Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

02/10/2011

n°590 - Journal de Palestine - 02-09 au 01-10 : Début - John Glaser : Israel s’Oppose à un Etat Palestinien Pour Eviter des Enquêtes sur Ses Crimes De Guerre.

n°590 - Journal de Palestine - 02-09 au 01-10 : Début - John Glaser : Israel s’Oppose à un Etat Palestinien Pour Eviter des Enquêtes sur Ses Crimes De Guerre.


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°590                         02-09  au  01-10

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Tiré a part

Pierre-Yves Salingue : Novembre 1947/ Septembre 2011 : le crime était presque parfait !

Etat palestinien: les USA opposeront leur veto à l'Onu.

Rami G. Khouri : Washington contre le droit international.

Des experts de l’Onu jugent illégal le blocus de Gaza.

John Glaser : Israel s’Oppose à un Etat Palestinien Pour Eviter des Enquêtes sur Ses Crimes De Guerre.

Irib "Israël", de plus en plus isolé. 

LEMONDE.FR avec AFP :Des milliers de détenus palestiniens en Israël en grève de la faim

Paroles & actions du présidentcette semaine ...

Chavez: Barack Obama  un «Monument historique de cynisme».  

2 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

1 Politique Israélienne

1-1 Netanyahu : "Flottille: Pas besoin de nous excuser."  

1-2 Lieberman : État palestinien à l'ONU: Lieberman promet des «conséquences dures et graves»

1-3 Politique extérieure.

Israël lance un avertissement à l’ONU. 

Fin

3 Politique Internationale

a) Pays Arabes & voisins

1 Égypte

Tensions: un mur érigé autour de l’ambassade d’Israël au Caire

Égypte: Le traité de paix avec Israël n'est pas «sacré».

2 Turquie

La Turquie a expulsé l’ambassadeur d’Israël et les hauts diplomates israéliens.

Barak Ravid : La Turquie porte la question de la légalité du blocus israélien de Gaza devant le tribunal international de La Haye.

La Turquie va escorter ses bateaux vers Gaza.

Erdogan met en garde Israël contre ses "agissements" en Méditerranée.

4 Usa (le parrain)

4-1 Obama 

4-2 2 Les grandes manœuvres 

Washington s’engage à préserver la suprématie d’Israël. 

Aussitôt élu, Obama a offert à Israël des armes refusées par Bush.

4-2 2 Les grandes manœuvres 

Washington s’engage à préserver la suprématie d’Israël. 

4 Politique Internationale

Organisations Mondiales & régionales

4-3 3 Onu -

L’Union européenne cherche ses mots...

4-4 4 Nations Unies -

L'État palestinien «devrait exister depuis longtemps», dit Ban Ki-moon

Pays

Europe

2 France

Des parlementaires français encouragent, eux aussi, un nouveau bain de sang en Palestine

5 Russie

Mikhaïl Marguelov : Une attaque contre l'ambassade d'Israël au Caire risque serait  lourde de conséquences.

La Russie se dit prête à soutenir la demande d'adhésion à l'ONU des Palestiniens.

7 Médias/Vidéos 

7-1 Vidéo : Qaund Mahmoud Ahmadinejad parle de la vérité

http://www.youtube.com/watch?v=9UML1NWiqXE&NR=1

7-2 Vidéo : Mahmoud Ahmadinejad sur Euronews le 05 août 2011

http://www.youtube.com/watch?v=qx9pdPk_G9c&NR=1

7-3 Vidéo : Ahmadinejad -parle du Génocide Palestinien et parle de la Shoah

http://www.youtube.com/watch?v=_c0SDFh7Bic&NR=1

7-4 Vidéo:Unevidéo muette sur le gouvernement israélien:



Tiré a part

Pierre-Yves Salingue : Novembre 1947/ Septembre 2011 : le crime était presque parfait !

Le scénario avait été particulièrement travaillé. 64 ans après le vote par l’ONU du plan de partage de la Palestine en faveur de l’entreprise coloniale sioniste et contre la volonté et les intérêts des peuples arabes de la région, on allait liquider la cause palestinienne en faisant croire que « la solution évidente des deux Etats » avait enfin été acceptée par tous.

Les déclarations optimistes d’Abbas et de Fayyad, autorisées et confortées par divers discours d’Obama en 2009 et 2010, avaient ancré dans les esprits l’idée de « l’Etat palestinien en septembre 2011 »

Les dirigeants israéliens eux-mêmes avaient émis quelques propos élogieux sur l’excellence de la coopération sécuritaire pour réprimer la résistance et sur les convergences des initiatives de Fayyad avec le plan de « paix économique » de Netanyahu.

Avant même la mort d’Arafat, les dirigeants impérialistes avaient assuré la continuité d’une représentation palestinienne qui leur convienne. Après avoir été imposé comme Premier ministre, Abbas avait été élu Président de l’Autorité en 2005. Certes, en 2006, le vote démocratique en faveur du Hamas des Palestiniens de Cisjordanie et de la Bande de Gaza avait mis la manœuvre en péril. Mais les arrestations par l’armée d’occupation des parlementaires Hamas nouvellement élus et le blocus imposé aux Palestiniens qui prétendaient choisir leur gouvernement avaient permis d’imposer une équipe menée par Fayyad et présentant les garanties exigées par les bailleurs occidentaux de l’Autorité palestinienne.

Conscient de l’absence totale de légitimité politique de Fayyad pour les Palestiniens (2% aux élections de 2006 !), les dirigeants impérialistes ont fermé les yeux sur la prolongation unilatérale par Abbas de son mandat présidentiel expiré depuis janvier 2009 !

