Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

09/10/2011

n° 495 - journal de l'Afghanistan - 16-8 au 08-10 – Fin- L’occupation durera jusqu’en 2024 ("Daily Telegraph")

n° 495 - journal de l'Afghanistan - 16-8 au 08-10 - Début - L’occupation durera jusqu’en 2024 ("Daily Telegraph")


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 495- du -16-8 au 08-10

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ....

·                     idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 


 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site : 

 www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part 

IRIB : L’occupation durera jusqu’en 2024 ("Daily Telegraph") 

IRIB : Le peuple américain réclame le retrait des forces américaines de l’Afghanistan.  

IRIB : 76% des français sont contre la présence de leurs troupes en Afghanistan. 

... le Pentagone prolonge

Afghanistan : dix ans, et après ?

Morice : Le rapport ignoré pendant cinq ans qui condamne un crime abominable. 

1 Analyse & déclaration

2 Les forces en présence

3) Politique

Des occupants 

a) Usa

Occupation de l'Afghanistan

La débâcle américaine.

Grande Bretagne

La méga-bourde du patron de l'antiterrorisme.

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 Vidéo :  Quand Mahmoud Ahmadinejad parle de la vérité.

4-2 Vidéo : Mahmoud Ahmadinejad sur Euronews le 05 août 2011.

Fin

5 Les Brèves

5-1 Irak, Afghanistan: 30 Mds$ gaspillés…

6  Dossiers

6-1 Michel Chossudovsky ::Gaz naturel, pétrole et lithium en Afghanistan: « la guerre en vaut la peine ».

6-2 Léon Camus : L’École des cadavres !

6-3 Guantanamo : Les dossiers

De Guantanamo à l'Irak, Dick Cheney ne regrette rien.

 



Tiré à part 

IRIB : L’occupation durera jusqu’en 2024 ("Daily Telegraph") 

L’administration américaine et le gouvernement afghan sont sur le point de signer un accord de partenariat stratégique, selon lequel, des milliers de soldats américains resteront, en Afghanistan, jusqu’en 2024. Cet accord permet, non seulement, aux formateurs américains, mais aussi, aux forces spéciales et à la force aérienne américaine, de rester, en Afghanistan. Dans le même temps, un haut responsable américain, sous couvert de l’anonymat, a déclaré que cet accord entravera toute tentative visant à amener les résistants à la table des négociations.

 20/08/2011

IRIB

 

IRIB : Le peuple américain réclame le retrait des forces américaines de l’Afghanistan. 

Le dernier sondage effectué aux Etats-Unis révèle que le peuple américain est favorable au retrait de ses troupes de l’Afghanistan avant le délai fixé pour 2014. Et ce, alors que selon les derniers rapports parvenus, les Américains cherchent à signer un accord avec les autorités afghanes pour prolonger leur présence militaires dans ce pays au-delà de 2014. Selon le rapport de Press TV, d’après le sondage de l’Institut "Rasmussen Reports", peu d’Américains croient que le gouvernement a une définition claire de sa mission en Afghanistan. Seuls, 22% des sondés ont confiance dans le gouvernement, tandis que 59% réclament le retour immédiat des militaires aux Etats-Unis ou dans un délai d’un an. Selon un autre sondage effectué par le quotidien "Washington Post" et "IBS", deux tiers des Américains ont qualifié la guerre en Afghanistan d’inutile.

IRIB

21/08/2011

http://french.irib.ir/info/international/item/137650-le-peuple-am%C3%A9ricain-r%C3%A9clame-le-retrait-des-forces-am%C3%A9ricaines-de-l%E2%80%99afghanistan

 

IRIB : 76% des français sont contre la présence de leurs troupes en Afghanistan.  

