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03/10/2011

n°591 - Dossier de Palestine - 30-09 - Fin- : Les ambassadeurs de 5 pays européens grondés par Israël !


n°591 - Dossier de Palestine - 30-09 -  Fin- : Les ambassadeurs de 5 pays européens grondés par Israël !


L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



Dossier de Palestine

       n°591                                                    30-09

                                                                      C.De Broeder & M.Lemaire   



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

e) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

1 Médias

1-2 Journalisme systématiquement tendancieux.

2 Les brèves

3 Dossier

3-3 Gilad Atzmon - Obama, l'État palestinien et la schizophrénie d’Israël.

3-4 L’appel au boycott des produits d’un État par un citoyen n’est pas interdit par le droit français ».

3-5 Irib ;  Israël accusé de crime de guerre si l'État palestinien est reconnu ?. 

3-6 E.W. Dolan  - E. Lake : Un million d’enfants pauvres de plus aux USA, mais Obama gonfle l’aide militaire à Israël.




3-3 Gilad Atzmon - Obama, l'État palestinien et la schizophrénie d’Israël.
Ceux qui suivent la presse hébraïque et comprennent  l'État juif peuvent être quelque peu intrigués de découvrir que, alors que la presse en hébreu n’accorde que peu d'attention, lui donnant une place insignifiante, à la campagne actuelle des dirigeants actuels palestiniens en faveur de la reconnaissance de leur  État, les médias israéliens de langue anglaise sont saturés d’informations sur la perspective d'une résolution pro-palestinienne à l'ONU la semaine prochaine.

Si vous voulez comprendre ce décalage évident entre la presse juive en hébreu et en anglais prises, il reflète clairement une scission dans la psyché collective juive.

Je suppose que certains peuvent être surpris d'apprendre qu’ Israël et les Israéliens veulent réellement que l'initiative palestinienne aille de l'avant et soit couronnée de succès. Ils veulent un État palestinien, car c'est la seule solution qui permettrait de sauver “l'État  des seuls Juifs” d'un effondrement démographique.

De récents sondages en Israël prouvent que la majorité des Israéliens sont très excités au sujet de la «solution à deux États». Non seulement les Israéliens ne se sentent  pas menacée par l'idée d'un  État palestinien, mais ils l’aiment réellement, car cela permettrait d’installer leur réalité dans le cadre du droit international. Il faut aussi se rappeler que le parti Kadima, qui a remporté les deux dernières élections en Israël, a été et est encore attaché au «désengagement», une séparation claire entre les «Juifs» et les Palestiniens par le biais d’un retrait  unilatéral israélien. En d'autres termes, un  État palestinien atteint exactement le même  objectif :  il exonère les Israéliens de toute responsabilité quant aux territoires qu’ils ont autrefois occupés  et détruits. Il est évident que certains éléments en Israël s'opposent à l'initiative palestinienne à  l'ONU: Je suppose que le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman n'est pas trop heureux à ce sujet. Les colons de Cisjordanie peuvent également être très en colère, mais pour quelque raison, même eux sont relativement calmes ces jours-ci.

Et pourtant, le lobby juif dans le monde entier s'oppose totalement à l'initiative palestinienne à l'ONU: il s’en tient clairement à l’ image très simpliste d'un État juif expansionniste du «fleuve [le Jourdain, NdT] à la mer». Et à ce qu’ il semble, il ne va pas renoncer à son rêve de sitôt.

Ce que nous voyons ici en pratique, c’est une crise d'identité claire ou même un clivage schizophrénique entre les aspirations des sionistes israéliens et de  ceux de diaspora. Alors que les Israéliens sont en train de revenir à la vieille attitude du ghetto juif, préférant se serrer, rester ensemble et s'entourer de vastes et impénétrables murailles de béton, le discours de la diaspora juive sioniste récit est axé sur la confrontation, belliqueux, va-t-en guerre militant et expansionniste. Ils veulent  le tout, avec ou sans les Palestiniens.

