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31/10/2011

n°75 - journal d'Iran - 15-09 au 30-10 - o - : Bruits de bottes, l'ambassadeur français à l'ONU menace l'Iran.

 


journald'Iran   n°75 du 15- 09 au 30-10

C.De Broeder& M.Lemaire



a) Le "Journald'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

Tiré à Part

Complot US contre l’Iran: Téhéran a reçu une question d’Interpol  27/10

Les accusations américaines sont destinées à détourner l'attention de l'opinion publique.

Iran-Complot US: les allégations américaines trop médiocres pour être crues.

Bruits de bottes, l’ambassadeur français à l’ONU menace l’Iran.

Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

Ahmadinejad: "l’Iran n’a pas besoin de recourir à des assassinats".  

Ahmadinejad : Le grand problème du monde, l’esprit arrogant des politiciens américains.  

1) PolitiqueIranienne

Politique extérieure

Le chef de la diplomatie iranienne dénonce l'implantation du bouclier antimissile de l'Otan prévu en Turquie.  

L'Iran et le Pakistan renforcent leurs relations bilatérales.

Sur le terrain

L'Iran promet une présence militaire au large des Etats-Unis.  

2) Politiquedes Usa

Obama - Clinton

Avertissement implicite de Clinton à l'Iran: Pas d'intervention en Irak pour l’Iran…

Préparation à la guerre

Les USA installent un radar ABM en Turquie contre l'IRAN.

Les USA cherchent du soutien contre la Banque centrale d’Iran.

Dans les coulisses et au sénat

Farid Merrad : Des experts US suggèrent des assassinats ciblés de responsables iraniens.  

Les organisations mondiales

3 Nations unies

Le diplomate français Gérard Araud met en garde contre un fort risque de frappe contre l'Iran.

4 UE

Trois ministres iraniens visés par les sanctions de l'UE.

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Vidéo : Le général Wesley Clark dévoile un secret d’État.

2-2 Vidéo : Quand Mahmoud Ahmadinejad parle de la vérité.

2-3 Vidéo : Mahmoud Ahmadinejad sur Euronews le 05 août 2011.

2-4 Vidéo : Le Directeur Général de l'IRNA exhorte les médias du monde islamique à désamorcer la propagande des médias occidentaux.

3 Dossier & Point de vue

3-1 Complot anti-iranien : la presse US se déchaîne contre Obama.

3-2 Morteza Nikoubazl : Complot iranien aux Etats-Unis: "Un scénario refusé par Quentin Tarantino".

3-3 Lawrence Davidson : Iran : le FBI devenu voyou ? 

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1  Déclaration de Mahmoud Ahmadinejad à la 66e Assemblée générale de l’ONU.

 



Tiré à Part

Complot US contre l’Iran: Téhéran a reçu une question d’Interpol  27/10/2011

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a déclaré que l'Iran avait reçu une question d'Interpol à propos de Gholam Shakouri, le deuxième accusé dans l'affaire du complot américain contre l’Iran sur une soi-disant tentative d’assassinat de l'ambassadeur saoudien à Washington.
"L'autre personne accusée dans cette affaire s'appelle Gholam Shakouri. Nous avons 150 Gholam Shakouri en Iran. Interpol nous a transmis une question à propos de ce nom et notre enquête a montré qu'un certain Gholam Shakouri vivait également aux Etats-Unis et qu'il était membre de l' « Organisation du peuple » (Opposition armée contre le régime iranien), a déclaré M. Salehi. M. Salehi a rejeté une nouvelle fois les accusations américaines, en affirmant que l'Iran n'avait aucun "intérêt" à commettre un tel acte contre l'Arabie Saoudite.

Irib

 

 

Les accusations américaines sont destinées à détourner l'attention de l'opinion publique. 

 

Les accusations portées par les Etats-Unis contre l'Iran, au sujet du plan de l'assassinat de l'ambassadeur saoudien, en poste, à Washington, sont destinées à détourner l'attention de l'opinion publique, selon un ancien responsable du Pentagone. "Il s'agit d'une autre tentative menée par les Etats-Unis, en coopération avec les Israéliens, contre le programme nucléaire iranien", a affirmé, dans un entreien avec Press TV, Michael Mallof. Ces accusations sont destinées à détourner l'attention de l'opinion publique et à lui faire croire que les Etats-Unis font l'objet d'un complot étranger, sur leur territoire", a-t-il ajouté.

 

14/10/2011

 

Irib

 

 

 

Iran-Complot US: les allégations américaines trop médiocres pour être crues.

 

Le chef du renseignement iranien Heydar Moslehi a affirmé jeudi que les allégations américaines sur la soi-disant tentative d’assassinat de l’ambassadeur saoudien à Washington étaient "trop médiocres pour être crues".
"Quand on les regarde du point de vue du renseignement, il y a trop de contradictions pour croire qu'un gouvernement comme les Etats-Unis puisse établir des allégations si médiocres et s'attendre à ce qu'elles soient crédibles".
"La réaction initiale de nos responsables du renseignement à cette plainte a été une authentique surprise devant la profusion de stupidités manifestes dans ce scénario", a-t-il précisé à la télévision d'Etat.

 

Il a notamment raillé le fait que l’accusé irano-américain qui a un mauvais passé judiciaire, Manssor Arbabsiar puisse avoir des discussions non protégées par téléphone avec des responsables iraniens sur ce complot présumé.
Selon le ministère de la Justice américaine et le FBI, Arbabsiar aurait admis après son arrestation sa participation au complot pour assassiner l'ambassadeur Adel al-Jubeir, probablement avec des explosifs dans un restaurant, et aurait confié avoir été "recruté, payé et dirigé par des hommes qu'il pensait être des hauts responsables des Qods".
L'attentat a été déjoué car Arbabsiar aurait rencontré à plusieurs reprises un informateur américain qu'il croyait être membre d'un cartel de la drogue mexicain. Il lui avait confié que son cousin, "grand général" dans l'armée iranienne, lui avait demandé de "trouver quelqu'un pour perpétrer l'assassinat".
Les deux accusés inculpés   

 

Entre-temps, un grand jury à New York a inculpé les deux Iraniens accusés de la tentative d’assassinat, a indiqué jeudi le bureau du procureur.
L'inculpation en cinq points est conforme à la plainte initiale contre Manssor Arbabsiar, actuellement en prison, et son complice présumé Gholam Shakuri, qui est toujours recherché, a indiqué la même source.

 

Les poursuites contre les deux hommes avaient été annoncées la semaine dernière par le ministre de la Justice Eric Holder.

 

La lecture de l'acte d'accusation contre Arabsiar, 56 ans, sera faite lundi matin à New York. Il devrait alors annoncer s'il plaide coupable ou non.

 

Son avocat avait annoncé immédiatement que cet homme, qui dispose de la double nationalité américaine et iranienne, plaiderait "non coupable".

 

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=35146&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=28&s1=1

 

 

 

 

 

Bruits de bottes, l’ambassadeur français à l’ONU menace l’Iran.

 A quelques mois de la fin du règne catastrophique de Nicolas W Sarkozy, sa frénésie militaire ne semble pas se tarir. Bien au contraire, grisés par les victoires sur tous les fronts les Néo-conservateurs français se sentent pousser des ailes et parlent maintenant d’ « un fort risque de frappes militaires contre l’Iran ». Ces propos sont de l’ambassadeur français à l’ONU Gérard Araud, Sarko-mondialiste « bon teint ».

La nouvelle est passée presque inaperçue, sauf pour certains médias communautaires, qui s’en réjouissent, mais la France par l’intermédiaire de son ambassadeur à l’ONU menace maintenant directement l’Iran.

Comme nous le rapporte juif.org dans un article nommé :  Un diplomate français met en garde contre un fort risque de frappe contre l’Iran :
L’ambassadeur français aux Nations Unies, Gérard Araud, a prévenu d’un « fort risque » d’une frappe militaire contre l’Iran si la république islamique continue sur la voie de la prolifération nucléaire, a rapporté l’AFP mercredi.
« Si nous ne réussissons pas à trouver la voie des négociations aujourd’hui avec l’Iran, il y a un fort risque d’action militaire, » a déclaré l’ambassadeur français lors d’un groupe de discussion à New York, selon l’AFP. »
Le fait n’est certes pas nouveau, et nombreux sont les hommes politiques à travers le monde à l’avoir pratiqué. On pensait que la rengaine était épuisée après « l’épopée » meurtrière et mensongère de Georges Bush, mais voilà que sitôt éteint aux USA, les faucons renaissent en France.

Un « pro-israélien bon teint »

[]url:http://infoguerilla.fr/wp-content/uploads/2011/09/gerardaraud.jpg Emmenés par « Sarkozy l’américain », les faucons ne sont plus à Washington mais à Paris. Sitôt après avoir accédé au pouvoir, Sarkozy a liquidé les éléments « gaullistes » des Affaires étrangères, ainsi que tous ceux, au sein des états majors ou ambassades qui n’étaient pas en phase avec sa politique pro-américaine. Réintégration de l’Otan, livre blanc, fin de la diplomatie « équilibrée » face aux USA et Israel et alignement total sur les objectifs géostratégiques et géopolitiques des mondialistes.
La fleuron de cette « nouvelle garde » atlantiste est sans doute Gérard Araud, poulain sarkozyste au coeur de la diplomatie française et auteur de ce discours guerrier. Celui que l’Express nommait pompeusement dans l’un de ses articles
« létoile de la diplomatie française » serait plutôt l’étoile mondialiste au sein de l’institution. Bref retour sur ce personnage clé des guerres sarkozystes.
Son 
pedigree officiel et sa fiche wikipédia sont parlants. Premier poste en Israël dans les années 80, conseiller à l’ambassade de France à Washington juste après, en France il travaille avec François Léotard… Retour à Tel Aviv ensuite de 2003 à 2006, non sans faire un passage au « Conseil de l’Atlantique Nord » à Bruxelles.
Voir également cet article
« Qui est le diplomate Gérard Araud ? » suivi d’un autre article en forme de réponse :»un sarkozyste à la tête du Quai d’Orsay »  :

Ce diplomate s’est distingué l’an passé par un célèbre télégramme diplomatique donnant ce conseil à de Villepin, qui l’avait nommé, et à à son gouvernement : « Si on veut vraiment se reconcilier avec les Israéliens, il faut arrêter de leur parler des Palestiniens. » Ce télégramme a marqué le début du virage pro-israélien de la diplomatie française, qui apparaît désormais en pleine lumière avec le projet de résolution franco-usaméricain sur le Liban, mis au point le 12 juillet, après trois visites à Beyrouth de Philippe Douste-Blazy, le ministre des Affaires étrangères, et les protestations tonitruantes d’amitié de Jacques Chirac à ses amis libanais.
Gérard Araud a été particulièrement actif dans la préparation de la visite en juin du premier ministre israélien Ehud Olmert en France, qui a précédé de six semaines la destruction du Liban. Et il a été très actif dans les visites de Sarközy et de son homme-lige Christian Estrosi en Israël.
Il va donc prendre son poste de directeur, auréolé d’une « excellente réputation » de pro-israélien bon teint, secondé à distance par Jacques Huntzinger, ancien ambassadeur de France en Israël, qui caresse le projet de constituer un office de la jeuesse franco-israélienne sur le modèle de l’office franco-allemand.

« L’homme de la guerre en Lybie »

Mais Gérard Araud, c’est aussi « l’homme de la guerre en Lybie », selon le Journal du Dimanche qui rappelle avec émotion son rôle dans les guerres injustes et injustifiées en Côte d’Ivoire et Lybie. Le journaliste ne tarit pas d’éloges sur l’homme comme on peut le constater avec ce portrait dithyrambique :
Mais voici venir Gérard Araud, ambassadeur de France auprès des Nations unies, l’homme qui, à entendre ses louangeurs, sauverait, à lui seul, l’honneur de la diplomatie française… L’homme qui a rendu possibles les frappes contre Kadhafi, le sauvetage de Benghazi mais aussi la chute de Laurent Gbagbo.

Actuellement ambassadeur à l’ONU, le
« sauveur de la diplomatie française »
va t’il devenir le « fossoyeur » de la France et du monde en contribuant à déclencher une 3 guerre mondiale ?
infoguerilla.fr

Mercredi 28 Septembre 2011



Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

Le président Mahmoud Ahmadinejad a affirmé dimanche que l'Iran "n'a pas besoin de recourir à des assassinats", rejetant les accusations américaines impliquant Téhéran dans un complot présumé pour assassiner l'ambassadeur saoudien aux Etats-Unis.
"La nation iranienne est civilisée et n'a pas besoin de recourir à des assassinats", a déclaré M. Ahmadinejad lors d'un discours devant des lycéens rapporté par le site de la télévision d'Etat.
"L'assassinat est une méthode qui vous appartient, à vous les Américains", a ajouté M. Ahmadinejad en s'adressant directement à Washington, accusé notamment par Téhéran d'être derrière les assassinats ou les attentats visant plusieurs scientifiques nucléaires iraniens depuis 2010.
"Chaque jour, ils (Occidentaux, ndlr) lancent une nouvelle campagne contre l'Iran", a encore dénoncé le président iranien. "Un jour ils nous imposent la guerre, un jour ils nous imposent des sanctions économiques, un autre jour ils font des pressions politiques, mais rien n'empêchera le progrès de la nation iranienne", a-t-il poursuivi.
Le guide suprême iranien Ayatollah Sayyed Ali Khamenei a rejeté samedi en bloc les accusations américaines.
"Les Etats-Unis ont créé toute une histoire ces derniers jours avec des accusations absurdes contre un certain nombre d'Iraniens et en accusant l'Iran de soutenir le terrorisme, mais ce type de conspiration ne réussira pas à isoler la République islamique" a affirmé Sayyed Ali Khamenei.
Farid Merrad

16/10/2011

 http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=34586&a...

 

Ahmadinejad : Le grand problème du monde, l’esprit arrogant des politiciens américains.  
Le président de la RII a affirmé que si les Etats-Unis et leurs alliés ne s’ingéraient pas dans les affaires internes d’autres pays, les problèmes et les évolutions, dans la région, voire, dans le monde, seraient réglés beaucoup mieux.
Mahmoud Ahmadinejad, interviewé, à New York, par la chaîne américaine ABC, a ajouté que l’esprit arrogant de certains hommes d’État et politiciens américains qui se prennent pour les maîtres du monde et qui s’ingèrent dans les affaires des autres, étaient à l'origine des problèmes d'aujourd'hui du monde. Au sujet du regard iranien, sur la situation en Syrie, Ahmadinejad a déclaré que le point de vue iranien était le même, pour toutes les nations, et que l’Iran estimait que la justice et la liberté étaient le droit de tous les peuples. "Les peuples et les gouvernements doivent pouvoir procéder, ensemble, à des réformes, sans l’intervention des autres", a affirmé le président iranien. Le président iranien a considéré l’attitude de l’Administration américaine vis-à-vis du Yémen et de Bahreïn comme des plus partiales et des plus contradictoires, par rapport à celle qu’elle a adoptée envers la Syrie. En évoquant l’envoi d’armes, en Syrie, et les menaces contre les intérêts syriens, Ahmadinejad a indiqué que, malheureusement, certains États et milieux proches des Etats-Unis envoyaient des armes, pour des groupes séditieux, en Syrie, et que, non seulement, cela n’aiderait en rien à la solution du problème, mais encore, ne ferait que compliquer davantage les choses.
IRIB-

21/09/2011

http://french.irib.ir/analyses/commentaires/item/143041-ahmadinejad-le-grand-probl%C3%A8me-du-monde-l%E2%80%99esprit-arrogant-des-politiciens-am%C3%A9ricains



1) PolitiqueIranienne

Politique extérieure

Le chef de la diplomatie iranienne dénonce l'implantation du bouclier antimissile de l'Otan prévu en Turquie.  

 Le ministre iranien des Affaires étrangères a exprimé samedi son inquiétude quant à l'implantation du bouclier antimissile de l'Otan prévu en Turquie le qualifiant d’inutiles.
C’est ce qu’a déclaré Ali Akbar Salehi lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre arménien des Affaires étrangères Edouard Nalbandian.
Se référant aux relations historiques que partagent l'Iran et l'Arménie, il a appelé au renforcement de ces liens qualifiés de part et d’autres de «positifs et fraternels».
«Les minorités arméniennes sont respectés par leurs compatriotes iraniens," a précisé le ministre iranien des Affaires étrangères.
Evoquant sa rencontre avec son homologue arménien, le chef de la diplomatie iranienne a déclaré que le développement des relations bilatérales a été encouragé lors de la réunion.
Ali Akbar Salehi a noté que l'implantation du bouclier antimissile de l'Otan dans le pays voisin qu’est la Turquie est une source de préoccupation pour la République Islamique d'Iran et d'autres pays de la région.
"La région connaît de grands développements et la Turquie devrait réexaminer cette décision sur son sol", a t-il ajouté.
Attirant l'attention sur l'Iran et 15 pays voisins, il a ajouté que la diplomatie régionale de la République Islamique d’Iran est basée sur la détente avec chacun des pays voisins et sur l'établissement de la paix dans la région.
Il a déploré l’attitude des puissances extérieures qui tentent de semer la discorde parmi les pays de la région.
La Turquie a accepté d'accueillir le radar en Septembre dans le cadre de l'architecture de défense antimissile de l'OTAN, en disant qu'il renforcerait à la fois ses propres capacités de défense et celle de l'OTAN.
"Nous attendons des pays amis et voisins (...) qu'ils n'adoptent pas des politiques génératrices de tensions, et qui vont assurément compliquer la situation", a déclaré mardi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast.

17/09/2011

Irna


Téhéran-Islamabad en dépit des efforts américains pour endommager les liens amicaux entre les deux nations voisines musulmanes ont choisi de renforcer leurs relations bilatérales.
En plus d'être des pays voisins et de disposer d'une frontière commune de plus de 900 km avec le Pakistan, l'Iran est le seul pays avec lequel le Pakistan partagent des relations séculaires, basées sur des liens culturels, ethniques et spirituels.
L'Iran a offert une plus étroite coopération au Pakistan pour résoudre sa crise énergétique, mais plusieurs hauts responsables américains se sont opposés au projet de gazoduc irano-pakistanais.
Le Pakistan a annoncé qu'il refuserait toute pression sur la construction du gazoduc et mettrait en œuvre ce projet pour résoudre sa pénurie énergétique.
Les médias pakistanais ainsi que tous les cercles politiques et sociaux soutiennent l'achèvement rapide du projet soulignant qu' aucune pression étrangère ne doit être acceptée.
L'Iran a également fait don de 100 millions de dollars pour les victimes des inondations au Pakistan.
L'Iran a été le premier pays à envoyer son ministre de l'Intérieur qui a remis personnellement les premiers secours aux personnes touchées par les inondations dans le sud du Pakistan, témoignant ainsi également des relations entre les deux pays.

Irna


Sur le terrain

L'Iran promet une présence militaire au large des Etats-Unis.  

Les autorités iraniennes ont l'intention de garantir une présence militaire au large des Etats-Unis, a annoncé mardi soir l'agence iranienne IRNA se référant au commandant de la Marine iranienne Habibollah Sayari.
"Les soldats fidèles de la Marine iranienne garantiront notre présence puissante non loin des frontières maritimes des Etats-Unis, alors que cet Etat hégémonique se trouve près de nos frontières maritimes", a indiqué l'amiral Sayari.
La semaine dernière, le commandant de la Marine iranienne a déclaré que la présence des forces armées américaines dans le Golfe ne faisait que déstabiliser la situation dans la région. Les pays de la région peuvent garantir eux-mêmes la sécurité du Golfe, selon lui.
"La présence de la Marine iranienne dans le golfe d'Aden et la mer Rouge est une source de fierté pour le peuple iranien et les autres pays musulmans. Notre présence ne se limitera pas par ces secteurs, nous devons renforcer notre présence dans toutes les eaux libres (internationales)", a ajouté l'amiral.
L'Iran et les Etats-Unis n'ont pas de relations diplomatiques depuis la prise d'otages dans l'ambassade américaine à Téhéran en 1980. L'ambassade de Suisse représente les intérêts de Washington en Iran.
A l'heure actuelle, beaucoup de navires militaires et civils, notamment ceux des Etats-Unis, se trouvent dans le Golfe. Les Etats-Unis ont créé des bases aériennes dans les pays riverains.

Basée à Bahreïn, la Cinquième flotte américaine patrouille dans le Golfe et l'océan Indien en vue de protéger le transit de pétrole via le détroit d'Ormuz qui relie le Golfe à la mer d'Oman (d'Arabie) et à l'océan Indien.

29/09/2011

 Ria Novosti



2) Politiquedes Usa

Obama - Clinton

Avertissement implicite de Clinton à l'Iran: Pas d'intervention en Irak pour l’Iran…  

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a implicitement averti l'Iran samedi de ne pas chercher à intervenir dans les affaires irakiennes, au lendemain de la confirmation par le président Barack Obama du retrait militaire américain d'Irak à la fin de l'année.
"Au moment où nous ouvrons ce nouveau chapitre des relations avec un Irak souverain, nous disons aux Irakiens: l'Amérique est à vos côtés au moment où vous faites un nouveau pas sur le chemin pour assurer votre démocratie", a déclaré à Douchanbé la chef de la diplomatie américaine, en visite au Tadjikistan.
"Et aux pays de la région, particulièrement aux voisins de l'Irak, nous tenons à souligner que l'Amérique se tiendra aux côtés de ses alliés et amis, Irak compris, pour défendre notre sécurité et nos intérêts communs".
"Nous maintiendrons une présence robuste dans la région, ce qui est la preuve de notre engagement qui se poursuit pour l'Irak et l'avenir de cette région, qui recèle tant d'espoirs et doit être préservée d'influences extérieures pour poursuivre sa voie vers la démocratie," a-t-elle conclu.
Le président Obama a confirmé vendredi le retrait des quelque 39.O00 soldats américains encore stationnés en Irak d'ici à la fin de l'année, une décision critiquée par la droite américaine qui estime qu'elle va accroître l'influence iranienne dans ce pays.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a estimé que cette confirmation était "une bonne chose", dans une interview à la chaîne américaine CNN, mais qu'elle aurait du intervenir "depuis longtemps".
Téhéran a pris une position très mesurée lors de l'intervention américaine de 2003 qui l'a débarrassé du régime de Saddam Hussein, son principal ennemi, et a amené au pouvoir la majorité chiite du pays, mais a ensuite très vite réclamé le départ des troupes américaines accusées de constituer une facteur de tension dans la région.

 22/10/2011

http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/728343/Avertissement_implicite_de_Clinton_a_lIran%3A_Pas_dintervention_en_Irak.html

 



Préparation à la guerre
 

Les USA installent un radar ABM en Turquie contre l'IRAN.

Un radar américain sera installé en Turquie où, très probablement, il commencera à suivre les lancements de missiles sur le territoire iranien et ne pourra pas être utilisé contre les forces stratégiques russes. Cependant, le système global américain de défense antimissile (ABM) comporte toujours un risque pour la Russie.
L’ABM américain se dote d’un nouveau radar

Une station radar en cours de création par les Etats-Unis et l’OTAN sera déployée en Turquie, a déclaré vendredi le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères Selçuk Ünal.
"Le déploiement de cet élément de l’ABM en Turquie sera une contribution de notre pays au système de défense développé dans le cadre de la nouvelle stratégie de l’OTAN et renforcera le potentiel de défense de l'Alliance et de notre système national de défense", a-t-il fait remarquer.
Pour autant qu’on puisse en juger actuellement, il s’agit de variations sur le thème du radar centimétrique AN/TPY-2 intégré dans le complexe américain THAAD destiné à l'interception endo-atmosphérique des missiles de moyenne portée. Le radar couvre un rayon d’environ
1.000 kilomètres.
La particularité de cette station est qu’hormis la transmission des paramètres au complexe de tir THAAD destiné à détruire les ogives lancées, elle peut être utilisée comme une sorte de "point d’observation" avancé dans la structure projetée du nouvel ABM américain
(ce qu’on appelle le régime Forward-based mode). Dans ce cas, le radar est utilisé pour une détection précoce des lancements de missiles et la détermination des éléments de leurs trajectoires.
Dans quelle direction le radar sera-t-il orienté?

Le site prévu pour le déploiement de la station radar réduit rapidement le cercle des
"ennemis éventuels" de la région sud-européennes de l’ABM américain. Selon les médias turcs, il est question des régions sud-est de la Turquie.
Le radar ne pourra pratiquement pas fonctionner contre la Russie à partir de cette position : premièrement, sur le plan purement théorique sa portée suffira jusqu'à Novorossiïsk, et deuxièmement, la crête du Caucase et les montagnes à l’est de la chaîne pontique empêcheront fortement le radar de surveiller la situation au-dessus du territoire russe, même s’il était déployé sur l’un des sommets autour du lac Van.
Sans parler du fait que dans ce secteur il est inutile de surveiller quoi que ce soit qui soit lié aux lancements des missiles stratégiques russes. Ils sont déployés au nord-ouest de Russie, dans sa région centrale et en Sibérie, et leurs trajectoires opérationnelles sont dirigées vers le nord,
au-dessus des régions polaires et le Groenland.
De plus, et surtout, même en supposant que ce radar soit capable de détecter quelque chose qu’il ne devrait pas voir (par exemple, des lancements hypothétiques de missiles tactiques au-dessus de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud en cas de nouveau conflit au sud de la crête du Caucase), les Américains ne pourraient rien en faire. Les vecteurs pour antimissiles en Géorgie pourraient convenir, mais la possibilité de leur déploiement dans les conditions actuelles est très faible.
Vendredi, Dmitri Rogozine, représentant permanent de la Russie auprès de l’OTAN, a annoncé que le radar turc ne représentait aucune menace pour la Russie. Par contre, deux Etats de la région devraient s’en inquiéter: l’Iran et la Syrie.
Si la Syrie ne dispose pas de missiles capables d’atteindre le territoire européen (et a peu de chances de s’en procurer à moyen terme), l’Iran est sur le point de créer de tels systèmes. Et ses principales bases de missiles connues du public sont situées à l’ouest et au nord-ouest du pays (près de Khorramabad et Tabriz), et le lancement d’un missile serait certainement détecté par la nouvelle station radar américaine.
Mise au point de la politique générale

La logique du déploiement d’un radar en Turquie renforce l’orientation ouverte anti-iranienne de la composante européenne de l’ABM américain (ce qui a été ouvertement annoncé).
Au début des années 2000, l’administration républicaine misait sur le déploiement des éléments de l'ABM en République tchèque et en Pologne, où ils pouvaient seulement menacer les missiles Topol tirés à partir des régions nord-ouest de Russie.
Avec l’arrivée à la Maison blanche de l’équipe de Barack Obama, le concept de l’ABM européen a changé : les plans de déploiement des vecteurs ABM ont changé au profit du sud de la Roumanie, et un radar devait être déployé en Bulgarie ou (comme ce sera certainement le cas) en Turquie.
Ainsi, le flanc sud de la composante européenne de l’ABM américain a été dessiné dans l’ensemble. Désormais, on peut affirmer que dans cette configuration il s’agit effectivement de la protection de l’Europe contre d'éventuelles attaques de missiles en provenance du Moyen-Orient.
Les missiles d’un ennemi éventuel lancés contre les pays européens passeront au-dessus de la Turquie et les éléments de leurs trajectoires seront détectés par le radar turc. Ensuite, les intercepteurs roumains traiteront les ogives au-dessus des Balkans.
La mosaïque complexe de l’ABM global
En comparaison avec les plans annoncés par Washington une dizaine d’années auparavant, le fond général du problème de l’ABM européen a perdu son caractère franchement antirusse. Cependant, les risques pour la Russie demeurent.
L’architecture de l’ABM américain global, dans sa forme sous laquelle il sera créé, assure une souplesse sans précédent des systèmes de ciblage et de guidage des systèmes d’attaque. En fait, il est prévu que toutes les composantes de l’ABM (les radars navals et les intercepteurs embarqués sur les navires) soient capables de se déplacer et, en cas de menace, d’adopter la configuration nécessaire au Pentagone.
Ainsi, une source haut placée au Pentagone a déclaré au The Wall Street Journal que la décision de déployer le radar en Turquie avait été prise à la fin de l’année dernière. Toutefois, afin d’éviter d’exacerber les relations déjà complexes dans la région, selon la source, il a été décidé que le radar américain identique, déployé en Israël et intégré à l’ABM, ne recevrait aucune information à partir du radar turc.
Ankara est réellement préoccupé par les tensions possibles dans la région et se prononce contre la création de l’ABM régional intégré basé sur ces deux radars. Toutefois, on ignore comment les Américains garantiront l’absence d'échange d’informations si l’architecture de l’ABM global prévoit un échange transparent de données (dans l’idéal à l’échelle planétaire).
L’ABM israélien sera probablement exclu de ce schéma, mais la facilité avec laquelle il est possible de mettre ces radars en liaison confirme le caractère éphémère des garanties avancées par les militaires américains.
Les problèmes similaires préoccupent la Russie.
Admettons que la probabilité de la destruction des missiles Topol tirés dans le nord-ouest de la Russie au-dessus de la mer de Norvège est relativement faible : la phase d’accélération sera déjà terminée ce qui compliquera l’interception. Mais à partir des mêmes positions les croiseurs américains de classe Ticonderoga pourront détruire les missiles navals russes pendant la phase de lancement depuis les sous-marins dans la mer de Barents.
Or c’est une grave menace : les missiles nucléaires navals étaient toujours considérés comme une arme de représailles (dans les années 70 on les qualifiés des "tueurs de villes" en raison de leur précision relativement faible), et l’annulation de leur potentiel de riposte pourrait pousser encore plus les politiques irresponsable à effectuer une première frappe de "désarmement" contre les forces nucléaires russes. Notamment dans le contexte de la future mise hors service des silos lourds de production soviétique, et d’une situation pour l’instant floue concernant le rythme de leur replacement par de nouveaux systèmes.
La situation s’avère complexe. D’une part, le déploiement de la composante sud de l’ABM en Turquie et en Roumanie ne présente aucune menace pour la Russie.
D’autre part, la mise en place de la mosaïque colossale de l’ABM américain global comporte certains risques potentiels pour les forces stratégiques russes.
14 Septembre 2011

Nb : L’opinion de l’auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction
source:
http://fr.rian.ru/discussion/20110906/190863438.html

 

Les USA cherchent du soutien contre la Banque centrale d’Iran.

 

Les Etats-Unis sont à la recherche d'un "soutien multilatéral" pour s'en prendre à la Banque centrale iranienne à la suite du complot iranien présumé, a annoncé  un responsable américain.
"Nous avons lancé une tentative pour développer le soutien multilatéral qui serait essentiel en vue d'une action vraiment efficace contre la Banque centrale iranienne", a déclaré au Congrès David Cohen, secrétaire-adjoint au Trésor.  
Les Etats-Unis ont placé depuis longtemps sur leur liste noire la majorité des établissements bancaires iraniens, et n'ont, comme l'a rappelé M. Cohen, aucun contact avec la Banque centrale.

Il est d'ailleurs interdit aux entités et citoyens américains d'avoir des relations avec cette banque. 
Mais le placement sur liste noire de la Banque centrale iranienne elle-même, qui est au cœur des intérêts de la République islamique en matière de finances et d'énergie, obligerait toute société étrangère à choisir entre faire des affaires avec la Banque ou avec les Etats-Unis.  
Selon les experts, une telle décision aurait de profondes implications pour les banques étrangères, pour les revenus du gouvernement iranien et pour la stabilité de la monnaie iranienne. 
Les administrations américaines successives ont jusqu"à présent échoué à convaincre leurs partenaires, notamment Européens, d'adopter des sanctions multilatérales contre la Banque. Elles ont également reculé devant l'idée d'un placement unilatéral sur la liste noire américaine. 
"La Banque centrale iranienne est complètement coupée des Etats-Unis", a expliqué vendredi M. Cohen, qui était entendu par la chambre des représentants.
"La vraie question", a-t-il poursuivi, "est de savoir si, en engageant une nouvelle action contre la Banque, en la plaçant (sur liste noire) au nom de la non-prolifération ou au nom de l'antiterrorisme, nous pourrons bâtir un respect multilatéral pour cette action? Ce travail est en cours".

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=34426

 


Dans les coulisses et au sénat

Farid Merrad : Des experts US suggèrent des assassinats ciblés de responsables iraniens.  

Les États-Unis devraient entreprendre des assassinats ciblés de responsables des Gardiens de la révolution iraniens, ont suggéré mercredi lors d'une audition au Congrès américain des experts militaires américains.
«Pourquoi ne pas les tuer? Ces gens ont tué près d'un millier des nôtres. Pourquoi ne les assassinons-nous pas? Je ne suggère pas une action militaire, je suggère des opérations clandestines», a déclaré Jack Keane, ancien chef d'État-major de l'armée de terre américaine.
«Il faut les attraper à la gorge», a ajouté l'ancien militaire devant la commission de la Sécurité intérieure de la Chambre des représentants.
Plusieurs élus de la Chambre des représentants ont indiqué qu'ils n'excluaient aucune mesure contre l'Iran, mais se sont gardés d'approuver les commentaires de Keane.
« Les liens présumés entre l'Iran, le Hezbollah et les trafiquants de drogue mexicains, dont des membres auraient été impliqués dans le complot présumé contre l’ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, sont un motif de préoccupation pour Washington », ont convenu les élus et les experts.
De son côté, Reuel Marc Gerecht, expert à la Fondation pour la défense des démocraties, a assuré: «Ils ne répondent pas aux mêmes raisonnements que nous. Je ne crois pas que vous pouvez vraiment les intimider, sauf si vous tuez quelqu'un». «Qassem Suleimani (commandant de l'unité Qods) voyage beaucoup. Allez-y. Essayez de le capturer ou de le tuer», a ajouté l'expert.
Un Américano-iranien, Manssor Arbabsiar, 56 ans, arrêté le 11 octobre et inculpé du soi-disant complot visant l'ambassadeur saoudien à Washington, a plaidé «non coupable» lundi devant un tribunal fédéral de New York, une décision qui ouvre la voie à l'organisation de son procès.
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=35736&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=28&s1=1

 



Les organisations mondiales

3 Nations unies

 

Le diplomate français Gérard Araudmet en garde contre un fort risque de frappe contre l'Iran.

 

L'ambassadeur français aux Nations Unies, Gérard Araud, a prévenu d'un "fort risque" d'une frappe militaire contre l'Iran si la république islamique continue sur la voie de la prolifération nucléaire, a rapporté l'AFP mercredi.

 

"Si nous ne réussissons pas à trouver la voie des négociations aujourd'hui avec l'Iran, il y a un fort risque d'action militaire," a déclaré l'ambassadeur français lors d'un groupe de discussion à New York, selon l'AFP.

 

Araud a ajouté qu'il était convaincu que "certains pays n'accepteront pas la perspective" que la république islamique atteigne l'armement nucléaire.

 

Il y a quelques jours, le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a appelé l'Iran à faire un premier pas en gelant la production des centrifugeuses, affirmant qu'une telle mesure permettrait d'éviter de nouvelles sanctions contre elle.

 

Si l'Iran fait ce premier pas, a déclaré Lavrov lors d'une interview à CNN dimanche, la Russie "n'adoptera pas de nouvelles sanctions au conseil de sécurité des Nations Unies ou unilatéralement."

 

Disant que le seul moyen de résoudre la question du nucléaire iranien passe par des négociations, il a ajouté : "je crois que si l'Iran reçoit un message très clair que ce n'est pas un problème de changement de régime mais que cela ne concerne que la non-prolifération, je crois que nous avons une chance de commencer des discussions sérieuses."

 

En attendant, le secrétaire américain à la défense, Léon Panetta, devrait arriver en Israël pour des discussions avec son homologue, le ministre de la défense Ehoud Barak. Les pourparlers devraient inclure la menace nucléaire iranienne.

 

Articles connexes

 

Iran : ''La Turquie et la Syrie sont nos proches parents'' - Guysen Israel News

 

L'ONU de plus en plus inquiète au sujet de l'Iran - Guysen - Diplomatie

 

Le projet nucléaire iranien est en pleine expansion - Dore Gold - JCPA Lecape

 

28 Septembre 2011 –

 

Juif.org

 

http://www.juif.org/defense-israel/160737,un-diplomate-francais-met-en-garde-contre-un-fort-risque-de-frappe.php

 


4 UE
Trois ministres iraniens visés par les sanctions de l'UE.

 

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le ministre de la Culture et de la guidance islamique, Mohammad Hosseini,joue un rôle actif dans la censure de la presse et l'arrestation de journalistes.

 

 

 

Trois ministres iraniens, ceux du Renseignement, de la Justice et de la Culture, figurent parmi les 29 personnes ciblées par les nouvelles sanctions de l'Union européenne pour violations des droits de l'Homme, a-t-on appris lundi de sources diplomatiques européennes.

Ces sanctions concernent des gels d'avoirs et des interdictions de voyage au sein de l'Union européenne.

Un ancien ministre de l'Intérieur figure aussi sur cette liste, qui sera publiée mardi au Journal officiel de l'UE, ainsi que plusieurs personnalités, gouverneurs de province, juges, procureurs, responsables de prison, a-t-on ajouté de mêmes sources.

Heydar Moslehi, ministre des Renseignements, est accusé d'arrestations arbitraires et de persécution des opposants. Le ministère des Renseignements gère la section 209 de la prison d'Evin, où sont détenus de nombreux prisonniers politiques, soumis à la torture.

Selon les mêmes sources diplomatiques, c'est ce ministre qui est à l'origine de l'arrestation récente de plusieurs documentaristes iraniens.

Mohammad Hosseini, ministre de la Culture et de la guidance islamique, joue un rôle actif dans la censure de la presse (fermeture de journaux) et dans les arrestations de journalistes et d'artistes, selon les mêmes sources.

Seyyed Morteza Bakhtiair, ministre de la Justice, a joué un rôle clé dans le harcèlement d'Iraniens vivant à l'étranger, ont-elles ajouté.

La liste inclut aussi l'ancien chef du ministère de l'Intérieur Sadeq Mahsouli (jusqu'à août 2009), dont les effectifs sont accusés par les Européens d'attaques sur des manifestants et de tortures, et Mehrdad Omidi, chef de l'Unité des crimes informatiques de la police iranienne.

Les Européens lui reprochent d'avoir engagé de très nombreuses enquêtes et mises en examen contre les réformateurs et les opposants politiques qui utilisent internet pour défendre leurs droits.

La liste de 29 noms au total a été entérinée lors d'une réunion à Luxembourg des ministres des Affaires étrangères des 27 États de l'UE. Elle porte à 61 le nombre de personnes dont les avoirs sont gelés et frappées d'interdiction de visa dans l'UE, après une première série de sanctions adoptées au printemps contre les auteurs de la répression.

«Ces sanctions sont symboliques, mais le fait de désigner des personnes n'est pas anodin. Les violations des droits de l'Homme sont devenues banales et de notre point de vue, l'Iran connaît une dégradation extrêmement forte de la situation des droits de l'Homme depuis deux ans», a commenté un diplomate européen.

L'Iran est également sous le coup de sanctions de l'UE en raison de son programme nucléaire controversé, dont la communauté internationale soupçonne qu'il a un volet militaire, ce que Téhéran dément. Et dans le cadre des sanctions de l'UE contre la Syrie, plusieurs responsables des Gardiens de la révolution iranienne, l'armée d'élite de la République islamique d'Iran, accusés d'aider à la répression.

Lundi, les ministres européens ont dénoncé «l'augmentation drastique des exécutions en Iran, y compris les exécutions de mineurs». Ils réclament aussi la levée des restrictions sur les communications, y compris la censure de l'internet.

De fait, «il y a un recours systématique à la censure et un contrôle extrême des communications», a souligné un diplomate européen.

«Les courriels sont traqués, comme les activités sur les réseaux sociaux, il y a des attaques contre des sites hébergés à l'étranger, et du brouillage des médias occidentaux pouvant être captés en Iran», a-t-il souligné.

AFP



2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. 

2-1 Vidéo : Le général Wesley Clark dévoile un secret d’État.
Les États-Unis avaient programmé d’intervenir en Irak, Syrie, Libye, Somalie, Soudan, Iran, dès septembre 2001

Le général Wesley Clark affirme, dans un enregistrement daté de 2007, que le Pentagone avait programmé d’intervenir militairement en Irak et en Libye, -ainsi qu’au Liban, en Syrie, en Somalie, au Soudan, en Iran- dix jours après les attentats du 11 septembre 2001.

1er septembre 2011

VIDEO http://www.youtube.com/watch?v=g76qW4kDfkY&feature=player_embedded

Bon début de discours intéressant malgré les premières minutes dédiées à dieu...

http://www.youtube.com/watch?v=qQZNdFxg3vs&feature=player_embedded#!

 

 

 


2-2 Vidéo : Quand Mahmoud Ahmadinejad parle de la vérité.

 

 

 

 

 

VIDEO http://www.youtube.com/watch?v=9UML1NWiqXE&NR=1

 

 

 


2-3 Vidéo : Mahmoud Ahmadinejad sur Euronews le 05 août 2011.

 

 

 

 

 

vidéo http://www.youtube.com/watch?v=qx9pdPk_G9c&NR=1

 


Le directeur Général de l'Agence de presse de la République Islamique d'Iran (IRNA) Ali-Akbar Javanfekr a exhorté les journalistes du monde islamique mercredi à aider à désamorcer le projet pré-planifié et la propagande des médias occidentaux contre les musulmans.
Javanfekr a fait ces remarques lors d'une réunion ici avec un groupe de journalistes étrangers actuellement en Iran pour assister à une prochaine réunion pour discuter de l'établissement d'une union de la presse du monde islamique.
«Bien que l'établissement de l'union est un bon point, l'existence d'une seule voix unique n'est pas suffisant pour faire écho aux voix des musulmans du monde entier", a t-il poursuivi.
M. Javanfekr a évoqué les efforts déployés par l'IRNA pour renforcer sa présence partout dans le monde, actuellement au travers des 30 succursales à l'étranger et dont le nombre jusqu'à 47 dans le futur."
Il a également salué la suggestion faite par l'un des participants à la réunion pour la création d'une nouvelle terminologie modifiant celle utilisée actuellement par les médias occidentaux contre les musulmans.
«Nous devrions concevoir notre propre plan pour faire face à la tendance actuelle créée par les médias occidentaux contre les musulmans", a déclaré le directeur général de l'IRNA.
«Sous l'influence de la propagande des médias occidentaux, quand vous entendez le mot fondamentalistes ou terroristes, il vient à votre esprit que ce doit être forcément un musulman", a dénoncé le directeur général de l'IRNA.
Il a également insisté sur la nécessité d'une coopération de tous les personnels travaillant dans les médias dans chaque Etat musulman afin de désamorcer les complots des médias occidentaux contre les musulmans du monde entier.

27/10/2011

Irna



3 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Complot anti-iranien : la presse US se déchaîne contre Obama.

Quand le mensonge est trop gros, il a du mal à passer. C’est le cas avec la version américaine rocambolesque sur un soi-disant complot iranien contre l’ambassadeur d’Arabie saoudite, aux Etats-Unis.

Pas de preuves irréfutables

Nombreux sont les médias américains qui ont affiché leur scepticisme. «Il faut être prudent, avant de proférer ce genre d’accusations...en fin de compte, il n’y a pas de preuves irréfutables qui condamnent Téhéran. Ce n’est pas la première fois que Téhéran est accusée de choses qu’elle n’a pas commises. Ce n’est pas la première fois que Washington lance des accusations, sans aucun fondement, (ADM, en Irak, par exemple)», commente le "Newsweek". Et s’il fallait supposer l’authenticité de cette accusation, «quoique très peu probable», il faudrait, selon le journal, y percevoir trois choses, dans la pensée iranienne d’aujourd’hui:

La première est que le régime iranien est persuadé qu’il devrait mener une guerre secrète contre les Etats-Unis, et qu’il est peut-être convaincu que ce sont les USA qui sont derrière le virus "Stucksnuts" qui a nui à son programme nucléaire...

La deuxième est que dans sa guerre contre les USA, ce régime est disposé à aller beaucoup plus loin qu’il ne l’a fait, dans le passé...

Et la troisième est que l’Iran ne craint plus les moyens de rétorsion américains traditionnels, vu que ces derniers sont débordés par leurs problèmes internes, ce qui exclut l’éventualité de leur recours à déclencher une nouvelle guerre, au Moyen-Orient, et que l’Iran est persuadé que son programme nucléaire est assez puissant, pour dissuader les Etats-Unis de mener une frappe.

Téhéran n’a pas intérêt

Quant au chroniqueur du magazine "The Atlantic, Steeve Clemons", il ne voit pas d’intérêt iranien, dans ce présumé complot. “Que voudrait dire, pour Téhéran, l’assassinat de l’ambassadeur saoudien, aux Etats-Unis ? Pourquoi Téhéran voudrait-elle viser un homme ordinaire, au lieu d’une personnalité haut-placée ? Pourquoi avoir choisi ce timing, en particulier, alors que l’Iran n’a pas exploité la décennie qui a suivi les évènements du 11 septembre ou l’invasion de l’Irak ?", s’est interrogé Clemons, sceptique. Et de conclure : «Ces deux hommes auraient, peut-être, planifié cet attentat, mais sans la connaissance de Téhéran et sans aucun lien avec la brigade d’Al-Qods».

Deux poids, deux mesures américaines

Quant au "Los Angeles Times", il a été plus tranchant, dans sa position accusant les Etats-Unis de «deux poids, deux mesures américaines» : «Il y a deux semaines, les avions américains ont tué le dirigeant d’Al-Qaïda, Anouar Awaliki, sur le territoire yéménite. Qu’est-ce qui lui permet de tuer ses ennemis, sur le territoire des autres, alors qu’un autre Etat ne peut pas faire de même ?»

Rappelant que les États-Unis ont, également, liquidé Ben Laden, sans en avoir informé, préalablement, les autorités pakistanaises, le "Los Angeles Times" conclut que les Etats-Unis ne peuvent continuer d'agir, en toute liberté, en Afghanistan, en Irak et ailleurs, sans en rendre compte au monde entier, alors qu’ils interdisent aux autres Etats de faire de même.

Pas assez "pro", pour être l'œuvre de Téhéran

Pour Rasool Nafisi, spécialiste des Gardiens de la Révolution, basé aux Etats-Unis, l'implication supposée d'un cartel de la drogue mexicain et les défauts constatés dans les préparatifs du complot semblent exclure un feu vert de haut niveau.

"Je doute que ce soit l'œuvre du régime iranien, au vu du choix de la cible, du moment choisi et des acteurs retenus", explique-t-il à l’AFP.

"Si on regarde les assassinats commis par le passé, il aurait dû y avoir un groupe chargé de la planification", ajoute le spécialiste, évoquant l'élimination, en 1992, de l'opposant Sadegh Sharafkandi, à Berlin. "Dans ce cas précis, on pense plutôt à un acteur isolé".

Pas le modèle habituel

Même analyse, de la part de Suzanne Maloney, spécialiste du Moyen-Orient, à l'Institut Brookings, laquelle remarque que le complot "ne correspond pas au modèle habituel de l'implication de l'Iran, dans des activités terroristes".

"Il me paraît tout à fait plausible que le complot soit le fait d'électrons libres, mais je ne sais pas dans quelle mesure l'armée iranienne tolère ce genre de dissidence", note-t-elle. "Que le plus gros soutien mondial du terrorisme se serve d'un vendeur de voitures d'occasion texan et de narco-terroristes, pour un attentat aussi énorme et sans précédent, semble défier l'imagination", souligne Mme Maloney. "Cela ne ressemble pas au dispositif terroriste professionnel de l'Iran".

Invraisemblable, l’alliance avec des cartels de la drogue

Par ailleurs, et d’un autre angle, des experts, dans les cartels mexicains de drogue, ont rejeté l'hypothèse d'un appui des narcotrafiquants mexicains à des actions terroristes, aux Etats-Unis. Certaines organisations criminelles mexicaines ont, certes, la capacité opérationnelle de mener à bien un attentat, mais auraient peu intérêt à provoquer, ainsi, la colère de Washington, avec, pour effet, de porter atteinte au cœur du "narco business", c'est-à-dire la vente de drogue, aux Etats-Unis, selon ces analystes.

Rappelons que, dans l’histoire américaine, il est question que le présumé premier suspect arrêté, l’irano-américain Mansour Arbabsiar, lequel voulait soudoyer un agent américain qui se faisait passer, au Mexique, pour un membre d'un cartel, d'accord pour perpétrer cet attentat. Arbabsiar a été arrêté, le 29 septembre, à New York, après avoir été refoulé, la veille, vers les Etats-Unis, par les services d'immigration mexicains, sur la base d'informations fournies par les autorités américaines.

Le scénario d’une télénovela

Parallèlement, le "New York Times", citant une source anonyme, proche de l'enquête, a affirmé que les auteurs du complot prévoyaient, en outre, de payer un cartel mexicain de la drogue, pour faire sauter l'ambassade d'Israël, à Washington, et celles d'Israël et de l'Arabie saoudite, à Buenos Aires. "Cela ressemble, plutôt, au scénario d'une télénovela ou d'un bon film", a dit à l'AFP José Reveles, auteur de livres sur les trafiquants de drogue. "Si on parvenait à établir un lien entre des Mexicains et des groupes extrémistes, cela serait, de manière individuelle, mais je ne crois pas que ce serait au nom d'un cartel, parce que leur priorité n'est pas d'attaquer les Etats-Unis". "Ce que veulent les cartels, c'est faire leur commerce, en secret, pas faire un autre travail", estime, pour sa part, Raul Benitez, du Centre de recherche sur l'Amérique du Nord, à l'Université nationale autonome du Mexique (UNAM).

Les Zeta visés?

En février, la secrétaire à la Sécurité intérieure américaine, Janet Napolitano, avait indiqué que les autorités américaines n'excluaient pas la possibilité d'une alliance entre le réseau Al-Qaïda et Los Zeta, organisation criminelle, créée, par d'anciens militaires d'élite de l'armée mexicaine, avec des ramifications, dans une vingtaine d'Etats du pays, ainsi que dans plusieurs pays latino-américains.

En juillet, le Président américain, Barack Obama, avait estimé que les Zeta constituaient une menace pour la sécurité internationale.

Les cartels ne sont pas des suicidaires.

Mais, selon les experts mexicains, le fait que les Zeta étendent leur activité à plusieurs pays est une chose. Qu'ils se lancent dans une action terroriste, qui les mettrait en position d'affrontement direct avec les Etats-Unis, en serait une autre.  "Ce n'est pas la logique des Zeta. Aucun cartel n'a envie de ce genre de visibilité", selon Benitez. "Il n'y a aucune logique à ce que les Zeta souhaitent entrer dans des attentats terroristes qui attirent encore plus l'attention de Washington sur eux", estime, également, Reveles. "Plusieurs dirigeants des Zeta, avant de déserter de l'armée mexicaine, avaient suivi un entraînement militaire et idéologique donné par des instructeurs américains", souligne-t-il.

Reveles estime, aussi, que "les cartels agissent, dans des territoires qu'ils connaissent et dont il est possible de s'échapper. Ce ne sont pas des suicidaires.

 


 

3-2 Morteza Nikoubazl :

 

 

 

Complot iranien aux Etats-Unis: "Un scénario refusé par Quentin Tarantino".

Paru dans L’Express, le 13/10/2011, Source REUTERS/Morteza Nikoubazl

De nombreux experts émettent des doutes à propos de la rocambolesque tentative d’attaque terroriste iranienne sur le sol américain annoncée par le ministre de la Justice Eric Holder mardi. Le point sur leurs arguments.

"Un scénario refusé par Quentin Tarantino", dixit Robert Mackay, bloggeur du New York Times et duGuardian. C’est ce à quoi ressemble l’étrange affaire de complot présumé qui mêle Etats-Unis, Iran et Arabie Saoudite: une tentative d’assassinat, contre l’ambassadeur d’Arabie saoudite et des attentats contre les ambassades israélienne et saoudienne à Washington. Avec pour cerveau présumé, Mansour Arbabsiar, un Américain d’origine iranienne vendeur de voitures d’occasion, en contact avec un agent américain qui se faisait passer au Mexique pour un membre d’un cartel de la drogue prêt à perpétrer cet attentat dans le restaurant préféré de l’ambassadeur saoudien… (sic!). 

Bien sûr l’Iran a un passif en matière de terrorisme. Bien sûr ses relations avec les Etats-Unis et l’Arabie saoudite sont détestables depuis de nombreuses années: un câble diplomatique révélé par Wikileaks en décembre dernier citait l’ambassadeur saoudien à Washington, Adel al-Jubeir -celui-là même qui aurait été visé par la tentative d’assassinat- qui indiquait que Ryad appelait Washington à attaquer l’Iran. 

Autre motif de grief contre Washington, les assassinats de plusieurs scientifiques experts en nucléaire au cours de ces derniers mois que l’Iran attribue à Israël et aux Etats-Unis. De même, le virus informatique stuxnet qui a sérieusement endommagé des centrifugeuses iraniennes et retardé la course au nucléaire, serait l’œuvre d’Israël et des Etats-Unis, selon Moscou. Pourtant plusieurs experts américains mettent en relief les zones d’ombre de cette affaire.

Des interrogations sur la cible et le lieu visés

Les assassinats commis par le régime islamique dans les années 80, "visaient des opposants à la révolution. Les attentats étaient commis par des mouvements proches et de confiance -la plupart du temps des branches du Hezbollah libanais", explique Gary Sick, spécialiste de l’Iran et ancien membre du Conseil national de sécurité, sur CNN. Au cours des 30 années de tensions entre Washington et Téhéran depuis la révolution, le régime islamique "n’a jamais organisé un assassinat ou un attentat sur le sol américain", précise Gary Sick. "Il est difficile d’imaginer que l’Iran s’en serait remis à un gang criminel non islamique pour mener à bien une mission des plus sensibles", ajoute-t-il.

L’Iran a des cibles américaines et saoudiennes beaucoup plus proches de chez lui, argumente Reza Sayah sur CNN. En effet, "la brigade Al Qods est régulièrement accusée de mener des guerres par procuration contre les troupes américaines en Irak et en Afghanistan et contre les intérêts saoudiens à Bahreïn". 

Le manque de professionnalisme

"Les choses doivent vraiment tomber en morceaux à Téhéran, ou alors il s’agit d’un groupe radical qui veut semer la pagaille", explique Robert Baer, autre spécialiste de l’Iran, interrogé par le Washington Post mercredi. "Les brigades Al Qods sont bien meilleures que cela. Si elles en avaient après vous, vous seriez déjà mort", dit-il.

