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24/10/2011

n°39 - Dossier de Libye - 21-10 au 23-10 : Le guide Kadhafi est mort en marquant l'histoire avec son courage, sa dignité et sa fierté.


n°39 - Dossier de Libye - 21-10 au 23-10 : Le guide Kadhafi est mort en marquant l'histoire avec son courage, sa dignité et sa fierté.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Dossier deLibye

                                                                                             

                             n°39                                    21-10 au23-10        

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Journal deLibye" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

T

Tiré à part

Libye: un drone US et un mirage ont bombardé le convoi de Kadhafi.

La mort de Kadhafi reste entourée de zones d'ombre

Rabi Yarhmou : Le guide Kadhafi est mort en marquant l'histoire avec son courage, sa dignité et sa fierté. 

Le testament de Mouammar Kadhafi.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Hicham Hamza : Lynchage de Kadhafi : ce que vous ne verrez pas à la télévision française

1-2 Lizzie Phelan. : Un cinglant réquisitoire contre ses confrères des grands médias.

1-3 Video : Chavez réagit à la mort de Kadhafi.

2 Les brèves

2-1 Belga : Les circonstances de la mort de Kadhafi critiquées.

2-2 Juppé: "on peut dire que l'opération militaire de l’Otan est terminée".  

3  Dossier

3-1 ALGERIA ISP Versions contradictoires des circonstances de la mort de Kadhafi.  

3-2 Manlio Dinucci : Le killer de Las Vegas venu de Sicile...

3-3 Pas d'autopsie sur le corps de Kadhafi.

3-4 AFP : L'Otan dément avoir visé "délibérément" Kadhafi.

3-5 Farid Merrad : La mort de Kadhadi est un assassinat.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Stephen Gowans, : L'oppression de Kadhafi.

5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Claude Beaulieu : Kadhafi : un symbole anti -impérialiste africain.

5-2 Thierry Meyssan : Le lynchage de Mouammar Kadhafi.

5-3 Ginette Hess Skandrani : Mouammar Kadhafi : La mort d’un Grand Héros, assassiné pour avoir voulu défendre son pays contre tous les prédateurs assoiffés de pétrole.

 



Tiré à part

Libye: un drone US et un mirage ont bombardé le convoi de Kadhafi.

Un drone américain Predator aurait tiré un missile contre le convoi attaqué par un Mirage 2000 français, et dans lequel se trouvait Mouammar Kadhafi selon le ministre français de la Défense, a rapporté jeudi un responsable américain.

Le drone aurait tiré son missile Hellfire à proximité de Syrte "contre le même convoi" que celui attaqué par l'avion de chasse français, selon ce responsable.
Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a déclaré que l'ancien dirigeant libyen se trouvait dans ce convoi, une information que le responsable américain de la Défense n'était pas en mesure de confirmer.

Selon Longuet, l'aviation française a "stoppé" le convoi à bord duquel se trouvait le dirigeant libyen déchu alors qu'il cherchait à fuir Syrte.

Des combattants libyens sont ensuite intervenus, détruisant les véhicules, desquels "ils ont sorti le colonel Kadhafi", a ajouté le ministre français.

"Dans ces affrontements, des véhicules ont été détruits, des personnes blessées et tuées et parmi celles-là est apparu, après confirmation (...), qu'en faisait partie le colonel Kadhafi", a encore déclaré Gérard Longuet.

Confusion sur les circonstances de la mort de Kadhafi

Kadhafi est mort après avoir été blessé dans des circonstances encore floues.

Selon des images diffusées plus tard par les télévisions Kadhafi
était vivant et blessé au moment de sa capture.

Le CNT a affirmé qu'il a été blessé lors d'un échange de tirs entre ses partisans et des combattants du nouveau régime après sa capture dans une canalisation où il s'était réfugié. Quand il a été retrouvé, il était en bonne santé et portait une arme", selon le chef de l'exécutif libyen Mahmoud Jibril.  

Selon un médecin dans la région de Misrata, Kadhafi est mort d'une balle dans la tête après sa capture. Il serait décédé avant son arrivée à l'hopital de Misrata


La mort de Kadhafi reste entourée de zones d'ombre (vidéo)

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a réclamé vendredi une enquête sur les zones d'ombre entourant le décès de l'ancien "Guide" libyen. © afp

Capturé vivant jeudi par des combattants libyens près de son fief de Syrte, comme l'attestent plusieurs vidéos prises sur le vif, Mouammar Kadhafi est mort peu après dans des circonstances qui restent encore mystérieuses.

Le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a réclamé vendredi une enquête sur les zones d'ombre entourant le décès de l'ancien "Guide" libyen.
Des images montrent l'ex-dictateur, blessé mais vivant, traîné ensanglanté vers un véhicule par la foule surexcitée. Il apparaît le visage à moitié couvert de sang, entouré d'hommes qui le bousculent, le tirent par les cheveux.
Revolver en or
Visiblement sonné, il est giflé, frappé à l'épaule. Il disparaît ensuite de l'écran sur fond de bruits de tirs. A Syrte, un combattant, Mohamed Lahouaib Chabane, a affirmé à une journaliste de l'AFP avoir assisté en fin de matinée à l'arrestation de Mouammar Kadhafi et lui avoir pris son arme, un revolver en or.
Selon lui, l'ancien "Guide" a été retrouvé "en train de ramper dans un tube en béton". A la sortie ouest de la ville, des combattants pro-CNT ont montré à un photographe de l'AFP des canalisations en béton passant sous une route, où s'est déroulée l'interpellation.
Il fuyait Syrte
D'après des sources concordantes, Mouammar Kadhafi était en train de fuir Syrte à bord d'un convoi de véhicules qui a été la cible d'une frappe de l'Otan à environ 08H30 (O6H30 GMT).
Selon le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, l'aviation française a "stoppé" le convoi. Des combattants libyens sont ensuite intervenus, détruisant les véhicules desquels "ils ont sorti le colonel Kadhafi".
Explosions
Tôt jeudi matin, des journalistes de l'AFP à une cinquantaine de kilomètres de Syrte avaient entendu une série de grosses explosions provenant de la ville assiégée, bien plus importantes que les bruits émanant chaque jour des combats.
Trente minutes plus tard, à Syrte, d'immenses colonnes de fumée noire s'élevaient dans le ciel à la sortie ouest de la ville, où l'on entendait des échanges de tirs.
"Réfugié dans un égoût"
Selon Mohamed Leith, un commandant de Misrata basé à l'ouest de Syrte, le dictateur déchu a succombé des suites de blessures infligées pendant son arrestation.
"Kadhafi se trouvait dans une Jeep sur laquelle les rebelles ont ouvert le feu. Il en est sorti et a tenté de fuir. Il s'est réfugié dans un égout. Les rebelles ont ouvert le feu de nouveau et il en est sorti portant une kalachnikov d'une main et un pistolet de l'autre", explique-t-il.
"Il a regardé à gauche et à droite, demandant qu'est-ce qui se passe. Les rebelles ont ouvert le feu de nouveau, le blessant à l'épaule et à la jambe et il a succombé ensuite".
"Une balle dans la tête"
De son côté, le chef de l'exécutif du CNT, Mahmoud Jibril, assure que l'ex-dictateur a été tué d'une balle dans la tête.
"Quand il a été retrouvé, il était en bonne santé et portait une arme", mais "quand le véhicule a démarré, il a été pris dans un échange de tirs entre des combattants pro-Kadhafi et des révolutionnaires, et il a été tué d'une balle dans la tête", affirme-t-il, en assurant qu'"il était vivant jusqu'à son arrivé à l'hôpital" de Misrata.
Ambulance
En fin d'après-midi, la dépouille de Mouammar Kadhafi a été vue par des témoins à bord d'une ambulance, dans un centre commercial de la périphérie de Misrata.
Un photographe de l'AFP a constaté plus tard la présence du corps dans une maison de la ville, où il a pris une photo le montrant torse nu, le ventre couvert de sang. Un impact de balle était visible sur la tempe du Guide.
"Nous n'allons pas le pleurer"
Pour le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague, Kadhafi semble bel et bien avoir été abattu.
"Nous aurions voulu qu'il vienne répondre de ses crimes devant la justice, devant un tribunal international ou libyen, et nous n'approuvons pas les exécutions extrajudiciaires", a-t-il indiqué sur la chaîne privée Sky News. "Mais nous n'allons pas le pleurer".

