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18/10/2011

n° 95 - Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’ - 16-10 - : 2-5 ALBA - TCP : exigence : Arrêt immédiat et inconditionnel des bombardements de L'Otan sur le territoire Libyen.

n° 95 - Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’ - 16-10 - : 2-5 ALBA - TCP : exigence : Arrêt immédiat et inconditionnel des bombardements de L'Otan sur le territoire Libyen.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’. n° 95- 16-10

C.De Broeder & M.Lemaire



 "Le'Dossier des guerre de l'Otan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part 

Luis Britto Garcia : Comment distinguer une invasion de l’OTAN d’un mouvement social.

 Le peuple libyen victime de la folie de Sarkozy-BHL-ONU-OTAN
Syrte : Une population pilonnée dans une ville en ruines

Libye: l’assaut final sur Syrte retardé.

1   Dossiers

1-1 Les mercenaires de l'OTAN encore repoussés à Syrte

1-2 Human Rights Investigations : L’arme secrète de l’OTAN, le racisme ?

1-3 Moutassim Kadhafi :Sale temps pour l’OTAN/CNT.

1-4 Dominique SOGUEL : Feu vert du CNT pour les offensives mais premiers combats fratricides.

1-5 Tripoli, dernières heures, avant la chute…

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Pepe Escobar : L’OTAN veut une guerre sans fin.  

2-2 Pepe Escobar : C'est une guerre [de] TOTAL, monsieur.

2-3 Stephen Lendman - Uruknet Au sommet de Bruxelles l’OTAN affirme que les campagnes afghane et libyenne sont un succès.

2-4 WALTER FAUNTROY : « J’AI VU LES TROUPES DE L’OTAN DECAPITER DES LIBYENS »

2-5 ALBA - TCP : Arrêt immédiat et inconditionnel des bombardements de L'Otan sur le territoireLibyen.

2-6 Lettre ouverte à l’attention des médias, associations, ONG, instances & pouvoirs publics concernés.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Manlio Dinucci : L’incendie est hors contrôle.

3-2 Rebel Griot : La guerre de l’OTAN contre la Libye est une guerre contre le développement de l’Afrique.

3-3 L'expression : La Libye implose, le Sahel s'embrase.

3-4 Qui sauvera les Touareg? : Ils ont été massacrés à huis clos en Libye.

3-5 ACTUS /prpe :Qui pourraient être qualifiés de mercenaires ?.

4 Média

4-1 ACTUS /prpe :Communiqué de presse : l’extermination des noirs par le CNT en Libye.

Annexe

La Guerre pour la Libération de l’Afrique du Nord.

 



Tiré à part 

Luis Britto Garcia : Comment distinguer une invasion de l’OTAN d’un mouvement social.

Certains médias présentent l’invasion de l’OTAN et des Etats-Unis contre la Libye comme un mouvement social. Pour ceux qui ne savent pas faire la part des choses, suggérons quelques pistes :

Un mouvement social majoritaire triomphe seul et n’a pas besoin de l’invasion d’une coalition impérialiste de 42 pays pilleurs pendant plus de six mois pour s’imposer.

Un mouvement social est composé de gens faits de chair et de sang, et non de victimes imaginaires de soi-disant bombardements non confirmés par les journalistes de Telesur, ni par les satellites Russes ni par ceux du Pentagone.

Un mouvement social surgit spontanément du peuple et non des plans du Pentagone pour envahir la Libye dénoncés depuis 2001 par le général Wesley Clark.

Un mouvement social n’obtient pas la protection de cette mafia de puissances hégémoniques appelée l’ONU.

Un mouvement social n’est pas dirigé par des monarques, des terroristes intégristes, des mercenaires étrangers ni d’ex-ministres du gouvernement auquel il s’appose.

Un mouvement social n’est pas présenté par Barack Obama comme « un modèle pour les relations internationales » et ne reçoit pas l’appui de l’armée d’occupation européenne appelée l’OTAN.

Un mouvement social ne commence pas par assassiner son propre chef, comme l’a fait le CNT avec son premier président, Abdel Younis.

Un mouvement social ne dispose pas de porte-avions, de navires de guerre, de bombardiers, de missiles téléguidés, d’hélicoptères de combat et d’avions sans pilotes.

Un mouvement social n’applique pas à se compatriotes la stratégie de bombardements terroristes de la population civile inaugurée par la Luftwaffe nazi contre la ville de Guernica.

Un mouvement social ne répète pas ce massacre à 20.000 reprises lors de missions aériennes contre son propre pays.

Un mouvement social ne bombarde pas systématiquement les hôpitaux, les aqueducs, les écoles, les quartiers résidentiels et les moyens de communication.

Un mouvement social ne séquestre pas des journalistes indépendants ni ne les expulse pour les empêcher de témoigner sur ce qui se passe.

Un mouvement social ne se livre pas à l’assassinat ciblé des dirigeants de son pays et n’offre pas une récompense d’un million et demi d’euros pour leurs têtes.

Un mouvement social ne déploie pas des avocats, des lobbys et des influences pour que la Cour Pénale Internationale émette des mandats d’arrêt contre ses adversaires.

Un mouvement social ne provoque pas le massacre de 60.000 personnes parmi son propre peuple.

Un mouvement social n’a pas de complices financiers internationaux capables de confisquer 270 milliards de dollars de réserves de son propre pays.

Un mouvement social n’offre pas les ressources de son pays à une nuée de sociétés multinationales.

Un mouvement social n’est jamais appuyé inconditionnellement par les monopoles et multinationales de l’information.

Un mouvement social ne dispose pas de cameramen, de scénaristes, de maquilleurs, d’acteurs, de costumiers et de metteurs en scène pour filmer au Qatar de fausses scènes de victoire.

Un mouvement social ne détruit pas et ne saccage pas les sièges diplomatiques des pays amis.

Un mouvement social ne tue pas systématiquement des compatriotes parce qu’ils ont le peau noire, comme le font les forces du CNT

Un mouvement social n’est pas dirigé par Berlusconi, Sarkozy, Cameron, Merkel et Rassmussen.

Un mouvement social n’est pas reconnu prématurément comme gouvernement par les puissances impérialistes avant même d’avoir obtenu le contrôle de tout le territoire.

S’il est facile de distinguer une invasion de l’OTAN d’un mouvement social, il est encore plus facile de distinguer un imbécile d’une canaille. L’imbécile ignore les faits énumérés plus haut. La canaille les connaît mais persiste à dire que l’invasion de la Libye est un mouvement social.

Luis Britto Garcia

15 octobre 2011

http://luisbrittogarcia.blogspot.com/2011/10/como-diferencia...

Traduction "ca m’étonnerait que ça traverse le blindage crânien de nos intellectualoïdes occidentaux" par VD pour le Grand Soir avec probablement un peu plus de fautes et de coquilles que d’habitude.

URL de cet article 14853
http://www.legrandsoir.info/comment-distinguer-une-invasion-de-l-otan-d-un-mouvement-social.html


Le peuple libyen victime de la folie de Sarkozy-BHL-ONU-OTAN
Syrte : Une population pilonnée dans une ville en ruines

 L’Otan tire les leçons de la guerre contre la Libye

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

 En visite à Paris, l’amiral Gianpaolo Di Paola, le patron du comité militaire de l’Alliance, a dressé vendredi un bilan positif de l’opération contre le régime de Kadhafi.

À l’occasion de sa première visite à Paris depuis la réintégration de la France dans le commandement militaire ­intégré de l’Otan, l’amiral Gianpaolo Di Paola, le patron du comité militaire de l’Alliance, a dressé aujourd’hui un bilan particulièrement positif de la guerre en Libye. «Succès militaire» ayant permis d’éviter le massacre de civils à Benghazi tout en évitant les dégâts collatéraux, l’opération contre le régime de Kadhafi fut aussi selon lui un «succès politique». «Pour agir en Bosnie, il nous a fallu plusieurs années. Pour intervenir au Kosovo, plusieurs mois. En Libye, nous avons mis six jours seulement pour agir. Et nous avons obtenu le soutien de nos partenaires arabes », se félicite le plus haut responsable militaire de l’Otan, dont le mandat expire dans quelques mois.

Pour autant, l’intervention en Libye n’est pas considérée à Bruxelles comme un modèle pour les futures opérations de l’Alliance. «Chaque mission, pas seulement la Libye, peut-être considérée comme un modèle – positif ou négatif – pour l’avenir. Mais chaque opération doit être interprétée avec beaucoup de souplesse mentale», prévient l’amiral.

D’autant plus que la guerre a aussi révélé les «limites capacitaires chroniques» de l’Alliance, notamment en matière de renseignement, ainsi que des faiblesses, par exemple dans le ciblage, la désignation des cibles.

Alors que les avions de l’Otan poursuivent leurs opérations dans la région de Syrte, l’Alliance atlantique a déjà tiré les premières leçons de l’intervention. D’abord en mettant en lumière le caractère incontournable du «partenariat». «Aujourd’hui aucune nation ne peut agir seule. La nécessité d’avoir une approche globale des crises implique que les alliances se généralisent», explique l’amiral Di Paola. Ensuite, la nécessité de disposer, dans un environnement stratégique instable, d’un «noyau dur, capable de fonctionner dans les zones de guerre».

Strabisme de Vénus

L’effacement des États-Unis, qui ont préféré s’en tenir, vis-à-vis de la crise libyenne, à un «leadership from behind», choisissant de peser dans l’ombre, n’est pas forcément une mauvaise nouvelle selon lui. «Les Européens sont des animaux curieux. C’est comme s’ils souffraient d’un strabisme de Vénus! Quand les États-Unis dirigent, ils protestent. Mais lorsque les Américains s’effacent pour laisser l’Europe en première ligne, ils le leur reprochent! En Libye, les Américains ont certes encouragé les Européens à en faire davantage. Mais ils demeurent un allié stratégique de premier plan», affirme le haut responsable militaire.

Autre enseignement, l’intervention en Libye a renforcé la visibilité de la France au sein de l’Alliance, deux ans après son retour dans le commandement militaire. L’amiral Di Paola en est persuadé: «La France n’aurait jamais obtenu ce rôle principal en Libye» si elle n’avait pas réintégré l’Otan. Et il est «logique» qu’un pays comme la France, ayant démontré tout à la fois «ses capacités et sa volonté», hérite, avec le Commandement suprême allié (ACT) de Norfolk, dirigé par le général Abrial, d’un poids «proportionnel» au rôle qu’elle est en mesure de jouer depuis qu’elle a retrouvé «sa place entière» au sein de l’Alliance.

Les succès remportés par l’Otan en Libye ne font pas oublier les grands défis auxquels est confrontée l’Alliance dans les mois et les années qui viennent. La crise économique et les coupes budgétaires qu’elle implique dans les budgets de défense des pays européens et des États-Unis auront des conséquences durables.

Il faudra, pour y faire face, apprendre à dépenser moins et mieux. Découlant en partie de cette crise, le défi capacitaire fait peser le risque d’un décrochage stratégique. Pour ce faire et afin de pouvoir conserver une approche globale des crises, les États membres de l’Alliance devront apprendre, comme la France et la Grande-Bretagne l’ont fait en Libye, à s’associer. Quitte à parfois abdiquer une petite partie de sa souveraineté…

 

Isabelle Lasserre
Le Figaro

octobre 15th, 2011

Posted in Evènements/Politique

http://www.silviacattori.net/article2185.html

 

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2011/10/lotan-tire-les-lecons-de-la-guerre-de-libye/


Libye: l’assaut final sur Syrte retardé.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Les combattants du nouveau régime libyen, engagés depuis un mois dans le siège de Syrte, retardent l’assaut final sur le dernier carré de fidèles à Mouammar Kadhafi afin de capturer « vivants » les hommes forts de l’ancien régime, a affirmé aujourd’hui un commandant en chef.

« La résistance dans deux quartiers est forte car nous pensons qu’il y a quatre à cinq personnes importantes à l’intérieur », a déclaré un chef des opérations sur le front Est, Wassim ben Hamaibi, après une réunion des commandants du Conseil national de transition (CNT) à Syrte. Depuis plusieurs jours, les combats se concentrent dans le nord-ouest du centre ville de Syrte, dans les quartiers « Dollar » et « N°2″, où sont retranchés les derniers fidèles du « Guide » déchu, qui font preuve d’une résistance inattendue face aux combattants du CNT. « Nous sommes sûrs que Mouatassim (un des fils Kadhafi) et (le ministre de la Défense) Aboubacar Younès sont à l’intérieur », a-t-il ajouté. « Nous pensons également que Seif al-Islam (un autre fils Kadhafi) et (Mouammar) Kadhafi sont peut-être à l’intérieur », a-t-il dit. « Nous voulons les capturer vivants pour qu’ils passent devant la justice, plutôt que de les tuer, c’est pour cela que nous ne nous engageons pas dans une attaque massive », a-t-il dit.

Mercredi, les nouvelles autorités libyennes avaient annoncé la capture de Mouatassim Kadhafi à Syrte. Confirmée par un haut responsable du Conseil national de transition (CNT), elle a finalement été démentie le lendemain. Médecin et militaire de carrière, Mouatassim Kadhafi avait été promu par son père à la tête du Conseil de sécurité nationale en 2007. A ce titre, il dirigeait sa propre unité d’élite.

