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04/10/2011

n° 592 - Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion. Palestine : Enterrement de la solution des deux Etats aux Nations unies.

n° 592 - Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion. Palestine : Enterrement de la solution des deux Etats aux Nations unies.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



'Géopolitique et stratégie '

de

Palestine

n° 592            - 01-10

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

1 Géopolitique et stratégie– Réflexion.

1-1 K. Selim : Abbas et le caméléon

1-2 Ilan Pappe : Enterrement de la solution des deux Etats aux Nations unies.

1-3 Ramzy Baroud : Le nouveau stratagème d’Abbas.

1-4 Ahmadinejad. « La reconnaissance de l'existence du régime sioniste est injuste ».

Fin

2 Paroles & témoignage

2-1 Hugo  Chavez : "Création d’un Etat palestinien ":

2-2 Ahmadinejad : Crimes et assassinats ne sauveront pas les sionistes de la disparition inévitable. 

2-3 Sandy TOLAN : C’est l’occupation, idiot !.

3 Flottille

3-1 Chems Eddine CHITOUR : Flottille de Gaza - les humanitaires ont tort : le blocus continue...

3-2 Courrier international : Avec Israël, le point de non-retour est atteint.



1Géopolitique et stratégie– Réflexion.

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1-1 K. Selim :Abbas et le caméléon.

Il faut se le dire et le répéter : le combat des Palestiniens n’est pas séparable du combat des peuples arabes pour la liberté et la dignité.  

Mahmoud Abbas a tenu malgré les pressions du caméléon Obama et malgré les menaces d’Israël. Il a officialisé la demande d’adhésion de l’État de Palestine à l’Onu sur les frontières d’avant la guerre de juin 1967. Une fois qu’il s’est libéré, dans sa tête, de l’obligation de plaire aux Américains, il est redevenu un Palestinien qui a des mots justes et précis. Tout ce que M. Abbas a dit, ses opposants palestiniens, hostiles à la comédie sans fin de la négociation dont le seul effet est d’élargir l’occupation et de favoriser l’épuration ethno-religieuse, l’ont dit avant lui.

Et, il faut le dire, M. Abbas a mis du temps pour comprendre que l’équation est biaisée. Il ne négociait pas, il était mis dans un rôle dans une pièce écrite de connivence entre les États-Unis et Israël. C’est une évidence criante. Mahmoud Abbas a mis un temps considérable pour sortir de la bulle dans laquelle il était enfermé par des capitales occidentales qui louaient sa « sagesse » et se moquaient concrètement de lui en refusant toute mesure qui déplairait à Israël. Il a mis du temps pour comprendre qu’aucune capitale occidentale ne veut d’un printemps pour les Palestiniens et que leur très longue « amitié » avec les dictatures voisines, celle d’Égypte notamment, avait pour but fondamental de préserver la poursuite de l’expansionnisme israélien.

Oui, Mahmoud Abbas a eu des mots justes dans son discours devant l’Assemblée générale. Encore faut-il que son comportement futur ne régresse pas dans les faux-semblants des fausses négociations. Obama aime, paraît-il, le printemps arabe. Il n’aime pas, c’est une certitude, un printemps palestinien qui ne soit pas autorisé par Netanyahu.

Le grand mérite de l’initiative de Mahmoud Abbas serait de contraindre l’administration américaine à faire usage du veto. Cela n’aurait rien de surprenant pour ceux qui suivent dans le détail le comportement des administrations américaines, mais cela serait édifiant pour ceux qui pensent que le gouvernement américain est « l’ami » des peuples.

Ce veto américain contre la Palestine et les Palestiniens sera perçu, à juste titre, comme faisant partie de la même panoplie répressive dont les dictatures ont usé– et usent encore contre les aspirations des peuples à la liberté et à la dignité. Le veto américain ne diffère pas des balles dont usent les régimes contre ceux qui demandent la dignité et la liberté.

