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05/01/2012

n°523- Journal d'Irak - 25/11 au 05/01/12 - a1 : Bush et Blair reconnus coupables de crimes de guerre


n°523- Journal d'Irak -  25/11  au 05/01/12 - a1 : Bush et Blair reconnus coupables de crimes de guerre



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journald'Irak

n°523                 du 25/11                  au 05/01/12

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes  blog : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

 

1 Tiré à part :

1-1 Irak : guerres humanitaires et exportation de la démocratie moderne.
1-2 Vidéo : Bush et Blair reconnus coupables de crimes de guerre

1-3 Chems Eddine Chitour: Retrait américain d'Irak: Le chaos en cadeau d'adieu…

1-4 Le coût astronomique de la guerre américano-européenne en Irak.

1-5 Gilles Munier : 150 000 collaborateurs irakiens abandonnés par les troupes américaines.

1-6 The Guardian :Un viol toutes les 3 heures dans l'armée américaine.

2 Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Amnesty réclame de nouveau l'arrestation de George W. Bush

3 Paroles & action du président Obama..

4 Politique

Le chef de la diplomatie irakienne souligne les erreurs des Etats-Unis en Irak.

5 Les alliés (des Usa)

Otan

La mission de formation de l'Otan pas prolongée après 2011

6 Dossier & Point de vue

6-1 Almanar : Retrait US d’Irak : Mensonges, et défaite sans précédent!

6-2 Gilles Munier : Encore un marché pour les traitres avant leur défaite finale.

6-3 Damien HYPOLITE :Dix ans de présence militaire américaine en Irak.

6-4 -Manlio Dinucci :Les Etats-Unis plus présents que jamais en Irak.

 



1 Tiré à part :

1-1 Irak : guerres humanitaires et exportation de la démocratie moderne.
Lien Vidéo : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=gBsuQi1TuRs


1-2 Vidéo : Bush et Blair reconnus coupables de crimes de guerre

http://www.youtube.com/watch?v=NxHMvlnU2WE&feature=player_embedded#!

 

Le verdict a été rendu le 22 novembre dernier mais a peu été relayé par la presse. L’ancien président américain George Bush et son ex-homologue Tony Blair ont été reconnus coupables de massacres et de « crimes contre la paix » par le tribunal des crimes de guerre de Kuala Lumpur, en Malaisie, pour leur invasion d’Irak, décidée en mars 2003.
Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient envahi le pays, alors sous commandement de Saddam Hussein, sous le prétexte que l’Irak détenait des armes de destruction massive et ceci, en s'appuyant des documents contrefaits que Bush et Blair ont présenté au monde comme vrais. Les membres de la commission ont estimé que les deux anciens chefs de gouvernements ont commis un flagrant abus de droit et une agression qui a mené au meurtre massif de civils irakiens.
Neuf ans après l’invasion, les Etats-Unis ont pris la décision en décembre de retirer définitivement ses troupes d’Irak mais ont laissé un pays en ruine où tout est à reconstruire. Des centaines de milliers d’Irakiens ont perdu la vie dans ce conflit.
Le jugement rendu par le tribunal malaisien, crée en 1967 à l’initiative de l’ancien Premier ministre malaisien, un fervent opposant à l’invasion d’Irak, n’a aucun caractère contraignant. Toutefois, les juges ont souhaité présenter leurs conclusions aux signataires du Statut de Rome, qui a établi la Cour Pénale Internationale (CPI) en 2002 mais qui n'a jusque là pas été ratifié par les Etats-Unis. Ils ont aussi déclaré qu’ils continueront leurs efforts pour que les noms de Bush et de Blair soient sur le registre des criminels de guerre.

31/12/2011
http://www.saphirnews.com/Irak-Bush-et-Blair-reconnus-cou...


1-3 Chems Eddine Chitour: Retrait américain d'Irak: Le chaos en cadeau d'adieu…
 «On dit que le calife Haroun Errachid envoya comme cadeau à Charlemagne empereur d'Occident, à Aachen, une clepsydre, une horloge à eau la première au monde à pouvoir mesurer le temps. Charlemagne envoya ce qu'il avait de mieux comme cadeau, des lévriers
Voilà résumé en une phrase le niveau de Baghdad il y a de cela 1200 ans comparé à l’Occident d’alors. Mieux encore, les Irakiens héritiers de la Mésopotamie avec Hammourabi qui fut le premier roi à édicter un corpus juridique, le fameux Code d'Hammourabi il y a de cela 34 siècles. Pour rappel, l'Irak avait un système éducatif et de recherche performant. Le niveau de développement était de loin le plus important du Monde arabe. Les infrastructures étaient développées et un célèbre dicton permet de situer le niveau intellectuel héritier de « Dar El Hikma » « La Maison de la Sajesse », le taux d'analphabétisme le plus bas du Monde arabe, il constituait un danger pour le «monde libre et civilisé».

Une brève histoire de l'Irak

Du point de vue de l'histoire, le déclin de Bagdad est dû, dit-on, à l'invasion des Mongols d'Hulagu qui détruisirent la capitale vers 1250 mettant un coup d'arrêt à la civilisation musulmane. L'Irak fut par la suite rattaché à l'Empire ottoman, jusqu'au jour où il intéressa les Allemands avec le kaiser Guillaume qui promit au sultan Abdelhamid la construction du Bagdad Bahn, le train Berlin-Bagdad. La découverte d'indices de pétrole fut le début du mallheur des Irakiens qui furent une variable de confrontation entre l'Empire, britannique, et le gouvernement français qui, après avoir démoli l'Empire ottoman - accords de Sykes-Picot - firent main basse sur le pétrole. L'Anglo Irakian Oil Company remplaça la Turkish Petroleum Company. Par la suite encore, les Etats-Unis demandèrent leur part du gâteau. De coups d'Etat en coups d'Etat fomentés par les puissances occidentales, l'Irak connut l'avènement de Saddam Hussein qui, au départ, fut «utilisé» pour contrer la Révolution iranienne de 1979.
La première guerre du Golfe fut sponsorisée par l'Occident en armements à Saddam, notamment français et américains, et financièrement ce sont les roitelets du Golfe qui furent mis à contribution. Huit ans plus tard, fin des combats pour rien. L'empire soviétique s'effondrait, grâce aux coups de boutoir des moudjahidine commandés par le meilleur allié de l'Occident, Oussama Bin Laden.
Lors de la deuxième guerre du Golfe de 1991, qui, rappelons-le, s'est faite sur un malentendu, Saddam Hussein avait reçu l'ambassadrice Glapsie et l'avait informée des problèmes qu'il avait avec le Koweil -19e province de l'Irak avant la Première Guerre mondiale. Celle-ci lui aurait dit que les Etats-Unis ne se sentent pas concernés par ce problème. L'erreur de Saddam Hussein - en envahissant le Koweit le 2 août 1990 - est d'avoir cru que les Américains n'interviendraient pas. Il le paya cher, mais curieusement, George Bush s'arrêta aux portes de Baghdad. Ce fut la fin de l'Histoire, d'après l'idéologue du Pentagone Francis Fukuyama. Plus rien ne s'opposait à l'hyperpuissance américaine. Cependant, deux faits importants sont à signaler d'abord, le déclin des réserves pétrolières aux Etats-Unis et la montée en puissance aux Etats-Unis des néoconservateurs avec un «born again», George Bush, inféodé au lobby sioniste pro-israélien. De plus, l'Irak de Saddam apparaissait comme un danger pour Israël. pour un autre motif concocté par les néo-conservateurs, l'Irak fut accusé d'avoir des liens avec Oussama Bin Laden, et de détenir des armes de destruction massive. Douze ans après son père, George Walker Bush envahit l'Irak en mars 2003, sans qu'il y ait une résolution des Nations unies.

