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07/12/2011

n°77- journal d'Iran - du 15-09 au 07-12 :-p - Attaque contre l'Iran : Prélude au chaos mondial.

 


journald'Iran   

n°77 du 15-09 au 07-12

C.De Broeder& M.Lemaire



a) Le "Journald'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à Part

Le Figaro : Londres et Washington étudient des frappes sur l’Iran.

Tony Cartalucci : Le Retrait Des Troupes US D’Irak =Très Suspect ...

Paris appelle à des sanctions "sans précédent" contre l'Iran.

Wayne Madsen : Les nuages de la guerre se forment au dessus de l’Iran.

Peter Symonds : Attaque contre l'Iran : Prélude au chaos mondial. 

Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

« Les pays européens, "petits valets" de Washington »

2) Politiquedes Usa

Préparation à la guerre

3) Politiqued'Israël

Préparation à la Guerre.

4 Les organisations mondiales

5 Les Voisins

Chine

L’expert chinois Liu Jiangyong : « Israël pas en mesure de frapper l'Iran ».

Russie

Moscou salue la résolution de l’AIEA, met en garde contre la tension

 

 



Tiré à Part

Le Figaro :Londres et Washington étudient des frappes sur l’Iran.

Après Israël, le Royaume-Uni et les États-Unis envisagent une attaque préventive contre l'Iran en réaction à l'inquiétude croissante sur son programme nucléaire.

Selon le Guardian [ http://www.guardian.co.uk/world/2011/nov/02/uk-military-iran-attack-nuclear ], le ministère de la Défense britannique préparerait des plans d'intervention pour participer aux côtés des Etats-Unis à une action militaire. Ils impliqueraient des frappes aériennes sur des installations ciblées et le déploiement de navires dans la région, sans déploiement terrestre. 

Après la fin de la campagne de Libye, l'Iran est revenu au premier plan des préoccupations de l'état-major britannique, rapporte le quotidien. Un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique sur l'Iran attendu la semaine prochaine pourrait apporter des preuves de l'avancée d'un programme nucléaire militaire dans le pays. Les conclusions de ce rapport pourraient pousser les Américains à militer pour une intervention, rejoignant ainsi Israël, où l'option d'une attaque serait quasiment décidée. Dans ce cas, Londres participerait aux opérations. 

Barack Obama ne souhaitait pas ouvrir un nouveau front avant l'élection présidentielle de l'an prochain. Mais l'inquiétude liée aux rapports des services de renseignements et à la montée du ton belligérant en Iran pourraient accélérer les choses.

Les sanctions et les attaques informatiques contre les installations nucléaires iraniennes n'auraient pas réussi à empêcher le pays de développer son arsenal. Les Iraniens auraient installé leurs réacteurs les plus performants dans une base militaire enterrée sous une montagne près de la ville de Qom, à 150 kilomètres au sud-ouest de Téhéran. Le ministère de la Défense britannique craint, sur la foi de rapports de renseignement, que l'Iran puisse avoir caché toutes ses installations d'ici un an, les rendant inatteignables par des missiles.

 «Le gouvernement britannique estime qu'une stratégie parallèle de pression et d'engagement est la meilleure approche pour répondre à la menace nucléaire iranienne et éviter un conflit régional. Nous voulons une solutions négociée, mais toutes les options doivent rester sur la table», a déclaré un porte-parole du ministère de la Défense, cité par le Guardian. Si elle était décidée, une intervention pourrait avoir lieu au printemps. D'autres responsables relativisent l'imminence d'une telle action et expliquent que les militaires étudient toutes les options pour être prêts à répondre au cas où.

http://www.lefigaro.fr/international/2011/11/03/01003-20111103ARTFIG00479-londres-et-washington-etudient-des-frappes-contre-l-iran.php 

 

Tony Cartalucci : Le Retrait Des Troupes US D’Irak =Très Suspect ...

Israël Contrôle les Ventes d’Armes de l’Allemagne.

"...Les US sont en fait entrain de colporter l’illusion qu’ils retirent leurs billes d’Irak, ne laissant qu’une force symbolique pour une raison - une raison qui a à voir avec la manœuvre finale jouée contre l’Iran, le dernier domino à tomber dans le «Printemps Arabe» inventé par les US. Il y a deux scénarios possibles..."

Depuis 10 mois l’administration Obama a dirigé le «Printemps Arabe» un processus géopolitique programmé depuis des années et exécuté simultanément dans plusieurs pays au Moyen Orient et en Afrique du Nord début 2011. La conflagration régionale a été alimentée par un flot constant de démentis même de surprise feinte, avec soutien clandestins par les US des groupes d’opposition, puis un soutien plus ouvert et finalement des frappes de l’OTAN, armes, entraînement, et des opérations de forces spéciales mis à disposition de la rébellion en Libye et des armes et soutien aux militants en Syrie. Ces efforts collectifs se déployant de la Tunisie jusqu’aux portes de l’Iran serve un agenda particulier - c'est-à-dire contenir et finalement faire échouer la réémergence de la Russie de même que de contenir la montée en puissance de la Chine.
Renverser l’Iran
Cet agenda déclaré comprend le renversement du gouvernement d’Iran et son intégration dans »l’ordre international » de Wall Street - Londres. Les efforts pour renverser le gouvernement en Syrie par les groupes d’oppositions armés semble-t-il soutenus par les US visent à isoler et provoquer la République islamique pour justifier des représailles acceptables par les US ou Israël (ou les deux). Comme on l’a rapporté de multiples manières le document contenant les plans précis que ces stratèges ont conçu c’est le rapport «Which Path to Persia « du Brookings Institution financé par les 500 plus grosses fortunes. Dedans on y déclare spécifiquement :
« … Ce serait bien préférable si les US pouvaient citer une provocation iranienne comme justification pour les attaques aériennes avant de les lancer. Evidemment, le plus choquant, le plus mortel et le moins provoqué cette action de l’Iran, le mieux cela serait pour les Etats Unis. Bien sûr se serait très difficile pour les US d’inciter l’Iran à une telle provocation sans que le reste du monde ne reconnaisse ce jeu, ce qui le saperait. (L’une des méthodes qui pourrait avoir du succès c’est de pousser clandestinement à des efforts pour changer le régime dans l’espoir que Téhéran lancerait ouvertement des représailles, ou semi ouvertement, qui pourraient alors être décrites comme un acte d’agression iranien non provoqué). »
La « Révolutions Verte » de 2009 était justement une telle tentative de « changement de régime clandestin » pour «inciter l’Iran à une telle provocation » bien que cela ait échoué lamentablement. Il semble qu’en plus de financer, armer, et héberger le groupe terroriste MEK (Mujahedin -e Khalq), les US ont également pris sur eux de fabriquer totalement de « telles provocations ». Le complot récent du DEA d’assassinat de l’ambassadeur saoudien annoncé par le procureur général Eric Holder vacille sérieusement surtout depuis que l’Iran a affirmé pour le nier que le membre supposé des Forces Quds que les US disent impliqué pourrait être en fait un membre de l’organisation terroriste citée ci-dessus MEK soutenue par les US. Les US ont tout fait pour pousser l’Arabie Saoudite à adopter une position plus dure contre Téhéran. Le rapport du Brookings le disait en 2009 :
« Par exemple, l’Arabie Saoudite est totalement apoplectique concernant le programme nucléaire iranien, de même que leur ingérence au Liban, en Irak, et dans les territoires palestiniens. Pourtant jusqu’à présent, Riyad a fait clairement comprendre qu’ils ne soutiendraient pas d’opérations militaires d’une quelconque nature contre l’Iran. Cela pourrait certainement changer mais difficile d’imaginer ce que cela nécessiterait. »
« … Difficile d’imaginer ce que cela nécessiterait ». Peut être des terroristes MEK se faisant passer pour des Forces de Quds manipulant un drogué vendeur de voitures d’occasion pour arranger un complot pour tuer l’ambassadeur saoudien et puis accuser l’Iran.
Avec le sort de la Libye pas résolu, des troupes US à la fois en Irak et en Afghanistan et une vigueur renouvelée envers la Syrie après la chute supposée du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, il est fort peu probable que les US aient abandonné leurs plans pour finalement renverser le régime iranien comme ultime cible de cette campagne régionale. En fait, un grand nombre dans l’administration Obama ont été les supporters les plus enthousiastes pour exécuter le but final de cette stratégie à long terme démarrée sous l’administration Bush. Le candidat à la présidentielle de 2008 John MacCain et bien sûr toute la troupe des décideurs politiques non élus financés par les multinationales appartenant aux bureaux du Brookings Institution, du Foreign Policy Initiative, et de l’American Enterprise Institute (AEI) ont été des plus désireux de faire avancer tout le temps cet agenda.
Que ces décideurs politiques -qui ont aidé à concevoir et soutiennent actuellement la politique d’Obama - boudent maintenant la décision d’Obama de retirer les troupes d’Irak alors qu’en fait Obama ne l’a pas décidé et ne prendra jamais de telles décisions est très suspect. Kenneth Pollack, l’un des co-auteur du rapport «Which Path to Persia » a exprimé il y a peu sa consternation dans un article intitulé “ “With a Whimper, Not a Bang.” «Pas de Bang, un Gémissement ». Fréderic Kagan l’architecte derrière le « renforcement des troupes » en Irak de l’AEI financé par les multinationales c’est également plaint dans un article intitulé « Obama abandons Irak » « Obama Abandonne l’Irak ». Kagan affirme explicitement que le retrait «ce serait satisfaire le seul objectif le plus important que Téhéran poursuit depuis des années - le retrait complet des forces militaires US d’Irak. »
Scénarios Possibles
Les US sont en fait entrain de colporter l’illusion qu’ils retirent leurs billes d’Irak, ne laissant qu’une force symbolique pour une raison - une raison qui a à voir avec la manœuvre finale jouée contre l’Iran, le dernier domino à tomber dans le « Printemps Arabe » inventé par les US. Il y a deux scénarios possibles :
1.Laisser une petite force symbolique que les Iraniens attaqueront en Irak après une attaque aérienne « unilatérale » israélienne. Quoique décide de faire l’Iran il pourrait ne pas pouvoir le faire de façon soutenue mais le fera lors des premières phases vicieusement. En laissant une force symbolique en Irak les US peuvent obtenir la sympathie nécessaire et la colère politiquement parlant en interne pour lancer une opération plus large contre l’Iran en « représailles ».
2. Feindre de se désengager du Moyen Orient et quand une attaque terroriste sous faux pavillon ou une autre provocation est commise contre les US cela aura l’air d’un acte de guerre énorme de l’Iran. Tandis qu’une présence réduite des US au Moyen Orient devrait créer encore plus de patience à Téhéran les scénaristes du dernier complot pour assassiner l’ambassadeur saoudien ont bien pris soin de dire que « l’Iran est devenu audacieux » un point de discussion répété à l’envie dans les airs et mis dans l’esprit des Américains crédules.
C’est plus que de la simple spéculation. Dans le rapport de la Brookings Institution, « Which Path to Persia «pratiquement toutes les mesures extrêmes proposées dans le rapport ont été exécutées. Les seules options restant sur la table non utilisées incluent une attaque aérienne unilatérale ayant pour but de provoquer des représailles significatives faisant ainsi entrer les US en guerre contre l’Iran et toute une panoplie d’options pour provoquer une invasion à grande échelle.
Dans une partie du rapport intitulé « Leave it to Bibi : Allowing or Encouraging an Israeli Military Airstrike » - Laissez faire Bibi : autorisé ou encouragé une frappe militaire aérienne israélienne ( page 89 , page 102 voir document pdf joint à gauche de la photo) il semble que les services secrets israéliens travaillent aussi avec l’organisation terroriste MEK :
« Les opérations des services secrets israéliens contre l’Iran ont été intensifiées bien avant et incluaient l’utilisation de tierces parties pour publier la menace iranienne sans révéler la main d’Israël. Les programmes secrets d’enrichissement et de réacteur à eau lourde de l’Iran ont été rendus publics en Août 2002 par un groupe dissident iranien ( the Mujahedin- e Khalq - - - MEK ndlt) qui a dit on reçu l’information involontairement des services secrets israéliens. »
Le rapport continue en parlant d’une attaque israélienne autorisée par les US :
« Cependant, comme noté dans le chapitre précédent, les attaques aériennes en elles-mêmes sont en fait simplement le début de cette politique. Les Iraniens de nouveau reconstruiraient leurs sites nucléaires. Ils mèneraient probablement des représailles contre Israël et pourraient mener des représailles contre les US aussi ( Ce qui pourrait créer un prétexte pour des frappes aériennes américaines ou même une invasion »).
Autoriser les Israéliens à attaquer par air et sacrifier des troupes US au sol en Irak comme prétexte pour élargir la guerre est très certainement une possibilité. Le rapport continue en affirmant la nécessité de maintenir un certain niveau de déniabilité plausible concernant les frappes aériennes israéliennes. Des troupes US en Irak impliqueraient par défaut l’Amérique dans toute frappe aérienne israélienne nécessitant de survoler l’espace aérien irakien. Des troupes US » entrain de se retirer » d’Irak pourraient peut être réduire de telles implications et feraient de même apparaître des représailles iraniennes comme encore plus «choquantes, mortelles, et non provoquées ».
Nous pouvons être sur qu’après des années de mise en application d’un agenda élaboré avant sa présidence Obama n’a pas brusquement décidé unilatéralement de retirer les troupes d’Irak. La duplicité de son administration et son ardeur à l’égard du « Printemps Arabe » concocté par les US tout ceci nous montre que l’agenda global inclue aussi d’encercler et de renverser le gouvernement en Iran. Cela n’a pas échappé à l’attention de la Maison Blanche qu’un retrait d’Irak fournirait à l’Iran un espace pour respirer très convoité et diminuerait de manière importante l’influence des US au Moyen Orient.
Tout comme le faux rapprochement entre l’Occident et Kadhafi de Libye avant que les US ne réarment, réorganisent, et lâchent le Libyan Islamic Fighting Group ( LIFG) quand l’Occident revient tourmenter Téhéran il reviendra avec l’idée de vengeance. Surveillez Israël pour leur attaque et les US complices attendant une nouvelle fois de « diriger en coulisse ». Et si vous avez quelqu’un que vous connaissez dans l’armée US stationné en Irak restant derrière préparez vous au pire absolu. Comme Henri Kissinger l’a dit une fois brutalement : « les soldats sont des animaux débiles, stupides à utiliser comme pions pour la politique étrangère. » (Woodward and Bernstein The Final Days in chapter 14). Certainement que quelques GI’s morts en Irak après des représailles iraniennes pour une attaque aérienne israélienne seraient effectivement les pions dont la « politique étrangère » a besoin pour avancer.
On peut simplement espérer que cette analyse pessimiste est complètement fausse et que les US sont dépassés et ont simplement décidé de se retirer du champ de bataille et finalement de l’Empire. Cependant si l’instabilité continue de se développer en Syrie, ce qui est principalement une guerre US de proxy de basse intensité contre Damas et par conséquent contre Téhéran on peut être sur que tout optimisme sera rapidement écrasé contre le mur par les oligarchies multinationales financières de Wall Street-Londres.
PS/MD : Obama affirme que toutes les troupes américaines partiront d'Irak. Ce qu'il oublie de dire c'est que 16 000 membres du personnel de l'ambassade US - la plus grande du monde - située dans la Zone Verte à Bagdad et dont un bon nombre sont des agents de renseignements et autres agents de forces spéciales militaires vont rester à demeure de même que 5000 agents de sécurité appartenant à des sociétés privées (des mercenaires).
Des "pions" pour utiliser le vocabulaire de Kissinger dans la "politique étrangère" US en Irak ?

