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02/01/2012

n°79 - journal d'Iran - 07-12 au 31-12 - a1- : Israël: le régime iranien doit choisir entre la bombe et sa survie.

n°79 - journal d'Iran  -  07-12 au 31-12 - a1-  : Israël: le régime iranien doit choisir entre la bombe et sa survie.



journald'Iran   n°79 du 07-12 au 31-12

C.De Broeder& M.Lemaire



a) Le "Journald'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

Tiré à Part

Moscou aiderait l'Iran en cas de frappes israélo-américaines.

Israël: le régime iranien doit choisir entre la bombe et sa survie.  

L'Iran capture un drone américain.  

Le Père Noël est Yanqui !

L’Iran va juger 15 personnes accusées d’espionnage.

Paroles & action de Poutine ....

Yahia Gouasmi : Toute attaque contre la Syrie ou l'Iran déclenchera la 3ème guerre mondiale!

Paroles & action de  Netanyahu

Netanyahu veut mobiliser ses ministres pour attaquer l'Iran.

1-1 PolitiqueIranienne

Les grandes manœuvres

L’Iran bloque le site internet de "l’ambassade virtuelle" des Etats-Unis

Sur le terrain

 

1-2 Politiquedes Usa

Préparation à la guerre

USA: 200 millions de dollars annuel pour des actions subversives contre l'Iran.  

1-4 Les organisations mondiales

Onu

L'Iran exhorte l'ONU à condamner l'agression commise par un drone américain.

4 Les Voisins

4-1 Afghanistan

Téhéran.Irna : L’Iran et l'Afghanistan signent un accord de défense.

4-2 Chine

Press TV : La Chine affirme de nouveau ses liens amicaux avec l’Iran.

"Nous entrerons en guerre si les Etats-Unis attaquent l'Iran" (président chinois Hu Jin Tao)

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Vidéo : Mahmoud Ahmadinejad sur Euronews

6 Les brèves

6-1La perte d’un drone espion par les Etats-Unis est un sérieux revers .

6-2 Georges Stancghy : L’Iran et le Drone : Un Désastre Ravageur pour les Etats-Unis.

7 Dossier & Point de vue

7-1Terry Jones : Roulements de tambour contre l’Iran. Mais qui donc est en train de jouer ?

 



 

 

Tiré à Part

Moscou aiderait l'Iran en cas de frappes israélo-américaines.

MOSCOU, 15 décembre

La situation géopolitique autour de la Syrie et de l’Iran pousse la Russie à optimiser d’urgence ses forces armées en Transcaucasie, dans la mer Caspienne et dans les régions de la Méditerranée et de la mer Noire, écrit jeudi le quotidien russe Nezavissimaïa gazeta se référant à des sources au ministère de la Défense..

Les sources du ministère russe de la Défense déclarent que le Kremlin reçoit des informations sur la préparation d’une attaque d’Israël contre les sites nucléaires de l’Iran avec le soutien des Etats-Unis. L’attaque sera soudaine et lancée très prochainement. La riposte de Téhéran ne devrait pas se faire attendre. Une guerre à part entière pourrait alors se déclencher, dont les conséquences seraient imprévisibles.
Ce problème fait partie des priorités de l’ordre du jour du sommet UE-Russie à Bruxelles jeudi avec la participation du président russe Dmitri Medvedev. La Russie a commencé récemment à exercer une influence diplomatique directe sur l’Europe et la communauté internationale concernant les problèmes d’une éventuelle guerre en Iran, après la publication en novembre par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’un rapport sur le programme nucléaire iranien.
Cependant, la préparation de la Russie visant à minimiser les pertes suite aux actions éventuelles contre Téhéran a commencé il y a plus d’un an. A l’heure actuelle, elle est pratiquement terminée. Selon les sources du ministère russe de la Défense, en octobre-novembre 2011, la 102e base militaire en Arménie a été intégralement optimisée. Les unités de la garnison ont été projetées dans la région de Gumri, plus près de la frontière turque. En fait, les attaques éventuelles des troupes américaines contre les sites iraniens sont possibles à partir du territoire de la Turquie.
Un groupe aéronaval de la flotte russe du Nord sous le commandement du croiseur lourd porte-avions Admiral Kouznetsov, qui a l’intention d’entrer dans le port syrien de Tartus, a été envoyé près des côtes méditerranéennes. Les sources du ministère russe de la Défense n’ont pas confirmé, mais n’ont pas non plus réfuté le fait que ce groupe aéronaval était accompagné par des sous-marins nucléaires de la flotte du Nord. Aucune annonce officielle n’a été faite concernant les missions de l’armée et de la flotte si une guerre était déclenchée contre l’Iran.
Les analystes n’excluent pas la participation militaire de la Russie au conflit en Iran. "Dans le pire cas de figure, si Téhéran était menacé par une défaite militaire totale en résistant à l’invasion des forces des Etats-Unis et l’Otan, la Russie lui apporterait son aide militaire. Du moins, technique", prédit le colonel Vladimir Popov, expert militaire.

09/12/2011


Israël: le régime iranien doit choisir entre la bombe et sa survie.  

Un ministre israélien a mis en garde lundi le régime iranien qu'il pourrait avoir à choisir entre "la bombe ou sa survie" s'il poursuivait son programme nucléaire.
"Nous pensons que pour stopper le programme nucléaire iranien, le régime iranien doit être placé devant le choix: la bombe ou sa survie", a déclaré le ministre aux Affaires stratégiques, Moshe Yaalon, à des journalistes à Jérusalem.
Le ministre a toutefois estimé que c'était à la communauté internationale et non à Israël de faire pression sur l'Iran.
"Nous préférons que la communauté internationale, sous la direction des Etats-Unis, persuade le régime iranien que tel est le dilemme auquel il fait face, afin qu'il abandonne son programme nucléaire", a déclaré Yaalon, ancien chef d'état-major, en allusion à des pressions économiques sur Téhéran.
"Notre politique est très claire: d'une façon ou d'une autre, le programme nucléaire iranien doit être stoppé", a-t-il ajouté, estimant qu'il faudrait "12 à 24 mois" pour que l'Iran soit capable de se doter d'un armement nucléaire.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait assuré quant à lui le 4 décembre qu'Israël saurait prendre des décisions pour "assurer l'avenir et la sécurité du pays", dans un contexte de tension avec Téhéran sur son programme nucléaire.
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=41186
13/12/201113/12/2011

http://fr.rian.ru/defense/20111215/192730486.html


L'Iran capture un drone américain.                                                         
La télévision iranienne a dévoilé les premières images du drone furtif américain que Téhéran affirme avoir capturé.

Une histoire bien embarrassante pour Washington.

Car l'appareil, baptisé Sentinel apparaît intact et offre aux Iraniens un concentré de haute-technologie.

L'Iran affirme l'avoir détourné sans l'abattre. Il y a une semaine, les Etats-Unis avaient reconnu avoir perdu la trace d'un drone dans l'est du pays, à la frontière avec l'Afghanistan.

Selon la presse américaine, l'appareil faisait partie d'une mission ultra-secrète.(...)


Le Père Noël est Yanqui !

Les Iraniens n’en doutent plus : le célèbre pépère bedonnant vêtu aux couleurs de Coca-Cola existe bel et bien : il est passé chez eux pile poil avant le début des fêtes de Noël, le 4 décembre 2011 pour être  précis!

Le cadeau, estimé au bas mot à 50 milliards de dollars, s’est posé en douceur sur une base iranienne: il s’agit rien moins que du RQ-170 Sentinel, le plus sophistiqué des drones espions sortis des ateliers US. A peine quelques exemplaires construits. Le nec plus ultra des avions furtifs,  ces avions sans pilote radioguidés au moyen d’un système satellitaire, la crème de la haute technologie aéronautique et militaire, exclusivement réservé à la CIA pour des missions d’espionnage sur l’Iran, le Pakistan, la Chine et les frontières de l’Afghanistan. C’est d’ailleurs de la Shindand Air Base, en Afghanistan, que la superstar de l’arsenal yanqui avait décollé, piloté à distance – ô merveille moderne ! – depuis la base de Tonopah, dans  le Nevada, via les relais satellites.
Le président Ahmadinedjad, ingénieur de formation, n’en finit pas de s’extasier sur cette merveille tombée du ciel: aérodynamisme,  profilage permettant d’échapper aux radars, matériaux composites ultra secrets, revêtement spécial, dont une multicouche qui absorbe quasiment tous types d’ondes de détection ! Sans parler de tout le matériel embarqué concernant les transmissions et le radioguidage ! Une mine d’informations sur la haute technologie yanqui. 


Pour être tout à fait honnête, il faut avouer que le « cadeau » n’est pas vraiment volontaire…

En fait, ce sont les informaticiens iraniens qui ont réussi à neutraliser les systèmes de sécurité de l’engin que les Nord-américains  baptisaient fièrement “The Beast of Kandahar”, la Bête de Kandahar. Les mathématiciens et logiciens iraniens comptent parmi les meilleurs du monde, et leurs services de renseignements,  nécessité oblige, sont des plus performants. C’est ainsi que des spécialistes ont pénétré les ordinateurs de la “Creech Air Force Base” dans le Nevada et y ont injecté quelques virus retors qui ont infecté à l’insu des ingénieurs US, l’ensemble de la flotte de drones. Avec pour résultat final la prise de contrôle du Sentinel qu’ils ont fait atterrir où bon leur semblait !*
Obama et les medias ont gardé un silence prudent sur le « cadeau ». Ce n’est pas le cas de tous ses concitoyens. Dans une interview sur CNN, Dick Cheney, l’ex vice-président de Bush, s’indignait : «La bonne réponse à cette affaire était de réagir immédiatement dès que l’appareil a été capturé et le détruire… Cela peut être fait à partir d’une opération aérienne. Cela peut être réalisé par une rapide frappe aérienne ». Ben tiens, rien de tel qu’un bon bombardement pour régler les problèmes ! Et puisque la  meilleure défense est l’attaque, il faut sauter sur un « acte hostile » de l’adversaire pour faire un « acte de guerre ». Tout en glissant diplomatiquement sur le fait que le drone ait été capturé à plus de 200km à l’intérieur du territoire iranien. Quand on est les Etats-Unis d’Amérique, les frontières des autres ne comptent pas. Certains appelleront cela de l’arrogance…
Un expert nord-américain dans le domaine aéronautique et spatial, Richard Aboulafia, a tenté de minimiser le « cadeau » en expliquant que « d’un point de vue du secret, c’est comme si on avait fait tomber une Ferrari dans une culture du char à bœuf ».