(afp/chds)
http://www.7sur7.be/7s7/fr/9478/Revolution-dans-les-pays-arabes/article/detail/1337285/2011/10/21/La-mort-de-Kadhafi-reste-entouree-de-zones-d-ombre-video.dhtml



Rabi Yarhmou : Le guide Kadhafi est mort en marquant l'histoire avec son courage, sa dignité et sa fierté.  

Le porte parole du gouvernement libyen le docteur Moussa Ibrahim a annoncé depuis 4mn que le guide, le moudjahid Kadhafi est mort par contre il restera toujours vivant dans nos cœurs et dans ceux de tous les résistants en Libye pour défendre leur pays et chasser les traitres et l'otan de la Libye.
Le docteur Moussa Ibrahim nous informe que le guide Kadhafi était dans un convoi de plusieurs voitures. Les pilotes assassins de l'otan ont bombardé le convoi. Sa voiture a été touchée, Il était blessé grièvement. Les traitres rebelles l'ont emmené dans un pickup à Misrata. Il est décédé en route. Les traitres rebelles lui ont tiré une balle dans la tête et une autre dans l'abdomen pour simuler une mort par balles des rebelles.
Il a ajouté que les libyens doivent combattre jusqu'à la dernière goutte pour libérer la Libye.
Il demande aux résistants d'appliquer ce que le guide Kadhafi a dit dernièrement dans son dernier discours « il faut continuer la résistance même si vous ne m'écoutez pas ».
Le docteur Moussa Ibrahim annonce que Seif El Islam est toujours libre comme le vent.
Rabi Yarhmou
http://www.algeria-isp.com/actualites/politique-libye/201110-A6560/libye-guide-kadhafi-est-mort-marquant-histoire-avec-son-courage-dignite-fierte.html


Le testament de Mouammar Kadhafi.
Quelques jours avant sa mort, le Guide libyen avait rédigé un testament qu’il avait transmis à trois de ses proches.

L’un d’entre eux a été tué, un autre emprisonné et le troisième s’est enfuit vers une destination inconnue.

Un site libyen a publié ce qui est donné comme étant le testament de Mouammar El Kadhafi, rédigé quelques jours avant sa mort.
Paru sur le site Algérie-Focus.com*
Au nom de Dieu le Clément et Miséricordieux
Ceci est mon testament, moi, Mouammar Bin Mohammed Bin Abdessalam Bin Humaïd
Bin Aboumeniar Bin du Naïl Al Fohsi Al Kadhafi.
Je témoigne qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Mohammed est son Messager et que je mourrais sur la doctrine des sunnites et d’El Djamaâ.
Mes volontés dernières sont :
- Que je ne sois pas lavé à ma mort et que je sois enterré selon le rite islamique et ses enseignements dans les vêtements que porterais à ma mort.
- Que je sois enterré au cimetière de Syrte, à côtés de ma famille et de ma tribu.
- Que ma famille soit bien traitée surtout les femmes et les enfants.
- Que le peuple libyen sauvegarde son identité, ses réalisations, son
histoire et l’image de ses ancêtres et ses héros et qu’il ne soit pas attaqué dans les sacrifices de ses hommes libres.
- Que continue la résistance à toute agression étrangère subie par la
Jamahiriya, aujourd’hui, demain et pour toujours.
- Que soient convaincus les hommes libres de la Jamahiriya que nous aurions pu monnayer, avec notre cause, une vie personnelle meilleure, stable et en sécurité. Nous avions eu tant de propositions, mais nous avons choisi d’être au front par devoir et honneur. Et même si nous ne gagnons pas aujourd’hui, nous allons offrir une leçon aux générations futures pour qu’elles puissent gagner, car le choix de la Nation est la bravoure et la vendre est une trahison que l’Histoire retiendra ainsi et pas autrement.
Que soit transmis mon salut à chaque membre de ma famille et aux fidèles de la Jamahiriya ainsi qu’aux fidèles de part le monde qui nous ont soutenu ne serait-ce qu’avec le cœur.
Que la paix soit sur vous, tous.
Mouammar El Kadhafi
Syrte, 17/10/2011

Sur France-Irak Actualité :
>
http://0z.fr/Ho6AH
Dimanche 23 octobre 2011
Traduit par Rédaction algerie-Focus.com
http://www.algerie-focus.com/2011/10/22/%c2%abalgerie-focus-com%c2%bb-publie-la-derniere-

 



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Hicham Hamza : Lynchage de Kadhafi : ce que vous ne verrez pas à la télévision française

Blackout. Si les circonstances de la mort de Mouammar Kadhafi suscitent des interrogations, la plupart des médias occidentaux ont d’ores et déjà édulcoré la brutalité de sa capture. Oumma vous propose de découvrir ces autres vidéos qui contredisent l’image héroïque -vue de France- des « révolutionnaires » libyens.

Saddam Hussein avait disparu à temps : quelques minutes après sa pendaison, un seul témoin de la scène fut en possession d’une caméra de téléphone portable. Cinq ans plus tard, la généralisation de cette technologie a facilité le foisonnement des images illustrant la capture et la mort de Mouammar Kadhafi. 

Jeudi soir, les chaînes de télévision ont diffusé les extraits de certaines vidéos exposant la dépouille de l’ex-dirigeant libyen. Une séquence n’a pourtant pas bénéficié de l’attention médiatique : d’une durée de 2minutes et 28 secondes, cette vidéo, capturée par l’un des insurgés, révèle la barbarie des hommes qui détenaient le leader déchu. Le visage ensanglanté, Mouammar Kadhafi, recevant des coups de poing, semble implorer - d’un geste de la main- une clémence illusoire.