Israël contrôle les ventes d’armes de l’Allemagne au Moyen Orient

Selon un article du quotidien allemand Der Spiegel, Israël a donné son feu vert au gouvernement allemand pour la vente de tanks à l’Arabie Saoudite. Début 2011 ce dernier avait demandé au premier ministre israélien Benjamin Netanyahou son opinion sur la vente de ces armes.
« Israël n’avait pas d’objection à ce moment là. Des contacts entre Jérusalem (al-Quds) et Riyad s’étaient améliorés les années précédentes, l’Arabie Saoudite devenant l’un des alliés les plus importants d’Israël dans le combat contre le programme nucléaire iranien. Le gouvernement des US a aussi donné son accord »
Selon la politique du ministère de la défense allemand, aucun gouvernement n’est autorisé à vendre d’équipement militaire à un état arabe à cause des intérêts sécuritaires d’Israël.
Début Juillet le Der Spiegel a révélé que le gouvernement de Merkel et son cabinet avait approuvé la vente de plus de 200 tanks de type Leopard 2A7 à l’Arabie Saoudite. Cette décision a été critiquée par des partis d’opposition compte tenu du fait que l’Arabie Saoudite est intervenue militairement en début d’année en envahissant le Bahraïn à la demande de la dictature royale des Al Kalifah pour y réprimer par la violence des manifestations demandant plus de démocratie dans ce pays.
Cette décision montre à quel point l’Allemagne est soumise au régime sioniste.
Mais aussi dans le contexte du « Printemps Arabe » - dont Ryad contribue également à tirer les ficelles en coulisse (Syrie, Libye, Yemen)- comment l’Arabie Saoudite s’est alliée avec Israël le feu vert de Tel Aviv à la vente de tanks allemands à Ryad en étant une preuve éclatante.
Après tout si l’armée israélienne ne peut pas utiliser l’espace aérien irakien pour aller bombarder les installations nucléaires iraniennes, les Saoudiens se feront un plaisir d’ouvrir le leur, juste retour d’ascenseur !
Alors ces tanks allemands vendus aux Saoudiens contre qui vont-ils servir ? A réprimer dans le sang les manifestations shi’ites dans les émirats du Golfe et en Arabie Saoudite si l’Iran est bombardé puisqu’il existe un accord de coopération militaire entre ses pays ?
Mireille Delamarre

Dimanche 23 Octobre 2011

Tony Cartalucci - traduction info + Mireille Delamarre

http://www.planetenonviolence.org/Le-Retrait-Des-Troupes-US-D-Irak-Tres-Suspect-Israel-Controle-Les-Ventes-D-Armes-De-L-Allemagne_a2506.html


Paris appelle à des sanctions "sans précédent" contre l'Iran.

La France est prête à adopter, avec tous les pays qui le veulent, des sanctions "d'une ampleur sans précédent" contre l'Iran après la publication du rapport "accablant" de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a estimé mercredi sur RFI que la saisine du Conseil de sécurité de l'Onu s'imposait face à une situation "inacceptable".

Dans une déclaration publiée ultérieurement, le chef de la diplomatie souligne "la profonde préoccupation de la France à l'égard du programme iranien" et juge nécessaire de "franchir un palier dans le renforcement de la pression diplomatique" sur le régime de Téhéran.

"Si l'Iran refuse de se conformer aux demandes de la communauté internationale et refuse toute coopération sérieuse, nous nous tenons prêts à adopter, avec tous les pays qui suivront, des sanctions d'une ampleur sans précédent", dit-il.

Selon le rapport rendu public mardi par l'AIEA, l'Iran aurait travaillé à la conception d'une bombe nucléaire et poursuivrait peut-être encore des recherches de cette nature.

"Les éléments du rapport de l'AIEA sur les activités de militarisation, conjugués avec l'accumulation d'uranium enrichi et la poursuite intensive d'essais balistiques, forment un tableau d'ensemble qui laisse peu de place au doute sur les intentions iraniennes", précise Alain Juppé sans sa déclaration.

"Tout cela signifie que l'Iran a cherché, et continue très vraisemblablement à chercher à se doter de l'arme atomique, sous couvert d'un programme prétendument civil et pacifique", poursuit-il.

"Il appartient aux Etats membres de l'AIEA, aux Etats parties au TNP (Traité de non-prolifération-NDLR) et au-delà à toute la communauté internationale, de réagir à la gravité des faits rapportés par l'Agence", estime le ministre français.

"Le Conseil des gouverneurs, qui se réunira la semaine prochaine, doit adopter une résolution très ferme enjoignant à l'Iran de faire enfin, dans les plus brefs délais, toute la lumière sur ses activités, passées et présentes, relatives à un programme militaire, en laissant les inspecteurs de l'AIEA travailler sans restriction", écrit-il.

"L'Iran doit se mettre en conformité avec les résolutions du Conseil de sécurité et du Conseil des gouverneurs", ajoute-t-il.

Sur RFI, Alain Juppé avait jugé que le rapport de l'AIEA était "accablant" et qu'il convenait de "renforcer la pression sur l'Iran".

"Il faut des sanctions dures qui empêchent l'Iran de continuer à se procurer des ressources lui permettant de poursuivre ses activités en violation de toutes les règles internationales", avait-il déclaré.

L'adoption de ces sanctions permettrait d'"éviter ce qu'aurait d'irréparable une intervention militaire", avait-il insisté, en référence au projet d'Israël de mener une attaque contre l'Iran.

http://fr.news.yahoo.com/paris-appelle-%C3%A0-des-sanctions-sans-pr%C3%A9c%C3%A9dent-contre-084154295.html


Wayne Madsen : Les nuages de la guerre se forment au dessus de l’Iran.

Le puissant lobby d’Israël à Washington, L’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), une organisation composée de collaborateurs israéliens, d’infiltrés, et de purs traîtres aux Etats-Unis, est en train de faire passer en force au parlement la loi H.R.1905, qui interdit au président des Etats-Unis, au secrétaire d’état (NdT: ministre des affaires étrangères américain), aux membres de ministère des affaires étrangères ou de tout envoyé spécial, d’avoir de quelconques contacts diplomatiques officiels ou officieux, avec tout membre ou agent du gouvernement iranien. Seulement quand le président en avertit les comités idoines, pourra t’il s’engager dans des contacts diplomatiques avec l’Iran. Israël est ainsi de facto en contrôle de tous les comités des affaires étrangères du congrès américain, ainsi toute demande pour obtenir un contact diplomatique avec l’Iran sera automatiquement transmis au premier ministre israélien Benjami Netanyahou à Jérusalem et israël pourra ainsi circonvenir tout contact irano-américain. L’AIPAC avec cette résolution ne fait que pousser plus avant la vassalité des Etats-Unis à l’état juif.

La stratégie d’Israël est de se rendre certaine que ses plans d’attaque de l’Iran et ses centrales nucléaires, ainsi que peut-êttre d’autres cibles, ne rencontre aucune opposition des cercles diplomatiques états-uniens. Israël a placé ses propres intérêts bien avant et en complète contradiction avec ceux des Etats-Unis.

Face à la probabilité d’une attaque israélienne sur l’Iran, soutenue par l’Arabie Saoudite, l’allié secret d’Israël dans la région, cela a provoqué une véritable onde de choc à travers le Moyen-Orient et l’Asie.

Des pays asiatiques se ruent pour rejoindre l’Organisation de la Coopération de Shangaï (OCS) comme membres à part entière. Confrontés par une intention belligérante des Etats-Unis, de l’OTAN et d’Israël  de renverser les gouvernements de Syrie et d’Iran, le pacte économique, culturelle et de facto de sécurité qui comprend la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kyrgyzstan, l’Ouzbekhistan et le Tajikistan, a annoncé après le sommet de leurs premiers ministres à St Petersbourg que l’OCS ouvritait très bientôt ses portes pour l’acquisition de membres de plein-droit pour l’Inde, le Pakistan et l’Iran. Les nations asiatiques veulent geler les interférences des Etats-Unis en Asie.