Une fois encore, nous remarquons qu’Israël et le sionisme ont évolué en deux discours séparés et opposés. Alors qu'Israël cherche à maintenir son identité racialement orientée par une politique de ségrégation, le discours sioniste en diaspora continue d’insister sur une résolution de la question juive par les moyens d'un conflit sans fin.

Mais jetons un regard sur  l'Amérique; essayons de comprendre comment  l’ “unique superpuissance” mondiale traite ce dispositif judéocentrique schizophrène.

Le président Obama et son administration sont évidemment très confus. D'une part, ils sont soumis à certaines pressions incessantes infligées par le lobby juif. Le Lobby ne laisse pas une grande marge de manœuvre à l'administration US. Mais d'autre part, aussi bien l'administration US que le gouvernement israélien se rendent compte que, en ce qui concerne Israël et sa “sécurité”, l'initiative palestinienne à  l'ONU n'est pas une si mauvaise idée. De fait, Israël ne peut pas rêver mieux.

Il est clair maintenant que le président Obama ne va pas être sauvé par l'un des soi-disant "meilleurs amis de l'Amérique». Pour l'AIPAC [American Israel Public Affairs Committee] et le Lobby, Obama est un instrument. À ce jour le lobby a l’habitude de considérer les politiciens US comme des marionnettes serviles. Israël, d'autre part, ne va pas sauver l'Amérique non plus. Il est trop suspicieux vis-à-vis de l'administration US actuelle. Israël en a même carrément  assez de l'actuelle administration US. Il serait heureux de voir Obama battu.

En conséquence, l'administration US se dirige tout droit vers une humiliation inévitable à l'ONU. Elle aura à opposer son veto  à une décision votée par de nombreux alliés des USA. Ceci est clairement un désastre pour Obama. Et pourtant, un seul homme peut sauver l'Amérique de son destin funeste. Cet homme n'est autre que le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Seuls Abbas et l'Autorité palestinienne peuvent sauver la mise aux USA.

Mais le sens de tout cela est aussi très embarrassant. Cela signifie que le président palestinien Mahmoud Abbas (qui est une figure relativement faible dans la politique palestinienne tout comme dans la diplomatie internationale) est la seule personne qui peut sauver notre “unique superpuissance” mondiale d'un fiasco diplomatique.

Je n’arrive pas à décider si c'est drôle ou triste, mais laissez-moi vous dire que c’ est certainement volatile.

Le temps est sans aucun doute  venu pour les USA, la Grande-Bretagne et l’Occident de trouver la force de s'opposer au lobbying sioniste et au pouvoir de Jérusalem.

Jeudi 22 septembre 2011

Original : http://www.gilad.co.uk/...

Traduit par Fausto Giudice


3-4 L’appel au boycott des produits d’un État par un citoyen n’est pas interdit par le droit français »,

Le tribunal de la 17ème Chambre correctionnelle du Palais de Justice de Paris, spécialisée dans les affaires de droit de la presse, diffamation publique, liberté d’expression, a rendu un jugement de la plus haute importance et de la plus grande clarté, à propos du droit qu’ont les citoyens et consommateurs d’appeler au boycott d’Israël et de ses produits. Il nous concerne tous. Voici les attendus du jugement. Merci de les diffuser largement.

Ce jugement, dont les attendus sont précis et très étayés, fait d’ailleurs l’objet d’un commentaire très intéressant dans la dernière édition de la Gazette du Palais (Septembre 2011 n° 244, P. 15), sous l’intitulé : « LIBERTÉS PUBLIQUES : L’appel au boycott des produits d’un État par un citoyen n’est pas interdit par le droit français », et sous la plume du magistrat Ghislain Poissonnier.

Ces attendus doivent être connus et lus avec d’autant plus d’attention que la campagne BDS s’amplifie dans le monde entier, mais que d’autres procès BDS doivent se dérouler prochainement en France, à commencer par celui du 20 OCTOBRE 2011 à BOBIGNY, ceci en raison de l’obéissance remarquable du gouvernement Sarkozy à tous les desiderata israéliens.