Que reste-t-il de l'Irak?

En octobre 2006, la revue médicale The Lancet estimait le nombre de décès irakiens imputables à la guerre à 655.000. L'institut Opinion Research Business a estimé à plus de 1000.000 le nombre de victimes irakiennes entre mars 2003 et août 2007. La guerre a provoqué l'exode d'au moins deux millions d'Irakiens. Ceci sans parler des dégâts occasionnés par le Programme «pétrole contre nourriture»: plus de 500.000 enfants seraient morts de maladie et de malnutrition. Les dommages aux infrastructures civiles sont immenses: les services de santé sont pillés. Il y a eu une détérioration des canalisations d'eau et la dégradation des bassins hydrographiques du Tigre, de l'Euphrate. Il y a de plus, augmentation de l'insécurité générale (pillages, incendies et prises d'otage), suite à la désorganisation totale des différents services publics tels que les forces de l'ordre. De nombreux centres historiques ont été détruits par les bombardements américains, les combats et les pillages. Le Musée national d'Irak a été pillé.
Le bilan est connu, des centaines de milliers de morts, des millions de personnes déplacées, les infrastructures détruites et réduites à l'âge de pierre selon la promesse de George Bush père. Le 15 septembre 2004, l'armée américaine relâche 275 détenus de la prison d'Abou Ghraib avec toute l'horreur attachée à la perversion d'un côté et aux souffrances de l'autre. En janvier 2007, en pleine fête de l'Aïd el Adha, Saddam Hussein a fait preuve d'un rare courage lors de sa pendaison. Comme l'écrit Manlo Danucci faisant le bilan de cette chevauchée fantastique: «Nos troupes sont sorties d'Irak ''la tête haute'', a annoncé le commandant en chef Barack Obama. Les USA ont de quoi être fiers.. Mis à feu et à sang par plus d'un million et demi de soldats, que le Pentagone a déployés par rotations, avec aussi des centaines de milliers de contractor militaires (mercenaires), en employant n'importe quel moyen pour écraser la résistance: des bombes au phosphore contre la population de Fallujah aux tortures d'Abu Ghraïb. Provoquant environ un million de victimes civiles, qui s'ajoutent à celles de la première guerre contre l'Irak et de l'embargo. Laissant un pays sinistré, avec un chômage à plus de 50%, la moitié des médecins qu'il avait avant l'invasion, un tiers des enfants affectés de malnutrition, à qui s'ajoutent ceux qui ont des malformations génétiques dues aux armes du Pentagone. Une guerre que les USA ont payée de 4500 morts et plus de 30.000 blessés chez les militaires, dont 30% sont rentrés chez eux avec de graves problèmes psychiques. Guerre qui a coûté 1000 milliards de dollars, à quoi s'ajoutent environ 4000 milliards de dépenses indirectes, comme celles de l'assistance aux anciens combattants. (1)

Dans sa course à la Maison-Blanche, Barack Obama avait promis le désengagement de l'Irak, mais pas à n'importe quel prix. En novembre 2008, les gouvernements irakien et américain ont signé un pacte bilatéral incluant le Status of Forces Agreement (Sofa) qui fixe à la fin 2011 le terme de la présence militaire des États-Unis.

Les Américains avec la satisfaction du devoir bien fait, notamment par une mainmise sur les ressources pétrolières et agricoles par multinationales américaines interposées, rentrent au pays.

Depuis 2005, le gouvernement irakien a acheté des armements étasuniens pour une valeur de 5 milliards de dollars et, selon le programme, il en achètera d'autres pour 26 milliards. Les Etats-Unis ayant réussi à mettre en place une partition de fait de l'Irak en trois régions quasi autonomes avec le Nord kurde, la région de Bagdad à majorité sunnite et le sud de l'Irak à majorité chiite. En même temps, poursuit Manlio Dinucci, Washington s'attache le gouvernement régional kurde de Masoud Barzani avec lequel Exxon Mobil a conclu un gros contrat d'exploitation pétrolière, en doublant le gouvernement de Baghdad. Au Kurdistan irakien opèrent depuis 2003 des forces spéciales étasuniennes, sous les ordres du général Charles Cleveland. Celui-là même qui -révèle le journal égyptien al-Arabi- entraîne et dirige aujourd'hui en Turquie les commandos de l'«armée syrienne libre» pour la «guerre subrogée» contre la Syrie.(1)

Mieux encore, on apprend que même l'agriculture plusieurs fois millénaire de l'Irak est menacée. L'ordonnance 81 signée il y a cinq ans, le 26 avril 2004, par l'administrateur provisoire de l'Irak, Paul Bremer, a placé le pays sous le joug économique total de l'Occupant en obligeant le pays à réformer drastiquement son économie sur le modèle économique néolibéral américain. Ceci en violation de la Constitution irakienne et des conventions de La Haye et de Genève qui stipulent que l'occupant doit respecter la juridiction du pays occupé. Il s'agit d'une véritable déclaration de guerre contre les fermiers des pays occupés. Elle a livré le pays en pâture aux nécro-entreprises géantes qui contrôlent le commerce mondial des graines, comme Monsanto, Syngenta et Dow Chemicals. Comble de l'ironie, c'est au coeur de la Mésopotamie (l'actuel Irak) qu'a été inventée l'agriculture voici plus de dix mille ans! L'ordonnance 81 a donné aux sociétés étrangères un droit de propriété intellectuelle (semblable à ceux que Washington a introduits dans les règles de l'OMC) qui leur concède pendant vingt ans le monopole sur la production, la reproduction, la vente, l'exportation, l'importation et le stockage de toutes les semences génétiquement modifiées et les variétés de plantes «similaires». L'article 14 de cette loi interdit aux agriculteurs de réutiliser les semences de ces variétés transgéniques protégées! Les agriculteurs «coupables» d'avoir semé des graines non achetées, ou dont le champ aurait été contaminé accidentellement, encourent de fortes amendes, voire des peines d'emprisonnement, la destruction de leurs récoltes, de leurs outils et de leurs installation! Monsanto a fait un hold-up sur les semences millénaires des pays qu'elle envahit pour les modifier génétiquement, les breveter et les revendre aux agriculteurs désormais contraints de payer pour pouvoir les cultiver!

L'Irak actuel

Face au refus de l'Irak d'accorder l'immunité à des milliers de soldats américains chargés de poursuivre la formation, le président Obama avait décidé, le 21 octobre, le retrait total des troupes.
La paix n’a jamais été à l’ordre du jour même du temps de la présence américaine. La bôite de Pandore du régionalisme et surtout de l’extrêmisme religieux à fait le reste malgré un décor exogène comme l’organisation d’élections, le chaos est là parceque les problèmes de fond qui existaient du temps de Saddam Hussein qui les traitaient à sa manière au nom d’un intrêt supérieur , celui de l’Etat Nation laïc, ressurgissent maintenant qu’il n’y a plus de garde fous. Les partis en présence, n’ont pas connaissance du logiciel de la paix . Je pense même que chacun ,à sa mamnière instrumente la religion pour s’emparer du pouvoir.. Apparemment le clan chiïte de Nouri el Maliki celui qui ordonna la mise à mort de Saddam Hussein le sunnite, l’a emporté su l’autre clan d’Ilyad Alaoui le sunnite, à telle enseigne qu’il a fallu plus d’une année pour former le nouveau gouvernement .