Avant le sommet de St Pétersbourg, la Russie et la Chine avaient fortement averti l’occident contre quelque ataque militaire contre l’Iran que ce soit. Les mots utilisés en diplomatie internationale rappelaient grande,ent ceux utilisés lors de la guerre froide, quoi qu’il en soit, c’est l’occident ici qui joue le rôle de l’agresseur, même si c’est un agresseur mené par Israël, ses espions et ses infiltrés implantés au sommet de la hiérarchie gouvernementale à Washington, Londres, Paris, Berlin et aussi au sein de la hiérarchie des Nations-Unies.

Même l’état vassal des Etats-Unis, l’Afghanistan, est avide de se libérer de ses liens avec l’OTAN et Washington et a obtenu le statut d’observateur au sein de l’OCS. Des commentaires récents du commandant adjoint à la force d’entraînement de l’OTAN en Afghanistan, le général américain Peter Fuller, ont confirmé que le leadership du gouvernment afghan est erratique, ingrat et coupé de la réalité parce que le président Hamid Karzaï a dit que l’Afghanistan se rangerait du côté du Pakistan si les Américains attaquaient le Pakistan; ces dires résultèrent en son limogeage. Les commentaires de Fuller incitèrent également Karzaï à demander le statut d’observateur dans l’OCS alors que l’agression américaine contre le monde musulman et son opposition à la souveraineté de la Palestine ont vu le respect et le soutien pour Washington dans le monde chuter dramatiquement.

Une autre nation où la CIA, le Pentagone, ont leurs agents rampant et envahissant, la Mongolie, est également un observateur de l’OCS. Il y a également des ‘partenaires en dialogue” de l’OCS, des nations qui pourraient obtenir les statuts d’observateurs ou de membres dans le futur. Celles-ci sont la Biélorussie, le Sri Lanka et une qui devrait inquiéter Tel Aviv et Washington… la Turquie, un membre de l’OTAN. Moscou et Ankara sont tombés d’accord sur le fait que la Turquie devrait éventuellement devenir un membre à part entiére de l’OCS. La Turquie a de très forts points communs historiques et culturels avec les nations d’origine turque d’Asie centrale ainsi qu’avec bon nombre de républiques autonomes d’obédience turque de Russie comme Tuva, le Bashkortostan et l’Adygeya.

La Turquie en a ras le bol de l’interférence israélienne dans ses affaires intérieures et extérieures, comme en est témoin l’attaque vicieuse et sanglante israélienne sur le vaisseau turc d’aide à Gaza le Mavi Marmara, le soutien constant du Mossad pour les attaques terroristes du PKK kurde en Turquie et l’empêchement sous couvert israélien dans l’affaire du réseau de “l’état profond” d’Ergenekon en Turquie.

L’Iran vient de voir l’allié secret le plus connu d’Israël, l’Arabie Saoudite, appointer l’ancien chef du renseignement égyptien et ami très proche de Nethanyahou, Omar Suleiman, comme conseiller de l’héritier apparent du trône des Saouds, le prince Nayef bin Abdul Aziz al-Saud, qui est aussi le ministre de l’intérieur. L’axe Jerusalem-Ryadh se cimente toujours plus alors que le gouvernemnt Obama fait passer 4 000 troupes de l’Irak au koweït and renforce d’autres liens militaires au Bahreïn, QG de la 5ème flotte américaine et au Qatar, aux Emirats Arabes Unis et Oman. La CIA et le pentagone ont établi des bases de drones Predator à Djibouti, aux Seychelles, en Ethiopie et d’après certains rapports, en Arabie Saoudite.

Le faisant fonction de président du Kyrgyzstan, le premier ministre Almazbek Atambaev a annoncé qu’il voulait que les Etats-Unis et l’OTAN quittent le centre de transit aérien de Manas situé dans son pays après à l’expiration du contrat en 2014. Déjà des agents d’ONG financés par Georges Soros au Kyrgyzstan tentent d’insinuer que sous la nouvelle constitution Kyrgyzste, Atambaev n’a pas l’autorité de fermer la base aérienne. C’est exactement ce type d’interférence dans les affaires intérieures des nations asiatiques qui pousse l’OCS à étendre sa base de membres pour inclure deux nations qui ont reçu des menaces directes de l’Amérique: l’Iran et le Pakistan. Les suspicions sur les intentions américaines et les plans militaires ont enterré les demandes de Washington à devenir un partenaire dans le dialogue interne de l’OCS.

Les intérêts de Washington à participer aux sommets de l’OCS ont plus à faire avec une infiltration de la CIA qui jusqu’ici n’a pas le succès escompté au sein du cœur de l’organisation et ce même au travers de ses “alliés” comme le Pakistan, l’Afghanistan et la Mongolie, que de vraiment dialoguer avec les membres de l’OCS et de ses membres observateurs. Après tout, l’AIPAC a réussi avec ses sbires à pousser une loi au travers du parlement américain, qui interdit toute relation diplomatique avec Téhéran.

Le président Obama est sous une extrême pression de la part du lobby israélien et ce pendant une année électorale, de soutenir une attaque militaire israélienne sur l’Iran, action qui inévitablement impliquera les forces armées américaines du moyen-orient et dans le golfe à une guerre contre l’Iran pour les intérêts du régime de Tel- Aviv et de Jérusalem-ouest. Au sommet de G20 à Cannes, le président français Nicolas Sarkozy a été officieusement entendu dire au président Obama qu’il ne “pouvait plus voir Netanyahou, qu’il était un menteur”. Ce à quoi Obama répondît: “tu en as marre de lui, mais moi je dois le gérer tous les jours.”

L’échange entre Sarkozy et Obama est très instructif. Obama n’a pas manifesté de désaccord sur le fait que Nétanyahou est un menteur patenté qui fera ou dira tout ce qu’il peut pour faire avancer les intérêts d’Israël ou globalement du sionisme et ce par dessus tout, même au point de mentir à propos d’une menace nucléaire bidon que serait l’Iran afin de promouvoir une attaque sur celle-ci.

Israël, utilisant ses agents d’influence au sein des délégations des Nations-Unies, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, du Canada, de la Suède et des Pays-Bas, s’est assurée que le directeur de l’agence internationale pour l’énergie atomique (IAEA), Yukiya Amano, teinte son rapport sur les développements du nucléaires iraniens de telle manière que cela n’aurait jamais été toléré par son prédécesseur, Mohamed El-Baradei. Amano n’a certainement pris aucun intérêt du fait que sa propore nation, le Japon, produisait secrètement des armes nucléaires dans le complexe de Fukushima et ce en opposition avec la règlementation de l’IAEA. L’après tremblement de terre, tsunami a mis au grand jour le travail secret qui se déroulait à Fukushima. Amano agit parfaitement volontairement comme un décodeur pour Israël et le lobby israélien en “découvrant” les soi-disant violations de l’IAEA de l’Iran.

Le bulletin des scientifiques de l’atome “Doomsday clock” (NdT: qu’on pourrait traduire par “l’horloge du jugement dernier”), qui est une mesure pour savoir quelle est la distance qui sépare le monde d’une guerre nucléaire, a réajusté la pendule a six minutes avant minuit. En considérant les machinations d’Israël contre l’Iran, la déliquescence totale de l’administration Obama et de la Maison blanche avec l’éviction de son chef du personnel Bill Daley, ainsi que l’invitation par l’OCS faite à l’Iran de venir sous l’ombrelle protectrice de la Russie et de la Chine, la pendule vient juste d’avancer de plusieurs minutes…

Wayne Madsen

Article original en anglais : War Clouds Form over Iran, publié le 10 novembre 2011.
Traduction : Résistance 71

Bulletin électronique Mondialisation.ca

URL de cet article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27602

www.Mondialisation.ca


Peter Symonds : Attaque contre l'Iran : Prélude au chaos mondial. 

 «Si l'Iran continue son programme de développement de l'arme nucléaire, nous l'attaquerons. Les sanctions sont inefficaces...Une attaque de l'Iran afin d'arrêter ses préparatifs nucléaires sera inévitable.»

Shaul Mofaz, ministre de la Défense d'Israël (juin 2008)

Les bruits de bottes concernant l’Iran ne sont pas un scoop.

L'attaque imminente de l'Iran attend depuis huit ans et comme le dit un militaire occidental: «Depuis huit ans, l'Iran est à une année de la mise au point de la bombe atomique.» Ce préambule est donné pour montrer encore une fois un scénario de déjà-vu. A des échéances données, on réchauffe le dossier iranien et on mobilise les rouages de la machination pour diaboliser l'Iran. Cette fois-ci encore, le triste rôle est confié au boutefeu actuel directeur général de l'Aiea.

A longueur d'année et d'une façon itérative, le matraquage concernant l'Iran est devenu une seconde nature. Personne ne pose la question pourquoi Israël n'a jamais voulu signer le traité de non-prolifération nucléaire bafoué allègrement par ses concepteurs (Etats-Unis, France) au point de ne pas permettre de visites poussées de ses installations. Israël détiendrait un arsenal nucléaire impressionnant. El Baradei a été autorisé à regarder de loin la centrale et il aurait dit: «Je ne vois pas de fumée au bout du pistolet» donc je regarde ailleurs...

Décidément, l'intégrité de l'Agence internationale de l'énergie atomique après Hans Blix qui s'est opposé à Bush en refusant de cautionner l'existence d'armes de destruction massive en Irak, ce fut la position velléitaire de Mohamed El Baradei et présentement l'alignement sans condition de l'actuel directeur général, Yukiya Amano sur les positions occidentales. A telle enseigne que le rapport se base non pas sur les enquêtes de ses propres inspecteurs qui vont et viennent comme ils veulent en Iran, mais sur les rapports des services secrets des pays occidentaux. Même renvoyées en annexe, ces informations sont là pour créer le chaos...

Personne aussi dans les pays occidentaux ne s’est  posé la question, pourquoi les Occidentaux ont au départ aidé le Shah à installer le nucléaire civil au point que sous Valéry Giscard d'Estaing, l'Iran est devenu actionnaire d'Eurodif, que l'allemand Siemens devait démarrer la construction de la centrale. Pourquoi après la révolution iranienne il y eut un changement à 180°? Il fallait empêcher le pays des mollahs de disposer de la technologie nucléaire même à usage civil comme ne cessent de le marteler les Iraniens. Il a fallu 35 ans, malgré tous les blocages possibles concernant les combustibles, pour que la centrale de Bouchehr démarre en février 2011 et qu'elle commence à produire de l'électricité avec du combustible pour le moment russe mais que les Iraniens souhaitent produire justement en concentrant l'uranium naturel. Pour cela, ils auraient besoin de centrifugeuses...

Est-ce qu'Israël est menacé?

Cela prêterait à rire si la question était sérieusement posée. Israël est sans conteste la cinquième armée au monde en termes d'opérationnalité et surtout de guerre technologique. Elle disposerait de plus de 200 bombes atomiques qui sont plus là pour la dissuasion que pour être larguées avec les dégâts que l'on sait. Israël, qui par la grâce de la France qui a installé une parfaite copie de son programme nucléaire. Monsieur Shimon Peres, actuel président, avait son propre bureau au ministère de la Défense sous Guy Mollet.  Par la suite les Etats-Unis ont pris la relève, notamment après le coup d'arrêt décidé par le général de Gaulle. Par la suite, enfin, l'Allemagne au nom de la dette inextinguible, a équipé l'armée israélienne de sous-marins nucléaires Dolphins (2 gratuits et un troisième financé au tiers).

