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09/12/2011

n°21 - Journal de Côte d'Ivoire - 08-11 au 08-12 : a1 - : Le président Laurent GBAGBO emprisonné à La Haye: Le président Jerry Rawlings dénonce un enlèvement.

 


n°21 - Journal de Côte d'Ivoire - 08-11 au 08-12 : a1 - : Le président Laurent GBAGBO emprisonné à La Haye: Le président Jerry Rawlings dénonce un enlèvement.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



       Journal de Côte d’Ivoire  

n°3                              03-02 au 10-12

    Par C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos

 



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine- solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part :

Ouattara-Ocampo : l'indécence d'une rencontre, le scandale d'une accointance.

CPI: le porte-parole de Gbagbo dénonce la victoire de la magouille … 

Le président Laurent GBAGBO emprisonné à La Haye: Le président Jerry Rawlings dénonce un enlèvement.

Me Altit, avocat de Laurent Gbagbo :« Laurent Gbagbo n’est pas inculpé ».« C’est pour cette raison que nous allons demander sa mise en liberté provisoire avant juin 2012 ».

Tché Bi Tché : LE PR. GBAGBO DEPUIS LA HAYE: « POURQUOI J’AI DEMANDÉ QUE LES AUDIENCES SOIENT EN DIRECT ».

Déclaration spéciale du Comité Central relativement au transfèrement du Président Laurent GBAGBO à la CPI. 

GRANDE MARCHE DE SOUTIEN AU PRÉSIDENT GBAGBO À LA HAYE ORGANISEE PAR LE CPAD LE SAMEDI 10 DECEMBRE 2011.

Le président Laurent Koudou Gbagbo comparaîtra le lundi 5 décembre 2011devant la Chambre préliminaire III de la Cour pénale internationale (CPI).

1 Côte d'Ivoire occupé :

L'ancien président ivoirien est incarcéré au centre de détention de la Cour pénale internationale, à La Haye,(Pays-Bas.)

Gbagbo à la "CPI" : "Il faut aussi enquêter sans délai dans le camp Ouattara". 

Gbagbo à la CPI : "j'ai été arrêté sous les bombes françaises" .

2 Les alliés de l'opposant.

a) Usa

Le Fils de l’Afrique vise les joyaux de la couronne du continent.

3 Dossier

3-1 En prison, en exil ou en liberté: le camp Gbagbo décapité et éclaté. 



Tiré à part :

Ouattara-Ocampo : l'indécence d'une rencontre, le scandale d'une accointance.

Selon le tabloïd français L’Express, « A la faveur d'un séjour privé à Paris, le chef de l'Etat ivoirien Alassane Dramane Ouattara aurait rencontré à la fin de la semaine écoulée (25-26 novembre 2011, Ndlr) le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), l'Argentin Luis Moreno Ocampo, de passage lui aussi sur les bords de Seine». Comme par hasard, dirions nous. Les deux hommes auraient notamment évoqué le transfèrement à La Haye du président Laurent Gbagbo. Une accointance de mauvais augure et une coïncidence de fort mauvais goût. Qu’est-ce qu’a un procureur instruisant un dossier à charge contre une des parties en contentieux – c’est le moins que l’on puisse, par euphémisme, dire – à s’afficher sans cesse avec la partie adverse ?

L’on se souvient encore que le vendredi 14 octobre 2011, à la demande du nouveau pouvoir ivoirien et sous l’instigation de l’exécutif français, Monsieur Luis Moreno-Ocampo a effectué une visite en Côte d’Ivoire, au cours de laquelle il a rencontré le chef de l’Etat Alassane Ouattara, le Premier ministre Soro Guillaume, le Garde des sceaux et ministre de la Justice, Me Ahoussou Jeannot, le président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation, Charles Konan Banny et le président par intérim du FPI, parti du Président Laurent Gbagbo, Miaka Oureto. 

L’«illustre hôte» n’a pas même daigné rencontrer, pour entendre ou simplement voir où se trouve illégalement retenu en captivité par Ouattara, l’ancien chef de l’Etat ivoirien. Mieux, nous décriions le mois dernier le fait que ce soit lors d’une première visite d’Alassane Ouattara en France et une autre, le jeudi 29 septembre, du ministre français de la justice, Michel Mercier, au président de la CPI, que cette cour a lancé sa machine sur le dossier ivoirien, en prenant le soin de bien circonscrire la période d'enquête à l'après 28 novembre 2010. Blanchissant du coup le camp Ouattara de tous les crimes commis depuis 2002. Bien avant le procès. Etat de fait qu’a dénoncé l’une des juges de la CPI, Madame la juge Silvia Fernandez de Gurmendi, argentine comme le très controversé procureur Louis Moreno-Ocampo, éventant, en des mots à peine différents, un complot au sein de l’instance judiciaire internationale visant à tronquer les faits et à rendre un jugement partial.

Il faut relever avec indignation et souligner avec force que la visite de Michel Mercier à La Haye, au juge sud-coréen Sang-Hyun Song, président de la Cour pénale internationale a, elle aussi, été suivie de celle du ministre ivoirien Coulibaly Gnénéma des Droits de l'Homme et des Libertés publiques à la même CPI, accompagné du même Michel Mercier, pour une saisine officielle sur le dossier ivoirien. Ce ballet avait vraiment quelque chose de sinistre, de nauséeux et de pas du tout transparent. Nous dénoncions alors une collusion qui laissait présager une justice à sens unique de l'instance internationale contre le Président Laurent Gbagbo et tous ses proches.

Quant s’ajoute à tout ce bataclan la fabrication de preuves par les pro-Ouattara, assistés par les services même de la CPI, le scandale ne peut plus être couvert. En effet, Le Nouveau Courrier rapportait dans son édition du jeudi 24 novembre 2011 qu’une délégation du greffe de la Cour pénale internationale, composée de personnels en charge de la sensibilisation et de l’encadrement des victimes présumées au sein de la juridiction serait bientôt à Abidjan où elle prendrait part, à l’Hôtel Tiama, à une journée d’information.

 

Ce séminaire a été organisé le samedi 26 novembre, conjointement par la Section de l’information et de la documentation et la Section de la participation des victimes et des réparations, toutes deux appartenant au Greffe de la Cour pénale internationale. Il visait, selon Caroline Maurel, fonctionnaire adjointe chargée de la Sensibilisation - Section de l'information et de la documentation de la CPI, « à informer les acteurs de la société civile ivoirienne sur le rôle et le mandat de la Cour ainsi que sur les droits des victimes devant la Cour ».

