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19/01/2012

n°32 - Dossiers du 11-09 (suite) - 18- 2.012 : -p- : Le 11/9. Mythes et réalité -



Dossiers du 11-09 (suite)

n°32 du 18- 2012                       C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...


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Sommaire : 

1 Dossier

1-1 Le 11/9… Mythes et réalité  - Questions à Léon Camus

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

2-1 Donald Forestier : J’accuse : les sauveteurs du 11/09/2001

 


1 Dossier

1-1 Le 11/9… Mythes et réalité  - Questions à Léon Camus Tout le monde se souvient de l’état de stupeur et d’anxiété dans lequel les attentats nous ont plongés. Vous-même, comment avez-vous réagi quand les médias nous ont présenté, dans les heures qui ont suivi cette tragédie, la théorie du complot islamiste comme seule et unique explication ?

J’ai assisté en direct au deuxième impact sur les Tours jumelles avec un ami qui m’avait appelé en urgence juste après que la première tour eut été frappée. Le téléphone portable, ce prodige des temps modernes, m’a permis ce jour là de vivre vraiment l’histoire « en temps réel ».

Et bien, quand j’ai vu l’appareil s’encastrer dans le gratte-ciel, je me suis exclamé « c’est Pearl Harbour ». Cela signifiait que ces événements me semblaient a priori manipulés, voire programmés, tout comme l’avait été la destruction de la flotte du Pacifique le 7 décembre 1941… laquelle, comme chacun sait ou devrait le savoir, a été délibérément voulue par le président Roosevelt, cela afin de produire l’électrochoc utile à jeter l’Amérique dans le brasier de la guerre.

Nous avions ici, à première vue, un cas de figure strictement identique – notez que je dis « identique » et non « analogue » - à celui de Seconde guerre mondiale en ce qu’il a permis de lancer successivement des attaques contre l’Afghanistan puis l’Irak. L’Irak étant la cible principale et l’Afghanistan la cible subsidiaire… Avec on le sait, dans le cas irakien, de sordides mensonges à la clef. Des mensonges que tous admettent benoîtement – ne faut-il pas faire la part du feu ? – mais qui ne semble absolument gêner personne… parce que personne ne tire les conclusions qui devraient s’imposer quant à la féquentabilité de l’establishment américain. Des trucages à ce point cynique qu’ils jettent – rétrospectivement - une ombre sale sur les événements du Onze Septembre et renforcent la suspicion intuitive de la première heure… les menteurs ne mentent jamais une fois, par hasard, par accident, ils mentent en permanence parce que c’est un vice, une tournure d’esprit, un tempérament, parce qu’ils ne peuvent pas s’en empêcher…

L’extrême capacité de nuisance d’Al Qaïda - incarnation du Joker maléfique défiant la puissance américaine et agissant soi-disant en raison d’une jalousie pathologique à l’égard de sa prospérité et des ses libertés - avait été révélé à l’opinion trois ans auparavant à l’occasion des deux attentats d’août 1998 dirigés contre les représentations américaines de Dar es Salam et de Nairobi, puis avec l’attaque lancée contre le destroyer USS Cole en octobre 2000 au Yémen, dans la Baie d’Aden. Notons au passage que M. Bayrou, archétype du politicien limité et prétendant au trône élyséen, n’a découvert l’existence d’Al Qaïda que fortuitement lors d’une rencontre avec Shah Massoud, peu de temps avant la mort d’icelui, le 9 septembre 2001. Une ignorance exemplaire de l’état d’hébétude et d’ignorance crasse qui sont constitutives de la classe politique française, à de rares exceptions près bien entendu.

Que l’on ait donc attribué, dans les heures qui suivirent, le coup de foudre du 11 Septembre à des radicaux musulmans, n’avait donc rien de vraiment surprenant. Le terrain psychologique avait été déjà amplement préconditionné par l’industrie de guerre culturelle que sont les studios d’Hollywood, et par la montée bien réelle d’un radicalisme islamique né de la première Guerre du Golfe de 1991. Je m’explique, le djihad anti occidental est à l’origine apparu avec l’installation militaire américaine – en vérité une occupation - de l’automne 1990 sur la Terre sacrée de l’Islam, l’Arabie saoudite en vue de l’opération Tempête du Désert… laquelle allait balayer quelques mois plus tard, en février 1991, les forces irakiennes.

