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10/12/2011

n°22 - Dossier de la Côte d 'Ivoire - 08-12 - : bc - : Laurent Gbagbo au TPI a prouvé qu'il était un grand homme, les magistrats n’osent pas le regarder. Tous ont la honte de leur vie.

 



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions occidentales .



Dossier de Côte d’Ivoire

n°22                               08-12

C.Debroeder &  M.Lemaire



Le dossier de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part

Robert Bibeau : L'EXTRADITION ILLÉGAL DE GBAGBO DE SON PAYS NATAL !

1 Les brèves

1-1 Alerte Info:Laurent Gbagbo au TPI a prouvé qu'il était un grand homme,

2 Dossier

2-1 LE BILAN EN 100 JOURS D'ALASSANE OUATTARA, PARLONS-EN.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

3-1 Communiqué du CNRD suite à la déportation du président Laurent GBAGBO.

3-2 Gbagbo et la CPI : Florent Geel de la FIDH dans ses œuvres sur France 24.

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4 Ouattara-Ocampo : l'indécence d'une rencontre, le scandale d'une accointance

5 Annexe

5-1 LA CHINE, MEILLEURE ALLIEE STRATEGIQUE DE L'AFRIQUE le cas du Cameroun et de la Côte d'Ivoire.



Tiré àpart 

Robert Bibeau :L'EXTRADITION ILLÉGAL DE GBAGBO DE SON PAYS NATAL !

Directement d'Abidjan (Côte d'Ivoire) 

EXILÉ - LIVRÉ AUX AFFRES DE LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE
Laurent GBAGBO est coupable d'avoir perdu la guerre fratricide contre Allasanne OUATTARA, le nouveau Président de la Côte d'Ivoire choisi par Nicolas SARKOZY au nom de la "communauté internationale" - lire ici le rassemblement de quelques chefs d'État représentant les anciennes puissances impérialistes occidentales décadentes.
 
Dans la nuit sombre du 29 novembre 2011, subrepticement, un avion furtif décolle secrètement de la base militaire des forces d'occupation française - le 43e BIMA d'Abidjan - direction La Haye aux Pays-Bas où Laurent GBAGBO sera incarcéré pour n'avoir pas accepté de capituler et pour s'être rebellé contre l'armée d'occupation française. La loi du milieu a ses règles que GBAGBO ne pouvait transgresser, pas plus que KADHAFI après lui, le révolté qui a expié son péché, assassiné par les mercenaires de l'OTAN de la façon que vous savez... (1).
 
L'ex-premier ivoirien, capturé par l'armée de SARKOZY, est livré tel les esclaves d'antan, un "cadeau" du nouveau Président ivoirien stipendié - élu par l'Élysée - aux autorités de la Cour pénale internationale (CPI) de triste renommée, pour être accusé de crimes contre l'humanité. Nous aurions quant à nous plutôt songé à monsieur SORO, le nouveau Premier ministre de la Côte d'Ivoire, " recherché " depuis l'année 2002 pour crimes contre l'humanité ivoirienne, crimes commis dans le nord du pays divisé - séparé - par ses sbires et ses mercenaires sur-armés ! Mais voilà, l'histoire a la mémoire écourtée et les récents vaincus ont préséance sur les anciens à la barre des accusés de cette Cour déshonorée.
Pendant ce temps les insignifiants soldats de l'ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire) paradent dans les rues éventrées, inutiles observateurs des mercenaires para-militaires de OUATTARA-SORO affublés d'uniformes de l'armée ivoirienne dans le but de légaliser leurs crimes anticipés.
 
En plus de s'afficher dans les rues délabrées, l'ONUCI se préoccupe aussi d'accréditer l'élection ivoirienne bidon (11.12.2011) - à laquelle plus d'un millier d'aspirants aux prébendes de député - se pressent pour obtenir accès à l'assiette au beurre gouvernementale avec pour seul programme électoral de ne pas déplaire au nouveau maître du palais présidentiel. Eh oui ! Au milieu de cette misère désespérée, les remplaçants des anciens rois nègres d'antan se pavanent dans des palais de pacotille pendant que leur peuple meurent affamé dans des taudis surpeuplés. Triste Afrique bafouée, outragée. suppliciée.
 
COUP MONTÉ CONTRE L'EXTRADÉ
 
L'expatrié - illégitimement incarcéré et illégalement exilé de son pays de naissance, a été " pressément réclamé " par la CPI, suite à une rencontre secrète entre le gestionnaire arbitraire de ce tribunal à tout faire (l'outrecuidant Luis Moreno OCAMPO dont ce n'est pas la première billevesée) et le Président OUATTARA - affidé attitré à cette possession d'Afrique française néo-colonisée. C'est ainsi que le Président ivoirien, soi-disant garant de la constitution de ce pays indivisible - susurre la chanson sur les ondes de la télévision - joue le thuriféraire de son ami coreligionnaire de la République française électoralement très agité.
 
Pourquoi un tel empressement du Président ivoirien à livrer l'africain aux "geôliers européens" à la veille des élections de la pseudo "Vérité et Réconciliation" ? Tous les ivoiriens de cette terre mortifère savent pertinemment que chacune des factions a commis des exactions. Chaque famille ivoirienne a perdu un enfant, un parent, aux mains de l'un ou de l'autre camp, certains dans les années quatre-vingt dix, d'autres en 2002, les derniers en 2010, car ici les guerres de succession sont légion pour le contrôle de l'appareil d'État distributeur de commissions, de maigres emplois sous corruptions, de petits contrats pour croupions ; ici est permanente cette engeance sévissant en néo-colonie de la France "mère patrie" spoliatrice. Rien de nouveau sous la lune en cette terre tropicale au soleil éternel...à la misère perpétuelle (2).
 
Devant une telle situation deux options s'offraient au Président croupion. Ils y passaient tous - équitablement - inexorablement - lui y compris, ou alors, les parties négociaient en douce la paix des braves et la "Réconciliation nationale". Monsieur SORO, le nouveau Premier ministre, le criminel de guerre "oublié" de 2002, plutôt que de se taire pudiquement - étale son arrogance sur les ondes publiquement - et les médias français à la solde lui font écho. SORO le nouveau héraut, réclame la peine capitale pour les perdants repentants parce qu'ils ont le tort d'être du mauvais bord - quel atavisme accable ce tyran récidiviste ?
 
Quelle réconciliation nationale peut-on espérer quand le vainqueur triomphant se venge en toute impunité du vaincu emprisonné, humilié, et quand moult prisonniers politiques sont toujours incarcérés, maltraités, torturés, empilés dans des geôles oubliées. Les sbires et les mercenaires de OUATTARA-SORO déguisés en soldats, arpentent les rues des cités outragées ; toutes les universités du pays seront fermées pour les deux prochaines années en Côte d'Ivoire éplorée. Rien à faire de cette "Réconciliation" avec l'oppression murmurent les ivoiriens enragés notamment à l'encontre des éditorialistes de Paris qu'ils détestent royalement (3).
 
LE VALEUREUX PEUPLE IVOIRIEN 
Je suis en ce pays depuis peu, pourtant, ce temps m'a suffi pour constater l'immense courage de ce peuple souriant, aimable, généreux, chaleureux, valeureux, industrieux, fier, amer et ulcéré au pays des chocolatiers. Si du moins le peuple ivoirien bénéficiait des revenus mirobolants générés par ces bouchées chocolatées - savez-vous à quel prix ils sont payés ces métayers exploités comparé au montant qui nous est réclamé à nous d'Occident, par les nouveaux négriers de la modernité (Nestlé, Lynds, Mars, etc.) pour cette denrée recherchée ?
 
Ils sont 22 millions de citoyens - 1 036 dollars US de revenu annuel moyen (148e rang mondial) - la misère généralisé se constate chaque jour sur la chaussée des villes polluées, alors que quelques députés, ministres, juges, mandarins, hauts gradés de l'armée et des milices privées ainsi que quelques industriels caféiers et planteurs exploiteurs, tout au plus quelques milliers de riches plantureux, se partagent quelques bénéfices sporadiques, prébendes fragiles, salaires de sous-fifres dont ils se contentent faute de mieux, misérables gueux (4).
 
Quand on ne contrôle pas son armée, ses tribunaux, ses alliés, son économie, ses frontières, sa terre et ses ressources aurifères, comment faire pour gérer ou administrer ? De toute façon, ils savent tous ce qu'il en coûte de souhaiter la liberté contre le maître de curée...logé à l'Élysée.
 

Dans le petit matin, ils sont des millions anxieux - marchant bruyamment sous le soleil levant, déjà brulant, pressant le pas vers leurs étals chambranlants, vers leurs boutiques déclinguées, vers leurs bureaux surchauffés - s'ils ont un emploi ce qui est rare en cet endroit - vers nulle part pour certains - vers le coin de la chaussée pour les autres, vers l'office d'une succursale quelconque d'une multinationale moribonde, où les uns offrent leurs babioles à un prix de famine, où les autres offrent leur savoir pour un salaire dérisoire, et les derniers leur labeur pour quelques francs sans valeur (650 F CFA = 1 Euro).
 
Tous ces gens qui déambulent lentement ou circulent en taxis pétaradants ou s'entassent dans les bus tonitruants, ce matin ensoleillé, ne connaissent pas encore le forfait méprisable de la nuit, l'extradition de leur ex-Président - élu démocratiquement quoi qu'en disent ceux de Paris - qui n'étaient pourtant nullement concernés - et leurs complices en ce pays, ainsi que tous ces lâches médias à la solde, d'ici et d’ailleurs, qui ont répété le mensonge à satiété jusqu'à ce que vous le gobiez.
 
Ses geôliers - nouveaux négriers - l'ont livré pour l'humilier, lui et tout son peuple ostracisé, pour faire exemple et pour briser leur résistance à l'avant veille de la mascarade électorale législative prévue pour la mi-décembre (11.12.2011) et à la veille de ces spectacles chauvins de "Réconciliation nationale " programmés pour le début décembre. On n'amorce pas une campagne de "Vérité et Réconciliation" par la livraison de ses ex-compagnons d'armes à une cour pénale manipulée par des puissances internationales (5). 
 
