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17/09/2011

n°13 - Dossier de Syrie -29-08 au 17-09- - Qui Au Moyen Orient Profiterait De La Chute D'Assad ?

 

n°13  - Dossier de Syrie -29-08 au 17-09- - Qui Au Moyen Orient Profiterait De La Chute D'Assad ?    -


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



      Dossier deSyrie

                         n°13                                       29-08 au17-09

                      C.De broeder                 &                     M.Lemaire



Le "Journal deSyrie" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

Dazibaoueb : EN NOTRE NOM, COIFFE DE SON CASQUE COLONIAL, LE VA-T-EN GUERRE SARKOZY MENACE LA SYRIE ET L'IRAN

Louis Denghien : Attention, président dangereux

Planete non violence : Qui Au Moyen Orient Profiterait De La Chute D’Assad ?

Guy Delorme : Le président n'est pas fabriqué aux Etats-Unis !

La population sent l’existence d’un complot contre le pays.

500 vivants proclamés tués.  16/

Rassemblement à Damas dénonçant les ingérences étrangères.  

Les parlementaires russes accusent l'Occident d’exercer contre la Syrie une politique agressive.

Paroles & action du président Bachar al-Assad

El Assad met en garde contre toute action militaire contre la Syrie  

1 Lutte pour la libération du territoire

La Syrie dément le bombardement maritime de Lattaquié.

2 Politique

a) Politique Syrienne

Damas invite l'ONU à envoyer une délégation d'inspection en Syrie.

3  Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

Iran

Le complot des Etats-Unis et d'Israël contre la Syrie a échoué, affirme Téhéran

L'Iran propose un sommet sur la Syrie.

b) Pays du monde -  partie prenante.

USA

Les USA appellent Moscou à stopper les fournitures d'armes à la Syrie

France

Paris accuse Damas de «crimes contre l'humanité».

b) Autres pays

Palestine

Haniyeh : pas question de tourner le dos à la Syrie.

Russie

Moscou ne soutient pas les appels de l'UE et des USA à la démission d'Assad.  

Lavrov : L’Occident incite l'opposition à rejeter les appels au dialogue. 

Sologobovski: L'opposition extrémiste en Syrie cherche à réaliser sa démocratie présumée par des moyens pas du tout démocratiques.

4 Institutions internationales

Banque centrale

La Syrie est passée à l’euro sans visa.  

Ligue arabe

Le chef de la Ligue arabe refuse toute ingérence étrangère en Syrie.  

Accord pour mener des réformes, selon la Ligue arabe.

Organisation internationales

Onu

Louis Denghien : Commission d’enquête : l’ONU est-elle juge et partie ?



Tiré à part :

Dazibaoueb : EN NOTRE NOM, COIFFE DE SON CASQUE COLONIAL, LE VA-T-EN GUERRE SARKOZY MENACE LA SYRIE ET L'IRAN

Grisé par ses guerres déclenchées sur tous les fronts et pour faire oublier un bilan plus que catastrophique, Nicolas W Sarkozy semble jouer à fond la carte militaire pour assurer sa réélection en 2012… et pour le plus grand profit du « Grand Oeuvre »…

Après les guerres injustes et criminelles de Côte d’Ivoire et de Lybie où la France a pratiqué une scandaleuse ingérence militaire,  le guerrier à talonnettes n’est pas rassasié et, malgré un enlisement meurtrier en Afghanistan, il ne semble pas pressé d’enterrer la hache de guerre.

Au contraire, alors que le feu en Libye n’est même pas éteint, et que certains craignent un scénario à l’irakienne, le résident de l’Elysée s’empresse de tenir des déclarations martiales sur la Syrie et l’Iran.

A la 19 e conférence des ambassadeurs le 30 août, il a non seulement multiplié les déclarations d’autosatisfaction sur sa pseudo politique étrangère (peut on dire qu’un chien tenu en laisse qu’il choisit la direction ?). Un rôle de caniche qu’il semble assumer, « Les Etats-Unis ne souhaitant pas s’engager fortement en Libye, pour la première fois depuis 1949, l’Otan s’est mis au service d’une coalition emmenée par deux pays européens déterminés, la France et le Royaume-Uni. » a-t-il déclaré sans honte. Bien sûr Obama ne voulait pas se salir les mains dans cette guerre illégale et injuste, alors il a laissé le nain de jardin français s’en occuper, trop bête et trop content de briller enfin, pour réaliser qu’il était devenu le dernier des néo-conservateurs dans la pure lignée de son ami Bush.

Flanqué de la bannière du Bien (démocrassie, doigts de l’homme, et autres barbapapas pour gogos), le petit Nicolas se rêve chef de guerre. Lui que les journalistes ont si souvent qualifié de Bonapartiste va pouvoir enfin ressembler à un « vrai président » et non pas à un vendeur en téléphonie mobile devenu riche et puissant. L’armée encore traumatisée par le virage atlantiste imposé par lui a été mise au pas et les récalcitrants limogés. Personne ne doit critiquer le rôle de la France engagée dans une défense sans concession des intérêts américains et mondialistes dans le monde. Voici l’héritier du gaullisme en train d’achever la figure paternelle d’un coup de poignard dans le dos.

 » Le président syrien Bachar al-Assad a commis l’irréparable. »

Réalisant les rêves les plus fous de Georges Bush, Nicolas « double you » ne peut plus s’arrêter de jouer aux soldats de plomb. Chaque tir d’obus, chaque bombardement ciblé fait grimper sa côte dans les sondages, et les journalistes ne cessent de clamer les louanges de notre valeureux président, qui « de la crise financière aux campagnes militaires est présent sur tous les fronts ». C’est donc toute l’image du président agissant. Une dynamo qui s’alimente par lui même, comme le lapin de la pub Duracell qui jouait du tambour, il ne peut plus s’arrêter, le disque étant comme rayé. Aussi après avoir triomphé des « méchants » Gbagbo et Mouammar, voici que notre Napoléon de Nagy Bocsa pointe son prochain adversaire : Le très méchant Bachar El Assad qui tente comme il peut de sortir son pays de la subversion mondialiste que certains nomment « printemps arabe » ou d’autres « Démocratie »…

« Le président syrien Bachar al-Assad a commis l’irréparable. La France, avec ses partenaires, fera tout ce qui est légalement possible pour que triomphent les aspirations du peuple syrien à la liberté et à la démocratie », dixit Nicolas.

Dans la foulée, et reprenant le planning de l’Axe du Mal laissé en chantier par son prédécesseur Georges Bush, il n’oublie pas l’Iran qui a l’outrecuidance de s’être équipé de nouveaux missiles. Une raison suffisante pour qu’un ou plusieurs pays attaque la Perse, selon le stratège du Fouquet’s :

« Ses ambitions militaires, nucléaires et balistiques constituent une menace croissante qui pourrait conduire à une attaque préventive contre les sites iraniens, qui provoquerait une crise majeure », a-t-il indiqué toujours dans ce même sommet.

Pour finir sur une note d’humour, il faut souligner que l’armée est la plus directement visée par les réductions d’effectifs voulue par le plan d’austérité. L’armée, la grand muette, parent pauvre de la politique sarkozienne, doit donc assumer avec les moyens du bord une crise d’égo démesurée et meurtrière.

Pour les Mondialistes, le principal est que Sarko fasse le sale boulot. Un remodelage tant attendu du Moyen Orient au profit d’Israël et de leur chien de garde américain, le tout au profit d’un super Gouvernement Mondial qui construit patiemment ses blocs continentaux unifiés.

A tous les Peuples soi disant « libérés » du Proche et Moyen Orient, toutes nos condoléances pour leur rentrée en Démon-cratie…

http://www.dazibaoueb.com/article.php?art=25973

 

Louis Denghien : Attention, président dangereux

Le pouvoir à Damas aurait tort de croire qu’il est protégé de son propre peuple. Le président syrien a commis l’irréparable. La France, avec ses  partenaires, fera tout ce qui est légalement possible pour que triomphent les aspirations du peuple syrien à la liberté et à la démocratie. »

Cette mâle déclaration émane de Nicolas Sarkozy qui s’exprimait mercredi 31 août devant la conférence annuelle des ambassadeurs de France.

Visiblement, le président le plus impopulaire de la Ve République, le plus rejeté par l’opinion française, se sent « boosté » par sa « victoire » en Libye. « Victoire » qui, pour résumer, a consisté à faire faire par l’armée française le « sale boulot » de la diplomatie américaine, quitte à installer dans ce pays le chaos politique et économique et à mettre au pouvoir des renégats du précédent régime et des chefs tribaux liés à l’islamisme dur sinon pur. On peut même dire qu’avec la Libye, Sarkozy s’est offert son Irak à lui, avec les mêmes conséquences incalculables, mais prévisibles, sur l’équilibre non seulement de la Libye mais encore de la région – cf les tensions entre l’Algérie et le CNT, pour ne parler des tensions intra-CNT, ni de la persistance de la résistance kadhafiste.

Et donc, le président de la dette record et de la croissance zéro, se rêve déjà en Bush Jr – non pardon, en Obama, c’est, relativement, plus « vendeur » – apportant la démocratie au peuple syrien. Qui n’est pas le seul à bénéficier de la sollicitude sarkozyste : l’honorable correspondant de l’OTAN et de la Maison Blanche à l’Elysée n’a pas exclu « une attaque préventive » contre les installations nucléaires de l’Iran si celui-ci persistait à se donner les moyens de son indépendance dans ce domaine. On peut dire que si ça continue, c’est Obama et Clinton qui vont devoir calmer le zèle du « meilleur élève » – du « fayot » ? – de la classe OTAN.

Êtes-vous moins gaulliste – et gaullien – que lui ?

On sait que Nicolas Sarkozy s’est donné beaucoup de mal, depuis son arrivée au pouvoir, pour faire oublier jusqu’au souvenir de de Gaulle, tant en  ce qui concerne la dignité de la fonction présidentielle que l’indépendance nationale, notamment vis-à-vis de l’imperium américain.

On sait que ce n’est pas la première fois qu’un dirigeant en difficulté intérieure cherche une diversion extérieure. Et Nicolas Sarkozy a tant de choses à faire oublier aux Français : l’endettement-fuite en avant, le chômage qui croit, la croissance en coma, ses compromissions avec les puissances d’argent, et jusqu’à son style et sa personne. Mais aussi, puisqu’on parle de « théâtre d’opérations extérieures », les soldats qui tombent en Afghanistan dans une guerre perdue pratiquement dès le début, et encore ses excellentes relations avec les tyranneaux pro-occidentaux Ben Ali, Moubarak et… Kadhafi, au fait !

Avec ses guerres en Afghanistan, puis en Libye, Sarkozy espérait se donner – enfin – une stature de grand homme. Et se refaire une virginité humaniste et démocratique. Mais le costume de grand homme et de grand stratège géopolitique est décidément surdimensionné pour sa personne. Quand on entend cet homme donner des leçons de civilisation et proférer des menaces d’Oncle Sam, on pense irrésistiblement à ce personnage d’une chanson de Jacques Brel, « qui voudrait bien avoir l’air, mais qu’a pas l’air du tout ! »

Vivement le Printemps !

Au fait, puisqu’on a commencé cet article avec la Syrie, revenons-y. Bachar al-Assad n’a pas à se protéger de son peuple. Parce que celui-ci, dans sa majorité – et pour des raisons diverses – voit en lui le seul homme capable de conduire le pays vers une forme de démocratisation adaptée aux réalités du terrain et aux circonstance de l’heure. Parce que le peuple syrien, dans son énorme majorité – ce qui inclut une bonne part des opposants – ne veut pas que la Syrie devienne un nouvel Irak par la faute de Bush au petit pied comme l’hôte provisoire de l’Elysée. Si ce que Sarkozy et ses clones européens disaient de la Syrie était vrai, le régime se serait désintégré depuis six mois. Or, aucune défection significative n’est intervenue, et même la contestation radicale s’est essoufflée. Et ce moins par la répression que par le refus par la grande majorité des Syriens du chaos et de l’ingérence étrangère.