POURQUOI LES CITOYENS ONT LE DROIT D’APPELER AU BOYCOTT D’ISRAEL

Les juges qui nous ont entendus le 17 juin dernier, ont relaxé le 8 juillet 2011 Oliva Zémor, accusée de discrimination contre la nation israélienne, et d’incitation à la haine raciale par le gouvernement et par quatre associations du lobby israélien en France, en soulignant que :

« Dès lors que l’appel au boycott des produits israéliens est formulé par un citoyen pour des motifs politiques et qu’il s’inscrit dans le cadre d’un débat politique relatif au conflit israélo-palestinien, débat qui porte sur un sujet d’intérêt général de portée internationale, l’infraction de provocation à la discrimination fondée sur l’appartenance à une Nation n’est pas constituée. »

Le juge a expliqué le 8 juillet, lors du rendu de ce jugement que l’article de loi invoqué par les parties civiles (article 24, alinéa 8, de la loi de 1881) est destiné à « lutter contre toutes les formes de racisme » et ne « saurait être invoqué pour interdire un appel au boycott « invitant à une certaine forme d’objection de conscience, que chacun est libre de manifester ou pas » et « lancé par des organisations non gouvernementales ne disposant d’aucune prérogative de puissance publique »

S’appuyant sur des décisions de la Cour de Cassation et de la Cour européenne des Droits de l’Homme, le tribunal fait remarquer que :

« La critique d’un Etat ou de sa politique ne saurait être regardée, de principe, comme portant atteinte aux droits ou à la dignité de ses ressortissants sans affecter gravement le liberté d’expression dans un monde désormais globalisé dont la société civile est devenue un acteur majeur, et alors qu’aucun ’délit d’offense à Etat étranger’ n’a jamais été consacré par le droit positif ni par le droit coutumier international, tant il serait contraire aux standards communément admis de la liberté d’exprimer des opinions ».

Le tribunal a ajouté, en s ‘appuyant sur les exemples développés par les avocats de la défense, Me Antoine Comte, Me Dominique Cochain, et Me Henri Choukroun, que « les autres appels, émanant de certains secteurs de la société civile, au boycott de tels produits en provenance d’un pays ou d’une entreprise sont nombreux, sans qu’ils aient jamais été incriminés dans l’ordre des abus de la liberté d’expression » .

Le juge passe ainsi en revue de très nombreux appels anciens et récents au boycott de produits, du tourisme dans certains pays, de jeux olympiques dans d’autres, dont le boycott de l’année du Mexique en France en 2011 et le boycott des produits birmans par l’enseigne Carrefour.

Il met également l’accent sur le fait que l’on ne peut en aucun cas nous accuser de « provocation à la discrimination, la violence ou la haine à l’égard d’un groupe de personnes à raison de son appartenance à la nation israélienne, puisque certains secteurs de l’opinion israélienne soutiennent l’appel BDS ». (Il se réfère explicitement aux déclarations de la Coalition israélienne des Femmes pour la Paix, des Israéliens qui demandent aux artistes internationaux de ne pas venir se produire en Israël, et au soutien apporté par de nombreuses personnalités allant de Desmond Tutu à des ministres, parlementaires ou intellectuels français, que l’on ne peut soupçonner d’un quelconque racisme.)

Examinant les avis contraires présentés par les parties civiles, le tribunal fait observer que : « La confrontation des points de vue est précisément de nature à convaincre que l’appel pacifique et sans contrainte au boycott des produits israéliens est indissociable du débat d’opinion que suscitent partout dans le monde les préoccupations liées au règlement d’un conflit endémique depuis plus de 60 ans. ».

ACTION BDS IRREPROCHABLE

Le tribunal a donc conclu , en ce qui concerne la publication de cette vidéo BDS par Olivia Zémor sur le site www.europalestine.com , et en ce qui concerne le contenu de la vidéo, que :

  « La mise en ligne d’une vidéo de quelques minutes durant laquelle des militants ont appelé les consommateurs d’une enseigne de la grande distribution à ne pas acheter des produits en provenance d’Israël et à soutenir un tel boycott pour des motifs politiques sur un sujet d’intérêt général de portée internationale qui mobilise depuis des années la communauté internationale, pour l’heure en vain, en vue d’un règlement pacifique du conflit ne caractérise en aucun de ses éléments le délit de provocation à la discrimination, la haine ou la violence contre un groupe de personnes à raison de son appartenance à une nation, en l’espèce Israël ».