Ils seront des millions à faire abstention lors de ces élections bidons - Ce sera leur moyen d'expression...en attendant le prochain soulèvement de cette population (6).
 
_______________________________________________________
(1) http://www.legrandsoir.info/Le-parricide-La-guerre-civile-en-Libye.html
(2) http://www.centpapiers.com/massacres-en-cote-d%e2%80%99ivoire-%c2%ab-liberee-%c2%bb-par-les-colonisateurs-francais/66712
(3) http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/11/29/laurent-gbagbo-inculpe-par-la-cour-penale-internationale_1610832_3212.html
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/laurent-gbagbo-un-aller-simple-pour-la-haye_1056612.html
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_(PPA)_par_habitant http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%B4te_d'Ivoire
(5) Les 3 et 4 décembre 2011 s'amorçait une série de spectacles pour la " Réconciliation nationale ". Quelques dizaines d'artistes ivoiriens chantent l'amour, la paix, la réconciliation et le pays "indivisible" et autres refrains chauvins, déplacés, après cette trahison et la mortification imposée aux magistrats et aux juges contrits, obligés de faire leur mea culpa pour avoir dit la vérité qu'ils sont contraints de répudier et de renier. Le peuple ivoirien reste imperturbable et le parti politique dirigé par Laurent GBAGBO (FDI) s'est récemment retiré de cette mascarade et plusieurs partis politiques ivoiriens boycottent ces élections bidons empressées (11.12.2011).
(6) http://www.legrandsoir.info/alassane-ouattara-ou-la-soumission-sans-equivoque-de-la-cote-d-ivoire.html et CNRD
http://www.eburnienews.net/politique/communique-du-cnrd-suite-a-la-deportation-du-president-laurent-gbagbo/

Salutations cordiales************
Robert Bibeau

7.12.2011 

http://www.centpapiers.com/l%e2%80%99extradition-de-laurent-gbagbo/89096robertbibeau@hotmail.com  

 



1 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

1-1 Alerte Info:Laurent Gbagbo au TPI a prouvé qu'il était un grand homme,

les magistrats n’osent pas le regarder. Tous ont la honte de leur vie.

Laurent Gbagbo au TPI a prouvé qu'il était un grand homme, les magistrats n’osent pas le regarder. Tous ont la honte de leur vie.

Date : 5 décembre 2011

VOIR La VIDEO : http://www.youtube.com/watch?v=TKWK_oX1xlE&feature=share 



2 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

2-1 LE BILAN EN 100 JOURS D'ALASSANE OUATTARA, PARLONS-EN.

Aussi illogique et excessif que cela puisse paraître comme propos venant d'un homme qui gère un Etat en lambeaux et qui devrait faire profil bas, le Premier ministre Soro Guillaume, triomphaliste, ne s'est pas embarrassé de scrupules pour s'en fendre : « Alassane Ouattara a fait en 100 jours ce que Laurent Gbagbo n'a pas fait en 10 ans ». Quand même ils bouclent 6 mois d'exercice du pouvoir. Sans pour autant nous dire, concrètement et précisément, dans un rapport ou document scientifique, les avancées effectuées et les réalisations de Ouattara, depuis qu'il occupe le palais du Plateau, et qui suscitent tant d'enthousiasme et de lyrisme.

Les libertés individuelles et collectives? La démocratie? La sécurité? L'économie? La santé publique? Les infrastructures? L'école et notamment l'université? L'affirmation de la souveraineté et la concrétisation de notre indépendance? Le respect de la Constitution? L'emploi jeunes? La croissance économique? Le recouvrement des recettes douanières? La justice? La santé des entreprises? L'initiative PPTE? La réconciliation nationale et la cohésion sociale? L'agriculture? L'autosuffisance et la sécurité alimentaires? Le prix d'achat du cacao et du café aux planteurs? Franchement, dans quel domaine, exactement ?

Effet d'annonce médiatique pour gogo et occidentaux néocolonialistes, disons-nous, pour quiconque vit en Côte d'Ivoire, touche les réalités du pouvoir Ouattara et porte un regard objectif et critique sur sa gestion, depuis avril 2011.

Nous n'allons pas donner l'occasion à toutes les mauvaises langues qui pullulent dans la « nouvelle Côte d'Ivoire » de nous accuser de délation. Nous exposerons des faits objectifs, palpables, pour permettre à tous d'apprécier, en toute lucidité, de sorte que jamais plus cette contre-vérité ne soit entendue ou dite, en Côte d'Ivoire.

D'abord les indicateurs économiques et sociaux, ceux qui comptent le plus pour le peuple : selon l'UGTCI (Union Générale des Travailleurs de Côte d'ivoire), la plus ancienne et plus grande centrale syndicale ivoirienne, proche du pouvoir actuel, la prise de pouvoir de Ouattara a occasionné la destruction de 80.000 emplois ; le Président de la Chambre de commerce et d'industrie de Côte d'Ivoire, Monsieur Jean-Louis Billon, lui, parle de 120.000 emplois détruits.

En réalité, avec les licenciements abusifs (exemple de la Présidence, plus de 1300 déflatés, des personnels des institutions de l'Etat et, bientôt, de la RTI qui projette la libération de 600 agents), les déguerpissements de commerces informels et d'habitat précaire (dans le cadre de l'« Opération pays propre » qui, curieusement, ne touche pas les communes RDR), la dissolution des Conseils généraux et l'annulation de 120 concours de la Fonction publique, il faudrait plutôt parler de 150 à 200.000 destructions d'emplois en 5 mois. Exactement, ce qu'il avait promis créer comme emplois, chaque année. Avec autant de sans abri enregistrés. Sans compter les arriérés de salaires de plusieurs mois au BNETD, dans les institutions et établissements d'Etat et au niveau des agents des forces de l'ordre.

Le Patronat ivoirien, avec à sa tête Monsieur Jean Kacou Diagou, lui, a annoncé, dans la période de gouvernance dont se targue le Premier ministre, une perte sèche - pour toutes les entreprises de droit ivoirien - qui s'évalue à la somme astronomique d'environ 1000 milliards de francs CFA. Plus de 400 PME et PMI ont été déclarées en faillite par Monsieur Diagou. Ont-elles été ressuscitées en 100 jours de gestion de Ouattara, quand sous Gbagbo elles existaient bel et bien ? Sûrement pas. D'ailleurs, seules les entreprises françaises ont eu droit à un début de dédommagement (et aux nouveaux marchés, de gré à gré) de la part du Chef de l'Etat. En rapport avec ses accointances élyséennes. Les ivoiriennes, elles, rongent encore leurs freins. Ouattara ne leur prête pas le moindre regard de compassion. En plus de leur devoir énormément d'argent : la dette de l'Etat vis-à-vis de ses fournisseurs est de 900 milliards de francs CFA. Il n'y a pas encore eu un début franc de décaissement.

Le taux de croissance, lui, est passé au niveau record et historique de -7,8% (abyssal), au lendemain du renversement du Président Gbagbo par les Forces spéciales françaises. Les institutions de Bretton Woods, récemment en mission en Côte d'Ivoire, n'envisagent qu'un relèvement de -5,8% fin 2011, pour la prévision la plus optimiste. Déjà deux fois pire que le taux de croissance enregistré par le Président Laurent Gbagbo en 2002-2003, en pleine crise militaro-politique. Rien que ça. La prévision la plus pessimiste pour la Côte d'Ivoire, fin 2011, étant de -7%. Y a-t-il comparaison possible ?

Ouattara annonce, en outre, un taux de 8% pour 2012 quand les plus brillants spécialistes de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international réunis prévoient, au meilleur des cas (et nous y insistons), 6% de croissance pour... 2014-2015 ! L'effet d'annonce, Ouattara adore ! Et berce ses suiveurs d'illusion. Il n'est pas possible qu'il ait fait mieux en 100 jours que Gbagbo en 10 ans. C'est mathématiquement impossible ! Et rien ne nous garantit, d'ailleurs, qu'il fera mieux en 5 ans de mandat ou même la moitié, en 10 ans.

Quand s'y ajoute l'exacerbation du racket, sur tout le territoire national, des commerçants, des transporteurs et des planteurs sur nos routes, dans nos ports et à nos frontières, on comprend aisément que bien d'opérateurs économiques étrangers se soient détournés de la destination Côte d'Ivoire et que l'économie peine à reprendre. La « Centrale » - le Trésor de l'ex-rébellion - est officiellement démantelée mais continue d'exister dans les faits et à détourner nos recettes douanières. Il faut bien que les ex-FAFN vivent. Ouattara ne leur a pas encore versé leur pécule de guerre (5 millions de francs CFA promis par combattant).

D'un autre côté, des centaines d'Ivoiriens sont toujours en exil ou déplacés de guerre. Pas moins de 270.000 d'entre eux sont hors de la Côte d'Ivoire, selon les chiffres des Nations Unies, dont 29.000 dans les camps du HCR, au comble du malheur et de la pauvreté. 450.000 sont déplacés, sur toute la surface du territoire ivoirien et dans les missions catholiques, selon les ONG Care, Oxfam et le Conseil danois pour les réfugiés. Soit environ - en tout et pour tout - un peu moins d'un million d'Ivoiriens ! Qu'a fait Ouattara pour leur retour et leur réintégration ? Rien ! A part la remise de quelques vivres, aussi rares, insuffisants que ponctuels. Si nous nous trompons, qu'on nous démente. Il fait même déguerpir les camps des déplacés de Duékoué pour sa prochaine visite dans l'Ouest. Ouattara ne veut pas voir la misère dans laquelle il a plongé les Ivoiriens.

De sorte qu'actuellement, dans l'indifférence la plus absolue, l'Ouest du pays est dans la détresse et l'insécurité alimentaires les plus totales et ne doit sa survie qu'à la présence d'ONG comme « Action contre la faim » et celles citées plus haut.