"Que le plus gros soutien mondial du terrorisme se serve d’un vendeur de voitures d’occasion texan et de narco-terroristes pour un attentat aussi énorme et sans précédent semble défier l’imagination", souligne Suzanne Maloney, spécialiste du Moyen-Orient à l’institut Brookings. "Cela ne ressemble pas au dispositif terroriste professionnel de l’Iran". "Il me paraît tout à fait plausible que le complot soit le fait d’électrons libres mais je ne sais pas dans quelle mesure l’armée iranienne tolère ce genre de dissidence", note-t-elle.

Par ailleurs, l’Iran aurait pu trouver une taupe plus fiable que Mansour Arbabsiar, qui se serait publiquement vanté de ses relations avec les militaires iraniens, indique Reza Sayah sur CNN. 

Morteza Nikoubazl

Paru dans L’Express, le 13/10/2011, Source REUTERS/

 

 


3-3 Lawrence Davidson :

 

Iran : le FBI devenu voyou ?

 

Le 1er septembre j’avais rédigé un article intitulé « le FBI devient voyou ».

Il s’agissait de montrer que l’unité antiterroriste du FBI était devenue un instigateur de crimes.

Le mode opératoire de l’Agence nous rappelle ces plantes carnivores qui adoptent des formes sophistiquées pour attirer leurs proies.

De la même manière, la « prévention du terrorisme » au FBI consiste à monter des scénarios afin de leurrer des « terroristes » dans un piège.

L’annonce récente de l’arrestation de l’américano-iranien, Mansor Arbabsiar, ancien vendeur de voitures d’occasion converti au trafic de drogue (et qui a un cousin qui travaille dans la force Quds iranienne, l’unité des opérations spéciales de Gardiens de la Révolution), cadre parfaitement avec ce mode opératoire.

Le Département de Justice (US) affirme qu’Arbabsiar planifiait l’assassinat de l’ambassadeur saoudien à Washington. Dans le même temps le Département assure que, selon le procureur US Preet Bharara, « pour toute l’opération, les sources confidentielles du gouvernement étaient supervisées et pilotées par des agents fédéraux ».

Dans ce cas précis, la source confidentielle était lui-même un ancien agent de la DEA (Drug Enforcement Agency – police anti-drogue US – NdT) et un criminel condamné. Selon Gareth Porter, on entend l’agent dans un des enregistrements clandestins du FBI, « induire Arbabsiar à accepter d’assassiner l’ambassadeur saoudien. » Ce qui constitue un piège et c’est illégal.

Les « pilotes » sont des agents du FBI impliqués eux-mêmes dans la fabrication d’un crime. Ce ainsi que le gouvernement garantit une arrestation.

Comme l’a relevé Glenn Greenwald, « il est indéniable que le [Département de Justice] obtient d’excellents résultats pour déjouer les complots terroristes qu’il fabrique lui-même ». De plus, sans surprise, Bharara a rappelé que pendant toute l’opération « terroriste », « personne n’était réellement en danger. »

La frontière entre criminels et policiers a toujours été poreuse. Et c’est pour cela que tous les grands départements de police ont une unité d’affaires intérieures (une « police des polices » - NdT). A l’évidence, l’unité anti-terroriste du FBI a franchi cette frontière.

Le précédent ainsi crée est en soi assez lugubre, mais dans ce cas précis, ceux du Département de Justice ont fait bien pire : ils ont accusé un pays étranger, l’Iran, de complicité.

Arbabsiar aurait été recruté par son propre cousin pour contacter un cartel de drogue mexicain pour l’assister dans son projet. Ce qui a provoqué une volée de menaces émises par le gouvernement des Etats-Unis à l’encontre de l’Iran. Le président Obama lui-même a mené l’assaut.

« Ceci n’est pas uniquement une escalade dangereuse, ceci fait partie d’un comportement inconscient et dangereux de la part du gouvernement iranien, » a dit Obama. « Même si les dirigeants iraniens n’avaient pas une connaissance détaillée du dossier, tous ceux au sein du gouvernement iranien impliqués dans ce genre d’activité devront rendre des comptes ».

L’Hypocrisie

Puisque le Département de Justice et le FBI ont un tel goût pour imaginer des scénarios criminels, peut-être pourrions-nous faire de même. Imaginons ceci :

 Quelqu’un au sein d’un des nombreux services de renseignement US, peut-être en collaboration avec un pays allié, décide d’assassiner les experts nucléaires iraniens. Ils décident de faire appel à des intermédiaires et partent à la recherche de tueurs à gages. Ils ne vont pas chercher au Mexique, mais plutôt parmi les groupes d’exilés iraniens qui ont les contacts appropriés à l’intérieur de l’Iran.

Peu après, un nombre de scientifiques et d’ingénieurs nucléaires iraniens sont retrouvés morts.

Dans la foulée, le président Mahmoud Amadinejad tient une conférence de presse et dit : « Ceci n’est pas uniquement une escalade dangereuse, ceci fait partie d’un comportement inconscient et dangereux de la part du gouvernement étatsunien... Même si les dirigeants étatsuniens n’avaient pas une connaissance détaillée du dossier, tous ceux au sein du gouvernement étatsunien impliqués dans ce genre d’activité devront rendre des comptes ».

 A présent, nous nous retrouvons dans les entrailles du Pentagone où quelqu’un a dressé une liste de personnes supposément liées à Al Qaeda. Certains noms y figurent à cause de rapports de « renseignement » qui citent eux-même des informations de seconde et même de troisième main. Certains sont plus fondés.

Un nom est choisi et la localisation approximative de la personne est confiée aux petits génies militaires qui programment un avion sans pilote au-dessus du Golfe Persique. Ensuite, un génie informatique quelconque lance une bombe ailée, à l’aide d’une simple manette de jeu, sur la cible qui se trouve être la maison de quelqu’un. Peut-être tuent-ils la personne visée, peut-être pas. Dans tous les cas, bon nombre d’innocents qui étaient au mauvais endroit au mauvais moment trouvent la mort, eux.

Après quelques dizaines d’attaques de ce genre, le président de l’Afghanistan ou peut-être du Pakistan tient une conférence de presse et déclare : « Ceci n’est pas uniquement une escalade dangereuse, ceci fait partie d’un comportement inconscient et dangereux de la part du gouvernement étatsunien... Même si les dirigeants étatsuniens n’avaient pas une connaissance détaillée du dossier, tous ceux au sein du gouvernement étatsunien impliqués dans ce genre d’activité devront rendre des comptes ». 

On pourrait continuer ainsi longtemps. Le fait est que le Président Obama et toute la flopée de politiciens et officiels US qui ont publiquement exprimé leur indignation devant l’implication supposée de l’Iran dans un complot visant à pénétrer un territoire étranger dans le but d’assassiner quelqu’un, entreront dans l’histoire comme une belle bande d’hypocrites. Chose qui n’a pas vraiment l’air de les préoccuper.

Petits Mondes

Pourquoi nos dirigeants politiques agissent-ils avec autant de duplicité et d’hypocrisie ? Pour tenter d’y répondre il faut se souvenir qu’ils vivent dans un monde restreint et clos.

Leur monde à eux n’est pas un monde fait de débats publics et vigoureux entre différents points de vue. Leur monde est celui d’exigences et d’opinions exprimées par des groupes d’intérêt qui sont eux-mêmes auto-centrés sur leurs objectifs et indifférents à la morale et même à la vérité en dehors de leur propre sphère d’action. Voici deux exemples :

 Un de ces groupes auto-centrés est celui de la communauté des forces de l’ordre qui, si on leur donne l’occasion, se comporteront d’une manière autoritaire sans égards pour les règlements et procédures qui limitent leur pouvoir.

Les attaques du 11 Septembre a crée justement une de ces occasions pour ce groupe pour pouvoir justifier ses actions en violation de la Constitution. Ce comportement a été de fait encouragé par un grand nombre de politiciens impatients de complaire à une population dont la majorité se soucie peu de ses droits qui sont rarement exercés dans la vie quotidienne – une majorité qui commet donc l’erreur de croire que le sacrifice de ces droits renforce sa sécurité.

 Un autre de ces groupes est celui des Sionistes et leurs partisans qui sont instinctivement autoritaires dans leur comportement et donc parfaitement disposés à violer la Constitution pour atteindre leurs objectifs. Et un des ces objectifs est la destruction de l’Iran.

C’est avec leurs encouragements que de plus en plus de membres du Congrès se joignent à la meute anti-iranienne. C’est avec leurs encouragements qu’on trouve, en arrière-plan des dénonciations télévisées contre l’Iran, des officiels du Trésor US connus pour leur soutien à Israël.

Ces officiels sont chargés d’instaurer des sanctions contre la banque centrale iranienne dans l’espoir de détruire l’économie du pays. Les justifications avancées pour ces mesures relèvent d’une mauvaise plaisanterie mais cela ne les dérange nullement.

Derrière tout ceci se trouve le problème général de réussir, d’un côté, à faire comprendre au public, tout occupé à ses activités quotidiennes, que ce que racontent les médias et le gouvernement n’est pas forcément vrai. En fait, c’est même le plus souvent faux.

Et, d’un autre côté, que les conséquences de suivre aveuglément ces joueurs de flûte peut provoquer de nombreux morts et d’immenses destructions. Il suffit de se souvenir du Vietnam et de l’Irak. Mais beaucoup ne se souviennent pas et on pourrait être amené à penser que ce comportement autodestructeur se poursuivra pendant des générations.

Lawrence Davidson

Professeur d’histoire à West Chester University en Pennsylvanie.

Auteur de « Foreign Policy Inc. : Privatizing America’s National Interest » ; « America’s Palestine : Popular and Offical Perceptions from Balfour to Israeli Statehood » ; et « Islamic Fundamentalism. »

18 octobre 2011

(Consortiumnews)

http://www.legrandsoir.info/iran-le-fbi-devenu-voyou-consortiumnews.html

http://consortiumnews.com/2011/10/17/did-fbi-go-rogue-on-ira...



4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

4-1  Déclaration de Mahmoud Ahmadinejad à la 66e Assemblée générale de l’ONU.

M. le Président,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,

Je suis reconnaissant au tout-puissant Allah qui m’a accordé, une fois de plus, l’opportunité de paraître devant cette assemblée mondiale.

J’ai le plaisir d’exprimer mes sincères remerciements à S. Exc. Joseph Deiss, président de la 65ème session pour ses énormes efforts durant sa tenue. Je voudrais également féliciter S. Exc. Nassir Abdulaziz Al-Nasser pour son élection en tant que président de cette 66ème session de l’assemblée générale et je lui souhaite le succès.

Permettez-moi de profiter de ce moment pour rendre hommage à tous ceux qui ont perdu la vie cette année, particulièrement aux victimes de la tragique famine en Somalie et de la dévastatrice épidémie au Pakistan et spécialement du tremblement de terre et les explosions suivantes dans les centrales nucléaires au Japon.

J’exhorte chacun à intensifier son assistance et son aide aux populations touchées dans ces pays.

Les années passées, j’ai parlé de différents problèmes mondiaux, et le besoin d’introduire des changements fondamentaux dans l’ordre international actuel.

Aujourd’hui, tenant compte des évolutions internationales, j’essaierai d’analyser la situation actuelle d’un angle différent.

Comme vous le savez tous, la domination et la supériorité des êtres humains sur les créatures se trouvent dans la nature même et la réalité de l’humanité, qui est un don divin et une manifestation de l’esprit divin comprenant : la foi en Dieu, qui est l’éternel créateur et architecte de l’univers ; montrer de la compassion envers les autres, la générosité, la recherche de la justice, faire valoir l’intégrité dans les mots et les actes ; la quête de dignité pour atteindre les sommets de la perfection, l’aspiration à élever la matière et le spirituel de tout un chacun, et le désir d’être libre ; défier l’oppression, la corruption, et la discrimination en supportant les opprimés ; rechercher le bonheur, et la prospérité durable et la sécurité pour tous.

Voici quelques-unes des manifestations des attributs communément humains et divins, que l’on peut clairement observer dans les aspirations historiques des êtres humains, comme le reflète l’héritage de nos recherches dans l’art et les travaux littéraires, prose et poésie, et dans les mouvements socio-culturels et politiques des êtres humains dans la course de l’histoire.

Tous les prophètes divins et réformateurs sociaux ont toujours invité les êtres humains à emprunter ce droit chemin.

Dieu a donné la dignité à l’humanité afin qu’elle élève son statut pour assumer son rôle de successeur sur la Terre.

Chers collègues et amis,

Il est particulièrement clair, que malgré les accomplissements historiques, par exemple la création des Nations Unies, qui a été le produit d’inlassables luttes et d’efforts d’esprits libres et d’individus cherchant la justice autant que de la coopération internationale, les sociétés humaines sont encore loin de satisfaire leurs nobles désirs et aspirations.

La plupart des nations du monde ne sont pas satisfaites des circonstances internationales actuelles.

Et malgré le désir général et l’aspiration à promouvoir la paix, le progrès et la fraternité, des guerres, des meurtres de masse, la pauvreté généralisée, les crises socio-économiques et politiques continuent de porter atteinte aux droits et souveraineté des nations, causant d’irréparables dommages de par le monde.

Trois milliards de personnes environ vivent avec moins de 2,5 dollars par jour, et plus d’un milliard vit sans avoir même un seul repas suffisant par jour. 40 % des populations les plus pauvres du monde se partagent seulement 5 % de la richesse globale, tandis que 20 % des plus riches détient 75 % de la richesse mondiale.

Plus de 20 000 enfants démunis et innocents meurent chaque jour à cause de la pauvreté.

Aux États-Unis, 80 % des ressources financières sont contrôlées par 10 % de la population, alors que 20 % de ces ressources appartient à 90 % de la population.

Quelles sont les causes et les raisons derrière ces inégalités ?

Comment remédier à de telles injustices ?

Les dirigeants des cercles de gouvernance globale séparent la vie sociale de l’éthique et de la spiritualité tout en déclarant que la situation est le résultat de la poursuite du chemin de divins prophètes ou de la vulnérabilité des nations ou de la performance malade de petits groupes ou d’individus. Ils proclament que seules leurs opinions et approches peuvent sauver la société humaine.

Chers collègues et amis,

Ne pensez-vous pas que la cause fondamentale des problèmes devrait être considérée dans l’ordre international en vigueur, la manière dont le monde est gouverné ?

J’aimerais porter votre aimable attention sur les questions suivantes :

Qui a enlevé par la force des millions de personnes de leurs maisons en Afrique et d’autres régions du monde durant la sombre période de l’esclavage, faisant d’eux les victimes de leur avidité matérielle ?

Qui a imposé le colonialisme durant 4 siècles dans ce monde ?

Qui a occupé des terres et massivement spolié les ressources d’autres nations, détruisant les talents, les langues traditionnelles, les cultures et les identités de ces nations ?

Qui a déclenché les première et seconde guerres mondiales, qui ont tué 70 millions de personnes et des blessés ou mis à la rue des centaines de millions d’autres ?

Qui a lancé les guerres en Corée et au Vietnam ?

Qui a imposé, au moyen de la tromperie et de l’hypocrisie, le sionisme, et près de 60 ans de guerre, exclusion, terreur, et meurtre de masse sur le peuple Palestinien et les pays de la région ?

Qui a imposé et supporté pendant des décennies des dictatures militaires et des régimes totalitaires en Asie, Afrique et Amérique latine ?

Qui a utilisé la bombe nucléaire contre des personnes sans défense, et possède des milliers de têtes nucléaires dans ses arsenaux ?

Les économies de quels pays reposent sur la guerre et la vente d’armes ?

Qui a provoqué et encouragé Saddam Hussein à envahir et imposer une guerre de 8 ans à l’Iran, et qui l’a assisté et équipé à déployer des armes chimiques contre nos villes et notre peuple ?

Qui a utilisé l’incident mystérieux du 11 septembre comme un prétexte pour attaquer l’Afghanistan et l’Irak, en tuant, blessant et déplaçant de force des millions de personnes dans ces deux pays, avec comme objectif final la domination sur le Moyen-Orient et ses ressources pétrolières ?

Qui a mis fin au système de Bretton Woods en imprimant des milliards de dollars sans en avoir les réserves ou la monnaie équivalente ?

Un changement qui a déclenché l’inflation dans le monde entier et qui avait pour but la prédation sur les gains économiques des autres nations ?

De quel pays la dépense militaire dépasse annuellement mille milliards de dollars, dépassant les budgets militaires cumulés de tous les autres pays du monde ?

Quels gouvernements sont les plus endettés du monde ?

Qui domine l’élaboration d’établissement des politiques sur l’économie mondiale ?

Qui est responsable pour la récession économique mondiale, et est en train d’imposer ses conséquences sur l’Amérique, l’Europe et le reste du monde ?

Quels gouvernements sont toujours prêts à lancer des milliers de bombes sur d’autres pays, mais tergiversent à fournir de l’aide aux personnes frappées par la pauvreté en Somalie ou d’autres pays ?

Quels sont ceux qui dominent le conseil de sécurité de l’ONU, qui est ostensiblement responsable de la sauvegarde de la sécurité du monde ?

Il existe quantité d’autres questions similaires. Évidemment, les réponses sont claires.

La majorité des nations et des gouvernements du monde n’ont eu aucun rôle dans la création des crises globales actuelles, et donc, elles ont été elles-mêmes victimes de telles politiques.

Il est aussi clair que la lumière du jour que les mêmes esclavagistes et pouvoirs coloniaux qui jadis ont déclenché les deux guerres mondiales ont maintenant causé la misère généralisée et le désordre avec des conséquences à long terme de par le monde depuis lors.

Chers collègues et amis,

Est-ce que ces pouvoirs arrogants ont réellement la compétence et la capacité de diriger ou gouverner le monde ?

Est-il acceptable qu’ils s’appellent eux-mêmes les uniques défenseurs de la liberté, la démocratie et les droits de l’homme, lorsqu’ils attaquent militairement et occupent d’autres pays ?

La fleur de la démocratie peut-être surgir des missiles de l’OTAN et de ses armes ?

Mesdames et Messieurs,

Si certains pays Européens utilisent encore l’Holocauste, après six décennies, comme excuse pour payer une rançon aux sionistes, ne devrait-il pas être une obligation pour les esclavagistes ou pouvoirs coloniaux de donner réparations aux nations concernées ?

Si les dommages et pertes de la période de l’esclavage et du colonialisme étaient compensés, qu’arriverait-il aux manipulateurs et pouvoirs politiques cachés aux États-Unis et en Europe ? Resterait-il des accrocs entre le Nord et Le Sud ?

Si seulement la moitié des dépenses militaires des États-Unis et de ses alliés à l’OTAN étaient prélevés pour aider à résoudre les problèmes économiques dans leurs propres pays, seraient-ils en train d’assister au moindre symptôme de crise économique ?

Qu’arriverait-il si la même somme était offerte aux nations pauvres ?

Quelle est la justification de la présence de centaines de militaires états-uniens et de bases de renseignement dans les différentes parties du monde, incluant

268 bases en Allemagne,

124 au Japon,

87 en Corée du Sud,

83 en Italie,

45 au Royaume-Uni, et

21 au Portugal ? Cela signifie-t-il autre chose que l’occupation militaire ?

Les bombes déployées dans les bases susdites ne mettent-elles pas en danger la sécurité de ces nations ?

Mesdames et Messieurs,

La question principale est la recherche de la cause fondamentale de telles attitudes.

La raison principale devrait être cherchée dans les croyances et les tendances de l’establishment.

Une assemblée de gens en contradiction avec les instincts humains propres et leurs dispositions, qui n’ont aussi aucune foi en Dieu et dans le chemin des divins prophètes justifient leur soif de pouvoir et leurs fins matérialistes par des valeurs divines.

Pour eux, seul le pouvoir et la richesse prévalent, et toute tentative doit amener à ces sinistres objectifs.

Les nations opprimées n’ont aucun espoir de restaurer ou protéger leurs droits légitimes contre ces pouvoirs.

Ces pouvoirs cherchent leur propre progrès, prospérité et dignité tout en imposant la pauvreté, l’humiliation et l’annihilation aux autres.

Ils se considèrent eux-mêmes supérieurs aux autres, jouissant de privilèges spéciaux et de concessions. Ils n’ont aucun respect pour les autres et violent aisément les droits des nations et des gouvernements.

Ils s’autoproclament comme les indiscutables gardiens de tous les gouvernements et nations à travers l’intimidation, recourent à la menace et la force, et abusent des mécanismes internationaux. Ils brisent simplement toutes les régulations internationales reconnues.

Ils insistent pour imposer leur style de vie et leurs croyances aux autres.

Ils appuient officiellement le racisme.

Ils affaiblissent les pays grâce à des interventions militaires, et détruisent leurs infrastructures, dans le but de piller leurs ressources, les rendant encore plus dépendants.

Ils sèment les graines de la haine et de l’hostilité parmi les nations et les peuples par différentes poursuites, afin de les empêcher de remplir leurs objectifs de développement et de progrès.

Toutes les cultures, les identités, les vies, les valeurs et la richesse des nations, femmes, jeunesse, familles, comme richesse des nations, sont sacrifiées à leurs désirs impérialistes et leur plaisir pour l’esclavagisme et la capture.

L’hypocrisie et la tromperie sont autorisées afin de sécuriser leurs intérêts et leurs buts impérialistes. Le trafic de drogues et la mort d’êtres humains innocents sont également autorisés dans la recherche de tels buts diaboliques. Malgré la présence de l’OTAN dans l’Afghanistan occupé, il y a eu une augmentation dramatique de la production de drogues illégales là-bas.

Ils ne tolèrent aucun questionnement ou critique, et au lieu de présenter des raisons pour leurs violations, ils se posent toujours dans la position d’inquisiteurs.

Au moyen de leur réseau de médias impérialistes, sous l’influence du colonialisme, ils menacent quiconque questionne l’holocauste et le 11-Septembre avec des sanctions et des actions militaires.

L’année dernière, lorsqu’un besoin de créer une équipe de recherche pour mener une enquête approfondie concernant les éléments cachés du 11-Septembre s’est mis en place ; une idée également soutenue par tous les gouvernements et nations indépendants, ainsi que la majorité des gens aux États-Unis, mon pays et moi-même avons subi des pressions et des menaces par le gouvernement des États-Unis.

Au lieu de mettre en place une équipe de recherche, ils ont tué le principal responsable et jeté son corps à la mer.

N’aurait-il pas été raisonnable de traduire en justice et de juger le principal responsable de l’événement afin d’identifier les éléments expliquant que les avions détournés pour attaquer les tours jumelles aient pu circuler librement dans l’espace aérien ?

Pourquoi n’aurait-il pas été possible de le traduire en justice afin d’identifier ceux qui ont commandité les groupes terroristes et apporté les guerres et d’autres malheurs dans la région ?

Y a-t-il une quelconque information qui doive être gardée secrète ?

Ils voient le sionisme comme une idée sacrée et une idéologie.

N’importe quelle question concernant sa véritable origine et histoire est condamnée par eux comme un pêché impardonnable. Toutefois ils approuvent et permettent des sacrilèges et des insultes contre les croyances d’autres divines religions.

Chers collègues et amis,

La liberté réelle, la justice, la dignité, le bien-être, et la sécurité durable sont les droits de toute nation.

Ces valeurs ne peuvent être achevées ni par la dépendance sur le système inefficace actuel de gouvernance, ni au travers de l’invasion du monde par des pouvoirs arrogants et les canons des forces de l’OTAN.

Ces valeurs pourront être atteintes seulement à travers l’indépendance et la reconnaissance des droits d’autrui dans l’harmonie et la coopération.

Y a-t-il une quelconque manière de résoudre les problèmes et les défis qui assaillent le monde en utilisant les mécanismes internationaux en vigueur pour aider l’humanité à réaliser ses aspirations de longue date, de sécurité et d’égalité ?

Tous ceux qui ont essayé d’introduire des réformes tout en préservant les normes et tendances en vigueur ont échoué. Les précieux efforts apportés par le mouvement des Non-Alignés, le groupe des 77 et le groupe des 15 tout comme quelques célèbres individus ont échoué à apporter des changements fondamentaux.

La gouvernance et la direction du monde requièrent des réformes fondamentales.

Que devrait-il être fait maintenant ?

Chers collègues et amis,

Des efforts doivent être faits avec une résolution ferme et grâce à la coopération collective pour créer un nouveau plan, sur la base des principes et la fondation même des droits universels humains comme le monothéisme, la justice, la liberté, l’amour et la recherche du bonheur.

L’idée de la création des Nations Unies reste un grand et historique succès pour l’humanité. Son importance doit être appréciée et ses capacités doivent être utilisées le plus possible pour nos nobles objectifs.

Nous ne devrions pas autoriser cette organisation, qui est le reflet de la volonté collective et l’aspiration partagée de la communauté des nations, à dévier de sa course principale et jouer dans les mains des pouvoirs mondiaux.

Un terrain favorable doit être préparé pour assurer la participation collective et l’implication des nations dans un effort pour promouvoir la paix durable et la sécurité.

La gestion partagée et collective du monde doit être réalisée dans sa vraie signification, et basée sur les principes soulignés et consacrés dans la loi internationale. La justice doit servir de critère et de base pour toutes les décisions et actions internationales.

Chacun d’entre nous devrait reconnaitre le fait qu’il n’y a pas d’autre moyen que la gestion partagée et collective du monde pour mettre fin aux désordres actuels, la tyrannie et la discrimination de par le monde.

C’est en fait la seule voie vers la prospérité et le bien-être de la société humaine qui est une vérité établie et vive.

Tout en reconnaissant cette vérité, chacun devrait remarquer que la reconnaissance seule n’est pas assez. Nous devons croire en elle et redoubler d’efforts pour sa réalisation.

Chers collègues et amis,

La gestion partagée et collective du monde est le droit légitime de toutes les nations, et nous en tant que représentants, avons une obligation de défendre leurs droits. Bien que certains pouvoirs essayent en permanence de bloquer tout effort international destiné à promouvoir la coopération collective, nous devons, toutefois, renforcer notre foi dans l’accomplissement de ce but poursuivi qui est d’établir une gestion partagée et collective du monde.

Les Nations Unies ont été créées pour mettre en place une participation effective de toutes les nations dans les processus de prise de décision internationale.

Nous savons tous que cet objectif n’a pas encore été rempli à cause de l’absence de justice dans les structures de gestion actuelle et des mécanismes de l’ONU.

La composition du conseil de sécurité est injuste et inéquitable. Par conséquent, des changements incluant la restructuration des Nations Unies sont considérés comme les demandes basiques des nations auxquelles qui doivent être posées par l’assemblée générale.

Durant la session de l’année dernière, j’ai insisté sur l’importance de cet objectif et appelé pour la désignation de la décennie actuelle comme la décennie de la gestion globale partagée et collective.

J’aimerais réitérer encore ma proposition. Je suis convaincu qu’à travers la coopération internationale, la vigilance, et les efforts des leaders mondiaux et des gouvernements, et en insistant sur la nécessité de la justice et l’appui des autres nations, nous puissions jeter les bases d’un brillant futur commun.

Ce mouvement est certainement sur son droit chemin de création, assurant un futur prometteur pour l’humanité.

Un futur qui sera construit lorsque l’humanité commencera à emprunter le chemin des divins prophètes et des justes sous le commandement de l’Imam Al-Mahdi, le sauveur ultime de l’humanité et l’héritier de tous les messagers divins et des meneurs et la génération pure de notre grand prophète.

La création d’une suprême et idéale société avec l’arrivée d’un être humain parfait qui est un vrai et sincère amoureux de tous les droits de l’homme, est la promesse garantie d’Allah.

Il viendra accompagné de Jésus Christ afin de mener les amoureux de la liberté et de la justice pour détruire la tyrannie et la discrimination, et promouvoir le savoir, la paix, la justice, la paix au travers du monde.

Il présentera à chaque individu toutes les merveilles du monde et toutes les bonnes choses qui amèneront le bonheur à l’humanité.

Aujourd’hui les nations se sont réveillées. Avec l’augmentation de la prise de conscience publique, elles ne subiront plus très longtemps les oppressions et les discriminations.

Le monde est désormais en train d’assister plus que jamais, au réveil étendu dans les terres islamiques, en Asie, en Europe, en Amérique. Ces mouvements leur ouvrent l’esprit un peu plus chaque jour et influencent la poursuite de la réalisation de la justice, de la liberté et la création d’un meilleur futur.

Notre grande nation se tient prête à joindre les mains à celles des autres nations pour emprunter ce magnifique chemin dans l’harmonie et en symbiose avec les aspirations partagées de l’humanité.

Laissez-nous saluer l’amour, la liberté, la justice, la sagesse et le futur merveilleux qui attend l’humanité.

Merci.

Mahmoud Ahmadinejad , http://www.voltairenet.org:80/Declaration-de-Mahmoud-Ahmadinejad



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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30/10/2011

n° 98 - Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion - : 29-10 - : Six pays africains prépareraient des troupes pour les envoyer en Libye contre l'OTAN.


n° 98 -  Analyse -  Géopolitique et stratégie - Réflexion - : 29-10 - : Six pays africains prépareraient des troupes pour les envoyer en Libye contre l'OTAN.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



'Géopolitique et stratégie '

des

Guerres de l'Otan.

n° 98- 29-10

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

Franklin Lamb : Six pays africains prépareraient des troupes pour les envoyer en Libye contre l'OTAN.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 eva R-sistons : Les guerres sanguinaires de l'OTAN, l'exemple de Syrte.

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

2-1 Claude Angeli : Kadhafi condamné à mort par Washington et Paris.

2-2 Thierry Delforge: Libye : Djibril annonce le chaos, la Chariah et...démissionne.

2-3 - Manlio Dinucci : Le Grand Jeu africain.

2-4 La décision prise de Washington pour l’OTAN…fait partie d’un plus vaste plan stratégique de l’OTAN. 

2-5 Atlas Alternatif : 'Intervention' militaire étatsunienne en Ouganda.

3 Annexe

3-1 Extrait du 'testament' de Kadhafi,

3-2 Libye: les dix articles les plus lus sur International News. 



Tiré à part :

Franklin Lamb : Six pays africains prépareraient des troupes pour les envoyer en Libye contre l'OTAN.

Les jours qui viennent seront un test pour la communauté internationale et on verra si le droit international prévaut en ce qui concerne la Libye. Sinon, il est possible que la Libye ne s’enfonce encore davantage dans une guerre civile qui pourrait impliquer au moins six pays africains qui, selon les rapports, prépareraient des troupes pour les envoyer en Libye protéger les civils contre les forces de l’OTAN et qui arrivent pour aider à la reconstruction du pays que l’OTAN a criminellement, inutilement et largement détruit.

Le 20 octobre 2011 au soir, la Maison Blanche, le bureau du Secrétariat d’Etat, le Comité aux relations étrangères du Sénat américain et l’ambassade libyenne à Washington ont reçu un fax envoyé par une équipe légale internationale constituée aux USA qui se préparait à partir pour la Libye.

Ces hommes de loi internationaux contactés par des amis et des membres de la famille de Kadhafi ont accepté de représenter le second fils de Kadhafi, Seif al Islam Kadhafi, pour le défendre contre l’inculpation lancée contre lui par la Cour Pénale Internationale le 26 juin 2011 …Ils ont été informés par les supporters de Kadhafi en Libye et par les pays voisins que le CNT et les dirigeants de l’OTAN avaient l’intention d’assassiner Seif al Islam pour l’empêcher de parler aux médias internationaux et à ceux qui le soutiennent depuis que son père lui a transmis le pouvoir en août 2011.

Seif projette d’annoncer sa candidature aux prochaines élections. Des sondages en Libye montrent qu’il récolterait près de 70% des voix si on l’autorisait à se présenter dans le pays désormais contrôlé par l’OTAN. L’auteur de cet article fait partie de ce groupe d’hommes de lois internationaux qui veulent obtenir justice pour leur client, Seif al Islam. Voici un extrait du fax que nous avons envoyé à Washington :

« Nous exigeons que si notre client, Seif al Islam al Kadhafi, était arrêté, il soit protégé tout de suite et que, s’il était blessé, il soit confié à la garde constante du Comité international de la Croix Rouge jusqu’à ce que nous puissions le rencontrer et mettre la dernière main aux mesures provisoires de protection que nous prenons pour garantir sa sécurité.

« Nous insistons pour que notre client ne soit ni interrogé ni questionné par des représentants de l’actuel gouvernement libyen ni par des enquêteurs de la Cour Pénale Internationale avant qu’il ait pu rencontrer ses avocats ou avant d’être remis d’éventuelles blessures.

« Les droits de Seif al Islam doivent être respectés en vertu du droit international et nous demandons au Conseil de Sécurité de l’ONU et aux organisations des droits de l’homme de faire le nécessaire pour protéger notre client.

« Nous demandons respectueusement à la Cour Pénale Internationale de mettre sous bonne garde les restes humains de Mouammar et Moutassim Kadhafi et de mener une enquête médicolégale préliminaire dans le but de poursuivre les responsables de ces assassinats extrajudiciaires.

« Selon les informations fournies par les amis et les membres de la famille de notre client Seif al Islam, il ne fait aucun doute que l’OTAN a ordonné son assassinat. Son meurtre a été planifié, avec sans doute l’approbation de la Maison Blanche, pour épargner à l’OTAN d’avoir à rendre des comptes à la communauté internationale si les récits des témoins et les preuves solides et documentées, concrètes et circonstanciées rassemblées au cours des six derniers mois mettaient en lumière la nature exacte des ravages infligés par l’OTAN à la Libye et à sa population civile.

« Nous ferons bientôt parvenir à la Cour Pénale Internationale une requête officielle pour demander la protection de notre client et son transfert, s’il était capturé, dans une résidence hors de Libye afin qu’il ne soit pas assassiné comme l’a été aujourd’hui son père, le colonel Mouammar Kadhafi.

« Nous avons l’intention de tenir le gouvernement actuel de la Libye, les USA et l’OTAN pour pleinement responsables du meurtre brutal du père de notre client et de son frère, Moutassim, et de tout abus ou dommage dont pourrait souffrir notre client, Seif al Islam.

« Nous avons l’intention de démontrer à la Cour que depuis le passage de la Résolution votée par le Conseil de Sécurité de l’ONU le 17 mars 2011, l’OTAN a ciblé de manière répétée des objectifs civils au cours de 9000 bombardements de la Libye dans le but d’assassiner le leader libyen, le colonel Kadhafi, ses conseillers et ses assistants les plus proches.

« Nous avons l’intention de démontrer à la Cour que l’OTAN a, de manière répétée, causé des dommages à d’autres personnes pour aboutir à l’assassinat de Mouammar Kadhafi et que ses meurtriers savaient qu’ils recevraient de grosses sommes d’argent s’ils tuaient le colonel Kadhafi pour l’empêcher de témoigner contre les officiels de l’OTAN et les leaders occidentaux qui ont dirigé les huit mois de destruction de la Libye. »

Les jours qui viennent seront un test pour la communauté internationale et on verra si le droit international prévaut en ce qui concerne la Libye. Sinon, il est possible que la Libye ne s’enfonce encore davantage dans une guerre civile qui pourrait impliquer au moins six pays africains qui, selon les rapports, prépareraient des troupes pour les envoyer en Libye protéger les civils contre les forces de l’OTAN et qui arrivent pour aider à la reconstruction du pays que l’OTAN a criminellement, inutilement et largement détruit.

Franklin Lamb

Franklin Lamb fait partie de l’équipe d’avocats américains qui ont l’intention de défendre Seif al Islam contre les accusations lancées contre lui par la Cour Pénale Internationale.

23 octobre 2011)

Original in english :

http://countercurrents.org/lamb211011.htm



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 eva R-sistons : Les guerres sanguinaires de l'OTAN, l'exemple de Syrte.
Je regarde les infos, alternant les Chaînes Parlementaires et France24 pour l'International.
Subitement, un reportage, un vrai, comme on les aime. Qui dit la vérité, tout simplement. Mais n'ayons aucune illusion : France24 n'a pas arrêté de désinformer, en présentant Kadhafi comme un dictateur, ou un tyran, sanguinaire, et les Libyens (fidèles au Colonel, la majorité) comme des rebelles, des mercenaires, des snippers.. Comme dans tous les Médias, les exactions sont celles des combattants libyens, jamais celles de l'OTAN. Et quand France24 présente un fait, c'est pour dissimuler l'essentiel : Par exemple, "les libérateurs vont de maison en maison"... sans dire pourquoi: Tuer les habitants mâles (et pas seulement), violer les femmes et piller les lieux. Un joli nettoyage, un authentique génocide ! Le pays le plus prospère d'Afrique, grâce à Kadhafi, est en ruines, et des massacres ont été commis par l'OTAN et ses mercenaires.
France24, donc, après avoir désinformé en permanence sur la Libye, comme ses confrères, se permet, une fois la Libye "libérée" (comprenez, aux mains des tenants de l'Empire, du Nouvel Ordre Mondial), un instant - rare - d'information. Un peu comme le NouvelObs qui, maquillant ses options alignées sous un vernis de gôche, après avoir soutenu la guerre de l'OTAN contre un dirigeant populaire, se permet de critiquer la mort "sauvage" de Kadhafi (§ 1). C'est ça, la presse de "gauche" : Soutien inconditionnel au libéralisme et aux guerres impériales ainsi qu'au choc de civilisations, et tout cela sous un vernis de démocratie, de progressisme... passant par Hollande, mais surtout pas par Montebourg ! (Mon blog sur le Nouvelobs a été rendu inaccessible à partir du moment où j'ai plaidé pour ce dernier). Il est temps de réaliser l'imposture des Médias de "gôche" comme le Nouvelobs ou Libération !
Or donc, voici ce que l'on voit sur France24, ce 26 octobre (reportage de Matthieu Mabin, envoyé spécial à Syrte, qu'on sent horrifié par ce qu'il voit, évidemment).
Extraits : "C'est une ville fantôme, avec encore une petite poignée d'habitants et quelques rebelles qui occupent la ville (en ruines). Les maisons sont visitées trois ou quatre fois et le pillage est institutionnalisé. Violence considérable de la destruction, y compris les bâtiments civils, cibles de frappes aériennes ne pouvant venir que de l'OTAN car seul l'OTAN est intervenu sur la ville. Les cadavres pourrissent à ciel ouvert, personne pour s'en occuper, ni ONG, ni associations, aucun soutien. Le CNT est absent" (et pendant les bombardements de la ville martyr, Hillary Clinton se préoccupait seulement de prendre mort ou vif Kadhafi, comme les cow-boys texans, note d'eva R-sistons).
Alors, c'est ça, la protection des habitants, M. BHL, philosophe belliciste si communautariste, au service des seuls intérêts d'Israël ? Ca vaut la Shoah des Juifs, non ? C'est aussi radical, net, chirurgical. Sauf que là, c'est pour servir les multinationales comme Total ou Areva, pour priver les Africains de leur indépendance et de leurs ressources (Kadhafi étant un partisan actif du non-alignement et de la libération des peuples du colonialisme), et pour nuire aux Chinois qui eux, servent leurs intérêts tout en participant au développement de l'Afrique.
La réalité ? Comme l'Irak, et avant la Syrie et l'Iran, la Libye est victime d'un massacre de l'OTAN sanguinaire, elle est bombardée, ruinée, bientôt morcelée et en proie au chaos, aux divisions, à la guerre civile. Car Kadhafi, lui, avait su maintenir une unité (pourtant difficile à réaliser dans un pays de tribus) profitant à tous. L'OTAN est une Organisation hautement terroriste, maléfique, nuisible pour les nations et pour les peuples. Sous la férule de l'Occident, la Libye, pays riche et sans dette, va redevenir un pays arriéré (§ 2) comme avant l'arrivée au pouvoir de Kadhafi. Et certaines de ses villes, comme Syrte, sont désormais en ruines. L'OTAN est passé par là, et Sarkozy comme BHL, aussi. Pour le malheur des peuples et des Etats.
Quand verrons-nous en face la réalité ?
eva R-sistons
(§1) "On peut être un opposant à Kadhafi, un des pires tyrans du XXe siècle et condamner tout aussi fermement la manière dont les soldats du CNT ont lynché puis assassiné ce même Kadhafi, contrevenant ainsi de manière flagrante, aux principes de tout pays démocratique comme aux valeurs de toute conscience humaine". (http://leplus.nouvelobs.com/contribution/207146;mort-de-kadhafi-bhl-ou-la-barbarie-a-visage-libyen.html)
(§2) "Kadhafi a fait de son pays le plus arriéré, en 7 ans, le plus prospère d'Afrique" (Le Monde 1.9.1976)

Eva R-sistons
Jeudi 27 Octobre 2011

http://sos-crise.over-blog.com



2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

2-1 Claude Angeli : Kadhafi condamné à mort par Washington et Paris.

   Mercredi, 19 octobre en fin d’après-midi, un colonel du Pentagone téléphone à l’un de ses correspondants au sein du service secret français. Chargé du dossier « Kadhafi », l’une des priorités actuelles des généraux de l’équipe Obama, l’Américain annonce que le chef libyen, suivi à la trace par des drones Predator US, est pris au piège dans un quartier de Syrte et qu’il est désormais impossible de le « manquer ». Puis il ajoute que laisser ce type en vie le transformerait en « véritable bombe atomique ». Son interlocuteur comprend ainsi que la maison Blanche a rendu son verdict, et qu’il faut éviter de fournir à Kadhafi la tribune internationale que représenterait son éventuel procès.

   Depuis quelques jours d’ailleurs, des commandos des forces spéciales américaines et françaises participaient ensemble à cette chasse au Kadhafi. À Paris, au Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), à la Direction du renseignement militaire (DRM) et au service action de la DGSE, plusieurs officiers évaluaient à une cinquantaine de membres du COS (Commandement des opérations spéciales) les militaires présents à Syrte.

   Leur mission : porter assistance aux unités du CNT qui investissaient la ville, quartier par quartier, et, selon le jargon maison utilisé par un officier du CPCO, «´´traiter´´ le guide libyen et les membres de sa famille ». Une formule codée en cours à la DGSE : « livrer le colis à Renard », et agir en sorte que Kadhafi n’échappe pas à ses poursuivants (une unité du CNT baptisé « Renard ?».

Hypocrisie internationale

   À l’Élysée, on savait depuis la mi-octobre que Kadhafi et l’un de ses fils s’étaient réfugié à Syrte, avec gardes corps et mercenaires. Et Sarko avait chargé le général Benoît Puga, son chef d’état-major particulier, de superviser la chasse à l’ancien dictateur. Ce qu’il a fait en relation avec la « Cuve », le bunker souterrain où des officiers du CPCO sont en contact permanent avec tous les militaires engagés à l’étranger et les services barbouzards. À la DGSE comme à la DRM on ne se gêne pas d’ailleurs pour évoquer l’ «élimination physique» du chef libyen, à la différence des formules bien plus convenables employées par l’Élysée, s’il faut en croire un conseiller du Président.

   « La peine de mort n’était pas prévue dans les résolutions de l’ONU qui ont permis à l’OTAN d’intervenir, ironise un diplomate français. Mais il ne faut pas jouer les hypocrites. À plusieurs reprises, des avions français et britanniques avaient déjà tenté de liquider Kadhafi en bombardant certains de ses repaires, à Tripoli ou en détruisant notamment un de ses bureaux. » Et le même de signaler que, lors d’un procès devant la Cours pénale internationale, « ce nouvel ami de l’Occident aurait pu rappeler ses excellentes relations avec la CIA ou les services français, l’aide qu’il apportait aux amis africains de la France, et les contrats qu’il offrait aux uns et aux autres. Voire plus grave, sait-on jamais ? ».

   Le 20 octobre à 8h 30 du matin, l’objectif allait être atteint. Trois avions de l’OTAN s’approchent de Syrte. Rien à voir avec une mission de reconnaissance effectuée par hasard : une colonne de 75 véhicules fuit la ville à vive allure. Un drone américain Predator tire des roquettes. Un mirage F1CR français de reconnaissance suit un Mirage 200-D qui large deux bombesGBU-12 de 225 kilos guidées au laser. Bilan : 21 véhicules détruits et Kadhafi seulement blessé.

Soupirs de satisfaction

   Des forces spéciales françaises sont alors présentes sur les lieux. L’histoire ne dit pas à quelle distance de ce qui va survenir, et que raconte avec abondance de détails un officier des services militaires de renseignements : « Il est capturé vivant par des combattants surexcités. La foule scande Allah Akbar » à pleine poumons, le menace de ses armes et se met à le tabasser pendant que d’autres combattants qui peinent à prendre le dessus, crient de le maintenir en vie ».

     On connaît la suite, quelques images de ce lynchage suivi d’une exécution par balles sont apparues sur les écrans de télévision et dans la presse écrite. Mais la disparition de Kadhafi n’est pas la fin de l’histoire car, en croire une analyse barbouzarde, « la Libye est entrée dans un no man’s land politique, une zone de turbulences imprévisibles.» Voilà qui devrait inquiéter ceux qui, dans plusieurs capitales occidentales et arabes, ont poussé des soupirs de satisfaction que Kadhafi ne serait jamais la vedette d’un procès international.

Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 09:16

Par Claude Angeli (revue de presse : Le Canard Enchaîné – 26/10/11)

http://www.france-irak-actualite.com/article-kadhafi-condamne-a-mort-par-washington-et-paris-87423047.html


2-2 Thierry Delforge: Libye : Djibril annonce le chaos, la Chariah et... démissionne.

Vous avez aimé l'Afghanistan, l'Irak... Vous allez adorer la Libye

Ils ont donc fini par le tuer. Depuis le début, ils ont cherché à le faire. Les frappes de l'OTAN le cherchaient sans arrêt. Mais aujourd'hui, tel Ponce Pilate, ils veulent s'en laver les mains. Ponce Pilate  avait livré Jésus  aux marchands du Temple et aux grands prêtres proches des Romains. Il avait préféré  laissé les collaborateurs de l'empire Romain décider de sa mise à mort. Pour Kadhafi, l'OTAN a fait l'essentiel du travail, mais il a laissé faire le sale travail,  finir le travail  à des Libyens contre un autre Libyen.  Le crime était presque parfait, mais il y a eu d'abord cet anonyme qui a filmé et mis ces images sur You tube, puis les images d'une extrême cruauté de cette hystérie collective hallucinante  sur le site "The Global Post". Il a bien fallu ensuite trouver des explications.

Le colonialisme a toujours agi ainsi: libyens contre libyens, algériens contre algériens, vietnamiens contre vietnamiens, irakiens contre irakiens.  Faire ainsi coup double: éliminer l'ennemi,  Kadhafi, et tenter de faire perdre son âme à tout un peuple, en tentant de faire peser sur sa conscience un acte ignoble.

Mais pourquoi l'OTAN a-t-il si peur de dire la vérité, qu'il est le véritable responsable de cet assassinat  car les autres ne sont que des exécutants. Pourquoi cette campagne médiatique inouïe, acharnée, non seulement pour dégager sa responsabilité de ce crime, mais pour dévaloriser et salir sans cesse la personne de Kadhafi. Il ya certes la tentative bien vaine de faire encore croire que l'OTAN a agi dans le cadre de la résolution 1973 de l'ONU, que son but était  de protéger des populations civiles et non d'intervenir comme belligérant dans cette guerre pour abattre le régime libyen. Il y a aussi l'éventualité d'une accusation de crime de guerre, Kadhafi ayant été fait prisonnier puis assassiné. Mais on découvre soudain que cette campagne traduit au fond une peur, celle que les dominants ont toujours, la peur de leurs victimes, la peur de la mémoire des peuples. En effet, pourquoi parler autant de Kadhafi s'il est une personnalité aussi monstrueuse, aussi misérable qu'il est décrit  dans les médias occidentaux et les medias arabes qui leur sont liés. Pourquoi lui consacrer autant de temps. Pourquoi cette obsession  le concernant.

J'avais toujours été impressionné par la rage de Rome envers Hannibal et Jugurtha. Ils les avaient traqués partout, sans leur laisser un endroit où se refugier dans le monde connu de cette époque, menaçant quiconque leur donnerait asile, alors même qu'ils ne représentaient plus un danger militaire. Comme Kadhafi.., ai-je songé le jour de sa mort. N'avait il pas d'ailleurs appelé l'un de ses fils Hannibal, comme une provocation, comme un symbole, comme une continuité de la lutte de ses ancêtres, de l'ancienne à la nouvelle Rome.

                                                                          LA TACHE

Déjà la vérité commence à se frayer un chemin dans le torrent de mensonges dont on a voulu inonder la planète au  sujet de la Libye. C'est ainsi qu'on découvre stupéfait qu'il n'y a aucune image, aucune preuve des allégations qui ont permis le déclenchement de l'intervention de l'OTAN: aucune preuve sur l'allégation que l'aviation de Kadhafi  bombardait Benghazi et qu'il y avait des milliers de morts.   On apprend que le responsable de la ligue des droits de l'homme libyen, à l'origine de ces allégations, qui ont été à la base de la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, est en réalité lié au CNT libyen et que des ministres du CNT sont membres de cette Ligue.  

Lumumba avait été tué par d'autres congolais, Che Guevara par un bolivien pour le pays duquel il luttait pourtant,  Kadhafi par d'autre libyens. Certes la vie de chacun est différente, plus ou moins exemplaire, plus ou moins "pure", plus ou moins glorieuse, plus ou moins critiquable. Ils n'ont peut être pas tous la même dimension. L'Histoire fera le tri. Elle dira les mérites et les fautes de chacun.  Mais ils ont en point commun d'avoir refusé la domination étrangère sur leur pays ou leur continent, d'avoir refusé de se soumettre, d'avoir préféré la mort à la honte de l'esclavage, d'avoir voulu mourir debout, la tête haute. J'ai souvenir de  ces images de Lumumba, ligoté mais qui gardait la tête haute et fière, même lorsqu'on le  trainait dans la poussière pour la lui faire baisser. 50 ans après, le même geste chez Kadhafi quand ils  le ballotent, le brutalisent, le frappent  et qu'il tente quand même de rester debout,  et qu'il s'efforce, le cou raide, tendu, de dresser la tête sous les coups. Ils ont tous en commun ce qu'on appelle le courage, ceci personne ne pourra le leur nier, et encore moins ceux qui bombardent du ciel,  sans risques  des villes et des populations, ou qui lynchent. 

Certains aujourd'hui  se félicitent de l'intervention militaire étrangère tout en déplorant les violences qui s'en sont suivies, la guerre civile qu'elle y a enflammée, la destruction du pays, et jusqu'à la façon avec laquelle a été assassiné Kadhafi et probablement ses fils et bien d'autres. Quelles contradictions, quelle naïveté feinte ou alors quelle cécité! Qu'attendaient-ils de la violence extrême de cette intervention militaire ?  Quand le colonialisme a-t-il eu un état d'âme, une pitié quelconque. Peut on être si aveugle pour ne pas comprendre que le véritable objectif sont les richesses de la Libye et qu'il ne s'agit que de rapine et de brigandage international.

En tout cas, ils ont rendu au fond le meilleur service à Kadhafi. Il avait voulu ne jamais quitter son pays, y mourir debout. Ils ont exaucé son souhait. D'un coup, ils l'ont réhabilité, ils l'ont lavé de tous ses péchés, de toutes ses fautes et l'ont fait rentrer dans l'Histoire, comme celui qui a refusé la soumission. Mais pour les autres, tous les autres, les commanditaires comme les exécutants, ils sont souillés à jamais  Comme Ponce Pilate, ils auront beau se laver les mains, la tache est indélébile.

 Paru dans "Le Quotidien d'Oran" du 23 Octobre 2011

La guerre coloniale ? Une question de relations publiques...

Et oui , c’est vrai, personne n’a INTERNET et tout le monde fait confiance aux journaux, aux télévisions, aux communiqués de l’OTAN !!! Pour la partie militaire , les "plans de largage" suffisent : l’OTAN et un drone isolé ont largué des bombes sur la caravane de 4 X 4 ..( ils s’excusent d’ailleurs " ils ne savaient pas que MK était dedans " !!!!!)

Ensuite, il suffisait de regarder les courtes vidéos (qui ont pieusement été retirées )...que ce soit RTBF (qui l’a enlevée ), AL JAZEERA (qui l’a enlevée )..pour voir cet homme , déjà gravement blessé, mais VIVANT servant de ballon au sol.  Il parlait encore, au début, puis il s’est tu !

Les courtes vidéos cachent soigneusement les visages des "vengeurs", on ne voit que les pantalons ..Quel courage !

 La « Communauté internationale » et la « Libye nouvelle »

 La mort de Kadhafi a été programmée afin qu’il ne puisse livrer aucune information compromettantes sur certains dirigeants de pays occidentaux. Et révéler à nouveau la collusion des services occidentaux et de l’OTAN avec les Jihadistes. Le pétrole justifie les moyens mais aussi l’alliance des USA et de l’UE avec les régimes réactionnaires et féodaux arabes, à commencer par l’Arabie Saoudite.

 

Le TPI,  bras « juridique » de l’impérialisme et de l’OTAN.

   On se souviendra aussi que lorsque des palestiniens se sont constituées parties civiles portant une plainte contre Sharon à Bruxelles, les USA ont menacé Bruxelles de déplacer le siège de l’Otan dans un autre pays... Et qui a mené les bombardements en Libye ? L’Otan.
Tout cela pour dire que pour pas mal de dirigeants des pays occidentaux, la vie d’un homme noir ou arabe ne vaut pas grand chose pour ne pas dire rien. C’est quand même Sarkosy qui avait osé déclarer sans complexe avec un naturel déconcertant et choquant que "l’Homme noir n’était pas encore rentré dans l’Histoire"... Nous en sommes-là, ne nous voilons pas la face. Ce qu’on a reproché à Kadhafi c’est d’avoir financé des programmes scolaires et universitaires en Afrique noire, d’avoir contribué à doter l’Afrique noire de certaines technologies dont un satelite pour les télécommunications, et ce gratuitement... Le pays de l’ UE  qui ne veulent pas d’étrangers chez eux, ont été jusqu’à détruire l’unique pays où pouvaient travailler des noirs sans être victimes de racisme ou de discrimination. Dès le début de l’agression nous avons vu le sort réservé aux Noirs qu’ils soient de Libye ou de pays d’Afrique ...Les dispositifs « Frontex » ont subsistés aux frontières de la Libye, sans parler du blocus maritime des côtes libyennes, dont les navires de guerre regardaient se noyer des centaines de fugitifs. Kadhafi avait ses défauts mais il n’a jamais jeté les Algériens dans la Seine, n’a jamais massacré les Palestiniens à Sabra et Chatila, n’a jamais gazé de Kurdes, Kadhafi, contrairement à la France et à la Belgique n’a pas été mêlé ni au génocide congolais, ni au génocide rwandais et encore moins à celui des Algériens...

