Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

09/11/2011

n°19 - Journal de Côte d’Ivoire - 12-08 au 08-11 : a1p :- Afghanistan, Côte d’Ivoire, Libye : les guerres de Sarkozy

n°19  - Journal de Côte d’Ivoire   - 12-08  au 08-11 : a1p :- Afghanistan, Côte d’Ivoire, Libye : les guerres de Sarkozy



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



       Journal de Côte d’Ivoire  

n°19                              12-08  au 08-11

C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos

 



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part :

Afghanistan, Côte d’Ivoire, Libye : les guerres de Sarkozy.

POUR LES INTERËTS DE LA FRANCE, DES POLITICIENS AFRICAINS TUENT LEURS FRERES AFRICAINS.

Koné Katinan Justin : CPI: Gbagbo dénonce les combines à la CPI.  

Ahmed Halfaoui : La Côte d'Ivoire démocratique… ?

1 Côte d'Ivoire occupé :

Président Gbagbo

De sa détention à Korhogo : Gbagbo écrit à Sarkozy.

2 Politique

2-1 Ouattara : Gouverner ? 

3  Politique internationale -  

3-1 Les pays

3-2 Otan - 3 Onu - 4 Nations Unies - Autres organisations



Tiré à part :

Afghanistan, Côte d’Ivoire, Libye : les guerres de Sarkozy.

Ce texte est peut-être étonnant venant de Zemmour. Il est surtout  critique envers l'émigration venant du Sud et envahissant l'Europe (ce qui est sa grande hantise) et envers les "isamistes" qu'il confond avec les Musulmans (ce qui est sa deuxième hantise).

Le combat que mènent les Libyens, fidèles au guide n'est pas perdu. Ils se battent comme des lions pour empêcher la recolonisation de leur terre et le pillage de leurs ressources.

Si les bombardements criminels de l'OTAN s'arrêtent, ce machin crée artificiellement à l'initiative du couple maléfique, Sarko/BHL  retournera dans sa tanière

Voici le texte "étonnant" d' Eric Zemmour… A lire absolument.

Insurrections populaires encadrées par les services secrets occidentaux ; troupes rebelles formées à la hâte par des instructeurs français ; bombardements de l’aviation pour user la résistance des adversaires ; discours ronflants sur la démocratie, les droits de l’homme, le sang des civils épargné ; tyran diabolisé, ostracisé, chassé ; triomphe final après avoir frôlé l’enlisement.

En Côte d’Ivoire comme en Libye, les guerres de Nicolas Sarkozy se suivent et se ressemblent. [...]

Insurrections populaires encadrées par les services secrets occidentaux ; troupes rebelles formées à la hâte par des instructeurs français ; bombardements de l’aviation pour user la résistance des adversaires ; discours ronflants sur la démocratie, les droits de l’homme, le sang des civils épargné ; tyran diabolisé, ostracisé, chassé ; triomphe final après avoir frôlé l’enlisement. En Côte d’Ivoire comme en Libye, les guerres de Nicolas Sarkozy se suivent et se ressemblent. Guerres à la fois archaïques, au fumet colonial, et très modernes, faites au nom de la « protection des populations », version, en langage onusien, du droit d’ingérence humanitaire cher à nos french doctors. Le cousinage n’est pas hasardeux : ce fut déjà pour éviter « les effusions de sang » qu’en 1827, à Navarin, une escadre franco-britannique intervint contre la flotte de l’Empire ottoman dans la guerre d’Indépendance grecque. C’est au nom de la civilisation, que les mêmes envoyèrent soldats et prêtres dans toute l’Afrique.
Certes, les anciennes puissances coloniales n’envoient plus de troupes au sol et ne veulent plus conquérir de territoires. Trop coûteux en hommes et en argent. Les vieilles nations sont devenues économes. Mais les matières premières et les marchés commerciaux les intéressent toujours.
On n’imaginait pas Nicolas Sarkozy en « chef de guerre ». Paradoxalement, le premier président de la Ve République qui n’ait pas connu physiquement le baptême du feu se révèle l’un des plus va-t-en-guerre. Au printemps 2011, les troupes françaises se battaient sur trois fronts : Afghanistan, Côte d’Ivoire, Libye !
On connaît les arguments étroitement politiciens qui encouragent les interventions militaires : le patriotisme populaire se réveille, s’identifie au chef de l’Etat ; celui-ci prend une autorité de « rassembleur », une aura de « chef de guerre ».

Le pouvoir fragile de Margaret Thatcher s’affermit avec la guerre des Malouines ; la cote de popularité de François Mitterrand gravit des sommets après la première guerre du Golfe.

Pour un Nicolas Sarkozy qui ne parvient toujours pas à endosser les habits monarchiques taillés par le général de Gaulle pour le président de la Ve République, l’occasion paraît inespérée. Mais la martingale n’est pas absolue : l’expédition réussie de Kolwezi n’empêcha pas Giscard d’être battu en 1981 ; les socialistes furent écrasés aux législatives de 1993 ; et le grand vainqueur de cette guerre du Golfe, Georges Bush père, fut vaincu par un inconnu, Bill Clinton.
Des trois guerres de Sarkozy, la Libye est la plus personnelle. Le maintien en Afghanistan est le tribut payé à l’allié américain et il avait hérité en partie de Chirac la querelle contre le président ivoirien Laurent Gbagbo. La Libye a payé pour la Tunisie voisine ; Kadhafi pour Ben Ali. Parce qu’il n’avait pas vu venir la révolte tunisienne (et égyptienne), parce qu’il avait soutenu jusqu’au bout des tyrans, amis de la France (Ben Ali, puis Moubarak), Sarkozy a saisi la première occasion pour prendre sa revanche médiatique et déployer fastueusement les valeurs démocratiques de la France éternelle. Il a retrouvé pour l’occasion les accents droits-de-l’hommistes de sa campagne de 2007, qui avaient séduit un André Glucksmann ; il s’est réconcilié pour l’occasion avec BHL, au grand dam de son ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. Il a ignoré, en réaliste des rapports de force, la répression de Bahreïn par les chars de l’Arabie saoudite et les massacres de Syriens par la garde prétorienne d’Assad.
La campagne de Libye a permis au Rafale de montrer ses éblouissantes qualités comme le Mirage, qui avait connu la gloire commerciale grâce à l’efficacité des aviateurs israéliens, lors de la guerre des Six- Jours (1967).

Mais plus la guerre durait, plus le budget de la Défense souffrait. On raclait les fonds de tiroir ; chaque missile tiré faisait autant souffrir les chars de Kadhafi que les gestionnaires d’un ministère réduit au minimum vital par les coupes successives depuis plus de dix ans. Cette guerre en Libye a aussi dégonflé la plus grande baudruche médiatico- stratégique de ces vingt dernières années : l’Europe de la défense. L’Allemagne a refusé catégoriquement de suivre l’« ami français » ; l’Italie a traîné des pieds ; les autres ne comptent pas. On a renoué avec les classiques de l’Entente cordiale et de l’expédition de Suez. Mais les deux vieilles gloires européennes ne sont plus que l’ombre militaire de ce qu’elles furent. Sans les drones américains et les satellites de l’oncle Sam, elles sont aveugles et handicapées. Or, une autre leçon de cette guerre – décidément riche en enseignements – est que les Américains en ont fini avec les poisons et les délices de l’hyperpuissance. Hyperendettée, l’Amérique se concentre sur l’Asie et confie la police des rivages de la Méditerranée aux gendarmes européens. Le vieux rêve français de Mare Nostrum, toujours contrecarré par les Anglo-Saxons, redevient réalité, mais dans le cadre peu glorieux d’une sous-traitance otanienne.
On ne tardera pas à s’en rendre compte, lorsque l’heure des contrats de la reconstruction sera venue. Les Britanniques ont déjà investi la place ; les Américains passeront tout au bulldozer comme ils l’ont fait en Irak. La Libye, aux énormes richesses en pétrole, est une proie de choix ; les Français risquent d’être réduits à la portion congrue, en dépit de la popularité de Sarkozy à Benghazi.
Les entreprises françaises sont pourtant les championnes du monde de ces contrats d’Etat, qui marient les affaires à la politique pour de grands travaux. Encore faudrait-il qu’il y ait un Etat libyen. Or, il n’y en a jamais eu. Avec Kadhafi, déjà, en son temps, les mirifiques contrats signés sont pour la plupart restés lettre morte. La Libye est de ces pays, plus nombreux qu’on le croit, qui cumulent à la fois une tyrannie et une sous-étatisation. Kadhafi régnait seul en jouant des rivalités de tribus qui se côtoient et s’ignorent, selon un mode de vie traditionnel dans ces régions quasi désertiques. Il dominait un système complexe et fragile d’allégeances personnelles et de vassalités seigneuriales. Cette révolte contre Kadhafi fut avant tout la revanche des tribus de l’Est du pays (la Cyrénaïque), qui n’ont jamais accepté la domination de l’Ouest (la Tripolitaine). C’est parce que les tribus Zentane ou Misrati se sont révoltées que Tripoli a fini par tomber. La Libye est un pays reconnu à l’ONU, mais elle n’est pas une nation. C’est ce qui fait ressembler les discours exaltant la démocratie future à des placages en faux marbre. La démocratie exige un débat rationnel entre citoyens éduqués (et donc une population qui a vaincu l’analphabétisme) et la soumission de la minorité à la loi de la majorité. Toutes ces conditions manquent en Libye. L’unique élément fédérateur reste la religion commune, l’islam, à la fois vérité révélée et code civil. Les islamistes ont pris une part active dans l’affrontement avec Kadhafi, qui les a pourchassés pendant des années et les a désignés comme ses ennemis principaux dès les premières manifestations.
Pour se venger, ils ont prétendu que Kadhafi était juif. Ils auraient aussi assassiné, à Benghazi, le 28 juillet, le chef de l’armée insurgée, le général Abdul Fattah Younes, qui fut jadis un ministre de l’Intérieur de Kadhafi, réprimant sans relâche les islamistes. Ils ne rendront pas les armes distribuées par la France. Le désordre libyen leur permettra de prendre leurs aises dans cette région où, profitant de l’inexistence de l’Etat du Niger, les émules maghrébins d’Al-Qaïda ont déjà fait parler la poudre. Mille trafics pourront s’épanouir : cigarettes, drogue, armes. Et immigrés. Kadhafi, comme Ben Ali, était devenu un rempart de l’Europe contre les poussées d’immigration venues d’Afrique. Il n’hésitait pas à faire tirer contre certaines embarcations de clandestins. En l’abattant après Ben Ali, la France et l’Europe s’ouvrent encore davantage aux migrations venues du Sud. Les islamistes trouveront dans ces populations déshéritées un terreau inépuisable.
Les soldats français renoueront ainsi avec les affres sanglantes de la guérilla islamiste qu’ils s’apprêtent à quitter en Afghanistan, où Nicolas Sarkozy attendait visiblement la bénédiction américaine pour sonner l’heure du départ. D’un bourbier l’autre.

Eric Zemmour

 

POUR LES INTERËTS DE LA FRANCE, DES POLITICIENS AFRICAINS TUENT LEURS FRERES AFRICAINS.

Avant la traite négrière pratiquée par les européens sur les côtes du continent noir, les africains achetaient et vendaient certains de leurs frères entre eux.

Ces hommes et femmes achetés et vendus étaient intégrés pleinement dans leurs familles d’adoption, se mariaient et venaient augmenter le nombre des membres de leurs nouvelles familles. Ces « esclaves » achetés généralement très jeunes étaient élevés selon les us et coutumes de ces familles mais n’ont pas fait l’objet d’un trafic.

Quant à la traite négrière pratiquée par les européens du XVI au XIX siècle sur les côtes africaines, elle participe du génocide le plus dramatique que le monde ait  connu; il est vrai que cela s’est fait avec la complicité passive des africains qui, dans leur ignorance, croyaient avoir affaire au même type d’opération pratiqué entre eux, et ne recevaient en échange que des pacotilles. C’est ainsi que des millions d’africains furent déportés aux Amériques et que d’autres millions moururent et servirent de proies aux requins. Cet esprit cynique des européens qui les conduisit à tuer, par millions et sans regret  des africains continue de les habiter encore aujourd’hui ; c’est pourquoi pendant la colonisation, la France a continué d’exterminer des africains pour dominer ses colonies et se fournir en produits indispensables à son économie.