Le quotidien des Ivoiriens est un désastre continu : les prix sur les marchés ont flambé à cause du racket des FRCI sur les transporteurs et les commerçants du vivrier. Entre juin 2010 et juin 2011, les prix du riz, du sucre et du bœuf ont augmenté de 11%, 44% et 20% respectivement, selon l'Institut national des statistiques (INS). Dans un contexte global de stress professionnel, d'insécurité de l'emploi et de chômage prononcé. Les Ivoiriens mangent par accident, « mort subite » assurée pour tous (un repas unique par jour), comme disent les chanteurs de Zouglou. Avec Ouattara, la pauvreté des Ivoiriens s'est plus que jamais accentuée.

La santé gratuite et les médicaments gratuits annoncés à grand renfort médiatique et de proclamations politiques ont fait long feu. Rien de tout cela sur le terrain. Nos hôpitaux sont devenus des mouroirs. Ils manquent de tout. Pire, les médecins et personnels médicaux sont régulièrement les victimes des exactions et des bastonnades des FRCI, à Abidjan et à l'intérieur du pays. La récente grève générale illimitée du personnel du CHU de Treichville - circonscrite quelques jours plus tard par la tutelle - en dit long sur les rapports des « sauveurs » avec les personnels de santé, en Côte d'Ivoire. Jamais pareille dérive militaire n'avait été observée sous la gouvernance du Président Laurent Gbagbo contre les services de santé.

Au niveau du prix du cacao, le gouvernement (qui signe son retour en force, quand il devait être en retrait de la filière, selon les exigences des institutions financières internationales) a annoncé le prix de 1000 francs CFA. Les pisteurs et les acheteurs grossistes le prennent aux producteurs à 600 francs à peine. Il est capital de relever que le prix du cacao payé effectivement aux planteurs était de 250 à 350 francs CFA, au lendemain de la prise de pouvoir de Ouattara, là où il leur était payé entre 1000 francs et 1300 francs CFA, sous la gouvernance de Laurent Gbagbo. Aucune comparaison possible ! Ouattara a appauvri nos agriculteurs et n'inverse toujours pas la tendance.

Du point de vue des infrastructures, le pouvoir RHDP continue d'inaugurer les travaux et de se prévaloir des projets du président Gbagbo plutôt que de les inscrire dans la continuité de l'Etat : la réfection des voies, le pont de Jacqueville, le pont de la 7ème Tranche d'Angré, l'autoroute de Grand-Bassam, l'autoroute du Nord et le pont Riviera-Marcory baptisé par Alassane Ouattara « Pont Henri Konan Bédié », bouclé à 85 milliards de francs CFA, sans péage, par Laurent Gbagbo et surfacturé à 125 milliards de francs CFA par Ouattara, avec péage (700 francs CFA par véhicule et par passage, soient 2.800 francs CFA par jour pour un travailleur ivoirien qui ferait deux aller-retour par jour pour se rendre au travail et à la maison, pendant 30 ans, au profit de l'entreprise française Bouygues !). Qui s'est le plus mis en peine du portefeuille de l'Ivoirien ? La réponse est sans appel.

En ce qui concerne les libertés individuelles et collectives, les droits du citoyen et la justice, la côte d'Ivoire a fortement régressé avec le RHDP : interdiction de rassemblements et de réunions observée contre le FPI, violences politiques (coups, blessures et casses aux meetings de Koumassi et de Yopougon Place CP1 organisés par le FPI), arrestations arbitraires à connotation politique (de Laurent Gbagbo et plus de 40 de ses parents, collaborateurs et proches), emprisonnements de journalistes et hommes de médias (Hermann Aboa, Franck Anderson Kouassi, Serge Boguhet, malgré l'interdiction formelle de la loi ivoirienne), entorses aux procédures judiciaires (incarcération avant inculpation et sans prise en compte de statut politique et administratif : chef d'Etat, premiers ministres, ministres, députés), mandats d'arrêt internationaux contre des autorités ivoiriennes en exil, chasse à l'homme (voyage de Ouattara au Ghana, arrestation du Commandant Séka Yapo Anselme), justice des « vainqueurs » (aucun proche, collaborateur ou partisan de Ouattara inquiété par la justice malgré tous les crimes commis depuis 2002 et les massacres de Duékoué), prisons, commissariats de police et palais de justice incendiés, saccagés ou pillés dans bien des villes du Sud et non encore réhabilités, plongeant ces localités dans l'insécurité totale ; gel des avoirs bancaires et occupation illégale de domiciles et de résidences (de la plupart des responsables du FPI en exil et de pro-Gbagbo), confiscation de biens privés (immeubles, sociétés, voitures des pro-Gbagbo et des cadres du FPI). Malgré les interpellations de Madame Lohourignon Odette, Présidente l'Organisation des femmes du FPI et de plusieurs autres responsables de ce parti, Alassane Ouattara reste sourd et de marbre. Toutes ces choses étaient impensables sous la gouvernance de Gbagbo. En quoi donc Ouattara a-t-il fait mieux que lui si ce n'est d'avoir fait bien pire ?

Relativement à l'administration territoriale et communale, l'Etat est en faillite : les préfets de région, préfets  de départements et sous-préfets ne représentent plus rien. Ils ne sont revêtus d'aucune autorité et ne sont désormais que l'ombre d'eux-mêmes. Ce sont les FRCI et les ex-Com-Zones qui décident et qui gouvernent nos circonscriptions. Leurs décisions s'imposent à nos autorités locales et nul ne s'aviserait de leur faire ombrage. Sur l'ensemble du territoire national. Des maires sont démis de leurs postes électifs, par coup de force du ministre de l'Intérieur Hamed Bakayoko, en personne : Yopougon, Guiglo, Issia, Méagui, Marcory, Daloa, Gagnoa, Mankono, etc. Leur crime : être proches de Laurent Gbagbo ou de son obédience (LMP).

Du côté institutionnel, c'est la morgue : l'Assemblée nationale est illégalement suspendue si ce n'est dissoute de fait. Les députés restent des mois entiers sans salaires ni prérogatives ; le Conseil constitutionnel a été renouvelé anticonstitutionnellement, avant le terme de son mandat  ; Monsieur Zadi Kessy, actuel président du Conseil économique et social a été nommé au poste, contre les textes en vigueur, sans même être un conseiller économique et social (jamais pareille dérive n'a vu le jour en Côte d'ivoire) et nommé conseiller économique et social, après coup seulement ; le chef de l'Etat continue à être le président du RDR, son parti, contre toutes les dispositions de la Constitution ivoirienne (Article 54) et n'a toujours pas encore déclaré ses biens devant la Cour des comptes, comme l'exige notre Loi fondamentale (Article 55). De ce point de vue, il est en antinomie totale avec Laurent Gbagbo.

Pour ce qui est du volet capital de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale, en son temps, le Président Gbagbo avait fortement travaillé au retour des illustres exilés ivoiriens qu'étaient le Président Henri Konan Bédié et le Premier ministre Alassane Ouattara, réfugiés en France, et le reclus volontaire qu'était devenu le Général Guéi Robert, à Kabakouma, son village natal, dans la région de Man. Un Forum de la réconciliation nationale avec un président qui n'est pas un proche de Gbagbo, à l'opposé de Ouattara aujourd'hui, a été organisé et a ressoudé quelque peu le tissu social ivoirien en compote. Mais la malhonnêteté humaine, les ambitions démesurées pour le fauteuil présidentiel ivoirien de ceux qui se proclament, en ce moment, « héritiers d'Houphouët-Boigny » et la perfidie de la France de Chirac ont replongé notre beau pays dans la violence et le crime, un certain 19 septembre 2002. Gbagbo a fait revenir les exilés ivoiriens, Ouattara, lui, les pourchasse jusque dans leurs derniers retranchements, au Ghana, avec des mandats d'arrêt internationaux et des décisions de gel d'avoirs bancaires. Peut-il y avoir comparaison ? Certainement pas.

Les nominations à base ethnique et tribale observées dans le gouvernement, dans toute l'administration ivoirienne et à la tête des services centraux de l'Etat, des entreprises et sociétés d'Etat ne contribuent pas davantage au retour de la cohésion sociale et à la réconciliation. Pas plus que l'affectation sanction massive des ex-FDS en zone CNO. De ce point de vue, Laurent Gbagbo est reconnu pour être tout l'opposé de Ouattara.

Quant à la sécurité, il suffit de se renseigner auprès des chancelleries occidentales qui se sont récemment rendues chez Ouattara pour « exiger » le retour de la sécurité pour s'en faire une idée. La situation sécuritaire du pays est préoccupante, au plus haut point. Ainsi, le mardi 18 octobre 2011, Alassane Ouattara a reçu en audience, au Palais présidentiel au Plateau, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d'Ivoire (ONUCI), Arnauld Akodjénou et quatre diplomates accrédités en Côte d'Ivoire : les ambassadeurs de France, Jean-Marc Simon et des Etats-Unis, Philip Carter III, du Chargé d'Affaires du Royaume-Uni et du Représentant de l'Union européenne. Le communiqué de presse de l'ONUCI, à la fin de cette rencontre, fait état de l'examen de questions de sécurité en Côte d'Ivoire. Cela, c'est la version diplomatique.

En réalité - et il faut clairement le dire -, il n'y a plus de sécurité en Côte d'Ivoire. Des milliers de prisonniers de droit commun libérés de nos geôles pour servir de supplétifs, dans toute la partie Sud du territoire national, par les combattants pro-Ouattara pendant leur offensive finale, écument nos villes et localités. Des micro-finances, des agences de transfert d'argent, des supermarchés, des entreprises, des églises, des domiciles privés, des prêtres, d'honnêtes citoyens dans tout le pays, sont constamment victimes d'attaques à mains armées, d'enlèvements, de braquages et de cambriolages d'hommes en treillis. Des véhicules diplomatiques continuent d'être braqués. De simples civils, des étudiants, des élèves, des agents de l'ordre abattus par les FRCI ou des hommes en tenue militaire font régulièrement la Une des tabloïds ivoiriens. Ceci est un secret de Polichinelle.