Quant au fait que sa « légitimité révolutionnaire » au sein de l’OLP tient d’une part à un congrès du Fatah tenu à Bethléem en 2009 sous contrôle de l’armée d’occupation et d’autre part à l’absence totale de fonctionnement démocratique de l’OLP dont l’instance suprême de décision ne s’est pas réunie depuis plus de 10 ans…ils n’en ont évidemment cure, tant que l’actuelle direction autoproclamée leur est utile.

On s’acheminait donc vers l’adoption de « la seule solution possible, connue de tous, la solution à deux Etats, israéliens et palestiniens, vivant côte à côte en paix et en sécurité. »

On allait enfin connaître la fin d’un « drame de plus de 60 ans » grâce à la générosité occidentale qui octroyait un Etat à des Palestiniens méritants et aux « sacrifices douloureux » des Israéliens qui renonceraient (provisoirement !) aux 10 à 15 % de la Palestine mandataire laissés aux Palestiniens.

A défaut de pouvoir rentrer chez eux, dans leurs foyers, les réfugiés pourraient voyager grâce à un passeport, les Palestiniens discriminés en Israël seraient invités à rejoindre l’un des bantoustans constituant l’Etat palestinien, ce bantoustan pouvant d’ailleurs être le résultat d’un échange de territoires permettant à Israël d’annexer les blocs de colonies.

La pièce était jouée ! A l’occasion de cet « évènement historique », on ne parlerait ni du siège de Gaza, ni des 12 000 prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes, ni de la construction à un rythme effréné des colonies, ni de la multiplication des agressions armées des colons fanatiques en Cisjordanie, ni de la judaïsation accélérée de Jérusalem, ni de l’aggravation de la situation des réfugiés dans les camps…

Tous les projecteurs seraient braqués sur la proclamation de l’Etat de Palestine et peu importe que celui-ci soit vide de toute souveraineté et sans conséquence aucune sur la réalité de l’occupation. On maintiendrait à distance les victimes de l’ultime braderie des exigences palestiniennes, réfugiés sans droit au retour réel, Palestiniens expulsés de Jérusalem, Palestiniens de 48 soumis à l’apartheid en Israël etc. dont on couvrirait les cris de colère par les slogans des manifestants soutenant le spectacle : enfants des écoles dont les cours sont suspendus le temps du rassemblement, employés de l’Autorité contraints d’interrompre le travail et d’aller manifester pour toucher le salaire, chômeurs qui se voient offrir un sandwich et du soda en échange de leur participation…Et dans les  mosquées, à la fin de la prière, on ferait lire un texte appelant à soutenir les efforts extraordinaires du Président !

Insensiblement, au fur et à mesure qu’on se rapprochait de l’échéance de septembre 2011, les choses se sont gâtées. Le scénario consensuel s’est délité et la direction palestinienne s’est retrouvée dans cette situation ubuesque de devoir justifier les raisons pour lesquelles elle demandait l’état croupion qui lui avait été antérieurement consenti par le parrain US à qui elle avait un fois de plus fait confiance.

Pour le coup, l’or s’est changé en plomb et ce qui devait être un acte historique a été remplacé par une polémique saugrenue où le sort de millions de Palestiniens est réduit au dilemme suivant : la proclamation de l’Etat de Palestine et son admission à l’ONU doit-elle précéder la reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens ou la négociation doit-elle forcément reprendre avant la proclamation de l’Etat ?

La frénésie des rencontres bilatérales, des voyages éclair, des réunions d’urgence, des initiatives de la dernière chance Etc. semble sans effet sur la possibilité de trouver une solution à cette variante onusienne du fameux dilemme de la poule et de l’œuf : c’est l’Etat qui précède la négociation ou c’est la négociation qui engendre l’Etat ?

Un instant déstabilisé on pense inévitablement à la tirade de Macbeth : serions-nous en présence d’ « une histoire racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien » ?

Mais en étant attentif, on  constate que les acteurs qui s’écharpent devant les caméras  sont toutefois d’accord sur un point : tout ceci n’aura en réalité aucune conséquence sur le quotidien des Palestiniens qui resteront soumis demain aux mêmes injustices qu’hier. Les prisonniers resteront prisonniers, les réfugiés resteront dans leurs camps, le blocus de Gaza ne sera pas levé, le mur de bougera pas d’un pouce, d’autres colonies sionistes seront construites sur les terres palestiniennes Etc.

On comprend alors qu’à l’ONU,  la ligne de partage n’est pas entre ceux qui défendent les droits nationaux des Palestiniens et ceux qui soutiennent l’état colonial sioniste.

Le désaccord « qui fait craindre le pire » n’est en réalité qu’une divergence tactique entre ennemis du peuple palestinien.

Il y a ceux qui disent « la situation dans la région menace de devenir de plus en plus instable, il faut essayer de tromper les Palestiniens tout de suite, demain on n’aura peut-être plus un Abou Mazen sous la main pour essayer de faire passer la pilule » et ceux qui répondent  « c’est justement parce que c’est instable qu’on doit se donner un peu de temps, on peut encore faire vivre l’industrie de la paix en attendant de voir comment ça évolue notamment en Egypte, et si Abou Mazen nous lâche, on se servira d’un autre aujourd’hui en réserve »

Mais tous sont d’accord  pour empêcher le peuple palestinien d’exercer son droit à l’autodétermination.

On pense alors à ces évènements extraordinaires en Tunisie, en Egypte, au Bahreïn, au Yémen, au Maroc… qui ont  illuminé ces derniers mois le ciel obscur du désespoir palestinien.

Par ses excès mêmes, la dramatisation  du dérisoire spectacle onusien témoigne de l’état de panique suscité par la mise en mouvement des masses arabes.

On comprend que ce désordre général au sein du camp impérialiste est le résultat de l’affolement de chacun des acteurs qui concouraient au dispositif d’asservissement des peuples arabes en général et à l’oppression du peuple palestinien en particulier.