« Des élections ont eu lieu et un gouvernement à majorité chiite a mis plus d'une année à émerger. (...) Outre les dizaines de milliers de membres de sociétés de sécurité privées, peu connues pour leurs compétences en termes de réconciliation et de maintien de la paix. Les Américains laisseront 50.000 au Koweït, prêts à débarquer en cas de besoin. Le chaos qui règne à Baghdad ne leur laissera peut-être même pas le temps de défaire leur paquetage. La transformation de Baghdad en une ville à majorité chiite et le soutien des pays frontaliers devaient jouer un rôle majeur dans la stabilisation du pays. Au moins 12 explosions ont retenti dans 9 quartiers de la ville, faisant 63 morts et plus de 200 blessés. Des attaques coordonnées qui ciblaient essentiellement les quartiers chiites et qui font craindre un retour des violences confessionnelles sur fond de luttes politiques. Comme dans toute guerre, il y a ceux qui ont collaboré avec l'ennemi. Ils - ou elles -écrit Gilles Munier étaient pour la plupart employés à tout faire, mais aussi secrétaires, interprètes ou espions. Certains, cagoulés, participaient aux interrogatoires et aux séances de torture. Considérés comme des traîtres par la population. Tous rêvaient de partir avec les occupants, d'émigrer aux Etats-Unis. Les Américains ont abandonné leurs collaborateurs à leur triste sort. Le bruit court même à Baghdad que des GI's auraient vendu des listings d'employés à des «insurgés». Une loi américaine, votée en 2008, a créé le Special Immigrant Visas (SIV) qui facilite l'entrée aux Etats-Unis des Irakiens qui travaillaient dans leurs bases et qui sont menacés de mort ou d'enlèvement. Mais, en quatre ans, seules 25.000 demandes ont été acceptées, 7000 visas délivrés.(2)

C'est une force étrangère, lit-on dans un éditorial du Monde, qui envahit le pays et ce sont des proconsuls américains bunkérisés qui vont le gouverner ensuite. L'Irak a été privé d'une partie de son histoire. Tout est faux depuis le début dans cette tragédie. Les motifs invoqués par George W. Bush pour se lancer dans l'aventure: l'Irak n'avait rien à voir ni avec Al Qaîda ni avec les attentats du 11 septembre 2001; le régime, exsangue après des années d'embargo, n'entretenait aucun arsenal d'armes de destruction massive(…) . (3)

«L'Irak s'est un peu démocratisé, il est plus libre. Mais il est plus divisé que jamais entre ses trois composantes ethnico-religieuses. Il est gouverné par un parti pro-iranien issu de la majorité arabe chiite, qui marginalise la minorité sunnite, cependant que les Kurdes du pays vivent en quasi-indépendance. La violence est endémique. Un Irakien sur quatre vit dans la misère. La classe moyenne a fui à l'étranger. Le statut des femmes a régressé. La production pétrolière n'a pas retrouvé son niveau d'avant-guerre.(...)»(3)

«Chercheur au Cnrs et spécialiste de l'Irak, Pierre Jean-Luizard anticipait les difficultés à venir: «Les Américains laissent derrière eux un système politique qui est voué à l'échec. C'est un système qui a été, par défaut d'autres solutions, conçu sur des bases confessionnelles et ethniques, dont la Constitution de 2005 condamne les Irakiens à jouer un jeu politique duquel ils ne peuvent pas sortir et qui les met en confrontation sur des bases d'abord communautaires et régionales. La meilleure illustration de tout cela est le mandat d'arrêt que le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki vient de lancer contre le vice-président arabe sunnite Tareq al-Hachemi. Accusé de terrorisme et d'avoir financé des escadrons de la mort, Tarek El Hachémi nie toutes les accusations et accuse le Premier ministre de complot, qualifié de «Saddam chiite» par ses opposants. Le groupe parlementaire sunnite Iraqiya a décidé de boycotter l'Assemblée et le gouvernement. Une provocation pour le chef du gouvernement, lequel a menacé de remplacer les neuf ministres appartenant à Iraqiya s'ils maintenaient cette décision.. «Cette guerre menée pendant plus de huit ans par Bush et Obama est un échec patent. Leur armée abandonne un pays aux mains d'un gouvernement chiite corrompu, allié à l'Iran, et en butte à l'hostilité d'une minorité sunnite», confie un officier du renseignement. Un nouveau Vietnam suivi d'une guerre civile pour les plus optimistes, «un arc chiite allant de la Syrie à l'Iran, en passant par l'Irak et le Hezbollah libanais». Autrement dit, la hantise d'une troisième intifada chiite pour les plus alarmistes. (4)

Y aura t-il d’autres Irak ?

On peut s’interroger si après le désastre irakien, les 4500 morts les dizaines de milliers de traumatisé et une guerre qui aura couté près de 1000 milliards de dollars, les Américains seront tentés par une autre aventure que celle de formater le monde. Pour le Christian Science Monitor qui rapporte le nouveau format des guerres américaines, on parle de nouvelles guerres : « On les appelle les interventions militaires “transhorizon” ou à distance : l’usage de drones ou de missiles lancés à partir de bâtiments de combat en vue d’éliminer des cibles humaines dans un pays étranger sans avoir à envoyer de soldats sur le terrain. Alors que les Etats-Unis quittent l’Irak après plus de huit ans de guerre et d’occupation, le recours accru à ces tactiques à distance et aux unités d’élite des forces spéciales, extrêmement mobiles, n’est qu’un exemple parmi d’autres de l’impact durable que cette guerre, lancée en mars 2003, a eu sur la politique étrangère américaine ».(5)

« “Pendant un certain temps, le syndrome postirakien produira une réelle réticence à mener des opérations militaires ressemblant de près ou de loin à la guerre en Irak”, prédit Stephen Walt, professeur à l’université Harvard. “Nous n’allons plus nous lancer dans des occupations prolongées ni tenter de remodeler la politique intérieure d’un pays.”Autrement dit, au lieu de guerres comme celle d’Irak, nous assisterons à des interventions ciblées, comme au Pakistan et au Yémen. “Nous allons nous employer à éliminer les méchants au lieu de chercher à réformer des sociétés entières”, résume l’universitaire ».(5)

On le voit la tentation d’empire étasunienne est intact, sauf que l’expérience américaine est mise à profit pour ouvrir d’autres théâtres ; De fait poursuit le journal : « La guerre d’Irak ainsi que celle d’Afghanistan ont conduit les Etats-Unis à se préoccuper d’une région qui ne devrait pas jouer un rôle important dans leur future prospérité. Comme Jon Huntsman Jr., candidat à l’investiture républicaine pour la présidentielle de 2012, se plaît à le répéter : “Notre avenir n’est pas dans les montagnes afghanes de l’Hindu Kuch.” Après s’être focalisés sur l’Irak pendant la majeure partie de la dernière décennie, les Etats-Unis doivent, selon M. Lindsay, rattraper leur retard dans une région qui pèsera beaucoup sur leur futur : l’Asie orientale ». (5)

« “A présent, nous allons être beaucoup plus prudents pour décider des endroits et des moments opportuns pour faire appel à l’armée.” Selon Henry Barkey, un ancien analyste du département d’Etat, cette “nouvelle réticence” transparaît déjà dans le rôle de soutien que les Etats-Unis ont choisi de jouer dans l’intervention de l’Otan en Libye. Mais, selon d’autres experts, la Libye ne pré¬sentait qu’un intérêt secondaire pour Washington. D’après eux, le véritable test de l’impact de la guerre d’Irak sur la politique extérieure américaine se fera avec l’Iran, et peut-être plus tôt qu’on ne le pense ». (5)

Nous y voilà. Le scénario est mis en place avec la complicité du directeur Général de l’AIEA qui n’a pas la même réticence qu’El Baradei ou encore moins qu’un Hans Blixc qui s’est opposé frontalement à Georges Bush, en persistant sur le fait qu’il n’y avait pas d’ADM en Irak . L’actuel directeur de l’AIEA fait parti du scénario visant à créer le motif qui amènera le monde à un futur chaos. La guerre irakienne terminée, les GI’s ne sont pas loin, jute à côté au Koweit, ils peuvent reprendre du service. Il est possible même que le détroit d’Ormuz soit l’étincelle qui déclenchera l’apocalypse .