Nous avons, en outre, encore souvenance du rapt du Substitut du Procureur de la République, Djè Noël, porte-parole du Parquet près le Tribunal de première instance d'Abidjan Plateau (fait oh combien impensable des « sauveurs » contre un des leurs), enlevé alors qu'il rentrait du service, « séquestré durant trois heures » (selon son propre témoignage dans la presse ivoirienne) et soulagé de la somme de 150 mille francs CFA ainsi que de portables et de montre de luxe. Nous n'oublierons pas la scabreuse affaire du kidnapping d'ex-officiers français délestés de la grassouillette somme de 25 millions de francs CFA par les hommes du Commandant Issiaka Ouattara alias « Wattao », non encore résolue malgré la plainte déposée.

L'éducation est le plus grand crève-cœur que nous aura servi, depuis son installation, le pouvoir Ouattara. Sous le fallacieux prétexte de problèmes de trésorerie (35 milliards recherchés), les universités publiques ivoiriennes sont fermées et les étudiants à la rue, depuis 6 mois. Des travaux de réhabilitation (aussi urgents et indispensables soient-ils) peuvent-ils justifier qu'on sacrifie trois promotions de bacheliers (2008-2009-2010 voire très certainement 2011), tous les cycles de recherches ainsi que tous les niveaux intermédiaires, et qu'on remette la rentrée universitaire d'après-crise aux calendes grecques ? De mémoire de terrien et de citoyen du monde, c'est la première fois que nous entendons une énormité pareille. On peut tout reprocher à Laurent Gbagbo mais on ne l'accusera jamais d'avoir intentionnellement fermé l'école, sacrifié les étudiants et universitaires tous cycles confondus et renvoyé l'ouverture des classes à des dates improbables. Ici encore, la comparaison ne tient pas la route.

En ce qui concerne l'affirmation de notre souveraineté et la concrétisation de notre indépendance, le pouvoir RHDP nostalgique de la Côte d'Ivoire postcoloniale ( ?) des années 60, nous a ramené à l'ère des coopérants français, des conseillers élyséens au Palais d'Abidjan et de « l'indépendance sous haute surveillance » - avec un vice-président près Monsieur Ouattara qui ne dit pas son nom : Monsieur Philippe Serey-Eiffel, homme de main de Nicolas Sarkozy, et le retour en force du 43ème BIMA français - page que le Président Gbagbo avait tournée pour nous rendre toute notre honorabilité et notre dignité d'Africains libres. Avoir lutté 50 ans pour en arriver là, il aura fallu Ouattara pour réussir ce tour de force ! Durant plusieurs mois, la France a même payé les salaires des fonctionnaires ivoiriens. Inconcevable sous Gbagbo ! Une politique économique judicieuse avait permis à la Côte d'Ivoire, sous son règne, de vivre de ses propres ressources. Ouattara, lui, nous a embarqués dans un surendettement record et une gouvernance sur fonds extérieurs. Rabaissant notre pays à la mendicité internationale. Il a, en outre, durablement compromis l'aboutissement de l'initiative PPTE quasiment bouclé par Laurent Gbagbo en 2010, pour mars 2011.

Pour la démocratie, pas davantage d'espoir. La Commission électorale indépendante (CEI) est à coloration unique. Celle du RHDP. Y compris tous ses démembrements régionaux, départementaux et locaux. Le pouvoir Ouattara l'a verrouillé pour concrétiser sa dictature et le retour triomphant du parti unique. Sur 31 postes représentatifs, il ne veut bien consentir qu'à peine cinq à ce qui lui tient lieu, actuellement, d'opposition. La règle d'équilibre et de représentativité jadis de rigueur dans l'institution sous Gbagbo (qui avait même concédé plus de postes à son opposition, au nom des clauses des différents accords pour la paix et d'une transparence absolue) a volé en éclat avec Ouattara, le « nouveau démocrate ». Les appels du FPI à la discussion et au consensus politique restent lettres mortes. Les législatives de décembre approchent donc dans une ambiance de suspicion totale. Les FRCI et leurs supplétifs « Dozo » sont encore en armes dans tous nos campements, villages et villes, semant angoisse et terreur. Le remake de l'élection présidentielle est en marche. Inexorablement.

Nous voulons donc bien croire, avec Monsieur le Premier ministre, qu'en 100 jours Alassane Ouattara ait fait mieux que Laurent Gbagbo en 10 ans mais les faits sont là, têtus, qui prouvent tout le contraire. Mieux, pour rester honnête, il faut même dire que Ouattara a réussi l'exploit de détruire, en seulement 100 jours, ce que Gbagbo a construit en 10 ans. Parce que construire un pays, une nation, ce ne sont pas seulement les infrastructures ou les opérations de salubrité - du reste problématiques. C'est aussi forger une âme, une dignité, une fierté nationales, respecter sa Constitution, faire régner le droit, accorder au peuple ses libertés individuelles et collectives, assister les plus pauvres, secourir les sinistrés, permettre à tous de se nourrir décemment et à chacun de vivre sans peur. Cela, Ouattara ne l'a pas réussi. Du moins, pas encore. Qu'on ne vienne donc pas nous proclamer le contraire. Nous lui souhaitons, toutefois, bon vent à la tête de notre pays.
Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !

05.11.2011

http://mosourpa.hautetfort.com/archive/2011/11/05/le-bilan-en-100-jours-d-alassane-ouattara-parlons-en.html



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

3-1 Communiqué du CNRD suite à la déportation du président Laurent GBAGBO.

 Le conseil politique du CNRD réuni ce samedi 03 novembre sous la présidence de son Président Bernard B. DADIE a procédé à une analyse du contexte de la déportation du Président Laurent GBAGBO à la CPI à La Haye.

Alors que, devant le déficit d’enthousiasme pour le dialogue politique dont souffre le régime Ouattara, qui se dit pourtant résolument engagé dans un double processus électoral et de réconciliation nationale, les nouvelles autorités, sous la pression de leurs soutiens extérieurs, viennent de déférer Laurent Gbagbo à la CPI. Un tel acte constitue à l’évidence un facteur de recul historique qui commande, de la part du CNRD, non seulement un rappel analytique des dérives oligarchiques qui hypothèquent dangereusement la survie économique, culturelle, voire spirituelle de la Côte d’Ivoire en raison des ingérences répétées de la France dans le jeu politique ivoirien, mais aussi une position ferme sur ces intrusions meurtrières et dégradantes, ainsi qu’un vibrant appel à la mobilisation pour la relance de la lutte institutionnelle, le triomphe du pluralisme politique et de l’unité dans la diversité.

L’élection de Laurent GBAGBO à la magistrature suprême, en octobre2000, était un événement porteur d’espérance pour les Ivoiriens. La réalisation de cette espérance sera, malheureusement, fortement contrariée par un coup de force manqué mais meurtrier en 2002, mué en rébellion armée, avec à la clé la bipartition du pays entre zone gouvernementale (au Sud) et zone sous contrôle des rebelles (Centre, Nord et Ouest).

Presque dix années durant (2002 -20011), le Président Laurent GBAGBO a consenti tous les sacrifices potentiellement susceptibles de faire renaître notre pays à la paix sociale et de lui faire recouvrer l’intégrité de son territoire réunifié. Il a accepté de participer à plusieurs réunions de paix à Lomé (Togo), à Linas-Marcousis en banlieue parisienne, à Kleber, à Pretoria en Afrique du Sud, à Accra au Ghana puis à Ouagadougou. Au nom de la paix, le Président LAURENT GBAGBO, a pris une loi d’amnistie pour la rébellion et ses chefs. Il a également usé de l’article 48 de la Constitution pour permettre à M. OUATTARA d’être candidat. L’accord de Ouagadougou, croyions-nous, devait faciliter le retour à la paix.

En lieu et place, c’est une aggravation des souffrances qui sera servie aux Ivoiriens au terme d’un plan de déstabilisation dont l’éviction militaire du Président Laurent GBAGBO le 11 avril 2011 par les forces coalisées (France, ONU, milices pro-Ouattara) a été l’aboutissement.

Comme conséquence de cette forfaiture, la question fondamentale relative au véritable vainqueur de l’élection présidentielle de novembre 2010 reste à ce jour une énigme, M. Ban-Ki Moon ayant considéré le recomptage des voix comme une grave injustice.

Depuis la mise au pouvoir de M. OUATTARA, les Ivoiriens assistent à la mise en place d’un règne oligarchique caractérisé par :

Le piétinement de la constitution (dissolution de fait de l’Assemblée Nationale, nominations irrégulières au Conseil Constitutionnel et au Conseil Economique et Social, cumul de la fonction de chef de l’état avec celle du président du RDR, aucune déclaration de son patrimoine […]) ;

Le relèvement des cadres du CNRD de leur fonction et leur remplacement sans aucun respect des procédures légales par les membres du RHDP ;

Les arrestations arbitraires et déportation dans le nord d’éminentes personnalités dont le Président Laurent GBAGBO, son épouse, son fils et ses collaborateurs sans oublier les harcèlements judiciaires avec de multiples mandats d’arrêt internationaux ;

La répression systématique des manifestations légales de l’opposition démocratique ;

La tribalisassions de l’armée et de l’administration publique.

L’embastillement de la presse libre avec des arrestations de journalistes.

Ces dérives ont pour conséquences une grave déchirure du tissu socio-politique national, la recrudescence de l’insécurité et la dégradation de l’Etat de droit, l’assujettissement économique du pays et la paupérisation des travailleurs, la mise à mort du patrimoine intellectuel et scientifique.

A tous ces forfaits, il convient d’ajouter les conditions d’organisation des prochaines élections législatives par une CEI à la solde du pouvoir et une cartographie électorale destinée à assurer la victoire du RHDP avant la compétition.

Cette attribution arbitraire de siège, sans tenir compte des critères légaux (population et superficie) engendre une discrimination entre citoyens ivoiriens, ceux du Nord étant surreprésentés.