Seif Al-Islam, qui fut souvent présenté comme le possible successeur de son père, avait également été donné pour capturé le 22 août, la veille de la chute de Tripoli, avant de réapparaître dans la nuit devant des journalistes. Des combattants du CNT avaient auparavant affirmé que Seif Al-Islam aurait trouvé refuge à Bani Walid et Mouammar Kadhafi pourrait, selon un responsable local du CNT, se trouver dans la vaste zone désertique du sud du pays où il serait facile pour lui de traverser les frontières avec le Niger, l’Algérie ou le Tchad.

AFP

15-10

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2011/10/libye-lassaut-final-sur-syrte-retarde/



  Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

1-1 Les mercenaires de l'OTAN encore repoussés à Syrte

Le 14 octobre en Libye est prévue à l'échelle nationale, une marche sous la bannière verte à travers tout le pays. Le pays ne veut pas de la «démocratie» telle qu’elle est vue par les occidentaux. À cet égard, le Porte parole, représentant spécial du gouvernement officiel de la Libye, le Dr. Moussa Ibrahim, a déclaré le 12 Octobre que “le peuple libyen porteur de liberté a des nerfs d'acier, un moral élevé, car souffle le vent de l’espoir, d'ailleurs, les gens ont déjà vécu le premier choc et son retour.”

Moussa a déclaré:

“Nous voulons que nos jeunes étudient l'expérience de la révolution vietnamienne, sa résistance aux Américains, et comment ils ont remporté la victoire.... Nous demandons à nos jeunes de connaitre le caractère du général Nguyen Giap et ainsi que les échecs face à la défense de Syrte. Nous sommes convaincus que beaucoup de noms seront glorifiés dans la résistance et les personnalités du peuple reconnus.

Nous avons promis des changements au cours de la semaine et maintenant la hausse des préparatifs pour le 14 Octobre prévu à l'ensemble de la Libye du Nord au sud et d'est en ouest, confirme que l'heure de la libération est proche et que le peuple libyen et le monde entier saura vendredi deux choses :

Premièrement, que le peuple libyen n'a pas soutenu les “libéraux”, ne trahit pas son pays et ne se vend pas, et deuxièmement que les pays occidentaux et le CNT qui ont revendiqué les mots “liberté et démocratie”, nous permettrons de voir vendredi s’ils appuient ces slogans et s’ils sont réellement pour la liberté d'expression."

Moussa a ajouté que

"la Libye est désormais en meilleure position que dans les dernières semaines, la résistance est désormais organisée et le coeur du génie brûle de sortir de la bouteille, donc le commandement évalue ce qui se passe de manière très optimiste."

Moussa fait appel à ceux qui croient au gouvernement légitime:

“Ayez confiance en votre gouvernement et vous verrez cela.”

Il ajoute que

“nous avons obtenu confirmation de l'information selon laquelle la préparation de l'insurrection a créé la peur et la panique, des ambassadeurs ont été envoyés dans plusieurs directions, pour interrompre la communication entre nous et notre peuple afin de pouvoir prévenir la transmission des chaînes qui transmettent nos voix.  Cela n’aura jamais d’effet, et cela peut être consulté dans les médias d’information hebdomadaire, en prévision du lancement du site officiel de la résistance, qui se prépare pour cela.

Nous nous sommes organisés avec un réseau de canaux de communication universelle aux États-Unis, en Amérique latine et en Europe et les organisations des droits humains et des individus, nous avons également organisé une certaine façon de les protéger en cas où l'ennemi tente d'infliger des dommages, nous exhortons les gens à être libre en Libye dans une disponibilité maximale et d'attendre l'annonce définitive de l'Intifada."

Moussa a félicité tous les combattants de l'armée libyenne, soulignant que leurs dirigeants leurs ont présenté leurs hommages personnelles et que leurs noms seront publiés dans une déclaration commune la semaine prochaine avec ceux de toutes les personnes de différents secteurs et régions.

Il a également rendu hommage à l'enthousiasme des jeunes et aux exploits de la révolution, qui ont révélé un pic sans précédent et qui ont amenés les mobilisations du vendredi (prières du vendredi) avec les interprétation du Saint Quran contre "les envahisseurs et les espions des Juifs et des chrétiens et pour purifier la précieuse patrie de tout mal et luxure."

 Avertissement à Tripoli

A Tripoli, les membres des ambassades de l'alliance nazie ont été expressément averti :

"Le Qatar, la France et les autres pays :  “si nous entendons un seul tir dans le cadre d’une marche pacifique tout sera détruits. L’Ambassade avec son «contenu»!  un homme averti en vaut deux !”
"Déclaration de l'organisation de la jeunesse de la Libye !

Le mensonge est fini !

Les mercenaires de l'OTAN encore repoussés à Syrte

   Etats Unis d’Afrique (LVO) : Les nouvelles en provenance de syrtes se ressemblent chaque jour. A chaque fois, les médias de la propagande de guerre annoncent la prise de la ville de Syrte et quelques heures ou minutes plus tard, les mercenaires fuient la zone en essuyant de lourdes pertes et abandonnent leurs blessés ainsi que les cadavres de leurs complices. Si ce n'étais pas une guerre, cela aurait l'aire d'un filme comique tellement cette guerre illégale contre le noble peuple libyen est ridicule.

Le monde entier sait que les organisations internationales impliquées dans l'agression de la Grande Jamahiriya sont des menteurs, des assassins, des criminels, des pilleurs, des escrocs, des voleurs, des violeurs, des criminels de guerre, des criminelles contre l'Humanité, des Nazis, des .........et la liste est longue. Et pourtant, les gens continuent a allumer religieusement leur porte télévision ou de radio et suivent le journal télévisé, comme une accoutumance, une dépendance psychologique du style : "Je sais que tu me mens mais j'aime tes mensonges". ou du style : "je sais que tu me mens, mais je ne veux rien savoir car tu sais tellement me faire rêver et j'aime ca."

Pendant ce temps, les populations civiles, hommes, femmes, enfants et personnes âgées meurent sous les bombardements les plus meurtriers d'une organisation internationale vêtue d'un vêtement d'intouchabilité, que lui octroie la permission tacite du monde entier, de commettre tous les crimes qu'elle veut, sans jamais être poursuivie puisque personne n'oserait.

Mais ceux qui sont agressés chez eux, n'ont pas d’autre choix que d'affronter cette terrible réalité et de combattre pour leur liberté. C'est ainsi qu’a Syrte aujourd’hui, les mercenaires de l'OTAN, qui sont entré dans la ville selon leurs médias, viennent d’annoncer qu’ils ont reculé de deux kilomètres jeudi à la mi-journée sous le feu nourri de la résistance libyenne. “Nous avons dû nous retirer vers le QG de la police (près de la place centrale de la ville) et nous allons

utiliser l'artillerie lourde pour frapper les forces de Kadhafi”, a déclaré Hamid Neji, un mercenaire des pays de l'OTAN Pro-CNT sensé se trouver sur la nouvelle ligne de front.

Ils vont encore utiliser l’artillerie lourde contre les habitations civiles et prétendre devant la presse internationale qu’ils bombardent les forces de Kadhafi mais pour eux, toute la Libye représente les force de Kadhafi puisque tout le peuple libyen est avec le frère guide, Mouammar Al-Kadhafi.

Hassan Alliby pour tous les opprimés, stcom.net

Cet article provient de La Voix des Opprimes

International (LVO) :
http://news.stcom.net
L'URL de cet article est:http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=6245


1-2 Human Rights Investigations : L’arme secrète de l’OTAN, le racisme ?

Human Rights Investigations a exprimé à plusieurs reprises ses inquiétudes concernant l’attitude des rebelles et il est devenu de plus en plus clair que le racisme tient une place centrale dans le conflit en Libye.

Tout le monde a maintenant compris que les forces rebelles sont les combattants par procuration de l’OTAN (du Qatar et de l’Union des Emirats Arabes) sur le terrain. Un grand nombre de ces combattants ont été recrutés et motivés par des manipulations psychologiques (psy-ops) destinées à discréditer les mercenaires africains accusés de se livrer au pillage des villes et au viol massif des femmes à l’aide du Viagra —des allégations mensongères qui ont été répandues par les commandants des rebelles, les ministres de l’OTAN, les médias et le procureur de la Cour Criminelle Internationale, Moreno Ocampo.

On a vu les effets de cette pernicieuse campagne de propagande à Benghazi, Misrata et Tawergha et dans tout le pays, et on peut maintenant aussi les constater à Tripoli où les rebelles arrêtent tous les Libyens à la peau noire et les travailleurs venus d’Afrique noire et les parquent dans les stades de football.

Selon Associated Press :

Apparemment tous les détenus disent qu’ils sont des travailleurs immigrés et dans la plupart des cas rien ne prouve qu’ils mentent. Mais cela n’empêche pas les rebelles de regrouper ces hommes dans des endroits comme le club de sports de la Porte de la Mer où environ 200 détenus -tous noirs- sont enfermés dans un terrain de football, s’agglutinant contre le mur pour échapper au soleil brûlant.

Dans le quartier de Khallat al-Firjan au sud de Tripoli, les reporters d’Associated Press ont vu des rebelles tabasser une douzaine de noirs avant de décider qu’ils étaient d’innocents travailleurs émigrés et de les relâcher.

Le racisme est au coeur de nombreuses campagnes de l’OTAN, comme au Pakistan, en Afghanistan et en Irak où des victimes innocents sont assassinées dans des circonstances qui seraient tout simplement inacceptables si ces victimes étaient blanches.

L’arme principale de l’OTAN dans le conflit libyen a été et demeure le racisme et non les Tomahawks, les bombes Paveway, Tornados ou Typhoons, ou les missiles de croisière.

Pour se rendre compte de l’importance du racisme dans la motivation des soldats écoutez SVP le témoignage de Mike Prysner lors du forum des vétérans "soldats de l’hiver" de 2008* :

En voici la transcription :

"Et j’ai essayé de toutes mes forces d’être fier de servir, mais je ne pouvais m’empêcher de ressentir de la honte et de penser que le racisme ne pouvait plus masquer l’occupation. Ces gens-là étaient des personnes, des êtres humains. Je suis submergé par le remords chaque fois que je croise un vieil homme comme celui que ne pouvait pas marcher et que nous avons attaché sur un brancard pour le remettre à la police iraquienne. Je me sens coupable chaque fois que je vois une mère avec ses enfants comme celle qui pleurait hystériquement et qui nous criait que nous étions pires que Saddam quand nous l’avons arrachée à sa maison. Je me sens coupable chaque fois que je vois une fillette comme celle que j’ai attrapée par le bras et traînée dans la rue.

"On nous a dit que nous combattions le terrorisme mais le vrai terroriste c’était moi et le vrai terrorisme c’est l’occupation. Le racisme dans l’armée est depuis longtemps un outil capital pour justifier la destruction et l’occupation d’un autre pays. Il a longtemps servi à piller, opprimer et torturer un autre peuple. Le racisme est l’arme vitale de ce gouvernement. C’est une arme plus puissante que les fusils, les tanks, les bombes et les navires de guerre. C’est plus destructeur que les obus d’artillerie, les bombes à charge pénétrante ou les missiles tomahawk. Toutes ces bombes sont crées et détenues par les gouvernements, mais elles ne peuvent faire aucun mal tant qu’il n’y a personne pour les utiliser.

"Ceux qui nous envoient à la guerre, n’ont pas à appuyer sur la gâchette ni à effectuer de tirs de mortier. Ils n’ont pas à se battre. Ils se contentent de nous vendre la guerre. Ils ont besoin d’une population qui est d’accord pour envoyer ses soldats risquer leurs vies et ils ont besoin de soldats qui soient prêts à tuer et à se faire tuer sans poser de questions. Ils peuvent dépenser des millions pour une seule bombe mais cette bombe ne devient une arme que si les troupes militaires acceptent d’obéir à l’ordre de l’utiliser. Ils peuvent envoyer leurs derniers soldats partout sur la terre mais il n’y aura de guerre que si les soldats acceptent de se battre, et la classe dirigeante —les milliardaires qui profitent de la souffrance humaine et qui ne pensent qu’à augmenter leurs profits en contrôlant l’économie mondiale— a compris que son pouvoir repose uniquement sur la capacité à nous convaincre que la guerre, l’oppression et l’exploitation sont dans notre intérêt. Ils savent que leur richesse dépend de leur capacité à convaincre la classe laborieuse de mourir pour contrôler les ressources d’une autre pays. Et nous convaincre de tuer et de mourir repose sur leur capacité de nous faire croire que nous sommes en quelque sorte supérieurs. Les soldats, les marines, les aviateurs n’ont pourtant rien à gagner de l’occupation.