Elle se faisait encore là aider par d’autres africains recrutés sur place pour accomplir leur sale besogne.

Pauvre Afrique qui tue indirectement ses propres fils!

Après la seconde guerre mondiale qui a vu les africains combattre pour leurs bourreaux d’hier et d’aujourd’hui contre l’Allemagne nazie, la France n’as pas hésité à massacrer, déjà sur le chemin du retour, certains tirailleurs, puis tous ceux qui, dans les colonies s’opposaient à sa vision colonialiste jusque dans les années 60 où elle décida d’octroyer des indépendances factices à ses colonies, sans pour autant abandonner son désir de toujours accaparer les richesses africaines en tuant, si nécessaire, tous les opposants notoires.

Pendant les indépendances, deux catégories d’hommes d’états africains, les patriotes et les traîtres ou encore les valets vont apparaître ; et la France va continuer son système de domination, mais cette fois par l’exploitation de stratégies louvoyées pour toujours atteindre ses objectifs machiavéliques, utilisant ses valets pour combattre les nationalistes africains.

Devant cette situation d’avilissement de l’Afrique par la France qui utilise des responsables politiques indignes pour tuer d’autres africains et accomplir ses desseins, les peuples africains ne doivent pas rester indifférents mais au contraire chercher à mettre fin à ce néo colonialisme qui freine le développement de l’Afrique.

I – Les deux catégories d’hommes politiques africains

L’élite politique africaine d’aujourd’hui peut être subdivisée d’une part en patriotes, nationalistes, dignes fils d’Afrique et d’autre part en valets de la France, renégats d’Afrique.

Les valets présentent des attributs qu’il faut faire ressortir pour les distinguer des autres.

Ce sont des affairistes notoires, corrompus, cupides qui, avant toute transaction mettent en avant leurs intérêts personnels, financiers et monétaires. Ils sont avides de commissions et rétro- commissions et sont toujours prêts à tout céder à des multinationales étrangères, à tout accepter pourvu qu’ils gardent ou accèdent au pouvoir ; ils participent ainsi à l’appauvrissement de leurs citoyens. Quels graves crimes économiques !

De plus, ils sont, avec leurs maîtres de la métropole, membres des mêmes sociétés secrètes souvent rosicruciennes ou maçonniques dont le credo de la dernière secte est « tu me protèges, je te protège ». Il s’agit donc de ne pas protéger les intérêts des états africains et de leurs citoyens mais des intérêts personnels, même si pour cela il faille massacrer des populations.

Pour ceux qui ne sont pas encore au pouvoir et qui sont de la même catégorie de renégats, ils sont manipulés par la France pour fomenter des coups d’état, créer des rébellions, pour détruire voire assassiner des élites nationalistes. Ces dirigeants, acquis à la cause française font tout pour y détenir, de nombreux comptes bancaires alimentés par les fruits de la corruption, des biens immobiliers dignes de hauts bourgeois et aristocrates français. Ils sont « englués » par la France dans un système tel qu’ils ne peuvent plus défendre les intérêts nationaux de leurs pays. Ces traîtres deviennent alors des sous-préfets de France.

Ils se font aussi habiller par de grands stylistes de la métropole où ils effectuent fréquemment de nombreux voyages sans grande retombée préfèrent y passer leurs. Pour gérer l’état, ils ont recours à des assistants techniques étrangers alors que l’état dispose de cadres plus chevronnés. Ils ont une phobie des cadres nationaux réellement compétents, n’hésitent pas à jeter en prison et à éliminer physiquement leurs opposants, convaincus qu’ils sont de toujours bénéficier du soutien de leurs maîtres et surtout des médias à la solde de ces derniers.

Ils sont par ailleurs les suppôts de la France impérialiste, des complices et même des coauteurs des actions criminelles de leurs parrains à l’encontre de leurs concitoyens.

Ils fondent leur politique sur les clivages ethniques et religieux, semant parfois la mort pour des futilités et donnent ainsi l’occasion à la France et à ses médias de trouver là, des prétextes d’interventions. Ce sont donc de véritables dictateurs, de véritables criminels, que la France et ses médias présentent, toujours malhonnêtement comme des démocrates. Quelle ignominie ! 

Les patriotes et nationalistes qui forment la deuxième catégorie présentent également des attributs spécifiques faisant d’eux des fils dignes d’Afrique. On peut citer entre autres Lumumba, Nkrumah, Ngouabi, Sankara, Kadhafi, Gbagbo, tous tués ou chassés du pouvoir par la France par l’intermédiaire de ses larbins africains, faisant croire toujours que ce sont des conflits d’origine ethnique et/ou religieuse entre africains.

Les dirigeants africains, dignes fils d’Afrique comptent sur les richesses nationales, beaucoup plus que sur l’endettement, pour réaliser des investissements dans leurs pays. Ils font donc une gestion saine et transparente des ressources de l’état, limitant la corruption et exploitant prioritairement les relations Sud-Sud.

Ils ne manquent pas de faire la promotion des produits locaux : produits alimentaires, vêtements, industries locales, tourisme et hôtellerie, etc. Ainsi préfèrent-ils passer leurs vacances chez eux ou dans certains pays africains voisins pour valoriser le tourisme national et africain. Ils s‘habillent simplement, parfois traditionnellement, à l’africaine donc. Ces hommes d’état refusent le tribalisme et ne se fondent pas sur la religion, les coups de force pour se maintenir ou accéder au pouvoir d’état. Ils font donc la promotion des droits de l’homme et de la démocratie. Ils n’utilisent la force, qu’en réaction à une autre force illégale, exploitée généralement par leurs opposants sur les conseils de la France déstabilisatrice.

Ces véritables démocrates font l’objet de dénigrements systématiques et continus par la France à travers ses réseaux mafieux et les médias à sa solde qui les présente à tort évidement comme des dictateurs, contre qui elle lève des rébellions qu’elle peut appeler, selon ses intérêts, révolutions, pour chasser ou tuer des patriotes africains.

Lorsque ces gouvernants sont confrontés à des problèmes politiques créés par la France, leurs collègues indignes ayant peur de perdre le pouvoir et à cause de la corruption dans laquelle ils sont empêtrés, sont obligés de garder le silence comme ce fut dernièrement le cas avec Kadhafi et Gbagbo.

Pauvres dirigeants africains! Réveillez vous ! Ouvrez les yeux sur les stratégies employées par la France pour faire de vous les bourreaux de vos propres frères africains.

II – les Stratégies employées

Ces stratégies ne sont pas conçues par ces valets de la France mais par les dirigeants français eux-mêmes.

Il s’agit d’exploiter à fond la corruption ; déjà dès qu’ils accèdent à des postes politiques élevés, Ils les invitent à adhérer à leurs cercles mystiques, sont suivis par les services secrets français, sont courtisés et noyés dans la corruption avec de fortes sommes d’argent, de  commissions de toutes sortes. C’est ainsi qu’ils les tiennent en laisse et qu’ils ne peuvent plus rien faire par eux-mêmes. Après les avoir gagnés à leurs desseins sordides, la France, en tête des pays occidentaux, veille toujours à les y maintenir en les soutenant au niveau international dans les groupements politiques régionaux et internationaux ; ce fut particulièrement le cas pour Bokassa, Mobutu, Amin DADA qui étaient de véritables bouffons que les Européens ont mis en avant pour ternir l’image de l’Afrique, tout comme bien d’autres encore au pouvoir.

Elle utilise parfois et sans regret, la rébellion pour semer la terreur, les tueries massives voire des génocides pour imposer ses hommes après avoir assassiné des patriotes : Lumumba au Congo-Léopoldville (aujourd’hui RDC), N’krumah au Ghana, NGouabi en République Populaire du Congo, Sankara au Burkina Faso, Gbagbo en Côte d’Ivoire, et Kadhafi en Libye.

Voici comment ces leaders ont été éliminés de la scène politique:

Lumumba : Pour le chasser du pouvoir, la Belgique, l’ONU, la France et d’autres pays occidentaux ont fomenté un coup d’état en utilisant comme pantin Mobutu. A cause de la popularité et l’esprit patriotique de Lumumba, les occidentaux, avec l’aide de Mobutu, appâté par le poste de Président, l’ont déporté dans la région du Katanga et l’ont livré à un opposant pour l’éliminer. Ce sont donc ses frères congolais qui ont été utilisés par les colons pour l’assassiner.

NKRUMAH : Un coup d’état l’a renversé. Nationaliste ghanéen et panafricaniste, il a prôné l’union de tous les pays africains pour former un bloc en vue de présenter une Afrique intervenant d’une même voix pour faire front aux occidentaux. Mais pour empêcher cette union jugée dangereuse par ces impérialistes, un coup d’état, fomenté par ces derniers en utilisant les militaires ghanéens, renversera le Président ghanéen, alors en voyage en Chine, le contraignant à l’exil jusqu’à la fin de ses jours.

SANKARA : Jeune Chef d’Etat, patriote qui a donné de la fierté et de la dignité à l’ex Haute Volta qu’il a dénommée Burkina Faso, pays des hommes intègres, comme pour montrer son désir ardent de voir l’intégrité se propager à tous les citoyens burkinabés et même africains. Il a été assassiné avec beaucoup d’autres de ses frères d’armes par son soi disant meilleur ami qui a été utilisé par les français avec la complicité d’autres Chefs d’Etat de la sous-région, tous sollicités par l’ancien colonisateur pour accomplir cette sale besogne. Le pouvoir fut remis depuis à ce valet qui, désormais règne d’une main toujours armée par la France pour désorganiser la sous-région Ouest Africaine.

GBAGBO : Voici un chef d’Etat qui s’est toujours mis à l’écart du réseau mafieux françafrique. Il a été attaqué par les rebelles hétéroclites envoyés en mission par la France, préparés et formés au Burkina Faso. GBAGBO a montré que l’Afrique, par elle-même, pouvait se prendre en charge et se développer. Pour éviter que cet exemple ne fasse tache d’huile, la France a mené contre ce digne fils d’Afrique, une guerre multiforme et totale en utilisant de nombreux mercenaires de la sous-région, des rebelles ivoiriens avec à leur tête le coupleSoro-Ouattara pour massacrer des milliers d’ivoiriens avec des bombes et des missiles, chasser du pouvoir le patriote GBAGBO et placer à la tête de la Côte d’Ivoire leur homme de main.

KADHAFI : Voila un panafricaniste qui a été à la base de la création de l’union africaine et qui a toujours défendu vaillamment la dignité libyenne et africaine.

Il avait en outre des projets susceptibles de garantir le développement politique et économique de l’Afrique. C’est pourquoi les grands pays de ce monde avec la France en tête, se sont coalisés pour bombarder pendant plus de six mois et tuer des milliers de libyens en utilisant un assemblage de renégats libyens pompeusement appelés CNT.

Beaucoup d’autres exemples peuvent être donnés.

Les guerres du pétrole soutenues par la France avec le concours de plusieurs responsables politiques africains qui ont conduit à décimer des millions d’individus ; la guerre de sécession du Biafra créée par la France en utilisant une ethnie, les ibos , originaires la région pétrolifère du Sud-Est du Nigéria. Cette guerre a détruit l’économie de cette région et a décimé des centaines de milliers de Nigérians avec la complicité, encore une fois, de certains Chefs d’Etat africains.

Les guerres du pétrole d’Angola, et de la République Populaire du Congo, celle du diamant de Sierra Léone et celle du caoutchouc du Libéria, ont été toutes fomentées par la même France, parfois avec d’autres occidentaux aidés toujours de Chefs d’Etat de la sous-région. Ces foyers de tension ne sont pas exhaustifs.