Vous dites que le terrain psychologique avait été préparé depuis longtemps ?

Le 11 Septembre est en effet arrivé sur un terrain psychologique déjà profondément labouré depuis de longues années, au moins depuis le premier attentat islamiste contre les Tours de Manhattan de 1993. Dans ce contexte, les opinions publiques occidentales tétanisées étaient prêtes à tout entendre et à tout accepter. Alors quoi d’étonnant à ce qu’Al Qaïda ait été désignée d’office parce que pré-désignée de longue date et soit ainsi derechef la cible à abattre ?

Depuis l’effondrement en 1991 de l’empire soviétique il fallait aux États-Unis un ennemi de substitution pour justifier leurs politiques agressives d’ingérence, et que trouver de mieux que ce grand diable de Ben Laden avec son regard intense et sa barbe méphistophélique ? C’était oublier que Ben Laden, fils de famille passé au service actif de l’Islam, était lui-même un soldat perdu de la Grande Amérique… Que même s’il était allé trop loin dans la rébellion à l’encontre de son parâtre américain, il n’était pas tout à fait le Golem de la légende praguoise… c’est-à-dire qu’il n’était pas complètement hors de contrôle ? Sa famille après tout prospérait à Paris, Londres et New-York où elle participait au Fonds Carlyle en compagnie de Frank C. Carlucci et de George H. Walker Bush. Cet ancien président des États-Unis d’Amérique et père de George Walker Bush, ne s’est, précisons-le, finalement retiré du groupe Carlyle qu’en octobre 2003, plusieurs mois après l’écrasement de l’Irak baasiste ! Quant à Frank C. Carlucci, son palmarès est également impressionnant : associé à un certains nombre de coups tordus tel l’assassinat dans l’ex Congo belge, en janvier 1961, de Patrice Lumumba, il est nommé en 1978 directeur adjoint de la CIA par le président démocrate Jimmy Carter ; il passera en 1982 par le monde des affaires et de l’industrie de l’armement avant de devenir en 1987 le Conseiller à la Sécurité nationale de Ronald Reagan. En 1989 il quitte la sphère gouvernementale et devient directeur du groupe Carlyle…

En dehors de tout conspirationnisme aigu ou de paranoïa déclarée, ne peut-on pas tirer de ces parcours individuels d’étonnantes déductions ? Croire qu’OBL soit devenu complètement incontrôlable c’est ne pas voir que ses « écarts » mêmes, son activisme, ses déclarations de guerre aux Croisés judéo-américains, son existence même, aussi fantomatique ait-elle été ces dix dernières années - jalonnées de message et de fatwas, autant de faux fabriqués pour les besoins de la cause - ont magnifiquement servi ses anciens commanditaires. Si OBL n’avait pas existé, il eu fallu l’inventer pour justifier les guerres d’agressions et de conquête qui se succèdent de façon ininterrompue depuis vingt ans…

OBL est venu combler un vide en donnant à l’Amérique un ennemi sur mesure – c’est-à-dire conforme à l’imaginaire conspirationniste façonné par la machine de guerre psychique hollywoodienne – permettant d’imposer à la Nation américaine les durs sacrifices en terme de vies humaines, de restrictions budgétaires et d’érosion des libertés, qui seraient le prix à payer pour des guerres théorisées et programmées depuis des lustres…

Rien de hasardeux par conséquent dans des événements qui auraient été plus ou moins planifiés ?