"La vaste majorité des gens qui vivent aux USA n’ont rien a gagner à l’occupation. En fait, non seulement nous n’y gagnons rien mais elle nous occasionne des souffrances supplémentaires. Nous perdons des membres, nous souffrons de traumatisme et nous donnons nos vies. Nos familles doivent regarder nos cercueils couverts d’un drapeau descendre dans nos tombes. Des millions de personnes dans notre pays qui vivent sans sécurité sociale, sans travail et sans accès à l’éducation doivent regarder le gouvernement dilapider plus de 450 millions de dollars par jour pour l’occupation. On envoie les pauvres et les travailleurs de notre pays tuer les pauvres et les travailleurs d’un autre pays pour que les riches puissent continuer à s’enrichir et sans le racisme, les soldats se rendraient vite compte qu’ils sont plus proches du peuple iraquien que des milliardaires qui nous envoient à la guerre.

"J’ai mis des familles à la rue en Irak et en rentrant au pays j’ai vu qu’on y mettait aussi les gens à la rue parce que leur maisons étaient saisies à cause de cette tragique, tragique et inutile crise ; Je me suis réveillé et j’ai compris que notre vrai ennemi ne se trouve pas dans quelque contrée lointaine. Ce n’est pas un peuple dont nous ne connaissons pas le nom ni une culture que nous ne comprenons pas. Les vrais ennemis ce sont des gens que nous connaissons très bien et que nous pouvons identifier. L’ennemi c’est un système qui fait la guerre parce que ça rapporte. L’ennemi est le PDG qui nous licencie parce que ça rapporte ; C’est la compagnie d’assurance qui refuse de payer les soins de l’assuré parce que ça rapporte ; c’est la banque qui saisit nos maisons parce que ça rapporte.

Nos ennemis n’habitent pas à 5000 km, ils vivent ici chez nous. Si nous nous organisons pour lutter avec nos frères et nos sœurs nous pouvons mettre un terme à cette guerre et créer un monde meilleur."

Human Rights Investigations

Pour consulter l’original :http://humanrightsinvestigations.org/2011/09/01/natos-secret...

Traduction : Dominique Muselet

(*) http://www.laguerretue.org/spip.php?article60

URL de cet article 14539
http://www.legrandsoir.info/l-arme-secrete-de-l-otan-le-racisme.html


1-3 Moutassim Kadhafi :Sale temps pour l’OTAN/CNT.

Diantre !

Comme le dit le dicton signé Oscar Wilde, « se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire! ». C’est ainsi que le peuple libyen s’exprime:  » Marre de voir nos enfants mourir durant leur sommeil. Marre de voir nos filles violées. Marre de voir nos pères mourir. Marre, enfin, de voir notre pays détruit par des aventuriers. » Demain, c’est le jour le plus long pour l’OTAN/CNT en Libye. La plaisanterie a assez duré.

En Libye, le CNT est aux abois, suite à la manifestation qui sera organisée demain sur tout le territoire national, avec aussi, ici en France, une manifestation en faveur de ce pays martyr, samedi prochain, 15 octobre à Place de la République. Le CNT perd la boule, comme on dit. Il ne sait plus où donner de la tête et multiplie les bévues. « Liberté, j’écrirai ton nom »…mon oeil. Le fossé qui sépare le courant de pensée occidentale aux valeurs inversées et la société tribale libyenne est abyssale. Vouloir transposer cette doxa-là, ailleurs, restera un échec .

L’histoire de la pseudo révolution s’effiloche et s’inscrit désormais en pointillée pour les démocrates autoproclamés. Le paradigme sociétal occidental n’est et ne sera jamais le modèle universel malgré le forcing obséquieux des fanfatrons à la tête des Etats euro-américains. Pour contrer la vaste manifestation qui se prépare munitieusement en Libye, le CNT s’acharne désormais sur les opérateurs des téléphonie mobile en leur intimant de bloquer tout ce qui a trait aux SMS. Ah, si c’était Kadhafi, les cris d’orfraie allaient déjà inonder nos médias.

C’est le branle bas de combat. Internet est aussi victime, depuis hier, de restrictions. Alors que les médias annoncent urbi et orbi la capture du fils Kadhafi, Moutassim, on en saura un peu plus dans les heures qui viennent mais, ce serait un vrai coup ou une nouvelle énormité mensongère du CNT qui dit l’avoir capturé il y a 3 jours. Nous pensons à une nouvelle arnaque mais, attendons. Ibrahim Moussa le porte-parole du Gouvernement libyen dément l’information et parle de fable. Nous ne pouvons confirmer ni infirmer l’information pour l’instant. Apparemment, le concerné aurait démenti son arrestation et son transfert à Benghazi comme on l’entend ici et là. Toujours est-il que, ça ne change absolument rien à propos de la grande marche pacifique de demain, 14 octobre 2011, en Libye, et celle organisée à Paris, Place de la République.

Au lieu de faire des guerres un peu partout dans le monde, brisant la vie des enfants comme dans la vidéo en dessous, les pays occidentaux feraient mieux de s’occuper de leurs pauvres au lieu d’acheter des Tomahawk et tuer des innocents.

13 octobre 2011

Moutassim Kadhafi

Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=Ft49-zlQ1V4&feature=player_embedded

 

http://www.centpapiers.com/libye-%e2%80%93-sale-temps-pour-l%e2%80%99otancnt-manif-a-paris-151011/84086


1-4 Dominique SOGUEL : Feu vert du CNT pour les offensives mais premiers combats fratricides.

Les forces du nouveau pouvoir libyen se préparaient dimanche à attaquer les derniers bastions pro-Kadhafi, au lendemain du feu vert des dirigeants, tandis que des premiers combats entre anti-Kadhafi ont fait 12 morts au sud-ouest de Tripoli.

Dans la matinée, des dizaines de pick-up surmontés de canons anti-aériens étaient massés à l'entrée de Bani Walid (170 km au sud-est de Tripoli) et des combattants de plus en plus nombreux prenaient position, selon des journalistes de l'AFP.

Des combattants du Conseil national de transition (CNT) ont affirmé avoir mené plusieurs missions de reconnaissance jusque dans le centre de Bani Walid, sans rencontrer de résistance de la part des partisans de l'ex-homme fort du pays Mouammar Kadhafi.

"Nos éclaireurs ont repéré des tireurs embusqués et des combattants dans le centre-ville, mais la périphérie est sous notre contrôle", a déclaré l'un d'eux, ajoutant: "Les rebelles et les habitants coopèrent maintenant".

Auparavant, les combattants pro-CNT avaient expliqué avoir délogé depuis samedi les pro-Kadhafi de Wadidinar, une vallée à l'ombre de Bani Walid, lors d'affrontements qui ont fait quatre morts de chaque côté, selon des sources médicales et au sein du CNT.

"Notre plus gros défi était la présence de tireurs embusqués dans la vallée. Mais aujourd'hui, nous espérons entrer dans Bani Walid", a déclaré le colonel Ahmad Ali Mohammed. Des proches du colonel Kadhafi, et en particulier son porte-parole Moussa Ibrahim, pourraient être réfugiés à Bani Walid.

Les forces anti-Kadhafi avaient déjà lancé samedi matin "une attaque contre Bani Walid", mais avaient "dû se retirer ensuite pour des raisons tactiques", selon Abdallah Kenchil, un responsable des négociations du côté du CNT. 

"L'Otan est en train de bombarder et ils nous ont dit de rester en arrière", a expliqué Moustapha Sanoussi, un combattant pro-CNT originaire de Bani Walid.

[...]

Après l'échec de négociations en vue de la reddition des bastions pro-Kadhafi de Bani Walid, Syrte et Sebha (centre), Moustapha Abdeljalil, président du CNT, avait donné samedi le feu vert aux combattants: "Maintenant, la situation est entre les mains des combattants révolutionnaires (...). Nous leur laissons le choix de décider (d'attaquer) quand ils le voudront".

Sur le plan politique, M. Abdeljalil est arrivé samedi soir à Tripoli pour sa première visite dans la capitale libyenne depuis le début du soulèvement contre Mouammar Kadhafi en février.

Sa visite était très attendue par les partisans du CNT, qui espèrent qu'elle aidera à apaiser les rivalités apparues entre les groupes rebelles. Des combattants à Misrata, la troisième ville de Libye, ont commencé à contester l'autorité du CNT (qui siège à Benghazi -est-), refusant de remettre des chars abandonnés.

"Nous devons mettre toutes nos forces ensemble pour libérer les villes" encore aux mains des pro-Kadhafi, a déclaré M. Abdeljalil. Et "nous ne devons pas oublier que Mouammar Kadhafi est toujours vivant et qu'il a toujours de l'argent et de l'or pour corrompre les gens".

Malgré tout, 12 personnes ont été tuées et 16 autres blessées dans des affrontements samedi entre combattants anti-Kadhafi rivaux de trois villes du sud-ouest de la Libye.

Sur fond de rivalités anciennes, les affrontements ont opposé des combattants de Gharyane et Kikla d'une part à des combattants d'Al-Assabaa d'autre part, ont indiqué à l'AFP le président du Conseil local de Gharyane, Wahid Barchane, et le chef du conseil militaire d'Al-Assabaa, Saad al-Chartaa.

Selon M. Barchane, "les révolutionnaires de Gharyane et de Kikla sont tombés dans une embuscade à Al-Assabaa après avoir demandé aux combattants de cette ville de rendre leurs armes lourdes et être venus pour les réceptionner".

Al-Assabaa comptait de nombreux fidèles de Mouammar Kadhafi, et selon M. Barchane, les combattants de Gharyane et de Kikla ont l'intention de "nettoyer totalement Al-Assabaa des fidèles de l'ancien régime" et de "tenter de le faire sans effusion de sang".

De son côté, M. Chartaa a fait état de contacts pour "contenir la situation" et d'une intervention du CNT pour calmer la situation.

Dominique SOGUEL (AFP) 


1-5 Tripoli, dernières heures, avant la chute…
Thierry Meyssan : D’abord je tiens à rappeler que j’ai annoncé cette histoire de fausse vidéo, qui était tournée à Qatar, je ne savais pas ce qu’on était en train de tourner, mais je savais qu’on avait reconstitué, en studio, à la fois la place verte, puis Bab -al -Aziya, je l’ai écrit, avant les événements ; je vois, encore, les journaux, comme "Marianne", qui se sont gaussés que je pouvais écrire des choses pareilles, mais les événements m’ont tristement donné raison.

Depuis le début de cette guerre, beaucoup de choses qui ont été dites, beaucoup de choses que vous avez vues à la Télévision sont fausses.

Le fait de voir n’est pas suffisant, -tel que le système fonctionne aujourd’hui-, et nous pouvons contester un grand nombre de choses qui sont acquises pour tout le monde, notamment, nous contestons, totalement, l’histoire des massacres qui auraient eu lieu, à Benghazi, au début. Tout cela est faux, absolument faux. Et j’ai essayé d’aller plus loin. Je pense que la presse est quelque chose de préalable à toute forme de démocratie. S’il n’y a pas de liberté d’expression, il ne peut pas y avoir de démocratie. Mais si cette liberté d’expression est manipulée, au service de la guerre, alors, tout le système est faussé. Donc, j’ai poussé la Jamahiriya libyenne à engager des poursuites, qui, évidemment, maintenant, ne pourront pas être menées à terme, puisque l’Etat s’est effondré, contre CNN, à la suite d’un certain nombre de faux reportages et sur la base de trois résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui ont été adoptées, à partir de 1945 -54, au lendemain de la deuxième guerre mondiale, qui assimilent la propagande de guerre à un crime contre la paix, qui considère que la grande responsabilité des journalistes qui ont falsifié l’information, de manière volontaire- pas quand ils ont simplement commis des erreurs- Des falsifications, lorsque ces falsification ont conduit à la guerre, ils doivent être tenus responsables de toutes les conséquences, y compris, de crimes de guerre et contre l’humanité, qui auraient résulté de leur propre action

[...]

Julien Teil : "Amnesty international", l'ONG pro-atlantiste, a, néanmoins, fait preuve d’une certaine transparence, du mois d’avril à juillet, Donatella Rovera une envoyée d’"Amnesty International" de Londres, dans de nombreuses déclarations, aux médias, elle a bien expliqué et réitéré. Elle a dit que cette histoire de mercenaires de Kadhafi était entièrement fausse et que ceci était utilisé par les médias. Il n’y a jamais eu de mercenaires, qu’ils soient africains, tunisiens, algériens. Khadafi n’a jamais engagé de mercenaires, parce qu’il y avait un renfort populaire, qui s’est transformé en un volontariat immense, notamment, à Tripoli, où il y a à peu près 2 millions d’armes distribuées à la population ; cette propagande sert, finalement, à justifier.les exactions des mercenaires de Misrata. C’est une partie de la propagande médiatique.

Lire l'interview sur http://french.irib.ir/analyses/articles/item/140096-tripoli-derni%C3%A8res-heures-avant-la-chute

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/140096-tripoli-derni%C3%A8res-heures-avant-la-chute


2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Pepe Escobar : L’OTAN veut une guerre sans fin.  