On comprend que la panique a gagné tous ces grands et petits bénéficiaires du dispositif de domination : La direction sioniste avide de poursuivre son plan de nettoyage ethnique, qu’elle doit parfois mettre en veilleuse mais qu’elle n’a jamais abandonné; Les dirigeants US qui voudraient  créer les conditions leur permettant de rétablir un équilibre  menacé par l’essor du processus révolutionnaire arabe notamment en Egypte, condition nécessaire au déploiement de l’ordre néolibéral sur la région du « Grand Moyen Orient »; Les dirigeants européens avant tout soucieux de la stabilité dans la partie arabe d’une  zone méditerranéenne déjà fragilisée par la crise du capitalisme qui menace plusieurs Etats de l’Europe du Sud ; Les Etats de la Ligue arabe menacés par la mise en mouvement de leurs peuples qu’ils pensaient avoir définitivement neutralisés ; Et bien sûr, pièce indispensable de l’édifice, la petite élite palestinienne issue d’Oslo et d’abord les dirigeants de l’OLP et de l’AP de Ramallah, qui n’ont d’autre horizon stratégique que celui de négocier, avec les dirigeants sionistes et sous patronage US, les conditions d’une reddition qui leur laissent quand même quelques privilèges  matériels et symboliques.

Depuis plus de 20 ans, le terme attendu du « processus de paix » était la normalisation entre le monde arabe et l’Etat sioniste, « une intégration pleine et entière, consentie par ses voisins »

L’état indépendant palestinien dans les frontières de 67 était la monnaie d’échange de cette intégration, alibi nécessaire à la normalisation des relations avec Israël pour tous les régimes arabes décidés à prendre leur place dans l’ordre néolibéral.

Mais la dynamique politique du sionisme et sa logique de colonisation ininterrompue  ont détruit les bases mêmes de l’existence de cette monnaie d’échange : à force de coloniser il ne reste plus rien à offrir !

C’est maintenant qu’éclate cette vérité parfois ignorée et toujours niée au sein du mouvement qui affirme sa solidarité avec le combat des Palestiniens : le rejet populaire d’Israël de la part de l’immense majorité des peuples arabes qui n’ont jamais accepté l’Etat sioniste imposé par la force au sein de l’Orient arabe. La réalité, c’est qu’il n’y a jamais eu d’adhésion populaire aux sempiternels discours de paix qui exprimaient seulement la soumission d’une élite occidentalisée ou la collaboration de régimes corrompus et soumis aux exigences impérialistes d’accepter « le partenariat avec Israël »

Aujourd’hui les questions se bousculent : Comment parvenir à faire oublier cette plaie ouverte  depuis 1948 ? Comment faire pour supprimer ce ferment de révolution qui fait dire à tant d’Arabes que le moment est venu de balayer tous ces régimes arabes soumis et de poursuivre la lutte jusqu’à la libération de toute la Palestine ? Comment faire pour assurer la victoire de la normalisation alors que, du Caire à Amman la colère populaire a remis l’Etat sioniste au centre de la cible de la révolution ? Comment faire pour stopper ce mouvement dont témoignent les actions déterminées contre les ambassades israéliennes, l’affirmation du refus de la normalisation avec Israël dans la plate-forme de la fédération des syndicats indépendants d’Egypte, la montée de l’exigence d’une véritable ouverture de Rafah, la remise en cause des accords économiques et politiques de l’Egypte et de la Jordanie avec l’Etat sioniste ?

Tel est le vrai dilemme des dirigeants impérialistes.

La colère qui couve en Palestine et au sein des peuples arabes n’éclatera pas en raison d’une prétendue frustration d’avoir été injustement privé d’un « Etat ».

Ce qui provoquera demain la colère ce seront les agressions de l’armée israélienne dans le Sinaï, la poursuite du blocus de Gaza et notamment le scandale de la prétendue ouverture de Rafah, les agressions croissantes des colons sionistes contre les villages palestiniens en Cisjordanie, la judaïsation accélérée de Jérusalem, les provocations contre le peuple du Liban, la répression des mouvements de réfugiés, la poursuite de l’occupation de l’Irak, les menaces d’intervention impérialiste en Syrie Etc.

Ce qui provoquera la colère c’est la volonté impérialiste de priver les peuples arabes de leur droit de prendre en main leur propre destinée, de disposer des ressources de leur sol et, s’agissant du peuple palestinien, d’exercer son droit à l’autodétermination au sein de toute la Palestine, partie intégrante du Machrek.

Quand le pitoyable spectacle de « Palestine 194 » sera terminé, on pourra peut-être revenir au sujet oublié : celui de la libération de la Palestine.

Peut-être sera-t-il alors possible de comprendre que la faillite totale et définitive du projet d’une « Palestine partagée entre deux peuples » est tout simplement l’aboutissement logique du plan de colonisation sioniste qui n’a pas commencé en 1967 et qui ne s’arrêtera jamais tant qu’existe un Etat sioniste qui est d’abord l’incarnation d’une idéologie coloniale réactionnaire, fauteur de guerre et facteur de haine, établi pour contrôler et  diviser les peuples, au service de la domination impérialiste.

La prochaine débandade de la direction  palestinienne illégitime annoncera probablement son acte de décès et c’est tant mieux !

La fin  de ce projet est en réalité une chance pour l’immense majorité des Palestiniens : un Etat croupion palestinien, dépourvu de toute souveraineté et légitimant l’existence de l’Etat d’Israël, eut été une étape supplémentaire dans la fragmentation territoriale et la division du peuple arabe.

La disparition de la perspective des deux Etats mettra un terme à une séquence historique porteuse d’illusions et de défaites. La suppression de cet obstacle est indispensable pour  renouer le fil de l’Histoire du combat anti impérialiste et anti colonial mené pendant des décennies par les peuples de l’Orient arabe.

