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01/10/2011

n° 520 - Les Annexes d'Irak - 28-09 -

n° 520  - Les Annexes d'Irak -  28-09 -



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



LesAnnexes d'Irak

n° 520                                                   28/09/11

C.De Broeder & M.Lemaire



Les " annexes d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur nos blogs : 

http://www.dhblogs.be/categories/International.html  http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

d) Sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

e) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

f) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire : 

1 Annexe

1-1 Le «Syndrome de l’Otan»:Dix ans de mensonges sur l’uranium appauvri.

1-2 Déclaration de Mahmoud Ahmadinejad à la 66e Assemblée générale de l’ONU.

vidéo Discours de Mahmoud Ahmadinejad à l'assemblée générale de l'ONU.



1-1 Le «Syndrome de l’Otan»: Dix ans de mensonges sur l’uranium appauvri.

Sommaire :

26 000 soldats US souffrent de ‘maladies inconnues’

Qui ne cherche rien ne trouve rien

L’armée US en flagrant délit de mensonges répétés

Deux femmes admirables, Sara et Carol, ont démarré la résistance

Encore une histoire de fric ?

Paris et Londres produisent aussi des armes à l’uranium et ont aussi étouffé la vérité

Ils savaient… et ils n’ont rien dit

L’embargo empêche de secourir la population irakienne

Pourquoi l’Otan ne respecte aucune vie…

Pour faire justice

Pour (s’) informer

Après des années de souffrance, des soldats belges déposent plainte contre leur gouvernement. Mais pourquoi l’Otan cache-t-elle la vérité depuis dix ans ? Si le scandale de l’uranium éclate enfin, c’est grâce à la lutte acharnée menée depuis dix ans - aux Etats-Unis, puis en Grande-Bretagne et en France - par des associations de soldats victimes et par une poignée de scientifiques et de militants courageux. Dont Christine Abdelkrim-Delanne qui vient de publier "La sale guerre propre"1. Historique de ce combat.

(Michel Collon)

26 000 soldats US souffrent de ‘maladies inconnues’

Cancers, lésions cérébrales, malformations de nouveau-nés... L’Otan persiste à nier le danger de l’uranium appauvri, en dépit des souffrances des vétérans de la guerre du Golfe comme de la population irakienne…

«J’ai été blessé le 26 février 1991 par un ‘tir ami’ impliquant des munitions à l’uranium appauvri, raconte Jerry Wheat (3ème division blindée US dans le Golfe). En octobre, j’ai ressenti des douleurs abdominales violentes. J’ai quitté l’armée. J’ai envisagé de me suicider car il n’y avait aucune réponse ni traitement. On m’a dit que ma maladie, c’était dans ma tête. Notre gouvernement devrait arrêter d’utiliser l’uranium appauvri. S’il ne le fait pas, qu’il assure au moins le suivi médical de ceux qui en ont besoin. Ce triste héritage des fautes du gouvernement n’est pas nouveau. Il y a environ 50 ans, des vétérans ont été utilisés comme cobayes humains pour les essais nucléaires. Puis le gouvernement a testé le LSD sur d’autres. Puis ils ont utilisé l’agent orange au Vietnam.»

Au retour de la guerre du Golfe, en 1991, de nombreux soldats américains et britanniques constatent certains troubles: cancers, maladies des poumons et de la peau, lésions cérébrales. Et malformations monstrueuses chez des enfants nouveau-nés.

On observe les mêmes pathologies dans la population irakienne, constate le professeur Selma Al Taha, directeur d’un laboratoire de génétique : «Depuis la guerre, nous enregistrons une augmentation importante de malformations congénitales : hydrocéphalies (présence d’une quantité anormalement grande de liquide dans les cavités du cerveau), encéphalites, spina-bifida (fissure d’un ou de plusieurs arcs vertébraux), mais aussi malformations monstrueuses des bras et des jambes, absence de cœur et de tête.»

Son collègue Al Askri, spécialiste en médecine nucléaire, souligne «une forte augmentation des problèmes de thyroïde et des cancers. Nous voyons quotidiennement environ cinquante patients présentant un cancer.» C’est dans le sud, foyer intense de la guerre, qu’on trouve le plus fort taux de leucémie des enfants.

Une enquête scientifique approfondie et indépendante est indispensable

Les symptômes du «syndrome de la guerre du Golfe» étant très divers, plusieurs causes possibles ont été avancées: uranium appauvri, pesticides, bombardements d’usines chimiques, vaccins, stress… Complexe, la question nécessiterait une recherche scientifique approfondie et coûteuse. Les Etats-Unis et l’Otan nient tout lien avec l’uranium appauvri ou toute autre faute de leur part. Mais c’est justement leur refus d’entreprendre cette recherche qui leur a permis de nier le syndrome du Golfe depuis dix ans.

Pourtant, l’armée américaine a dû reconnaître récemment que 132 749 anciens combattants étaient «inaptes au service» dont 20% atteints de «maladies inconnues». Mais elle rejette toutes les études, notamment du très officiel département des Vétérans ou du centre de recherche des forces navales de San Diego, et continue à prétendre qu’il s’agit de «victimes du stress de guerre».

Qui ne cherche rien ne trouve rien

Malgré l’obstruction systématique de l’armée US, qui continue encore à semer le doute pour gagner du temps, la vérité fera lentement son chemin…

Le 7 mai 1991, le professeur allemand Sigwart Gunther découvre des débris de projectiles de formes et de poids bizarres sur l’autoroute, dans le désert irakien. «J’ai vu des enfants jouer avec ça. J’ai appris qu’une petite fille qui en possédait était morte de leucémie.»

Quatre instituts allemands différents y découvrent une radioactivité énorme. La police fait disparaître le projectile, mais ne peut empêcher Gunther de sonner l’alerte. Peu entendue, hélas.

En 1992, une étude du Bureau d’évaluation technologique du Congrès US, constate que, sur 148 tués officiellement reconnus, 34 l’ont été par des «tirs amis». Et conclut : «Impossible de prévoir le nombre de décès ultérieurs parmi les soldats portant des éclats d’uranium appauvri dans leur corps».