Et pourtant, nous autres Français, comprenons parfaitement la nécessité de changements : le peuple français peut lui aussi voir son « printemps ». En 2012.

Louis Denghien,

http://www.infosyrie.fr/actualite/attention-president-dangereux/


Planete non violence : Qui Au Moyen Orient Profiterait De La Chute D’Assad ?

Bien qu’Israël ait longtemps gardé le silence sur les évènements en Syrie, désormais à Tel Aviv on se réjouit d’avance d’une possible éviction d’Assad prélude à un affaiblissement du pouvoir central syrien au profit de gouvernements régionaux sectaires s’opposant comme par le passé les uns aux autres. Une Balkanisation de la Syrie c’est ce à quoi participe en coulisses les Sionistes en soutenant les islamistes fanatiques armés par l’étranger avec l’aide de la Turquie.

Lors d’une présentation faite à l’Institut for Contemporary Affairs du Jerusalem Center for Public Affaires le 16 Juin 2011, le professeur Eyal Zisser - un expert israélien de renom sur l’histoire et la politique moderne de la Syrie du Liban et du conflit arabo israélien - préconise le renversement de Bahsar al Assad dont le régime est considéré par lui comme une menace pour Israël.
Dans un article intitulé
The syrian uprising implications for Israël, Zisser - universitaire influent dans le monde politique israélien - détaille sa position dans le dernier chapitre «A new syrian régime might be better for Israël » c'est-à-dire expose les désidératas de Tel Aviv vis-à-vis de Damas.
Ci-dessous la traduction de ce chapitre
« Un nouveau régime syrien serait mieux pour Israël «
« Plus faible est la Syrie plus fort sera le Liban. Tout changement de régime en Syrie pourrait être un coup porté au Hezbollah bien que le Hezbollah représente en fait un grand nombre de Shi’ites. C’est un pouvoir central shi’ite libanais profondément enraciné et authentique. Cependant, c’est l’aide de l’Iran et de la Syrie qui ont transformé le Hezbollah en pouvoir régional. Mettre hors jeu la Syrie pourrait réduire le Hezbollah à une taille plus raisonnable - pour devenir un parti libanais fort mais rien de plus.
« La Syrie a soutenu les Shi’ites au Liban mais en même temps a apporté un certain soutien aux Sunnites car la logique derrière l’intervention syrienne au Liban a toujours été : diviser pour régner (règle d’or du régime sioniste oeuvrant actuellement avec son parrain américain pour monter les Sunnites avec à leur tête l’Arabie Saoudite contre les Shi’ites tournés vers l’Iran .ndlt). Un régime sunnite en Syrie pourrait changer la balance au Liban en faveur des Sunnites.
« Un nouveau régime en Syrie cela pourrait vouloir dire un retour aux années 1950 et 1960 quand il y avait un gouvernement syrien central faible et des régions fortes. Chaque région a ses propres caractéristiques ethniques et communales et il pourrait y avoir un coup d’état de temps en temps et un manque de stabilité. Le pire scénario c’est que la Syrie devienne un nouvel Irak car il y a actuellement non seulement des comptes historiques à rendre mais également des comptes liés aux évènements actuels. Il y a eu 2000 Syriens tués et les familles exigeront une vengeance non pas contre Bashar mais contre leurs voisins Alawites et Chrétiens.
« Je ne pense pas que ce soit dans l’intérêt d’Israël d’avoir Bashar au pouvoir. Certainement comme en Egypte c’est possible que les Frères Musulmans prennent le pouvoir en Syrie mais je ne suis pas sûr que cela soit le cas. Si Bashar tombe la situation a des chances d’être comme au cours des décennies antérieures avec un régime central très faible. Cela pourrait conduire à des incidents frontaliers avec Israël mais pas à une guerre avec des actes terroristes qu’un régime faible ne peut pas empêcher. L’opposition syrienne pourrait éventuellement prendre le pouvoir et comme c’est le cas en Egypte ils savent que leurs intérêts c’est d’entretenir des relations amicales avec les pays occidentaux comme les US et pas avec l’Iran .Donc à long terme un nouveau régime syrien pourrait être mieux pour Israël que le régime actuel. »
Information complémentaire
Un article intitulé :
« DERNIÈRE HEURE : L’OTAN et la Turquie appuient les rebelles armés en Syrie. Recrutement de moudjahidines. » publié le 16/08/2011par le site canadien version française Mondialisation.ca fait état de préparatifs militaires de l’OTAN/Turquie contre la Syrie avec une implication israélienne à terme.
«… Des développements récents en Syrie indiquent qu’il s’agit d’une insurrection armée à part entière, intégrée par des moudjahidines (« combattants de la liberté islamistes »), appuyés, entraînés et équipés par l’OTAN et le haut commandement de la Turquie….
Lire cet article  SUR CE LIEN http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=26036
Bien qu’affirmant être contre toute intervention étrangère en Syrie, la Turquie n’en a pas moins déployé des officiers réservistes dans des bases le long de la frontière avec la Syrie pour selon la presse turque parer à toute crise humanitaire liée à un afflux massif de réfugiés venant de Syrie en assurant leur protection.
Les militaires turcs en armant et en entraînant ces moudjahidines et en favorisant leur passage en territoire syrien ne sont-ils pas plutôt entrain de soutenir la rébellion armée contre le régime de Bashar al Assad première étape d’une intervention militaire englobant d’autres intervenants dont Israël ?

Planete non violence
http://www.planetenonviolence.org/Qui-Au-Moyen-Orient-Profiterait-De-La-Chute-D-Assad-Israel_a2474.html


Guy Delorme : Le président n'est pas fabriqué aux Etats-Unis !

La réponse du berger syrien à la bergère euro-américaine ne s’est pas trop fait attendre : dans sa quatrième adresse au pays depuis le début des troubles – sous la forme cette fois d’un entretien avec deux journalistes de la télévision d’Etat syrienne -, Bachar al-Assad a mis quelques points sur les « i ». D’abord à l’intention des Américains et de leurs amis de l’U.E. qui avaient exigé – jeudi 18 août – son départ du pouvoir – et de Syrie. Pour le n°1 syrien « de tels propos ne doivent pas être tenus à l’égard d’un président qui a été choisi par le peuple syrien et qui n’a pas été installé par l’Occident, un président qui n’est pas fabriqué aux Etats-Unis. » Pour Bachar al-Assad ces paroles (les appels à son départ) « se disent à un peuple soumis qui accepte de recevoir des ordres de l’étranger« . Et, pour que les choses soient claires pour tout le monde – Américains, Européens ou Turcs – « Toute action militaire contre la Syrie aura des conséquences autrement plus graves que ce qu’ils peuvent imaginer. » En un mot comme en cent, Bachar n’est pas Kadhafi et la Syrie n’est pas la Libye.

Quand le président syrien rappelle qu’il a été « choisi » par le peuple syrien, il se réfère au référendum du 10 juillet 2000 qui a consacré par un vote populaire sa désignation, un mois plus tôt, comme successeur de son père par le Parlement de Damas. On peut légitimement critiquer ou relativiser la validité démocratique de ce genre de procédure, ironiser sur le score « à la soviétique » obtenu par Bachar en la circonstance, il n’en demeure pas moins que le chef de l’Etat syrien a sans doute au moins autant de légitimité populaire que le président américain qui n’a obtenu que 53% des suffrages des 63% d’électeurs s’étant déplacées en 2008 – une élection de « maréchal » par rapport à Bush Jr qui avait obtenu 50,73% des 56,7% de votants.

La Syrie « inaffamable » et indomptable

A propos de pressions étrangères, le chef de l’Etat a relativisé l’impact des mesures de rétorsion économiques décidées – ou en passe de l’être – par les Euro-Américains : la Syrie, a-t-il rappelé, est déjà victime de sanctions économiques de la part des Occidentaux, et notamment des Américains, depuis 2003 (voir notre article « Samir Aita : la Syrie est déjà sous le coup de sanctions économiques depuis huit ans« , mis en ligne le 16 août). « Malgré les bonnes relations économiques que nous avions avec l’Europe, nous avons d’autres alternatives » assuré Bachar al-Assad, qui a précisé son propos : « On s’est orienté vers l’Est et nous continuerons à le faire« . L’ »Est« , c’est évidemment la Russie, mais ce peut-être aussi la Chine, l’Inde, l’Iran. Pour autant, Bachar ne nie pas que la crise intérieure a eu un impact sur l’économie – on pense notamment au secteur touristique – mais il estime que la situation « commence à se rétablir depuis deux mois. » De toute façon, « la Syrie ne peut avoir faim, car nous avons une autosuffisance » a-t-il affirmé.

Interrogé par les journalistes sur l’attitude de la Turquie, le n°1 syrien a plutôt donné dans un « mix » de dédramatisation et de fermeté : « En général, nous nous rencontrons souvent avec les responsables de tous les pays et nous n’éprouvons jamais de gêne quand nous parlons avec eux de nos affaires intérieures, surtout avec les pays qui nous ressemblent (…) Nous acceptons des conseils et parfois des leçons (…) nous discutons avec eux, mais quand les choses arrivent à la décision syrienne, là nous ne permettons à aucun pays proche ou lointain de s’ingérer« . Bachar dit qu’il veut croire qu’un Erdogan a pu vouloir exprimer un « souci » réel, par exemple de voir la situation intérieure syrienne influer sur la situation intérieure turque. Mais, précise-t-il, si le gouvernement turc a cru pouvoir, en la circonstance, assumer un rôle de guide, de maître, de meneur de jeu régional aux dépens de la Syrie, c’est « totalement inacceptable« .

Bien sûr, Bachar al-Assad s’est aussi exprimé sur la question des troubles et manifestations : « Nous avons commencé à enregistrer des succès et nous pouvons dire que la situation est à présent plus rassurante« . Et le président de se féliciter qu’ait été « déjoué » le « complot (qui) visait à faire tomber la Syrie en quelques semaines. » Effectivement, l’armée et la police ont repris, courant août, le contrôle des villes – ou plutôt de certains quartiers d’entre elles – qui connaissaient une agitation endémique et souvent violente, à Hama, Homs, Deir Ezzor, Lattaquié, Deraa. A chaque fois, il y a eu des victimes, à cause de bavures, mais surtout de provocations de manifestants armés. Combien ? Certainement pas autant – « 1 900 à 2 000 » – que le proclament les propagandistes de l’OSDH et des « Comités locaux de coordination« . Et, de toute façon, relativement peu, compte tenu des conditions de guérilla urbaine auxquelles étaient souvent confrontés soldats et policiers. La répression en Syrie a été, par la force des choses, violente mais pas « sanguinaire » ou « barbare », compte tenu de ce qu’on sait des pertes subies par les forces de l’ordre depuis mars dernier : plus de 400 morts – et bien plus de blessés – de l’aveu même de l’OSDH.