Au final, toutes ces guerres, ces coups d’état ont vu des africains armés répondre aux ordres des occidentaux et particulièrement de la France pour tuer par millions d’autres africains. En plus de ces crimes avérés, le silence incompréhensible et coupable de certains dirigeants africains devant les nombreux crimes perpétrés par la France, fait d’eux les complices de cette France meurtrière. Elle met ainsi, au devant de la scène politique, des nationaux qu’elle manipule à souhait jusqu’à faire d’eux souvent des rebelles qui, pour la grande majorité, ignorent les fondements de ces rébellions et qui croient défendre les intérêts parfois tribaux ou religieux à travers un leader qui n’est que le bras séculier de la France soutenue par certains pays occidentaux. Pour elle, tous les conflits africains sont d’origine tribale, ethnique ou religieuse car le commun des africains et même des français ne voit pas encore que les problèmes politiques réels de l’Afrique, de l’appauvrissement de l’Afrique, sont du fait de la France impérialiste. Ainsi, pour ses concitoyens, la France se fait-elle passer pour la patrie qui s’investit dans la promotion des droits de l’Homme et de la démocratie sur le continent noir. Mensonge et hypocrisie !

La France réussit presque toujours car elle bénéficie de l’aide de ses multinationales qui financent ces rébellions dans les pays africains où celles-ci sont solidement implantées. Ce fut le cas avec Elf en République Populaire du Congo pour chasser Lissouba du pouvoir en utilisant des miliciens congolais. En Côte d’Ivoire, pour renverser le régime de GBAGBO, Bouygues a utilisé des rebelles et mercenaires africains, encadrés et appuyés par les soldats français et onusiens. En Libye, c’est l’OTAN qui a tué Kadhafi en utilisant des marionnettes libyennes acquises aux intérêts français et autres occidentaux. Possédant des budgets de loin supérieurs à ceux de beaucoup de pays africains, ces multinationales peuvent se permettre de créer et entretenir des rébellions contre des pays appauvris par des occidentaux.

La France veillera toujours à ce que les armées des pays africains soient incapables de faire face aux rébellions, même les plus faibles. Elle imposera, si besoin est, des embargos sur les armes, et pire sur les produits pharmaceutiques. Pendant ce temps, elle continuera d’alimenter ses rebelles en armes de plus en plus sophistiquées comme ce fut le cas en la Côte d’Ivoire. Pour contrer ces stratégies, que doivent faire les dignes fils d’Afrique

III – Comment mettre fin à ces stratégies néocolonialistes.

Pour sauver les pays africains, des mesures draconiennes doivent être prises par l’Union Africaine, une organisation encore à la solde de ces français. La première de ces mesures doit permettre aux pays africains de se libérer du carcan des pays développés et particulièrement de la France. Il faut donc souhaiter que de plus en plus, à la tête de nos pays, soient élus de vrais patriotes.

« L’argent étant le nerf de la guerre », il faut à l’Afrique se donner les moyens d’en disposer et de vivre selon ses propres ressources. C’est pourquoi Kadhafi et Gbagbo ont prôné la création d’une banque africaine alimentée par le prélèvement d’un pourcentage infime (1%)  sur les richesses nationales; cette banque pourrait rivaliser avec le FMI et la BM, des institutions qui sont des instruments d’asservissement des pays africains et dont les programmes n’ont jamais permis à un seul pays de se développer.

Pour accéder au développement, l’Afrique doit compter sur elle-même, c’est-à-dire commercer le plus possible entre pays africains et pays en développement pour moins dépendre des pays occidentaux. L’Afrique doit éviter que les prix des matières premières agricoles et minières soient fixés sur des marchés européens ou américains, dominés par des offres et des demandes de multinationales de ces pays qui font ainsi la loi sur les marchés. A l’image de l’OPEP, les pays africains doivent augmenter les prix de leurs matières premières, mieux, en transformer le maximum sur place afin de gagner plus de valeurs ajoutées et donc d’obtenir plus de richesses. Comment expliquer que depuis plus de trente ans, les prix des matières premières soient presque toujours restés les mêmes, alors que les produits finis fabriqués à partir de ces matières premières voient leurs prix augmenter sans cesse?

En outre, les pays africains doivent sortir des groupements économiques et politiques dominés par les occidentaux et ne plus accepter de recevoir de ces pays, une quelconque contribution au budget des organisations de notre continent.

Au plan monétaire, chaque pays doit disposer de sa monnaie ; et des groupements monétaires propres aux africains doivent voir le jour pour défendre et impulser une véritable politique économique et monétaire. En mettant fin aux groupements politiques, économiques et monétaires franco-africains, la France ne pourrait plus s’immiscer dans les affaires africaines comme ce fut le cas en Côte d’ivoire.

Au niveau de la formation civique, patriotique et politique, un accent particulier doit être mis sur l’enseignement de ces disciplines dans les programmes scolaires dès l’école primaire. A cet effet, il convient de réinstaurer les cours d’alphabétisation pour sensibiliser les populations à la chose politique et patriotique.

C’est faute de connaissance et de formation civique et patriotique que des mercenaires sénégalais, maliens, burkinabés, nigérians, etc. se sont laissés acheter et convoyer par la France en Côte d’Ivoire pour massacrer des milliers d’ivoiriens, leurs frères africains.

Il est donc indispensable de faire la promotion de la vraie démocratie car la multitude d’ethnies et de croyances religieuses dans les pays africains impose que notre salut est dans ce système de choix des dirigeants.

Au plan militaire, pour pouvoir résister aux armées françaises et à leurs supplétifs africains appelés à tuer de l’africain pour la France, il faut éliminer de nos territoires les bases militaires étrangères et particulièrement françaises car par ces bases, il s’agit de maintenir l’emprise des occidentaux sur les économies africaines et les choix politiques des africains. C’est pourquoi les accords de défense actuels doivent être dénoncés et qu’aucun nouvel accord ne voie le jour entre les pays africains et une quelconque puissance mondiale. Il convient d’interdire à ces méchantes personnes de prendre pied sur le continent africain pour utiliser le prétexte de secourir leurs ressortissants en Afrique ; c’est pourquoi, ces armées génocidaires ne doivent plus intervenir pour soutenir leurs valets criminels et interdire à tout pays africain de préparer sur son sol une rébellion pour attaquer, pour l’intérêt de la France, un pays voisin.

Il revient ainsi aux états africains et à eux seuls de s’occuper de la sécurité des biens et des personnes sur leurs territoires. A cet effet, il importe de reprendre le service de préparation militaire dans les lycées et écoles d’enseignement supérieur et de rendre obligatoire, pour tous les jeunes âgés de 18 ans le service militaire. Cece, pour permettre aux états africains de disposer d’armées fortes, à même de rivaliser avec les armées de ces pays néocolonialistes. Comment l’Algérie et le Vietnam ont-ils pu vaincre la France et les USA ? Il importe de créer un esprit de solidarité réel entre africains pour éviter que l’ennemi ne divise toujours l’Afrique et que les fils de l’Afrique continuent de s’entretuer au bénéfice de la France et des occidentaux qui profitent de ces guerres pour piller les immenses richesses de ce continent.

La pauvreté et le désir de rattraper le plus tôt possible un retard illusoire entretenu par les pays développés poussent les africains à s’entredéchirer et à copier cette société occidentale en décrépitude où la pratique de l’homosexualité est légalisée et où des pays développés, sournoisement, créent des guerres chez les plus faibles qu’eux. Quelle abomination et quelle méchanceté !

Il est grand temps que les africains apprennent à se contenter de ce qu’ils ont et forment leurs élites aux vertus de la patience, de la paix et de la démocratie.

La France faisant un usage immodéré de la corruption et de la force, les pays d’Afrique doivent faire voter des lois anti corruption qui obligent les citoyens à déclarer l’origine de leurs ressources, et à ne pas ouvrir des comptes bancaires à l’étranger. C’est aussi un moyen de mettre les ressources nationales à la disposition des pays africains et non dans des banques de pays développés qui les prêteront aux africains à des taux exorbitants.

Qu’est-ce qui explique ce silence coupable des dirigeants africains dans cette guerre contre des élites de ce continent ? La peur ? Possible, surtout pour des dictateurs et des corrompus n’ayant pas le soutien de leurs populations et possédant dans les pays occidentaux des richesses, fruits de détournements considérables.

La France a, jusque là réussi à faire exécuter par ses hommes de main africains le sale boulot de « casser du nègre ». Depuis la traite négrière jusqu’à ce jour, elle a exploité négativement des africains pour tuer d’autres africains. Les derniers exemples sont ceux de la Côte d’ivoire et de la Lybie. De tels responsables politiques, auteurs de nombreux crimes avérés ne méritent- ils pas d’être traduits devant la CPI ? Pourquoi ce mutisme des dirigeants politiques africains après l’assassinat de Kadhafi et le renversement de Gbagbo du pouvoir ?

Ces africains qui, pour les intérêts de la France, tuent d’autres africains, ne sont pas des patriotes mais des valets armés par la France.

Le silence des dirigeants africains, corrompus pour la plupart, ayant dans les pays occidentaux des comptes bancaires bien fournis, des fortunes immenses, des biens immobiliers, ont peur de faire l’objet de dénigrements par la France, comme ce fut le cas pour Bokassa, Mobutu , Omar Bongo et bien d’autres, au soir de leur vie ou bien quand la France, après les avoir exploités à souhait, a voulu se débarrasser d’eux. Ces traîtres s’alignent donc sur les thèses françaises pour continuer de jouir tranquillement des biens extorqués aux populations de leurs pays. Ils se taisent, oubliant que demain ce sera leur tour. Jusques à quand ce silence coupable ?

Ce type de dirigeants, l’Afrique n’en a plus besoin.

Une contribution de patriotes seniors

http://www.ivoirediaspo.net/?p=6574

 

Koné Katinan Justin : CPI: Gbagbo dénonce les combines à la CPI.  

Ce lundi 3 octobre 2011, la Cour Pénale Internationale a rendu public un communiqué selon lequel, la Chambre Préliminaire III a autorisé le Procureur de la République Près de cette Cour, à ouvrir une enquête sur les crimes présumés relevant de la compétence de la CPI qui auraient été commis en Cote d'Ivoire depuis le 28 novembre 2010.
Les juges ont par ailleurs demandé au « Procureur de leur fournir toutes les informations supplémentaires qui sont à sa disposition sur les crimes qui pourraient relever de la compétence de la Cour et qui auraient été commis entre 2002 et 2010 ».