L'OTAN a ouvert un nouveau front djihadiste  en Mauritanie, au Niger, au Mali, au Burkina, au Tchad, au Nigéria…

L’hypocrisie de l’ONU est dans la nature des choses, sans parler des « relations publiques de l’OTAN. Le problème c’est surtout les médias et les journalistes-mercenaires de la PPPA (la « Presse du Pouvoir, de la Police et de l’Argent).

D’autre part c’est Sarkozy, Rasmussen, De Crem et consort  qu’il faudrait convoquer à l’ONU, comme « témoins assistés », puis comme suspects et enfin inculpés, ainsi que tous les élus de tous les partis dits démocratiques, qui ont voté pour les bombardements et l’intervention au sol, pour qu’ils s’expliquent et non demander une enquête au CNT qui déjà dit "non" à l’ONU... Et puis, il y a ce silence coupable des dirigeants occidentaux et du Golfe arabo-persique qui ne disent rien, tous les pays de l’UE qui se tait devant le lynchage de Kadhafi ? Qui est responsable sinon le trio responsable, pour la France, de la guerre en Libye : BHL, Sarkozy et Juppé, et bien d’autres dans les pays de l’UE ?...En Belgique, le parti Ecolo, ses élus, ses membres, se proclament pacifistes ! Du moins dans les colloques, caucus, symposiums etc...Très pacifistes au moment des élections...

 Kadhafi restera une grande figure africaine.   Lui et son fils, comme tant d’autres soldats pro Kadhafi et civils pro Kadhafi ont été exécutés de façon sommaire. Ce qui reste choquant n’est pas tant la barbarie du CNT et des islamistes libyens, celle qu’ a connu l’Algérie pendant 10 ans.Ce qui reste choquant ce sont toutes les images, la réalité horrible du terrain qu’aucun média mainstream occidental n’a relaté, les pogroms anti-noirs, la chasse aux Touaregs, la fermeture des frontières de la Libye avec la Tunisie (" les Noirs ne sont pas bienvenus dans ce pays" déclarait un journaliste de la RTBF, prudemment posté côté tunisien) et avec l'Egypte. Pas plus que les manifestations de soutien à Kadhafi au Mali. Heureusement qu’il existe des sites tenus par des citoyens qui désormais forme "la cinquième colonne", le rempart à la propagande, car décidément, en même temps que la mort de Kadhafi, nous assistons à la mort de la presse libre...

Thierry Delforge 
24 octobre 2011


2-3 - Manlio Dinucci : Le Grand Jeu africain.

La mention des interventions diverses de l'impérialisme étatsunien, et de son bras armé, OTAN et AFRICOM, n'est pas, ci-dessous, exhaustive.
Il y a de multiples conventions et accords de collaboration militaire, Maroc, Egypte, Rwanda, ..
Pour rappel l'US Army a une base dans le Tassili (Algérie).

Washington multiplie les opérations militaires humanitaires en Afrique : ici, il s’agit d’éviter la circulation des armes, là de lutter contre une secte criminelle. Tous les prétextes sont bons pour prendre le contrôle du continent noir et de ses fabuleuses richesses. À y regarder de plus près, observe le géographe Manlio Dinucci, la pénétration états-unienne en Afrique reproduit les schémas de l’ancien colonialisme européen.

Après que le « Protecteur unifié » a démoli l’État libyen, avec au moins 40 000 bombes larguées en plus de 10 000 missions d’attaque, et fourni des armes même à des groupes islamiques classés jusque hier comme de dangereux terroristes, à Washington on se dit préoccupé que les armes des dépôts gouvernementaux finissent « dans de mauvaises mains ».

Le Département d’État a donc couru aux abris, en envoyant en Libye des escadrons de sous-traitants militaires qui, financés jusqu’à présent avec 30 millions de dollars, devraient « sécuriser » l’arsenal libyen. Mais derrière la mission officielle, il y a certainement celle de prendre tacitement le contrôle des bases militaires libyennes. Malgré l’engagement proclamé de ne pas envoyer de « boots on the ground » (troupes au sol), depuis pas mal de temps des agents secrets et des forces spéciales des États-Unis, Grande-Bretagne, France, Italie, Qatar et autres, opèrent sur le terrain. Ils ont guidé les attaques aériennes et dirigé les opérations terrestres. Leur mission, maintenant, est d’assurer que la Libye « pacifiée » reste sous le contrôle des puissances qui sont allées la « libérer ».

Le 14 octobre, le jour même où le Département d’État annonçait l’envoi de sous-traitants en Libye, le président Obama annonçait l’envoi de forces spéciales en Afrique centrale : au début, une centaine de militaires. Leur tâche officielle est celle de « conseillers » des forces armées locales, engagées contre l’ « Armée de résistance du Seigneur ». Opération financée par le Département d’État avec, jusqu’à présent, 40 millions de dollars.

La mission réelle de ces corps d’élite, envoyés par Washington, est de créer un réseau de contrôle militaire de l’aire comprenant Ouganda, Sud Soudan, Burundi, République centrafricaine et République démocratique du Congo. Et pendant que les États-Unis envoient leurs propres forces en Ouganda et au Burundi, officiellement pour les protéger des atrocités commises par l’ « Armée du Seigneur » qui se dit inspirée par le mysticisme chrétien, Ouganda et Burundi se battent en Somalie pour le compte des États-Unis, avec des milliers de soldats, contre le groupe islamiste al-Shabab.

Ces soldats sont soutenus par le Pentagone qui, en juin dernier, leur a fourni pour 45 millions de dollars d’armes, y compris des petits drones et des viseurs nocturnes.

Le 16 octobre, deux jours après l’annonce de l’opération étasunienne en Afrique centrale, le Kenya a envoyé des troupes en Somalie. Une initiative officiellement motivée par la nécessité de se protéger des bandits et pirates somaliens ; en réalité promue par les États-Unis pour leurs propres objectifs stratégiques, après l’échec de l’intervention militaire éthiopienne, elle aussi promue par les États-Unis. Et en Somalie, où le « gouvernement » soutenu par Washington contrôle à peine un quartier de Mogadiscio, la CIA est à l’œuvre depuis longtemps, avec des commandos locaux dûment entraînés et armés et des sous-traitants de compagnies militaires privées.

Les États-Unis visent donc le contrôle militaire des aires stratégiques du continent : la Libye, à l’intersection entre Méditerranée, Afrique et Moyen-Orient ; l’Afrique orientale et centrale, à cheval sur l’Océan Indien et l’Atlantique. Le jeu, apparemment compliqué, devient clair en regardant une carte géographique. Mieux encore sur un atlas historique, pour voir comment le néo-colonialisme ressemble de façon impressionnante au vieux colonialisme.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 19 octobre 2011 de il manifesto

Traduction Marie-Ange Patrizio
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20111018/manip2pg/14/manip2pz/311792/

 


2-4 La décision prise de Washington pour l’OTAN…fait partie d’un plus vaste plan stratégique de l’OTAN. 

La décision prise de Washington pour l’OTAN de bombarder la Libye de Kadhafi et de la soumettre à ses diktats ces derniers mois, ceci à un coût estimé d’au moins un milliard de dollars qui seront épongés par le contribuable américain, n’a pas grand chose à voir avec ce que le gouvernement d’Obama proclame être une “mission de protection de civils innocents”. En réalité, ceci fait partie d’un plus vaste plan stratégique de l’OTAN et du Pentagone en particulier de contrôler le talon d’Achille de la Chine, à savoir sa dépendance stratégique en de grands volumes d’importation de pétrole brut et de gaz. Aujourd’hui, la Chine est le second importateur de pétrole au monde derrière les Etats-Unis et le fossé se comble rapidement.

Si nous regardons attentivement une carte de l’Afrique et si nous observons l’organisation africaine du nouveau commandement africain du Pentagone AFRICOM, il émerge que le stratégie est de contrôler une des ressources stratégiques les plus importantes de la Chine en ce qui concerne le pétrole et les matières premières.

La campagne de Libye de l’OTAN est au sujet du pétrole et rien que du pétrole; mais pas à propos de contrôler le brut de haute qualité libyen (demandant peu de rafinage), parce que les Etats-Unis sont nerveux à propos de sources d’approvisionnement étrangères. C’est plutôt au sujet du contrôle de l’accès de la Chine à des importations de brut de longue durée depuis l’Afrique et le Moyen-Orient. En d’autres termes, tout ceci est au sujet de contrôler la Chine elle-même.

La Libye est bordée au nord par la Mer Méditérannée, directement de l’autre côté de l’Italie, dont la compagnie pétrolière ENI a été le contracteur étranger le plus important en Libye pendant des années. A l’Ouest, la Libye est bordée par la Tunisie et l’Algérie; au sud par le Tchad, à l’Est, elle est bordée par à la fois l’Egypte et le Soudan (aujourd’hui le Soudan et le Soudan du sud). Ceci devrait en dire long sur l’importance  stratégique à long terme de la Libye pour l’AFRICOM et le Pentagone quant à leur possibilité de contrôle de l’Afrique et de ses ressources et quel pays est capable d’obtenir ces ressources.

La Libye de Kadhafi a maintenu un contrôle étatique strict sur ses réserves très importantes de pétrole brut de haute qualité. D’après des données d’étude datant de 2006, la Libye possède les plus grosses réserves pétrolières du continent africain, environ 35% de plus que celles estimées du Nigéria. Les concessions d’exploitation de ce pétrole ont été étendues aux compagnies pétrolières d’état chinoise et russe ainsi qu’à d’autres ces dernières années.

De manière attendue, un porte-parole de la soi-disante opposition qui clâme victoire sur Kadhafi, Abdel Jalil Mayouf, le représentant en Relation Publique de la firme pétrolièee libyenne AGOCO, a dit à l’agence Reuters: “Nous n’avons aucun problème avec les pays entreprises occidentales comme celles de l’Italie, la France ou du Royaume-Uni; mais nous pourrions avoir quelques problèmes politiques avec celles venant de Russie, de Chine et du Brésil.” La Chine, la Russie et le Brésil se sont soit opposés aux sanctions de l’ONU sur la Libye ou on fait pression pour la résolution du conflit en interne et un arrêt des bombardements de l’OTAN.

Comme je l’ai déjà détaillé auparavant,1. Kadhafi, ancien adhérent du socialisme pan-arabe dans la ligne de l’Egyptien Gamal Nasser, a utilisé les revenus du pétrole pour améliorer de beaucoup les conditions de vie de ses compatriotes. Les soins médicaux étaient gratuits tout comme l’était l’éducation. Chaque famille libyenne recevait une bourse d’état de 50 000 US$ afin d’acheter une nouvelle maison et tous les prêts bancaires étaient en accord avec les lois anti-usurières de l’islam, et donc sans taux d’intérêt. L’état n’était pas non plus endetté. Ce n’est seulement qu’au prix d’une corruption forcenée et d’une infiltration massive dans l’Est du pays, que la CIA, le MI6 et les autres agences de renseignement de l’OTAN ont pu, au coût de plus d’un milliard de dollars et de bombardements massifs des populations civiles par les forces de l’OTAN, déstabiliser les liens entre Kadhafi et son peuple.

Pourquoi donc l’OTAN et le pentagone ont-ils mené une campagne si meurtrière sur un pays souverain ? Une évidence est que cela servait à encercler les ressources énergétiques et de matières premières de la Chine sur le continent en en Afrique du nord.

L’alerte du Pentagone à propos de la Chine

Pas à pas depuis ces dernières années, Washington a commencé à créer la perception que la Chine, qui était “le très cher ami et allié de l’Amérique” il y a encore moins de dix ans, était en train de devenir la plus grande menace pour la paix mondiale le tout à cause de son énorme expansion économique. Dépeindre la Chine comme le “nouvel ennemi” a été compliqué car Washington est dépendant de la Chine pour qu’elle achète la part du lion de sa dette gouvernementale sous forme d’obligations et bons du trésor.

En Août, le pentagone a publié pour le congrès son rapport annuel sur le statut militaire de la Chine.2  Cette année, ce rapport a déclanché des sonnettes d’alarme stridentes à travers la Chine. Le rapport stipule entr’autres choses, que “depuis la dernière décennie, l’armée chinoise a bénéficié d’investisseemtns robustes en terme de matériel moderne et de technologie. Bon nombre de systèmes modernes ont atteint un bon niveau de maturité et d’autres seront opérationnels dans quelques années”, a dit le pentagone dans ce rapport. Il a aussi ajouté qu’ “il y a une certaine incertitude sur le comment la Chine va utiliser ses capacités croissantes… La Chine comme majeur acteur international peut très bien se dresser comme une caractéristique stratégique de ce début de XXI ème siècle.”3

Dans un intervalle de peut-être deux à cinq ans, selon comment le reste du monde réagit et joue ses cartes, la République Populaire de Chine émergera dans les médias européens sous contrôle comme étant la nouvelle “Allemagne hitlérienne”. Si cela est peut-être difficile à croire aujourd’hui, réfléchissez un peu comment cela a été fait avec l’ancien allié et ami de Washington Hosni Moubarak et même auparavant avec Saddam Hussein. En Juin de cette année, l’ancien secrétaire d’état à la marine et maintenant Sénateur américain pour la Virginie, James Webb, a surpris beaucoup de monde à Pékin quand il déclara à la presse que la Chine était en train d’approcher ce qu’il appelait “un moment de Munich”, quand Washington devra décider de garder un équilibre stratégique, ce en référence à la crise de 1938 sur la Tchécoslovaquie, quand Chamberlain opta pour l’apaisement avec Hitler sur la question des Sudètes. Webb ajouta: “Si vous regardez les dix dernières années, le vainqueur stratégique a été la Chine”.4

Le même rouleau compresseur propagandiste du pentagone, emmené par CNN, BBC, le New York Times et le Guardian de Londres, va obtenir les ficelles subtiles de la part de Washington pour “peindre la Chine et ses leaders en noir”. La Chine devient bien trop puissante et bien trop indépendante pour beaucoup à Washington et à Wall Street. Pour contrôler cela et par dessus tout la dépendance énergétique de la Chine, ses imports de pétrole ont été identifiés comme étant son talon d’achille. L’affaire libyenne est un coup monté directement pour frapper ce talon d’Achille.

L’introduction de la Chine en Afrique

L’implication des compagnies énergétiques et d’imports de matières premières chinoises à travers le continent africain est devenue une cause majeure de souci pour Washington où une attitude de négligence maligne a dominé la politique africaine depuis l’ère de la guerre froide. Comme ses besoins énergétiques futurs étaient devenus évidents depuis plusieurs années, la Chine a commencé une véritable et dominante diplomatie économique en Afrique, qui s’est vraiment développée depuis 2006 lorsque Pékin a littéralement déroulé le tapis rouge pour les chefs d’état de plus de quarante pays africains et discuté de très larges sections de relations commerciales avec ces pays. Rien n’était plus important pour Pékin que de sécuriser de futures ressources pétrolières pour la forte industrialisation de la Chine dans son ensemble. La China fit donc mouvement vers des pays abandonnés par leurs anciennes puissances coloniales européennes comme la France, le Royaume-Uni ou le Portugal.

Le Tchad par exemple est un cas d’école. Un des pays les plus pauvres et les plus isolés d’Afrique; le Tchad fut courtisé par Pékin qui rétablit les relations diplomatiques avec ce pays en 2006.
En Octobre 2007, le géant du pétrole d’état chinois CNPC signa un contrat pour construire une rafinerie de pétrole en conjonction avec le gouvernement tchadien. Deux ans plus tard, ils commencèrent la construction d’un pipeline pour amener le pétrole d’un nouveau champs d’exploitation chinois dans le sud à quelques 300 km de la rafinerie. Les ONG supportées par les gouvernements occidentaux commencèrent à crier au loup concernant l’impact écologique de pipeline chinois. Ces mêmes ONG étaient curieusement silencieuses lorsque Chevron découvrit du pétrole au Tchad en 2003.

En Juillet 2011, les deux pays, le Tchad et la Chine célébraient l’ouverture de la rafinerie commune sino-tchadienne juste à côté de la capitale N’djamena.5

Les activités pétrolières tchadiennes chinoises sont également très proches d’un autre projet pétrolier majeur chinois, celui de la région du Darfour au Soudan, limitrophe au Tchad.

Le Soudan a été une source très importante et grandissante de pétrole pour la Chine depuis le début d’une coopération entre les deux pays au début des années 1990, après que Chevron eut abandonné ses options là-bas. Dès 1998, CNPC construisait un pipeline pétrolier de 1500 km depuis les champs d’exploitation du sud-Soudan jusqu’à Port Soudan sur les rives de la Mer Rouge ainsi qu’une rafinerie près de Khartoum. Le Soudan fut la première grande opération pétrolière gérée à l’étranger par la Chine. Au début 2011, le pétrole soudanais, en provenance de la zone de conflit du sud, couvrait environ 10% des imports pétroliers de la Chine en prenant plus de 60% de la production quotidienne du Soudan de 490 000 barils / jour. Le Soudan est devenu un point vital de la sécurité énergétique nationale chinoise.

D’après des estimations géologiques, le sous-sol qui va du Darfour, dans ce qui était le sud du Soudan, jusqu’au Cameroun en passant par le Tchad est un immense champ pétrolier d’une ampleur telle que cela pourrait bien être une nouvelle Arabie Saoudite.

Contrôler le sud-Soudan, ainsi que le Tchad et le Cameroun est vital pour la stratégie du pentagone de “refus stratégique” à la Chine de futurs approvisionnements en pétrole. Aussi loin qu’un régime fort et robuste de Kadhafi demeurait en place à Tripoli, le contrôle de cette région demeurait un problème majeur. La séparation quasi-simultanée du sud-Soudan d’avec le Soudan et le renversement de Kadhafi en faveur de rebelles faibles et dépendants du support du pentagone était une priorité stratégique de première importance pour le plan de domination totale du pentagone.

 

L’AFRICOM répond

La force principale derrière la récente vague d’attaques contre la Libye ou les changements de régimes plus discrets en Tunisie, en Egypte et le fameux referendum sur le Soudan du sud qui a maintenant fait de cette région pétrolière, une région “indépendante”, a été l’AFRICOM, le commandement spécial de l’armée américaine établi par le gouvernement Bush en 2008 explicitement pour contrer spécifiquement l’influence chinoise sur les réserves de pétrole et de matières premières en Afrique.

Fin 2007, Le Dr. Peter Pham, un initié de Washington qui conseille les départements d’état et de la défense américains, explique de manière ouverte que “parmi les buts ultimes de l’AFRICOM , était le but de protéger les accès en hydrocarbures et autres ressources stratégiques dont l’Afrique est riche, une tâche qui incluait de s’assurer contre la vulnérabilité de ces richesses naturelles et de s’assurer qu’aucunes tierces parties comme la Chine, L’inde, le Japon ou la Russie, ne puissent obtenir un monopole ou des traitements de faveur.”6

Témoignant devant le congrès américain pour soutenir le projet de création de l’AFRICOM, Pham, qui est associé avec la fondation néo-conservatrice pour la défense des démocraties a déclaré:

“Ces ressources et richesses naturelles font de l’Afrique une cible facile pour les attentions de la République Populaire de Chine, dont la dynamique économique… a une soif quasi insatiable de pétrole et de besoins pour d’autres ressources naturelles. La Chine importe à l’heure actuelle aproximativement 2,6 millions de barils de pétrole brut par jour, environ la moitié de cette consommation, de l’ordre de 765 000 barils par jour, environ un tiers de ses importations, proviennent de ses sources africaines, spécialement du Soudan, de l’Angola et du Congo (Brazzaville). Est-ce étonnant donc par conséquent qu’aucune région du monde autre que l’Afrique ne rivalise avec l’intérêt stratégique de la Chine ces dernières années… De manière intentionnelle ou non, beaucoup d’analystes attendent que l’Afrique, spécifiquement les états du long de sa très riche côte occidentale, va devenir le théâtre d’une concurrence stratégique entre les Etats-Unis et sa seule réelle concurrence à l’échelle globale, la Chine, alors que les deux pays cherchent à étendre leur influence et sécuriser l’accès aux ressources.”7

Il est très opportun ici de se rappeler la séquence des révolutions “Twitter” téléguidées depuis Washington dans le mouvement toujours actif de ce que l’on a appelé le printemps arabe. D’abord la Tunisie, un bout de terrain en apparence insiginifiant d’Afrique du Nord sur les bords de la Méditérannée. Quoi qu’il en soit, la Tunisie se situe sur la frontière Ouest de la Libye. Le second domino qui tomba fut l’Egypte de Moubarak. Ceci créa une instabilité majeure au Moyen-Orient et en Afrique du Nord car Moubarak, malgré ses grands défauts, avait résisté la politique moyen-orientale de Washington; Israël perdît aussi un précieux allié lorsque Moubarak tomba.

Puis en Juillet 2011, le sud-Soudan se déclare lui-même la République indépendante du Sud-Soudan, se séparant du Soudan après des années d’insurrection soutenues par les Etats-Unis contre le régime de Khartoum. La nouvelle république prend avec elle la grande majorité des ressources pétrolières, ce qui ne réjouit pas Pékin bien évidemment. L’ambassadrice états-unienne à l’ONU Susan Rice, mena la délégation américaine pour la célébration de l’indépendance. L’appelant un “testament pour le peuple du sud-Soudan”. Elle ajouta, afin d’entériner le processus de sécession que “les Etats-Unis ont été aussi actifs que tout le monde”. Le président Obama ouvertement supporta la sécession du sud. Celle-ci était un projet guidé et financé depuis Washington depuis que le gouvernement Bush eut décidé d’en faire une priotité en 2004.8

Maintenant, le Soudan a perdu d’un seul coup ses revenus du pétrole. La sécession du sud où les trois-quarts des 490 000 barils / jour sont produits, a aggravé les problèmes économiques de Khartoum en coupant d’un coup environ 37% des revenus nationaux. Les rafineries du Soudan et la seule route d’exportation va des champs d’exploitation du sud vers Port Soudan sur la Mer Rouge au Nord du Soudan. Le sud-Soudan est maintenant encouragé par Washington de bâtir un nouveau pipeline d’exportation indépendant de celui de Khartoum en passant par le Kenya. Le Kenya est une des zones d’influence américaines très forte en Afrique.9

Le but du changement de régime en Libye, supporté par les Etats-Unis, ainsi que de tout le projet pour le Moyen-Orient qui repose derrière le printemps arabe, est de pouvoir contrôler à termes les champs pétroliers les plus importants connus à ce jour et ainsi de contrôler la politique future, surtout dans des pays comme la Chine. Comme le secrétaire d’état des années 1970 Henri Kissinger a déclaré, quand il était à l’époque plus puissant que le président des Etats-Unis lui-même: “Si vous contrôlez le pétrole, vous contrôlez les nations ou des groupes de nations”.

Pour le futur du plan de sécurité national énergétique de la Chine, la réponse ultime est de trouver des réserves énergétiques en Chine. Fort heureusement, il existe de nouvelles méthodes révolutionnaires pour détecter et évaluer quantitativement la présence de pétrole et de gaz, là où la géologie actuelle dit qu’il n’est pas possible de trouver du pétrole à ces endroits. Là est peut-être la sortie logique du piège pétrolier qui a été placé pour la Chine, Dans mon nouveau livre “Les guerres pour l’énergie”, je détaille ces méthodes pour ceux qui sont intéressés.

Article original en anglais : NATO's War on Libya is Directed against China: AFRICOM and the Threat to China's National Energy Security, publié le 25 septembre 2011.
Traduction par Résistance 71.
F. William Engdahl est l’auteur de Full Spectrum Dominance: Totalitarian Democracy in the New World Order

Notes

1 F. William Engdahl, Creative Destruction: Libya in Washington’s Greater Middle East Project–Part II, March 26, 2011, accessed in http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=23961

2 Office of the Secretary of Defense, ANNUAL REPORT TO CONGRESS: Military and Security Developments Involving the People’s Republic of China 2011, August 25, 2011, accessed in www.defense.gov/pubs/pdfs/2011_cmpr_final.pdf.

3 Ibid.

4 Charles Hoskinson, DOD report outlines China concerns, August 25, 2011, accessed in http://www.politico.com/news/stories/0811/62027.htmlhttp://www.politico.com/news/stories/0811/62027.html

5 Xinhua, China-Chad joint oil refinery starts operating, July 1, 2011, acessed in http://english.peopledaily.com.cn/90001/90776/90883/7426213.html. BBC News, Chad pipeline threatens villages, 9 October 2009, accessed in http://news.bbc.co.uk/2/hi/8298525.stm.

6 F. William Engdahl, China and the Congo Wars: AFRICOM. America’s New Military Command, November 26, 2008, accessed in http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=11173

7 Ibid. 8 Rebecca Hamilton, US Played Key Role in Southern Sudan’s Long Journey to Independence, July 9, 2011, accessed in

http://pulitzercenter.org/articles/south-sudan-independence-khartoum-southern-kordofan-us-administration-role

9 Maram Mazen, South Sudan studies new export routes to bypass the north, March 12, 2011, accessed in http://www.gasandoil.com/news/2011/03/south-sudan-studies-routes-other-than-north-for-oil-exports


2-5 Atlas Alternatif : 'Intervention' militaire étatsunienne en Ouganda.

"J'ai autorisé un nombre restreint de forces combattantes équipées américaines à se déployer en Afrique centrale pour fournir une aide aux forces régionales qui travaillent à évincer Joseph Kony du champ de bataille "a indiqué le président Obama dans vendredi dernier dans une lettre envoyée aux présidents de la Chambre des représentants et du Sénat en se fondant sur une loi d'assistance votée par le Congrès en 2009 (Northern Uganda Recovery Act of 2009).
L'envoi d'une centaine de soldats américains en Ouganda pour combattre l' Armée de résistance du Seigneur (Lord's Resistance Army - LRA) a surpris. Certes la LRA a ravagé l'Ouganda pendant 25 ans avec ses milices d'enfants tueurs mais elle ne s'est jamais opposée aux Etats-Unis et l'affirmation selon laquelle l'engagement de Washington contre elle correspond à « un intérêt de sécurité nationale » pour les Etats-Unis en a laissé plus d'un perplexe. Dans les milieux conservateurs américains le chroniqueur Rush Limbaugh a mis en cause cette décision en jugeant inopportun que les Etats-Unis s'attaquent à une guérilla chrétienne, et le libertarien Ron Paul que cet envoi de troupes est inconstitutionnel. L'un et l'autre ont en commun de souligner que cet engagement cache sans doute un projet belliciste plus ambitieux. La LRA compte en effet environ 500 combattants et l'envoi de 100 soldats américains face à eux paraît disproportionné.
En réalité il s'agit d'une opération qui permettra à l'Ouganda de devenir une base de projection de l'armée américaine dans les pays voisins, notamment au Soudan et au Congo.
L'Ouganda voit ainsi consacrer son rôle de partenaire privilégié de Washington dans la zone. Il est déjà lourdement impliqué dans la répression des milices islamistes Shebab en Somalie (
http://news.antiwar.com/2010/08/31/americas-war-uganda-wi...) et fonctionne comme un sous-traitant des Etats-Unis dans ce pays (ce qui lui a valu de subir un attentat islamiste dans sa capitale récemment). En juin dernier le Pentagone lui a octroyé 45 millions de dollars d'équipement militaire (malgré la crise financière) ainsi qu'au Burundi (équipement de vision de nuit, drones etc).
Le Kenya (où se trouveraient des bases secrètes américaines de drones pour des assassinats ciblés en Somalie -
http://aporrea.org/internacionales/n190625.html) est aussi impliqué dans cette guerre : hier dimanche, à la suite d'enlèvements perpétrés sur le territoire de ce pays, une quarantaine de véhicules militaires kenyans sont entrés dans la ville somalienne de Dhobley,  une ingérence qui a été désavouée à demi-mots par le porte-parole du gouvernement somalien Abdirahman Omar Osman qui a dit apprécier l'aide kényane mais ne pas souhaiter de présence militaire de son voisin sur le sol somalien.
Les Shebab contrôlent la plus grande partie du sud et du centre de la Somalie, mais ils ont perdu l'essentiel de la capitale, Mogadiscio, et reculent en ce moment devant les forces gouvernementales qui ont conquis la semaine dernière Qoqani, une ville de la région de la Basse Juba, à la frontière kenyane.
Le président ougandais Yoweri Museveni a insisté hier sur le fait que les GIs étatsuniens sont de simples "conseillers militaires" qui ne participeront pas aux combats. Le site Antiwar.com rappelle cependant qu'il s'agit de forces spéciales qui se tiennent rarement en marge du champ de bataille, et que la guerre du Vietnam elle aussi avait commencé par l'envoi de soldats censés uniquement "conseiller" l'armée du Sud-Vietnam

Atlas Alternatif, 17 octobre 2011

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-intervention-militaire-etatsunienne-en-ouganda-86696454.html



3 Annexe

3-1 Extrait du 'testament' de Kadhafi,

Mes volontés dernières sont :
- [...] Que peuple libyen sauvegarde son identité, ses réalisations, son histoire et l’image de ses ancêtres et ses héros et qu’il ne soit pas attaqué dans les sacrifices de ses hommes libres.
- Que continue la résistance à toute agression étrangère subie par la Jamahiriya, aujourd’hui, demain et pour toujours.
- Que soient convaincus les hommes libres de la Jamahiriya que nous aurions pu monnayer, avec notre cause, une vie personnelle meilleure, stable et en sécurité. Nous avions eu tant de propositions, mais nous avons choisi d’être au front par devoir et honneur. Et même si nous ne gagnons pas aujourd’hui, nous allons offrir une leçon aux générations futures pour qu’elles puissent gagner, car le choix de la Nation est la bravoure et la vendre est une trahison que l’Histoire retiendra ainsi et pas autrement.

Que soit transmis mon salut à chaque membre de ma famille et aux fidèles de la Jamahiriya ainsi qu’aux fidèles de part le monde qui nous ont soutenu ne serait-ce qu’avec le cœur.

Que la paix soit sur vous, tous.
Mouammar El Kadhafi
Syrte, 17/10/2011

 http://www.france-irak-actualite.com/article-le-testament-de-mouammar-kadhafi-87060350.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+LeBlogDeGillesMunier+%28Le+blog+de+Gilles+Munier%29&utm_content=My+Yahoo



3-2 Libye: les dix articles les plus lus sur International News.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

 

Parmi plus de soixante-dix articles et vidéos, les documents les plus consultés pour comprendre l'agression de la Libye par les puissances occidentales :

       

Libye: le principal motif de l'agression contre la Libye: le Dinar Or (VOSTF)
Encore une fois la chaine de télévision Russia Today offre un point de vue intéressant sur les véritables raisons de l'attaque en Lybie. Le pétrole est certes une explication possible mais il s'agirait surtout d'empecher Kadhafi de ventre son pétrole en Gold Dinars (en or) au détriment du dollars, de changer le système bancaire de la nation Lybienne en imposant une banque centrale privée et mettre la main sur les réserves d'Or colossales de la Lybie. La Lybie vend pour des 
[…]

Kadhafi n'a jamais bombardé son peuple (+vidéo) 

 

'No sign Gaddafi bombed Tripoli - NATO wages war on false claims'

Colonel Gaddafi's troops are reportedly being withdrawn from the rebel-held city of Misrata in the face of NATO airstrikes. It follows an almost two month standoff. Meanwhile, allied aircraft carried out fresh airstrikes on the capital Tripoli overnight, with a government spokesman saying at least three people were killed in the raid. Sukant Chandan, who has just returned from a monitoring mission, believes there's no[…]

Sept vérités sur la Libye

Sept points sur la Libye par Domenico LOSURDO Désormais même les aveugles peuvent être en mesure de voir et de comprendre ce qui est en train d’arriver en Libye : 1. C’est une guerre promue et déclenchée par l’OTAN qui est en cours. Cette vérité finit par filtrer sur les organes mêmes d’ « information » bourgeoise. Sur La Stampa du 25 août, Lucia Annunziata écrit : c’est une guerre « entièrement "extérieure", c’est-à-dire faite par […]

L'OTAN a détruit totalement ce que la Libye avait construit: le niveau de vie Par le PR Michel Chossudovsky

 « Il n'y a pas de lendemain » dans le cadre d'une rébellion d'Al-Qaïda financée par l'OTAN. Alors qu'un gouvernement rebelle « prodémocratique » a été établi, le pays a été détruit. Avec la propagande de guerre en toile de fond, les réussites économiques et sociales de la Libye des trente dernières années ont été brutalement ruinées: La Jamahiriya arabe libyenne a un niveau de vie élevé et un solide apport calorique […]

Témoignage d'un Libyen vivant en France (vidéo)

Témoignage lors de la manifestation à Paris du 3 septembre 2011 contre la guerre de l'OTAN en Libye. Ibrahim travaillait à Tripoli dans une entreprise de développement pour l'Afrique avant l'agression. Il parle des conditions de vie en Libye sous Kaddafi: éducation gratuite, système de santé gratuit, eau gratuite, prêts gratuits, allocation de vie, denrées alimentaires subventionnées par l'Etat dans les magasins... Il rappelle le rôle décisif d'Al […]

 

Mouammar al Kadhafi ou le paradoxe libyen (documentaire d'Arte)

"Cette vidéo est très intéressante même si elle n’a pas été réalisée par des révolutionnaires, ce qui fait que le dernier intervenant ne comprend rien à la démocratie directe et parle de manque de liberté. Pourtant, c’est dans la démocratie parlementaire à la française qu’on n’est pas libres : on nous a imposé le nucléaire ; on nous a imposé les OGM ; on nous a imposé le traité de Lisbonne alors même qu’on avait voté contre! (et on ne nous demande pas notre avis […]

La balkanisation de la Libye : les plans des USA et de l’OTAN

Cet entretien avec Mahdi Darius Nazemroaya traite de l’impasse de la guerre en Lybie, et de la stratégie du Pentagone et de l’OTAN pour diviser ce pays. Il aborde également le rôle de la Turquie et de l’Allemagne, ainsi que les plans de l’Union européenne d’envoyer une force de maintien de la paix. Il souligne l’importance économique de Misrata. XU JINGJING : Il semble que la […]

Libye la vérité interdite (vidéo VOSTF)

Milovan Drecun, un journaliste avec plusieurs décennies d'expérience dans les zones de guerre, est parti en Libye pour faire ses propres recherches sur ce qui s'y passe réellement. Il montre les massacres de civils par l'OTAN dans des zones sans aucun objectifs militaires pour terroriser les populations, la destruction des infrastructures vitales du pays (comme en Iraq ou en Yougoslavie), et la collusion des terroristes d'Ala Qaïda avec l'OTAN. 18 juillet 2011 […]

La France et L'OTAN massacrent des enfants en Libye (photos/vidéos)

 

No Comment!

Washington cherche à agir sous couvert de l’OTAN pour une longue guerre contre la Libye Par Bill Van Auken

Certainement une nouvelle "guerre" - que nous n'avions pas vu venir si tôt - semblable à les agressions contre l'Iraq et l'Afghanistan, avec à la clef une nouvelle marionnette à la tête du pays et un prévisible enlisement. La Syrie pourrait être la prochaine cible. Sur Obama et son programme présidentiel (dans lequel tous les pays visés étaient cités noir sur blanc), lire Barack Obama : Une victoire programmée par le Nouvel Ordre Mondial ? (Mondialisation, 9 novembre 2008) […]

Uranium Appauvri: LIBYE, le Fukushima de la guerre par Manlio Dinucci

Alors que le bâton de commandement du « Protecteur unifié » (nouveau nom de la guerre) passe des mains du général étasunien dirige le Commandement Africa à celles de l’amiral étasunien dirigeant de l’Alliance atlantique, l’OTAN annonce que son objectif est de «protéger les civils et les zones peuplées de civils ». Ceci s’accomplit en lançant sur la Libye des centaines de missiles Tomahawk, dont la majorité ont une tête à […]

La France préparait depuis novembre le renversement de Kadhafi

Benghazi aurait été préparée depuis novembre 2010 par les services secrets français. Comme le remarque Miguel Martinez du site internet progressiste ComeDonChisciotte, ces révélations, encouragées par les services secrets italiens, doivent se comprendre comme une rivalité au sein du capitalisme européen. Le Réseau Voltaire précise que Paris a […]

Les "rebelles" Libyens armés par l'OTAN depuis le premier jour!!! (video)

vidéo montre même les occidentaux entraînant les "rebelles" à servir de ces beaux joujoux. Ces faux insurgés seraient en réalité des mercenaires et des Libyens expatriés! (VO) by grtv Libyan rebels from the Feb. 17 armed coup attempt to overthrow the Libyan government had brand new weapons since the first day of the uprising. These weapons were of non-Libyan origin and had already been […]

Pourquoi l’Europe s’acharne-t-elle en Libye ? (vidéo)

Internationalnews Photo: http://fr.wikipedia.org/wiki/RASCOMSTAR Lire en complément: Un africain dénonce les mensonges de la guerre contre la libye Dossier Libye/Libya Files .

Les "Rebelles" pratiquent le nettoyage ethnique des Libyens noirs

Internationalnews Le Grand Soir 28 juin 2011 Black Star News Les "rebelles" de Misrata en Libye ont chassé toute la population noire de la ville selon un article du Wall Street Journal d’aujourd’hui intitulé "La ville libyenne déchirée par des luttes tribales" qui fait froid dans le dos. Les "rebelles" essaient maintenant de prendre la ville de Tawergha située à environ 50 km, et se proposent de la nettoyer de tous les noirs dès qu’ils l’auront conquise. Est-ce que ce n’est pas ce qu’on […]

Massacres d'enfants par l'OTAN en Libye, reportage de Michel Collon (vidéo)Internationalnews

21 octobre 2011

From:thibaut

To:medias-mensonges-desinformation@googlegroups.com

Sent: October 24,

http://www.internationalnews.fr/article-libye-les-dix-articles-les-plus-lus-sur-in-82420606.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


 

29/10/2011

n°-97 - Les dossiers des 'Guerres de l'Otan' - 28-10 - o : Fidel Castro : 'L'OTAN est l'outil de répression « le plus perfide de l'histoire de l'humanité »

n°-97 - Les dossiers des 'Guerres de l'Otan' - 28-10 - o  : Fidel Castro : 'L'OTAN est l'outil de répression « le plus perfide de l'histoire de l'humanité »



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’. n° 97- 28-10

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 "Le'Dossier des guerre de l'Otan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part 

F. William Engdahl : La guerre de l’OTAN contre la Libye est dirigée contre la Chine.

Franklin Lamb : Six pays africains prépareraient des troupes pour les envoyer en Libye contre l'OTAN.

1 Brèves   

1-1 Ginette Hess Skandrani : Fidel Castro : ‘L’OTAN est l’outil de répression « le plus perfide de l’histoire de l’humanité ».

1-2 Ria Novosti ' "Moscou dénonce la tendance de l'Otan à imposer le scénario libyen"

2 Dossiers

.2-1 Djamel Labidi : Kadhafi: ils ont exaucé son souhait.

2-2 Allain Jules : L'incroyable assassinat politique de Kadhafi !

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 JEAN-LOUIS LE TOUZET, LUC MATHIEU : Muammar al-Kadhafi, le Guide supprimé.

3-2 Bahar Kimyongür : Le sang du lion et le festin des rats.

3-3 Réflexions de Fidel Castro Ruz : Le rôle génocide de l’OTAN.

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Jean Bricmont : « Ce que Sarkozy, Obama, Cameron veulent, ce n’est pas la démocratie, c’est la soumission »



Tiré à part 

F. William Engdahl : La guerre de l’OTAN contre la Libye est dirigée contre la Chine.

AFRICOM et la menace sur la sécurité énergétique nationale de la Chi

La décision prise de Washington pour l’OTAN de bombarder la Libye de Kadhafi et de la soumettre à ses diktats ces derniers mois, ceci à un coût estimé d’au moins un milliard de dollars qui seront épongés par le contribuable américain, n’a pas grand chose à voir avec ce que le gouvernement d’Obama proclame être une “mission de protection de civils innocents”. En réalité, ceci fait partie d’un plus vaste plan stratégique de l’OTAN et du Pentagone en particulier de contrôler le talon d’Achille de la Chine, à savoir sa dépendance stratégique en de grands volumes d’importation de pétrole brut et de gaz. Aujourd’hui, la Chine est le second importateur de pétrole au monde derrière les Etats-Unis et le fossé se comble rapidement.

Si nous regardons attentivement une carte de l’Afrique et si nous observons l’organisation africaine du nouveau commandement africain du Pentagone AFRICOM, il émerge que le stratégie est de contrôler une des ressources stratégiques les plus importantes de la Chine en ce qui concerne le pétrole et les matières premières.

La campagne de Libye de l’OTAN est au sujet du pétrole et rien que du pétrole; mais pas à propos de contrôler le brut de haute qualité libyen (demandant peu de rafinage), parce que les Etats-Unis sont nerveux à propos de sources d’approvisionnement étrangères. C’est plutôt au sujet du contrôle de l’accès de la Chine à des importations de brut de longue durée depuis l’Afrique et le Moyen-Orient. En d’autres termes, tout ceci est au sujet de contrôler la Chine elle-même.

La Libye est bordée au nord par la Mer Méditérannée, directement de l’autre côté de l’Italie, dont la compagnie pétrolière ENI a été le contracteur étranger le plus important en Libye pendant des années. A l’Ouest, la Libye est bordée par la Tunisie et l’Algérie; au sud par le Tchad, à l’Est, elle est bordée par à la fois l’Egypte et le Soudan (aujourd’hui le Soudan et le Soudan du sud). Ceci devrait en dire long sur l’importance  stratégique à long terme de la Libye pour l’AFRICOM et le Pentagone quant à leur possibilité de contrôle de l’Afrique et de ses ressources et quel pays est capable d’obtenir ces ressources.

La Libye de Kadhafi a maintenu un contrôle étatique strict sur ses réserves très importantes de pétrole brut de haute qualité. D’après des données d’étude datant de 2006, la Libye possède les plus grosses réserves pétrolières du continent africain, environ 35% de plus que celles estimées du Nigéria. Les concessions d’exploitation de ce pétrole ont été étendues aux compagnies pétrolières d’état chinoise et russe ainsi qu’à d’autres ces dernières années.

De manière attendue, un porte-parole de la soi-disante opposition qui clâme victoire sur Kadhafi, Abdel Jalil Mayouf, le représentant en Relation Publique de la firme pétrolièee libyenne AGOCO, a dit à l’agence Reuters: “Nous n’avons aucun problème avec les pays entreprises occidentales comme celles de l’Italie, la France ou du Royaume-Uni; mais nous pourrions avoir quelques problèmes politiques avec celles venant de Russie, de Chine et du Brésil.” La Chine, la Russie et le Brésil se sont soit opposés aux sanctions de l’ONU sur la Libye ou on fait pression pour la résolution du conflit en interne et un arrêt des bombardements de l’OTAN.

Comme je l’ai déjà détaillé auparavant,1. Kadhafi, ancien adhérent du socialisme pan-arabe dans la ligne de l’Egyptien Gamal Nasser, a utilisé les revenus du pétrole pour améliorer de beaucoup les conditions de vie de ses compatriotes. Les soins médicaux étaient gratuits tout comme l’était l’éducation. Chaque famille libyenne recevait une bourse d’état de 50 000 US$ afin d’acheter une nouvelle maison et tous les prêts bancaires étaient en accord avec les lois anti-usurières de l’islam, et donc sans taux d’intérêt. L’état n’était pas non plus endetté. Ce n’est seulement qu’au prix d’une corruption forcenée et d’une infiltration massive dans l’Est du pays, que la CIA, le MI6 et les autres agences de renseignement de l’OTAN ont pu, au coût de plus d’un milliard de dollars et de bombardements massifs des populations civiles par les forces de l’OTAN, déstabiliser les liens entre Kadhafi et son peuple.

Pourquoi donc l’OTAN et le pentagone ont-ils mené une campagne si meurtrière sur un pays souverain ? Une évidence est que cela servait à encercler les ressources énergétiques et de matières premières de la Chine sur le continent en en Afrique du nord.

L’alerte du Pentagone à propos de la Chine

Pas à pas depuis ces dernières années, Washington a commencé à créer la perception que la Chine, qui était “le très cher ami et allié de l’Amérique” il y a encore moins de dix ans, était en train de devenir la plus grande menace pour la paix mondiale le tout à cause de son énorme expansion économique. Dépeindre la Chine comme le “nouvel ennemi” a été compliqué car Washington est dépendant de la Chine pour qu’elle achète la part du lion de sa dette gouvernementale sous forme d’obligations et bons du trésor.

En Août, le pentagone a publié pour le congrès son rapport annuel sur le statut militaire de la Chine.2  Cette année, ce rapport a déclanché des sonnettes d’alarme stridentes à travers la Chine. Le rapport stipule entr’autres choses, que “depuis la dernière décennie, l’armée chinoise a bénéficié d’investisseemtns robustes en terme de matériel moderne et de technologie. Bon nombre de systèmes modernes ont atteint un bon niveau de maturité et d’autres seront opérationnels dans quelques années”, a dit le pentagone dans ce rapport. Il a aussi ajouté qu’ “il y a une certaine incertitude sur le comment la Chine va utiliser ses capacités croissantes… La Chine comme majeur acteur international peut très bien se dresser comme une caractéristique stratégique de ce début de XXI ème siècle.”3

Dans un intervalle de peut-être deux à cinq ans, selon comment le reste du monde réagit et joue ses cartes, la République Populaire de Chine émergera dans les médias européens sous contrôle comme étant la nouvelle “Allemagne hitlérienne”. Si cela est peut-être difficile à croire aujourd’hui, réfléchissez un peu comment cela a été fait avec l’ancien allié et ami de Washington Hosni Moubarak et même auparavant avec Saddam Hussein. En Juin de cette année, l’ancien secrétaire d’état à la marine et maintenant Sénateur américain pour la Virginie, James Webb, a surpris beaucoup de monde à Pékin quand il déclara à la presse que la Chine était en train d’approcher ce qu’il appelait “un moment de Munich”, quand Washington devra décider de garder un équilibre stratégique, ce en référence à la crise de 1938 sur la Tchécoslovaquie, quand Chamberlain opta pour l’apaisement avec Hitler sur la question des Sudètes. Webb ajouta: “Si vous regardez les dix dernières années, le vainqueur stratégique a été la Chine”.4

Le même rouleau compresseur propagandiste du pentagone, emmené par CNN, BBC, le New York Times et le Guardian de Londres, va obtenir les ficelles subtiles de la part de Washington pour “peindre la Chine et ses leaders en noir”. La Chine devient bien trop puissante et bien trop indépendante pour beaucoup à Washington et à Wall Street. Pour contrôler cela et par dessus tout la dépendance énergétique de la Chine, ses imports de pétrole ont été identifiés comme étant son talon d’achille. L’affaire libyenne est un coup monté directement pour frapper ce talon d’Achille.

L’introduction de la Chine en Afrique

L’implication des compagnies énergétiques et d’imports de matières premières chinoises à travers le continent africain est devenue une cause majeure de souci pour Washington où une attitude de négligence maligne a dominé la politique africaine depuis l’ère de la guerre froide. Comme ses besoins énergétiques futurs étaient devenus évidents depuis plusieurs années, la Chine a commencé une véritable et dominante diplomatie économique en Afrique, qui s’est vraiment développée depuis 2006 lorsque Pékin a littéralement déroulé le tapis rouge pour les chefs d’état de plus de quarante pays africains et discuté de très larges sections de relations commerciales avec ces pays. Rien n’était plus important pour Pékin que de sécuriser de futures ressources pétrolières pour la forte industrialisation de la Chine dans son ensemble. La China fit donc mouvement vers des pays abandonnés par leurs anciennes puissances coloniales européennes comme la France, le Royaume-Uni ou le Portugal.

Le Tchad par exemple est un cas d’école. Un des pays les plus pauvres et les plus isolés d’Afrique; le Tchad fut courtisé par Pékin qui rétablit les relations diplomatiques avec ce pays en 2006.
En Octobre 2007, le géant du pétrole d’état chinois CNPC signa un contrat pour construire une rafinerie de pétrole en conjonction avec le gouvernement tchadien. Deux ans plus tard, ils commencèrent la construction d’un pipeline pour amener le pétrole d’un nouveau champs d’exploitation chinois dans le sud à quelques 300 km de la rafinerie. Les ONG supportées par les gouvernements occidentaux commencèrent à crier au loup concernant l’impact écologique de pipeline chinois. Ces mêmes ONG étaient curieusement silencieuses lorsque Chevron découvrit du pétrole au Tchad en 2003.

En Juillet 2011, les deux pays, le Tchad et la Chine célébraient l’ouverture de la rafinerie commune sino-tchadienne juste à côté de la capitale N’djamena.5

Les activités pétrolières tchadiennes chinoises sont également très proches d’un autre projet pétrolier majeur chinois, celui de la région du Darfour au Soudan, limitrophe au Tchad.

Le Soudan a été une source très importante et grandissante de pétrole pour la Chine depuis le début d’une coopération entre les deux pays au début des années 1990, après que Chevron eut abandonné ses options là-bas. Dès 1998, CNPC construisait un pipeline pétrolier de 1500 km depuis les champs d’exploitation du sud-Soudan jusqu’à Port Soudan sur les rives de la Mer Rouge ainsi qu’une rafinerie près de Khartoum. Le Soudan fut la première grande opération pétrolière gérée à l’étranger par la Chine. Au début 2011, le pétrole soudanais, en provenance de la zone de conflit du sud, couvrait environ 10% des imports pétroliers de la Chine en prenant plus de 60% de la production quotidienne du Soudan de 490 000 barils / jour. Le Soudan est devenu un point vital de la sécurité énergétique nationale chinoise.

D’après des estimations géologiques, le sous-sol qui va du Darfour, dans ce qui était le sud du Soudan, jusqu’au Cameroun en passant par le Tchad est un immense champ pétrolier d’une ampleur telle que cela pourrait bien être une nouvelle Arabie Saoudite.
Contrôler le sud-Soudan, ainsi que le Tchad et le Cameroun est vital pour la stratégie du pentagone de “refus stratégique” à la Chine de futurs approvisionnements en pétrole. Aussi loin qu’un régime fort et robuste de Kadhafi demeurait en place à Tripoli, le contrôle de cette région demeurait un problème majeur. La séparation quasi-simultanée du sud-Soudan d’avec le Soudan et le renversement de Kadhafi en faveur de rebelles faibles et dépendants du support du pentagone était une priorité stratégique de première importance pour le plan de domination totale du pentagone.

L’AFRICOM répond

La force principale derrière la récente vague d’attaques contre la Libye ou les changements de régimes plus discrets en Tunisie, en Egypte et le fameux referendum sur le Soudan du sud qui a maintenant fait de cette région pétrolière, une région “indépendante”, a été l’AFRICOM, le commandement spécial de l’armée américaine établi par le gouvernement Bush en 2008 explicitement pour contrer spécifiquement l’influence chinoise sur les réserves de pétrole et de matières premières en Afrique.

Fin 2007, Le Dr. Peter Pham, un initié de Washington qui conseille les départements d’état et de la défense américains, explique de manière ouverte que “parmi les buts ultimes de l’AFRICOM , était le but de protéger les accès en hydrocarbures et autres ressources stratégiques dont l’Afrique est riche, une tâche qui incluait de s’assurer contre la vulnérabilité de ces richesses naturelles et de s’assurer qu’aucunes tierces parties comme la Chine, L’inde, le Japon ou la Russie, ne puissent obtenir un monopole ou des traitements de faveur.”6

Témoignant devant le congrès américain pour soutenir le projet de création de l’AFRICOM, Pham, qui est associé avec la fondation néo-conservatrice pour la défense des démocraties a déclaré:

“Ces ressources et richesses naturelles font de l’Afrique une cible facile pour les attentions de la République Populaire de Chine, dont la dynamique économique… a une soif quasi insatiable de pétrole et de besoins pour d’autres ressources naturelles. La Chine importe à l’heure actuelle aproximativement 2,6 millions de barils de pétrole brut par jour, environ la moitié de cette consommation, de l’ordre de 765 000 barils par jour, environ un tiers de ses importations, proviennent de ses sources africaines, spécialement du Soudan, de l’Angola et du Congo (Brazzaville). Est-ce étonnant donc par conséquent qu’aucune région du monde autre que l’Afrique ne rivalise avec l’intérêt stratégique de la Chine ces dernières années… De manière intentionnelle ou non, beaucoup d’analystes attendent que l’Afrique, spécifiquement les états du long de sa très riche côte occidentale, va devenir le théâtre d’une concurrence stratégique entre les Etats-Unis et sa seule réelle concurrence à l’échelle globale, la Chine, alors que les deux pays cherchent à étendre leur influence et sécuriser l’accès aux ressources.”7

Il est très opportun ici de se rappeler la séquence des révolutions “Twitter” téléguidées depuis Washington dans le mouvement toujours actif de ce que l’on a appelé le printemps arabe. D’abord la Tunisie, un bout de terrain en apparence insiginifiant d’Afrique du Nord sur les bords de la Méditérannée. Quoi qu’il en soit, la Tunisie se situe sur la frontière Ouest de la Libye. Le second domino qui tomba fut l’Egypte de Moubarak. Ceci créa une instabilité majeure au Moyen-Orient et en Afrique du Nord car Moubarak, malgré ses grands défauts, avait résisté la politique moyen-orientale de Washington; Israël perdît aussi un précieux allié lorsque Moubarak tomba.