De violents combats continuent, à Syrte, la ville natale de Kadhafi, où les forces rebelles prétendent avoir conquis le centre des congrès - la principale base des combattants loyalistes.
Les supplétifs de l’OTAN, en Libye, tirent, maintenant, depuis 3 semaines, à l’arme lourde, sur la ville de Syrte, faisant de nombreuses victimes civiles. Les dirigeants intérimaires de la Libye prétextent que la conquête de Syrte est la seule chose qui les empêche de déclarer, formellement, la libération [de la Libye] et l’organisation d’élections. Le correspondant d’Asia Times,
Pepe Escobar, dit que tout en se concentrant sur ce but affiché [la conquête de Syrte], les médias dominants ignorent le coût humain élevé de l’opération.«La seule couverture que vous voyez, dans les grands médias occidentaux, ce sont les avancées des forces soi-disant révolutionnaires. Ce n’est pas une révolution. C’est une guerre civile, où sont impliqués l’OTAN et les Etats-Unis» , a-t-il dit à "Russia Today".

Pepe Escobar 

Irib


2-2 Pepe Escobar : C'est une guerre [de] TOTAL, monsieur.
extraits:

[...] Le Premier ministre par intérim du Conseil National de Transition (CNT), Mahmoud Jibril, a affirmé : « Le monde parie sur les Libyens et les Libyens ont montré leur courage et fait de leur rêve une réalité ».

Le « monde » signifie désormais l'OTAN et une bande de monarchies régressives du Golfe Persique. Quant au reste : fermez-la !

Pourtant, le plus sinistre, collant à son personnage, doit avoir été le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen : « Nous n'avons absolument aucun plan pour intervenir dans les pays de la région ».

Puis est arrivé l'inévitable « mais ». Rasmussen a ajouté : «Mais, de façon plus générale, je pense que ceci pourrait établir un modèle. Nous avons démontré notre capacité à agir en soutien des Nations-Unies et nous avons démontré notre capacité d'inclure des partenaires extérieurs à l'Otan dans de telles opérations ».

L'Afrique et le Moyen-Orient, sans parler de la plus grande partie des pays du Sud, ont été prévenus : l'impérialisme humanitaire, sous le voile de respectabilité du R2P, est la nouvelle loi de la terre.

 [...]

l'UA a défendu depuis le début un cessez-le-feu et des négociations. Les FOL ["Friends of Libya"] l'ont impérialement ignorée.

Peut-être les Africains ont-ils été les seuls à écouter la menace de l'ère du Vietnam proférée par Ali Tarhouni, un membre du CNT - très proche du Qatar - qui a déclaré, à propos des quelques villes et régions toujours fidèles à Kadhafi : « Parfois, pour éviter une effusion de sang, on doit faire couler le sang - et plus tôt nous le ferons, moins de sang coulera ».

Peut-être les Africains ont-ils été les seuls à remarquer le nettoyage ethnique soutenu perpétré par les « rebelles » et de plus en plus rapporté (pas par les médias affiliés aux grandes entreprises), comme si personne ne savait que la population de la Cyrénaïque avait historiquement des préjugés extrêmes contre les Africains sub-sahariens.

Ou peut-être les Africains lisent-ils l'agenda des FOL comme dans un livre ouvert : le nouveau statut libyen comme une colonie occidentale à peine déguisée, et la fable néo-orwellienne de l'impérialisme humanitaire.

Pepe Escobar
Asia Time Online, le 4 septembre 2011
article original : "It's a TOTAL war, monsieur" : http://atimes.com/atimes/Middle_East/MI03Ak01.html

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/Pepe_Escobar/Libye_pactole_petrolier_Total_Sarkozy_Mahmoud_Jibril_040911.htm


2-3 Stephen Lendman - Uruknet Au sommet de Bruxelles l’OTAN affirme que les campagnes afghane et libyenne sont un succès.

Contrairement à ce que prétend l’OTAN, les Libyens résistent héroïquement malgré le massacre génocidaire qui les décime. L’OTAN mesure peut-être ses succès au nombre des cadavres.

Le CNT vient de se faire épingler par Amnesty International qui dénonce le fait que l’arbitraire le plus total règne dans les zones sous son contrôle. Les migrants africains sont emprisonnés et très souvent victimes de brutalités, voir d’exécutions sommaires.

Leur nombre excède 100 000 et il y a encore plus de blessés, certains entre la vie et la mort et d’autres très affaiblis. Dans un pays qui compte 6 millions d’habitants, cela fait un nombre de victimes épouvantable.

S’il y avait proportionnellement le même nombre de victimes aux USA qui a une population 50 supérieure à celle de la Libye cela équivaudrait à 5 millions de mort et environ 25 millions de blessés et ce serait un désastre sans précédent.

Au sommet des 5 et 6 octobre l’OTAN a parlé de succès.

Craig Whitlock, journaliste au Washington Post a publié un article intitulé : "L’OTAN repousse la possibilité de mettre fin aux opérations en Libye" dans lequel il dit :

Jeudi les leaders de l’OTAN ont annoncé "qu’ils continueraient (leur massacre rituel) en Libye et qu’ils ne cesseraient pas de patrouiller le long de ses côtes à cause de la résistance des forces loyales au leader déposé" Kadhafi.

En fait les loyalistes résistent au blitzkrieg de l’OTAN dans des villes et villages de Libye, y compris Tripoli, Benghazi et autres lieux stratégiques dont les voyous appartenant aux principaux médias disent qu’ils sont pacifiés.

La campagne de l’OTAN en Libye va dont peut-être se poursuivre pendant des années comme en Afghanistan en dépit des déclarations du secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen, selon lesquelles :

"Nos opérations en Libye, en Afghanistan et ailleurs montrent que l’OTAN est une alliance indispensable."

"Le moment de mettre fin à notre mission (en Libye) est bientôt venu. Nous sommes prêts à nous retirer dès que les conditions politiques et militaires pour le faire seront réunies."

Si les loyalistes de Libye continuent à avoir le dessus, l’OTAN devra choisir entre y rester pour longtemps ou renoncer et partir, vaincue par un peuple décidé à libérer son pays et à le reconstruire.

Le 6 octobre, Christof Lehmann de NSNBC a remarqué, dans ses derniers commentaires sur l’agression de l’OTAN en Libye, que :

Les leaders de l’OTAN avaient dit peu de choses après le sommet de Bruxelles si ce n’est qu’ils s’étaient engagés à poursuivre leurs "fructueuses campagnes" en parlant de la guerre perdue en Afghanistan et de celle vers laquelle on se dirige sans doute en Libye.

En d’autres termes, les combattants de la résistance des deux pays l’emportent sur la puissance militaire tant vantée de l’OTAN. Tout ce que l’OTAN a à son actif, après des années de guerre, c’est un nombre incalculable de morts et de blessés et la disparition des milliers de milliards de dollars dont le pays aurait eu grand besoin pendant cette Dépression mondiale.

Selon NSNBC :

"Il y a eu une communication téléphonique par satellite en provenance de Sirte ... ce matin dans laquelle il a été fait état d’un mouvement massif des mercenaires de CNT conduits par l’OTAN" qui se dirigent vers la ville assiégée de Sirte.

Le désastre humanitaire promet de s’aggraver. On s’attend à d’autres tueries massives. Les attaques aériennes ne cessent pas. Et les combats au sol ont repris après une brève accalmie.

Sur "(F)ree media" on peut lire dans les états membres de l’OTAN (sauf les USA) "des rapports inquiétants sur la situation en Libye.... Pas un mot sur l’état chaotique" des mercenaires du CNT. Aucune mention du désastre humanitaire à Sirte.

Pour la défense civile, le terme catastrophe "décrit une ou des situations où même" les structures de base comme "les services médicaux aux civils, les services sanitaires, l’eau potable et les fonctions les plus élémentaires qui garantissent" la survie des civils sont insuffisantes ou indisponibles.

Les conditions à Sirte, une ville qui comptait 100 000 habitants avant les bombardements de l’OTAN, sont catastrophiques. Personne ne sait combien de personnes sont mortes, combien se sont enfuies et combien il en reste. Ceux qui sont encore là "se préparent à d’autres massacres venant du ciel, de la mer ou de la terre".

NSNBC a "des détails glaçants sur des mouvements massifs de troupe ver la ville... Les combattants du CNT renforcent leurs positions dans les faubourgs du sud et de l’est" de la ville. L’artillerie lourde et légère se positionne pour la bataille. "La ville se prépare pour une attaque sans merci..."

L’hôpital de Sirte est "ravagé". Environ 1000 personnes sont mortes par manque d’antibiotiques, médicaments pour le coeur, insuline, anesthésistes et autres médicaments vitaux. Il n’y a plus de stocks. Et on ne peut pas en faire venir.

"Mille personnes supplémentaires seraient mortes, par manque de personnel médical (disponible)" d’oxygène, de pansements stériles et de médicaments de première urgence.

L’eau potable est "presque introuvable. L’électricité ne marche que par moments". On manque d’essence pour les voitures et les générateurs. Les bombardements peuvent recommencer à tout moment.

A Tripoli la situation est très différente. Les combattants du CNT sont battus à leur propre jeu. "Des tireurs loyalistes contrôlent la plus grande partie" de la ville. Dans Green Square, les 8 combattants du CNT patrouillant en voiture ont été attaqués et tués.

Le 5 octobre, les mercenaires du CNT "ont évacué l’hôtel Bab Africa... parce que les combats s’étaient trop rapprochés pour leur confort".

Les forces libyennes ont assiégé Benghazi. Hier les loyalistes "ont détruit des installations de production du plus grand gisement de pétrole libyen.

"Les services secrets russes... ont révélé... que des milliers de nouveaux combattants tribaux en provenance de (toute) l’Afrique du Nord" ne s’étaient pas mobilisés "dans les proportions attendues à cause d’énormes problèmes logistiques."

L’OTAN n’aurait aucun mal à repérer et à attaquer les camps militaires et les larges mouvements au sol.

La fin des combats n’est pas en vue. Il faut se préparer à une guerre interminable à moins que l’OTAN ne renonce et ne parte. Si l’on en juge par la campagne afghane, il y a peu de chances. Quand l’OTAN débarque c’est pour longtemps, peu importe le coût en vies humaines, les destructions et les restrictions budgétaires.

Avant que ça ne se termine, l’Afrique du Nord toute entière sera peut-être entraînée dans une guerre générale dévastatrice. L’OTAN l’a peut-être programmée dans le but de contrôler tout le bassin méditerranéen et les territoires d’Asie centrale jusqu’aux frontières de la Russie

Lehmann s’en prend à de nombreux "penseurs, organisations et médias progressistes" qui succombent à la propagande occidentale contre Kadhafi..."

La "réalité en Libye" et le projet de colonisation du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA) de "l’OTAN post-moderne" pour s’approprier les richesses de ces deux régions et les contrôler, laissent présager des conflits de longue durée et des pertes humaines épouvantables, pas la libération.

On a fait croire, à force de manipulations, à des individus et des groupes de personnes par ailleurs bien intentionnés que Kadhafi était un bête féroce et non un homme soutenu par 97% des Libyens. C’est un "leader politique et révolutionnaire (qui) a brillamment démontré qu’on peut faire fonctionner la démocratie participative, libérer un peuple, le soustraire à la domination esclavagisante des ’banquiers-gangsters’ internationaux et apporter la prospérité à un pays et à son peuple."

Il n’y a rien de comparable en Occident et surtout pas aux USA. Malgré la tragédie qui dévaste la Libye aujourd’hui, "Kadhafi (en dépit de ses failles) est lentement reconnu (pour) ce qu’il (est) — c’est à dire un des plus grands et des meilleurs révolutionnaires du monde."

Autrement pourquoi les loyalistes libyens risqueraient-ils leur vie pour le ramener, lui et les avantages qu’il procurait et qui surpassent largement ceux de l’Occident. Ces avantages perdus, les libyens veulent les retrouver.

Ils veulent aussi voir partir l’OTAN, ses marionnettes du CNT et ses mercenaires assassins, et ils ont l’intention de se battre jusqu’à ce qu’ils s’en aillent.

Le 6 octobre, Kadhafi s’est adressé aux Libyens et les encourageant à résister à l’agression de l’OTAN. Il a aussi averti les leaders mondiaux que les puissances impériales occidentales peuvent installer des régimes fantoches comme celui du CNT partout où ils veulent :

"On vous imposera des conseils nationaux de transition partout où vous êtes et vous tomberez les uns après les autres."

En fait la Libye est affaiblie par des divisions internes. Beaucoup de gens l’ont quittée ou ont l’intention de le faire. Le 5 octobre, des éléments du Groupe de combattants islamiques (LIFG) ont essayé sans succès d’assassiner Mahmoud Jabril, son chef exécutif. Sept de ses gardes du corps ont été tués.

Après le discours de Kadhafi, des manifestations spontanées se sont formées à Tripoli, Benghazi, Tobrouk, Bani Walid, Sheba et ailleurs dans le pays. On a agité les drapeaux verts emblématiques de son règne.

Pendant ce temps, la crise humanitaire s’aggrave à Sirte. Les organisations d’aide internationale ne peuvent pas y entrer pour apporter des médicaments de première nécessité, des fournitures médicales, de la nourriture et de l’eau propre. On doute qu’elles essaient vraiment de le faire.