Selon un nouveau sondage effectué, 76% des Français sont contre la présence militaire de leur pays en Afghanistan. D’après un sondage effectué par l’"IFOP", 76% des sondés sont contre la poursuite des opérations militaires françaises en Afghanistan. Toujours selon ce sondage, le taux d’opposition en 2009 était de 64%. Actuellement, 4.000 militaires français sont déployés sur le territoire afghan. Ce sondage s’effectue à un moment où le bilan des pertes françaises en Afghanistan s’est alourdi. Depuis le déploiement des forces militaires françaises en 2001 dans ce pays, 74 soldats français ont perdu leu vie. La France a annoncé avoir l’intention de retirer, conformément au calendrier américain, 25% de ses effectifs d’ici fin 2012 et le reste en 2014.
IRIB

24/08/2011- 

http://french.irib.ir/info/international/item/138209-les-francais-dans-leur-majorite-sont-contre-la-presence-de-leur-troupe-en-afghanistan



... le Pentagone prolonge

Afghanistan : dix ans, et après ?

Au lendemain du 11-Septembre, la « solidarité » avec les États-Unis joue à fond.

Un mois plus tard, l’aviation et la marine françaises participent aux opérations alliées dans la région. Et le 2 janvier 2002, les 600 premiers soldats français sont déployés en Afghanistan dans le cadre de la Force internationale d’assistance et de sécurité (Isaf), créée 15 jours plus tôt par la résolution 1386 de l’ONU. L’objectif est clair : chasser de Kaboul les résistantss alliés à Al-Qaïda, dont le régime est balayé en quelques mois.

Mais l’attention se tourne bientôt vers l’Irak, où les Américains ouvrent un nouveau front en mars 2003 pour renverser le régime de Saddam Hussein. « C’est une intervention longue que la deuxième guerre d’Irak a compliquée », analyse aujourd’hui le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

Au fil des mois, le conflit afghan sombre dans l’oubli. Et c’est en 2008, avec l’embuscade d’Uzbin (est de Kaboul), où dix militaires français sont tués le 18 août lors d’une opération mal préparée, que les Français prennent conscience que leurs soldats font la guerre à 6 000 km de chez eux.

Sur place, Nicolas Sarkozy demande aux militaires de poursuivre leur mission. Et le 22 septembre, le Parlement autorise la prolongation de l’intervention française. Dès lors, le dispositif français monte en puissance pour atteindre 4 000 soldats mi-2010, mais la comptabilité macabre s’accélère (lire ci-contre).

Mines artisanales, attentats, accrochages…

La liste s’allonge, notamment en Kapisa, où les Français sont confrontés à une forte opposition des résistants. Mi-août, après le mois le plus meurtrier pour les forces françaises, l’Elysée a estimé que les opérations traduisent « l’intensité de combats désespérés des insurgés ».

Les Français hostiles à la guerre

Plus présents sur le terrain pour sécuriser l’axe Vermont, la route qui relie Kaboul au nord du pays, les soldats français sont également plus exposés.

Le chef d’état-major des armées, l’amiral Edouard Guillaud, évoque pour sa part « un changement de stratégie des résistants ». Avec plus de kamikazes et d’engins explosifs artisanaux, qui font des dégâts dans les rangs de l’Isaf.

L’intensification des opérations des insurgés coïncide avec l’annonce cet été du retrait de 1 000 soldats français d’ici fin 2012, dans la foulée du retrait d’un tiers des forces américaines. Avant un retrait définitif fin 2014.

En dix ans, le conflit afghan a changé de nature. Les résistants qui harcèlent aujourd’hui les soldats de l’Otan veulent être en position de force pour reprendre le pouvoir après le départ de l’Isaf.

À l’approche de la présidentielle, l’intervention militaire, à laquelle 76 % des Français se déclarent désormais hostiles (sondage Ifop), devient un enjeu électoral. La gauche réclame un retrait accéléré, voire « immédiat », des troupes. La droite rappelle que Lionel Jospin était Premier ministre quand la décision de les engager a été prise et dénonce « l’irresponsabilité » du PS.