Puis en Juillet 2011, le sud-Soudan se déclare lui-même la République indépendante du Sud-Soudan, se séparant du Soudan après des années d’insurrection soutenues par les Etats-Unis contre le régime de Khartoum. La nouvelle république prend avec elle la grande majorité des ressources pétrolières, ce qui ne réjouit pas Pékin bien évidemment. L’ambassadrice états-unienne à l’ONU Susan Rice, mena la délégation américaine pour la célébration de l’indépendance. L’appelant un “testament pour le peuple du sud-Soudan”. Elle ajouta, afin d’entériner le processus de sécession que “les Etats-Unis ont été aussi actifs que tout le monde”. Le président Obama ouvertement supporta la sécession du sud. Celle-ci était un projet guidé et financé depuis Washington depuis que le gouvernement Bush eut décidé d’en faire une priotité en 2004.8

Maintenant, le Soudan a perdu d’un seul coup ses revenus du pétrole. La sécession du sud où les trois-quarts des 490 000 barils / jour sont produits, a aggravé les problèmes économiques de Khartoum en coupant d’un coup environ 37% des revenus nationaux. Les rafineries du Soudan et la seule route d’exportation va des champs d’exploitation du sud vers Port Soudan sur la Mer Rouge au Nord du Soudan. Le sud-Soudan est maintenant encouragé par Washington de bâtir un nouveau pipeline d’exportation indépendant de celui de Khartoum en passant par le Kenya. Le Kenya est une des zones d’influence américaines très forte en Afrique.9

Le but du changement de régime en Libye, supporté par les Etats-Unis, ainsi que de tout le projet pour le Moyen-Orient qui repose derrière le printemps arabe, est de pouvoir contrôler à termes les champs pétroliers les plus importants connus à ce jour et ainsi de contrôler la politique future, surtout dans des pays comme la Chine. Comme le secrétaire d’état des années 1970 Henri Kissinger a déclaré, quand il était à l’époque plus puissant que le président des Etats-Unis lui-même: “Si vous contrôlez le pétrole, vous contrôlez les nations ou des groupes de nations”.

Pour le futur du plan de sécurité national énergétique de la Chine, la réponse ultime est de trouver des réserves énergétiques en Chine. Fort heureusement, il existe de nouvelles méthodes révolutionnaires pour détecter et évaluer quantitativement la présence de pétrole et de gaz, là où la géologie actuelle dit qu’il n’est pas possible de trouver du pétrole à ces endroits. Là est peut-être la sortie logique du piège pétrolier qui a été placé pour la Chine, Dans mon nouveau livre “Les guerres pour l’énergie”, je détaille ces méthodes pour ceux qui sont intéressés.

Article original en anglais : NATO's War on Libya is Directed against China: AFRICOM and the Threat to China's National Energy Security, publié le 25 septembre 2011.
Traduction par Résistance 71.
F. William Engdahl est l’auteur de Full Spectrum Dominance: Totalitarian Democracy in the New World Order

Notes

1 F. William Engdahl, Creative Destruction: Libya in Washington’s Greater Middle East Project–Part II, March 26, 2011, accessed in http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=23961

2 Office of the Secretary of Defense, ANNUAL REPORT TO CONGRESS: Military and Security Developments Involving the People’s Republic of China 2011, August 25, 2011, accessed in www.defense.gov/pubs/pdfs/2011_cmpr_final.pdf.

3 Ibid.

4 Charles Hoskinson, DOD report outlines China concerns, August 25, 2011, accessed in http://www.politico.com/news/stories/0811/62027.htmlhttp://www.politico.com/news/stories/0811/62027.html

5 Xinhua, China-Chad joint oil refinery starts operating, July 1, 2011, acessed in http://english.peopledaily.com.cn/90001/90776/90883/7426213.html. BBC News, Chad pipeline threatens villages, 9 October 2009, accessed in http://news.bbc.co.uk/2/hi/8298525.stm.

6 F. William Engdahl, China and the Congo Wars: AFRICOM. America’s New Military Command, November 26, 2008, accessed in http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=11173

7 Ibid. 8 Rebecca Hamilton, US Played Key Role in Southern Sudan’s Long Journey to Independence, July 9, 2011, accessed in

http://pulitzercenter.org/articles/south-sudan-independence-khartoum-southern-kordofan-us-administration-role

9 Maram Mazen, South Sudan studies new export routes to bypass the north, March 12, 2011, accessed in http://www.gasandoil.com/news/2011/03/south-sudan-studies-routes-other-than-north-for-oil-exports

. William Engdahl


Franklin Lamb : Six pays africains prépareraient des troupes pour les envoyer en Libye contre l'OTAN.

Les jours qui viennent seront un test pour la communauté internationale et on verra si le droit international prévaut en ce qui concerne la Libye. Sinon, il est possible que la Libye ne s’enfonce encore davantage dans une guerre civile qui pourrait impliquer au moins six pays africains qui, selon les rapports, prépareraient des troupes pour les envoyer en Libye protéger les civils contre les forces de l’OTAN et qui arrivent pour aider à la reconstruction du pays que l’OTAN a criminellement, inutilement et largement détruit.

Le 20 octobre 2011 au soir, la Maison Blanche, le bureau du Secrétariat d’Etat, le Comité aux relations étrangères du Sénat américain et l’ambassade libyenne à Washington ont reçu un fax envoyé par une équipe légale internationale constituée aux USA qui se préparait à partir pour la Libye.

Ces hommes de loi internationaux contactés par des amis et des membres de la famille de Kadhafi ont accepté de représenter le second fils de Kadhafi, Seif al Islam Kadhafi, pour le défendre contre l’inculpation lancée contre lui par la Cour Pénale Internationale le 26 juin 2011 …Ils ont été informés par les supporters de Kadhafi en Libye et par les pays voisins que le CNT et les dirigeants de l’OTAN avaient l’intention d’assassiner Seif al Islam pour l’empêcher de parler aux médias internationaux et à ceux qui le soutiennent depuis que son père lui a transmis le pouvoir en août 2011.

Seif projette d’annoncer sa candidature aux prochaines élections. Des sondages en Libye montrent qu’il récolterait près de 70% des voix si on l’autorisait à se présenter dans le pays désormais contrôlé par l’OTAN. L’auteur de cet article fait partie de ce groupe d’hommes de lois internationaux qui veulent obtenir justice pour leur client, Seif al Islam. Voici un extrait du fax que nous avons envoyé à Washington :

« Nous exigeons que si notre client, Seif al Islam al Kadhafi, était arrêté, il soit protégé tout de suite et que, s’il était blessé, il soit confié à la garde constante du Comité international de la Croix Rouge jusqu’à ce que nous puissions le rencontrer et mettre la dernière main aux mesures provisoires de protection que nous prenons pour garantir sa sécurité.

« Nous insistons pour que notre client ne soit ni interrogé ni questionné par des représentants de l’actuel gouvernement libyen ni par des enquêteurs de la Cour Pénale Internationale avant qu’il ait pu rencontrer ses avocats ou avant d’être remis d’éventuelles blessures.

« Les droits de Seif al Islam doivent être respectés en vertu du droit international et nous demandons au Conseil de Sécurité de l’ONU et aux organisations des droits de l’homme de faire le nécessaire pour protéger notre client.

« Nous demandons respectueusement à la Cour Pénale Internationale de mettre sous bonne garde les restes humains de Mouammar et Moutassim Kadhafi et de mener une enquête médicolégale préliminaire dans le but de poursuivre les responsables de ces assassinats extrajudiciaires.

« Selon les informations fournies par les amis et les membres de la famille de notre client Seif al Islam, il ne fait aucun doute que l’OTAN a ordonné son assassinat. Son meurtre a été planifié, avec sans doute l’approbation de la Maison Blanche, pour épargner à l’OTAN d’avoir à rendre des comptes à la communauté internationale si les récits des témoins et les preuves solides et documentées, concrètes et circonstanciées rassemblées au cours des six derniers mois mettaient en lumière la nature exacte des ravages infligés par l’OTAN à la Libye et à sa population civile.

« Nous ferons bientôt parvenir à la Cour Pénale Internationale une requête officielle pour demander la protection de notre client et son transfert, s’il était capturé, dans une résidence hors de Libye afin qu’il ne soit pas assassiné comme l’a été aujourd’hui son père, le colonel Mouammar Kadhafi.

« Nous avons l’intention de tenir le gouvernement actuel de la Libye, les USA et l’OTAN pour pleinement responsables du meurtre brutal du père de notre client et de son frère, Moutassim, et de tout abus ou dommage dont pourrait souffrir notre client, Seif al Islam.

« Nous avons l’intention de démontrer à la Cour que depuis le passage de la Résolution votée par le Conseil de Sécurité de l’ONU le 17 mars 2011, l’OTAN a ciblé de manière répétée des objectifs civils au cours de 9000 bombardements de la Libye dans le but d’assassiner le leader libyen, le colonel Kadhafi, ses conseillers et ses assistants les plus proches.

« Nous avons l’intention de démontrer à la Cour que l’OTAN a, de manière répétée, causé des dommages à d’autres personnes pour aboutir à l’assassinat de Mouammar Kadhafi et que ses meurtriers savaient qu’ils recevraient de grosses sommes d’argent s’ils tuaient le colonel Kadhafi pour l’empêcher de témoigner contre les officiels de l’OTAN et les leaders occidentaux qui ont dirigé les huit mois de destruction de la Libye. »

Les jours qui viennent seront un test pour la communauté internationale et on verra si le droit international prévaut en ce qui concerne la Libye. Sinon, il est possible que la Libye ne s’enfonce encore davantage dans une guerre civile qui pourrait impliquer au moins six pays africains qui, selon les rapports, prépareraient des troupes pour les envoyer en Libye protéger les civils contre les forces de l’OTAN et qui arrivent pour aider à la reconstruction du pays que l’OTAN a criminellement, inutilement et largement détruit.

Franklin Lamb

(23 octobre 2011)

Franklin Lamb fait partie de l’équipe d’avocats américains qui ont l’intention de défendre Seif al Islam contre les accusations lancées contre lui par la Cour Pénale Internationale.

Original in english :

http://countercurrents.org/lamb211011.htm



1 Brèves   

1-1 Ginette Hess Skandrani : Fidel Castro : ‘L’OTAN est l’outil de répression « le plus perfide de l’histoire de l’humanité ».

L’OTAN est l’outil de répression « le plus perfide de l’histoire de l’humanité » a déclaré le leader de la révolution cubaine Fidel Castro dans un article de la série « Réflexions » publié dans la presse officielle cubaine.
L’OTAN est devenu un instrument de répression « après que l’URSS, prétexte à la création de cette Alliance par les Etats-Unis, a cessé d’exister », a ajouté le leader cubain.
Le leader cubain a estimé que les objectifs criminels de l’Alliance se sont révélés en Serbie en 1999, lorsque « les pays de cette funeste organisation ont dépêché leurs troupes pour soutenir les séparatistes kosovars ».

Le leader libyen déchu Mouammar Kadhafi « a été grièvement blessé par l’un des chasseurs-bombardiers les plus performants de l’OTAN », il « a été capturé vivant avant d’être tué par des gens armés par cette organisation militaire », a indiqué Fidel Castro, commentant les récents événements en Libye.

Le fait que le corps de Kadhafi a été exposé « comme un trophée de guerre constitue une violation des principes les plus élémentaires de l’islam ainsi que des autres croyances religieuses de par le monde », a ajouté Fidel Castro.

Ginette Hess Skandrani

27 octobre 2011

http://lavoixdelalibye.com/?p=2105


1-2 Ria Novosti ' "Moscou dénonce la tendance de l'Otan à imposer le scénario libyen" '

Les actions déployées par l'Otan pour protéger la population civile en Libye constituent un "abus grossier des décisions du Conseil de sécurité de l'Onu", et la Russie s'opposera aux efforts de l'Alliance pour faire de ces actions une norme du droit international, indique un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.
"Nous nous opposerons fermement à la tendance à faire du « scénario libyen » une norme internationale", car cette tendance "porterait préjudice à l'autorité et à la réputation du Conseil de sécurité de l'Onu",  lit-on dans le communiqué.
La Russie dénonce les démarches de l'Otan visant à utiliser les mêmes méthodes à l'encontre de la Syrie.
"Le projet de résolution bloqué le 4 octobre était fondé sur le désir d'attiser les tensions et d'accuser unilatéralement Damas, et il contenait des menaces de sanctions à l'encontre des autorités syriennes", constate le document de la diplomatie russe.
Moscou juge cette position particulièrement inquiétante compte tenu des affirmations de l'Otan selon lesquelles ses actions visant à appliquer la résolution du Conseil de sécurité sur la Libye constituent un "modèle" que l'Alliance envisage d'utiliser à l'avenir pour assurer la "protection des populations civiles".

RiaNovosti

Mercredi 5 Octobre 2011 

 

Commentaires

1.Posté par Monothéiste le 05/10/2011 16:57

L'ONU n'est pas là pour assurer la protection des populations civiles mais bien pour les massacré ! ceux qui ce sont allié avec l'ONU sont bel et bien des terroristes avéré!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Il est impérative pour chaque individu libre de protester contre les abus de ces terroriste ONU, il faut organiser des manifestation, de passer les messages de la réalité dans différents réseau : Twiter, Facebook etc... dans le monde afin d’éradiquer la conspiration de ces terroristes ! chacun de nous est responsable de ce qui ce passe dans le monde réveillons les consciences de ceux qui sont endormi par les médias mensonges!!!!



2 Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Djamel Labidi : Kadhafi: ils ont exaucé son souhait.

Ils ont donc fini par le tuer. Depuis le début, ils ont cherché à le faire. Les frappes de l'OTAN le cherchaient sans arrêt. Mais aujourd'hui, tel Ponce Pilate, ils veulent s'en laver les mains. Ponce Pilate  avait livré Jésus  aux marchands du Temple et aux grands prêtres proches des Romains. Il avait préféré  laissé les collaborateurs de l'empire Romain décider de sa mise à mort. Pour Kadhafi, l'OTAN a fait l'essentiel du travail, mais il a laissé faire le sale travail,  finir le travail  à des Libyens contre un autre Libyen.  Le crime était presque parfait, mais il y a eu d'abord cet anonyme qui a filmé et mis ces images sur You tube, puis les images d'une extrême cruauté de cette hystérie collective hallucinante  sur le site "The Global Post". Il a bien fallu ensuite trouver des explications.

Le colonialisme a toujours agi ainsi: libyens contre libyens, algériens contre algériens, vietnamiens contre vietnamiens, irakiens contre irakiens.  Faire ainsi coup double: éliminer l'ennemi,  Kadhafi, et tenter de faire perdre son âme à tout un peuple, en tentant de faire peser sur sa conscience un acte ignoble.

Mais pourquoi l'OTAN a-t-il si peur de dire la vérité, qu'il est le véritable responsable de cet assassinat  car les autres ne sont que des exécutants. Pourquoi cette campagne médiatique inouïe, acharnée, non seulement pour dégager sa responsabilité de ce crime, mais pour dévaloriser et salir sans cesse la personne de Kadhafi. Il ya certes la tentative bien vaine de faire encore croire que l'OTAN a agi dans le cadre de la résolution 1973 de l'ONU, que son but était  de protéger des populations civiles et non d'intervenir comme belligérant dans cette guerre pour abattre le régime libyen. Il y a aussi l'éventualité d'une accusation de crime de guerre, Kadhafi ayant été fait prisonnier puis assassiné. Mais on découvre soudain que cette campagne traduit au fond une peur, celle que les dominants ont toujours, la peur de leurs victimes, la peur de la mémoire des peuples. En effet, pourquoi parler autant de Kadhafi s'il est une personnalité aussi monstrueuse, aussi misérable qu'il est décrit  dans les médias occidentaux et les medias arabes qui leur sont liés. Pourquoi lui consacrer autant de temps. Pourquoi cette obsession  le concernant.

J'avais toujours été impressionné par la rage de Rome envers Hannibal et Jugurtha. Ils les avaient traqués partout, sans leur laisser un endroit où se refugier dans le monde connu de cette époque, menaçant quiconque leur donnerait asile, alors même qu'ils ne représentaient plus un danger militaire. Comme Kadhafi.., ai-je songé le jour de sa mort. N'avait il pas d'ailleurs appelé l'un de ses fils Hannibal, comme une provocation, comme un symbole, comme une continuité de la lutte de ses ancêtres, de l'ancienne à la nouvelle Rome.

 LA TACHE

Déjà la vérité commence à se frayer un chemin dans le torrent de mensonges dont on a voulu inonder la planète au  sujet de la Libye. C'est ainsi qu'on découvre stupéfait qu'il n'y a aucune image, aucune preuve des allégations qui ont permis le déclenchement de l'intervention de l'OTAN: aucune preuve sur l'allégation que l'aviation de Kadhafi  bombardait Benghazi et qu'il y avait des milliers de morts.   On apprend que le responsable de la ligue des droits de l'homme libyen, à l'origine de ces allégations, qui ont été à la base de la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, est en réalité lié au CNT libyen et que des ministres du CNT sont membres de cette Ligue.  

Lumumba avait été tué par d'autres congolais, Che Guevara par un bolivien pour le pays duquel il luttait pourtant,  Kadhafi par d'autre libyens. Certes la vie de chacun est différente, plus ou moins exemplaire, plus ou moins "pure", plus ou moins glorieuse, plus ou moins critiquable. Ils n'ont peut être pas tous la même dimension. L'Histoire fera le tri. Elle dira les mérites et les fautes de chacun.  Mais ils ont en point commun d'avoir refusé la domination étrangère sur leur pays ou leur continent, d'avoir refusé de se soumettre, d'avoir préféré la mort à la honte de l'esclavage, d'avoir voulu mourir debout, la tête haute. J'ai souvenir de  ces images de Lumumba, ligoté mais qui gardait la tête haute et fière, même lorsqu'on le  trainait dans la poussière pour la lui faire baisser. 50 ans après, le même geste chez Kadhafi quand ils  le ballotent, le brutalisent, le frappent  et qu'il tente quand même de rester debout,  et qu'il s'efforce, le cou raide, tendu, de dresser la tête sous les coups. Ils ont tous en commun ce qu'on appelle le courage, ceci personne ne pourra le leur nier, et encore moins ceux qui bombardent du ciel,  sans risques  des villes et des populations, ou qui lynchent. 

Certains aujourd'hui  se félicitent de l'intervention militaire étrangère tout en déplorant les violences qui s'en sont suivies, la guerre civile qu'elle y a enflammée, la destruction du pays, et jusqu'à la façon avec laquelle a été assassiné Kadhafi et probablement ses fils et bien d'autres. Quelles contradictions, quelle naïveté feinte ou alors quelle cécité! Qu'attendaient-ils de la violence extrême de cette  intervention militaire ?  Quand le colonialisme a-t-il eu un état d'âme, une pitié quelconque. Peut on être si aveugle pour ne pas comprendre que le véritable objectif sont les richesses de la Libye et qu'il ne s'agit que de rapine et de brigandage international.

En tout cas, ils ont rendu au fond le meilleur service à Kadhafi. Il avait voulu ne jamais quitter son pays, y mourir debout. Ils ont exaucé son souhait. D'un coup, ils l'ont réhabilité, ils l'ont lavé de tous ses péchés, de toutes ses fautes et l'ont fait rentrer dans l'Histoire, comme celui qui a refusé la soumission. Mais pour les autres, tous les autres, les commanditaires comme les exécutants, ils sont souillés à jamais  Comme Ponce Pilate, ils auront beau se laver les mains, la tache est indélébile.

Djamel Labidi

Paru dans "Le Quotidien d'Oran" du 23 Octobre 2011.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=LAB20111023&articleId=27244


2-2 Allain Jules : L'incroyable assassinat politique de Kadhafi !

L’heure est au réveil après un coup de blues dont vous pouvez allègrement imaginer la cause. L’heure n’est plus au déni, aussi. Rien que la vérité nous guide et nous guidera, quel que soit le prix à payer. Mouammar Kadhafi a été tout bonnement assassiné sur ordre de l’OTAN/CNT. Point. Le reste n’est que verbiage vaseux et logorrhée morbide. D’entendre Ban ki-Moon le secrétaire général de l’ONU oser demander une enquête sur les circonstances de la mort du colonel est d’une hypocrisie abyssale, une insulte à sa mémoire. N’a-t-il pas cautionné cette guerre ?

Considérant qu’il n’y avait rien à lui reprocher, sinon d’avoir voulu l’unité de l’Afrique, la seule solution était de le tuer. Mais, cette mort injuste ne restera pas impunie. La raison du plus fort étant toujours la meilleure, ce n’est pas la justice des hommes qui s’occupera d’eux. Vous verrez. Le plus triste, nonobstant la mort du guide, vient de la réjouissance de la mort d’un homme, quelque soit ce qu’il a fait. Le CNT,  fusse au prix du bradage de la souveraineté nationale et de l’ indépendance de la Libye et de l’Afrique, ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Qu’il dirige donc la Libye sur 70 000 cadavres, des gens morts pour rien, simplement parce qu’il voulait la tête d’un homme.

Il y a aussi, l’inconsistance des chefs d’Etat africains qui restent silencieux devant l’horreur de la disparition violente d’un de leur pair. Une mort perpétrée par des barbares. Des monstres à visage humain ont donc tué pour leurs profits, au détriment du peuple libyen, un digne fils d’Afrique, qui pleurait face à la faiblesse de l’Afrique et à sa désunion. Pour les prédateurs, leur seul Dieu est l’argent, toujours l’argent et encore l’argent. Ils ont réussi leur mission, celle d’assassiner Mouammar Kadhafi. L’OTAN, hors tout cadre légal, a donc le droit de vie et de mort sur n’importe quel Africain, même les plus éminents.

Le film de cet assassinat s’est déroulé en trois phases:

Tout d’abord, le convoi du guide, fort de 80 véhicules s’apprêtait à quitter Syrte à vive allure. Arrivé sur une rue à la sortie ouest, l’OTAN l’a bombardé. La première voiture a pris feu, tandis que les 6 qui la suivaient s’y sont encastrées et s’embrasèrent à leur tour.

Derrière le convoi, un char piloté par les renégats de Benghazi entrait en action, empêchant ainsi les occupants des véhicules de rebrousser chemin. S’en suivie alors de violents combats, avec l’arrivée sur place d’autres combattants munis de kalachnikov. Puis, les gardes du corps du guide ont tenté de l’extraire en l’amenant en bordure de la route, vers une canalisation où ils le mirent, pour lui éviter, pensaient-ils, une mort violente.

Après les combats, tous les occupants des véhicules furent assassinés. C’est ainsi que des hommes entrèrent dans la canalisation pour y ramener Mouammar Kadhafi. Coup de crosse, coup de feu, coup de pied etc, rien ne lui a été épargné.  Il fut donc lynché copieusement, avant qu’on ne lui assène le coup de grâce. Conscient qu’il était mort, c’est alors que ses bourreaux ont tenté de le conduire dans un hôpital à …..Misrata. De l’esbroufe.

Nous sommes en face d’un crime de guerre, d’un assassinat crapuleux. Un homme sans arme abattu lâchement. Les images du mort, dégradantes, montrent la bestialité de ces gens, au temps pour moi, de ces démocrates de pacotille. L’ONU est une organisation terroriste au service des grandes puissances et son bras armé est l’OTAN.

Samedi 22 octobre 2011

Allain Jules

http://allainjules.com/...



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 JEAN-LOUIS LE TOUZET, LUC MATHIEU : Muammar al-Kadhafi, le Guide supprimé.

Nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Un pantin de 69 ans ensanglanté. C’est la toute première image de la capture du leader libyen, hier à Syrte, en début d’après-midi. Première photo prise par un téléphone portable par un combattant qui assure que le leader se cachait dans un tunnel. Un tunnel ? Plutôt une conduite d’égout. A 16 heures, Kadhafi était mort selon les premières dépêches. Son corps transporté vers Misrata, à 250 km. Mort au combat, armes à la main. C’est la version avancée jusqu’en fin de journée par plusieurs témoins. Kadhafi aurait été surpris, il se serait battu, il se serait caché, il serait mort au combat sous les balles du Conseil national de transition (CNT).

Hier soir pourtant, Gérard Longuet, ministre de la Défense, a avancé une autre version. Des avions de chasse de l’Otan, dont certains français, auraient stoppé le convoi des derniers proches du Guide qui cherchaient à fuir à bord de 4x4. La colonne aurait ensuite été stoppée par un tir avant que des accrochages au sol ne scellent le sort de Kadhafi. D’où des blessures graves aux jambes, certaines dues à ces tirs venus du ciel, selon d’autres témoignages.

«Que voulez-vous ?» Qui dit vrai ? Ce jeune homme qui tient un automatique plaqué or et qui assure qu’il serait celui de Kadhafi et qu’il se serait servi de cette arme pour tirer une balle dans l’estomac du Guide ? Un combattant le lui prend des mains et le fait virevolter devant une caméra : «C’est le revolver de Kadhafi !» La confusion est totale car, selon certains, Kadhafi aurait supplié : «Ne tirez pas !» D’autres rapportent que, avant de sombrer, inconscient, Kadhafi aurait dit : «Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ?»

Sur d’autres images, on voit des combattants qui tentent de maintenir debout le Guide tandis qu’il semble s’adresser à eux en criant. Tête nue, revêtu d’un treillis, il a du sang sur le visage, sur les épaules, et sa chemise en est trempée. Sur les premières vidéos parvenues, il n’est pas possible d’établir avec certitude qu’il s’agit bien du dictateur déchu tant la caméra bouge, son visage apparaissant rarement plein champ. Un combattant du CNT, totalement excité, semble tenir un pistolet très près de sa tête mais il n’est pas possible de déterminer s’il en fait usage. Kadhafi est ensuite hissé sur le capot d’une voiture qui démarre, surchargée de combattants surexcités. C’est apparemment à partir de ce moment que sont prises d’autres photos et d’autres vidéos qui avaient été diffusées auparavant dans la journée. Sa mort a été annoncée hier par le porte-parole officiel du CNT à Benghazi, l’avocat Abdel-Hafez Ghoga : «Nous annonçons au monde que Kadhafi a été tué aux mains des révolutionnaires.»

«Achevé». Le front de mer de Syrte apparaît comme un gigantesque champ de tir où les combattants déchargent à tout va. Autour de l’hôpital, les insurgés essaient de vérifier si Kadhafi est bien mort. «Ils l’ont sans doute achevé en route», avance un médecin.

Le CNT a aussi annoncé hier que Mouatassim, l’un de ses fils, médecin et officier, avait été tué. Sur des images, on voit un corps avec une balle dans la nuque, la main droite tranchée. A côté, des dépouilles de soldats loyalistes. Elles portent des vêtements bleus. Un médecin avance cette hypothèse : «Kadhafi leur avait ordonné le bleu pour que ses soldats ne se tirent pas dessus.»

Hier soir, le CNT ne pouvait confirmer ni la capture ni la mort de Saïf al-Islam, le dauphin désigné, qui faisait partie du dernier carré de fidèles. Dans l’ambulance qui conduisait le corps de Muammar al-Kadhafi vers Misrata, celui de son ministre de la Défense, Aboubakr Younès, mort lui aussi au combat. Ou achevé ?

JEAN-LOUIS LE TOUZET,

LUC MATHIEU

http://www.liberation.fr:80/monde/01012366942-muammar-al-kadhafi-le-guide-supprime?xtor=EPR-450206


3-2 Bahar Kimyongür : Le sang du lion et le festin des rats.

Syrte ou la Stalingrad du désert, aura résisté de tout son sang contre la barbarie céleste de l’OTAN et ses mercenaires indigènes.

Au milieu de ruines fumantes de la ville martyre, un lion est mort. Un lion qui, de son vivant comme dans sa trépas, aura rendu sa fierté à sa patrie, à son peuple, à son continent et à tous les damnés de la terre.

Autour de son corps agonisant, tels des rats affamés, les barbares du CNT et de l’OTAN se sont disputés des lambeaux de sa noble chair.

« C’est nous qui l’avons achevé » clament les rats du Shape et de l’Elysée.

« Non, c’est nous. » rétorquent les rats indigènes.

Le corps lacéré de Kadhafi, c’est la Libye lacérée, donnée en pâtures à l’OTAN et au CNT.

La Libye de Kadhafi était un pays fier. Ses citoyens ne devaient pas quémander l’aumône à la porte des seigneurs européens.

La Libye de Kadhafi était un pays prospère. Elle était l’Eldorado de toute l’Afrique. Un pays de cocagne assurant le plein emploi.

La Libye de Kadhafi était un pays paritaire. Les femmes étudiaient et réussissaient mieux que les hommes. Les femmes décidaient. Les femmes dirigeaient. Les femmes combattaient.

La Libye de Kadhafi était un pays généreux. Ecoles gratuites munies d’équipements les plus modernes. Hôpitaux gratuits ne manquant de rien. Cette Libye a entre autres, financé RASCOM 1, un satellite de télécommunications qui allait permettre à tous les Africains de téléphoner quasi gratuitement, eux qui payaient les tarifs téléphoniques les plus chers au monde. L’Europe avait été jusqu’à coloniser les réseaux de communication africains, forçant le continent à verser 500 millions de dollars par an pour le transit vocal des Africains sur ses satellites.

La Libye de Kadhafi était un pays solidaire. Dotée d’un ministère chargée de soutenir la révolution mondiale, cette Libye a accueilli à bras ouverts tous les résistants du monde, a financé d’innombrables mouvements de libération : Black Panthers, militants anti-Apartheid, résistants chiliens, salvadoriens, basques, irlandais, palestiniens, angolais. Habités par leurs fantasmes primaires, des journaleux européens ont rapporté que des snipers féminins des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) avaient été enrôlés par Kadhafi. Pure intox. En revanche, les guerriers du mouvement de libération du Sahara occidental, le Front Polisario, protégeaient bel et bien Tripoli de la barbarie de l’OTAN/CNT.

La Libye de Kadhafi a fait l’expérience de la démocratie directe. Kadhafi n’avait qu’un rôle symbolique, celui du vieux sage à la fois redouté et rassurant. La population était encouragée à débattre et à choisir sa destinée à travers les Comités populaires. Pas besoin de parlement ni de partis.

Hélas, la Libye de Kadhafi n’est pas parvenue à faire vivre une démocratie durable. Les luttes personnelles ont pris le dessus sur les intérêts collectifs. Comme bien des révolutions, la Libye de Kadhafi a connu sa dégénérescence idéologique et son cortège de souffrances et d’injustices.

La Libye de Kadhafi n’est pas parvenue à instaurer la concorde entre clans et tribus de la Tripolitaine et de la Cyrénaïque.

La Libye de Kadhafi a cru que seule la force viendrait à bout des djihadistes endiablés d’Al Qaida, des opportunistes et des renégats pro-occidentaux.

La Libye de Kadhafi a tenté de briser son isolement international, pensant que les rats de l’Elysée, du 10 Downing Street, du Palais Chigi ou de la Maison Blanche viendraient manger dans sa main. Ces rats se sont en réalité sournoisement glissés la manche de sa tunique. Ils ont saisi l’occasion pour infiltrer son pays, le saboter, le ruiner et le pomper pour un siècle.

A présent, les rats d’Europe et les rats du CNT étanchent leur soif dans la crinière du lion.

Mais le lion s’est dérobé à leurs griffes pour rejoindre Lumumba et Sankara, les autres enfants martyres de l’Afrique héroïque.

Buvez, hordes de lâches, buvez ! Que son sang brûle vos entrailles comme le Zaqqoum !

Pleurez patriotes libyens pleurez ! Que vos larmes engloutissent vos bourreaux et leurs armées !

Bahar Kimyongür

vendredi 21 octobre 2011,

Comité Valmy


3-3 Réflexions de Fidel Castro Ruz : Le rôle génocide de l’OTAN.

VOILÀ un peu plus de huit mois, le 21 février dernier, j’avais affirmé, absolument convaincu : « Le plan de l’OTAN est d’occuper la Libye. » C’est sous ce titre que j’avais abordé pour la première fois ce point dans des Réflexions dont la teneur semblait relever de la fantaisie.

Je reprends ci-dessous les facteurs qui m’avaient conduit à cette conclusion :

Le pétrole est devenu la principale richesse aux mains des grandes transnationales yankees ; cette source de richesse leur a permis de disposer d’un instrument qui a accru considérablement leur pouvoir politique dans le monde. […]

C’est sur cette source d’énergie que s’est développée la civilisation actuelle. Sur notre continent, le Venezuela a été le pays qui l’a payé le plus cher dans la mesure où les USA s’étaient emparés des gisements énormes dont la Nature a doté ce pays frère.

À la fin de la dernière guerre mondiale, des quantités toujours plus élevées de pétrole ont été extraites des gisements d’Iran, ainsi que de ceux d’Arabie saoudite, d’Irak et des pays arabes situés autour qui en devinrent les principaux fournisseurs. La consommation mondiale n’a cessé de s’élever pour atteindre le chiffre fabuleux d’environ quatre-vingts millions de barils par jour, y compris ceux qui sont extraits des États-Unis, à quoi sont venus s’ajouter le gaz, l’énergie hydraulique et l’énergie nucléaire. […]

Le gaspillage du pétrole et du gaz est associé à l’une des plus grandes tragédies, absolument pas solutionnées, que souffre l’humanité : les changements climatiques.

[…] La Libye est devenue en décembre 1951 le premier pays africain à atteindre son indépendance après la Deuxième Guerre mondiale au cours de laquelle son territoire fut le théâtre de combats importants entre les troupes allemandes et celles du Royaume-Uni…

Le territoire de la Libye est désertique à 95 %. La technologie a permis de découvrir d’importants gisements d’excellent pétrole léger – qui produisent aujourd’hui 1,8 million de barils par jour – et des gisements abondants de gaz naturel. […] Son rude désert est situé sur un énorme lac d’eau fossile, qui fait le triple de la surface de Cuba, ce qui lui a permis de construire un vaste réseau de conduits d’eau potable à travers tout le pays.

[…] La Révolution libyenne a eu lieu en septembre 1969. Son principal dirigeant était Mouammar Kadhafi, un militaire d’origine bédouine, qui s’inspira dès sa première jeunesse des idées du leader égyptien Gamal Abdel Nasser. Nombre de ses décisions furent sans doute associées aux changements qui se produisirent quand, tout comme en Égypte, une monarchie faible et corrompue y fut renversée.

[…] On peut être d’accord ou pas avec Mouammar Kadhafi. Le monde est actuellement bombardé de nouvelles de toutes sortes, surtout produites par les médias. Il faudra attendre le temps nécessaire pour connaître vraiment ce qu’il y a de vrai et de mensonger ou de semi-vérités dans ce qu’on nous dit de la situation chaotique en Libye. Ce qui est absolument évident à mes yeux, c’est que l’administration étasunienne se fiche bien de la paix en Libye et qu’elle n’hésitera pas à donner l’ordre à l’OTAN d’envahir ce riche pays, peut-être même dans quelques heures ou quelques jours.

Ceux qui, motivés par de perfides desseins, ont inventé, hier dimanche 20 février dans l’après-midi,  le mensonge selon lequel Mouammar Kadhafi se dirigeait au Venezuela, ont eu droit aujourd’hui à la digne réponse du ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Nicolas Maduro…

Je n’imagine pas, quant à moi, que le dirigeant libyen puisse abandonner le pays et fuir les responsabilités qu’on lui impute, qu’elles soient fausses ou non en tout ou partie.

Toute personne honnête sera toujours opposée à n’importe quelle injustice commise contre n’importe quel peuple du monde. La pire serait maintenant de faire silence sur le crime que l’OTAN s’apprête à commettre contre le peuple libyen.

Pour les chefs de cette organisation belliciste, il y a urgence. Il faut le dénoncer !

Dès cette date, j’avais perçu ce qui coulait de source.

Demain, mardi 25 octobre, notre ministre des Relations extérieures Bruno Rodriguez interviendra au siège des Nations Unies pour dénoncer le blocus criminel des États-Unis contre Cuba. Nous suivrons de près cette bataille qui prouvera une fois de plus la nécessité non seulement de lever le blocus, mais encore d’en finir avec le système qui engendre l’injustice sur notre planète, dilapide ses ressources  et met la survie humaine en danger. Nous prêterons une attention spéciale à la plaidoirie de Cuba.

Je continuerai mercredi 26.

Mondialisation.ca, Le 26 octobre 2011

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27311



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

4-1 Jean Bricmont : « Ce que Sarkozy, Obama, Cameron veulent, ce n’est pas la démocratie, c’est la soumission »

Dès février 2011, la campagne menée par Bernard-Henry Lévy — parallèlement aux allégations mensongères sur le massacre de milliers de personnes à Benghazi répandues par la Libyan League for Human Rights avec l’appui de l’ONG UN-Watch basée à Genève (*) — relayée par les médias du monde entier, a réussi à accréditer dans l’opinion publique l’idée fausse qu’il y avait urgence à intervenir en Libye. Le 17 mars, par 10 voix et 5 abstentions, le Conseil de sécurité approuvait la Résolution 1973 présentée par la France et le Royaume Uni instaurant « un régime d’exclusion aérienne afin de protéger les civils contre des attaques systématiques et généralisées ».

Ce fut le début de l’intervention de l’OTAN et d’un massacre de masse toujours en cours.

Jean Bricmont fut l’un des rares intellectuels à s’être opposé publiquement à cette intervention. Avant même le vote de la Résolution du Conseil de sécurité, il avertissait : « Les partis de la gauche européenne (inclus les partis « modérés » communistes européens), les « Verts », avec José Bové maintenant allié à un Daniel Cohn-Bendit qui a toujours soutenu les guerres de l’OTAN, différents groupes trotskystes et, bien sûr, Bernard Henry Lévy et Bernard Kouchner, tous appelant à une sorte d’« intervention humanitaire » en Libye, ou accusant la gauche d’Amérique Latine -dont les positions sont bien plus sensées- d’agir comme des « idiots utiles » pour le « Tyran libyen ». (…) Quand vont-ils comprendre qu’on affirme que toutes les guerres sont justifiées pour des raisons humanitaires ? » [1]

Les faits ont malheureusement donné raison à Jean Bricmont.

Cette « guerre humanitaire » sous mandat de l’ONU et de son bras armé, l’OTAN, n’aurait jamais dû être acceptée.

 

Silvia Cattori : La résolution 1973 de l’ONU demande la protection du peuple Libyen [2]. Après six mois de bombardements et de massacres par l’OTAN et ses combattants libyens, on avance le chiffre plausible de dizaines de milliers de morts et de blessés [3]. L’ancien ministre socialiste Hubert Védrine, le 18 mars avait qualifié d’« historique » la résolution sur la Libye. Et encore tout récemment il se réjouissait de la mise en application de la « responsabilité de protéger » et félicitait Nicolas Sarkozy pour son intervention. Selon vous y a-t-il de quoi s’en réjouir ?

Jean Bricmont [4] : Le texte relatif à la « responsabilité de protéger » se limite à protéger les civils. Il ne dit absolument pas qu’il faut faire ce qu’a fait l’OTAN : armer les rebelles, envoyer des troupes spéciales, bombarder des villes. Des civils sont tués. Manifestement l’OTAN ne les protège pas.

Le texte sur la « responsabilité de protéger » dit qu’il faut aider les États à faire respecter les droits de l’homme, mais il a été interprété, contrairement à ce qu’il dit, pour autoriser l’Occident à intervenir où il veut, quand il le veut, sous couvert de « guerre humanitaire », de « droit d’ingérence humanitaire ». Tout cela - qui est basé sur des tonnes de mensonges - est, malgré l’Afghanistan, malgré l’Irak, entièrement légitimé dans l’esprit de l’immense majorité des dirigeants occidentaux et, ce qui est plus désolant, des dirigeants écologistes, de gauche et d’extrême gauche. Et qui souvent demandent maintenant une telle intervention en Syrie.

Silvia Cattori : Vue dans la perspective des guerres récentes -Kossovo, Irak, Afghanistan- la manière dont s’est déroulée cette intervention en Libye n’est-elle pas, plus problématique et lourde de menace que les précédentes interventions ?

Jean Bricmont : Ce qui est inquiétant, c’est le fait que la guerre a été légitimée par l’ONU. Il ne faut jamais oublier que si la Russie était intervenue en Libye à la place de l’OTAN, personne en Occident n’accepterait une telle intervention, et tous ceux qui disent que ce n’est pas une guerre pour le pétrole, diraient que c’est une guerre pour le pétrole, si elle était faite par les Russes.

Il faut se rendre compte qu’on a légitimé uniquement l’ingérence des États-Unis et de leurs alliés. C’est cela qui est préoccupant. Ce qui est curieux c’est que la guerre en Irak, comme celle en Afghanistan, avait d’une certaine façon délégitimé l’ingérence. Mais quand il fallait justifier la guerre en Afghanistan, je me rappelle très bien des arguments avancés. Il fallait libérer les femmes afghanes. Des arguments humanitaires étaient utilisés là aussi. Or, plus personne ne parle aujourd’hui de l’oppression des femmes afghanes. On veut simplement se retirer de l’Afghanistan sans trop de pertes.

La guerre en Libye est préoccupante aussi parce que, à cause de la personnalité très particulière de Kadhafi, ce qu’on peut appeler le Tiers Monde, et d’une façon générale les forces progressistes, sont très divisés au sujet de cette guerre. L’Union africaine par exemple, avait une certaine sympathie pour Kadhafi. L’Amérique latine aussi. La Russie et la Chine voient le concept de souveraineté nationale démoli, n’aiment pas cela, et ils ont raison. Les pays non alignés n’aiment pas cela non plus. Parmi les musulmans, il y a des divisions. Il y a ceux qui se disent qu’avec le CNT ce sera mieux qu’avec Kadhafi. Que ce sera un gouvernement plus démocratique, plus musulman etc. Peut-être…

Silvia Cattori : Nous sommes en plein paradoxe. Voir soudainement des pays arabes et musulmans, comme le Qatar par exemple, apporter leur plein soutien à des puissances qui, depuis 2001, détruisent des pays arabes et musulmans et massacrent leurs peuples, n’est-il pas renversant ?

Jean Bricmont : Un certain nombre de gens détestent Kadhafi. Moi je ne le déteste pas, mais je n’étais pas sous sa coupe et je peux comprendre cette aversion. La même chose se passe avec Bachar el-Assad en Syrie. Donc, il y a des gens qui se disent que tout ira mieux après. Quand on voit ce qui se passe en Irak et en Afghanistan après le renversement de Saddam Hussein et des Talibans on se rend compte que ce n’est pas si simple.

Mais ma position ne porte pas sur la situation en Libye ou en Syrie, mais sur la politique de l’OTAN, qui entend probablement contrôler les révolutions arabes en les « aidant » ; pendant longtemps ils ont soutenu les autocraties, maintenant ils se rendent compte que ce n’est pas possible ; ils attaquent alors le régime qu’ils détestent le plus, à savoir Kadhafi ; et, en soutenant l’opposition sous prétexte de défendre la démocratie, ils espèrent sans doute la contrôler. Du point de vue des gens qui soutiennent le CNT, sans être favorable à l’OTAN (un certain nombre de musulmans par exemple), c’est un jeu de dupes. Eux espèrent utiliser l’OTAN à leurs fins pour arriver au pouvoir et puis dire à l’OTAN, rentrez chez vous. Cela risque de ne pas être évident.

Silvia Cattori : Les conflits entre l’OTAN et les forces regroupées au sein du CNT sont-ils inéluctables ?

Jean Bricmont : Je n’en sais rien. Lors de la chute de l’Union soviétique, tout le monde a applaudi en Occident. D’abord il y eut Eltsine, qui était complètement pro-occidental et c’était donc parfait. Puis Poutine est arrivé avec un agenda plus nationaliste et, subitement la Russie a commencé à déplaire aux Occidentaux.

Ce que les Occidentaux veulent, ce n’est pas la démocratie, c’est la soumission. Ils ont soutenu des régimes affreux tant qu’ils étaient soumis. Maintenant que certains de ces dirigeants ne sont plus défendables, ils s’attaquent à ceux qui leur sont les moins favorables (Libye, Syrie, Iran) et ils espèrent que la « démocratie » va amener la soumission. Mais cela est douteux. Les intérêts nationaux et les différences religieuses ou idéologiques existent, indépendamment des régimes. Même si la Libye était une démocratie parfaite, je ne pense pas qu’elle aurait envie de reconnaître Israël. Mais je doute que BHL (Bernard-Henri Lévy) par exemple, avait envie de mettre au pouvoir des gens hostiles à Israël.

Il ne faut pas oublier que les gens contrôlent rarement toutes les conséquences de leurs actions.

Silvia Cattori : Bernard-Henri Lévy, a joué un rôle clé, avec le président Sarkozy, en faveur de cette guerre. N’a-t-il pas réussi, par son argumentaire faussement humanitaire à semer confusion et division au sein du camp progressiste, paralysant ainsi toute velléité de protestation ?

Jean Bricmont : Du point de vue de BHL, le grand avantage c’est d’être arrivé à une terrible division des forces progressistes. Les gens vont continuer de se disputer au sujet de cette guerre. Notez que l’on a vu la même chose lors de la première guerre mondiale. Certains disaient : on ne peut pas s’allier avec la Russie tsariste. D’autres disaient : il faut tout faire pour abattre le militarisme allemand. Il est important d’élaborer une réflexion cohérente sur ces sujets. Mais ce n’est pas facile.

Des pays voisins de la Libye - dont des ressortissants, accusés d’être des mercenaires de Kadhafi, ont été tués par les rebelles libyens - n’aiment pas ce qui se passe en Libye. Il y a des armes qui circulent, tout cela préoccupe les pays du Maghreb et déstabilise la région. Le fait que la transition a été violente – et non pas négociée - est une bénédiction pour les gens qui veulent voir le chaos s’installer dans cette région. Qu’ils l’aient fait exprès ou pas, je n’en sais rien. Mais c’est une bénédiction pour le militarisme occidental. Presque tous les pays non occidentaux voulaient une solution négociée à ce conflit. Mais les Occidentaux ne veulent jamais de solution négociée ; quand ils sont dans une position de force ils y vont à fond. Le jour où la Chine sera plus forte que nous et qu’elle pourra utiliser la force, on verra les choses autrement. Mais, pour le moment, on se sent plus fort et, dès qu’il y a un conflit, on veut toujours une solution militaire, jouer sur la force, jouer sur la technologie, c’est d’ailleurs la seule chose qui nous reste. Dans le domaine du commerce, les Chinois sont bien plus forts que nous.

C’est à la question du militarisme que les progressistes devraient réfléchir. Mais ils ne le font pas. Ils encouragent ce militarisme au nom de l’« ingérence humanitaire ». Si, demain, on doublait le budget militaire en France, Madame Joly, qui est écologiste, s’y opposerait sans doute ; mais, alors qu’elle ne veut pas voir de troupes françaises défiler sur les Champs Elysées le 14 juillet, elle accepterait des troupes françaises en Libye [5] ! C’est incohérent, parce que les guerres humanitaires sont des guerres à zéro mort (de notre côté), qui nécessitent un appareil militaire de haute technologie, lequel coûte cher.

Cet appareil est essentiellement celui des États-Unis, mais là il y a des gens qui dorment dans leur voiture parce qu’ils ont perdu leur maison reprise par les banques, et l’État consacre une fortune aux dépenses militaires. Sans les appareils de surveillance des États-Unis et ses possibilités d’approvisionnement des avions de l’OTAN, cette guerre aurait été beaucoup plus difficile à mener.

Si on s’oppose au militarisme, particulièrement aux États-Unis, on s’oppose aussi aux interventions humanitaires, parce que sans l’appareil militaire américain, on n’aurait tout simplement plus les moyens de mener ces interventions.

L’immense majorité des pays du monde, même ceux qui ont une armée importante (Russie, Chine, Inde etc.) considèrent que la mission de leur armée est de protéger leurs frontières, pas d’envoyer des troupes un peu partout protéger les droits de l’homme. Notez que c’est aussi la position de la Suisse. Tout ce que je demande, c’est que les autres états occidentaux adoptent la position de la Suisse. Ce n’est ni révolutionnaire ni radical.

Silvia Cattori : Tout porte à croire que BHL ne va pas s’arrêter là. Qu’il va relancer sa campagne en soutien aux opposants au régime de Bachar el-Assad. Pour Israël qui occupe depuis 1967 illégalement le Golan syrien -un véritable réservoir d’eau pour la région- et n’entend pas le céder, la Syrie est un enjeu stratégique important. La chute d’Assad -mis par Tel Aviv sur la liste des dirigeants qui restent à abattre- serait tout bénéfice pour Israël. Va-t-on vers un scénario libyen ?

Jean Bricmont : Si vous regardez comment les choses se sont passées en Libye, ces Libyens que l’on disait si hostiles à Kadhafi, son gouvernement que l’on disait si faible et si détesté, etc. a résisté plus longtemps que Milosevic lors de l’intervention de l’OTAN en 1999, plus longtemps que les Talibans en 2001 à Kaboul, et plus longtemps que le régime de Saddam en 2003.

Face à une opposition appuyée par l’ensemble de toutes les forces occidentales je trouve cette résistance plutôt étonnante. Je croyais, comme Obama, que cela se terminerait en quelques jours. Que cela allait s’effondrer très vite.

Donc, je ne suis pas sûr que les analystes militaires, du moins ceux qui sont lucides -par opposition aux idéologues, comme notre gauche « humanitaire »- aient envie de répéter cette expérience en plus grand, en Syrie ou en Iran.

Ce que je trouve comique, par contre, c’est de voir qu’il y a une extrême-gauche qui ne « vit » littéralement que de l’exploitation de la mauvaise conscience coloniale, qui agite sans arrêt l’anticolonialisme et l’antiracisme, et puis, pendant la guerre en Libye, dit qu’il faut accepter l’intervention de l’OTAN pour soutenir les rebelles. Ils oublient que, lors des conquêtes coloniales, les mêmes justifications humanitaires étaient utilisées : combattre l’esclavage, renverser des satrapes ou des monarques absolus etc.

Il y a là quelque chose d’absurde. Il faut savoir dans quel monde on veut vivre. Veut-on vivre dans un monde où nous allons, nous, imposer des gouvernements un peu partout ?

Je pense que ce monde est fini. Que le colonialisme est terminé. L’Occident n’a plus les moyens des politiques impériales qu’il avait dans le passé. Et si la gauche occidentale devait être utile à quelque chose, ce serait à penser comment nous adapter à notre déclin inévitable, plutôt que d’inventer des justifications humanitaires aux derniers scintillements de l’empire américain.

Silvia Cattori : Je vous remercie.

Entretien réalisé le 13 septembre 2011.

Silvia Cattori

(*) Voir : « Urgent Appeal to Stop Atrocities in Libya, Sent by 70 NGOs to the US, EU, and UN », UN Watch, 21 février 2011. (L’ONG UN Watch est réputée pour servir les intérêts d’Israël)
Voir également : « 
Libya and the big lie : Using human rights organizations to launch wars », par Mahdi Darius Nazemroaya, 25 septembre 2011.

Sur la « responsabilité de protéger », voir aussi :
« 
La “responsabilité de protéger” : une façade légale pour légitimer l’ingérence ? - Entretien avec Jean Bricmont » , par Silvia Cattori, 24 septembre 2009.

[1] Voir : « La Libye, la gauche européenne et le retour de l’impérialisme humanitaire », par Jean Bricmont, Le Grand Soir, 12 mars 2011.

[2] Voir le texte de cette résolution :
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2011/CS10200.doc.htm

[3] Cet entretien a été réalisé le 13 septembre 2011

[4] Figure du mouvement anti-impérialiste, Jean Bricmont est professeur de physique théorique à l’Université de Louvain (Belgique). Il a publié « Impérialisme humanitaire. Droits de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ? » (Éditions Aden, 2005).

[5] Voir :http://www.marianne2.fr/Eva-Joly-veut-des-chars-en-Libye-pas-sur-les-Champs-Elysees_a208455.html. Elle appuyait « à 100% » l’opération et estimait qu’il est «

http://www.silviacattori.net:80/article2230.html


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19.

28/10/2011

n°93 - Journal des Guerres de l'Otan. - 19-08 au 27-10 - 1ap - "Kadhafi a fait de son pays le plus arriéré, en 7 ans, le plus prospère d'Afrique" (Le Monde 1.9.1976)

n°93 - Journal des Guerres de l'Otan. - 19-08 au 27-10 - 1ap - "Kadhafi a fait de son pays le plus arriéré, en 7 ans, le plus prospère d'Afrique" (Le Monde 1.9.1976)



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan.  n° 93- 19-08 au 27-10

C.De Broeder & M.Lemaire     



Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

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b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part 

Domenico Losurdo : Des guerres de l’opium aux guerres du pétrole.

Manlio Dinucci : Qui a vraiment tué Kadhafi.

Ambassadeur de FranceChristian Graeff : « Quand l'OTAN a-t-elle déjà tué un chef d'État ? »

Stephen Gowans : L'oppression de Kadhafi.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Eva R-sistons :Syrte, nouveau "génocide" de l'OTAN.

Paroles & action ...

… au cœur des débats.

Bill Van Auken : Les Etats-Unis et Kadhafi : Les assassins réclament une enquête criminelle

1  Politique 

Les parties prenantes

a Libye

b L'Otan

Dans les coulisses 

L’Otan tire les leçons de la guerre de Libye.

L’Otan et le monde

Russie

Ria Novosti : Moscou dénonce la tendance de l'Otan à imposer le scénario libyen.

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

2-1 Vidéo :Hugo Chavez condamne cet assassinat:

2-2 Allain Jules : L’OTAN/CNT ou le brevet du mensonge.



Tiré à part 

Domenico Losurdo : Des guerres de l’opium aux guerres du pétrole.

 « La mort de Kadhafi est un tournant historique » : proclament en chœur les dirigeants de l’OTAN et de l’Occident, lesquels ne se préoccupent même pas de prendre des distances avec l’assassinat barbare du leader libyen et des mensonges éhontés énoncés à ce propos par les dirigeants des « rebelles ». Et pourtant, il s’agit en effet d’un tournant. Mais pour comprendre la signification que la guerre contre la Libye revêt dans le cadre de l’histoire du colonialisme, il convient de partir de plus loin…

  Tandis qu’en 1840 les navires de guerre anglais se déploient devant les côtes et les villes de la Chine, les agresseurs disposent de la puissance de feu de milliers de cannons et peuvent semer la mort et la destruction à grand échelle, sans craindre d’être touchés par l’artillerie ennemie, dont la portée est bien plus réduite. C’est le triomphe de la politique de la canonnière : le grand pays asiatique et sa civilisation millénaire sont obligés de capituler ; commence alors ce que l’historiographie chinoise définit à juste titre comme le siècle des humiliations, qui prend fin en 1949, avec l’avènement au pouvoir du Parti communiste et de Mao Zedong.

