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13/11/2011

n°30 - Dossiers du 11-09 - : 11-09 au 11-11-11 - jk- : Pour en finir avec le 11-Septembre.

 


N° 30 - dossiers du 11-09 - 11-11-11  - En Amérique, le respect de la vérité est mort



 

Dossiers Géopolitique & stratégiedu 11-09

n°30

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire : 

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Grégoire Lalieu : Le gouvernement des Etats-Unis impliqué dans les attentats du 11 septembre ?

1-2 Chems Eddine Chitour : Pour en finir avec le 11-Septembre.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

2-1 STTC : Guide à la découverte des lanceurs d’alertes du 11-Septembre.

2-2 Paul Craig Roberts : En Amérique, le respect de la vérité est mort.

2-3 Le documentaire Secrecy Skills est paru aujourd’hui, malgré les menaces de la CIA.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

3-1 11 / 09 : Une théorie de la conspiration.

3-2 Jean-Marc Manach : 40% DES ATTENTATS TERRORISTES AUX ETATS UNIS SONT « INITIÉS OU FACILITÉS PAR LES AUTORITÉS »

 



1 Analyse -  Géopolitique et stratégieRéflexion

1-1 Grégoire Lalieu : Le gouvernement des Etats-Unis impliqué dans les attentats du 11 septembre ?
Le 1er mai 2011, quatre-vingt commandos des forces spéciales US exécutaient Oussama ben Laden dans sa tanière au Pakistan. Manifestations de joie à New-York lorsque Barack Obama a annoncé la mort du terroriste. « Justice a été faite » déclarait le président sur les antennes. Pourtant, certains responsables de la tragédie du 11 septembre courent toujours.

 Des cadres dynamiques virevoltent gaiement sur le chemin du travail. Carpette sous le bras, une famille épanouie emménage dans une banlieue paisible et verdoyante alors qu’un gamin à bicyclette distribue les journaux avec entrain. Ailleurs, un jeune couple se jure fidélité sous le regard myope mais attendri de mère-grand. Et sous un soleil resplendissant, des citoyens de tous horizons, exaltés par l’ivresse patriotique, hissent la bannière étoilée, l’étendard de cette nation où tout peut réussir. « Le Jour se lève à nouveau sur l’Amérique. »

Après la tourmente des années 70, son choc pétrolier, sa crise économique, sa révolution iranienne et son invasion soviétique de l’Afghanistan, il fallait bien un slogan mielleux et un spot de campagne tout aussi sirupeux pour que le candidat Reagan rassure les citoyens des Etats-Unis.

Trente ans plus tard, des travailleurs sans-emploi s’agglutinent aux portes des bureaux de chômage. Les banlieues chatoyantes ont laissé place à des terrains vagues où s’amoncèlent les expropriés victimes des subprimes, sorte de bidonvilles où le bambin à bicyclette ne s’aventure pas pour distribuer les journaux.

Pourtant, avec l’annonce de la mort d’Oussama ben Laden, il semble que le jour se lève à nouveau sur l’Amérique. La foule amassée autour de Ground Zero parait empreinte de cette même euphorie béate qui animait les clichés sur pattes du clip reaganien. L’Axe du Bien a triomphé du mal incarné, l’ennemi public numéro un est mort et immergé. 

Mais au risque de jouer les trouble-happy-end, il serait peut-être bon de souligner que la saga de la guerre contre le terrorisme ne peut se conclure avec la mort du méchant à la fin. En effet, pour certains responsables de cette tragédie moderne, justice n’a pas encore été faite. Pire, ils poursuivent tranquillement leur folie meurtrière du côté de la Maison Blanche et du Pentagone.

 

Les différentes vies de ben Laden

Il ne sera pas ici question de savoir si les attentats du 11 septembre sont une opération montée de toute pièce par la CIA. Certes, la version officielle comporte de nombreuses zones d’ombre qui alimentent le soupçon. Cependant, comme le remarquait Jean Bricmont sur notre site, organiser un tel attentat sous faux pavillon impliquerait un trop grand nombre de personnes à divers échelons des institutions US pour pouvoir garder le secret.

Difficile donc de faire la lumière sur les mystères du 11 septembre tout comme sur ceux qui planent autour de la mort de ben Laden. Selon un journal pakistanais, le célèbre terroriste aurait succombé à des complications pulmonaires en décembre 2001. Six ans plus tard, Benazir Bhutto, alors Première ministre du Pakistan, indiquait dans une interview que le célèbre terroriste était mort. Et aujourd’hui, Barack Obama nous annonce son exécution mais pas de cadavre donc pas de crime. Il faudrait simplement croire le président des Etats-Unis sur parole, ce qui demande un certain effort. 

Mais finalement, le fait que ben Laden était vivant ou pas n’est pas le plus important. Tout comme le fait de savoir quel rôle a pu jouer l’administration Bush dans les attentats du 11 septembre. Certes, si conspiration il y a eu, il serait utile que la vérité éclate au grand jour. Mais si nous avions eu la preuve irréfutable que les attentats du World Trade Center avaient bien été commis par Al-Qaïda et uniquement par Al-Qaïda, qu’auraient fait les instigateurs du 11 septembre ?

Se seraient-ils inclinés devant les campagnes guerrières du chevalier Bush ?

Auraient-ils applaudi à l’invasion de l’Afghanistan ? 

En fait, soit on adhère aux théories du complot et la responsabilité des autorités US est d’une infamie évidente. Soit on s’en tient à la version officielle, celle rapportée par les dirigeants politiques, matraquée par les médias de masse et largement répandue auprès de l’opinion publique.

Or, dans ce deuxième cas, la responsabilité du gouvernement des Etats-Unis dans les attentats du 11 septembre prend une autre forme mais reste engagée. Il suffit de démystifier les diatribes sur le soi-disant choc des civilisations, replacer les événements dans leur contexte historique et analyser les enjeux tant du côté des attentats que de la guerre contre le terrorisme.

 

Il était une fois, le choc des civilisations

Depuis dix ans maintenant, dirigeants politiques, professionnels du storytelling et autres griots médiatiques nous content l’histoire de ce fanatique religieux parti en guerre contre les valeurs progressistes que représentent les Etats-Unis.

Le soir du 11 septembre 2001 déjà, le président Georges W. Bush jetait les bases de l’interprétation qui devait prévaloir  : « Aujourd'hui, nos concitoyens, notre mode de vie, notre liberté même ont été attaqués dans une série d'actes terroristes meurtriers et délibérés. (…) L'Amérique a été visée parce que nous sommes la lanterne de la liberté et des opportunités dans le monde. Et personne n’empêchera cette lumière de briller.  » Le président poursuivait sur une note religieuse : « Ce soir je vous demande de prier pour toutes les personnes affligées, pour les enfants dont le monde est brisé (…). Et je prie pour qu’ils soient soulagés par une puissance plus grande que nous dont nous parle le psaume 23 : “Bien que je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal car tu es avec moi. »

Le 20 septembre 2001, Georges W. Bush popularisait le concept du choc des civilisations sur les antennes de la planète : « Ce n'est cependant pas toutefois le combat de la seule Amérique. Ce qui est en jeu n'est pas seulement la liberté de l'Amérique. C'est le combat du monde entier. C'est le combat de la civilisation. C'est le combat de tous ceux qui croient au progrès et au pluralisme, à la tolérance et à la liberté. »

Presque dix ans plus tard, le 1er mai 2011, Barack Obama clôturait l’épopée dans la même veine, commentant l’exécution sommaire de ben Laden en ces termes : « Rappelons-nous que nous pouvons accomplir ces choses non pas seulement pour des raisons de richesse ou de puissance, mais à cause de ce que nous sommes : une seule nation bénie de Dieu, indivisible et vouée à la liberté et à la justice pour tous. »

A notre gauche donc, la lanterne des opportunités, l’Amérique libre, le monde civilisé qui récite des psaumes pour les enfants brisés. Et à notre droite ? Oussama ben Laden, le champion de l’obscurantisme, le barbare fanatique, le Dark Vador de l’islam, qui hait l’Occident parce que l’Occident est l’Occident.

Le problème est que cette version des faits qu’on nous a servie ne correspond pas à la réalité. Oussama ben Laden était-il un terroriste coupable d’actes ignobles ? Bien-sûr. A-t-il agi parce que l’American Way of Life lui était insupportable ? Certainement pas.  

 

L’ennemi public numéro un

Oussama ben Laden est issu d’une des familles les plus fortunées d’Arabie saoudite. Au début des années 80, avec l’appui indirect de la CIA et des services de renseignements saoudiens, il participe au recrutement de moudjahidines pour combattre les troupes soviétiques en Afghanistan. L’opération est un succès : les Etats-Unis voulaient offrir à l’URSS son Viêt-Nam et, après dix ans de combats stériles et dispendieux, Moscou retire ses soldats du bourbier afghan.

Kalachnikov sous le bras, ben Laden retourne alors en Arabie saoudite où la tension est palpable.

En effet, Saddam Hussein, criblé de dettes suite à la guerre contre l’Iran, a envahi le Koweït. Le petit émirat pétrolier est l’un des plus importants créanciers de l’Irak. L’autre grand bailleur de fonds de Saddam, c’est l’Arabie saoudite.

Ben Laden propose alors aux dirigeants saoudiens de lever une armée pour combattre les soldats irakiens qui portent la menace aux frontières du royaume. Les Saoud refusent mais autorisent l’armée US à stationner en Arabie saoudite dans le cadre de l’opération Tempête du Désert. En réalité, le risque d’une attaque irakienne est très faible. Par contre, en récupérant le Koweït (que les colonialistes britanniques lui avaient enlevé), l’Irak deviendrait le premier producteur de pétrole au monde. Ni l’Arabie saoudite, ni les Etats-Unis ne peuvent l’accepter.

La présence de soldats US sur le sol saoudien soulève une vague de protestations dans le royaume : la population apprécie très peu que des boots infidèles viennent souiller les terres saintes de l’islam. Beaucoup de citoyens ne comprennent pas non plus pourquoi le régime est incapable de se défendre seul alors qu’il a dépensé sans compter ses pétrodollars dans l’achat de matériel militaire. De son côté, Oussama ben Laden est furieux, dénonce la corruption du régime et les sanctions imposées à l’Irak qui causent des milliers de victimes.