L’essor de la révolution arabe va bouleverser les termes de la lutte des Palestiniens en lui permettant de renouer avec la dimension anti-impérialiste et révolutionnaire qui a failli être détruite par les accords d’Oslo.

La question palestinienne va reprendre sa place centrale au sein de la question arabe : il ne s’agit pas d’une lutte pour « le partage de la terre entre deux peuples » mais de la remise en cause d’un état pivot de l’impérialisme au Moyen Orient et d’un combat pour l’émancipation.

L’affrontement n’est pas entre les 5 millions de Palestiniens et les 6 millions de Juifs israéliens présents sur la terre de l’ancienne Palestine mandataire mais entre le puissant essor des révolutions arabes en cours et l’Etat sioniste d’Israël, projection de l’Impérialisme occidental  dans l’Orient arabe.

Cette modification du rapport des forces  va entraîner une transformation radicale des termes de l’affrontement et de ses issues politiques possibles.

Il entrainera aussi une remise en cause profonde  de la représentation palestinienne.

Ceux qui pensent que c’est seulement « de son plein gré qu’Israël évacuera les territoires occupés », ceux qui approuvent Abbas quand il affirme « notre objectif n’est pas d’isoler ou de délégitimer Israël » vont devoir s’effacer, emportés par le naufrage de la stratégie qui a conduit aux accords d’Oslo.

C’est à la question du partage qu’il faut revenir en effet, mais en comprenant que le problème n’est pas l’absence d’un Etat palestinien.

Le conflit prend racine dans la création de l’Etat colonial et c’est pour cette raison que la solution n’est pas d’appliquer le plan de partage mais de l’annuler totalement, au nom de l’émancipation des peuples arabes contre le projet impérialiste d’accaparement des richesses et de contrôle stratégique de l’Orient arabe et au nom de la révolution arabe qui s’est remise en marche et qui se heurtera nécessairement à l’ Etat sioniste partie intégrante de la contre révolution.

Pour celles et ceux qui soutiennent  les droits des Palestiniens, le combat pour la Palestine n’est certes pas de soutenir une supplique visant à obtenir une quelconque reconnaissance de l’ONU qui a légitimé en 1947 un projet de nettoyage ethnique et a donné le feu vert aux troupes sionistes pour mener la guerre coloniale de dépossession et d’expulsion des Palestiniens, guerre qui se poursuit encore aujourd’hui.

Le combat pour la Palestine est dans la poursuite de l’action visant à isoler l’Etat sioniste, notamment en poursuivant la campagne BDS.

Il est dans le développement de l’action contre  le blocus de Gaza, en prenant place aux côtés des révolutionnaires égyptiens dans la campagne pour l’ouverture totale de Rafah

Il est dans l’engagement de forces militantes dans les  actions des réfugiés aux frontières de la Palestine occupée, au Liban, en Jordanie et en Syrie.

Et il est, bien sûr, dans le soutien aux révolutions arabes, en solidarité notamment

Samedi 24 septembre 2011

 http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Pierre-Yves_Salingue.240911.htm


Etat palestinien: les USA opposeront leur veto à l'Onu.
Les Etats-Unis useront de leur droit de veto si les Palestiniens tentent d'obtenir la reconnaissance de leur Etat au Conseil de sécurité des Nations unies, a déclaré Victoria Nuland, porte-parole de la diplomatie américaine.
"Cela ne devrait pas surprendre (...) les Etats-Unis snt opposés à une démarche des Palestiniens à New York pour essayer d'établir un Etat qui ne peut être obtenu que par la négociation. Donc oui, si quelque chose vient à être voté au Conseil de sécurité, les Etats-Unis opposeront leur veto", a indiqué devant les journalistes Mme Nuland.
Elle a confirmé la déclaration de la sous-secrétaire d'Etat américaine Wendy Sherman ayant annoncé officiellement que "les Etats-Unis utiliseraient leur veto contre toute tentative de reconnaissance de l'Etat palestinien aux Nations unies".
Washington appelle à la reprise de négociations directes entre Palestiniens et Israël pour éviter un "scénario négatif " à New York, tout en estimant que la présentation d'une demande palestinienne demeurait incertaine.
Faute de perspective de reprise des négociations de paix avec Israël, au point mort depuis des mois, M.Abbas a l'intention de présenter la requête palestinienne le 20 septembre prochain lors de la session de l'Assemblée générale des Nations unies, malgré l'hostilité d'Israël et des Etats-Unis.
Les Palestiniens vont demander l'adhésion pleine et entière à l'Onu de leur Etat dans les frontières d'avant l'occupation par Israël de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et de la bande de Gaza. Ils ont la ferme intention de porter leur demande devant l'Onu, espérant obtenir le soutien de "plus de 150 pays" sur les 193 membres de l'organisation en cas de vote à l'Assemblée générale.

http://fr.rian.ru/world/20110909/190925662.html


Rami G. Khouri : Washington contre le droit international.

Si les États-Unis s’opposent à la demande palestinienne d’adhésion à l’ONU, c’est parce que cette initiative échappe à leur contrôle, estime l’intellectuel palestinien Rami G. Khouri.

Deux événements majeurs liés au Moyen-Orient ont eu lieu ce mois-ci à New York : la commémoration du 10e anniversaire des attentats du 11 septembre et la demande, à l’Assemblée générale qui se tient actuellement à l’ONU, de la reconnaissance d’un État palestinien sur les territoires occupés par Israël depuis 1967.

