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28/10/2011

n°93 - Journal des Guerres de l'Otan. - 19-08 au 27-10 - 1ap - "Kadhafi a fait de son pays le plus arriéré, en 7 ans, le plus prospère d'Afrique" (Le Monde 1.9.1976)

n°93 - Journal des Guerres de l'Otan. - 19-08 au 27-10 - 1ap - "Kadhafi a fait de son pays le plus arriéré, en 7 ans, le plus prospère d'Afrique" (Le Monde 1.9.1976)



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan.  n° 93- 19-08 au 27-10

C.De Broeder & M.Lemaire     



Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part 

Domenico Losurdo : Des guerres de l’opium aux guerres du pétrole.

Manlio Dinucci : Qui a vraiment tué Kadhafi.

Ambassadeur de FranceChristian Graeff : « Quand l'OTAN a-t-elle déjà tué un chef d'État ? »

Stephen Gowans : L'oppression de Kadhafi.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Eva R-sistons :Syrte, nouveau "génocide" de l'OTAN.

Paroles & action ...

… au cœur des débats.

Bill Van Auken : Les Etats-Unis et Kadhafi : Les assassins réclament une enquête criminelle

1  Politique 

Les parties prenantes

a Libye

b L'Otan

Dans les coulisses 

L’Otan tire les leçons de la guerre de Libye.

L’Otan et le monde

Russie

Ria Novosti : Moscou dénonce la tendance de l'Otan à imposer le scénario libyen.

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

2-1 Vidéo :Hugo Chavez condamne cet assassinat:

2-2 Allain Jules : L’OTAN/CNT ou le brevet du mensonge.



Tiré à part 

Domenico Losurdo : Des guerres de l’opium aux guerres du pétrole.

 « La mort de Kadhafi est un tournant historique » : proclament en chœur les dirigeants de l’OTAN et de l’Occident, lesquels ne se préoccupent même pas de prendre des distances avec l’assassinat barbare du leader libyen et des mensonges éhontés énoncés à ce propos par les dirigeants des « rebelles ». Et pourtant, il s’agit en effet d’un tournant. Mais pour comprendre la signification que la guerre contre la Libye revêt dans le cadre de l’histoire du colonialisme, il convient de partir de plus loin…

  Tandis qu’en 1840 les navires de guerre anglais se déploient devant les côtes et les villes de la Chine, les agresseurs disposent de la puissance de feu de milliers de cannons et peuvent semer la mort et la destruction à grand échelle, sans craindre d’être touchés par l’artillerie ennemie, dont la portée est bien plus réduite. C’est le triomphe de la politique de la canonnière : le grand pays asiatique et sa civilisation millénaire sont obligés de capituler ; commence alors ce que l’historiographie chinoise définit à juste titre comme le siècle des humiliations, qui prend fin en 1949, avec l’avènement au pouvoir du Parti communiste et de Mao Zedong.

   De nos jours, la dite Revolution in Military Affairs (RMA) a créé pour de nombreux pays du Tiers Monde une situation semblable à celle qu’avait affrontée la Chine en son temps. Au cours de la guerre contre la Libye de Kadhafi, l’OTAN a pu tranquillement effectuer des milliers de bombardements non seulement sans subir la moindre perte mais sans même non plus risquer de la subir. Dans ce sens, plutôt qu’à une armée traditionnelle, la force militaire de l’OTAN ressemble à un peloton d’exécution ; si bien que l’exécution finale de Kadhafi, plutôt qu’être un hasard ou un incident de parcours, révèle le sens profond de l’opération dans son ensemble.

C’est une donnée de fait : la disproportion technologique et militaire renouvelée relance les ambitions et les tentations colonialistes d’un Occident qui, comme le montre l’autoconscience et fausse conscience exaltée qu’il continue à afficher, refuse de régler réellement ses comptes avec son histoire. Et il ne s’agit pas seulement d’avions, de navires de guerre et de satellites. Plus net encore est l’avantage sur lequel Washington et ses alliés peuvent compter en ce qui concerne les capacités de bombardement multimédiatiques. Une fois de plus, l’ « intervention humanitaire » contre la Libye se présente comme un exemple de manuel : la guerre civile (déclenchée grâce aussi à l’action prolongée d’agents et d’unités militaires occidentaux et au cours de laquelle les soi-disant « rebelles » dès le début pouvaient disposer même d’avions) a été présentée comme un massacre perpétré par le pouvoir sur une population civile sans défenses ; par contre, les bombardements OTAN qui, dernièrement, se sont acharnés sur Syrte assiégée, affamée et privée d’eau et de médicaments, sont devenus des opérations humanitaires en faveur de la population civile libyenne !

   Cette opération de manipulation peut à présent compter, outre sur les traditionnels moyens d’information et désinformation, sur une révolution technologique qui vient compléter la Revolution in Military Affairs. Comme je l’ai expliqué dans des interventions et articles précédents, ce sont des auteurs et des organes de presse proches du Département d’Etat qui célèbrent le fait que l’arsenal étasunien s’est maintenant enrichi de nouveaux et formidables instruments de guerre ; ce sont des journaux occidentaux et de foi occidentale avérée qui rapportent, sans aucune attitude critique, qu’au cours des « guerres Internet » sont à l’ordre du jour la manipulation, le mensonge, ainsi que l’attisement de minorités ethniques et religieuses au moyen, aussi, de la manipulation et du mensonge. C’est ce qui est en train de se passer déjà en Syrie contre un groupe dirigeant pris comme cible aujourd’hui plus que jamais, pour le fait d’avoir résisté aux pressions et intimidations occidentales et de s’être refusé à capituler devant Israël et de trahir la résistance palestinienne.

  Mais revenons à la première guerre de l’opium, qui se termine en 1842 avec le traité de Nankin. C’est le premier des « traités inégaux », c’est-à-dire imposés par les canonnières. L’année suivante c’est le tour des Usa. Ils envoient eux aussi leurs canonnières pour arracher le même résultat obtenu par la Grande-Bretagne, et même un peu plus encore. Le traité de Wanghia (environs de Macao) de 1843 établit pour les citoyens étasuniens résidant en Chine le privilège de l’extraterritorialité : même coupables de délits de droit commun, ils sont dans tous les cas soustraits à la juridiction chinoise. Evidemment, le privilège de l’extraterritorialité n’est pas réciproque, et ne vaut pas pour les citoyens chinois résidant aux Usa : les peuples coloniaux sont une chose, la race des seigneurs en est une autre, tout à fait différente. Dans les années et décennies successives, le privilège de l’extraterritorialité est étendu aussi aux Chinois qui « sont en désaccord » avec la religion et la culture de leur pays, et se convertissent au christianisme (et deviennent idéalement des citoyens honoraires de la république nord-américaine ou de l’Occident en général).