Il faut se le dire et le répéter : le combat des Palestiniens n’est pas séparable du combat des peuples arabes pour la liberté et la dignité. Mahmoud Abbas - c’est un constat que même des gens de son parti ont tenu - a été trop crédule et n’a pas été à la hauteur pendant des années des fausses négociations et des promesses illusoires. Il a été constamment berné par les Américains en premier, ces présumés parrains dont l’action consiste à fabriquer la fiction de la négociation pour permettre à Israël d’avaler les territoires occupés. Il faut espérer que Mahmoud Abbas ne retombera plus dans le piège. Il vaut mieux un veto américain plutôt que d’accepter cette proposition, faussement médiane, d’un statut d’Etat observateur.

Mahmoud Abbas savait, on l’espère, qu’il n’attendait pas un effet sur le terrain d’une éventuelle reconnaissance de l’État de Palestine. Ce qu’il a obtenu est une prise à témoin du monde entier d’une injustice sans fin imposée aux Palestiniens. Il n’a pas besoin d’un faux statut d’État observateur qui, finalement, annulerait tout l’impact politique de sa démarche. Et surtout, il faut espérer qu’il ne va pas succomber aux sirènes du « quartette » qui ne sort de son mutisme que quand Israël est dans l’embarras.

Mahmoud Abbas, s’il ne veut pas régresser par rapport à son discours, doit orienter son action en direction de son propre peuple pour rétablir une unité ruinée. Et vers le mouvement des peuples arabes qui peuvent changer la donne. Après des années perdues, il est temps pour les responsables palestiniens de changer de perspective.

K. Selim - Le Quotidien d’Oran

25 septembre 2011


1-2 Ilan Pappe : Enterrement de la solution des deux Etats aux Nations unies.

Nous serons tous invités à l’enterrement de la solution des deux États, si et quand l’Assemblée générale des Nations unies annoncera qu’elle accepte la Palestine en tant qu’Etat membre

La Palestine enterrera-t-elle une fois pour toutes la solution des deux Etats aux Nations unies ?

L’appui de la grande majorité des membres de l’organisation complétera un cycle démarré en 1967 dans lequel tous les acteurs puissants et moins puissants des scènes internationale et régionale ont accordé leur soutien à la peu judicieuse solution des deux États.

Même en Israël, aussi bien la droite que la gauche et le centre de la politique sioniste ont finalement appuyé cette initiative. Et pourtant, en dépit du soutien passé et futur, tous ceux qui se trouvent en Palestine et à l’extérieur du pays reconnaissent apparemment que l’occupation se poursuivra et que même dans le meilleur des cas, il y aura un Israël plus grand et raciste à côté d’un bantoustan fractionné et inutile.

La mascarade se terminera en septembre ou en octobre, quand l’Autorité palestinienne présentera sa demande d’admission aux Nations unies en tant que membre à part entière ; elle peut se terminer de deux façons.

La fin sera, soit douloureuse et violente si Israël continue à jouir de l’impunité internationale et est autorisé à compléter par la force sa carte de la Palestine post-Oslo, soit révolutionnaire et beaucoup plus pacifique : on remplacera progressivement les vieux mensonges par de nouvelles vérités solides en matière de paix et de réconciliation pour la Palestine. Peut-être le premier scénario est-il le préalable regrettable du second. L’avenir nous le dira.

Un nouveau dictionnaire du sionisme

Autrefois, les morts étaient ensevelis avec leurs objets et leurs biens favoris. L’enterrement qui s’annonce suivra probablement le même rituel. L’élément le plus important qui sera enseveli six pieds sous terre est le dictionnaire des illusions et des tromperies avec ses célèbres entrées telles que « le processus de paix », « la seule démocratie du Moyen-Orient », « une nation éprise de paix », « parité et réciprocité » et « une solution humaine au problème des réfugiés ».

Le dictionnaire de remplacement est en voie d’élaboration depuis de nombreuses années et selon lui, le sionisme est du colonialisme, Israël est un État d’apartheid et la Nakba est un nettoyage ethnique. Il sera beaucoup plus facile d’en diffuser largement l’usage après septembre.

Les cartes de la solution morte seront également couchées près du cadavre. La carte de cette Palestine ramenée à un dixième de sa superficie historique, présentée comme la carte de la paix, aura nous l’espérons disparu à jamais.