Nous serons prochainement fixés sur la reconnaissance que les Palestiniens cherchent à obtenir des Nations unies. La plupart des observateurs dignes de confiance s’attendent que cette demande obtienne le nombre de votes requis dans cette institution qui a toujours été juste avec la Palestine et qu’elle représente un autre gain symbolique pour la cause palestinienne. Cependant, même si un “État de Palestine” incluant la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est est officiellement proclamé ou reconnu par l’ONU, cela ne débouchera probablement sur aucun changement concret, car les réalités du terrain ne sont pas déterminées par les votes de l’Assemblée générale de l’ONU, mais par l’attitude des Palestiniens et des Israéliens et celle des gouvernements étrangers qui les soutiennent. C’est pourquoi, étant donné son impact essentiellement rhétorique et symbolique, je reste personnellement partagé sur la demande palestinienne d’adhésion à l’ONU.

Beaucoup plus intéressantes, en revanche, sont les réactions extrêmes d’Israël et des États-Unis face à cette demande.

Les pouvoirs législatif et exécutif américains l’ont fermement condamnée, allant même parfois jusqu’à menacer de suspendre leur aide par mesure de représailles. Le gouvernement israélien a usé de toutes ses armes diplomatiques pour tenter de la faire rejeter, mais il a fini par se résigner à ce qu’elle soit mise au vote. L’argument le plus souvent invoqué par les Israéliens et les Américains est qu’elle entraverait les tentatives de règlement du conflit israélo-palestinien par des négociations bilatérales directes. Ils affirment cela le plus sérieusement du monde, même si leurs propos sont démentis par les faits passés et actuels.

En réalité, depuis la conférence de Madrid de 1991 et les accords d’Oslo de 2003, les États-Unis et Israël ont largement orienté à leur guise le processus des négociations israélo-palestiniennes. Israël a pris en main les engagements diplomatiques, car le pays contrôle les événements sur le terrain avec son armée d’occupation, sa stratégie d’encerclement et ses colons, et qu’il tient les Palestiniens en otages en contrôlant leurs terres, leur espace aérien et maritime, leur commerce, leur sécurité et leurs ressources financières.

Les États-Unis, de leur côté, se sont attribué le rôle de médiateur dans les négociations bilatérales et ont provoqué une série d’échecs qui resteront probablement dans l’Histoire comme l’un des plus grands exemples d’incompétence diplomatique de l’humanité. Les historiens diront un jour s’il faut les imputer à de l’amateurisme ou au net parti pris en faveur d’Israël qui contrecarrait les efforts de médiation des États-Unis.

Dans un cas comme dans l’autre, avec le rapport de forces actuel et un médiateur américain si favorable à Israël, les négociations bilatérales n’ont aucune chance d’aboutir. Je soupçonne que la véritable raison pour laquelle les États-Unis et Israël s’opposent si violemment à la demande palestinienne d’adhésion à l’ONU, c’est parce qu’elle représente une rare initiative sollicitant une décision politique sur une question arabo-israélienne qu’ils ne contrôlent pas totalement mais pour laquelle les éléments de référence sont le droit international et le consensus mondial. Son acceptation serait un précédent si préoccupant pour les Israéliens et les Américains qu’ils utilisent toutes les armes et les menaces possibles pour faire rejeter la demande avant qu’elle n’aille plus loin.

C’est pour cette même raison que, l’an dernier, les deux pays ont réagi de manière tout aussi hystérique à la publication du rapport Goldstone [qui accusait Israël de crimes de guerre à Gaza]. Ils ne peuvent tout simplement pas accepter que des délibérations politiques ou des procédures diplomatiques relatives à Israël et à la Palestine aient lieu en dehors du cadre des priorités israéliennes et de la réponse servile des États-Unis à tous les souhaits d’Israël, grâce à la formidable puissance des lobbys pro-israéliens de Washington.

Ne nous laissons pas duper par ces débats - qui ne visent qu’à faire diversion - sur le vote essentiellement symbolique de la reconnaissance de l’État palestinien par l’ONU. La véritable question est de savoir si l’histoire de la Palestine et d’Israël sera façonnée par la loi et par la détermination de la communauté des nations à traiter les deux camps de manière équitable ou par la puissance du sionisme et de son partenaire diplomatique américain, qui ressemble bien plus à la marionnette d’un ventriloque qu’à un acteur indépendant, et à plus forte raison un médiateur impartial.

Rami G. Khouri - The Daily Star 

14 septembre


Des experts de l’Onu jugent illégal le blocus de Gaza.
Un groupe d’experts des Nations unies a estimé mardi que le blocus de la bande de Gaza par Israël constituait une violation du droit international, contredisant ainsi un autre rapport de l’Onu qui avait jugé légal le blocus de l’enclave palestinienne.
  Des commandos israéliens sont intervenus le 31 mai 2010 pour arraisonner un navire, le Mavi Marmara, faisant partie d’une flottille qui tentait de rallier la bande de Gaza pour y apporter de l’aide humanitaire.
  Lors de l’assaut, neuf militants turcs pro-palestiniens avaient été tués.
  Le rapport Palmer de l’Onu avait jugé "excessive et déraisonnable" cette intervention militaire mais avait considéré légal le blocus imposé par Israël contre la bande de Gaza.
  Un groupe de cinq experts indépendants, spécialistes des droits de l’homme, a en revanche estimé que le blocus constituait "une violation flagrante des droits de l’homme (...)".
  Il juge aussi que le rapport Palmer a été influencé par la volonté de ne pas envenimer les relations entre la Turquie et Israël.
  Parmi les cinq membres du groupe placés sous l’autorité du Conseil des droits de l’homme de l’Onu figurent notamment Richard Falk, rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’homme dans les territoires occupés, et Olivier de Schutter, rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation.
  En septembre 2010, un rapport de la mission d’enquête du Conseil de l’Onu pour les droits de l’homme avait déjà jugé que l’armée israélienne avait fait preuve "d’une violence incroyable et absolument superflue" lors du raid.

mardi 13 septembre 2011, par La Rédaction

http://www.aloufok.net/spip.php?article5318


John Glaser : Israel s’Oppose à un Etat Palestinien Pour Eviter des Enquêtes sur Ses Crimes De Guerre.