Un calendrier électoral et une pétition de principe

Et justement, puisqu’il s’agit de sortir de cette crise, d’apaiser les tensions, de réformer le système, le président, s’adressant cette fois aux Syriens, a donné des échéances assez précises : élections locales en décembre, et législatives « quatre à huit mois après la publication, peut-être jeudi (25 août,Ndlr) des décrets d’application sur la loi électorale, en tout cas pas plus tard qu’en février (2012), afin de permettre aux partis de se constituer et d’avoir le temps de faire campagne. » Car, rappelons-le, l’ »autocrate » Bachar a quand même pris la décision historique d’autoriser la création de partis non inféodés au Baas, et certains opposants l’ont déjà pris au mot (voir notre article « Création du premier des nouveaux partis« , mis en ligne le 16 août). Pour ce qui est du pluralisme, justement, notamment celui de la presse, le président a estimé qu’il ne fallait pas mette de « plafond » pour la liberté d’expression ». Tout de même, le « plafond » existe, il est défini par la loi, et doit reposer sur des critères d’ »objectivité » : la Syrie, c’est vrai, n’a guère de tradition en matière de pluralisme de l’information, et Bachar tente manifestement, dans ce domaine comme dans d’autres, un saut dans l’inconnu. C’est son handicap, qui fait aussi tout son mérite historique.

Bref, le président syrien n’a pas fait « profil bas ». Il a des raisons de penser que son gouvernement a franchi un cap difficile, mais que la grande majorité des Syriens refuse l’aventurisme de l’opposition radicale et l’ingérence étrangère, et soutient les réformes annoncées et aussi effectivement mises en route par son président. Il est aussi conscient, certainement, de n’avoir pas de leçons de démocratie à recevoir des Américains qui ont fait tant de mal en Irak et en Palestine -par Israéliens interposés – ou des monarchies du Golfe. Dis-moi qui te combat, sous quels prétextes, et je te dirai que tu n’es pas si mauvais qu’on le dit !

Publié le 22 août 2011 avec l'aimable autorisation d'Info Syrie

Guy Delorme

Lundi 22 août 2011

Source : Info Syrie
http://www.infosyrie.fr/...


La population sent l’existence d’un complot contre le pays.

Nous publions un autre témoignage, d’un autre Français, sur la visite de presse à Damas et Hama organisée par une association patronale syrienne entre le 21 et le 24 août. Alain Corvez a déjà donné une contribution à notre site, au tout début de notre aventure.

 Colonel du cadre de réserve, conseiller en géostratégie internationale, Alain Corvez est un spécialiste des questions de terrorisme et de géopolitique. Un spécialiste engagé, qui a pris position contre le retour de la France dans l’organisation militaire de l’OTAN et la participation de notre pays au conflit afghan.

On ne s’étonnera donc pas qu’il n’apprécie guère l’attitude de Nicolas Sarkozy et d’Alain Juppé vis-à-vis de la Syrie, non plus que le traitement médiatique dont celle-ci est la victime depuis six mois. Voici ses impressions de voyage, assortis d’une analyse sur ce qui est en jeu en Syrie, et ce qui a été mis en oeuvre par ses ennemis et ses faux-amis..

(Les intertitres et les passages soulignés sont de la rédaction)

« Lassés, voire excédés de lire et d’entendre les mensonges, d’une outrance rarement atteinte jusqu’alors, des acteurs divers de la vie économique syrienne ont constitué une Organisation Non Gouvernementale afin de rétablir la vérité sur la situation en Syrie.

Dénommée « Syria is fine », « La Syrie est belle », cette ONG a invité entre cent cinquante et deux cents personnes d’une vingtaine de nationalités différentes, parmi lesquelles de nombreux journalistes, à venir constater sur place la réalité de la situation, du 21 au 24 août.

Nous avons ainsi pu visiter Damas où la vie continue comme par le passé, les habitants s’adonnant à leurs activités habituelles, petits ou grands commerces, de constructions de bâtiments ou de routes dans la périphérie, ou de « farniente » à la terrasse des cafés ou des échoppes.

Discutant librement avec les uns ou les autres lors de mes promenades individuelles dans les rues et dans les souks, je retiens l’idée générale que la population sent l’existence d’un complot contre le pays et souhaite seulement  qu’on la laisse mener sa vie, modeste certes, mais non miséreuse, dans le calme et sans monter les Syriens les uns contre les autres. Si certains réclament plus de libertés, économiques, administratives et policières, ils reconnaissent  au Président Bachar El Assad la volonté sincère de mettre en œuvre ces réformes indispensables à une vie démocratique moderne.

Bachar : des revendications légitimes, un complot manifeste, des actes de terrorisme avérés

D’ailleurs, dans l’entretien télévisé  avec des journalistes le 21 août  au soir, le Président a répondu à ces souhaits en annonçant les réformes de la Constitution et des élections législatives avant fin février, le temps que se constituent les nouveaux partis politiques désormais autorisés, répondant ainsi à ceux qui  réclamaient ces mesures.

Dans cet entretien, il a fait le point de la situation dans le pays, reconnaissant l’aspiration authentique à des réformes démocratiques  de la part de certains manifestants, aspirations qu’il comprenait et auxquelles le régime répondait justement par les mesures déjà prises, notamment l’autorisation de manifester dans le calme, auxquelles s’ajoutaient celles qu’il venait d’annoncer, qui demandaient du temps et du calme pour organiser le fonctionnement démocratique des pouvoirs publics.

Bachar El Assad dénonçait en même temps le complot organisé et soutenu de l’étranger, utilisant les milices terroristes islamiques pour tenter de renverser le pouvoir. Là, il disait que les forces de sécurité avaient pu être surprises initialement mais qu’elles avaient désormais la situation bien en mains et pouvaient contrôler la situation.

Evidemment, les comploteurs contre le régime peuvent continuer à nier la véracité d’avancées politiques évidentes, puisque leur but n’est pas une Syrie libre et démocratique mais un pays à la solde de « l’Occident », éventuellement dirigé par des islamistes soutenus pas l’Arabie Séoudite et les services américains, cessant de soutenir la cause arabe authentique, et notamment la lutte des Palestiniens pour leur cause.

Evidemment, ces comploteurs dont beaucoup sont sans doute inconscients d’être des marionnettes entre les mains de manipulateurs spécialisés et entraînés à soulever les foules au nom de vertueux principes, – tandis que d’autres escomptent établir un régime ayant pour règle la charia sunnite – se gardent bien de dire quels sont leurs buts ultimes. Ils utilisent en tout cas les moyens de communication sophistiqués et onéreux qui leur ont été distribués par de bonnes âmes démocratiques, trouvés par les forces de l’ordre sur  des manifestants qui n’auraient pas eu les moyens de les payer, à Deraa ou Hama.

A Hama justement, l’ONG nous a emmené visiter les lieux qui montrent clairement que ce ne sont pas seulement des moyens de télécommunication sophistiqués qui ont permis de monter les opérations de commandos, organisées militairement, et qui, le 31 juillet, ont détruit  le commissariat de police et tué sauvagement les 17 policiers qui l’occupaient, les décapitant avant d’aller jeter leurs corps dans la rivière Oronte (Nahr el Assi), brûlé le Palais de Justice et fait exploser le Cercle de garnison en tuant 20 autres personnes.

A l’évidence ces opérations ont été montées avec des armements importés par des filières franchissant les frontières et n’avaient pas pour but  de faire avancer la démocratie en Syrie.

Le Gouverneur de la ville  nous expliqua que ces opérations militaires avaient été organisées pour bloquer le centre ville et laisser agir ces groupes, composés d’après lui de salafistes hors-la-loi, assortis de trafiquants divers.

Il ajoutait que les responsables de sa ville avaient autorisé les manifestations pacifiques et dialogué avec  les meneurs mais que ces opérations terroristes avaient nécessité une réponse militaire appropriée.

Les médias occidentaux avaient présenté les évènements de façon mensongère en disant que les forces de l’ordre tiraient sur la foule pacifique.

Comment expliquer alors les centaines de soldats tués et les nombreux blessés, dont nous avons visité quelques uns à l’hôpital militaire de Tichrine, dans la banlieue de Damas, qui nous ont expliqué comment ils avaient été agressés à Hama, Deraa, Deir El Zor, après avoir été isolés à dessein du gros de leur formation.

Inconséquences & incohérences de la diplomatie française

Ancienne civilisation mondiale, stratégiquement située au Moyen-Orient, la Syrie ne peut être ignorée si l’on veut mener une politique arabe cohérente.

Ce fut l’erreur commise par Jacques Chirac, coupant totalement les relations avec Bachar al-Assad après l’avoir accusé sans preuves de l’assassinat de son ami  Rafic Hariri en 2005, faute géopolitique intelligemment corrigée par Nicolas Sarkozy dès son arrivée à l’Elysée en 2007, hélas reconduite un an plus tard de façon incompréhensible pour les Syriens et pour les observateurs politiques, à moins d’y voir un alignement encore plus marqué sur la vision impériale américaine du monde.

Que s’est-il passé pour que celui (Bachar) qui était invité d’honneur sur les Champs Elysées le 14 juillet 2010, soit devenu un ennemi à abattre quelques mois plus tard ?

Pourtant les spécialistes savent bien que le problème de l’Iran ne peut être résolu qu’en liaison avec  la Syrie, problème pour lequel le Président syrien avait promis son aide au Président français.

Les Etats-Unis et Israël savent bien que ce serait folie de faire la guerre à l’Iran, et il reste suffisamment de sages à Washington pour dissuader l’administration américaine de se lancer dans une telle folie.

Mettre des islamistes sunnites au pouvoir à Damas ne permettrait pas de marquer des points utiles contre l’Iran chiite dont l’alliance actuelle avec la Syrie est conjoncturellement stratégique et nullement confessionnelle.

C’est contre la domination de la « démocratie américaine » que les deux pays s’entendent, et avec eux de nombreux pays qui partagent cet antagonisme, ouvertement ou plus discrètement comme la Russie et la Chine.

Comme l’avait dit Vladimir Poutine en 2007 à Munich, un monde unipolaire n’est plus possible et il faut impérativement organiser des relations équilibrées basées sur la justice entre les nouveaux et les anciens pôles de puissance. Poutine avait ajouté que la démocratie ne peut pas être la domination  d’une majorité sur les autres mais la prise en compte des aspirations des diverses minorités.

Lors du dernier dîner en commun le 23 août, le Vice-ministre des Affaires Etrangères syrien, Fayçal  Makded, nous disait qu’il était clair que la Syrie était attaquée  parce qu’elle était opposée à la politique américano-israélienne en Palestine. Mon voisin, Ismail Muftuoglu, ministre de la Justice de Turquie en 1995-96, après avoir fait sa courte prière de rupture du jeune, demandait à prendre la parole pour dire à tous au micro qu’il dénonçait l’ambigüité de la politique de son gouvernement, qui en venait à soutenir des terroristes islamistes contre un pays frère dont l’islam est la religion majoritaire mais qui a toujours préservé le multiconfessionnalisme.

Pour lui, l’AKP d’Erdogan prenait même des risques énormes pour l’avenir de la Turquie.

Des points de vue – éminents – chrétiens

Les chrétiens rencontrés nous avaient déjà fait part de leur crainte de voir les islamistes les attaquer, comme ils l’ont d’ailleurs fait à Rabareb, près de Deraa, quand 500 d’entre eux environ ont attaqué un commissariat tenu par des policiers chrétiens.

Nous recevant dans sa basilique  grecque-orthodoxe Sainte Marie, Mgr Luca Al Khoury nous raconta comment il en avait refusé l’accès à l’ambassadeur américain après que ce dernier se soit solidarisé avec les mutins de Hama. Le Patriarche Ignatius IV nous expliquait ensuite les erreurs d’appréciation de l’Occident sur la culture orientale et notamment syrienne : les chrétiens étaient les premiers en Syrie dit-il, puis l’islam est arrivé ensuite et depuis lors il n’y a jamais eu de luttes entre les habitants qui se sentent d’abord et avant tout Syriens.