 Il oublie juste que c’est en Iran qu’il y a des milliers d’années, a été inventée… la roue !
 Bonnes fêtes de fin d’année à tous !

Annie Arroyo (20-12-2011)

* sources : Articles de Georges Stanechy publiés par Mondialisation.ca


L’Iran va juger 15 personnes accusées d’espionnage.

Quinze personnes accusées d'espionnage au profit des Etats-Unis, de la Grande Bretagne et d'Israël vont être jugées, a déclaré mardi le procureur général de Téhéran, Abbas Jafari Dolatabadi, cité par l'agence Fars.

"Un acte d'accusation a été émis par le parquet contre ces quinze personnes, qui espionnaient pour les Etats-Unis, la Grande Bretagne et Israël", a déclaré M. Jafari Dolatabi.
  Le procureur n'a donné aucune précision sur l'identité de ces personnes, ni sur les circonstances de leur arrestation ou les charges retenues contre elles, ni sur la date du procès.

Le ministère iranien du Renseignement avait annoncé le 21 mai le démantèlement d'un réseau "d'espionnage et de sabotage" ainsi que l'arrestation de "30 espions" accusés de travailler pour les Etats-Unis, sans donner d'indications sur leurs identités ou les circonstances de leur arrestation. 

Selon le ministère, ce réseau "tentait de piéger les citoyens iraniens en offrant des visas, la promesse de permis de résidence (aux Etats-Unis, ndlr), du travail et des visas d'études".
Il "utilisait les ambassades et consulats américains dans plusieurs pays, en particulier les Emirats arabes unis, la Malaisie et la Turquie, pour réunir des informations sur les centres scientifiques et universitaires" iraniens, avait affirmé le ministère.

Ce réseau, selon la même source, cherchait notamment à réunir des informations sur les activités "nucléaires, aéronautiques, de défense et de bio-technologie", ainsi que sur "les oléoducs, les gazoducs, les réseaux électriques et de télécommunications, ainsi que sur les aéroports, les transports et les banques iraniennes".

Le procureur iranien a promis de nouvelles informations sur ce réseau dans le proche avenir.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=41286

 



Paroles & action de Poutine ...

L’Iran au cœur des débats.

Yahia Gouasmi :Toute attaque contre la Syrie ou l'Iran déclenchera la 3ème guerre mondiale!
Dans une interview à la chaîne Russia Today, le général russe à la retraite, Leonid Ivashov, a qualifié la présence de navires de guerre russes se dirigeant vers le port syrien de Tartous comme un fait « avant tout politique et pacifique parce qu’il n’est pas question de participer à la guerre. Au contraire, leur mission est d'éviter une guerre régionale, qui risque d’être déclenchée par une agression contre la Syrie ou contre l’Iran ». En effet, le patrouilleur russe Ladny de la flotte russe de la mer Noire a mis le cap sur la Méditerranée, dimanche 4 décembre a annoncé le porte-parole de la Flotte russe de la mer Noire Viatcheslav Troukhatchev. Le général Ivashov a précisé que « cette flotte militaire russe porte un message à Israël, à la communauté internationale, et surtout à la Turquie, qui a décidé de participer à une éventuelle aventure militaire ».

Refusant toute ingérence dans les affaires internes d’un État souverain, notamment la Syrie, le général russe a critiqué le gouvernement de M. Erdogan, le jugeant « désormais dominé par les ploutocrates du monde et par les politiciens américains, et regrettant que la Turquie soit l'outil déclencheur d’une guerre régionale ».

Le bulletin du Ministère de la Défense publié par le Premier ministre Poutine va dans le même sens que les propos du général Ivashov. Le Président russe Medvedev et le Président chinois Hu ont « validé un accord de principe » stipulant que la seule façon d’arrêter l’agression de l’Occident dirigée par les États-Unis sera une « action militaire directe et immédiate ». Le dirigeant chinois a déjà donné ordre à ses forces navales de se « préparer à la guerre ». La semaine dernière, le général militaire de l'Université chinoise de la Défense nationale, Zhang Zhaozhong a averti que « la Chine n’hésitera pas à protéger l’Iran, même s’il faut déclencher une troisième guerre mondiale ». De son côté, le général russe Nikolaï Makarov a déclaré : « Je n’exclus pas des conflits armés locaux ou régionaux pouvant évoluer vers une guerre à grande échelle, incluant l’utilisation d’armes nucléaires ».

Ces tensions font suite à l’agression subie par l’ambassadeur de Russie, Vladimir Titorenko et deux de ses adjoints, de retour de Syrie, par les forces de sécurité du Qatar soutenues par la CIA et des agents du MI6 britannique. Ces derniers ont tenté de s’emparer d’une valise diplomatique contenant des informations recueillies par les services de renseignements syriens et portant sur la préparation d’une invasion de la Syrie et de l’Iran par les États-Unis.

Pour comprendre ce qui pousse les États-Unis et ses alliés occidentaux à mener une guerre, un célèbre journaliste d’investigation américain, Greg Hunter, a enquêté. Il apparaît que les systèmes économiques occidentaux croulent sous le poids de plus de 100 000 milliards de dollars de dette, qu’ils ne sont pas en mesure de rembourser : « Jamais dans l’histoire, le monde n’a été aussi proche du chaos financier et de la guerre nucléaire en même temps ». Les risques et les menaces qui nous attendent si la situation continue, ne se limiteront pas au Moyen-Orient mais pourront déclencher une guerre mondiale aux conséquences catastrophiques, allant jusqu’à menacer l'Humanité !

Nous sommes à un tournant de l’histoire, il est temps que l’arrogance et les sanctions de l’Occident cessent. La situation géopolitique que nous traversons risque de nous entraîner dans une guerre incontrôlable pour l’Humanité ! Le Parti Anti Sioniste est là pour éveiller les consciences et promouvoir la paix, la solidarité et l’amitié entre les peuples. Derrière chaque conflit, se cache le sionisme…

Yahia Gouasmi

Dimanche 11décembre 2011

http://www.partiantisioniste.com/...



Paroles & action de  Netanyahu

L’Iran au cœur des débats.

Netanyahu veut mobiliser ses ministres pour attaquer l'Iran.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ministre de la Défense Ehud Barak tentent de lever l'opposition d'une majorité de ministres contre une attaque visant les installations nucléaires iraniennes, a indiqué mercredi le quotidien Haaretz.

Lundi, M. Barak avait démenti des informations des médias israéliens selon lesquelles il aurait d'ores et déjà pris la décision avec M. Netanyahu d'attaquer l'Iran, malgré l'opposition des chefs de l'armée et du renseignement. 
Selon le journal israélien, la majorité des membres du "forum" des huit ministres les plus importants, est elle aussi opposée à une telle opération.

Seuls MM. Netanyahu, Barak et le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman soutiennent "l'option militaire" contre l'Iran. 
En revanche, le ministre de l'Intérieur et chef du parti ultra-orthodoxe Shass, Elie Yishaï, Dan Méridor (ministre chargé des services de renseignements), Benny Begin (ministre sans portefeuille), Moshé Yaalon (ministre chargé des Affaires stratégiques) et Youval Steinitz (Finances) y sont contre. 
Selon ces opposants, Israël doit continuer à tenter de mobiliser les pays occidentaux pour exercer des pressions économiques sur l'Iran dans la mesure où Israël ne peut pas se permettre d'agir militairement seul sans coordination avec les Etats-Unis. (belga)

02/11/11
En cours ...

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1342363/2011/11/02/Netanyahu-veut-mobiliser-ses-ministres-pour-attaquer-l-Iran.dhtml

 

Netanyahu : « Arrêter la course de l’Iran vers l’arme nucléaire ».

 « Ce rapport signifie que la communauté internationale doit parvenir à arrêter la course de l’Iran vers les armes nucléaires qui met en danger la paix du monde et du Moyen-Orient », a affirmé M. Netanyahu, réagissant pour la première fois au document de l’AIEA. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé mercredi la communauté internationale à « arrêter la course de l’Iran vers l’arme nucléaire », après la publication du rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur le programme de Téhéran. « Ce rapport signifie que la communauté internationale doit parvenir à arrêter la course de l’Iran vers les armes nucléaires qui met en danger la paix du monde et du Moyen-Orient », a affirmé M. Netanyahu, cité dans un communiqué de son bureau et réagissant pour la première fois au document de l’AIEA. « Le rapport de l’AIEA corrobore la position de la communauté internationale et d’Israël, selon laquelle l’Iran développe des armes nucléaires », a-t-il souligné.

L’AIEA a fait part de « sérieuses inquiétudes » concernant le programme nucléaire iranien, s’appuyant sur des informations « crédibles » selon lesquelles Téhéran a travaillé à la mise au point de l’arme atomique, d’après un rapport confidentiel que l’AFP a pu consulter mardi à Vienne. Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak avait pour sa part déclaré à la radio publique mardi, peu avant la publication du rapport, qu’Israël « n’a pas encore décidé d’une opération militaire contre l’Iran ». Israël, considéré comme la seule puissance atomique dans la région, n’a jamais confirmé ou démenti disposé d’un arsenal nucléaire.