   Le double standard de la légalité et de la juridiction est, de nos jours aussi, un élément essentiel du colonialisme : les « dissidents » c’est-à-dire ceux qui se convertissent à la religion des droits de l’homme, telle qu’elle est proclamée par Washington et par Bruxelles, les potentiels Kisling, au service des agresseurs, ceux-là sont honorés du prix Nobel ou autres prix analogues : après quoi l’Occident déchaîne une campagne forcenée pour soustraire les primés à la juridiction de leur pays de résidence, campagne que vont rendre plus persuasive les embargos et les menaces d’ « intervention humanitaire ».

   Le double standard de la légalité et de la juridiction devient particulièrement criant avec l’intervention de la Cour pénale internationale (CPI). A celle-ci, sont et doivent être dans tous les cas soustraits les citoyens étasuniens et les soldats et mercenaires du drapeau étoilé qui stationnent dans le monde entier. Récemment la presse internationale a rapporté que les Usa sont prêts à bloquer par leur veto l’admission de la Palestine à l’ONU, dans le but aussi d’empêcher que la Palestine puisse faire recours contre Israël auprès de la CPI : d’une façon ou d’une autre, en pratique si ce n’est déjà en théorie il doit être clair pour tout le monde que ceux qui peuvent être jugés sont seulement les peuples coloniaux. Le timing est en soi éloquent. 1999 : sans même avoir obtenu l’autorisation de l’ONU, l’OTAN commence ses bombardements contre la Yougoslavie ; peu après, sans perdre de temps, la CPI procède à l’incrimination non pas des agresseurs et des responsables de la violation de l’ordre juridique international qui a résulté de la seconde guerre mondiale, mais de Milosevic. 2011 : renversant le mandat de l’ONU, bien loin de se préoccuper de la protection des civils, l’OTAN a recours à tous les moyens pour imposer le changement de régime et s’assurer le contrôle de la Libye ; suivant un modèle déjà éprouvé, la CPI procède à l’incrimination de Kadhafi. La dite Cour pénale internationale est une sorte d’appendice judiciaire du peloton d’exécution de l’OTAN, on pourrait même dire que les magistrats de La Haye ressemblent à des prêtres qui, sans perdre de temps à consoler la victime, s’emploient directement à la légitimation et à la consécration du bourreau.

   Un dernier point. Avec la guerre contre la Libye, s’est dessinée dans le milieu impérialiste une nouvelle division du travail. Les grandes puissances coloniales traditionnelles comme l’Angleterre et la France, se prévalant de l’appui politique et militaire décisif de Washington, se concentrent sur le Moyen-Orient et sur l’Afrique, tandis que les USA déplacent de plus en plus leur dispositif militaire en Asie.  Et nous voici donc de retour en Chine. Après avoir mis fin au siècle des humiliations commencé avec les guerres de l’opium, les dirigeants communistes savent bien qu’il serait fou et criminel de rater une deuxième fois le rendez-vous avec la révolution technologique et militaire : pendant qu’il libère des centaines de millions de Chinois de la misère et de la famine auxquelles le colonialisme les avait condamnés, le puissant développement économique en cours dans le grand pays asiatique est aussi une mesure de défense contre l’agressivité permanente de l’impérialisme. Ceux qui, à « gauche » aussi, se mettent à la remorque de Washington et de Bruxelles dans l’entreprise de diffamation systématique des dirigeants chinois montrent qu’ils n’ont à cœur ni la cause de l’amélioration des conditions de vie des masses populaires ni la cause de la paix et de la démocratie dans les relations internationales.

 Publié samedi 22 octobre 2011

sur le blog de l’auteur

http://domenicolosurdo.blogspot.com/


Manlio Dinucci : Qui a vraiment tué Kadhafi.

Le killer de Las Vegas venu de Sicile

Les images de Kadhafi lynché et tué par une foule féroce de miliciens ont été diffusées à l’échelle mondiale, pour démontrer qu’en Libye il s’est agi d’une rébellion populaire qui s’est terminée par le renversement de l’odieux dictateur. Version simpliste, appartenant aux puissantes « armes de distraction de masse » utilisées dans l’opération Protecteur Unifié.  Toute autre est la réalité qui vient au jour, comme le montre la reconstruction documentée des événements faite le 21 octobre par le quotidien britannique The Telegraph.

  Après avoir joué un rôle clé dans la conquête de Tripoli, les agents de la Cia et du service secret britannique MI6, qui opèrent sur le terrain en Libye, se sont concentrés sur la chasse à Kadhafi, qui avait échappé aux bombardements massifs de l’OTAN. Tandis que les drones et autres avions espions, dotés des appareils les plus sophistiqués, survolaient jour et nuit la Libye, des forces spéciales étasuniennes et britanniques passaient au crible la zone de Syrte, probable refuge de Kadhafi. Celui-ci a été obligé, ces dernières semaines, de rompre le silence téléphonique, en utilisant un portable peut-être de type satellitaire. La communication a été interceptée, confirmant sa présence dans la zone.

  Quand un convoi de plusieurs dizaines de véhicules est sorti de la ville, il a immédiatement été repéré par les avions espions : un Rivet Joint étasunien (qui peut repérer l’objectif à 250 Kms de distance), un C160 Gabriel français et un Tornado Gr4 britannique. A ce moment là, un drone Predator étasunien, qui avait décollé de Sicile et télécommandé via satellite depuis une base proche de Las Vegas, a attaqué le convoi avec de nombreux missiles Hellfire. Même si cela n’est pas spécifié, il s’agit d’un des Predator MQ-9 Reaper déployés à Sigonella (Sicile), où se trouve le personnel affecté à l’approvisionnement et à la manutention, et conduits par un pilote et un spécialiste des senseurs, tous deux assis à leur console aux Etats-Unis, à plus de 10mille Kms de distance. Le Reaper, en mesure de transporter une charge guerrière d’une tonne et demi, est armé de 14 missiles Hellfire (« feu d’enfer ») à tête antichar, explosive à fragmentation ou thermobarique. Immédiatement après, le convoi a été frappé aussi par des chasseurs bombardiers français Mirage-2000 avec des bombes Paveway de 500 libbres et des munitions de précision Aasm (Armement Air-Sol Modulaire), elles aussi à guidage laser. Cette attaque a été décisive pour la capture de Kadhafi.