Serait-ce pour cela que l’armée US aurait, après la guerre, ramené en secret aux USA des matériels américains et irakiens contaminés ? En tout cas, en janvier 92, sous la pression des associations de vétérans, le Bureau d’investigation du Congrès américain lance une enquête.

Et en mars, le service de santé de l’armée recommande d’identifier les soldats portant des éclats dans leur corps «pour observer et cataloguer les signes de toxicité rénale chronique et de cancer». Mais pendant cinq ans, le nombre de soldats contaminés ne sera jamais publié.

L’armée US en flagrant délit de mensonges répétés

Systématiquement, l’armée US cache les informations alarmantes. Ainsi, cinq mois après la guerre, un incendie fait rage à la base US de Doha, près de Koweït City, détruisant 4 chars Abrams, 660 obus de 120 mm et 9 720 de 25 mm, tous chargés en uranium appauvri. 3 500 soldats sont présents et on détecte une contamination supérieure aux normes admises. Une note précisant le danger d’inhaler des particules n’est pas distribuée au personnel qui nettoiera le hangar sans aucune protection, buvant même l’eau d’un jerrycan proche.

Mais à la fin de la journée, des officiers viennent coller des étiquettes «radioactivité» sur les débris de munitions. Et deux mois plus tard, les équipes chargées de décontaminer porteront toutes des masques, gants et combinaisons de protection.

Pendant sept ans aussi, l’armée US refusera de révéler combien de soldats ont été contaminés parmi les équipes réparant les véhicules endommagés par les «tirs amis».

Depuis 1992, vétérans et autorités US se sont livrés à une bataille de chiffres. Jusqu’en mars 98, le Pentagone maintient que la contamination à l’uranium ne concerne que 35 personnes. Mais des documents secrets déclassifiés permettent au chercheur Dan Fahey d’obliger finalement le Pentagone à reconnaître publiquement son «erreur». Il y en aurait 113. Au moins.

La détermination des vétérans a été décisive pour contrer la mauvaise foi des autorités US qui, aujourd’hui encore, ne cherchent qu’à gagner du temps et semer le doute. Ce que Fahey résume ainsi : «Qui ne cherche rien ne trouve rien».

Deux femmes admirables, Sara et Carol, ont démarré la résistance

Sara Flounders est cofondatrice de l’International Action Center, une organisation présidée par Ramsey Clark (ex-ministre américain de la Justice) qui lutte contre toutes les guerres impérialistes des Etats-Unis : Vietnam, Grenade, Panama, Nicaragua, Libye, Somalie et bien sûr la guerre du Golfe. Dès 1992, Sara Flounders auditionne plus d’une centaine de soldats et commence les premières recherches sur le lien avec l’uranium.

En 1997, dans son livre Metal of Dishonour (Le Métal de la honte), elle publie un des premiers témoignages de vétérans : «J’étais volontaire par patriotisme, raconte Carol H. Picou (photo) , je voulais aider. Infirmière militaire, j’étais dans le premier hôpital de campagne à entrer en Irak (…) dans le désert irakien. Il y avait des munitions partout, des obus, des bunkers soufflés, et notre unité médicale de 150 personnes a traversé tout cela sans aucune protection. Nous étions sept femmes. Nous sommes toutes malades. D’autres membres de l’unité sont morts. Les chars (irakiens) étaient brûlés et les corps carbonisés. Je n’avais jamais vu une chose pareille. J’ai arrêté mon véhicule et pris des photos. Nous nous sommes dits : ‘C’est la route de l’enfer.’ On ne nous avait pas avertis de la contamination.

«Je ne pouvais plus contrôler mes intestins, ni mon sphincter»

En Irak, j’ai commencé à remarquer des taches noire sur ma peau. Je sentais un changement en moi. Je ne pouvais plus contrôler mes intestins, ni mon sphincter. Ils m’ont dit que c’était mécanique et que je devrais faire des examens en rentrant. A mon retour, j’ai commencé à poser des questions et j’ai eu peur pour ma carrière militaire. Un ‘Vétéran atomique’ (ndlr : c’est ainsi que l’on nomme les 250 000 soldats – chiffres américains officiels – irradiés durant les expériences nucléaires américaines entre 1942 et 1963) m’a dit que j’étais empoisonnée par l’uranium appauvri. Un médecin civil a diagnostiqué: encéphalopathie due à l’exposition à une substance toxique, anomalies du système immunitaire, etc.

L’armée n’a retenu pour mon invalidité que ‘l’incontinence urinaire et intestinale d’origine inconnue’. On m’a licenciée, on a évidemment supprimé mon assurance maladie militaire. En février 94, un contrôle a révélé la présence d’uranium. Je suis allée à Washington et je me suis publiquement exprimée. Aujourd’hui, j’ai un grave problème de mémoire. J’ai une encéphalopathie d’origine toxique, une détérioration de la thyroïde, une dégradation musculaire. Je souffre d’incontinence de la vessie et des intestins et je ne peux pratiquement plus me servir de mes mains et de mes pieds. Le bébé d’un membre de notre unité est né sans oreilles, sans yeux et le cœur à droite.»

Depuis lors, Carol a beaucoup témoigné à travers le monde. Son courage, ainsi que l’action de Sara Flounders et de l’International Action Center ont fait reculer le mur du silence.

Encore une histoire de fric ?

A qui profite le crime ? Qui a intérêt à ce qu’on emploie des tonnes d’uranium appauvri ?

En septembre, un colonel de l’armée yougoslave, chargé de l’enquête sur les sites bombardés par l’Otan et de la protection des soldats, me disait qu’il existe des métaux autant ou plus performants pour percer les blindages que l’uranium appauvri. Mais l’employer permet de résoudre l’épineux problème du traitement de ces déchets nucléaires (qui restent radioactifs pendant des milliards d’années). L’industrie nucléaire transformerait donc certains pays - et certains peuples - en poubelles nucléaires.