Les militaires, eux, veulent éviter un retrait précipité qui donnerait une impression de désordre, et réussir « la transition », le transfert de la responsabilité de la sécurité à l’armée et la police afghanes.

http://www.vosgesmatin.fr/fr/loisirs/animaux/article/5630189/Afghanistan-dix-ans-et-apres.html


Morice : Le rapport ignoré pendant cinq ans qui condamne un crime abominable.  

Je vous l'ai dit à plusieurs reprises : on a commis des crimes de guerre et on a cherché à en masquer certains, en Irak comme en Afghanistan.

Aujourd'hui, l'une des pires exactions du genre vient d'être révélée. On sait aujourd'hui comment ça s'est passé. Et ce n'est certes pas à l'honneur de ceux qui ont pu faire ça. Il faudra qu'un jour la clique de Cheney, de Rumsfeld et de Bush rende compte de ses crimes de guerre, sinon de crimes contre l'humanité comme on peut aisément le faire pour les deux attaques sur Faludjah et l'emploi lors de ces assauts d'armes prohibées par l'ensemble des nations civilisées. Aujourd'hui, cinq ans après les faits, l'Irak elle-même, mise sous pression par les révélations de Wikileaks, vient de demander à réouvrir un dossier que l'on avait soigneusement enterré avec les victimes, dont cinq enfants en bas âge, abattus comme des animaux par des soldats US.

C'est l'envoyé de l'ONU,  Philip Alston, venu enquêter sur de possibles crimes de guerre, qui vient de rédiger un mail à l'adresse de plusieurs journaux qui nous explique une nouvelle fois les faits. Ils sont atroces. Il était venu enquêter 12 jours à peine après les faits, mais on n'apprend qu'aujourd'hui ses conclusions, qui ont donc bien été étouffées depuis. Le 15 mars 2006, des soldats américains, en s'approchant d'une maison d' Ishaqi, tout près de Tikrit, appartenant à un fermier, Faiz Harrat Al-Majmae, pris selon eux sous un tir, ont investi en trombe la maison et ont arrêté tous ses occupants, en les menottant, selon les témoignages recueillis, dont celui d'Ibraheem Hirat Khalaf, le propriétaire de la maison, qui avait tout vu, habitant à une centaine de mètres de là à peine. L'histoire en était resté là : on avait retrouvé de petits corps d'enfants, mais ils avaient été jugés comme étant les victimes collatérales du bombardement, placés donc dans la catégorie "peanuts" habituelle pour l'administration américaine : 11 morts de plus, dont on avait les identités exactes, cependant. Un journaliste, Matthew Schofield du journal Knight Ridder en avait dressé la liste précise, avec les âges. Un vieillard de 75 ans, Turkiya Muhammed Ali, cinq personnes de plus de vingt ans, Faiza Harat Khalaf, 30 ans, Faiz Harat Khalaf, 28 ans, Um Ahmad, 23 ans, Sumaya Abdulrazak, 22 ans et Aziz Khalil Jarmoot, 22 ans et cinq enfants de 6 mois à 5 ans : Hawra Harat Khalaf, 5 ans, Asma Yousef Maruf, 5 ans, Osama Yousef Maruf, 3 ans, Aisha Harat Khalaf, 3 ans et Husam Harat Khalaf, un bébé de 6 mois. Selon le témoin de la scène, après les coups de feu, les hélicoptères avaient tiré six missiles sur la maison pour la réduire en morceaux.