  Ces faits démontrent que, en réalité, c’est l’OTAN qui a capturé Kadhafi, en le poussant dans les mains de miliciens musulmans de Misrata, animés d’une particulière haine à son égard. Et que c’est l’OTAN qui a vaincu cette guerre non seulement en larguant sur la Libye 40-50mille bombes en plus de 10mille missions d’attaque, afin d’ouvrir la voie aux « rebelles », mais en infiltrant en territoire libyen services secrets et forces spéciales pour réaliser et diriger les opérations de guerre. Le plan  -décidé à Washington, Londres et Paris- était d’éliminer Kadhafi, qui dans un procès public aurait pu révéler des vérités incommodes pour les gouvernements occidentaux. Il n’est donc pas exclu que parmi la foule de miliciens hurlants, derrière le « jeune homme au pistolet en or » à qui on attribue le meurtre de Kadhafi, il y avait bien plus d’experts killers de profession.

Manlio Dinucci.

Edition de samedi 22 octobre 2011 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20111022/manip2pg/02/manip2pz/312006/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


Ambassadeur de FranceChristian Graeff : « Quand l'OTAN a-t-elle déjà tué un chef d'État ? »

Dans le flot des commentaires consensuels évoquant la mort d’un « tyran sanguinaire », une voix libre, soudain, tranche : celle de l’ancien ambassadeur de France Christian Graeff (à Tripoli de 1982 à 1985) interrogé au journal de la radio publique France culture. (*)

France culture : Après une guerre de huit mois, comment qualifiez-vous le rôle des Occidentaux dans la chute du régime Kadhafi ?

Christian Graeff : Mon interrogation ce soir est courte. Quand l’OTAN a-t-elle déjà tué un chef d’État ? Voilà. C’est ma question. Je fouille dans ma mémoire. Je ne trouve pas la réponse. Pour moi, il y a un assassinat politique. Il y a des responsabilités internationales en cause. L’épilogue sera long. Moi, je ne le verrai pas je suis un vieil homme. Mais pour ce dont je puis juger, je suis sûr qu’il y a là matière à œuvre de justice. Parce qu’on a entendu tellement de mensonges. Il y a eu tellement de sophistication dans la médiatisation de la guerre emmenée par l’OTAN en Libye au-delà, bien au-delà - oh combien au-delà - de la résolution 1973 des Nations unies, que les questions sortiront. Personne au monde n’est en état de les étouffer, ni en Europe ni aux États-Unis, encore moins en Israël.

France culture : Vous pensez que les États-Unis, la Grande Bretagne et la France ont envoyé des hommes au sol par exemple ?

Christian Graeff : Ecoutez, sur les détails techniques on en sait beaucoup ; on en sait plus ou moins selon les sources que l’on a. Les miennes de sources, les sources que j’ai, m’autorisent à dire que les interventions armées de l’Alliance, de l’OTAN, ont été considérables. Et les simulacres, n’est-ce pas, la couverture que l’on a cherché misérablement avec le Qatar et d’autres Émirats ou monarchies traditionnelles arabes sont dérisoires. C’est une rigolade.

Vous avez peut-être eu connaissance de l’ouvrage qui vient de sortir il y a quelques jours, de Dumas et Vergès, où ils accusent : « Sarkozy sous BHL » [1].Voilà. Il y a là, de façon très polémique j’en conviens, mais autant politique que juridique … tout un argumentaire dont la CPI, peut être un jour, aura à connaître…

France culture : Dans le droit fil de ce que vous venez de dire, quelles sont ces questions, incontournables à vos yeux, qu’il va falloir se poser s’agissant du mandat de l’ONU que vous décrivez comme ayant été outrepassé ?

Christian Graeff : Le mandat …c’est très clair. Tout le monde le sait… on a fait une pirouette, on a cru tromper son monde et puis … on ne dupe pas en démocratie les esprits libres. Les esprits serfs c’est autre chose. Les médias sont au centre du débat. Dans ce débat national, dans ce débat culturel, civilisationnel, qui trompe qui ?

[1] Voir : http://livre.fnac.com/a3699392/Roland-Dumas-Sarkozy-sous-BHL

Christian Graeff

Vendredi 21 octobre 2011


Stephen Gowans : L'oppression de Kadhafi.

Mon journal local m'a informé ce matin que, avec l'assassinat de Mouammar Kadhafi, le "peuple libyen peut enfin tourner la page sur 42 années d'oppression brutale."

L'oppression a commencé lorsque Kadhafi a libéré la Libye de la tyrannie du pantin le roi Idris Ier, dont le drapeau est devenu la bannière des rebelles.

Elle a continué avec l'expulsion par Kadhafi des bases militaires étrangères et avec la nationalisation du pétrole du pays.

Une oppression supplémentaire s'est amoncelée sur les Libyens lorsque, sous le régime de Kadhafi, le niveau de vie s'est élevé jusqu'à dépasser ceux de tous les autres pays en Afrique.

Une oppression de plus a certainement été la lutte de Kadhafi pour éliminer le Groupe Islamiste de Combat en Libye (GICL), groupe dont les membres ont combattu les Américains en Afghanistan et en Irak et se sont battus aux côtés d'Oussama Ben Laden contre les Soviétiques en Afghanistan.

Le chef du GICL, Abdel Hakim Belhaj, qui fut emprisonné par les Américains pour terrorisme, est aujourd'hui le dirigeant militaire de Tripoli.

L'insistance de Kadhafi, malgré les objections des compagnies pétrolières US et des fonctionnaires du Département d'État, sur le fait que l'économie libyenne soit "libyanisée", c'est à dire que les investissements étrangers tournent à l'avantage des Libyens, a resserré l'oppression d'un ou deux crans supplémentaires.