Mais bien avant la tenue de ce séminaire d’information, des sources au sein de cette même CPI et du système des Nations Unies ont dénoncé ce qui apparaissait à leur sens comme un montage grotesque en vue de recueillir des preuves tangibles contre le président Gbagbo – dont le régime Ouattara fait du transfèrement à la Haye une priorité voire une obsession morbide. Selon ces sources, les dossiers réceptionnés par la CPI contre le président Laurent Gbagbo seraient frappés d’un atavisme déconcertant : manque notoire de consistance et de sérieux. Les ONG plaignantes ayant fait du faux en se servant des images des crimes commis par les FRCI et leurs supplétifs «Dozo» à Duékoué, Guiglo et Bloléquin pour documenter leurs accusations. 

Y a-t-il cynisme plus outrageant et machiavélisme plus criant ! Ainsi, à la place des présumées victimes de Gbagbo dont les identités ont été préalablement clairement déclinées, ce sont les images des femmes de l’ethnie Guéré qui ont fui les exactions et les tueries des FRCI dans ces localités qui sont produites, ainsi que les photos des massacres qu’ils y ont perpétrés. Devant des fonctionnaires de la CPI médusés, sidérés par l’énormité de la fraude morale. De tels plaignants ne devraient-ils pas, de fait, être disqualifiés ?

 

Que non ! On cherche à rattraper le tir, on les aide à parfaire la fabrication de preuves inexistantes, qui soient plus crédibles et plus solides. Ce faisant, on descend soi-même au charbon, pour faire passer la pilule de la condamnation prochaine de l’ancien chef de l’Etat ivoirien. D’où le voyage d’Abidjan. Y a-t-il des termes pour qualifier cette imposture ? Toute cette alchimie rocambolesque donne la preuve, selon nos informateurs, que «quelque chose ne tourne pas rond»

Toutes ces actions maladroitement planifiées visent à montrer aux yeux du monde que Gbagbo est un criminel de guerre». Il n’en est rien, en réalité. Toutes les preuves sont là. Nicolas Sarkozy, Alassane Ouattara, Luis Moreno-Ocampo – procureur iconoclaste – et tout le pouvoir RHDP le savent. Mais qu’importe, il faut urgemment mettre hors d’état de nuire un indépendantiste, un démocrate, un patriote africain et un homme politique rétif, transcendant au sein de son peuple, atypique, empêcheur de tourner en rond, dans une nébuleuse françafricaine à bout de force après un demisiècle de nuisance diabolique, en quête d’une nouvelle vie et d’un nouveau souffle. Au détriment de tout le continent africain et de sa démocratie à peine existante. 

Le bouquet de l’affaire, c’est la nomenclature des ONG qui ont, pour ainsi dire, porté plainte contre le président Laurent Gbagbo. Avancer qu’elles sont inconnues en Côte d’Ivoire sur le terrain de la défense des droits humains, c’est peu dire, tant leur anonymat est prononcé et leur représentativité nulle. En réalité, elles ont été fabriquées de toutes pièces par le camp Ouattara – autant que leurs preuves – pour incriminer l’ancien président ivoirien et sont presque toutes tenues par des  ressortissants du Nord, région d’origine d’Alassane Ouattara, versant une fois de plus dans le clivage ethnique, le cloisonnement tribal et l’enfermement régionaliste. 

Appréciez de vous-mêmes : Collectif des victimes de la barbarie de Laurent Gbagbo de Mamadou Sanogo ; l’Alliance pour le changement (APC) du frère cadet et conseiller du Premier ministre Soro Guillaume ; Assistance bénévole sans frontière de Moussa Zalié ; AIECA d’Abobo ; Femmes actives de Côte d’Ivoire ; des ONG maliennes ou burkinabé comme Malian Ambassy de Nouhou Diallo, etc. 

Plus grave, comme l’a relevé Le Nouveau Courrier dans sa parution du jeudi 24 novembre, alors qu’il y a en Côte d’Ivoire un ministre en charge des Droits de l’Homme et une Commission nationale des Droits de l’Homme, c’est la «Coalition ivoirienne pour la CPI», organisation fantoche du nommé Ali Ouattara, qui est l’interface de la Cour pénale internationale en Côte d’Ivoire. Autant d’incongruités qui nous laissent sans voix.

Le fait donc pour nous de voir Alassane Ouattara recevoir, en catimini – c’est le lieu de le dire – le procureur de la CPI, de passage comme par enchantement en France, au moment où le chef de l’Etat ivoirien s’y trouve, pour évoquer dans une messe basse, l'hypothèse du transfèrement à La Haye – imminent selon L’Express.fr – du président Laurent Gbagbo, en résidence surveillée à Korhogo, dans le Nord de la Côte d’Ivoire, depuis le mois d’avril 2011, ainsi que le sort d'autres cadres, civils ou militaires de son régime, nous apparaît inacceptable. Ouattara en tête à tête avec Ocampo pour échanger sur le transfert d’un adversaire politique à qui il a fait la guerre depuis 2002, par rébellion interposée, nous semble d’une impudicité repoussante.

 

Les deux hommes auraient également planché sur le sort de chefs de la rébellion pro-Ouattara, susceptibles d'être inculpés par la CPI de crimes de guerre et/ou crimes contre l'humanité. Nous en doutons fortement. A moins qu’il s’agisse de manoeuvres pour traduire le patron des Forces Nouvelles et des FRCI, Soro Kigbafory Guillaume, devant la CPI, pour servir de souffre-douleur à Alassane Ouattara, personnellement loin d’être innocent dans les tueries massives de la crise postélectorale.

C’est un secret de Polichinelle. Cette «discrète rencontre Ouattara-Ocampo sur le sol français» n'augure donc rien qui vaille et nous incline plus que jamais à penser que les plus grands ennemis de la réconciliation nationale se trouvent être notre actuel chef d’Etat, le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, et le président français Nicolas
sarkozy. Certainement pas Laurent Gbagbo dont le transfert à La Haye est présenté par le pouvoir RHDP comme salutaire pour notre pays car devant favoriser la réconciliation des Ivoiriens. Méprise monumentale !

A cet effet, ce mardi 29 novembre 2011, La Cour pénale internationale a signifié son inculpation formelle à l'ancien chef d'Etat ivoirien Laurent Gbagbo, et l’a transféré à La Haye. De toutes les façons, la Justice qui transcende toutes les autres justices triomphera bien, un jour, dans ce pays. N’en doutons pas un seul instant. Peut-être plus tôt qu’on pourrait l’imaginer ou que ne pourraient le laisser présager les évènements
actuels.

Dinde Fernand Agbo  http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=3200


CPI: le porte-parole de Gbagbo dénonce la victoire de la magouille  

-Le transfert de Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye consacre la victoire de la corruption et de la magouille, a affirmé mercredi à l'AFP le porte-parole de l'ancien président ivoirien, Justin Koné Katina.

Nous constatons aujourd'hui la victoire de la corruption, de la magouille, des réseaux au détriment de l'Etat, a-t-il déclaré par téléphone depuis son exil au Ghana.

IRIB


Le président Laurent GBAGBO emprisonné à La Haye: Le président Jerry Rawlings dénonce un enlèvement.