Nous ne souhaitons que l’Iran finisse comme l’Irak encore que cela ne sera pas facile pour l’empire ! L’Irak une des plus brillantes civilisations que l'humanité ait connues sombre dans un chaos qui, à moins d'un miracle, semble être parti pour longtemps. Tout ceci pour une mainmise sur des matières premières et imposer Israël comme «rempart contre la barbarie».

1. Manlio Dinucci Edition de mardi 20 décembre 2011 http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/...
2. Gilles Munier: 23 - 12- 2011 150 000 collaborateurs irakiens abandonnés par les troupes américaines
3. Mauvaise fin pour une mauvaise guerre Editorial Le Monde 21.12.11
4. http://www.mleray.info/article-irak-le-chaos-94973865.html
5. http://www.courrierinternational.com/article/2011/12/22/dures-lecons-de-l-aventure-irakienne

Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

Jeudi 29 décembre 2011

Publié le 30 décembre 2011 avec l'aimable autorisation de l'auteur

Source : Le blog de l'auteur
http://commentjevoislemonde.blogs.nouvelobs.com/...



1-4 Le coût astronomique de la guerre américano-européenne en Irak.

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses  des auteurs, mais doit être vu comme information.

Des milliers de morts et de blessés, de soldats déployés, des centaines de milliards de dollars engloutis en huit ans de guerre et des dizaines de milliards supplémentaires qui seront dépensés dans les années à venir: le coût du conflit en Irak est astronomique.
Le coût humain
Depuis l'invasion américaine du pays en mars 2003, au moins 126.000 civils irakiens sont morts des causes directes du conflit, selon Neta Crawford, professeur à la Boston University. A cela, il faut ajouter 20.000 soldats et policiers irakiens et plus de 19.000 résistants
Selon l'organisation britannique IraqBodyCount.org, les pertes civiles s'étaleraient entre 104.035 et 113.680 depuis 2003. 
Côté occupation, les Etats-Unis ont perdu 4.408 hommes, dont 3.480 au combat. Près de 32.000 militaires américains ont par ailleurs été blessés, selon les chiffres du Pentagone.

Le Royaume-Uni a de son côté perdu 179 soldats. 
Quelque 1,75 million d'Irakiens ont trouvé refuge dans les pays voisins ou ont été déplacés dans le pays, selon l'ONU.

  
Des centaines de milliers de soldats déployés
Lors du déclenchement de l'occupation amèricaine, appelée opération Iraqi Freedom (OIF), quelque 150.000 soldats américains étaient déployés en Irak, soutenus par 120.000 autres militaires américains soutenant l'opération depuis l'extérieur. Plus de 40.000 Britanniques, ont également participé à l'invasion.
Les effectifs d'OIF tombent ensuite régulièrement et atteignent 165.000 fin 2006 avant que Washington ne décide d'envoyer 30.000 hommes en renfort pour tenter d'endiguer l'explosion de violences.
En septembre 2010,   l'occupation USA prend fin, 50.000 soldats américains restent sur place pour soi-disant aider à la formation de l'armée irakienne. Ils doivent quitter le pays d'ici la fin du mois.
  
Le coût financier
Le Pentagone a alloué près de 770 milliards de dollars depuis 2003 aux opérations en Irak. Pris sur le poste des opérations extérieures, ces sommes s'ajoutent au budget du Pentagone, dont une fraction indéterminée a également servi à financer la guerre en Irak.
Il faut également ajouter le coût de l'aide américaine à l'Irak, de la prise en charge des blessés, des vétérans.
Pour les vétérans, les coûts propres aux conséquences de l'opération Iraqi Freedom sont difficilement séparables de ceux des opérations en Afghanistan, les quelque 1,25 million de vétérans de ces conflits ayant fréquemment été déployés sur les deux théâtres. De fait, les statistiques publiées par le gouvernement américain ne font pas la distinction entre les deux.
Fin 2010, les Etats-Unis avaient ainsi déjà dépensé près de 32 milliards de dollars pour la prise en charge des soins médicaux des blessés et le versement des pensions d'invalidité, dont les vétérans bénéficient à vie.
Les coûts futurs à venir sont exponentiels. Linda Bilmes, professeur à l'université dHarvard, estime que les coûts médicaux et des pensions d'ici 2055 pour les vétérans seront de 346 à 469 milliards de dollars.

Il est clair que dans ce rapport, publié par l'AFP, ce que cette guerre a coûté aux Irakiens tant sur le plan financier, économique, social (guerre confesionnelle imposée par les agents amèricains, culturel (vol du patrimoine  irakien) que psychologique (scandale de la prison de Abou Ghreib) n'est pas pris en considération!

Or, selon notre correspondant en Irak, citant des organisations non gouvernementales irakiennes la guerre américaine en Irak a coûté au peuple irakien, deux millions de veuves, deux millions de mutilés, prés d'un million d'orphelins..

Ces ONG comptent porté plainte contre les Etats-Unis pour crimes contre l'humanité!   

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=40946&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=29&s1=1


1-5 Gilles Munier : 150 000 collaborateurs irakiens abandonnés par les troupes américaines. 

   Les derniers GI’s ayant quitté l’Irak pourront passer Noël en famille, mais 150 000 Irakiens engagés par l’armée d’occupation sont en danger de mort. Parmi eux beaucoup de chrétiens.

   Ils -  ou elles - étaient pour la plupart employés à tout faire, mais aussi secrétaires, interprètes ou espions. Certains, cagoulés participaient aux interrogatoires et aux séances de torture. Considérés comme des traîtres par la population, ils se sentaient plus ou moins protégés tant que les Américains étaient présents massivement. Tous rêvaient de partir avec les occupants, d’émigrer aux Etats-Unis. Comme le font généralement les envahisseurs se retirant d’un pays occupé et martyrisé, les Américains ont abandonnés leurs collaborateurs à leur triste sort. Le bruit court même à Bagdad que des GI’s auraient vendu des listings d’employés à des « insurgés ».

   La résistance aurait tué au moins 300 d’entre eux depuis 2003. Les plus menacés ont émigré depuis longtemps en Jordanie ou en Syrie. Mais, ils n’y dorment pas sur leurs deux oreilles. Ils sont rapidement démasqués par leurs compatriotes nationalistes, réfugiés dans ces pays depuis 2003.

   Une loi américaine, votée en 2008, a créé le Special Immigrant Visas (SIV) qui facilite l’entrée aux Etats-Unis des Irakiens qui travaillaient dans leurs bases et qui sont menacés de mort ou d’enlèvement. Mais, en quatre ans, seules 25 000 demandes ont été acceptées, 7000 visas délivrés. L’ordre donné aux fonctionnaires de l’immigration, par Barack Obama, de bien vérifier les dossiers qui leur sont présentés - de crainte que des militants d’Al-Qaïda pénètrent aux Etats-Unis - a ralenti le processus mis en place par une administration déjà peu encline à les accueillir. Le temps moyen d’étude d’une demande est passé à 9 mois… 30 000 seraient en attente. Les 150 000 collaborateurs abandonnés en Irak sont dans de beaux draps. C’était prévisible.

Gilles Munier

Lire aussi :

Iraq: Have Thousands of U.S. Friendly Iraqis Been Targeted for Assassination?(Catholic Online - 19/12/11)

12 /Déc /2011

http://www.catholic.org/international/international_story.php?id=44101

http://www.france-irak-actualite.com/


1-6 The Guardian :Un viol toutes les 3 heures dans l'armée américaine.