Vantant l’ouverture d’esprit et la jeunesse du Président Bachar, il se disait convaincu que c’était lui le mieux à même de moderniser le pays en respectant ses diversités et sa culture de la plus ancienne civilisation du monde. S’il y avait des différences d’appréciation, il fallait les résoudre par le dialogue ajoutait-il.

On remarquera à ce sujet que le nouveau Ministre de la Défense est un général chrétien, Daoud Raghah. Une traductrice en français, chrétienne, me précisait que dans sa région d’origine près de Tartous,  le danger de subversion renforçait l’amitié entre musulmans et chrétiens.

Cette offensive de l’islamisme terroriste en Syrie a été bien sûr soutenue par les sunnites les plus excités d’Arabie, du Liban, de Turquie et de Jordanie, offensive d’ailleurs préparée par ce qu’il faut bien appeler un laisser-faire complaisant du régime pour ne pas engendrer d’affrontements, je pense notamment à la construction de 1 134 mosquées illégales financées par l’Arabie Séoudite.

Edward Lionel Peck, ancien ambassadeur des Etats-Unis dans de nombreux pays arabes et donc excellent connaisseur, me disait dans un français presque parfait que son pays ne comprenait pas l’Orient et pensait de bonne foi que « l’American way of life » était la meilleure au monde et qu’il avait le devoir de l’exporter dans toute la planète….

La société syrienne aspire à la réforme ET au calme

En conclusion de ce voyage, il me semble clair que la Syrie est l’objet d’un complot visant à renverser un régime qui n’a pas l’heur de plaire à Washington, en utilisant les aspirations légitimes d’un peuple à davantage de libertés, économiques, administratives, politiques et de l’information. Le régime a enclenché les réformes souhaitées et maîtrise désormais la subversion terroriste.

Si les sanctions feront souffrir le peuple, le gouvernement n’a pas à craindre d’intervention militaire de l’Occident  qui n’en a plus les moyens, se demandant sans doute comment il va gérer le chaos installé en Libye.

Or, contrairement à certaines idées reçues d’observateurs soi-disant éclairés, l’actuel  Président contrôle et dirige son pays sans devoir composer avec telle ou telle « vieille garde » ou lobby influent.

Ayant circonscrit la menace islamiste et en mesure de la contrôler, il peut engager les réformes et semble d’ailleurs être le mieux à même de les mener à leur terme. Si certains milieux sunnites lui restent hostiles par tradition, la majorité du peuple semble souhaiter le calme et l’harmonie entre toutes les composantes de la société syrienne.

A Damas comme à Hama, nous avons vu des habitants calmes et travaillant normalement, sentiment partagé par les journalistes russes, hongrois, turcs, avec lesquels j’ai pu discuter.

Il y a un désir de réforme chez certains, mais peu nombreux sont ceux qui veulent le renversement du régime.

Ces données sont, il est vrai, difficiles à évaluer, et nous entendrons des journalistes, français notamment, estimer l’opposition comme plus intense qu’elle n’est, et interpréter tous les faits et déclarations dans le sens de leurs idées préconçues qui sont que ce régime doit être renversé et que le peuple syrien est de cet avis.

Pourtant la Syrie de Bachar El Assad est une plaque tournante qui possède de nombreux appuis dans le monde et la volonté occidentale pourrait se heurter au mur des réalités. D’autant plus que l’immense majorité de la population ne s’est pas manifestée pour l’instant, elle qui se sent solidaire de la lutte des Palestiniens pour leur Etat et en accueille plusieurs centaines de milliers depuis des années, comme elle a accueilli un million et demi d’Irakiens depuis 2003. Cette solidarité arabe est à prendre en considération dans toutes les évaluations que peuvent faire les experts et stratèges auto-proclamés. » 

Alain Corvez  


500 vivants proclamés tués.  16/09/2011

Dans un article publié dans le site en ligne du quotidien AlIntiqad, le journaliste libanais résident en France Nidal Hémadé révèle qu’un membre de l'organisme de coordination des contestations entre les villes syriennes,  chargé de recenser les victimes des manifestations de vendredi, a signalé lors de contacts avec des opposants vivants également en France que les chiffres des victimes publiés dans les médias sont incorrects et exagérés.
Selon lui, c’est l’opposante Razane Zaytoune, perdue de vue ces derniers jours qui est derrière ces chiffres faussés et amplifiés. Celle-là même considérée comme source exclusive pour certaines chaines satellitaires, en l’occurrence AlJazira.
Cette source ayant requis l’anonymat a également assuré que l’opposition en Syrie perd de jour en jour de sa crédibilité en raison des mensonges qu’elle profère, soit en amplifiant les chiffres des victimes, soit en fabriquant des images et des évènements.
Elle a pris comme exemple les manifestations du vendredi de la Protection internationale au cours de laquelle 15 personnes ont été déclarées tuées.  Alors que dans les faits, seuls deux personnes ont été tués : un homme armé tué dans des accrochages avec l’armée, et un manifestant.
Toujours selon cette source, 7 victimes d’un accident de la rue ont été inscrites sur la liste des tués de ce vendredi, ainsi qu’un homme malade ayant succombé à une crise cardiaque et qui n’a jamais pris part aux manifestations.
« Parfois ce sont des personnes qui sont décédées d’une mort naturelle qui sont présentées comme ayant été tuées par des forces de l’ordre ». précise ce coordonnateur.
Pis encore, cet élément actif dans une ville du nord de la Syrie assure catégoriquement que 500 syriens déclarés tués durant les évènements sont encore vivants alors que de faux témoins ont déclaré qu’ils ont été tués aux chaines satellitaires arabophones.
D’après lui, il arrive souvent de mentionner les noms de militaires tués par des groupes armés comme étant des civils tués ou comme étant des insoumis.
À cet égard il raconte avoir reçu un appel téléphonique de la part du commandant d’un groupe armé de la région de Kassir, dans la province de Homs, l’informant que son groupe a tué un lieutenant de l’armée syrienne ainsi qu’un nombre de soldats, en pilonnant leur véhicule via un obus anti-blindé. Le lendemain, ce même commandant l’a contacté pour lui demander de contacter AlJazira et de changer la version, lui disant que c’est un groupe de dissidents de l’armée qui ont été liquidés par les forces de l’ordre partisanes du régime. 

Al Manar


Rassemblement à Damas dénonçant les ingérences étrangères.  

21/08/2011
Dans la nuit de samedi des milliers de citoyens se sont rassemblés à la place d'al-Hidjaz à Damas en signe d'appui à la réforme sous la direction du président al-Assad et de rejet des interventions étrangères dans les affaires intérieures de la Syrie.
Les participants ont dénoncé les propos de certains responsables étrangers qui s'arrogent le droit de parler au nom du peuple syrien, affirmant que la volonté de ce peuple est restée libre et indépendante tout au long de son histoire, rapporte l'agence SANA.
Ils ont également exprimé leur appui à l'armée arabe syrienne et leur rejet de la conspiration menée par des chambres d'opération noirs.
Des drapeaux nationaux et des banderoles affirmant la cohésion nationale ont été également levés et des slogans honorant les martyrs ont été scandés.
Par ailleurs, les médias d'Etat syriens dénoncent les appels de l'Union européenne et des Etats-Unis à la démission du président Bachar al-Assad, rapporte samedi le quotidien Al-Thawra, proche du gouvernement.
Selon le journal, de tels appels témoignent d'un "complot" ourdi contre la Syrie qui joue un rôle clé au Proche-Orient, notamment dans le conflit arabo-israélien, et l'éviction de la Syrie est un objectif stratégique d'Israël, des Etats-Unis et d'autres pays d'Occident.
Damas s'est toujours opposé à toute forme d'ingérence étrangère dans ses affaires intérieures et "ne permettra pas de le faire à l'avenir à qui que ce soit", lit-on dans les pages d'Al-Thawra.
Par ailleurs, un groupe de jeunes syriens indépendants organise pendant quatre jours une campagne intitulée "La Syrie va bien" au cours de laquelle ils mettront quelques 250 personnalités arabes et étrangères au courant des événements en Syrie.
Lors d'un point de presse, les organisateurs ont indiqué que cette campagne a pour objectif de remercier tous ceux qui ont traité les événements en Syrie avec objectivité, effectué des visites sur le terrain et rencontré des personnalités religieuses, populaires etc
Sur le terrain, une délégation populaire du camp al-Yarmouk à Damas, composée de dignitaires religieux, d'avocats et de médecins s'est rendue dans le quartier Ar-Raml al-Janoubi à Lattaquié. La délegation a vérifié sur place des fait sur le terrain, dénonçant les allégations des chaines médiatiques et de certaines personnalités palestiniennes sur ce qui s'est passé dans ce quartier.
L'imam et le prédicateur de la mosquée Chaf'ï, dans le camp de Yarmouk, a affirmé que tout ce qu'on a entendu au niveau de certaines chaines médiatiques et de certaines personnalités sur un pilonnage présumé du quartier Ar-Raml et de son camp par des chars et des navires maritimes est dénué de tout fondement, car il n'y a aucun signe de destruction ou de bombardement.
Enfin, une source militaire responsable a indiqué qu'un groupe terroriste armé avait visé par une embuscade tendue dans la région de Jourat al-Arayes, à Homs, un bus militaire transportant nombre d'officiers qui se dirigeaient à leur travail.
D'autre part, à Homs la TV syrienne a diffusé une séquence de vidéo sur un groupe de terroristes en train de tuer le policier, Raëd Achour, en tirant sur lui, une rafale de balles en plein boulevard d'al-Hamidiah au centre ville de Homs.
La vidéo qui a été filmée par une caméra de surveillance dans la rue le 11 août , montre clairement comment une voiture inconnue, de couleur argentée s'est approchée de la victime, Raëd Achour, et 4 éléments sont descendus de la voiture dans le but de kidnapper la victime, mais après la résistance de ce dernier, ils ont tiré sur lui à bout portant de leurs armes, à la poitrine, à la cuisse gauche et au pied droit.
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=27896&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

 

Les parlementaires russes accusent l'Occident d’exercer contre la Syrie une politique agressive.

"L’Occident fournit des armes aux groupes terroristes en Syrie"

Le premier vice président de la commission des relations internationales au conseil russe de la Douma, Leonid Kalashnikov, a accusé l'Occident d’exercer contre la Syrie une politique agressive, notamment en offrant  aux groupes terroristes, armes et munitions, sans compter un appui logistique dans certaines villes rurales syriennes, et ceci, pour empêcher la Syrie d'assumer son rôle clé dans la région.

Dans une déclaration à l'agence Sana, Kalashnikov a fustigé l'ingérence étrangère dans les affaires syriennes dénonçant  la politique de deux poids, deux mesures, adoptée à l'égard de la Syrie. Il a assuré qu'aucun changement dans la position de la Russie vis-à-vis des événements en Syrie n’est envisageable.

Kalashnikov a condamné l'attitude des pays occidentaux qui accusent les autorités syriennes de violer les droits de l'homme, ignorant les faits qui prouvent que ce sont les groupes terroristes qui violent les droits de l'homme en tuant les civils et les militaires et en coupant les routes.

Il a affirmé, dans ce contexte qu'aucun pays dans le monde n'acceptera de rester les bras croisés devant des actes criminels qui menacent la sécurité de ses citoyens.

Pour sa part, le président de l'association russe pour l'amitié et la coopération avec les pays arabes, Vyacheslav Matuzov,  a réitéré le refus de Moscou à toute forme d'ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Syrie.

Dans une interview à la TV syrienne, Matuzov a affirmé que la position russe est stable et inchangeable à l'égard de la Syrie, car elle reflète les intérêts patriotiques russes, selon ses termes.