Par ailleurs, l’on assiste à un état d’insécurité généralisé avec le déploiement des bandes armées (FRCI/DOZO) sur toute l’étendue du territoire national, commettant des meurtres, des viols, des vols, des rackets et des exactions de toute nature en toute impunité. L’économie nationale est assujettie à la France qui, en l’espace de 6 mois en a pris le contrôle quasi-total. La conséquence immédiate est la paupérisation des travailleurs et l’affaiblissement des PME nationales.

 

Avec ce rappel, l’opinion nationale et internationale est désormais située sur l’environnement socio-politique qui prévaut en Côte d’Ivoire se résumant à la gouvernance par le totalitarisme.

C’est dans un tel contexte qu’il faut situer et comprendre les actions judiciaires illégales entreprises par les juridictions ivoiriennes contre le Président Laurent GBAGBO en organisant son audition le lundi 28 Novembre 2011 à Korhogo sur « les crimes économiques ». Curieusement et au mépris du droit de défense reconnu à toute personne, le mardi 29 Novembre 2011, c’est à un véritable « théâtre judicaire » que nous assistons avec la notification au Président GBAGBO d’un mandat d’arrêt international, lequel sera exécuté le même jour.

Ainsi, par la seule volonté de la France, le Président Ouattara a transféré à la CPI, le Président Laurent GBAGBO en violation de la constitution et des lois ivoiriennes.

Pour le CNRD, cette autre déportation digne des temps de l’esclavage traduit avant tout une haine vengeresse nourrie par le pouvoir et ses parrains contre un homme dont la vision politique ouvre la voie à la dignité et à la conscience nationales et panafricaines. Laurent GBAGBO ne saurait et ne peut jamais être un criminel de guerre, ni un dictateur, encore moins un homme violent. Promoteur de la démocratie, il a toujours prôné la voie pacifique à travers le slogan : «asseyons-nous et discutons ». N’est-ce pas lui qui a préconisé le recomptage des voix pour résoudre pacifiquement la crise post-électorale ? N’est-ce pas lui qui a accepté l’arrivée en Côte d’Ivoire de Monsieur BRITO JOSE, médiateur de l’Union Africaine ? En réponse, on lui a servi et les Ivoiriens avec, une guerre post-électorale.

Mais auparavant, c’est depuis le 19 Septembre 2002, que le régime du Président Laurent GBAGBO a été attaqué et il n’a cessé de préconiser le règlement pacifique allant d’accords en accord de paix pour finalement nommer à la tête de son gouvernement le chef de la rébellion. Oui, l’adage est bien connu « qui veut noyer son chien, l’accuse de rage ». Mais le Président Laurent GBAGBO qui tire sa force du respect scrupuleux des normes juridico-sociales et du respect du peuple, ne saurait être traité comme un vulgaire chef de guerre. Au contraire, les vrais criminels sont les rebelles et leurs différents chefs et commanditaires désormais connus.

C’est pour quoi, tout en exprimant au Président Laurent GBAGBO sa solidarité, son soutien et son indéfectible affection, le CNRD par la voie de son Président, le doyen Bernard BINLIN-DADIE:

- Condamne avec la dernière énergie ce transfèrement, forme déguisée des pratiques esclavagistes et colonialistes que l’occident n’a jamais cessé d’infliger aux Africains dignes par le biais de ses suppôts locaux. Il s’agit en réalité d’un enlèvement politique d’une personnalité gênante ;

- Lance un vibrant appel à l’ensemble de partis et mouvements membres du CNRD à prendre acte de la volonté du M. Ouattara de plomber le processus de réconciliation nationale et à en tirer les conséquences politiques et sociales qui s’imposent ;

- Appelle solennellement les démocrates ivoiriens, les femmes, les jeunes et la société civile digne à user de toutes le voies légales pour obtenir sans délai la libération définitive du Président Laurent GBAGBO et son retour en Côte d’Ivoire.

- Félicite les avocats pour le travail abattu et les encourage à persévérer dans la bataille pour le triomphe des droits et libertés démocratiques en Côte d’Ivoire ;

- Exprime son soutien et sa solidarité à la famille du Président LAURENT GBAGO.

- Demande à toutes les Ivoiriennes, à tous les Ivoiriens et à tous les démocrates, de se mobiliser comme un seul homme et de rester à l’écoute de l’annonce des différentes actions (meetings, marches et seetings) légales programmées à cet effet.

POUR LE CNRD,BERNARD B.DADIE,

PRESIDENT DU CONSEIL POLITIQUE,

http://www.eburnienews.net/politique/communique-du-cnrd-suite-a-la-deportation-du-president-laurent-gbagbo


3-2 Gbagbo et la CPI : Florent Geel de la FIDH dans ses œuvres sur France 24.

Florent Geel, monsieur Afrique de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme, était sur le plateau de France 24 hier lundi 5 décembre en compagnie entre autres de Antoine Glaser, Vincent Hugeux et Karim Fall.

La constitution de ce plateau sur une affaire africaine montre combien les africains sont vus de haut par la société occidentale qui se croit doter de tous les attributs de puissance sur le monde. Mais telle est la pratique de France 24 et des autres médias occidentaux qui ont l'habitude de parler notamment de l'Afrique en l'absence des africains. Mais là n'est pas notre propos.

Ce qui est triste dans cette émission et qui révèle la nature même des prétendues organisations de défense des droits de l'homme (encore que nous sommes arrivés à une époque où il faut commencer par définir cet homme qui a des droits), c'est de voir Monsieur Geel diluer autant que possible les crimes commis par ceux qui sont placés aujourd'hui à la tête du territoire de Côte d'Ivoire. Monsieur Geel a soudainement été pris par le bégaiement dès lors qu'il a tenté d'évoquer les crimes du camp de Ouattara. Il a donné le sentiment que l'hypothèse d'un jugement des crimes des Soro, Ouattara et de leurs spahis était très lointaine sinon inenvisageable car la CPI, n'a "pas pour rôle de juger tout le monde" et de préciser "quelques 3 ou 4 personnes, maximum 6 ou 7 personnes du camp Gbagbo et probablement quelques personnes de....."(il a avalé la suite). Ensuite, Monsieur, pour noyer encore plus la chose dit que les crimes ne sont pas de même nature. On comprend bien qu'il y a de bons crimes et de mauvais crimes. Tout dépend donc au nom de quels intérêts on tue.

Monsieur Geel prétend d'ailleurs qu'on peut se poser la question de savoir si les crimes commis par les dozos avaient été ordonnés ou non. Et donc selon que le crime est ou pas ordonné, on peut trouver des circonstances atténuantes ou même garantir l'impunité à ses auteurs. Quelle belle démonstration de justice ! 

Il a été aussi question de rencontre politique secrète à Paris entre Ouattara et Moreno Ocampo, le fameux procureur de la CPI. Tout de suite, Monsieur Geel, en bon défenseur des droits de l'homme, défend l'idée que cette rencontre n'était pas une occasion de manipuler ni de planifier un complot quelconque. Excellente défense, Monsieur. Le fait que les actes de Luis Moreno Ocampo soient contrôlés par un juge dont des africains (la précision vaut le coup) est un additif qui nous donne la pleine mesure de la situation qui est la nôtre.

En conclusion, le peuple africain tôt ou tard se libèrera et rendra justice à ces hommes et femmes qui hier, aujourd'hui ou demain se sont battus pour le libérer des chaînes dont l'occident l'a chargé depuis maintenant 5 siècles. 

Pour paraphraser un personnage, disons simplement qu'on peut manipuler un peuple un temps, une partie du peuple tout le temps, mais manipuler tout un peuple tout le temps est impossible. Un jour les africains qui pour le moment, ne comprennent pas l'arnaque des droits de l'homme, de la liberté et de la démocratie venant de l'Occident et se lient, naïvement ou pour des miettes de financements à leur business associatif, d'amitié avec ses organisations dites de défense droits de l'homme, comprendront combien ils sont utilisés contre nous-mêmes. Contre leur peuple et contre leur propre avenir et celui de leurs enfants. Ils comprendront enfin que le premier droit de "l'homme africain" c'est le devoir de combattre toute soumission, toute domination et toute forme d'exploitation coloniale.  

Aucun autre peuple ne libère un autre !

Source : J.U.D.A

Komla Kpogli

6 décembre 2011

http://www.michelcollon.info:80/Gbagbo-et-la-CPI-Florent-...



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4 Ouattara-Ocampo : l'indécence d'une rencontre, le scandale d'une accointance

Selon le tabloïd français L’Express, « A la faveur d'un séjour privé à Paris, le chef de l'Etat ivoirien Alassane Dramane Ouattara aurait rencontré à la fin de la semaine écoulée (25-26 novembre 2011, Ndlr) le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), l'Argentin Luis Moreno Ocampo, de passage lui aussi sur les bords de Seine». Comme par hasard, dirions nous. Les deux hommes auraient notamment évoqué le transfèrement à La Haye du président Laurent Gbagbo. Une accointance de mauvais augure et une coïncidence de fort mauvais goût. Qu’est-ce qu’a un procureur instruisant un dossier à charge contre une des parties en contentieux – c’est le moins que l’on puisse, par euphémisme, dire – à s’afficher sans cesse avec la partie adverse ?

L’on se souvient encore que le vendredi 14 octobre 2011, à la demande du nouveau pouvoir ivoirien et sous l’instigation de l’exécutif français, Monsieur Luis Moreno-Ocampo a effectué une visite en Côte d’Ivoire, au cours de laquelle il a rencontré le chef de l’Etat Alassane Ouattara, le Premier ministre Soro Guillaume, le Garde des sceaux et ministre de la Justice, Me Ahoussou Jeannot, le président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation, Charles Konan Banny et le président par intérim du FPI, parti du Président Laurent Gbagbo, Miaka Oureto. 