Une autre séquence, à peine dévoilée, témoigne également de la violence de la capture. Un site américain basé à Boston, The Global Post, a obtenu en exclusivité les premières images de la détention de Mouammar Kadhafi.

Si la plupart des dirigeants impliqués dans la coalition de l’OTAN se sont gardés d’exprimer publiquement toute forme de triomphalisme, une exception fait déjà parler d’elle sur Internet : surprise par la nouvelle, Hillary Clinton, secrétaire d’Etat américaine, a été enregistrée –visiblement à son insu- en train de se réjouir de la mort de Kadhafi. Paraphrasant approximativement Jules César, elle s’extasie : « Nous sommes venus, nous avons vu, il mourut ! »

Si la responsable de la diplomatie américaine voulait - maladroitement - confirmer la thèse d’une hyperpuissance qui s’envisage comme le nouvel Empire romain, elle ne pourrait guère faire mieux. L’idée connexe selon laquelle les Etats-Unis « impérialistes » n’hésiteraient pas également à renier ses partenaires les moins dociles en les qualifiant soudainement de « barbares » n’aurait pas déplu à Mouammar Kadhafi. En 2008, lors du sommet de la Ligue arabe, le chef d’Etat libyen avait mis en garde ses homologues du Maghreb et du Proche-Orient contre une menace future : la trahison américaine. Après avoir évoqué la question palestinienne ainsi que le sort de Saddam Hussein –cet ex-allié des Etats-Unis qui devint leur meilleur ennemi, Mouammar Kadhafi lança une prédiction sous le regard amusé de Bachar al-Assad et Abdelaziz Bouteflika : « Comment un président arabe, un membre de la Ligue arabe a-t-il pu être ainsi pendu ?... N’importe lequel d’entre vous pourrait être le suivant. Tout à fait !...Un jour, l’Amérique pourrait nous pendre ! ».

Finalement, Kadhafi n’aura pas été pendu mais exécuté dans des circonstances qui restent à élucider. Le tireur mériterait les félicitations des chancelleries occidentales : en disparaissant brutalement- et sans le simulacre d’un procès, l’ex-dirigeant libyen emporte dans la tombe 42 ans de secrets d’Etat. Les détails -par exemple- de sa collaboration avec les groupes pétroliers anglo-saxons ou de son engagement contraint dans la prétendue « guerre contre le terrorisme » resteront opaques. L’homme que le président Nasser considérait comme l’héritier du panarabisme ne pourra plus révéler ce qu’il a vu et compris, durant près d’un demi-siècle, en termes de géopolitique. Quant au symbolisme de son élimination, certains veulent déjà l’utiliser pour intimider les autres voisins de la région. Un puissant et influent think-tank américain, le Council on Foreign Relations, n’a pas tardé à faire connaître sa position, très suivie d’ordinaire auprès des élites transatlantiques : « Il est vital que la communauté internationale continue désormais à jouer un rôle de soutien en Libye. Cela produira une démonstration positive, particulièrement dans des pays comme la Syrie et le Yémen ».

A qui le tour ? Après la marginalisation de Yasser Arafat, la pendaison de Saddam Hussein, l’éviction du duo Ben Ali /Moubarak et la « liquidation » de Ben Laden, la décennie écoulée marque une fracture dans la mythologie des dirigeants arabes. Ceux-ci ont toujours constitué, depuis Nasser, un vivier de choix pour fabriquer dans l’imaginaire occidental la figure quasi-hitlérienne de l’ennemi à abattre. Dans ce but, il arrive que la culture populaire véhicule
 intentionnellement ou non- la propagande élaborée dans les centres de pouvoir. Un instrument de prédilection s’avère efficace pour conditionner les esprits : le cinéma. A titre d’exemple, Kadhafi a souvent été utilisé par Hollywood pour incarner le personnage du « bad guy » à l’échelle planétaire. En 1991, un célèbre film réalisé par le trio composé de Jim Abrahams et des frères Zucker illustrait cette caricature. La scène d’introduction de la comédie « Y a-t-il un flic pour sauver la Reine ? » en disait plus long que toute conférence universitaire sur le sujet. Kadhafi, Arafat, Gorbatchev, Khomeini : sous prétexte d’humour, tous avaient également droit à leurs quinze secondes de
diabolisation.

Pour se prémunir de la caricature politique et de la désinformation, il est plus que jamais nécessaire d’écouter d’autres voix en contre-point. Hier soir, Christian Graeff, ancien ambassadeur de France à Tripoli, a ainsi déploré (à 21’20) sur France Culture un « assassinat politique » ainsi que les « mensonges » et la « sophistication » de la guerre menée par l’OTAN. Sans langue de bois, il dénonça la « sinistre farce » et le « minable simulacre » du recours à des alliés arabes comme le Qatar avant de conclure sur une interrogation : « Qui trompe qui dans cette histoire ? ».

Hicham Hamza 

vendredi 21 octobre 2011


1-2 Lizzie Phelan. : Un cinglant réquisitoire contre ses confrères des grands médias.

Autre point de vue, à la fois dissonant et dissident : celui de la journaliste britannique Lizzie Phelan. Le 4 octobre, lors d’une conférence anti-guerre organisée à Oxford, la correspondante de guerre, de retour de Libye, a tenu un cinglant réquisitoire contre ses confrères des grands médias, coupables -à ses yeux- de s’être totalement alignés sur la propagande et l’occultation des gouvernants occidentaux.

A la fois rigoureuse et empreinte d’émotion, son intervention constitue probablement le meilleur antidote à la légende déjà tissée par un Bernard-Henri Lévy qui n’a pas tardé à parader sur les plateaux de télévision, hier soir, pour dorer son image et célébrer la « grandeur » des « révolutionnaires » . Ce matin encore, sur France Inter, le va-t-en-guerre à géométrie variable a même soupçonné (à 1’40) le journaliste Patrick Cohen d’entrer dans la « théorie du complot » en raison de son questionnement- pourtant élémentaire- sur l’élimination commode de Kadhafi.

Quelques jours avant la sortie opportune d’un ouvrage consacré à son rôle déterminant en Libye, BHL continue de promouvoir sa guerre de « libération ». Un philosophe au service de l’OTAN ? Pourquoi pas. Il est des romans narcissiques qui s’écrivent en lettres de sang.

http://oumma.com:80/Lynchage-de-Kadhafi-ce-que-vous-ne


1-3 Video : Chavez réagit à la mort de Kadhafi.