Matuzov a aussi indiqué que la Russie s'oppose à toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Syrie.

Matuzov a expliqué que le ministère russe des AE, a publié un communiqué   après l'adoption par le Conseil de sécurité du communiqué présidentiel contre la Syrie et dans lequel, il a  indiqué que Moscou se tiendra aux côtés de la la Syrie, soulignant  que le plus important point dans ce communiqué est l'appel aux pays étrangers de ne plus s'ingérer dans les affaires intérieures de la Syrie, et telle est la position réelle de la Russie amie de la Syrie.

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/



Paroles & action du président Bachar al-Assad

El Assad met en garde contre toute action militaire contre la Syrie  

Le président syrien Bachar al-Assad a mis en garde dimanche contre toute action militaire contre la Syrie, estimant sans valeurs les appels occidentaux exigeant son départ, et soulignant que sa bataille avec eux est celle de la souveraineté.
« Toute action militaire contre la Syrie aura des retombées plus grandes qu’ils ne le prévoient pour plusieurs raisons », a-t-il averti, lors d’une interview télévisée diffusée sur la télévision d’état.
Rapportant des évènements pour la première fois, il a révélé avoir reçu des menaces américaines quelques semaines après l’invasion de l’Irak que la Syrie sera occupée, et énumérant un certain nombre d'exigences.
« Notre réponse a été de refuser toutes ses demandes» a-t-il précisé, expliquant que « les réformes pour les états occidentaux colonisateurs sont celles qu’ils dictent seulement, en renonçant à la résistance, et abandonnant nos droits ».
S’adressant toujours aux pays ennemis, il a ajouté : « parfois il faut leur dire que si vous voulez aller plus loin dans vos politiques, nous sommes prêts à aller plus loin ».
Les appels des occidentaux sans valeur
Concernant les appels de dirigeants occidentaux réclamant son départ, le président syrien a dit qu’ils étaient "sans valeur"
"En nous abstenant de réagir, nous leur disons que leurs propos sont sans valeur", a dit M. Assad.
Selon lui, de "tels propos ne doivent pas être tenus à l'égard d'un président qui a été choisi par le peuple syrien et qui n'a pas été installé par l'Occident, un président qui n'est pas fabriqué aux Etats-Unis. Ces paroles se disent à un peuple soumis qui accepte de recevoir des ordres de l'étranger".
ElAssad considère que les relations actuelles de la Syrie avec ces pays occidentaux sont marquées par un conflit de souveraineté.
Jeudi, et dans ce qui a semblé être une vraie confiscation de la volonté du peuple syrien, le président américain Barack Obama suivi de ses alliés occidentaux, a pour la première fois appelé explicitement Bachar al-Assad à partir et a renforcé les sanctions.
Avec la Turquie: Oui aux sentiments de souci, non au rôle de maitre
Interrogé sur les dernières positions turques, le numéro un syrien a répondu : « concernant les déclarations des responsables turques, et vu que nous ne savons les intentions qui les alimentent, serait-ce vraiment par souci, comme nous entendons dire de temps à autre, s’il en est ainsi nous sommes reconnaissants pour tous ceux qui se soucient pour la Syrie… serait-ce aussi par préoccupation de ce qui se passe en Syrie, et de ce qui pourrait en advenir comme conséquences en Turquie, ce qui est aussi normal ».
Mais il a toutefois tenu à signaler que lorsqu’il « s’agit de prendre le rôle de guide, ou de maitre, et de jouer un rôle au détriment de la cause syrienne, ceci est inadmissible, de la part de n'importe quel responsable du monde, y compris de la Turquie ».
M. Assad a par ailleurs annoncé que les élections locales devraient avoir lieu en décembre et que les législatives se tiendront de "quatre à huit mois après la publication, peut-être jeudi, des décrets d'application sur la loi électorale, en tout cas au plus tard en février, afin de permettre aux partis de se constituer et d'avoir le temps de faire campagne".
Les sanctions ont toujours existé
Concernant les sanctions économiques décidées par les pays occidentaux, il a souligné que "le siège de la Syrie existe déjà". "Malgré les bonnes relations économiques que nous avons avec l'Europe, nous avons d'autres alternatives. On s'est orienté vers l'Est et nous continuerons à le faire", a-t-il dit.
Selon des diplomates, les mesures européennes visant le secteur pétrolier, notamment un embargo sur l'importation de pétrole brut syrien, pourraient être annoncées dès mardi. L'Europe achète 95% du pétrole exporté par la Syrie, ce qui représente un tiers des recettes du pays.
Le président Assad a reconnu que la crise avait eu un impact sur la situation économique mais que "celle-ci commence à se rétablir depuis deux mois. Il faut garder le moral".
Selon lui, la Syrie n'aura jamais faim, vu qu'elle est auto-siffisante et grace à sa position gégraphique qui influe sur les autres pays de la région.
Le complot visait à faire tomber la Syrie en quelques semaines
Interrogé sur la situation sécuritaire, le chef de l'Etat a précisé: "Nous avons commencé à enregistrer des succès et nous pouvons dire que la situation est à présent plus rassurante. Le complot (déjoué) visait à faire tomber la Syrie en l'espace de quelques semaines".
"Il n'y a pas de solution purement sécuritaire et toute solution sera forcément politique mais une solution politique ne pourra pas être mise en oeuvre si la sécurité n'est pas préservée", a-t-il souligné.
Non à la justice onusienne!
Alors que le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Navi Pillay, a indiqué vendredi qu'il y avait désormais des "preuves" de "crimes contre l'humanité" et a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à saisir la justice internationale, M. Assad a indiqué qu'il existait en Syrie "une commission d'enquête indépendante".
"Un nombre limité de personnes ont déjà été jugées sur la base de preuves irréfutables. Le principe est que quiconque, qu'il soit militaire ou civil, ayant commis un crime contre un citoyen sera jugé sur la base de preuves. Nous n'innocenterons pas un coupable et nous ne condamnerons pas un innocent", a-t-il dit.
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=27976&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=



1 Lutte pour la libération du territoire

La Syrie dément le bombardement maritime de Lattaquié.

Que l'on se souvienne des soi disants bombardements de Tripoli par Kadhafi, démenti par la mission européenne

Sur le terrain, une source militaire a démenti les informations propagées sur un bombardement maritime d'al-Raml al-Janoubi ,  à Lattaquié, a rapporté SANA.

La source a ajouté que les barques militaires exercent leur mission routinière de protéger les côtes et d'empêcher le trafic d'armes vers le pays à travers la mer comme c'était le cas dans d’autres régions.

De même, les habitants d'al-Ramel al-Janoubi ont démenti ces informations véhiculées par certains médias tendancieux sur un bombardement maritime et un déploiement des chars dans leur quartier, affirmant que ce sont des groupes terroristes armés qui assassinent les civils et jettent de la dynamite en direction des civils et des militaires afin de semer la terreur parmi eux.

Les citoyens du quartier ont souligné que les forces de l'ordre traquent ces groupes pour les arrêter. Nombre de ces citoyens ont raconté comment les hommes armés les terrorisaient, appelant l'armée à intervenir pour réinstaurer la sécurité dans leur ville.

Dimanche,  les forces de l'ordre ont traqué des hommes armés dans le quartier Arraml al-Janoubi à Lattaquié, a indiqué le correspondant de Sana, ajoutant que les hommes armés utilisaient des mitrailleuses, des grenades et des charges explosives, terrorisaient les habitants de la ville et attaquaient des biens publics et privés.

Le directeur de la Santé de Lattaquié a indiqué de son côté que deux éléments des forces de l'ordre sont tombés en martyr et 41 autres ont été blessés, en plus de quatre morts non identifiés parmi les hommes armés.

TEMOIGNAGES DE BLESSES..

Le blessé Aymen Qassir, agent de l'ordre a indiqué qu'il a reçu une balle au pied gauche, alors que son camarade, Kinan Souleymane Ghalia a dit qu'il a été blessé à l'épaule gauche par une balle ayant transpercé son gilet pare-balles.

Pour sa part, le blessé, Mohamed Selmane, a précisé qu'il a reçu deux balles, une à la main gauche et l'autre au menton, au moment où il était en train de ramener à ses camarades de la nourriture dans le quartier de Sayadate et Raml al-Janoubi, alors que son collègue, Issa Aref Mahfoudh, a reçu une balle à la cuisse gauche.

L'un des habitants de ce quartier, Mohamed Dassouqi, a assuré que l'intervention de l'armée était urgent  pour le rétablissement de l'ordre et de l'accalmie.

Oum Ahmed, habitant le quartier a révélé qu'elle avait décidé de quitter le quartier avec ses enfants pour éviter les actes terroristes des éléments armés qui ont sévi plusieurs jours dans le quartier avant l'entrée de l'armée et des forces de l'ordre.

Rappelons que le Conseil de sécurité de l'ONU doit tenir jeudi une réunion spéciale qui sera consacrée aux droits de l'Homme et à l'urgence humanitaire en Syrie.

http://www.mleray.info/article-la-syrie-dement-le-bombardement-maritime-de-lattaquie-81638089.html



2 Politique

a) Politique Syrienne

Damas invite l'ONU à envoyer une délégation d'inspection en Syrie.
Damas a invité l'ONU à envoyer une délégation officielle de son Département humanitaire en Syrie secouée par des protestations massives contre le régime du président Bachar al-Assad, a annoncé mercredi le site d'information d'Al-Arabiya.
La proposition de Damas intervient quelques heures après une déclaration faite par le coordinateur spécial des Nations Unies pour le Liban Michael Williams sur le retrait du personnel auxiliaire de l'ONU se trouvant en Syrie. "26 employés étrangers de la mission et les membres de leur familles ont déjà quitté le sol syrien", selon M.Williams.
Ces derniers mois, l'ONU a reproché à la Syrie d'empêcher aux représentants des organisations internationales d'évaluer la situation dans les villes touchées par les désordres. Les observateurs internationaux se sont notamment vu interdire l'accès à la ville de Deraa.

17/08/2011
http://fr.rian.ru/world/20110817/190529537.html

 

http://www.sana.sy/fra/51/2011/09/14/369367.htm



3  Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

Iran

Le complot des Etats-Unis et d'Israël contre la Syrie a échoué, affirme Téhéran.  

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amirabdollahian, a annoncé que le complot des Etats-Unis et d'Israël visant à déclencher une guerre sectaire en Syrie avait échoué, a rapporté lundi la chaîne de télévision iranienne Press TV. «Un plan de l'axe américano-sioniste visant à déclencher une guerre sectaire en Syrie a échoué», a indiqué M. Amirabdollahian, cité par la chaîne de télévision.
Il a appelé «les Syriens à poursuivre leurs demandes légitimes par des moyens démocratiques et à avoir confiance dans le projet de réformes du président Bachar al-Assad», selon la même source. La nation syrienne peut être fière de sa «présence sur le front de résistance» et de son «soutien au peuple palestinien opprimé», a ajouté M. Amirabdollahian.
Samedi dernier, le ministre iranien des Affaires étrangères Ali-Akbar Salehi, a mis en garde contre les conséquences de changements éventuels au sein du gouvernement syrien. Selon lui, compte tenu du contexte régional particulièrement sensible, un changement en Syrie pourrait créer une crise sérieuse dans toute la région. Par ailleurs, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a rejeté hier les déclarations de l'Union européenne (UE) selon lesquelles le corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC) s'est ingéré dans les affaires intérieures syriennes, a rapporté l'agence ISNA. L'allégation de l'UE sur les relations de l'IRGC avec les derniers développements en Syrie est sans fondement et vise à critiquer un autre pays, a-t-il indiqué.
La Syrie est capable de résoudre ses propres problèmes, a-t-il souligné, ajoutant que «la République islamique respecte la souveraineté de tous les pays et rejette toutes les allégations sur son ingérence dans les affaires intérieures syriennes». Selon des reportages, l'UE avait gelé les avoirs des Forces Qods, une unité spéciale de l'IRGC, pour leur rôle dans l'offre de l'assistance technique, de l'équipement et de l'appui aux actions des forces de sécurité syriennes contre les manifestants.
La Syrie connaît des troubles depuis plusieurs mois. A la mi-mars, des premières manifestations antigouvernementales ont éclaté dans la province méridionale de Daraa et se sont ensuite propagées à d'autres villes. Les autorités syriennes ont attribué le soulèvement à «des groupes armés et une conspiration étrangère», et ont martelé qu'ils traqueraient les hommes armés qui ont intimidé la population et endommagé des propriétés publiques et privées.
30/08/2011

http://www.letempsdz.com//content/view/61743/1/


L'Iran propose un sommet sur la Syrie.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a annoncé que son pays était prêt à accueillir une réunion de pays islamiques qui pourraient aider la Syrie, à résoudre ses "problèmes", rapporte aujourd'hui le site internet de la présidence.