On ne peut pas dire dans ses conditions qu'Israël soit menacé, l'Irak qui constituait une menace, a vu son réacteur nucléaire Osirak, réduit en cendres par justement Israël. Par la suite, Israël l'a totalement démoli et il lui faudra une génération pour avoir son niveau d'il y a vingt ans. Ironie de l'histoire, le 16 mars de l'an 597 avant J.-C., Jérusalem tombe aux mains de Nabuchodonosor. Le puissant roi de Babylone reçoit la soumission du royaume de Juda. Nabuchodonosor déporte la famille royale et l'élite juive dans son pays, entre le Tigre et l'Euphrate (l'Irak actuel). En 587 avant J.-C. suite à une ultime révolte, toute la population de Jérusalem est envoyée en Mésopotamie et le prestigieux Temple de Salomon est détruit.

Aucun pays du Moyen Orient ne peut se mesurer à Israël dans le cas d’une guerre éclair.   Reste l'Iran, là c'est autre chose. L'Iran «c'est du lourd», c'est 80 millions de citoyens éduqués qui, quoi que martèle la propagande occidentale, avancent. L'Iran est un pays technologiquement avancé dans tous les domaines. L'histoire a montré que l'Iran n'a jamais agressé ses voisins. En 537 avant J.-C. lorsque Cyrus, roi de Perse, conquit la Babylonie, une partie des Hébreux retournera en Palestine pour bâtir un deuxième Temple, tout en demeurant sous la tutelle des Perses. Est-ce à dire qu'Israël n’oublie  rien et qu'elle règle ses comptes 2500 ans plus tard?

Au-delà de la diversion que peut procurer cette fuite en avant d'un déclenchement d'un conflit, il semble que le tandem Obama-Netanyahu, contrairement à ce que l'on pense s'entend bien et que le rêve d'un Grand Moyen-Orient pourrait se réaliser en complétant le travail de Bush après l'Irak, l'Afghanistan, il reste l'os ; celui qui peut bloquer le détroit d'Ormuz artère de l’écoulement du pétrole, l'empêcheur de piller en rond qui pousse l'outrecuidance à vouloir -contrairement aux roitelets du Golfe installés dans les temps morts et s'en remettant à leur manne plutôt qu'à leurs neurones- se battre d'une façon scientifique et technologique en allant à marche forcée vers le développement. Nulle part , l’Iran ne parle de s’en prendre aux Juifs, les propos  d’Ahmadinjad n’ont jamais fait d’une quelconque rectification de la part des agences qui ont voloontairement déformés ses propos.  

Encore une fois, l'escalade des déclarations belliqueuses a repris entre Israël et la République islamique. Le Premier ministre Benyamin Netanyahu a déclaré, le 31 octobre dernier à la Knesset, que l'Iran constituait une menace, non seulement pour Israël mais aussi pour le reste du monde. Côté iranien, le gouvernement se défend en affirmant que son programme nucléaire, est entièrement civil. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré, le 8 novembre que «l'Iran n'avait pas besoin de la bombe atomique», mais qu'il ne «reculerait jamais» face aux Occidentaux. «Est-ce un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique ou un diktat américain à Yukiya Amano?» s'interroge un quotidien de Téhéran. Selon le quotidien The Guardian, le ministère de la Défense britannique se préparerait à participer à une éventuelle attaque militaire américaine contre l'Iran. Les Etats-Unis pourraient «passer rapidement à l'acte» contre des installations iraniennes sensibles.

La guerre secrète

On sait que les Occidentaux ont essayé de bloquer le programme nucléaire iranien. Le virus informatique Stuxnet, réputé avoir provoqué l'arrêt d'un cinquième des centrifugeuses atomiques installées par Téhéran, aurait été mis au point par Israël et les États-Unis. «Nous sommes en guerre contre l'Iran. La plus grande partie de cette guerre est clandestine. Et les deux parties ont intérêt à ce qu'elle reste secrète», affirmait mardi Efraim Halevy, ancien directeur du Mossad, les services de renseignements israéliens, invité du Center of Political and Foreign Affairs (Cpfa). En infectant un logiciel Siemens utilisé par ce programme, il a entrepris de saboter le fonctionnement des centrifugeuses iraniennes produisant de l'uranium enrichi. Après une rapide progression des activités d'enrichissement en 2007 et 2008,les travaux nucléaires iraniens semblent avoir été ralentis.(1)

Le rapport de l'Aiea montre clairement que la marche iranienne vers la bombe nucléaire, ralentie en 2010 par le virus informatique Stuxnet mais soutenue aujourd'hui par de nouvelles centrifugeuses permettant de produire davantage d'uranium enrichi, a repris son rythme de croisière. Le programme est désormais si avancé que certains experts estiment que le régime iranien a la connaissance, la technologie et les ressources suffisantes pour assembler une ou deux bombes nucléaires en quelques mois s'il le décidait. Les opérations secrètes, attribuées au Mossad ont, elles aussi, considérablement ralenti le programme. Au moins trois savants atomistes iraniens ont été assassinés mystérieusement au cours des deux dernières années. Un étrange virus informatique, Stuxnet, a déréglé les centrifugeuses produisant de l'uranium enrichi. De tout aussi mystérieuses explosions ont saboté des installations souterraines iraniennes en octobre 2010.

 

Les raisons de ces menaces

Il semble que Barack Obama ne veuille pas d'une aventure militaire avant les élections de novembre 2012.

Pour le journal iranien « Mardomak », les Israéliens multiplient les avertissements envers Téhéran et semblent sur le point de passer à l'acte. (...) Ehoud Barak, le ministre de la Défense israélien, a rappelé pour sa part qu'Israël ne pouvait se permettre d'avoir affaire à un Iran nucléaire (..) L'évocation de ce plan d'attaque militaire contre l'Iran arrive au même moment que l'annonce du retrait total des 39.000 soldats américains d'Irak. (...)Téhéran a toujours craint que la présence des forces d'occupation sur le sol irakien, ne débouche sur la ratification d'un pacte de sécurité entre Baghdad et Washington et l'installation de bases militaires permanentes américaines à la frontière iranienne. Il semblerait que Nouri Al-Maliki, le Premier ministre irakien s'opposerait à toute prolongation de la présence militaire américaine en Irak. Non seulement le retrait total des forces américaines rassurera davantage l'Iran sur ses frontières avec l'Irak à l'ouest du pays, mais il l'encouragera également dans ses efforts pour combler le vide militaire et sécuritaire en Irak. (...) » (2)

« Pour les Américains et les Israéliens, un Irak allié à Téhéran offrirait à l'axe Iran-Syrie un vaste territoire qui s'étendrait de Téhéran aux rives de la mer Méditerranée. Une telle perspective représenterait un véritable défi pour les Etats-Unis et Israël dans la région.

De plus, la résistance de Bachar El-Assad à la tête de la Syrie et la perspective qu'il ne puisse pas être renversé à très court terme renforcent l'option d'une attaque contre l'Iran. Le régime d'El Assad dépend essentiellement de Téhéran sur le plan économique, politique et militaire. En conséquence, sa chute nécessite préalablement l'affaiblissement de l'Iran et la formation rapide d'un front contre la Syrie, constitué de la Turquie et des Etats arabes du golfe Persique, avec à sa tête l'Arabie Saoudite. Voilà pourquoi une attaque militaire contre l'Iran servirait non seulement à amoindrir l'influence de la République islamique dans la région, mais aussi à accélérer le renversement du régime syrien. De plus, une telle attaque pourrait détruire le programme nucléaire iranien ou, du moins, le ralentir.»(2)

Une autre hypothèse probable est celle d'une campagne d'intoxication orchestrée de longue date. En fait, dans la foulée du rapport de l'Aiea, les Occidentaux voudraient obtenir un durcissement des sanctions contre l'Iran. Cette fois, ils entendent viser la Banque centrale iranienne qu'ils voudraient totalement isoler du reste du monde de façon à paralyser l'économie du pays. La commission des Affaires étrangères du Sénat américain a décidé de proposer une loi dans ce sens au Congrès. L'opération d'intoxication aurait donc pour but de dire aux Russes, aux Chinois et aux Bric que, s'ils continuent à refuser d'adopter au Conseil de sécurité ces sanctions contre la Banque centrale iranienne, des frappes seront inévitables - vraiment inévitables.(3)

Peter Simmons nous apprend que cette fois « ce serait sérieux »:

« Des articles parus dans les journaux britanniques le Telegraph et le Guardian du mercredi 2 novembre révèlent les préparatifs militaires des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne pour une attaque de l'Iran, qui vont bien au-delà des scénarios de routine habituels. Plus fondamentalement, les préparations pour la guerre contre l'Iran ne sont pas plus motivées par des inquiétudes sur son programme nucléaire que les invasions de l'Afghanistan et de l'Irak ne l'ont été par «le terrorisme» ou «les armes de destruction de masse», ou que le bombardement par l'Otan de la Libye n'était destiné à protéger les populations libyennes. Les Etats-Unis se sont jetés de façon téméraire dans une guerre après l'autre au cours de la décennie passée, dans une tentative désespérée de compenser leur déclin économique en projetant leur hégémonie sur les régions riches en énergie du Moyen-Orient et de l'Asie centrale.»(4)

De plus, on ne connaît pas la réaction des Russes et des Chinois qui ne vont pas regarder faire ou défaire ce qu'ils ont mis patiemment en marche, le pacte asiatique. D'autant que le chaudron afghan est toujours en ébullition avec un Pakistan en atmosphère insurrectionnelle. C'est en résumé aussi l'avis de Peter Symonds qui écrit que sous l'emprise de la crise il y a une fuite en avant:

« (...) Loin d'agir comme un frein, la crise économique mondiale qui s'aggrave pousse l'impérialisme américain à utiliser sa puissance militaire pour consolider ses intérêts économiques et stratégiques aux dépens de ses principaux rivaux européens et asiatiques. C'est la logique tortueuse à l'oeuvre derrière la prise pour cible de Téhéran, considéré à Washington comme un obstacle majeur pour les ambitions américaines au Moyen-Orient et la raison principale de ses échecs en Irak et en Afghanistan. De plus, comme dans le cas de la Libye, une guerre menée par les Etats-Unis contre Téhéran saperait sérieusement les intérêts économiques considérables de la Chine et de la Russie en Iran, ainsi que leurs efforts pour forger des liens stratégiques plus étroits.»(4)

La fixation sur les bombes atomiques relève plus de l'effroi d'Hiroshima et de Nagasaki que de la raison. Les nouvelles armes sont autrement plus dangereuses et opérationnelles. Toutes les bombes conçues par les pays occidentaux, notamment les bombes au phosphore à l'uranium appauvri, les bombes bariques GBU dont disposeraient les Etats-Unis et Israël, ajoutez à cela les drones, ces véritables prédateurs et le guidage satellitaire, nous avons une idée des guerres actuelles mises en action notamment en Afghanistan, à Ghaza, en Libye. Peter Symonds a le mot de la fin: «Alors que le capitalisme mondial va titubant d'une crise économique et politique à l'autre, la rivalité entre les principales puissances, pour les marchés, les ressources et l'obtention d'avantages stratégiques risque de plonger l'humanité dans un conflit catastrophique qui dévasterait la planète.» (4) Il n'y a rien à ajouter.