Jerry Rawlings : Ex président du Ghana

J‘ai appris avec consternation que le président destitué de Côte d’Ivoire,Gbagbo a été transféré à la Cour pénale internationale (CPI),le mardi 29 novembre suite à une inculpation rapide,en totale violation du code international des procédures et au mépris total des exigences de la paix en Côte d’Ivoire.

Ce transfert fait suite a une procédure tellement rapide, qu’il peut être légitimement décrit comme un enlèvement.

Mes soupçons augmentent encore plus, lorsque le procureur affirme avoir pour cibles six officiels en Côte-d’Ivoire, mais insiste indûment sur Gbagbo, celui qui est le moins susceptible d’échapper parce que déjà en détention.

Cet empressement à inculper et à faire transférer Gbagbo [qui n'a pas couru s’échapper durant le bombardement de son palais] comme un criminel de droit commun, défie la logique d’une quête de véritable réconciliation et d’une paix durable en Côte d’Ivoire.

Après cinquante ans d’indépendance, l’Afrique devrait avoir tous le savoir-faire pour apporter la justice à ses propres citoyens et faire disparaître la justice importée.

Quel genre de poursuites plutôt hâtée consiste à traduire en justice la victime d’une attaque, et à être indulgents avec l’auteur de l’attaque?

Personne ne cherche à échapper à la justice. Mais quand la justice est baignée dans une mer d’humiliation et d’abus, de façon à être régi par la haine de soi-pensants avec sa logique intenable, il sied à la conscience humaine de se lever contre cette justice, pour le bien de tous.

Nous ne resterons pas silencieux à ce sujet car nous ne devons pas rester silencieux à ce sujet parce-que tous membres actifs de ce drame humain.

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=3222

 


Me Altit, avocat de Laurent Gbagbo : « Laurent Gbagbo n’est pas inculpé »...

« C’est pour cette raison que nous allons demander sa mise en liberté provisoire avant juin 2012 »

mer, 7 déc. 2011

Dans cette interview exclusive accordée au Nouveau Courrier, Maître Emmanuel Altit explique les batailles judiciaires à venir, évoque l’aide que peuvent apporter les Ivoiriens, annonce qu’il va faire une demande de liberté provisoire pour son client. Et raconte un homme qui a souffert, qui est physiquement éprouvé mais intellectuellement combatif.

L’opinion ivoirienne est surprise de la durée qu’il y a entre la première et la deuxième audience du procès du président Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale. Quelle est la justification technique d’un tel délai ? Pourquoi ne l’avez-vous pas contesté ?

Non. Loin de là ! C’est excellent pour nous parce que ça nous donne du temps. Comprenez bien que le procureur est en train de constituer un dossier et mène des enquêtes depuis extrêmement longtemps, et nous avons besoin, nous aussi, de temps. Par conséquent, plus la durée entre l’audience de première comparution, celle d’aujourd’hui, qui est en quelque sorte le coup d’envoi de la partie et l’audience de la confirmation des charges, qui est le moment où seront discutées les accusations, est longue, plus nous avons l’occasion de mener des enquêtes et de constituer notre propre dossier de manière à faire reculer ensuite le procureur.

Maintenant, est-ce que ce n’est pas une période trop longue durant laquelle le président va rester ici à La Haye ? Ma réponse est que cela n’a rien à voir. Nous pouvons demander, et nous allons demander sa liberté provisoire bientôt ! Il n’y a pas de lien direct entre la date de l’audience de confirmation des charges et notre demande de mise en liberté.

Quel est le statut du président Gbagbo ? Est-il inculpé ?

Non, il n’est pas inculpé. Il n’y a même pas d’accusation au sens strict du terme. Le procureur mène l’enquête en Côte d’Ivoire. Il a considéré que certains pouvaient, de son point de vue de procureur, être soupçonnés d’avoir eu un rôle. Pour les raisons que vous connaissez, il a décidé d’accuser le président Gbagbo. Pour se faire, il a demandé à la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale de l’autoriser à délivrer un mandat d’arrêt contre le président Gbagbo. Maintenant, pour plaider ce mandat d’arrêt, il a pu donner à la Chambre préliminaire des éléments. Mais ces éléments n’ont pas de valeur autre que celle de la parole d’un procureur.

Ce ne sont que des allégations, ce ne sont pas des accusations. Il n’y aura des accusations que lors de l’audience de confirmation des charges. Le procureur déposera un acte d’accusation que nous discuterons et que nous essaierons de réduire à néant. En fonction de la manière dont seront discutées les accusations, peut-être qu’il n’en restera plus rien. Jusque-là il n’y a ni accusation, encore moins inculpation. Nous ne sommes pas dans une procédure où le juge peut inculper. Mais dans ce cas de figure, ce sont des parties qui font le procès. Il y a l’avocat de l’accusation – le terme est plus exact que procureur – et l’avocat de la défense. Ce sont ces parties qui font le procès, les juges prenant acte et vérifiant que les formes sont respectées.

Le président Gbagbo est donc dans une forme de détention provisoire. Mais en général, dans les droits nationaux, la mise en détention provisoire n’est pas aussi longue…

C’est pour cette raison que nous allons demander sa mise en liberté provisoire bien avant juin 2012.

Le procureur prétend que le fait qu’il soit en liberté peut entraver la justice…

Le procureur dit ce qu’il a envie de dire. Moi je dirai autre chose, et les juges décideront.

On a la vague impression que vous n’aurez pas accès au dossier avant juin 2012…

Non. Ce n’est pas comme cela que ça se passe. Le procureur a obligation légale de nous transmettre tous les éléments en sa possession le plus vite possible.

Dès demain, alors ?

Oui, dès demain, absolument. S’il ne le fait pas, nous utiliserons cette éventuelle erreur contre lui.

Est-ce qu’il pourra mettre de nouveaux éléments dans son dossier ?

Oui, il continuera de mener son enquête, je mènerai la mienne. Et lors de l’audience de confirmation des charges, on confrontera. Pour l’instant, nous n’avons pas beaucoup d’enquêteurs à notre disposition pour des questions de moyens. Nous espérons en avoir plus à l’avenir. L’accusation en a beaucoup plus que moi. En plus des enquêteurs officiels, ils disposent de moyens dont je ne dispose pas. Notamment l’aide des autorités ivoiriennes et des grandes puissances.

Avez-vous besoin d’aide ? Est-ce que des citoyens ivoiriens peuvent participer ? Avez-vous des besoins ?

Oui, nous avons des besoins très importants. Notamment financiers, pour payer les gens qui travaillent. Les citoyens ivoiriens peuvent donner, et sont bienvenus. C’est une question de justice. Il s’agit de dire quelle est et quelle a été la réalité de la situation en Côte d’Ivoire.

Vous avez eu le président Gbagbo. Vous l’avez eu longuement. Il a expliqué qu’il n’a pas été très bien traité. Les Ivoiriens sont inquiets pour sa santé.