Suite à ce communiqué de la CPI, le Président Laurent GBAGBO fait les observations suivantes:
I/ La Période couverte par l'enquête
L'autorisation de l'ouverture de l'enquête donnée par la Chambre préliminaire ne concerne que la période qui court à partir du 28 novembre 2010. Le Président GBAGBO fait remarquer que Cette période est celle demandée par Monsieur Ouattara, partie prenante au conflit.
Le Président Laurent GBAGBO s'interroge sur la raison pour laquelle l'autorisation de l'ouverture de l'enquête ne concerne que la pé-riode demandée par son adversaire, Monsieur Ouattara, alors que la chambre s'intéresse également aux crimes commis depuis 2002, qui est l'année de départ de la rébellion armée qui se réclame de Monsieur Ouattara.
Pourquoi n'a-t-elle pas attendu d'avoir suffisamment d'informations sur le reste de la période de la crise pour laquelle, elle sollicite des informations supplémentaires ? La jonction des faits entre les deux périodes étant une évidence, il aurait été juste que la Chambre reçoive toutes les informations sur les deux périodes qui en fait, ne font qu'une seule, puisque la situation post-électorale n'a été qu'une pique, comme il y en a eu d'autres, depuis la rébellion armée de 2002, dont tout le monde sait maintenant qu'elle agissait pour le compte du Président Ouattara.
L'alignement de la Cour sur la volonté d'une seule partie au conflit jette une suspicion sur sa décision. Cette suspicion se renforce lorsque l'on prend en compte les circonstances troublantes de l'ouverture de cette enquête.
B/ Les circonstances de l'ouverture de l'enquête
Le Président Laurent Gbagbo tient à informer l'opinion publique nationale et internationale que l'autorisation d'enquête est intervenue le lendemain de la visite qu'a effectuée monsieur Michel MERCIER, le Garde des sceaux et Ministre de la Justice et des libertés du Gouvernement Français, le jeudi 29 septembre 2011.
Au cours de cette visite, il a rencontré respectivement le Président de la Cour, Monsieur SANG HYAN SONG et Madame le Greffier en Chef, Madame Silvana ARBIA. Cette visite est intervenue immédiatement après celle effectuée par l'émissaire du Gouvernement ivoirien, le ministre des droits de l'homme, qui s'est également rendu à la HAYE au siège de la CPI pour y rencontrer les responsables de cette Cour après avoir été reçu préalablement par les autorités françaises.
L'on se rappelle les déclarations qu'il a faites à la presse selon lesquelles, le transfert du Président Laurent GBAGBO à la CPI constituait la condition de la réconciliation en Côte d'Ivoire et permettrait de dépassionner le débat sur les élections législatives.
Enfin, cette ouverture d'enquête intervient quelques jours seulement après la première rencontre que le Président Ouattara a enfin daigné accorder aux partis et groupements politiques qui sont proches du Président Laurent GBAGBO en vue de relancer le débat politique, condition sine qua non d'une vraie réconciliation.
Les visites de l'émissaire du Gouvernement ivoirien et de l'émissaire du Président SARKOZY, quelques jours seulement avant l'autorisation de l'ouverture de l'enquête, ne peuvent nourrir que des suspicions sur la crédibilité de cette décision.
Ces visites confirment le rôle politique que l'on veut faire jouer à la Cour. Le Président GBAGBO voit en la présence de l'émissaire du Président français à la HAYE, la manifestation visible de la pression politique que Monsieur SARKOZY exerce sur la Cour. Ce dernier continue d'utiliser le pouvoir d'Etat que le Peuple français lui a confié pour s'acharner contre lui et le peuple ivoirien.
Par ailleurs, Il faut bien s'inquiéter de l'impact que pourrait avoir l'ouverture d'une enquête judicaire suffisamment politisée sur le débat politique qui semble s'amorcer en Cote d'Ivoire. Le Président GBAGBO émet des doutes sérieux sur la volonté de ses adversaires à aller à la réconciliation nationale qu'ils disent pourtant rechercher.
En définitive, Le Président GBAGBO, reste attaché à la justice qui s'établit sur la vérité des faits. Le Président GBAGBO tient à ce que le monde entier sache ce qui s'est passé dans son pays.
Il attend que l'on lui explique pourquoi, alors qu'il a été élu démocratiquement en 2000, une rébellion armée dont l'on connait maintenant tous les parrains, a attaqué son pays dans l'indifférence de la Communauté internationale. Il voudrait savoir également pourquoi l'armée française a tué les ivoiriens en 2004 et en 2011 dans le silence du monde entier.
Le Président GBAGBO attend que la lumière soit faite sur tous ces crimes et tous les autres que l'on tente de cacher. Il attend que le droit soit dit et que justice soit rendue non pas seulement pour faire plaisir aux vainqueurs de la guerre illégale qui lui a été livrée; mais pour que enfin, la vérité soit définitivement connue sur la crise ivoirienne depuis 2002.
C'est à cette fin, qu'il a écrit au Secrétaire General de l'ONU, Monsieur BAN KI MOON, pour demander la mise sur pied d'une commission d'enquête internationale à l'effet d'établir la réalité des tueries présumées des femmes d'ABOBO et d'en déterminer le cas échéant, les auteurs et les commanditaires.
C'est pourquoi il dénonce l'activisme de ses adversaires déclarés qui vise à instrumentaliser la Justice pour l'écarter du débat politique, qu'il n'a de cesse de réclamer même sous les bombes.
Etant engagé sans réserve dans le combat pour la souveraineté des peuples africains, Le Président GBAGBO s'insurge contre le fait que les juridictions ivoiriennes, expression de cette souveraineté soient dessaisies du simple fait de la volonté du Président SARKOZY, d'un dossier aussi important qui intéresse en premier chef le Peuple Ivoirien.
Il est bon que l'opinion sache que le département des droits de l'homme de l'ONUCI émet aussi des réserves sur l'éventualité d'un transfert du Président Laurent GBAGBO à la CPI, puisqu'il ne constitue pas une menace pour la paix sociale en Cote d'Ivoire.
Enfin, le Président Laurent GBAGBO considère comme relevant de la diffamation, les propos relayés par certaine presse, notamment l'Agence France Presse (AFP) selon lesquels, la crise post électorale est née suite à son refus de reconnaitre la victoire de M.OUATTARA.
Ces propos le rendent responsable sans jugement et entame son honneur. Il tient à rappeler qu'il ne s'est pas autoproclamé vainqueur de l'élection présidentielle. Il en a été reconnu vainqueur par une décision souveraine du Conseil Constitutionnel de son pays qui l'a investi également Président de la République. Il a instruit ses avocats d'analyser la possibilité de poursuites judiciaires contre les auteurs de telles affirmations.
Koné Katinan Justin
Notre Voie/
04/10/2011
http://www.afriquejet.com/cpi-gbagbo-cote-divoire-2011100...

 

Ahmed Halfaoui : La Côte d'Ivoire démocratique… ?

Comme on le sait, la Côte d'ivoire fait désormais partie des nations certifiées démocratiques, donc normalisée, et appréciée comme telle par la  «communauté internationale».

Peu importe qu'elle soit transformée   en butin de guerre, par des chefaillons qui se la sont partagé.

A ce titre, la visite la semaine dernière  du nouveau Président ivoirien, Alassane Ouattara, aux Etats-Unis a fait l'objet de commentaires particulièrement positifs.

On  y fait part  «d'une rencontre avec Barak Obama» et «les deux hommes auront un entretien en tête à tête, suivi d'un entretien de groupe». Il n'en a rien été. Le président étasunien avait d'autres chats à fouetter que de faire la causette à un Africain qu'il a lui-même aidé à installer à la tête de son pays.

S'il l'avait fait, le nouveau promu aurait réussi le deuxième exploit du genre pour un ivoirien, après feu Houphouët Boigny. Ouattara a quand même vu Barak Obama. Celui-ci a fait le geste de recevoir en gros quatre présidents africains, le béninois Boni Yayi, le guinéen Alpha Condé, le nigérien Mahamadou Issoufou et l'ivoirien. La rencontre a eu lieu dans une petite pièce de la Maison-Blanche, presque entre deux  portes. A ce propos et comme il fallait bien dire quelque chose,  le Potus a servi ce discours : «Cette rencontre est l`occasion de souligner le soutien de l`Administration des USA à des démocraties en développement, de mettre en valeur nos partenariats avec ces pays, et de discuter de l`élaboration d`institutions démocratiques fortes, du développement économique et d`autres sujets régionaux». Nous pouvons admirer, ici, le sens de la formule, quand il faut qualifier des pouvoirs qu'il  faut promouvoir. Notre chouchou des grandes démocraties devait aussi rencontrer la communauté ivoirienne aux USA, au Four season hôtel, Pennsylvania avenue. Mal lui en prit, c'est une foule peu amène qui l'attendait pour lui rappeler les crimes de ses amis au pays. Il a bien sûr préféré  renoncer. Comme son service protocole semble trop peu nourri des réalités, mais plutôt intoxiqué  par les soutiens officiels, il ne savait pas qu'il fallait éviter le Sénat. Une volée de bois de vert du sénateur Jim Inhofe l'y attendait. L'explication serait, selon la critique ordinaire, dans le fait que les États-Unis «ne veulent pas se faire complices des dérives totalitaires» du régime de Ouattara. En vérité c'est à  Ponce Pilate qu'il faut se référer. Ce serait plus proche de la réalité. Car la certification du régime ivoirien s'est faite en connaissance de cause. Il serait naïf de croire qu'était ignorée la nature des forces rebelles à Laurent Gbagbo. Amnesty International rapporte qu'un demi-million d'Ivoiriens déplacés sont toujours empêchés de rentrer chez eux «en raison du climat de peur» qui règne sur le pays. À Duékoué, des centaines de civils ont été tués à la fin du mois de mars 2011 et le bilan n'est pas encore clos. En juin dernier, l'ONU s'est déclarée particulièrement préoccupée par la violence des forces armées du président Alassane Ouattara dans le sud du pays et a déploré  l'usage d'armes lourdes pour le maintien de l'ordre. Tout ça n'étant pas très joli, il serait démocratiquement mal venu de ne pas faire semblant de rappeler à l'ordre celui qu'on a défendu bec et ongles au nom de la démocratie.

Source : Les débats

Lundi 15 août 2011

http://www.lesdebats.com/...



1 Côte d'Ivoire occupé :

Président Gbagbo

De sa détention à Korhogo : Gbagbo écrit à Sarkozy.

Excellence Monsieur le Président,
Le 31 août 2011, lors de la conférence annuelle des Ambassadeurs à Paris composée de diplomates du monde accrédités près de la France, vous avez mis un point d’honneur à vous étendre sur votre vision nouvelle de la politique étrangère de la France. Certainement pris de remords, de tourments et d’une gêne bien visible, vous vous êtes pris au budget sur un ton répétitif, de justifier l’intervention illégale de votre «puissante armée» en Côte d’Ivoire et en Libye pour des raisons que vous énoncez vous-mêmes difficilement, tant elles paraissent absurdes.
Vous justifiez en effet l’intervention armée de votre pays en Afrique, notamment en Côte d’Ivoire et en Libye, par un nouveau concept ; celui «de la responsabilité de protéger».
Monsieur le Président de la République, ce qui paraît une trouvaille pour vous, n’est qu’une variante des idéologies impérialistes déjà développées par vos illustres prédécesseurs.
Les Africains sont peut-être, de grands enfants pour vous, mais ils ont au moins de la mémoire. Ils se rappellent donc que chaque action prédatrice de votre cher peuple occidental en Afrique a toujours été justifiée par votre soi-disant humanisme. C’est bien au nom de cet humanisme que vous avez justifié la colonisation en Afrique après l’avoir soumise au joug de l’esclavage.
Le Président Laurent Gbagbo suffisamment instruit de l’histoire du peuple africain, fait partie hélas de ceux qui trouvent votre amour pour les peuples africains trop suspect pour être sincère. Ils vous soupçonnent de vouloir corrompre le droit international humanitaire en Afrique pour des raisons qui relèvent de votre intérêt personnel qui du reste, se détachent des grandes valeurs que la France a légué à l’humanité. Votre regard condescendant sur l’Afrique traduit tout au moins le mépris que vous avez pour ce continent qui ne sait pas, suivant votre échelle à vous, entré dans l’Histoire. Ce regard condescendant manque donc l’honnêteté. C’est pourquoi vous avez du mal à comprendre et admettre qu’un pays souverain ne puisse avoir, du seul fait qu’il soit africain, les moyens de réguler ses contradictions internes.
Monsieur le Président de la République, souffrez que je vous rappelle que la Côte d’Ivoire reste un Etat souverain au même titre que la France. A ce titre, la Côte d’Ivoire possède une Constitution comme la France. Elle s’est dotée d’organes de gestion de l’Etat pour réguler les rapports sociaux à l’image de ce qui se passe en France. Le Président Laurent Gbagbo a été déclaré vainqueur d’une élection qui s’est déroulée sur le sol ivoirien conformément aux règles et procédures que le peuple ivoirien s’est souverainement données. Il tient à rappeler solennellement qu’il demeure le Président légitime et légal de la Côte d’Ivoire parce qu’il a gagné l’élection présidentielle. Son arrestation arbitraire et sa détention tout aussi illégale n’entament en rien cette réalité.
Monsieur le Président de la République, au cas où vous ne le sauriez pas, votre homologue, le Président Laurent Gbagbo, a porté une plainte auprès du tribunal aux armées de Paris contre l’Armée française pour assassinat et tentative d’assassinat.

La plainte régulièrement formulée a été introduite par les soins de ses avocats le 5 juillet 2011. D’autres actions sont en cours auprès des tribunaux français et internationaux. Elles vous visent directement pour votre action illégale en Côte d’Ivoire. Il est bon de rappeler qu’aucune disposition légale ni du droit interne française ni du droit international ne vous a donné mandat pour agir en Côte d’Ivoire comme vous l’avez fait.