 De même, « Les propos de présentation de cette vidéo, incontestablement militants, sont indissociables de l’appel au boycott que la prévenue est libre de soutenir pour exprimer ses vues sur le conflit israélo-palestinien. »

A noter au demeurant que le tribunal de la 17ème Chambre correctionnelle de Paris a jugé « irrecevable » l’une des parties civiles, la Chambre de Commerce France-Israel .

Les parties civiles ont bien entendu fait appel de ce jugement, et continuent à poursuivre des militants pour les mêmes faits, en espérant avoir affaire, ailleurs, à des juges et à des procureurs, plus influençables et moins soucieux de faire respecter la liberté d’expression.

CAPJPO-EuroPalestine


3-5 Irib ;  Israël accusé de crime de guerre si l'État palestinien est reconnu ?. 

Des sueurs froides doivent couler sur le front des dirigeants israéliens à l'approche du 13 septembre prochain quand l'Assemblée générale des Nations Unies étudiera la reconnaissance de l'État palestinien.
Haaretz.com nous informe : « Les Israéliens pourraient subir un procès à La Haye, si un État palestinien est reconnu à l'ONU, préviennent les experts. » « Selon le Statut de la Cour, l'implantation directe ou indirecte de la population de l'occupant en territoire occupé constitue un crime de guerre. »
Plus précisément, L'article 8 du Statut de Rome, intitulé « Crimes de Guerre » stipule : « On entend par crimes de guerre : viii) le transfert, direct ou indirect, par une puissance occupante d'une partie de sa population civile, dans le territoire qu'elle occupe, ou la déportation ou le transfert à l'intérieur ou hors du territoire occupé de la totalité ou d'une partie de la population de ce territoire »
« La reconnaissance d'un État palestinien pourrait, en théorie, conduire des responsables israéliens à être traînés à plusieurs reprises devant la Cour pénale internationale de La Haye par des plaintes relatives à sa politique de colonisation en Cisjordanie, disent des experts juridiques... »
« Le problème pour les Palestiniens, s'ils font appel à la Cour de La Haye, c'est qu'ils ne seraient pas à l'abri de poursuites à rebours les contraignant de respecter les droits de l'homme, de s'abstenir de la pratique de la torture, d'arrêter les tirs sur les civils israéliens... ». Leur appel à la Cour impliquant qu'ils auraient ratifié le Statut de Rome créant la Cour pénale internationale.
Parallèlement, pour aider l'ami israélien en difficulté aux Nations Unies, « les républicains pressent Obama d'opposer son veto à la candidature des Palestiniens. Ils lui demandent de déclarer clairement et publiquement son intention d'user du veto au Conseil de Sécurité pour bloquer toute demande palestinienne pour obtenir l'adhésion aux Nations Unies. »
La droite israélienne est prête. « Des activistes d'extrême droite, des dirigeants de colonies et des membres de la Knesset se sont réunis mercredi pour discuter comment faire face à des affrontements avec des manifestants palestiniens attendus devant l'Assemblée générale des Nations Unies ».
« Le peuple palestinien a officiellement lancé sa campagne pour rejoindre les Nations Unies comme un État membre à part entière, en disant qu'ils organiseront une série de manifestations pacifiques simultanément à la réunion annuelle de l'Assemblée générale des Nations unies plus tard ce mois. »

Irib

09/09/2011


3-6 E.W. Dolan  - E. Lake :Un million d’enfants pauvres de plus aux USA, mais Obama gonfle l’aide militaire à Israël.

Il y a 46,2 millions d’Américains qui vivent dans la pauvreté, le nombre le plus élevé depuis 52 ans.

Obama a donné « l’ordre à l’armée de porter la coopération avec Israël à tous les niveaux ».