Et l'aide généreuse de Kadhafi aux mouvements de libération nationale et aux pays africains sub-sahariens a étendu son oppression au monde entier.

Quelles forces pro-démocratiques se sont battues contre toutes ces oppressions?

  • Le Qatar, une monarchie absolue, qui a envoyé armes et munitions aux rebelles islamistes.
  • Les monarchistes, toujours furieux de la chute de leur roi.
  • Les islamistes, qui pendant des années avaient lutté pour amener un régime islamiste au pouvoir à Tripoli.
  • Des personnes liées à la CIA, qui détiennent des postes clés au sein du Conseil National de Transition, et promettent aux compagnies pétrolières occidentales les premiers bénéfices sur les concessions.
  • L'OTAN, dont les avions de guerre et les forces d'opérations spéciales se sont révélés décisifs dans le renversement de Kadhafi.Au cours des dernières semaines, l'aviation de l'Otan s'est attelé à réduire la ville de Syrte en ruines - au nom de la protection des civils. Il s'avère qu'il n'y aucun problème pour que l'OTAN bombarde des civils, mais pas pour que des dirigeants de gouvernements indépendants répriment des insurrections.

Pendant que ces forces combattaient les oppressions de Kadhafi, les tanks saoudiens approvisionnés par les États-Unis écrasaient un soulèvement populaire au Barhein, le dirigeant pro-américain du Yémen, Ali Abdullah Saleh, tirait contre son peuple, et le Mubarakisme se poursuivait en Égypte, conduit par les sbires de Moubarak.

Ces événements impliquant tous des alliés des États-Unis, ont été peu remarqués. Pas d'intervention militaire pour eux, ou d'inculpations par la Cour Pénale Internationale, toutes ces attentions étant réservés uniquement pour Kadhafi.

C'est vrai que le peuple libyen peut enfin tourner la page de 42 ans - mais 42 ans d'indépendance, non d'oppression brutale.

Les bases militaires de l'Otan, une économie asservie aux compagnies pétrolières occidentales, et le joug oppressif de l'impérialisme US, les attendent.

Stephen Gowans,

le 21 Octobre, 2011
http://gowans.wordpress.com/2011/10/21/gaddafi%E2%80%99s-oppressions/



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Eva R-sistons :Syrte, nouveau "génocide" de l'OTAN.

Eva R-sistons : Les guerres sanguinaires de l'OTAN,
L'exemple de Syrte (Libye)
Je regarde les infos, alternant les Chaînes Parlementaires et France24 pour l'International.
Subitement, un reportage, un vrai, comme on les aime. Qui dit la vérité, tout simplement. Mais n'ayons aucune illusion : France24 n'a pas arrêté de désinformer, en présentant Kadhafi comme un dictateur, ou un tyran, sanguinaire, et les Libyens (fidèles au Colonel, la majorité) comme des rebelles, des mercenaires, des snippers.. Comme dans tous les Médias, les exactions sont celles des combattants libyens, jamais celles de l'OTAN. Et quand France24 présente un fait, c'est pour dissimuler l'essentiel : Par exemple, "les libérateurs vont de maison en maison"... sans dire pourquoi: Tuer les habitants mâles (et pas seulement), violer les femmes et piller les lieux. Un joli nettoyage, un authentique génocide ! Le pays le plus prospère d'Afrique, grâce à Kadhafi, est en ruines, et des massacres ont été commis par l'OTAN et ses mercenaires.
France24, donc, après avoir désinformé en permanence sur la Libye, comme ses confrères, se permet, une fois la Libye "libérée" (comprenez, aux mains des tenants de l'Empire, du Nouvel Ordre Mondial), un instant - rare - d'information. Un peu comme le NouvelObs qui, maquillant ses options alignées sous un vernis de gôche, après avoir soutenu la guerre de l'OTAN contre un dirigeant populaire, se permet de critiquer la mort "sauvage" de Kadhafi (§ 1). C'est ça, la presse de "gauche" : Soutien inconditionnel au libéralisme et aux guerres impériales ainsi qu'au choc de civilisations, et tout cela sous un vernis de démocratie, de progressisme... passant par Hollande, mais surtout pas par Montebourg ! (Mon blog sur le Nouvelobs a été rendu inaccessible à partir du moment où j'ai plaidé pour ce dernier). Il est temps de réaliser l'imposture des Médias de "gôche" comme le Nouvelobs ou Libération !
Or donc, voici ce que l'on voit sur France24, ce 26 octobre (reportage de Matthieu Mabin, envoyé spécial à Syrte, qu'on sent horrifié par ce qu'il voit, évidemment).
Extraits : "C'est une ville fantôme, avec encore une petite poignée d'habitants et quelques rebelles qui occupent la ville (en ruines). Les maisons sont visitées trois ou quatre fois et le pillage est institutionnalisé. Violence considérable de la destruction, y compris les bâtiments civils, cibles de frappes aériennes ne pouvant venir que de l'OTAN car seul l'OTAN est intervenu sur la ville. Les cadavres pourrissent à ciel ouvert, personne pour s'en occuper, ni ONG, ni associations, aucun soutien. Le CNT est absent" (et pendant les bombardements de la ville martyr, Hillary Clinton se préoccupait seulement de prendre mort ou vif Kadhafi, comme les cow-boys texans, note d'eva R-sistons).
Alors, c'est ça, la protection des habitants, M. BHL, philosophe belliciste si communautariste, au service des seuls intérêts d'Israël ? Ca vaut la Shoah des Juifs, non ? C'est aussi radical, net, chirurgical. Sauf que là, c'est pour servir les multinationales comme Total ou Areva, pour priver les Africains de leur indépendance et de leurs ressources (Kadhafi étant un partisan actif du non-alignement et de la libération des peuples du colonialisme), et pour nuire aux Chinois qui eux, servent leurs intérêts tout en participant au développement de l'Afrique.
La réalité ?