N’étant pas expert, je ne peux juger des ‘mérites’ des divers composants possibles. Il serait important que des chercheurs honnêtes et indépendants creusent cet aspect. Quand on voit employer des armes aussi criminelles, ne faut-il pas chercher quels intérêts se cachent derrière ?

La faute aux vaccins ? A la pilule antisommeil ? Ou au business ?

Diverses hypothèses tentent d’expliquer le «syndrome du Golfe et des Balkans»… Selon Pamela Asa, chercheur en biologie nucléaire, l’armée US aurait clandestinement introduit une substance non autorisée, le squalène, dans le cocktail de vaccins administrés à ses soldats. Réaction ? D’abord, l’armée US nie que ses laboratoires disposent de squalène. Puis, elle admet son utilisation mais après la guerre. Enfin, elle avoue l’avoir expérimenté avant la guerre, mais refuse d’ouvrir ses archives. Or, une enquête du Congrès américain montre que le nombre de vaccinés est septante fois supérieur aux chiffres officiels. Les soldats auraient servi de cobayes pour des tests secrets.

Même accusation contre l’armée française. Ses comprimés de pyridostigmine (prévention contre les gaz de combat) auraient été imposés aux soldats sans autorisation légale, malgré leurs dangereux effets secondaires. Aux USA, ce produit n’a toujours pas autorisé par la Food and Drug Administration.

Autre suspect : le Canard enchaîné a découvert que «dans le plus grand secret, l’état-major français a expérimenté une pilule anti-sommeil alors interdite à la vente». 14 000 boîtes de Modafinil, acheminées sous un faux nom en refusant de dire aux soldats ce qu’ils avalaient (beaucoup refusèrent). Une telle pilule magique antifatigue promet évidemment de juteux bénéfices. Mais la loi française interdit, sous peine de prison, tout test pratiqué sans informer le sujet de la nature du produit et des risques. L’armée française se serait-elle mise hors la loi pour servir de gros intérêts financiers ?

Le livre d’Abdelkrim examine encore divers suspects dont un pesticide. Que conclure ? D’abord, que la conspiration du silence, organisée par les Etats-Unis et l’Otan, est responsable de cette incertitude qui exacerbe l’angoisse des victimes.

Deuxièmement, que les symptômes des soldats occidentaux pourraient provenir de différents facteurs: uranium, vaccins, médicaments spéciaux ou pollutions locales. Mais, dans chacun de ces cas, ce livre démontre que les armées occidentales ont utilisé des produits dangereux en cachant les risques. Elles s’accrochent donc à la théorie des ‘malades dans leur têtes’, car toute enquête révélerait des fautes gravissimes.

Troisièmement, les populations d’Irak et des Balkans n’ont pas reçu ces vaccins ou autres produits, c’est donc bien l’uranium qui cause ces cancers et ces malformations monstrueuses, il faut donc interdire sur le champ cette arme criminelle.

Paris et Londres produisent aussi des armes à l’uranium et ont aussi étouffé la vérité.

En 1993, la petite anglaise Kimberley Office meurt dès sa naissance de malformations congénitales graves. Son père, soldat dans le Golfe, et sa mère, soutenus par les associations de vétérans, forceront finalement l’armée britannique à entamer une étude pilote en 1998. Résultat officiel : rien.

Mais les autorités britanniques sont-elles fiables ? Elles produisent ce type d’armement depuis 1979, ont mis très longtemps à le reconnaître et ont d’abord nié publiquement avoir utilisé des armes à l’uranium pendant la guerre du Golfe.

Les autorités françaises ont longtemps nié produire ou utiliser ces armes. Illégales et discrètement condamnées par l’ONU en 1996. Mais, en 1994, la revue française pacifiste Damoclès relève la présence de déchets lors d’essais d’armes. En 1998, elle révèle que Giat Industries produit 60 000 obus de 120 mm à l’uranium.

En 1998, Christine Abdelkrim-Delanne, l’auteur du livre récent La Sale Guerre propre, interroge les autorités françaises. A-t-on analysé la terre et l’eau dans les zones d’essai des armes à l’uranium ? Le personnel était-il protégé ? Comment peut-on être certain qu’aucun soldat français n’a été contaminé ? Sans réponse.

En août 2000 encore, le ministre de la Défense, Alain Richard, affirme solennellement qu’aucun soldat français n’a été victime de munitions à l’uranium dans le Golfe. Riposte : l’association Avigolfe publie une longue liste : Frédéric Bissérieix, décédé de tumeurs à 32 ans ; A.N., mort à 43 ans de cancer généralisé ; M.C. décédé de lymphome ; M.L., mort en 1992 d’un cancer du poumon… Les autorités militaires françaises ont, elles aussi, refusé de répondre aux angoisses des soldats, de leur transmettre des dossiers médicaux complets ou de mener des recherches sérieuses. Le livre d’Abdelkrim épingle les nombreux mensonges et dissimulations du ministre Richard et de l’armée.

A présent, certaines puissances européennes tentent de rejeter la faute sur les seuls USA et d’en profiter pour promouvoir leur projet d’Euro-armée. Mais elles ont fait pareil.

L’avion A10 thunderbolt est un grand utilisateur d’obus à l’uranium appauvri.

Ils savaient… et ils n’ont rien dit

Quatre mois avant la guerre du Golfe, l’état-major US diffuse des «consignes en cas d’accident de transport des munitions à l’uranium appauvri». Révélatrices !

«Si les emballages sont endommagés, ils doivent être remplacés avant de poursuivre le transport. Un contrôle de contamination radioactive doit être effectué. S’ils sont contaminés, ils doivent être décontaminés selon les méthodes décrites au chapitre 7 …» On notera que ces mesures strictes visent un accident de transport, même pas une explosion ! Il y avait donc bien un danger grave ?

Bien sûr, et ils le savaient. Le 22 juillet 1990, le lieutenant-colonel Ziehm avait écrit dans un rapport officiel : «Il y a eu et il continue d’y avoir une inquiétude quant à l’impact de l’uranium appauvri sur l’environnement. Si personne ne doute de l’efficacité de l’uranium appauvri sur le champ de bataille, ces munitions peuvent devenir politiquement inacceptables et susceptibles d’être, en conséquence, retirées de l’arsenal.» (p. 202). C’est donc en parfaite connaissance et pour éviter la protestation que les dirigeants militaires US ont organisé la conspiration du silence !

