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16/01/2012

n°33 Journal de Syrie - 25-12 au 13-01 - a1 - : Les Forces spéciales britanniques, la CIA et le MI6 appuient l'insurrection armée.

n°33   Journal de Syrie - 25-12 au 13-01 - a1 - : Les Forces spéciales britanniques, la CIA et le MI6 appuient l'insurrection armée.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal deSyrie

                  n°33                                             25-12 au13-01        

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Journal deSyrie" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

Michel Chossudovsky : Les Forces spéciales britanniques, la CIA et le MI6 appuient l’insurrection armée.

Une intervention de l’OTAN est envisagée.

Wayne Madsen : L’ambassadeur des États-Unis en Syrie en charge du recrutement d’escadrons de la mort arabes et musulmans.

Les terroristes « pacifistes et démocrates » de l’Occident frappent en plein cœur de Damas.

LA RUSSIE LACHERAIT-ELLE LA SYRIE ?

COMMENT NAVIGUER ENTRE DEUX MERS

2  Politique Syrienne 

Paroles & action du président

AAssad: "Nous frapperons le terrorisme d’une main de fer".   

3 Résistance

Thierry Meyssan : « L’expression printemps syrien » est une pure fiction » .

4 Pays Arabes & voisinsLigue arabe

Les observateurs de la Ligue arabe constatent que Homs est confrontée à des groupes terroristes.

5 Les grandes manœuvres 

Le monde occidental .

Tiré à part

Canada

Oscar fortin : LE CANADA ET LA SYRIE.

3 France

Ingérence en Syrie: l’empire ne se cache même plus

6 Les actions dans le monde

USA - Le plan secret US, pour l’avenir de la Syrie 

7 Les réactions dans le monde

Les voisins de la Syrie craignent le chaos à leur porte.



Tiré à part

Michel Chossudovsky : Les Forces spéciales britanniques, la CIA et le MI6 appuient l’insurrection armée.

Une intervention de l’OTAN est envisagée.
Plusieurs articles dans les médias britanniques confirment que les Forces spéciales britanniques (UKSF) entraînent les rebelles syriens. Le modèle sous-jacent est similaire à celui de la Libye où les Special Air Services (SAS) britanniques étaient sur le terrain avant le lancement de l’intervention militaire de l’OTAN.
Une intervention de l’OTAN, calquée sur celle de la Libye, est envisagée en vertu de la responsabilité de protéger (R2P). L’Armée syrienne libre (ASL) est une création paramilitaire de facto de l’OTAN.
Les reportages confirment que des agents de l’armée et du renseignement sont déjà sur le terrain en Syrie :

Il y  de plus en plus de rumeurs indiquant que les Forces spéciales britanniques assistent d’une manière quelconque les forces alignées contre le régime syrien.

Des reportages de la fin novembre de l’an dernier mentionnent que les Forces spéciales britanniques ont rencontré des membres de l’Armée syrienne libre (ASL), le bras armé du Conseil national syrien. Le but apparent de ce contact initial était d’établir la puissance des forces rebelles et d’ouvrir la voie à toute forme future d’opération d’entraînement.

Des reportages plus récents ont indiqué que des Forces spéciales britanniques et françaises ont entraîné activement des membres de l’ASL sur une base en Turquie. Certains reportages mentionnent qu’un entraînement a lieu également en Libye et au nord du Liban. Des agents du MI6 britannique et du personnel de l’UKSF (SAS/SBS  - Special Boat Service) auraient entraîné des rebelles pour le combat en zone urbaine et leur auraient fourni des armes et de l’équipement. Des agents de la CIA et des forces spéciales des États-Unis apporteraient de l’aide aux rebelles dans le secteur des communications. (British Special Forces Training Syrian Rebels?, Elite UK Forces, 5 janvier 2012. C’est l’auteur qui souligne.)

Ces reportages confirment sans équivoque une interférence étrangère dans les affaires d’un État souverain.
Il ne s’agit pas d’une révolte populaire.
L’insurrection ainsi que les meurtres de civils ont été commandités dès le début par des puissances occidentales.
Des agents des États-Unis, du Royaume-Uni et de la Turquie fournissent des armes aux rebelles, en violation du droit international. Des reportages confirment que les rebelles sont des tireurs qualifiés et des membres d’organisations associées à Al-Qaïda.
La Grande-Bretagne se prépare à un combat en Syrie qui pourrait être plus important et plus sanglant que la bataille contre Kadhafi. Le ministre de la Défense dresse des plans secrets pour une zone d’exclusion aérienne sous l’égide de l’OTAN, mais celle-ci doit d’abord être appuyée par le Conseil de sécurité des Nations Unies.
Alors que les troubles et les tueries s’intensifient au sein de l’État arabe en crise, un représentant de la sécurité a révélé que des agents du MI6 et de la CIA sont déjà en Syrie pour évaluer la situation.
Des forces spéciales discutent également avec des soldats dissidents. Ils veulent savoir de quelles armes et de quels instruments de communications les forces rebelles auront besoin si le gouvernement décide de les aider.
Une source bien placée a affirmé : « Le MI6 et la CIA sont en Syrie pour infiltrer et connaître la vérité.  ». 
 « Nous avons les SAS et les SBS qui ne sont pas très loin. Ils veulent savoir ce qui se passe et se renseignent sur l’équipement dont les soldats dissidents ont besoin. (Deborah Sherwood, Syria will be bloodiest yet, Daily Star, 1er janvier 2012. C’est l’auteur qui souligne.)
Article original : Syria: British Special Forces, CIA and MI6 Supporting Armed Insurgency. NATO Intervention Contemplated

Michel Chossudovsky* (revue de presse : Mondialisation.ca – 10/1/12)
* Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa.

Traduction Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

Vendredi 13 janvier
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=28529

 Gilles Munier

http://www.france-irak-actualite.com/article-syrie-les-forces-speciales-britanniques-la-cia-et-le-mi6-appuient-l-insurrection-armee-une-interve-97019922.html

Le 10 janvier 2012

Traduction Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

URL de cet article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=28574


Wayne Madsen : L’ambassadeur des États-Unis en Syrie en charge du recrutement d’escadrons de la mort arabes et musulmans.

Cet article publié en septembre 2011 par Wayne Madsen peut aider à comprendre ce qui continue à se passer aujourd’hui en Syrie. (Silvia Cattori)

WMR a été informé par des sources fiables que l’ambassadeur américain en Syrie, Robert S. Ford, est le fonctionnaire clé du Département d’État responsable du recrutement d’ « escadrons de la mort » arabes auprès des unités affiliées à Al-Qaïda en Afghanistan, en Irak, au Yémen, et en Tchétchénie, pour lutter contre l’armée et les forces de police syriennes dans la Syrie assiégée. Ford a servi comme « Political Officer » à l’ambassade des États-Unis à Bagdad de 2004 à 2006 sous l’ambassadeur John Negroponte qui fut ambassadeur des États-Unis au Honduras de 1981 à 1985. Negroponte a été un personnage clé dans le programme secret des États-Unis pour armer les Contras du Nicaragua et dans le soutien aux unités paramilitaires criminelles au Salvador et au Honduras qui lui a valu le surnom de « Mr. Death Squad » (« Monsieur Escadron de la Mort ») .

Negroponte a chargé Ford de mettre en œuvre l ’« option El Salvador » en Irak, par l’utilisation de milices chiites irakiennes et de Pechmergas kurdes pour assassiner, enlever, et torturer des dirigeants irakiens de l’insurrection, en Irak et à travers la frontière avec la Syrie. L’opération a été baptisée d’après les opérations d’Escadrons de la Mort de Negroponte en Amérique centrale dans les années 1980.

Ford est devenu le pivot du recrutement d’Arabes et de musulmans du Moyen-Orient et d’ailleurs pour mener la guerre contre les forces de sécurité loyales au président syrien Bachar al-Assad. Les terroristes soutenus par les États-Unis ont non seulement mené des attaques contre les forces de sécurité syriennes, mais ont aussi massacré des civils dans des opérations sous « faux drapeau » attribuées par la suite aux forces du gouvernement syrien. WMR a été informé que les opérations de Ford en Syrie étaient menées avec l’aide du Mossad israélien.

L’option « El Salvador » a également été utilisée en Libye, où des miliciens d’Al-Qaïda, venant d’Irak, d’Afghanistan et du Yémen, ont perpétré des meurtres contre des civils libyens, surtout des Libyens noirs et des travailleurs immigrés africains, pour le compte du gouvernement libyen rebelle. Certains de ces meurtres de civils ont été attribués aux forces de Mouammar Kadhafi, mais ils ont, en fait, été perpétrés par les unités d’Al-Qaïda combattant aux côtés des rebelles, sous la direction de la CIA et du MI-6. Ford a fourni des conseils aux rebelles libyens sur la façon de mener leurs attaques d’escadrons de la mort.

De 2006 à 2008, Ford a servi comme ambassadeur des États-Unis en Algérie, une nation qui s’oppose au gouvernement rebelle libyen et qui a commencé à voir apparaître une résurgence d’attaques terroristes d’ « Al Qaïda » contre des cibles du gouvernement algérien. En fait, l’Algérie est considérée comme le prochain domino à faire tomber dans le cadre de la totale hégémonie militaire et politique que les États-Unis cherchent à établir sur l’Afrique du Nord.

WMR a appris par une source qui a été récemment en Libye que le gouvernement rebelle libyen de transition a accepté d’autoriser les États-Unis à établir des bases militaires permanentes en Libye, y compris à la frontière algérienne. Les rebelles ont également convenu de permettre à un États-unien de servir en qualité de « chief political officer » (« chef de la direction politique ») de l’organisme consultatif libyen de transition qui va être mis en place par l’OTAN et les Nations Unies. Cet organisme sera calqué sur le modèle de l’« Autorité provisoire » de la coalition en Irak.