Notes/références

1. http://www.lefigaro.fr/international/2011/01/18/01003-20110118ARTFIG00764-la-guerre-secrete-contre-l-iran-retarde-la-bombe.php   

2. Mahmoud Kiyan-Ersi Mardomak Frapper maintenant ou jamais 08.11.2011

3. http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/11/03/les-etats-unis-et-israel-s-appretent-ils-vraiment-a-frapper.html

4.Peter Symonds http://www.wsws.org/francais/News/2011/nov2011/iran-n07.shtml

Chems Eddine Chitour
Chems Eddine Chitour est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  
Articles de Chems Eddine Chitour publiés par Mondialisation.ca



Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

« Les pays européens, "petits valets" de Washington »  

Commentant la décision des pays européens de frapper Téhéran de nouvelles sanctions, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad les a qualifiés de "petits valets" de l'Amérique, rapportent mercredi les médias internationaux.
"Ils (les Etats-Unis, ndlr) ont dit qu'ils voulaient couper leurs relations bancaires avec nous (…) Mais l'Iran n'a plus de relations avec l'Amérique depuis 32 ans, et nous n'en aurons pas davantage demain (…) Par contre, les Européens qui répètent les yeux fermés et comme des petits valets, les paroles de leur maître" nous étonnent, a déclaré M.Ahmadinejad, devant une foule réunie à Pakdasht, ville à l'est de Téhéran.
Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada ont adopté lundi de concert de nouvelles sanctions contre les secteurs bancaire, pétrolier et pétrochimique de l'Iran à cause de son programme nucléaire controversé. L'Union européenne envisage de geler les avoirs d'environ 200 personnes et sociétés supplémentaires dans le cadre d'un renforcement de ces sanctions.
Ces nouvelles sanctions ont été annoncées après la publication d'un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui renforce le soupçon d'une "possible dimension militaire" du programme nucléaire iranien.
L'Iran dément, affirmant que son programme nucléaire est uniquement à but pacifique.

24/11/2011

Ria Novosti

 

« L’Iran n’a pas besoin de la bombe atomique pour faire face aux Etats-Unis.»

 L'Iran "n'a pas besoin de la bombe atomique" pour affronter Washington et ses alliés, a réaffirmé mardi le président Mahmoud Ahmadinejad, alors que l'AIEA s'apprête à publier un rapport accréditant les soupçons occidentaux sur une activité nucléaire iranienne militaire. "Les Etats-Unis, qui possèdent 5.000 bombes atomiques, nous accusent avec impudence de fabriquer l'arme atomique, mais ils doivent savoir que si nous voulons couper la main qu'ils ont étendu sur le monde nous n'aurons pas besoin de la bombe atomique", a déclaré M. Ahmadinejad cité par le site de la télévision d'Etat. "Nous pouvons atteindre nos objectifs en utilisant la pensée, la culture et la logique", a ajouté le président iranien en accusant les Etats-Unis de piller les richesses des peuples et de les humilier. "Si les Etats-Unis veulent tenir tête à la nation iranienne, ils vont regretter notre réponse", a-t-il prévenu.
http://french.irib.ir/info/...



1) PolitiqueIranienne

Les grandes manœuvres

L''Iran met en garde : Si Israël nous attaque, le Hezbollah ripostera  
Le conseiller militaire du guide suprême iranien Ali Khamenei, le général Yahya Rahim Safavi, a averti Israël qu'en cas d'attaque contre les sites nucléaires iraniens, les roquettes Katioucha du Hezbollah pleuvraient sur l’État hébreu. "Il ne serait plus nécessaire pour la République islamique de tirer des missiles balistiques sur Israël parce que toutes les villes sont à portée des Katioucha de notre allié, le Hezbollah", a-t-il assuré.
Lors d'une interview à la chaîne iranienne de langue arabe, al-Alam, le général Safavi a ajouté que dans le cas d'une attaque militaire israélienne, le Hezbollah au Liban, mais aussi le Hamas à Gaza, se joindraient au combat.
Et de poursuivre : "Nous possédons un grand nombre d'informations sur toutes les manœuvres militaires d’Israël, notamment les exercices communs avec l'OTAN en Méditerranée". "Les forces militaires iraniennes s'apprêtent aux pires scénarios", a-t-il conclu.
OLJ.Com/Agences

24/11/2011
http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/733086/LIran_met_en_garde_%3A_Si_Israel_nous_attaque%2C_le_Hezbollah_ripostera.html


Nucléaire: Téhéran réaffirme son ouverture au dialogue.
L'Iran réaffirme son ouverture au dialogue international sur son programme nucléaire même après la publication du rapport de l'AIEA prétendant que Téhéran met au point une arme atomique, a déclaré mercredi Ramin Mehmanparast, porte-parole de la diplomatie iranienne.
"Nous nous sommes toujours déclarés disposés à des discussions positives et productives. Mais de telles négociations ne réussiront que si elles reposent sur l'égalité et le respect des droits des nations", a indiqué le diplomate, cité sur le site de la chaîne de télévision al-Alam.
Dans son dernier rapport sur le programme nucléaire de l'Iran, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) affirme que jusqu'en 2003, l'Iran a travaillé à la création de l'arme nucléaire, et que cette activité pourrait se poursuivre à l'heure actuelle.
Des experts russes estiment toutefois que ce nouveau rapport ne contient rien de nouveau sur les plans de Téhéran quant au développement de son programme nucléaire.
La situation autour du programme nucléaire de l'Iran s'est aggravée après que, le 11 février 2010, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad eut annoncé que Téhéran avait fabriqué un premier lot d'uranium enrichi à 20% et qu'il pouvait atteindre un taux d'enrichissement plus élevé. Il a également rendu public son projet de tripler la production d'uranium faiblement enrichi.
En mai 2010, l'Iran est parvenu à un accord avec la Turquie et le Brésil comprenant l'échange, sur le territoire turc, d'uranium iranien faiblement enrichi contre de l'uranium hautement enrichi produit dans d'autres pays. Cependant, cet accord n'a jamais été mis en œuvre.
(Attention, L'Iran est visé par une propagande de guerre occidentale (comme bien d'autres pays)

La propagande sert à obtenir le consentement de l'opinion publique avant attaque. 

Les peuples du monde ont intérêt à la paix

Non à la 3ème guerre mondiale (tjrs au profit des multinationales et au détriment des peuples) 

http://fr.rian.ru/world/20111109/191903412.html


Politique intérieure & extérieure

Politique extérieure

Terrorisme: l'Iran réclame une enquête sur les accusations US.
Lors de la réunion du Conseil des chefs de gouvernement de l'OCS, qui se déroule lundi à Saint-Pétersbourg, le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a qualifié d'"infondées" les accusations de terrorisme portées par les Etats-Unis contre l'Iran.
Le ministre a également exigé que cette affirmation du gouvernement américain fasse l'objet d'une enquête internationale.
En octobre dernier, les Etats-Unis avaient accusé l'Iran de préparer des attaques dans les ambassades d'Arabie saoudite et d'Israël à Washington et d'organiser un attentat contre l'ambassadeur saoudien. Deux ressortissants iraniens avaient alors été mis en examen.

Selon le procureur général des Etats-Unis, Eric Holder, "l'opération était conçue, financée et dirigée" par l'Iran.
Le chef de la diplomatie iranienne a nié ces accusations.
"Tout en condamnant les activités terroristes, l'Iran rejette les accusations mensongères et infondées concernant son implication dans les préparatifs d'un attentat terroriste et il réclame une enquête sur ces déclarations du gouvernement américain", a indiqué M. Salehi.
Il a souligné que les révolutions effectuées dans certains pays d'Afrique du Nord étaient le résultat du soutien apporté aux rebelles par les "puissances mondiales arrogantes".
"L'expérience de nombreuses années a montré que les actions militaires unilatérales de certains pays aggravaient l'instabilité dans le monde, entraînant des massacres de personnes innocentes et engendrant de nouvelles menaces sur la planète", a ajouté le ministre iranien.

http://fr.rian.ru/world/20111107/191868020.html

 

 Terrorisme US : l'Iran menace de faire des révélations.

Le guide spirituel iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, menace de publier une centaine de "documents irréfutables" attestant l'implication des Etats-Unis dans des activités terroristes au Proche-Orient, rapporte l'agence iranienne Fars.

"Nous avons cent documents irréfutables démontrant le rôle les Etats-Unis dans l'organisation d'activités terroristes en Iran et dans tout le Proche-Orient", a déclaré mercredi M.Khamenei dans un discours devant des écoliers et des étudiants. Le guide spirituel est intervenu à la veille de l'anniversaire de la prise de l'ambassade américaine à Téhéran lors de la révolution islamique de 1979.

"En publiant ces documents, nous porterons atteinte à la réputation des Etats-Unis et de ceux qui veulent se faire passer aux yeux de l'opinion internationale pour des défenseurs des droits de l'Homme", a-t-il indiqué.

M.Khamenei a fait cette déclaration en réponse aux accusations récemment lancées par les Etats-Unis contre l'Iran. Les autorités américaines affirment que Téhéran a fomenté une conspiration criminelle visant à assassiner l'ambassadeur saoudien à Washington, Adel Al-Jubeir.

Le 11 octobre, le secrétaire américain de la Justice, Eric Holder, a annoncé que deux ressortissants iraniens avaient été mis en examen pour avoir tenté d'assassiner l'ambassadeur saoudien Abdel Al-Jubeir. M.Holder a précisé qu'il s'agissait d'une conspiration "conçue, organisée et dirigée par l'Iran". Selon lui, l'un des deux individus arrêtés possédait la double nationalité américaine et iranienne.

http://fr.rian.ru/world/20111102/191789670.html


Sur le terrain

Nucléaire: l'Iran envisage d'exporter ses technologies.
A la veille d'un nouveau rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur l'Iran, Téhéran a annoncé son intention d'exporter ses technologues nucléaires, a annoncé l'agence Mehr se référant à Fereydoun Abbassi Davani, chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique.
"Nous sommes en train (…) d'examiner les moyens pour renforcer notre autosuffisance et d'exporter nos équipements nucléaires. Ces dernières années, notre pays a réalisé des percées technologiques significatives, notamment dans le domaine du nucléaire", a déclaré le responsable, cité par l'agence.
A titre d'exemple, M.Abbassi Davani a cité la centrale nucléaire de Bouchehr construite par les spécialistes russes.
Le directeur général de l'AIEA, Yukiya Amano, a promis de publier en novembre un nouveau rapport sur le dossier nucléaire iranien. La France et la Grande-Bretagne insistent sur une déclassification rapide de nouveaux détails qui permettraient de discuter au Conseil de sécurité de l'Onu d'un nouveau train de sanctions contre l'Iran.
Les Etats-Unis et certains autres pays reprochent à l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert du programme nucléaire qu'il prétend réaliser à des fins pacifiques. Téhéran rejette ces accusations, affirmant que ses recherches nucléaires ont pour seul objectif de satisfaire les besoins du pays en électricité.
février 2010, après que Téhéran eut annoncé avoir produit le premier lot d'uranium enrichi à 20%. Suite à cela, le Conseil de sécurité des Nations unies a infligé début juin 2010 un quatrième train de sanctions à la République islamique.

RIA Novosti
8 novembre –

http://fr.rian.ru/world/20111108/191874277.html


Préparation à la guerre

Des espions américains arrêtés en Iran et au Liban.
Une dizaine d'agents travaillant pour la CIA ont été démasqués et arrêtés au Liban et en Iran au cours des six derniers mois, rapporte la chaîne de télévision américaine ABC se référant à une source au sein des renseignements américains.
Selon la chaîne, il s'agit d'agents recrutés par la CIA pour espionner l'Iran et le mouvement islamiste Hezbollah au Liban. Les services spéciaux américains redoutent que les agents n'aient déjà été exécutés ou soient sur le point de l'être.
En juin dernier, les dirigeants iraniens et le Hezbollah ont annoncé avoir démantelé un réseau d'espions au service des Etats-Unis. Washington n'a alors pas émis de commentaire. Cependant, d'après la chaîne ABC, ces propos sont fondés.
Le démantèlement de ces réseaux de renseignement complique la
surveillance du programme nucléaire iranien et des projets du Hezbollah contre Israël.

http://fr.rian.ru/world/20111122/192077675.html



2) Politiquedes Usa

Préparation à la guerre

RIA Novosti : Washington veut armer ses alliés contre l'Iran.