   De nos jours, la dite Revolution in Military Affairs (RMA) a créé pour de nombreux pays du Tiers Monde une situation semblable à celle qu’avait affrontée la Chine en son temps. Au cours de la guerre contre la Libye de Kadhafi, l’OTAN a pu tranquillement effectuer des milliers de bombardements non seulement sans subir la moindre perte mais sans même non plus risquer de la subir. Dans ce sens, plutôt qu’à une armée traditionnelle, la force militaire de l’OTAN ressemble à un peloton d’exécution ; si bien que l’exécution finale de Kadhafi, plutôt qu’être un hasard ou un incident de parcours, révèle le sens profond de l’opération dans son ensemble.

C’est une donnée de fait : la disproportion technologique et militaire renouvelée relance les ambitions et les tentations colonialistes d’un Occident qui, comme le montre l’autoconscience et fausse conscience exaltée qu’il continue à afficher, refuse de régler réellement ses comptes avec son histoire. Et il ne s’agit pas seulement d’avions, de navires de guerre et de satellites. Plus net encore est l’avantage sur lequel Washington et ses alliés peuvent compter en ce qui concerne les capacités de bombardement multimédiatiques. Une fois de plus, l’ « intervention humanitaire » contre la Libye se présente comme un exemple de manuel : la guerre civile (déclenchée grâce aussi à l’action prolongée d’agents et d’unités militaires occidentaux et au cours de laquelle les soi-disant « rebelles » dès le début pouvaient disposer même d’avions) a été présentée comme un massacre perpétré par le pouvoir sur une population civile sans défenses ; par contre, les bombardements OTAN qui, dernièrement, se sont acharnés sur Syrte assiégée, affamée et privée d’eau et de médicaments, sont devenus des opérations humanitaires en faveur de la population civile libyenne !

   Cette opération de manipulation peut à présent compter, outre sur les traditionnels moyens d’information et désinformation, sur une révolution technologique qui vient compléter la Revolution in Military Affairs. Comme je l’ai expliqué dans des interventions et articles précédents, ce sont des auteurs et des organes de presse proches du Département d’Etat qui célèbrent le fait que l’arsenal étasunien s’est maintenant enrichi de nouveaux et formidables instruments de guerre ; ce sont des journaux occidentaux et de foi occidentale avérée qui rapportent, sans aucune attitude critique, qu’au cours des « guerres Internet » sont à l’ordre du jour la manipulation, le mensonge, ainsi que l’attisement de minorités ethniques et religieuses au moyen, aussi, de la manipulation et du mensonge. C’est ce qui est en train de se passer déjà en Syrie contre un groupe dirigeant pris comme cible aujourd’hui plus que jamais, pour le fait d’avoir résisté aux pressions et intimidations occidentales et de s’être refusé à capituler devant Israël et de trahir la résistance palestinienne.

  Mais revenons à la première guerre de l’opium, qui se termine en 1842 avec le traité de Nankin. C’est le premier des « traités inégaux », c’est-à-dire imposés par les canonnières. L’année suivante c’est le tour des Usa. Ils envoient eux aussi leurs canonnières pour arracher le même résultat obtenu par la Grande-Bretagne, et même un peu plus encore. Le traité de Wanghia (environs de Macao) de 1843 établit pour les citoyens étasuniens résidant en Chine le privilège de l’extraterritorialité : même coupables de délits de droit commun, ils sont dans tous les cas soustraits à la juridiction chinoise. Evidemment, le privilège de l’extraterritorialité n’est pas réciproque, et ne vaut pas pour les citoyens chinois résidant aux Usa : les peuples coloniaux sont une chose, la race des seigneurs en est une autre, tout à fait différente. Dans les années et décennies successives, le privilège de l’extraterritorialité est étendu aussi aux Chinois qui « sont en désaccord » avec la religion et la culture de leur pays, et se convertissent au christianisme (et deviennent idéalement des citoyens honoraires de la république nord-américaine ou de l’Occident en général).

   Le double standard de la légalité et de la juridiction est, de nos jours aussi, un élément essentiel du colonialisme : les « dissidents » c’est-à-dire ceux qui se convertissent à la religion des droits de l’homme, telle qu’elle est proclamée par Washington et par Bruxelles, les potentiels Kisling, au service des agresseurs, ceux-là sont honorés du prix Nobel ou autres prix analogues : après quoi l’Occident déchaîne une campagne forcenée pour soustraire les primés à la juridiction de leur pays de résidence, campagne que vont rendre plus persuasive les embargos et les menaces d’ « intervention humanitaire ».

   Le double standard de la légalité et de la juridiction devient particulièrement criant avec l’intervention de la Cour pénale internationale (CPI). A celle-ci, sont et doivent être dans tous les cas soustraits les citoyens étasuniens et les soldats et mercenaires du drapeau étoilé qui stationnent dans le monde entier. Récemment la presse internationale a rapporté que les Usa sont prêts à bloquer par leur veto l’admission de la Palestine à l’ONU, dans le but aussi d’empêcher que la Palestine puisse faire recours contre Israël auprès de la CPI : d’une façon ou d’une autre, en pratique si ce n’est déjà en théorie il doit être clair pour tout le monde que ceux qui peuvent être jugés sont seulement les peuples coloniaux. Le timing est en soi éloquent. 1999 : sans même avoir obtenu l’autorisation de l’ONU, l’OTAN commence ses bombardements contre la Yougoslavie ; peu après, sans perdre de temps, la CPI procède à l’incrimination non pas des agresseurs et des responsables de la violation de l’ordre juridique international qui a résulté de la seconde guerre mondiale, mais de Milosevic. 2011 : renversant le mandat de l’ONU, bien loin de se préoccuper de la protection des civils, l’OTAN a recours à tous les moyens pour imposer le changement de régime et s’assurer le contrôle de la Libye ; suivant un modèle déjà éprouvé, la CPI procède à l’incrimination de Kadhafi. La dite Cour pénale internationale est une sorte d’appendice judiciaire du peloton d’exécution de l’OTAN, on pourrait même dire que les magistrats de La Haye ressemblent à des prêtres qui, sans perdre de temps à consoler la victime, s’emploient directement à la légitimation et à la consécration du bourreau.

   Un dernier point. Avec la guerre contre la Libye, s’est dessinée dans le milieu impérialiste une nouvelle division du travail. Les grandes puissances coloniales traditionnelles comme l’Angleterre et la France, se prévalant de l’appui politique et militaire décisif de Washington, se concentrent sur le Moyen-Orient et sur l’Afrique, tandis que les USA déplacent de plus en plus leur dispositif militaire en Asie.  Et nous voici donc de retour en Chine. Après avoir mis fin au siècle des humiliations commencé avec les guerres de l’opium, les dirigeants communistes savent bien qu’il serait fou et criminel de rater une deuxième fois le rendez-vous avec la révolution technologique et militaire : pendant qu’il libère des centaines de millions de Chinois de la misère et de la famine auxquelles le colonialisme les avait condamnés, le puissant développement économique en cours dans le grand pays asiatique est aussi une mesure de défense contre l’agressivité permanente de l’impérialisme. Ceux qui, à « gauche » aussi, se mettent à la remorque de Washington et de Bruxelles dans l’entreprise de diffamation systématique des dirigeants chinois montrent qu’ils n’ont à cœur ni la cause de l’amélioration des conditions de vie des masses populaires ni la cause de la paix et de la démocratie dans les relations internationales.

 Publié samedi 22 octobre 2011

sur le blog de l’auteur

http://domenicolosurdo.blogspot.com/


Manlio Dinucci : Qui a vraiment tué Kadhafi.

Le killer de Las Vegas venu de Sicile

Les images de Kadhafi lynché et tué par une foule féroce de miliciens ont été diffusées à l’échelle mondiale, pour démontrer qu’en Libye il s’est agi d’une rébellion populaire qui s’est terminée par le renversement de l’odieux dictateur. Version simpliste, appartenant aux puissantes « armes de distraction de masse » utilisées dans l’opération Protecteur Unifié.  Toute autre est la réalité qui vient au jour, comme le montre la reconstruction documentée des événements faite le 21 octobre par le quotidien britannique The Telegraph.

  Après avoir joué un rôle clé dans la conquête de Tripoli, les agents de la Cia et du service secret britannique MI6, qui opèrent sur le terrain en Libye, se sont concentrés sur la chasse à Kadhafi, qui avait échappé aux bombardements massifs de l’OTAN. Tandis que les drones et autres avions espions, dotés des appareils les plus sophistiqués, survolaient jour et nuit la Libye, des forces spéciales étasuniennes et britanniques passaient au crible la zone de Syrte, probable refuge de Kadhafi. Celui-ci a été obligé, ces dernières semaines, de rompre le silence téléphonique, en utilisant un portable peut-être de type satellitaire. La communication a été interceptée, confirmant sa présence dans la zone.

  Quand un convoi de plusieurs dizaines de véhicules est sorti de la ville, il a immédiatement été repéré par les avions espions : un Rivet Joint étasunien (qui peut repérer l’objectif à 250 Kms de distance), un C160 Gabriel français et un Tornado Gr4 britannique. A ce moment là, un drone Predator étasunien, qui avait décollé de Sicile et télécommandé via satellite depuis une base proche de Las Vegas, a attaqué le convoi avec de nombreux missiles Hellfire. Même si cela n’est pas spécifié, il s’agit d’un des Predator MQ-9 Reaper déployés à Sigonella (Sicile), où se trouve le personnel affecté à l’approvisionnement et à la manutention, et conduits par un pilote et un spécialiste des senseurs, tous deux assis à leur console aux Etats-Unis, à plus de 10mille Kms de distance. Le Reaper, en mesure de transporter une charge guerrière d’une tonne et demi, est armé de 14 missiles Hellfire (« feu d’enfer ») à tête antichar, explosive à fragmentation ou thermobarique. Immédiatement après, le convoi a été frappé aussi par des chasseurs bombardiers français Mirage-2000 avec des bombes Paveway de 500 libbres et des munitions de précision Aasm (Armement Air-Sol Modulaire), elles aussi à guidage laser. Cette attaque a été décisive pour la capture de Kadhafi.

  Ces faits démontrent que, en réalité, c’est l’OTAN qui a capturé Kadhafi, en le poussant dans les mains de miliciens musulmans de Misrata, animés d’une particulière haine à son égard. Et que c’est l’OTAN qui a vaincu cette guerre non seulement en larguant sur la Libye 40-50mille bombes en plus de 10mille missions d’attaque, afin d’ouvrir la voie aux « rebelles », mais en infiltrant en territoire libyen services secrets et forces spéciales pour réaliser et diriger les opérations de guerre. Le plan  -décidé à Washington, Londres et Paris- était d’éliminer Kadhafi, qui dans un procès public aurait pu révéler des vérités incommodes pour les gouvernements occidentaux. Il n’est donc pas exclu que parmi la foule de miliciens hurlants, derrière le « jeune homme au pistolet en or » à qui on attribue le meurtre de Kadhafi, il y avait bien plus d’experts killers de profession.

Manlio Dinucci.

Edition de samedi 22 octobre 2011 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20111022/manip2pg/02/manip2pz/312006/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


Ambassadeur de FranceChristian Graeff : « Quand l'OTAN a-t-elle déjà tué un chef d'État ? »

Dans le flot des commentaires consensuels évoquant la mort d’un « tyran sanguinaire », une voix libre, soudain, tranche : celle de l’ancien ambassadeur de France Christian Graeff (à Tripoli de 1982 à 1985) interrogé au journal de la radio publique France culture. (*)

France culture : Après une guerre de huit mois, comment qualifiez-vous le rôle des Occidentaux dans la chute du régime Kadhafi ?

Christian Graeff : Mon interrogation ce soir est courte. Quand l’OTAN a-t-elle déjà tué un chef d’État ? Voilà. C’est ma question. Je fouille dans ma mémoire. Je ne trouve pas la réponse. Pour moi, il y a un assassinat politique. Il y a des responsabilités internationales en cause. L’épilogue sera long. Moi, je ne le verrai pas je suis un vieil homme. Mais pour ce dont je puis juger, je suis sûr qu’il y a là matière à œuvre de justice. Parce qu’on a entendu tellement de mensonges. Il y a eu tellement de sophistication dans la médiatisation de la guerre emmenée par l’OTAN en Libye au-delà, bien au-delà - oh combien au-delà - de la résolution 1973 des Nations unies, que les questions sortiront. Personne au monde n’est en état de les étouffer, ni en Europe ni aux États-Unis, encore moins en Israël.

France culture : Vous pensez que les États-Unis, la Grande Bretagne et la France ont envoyé des hommes au sol par exemple ?

Christian Graeff : Ecoutez, sur les détails techniques on en sait beaucoup ; on en sait plus ou moins selon les sources que l’on a. Les miennes de sources, les sources que j’ai, m’autorisent à dire que les interventions armées de l’Alliance, de l’OTAN, ont été considérables. Et les simulacres, n’est-ce pas, la couverture que l’on a cherché misérablement avec le Qatar et d’autres Émirats ou monarchies traditionnelles arabes sont dérisoires. C’est une rigolade.

Vous avez peut-être eu connaissance de l’ouvrage qui vient de sortir il y a quelques jours, de Dumas et Vergès, où ils accusent : « Sarkozy sous BHL » [1].Voilà. Il y a là, de façon très polémique j’en conviens, mais autant politique que juridique … tout un argumentaire dont la CPI, peut être un jour, aura à connaître…

France culture : Dans le droit fil de ce que vous venez de dire, quelles sont ces questions, incontournables à vos yeux, qu’il va falloir se poser s’agissant du mandat de l’ONU que vous décrivez comme ayant été outrepassé ?

Christian Graeff : Le mandat …c’est très clair. Tout le monde le sait… on a fait une pirouette, on a cru tromper son monde et puis … on ne dupe pas en démocratie les esprits libres. Les esprits serfs c’est autre chose. Les médias sont au centre du débat. Dans ce débat national, dans ce débat culturel, civilisationnel, qui trompe qui ?

[1] Voir : http://livre.fnac.com/a3699392/Roland-Dumas-Sarkozy-sous-BHL

Christian Graeff

Vendredi 21 octobre 2011


Stephen Gowans : L'oppression de Kadhafi.

Mon journal local m'a informé ce matin que, avec l'assassinat de Mouammar Kadhafi, le "peuple libyen peut enfin tourner la page sur 42 années d'oppression brutale."

L'oppression a commencé lorsque Kadhafi a libéré la Libye de la tyrannie du pantin le roi Idris Ier, dont le drapeau est devenu la bannière des rebelles.

Elle a continué avec l'expulsion par Kadhafi des bases militaires étrangères et avec la nationalisation du pétrole du pays.

Une oppression supplémentaire s'est amoncelée sur les Libyens lorsque, sous le régime de Kadhafi, le niveau de vie s'est élevé jusqu'à dépasser ceux de tous les autres pays en Afrique.

Une oppression de plus a certainement été la lutte de Kadhafi pour éliminer le Groupe Islamiste de Combat en Libye (GICL), groupe dont les membres ont combattu les Américains en Afghanistan et en Irak et se sont battus aux côtés d'Oussama Ben Laden contre les Soviétiques en Afghanistan.

Le chef du GICL, Abdel Hakim Belhaj, qui fut emprisonné par les Américains pour terrorisme, est aujourd'hui le dirigeant militaire de Tripoli.

L'insistance de Kadhafi, malgré les objections des compagnies pétrolières US et des fonctionnaires du Département d'État, sur le fait que l'économie libyenne soit "libyanisée", c'est à dire que les investissements étrangers tournent à l'avantage des Libyens, a resserré l'oppression d'un ou deux crans supplémentaires.

Et l'aide généreuse de Kadhafi aux mouvements de libération nationale et aux pays africains sub-sahariens a étendu son oppression au monde entier.

Quelles forces pro-démocratiques se sont battues contre toutes ces oppressions?

  • Le Qatar, une monarchie absolue, qui a envoyé armes et munitions aux rebelles islamistes.
  • Les monarchistes, toujours furieux de la chute de leur roi.
  • Les islamistes, qui pendant des années avaient lutté pour amener un régime islamiste au pouvoir à Tripoli.
  • Des personnes liées à la CIA, qui détiennent des postes clés au sein du Conseil National de Transition, et promettent aux compagnies pétrolières occidentales les premiers bénéfices sur les concessions.
  • L'OTAN, dont les avions de guerre et les forces d'opérations spéciales se sont révélés décisifs dans le renversement de Kadhafi.Au cours des dernières semaines, l'aviation de l'Otan s'est attelé à réduire la ville de Syrte en ruines - au nom de la protection des civils. Il s'avère qu'il n'y aucun problème pour que l'OTAN bombarde des civils, mais pas pour que des dirigeants de gouvernements indépendants répriment des insurrections.

Pendant que ces forces combattaient les oppressions de Kadhafi, les tanks saoudiens approvisionnés par les États-Unis écrasaient un soulèvement populaire au Barhein, le dirigeant pro-américain du Yémen, Ali Abdullah Saleh, tirait contre son peuple, et le Mubarakisme se poursuivait en Égypte, conduit par les sbires de Moubarak.

Ces événements impliquant tous des alliés des États-Unis, ont été peu remarqués. Pas d'intervention militaire pour eux, ou d'inculpations par la Cour Pénale Internationale, toutes ces attentions étant réservés uniquement pour Kadhafi.

C'est vrai que le peuple libyen peut enfin tourner la page de 42 ans - mais 42 ans d'indépendance, non d'oppression brutale.

Les bases militaires de l'Otan, une économie asservie aux compagnies pétrolières occidentales, et le joug oppressif de l'impérialisme US, les attendent.

Stephen Gowans,

le 21 Octobre, 2011
http://gowans.wordpress.com/2011/10/21/gaddafi%E2%80%99s-oppressions/



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Eva R-sistons :Syrte, nouveau "génocide" de l'OTAN.

Eva R-sistons : Les guerres sanguinaires de l'OTAN,
L'exemple de Syrte (Libye)
Je regarde les infos, alternant les Chaînes Parlementaires et France24 pour l'International.
Subitement, un reportage, un vrai, comme on les aime. Qui dit la vérité, tout simplement. Mais n'ayons aucune illusion : France24 n'a pas arrêté de désinformer, en présentant Kadhafi comme un dictateur, ou un tyran, sanguinaire, et les Libyens (fidèles au Colonel, la majorité) comme des rebelles, des mercenaires, des snippers.. Comme dans tous les Médias, les exactions sont celles des combattants libyens, jamais celles de l'OTAN. Et quand France24 présente un fait, c'est pour dissimuler l'essentiel : Par exemple, "les libérateurs vont de maison en maison"... sans dire pourquoi: Tuer les habitants mâles (et pas seulement), violer les femmes et piller les lieux. Un joli nettoyage, un authentique génocide ! Le pays le plus prospère d'Afrique, grâce à Kadhafi, est en ruines, et des massacres ont été commis par l'OTAN et ses mercenaires.
France24, donc, après avoir désinformé en permanence sur la Libye, comme ses confrères, se permet, une fois la Libye "libérée" (comprenez, aux mains des tenants de l'Empire, du Nouvel Ordre Mondial), un instant - rare - d'information. Un peu comme le NouvelObs qui, maquillant ses options alignées sous un vernis de gôche, après avoir soutenu la guerre de l'OTAN contre un dirigeant populaire, se permet de critiquer la mort "sauvage" de Kadhafi (§ 1). C'est ça, la presse de "gauche" : Soutien inconditionnel au libéralisme et aux guerres impériales ainsi qu'au choc de civilisations, et tout cela sous un vernis de démocratie, de progressisme... passant par Hollande, mais surtout pas par Montebourg ! (Mon blog sur le Nouvelobs a été rendu inaccessible à partir du moment où j'ai plaidé pour ce dernier). Il est temps de réaliser l'imposture des Médias de "gôche" comme le Nouvelobs ou Libération !
Or donc, voici ce que l'on voit sur France24, ce 26 octobre (reportage de Matthieu Mabin, envoyé spécial à Syrte, qu'on sent horrifié par ce qu'il voit, évidemment).
Extraits : "C'est une ville fantôme, avec encore une petite poignée d'habitants et quelques rebelles qui occupent la ville (en ruines). Les maisons sont visitées trois ou quatre fois et le pillage est institutionnalisé. Violence considérable de la destruction, y compris les bâtiments civils, cibles de frappes aériennes ne pouvant venir que de l'OTAN car seul l'OTAN est intervenu sur la ville. Les cadavres pourrissent à ciel ouvert, personne pour s'en occuper, ni ONG, ni associations, aucun soutien. Le CNT est absent" (et pendant les bombardements de la ville martyr, Hillary Clinton se préoccupait seulement de prendre mort ou vif Kadhafi, comme les cow-boys texans, note d'eva R-sistons).
Alors, c'est ça, la protection des habitants, M. BHL, philosophe belliciste si communautariste, au service des seuls intérêts d'Israël ? Ca vaut la Shoah des Juifs, non ? C'est aussi radical, net, chirurgical. Sauf que là, c'est pour servir les multinationales comme Total ou Areva, pour priver les Africains de leur indépendance et de leurs ressources (Kadhafi étant un partisan actif du non-alignement et de la libération des peuples du colonialisme), et pour nuire aux Chinois qui eux, servent leurs intérêts tout en participant au développement de l'Afrique.
La réalité ?

Comme l'Irak, et avant la Syrie et l'Iran, la Libye est victime d'un massacre de l'OTAN sanguinaire, elle est bombardée, ruinée, bientôt morcelée et en proie au chaos, aux divisions, à la guerre civile. Car Kadhafi, lui, avait su maintenir une unité (pourtant difficile à réaliser dans un pays de tribus) profitant à tous. L'OTAN est une Organisation hautement terroriste, maléfique, nuisible pour les nations et pour les peuples. Sous la férule de l'Occident, la Libye, pays riche et sans dette, va redevenir un pays arriéré (§ 2) comme avant l'arrivée au pouvoir de Kadhafi. Et certaines de ses villes, comme Syrte, sont désormais en ruines. L'OTAN est passé par là, et Sarkozy comme BHL, aussi. Pour le malheur des peuples et des Etats.
Quand verrons-nous en face la réalité ?
eva R-sistons

Jeudi 27 Octobre 2011



Paroles & action ...

… au cœur des débats.

Bill Van Auken : Les Etats-Unis et Kadhafi : Les assassins réclament une enquête criminelle
La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a solennellement annoncé dimanche que Washington « appuyait fortement les appels » à une enquête indépendante sur le meurtre barbare du chef d'Etat libyen évincé, Mouammar Kadhadi.

Sur quoi exactement Mme Clinton veut-elle enquêter qu'elle ne connaît pas déjà ?

Kadhafi a été capture jeudi alors qu'il fuyait sa ville natale de Syrte. Au cours du mois précédent, Syrte avait subi un bombardement continu de l'OTAN et un siège brutal des soi-disant « rebelles » qui ont détruit la ville en causant la mort d'un nombre incalculable de civils et de blessés.

Son convoi, détecté par des avions espions américains, fut d'abord attaqué par un drone Predator américain qui était téléguidé depuis une base aérienne au Nevada. Un avion de surveillance américain AWAC a ensuite fait appel à des avions de combat français qui ont largué deux bombes de 500 livres sur les véhicules dans lesquels se trouvaient le colonel Kadhafi et son entourage.

Les frappes aériennes ont laissé des dizaines de morts et le dirigeant libyen blessé. Il fut ensuite pourchassé par les « rebelles » soutenus par l'OTAN qui agissaient en accord avec des « conseillers » des forces des unités spéciales britanniques SAS.

Les derniers moments de Kadhafi ont été enregistrés par un nombre de séquences vidéo agitées et filmées avec les téléphones portables de ses assaillants. Elles montrent un Kadhafi blessé hurlant et résistant faiblement à une horde de miliciens frénétiques qui sont en train de le provoquer et de l'attaquer alors qu'il crie « Allahou Akbar » - « Dieu est grand ». Il est traîné, frappé à coups de pied et battu jusqu'au sang à coups de fusils et de poings avant d'être jeté sur le capot d'un véhicule. Une séquence montre un pistolet près de sa tête puis son corps sur le trottoir alors que du sang coule de l'arrière de son crâne.

Comme l'a dit laconiquement l'un des membres du Conseil national de transition (CNT) soutenu par l'OTAN basé à Benghazi, « Ils l'ont battu très durement puis ils l'ont tué. »

A la question posée à Clinton par Christiane Amanpour de la chaîne américaine ABC quant à sa « réaction première » aux horribles séquences vidéo des téléphones portables, Clinton a répondu, « Eh bien Christiane, vous savez, personne ne veut bien évidemment voir un être humain dans cet état. »

Les déclarations de Clinton avaient manifestement été bien préparées et visaient à apaiser le dégoût provoqué dans le monde par les vues du lynchage de Kadhafi. Quant à sa « réaction première », elle avait été révélée le jour de l'assassinat même, lorsqu'elle avait ri en disant à un journaliste, « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort. »

En effet, 48 heures à peine avant le lynchage de Kadhafi, la secrétaire d'Etat américaine s'était envolée pour Tripoli où elle avait déclaré que le dirigeant libyen devait être « capturé mort ou vif, » dès que possible.

Il s'agissait difficilement d'une boutade. La guerre Etats-Unis/OTAN contre la Libye qui a duré huit mois a été menée dans le but d'un « changement de régime » pour renverser Kadhafi et mettre en place un régime marionnette qui répondra plus docilement aux attentes de Washington et de ses alliés de l'OTAN, ainsi que des grands conglomérats énergétiques occidentaux.

En utilisant comme couverture les soulèvements populaires survenus en Tunisie et dans l'Egypte avoisinantes, les Etats-Unis et leurs alliés ont délibérément fomenté en Libye une confrontation armée pour ensuite chercher à rassembler un soutien pour s'assurer de l'approbation de l'ONU pour une intervention sous le faux prétexte de protéger la vie des civils.

Sous cette bannière « humanitaire », ils ont mené une guerre aérienne incessante et criminelle contre ce pays d'Afrique du Nord riche en pétrole tout en effectuant sans cesse des tirs de missiles et des bombardements qui ciblaient Kadhafi et sa famille. Le 1er mai, une frappe aérienne de missiles de l'OTAN sur la résidence de Kadhafi à Tripoli avait tué l'un de ses fils et trois de ses petits-enfants. Tous les moyens techniques des Etats-Unis et de l'OTAN avaient été mis en oeuvre en Libye dans le but de localiser le dirigeant libyen pour le tuer.

Ce n'était pas non plus la première tentative du genre. En 1969 déjà, comme le révèle Henry Kissinger dans ses mémoires, des discussions avaient eu lieu au sein du gouvernement américain au sujet d'une action secrète pour assassiner Kadhafi, en raison surtout de son nationalisme radical, son ingérence dans le contrôle américano-saoudien de la politique pétrolière de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et de sa fermeture de la plus grande base aérienne du Pentagone sur le continent africain. En 1986, le gouvernement Reagan avait exécuté le bombardement de la résidence-caserne de Kadhafi à Tripoli. Et, dans les années 1990, les services secrets britanniques MI6 avaient comploté avec des éléments islamistes en vue de le tuer.

Alors qu'après la dissolution de l'Union soviétique Kadhafi avait cherché à s'arranger avec l'Occident en renonçant aux « armes de destruction massive » et en collaborant activement à la « guerre mondiale contre le terrorisme » des Etats-Unis, les puissances impérialistes n'ont ni pardonné ni oublié ses infractions d'antan.

Quant à Hillary Clinton et au gouvernement Obama, le fait d'appeler à une enquête sur le meurtre de Kadhafi est de loin plus que du cynisme. C'est comme si le gouvernement Eisenhower avait exigé une enquête sur l'assassinat de Patrice Lumumba, ou si la Maison Blanche de Nixon avait demandé une enquête internationale sur la mort de Salvador Allende.

La principale différence est qu'à l'époque c'était la CIA qui était connue comme « Murder Inc. » (Cie des assassinats) pour ses opérations secrètes. A présent, le gouvernement américain dans son ensemble préconise ouvertement et sans complexe l'assassinat comme un outil principal de la politique étrangère.

A trois reprises, en moins de six mois, le président Obama était venu parader devant les caméras de télévision pour annoncer des exécutions illégales. En mai dernier, il s'agissait de la liquidation d'Oussama ben Laden qui, non armé, fut tué par balle par des forces spéciales américaines. En septembre, eut lieu l'assassinat au Yémen par un missile hellfire d'un citoyen américain, Anwar-al-Awlaki. Un deuxième citoyen américain, Samir Khan, fut tué au cours d'une attaque. Et maintenant, Obama revendique le mérite du lynchage de Kadhafi.

D'innombrables autres personnes ont été assassinées de la même manière avec moins de tapage au Pakistan, au Yémen, en Somalie et ailleurs. Deux semaines après le meurtre d'Awlaki, un missile hellfire a coûté la vie à son fils, Abdulrahman âgé de 16 ans, et qui, tout comme son père, était un citoyen américain né aux Etats-Unis. Cette attaque, qui a tué huit autres personnes, la plupart d'entre eux des mineurs, n'a pratiquement pas été signalée dans les médias américains.

Au lieu de cela, les magnats de la presse discutent pour savoir si ces « succès de la politique étrangère » contribueront à faire réélire le président, avec Obama se présentant vraisemblablement aux élections avec son score record d'« assassin en chef » qui approuve les « kill lists »(listes de personnes à tuer) établies par le comité secret qui est effectivement devenu un nouveau service extraconstitutionnel du gouvernement américain.

Le meurtre sauvage de Mouammar Kadhafi est emblématique d'une politique illégale et violente de la part de l'élite dirigeante américaine qui cherche désespérément à compenser le déclin économique du capitalisme américain par une série sans fin de guerres et de provocations destinées à prendre le contrôle des ressources vitales et des marchés.

Obama et Hillary Clinton croient, à juste titre, qu'ils n'ont rien à craindre d'une enquête des Nations unies ou de la Cour pénale internationale sur le meurtre de Kadhafi. Néanmoins, la tentative irresponsable de réimposer le colonialisme au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ne résoudra pas mais, au contraire, ne fera qu'exacerber les insolubles contradictions économiques et sociales et la crise du capitalisme américain et mondial.

La crise entraînera la classe ouvrière dans une lutte internationale en créant les conditions d'un règlement de compte révolutionnaire avec les crimes de l'impérialisme américain.

(Article original paru le 24 octobre 2011)

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Mercredi 26 octobre 2011

Bill Van Auken
Publié le 26 octobre 2011 avec l'aimable autorisation du WSWS



1  Politique 

Les parties prenantes

a Libye

Dans les coulisses 

Des responsables du CNT demandent à l'Otan d'«intervenir» aux frontières algériennes.

La mission de l'Otan qui devait officiellement prendre fin quand «la menace représentée par Mouammar Kadhafi et pesant sur le peuple libyen n'existera plus» semble se prolonger dans le temps, et même dans l'espace, puisque certains demandent que les opérations militaires des alliés engagés dans le conflit armé en Libye touchent les frontières algériennes !
Les alliés engagés dans l'intervention militaire dans ce pays, parmi eux la France, l'Italie et l'Angleterre, avaient annoncé à maintes reprises que les opérations militaires de l'Otan prendraient fin une fois la «menace» représentée par Kadhafi anéantie.

Pourtant, et au moment où certains pays occidentaux parmi les plus acharnés dans le conflit armé, annoncent de façon catégorique la fin du régime de Kadhafi, l'Otan prolonge sa mission jusqu'au 31 octobre en cours. Pire, certains lui demandent d'étaler ses activités... aux frontières algériennes ! Intervenant avant-hier en fin d'après-midi sur la chaîne de télévision satellitaire BBC, diffusant en langue arabe au cours d'une émission consacrée à la situation en Libye, Ahmed Djibril, conseiller du président du CNT, Mustapha
Djibril, demande, à partir de la Libye, la poursuite des opérations militaires, pour, a-t-il dit, «toucher les frontières de pays voisins». Le conseiller «justifie» cette demande par «la crainte que des éléments armés entrent en territoire libyen pour tenter de déstabiliser le pays», évitant de reconnaître que c'est le contraire qui s'est produit des mois durant, quand des armes étaient acheminées de Benghazi et d’autres régions libyennes vers l'Algérie.

 Intervenant à son tour à partir du studio de la chaîne de télévision satellitaire, Souleimane El Baraâci, porte-parole du Rassemblement des jeunes libyens, cite carrément l'Algérie au cours de l'émission. «Nous souhaitons que des opérations de surveillance soient menées par l'Otan le long des frontières nigériennes, tchadiennes et certains endroits des frontières algériennes», a-t-il demandé.

 Demandes qui suscitent bien des interrogations sur les intentions du CNT libyen dont les «militaires» ont fait preuve d'une sauvagerie inouïe à travers des crimes qui ont fait des victimes parmi la population libyenne. Quant à lui, Kadhafi a été torturé et tué, après avoir été arrêté vivant par les «insurgés» libyens qui, au passage, ne peuvent se targuer d'aucun mérite dans le renversement du pouvoir en Libye, et surtout pas de «victoire» militaire sur le régime du colonel.

A la différence que la torture subie par Kadhafi avant son élimination a été filmée par des caméras, et que les intentions de l'appel lancé à l'Otan pour intervenir aux frontières algériennes ne peuvent être médiatisées, puisqu’aux buts inavouables. Pour rappel, l'organisation non gouvernementale (ONG) Amnesty International a qualifié la mort de Kadhafi de «crime de guerre».

 Les «insurgés» libyens qui, à chaque résistance de la part des troupes restées fidèles à Kadhafi, ont fait appel à l'Otan pour combattre à leur place et leur assurer une «victoire» dont le mérite ne leur revient nullement ; rappelons qu’au moment du conflit armé, ils avaient déserté les postes frontaliers, laissant libre cours aux trafiquants d'armes dans l'acheminement d'armes vers l'Algérie.

23-10-2011  

http://www.letempsdz.com/content/view/64578/186/



b L'Otan

Dans les coulisses 

L’Otan tire les leçons de la guerre de Libye.

En visite à Paris, l’amiral Gianpaolo Di Paola, le patron du comité militaire de l’Alliance, a dressé vendredi un bilan positif de l’opération contre le régime de Kadhafi.

À l’occasion de sa première visite à Paris depuis la réintégration de la France dans le commandement militaire ­intégré de l’Otan, l’amiral Gianpaolo Di Paola, le patron du comité militaire de l’Alliance, a dressé aujourd’hui un bilan particulièrement positif de la guerre en Libye. «Succès militaire» ayant permis d’éviter le massacre de civils à Benghazi tout en évitant les dégâts collatéraux, l’opération contre le régime de Kadhafi fut aussi selon lui un «succès politique». «Pour agir en Bosnie, il nous a fallu plusieurs années. Pour intervenir au Kosovo, plusieurs mois. En Libye, nous avons mis six jours seulement pour agir. Et nous avons obtenu le soutien de nos partenaires arabes », se félicite le plus haut responsable militaire de l’Otan, dont le mandat expire dans quelques mois.

Pour autant, l’intervention en Libye n’est pas considérée à Bruxelles comme un modèle pour les futures opérations de l’Alliance. «Chaque mission, pas seulement la Libye, peut-être considérée comme un modèle – positif ou négatif – pour l’avenir. Mais chaque opération doit être interprétée avec beaucoup de souplesse mentale», prévient l’amiral.

D’autant plus que la guerre a aussi révélé les «limites capacitaires chroniques» de l’Alliance, notamment en matière de renseignement, ainsi que des faiblesses, par exemple dans le ciblage, la désignation des cibles.

Alors que les avions de l’Otan poursuivent leurs opérations dans la région de Syrte, l’Alliance atlantique a déjà tiré les premières leçons de l’intervention.

D’abord en mettant en lumière le caractère incontournable du «partenariat». «Aujourd’hui aucune nation ne peut agir seule. La nécessité d’avoir une approche globale des crises implique que les alliances se généralisent», explique l’amiral Di Paola. Ensuite, la nécessité de disposer, dans un environnement stratégique instable, d’un «noyau dur, capable de fonctionner dans les zones de guerre».

Strabisme de Vénus

L’effacement des États-Unis, qui ont préféré s’en tenir, vis-à-vis de la crise libyenne, à un «leadership from behind», choisissant de peser dans l’ombre, n’est pas forcément une mauvaise nouvelle selon lui. «Les Européens sont des animaux curieux. C’est comme s’ils souffraient d’un strabisme de Vénus! Quand les États-Unis dirigent, ils protestent. Mais lorsque les Américains s’effacent pour laisser l’Europe en première ligne, ils le leur reprochent! En Libye, les Américains ont certes encouragé les Européens à en faire davantage. Mais ils demeurent un allié stratégique de premier plan», affirme le haut responsable militaire.

Autre enseignement, l’intervention en Libye a renforcé la visibilité de la France au sein de l’Alliance, deux ans après son retour dans le commandement militaire. L’amiral Di Paola en est persuadé: «La France n’aurait jamais obtenu ce rôle principal en Libye» si elle n’avait pas réintégré l’Otan. Et il est «logique» qu’un pays comme la France, ayant démontré tout à la fois «ses capacités et sa volonté», hérite, avec le Commandement suprême allié (ACT) de Norfolk, dirigé par le général Abrial, d’un poids «proportionnel» au rôle qu’elle est en mesure de jouer depuis qu’elle a retrouvé «sa place entière» au sein de l’Alliance.

Les succès remportés par l’Otan en Libye ne font pas oublier les grands défis auxquels est confrontée l’Alliance dans les mois et les années qui viennent. La crise économique et les coupes budgétaires qu’elle implique dans les budgets de défense des pays européens et des États-Unis auront des conséquences durables.

Il faudra, pour y faire face, apprendre à dépenser moins et mieux. Découlant en partie de cette crise, le défi capacitaire fait peser le risque d’un décrochage stratégique. Pour ce faire et afin de pouvoir conserver une approche globale des crises, les États membres de l’Alliance devront apprendre, comme la France et la Grande-Bretagne l’ont fait en Libye, à s’associer. Quitte à parfois abdiquer une petite partie de sa souveraineté…

Isabelle Lasserre

octobre 15th, 2011
Le Figaro

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2011/10/lota...



L’Otan et le monde

Russie

Mort de Kadhafi: la Russie a des questions sur la frappe de l'Otan 

La mort de l'ex-leader libyen Mouammar Kadhafi soulève à Moscou nombre de questions et notamment la légalité de la frappe de l'Otan contre son convoi, a déclaré vendredi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a souligné vendredi que le convoi de l'ex-leader libyen "ne menaçait personne" lorsqu'il a été frappé par les forces de l'Otan, dont le mandat était la défense de la zone d'exclusion aérienne. Il n'y a aucun rapport entre la zone d'exclusion aérienne et une attaque contre un objectif au sol, en l'occurence le convoi, d'autant qu'il ne peut être question de protéger des civils vu que ce convoi n'attaquait personne, on peut même dire qu'il était en fuite", a déclaré M. Lavrov à l'antenne de la radio Echo de Moscou.

21/10/2011
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/148592-le-convoi-de-kadhafi-ne-menacait-personne-quand-il-a-ete-frappe-par-lotan-lavrov

Farid Merrad


Ria Novosti : Moscou dénonce la tendance de l'Otan à imposer le scénario libyen.

Les actions déployées par l'Otan pour protéger la population civile en Libye constituent un "abus grossier des décisions du Conseil de sécurité de l'Onu", et la Russie s'opposera aux efforts de l'Alliance pour faire de ces actions une norme du droit international, indique un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.
"Nous nous opposerons fermement à la tendance à faire du « scénario libyen » une norme internationale", car cette tendance "porterait préjudice à l'autorité et à la réputation du Conseil de sécurité de l'Onu",  lit-on dans le communiqué.
La Russie dénonce les démarches de l'Otan visant à utiliser les mêmes méthodes à l'encontre de la Syrie.
"Le projet de résolution bloqué le 4 octobre était fondé sur le désir d'attiser les tensions et d'accuser unilatéralement Damas, et il contenait des menaces de sanctions à l'encontre des autorités syriennes", constate le document de la diplomatie russe.
Moscou juge cette position particulièrement inquiétante compte tenu des affirmations de l'Otan selon lesquelles ses actions visant à appliquer la résolution du Conseil de sécurité sur la Libye constituent un "modèle" que l'Alliance envisage d'utiliser à l'avenir pour assurer la "protection des populations civiles".

Mercredi 5 Octobre 2011

 Commentaires

1.Posté par Monothéiste le 05/10/2011 16:57

L'ONU n'est pas là pour assurer la protection des populations civiles mais bien pour les massacré ! ceux qui ce sont allié avec l'ONU sont bel et bien des terroristes avéré!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Il est impérative pour chaque individu libre de protester contre les abus de ces terroriste ONU, il faut organiser des manifestation, de passer les messages de la réalité dans différents réseau : Twiter, Facebook etc... dans le monde afin d’éradiquer la conspiration de ces terroristes ! chacun de nous est responsable de ce qui ce passe dans le monde réveillons les consciences de ceux qui sont endormi par les médias mensonges!!!!

Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire

17 BP 1096 Abidjan 17-
E-mail: pcrci@yahoo.fr / Site Web: www.revolutionproletarienne.com


Le PCRCI dénonce l’agression contre le peuple libyen et l’assassinat de Kadhafi par l’OTAN.

L’intervention de la coalition belliciste conduite par la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis d’Amérique vient d’aboutir à l’assassinat de Kadhafi le 20 octobre 2011 après le renversement de son régime. Suite à ce forfait, les auteurs font semblant d’être gênés. Ni le commandement de l’OTAN, ni les gouvernements français, anglais, américain, ni leur création, le Conseil National de Transition (CNT) n’ose assumer l’assassinat. Après avoir jubilé le 20 octobre 2011 à l’annonce de la mort de l’ex-dirigeant libyen, le président français, Sarkozy fait des pas en arrière en déclarant le 21 octobre 2011 que nul ne peut se réjouir de la mort d’autrui. Le Secrétaire Général de l’O.N.U, pour sa part, a salué « une transition historique pour la Libye », le 20 octobre 2011.

L’histoire permettra d’apprécier le caractère « historique » d’un tel acte d’agression. Le Haut Commissaire des droits de l’homme de l’O.N.U, demande le 21 octobre l’ouverture d’une enquête. Pourquoi ce semblant de gêne ? Les puissances impérialistes veulent atténuer le sentiment général de dégoût largement répandu au sein des peuples africains en versant des larmes de crocodiles. Il est pourtant impossible de camoufler le fait qu’une mission sensée protéger les vies humaines s’est achevé dans un flot de sang avec en prime, un acte contre la personne de Kadhafi qui s’apparente à un crime de guerre. Tout laisse croire que Kadhafi a été capturé puis froidement abattu. Bien de personnes redoutaient certainement des révélations compromettantes de Kadhafi devant un tribunal.

Le peuple libyen avait-il entrepris de se défaire de son dictateur, Kadhafi ? Cela est possible, mais la prise du pouvoir par le CNT porté à bout de bras par l’OTAN qui a mené de bout en bout le combat pour le changement de régime Libyen est très loin d’incarner les intérêts du peuple libyen qui ne tardera pas à s’en rendre compte.

Il est clair que l’intervention de l’OTAN a visé à empêcher la contagion de la révolution tunisienne en Libye. Si le peuple libyen avait réellement commencé à prendre des dispositions pour faire la révolution, celle-ci vient de lui être volée. La lutte révolutionnaire du peuple libyen ne fait que commencer car il est abusif d’appelerrévolution le coup d’Etat de l’OTAN et du CNT qui n’a servi que d’alibi.

Le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire est engagé avec le peuple ivoirien en faveur de la révolution démocratique et anti-impérialiste et est prêt à apporter son appui aux initiatives similaires ailleurs en Afrique et dans le monde. Il dénonce par conséquent cette agression impérialiste contre le peuple libyen et condamne le lâche assassinat de Mouammar Kadhafi.

Le Comité Central

Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire

Abidjan, le 23 octobre 2011.



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Vidéo :Hugo Chavez condamne cet assassinat:

VISIONNER CETTE VideoEN CLIQUANT SUR LE LIEN DE CET ARTICLE

Samedi 22 octobre 2011

http://allainjules.com/...


2-2 Allain Jules : L’OTAN/CNT ou le brevet du mensonge.

On ne le dira jamais assez, l’OTAN/CNT est passé maître ès art en désinformation. Leurs mensonges atteignent des cimes. C’est un signe qui ne trompe pas, un aveu de faiblesse. Une personne sûre de sa force n’a pas besoin d’annoncer urbi et orbi qu’elle est victorieuse. Qu’elle a pris une ville. Qu’elle a réussi à capturer une personnalité. Quelle a réalisé un sans faute dans un lieu hostile lors d’une opération, etc.

De même qu’ils nous mentent en nous regardant droit dans le blanc des yeux, ils tuent en riant aux éclats. La vie d’un Libyen ne représente rien à leur yeux. Il n’y a que les pétrodollars et le gaz. Ces gens n’ont pour religion que le fric. Rien d’autre.

Depuis ce matin, il est annoncé que les renégats de Benghazi, après avoir buté mille fois devant Syrte, comme par hasard, sont parvenus à entrer jusqu’au centre ville de l’oasis. Sans résistance en plus alors qu’on sait très bien que tôt ce matin de violents combats se sont déroulés et qu’ils ont été rudes pour eux. Bani Walid est…..vert et sous contrôle loyaliste.

Il y a maintenant confirmation que l’OTAN mène des négociations avec des mercenaires arabes issus du Qatar, des Émirats Arabes Unis d’Égypte, de Jordanie et de Tunisie, pour venir à bout des kadhafistes mieux organisés que les barbares du CNT…Ces derniers ne peuvent pas gagner un m2 de la Libye sans l’apport des bombardements meurtriers et aveugles des terroristes de l’OTAN. Vous croyez que ces gens peuvent prendre la Libye militairement ?

Que nenni. Il fallait donc inventer une fausse révolution.

Allain Jules

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2011/10/l'otancnt-ou-le-brevet-du-mensonge/


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

26/10/2011

N° 29 - dossiers du 11-09 - 11-11-11 - En Amérique, le respect de la vérité est mort

 


N° 29 - dossiers du 11-09 - 11-11-11  - En Amérique, le respect de la vérité est mort



dossiers du 11-09

n°29 du 25-10

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire : 

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Grégoire Lalieu : Le gouvernement des Etats-Unis impliqué dans les attentats du 11 septembre ?

1-2 Chems Eddine Chitour : Pour en finir avec le 11-Septembre.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

2-1 STTC : Guide à la découverte des lanceurs d’alertes du 11-Septembre.

2-2 Paul Craig Roberts : En Amérique, le respect de la vérité est mort.

2-3 Le documentaire Secrecy Skills est paru aujourd’hui, malgré les menaces de la CIA.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

3-1 11 / 09 : Une théorie de la conspiration.

3-2 Jean-Marc Manach : 40% DES ATTENTATS TERRORISTES AUX ETATS UNIS SONT « INITIÉS OU FACILITÉS PAR LES AUTORITÉS »

 



1 Analyse -  Géopolitique et stratégieRéflexion

1-1 Grégoire Lalieu : Le gouvernement des Etats-Unis impliqué dans les attentats du 11 septembre ?
Le 1er mai 2011, quatre-vingt commandos des forces spéciales US exécutaient Oussama ben Laden dans sa tanière au Pakistan. Manifestations de joie à New-York lorsque Barack Obama a annoncé la mort du terroriste. « Justice a été faite » déclarait le président sur les antennes. Pourtant, certains responsables de la tragédie du 11 septembre courent toujours.

 Des cadres dynamiques virevoltent gaiement sur le chemin du travail. Carpette sous le bras, une famille épanouie emménage dans une banlieue paisible et verdoyante alors qu’un gamin à bicyclette distribue les journaux avec entrain. Ailleurs, un jeune couple se jure fidélité sous le regard myope mais attendri de mère-grand. Et sous un soleil resplendissant, des citoyens de tous horizons, exaltés par l’ivresse patriotique, hissent la bannière étoilée, l’étendard de cette nation où tout peut réussir. « Le Jour se lève à nouveau sur l’Amérique. »

Après la tourmente des années 70, son choc pétrolier, sa crise économique, sa révolution iranienne et son invasion soviétique de l’Afghanistan, il fallait bien un slogan mielleux et un spot de campagne tout aussi sirupeux pour que le candidat Reagan rassure les citoyens des Etats-Unis.

Trente ans plus tard, des travailleurs sans-emploi s’agglutinent aux portes des bureaux de chômage. Les banlieues chatoyantes ont laissé place à des terrains vagues où s’amoncèlent les expropriés victimes des subprimes, sorte de bidonvilles où le bambin à bicyclette ne s’aventure pas pour distribuer les journaux.

Pourtant, avec l’annonce de la mort d’Oussama ben Laden, il semble que le jour se lève à nouveau sur l’Amérique. La foule amassée autour de Ground Zero parait empreinte de cette même euphorie béate qui animait les clichés sur pattes du clip reaganien. L’Axe du Bien a triomphé du mal incarné, l’ennemi public numéro un est mort et immergé. 

Mais au risque de jouer les trouble-happy-end, il serait peut-être bon de souligner que la saga de la guerre contre le terrorisme ne peut se conclure avec la mort du méchant à la fin. En effet, pour certains responsables de cette tragédie moderne, justice n’a pas encore été faite. Pire, ils poursuivent tranquillement leur folie meurtrière du côté de la Maison Blanche et du Pentagone.

 

Les différentes vies de ben Laden

Il ne sera pas ici question de savoir si les attentats du 11 septembre sont une opération montée de toute pièce par la CIA. Certes, la version officielle comporte de nombreuses zones d’ombre qui alimentent le soupçon. Cependant, comme le remarquait Jean Bricmont sur notre site, organiser un tel attentat sous faux pavillon impliquerait un trop grand nombre de personnes à divers échelons des institutions US pour pouvoir garder le secret.

Difficile donc de faire la lumière sur les mystères du 11 septembre tout comme sur ceux qui planent autour de la mort de ben Laden. Selon un journal pakistanais, le célèbre terroriste aurait succombé à des complications pulmonaires en décembre 2001. Six ans plus tard, Benazir Bhutto, alors Première ministre du Pakistan, indiquait dans une interview que le célèbre terroriste était mort. Et aujourd’hui, Barack Obama nous annonce son exécution mais pas de cadavre donc pas de crime. Il faudrait simplement croire le président des Etats-Unis sur parole, ce qui demande un certain effort. 

Mais finalement, le fait que ben Laden était vivant ou pas n’est pas le plus important. Tout comme le fait de savoir quel rôle a pu jouer l’administration Bush dans les attentats du 11 septembre. Certes, si conspiration il y a eu, il serait utile que la vérité éclate au grand jour. Mais si nous avions eu la preuve irréfutable que les attentats du World Trade Center avaient bien été commis par Al-Qaïda et uniquement par Al-Qaïda, qu’auraient fait les instigateurs du 11 septembre ?

Se seraient-ils inclinés devant les campagnes guerrières du chevalier Bush ?

Auraient-ils applaudi à l’invasion de l’Afghanistan ? 

En fait, soit on adhère aux théories du complot et la responsabilité des autorités US est d’une infamie évidente. Soit on s’en tient à la version officielle, celle rapportée par les dirigeants politiques, matraquée par les médias de masse et largement répandue auprès de l’opinion publique.

Or, dans ce deuxième cas, la responsabilité du gouvernement des Etats-Unis dans les attentats du 11 septembre prend une autre forme mais reste engagée. Il suffit de démystifier les diatribes sur le soi-disant choc des civilisations, replacer les événements dans leur contexte historique et analyser les enjeux tant du côté des attentats que de la guerre contre le terrorisme.

 

Il était une fois, le choc des civilisations

Depuis dix ans maintenant, dirigeants politiques, professionnels du storytelling et autres griots médiatiques nous content l’histoire de ce fanatique religieux parti en guerre contre les valeurs progressistes que représentent les Etats-Unis.

Le soir du 11 septembre 2001 déjà, le président Georges W. Bush jetait les bases de l’interprétation qui devait prévaloir  : « Aujourd'hui, nos concitoyens, notre mode de vie, notre liberté même ont été attaqués dans une série d'actes terroristes meurtriers et délibérés. (…) L'Amérique a été visée parce que nous sommes la lanterne de la liberté et des opportunités dans le monde. Et personne n’empêchera cette lumière de briller.  » Le président poursuivait sur une note religieuse : « Ce soir je vous demande de prier pour toutes les personnes affligées, pour les enfants dont le monde est brisé (…). Et je prie pour qu’ils soient soulagés par une puissance plus grande que nous dont nous parle le psaume 23 : “Bien que je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal car tu es avec moi. »

Le 20 septembre 2001, Georges W. Bush popularisait le concept du choc des civilisations sur les antennes de la planète : « Ce n'est cependant pas toutefois le combat de la seule Amérique. Ce qui est en jeu n'est pas seulement la liberté de l'Amérique. C'est le combat du monde entier. C'est le combat de la civilisation. C'est le combat de tous ceux qui croient au progrès et au pluralisme, à la tolérance et à la liberté. »

Presque dix ans plus tard, le 1er mai 2011, Barack Obama clôturait l’épopée dans la même veine, commentant l’exécution sommaire de ben Laden en ces termes : « Rappelons-nous que nous pouvons accomplir ces choses non pas seulement pour des raisons de richesse ou de puissance, mais à cause de ce que nous sommes : une seule nation bénie de Dieu, indivisible et vouée à la liberté et à la justice pour tous. »

A notre gauche donc, la lanterne des opportunités, l’Amérique libre, le monde civilisé qui récite des psaumes pour les enfants brisés. Et à notre droite ? Oussama ben Laden, le champion de l’obscurantisme, le barbare fanatique, le Dark Vador de l’islam, qui hait l’Occident parce que l’Occident est l’Occident.

Le problème est que cette version des faits qu’on nous a servie ne correspond pas à la réalité. Oussama ben Laden était-il un terroriste coupable d’actes ignobles ? Bien-sûr. A-t-il agi parce que l’American Way of Life lui était insupportable ? Certainement pas.  

 

L’ennemi public numéro un

Oussama ben Laden est issu d’une des familles les plus fortunées d’Arabie saoudite. Au début des années 80, avec l’appui indirect de la CIA et des services de renseignements saoudiens, il participe au recrutement de moudjahidines pour combattre les troupes soviétiques en Afghanistan. L’opération est un succès : les Etats-Unis voulaient offrir à l’URSS son Viêt-Nam et, après dix ans de combats stériles et dispendieux, Moscou retire ses soldats du bourbier afghan.

Kalachnikov sous le bras, ben Laden retourne alors en Arabie saoudite où la tension est palpable.