Cette conspiration dure toujours. Asaf Durakovic, professeur de médecine nucléaire, chargé d’examiner les soldats du 144e New Jersey Transport Corps, en avait envoyé 24 à la clinique des Vétérans de Boston. Les recherches avançaient, mettant en évidence des traces de radioactivité. Brutalement, ses dossiers et échantillons sont détruits et, en février 97, son poste est supprimé pour «raisons budgétaires». A la même époque, les docteurs Burroughs et Slingerlan perdent aussi leur poste pour avoir demandé du matériel de recherche performant. Durakovic écrira à Clinton pour «dénoncer le complot dont sont victimes les vétérans». Sans réponse.

Mais en Europe aussi, la protestation s’organise. A Manchester, en janvier 99, un ensemble d’organisations non gouvernementales lancent une grande campagne d’information. Et certains pays finissent par s’inquiéter. En août, le ministre finlandais de l’Environnement organise une équipe d’enquête au Kosovo. L’Otan refuse de collaborer, mais l’équipe persévère et conclut que les risques sont sérieux. En novembre, le gouvernement italien approuve une note très critique. En Belgique, une série d’articles de Frédéric Loore fait grand bruit dans le Journal du Samedi. Le ministre de la Défense Flahaut tente d’abord de minimiser, puis doit reculer…

Messieurs nos ministres, que saviez-vous exactement ?

Ce 8 janvier, ce même Flahaut avoue au Morgen que les avertissements de l’Otan n’ont pas été portés à la connaissance du public car il s’en serait suivi un mouvement contre l’envoi de soldats en Bosnie.1 Cette déclaration ahurissante exige un débat pour établir la vérité.

De deux choses l’une. Ou bien les ministres belges successifs n’ont pas été informés par les Etats-Unis des dangers de l’uranium appauvri. Et alors la Belgique ne devrait-elle pas quitter une organisation qui méprise à ce point la vie humaine, y compris de ses propres soldats ? Ou bien ils étaient au courant, et dans ce cas ne devraient-ils pas être jugés pour complicité ?

Notes : 1 De Morgen, 8 janvier 01.

L’embargo empêche de secourir la population irakienne

Outre les soldats occidentaux, des millions d’Irakiens sont atteints ou menacés. Et l’embargo empêche de les secourir. Un crime après tant d’autres…

«Nous ramènerons l’Irak à l’âge de la pierre», avait annoncé le président US Bush. On a bombardé de multiples sites civils : centrales électriques, stations de pompage et d’épuration de l’eau, sites pétroliers, silos de céréales, entrepôts alimentaires… Une cruauté délibérée. En octobre 90, l’Institut de Washington pour le Moyen-Orient recommandait de frapper «les stations de pompage et d’épuration des eaux de Bagdad sans lesquelles la population urbaine devra passer plusieurs heures par jour à chercher l’eau et à la purifier».

On a aussi bombardé, sans se préoccuper des effets sur l’environnement, les sites de production d’agents chimiques et biologiques, les centrales nucléaires, les usines d’armements, les complexes pétrochimiques et leurs produits hautement toxiques.

La liste des crimes commis est longue: usage des effroyables — et illégales — bombes à fragmentation (dont chacune sème des centaines d’éclats meurtriers pour les populations), milliers de soldats irakiens ensevelis vivants dans le désert, massacre de milliers de soldats en fuite sur l’«autoroute de la mort»… Quinze ans après le Vietnam, l’armée US ne fut nullement plus ‘civilisée’.

Mais le pire crime est certainement l’embargo. Aujourd’hui encore, tout un peuple est privé des moyens de se nourrir et de se soigner. C’est aussi dans la population irakienne que l’uranium a fait le plus de victimes. Toute une génération est en péril. Il faut d’urgence les secourir en finançant les recherches et les soins nécessaires.

Christine Abdelkrim a visité l’Irak, «enfer empli de cris et de souffrances». Son livre montre qu’uranium appauvri et embargo sont deux aspects d’une même guerre barbare.

En Serbie, les sites contaminés à l’uranium sont délimités et interdits d’accès. Mais pas au Kosovo occupé, où l’Otan nie tout danger.

Pourquoi l’Otan ne respecte aucune vie…

A nouveau, l’Otan est prise en flagrant délit. Mais a-t-elle menti seulement sur ses armes perverses et sa ‘guerre propre’ ? Ou aussi sur ses véritables objectifs ?

Souvenez-vous : les guerres contre l’Irak, en Bosnie ou contre la Yougoslavie étaient toutes ‘humanitaires’. Mais aujourd’hui, le peuple irakien reste soumis à un embargo impitoyable, rien n’est réglé en Bosnie, transformée en protectorat occidental corrompu et invivable, tandis qu’en Yougoslavie deux mille civils ont été tués par les bombardements de l’Otan. Quant au Kosovo, il est ethniquement ‘nettoyé’ par ses protégés de l’UCK.

Et transformé en poubelle nucléaire. En octobre dernier, j’invitais à Bruxelles Snezana Pavlovic, experte nucléaire de Belgrade, pour un grand débat sur l’uranium. Cette Serbe nous a dit : «Notre gouvernement avait prévu l’usage d’armes à l’uranium et organisé la protection des soldats visés. En Serbie, les sites contaminés sont délimités et interdits d’accès. Mais pas au Kosovo occupé, où l’Otan nie tout danger. En fait, ce sont surtout les civils albanais, particulièrement les enfants, qui seront victimes de l’uranium.»

De la santé des Albanais, l’Otan s’en fichait complètement. Et aujourd’hui, le nombre de cancers augmente fortement au Kosovo. Ainsi qu’en Bosnie. Par exemple, à Bratunac, où se sont réfugiés les civils serbes issus de zones bombardées par l’Otan en 95 dans les faubourgs de Sarajevo, le cimetière est trop petit car, tous les trois jours, quelqu’un meurt de cancer.