Comme l'Irak, et avant la Syrie et l'Iran, la Libye est victime d'un massacre de l'OTAN sanguinaire, elle est bombardée, ruinée, bientôt morcelée et en proie au chaos, aux divisions, à la guerre civile. Car Kadhafi, lui, avait su maintenir une unité (pourtant difficile à réaliser dans un pays de tribus) profitant à tous. L'OTAN est une Organisation hautement terroriste, maléfique, nuisible pour les nations et pour les peuples. Sous la férule de l'Occident, la Libye, pays riche et sans dette, va redevenir un pays arriéré (§ 2) comme avant l'arrivée au pouvoir de Kadhafi. Et certaines de ses villes, comme Syrte, sont désormais en ruines. L'OTAN est passé par là, et Sarkozy comme BHL, aussi. Pour le malheur des peuples et des Etats.
Quand verrons-nous en face la réalité ?
eva R-sistons

Jeudi 27 Octobre 2011



Paroles & action ...

… au cœur des débats.

Bill Van Auken : Les Etats-Unis et Kadhafi : Les assassins réclament une enquête criminelle
La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a solennellement annoncé dimanche que Washington « appuyait fortement les appels » à une enquête indépendante sur le meurtre barbare du chef d'Etat libyen évincé, Mouammar Kadhadi.

Sur quoi exactement Mme Clinton veut-elle enquêter qu'elle ne connaît pas déjà ?

Kadhafi a été capture jeudi alors qu'il fuyait sa ville natale de Syrte. Au cours du mois précédent, Syrte avait subi un bombardement continu de l'OTAN et un siège brutal des soi-disant « rebelles » qui ont détruit la ville en causant la mort d'un nombre incalculable de civils et de blessés.

Son convoi, détecté par des avions espions américains, fut d'abord attaqué par un drone Predator américain qui était téléguidé depuis une base aérienne au Nevada. Un avion de surveillance américain AWAC a ensuite fait appel à des avions de combat français qui ont largué deux bombes de 500 livres sur les véhicules dans lesquels se trouvaient le colonel Kadhafi et son entourage.

Les frappes aériennes ont laissé des dizaines de morts et le dirigeant libyen blessé. Il fut ensuite pourchassé par les « rebelles » soutenus par l'OTAN qui agissaient en accord avec des « conseillers » des forces des unités spéciales britanniques SAS.

Les derniers moments de Kadhafi ont été enregistrés par un nombre de séquences vidéo agitées et filmées avec les téléphones portables de ses assaillants. Elles montrent un Kadhafi blessé hurlant et résistant faiblement à une horde de miliciens frénétiques qui sont en train de le provoquer et de l'attaquer alors qu'il crie « Allahou Akbar » - « Dieu est grand ». Il est traîné, frappé à coups de pied et battu jusqu'au sang à coups de fusils et de poings avant d'être jeté sur le capot d'un véhicule. Une séquence montre un pistolet près de sa tête puis son corps sur le trottoir alors que du sang coule de l'arrière de son crâne.

Comme l'a dit laconiquement l'un des membres du Conseil national de transition (CNT) soutenu par l'OTAN basé à Benghazi, « Ils l'ont battu très durement puis ils l'ont tué. »

A la question posée à Clinton par Christiane Amanpour de la chaîne américaine ABC quant à sa « réaction première » aux horribles séquences vidéo des téléphones portables, Clinton a répondu, « Eh bien Christiane, vous savez, personne ne veut bien évidemment voir un être humain dans cet état. »

Les déclarations de Clinton avaient manifestement été bien préparées et visaient à apaiser le dégoût provoqué dans le monde par les vues du lynchage de Kadhafi. Quant à sa « réaction première », elle avait été révélée le jour de l'assassinat même, lorsqu'elle avait ri en disant à un journaliste, « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort. »

En effet, 48 heures à peine avant le lynchage de Kadhafi, la secrétaire d'Etat américaine s'était envolée pour Tripoli où elle avait déclaré que le dirigeant libyen devait être « capturé mort ou vif, » dès que possible.

Il s'agissait difficilement d'une boutade. La guerre Etats-Unis/OTAN contre la Libye qui a duré huit mois a été menée dans le but d'un « changement de régime » pour renverser Kadhafi et mettre en place un régime marionnette qui répondra plus docilement aux attentes de Washington et de ses alliés de l'OTAN, ainsi que des grands conglomérats énergétiques occidentaux.

En utilisant comme couverture les soulèvements populaires survenus en Tunisie et dans l'Egypte avoisinantes, les Etats-Unis et leurs alliés ont délibérément fomenté en Libye une confrontation armée pour ensuite chercher à rassembler un soutien pour s'assurer de l'approbation de l'ONU pour une intervention sous le faux prétexte de protéger la vie des civils.

Sous cette bannière « humanitaire », ils ont mené une guerre aérienne incessante et criminelle contre ce pays d'Afrique du Nord riche en pétrole tout en effectuant sans cesse des tirs de missiles et des bombardements qui ciblaient Kadhafi et sa famille. Le 1er mai, une frappe aérienne de missiles de l'OTAN sur la résidence de Kadhafi à Tripoli avait tué l'un de ses fils et trois de ses petits-enfants. Tous les moyens techniques des Etats-Unis et de l'OTAN avaient été mis en oeuvre en Libye dans le but de localiser le dirigeant libyen pour le tuer.

Ce n'était pas non plus la première tentative du genre. En 1969 déjà, comme le révèle Henry Kissinger dans ses mémoires, des discussions avaient eu lieu au sein du gouvernement américain au sujet d'une action secrète pour assassiner Kadhafi, en raison surtout de son nationalisme radical, son ingérence dans le contrôle américano-saoudien de la politique pétrolière de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et de sa fermeture de la plus grande base aérienne du Pentagone sur le continent africain. En 1986, le gouvernement Reagan avait exécuté le bombardement de la résidence-caserne de Kadhafi à Tripoli. Et, dans les années 1990, les services secrets britanniques MI6 avaient comploté avec des éléments islamistes en vue de le tuer.

Alors qu'après la dissolution de l'Union soviétique Kadhafi avait cherché à s'arranger avec l'Occident en renonçant aux « armes de destruction massive » et en collaborant activement à la « guerre mondiale contre le terrorisme » des Etats-Unis, les puissances impérialistes n'ont ni pardonné ni oublié ses infractions d'antan.

Quant à Hillary Clinton et au gouvernement Obama, le fait d'appeler à une enquête sur le meurtre de Kadhafi est de loin plus que du cynisme. C'est comme si le gouvernement Eisenhower avait exigé une enquête sur l'assassinat de Patrice Lumumba, ou si la Maison Blanche de Nixon avait demandé une enquête internationale sur la mort de Salvador Allende.