Je peux les rassurer. Depuis son arrivée à La Haye, il est suivi médicalement, nourri de manière tout à fait correcte, et ses conditions de détention sont acceptables. Il est vrai que pendant sept mois, il a été traité d’une manière qui ne correspond pas à la manière dont doit être traité un président, ou un ancien président. Nous pensons qu’il va pouvoir récupérer. Je peux vous rassurer et rassurer les Ivoiriens . Intellectuellement, il est toujours le même. C’est un homme qui s’est toujours battu et qui va une fois de plus se battre pour faire prévaloir la vérité.

Est-ce qu’il peut s’informer, regarder la télévision, aller sur Internet ?

Oui, il peut regarder la télévision. Pour Internet, je ne peux pas vous le dire.

Propos recueillis par Théophile Kouamouo

Le 07 décembre 2011 par IVOIREBUSINESS

Source : http://www.nouveaucourrier.info

 


Tché Bi Tché : LE PR. GBAGBO DEPUIS LA HAYE: « POURQUOI J’AI DEMANDÉ QUE LES AUDIENCES SOIENT EN DIRECT ».

L’ex-célèbre prisonnier des goulags du nord de la Côte d’Ivoire vient de passer sa sixième nuit à la Haye, au Pays-bas.

En effet, le mardi dernier, à la surprise générale, le monde entier apprenait que Laurent Gbagbo, l’un des protagonistes de la crise ivoirienne, était transféré à la Haye pour «rendre compte à titre individuel des attaques visant des civils commises par les forces qui agissaient en son nom», selon le très controversé procureur de la Cpi, Luis Moreno- Ocampo. Et sauf changement de dernière minute, c’est aujourd’hui que le président ivoirien va comparaitre pour la première à une audience publique, ouverte aux médias du monde.

A la vérité, la retransmission en direct de cette audience et certainement des autres à venir, selon des sources proches du prisonnier hors pair, a été voulue par le concerné lui-même. «J’ai demandé que les audiences soient en direct parce que je n’ai rien à cacher», a-t-il confié au téléphone à une proche. Autant dire que le procès de Laurent Gbagbo promet des étincelles puisqu’il est moralement prêt à vider le sac des intrigues qui ont entouré la crise postélectorale en Côte d’Ivoire.

Il ne s’est pas arrêté là au cours de la conversation téléphonique. Sur ses conditions de détention à Korhogo, il a levé un coin de voile. «Je suis mieux ici (ndlr, à la Haye). A Korhogo, je ne dormais pas dans la résidence du préfet. Je logeais dans une «trois pièces» appartenant à Guillaume Soro», a-t-il soutenu, battant en brèche le discours officiel du gouvernement qui tendait à faire croire que Laurent Gbagbo était bien traité à Korhogo. Il s’est par ailleurs inquiété du sort de Dr Blé, son médecin personnel, qui, à l’en croire, a été transféré à la Compagnie territoriale de Korhogo, alors qu’il n’est pas militaire.

Aux Ivoiriens, Laurent Gbagbo demande de garder le moral haut, parce qu’il n’a pas l’intention d’abdiquer. Il se dit déterminé à prouver son innocence face aux montages grotesques tendant à le discréditer, le présentant comme un meurtrier.

Il ne décolère toujours pas contre Alassane Ouattara et Guillaume Soro, à qui il avait laissé un message sibyllin. «Dites à Soro et à Ouattara qu’ils me retrouveront ici. Je les attends», avait-il confié à l’équipage du Grumman III présidentiel, le mardi 29 novembre 2011, à sa descente, à l’aéroport de rotterdam-La Haye, au Pays-bas.

Comme on le voit, Laurent Gbgabo n’a rien perdu de ses réflexes de combattant après son isolement.

Tché Bi Tché 

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=3223


Déclaration spéciale du Comité Central relativement au transfèrement du Président Laurent GBAGBO à la CPI. 

1.     Le lundi 28 novembre 2011, dans une procédure complètement illégale, la doyenne  des juges du Tribunal de 1ère instance du Plateau, engage une audition du président Laurent Gbagbo sur les infractions de « crime économique ».

 

2.     Le mardi 29 novembre 2011, contre toute attente, la Chambre d’Accusation de la Cour d’appel d’Abidjan notifie au président Laurent Gbagbo un mandat d’arrêt international émanant de la CPI.

 

3.     On assiste alors à un emballement de l’appareil juridico-politique pour aboutir le même jour au transfèrement du président Laurent Gbagbo à la CPI à La Haye, selon une procédure  toute aussi illégale.

 

4.     Cette opération n’est qu’une mascarade et une parodie de justice mises en œuvre par le  président Alassane Ouattara pour obéir aux injonctions de ses parrains. Elle n’est que la manifestation suprême d’une haine qu’ils vouent au président Laurent Gbagbo pour sa vision politique ancrée sur la souveraineté nationale. Elle finit de convaincre le FPI et ses alliés ainsi que l’opinion nationale et internationale sur le refus définitif de M. Alassane Ouattara de voir une Côte d’Ivoire  réconciliée.

 

5.     C’est pourquoi, le Comité Central instruit instamment le Secrétariat Général de prendre des mesures légales appropriées, notamment la mobilisation des structures, de l’opinion nationale et internationale et ce, dans le cadre de l’action unitaire au sein du CNRD afin d’obtenir le retour du Président Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire.

 

6.     Par ailleurs, le Comité Central :

a.     Condamne ce véritable hold-up politico-juridique de transfèrement du président  Laurent Gbagbo à La Haye alors que les enquêtes sont en cours ; ce qui constitue une violation grave de la présomption d’innocence reconnue à tout être humain ;

b.     S’insurge contre cet enlèvement politique qui s’apparente plus à une contrainte à l’exil sous le prétexte de « mandat d’arrêt international » alors que les dossiers des vrais criminels de Côte d’Ivoire sont pendants à la CPI depuis 2004 ;

c.     Dénonce la collusion du procureur Ocampo avec M. Alassane Ouattara, sur fond de corruption massive dont les indicateurs sont entre autres, la rencontre secrète récente entre les deux hommes à Paris et l’affrètement d’un avion privé par M. Ouattara pour le transfèrement du président Laurent Gbagbo, alors que la CPI dispose de moyens à  cet effet ;

d.     Assure le président Laurent Gbagbo du soutien et de la solidarité indéfectibles du Parti dans cette épreuve qu’il bravera pour le bonheur des ivoiriens et des africains.

 

7.     En attendant que le Secrétariat Général en liaison avec les organes exécutifs respectifs de nos alliés du CNRD entreprennent des actions idoines, le FPI sur décision du Comité Central :

a.       Suspend sa participation à tout processus de réconciliation et demande à tous ses militants et cadres de s’abstenir de toute activité y afférent ;

b.      Affirme que le transfèrement du président Laurent Gbagbo signe la rupture du dialogue républicain en cours avec les pouvoir et ses alliés.