La résolution 1975 de l’Onu ne vous a jamais donné mandat pour arrêter le Président Gbagbo et le remettre à l’ennemi.
Le Président Laurent Gbagbo tient à rassurer l’Armée française que, c’est dans la douleur qu’il a été contraint d’engager des poursuites contre elle. Il est tout simplement à la recherche de la vérité. Il tient à ce que le monde entier sache que c’est bien lui qui a gagné les élections en Côte d’Ivoire. Il n’a pas aucune animosité personnelle contre l’Armée française, lui, fils du sergent chef Koudou Paul dans l’Armée française, qui a combattu sans regret pour restaurer la grandeur perdue de la France dans les Ardennes. Un lien fort l’unit à cette grande Armée. Ceux qui, ni eux, ni leurs ascendants, n’ont jamais pu connaître l’Armée française de façon aussi intime, ne peuvent comprendre ces liens. Il est malheureux de constater que l’Armée française, dont les souvenirs ont souvent occupé les conversations de son père, soit obligée de combattre aux côtés de mouvements rebelles pour défendre des causes qui sont aux antipodes de la grande espérance que la révolution française et la déclaration de 1789 qui en a suivi, ont apporté à l’humanité tout entière.
Les mobiles de l’intervention de l’Etat française en Côte d’Ivoire restent totalement étrangers aux intérêts du peuple français. Il s’agit de la manifestation des appétits exagérés de réseaux pervers qui tentent de soumettre le monde et particulièrement
L’Afrique à leurs intérêts égoïstes. Le Président Gbagbo en est conscient. C’est pourquoi il refuse l’amalgame que l’on tente de faire à dessein en le présentant comme étant l’ennemi des Français. Le Président Gbagbo réaffirme son attachement au peuple français à qui des raisons affectives le lient solidement. Il y a fait une partie de ses études et a bénéficié de ce fait de l’hospitalité de nombreux Français. Cela constitue une attache solide qui ne peut se défaire aussi facilement à coups de campagne de dénigrement par ceux qui méconnaissant l’Histoire du grand peuple qu’ils sont censés diriger.

Cependant, le Président Gbagbo reste inflexible sur sa détermination à défendre et à préserver la souveraineté du peuple africain. Cette détermination est l’axe majeur de son combat politique vieux de plus d’un demi-siècle.
Ce ne sont donc ni les bombes, encore moins les campagnes de dénigrement, qui sauraient le détourner de son combat.
C’est au nom de ce principe essentiel de sa vie qu’il a refusé que son armée aille défiler sur les Champs Elysées le 14 juillet 2010, alors que le gouvernement ivoirien attendait du gouvernement français un début de réparation des tueries perpétrées sur les civils en 2004 par l’armée française et qui ont fait plus de 60 morts. C’est pour cette même raison qu’il a refusé de se rendre aux assises Franco-Afrique de Nice 2010.
Monsieur le Président de la République, vous aurez du mal à convaincre le monde que vous n’avez pas trouvé intolérable cet affront venant de surcroit, d’un Président africain. Le monde aura compris alors votre haine vis-à-vis du Président Laurent Gbagbo.
Aucune peine n’est trop grande pour qui se bat pour la grandeur de son peuple. Monsieur le Président de la République, le pays que vous diriger en donne plusieurs exemples. Le plus récent reste le cas du général de Gaulle. Peut-être que si vous appreniez à mieux connaître son amour pour le peuple français, vous comprendriez certainement mieux, avec un peu de bonne foi, l’amour du Président Gbagbo pour le sien.

Le Président Laurent Gbagbo vous informe par ailleurs qu’il a instruit ses avocats à l’effet de demander une enquête internationale sur les tueries d’Abobo dont vous l’accablez. Il reste convaincu que cette enquête vous révèlera des surprises désagréables. Il espère que l’Onu sera assez courageuse pour accepter d’ouvrir cette enquête. Le monde entier a besoin de connaître la vérité sur tout ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire. Tout comme le monde aussi a besoin de savoir pourquoi l’on a préféré une guerre qui a semé tant de désolation, à une simple opération de recomptage de voix, déjà expérimentée quelques mois auparavant en République d’Haïti. Cette vérité est essentielle et ne saurait être occultée du simple fait de l’arrestation et de la détention arbitraire du Président Gbagbo et de ses principaux collaborateurs. Pour vous en convaincre, je vous prie de faire analyser le document joint en annexe, dressé par un homme qui s’est attelé à faire le travail de recomptage des voix proposé par le Président Gbagbo, et que vous avez rejeté du revers de la main au profit d’une opération militaire. Au terme de ce travail scientifique, c’est bien le Président Laurent Gbagbo qui a emporté l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. L’auteur de ce travail de recherche a mis deux mois pour le faire seul. C’est dire qu’une commission aurait mis moins de deux semaines. Vous auriez pu faire l’économie de cette guerre à tout point de vue inutile, et affecter ainsi l’argent des contribuables français à d’autres fins que celle «de protéger» des Africains en larguant-suprême paradoxe- sur leurs têtes, des bombes.

Dans l’attente que cette vérité soit enfin sue, je vous prie d’agréer Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.
Le ministre Koné Katinan
Représentant et porte-parole du Président Laurent Gbagbo

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=2444

 

Le chef de l’Onuci rend visite à Laurent Gbagbo détenu à Korhogo

Le chef par intérim de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) a rendu visite samedi à l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, détenu à Korhogo (nord) depuis la fin de la crise post-électorale qui a fait au moins 3.000 morts, a annoncé dimanche la mission.

Arnauld Akodjènou a conduit « une mission des droits de l’Homme pour s’enquérir des conditions de détention » de Laurent Gbagbo, indique un communiqué de l’Onuci.

Accompagné de Guillaume Ngefa, chef par intérim de la Division des droits de l’Homme de l’Onuci, M. Akodjènou a déclaré à l’ancien président qu’il s’agissait de « faire le suivi régulier » de ses conditions de détention et de vérifier qu’il est « traité avec dignité », en application de la résolution 2000 du Conseil de sécurité, ajoute le texte.

Après sa précédente visite en août, l’Onuci avait fait état, sans plus de précision, de ses « préoccupations » sur les conditions de détention du chef d’Etat déchu, suscitant l’ire du gouvernement du nouveau président Alassane Ouattara. Elle n’a pas cette fois-ci donné son appréciation.

Selon le dernier rapport consacré à la Côte d’Ivoire par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, et examiné fin septembre à Genève, M. Gbagbo avait « informé » ses visiteurs en août que, contrairement aux affirmations du gouvernement, il n’est pas en détention dans la résidence présidentielle de Korhogo mais dans une « villa tenue secrète quelque part » dans la ville.

L’Onuci, dans son communiqué dimanche, affirme simplement que la rencontre de samedi a eu lieu dans « une résidence » de Korhogo, sans plus de détail.

M. Gbagbo « est confiné à l’intérieur en permanence » et se plaint de « l’accès limité à ses avocats », souligne le rapport du Conseil des droits de l’Homme.

Il « a confirmé qu’il n’a été soumis à aucun mauvais traitement physique, excepté l’isolement auquel il est confiné, le manque d’accès à un pasteur évangélique et le fait qu’il ne lui est pas permis de faire une promenade quotidienne pour améliorer sa santé », ajoute le rapport.

L’ex-président a été arrêté le 11 avril par les forces pro-Ouattara, soutenues par la France et l’Onuci, à l’issue de deux semaines de guerre concluant quatre mois de crise née de son refus de reconnaître sa défaite au scrutin de novembre 2010.

Il est détenu et inculpé comme son épouse Simone et des dizaines d’autres personnalités de son bord, civiles et militaires.

AFP


Nouvelles fraîches du président Gbagbo

Depuis ce matin, nous avons quelques nouvelles fraîches du président Gbagbo, des nouvelles qui nous viennent en grande partie de « Aujourd’hui » un quotidien ivoirien appartenant à la presse d’opposition en Côte d’ivoire que le régime Ouattara tente de museler.
Selon ce quotidien,depuis sa résidence surveillée de Korhogo, le président
Laurent Gbagbo s’adonne à des intenses activités littéraires.

Ses journées et ses nuits sont meublées pour la plupart par la lecture, la méditation et aussi le jeûne. Il s’est ouvert à des hôtes récemment.

Le président Gbagbo se porte bien, si l’on en croit les toutes dernières nouvelles qui nous sont parvenues de Korhogo avant-hier, et qui émanent de personnalités assermentées dignes de foi, nous rapporte ce quotidien.

Il s’en est confié, dimanche, lundi, mardi et mercredi derniers à des visiteurs, pendant 5 à 6 heures cumulées d’horloge. Par le truchement de ses hôtes, le président Gbagbo a transmis ce message à ses concitoyens : « Dites aux ivoiriens de garder espoir ; je me porte bien très bien. Je respire la grande forme physiquement et sur le plan moral et intellectuel, tout est parfait ! », a-t-il lâché entre deux causeries.

Son passe-temps favoris actuellement est la lecture. Il dévore livre après livre. Mais son livre préféré est la Bible. Le président a terminé en début de cette semaine sa deuxième lecture du Nouveau Testament ; et il a entamé depuis mercredi la relecture de l’Ancien Testament. « J’ai déjà lu la Bible, mais aujourd’hui j’ai plus de temps pour me consacrer entièrement et méthodiquement à la revisiter. J’ai donc redécouvert avec beaucoup d’émotions, les chapitres consacrés aux histoires de Daniel, Shadrak, Meschak et Abed Négo ainsi que le noble combat mené par la Reine Esther ; tous voués à une fin effroyable mais qui, au finish, ont bénéficié d’une délivrance spectaculaire de la part de Yahvé, l’Eternel Dieu des Armées. Je suis encore abasourdi par ces prodiges que Dieu a accomplis au temps jadis pour ses enfants », a commenté le Président Gbagbo.

Le président Gbagbo s’octroie également quelques temps de jeûne. « C’est surtout pour garder la ligne », plaisante-t-il avec l’hilarité qu’on lui connaît. Toujours selon ses visiteurs, l’hôte de marque de Korhogo fait du sport, principalement la marche dans la cour et les jardins abondamment feuillus de la résidence présidentielle, construite pour accueillir le président Houphouet Boigny à l’occasion de la célébration tournante des fêtes de l’indépendance, en 1965 à Korhogo.

La prière également fait parti de son quotidien. Il prie beaucoup, nous rapporte-t-on, « pour lui-même, pour sa famille, pour ses proches, pour ses collaborateurs, pour toute la Côte d’ivoire. Et, peut-être que cela va vous étonner, pour les dirigeants actuels du pays », poursuivent nos sources. Les personnalités qui ont rendu visite au Président Gbagbo dans la cité de Poro avaient les bras chargés de livres ; notamment des biographies de grands hommes d’Etat qui ont marqué l’histoire de l’humanité.

http://www.ivoirediaspo.net/?p=6468



2 Politique

2-1 Ouattara : Gouverner ? 

Bernard Houdin, conseiller du président Gbagbo - À propos des exactions en Côte d’Ivoire :
"Soit Ouattara est un menteur, soit il est disqualifié pour gouverner"

Info d’Abidjan a interviewé Bernard Houdin, conseiller du Président Laurent Gbagbo. Morceaux choisis.

Le Pr. Mamadou Koulibaly soutient que le Président Laurent Gbagbo avait perdu les élections.

« Quand j’ai rencontré le Pr M Koulibaly, le 7 juin à Accra, il ne m’a, à aucun moment, soutenu cela. Tout le monde sait que le Président Gbagbo avait gagné effectivement l’élection du 28 novembre.

Un seul chiffre l’atteste : le taux de participation du 2ème tour, officiellement annoncé par la CEI à 70,84 % le lundi 29 novembre, confirmé par un communiqué de l’ONUCI et, brutalement, « augmenté » à 82 % dans la « proclamation » du président de la CEI du 2 décembre 2010, dans les conditions que l’on sait.

Pendant une longue période, l’on a eu l’impression d’un véritable amateurisme dans la coordination des activités...

Dans le cas des avocats du Président, pour la ligne officielle, il n’y a jamais eu de discordance. (...)