On en serait resté là, si Alston n'avait pas enquêté plus loin sur cet étrange bombardement après des arrestations d'enfants et d'adultes. Ce qu'il allait découvrir et resurgir coinq ans après les faits était innommable. En recueillant notamment les dires du Lt. Col. Farooq Hussain, de la police irakienne, qui lui avait confirmé l'horreur. Ce dernier lui a en effet révélé que toutes les victimes avaient bien été menottées (les adultes) mais qu'elles avaient toutes été tuées chacune d'une balle dans la tête. Un journaliste de Reuters, Amer Amery, lui ayant confirmé que  "l'autopsie avait été effectuée à l'hôpital de Tikrit et qu'elle avait trouvé que toutes les victimes avaient des blessures par balles à la tête". Les corps, retrouvés les mains liées, "avaient été jetés dans une pièce avant que la maison ne soit détruite", avait déclaré Hussain. "La police avait même retrouvé les cartouches employées par les soldats US dans les décombres." On est en face de la révélation d'un crime de guerre manifeste, révélé aujourd'hui cinq ans après les faits, bien que dès le mois de mars 2006, cette histoire avait été décrite telle quelle lors d'une émission de radio aux USA, faite par le mouvement Democracy Now. Cinq ans que l'on savait, et cinq ans que les médias US s'étaient tus. Alors que l'on disposait également d'un reportage filmé et de photos de l'événement ! Et même de deux reportages ! Le 2 juin 2006, la BBC avait diffusé une deuxième prise vidéo du massacre, qui selon elle, mettait déjà en cause la version officielle : y était rappelé au passage le massacre d'Haditha, qui avait fait, rappelons-le 24 victimes. Cette fois-ci, il y en avait 11, dont cinq enfants. La BBC mettait déjà en cause le fait que la maison se serait effondrée à la suite d'un échange de tir nourri, la première version donnée par les américains de l'événement. En 2006, pourtant, la presse avait bien relaté les faits.

 

Même le Figaro en avait fait part. et de façon fort correcte : "Un nouveau scandale guette l’armée américaine. Après les révélations sur le massacre d’Haditha, la BBC diffuse depuis jeudi soir les images de onze cadavres, adultes et enfants, tués dans le village d’Ishaqi, situé à 100 kilomètres au nord de Bagdad. Selon la police irakienne, ils auraient été délibérément abattus par les troupes américaines le 15 mars. Toujours selon la chaîne britannique, qui cite un porte-parole des forces américaines en Irak, Washington a ouvert une enquête. La BBC affirme avoir reçu cette vidéo d'un groupe sunnite opposé à la présence des forces américaines en Irak et estime que ces images contredisent la version officielle des événements, élaborée par les Etats-Unis. Selon les représentants des forces américaines en Irak en poste au moment des faits, quatre civils irakiens seraient morts après une fusillade impliquant des soldats américains qui recherchaient un militant d'al-Qaida signalé dans une maison d'Ishaqi. Selon les militaires américains, ces civils seraient morts dans l'écroulement de leur maison, sous l'effet de la fusillade. Dans cette version officielle des faits, les victimes sont un militant présumé d'al-Qaida, deux femmes et un enfant. Mais selon un rapport de la police irakienne cité par la BBC, les troupes américaines auraient délibérément tué onze personnes dans cette maison, dont cinq enfants et quatre femmes, avant de faire exploser le bâtiment. Sur les images diffusées par la chaîne, on aperçoit plusieurs corps, dont ceux de trois enfants. L’un d’entre eux est couvert de sang. Pour la BBC, les images montrent clairement que les adultes et les enfants ont été tués par balles". Pourquoi donc ce texte, tteès précis, était-il tombé dans l'oubli depuis 2006 C'est encore un des télégrammes interceptés par Wikileaks qui a rappelé aux irakiens les faits. Mais la BBC n'avait pas plus été écoutée que les autres. La raison ? Les sources qu'elle avait utilisées : "la bande vidéo obtenue par la BBC montre un nombre d'adultes et d'enfants morts sur le site avec ce que notre rédacteur en chef des affaires extérieures, John Simpson, affirme être clairement des blessures par balles. Les photos proviennent d'un groupe extrémiste sunnite opposée aux forces de la coalition". Planait sur le document le spectre de la fabrication : en fait il était brut de décoffrage et nullement retouché. Le bombardement de la maison avait donc été décidé pour camoufler les crimes. Pourquoi ne l'apprend-t-on qu'aujourd'hui ? L'enquêteur de l'ONU nous a donné depuis sa version : selon lui, a-t-il déclaré dans un courriel adressé à une chaîne de journaux, c'est "le fait que le système complexe de communications qui est en place à l'ONU empêche le Human Rights Council d'assurer le suivi lorsque des États ignorent les questions soulevées avec eux." Les Etats-Unis, qui savaient douze jours après qu'ils avaient commis un atroce crime de guerre, auront réussi à le cacher cinq ans, en en empêchant sa divulgation. En plus du premier crime, il en a bien un second, celui d'avoir tout fait pour qu'on l'ignore.