La principale différence est qu'à l'époque c'était la CIA qui était connue comme « Murder Inc. » (Cie des assassinats) pour ses opérations secrètes. A présent, le gouvernement américain dans son ensemble préconise ouvertement et sans complexe l'assassinat comme un outil principal de la politique étrangère.

A trois reprises, en moins de six mois, le président Obama était venu parader devant les caméras de télévision pour annoncer des exécutions illégales. En mai dernier, il s'agissait de la liquidation d'Oussama ben Laden qui, non armé, fut tué par balle par des forces spéciales américaines. En septembre, eut lieu l'assassinat au Yémen par un missile hellfire d'un citoyen américain, Anwar-al-Awlaki. Un deuxième citoyen américain, Samir Khan, fut tué au cours d'une attaque. Et maintenant, Obama revendique le mérite du lynchage de Kadhafi.

D'innombrables autres personnes ont été assassinées de la même manière avec moins de tapage au Pakistan, au Yémen, en Somalie et ailleurs. Deux semaines après le meurtre d'Awlaki, un missile hellfire a coûté la vie à son fils, Abdulrahman âgé de 16 ans, et qui, tout comme son père, était un citoyen américain né aux Etats-Unis. Cette attaque, qui a tué huit autres personnes, la plupart d'entre eux des mineurs, n'a pratiquement pas été signalée dans les médias américains.

Au lieu de cela, les magnats de la presse discutent pour savoir si ces « succès de la politique étrangère » contribueront à faire réélire le président, avec Obama se présentant vraisemblablement aux élections avec son score record d'« assassin en chef » qui approuve les « kill lists »(listes de personnes à tuer) établies par le comité secret qui est effectivement devenu un nouveau service extraconstitutionnel du gouvernement américain.

Le meurtre sauvage de Mouammar Kadhafi est emblématique d'une politique illégale et violente de la part de l'élite dirigeante américaine qui cherche désespérément à compenser le déclin économique du capitalisme américain par une série sans fin de guerres et de provocations destinées à prendre le contrôle des ressources vitales et des marchés.

Obama et Hillary Clinton croient, à juste titre, qu'ils n'ont rien à craindre d'une enquête des Nations unies ou de la Cour pénale internationale sur le meurtre de Kadhafi. Néanmoins, la tentative irresponsable de réimposer le colonialisme au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ne résoudra pas mais, au contraire, ne fera qu'exacerber les insolubles contradictions économiques et sociales et la crise du capitalisme américain et mondial.

La crise entraînera la classe ouvrière dans une lutte internationale en créant les conditions d'un règlement de compte révolutionnaire avec les crimes de l'impérialisme américain.

(Article original paru le 24 octobre 2011)

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Mercredi 26 octobre 2011

Bill Van Auken
Publié le 26 octobre 2011 avec l'aimable autorisation du WSWS



1  Politique 

Les parties prenantes

a Libye

Dans les coulisses 

Des responsables du CNT demandent à l'Otan d'«intervenir» aux frontières algériennes.

La mission de l'Otan qui devait officiellement prendre fin quand «la menace représentée par Mouammar Kadhafi et pesant sur le peuple libyen n'existera plus» semble se prolonger dans le temps, et même dans l'espace, puisque certains demandent que les opérations militaires des alliés engagés dans le conflit armé en Libye touchent les frontières algériennes !
Les alliés engagés dans l'intervention militaire dans ce pays, parmi eux la France, l'Italie et l'Angleterre, avaient annoncé à maintes reprises que les opérations militaires de l'Otan prendraient fin une fois la «menace» représentée par Kadhafi anéantie.

Pourtant, et au moment où certains pays occidentaux parmi les plus acharnés dans le conflit armé, annoncent de façon catégorique la fin du régime de Kadhafi, l'Otan prolonge sa mission jusqu'au 31 octobre en cours. Pire, certains lui demandent d'étaler ses activités... aux frontières algériennes ! Intervenant avant-hier en fin d'après-midi sur la chaîne de télévision satellitaire BBC, diffusant en langue arabe au cours d'une émission consacrée à la situation en Libye, Ahmed Djibril, conseiller du président du CNT, Mustapha
Djibril, demande, à partir de la Libye, la poursuite des opérations militaires, pour, a-t-il dit, «toucher les frontières de pays voisins». Le conseiller «justifie» cette demande par «la crainte que des éléments armés entrent en territoire libyen pour tenter de déstabiliser le pays», évitant de reconnaître que c'est le contraire qui s'est produit des mois durant, quand des armes étaient acheminées de Benghazi et d’autres régions libyennes vers l'Algérie.

 Intervenant à son tour à partir du studio de la chaîne de télévision satellitaire, Souleimane El Baraâci, porte-parole du Rassemblement des jeunes libyens, cite carrément l'Algérie au cours de l'émission. «Nous souhaitons que des opérations de surveillance soient menées par l'Otan le long des frontières nigériennes, tchadiennes et certains endroits des frontières algériennes», a-t-il demandé.

 Demandes qui suscitent bien des interrogations sur les intentions du CNT libyen dont les «militaires» ont fait preuve d'une sauvagerie inouïe à travers des crimes qui ont fait des victimes parmi la population libyenne. Quant à lui, Kadhafi a été torturé et tué, après avoir été arrêté vivant par les «insurgés» libyens qui, au passage, ne peuvent se targuer d'aucun mérite dans le renversement du pouvoir en Libye, et surtout pas de «victoire» militaire sur le régime du colonel.

A la différence que la torture subie par Kadhafi avant son élimination a été filmée par des caméras, et que les intentions de l'appel lancé à l'Otan pour intervenir aux frontières algériennes ne peuvent être médiatisées, puisqu’aux buts inavouables. Pour rappel, l'organisation non gouvernementale (ONG) Amnesty International a qualifié la mort de Kadhafi de «crime de guerre».

 Les «insurgés» libyens qui, à chaque résistance de la part des troupes restées fidèles à Kadhafi, ont fait appel à l'Otan pour combattre à leur place et leur assurer une «victoire» dont le mérite ne leur revient nullement ; rappelons qu’au moment du conflit armé, ils avaient déserté les postes frontaliers, laissant libre cours aux trafiquants d'armes dans l'acheminement d'armes vers l'Algérie.