Comme le souligne Mohamed Hassan dans Comprendre le monde musulman, un livre d’entretiens à paraître en septembre 2011 chez Investig’Action, ben Laden est un homme pieux qui utilise la religion pour mobiliser les masses et confronter la famille royale. Il demande, par exemple, pourquoi le pays n’a pas de Constitution alors que le prophète Mahomet en a établi une à Médine définissant des droits égaux pour les musulmans, les chrétiens et les juifs. En opposition à cette famille royale totalement dépendante du soutien des Etats-Unis, le riche ben Laden représente en fait un courant de la bourgeoisie nationale saoudienne qui exige des réformes politiques et plus d’indépendance pour le pays.

Dans les années 90, l’ancien recruteur de moudjahidines engage des actions terroristes contre les dirigeants saoudiens avant de s’en prendre directement à la puissance qui les supporte : en 1996, Oussama ben Laden lance un appel à attaquer les intérêts US partout dans le monde.

Il est intéressant de noter qu’au-delà de l’aspect religieux, les actions menées par ben Laden comportent une dimension politique. Le terroriste dénonce les visées hégémoniques des Etats-Unis dans le monde musulman, fustige le soutien de Washington aux régimes tyranniques et condamnent les pressions exercées pour maintenir le pétrole à bas prix. Ben Laden trouve ainsi un écho favorable auprès d’une partie des masses dans certains pays musulmans, qui considère le milliardaire terroriste comme une espèce de Robin des bois. C’est ce que relève dans plusieurs ouvrages Michael Scheuer, un ancien officier de la CIA chargé du dossier ben Laden durant près d’une dizaine d’années et qui remit son tablier en 2004 pour marquer son désaccord avec les méthodes employées par l’administration Bush dans la lutte contre le terrorisme.  

Scheuer explique que ben Laden n’est pas un terroriste aveuglé par le fanatisme religieux qui attaque les Etats-Unis parce que les valeurs occidentales sont contraires à celles de l’islam. Le spécialiste de la CIA précise au contraire que ben Laden mène un djihad défensif en réaction à la politique guerrière menée par Washington dans le monde musulman. C’est n’est pas un islamiste radical qui le dit, ni un militant atteint d’anti-américanisme primaire et encore moins un pourfendeur de l’impérialisme « yankee ». Juste quelqu’un qui connait bien son sujet.

On ne peut pas non plus soupçonner Scheuer d’être tombé sous l’emprise d’une fascination malsaine pour l’homme qu’il a étudié de nombreuses années : l’officier de la CIA regrette que le président Clinton n’ait pas fait liquider ben Laden dans les années 90, lorsque c’était possible.

 

 Combattre le terrorisme par le terrorisme ? 

Visiblement, l’analyse de Michael Scheuer n’a pourtant eu que peu d’impact sur les décisions de l’administration Bush. Le soir du 11 septembre, le président des Etats-Unis aurait pourtant pu s’adresser en ces termes à la nation : « Nos hommes ont rapidement identifié les auteurs des attentats qui ont frappé notre pays aujourd’hui. Il s’agit d’une organisation islamiste dirigée par un saoudien du nom d’Oussama ben Laden. Je me suis entretenu avec la personne qui, au sein de nos services de renseignements, suit les agissements de ce dangereux terroriste depuis des années. C’est notre meilleur spécialiste sur le sujet, le genre de type qui, chaque matin, en buvant son café, fixe intensément la photo du criminel pour tenter de comprendre sa manière de fonctionner. Eh bien, figurez-vous que ces terroristes sont motivés par un profond ressentiment à l’égard de notre politique de domination au Moyen-Orient. Le temps est venu pour l’Amérique de bâtir des relations plus respectueuses avec le reste de la planète. Nous ne pouvons imposer notre leadership par la force sans nous faire des ennemis. Nous en payons le prix aujourd’hui mais cela va changer. Par ailleurs, nous allons tout mettre en œuvre pour arrêter et juger les criminels qui nous ont attaqués. Je suis en contact avec les autorités d’Afghanistan où ben Laden est caché. Le gouvernement afghan attend que nous fournissions les preuves de la culpabilité de ben Laden pour le livrer à la justice. Nous allons fournir ces preuves le plus rapidement possible. Dieu bénisse l’Amérique. »  

Evidemment, Georges W. Bush n’a jamais prononcé un tel discours. Il a parlé de lanternes et de combat du Bien contre le Mal. En octobre 2001, il engageait les Etats-Unis et les forces de l’OTAN dans une guerre contre l’Afghanistan. Alors que les Talibans s’étaient vraiment dits prêts à négocier la livraison de ben Laden. Et alors que les raisons qui avaient poussé Al-Qaïda à commettre des attentats étaient justement liées à la politique guerrière menée par les Etats-Unis dans les pays musulmans. Au lieu d’attaquer le problème à la racine, Georges W. Bush jetait donc de l’huile sur le feu. Comme si cela n’était pas suffisant, en mars 2003, le président des Etats-Unis lançait une nouvelle attaque contre l’Irak, prétextant des liens entretenus par Saddam Hussein avec Al-Qaïda.

Quel est le bilan de cette guerre contre le terrorisme ? En Afghanistan, des milliers de civils ont été tués, les divisions ethniques ont été exacerbées et ont plongé le pays dans le chaos, l’économie et de nombreuses infrastructures ont été détruites mais le commerce de l’opium a connu un regain d’activité intense avec l’aide de la CIA (plus de 60% de l’héroïne vendue dans le monde viendrait d’Afghanistan, contre 0% du temps des Talibans). Enfin, Washington a placé Hamid Karzaï à la tête du pays. Ce président n’a aucune base sociale en Afghanistan mais est parvenu à se faire réélire dans le silence et la fraude en 2009.

Pour l’Irak, sur base d’une étude du journal médical « The Lancet » , on estime que plus d’un million de vies ont déjà été arrachées, sans compter les victimes de la première guerre du Golfe et de l’embargo meurtrier imposé à ce pays durant une douzaine d’années. A l’instar de l’Afghanistan, l’Irak est plongé dans le chaos. La politique d’occupation des Etats-Unis a ravivé les tensions confessionnelles. En 2010, Dirk Adriaensens du BRussels Tribunal dressait un bilan de l’invasion de l’Irak et apportait ces quelques chiffres : « Depuis 1990, début du régime de sanctions imposé par l’ONU, le taux de mortalité infantile a augmenté de 150% en Irak. (…) En 2007, les statistiques gouvernementales officielles dénombraient 5 millions d’orphelins en Irak. Plus de 2 millions d’Irakiens sont réfugiés hors du pays et près de 3 millions sont réfugiés (ou déplacés) à l’intérieur du pays. 70% des Irakiens n’ont plus accès à l’eau potable. Le nombre de chômeurs (sans indemnités) atteint officiellement les 50%, il est de 70% officieusement. (…) 4 millions d’Irakiens sont sous-alimentés et ont un urgent besoin d’assistance humanitaire. 80% des Irakiens ne disposent plus d’aucun système sanitaire (égouts et eaux usées) »

 

 L’enjeu de la guerre contre le terrorisme : remodeler le Moyen-Orient

L’administration Bush baignait-elle donc dans l’inconscience la plus totale lorsqu’elle s’est engagée dans cette guerre contre le terrorisme ? Pourquoi aggraver le problème plutôt que de chercher à la résoudre ? Difficile de répondre si on s’en tient aux discours idéologiques des autorités US. La vérité se trouve au-delà des mots, dans les intérêts objectifs qu’avaient les faucons de Washington à intervenir militairement en Asie centrale et au Moyen-Orient.

Après la chute du bloc soviétique en 1991, les Etats-Unis voyaient s’effondrer leur principal concurrent et prenaient le leadership mondial. Maintenir une telle position nécessite de se renforcer et d’empêcher les autres concurrents de vous rattraper. C’est pour remplir cet objectif que les néoconservateurs de l’administration Bush ont développé le concept du Grand Moyen-Orient : un remodelage de l’espace s’étendant du Maghreb au Pakistan en passant par la péninsule arabique. Officiellement, il s’agit de promouvoir la démocratie et d’aider ces pays à s’insérer dans l’économie mondiale. En réalité, ce projet était déjà étudié bien avant les attentats du 11 septembre. L’objectif ? Mettre au pas les régimes récalcitrants de la région pour contrôler ce vaste espace stratégique et riche en matières premières, notamment en pétrole et en gaz. En effet, à travers le contrôle des ressources énergétiques, c’est le développement de ses concurrents économiques que Washington peut contrôler : Chine, Inde, Brésil, etc.

D’ailleurs, si les Etats-Unis n’avaient pas rencontré une telle résistance tant en Irak qu’en Afghanistan, l’Iran aurait probablement été la prochaine cible. Il est intéressant de noter sur ce point que les campagnes militaires ont été un véritable fiasco pour les néoconservateurs. Le remodelage du Grand Moyen-Orient se révèle être un gribouillage géopolitique dont les Etats-Unis n’ont pu tirer de véritable bénéfices. Au contraire, la guerre contre le terrorisme a ruiné l’économie US, ce qui constitue une victoire pour Al-Qaïda. En effet, Michael Scheuer souligne dans Imperial Hubris que l’organisation terroriste avait décidé d’attaquer son ennemi à son centre de gravité : l’économie.

 Le gouvernement des Etats-Unis se soucient-ils de la sécurité de ses citoyens ?

La guerre contre le terrorisme n’était donc qu’un prétexte pour rencontrer des objectifs stratégiques et économiques. Evidemment, il faut présenter à l’opinion publique une raison valable pour partir en guerre et envoyer des tas de jeunes au casse-pipe. Les attentats d’Al-Qaïda ont offert le mobile rêvé. Peu importe si l’invasion de l’Afghanistan n’était pas nécessaire pour capturer ben Laden. Peu importe si Saddam Hussein n’entretenait aucune relation avec Al-Qaïda. Les esprits étaient chauffés à blanc et prêts à s’engager dans la croisade du Bien contre le Mal.

Pourtant, les citoyens qui ont poussé des cris de joie lorsque Barack Obama a annoncé la mort de ben Laden, devraient se poser quelques questions aujourd’hui. Si le chef d’Al-Qaïda est bien mort, le gouvernement des Etats-Unis n’a pas montré le moindre signe de remise en question de cette politique dévastatrice qui avait servi de terreau à l’islamisme radical : coups d’Etat, agressions militaires, violations du droit international, utilisation de bombes au phosphore blanc ou à l’uranium appauvri, financement d’organisations terroristes et de régimes dictatoriaux, pillage des richesses… Les dirigeants US ont poursuivi leurs crimes en toute impunité.