"Les pays islamiques devraient se mettre d'accord pour aider à résoudre les problèmes en Syrie, hors de toute influence étrangère", a-t-il déclaré, alors qu'il recevait jeudi soir des journalistes koweïtiens, selon toujours selon le site de la présidence.
"Le peuple et le gouvernement de Syrie sont musulmans et les nations islamiques doivent s'engager avec une compréhension collective pour aider à résoudre le problème et à mettre en place des réformes en Syrie", a-t-il ajouté.
L'Iran a régulièrement appelé au dialogue dans le pays, les troubles en Syrie étant fomenté par ses ennemis traditionnels, le régime israélien et les Etats-Unis.

Téhéran.Irna.

10 Septembre 



b) Pays du monde -  partie prenante.

USA

Les USA appellent Moscou à stopper les fournitures d'armes à la Syrie
La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a exhorté la Russie à cesser d’approvisionner la Syrie en armes. "Nous voudrions que la Russie cesse de vendre des armes au régime de Bachar al-Assad", a déclaré Hillary Clinton dans une interview sur la chaîne CBS.
Les exportations d'armes russes en Iran et en Libye sont déjà suspendues. Désormais, les autorités américaines soulèvent la question de la coopération entre Moscou et Damas.
Les exportations d'armements russes en Syrie est un thème très sensible même dans une affaire aussi délicate telle que la coopération militaro-technique. Israël et les Etats-Unis portent atteinte aux intérêts des producteurs d’armements russes et à la politique moyen-orientale complexe du gouvernement russe.
Des exportations d'armes aléatoires
Au cours des dernières années, les liens militaro-techniques entre la Russie et la Syrie ont souvent fait l’objet de critiques de la part de Tel-Aviv et de Washington. Souvent le gouvernement russe a dû annuler les contrats préparés après avoir évalué les perspectives de l’exacerbation des relations.
Même cas de figure pour la commande du système tactique de missiles Iskander-E(code OTAN SS-26), annulée en 2005. De temps à autre surviennent, sans confirmation par la suite, des déclarations sensationnelles sur les fournitures à la Syrie d'avions modernes(des chasseurs Su-30, code OTAN Flanker-C ou des intercepteurs de défense antiaériensMiG-31E, code OTAN Foxhound) et des systèmes sol-air S-300 PMU-2 Favorit(code OTAN SA-20B).
A l’heure actuelle, l’existence de trois contrats russo-syriens en vigueur sur la fourniture d’armes, dont le montant pourrait être supérieur à 2,5 milliards de dollars, selon les estimations du Centre d’analyses des stratégies et des technologies, a été officiellement confirmée. Un accord sur la fourniture à Damas de 24 nouveaux chasseurs MiG-29M/M2 a été signé. Les systèmes de défense antiaérienne Buk-M2E (code OTAN SA-17 Grizzly) devraient être envoyés en Syrie. Un programme de modernisation d’environ 1.000 chars syriens T-72M pour passer à la version T-72M1M a également été adopté.
Toutefois, ce n’est pas tout. Il est également question de la fourniture d’un système de missiles sol-mer Bastion qui perdure depuis 2007. Il s’agit d’un système moderne doté de missiles supersoniques Iakhont. Leur version en service en Russie, Onyx (code OTAN SS-N-26), deviendra prochainement la base de l’armement antinavire aussi bien des bâtiments de surface que des sous-marins nucléaires de la marine russe.
Le gouvernement russe, qui s’est retrouvé dans une situation complexe, tantôt réfute l’existence du contrat de fourniture des Bastions, tantôt insinue qu’il sera tout de même exécuté. Cela est compréhensible : l’argent des "armuriers" aime le silence, et il y a déjà beaucoup trop de politique dans cette question.
L’argent et la politique
La Russie a déjà adhéré aux sanctions sur les fournitures d'armes frappant l’Iran et la Libye, en gelant les contrats en vigueur pour la fourniture de matériel militaire. Dans le cas de la Libye, la situation ne semble pas être une grande perte dans le contexte des manœuvres de Kadhafi qui promettait beaucoup de choses à Moscou, mais qui tentait parallèlement d’obtenir un maximum d’avantages des entreprises d’armement européennes. Par contre, la rupture des accords iraniens a causé un préjudice significatif aux revenus de l’industrie de défense, notamment aux concepteurs des systèmes de défense antiaérienne. Le contrat portant sur la fourniture de5 divisions de S-300PMU (code OTAN SA-10 Grumble) aurait pu dépasser 800 millions de dollars, et le dédit atteignait 400 millions de dollars.
À l’époque soviétique la coopération militaro-technique avec la Syrie compliquait déjà les relations entre l’URSS et les Etats-Unis. Après l’effondrement de l’Union soviétique, le régime de Hafez al-Assad (puis de son fils) était prêt à acheter à Moscou des armements dont le volume dépassant les capacités d'exportation de la Russie
L’exacerbation de la situation en Syrie en août 2011 a compliqué des contradictions déjà complexes. La Russie pourrait se retrouver dans une position proche du zugzwang aux échecs, lorsque la position du joueur empire quel que soit le coup joué par ce dernier.
Si le Kremlin suivait la recommandation de la Maison blanche, la Russie pourrait perdre de l’argent et une part de marché dans les exportations mondiales d’armements high-tech. Et en renonçant démonstrativement à coopérer, la Russie pourrait compliquer l’ordre du jour déjà tendu des relations bilatérales avec les Etats-Unis et l’OTAN sur les questions de la défense antimissile (ABM) et des armements nucléaires. En jouant ainsi contre la politique du "reboot" et en renforçant l’aile des faucons de l’opposition politique américaine à la veille de la présidentielle de 2012.

http://fr.rian.ru/analysis/20110815/190489015.html



France

Paris accuse Damas de «crimes contre l'humanité».

 «On constate que le régime syrien s'est livré à des crimes contre l’humanité», a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé (à gauche) lors d'une conférence de presse à l'issue d'entretiens avec son homologue russe Sergueï Lavrov, dont le pays refuse jusqu'ici de se joindre à une condamnation au Conseil de sécurité de l'ONU.

AFP

La France a accusé mercredi le régime syrien de Bachar al-Assad de «crimes contre l'«humanité», au moment où la ville de Homs (centre) est visée par une opération sanglante et où le chef de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, s'apprête à visiter Damas pour proposer une issue à la crise.

Au moins 20 personnes ont encore été tuées mercredi par les forces de sécurité  à travers le pays, selon des militants des droits de l'homme.

Dénonçant la répression en cours, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a affirmé «que le régime syrien s'est livré à des crimes contre l'humanité», à l'issue d'entretiens à Moscou avec son homologue russe Sergueï Lavrov.

«La répression du régime est tout à fait disproportionnée et aboutit à des effusions de sang tout à fait inacceptables. C'est la raison pour laquelle le Conseil de sécurité doit adresser un message fort (à Damas) pour que cette brutale répression cesse», a-t-il souligné.

Sergueï Lavrov lui a en substance opposé une fin de non-recevoir: «La priorité aujourd'hui est d'entamer un dialogue, des négociations. (...) Nous estimons qu'inciter certaines forces d'opposition au boycottage de ce dialogue est une voie dangereuse vers la répétition du scénario libyen».

Pour trouver une issue à la crise, le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, va se rendre en Syrie samedi.

Sa visite, initialement prévue mercredi, vise à soumettre au président syrien un plan appelant à l'«arrêt immédiat» de la répression du mouvement de contestation lancé à la mi-mars, et à la tenue d'une présidentielle en 2014, soit à la fin du mandat de M. Assad.

La proposition enjoint également le président syrien à «entamer des contacts sérieux avec les représentants de l'opposition».

La proposition a été saluée par les Comités locaux de coordination (LCC), qui chapeautent le mouvement de contestation, la qualifiant de «bonne base pour résoudre la crise», tout en assurant ne pas faire confiance au «régime assassin» de Bachar al-Assad et en émettant des réserves sur le scénario d'un scrutin en 2014.

D'ailleurs sur le terrain, aucun signe ne laisse augurer un apaisement, les forces de sécurité menant au quotidien de vastes opérations dans plusieurs villes, notamment à Homs, avec un bilan d'au moins 20 morts dans le pays mercredi.

Dix-sept personnes ont été tuées par balle lors d'une incursion de plusieurs chars et transports de troupes à Homs, où la répression s'est intensifiée ces derniers jours, ont rapporté les LCC qui ont également fait état de «dizaines de blessés».

Des images particulièrement dures d'un homme blessé à terre achevé par des hommes en tenue militaire prises à Homs circulaient mercredi sur le site YouTube.

Dans la nuit de mardi à mercredi, environ 2000 personnes avaient de nouveau manifesté dans la ville, désormais divisée entre pro et anti-régime, selon des militants.

À Hama (centre), ville traditionnellement hostile au clan Assad, une personne a été tuée, et deux autres sont mortes à Sermin, dans la région d'Idleb (nord-ouest), lors d'une descente des forces de sécurité, selon les LCC.

Et dans le sud du pays, «plusieurs personnes ont été blessées lors d'une incursion des forces de sécurité et de l'armée dans la localité de Naaymé», a indiqué à l'AFP le président de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Selon l'ONU, les violences quasi-quotidiennes en Syrie ont fait au moins 2200 morts depuis le début des manifestations à la mi-mars, en majorité des civils. Le régime soutient en revanche qu'il lutte contre «des bandes terroristes armées».

Pour faire pression sur la Syrie, la communauté internationale, notamment les États-Unis et l'Europe, a annoncé récemment des sanctions commerciales très sévères.

L'Union européenne s'oriente d'ailleurs vers une interdiction des investissements dans le secteur pétrolier, ont indiqué mercredi des diplomates à Bruxelles.

Cette interdiction ferait partie d'un septième train de sanctions de l'UE contre Damas, incluant aussi le gel d'avoirs d'au moins cinq «entités» liées au régime, selon les sources diplomatiques.

Le ministre syrien des Finances, Mohamed Jleilati, a estimé que le taux de croissance dans le pays, qui avait atteint 5,5 % en 2010, devrait chuter à environ 1 % en 2011, reconnaissant un «impact négatif sur l'économie» du mouvement de contestation.

Il a également admis, en marge d'une réunion des ministres arabes à Abou Dhabi, que «le commerce et l'industrie seront affectés par les sanctions (prises par l'Union européenne), car la plupart des exportations de la Syrie sont destinées à l'Europe».