Plus que moins. Voyez à ce propos Le grand échiquier de Zbigniew Brezinski publié en 1997 et réactualisé en 2004 sous le titre évocateur « Le choix : domination globale ou leadership mondial ? ». C’est le même homme qui est aujourd’hui le conseiller de l’ombre du président Obama après avoir été son mentor au début des années quatre-vingt à l’Université Columbia. Or ce fut l’homme qui sous Carter eut l’idée de recourir au djihadistes de la « Légion arabe », deux mille hommes environ au plus fort de la guerre, dans le but explicite de pourrir la vie aux Soviétiques actifs en Afghanistan entre 1978 et 1989. Ce sont les débris de cette Légion qui seront recyclés ultérieurement en Bosnie de 1993 à 1995, puis au Kossovo en 1999 au service de l’UCK d’Haçim Taci, actuel premier ministre du Kossovo… intronisé par les euratlantistes et dont l’actualité récente nous a révélé le lourd passé criminel de trafiquants d’organes prélevés notamment sur de prisonniers serbes. Ce sont toujours les mêmes radicaux libres salafistes qui interviennent à présent en Libye toujours au service du parâtre américain. OBL a été pour sa part piloté en Afghanistan par le truchement des Services spéciaux pakistanais, l’Inter-Services Intelligence qui reprend la main en Afghanistan et peut-être se trouve derrière l’assassinat de l’ex président Rabbani… ce n’est un mystère pour personne que l’ISI recoure aux services du réseau fondamentaliste Haqqani ! L’ISI n’a-t-elle pas apporté son soutien aux organisateurs de l’attentat ayant visé la semaine passé l’ambassade des États-Unis à Kaboul ? ce n’est pas moi qui le dit mais l’amiral Mike Mullen, chef d’état-major de l’armée américaine : "Le réseau Haqqani... a agi comme une véritable arme pour l’Inter-Services Intelligence » ?

Revenons sur les conséquences du 11/9 !

Il s’agissait en l’occurrence de faire accepter sans discussion possible à des citoyens pétrifiés d’effroi après l’attaque de l’un des symbole les plus fort de la démocratie nord-américaine - la citadelle imprenable du pouvoir global, celui de ces Idoles totalitaires que sont l’Argent et la Marchandise - toutes les restrictions de liberté accompagnant l’état de siège permanent qui s’en suivit. Cela s’est traduit par le Patriot Act I et II de sinistre réputation : surveillance électronique de la population toute entière, dérogation aux droits fondamentaux comme l’incarcération ab libitum sans preuves, sans recours juridiques et sans jugement… Le 12 septembre GW Bush ne déclare-t-il pas une guerre sans limites à tous ceux qui ne se rangeront pas automatiquement derrière la Bannière étoilée ? Lorsque Bush junior nous dit « Ceux qui ne seront pas avec nous serons contre nous » il faut entendre que les É-U entendaient s’arroger un droit de suite partout dans le monde : le droit de porter et fer et le feu partout où une menace, réelle, supposée et le plus souvent imaginaire, se manifesterait. Or c’est bien ce que l’Administration américaine fit un peu partout dans le monde avec des enlèvements, des assassinats ciblés et des centres de tortures sous-traités à des États compradores. Une politique dont l’Union européenne qu’elle toléra, contre laquelle nul gouvernement ne s’insurgea et dont elle se fit peu ou prou le complice. Cela ne doit pas être oublié.

Mais comment expliquer au fond cette sidération de l’Occident face à es événements dont il sautait aux yeux que l’explication ne tenait guère debout ?

Il est certain, comme je l’ai déjà évoqué, que tout ceci n’aurait pas été envisageable sans le sévère conditionnement des masses occidentale passablement lobotomisées, zombifiées, décennie après décennies, par la machine à décerveler hollywoodiennes. Un formatage relayé par le cyclope télévisuel dont l’intrusion dans chaque foyer a permis un gavage permanent des cervelles avec des conspirations à grand spectacle façon James Bond… avec toute la gammes des films « d’action », d’espionnage et les thrillers politiques tous la plupart du temps passés préalablement à leur réalisation au crible des analystes du Pentagone. En contrepartie il est vrai, ces productions bénéficient d’avantages substantiels en matière de tournages, de mise à disposition de sites ou d’infrastructures militaires, de bâtiments de guerre de la marine, de forces spéciales et autres experts ! Des images et des fictions délirantes vantant l’invincibilité des forces et des héros américains sur la toile de fond de menaces terribles ourdies par l’underworld, l’infra monde du terrorisme…