On ne pourrait justifier d’aucune manière les actes terroristes de ben Laden. En revanche, on peut tenter d’en comprendre les fondements pour éviter que des tragédies semblables aux attentats du 11 septembre ne se reproduisent. Cette démarche nous renvoie inévitablement à la politique étrangère menée par les Etats-Unis. Or, non seulement les dirigeants US n’ont pas tenté d’enrayer le phénomène, mais ils l’ont gracieusement alimenté en déclenchant de nouvelles guerres.

Les citoyens des Etats-Unis doivent comprendre que leur gouvernement se soucie très peu de leur sécurité. Les terroristes de la Maison Blanche répondent à des intérêts économiques qui sont contraires à ceux du peuple.

Le chef d’Al-Qaïda est mort mais peut-être que le prochain ben Laden sera l’un des ces 5 millions d’orphelins qui errent en Irak, ou bien un Afghan qui aura vu ses parents tués par les drones de l’armée US. Il pourrait venir d’Indonésie où la répression du dictateur Suharto, soutenu par les Etats-Unis, a provoqué 1,2 millions de morts. Il sera peut-être somalien ou chilien. Les Etats-Unis maintiennent le pays du premier dans le chaos depuis dix ans. Et ils ont renversé le président démocratiquement élu du second en 1973 pour installer la dictature sanglante du général Pinochet.

Bref, des ben Laden pourraient voir le jour aux quatre coins de la planète, partout où les Etats-Unis ont semé la désolation. Les intérêts des multinationales ne sont pas favorables à la paix dans le monde ni à la sécurité des citoyens, qu’ils soient de New-York, Bagdad ou Santiago. Pour ces terroristes aussi, il est nécessaire que justice soit rendue. Celle des tribunaux et non celle des exécutions sans procès.

Grégoire Lalieu

9 septembre 2011

http://michelcollon.info/Le-gouvernement-des-Etats-Unis.html


1-2 Chems Eddine Chitour : Pour en finir avec le 11-Septembre.

Partie immergée du Nouvel ordre néolibéral.

 «Les négationnistes du 11 septembre sont des ennemis de la démocratie ou, au mieux, les idiots utiles de l'extrémisme. Ils doivent être dénoncés comme tels».

Laurent Joffrin

   C'est par ces mots que le débat d'idées est engagé, induisant de ce fait, la promesse de toutes les foudres pour ceux qui seraient tentés d'avoir un avis contraire, dans la plus pure tradition de l'intolérance comme ce fut le cas pour le négationnisme à propos de l'ampleur de l'holocauste.

Un grand sondage H.E.C. Junior Conseil pour ReOpen911: 58% des Français doutent de la version officielle des attentats du 11 septembre.

 Il n'empêche! La liberté de parole a ses limites en Occident qui se veut donneur de leçon.

Le quotidien danois Jyllands Posten, situé à droite, avait publié en 2005 les douze représentations de Mahomet, qui déclenchèrent l'affaire que l'on sait. Les questions liées à la liberté d'expression lui tiennent donc particulièrement à coeur. Des ruines de Ground Zero a émergé une culture de l'outrage qui, poussée à l'extrême, conduit à des restrictions de liberté bien plus drastiques que de simples dispositifs techniques tels que les caméras de surveillance ou les scanners dans les aéroports.(1)
Que s'est-il passé le 11 septembre: version officielle et doutes

La version officielle nous dit quelques heures après la chute des 3 tours du WTC que 19 terroristes ont détourné des avions et les ont fait écraser sur les tours et sur le Pentagone occasionnant la mort de près de 3000 personnes. Cet événement a eu des répercussions dans le monde entier et va structurer encore ce nouveau siècle pendant de longue année. Pour la première fois de son existence, lm’Empire est attaqué sur son sol. 

Pourtant, des doutes se sont fait jour malgré l'enquête officielle sur les causes et les commanditaires de ces attaques. Ce qui est vrai c'est que deux avions ont percuté les tours du WTC mais ces tours sont-elles tombées sous le choc et l'incendie ou ont-elles été aidées dans leur chute par une autre cause? Justement, deux énigmes ont retenu l'attention. Les explosions et la chute inexpliquée du bâtiment 7, non touché par les impacts des avions. En août 2006, le professeur Graeme MacQueen publiait une étude complète sur les témoignages recueillis auprès du département incendie de New York (Fdny) dans les mois qui suivirent le 11 septembre. Au travers d'un corpus de témoignages venant de 503 pompiers et secouristes, qui représente environ 12.000 pages et en appliquant une méthode de pointage rigoureuse, il a extrait 177 témoignages provenant de 118 témoins soutenant l'occurrence d'explosions au World Trade Center. Si des explosions ont joué un rôle critique dans ces chutes, la version officielle avec Al Qaîda en son centre pourrait devoir être révisée de manière radicale, voire complètement abandonnée.(2)

 

« Il n'y a pas de livre d'Histoire, écrit Ariane Walter, professeur de philosophie, plus passionnant, plus riche, plus indispensable, pour comprendre les secrets du 11 septembre que «La route vers le nouveau désordre mondial» de Peter Dale Scott. Oui, le 11 septembre a aussi été un coup d'Etat d'une partie du gouvernement américain. L'habileté de Scott est de nous dire: ne croyez pas que le 11 septembre soit, dans l'histoire des Etats-Unis, un événement soudain et unique. 50 ans de politique l'ont amené, préparé, construisant une situation monstrueuse qui ne pouvait que le produire. «Le 11 septembre doit être envisagé comme le point culminant d'un mécanisme à l'oeuvre depuis un demi-siècle, conduisant à des décisions prises en secret par de petites coalisations, à la militarisation du maintien de l'ordre, à des plans prévoyant la séquestration des dissidents, ainsi qu'à des opérations, des transactions et des actifs gouvernementaux échappant au contrôle de nos représentants et enfin par la gouvernance de ceux qui financent les partis politiques plutôt que par ceux qui s'y impliquent.» Mais les maîtres réels des Etats-Unis, seront Dick Cheney, Donald Rumsfeld et Brzezinski. Qui a monté l'attentat? Al Qaîda? Les US? Le Mossad? L'Arabie Saoudite? Le Pakistan? Al Qaîda, en particulier est l'enfant de la CIA».(3)


Sarah Difallah s'interroge pour sa part et écrit: «La CIA aurait-elle pu empêcher les attentats? Les Etats-Unis avaient-ils prévu d'attaquer l'Irak avant le 11 septembre? Si de nombreuses théories du complot se sont développées depuis les attaques du 11 septembre, c'est que de nombreuses zones d'ombre, nourries par les silences et les ambiguïtés du gouvernement américain au lendemain de l'attentat, demeurent. Le rapport de la commission nationale sur les attaques terroristes contre les Etats-Unis, publié le 22 juillet 2004 est considéré comme bâclé par beaucoup de familles de victimes. Dans son ouvrage «11 questions sur le 11 septembre» (Ed. Jean-Claude Gawsewitch, 2011), Medhi Ba rappelle que le rapport de l'Agence fédérale des situations d'urgence (Fema) publié en mai 2002, indique «qu'en raison des informations disponibles et du temps imparti, la séquence des événements qui ont conduit à l'effondrement de chacune des tours ne peut être établi de manière définitive». Pourtant en 2008, l'Institut officiel de normalisation américain (Nist) rend publics les résultats de sa propre enquête qui conclut, elle, à un effondrement dû à la chaleur de l'incendie. Les structures métalliques ont tout simplement fondu » (4)

 

« Le refus des autorités américaines d'enquêter sur les explosions entendues par de multiples témoins n'a fait qu'alimenter les théoriciens du complot. Pendant une heure et demie, des avions détournés ont volé dans le ciel américain et tout près du Pentagone sans être inquiétés. Officiellement, la guerre en Irak a été déclenchée en réponse aux attaques sur le sol américain et parce que George W. Bush jugeait que Saddam Hussein détenait des armes de destruction massive qui menaçaient la sécurité des Etats-Unis. Dans une enquête documentaire, il est parvenu à démontrer que depuis 1998, sous la pression des néoconservateurs, les Etats-Unis souhaitaient prendre le contrôle de l'Irak. Il révèle également avoir obtenu les notes de l'assistant de Donald Rumsfeld, ancien ministre de la Défense de George W. Bush, «prises lors d'une réunion dans l'après-midi du 11 septembre». Retranscrivant les propos de son patron, il écrit «Judge whether good enough hit S.H at same time. Not only UBL» (Juger si c'est assez bon pour attaquer Saddam Hussein en même temps. Pas seulement Usama Ben Laden»».(4)

Les conséquences matérielles du 11 septembre 

Du côté américain 5000 morts en Irak et 1500 en Afghanistan 500 milliards pour l'Afghanistan  et 1000 milliards de dollars  en Irak depuis le 7 octobre 2001 date des premières frappes. Sans beaucoup se tromper, on peut avancer que cette guerre faite aux taliban a fait et fait plusieurs milliers de morts principalement parmi les civils ,notamment «grâce» aux drones pilotés par des militaires du fin fond du Texas dans des salles climatisées et qui sèment la mort et la désolation au sein d'une population qui n'a pas vu la paix depuis plus de trente ans. En Irak, c'est aussi la tragédie, on parle de plus d'un million de morts et de milliers de déplacés, un effondrement de l'Etat à qui il faudra une génération pour se remettre le jour où les attentats journaliers qui font des centaines de morts par mois cesseront. Certes les Américains sont partis, il ne reste que 50.000 GI's qui gardent les puits de pétrole. Pendant ce temps, les Irakiens atomisés s'étripent.

 

S'agissant de la cause palestinienne, pour Hussam Itani du journal Al Hayat, le 11 septembre 2001 a balayé l'Intifada. Israël a tiré profit de l'insensibilité exprimée par la rue palestinienne devant la tragédie du 11 septembre pour placer ses opérations contre les Palestiniens sous l'étiquette de la «lutte internationale contre le terrorisme». Sharon pouvait dire: «Nous avons notre Bin Laden» à propos de Arafat...