Wayne Madsen
opinion-maker.org, 12 septembre 2011.

Wayne Madsen est un journaliste d’investigation, auteur et chroniqueur résidant à Washington, DC. Il a écrit pour plusieurs journaux de renom, et des blogs. Madsen est un contributeur régulier de Russia Today. Il est apparu fréquemment comme commentateur de questions politiques et de sécurité nationale sur Fox News et il est également apparu sur ABC, NBC, CBS, PBS, CNN, BBC, Al Jazeera, et MS-NBC.

Traduit de l’anglais par JPH (27.11.2011)

Texte original en anglais (12.09.2011) :
http://www.opinion-maker.org/2011/09/u-s-ambassador-to-syria-in-charge-of-recruiting-arabmuslim-death-squads/#

Toutes les versions de cet article :
- U.S. Ambassador to Syria in charge of recruiting Arab/Muslim death squads


Les terroristes « pacifistes et démocrates » de l’Occident frappent en plein cœur de Damas.

UNE ANALYSE DE PIERRE KHALAF.
Les terroristes « pacifistes et démocrates » de l’Occident frappent en plein cœur de Damas

Les deux attentats-suicides de Damas, le vendredi 23 décembre, sont une preuve sanglante que la violence aveugle, qui est exclusivement imputée au pouvoir, est surtout l’œuvre des groupes extrémistes qui n’hésitent pas à frapper sous n’importe quelle forme, même au risque de faucher des dizaines de civils innocents.

Si, depuis le début des troubles, la « répression » exercée par le régime est généreusement mise en évidence par les médias arabes et occidentaux qui diffusent en boucle les communiqués de l’opposition, celle des groupes extrémistes était systématiquement passée sous silence. Elle a pourtant fait quelque 2000 morts dans les rangs de l’armée et des forces de sécurité.

Au début, le monde occidental niait obstinément l’existence d’une fraction violente au sein de l’opposition. Maintenant, elle est admise, et les violences qu’elle commet sont imputées à des dissidents de l’armée.

Mais qui peut vérifier qu’il s’agit vraiment de soldats qui ont fait défection ou d’anciens jihadistes qui ont fait l’Irak dans les rangs d’Al-Qaïda. L’opposition syrienne se reconnait désormais une branche armée, appelée l’Armée syrienne libre. Une sorte d’étiquette ou de franchise, sous laquelle sont placés des dissidents, des jihadistes et des extrémistes musulmans d’obédience salafiste et wahhabite.

Les deux attentats ont d’ailleurs été revendiqués par les Frères musulmans de Syrie qui ont publié un communiqué sur leur site. Mais devant la gravité de cette revendication, le numéro 2 du mouvement a démenti sur la télévision satellitaire saoudienne Al-Arabiya tout lien avec les attentats. Mohammad Tayfour n’a pas trouvé de meilleure explication que d’accuser le régime d’avoir publié ce communiqué sur un site parallèle des Frères musulmans qu’il a créé à cette fin. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant d’évoquer ce soi-disant site usurpé ?

L’explication la plus plausible est que les Frères musulmans syriens sont tiraillés par plusieurs courants dont les plus extrémistes jugent normal et légitime des actions violentes telles que celles perpétrées à Damas. Il faut rappeler que dans les années 1980, ce mouvement avait commis des dizaines d’attentats de ce type dans les grandes villes syriennes et que les chefs de l’aile militaire s’appelaient Mohammad Riad Chakfa et Mohammad Tayfour, qui sont à la tête de la confrérie aujourd’hui.

Les analyses les plus invraisemblables ont circulé, les plus extravagantes affirmant que le régime avait lui-même organisé ces attentats pour saboter la mission des observateurs arabes. Les auteurs de ce type d’explication suscitent une vraie pitié. Quel intérêt a le pouvoir syrien de frapper dans sa propre capitale qui le soutient et qui est calme depuis le début des troubles ? Quel intérêt a-t-il à prendre pour cible le quartier général des Renseignements généraux, son principal service de sécurité et le plus efficace ? De plus, si le régime voulait saboter la mission des observateurs, il se serait tout simplement abstenu de signer le protocole de coopération avec la Ligure arabe.

La vérité est ailleurs. Ce sont plutôt les arabes des États-Unis qui sont furieux de l’acceptation par Damas de l’initiative arabe, car leur véritable but est d’envoyer le dossier syrien au Conseil de sécurité pour internationaliser la crise dans le cadre d’un scénario semblable à celui de la Libye. Les déclarations des ministres saoudien et qatari des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal et Hamad Ben Jassem, visiblement irrités par la signature syrienne, en disent long sur leurs véritables intentions.

Le double attentat porte clairement l’empreinte d’Al-Qaïda. C’est le mode opératoire bien connu et expérimenté en Irak et ailleurs de l’organisation terroriste. De toute façon, le Liban avait informé, deux jours avant les attaques, les autorités syriennes de l’infiltration d’éléments d’Al-Qaïda à partir du village libanais de Ersal.

Le double attentat est intervenu au lendemain d’une cuisante défaite infligée aux groupes extrémistes par l’armée syrienne à Jabal Zawiya, où 17 villages ont été libérés de leur emprise, au prix de 300 tués dans leurs rangs.

Le double attentat-suicide à la voiture piégée perpétré vendredi à Damas a fait au moins 44 morts et quelque 170 blessés. Les explosions, qui ont eu lieu à 10h15, ont été entendues dans toute la ville. Elles ont « secoué la maison, c’était effrayant », a témoigné Nidal Hamidi, un journaliste syrien de 34 ans qui vit dans le quartier de Kfarsoussa.

Le général Rustom Ghazalé, qui dirige le département de renseignements militaires visé, a assuré que c’était la preuve d’un projet étranger contre la Syrie. « Nous le combattrons jusqu’à la dernière goutte de sang ».

D’après un responsable militaire, la charge explosive qui a visé le bâtiment de renseignements militaires, la plus forte des deux, était composée de plus de 300kg d’explosifs, tuant 15 personnes.

« Les premiers éléments d’enquête font porter la responsabilité sur Al-Qaïda », ont annoncé les autorités syriennes. Le Liban dit avoir prévenu Damas cette semaine que des éléments d’Al-Qaïda s’étaient infiltrés en territoire syrien, a déclaré vendredi un porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères.

Des milliers de Syriens ont scandé « Mort à l’Amérique » et brandi des portraits du président Bachar al-Assad samedi lors des obsèques des victimes du double attentat-suicide.

Les funérailles se sont transformées en rassemblements pro-Assad où des proches de victimes ont lancé des appels à la vengeance et condamné le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Hamad ben Jassem Al Thani, dont le pays est devenu un détracteur véhément d’Assad.

La foule, dans laquelle s’élevaient des drapeaux syriens et des banderoles à l’effigie d’Assad, scandait « On veut ta tête, Hamad », « Nous sacrifions nos âmes et notre sang pour toi, Bachar » ou encore « Dieu, la Syrie et Bachar, c’est tout ».

Les cercueils, enveloppés dans des drapeaux du pays, étaient alignés à l’intérieur de la Mosquée des Omeyyades, l’un des principaux sanctuaires de l’islam, qui date du VIIIe siècle. Sur beaucoup d’entre eux, on lisait « Inconnu ».

Des religieux musulmans et chrétiens ont pris part aux obsèques, placées sous la direction du grand dignitaire sunnite Saïd al-Bouti. La télévision nationale syrienne a retransmis des images en direct des processions funéraires.

Al-Bouti a déclaré que les auteurs des attentats étaient des ennemis « de l’humanité et de la religion », et il a accusé leConseil national syrien d’y être impliqué. « C’est un cadeau de Bourhan Ghalioun (dirigeant du CNS) et de ses amis. Est-ce que les délégués de la Ligue arabe ont écarté les voiles qui leur couvraient les yeux afin de voir qui est le meurtrier et qui est la victime ? », a-t-il interrogé. « Pour qu’ils sachent que l’armée syrienne ne peut pas faire sauter d’oléoducs, qu’elle ne peut pas tuer les siens. »

Un Noël discret pour les chrétiens de Syrie

Les méfaits de l’opposition syrienne, qui promet liberté et démocratie, se font sentir avant même qu’elle n’accède au pouvoir. En effet, pour la première fois depuis très longtemps, les chrétiens de Syrie ont célébré les fêtes de fin d’année dans la plus grande discrétion. Pas de manifestations religieuses publiques, pas de prières en plein air non plus. Dans le quartier de Bab Touma à majorité chrétienne à Damas, les traditionnelles décorations de Noël ont disparues. Mais c’est dans la ville de Homs, où le quart des habitants sont chrétiens, que la situation est le plus dramatique.

A Homs, les groupes extrémistes ont instauré un climat de guerre civile, qui a fait plus de 5000 morts et blessés depuis le début des troubles. Des rapts et des liquidations à consonance confessionnelle y ont lieu presque tous les jours. Une cinquantaine de chrétiens et quatre fois plus d’alaouites ont été tués par des extrémistes sunnites en raison de leur appartenance religieuse. Ces mêmes extrémistes, regroupés sous l’ombrelle du Conseil national syrien, et auquel l’Occident accorde aides matérielles, soutien politique et tribune médiatique.