COMITE VALMY

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1981
http://www.algerie-focus.com/2011/10/22/%c2%abalgerie-focus-com%c2%bb-publie-la-derniere-lettre-d%e2%80%99el-kadhafi-redige-3-jours-avant-sa-mort

Traduit par Rédaction algerie-Focus.com



2 Les brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

2-1 Belga : Les circonstances de la mort de Kadhafi critiquées.

extrait

Le ministre finlandais des Affaires européennes, Alexander Stubb, a critiqué samedi les conditions dans lesquelles le dirigeant libyen déchu Mouammar Kadhafi est mort, estimant que sa "mort violente" n'a "pas servi la justice".

"On aurait aimé que les choses se déroulent d'une manière différente", a dit M. Stubb en marge d'une réunion avec ses homologues européens à Bruxelles. "Ce genre de mort violente ne sert pas la justice", a-t-il ajouté.
Vendredi, le numéro deux du Conseil national de transition (CNT), le nouveau pouvoir en Libye, Mahmoud Jibril, a assuré qu'il avait succombé à des blessures par balle après des tirs croisés pendant son arrestation. Mais cette version n'a pas convaincu l'ONU et Amnesty International qui ont demandé une enquête pour déterminer s'il avait été exécuté sommairement. (belga/7sur7)

belga

22/10/11 16h10

 http://www.7sur7.be/7s7/fr/9478/Revolution-dans-les-pays-arabes/article/detail/1337741/2011/10/22/Les-circonstances-de-la-mort-de-Kadhafi-critiquees.dhtml


2-2 Juppé: "on peut dire que l'opération militaire de l’Otan est terminée".  
Dans ce contexte : La France a estimé que l'opération militaire de l'Otan en Libye peut être considérée comme "terminée" après la mort de Kadhafi, a déclaré vendredi le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé.
"Je pense qu'on peut dire que l'opération militaire est terminée, que l'ensemble du territoire libyen est sous le contrôle du Conseil national de transition (CNT) et que, sous réserve de quelques mesures transitoires dans la
semaine qui vient, l'opération de l'Otan est arrivée à son terme", a dit Juppé interrogé par la radio Europe 1.

"Notre but n'était pas de tuer Kadhafi. Quand je dis nous, je parle de la coalition, de la France dans l'Otan. Notre but était de le forcer à abandonner le pouvoir. Il appartenait ensuite au Conseil national de transition de le
capturer et de le juger", selon ses propres termes.

 Le ministre français avait déclaré jeudi soir que l'opération de l'Otan en Libye serait achevée à partir du moment où le CNT proclamerait la libération du territoire libyen.

A Tripoli, le chef de l'exécutif du CNT, Mahmoud Jibril, a annoncé que cela serait fait au plus tard vendredi.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=35116&cid=21&fromval=1&frid=21&seccatid=61&s1=1



3  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 ALGERIA ISP : Versions contradictoires des circonstances de la mort de Kadhafi.  Le pouvoir intérimaire libyen prévoit d'annoncer, samedi, la "libération" de la Libye, après la mort, jeudi, de Mouammar Kadhafi, qui avait dirigé le pays, pendant près de 42 ans. Les circonstances de la mort du tyran restent, cependant, obscures. L'ex-guide de la révolution se cachait, depuis le 23 août, date de la prise de Tripoli, par les forces du Conseil national de transition, (CNT), le pouvoir intérimaire libyen. Il a été capturé, puis, a trouvé la mort, jeudi, dans des circonstances encore obscures, alors qu'il tentait de fuir sa ville natale, Syrte. Parti à l'aube, un convoi de quelque 80 véhicules, à bord duquel, il avait pris place, a été "stoppé", à quelques kilomètres de la ville, par une unité aérienne de l'OTAN. D'après les récits de combattants du "CNT", Mouammar Kadhafi a réussi à sortir vivant du raid. Il s'est réfugié avec ses derniers fidèles dans deux conduites d'évacuation d'eaux usées d'un mètre de diamètre où les "révolutionnaires" l'ont retrouvé. Les images du corps sanglant et dénudé de Mouammar Kadhafi, prises à l'aide d'un téléphone portable, ont été diffusées par des télévisions du monde entier. D'autres images l'ont montré en vie, au moment de sa capture, le visage en sang, entouré de combattants du "CNT". Le chef du gouvernement du "CNT", Mahmoud Djibril, a déclaré qu'il avait succombé à une blessure par balle à la tête, reçue lors d'une fusillade entre ses gardes et les combattants du "CNT", alors qu'il venait d'être placé à bord d'une camionnette. Mais une source haut placée du "CNT" a déclaré que les soldats l'avaient capturé vivant "et alors qu'il allait être transporté, ils l'ont tabassé et l'ont, ensuite, tué". Sa dépouille a été transportée, à Misrata, ville martyre des combats qui ont abouti à la chute du régime kadhafiste. Le "CNT" prévoit de l'inhumer, discrètement et rapidement, dans un lieu tenu secret. Les dirigeants occidentaux, dont les armées ont, largement contribué, à la chute de Mouammar Kadhafi, ont salué sa mort, comme une étape historique et le début d'une nouvelle ère, pour la Libye. L'OTAN a souligné qu'avec la disparition du guide libyen, sa mission, lancée, en mars dernier, officiellement, pour "protéger les populations civiles", approchait de son terme. Le Président des Etats-Unis, Barack Obama, a affirmé que la disparition de l'ex-dictateur marquait "la fin d'un chapitre long et douloureux", pour les Libyens. Il a appelé les nouvelles autorités de Tripoli à bâtir un pays "démocratique" et "tolérant".

Irib

20/10/2011
ALGERIA ISP


3-2 Manlio Dinucci : Le killer de Las Vegas venu de Sicile...

Les images de Kadhafi lynché et tué par une foule féroce de miliciens ont été diffusées à l’échelle mondiale, pour démontrer qu’en Libye il s’est agi d’une rébellion populaire qui s’est terminée par le renversement de l’odieux dictateur. Version simpliste, appartenant aux puissantes « armes de distraction de masse » utilisées dans l’opération Protecteur Unifié.  Toute autre est la réalité qui vient au jour, comme le montre la reconstruction documentée des événements faite le 21 octobre par le quotidien britannique The Telegraph.

  Après avoir joué un rôle clé dans la conquête de Tripoli, les agents de la Cia et du service secret britannique MI6, qui opèrent sur le terrain en Libye, se sont concentrés sur la chasse à Kadhafi, qui avait échappé aux bombardements massifs de l’OTAN. Tandis que les drones et autres avions espions, dotés des appareils les plus sophistiqués, survolaient jour et nuit la Libye, des forces spéciales étasuniennes et britanniques passaient au crible la zone de Syrte, probable refuge de Kadhafi. Celui-ci a été obligé, ces dernières semaines, de rompre le silence téléphonique, en utilisant un portable peut-être de type satellitaire. La communication a été interceptée, confirmant sa présence dans la zone.