 

« Dix ans après, écrit Alain Gresh, rédacteur au Monde diplomatique, «la guerre contre le terrorisme», qui visait à éradiquer toute menace, y compris celle des Etats dénoncés comme «voyous», est un échec, et la rhétorique belliciste de Washington s'est atténuée. Les Etats-Unis devraient se retirer d'Irak d'ici à la fin de l'année, laissant derrière eux un pays détruit, avec un gouvernement divisé et corrompu, qui sera plus proche de Téhéran que de Washington. En Afghanistan, malgré les déclarations lénifiantes, la montée en puissance des taliban apparaît irrésistible, tandis que le Pakistan s'enfonce dans la crise. Quant à Al Qaîda, si son chef Oussama Ben Laden et nombre de ses hauts dirigeants ont été tués, elle a essaimé au Maghreb, au Yémen, au Nigeria, etc.»(5)

 

«Le prix de ces guerres, avant tout payé par les peuples qui en ont été les victimes, pèse aussi sur les Etats-Unis et plus largement sur l'Occident, de deux manières. Elles ont permis une remise en cause des libertés au nom de la lutte contre le terrorisme, légalisé la torture, les enlèvements, les écoutes illégales, les assassinats ciblés, etc., pratiques qui se sont étendues malgré l'élection du président Barack Obama, comme le montre le maintien du bagne de Guantanamo ou l'utilisation sans restriction de drones.»(5)

 

L'Islam, le bouc émissaire du néolibéralisme qui prospère

La douleur  des familles américaines au même titre que les douleurs des afghans et irakiens qui ont perdu des membres de leur famille dans ces conflits est réellement une tragédie. « Une vie ne vaut rien , mais rien ne vaut une vie »  disait André Malraux . Il n’empêche qu’il faut s’interroger sur le fait suivant : « A qui profite ces crimes ? ce désordre, cette haine attisée ? » Une réponse possible qui, malgré les idéologues comme Samuel Huntington qui appellent de leur vœux « un choc des civilisations », le vrai coupable c’est cette mondialisation-laminoir et ce néo-libéralisme qui instrumente tout ce qui peut servir sa cause, à savoir la domination du monde par une poignée de puissants qui pousse le monde à sa perte. Résultat des course, le bouc émissaire depuis la fin de l’Empire soviétique est l’Islam : «  ce pelé , ce galeux d’où viennent tous nos maux » dirait Jean de la Fontaine .  On attise les tensions interreligieuses et il n’est pas étonnant de ce fait, que des médias bien intentionnés poussent à  la roue et bercent dans le sens de l’intolérance l’imaginaire des Occidentaux et notamment des Américains.

 

On dit qu'après le 11 septembre - partant de la certitude que le 11 septembre est imputé aux terroristes islamiques - les Américains s'interrogent sur la place de l'Islam dans la société américaine, notamment après la menace du pasteur extrémiste Terry Jones qui a finalement «suspendu» son projet de brûler 200 exemplaires du Coran, jour anniversaire des attentats contre le World Trade Center le 11 septembre 2010 . Il est vrai que nous avons eu auparavant les caricatures du Prophète (Qsssl), et ensuite le Discours de Ratisbonne du « panzer cardina l». On dit que 80% des conflits actuels mettent aux prises des musulmans. (Irak, Iran, Afghanistan, Soudans, Yémen.. Sahel...) Et si toutes ces guerres sont voulues? Si tout ceci est mis en place pour faire diversion? Pour que le néolibéralisme continue à laminer les faibles? Et si le terrorisme fait le lit du néolibéralisme ou l'inverse comme nous l'avons écrit?(6)


Pour Alain Gresh « le terrorisme est devenu un concept attrape-tout permettant aux Etats de justifier leur politique de répression. Malgré les révoltes arabes et la marginalisation des groupes islamistes radicaux et violents, malgré l'affaiblissement d'Al Qaîda, les discours sur «la menace islamiste» ont profondément infiltré les sociétés et les mentalités en Occident et déstabilisé les minorités d'origine musulmane, entraînant un repli communautaire et la montée d'un climat islamophobe qui fait le lit d'une nouvelle droite radicale. D'autre part, ces guerres déclenchées par Washington ont coûté des sommes folles, entre 3000 et 5000 milliards de dollars pour les seuls Etats-Unis, selon le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz. Elles ont accéléré l'éclatement de la crise financière (favorisée aussi par les cadeaux aux banques) et réduit les marges de manœuvre de l'Etat. Dix ans après les attaques contre le World Trade Center, c'est le relatif déclin des Etats-Unis, désormais confrontés à la montée en puissance de la Chine, de l'Inde, du Brésil, de l'Afrique du Sud, etc., qui caractérise la situation mondiale. Le 11-septembre n'aura été, finalement, qu'une étape dans ce basculement du monde ».(5)

 

C'est le même constat que fait Fukuyama: « Les attaques ont marqué le début de la fin de l'hégémonie des Etats-Unis sur le monde de l'après-guerre froide. (...) Les attaques du 11 septembre 2001 ont porté un coup d'arrêt dramatique à cette période. Elles ont ouvert une décennie catastrophique pour l'Amérique, sur tous les plans: diplomatique, militaire et économique. (...) Depuis dix ans, elle a perdu de sa superbe. Ses choix de politique étrangère et de politique économique se sont révélés erronés. Le modèle de croissance américain s'est avéré très fragile et les attaques terroristes ont servi de révélateur à la vulnérabilité du pays. (...) Une certaine islamophobie s'est développée au sein d'une partie de la droite américaine. C'est un sentiment latent chez certains Américains qui peut aisément être exploité par les politiciens car le thème demeure mobilisateur ».(7)

 

En mars 2011, Peter T. King, parlementaire républicain de l'Etat de New York et président de la commission sur la Sécurité nationale de la Chambre des représentants, prévoyait  de tenir des auditions sur la radicalisation des musulmans américains. Quand on veut combattre son ennemi, il faut connaître son «potentiel». Une étude a été lancée. Combien de musulmans dans le monde? «Cette étude ne manquera pas d'alimenter la polémique aux Etats-Unis et en Europe», déplore le Washington Post. Et pour cause, «il s'agit peut-être de la première tentative de dresser un état des lieux de la population musulmane dans les différents pays du monde», souligne le quotidien américain. Les musulmans seront 2,2 milliards en 2030.

 

L'Amérique, écrit Greg Jaffe du Washington Post vit à l'ère de la guerre sans fin. L'extrémisme religieux, les nouvelles technologies et l'armement toujours plus puissant ont propulsé le monde dans «une période de conflit persistant,» à en croire le dernier rapport du Pentagone sur les questions de sécurité planétaire. «Personne ne devrait se bercer d'illusions et penser que le monde industrialisé peut remporter ce conflit dans un avenir proche» (9).  1,6 milliard en 2010 et représenteront 26,4% de la population mondiale contre 23,4% actuellement. Aux Etats-Unis, le nombre de musulmans, passera de 2,6 millions en 2010 à 6,2 millions en 2030.(8)

« Aujourd'hui, poursuit le professeur Francis Fukuyama, ce qui m'inquiète le plus aux États-Unis n'est pas le problème de la dette. C'est plutôt la radicalisation du Parti républicain, avec les «Tea Parties» et la présence très forte des évangéliques. Y a-t-il un rapport entre les attentats et le regain d'audience de ces évangéliques? C'est possible ».  (7)

Sans faire dans la concurrence victimaire, et bien que rien ne remplace une vie, imaginons le nombre de 11 septembre subis du fait de la mort tragique de centaines de milliers d''Irakiens, de Palestiniens, d'Afghans, de Libyens? Le 11 septembre inaugure un siècle de guerre, de conflits larvés et les potentats arabes pétroliers se tiennent le ventre. L'empire a besoin des ressources des pays faibles et va les «démocratiser» en fonction justement du Nouvel ordre mondial d'essence néolibérale. Les peuples et les cultures voire les religions ne doivent pas s’anathématiser ; le vrai défi pour tous les citoyens du monde est comment faire face à ce tsunami  d’une  mondialisation  sans état d’âme dimensionnée à la taille des nantis et qui  broie les faibles du Nord comme du Sud  les identités  et les espérances.


1. http//www.courrierinternational.com/article/2010/09/16/le-11-septembre-et-la-culture-de-l-outrage

2. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/118-temoins-d-explosions-parmi-les-100290utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29&utm_content=Yahoo%21+Mail

3.Ariane Walter: Les origines de l'attentat du 11 septembre 2001 Agoravox 10 09 2011

4. http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/le-11-septembre/20110907.OBS9894/11-septembre-les-questions-en-suspens.html07-09-11

5. Alain Gresh http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-09-09-11-Septembre

6. C.E. Chitour: Le lit du terrorisme: le neolibéralisme prédateur L'Expression 10 09 2011

7. http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/09/09/francis-fukuyama-l-amerique-a-perdu-de-sa-superbe_1569547_ 3222.html#xtor=EPR-32280468-[NL_weekend]-20110910

8. Combien de musulmans dans le monde? Courier international 31.01.2011

9. http://www.courrierinternational.com/article/2011/09/08/l-amerique-empetree-dans-une-guerre-perpétuelle

Chems Eddine Chitour http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=CHI20110912&articleId=26511 



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 STTC : Guide à la découverte des lanceurs d’alertes du 11-Septembre.

Telle un Janus des temps modernes, l’Histoire du 11/9 qui s’écrit sous nos yeux a deux faces. D’un côté la thèse officielle, qui écarte impitoyablement tous les éléments qui la contredisent, en les passant sous silence, et en ignorant ceux qui les soulèvent. De l’autre côté, des voix qui s’élèvent et qui tirent le signal d’alarme avec courage et ténacité, en essayant de porter à la connaissance du monde les faits dont ils ont été les témoins… Et ce que nous disent ces voix, c’est qu’il ne suffit pas de connaître la vérité, il faut aussi arriver à la propager. 

Sibel Edmonds, célèbre WhistleBlower du 11-Septembre. Ex-traductrice pour le FBI, elle avait été limogée en 2002  suite à ses révélations sur la corruption et l’infiltrationdu FBI par des agents étrangers. Elle a par la suite dénoncé également la corruptionde parlementaires américains, de responsables de la CIA et de l’armée privée Blackwaterpar des lobbys et agences de renseignements étrangers 

Guide à la découverte des "lanceurs d’alertes" du 11-Septembre

Des initiés courageux, bâillonnés, évincés et ignorés.