23-10-2011  

http://www.letempsdz.com/content/view/64578/186/



b L'Otan

Dans les coulisses 

L’Otan tire les leçons de la guerre de Libye.

En visite à Paris, l’amiral Gianpaolo Di Paola, le patron du comité militaire de l’Alliance, a dressé vendredi un bilan positif de l’opération contre le régime de Kadhafi.

À l’occasion de sa première visite à Paris depuis la réintégration de la France dans le commandement militaire ­intégré de l’Otan, l’amiral Gianpaolo Di Paola, le patron du comité militaire de l’Alliance, a dressé aujourd’hui un bilan particulièrement positif de la guerre en Libye. «Succès militaire» ayant permis d’éviter le massacre de civils à Benghazi tout en évitant les dégâts collatéraux, l’opération contre le régime de Kadhafi fut aussi selon lui un «succès politique». «Pour agir en Bosnie, il nous a fallu plusieurs années. Pour intervenir au Kosovo, plusieurs mois. En Libye, nous avons mis six jours seulement pour agir. Et nous avons obtenu le soutien de nos partenaires arabes », se félicite le plus haut responsable militaire de l’Otan, dont le mandat expire dans quelques mois.

Pour autant, l’intervention en Libye n’est pas considérée à Bruxelles comme un modèle pour les futures opérations de l’Alliance. «Chaque mission, pas seulement la Libye, peut-être considérée comme un modèle – positif ou négatif – pour l’avenir. Mais chaque opération doit être interprétée avec beaucoup de souplesse mentale», prévient l’amiral.

D’autant plus que la guerre a aussi révélé les «limites capacitaires chroniques» de l’Alliance, notamment en matière de renseignement, ainsi que des faiblesses, par exemple dans le ciblage, la désignation des cibles.

Alors que les avions de l’Otan poursuivent leurs opérations dans la région de Syrte, l’Alliance atlantique a déjà tiré les premières leçons de l’intervention.

D’abord en mettant en lumière le caractère incontournable du «partenariat». «Aujourd’hui aucune nation ne peut agir seule. La nécessité d’avoir une approche globale des crises implique que les alliances se généralisent», explique l’amiral Di Paola. Ensuite, la nécessité de disposer, dans un environnement stratégique instable, d’un «noyau dur, capable de fonctionner dans les zones de guerre».

Strabisme de Vénus

L’effacement des États-Unis, qui ont préféré s’en tenir, vis-à-vis de la crise libyenne, à un «leadership from behind», choisissant de peser dans l’ombre, n’est pas forcément une mauvaise nouvelle selon lui. «Les Européens sont des animaux curieux. C’est comme s’ils souffraient d’un strabisme de Vénus! Quand les États-Unis dirigent, ils protestent. Mais lorsque les Américains s’effacent pour laisser l’Europe en première ligne, ils le leur reprochent! En Libye, les Américains ont certes encouragé les Européens à en faire davantage. Mais ils demeurent un allié stratégique de premier plan», affirme le haut responsable militaire.

Autre enseignement, l’intervention en Libye a renforcé la visibilité de la France au sein de l’Alliance, deux ans après son retour dans le commandement militaire. L’amiral Di Paola en est persuadé: «La France n’aurait jamais obtenu ce rôle principal en Libye» si elle n’avait pas réintégré l’Otan. Et il est «logique» qu’un pays comme la France, ayant démontré tout à la fois «ses capacités et sa volonté», hérite, avec le Commandement suprême allié (ACT) de Norfolk, dirigé par le général Abrial, d’un poids «proportionnel» au rôle qu’elle est en mesure de jouer depuis qu’elle a retrouvé «sa place entière» au sein de l’Alliance.

Les succès remportés par l’Otan en Libye ne font pas oublier les grands défis auxquels est confrontée l’Alliance dans les mois et les années qui viennent. La crise économique et les coupes budgétaires qu’elle implique dans les budgets de défense des pays européens et des États-Unis auront des conséquences durables.

Il faudra, pour y faire face, apprendre à dépenser moins et mieux. Découlant en partie de cette crise, le défi capacitaire fait peser le risque d’un décrochage stratégique. Pour ce faire et afin de pouvoir conserver une approche globale des crises, les États membres de l’Alliance devront apprendre, comme la France et la Grande-Bretagne l’ont fait en Libye, à s’associer. Quitte à parfois abdiquer une petite partie de sa souveraineté…

Isabelle Lasserre

octobre 15th, 2011
Le Figaro

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2011/10/lota...



L’Otan et le monde

Russie

Mort de Kadhafi: la Russie a des questions sur la frappe de l'Otan 

La mort de l'ex-leader libyen Mouammar Kadhafi soulève à Moscou nombre de questions et notamment la légalité de la frappe de l'Otan contre son convoi, a déclaré vendredi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a souligné vendredi que le convoi de l'ex-leader libyen "ne menaçait personne" lorsqu'il a été frappé par les forces de l'Otan, dont le mandat était la défense de la zone d'exclusion aérienne. Il n'y a aucun rapport entre la zone d'exclusion aérienne et une attaque contre un objectif au sol, en l'occurence le convoi, d'autant qu'il ne peut être question de protéger des civils vu que ce convoi n'attaquait personne, on peut même dire qu'il était en fuite", a déclaré M. Lavrov à l'antenne de la radio Echo de Moscou.

21/10/2011
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/148592-le-convoi-de-kadhafi-ne-menacait-personne-quand-il-a-ete-frappe-par-lotan-lavrov

Farid Merrad


Ria Novosti : Moscou dénonce la tendance de l'Otan à imposer le scénario libyen.

Les actions déployées par l'Otan pour protéger la population civile en Libye constituent un "abus grossier des décisions du Conseil de sécurité de l'Onu", et la Russie s'opposera aux efforts de l'Alliance pour faire de ces actions une norme du droit international, indique un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.
"Nous nous opposerons fermement à la tendance à faire du « scénario libyen » une norme internationale", car cette tendance "porterait préjudice à l'autorité et à la réputation du Conseil de sécurité de l'Onu",  lit-on dans le communiqué.
La Russie dénonce les démarches de l'Otan visant à utiliser les mêmes méthodes à l'encontre de la Syrie.
"Le projet de résolution bloqué le 4 octobre était fondé sur le désir d'attiser les tensions et d'accuser unilatéralement Damas, et il contenait des menaces de sanctions à l'encontre des autorités syriennes", constate le document de la diplomatie russe.
Moscou juge cette position particulièrement inquiétante compte tenu des affirmations de l'Otan selon lesquelles ses actions visant à appliquer la résolution du Conseil de sécurité sur la Libye constituent un "modèle" que l'Alliance envisage d'utiliser à l'avenir pour assurer la "protection des populations civiles".