Selon un câble de Wikileaks récemment publié des drones ont été utilisés à Gaza de même qu’il révèle les véritables raisons pour l’objection d’Israël à la création d’un état palestinien.

Un câble diplomatique secret du département d’état publié par Wikileaks a révélé que l’une des raisons principales derrière les objections d’Israël à un état palestinien c’est que l’absence d’état maintient les territoires occupés hors de la juridiction de la CPI qui poursuit les crimes de guerre.
L’avocat général militaire pour les forces armées israéliennes, Avichai Mandelblit, a rencontré l’ambassadeur US James B. Cunningham en Février 2010 pour discuter des enquêtes sur des accusations de mauvaise conduite lors des attaques d’Israël en Décembre 2008 et Janvier 2009 contre Gaza, l’Opération Plomb Durci.
Mandelblit a signalé à Cunningham que le ministre de la justice de l’autorité palestinienne Ali Kashan avait demandé au procureur de la CPI Luis Moreno- Ocampo d’enquêter sur d’éventuels crimes de guerre d’Israël dans les territoires occupés depuis 2002 jusqu'à l’Opération Plomb durci incluse. Le câble dit : « Mandelblit a dit que plusieurs opinions légales avaient été fournies à Ocampo notant que la CPI n’avait pas de juridiction légale du fait que l’AP n’avait pas d’état… »
Le dialogue est inhabituellement cru car les objections publiques d’Israël à un état palestinien aux Nations Unies devant être voté ce mois ci ont été banales et de nature politique.
Après avoir demandé à maintes reprises que les US «déclare publiquement leur position que la CPI n’a pas de juridiction sur Israël concernant l’opération de Gaza » Mandelblit «a mis en garde que la poursuite par l’AP d’Israël auprès de la CPI serait considérée comme une guerre par le GOI (gouvernement d’Israël).»
Mandelblit semble détourner les accusations de crimes de guerre non pas en niant qu’ils aient eu lieu mais en les récusant par un point technique légal. Mandelblit était accompagné par le Col Liron Libman directeur du département de droit international au sein de l’armée israélienne qui «a fait remarquer que la CPI était le problème le plus dangereux pour Israël».
Mandelblit a également rejeté le rapport de mission de l’ONU sur le conflit à Gaza, appelé rapport Goldstone d’après son chef, qui a trouvé à la fois Israël et le Hamas coupables de crimes de guerre. « Le GOI espère éventuellement que Goldstone disparaîtra » lit-on dans le câble. Il fait également état des propres enquêtes de l’armée israélienne sur le conflit mais refuse la possibilité «d’une commission d’enquête sur les enquêtes de l’armée israélienne » indépendante disant « personne ne pense que nous devrions le faire».
Le câble révèle également la première reconnaissance officielle trouvée dans les câbles de Wikikeaks de l’utilisation par Israël de drones lors de l’Opération Plomb Durci. Lors d’un bombardement par l’un de ses drones 16 civils ont été tués. «Un UAV (drone) a tiré sur deux combattants du Hamas devant la mosquée « lit -on dans le câble « et il y a eu 16 victimes à l’intérieur de la mosquée à cause d’une porte ouverte par laquelle des éclats sont rentrés lors de la prière».
Dans un câble d’un an plus tôt en Février 2009, l’ambassadeur israélien Benny Dagan a admis au responsable américain Robert J. Silverman que « la stratégie actuelle c’est d’utiliser une force disproportionnée pour répondre aux attaques du Hezbollah et du Hamas notant que cela pourrait prendre des frappes répétées dans les deux cas. »
1400 Palestiniens ont été tués lors d’attaques par les forces israéliennes pendant l’Opération Plomb Durci et 5000 blessés. Des centaines de tués, la moitié selon

certaines estimations étaient des civils non armés dont 300 enfants, plus de 115 femmes et 85 hommes de plus de 50 ans. Des milliards de dollars d’infrastructures ont été endommagées et parmi les crimes un grand nombre d’attaques par les soldats israéliens sur des installations civiles
John Glaser

02/09/2011
Traduction Mireille Delamarre

Article en anglais

Information complémentaire

Le dernier rapport d’un comité d’experts de l’ONU stipule que contrairement à ce qu’a affirmé le rapport Palmer concernant le raid israélien contre la Flottille de la Liberté pour Gaza en Mai 2010 au cours duquel 9 personnes, des Turcs - ont été tuées , le blocus de Gaza est illégal violant le droit international réaffirmant ainsi ce qu’avait déjà conclu un rapport de mission de Septembre du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, de même qu’un rapport du CICR après enquête sur place.
Le blocus est une punition collective en «
flagrante violation du droit humanitaire international « selon tous ces rapports.

21 septembre 2011

"The wandering who" de Gilad Atzmon


Irib "Israël", de plus en plus isolé.  

C'était une réalité, depuis l'opération meurtrière menée à Gaza, au début de l'année 2009, par l'armée israélienne. C'est maintenant une évidence. Israël est isolé, sur la scène internationale.

Ni la punition collective, infligée, de façon chronique, à la population de Gaza, ni la violence du commando, intervenu, il y a, maintenant, un an, dans les eaux internationales, pour bloquer un convoi humanitaire, ne peuvent être justifiées. La réaction indignée de la communauté internationale le dit, on ne peut plus clairement.

Et, maintenant, huit mois après la chute de Hosni Moubarak, l’ambassadeur d’Israël, au Caire, a été évacué, samedi, sous la pression de la rue, et son confrère, à Ankara, a été expulsé.