«Faisons la guerre pour vendre» (Bill Clinton)

Ce terrifiant constat d’échec amène à se demander : quels étaient leurs véritables objectifs ? En vérité, la guerre de l’Otan n’avait rien d’humanitaire, avouait Bill Clinton (en privé) à la veille de la guerre : «Si nous voulons des relations économiques solides, nous permettant de vendre dans le monde entier, il faut que l’Europe soit la clé. C’est de cela qu’il s’agit avec toute cette chose (sic) du Kosovo.»

Un de ses proches confirmait : «Pour que la globalisation marche, l’Amérique ne doit pas craindre d’agir comme la superpuissance omnipotente qu’elle est. La main invisible du marché ne fonctionnera jamais sans un poing caché. McDonalds ne peut être prospère sans McDonnell Douglas, le constructeur de l’avion F-15.» 1 C’était donc bien une guerre pour les superprofits des multinationales, pour briser la résistance d’un pays prétendant garder une économie indépendante. Pour ceux qui veulent dominer et exploiter le monde, une vie humaine ne vaut rien. Ni celle des soldats américains ou européens, ni celle des Irakiens, des Serbes et des Albanais, tous délibérément contaminés.

Voilà pourquoi Javier Solana, responsable hier de l’Otan et aujourd’hui de la future Euro-armée, a imposé cet été le ‘secret défense’ sur tous les projets et analyses militaires européens. Provoquant la colère, mais en vain, d’une majorité des europarlementaires privés de tout contrôle. Est-ce aux peuples de juger s’il faut faire la guerre ou est-ce aux multinationales et aux généraux ? Monsieur Solana a répondu. Aujourd’hui, nous payons les conséquences. Il faut arrêter l’Otan !

Notes : 1 Cités et commentés dans Michel Collon, Monopoly, EPO, 2000, p. 90.

Pour faire justice

L’ancien ministre américain Ramsey Clark a bien défini ce qu’il faut exiger : «Les armes à l’uranium appauvri représentent une menace inacceptable pour la vie, une violation de la loi internationale et une atteinte à la dignité humaine. Pour sauvegarder le futur de l’humanité, nous exigeons l’interdiction internationale inconditionnelle de la recherche, la production, les essais, le transport, la détention et l’utilisation de l’uranium appauvri à des fins militaires.

De plus, nous demandons que toutes ces armes et tous les déchets radioactifs soient immédiatement isolés et stockés, que l’uranium appauvri soit classé ‘substance radioactive à risque’, que les zones contaminées soient nettoyées et que ceux qui ont été exposés puissent recevoir des soins médicaux appropriés.»

Et qui doit payer ? Le principe ‘pollueur = payeur’ n’est que simple justice. L’Otan, les firmes privées qui ont produit ces armements et les divers gouvernements qui ont produit, utilisé ou laissé utiliser ces armes doivent prélever sur leurs budgets militaires de quoi financer:

1. Des recherches scientifiques approfondies et indépendantes sur les effets de l’uranium appauvri et sur les symptômes constatés.

2. Une campagne d’information des populations d’Irak, de Bosnie et de Yougoslavie, ainsi que des soldats et autres personnels menacés.

3. Des mesures d’isolement immédiat des zones contaminées, ainsi que d’évacuation et de traitement des déchets et équipements suspects.

4. Des soins de qualité et des dédommagements pour toutes les victimes: populations locales ou soldats occidentaux.

5. Une commission d’enquête indépendante, constituée de personnalités scientifiques non liées à l’industrie de l’armement ou à l’armée, afin de rechercher les responsables des actes commis dans ces guerres et ceux qui ont étouffé l’information sur les dangers de l’uranium.

De plus, le gouvernement belge arrêtera immédiatement, unilatéralement et inconditionnellement toute politique d’embargo qui aggrave la situation de la population irakienne et empêche de la secourir.

Pour (s’) informer :

• Christine Abdelkrim-Delanne, auteur du livre La sale guerre propre.

• Trois livres de Michel Collon exposent les médiamensonges du Golfe : Attention, médias !, ceux de la Bosnie : Poker menteur et ceux du Kosovo : Monopoly – L’Otan à la conquête du monde.

Editions EPO. Diffusés notamment à la Librairie Internationale 02/513.69.07.

• Sites internet : http://www.lai-aib.org/balkans ; http://www.stopnato.org.uk/ ; http://www.emperors-clothes.com/.

Cet article provient de La Voix des Opprimes
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1-2 Déclaration de Mahmoud Ahmadinejad à la 66e Assemblée générale de l’ONU.

M. le Président,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,

Je suis reconnaissant au tout-puissant Allah qui m’a accordé, une fois de plus, l’opportunité de paraître devant cette assemblée mondiale.

J’ai le plaisir d’exprimer mes sincères remerciements à S. Exc. Joseph Deiss, président de la 65ème session pour ses énormes efforts durant sa tenue. Je voudrais également féliciter S. Exc. Nassir Abdulaziz Al-Nasser pour son élection en tant que président de cette 66ème session de l’assemblée générale et je lui souhaite le succès.

Permettez-moi de profiter de ce moment pour rendre hommage à tous ceux qui ont perdu la vie cette année, particulièrement aux victimes de la tragique famine en Somalie et de la dévastatrice épidémie au Pakistan et spécialement du tremblement de terre et les explosions suivantes dans les centrales nucléaires au Japon. J’exhorte chacun à intensifier son assistance et son aide aux populations touchées dans ces pays.

Les années passées, j’ai parlé de différents problèmes mondiaux, et le besoin d’introduire des changements fondamentaux dans l’ordre international actuel.

Aujourd’hui, tenant compte des évolutions internationales, j’essaierai d’analyser la situation actuelle d’un angle différent.