Par James Corbett, sur Global Research, le 5 mars 2010 (Source : The Corbett Report)

Traduction Perry / Catherine / STTC pour ReOpenNews

Lorsqu’ils sont en difficulté dans une discussion sur les événements du 11/9, ceux que l’on appelle les "debunkers" (démonteurs – NdT) du 11-Septembre s’appuient fréquemment sur un bon vieux mensonge destiné à "prouver" que le 11/9 ne peut pas avoir été un coup monté (Inside Job). Satisfaits d’eux-mêmes, les tenants de la version officielle écrivent : "Tant de gens veulent leur quart d’heure de gloire que même les Hommes en Noir (Men in black) ne parviendraient pas à clouer le bec à ceux qui voudraient vendre la mèche". En suivant la logique de cet argument, s’il n’y a pas de lanceur d’alertes sur le 11/9, c’est que ce n’était pas un coup monté !  Oui, mais qu’en est-il si les   lanceurs d’alertes (whistleblowers) du 11/9 existent bel et bien ? Et s’ils viennent de tous les échelons du gouvernement et de l’industrie privée, des personnes dont les affirmations ont même été validées dans des rapports internes du gouvernement ? Comme vous allez le voir, il existe un certain nombre de lanceurs d’alertes  sur le 11/9, et chacun d’eux est une épine dans le pied de ceux qui veulent prétendre que [le rapport de] la commission du 11/9 représente l’ensemble de nos connaissances sur les attentats du 11/9.

C’est précisément pour cela que ces lanceurs d’alertes ne sont pas couverts d’éloges par les législateurs ni célébrés en fanfare dans les médias, mais étouffés activement tant par les officiels du gouvernement que par les médias. Ces initiés courageux ont été mis sur la touche, bâillonnés, évincés de leur poste et ignorés au point que leurs histoires sont pratiquement inconnues du grand public. C’est justement pour cette raison que les médias alternatifs doivent impérativement faire connaître ces histoires en contournant la censure et les contrôles des médias dominants.

Dans l’espoir d’attirer l’attention sur les problèmes critiques et les questions troublantes soulevés par les témoignages de ces initiés, le Rapport Corbett vient de communiquer une étude documentaire  sur des lanceurs d’alertes à des postes clés du gouvernement et d’entreprises, ainsi que des propositions sur la protection des lanceurs d’alertes et sur ce que le public peut faire pour aider à une meilleure diffusion et connaissance de cette information. Téléchargez un fichier audio mp3 de ce documentaire ou écoutez-le dans le lecteur multimédia ci-dessous:

Les lanceurs d’alertes du 11-Septembre

La Commission du 11/9 – Ce sont les membres de la Commission eux-mêmes qui mettent le mieux à nu le mythe selon lequel le rapport de la Commission représente une enquête suffisante sur les événements du 11/9 : six sur dix de ses membres ont personnellement remis en question la Commission et ses conclusions (à savoir  Kean et Hamilton,  Kerrey,  RoemerLehman et Cleland). Dans une remarque restée fameuse, le co-président de la Commission sur le 11-Septembre, Thomas Kean, déclare que la Commission a été "mise en place pour échouer." Des membres de la Commission ont envisagé de poursuivre en justice les officiels du Pentagone qui leur ont délibérément menti au sujet de l’absence totale de réaction des militaires ce jour-là. Max Cleland, un des membres de la Commission, a même démissionné parce que la Commission avait été "délibérément compromise par le président des Etats Unis."


2-2 Paul Craig Roberts : En Amérique, le respect de la vérité est mort.

La semaine dernière, se sont tenus à Toronto les "International Hearings on the Events of Septembre 11, 2001", c’est-à-dire les "Auditions internationales sur les événements du 11-Septembre". Pendant  quatre jours, une pléiade de scientifiques de niveau international a présenté à un "grand jury" ses résultats de recherche sur les faits et éléments de preuves relatifs au 11/9.  L’ex-Secrétaire  américain au Trésor Paul Craig Roberts, qui a assisté par Internet à la plupart de ces sessions nous rapporte ici les conclusions de ces "auditions", et les conséquences que l’on peut tirer du fait qu’elles ont été totalement ignorées par les grands médias : au travers notamment des scènes filmées à Ground Zero pour les commémorations du souvenir avec Bush et Obama, la version officielle du 11/9 est maintenant passée au rang de dogme, de mythe, et son acceptation par la population américaine (et occidentale) est le signe que désormais, le respect de la vérité est bel et bien mort.

En Amérique(*), le respect de la vérité est mort

par Paul Craig Roberts, sur Infowars, le 12 septembre 2011

Le Dr Paul Craig Roberts est le père de la Reaganomics et l’ancien chef de la politique au Département du Trésor. [NdT. Le ministre français de l'économie et des finances, Édouard Balladur, reconnaissant ses compétences, lui décerne la Légion d'honneur en 1987.] Il est chroniqueur et a été précédemment rédacteur pour le Wall Street Journal. Son dernier livre, "How the Economy Was Lost: The War of the Worlds" (Comment l’économie a été perdue : la guerre des mondes), détaille les raisons de la désintégration des Etats-Unis.

 

Traduction : Jean-Luc Guilmot, www.vigli.org , avec quelques corrections de GV de ReopenNews

Aux Etats-Unis, le 11 septembre 2011, c’est-à-dire le jour du dixième anniversaire du 11-Septembre, les politiciens et leurs fidèles(*) médias offraient aux Américains "un Jour du Souvenir," sorte d’exercice de propagande qui a permis d’ériger les mensonges sur le 11-Septembre en véritables dogmes. Au même moment, vers 17h, se terminaient à l’université Ryerson de Toronto au Canada, les quatre jours d’Auditions Internationales sur les événements du 11 septembre 2001.

Au cours de ces quatre jours d’auditions, d’éminents scientifiques, académiciens, architectes professionnels et ingénieurs ont présenté les résultats de plusieurs années de recherche indépendante sur tous les aspects du 11/9, à un grand jury composé du président honoraire de la Cour suprême italienne, qui fut juge d’instruction et eut à traiter plusieurs affaires de terrorisme, et de trois éminents académiciens de haute renommée et d’une grande qualité de jugement. La tâche de ce grand jury consistait à produire un rapport sur la base de leur évaluation des preuves présentées par les experts appelés à témoigner.

Les Auditions de Toronto ont été diffusées en direct sur Internet. J’ai pu suivre la plupart des présentations au cours de ces quatre jours. J’ai été impressionné par le fait que le très haut niveau d’intelligence et de compétences scientifiques des témoins se doublait d’un haut niveau d’intégrité, une qualité rare dans la politique américaine et totalement absente des médias américains.

Comme je l’ai souligné dans ma récente interview sur le 11-Septembre par James Corbett et le Centre de Recherche sur la mondialisation, je suis journaliste, et non chercheur indépendant sur le 11-Septembre. Je prête une attention [toute particulière] lorsque la communauté qui se base sur les faits doit affronter la propagande officielle. C’est peut-être dû à mon âge. Ma génération a été éduquée dans la confiance en les preuves et la méthode scientifique.

George Orwell, comme d’autres auteurs, nous a [pourtant] avertis de ce qui peut se produire lorsqu’un peuple se désintéresse de la vérité et de la manipulation par les autorités de la notion de « patriotisme », et succombe ainsi à la propagande gouvernementale.

Ma faculté à exercer le métier de journaliste scientifique s’appuie aussi sur ma formation de licencié en sciences de l’Institut de Technologie de Géorgie, d’un doctorat de l’Université de Virginie et d’un post-doctorat à l’Université de Californie (Berkeley) et à l’Université d’Oxford, où mon professeur était l’éminent chimiste, physicien et philosophe Michael Polanyi. Dans les années 1960, j’ai été nommé comme professeur associé temporaire de Génie chimique, à l’Université de Californie, Berkeley, pour prodiguer, avec Polanyi, aux étudiants en science de Berkeley un cours sur ses contributions uniques à la connaissance. La maladie de Polanyi n’a pas permis à ce cours d’avoir lieu, et m’a condamné à n’être qu’un simple économiste.

Ceci ne signifie pas que je suis infaillible, ou que mon compte-rendu est correct. Si mon celui-ci vous intéresse, allez visionner les présentations qui vont vraisemblablement rester accessibles en ligne. Sinon, un CD sera édité. Essayez http://www.ustream.tv/channel/thetorontohearings.

En tant que personne dont les contributions à l’économie, reconnues tardivement, sont "à contre-courant," je suis particulièrement réceptif à ceux en mesure d’échapper à la pression de leurs pairs pour faire avancer la vérité. Voici certaines des choses importantes que j’ai apprises aux Auditions de Toronto.

Les rapports du NIST (l’Institut National des Normes et la Technologie, une agence gouvernementale des États-Unis) sur les Tours Jumelles et le Bâtiment 7 sont mensongers. Les témoins des Auditions de Toronto ont prouvé que le Bâtiment 7 avait fait l’objet d’une démolition contrôlée standard, et que des incendiaires et des explosifs avaient détruit les Tours Jumelles. Il n’y a aucun doute à ce sujet. Celui qui affirme le contraire ne peut s’appuyer sur aucune base scientifique. Ceux qui défendent la thèse officielle croient à des miracles qui violent les lois de la physique.

Un nano-chimiste de l’Université de Copenhague, qui a examiné pendant 18 mois, en collaboration avec une équipe de scientifiques, les propriétés chimiques et physiques des poussières des tours, a trouvé la preuve de la présence dans les poussières, de nanothermite ainsi que de nombreuses particules qui ne sont pas produites normalement par des incendies de bureaux ou de bâtiments, et qui indiquent la présence d’un autre explosif.

Ces découvertes expliquent les températures extrêmement élevées qui ont produit de l’acier fondu, dont il existe des preuves indiscutables. Participant à une dissimulation généralisée, le NIST nie qu’il y ait eu de l’acier fondu, puisque cela serait en contradiction avec les températures basses que le NIST reconnait comme possibles lors de l’incendie d’un bâtiment.

Le physicien David Chandler a prouvé sans l’ombre d’un doute que le Bâtiment 7 était tombé sur sa partie visible (d’autres bâtiments cachaient les étages du bas) à la vitesse de la chute libre, une indication sans équivoque que des explosifs ont sapé simultanément toutes les colonnes de soutien. D’après les lois de la physique, il n’y a absolument aucune possibilité pour que le Bâtiment 7 se soit effondré pour les raisons invoquées par le NIST. Le compte-rendu du NIST est un déni total des lois connues de la physique.