Exactement comme en Afghanistan, avec le cas Steven Dale Green qui avait assassiné la petite Abeer Qassim Al-Janabi et toute sa famille, ou en Afghanistan, à Kunduz, notamment, où on a massacré en masse en offrant après quelques dollars en compensation. On attend toujours q'un tribunal pénal international se décide à juger les véritables responsables de ces crimes abominables. Ce n'est pas tout de mettre la main sur le cœur, encore faut-il assumer ne pas savoir s'en servir (*).

PS : Je m'étais toujours jusqu'ici promis de ne pas mettre des photos de cadavres dans mes articles afin de ne pas provoquer une compassion déplacée. Cette fois-ci, je vous l'avoue, la coupe est pleine, et c'est un homme révolté qui revient sur ce qu'il avait pu décider jadis : cette fois, trop, c'est trop !

(*) à ce propos, il y en a un au moins qui commence à se poser des questions sur son sort

morice

5 septembre  

Tribune Libre



1 Analyse& déclaration

a) Résistance  

Paroles & action des résistants

L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.

AFP

09-08



2Les forces en présence

France

Pour Gérard Longuet, les militaires ont encore à faire en Afghanistan.

Si le retrait des troupes françaises est envisagé, il reste toutefois un nœud autour de la région de Tagab, a indiqué le ministre de la Défense.

Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a estimé mardi 23 août que ceux qui dans l'opposition réclament un retrait rapide des troupes françaises d'Afghanistan méconnaissent la réalité de la situation.

Interrogé sur France Inter sur les propos de ceux qui estiment que les militaires français "n'ont plus rien à faire en Afghanistan", Gérard Longuet a affirmé : "C'est totalement faux, c'est méconnaître la réalité".

Les fouilles et les contrôles se poursuivent

"Pourquoi avons-nous eu ces difficultés cet été dans la zone de Tagab, en Kapisa [dans l'est, NDLR] ? Parce que nous avons décidé d'empêcher le regroupement d'armes et d'hommes qui pourraient à un moment ou un autre [...], pour le gouvernement afghan, constituer une véritable menace", a-t-il expliqué.

"Donc, nous avons poursuivi les fouilles, les contrôles, la dislocation des stocks d'armes, des petits groupes armés, et cela est un préalable absolu", a poursuivi le ministre de la Défense.

"Est-ce suffisant ? La réponse est non. Il y a un aspect économique, de société, de politique, mais le préalable c'est qu'une petite minorité - on estime en gros qu'il y a 20.000 résistants sur 26 millions d'Afghans - et bien ces 20.000 doivent être dissuadés", a-t-il souligné.

La région de Tagab reste à maîtriser

"Tant qu'ils ne seront pas dissuadés, le recours à des processus normaux en politique est à peu près impossible", a estimé Gérard Longuet.

Selon le ministre, "il y aura retrait" de troupes françaises, "comme l'a évoqué le président de la République, parce que nous avons maîtrisé la situation dans l'un des deux secteurs géographiques, le district de Surobi. Dans la province de Kapisa, il nous reste un noeud dur qui est l'ensemble de la région de Tagab", a-t-il noté.

Environ 4.000 soldats français sont déployés en Afghanistan. Vingt-deux d'entre eux sont morts dans ce pays depuis début 2011, dont sept pour la seule semaine du 14 juillet. Au total 74 sont morts depuis fin 2001.

La vidéo de l'intervention du ministre sur France Inter :

Le Nouvel Observateur –

AFP

http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/monde/20110823.OBS8971/pour-gerard-longuet-les-militaires-ont-encore-a-faire-en-afghanistan.html



3) Politique

Des occupants 

a) Usa

Occupation de l'Afghanistan

La débâcle américaine.