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, fait, cependant, le dos rond, pour préserver la paix avec l’Égypte et l’espoir d’une réconciliation avec la Turquie, deux pays, qui jouent un rôle pivot, dans l’environnement stratégique régional. Le drapeau du régime sioniste, qui flottait, depuis 1979, au 17eétage d’un bâtiment du Caire, a été déchiré et incendié par des milliers de manifestants. Les locaux de l’ambassade ont été saccagés et des piles de documents, jetées par les fenêtres. La crise avec l'Égypte survient, au moment où Israël est engagé dans un bras de fer avec la Turquie, en raison de l'abordage meurtrier du ferry turc, "Mavi Marmara", qui tentait de briser le blocus de Gaza, par des commandos de marine israéliens, en mai 2010, faisant 9 morts, parmi les pacifistes turcs. Devant le refus de Netanyahu de présenter des excuses, Ankara a suspendu tous ses liens commerciaux et militaires avec Israël. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, exige des «excuses», et hausse le ton. De fait, le pire reste, peut-être, à venir, pour Israël, confronté à la demande d'adhésion d'un État de Palestine aux Nations unies. Les Palestiniens devraient annoncer, dans les prochains jours, s'ils présentent leur requête historique au Conseil de sécurité, pour devenir pays membre, à part entière, de l'ONU. Le régime sioniste s'oppose, farouchement, à cette démarche, mais risque une défaite diplomatique, les Palestiniens semblant assurés d'obtenir une majorité, en leur faveur, à l'Assemblée générale.
Il n’en reste pas moins qu’Israël apparaît affaibli et isolé, tant au Proche-Orient que sur la scène mondiale, au moment où les Palestiniens veulent demander l’adhésion de leur État, à l’ONU, en principe, le 20 septembre.

Irib

12/09/2011


LEMONDE.FR avec AFP :Des milliers de détenus palestiniens en Israël en grève de la faim

Des milliers de Palestiniens détenus par Israël ont entamé mercredi 28 septembre une grève de la faim pour dénoncer l'isolement carcéral, a affirmé le ministre des prisonniers palestinien Issa Qaraqaë.

"Je peux confirmer que tous les détenus des prisons israéliennes ont entamé une grève de la faim de trois jours, qui pourrait être prolongée, à titre d'avertissement à l'administration israélienne", a déclaré M. Qaraqaë à Ramallah.

"Près de 200 prisonniers du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, gauche radicale) et d'autres ont commencé hier une grève de la faim illimitée pour protester contre l'isolement continu de leur secrétaire général Ahmad Saadat depuis quatre ans", a indiqué le ministre.

DIX ANS D'ISOLEMENT

"Il y a des prisonniers à l'isolement depuis dix ans", a-t-il ajouté, précisant que la grève s'était étendue à toutes les prisons pour dénoncer l'isolement ainsi que des mesures punitives croissantes contre les détenus, selon lui.

"Les autorités pénitentiaires ont imposé de lourdes sanctions et des mesures sans précédent, mettant les prisonniers en état de rébellion contre toutes les règles en vigueur dans les prisons de l'occupation", a-t-il poursuivi.

Selon l'organisation israélienne de défense des droits de l'homme B'Tselem, plus de 5 000 Palestiniens sont détenus par Israël, dont près de 200 mineurs.

LEMONDE.FR avec AFP |

28.09.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/09/28/des-milliers-de-detenus-palestiniens-en-israel-en-greve-de-la-faim_1579169_3218.html



Paroles & actions du présidentcette semaine ...

Chavez: Barack Obama  un «Monument historique de cynisme». 

Le président vénézuélien Hugo Chavez a qualifié jeudi de «monument historique de cynisme» le discours de Barack Obama mercredi à l'ONU à propos de la Palestine. Dans son discours à la tribune des Nations unies, unanimement jugé «pro-israélien» dans les Territoires palestiniens comme en Israël, M.Obama a rejeté la demande d'adhésion pleine et entière d'un Etat de Palestine à l'ONU.

Ce fut «un monument historique de cynisme, ça se voyait sur son visage qui était un vrai poème», a lancé Hugo Chavez aux médias à son retour de Cuba où il venait de subir un quatrième cycle de chimiothérapie pour soigner son cancer. Plus tôt dans la semaine, Hugo Chavez avait écrit au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon pour réitérer son appui à la reconnaissance d'un Etat palestinien.

Irib

24/09/2011  



2 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

1 Politique Israélienne

1-1 Netanyahu : "Flottille: Pas besoin de nous excuser."  

Le Premier Ministre Netanyahu a réitéré ce dimanche son refus de s'excuser auprès de la Turquie pour l’agression meurtrière contre un ferry turc en route pour Gaza l'an dernier.
"Nous n'avons pas besoin de nous excuser pour avoir agi afin de défendre nos concitoyens, nos enfants et nos villes", a estimé Netanyahu, à l'ouverture du conseil des ministres hebdomadaire.
 "Nous n'avons pas besoin de nous excuser pour nos soldats qui se sont défendus face à des attaques violentes de la part d'activistes de l'IHH (ONG humanitaire turque).  Nous n'avons pas à nous excuser quand nous agissons pour stopper la contrebande d'armes destinées au Hamas, une organisation terroriste qui a déjà tiré 10.000 missiles, roquettes et obus de mortiers contre nos citoyens", a-t-il prétendu.
"Mais, parallèlement, je répète qu'Israël exprime ses regrets pour les pertes en vies humaines. J'espère que nous trouverons le moyen de surmonter nos divergences avec la Turquie. Israël n'a jamais voulu et continue à ne pas vouloir aujourd'hui une dégradation de ses relations avec la Turquie", a-t-il également ajouté.
Par ailleurs, le ministre de l'Environnement Gilad Erdan, un proche de Netanyahu a déclaré à la radio publique qu’"Israël n'a aucun intérêt à une escalade avec la Turquie, bien au contraire".
 La Turquie a décidé d'expulser l'ambassadeur d'"Israël" à Ankara et de geler les relations militaires.
Ankara a pris ces mesures à la suite de la publication jeudi d'un rapport d'enquête commandité par l'ONU estimant que l'armée israélienne avait eu recours à une force "excessive et déraisonnable" mais reconnaissant la légalité du blocus naval israélien contre Gaza.