L’expression est de GW Bush dan son discours sur l’état de l’Union du 29 janvier 2002 et pourrait être traduite par monde inférieur, celui qui n’existe que pour détruire la Liberté et le mode de vie américains. Autrement dit, sont visés la sous-humanité constitutive des bas-fonds du fanatisme religieux et du crime organisé unis dans le mal par une haine pathologique du modèle américain. Une humanité maléfique qui se serait d’ailleurs mise à prospérer sur les ruines du Mur de Berlin ! De ce point de vue la levée du Rideau de fer n’aurait pas signé la fin de l’ennemi communiste mais la dispersion de ses métastases recombinées à l’Islam radical en vue de conduire une guerre impitoyable au Monde libre… et vertueux ! Cependant, à bien y regarder, il n’est pas certain que les pires ennemis du genre humain - pour prendre le contrepied du discours dominant - ne se trouvent pas à la tête des États occidentaux ?

Mais pour mieux nous convaincre que l’Underworld conspire dans l’ombre et non à la Maison-Blanche, au 10 Downing Street ou à l’Élysée, Hollywood a déployé des trésors d’imagination pour nous créer une effrayante galerie de monstres pervers ne rêvant que de meurtres de masse, avec moult cavernes super bunkerisées. Tout un florilèges de personnages insensés se conjurant pour mieux lancer sur le pauvre monde les pires fléaux… s’afférant à faire péter des bombes infernales au nez et à la barbe d’Autorités publiques impuissantes mais malgré tout déterminées à effacer de la face de la Terre cette vermine sociopathe… De ce point de vue, le 11 Septembre n’aura été que la nième transposition d’un scénario catastrophe ultra rabâché de fin du monde et dans lequel l’Amérique messianique, bénie du Ciel, sauve les hommes et annihile les méchants à grands jets d’hémoglobine, de fureur et de GI’s sacrificiels, patriotes jusqu’à la moelle.

La réalité est hélas moins noble et moins successful, les bourbiers irakien et afghan en témoignent. N’en demeure pas moins que l’Amérique populaire continue à croire que des barbus hirsutes et enturbannés dont toute la science est contenue dans le Coran, ont été capables de la frapper en plein cœur, jusqu’à faire s’effondrer en quelques secondes les fleurons d’une architecture futuriste, formidablement ferraillés d’acier et fraîchement réassurés !

L’Amérique populaire sous-informée dont vous parlez n’est cependant pas toute l’Amérique ?

En effet, tous les habitants de la planète n’ont pas le QI des lecteurs des Marvel comics. Ces illustrés inventés à la fin des années Trente dans l’intention précise de conditionner mentalement les jeunes américains pour la grande tuerie à venir. Des illustrés spécialement conçus pour que les young guys se sentent pousser les ailes nietzschéennes de Superman avant de se faire allégrement trucider sur des îles exotiques ou sur les plages de Normandie… Le complexe de Captain America - chevalier sans peur et sans reproche des Temps modernes – a été également d’une grande utilité asseoir la légitimité morale de la liquidation massives des cancrelats ennemis sous des déluges de feu… comme ce fut le cas au Japon, en Allemagne, pour certaines villes et villages du Cotentin ou dans la banlieue Nord de Paris… Les bombardements canadiens, américains et britanniques firent au bas mot, en France métropolitaine, quelque 70 000 morts. Une bagatelle ! Autant d’holocaustes minute avec des centaines de milliers d’êtres humains carbonisés sur les deux fronts du Pacifique et de l’Atlantique nord… L’on oublie hélas que la plupart des crimes contre l’humanité perpétrés par les Alliés au cours de la Seconde Guerre mondiale, sont aujourd’hui oubliés ou gommés par une histoire négatrice de la mémoire vraie… par une historiographie politiquement correcte qui réécrit les événements autant de fois que nécessaire pour coller au plus près de la légende en cours de construction : ainsi la journée fatidique du 11/9 a été savamment revue et corrigée dix ans après, à grand renfort de scénographie médiatique afin de coller au mieux à une version officielle réchappée alors que depuis des années elle s’effilochait lamentablement.