Le nombre d’enfants vivant dans la pauvreté aux USA est monté de 14,7 millions en 2009 à 15,7 millions en 2010.

Près d’un enfant sur quatre vivent aujourd’hui dans la pauvreté aux États-Unis

Le nombre d’enfants vivant dans la pauvreté aux États-Unis a augmenté de 2,6 millions depuis la récession commencée en 2007, portant l’estimation totale à 15,7 millions d’enfants pauvres en 2010, selon les chercheurs du Carsey Institut de l’université de New Hampshire.

Ces chercheurs estiment que près d’un enfant sur quatre de moins de 6 ans vivent dans la pauvreté.

Les grandes villes et les zones rurales ont les taux les plus élevés de pauvreté chez les jeunes enfants. 31 % des enfants de moins de 6 ans dans les villes et 30 % de ces enfants dans les zones rurales sont pauvres.

En revanche, le taux d’enfants pauvres dans les banlieues est de 19 %.

« Il est important de comprendre plus particulièrement la pauvreté des jeunes enfants car il est démontré que les enfants qui sont pauvres avant d’avoir 6 ans connaissent des lacunes dans le domaine scolaire et des problèmes de santé, avec des séquelles qui s’étendent tout au long de leur vie » affirment les chercheurs.

Le rapport est basé sur le rapport annuel du Bureau de recensement des États-Unis (US Census Bureau) sur la pauvreté, qui souligne la baisse dramatique des revenus et de l’emploi aux USA. La pauvreté est définie par un revenu annuel égal ou inférieur à 22 314 $ pour une famille de quatre personnes, et de 11 139 $ pour une personne seule, en 2010.

Les données du recensement établissent que le revenu annuel moyen par ménage a baissé de 2,3 %, à 49 445 $. Il y a 46,2 millions d’Américains qui vivent dans la pauvreté, c’est le nombre le plus élevé depuis que le Census Bureau a commencé à établir des statistiques, il y a 52 ans.

Les chercheurs ont constaté que le nombre d’enfants vivant dans la pauvreté est monté de 14,7 millions en 2009 à 15,7 millions en 2010.

Le Sud a les taux les plus élevés de la pauvreté de l’enfance avec une estimation de 24,2 %, le Nord ayant un taux plus faible estimé à 17,8 %.

Le Mississipi a le taux le plus fort avec 32,5 % et le New Hampshire, le plus faible, avec 10 %.

« Le fait que la pauvreté des enfants continue d’augmenter du fait de la récession montre qu’il est nécessaire d’avoir une politique qui soutienne les enfants et les familles vulnérables » disent les chercheurs. « Les préoccupations du Congrès sur la dette fédérale ont déjà abouti à un accord qui va obliger à des coupures importantes dans les dépenses des ménages, y compris dans de nombreux programmes qui servent les enfants et les familles ».

« Même si des compressions budgétaires sont inévitables, les responsables politiques doivent examiner avec attention comment ces réductions se répartissent, gardant à l’esprit que les effets de la récession se répercutent sur les familles les plus vulnérables d’Amérique, comme le démontrent les taux élevés de la pauvreté de l’enfance. »
Les travaux de recherche étaient conduits par Jessica Bean, Beth Mattingly et Andrew Shaefer.
Voir le rapport intégral (pdf) :
« Un million d’enfants pauvres de plus depuis 2009 - un enfant sur quatre vit maintenant dans la pauvreté »

Source : The Rawstory

Communément appelées "bunker-buster", les bombes à charge pénétrante de 2000 livres sont stockées sur palettes dans un blockhaus de l’arsenal de l’armée US à McAlester en Oklahoma.

(

Obama a vendu des bombes bunker-buster à Israël

Eli Lake - The Daily Beast - 23 septembre 2011

Pendant que publiquement Obama faisait pression sur Israël pour qu’il fasse des concessions aux Palestiniens sur les colonies (2009), il vendait en secret à Jérusalem des bombes à haute pénétration qu’Israël recherchait depuis longtemps. Eli Lake présente un reportage exclusif paru dans le Newsweek de lundi.