En effet, Saddam Hussein, criblé de dettes suite à la guerre contre l’Iran, a envahi le Koweït. Le petit émirat pétrolier est l’un des plus importants créanciers de l’Irak. L’autre grand bailleur de fonds de Saddam, c’est l’Arabie saoudite.

Ben Laden propose alors aux dirigeants saoudiens de lever une armée pour combattre les soldats irakiens qui portent la menace aux frontières du royaume. Les Saoud refusent mais autorisent l’armée US à stationner en Arabie saoudite dans le cadre de l’opération Tempête du Désert. En réalité, le risque d’une attaque irakienne est très faible. Par contre, en récupérant le Koweït (que les colonialistes britanniques lui avaient enlevé), l’Irak deviendrait le premier producteur de pétrole au monde. Ni l’Arabie saoudite, ni les Etats-Unis ne peuvent l’accepter.

La présence de soldats US sur le sol saoudien soulève une vague de protestations dans le royaume : la population apprécie très peu que des boots infidèles viennent souiller les terres saintes de l’islam. Beaucoup de citoyens ne comprennent pas non plus pourquoi le régime est incapable de se défendre seul alors qu’il a dépensé sans compter ses pétrodollars dans l’achat de matériel militaire. De son côté, Oussama ben Laden est furieux, dénonce la corruption du régime et les sanctions imposées à l’Irak qui causent des milliers de victimes.

Comme le souligne Mohamed Hassan dans Comprendre le monde musulman, un livre d’entretiens à paraître en septembre 2011 chez Investig’Action, ben Laden est un homme pieux qui utilise la religion pour mobiliser les masses et confronter la famille royale. Il demande, par exemple, pourquoi le pays n’a pas de Constitution alors que le prophète Mahomet en a établi une à Médine définissant des droits égaux pour les musulmans, les chrétiens et les juifs. En opposition à cette famille royale totalement dépendante du soutien des Etats-Unis, le riche ben Laden représente en fait un courant de la bourgeoisie nationale saoudienne qui exige des réformes politiques et plus d’indépendance pour le pays.

Dans les années 90, l’ancien recruteur de moudjahidines engage des actions terroristes contre les dirigeants saoudiens avant de s’en prendre directement à la puissance qui les supporte : en 1996, Oussama ben Laden lance un appel à attaquer les intérêts US partout dans le monde.

Il est intéressant de noter qu’au-delà de l’aspect religieux, les actions menées par ben Laden comportent une dimension politique. Le terroriste dénonce les visées hégémoniques des Etats-Unis dans le monde musulman, fustige le soutien de Washington aux régimes tyranniques et condamnent les pressions exercées pour maintenir le pétrole à bas prix. Ben Laden trouve ainsi un écho favorable auprès d’une partie des masses dans certains pays musulmans, qui considère le milliardaire terroriste comme une espèce de Robin des bois. C’est ce que relève dans plusieurs ouvrages Michael Scheuer, un ancien officier de la CIA chargé du dossier ben Laden durant près d’une dizaine d’années et qui remit son tablier en 2004 pour marquer son désaccord avec les méthodes employées par l’administration Bush dans la lutte contre le terrorisme.  

Scheuer explique que ben Laden n’est pas un terroriste aveuglé par le fanatisme religieux qui attaque les Etats-Unis parce que les valeurs occidentales sont contraires à celles de l’islam. Le spécialiste de la CIA précise au contraire que ben Laden mène un djihad défensif en réaction à la politique guerrière menée par Washington dans le monde musulman. C’est n’est pas un islamiste radical qui le dit, ni un militant atteint d’anti-américanisme primaire et encore moins un pourfendeur de l’impérialisme « yankee ». Juste quelqu’un qui connait bien son sujet.

On ne peut pas non plus soupçonner Scheuer d’être tombé sous l’emprise d’une fascination malsaine pour l’homme qu’il a étudié de nombreuses années : l’officier de la CIA regrette que le président Clinton n’ait pas fait liquider ben Laden dans les années 90, lorsque c’était possible.

 

 Combattre le terrorisme par le terrorisme ? 

Visiblement, l’analyse de Michael Scheuer n’a pourtant eu que peu d’impact sur les décisions de l’administration Bush. Le soir du 11 septembre, le président des Etats-Unis aurait pourtant pu s’adresser en ces termes à la nation : « Nos hommes ont rapidement identifié les auteurs des attentats qui ont frappé notre pays aujourd’hui. Il s’agit d’une organisation islamiste dirigée par un saoudien du nom d’Oussama ben Laden. Je me suis entretenu avec la personne qui, au sein de nos services de renseignements, suit les agissements de ce dangereux terroriste depuis des années. C’est notre meilleur spécialiste sur le sujet, le genre de type qui, chaque matin, en buvant son café, fixe intensément la photo du criminel pour tenter de comprendre sa manière de fonctionner. Eh bien, figurez-vous que ces terroristes sont motivés par un profond ressentiment à l’égard de notre politique de domination au Moyen-Orient. Le temps est venu pour l’Amérique de bâtir des relations plus respectueuses avec le reste de la planète. Nous ne pouvons imposer notre leadership par la force sans nous faire des ennemis. Nous en payons le prix aujourd’hui mais cela va changer. Par ailleurs, nous allons tout mettre en œuvre pour arrêter et juger les criminels qui nous ont attaqués. Je suis en contact avec les autorités d’Afghanistan où ben Laden est caché. Le gouvernement afghan attend que nous fournissions les preuves de la culpabilité de ben Laden pour le livrer à la justice. Nous allons fournir ces preuves le plus rapidement possible. Dieu bénisse l’Amérique. »  

Evidemment, Georges W. Bush n’a jamais prononcé un tel discours. Il a parlé de lanternes et de combat du Bien contre le Mal. En octobre 2001, il engageait les Etats-Unis et les forces de l’OTAN dans une guerre contre l’Afghanistan. Alors que les Talibans s’étaient vraiment dits prêts à négocier la livraison de ben Laden. Et alors que les raisons qui avaient poussé Al-Qaïda à commettre des attentats étaient justement liées à la politique guerrière menée par les Etats-Unis dans les pays musulmans. Au lieu d’attaquer le problème à la racine, Georges W. Bush jetait donc de l’huile sur le feu. Comme si cela n’était pas suffisant, en mars 2003, le président des Etats-Unis lançait une nouvelle attaque contre l’Irak, prétextant des liens entretenus par Saddam Hussein avec Al-Qaïda.

Quel est le bilan de cette guerre contre le terrorisme ? En Afghanistan, des milliers de civils ont été tués, les divisions ethniques ont été exacerbées et ont plongé le pays dans le chaos, l’économie et de nombreuses infrastructures ont été détruites mais le commerce de l’opium a connu un regain d’activité intense avec l’aide de la CIA (plus de 60% de l’héroïne vendue dans le monde viendrait d’Afghanistan, contre 0% du temps des Talibans). Enfin, Washington a placé Hamid Karzaï à la tête du pays. Ce président n’a aucune base sociale en Afghanistan mais est parvenu à se faire réélire dans le silence et la fraude en 2009.

Pour l’Irak, sur base d’une étude du journal médical « The Lancet » , on estime que plus d’un million de vies ont déjà été arrachées, sans compter les victimes de la première guerre du Golfe et de l’embargo meurtrier imposé à ce pays durant une douzaine d’années. A l’instar de l’Afghanistan, l’Irak est plongé dans le chaos. La politique d’occupation des Etats-Unis a ravivé les tensions confessionnelles. En 2010, Dirk Adriaensens du BRussels Tribunal dressait un bilan de l’invasion de l’Irak et apportait ces quelques chiffres : « Depuis 1990, début du régime de sanctions imposé par l’ONU, le taux de mortalité infantile a augmenté de 150% en Irak. (…) En 2007, les statistiques gouvernementales officielles dénombraient 5 millions d’orphelins en Irak. Plus de 2 millions d’Irakiens sont réfugiés hors du pays et près de 3 millions sont réfugiés (ou déplacés) à l’intérieur du pays. 70% des Irakiens n’ont plus accès à l’eau potable. Le nombre de chômeurs (sans indemnités) atteint officiellement les 50%, il est de 70% officieusement. (…) 4 millions d’Irakiens sont sous-alimentés et ont un urgent besoin d’assistance humanitaire. 80% des Irakiens ne disposent plus d’aucun système sanitaire (égouts et eaux usées) »

 

 L’enjeu de la guerre contre le terrorisme : remodeler le Moyen-Orient

L’administration Bush baignait-elle donc dans l’inconscience la plus totale lorsqu’elle s’est engagée dans cette guerre contre le terrorisme ? Pourquoi aggraver le problème plutôt que de chercher à la résoudre ? Difficile de répondre si on s’en tient aux discours idéologiques des autorités US. La vérité se trouve au-delà des mots, dans les intérêts objectifs qu’avaient les faucons de Washington à intervenir militairement en Asie centrale et au Moyen-Orient.

Après la chute du bloc soviétique en 1991, les Etats-Unis voyaient s’effondrer leur principal concurrent et prenaient le leadership mondial. Maintenir une telle position nécessite de se renforcer et d’empêcher les autres concurrents de vous rattraper. C’est pour remplir cet objectif que les néoconservateurs de l’administration Bush ont développé le concept du Grand Moyen-Orient : un remodelage de l’espace s’étendant du Maghreb au Pakistan en passant par la péninsule arabique. Officiellement, il s’agit de promouvoir la démocratie et d’aider ces pays à s’insérer dans l’économie mondiale. En réalité, ce projet était déjà étudié bien avant les attentats du 11 septembre. L’objectif ? Mettre au pas les régimes récalcitrants de la région pour contrôler ce vaste espace stratégique et riche en matières premières, notamment en pétrole et en gaz. En effet, à travers le contrôle des ressources énergétiques, c’est le développement de ses concurrents économiques que Washington peut contrôler : Chine, Inde, Brésil, etc.

D’ailleurs, si les Etats-Unis n’avaient pas rencontré une telle résistance tant en Irak qu’en Afghanistan, l’Iran aurait probablement été la prochaine cible. Il est intéressant de noter sur ce point que les campagnes militaires ont été un véritable fiasco pour les néoconservateurs. Le remodelage du Grand Moyen-Orient se révèle être un gribouillage géopolitique dont les Etats-Unis n’ont pu tirer de véritable bénéfices. Au contraire, la guerre contre le terrorisme a ruiné l’économie US, ce qui constitue une victoire pour Al-Qaïda. En effet, Michael Scheuer souligne dans Imperial Hubris que l’organisation terroriste avait décidé d’attaquer son ennemi à son centre de gravité : l’économie.

 Le gouvernement des Etats-Unis se soucient-ils de la sécurité de ses citoyens ?

La guerre contre le terrorisme n’était donc qu’un prétexte pour rencontrer des objectifs stratégiques et économiques. Evidemment, il faut présenter à l’opinion publique une raison valable pour partir en guerre et envoyer des tas de jeunes au casse-pipe. Les attentats d’Al-Qaïda ont offert le mobile rêvé. Peu importe si l’invasion de l’Afghanistan n’était pas nécessaire pour capturer ben Laden. Peu importe si Saddam Hussein n’entretenait aucune relation avec Al-Qaïda. Les esprits étaient chauffés à blanc et prêts à s’engager dans la croisade du Bien contre le Mal.

Pourtant, les citoyens qui ont poussé des cris de joie lorsque Barack Obama a annoncé la mort de ben Laden, devraient se poser quelques questions aujourd’hui. Si le chef d’Al-Qaïda est bien mort, le gouvernement des Etats-Unis n’a pas montré le moindre signe de remise en question de cette politique dévastatrice qui avait servi de terreau à l’islamisme radical : coups d’Etat, agressions militaires, violations du droit international, utilisation de bombes au phosphore blanc ou à l’uranium appauvri, financement d’organisations terroristes et de régimes dictatoriaux, pillage des richesses… Les dirigeants US ont poursuivi leurs crimes en toute impunité.

On ne pourrait justifier d’aucune manière les actes terroristes de ben Laden. En revanche, on peut tenter d’en comprendre les fondements pour éviter que des tragédies semblables aux attentats du 11 septembre ne se reproduisent. Cette démarche nous renvoie inévitablement à la politique étrangère menée par les Etats-Unis. Or, non seulement les dirigeants US n’ont pas tenté d’enrayer le phénomène, mais ils l’ont gracieusement alimenté en déclenchant de nouvelles guerres.

Les citoyens des Etats-Unis doivent comprendre que leur gouvernement se soucie très peu de leur sécurité. Les terroristes de la Maison Blanche répondent à des intérêts économiques qui sont contraires à ceux du peuple.

Le chef d’Al-Qaïda est mort mais peut-être que le prochain ben Laden sera l’un des ces 5 millions d’orphelins qui errent en Irak, ou bien un Afghan qui aura vu ses parents tués par les drones de l’armée US. Il pourrait venir d’Indonésie où la répression du dictateur Suharto, soutenu par les Etats-Unis, a provoqué 1,2 millions de morts. Il sera peut-être somalien ou chilien. Les Etats-Unis maintiennent le pays du premier dans le chaos depuis dix ans. Et ils ont renversé le président démocratiquement élu du second en 1973 pour installer la dictature sanglante du général Pinochet.

Bref, des ben Laden pourraient voir le jour aux quatre coins de la planète, partout où les Etats-Unis ont semé la désolation. Les intérêts des multinationales ne sont pas favorables à la paix dans le monde ni à la sécurité des citoyens, qu’ils soient de New-York, Bagdad ou Santiago. Pour ces terroristes aussi, il est nécessaire que justice soit rendue. Celle des tribunaux et non celle des exécutions sans procès.

Grégoire Lalieu

9 septembre 2011

http://michelcollon.info/Le-gouvernement-des-Etats-Unis.html


1-2 Chems Eddine Chitour : Pour en finir avec le 11-Septembre.

Partie immergée du Nouvel ordre néolibéral.

 «Les négationnistes du 11 septembre sont des ennemis de la démocratie ou, au mieux, les idiots utiles de l'extrémisme. Ils doivent être dénoncés comme tels».

Laurent Joffrin

   C'est par ces mots que le débat d'idées est engagé, induisant de ce fait, la promesse de toutes les foudres pour ceux qui seraient tentés d'avoir un avis contraire, dans la plus pure tradition de l'intolérance comme ce fut le cas pour le négationnisme à propos de l'ampleur de l'holocauste.

Un grand sondage H.E.C. Junior Conseil pour ReOpen911: 58% des Français doutent de la version officielle des attentats du 11 septembre.

 Il n'empêche! La liberté de parole a ses limites en Occident qui se veut donneur de leçon.

Le quotidien danois Jyllands Posten, situé à droite, avait publié en 2005 les douze représentations de Mahomet, qui déclenchèrent l'affaire que l'on sait. Les questions liées à la liberté d'expression lui tiennent donc particulièrement à coeur. Des ruines de Ground Zero a émergé une culture de l'outrage qui, poussée à l'extrême, conduit à des restrictions de liberté bien plus drastiques que de simples dispositifs techniques tels que les caméras de surveillance ou les scanners dans les aéroports.(1)
Que s'est-il passé le 11 septembre: version officielle et doutes

La version officielle nous dit quelques heures après la chute des 3 tours du WTC que 19 terroristes ont détourné des avions et les ont fait écraser sur les tours et sur le Pentagone occasionnant la mort de près de 3000 personnes. Cet événement a eu des répercussions dans le monde entier et va structurer encore ce nouveau siècle pendant de longue année. Pour la première fois de son existence, lm’Empire est attaqué sur son sol. 

Pourtant, des doutes se sont fait jour malgré l'enquête officielle sur les causes et les commanditaires de ces attaques. Ce qui est vrai c'est que deux avions ont percuté les tours du WTC mais ces tours sont-elles tombées sous le choc et l'incendie ou ont-elles été aidées dans leur chute par une autre cause? Justement, deux énigmes ont retenu l'attention. Les explosions et la chute inexpliquée du bâtiment 7, non touché par les impacts des avions. En août 2006, le professeur Graeme MacQueen publiait une étude complète sur les témoignages recueillis auprès du département incendie de New York (Fdny) dans les mois qui suivirent le 11 septembre. Au travers d'un corpus de témoignages venant de 503 pompiers et secouristes, qui représente environ 12.000 pages et en appliquant une méthode de pointage rigoureuse, il a extrait 177 témoignages provenant de 118 témoins soutenant l'occurrence d'explosions au World Trade Center. Si des explosions ont joué un rôle critique dans ces chutes, la version officielle avec Al Qaîda en son centre pourrait devoir être révisée de manière radicale, voire complètement abandonnée.(2)

 

« Il n'y a pas de livre d'Histoire, écrit Ariane Walter, professeur de philosophie, plus passionnant, plus riche, plus indispensable, pour comprendre les secrets du 11 septembre que «La route vers le nouveau désordre mondial» de Peter Dale Scott. Oui, le 11 septembre a aussi été un coup d'Etat d'une partie du gouvernement américain. L'habileté de Scott est de nous dire: ne croyez pas que le 11 septembre soit, dans l'histoire des Etats-Unis, un événement soudain et unique. 50 ans de politique l'ont amené, préparé, construisant une situation monstrueuse qui ne pouvait que le produire. «Le 11 septembre doit être envisagé comme le point culminant d'un mécanisme à l'oeuvre depuis un demi-siècle, conduisant à des décisions prises en secret par de petites coalisations, à la militarisation du maintien de l'ordre, à des plans prévoyant la séquestration des dissidents, ainsi qu'à des opérations, des transactions et des actifs gouvernementaux échappant au contrôle de nos représentants et enfin par la gouvernance de ceux qui financent les partis politiques plutôt que par ceux qui s'y impliquent.» Mais les maîtres réels des Etats-Unis, seront Dick Cheney, Donald Rumsfeld et Brzezinski. Qui a monté l'attentat? Al Qaîda? Les US? Le Mossad? L'Arabie Saoudite? Le Pakistan? Al Qaîda, en particulier est l'enfant de la CIA».(3)


Sarah Difallah s'interroge pour sa part et écrit: «La CIA aurait-elle pu empêcher les attentats? Les Etats-Unis avaient-ils prévu d'attaquer l'Irak avant le 11 septembre? Si de nombreuses théories du complot se sont développées depuis les attaques du 11 septembre, c'est que de nombreuses zones d'ombre, nourries par les silences et les ambiguïtés du gouvernement américain au lendemain de l'attentat, demeurent. Le rapport de la commission nationale sur les attaques terroristes contre les Etats-Unis, publié le 22 juillet 2004 est considéré comme bâclé par beaucoup de familles de victimes. Dans son ouvrage «11 questions sur le 11 septembre» (Ed. Jean-Claude Gawsewitch, 2011), Medhi Ba rappelle que le rapport de l'Agence fédérale des situations d'urgence (Fema) publié en mai 2002, indique «qu'en raison des informations disponibles et du temps imparti, la séquence des événements qui ont conduit à l'effondrement de chacune des tours ne peut être établi de manière définitive». Pourtant en 2008, l'Institut officiel de normalisation américain (Nist) rend publics les résultats de sa propre enquête qui conclut, elle, à un effondrement dû à la chaleur de l'incendie. Les structures métalliques ont tout simplement fondu » (4)

 

« Le refus des autorités américaines d'enquêter sur les explosions entendues par de multiples témoins n'a fait qu'alimenter les théoriciens du complot. Pendant une heure et demie, des avions détournés ont volé dans le ciel américain et tout près du Pentagone sans être inquiétés. Officiellement, la guerre en Irak a été déclenchée en réponse aux attaques sur le sol américain et parce que George W. Bush jugeait que Saddam Hussein détenait des armes de destruction massive qui menaçaient la sécurité des Etats-Unis. Dans une enquête documentaire, il est parvenu à démontrer que depuis 1998, sous la pression des néoconservateurs, les Etats-Unis souhaitaient prendre le contrôle de l'Irak. Il révèle également avoir obtenu les notes de l'assistant de Donald Rumsfeld, ancien ministre de la Défense de George W. Bush, «prises lors d'une réunion dans l'après-midi du 11 septembre». Retranscrivant les propos de son patron, il écrit «Judge whether good enough hit S.H at same time. Not only UBL» (Juger si c'est assez bon pour attaquer Saddam Hussein en même temps. Pas seulement Usama Ben Laden»».(4)

Les conséquences matérielles du 11 septembre 

Du côté américain 5000 morts en Irak et 1500 en Afghanistan 500 milliards pour l'Afghanistan  et 1000 milliards de dollars  en Irak depuis le 7 octobre 2001 date des premières frappes. Sans beaucoup se tromper, on peut avancer que cette guerre faite aux taliban a fait et fait plusieurs milliers de morts principalement parmi les civils ,notamment «grâce» aux drones pilotés par des militaires du fin fond du Texas dans des salles climatisées et qui sèment la mort et la désolation au sein d'une population qui n'a pas vu la paix depuis plus de trente ans. En Irak, c'est aussi la tragédie, on parle de plus d'un million de morts et de milliers de déplacés, un effondrement de l'Etat à qui il faudra une génération pour se remettre le jour où les attentats journaliers qui font des centaines de morts par mois cesseront. Certes les Américains sont partis, il ne reste que 50.000 GI's qui gardent les puits de pétrole. Pendant ce temps, les Irakiens atomisés s'étripent.

 

S'agissant de la cause palestinienne, pour Hussam Itani du journal Al Hayat, le 11 septembre 2001 a balayé l'Intifada. Israël a tiré profit de l'insensibilité exprimée par la rue palestinienne devant la tragédie du 11 septembre pour placer ses opérations contre les Palestiniens sous l'étiquette de la «lutte internationale contre le terrorisme». Sharon pouvait dire: «Nous avons notre Bin Laden» à propos de Arafat...

 

« Dix ans après, écrit Alain Gresh, rédacteur au Monde diplomatique, «la guerre contre le terrorisme», qui visait à éradiquer toute menace, y compris celle des Etats dénoncés comme «voyous», est un échec, et la rhétorique belliciste de Washington s'est atténuée. Les Etats-Unis devraient se retirer d'Irak d'ici à la fin de l'année, laissant derrière eux un pays détruit, avec un gouvernement divisé et corrompu, qui sera plus proche de Téhéran que de Washington. En Afghanistan, malgré les déclarations lénifiantes, la montée en puissance des taliban apparaît irrésistible, tandis que le Pakistan s'enfonce dans la crise. Quant à Al Qaîda, si son chef Oussama Ben Laden et nombre de ses hauts dirigeants ont été tués, elle a essaimé au Maghreb, au Yémen, au Nigeria, etc.»(5)

 

«Le prix de ces guerres, avant tout payé par les peuples qui en ont été les victimes, pèse aussi sur les Etats-Unis et plus largement sur l'Occident, de deux manières. Elles ont permis une remise en cause des libertés au nom de la lutte contre le terrorisme, légalisé la torture, les enlèvements, les écoutes illégales, les assassinats ciblés, etc., pratiques qui se sont étendues malgré l'élection du président Barack Obama, comme le montre le maintien du bagne de Guantanamo ou l'utilisation sans restriction de drones.»(5)

 

L'Islam, le bouc émissaire du néolibéralisme qui prospère

La douleur  des familles américaines au même titre que les douleurs des afghans et irakiens qui ont perdu des membres de leur famille dans ces conflits est réellement une tragédie. « Une vie ne vaut rien , mais rien ne vaut une vie »  disait André Malraux . Il n’empêche qu’il faut s’interroger sur le fait suivant : « A qui profite ces crimes ? ce désordre, cette haine attisée ? » Une réponse possible qui, malgré les idéologues comme Samuel Huntington qui appellent de leur vœux « un choc des civilisations », le vrai coupable c’est cette mondialisation-laminoir et ce néo-libéralisme qui instrumente tout ce qui peut servir sa cause, à savoir la domination du monde par une poignée de puissants qui pousse le monde à sa perte. Résultat des course, le bouc émissaire depuis la fin de l’Empire soviétique est l’Islam : «  ce pelé , ce galeux d’où viennent tous nos maux » dirait Jean de la Fontaine .  On attise les tensions interreligieuses et il n’est pas étonnant de ce fait, que des médias bien intentionnés poussent à  la roue et bercent dans le sens de l’intolérance l’imaginaire des Occidentaux et notamment des Américains.

 

On dit qu'après le 11 septembre - partant de la certitude que le 11 septembre est imputé aux terroristes islamiques - les Américains s'interrogent sur la place de l'Islam dans la société américaine, notamment après la menace du pasteur extrémiste Terry Jones qui a finalement «suspendu» son projet de brûler 200 exemplaires du Coran, jour anniversaire des attentats contre le World Trade Center le 11 septembre 2010 . Il est vrai que nous avons eu auparavant les caricatures du Prophète (Qsssl), et ensuite le Discours de Ratisbonne du « panzer cardina l». On dit que 80% des conflits actuels mettent aux prises des musulmans. (Irak, Iran, Afghanistan, Soudans, Yémen.. Sahel...) Et si toutes ces guerres sont voulues? Si tout ceci est mis en place pour faire diversion? Pour que le néolibéralisme continue à laminer les faibles? Et si le terrorisme fait le lit du néolibéralisme ou l'inverse comme nous l'avons écrit?(6)


Pour Alain Gresh « le terrorisme est devenu un concept attrape-tout permettant aux Etats de justifier leur politique de répression. Malgré les révoltes arabes et la marginalisation des groupes islamistes radicaux et violents, malgré l'affaiblissement d'Al Qaîda, les discours sur «la menace islamiste» ont profondément infiltré les sociétés et les mentalités en Occident et déstabilisé les minorités d'origine musulmane, entraînant un repli communautaire et la montée d'un climat islamophobe qui fait le lit d'une nouvelle droite radicale. D'autre part, ces guerres déclenchées par Washington ont coûté des sommes folles, entre 3000 et 5000 milliards de dollars pour les seuls Etats-Unis, selon le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz. Elles ont accéléré l'éclatement de la crise financière (favorisée aussi par les cadeaux aux banques) et réduit les marges de manœuvre de l'Etat. Dix ans après les attaques contre le World Trade Center, c'est le relatif déclin des Etats-Unis, désormais confrontés à la montée en puissance de la Chine, de l'Inde, du Brésil, de l'Afrique du Sud, etc., qui caractérise la situation mondiale. Le 11-septembre n'aura été, finalement, qu'une étape dans ce basculement du monde ».(5)

 

C'est le même constat que fait Fukuyama: « Les attaques ont marqué le début de la fin de l'hégémonie des Etats-Unis sur le monde de l'après-guerre froide. (...) Les attaques du 11 septembre 2001 ont porté un coup d'arrêt dramatique à cette période. Elles ont ouvert une décennie catastrophique pour l'Amérique, sur tous les plans: diplomatique, militaire et économique. (...) Depuis dix ans, elle a perdu de sa superbe. Ses choix de politique étrangère et de politique économique se sont révélés erronés. Le modèle de croissance américain s'est avéré très fragile et les attaques terroristes ont servi de révélateur à la vulnérabilité du pays. (...) Une certaine islamophobie s'est développée au sein d'une partie de la droite américaine. C'est un sentiment latent chez certains Américains qui peut aisément être exploité par les politiciens car le thème demeure mobilisateur ».(7)

 

En mars 2011, Peter T. King, parlementaire républicain de l'Etat de New York et président de la commission sur la Sécurité nationale de la Chambre des représentants, prévoyait  de tenir des auditions sur la radicalisation des musulmans américains. Quand on veut combattre son ennemi, il faut connaître son «potentiel». Une étude a été lancée. Combien de musulmans dans le monde? «Cette étude ne manquera pas d'alimenter la polémique aux Etats-Unis et en Europe», déplore le Washington Post. Et pour cause, «il s'agit peut-être de la première tentative de dresser un état des lieux de la population musulmane dans les différents pays du monde», souligne le quotidien américain. Les musulmans seront 2,2 milliards en 2030.

 

L'Amérique, écrit Greg Jaffe du Washington Post vit à l'ère de la guerre sans fin. L'extrémisme religieux, les nouvelles technologies et l'armement toujours plus puissant ont propulsé le monde dans «une période de conflit persistant,» à en croire le dernier rapport du Pentagone sur les questions de sécurité planétaire. «Personne ne devrait se bercer d'illusions et penser que le monde industrialisé peut remporter ce conflit dans un avenir proche» (9).  1,6 milliard en 2010 et représenteront 26,4% de la population mondiale contre 23,4% actuellement. Aux Etats-Unis, le nombre de musulmans, passera de 2,6 millions en 2010 à 6,2 millions en 2030.(8)

« Aujourd'hui, poursuit le professeur Francis Fukuyama, ce qui m'inquiète le plus aux États-Unis n'est pas le problème de la dette. C'est plutôt la radicalisation du Parti républicain, avec les «Tea Parties» et la présence très forte des évangéliques. Y a-t-il un rapport entre les attentats et le regain d'audience de ces évangéliques? C'est possible ».  (7)

Sans faire dans la concurrence victimaire, et bien que rien ne remplace une vie, imaginons le nombre de 11 septembre subis du fait de la mort tragique de centaines de milliers d''Irakiens, de Palestiniens, d'Afghans, de Libyens? Le 11 septembre inaugure un siècle de guerre, de conflits larvés et les potentats arabes pétroliers se tiennent le ventre. L'empire a besoin des ressources des pays faibles et va les «démocratiser» en fonction justement du Nouvel ordre mondial d'essence néolibérale. Les peuples et les cultures voire les religions ne doivent pas s’anathématiser ; le vrai défi pour tous les citoyens du monde est comment faire face à ce tsunami  d’une  mondialisation  sans état d’âme dimensionnée à la taille des nantis et qui  broie les faibles du Nord comme du Sud  les identités  et les espérances.


1. http//www.courrierinternational.com/article/2010/09/16/le-11-septembre-et-la-culture-de-l-outrage

2. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/118-temoins-d-explosions-parmi-les-100290utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29&utm_content=Yahoo%21+Mail

3.Ariane Walter: Les origines de l'attentat du 11 septembre 2001 Agoravox 10 09 2011

4. http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/le-11-septembre/20110907.OBS9894/11-septembre-les-questions-en-suspens.html07-09-11

5. Alain Gresh http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-09-09-11-Septembre

6. C.E. Chitour: Le lit du terrorisme: le neolibéralisme prédateur L'Expression 10 09 2011

7. http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/09/09/francis-fukuyama-l-amerique-a-perdu-de-sa-superbe_1569547_ 3222.html#xtor=EPR-32280468-[NL_weekend]-20110910

8. Combien de musulmans dans le monde? Courier international 31.01.2011

9. http://www.courrierinternational.com/article/2011/09/08/l-amerique-empetree-dans-une-guerre-perpétuelle

Chems Eddine Chitour http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=CHI20110912&articleId=26511 



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 STTC : Guide à la découverte des lanceurs d’alertes du 11-Septembre.

Telle un Janus des temps modernes, l’Histoire du 11/9 qui s’écrit sous nos yeux a deux faces. D’un côté la thèse officielle, qui écarte impitoyablement tous les éléments qui la contredisent, en les passant sous silence, et en ignorant ceux qui les soulèvent. De l’autre côté, des voix qui s’élèvent et qui tirent le signal d’alarme avec courage et ténacité, en essayant de porter à la connaissance du monde les faits dont ils ont été les témoins… Et ce que nous disent ces voix, c’est qu’il ne suffit pas de connaître la vérité, il faut aussi arriver à la propager. 

Sibel Edmonds, célèbre WhistleBlower du 11-Septembre. Ex-traductrice pour le FBI, elle avait été limogée en 2002  suite à ses révélations sur la corruption et l’infiltrationdu FBI par des agents étrangers. Elle a par la suite dénoncé également la corruptionde parlementaires américains, de responsables de la CIA et de l’armée privée Blackwaterpar des lobbys et agences de renseignements étrangers 

Guide à la découverte des "lanceurs d’alertes" du 11-Septembre

Des initiés courageux, bâillonnés, évincés et ignorés.

Par James Corbett, sur Global Research, le 5 mars 2010 (Source : The Corbett Report)

Traduction Perry / Catherine / STTC pour ReOpenNews

Lorsqu’ils sont en difficulté dans une discussion sur les événements du 11/9, ceux que l’on appelle les "debunkers" (démonteurs – NdT) du 11-Septembre s’appuient fréquemment sur un bon vieux mensonge destiné à "prouver" que le 11/9 ne peut pas avoir été un coup monté (Inside Job). Satisfaits d’eux-mêmes, les tenants de la version officielle écrivent : "Tant de gens veulent leur quart d’heure de gloire que même les Hommes en Noir (Men in black) ne parviendraient pas à clouer le bec à ceux qui voudraient vendre la mèche". En suivant la logique de cet argument, s’il n’y a pas de lanceur d’alertes sur le 11/9, c’est que ce n’était pas un coup monté !  Oui, mais qu’en est-il si les   lanceurs d’alertes (whistleblowers) du 11/9 existent bel et bien ? Et s’ils viennent de tous les échelons du gouvernement et de l’industrie privée, des personnes dont les affirmations ont même été validées dans des rapports internes du gouvernement ? Comme vous allez le voir, il existe un certain nombre de lanceurs d’alertes  sur le 11/9, et chacun d’eux est une épine dans le pied de ceux qui veulent prétendre que [le rapport de] la commission du 11/9 représente l’ensemble de nos connaissances sur les attentats du 11/9.

C’est précisément pour cela que ces lanceurs d’alertes ne sont pas couverts d’éloges par les législateurs ni célébrés en fanfare dans les médias, mais étouffés activement tant par les officiels du gouvernement que par les médias. Ces initiés courageux ont été mis sur la touche, bâillonnés, évincés de leur poste et ignorés au point que leurs histoires sont pratiquement inconnues du grand public. C’est justement pour cette raison que les médias alternatifs doivent impérativement faire connaître ces histoires en contournant la censure et les contrôles des médias dominants.

Dans l’espoir d’attirer l’attention sur les problèmes critiques et les questions troublantes soulevés par les témoignages de ces initiés, le Rapport Corbett vient de communiquer une étude documentaire  sur des lanceurs d’alertes à des postes clés du gouvernement et d’entreprises, ainsi que des propositions sur la protection des lanceurs d’alertes et sur ce que le public peut faire pour aider à une meilleure diffusion et connaissance de cette information. Téléchargez un fichier audio mp3 de ce documentaire ou écoutez-le dans le lecteur multimédia ci-dessous:

Les lanceurs d’alertes du 11-Septembre

La Commission du 11/9 – Ce sont les membres de la Commission eux-mêmes qui mettent le mieux à nu le mythe selon lequel le rapport de la Commission représente une enquête suffisante sur les événements du 11/9 : six sur dix de ses membres ont personnellement remis en question la Commission et ses conclusions (à savoir  Kean et Hamilton,  Kerrey,  RoemerLehman et Cleland). Dans une remarque restée fameuse, le co-président de la Commission sur le 11-Septembre, Thomas Kean, déclare que la Commission a été "mise en place pour échouer." Des membres de la Commission ont envisagé de poursuivre en justice les officiels du Pentagone qui leur ont délibérément menti au sujet de l’absence totale de réaction des militaires ce jour-là. Max Cleland, un des membres de la Commission, a même démissionné parce que la Commission avait été "délibérément compromise par le président des Etats Unis."


2-2 Paul Craig Roberts : En Amérique, le respect de la vérité est mort.

La semaine dernière, se sont tenus à Toronto les "International Hearings on the Events of Septembre 11, 2001", c’est-à-dire les "Auditions internationales sur les événements du 11-Septembre". Pendant  quatre jours, une pléiade de scientifiques de niveau international a présenté à un "grand jury" ses résultats de recherche sur les faits et éléments de preuves relatifs au 11/9.  L’ex-Secrétaire  américain au Trésor Paul Craig Roberts, qui a assisté par Internet à la plupart de ces sessions nous rapporte ici les conclusions de ces "auditions", et les conséquences que l’on peut tirer du fait qu’elles ont été totalement ignorées par les grands médias : au travers notamment des scènes filmées à Ground Zero pour les commémorations du souvenir avec Bush et Obama, la version officielle du 11/9 est maintenant passée au rang de dogme, de mythe, et son acceptation par la population américaine (et occidentale) est le signe que désormais, le respect de la vérité est bel et bien mort.

En Amérique(*), le respect de la vérité est mort

par Paul Craig Roberts, sur Infowars, le 12 septembre 2011

Le Dr Paul Craig Roberts est le père de la Reaganomics et l’ancien chef de la politique au Département du Trésor. [NdT. Le ministre français de l'économie et des finances, Édouard Balladur, reconnaissant ses compétences, lui décerne la Légion d'honneur en 1987.] Il est chroniqueur et a été précédemment rédacteur pour le Wall Street Journal. Son dernier livre, "How the Economy Was Lost: The War of the Worlds" (Comment l’économie a été perdue : la guerre des mondes), détaille les raisons de la désintégration des Etats-Unis.

 

Traduction : Jean-Luc Guilmot, www.vigli.org , avec quelques corrections de GV de ReopenNews

Aux Etats-Unis, le 11 septembre 2011, c’est-à-dire le jour du dixième anniversaire du 11-Septembre, les politiciens et leurs fidèles(*) médias offraient aux Américains "un Jour du Souvenir," sorte d’exercice de propagande qui a permis d’ériger les mensonges sur le 11-Septembre en véritables dogmes. Au même moment, vers 17h, se terminaient à l’université Ryerson de Toronto au Canada, les quatre jours d’Auditions Internationales sur les événements du 11 septembre 2001.

Au cours de ces quatre jours d’auditions, d’éminents scientifiques, académiciens, architectes professionnels et ingénieurs ont présenté les résultats de plusieurs années de recherche indépendante sur tous les aspects du 11/9, à un grand jury composé du président honoraire de la Cour suprême italienne, qui fut juge d’instruction et eut à traiter plusieurs affaires de terrorisme, et de trois éminents académiciens de haute renommée et d’une grande qualité de jugement. La tâche de ce grand jury consistait à produire un rapport sur la base de leur évaluation des preuves présentées par les experts appelés à témoigner.

Les Auditions de Toronto ont été diffusées en direct sur Internet. J’ai pu suivre la plupart des présentations au cours de ces quatre jours. J’ai été impressionné par le fait que le très haut niveau d’intelligence et de compétences scientifiques des témoins se doublait d’un haut niveau d’intégrité, une qualité rare dans la politique américaine et totalement absente des médias américains.

Comme je l’ai souligné dans ma récente interview sur le 11-Septembre par James Corbett et le Centre de Recherche sur la mondialisation, je suis journaliste, et non chercheur indépendant sur le 11-Septembre. Je prête une attention [toute particulière] lorsque la communauté qui se base sur les faits doit affronter la propagande officielle. C’est peut-être dû à mon âge. Ma génération a été éduquée dans la confiance en les preuves et la méthode scientifique.

George Orwell, comme d’autres auteurs, nous a [pourtant] avertis de ce qui peut se produire lorsqu’un peuple se désintéresse de la vérité et de la manipulation par les autorités de la notion de « patriotisme », et succombe ainsi à la propagande gouvernementale.

Ma faculté à exercer le métier de journaliste scientifique s’appuie aussi sur ma formation de licencié en sciences de l’Institut de Technologie de Géorgie, d’un doctorat de l’Université de Virginie et d’un post-doctorat à l’Université de Californie (Berkeley) et à l’Université d’Oxford, où mon professeur était l’éminent chimiste, physicien et philosophe Michael Polanyi. Dans les années 1960, j’ai été nommé comme professeur associé temporaire de Génie chimique, à l’Université de Californie, Berkeley, pour prodiguer, avec Polanyi, aux étudiants en science de Berkeley un cours sur ses contributions uniques à la connaissance. La maladie de Polanyi n’a pas permis à ce cours d’avoir lieu, et m’a condamné à n’être qu’un simple économiste.

Ceci ne signifie pas que je suis infaillible, ou que mon compte-rendu est correct. Si mon celui-ci vous intéresse, allez visionner les présentations qui vont vraisemblablement rester accessibles en ligne. Sinon, un CD sera édité. Essayez http://www.ustream.tv/channel/thetorontohearings.

En tant que personne dont les contributions à l’économie, reconnues tardivement, sont "à contre-courant," je suis particulièrement réceptif à ceux en mesure d’échapper à la pression de leurs pairs pour faire avancer la vérité. Voici certaines des choses importantes que j’ai apprises aux Auditions de Toronto.

Les rapports du NIST (l’Institut National des Normes et la Technologie, une agence gouvernementale des États-Unis) sur les Tours Jumelles et le Bâtiment 7 sont mensongers. Les témoins des Auditions de Toronto ont prouvé que le Bâtiment 7 avait fait l’objet d’une démolition contrôlée standard, et que des incendiaires et des explosifs avaient détruit les Tours Jumelles. Il n’y a aucun doute à ce sujet. Celui qui affirme le contraire ne peut s’appuyer sur aucune base scientifique. Ceux qui défendent la thèse officielle croient à des miracles qui violent les lois de la physique.

Un nano-chimiste de l’Université de Copenhague, qui a examiné pendant 18 mois, en collaboration avec une équipe de scientifiques, les propriétés chimiques et physiques des poussières des tours, a trouvé la preuve de la présence dans les poussières, de nanothermite ainsi que de nombreuses particules qui ne sont pas produites normalement par des incendies de bureaux ou de bâtiments, et qui indiquent la présence d’un autre explosif.

Ces découvertes expliquent les températures extrêmement élevées qui ont produit de l’acier fondu, dont il existe des preuves indiscutables. Participant à une dissimulation généralisée, le NIST nie qu’il y ait eu de l’acier fondu, puisque cela serait en contradiction avec les températures basses que le NIST reconnait comme possibles lors de l’incendie d’un bâtiment.

Le physicien David Chandler a prouvé sans l’ombre d’un doute que le Bâtiment 7 était tombé sur sa partie visible (d’autres bâtiments cachaient les étages du bas) à la vitesse de la chute libre, une indication sans équivoque que des explosifs ont sapé simultanément toutes les colonnes de soutien. D’après les lois de la physique, il n’y a absolument aucune possibilité pour que le Bâtiment 7 se soit effondré pour les raisons invoquées par le NIST. Le compte-rendu du NIST est un déni total des lois connues de la physique.

De nombreux autres points forts ont été mis en avant au cours de la conférence que je ne développerai pas ici, du moins pas maintenant, car la révélation de cette malveillance est si puissante qu’elle représente un véritable défi à la résistance émotionnelle et mentale de la plupart des lecteurs.

Les psychologues expliquent qu’il y a deux sortes d’autorité à laquelle les gens se soumettent. L’une consiste en l’autorité des personnes occupant de hautes positions gouvernementales. La croyance selon laquelle "notre gouvernement ne nous mentirait pas " est très profonde, particulièrement parmi les patriotes. L’autre forme d’autorité, ce sont les « experts ». Cependant, pour croire les experts, une personne doit être cultivée, ouverte d’esprit et avoir confiance dans l’intégrité scientifique, professionnelle et académique.

Ces dernières années en Amérique, l’autorité scientifique et académique a été décriée par les chrétiens évangélistes qui remettent en cause la [théorie de] l’évolution, et par les membres anti-intellectuels du mouvement Tea Party qui s’opposent "aux élitistes", c’est-à-dire qui contestent ceux qui s’appuient sur la connaissance, mais dont la connaissance ne soutient pas les émotions du mouvement Tea Party.

En d’autres termes, les personnes instruites, compétentes, qui expliquent aux gens ce qu’ils ne veulent pas entendre sont immédiatement écartées et qualifées qu’ « ennemis ». Une grande partie de la population américaine est amenée à croire à la propagande gouvernementale. Sans médias indépendants, ce dont ne disposent plus les Etats-Unis, on enseigne aux gens que seuls « des dingues de la conspiration » défient le récit gouvernemental. Même sur Internet, ce thème revient souvent sur des sites comme Antiwar.com ou CounterPunch.org, tous deux opposés aux guerres de l’Amérique, mais qui acceptent la propagande sur le 11-Septembre 11/9 qui a [pourtant] servi à justifier ces conflits.

C’est la raison pour laquelle, selon moi, les États-Unis évoluent vers une ère où les besoins émotionnels de la population produits par la propagande gouvernementale écrasent la science, les preuves et les faits. Cela signifie la fin du gouvernement « responsable » et la fin de l’État de droit, du fait que la protection contre les terroristes est bien plus importante.

La société basée sur les faits, et dans laquelle « nous n’avons pas peur de suivre la vérité où qu’elle puisse nous mener » est en train d’être remplacée par [la société du] dogme. Celui qui doute de « notre gouvernement » est un anti-Américain, un pro-musulman, un communiste, qui devrait être arrêté et torturé jusqu’à ce que ce criminel avoue être un terroriste.

Le 11-Septembre se situe désormais à l’extérieur du domaine des faits, de la science et des preuves. C’est un dogme qui justifie les crimes de guerre de Bush/Cheney/Obama contre des musulmans et leurs pays.

Cass Sunstein, appelé par le régime Obama, est un professeur de la Faculté de Droit de Chicago et d’Harvard, qui estime que le Mouvement du 11/9, du fait qu’il remet en cause « la vérité » officielle, doit être infiltré par des agents américains du Renseignement pour faire taire ceux qui mettent en avant les faits et doutent de la propagande gouvernementale.

Lorsqu’un professeur de Droit de nos deux facultés de Droit les plus prestigieuses veut supprimer les éléments scientifiques qui remettent en cause la « vérité » gouvernementale, c’est bien la preuve qu’aux USA, le respect de la vérité est réellement mort.

L’idée qu’un pays où la vérité est morte puisse être « une lumière du monde » est une absurdité.

Paul Craig Roberts 
Traduction : Jean-Luc Guilmot, www.vigli.org , avec quelques corrections de GV de ReopenNews

Notes de traduction :

(*) "En Amérique…" oui, et dans la sphère atlantiste qui lui emboîte si bien le pas

(**) en anglais l’expression utilisée par l’auteur pour qualifier les médias est « presstitute », intraduisible jeu de mots entre Press et Prostitute (prostituée)

by GeantVert

13 septembre, 2011

http://www.reopen911.info/News/2011/09/13/paul-craig-roberts-en-amerique-le-respect-de-la-verite-est-mort/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29


2-3 Le documentaire Secrecy Skills est paru aujourd’hui, malgré les menaces de la CIA.

Les deux journalistes américains John Duffy et Ray Nowosielsky ont finalement diffusé ce jour, 20 septembre 2011, la première partie de leur documentaire "Who is Rich Blee" sur le rôle plus que trouble de la CIA avant les attentats du 11-Septembre, et ce, malgré les pressions et les menaces de la CIA de les poursuivre devant la justice US (voir notreprécédent article). Le podcast est disponible en anglais sur le site SecrecySkills  que nous invitons nos lecteurs anglophones à visionner et à commenter ici. (*)

D’anciens hauts-fonctionnaires US expriment leurs soupçons concernant la rétention d’informations essentielles avant le 11 Septembre par la CIA

Communiqué de presse envoyé le 20 septembre 2011 par Ray Nowosielski, réalisateur

Traduction Martin pour ReOpenNews

(Austin) – Dans un podcast (fichier audio) à publier demain [paru aujourd'hui - NdT], Richard Clarke, un ancien haut-fonctionnaire du contre-terrorisme du gouvernement Bush, Bob Baer, officier de la CIA à la retraite, auteur et lauréat du Prix Pulitzer, d’anciens agents du FBI ainsi que le Président de la Commission du 11/09 Tom Kean expriment leurs préoccupations sur les violations du règlement, la tromperie pure et simple et des malversations apparentes dans la façon dont la CIA a traité les informations dans la période précédant le 11-Septembre.

La semaine dernière, parlant à Dylan Ratigan sur MSNBC, l’ancien co-président du Congressional "enquête conjointe" sur le 11-Septembre, le sénateur Bob Graham, a appelé les autorités à rouvrir l’enquête sur les attentats du 11-Septembre, s’appuyant sur le fait que la CIA a dissimulé au FBI des informations sur deux futurs pirates de l’air.

Le podcast (documentaire audio), intitulé "Qui est Rich Blee ? ", disponible sur secrecykills.com contient plusieurs entretiens avec des témoins directs des événements à partir de début 2000, dans la "Ben Laden Station" de la CIA, dirigée par son chef Richard Blee et chargée de suivre des suspects d’al-Qaida.

Le communiqué intervient après la fuite en août d’une interview controversée de Richard Clarke, et après que la CIA a proféré des menaces [à peine] voilées de poursuites fédérales si le podcast révélait les noms de deux analystes de la CIA.

Commençant par une note de bas de page banale dans le rapport de la Commission du 11-Septembre (Note 44, chapitre 6), le programme construit méticuleusement le récit de la façon dont les renseignements obtenus par la CIA sur deux futurs pirates, Khalid al-Mihdhar et Nawaf al-Hazmi, dont l’information de leur présence à San Diego, n’ont pas été communiqués au FBI et à la Maison Blanche, et ce, à plusieurs reprises.

Ces anciens responsables racontent – pour certains, c’est la première fois – leurs expériences avec la CIA et leurs soupçons concernant des violations du règlement et l’introduction apparemment délibérée [d'éléments] de confusion dans certaines informations essentielles dont la CIA disposait, et qui, si elles avaient été partagées, auraient probablement permis d’empêcher les attaques du 11-Septembre. Les tentatives répétées et continues de la CIA d’occulter les faits sur cette affaire ont soulevé de nombreuses questions au sujet de possibles actes criminels, et ont mené à une surveillance accrue de la CIA et du schéma d’obstructions sous-jacentes dans les 18 mois précédant le 11 Septembre ainsi que sur des actes de dissimulation postérieurs.

« Ce fut peut-être la branche du renseignement américain la plus proche de déjouer le complot du 11-Septembre », explique le producteur Ray Nowosielski, « mais au lieu d’empêcher les attentats, la CIA a empêché les renseignements concernant deux cibles privilégiées d’atteindre les bonnes personnes, et ce,au moins une demi-douzaine de fois. Le podcast pose la question : pourquoi tout cela ? »

Pour des informations supplémentaires, rendez-vous sur Secrecy Kills.com.

Les producteurs planifient de divulguer la partie II de "Qui est Rich Blee" le 11 octobre. La partie I est disponible sur le site secrecykills.

Traduction Martin pour ReOpenNews

En lien avec cet article :

La CIA retarde par des menaces la diffusion d’un film documentaire prouvant ses dissimulations avant le 11/9 | Communiqué de presse envoyé le 13 septembre 2011 par Ray Nowosielski, réalisateur

Note ReOpenNews : (*) Nous essaierons bien évidemment d’extraire de ce podcast les informations nouvelles qu’il contient.

Dossier du projet initial des réalisateurs "Footnote44" en fichier pdf

La note de bas de page N°44 du chapitre 6 du Rapport de la Commission sur le 11/9 :

CIA cable, ‘Activities of Bin Laden Associate (Flight 77 Hijacker) Khalid Revealed,’ Jan. 4, 2000. His Saudi passport — which contained a visa for travel to the United States — was photocopied and forwarded to CIA headquarters. This information was not shared with FBI headquarters until August 2001. An FBI agent detailed to the Bin Laden Unit at CIA attempted to share this information with colleagues at FBI headquarters. A CIA desk officer instructed him not to send the cable with this information. Several hours later, this same desk officer drafted a cable distributed solely within CIA alleging that the visa documents had been shared with the FBI. She admitted she did not personally share the information and cannot identify who told her they had been shared. 

Traduction

Message de la CIA : ‘les activités de Khalid, un complice de Ben Laden (vol AA77) mises en évidence‘, 4 janvier 2000, son passeport saoudien – qui contenait un visa pour voyager aux USA – a été photocopié et transmis au quartier général de la CIA. Cette information n’a pas été partagée avec le quartier général du FBI jusqu’en août 2001. Un agent du FBI détaché à l’unité de la CIA en charge de Ben Laden (ndlr.Alec Station) a tenté de partager cette information avec des collègues au quartier général du FBI. Une cadre administratif de la CIA lui a demandé de ne pas diffuser ce message avec cette information. Plusieurs heures plus tard, la même femme cadre administratif a publié un message distribué seulement au sein de la CIA. Il affirmait que les documents relatifs au visa avaient été partagés avec le FBI. Elle a admis qu’elle n’avait pas personnellement partagé l’information et qu’elle ne peut pas identifier qui lui a dit qu’ils avaient bien été partagés.

21 septembre, 2011 by GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2011/09/21/le-documentaire-secrecyskills-est-paru-aujourdhui-malgre-les-menaces-de-la-cia/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29



3 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 11 / 09 : Une théorie de la conspiration.

Retour sur une petite vidéo publiée le 11 Septembre 2011, ou comment en moins de 5 minutes et seulement à l'aide d'informations officielles on peut mettre à rude épreuve la croyance que l'on a envers la version telle que présentée par les grands médias.

Récemment, une vidéo de plus sur le 11 Septembre 2001 a été publiée sur Agoravox. Il s’agit d’une vidéo intitulée « 9/11 – A conspiracy theory » en Anglais sous-titré, la version originale pouvant être lue ici

Cette vidéo me parait intéressante car au-delà de son rythme très soutenu et de son humour corrosif, elle se contente de mettre bout à bout uniquement des informations officielles telles qu’elles ont été diffusées par les médias de masse. Ce faisant, et sans même évoquer quoique ce soit comme scénario alternatif à ce qu’il est convenu d’appeler « la version officielle des évènements du 11 septembre 2001 », ce petit bout de vidéo est ravageur pour la crédibilité de cette thèse officielle.

Le site « Corbett Report », auteur de la vidéo en propose la transcription avec les sources, que je reproduis ici en Français. Il me semblait également intéressant d’approfondir certaines références données dans la vidéo, approfondissements que le lecteur trouvera dans les notes.

Transcription :

Dans la matinée du 11 Septembre 2001, 19 hommes armés de cutter pour emballage, dirigés par un homme sous dialyse depuis une caverne-forteresse de l’autre côté du monde, à l’aide d’un téléphone satellite et d’un ordinateur portable, a planifié l’opération de pénétration la plus sophistiquée de l’espace aérien le plus défendu du monde, en prenant le contrôle des passagers et des pilotes ayant une carrière militaire comme pilotes de combat sur 4 vols commerciaux qui ont largement déviés de leur route pendant plus de 1 heure sans avoir été atteint par le moindre chasseur d’interception.