Citons le documentaire anglais diffusé sur la chaîne publique Fr3 le 7 Septembre dernier « Le 11-Septembre, au sommet de l’Etat américain » qui suit le déroulement minutieux de la journée du 11/9 telle que vécue par les huiles de Washington, GW Bush, le vice-président Dick Cheney, Donald Rumsfeld Secrétaire à la défense, etc. Ce document filmé devrait en toute logique devenir un jour prochain une sorte de cas d’école… un exemple à disséquer par les chercheurs en matière de désinformation subtile : outre l’interpolation anachronique au milieu d’images d’archives de scènes postérieures au 11/9 (comme les gardes armés sur le toit de la Maison-Blanche), l’on notera de quelle façon le président Bush - affligé d’yeux de merlan frit – est informé des attentats de New-York alors qu’il ânonne l’histoire de biquette devant une petite classe fort attentive ! Or les contorsions du réalisateur pour nous faire croire qu’il savait déjà sans savoir tout à fait - ceci afin de corriger un lapsus présidentiel que d’aucuns avaient épinglé, indiquant que Bush savait tout avant d’entrer dans la classe et ce, alors qu’il était dans l’impossibilité matériel de savoir - est d’une belle habileté. Désormais à l’appui du document diffusé par la Troisième chaîne, l’histoire retiendra que Bush savait déjà mais ne connaissait pas encore l’ampleur de la catastrophe ceci pour masquer qu’en réalité il était au courant de l’attaque avant que celle-ci n’ait eu lieu. Cette visite d’école n’était sans doute au fond qu’une mise en scène s’inscrivant dans le scénario général et grandiose du 11/9…

Ajoutons qu’à l’instar des meurtres de masse de la seconde guerre mondiale passés sous silence par des vainqueurs décidément très pudiques – à l’exception d’Hiroshima et Nagasaki commémorés chaque année pour leur ineffable cruauté, cérémonie du souvenir masquant la crémation de Tokyo qui en une nuit fit à elle seule autant de victimes que les deux bombes atomiques réunies – les larmoyantes et grandiloquentes commémorations de la tragédie new-yorkaise occultent les centaines de milliers, voire les millions de morts extérieures qui en découlèrent. J’ai bien dit les « millions de morts » : ce sont des chiffres dignes de foi établis par des organisations crédibles, gouvernementales ou non et par les grandes Agences onusiennes. Les grands messes mémorielles sur Ground zéro en tant que spectacle cathartique présentent certes l’intérêt pour le manipulateur de foules, de consolider la formation d’un imaginaire collectif occidental quasi universel, marqué au fer rouge de la sidération et de la peur… tout en faisant oublier les Himalaya de cadavres jonchant les déserts d’Irak et les vallées de l’Hindou Koush. Des fleuves de sang et larmes passés par pertes et profits, escamotés, effacés de la mémoire des peuples par la puissance des caméras, les grandioses mise-en-scène, la chorégraphie des acteurs, sources inépuisables d’émotions bouleversantes dégoulinantes de pathos.

À propos de mémoire collective, le parallèle avec la Seconde guerre mondiale signifierait que l’histoire se répète ?

Pour pousser plus loin notre parallèle avec la seconde guerre mondiale, il est en effet particulièrement désolant que seuls le souvenir d’Hiroshima et de Nagasaki ait surnagé dans l’océan de crimes commis par l’Amérique en guerre au prétexte de défendre une Constitution, des droits et des libertés que sa classe dirigeante bafoue tous les jours que Dieu fait. À ce titre, les atrocités industrielles perpétrées au Vietnam dépassent bien évidemment en horreur les massacres artisanaux des Khmères rouges. Mais qui songe à faire passer en jugement les hommes qui en furent responsables ?