 

8.    Enfin, le Comité Central  du FPI demande à tous les militants, sympathisants, démocrates ivoiriens et africains de se tenir prêts et de rester à l’écoute de la direction du FPI pour les mots d’ordre imminents à venir.

Le Secrétaire  Général, Porte-parole Laurent AKOUN

Fait à Abidjan,

le 30 Novembre 2011

http://www.ivoirediaspo.net/?p=6746


GRANDE MARCHE DE SOUTIEN AU PRÉSIDENT GBAGBO À LA HAYE ORGANISEE PAR LE CPAD LE SAMEDI 10 DECEMBRE 2011

Grande marche de soutien au Président Gbagbo le 10 décembre à la Haye à partir de 13h.

Tous à la Haye le 10 décembre pour dire à notre président, digne fils de l’Afrique qu’il ne sera jamais seul dans cette épreuve et que ses frères et sœurs ivoiriens et africains de la diaspora vont veiller sur lui.

Grande marche de soutien à Gbagbo de toutes les structures de la résistance ivoirienne et africaine le 10 décembre à la Haye à partir de 13h.

Prenez toutes les dispositions pour ne pas rater cet évènement historique !

De plus amples détails suivront.

La lutte continue jusqu’à la victoire finale.

 

http://rene.kimbassa.over-blog.com/article-grande-marche-de-soutien-au-president-gbagbo-a-la-haye-organisee-par-le-cpad-le-samedi-10-decembre-2-90954975.html
Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 06:41

 


Le président Laurent Koudou Gbagbo comparaîtra le lundi 5 décembre 2011devant la Chambre préliminaire III de la Cour pénale internationale (CPI)

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

 

L’audience de comparution initiale dans l’affaire à l’encontre de Laurent Koudou Gbagbo  programmée le lundi, 5 décembre 2011

La première comparution de Laurent Koudou Gbagbo devant la Chambre préliminaire III de la Cour pénale internationale (CPI) est programmée le lundi 5 décembre 2011, à 14h00 (heure locale de La Haye) selon un communiqué émanent du Tribunal.   Au cours de cette audience publique, la Chambre préliminaire III, composée des juges Silvia Fernández de Gurmendi (juge présidente), Elizabeth Odio Benito et Adrian Fulford, vérifiera l’identité du suspect et s’assurera qu’il a été informé clairement des charges portées contre lui et des droits que lui reconnaît le Statut de Rome. À l’issue de cette première comparution, la Chambre préliminaire fixera la date de l’audience de confirmation des charges, étape suivante dans la procédure préliminaire.

Il faut rappeler que M. Gbagbo, né le 31 mai 1945, ancien Président de la Côte d’Ivoire, aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle, selon les termes de la Cour pénale internationale, en tant que coauteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l’humanité à raison de meurtres, de viols et d’autres violences sexuelles, d’actes de persécution et d’autres actes inhumains, qui auraient été perpétrés dans le contexte des violences post-électorales survenues sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.   Remis à la CPI le mercredi 30 novembre 2011, en vertu d’un mandat d’arrêt délivré le 23 novembre 2011 par la Chambre préliminaire III.  Celui-ci a immédiatement été conduit au quartier pénitentiaire de la CPI, aménagé dans l’enceinte d’une prison néerlandaise dans le quartier de Scheveningen, à la Haye, un centre de détention provisoire qui accueille cinq détenus de la Cour. Il est installé dans la même prison que le quartier pénitentiaire du tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPY), lui aussi basé à la Haye. L’ancien président libérien Charles Taylor, jugé par le tribunal spécial pour la Sierra Leone, est également détenu dans cette prison. « Nous nous efforçons de garantir le bien-être mental, physique et spirituel des personnes détenues » nous a rassurés, le Greffier de la CPI, Silvana Arbia, qui a ajouté que « les détenus disposeraient de cellules individuelles équipées notamment d’un ordinateur. Ils peuvent suivre des cours d’informatique, utiliser un terrain d’exercice en plein air et participer à des activités sportives et de loisirs (…) Toujours les responsables de la CPI, les personnes détenues sont autorisées à cuisiner. « Une attention spéciale est accordées aux visites de la famille » conclut, le Greffier.

Il faut noter enfin qu’après l’arrivée de l’ex président ivoirien, le Greffier de la Cour, Mme Silvana Arbia, a adressé ses remerciements aux autorités du pays hôte, les Pays-Bas, ainsi qu’aux autorités ivoiriennes pour leur pleine coopération avec la Cour, ce qui a permis un transfert réussi et rapide du suspect au quartier pénitentiaire de la CPI à La Haye.

Faits allégués

La Chambre préliminaire III a conclu qu’il y a des motifs raisonnables de croire qu’au lendemain des élections présidentielles en Côte d’Ivoire, les forces pro-Gbagbo ont attaqué la population civile à Abidjan et dans l’ouest du pays, à partir du 28 novembre 2010, prenant pour cible des civils qu’elles pensaient être des partisans du candidat de l’opposition. Il est allégué que ces attaques revêtaient un caractère généralisé et systématique, ont été commises sur une longue période et dans une zone géographique vaste, et suivaient un mode opératoire général similaire. En outre, elles auraient souvent été dirigées contre des communautés ethniques ou religieuses spécifiques et ont fait un grand nombre de victimes.

La Chambre a également conclu qu’il y a des motifs raisonnables de croire que Laurent Gbagbo et son entourage immédiat avaient convenu d’un plan et qu’ils étaient conscients que la mise en œuvre de celui-ci aboutirait à la commission des crimes allégués. Ils auraient exercé un contrôle conjoint sur les crimes et apporté une contribution coordonnée et essentielle à la réalisation du plan.

Laurent Gbagbo aurait engagé sa responsabilité en tant que « coauteur indirect » (au sens de l’article 25‑3‑a du Statut) pour les charges susmentionnées de crimes contre l’humanité. Toutefois, la Chambre a souligné que cette question devra être débattue en temps voulu avec les parties et les participants.

Le mandat d’arrêt à l’encontre de Laurent Koudou Gbagbo est le premier mandat délivré dans le cadre de la situation en Côte d’Ivoire.

La Côte d’Ivoire n’est pas partie au Statut de Rome mais avait accepté la compétence de la Cour le 18 avril 2003. Plus récemment, le 14 décembre 2010 et le 3 mai 2011, la Présidence de la Côte d’Ivoire a de nouveau confirmé qu’elle acceptait la compétence de la Cour.

Le 3 octobre 2011, la Chambre préliminaire III a autorisé le Procureur à ouvrir une enquête de sa propre initiative sur les crimes relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis en Côte d’Ivoire depuis le 28 novembre 2010, ainsi que sur les crimes susceptibles d’être commis à l’avenir dans le cadre de cette situation. Les juges ont autorisé le Procureur à enquêter sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre qui auraient été commis par les forces pro-Gbagbo et par les forces pro‑Ouattara, notamment des meurtres, des viols, des disparitions forcées, des cas d’emprisonnement, des actes de pillage et de torture et le fait de diriger intentionnellement des attaques contre des civils.