  Quand un convoi de plusieurs dizaines de véhicules est sorti de la ville, il a immédiatement été repéré par les avions espions : un Rivet Joint étasunien (qui peut repérer l’objectif à 250 Kms de distance), un C160 Gabriel français et un Tornado Gr4 britannique. A ce moment là, un drone Predator étasunien, qui avait décollé de Sicile et télécommandé via satellite depuis une base proche de Las Vegas, a attaqué le convoi avec de nombreux missiles Hellfire. Même si cela n’est pas spécifié, il s’agit d’un des Predator MQ-9 Reaper déployés à Sigonella (Sicile), où se trouve le personnel affecté à l’approvisionnement et à la manutention, et conduits par un pilote et un spécialiste des senseurs, tous deux assis à leur console aux Etats-Unis, à plus de 10mille Kms de distance. Le Reaper, en mesure de transporter une charge guerrière d’une tonne et demi, est armé de 14 missiles Hellfire (« feu d’enfer ») à tête antichar, explosive à fragmentation ou thermobarique. Immédiatement après, le convoi a été frappé aussi par des chasseurs bombardiers français Mirage-2000 avec des bombes Paveway de 500 libbres et des munitions de précision Aasm (Armement Air-Sol Modulaire), elles aussi à guidage laser. Cette attaque a été décisive pour la capture de Kadhafi.

  Ces faits démontrent que, en réalité, c’est l’OTAN qui a capturé Kadhafi, en le poussant dans les mains de miliciens musulmans de Misrata, animés d’une particulière haine à son égard. Et que c’est l’OTAN qui a vaincu cette guerre non seulement en larguant sur la Libye 40-50mille bombes en plus de 10mille missions d’attaque, afin d’ouvrir la voie aux « rebelles », mais en infiltrant en territoire libyen services secrets et forces spéciales pour réaliser et diriger les opérations de guerre. Le plan  -décidé à Washington, Londres et Paris- était d’éliminer Kadhafi, qui dans un procès public aurait pu révéler des vérités incommodes pour les gouvernements occidentaux. Il n’est donc pas exclu que parmi la foule de miliciens hurlants, derrière le « jeune homme au pistolet en or » à qui on attribue le meurtre de Kadhafi, il y avait bien plus d’experts killers de profession.

Manlio Dinucci


3-3 Pas d'autopsie sur le corps de Kadhafi.

Un responsable du conseil militaire du Conseil national de transition (CNT), basé à Misrata, a annoncé samedi qu'aucune autopsie ne serait pratiquée sur le cadavre de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, dont la dépouille est exposée dans cette ville.

"Il n'y aura pas d'autopsie aujourd'hui (samedi), ni un autre jour. Personne n'ouvrira le corps (de Kadhafi)", a déclaré le porte-parole du conseil militaire de Misrata, Fathi Bachagha. Cette déclaration a été confirmée par deux autres membres du conseil militaire de Misrata.
Mouammar Kadhafi, 69 ans, en fuite depuis la chute de Tripoli fin août, a été capturé vivant jeudi dans sa région d'origine Syrte (360 kilomètres à l'est de Tripoli) et a été tué par balles peu après. Il n'est toujours pas clair s'il a été exécuté ou s'il a péri dans des échanges de tirs.
Des informations faisaient état d'une possible autopsie samedi.
La dépouille de l'ancien dirigeant libyen est exposée dans la chambre froide d'un marché de la banlieue de Misrata, où le cadavre de son fils Mouatassim a été emmené dans la nuit de vendredi à samedi.
Samedi matin, quelques dizaines de curieux, habitants de Misrata, faisaient la queue pour voir les deux cadavres, allongés côte à côte sur des matelas au sol et recouverts d'une couverture ne laissant voir que leur tête.
Des milliers de personnes s'étaient déjà succédé vendredi pour observer le cadavre de l'ancien "Guide", formant une queue de plusieurs centaines de mètres. (belga)

afp

22/10/11 11h50

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1337692/2011/10/22/Pas-d-autopsie-sur-le-corps-de-Kadhafi.dhtml


3-4 AFP : L'Otan dément avoir visé "délibérément" Kadhafi.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

L'Otan a démenti vendredi avoir "délibérément" visé l'ex-dirigeant libyen Moummar Kadhafi, mais a admis - comme l'avaient déjà fait deux alliés, la France et les Etats-Unis - avoir bombardé jeudi son convoi, facilitant ainsi son arrestation par l'ex-rébellion et in fine sa mort dans des circonstances troubles.
"Au moment de l'attaque (jeudi à 08h30 locales, même heure belge), l'Otan ignorait que Kadhafi se trouvait dans le convoi. L'intervention de l'Otan n'était menée que dans le but de réduire la menace contre la population civile, comme prescrit dans notre mandat émanant des Nations Unies. La politique de l'Otan n'est pas de viser des individus", a indiqué l'Alliance atlantique dans un communiqué diffusé par le quartier général dirigeant l'opération "Unified Protector" et installé à Naples, dans le sud de l'Italie.
"Nous avons ensuite appris de sources de renseignement ouvertes et alliées que Kadhafi se trouvait dans le convoi et que le raid a probablement contribué à sa capture", ajoute le texte.
Selon le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, ce sont des avions français qui ont identifié et "stoppé" la colonne de véhicules dans laquelle se trouvait Mouammar Kadhafi, avant des accrochages au sol entre ses forces et des combattants du CNT.
 Un drone américain Predator a également tiré un missile contre le convoi attaqué par un Mirage 2000 français, a affirmé un responsable américain. L'Otan avait annoncé plus tôt que ses avions avaient frappé deux véhicules des forces pro-Kadhafi à environ 08h30 dans les environs de Syrte (à 300 km à l'est de Tripoli). (afp)
http://www.7sur7.be/7s7/fr/9478/Revolution-dans-les-pays-arabes/article/detail/1337434/2011/10/21/L-Otan-dement-avoir-vise-deliberement-Kadhafi.dhtml