Malgré tout, l’esprit de résistance est fort partout en Libye. Dans leur grande majorité les Libyens détestent l’OTAN et son armée de mercenaires et ne les supporteront pas.

Ils se préparent à une nouvelle attaque des rebelles "la ville est à nouveau solidement fortifiée". Si fortifiée en fait selon le rapport "que Sirte peur déployer des unités pour libérer d’autres parties de la Libye" même si elle est quotidiennement bombardée par les avions et les drones.

Le 6 octobre, "de nombreux civils ont été tués quand des factions rebelles opposées se sont battues à Misrata." A Benghazi, environ 140 combattants de Al Qaeda ont été tués. Les loyalistes y ont aussi pris d’assaut un entrepôt de munitions Qatar "et capturé un officier et 40 soldats."

Après Ras Lanuf, les forces américaines de la 82ième Airborne ont été attaquées et selon les rapports "plus de 380" soldats ont été tués. D’autres ont été capturés.

Les troupes américaines ont été envoyées "pour sécuriser une raffinerie et des pipelines pétroliers". A Sabha, en Libye, "un avion de transport illushin fabriqué en Russie transportant 200 combattants a été descendu. Il n’y a eu aucun survivant."

Les habitants de Baydah ont demandé aux combattants du CNT de partir. A Tobruk, les combats continuent. Là et à Adjdabiyah, les checkpoints et les installations militaires ont été attaquées". La province de All Jufrah a été libérée.

"La guerre en Libye ne finira pas" tant qu’il y aura des envahisseurs étrangers. D’autres pays d’Afrique du Nord sont impliqués. Leurs tribus voient la guerre en Libye comme une tentative de coloniser toute la région. Les politiciens et les chefs tribaux savent qu’eux aussi sont vulnérables du fait "qu’ils ont affaire à un empire prêt à tout" que seule la résistance peut arrêter.

Lehman pense que l’agression de l’OTAN "échoue sur tous les fronts", la marionnette libyenne, le CNT, est minée par les dissensions et le chaos. Il dit que CNT signifie "n’aie confiance en personne (*)".

L’assassinat du général Abdel Fatah Younis, son chef d’opération semble avoir constitué un tournant. Il y a une semaine, le commandant de Tripoli, Abdelhakim Belhadj, a échappé de justesse au même sort. "Il y a deux jours, Mahmud Jibril, le président du conseil exécutif a fait l’objet d’une attaque."

Le 7 octobre, "la nouvelle s’est répandue que Belhadj avait été tué par balle. D’autres ont dit qu’il se cachait à Tripoli ou au Qatar." Une bombe aurait été trouvée sous sa voiture. En conséquence il ne fait plus confiance à personne.

C’est peut-être la stratégie du Pentagone. Recrutez des hommes de paille. Puis débarrassez-vous en pour les remplacer par un contrôle occidental plus efficace, assuré par les Casques Bleus paramilitaires comme partout où les "pacificateurs" s’installent. Le Conseil de Sécurité a donné son accord pour les déployer en Libye.

Belhadj, Jabril, et d’autres membres du CNT peuvent donc bientôt être déclarés scélérats et tués ou démis. En attendant, "les conflits intérieurs entre les rebelles du CNT et les quelques factions tribales" qui soutiennent encore l’occident sont la norme" partout où l’OTAN n’a pas le contrôle total.

En dépit du fait que les médias occidentaux et Al Jazeera confirment les succès de l’OTAN, on ne "peut pas nier" que l’OTAN recule devant les loyalistes. Ils contrôlent plus de 90% du sud de la Libye. "Toute la région de Jufrah a été libérée."

A part quelques petites poches de résistance, les loyalistes contrôlent Bani Walid, malgré "des massacres épouvantables incluant l’usage (illégal) d’armes chimiques."

"Kufra, Braga, Ras Lanuf sont des ville libres. Saba est à 60% sous contrôle libyen, Benghazi à 80% et les troupes du CNT qui se battent entre elles sont encerclées par les forces libyennes."

Des membres des forces rebelles ont été encerclés dans un faubourg de Sirte et on leur a donné le choix "de se rendre ou de se battre à mort."

"Tripoli est à 80% sous contrôle libyen." Les commandos loyalistes de Sirte "ont détruit plusieurs tanks, des véhicules blindés, un hélicoptère et un dépôt de munition. Sirte marche vers sa libération" malgré les bombardements féroces de l’OTAN et le manque de nourriture, de fournitures médicales et autres choses de première nécessité dus à son isolement.

En fait les bombardement terroristes de l’OTAN, ses tirs d’artillerie et ses attaques tous azimut se poursuivent dans toute la Libye, faisant toujours plus de morts et de blessés que les voyous des médias dominants se gardent bien de mentionner.

Lehman insiste sur plusieurs autres points que l’auteur de cet article a déjà soulignés, à savoir :

Le projet impérial de Washington de coloniser le nouveau Moyen-Orient et de contrôler le bassin méditerranéen tout entier jusqu’aux territoires d’Asie centrale à la frontière de la Russie ; son projet de déstabiliser ses deux rivaux principaux sur la scène internationale : l’armée russe et la puissance économique montante chinoise qui est en passe de prendre la première place selon le FMI ; tout cela en se servant d’un système qui donne à un seul pays un droit de veto qui lui permet de passer outre la volonté de toutes les autres nations du monde dans une ONU "complètement discréditée et au fonctionnement hiératique" aux mains d’un outil des puissances impériales tel que Ban Ki-moon.

Aujourd’hui les Libyens sont quasiment seuls en face de la plus puissante et la plus criminelle machine de guerre du monde.

Et pourtant, malgré les massacres quotidiens dont ils font l’objet, ils ont réussi à reprendre la main et il demeurent déterminés à libérer leur pays et à garder leur indépendance.

Note :

TNC est l’acronyme de ’Trust No Colleague’

 Stephen Lendman

* Stephen Lendman habite à Chicago. On peut le contacter à lendmanstephen@sbcglobal.net et sur [sjlendman.blogspot.com]. Il anime des émissions d’avant garde sur the Progressive Radio News Hour sur the Progressive Radio Network.

13 octobre

9 octobre 2011 - Uruknet –

Traduction : Dominique Muselet]

Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.uruknet.info/?p=m82155&a...


2-4 WALTER FAUNTROY : « J’AI VU LES TROUPES DE L’OTAN DECAPITER DES LIBYENS ».

Un ancien congressman américain, Walter Fauntroy [*], qui est récemment rentré d’une mission de paix (négociateur de bonne volonté pour tenter de stopper la guerre) en Libye, a déclaré « qu’il s’est caché pendant environ un mois en Libye après avoir été témoin d’évènements horribles pendant la sanglante guerre civile en Libye », une guerre qui, selon Fauntroy [*], est soutenu par les « forces européennes ». De retour aux États-Unis, il a donné une interview à « US Afro ».

La disparition soudaine de Fauntroy [*], avait déclenché des rumeurs et des articles de presse disant qu’il avait été tué. Dans une interview à son domicile de « Northwest DC » au journal « US Afro » la semaine dernière, le fameux leader des droits civiques, a déclaré aux journalistes qu’il a vu des petits villages attaqués par des troupes françaises et danoises tard dans la nuit, décapitant, mutilant et assassinant les « rebelles » et les « loyalistes » afin de leur montrer qui commande.

« Quel est cet enfer ? Pensais-je. Je me suis sorti de là et Je suis donc parti clandestinement », a déclaré Fauntroy [*], ajoutant que les « forces européennes » avaient ordonné aux rebelles de rester à l’intérieur. Selon Fauntroy [*], les « forces européennes » diraient ensuite aux « rebelles », « regardez ce que vous avez fait ». En d’autres termes, les français et les danois ont reçu l’ordre de commettre ces attentats et assassinats, et de faire ensuite accuser les rebelles. « La vérité là-dessus viendra plus tard », a déclaré Fauntroy [*].

L’ancien député a également dit avoir rencontré le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi lors d’une conversation en tête-à-tête. Fauntroy [*] dit avoir parlé avec Kadhafi en personne et que Kadhafi lui a assuré que s’il survit à ces attaques, sa mission d’unir les pays africains continuera.

« Contrairement à ce qui est rapporté dans la presse, à partir de ce que j’ai entendu et observé, plus de 90 pour cent du peuple libyen aime Kadhafi », a déclaré Fauntroy [*]. « Nous pensons que la véritable mission des attaques contre Kadhafi est de s’opposer aux efforts des leaders africain entrepris pour arrêter la re-colonisation de l’Afrique ».

Les assertions de Fauntroy [*] n’ont pu être vérifiées par le journal « US Afro » et le département d’État US n’a pas validé la version des faits de Fauntroy [*]. Fauntroy n’a pas agi comme un représentant officiel des USA en Libye. Le Département d’Etat américain n’a pas commenté la version des évènements donnée par Fauntroy [*]. Fauntroy n’a pas agit officiellement en tant que représentant des États-Unis en Libye. Il est retourné à Washington, DC, le 31 août 2011.

Lorsque les rumeurs disaient que Fauntroy [*] avait été tué, il entra dans la clandestinité. Fauntroy [*] a déclaré que pendant plus d’un mois, il avait décidé de ne pas contacter sa famille afin de continuer sa mission de discussion avec les dirigeants d’un mouvement spirituel africains pour unifier l’Afrique malgré les soulèvements arabes. « Je suis toujours là », a déclaré Fauntroy [*] pointant vers plusieurs parties de son corps. « J’ai tous mes doigts et mes orteils. Je suis extrêmement chanceux d’être ici ».

Après les blogs et les rumeurs rapportant que Fauntroy [*] avait été tué, le bureau du Congrès de Delaware Eleanor Holmes Norton annonça le 24 août 2011 qu’il avait été en contact avec les autorités qui confirmèrent qu’il était sauf et pris en charge par le « Comité international de la Croix-Rouge ». Fauntroy [*] est rentré à Washington DC le 31 août 2011.

A l’intérieur de son domicile, Fauntroy [*] sorti plusieurs mémoires et cahiers expliquant pourquoi il a voyagé en Libye à un moment où le pays passait par des « troubles civils ». « Ce récent voyage en Libye se faisait dans la continuité d’une mission qui a commencé avec le Dr. Martin Luther King quand il m’a donné l’ordre de rejoindre quatre pays du Continent africains accompagné de quatre organisations de la diaspora africaine pour relier les liens cassés par colonisation », a déclaré Fauntroy [*]. « Nous voulons que l’Afrique soit le grenier du monde », a-t-il dit. « Actuellement, toutes les routes principales dans chaque pays à travers l’Afrique conduit à des ports qui prennent ses ressources naturelles et ses richesses en dehors du continent pour les vendre sur les marchés européens ».

NOTE :

[*] Le révérend Walter Fauntroy fut le représentant personnel de Martin Luther King Jr. à la « Maison-Blanche ». Elu démocrate de Washington DC, il siégea à la « Chambre des représentants » de 1971 à 1991. Il est aujourd’hui très actif dans de nombreuses organisations pour le développement du continent noir. L’ancien député US Walter Fauntroy compagnon de Martin Luther King, qui est récemment revenu d’une mission de paix en Libye, a précisé qu’il était resté caché pendant un mois après avoir été le témoin d’horribles évènements de cette sanglante guerre civile de Libye, une guerre dont Fauntroy assure qu’elle fut menée par des « forces européennes ».

Prisonnier avec les journalistes du « Réseau Voltaire » dans l’« Hôtel Rixos », il n’a échappé que de justesse à la mort : nous pouvons témoigner que la secrétaire d’État Hillary Clinton avait personnellement donné l’ordre de l’exécuter. Il n’a dû son salut qu’à sa foi et à l’intervention d’une très haute personnalité militaire US.

Source : www.nerrati.net

mercredi 28 septembre 2011,

Comité Valmy

Et lhttp://regardscroises.ivoire-blog.com/archive/2011/09/28/l-ancien-congressman-americain-walter-fauntroy-j-ai-vu-les-t.html

Ce qui suit n'a rien d'ironique: c'est la guerre de l'Otan à prendre au premier degré.

Après 24.000 missions et près de 9.000 bombardements par ses forces aériennes, l'Otan n'est pas parvenue à écraser le peuple libyen.

A noter le témoignage publié dans le communiqué Otan sur Tripoli: un hôpital construit à côté d'un bâtiment administratif, n'est pas une construction civile, mais un lieu pris en otage par les forces militaires gouvernementales pour se protéger d'un éventuel futur bombardement....

(C.P.)

www.nato.int  - 24 sept. 2011


2-5 ALBA - TCP : Arrêt immédiat et inconditionnel des bombardements de L'Otan sur le territoireLibyen.

DÉCLARATION SPÉCIALE DES MINISTRES DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE L'ALBA - TCP SUR LA SITUATION DE LA LIBYE ET LA SYRIE.