AFP

9.11.2011 -  



1) Politique

1-1 PolitiqueIranienne

Les grandes manœuvres

L’Iran bloque le site internet de "l’ambassade virtuelle" des Etats-Unis

 08/12/2011

L'Iran a bloqué mercredi un site internet présenté par les Etats-Unis comme une "ambassade virtuelle" destinée à soi-disant communiquer avec les Iraniens en l'absence de liens officiels entre les deux pays.
L'adresse
http://iran.usembassy.gov/ était inaccessible mercredi et à la place un message en farsi annonçait qu'"en accord avec la loi sur la cyber-criminalité, l'accès au site n'est pas possible".
L’Ambassade virtuelle : un regret américain et une nouvelle tromperie 
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires Etrangères, Ramin Mehmanparast a estimé que le recours américain à cette mesure innovée est le signe que les Etats-Unis regrettent avoir choisi de couper les liens entre les deux peuples.
En essayant d'ouvrir un lien internet avec les Iraniens, les Etats-Unis "avouent leur erreur historique de rompre leur relations" avec Téhéran, a-t-il précisé.
Pour M.Mehmanparast, le message américain de communiquer avec les Iraniens ne va surtout pas porter ses fruits. « Le peuple iranien a sans cesse reçu des messages de l’administration américaine durant ces trois décennies  à travers l’embargo, les sanctions, le bombardement d’avion civil au dessus des eaux du Golfe persique, le soutien américain apporté aux groupes terroristes et l’adoption -qui sera vouée à l’échec- d’une politique entravant les développements technologiques des savants iraniens … ».
M.Mehmanparast a enfin conseillé les dirigeants américains de tirer les leçons du passé et de modifier leur politique envers le peuple iranien qui a choisi la voie de l’indépendance et de la liberté.
Une tentative de recruter des agents
Pour sa part, le président de la commission des Affaires étrangères au parlement, Hichmatollah Piché, a estimé que la mise en place d’une ambassade virtuelle est une annonce officielle de la part de l’administration américaine ayant pour but de recruter des agents.
De son côté, le président de la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la sécurité nationale Alaeddin Borujerdi, a affirmé que "l'ouverture d'une ambassade virtuelle par les Etats Unis est une nouvelle tromperie de la part du grand Satan".
Un autre député influent, Hassan Ghafouri-Fard, cité par la télévision d'Etat, a déclaré que "tant que les Etats-Unis n'auront pas cessé leurs conspirations et leur diplomatie anti-iranienne, la nation iranienne n'aura aucune envie d'établir des relations, ne serait-ce qu'au niveau d'ambassades virtuelles".
Il a en outre écarté toute possibilité de reprise des relations diplomatiques formelles avec les Etats-Unis dans un avenir proche.
Washington condamne le blocage du site
Washington a de son côté vivement réagi au blocage du site. "Nous condamnons les efforts du gouvernement iranien destinés à priver la population de la liberté d'accéder à l'ambassade virtuelle", a déclaré mercredi le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, dans un communiqué.
"Par cette mesure, le gouvernement iranien a une fois encore démontré son engagement à dresser un rideau électronique de surveillance et de censure autour de la population", selon ses propres termes.
De fait, le blocage du site était attendu, a expliqué un porte-parole du département d'Etat, Mark Toner.
Rappelons que les Etats-Unis ont coupé les relations avec l'Iran après la victoire la Révolution islamique en 1979.

Al Manar



Sur le terrain

 

"L’Iran découvre un énorme gisement de gaz en mer Caspienne"!

 

 

Le ministre iranien du Pétrole, Rostom Qassemi a annoncé la découverte d'un important gisement de gaz  dans les eaux territoriales de la mer Caspienne, soulignant que les compagnies étrangères ont estimé que les réserves en gaz de ce gisement dépassent celles de toute la mer caspienne!

"La Compagnie nationale iranienne du pétrole a découvert  la semaine dernière un important gisement de gaz naturel dans la mer Caspienne, et ce grâce aux missions de forage continues de la plateforme Amir Kabir. Les  études et les prévisions faites par des sociétés étrangères, indiquent que la taille de la réserve de ce domaine dépasse celle de toutes les réserves de gaz de la mer Caspienne", a poursuivi le ministre iranien, ajoutant que" la société iranienne pétrolière Khazar effectue ses première études  sur nouveau champ gazier".

Il a expliqué que "pour atteindre cet énorme gisement de gaz, plus de 2400 missions de forage et  d'exploration ont été exécutées, et  que ce champ de gaz est situé dans les eaux iraniennes de la mer Caspienne à proximité de la frontière".

Le ministre du Pétrole, a indiqué que " la compagnie nationale de pétrole a ordonné le  forage de deux puits dans les eaux  de la mer Caspienne, à une profondeur moyenne, en utilisant la  plateforme Amir Kabir".
Ghasemi a rappelé que la compagnie nationale de pétrole a découvert  46  champs de forage dans la mer Caspienne,  ajoutant que la plupart ont été découverts dans les eaux profondes iraniennes la mer Caspienne.
Par ailleurs, le ministre Qassemi a déclaré que l'Iran ne croit pas à des sanctions de l'Union européenne contre ses exportations pétrolières vers ce continent!

"Très certainement il n'y aura pas de sanctions européennes contre le pétrole iranien", a déclaré M. Qassemi en estimant que de telles sanctions “entraîneraient une hausse vertigineuse des prix du pétrole" et "perturberaient le marché mondial".
Et même en cas de sanctions, "l'Iran n'aurait pas de problème pour trouver d'autres acheteurs" hors d'Europe, a ajouté le ministre.



1-2 Politiquedes Usa

Préparation à la guerre

USA: 200 millions de dollars annuel pour des actions subversives contre l'Iran.  

08/12/2011
L’ancien membre du Sénat américain, Mike Grawell, a reconnu que les Etats-Unis s’efforcent depuis des années de changer le régime iranien, en menant des opérations secrètes contre l’Ordre de ce pays et qu’à cet effet, ils ont octroyé un budget annuel de 200 millions de dollars. "Si les candidats aux élections présidentielles américaines décident de soutenir la guerre contre l’Iran, ils seront pervers et stupides", a-t-il déclaré. Ce genre d’actions ne mène à rien. Obama aurait dû contraindre le Premier ministre israélien Netanyahu de ne pas parler de l’option militaire contre l’Iran. Mais la vérité, c’est que le Lobby juif, aux Etats-Unis est très puissant et a en main les hommes d’Etat américains. Une autre vérité, c’est que le gouvernement américain mène, depuis des années, des actions secrètes contre l’Iran afin de changer le régime. L’affaire du drone américain intercepté, il y a quelques jours, dans l'Est de l'Iran vient à l'appui de cette affirmation.
http://french.irib.ir/info/iran-actualite/item/157500-les-etats-unis-accordent-chaque-annee-200-millions-de-dollars-pour-mener-des-actes-de-sabotage-en-iran



1-3 Politiqued'Israël

Préparation à la Guerre.

Israëlappelle la Russie à revoir sa diplomatie !

Le ministre israélien des A.E. a appelé la Russie à oeuvrer pour "la paix" dans la région, un impératif qui demande une "révision de fond en comble de la politique étrangère" de la Russie! Liberman a conseillé à Moscou de renoncer à son soutien à l'Iran, à la Syrie, au Hezbollah sans quoi il ne pourrait aider à l'établissement de la paix. Liberman dont le pays est l'un des principaux client des armes américains a demandé que la Russie cesse de vendre des armes à la Syrie.
http://french.irib.ir/info/...


Gidéon Levy : "Israël est plus dangereux que la bombe iranienne"  

Dans un interview diffusée sur la chaine Al Jazeera le week end dernier, le chroniqueur Gidéon Levy a déclaré « qu’Israël, avec le gouvernement le plus à droite de son histoire, était plus dangereux pour la région que l’Iran et sa bombe atomique »
Gidéon Levy est journaliste au quotidien de gauche israélien Ha’aretz et a été ancien conseiller de Shimon Peres. Il avait aussi qualifié Israël de nation psychotique et s'était interrogé à propos du soldat Shalit lors de sa libération sur le "pourquoi est-il permis de négocier avec le Hamas sur le sort d’un seul soldat et est-il encore interdit de le faire sur le sort de deux peuples en sang ?"
Certains sites sionistes en réponse à sa déclaration ont indiqué que Gidéon Levy est "étouffé par la haine de soi"

05/12/2011

MF/APA/Agences



1-4 Les organisations mondiales

Onu

L'Iran exhorte l'ONU à condamner l'agression commise par un drone américain.