Les Etats-Unis envisagent de fournir une grande quantité d'armements à leurs alliés de la région du Golfe persique, rapporte vendredi le quotidien américain Wall Street Journal.

Selon le journal, ces intentions s'inscrivent dans le cadre des efforts déployés par Washington en vue de créer une coalition régionale destinée à contrer la menace iranienne.

Ainsi, les Etats-Unis comptent livrer jusqu'à 4.900 bombes de haute précision, ainsi que d'autres armes aux Emirats arabes unis, indique le quotidien. De toute évidence, ces mesures ont pour objectif de minimiser l'influence iranienne dans la région suite à l'éventuel départ des troupes américaines d'Irak prévu avant la fin de l'année en cours.

En outre, Washington cherche à élargir ses liens militaires avec les six pays membres du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Koweït, Bahreïn, Qatar, EAU, Oman). Les Etats-Unis ont également l'intention de déployer dans la région un bouclier antimissile capable d'intercepter les missiles iraniens à courte et moyenne portée.

RIA Novosti 

11 novembre


Dans les coulisses et au sénat

Avertissement implicite de Clinton à l'Iran: « Pas d'intervention en Irak. »

Nb : Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a implicitement averti l'Iran samedi de ne pas chercher à intervenir dans les affaires irakiennes, au lendemain de la confirmation par le président Barack Obama du retrait militaire américain d'Irak à la fin de l'année.
"Au moment où nous ouvrons ce nouveau chapitre des relations avec un Irak souverain, nous disons aux Irakiens: l'Amérique est à vos côtés au moment où vous faites un nouveau pas sur le chemin pour assurer votre démocratie", a déclaré à Douchanbé la chef de la diplomatie américaine, en visite au Tadjikistan.
"Et aux pays de la région, particulièrement aux voisins de l'Irak, nous tenons à souligner que l'Amérique se tiendra aux côtés de ses alliés et amis, Irak compris, pour défendre notre sécurité et nos intérêts communs".
"Nous maintiendrons une présence robuste dans la région, ce qui est la preuve de notre engagement qui se poursuit pour l'Irak et l'avenir de cette région, qui recèle tant d'espoirs et doit être préservée d'influences extérieures pour poursuivre sa voie vers la démocratie," a-t-elle conclu.
Le président Obama a confirmé vendredi le retrait des quelque 39.O00 soldats américains encore stationnés en Irak d'ici à la fin de l'année, une décision critiquée par la droite américaine qui estime qu'elle va accroître l'influence iranienne dans ce pays.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a estimé que cette confirmation était "une bonne chose", dans une interview à la chaîne américaine CNN, mais qu'elle aurait du intervenir "depuis longtemps".
Téhéran a pris une position très mesurée lors de l'intervention américaine de 2003 qui l'a débarrassé du régime de Saddam Hussein, son principal ennemi, et a amené au pouvoir la majorité chiite du pays, mais a ensuite très vite réclamé le départ des troupes américaines accusées de constituer une facteur de tension dans la région.

22/10/2011

http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/728343/Avertissement_implicite_de_Clinton_a_lIran%3A_Pas_dintervention_en_Irak.html


Nouvelle escalade contre l'Iran.

over-blog.com

Nouvelle escalade contre l'Iran Mercredi 2 novembre la commission des affaires étrangères de la chambre des représentants des Etats-Unis a adopté un projet de "loi pour diminuer la menace iranienne" pour 2011
(Mercredi 2 novembre la commission des affaires étrangères de la chambre des représentants des Etats-Unis a adopté un projet de "loi pour diminuer la menace iranienne" pour 2011 (Iran Threat Reduction Act). Cette loi punira sévèrement des entreprises étrangères ou des filiales étrangères des compagnies d'USA si elles ne soumettent pas à l'embargo commercial des USA sur l'Iran.Le député conservateur Ron Paul a notamment souligné que ce texte pourrait sanctionner directement les entreprises russes et chinoises qui commercent avec Téhéran et, de ce fait, augmenter les tensions au niveau international.

Parallèlement Israël, par la voix de son président Shimon Peres vendredi, a fait part de son intention d'infliger à l'Iran des frappes militaires "préventives" après la révélation dans un rapport de l'AIEA non encore publié de nouvelles preuves de l'existence d'un programme nucléaire militaire secret mené par le gouvernement de Téhéran. Toutefois selon le journal israélien Haaretz (qui reprend les propos de CNN), l'armée américaine a souligné l'inquiétude ("concern") que cette menace lui inspire, notamment en ce qui concerne les risques de chaos dans la région, et les conséquences prévisibles pour la flotte militaire étatsunienne qui patrouille au large de l'Iran ainsi que pour leurs bases dans le Golfe arabopersique et en Irak.

Selon un sondage publié jeudi dernier l'opinion publique israélienne est divisée pratiquement à égalité entre partisans et opposants à une attaque contre les installations nucléaires iraniennes en activité (qui aurait des effets collatéraux dévastateurs pour es populations de la région et pour la paix au Proche-Orient). Quelque 41 % des personnes interrogées sont favorables à une attaque contre l'Iran, 39 % sont opposés et 20 % ne se prononcent pas. La menace israélienne, tout comme diverses fuites sur le test de missiles israéliens, ainsi que les opérations militaires occidentales en Sardaigne pourraient cependant, selon l'écrivain pacifiste israélien Uri Avreny, relever de la simple gesticulation.

Selon le journal français le Figaro du 13 octobre, la nouvelle montée de la tension aurait pour cause les échéances de 2012 : en Russie l'éventuel retour de Vladimir Poutine à la présidence, et en France la possible non-réélection de Nicolas Sarkozy (proche des néoconservateurs américains) pourrait affaiblir le camp belliciste en Occident, ce qui encourage celui-ci à plaider pour un changement de régime (regime change : c'est-à-dire son renversement par une opération militaire extérieure comme en Libye) dès maintenant en Iran.

En 2010 le programme d'enrichissement de l'uranium avait été ralenti par l'introduction d'un virus informatique américano-israélien Stuxnet dans les réseaux iraniens, ce que le président iranien avait reconnu à demi-mots il y a quelques mois. Mais les pressions, menaces et actiosn de sabotage contre le régime des mollahs ont très vite repris. Début décembre 2010, Shahid Beheshti, physicien de l'université de Téhéran était tué dans un attentat à la voiture piégée. Le chercheur Massoud Ali Mohammadi avait connu un sort similaire onze mois plus tôt. On apprenait ensuite en août dernier, que les Etats-Unis ont demandé en vain aux autorités pakistanaise la possibilié d'ouvrir un consulat au Balouchistan, région limitrophe de l'Iran où ils sont soupçonnés de mener des opérations de déstabilisation. Puis en octobre, l'attorney général américain Eric Holder dénonçait un soi-disant complot iranien contre l'ambassadeur d 'Arabie saoudite aux Etats-Unis en mettant en cause un vendeur de voiture d'occasion du Texas d'origine iranienne qui aurait loué les services de mafieux mexicains - hypothèses que des sites de gauche américains comme Counterpunch jugent aussi peu crédible que la théorie du viol systématique de femmes par les troupes de Kadhafi utilisée par la propagande de guerre occidentale il y a quelques mois, mais qui n'avait pas empêché Washngton le 11 octobre de lancer une "alerte mondiale contre le terrorisme" sur cetet base. Le lobby néoconservateur et Mme Clinton au département d'Etat joueraient un rôle très important dans l'entretien de ce climat anti-iranien. Mme Clinton dans une interview le 26 octobre dernier dans une interview à la BBC a même appelé le mouvement "vert" iranien (réformateurs vaincus lors de dernières élections présidentielles dans ce pays) à solliciter ouvertement l'aide occidentale (une attitude d'ingérence que l'opposition iranienne a fermement condamnée).

La réalité du danger que représenterait un programme nucléaire militaire iranien fait pourtant l'objet de controverses. En janvier 2007, le résident français Jacques Chirac avait fait scandale en déclarant dans le Herald Tribune : «Où l’Iran enverrait-il cette bombe? Sur Israël? Elle n’aura pas fait 200 mètres dans l’atmosphère que Téhéran sera rasée». En outre beaucoup de voix s'élèvent pour que la question du désarmement nucléaire de l'Iran soit traitée globalement avec celui d'Israël et de la flotte militaire étatsunienne qui patrouille dans la région.

Iran Threat Reduction…

Pour lire la suite cliquez ici ( http://atlasalternatif.over-blog.com/article-nouvelle-escalade-contre-l-iran-88101377.html )



3) Politiqued'Israël

Préparation à la Guerre.

Sur un ton de bonimenteur, le ministre israélien de la défense Ehud Barak a annoncé que si « le pays était contraint à une guerre » contre l’Iran, cela ne lui coûterait pas « 100mille morts, ni 10mille ni même 1.000 mais à peine 500 et même moins si tout le monde reste à l’abri chez soi ». Ne sont pas compris, dans le calcul macabre, tous les autres morts.

   Selon de hauts fonctionnaires britanniques, l’attaque contre l’Iran pourrait avoir lieu entre Noël et le début de la nouvelle année, avec l’appui logistique étasunien. Les experts pensent que les sites nucléaires iraniens seraient touchés par des missiles et des chasseurs-bombardiers, à travers trois couloirs aériens : un direct à travers Jordanie et Irak, un méridional à travers Jordanie et Arabie saoudite, un septentrional à travers la Méditerranée et la Turquie (carte jointe, NdT). Les implantations nucléaires seraient touchées par des bombes pénétrantes à tête non-nucléaire, comme les Blu-117 déjà fournies par les USA, qui peuvent être larguées à plus de 60 Kms de l’objectif, sur lequel elles se dirigent automatiquement.

  Que se passerait-il si était détruite la centrale nucléaire iranienne de Bushehr, qui a commencé à produire de l’électricité en septembre dernier pour une capacité de 60 mégawatts ? Un nuage radioactif se produirait, semblable à celui de Tchernobyl, qui, selon les vents, se propagerait sur le Golfe persique ou même sur la Méditerranée. Les conséquences seraient encore plus graves si, par rétorsion, l’Iran frappait le réacteur israélien de Dimona, dont la puissance est estimée à 70-150 MW. L’Iran ne possède pas d’armes nucléaires, mais a des missiles balistiques à moyenne portée, testés en juin dernier, qui, avec leur portée d’environ 2.000 Kms, sont en mesure d’atteindre Israël. Ces missiles sont installés dans des silos souterrains et, donc, difficilement neutralisables par une attaque « préventive ». Si le réacteur de Dimona, qui produit du plutonium et du tritium pour les armes nucléaires israéliennes, était endommagé ou détruit, le nuage se propagerait non seulement sur Israël (Dimona est à seulement 85 Kms de Jérusalem), mais aussi sur la Jordanie (distante de 25 Kms) et l’Egypte (distante de 75 Kms). Et, selon les vents, ce nuage pourrait atteindre même l’Italie et d’autres pays européens. Les radiations (surtout celles de l’iode-131 et du césium-137) provoqueraient avec le temps des milliers de morts par cancer.