Le 26 mai dernier, Me Lucie Bourthoumieux était à Korhogo. Dans un mandat ECRIT le Président a renouvelé sa confiance à Me Odehouri, sa Conseillère Spéciale pour les Affaires Juridiques, afin de coordonner l’action des avocats qu’il a lui-même choisi, en particulier Mes Dumas, Vergès, Ceccaldi et Bourthoumieux, auxquels Me Odehouri a, en tant que de besoin, la latitude d’adjoindre d’autres confrères. (...) La feuille de route du Président était déjà claire le 11 avril quand il a déclaré, à l’hôtel du Golf : « la crise militaire est terminée, il faut régler la partie civile de cette crise pour que le pays reprenne ». (...)

Expliquez nous le rôle exact du ministre Koné Katinan ?

« Le ministre Koné Katinan a été, par mandat écrit, désigné par le Président Gbagbo comme son Porte-parole officiel. (...) Tous ceux, quelle que soit la structure à laquelle ils appartiennent, qui veulent s’engager dans le combat du Président doivent, d’abord, accepter ses décisions et sa vision des choses.

Les observateurs ont l’impression que cette « feuille de route » vous a accordé une place plus importante au détriment de monsieur Alain Toussaint.

« La gravité de la situation actuelle rend vaine et dérisoire toute polémique. Les faits sont clairs. Le Président fait des choix, ceux qui se réclament de lui doivent les suivre ou sont libres d’agir selon leur propre entendement. Mais ils ne peuvent pas, dès lors, le faire au nom du Président. (...)

Depuis la capture du Président Laurent Gbagbo, il ne se passe pas un seul jour sans que ses partisans et ex-collaborateurs ne soient victimes d’exactions diverses de la part des hommes de monsieur Ouattara.

« La politique menée par les autorités installées par le coup de force des dirigeants français démontre chaque jour sa vraie nature : un pouvoir faible et dissolu, incapable d’instaurer un climat d’apaisement pour rassurer l’ensemble des ivoiriens. Dans ce contexte la déclaration du 1er Ministre français à l’Assemblée Nationale, après le 11 avril, précisant « sa fierté que l’armée française ait contribué à restaurer la démocratie en Côte d’Ivoire » apparait encore plus cynique alors que nous entrons dans le 4ème mois de gestion de monsieur Ouattara. La France va entrer dans la phase active de la période pré-électorale pour la présidentielle de 2012. Ses dirigeants seraient bien inspirés de réviser leur vision des choses en Côte d’Ivoire au risque qu’elle soit, pour eux, un clou supplémentaire sur le cercueil de leurs illusions.

Malgré les interpellations faites par les organisations de droit de l’homme, dont Amnesty International et Human Right Watch, qui dénoncent des exactions, Alassane Ouattara avoue ne pas en être informé. Quelles réflexions cela vous inspire ?

« Dans un entretien accordé, pendant la campagne électorale, aux journalistes de France 24 et de RFI, le Président Gbagbo avait dit et répété : « Monsieur Ouattara est un menteur. » Soit monsieur Ouattara est informé de ces exactions et il donne encore une fois raison au Président, soit il ne l’est pas et il est disqualifié pour gouverner le pays.

Pour dénoncer ces exactions et demander la libération sans condition des détenus, les ivoiriens de la diaspora organisent des manifestations publiques, dont les marches. Il nous revient que vous déconseillez les marches, pourquoi ?

« Je dis et redis qu’il y a un temps pour tout. Après le 11 avril, dans l’émotion des événements, il fallait montrer que l’on ne se soumettrait pas au diktat de l’étranger. Aujourd’hui est venu le temps du combat « politique », moins ostentatoire mais indispensable. Dans ce contexte les manifestations (marches, rassemblements) doivent être des armes à utiliser à bon escient pour en conserver toute l’efficacité. (...) Nous devons montrer à l’opinion française et aux médias que nous représentons une « force tranquille » et ne pas risquer d’être entrainés dans des provocations de toutes sortes. Mais je dis à toutes celles et à tous ceux qui se battent avec nous qu’il leur faut rester mobilisés et entretenir autour d’eux la flamme de l’espérance. (....) Par contre toute « utilisation » de l’image personnelle du Président Gbagbo a été formellement et vigoureusement condamnée par le Porte-parole. Le Président n’est pas un produit de « merchandising » et ceux qui se prêtent à ces opérations se déshonorent. Ils démontrent aussi leur méconnaissance profonde de l’esprit du Président, totalement étranger à ces pratiques.

Avez-vous des nouvelles de la mère du Président Laurent Gbagbo ?

« La mère du Président va bien et vit auprès des siens à Accra. Lors de mon dernier séjour au Ghana sa fille m’a rassuré à ce sujet.

Avez-vous des nouvelles de Mamadou Ben Soumahoro ?

« Mon ami Ben va bien et nous échangeons régulièrement au téléphone. Que l’on ne se méprenne pas : « Waraba » peut encore bondir !

Quel message avez-vous à l’endroit de nos lecteurs ?

« Je rentre du Canada où j’ai représenté le Président aux cérémonies organisées par la diaspora ivoirienne à l’occasion du 51ème anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. J’ai rencontré des hommes et des femmes bien intégrés dans la société canadienne, mais qui se sentent totalement concernés par l’état du pays. C’est une prise de conscience que je retrouve partout où je vais. Cela démontre la justesse du combat du Président qui a toujours privilégié le respect du Droit et qui accepte les pires humiliations pour faire triompher, à la fin, sa vision d’une Côte d’Ivoire moderne et démocratique, qui soit un exemple pour l’Afrique et le monde. Son message du 7 aout doit être lu, relu et médité par chacun et chacune. Aussi permettez- moi, en conclusion, de donner la parole au Président : « Mes chers compatriotes, de mon lieu de détention, je continue de garder la foi en notre combat. Comme dans tous les combats il y a des batailles perdues.(…) Qu’une bataille perdue ne nous détourne pas de notre objectif final qui est l’affirmation de notre existence en tant que communauté de destins libre et souveraine (…)

Les grandes puissances qui nous en imposent aujourd’hui sont passées par ces épreuves. Leurs générations actuelles jouissent des dividendes de luttes menées par leurs ancêtres.(…)

Demeurons toujours mobilisés et confiants. Car, jamais un peuple qui lutte pour acquérir sa liberté n’a été vaincu. C’est aussi une vérité historique ».

par Comité Valmy

Source : 14 août 2011

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1753


2-2 Des Canons ... pas du beurre

«Tenons-nous prêts avec dignité à libérer notre pays »

Communiqué des officiers et sous-officiers libres de la Gendarmerie nationale de Côte d'Ivoire « Trop c’est trop ».

De autre presse.

C’est avec la plus grande consternation que nous adressons ce message fort à toutes les unités de la Gendarmerie nationale, précisément au COMMANDANT SUPERIEUR DE LA GENDARMERIE, LEGENERAL GERVAIS KOUASSI. Tout comme on dirait « PRO PATIA PRO LEGUE » ou « POUR LA PATRIE POUR LA LOI ».

Depuis l’avènement de la crise politico-militaire qui a prévalu en Côte D’Ivoire, nous avions eu le souci de la défense de notre patrie face à une rébellion lourdement armée. Ceci étant, par ordonnance de l’ex-chef suprême de l’armée, une fusion des différents corps vit le jour, à savoir les Forces de défense et de sécurité ( FDS ), pour la sécurisation du territoire national ivoirien, divisé en deux.
Mais cela s’est avéré vain, juste à cause de la traitrise de certains de nos frères d’armes.
Dès lors, nous nous rendîmes compte que certains militaires, pour des fins politiciennes et prêts à satisfaire des politiciens travaillant pour le compte des occidentaux, ont réussi à opérer une déstabilisation fulgurante de notre jeune armée, redoutable et crainte sur le champ d’actions.
Certes, certains collègues se disant RHDP (rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix) trouveront une appartenance à notre message, alors qu’il n’en n’est rien. Mais n’en déplaisent à ceux-ci car tous aujourd’hui, nous subissons sans distinction les HUMILIATIONS DU REGIME D’ALASSANE OUATTARA.
Par ailleurs, après la bataille triste du 11 AVRIL 2011 qui conduisit l’ex-chef suprême des armées Laurent Gbagbo à une chute par calomnie, force est de constater qu’il règne en notre sein, UNE
POLITIQUE DE VENGEANCE QUI SE TRADUIT PAR DES ARRESTATIONS ARBITRAIRES AU SEIN DE LA REDOUTABLE CASERNE D’AGBAN.

En effet, quelques temps après la soit disant attaque de cette caserne qui n’était qu’un pur montage perpétré par des individus commis à cette tâche, nous constatons une fois de plus que les collaborateurs de l’ex-patron du GEB ( groupe escadron blindé ), le redoutable et vaillant officier digne de foi ABEHI JEAN NOEL, sont pris pour cible alors que nous notifions qu’aux alentours de cette caserne, tout juste du coté NORD, se trouve une base annexe des FRCI (forces républicaines de Côte d’Ivoire ) ex-rébellion.
Nous disons que les évènements survenus cette nuit-là s’inscrivent dans un contexte douteux, du moment où des officiers récemment nommés par LE GENERAL GERVAIS KOUASSI et qui devaient, après l’appel du soir, regagner leurs domiciles respectifs se trouvaient à des heures tardives un peu en balades dans la caserne.
Cela a suscité de nombreuses questions de notre part. En réalité, un officier dont nous taisons l’identité, avait déjà mis certains de ses collaborateurs en état d’alerte. A quoi cela répondaient –ils ?
Les instants ayant suivi, à 1H du matin, des tirs nourris se sont faits entendre, sans que nous ne sachions exactement de quel coté exactement ils provenaient.
Pendant ce temps, une patrouille de gendarmerie d’une unité récemment créée se trouvait à l’extérieur du camp, sous les ordres d’un officier dont nous taisons pour le moment le nom.

NOUS OFFICIERS ET SOUS OFFICIERS LIBRES DE LA GENDARMERIE NATIONALE, LANCONS UN APPEL A TOUS NOS FRERES D’ARMES EPRIS DE JUSTICE ET DE PAIX, A SE TENIR PRÊTS POUR LE COMBAT DE LA LIBERATION DE LA CÔTE D’IVOIRE.
Les réponses à toutes leurs questions sur les agissements du régime Ouattara viendront très bientôt. Car comment comprendre que des gendarmes, sans doute nommés sur des listes longtemps établies à l’avance, ont été pris pour une quelconque perquisition, alors qu’on sait que la quasi-totalité de nos frères d’armes détenaient leurs armes encore sur eux, parce qu’il règne une atmosphère de prudence dans les casernes. Du fait qu’aucun message officiel nous demandant de retourner les armes ne nous était parvenu. Ce que nous attendions afin de ne pas être taxé de rouler pour x ou y et se retrouver derrière les barreaux ( CAGNARD) , thème utilisé dans notre corps.
C’est l’occasion saisie par le nouveau patron de la GENDARMERIE, le général Gervais Kouassi, pour nous humilier alors que nous et nos familles nous apprêtions à quitter le camp à la date butoir 15 octobre 2011.
Face à tous ces agissements nous disons TROP C’est TROP. UN chef de corps, après une guerre, n’a pas de tels agissements. Surtout, sans abuser aucunement, il est de notoriété publique que le Général Gervais Kouassi n’a pas bonne réputation auprès de tous les gendarmes.
Même ceux étant en retraite peuvent en témoigner.
Aujourd’hui, il le paiera. Et nous tenons à dire que nous irons plus loin.
ET CELA Y VA DE NOTRE HONNEUR. CE REGIME PARTIRA TRES BIENTÔT.
Ca suffit. La patrie a trop souffert et nous en particulier.
La réconciliation tant prônée par Alassane Ouattara est un leurre.
Que cessent les actes de vengeance. Alors qu’on tue des gendarmes, vous restez muets, sans être capable de nous en dire plus et d’être du côté de vos hommes.
En lieu et place, vous nous traquez pour avoir défendu notre patrie.
Vous gagnerez à restituer nos casernes encore occupées, nos biens pillés, sans oublier le manque de tenues que vous n’avez été capable de nous en offrir.
A cet effet, consultez l’ancien patron qui fut un père pour nous, le GENERAL DE DIVISION KASSARATE ÉDOUARD.
Les arrestations arbitraires des officiers supérieurs tels GUIA BI POIN ex-patron du redoutable CECOS, le colonel ADOU, les capitaines ZOH LOI, BALLET, nos frères sous-officiers détenus au camp de KOUMASSI, sont monnaies courantes.
Tout cela par un régime incompétent qui ne peut régler les problèmes du pays.