Des milliers de familles ont quitté la ville ces derniers jours pour célébrer Noël dans la vallée des chrétiens, le berceau du christianisme syrien, situé dans l’ouest du pays. Les églises étaient presque désertes à Homs. Seuls quelques rares fidèles y ont célébré la messe sous la protection de centaines de soldats et de policiers.

Voilà les premiers résultats de la pseudo-révolution soutenue et parrainée par les Etats-Unis et leurs vassaux européens, avec la contribution des Turcs et des Arabes du Golfe !

Pierre Khalaf (*) 

New Orient News (Liban) 
Tendances de l’Orient No 63, 26 décembre 2011.

(*)Rédacteur en chef  et Chercheur au Centre d’Etudes Stratégiques Arabes et Internationales de Beyrouth

Source : 
http://www.neworientnews.com/news/fullnews.php ?news_id=51469

http://www.silviacattori.net/article2584.html



LA RUSSIE LACHERAIT-ELLE LA SYRIE ?

COMMENT NAVIGUER ENTRE DEUX MERS

« La Russie lâche Damas et l’ONU s’agite », titrait le journal Libération le samedi 17 décembre (1).

Le quotidien jaune – propriété du milliardaire Édouard de Rothschild – s’agite depuis quelques mois, à l’unisson avec quelques autres torchons français, et réclame une agression ‘humanitaire’ contre la Syrie victime d’infiltration d’escadrons de la mort, de snipers et de mercenaires bénéficiaires de l’aide française, turque, israélienne et américaine (2). 

Le journal obéissant à son créancier – officier de l’État-major Sarkozyste – se réjouit vertement du revirement diplomatique russe, qui,  jeudi le 15 décembre 2011 présentait à l’ONU un projet de proposition sur la Syrie coincée entre la Caspienne et la MéditerranéeLe lecteur qui ne lirait que le titre et le chapeau de l’article aurait la fausse impression que le Kremlin capitule complètement et s’apprête à soutenir une résolution à «la libyenne» au Conseil de sécurité de l’ONU. Autant dire que les aviations franco-britannique et israéliennes obtiendraient l’autorisation de bombarder  la population civile, massacrant des milliers de syriens sous prétexte d’empêcher leur massacre – un ‘remake’ du tragique drame libyen, du « déjà vu », écriraient les scénaristes hollywoodiens.

La lecture attentive de l’article  révèle cependant la véritable nature du projet de résolution que le cynique ambassadeur français à l’ONU a qualifiée de «manœuvre russe» pour duper la ‘communauté internationale’. En effet, dans son projet de proposition le Kremlin suggère de condamner les violences de toutes les parties (y compris des djihads soutenus par l’OTAN et des snipers payés par la CIA) et dénonce l’illégal approvisionnement en armes et munitions des escadrons de la mort implantés en Syrie par quelques puissances étrangères, une allusion évidente à la France, la Turquie, Israël et les États-Unis (3).

La position de la diplomatie russe a très peu changé si ce n’est qu’elle a effectivement pris l’initiative d’une proposition de résolution au Conseil de sécurité afin de permettre aux journalistes à la solde de l’AFP, de Libération, du Monde, du Figaro, de TF1 et TF2 d’accréditer le mensonge d’un soi-disant  isolement de Damas sur la scène internationale, ce qui est strictement faux. Un grand nombre de pays soutiennent le gouvernement syrien légitime mais les médias occidentaux ne le rapportent pas.        

Chacun est cependant en droit de se demander le pourquoi de ce compromis de la diplomatie russe qui avait jusqu’ici condamné tout rififi en Syrie? Quelques pages plus loin le journal Libération fournit réponse à cette question.

Après dix-huit ans de négociation entre le Kremlin et l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) – les États-Unis ayant récemment levé leur véto – la Russie fait son entrée à l’OMC. Voilà pour les trente deniers (4).

Le plus long marathon de tractation de l’histoire de l’OMC se solde par la capitulation de Washington et la victoire du parangon de l’organisation. Cependant le peuple russe ne doit rien attendre de cette adhésion si ce n’est l’asservissement de leur économie nationale aux diktats de cet organisme de commerce international. L’Europe est depuis longtemps assujettie à cette dictature avec les résultats financiers et commerciaux que l’on sait.

La politique et la diplomatie sans principe des puissants de ce monde donnent souvent lieu à ce type de tractation : La Russie trahit la Syrie pour le bénéfice des États-Unis qui en retour accommodent la Russie auprès de l’OMC – et la roublarde Russie  tente de ne pas livrer le supplicié et de finasser sur le libellé du papier à déposer au Conseil de sécurité. Car la Russie maintient une vieille alliance de guerre avec la Syrie et elle entretient une base militaire à Tartous sur la Méditerranée. Les puissances impérialistes jouent ainsi sans état d’âme avec la vie des peuples qui leur sont assujettis.

L’éditorialiste du journal Le Monde, informé de la manigance russe pour obtenir son ticket d’entrée à l’OMC, sans accoucher du libellé de résolution souhaité propose comme alternative de créer un «groupe de contact» sur la Syrie, auquel le premier intéressé, le gouvernement syrien légitime, ne serait pas convié, ni la Chine, ni les nombreux pays qui supportent la Syrie. Seuls y participeraient la Russie stipendiée, la Ligue Arabe de triste renommée, et la ‘communauté internationale’ de Sarkozy et d’Obama, c’est-à-dire les quelques pays qui présentement arment et financent illégalement les djihadistes infiltrés, les bandits en liberté et les snipers payés par leurs affidés et qui sévissent contre la population syrienne dans les rues d’Homs et d’Alep (5).

Un tel «groupe de contact» sur la Syrie comploterait contre le peuple syrien à l’identique du groupe de contact créé il y a des années sur la question de la colonisation et de l’occupation de la Palestine par les criminels de guerre  sionistes avec pour seul résultat d’assister avec complaisance au bombardement de Gaza, la ville martyr, et de condamner le Hamas d’avoir résisté à son extermination.

La Russie défend ici ses intérêts impérialistes et joue la vie des syriens pour obtenir quelques avantages pour les siens – la France et les États-Unis défendent leurs intérêts impérialistes – et complotent pour faire tomber le gouvernement de el Assad inféodé au Kremlin afin d’y imposer un nouveau gouvernement inféodé à l’Élysée. Quel intérêt y a-t-il dans tout cela  pour le peuple syrien ?

Tous ces puissants espèrent que par la suite la route de Téhéran sera ouverte pour les hordes barbares européennes et les légions étrangères du Nord. Tous ces malfrats oublient que Bagdad sous domination iranienne bloque toujours la route vers les puits iraniens et que le Détroit d’Ormuz est toujours aussi vulnérable aux armes de Téhéran  (6).

Triste «Printemps arabe» où des révoltés souffrent et meurent Place Tahrir, à Tunis, au Bahreïn ou à Sanaa pensant contribuer à libérer leurs pays ravagés par la peste impérialiste d’une alliance comme d’une autre, d’un camp comme d’un autre,  chassant un tyran avant qu’un autre s’installe sur le trône des «Rois nègres arabes» pour imposer les mêmes soumissions, les mêmes trahisons, les mêmes collaborations avec les puissances qui ont manigancé pour les imposer. Toute cette mascarade porte le nom de démocratie bourgeoise en néo-colonie ; c’est de cette parodie de démocratie impopulaire que les peuples arabes doivent se défaire. Le pouvoir des peuples arabes est dans la rue, juste au bout du fusil (7).

 (1)    «La Russie lâche Damas à demi-mot, l’ONU s’agite» Libération. Samedi-dimanche 17.12.2011. Page 10.

 (2)    «L’ambassadeur américain à Damas recrute des insurgés». Silvia Cattori. 27.11.2011. http://www.silviacattori.net/article2426.html <http://www.silviacattori.net/article2426.html>

(3)    http://www.dailymotion.com/video/xmjfm2_1-2-webster-tarpley-intervient-depuis-la-syrie-s-t_news?start=0#from=embediframe <http://www.dailymotion.com/video/xmjfm2_1-2-webster-tarpley-intervient-depuis-la-syrie-s-t_news?start=0#from=embediframe>

 (4)     «La Russie intègre finalement l’OMC». Libération. Samedi-dimanche 17.12.2011. Page 19.

(5)    «Il faut créer un groupe de contact sur la Syrie». Le Monde. Lundi 19.12.2011. Page 1.

(6)    http://www.france-irak-actualite.com/article-150-000-collaborateurs-irakiens-abandonnes-par-les-troupes-americaines-94155578.html <http://www.france-irak-actualite.com/article-150-000-collaborateurs-irakiens-abandonnes-par-les-troupes-americaines-94155578.html>  .

 «Menacer l’Iran et préparer l’invasion de la Syrie». Robert Bibeau. 17.11.2011. http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27724 <http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27724> 

(7) «Le plan américain de Grand Moyen-Orient bat de l’aile.». Robert Bibeau.  19.10.2011.  http://www.centpapiers.com/le-plan-americain-de-%C2%ABgrand-moyen-orient%C2%BB-bat-de-l%E2%80%99aile/84557 <http://www.centpapiers.com/le-plan-americain-de-%C2%ABgrand-moyen-orient%C2%BB-bat-de-l%E2%80%99aile/84557>  et  http://www.lnr-dz.com/index.php?page=details&id=5694



2  Politique Syrienne  

Paroles & action du président

Assad: "Nous frapperons le terrorisme d’une main de fer".  