Al Manar

04/09/2011


1-2 Lieberman : État palestinien à l'ONU: Lieberman promet des «conséquences dures et graves»

Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a mis en garde mercredi les Palestiniens contre les «conséquences dures et graves» de leur demande imminente d'adhésion d'un État de Palestine à l'ONU.

«Ce que je peux dire avec la plus totale certitude, c'est qu'à partir du moment où ils font passer une décision unilatérale, il y aura des conséquences dures et graves», a affirmé M. Lieberman lors d'un discours public dans le sud d'Israël.

Le ministre nationaliste a toutefois refusé de préciser la nature de ces «conséquences». «Le moment n'est pas venu de donner des détails sur ce qui se passera», a-t-il déclaré, tout en assurant que ces propos ne constituaient pas une «menace».

«J'espère que nous n'arriverons pas à ces conséquences dures et graves et que le bon sens l'emportera dans toutes les décisions qui seront prises afin de parvenir à un modus vivendi permettant de coexister et de faire avancer les négociations», a-t-il ajouté.

M. Lieberman a rencontré mercredi la chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, qui s'est aussi entretenue dans la matinée avec le premier ministre Benyamin Nétanyahou et le ministre de la Défense Ehoud Barak.

Mme Ashton a décidé de prolonger son séjour en Israël pour poursuivre ses consultations et tenter de trouver une solution de compromis afin de «ramener les parties à la table des négociations».

Elle devait à nouveau rencontrer M. Nétanyahou mercredi soir.

«Le mandat que j'ai pour être dans la région, cette semaine, est de sonder les moyens de pouvoir faire avancer les négociations et de trouver une façon qui permette au peuple d'Israël et au peuple de Palestine de vivre côte à côte, en paix et en sécurité», a indiqué dans un communiqué Mme Ashton qui a rencontré mardi au Caire les représentants de la Ligue arabe et le président palestinien Mahmoud Abbas.

«Et j'espère que, dans les prochains jours, ce que nous serons capables d'obtenir ensemble sera susceptible de permettre aux négociations de redémarrer», a-t-elle ajouté.

Israël et les États-Unis s'opposent à la demande que doit présenter Mahmoud Abbas la semaine prochaine à l'ONU et prônent un retour à des négociations directes totalement gelées depuis un an.

Des représentants américains -- l'émissaire pour le Proche-Orient David Hale et le conseiller spécial du président Barack Obama, Dennis Ross -- ont été dépêchés mercredi dans la région pour tenter de dissuader les Palestiniens de présenter leur demande.

Selon un bref communiqué de son bureau, le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak s'est entretenu de ce projet mercredi avec M. Ross.

Interrogé par l'AFP, un haut responsable israélien a de nouveau rejeté mercredi une relance des négociations sur la base des lignes de 1967, c'est-à-dire avant l'occupation israélienne de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.

«Le premier ministre a toujours dit que les frontières devraient être fixées dans le cadre de négociations directes avec les Palestiniens, en tenant compte des impératifs de sécurité et nationaux d'Israël», a affirmé ce responsable en jugeant les lignes de 1967 «indéfendables».

Un responsable du ministère des Affaires étrangères a pour sa part reconnu qu'Israël avait peu de chance d'empêcher un vote favorable aux Palestiniens aux Nations unies.

En visite dans le district d'Eshkol, un secteur du désert du Néguev (sud) régulièrement cible des roquettes tirées depuis Gaza, le président israélien Shimon Pérès a appelé à la reprise des pourparlers avec les Palestiniens.

«Nous devons faire tout notre possible pour que des négociations directes reprennent rapidement avec les Palestiniens. Je sais d'expérience que ce qui paraît impossible peut devenir possible», a-t-il dit.

14-09

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201109/14/01-4447589-etat-palestinien-a-lonu-lieberman-promet-des-consequences-dures-et-graves.php


1-3 Politique extérieure.

Israël lance un avertissement à l’ONU. 
Le ministre des Affaires étrangères a menacé l’ONU d’une réaction vigoureuse, de la part de ce régime, en cas d’un vote favorable à la reconnaissance de l’Etat indépendant palestinien.
Avigdor Lieberman, en mettant en garde l’Organisation des Nations-Unies, contre la reconnaissance de la Palestine, a prévenu que "si cela devait se produire, Israël rompra ses relations avec l’Autorité autonome de la Palestine". Il a prétendu que la question de la Palestine doit être, seulement, résolue, via des négociations. «Israël soutiendra la proposition du Quartette (comité quadripartite pour la paix au Moyen-Orient composé des représentants de l’Union Européenne, de l’ONU, de la Russie et des Etats-Unis) de reprendre les négociations. Le Quartette s’efforce de neutraliser les efforts des Palestiniens, pour la formation d’un Etat indépendant. Lors de la réunion du Quartette, il a été proposé de réaliser, d’ici fin 2012, l’accord de compromis entre la Palestine et Israël. Le cabinet sécuritaire du régime sioniste tiendra, demain, une réunion, pour examiner la proposition du Quartette, concernant la reprise des négociations directes avec les Palestiniens. Selon certaines sources du bureau du Premier ministre, Benyamin Netanyahu, la réponse d’Israël au Quartette sera positive, car l’objectif en est le retour immédiat à des négociations inconditionnelles, sans arrêter la colonisation ou retourner aux frontières de 1967.

IRIB

26/09/2011
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/143943-isra%C3%ABl-lance-un-avertissement-%C3%A0-l%E2%80%99onu


Les commentaires sont fermés.