Les ministres d'affaires étrangères bolivariens pour les peuples des Amériques, réunis à Caracas - Venezuela, le 9 septembre 2011 rappellent le communiqué spécial du conseil politique du 4 mars et le communiqué du conseil spécial des nouvelles ministérielles aire sociale du 19 mars 2011, condamnant l'intervention de L'Otan en Libye et l'agression militaire illégale menée par une résolution du conseil de sécurité opportuniste, exploitant une situation de conflit politique interne de ce pays.
Ils affirment que L'Otan a mené une opération militaire en Libye en vue d'un changement de régime, selon la doctrine d'une guerre préventive, manipulant Les Nations Unies en fonction de ses intérêts géopolitiques et économiques, en violation de la Résolution 1973 du Conseil de Sécurité.
Ils exigent l'arrêt immédiat et inconditionnel des bombardements de L'Otan sur le territoire Libyen.
Ils déplorent le fait que L'Otan n'a pas tenu compte des efforts insistants de L'Union Africaine pour trouver une solution de dialogue et de paix dans le conflit interne en Libye.
Ils déplorent également le rôle et la complicité des grands médias internationaux qui ont rejoint les intérêts des agresseurs et ont faussé les informations sur ce qui se passe en Libye.
Alba - TCP, exprime aussi leur préoccupation la plus urgente au sujet des menaces des pays agresseurs, de répéter la même action contre la Syrie, profitant des difficultés politiques que vivent les Nations Arabes.
L’organisation ALBA - TCP réitère son engagement le plus ferme au droit à l’autodétermination des peuples Libyens et Syriens.
Rejette avec la plus grande fermeté toute tentative de transformer la Libye en un protectorat de L'OTAN ou du Conseil de Sécurité de L'ONU.
AFIN DE CONTRIBUER Á SOUTENIR LES EFFORTS DE PAIX AUXQUELS PRÉTENDENT LA PLUPART DES PEUPLES DU MONDE, LES MINISTRES ONT CONVENU D'ORIENTER LES ACTIONS SUIVANTES:
Promouvoir la discussion à l'assemblée générale des Nations Unies sur les dangereux précédents qui ont été créés autour de Libye et la protection des droits souverains des Nations Arabes en Afrique, afin de s'assurer que la Libye ne devienne pas un protectorat de L'OTAN ou du Conseil de Sécurité de L'ONU.
Promouvoir la création d'un groupe de travail au sein de l'Assemblée Générale, afin d'étudier et de surveiller l'utilisation des fonds gelés appartenant à la réserve financière de la Libye, demander un auditorat sur les résultats et les conclusions.
Faire appel à la communauté internationale afin de demander une enquête sur les crimes commis par L'OTAN à commencer sur le préjudice souffert par le peuple Libyen, la destruction des infrastructures et les morts qui ont suivi lors des bombardements, la même demande en ce qui concerne la manipulation et le mensonge médiatique mis en marche par l'Empire pour justifier l'agression armée contre le peuple libyen.
Demande au secrétaire général de L'ONU une totale transparence des Nations Unies et l’entière responsabilité aux États Membres, concernant leur action sur les questions de la Libye et la Syrie et soulignent que leur rôle devrait répondre à des mandats approuvés par l'assemblé générale avant de prendre des mesures supplémentaires pour intervenir en Libye.
L'ALBA- TCP demande aussi de rencontrer le secrétaire général des L'ONU pour discuter de la situation en Libye.
Soutenir les efforts de l’Union Africaine pour la paix en Libye.
Exprimer leur rejet du siège correspondant à la Libye auprès des Nations Unies, occupé par une autorité de transition illégitime imposée par une intervention étrangère et demandent de promouvoir un débat au comité de vérification de l'assemblé générale des Nations Unies, visant à prévenir que la siège de la Libye soit occupé, jusqu'à ce que soit constitué légitimement et sans intervention étrangère un gouvernement qui soit l’expression libre et souveraine de la volonté du peuple Libyen.
Proponer au gouvernement deDamas d'envoyer une mission des hauts représentants ou des chanceliers de ALBA - TCP et dans le cas qu'elle soit acceptée, envoyer le rapport de la gestion aux pays d'Amérique Latine et des Caraïbes à travers L'UNASUR, LA CARICOM, DU SICA, et le forum unifié CALC-GROUP RIO. Invitation à participer à ceux qui souhaitent se joindre a cette initiative.
Promouvoir le débat au bureau de coordination du MNOAL, sur les dangers qui pèsent sur la Syrie.
Prise en charge de la résolution des Non Alignées du Conseil de Sécurité, du projet parrainé par la Russie et la Chine à l'égard de la Syrie.
Envoyer cette déclaration au secrétaire général des Nations Unies et solliciter qu'elle soit distribuée entre les États Membres de L’organisation des Nations Unies comme document officiel de l'assemblée générale.

9.9.2011



2-6 Lettre ouverte à l’attention des médias, associations, ONG, instances & pouvoirs publics concernés.
Nous, citoyens français, européens, citoyens du monde, amis et sympathisants de la cause libyenne, juifs, musulmans, catholiques, hommes et femmes de toutes confessions religieuses, de toutes appartenances politique & culturelle, nous élevons haut & fort contre les injustices subit par le peuple libyen depuis le début du conflit entre la Jamahiriya Kadhafiste (régime- légitime libyen) & les membres du CNT (opposition).
Nous sommes d’autant plus indignés & révoltés que ce conflit implique la participation active de nos armées (France, UK, Italie, Allemagne..) via une force militaire coalisée de l’OTAN (NATO) sous mandat de l’ONU.
Nous ne pouvons cautionner plus longtemps une telle intervention, compte tenu des informations nous parvenant chaque minute sur les faits intolérables commis par les rebelles du Conseil National de Transition, eux-mêmes soutenus par les soldats de l’OTAN.
En effet, et ce depuis le début de l’intervention militaire en Libye, il semblerait que les médias traditionnels ne donne qu’une partie, et sommes tout erronée, de la réalité des faits, occultant la majeure partie des informations dont nous voudrions vous faire part.
Il semblerait également que l’opinion publique (Française & Européenne entre autres) soit volontairement orientée dans le but d’imposer une vision généraliste & simpliste du conflit, résumant la complexité de cette affaire à une dualité basique « bons /méchants », « OTAN, CNT / Jamahiriya Kadhafiste ».
Or de nombreux médias & personnalités publiques ou politiques dont le président russe
D. Medvedev, ont dénoncés une certaine corrélation entre les rébellions syrienne & libyenne et les combattants d’Al-Qaida, la relation CNT / Al-Qaida n’est donc pas un mythe fantasmé d’une minorité d’illuminés mais se rapprocherait de plus en plus d’une réalité confirmée par les faits. Il semblerait également que la CIA, agissant pour le compte de l’OTAN ait recruté environ 10 000 combattants parmi les rangs d’Al-Qaida afin de les envoyés sur les fronts yéménite, syrien & libyen
De plus, et c’est sans doute le point le plus important, il semble évident que le peuple libyen soutient son « guide » Mouammar Al Kadhafi, et donc n’est absolument pas favorable à une révolution, bien au contraire.
Tout semble donc vouloir montrer que toutes ces révoltes font en fait partie d’une vaste opération de déstabilisation du Grand Maghreb & du Moyen-Orient dont les véritables objectifs nous restent encore partiellement inconnus ou plutôt méconnus, et dans laquelle la révolte libyenne serait le premier acte.
D’autres informations, celles-ci émanant des médias tels que BFM TV, ou i-TV (France), nous alertaient sur la possibilité d’un accord officieux entre le gouvernement français et les membres du CNT libyen, portant sur une concession d’exploitation de 35% de son pétrole contre une aide logistique, diplomatique & militaire de la France.
C’est une information de dernière minute, selon laquelle l’OTAN aurait acheté des armes et du matériel militaires ( véhicules, uniformes etc..) à la Moldavie et à des pays de l’ex-bloc soviètique afin d’équiper les rebelles du CNT, qui nous a poussé à nous mobiliser dans l’urgence et à agir de la sorte, en effet il semblerait selon nos sources que l’OTAN se serve du prétexte des convois humanitaires pour la libye afin d’y faire parvenir ses armes et se matériel.
L’autre information, qui est de loin la plus révoltante, est celle selon laquelle ces véhicules militaires seraient en cours de modifications, les rebelles les repeindraient de la couleur verte de l’armée loyaliste libyenne, celle de la « Jamahiriya », le but étant de massacrer en nom & place du régime kadhafiste afin de légitimisé la poursuite de l’action militaire de l’OTAN et de l’intensifiée.

Face à cette insupportable sensation d’injustice & à la multiplication des preuves, accablants notamment le CNT & l’OTAN, nous avons décidé d’intervenir afin d’alerter les médias, associations, instances & contres pouvoirs de nos pays respe...ctifs, dans l’espoir de pouvoir enfin apporter un éclairage sur toutes ces zones d’ombres & surtout afin d’alerter l’opinion publique, le but étant de mettre un terme à ce qui pourrait être ou devenir un génocide de masse, couplé à un coup d’état absolument illégitime soutenus de surcroît par l’occident.
Nous en appelons donc à votre sens critique ainsi qu’au code de déontologie régissant tout acte de journalisme en vous fournissant les images, articles, vidéos, & dépêches que nous possédons afin de les soumettre à votre étude & bien entendu afin de vous permettre de les diffuser au grand public.
Nos sources ne sont pas marginales et nous pouvons citer parmi elles la chaînes d’information arabe Alrai, l’agence internationale de presse Reuters, et de nombreux sites d’informations indépendants tels que Camerounvoice , ou celui du réseau Voltaire dont les correspondants étaient sur place à Tripoli & dans d’autres villes il y a encore 2semaines seulement.
Nous insistons lourdement sur le fait que ceci n’à rien d’un acte partisan mais est avant tout une action citoyenne responsable, résultant de la concertation d’individus multiples & de réseaux divers, nous exprimons la volonté populaire au delà de tout intérêt personnel
.
Comité Citoyen de Soutien & d'action pour la Libye.



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

3-1 Manlio Dinucci : L’incendie est hors contrôle.

Au Bahreïn et au Yémen, Washington soutient les aspirations à la démocratie, assure le département d’État. Dans la pratique, observe Manlio Dinucci, c’est tout le contraire : le Commandement des Opérations spéciales et la CIA participent aux côtés de l’Arabie saoudite à la répression féroce contre toute forme de contestation.

On avait pensé à Washington pouvoir dompter les flammes de la rébellion populaire qui s’était propagée dans les pays arabes qui leur sont alliés, et mettre le feu à d’autres qu’ils ne contrôlent pas (ils y sont arrivés en Libye), de façon à construire sur leurs cendres le « Grand Moyen-Orient » dont ils ont toujours rêvé, celui sous bannière étoilée, flanquée de la rose des vents de l’OTAN. Mais, bien qu’ils y mettent le paquet, les choses ne vont pas comme ils voudraient. Surtout au Bahreïn et au Yémen, supports importants de leur stratégie.

Au Bahreïn les États-Unis ont le quartier général des forces navales de leur Commandement central. Situé à 200 kms à peine de l’Iran, il dispose de dizaines de navires de guerre, porte-avions et unités d’assaut amphibie compris, avec 28 000 soldats et 3 000 à terre, qui opèrent en Mer Rouge, dans la Mer d’Arabie et dans d’autres parties de l’Océan Indien, pour « assurer la paix et la stabilité et protéger les intérêts vitaux de l’Amérique » (des États-Unis d’Amérique, NdT). En d’autres termes, pour conduire les guerres en Irak et Afghanistan et en préparer d’autres (l’Iran et la Syrie sont dans le collimateur). D’où l’importance du Bahreïn, que les États-Unis ont désigné comme « plus grand allié non-OTAN ». La monarchie héréditaire, garante de la solide alliance, continue cependant à être assiégée par la rébellion populaire, qu’elle n’est pas arrivée à étouffer même avec l’aide de l’Arabie Saoudite, des Émirats et du Qatar qui, en mars, avaient envoyé des troupes au Bahreïn. Cinq mois après la « féroce répression du soulèvement populaire », rapportée par le New York Times (15 septembre), il y a tous les soirs à Manama des jeunes qui descendent dans la rue, et affrontent la police. Les autorités ont conquis « une éphémère victoire grâce aux tortures, arrestations et licenciements », surtout contre la majorité chiite (70 % de la population) discriminée par la monarchie sunnite. Malgré cela, la secrétaire d’État Hillary Clinton s’est déclarée « impressionnée par l’implication avec laquelle le gouvernement de Bahreïn avance sur la voie de la démocratie » et en août, Washington a renouvelé son accord militaire avec Manama, signé en 1991.

Au Yémen aussi, il y a « d’encourageants signes d’une volonté rénovée du gouvernement de promouvoir la transition politique » : c’est ce qu’assure le Département d’État le 15 septembre, au lendemain du jour où les Nations Unies ont publié un rapport documenté sur la féroce répression. Confirmée par le fait que, trois jours après à Sana, les militaires ont ouvert le feu avec des mitrailleuses lourdes sur une manifestation pacifique. Les Yéménites n’ont aucun souci à se faire : les États-Unis « continuent à appuyer la transition pacifique et ordonnée, répondant aux aspirations du peuple yéménite pour la paix et la sécurité ». C’est le New York Times lui-même qui rapporte comment cela se fait : « L’administration Obama a intensifié la guerre secrète au Yémen, en frappant des militants suspectés, avec des drones armés et des chasseurs-bombardiers ». La guerre est conduite par le Commandement conjoint du Pentagone pour les opérations spéciales qui, sous prétexte de faire la chasse à Al Qaeda, a installé à Sana sa propre position. L’opération est coordonnée par la CIA, qui a construit à cet effet au Moyen-Orient une base aérienne secrète. Mais les missiles Hellfire (Feu de l’enfer) des drones US ne font qu’alimenter les flammes de la rébellion populaire.