L’«illustre hôte» n’a pas même daigné rencontrer, pour entendre ou simplement voir où se trouve illégalement retenu en captivité par Ouattara, l’ancien chef de l’Etat ivoirien. Mieux, nous décriions le mois dernier le fait que ce soit lors d’une première visite d’Alassane Ouattara en France et une autre, le jeudi 29 septembre, du ministre français de la justice, Michel Mercier, au président de la CPI, que cette cour a lancé sa machine sur le dossier ivoirien, en prenant le soin de bien circonscrire la période d'enquête à l'après 28 novembre 2010. Blanchissant du coup le camp Ouattara de tous les crimes commis depuis 2002. Bien avant le procès. Etat de fait qu’a dénoncé l’une des juges de la CPI, Madame la juge Silvia Fernandez de Gurmendi, argentine comme le très controversé procureur Louis Moreno-Ocampo, éventant, en des mots à peine différents, un complot au sein de l’instance judiciaire internationale visant à tronquer les faits et à rendre un jugement partial.

Il faut relever avec indignation et souligner avec force que la visite de Michel Mercier à La Haye, au juge sud-coréen Sang-Hyun Song, président de la Cour pénale internationale a, elle aussi, été suivie de celle du ministre ivoirien Coulibaly Gnénéma des Droits de l'Homme et des Libertés publiques à la même CPI, accompagné du même Michel Mercier, pour une saisine officielle sur le dossier ivoirien. Ce ballet avait vraiment quelque chose de sinistre, de nauséeux et de pas du tout transparent. Nous dénoncions alors une collusion qui laissait présager une justice à sens unique de l'instance internationale contre le Président Laurent Gbagbo et tous ses proches.

Quant s’ajoute à tout ce bataclan la fabrication de preuves par les pro-Ouattara, assistés par les services même de la CPI, le scandale ne peut plus être couvert. En effet, Le Nouveau Courrier rapportait dans son édition du jeudi 24 novembre 2011 qu’une délégation du greffe de la Cour pénale internationale, composée de personnels en charge de la sensibilisation et de l’encadrement des victimes présumées au sein de la juridiction serait bientôt à Abidjan où elle prendrait part, à l’Hôtel Tiama, à une journée d’information.

 

Ce séminaire a été organisé le samedi 26 novembre, conjointement par la Section de l’information et de la documentation et la Section de la participation des victimes et des réparations, toutes deux appartenant au Greffe de la Cour pénale internationale. Il visait, selon Caroline Maurel, fonctionnaire adjointe chargée de la Sensibilisation - Section de l'information et de la documentation de la CPI, « à informer les acteurs de la société civile ivoirienne sur le rôle et le mandat de la Cour ainsi que sur les droits des victimes devant la Cour ».

Mais bien avant la tenue de ce séminaire d’information, des sources au sein de cette même CPI et du système des Nations Unies ont dénoncé ce qui apparaissait à leur sens comme un montage grotesque en vue de recueillir des preuves tangibles contre le président Gbagbo – dont le régime Ouattara fait du transfèrement à la Haye une priorité voire une obsession morbide. Selon ces sources, les dossiers réceptionnés par la CPI contre le président Laurent Gbagbo seraient frappés d’un atavisme déconcertant : manque notoire de consistance et de sérieux. Les ONG plaignantes ayant fait du faux en se servant des images des crimes commis par les FRCI et leurs supplétifs «Dozo» à Duékoué, Guiglo et Bloléquin pour documenter leurs accusations. 

Y a-t-il cynisme plus outrageant et machiavélisme plus criant ! Ainsi, à la place des présumées victimes de Gbagbo dont les identités ont été préalablement clairement déclinées, ce sont les images des femmes de l’ethnie Guéré qui ont fui les exactions et les tueries des FRCI dans ces localités qui sont produites, ainsi que les photos des massacres qu’ils y ont perpétrés. Devant des fonctionnaires de la CPI médusés, sidérés par l’énormité de la fraude morale. De tels plaignants ne devraient-ils pas, de fait, être disqualifiés ?

 

Que non ! On cherche à rattraper le tir, on les aide à parfaire la fabrication de preuves inexistantes, qui soient plus crédibles et plus solides. Ce faisant, on descend soi-même au charbon, pour faire passer la pilule de la condamnation prochaine de l’ancien chef de l’Etat ivoirien. D’où le voyage d’Abidjan. Y a-t-il des termes pour qualifier cette imposture ? Toute cette alchimie rocambolesque donne la preuve, selon nos informateurs, que «quelque chose ne tourne pas rond»

Toutes ces actions maladroitement planifiées visent à montrer aux yeux du monde que Gbagbo est un criminel de guerre». Il n’en est rien, en réalité. Toutes les preuves sont là. Nicolas Sarkozy, Alassane Ouattara, Luis Moreno-Ocampo – procureur iconoclaste – et tout le pouvoir RHDP le savent. Mais qu’importe, il faut urgemment mettre hors d’état de nuire un indépendantiste, un démocrate, un patriote africain et un homme politique rétif, transcendant au sein de son peuple, atypique, empêcheur de tourner en rond, dans une nébuleuse françafricaine à bout de force après un demisiècle de nuisance diabolique, en quête d’une nouvelle vie et d’un nouveau souffle. Au détriment de tout le continent africain et de sa démocratie à peine existante. 

Le bouquet de l’affaire, c’est la nomenclature des ONG qui ont, pour ainsi dire, porté plainte contre le président Laurent Gbagbo. Avancer qu’elles sont inconnues en Côte d’Ivoire sur le terrain de la défense des droits humains, c’est peu dire, tant leur anonymat est prononcé et leur représentativité nulle. En réalité, elles ont été fabriquées de toutes pièces par le camp Ouattara – autant que leurs preuves – pour incriminer l’ancien président ivoirien et sont presque toutes tenues par des  ressortissants du Nord, région d’origine d’Alassane Ouattara, versant une fois de plus dans le clivage ethnique, le cloisonnement tribal et l’enfermement régionaliste. 

Appréciez de vous-mêmes : Collectif des victimes de la barbarie de Laurent Gbagbo de Mamadou Sanogo ; l’Alliance pour le changement (APC) du frère cadet et conseiller du Premier ministre Soro Guillaume ; Assistance bénévole sans frontière de Moussa Zalié ; AIECA d’Abobo ; Femmes actives de Côte d’Ivoire ; des ONG maliennes ou burkinabé comme Malian Ambassy de Nouhou Diallo, etc. 

Plus grave, comme l’a relevé Le Nouveau Courrier dans sa parution du jeudi 24 novembre, alors qu’il y a en Côte d’Ivoire un ministre en charge des Droits de l’Homme et une Commission nationale des Droits de l’Homme, c’est la «Coalition ivoirienne pour la CPI», organisation fantoche du nommé Ali Ouattara, qui est l’interface de la Cour pénale internationale en Côte d’Ivoire. Autant d’incongruités qui nous laissent sans voix.

Le fait donc pour nous de voir Alassane Ouattara recevoir, en catimini – c’est le lieu de le dire – le procureur de la CPI, de passage comme par enchantement en France, au moment où le chef de l’Etat ivoirien s’y trouve, pour évoquer dans une messe basse, l'hypothèse du transfèrement à La Haye – imminent selon L’Express.fr – du président Laurent Gbagbo, en résidence surveillée à Korhogo, dans le Nord de la Côte d’Ivoire, depuis le mois d’avril 2011, ainsi que le sort d'autres cadres, civils ou militaires de son régime, nous apparaît inacceptable. Ouattara en tête à tête avec Ocampo pour échanger sur le transfert d’un adversaire politique à qui il a fait la guerre depuis 2002, par rébellion interposée, nous semble d’une impudicité repoussante.

 

Les deux hommes auraient également planché sur le sort de chefs de la rébellion pro-Ouattara, susceptibles d'être inculpés par la CPI de crimes de guerre et/ou crimes contre l'humanité. Nous en doutons fortement. A moins qu’il s’agisse de manoeuvres pour traduire le patron des Forces Nouvelles et des FRCI, Soro Kigbafory Guillaume, devant la CPI, pour servir de souffre-douleur à Alassane Ouattara, personnellement loin d’être innocent dans les tueries massives de la crise postélectorale.

C’est un secret de Polichinelle. Cette «discrète rencontre Ouattara-Ocampo sur le sol français» n'augure donc rien qui vaille et nous incline plus que jamais à penser que les plus grands ennemis de la réconciliation nationale se trouvent être notre actuel chef d’Etat, le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, et le président français Nicolas
sarkozy. Certainement pas Laurent Gbagbo dont le transfert à La Haye est présenté par le pouvoir RHDP comme salutaire pour notre pays car devant favoriser la réconciliation des Ivoiriens. Méprise monumentale !

A cet effet, ce mardi 29 novembre 2011, La Cour pénale internationale a signifié son inculpation formelle à l'ancien chef d'Etat ivoirien Laurent Gbagbo, et l’a transféré à La Haye. De toutes les façons, la Justice qui transcende toutes les autres justices triomphera bien, un jour, dans ce pays. N’en doutons pas un seul instant. Peut-être plus tôt qu’on pourrait l’imaginer ou que ne pourraient le laisser présager les évènements
actuels.

Dinde Fernand Agbo  http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=3200



5 Annexe

Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 LA CHINE, MEILLEURE ALLIEE STRATEGIQUE DE L'AFRIQUE le cas du Cameroun et de la Côte d'Ivoire.
nb :
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Les 12 derniers mois ont été très intenses sur le continent africain avec d'importantes élections qui ont suscité beaucoup d'intérêts même hors d'Afrique, parce que l'issu de chacune d'elle marquait les nouvelles frontières du partage des zones d'influence qui sont entrain de se renégocier entre les anciens maîtres du monde, l'Occident et le nouveau, la Chine.

En paraphrasant un classement qu'on a vu en Ukraine, ont peut dire qu'en Côte d'Ivoire, en Zambie ou au Libéria, ce sont les Pro-Occident qui ont gagné la partie.

Au Cameroun ou République Démocratique du Congo, ce sont les pro-Chine qui ont gagné.
Depuis les indépendances africaines il y a environ 50 ans, dans lal ogique de la guerre froide, les pays africains étaient tous sous l'une des deux bannières : pro-occident ou pro-Union Soviétique.