Personnellement j’aurais tendance à penser que l’Amérique en guerre fait preuve – tout comme dans sa production cinématographique - d’un mépris total et absolu de la vie humaine. Surtout celle de l’ennemi comme on a pu le voir en Afghanistan et en Irak, en particulier dans les enfers qui ont nom Bagram, Abou Graïb ou Guantanamo, pour ne citer que les plus connus. Un mépris de l’homme qui plonge ses racines dans puritanisme démoniaque et un goût prononcé pour une conduite de la guerre de type génocidaire (au moins des élites des territoires conquis), c’est-à-dire pour des guerres d’extermination d’inspiration biblique.

On sait que la stratégie du rouleau compresseur adoptée dans chaque conflit par les É-U ne connaît que deux phases principales : le massacre préliminaire, par tapis de bombes interposés, et une reddition sans condition… La défaite du vaincu étant suivi assez souvent, comme l’histoire récente nous l’enseigne, par la débandade des troupes de l’Oncle Sam et une fuite honteuse la queue entre les jambes [Scott Ritter dixit - officier de renseignement du corps des Marines, il se fit conjointement agent du Mossad et de la Cia en Irak sous couvert du statut d’inspecteur en chef des Nations unies dans le recherche des ADM]. Ce fut le cas au Vietnam et à présent, par delà les rodomontades médiatiques, en Somalie, en Mésopotamie et en Afghanistan. Quant au comportement sanguinaire du commandement américain – la bataille d’annihilation constitua le cadre de l’Opération Tempête du désert en février 1991 et visait à la destruction totale des 400 000 hommes de la Garde présidentielle irakienne - il puise ses racines dans les récits vétérotestamentaires où les rois et certains patriarches légendaires, de Moïse à Ézéchiel, ne se privent pas d’appeler à l’immolation collective de peuples entiers, voués qu’ils sont à l’anathème - Ehem - pour satisfaire à une inextinguible vindicte divine.

… Pour revenir au 11 Septembre, l’adage selon lequel « plus c’est énorme et mieux ça marche » s’applique ici à la lettre mais à quelques nuances près, car des voix dissidentes animées par la raison critique - de plus en plus nombreuses - sont parvenues peu ou prou à se faire entendre malgré la mobilisation des médiacrates, relayés par la servile piétaille des gens de presse, pour les étouffer ou les ridiculiser. Las, l’épais mur de silence s’est fissuré et aujourd’hui, malgré les énormes contrevérités que débitent les médias, 53% des Français se déclarent sceptiques pour ce qui est de la version officielle du 11/9. Aux É-U le pourcentage des incroyants est tout aussi révélateur : plus d’un tiers !

Reste qu’une grosse majorité des Américains ont encore la cervelle imbibées par au moins un siècle de fictions conspirationnistes plus labyrinthiques les unes que les autres, ce qui permet de dénigrer les thèses les plus plausibles relatives à des conspirations ouvertes et bien réelles. Et à l’opposé, de faire passer comme lettres à la poste les boniments et les fables les plus extravagants. En effet l’histoire se répète !

L’imprégnation des cervelles américaines – un terrain propice en raison d’une religiosité exacerbée - a commencé à échelle nationale avec l’avènement de la radio et la diffusion le 30 octobre 1938, la veille d’Halloween, de la « Guerre des Mondes » d’HG Welles par… Orson Welles. Le « succès » de l’émission, malgré quelques avertissements a été proprement ahurissant. Rappelons au passage que ce même HG Welles - auteur de La Guerre de Mondes - l’était également d’un essai relatif aux voies et moyens d’instaurer une gouvernance mondiale oligarchique, messianique, socialiste et plus ou moins totalitaire à travers ce qu’il nommait l’« Open conspiracy » ! Un projet et un titre qui ne sont d’ailleurs pas sans faire écho à l’Open society préconisée par le milliardaire, financier des révolutions colorées, George Soros !