Le président syrien Bachar al-Assad a accusé des parties régionales et internationales de chercher à déstabiliser le pays, après avoir échoué de renverser le régime par la voie politique.
Dans un discours d'une heure quarante-cinq minutes retransmis par la télévision officielle, le dirigeant syrien s'en est pris aux pays arabes qui complotent contre son pays et qui suivent un agenda extérieur. « Le plus étonnant c’est qu’ils nous soutiennent du fond de leur cœur, mais ils s’opposent à nous politiquement ! », s’est-il exclamé.
Fustigeant les pays arabes qui ont réussi en quelques semaines à adopter des lois et des mesures contre la Syrie alors qu’ils ne sont jamais parvenus à le faire contre « Israël », Assad a rappelé que ces pays n’ont pas soutenu Damas par le passé et que la Ligue arabe a tant voté contre la Syrie, surtout aux Nations Unies.
Au sujet des réformes, Assad s’est raillé de certains pays qui exigent des réformes en Syrie alors qu'ils ne savent rien de la démocratie. Selon lui, « leur but depuis des années était de mettre la Syrie à la place d’"Israël ». Nous savions leurs objectifs, mais nous avons voulu montrer cette réalité à ceux qui ont toujours des soupçons à ce sujet ».

Il a toutefois promis de rester « attachés à notre arabité malgré les tentatives de nous chasser de la Ligue arabe » et indiqué que « la porte reste ouverte aux efforts arabes tant qu'ils respectent notre souveraineté ».
Le chef de l’Etat syrien s’en est pris notamment aux médias internationaux qui tentent "sans relâche de pousser la Syrie à l'effondrement". "Ils ont échoué mais ne désespèrent pas de le faire », a-t-il dit.
Par ailleurs, Assad a fait savoir que le complot de la Syrie s’arrêtera dès que Damas annoncera des concessions gratuites, et dès qu’elle se séparera de la résistance et de la cause palestinienne. Sur ce point il a tranché : « Notre dignité est plus forte que toutes leurs armées ».


Frapper le terrorisme d’une main de fer :
Sur le terrain, il a assuré qu’aucun ordre n'a été donné de la part d'aucune autorité pour ouvrir le feu sur des manifestants, soulignant que « selon la loi, personne ne peut ouvrir le feu sauf en cas d'autodéfense".
"Je gouverne avec la volonté du peuple et si je renonce au pouvoir ce sera aussi avec la volonté du peuple", a poursuivi Assad.
Pour lui, le rétablissement de la sécurité dans le pays était la priorité absolue, promettant de frapper les terroristes d'une main de fer.
"Il ne faut pas tolérer ceux qui terrorisent les gens, ni ceux qui sont complices avec les parties étrangères", a-t-il affirmé.
"La bataille avec le terrorisme c'est notre combat à tous, tout le monde doit y participer, mais un Etat fort c'est un Etat qui sait pardonner", a-t-il ajouté dans cette quatrième intervention télévisée depuis le début de la crise.
En toute confiance, le président syrien a promis de sortir victorieux de cette guerre sans précédent, puisque le peuple syrien a fait preuve d’une forte résistance. « Les pressions exercées sur nous ne nous pousseront point à prendre des mesures non calculées », a-t-il dit.

Pour le dialogue avec une opposition nationale :
Par ailleurs, il a annoncé la tenue d'un référendum populaire sur une nouvelle Constitution "la première semaine de mars", une fois que "la commission sur la nouvelle Constitution aura terminé ses travaux".
Tout en saluant la participation des différentes forces politiques au dialogue interne, Assad s’est dit prêt à dialoguer avec une opposition nationale et non pas une opposition qui se réfugie dans les ambassades étrangères, qui complote contre la Syrie et qui prétend rechercher une solution à la crise.
Et de promettre d’entamer ce dialogue dès que les différentes forces concernées se disent prêtes à le faire.

10/01/2012
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=45146&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1



3 Résistance

Analyse

Thierry Meyssan :« L’expression printemps syrien » est une pure fiction »

 Thierry Meyssan est un journaliste français et président du Réseau Voltaire. Il est connu pour ses articles et positions polémiques sur les questions internationales et les conflits armés.

Il a été un des journalistes à avoir ouvert la polémique sur les attentats du 11 septembre 2001 avec son livre intitulé l’Effroyable imposture.

Un livre qui a dénoncé cet attentat en le qualifiant de « complot », attribuant la responsabilité à « une faction du complexe militaro-industriel ».

Il est très présent dans les médias russes, latino-américains et moyen-orientaux, où il est présenté comme un « dissident » ou un « révolutionnaire ». Fondateur du Réseau Voltaire, dont le principal objectif est celui de la « défense de la liberté d’expression et de la laïcité », le journaliste Thierry Meyssan, répond dans cet entretien à plusieurs questions en rapport avec la situation de la Syrie, pays où il effectue, actuellement, une enquête sur les derniers évènements politiques.

Le Temps d’Algérie : Vous êtes un des rares journalistes à être présent en Syrie et à apporter un témoignage décalé sur la situation sur le terrain. Qui croire, M. Meyssan, et quelles sont, selon vous, les raisons du décalage entre la version dominante sur les événements en Syrie et celle de témoins neutres, dont vous faites partie, dont la voix ne porte pas et semble frappée de soupçons de complaisance, y compris au sein même de la corporation des journalistes ?

Thierry Meyssan : Les Occidentaux dominent l’information. Dans les années 1970, l’Unesco a remis en cause cette domination provoquant la furie des Etats-Unis et du Royaume-Uni. Cette tentative a échoué et, au fil du temps, la situation a empiré : aux agences de presse se sont ajoutées des chaînes satellitaires. Désormais, AP, Reuters, AFP, BBC, CNN, France24, Al-Jazeera, Al-Arabiya ont une telle puissance qu’ils peuvent intoxiquer l’ensemble du public.

Ces médias se citent et se répondent, donnant l’impression fallacieuse d’une information recoupée, confirmée. La situation en Syrie est simple : les puissances occidentales et leurs alliés ont décidé de renverser le gouvernement de Bachar El-Assad et de détruire son pays.

Ils livrent, actuellement, une guerre non-conventionnelle avec des combattants infiltrés qui tentent de provoquer une guerre civile confessionnelle de manière à ouvrir la voie à une intervention militaire conventionnelle. Durant cette période, les Occidentaux montent un dossier juridique contre la Syrie pour légaliser la guerre qu’ils veulent entreprendre. A cette fin, leurs médias inventent une histoire effrayante de révolution et de répression de masse.

Il n’y a aucun rapport entre la fiction développée par les médias impérialistes et la réalité sur le terrain. Ce n’est pas que ces médias ont exagéré des faits, c’est qu’ils les ont inventés.

Comment analysez-vous la situation actuelle de la crise syrienne ? Estimez-vous que les revendications de la population sont d’ordre démocratique où social ?

Il y a en Syrie une opposition intérieure qui milite pour des changements profonds et une alternance démocratique après des décennies de pouvoir du parti Baas. Cette opposition, qui a été réprimée par le passé, participe aujourd’hui au « Dialogue national » : des tables rondes avec le gouvernement qui sont retransmises en direct à la télévision. Les deux parties profitent de la crise pour éliminer l’influence de la vieille garde : pour les leaders de l’opposition comme pour le président El-Assad, c’est le moment des réformes.

Il y a, également, en Syrie un courant takfiriste, très marginal, mais très violent. Il exige que le pays soit gouverné par des sunnites orthodoxes. A l’appel de prédicateurs saoudiens, il entend égorger les « usurpateurs alaouites ». Il affirme que, s’il le faut, un tiers des Syriens doit mourir (les chiites, alaouites, druzes, ismaélites, chrétiens…) pour que les deux autres tiers gouvernent sans partage.

Il est probable que s’ils arrivaient au pouvoir après avoir massacré les autres confessions, ils poursuivraient leur épuration en jetant l’anathème sur les autres écoles théologiques sunnites. Il existe, enfin, une opposition fabriquée à l’étranger et sponsorisée par les Occidentaux pour habiller un « changement de régime ». Ces gens ne font pas mystère de leurs ambitions ni de leurs stratégie. Ainsi Abdelhakim Khaddam a déclaré à la presse israélienne qu’il rentrerait en Syrie « sur la tourelle d’un char américain » (sic).

La Ligue arabe a initié une voie de dialogue avec le gouvernement syrien, mais elle a échoué, selon certaines parties, en raison du refus de Damas à appliquer les principes de cette démarche. Quelles sont, selon vous, les raisons qui ont empêché la réussite de la démarche entreprise par la Ligue arabe ?

La Ligue arabe est aux mains de ceux qui la financent : les Etats du Conseil de coopération du Golfe. Elle agit ici comme elle avait commencé à le faire avec la Libye. Elle ouvre la voie à la recolonisation de la région. Si la Ligue arabe avait voulu sincèrement le dialogue, elle n’aurait pas suspendu la Syrie de son organisation avant la fin de la période convenue pour la mise en application des engagements mutuels. La chronologie est indiscutable : ce n’est pas la Syrie qui a rompu le dialogue, c’est la Ligue qui a violé ses propres engagements, puis ses propres statuts.

Quelles seront, d’après vous, les conséquences des sanctions prises par l’Organisation panarabe sur la Syrie. Le peuple syrien sera-t-il touché et à quel degré ?

Ce qui est appelé « sanctions » ne sanctionne rien du tout. C’est un ensemble de mesures pour assiéger la Syrie et l’affaiblir avant de l’attaquer. Elles ne ressortent pas de la diplomatie, mais de l’action militaire préalable.

Les Occidentaux ne peuvent réaliser ce siège seuls.