Le problème du viol dans l'armée américaine a longtemps été passé sous silence et continue d'ailleurs à l'être, raconte le quotidien britannique The Guardian, pointant la présence d'une culture de l'ignorance et de la confidentialité chez les militaires. 

C'est l'histoire de Kate Weber, violée, après un bal, par un officier qui l'avait conduite vers l'issue de secours d'un bâtiment pour soi-disant lui parler de son travail; c'est aussi celle de Rick Tringale, qui a subi un viol collectif dans son dortoir lors de ses premières semaines d'entraînement. On estime que 37% des agressions sexuelles dans l'armée sont commises sur des soldats.

Pour Mic Hunter, auteur de l'essai Honor Betrayed: Sexual Abuse in America's Military, cité par Newsweek, ce sont bien souvent des héterosexuels qui commettent ce type d'agressions, non par pulsion sexuelle, mais pour «remettre les gens à leur place». Dans ce cas, «l'agression sexuelle n'est pas une question de sexe, mais de violence».

En février, 17 membres militaires et vétérans ont porté plainte contre le Pentagone (via une class action) pour protester contre le «fléau» des violences sexuelles pratiquées dans l'armée américaine et ont particulièrement visé les anciens secrétaires d'Etat Robert Gates et Donald Rumsfeld pour avoir toléré, ignoré voire encouragé implicitement la poursuite de telles pratiques.

En 2005, face à la médiatisation de certaines histoires de viol et l'accroissement du nombre de femmes dans l'armée, le Congrès avait demandé au département de la Défense de réfléchir aux mesures à mettre en place pour une meilleure prévention de telles pratiques, ce qui donna lieu à la création du Sexual Assault Prevention and Response Office. En 2007, le département de la Défense avait signalé 2.200 cas de viols dans l'armée; le nombre a augmenté à 3.158 en 2010 (soit un viol toutes les 3 heures) et une femme sur 3 a déclaré avoir expérimenté une forme de violence sexuelle, allant du harcèlement au viol. Ce nombre est deux fois supérieur à la moyenne de la population féminine civile américaine, chez qui on répertorie un traumatisme d'ordre sexuel pour une femme sur 6.

Dans une enquête, un journaliste d'Al-Jazeera estimait en octobre 2011 que de nombreux cas de viols étaient généralement classés, faute de preuves ou d'informations concordantes et que seulement 8% des agresseurs supposés étaient réellement poursuivis. En dépit des 15 millions de dollars mobilisés, le Government Accountability Office, qui évalue le suivi des politiques publiques, a estimé en 2008 que peu de choses avaient été accomplies en la matière.

Pourquoi l'armée faillirait-elle à protéger ses soldates des intentions malveillantes de leurs collègues? Pour Kira Mountjoy-Pepka, directrice de Pack Parachute, association défendant les droits des victimes de «military sexual trauma» (terme retenu par le département américain des vétérans pour qualifier les agressions ou harcèlements sexuels subis par les membres de l'armée), la non-judiciarisation de ces affaires s'inscrit dans la doctrine juridique qui a suivi l'arrêt Feres v. United States, après lequel la Cour suprême américaine a rendu difficile toute poursuite engagée contre l'armée, laquelle tend à être placée à l'extérieur de la sphère du droit du travail.

Une désillusion pour ces femmes qui «aspiraient à des longues carrières dans l'armée et croient en leur mission» et qui, faute d'avoir reçu l'écoute nécessaire à la suite de leurs traumatismes post-viol, «sont conduites à démissionner ou à prendre leur retraite plus tôt car elles n'ont pas su surmonter leurs souffrances», relève Sandra Park, avocate auprès de l'American Civil Liberties Union (ACLU) interrogée par IPS News. The Guardian mentionne l'existence de sites comme mydutytospeak.com permettant aux victimes de viols de partager leurs expériences.

The Guardian 

http://www.slate.fr/lien/47343/armee-americaine-viol 



2 Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Amnesty réclame de nouveau l'arrestation de George W. Bush –

 L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International appelle trois Etats africains à arrêter l'ancien président américain George W. Bush lors d'une prochaine visite, l'accusant de "crimes" et notamment de "torture".

M. Bush se rend du 1er au 5 décembre en Zambie, en Tanzanie et en Ethiopie, dans le cadre d'une tournée de promotion de programmes de santé, notamment axés sur la lutte contre les cancers du cerveau et du sein.
Dans un communiqué, Amnesty International affirme qu'"il y a suffisamment de preuves dans le domaine public, émanant des autorités américaines et de M. George W. Bush lui-même, pour demander à l'Ethiopie, à la Tanzanie et à la Zambie d'ouvrir une enquête sur sa présumée responsabilité dans des actes de torture, et pour s'assurer de sa présence pendant l'enquête". 
M. Bush est accusé d'avoir autorisé des méthodes de torture aux Etats-Unis sous couvert de "guerre contre le terrorisme" dans les années 2000, notamment le supplice de la baignoire, une simulation de noyade. 
"Tous les pays dans lesquels M. George W. Bush se rend ont l'obligation de le déferrer devant la justice pour son rôle dans la torture", affirme Matt Pollard, conseiller juridique d'Amnesty. 
En octobre, Amnesty avait fait la même démarche envers le Canada, qui accueillait l'ex-président américain pour une conférence. Ottawa avait répondu en accusant Amnesty de "banqueroute morale", de "dégénérescence et de politisation".
En février, M. Bush avait annulé une visite en Suisse, après que des appels similaires à son arrestation y avaient été lancés. (belga)

Monde - 7s7

 01/12/11 18h00

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1356671/2011/12/01/Amnesty-reclame-de-nouveau-l-arrestation-de-George-W-Bush.dhtml



3 Paroles & action du président Obama..

L’Irak au cœur des débats.

Joseph Kishore : La réalité de la guerre en Irak.

Le président américain Barack Obama a organisé mardi 20 décembre une cérémonie à la base aérienne d’Andrews dans l’Etat du Maryland pour marquer la fin de la guerre en Irak et le retour du commandant des forces américaines en Irak, le général Lloyd Austin. Ce dernier a déclaré, le président américain approuvant de la tête, « Ce que nos troupes ont réalisé en Irak durant près de neuf ans est vraiment remarquable. En collaboration avec nos partenaires de la coalition et une équipe de civils dévoués, elles ont écarté un dictateur brutal et donné la liberté au peuple irakien. »

Le maréchal Göring n’aurait pu mieux dire en parlant de la « libération » de la Pologne.

Le départ des dernières troupes de « combat » d’Irak ne marque en aucune manière la fin de l’intervention des Etats-Unis dans ce pays. Il offre, toutefois, l’occasion d’évaluer l’un des plus grands crimes de l’ère moderne. Quelles que soient les invocations nauséabondes et hypocrites du « succès » et de la « liberté », la guerre et l’occupation ont été une catastrophe pour le peuple irakien et une tragédie pour la population des Etats-Unis.

Les statistiques donnent une idée de l’ampleur de la destruction infligée par l’armée américaine :

• Selon des évaluations scientifiques réalisées en 2007, plus d’un million d’Irakiens ont été tués du fait de l’invasion et de l’occupation. Les Nations unies ont estimé qu’en 2008, 4,7 millions de personnes, ou près de 16 pour cent de la population, avaient été transformés en refugiés.

• L’infrastructure du pays, dont le réseau électrique, a été dévastée. Selon le rapport 2010-2011 de la publication des Nations unies, State of the World’s Cities, le pourcentage de la population urbaine irakienne vivant dans des bidonvilles, comme défini par le manque d’accès aux nécessités de base comme le système sanitaire et l’eau, est passé de moins 20 pour cent en 2003 à 53 pour cent en 2010.