3-5 Farid Merrad : La mort de Kadhadi est un assassinat 

 Un militant ghanéen des droits de l'homme qualifie la mort de Kadhadi d''assassinat' - Le journaliste et militant des droits de l'homme ghanéen, Kwesi Pratt Jnr, a condamné le meurtre de l'ancien guide libyen, Mouammar Kadhafi, le qualifiant d''assassinat'. 'Tuer un chef d'Etat, qu'il soit un dictateur ou un démocrate, ce que l'OTAN a fait, est épouvantable; c'est scandaleux et doit être condamné dans les termes les plus forts possibles. C'est un assassinat, c'est illégal et c'est un acte de terrorisme...', a-t-il déclaré jeudi lors d'une émission à la télévision. M. Pratt, qui est socialiste, a qualifié la guerre en Libye, soutenue par l'OTAN qui a conduit à la mort du colonel Kadhafi, de "scandale envers le continent (africain)'. 'Sans l'intervention de l'OTAN, aucune force en Libye n'aurait pu renverser Kadhafi, et encore moins l'assassiner. Les rebelles ont réussi essentiellement grâce au soutien qu'ils ont reçu de l'OTAN et permet d'avoir une idée sur le soutien dont il bénéficie en Libye..." a-t-il observé.
M. Pratt a décrit l'ex-guide libyen de 'd'homme énigmatique'. Il était plein de contradictions. Il était opposé à la monarchie; il a renversé la monarchie, et inspiré du respect pour cela; puis il a pensé lui-même à devenir un monarque'.
Selon lui, on doit se souvenir de l'ancien dirigeant libyen comme d'une personne qui a travaillé dur pour relever le niveau de vie du peuple libyen, citant la création d'un fleuve artificiel et d'autres interventions sociales.
Par ailleurs, un consultant de l'Union africaine, Dr Nii Alabi, a jugé 'malheureux' la mort du colonel Kadhafi, qualifiant ce dernier d''icône' de l'Afrique.
L'ancien numéro un libyen, d'après lui, était l'un des rares leaders africains qui pouvait résister aux nations occidentales et leur dire en face combien ils traitent l'Afrique injustement.
'M. Kadhafi a symbolisé beaucoup de choses mais sa position en faveur de la création des Etats-Unis d'Afrique est quelque chose que Kwame Nkrumah a défendu, quelque chose qui l'a fait aimer de nombreux autres panafricanistes.
'Je pense que concernant l'Afrique, nous avons perdu quelqu'un qui a tenté de dire oui j'aime ce continent', a-t-il déclaré à une station radio basée à Accra.
La presse de ce vendredi revient en force sur la mort du colonel Kadhafi, certains journaux publiant la photo du visage ensanglanté de l'ex-leader libyen.
'Kadhafi tué' annoncent en couverture à la fois Graphic et Times.
Les deux journaux publient d'autres articles sur les événements de la journée du 20 octobre.
Le gouvernement, pour sa part, n'a pas encore réagi à l'évolution de la situation en Libye.
Pana 21/10/2011
http://www.afriquejet.com/kadhafi-2011102125604.html

Farid Merrad



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Stephen Gowans, : L'oppression de Kadhafi.
Mon journal local m'a informé ce matin que, avec l'assassinat de Mouammar Kadhafi, le "
peuple libyen peut enfin tourner la page sur 42 années d'oppression brutale."

L'oppression a commencé lorsque Kadhafi a libéré la Libye de la tyrannie du pantin le roi Idris Ier, dont le drapeau est devenu la bannière des rebelles.

Elle a continué avec l'expulsion par Kadhafi des bases militaires étrangères et avec la nationalisation du pétrole du pays.

Une oppression supplémentaire s'est amoncelée sur les Libyens lorsque, sous le régime de Kadhafi, le niveau de vie s'est élevé jusqu'à dépasser ceux de tous les autres pays en Afrique.

Une oppression de plus a certainement été la lutte de Kadhafi pour éliminer le Groupe Islamiste de Combat en Libye (GICL), groupe dont les membres ont combattu les Américains en Afghanistan et en Irak et se sont battus aux côtés d'Oussama Ben Laden contre les Soviétiques en Afghanistan.

Le chef du GICL, Abdel Hakim Belhaj, qui fut emprisonné par les Américains pour terrorisme, est aujourd'hui le dirigeant militaire de Tripoli.

L'insistance de Kadhafi, malgré les objections des compagnies pétrolières US et des fonctionnaires du Département d'État, sur le fait que l'économie libyenne soit "libyanisée", c'est à dire que les investissements étrangers tournent à l'avantage des Libyens, a resserré l'oppression d'un ou deux crans supplémentaires.

Et l'aide généreuse de Kadhafi aux mouvements de libération nationale et aux pays africains sub-sahariens a étendu son oppression au monde entier.

 

Quelles forces pro-démocratiques se sont battues contre toutes ces oppressions?

  • Le Qatar, une monarchie absolue, qui a envoyé armes et munitions aux rebelles islamistes.
  • Les monarchistes, toujours furieux de la chute de leur roi.
  • Les islamistes, qui pendant des années avaient lutté pour amener un régime islamiste au pouvoir à Tripoli.
  • Des personnes liées à la CIA, qui détiennent des postes clés au sein du Conseil National de Transition, et promettent aux compagnies pétrolières occidentales les premiers bénéfices sur les concessions.
  • L'OTAN, dont les avions de guerre et les forces d'opérations spéciales se sont révélés décisifs dans le renversement de Kadhafi.

Au cours des dernières semaines, l'aviation de l'Otan s'est attelé à réduire la ville de Syrte en ruines - au nom de la protection des civils. Il s'avère qu'il n'y aucun problème pour que l'OTAN bombarde des civils, mais pas pour que des dirigeants de gouvernements indépendants répriment des insurrections.

Pendant que ces forces combattaient les oppressions de Kadhafi, les tanks saoudiens approvisionnés par les États-Unis écrasaient un soulèvement populaire au Barhein, le dirigeant pro-américain du Yémen, Ali Abdullah Saleh, tirait contre son peuple, et le Mubarakisme se poursuivait en Égypte, conduit par les sbires de Moubarak.

Ces événements impliquant tous des alliés des États-Unis, ont été peu remarqués. Pas d'intervention militaire pour eux, ou d'inculpations par la Cour Pénale Internationale, toutes ces attentions étant réservés uniquement pour Kadhafi.

 C'est vrai que le peuple libyen peut enfin tourner la page de 42 ans - mais 42 ans d'indépendance,

non d'oppression brutale. 

Les bases militaires de l'Otan, une économie asservie aux compagnies pétrolières occidentales, et le joug oppressif de l'impérialisme US, les attendent.

Stephen Gowans,

21 Octobre, 2011
http://gowans.wordpress.com/2011/10/21/gaddafi%E2%80%99s-oppressions/ 


Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Claude Beaulieu : Kadhafi : un symbole anti -impérialiste africain.
Assassiné, il devient un héros du combat des peuples pour la liberté
Les propagandistes de la pressetituée annoncent allègrement que l’OTAN a bombardé le convoi de Mouammar Kadhafi et assassiné celui-ci qui n’a pas survécu à ses blessures. L’annonce de son décès a été confirmée par les marionnettes de l’impérialisme installées dans un prétendu CNT, par Obama, Sarkozy et Cameron, principaux responsables de l’actuelle agression contre la Libye souveraine.

Cette guerre impérialiste menée sous des prétextes mensongers a été soutenue par une ONU manifestement sous contrôle de l’OTAN.

Elle a été facilitée par l’abstention au Conseil de sécurité, de la Russie et de la Chine dont les dirigeants portent ainsi indirectement, une part de responsabilité dans les massacres barbares infligés à l’héroïque peuple libyen.

Kadhafi, le seul chef d’État légitime de la Libye, est rentré dans l’histoire de l’humanité en rejoignant la cohorte des combattants africains contre l’impérialisme et assassinés par celui-ci. Il a pris la stature d’un symbole de la lutte des peuples africains pour l’indépendance et la liberté, celle d’un héros de l’ensemble des peuples du monde qui combattent un ennemi commun : l’impérialisme étasunien et ses vassaux dont la France officielle de Sarkozy est l’un des pires, celui qui manifeste la plus grande soumission et se voit confiées les plus sales et les plus criminelles missions.