 

Voila ce qui est prévu par ceux qui planifient l’attaque contre l’Iran. Il est donc prévu de neutraliser la capacité de riposte de l’Iran. Ceci ne pourrait être fait par les seules forces israéliennes. Selon Dan Plesch, directeur du Centre d’études internationales de l’Université de Londres, « les bombardiers étasuniens sont déjà prêts à détruire 10mille objectifs en Iran en quelques heures ». Et même la Grande-Bretagne, révèle  The Guardian, est prête à attaquer l’Iran. Le plan prévoit à coup sûr le déploiement d’armes nuclaires israéliennes (parmi lesquelles le missile Jericho à longue portée testé le 2 novembre) et aussi étasuniennes et britanniques. Soit pour dissuader l’Iran d’effectuer de lourdes représailles, même contre des bases étasuniennes du Golfe, soit par une attaque résolutive effectuée avec une bombe à neutrons, qui contamine moins mais tue davantage. Une guerre contre l’Iran comporterait la plus haute probabilité d’une utilisation d’armes nucléaires depuis la fin de la guerre froide jusqu’à nos jours. Tandis que l’opinion publique est concentrée sur le « spread » (écart) financier, le « spread » humain augmente : le différentiel entre les choix politiques et ceux nécessaires pour la survie de l’espèce humaine.

Manlio Dinucci

Edition de vendredi 11 novembre 2011 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20111111/manip2pg/09/manip2pz/313153/



4 Les organisations mondiales

1  AIEA (Onu)

Kaveh L. Afrasiabi : M. Amano s'en va-t-en Washington.

En se rendant à Washington, avant la sortie très attendue de son nouveau rapport sur l'Iran, le chef de l'Agence Internationale à l'Energie à l'Atomique (AIEA), Yukiya Amano, a confirmé les récentes affirmations de WikiLeaks, selon lesquelles il voue une intense loyauté aux Etats-Unis.

Tandis que les détails des entretiens entre Amano et les plus grosses légumes de Washington restent confidentiels, l'avalanche de spéculation dans les médias concernant le contenu de son prochain rapport, le 9 novembre, qui inclut en annexe des détails laissant entendre l'activité de prolifération que mène l'Iran dans un complexe militaire à Téhéran, ne laisse aucun doute que l'agence atomique des Nations unies collabore totalement avec l'intention des Etats-Unis et de leurs alliés occidentaux et israélien de faire monter la pression sur Téhéran pour qu'il renonce à ses activités nucléaires actuelles. Dans le cas contraire, l'Iran s'exposerait à des conséquences terribles.

L'Iran a fait l'objet de plusieurs séries de sanctions unilatérales et onusiennes pour son programme nucléaire, que certains soupçonnent être destiné à construire une arme nucléaire - une accusation que rejette Téhéran. 

Depuis 2002-2003, où les responsables étasuniens avaient sciemment menti à la communauté mondiale sur la menace des armes de destruction massive de l'Irak, le monde n'avait pas entendu un tel bruit assourdissant autour d'un rapport régional de l'AIEA. Une comparaison qui vient immédiatement à l'esprit, par rapport au discours officiel de Washington vis-à-vis de l'Iran, devrait se faire retourner dans sa tombe George Orwell. 

L'Iran s'est officiellement plaint auprès de l'O.N.U. des menaces directe de la part des Etats-Unis, de la France et d'Israël : alors que les présidents américain et français se sont unis au sommet du G20 pour orchestrer une campagne iranophobique, en soutenant catégoriquement que l'Iran était engagé dans la prolifération nucléaire.

Comme d'habitude, une autre campagne sensationnelle de désinformation sur l'Iran est clairement en cours, avec des organes de presse occidentaux complaisants qui se font des choux gras avec un « container de la taille d'un bus » censé être construit pour tester des explosifs de grande puissance et qui pourraient bien s'avérer être destiné à des armes conventionnelles. L'autre élément à l'ordre du jour des médias d'information est « l'information accrue » selon laquelle l'Iran a fait joujou avec des modèles informatiques pour tester des têtes nucléaires. 

Vu le discours guerrier croissant des dirigeants israéliens qui semblent de plus en plus s'enfermer dans un mode « il faut attaquer l'Iran », cela berce les oreilles de Tel Aviv. 

Le ministre iranien des affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a accusé l'AIEA de céder aux pressions étasuniennes pour lancer une accusation contre l'Iran. « L'Iran a déjà répondu à cette prétendue étude de 117 pages. Nous n'avons cessé de répéter que ce sont des fabrications similaires à des notes falsifiées », a déclaré Salehi, samedi, à des journalistes à Téhéran. « L'AIEA ne devrait pas faire les choses sous pression extérieure [.] La question nucléaire de l'Iran n'est pas une question technique ou légale. C'est une affaire entièrement politique », a dit Salehi.

Le rapport de l'AIEA pourrait être la preuve finale dont les Israéliens ont besoin avant de lancer leurs missiles et de frapper les installations nucléaires de l'Iran, sans tenir compte si oui ou non l'AIEA est coupable d'adopter comme faits établis les preuves fabriquées par certains services secrets.

L'AIEA ne dispose d'aucun moyen indépendant pour corroborer la masse de renseignements qu'elle reçoit de la part d'autres pays. Ceci a été implicitement admis par le prédécesseur d'Amano, Mohammed ElBaradei, qui a jeté à plusieurs reprises le doute sur l'authenticité de ce que l'on appelle « les renseignements sur l'Iran ». Amano ne semble pas avoir le zèle de son prédécesseur pour l'indépendance requise, afin d'oser mettre en doute la vision occidentale sur l'Iran.

Selon une source bien placée à Washington, qui n'a pas souhaité être identifiée, la réelle intention d'Israël n'est pas la guerre, mais plutôt d'accélérer les sanctions contre l'Iran, en particulier par le Congrès des Etats-Unis, qui assaisonne des sanctions sur l'énergie et autres. Si c'est le cas, Israël fait du bon boulot, même si son bluff pourrait se retourner contre lui la prochaine fois, en particulier avec les Iraniens qui ont prévenu Israël de conséquences terribles s'il attaquait l'Iran.

Pour être couronnée de succès, une frappe israélienne contre l'Iran doit viser des dizaines de sites, dont certains sont à l'intérieur ou à proximité de zones habitées, ce qui veut tout simplement dire une forte probabilité qu'il y aurait un grand nombre de victimes civiles. Cela déclencherait un tsunami de colère populaire iranienne qui, à son tour, pousserait les dirigeants politiques à essayer de riposter aussi fermement que possible contre les intérêts israéliens et étasuniens. On peut parier à coup sûr que ce conflit ferait tache d'huile dans le Golfe Persique et qu'il affecterait négativement le flux de pétrole depuis cette région.

 « L'Iran peut fermer le détroit d'Ormuz pratiquement à tout moment et cela mettrait un coup d'arrêt à l'exportation de quelques 6 millions de barils par jour qui sont acheminés par voie maritime depuis cette région », déclare un professeur universitaire en science politique à Téhéran, sous condition d'anonymat. A l'instar d'autres experts en politique étrangère iranienne, il pense que les Etats-Unis jouent mal en ne poussant pas Israël à mettre en veilleuse sa « rhétorique incendiaire ». Tandis que le président US Barack Obama est peut-être préoccupé par d'autres sujets, ceci pourrait s'avérer être une grave erreur très coûteuse.

Kaveh L. Afrasiabi
Asia Times Online,

le 7 novembre 2011
http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/Kaveh_Afrasiabi/AIEA_Iran_Etats-Unis_Israel_menace_de_guerre_071111.htm
article original : "Mr Amano goes to Washington"
http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/MK08Ak01.html


Complot contre l'ambassadeur saoudien: l'Onu condamne l'Iran

L'Assemblée générale de l'Onu a adopté vendredi soir une résolution qui accuse l'Iran - sans preuves à l'appui - d'avoir organisé une attaque terroriste contre un diplomate en poste à Washington.

La résolution a été initiée par l'Arabie saoudite après que les autorités américaines eurent annoncé avoir dévoilé un complot terroriste dirigé contre l'ambassadeur saoudien à Washington, Abdel Al-Jubeir.

La résolution a recueilli 100 voix pour, neuf contre et 40 abstentions.

La Russie a voté contre ce document, jugeant que certaines de ses dispositions "posaient des questions d'ordre juridique". Ainsi, le représentant permanant adjoint de la Russie à l'Onu, Sergueï Karev, a fait remarquer que le procès portant sur le complot présumé avait à peine débuté.

"Lorsqu'une procédure judiciaire est en cours, il est très important de respecter la présomption d'innocence", a-t-il ajouté, soulignant que la décision adoptée par l'Assemblée générale de l'Onu était peu conforme à ce principe.

Ainsi, le point 5 de la résolution invite Téhéran à coopérer avec les Etats soucieux de poursuivre en justice les personnes qui ont organisé, financé et entrepris la tentative d'assassinat de l'ambassadeur saoudien.

En d'autres termes, le document lance contre l'Iran des accusations qui ne sont pas encore prouvées en justice et qui suscitent des doutes dans les médias américains.

19 novembre –

RIA Novosti



3 Nations unies

Mohammad Khazaee: « Soutenir les accusations contre l'Iran établirait un "précédent dangereux"

 Mohammad Khazaee, représentant permanent de l'Iran auprès des Nations Unies, a déclaré vendredi à l'Assemblée générale de l'ONU que si le projet de résolution condamnant le rôle supposé de l'Iran dans le complot présumé contre un diplomate saoudien était adopté sans qu'il n'y soit apporté de modifications, cela pourrait porter atteinte à la légitimité de l'Assemblée.

"Si les membres de l'Assemblée générale permettent à ce projet de résolution d'être adopté sans qu'il ne soit amendé, l'Assemblée générale risquerait d'établir un précédent dangereux et de se transformer en une arène pour les règlements de comptes politiques", a indiqué M. Khazaee. [...ehm, c'est fait depuis quelques temps]

Le projet de résolution parrainé par l'Arabie saoudite, présenté à l'ONU vendredi, condamne un complot présumé de l'Iran qui aurait eu pour objectif d'assassiner l'ambassadeur saoudien à Washington, et appelle l'Iran à traduire en justice tous les auteurs d'actes terroristes. 

En octobre, le gouvernement américain a accusé Mansour Arbabsiar, un citoyen américain détenant des passeports américain et iranien, ainsi que Gholam Shakouri, un membre du Corps des Gardiens de la révolution islamique, d'avoir parrainé et promu des actions terroristes à l'étranger, en particulier un complot visant à tuer le diplomate saoudien aux Etats-Unis.

M. Khazaee a démenti l'accusation américaine, tout comme l'ont fait de hauts responsables iraniens qui affirment qu'il s'agit d'une accusation fausse et sans fondement.

"Comme je l'ai déjà expliqué, notre problème fondamental avec le projet de résolution réside dans le fait que ce projet n'est basé sur rien d'autre qu'une accusation non étayée d'un Etat membre ayant une longue histoire d'animosité contre mon pays, une accusation que mon gouvernement a déjà fermement démentie", a-t-il souligné.

Il a ajouté que de nombreuses autres personnes, y compris des élites et d'anciens responsables américains, doutaient fortement de la validité de cette accusation.

Le fait même que l'Assemblée générale prenne en considération ce projet de résolution saoudien a été qualifié par M. Khazaee de fait "sans précédent".

L'Iran a présenté plusieurs amendements au projet pour qu'il traite de façon plus générale de la protection des diplomates et des autres personnels protégés au niveau international.

M. Khazaee avait déclaré que s'il étaient adoptés, ces amendements pourraient "remettre le projet dans le droit chemin".

Toutefois, les amendements iraniens n'ont pas été adoptés : plus de 90 membres de l'ONU ont voté contre, plus de 40 autres se sont abstenus, et seulement une douzaine de pays ont voté en faveur des modifications proposées. 