Manlio Dinucci

Réseau Voltaire |

22 septembre 2011 

Traduction Marie-Ange Patrizio

Source Il Manifesto (Italie)


3-2 Rebel Griot : La guerre de l’OTAN contre la Libye est une guerre contre le développement de l’Afrique.

"L’Afrique est la clé du développement économique mondial" ; ce récent titre du Washington Post est d’une honnêteté rafraîchissante, mais pas vraiment un scoop. La main d’oeuvre et les ressources africaines —comme vous le dirait n’importe quel historien économique décent— sont la clé du développement économique mondial depuis des siècles.

Quand les Européens ont découvert l’Amérique il y a 500 ans, leur système économique s’est disséminé à vive allure. Les puissances européennes ont pris de plus en plus conscience que l’équilibre des pouvoirs dans leur pays dépendrait de la force qu’ils pourraient tirer de leurs colonies. l’impérialisme (c’est à dire le capitalisme) a été la caractéristique essentielle de la structure économique mondiale depuis lors.

Pour l’Afrique cela s’est traduit par le pillage systématique et continu de sa main d’œuvre et de ses ressources qui n’a pas faibli à ce jour. D’abord ça a été l’enlèvement brutal de dizaines de milliers d’Africains pour remplacer la force de travail native d’Amérique que les Européens avaient décimée. Le commerce des esclaves a été dévastateur pour les économies africaines qui étaient rarement capables de supporter l’effondrement de leur population ; mais les capitaux ainsi accumulés par les propriétaires de plantation dans les Caraïbes ont financé la révolution industrielle. Tout au long des 18 et 19ièmes siècles de plus en plus de matières précieuses ont été découverts en Afrique (spécialement du fer, du caoutchouc, de l’or et de l’argent) et le vol des terres et des ressources a finalement abouti à ce qu’on a appelé "La ruée vers l’Afrique" quand, en l’espace de quelques années, les Européens se sont partagé le continent tout entier (sauf l’Ethiopie). A ce stade, l’économie s’était largement mondialisée et l’Afrique continuait à fournir la base du développement industriel européen, les Africains étant, pour ce faire, dépouillés de leurs terres et de leurs ressources et forcés de travailler dans les mines d’or et dans les plantations de caoutchouc.

Après la seconde guerre mondiale, les puissances européennes, affaiblies par des années de guerre industrielle les unes contre les autres, se sont efforcées d’adapter le colonialisme à leur nouvelle situation. Les mouvements de libération se renforçaient et les puissances européennes étaient confrontées à une nouvelle réalité économique —le coût de la répression "de l’agitation des natifs" devenait proche du niveau de richesse qu’ils extrayaient de leurs pays. La solution qu’ils ont choisie a été baptisée "néocolonialisme" par Kwame Nkrumah ; elle consistait à confier les attributs formels du pouvoir à un groupe d’hommes de paille triés sur le volet pour qu’ils les laissent continuer à exploiter leurs pays comme auparavant. En d’autres termes, l’adaptation du colonialisme permet de faire supporter aux Africains eux-mêmes les coûts et le fardeau de la répression de leurs propres populations.

En pratique ça n’a pas été aussi simple. Partout en Asie, en Afrique et en Amérique Latine, il y a eu des mouvements de masse qui réclamaient le contrôle de leurs propres ressources et dans beaucoup d’endroits, ces mouvements ont réussi à prendre du pouvoir —parfois par la guérilla, parfois par les urnes. Les puissances européennes —désormais conduites par leur dernier rejeton et protégé, les USA— ont mené des guerres impitoyables pour venir à bout de ces mouvements. Cette lutte, et non la soi-disant "guerre froide", est ce qui caractérise l’histoire des relations internationales de l’après-guerre.

Jusqu’à aujourd’hui, le néocolonialisme a été un succès pour les Européens et les USA. Le rôle de l’Afrique comme fournisseur de main d’oeuvre bon marché, pour ne pas dire esclavagisée, et de minéraux n’a pas faibli. La pauvreté et la désunion ont souvent été les principaux facteurs qui ont permis à cette exploitation de se maintenir. Cependant de sérieuses menaces pèsent désormais sur ces deux facteurs.

Les investissements chinois en Afrique pendant ces dix dernières années ont contribué à mettre en place une industrie et des infrastructures africaines qui commencent à avoir des effets bénéfiques sur le niveau de vie des populations. En Chine, grâce à cette politique, il y a eu une réduction drastique de la pauvreté et le pays est en passe de devenir la première puissance économique du monde. Si l’Afrique suit cet exemple, ou un autre du même genre, cela mettra probablement fin aux 500 années de pillage des richesses de l’Afrique par l’occident.

Pour empêcher cette "menace sur le développement de l’Afrique" les Européens et les USA ont employé la seule chose qu’ils connaissent —les armes. Il y a quatre ans, les USA ont mis en place un nouveau "centre de contrôle et de commande" pour soumettre militairement l’Afrique qui porte le nom d’AFRICOM. Le problème pour les Etasuniens était qu’aucun pays d’Afrique ne voulait les accueillir ; De fait jusqu’à encore tout récemment, l’Afrique se distinguait en étant le seul continent qui ne comportait pas de base américaine. Et en vérité c’était en grande partie grâce aux efforts du gouvernement libyen.

Avant que la révolution de Kadhafi ne chasse en 1969 le roi Idris qui était soutenu par les Anglais, la Libye abritait un des plus grandes bases américaines, la base aérienne Wheelus ; mais au cours de la première année de la révolution elle a été fermée et tout le personnel militaire a été expulsé.

Ces dernières années, Kadhafi travaillait activement à saboter AFRICOM. Quand les USA offraient de l’argent à un pays d’Afrique pour qu’il accueille une base étasunienne, Kadhafi lui offrait le double pour qu’il refuse et en 2008 cette opposition s’est cristallisée sous la forme d’un rejet formel de AFRICOM par l’Union Africaine

Et ce qui était peut-être encore plus inquiétant pour l’hégémonie européo-étasunienne sur le continent c’était les énormes montants d’argent que Kadhafi consacrait au développement de l’Afrique. Le gouvernement libyen a été sans nul doute le plus gros investisseur du premier satellite africain lancé en 2007 qui a fait économiser à l’Afrique les 500 millions de dollars que lui coûtait précédemment l’utilisation des satellites européens. Pire encore pour les puissances coloniales, la Libye avait alloué 30 milliards de dollars à l’Union Africaine pour trois projets financiers destinés à mettre un terme à la dépendance africaine vis à vis de la finance occidentale. La Banque d’Investissement Africaine, -qui a son siège en Libye- devait investir dans le développement de l’Afrique sans intérêt ce qui aurait sérieusement menacé la domination du Fond Monétaire International sur l’Afrique —un instrument capital pour maintenir l’Afrique dans la pauvreté. Et Kadhafi dirigeait la mise en place par l’Union Africaine d’une nouvelle monnaie africaine indexée sur l’or qui aurait sectionné encore une autre des ficelles qui tiennent l’Afrique à la merci de l’Occident, 42 milliards de dollars ayant déjà été consacrés à ce projet — et à nouveau la majeure partie par la Libye.

La guerre de l’OTAN a pour but de mettre un terme au projet socialiste, anti-impérialiste, et panafricain de la Libye qui était le fer de lance d’un mouvement destiné à renforcer l’unité et l’indépendance de l’Afrique. Les rebelles ont clairement exprimé leur racisme virulent depuis le début de leur soulèvement en arrêtant et en exécutant des milliers de travailleurs et d’étudiants africains noirs. Tous les fonds de développement africains pour les projets décrits ci-dessus ont été "gelés" par les pays de l’OTAN et vont être remis à leurs copains du Conseil de transition pour acheter des armes et faciliter la guerre.

Pour l’Afrique la guerre est loin d’être terminée. le continent africain doit se rendre compte que l’agression de l’OTAN est un signe de désespoir, d’impuissance et d’incapacité à empêcher l’inévitable montée en puissance de l’Afrique sur la scène internationale. L’Afrique doit retenir les leçons de la Libye et continuer à consolider l’unité panafricaine et à résister à AFRICOM. Il y aura encore beaucoup de Libyens qui les soutiendront dans cette tâche.

Rebel Griot

Countercurrents

Pour consulter l’original : http://countercurrents.org/griot030911.htm

Traduction : Dominique Muselet

URL de cet article 14570
http://www.legrandsoir.info/la-guerre-de-l-otan-contre-la-libye-est-une-guerre-contre-le-developpement-de-l-afrique-countercurrents.html


3-3 L'expression : La Libye implose, le Sahel s'embrase.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

La crise en Libye qui a chamboulé toutes les donnes en Afrique, à l'ombre de l'intervention militaire occidentale, a nourri les réseaux terroristes qui se sont renforcés en armement.

Le porte-parole du gouvernement nigérien, Marou Amadou, est revenu vendredi dernier sur cette question pour souligner qu'Al Qaîda au Maghreb islamique et les armes disséminées mettent le Sahel en danger. Il ajoute que les gens doivent voir les vrais problèmes dans cette crise libyenne: elle renforce Al Qaîda au Maghreb, elle renforce les trafiquants de drogue pour qui le Sahel, vaste territoire de six millions de km2, est un refuge.

Le porte-parole du gouvernement nigérien tire la sonnette d'alarme et avertit: «Le pire, ce ne sont pas les quelques réfugiés libyens proches du dirigeant Mouamar El Gueddafi qui ont trouvé refuge au Niger, c'est la complication extrêmement grave que cette guerre induit sur la sécurité et la stabilité déjà fragiles.» Ces forces s'organisent, elles font ce qu'elles veulent et sont une menace pour les gouvernements et sont surtout une menace pour les capitales européennes, dit-il. Ces déclarations sont venues comme pour soutenir les propos exprimés une journée avant par le général Carter Ham, Haut commandant d'Africom, qui soutenait qu'Al Qaîda au Maghreb et ses alliés constituent une menace pour l'Afrique, notamment le Sahel et les Etats-Unis d'Amérique. Les deux d'ailleurs formulent les mêmes inquiétudes et il est utile de rappeler que les autorités militaires algérienness avaient averti sur les retombées négatives que peut engendrer la crise en Libye sur toute la région après l'intervention des forces de l'Otan restées sourdes aux multiples mises en garde. Le porte-parole du gouvernement nigérien dit que le Mali et le Niger ont besoin rapidement d'appuis en armements, en équipements et en renseignements: «Nous n'avons pas besoin d'une base militaire étrangère pour assurer notre sécurité. Nous avons besoin d'équipements militaires, de moyens aériens pour contrôler ce vaste désert.» déclare-t-il.

La prolifération des armes et le renforcement des réseaux terroristes et trafiquants de tout genre, ne constituent pas les seules conséquences, subies par la région. On rapporte également le sort déplorable réservé par les insurgés libyens aux migrants africains et aux touareg. Un fait vérifié, comme rapportent plusieurs journalistes, pouvant, «provoquer une cassure préjudiciable entre la nouvelle Libye et l'Afrique subsaharienne». Jusqu'au 27 septembre, fin du mandat d'intervention de l'Otan, la cinquantaine des katibate du CNT semblent décidées à pratiquer une épuration ethnique. Le coordinateur du Mouvement touareg pour la Libye, Ishaq Ag al-Husseini, avait lancé un SOS en direction de l'Algérie pour rouvrir ses frontières et venir en aide aux touareg qui sont victimes d'assassinats collectifs et de violences barbares. 600.000 Touareg libyens subissent un véritable pogrom. La presse rapporte que dans les campements de fortune, à la frontière égypto-tunisienne, dans les fermes et les bases militaires abandonnées à la périphérie de Tripoli, Bamako ou Niamey, où ils ont parfois réussi à rentrer, tous racontent la même histoire. On les accuse d'être des pro-Gueddafi. Pris au piège d'une guerre à laquelle ils n'ont pas participé, ils ont été arrêtés, battus, spoliés et parfois tués. La situation des communautés africaines s'est davantage compliquée depuis la prise de Tripoli.

Le harcèlement s'est intensifié, prenant pour cibles, dans une moindre mesure, les Libyens noirs (un tiers de la population, selon les estimations), et surtout les dizaines de milliers de Subsahariens qui travaillaient depuis des années en Libye, occupant bien souvent des emplois subalternes dans le bâtiment ou la restauration, ainsi que les très nombreux migrants refoulés aux portes de l'Europe. Soudanais, Éthiopiens, Tchadiens, Nigériens, Maliens, Sénégalais... Ils étaient 1,5 million aux premières heures du conflit. Soupçonnés d'être à la solde d'El Gueddafi, ils sont aussi arrêtés, battus, spoliés et tués.0

Que devient le pouvoir du CNT dans ce contexte? Il semble que l'organe politique des insurgés libyens n'a aucun poids, il n'est reconnu que par un seul des pays du champ direct des Etats situés à ses frontières, le Niger. La Mauritanie, le Mali et l'Algérie restent formels sur leur position. Mais ces quatre Etats confrontés déjà à une sérieuse menace terroriste ont pour souci de confirmer leur alliance dans la lutte antiterroriste.