• Le chômage réel est de l’ordre de 50 pour cent et l’inflation dépasse 50 pour cent. Il y a un exode en masse des médecins et d’autres professionnels (évalué à 40 pour cent par rapport à ceux qui se trouvaient dans le pays avant la guerre) et le système d’éducation est en ruine.

• L’Irak a connu une augmentation vertigineuse de la mortalité infantile. Un rapport de 2007 évalue que 28 pour cent des enfants souffraient de malnutrition chronique. Une agence gouvernementale irakienne a rapporté que 35 pour cent des enfants irakiens étaient orphelins en 2007 (environ 5 millions d’enfants). Une génération entière a vu ses parents tués ou disparus.

• Plus de 4.500 soldats américains ont été tués au cours de la guerre et de l’occupation et plus de 30.000 ont été blessés. Ceci n’inclut pas les dizaines de milliers de soldats qui quittent l’Irak souffrant d’un traumatisme psychologique sévère.

• En termes de ressources, les guerres en Irak, en Afghanistan et au Pakistan sont estimées avoir coûté quelque 4 milliers de milliards de dollars, y compris les dépenses directes et l’impact à long terme sur la santé et la croissance économique. Des centaines de milliards ont été acheminés vers des entreprises sous-traitantes du secteur de la défense et vers des profiteurs et, au moins 16 milliards de dollars ont tout simplement été perdus ou volés.

La guerre en Irak a été une entreprise criminelle dans le sens le plus profond du terme. Elle fut ‘vendue’ sur la base de mensonges racontés effrontément à un public international au sujet « d’armes de destruction massive ». Cela a été une guerre d’agression lancée sans la moindre provocation et en dépit d’une opposition de masse aux Etats-Unis et partout dans le monde. Elle a été un exercice de banditisme international destiné à prendre le contrôle de l’un des pays du monde le plus riche en pétrole au profit de compagnies pétrolières américaines tout en renforçant la position des Etats-Unis au Moyen-Orient et en augmentant son poids face à ses rivales parmi les grandes puissances.

Toutes les atrocités pour lesquelles on se souviendra de la guerre en Irak découlent du caractère impérialiste de cette guerre : l’emprisonnement de masse et la torture d’Irakiens à Abou Ghraib et dans d’autres prisons ; la démolition de Fallujah ; le massacre de 24 civils à Haditha ; le viol et le meurtre d’une jeune fille de 14 ans et le massacre de sa famille à Mahmudiyah ; les meurtres routiniers aux points de contrôle, lors de rafles nocturnes et suite aux bombes larguées d’avions de chasse et aux missiles tirés et par des hélicoptères de combat.

La terrible confrontation de l’Irak avec l’impérialisme américain est loin d’être terminée. L’ambassade des Etats-Unis en Irak, la plus grande du monde, héberge 15.000 personnes. Les responsables de la CIA et les mercenaires privés – qui ont joué un rôle majeur dans l’occupation – resteront dans le pays. Des dizaines de milliers de troupes américaines se trouvent encore dans la région, prêtes à être déployées en cas de besoin.

Près de neuf ans après l’invasion, l’Irak est un pays dirigé par un régime instable et de plus en plus autoritaire, et miné par les luttes factionnelles qui menacent de dégénérer en une guerre civile ouverte.

La guerre a aussi laissé ses marques dans la société américaine et pas seulement en termes de dizaines de milliers de personnes tuées ou blessées et de milliers de milliards de dollars gaspillés. La guerre a joué un rôle non négligeable dans le pouvoir grandissant que l’armée exerce sur la vie politique et dans le développement de l’appareil militaro policier ; celui-ci représente un danger mortel pour les droits démocratiques du peuple américain.

Alors que la guerre a été lancée et menée par le gouvernement Bush, le rôle central pour frustrer et détourner l’attention de l’opposition fut joué par le Parti démocrate et ses partisans de « gauche ». A la veille de l’invasion, les Etats-Unis avaient connu les plus importantes protestations anti-guerre depuis la guerre du Vietnam, des centaines de milliers d’Américains se joignant aux millions de personnes de par le monde qui s’opposaient à l’horreur imminente.

Les tentatives répétées du peuple américain de mettre un terme à la guerre furent bloquées par le Parti démocrate et culminèrent dans l’élection d’Obama en 2008. Sa victoire était due en grande partie au sentiment anti-guerre de masse auquel le candidat Obama avait cyniquement fait appel.

Les groupes officiels « anti-guerre », après avoir miné l’opposition organisée contre la guerre en la canalisant derrière la campagne électorale des Démocrates en 2004 et en 2006, ont profité de la victoire d’Obama pour mettre fin au mouvement de protestation. Toutefois, loin de représenter une rupture avec la politique de Bush, le gouvernement Obama l’a poursuivie dans les grandes lignes. Non seulement Obama a maintenu l’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan, il a encore étendu la guerre au Pakistan et lancé une nouvelle guerre dans un autre pays riche en pétrole, la Libye.

Les mêmes organisations qui avaient proclamé leur opposition à la guerre en Irak ont soutenu l’invasion de la Libye. Ces organisations et publications de la classe moyenne telles le magazine Nation ont profité de l’élection d’Obama pour faire la paix avec l’impérialisme.

Le retrait des troupes de combat d’Irak est le prélude à de nouvelles guerres plus sanglantes encore. La crise capitaliste est entrée dans une nouvelle phase qui entraîne des tensions grandissantes entre les principales puissances. Des sections de la classe dirigeante aux Etats-Unis avaient considéré l’occupation comme une initiative mal inspirée en détournant les ressources et l’attention de menaces plus importantes émanant de puissances régionales telles que l’Iran et des puissances mondiales montantes tellesque  la Chine.

La classe dirigeante américaine agira de manière tout aussi impitoyable en attaquant les emplois et les programmes sociaux des travailleurs à l’intérieur du pays qu’elle le fera internationalement pour faire valoir ses intérêts.

Aux Etats-Unis, l’énorme réservoir de sentiment anti-guerre devra à nouveau s’exprimer comme partie intégrante d’un mouvement social et politique de la classe ouvrière contre le système capitaliste.

Joseph Kishore
24 décembre 2011

http://www.wsws.org/francais/News/2011/dec2011/irak-d24.shtml

Voir aussi:

The US war and occupation of Iraq--the murder of a society
[19 May 2007]

(Article original paru le 21 décembre 2011)


4 Politique

a) Des collaborateurs Irakiens

Le chef de la diplomatie irakienne souligne les erreurs des Etats-Unis en Irak.

Le ministre irakien des Affaires étrangères, Hoshyar Zebari a rappelé lors d'une interview avec une chaine télévisée que la présence de militaires américains en Irak avaient posés d'énormes problèmes au pays et qu'au cours des années d'occupation, les irakiens avaient subi des dommages considérables.

« Le retrait des forces américaines de l’Irak permettra de transférer la responsabilité de la sécurité du pays, celle du système défensif et aussi du contrôle de l’espace aérien et maritime aux responsables et aux experts irakiens. »a-t-il dit. Il a poursuivi dans une autre partie de ses déclarations que l’Irak était politiquement mature et que les dirigeants irakiens ne permettraient pas aux terroristes et aux gangs armés de prendre le contrôle du pays et de saboter la sécurité de la population.
« Des terroristes tentent de perturber la sécurité du pays mais l’unité national est l’unique solution pour faire face aux menaces de sécurité. »a conclu Hoshyar Zebari.
http://french.irib.ir/info/...

 



b) Des occupants 

1) Usa

Extension des guerres ?