L’Amérique primitive, goinfrée d’irrationalisme, de spiritisme, de forces des ténèbres, d’anges du mal, de tueurs en séries, de vampires et de génocides de Cananéens, va donc le 11/9 marcher comme un seul homme de la même façon qu’elle avait gobé en 1938 l’invasion extraterrestre mise en onde par Orson Welles. De la même manière qu’elle avait été prise de panique à l’audition d’un montage radiophonique de témoignages et de bulletins d’information purement fictifs - mais finalement plus vrais que nature - le 11 Septembre l’Amérique et le monde avec elle tombent dans le panneau de la guerre au monde engagée dans l’instant par l’Administration Bush en réponse à des Al Qaïdistes tueurs identifiés sur le champ. En 1938, la folie collective ne cessa qu’avec l’arrêt brutal de l’émission pour causes de morts accidentelles et de suicides multiples. Un épisode radiophonique qui fit cependant, in vivo, la démonstration de la puissance des médias à coaguler les foules dans la panique, à les manier et à les manœuvrer en jouant savamment de leurs peurs primales…

Une leçon qui fut - n’en doutons pas - retenue et exploitée à Pearl Harbor et pour les Tours de Manhattan. Des précédents avaient montré le chemin de l’efficacité aux vrais stratèges de la Terreur, ainsi le 15 février 1898 la destruction de l’USS Maine dans la baie de la Havane, événement déclencheur de la guerre américano-hispanique. Ou le torpillage - annoncé par voie de presse - du paquebot Lusitania, le 7 mai 1915, lequel permit aux É-U d’entrer en guerre contre l’empire allemand. Ou encore le faux incident naval du 2 août 1964 de la Baie du Tonkin qui servit de détonateur à la dévastatrice guerre du Vietnam… Or l’obscure puissance des mass-médias ne fit que croître après 1938 dont l’un des enseignements les plus spectaculaires tient en ce qu’en dépit des démentis formels diffusés les jours suivants l’émission d’Orson Welles, un grand nombre d’Américains resta persuadé que les Martiens avaient réellement débarqué ! Un phénomène qui montre l’inquiétante perméabilité et suggestibilité psychique d’une majorité d’habitants du Nouveau Monde imprégnés de puritanisme judéo-chrétien surlequel se sont greffées toutes les superstitions New Age, les urban legends et autres mythologies de carton pâte qui prolifèrent depuis 1945 avec l’essor du cinéma et la conquête du monde par Hollywood...

Le World Trace center s’est cependant concrètement effondré…

Bien entendu les Tours jumelles sont vraiment tombées, mais les scénaristes de l’impossible appartiennent désormais à l’ère postindustrielle et à l’aube du XXIe siècle ils ont affiné leurs techniques pour faire plus vrai que le vrai. En Septembre 2001, des scénaristes occultes, protégés par une multitude d’intermédiaires, d’écrans, de relais, qu’ils aient été de Washington ou d’ailleurs, lâchaient ainsi les noms des supposés terroristes dont certains auraient été des pilotes aussi émérites qu’improvisés. Qui ignore aujourd’hui que les listes de shahid (martyrs ou kamikazes, c’est selon) publiées le surlendemain des événements, sont pour certaines improbables et pour partie fantaisistes !

En désignant la nébuleuse Al Qaïda à des masses en état de choc ou à des gouvernements tétanisés par la peur irraisonnée des réactions américaines – la crainte inavouées de représailles nucléaires et de la guerre universelle – les dirigeants américains savaient qu’ils jouaient sur du velours : nul n’aurait eu alors la témérité de les contredire ouvertement. Mentionnons quand même - en tant qu’exception remarquable mais a posteriori - l’ancien secrétaire d’État allemand à la Défense et ministre de la Recherche scientifique du gouvernement d’Helmut Schmidt, Andreas Von Bülow qui mit les pieds dans le plat avec son livre « La CIA et le 11 septembre » publié en 2002… mais qui s’en souvient aujourd’hui ?