Pendant que publiquement il faisait pression sur Israël pour plus de concessions aux Palestiniens, le Président Obama autorisait, en secret, une nouvelle aide importante à l’armée israélienne, comprenant notamment la vente de 55 bombes à charge pénétrante, connues sous le nom de bunker-buster, a appris le Newsweek.

Dans un reportage exclusif publié lundi sur la coopération militaire grandissante entre les deux alliés, les responsables US et israéliens ont déclaré à Newsweek que des bombes anti-bunker, GBU-28 Hard Target Penetrators - potentiellement utilisables pour des frappes militaires, un jour, contre des sites nucléaires iraniens - avaient été livrées en 2009 à Israël, juste quelques mois après la prise de fonction d’Obama.

La vente militaire avait été organisée en coulisse alors que, en public, les relations politiques entre les deux pays se montraient tendues avec les exigences d’Obama pour qu’Israël cesse la colonisation dans les territoires disputés.

Les Israéliens avaient déjà demandé des bunker-buster en 2005, mais ils avaient été rabroués par l’Administration Bush. A l’époque, le Pentagone avait gelé presque tous les projets Défense qu’Israël et les USA avaient en commun dans la crainte qu’Israël ne transfère des technologies militaires de pointe à la Chine.

En 2007, Bush a informé Ehud Olmert, alors Premier ministre, qu’il donnerait l’ordre pour que des bunker-buster soient livrées en 2009 ou 2010. Les Israéliens les voulaient en 2007. Obama a finalement livré les armes en 2009, selon des responsables bien informés sur cette décision encore secrète.

James Cartwright, général du Corps des Marines, qui servit jusqu’en août comme vice-président du Comité d’état-major des forces armées américaines, a déclaré à Newsweek que les chefs militaires n’avaient opposé aucune objection à la vente. Ce qui les avait préoccupés, disait Cartwright, c’était « la façon dont les Iraniens allaient le percevoir », et « la façon dont les Israéliens pourraient le percevoir ». En d’autres termes, la vente serait-elle considérée comme un feu vert à Israël pour attaquer un jour les sites nucléaires secrets d’Iran ?

« Si nous disions oui, donnions-nous en quelque sorte un feu vert à quelqu’un sans le vouloir ? Que ce feu vert soit un feu vert pour que les Israéliens agissent, ou un message aux Iraniens, OK, ces gars-là ne sont pas sérieux quand ils parlent, ils commencent par s’armer » expliquait Cartwright.

Des responsables US et israéliens ont déclaré à Newsweek qu’Israël avait développé sa propre technologie de bunker-buster entre 2005 et 2009, mais que les acheter aux USA leur revenait moins cher.

Uzi Rubin, qui fut le premier directeur de l’organisation Défense antimissile d’Israël, entre 1991 et 1999, et actuellement consultant en technologie militaire au ministère israélien de la Défense, a dit que les responsables américains avaient eu à l’origine des inquiétudes sur « comment vous utiliserez la bombe, où vous les utiliserez. Elles peuvent être utilisées contre des zones civiles, le Hamas et le Hezbollah enterrant intentionnellement leurs roquettes dans des villages et des villes » expliquait-il.

La coopération d’Obama en matière de sécurité va bien au-delà les bombes bunker-buster. Selon le représentant au Congrès, Steve Rothman, (Démocrate, New Jersey), membre des commissions qui financent tant l’armée US que l’aide à l’étranger, Obama a donné « l’ordre à l’armée de porter la coopération avec Israël à tous les niveaux ».

Pendant que l’Administration Obama faisait grand cas en public d’une simple coopération avec l’armée israélienne, l’article de Newsweek a révélé que d’autres actions se tramaient, en secret, par l’armée américaine pour aider Israël dans ce Moyen-Orient instable, et révélé aussi l’incidence du renforcement de la coopération militaire sur les relations parfois fraîches entre Obama et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, et sur la popularité du Président dans la communauté juive américaine.

E.W. Dolan - The Raw Story
E. Lake - The Daily Beast

Source : The Daily Beast

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.


" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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