 L'Iran a exhorté jeudi les Nations Unies à condamner la violation de son espace aérien par un drone américain et à prendre des mesures concrètes et efficaces pour mettre fin à de tels "actes dangereux et illégaux" contre le pays.
Le représentant permanent de l'Iran auprès de l'ONU, Mohammad Khazaee, a formulé cette demande dans une lettre adressée au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
Des copies de la lettre ont aussi été envoyées à l'ambassadeur russe à l'ONU, Vitali Chourkine, qui assume la présidence tournante du Conseil de sécurité de l'ONU pour le mois de décembre, et à Nasser Al-Nasser, président de la 66e session de l'Assemblée générale.
"Sur instruction de mon gouvernement, j'ai l'honneur d'attirer votre aimable attention sur les opérations provocatrices et clandestines menées à l'encontre de la République islamique d'Iran par le gouvernement des Etats-Unis, opérations qui se sont multipliées et intensifiées ces derniers mois", a déclaré l'ambassadeur iranien dans la lettre.
"Dans la continuité de cette tendance, récemment, un drone d'espionnage américain sans pilote RQ-170, portant un nombre de série spécifique, a violé l'espace aérien de l'Iran", a-t-il souligné.
"Cet avion a survolé le territoire iranien en s'enfonçant de 250 km jusqu'à la région située au nord de la ville de Tabas, où il a fait face à l'action prompte et énergique des forces armées de la République islamique d'Iran", lit-on dans la lettre.
Cette "violation flagrante et délibérée de l'espace aérien" équivaut à un acte d'hostilité contre l'Iran enfreignant clairement le droit international, et en particulier les principes fondamentaux de la Charte de l'ONU, a déclaré l'ambassadeur iranien.
Il a ajouté que ce n'était pas l'unique acte d'agression et d'opération secrète des Etats-Unis contre l'Iran.
Les médias iraniens ont rapporté dimanche que l'armée iranienne avait abattu un drone américain RQ-170 dans l'est du pays après que l'appareil avait traversé la frontière, en violation de l'espace aérien.
Toutefois, les autorités américaines ont nié que l'appareil avait été abattu par l'Iran, soutenant qu'il s'était écrasé à cause de problèmes mécaniques.
 09/12/2011

http://french.news.cn/monde/2011-12/09/c_131297602.htm


Russie: le dossier d’espionnage américain contre l’Iran à l’ONU.

Le représentant permanent de la Russie aux Nations Unies et le président périodique du Conseil de Sécurité  a révélé que le Conseil pourra se réunir pour débattre de la violation américaine de l’espace aérien iranien.

Selon l’agence de presse iranienne Fars news, Vitaly Churkin  a assuré que le message de protestation de Téhéran sur la violation américaine de son espace a été enregistré en tant que document aux Nations Unies, et les pays membres en ont été informés.

« Si l’Iran revendique une réunion à ce sujet, le conseil de sécurité le placera à son ordre du jour », a-t-il ajouté.

Rappelons qu’à la suite de l’entrée de l’avion d’espionnage américain l’espace aérien iranien, la République Islamique a adressé de nombreux messages de protestation, appelant l’ONU à prendre les mesures nécessaires pour mettre fin aux transgressions américaines dangereuses des lois internationales.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=42906&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=28&s1=1



2 AIEA (Onu)

L’AIEA rend public un rapport qui évoque ses "inquiétudes".

Rarement un rapport de l’AIEA aura-t-il été attendu avec une telle impatience.

L’Agence internationale de l’énergie atomique a fait patienter tout le monde, mardi à Vienne, avant de diffuser en fin de journée le précieux document qui concerne le programme nucléaire iranien. Le rapport pourrait faire date car il est le plus sévère jamais établi contre les intentions nucléaires supposées du régime iranien. « L’agence a de sérieuses inquiétudes concernant une possible dimension militaire du programme nucléaire iranien », écrit l’AIEA, qui dit s’appuyer sur des informations « crédibles ». « Ces informations indiquent que l’Iran a mené des activités visant à développer un engin explosif nucléaire. Elles indiquent aussi qu’avant 2003, ces activités se sont déroulées dans le cadre d’un programme structuré, et que certaines activités pourraient toujours être en cours. » L’AIEA critique à nouveau l’absence de coopération des autorités iraniennes et le non-respect de leurs obligations découlant de leur adhésion au traité de non-prolifération nucléaire.

Les Occidentaux, Washington en tête, avaient fait savoir qu’ils utiliseraient le rapport non seulement pour durcir leurs propres sanctions contre l’Iran, mais aussi pour convaincre les très réticentes Russie et Chine d’accepter de traduire ce durcissement dans de nouvelles résolutions au Conseil de sécurité des Nations unies. On doit s’attendre à une intense activité diplomatique en ce sens ces prochaines semaines. En Israël, seule puissance nucléaire régionale (non-signataire du traité susmentionné), le gouvernement a déjà débattu ces derniers jours de l’opportunité de bombarder les installations nucléaires iraniennes connues. Tout le pays est tenu en haleine par cette question qui fait même l’objet de sondages. Des exercices d’alerte ont eu lieu et des manœuvres de l’aviation militaire menées jusqu’en Sardaigne – une distance supérieure à celle qui sépare le pays de l’Iran – ont reçu une ample publicité médiatique.

Ces bruits de bottes ne laissent évidemment pas les Iraniens indifférents. Qui multiplient les déclarations de défiance. Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré mardi qu’il n’y avait « aucune preuve sérieuse que l’Iran est en train de fabriquer une ogive nucléaire ». Et Ali Akbar Salehi d’ajouter : « Nous n’avons cessé de répéter que nous n’allons pas fabriquer d’armes nucléaires. Notre position a toujours été de ne pas utiliser notre programme nucléaire à des fins autres que pacifiques ». La semaine dernière, le chef d’état-major des forces iraniennes, le général Hassan Firouzabadi, avait averti : « L’Iran punira Israël en cas d’attaque. Mais les Etats-Unis savent que toute attaque du régime sioniste contre l’Iran leur causera aussi de sérieux dommages. »

La guerre se profile-t-elle donc à l’horizon ? Cette perspective effraie la communauté internationale. A Washington, Barack Obama hésite, qui sent dans le cou le souffle des républicains qui font assaut de loyauté envers Israël. Mais la Russie, par exemple, a rappelé sa position par la voix de son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov : « Ce serait une très grave erreur, aux conséquences imprévisibles. » Enfin, Paris, qui a longtemps adopté une position en flèche contre le supposé programme nucléaire militaire iranien, s’est fait plus mesuré. Alain Juppé, premier diplomate de l’Hexagone, a commenté une attaque israélienne : « Cela pourrait créer une situation totalement déstabilisatrice pour la région. Nous avons pris des sanctions que nous ne cessons de compléter. On peut encore les durcir pour faire pression sur l’Iran.»

Le Soir

9.11.2011 



4 Les Voisins

4-1 Afghanistan

Téhéran.Irna : L’Iran et l'Afghanistan signent un accord de défense.

L'Iran et l'Afghanistan à la fin de la première encontre de leur commission mixte de coopération de défense à Téhéran ont signé un protocole d'entente portant sur l'élargissement de leur coopération de défense.

Selon un communiqué du ministère iranien de la Défense, le protocole d'accord a été signé par les responsables des deux parties ».
Pendant la cérémonie de signature, les deux parties ont exprimé l'espoir que l'accord aiderait à promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité en Afghanistan ainsi que dans toute la région.

Cet accord a appelé également à la promotion de programmes de formation dans les domaines de la logistique et de l'ingénierie.

La délégation militaire afghane pendant son séjour à Téhéran s'est entretenue avec le ministre iranien de la défense, le ministre iranien des Affaires étrangères et le président de la commission de la sécurité nationale et de politique étrangère du parlement iranien sur des sujets d'intérêts mutuels ainsi que des développements régionaux.

La délégation afghane a également visité certaines installations de défense iranienne.

14 Décembre 2011.

Téhéran.Irna.


4-2 Chine

Press TV : La Chine affirme de nouveau ses liens amicaux avec l’Iran.

L’ambassadeur de la Chine en Iran a réitéré la détermination de Pékin d’étendre ses liens avec Téhéran malgré les efforts de l’occident pour imposer des sanctions plus unilatérales sur la république islamique.

 Lors d’une visite Samedi dans la ville centrale iranienne d’Arak, l’ambassadeur chinois Yu Hongyang a décrit les relations sino-iraniennes comme satisfaisantes et a ajouté: “considérant la longue histoire de nos liens, il n’y a pas de politique en ce qui concerne un changement.”

La Chine cherche à donner un coup de fouet à ses liens politico-économiques avec la république islamique et nos collaborations bilatérales vont se développer plus avant dans le futur, a dit l’officiel chinois aux reporters.

Les remarques de Yu arrivent à l’encontre d’une campagne occidentale menée par les Etats-Unis pour glaner des sanctions diplomatiques et économiques contre l’Iran pour contrecarrer le progrès qu’à fait le pays en obtenant l’auto suffisance en utilisant la technologie nucléaire pacifique.

La Chine s’est opposée à des mesures punitives contre la république islamique et a incité au dialogue comme seule solution pour résoudre le surplace actuel dans le domaine du nucléaire iranien.

Le 6 Décembre, le porte-parole du ministre chinois des affaires étrangères Hong Lei a balayé les suggestions que la Chine accepterait les plans des Etats-Unis et de ses alliés pour étendre les sanctions anti-Iran jusqu’à un embargo pétrolier.

Téhéran est le troisième fournisseur de pétrole brut de Pékin. Les exportations vers la Chine d’autres produits iraniens comprennent le fer, l’acier, le cuivre, les pistaches, le safran et d’autres biens de consommations non pétroliers sont également en augmentation à l’exportation.

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada ont imposé des sanctions unilatérales supplémentaires sur les secteurs de l’énergie et des finances de l’Iran le 21 Novembre à la suite du dernier rapport de l’AIEA sur les activités nucléaires du pays.

L’Iran a rejeté le dernier rapport comme étant un rapport “déséquilibré et non-professionnel”, motivé politiquement sous les intenses pressions des Etats-Unis et de ses alliés proches comme la Grande-Bretagne et la France.

Les Etats-Unis, le régime israélien et certains de leurs alliés ont accusé Téhéran de manière répétée et réthorique, de poursuivre des objectifs militaires avec son programme nucléaire.

L’Iran argumente qu’en tant que signataire du traité de non-prolifération nucléaire et en tant que membre de l’AIEA, elle a le droit de développer et d’acquérir une technologie nucléaire à des fins pacifiques.

L’AIEA a fait d’innombrables inspections sur les facilités nucléaires de l’Iran et n’a jamais reporté quelque preuve que ce soit indiquant que le programme nucléaire civil de Téhéran ait été divertis dans la production d’armement nucléaire.