Ils ont besoin de l’aide des Etats riverains et ils l’ont en partie obtenue. Les mesures de la Ligue arabe s’ajoutent à celles de l’Union européenne et des Etats-Unis. D’ores et déjà, on assiste à un effondrement du niveau de vie, mais à aucune pénurie. En effet, l’import-export est devenu presque impossible avec l’Europe et l’Amérique du Nord, mais la Syrie est autosuffisante en de nombreux domaines, dont l’alimentation. En réponse, la Syrie est en train de créer de nouvelles voies commerciales avec la Chine.

Compte tenu de l’interdiction bancaire, ces échanges ont lieu sous forme de troc. Les besoins des deux pays ne correspondant pas tout à fait, l’Iran joue le rôle de troisième partenaire dans ce troc. Le choc du siège devrait donc être en grande partie amortie dans les prochains mois, seul le tourisme restera sinistré.

Selon vous, pourquoi certains partis d’opposition n’ont pas voulu s’inscrire dans la démarche de réforme entreprise par le gouvernement syrien ? S’agit-il d’un manque de confiance ?

La seule force d’opposition représentative, qui ne milite pas pour une alternance politique, mais pour un « changement de régime », ce sont les Frères musulmans. La branche syrienne de la confrérie marche sur les pas de la branche libyenne : dans sa quête du pouvoir, elle a noué une alliance objective avec l’impérialisme. Son programme vise prioritairement à l’établissement d’un régime islamique, tandis qu’elle remet à plus tard la libération du Moyen-Orient, en général, et de la Palestine, en particulier.

Des analystes n’hésitent pas à remettre en cause le « printemps syrien » estimant que le problème syrien, d’ordre interne, est amplifié par des pays connus pour leur volonté de nuire à la stabilité de la Syrie. Quel est votre avis à ce sujet ?

L’expression « printemps syrien » vise à faire croire en l’existence d’un mouvement populaire révolutionnaire. C’est une pure fiction. Il n’y a eu aucune manifestation importante en Syrie contre le « régime ». On assiste, par contre, à de petites manifestations de quelques centaines de personnes au cri de « A mort Bachar ! ». Elles ne sont pas le fait de démocrates, mais de takfiristes. Et elles ne sont pas réprimées.

Les médias étrangers, notamment les chaînes satellitaires, sont accusés par le gouvernement syrien d’être à l’origine de l’amplification de la révolte populaire. Peut-on croire à cette accusation ? Quelle est justement la part de responsabilité des médias dans la crise syrienne ?

Ce n’est pas exactement cela. Le gouvernement n’accuse pas les médias pro-impérialistes de pousser le peuple à la révolte. Il les accuse de mettre une fiction en image. La plupart des vidéos de téléphones cellulaires qui sont diffusées par ces médias sont des images de fiction.

Souvenez-vous que lors de la guerre contre la Libye, j’avais révélé à l’avance qu’Al-Jazeera avait fait construire un studio à ciel ouvert pour reproduire la Place Verte. Lors de la bataille de Tripoli, Al-Jazeera a effectivement diffusé des images de fiction, tournées dans ce studio, pour faire croire que les « rebelles » étaient entrés dans la ville, alors qu’on en était à la phase de bombardements intensifs et que les « rebelles » ne sont arrivés que trois jours plus tard.

Et vous vous souvenez qu’entre les images de propagande d’Al-Jazeera et la chute de la capitale, Seif el-Islam a été acclamé sur cette place par ses partisans qui ne l’avaient jamais quittée.

Dans cette affaire, les médias pro-impérialistes – dont Al-Jazeera – ont acquis un savoir-faire technique pour créer des mensonges. Et ils ne s’en privent pas.

Selon certaines analyses, les deux véritables révolutions dans le monde arabe sont celles de la Tunisie et de l’Egypte. Dans ces deux cas, les pays occidentaux n’ont pas appelé au départ de Ben Ali et de Moubarak, encore moins à l’intervention étrangère. Les communiqués et les déclarations des officiels occidentaux étaient tellement prudents que des médias ont dénoncé, sinon leur complicité, au moins leur attentisme. A ce propos, il y a lieu de rappeler les déclarations de l’ex-ministre française des Affaires étrangères Michel Alliot-Marie de soutien au régime de Ben Ali dans la répression des manifestants, jusqu’à vouloir dépêcher des avions pleins de bombes lacrymogènes et autres moyens de répression. Qu’en pensez-vous ?

Les Etats-Unis souhaitaient se débarrasser de Ben Ali et de Moubarak qui n’étaient plus assez dociles. Ils ont donc créé les conditions de ces révolutions. Mais lorsqu’elles ont eu lieu, ils ont été dépassés par la colère populaire. Ils ont essayé par tous les moyens de la canaliser, mais les événements leur ont échappé.

Le déclencheur profond de ces révolutions, c’est la spéculation sur les denrées alimentaires organisée par Washington dans les années précédentes jusqu’à provoquer des famines localisées dans ces deux pays. A ce moment, tous les commentateurs politiques ont pronostiqué une révolution. Pourtant, tout le monde a été surpris quand cela a eu lieu parce que personne n’avait anticipé la manière dont les gens réagiraient. La CIA a immédiatement envoyé ses équipes de « révolutions colorées » pour reprendre en main la situation, mais tout cela était plaqué, improvisé, et a échoué.

Dans ce contexte, peut-on dire que les révoltes tunisienne et égyptienne, d’essence populaire, ont été exploitées pour renverser le gouvernement libyen et tenter de reproduire le même scénario en Syrie ?

Oui, les médias occidentaux font croire à leurs spectateurs que le monde arabe est un bloc homogène. S’il y a une révolution dans deux pays, il doit y en avoir partout. Ils nous expliquent que les Européens ont eu tort de ne pas soutenir les Tunisiens et les Egyptiens et voulu se rattraper en soutenant les Libyens et les Syriens.

Mais la vérité, c’est qu’ils ont tout fait pour écraser les révoltes en Tunisie et en Egypte dès qu’ils ont vu qu’elles menaçaient leur domination, et qu’ils font tout en Libye et en Syrie pour imposer leur domination.

Quel est également le poids de la Russie et de la Chine dans le règlement de la crise syrienne ? Pensez-vous que les deux puissances seront capables de faire face à la pression des pays occidentaux exercée sur le gouvernement syrien, d’autant plus que Moscou s’est dit favorable à la solution proposée par les pays du Golfe au président Saleh du Yémen ?

Les intérêts de la Russie sont directement menacés par l’agression occidentale contre la Syrie. Pas du tout parce que Moscou se sentirait concerné par la lutte contre le sionisme, mais pour deux raisons fondamentales.

Premièrement, Moscou ne dispose que d’une seule base navale en Méditerranée : le port de Tartous. Si la Russie perd cette facilité, elle perd toute liberté dans cette mer et sa flotte de la mer Noire, bloquée derrière les détroits, sera l’otage de la Turquie.

Deuxièmement, si les Occidentaux contrôlent la Syrie, ils y feront passer un gazoduc qui permettra aux Européens d’acheter le gaz du Golfe et d’Asie centrale au lieu du gaz russe. Ce sera l’effondrement de Gazprom et de l’économie russe.

Qu’est-ce qui empêche, selon vous, le président Al Assad d’organiser une élection présidentielle anticipée dans laquelle il sera candidat au même titre que les autres opposants ?

Pour le moment, le pays affronte une guerre non conventionnelle. Des milliers de combattants, principalement étrangers, tentent de le déstabiliser. Ce n’est guère propice à un scrutin démocratique. Le président el-Assad a été élu sous l’emprise de l’ancienne constitution. Je suis certain qu’il remettra son mandat en jeu lors d’une élection présidentielle anticipée ou lors d’un référendum, dès que la situation sera stabilisée.

Quel est justement le poids des figures de l’opposition syrienne ? Sont-elles capables de diriger le pays et de sauvegarder leur indépendance, sachant que la Syrie a été toujours secouée par des tentatives de déstabilisation ?

Il est tout à fait possible que l’opposition syrienne intérieure dispose de leaders capables de diriger le pays et d’assumer une alternance politique, il est trop tôt pour en juger. Par contre, quand ils ont été reçus à Moscou le mois dernier, ces leaders ont d’abord remercié les Russes pour avoir usé de leur veto au Conseil de sécurité et fait échec à la guerre conventionnelle. Ils ont donc fait preuve de leur patriotisme.

Comment analysez-vous également le rôle de la Turquie dans la gestion de ce conflit ? Pour certains spécialistes, la Turquie est devenue le porte-parole des Etats-Unis d’Amérique dans la région. Les Américains considèrent d’ailleurs le mouvement d’autonomie du Kurdistan comme une organisation terroriste au même titre qu’Ankara...

Une altercation à Davos et quelques phrases à propos de la Flottille de la Liberté ont suffi à faire oublier que la Turquie est membre de l’OTAN. L’élimination du réseau Ergenekon n’a rien changé à la domination en sous-main des Etats-Unis dans ce pays. La preuve : la Turquie vient d’accepter le transfert sur son sol des bases militaires que l’OTAN entretenait en Espagne.

De plus, elle laisse construire sur son sol de nouvelles installations radars dirigées contre l’Iran.

Quand aux organisations kurdes, tout le monde joue avec elles. L’Armée turque garde Öcallan sur une de ses bases et l’agite dès que le pouvoir civil lui tient tête. Des écoutes téléphoniques dans l’affaire Ergenekon ont largement illustré les complicités secrètes entre l’état-major turc et le PKK. Les Israéliens utilisent aussi les Kurdes.

Je vous rappelle par exemple que Netanyahu avait pu donner l’ordre d’attaquer simultanément la Flottille par Tsahal et une base navale turque par le PKK. Ankara n’a toujours pas compris que ses alliés historiques, Washington et Tel-Aviv, ont besoin d’une Turquie solide pour défendre leurs intérêts au Proche-Orient, mais ne veulent pas qu’elle soit forte.