Les Etats-Unis font pression sur l’Irak  

Lors de sa récente visite à Bagdad, le vice-président américain, Joe Biden, a tenté de convaincre le Premier ministre irakien de confier le contrôle de l’espace aérien irakien aux Etats-Unis. Biden a exigé également du Premier ministre irakien d’accepter la présence sur le sol irakien de 1.600 instructeurs militaires américains pouvant jouir de l’immunité judiciaire. Il aurait également proposé à Nouri al-Maliki d’accepter la présence de 3.000 militaires US en Irak, en vue d’assurer la protection des délégations diplomatiques américaines. Le vice-président américain aurait tenté, aussi, d’obliger Nouri al-Maliki à changer la position de Bagdad vis-à-vis du régime syrien.
03/12/2011

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/156630-les-etats-unis-font-pression-sur-lirak



5 Les alliés (des Usa)

Otan

La mission de formation de l'Otan pas prolongée après 2011  

L'Otan n'étendra pas sa mission de formation militaire en Irak au-delà de fin 2011 faute d'immunité juridique pour ses membres, a déclaré dimanche le conseiller irakien à la Sécurité nationale, Falah al-Fayad.
"L'Otan nous a surpris avec cette décision", a-t-il dit à l'AFP dans l'avion alors qu'il accompagne le Premier ministre Nouri al-Maliki pour un voyage officiel à Washington.
"Nous sommes désolés de ce que l'Otan ait recommandé de retirer sa mission d'Irak", a-t-il dit à l'AFP, précisant que Bagdad en avait été informé il y a trois jours.
11/12/2011

http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/735653/Irak%3A_la_mission_de_formation_de_lOtan_pas_prolongee_apres_2011.html
BRUXELLES - L'Otan a démenti dimanche avoir décidé de ne pas étendre sa mission de formation militaire en Irak au-delà de 2011, comme l'a affirmé un responsable irakien, tout en soulignant qu'elle ne pourrait la prolonger que si l'immunité juridique de ses membres était également prolongée.
AFP / 11 décembre



6 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

6-1 Almanar : Retrait US d’Irak : Mensonges, et défaite sans précédent!

Les dirigeants américains se sont attelés ces derniers jours à transfigurer leur défaite factuelle en Irak en une victoire illusoire.

Les Etats-Unis qui ont envahi ce pays riche en pétrole, n’ont certainement pas dépensé gratuitement plus de mille milliards de dollars et perdu des milliers de leurs soldats pour l’offrir à leur ennemi juré l’Iran.

L’administration américaine a tout fait pour garder des bases militaires à proximité de l’Iran et des milliers de ses soldats sous le titre de « formateurs américains », mais elle s’est affrontée à un refus ferme de la part des Irakiens.

Malgré cela, les dirigeants américains persistent dans le mensonge. 

L’opinion publique n’a pas encore oublié le «grand mensonge» de Bush sur les armes de destruction massive en Irak propagé pour justifier l’invasion du pays en 2003.

Aujourd’hui, son successeur, Barak Obama, semble adopter la même voie de falsification des faits, en qualifiant de « réussite extraordinaire » le retrait humiliant d’Irak.

Obama salue la « réussite » en Irak

S'exprimant mercredi sur la base de Fort Bragg (Caroline du Nord), le président américain a donc marqué «un moment historique de la vie de notre pays et de notre armée».
«Et tant que commandant en chef, je suis fier, au nom de la nation reconnaissante, de vous dire enfin ces mots:

«(…) C'est une réussite extraordinaire, qui a pris neuf ans».

Prix élevé de la guerre

Obama s’est en outre contredit en rappelant le «prix élevé» de la guerre, qui a coûté la vie à quelque 4500 Américains.

« Plus de 30.000 Américains ont été blessés, et ce sont seulement les blessés dont les blessures sont visibles», a-t-il ajouté, en allusion aux séquelles psychologiques dont souffrent les anciens combattants.
Cérémonie marquant la fin d’occupation à Bagdad

Entre-temps, en Irak, les soldats d’occupation américaine ont symboliquement marqué jeudi à Bagdad, lors d'une cérémonie, la fin de leur occupation.

Le général Lloyd Austin, qui commande les forces américaines dans ce pays a replié officiellement le drapeau des Forces américaines en Irak (USF-I).

La cérémonie a eu lieu à l'aéroport de Bagdad, endroit emblématique puisque ce fut le premier secteur occupé par l'armée d’occupation en mars 2003.

Panetta prédit des défis en Irak

Le secrétaire américain à la guerre Leon Panetta qui a participé à cette cérémonie, a prédit que "l'Irak va être confronté à des défis lancés par les terroristes et par ceux qui vont essayer de diviser le pays, mais les Etats-Unis resteront aux côtés des Irakiens", selon lui.

Le nombre des soldats US tués est beaucoup plus supérieur à celui annoncé

Selon le témoignage d'un soldat US se prénommant Kevin daté du 23 mai 2011, il n’y aurait pas seulement 4500 soldats américains qui ont été tués en Irak.

''Je peux attester qu'en 2007 lorsque j'étais en activité, je me suis porté volontaire pour décharger les cercueils de soldats US sur une base aérienne. Je faisais parti de deux équipes qui se relayaient jour et nuit par un roulement de 12 heures. J'ignore si cette activité était entreprise avant ou sur d'autres bases aériennes. De même, j'ignore, mais je le soupçonne fortement, si cette activité a continué par la suite. Depuis toujours nous avons considéré que le nombre officiel des tués US était en contradiction amère avec la réalité. ''

Fête parmi la population

Côté irakien, des milliers de personnes ont brûlé des drapeaux américains, brandi des banderoles et défilé dans les rues de plusieurs villes irakiennes pour fêter à leur façon le retrait humiliant des troupes d’occupation du pays.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=41626&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=29&s1=1


6-2 Gilles Munier : Encore un marché pour les traitres avant leur défaite finale.
Nouveaux harkis : 150 000 collaborateurs irakiens abandonnés par les troupes us américaines mais il y a encore en Irak, les firmes US de sécurité privées (mercenaires) dont personne ne parle.... et tous les commandos des services secrets de tous les pays voisins et de l'entité sioniste.

Bref, encore un marché pour les traitres avant leur défaite finale.
Les derniers GI’s ayant quitté l’Irak pourront passer Noël en famille, mais 150 000 Irakiens engagés par l’armée d’occupation sont en danger de mort.
Parmi eux beaucoup de chrétiens.
Ils - ou elles - étaient pour la plupart employés à tout faire, mais aussi secrétaires, interprètes ou espions. Certains, cagoulés participaient aux interrogatoires et aux séances de torture. Considérés comme des traîtres par la population, ils se sentaient plus ou moins protégés tant que les Américains étaient présents massivement. Tous rêvaient de partir avec les occupants, d’émigrer aux Etats-Unis. Comme le font généralement les envahisseurs se retirant d’un pays occupé et martyrisé, les Américains ont abandonnés leurs collaborateurs à leur triste sort. Le bruit court même à Bagdad que des GI’s auraient vendu des listings d’employés à des « insurgés ».
La résistance aurait tué au moins 300 d’entre eux depuis 2003. Les plus menacés ont émigré depuis longtemps en Jordanie ou en Syrie. Mais, ils n’y dorment pas sur leurs deux oreilles. Ils sont rapidement démasqués par leurs compatriotes nationalistes, réfugiés dans ces pays depuis 2003.
Une loi américaine, votée en 2008, a créé le Special Immigrant Visas (SIV) qui facilite l’entrée aux Etats-Unis des Irakiens qui travaillaient dans leurs bases et qui sont menacés de mort ou d’enlèvement. Mais, en quatre ans, seules 25 000 demandes ont été acceptées, 7000 visas délivrés. L’ordre donné aux fonctionnaires de l’immigration, par Barack Obama, de bien vérifier les dossiers qui leur sont présentés - de crainte que des militants d’Al-Qaïda pénètrent aux Etats-Unis - a ralenti le processus mis en place par une administration déjà peu encline à les accueillir. Le temps moyen d’étude d’une demande est passé à 9 mois… 30 000 seraient en attente. Les 150 000 collaborateurs abandonnés en Irak sont dans de beaux draps. C’était prévisible.

http://0z.fr/KWZaR
Par Gilles Munier

http://www.catholic.org/international/international_story.php?id=44101


6-3 Damien HYPOLITE :Dix ans de présence militaire américaine en Irak.