Comme vous le savez tous, la domination et la supériorité des êtres humains sur les créatures se trouvent dans la nature même et la réalité de l’humanité, qui est un don divin et une manifestation de l’esprit divin comprenant : la foi en Dieu, qui est l’éternel créateur et architecte de l’univers ; montrer de la compassion envers les autres, la générosité, la recherche de la justice, faire valoir l’intégrité dans les mots et les actes ; la quête de dignité pour atteindre les sommets de la perfection, l’aspiration à élever la matière et le spirituel de tout un chacun, et le désir d’être libre ; défier l’oppression, la corruption, et la discrimination en supportant les opprimés ; rechercher le bonheur, et la prospérité durable et la sécurité pour tous.

Voici quelques-unes des manifestations des attributs communément humains et divins, que l’on peut clairement observer dans les aspirations historiques des êtres humains, comme le reflète l’héritage de nos recherches dans l’art et les travaux littéraires, prose et poésie, et dans les mouvements socio-culturels et politiques des êtres humains dans la course de l’histoire.

Tous les prophètes divins et réformateurs sociaux ont toujours invité les êtres humains à emprunter ce droit chemin.

Dieu a donné la dignité à l’humanité afin qu’elle élève son statut pour assumer son rôle de successeur sur la Terre.

Chers collègues et amis,

Il est particulièrement clair, que malgré les accomplissements historiques, par exemple la création des Nations Unies, qui a été le produit d’inlassables luttes et d’efforts d’esprits libres et d’individus cherchant la justice autant que de la coopération internationale, les sociétés humaines sont encore loin de satisfaire leurs nobles désirs et aspirations.

La plupart des nations du monde ne sont pas satisfaites des circonstances internationales actuelles.

Et malgré le désir général et l’aspiration à promouvoir la paix, le progrès et la fraternité, des guerres, des meurtres de masse, la pauvreté généralisée, les crises socio-économiques et politiques continuent de porter atteinte aux droits et souveraineté des nations, causant d’irréparables dommages de par le monde.

Trois milliards de personnes environ vivent avec moins de 2,5 dollars par jour, et plus d’un milliard vit sans avoir même un seul repas suffisant par jour. 40 % des populations les plus pauvres du monde se partagent seulement 5 % de la richesse globale, tandis que 20 % des plus riches détient 75 % de la richesse mondiale.

Plus de 20 000 enfants démunis et innocents meurent chaque jour à cause de la pauvreté.

Aux États-Unis, 80 % des ressources financières sont contrôlées par 10 % de la population, alors que 20 % de ces ressources appartient à 90 % de la population.

Quelles sont les causes et les raisons derrière ces inégalités ? Comment remédier à de telles injustices ?

Les dirigeants des cercles de gouvernance globale séparent la vie sociale de l’éthique et de la spiritualité tout en déclarant que la situation est le résultat de la poursuite du chemin de divins prophètes ou de la vulnérabilité des nations ou de la performance malade de petits groupes ou d’individus. Ils proclament que seules leurs opinions et approches peuvent sauver la société humaine.

Chers collègues et amis,

Ne pensez-vous pas que la cause fondamentale des problèmes devrait être considérée dans l’ordre international en vigueur, la manière dont le monde est gouverné ?

J’aimerais porter votre aimable attention sur les questions suivantes :

Qui a enlevé par la force des millions de personnes de leurs maisons en Afrique et d’autres régions du monde durant la sombre période de l’esclavage, faisant d’eux les victimes de leur avidité matérielle ?

Qui a imposé le colonialisme durant 4 siècles dans ce monde ?

Qui a occupé des terres et massivement spolié les ressources d’autres nations, détruisant les talents, les langues traditionnelles, les cultures et les identités de ces nations ?

Qui a déclenché les première et seconde guerres mondiales, qui ont tué 70 millions de personnes et des blessés ou mis à la rue des centaines de millions d’autres ?

Qui a lancé les guerres en Corée et au Vietnam ?

Qui a imposé, au moyen de la tromperie et de l’hypocrisie, le sionisme, et près de 60 ans de guerre, exclusion, terreur, et meurtre de masse sur le peuple Palestinien et les pays de la région ?

Qui a imposé et supporté pendant des décennies des dictatures militaires et des régimes totalitaires en Asie, Afrique et Amérique latine ?

Qui a utilisé la bombe nucléaire contre des personnes sans défense, et possède des milliers de têtes nucléaires dans ses arsenaux ?

Les économies de quels pays reposent sur la guerre et la vente d’armes  ?

Qui a provoqué et encouragé Saddam Hussein à envahir et imposer une guerre de 8 ans à l’Iran, et qui l’a assisté et équipé à déployer des armes chimiques contre nos villes et notre peuple ?

Qui a utilisé l’incident mystérieux du 11 septembre comme un prétexte pour attaquer l’Afghanistan et l’Irak, en tuant, blessant et déplaçant de force des millions de personnes dans ces deux pays, avec comme objectif final la domination sur le Moyen-Orient et ses ressources pétrolières ?

Qui a mis fin au système de Bretton Woods en imprimant des milliards de dollars sans en avoir les réserves ou la monnaie équivalente ? Un changement qui a déclenché l’inflation dans le monde entier et qui avait pour but la prédation sur les gains économiques des autres nations  ?

De quel pays la dépense militaire dépasse annuellement mille milliards de dollars, dépassant les budgets militaires cumulés de tous les autres pays du monde ?

Quels gouvernements sont les plus endettés du monde ?

Qui domine l’élaboration d’établissement des politiques sur l’économie mondiale ?

Qui est responsable pour la récession économique mondiale, et est en train d’imposer ses conséquences sur l’Amérique, l’Europe et le reste du monde ?

Quels gouvernements sont toujours prêts à lancer des milliers de bombes sur d’autres pays, mais tergiversent à fournir de l’aide aux personnes frappées par la pauvreté en Somalie ou d’autres pays ?

Quels sont ceux qui dominent le conseil de sécurité de l’ONU, qui est ostensiblement responsable de la sauvegarde de la sécurité du monde ?

Il existe quantité d’autres questions similaires. Évidemment, les réponses sont claires.

La majorité des nations et des gouvernements du monde n’ont eu aucun rôle dans la création des crises globales actuelles, et donc, elles ont été elles-mêmes victimes de telles politiques.