Point n’est besoin de préparer une carte de rechange. Depuis 1967, la géographie du conflit n’a jamais vraiment changé ; elle a été constamment remodelée dans les discours des libéraux sionistes, politiciens,journalistes et universitaires, qui continuent encore à bénéficier d’un large appui international.

La Palestine a toujours été la terre située entre la rivière et la mer. C’est ce qu’elle est toujours. Ses changements de fortune sont caractérisés, non pas par la géographie, mais par la démographie. Les colons qui sont arrivés ici à la fin du XIXe siècle constituent à présent la moitié de la population et enferment l’autre moitié dans un carcan d’idéologies racistes et de politiques d’apartheid.

La paix n’est pas un changement démographique ni un nouveau tracé des cartes ; c’est l’élimination de ces idéologies et de ces politiques. Qui sait ? Ce sera peut-être plus facile à faire maintenant que jamais.

Dénonciation du mouvement de protestation israélien.

L’enterrement démontrera le caractère fallacieux de l’actuel mouvement de protestation israélien tout en mettant en lumière son potentiel. Depuis sept semaines, les Israéliens juifs appartenant principalement à la classe moyenne, protestent en grand nombre contre les politiques sociales et économiques de leur gouvernement.

Pour que le mouvement ratisse aussi large que possible, ses dirigeants et ses coordinateurs n’ont pas osé mentionner l’occupation, la colonisation ou l’apartheid. Selon eux, les politiques capitalistes brutales du gouvernement sont à l’origine de tout le mal.

A un certain niveau, ils ont raison. Ces politiques ont empêché la race supérieure d’Israël de pleinement jouir sur un pied d’égalité des fruits de la colonisation et de la dépossession de la Palestine. Mais une répartition plus équitable du butin n’assurera une vie normale, ni aux juifs, ni aux Palestiniens ; ce ne sera possible qu’avec la fin du pillage.

Et pourtant, les manifestants ont aussi fait preuve de scepticisme et de méfiance quant à ce que leurs médias et leurs politiciens leur disent au sujet de la réalité socio-économique ; ils arriveront peut-être à mieux comprendre les mensonges dont on les a gavés pendant de si longues années au sujet du « conflit » et de leur « sécurité nationale ».

L’enterrement devrait nous inciter tous à appliquer la même répartition du travail qu’avant. Les Palestiniens doivent d’urgence résoudre la question de leur représentation. Il nous faut rallier plus activement les forces progressistes juives du monde au boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) et à d’autres campagnes de solidarité.

Intifada aux concerts promenades

Récemment, lors des prestigieux concerts promenade de la BBC à Londres, les doux Israéliens ont été plus choqués de voir l’orchestre philharmonique d’Israël se faire houspiller, que par n’importe quel génocide de leur histoire.

Mais plus que tout le reste, ce qui a absolument atterré les grands journalistes israéliens présents a été le grand nombre de juifs parmi les protestataires. Il s’agissait des mêmes journalistes qui dépeignaient la campagne de solidarité avec la Palestine et les militants du BDS comme des groupes d’extrémistes terroristes de la pire espèce. Ils croyaient à leurs propres articles. Tout à leur honneur, la mini intifada au Royal Albert Hall a au moins jeté le doute dans leur esprit.

Mobiliser l’action politique pour la création d’un seul État

En Palestine même, le moment est venu de passer du discours sur l’État unique à l’action politique et peut-être d’adopter un nouveau dictionnaire. La dépossession est partout et par conséquent il doit en être de même pour la restitution et la réconciliation.

Si l’on veut reformuler la relation entre juifs et Palestiniens sur une base juste et démocratique, on ne peut accepter ni la vieille carte ensevelie de la solution des deux États, ni sa logique de partition. Cela signifie aussi que la distinction sacrée entre colonies juives près de Haifa et colonies proches de Naplouse doit également être enterrée.

Il faudrait faire la distinction entre les juifs qui sont disposés à discuter d’une reformulation des relations, du changement de régime et d’un statut égal d’une part, et d’autre part les juifs qui ne sont pas d’accord, peu importe où ils vivent actuellement. À cet égard, il y a des phénomènes surprenants si l’on étudie bien le tissu humain et politique de la Palestine historique de 2011 telle qu’elle est gouvernée par le régime israélien : le désir de dialogue est plus évident au-delà des frontières de 1967 qu’à l’intérieur de celles-ci.