De nombreux autres points forts ont été mis en avant au cours de la conférence que je ne développerai pas ici, du moins pas maintenant, car la révélation de cette malveillance est si puissante qu’elle représente un véritable défi à la résistance émotionnelle et mentale de la plupart des lecteurs.

Les psychologues expliquent qu’il y a deux sortes d’autorité à laquelle les gens se soumettent. L’une consiste en l’autorité des personnes occupant de hautes positions gouvernementales. La croyance selon laquelle "notre gouvernement ne nous mentirait pas " est très profonde, particulièrement parmi les patriotes. L’autre forme d’autorité, ce sont les « experts ». Cependant, pour croire les experts, une personne doit être cultivée, ouverte d’esprit et avoir confiance dans l’intégrité scientifique, professionnelle et académique.

Ces dernières années en Amérique, l’autorité scientifique et académique a été décriée par les chrétiens évangélistes qui remettent en cause la [théorie de] l’évolution, et par les membres anti-intellectuels du mouvement Tea Party qui s’opposent "aux élitistes", c’est-à-dire qui contestent ceux qui s’appuient sur la connaissance, mais dont la connaissance ne soutient pas les émotions du mouvement Tea Party.

En d’autres termes, les personnes instruites, compétentes, qui expliquent aux gens ce qu’ils ne veulent pas entendre sont immédiatement écartées et qualifées qu’ « ennemis ». Une grande partie de la population américaine est amenée à croire à la propagande gouvernementale. Sans médias indépendants, ce dont ne disposent plus les Etats-Unis, on enseigne aux gens que seuls « des dingues de la conspiration » défient le récit gouvernemental. Même sur Internet, ce thème revient souvent sur des sites comme Antiwar.com ou CounterPunch.org, tous deux opposés aux guerres de l’Amérique, mais qui acceptent la propagande sur le 11-Septembre 11/9 qui a [pourtant] servi à justifier ces conflits.

C’est la raison pour laquelle, selon moi, les États-Unis évoluent vers une ère où les besoins émotionnels de la population produits par la propagande gouvernementale écrasent la science, les preuves et les faits. Cela signifie la fin du gouvernement « responsable » et la fin de l’État de droit, du fait que la protection contre les terroristes est bien plus importante.

La société basée sur les faits, et dans laquelle « nous n’avons pas peur de suivre la vérité où qu’elle puisse nous mener » est en train d’être remplacée par [la société du] dogme. Celui qui doute de « notre gouvernement » est un anti-Américain, un pro-musulman, un communiste, qui devrait être arrêté et torturé jusqu’à ce que ce criminel avoue être un terroriste.

Le 11-Septembre se situe désormais à l’extérieur du domaine des faits, de la science et des preuves. C’est un dogme qui justifie les crimes de guerre de Bush/Cheney/Obama contre des musulmans et leurs pays.

Cass Sunstein, appelé par le régime Obama, est un professeur de la Faculté de Droit de Chicago et d’Harvard, qui estime que le Mouvement du 11/9, du fait qu’il remet en cause « la vérité » officielle, doit être infiltré par des agents américains du Renseignement pour faire taire ceux qui mettent en avant les faits et doutent de la propagande gouvernementale.

Lorsqu’un professeur de Droit de nos deux facultés de Droit les plus prestigieuses veut supprimer les éléments scientifiques qui remettent en cause la « vérité » gouvernementale, c’est bien la preuve qu’aux USA, le respect de la vérité est réellement mort.

L’idée qu’un pays où la vérité est morte puisse être « une lumière du monde » est une absurdité.

Paul Craig Roberts 
Traduction : Jean-Luc Guilmot, www.vigli.org , avec quelques corrections de GV de ReopenNews

Notes de traduction :

(*) "En Amérique…" oui, et dans la sphère atlantiste qui lui emboîte si bien le pas

(**) en anglais l’expression utilisée par l’auteur pour qualifier les médias est « presstitute », intraduisible jeu de mots entre Press et Prostitute (prostituée)

by GeantVert

13 septembre, 2011

http://www.reopen911.info/News/2011/09/13/paul-craig-roberts-en-amerique-le-respect-de-la-verite-est-mort/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29


2-3 Le documentaire Secrecy Skills est paru aujourd’hui, malgré les menaces de la CIA.

Les deux journalistes américains John Duffy et Ray Nowosielsky ont finalement diffusé ce jour, 20 septembre 2011, la première partie de leur documentaire "Who is Rich Blee" sur le rôle plus que trouble de la CIA avant les attentats du 11-Septembre, et ce, malgré les pressions et les menaces de la CIA de les poursuivre devant la justice US (voir notreprécédent article). Le podcast est disponible en anglais sur le site SecrecySkills  que nous invitons nos lecteurs anglophones à visionner et à commenter ici. (*)

D’anciens hauts-fonctionnaires US expriment leurs soupçons concernant la rétention d’informations essentielles avant le 11 Septembre par la CIA

Communiqué de presse envoyé le 20 septembre 2011 par Ray Nowosielski, réalisateur

Traduction Martin pour ReOpenNews

(Austin) – Dans un podcast (fichier audio) à publier demain [paru aujourd'hui - NdT], Richard Clarke, un ancien haut-fonctionnaire du contre-terrorisme du gouvernement Bush, Bob Baer, officier de la CIA à la retraite, auteur et lauréat du Prix Pulitzer, d’anciens agents du FBI ainsi que le Président de la Commission du 11/09 Tom Kean expriment leurs préoccupations sur les violations du règlement, la tromperie pure et simple et des malversations apparentes dans la façon dont la CIA a traité les informations dans la période précédant le 11-Septembre.

La semaine dernière, parlant à Dylan Ratigan sur MSNBC, l’ancien co-président du Congressional "enquête conjointe" sur le 11-Septembre, le sénateur Bob Graham, a appelé les autorités à rouvrir l’enquête sur les attentats du 11-Septembre, s’appuyant sur le fait que la CIA a dissimulé au FBI des informations sur deux futurs pirates de l’air.

Le podcast (documentaire audio), intitulé "Qui est Rich Blee ? ", disponible sur secrecykills.com contient plusieurs entretiens avec des témoins directs des événements à partir de début 2000, dans la "Ben Laden Station" de la CIA, dirigée par son chef Richard Blee et chargée de suivre des suspects d’al-Qaida.

Le communiqué intervient après la fuite en août d’une interview controversée de Richard Clarke, et après que la CIA a proféré des menaces [à peine] voilées de poursuites fédérales si le podcast révélait les noms de deux analystes de la CIA.

Commençant par une note de bas de page banale dans le rapport de la Commission du 11-Septembre (Note 44, chapitre 6), le programme construit méticuleusement le récit de la façon dont les renseignements obtenus par la CIA sur deux futurs pirates, Khalid al-Mihdhar et Nawaf al-Hazmi, dont l’information de leur présence à San Diego, n’ont pas été communiqués au FBI et à la Maison Blanche, et ce, à plusieurs reprises.

Ces anciens responsables racontent – pour certains, c’est la première fois – leurs expériences avec la CIA et leurs soupçons concernant des violations du règlement et l’introduction apparemment délibérée [d'éléments] de confusion dans certaines informations essentielles dont la CIA disposait, et qui, si elles avaient été partagées, auraient probablement permis d’empêcher les attaques du 11-Septembre. Les tentatives répétées et continues de la CIA d’occulter les faits sur cette affaire ont soulevé de nombreuses questions au sujet de possibles actes criminels, et ont mené à une surveillance accrue de la CIA et du schéma d’obstructions sous-jacentes dans les 18 mois précédant le 11 Septembre ainsi que sur des actes de dissimulation postérieurs.

« Ce fut peut-être la branche du renseignement américain la plus proche de déjouer le complot du 11-Septembre », explique le producteur Ray Nowosielski, « mais au lieu d’empêcher les attentats, la CIA a empêché les renseignements concernant deux cibles privilégiées d’atteindre les bonnes personnes, et ce,au moins une demi-douzaine de fois. Le podcast pose la question : pourquoi tout cela ? »

Pour des informations supplémentaires, rendez-vous sur Secrecy Kills.com.

Les producteurs planifient de divulguer la partie II de "Qui est Rich Blee" le 11 octobre. La partie I est disponible sur le site secrecykills.

Traduction Martin pour ReOpenNews

En lien avec cet article :

La CIA retarde par des menaces la diffusion d’un film documentaire prouvant ses dissimulations avant le 11/9 | Communiqué de presse envoyé le 13 septembre 2011 par Ray Nowosielski, réalisateur

Note ReOpenNews : (*) Nous essaierons bien évidemment d’extraire de ce podcast les informations nouvelles qu’il contient.

Dossier du projet initial des réalisateurs "Footnote44" en fichier pdf

La note de bas de page N°44 du chapitre 6 du Rapport de la Commission sur le 11/9 :

CIA cable, ‘Activities of Bin Laden Associate (Flight 77 Hijacker) Khalid Revealed,’ Jan. 4, 2000. His Saudi passport — which contained a visa for travel to the United States — was photocopied and forwarded to CIA headquarters. This information was not shared with FBI headquarters until August 2001. An FBI agent detailed to the Bin Laden Unit at CIA attempted to share this information with colleagues at FBI headquarters. A CIA desk officer instructed him not to send the cable with this information. Several hours later, this same desk officer drafted a cable distributed solely within CIA alleging that the visa documents had been shared with the FBI. She admitted she did not personally share the information and cannot identify who told her they had been shared. 

Traduction

Message de la CIA : ‘les activités de Khalid, un complice de Ben Laden (vol AA77) mises en évidence‘, 4 janvier 2000, son passeport saoudien – qui contenait un visa pour voyager aux USA – a été photocopié et transmis au quartier général de la CIA. Cette information n’a pas été partagée avec le quartier général du FBI jusqu’en août 2001. Un agent du FBI détaché à l’unité de la CIA en charge de Ben Laden (ndlr.Alec Station) a tenté de partager cette information avec des collègues au quartier général du FBI. Une cadre administratif de la CIA lui a demandé de ne pas diffuser ce message avec cette information. Plusieurs heures plus tard, la même femme cadre administratif a publié un message distribué seulement au sein de la CIA. Il affirmait que les documents relatifs au visa avaient été partagés avec le FBI. Elle a admis qu’elle n’avait pas personnellement partagé l’information et qu’elle ne peut pas identifier qui lui a dit qu’ils avaient bien été partagés.