Il est aussi clair que la lumière du jour que les mêmes esclavagistes et pouvoirs coloniaux qui jadis ont déclenché les deux guerres mondiales ont maintenant causé la misère généralisée et le désordre avec des conséquences à long terme de par le monde depuis lors.

Chers collègues et amis,

Est-ce que ces pouvoirs arrogants ont réellement la compétence et la capacité de diriger ou gouverner le monde ?

Est-il acceptable qu’ils s’appellent eux-mêmes les uniques défenseurs de la liberté, la démocratie et les droits de l’homme, lorsqu’ils attaquent militairement et occupent d’autres pays ?

La fleur de la démocratie peut-être surgir des missiles de l’OTAN et de ses armes ?

Mesdames et Messieurs,

Si certains pays Européens utilisent encore l’Holocauste, après six décennies, comme excuse pour payer une rançon aux sionistes, ne devrait-il pas être une obligation pour les esclavagistes ou pouvoirs coloniaux de donner réparations aux nations concernées ?

Si les dommages et pertes de la période de l’esclavage et du colonialisme étaient compensés, qu’arriverait-il aux manipulateurs et pouvoirs politiques cachés aux États-Unis et en Europe ? Resterait-il des accrocs entre le Nord et Le Sud ?

Si seulement la moitié des dépenses militaires des États-Unis et de ses alliés à l’OTAN étaient prélevés pour aider à résoudre les problèmes économiques dans leurs propres pays, seraient-ils en train d’assister au moindre symptôme de crise économique ?

Qu’arriverait-il si la même somme était offerte aux nations pauvres ?

Quelle est la justification de la présence de centaines de militaires états-uniens et de bases de renseignement dans les différentes parties du monde, incluant 268 bases en Allemagne, 124 au Japon, 87 en Corée du Sud, 83 en Italie, 45 au Royaume-Uni, et 21 au Portugal ? Cela signifie-t-il autre chose que l’occupation militaire ?

Les bombes déployées dans les bases susdites ne mettent-elles pas en danger la sécurité de ces nations ?

Mesdames et Messieurs,

La question principale est la recherche de la cause fondamentale de telles attitudes.

La raison principale devrait être cherchée dans les croyances et les tendances de l’establishment.

Une assemblée de gens en contradiction avec les instincts humains propres et leurs dispositions, qui n’ont aussi aucune foi en Dieu et dans le chemin des divins prophètes justifient leur soif de pouvoir et leurs fins matérialistes par des valeurs divines.

Pour eux, seul le pouvoir et la richesse prévalent, et toute tentative doit amener à ces sinistres objectifs.

Les nations opprimées n’ont aucun espoir de restaurer ou protéger leurs droits légitimes contre ces pouvoirs.

Ces pouvoirs cherchent leur propre progrès, prospérité et dignité tout en imposant la pauvreté, l’humiliation et l’annihilation aux autres.

Ils se considèrent eux-mêmes supérieurs aux autres, jouissant de privilèges spéciaux et de concessions. Ils n’ont aucun respect pour les autres et violent aisément les droits des nations et des gouvernements.

Ils s’autoproclament comme les indiscutables gardiens de tous les gouvernements et nations à travers l’intimidation, recourent à la menace et la force, et abusent des mécanismes internationaux. Ils brisent simplement toutes les régulations internationales reconnues.

Ils insistent pour imposer leur style de vie et leurs croyances aux autres.

Ils appuient officiellement le racisme.

Ils affaiblissent les pays grâce à des interventions militaires, et détruisent leurs infrastructures, dans le but de piller leurs ressources, les rendant encore plus dépendants.

Ils sèment les graines de la haine et de l’hostilité parmi les nations et les peuples par différentes poursuites, afin de les empêcher de remplir leurs objectifs de développement et de progrès.

Toutes les cultures, les identités, les vies, les valeurs et la richesse des nations, femmes, jeunesse, familles, comme richesse des nations, sont sacrifiées à leurs désirs impérialistes et leur plaisir pour l’esclavagisme et la capture.

L’hypocrisie et la tromperie sont autorisées afin de sécuriser leurs intérêts et leurs buts impérialistes. Le trafic de drogues et la mort d’êtres humains innocents sont également autorisés dans la recherche de tels buts diaboliques. Malgré la présence de l’OTAN dans l’Afghanistan occupé, il y a eu une augmentation dramatique de la production de drogues illégales là-bas.

Ils ne tolèrent aucun questionnement ou critique, et au lieu de présenter des raisons pour leurs violations, ils se posent toujours dans la position d’inquisiteurs.

Au moyen de leur réseau de médias impérialistes, sous l’influence du colonialisme, ils menacent quiconque questionne l’holocauste et le 11-Septembre avec des sanctions et des actions militaires.

L’année dernière, lorsqu’un besoin de créer une équipe de recherche pour mener une enquête approfondie concernant les éléments cachés du 11-Septembre s’est mis en place ; une idée également soutenue par tous les gouvernements et nations indépendants, ainsi que la majorité des gens aux États-Unis, mon pays et moi-même avons subi des pressions et des menaces par le gouvernement des États-Unis.

Au lieu de mettre en place une équipe de recherche, ils ont tué le principal responsable et jeté son corps à la mer.

N’aurait-il pas été raisonnable de traduire en justice et de juger le principal responsable de l’événement afin d’identifier les éléments expliquant que les avions détournés pour attaquer les tours jumelles aient pu circuler librement dans l’espace aérien ?

Pourquoi n’aurait-il pas été possible de le traduire en justice afin d’identifier ceux qui ont commandité les groupes terroristes et apporté les guerres et d’autres malheurs dans la région ?

Y a-t-il une quelconque information qui doive être gardée secrète ?

Ils voient le sionisme comme une idée sacrée et une idéologie.

N’importe quelle question concernant sa véritable origine et histoire est condamnée par eux comme un pêché impardonnable. Toutefois ils approuvent et permettent des sacrilèges et des insultes contre les croyances d’autres divines religions.

Chers collègues et amis,

La liberté réelle, la justice, la dignité, le bien-être, et la sécurité durable sont les droits de toute nation.