Les Etats-Unis et l'Arabie saoudite ont confirmé leur conviction qu'un complot avait bien réellement été fomenté.

2011-11-19 xinhua



5 Les Voisins

Chine

L’expert chinois Liu Jiangyong :« Israël pas en mesure de frapper l'Iran ».

Israël ne possédant pas les moyens réels d'attaquer les installations nucléaires iraniennes, ses récentes menaces sont purement rhétoriques, a déclaré le directeur adjoint du Centre des Etudes internationales de l'Université Tsinghua, Liu Jiangyong.  

"Actuellement, les Etats-Unis et Israël ne peuvent pas faire usage de la force militaire contre l'Iran. Pourquoi lancent-ils alors de vaines menaces ?", a-t-il indiqué à RIA Novosti lors d'un duplex Moscou-Pékin.

Selon l'expert, ces menaces ont pour but de provoquer un mouvement de spéculation sur le marché financier international. Conscients des répercussions de la situation en Libye sur les bourses, "certains lobbys financiers et pétroliers américains" cherchent conjointement avec Israël à peser sur les prix des contrats à terme. 

L'expert a en outre souligné la nécessité de renoncer au recours à la force.

"Il faut que les pays qui se dotent actuellement de l'arme nucléaire et ceux qui la possèdent déjà y renoncent. Et ce n'est pas le renforcement des pressions, mais l'octroi à ces pays d'un statut égal en droit qui sera efficace", a conclu M.Jiangyong.

Les médias israéliens ont récemment rapporté que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu cherchait à obtenir le soutien de tous les ministres clés en vue de lancer une attaque contre les sites nucléaires iraniens.

10 novembre

RIA Novosti

 

Soutien Chinois au programme nucléaire iranien  
"L’Iran en tant que membre du Traité de Non-prolifération des armes nucléaires, le TNP, a le droit de faire usage de l’énergie atomique, à vocation civile", a affirmé la Chine. "Le dialogue et la coopération sont les seules manières de régler la question nucléaire iranienne", a déclaré le représentant chinois auprès de l’ONU.

Selon la Chine, "dans la donne actuelle, l’engagement du dialogue et la tenue de négociations ainsi que des efforts sont cruciaux pour le règlement pacifique du nucléaire iranien", a déclaré le représentant chinois, lors de la réunion du Conseil des gouverneurs de l’AIEA. "Les sanctions et le recours à la force ne mènent à rien", a-t-il affirmé. Le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, vendredi, dans des déclarations à Pékin, a appelé également l’Agence à se comporter de manière équitable et juste vis-à-vis du nucléaire iranien.
19/11/2011

http://french.irib.ir/info/item/154044-iran--le-soutien-chinois-au-programme-nucl%C3%A9aire-iranien

 

GARETH PORTER: Les Israéliens ont-ils fourni de fausses informations à l’AIEA ?

 Le savant soviétique du nucléaire n’a jamais travaillé sur les armes nucléaires.

Le rapport de l’Agence Internationale de l’énergie Atomique (AIEA) publié par un think tank de Washington mardi reprenait la sensationnelle révélation dont les médias du monde entier s’étaient déjà faites l’écho selon laquelle un ancien savant soviétique spécialisé dans les armes nucléaires avait aidé l’Iran à construire un système de détonation qui pouvait être utilisé comme une arme nucléaire.

Mais il apparaît maintenant que cet expert étranger, qui n’est pas nommé dans le rapport de l’AIEA mais qui a été identifié par les journalistes comme étant Vyacheslav Danilenko, n’a jamais travaillé sur les armes nucléaires mais qu’il est un des plus grands spécialistes de la production de nanodiamants par explosifs.

Il semble maintenant que l’AIEA et David Albright, le directeur de l’Institut International de Science et de Sécurité de Washington qui sont à l’origine des nouveaux rapports n’aient jamais pris la peine de vérifier les informations initiales fournies par un "état membre" dont on ne connaît pas l’identité sur le passé nucléaire du savant sur laquelle le rapport de l’AIEA est basé.

Danilenko a dit clairement que le but de son travail en Iran était de développer une industrie du nanodiamant dans le pays.

Le rapport dit que "l’expert étranger" était en Iran de 1996 à 2002 environ "pour aider ostensiblement au développement des installations et des techniques de fabrication des diamants ultra dispersés (UDD) ou nanodiamants..." Cette formulation suggère que les nanodiamants étaient une couverture pour dissimuler le vrai objectif de son travail en Iran.

L’Iran a dit que le rapport ainsi qu’un certain nombre d’autres documents censés être des "probables documents d’études" censés provenir d’un programme iranien d’armes nucléaires supposé étaient des faux.

Un examen attentif des ces soit-disant " probables documents d’études" a révélé des incohérences et des anomalies qui prouvent la fraude. Mais l’AIEA, les Etats-Unis et leurs alliés dans la AIEA continuent de traiter ces documents comme s’il n’y avait pas le moindre doute sur leur authenticité.

Le membre anonyme de l’AIEA qui a informé l’agence sur le soi-disant passé de Danilenko comme spécialiste soviétique de l’armement atomique est certainement Israël qui a été la source de quasiment tous les soi-disant renseignements sur le développement des armes nucléaires par l’Iran dans la dernière décennie.

Israël n’a jamais caché son intention d’influencer l’opinion mondiale contre le programme nucléaire iranien en communiquant des informations aux gouvernements et aux médias y compris des soi-disants documents du gouvernement iranien. Le ministre israélien des affaires étrangères et les officiels des renseignements ont parlé aux journalistes Douglas Frantz et Catherine Collins de l’unité spéciale du Mossad qui se consacrait à cette tâche, au moment précis où les faux documents sont apparus.

Dans un interview en septembre 2008 Albright a dit que le directeur adjoint du département sauvegarde de l’AIEA de l’époque lui avait dit qu’un document remis par un état-membre l’avait convaincu que les " probables documents d’études " étaient authentiques. Albright a ajouté que cet état était "probablement Israël".

Yaakov Katz, reporter au Jérusalem Post a dit mercredi que les services secrets israéliens avaient "fourni des informations capitales pour le rapport" dont le but était de "faire passer de nouvelles sanctions contre Téhéran..."

GARETH PORTER, Counterpunch

http://www.legrandsoir.info/israel-pourrait-attaquer-l-iran-avant-noel.html


Russie

 

 

Moscou salue la résolution de l’AIEA, met en garde contre la tension

La Russie a salué l'adoption vendredi par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'une résolution sur l'Iran, mettant en garde contre des tentatives de "réchauffer le climat" autour du dossier nucléaire iranien.

Il s'agit d'un document qui "n'a pas pour objectif de condamner qui que ça soit, mais de poursuivre le dialogue et d'apaiser la tension", s'est félicité le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

"Nous partageons la préoccupation (...) exprimée dans la résolution. Mais nous soulignons notre opposition à toute tentative de réchauffer le climat autour de ce sujet", a-t-il indiqué.

"Nous restons fidèles aux principes d'action pas à pas et d'avancement mutuel vers une résolution de ce problème et saluons que la résolution de l'AIEA fasse référence à ces principes, confirmant la volonté de la communauté internationale de trouver une solution universelle par la voie des négociations", souligne le communiqué.

La Russie loue par ailleurs des "efforts supplémentaires" faits ces derniers temps par Téhéran afin de "développer un dialogue avec l'agence et d'apaiser les préoccupations".
Marche arrière des Etats-Unis, de la Grande Bretagne et de la France 

Les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la France ont fait marche arrière, en abandonnant leur projet de résolution, au Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'Energie atomique, qui prévoyait de déférer la question du nucléaire iranien, au Conseil de sécurité de l'ONU.

Heurtés au refus de la Chine et de la Russie, ils avaient fini par s'accorder jeudi sur une résolution exprimant "une profonde et croissante préoccupation" sur le programme nucléaire de Téhéran, mais sans lui fixer d'échéance pour éclaircir les points en suspens exprimés dans le rapport controversé de l'agence.

Le dernier rapport de l’AIEA s’était basé sur des informations fournies par les services de renseignements occidentaux et israéliens selon lesquelles l’Iran est au point de fabriquer la bombe atomique.

 

Alexandre Loukachevitch :L'usage de la force contre l'Iran serait une grave erreur.
L'usage de la force militaire contre l'Iran serait une erreur lourde de conséquences internationales, a déclaré jeudi à la radio Voix de la Russie le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch.
"Nous n'admettons même pas l'idée qu'un tel scénario, cauchemardesque, puisse se réaliser", a-t-il affirmé, commentant les déclarations de différents officiels israéliens sur la possibilité de frappes militaires en Iran.
La semaine dernière, les médias internationaux avaient annoncé que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou aurait tenté de convaincre les principaux ministres de son gouvernement de soutenir une opération armée contre l'Iran. Vendredi 5 novembre, le président israélien Shimon Peres avait à son tour annoncé que "la possibilité d'une attaque militaire contre l'Iran était plus proche qu'une option diplomatique".
M. Loukachevitch a souligné à cette occasion que seule la voie diplomatique permettrait de résoudre le problème nucléaire iranien, et a souhaité que le plan de Moscou visant à régler progressivement ce problème serait mis en œuvre.
"Nous espérons que ce plan permettra de trouver une solution pacifique, par étapes, à l'aide de démarches réciproques de la communauté internationale et de l'Iran. Ni l'emploi de la force armée, ni l'isolement international, ne permettront de résoudre le problème de l'Iran", a-t-il indiqué.
"Cette voie n'offre pas de perspectives", a conclu le diplomate.
Depuis 2003, les six médiateurs internationaux sur le dossier nucléaire iranien (Russie, Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Allemagne) s'efforcent - conjointement avec l'AIEA - d'amener l'Iran à suspendre les travaux d'enrichissement d'uranium susceptibles de constituer une menace pour la non-prolifération nucléaire.
Les négociations ont été interrompues en 2009, suite à la position de l'AIEA qui a condamné l'Iran pour avoir construit à son insu une deuxième usine d'enrichissement d'uranium. L'agence a également invité Téhéran à confirmer qu'il ne projetait pas de construire d'autres sites nucléaires non déclarés.
La situation autour du programme nucléaire iranien s'est aggravée après que le président Mahmoud Ahmadinejad eut annoncé le 11 février 2010 que Téhéran avait produit un premier lot d'uranium enrichi à 20% et qu'il disposait du potentiel nécessaire pour porter ses stocks d'uranium à un degré d'enrichissement encore plus élevé.

http://fr.rian.ru/world/20111110/191918984.html

 

 

La Russie dénonce une "politisation" du rapport de l'AIEA sur l'Iran-Le Quotidien du Peuple en ligne

Le dernier rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur le problème nucléaire de l'Iran est une "compilation politisée des faits bien connus", a indiqué mercredi le ministère russe des Affaires étrangères dans une déclaration.
C'est un rapport qui porterait atteinte aux efforts internationaux visant à réduire la tension sur cette question, selon la déclaration.
"Les auteurs (du rapport) jonglent avec les faits pour donner l'impression que le programme nucléaire de l'Iran ait une composante militaire", poursuit la déclaration, ajoutant que cette approche pourrait "à peine être appelée professionnelle et impartiale" et que ce rapport risque d'entraîner "une confrontation dangereuse".
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Ryabkov a souligné le même jour que Moscou est contre le renforcement des sanctions visant l'Iran et appelle à un dialogue pour régler la crise.
Dans son dernier rapport sur le programme nucléaire iranien rendu public mardi, l'AIEA estime que Téhéran avait mené des activités visant à développer "les armes nucléaires", au moins jusqu'à la fin de 2003.

Source: xinhua

http://french.peopledaily.com.cn/International/7640572.html

 

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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