Mondialisation.ca,

18 décembre 2011

Press TV
Article original en anglais : http://www.presstv.ir/detail/216370.html
Traduction : Résistance 71


"Nous entrerons en guerre si les Etats-Unis attaquent l'Iran" (président chinois Hu Jin Tao)

Le président Hu Jin Tao a averti les Etats Unis :
"En cas d'une intervention militaire contre l'Iran, la Chine entrera, immédiatement et directement, en guerre contre les Etats Unis". Selon le bulletin du département d'état US (Europian Union Times), le Président Hu Jin Tao a affirmé à son homologue russe et à son Premier ministre (Vladimir Poutine) que la seule voie permettant de stopper une intervention militaire américaine contre l'Iran est une action armée.

Jin Tao a, également, souligné que la marine chinoise était en état d'alerte. "On fera la guerre, même si cela déclenche la troisième guerre mondiale", a affirmé le président chinois.

IRIB World Service Radio Francophone


4-3 Russie

Attaque d'Israël contre l'Iran: Moscou met en garde.  

Moscou met en garde Israël contre une éventuelle frappe contre les sites nucléaires de l'Iran, a annoncé vendredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, sur les ondes de la chaîne Vesti 24. "Nous avons mis en garde la partie israélienne contre toute offensive militaire", a-t-il indiqué, commentant sa récente rencontre avec le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman.Toutefois, M. Riabkov s'est abstenu de dire s'il savait si, oui ou non, Tel Aviv préparait une attaque.
"Nous ne voulons pas que l'absence de progrès dans les négociations stimule ce genre de décision. A notre avis, les négociations ne sont pas épuisées", a-t-il souligné.

09/12/2011
http://french.irib.ir/info/international/item/157704-attaque-disra%C3%ABl-contre-liran-moscou-met-en-garde



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Vidéo : Mahmoud Ahmadinejad sur Euronews

05 août 2011

http://www.youtube.com/watch?v=qx9pdPk_G9c&NR=1



6 Les brèves

6-1La perte d’un drone espion par les Etats-Unis est un sérieux revers

Un think-tank américain dit que le RQ-170 est une des “meilleures plateformes de renseignement” de Washington, ajoutant que la prise de contrôle d’un de ces drones de reconnaissance par l’Iran “a donné une sévère claque à la sécurité américaine”

“Il y a un risque certain de compromission d’une variété de capacités au renseignement, incluant de manière très possible des systèmes d’imagerie hyperspectrale, des engins spécialisés dans l’écoute, des “reniffleurs” de particules nucléaires et des engins de codage et d’encryptage pour les communications” a dit David Goure, vice-président de l’institut Lexington.

Le RQ-170 appareil américain sentinelle furtif a été amené au sol avec un minimum de dégâts par une unité de guerre électronique de l’armée iranienne le dimanche 4 Décembre 2011, alors que celui-ci volait au dessus de la ville nordiste iranienne de Kashmar, à quelques 225 km de la frontière afghane, en territoire iranien.

Goure a ajouté que même si le UAV (Unmanned Aerial Vehicle) “avait été détruit à l’impact au sol, il y aurait toujours eu de manière indubitable des parties de l’engin récupérables.”

“Les UAV de longues distances sont programmés pour retourner à leur base si le contact est perdu avec leur contrôleur”, a ajouté Goure, ceci réfutant la thèse américaine qui affirme que le drone a simplement été victime d’une défaillance technique et s’est écrasé en Iran.

“Ils ne sont pas supposés voler aux alentours sans but ou simplement atterrir. Une plateforme de renseignement aussi sensible que le RQ-170 aurait eu un programme de guidage dans son ordinateur à la manière des pigeons voyageurs et en des circonstances de malfonction classique, serait rentrer seul à la maison”.

Le 6 Décembre, deux représentants officiels des Etats-Unis, parlant sous condition d’anonymité, ont confirmé à CNN que le drone faisait partie d’une mission de reconnaissance de la CIA, impliquant la communauté de l’espionage américaine stationnée en Afghanistan.

Ils ont affirmé que la capacité de reconnaissance du drone RQ-170 sentinelle lui a permis de rassembler des informations de l’intérieur de l’Iran tout en volant le long de la frontière afghano-iranienne.

Le RQ-170 est un aéronef sans pilote furtif développé et conçu par la compagnie aéronautique Lockheed Martin.

L’Iran a annoncé qu’elle a l’intention de pratiquer une ingénierie inversée de l’appareil, qui est de fabrication similaire au bombardier furtif B2 de l’armée de l’air états-unienne.

Téhéran dit que le drone espion américain opérait une mission d’espionnage et que ceci représentait un “acte hostile”, ajoutant qu’une plainte serait déposée auprès des Nations-Unies concernant le viol de l’espace aérien iranien par un aéronef espion.

L’ambassadeur de l’Iran aux Nations-Unies Mohammed Khazaei a appelé l’organisation mondiale le 8 Décembre à condamner l’ingérence agresssive des Etats-Unis contre la république islamique en regard du drone espion qui a violé l’espace aérien iranien.

Il fit cette demande dans une lettre envoyée au secrétaire général de l’ONU Ban-Ki-Moon, au président de l’assemblée générale Nassir Abdulaziz a-Nasser et à Vitaly Churkin, l’ambassadeur russe auprès des Nations-Unies, qui tient la présidence tournante du conseil de sécurité pour le mois de Décembre.

Pendant ce temps, Le ministre des affaires étrangères iranien a ordonné en audience l’ambassadeur suisse, qui représente les intérêts américains dans le pays, ainsi que l’ambassadeur afghan afin de condamner officiellement la violation de l’espace aérien iranien par les Etats-Unis
Press TV

Article original en anglaishttp://www.presstv.ir/detail/215267.html
Traduction :
Résistance 71

Mondialisation.ca,

Le 15 décembre 2011

Press TV


6-2 Georges Stancghy : L’Iran et le Drone : Un Désastre Ravageur pour les Etats-Unis.

Les hurlements du vent ne font pas trembler la Montagne - Proverbe Chinois

Silence

Silence des médias occidentaux, presse, radio, TV, chroniqueurs obsédés de buzz, praticiens patentés du ’bashing’ capables de s’emparer du moindre prétexte dès qu’il s’agit de diaboliser Russie, Chine, Cuba, Venezuela et autres boucs émissaires désignés à la vindicte d’une opinion publique droguée de désinformation…

Censure privatisée, parfaitement rodée.

Parfois, dans la presse européenne ou nord-américaine, quelques maigres entrefilets, comme à regret, de reprises de communiqués d’agence de presse, lénifiants, noyés dans la masse de ce qu’on n’a pas le temps de lire. Alors que les médias du reste du monde n’ont cessé d’en faire leurs titres et articles ces jours derniers, particulièrement en Asie.

L’évènement qui s’est produit le dimanche 4 décembre 2011 présente, pourtant, des implications immédiates et une portée géopolitique d’une colossale importance. Composant un cocktail qui devrait passionner “journalistes d’investigation” et “experts médiatiques de politique étrangère”, esprits curieux et friands d’actualités, amateurs de jeux vidéo, lecteurs de BD et de romans d’espionnage assaisonnés aux missions ou exploits “impossibles”.

Coup de théâtre fusionnant tous les ingrédients des hautes technologies : aéronautique futuriste, guerres secrètes entre services spéciaux ou renseignements militaires, CyberWars ou conflits mêlant télécommunications cryptées et informatique bardée de codes et pare-feux, ruses minutieusement architecturées face aux foucades de l’arrogance stupide…

Silence, expression d’un déni.

Celui d’un désastre militaire et technologique majeur, immense, ravageur, pour les USA, dans leur prétention hégémonique à dominer le monde. Aux conséquences multiples.

Ce désastre vient de leur être infligé par l’Iran.

Ses spécialistes en CyberWars, en « guerre électronique », se sont emparés d’un exemplaire de son drone technologiquement le plus sophistiqué. Avion sans pilote à bord, radioguidé au moyen d’un système satellitaire, qui avait décollé d’Afghanistan. Le faisant atterrir en douceur, après en avoir neutralisé les systèmes de sécurité, avec une parfaite maîtrise, sur une de leurs bases aériennes.

L’appareil avait pénétré l’espace aérien iranien, se croyant indétectable pour l’avoir effectué précédemment à plusieurs reprises, sur une profondeur de 225 km au nord-est du pays. Survolant Kāshmar, capitale de la province de Razavi Khorasan.

Kāshmar, à 926 km de Téhéran, célèbre pour la beauté veloutée de ses tapis laine et soie à l’extraordinaire finesse des motifs rehaussés, dans leur brillance, d’un subtil équilibre de couleurs et nuances. Amateurs et collectionneurs de tapis persans, notamment dans les pays de l’Eurasie, en raffolent. A 220 km de la frontière afghane dans le nord-est du pays, près du magnifique désert deLoot, un des plus beaux de la planète. La proximité de l’air chaud lui permet de cultiver une quarantaine de variété de raisins, avec une des plus savoureuses productions mondiales de safran (1). Réputée, aussi, pour la qualité de deux universités : Payame Nur University, spécialisée dans l’enseignement à distance, et Azad University.

Le drone n’était pas là pour photographier universités, hôpitaux, stations d’épuration d’eau et centrales électriques de la ville. Photos et plans sont disponibles au public. Les Iraniens savent que ces infrastructures civiles figurent parmi les cibles prioritaires, malgré l’interdiction internationale des Conventions de Genève, en cas de bombardements par “La Communauté Internationale”. Comme ce fut le cas en Palestine-Gaza, Irak, Afghanistan, Liban, ou en Libye récemment réduite en cendres. (2)

Pas davantage pour inventorier les sites touristiques de la région…

Rires en Chine sur la diabolisation obsessionnelle de l’Iran par les occidentaux

Le Chihuahua

Il ne le savait pas, impatiemment attendu ce jour-là. Une réception spéciale lui était réservée, s’agissant d’un drone d’exception. De loin, beaucoup plus perfectionné que les “drones-tueurs”, armés de missiles, spécialisés dans les massacres quotidiens de civils en Afghanistan ou au Pakistan, aux noms sanguinairement évocateurs : “Reaper” (La Faucheuse), “Predator”... (3)

Non. C’était la superstar de l’arsenal US qui franchissait la frontière iranienne, un « drone espion » : le RQ-170 Sentinel. La crème de la crème, en termes de haute technologie aéronautique et militaire, un concentré de tout le savoir et de la technicité la plus secrète, même auprès de ses alliés et vassaux, du complexe militaro-industriel US.