 AFP : Irak, Afghanistan: 30 Mds$ gaspillés

Une gestion hasardeuse des contrats passés par le Pentagone dans le cadre des conflits en Irak et en Afghanistan, avec les sociétés de sécurité privées par exemple, a entraîné un gaspillage de 30 milliards de dollars, affirme une commission d'enquête du Congrès américain. En outre, ces erreurs de gestion ont miné l'image des États-Unis à l'étranger et encouragé la corruption dans ces deux pays, indique la commission sur les contrats en temps de guerre, où figurent des républicains comme des démocrates, qui remettra un rapport sur la question mercredi au Congrès.
"Des dizaines de milliards de dollars du contribuable ont été gaspillés en raison d'un manque de planification, de demandes imprécises et fluctuantes, de mises en concurrence inadaptées, de critères insuffisants de contrôle et de surveillance", indiquent les deux coprésidents de la commission, Christopher Shays et Michael Thibault, dans une tribune publiée dimanche dans le Washington Post. Les deux hommes évoquent également des problèmes de coordination entre les nombreuses agences gouvernementales américaines mais aussi les comportements fautifs ou négligents d'employés fédéraux comme des contractants. "Le gouvernement et les contractants doivent faire mieux", disent-ils.
L'armée américaine s'est énormément appuyée sur les contractants tiers, en particulier les sociétés de sécurité privées, au cours de la dernière décennie. "Les Etats-Unis dépendent trop des contractants", estiment MM. Shays et Thibault, prévenant que 30 autres milliards de dollars, voire plus, pourraient être gaspillés si les gouvernements afghan et irakien "ne sont pas capables ou ne veulent pas soutenir les projets financés par des fonds américains après la fin de nos interventions".

AFP

29/08/2011


Grande Bretagne

La méga-bourde du patron de l'antiterrorisme.

Consacrée à l'Afghanistan, cette note dactylographiée confirme la satisfaction du gouvernement britannique face au futur départ de Hamid Karzaï.

Un retrait jugé "très important. Cela améliore les perspectives politiques de l'Afghanistan très sensiblement. Nous devrions nous réjouir de l'annonce de Karzaï en public et en privé", précise la note. Hamid Karzaï avait accédé à la présidence afghane en 2001 avec le soutien des Etats-Unis. Réélu en 2009 après un scrutin marqué par des fraudes massives en sa faveur, il a annoncé le 11 août dernier qu'il ne se représenterait pas une troisième fois au poste de président à la fin de son mandat actuel en 2014.

La Constitution afghane interdit par ailleurs de briguer trois mandats successifs.

Une tactique du gouvernement ?

Les relations entre le gouvernement britannique et Hamid Karzaï ont toujours été compliquées. D'après des documents révélés par Wikileaks, le président afghan avait tenu les Britanniques pour responsables de l'instabilité dans la province du Helmand, au sud du pays, où sont implantés la majorité de leurs troupes.

Autre point soulevé dans la note : le système bancaire de l'Afghanistan.   

Le document "protégé" évoque les craintes du gouvernement britannique concernant de possibles détournements de fonds de l'aide étrangère. Du côté du ministère du Développement international, on affirme qu'il s'agissait de documents «de routine". "Ils auraient été classés 'restreints' ou 'confidentiels' s'ils avaient contenu des informations sensibles", a-t-on précisé au Guardian.

Ce n'est pas la première fois qu'un ministre de la Couronne britannique se fait avoir par une photo prise d'un peu trop près (voir notre adresse).

Selon un observateur du Foreign Office, cité par Le Figaro, il pourrait même s'agir d'une tactique du gouvernement pour faire fuiter les informations.

Publié le 09/04/2009

 http://lci.tf1.fr/monde/europe/afghanistan-londres-se-rejouit-du-futur-depart-de-karzai-6671406.html

Les commentaires sont fermés.