Ces 19 pirates, des fondamentalistes religieux dévots qui aimaient boire de l’alcool, sniffer de la cocaïne, et qui vivaient avec des strip-teaseuses aux cheveux rose, ont réussi à abattre 3 immeubles à l’aide de 2 avions à New-York, alors que à Washington un pilote incapable de piloter un monomoteur Cessna a été capable de faire faire à un 757 une boucle en descente de 2438 m à 270°, pour arriver parfaitement au niveau du sol et percuter le pentagone au niveau du bureau des analystes du budget ou les employés du Département de la Défense (DoD) enquêtaient sur le mystère des 2300 milliards de dollars que Donald Rumsfeld, le secrétaire d’état à la défense avait annoncé « manquant » des coffres du pentagone, dans une conférence de presse qui s’est tenu le jour précédent, le 10 Septembre 2001.

Par chance, les medias ont su qui l’avait fait dans les minutes qui ont suivi, les grands pontes en quelques heures, les officiels dans la journée, et les preuves sont littéralement tombées dans l’escarcelle du FBI. Mais pour une raison ou une autre, des conspirationnistes fou ont demandé une enquête sur la plus grosse attaque perpétré sur le sol Américain de toute l’histoire.

L’enquête a été retardée, sous-financée, sabotée, en conflit d’intérêt et menée secrètement du début à la fin. Elle a été basée sur des témoignages obtenus par la torture, et dont on a effacé les enregistrements. Elle n’a pas mentionné le WTC7(1), Able Danger(2), Ptech(3), Sibel Edmonds(4), les liens entre Ben Laden et la CIA, et les exercices sur « des avions détournés et jetés sur des immeubles » qui étaient menés au moment précis où c’était réellement en train de se produire. Elle a été trompée par le Pentagone, la CIA, l’Administration Bush, et à propos de Bush et Cheney … personne ne sait ce qu’ils ont dit car leur déclaration a été faite en secret, sans enregistrement, pas sous serment et derrière des portes closes. Ce n’était pas important de rechercher qui a financé les attaques car cette question est “pratiquement insignifiante“(sans intérêt). Cependant, la commission d’enquête sur le 11 Septembre a brillamment répondu à toutes les questions du public, excepté la plupart de celles posées par les familles des victimes, et a pu pointer les fautes et les personnes responsables (bien que à ce jour aucune de ces personne n’ai perdu son boulot), déterminant que ces attaques étaient dues à “un défaut d’imagination” car “Je pense que personne n’aurait pu prévoir des avions percutant des immeubles” excepté le Pentagone , la FEMA (Agence Fédérale des situations d’urgence) , le NORAD (Commandement de la défense Aérospatiale de l’Amérique du Nord) et le NRO (Bureau de Reconnaissance Nationale, les satellites espions).

La DIA (Agence du renseignement pour la défense) a détruit 2.5 Téraoctets de données sur Able Danger (2), mais c’est OK car ce n’était probablement pas important.

La SEC (Commission des opérations boursières) a détruit ses données sur l’enquête concernant les mouvements boursiers avant les attaques, mais c’est OK car la destruction des données relatives à la plus grosse enquête de toute l’histoire de la SEC fait partie de sa routine d’archivage.

Le NIST (Institut national des normes et de la technologie) a classé secret les données utilisées pour établir leur modèle mathématique d’effondrement du WTC7, mais c’est OK car savoir comment ils ont fait aurait “mis en péril la sécurité du public“.

Le FBI (Bureau d’enquête Fédéral) a argumenté que tout ce qui concerne leur enquête sur le 11/09 doit être tenu secret, mais c’est OK car le FBI n’a probablement rien à cacher.

Cet homme (5) n’a jamais existé, pas plus que quoique ce soit qu’il ait dit ne mérite votre attention, et si vous dites le contraire, vous êtes un conspirationniste paranoïde qui mérite d’être mis au ban de l’humanité. Comme lui (6), lui (7), lui (8), et elle (4). (et elle(9), elle(10) et lui(11)).

Oussama Ben Laden a vécu dans une grotte-forteresse dans les montagnes d’Afghanistan, mais il a pu s’échapper. Puis il s’est caché à Tora Bora, mais il a pu s’échapper. Puis il a vécu pendant des années à Abottabad, mettant en échec pendant 10 ans le réseau d’espionnage le plus efficace du monde qui emploie les technologies les plus sophistiquées, tout en publiant vidéo sur vidéo en totale impunité (alors qu’il rajeunissait au gré des vidéos publiés), pour finalement être appréhendé par un valeureux commando de marines (SEAL), dans une opération qui n’a pas été filmée, au cours de laquelle il n’a pas résisté, ou bien il a utilisé sa femme comme bouclier humain, et pendant lequel ces as des forces spéciales ont paniqué et ont tué cet homme désarmé, censé être la meilleure source d’information de la planète concernant le terrorisme. Puis ils l’ont jeté dans l’océan avant d’en parler à quiconque. Puis deux douzaines des membres de ce commando ont péri dans un crash d’hélicoptère en Afghanistan.

C’est l’histoire du 11 Septembre, telle qu’elle vous est rapportée par les medias qui vous ont dit la dure vérité sur JFK(12), les bébés dans les couveuses(13), les unités mobiles de production(14) et le sauvetage de Jessica Lynch(15).

Si vous avez un doute sur cette histoire … vous êtes une merde de chauve-souris, un paranoïaque, un cinglé, vous détestez les chiens et les enfants, et vous serez conspués par le monde entier.

Si vous aimez votre pays (16) et / ou la liberté, la joie, les arc-en-ciel, le rock, les chiots, les tartes au pomme et votre grand-mère, alors vous n’émettrez jamais le moindre doute sur aucune des parties de cette histoire. Jamais.

Ceci était une annonce publique sponsorisée par : Les amis du FBI, de la CIA, NSA, DIA, SEC, MSM, Maison Blanche, NIST, et de la Commission sur le 11/09.

Parce que l’ignorance, c’est la force (17)

Notes :

(1) WTC7 – Immeuble de 47 étages qui s’est effondré le 11 Septembre 2001 sans qu’un avion ne l’ait heurté.

(2) Able Danger était une opération secrète lancée en 1999 par l’agence du renseignement pour la défense (DIA) visant à identifier les terroristes à l’échelle internationale. Cette opération aurait identifié et eu connaissance des projets de Mohamed Atta entre autres avant le 11 Septembre. 

(3) Ptech est une société informatique à capitaux saoudiens, détenant une habilitation militaire, et qui fut suspecté par le FBI d’être une officine servant à financer le terrorisme. Lors du 11 Septembre 2001 et du fait de ses travaux antérieurs, Ptech était en position de falsifier les radars de la FAA (l’aviation civile), ce qui expliquerait la source du vol 11 fantôme que la FAA a reporté au NORAD à 9H24 (bien après que ce vol 11 ait heurté le WTC). Ptech est souvent considéré comme étant un faux-nez de la CIA, lui permettant de financer des activités illégales et extraterritoriales.

(4) Siebel Edmonds est une analyste-traductrice engagée par le FBI suite au 11 Septembre 2001.

Elle a révélé – entre autre – des cas de corruption de fonctionnaires dont certains lié au 11 septembre. Révoqué en 2002 sans raison, elle se bat depuis en justice, alors que tout son travail au sein du FBI et ses révélations ont été classés a postériori « secret défense ».

(5) Barry Jennings était le directeur du département des services d’urgence de la ville de New York. Il témoigna le jour même, ainsi que longuement en 2007 avoir entendu plusieurs explosions avant l’effondrement des tours, et avoir enjambé des cadavres dans le hall du WTC7. Il est mort en 2008 à 53 ans, pour une cause qui n’a pas été rendu publique. Aucun média n’a enquêté ni sur les affirmations de ses témoignages, ni sur la cause de sa mort.

(6) J. Michael Springmann était à la tête du département des visas au consulat US de Jeddah (Arabie saoudite). Il s’est élevé contre la délivrance de visas à des terroristes que menaient des agences de renseignement dans son consulat.

(7) Robert Wright Jr. Est un agent du FBI qui travaillait dans les années 1990 dans la division de Chicago du FBI spécialisée dans le terrorisme du Moyen-Orient et le blanchiment d’argent sale. Trois mois avant le 11 Septembre, il écrivait « […] Il n’y a virtuellement aucun effort de la part de l’unité sur le terrorisme international du FBI pour neutraliser des individus connus ou suspectés de terrorisme qui résident aux États-Unis »

(8) Richard Andrew Grove est un analyste qui travaillait pour une compagnie – Silverstream Software – située au 98ème étage du WTC 1. Il a révélé des transactions financières frauduleuses entre plusieurs compagnies situées elles aussi dans le WTC 1. Licencié sur le champ, sa compagnie aurait ensuite essayé d’acheter son silence quelques jours avant le 11 Septembre 2001.

(9) Colin Rowley est un agent qui écrivit un mémo incendiaire au directeur du FBI, documentant comment des agents au quartier général du FBI ont ignoré des informations sur Zacarias Moussaoui, qui était alors suspecté de terrorisme.

(10) Indira Singh travaillait dans l’informatique financière pour JP Morgan Chase. Elle a été licenciée suite à ses révélations liant les agences de renseignement Américaines telles que la CIA au financement du terrorisme international, par l’intermédiaire de Ptech (voir 3).

(11) William Bergman est un économiste qui a travaillé pour la réserve fédérale (FED) de Chicago. Il a enquêté sur les mouvements de capitaux avant le 11 septembre, concluant que « l’accroissement majeur de la monnaie en circulation pourrait indiquer une pré-connaissance des attentats du 11 Septembre. ». “L’accroissement d’aout était le 3ème en importance depuis 1947, juste derrière celui de décembre 1999 (avec la peur de l’an 2000 et d’actions terroristes) et Janvier 1991 (la préparation de la guerre d’Iraq ainsi que le scandale du blanchiment d’argent de la BCCI)[…]” 

(12) Assassinat de John Fitzgerald Kennedy, après avoir vu le film de Zapruder, le présentateur vedette de CBS (Dan Rather) dit avoir vu la tête du président « aller vers l’avant avec violence », qui permettait d’accréditer la thèse d’un seul tireur (Oswald) posté à l’arrière. Quand le film de Zapruder fut rendu public, Dan Rather fut forcé de présenter ses excuses, alléguant une « erreur honnête ». 

(13) En 1990, une jeune fille se présentant comme nurse dans un hôpital koweitien témoigne avoir vu des soldats Irakiens prendre des bébés dans des incubateurs et les avoir jetés au sol les laissant à une mort certaine. Une autre personne témoignera avoir personnellement enterré les bébés, et l’ONG Amnesty International corroborera ce témoignage. En 1992, il a été révélé que ce témoignage était entièrement faux.

La jeune fille Nayirah al-aba, dont l’identité avait alors été tenu secrète était en fait la fille de l’ambassadeur du Koweït aux États-Unis, son père se tenant d’ailleurs à côté d’elle, feignant de ne pas la connaitre. Ce témoignage avait été scripte et préparé par la firme de relation publiques Hill & Knowlton pour la somme de 10 millions de $.

(14) Intervention de Colin Powell, présentant « les preuves de la présence d’armes chimiques et de destruction massive, et d’un programme nucléaire militaire de l’Irak » à l’Onu. En définitive, les preuves présentées étaient des extraits d’une thèse universitaire reproduites faute d’orthographe comprise (selon le canard enchainé), des vieux clichés datant de 1991 à 1993, et une fiole censée contenir de l’anthrax. A ce jour, aucune des affirmations concernant la présence d’arme de destruction massive en Irak sous le régime de Saddam Hussein n’a pu être corroborée par une preuve formelle.

(15) En 2003, l’ensemble des médias se mettent à raconter le sauvetage héroïque du soldat Jessica Lynch, 19 ans, blessés au combat en territoire ennemi. L’opération filmée par l’armée donne lieu à des centaines d’articles, des interviews dans toutes les télévisions, un téléfilm, ... En définitive, le soldat Lynch a été récupéré dans l’hôpital Irakien ou elle était soignée pour une fracture à la jambe, causée la veille par un accident de son véhicule de transport. Jessica Lynch elle-même a admis lors d’une interview que l’ensemble du récit était faux.

(16) USA

(17) provient du manuscrit original de 1984, de Georges Orwell

http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/11-09-une-theorie-de-la-100951


3-2 Jean-Marc Manach : 40% DES ATTENTATS TERRORISTES AUX ETATS UNIS SONT « INITIÉS OU FACILITÉS PAR LES AUTORITÉS »

Voilà qui apporte de l’eau a moulin de toute la communauté des MIHOP-9/11…  

La police politique du Tsar en Russie avait déjà théorisé il y a 150 ans l’utilité d’un mouvement terroriste fabriqué afin de pouvoir, avec l’assentiment populaire, surveiller, contrôler et réprimer la dissidence.

Et puis quoi de mieux, pour justifier des budgets « anti-terroristes » pharaoniques, que de pousser les gens à passer à l’acte, afin de les coffrer ensuite à grand renfort de publicité ?  Comme le résume Mother Jones, « on a là des gens qui ne seraient jamais passés à l’acte sans le FBI. Le FBI crée des crimes pour stopper des crimes !« 

[- Bug Brother - 29/09/2011]

Le FBI, qui vient d’annoncer l’arrestation d’un Américain qui projetait de perpétrer des attentats contre le Pentagone et le Congrès, avec la soutien d’agents infiltrés du FBI, est coutumier de ce genre d’opération de manipulation, et de provocation. Tellement coutumier qu’une bonne partie des attentats préparés, ces dernières années, aux USA, l’ont été avec l’aide et l’assistance du FBI…

Une étude universitaire américaine révélait ainsi récemment que 13 des 33 tentatives d’attentats islamistes recensés aux USA depuis 2001 -soit près de 40%- avaient été « initiées ou facilitées par les autorités » au moyen d’un agent infiltré, ou d’un indicateur retourné.

Les journalistes de Mother Jones, associés au programme de journalisme d’investigation de l’university de Berkeley, en Californie, ont de leur côté passé un an à enquêter sur le sujet, afin de savoir à quoi servent les 15 000 personnes payées par le FBI (contre 2800 en 1980, et 6000 et 1986) afin d’infiltrer, en majorité, les communautés musulmanes aux États-Unis. Le dossier complet, et la longue enquête associée, sont effarants :

49% des personnes arrêtées ont été dénoncées par des informateurs, la majeure partie d’entre-eux étant payés, pour certains jusqu’à 100 000$ par affaire, pour s’infiltrer, et dénoncer.

sur les 158 personnes arrêtés dans le cadre d’une opération d’infiltration, 49 avaient conspiré à l’initiative d’un agent provocateur du FBI, et, à l’exception de trois, la majeure partie des véritables projets d’attentats initiés aux USA ont été organisés avec l’appui du FBI.

il est si difficile de se défendre lorsque l’on est accusé de terrorisme que la majeure partie des personnes accusées préfère éviter un procès.

On apprend également que, depuis le 11 septembre 2001, le ministère de la Justice américain (DoJ) a poursuivi plus de 500 personnes pour « terrorisme« . En réétudiant 400 de ces affaires, le DoJ a finalement découvert que 60% d’entre-eux ne relevaient pas du terrorisme, mais de violations des lois sur l’immigration ou sur le port d’armes, de « conspiration« , faux témoignages, fraudes ou délinquances financières, vols, évasion fiscales…

Le magazine Mother Jones, qui en fait sa « une« , en est pour sa part arrivé à la conclusion que 53% des affaires recensées ne relevaient pas du terrorisme.

Or, vu le poids des charges, la difficulté, et le prix qu’il faut payer, pour parvenir à se défendre de telles accusations, une bonne partie de ces présumés terroristes préfèrent accepter de plaider coupable plutôt que de risquer d’être condamnés encore plus lourdement…

Le DoJ reconnaît que ces charges, qui ne relèvent pas du terrorisme, sont « une méthode très efficace -et parfois la seule méthode- pour identifier et mettre un terme à des projets, ou des soutiens, terroristes« . Certains avaient certes des liens avec des réseaux terroristes, mais nombreux sont aussi ceux qui, SDF, post-ado immatures, ont été suspectés, ou accusés de terrorisme, à tort, à l’image de ces trois Arabes inscrits sur la liste noire des terroristes pour avoir… volé un chargement de corn flakes. Comme le résumait alors leur avocat :

Cette affaire n’a strictement rien à voir avec le terrorisme. A moins que vous ne considériez les corn flakes comme une arme de destruction massive.

Mother Jones évoque également le cas de post-ados immatures à qui un agent infiltré du FBI, qui leur avait promis beaucoup d’argent s’ils faisaient exploser une bombe, a péniblement réussi à arracher, après des mois de travail au corps, une sorte de serment d’allégeance à Al Qaeda : ils refusaient de perpétrer un attentat, cherchant essentiellement à soutirer de l’argent à leur bienfaiteur musulman. Ce dernier est reparti avec les 100 000$ que le FBI lui avait promis, les wanabees paumés inculpés de « terrorisme« …

Comme le résume Mother Jones, « on a là des gens qui ne seraient jamais passés à l’acte sans le FBI. Le FBI crée des crimes pour stopper des crimes !« 

A ce stade-là, ce n’est plus de la précognition à la Minority Report, c’est du délire de persécution, sinon un détournement du droit. Une paranoïa sécuritaire qui coûte fort cher : la lutte contre le terrorisme a englouti 3,3 milliards de dollars. Celle contre le crime organisé, qui fait pourtant bien plus de victimes, 2,6.

En France, Claude Guéant vient de fixer la liste des officiers et agents de police judiciaireautorisés à enquêter « sous pseudonyme« , sur Internet. Mais comme le soulignait Loubna Zrari : A peine de nullité, ces actes ne peuvent constituer une incitation à commettre ces infractions. »

jean.marc.manach (sur Facebook & Google+ aussi) @manhack (sur Twitter)
auteur de « 
La vie privée, un problème de vieux cons ?« 

Jean-Marc Manach - Bug Brother –

29/09/2011

http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2011/09/29/qui-sont-les-terroristes-du-fbi/#xtor=RSS-32280322
http://libertesinternets.wordpress.com/



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

25/10/2011

n°40 : Dossier de Libye - La veuve de Kadhafi: 22-10 au 24-10 «je suis fière de lui, il a vécu en combattant et est mort en martyr »

n°40 : Dossier de Libye - La veuve de Kadhafi: 22-10 au 24-10 «je suis fière de lui, il a vécu en combattant et est mort en martyr »


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Dossier deLibye

n°40                                          22-10 au24-10

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Journal deLibye" est  visible  sur les blogs : 

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Sommaire

Tiré à part

France/Grande-Bretagne : rivalité sur les ressources libyennes.  

KADHAFI : UNE « MORT » GLORIEUSE

La veuve de Kadhafi: «je suis fière de lui, il a vécu en combattant et est mort en martyr ». 

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Farid Merrad : Kadhafi et son fils Moâtassim, torturés avant d'être exécutés.

2 Brèves

2-1 Seïf al-Islam Kadhafi jure de venger son père. 

2-2 Djamel Labidi : Kadhafi: ils ont exaucé son souhait.

3 Dossiers

3-1 Pilhaouer : Manichéisme en Libye : dans quel camp sommes-nous vraiment ?

3-2 Stephen Gowans : L'oppression de Kadhafi.

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Mountaga Fané Kantéka : KADHAFI, LE TERRORISME OCCIDENTAL ET LES SANGLOTS DE L’HOMME BLANC

4-2 Jean Bricmont : « Ce que Sarkozy, Obama, Cameron veulent, ce n’est pas la démocratie, c’est la soumission ».

Interview de Silvia Cattori

4-3 Interview de Jean Bricmont : Les questions palestinienne et libyenne entre "droit d’ingérence" et "responsabilité de protéger"...

Entretien réalisé par CHÉRIF ABDEDAÏM

 



Tiré à part 

France/Grande-Bretagne : rivalité sur les ressources libyennes.  

Le ministre britannique de la Défense, Philip Hammond, a appelé les compagnies britanniques à préparer leurs bagages, pour se rendre, en Libye, dévastée par la guerre, afin de s'octroyer des contrats juteux. Simultanément à l’ouverture des marchés du pays pétrolifère qu’est la Libye, aux pays étrangers, Philip Hammond a déclaré : «J’attends des compagnies britanniques qu’elles fassent, aujourd’hui même, leurs valises, pour se rendre, les premières, dans ce pays. Il a demandé à ces compagnies de ne pas se laisser coiffer sur le poteau par leurs rivales françaises. Ces inquiétudes font suite aux déclarations du ministre français des Affaires étrangères, disant qu’il est équitable et logique que les compagnies françaises obtiennent des contrats rentables, car la France figure parmi les premiers pays à avoir attaqué la Libye.

22/10

Irib

 

KADHAFI : UNE « MORT » GLORIEUSE.
Il y a des destins qui forcent l’admiration, quels que soient nos sentiments pour la personne.

Et celui de Kadhafi en fait partie. Après 42 ans de règne, il est « mort » de la bonne « mort ». La seule qui sied à son destin de GRAND ET FIER LEADER. Il est « mort » debout, en combattant. Sans connaître l’exil ni la fuite, ni l’abdication. Et c’est là une GIFLE qui fera chavirer un jour le BATEAU IVRE DE L’OCCIDENT. Je mets le mot « MORT » entre guillemets, parce que cet état n’est qu’une ILLUSION. La mort n’existe pas en réalité. Et surtout pas la mort d’un grand homme. Comme l’a dit un physicien : « Rien se crée, rien se perd, tout se transforme ». C’est cela la vérité. Une profonde vérité inaccessible. Et cette « mort » de Kadhafi entraînera une MUTATION si profonde dans la mentalité des masses populaires africaines qu’elle ne pourra que déboucher sur une révolution. Une RÉVOLUTION contre L’IMPOSTURE OCCIDENTALE. Une révolution que nulle bombe ne pourra arrêter. Une RÉVOLUTION SPIRITUELLE.
L’ESPRIT DE KADHAFI va faire plus de dégâts que lui-même, de son vivant, n’aurait jamais pu réaliser.

L’Occident a encore commis une ERREUR MONUMENTALE, en commanditant son ASSASSINAT. Le meilleur moyen de rendre service à un homme — surtout à un homme charismatique—, c’est de l’assassiner.
Mountaga Fané Kantéka

 

La veuve de Kadhafi: «je suis fière de lui, il a vécu en combattant et est mort en martyr ».  

Safia Ferkache, la seconde épouse de l'ex-leader libyen et mère de Moâtassim Billah, Hannibal, Saadi, Seif El Arab et Aïcha, dans une déclaration à la chaîne « Erraï, a demandé l'ouverture d'une enquête sur les conditions de la mort de son époux Mouammar Kadhafi.
Safia, qui se trouve en Algérie, s'est dite « fière du courage mon mari qui était un moudjahid, fière du courage de mes enfants qui ont affronté l'agression des forces de l'Otan pendant six mois. Ils auront leur place parmi les martyrs au Paradis », a-t-elle dit.
Par ailleurs, et selon Mohamed Saieh, membre du conseil national de transition, le corps de Mouammar Kadhafi sera enterré quelques part en Libye, sans préciser l'heure, se contentant de dire que ce serait fait dans les 24 heures. « Le CNT n'annoncera pas l'heure de l'enterrement et il n'y aura que peu de gens avec l'imam qui fera la prière », a-t-il dit, avant d'ajouter « notre devoir de musulman nous oblige à respecter le rite d'enterrement selon la charia de l'Islam ».
22/10/2011
http://www.djazairess.com/fr/ennaharfr/8530



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Farid Merrad : Kadhafi et son fils Moâtassim, torturés avant d'être exécutés.
Une vidéo de trois minutes, dont Ennahar détient une copie, montre le colonel Mouammar Kadhafi et son fils Moâtassim Billah, en vie et en bonne santé lors de leur capture à Syrte. Le leader libyen et son fils ont été exécutés, contrairement aux versions de l'Otan et des combattants du CNT, selon lesquelles les deux hommes étaient morts des suites de leurs blessures. Une vidéo de trois minutes, dont Ennahar détient une copie, montre le colonel Mouammar Kadhafi et son fils Moâtassim Billah, en vie et en bonne santé lors de leur capture à Syrte. Le leader libyen et son fils ont été exécutés, contrairement aux versions de l'Otan et des combattants du CNT, selon lesquelles les deux hommes étaient morts des suites de leurs blessures.
La première vidéo de Moâtiassim Billah Kadhafi, de quelques secondes seulement, montre le jeune homme dans une salle en bonne santé, assis sur un tapis.
Il n'avait pas de blessures au cou. Il fumait une cigarette et écoutait sans montrer de signes de peur, les combattants qui scandaient des slogans et insultaient son père. D'autres criaient « Misrata..Misrata » pour l'énerver.
Les tâches de sang sur les membres inférieurs de Moâtassim, plus exactement sur sa jambe gauche et sur son ventre, seraient dues aux éclats des bombardements aériens. Les blessures étaient légères, contrairement à ce qui a été montré sur les photos et vidéo lorsqu'il était mort.

De profondes blessures sont apparentes sur son cou, causées par des coups de feu.
L'autre vidéo de trois minutes et 55 secondes, montre les premières images de la capture de Kadhafi. Ce dernier marchait au milieu des combattants, ce qui veut dire qu'il était en sain. Quelques secondes plus tard, dans le désordre total après la venue d'autres combattants, la capture de Kadhafi se transforme en lynchage de ces derniers par des combattants ivre de vengeance. Ces derniers ont fait montre d'une sauvagerie inouïe, sans respect pour la vie ni les droits de l'homme. Kadhafi est jeté par terre avant que des combattants ne commencent à lui donner de violents coups de pieds dans la tête et sur la figure. Un autre lui tire une balle dans la tête.
Les images les plus odieuses sont celles où les combattants traînaient le corps de Kadhafi par terre pendant qu'un autre dirige son Kalachnikov et lui tire dessus.
Dans la confusion la plus totale et les cris de « Allah Akbar », on entend « laissez le en vie », d'autres criaient « tuez-le ». Kadhafi était blessé et saignait de la tête.
La vidéo muette diffusée par les chaînes Al Arabia et Al Jazira, pour éviter d'entendre les insultes, en plus de la suppression de certains passages horribles, montre le colonel au milieu des combattants sur le capot devant d'un véhicule, puis allongé par terre entouré d'un grand nombre de combattants qui le photographiaient ou l'enregistraient sur leurs téléphones portables.
Ces vidéos montrent les violentes tortures qu'a subit le colonel Kadhafi avant de mourir des suites de ses blessures. Pendant qu'il saignait abondamment de la tête, un combattant lui assène un violent coup à la tête avant qu'un autre ne le jette par terre alors qu'il agonisait.

Farid Merrad

http://www.djazairess.com/fr/ennaharfr/8531

 



2 Brèves ^

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Seïf al-Islam Kadhafi jure de venger son père.  

Nb :: La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

 

Seïf al-Islam Kadhafi, un fils du dirigeant libyen renversé par la rébellion et assassiné le 20 octobre, s'est adressé dans la nuit de samedi à dimanche à ses partisans avec une brève allocution dans laquelle il a juré de venger son père.
"La résistance se poursuit. Je suis bien vivant et libre et je me trouve sur le sol libyen. Je lutterai jusqu'au bout et je me vengerai", a déclaré Seïf-al-Islam, cité par la chaîne Al-Rai, basée en Syrie.
Citant le Conseil national de transition, la chaîne Al Jazeera a annoncé jeudi que Seïf-al-Islam, le membre le plus recherché du clan Kadhafi, avait été capturé.
Le leader libyen déchu Mouammar Kadhafi est décédé jeudi 20 octobre des suites de ses blessures, après avoir été capturé par des combattants du nouveau gouvernement libyen. Le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a exigé une enquête sur les circonstances de la mort de l'ex-dirigeant libyen.

23/10/2011
http://fr.rian.ru/world/20111023/191632034.html

 


2-2 Djamel Labidi : Kadhafi: ils ont exaucé son souhait.

Ils ont donc fini par le tuer. Depuis le début, ils ont cherché à le faire. Les frappes de l'OTAN le cherchaient sans arrêt. Mais aujourd'hui, tel Ponce Pilate, ils veulent s'en laver les mains. Ponce Pilate  avait livré Jésus  aux marchands du Temple et aux grands prêtres proches des Romains. Il avait préféré  laissé les collaborateurs de l'empire Romain décider de sa mise à mort. Pour Kadhafi, l'OTAN a fait l'essentiel du travail, mais il a laissé faire le sale travail,  finir le travail  à des Libyens contre un autre Libyen.  Le crime était presque parfait, mais il y a eu d'abord cet anonyme qui a filmé et mis ces images sur You tube, puis les images d'une extrême cruauté de cette hystérie collective hallucinante  sur le site "The Global Post". Il a bien fallu ensuite trouver des explications.

Le colonialisme a toujours agi ainsi: libyens contre libyens, algériens contre algériens, vietnamiens contre vietnamiens, irakiens contre irakiens.  Faire ainsi coup double: éliminer l'ennemi,  Kadhafi, et tenter de faire perdre son âme à tout un peuple, en tentant de faire peser sur sa conscience un acte ignoble.

Mais pourquoi l'OTAN a-t-il si peur de dire la vérité, qu'il est le véritable responsable de cet assassinat  car les autres ne sont que des exécutants. Pourquoi cette campagne médiatique inouïe, acharnée, non seulement pour dégager sa responsabilité de ce crime, mais pour dévaloriser et salir sans cesse la personne de Kadhafi

Suite de l'article Le Quotidien d'Oran,  sur :

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27244



3 Dossiers

3-1 Pilhaouer : Manichéisme en Libye : dans quel camp sommes-nous vraiment ?

« … le colonisateur, qui, pour se donner bonne conscience, s’habitue à voir dans l’autre la bête, s’entraîne à le traiter en bête, tend objectivement à se transformer lui-­même en bête. …  » - Aimée Césaire (Discours sur le colonialisme) - http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article554

D’un côté « le tyran burlesque et cruel », de l’autre les bombardiers de l’impérialiste humanitaire alliés à de soi-disant révolutionnaires. Simple, facile, pratique !

La mort de Mouammar Khadafi éclaire cependant le théâtre sinistre et pétrolier de la Libye « libérée ».

Nous ne saurons probablement jamais la vérité car l’Histoire est toujours celle des vainqueurs, et, dans les mois qui viennent, on « découvrira l’ampleur des crimes de Khadafi » en lui attribuant les crimes du CNT et, pourquoi pas, ceux de la dynastie Senoussi qu’il avait renversée.

Mais peu de dictateurs meurent les armes à la main en résistant pendant des mois à la puissance technologique de l’impérialisme. 

Les dictateurs préfèrent en général la retraite dorée dont ils ont les moyens. C’est pourquoi le fantôme de Khadafi évoquera autre chose que ceux de Moubarakh ou de Ben Ali quand ils auront disparu.

On peut lire ici (#) un article intitulé « Lybie, le sang du lion et le festin »de Bahar Kimyongür avec cette phrase : « Mais le lion s’est dérobé à leurs griffes pour rejoindre Lumumba et Sankara, les autres enfants martyres de l’Afrique héroïque. »

On a le droit de ne pas partager cet avis tout en étant persuadé qu’il sera celui de tous les africains en lutte.

Patrice Lumumba a été fait héros national du Congo par l’un de ses bourreaux, Mobutu.

S’il n’avait pas été assassiné et s’il s’était maintenu à la tête du Congo, j’imagine facilement ce que la propagande impérialiste aurait répandu sur son compte pour en faire un tyran à abattre.

 Durant ces premiers mois de la guerre impérialiste contre la Libye de Khadafi, quel choix avons-nous fait ?

Disons le clairement :« LA GAUCHE * » EST RESTEE NEUTRE ! » lorsqu’elle n’a pas été complice.

La propagande impérialiste a été si efficace qu’avant de prononcer ou d’écrire le nom de Khadafi, il fallait obligatoirement préciser qu’il s’agissait d’un tyran et d’un criminel voire d’un fou aux costumes étranges (exotiques) et donc se placer immédiatement du côté des « humanitaires » et des « révolutionnaires ». 

Chaque fois qu’on essayait d’introduire une nuance et de faire la part de ce qui était prouvé et de ce qui ne l’était pas, on était immédiatement accusé de supporter un tyran.

En 1830 aussi s’opposer à la colonisation de l’Algérie revenait à soutenir un « obscurantiste » l’émir Abd El Kader ? (qui épargnait les prisonniers, lui, quand, de l’autre côté on récoltait des barrils d’oreilles ») 

Il était possible de rester clair sur Khadafi, et de ne pas absoudre les crimes avérés tout en considérant au moins que, par son entrée en résistance contre cette offensive néo-coloniale, il se trouvait du bon côté, mais ce qu’on a vu, c’est « une gauche » incapable de s’opposer à une guerre d’agression autrement que par des déclarations très ambigues quand elle n’approuvait pas carrément l’intervention.

« La gauche » s’est placée confortablement sur « l’axe entre « le Bien » et « le Mal » en penchant beaucoup à droite, du côté du « Bien ».

Rien d’étonnant venant des sociaux-démocrates, mais les autres ? Où étaient-ils ? A la recherche de leurs repères ?

AUCUNE MANIFESTATION DE « GAUCHE » N’A ETE ORGANISEE CONTRE CETTE GUERRE où notre pays était directement engagé !

Désormais, celui qui évoquera « le pays des Droits de l’homme » provoquera des ricanements, ce qui n’est pas nouveau, mais sans doute aussi de la haine

* Ce mot "gauche"ne mérite plus que des guillemets.

(#) « Lybie, le sang du lion et le festin »

Pilhaouer

22 octobre 2011

http://www.legrandsoir.info/manicheisme-en-libye-dans-quel-camp-sommes-nous-vraiment.html



3-2 Stephen Gowans :L'oppression de Kadhafi.

Mon journal local m'a informé ce matin que, avec l'assassinat de Mouammar Kadhafi, le "peuple libyen peut enfin tourner la page sur 42 années d'oppression brutale."

L'oppression a commencé lorsque Kadhafi a libéré la Libye de la tyrannie du pantin le roi Idris Ier, dont le drapeau est devenu la bannière des rebelles.

Elle a continué avec l'expulsion par Kadhafi des bases militaires étrangères et avec la nationalisation du pétrole du pays.

Une oppression supplémentaire s'est amoncelée sur les Libyens lorsque, sous le régime de Kadhafi, le niveau de vie s'est élevé jusqu'à dépasser ceux de tous les autres pays en Afrique.

Une oppression de plus a certainement été la lutte de Kadhafi pour éliminer le Groupe Islamiste de Combat en Libye (GICL), groupe dont les membres ont combattu les Américains en Afghanistan et en Irak et se sont battus aux côtés d'Oussama Ben Laden contre les Soviétiques en Afghanistan.

Le chef du GICL, Abdel Hakim Belhaj, qui fut emprisonné par les Américains pour terrorisme, est aujourd'hui le dirigeant militaire de Tripoli.

L'insistance de Kadhafi, malgré les objections des compagnies pétrolières US et des fonctionnaires du Département d'État, sur le fait que l'économie libyenne soit "libyanisée", c'est à dire que les investissements étrangers tournent à l'avantage des Libyens, a resserré l'oppression d'un ou deux crans supplémentaires.

Et l'aide généreuse de Kadhafi aux mouvements de libération nationale et aux pays africains sub-sahariens a étendu son oppression au monde entier.

 

Quelles forces pro-démocratiques se sont battues contre toutes ces oppressions?

  • Le Qatar, une monarchie absolue, qui a envoyé armes et munitions aux rebelles islamistes.
  • Les monarchistes, toujours furieux de la chute de leur roi.
  • Les islamistes, qui pendant des années avaient lutté pour amener un régime islamiste au pouvoir à Tripoli.
  • Des personnes liées à la CIA, qui détiennent des postes clés au sein du Conseil National de Transition, et promettent aux compagnies pétrolières occidentales les premiers bénéfices sur les concessions.
  • L'OTAN, dont les avions de guerre et les forces d'opérations spéciales se sont révélés décisifs dans le renversement de Kadhafi.

Au cours des dernières semaines, l'aviation de l'Otan s'est attelé à réduire la ville de Syrte en ruines - au nom de la protection des civils. Il s'avère qu'il n'y aucun problème pour que l'OTAN bombarde des civils, mais pas pour que des dirigeants de gouvernements indépendants répriment des insurrections.

Pendant que ces forces combattaient les oppressions de Kadhafi, les tanks saoudiens approvisionnés par les États-Unis écrasaient un soulèvement populaire au Barhein, le dirigeant pro-américain du Yémen, Ali Abdullah Saleh, tirait contre son peuple, et le Mubarakisme se poursuivait en Égypte, conduit par les sbires de Moubarak.

Ces événements impliquant tous des alliés des États-Unis, ont été peu remarqués. Pas d'intervention militaire pour eux, ou d'inculpations par la Cour Pénale Internationale, toutes ces attentions étant réservés uniquement pour Kadhafi.

C'est vrai que le peuple libyen peut enfin tourner la page de 42 ans - mais 42 ans d'indépendance, non d'oppression brutale.

Les bases militaires de l'Otan, une économie asservie aux compagnies pétrolières occidentales, et le joug oppressif de l'impérialisme US, les attendent.

Stephen Gowans,

 21 Octobre, 2011
http://gowans.wordpress.com/2011/10/21/gaddafi%E2%80%99s-oppressions/ 

 



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Mountaga Fané Kantéka : KADHAFI, LE TERRORISME OCCIDENTAL ET LES SANGLOTS DE L’HOMME BLANC

L’ASSASSINAT du guide libyen, Mohamar Kadhafi, commandité par les « démocrates » de l’Ouest (OBAMA, SARKOZY, CAMERON, BERLUSCONI) questionne l’entendement sur les ravages du MONOLOGUE OCCIDENTAL qui mine le monde depuis un certain temps. Un monologue se fondant sur un EFFROYABLE TERRORISME (pardonnez-moi le pléonasme) aussi absurde que bestial.
KADHAFI, UN DICTATEUR ET UN TERRORISTE ? OUI, MAIS…
Inutile de revenir sur les véritables motivations de ce traquenard mortel tendu au défunt KADHAFI. Prenons les leaders occidentaux par leurs propres arguments. Ils taxent KADHAFI de dictateur et de terroriste. Nous voulons bien. Mais nous voudrons leur poser quelques questions :
Comment peut-on parler de DROITS DE L’HOMME tout en orchestrant des ASSASSINATS qu’on salue publiquement, comme le font OBAMA, SARKOZY, CAMERON et BERLUSCONI? Comment peut-on parler de la PROTECTION DES VIES CIVILES tout en provoquant des hécatombes avec des BOMBARDEMENTS ? N’y a-t-il pas eu PLUS DE VICTIMES CIVILES en Libye qu’en SYRIE livrée à elle-même ? Y a-t-il eu combien de victimes civiles en AFGHANISTAN et en IRAK avec les guerres (pour le pétrole) de Bush ? Est-ce que Bush est mort pour cela ? Et qu’en est-il du MASSACRE DES PALESTINIENS par ISRAËL ? Comment peut-on encore taxer les autres de dictateur quand on passe soi-même son temps à MENTIR À SON PROPRE PEUPLE, à le traîner dans la boue au profit du capital, à FOMENTER DES ACTES TERRORISTES CONTRE LUI pour justifier des guerres de conquêtes ? Comment d’actes terroristes et d’assassinats politiques sont imputables aux leaders occidentaux en AFRIQUE, en AMERIQUE LATINE et dans les PAYS ARABES ? Combien de peuples occidentaux ont le NIVEAU DE VIE SOCIALE DU PEUPLE LIBYEN sous le règne de KADHAFI ? À quoi cela sert-il d’avoir un SIMULACRE DE DROIT À LA PAROLE quand nos préoccupations ne sont pas prises en compte et que nos VOTES sont TRUQUÉS ? Combien de SUICIDES QUOTIDIENS sont-ils imputables à cette misère et cette humiliation sociales en Occident ?
On pourrait multiplier des questions du genre. Mais, vous avez bien compris. C’est une affaire de dingues, cette histoire de « démocratie », de « droits de l’homme » et de « libertés ».
LES SANGLOTS DE L’HOMME BLANC
Ce MENSONGE EXISTENTIEL est la gangrène du monde occidental, pris au piège de ses propres clichés et de ses propres contradictions, éprouvant le besoin vital qu'on lui fasse respirer l'air des hautes montagnes. Ô quelle tragédie donc que d'être livré à soi-même! J’ai mis le doigt sur ce DÉRÈGLEMENT PSYCHOAFFECTIF dans mon problématique ouvrage,ODYSSÉES NOIRES/ AMOURS ET MÉMOIRE D’OUTRE-MONDE…, en parlant de ce « Blanc, roi blasé et fatigué », détraqué par ses propres exactions qui cherche lui aussi des maîtres susceptibles de le mener sur le chemin, à jamais perdu pour lui, des vérités anciennes. Cet homme blanc, orphelin inconsolable, qui se tourne et se retourne dans son lit, s'agite la nuit au milieu de ses sanglots. Ces SANGLOTS DE LAMENTATIONS ET DE DÉTRESSE qu’évoque le poète français PAUL VERLAINE dans sa Chanson d'automne:

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon cœur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure;


Oui, le Blanc pleure, il sanglote dans son lit et se meurt de ne trouver nulle voix qui le traîne hors de sa routine encrassante, cette routine si avilissante. L'homme blanc est en quête d'un père qui le guide dans ses ténèbres d'angoisse. Oui, il pleure le Blanc — le Blanc bien pensant —, il pleure dans son enclos de solitude, il pleure dans la TOUR DE MYTHES dans laquelle lui-même s'est emmuré. Il pleure sur son royaume d'enfance à jamais perdu. Il pleure son passé et son avenir. Tant de passé et si peu d'avenir, se dit-il dans ses moments d'inévitable mélancolie! Il pleure le Blanc, il pleure sur ses MAINS ENSANGLANTÉES du sang de l'univers, il pleure sur son puissant et arrogant INSTINCT DE GÉNOCIDAIRE mis au service du « progrès », il pleure sur sa conscience chargée de toute la tristesse et de toute la souffrance de ce monde. Oui, il pleure le Blanc, il pleure sur ses irrépressibles penchants possessivistes, il pleure sur ses possessions acquises aux dépens de l'espèce, il pleure sur sa VANITÉ D'AUMÔNIER AUTO-ORCHESTRÉE, il pleure le Blanc, il pleure sur son ventre repu et indigeste de l'abondance du monde. Et, nous le confie encore Verlaine, il se murmure à lui-même:
Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà
Pareil à la
Feuille morte.


Oui, Paul Verlaine était parmi tant d'autres, bien avant et bien après lui, la MAUVAISE CONSCIENCE personnifiée de cette CIVILISATION depuis belle lurette MALADE D'ELLE-MÊME. Et, NIETZSCHE l'avait déjà prophétisé, plus d'un siècle plus tôt. Oui, voilà le TERRIBLE SECRET de l'homme blanc bien pensant.



Intervention de l’OTAN en Libye
4-2 Jean Bricmont : « Ce que Sarkozy, Obama, Cameron veulent, ce n’est pas la démocratie, c’est la soumission ».

Interview deSilvia Cattori

Dès février 2011, la campagne menée par Bernard-Henry Lévy — parallèlement aux allégations mensongères sur le massacre de milliers de personnes à Benghazi répandues par la Libyan League for Human Rights avec l’appui de l’ONG UN-Watch basée à Genève (*) — relayée par les médias du monde entier, a réussi à accréditer dans l’opinion publique l’idée fausse qu’il y avait urgence à intervenir en Libye. Le 17 mars, par 10 voix et 5 abstentions, le Conseil de sécurité approuvait la Résolution 1973 présentée par la France et le Royaume Uni instaurant « un régime d’exclusion aérienne afin de protéger les civils contre des attaques systématiques et généralisées ». Ce fut le début de l’intervention de l’OTAN et d’un massacre de masse toujours en cours.

Jean Bricmont fut l’un des rares intellectuels à s’être opposé publiquement à cette intervention. Avant même le vote de la Résolution du Conseil de sécurité, il avertissait : « Les partis de la gauche européenne (inclus les partis « modérés » communistes européens), les « Verts », avec José Bové maintenant allié à un Daniel Cohn-Bendit qui a toujours soutenu les guerres de l’OTAN, différents groupes trotskystes et, bien sûr, Bernard Henry Lévy et Bernard Kouchner, tous appelant à une sorte d’« intervention humanitaire » en Libye, ou accusant la gauche d’Amérique Latine -dont les positions sont bien plus sensées- d’agir comme des « idiots utiles » pour le « Tyran libyen ». (…) Quand vont-ils comprendre qu’on affirme que toutes les guerres sont justifiées pour des raisons humanitaires ? » [1]

Les faits ont malheureusement donné raison à Jean Bricmont. Cette « guerre humanitaire » sous mandat de l’ONU et de son bras armé, l’OTAN, n’aurait jamais dû être acceptée.


Silvia Cattori

: La résolution 1973 de l’ONU demande la protection du peuple Libyen [2]. Après six mois de bombardements et de massacres par l’OTAN et ses combattants libyens, on avance le chiffre plausible de dizaines de milliers de morts et de blessés [3]. L’ancien ministre socialiste Hubert Védrine, le 18 mars avait qualifié d’« historique » la résolution sur la Libye. Et encore tout récemment il se réjouissait de la mise en application de la « responsabilité de protéger » et félicitait Nicolas Sarkozy pour son intervention. Selon vous y a-t-il de quoi s’en réjouir ?

Jean Bricmont [4] : Le texte relatif à la « responsabilité de protéger » se limite à protéger les civils. Il ne dit absolument pas qu’il faut faire ce qu’a fait l’OTAN : armer les rebelles, envoyer des troupes spéciales, bombarder des villes. Des civils sont tués. Manifestement l’OTAN ne les protège pas.

Le texte sur la « responsabilité de protéger » dit qu’il faut aider les États à faire respecter les droits de l’homme, mais il a été interprété, contrairement à ce qu’il dit, pour autoriser l’Occident à intervenir où il veut, quand il le veut, sous couvert de « guerre humanitaire », de « droit d’ingérence humanitaire ». Tout cela - qui est basé sur des tonnes de mensonges - est, malgré l’Afghanistan, malgré l’Irak, entièrement légitimé dans l’esprit de l’immense majorité des dirigeants occidentaux et, ce qui est plus désolant, des dirigeants écologistes, de gauche et d’extrême gauche. Et qui souvent demandent maintenant une telle intervention en Syrie.

Silvia Cattori

: Vue dans la perspective des guerres récentes -Kossovo, Irak, Afghanistan- la manière dont s’est déroulée cette intervention en Libye n’est-elle pas, plus problématique et lourde de menace que les précédentes interventions ?

Jean Bricmont : Ce qui est inquiétant, c’est le fait que la guerre a été légitimée par l’ONU. Il ne faut jamais oublier que si la Russie était intervenue en Libye à la place de l’OTAN, personne en Occident n’accepterait une telle intervention, et tous ceux qui disent que ce n’est pas une guerre pour le pétrole, diraient que c’est une guerre pour le pétrole, si elle était faite par les Russes.

Il faut se rendre compte qu’on a légitimé uniquement l’ingérence des États-Unis et de leurs alliés. C’est cela qui est préoccupant. Ce qui est curieux c’est que la guerre en Irak, comme celle en Afghanistan, avait d’une certaine façon délégitimé l’ingérence. Mais quand il fallait justifier la guerre en Afghanistan, je me rappelle très bien des arguments avancés. Il fallait libérer les femmes afghanes. Des arguments humanitaires étaient utilisés là aussi. Or, plus personne ne parle aujourd’hui de l’oppression des femmes afghanes. On veut simplement se retirer de l’Afghanistan sans trop de pertes.

La guerre en Libye est préoccupante aussi parce que, à cause de la personnalité très particulière de Kadhafi, ce qu’on peut appeler le Tiers Monde, et d’une façon générale les forces progressistes, sont très divisés au sujet de cette guerre. L’Union africaine par exemple, avait une certaine sympathie pour Kadhafi. L’Amérique latine aussi. La Russie et la Chine voient le concept de souveraineté nationale démoli, n’aiment pas cela, et ils ont raison. Les pays non alignés n’aiment pas cela non plus. Parmi les musulmans, il y a des divisions. Il y a ceux qui se disent qu’avec le CNT ce sera mieux qu’avec Kadhafi. Que ce sera un gouvernement plus démocratique, plus musulman etc. Peut-être…

Silvia Cattori : Nous sommes en plein paradoxe. Voir soudainement des pays arabes et musulmans, comme le Qatar par exemple, apporter leur plein soutien à des puissances qui, depuis 2001, détruisent des pays arabes et musulmans et massacrent leurs peuples, n’est-il pas renversant ?

Jean Bricmont : Un certain nombre de gens détestent Kadhafi. Moi je ne le déteste pas, mais je n’étais pas sous sa coupe et je peux comprendre cette aversion. La même chose se passe avec Bachar el-Assad en Syrie. Donc, il y a des gens qui se disent que tout ira mieux après. Quand on voit ce qui se passe en Irak et en Afghanistan après le renversement de Saddam Hussein et des Talibans on se rend compte que ce n’est pas si simple.

Mais ma position ne porte pas sur la situation en Libye ou en Syrie, mais sur la politique de l’OTAN, qui entend probablement contrôler les révolutions arabes en les « aidant » ; pendant longtemps ils ont soutenu les autocraties, maintenant ils se rendent compte que ce n’est pas possible ; ils attaquent alors le régime qu’ils détestent le plus, à savoir Kadhafi ; et, en soutenant l’opposition sous prétexte de défendre la démocratie, ils espèrent sans doute la contrôler. Du point de vue des gens qui soutiennent le CNT, sans être favorable à l’OTAN (un certain nombre de musulmans par exemple), c’est un jeu de dupes. Eux espèrent utiliser l’OTAN à leurs fins pour arriver au pouvoir et puis dire à l’OTAN, rentrez chez vous. Cela risque de ne pas être évident.

Silvia Cattori

: Les conflits entre l’OTAN et les forces regroupées au sein du CNT sont-ils inéluctables ?

Jean Bricmont : Je n’en sais rien. Lors de la chute de l’Union soviétique, tout le monde a applaudi en Occident. D’abord il y eut Eltsine, qui était complètement pro-occidental et c’était donc parfait. Puis Poutine est arrivé avec un agenda plus nationaliste et, subitement la Russie a commencé à déplaire aux Occidentaux.

Ce que les Occidentaux veulent, ce n’est pas la démocratie, c’est la soumission. Ils ont soutenu des régimes affreux tant qu’ils étaient soumis. Maintenant que certains de ces dirigeants ne sont plus défendables, ils s’attaquent à ceux qui leur sont les moins favorables (Libye, Syrie, Iran) et ils espèrent que la « démocratie » va amener la soumission. Mais cela est douteux. Les intérêts nationaux et les différences religieuses ou idéologiques existent, indépendamment des régimes. Même si la Libye était une démocratie parfaite, je ne pense pas qu’elle aurait envie de reconnaître Israël. Mais je doute que BHL (Bernard-Henri Lévy) par exemple, avait envie de mettre au pouvoir des gens hostiles à Israël.

Il ne faut pas oublier que les gens contrôlent rarement toutes les conséquences de leurs actions.

Silvia Cattori

: Bernard-Henri Lévy, a joué un rôle clé, avec le président Sarkozy, en faveur de cette guerre. N’a-t-il pas réussi, par son argumentaire faussement humanitaire à semer confusion et division au sein du camp progressiste, paralysant ainsi toute velléité de protestation ?

Jean Bricmont : Du point de vue de BHL, le grand avantage c’est d’être arrivé à une terrible division des forces progressistes. Les gens vont continuer de se disputer au sujet de cette guerre. Notez que l’on a vu la même chose lors de la première guerre mondiale. Certains disaient : on ne peut pas s’allier avec la Russie tsariste. D’autres disaient : il faut tout faire pour abattre le militarisme allemand. Il est important d’élaborer une réflexion cohérente sur ces sujets. Mais ce n’est pas facile.

Des pays voisins de la Libye - dont des ressortissants, accusés d’être des mercenaires de Kadhafi, ont été tués par les rebelles libyens - n’aiment pas ce qui se passe en Libye. Il y a des armes qui circulent, tout cela préoccupe les pays du Maghreb et déstabilise la région. Le fait que la transition a été violente – et non pas négociée - est une bénédiction pour les gens qui veulent voir le chaos s’installer dans cette région. Qu’ils l’aient fait exprès ou pas, je n’en sais rien. Mais c’est une bénédiction pour le militarisme occidental. Presque tous les pays non occidentaux voulaient une solution négociée à ce conflit. Mais les Occidentaux ne veulent jamais de solution négociée ; quand ils sont dans une position de force ils y vont à fond. Le jour où la Chine sera plus forte que nous et qu’elle pourra utiliser la force, on verra les choses autrement. Mais, pour le moment, on se sent plus fort et, dès qu’il y a un conflit, on veut toujours une solution militaire, jouer sur la force, jouer sur la technologie, c’est d’ailleurs la seule chose qui nous reste. Dans le domaine du commerce, les Chinois sont bien plus forts que nous.

C’est à la question du militarisme que les progressistes devraient réfléchir. Mais ils ne le font pas. Ils encouragent ce militarisme au nom de l’« ingérence humanitaire ». Si, demain, on doublait le budget militaire en France, Madame Joly, qui est écologiste, s’y opposerait sans doute ; mais, alors qu’elle ne veut pas voir de troupes françaises défiler sur les Champs Elysées le 14 juillet, elle accepterait des troupes françaises en Libye [5] ! C’est incohérent, parce que les guerres humanitaires sont des guerres à zéro mort (de notre côté), qui nécessitent un appareil militaire de haute technologie, lequel coûte cher.

Cet appareil est essentiellement celui des États-Unis, mais là il y a des gens qui dorment dans leur voiture parce qu’ils ont perdu leur maison reprise par les banques, et l’État consacre une fortune aux dépenses militaires. Sans les appareils de surveillance des États-Unis et ses possibilités d’approvisionnement des avions de l’OTAN, cette guerre aurait été beaucoup plus difficile à mener.

Si on s’oppose au militarisme, particulièrement aux États-Unis, on s’oppose aussi aux interventions humanitaires, parce que sans l’appareil militaire américain, on n’aurait tout simplement plus les moyens de mener ces interventions.

L’immense majorité des pays du monde, même ceux qui ont une armée importante (Russie, Chine, Inde etc.) considèrent que la mission de leur armée est de protéger leurs frontières, pas d’envoyer des troupes un peu partout protéger les droits de l’homme. Notez que c’est aussi la position de la Suisse. Tout ce que je demande, c’est que les autres états occidentaux adoptent la position de la Suisse. Ce n’est ni révolutionnaire ni radical.