Peu d’exemplaires construits. Si précieux que seule la CIA en détient l’exclusivité : mise au point, programmes des missions, pilotage, exploitation des informations recueillies. Son pilotage s’effectue à partir de la base de Tonopah dans le Nevada, via des relais satellite. Les RQ-170 Sentinel chargés d’espionner Iran, Pakistan et Chine, limitrophes de l’Afghanistan, sont dans leur majorité physiquement positionnés et gérés par la CIA, depuis 2008, sur la base aérienne de Shindand, avec leurs équipes de maintenance, même s’ils sont pilotés à partir des USA.

Située à 1.500 mètres d’altitude dans la province de Hérat à l’ouest de l’Afghanistan, face à l’Iran, la “Shindand Air Base” est destinée, chez les stratèges US, à servir de plateforme logistique dans l’éventualité, souhaitée par tous les traîneurs de sabre à Washington, d’une invasion de ce pays. Car, rien ne justifie une telle démesure de moyens face à une guérilla de résistance nationale, faiblement armée, en Afghanistan. Cette gigantesque base vient de faire l’objet d’un triplement de son infrastructure et pistes en 2011, et une nouvelle piste va encore être rajoutée début 2012. La longueur de ses pistes permet de recevoir les avions de transport géants C-17 Globemaster III. (4)

Le RQ-170 Sentinel, drone à long rayon d’action capable de voler à 15 000 mètres d’altitude, sa forme en delta lui donne une envergure de 26 mètres en largeur, 4,5 mètres en longueur, 1,84 en hauteur. Equipé d’un réacteur General Electric TF34connu pour sa robustesse et sa fiabilité. Son équipement, son “design”, son “avionique”, pour reprendre le jargon du métier, sont dérivés du fameux bombardier B-2, réputé indétectable par tout système radar. D’où son qualificatif de “furtif” selon l’expression technique, “stealth” en anglais. (5)

Cette merveille aéronautique a ainsi une “signature”, une identification ou un repérage, parmi les plus faibles : acoustique, infrarouge, visuelle et radar. Quasiment, impossible à détecter, passant inaperçu. Quand il l’est, c’est trop tard, ayant disparu ou déjà frappé. En raison de deux caractéristiques :

=> Son aérodynamisme en forme d’aile-volante en matériaux composites, au profilage offrant peu de prise aux ondes radars adverses

=> Son revêtement spécial, sa “peau” (wing skins) comme disent les spécialistes, dont la composition multicouche est ultrasecrète, absorbant tous types d’ondes de détection radar.

Il embarque le nec plus ultra de ce que science et technique ont pu rendre opérationnel sur le plan de la détection, de la surveillance, du radioguidage, et des transmissions cryptées : interception de communications, prélèvement par capteurs (sniffers) d’émanations chimiques ou radioactives même à doses infimes, prise de photos et de films par tous temps et toutes résolutions de nuit comme de jour, identification des positions radars ennemies, centres de commandements, localisation de bunkers et souterrains, etc.

L’ensemble de cet appareillage est si sophistiqué et sensible qu’il est nécessaire d’abriter ce drone, en dehors de ses missions, dans un hangar climatisé.

Pareil « trésor volant » évolue, évidemment, dans un environnement sécurisé à l’extrême. Quatre systèmes de sécurité le rendent quasiment invulnérable :

i) Systèmes antibrouillages (“anti jam”) et de guerre électronique les plus récents et les plus puissants

ii) Doublement systématique des éléments essentiels de sa motorisation et de son pilotage, avec basculement immédiat de l’un à l’autre dès l’amorce d’une panne improbable

iii) En cas de perte de contact avec son pilote à terre, procédure de mise en pilotage automatique avec programmation de son ordinateur de bord en guidage autonome lui permettant de retourner à sa base initiale, dans une sorte de « retour au pigeonnier »

iv) En cas de défaillance du pilotage automatique, ou du système de « retour au pigeonnier », phase terminale par destruction automatique, ou plutôt pulvérisation en vol, pour qu’il n’y ait aucune possibilité de récupérer une quelconque pièce ou trace éventuelles à récupérer par des mains autres que celles des agents de la CIA.

Dans leur mégalomanie coutumière, les experts militaires et du renseignement US l’avaient surnommé “The Beast of Kandahar”, où il fut exhibé et filmé en vidéo au décollage en 2007 pour la première fois. La Bête, le Monstre… Mais encore, en argot anglais, The Beast c’est le flic méchant, à la matraque facile, la brute, la terreur légitimée par l’insigne et la loi du plus fort…

Les ingénieurs Iraniens ont apprivoisé, domestiqué, The Beast.

Le transformant en Chihuahua docile, couettes enrubannées au vent, allant sagement se coucher selon leurs instructions, et dans la soumission, sur le coussinet qu’ils lui avaient assigné. A son insu, coupant ses relations satellitaires, se substituant au pilote du Nevada, gérant tous les recoins de son ordinateur de bord, son cerveau, le manipulant de brillante façon au point de le faire atterrir, sur ce qu’il croyait être sa niche ou son “pigeonnier” d’origine : la “Shindand Air Base”. Intact.

Saluons, sportivement, ce fantastique et historique exploit.

Présentation du RQ-170 Sentinel intact par l’Iran. La grille qu’on aperçoit est l’entrée du réacteur, situé au milieu de “l’aile volante”, conçue pour éviter “l’ingestion d’oiseaux”.

Un cadeau impérial

Mais, allons au-delà.

Conséquences, perspectives, bouleversements, impacts, s’amoncèlent : juridiques, économiques, technologiques, militaires, géopolitiques. Un regard sur les plus déterminants s’impose pour qui veut comprendre l’ampleur de l’évènement. Reste deux attitudes : soit examiner d’un œil clinique et logique les faits, soit en nier l’évidence, l’importance, en se réfugiant dans une idéologie sclérosante.

Essayons la première voie, en retenant brièvement quelques dimensions :

i) Droit International et Bellicisme

« Acte hostile », gravissime, dénoncent les Iraniens, en saisissant les instances de l’ONU. Sachant qu’ils n’obtiendront rien. Mais, ils ont raison sur le fond, en droit international, et pour le principe : une fois de plus, tendre à l’ONU le miroir de ses postures hypocrites, son double jeu et son incurie. Imaginons qu’un drone russe ou chinois ait pénétré de 225 km à l’intérieur des frontières des USA… Dans l’hystérie médiatique, ce ne seraient que cris, résolutions, sanctions, en cascade, de “La Communauté Internationale”.

Plus révélateur est le comportement de la nomenklatura US. Lundi dernier sur CNN, l’ancien vice-président Dick Cheney, le second de Bush, reprochait à Obama de ne pas avoir immédiatement donné l’ordre de bombarder l’endroit où avait été vu pour la dernière fois le drone capturé par les Iraniens :

« La bonne réponse à cette affaire était de réagir immédiatement dès que l’appareil a été capturé et le détruire… Cela peut être fait à partir d’une opération aérienne. Cela peut être réalisé par une rapide frappe aérienne ». (6)

Non seulement, aucune volonté de s’excuser ou de regretter un tel « acte hostile », mais, au contraire, il paraît naturel de passer aussitôt, jouant les outragés, à un « acte de guerre ».

Position partagée par les politiciens du Congrès US. Notamment, chez les candidats ’républicains’ aux primaires présidentielles en cours dans une surenchère délirante : tels, l’ancien président de la Chambre des Représentants Newt Gingrich, (7), ou encore Rick Santorum, qui ne cessent de préconiser l’assassinat des dirigeants de l’Iran ainsi que celui de ses scientifiques. Exigeant, outre ses centres de recherche atomique, le bombardement de ses productions de pétrole et de gaz, ses infrastructures portuaires, etc.

Un tel degré d’inconscience, d’irrationalité, de fanatisme, à ce niveau de responsabilité, démontre combien la caste dirigeante américaine est gangrénée par un ramassis de milliardaires-voyous, analphabètes de la situation du monde. Etalage d’arrogance, de mépris des peuples, de la vie humaine et des principes élémentaires du respect du Droit à l’Autodétermination. Véritables gangsters psychopathes de la violence, substituant l’Assassinat, le Bellicisme, au Droit International.

Face au désastre militaire et technologique que représente la saisie intacte du RQ-170 Sentinel par les Iraniens, leur fureur aveugle ne semble pas se calmer…

ii) Science et Technologie

Le Président Ahmadinejad, ingénieur de formation, s’en délecte dans l’ironie. Synthétisant, dans un entretien avec une télévision latino-américaine, un des aspects majeurs de cette opération, évoquant un “cadeau” :

« Les américains ont peut être décidé de nous offrir cet avion espion … »

Assurément, “cadeau” est bien le terme. Impérial. Au minimum, d’une valeur de 50 milliards de dollars. Et, je pèse mes chiffres !... Ce n’est pas simplement le prix de l’appareil et de son équipement. C’est aussi celui de la masse des brevets, fournis gratuitement à l’Iran.