A la chute du mur de Berlin en 1989 et la conséquente fin de la période de a guerre froide, toute l'Afrique était devenue, de gré ou de force pro-Occident. Le tandem Fond Monétaire International et Banque Mondiale avait de fait pris le pouvoir en Afrique, décidant de toute ou partie de la politique économique, financière, sociale et même juridique de bon nombre de pays africains. Après ces 20-30 ans de ce pouvoir en Afrique, il n'existe à ce jour, aucune exception de pays qui aurait réussi grâce à ces recettes venues tout droit de Washington. Ce qui a amené certains pays à entrer en dissidence, à entrer en rébellion contre ce pouvoir ultralibéral FMI-BANQUE MONDIALE qui a une particularité et c'est que lorsqu'il échoue, le chapeau n'est porté que par le dirigeant africain rebaptisé pour la circonstance en "dictateur africain" afin de détourner l'attention de la vraie paternité de l'échec : l'ultralibéralisme occidental. Cette tragi-comédie continue de nos jours, puisque ce sont ces mêmes recettes qu'on prescrit aujourd'hui à la Grèce, au Portugal et à l 'Italie qui ont toutes échoué il y a 20 ans en Afrique.
Ces dissidents Africains ont regardé ailleurs vers l'Orient, vers la Chine. Ils ne sont pas très nombreux, parce qu'il fallait du courage pour braver les pressions occidentales, lorsque cela ne se terminait pas par des coups d'état bien pilotés par l'entremise des rebelles qui n'ont jamais expliqué comment et par qui ils avaient été financés. Et c'est dans ce contexte que s'inscrit désormais tous les rendez-vous électoraux sur le continent africain, où le seul vrai projet de société est de savoir si le pays se contente du statu quo habituel avec le niveau de misère qu'on connait depuis 50 ans au service de l 'Occident ou alors s'il fera le saut dans le vide en choisissant la Chine, pour émerger avec elle, sans savoir où on va atterrir.

Aujourd'hui, je vais prendre en examen deux pays africains qui ont fait 2 choix opposés, l'un la Cote d'ivoire a choisi de rester comme avant, sous l'Occident et l'autre, le Cameroun qui a choisi de se jeter dans le vide avec la Chine. Lequel des 2 pays a fait le bon choix ? Pour répondre à cette question, je me garderai bien de donner des jugements de valeur à une élection ou à une autre. Je ne vais pas refaire l'histoire ici. Mais il me plait de revoir les événements sous la loupe purement géostratégique.

Le Cameroun et la Côte d'Ivoire sont deux pays africains qui ont récemment connu des élections et le point commun des deux élections c'est que les deux géants mondiaux, la Chine et l'Occident avaient fait leur choix et apporté leur soutient. En Côte d'Ivoire, on peut être d'accord ou pas d'accord sur les méthodes utilisées, mais chaque contemporain a pu assister en direct à l'intronisation par la Franceet les Etats-Unis d'une administration africaine.  Il n'est donc pas erroné d'affirmer que le pouvoir en place est pro - Occident.

Au Cameroun, Monsieur Biya a été le chouchou de Pékin, cette ville étant devenue au cours des années la seule destination officielle hors des frontières camerounaises de Monsieur Paul Biya; Lors du dernier congrès du parti de Monsieur Biya, le RDPC, le parti de monsieur Sarkozy l'UMP n'était pas invité comme d'habitude. A sa place, c'est le Parti Communiste Chinois qui a été convié et désigné comme le "meilleur parti ami" du Cameroun. Et que dire du fait que les résultats des élections présidentielles au Cameroun ont été rendus publiques à Pékin, 4 heures avant la proclamation par la Cour Suprême du Cameroun. Ce qui nous amène à dire sans nous tromper que le positionnement du Cameroun est pro-Chine ? Etait-ce un simple hasard la décision conjointe de Pékin et Yaoundé de choisir la date du8/10/2011, un seul jour avant les élections, la cérémonie présidée par Monsieur Biya et le représentant Chinois pour  poser ensemble la première pierre du chantier du port en eau profonde de Kribi avec une première enveloppe de 1 milliard de dollars versés par la Chine ?

N'état-ce pas un vrai défi lancé aux Occidentaux qui eux sont dans une profonde crise financière ? Dans tous les cas, l'électorat Camerounais a approuvé ce choix de ses dirigeants, le lendemain dans les urnes,  en élisant Monsieur Biya avec 78%. En comparaison, on est très loin de la gestion calamiteuse des Occidentaux de la situation Ivoirienne quelques mois auparavant.

QUI DU CAMEROUN ET DE LA COTE D'IVOIRE A EU RAISON DE SON CHOIX ?
S'il est encore trop tôt pour parler du Cameroun on peut déjà tirer les premières conclusions sur la Cote d'ivoire et constater que la situation aujourd'hui est de loin pire que celle qui prévalait durant la crise sous Monsieur Laurent Gbagbo. Le FMI vient d'avancer un chiffre de -7,5 % de croissance du pays pour l'année 2011 faisant ainsi de la Côte d'Ivoire, le seul pays en récession de tout le continent africain, c'est-à-dire,  pire que la Somalie, où même sans gouvernement stable il y'aura eu 1% de croissance pour 2011,c'est-à-dire une croissance somme toute positive.

Les mêmes sources nous informent des contre-performances de toute l'économie ivoirienne où l'état doit aux entreprises la rondelette somme de 900 milliards de FCFA. Et la totalité du budget 2012 à peine voté ne pourra être financé que de l'étranger.

Prenons au hasard une date commune dans les 2 pays, la date d'hier23/11/2011.

Quelle est l'actualité principale en Côte d'Ivoire : C'est le porte parole du  président de la Commission européenne, José Manuel Durao  Barroso qui nous annonce que Monsieur Alassane Drame Ouattara se trouve a Bruxelles où il va rencontrer dans la journée Monsieur Karel de Gucht, commissaire Européen chargé du Commerce, pour parler des exportations du cacao ivoirien vers les pays de l'Union européenne.

Au même moment, au Cameroun, c'est Monsieur Martin Yankwa, Inspecteur général du ministère camerounais de l'Industrie, des Mines et du Développement Technologique qui nous annonce la signature d'un accord pour la création d'une usine, la SITRACO, d'une valeur de 1,6 milliard de FCFA pour la transformation à Douala de 40% du coton camerounais pour alimenter les nombreux hôpitaux que la Chine construit un peu partout au Cameroun, avec des consommables comme les  compresses médicales et des rouleaux de gaze hydrophile de coton.

Dans le premier cas, il s'agit de l'énième visite en Occident depuis la prise de pouvoir au mois de mai 2011 dernier. La première visite était le 26 Mai 2011 au sommet du G8 à Deauville en France, où l'ami Sarkozy, président de la France l'a présenté comme un trophée, il avait une grande envie de célébrer la victoire militaire de sa présidence mais avait oublié d'informer son protégé Monsieur Ouattara que lui-même se trouvait en pleine tempête financière avec les 3principales banques  qui venaient de perdre en bourse près de 40% de leur valeur, ce qui atteindra très vite les jours suivants, 65% pour la plus grande. Il y a eu le 27/07/2011 la visite à Washington pour demander de l'argent. Malheureusement ici aussi, Monsieur Obama était en pleine querelle avec la nouvelle majorité républicaine au Congrès qui ne voulait pas lui octroyer une rallonge pour de nouvelles dettes; et du coup, accompagné des autres Présidents Africains qui semblaient tous à la Maison Blanche comme des écoliers dans le bureau du Directeur d'école, les photos que la Maison Blanche a publiées de cette rencontre donnent l'amère impression de se trouver à une cérémonie de funérailles.

COMMENT LIRE CES 2 EVENEMENTS EN COTE D'IVOIRE?
La démarche ivoirienne est erronée. à mon avis, le Cacao et le Café, comme la malaria, doivent tout simplement être éradiqués du continent africain. C'est la seule certitude de mettre fin à la sombre époque de la soumission coloniale avec toute son économie, comme la culture de certaines plantes que les principaux journaux financiers en Occident continuent de classer en cette fin de l'année 2011 comme "produits coloniaux". Plus de 50 ans après l'indépendance, ce n'est pas normal qu'un dirigeant Africain se rende en Europe pour négocier en faveur d'un produit colonial, c'est-à-dire pour continuer volontairement à cultiver ce produit qui correspondait à la vision et aux intérêts européens de cette Afrique coloniale. C'est une faute politique, historique et surtout, économique, car aucun pays du monde ne s'est jamais enrichi en continuant la production d'un produit colonial, même le Brésil a été obligé de renoncer à sa place de premier production mondial du café pour passer à la production de la viande qu'elle exporte désormais vers Europe parce qu'elle est 100 fois plus rentable et sa production est hebdomadaire et non annuelle comme le café.

En d'autres termes, la Côte d'Ivoire doit se spécialiser en "Intelligence" pour compter et pour commander en Afrique et voilà non plus retourner en arrière aux sombres heures des travaux champêtres de la période coloniale, aux heures du travail manuel pour remettre le vieux tablier de domestique et reprendre comme le veut le maître Européen, sa place dans les plantations de cacao et café du pays tropical.

AU CAMEROUN
La démarche camerounaise est à encourager, parce la décision de crée rune usine de transformation du coton camerounais présente 2 avantages: d'abord parce que la vraie plus-value d'un produit agricole réside dans sa transformation en produit fini, ensuite parce que le produire pour satisfaire un besoin national permet de dynamiser une demande locale et mettre sur pied le cercle vertueux de la création de la richesse. Il est prévu que dans les prochains 10 ans le Cameroun passera du pays exportateur de coton, à pays importateur, du même coton pour satisfaire la demande des hôpitaux camerounais et ensuite africains.