Silvia Cattori:

 Tout porte à croire que BHL ne va pas s’arrêter là. Qu’il va relancer sa campagne en soutien aux opposants au régime de Bachar el-Assad. Pour Israël qui occupe depuis 1967 illégalement le Golan syrien -un véritable réservoir d’eau pour la région- et n’entend pas le céder, la Syrie est un enjeu stratégique important. La chute d’Assad -mis par Tel Aviv sur la liste des dirigeants qui restent à abattre- serait tout bénéfice pour Israël. Va-t-on vers un scénario libyen ?

Jean Bricmont : Si vous regardez comment les choses se sont passées en Libye, ces Libyens que l’on disait si hostiles à Kadhafi, son gouvernement que l’on disait si faible et si détesté, etc. a résisté plus longtemps que Milosevic lors de l’intervention de l’OTAN en 1999, plus longtemps que les Talibans en 2001 à Kaboul, et plus longtemps que le régime de Saddam en 2003.

Face à une opposition appuyée par l’ensemble de toutes les forces occidentales je trouve cette résistance plutôt étonnante. Je croyais, comme Obama, que cela se terminerait en quelques jours. Que cela allait s’effondrer très vite.

Donc, je ne suis pas sûr que les analystes militaires, du moins ceux qui sont lucides -par opposition aux idéologues, comme notre gauche « humanitaire »- aient envie de répéter cette expérience en plus grand, en Syrie ou en Iran.

Ce que je trouve comique, par contre, c’est de voir qu’il y a une extrême-gauche qui ne « vit » littéralement que de l’exploitation de la mauvaise conscience coloniale, qui agite sans arrêt l’anticolonialisme et l’antiracisme, et puis, pendant la guerre en Libye, dit qu’il faut accepter l’intervention de l’OTAN pour soutenir les rebelles. Ils oublient que, lors des conquêtes coloniales, les mêmes justifications humanitaires étaient utilisées : combattre l’esclavage, renverser des satrapes ou des monarques absolus etc.

Il y a là quelque chose d’absurde. Il faut savoir dans quel monde on veut vivre. Veut-on vivre dans un monde où nous allons, nous, imposer des gouvernements un peu partout ?

Je pense que ce monde est fini. Que le colonialisme est terminé. L’Occident n’a plus les moyens des politiques impériales qu’il avait dans le passé. Et si la gauche occidentale devait être utile à quelque chose, ce serait à penser comment nous adapter à notre déclin inévitable, plutôt que d’inventer des justifications humanitaires aux derniers scintillements de l’empire américain.

Silvia Cattori : Je vous remercie.

Entretien réalisé le 13 septembre 2011.

Silvia Cattori

(*) Voir : « Urgent Appeal to Stop Atrocities in Libya, Sent by 70 NGOs to the US, EU, and UN », UN Watch, 21 février 2011. (L’ONG UN Watch est réputée pour servir les intérêts d’Israël)
Voir également : « 
Libya and the big lie : Using human rights organizations to launch wars », par Mahdi Darius Nazemroaya, 25 septembre 2011.

Sur la « responsabilité de protéger », voir aussi :
« 
La “responsabilité de protéger” : une façade légale pour légitimer l’ingérence ? - Entretien avec Jean Bricmont » , par Silvia Cattori, 24 septembre 2009.


 [1] Voir : « La Libye, la gauche européenne et le retour de l’impérialisme humanitaire », par Jean Bricmont, Le Grand Soir, 12 mars 2011.

[2] Voir le texte de cette résolution :
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2011/CS10200.doc.htm

[3] Cet entretien a été réalisé le 13 septembre 2011

[4] Figure du mouvement anti-impérialiste, Jean Bricmont est professeur de physique théorique à l’Université de Louvain (Belgique). Il a publié « Impérialisme humanitaire. Droits de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ? » (Éditions Aden, 2005).

[5] Voir :http://www.marianne2.fr/Eva-Joly-veut-des-chars-en-Libye-pas-sur-les-Champs-Elysees_a208455.html. Elle appuyait « à 100% » l’opération et estimait qu’il est «

http://www.silviacattori.net:80/article2230.html


4-3 Interview de Jean Bricmont : Les questions palestinienne et libyenne entre "droit d’ingérence" et "responsabilité de protéger"...

Entretien réalisé par CHÉRIF ABDEDAÏM :

20 octobre 2011
La Nouvelle République : Vous soulignez que « d’un point de vue strictement légal, la résolution du Conseil de sécurité concernant la Libye est discutable. Elle est en fait le résultat d’années de lobbying pour faire reconnaître le droit d’ingérence qui se trouve ici légitimé ». Pouvez-vous expliciter davantage ?

Jean Bricmont : Depuis des décennies, les Occidentaux plaident pour un « droit d’ingérence humanitaire », qui est rejeté par l’immense majorité des pays du Sud. Avec la résolution sur la « responsabilité de protéger » ils sont arrivés en partie à leurs fins parce que cette résolution accepte, mais sous conditions, certaines formes d’ingérence. Il faut néanmoins noter que la première application de cette résolution, au moins de son esprit, en Libye, a mené immédiatement à une violation massive du droit international, y compris de la « responsabilité de protéger ». En effet, même en admettant tout ce qu’a dit l’Otan avant la chute de Tripoli, comment peut-on prétendre protéger des civils en bombardant lourdement encore aujourd’hui les villes qui résistent au CNT ? Cela explique sans doute pourquoi les Russes et les Chinois ne veulent plus se laisser rouler dans la farine et adoptent une attitude ferme sur la Syrie. En fait, la première application de la résolution sur la responsabilité de protéger pourrait bien être la dernière à cause, justement, de la façon dont l’Otan a abusé de la situation pour mettre en œuvre le « changement de régime » qui n’est absolument pas prévu par cette résolution et est en conflit fondamental avec la Charte de l’ONU.

 

NR : Vous ironisez également en disant que « les guerres de l’Otan sont recyclables et l’impérialisme a été intégré au développement durable », une déclaration lourde de sens...

 

JB : L’ironi

e portait sur l’attitude des Verts (ou écologistes) européens qui soutiennent à fond la guerre. Ce mouvement qui, lors de sa naissance dans les années 1970, en pleine guerre froide, prônait la résistance passive non violente, même face à une invasion, est devenu ultra-militariste du moment que les guerres sont faites au nom des droits de l’homme, comme en Kosovo et en Libye. M. Cohn-Bendit a fortement critiqué l’Allemagne pour sa non-participation à la guerre. Bien que ce soit une réaction plutôt sentimentale, pour quelqu’un de ma génération, celle de 1968, le fait qu’un ex-soixante-huitard, allemand d’origine juive, critique l’Allemagne pour son pacifisme apparent a quelque chose de surréaliste. Mme Joly, candidate des Verts français à l’élection présidentielle, qui critique les défilés militaires du 14 juillet — ils sont peut-être ringards, mais ne font pas grand mal —, approuve à 100 % la guerre et s’est même inquiétée du fait que celle-ci serait difficile à mener sans troupes au sol. A la suivre, les soldats français devraient être verboten sur les Champs Elysées, mais autorisés à Tripoli. Tout cela montre le chemin accompli, si l’on peut dire, dans la gauche, particulièrement celle issue de 1968, en ce qui concerne le militarisme et l’impérialisme « humanitaire ». Comble de l’ironie, les « fascistes » du Front national condamnent la guerre sans ambages. Ce qui fait que je me retrouve être « objectivement proche de l’extrême droite » parce que j’ai gardé des positions qui étaient traditionnellement celles de la gauche sur la question de la guerre, du militarisme et du droit international.

 

NR : Actuellement, avec les questions palestinienne et libyenne et autres, on assiste à une léthargie des instances onusiennes face à la violation du droit international, notamment au nom du « droit d’ingérence ». N’est-ce pas là une autre forme de dictature organisée et légalisée ?

 

JB : Les défenseurs autoproclamés des droits de l’homme, qui sont souvent mais pas toujours des apologistes des guerres humanitaires, soulignent le caractère affreux et oppressif des dictatures sur le plan interne. Je veux bien les suivre là-dessus, mais qu’en est-il des rapports de force sur le plan international ? Si un groupe de pays s’arroge le droit d’intervenir de façon militaire là où bon lui semble, droit qu’il s’attribue à lui et à lui seul — on n’imagine pas l’Otan accepter l’ingérence de la Russie, par exemple, en Libye —, pourquoi n’est-ce pas une forme de dictature au niveau mondial ? Les citoyens des pays de l’Otan se sentent évidemment à l’abri, mais qu’en est-il des autres ? Comment sont-ils supposés percevoir la situation ? Et si on est tous d’accord pour dire que la torture est horrible, pourquoi serait-il agréable de mourir de mort lente suite aux dommages collatéraux des bombardements atlantistes ? Les défenseurs des droits de l’homme répondraient sans doute que les dommages dus à l’Otan sont moindre que ceux dus aux « dictateurs ». Mais le calcul est moins évident qu’ils ne le pensent, si l’on considère, par exemple, la guerre en Irak, mais aussi les guerres en Indochine et tous les coûts directs et indirects des politiques impériales en Afrique, en Amérique latine, au Moyen-Orient et, jusqu’à ce qu’elle devienne réellement indépendante, en Asie. Par ailleurs, la question palestinienne montre toute l’absurdité de notre idée de « responsabilité de protéger » : lorsqu’Israël bombarde le Liban ou Gaza, loin d’intervenir militairement pour protéger les populations civiles, nos gouvernements cherchent à en faire un minimum sur le plan diplomatique pour mettre fin au conflit et nos intellectuels et nos médias cherchent toutes les excuses possibles et imaginables pour justifier ces agressions.

 NR : Dans l’un de vos entretiens vous avez déclaré : « Pour s’assurer le contrôle de la région et protéger Tel-Aviv, les Occidentaux veulent probablement se débarrasser des gouvernements déjà hostiles à Israël et à eux-mêmes. Les trois principaux sont l’Iran, la Syrie et la Libye. » Cela présupposerait-il qu’Israël serait derrière toute cette politique hégémonique, outre les avantages dont peuvent bénéficier les Occidentaux ?

 

JB : Non, je ne présuppose pas qu’Israël soit derrière cette politique — j’ai dit : hostiles à Israël et aux Occidentaux, les deux notions n’étant pas identiques —, même s’il est évident que notre souci d’ingérence humanitaire n’impliquera jamais rien en ce qui concerne Israël ou les pays qui sont « amis » avec cet Etat, la Jordanie ou l’Egypte jusque récemment, ou d’ailleurs avec les Etats-Unis, comme le Bahrein ou l’Arabie saoudite.

 NR : D’après-vous, jusqu’où peut conduire cette politique de « l’échiquier », à savoir destituer un « dictateur » pour imposer un autre ?

 

JB : Malheureusement, je pense qu’elle ira jusque-là où les rapports de force sur le terrain le permettront. Pendant la guerre du Vietnam, il y avait de vastes mouvements d’opposition à la guerre, même dans des pays comme la France qui n’y participaient pas. Dans les années 1980, il y avait encore des mouvements pacifistes très populaires dans de nombreux pays européens, mais pas en France, qui était déjà dominée à l’époque par une forme d’anticommunisme fanatique qui a, d’une certaine façon, précédé et accompagné l’émergence de la doctrine du droit d’ingérence humanitaire. Ces mouvements ont disparu à cause de deux facteurs. D’une part, la victoire idéologique de la doctrine de l’ingérence humanitaire qui a pratiquement tout balayé à gauche, surtout après la fin du communisme ; de même que la gauche a rationalisé les politiques néo-libérales au nom de la liberté individuelle ou de « l’égalité des chances », qui est une notion libérale, l’idée socialiste de justice se basant sur l’égalité de condition, au moins à un certain niveau, ou encore en les ignorant totalement et en se focalisant sur « l’antiracisme » ou « l’antifascisme », elle a aussi rationalisé les politiques impériales au nom du droit d’ingérence.

 

D’autre part, les progrès technologiques permettent de faire des guerres avec peu de morts de notre côté, ce qui diminue l’hostilité populaire à ces politiques. Mais ces guerres high-tech coûtent cher et, au moins aux Etats-Unis, ne sont pas étrangères aux problèmes économiques auxquels la population fait face. Celle-ci commence à réagir, par exemple avec les mouvements de type « indignés », mais ces mouvements sont très loin d’avoir un quelconque effet politique réel, ils se concentrent, de façon parfaitement compréhensible, sur les questions socio-économiques sans beaucoup parler du militarisme et de la guerre. Par conséquent, et il est triste pour moi de devoir le constater, je m’attends à ce que toute limitation de l’ingérence occidentale vienne non pas des populations ou des mouvements progressistes ici, mais des difficultés sur le terrain, en Afghanistan par exemple, de la crise financière — sans les énormes budgets militaires américains, aucune de ces guerres ne serait techniquement possible — et de l’opposition du reste du monde, comme on le voit pour le moment à l’ONU avec le veto sino-russe sur la Syrie.

 

NR : Concernant la France, certains observateurs soulignent que Sarkozy a échoué sur le plan interne. Ne pensez-vous pas qu’avec cette guerre libyenne, qu’il considère peut-être comme sa dernière carte pour sauver sa mise face aux Français, il se dirige vers un suicide politique ?

 

JB : Je ne veux pas trop spéculer sur ce que pense Sarkozy ; il faudrait aussi alors analyser les motivations de Cameron et d’Obama. Mais même avec la victoire de l’Otan, à supposer qu’elle soit définitive, cette guerre, comme celle en Afghanistan, n’est pas populaire. C’est un paradoxe de plus qui me frappe à propos de l’adhésion du gros de la gauche et de l’extrême gauche européennes à la doctrine de l’ingérence humanitaire. L’immense majorité de la population continue à penser que l’armée doit servir à défendre nos frontières ou, dans certains cas, nos « intérêts vitaux », mais pas à intervenir dans des conflits lointains où ni notre souveraineté ni nos intérêts ne sont en jeu. Elle se dit que, si l’on a de l’argent à dépenser pour des bonnes œuvres, comme défendre les droits de l’homme, alors, il y a sans doute des façons plus efficaces, moins ambiguës et moins coûteuses de procéder que de faire la guerre. De plus, elle pense, en grande partie avec raison, que lors d’une guerre, surtout une guerre civile, toutes les parties violent les droits de l’homme et il n’y a pas d’un côté les bons et de l’autre les méchants. Comme je l’ai dit, la population est avant tout préoccupée par la crise. Cela empêche en partie l’émergence d’un mouvement anti-guerre sérieux, mais fait aussi en sorte qu’elle reste froide, même face à des victoires militaires comme celle en Libye.

 

L’enthousiasme pour la guerre et la victoire réside presque exclusivement dans le personnel intellectuel, médiatique et politique ; je ne nie pas que celui-ci ait une certaine influence sur la population, mais elle n’est pas profonde. Et le drame est que, à cause de l’idéologie de l’ingérence, la gauche s’empêche elle-même d’utiliser le boulevard qui lui est ouvert par la crise et l’embourbement en Afghanistan et en Irak pour en finir une fois pour toute avec la longue histoire du colonialisme, de l’impérialisme et du militarisme occidental. A l’heure du déclin généralisé de l’Occident, la gauche de l’ingérence humanitaire nous force ainsi à rater un rendez-vous essentiel avec l’histoire.

CHÉRIF ABDEDAÏM :

20 octobre 2011

 http://www.lnr-dz.com/index.php?page=details&id=5723
http://www.legrandsoir.info/les-questions-palestinienne-et-libyenne-entre-droit-d-ingerence-et-responsabilite-de-proteger.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


Ouvrir carte de Libye ? cliquer surhttp://maps.google.be/maps?hl=fr&xhr=t&q=carte+de+libye&cp=12&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.&biw=1016&bih=559&wrapid=tljp1314001217203022&um=1&ie=UTF-8&hq=&hnear=0x13a892d98ece010d:0xfa076041c7f9c22a,Libye&gl=be&ei=ihFSTrDpNqP24QSK-ICvDQ&sa=X&oi=geocode_result&ct=image&resnum=1&sqi=2&ved=0CCYQ8gEwAA

24/10/2011

n°39 - Dossier de Libye - 21-10 au 23-10 : Le guide Kadhafi est mort en marquant l'histoire avec son courage, sa dignité et sa fierté.


n°39 - Dossier de Libye - 21-10 au 23-10 : Le guide Kadhafi est mort en marquant l'histoire avec son courage, sa dignité et sa fierté.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Dossier deLibye

                                                                                             

                             n°39                                    21-10 au23-10        

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Journal deLibye" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

T

Tiré à part

Libye: un drone US et un mirage ont bombardé le convoi de Kadhafi.

La mort de Kadhafi reste entourée de zones d'ombre

Rabi Yarhmou : Le guide Kadhafi est mort en marquant l'histoire avec son courage, sa dignité et sa fierté. 

Le testament de Mouammar Kadhafi.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Hicham Hamza : Lynchage de Kadhafi : ce que vous ne verrez pas à la télévision française

1-2 Lizzie Phelan. : Un cinglant réquisitoire contre ses confrères des grands médias.

1-3 Video : Chavez réagit à la mort de Kadhafi.

2 Les brèves

2-1 Belga : Les circonstances de la mort de Kadhafi critiquées.

2-2 Juppé: "on peut dire que l'opération militaire de l’Otan est terminée".  

3  Dossier

3-1 ALGERIA ISP Versions contradictoires des circonstances de la mort de Kadhafi.  

3-2 Manlio Dinucci : Le killer de Las Vegas venu de Sicile...

3-3 Pas d'autopsie sur le corps de Kadhafi.

3-4 AFP : L'Otan dément avoir visé "délibérément" Kadhafi.

3-5 Farid Merrad : La mort de Kadhadi est un assassinat.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Stephen Gowans, : L'oppression de Kadhafi.

5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Claude Beaulieu : Kadhafi : un symbole anti -impérialiste africain.

5-2 Thierry Meyssan : Le lynchage de Mouammar Kadhafi.

5-3 Ginette Hess Skandrani : Mouammar Kadhafi : La mort d’un Grand Héros, assassiné pour avoir voulu défendre son pays contre tous les prédateurs assoiffés de pétrole.

 



Tiré à part

Libye: un drone US et un mirage ont bombardé le convoi de Kadhafi.

Un drone américain Predator aurait tiré un missile contre le convoi attaqué par un Mirage 2000 français, et dans lequel se trouvait Mouammar Kadhafi selon le ministre français de la Défense, a rapporté jeudi un responsable américain.

Le drone aurait tiré son missile Hellfire à proximité de Syrte "contre le même convoi" que celui attaqué par l'avion de chasse français, selon ce responsable.
Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a déclaré que l'ancien dirigeant libyen se trouvait dans ce convoi, une information que le responsable américain de la Défense n'était pas en mesure de confirmer.

Selon Longuet, l'aviation française a "stoppé" le convoi à bord duquel se trouvait le dirigeant libyen déchu alors qu'il cherchait à fuir Syrte.

Des combattants libyens sont ensuite intervenus, détruisant les véhicules, desquels "ils ont sorti le colonel Kadhafi", a ajouté le ministre français.

"Dans ces affrontements, des véhicules ont été détruits, des personnes blessées et tuées et parmi celles-là est apparu, après confirmation (...), qu'en faisait partie le colonel Kadhafi", a encore déclaré Gérard Longuet.

Confusion sur les circonstances de la mort de Kadhafi

Kadhafi est mort après avoir été blessé dans des circonstances encore floues.

Selon des images diffusées plus tard par les télévisions Kadhafi
était vivant et blessé au moment de sa capture.

Le CNT a affirmé qu'il a été blessé lors d'un échange de tirs entre ses partisans et des combattants du nouveau régime après sa capture dans une canalisation où il s'était réfugié. Quand il a été retrouvé, il était en bonne santé et portait une arme", selon le chef de l'exécutif libyen Mahmoud Jibril.  

Selon un médecin dans la région de Misrata, Kadhafi est mort d'une balle dans la tête après sa capture. Il serait décédé avant son arrivée à l'hopital de Misrata


La mort de Kadhafi reste entourée de zones d'ombre (vidéo)

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a réclamé vendredi une enquête sur les zones d'ombre entourant le décès de l'ancien "Guide" libyen. © afp

Capturé vivant jeudi par des combattants libyens près de son fief de Syrte, comme l'attestent plusieurs vidéos prises sur le vif, Mouammar Kadhafi est mort peu après dans des circonstances qui restent encore mystérieuses.

Le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a réclamé vendredi une enquête sur les zones d'ombre entourant le décès de l'ancien "Guide" libyen.
Des images montrent l'ex-dictateur, blessé mais vivant, traîné ensanglanté vers un véhicule par la foule surexcitée. Il apparaît le visage à moitié couvert de sang, entouré d'hommes qui le bousculent, le tirent par les cheveux.
Revolver en or
Visiblement sonné, il est giflé, frappé à l'épaule. Il disparaît ensuite de l'écran sur fond de bruits de tirs. A Syrte, un combattant, Mohamed Lahouaib Chabane, a affirmé à une journaliste de l'AFP avoir assisté en fin de matinée à l'arrestation de Mouammar Kadhafi et lui avoir pris son arme, un revolver en or.
Selon lui, l'ancien "Guide" a été retrouvé "en train de ramper dans un tube en béton". A la sortie ouest de la ville, des combattants pro-CNT ont montré à un photographe de l'AFP des canalisations en béton passant sous une route, où s'est déroulée l'interpellation.
Il fuyait Syrte
D'après des sources concordantes, Mouammar Kadhafi était en train de fuir Syrte à bord d'un convoi de véhicules qui a été la cible d'une frappe de l'Otan à environ 08H30 (O6H30 GMT).
Selon le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, l'aviation française a "stoppé" le convoi. Des combattants libyens sont ensuite intervenus, détruisant les véhicules desquels "ils ont sorti le colonel Kadhafi".
Explosions
Tôt jeudi matin, des journalistes de l'AFP à une cinquantaine de kilomètres de Syrte avaient entendu une série de grosses explosions provenant de la ville assiégée, bien plus importantes que les bruits émanant chaque jour des combats.
Trente minutes plus tard, à Syrte, d'immenses colonnes de fumée noire s'élevaient dans le ciel à la sortie ouest de la ville, où l'on entendait des échanges de tirs.
"Réfugié dans un égoût"
Selon Mohamed Leith, un commandant de Misrata basé à l'ouest de Syrte, le dictateur déchu a succombé des suites de blessures infligées pendant son arrestation.
"Kadhafi se trouvait dans une Jeep sur laquelle les rebelles ont ouvert le feu. Il en est sorti et a tenté de fuir. Il s'est réfugié dans un égout. Les rebelles ont ouvert le feu de nouveau et il en est sorti portant une kalachnikov d'une main et un pistolet de l'autre", explique-t-il.
"Il a regardé à gauche et à droite, demandant qu'est-ce qui se passe. Les rebelles ont ouvert le feu de nouveau, le blessant à l'épaule et à la jambe et il a succombé ensuite".
"Une balle dans la tête"
De son côté, le chef de l'exécutif du CNT, Mahmoud Jibril, assure que l'ex-dictateur a été tué d'une balle dans la tête.
"Quand il a été retrouvé, il était en bonne santé et portait une arme", mais "quand le véhicule a démarré, il a été pris dans un échange de tirs entre des combattants pro-Kadhafi et des révolutionnaires, et il a été tué d'une balle dans la tête", affirme-t-il, en assurant qu'"il était vivant jusqu'à son arrivé à l'hôpital" de Misrata.
Ambulance
En fin d'après-midi, la dépouille de Mouammar Kadhafi a été vue par des témoins à bord d'une ambulance, dans un centre commercial de la périphérie de Misrata.
Un photographe de l'AFP a constaté plus tard la présence du corps dans une maison de la ville, où il a pris une photo le montrant torse nu, le ventre couvert de sang. Un impact de balle était visible sur la tempe du Guide.
"Nous n'allons pas le pleurer"
Pour le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague, Kadhafi semble bel et bien avoir été abattu.
"Nous aurions voulu qu'il vienne répondre de ses crimes devant la justice, devant un tribunal international ou libyen, et nous n'approuvons pas les exécutions extrajudiciaires", a-t-il indiqué sur la chaîne privée Sky News. "Mais nous n'allons pas le pleurer".

(afp/chds)
http://www.7sur7.be/7s7/fr/9478/Revolution-dans-les-pays-arabes/article/detail/1337285/2011/10/21/La-mort-de-Kadhafi-reste-entouree-de-zones-d-ombre-video.dhtml



Rabi Yarhmou : Le guide Kadhafi est mort en marquant l'histoire avec son courage, sa dignité et sa fierté.  

Le porte parole du gouvernement libyen le docteur Moussa Ibrahim a annoncé depuis 4mn que le guide, le moudjahid Kadhafi est mort par contre il restera toujours vivant dans nos cœurs et dans ceux de tous les résistants en Libye pour défendre leur pays et chasser les traitres et l'otan de la Libye.
Le docteur Moussa Ibrahim nous informe que le guide Kadhafi était dans un convoi de plusieurs voitures. Les pilotes assassins de l'otan ont bombardé le convoi. Sa voiture a été touchée, Il était blessé grièvement. Les traitres rebelles l'ont emmené dans un pickup à Misrata. Il est décédé en route. Les traitres rebelles lui ont tiré une balle dans la tête et une autre dans l'abdomen pour simuler une mort par balles des rebelles.
Il a ajouté que les libyens doivent combattre jusqu'à la dernière goutte pour libérer la Libye.
Il demande aux résistants d'appliquer ce que le guide Kadhafi a dit dernièrement dans son dernier discours « il faut continuer la résistance même si vous ne m'écoutez pas ».
Le docteur Moussa Ibrahim annonce que Seif El Islam est toujours libre comme le vent.
Rabi Yarhmou
http://www.algeria-isp.com/actualites/politique-libye/201110-A6560/libye-guide-kadhafi-est-mort-marquant-histoire-avec-son-courage-dignite-fierte.html


Le testament de Mouammar Kadhafi.
Quelques jours avant sa mort, le Guide libyen avait rédigé un testament qu’il avait transmis à trois de ses proches.

L’un d’entre eux a été tué, un autre emprisonné et le troisième s’est enfuit vers une destination inconnue.

Un site libyen a publié ce qui est donné comme étant le testament de Mouammar El Kadhafi, rédigé quelques jours avant sa mort.
Paru sur le site Algérie-Focus.com*
Au nom de Dieu le Clément et Miséricordieux
Ceci est mon testament, moi, Mouammar Bin Mohammed Bin Abdessalam Bin Humaïd
Bin Aboumeniar Bin du Naïl Al Fohsi Al Kadhafi.
Je témoigne qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Mohammed est son Messager et que je mourrais sur la doctrine des sunnites et d’El Djamaâ.
Mes volontés dernières sont :
- Que je ne sois pas lavé à ma mort et que je sois enterré selon le rite islamique et ses enseignements dans les vêtements que porterais à ma mort.
- Que je sois enterré au cimetière de Syrte, à côtés de ma famille et de ma tribu.
- Que ma famille soit bien traitée surtout les femmes et les enfants.
- Que le peuple libyen sauvegarde son identité, ses réalisations, son
histoire et l’image de ses ancêtres et ses héros et qu’il ne soit pas attaqué dans les sacrifices de ses hommes libres.
- Que continue la résistance à toute agression étrangère subie par la
Jamahiriya, aujourd’hui, demain et pour toujours.
- Que soient convaincus les hommes libres de la Jamahiriya que nous aurions pu monnayer, avec notre cause, une vie personnelle meilleure, stable et en sécurité. Nous avions eu tant de propositions, mais nous avons choisi d’être au front par devoir et honneur. Et même si nous ne gagnons pas aujourd’hui, nous allons offrir une leçon aux générations futures pour qu’elles puissent gagner, car le choix de la Nation est la bravoure et la vendre est une trahison que l’Histoire retiendra ainsi et pas autrement.
Que soit transmis mon salut à chaque membre de ma famille et aux fidèles de la Jamahiriya ainsi qu’aux fidèles de part le monde qui nous ont soutenu ne serait-ce qu’avec le cœur.
Que la paix soit sur vous, tous.
Mouammar El Kadhafi
Syrte, 17/10/2011

Sur France-Irak Actualité :
>
http://0z.fr/Ho6AH
Dimanche 23 octobre 2011
Traduit par Rédaction algerie-Focus.com
http://www.algerie-focus.com/2011/10/22/%c2%abalgerie-focus-com%c2%bb-publie-la-derniere-

 



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Hicham Hamza : Lynchage de Kadhafi : ce que vous ne verrez pas à la télévision française

Blackout. Si les circonstances de la mort de Mouammar Kadhafi suscitent des interrogations, la plupart des médias occidentaux ont d’ores et déjà édulcoré la brutalité de sa capture. Oumma vous propose de découvrir ces autres vidéos qui contredisent l’image héroïque -vue de France- des « révolutionnaires » libyens.

Saddam Hussein avait disparu à temps : quelques minutes après sa pendaison, un seul témoin de la scène fut en possession d’une caméra de téléphone portable. Cinq ans plus tard, la généralisation de cette technologie a facilité le foisonnement des images illustrant la capture et la mort de Mouammar Kadhafi. 

Jeudi soir, les chaînes de télévision ont diffusé les extraits de certaines vidéos exposant la dépouille de l’ex-dirigeant libyen. Une séquence n’a pourtant pas bénéficié de l’attention médiatique : d’une durée de 2minutes et 28 secondes, cette vidéo, capturée par l’un des insurgés, révèle la barbarie des hommes qui détenaient le leader déchu. Le visage ensanglanté, Mouammar Kadhafi, recevant des coups de poing, semble implorer - d’un geste de la main- une clémence illusoire.

Une autre séquence, à peine dévoilée, témoigne également de la violence de la capture. Un site américain basé à Boston, The Global Post, a obtenu en exclusivité les premières images de la détention de Mouammar Kadhafi.

Si la plupart des dirigeants impliqués dans la coalition de l’OTAN se sont gardés d’exprimer publiquement toute forme de triomphalisme, une exception fait déjà parler d’elle sur Internet : surprise par la nouvelle, Hillary Clinton, secrétaire d’Etat américaine, a été enregistrée –visiblement à son insu- en train de se réjouir de la mort de Kadhafi. Paraphrasant approximativement Jules César, elle s’extasie : « Nous sommes venus, nous avons vu, il mourut ! »

Si la responsable de la diplomatie américaine voulait - maladroitement - confirmer la thèse d’une hyperpuissance qui s’envisage comme le nouvel Empire romain, elle ne pourrait guère faire mieux. L’idée connexe selon laquelle les Etats-Unis « impérialistes » n’hésiteraient pas également à renier ses partenaires les moins dociles en les qualifiant soudainement de « barbares » n’aurait pas déplu à Mouammar Kadhafi. En 2008, lors du sommet de la Ligue arabe, le chef d’Etat libyen avait mis en garde ses homologues du Maghreb et du Proche-Orient contre une menace future : la trahison américaine. Après avoir évoqué la question palestinienne ainsi que le sort de Saddam Hussein –cet ex-allié des Etats-Unis qui devint leur meilleur ennemi, Mouammar Kadhafi lança une prédiction sous le regard amusé de Bachar al-Assad et Abdelaziz Bouteflika : « Comment un président arabe, un membre de la Ligue arabe a-t-il pu être ainsi pendu ?... N’importe lequel d’entre vous pourrait être le suivant. Tout à fait !...Un jour, l’Amérique pourrait nous pendre ! ».

Finalement, Kadhafi n’aura pas été pendu mais exécuté dans des circonstances qui restent à élucider. Le tireur mériterait les félicitations des chancelleries occidentales : en disparaissant brutalement- et sans le simulacre d’un procès, l’ex-dirigeant libyen emporte dans la tombe 42 ans de secrets d’Etat. Les détails -par exemple- de sa collaboration avec les groupes pétroliers anglo-saxons ou de son engagement contraint dans la prétendue « guerre contre le terrorisme » resteront opaques. L’homme que le président Nasser considérait comme l’héritier du panarabisme ne pourra plus révéler ce qu’il a vu et compris, durant près d’un demi-siècle, en termes de géopolitique. Quant au symbolisme de son élimination, certains veulent déjà l’utiliser pour intimider les autres voisins de la région. Un puissant et influent think-tank américain, le Council on Foreign Relations, n’a pas tardé à faire connaître sa position, très suivie d’ordinaire auprès des élites transatlantiques : « Il est vital que la communauté internationale continue désormais à jouer un rôle de soutien en Libye. Cela produira une démonstration positive, particulièrement dans des pays comme la Syrie et le Yémen ».

A qui le tour ? Après la marginalisation de Yasser Arafat, la pendaison de Saddam Hussein, l’éviction du duo Ben Ali /Moubarak et la « liquidation » de Ben Laden, la décennie écoulée marque une fracture dans la mythologie des dirigeants arabes. Ceux-ci ont toujours constitué, depuis Nasser, un vivier de choix pour fabriquer dans l’imaginaire occidental la figure quasi-hitlérienne de l’ennemi à abattre. Dans ce but, il arrive que la culture populaire véhicule
 intentionnellement ou non- la propagande élaborée dans les centres de pouvoir. Un instrument de prédilection s’avère efficace pour conditionner les esprits : le cinéma. A titre d’exemple, Kadhafi a souvent été utilisé par Hollywood pour incarner le personnage du « bad guy » à l’échelle planétaire. En 1991, un célèbre film réalisé par le trio composé de Jim Abrahams et des frères Zucker illustrait cette caricature. La scène d’introduction de la comédie « Y a-t-il un flic pour sauver la Reine ? » en disait plus long que toute conférence universitaire sur le sujet. Kadhafi, Arafat, Gorbatchev, Khomeini : sous prétexte d’humour, tous avaient également droit à leurs quinze secondes de
diabolisation.

Pour se prémunir de la caricature politique et de la désinformation, il est plus que jamais nécessaire d’écouter d’autres voix en contre-point. Hier soir, Christian Graeff, ancien ambassadeur de France à Tripoli, a ainsi déploré (à 21’20) sur France Culture un « assassinat politique » ainsi que les « mensonges » et la « sophistication » de la guerre menée par l’OTAN. Sans langue de bois, il dénonça la « sinistre farce » et le « minable simulacre » du recours à des alliés arabes comme le Qatar avant de conclure sur une interrogation : « Qui trompe qui dans cette histoire ? ».

Hicham Hamza 

vendredi 21 octobre 2011


1-2 Lizzie Phelan. : Un cinglant réquisitoire contre ses confrères des grands médias.

Autre point de vue, à la fois dissonant et dissident : celui de la journaliste britannique Lizzie Phelan. Le 4 octobre, lors d’une conférence anti-guerre organisée à Oxford, la correspondante de guerre, de retour de Libye, a tenu un cinglant réquisitoire contre ses confrères des grands médias, coupables -à ses yeux- de s’être totalement alignés sur la propagande et l’occultation des gouvernants occidentaux.

A la fois rigoureuse et empreinte d’émotion, son intervention constitue probablement le meilleur antidote à la légende déjà tissée par un Bernard-Henri Lévy qui n’a pas tardé à parader sur les plateaux de télévision, hier soir, pour dorer son image et célébrer la « grandeur » des « révolutionnaires » . Ce matin encore, sur France Inter, le va-t-en-guerre à géométrie variable a même soupçonné (à 1’40) le journaliste Patrick Cohen d’entrer dans la « théorie du complot » en raison de son questionnement- pourtant élémentaire- sur l’élimination commode de Kadhafi.

Quelques jours avant la sortie opportune d’un ouvrage consacré à son rôle déterminant en Libye, BHL continue de promouvoir sa guerre de « libération ». Un philosophe au service de l’OTAN ? Pourquoi pas. Il est des romans narcissiques qui s’écrivent en lettres de sang.

http://oumma.com:80/Lynchage-de-Kadhafi-ce-que-vous-ne


1-3 Video : Chavez réagit à la mort de Kadhafi.

COMITE VALMY

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1981
http://www.algerie-focus.com/2011/10/22/%c2%abalgerie-focus-com%c2%bb-publie-la-derniere-lettre-d%e2%80%99el-kadhafi-redige-3-jours-avant-sa-mort

Traduit par Rédaction algerie-Focus.com



2 Les brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

2-1 Belga : Les circonstances de la mort de Kadhafi critiquées.

extrait

Le ministre finlandais des Affaires européennes, Alexander Stubb, a critiqué samedi les conditions dans lesquelles le dirigeant libyen déchu Mouammar Kadhafi est mort, estimant que sa "mort violente" n'a "pas servi la justice".

"On aurait aimé que les choses se déroulent d'une manière différente", a dit M. Stubb en marge d'une réunion avec ses homologues européens à Bruxelles. "Ce genre de mort violente ne sert pas la justice", a-t-il ajouté.
Vendredi, le numéro deux du Conseil national de transition (CNT), le nouveau pouvoir en Libye, Mahmoud Jibril, a assuré qu'il avait succombé à des blessures par balle après des tirs croisés pendant son arrestation. Mais cette version n'a pas convaincu l'ONU et Amnesty International qui ont demandé une enquête pour déterminer s'il avait été exécuté sommairement. (belga/7sur7)

belga

22/10/11 16h10

 http://www.7sur7.be/7s7/fr/9478/Revolution-dans-les-pays-arabes/article/detail/1337741/2011/10/22/Les-circonstances-de-la-mort-de-Kadhafi-critiquees.dhtml


2-2 Juppé: "on peut dire que l'opération militaire de l’Otan est terminée".  
Dans ce contexte : La France a estimé que l'opération militaire de l'Otan en Libye peut être considérée comme "terminée" après la mort de Kadhafi, a déclaré vendredi le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé.
"Je pense qu'on peut dire que l'opération militaire est terminée, que l'ensemble du territoire libyen est sous le contrôle du Conseil national de transition (CNT) et que, sous réserve de quelques mesures transitoires dans la
semaine qui vient, l'opération de l'Otan est arrivée à son terme", a dit Juppé interrogé par la radio Europe 1.

"Notre but n'était pas de tuer Kadhafi. Quand je dis nous, je parle de la coalition, de la France dans l'Otan. Notre but était de le forcer à abandonner le pouvoir. Il appartenait ensuite au Conseil national de transition de le
capturer et de le juger", selon ses propres termes.

 Le ministre français avait déclaré jeudi soir que l'opération de l'Otan en Libye serait achevée à partir du moment où le CNT proclamerait la libération du territoire libyen.

A Tripoli, le chef de l'exécutif du CNT, Mahmoud Jibril, a annoncé que cela serait fait au plus tard vendredi.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=35116&cid=21&fromval=1&frid=21&seccatid=61&s1=1



3  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 ALGERIA ISP : Versions contradictoires des circonstances de la mort de Kadhafi.  Le pouvoir intérimaire libyen prévoit d'annoncer, samedi, la "libération" de la Libye, après la mort, jeudi, de Mouammar Kadhafi, qui avait dirigé le pays, pendant près de 42 ans. Les circonstances de la mort du tyran restent, cependant, obscures. L'ex-guide de la révolution se cachait, depuis le 23 août, date de la prise de Tripoli, par les forces du Conseil national de transition, (CNT), le pouvoir intérimaire libyen. Il a été capturé, puis, a trouvé la mort, jeudi, dans des circonstances encore obscures, alors qu'il tentait de fuir sa ville natale, Syrte. Parti à l'aube, un convoi de quelque 80 véhicules, à bord duquel, il avait pris place, a été "stoppé", à quelques kilomètres de la ville, par une unité aérienne de l'OTAN. D'après les récits de combattants du "CNT", Mouammar Kadhafi a réussi à sortir vivant du raid. Il s'est réfugié avec ses derniers fidèles dans deux conduites d'évacuation d'eaux usées d'un mètre de diamètre où les "révolutionnaires" l'ont retrouvé. Les images du corps sanglant et dénudé de Mouammar Kadhafi, prises à l'aide d'un téléphone portable, ont été diffusées par des télévisions du monde entier. D'autres images l'ont montré en vie, au moment de sa capture, le visage en sang, entouré de combattants du "CNT". Le chef du gouvernement du "CNT", Mahmoud Djibril, a déclaré qu'il avait succombé à une blessure par balle à la tête, reçue lors d'une fusillade entre ses gardes et les combattants du "CNT", alors qu'il venait d'être placé à bord d'une camionnette. Mais une source haut placée du "CNT" a déclaré que les soldats l'avaient capturé vivant "et alors qu'il allait être transporté, ils l'ont tabassé et l'ont, ensuite, tué". Sa dépouille a été transportée, à Misrata, ville martyre des combats qui ont abouti à la chute du régime kadhafiste. Le "CNT" prévoit de l'inhumer, discrètement et rapidement, dans un lieu tenu secret. Les dirigeants occidentaux, dont les armées ont, largement contribué, à la chute de Mouammar Kadhafi, ont salué sa mort, comme une étape historique et le début d'une nouvelle ère, pour la Libye. L'OTAN a souligné qu'avec la disparition du guide libyen, sa mission, lancée, en mars dernier, officiellement, pour "protéger les populations civiles", approchait de son terme. Le Président des Etats-Unis, Barack Obama, a affirmé que la disparition de l'ex-dictateur marquait "la fin d'un chapitre long et douloureux", pour les Libyens. Il a appelé les nouvelles autorités de Tripoli à bâtir un pays "démocratique" et "tolérant".

Irib

20/10/2011
ALGERIA ISP


3-2 Manlio Dinucci : Le killer de Las Vegas venu de Sicile...

Les images de Kadhafi lynché et tué par une foule féroce de miliciens ont été diffusées à l’échelle mondiale, pour démontrer qu’en Libye il s’est agi d’une rébellion populaire qui s’est terminée par le renversement de l’odieux dictateur. Version simpliste, appartenant aux puissantes « armes de distraction de masse » utilisées dans l’opération Protecteur Unifié.  Toute autre est la réalité qui vient au jour, comme le montre la reconstruction documentée des événements faite le 21 octobre par le quotidien britannique The Telegraph.

  Après avoir joué un rôle clé dans la conquête de Tripoli, les agents de la Cia et du service secret britannique MI6, qui opèrent sur le terrain en Libye, se sont concentrés sur la chasse à Kadhafi, qui avait échappé aux bombardements massifs de l’OTAN. Tandis que les drones et autres avions espions, dotés des appareils les plus sophistiqués, survolaient jour et nuit la Libye, des forces spéciales étasuniennes et britanniques passaient au crible la zone de Syrte, probable refuge de Kadhafi. Celui-ci a été obligé, ces dernières semaines, de rompre le silence téléphonique, en utilisant un portable peut-être de type satellitaire. La communication a été interceptée, confirmant sa présence dans la zone.

  Quand un convoi de plusieurs dizaines de véhicules est sorti de la ville, il a immédiatement été repéré par les avions espions : un Rivet Joint étasunien (qui peut repérer l’objectif à 250 Kms de distance), un C160 Gabriel français et un Tornado Gr4 britannique. A ce moment là, un drone Predator étasunien, qui avait décollé de Sicile et télécommandé via satellite depuis une base proche de Las Vegas, a attaqué le convoi avec de nombreux missiles Hellfire. Même si cela n’est pas spécifié, il s’agit d’un des Predator MQ-9 Reaper déployés à Sigonella (Sicile), où se trouve le personnel affecté à l’approvisionnement et à la manutention, et conduits par un pilote et un spécialiste des senseurs, tous deux assis à leur console aux Etats-Unis, à plus de 10mille Kms de distance. Le Reaper, en mesure de transporter une charge guerrière d’une tonne et demi, est armé de 14 missiles Hellfire (« feu d’enfer ») à tête antichar, explosive à fragmentation ou thermobarique. Immédiatement après, le convoi a été frappé aussi par des chasseurs bombardiers français Mirage-2000 avec des bombes Paveway de 500 libbres et des munitions de précision Aasm (Armement Air-Sol Modulaire), elles aussi à guidage laser. Cette attaque a été décisive pour la capture de Kadhafi.

  Ces faits démontrent que, en réalité, c’est l’OTAN qui a capturé Kadhafi, en le poussant dans les mains de miliciens musulmans de Misrata, animés d’une particulière haine à son égard. Et que c’est l’OTAN qui a vaincu cette guerre non seulement en larguant sur la Libye 40-50mille bombes en plus de 10mille missions d’attaque, afin d’ouvrir la voie aux « rebelles », mais en infiltrant en territoire libyen services secrets et forces spéciales pour réaliser et diriger les opérations de guerre. Le plan  -décidé à Washington, Londres et Paris- était d’éliminer Kadhafi, qui dans un procès public aurait pu révéler des vérités incommodes pour les gouvernements occidentaux. Il n’est donc pas exclu que parmi la foule de miliciens hurlants, derrière le « jeune homme au pistolet en or » à qui on attribue le meurtre de Kadhafi, il y avait bien plus d’experts killers de profession.

Manlio Dinucci


3-3 Pas d'autopsie sur le corps de Kadhafi.

Un responsable du conseil militaire du Conseil national de transition (CNT), basé à Misrata, a annoncé samedi qu'aucune autopsie ne serait pratiquée sur le cadavre de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, dont la dépouille est exposée dans cette ville.

"Il n'y aura pas d'autopsie aujourd'hui (samedi), ni un autre jour. Personne n'ouvrira le corps (de Kadhafi)", a déclaré le porte-parole du conseil militaire de Misrata, Fathi Bachagha. Cette déclaration a été confirmée par deux autres membres du conseil militaire de Misrata.
Mouammar Kadhafi, 69 ans, en fuite depuis la chute de Tripoli fin août, a été capturé vivant jeudi dans sa région d'origine Syrte (360 kilomètres à l'est de Tripoli) et a été tué par balles peu après. Il n'est toujours pas clair s'il a été exécuté ou s'il a péri dans des échanges de tirs.
Des informations faisaient état d'une possible autopsie samedi.
La dépouille de l'ancien dirigeant libyen est exposée dans la chambre froide d'un marché de la banlieue de Misrata, où le cadavre de son fils Mouatassim a été emmené dans la nuit de vendredi à samedi.
Samedi matin, quelques dizaines de curieux, habitants de Misrata, faisaient la queue pour voir les deux cadavres, allongés côte à côte sur des matelas au sol et recouverts d'une couverture ne laissant voir que leur tête.
Des milliers de personnes s'étaient déjà succédé vendredi pour observer le cadavre de l'ancien "Guide", formant une queue de plusieurs centaines de mètres. (belga)

afp

22/10/11 11h50

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1337692/2011/10/22/Pas-d-autopsie-sur-le-corps-de-Kadhafi.dhtml


3-4 AFP : L'Otan dément avoir visé "délibérément" Kadhafi.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

L'Otan a démenti vendredi avoir "délibérément" visé l'ex-dirigeant libyen Moummar Kadhafi, mais a admis - comme l'avaient déjà fait deux alliés, la France et les Etats-Unis - avoir bombardé jeudi son convoi, facilitant ainsi son arrestation par l'ex-rébellion et in fine sa mort dans des circonstances troubles.
"Au moment de l'attaque (jeudi à 08h30 locales, même heure belge), l'Otan ignorait que Kadhafi se trouvait dans le convoi. L'intervention de l'Otan n'était menée que dans le but de réduire la menace contre la population civile, comme prescrit dans notre mandat émanant des Nations Unies. La politique de l'Otan n'est pas de viser des individus", a indiqué l'Alliance atlantique dans un communiqué diffusé par le quartier général dirigeant l'opération "Unified Protector" et installé à Naples, dans le sud de l'Italie.
"Nous avons ensuite appris de sources de renseignement ouvertes et alliées que Kadhafi se trouvait dans le convoi et que le raid a probablement contribué à sa capture", ajoute le texte.
Selon le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, ce sont des avions français qui ont identifié et "stoppé" la colonne de véhicules dans laquelle se trouvait Mouammar Kadhafi, avant des accrochages au sol entre ses forces et des combattants du CNT.
 Un drone américain Predator a également tiré un missile contre le convoi attaqué par un Mirage 2000 français, a affirmé un responsable américain. L'Otan avait annoncé plus tôt que ses avions avaient frappé deux véhicules des forces pro-Kadhafi à environ 08h30 dans les environs de Syrte (à 300 km à l'est de Tripoli). (afp)
http://www.7sur7.be/7s7/fr/9478/Revolution-dans-les-pays-arabes/article/detail/1337434/2011/10/21/L-Otan-dement-avoir-vise-deliberement-Kadhafi.dhtml


3-5 Farid Merrad : La mort de Kadhadi est un assassinat 

 Un militant ghanéen des droits de l'homme qualifie la mort de Kadhadi d''assassinat' - Le journaliste et militant des droits de l'homme ghanéen, Kwesi Pratt Jnr, a condamné le meurtre de l'ancien guide libyen, Mouammar Kadhafi, le qualifiant d''assassinat'. 'Tuer un chef d'Etat, qu'il soit un dictateur ou un démocrate, ce que l'OTAN a fait, est épouvantable; c'est scandaleux et doit être condamné dans les termes les plus forts possibles. C'est un assassinat, c'est illégal et c'est un acte de terrorisme...', a-t-il déclaré jeudi lors d'une émission à la télévision. M. Pratt, qui est socialiste, a qualifié la guerre en Libye, soutenue par l'OTAN qui a conduit à la mort du colonel Kadhafi, de "scandale envers le continent (africain)'. 'Sans l'intervention de l'OTAN, aucune force en Libye n'aurait pu renverser Kadhafi, et encore moins l'assassiner. Les rebelles ont réussi essentiellement grâce au soutien qu'ils ont reçu de l'OTAN et permet d'avoir une idée sur le soutien dont il bénéficie en Libye..." a-t-il observé.
M. Pratt a décrit l'ex-guide libyen de 'd'homme énigmatique'. Il était plein de contradictions. Il était opposé à la monarchie; il a renversé la monarchie, et inspiré du respect pour cela; puis il a pensé lui-même à devenir un monarque'.
Selon lui, on doit se souvenir de l'ancien dirigeant libyen comme d'une personne qui a travaillé dur pour relever le niveau de vie du peuple libyen, citant la création d'un fleuve artificiel et d'autres interventions sociales.
Par ailleurs, un consultant de l'Union africaine, Dr Nii Alabi, a jugé 'malheureux' la mort du colonel Kadhafi, qualifiant ce dernier d''icône' de l'Afrique.
L'ancien numéro un libyen, d'après lui, était l'un des rares leaders africains qui pouvait résister aux nations occidentales et leur dire en face combien ils traitent l'Afrique injustement.
'M. Kadhafi a symbolisé beaucoup de choses mais sa position en faveur de la création des Etats-Unis d'Afrique est quelque chose que Kwame Nkrumah a défendu, quelque chose qui l'a fait aimer de nombreux autres panafricanistes.
'Je pense que concernant l'Afrique, nous avons perdu quelqu'un qui a tenté de dire oui j'aime ce continent', a-t-il déclaré à une station radio basée à Accra.
La presse de ce vendredi revient en force sur la mort du colonel Kadhafi, certains journaux publiant la photo du visage ensanglanté de l'ex-leader libyen.
'Kadhafi tué' annoncent en couverture à la fois Graphic et Times.
Les deux journaux publient d'autres articles sur les événements de la journée du 20 octobre.
Le gouvernement, pour sa part, n'a pas encore réagi à l'évolution de la situation en Libye.
Pana 21/10/2011
http://www.afriquejet.com/kadhafi-2011102125604.html

Farid Merrad



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Stephen Gowans, : L'oppression de Kadhafi.
Mon journal local m'a informé ce matin que, avec l'assassinat de Mouammar Kadhafi, le "
peuple libyen peut enfin tourner la page sur 42 années d'oppression brutale."

L'oppression a commencé lorsque Kadhafi a libéré la Libye de la tyrannie du pantin le roi Idris Ier, dont le drapeau est devenu la bannière des rebelles.

Elle a continué avec l'expulsion par Kadhafi des bases militaires étrangères et avec la nationalisation du pétrole du pays.

Une oppression supplémentaire s'est amoncelée sur les Libyens lorsque, sous le régime de Kadhafi, le niveau de vie s'est élevé jusqu'à dépasser ceux de tous les autres pays en Afrique.

Une oppression de plus a certainement été la lutte de Kadhafi pour éliminer le Groupe Islamiste de Combat en Libye (GICL), groupe dont les membres ont combattu les Américains en Afghanistan et en Irak et se sont battus aux côtés d'Oussama Ben Laden contre les Soviétiques en Afghanistan.

Le chef du GICL, Abdel Hakim Belhaj, qui fut emprisonné par les Américains pour terrorisme, est aujourd'hui le dirigeant militaire de Tripoli.

L'insistance de Kadhafi, malgré les objections des compagnies pétrolières US et des fonctionnaires du Département d'État, sur le fait que l'économie libyenne soit "libyanisée", c'est à dire que les investissements étrangers tournent à l'avantage des Libyens, a resserré l'oppression d'un ou deux crans supplémentaires.

Et l'aide généreuse de Kadhafi aux mouvements de libération nationale et aux pays africains sub-sahariens a étendu son oppression au monde entier.

 

Quelles forces pro-démocratiques se sont battues contre toutes ces oppressions?

  • Le Qatar, une monarchie absolue, qui a envoyé armes et munitions aux rebelles islamistes.
  • Les monarchistes, toujours furieux de la chute de leur roi.
  • Les islamistes, qui pendant des années avaient lutté pour amener un régime islamiste au pouvoir à Tripoli.
  • Des personnes liées à la CIA, qui détiennent des postes clés au sein du Conseil National de Transition, et promettent aux compagnies pétrolières occidentales les premiers bénéfices sur les concessions.
  • L'OTAN, dont les avions de guerre et les forces d'opérations spéciales se sont révélés décisifs dans le renversement de Kadhafi.

Au cours des dernières semaines, l'aviation de l'Otan s'est attelé à réduire la ville de Syrte en ruines - au nom de la protection des civils. Il s'avère qu'il n'y aucun problème pour que l'OTAN bombarde des civils, mais pas pour que des dirigeants de gouvernements indépendants répriment des insurrections.

Pendant que ces forces combattaient les oppressions de Kadhafi, les tanks saoudiens approvisionnés par les États-Unis écrasaient un soulèvement populaire au Barhein, le dirigeant pro-américain du Yémen, Ali Abdullah Saleh, tirait contre son peuple, et le Mubarakisme se poursuivait en Égypte, conduit par les sbires de Moubarak.