Celui de l’ensemble, de l’aboutissement sur plusieurs décennies, des programmes, budgets, financements, centaines de milliers d’heures de recherches, d’essais, de mises au point, de savoir-faire (know how), dans une multitude de disciplines et de techniques : aéronautique, motorisation, matériaux composites, réseau de fibres optiques embarqués, logiciels de bord, interfaces satellitaires, radars, télécoms et radioguidages, optiques et systèmes électro-optiques, photos, système d’imagerie hyperspectrale, systèmes de piratages téléphoniques et informatiques, d’écoutes, prélèvements chimiques-bactériologiques, sondes ou sniffers de particules radioactives, etc.

L’équivalent d’une visite guidée, portes ouvertes, par le Pentagone, au cœur de l’arsenal et du ’secret défense’ de son industrie de l’armement. Le complexe militaro-industriel US soudainement nu comme un ver, sous les projecteurs. Tous les systèmes de navigation, de radar, de furtivité, de mesures et de contremesures électroniques, intégrés aux appareils les plus perfectionnés des forces aériennes US et occidentales, offerts aux patientes investigations des spécialistes Iraniens.

Non seulement le fameux bombardier B-2, mais aussi le chasseur de dernière génération F-35, qualifié de “furtif”, qui a le même fabricant que le drone espion : Lockheed Martin. Chasseur polyvalent (Multirole Joint Strike Fighter) qui équipe progressivement l’aviation, la marine, le corps des marines (modèle spécial à décollage vertical), des USA, ainsi que la Royal Navy britannique. Prochainement une vingtaine pour Israël, livrables à partir de 2018, avec une option sur 55 supplémentaires. Sous la pression du lobby sioniste, le Congrès US a bloqué la vente du F-35 à l’Arabie saoudite qui devra se contenter du F-15 de conception ancienne, et de plus, dans une version bridée...

Paradoxe, l’Iran bénéficie dès aujourd’hui des technologies les plus secrètes et précieuses de l’aéronautique US que l’Arabie saoudite, un des plus fidèles alliés des USA, n’obtiendra jamais, et qu’Israël ne pourra utiliser que dans sept ans ! “Cadeau”, faisant apparaître ridicule, dérisoire, caduc, l’embargo obsessionnel des occidentaux sur le transfert de technologie à l’Iran …

Mais, rien n’y fait. L’arrogance indécrottable des responsables US et de leurs « experts militaires » demeure. Exemple : un analyste du Teal Group (expertise en aéronautique et spatial), Richard Aboulafia, minimise le cataclysme dans une métaphore méprisante :

« D’un point de vue du secret, c’est comme si on avait fait tomber une Ferrari dans une culture du char à bœuf ». (8)

Fanatisés, conditionnés, niant les faits, abrutis d’idéologie coloniale, la nomenklatura US ne peut fantasmer l’Iran qu’en désert technologique, peuplés de sauvages, incapables de décoder, adapter, tirer le moindre enseignement de la saisie d’un appareil de haute technologique que ses ingénieurs ont fait atterrir comme une fleur sur leur territoire. L’arrogance n’est-elle pas une manifestation imbécile, une pathologie déconnectant de la réalité, précipitant droit dans le mur ?… Symptôme du pathétique suicide intellectuel d’une oligarchie.

 

Rires en Chine sur les menaces des va-t-en-guerre contre l’Iran. L’Oncle Sam tient dans ses bras le rapport de l’IAEA sous le regard impatient de Netanyahou.

Le Lièvre et la Tortue

Certes, sur le papier le rapport de forces théorique entre l’Empire et l’Iran reste inchangé. Une vague de bombes atomiques peut réduire en poussière l’Iran, en quelques secondes. Toutefois, utiliser la force atomique, contre un Etat qui n’attaque personne, n’occupe aucun pays dans la violence ni la spoliation, serait pour l’Empire se mettre au ban de la planète entière. Même, sous prétexte de guerre préventive fondée sur des mensonges. D’où l’intensité de la “guerre secrète” imposée à l’Iran.

Comme dans la fable du ’Lièvre et la Tortue’, rattrapant dans beaucoup de domaines le retard accumulé sous la dictature du Shah inféodée aux industries de l’armement occidentale, pour préserver son indépendance l’Iran a édifié une performante industrie de la défense et du renseignement. Adossée à une infrastructure scientifique et technique de premier plan, aux nombreuses universités, multiples centres de recherches et milliers d’ingénieurs (ce qui va exiger des services occidentaux beaucoup d’assassinats pour les exterminer jusqu’aux derniers…).

Ce coup terrible, envoyé en pleine figure de l’appareil militaire américain et occidental dans son ensemble, est révélateur. L’opération réussie d’arraisonnement du drone espion, préparée de longue date, méticuleusement mise au point, en est une éclatante démonstration.

L’Iran, sur les 10 dernières années, a abattu, neutralisé, de nombreux drones franchissant ses frontières. La plupart ont été récupérés sous forme de débris et reconstitués, certains en bon état. D’autres ont été complètement perdus, dont deux abattus au-dessus des eaux territoriales du Golfe Persique. Les autorités iraniennes vont prochainement organiser une exposition, destinée dans un premier temps aux ambassadeurs et aux professionnels de l’information, pour présenter le drone espion arraisonné, encadré de 7 autres drones en bon état : 4 israéliens (violation des frontières est) et 3 américains (violation des frontières sud et ouest).

A partir de cette mine d’informations, les Iraniens avaient organisé des équipes multidisciplinaires de recherche et développement afin de pénétrer tous les secrets du fonctionnement de ces aéronefs sophistiqués. D’autres équipes, se relayant nuit et jour, se sont spécialisées, par type de drone, dans un véritable travail de fourmi : suivre toutes leurs évolutions, en Iran, en Afghanistan. Et, même au Pakistan, où une de leur équipe était présente en permanence.

Le drone a un grand défaut : il est excessivement bavard, une pie jacassant sans interruption. Ne pouvant cesser de communiquer avec son pilote au sol pour savoir où se diriger, envoyant un flot continu d’images, d’informations et prélèvements divers. Une masse de communications faciles à enregistrer, même en langage codé. Ce bavardage continu facilite grandement l’apprentissage de son langage. Rien de plus facile : quel que soit son niveau de cryptage, un langage codé « se casse ». Les Iraniens comptent parmi eux les meilleurs mathématiciens et logiciens du monde (dont de nombreuses femmes…), jonglant avec les algorithmes et les supercalculateurs avec autant de facilité qu’un joueur de frisbee. (9)

Dernière étape, à partir du décryptage, décortiquer le fonctionnement de son cerveau. Qui n’a rien à voir, pour le moment, avec la complexité du cerveau humain. Un simple logiciel de bord qui, par définition, livre celui utilisé au sol. Avec leurs différents modes d’échanges d’instruction via les satellites. C’est ainsi que la “feuille de route” du RQ-170 Sentinel destiné à violer les frontières de l’Iran pour l’espionner, était connue de la défense iranienne dès son décollage…

S’amusant à pénétrer les ordinateurs de la “Creech Air Force Base” dans le Nevada et y infecter de quelques virus retors, pendant plusieurs semaines à l’insu des spécialistes US, l’ensemble de leur flotte de drones. Générant de multiples incidents, jusqu’à provoquer l’écrasement d’un drone de type Reaper aux Seychelles cette semaine. (10)

S’il est possible de disposer de tous les codes sources pour arraisonner des drones adverses, en gérant leurs liaisons terrestres et satellitaires parmi les plus fortement protégées, il faut savoir que la maîtrise d’algorithmes et de logique est encore plus simple dans le contrôle des stations de radars, avions, bateaux, chars d’assaut, missiles. Jusqu’aux relations satellitaires coordonnant les troupes au sol…

Constat implacable : les forces armées iraniennes, sur le plan opérationnel de la « guerre électronique », ont atteint l’excellence. Faisant au moins jeu égal, si ce n’est plus, avec leurs adversaires potentiels. Ceux qui prétendent l’envahir auront en face d’eux non pas un pays sans ’défense électronique’ comme la Palestine, le Liban, l’Irak, l’Afghanistan, le Pakistan ou la Libye, qu’ils sont habitués à écraser dans la facilité et l’impunité, après avoir “aveuglé” leurs défenses aériennes quand ils en ont, mais des forces comparables aux leurs… (11)

The Beast, emblématique d’une géopolitique mégalomaniaque de l’absurde, subitement devenue l’ombre d’elle-même.

Préfigurant le sort d’un Empire décadent…

(1) Safran qu’on retrouve sur nos tables, du fait d’un embargo hypocrite profitant surtout aux intermédiaires véreux, dans un conditionnement ’espagnol’, ’turc’, ou autres appellations d’origines non contrôlées…

(2) Cf. in Justice ou Injustice internationale, Daniel Lagot, Edditions L’Harmattan, 2009, Les Conventions de Genève, art. 85.5, énoncent parmi les crimes de guerre :

- « soumettre la population ou des personnes civiles à une attaque »

- « lancer une attaque indiscriminée atteignant la population civile ou des biens de caractère civil, en sachant qu’elle causera des pertes en vies humaines dans la population civile, des blessures aux personnes civiles, des dommages aux biens civils, “excessifs par rapport à l’avantage militaire et concret attendu” ».

(3) Ces “drones-tueurs” sont responsables des plus grand massacres actuels de civils en Afghanistan et au Pakistan, sous prétexte de tuer des “commandants Talibans ou membres d’Al Qaïda”. Comme lors de la guerre du Vietnam, à l’exemple des luttes des puissances coloniales contre une révolte face à leurs prédations, tout chef de village est assimilé à un rebelle, un insurgé, un terroriste, ou un Taliban. En conséquence : tué avec sa famille, quand ce n’est pas avec l’ensemble de son village. Dans la stratégie de lutte contre une résistance nationale, le premier objectif étant de déstructurer une société en éradiquant un quelconque “leadership”.