NOUS LANCONS UN APPEL SOLENNEL A TOUS NOS FRERES D’ARMES, OFFICIERS ET SOUS-OFFICIERS DE GENDARMERIE A NOUS REJOINDRE ET A SE TENIR PRÊTS, AVEC DIGNITE ET DANS LA FOI, A LA LIBERATION DE LA CÔTE D’IVOIRE.
AUX COMMANDANTS DE BRIGADES RECEMMENT DEBARQUES, L’HISTOIRE DE LA CÔTE D’IVOIRE S’ECRIRA AVEC UNE GENERATION AMBITIEUSE DE GENDARMES INTELLECTUELS.

Nous sommes à une période de « l’agouti qui poursuit le chien ».
C’est pour une justice meilleure et une vraie démocratie, que nous prenons les armes pour libérer notre pays.

par IVOIREBUSINESS - COMMUNIQUE DES OFFICIERS ET SOUS OFFICIERS LIBRES DE LA GENDARMERIE NATIONALE DE CÔTE D’IVOIRE

Le 26 octobre 2011

http://afrohistorama.over-blog.com:80/article-communique-des-officiers-et-sous-officiers-libres-de-la-gendarmerie-nationale-de-cote-d-ivoire-87856267.html


2-3 Sur le terrain

 Didier Depry : Ouattara et Soro dans le collimateur de la Cpi.

 C’est un camouflet que la Cpi vient d’infliger à M. Coulibaly Gnénéma, ministre ivoirien des droits de l’homme. Non seulement l’envoyé de Ouattara qui sollicitait le transfèrement de Laurent Gbagbo à la Haye n’a pas obtenu gain de cause, mais la Cpi a décidé d’étendre ses investigations à 2002. Ce que le régime Ouattara n’avait pas du tout prévu. Du coup, l’inquiétude s’empare du camp du pouvoir. Car, eux qui s’attendaient à ce que la juridiction internationale indexe directement et uniquement Laurent Gbagbo et ses proches, doivent à présent faire face aux enquêteurs de la Cpi. Et en la matière, ils ne sont pas aussi saints qu’ils le prétendent. A ce jeu, ce ne sont plus seulement Gbagbo et ses proches qui doivent trembler, mais également Alassane Dramane Ouattara, Guillaume Soro Kigbafori et leurs soldats.
En effet, la Cpi aura à identifier, à travers une enquête impartiale et crédible, les auteurs et les commanditaires des massacres de Duékoué, des tueries de Soubré et Sago, d’Anonkoua-Kouté, de Yopougon, de l’assassinat de Désiré Tagro… Et puis, la décision de la Cpi d’étendre ses investigations à 2002 et après, est une bonne occasion pour se souvenir des massacres de la centaine de gendarmes désarmés à Bouaké, des danseuses d’Adjanou à Sakassou, des charniers de Korhogo…
Qui sont les commanditaires et les exécutants de ces tueries ? Pour qui et pourquoi ces massacres ont-ils été commis ? A ces questions, le chef de guerre, Koné Zakaria, avait donné une réponse sans équivoque lors d’un meeting en 2003 dans le nord du pays. « Celui qui vous dit que c’est pour IB qu’on a pris les armes, c’est faux. On a pris les armes pour Alassane Dramane Ouattara. C’est Alassane qui nous envoyait 25 millions de francs, chaque mois au Burkina Faso où nous étions en préparation », avait-il avoué. Quant à Guillaume Soro Kigbafori, porte-parole de la rébellion armée et secrétaire général de ce mouvement, il ne peut pas aussi facilement dégager sa responsabilité. A travers le dossier ivoirien, la Cpi joue sa crédibilité et son image fortement ternie en Afrique où la majorité de l’opinion publique accuse cette juridiction d’être instrumentalisée par les puissances occidentales au gré de leurs intérêts sur le continent. Et des régimes qu’ils soutiennent.
Didier Depry
didierdepri@yahoo.fr

04/10/2011
http://news.abidjan.net/h/412503.html


2-4 Les grandes manœuvres

Gbagbo porte plainte contre l'armée française, pour tentative d'assassinat

L'ex-Président ivoirien, Laurent Gbagbo, a porté plainte, à Paris, contre l'armée française, pour tentative d'assassinat, lors de l'offensive, menée, en avril, contre sa résidence, par les forces de son rival, Alassane Ouattara, appuyées, par la France et l'ONU, a-t-on appris, jeudi, de source judiciaire.Un juge d'instruction a été nommé, suite au dépôt, auprès du tribunal des armées de Paris, le 5 juillet, de cette plainte, avec constitution de partie civile, par ses avocats, parmi lesquels, figurent Me Jacques Vergès et Roland Dumas, a-t-on indiqué de même source.

 16/09/2011

Irib



3  Politique internationale -  

3-1 Les pays

1 Brésil

Vu du Brésil: La politique néo-coloniale française en Côte d'Ivoire.
L'intervention colonialiste Française en Côte d'Ivoire inspire les universitaires Brésiliens .

Conjontura Austral , la revue du Centre de Stratégie et de Relations Internationales de l'Université du Rio Grande do Sul qui n'est pas connue pour ses prises de position progressistes , vient de publier une analyse au titre transparent sur le " neo-interventionisme " Français en CDI [ et en Libye ] :
A CRISE DA COSTA DO MARFIM: A DESCONSTRUÇÃO DO PROJETO NACIONAL E O NEO-INTERVENCIONISMO FRANCÊS.

La conclusion est claire et sans appel : C'est dans le cadre d'une lutte pour le contrôle des ressources de la région, plus particulièrement contre le BRICS [ Exemple avec la Chine : Lien ] avec lesquels Laurent Gbagbo commençait à travailler dans la sphère des hydrocarbures , que la France est intervenue en CDI .

De la même manière la présence économique coloniale de la France dans cette région était menacée par des acteurs régionaux comme la Libye et l'Angola qui y investissaient de plus en plus leurs revenus pétroliers.
On ne s'étonnera donc pas que l'Angola ait confié peu après l'intervention Française la cartographie de sa plateforme continentale à une société Brésilienne liée au CMI Brésilien plutôt qu'à l'IFREMER ! Il faudra d'autre part observer la manière dont le Russe LUKOIL qui a dépensé près de 1Milliard d'USD dans la cartographie 3D de 3000 Km2 plateau continental Ivoirien accordera des partenariats à des sociétés pétrolières Françaises en Russie.
La politique extérieure de Nicolas Sarkozy est fustigée : Alliance stratégique contre nature avec l'Angleterre qui refuse la monnaie commune Européenne, bellicisme et interventionnisme compulsifs qui deviennent la caractéristique majeure de la POLEX Française. La France essaye ainsi de récupérer les espaces d'influence politico-économiques perdus depuis la fin de la Guerre Froide . Quand à l'avenir de la CDI , il est parsemé de goulots d'étranglements et l'unité du pays est loin d'être assurée par la nomination du Roi-Nègre Ouattara , quoiqu'en dise la propagande de l'International Crisis Group relayée par la feuille de chou électronique Atlantiste slate.fr [ Lien ]  !Pis , l'intervention coloniale Française a compliqué une situation initiale perturbée .
Le Centre de Stratégie et de Relations Internationales de l'Université du Rio Grande do Sul est avec l' Instituto Rio Branco , le principal centre de formation des diplomates Brésiliens . L'intervention coloniale Française en CDI est perçue comme une rupture du pacte de développement que le Brésil proposait à la France pour l'Afrique et que le président Lula Da Silva a évoqué lors de sa visite à Paris . Invité spécial du 17éme sommet ordinaire des chefs d'état et de gouvernement de l'Union Africaine qui s'est tenu à partir du 30 juin 2011 à Malabo , l'ex-président Brésilien a enflammé la salle de conférences avec ses attaques contre l'Occident colonialiste .

http://seer.ufrgs.br/ConjunturaAustral/article/view/20643



2 France

Shlomit Abel : Le préfet Ouattara à Paris: roucoulements en perspective…

Depuis avant-hier, notre préfet voyageur a rejoint son colombier parisien pour prendre part au Forum des Dirigeants, dans le cadre de la 36ème session de la Conférence Générale de l’UNESCO, les 26 et 27 octobre 2011. Notre colombe a prononcé un discours inoubliable sur la paix, la vraie, telle qu’elle se vit journellement en Côte d’Ivoire, le pays de l’éléphant terrassé « Comment l’UNESCO contribue-t-elle à l’édification d’une culture de la Paix et au Développement Durable ?».

Ouattara a pu partir tranquille, son discours préparé, rédigé par un « nègre en écriture » français, et puis tous les conseillers français dépêchés par l’ami Sarkozy sont là, et grâce à leur vigilance, –que le Gouverneur soit présent ou absent en république démocratique de Côte d’Ivoire-, les sbires de l’oncle Sam-Co, pardon Sarko, veillent, surveillent et télécommandent les chefs de cabinet de la préfecture, et l’ambassadeur Simon aussi est là et consacre toutes ses forces pour épauler le nouveau dirigeant.

Notre roitelet peut même trouver du temps pour voir ses médecins français et faire le plein de médicaments, car ceux-ci font cruellement défaut dans les officines des pharmacies et des hôpitaux ivoiriens. C’est pourquoi chaque jour, de nombreux ivoiriens meurent, malgré la gratuité des soins décrétée par le nouveau régime…L’embargo sur les médicaments décrété par la France qui soutenait la rébellion de Ouattara pour étrangler le régime « dictatorial » du Président Gbagbo a été levé, mais le préfet n’a plus d’argent pour la santé de ses sujets, pensez donc, il faut bien qu’il vive lui comme il convient à un gouverneur de son rang ! Avec tous ces allers retour au Sénégal pour retrouver son lit, les travaux d’Hercule pour construire son palais, et tous les voyages onéreux à l’étranger, il ne reste pas grand-chose pour la santé du petit peuple…!

A quoi bon un régime de soins gratuits, ou à la portée de toutes les bourses quand il n’y a plus de soins, plus de médicaments, seulement des anonymes qui pleurent , gémissent et se lamentent d’avoir perdu parents, enfants, conjoints, dans cette installation sous les bombes de la vraie démocratie ! Après sept mois, le secteur rural est sinistré, les semailles n’ont pas eu lieu, les habitants des villages ayant été chassés, pourchassés par des étrangers qui ont pris possession de leurs plantations; les Ivoiriens continuent de goûter les joies du chômage parce que les firmes étrangères sinistrées ont fermé leurs portes, les petits étals ont été détruits au bulldozer pour présenter une côte d’ivoire « propre ». Les fonctionnaires n’ont plus de lieux de travail, les véhicules ordinateurs, archives ayant été “empruntés” par les pillards des nouvelles forces républicaines. Il n’y a plus d’étudiants, de professeurs, de cités universitaires, de bourses d’étude, les universités ayant toutes été dévastées ou détruites.

Welcome dans cette nouvelle Côte d’Ivoire expérimentale, havre de paix et de bien vivre !

Un Etat en devenir, où les règles sont inversées : le noir devient blanc, le chaos se nomme développement, une arrestation se transforme en geste de réconciliation, Ouattara sera certainement intarissable cet après-midi !

Au nom du peuple ivoirien reconnaissant, il n’oubliera pas non plus de présenter ses vœux de bonheur et ceux de la nation reconnaissante à la petite Giulia Sarkozy !

Le lendemain de sa naissance, soit le 20 octobre 2011, madame Clinton reçoit un appel sur son téléphone portable qui la prévient de la mort de Kadhafi, et plagiant le célèbre Pontifex Maximus, elle s’écrie, hilare, « Nous sommes venus, nous avons vus… et il est mort ! »

Ah ! ce grand Jules qui inspire à la fois l’Amérique et la France du Nabot Léon, -comme l’appellent affectueusement les africains !- Imaginez qu’en l’espace de 24 heures, Jules César surgit par deux fois du passé, aux États Unis et en France, pour inspirer une femme d’influence et un futur ex-locataire de l’Élysée, en lui soufflant le prénom de sa propre fille, sa fille bien aimée, Guilia, l’épouse adorée du grand Pompée !