La Chambre préliminaire III a également demandé au Procureur de lui communiquer, dans un délai d’un mois, tout renseignement supplémentaire dont il dispose concernant des crimes commis entre 2002 et 2010 et susceptibles de relever de la compétence la Cour. Le Procureur a répondu à cette demande le 3 novembre 2011.

La Chambre examine maintenant s’il y a lieu ou non d’autoriser le Procureur à enquêter sur des crimes qui auraient été commis entre 2002 et 2010.

La Cour pénale internationale est une juridiction permanente et indépendante qui juge des personnes accusées des crimes les plus graves touchant l’ensemble de la communauté internationale, à savoir le crime de génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le crime d’agression

Philippe KOUHON, journaliste Indépendant

Email : pkouhon@gmail.com

http://www.ivoirediaspo.net/?p=6750

 



1 Côte d'Ivoire occupé :

L'ancien président ivoirien est incarcéré au centre de détention de la Cour pénale internationale, à La Haye,(Pays-Bas.)

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, écroué à La Haye dans la nuit de mardi à mercredi, est soupçonné par la Cour pénale internationale de quatre chefs de crimes contre l'humanité commis lors des violences post-électorales de 2010-2011. "Laurent Gbagbo aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle, en tant que coauteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l'humanité à raison de meurtres, de viols et d'autres violences sexuelles, d'actes de persécution et d'autres actes inhumains", a annoncé la CPI dans un communiqué. La CPI a confirmé l'incarcération de Laurent Gbagbo, 66 ans, sous le coup d'un mandat d'arrêt, au centre de détention de la Cour, à La Haye, où il a été transféré après son arrivée en avion à l'aéroport de Rotterdam (ouest).

L'ex-chef d'État, le premier livré à la Cour depuis son entrée en fonction en 2002, va assister "prochainement" à une audience de comparution initiale, destinée notamment à vérifier son identité, à l'informer de ses droits et des crimes qui lui sont imputés, selon la CPI. Celle-ci pourrait avoir lieu jeudi ou vendredi, a indiqué à l'AFP un membre du bureau du procureur. Elle sera suivie dans les prochains mois d'une audience de confirmation des charges au cours de laquelle les juges examineront si les éléments de preuve avancés par l'accusation sont assez solides pour la tenue d'un procès.

Laurent Gbagbo, dont le refus de céder le pouvoir après la présidentielle de novembre 2010 avait plongé le pays dans une crise meurtrière qui avait fait 3 000 morts, était détenu depuis avril dans une résidence à Korhogo (nord de la Côte d'Ivoire). "Justice sera faite pour les victimes ivoiriennes de crimes commis à grande échelle : Laurent Gbagbo est le premier à devoir rendre compte de ses actes. Il ne sera pas le dernier", a mis en garde le procureur de la CPI Luis Moreno Ocampo dans un communiqué.

Obstacle à la réconciliation ?

Allassane Ouattara avait demandé le 3 mai à la CPI d'enquêter sur les "crimes les plus graves" commis lors des violences, la justice ivoirienne se chargeant des crimes économiques, des crimes de sang et des crimes contre la sécurité de l'État. Les juges avaient autorisé début octobre le procureur à enquêter en Côte d'Ivoire, estimant qu'il y avait "une base raisonnable" de croire que des attaques avaient été commises contre la population civile à la fois par le camp de Laurent Gbagbo et par celui d'Allassane Ouattara entre le 25 février et le 6 mai. En visite à Abidjan, le procureur de la CPI avait promis le 15 octobre une enquête "impartiale" qui ciblerait "trois à six personnes" ayant les plus lourdes responsabilités dans les crimes commis lors de la crise, dont il n'avait dévoilé ni les noms ni le camp.

Dans le mandat d'arrêt sous scellé délivré le 23 novembre et rendu public mercredi, les juges estiment l'arrestation de Laurent Gbagbo "nécessaire" pour notamment "garantir qu'il n'usera pas de son pouvoir politique ou de ses moyens financiers pour faire obstacle à l'enquête". "La décision de poursuivre seulement le président déchu à ce stade risque d'être explosive sur le terrain", a commenté Francis Dako, coordinateur pour l'Afrique de l'ONG Coalition pour la Cour pénale internationale, dans un communiqué, en mettant en garde contre une "justice des vainqueurs".

Parallèlement à l'enquête de la CPI, des enquêtes nationales sont menées par la justice ivoirienne. Laurent Gbagbo et son épouse Simone, en détention à Odienné (nord-ouest), ont ainsi été inculpés en août pour "crimes économiques" commis durant la crise. Au total, plusieurs dizaines de personnalités du régime déchu, civils et militaires, sont détenues pour crimes de sang, atteinte à l'autorité de l'État ou crimes économiques. La CPI est le premier tribunal pénal international permanent chargé de juger les auteurs de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

 Le Point.fr –

Publié le 30/11/


Gbagbo à la "CPI" : "Il faut aussi enquêter sans délai dans le camp Ouattara" . 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

Le transfèrement de l'ex-Président Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, pour son rôle présumé, dans des crimes internationaux, perpétrés, lors des violences postélectorales, qui ont dévasté la Côte d'Ivoire, est un pas important, sur la voie de la justice, a déclaré "Human Rights Watch", aujourd'hui.

30/11/2011

IRIB


Gbagbo à la CPI : "j'ai été arrêté sous les bombes françaises" .