(4) L’USAF y a affecté le 838th Air Expeditionary Advisory Group, cohabitant avec les services spécialisés de la CIA.

(5) Le coût “officiel” de chaque B-2 avec ses pièces détachées et sa maintenance, est évalué à 2,13 milliards de dollars (’B-2 Bomber : Cost and Operational Issues Letter Report, 14 August 1997, GAO/NSIAD-97-181.’ United States General Accounting Office).

Attaquant toujours de nuit, les B-2 ont été le fer de lance de l’écrasement de l’Irak sous les bombes en 2003, au cours duquel ils ont lancé plus de « 1,5 millions de pounds » (1 pound = 0,45359237 kg) de bombes de tous calibres. Jusqu’à une tonne par bombe.

Trois d’entre eux, furent les premiers appareils de l’OTAN, à pénétrer dans l’espace aérien Libyen pour y bombarder des aérodromes en mars 2011, déversant une quarantaine de bombes.

Dans les deux cas, pour « renverser » un dictateur… Ils ont été aussi utilisés au Kosovo et en Afghanistan, pour annoncer l’arrivée de « la démocratie »…

(6) ’The right response to that would have been to go in immediately after it had gone down and destroy it,’ […] ’You can do that from the air. You can do that with a quick air strike.”, http://rt.com/news/iran-obama-drone-request-713/

(7) Inconnu de l’opinion publique internationale jusqu’à sa récente et délirante déclaration qualifiant les Palestiniens de « Peuple inventé et terroriste »…
(8) ’From a secrecy standpoint, it’s like dropping a Ferrari into an ox-cart technology culture’, http://www.defensenews.com/story.php?i=8517205&c=AIR&s=TOP

(9) La Chine possède le deuxième plus puissant supercalculateur du monde, et le plus rapide, avec son Nebulae Dawning de 1,2 pétaflop et 55 680 cœurs Intel…

(10) http://rt.com/usa/news/seychelles-drone-us-iran-711/

(11) Avec d’autant plus de facilité quand ils leur ont vendu le matériel de défense antiaérienne dont ils connaissent toutes les caractéristiques, emplacements, systèmes de surveillance et de communication, disposant de tous les codes sources qu’ils peuvent neutraliser en un claquement de doigt. Exemple : les missiles antiaériens “crotale” livrés par la France à la Lybie (9 unités d’acquisition & 27 unités de tir) n’ont abattu aucun avion ni hélicoptère …

Caricatures talentueuses de Pang Li et Luo Jie du ChinaDaily Europe

Georges Stancghy 

20 décembre 2011

URL de cet article 15421
http://www.legrandsoir.info/l-iran-et-le-drone-un-desastre-ravageur-pour-les-etats-unis.html



7 Dossier & Point de vue

7-1Terry Jones : Roulements de tambour contre l’Iran. Mais qui donc est en train de jouer ?

Pour Terry Jones, le complexe militaro-industriel n’est pas étranger aux campagnes actuelles contre l’Iran. Selon l’artiste britannique, nous nous retrouvons exactement dans la même situation que les contribuables des cités médiévales italiennes, et nous voyons notre argent disparaitre au profit d’un appareil militaire insatiable.

Erik Prince, fondateur et actionnaire majoritaire de la société militaire privée Xe, anciennement connue sous le nom de Blackwater. Il est politiquement proche de Gary Bauer et des Reaganiens. Bien qu’officiellement converti au catholicisme, il continue à administrer l’association des missionnaires évangéliques, Christian Freedom International.

Le 14ème siècle a connu deux grandes épidémies. L’une fut celle de la peste noire et l’autre fut celle de la commercialisation de la guerre.

Il y a toujours eu des mercenaires, mais sous le règne d’Edward III, ils devinrent le pilier de l’Armée Anglaise, au cours des vingts premières années de ce qui allait devenir la Guerre de Cent Ans. Quand Edward signa le Traité de Brétigny en 1360 et qu’il dit à ses soldats d’arrêter le combat et de rentrer chez eux, beaucoup d’entre eux n’avaient pas de chez eux où rentrer. Ils s’étaient habitués à combattre et c’est ainsi qu’ils savaient gagner leur vie. Alors, ils se constituèrent en armées indépendantes, appelées très justement « compagnies libres », et commencèrent à écumer la France en pillant, tuant et violant.

Une de ces armées s’appelait « La Grande Compagnie ». Elle totalisait, selon une estimation, 16 000 soldats et était de fait plus nombreuse que toute autre armée nationale de l’époque. Elle alla attaquer le pape à Avignon et le pris en otage. Le pape commit l’erreur de payer les mercenaires avec de grosses sommes d’argent, ce qui eu pour conséquence de les inciter d’avantage à poursuivre leurs pillages. Il leur suggéra également de passer en Italie où ses plus grands ennemis, les Visconti, étaient à la tête de Milan. Ils s’exécutèrent sous la bannière du Marquis de Monferrato, là encore subventionné par le pape.

Le cauchemar venait de commencer. Seule la peste fût plus catastrophique que ces énormes armées de brigands qui se déchaînèrent à travers l’Europe. C’était comme si le Génie était sorti de sa bouteille et qu’il était désormais impossible de l’y faire rentrer. La guerre venait de devenir une affaire rentable. Les villes-États italiennes s’appauvrirent au fur et à mesure que l’argent des contribuables servait à payer les « compagnies libres ». Et comme ceux qui tiraient leur subsistance de la guerre souhaitaient naturellement pouvoir continuer à le faire, on n’arrivait plus à en voir le bout.

Projetons-nous environ 650 ans plus tard. Les États-Unis, sous George W. Bush, ont décidé de privatiser l’invasion de l’Irak en ayant recours à des « entrepreneurs » privés comme Blackwater, désormais rebaptisé Xe Services. En 2003, Blackwater gagna sans appel d’offre un contrat de 27 millions de dollars pour la protection de Paul Bremer, alors à la tête de l’Autorité de la Coalition Provisoire. Pour la protection des fonctionnaires dans les zones de conflit depuis 2004, la société a reçu plus de 320 millions de dollars. Et, cette année, l’administration Obama s’est engagée à payer à Xe Services 250 millions de dollars pour assurer la sécurité en Afghanistan. Et il ne s’agit que d’une société parmi tant d’autres qui tirent leurs profits à partir de la guerre.

En 2000, le Project for the New American Century a publié le rapport Rebuilding America’s Defenses, dont le but avoué était d’accroître les dépenses de défense de 3 % à 3.5 %, ou 3.8 % du Produit Intérieur Brut américain. En fait, elles représentent désormais 4.7 % du PIB. Au Royaume Uni, nous dépensons environ 57 milliards de dollars par an pour la défense, ou 2.5 % du PIB.

Tout comme les contribuables des villes-états de l’Italie médiévale, nous voyons notre argent détourné dans le business de la guerre. Toute société responsable se doit de faire des profits pour ses actionnaires. Au 14ème siècle les actionnaires des « compagnies libres » étaient les soldats eux-mêmes. Si la compagnie n’était pas engagée par l’un pour faire la guerre à l’autre, les actionnaires étaient contraints de renoncer à leurs dividendes. Alors Ils devaient chercher à créer des marchés par leurs propres moyens.

La « White Company » de Sir John Hawkwood offrait ses services au Pape ou à la ville de Florence. Si tous les deux refusaient son offre, Hawkwood faisait simplement une offre à leurs ennemis. Comme Francis Stonor Saunders l’écrit dans son remarquable ouvrage Hawkwood – Diabolical Englishman : « La valeur de ces compagnies était purement négative, et résidait uniquement dans leur capacité à maintenir l’équilibre des forces militaire entre les cités » Exactement comme ce qu’il s’est passé durant la Guerre froide.

Il y a deux décennies, je suis tombé sur une revue interne de l’industrie de l’armement. Son éditorial s’intitulait « Merci Dieu pour Saddam ». Il expliquait que depuis la chute du communisme et la fin de la Guerre froide, les carnets de commande de l’industrie de l’armement étaient vides. Mais que désormais il y avait un nouvel ennemi, et que l’industrie pouvait se réjouir de cette aubaine. L’invasion de l’Irak s’est faite sur un mensonge : Saddam n’avait pas d’armes de destruction massive, mais l’industrie de la défense avaient besoin d’un ennemi et les politiciens lui en ont fourni un.

Et maintenant, les mêmes tambours de guerre, encouragés par l’assaut de l’ambassade britannique à Téhéran la semaine dernière, résonnent pour une attaque contre l’Iran. Seymour Hersh écrit dans le New Yorker : « On tient maintenant la comptabilité exacte de tout l’uranium faiblement enrichi produit en Iran ». Le récent rapport de l’IAEA, qui a provoqué un tel tollé contre les ambitions nucléaires de l’Iran, continue-t-il, « ne contient rien qui prouve que l’Iran est en train de développer des armes nucléaires ».

Au 14ème siècle c’était l’Église qui vivait en symbiose avec le militaire. Désormais, ce sont les politiciens. Le gouvernement états-unien a dépensé en 2010 un montant astronomique de 687 milliards de dollars pour la « Défense ». Imaginez ce qu’on pourrait faire avec cet argent s’il était mis dans les hôpitaux, les écoles ou pour rembourser les prêts hypothécaires et ainsi éviter les expulsions.

Le président Dwight D Eisenhower avait saisit l’occasion lors de son fameux discours d’adieu à la nation de 1961, pour mettre en garde ses concitoyens face au danger d’autoriser des relations trop proches entre les politiciens et l’industrie de la défense.

« Cette conjonction d’une immense institution militaire et d’une énorme industrie de l’armement est un fait nouveau en Amérique » disait-il. « Au sein des conseils gouvernementaux, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu’elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera. »

Et il existe encore. Le Génie est sorti de la bouteille, à nouveau.

Par Terry Jones,

The Guardian 6 décembre 2001



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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