INFOGRAPHIE - L'opération américaine a mobilisé jusqu'à 166.300 soldats en Irak.

Retour en chiffres sur cette guerre atypique et ses étapes majeures.

Selon CNN, Tarek Aziz sera bientôt exécuté
Mercredi 7 décembre 2011

Tarek Aziz sera « certainement » exécuté – c'est-à-dire pendu – après le départ des Américains d’Irak, a déclaré à CNN*, le 5 décembre, Saad al-Yousif Muttalibi, conseiller de Nouri al-Maliki.

Maître Badi Aref, avocat irakien de l’ancien vice-Premier ministre irakien, condamné à mort en octobre 2010, a réagi vivement. Il a qualifié la déclaration de « stupide », de nature à entraîner l’Irak « au bord de l’abîme ». Maître Badi a rappelé que Tarek Aziz lui a dit à plusieurs reprises que le nouveau régime le tuerait, qu’il n’avait aucun moyen « d'échapper à cela ».

En Irak, une nouvelle loi est à l’étude obligeant la ratification des peines de mort dans les quinze jours suivant leur prononciation. Selon Al-Mutalibbi, le projet fait l’unanimité au Parlement, quelle que soit la coalition (sunnite, chiite, kurde).

Pour le père Federico Lombardi, porte-parole du pape Benoît XVI, la décision d’exécuter Tarek Aziz « n'est pas le moyen le plus adéquat pour promouvoir la réconciliation et la reconstruction de la justice et de paix dans un pays qui a tant souffert ».

Où sont les Chirac, Jospin, Pasqua, Juppé qui ont reçu Tarek Aziz à Paris en 1995, lui promettant monts et merveilles pourvu qu’il renvoie l’ascenseur ? (1). Alain Juppé, de nouveau ministre des Affaires étrangères, très prolixe lorsqu’il s’agit de parler des « droits de l’homme » en Libye et en Syrie, réagira-t-il ?

* Ex-Foreign Minister Tariq Aziz to be executed, Iraqi official says (CNN- 5/12/11)

http://www.ksat.com/news/nationalnews/Former-Iraqi-leader-Aziz-to-be-executed/-/478364/4879072/-/apxpe5/-/index.html

(1)   Tarek Aziz… connais pas ! par Gilles Munier (Bakchich.info – 20/5/08)
http://www.france-irak-actualite.com/pages/Tarek_Aziz_connais_pas_Bakchichinfo_20508-1982322.html

Damien HYPOLITE

http://www.lefigaro.fr/international/2011/12/15/01003-20111215ARTFIG00537-la-presence-militaire-americaine-en-irak.php

 

Nb : Sur le même sujet, lire aussi :

- Tarek Aziz : le témoignage de Paul Baltahttp://0z.fr/NDfiA

-Tarek Aziz, l’homme qui en sait trop, par Gilles Munier (Afrique Asie – juin 2008)

http://www.france-irak-actualite.com/pages/tarek-aziz-l-homme-qui-en-sait-trop-juin-2008--1982315.html

© G. Munier/X.Jardez
Publié le 7 décembre 2011 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier


 

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...


6-4 -Manlio Dinucci :Les Etats-Unis plus présents que jamais en Irak.

Les Etats-Unis ont littéralement dévasté et pillé l’Irak et Obama escompte maintenant assurer une fausse transition en s’appuyant sur des structures politiques irakiennes fantoches

Nos troupes sont sorties d’Irak « la tête haute », a annoncé le commandant en chef Barack Obama. Les USA ont de quoi être fiers.

Ils quittent un pays envahi en 2003 au motif qu’il possédait des armes de destruction de masse, motif qui s’est révélé infondé. Mis à feu et à sang par plus d’un million et demi de soldats, que le Pentagone a déployés par rotations, avec aussi des centaines de milliers de contractor militaires (mercenaires), en employant n’importe quel moyen pour écraser la résistance : des bombes au phosphore contre la population de Fallujah aux tortures d’Abu Ghraib.

Provoquant environ un million de victimes civiles, qui s’ajoutent à celles de la première guerre contre l’Irak et de l’embargo. Contraignant plus de 2 millions d’Irakiens à quitter leur maison et autant à se réfugier en Syrie et en Jordanie. Laissant un pays sinistré, avec un chômage à plus de 50%, la moitié des médecins qu’il avait avant l’invasion, un tiers des enfants affectés de malnutrition, à qui s’ajoutent ceux qui ont des malformations génétiques dues aux armes du Pentagone.

Une guerre que les USA ont payée de 4.500 morts et plus de 30mille blessés chez les militaires, dont 30% sont rentrés chez eux avec de graves problèmes psychiques. Guerre qui a coûté 1.000 milliards de dollars, à quoi s’ajoutent environ 4mille milliards de dépenses indirectes, comme celles de l’assistance aux anciens combattants. Elle en a cependant valu la peine : dorénavant « l’avenir de l’Irak sera dans les mains de son peuple », assure le président Obama.

Est-ce ainsi qu’il a gagné le Prix Nobel de la Paix ? On peut en douter en lisant le manuel de la US Army sur « La guerre subrogée pour le 21ème siècle » : une guerre menée en substituant aux forces armées traditionnelles, qui interviennent ouvertement, des forces spéciales et agents secrets qui agissent dans l’ombre, avec le soutien de forces alliées, de fait sous commandement étasunien. Divers faits le confirment.

Le personnel de l’ambassade étasunienne à Bagdad, la plus grande du monde, passera de 8mille à 16mille personnes. Son « bureau de coopération et sécurité », qui entraîne et arme les forces irakiennes sera renforcé.

Depuis 2005, le gouvernement irakien a acheté des armements étasuniens pour une valeur de 5 milliards de dollars et, selon le programme, il en achètera d’autres pour 26 milliards. Parmi lesquels, 36 chasseurs F-6 avec leurs armements (qui pourraient augmenter jusqu’à 96), dont les pilotes seront entraînés aux Etats-Unis et dont les bases seront de fait sous le contrôle du Pentagone.

Des unités de la Cia et des forces spéciales étasuniennes continuent à entraîner (et de fait à diriger) les « forces de sécurité » qui, sur ordre du premier ministre Nouri al-Maliki, ont déjà arrêté des centaines d’ex-baasistes accusés, sur la base de preuves fournies par le Cnt libyen, d’avoir préparé un coup d’état avec l’appui de Kadhafi.

En même temps Washington s’attache le gouvernement régional kurde de Masoud Barzani avec lequel ExxonMobil a conclu un gros contrat d’exploitation pétrolière, en doublant le gouvernement de Bagdad.

Au Kurdistan irakien opèrent depuis 2003 des forces spéciales étasuniennes, sous les ordres du général Charles Cleveland. Celui-là même qui -révèle le journal égyptien al-Arabi- entraîne et dirige aujourd’hui en Turquie les commandos de l’ « armée syrienne libre » pour la « guerre subrogée » contre la Syrie.

Manlio Dinucci

20 décembre 2011

- Il Manifesto – Vous pouvez consulter cet article à : http://www.ilmanifesto.it/area-abbo...
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


 

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