L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, soupçonné de crimes contre l'humanité, a accusé l'armée française d'avoir orchestré son arrestation lors de sa première comparution lundi devant la Cour pénale internationale.
"J'ai été arrêté le 11 avril 2011 sous les bombes françaises", a dit M. Gbagbo, 66 ans, premier ex-chef d'Etat remis à la Cour, soupçonné de crimes commis à la suite de l'élection présidentielle de novembre 2010.
"C'est l'armée française qui a fait le travail", a-t-il assuré, relatant pour la première fois son arrestation, lors de sa première comparution devant la CPI, entrée en fonction à La Haye en 2002.
Laurent Gbagbo est soupçonné d'être "coauteur indirect" de crimes contre l'humanité lors des violences post-électorales de 2010-2011, à savoir meurtre, viol, actes inhumains et persécution commis par ses forces entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.
Son refus de céder le pouvoir à son rival et actuel président Alassane Ouattara à la suite de la présidentielle de novembre 2010 avait plongé le pays dans une crise meurtrière qui avait fait 3.000 morts.
Interrogé par la présidente Silvia Fernandez de Gurmendi sur ses conditions de détention, l'ancien président ivoirien a assuré que celles-ci étaient "correctes", mais, a-t-il ajouté, "ce sont les conditions de mon arrestation qui le sont moins".
"Une cinquantaine de chars français encerclaient la résidence (présidentielle, ndlr) pendant que les hélicoptères la bombardaient", a assuré M. Gbagbo, vêtu d'un costume sombre, d'une chemise blanche et portant une cravate bleue marine.
"J'ai vu devant moi mourir mon ministre de l'Intérieur", a-t-il poursuivi : "mon fils aîné est encore détenu en Côte d'Ivoire, je sais pas pourquoi on l'a arrêté, peut-être parce qu'il est mon fils, je l'ai vu battu".
Lors de l'audience, qui a duré moins d'une trentaine de minutes, les juges ont vérifié l'identité du suspect et se sont assurés qu’il avait été informé clairement des charges portées contre lui et des droits que lui reconnaît le Statut de Rome, traité fondateur de la Cour.
Laurent Gbagbo, détenu jusque-là en Côte d'Ivoire, avait été écroué mercredi dernier au centre de détention de la CPI, qui siège à La Haye.
"Je suis venu sans rien, sauf avec ma chemise et mon pantalon, sans rien du tout", a raconté l'ex-chef d'Etat, assurant ne pas avoir été prévenu de son transfert aux Pays-Bas.
Le procureur sortant de la CPI Luis Moreno-Ocampo a assuré, dans un entretien téléphonique à l'AFP à l'issue de l'audience, que le transfert de M. Gbagbo était "la responsabilité du gouvernement ivoirien".
Sur ses conditions de détention en Côte d'Ivoire, l'ancien président a dit : "je ne savais ce qu'il se passait dans le ciel que quand il pleuvait sur le toit."
"Maître Altit (son avocat, ndlr) est venu jusqu'à Korhogo pour me voir et on l'a empêché de me rencontrer. Ca a été tout le temps comme ça : une bataille entre mes avocats et mes geôliers", a-t-il soutenu.
"Si on m'accuse, c'est qu'il y a des éléments de preuve", a en outre déclaré M. Gbagbo, qui était sous le coup d'un mandat sous scellés émis le 23 novembre et rendu public le 30 novembre : "je veux voir ces éléments de preuve et les confronter à ma vérité à moi".
L'audience de confirmation des charges aura lieu le 18 juin 2012, a annoncé la présidente.
A l'issue de celle-ci, les juges devront déterminer si les preuves rassemblées par l'accusation sont suffisamment solides pour la tenue d'un procès.
"Nous sommes d'accord sur le fait que des crimes ont été commis de tous les côtés (et donc également par le camp Ouattara, ndlr) et doivent donc être poursuivis", a précisé le procureur, qui avait été autorisé début octobre à enquêter en Côte d'Ivoire : "nous avons également dit que nous enquêtons sur plus de dossiers".

05/12/2011
http://www.echoroukonline.com/fra/international/13182-gbagbo-a-la-cpi-j-ai-ete-arrete-sous-les-bombes-francaises.html


2 Les alliés de l'opposant.

a) Usa

Le Fils de l’Afrique vise les joyaux de la couronne du continent.

Le 14 octobre, le président Barack Obama a annoncé l’envoi de troupes des forces spéciales des États-Unis en Ouganda pour y participer à la guerre civile. Dans les prochains mois, des forces militaires américaines seront envoyées au Sud-Soudan, au Congo et en République centrafricaine. Elles n’" interviendront " qu’en situation d’ " auto-défense ", assure Obama, ironiquement. Avec la Libye sécurisée, une invasion américaine du continent africain est en marche.

John Pilger

Mardi 8 Novembre 2011

 

La décision d’Obama est décrite dans la presse comme " très inattendue " et " surprenante ", voire " bizarre ". Il n’en est rien. Elle suit en effet la logique de la politique extérieure américaine à partir de 1945. Prendre le Vietnam. Il était prioritaire d’endiguer l’influence de la Chine, un rival impérial, et de " protéger " l’Indonésie, que le président Nixon appelait " le plus gros magot de ressources naturelles de la région… le plus beau trophée ".

Le Vietnam se trouvait simplement sur le chemin ; le massacre de plus de trois millions de Vietnamiens et la dévastation et la contamination chimique de leur pays était alors le prix à payer pour que l’Amérique remplisse son objectif. Comme pour toutes les invasions américaines ultérieures, une trainée de sang de l’Amérique latine à l’Afghanistan en passant par l’Irak, la justification était en général basée sur " l’auto-défense " et " l’humanitarisme ", des termes vidés de leur sens propre depuis bien longtemps.

En Afrique, dit Obama, la " mission humanitaire " est d’aider le gouvernement ougandais à vaincre l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA pour Lord’s Resistance Army), qui " a assassiné, violé et enlevé des dizaines de milliers d’hommes, femmes et enfants en Afrique centrale ". C’est là une description fidèle de la LRA, qui rappelle d’ailleurs les multiples atrocités commanditées par les États-Unis ; comme le bain de sang dans les années 60 qui a suivi le meurtre orchestré par la CIA de Patrice Lumumba, chef de file de l’indépendance du Congo et premier ministre légalement élu pour la première fois dans ce pays, ainsi que le coup d’état de la CIA qui a installé au pouvoir Mobutu Sese Seko, considéré comme le tyran le plus vénal qu’ait vu l’Afrique.

L’autre justification d’Obama est loin d’être plus convaincante. Il s’agit de la " sécurité nationale des États-Unis " . La LRA a perpétré ses sévices pendant 24 ans et concernent bien peu les États-Unis. Aujourd’hui, elle compte moins de 400 combattants et n’a jamais été plus faible. Cependant, la " sécurité nationale " américaine signifie souvent soudoyer un régime voyou et corrompu qui possède quelque chose que Washington convoite.

Yoweri Museveni, le " président-à-vie " de l’Ouganda reçoit déjà la majeure partie de 45 millions de dollars en " aide " militaire américaine – dont font partie les drones tant appréciés par Obama. Voilà son pot-de-vin pour combattre dans une guerre par procuration contre le nouvel ennemi islamique fantôme des États-Unis, le groupe Al-Shabbaab basé en Somalie. La LRA jouera un rôle de relations publiques, en distrayant les journalistes occidentaux avec les horreurs qu’ils commettent chroniquement.

En réalité, la raison principale pour laquelle les États-Unis sont en train d’envahir l’Afrique est la même qui a déclenché la guerre du Vietnam. C’est encore la Chine. Le monde de paranoïa institutionnalisée et égocentrique, dans lequel baigne le général David Petraeus, précédent commandant des forces armées américaines et actuellement directeur de la CIA, justifie ce qu’il sous-entend être un état de guerre permanente ; la Chine est en train de remplacer Al-Qaeda en tant que " menace " officielle des États-Unis.