Ce tir groupé de deux non-événements majeurs, ne peut être une coïncidence ! Assurément ce voyage en France est placé sous de bons auspices, il sera une réussite !

Shlomit Abel

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2011/10/le-prefet-ouattara-a-parisroucoulements-en-perspective…/

 

L`ex N°2 de Gbagbo dit que 3 millions d`euros ont été versés à Chirac en 2002

L`ex-numéro 2 du régime du président déchu Laurent Gbagbo en Côte d`Ivoire a affirmé dimanche à l`AFP que quelque trois millions d`euros avaient été transférés d`Abidjan à Paris pour financer la campagne électorale du président français Jacques Chirac en 2002.
Ces déclarations de M.
Mamadou Koulibaly, actuel président de l`Assemblée nationale, vont dans le sens des accusations de l`avocat français Robert Bourgi, conseiller officieux pour l`Afrique du président français Nicolas Sarkozy.
“Robert Bourgi a parfaitement raison il y a eu un transfert d`argent entre Laurent
Gbagbo (2000-2011) et Jacques Chirac, en 2002″ a déclaré M. Koulibaly, faisant état “d`environ deux milliards de FCFA (environ trois millions d`euros) transportés d`Abidjan vers Paris par valise”.
“J`ai dit au président (Gbagbo) que nous étions un pays pauvre et que nous n`avions pas d`argent à financer des élections d`hommes politiques de pays riches”, a-t-il expliqué.
M. Koulibaly a ajouté avoir “rencontré Robert Bourgi à la table de Gbagbo en 2002, venu solliciter de l`aide en vue d`un financement de la campagne présidentielle en France”.
“Monsieur, vous êtes jeune, quand on veut faire de la politique on est généreux”, lui aurait répondu M. Bourgi devant son opposition.
M. Bourgi a affirme au journal français le Journal du dimanche (JDD) avoir “participé à plusieurs remises de mallettes à Jacques Chirac” et avoir également remis des fonds occultes à Dominique de Villepin, ex-Premier ministre français.
Ce dernier a démenti les accusations tandis que l`avocat de M. Chirac a annoncé que l`ex président allait porter plainte contre M. Bourgi pour diffamation.
A Paris, un membre de l`entourage en France de M. Gbagbo a dit s`étonner que les Français paraissent découvrir l`existence de versements de fonds occultes africains à des personnalités politiques.
“Cela devait éclater un jour ou l`autre. Nous nous étonnons juste que ce ne soit que maintenant que l`opinion publique française semble découvrir tout ça.
Et on s`étonne aussi que cela s`arrête à Dominique de Villepin”, a-t-il déclaré, sous couvert d`anonymat.
Ce genre d`accusations “ne sortira jamais de la bouche de Gbagbo, ce n`est pas son genre”, a ajouté cette source.
M. Koulibaly a lancé en aout son parti Liberté et démocratie pour la République (Lider).
Il était devenu président par intérim du parti créé par M. Gbagbo après la chute en avril de ce dernier ainsi que l`arrestation ou l`exil de la plupart des hauts cadres du Front populaire
ivoirien (FPI, ex-parti au pouvoir).
M. Koulibaly, aujourd`hui président de l`Assemblée nationale, avait suscité d`importants remous dans le parti en émettant de fortes critiques sur l`attitude de M. Gbagbo durant la crise et le comportement du FPI durant ses années de pouvoir (2000-2011).
http://www.ivoirediaspo.net/?p=6481

 


 


3-2 ) Otan - 3 Onu - 4 Nations Unies - Autres organisations

ONU

Crise ivoirienne :Les manœuvres de l`ONU pour prolonger sa présence en Côte d`Ivoire

Quand la crise ivoirienne éclate en septembre 2002 et se mue en rébellion armée, les dirigeants de la Côte d'Ivoire d'alors n'hésitent pas à solliciter tous les recours internationaux pour sortir le pays de l'impasse. En premier, la sous-région va réagir à travers la Mission de la CEDEAO en Côte d'Ivoire (MICECI) en 2003, qui se mue en Mission des nations unies (MINUCI) avec l’implication onusienne, puis Opération des nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) en 2004 avec l'arrivée des casques bleus. En effet, si au départ, la présence étrangère portait juste sur des négociations civiles pour trouver une issue rapide à la crise, les difficultés à concilier les deux parties belligérantes auront nécessité la mobilisation d'une force d'interposition impartiale pour prévenir tout risque de reprise des hostilités. En quelques mois, la Côte d'Ivoire est inondée d'engins estampillés ONU et de milliers de casques bleus et d'agents onusiens sur l'ensemble du territoire où les populations vont très vite s'accommoder de cette présence rassurante. Pendant 8 ans, l'ONUCI et son armée ont joué un rôle déterminant d'arbitres, d'accompagnateurs et surtout d'observateurs attentifs pour éviter des dérives graves en terre ivoirienne. Si des élections ont pu se tenir en octobre et en novembre 2010, c'est en grande partie grâce à cette organisation, qui a contribué aux plans logistique, politique que sécuritaire à la réussite de ce projet poursuivi depuis 2005. Quand survient la crise post-électorale, c'est encore l'ONUCI, à travers son président Young-Jin Choi, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, qui va monter au premier plan et assurer un arbitrage, avant de mobiliser ses hommes pour trancher militairement en faveur du tenant actuel du pouvoir, le président de la République, Alassane Ouattara, considéré comme le vrai vainqueur de la présidentielle. Cinq (05) mois après ces moments difficiles, la situation en Côte d'Ivoire va se normalisant. Cette évolution devrait contraster, en principe, avec la présence onusienne pour progressivement dissiper l'état de crise. Mais, sur le terrain, hélas, ce n'est pas le cas. L'on a plutôt l'impression d'une ONUCI qui se conforte dans sa position à travers les les actes et les actions qu'elle continue de poser sur le terrain. Les agents recrutés et chèrement rémunérés dans la crise ivoirienne n'ont-ils pas intérêt à ce qu'elle prenne fin? Pas plus tard qu'hier, profitant d'une journée dite de réconciliation à Aboisso, c'est plutôt l'idée de la construction d'un nouveau camp militaire que l'organe onusien va faire admettre aux populations du SANWI. Au lendemain du changement de régime en Côte d'Ivoire, l'ex-représentant spécial, Choi, avait annoncé la construction de 8 camps militaires dans les zones à risque.
Des velléités de sédentarisation et le DDR
Dans le feu des velléités de déstabilisation du tout nouveau régime qu'il venait d'aider à s'installer, ce projet revêtait effectivement un sens. Mais, à ce jour, où les Ivoiriens en sont plutôt à se préoccuper d'autres choses telle la réduction du coût de la vie, que de la crise classée dans les souvenirs, l'on peut encore s'étonner de la nécessité de la construction d'un camp, synonyme de sédentarisation des services onusiens en Côte d'Ivoire. Dans un autre registre, l'on est surpris de certaines actions que l'ONUCI pose directement sur le terrain, se substituant parfois même aux institutions et structures locales. Le cas plus patent, c'est la conduite des opérations de désarmement. Une mission bien précise déclinée en un programme et conduite par des organismes ivoiriens. Après avoir accompagné ces organismes ivoiriens dans cette mission, c'est à peine que l'on ne dira pas de l'ONUCI, depuis la fin de la crise post-électorale, qu'elle s'est transformée en opérateur direct sur le terrain. Abobo, Yopougon et tout dernièrement à Duékoué ou à cout de battage médiatique, l'organisme onusien organise des cérémonies de désarmement. Ce, au mépris des procédures établies en la matière qui voudraient que l'individu qui dépose son arme soit profilé, inscrit dans les fichiers du programme national de réinsertion et de réhabilitation communautaire (PNRRC) en charge de ce dossier depuis la signature des accords de Ouaga et même bien avant. Peut-être pour bien s'approprier ce dossier, l'ONUCI organise à partir de la semaine prochaine, un atelier pour, dit-on, ''définir, la politique de DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion) pour la Côte d'Ivoire''. Comme si c'est maintenant qu'on réfléchit à la sortie de crise dans ce pays. De quel DDR s'agit-il encore? Quelle politique de DDR s'impose en ce moment sur le territoire ivoirien? Quand on sait la trajectoire des conclusions de pareils ateliers dans le fonctionnement du système onusiens, l'on ne devra pas être surpris que demain elles ne débouchent sur une nouvelle résolution trouvant encore de nouvelles missions aux agents et structures onusiens en Côte d'Ivoire pour encore prolonger les délais de présence. Il est vrai, l'on ne saurait dénier l'intérêt de la présence onusienne dans les moments de braise. Mais, passé ces moments où la force impartiale devient indispensable, la pérennisation de la mission, telle qu'elle se présente sur le terrain, suscite des interrogations. Il n'y a plus de belligérance sur le sol ivoirien, l'armée est unifiée, la menace est désormais loin derrière. Dans ce contexte, l'ONU devrait commencer à disparaitre pour laisser place à la normalisation. Auquel cas, la sortie de crise apparaît comme un métier et les fonctionnaires onusiens, des professionnels pour la fructifier autant que possible au détriment des populations locales pressées de retrouver leur quiétude d'antan, avec le retour des investisseurs pour qui la présence continue des visuels onusiens constitue toujours un indicateur de malaise. Combien ne sont-ils aujourd'hui ces investisseurs qui hésitent à frapper à nouveau aux portes de la Côte d'Ivoire? Rares sont ceux encore qui oseront prendre le risque de revenir tant que le territoire ivoirien demeurera un focus onusien, donc une zone à redouter. Voilà qui pourrait retarder l'élan de reconstruction, laquelle ne se trouve point uniquement dans l'assistance de l'extérieur, mais aussi et surtout dans la capacité des nationaux à disposer progressivement d'eux-mêmes. Il faut y songer.
F.D.BONY

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=2465



4 Processus de paix

Levée des sanctions de l'Union européenne contre des pro-Gbagbo

Plusieurs personnalités pro-Gbagbo ont bénéficié d’une levée des sanctions prises au début de l’année 2011 par l’Union européenne.

Parmi elles, Paul Yao N’Dre, qui avait annoncé Laurent Gbagbo vainqueur du scrutin présidentiel.

Afin de remédier à l’asphyxie économique ivoirienne, l’Union européenne (UE) a opté pour une levée des sanctions à l’encontre des collaborateurs de Laurent Gbagbo.

Selon le journal officiel de l’UE, Paul Yao N’Dre, président de la cour Constitutionnelle à l’époque de l’élection présidentielle, qui avait proclamé le chef d’État déchu comme vainqueur du scrutin, ne serait donc plus concerné par le gel des avoirs et l’interdiction de voyager auquel il était soumis.

Proches du pouvoir et entreprises pétrolières

Parmi ceux qui bénéficient de cette levée des sanctions européennes, l’entrepreneur Roland Dagher, un proche de l’ancien régime, mais aussi Nathanael Abouman Brouha, Timothee Ahoua N`Guetta, Jacques Andre Daligou Monoko, Bruno Wale Ekpo, Felix Tano Kouakou, Hortense Kouassi Angoran, Josephine Suzanne Toure, Hilaire Babri Gohourou, Zakaria Fellah, Charles Kader Gore et Kadio Morokro Mathieu.

Deux entreprises pétrolières, la Société Ivoirienne de Raffinage et la Société Nationale d'opérations pétrolières de la Côte d`Ivoire, avaient précédemment bénéficié de ce dégel des avoirs par l’UE.

L’Union européenne avait décidé d’appliquer ces sanctions début 2011, afin de paralyser Laurent Gbagbo et de l’obliger à quitter le pouvoir. Lorsqu’Alassane Ouattara a pu accéder au poste de président en avril, l’UE avait décidé d’une levée de ces sanctions.

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110928144554/sanction-laurent-gbagbo-union-europeenne-election-presidentiellecote-d-ivoire-levee-des-sanctions-de-l-union-europeenne-contre-des-pro-gbagbo.html

Les commentaires sont fermés.