Le dialogue intérieur sur un changement de régime, la question de la représentation et le mouvement BDS s’inscrivent tous dans le même effort visant à apporter la justice et la paix à la Palestine. Ce que nous enterrerons en septembre, je l’espère, sera l’un des principaux obstacles empêchant la réalisation de cette perspective.

Ilan Pappe- - The Electronic Intifada

* Ilan Pappe est professeur d’histoire et directeur du Centre européen pour les études palestiniennes à l’Université d’Exeter.

Son dernier ouvrage est intitulé Out of the Frame : The Struggle for Academic Freedom in Israel (Pluto Press, 2010).

The Electronic Intifada - Cet article peut être consulté ici : http://electronicintifada.net/conte...

http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11105

Source : http://electronicintifada.net/conte... / http://www.info-palestine.net/artic...

17 septembre

Traduction : Anne-Marie Goossens

.http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11105


1-3 Ramzy Baroud :Le nouveau stratagème d’Abbas.

Quand le président Mahmoud Abbas de l’Autorité Palestinienne a décidé d’aller aux Nations Unies pour demander l’admission de la Palestine en tant que membre à part entière, il a semblé avoir eu une révélation. S’était-il finalement rendu compte que tout au long de ces deux dernières décennies, lui et son parti, le Fatah, suivaient une route qui conduisait nulle part ?

Qu’Israël s’intéressait à lui uniquement comme relais pour achever ses objectifs coloniaux dans les 22% qui subsistent de la Palestine historique ? Que son projet national - basé sur un « processus de paix » toujours fuyant - n’a amené ni la paix ni la justice ?

Le peuple palestinien en a assez des victoires symboliques qui ne changent rien, et qui parfois même empirent la situation sur le terrain. Ici une manifestation conjointe Hamas-Fatah à Gaza en février 2008 - Photo : Reuters

Abbas affirme être cette fois-ci sérieux. En dépit de toutes les tentatives américaines de l’intimider (par exemple, en menaçant de bloquer les fonds), et en dépit de l’escalade dans les manœuvres israéliennes (comme armer les colons juifs illégaux pour qu’ils attaquent de possibles mobilisations palestiniennes en Cisjordanie), Abbas n’a tout simplement pu être dissuadé de rechercher une adhésion aux Nations Unies ce mois de septembre. « Nous irons au Conseil de Sécurité. Nous devons obtenir une pleine adhésion aux Nations Unies... nous avons besoin d’un Etat, et nous avons besoin d’un siège à l’ONU, » a expliqué Abbas aux Palestiniens lors d’un discours télévisé le 16 septembre.

Durant des mois, des intellectuels, historiens, juristes et universitaires palestiniens ont mis en garde Abbas contre cette initiative hasardeuse et mal étudiée. Certains ont argué du fait que l’aventure d’Abbas à l’ONU était une manoeuvre tactique, dont les répercussions juridiques représentent un prix trop élevé à payer pour si peu ou pas du tout de retour. Si la « Palestine » remplace l’Organisation pour la Libération de la Palestine [OLP] - actuellement reconnue aux Nations Unies comme représentante unique du peuple palestinien - les Palestiniens risquent de perdre la seule organisation qu’ils ont tous en commun (son remplacement [par la « Palestine »] ne représentant que les deux millions de Palestiniens vivant en Cisjordanie occupée).

« Le plus préjudiciable est que cette initiative réduira notre capacité en tant que peuple à représenter la totalité de nos droits inaliénables, » a estimé Abdel Razzaq Takriti, militant et historien politique à l’Université d’Oxford (selon agence de presse de Ma’an - 3 septembre 3). « Le simple remplacement de l’OLP comme représentant du peuple Palestinien par un Etat annule la revendication de l’OLP d’être le seul et unique représentant légitime de toutes les composantes du peuple palestinien. »

L’OLP, qui pendant des décennies a servi de rempart à la lutte nationale palestinienne, continue d’exister aujourd’hui mais seulement en théorie. L’Autorité palestinienne [AP], qui a été fondée en 1994 comme une autorité temporaire, afin de superviser une transition vers un État palestinien, a lentement mais résolument détourné et mis sous sa coupe les institutions de l’OLP.