Si on devait mettre en perspective les événements qui secouent le monde arabe et musulman, quelle lecture en faites-vous ? Faut-il penser qu’il y a une stratégie derrière tout cela ? Si tel est le cas, pourquoi ? L’habillage de ces mouvements est qu’il répond à un désir de démocratie. Dans ces conditions, comment expliquez-vous que des pays comme les monarchies du Golfe soient épargnées ?

Où est la liberté ? En Europe avec la bureaucratie bruxelloise anonyme, la pensée unique et le musellement des médias ? Aux Etats-Unis avec le Patriot Act, la torture et Guantanamo ? Non.

Nous sommes sous le joug d’un système de domination globale et les seules révolutions authentiques sont celles qui luttent d’abord pour la souveraineté nationale. La démocratie, telle qu’elle fonctionne aujourd’hui en Occident, n’a plus grand rapport avec le projet des penseurs du XVIIIe siècle. Elle est corrompue par les lobbys et les ingérences de toutes sortes. Elle n’est plus qu’un leurre. L’Occident n’est plus un modèle démocratique et assoie sa domination sur le reste du monde en combattant la démocratie partout où des peuples lui tiennent tête.

Les révolutions en Tunisie et en Egypte ont été des mouvements à la fois sociaux et politiques. Les Tunisiens et les Egyptiens s’en sont d’abord pris aux présidents Ben Ali et Moubarak, mais ils ont parfaitement intégré que ce n’étaient que des fantoches et que rien ne changera tant que les structures de dépendance ne seront pas renversées.

Les monarchies du Golfe sont hétérogènes. Cependant, les plus puissantes tirent exclusivement leur fortune du commerce d’hydrocarbures qu’elles entretiennent avec l’Occident. Elles n’ont donc pas besoin d’être occupées militairement pour être vassalisées, il suffit qu’elles préfèrent le confort à la liberté. Là encore, le système de domination privilégie les gouvernements les plus impopulaires (Arabie saoudite, Bahreïn…) parce qu’ils sont les plus dépendants.

Thierry Meyssan,

 Journaliste et fondateur du Réseau Voltaire

lundi 19 décembre 2011,

F B - Le Temps d’Algérie

par Comité Valmy

http://www.letempsdz.com/content/view/67301/1/ 


Sur le terrain

Arrestations de terroristes, d’origine saoudienne, qatarie et koweïtienne 

 Les forces de sécurité syriennes ont arrêté des dizaines de terroristes d’origine, saoudienne, qatarie et koweïtienne en Syrie. Les forces de sécurité de ce pays ont arrêté plus de 70 terroristes saoudiens, qataris et koweïtiens qui sont impliqués dans des actes de sabotage et le massacre du peuple syrien. Ils ont avoué lors d’interrogatoires, qu’ils avaient reçu de l’argent et des armes ainsi que des appareils sophistiqués de communication de la part des conseillers officiels, qui travaillent pour les Cheikhs qataris et saoudiens. Leur mission consiste à assassiner, à faire exploser et à détruire les installations et les bâtiments publics dans le but de créer des dissensions et des troubles en Syrie. Selon ce rapport, les personnes arrêtées ont avoué qu’il y a des camps de recrutement et de formation des forces sur le territoire turc et en Arabie saoudite ainsi que dans une base américaine, au Qatar.
10/01/2012
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/163275-syrie--arrestations-de-terroristes-d%E2%80%99origine-saoudienne-qatarie-et-kowe%C3%AFtienne



4 Pays Arabes & voisins

Ligue arabe

Les observateurs de la Ligue arabe constatent que Homs est confrontée à des groupes terroristes.

Les médias atlantistes et du Golfe affirment que le président el-Assad a fait retirer les chars qui encerclaient la ville de Homs, combler les tranchées qui avaient été creusées, ramasser les cadavres dans les rues et nettoyer les prisons, pour cacher ses crimes aux observateurs de la Ligue arabe. Cette mise en scène se serait avérée insuffisante car 70 000 personnes seraient venues les accueillir en manifestant place al-Saa contre le régime, mais ils auraient été dispersés avec des gaz lacrymogènes.

Dans ce contexte, les médias atlantistes et du Golfe s’interrogent sur la crédibilité des observateurs de la Ligue arabe qui n’ont toujours pas validé leur version des événements.

Le lecteur reste perplexe à la lecture de ces articles : comment les journalistes à Paris ou Riyadh peuvent-ils mieux savoir ce qui se passe à Homs que les observateurs de la Ligue arabe venus constater sur place ?

D’autant que les images diffusées en direct par la télévision syrienne montraient, certes, une immense manifestation au centre de Homs accueillant les observateurs, mais appelant le président el-Assad à sévir contre les bandes armées qui terrorisent la ville. La foule sur la place al-Saa brandissait des portraits de Bachar el-Assad et des drapeaux du pays, et ne paraissait pas souffrir de gaz lacrymogènes
L’opposant syrien installé aux États-Unis, Farid Ghadry, dénonce dans le Jerusalem Post des négociations secrètes qui se tiendraient entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Il craint que Riyadh abandonne la révolution syrienne en échange d’un abandon de la révolution bahreinie par Téhéran. Il s’ensuivrait que Bachar el-Assad pourrait rester au pouvoir et ne manquerait pas de continuer son soutien aux terroristes, notamment au Hezbollah, au détriment d’Israël.

• Dans le Wall Street Journal, Jay Solomon souligne le rapprochement diplomatique entre la France et les USA pour joindre leurs efforts au Proche-Orient. Paris est devenue la capitale du printemps arabe. Non seulement l’administration Sarkozy héberge les réunions des opposants syriens et iraniens, mais elle finance leurs déplacements. Toutefois, Washington est parfois embarrassé par des initiatives françaises non coordonnées.

Mondialisation.ca,

 Le 29 décembre 2011

« Revue de presse Syrie » #17, voltairenet.org


Turquie

Bureau secret de l’opposition syrienne en Turquie.

29/12/2011

Le réseau d’informations turc CNN a révélé que le premier bureau du conseil national syrien a été ouvert en secret à Istanbul, ajoutant que l’adresse de ce bureau qui a entamé sa mission secrète n’a pas été annoncée publiquement.Selon cette source, « tous les rideaux et les fenêtres du bureau sont toujours fermés et les vitres sont de couleur noire ».Khaled Khoja a été choisi président du bureau, ajoute le réseau d’information, selon lequel ce dernier a appelé à «la nécessité de poursuivre les aides humanitaires au peuple syrien et à fournir les soins médicaux aux opposants surtout dans les villes où le régime tue les civils ». Répondant à une question de NowLebanon sur son compte de Twitter, l’ancien Premier ministre libanais a appelé à la formation d’une « force arabo-turque commune pour en finir avec le régime syrien ». Hariri s’est dit « horrifié par les crimes commis par celui-ci à l’encontre de son peuple », estimant que si le Conseil de sécurité adopte une résolution contre Damas, « ce sera soit le résultat d’un grand changement au niveau de ce dossier, soit le fruit du hasard ».

IRIB



5 Les grandes manœuvres 

Le monde occidental ?

Canada

Oscar fortin : LE CANADA ET LA SYRIE.

LE CANADA DE NOUVEAU AU SERVICE DES POLITIQUES DE WASHINGTON EN SYRIE. HILARY CLINTON L'A DIT DEPUIS LONGTEMPS "BACHAR AL-ASSAD VA-T-EN!". TOUS LES MOYENS SONT BONS, SAUF LA VÉRITÉ, POUR LE METTRE DEHORS. RESTE À VOIR SI LE SCÉNARIO MIS EN PLACE EN LIBYE VA FONCTIONNER DANS CE CAS-CI.