En France, l’UMPS ainsi que tous les partis euro-atlantistes et occidentalistes soutiennent la guerre coloniale contre le peuple libyen.

Cette agression barbare a même reçue l’approbation des dirigeants de partis qui se prétendent démagogiquement, à la"gauche" de la "gauche". Ceux-là portent aussi une responsabilité directe dans l’assassinat de Kadhafi qui était prévisible.

La lutte du peuple libyen va pensons-nous, se poursuivre. Elle sera soutenue par les anti-impérialistes du monde entier.

La France sort discréditée de cette aventure impérialiste criminelle qui souligne combien le retrait de notre pays de l’OTAN et de l’Union Européenne porteuses de guerres d’agression occidentalistes est urgente.

"Un peuple qui en opprime un autre ne saurait être un peuple libre" disait Marx. Nous devons en effet, libérer la France !

Vive la lutte pour l’indépendance, la liberté et la souveraineté des peuples, en Afrique et dans le monde entier.

Gloire à Mouammar Kadhafi et au peuple libyen.

Claude Beaulieu, président du Comité Valmy - 20 octobre 2011

Claude Beaulieu

23 octobre 2011,

Comité Valmy


5-2 Thierry Meyssan : Le lynchage de Mouammar Kadhafi.
Durant 42 ans, Mouammar el-Kadhafi a protégé son pays du colonialisme occidental.
Il rejoint aujourd’hui Omar al-Mokhtar au panthéon des héros nationaux libyens.

Beyrouth, le 20 octobre 2011

La mort de Mouammar el-Kadhafi a été saluée par une explosion de joie dans les palais gouvernementaux occidentaux à défaut de l’être par le peuple libyen. Pour Thierry Meyssan, cet assassinat militairement inutile n’a pas été perpétré par l’Empire uniquement pour l’exemple, mais aussi pour déstructurer la société tribale libyenne.

Jeudi 20 octobre 2011, vers 13 h 30 GMT, le Conseil national de transition libyen a annoncé la mort de Mouammar el-Kadhafi. Bien que confus, les premiers éléments laissent à penser qu’un convoi de voitures a tenté de quitter Syrte assiégée et a été bloqué et partiellement détruit par un bombardement de l’OTAN. Des survivants se seraient mis à l’abri dans des canalisations. M. Kadhafi, blessé, aurait été fait prisonnier par la brigade Tigre de la tribu des Misrata qui l’aurait lynché.

Le corps du « Guide » de la Grande Jamahiriya arabe socialiste n’a pas été conservé dans sa ville natale de Syrte, ni transporté à Tripoli, mais acheminé comme trophée par les Misrata dans la ville éponyme.

La tribu des Misrata, qui a longtemps hésité à choisir son camp et est quasi absente du CNT, aura finalement investi Tripoli après son bombardement par l’OTAN, et aura lynché Mouammar el-Kadhafi après le bombardement de son convoi par l’OTAN. Elle aura même transféré son corps dans sa ville pour marquer son triomphe. En juillet, le « Guide » aura maudit les Misrata, leur enjoignant de partir à Istanbul et Tel-Aviv, faisant allusion au fait que leur tribu est issue de juifs turcs convertis à l’islam.

Un flot de commentaires préparés à l’avance a été déversé instantanément par les médias atlantistes visant à diaboliser Mouammar el-Kadhafi et, de la sorte, à faire oublier les conditions barbares de sa mort.

Les principaux dirigeants de la Coalition ont salué la mort de leur ennemi comme marquant la fin de l’opération « Protecteur unifié ». Ce faisant, ils admettent implicitement que celle-ci ne visait pas à mettre en œuvre la Résolution 1973 du Conseil de sécurité, mais à renverser un régime politique et à en tuer le leader, alors même que l’assassinat d’un chef d’État en exercice est interdit en droit états-unien et universellement condamné.

De plus, le lynchage de Mouammar el-Kadhafi montre la volonté de l’OTAN de ne pas le déférer à la Cour pénale internationale qui n’aurait pas été plus en mesure de le condamner pour crime contre l’humanité que le Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie ne put prouver la culpabilité de Slobodan Milosevic malgré deux ans de procès.

Dans le torrent de boue déversé par les médias atlantistes pour salir sa mémoire, reviennent en boucle des accusations mensongères, ce qui montre a contrario que ces médias disposent de peu d’éléments authentiques utilisables à charge.

Ainsi revient l’affaire de l’attentat contre la discothèque La Belle à Berlin (5 avril 1986, 3 morts), jadis utilisée comme prétexte par l’administration Reagan pour bombarder son palais et tuer sa fille (14 avril 1986, au moins 50 morts). À l’époque, le procureur allemand Detlev Mehlis (celui qui truquera deux décennies plus tard l’enquête sur l’assassinat de Rafik el-Hariri) s’appuya sur le témoignage de Mushad Eter pour accuser un diplomate libyen et son complice Mohammed Amairi. Cependant, la télévision allemande ZDF découvrira plus tard que Mushad Eter est un faux témoin et un vrai agent de la CIA, tandis que le poseur de bombe Mahammed Aamiri est un agent du Mossad [1].

Ou encore, l’affaire de l’attentat de Lockerbie (21 décembre 1988, 270 morts) : les enquêteurs identifièrent le propriétaire de la valise contenant la bombe et son retardateur sur la foi du témoignage d’un commerçant maltais qui avait vendu un pantalon se trouvant également dans la valise piégée. La justice écossaise mit alors en accusation deux agents libyens Abdelbaset Ali Mohmed Al Megrahi et Al Amin Khalifa Fhimah et le Conseil de sécurité prit des sanctions contre la Libye. En définitive, pour obtenir la levée des sanctions, la Libye accepta d’extrader ses deux agents (le premier fut condamné à la prison à vie, le second fut innocenté) et de payer 2,7 milliards de dollars d’indemnités, tout en persistant à proclamer sa complète innocence. En définitive, en août 2005, un des chefs d’enquête écossais déclara que la pièce à conviction principale, le retardateur, avait été déposé sur les lieux par un agent de la CIA. Puis l’expert qui avait analysé le retardateur pour le tribunal admit l’avoir lui-même fabriqué avant que la CIA ne le dépose sur les lieux. Enfin, le commerçant maltais reconnu avoir été payé 2 millions de dollars pour porter un faux témoignage. Les autorités écossaises décidèrent de réviser le procès, mais l’état de santé d’Abdelbaset Ali Mohmed Al Megrahi ne le permit pas.

L’actuelle campagne de désinformation comprend aussi un volet sur le train de vie décrit comme somptueux du défunt et sur le montant pharaonique de sa fortune cachée. Or, tous ceux qui ont approché Mouammar el-Kadhafi, ou simplement ceux qui ont visité sa maison familiale et sa résidence après leur bombardement peuvent attester qu’il vivait dans un environnement comparable à celui de la bourgeoisie de son pays, bien loin du bling bling de son ministre du Plan, Mahmoud Jibril. De même, aucun des États qui traquent la fortune cachée des Kadhafi depuis des mois n’a été en mesure de la trouver. Toutes les sommes significatives saisies appartenaient à l’État libyen et non à son « Guide ».