Ces valeurs ne peuvent être achevées ni par la dépendance sur le système inefficace actuel de gouvernance, ni au travers de l’invasion du monde par des pouvoirs arrogants et les canons des forces de l’OTAN.

Ces valeurs pourront être atteintes seulement à travers l’indépendance et la reconnaissance des droits d’autrui dans l’harmonie et la coopération.

Y a-t-il une quelconque manière de résoudre les problèmes et les défis qui assaillent le monde en utilisant les mécanismes internationaux en vigueur pour aider l’humanité à réaliser ses aspirations de longue date, de sécurité et d’égalité ?

Tous ceux qui ont essayé d’introduire des réformes tout en préservant les normes et tendances en vigueur ont échoué. Les précieux efforts apportés par le mouvement des Non-Alignés, le groupe des 77 et le groupe des 15 tout comme quelques célèbres individus ont échoué à apporter des changements fondamentaux.

La gouvernance et la direction du monde requièrent des réformes fondamentales.

Que devrait-il être fait maintenant ?

Chers collègues et amis,

Des efforts doivent être faits avec une résolution ferme et grâce à la coopération collective pour créer un nouveau plan, sur la base des principes et la fondation même des droits universels humains comme le monothéisme, la justice, la liberté, l’amour et la recherche du bonheur.

L’idée de la création des Nations Unies reste un grand et historique succès pour l’humanité. Son importance doit être appréciée et ses capacités doivent être utilisées le plus possible pour nos nobles objectifs.

Nous ne devrions pas autoriser cette organisation, qui est le reflet de la volonté collective et l’aspiration partagée de la communauté des nations, à dévier de sa course principale et jouer dans les mains des pouvoirs mondiaux.

Un terrain favorable doit être préparé pour assurer la participation collective et l’implication des nations dans un effort pour promouvoir la paix durable et la sécurité.

La gestion partagée et collective du monde doit être réalisée dans sa vraie signification, et basée sur les principes soulignés et consacrés dans la loi internationale. La justice doit servir de critère et de base pour toutes les décisions et actions internationales.

Chacun d’entre nous devrait reconnaitre le fait qu’il n’y a pas d’autre moyen que la gestion partagée et collective du monde pour mettre fin aux désordres actuels, la tyrannie et la discrimination de par le monde.

C’est en fait la seule voie vers la prospérité et le bien-être de la société humaine qui est une vérité établie et vive.

Tout en reconnaissant cette vérité, chacun devrait remarquer que la reconnaissance seule n’est pas assez. Nous devons croire en elle et redoubler d’efforts pour sa réalisation.

Chers collègues et amis,

La gestion partagée et collective du monde est le droit légitime de toutes les nations, et nous en tant que représentants, avons une obligation de défendre leurs droits. Bien que certains pouvoirs essayent en permanence de bloquer tout effort international destiné à promouvoir la coopération collective, nous devons, toutefois, renforcer notre foi dans l’accomplissement de ce but poursuivi qui est d’établir une gestion partagée et collective du monde.

Les Nations Unies ont été créées pour mettre en place une participation effective de toutes les nations dans les processus de prise de décision internationale.

Nous savons tous que cet objectif n’a pas encore été rempli à cause de l’absence de justice dans les structures de gestion actuelle et des mécanismes de l’ONU.

La composition du conseil de sécurité est injuste et inéquitable. Par conséquent, des changements incluant la restructuration des Nations Unies sont considérés comme les demandes basiques des nations auxquelles qui doivent être posées par l’assemblée générale.

Durant la session de l’année dernière, j’ai insisté sur l’importance de cet objectif et appelé pour la désignation de la décennie actuelle comme la décennie de la gestion globale partagée et collective.

J’aimerais réitérer encore ma proposition. Je suis convaincu qu’à travers la coopération internationale, la vigilance, et les efforts des leaders mondiaux et des gouvernements, et en insistant sur la nécessité de la justice et l’appui des autres nations, nous puissions jeter les bases d’un brillant futur commun.

Ce mouvement est certainement sur son droit chemin de création, assurant un futur prometteur pour l’humanité.

Un futur qui sera construit lorsque l’humanité commencera à emprunter le chemin des divins prophètes et des justes sous le commandement de l’Imam Al-Mahdi, le sauveur ultime de l’humanité et l’héritier de tous les messagers divins et des meneurs et la génération pure de notre grand prophète.

La création d’une suprême et idéale société avec l’arrivée d’un être humain parfait qui est un vrai et sincère amoureux de tous les droits de l’homme, est la promesse garantie d’Allah.

Il viendra accompagné de Jésus Christ afin de mener les amoureux de la liberté et de la justice pour détruire la tyrannie et la discrimination, et promouvoir le savoir, la paix, la justice, la paix au travers du monde.

Il présentera à chaque individu toutes les merveilles du monde et toutes les bonnes choses qui amèneront le bonheur à l’humanité.

Aujourd’hui les nations se sont réveillées. Avec l’augmentation de la prise de conscience publique, elles ne subiront plus très longtemps les oppressions et les discriminations.

Le monde est désormais en train d’assister plus que jamais, au réveil étendu dans les terres islamiques, en Asie, en Europe, en Amérique. Ces mouvements leur ouvrent l’esprit un peu plus chaque jour et influencent la poursuite de la réalisation de la justice, de la liberté et la création d’un meilleur futur.

Notre grande nation se tient prête à joindre les mains à celles des autres nations pour emprunter ce magnifique chemin dans l’harmonie et en symbiose avec les aspirations partagées de l’humanité.

Laissez-nous saluer l’amour, la liberté, la justice, la sagesse et le futur merveilleux qui attend l’humanité.

Merci.

Mahmoud Ahmadinejad

 http://www.voltairenet.org:80/Declaration-de-Mahmoud-Ahmadinejad


Vidéo :  Discours de Mahmoud Ahmadinejad à l'assemblée générale de l'ONU.

http://www.youtube.com/watch?v=qQZNdFxg3vs&feature=player_embedded#!

 


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

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