Pire encore, l’AP elle-même n’a ni légitimité ni crédibilité. Ce qui restait de cette dernière a été perdu pendant la guerre israélienne contre Gaza et après la publication des documents sur la Palestine par Al-Jazeera et le Guardian. Ces documents ont démontré que les personnes qui aujourd’hui défendent une candidature pour un Etat palestinien à l’ONU, avaient régulièrement collaboré avec Israël pour réprimer la résistance palestinienne. Ces mêmes personnes ont aidé Israël à saper la démocratie palestinienne, à isoler le Hamas élu démocratiquement, ont bradé le droit des réfugiés au retour, et, pire, ont aidé Israël à priver les Palestiniens de toute souveraineté significative dans Jérusalem-Est occupée.

Quant à son manque de légitimité, le sujet n’exige aucune révélation. En fait, le refus du Fatah d’accepter les résultats électoraux en 2006 ont mené aux circonstances qui ont déclenché une quasi-guerre civile à Gaza. Le blocus de Gaza (une conséquence directe des élections et de la guerre civile) continue à être utile à Israël comme à l’AP. Cette dernière fonctionne en Cisjordanie sans mandat populaire, survivant grâce aux aides internationales et à la « coordination sécuritaire » avec l’armée Israélienne d’occupation. Même le mandat d’Abbas comme président de l’AP a depuis longtemps expiré.

Toute cette énumération pose une question grave : ccmment une autorité qui manque de la moindre légitimité juridique pour être le représentant du peuple palestinien, ose-t-elle s’attribuer un rôle qui pourrait changer le cours du projet national palestinien dans son entier ?

Une opinion juridique développée par le professeur de droit Guy Goodwin-Gill de l’Université d’Oxford prévient des conséquences juridiques de l’initiative d’Abbas, pour ne citer que la mise à l’écart de l’OLP. Goodwin-Ouïe voulait « pointer les sujets exigeant de l’attention, une proportion substantielle du peuple palestinien pouvant se retrouver accidentellement privée de ses droits. » Une question également inquiétante est le passif des actions l’AP qui contredisent les intérêts du peuple palestinien. Ces années de pratiques ont laissé les Palestiniens avec une part très significative de terres en moins et des droits considérablement réduits. D’un autre côté, un petit segment de la population palestinienne a prospéré. Bien évidemment, les « nouveaux riches » en Palestine sont tous affiliés à l’AP, au Fatah et aux quelques-uns sur le haut de l’échelle.

Cette situation inique aurait facilement perduré si n’avait pas lieu le ainsi-nommé Printemps Arabe, qui a commencé à démolir le statu quo qui dominait les pays Arabes. Le régime corrompu d’Abbas fait partie de l’appareil politique arabe mis en difficulté. Son existence, comme pour d’autres, a été soutenue à bout de bras par les Etats-Unis ou d’autres appuis occidentaux. Afin de ne pas être confronté à la colère populaire en Palestine et dans la région, la direction palestinienne a été forcée de s’afficher comme rompant avec le vieux paradigme.

« L’AP se sent abandonnée par les Etats-Unis qui lui ont assigné le rôle du collaborateur avec l’occupant israélien, et elle se sent congelée dans un ’processus de paix’ sans objectif final, » selon Joseph Massad, cité dans Al Jazeera. « Les politiciens de l’AP escomptent que le vote des Nations Unies force la main des Américains et des Israéliens, avec l’espoir qu’un vote positif accorderait à l’AP plus de pouvoir politique et un nouveau levier pour asseoir au maximum sa domination sur la Cisjordanie. »

Les raisons qui poussent l’AP à demander le statut d’Etat membre vont de la tactique politique (impliquant Israël et les Etats-Unis) à la volonté de détourner l’attention de ses propres échecs. Sa politique élitiste met de côté le peuple palestinien. Si les Palestiniens avaient vraiment de l’importance pour Abbas, il aurait commencé par unifier les organisations palestiniennes (au lieu de les étouffer), par insuffler de l’énergie à la société civile, et par mettre en branle le processus nécessaire pour reformer l’OLP (au lieu de détruire sa légitimité internationale durement gagnée).