oscar fortin

Samedi 24 Décembre 2011

Au moment même où une délégation de la Ligue arabe est en Syrie pour évaluer la réalité des faits, rapportés de part et d’autre et qu’un attentat terroriste se produit à Damas, faisant plus de 44 morts et près de 166 blessés, le Canada annonce, avant même de connaître les auteurs des crimes commis, une nouvelle série de sanctions contre la Syrie en raison, selon lui, de la répression sanglante de l'opposition par le régime de Damas.
D’où lui vient cette urgence d’annoncer de nouvelles sanctions alors que la communauté internationale se préoccupe de savoir qui sont les véritables responsables de cette violence. Nous savons que les États, regroupés derrière les Etats-Unis, ont décidé, depuis les tout débuts de cette histoire, que l’unique responsable est le président Bachar Al-Assad. Les versions de témoins et d’analystes qui plaident dans le sens d’une toute autre explication n’y font rien.
En effet, de plus en plus nombreux sont les États et les personnes qui disent, exemples à l’appui, que des groupes armés par l’Occident font régner la terreur et obligent les forces de l’ordre à intervenir. Le Gouvernement syrien parle de plus de 2000 de ses soldats qui auraient été tués par ces forces terroristes, sans préciser toutefois le nombre de blessés.
Quel gouvernement occidental accepterait que des groupes armés fassent la loi dans leur pays ? Le Canada et les Etats-Unis sont les premiers à condamner l’action des terroristes sur leur territoire et à leur réserver un traitement de terreur. Guantanamo est une belle illustration de ces traitements.
A-t-on déjà entendu le Gouvernement canadien porter des accusations contre le Gouvernement de la Colombie qui s’en prend aux groupes armés révolutionnaires qui se battent depuis plus de 40 ans pour un changement de régime ? Dans ce cas, la consigne est que le Gouvernement a la responsabilité de faire respecter l’ordre et d’assurer la sécurité de tous ses citoyens et citoyennes. Sur ce point, il n’y a rien à redire. Toutefois, qu’il y ait eu des paramilitaires pour commettre des crimes et que des fausses communes de milliers de personnes assassinées gratuitement aient été, n’a jamais soulevé l’indignation du Gouvernement canadien.
En tant que canadien, je suis scandalisé par cette obsession d’agir sans prendre le temps de bien comprendre ce qui se passe réellement en Syrie. Actuellement la Ligue arabe est là, d’autres observateurs y sont également. La Russie et la Chine ne veulent pas que le scénario qui a conduit à la chute du régime de Kadhafi et à son assassinat se répète en Syrie. C’est également la volonté de ces dizaines et même de ces centaines de milliers de syriens qui sortent dans les rues pour demander que cessent les interventions extérieures dans les affaires internes du pays.
Regardons simplement ce que les Etats-Unis et le Canada ont fait avec les indignés, groupes totalement pacifiques. Il est dommage que nos représentants canadiens soient davantage à l’écoute de Washington que des canadiens eux-mêmes. Il est également regrettable que nos journalistes et médias n’approfondissent pas les différentes versions qui circulent concernant la violence en Syrie. Le peuple a le droit de savoir, de penser et de décider ce qui est le plus juste pour lui-même et les autres.
Je pose cette question à John Baird, chef de la diplomatie canadienne :
S’il s’avérait exact que des pays étrangers fournissent des armes et entrainent des mercenaires en vue de renverser le gouvernement légitime de Syrie, le Canada condamnerait-il pareille intervention ?
Le gouvernement canadien accepterait-il que de pareils procédés se réalisent sur son propre territoire ?
Québec, le 24 décembre 2011
http://humanisme.blogspot.com
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/syrie/201112/23/01-4480551-nouvelles-sanctions-canadiennes-contre-la-syrie.php



3 France

Ingérence en Syrie: l’empire ne se cache même plus

La France entraîne les rebelles pour combattre en Syrie

Un journal turc a dévoilé que les forces militaires françaises entraînent les rebelles armés syriens pour se battre contre le gouvernement du président Bashar Al-Assad

D’après le journal Milliyet, cité par l’IRNA, la France a envoyé ses forces d’entraînement en Turquie et au Liban pour conseiller et entraîner la soi-disante “armée syrienne libre”, un groupe de déserteurs qui opèrent depuis la Turique et le Liban, dans un effort de faire la guerre à l’armée syrienne.

L’article ajoute que les autorités française, britannique et turque ont un accord pour envoyer des armes aux rebelles”.

Le quotidien turc a dit que les trois pays avaient informé les Etats-Unis à propos de leur décision d’armer et d’entraîner les forces d’opposition syrienne.

Toujours d’après le Milliyet, un group de rebelles armé est stationné en ce moment dans la province de Hatay en Turquie, près de la frontière syrienne.

Ce rapport arrive après un autre qui révélait que les services de renseignement français et britannique ont pour mission de contacter les dissidents syriens basés dans la ville nord du Liban, Tripoli, afin qu’ils aident à produire plus de déstabilisation en Syrie.

Des rapports disent également que des agents du renseignement français et britannique ont été envoyés dans le nord-Liban et en Turquie pour conseiller les premiers contingents de l”armée libre syrienne”, à partir des déserteurs qui ont fuits la Syrie.

La Syrie est sujette à des troubles internes depuis la mi-Mars, avec des manifestations ayant lieu pour et contre le président Assad.

Damas dit que les troubles ont été largement incités par des éléments qui sont très bien payés et armés par des puissances étrangères. Des centaines de personnes, incluant des membres des forces de sécurités, ont été tuées dans le tumulte.

L’opposition et les pays occidentaux accusent les forces de sécurité syriennes d’être derrière les meurtres dans le pays, mais le gouvernment blâme pour cette violence meurtrière ce qu’il décrit comme des hors-la-loi, des saboteurs et des groupes terroristes armés, insistant sur le fait que les troubles sont fomentés et organisés depuis l’étranger»!

Press TV

Le 27 Novembre 2011.

Url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/212224.html

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 


Franck de Bouvines : Gérard Araud, Ambassadeur de France à l’ONU  : "Nous sommes des vautours qui nous nourrissons des conflits"

Nous sommes des vautours qui nous nourrissons des conflits

"Nous, diplomates, sommes des vautours qui nous nourrissons des conflits." Cet aveu - rapporté par le JDD [1] - de Gérard Araud, Ambassadeur de France à l’ONU résume admirablement le but poursuivi par les fauteurs de guerres qui se sont emparés des décombres vassalisées de la diplomatie française.

Côte d’Ivoire

Le vendredi 25 mars, son excellence Gérard Araud fait circuler un projet de texte en urgence, que la France met en bleu, (au vote) texte adopté le 30 sous la forme de la résolution 1975 qui "demande à toutes les parties de coopérer pleinement aux opérations de l’Onuci et des forces françaises qui la soutiennent". Gbagbo tombera douze jours plus tard. Expulsé de son pays pour l’empêcher de revenir par les urnes après avoir été sorti par les armes néocoloniales, Gbagbo est emprisonné à la Haye. Les crimes commis par les mercenaires et les partisans de l’agent occidental Ouattara restent impunis.

Libye

La résolution 1973 est adoptée le jeudi 17 mars, ouvrant la voie aux bombardements en Libye. Un Ambassadeur européen admire la manœuvre : "Araud a réussi un tour de force en parvenant, sous une présidence du Conseil de sécurité chinoise, à ce que personne ne vote contre cette résolution." Le pays est devenu ingouvernable et a été ramené un siècle en arrière. Les crimes des mercenaires alliés à Al Qaïda (à qui la France et le Qatar ont livré un arsenal dernier cri qui constitue une terrible menace pour l’aviation civile) et au CNT raciste sont également impunis.

Iran

« Si nous ne réussissons pas à atteindre aujourd’hui un objectif sur les négociations avec les Iraniens, il y a un fort risque d’une action militaire », aurait dit l’Ambassadeur aux journalistes américains le 28 septembre [2]. Araud a ajouté qu’il est convaincu que « certains pays n’accepteront jamais la perspective d’une République Islamique d’obtenir l’armement nucléaire ».

« Ce serait une opération très compliquée. Elle aurait des conséquences désastreuses dans la région. Mais tous les pays arabes sont extrêmement inquiets de ce qui se passe ».

La dramatisation de la situation iranienne n’est pas perdue pour tout le monde : en tentant d’accréditer l’hypothèse d’une fermeture du détroit d’Ormuz, les médias occidentaux font les affaires des compagnies pétrolières qui voient les cours grimper, malgré les démentis du gouvernement iranien [3]

Syrie

Sur la base d’informations souvent non sourcées et généralement orientées, allant jusqu’à attribuer les crimes des opposants aux forces armées [4], le Conseil des Droits de l’Homme publie un rapport visant ostensiblement à forcer le Conseil de sécurité à voter une résolution entraînant une nouvelle escalade vers une intervention militaire. [5] La diplomatie guerrière française est secondée par la Commission européenne qui dresse des listes noires des médias qui se refusent à inverser les responsabilités et à participer à la propagande censée justifier une invasion de la Syrie. [6]

Malgré tous les témoignages des journalistes qui se sont, rendus sur place, [7] recoupant les témoignages des Français vivant en Syrie [8], malgré la mobilisations des chrétiens d’Orient [9] et l’union nationale des Syriens opposés à toute interventions étrangères dans leur immense majorité [10], la propagande continue, même si, secrètement l’OTAN a du reculer [11] devant ce sursaut salvateur des défenseurs de la vérité.

Le ministère des Affaires étrangères russe a fait savoir, publiquement, que « les positions adoptées, dans ce document, qui incluent une possibilité, à peine voilée, d’une intervention militaire étrangère, sous le prétexte de défendre le peuple syrien, sont inacceptables, pour la partie russe ».

L’envoyé chinois, à Genève, He Yafei, a déclaré : « Les États membres des Nations Unies devraient se conformer aux principes et buts de l’ONU et s’abstenir de résoudre les différends, par la force ou la menace d’utiliser la force ».

Constatant que la clairvoyance des russes et des chinois mettait en échec la manipulation, Gérard Araud sur réagit : « C’est le rapport le plus épouvantable que nous ayons entendu devant ce Conseil depuis au moins deux ans […] et ce sont les autorités syriennes qui sont responsables, qui ont ordonné aux soldats de torturer et de tuer ».

« Le silence du Conseil de sécurité est un scandale. Il est scandaleux que le Conseil, du fait de l’opposition de certains membres, n’ait pas pu agir pour exercer une pression sur les autorités syriennes. »  [12]

 

Les vautours dont se réclame l’ambassadeur français à l’ONU ont déjà fait plusieurs victimes dont la Côte d’Ivoire et la Libye ne sont pas les seules : l’image de la France a l’étranger est également en ruine. Et que dire de l’état de notre « démocratie », en constatant que tous les candidats à l’élection présidentielle évitent soigneusement ce sujet majeur ? Doit-on conclure qu’ils continueront cette politique de vautours et/ou qu’ils n’ont pas le droit d’en parler… Quels que soient les résultats des prochaines élections, la politique étrangère française serait donc vassalisée et dévoyée, les diplomates français n’auraient d’autres glorioles que de faire pire que leurs collègues états-uniens, tel « l’exploit » de Gérard Araud, consistant à pirater le texte américain et prendre de vitesse Susan Rice [13] pour mettre au vote, avant les Etats-Unis, la résolution 1973 qui a abouti à la destruction de la Libye, à quelques dizaines de milliers de morts, à la commission de nombreux crimes contre l’Humanité et à l’installation d’un nouveau vivier d’extrémistes intégristes surarmés… Bravo, la diplomatie française ! Vu ces résultats, produits par cette course à l’échalote entre ces vautours renégats et les faucons US, avec de tels « diplomates », la France n’a plus besoin d’ennemis.