21 septembre, 2011 by GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2011/09/21/le-documentaire-secrecyskills-est-paru-aujourdhui-malgre-les-menaces-de-la-cia/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29



3 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 11 / 09 : Une théorie de la conspiration.

Retour sur une petite vidéo publiée le 11 Septembre 2011, ou comment en moins de 5 minutes et seulement à l'aide d'informations officielles on peut mettre à rude épreuve la croyance que l'on a envers la version telle que présentée par les grands médias.

Récemment, une vidéo de plus sur le 11 Septembre 2001 a été publiée sur Agoravox. Il s’agit d’une vidéo intitulée « 9/11 – A conspiracy theory » en Anglais sous-titré, la version originale pouvant être lue ici

Cette vidéo me parait intéressante car au-delà de son rythme très soutenu et de son humour corrosif, elle se contente de mettre bout à bout uniquement des informations officielles telles qu’elles ont été diffusées par les médias de masse. Ce faisant, et sans même évoquer quoique ce soit comme scénario alternatif à ce qu’il est convenu d’appeler « la version officielle des évènements du 11 septembre 2001 », ce petit bout de vidéo est ravageur pour la crédibilité de cette thèse officielle.

Le site « Corbett Report », auteur de la vidéo en propose la transcription avec les sources, que je reproduis ici en Français. Il me semblait également intéressant d’approfondir certaines références données dans la vidéo, approfondissements que le lecteur trouvera dans les notes.

Transcription :

Dans la matinée du 11 Septembre 2001, 19 hommes armés de cutter pour emballage, dirigés par un homme sous dialyse depuis une caverne-forteresse de l’autre côté du monde, à l’aide d’un téléphone satellite et d’un ordinateur portable, a planifié l’opération de pénétration la plus sophistiquée de l’espace aérien le plus défendu du monde, en prenant le contrôle des passagers et des pilotes ayant une carrière militaire comme pilotes de combat sur 4 vols commerciaux qui ont largement déviés de leur route pendant plus de 1 heure sans avoir été atteint par le moindre chasseur d’interception.

Ces 19 pirates, des fondamentalistes religieux dévots qui aimaient boire de l’alcool, sniffer de la cocaïne, et qui vivaient avec des strip-teaseuses aux cheveux rose, ont réussi à abattre 3 immeubles à l’aide de 2 avions à New-York, alors que à Washington un pilote incapable de piloter un monomoteur Cessna a été capable de faire faire à un 757 une boucle en descente de 2438 m à 270°, pour arriver parfaitement au niveau du sol et percuter le pentagone au niveau du bureau des analystes du budget ou les employés du Département de la Défense (DoD) enquêtaient sur le mystère des 2300 milliards de dollars que Donald Rumsfeld, le secrétaire d’état à la défense avait annoncé « manquant » des coffres du pentagone, dans une conférence de presse qui s’est tenu le jour précédent, le 10 Septembre 2001.

Par chance, les medias ont su qui l’avait fait dans les minutes qui ont suivi, les grands pontes en quelques heures, les officiels dans la journée, et les preuves sont littéralement tombées dans l’escarcelle du FBI. Mais pour une raison ou une autre, des conspirationnistes fou ont demandé une enquête sur la plus grosse attaque perpétré sur le sol Américain de toute l’histoire.

L’enquête a été retardée, sous-financée, sabotée, en conflit d’intérêt et menée secrètement du début à la fin. Elle a été basée sur des témoignages obtenus par la torture, et dont on a effacé les enregistrements. Elle n’a pas mentionné le WTC7(1), Able Danger(2), Ptech(3), Sibel Edmonds(4), les liens entre Ben Laden et la CIA, et les exercices sur « des avions détournés et jetés sur des immeubles » qui étaient menés au moment précis où c’était réellement en train de se produire. Elle a été trompée par le Pentagone, la CIA, l’Administration Bush, et à propos de Bush et Cheney … personne ne sait ce qu’ils ont dit car leur déclaration a été faite en secret, sans enregistrement, pas sous serment et derrière des portes closes. Ce n’était pas important de rechercher qui a financé les attaques car cette question est “pratiquement insignifiante“(sans intérêt). Cependant, la commission d’enquête sur le 11 Septembre a brillamment répondu à toutes les questions du public, excepté la plupart de celles posées par les familles des victimes, et a pu pointer les fautes et les personnes responsables (bien que à ce jour aucune de ces personne n’ai perdu son boulot), déterminant que ces attaques étaient dues à “un défaut d’imagination” car “Je pense que personne n’aurait pu prévoir des avions percutant des immeubles” excepté le Pentagone , la FEMA (Agence Fédérale des situations d’urgence) , le NORAD (Commandement de la défense Aérospatiale de l’Amérique du Nord) et le NRO (Bureau de Reconnaissance Nationale, les satellites espions).

La DIA (Agence du renseignement pour la défense) a détruit 2.5 Téraoctets de données sur Able Danger (2), mais c’est OK car ce n’était probablement pas important.

La SEC (Commission des opérations boursières) a détruit ses données sur l’enquête concernant les mouvements boursiers avant les attaques, mais c’est OK car la destruction des données relatives à la plus grosse enquête de toute l’histoire de la SEC fait partie de sa routine d’archivage.

Le NIST (Institut national des normes et de la technologie) a classé secret les données utilisées pour établir leur modèle mathématique d’effondrement du WTC7, mais c’est OK car savoir comment ils ont fait aurait “mis en péril la sécurité du public“.

Le FBI (Bureau d’enquête Fédéral) a argumenté que tout ce qui concerne leur enquête sur le 11/09 doit être tenu secret, mais c’est OK car le FBI n’a probablement rien à cacher.

Cet homme (5) n’a jamais existé, pas plus que quoique ce soit qu’il ait dit ne mérite votre attention, et si vous dites le contraire, vous êtes un conspirationniste paranoïde qui mérite d’être mis au ban de l’humanité. Comme lui (6), lui (7), lui (8), et elle (4). (et elle(9), elle(10) et lui(11)).

Oussama Ben Laden a vécu dans une grotte-forteresse dans les montagnes d’Afghanistan, mais il a pu s’échapper. Puis il s’est caché à Tora Bora, mais il a pu s’échapper. Puis il a vécu pendant des années à Abottabad, mettant en échec pendant 10 ans le réseau d’espionnage le plus efficace du monde qui emploie les technologies les plus sophistiquées, tout en publiant vidéo sur vidéo en totale impunité (alors qu’il rajeunissait au gré des vidéos publiés), pour finalement être appréhendé par un valeureux commando de marines (SEAL), dans une opération qui n’a pas été filmée, au cours de laquelle il n’a pas résisté, ou bien il a utilisé sa femme comme bouclier humain, et pendant lequel ces as des forces spéciales ont paniqué et ont tué cet homme désarmé, censé être la meilleure source d’information de la planète concernant le terrorisme. Puis ils l’ont jeté dans l’océan avant d’en parler à quiconque. Puis deux douzaines des membres de ce commando ont péri dans un crash d’hélicoptère en Afghanistan.

C’est l’histoire du 11 Septembre, telle qu’elle vous est rapportée par les medias qui vous ont dit la dure vérité sur JFK(12), les bébés dans les couveuses(13), les unités mobiles de production(14) et le sauvetage de Jessica Lynch(15).

Si vous avez un doute sur cette histoire … vous êtes une merde de chauve-souris, un paranoïaque, un cinglé, vous détestez les chiens et les enfants, et vous serez conspués par le monde entier.

Si vous aimez votre pays (16) et / ou la liberté, la joie, les arc-en-ciel, le rock, les chiots, les tartes au pomme et votre grand-mère, alors vous n’émettrez jamais le moindre doute sur aucune des parties de cette histoire. Jamais.

Ceci était une annonce publique sponsorisée par : Les amis du FBI, de la CIA, NSA, DIA, SEC, MSM, Maison Blanche, NIST, et de la Commission sur le 11/09.

Parce que l’ignorance, c’est la force (17)

Notes :

(1) WTC7 – Immeuble de 47 étages qui s’est effondré le 11 Septembre 2001 sans qu’un avion ne l’ait heurté.

(2) Able Danger était une opération secrète lancée en 1999 par l’agence du renseignement pour la défense (DIA) visant à identifier les terroristes à l’échelle internationale. Cette opération aurait identifié et eu connaissance des projets de Mohamed Atta entre autres avant le 11 Septembre. 

(3) Ptech est une société informatique à capitaux saoudiens, détenant une habilitation militaire, et qui fut suspecté par le FBI d’être une officine servant à financer le terrorisme. Lors du 11 Septembre 2001 et du fait de ses travaux antérieurs, Ptech était en position de falsifier les radars de la FAA (l’aviation civile), ce qui expliquerait la source du vol 11 fantôme que la FAA a reporté au NORAD à 9H24 (bien après que ce vol 11 ait heurté le WTC). Ptech est souvent considéré comme étant un faux-nez de la CIA, lui permettant de financer des activités illégales et extraterritoriales.

(4) Siebel Edmonds est une analyste-traductrice engagée par le FBI suite au 11 Septembre 2001.

Elle a révélé – entre autre – des cas de corruption de fonctionnaires dont certains lié au 11 septembre. Révoqué en 2002 sans raison, elle se bat depuis en justice, alors que tout son travail au sein du FBI et ses révélations ont été classés a postériori « secret défense ».

(5) Barry Jennings était le directeur du département des services d’urgence de la ville de New York. Il témoigna le jour même, ainsi que longuement en 2007 avoir entendu plusieurs explosions avant l’effondrement des tours, et avoir enjambé des cadavres dans le hall du WTC7. Il est mort en 2008 à 53 ans, pour une cause qui n’a pas été rendu publique. Aucun média n’a enquêté ni sur les affirmations de ses témoignages, ni sur la cause de sa mort.

(6) J. Michael Springmann était à la tête du département des visas au consulat US de Jeddah (Arabie saoudite). Il s’est élevé contre la délivrance de visas à des terroristes que menaient des agences de renseignement dans son consulat.