Il a néanmoins minimisé l'impact des sanctions sur l'industrie pétrolière, même si l'UE achète 95 % du pétrole exporté par la Syrie. Damas mise désormais sur les marchés émergents comme la Chine et l'Inde pour exporter son pétrole.

Le ministre a par ailleurs affirmé que le tourisme, qui avait représenté en 2010 12% du PIB, n'avait pas été très affecté. S'il a admis une baisse du taux d'occupation des hôtels, celui-ci s'établit encore à environ 40/50 %, selon lui.

http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/syrie/201109/07/01-4432226-paris-accuse-damas-de-crimes-contre-lhumanite.php



b) Autres pays

Palestine

Haniyeh : pas question de tourner le dos à la Syrie.

Le Premier ministre palestinien Ismaël Haniyeh a déclaré dimanche que la cause palestinienne bénéficie du « Printemps arabe », soulignant que le peuple palestinien ne peut pas tourner le dos à la Syrie qui a soutenu la cause palestinienne.

Dans une interview avec l’agence d’information turque Anatolie sur la question palestinienne, Haniyeh a déclaré : « Si vous autorisez les peuples à gouverner, ils seront tous avec la cause palestinienne ».

Pour ce qui est des événements en Syrie, Haniyeh a déclaré que « le gouvernement syrien a depuis toujours été aux côtés des Palestiniens et la Syrie déploie des efforts pour lever le siège sur Gaza, nous ne pouvons pas tourner le dos à celui qui a offert de l’aide au peuple palestinien et qui a soutenu la cause palestinienne. »

Il a ajouté que « certes le peuple arabe en Syrie demande des droits. Et, nous soutenons le changement en Syrie, mais nous sommes profondément attristés de l’effusion de sang en Syrie. Aucune force ne peut réprimer un peuple. Et nous souhaitons que la Syrie soit forte pour continuer à soutenir le peuple palestinien ».

Il a indiqué que « le peuple égyptien était opposé au siège de Gaza et à la fermeture du passage de Rafah sous le régime de Moubarak, le fait d’arracher le drapeau israélien de l’ambassade israélienne en Égypte en est la meilleure preuve ».

Pour ce qui est de la visite du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan à Gaza, Haniyeh a souligné que les préparatifs se poursuivent, même si une telle visite n’est pas confirmée. Haniyeh a affirmé que cette visite sera historique, car elle va rompre le blocus sioniste qui persiste depuis presque cinq années consécutives. Et d’ajouter : « Nous poursuivrons nos préparatifs, comme si le Premier ministre Erdogan venait à Gaza ».

Haniyeh a noté qu’ « une telle visite permettra aux Palestiniens de manifester leur sympathie avec la Turquie, mettant en évidence le nouveau rôle de la Turquie dans la région, en particulier à Gaza ».

En réponse à une question sur la réconciliation palestinienne, Haniyeh a affirmé que « nous plaçons derrière nous la division et nous ouvrons une nouvelle page dans les relations entre les Palestiniens. Il y a maintenant la paix entre les Palestiniens », mais « pour que la paix se réalise, nous avons besoin d’un plan d’exécution bilatéral, précis et sûr ».

Par ailleurs, le Hamas a réitéré « son refus à toutes négociations avec Israël, qu’il a accusé d’utiliser les pourparlers pour couvrir leurs arrestations arbitraires et la construction de nouvelles colonies sans compter la judaïsation d’al-Qods, car ces facteurs contribuent à l’échec des négociations  » a souligné Haniyeh. Haniyeh a défendu l’idée «  que les négociations doivent toujours être menées dans le cadre arabo-islamique et non conduites sous l’égide des États-Unis ».

En réponse à une question sur les tirs de roquettes depuis Gaza vers l’entité sioniste, Haniyeh a déclaré que les Palestiniens ont le droit de se défendre et que la résistance est un droit légitime au regard du droit international, surtout qu’ils sont sous occupation.

Pour sa part, le dirigeant du Hamas, Dr. Salah al-Bardawil, a démenti les nouvelles publiées par certains médias sur l’intention du Hamas de fermer ses bureaux à Damas et de les transférer au Caire, déclarant que cette question est impensable et n’est pas soumis à discussion. Dans une interview accordée au journal jordanien el-Sabil, al-Bardawil a affirmé que les bureaux du Hamas sont toujours ouverts dans la capitale syrienne, ajoutant qu’aucun responsable syrien n’a informé le Hamas d’une décision de quitter Damas ou d’y fermer leurs bureaux. Il a jugé que les fuites des médias à ce sujet sont fausses et visent à créer une confusion politique entre le Hamas et le gouvernement syrien.

Le journal algérien Cherouk et certains sites Web locaux ont rapporté de sources palestiniennes bien-informées, des allégations selon lesquelles le régime syrien aurait donné au Hamas un délai de 3 jours pour quitter Damas, en particulier les dirigeants militants.

mercredi 14 septembre 2011.


Russie

Moscou ne soutient pas les appels de l'UE et des USA à la démission d'Assad.  

La Russie ne soutient pas les appels à la démission du président syrien Bachar al-Assad, lancés la veille par certains pays de l'Union européenne et les Etats-Unis, rapporte vendredi, dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères (MID).
"Nous estimons que la direction de la Syrie avec le président Bachar al-Assad à sa tête doit recevoir suffisamment de temps pour pouvoir réaliser son programme de réformes politiques, sociales et économiques", lit-on dans le document.
La diplomatie russe signale que bien que la situation en Syrie reste toujours alarmante, Damas a effectué ces derniers temps des "pas importants" dans le sens des réformes, en levant notamment l'état d'urgence, en vigueur depuis 1963 et autorisant le multipartisme, mettant ainsi fin au monopole du parti Baas arabe socialiste.
Jeudi la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a déclaré au nom de l'Union européenne que Bachar al-Assad avait perdu toute légitimité aux yeux du peuple syrien et qu'il devait partir. Mme Ashton a aussi fait savoir que l'UE préparait un nouveau train de sanctions à l'encontre du régime syrien.
Cette position de l'UE a été soutenue par la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et l'Espagne.
Auparavant, le président américain Barack Obama avait déclaré que le président syrien devait quitter immédiatement le pouvoir "pour le bien du peuple de la Syrie". M.Obama avait, en outre, annoncé des sanctions US unilatérales à l'encontre de Damas.

19/08/2011

http://fr.rian.ru/world/20110819/190564732.html


Lavrov : L’Occident incite l'opposition à rejeter les appels au dialogue. 

Le président syrien Bachar el-Assad propose des "réformes parfaitement réelles", mais la communauté internationale refuse de les prendre au sérieux et encourage l'opposition à boycotter les appels au dialogue, a déclaré jeudi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
"Au Yémen, qui est toujours le théâtre d'un violent conflit armé, tous les membres de la communauté internationale cherchent à promouvoir un compromis entre les autorités et l'opposition, tandis qu'en Syrie, certains pays influents incitent l'opposition à boycotter les appels au dialogue", a-t-il indiqué dans son intervention devant les professeurs et les étudiants de l'Institut des relations internationales de Moscou.
Le chef de la diplomatie russe a constaté que les partenaires internationaux "refusaient même d'examiner les réformes, certes tardives, mais parfaitement réels proposées par le président el-Assad".
Le ministre a dans le même temps souligné que "l'usage de la force contre les civils était inadmissible".
La Russie s'oppose à toute ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie et invite les autorités du pays à mettre en œuvre sans plus tarder des réformes politiques, économiques et sociales.

 01/09/2011      

Ria Novosti


Sologobovski: L'opposition extrémiste en Syrie cherche à réaliser sa démocratie présumée par des moyens pas du tout démocratiques.

 Le vice président de la commission russe de la solidarité avec les deux peuples syrien et libyen, Nicolay Sologobovski, a déclaré que l'opposition extrémiste en Syrie voulait imposer ce qu'elle prétend être la démocratie, par des moyens qui n'ont rien à voir avec la démocratie. Il a souligné à cet effet que le dialogue est le seul moyen de sortir de la crise actuelle en Syrie.

Dans une interview accordée à la chaîne satellitaire, La Russie Aujourd'hui, Sologobovski a dit avoir récemment visité la Syrie à la tête d'une délégation russe et avoir rencontré des intellectuels et des représentants de l'opinion publique ainsi que des opposants syriens. "L'on a appelé tout le monde à faire partie du dialogue entre l'Etat et l'opposition", a-t-il ajouté.

Sologobovski a, également, évoqué sa visite à Hama où il a vu des bâtiments publics incendiés ou détruits par les groupes armés alors que les habitants lui ont raconté le cauchemar qu'ils avaient vécu en raison des pratiques des terroristes dans la ville. 

http://www.sana.sy/fra/55/2011/08/25/366194.htm



4 Institutions internationales

Banque centrale

La Syrie est passée à l’euro sans visa.  

On apprend que depuis 2005, la banque centrale a voulu forcer les entreprises à travailler en euro, ce qui n'a dû plaire à Washington. Dès qu'un pays a des velléités de se passer du dollar (Irak, Libye, etc) boum, c'est la guerre. Les réserves de la Syrie se montent actuellement à 17,4 milliards de dollars, soit 800 millions de dollars de moins par rapport à la mi-mars, au début du mouvement de contestation ". et désormais la Carte Visa ne fonctionne plus en Syrie. Quand les US veulent quelque chose, eh bien VISA vient appuyer sa politique étrangère.

08/09/2011

Irib


Ligue arabe

Le chef de la Ligue arabe refuse toute ingérence étrangère en Syrie.  

Le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi, en visite à Damas, a affirmé samedi son refus de toute ingérence étrangère en Syrie exprimant le souhait de la Ligue d'aider ce pays à surmonter "la phase" qu'il traverse, selon l'agence de presse officielle syrienne Sana.
Le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi, en visite à Damas, a affirmé samedi son refus de toute ingérence étrangère en Syrie exprimant le souhait de la Ligue d'aider ce pays à surmonter "la phase" qu'il traverse, selon l'agence de presse officielle syrienne Sana.
Lors d'une rencontre avec le président Bachar al-Assad, M. Arabi a souligné "l'attachement de la Ligue et des Etats arabes à la sécurité et à la stabilité de la Syrie, le refus de la Ligue de toute forme d'ingérence étrangère dans les affaires internes syriennes et son souhait d'aider la Syrie à surmonter cette phase qu'elle traverse", selon Sana.
Enaharonline