Ce que les dirigeants Camerounais ont compris c'est la leçon même de Laurent Gbagbo c'est-à-dire que désormais c'est en Afrique même qu'il faut aller chercher l'argent.  La Sitraco est l'arbre qui cache la forêt du vaste projet de développement du business de la santé au Cameroun pour attirer les malades non plus uniquement des pays voisins, mais venant de beaucoup plus loin. A travers ses hôpitaux, le Cameroun veut récupérer le très lucratif  pactole des évacuations sanitaires vers la France depuis les pays d'Afrique francophone notamment pour des spécialités bien précises : cardiovasculaire, traumatologique, neurochirurgical, ontologique, ophtalmologique. Selon les incroyables chiffres fournis par Monsieur Bedouma Alain Yoda, ministre Burkinabé de la Santé, le gouvernement d'un petit pays comme le Burkina Faso règle à la France la facture pour évacuer une cinquantaine de patients par an, la bagatelle de 900 millions de FCFA(1,372 million d'Euros) chaque année. cette information a été rendue publique par le quotidien burkinabé, LE PAYS dans son édition du19/09/2007. Yaoundé veut une partie de ce gâteau. L'histoire ne nous dit pas si Paris est très content de l'activisme de ce nouveau concurrent inattendu.

Un autre domaine dans lequel les dirigeants de Yaoundé cherchent des palabres avec la France de Monsieur Sarkozy est celui de la formation.
On peut facilement imaginer la scène à l'intérieur du Palais d'Etoudi(demeure du Président Camerounais) où son hôte prend un stylo et sa calculette pour voir combien l'Europe encaisse chaque année des étudiants Africains qui y affluent. Un vrai magot ! se sera-t-il exprimé. et toutes les réflexions successives ont dû être sur le fait de savoir comment intercepter une partie de cette somme. Les Universités publiques et privées sont en train de sortir de terre comme des champignons avec des cités universitaires et son lot de chantiers chinois pour livrer les œuvres dans les plus brefs délais afin, non seulement d'éviter que les Camerounais quittent le pays, mais aussi pour attirer les autres étudiants africains qu'ils soient francophones ou anglophones, profitant au passage de sa position privilégiée d'être le seul pays bilingue français/anglais du continent africain. Alors que l'hôte de l'Elysée (demeure du président français) compte sur la stigmatisation de ces étudiants africains pour remonter dans les sondages, on peut parier que lui enlever un tel alibi sera vécu comme un crime. Déjà depuis le mois de Mai 2011, un décret intime à ces étudiants Africains de laisser la France le lendemain de leur soutenance de thèse.

QUE FAIRE LORSQU'ON S'EST TROMPE DANS LE CHOIX DES ALLIANCES ?
Aujourd'hui, le développement de l'Afrique est une question de choix décisif dans le positionnement géostratégique de chaque pays. L'alliance avec l'Occident sur le point de déposer le bilan, me semble un choix suicidaire, parce que le résultat est connu d'avance : misère garantie comme plat de résistance et dettes pour dessert. Le Guide Libyen Kadhafi est l'exemple de ce choix suicidaire. Il avait opté pour l'alliance avec l'Occident, en snobant soit la Chine que la Russie et en mettant ses Services Secrets sous le contrôle de la CIA dès 2006. Ce qui lui sera fatal, puisque ce sont ces mêmes Services Secrets devenus américains qui feront qu'il ne soit plus en sécurité nulle part sur le sol libyen, encore moins son dauphin. Dans la nature, les mammifères cherchent les males jeunes et forts pour s'accoupler et assurer la descendance, garantir l'avenir. Parce que les males vieux sont trop faibles et souvent aigris et génèrent d'autres faiblesses qui ne laissent pas beaucoup de chance à la race de survivre longtemps, et qui ne présagent aucun futur. En ce moment, devenu plus dangereux pour lui-même et pour ses alliés. Sa faiblesse le rend aigri. Un jour arrivera lorsqu'ils comprendront que leur trophée de la victoire ivoirienne n'était qu'une pure illusion et qu'ils ne seront pas sauvés de leur profonde crise financière et sociétale par la Côte d'Ivoire et donc que qu'ils n'auront plus besoin d e Monsieur Ouattara. Ce jour là, il sera très vite rebaptisé en "Dictateur Africain" et on n'a pas besoin d'être un magicien pour prédire que ce jour là, des ONG prétendument expertes de l'Afrique sortiront de partout pour nous expliquer comment il est méchant et s'enrichit sur le dos du peuple. On trouvera très vite un autre Africain pour le remplacer et ce jour là, nous serons présents pour les ou tenir avec toutes nos forces, exactement comme nous l'avons fait pour son prédécesseur, exactement comme nous l'avons fait pour le Guide Libyen, Kadhafi. Parce que la tradition africaine veut que nous n'abandonnions jamais les nôtres, quoi qu'ils aient fait dès lorsqu'ils sont en mauvaise posture avec nos bourreaux de toujours. Nicolas Machiavel (1469-1527) ne dit-il pas que "Pour prévoir l'avenir, il faut connaître le passé, car les événements de ce monde ont en tout temps des liens aux temps qui les ont précédés. Créés parles hommes animés des mêmes passions, ces événements doivent nécessairement avoir les mêmes résultats" ? Combien serons-nous pour répondre "présent" au soutient de Monsieur Ouattara lorsque son heure de disgrâce sera arrivée ?  Qu'est-ce que l'histoire retiendra de lui au delà de la page peu glorieuse qu'il a écrite avec sa fameuse "Communauté Internationale" ?  Lui seul et son équipe pourront répondre à ces questions, à travers les actes et les décisions qu'ils pourront mener en utilisant leur cerveau pour ne pas insister avec des recettes qui ont démontré leurs limites. Le plus grave n'est pas de commettre des erreurs, mais de persister dans l'erreur. Et le geste le plus sage à mes yeux est celui d'avoir le courage et la force d'aller contre ceux qui l'ont mis au pouvoir et de libérer son frère Laurent Gbagbo. Il sortirait alors ainsi de "l'Afrique de la traitrise et dessous-préfets" pour entrer dans l'Afrique du courage et de la défense de la dignité humaine.


Nous sommes différents des Européens. Pour construire l'Union Européenne, ils ont recouru à un catalogue de conditions à être toutes satisfaites avant d'entrer dans l'Union et des pays comme la Turquie depuis 1963, n'ont toujours pas réussi à satisfaire à ces conditions.
En Afrique nous privilégions d'autres valeurs que l'argent. C'est pour cela qu'il n'ya jamais eu un quelconque catalogue de conditions pour adhérer à l'OUA hier ou à l'UA aujourd'hui et demain dans les Etats-Unis d'Afrique en construction. Ce qui nous unit est avant tout es un idéal, celui de soustraire l'Africain à l'esclavage européen, à avers la lutte contre l'humiliation que l'Occident continue de nous infliger depuis 5 siècles. Le Tribunal Pénal International (TPI) n'est-il pas la preuve évidente de cet acharnement contre la dignité humaine en Afrique ? Comment expliquer sinon qu'avec les 3 millions de morts au Cambodge, pour le génocide perpétré par les 'Khmers rouge',l e tribunal spécial se passe en terre Cambodgienne pour juger ses auteur 30 ans après les faits alors que pour l'Afrique, le TPI devient l'énième instrument de domination et de la xénophobie contre l'Afrique? Le dénominateur commun du peuple africain est l'anticolonialisme.
C'était même le fondement de l'OUA. Et nous ne pourrons pas construirel es Etats-Unis d'Afrique sans associer tout le monde, sans prendre conscience de la capacité de nuisance de ceux qui veulent nous diviser jusqu'à chasser nos chefs d'Etat du pouvoir, jusqu'à tuer nos Présidents. Nous sommes très indignés de ces actes de barbarie et si ceux qui ont le pouvoir en Afrique n'ont pas conscience de cela, nous devons être doublement indignés.

CONCLUSION
Le déclin de l'Occident est paradoxalement une chance pour l'Afrique, à condition que nous soyons conscients de l'importance de la place que nous pouvons occuper dans cette nouvelle ère avec la redistribution des places.

L'Occident ne peut pas nous aider parce qu'il ne peut pa ss'aider lui-même. Monsieur Obama a visité le Ghana et présenté ce pays comme la vitrine d'un allié de l'Occident qui réussit, mais la vérité est plus amère et c'est que ce pays pour sa croissance s'est tourné vers la Chine et a reçu 10 milliards de dollars américains, montant qu'aucun pays occidental ne pouvait lui offrir. Pour l'histoire, hier 23/11/2011, pour la première fois, même l'Allemagne, le pays européen le plus vertueux et le plus riche n'a pas pu emprunter l'argent sur les marchés, leurs propres opérateurs étant les premiers à parier sur leur chute inexorable.

Au 21ème siècle c'est la fin des Etats-Nations et le triomphe des ETATS-CONTINENT. Je ne me réjouis pas pour le début de la prospérité de mon pays, le Cameroun tant que l'économie d'un autre pays africain, comme la Côte d'Ivoire est en berne, parce que la Côte d'Ivoire comme la Somalie, c'est aussi mon pays et le comprendre c'est  avoir la force pour résister à nos agresseurs et pour construire la base d'une prospérité stable, continentale. Et pour le faire, nous avons besoin des alliances, nous avons besoin de compter nos amis, nos vrais amis.
Pour l'instant, le meilleur ami de l'Afrique est la Chine et nous devons tous nous indigner lorsque l'Europe va à Pékin parler de l'Afrique, parler de nous sans nous. Ne sommes-nous pas suffisamment sortis de l'adolescence ? Toujours plus de Chefs d'Etats Africains seront encore humiliés, d'autres seront encore assassinés. Mais le pire qu'un Africain puisse faire c'est qu'il soit de près ou de loin, complice des ces actes tous dirigés contre les nôtres, tous orientés contre nous. Parce que chaque Président Africain qu'on humilie, c'est nous tous qu'on humilie, chaque Chef d'Etat Africain qu'on tue, c'est nous tous qu'on tue. Défendre les nôtres, c'est défendre nous-mêmes aujourd'hui, c'est défendre nos enfants demain. Et identifier avec précision contre qui, nous avons à nous défendre en priorité, nous aidera à mieux choisir nos alliances.

A ce jour, aucun Africain n'est mort tombé sous les balles de l'armée chinoise.
Source :www.pougala.org

http://afrohistorama.over-blog.com/article-la-chine-meilleure-alliee-strategique-de-l-afrique-le-cas-du-cameroun-et-de-la-cote-d-ivoire-89763298.html


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