Mercredi 5 Octobre 2011

 Commentaires

1.Posté par Monothéiste le 05/10/2011 16:57

L'ONU n'est pas là pour assurer la protection des populations civiles mais bien pour les massacré ! ceux qui ce sont allié avec l'ONU sont bel et bien des terroristes avéré!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Il est impérative pour chaque individu libre de protester contre les abus de ces terroriste ONU, il faut organiser des manifestation, de passer les messages de la réalité dans différents réseau : Twiter, Facebook etc... dans le monde afin d’éradiquer la conspiration de ces terroristes ! chacun de nous est responsable de ce qui ce passe dans le monde réveillons les consciences de ceux qui sont endormi par les médias mensonges!!!!

Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire

17 BP 1096 Abidjan 17-
E-mail: pcrci@yahoo.fr / Site Web: www.revolutionproletarienne.com


Le PCRCI dénonce l’agression contre le peuple libyen et l’assassinat de Kadhafi par l’OTAN.

L’intervention de la coalition belliciste conduite par la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis d’Amérique vient d’aboutir à l’assassinat de Kadhafi le 20 octobre 2011 après le renversement de son régime. Suite à ce forfait, les auteurs font semblant d’être gênés. Ni le commandement de l’OTAN, ni les gouvernements français, anglais, américain, ni leur création, le Conseil National de Transition (CNT) n’ose assumer l’assassinat. Après avoir jubilé le 20 octobre 2011 à l’annonce de la mort de l’ex-dirigeant libyen, le président français, Sarkozy fait des pas en arrière en déclarant le 21 octobre 2011 que nul ne peut se réjouir de la mort d’autrui. Le Secrétaire Général de l’O.N.U, pour sa part, a salué « une transition historique pour la Libye », le 20 octobre 2011.

L’histoire permettra d’apprécier le caractère « historique » d’un tel acte d’agression. Le Haut Commissaire des droits de l’homme de l’O.N.U, demande le 21 octobre l’ouverture d’une enquête. Pourquoi ce semblant de gêne ? Les puissances impérialistes veulent atténuer le sentiment général de dégoût largement répandu au sein des peuples africains en versant des larmes de crocodiles. Il est pourtant impossible de camoufler le fait qu’une mission sensée protéger les vies humaines s’est achevé dans un flot de sang avec en prime, un acte contre la personne de Kadhafi qui s’apparente à un crime de guerre. Tout laisse croire que Kadhafi a été capturé puis froidement abattu. Bien de personnes redoutaient certainement des révélations compromettantes de Kadhafi devant un tribunal.

Le peuple libyen avait-il entrepris de se défaire de son dictateur, Kadhafi ? Cela est possible, mais la prise du pouvoir par le CNT porté à bout de bras par l’OTAN qui a mené de bout en bout le combat pour le changement de régime Libyen est très loin d’incarner les intérêts du peuple libyen qui ne tardera pas à s’en rendre compte.

Il est clair que l’intervention de l’OTAN a visé à empêcher la contagion de la révolution tunisienne en Libye. Si le peuple libyen avait réellement commencé à prendre des dispositions pour faire la révolution, celle-ci vient de lui être volée. La lutte révolutionnaire du peuple libyen ne fait que commencer car il est abusif d’appelerrévolution le coup d’Etat de l’OTAN et du CNT qui n’a servi que d’alibi.

Le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire est engagé avec le peuple ivoirien en faveur de la révolution démocratique et anti-impérialiste et est prêt à apporter son appui aux initiatives similaires ailleurs en Afrique et dans le monde. Il dénonce par conséquent cette agression impérialiste contre le peuple libyen et condamne le lâche assassinat de Mouammar Kadhafi.

Le Comité Central

Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire

Abidjan, le 23 octobre 2011.



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Vidéo :Hugo Chavez condamne cet assassinat:

VISIONNER CETTE VideoEN CLIQUANT SUR LE LIEN DE CET ARTICLE

Samedi 22 octobre 2011

http://allainjules.com/...


2-2 Allain Jules : L’OTAN/CNT ou le brevet du mensonge.

On ne le dira jamais assez, l’OTAN/CNT est passé maître ès art en désinformation. Leurs mensonges atteignent des cimes. C’est un signe qui ne trompe pas, un aveu de faiblesse. Une personne sûre de sa force n’a pas besoin d’annoncer urbi et orbi qu’elle est victorieuse. Qu’elle a pris une ville. Qu’elle a réussi à capturer une personnalité. Quelle a réalisé un sans faute dans un lieu hostile lors d’une opération, etc.

De même qu’ils nous mentent en nous regardant droit dans le blanc des yeux, ils tuent en riant aux éclats. La vie d’un Libyen ne représente rien à leur yeux. Il n’y a que les pétrodollars et le gaz. Ces gens n’ont pour religion que le fric. Rien d’autre.

Depuis ce matin, il est annoncé que les renégats de Benghazi, après avoir buté mille fois devant Syrte, comme par hasard, sont parvenus à entrer jusqu’au centre ville de l’oasis. Sans résistance en plus alors qu’on sait très bien que tôt ce matin de violents combats se sont déroulés et qu’ils ont été rudes pour eux. Bani Walid est…..vert et sous contrôle loyaliste.

Il y a maintenant confirmation que l’OTAN mène des négociations avec des mercenaires arabes issus du Qatar, des Émirats Arabes Unis d’Égypte, de Jordanie et de Tunisie, pour venir à bout des kadhafistes mieux organisés que les barbares du CNT…Ces derniers ne peuvent pas gagner un m2 de la Libye sans l’apport des bombardements meurtriers et aveugles des terroristes de l’OTAN. Vous croyez que ces gens peuvent prendre la Libye militairement ?

Que nenni. Il fallait donc inventer une fausse révolution.

Allain Jules

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2011/10/l'otancnt-ou-le-brevet-du-mensonge/


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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