10/09/2011
http://www.ennaharonline.com/fr/index.php?news=8205


Accord pour mener des réformes, selon la Ligue arabe.
Le chef de la Ligue arabe a affirmé samedi être parvenu à un accord sur les réformes avec le président Bachar al-Assad lors d'une brève visite en Syrie, tout en soulignant son refus de toute ingérence étrangère, malgré la répression meurtrière qu'il dénonce.
Cette visite, au cours de laquelle Nabil al-Arabi devait proposer à M. Assad un plan en 13 points, était la première initiative concrète de la Ligue arabe depuis le début de la contestation contre le régime syrien, le 15 mars.
"Nous sommes parvenus à un accord sur des mesures pour mener les
réformes, dont les éléments seront soumis au Conseil de la Ligue arabe" qui se réunit lundi au Caire, a annoncé à la presse M. Arabi à son retour de Damas, sans plus de précisions.
M. Arabi, à la tête de la Ligue depuis le 3 juillet, devait proposer au président syrien un plan de sortie de crise appelant à l'"arrêt immédiat" de la répression et à la tenue d'une élection présidentielle pluraliste ouverte à tous les candidats éligibles en 2014.
La proposition, élaborée par les ministres des Affaires étrangères de la Ligue, enjoint également à M. Assad d'"entamer des contacts sérieux avec les représentants de l'opposition syrienne", de libérer les prisonniers politiques et d'indemniser ceux qui ont été lésés par la répression du mouvement de contestation qui dure depuis près de six mois.
M. Arabi a déclaré avoir insisté auprès du président syrien pour qu'il y ait "un dialogue ouvert entre toutes les catégories du peuple syrien pour parvenir à la réconciliation nationale" en Syrie, où le mouvement de contestation, qui réclamait initialement des réformes démocratiques, exige désormais le départ du président Assad.
Plus "de 3.000 personnes ont été tuées" depuis le début de la contestation, a affirmé samedi à Tunis Radwan Ziadh,dirigeant du Centre syrien des études politiques et stratégiques, basé Washington. Selon l'ONU, les violences ont fait aumoins 2.200 morts.
Le secrétaire général de la Ligue arabe a expliqué avoir "souligné la nécessité de trouver une issue à la crise actuelle et de prendre des mesures immédiates pour mettre fin à la violence et l'effusion de sang".
M. Arabi a exprimé le "souhait d'aider la Syrie à surmonter cette phase" difficile, selon l'agence officielle syrienne Sana, qui a précisé que les deux parties se "sont mises d'accord sur un certain nombre de mesures concrètes à entreprendre pour accélérer les réformes en Syrie".
Mais le président de la Ligue arabe a parallèlement réaffirmé "le refus de la Ligue de toute forme d'ingérence étrangère dans les affaires intérieures syriennes".
De son côté, le président Assad a dénoncé une campagne de "falsification des faits" visant selon lui à "porter atteinte à l'image de la Syrie et à déstabiliser" le pays, a indiqué Sana.
La visite de M. Arabi était initialement prévue mercredi, mais la Syrie avait demandé au secrétaire général de la Ligue arabe de reporter sa visite, "en raison de circonstances indépendantes de (sa) volonté".
Le plan de règlement de la Ligue arabe avait au départ provoqué la colère de Damas, selon qui elle contenait "un langageinacceptable et biaisé".
La visite de M. Arabi est intervenue alors que ni les manifestants pour la démocratie ni les autorités de Damas, qui affirment se battre contre des "bandes terroristes armées", ne lâchent prise.
Au moins sept personnes ont encore été tuées samedi dans des opérations des forces de l'ordre à travers le pays, dont cinq à Homs (centre), d'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) et des militants.
Vendredi, des milliers de manifestants avaient pour la première fois réclamé une protection internationale face à la répression. "Les Syriens demandent à l'ONU d'adopter une résolution pour une mission d'observateurs permanents en Syrie", avaient-ils écrit sur leur page Facebook "The Syrian revolution 2011".
Les Etats-Unis ont indiqué vendredi qu'ils voulaient "accélérer le travail la semaine prochaine" à l'ONU, où les Occidentaux tentent sans succès d'obtenir une condamnation plus ferme du régime syrien.
Les Etats-Unis et plusieurs de leurs alliés européens, en particulier la France et l'Allemagne, ont pris des sanctions contre le régime de M. Assad, et souhaitent le faire condamner par une résolution de l'ONU.
Mais la Russie, un membre permanent du Conseil de sécurité, s'oppose depuis des mois à une telle initiative, en invoquant le principe de non-ingérence.
AFP

10.09.
http://www.elwatan.com/une/syrie-accord-pour-mener-des-reformes-selon-la-ligue-arabe-10-09-2011-139199_108.php



Organisation internationales

Onu

Louis Denghien : Commission d’enquête : l’ONU est-elle juge et partie ?

Ca y est, la commission d’enquête de l’ONU sur les « violations des droits de l’homme en Syrie » est officiellement constituée depuis le lundi 12 septembre. Son principe avait été décidé le 23 août par le Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies (voir notre article  » ONU : la mascarade continue !« , mis en ligne le 23 août). On ne sait pas encore quand cette mission sera à pied d’oeuvre en Syrie.

De son côté, le gouvernement syrien avait, par la bouche de son représentant genevois auprès des Nations-Unies, Faysal Khabbaz Hamoui, accepté de recevoir cette mission, aussitôt que « l’enquête indépendante syrienne aurait terminé ses propres investigations« . Or, un représentant du gouvernement syrien, Madame Chabaane, a pour la première fois, lundi 12 septembre, donné un bilan officiel du coût humain de la crise syrienne, affirmant que toutes les victimes, civiles et militaires, étaient identifiées (voir notre article « Bilans humains comparés – et contrastés – de la crise » mis en ligne le 12 septembre). Est-ce une indication que l’enquête syrienne est « bouclée » ?

Des profils professionnels « intéressants » ?

La commission d’enquête sera présidée par le Brésilien Sergio Pinheiro. Ce professeur de sciences politiques à la retraite, qui a notamment enseigné à Oxford et à l’Ecole des Haute études en sciences sociales de Paris, fut secrétaire d’Etat aux droits de l’homme de son pays sous la présidence de Fernando Henrique Cardoso, et il a déjà rempli pour l’ONU des missions similaires au Burundi et en Birmanie. Dans son cv figure aussi la fonction de « coordonateur de recherche au Centre brésilien pour l’étude de la violence« . On espère qu’il saura, en Syrie, étudier et analyser TOUTES les violences…

M. Pinheiro travaillera avec deux « experts » onusiens, la Turque Yakin Erturk et l’Américaine Karen Abou Zeid. La première enseigne la sociologie à l’Université technique du Moyen-Orient d’Ankara, et a déjà travaillé pour l’ONU, pour la promotion de la femme, notamment à Saint-Domingue. Elle est donc spécialisée, pour sa part, dans la « violence contre les femmes ». Enfin, Mme Erturk a récemment été élue par les ministres du Conseil de l’Europe pour diriger, pendant quatre ans, un « Comité européen pour la prévention de la torture ». Encore un label de « qualité », sinon de neutralité…

Quant à Karen Abou Zeid, elle a été en charge, pour le Conseil des droits de l’homme onusien, du dossier des réfugiés palestiniens au sein de l’ »Office de secours et de travaux des Nations-Unies pour les réfugiés de palestine au Proche-Orient » (UNWRA). A ce titre, elle sait au moins que la Syrie « bachariste » a accueilli et continue d’héberger des centaines de milliers de Palestiniens et leurs enfants depuis des dizaines d’années.

La présidente du Conseil onusien des droits de l’homme, l’Uruguayenne Laura Dupuy Lasserre, a souligné « l’importance de voir les autorités syriennes coopérer pleinement avec la commission« . A ce sujet, on rappellera que le gouvernement syrien a donné récemment (voir notre article « Prisons syriennes : la Croix-Rouge à pied d’oeuvre« , mis en ligne le 7 septembre ) l’autorisation aux représentants de la Croix-Rouge internationale de visiter les prisons et les zones « troublées ».

La Commission d’enquête a-t-elle déjà jugé ?

On peut hélas, en dépit de la présidence brésilienne de la mission, concevoir des doutes sur la neutralité de celle-ci : l’ONU, via son secrétaire général Ban Ki-moon, ayant répercuté sur le dossier syrien les thèses de l’opposition et les manoeuvres des Euro-Américains (voir nos articles « ONU : la mascarade continue ! » et « L’ONU au service du NOE« , mis en ligne les 23 et 19 août).

Le vote, au sein du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies, reflète d’ailleurs le rapport de forces entre adversaires déterminés et soutiens déclarés de la Syrie, et reproduit évidemment les clivages déjà observés : sur les 47 pays membres du conseil, 33 ont voté en faveur de la résolution sur la création de la mission d’enquête, et on ne s’étonnera pas de trouver parmi ceux-ci les initiateurs du texte, à savoir les Etats-Unis, leurs auxiliaires de l’Union européenne et l’Arabie saoudite, laboratoire islamiste intégriste à ciel ouvert et porte-avions américain dans la région.

Comme il n’est pas surprenant que les quatre Etats membres du conseil ayant voté contre la résolution soient la Russie, la Chine, l’Equateur et Cuba, neuf autres pays s’étant abstenu. « C’est à la Syrie de décider l’avenir de la Syrie » a notamment estimé le porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères M. Ma Zhaoxu. La Chine a également appelé « toutes les parties en Syrie à faire preuve de la plus grande retenue et à éviter les violences« .

L’ambassadeur syrien auprès de l’ONU à Genève, Faysal Khabbaz Hamoui, a donné un peu la morale de cette histoire en observant que cette résolution « confirme la détermination de condamner politiquement la Syrie et d’ignorer les tentatives de réforme dans le pays. »

Reste que cette résolution sur une mission d’enquête onusienne apparaît un peu comme un « baroud d’honneur » de la diplomatie euro-américaine, qui au final a échoué à isoler diplomatiquement la Syrie à l’international, et n’a pas d’avantage réussi à déstabiliser politiquement le régime, à l’intérieur.

commentaires

Souriya ya habibati dit :

13 septembre 2011 à 13 h 35 min

L’excès de pessimisme est un grand péché.. Etrurk Yakin saura trouver les mots pour dire qu’en Syrie, le droit des femmes à conduire une auto est respecté. Elle comprendra aussi qu’a contrario de ce que projetait le faussaire mac master s’autoproclamant un lovesyria, le résultat fut d’ouvrir les yeux des vraies Amina sur le terrain, sur l’importance de nous souder tous et toutes autour de notre Président afin de sauver notre chère Syrie du chaos que lui préparent les ennemis. Vous savez? L’ESPERANCE est un principe de VIE chez les Syriens.

Répondre

Candide... dit :

13 septembre 2011 à 14 h 34 min

« L’ESPERANCE est un principe de VIE chez les Syriens. »

C’est vrai, et ils ont eu raison d’espérer. Au bout de 50 ans, l’état d’urgence a presque été levé.

Entre autres qualités, la patience est donc également le fort des Syriens.

Patientons donc jusqu’aux élections et espérons qu’elles seront transparentes. Mais attention, quand on a fini d’espérer, on devient impatient…

Répondre

Christian dit :

13 septembre 2011 à 19 h 12 min

La commission d’enquête de l’ONU sur les « violations des droits de l’homme en Syrie » est politisée et on connait déjà le résultat. Ce n’est pas parce que le président de la commission est brésilien et un autre membre turc, Ban Ki Moon a son objectif à satisfaire aux yeux de ses maîtres. D’ailleurs, je ne comprends pas le jeu de la Turquie… je viens de tomber sur un article en anglais qui dit :

« Cyber specialists of the Syrian government have reportedly uncovered the text of an anti-Damascus agreement struck between Turkey and France. »

Un autre article interressant est le suivant:

« Washington Lists BRICS Countries as a « Threat to National Security » Secretary of Defense Panetta urged Washington to protect the planet against these countries’ attempts to ruin global stability »

Washington pense faire un monde unipolaire… qui orbiterait autour de lui.

Répondre

Christian dit :

13 septembre 2011 à 21 h 10 min

Voici un autre article que je viens de lire sur le Réseau Voltaire… la version française n’est pas encore disponible… il s’intitule: UN High Commissioner resorts to Lybian formula to address Syrian situation.

http://www.voltairenet.org/UN-High-Commissioner-Resorts-to

L’ONU se base sur des mensonges et se sont basé sur de mensonges pour attaquer sauvagement la Lybie.

D’autre part, j’ai entendu dire que les militaires Syriens avaient démenteler le QG des terroristes et que tout l’appareillage de communication qui a été appréhendé était extrèmement sofistiqué… sans compter les armes!

Louis Denghien,

http://www.infosyrie.fr/actualite/commission-denquete-lonu-est-elle-juge-et-partie/

 



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