Quand, l’année dernière, j’interviewais Bryan Whitman, secrétaire adjoint à la Défense au Pentagone, je lui ai demandé de décrire l’état actuel de danger pour l’Amérique. Visiblement embarrassé, il a répété " des menaces asymétriques … des menaces asymétriques ". Ces menaces justifient les conglomérats de fabricants d’armes, impliqués dans le blanchiment d’argent et sponsorisés par l’État, et le plus grand budget militaire de l’histoire. Maintenant qu’Oussama Ben Laden a été sorti de la scène géopolitique, la Chine devient le nouveau bouc émissaire.

L’ Afrique est bien l’histoire à succès de la Chine. Là où les Américains amènent leurs drones et la déstabilisation, les Chinois apportent des routes, des ponts et des barrages. Ce qu’ils recherchent sont les ressources naturelles, en particulier les combustibles fossiles. Dotée des plus grandes réserves de pétrole en Afrique, la Libye de Mouammar Kaddhafi était une des plus importantes sources de carburant de la Chine.

Quand la guerre civile a éclaté et l’OTAN a appuyé les " rebelles " sur base d’une histoire montée de toute pièces à propos de plans de Kaddhafi pour un " génocide " à Benghazi, la Chine a évacué ses 30.000 travailleurs en Libye. La résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui a autorisé " l’intervention humanitaire " de l’Occident a été expliquée succinctement dans une proposition au gouvernement français par le Conseil National de Transition " rebelle ", révélée le mois passé dans le journal Libération (Alors que c’était Algérie Plus qui en a parlé le premier soit le 28 août 2011 avant Libération qui a repris notre information le 2 septembre. NDLR), dans laquelle on offrait à la France 35 % de la production nationale brute en pétrole de la Libye " en échange " (sic) d’un appui " total et permanent " de la France au CNT.

Arborant la bannière étoilée dans Tripoli " libérée " le mois dernier, l’ambassadeur américain Gene Cretz a laissé échapper : " Nous savons que le pétrole est le joyau de la couronne des ressources naturelles libyennes ! " La conquête de fait de la Libye par les États-Unis et ses partenaires impérialistes annonce une version moderne du " partage de l’Afrique " à la fin du XIXe siècle.

Da la même manière que pour la " victoire " en Irak, les journalistes ont joué un rôle critique de division des Libyens en tant que victimes dignes de respect et les autres déshumanisées. Récemment, la une de The Guardian montrait la photo d’un combattant kaddhafiste terrifié à côté de ses geôliers frénétiques qui, selon la notice, " fêtaient leur victoire ". Selon le General Petraeus, il se déroule maintenant une guerre " de perception… menée continuellement par les médias ".

Pendant plus d’une décennie, les États-Unis ont essayé d’établir une tête de pont sur le continent africain, nommé AFRICOM, mais ont été repoussés par les différents gouvernements, inquiets des tensions régionales que cela pourrait créer. La Libye, et maintenant l’Ouganda, le Sud-Soudan et le Congo représentent leur opportunité la plus intéressante.

Comme des câbles Wikileaks et le bureau national stratégique contre le terrorisme le révèlent, les plans américains pour l’Afrique font partie d’un programme global selon lequel 60,000 forces spéciales, incluant des escadrons de la mort, sont déjà en opération dans 75 pays, chiffre qui s’élèvera bientôt à 120. Comme Dick Cheney l’a fait remarquer dans son plan de " stratégie de défense " des années 90, l’Amérique désire simplement dominer le monde.

Que cela soit maintenant le cadeau de Barack Obama, le " Fils de l’Afrique ", est d’une ironie suprême. Ou l’est-il vraiment ? Comme Frantz Fanon l’explique dans Black Skin, White Masks, ce qui importe n’est pas tant la couleur de la peau, sinon le pouvoir que l’on sert et les millions de gens que l’on trahit.

John Pilger

Mardi 8 Novembre 2011

Source originale : Global Research
Traduit de l’anglais par T.K. pour Investig’Action

http://www.algerie-plus.com/affaires/le-fils-de-l%E2%80%99afrique-vise-les-joyaux-de-la-couronne-du-continent/  



3 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 En prison, en exil ou en liberté: le camp Gbagbo décapité et éclaté.  

Laurent Gbagbo, avant de se voir notifier mardi un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), a été inculpé en août, comme son épouse Simone, de "crimes économiques" par la justice ivoirienne. Plusieurs dizaines de personnalités du régime déchu, des civils, des militaires, des policiers et des gendarmes, sont détenues à Abidjan et dans le nord du pays pour "atteinte à l'autorité de l'Etat", "crimes économiques" ou crimes de sang. C'est le cas de la plupart des principales figures du dernier gouvernement Gbagbo, dont l'ex-Premier ministre Gilbert Aké N'Gbo et l'ancien ministre des Affaires étrangères Alcide Djédjé.Le Franco-Ivoirien Michel Gbagbo, fils qu'a eu l'ancien chef d'Etat avec sa première femme, compte aussi parmi ces détenus, de même que Pascal Affi N'Guessan, ex-patron du Front populaire ivoirien (FPI), parti de Laurent Gbagbo.Début novembre, 20 personnalités de leur bord - mais aucun poids lourd - ont été libérées, une mesure interprétée comme un geste d'ouverture avant les législatives du 11 décembre, mais qui n'a pas suffi à convaincre le FPI d'y participer.Plusieurs hommes-clés de l'ancien appareil sécuritaire sont derrière les barreaux: le général Georges Guiai Bi Poin, qui dirigea le redouté Cécos (Centre de commandement des opérations spéciales), le général Brunot Dogbo Blé, ex-chef de la Garde républicaine, et le commandant Anselme Séka Yapo, ancien responsable de la sécurité de Simone Gbagbo.
EN EXIL
La justice ivoirienne a délivré une série de mandats d'arrêt internationaux contre des pro-Gbagbo en exil en Afrique de l'Ouest.Le plus célèbre d'entre eux est Charles Blé Goudé: l'ex-chef des "jeunes patriotes", un mouvement vu comme une milice par ses adversaires, circulerait d'une capitale à l'autre après avoir été aux avant-postes pendant la crise.Justin Koné Katina, ex-ministre du Budget, exerce sa fonction de porte-parole du président déchu depuis le Ghana, où ont trouvé refuge de nombreux partisans de l'ancien pouvoir.Les pressions d'Abidjan pour obtenir d'Accra l'exécution des mandats d'arrêt sont restées pour l'heure sans effet.
EN LIBERTE EN COTE D'IVOIRE
Une direction provisoire a pris les commandes du FPI, emmenée par les seconds rôles d'hier, comme le "président par intérim" Sylvain Miaka Oureto.Longtemps voix discordante au FPI, l'ex-président de l'Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, a créé sa propre formation, Lider, qui concourt aux législatives.Ancien chef d'état-major de l'armée, rallié au président Alassane Ouattara au lendemain de la bataille d'Abidjan, le général Philippe Mangou n'a pas été inquiété.

IRIB

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