La situation, confient des sources sécuritaires est très tendue. Pour ces mêmes sources, le CNT soutenu par l'Otan, la France et la Grande-Bretagne surtout, est appelé à disparaître.

Les informations en possession de nos sources font état d'une implosion au sein de ce conseil et la situation en Libye n'est pas près de se redresser, qualifiant la visite de Sarkozy, chef de l'Etat français et de Cameron, Premier ministre anglais, qui joue le second rôle dans la crise, d'une stratégie politique pour défier les Etats-Unis qui affichent plus de réserve, faisant de la lutte antiterroriste leur première préoccupation.

L'expression (Algérie),

18 septembre

http://www.lexpressiondz.com/actualite/139131-la-libye-implose-le-sahel-s-embrase.html


3-4 Qui sauvera les Touareg? : Ils ont été massacrés à huis clos en Libye.

«La population est pourchassée et liquidée...Ce qui s'y passe est tout simplement inhumain», rapportent des témoignages.

Assassinats collectifs, liquidations physiques et violences résument la situation catastrophique infligée aux Touareg libyens basés à une vingtaine de kilomètres des frontières algériennes, par certains éléments du CNT. Qui serait en mesure de mettre fin à ces massacres? Ce n'est certainement pas le Conseil de sécurité de l'ONU.
En permettant à l'Otan d'agir outre à la résolution 1973, l'Organisation des Nations unies, si elle n'a pas sous-entendu sa complicité, elle a confirmé la limite de sa puissance. Les insurgés libyens qui agissent avec la bénédiction du CNT se sont démasqués au monde et démontrent par des actes barbares leur monstruosité. Sous prétexte de combattre le régime du colonel El Gueddafi, les rebelles exécutent toute personne soupçonnée d'être favorable au leader libyen. C'est ce qu'a affirmé un représentant des Touareg réclamant l'ouverture des frontières algéro-libyennes.

Des Libyens, ayant apporté par le passé des témoignages à L'Expression sur la situation en Libye avant l'invasion de Tripoli, contactés par téléphone hier, confirment de leur côté la barbarie des rebelles. «Beaucoup de citoyens ont été égorgés, la population est pourchassée et liquidée, c'est tout simplement inhumain ce qui se passe», ont-ils témoigné.

Les mêmes propos ont été exprimés par ce représentant des Touareg, Ishak Ag Hassini, à un quotidien national: «La situation est catastrophique, les Touareg souffrent en Libye pourchassés par les rebelles libyens qui les considèrent comme des pro-El Gueddafi.» Et de préciser que de nombreux Touareg sont victimes d'assassinats collectifs et de liquidations, même ceux qui n'ont pas soutenu le colonel El Gueddafi.

Ce sont plus de 600.000 Touareg qui sont sous la menace des rebelles qui, sans aucun doute, sont d'une grande complicité avec les éléments d'Al Qaîda au Maghreb et agissent sous la coupe du tristement célèbre Abou Zeïd. Soucieuse de la sécurité de son territoire, l'Algérie avait pris toutes les mesures nécessaires pour préserver son territoire des incursions ou infiltrations des groupes armés affiliés à Al Qaîda, lesquels tentent de rejoindre la base de la nébuleuse au niveau du Mali. Les frontières ont été fermées dans ce sens juste après l'arrivée de l'épouse et des enfants du guide libyen.

Cette consigne impérative semble avoir mis la population libyenne dans une situation d'insécurité et conduit le représentant des Touareg à demander l'aide de l'Algérie et à solliciter les instances onusiennes et les organisations internationales concernées pour venir au secours des Touareg. La population dans sa totalité fait face à un vrai génocide: la sauvagerie des rebelles et les bombes de l'Otan. Cette dernière qui continue de prétendre agir dans un contexte humanitaire, a effectué 8000 raids avec 30.000 bombes lancées contre la Libye pour instaurer «la démocratie».

En six mois, ces bombes ont fait 60.000 victimes. Une action humanitaire qu'on n'est pas en mesure d'applaudir. Une action de démolir pour reconstruire. Une véritable démonstration de la démocratie et de la liberté.

http://www.lexpressiondz.com/internationale/138390-qui-sauvera-les-touareg.html


3-5 ACTUS /prpe :Qui pourraient être qualifiés de mercenaires ?.
Qui pourraient être qualifiés de mercenaires ?. Tout Libyen ayant la peau noire accusé de combattre pour l’ancien régime a une faible chance de survie ».
Amnistie internationale a confirmé que plusieurs des centaines de milliers de travailleurs migrants de l'Afrique subsaharienne ont été étiquetés « mercenaires » par les forces du CNT, en vertu de leur couleur de peau, et ont été victimes d'emprisonnement, de torture et d'exécutions sommaires.
Face à ces crimes contre l’humanité commis par le CNT ou la 5 ème colonne de l’OTAN contre les populations libyennes et immigrées de peau noire, notre Parti, ACTUS/prpe exprime :
- sa vive réprobation et condamne avec force les crimes racistes commis à l’encontre des citoyens libyens noirs et des populations africaines subsahariennes des états suivants :Tchad, Niger, Mali, Ghana, Nigeria, Somalie, Soudan, Cameroun, RD Congo, Sénégal, Burkina…
- son exigence d’un arrêt immédiat et inconditionnel de ce génocide des populations noires et la libération de tous les détenus.
- son exigence au CNT, qui doit exprimer publiquement sa repentance aux familles, états africains concernés et à l’Union africaine.- sa solidarité militante, fraternelle, panafricaine et anti impérialiste à la résistance du peuple libyen dirigée par le Colonel Mouammar Kadhafi
Le CNT qui a livré la Libye à la prédation des puissances impérialistes occidentales, causant ainsi des drames humains et économiques pour les états et des millions d’africains subsahariens travailleurs immigrés, doit dommages et intérêts aux victimes.

A cet effet, notre parti ACTUS/prpe demande :- à l’Union africaine (UA) de ne pas reconnaître le CNT, une organisation terroriste que voudraient imposer les puissances impérialistes à notre Continent. Ces dernières ont humilié l’Afrique en écartant l’UA et sa feuille de route pour une solution pacifique.- à l’UA d’exiger de l’ONU, le rétablissement de la légalité constitutionnelle, celui du Guide Kadhafi.- à l’UA de continuer à reconnaître le pouvoir légitime du Colonel Kadhafi, victime d’un coup d’état militaire impérialiste OTAN-CNT- à l’UA de rejeter la solution des impérialistes en mettant tout en œuvre afin d’appliquer sa feuille de route pou rune solution pacifique de ce conflit exporté par l’OTAN.- aux états concernés de créer une commission africaine chargée d’imposer au CNT l’indemnisation juste de toutes les familles des travailleurs immigrés victimes et de beuiller scrupuleusement aux rapatriements vers leurs pays respectifs ou aux retours de ceux qui décideraient volontairement reprendre le travail en Libye.- à l’UA de relever le défit de cette humiliation infligée à l’Afrique de la Côte d’Ivoire en Libye en exigeant les rétablissements des légalités constitutionnelles respectives et d’exiger des puissances impérialistes des réparations de leurs crimes de guerre.
Le Secrétaire à la Communication
Josué NDONING

Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme /

 Parti Révolutionnaire Populaire et Écologique ( ACTUS /prpe )



4 Média

4-1 ACTUS /prpe :Communiqué de presse : l’extermination des noirs par le CNT en Libye.
L’organisation terroriste CNT, alliée de l’OTAN, pratique le génocide contre les populations noires en Libye.
Depuis l’insurrection réactionnaire armée du 17 février 2011 de Benghazi contre le régime du Guide libyen Mouammar Kadhafi, la prétendue communauté internationale est devenue aveugle et aphone face au génocide des populations libyennes et africaines noires par le CNT. Cette organisation terroriste mène une politique d’épuration raciale où plusieurs milliers d’africains ou libyens à la peau noire, furent systématiquement tués.
L’odeur du pétrole libyen inhiberait-elle les reflexes de défense des droits de l’homme en Libye car le Conseil National de Transition (CNT) allié de l’OTAN est auteur de ces crimes contre l’humanité ?
L’intervention humanitaire de l’OTAN serait en complète harmonie avec les massacres commis par le CNT. Diminuer le nombre de ces noirs potentiels migrants vers l’Europe, ne serait-il pas consciemment ou inconsciemment une mesure préventive couverte par les puissances impérialistes afin de réduire le flux migratoire vers l’Europe ?
Ces crimes contre l’humanité sont pourtant dénoncés par certaines organisations humanitaires non gouvernementales.
Une liste non exhaustive de ces derniers, permettrait de confirmer le vrai visage de la coalition criminelle OTAN-CNT contre le peuple libyen et les migrants noirs subsahariens :Human Rights Watch (HWR) a accusé dans son rapport du 13 juillet 2011les rebelles libyens du CNT, d'incendies, de pillages et de mauvais traitements sur des civils lors de leur offensive sur Tripoli à partir du djebel Nafousa. « Dans quatre villages capturés par les rebelles dans les monts Nafousa ces derniers mois, les combattants rebelles et leurs sympathisants ont saccagé des biens, brûlé certaines habitations, pillé des hôpitaux, des maisons et des commerces, et frappé certaines personnes soupçonnées de soutenir les forces gouvernementales ».
Susan Lindauer ex-correspondante américaine pour la Libye aux Nations unies a écrit dans un article intitulé « De plus en plus voyou : Les crimes de guerre de l’OTAN en Libye » du03.06.2011, les atrocités suivantes commises par la horde de Benghazi : « des rebelles de l’OTAN sont passés de maisons en maisons à Misurata, demandant aux familles s’ils soutiennent l’OTAN. Si les familles répondent par la négative, elles sont tuées sur place.(…) En embarquant les femmes et les adolescentes dans des camions, les soldats jettent ces femmes dans des séances de viols collectifs par des rebelles de l’OTAN – ou bien les violent devant leurs maris ou leurs pères. Quand des rebelles de l’OTAN finissent leur sport de viol, ils tranchent les gorges des femmes. Selon des rapports de réfugiés, les viols sont désormais des actes de guerre courants dans les villes tenues par les rebelles, et font partie d’une stratégie militaire organisée»
Le président de l'Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA), M. Biram Ould DahOuld Abeid a dénoncé le 03 septembre 2011 sur BBC Afrique « la politique criminelle et raciste du CNT à l’égard des noirs africains vivant en Libye. Ses dirigeants devraient aussi être jugés pour crimes contre l’humanité»
Le Washington Post a publié samedi un article important intitulé, «
Les meurtres par vengeance se multiplient en Libye :la nouvelle liberté assombrie par les attaques extrajudiciaires rebelles ».
Patrick Cockburn de l’Independent britannique a décrit la même scène dimanche, sous le titre, « Les rebelles se vengent sur les hommes du dictateur ». Il a écrit : « Les corps en décomposition de 30 hommes, presque tous noirs et plusieurs menottés, abattus tandis qu’ils étaient étendus sur des civières et même dans une ambulance au centre de Tripoli, offrent un avant-goût inquiétant de ce que sera l'avenir dela Libye. Le nouveau régime fait des déclarations pieuses en disant ne pas vouloir se venger sur les forces pro-Kadhafi, mais cela ne va pas jusqu’à vouloir protéger ceux
ACTUS/prpe



Annexe

La Guerre pour la Libération de l’Afrique du Nord.

Alliance de guerre internationale

    Bonjour à toutes et à tous,

Une série de réunions secrètes qui se sont tenues le 03 octobre 2011 entre les chefs tribaux du Zintan, de Libye et d’Algérie ont abouti à la création d’un "front uni" de milices tribales pour accomplir une opération baptisée "La Guerre pour la Libération de l’Afrique du Nord". Cette alliance des tribus est soutenue par un "Front nord africain unifié" comprenant les tribus marocaines ainsi que le Front Polisario.

La suite ici :  http://mai68.org/spip/spip.php?article3309 

Les Touaregs, ces guerriers du désert, invisibles en ce lieu insondable, qui ont fait allégeance au pouvoir légitime libyen de Mouammar Kadhafi, sont entrés de plein-pied en guerre pour soutenir la jamahiriya libienne. Ils ont infligé avec brio de lourdes pertes aux mercenaires du CNT/OTAN. De violents combats entre renégats et loyalistes ont eu lieu aussi à Tripoli, à tel point que le chef militaire du CNT/OTAN, l’islamiste d’al-Qaïda Abdelhakim Belhadj, aurait fui la ville !

La suite ici : http://mai68.org/spip/spip.php?article3308

À ces deux liens, vous aurez des nouvelles du front. Elles sont très encourageantes.

    Bien à vous,

    do

    http://mai68.org/spip



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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