(7) Robert Wright Jr. Est un agent du FBI qui travaillait dans les années 1990 dans la division de Chicago du FBI spécialisée dans le terrorisme du Moyen-Orient et le blanchiment d’argent sale. Trois mois avant le 11 Septembre, il écrivait « […] Il n’y a virtuellement aucun effort de la part de l’unité sur le terrorisme international du FBI pour neutraliser des individus connus ou suspectés de terrorisme qui résident aux États-Unis »

(8) Richard Andrew Grove est un analyste qui travaillait pour une compagnie – Silverstream Software – située au 98ème étage du WTC 1. Il a révélé des transactions financières frauduleuses entre plusieurs compagnies situées elles aussi dans le WTC 1. Licencié sur le champ, sa compagnie aurait ensuite essayé d’acheter son silence quelques jours avant le 11 Septembre 2001.

(9) Colin Rowley est un agent qui écrivit un mémo incendiaire au directeur du FBI, documentant comment des agents au quartier général du FBI ont ignoré des informations sur Zacarias Moussaoui, qui était alors suspecté de terrorisme.

(10) Indira Singh travaillait dans l’informatique financière pour JP Morgan Chase. Elle a été licenciée suite à ses révélations liant les agences de renseignement Américaines telles que la CIA au financement du terrorisme international, par l’intermédiaire de Ptech (voir 3).

(11) William Bergman est un économiste qui a travaillé pour la réserve fédérale (FED) de Chicago. Il a enquêté sur les mouvements de capitaux avant le 11 septembre, concluant que « l’accroissement majeur de la monnaie en circulation pourrait indiquer une pré-connaissance des attentats du 11 Septembre. ». “L’accroissement d’aout était le 3ème en importance depuis 1947, juste derrière celui de décembre 1999 (avec la peur de l’an 2000 et d’actions terroristes) et Janvier 1991 (la préparation de la guerre d’Iraq ainsi que le scandale du blanchiment d’argent de la BCCI)[…]” 

(12) Assassinat de John Fitzgerald Kennedy, après avoir vu le film de Zapruder, le présentateur vedette de CBS (Dan Rather) dit avoir vu la tête du président « aller vers l’avant avec violence », qui permettait d’accréditer la thèse d’un seul tireur (Oswald) posté à l’arrière. Quand le film de Zapruder fut rendu public, Dan Rather fut forcé de présenter ses excuses, alléguant une « erreur honnête ». 

(13) En 1990, une jeune fille se présentant comme nurse dans un hôpital koweitien témoigne avoir vu des soldats Irakiens prendre des bébés dans des incubateurs et les avoir jetés au sol les laissant à une mort certaine. Une autre personne témoignera avoir personnellement enterré les bébés, et l’ONG Amnesty International corroborera ce témoignage. En 1992, il a été révélé que ce témoignage était entièrement faux.

La jeune fille Nayirah al-aba, dont l’identité avait alors été tenu secrète était en fait la fille de l’ambassadeur du Koweït aux États-Unis, son père se tenant d’ailleurs à côté d’elle, feignant de ne pas la connaitre. Ce témoignage avait été scripte et préparé par la firme de relation publiques Hill & Knowlton pour la somme de 10 millions de $.

(14) Intervention de Colin Powell, présentant « les preuves de la présence d’armes chimiques et de destruction massive, et d’un programme nucléaire militaire de l’Irak » à l’Onu. En définitive, les preuves présentées étaient des extraits d’une thèse universitaire reproduites faute d’orthographe comprise (selon le canard enchainé), des vieux clichés datant de 1991 à 1993, et une fiole censée contenir de l’anthrax. A ce jour, aucune des affirmations concernant la présence d’arme de destruction massive en Irak sous le régime de Saddam Hussein n’a pu être corroborée par une preuve formelle.

(15) En 2003, l’ensemble des médias se mettent à raconter le sauvetage héroïque du soldat Jessica Lynch, 19 ans, blessés au combat en territoire ennemi. L’opération filmée par l’armée donne lieu à des centaines d’articles, des interviews dans toutes les télévisions, un téléfilm, ... En définitive, le soldat Lynch a été récupéré dans l’hôpital Irakien ou elle était soignée pour une fracture à la jambe, causée la veille par un accident de son véhicule de transport. Jessica Lynch elle-même a admis lors d’une interview que l’ensemble du récit était faux.

(16) USA

(17) provient du manuscrit original de 1984, de Georges Orwell

http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/11-09-une-theorie-de-la-100951


3-2 Jean-Marc Manach : 40% DES ATTENTATS TERRORISTES AUX ETATS UNIS SONT « INITIÉS OU FACILITÉS PAR LES AUTORITÉS »

Voilà qui apporte de l’eau a moulin de toute la communauté des MIHOP-9/11…  

La police politique du Tsar en Russie avait déjà théorisé il y a 150 ans l’utilité d’un mouvement terroriste fabriqué afin de pouvoir, avec l’assentiment populaire, surveiller, contrôler et réprimer la dissidence.

Et puis quoi de mieux, pour justifier des budgets « anti-terroristes » pharaoniques, que de pousser les gens à passer à l’acte, afin de les coffrer ensuite à grand renfort de publicité ?  Comme le résume Mother Jones, « on a là des gens qui ne seraient jamais passés à l’acte sans le FBI. Le FBI crée des crimes pour stopper des crimes !« 

[- Bug Brother - 29/09/2011]

Le FBI, qui vient d’annoncer l’arrestation d’un Américain qui projetait de perpétrer des attentats contre le Pentagone et le Congrès, avec la soutien d’agents infiltrés du FBI, est coutumier de ce genre d’opération de manipulation, et de provocation. Tellement coutumier qu’une bonne partie des attentats préparés, ces dernières années, aux USA, l’ont été avec l’aide et l’assistance du FBI…

Une étude universitaire américaine révélait ainsi récemment que 13 des 33 tentatives d’attentats islamistes recensés aux USA depuis 2001 -soit près de 40%- avaient été « initiées ou facilitées par les autorités » au moyen d’un agent infiltré, ou d’un indicateur retourné.

Les journalistes de Mother Jones, associés au programme de journalisme d’investigation de l’university de Berkeley, en Californie, ont de leur côté passé un an à enquêter sur le sujet, afin de savoir à quoi servent les 15 000 personnes payées par le FBI (contre 2800 en 1980, et 6000 et 1986) afin d’infiltrer, en majorité, les communautés musulmanes aux États-Unis. Le dossier complet, et la longue enquête associée, sont effarants :

49% des personnes arrêtées ont été dénoncées par des informateurs, la majeure partie d’entre-eux étant payés, pour certains jusqu’à 100 000$ par affaire, pour s’infiltrer, et dénoncer.

sur les 158 personnes arrêtés dans le cadre d’une opération d’infiltration, 49 avaient conspiré à l’initiative d’un agent provocateur du FBI, et, à l’exception de trois, la majeure partie des véritables projets d’attentats initiés aux USA ont été organisés avec l’appui du FBI.

il est si difficile de se défendre lorsque l’on est accusé de terrorisme que la majeure partie des personnes accusées préfère éviter un procès.

On apprend également que, depuis le 11 septembre 2001, le ministère de la Justice américain (DoJ) a poursuivi plus de 500 personnes pour « terrorisme« . En réétudiant 400 de ces affaires, le DoJ a finalement découvert que 60% d’entre-eux ne relevaient pas du terrorisme, mais de violations des lois sur l’immigration ou sur le port d’armes, de « conspiration« , faux témoignages, fraudes ou délinquances financières, vols, évasion fiscales…

Le magazine Mother Jones, qui en fait sa « une« , en est pour sa part arrivé à la conclusion que 53% des affaires recensées ne relevaient pas du terrorisme.

Or, vu le poids des charges, la difficulté, et le prix qu’il faut payer, pour parvenir à se défendre de telles accusations, une bonne partie de ces présumés terroristes préfèrent accepter de plaider coupable plutôt que de risquer d’être condamnés encore plus lourdement…

Le DoJ reconnaît que ces charges, qui ne relèvent pas du terrorisme, sont « une méthode très efficace -et parfois la seule méthode- pour identifier et mettre un terme à des projets, ou des soutiens, terroristes« . Certains avaient certes des liens avec des réseaux terroristes, mais nombreux sont aussi ceux qui, SDF, post-ado immatures, ont été suspectés, ou accusés de terrorisme, à tort, à l’image de ces trois Arabes inscrits sur la liste noire des terroristes pour avoir… volé un chargement de corn flakes. Comme le résumait alors leur avocat :

Cette affaire n’a strictement rien à voir avec le terrorisme. A moins que vous ne considériez les corn flakes comme une arme de destruction massive.

Mother Jones évoque également le cas de post-ados immatures à qui un agent infiltré du FBI, qui leur avait promis beaucoup d’argent s’ils faisaient exploser une bombe, a péniblement réussi à arracher, après des mois de travail au corps, une sorte de serment d’allégeance à Al Qaeda : ils refusaient de perpétrer un attentat, cherchant essentiellement à soutirer de l’argent à leur bienfaiteur musulman. Ce dernier est reparti avec les 100 000$ que le FBI lui avait promis, les wanabees paumés inculpés de « terrorisme« …

Comme le résume Mother Jones, « on a là des gens qui ne seraient jamais passés à l’acte sans le FBI. Le FBI crée des crimes pour stopper des crimes !« 

A ce stade-là, ce n’est plus de la précognition à la Minority Report, c’est du délire de persécution, sinon un détournement du droit. Une paranoïa sécuritaire qui coûte fort cher : la lutte contre le terrorisme a englouti 3,3 milliards de dollars. Celle contre le crime organisé, qui fait pourtant bien plus de victimes, 2,6.

En France, Claude Guéant vient de fixer la liste des officiers et agents de police judiciaireautorisés à enquêter « sous pseudonyme« , sur Internet. Mais comme le soulignait Loubna Zrari : A peine de nullité, ces actes ne peuvent constituer une incitation à commettre ces infractions. »

jean.marc.manach (sur Facebook & Google+ aussi) @manhack (sur Twitter)
auteur de « 
La vie privée, un problème de vieux cons ?« 

Jean-Marc Manach - Bug Brother –

29/09/2011

http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2011/09/29/qui-sont-les-terroristes-du-fbi/#xtor=RSS-32280322
http://libertesinternets.wordpress.com/



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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