À l’inverse, les médias atlantistes n’évoquent pas le seul mandat d’arrêt international émis par Interpol contre Mouammar el-Kadhafi avant l’offensive de l’OTAN. Il était accusé par la Justice libanaise d’avoir fait disparaître l’imam Moussa Sadr et de ses accompagnateurs (1978). Cet oubli s’explique par le fait que l’enlèvement aurait été commandité par les États-Unis qui voulaient éliminer l’imam chiite avant de laisser l’ayatollah Rouhollah Khomeiny rentrer en Iran, de peur que Sadr n’étende au Liban l’influence du révolutionnaire iranien.

Les médias atlantistes n’évoquent pas non plus les critiques que des organisations de la Résistance anti-impérialiste et nous-mêmes avions formulées contre Mouammar el-Kadhafi : ses compromis récurrents avec Israël.

Pour ma part, je peux attester que, jusqu’à la bataille de Tripoli, le « Guide » a négocié avec des émissaires israéliens, espérant parvenir à acheter la protection de Tel-Aviv. Je dois aussi attester que, malgré mes critiques sur sa politique internationale, et le dossier complet à ce sujet que la DCRI française lui a aimablement communiqué à mon sujet en juillet dans l’espoir de me faire arrêter, Mouammar el-Kadhafi m’a accordé sa confiance et m’a demandé d’aider son pays à faire valoir ses droits aux Nations Unies [2] ; un comportement bien éloigné de celui d’un tyran.

Les médias atlantistes n’ont pas non plus cité les ingérences que j’ai condamnées de la Libye dans la vie politique française, notamment le financement illégal des campagnes électorales présidentielles de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal. Le « Guide » avait en effet autorisé son beau-frère Abdallah Senoussi à corrompre les deux principaux candidats en échange de la promesse de l’amnistier ou de faire pression sur la Justice française pour clore son dossier pénal [3].

Surtout, les médias atlantistes n’évoquent pas l’œuvre principale du « Guide » : le renversement de la monarchie fantoche imposée par les anglo-saxons, le renvoi des troupes étrangères, la nationalisation des hydrocarbures, la construction de la Man Made River (les plus importants travaux d’irrigation au monde), la redistribution de la rente pétrolière (il fit d’une des populations les plus pauvres du monde, la plus riche d’Afrique), l’asile généreux aux réfugiés Palestiniens et l’aide sans équivalent au développement du Tiers-monde (l’aide libyenne au développement était plus importante que celle de tous les États du G20 réunis).

La mort de Mouammar el-Kadhafi ne changera rien au plan international. L’événement important était la chute de Tripoli, bombardée et conquise par l’OTAN —certainement le pire crime de guerre de ce siècle—, suivie de l’entrée de la tribu des Misrata pour contrôler la capitale. Dans les semaines précédant la bataille de Tripoli, l’écrasante majorité des Libyens ont participé, vendredi après vendredi, à des manifestations anti-OTAN, anti-CNT et pro-Kadhafi. Désormais, leur pays est détruit et ils sont gouvernés par l’OTAN et ses fantoches du CNT.

La mort du Guide aura par contre un effet traumatique durable sur la société tribale libyenne. En faisant tuer le leader, l’OTAN a détruit l’incarnation du principe d’autorité. Il faudra des années et beaucoup de violences avant qu’un nouveau leader soit reconnu par l’ensemble des tribus, ou que le système tribal soit remplacé par un autre mode d’organisation sociale. En ce sens, la mort de Mouammar el-Kadhafi ouvre une période d’irakisation ou de somalisation de la Libye.

[1] Enquête du magazine Frontal, diffusée par la ZDF le 28 août 1998.

[2] Ce que j’ai fait à titre militant, sans rémunération aucune. Ndla

[3] Abdallah Senoussi avait été condamné par contumace en France pour l’attentat contre le DC-10 d’UTA (19 septembre 1989, 170 morts) durant la guerre du Tchad.


 

Source : Réseau Voltaire
http://www.voltairenet.org/...


5-3 Ginette Hess Skandrani : Mouammar Kadhafi : La mort d’un Grand Héros, assassiné pour avoir voulu défendre son pays contre tous les prédateurs assoiffés de pétrole.
Ils viennent de nous annoncer la mort de Mouammar Kadhafi. Je n’y croyais pas trop, car ce ramassis de renégat du CNT a essayé de nous berner tant de fois en annonçant que certaines villes étaient prises et reprises, que les fils de Kadhafi étaient prisonniers ou morts. Ils sont les rois du mensonge, ils sont aussi menteurs que les médias.
Mais un coup de fil de Libye nous a annoncé cette mort du Guide de la Jamahiriya à Syrte. Entre les bombardements de l’OTAN et les interventions du CNT encadré au sol par des agents étrangers, la bataille pour la conquête de Syrte était très violente. Elle n’est certainement pas terminée.
Le peuple libyen continuera à se battre pour la libération de son pays et le droit de gérer ses propres ressources. Son guide lui a montré la route et ses fils sont toujours là.
Mouammar Kadhafi est mort en héros. Il n’a pas fait comme tant de dirigeants qui s’enfuient. Il est resté à côté de son peuple. Il est mort en combattant. Il sera un exemple pour tous les opprimés, colonisés et plus largement pour tous les peuples du Sud. Tous les anticolonialistes et résistants à l’Ordre mondial  capitaliste pourront se reconnaître dans son combat.

Ils nous auront menti pour pouvoir le traquer, ils l’ont  fait passer pour un sanguinaire, un tyran assassinant son peuple… ce qui était faux. Le dossier de la « Commission d’Enquête internationale indépendante pour connaître la vérité sur le conflit en Libye » crée le 28 mars à Tripoli par plusieurs personnalités de France, de Grande-Bretagne et d’Italie  nous l’a bien prouvé. Nous l’avons publié sur plusieurs sites et diffusé sur le net.
Sarkozy et BHL, à l’origine de tous ces mensonges, la télé prostituée du Qatar, El Jazeera, tous nos médias mensonges ont participé à la campagne de dénigrement de Kadhafi afin de mieux dépouiller son pays et de se débarrasser de celui qui voulait libérer l’Afrique et rendre leur dignité aux Africains.
Nous pouvons honorer sa mémoire car il est mort debout, il n’a pas plié. Il restera le symbole de la résistance pour nous tous. Il restera également le héros de cette terre d’Afrique qu’il aimait tant.

Salam Mouammar Kadhafi… Repose en paix, tu l’a largement mérité


 

Source : GHS

Paris le 20 octobre 2011  

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Ginette_Hess-Skandrani.201011.htm



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Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



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