« Il est évident que la Palestine a besoin d’une nouvelle direction, élue dans un processus démocratique incluant tous les Palestiniens et pas uniquement ceux qui vivent en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, » a écrit l’historien de premier plan Salman Abu Sitta dans le Middle East Monitor daté du 10 juillet 2011. Ceci, en fait, devrait être la tâche présente, sans perte de temps et d’énergie dans des manoeuvres politiques qui, au mieux, ne rapporteront que des victoires symboliques.

Le peuple palestinien est dégoûté des victoires symboliques. Elles peuvent avoir fourni à Abbas et à ses seconds couteaux tous les avantages d’un semblant de pouvoir, mais elles n’ont pas permis de reprendre ne serait-ce qu’un seul pouce de la Palestine occupée.

Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est un journaliste international et le directeur du site PalestineChronicle.com. Son dernier livre, Mon père était un combattant de la liberté : L’histoire vraie de Gaza (Pluto Press, London), peut être acheté sur Amazon.com.

Ramzy Baroud

mardi 27 septembre 2011 -

20 septembre 2011 - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.ramzybaroud.net/articles...
Traduction : Claude Zurbach


1-4  Ahmadinejad.« La reconnaissance de l'existence du régime sioniste est injuste ».

 La reconnaissance de l'existence de régimes criminels comme le régime sioniste comme le font les Etats-Unis va à l'encontre les valeurs humaines, de justice et de liberté" selon le président iranien.

Le président Mahmoud Ahmadinejad qui est actuellement à Ardabil dans le cadre de la première étape d'une nouvelle tournée provinciale débutée en 2005, a fait ces déclarations dans son discours prononcé au stade principal de la ville.

Il a souligné que celui qui prétend défendre la liberté, la démocratie et la justice ne peut tolérer les pratiques criminelles de Tel-Aviv et de Washington dans la région.

"Bien que certains ne visent qu'à piller les ressources des autres nations, le monde est à l'aube d'un grand changement et de nombreuses personnalités politiques et organisations face aux régimes sioniste et américains souhaitent grandement connaître les tenants réels de cette liberté et de cette justice", a ajouté le président iranien.

Il a souligné qu'il n'est pas le seul à s'opposer à l'impérialisme et que les adversaires des pouvoirs de l'Arrogance rejoignent la majeure partie de la communauté internationale.

"L'OTAN n'apportera pas la prospérité à toutes les nations et les Nations Unies devraient résoudre leurs problèmes par une approche pacifique, sans l'ingérence de l'impérialisme américain » a déclaré Mahmoud Ahmadinejad.

Les observateurs internationaux estiment que l'OTAN qui cherchent à aider les rebelles contre le régime du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi n'est motivé que par son propre intérêt pour les richesses pétrolières du pays et non pas l'intérêt du peuple libyen.

Pendant le conflit en Bosnie-Herzégovine, bien que des milliers de Bosniaques aient été massacrés par les Serbes, les puissances et organisations occidentales ont été lentes à réagir. Et quand ils sont enfin intervenus, ils se sont assurés que les Serbes pourraient en tirer quelques bénéfices.

Réagissant à l'intervention de l'Arabie Saoudite à Bahreïn pour réprimer les manifestants, le président iranien a déclaré que les gouvernements occidentaux utilisent certains gouvernements contre d'autres nations, mais ces gouvernements doivent savoir que les Etats occidentaux ont prouvé leur politique non conformiste.
Depuis le début de la révolution à Bahreïn, le gouvernement bahreïni a ouvert le feu sur un grand nombre de manifestations anti-gouvernementales.
Des dizaines de manifestants appelant à la liberté et à de vastes réformes politiques dans le système au pouvoir de leur pays ont été tuées et des centaines restent actuellement emprisonnées.

.Irna.

15 septembre 2011.

http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-96/1109157993093346.htm



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