Laissons la conclusion au Général de Gaulle :

« Un pays comme la France, s’il lui arrive de faire la guerre, il faut que ce soit sa guerre. Il faut que son effort soit son effort. S’il en était autrement, notre pays serait en contradiction avec tout ce qu’il est depuis l’origine, avec son rôle, avec l’estime qu’il a de lui-même, avec son âme. » [14]

Notes

[1] -Gérard Araud, l’homme de la guerre en Libye La conclusion de l’article : "Araud, l’épicurien qui n’aime pas Paris, se verrait bien rester dans la ville qui ne dort jamais."

[2] -Gérard Araud : “une frappe préventive sur l’Iran est possible”

[3] -L’Iran dément vouloir fermer le détroit d’Ormuz

[4] -Le rapport de l’ONU sur la Syrie : Une mauvaise odeur d’OSDH

[5] -Syrie : ....un rapport ...puis une nouvelle guerre !

[6] Réaction russe : "On ne peut que s’étonner de la décision du Conseil de l’UE en date du 1er décembre d’inscrire dans sa "liste noire" deux médias syriens, notamment le quotidien al-Watan et le journal en ligne Cham Press, qui figurent parmi les éditions indépendantes et les plus populaires à Damas", lit-on dans un communiqué de la diplomatie russe.

Al-Watan est l’unique quotidien politique privé du pays. Il a longtemps mené campagne en faveur du rapprochement entre la Syrie et l’Europe.

Auparavant, l’UE a ciblé par ses sanctions la première chaîne de télévision privée de Syrie, Dunya TV.

Selon M.Loukachevitch, il s’agit de nouveau d’une politique de "deux poids, deux mesures" à l’égard de Damas, la critique sévère de l’absence de libertés démocratiques en Syrie étant accompagnée de tentatives de bâillonner des médias syriens connus pour leur impartialité.

[7] Pour contribuer à rétablir la vérité sur la situation dans ce pays, LE PRÉSIDENT DU COMITÉ VALMY EN SYRIE AVEC UN GROUPE DE JOURNALISTES

[8] -Franco-syrienne, je suis révoltée par vos reportages sur la Syrie

[9] -Le Patriarche Lahham : Nous refusons l’ingérence étrangère... Les Syriens sont capables de régler leurs problèmes

[10] -La Syrie calomniée par les médias du système : conditionnement des esprits pour une nouvelle guerre impérialiste Claude Beaulieu - Comité Valmy

[11] -L’OTAN suspend ses projets militaires et renforce la guerre économique contre la Syrie par Thierry Meyssan

[12] -Syrie : le coup de sang de l’ambassadeur de France

[13] Araud prend alors la parole : "Je mets le texte en bleu !" En langage onusien, cela signifie le soumettre au vote, les résolutions adoptées étant toujours imprimées à l’encre bleue. "En agissant ainsi, j’étais sûr de prendre le Russe de vitesse." Susan Rice s’emporte : "Gérard, tu as piraté le texte !" Araud n’a pas attendu le feu vert de Paris.

[14] Bulletin d’information du ministères des Armées de novembre 1959, cité par Antoine Pinay dans « La tragédie du Général » de Raymond Tournoux

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article2100

samedi 17 décembre 2011, par

 Comité Valmy



6 Les actions dans le monde

Pays

USA

Le plan secret US, pour l’avenir de la Syrie 

Dans le cadre d’un nouveau plan, les Etats-Unis soutiendraient, désormais, les éléments armés qui sont entrés, illégalement, sur le sol syrien. Selon Al-Alam, qui citait un article publié par le magazine "Foreign Policy", ce nouveau plan répond à l’appel récent des Etats-Unis, qui ont demandé à l’opposition armée syrienne de ne pas déposer les armes. Le Conseil de sécurité national américain, qui est à l’origine de ce projet, l’a conçu, en plusieurs étapes: une première consiste à construire des points de passages, à la frontière turco-syrienne, en vue d’intensifier le trafic d’armes et de munition, à destination de la Syrie. Selon ce plan, les opérations seraient diligentées, comme dans le cas libyen, par un coordinateur choisi dans les rangs de l’opposition.

02/01/2012

IRIB


Grande- Bretagne

Daily Star Sunday: des agents de MI6 et de la CIA en Syrie. 

Le quotidien britannique, Daily Star Sunday a rapporté dimanche que les agents des services du MI6 et de la CIA opèrent activement en Syrie pour évaluer la situation sur le terrain.
Les forces spéciales britanniques seraient, quant à elles, en contact avec ces espions, pour être prêts à fournir, au moment opportun, les armes et les munitions nécessaires à "l'armée de libération de la Syrie", (des soldats dissidents soutenus par l’Occident), poursuit le Daily Star Sunday.
Citant une source sécuritaire, le quotidien révèle que le ministère britannique de la guerre a élaboré des plans secrets dans l’intention d’instaurer une zone d’exclusion au-dessus de la Syrie sous la supervision de l’Otan.
Or, Londres aura besoin en premier lieu de l’approbation du conseil de sécurité pour mettre à exécution ces plans. La Russie et la Chine s’y opposent toujours.
Réagissant à ces informations, un porte-parole du ministère britannique de la guerre a fait état de spéculations.
Le Foreign Policy évoque un plan de soutien US aux groupes armés
De son côté, le magazine américain, Foreign Policy, a évoqué un plan de soutien américain aux groupes armés en Syrie.
Selon ce magazine, le bureau du conseil de la sécurité nationale américain a déjà entamé une opération secrète visant à trouver un passage d’armes le long de la frontière syro-turque, et à renforcer l’aide militaire fournie aux groupes armés.
Les hauts dirigeants du Département d’Etat, du Trésor et du conseil de la sécurité nationale entendent nommer un coordinateur chargé de mener les contacts entre l’opposition et l’administration américaine, à l’instar de ce qui a eu lieu en Libye.
Des armes saoudiennes et israéliennes fournies aux groupes armés syriens
Dans ce contexte, le directeur du bureau de la chaine de television iranienne arabophone AlAlam en Syrie, Hussein Mortada a révélé que des armes saoudiennes ont été fournies aux terroristes en Syrie.
Selon M.Mortada, une réunion regroupant des personnalités libanaises et des membres de la sécurité française, américaine et turques ainsi que l’attaché militaire de l’ambassade saoudienne à Ankara s’est récemment tenue dans la capitale turque.
Les parties se sont convenues de remettre aux terroristes syriens les armes saoudiennes et israéliennes déjà arrivées en Turquie et au Liban.
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=43836&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1



7 Les réactions dans le monde

Les voisins de la Syrie craignent le chaos à leur porte.

Les médias internationaux couvrent abondamment l’attentat survenu à Damas. Seuls quelques articles représentatifs ont été reproduits dans cette revue de presse. Alors qu’il y a deux semaines, lors du premier attentat, les journaux rapportaient avec scepticisme la version de Damas accusant al-Qaida et avec complaisance la version de l’opposition pro-occidentale accusant le pouvoir, ils renvoient cette fois dos-à-dos les deux camps, sans plus manifester de sympathie pour personne. Si la plupart des médias persistent à condamner Bachar el-Assad, ils sont moins nombreux à souhaiter sa chute, tant ils manifestent leur crainte d’une évolution chaotique à l’irakienne et d’un exode des chrétiens.

Sur le terrain, les groupes armés ne cherchent plus à ouvrir la voie à une intervention de l’OTAN pour renverser le régime, mais à livrer une guerre de basse intensité pour affaiblir le pays.

Les acteurs régionaux rebattent leurs cartes. Le gouvernement Erdogan doit faire face à la colère de sa population, qui souffre des conséquences économiques de la fermeture de la frontière syrienne. Après avoir instrumenté le débat sur le génocide arménien pour faire éclater l’alliance militaire avec la France, la Turquie amorce un virage perceptible en cherchant à renouer de bonnes relations avec Téhéran. Israël s’inquiète d’un soutien apporté par Washington aux islamistes dans trop de pays à la fois. De son côté, la Ligue arabe est déconcertée par les découvertes de ses observateurs qui remettent en cause la version médiatique occidentale et le rôle du Qatar. Ce dernier réagit en accusant la Syrie de ne pas respecter ses engagements et en cherchant à transmettre le fardeau aux Nations-Unies. Mais le voyage de M. Ban dans la région suscite à l’avance beaucoup d’hostilité.

• Dans De Morgen (Belgique), Jef Lambrecht revient sur la confusion qui règne autour des observateurs de la Ligue arabe. Et si ce que disait l’opposition syrienne n’était pas tout à fait vrai, s’interroge t-il ? Auteur d’un ouvrage sur lesrévolutions arabes, il rappelle que le général al-Dabi a été choisi pour diriger cette mission parce qu’il avait été ambassadeur du Soudan au Qatar et avait négocié l’accord de Doha ouvrant la voie à une solution pacifique au Darfour. Jef Lambrecht souligne également que les informations de regroupement en Turquie des Libyens d’Al Qaida commandés par Abdelhakim Belhaj font plus penser à un scénario d’intervention étrangère qu’à une authentique révolution.

« Revue de presse Syrie » #26 



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" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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