Dans ces circonstances, toutes les équipes dirigeantes de la planète, se rallièrent sans broncher ou se turent, la lâcheté faisant partie de la panoplie du parfait dirigeant démocrate. Le postulat de l’irréfutable culpabilité d’Al-Qaïda et de son chef OBL devint un dogme que « tous » acceptèrent avec pour conséquence le consentement sans barguigner de l’immédiate destruction de l’Émirat islamique d’Afghanistan… et les Afghans avec ! Du grand art.

Revenons un instant sur les super héros sauveurs du genre humain, outils de propagande utiles à doper psychiquement la jeunesse américaine avant de l’envoyer au casse-pipe. Ces « comics » - d’authentiques amphétamines graphiques - se sont vicieusement greffés sur l’imaginaire occidental en tirant à l’origine leurs modèles de la mythologie gréco-romaine ou nordique : Thor par exemple, héros d’un film récent qui vient de traverser nos écrans. Ces comics ont incrusté l’idée dans l’inconscient collectif occidental que les guerres américaines n’étaient que l’expression de la lutte éternelle du bien contre le mal. Et c’est bien ce même thème inoxydable, ce leitmotiv que nous a resservi, sous la forme de l’Axe du mal, GW Bush dans son Discours sur l’état de l’Union le 29 janvier 2002. Pour qui s’y reportera, il est loisible d’y lire le programme - requalifié présentement « agenda » - de toutes els guerres en cours et à venir.

Une conditionnement invisible qui commence par l’industrie du divertissement, par le biais d’innocentes bandes dessinées, se poursuivent par des films dits « commerciaux » mais en réalité de redoutables véhicules des propagandes de guerre, le tout en appliquant à la lettre les préceptes d’un des neveux de l’autrichien Sigmund Freud, Edward Bernays. Celui-ci, théoricien à la fin des années Vingt des divers moyens et techniques de « Manipuler l’opinion en démocratie », fut le pendant de ce que fut en Russie soviétique et dans la France du Front populaire, Serge Tchakhotine, son coreligionnaire en cynisme et insurpassable exégète du « viol des foules par la propagande politique »… Convenons que les stratèges de la Terreur associé à des experts en manipulations mentales sont à l’œuvre depuis longtemps. Certainement trop d’ailleurs !

Pour nous résumer ?!

Pour nous résumer, l’affaire du 11/9 constitue de toute évidence une application à grande échelle des moyens de manipulation des masses élaborées au cours des années d’avant guerre dans le contexte de la Grande dépression. Le président Roosevelt commençait alors, sous l’influence d’impérieux groupes de pression et de minorités agissantes, à ne voir d’autre issue à la Crise que la guerre. De façon analogue à la situation qui prévalait aux É-U à la veille de 1939, à savoir la peur panique d’une rechute de la crise, dans son discours du 29 janvier 2002, GW Bush déclare en préambule –et ce faisant, il se trahit - que l’économie américaine se trouve « en récession » ! Par conséquent en 2001, il ne s’agissait pas tant de contrer la menace qu’aurait représenté le fondamentalisme musulman, que de trouver un exutoire à une crise systémique rampante qui commençait à ne plus être maîtrisable.

Ce propos et cette motivation implicite qui éclaire l’événement du 11/9 et ses suites, d’un jour nouveau, se trouvent inscrits dans le marbre des archives de la Maison-Blanche, et ce, quelles que soient les réécritures successives de l’Histoire et l’effaçage systématique des faits significatifs. De ce point de vue Roosevelt aura été le dans la pratique du méga mensonge, le grand précurseur de George Walker Bush… et avant celui-ci, son père, George HW Bush qui avait déchiré les consciences occidentales avec la fable des nourrissons koweitiens arrachés à leur couveuse pour être « jetés sur le sol comme du bois à brûler » !

Quels éléments ont commencé à vous faire douter de la version officielle et médiatique des événements ?

Entre autres l’histoire grotesque du passeport voltigeur qui serait venu se déposer benoîtement intact au pied des tours ruinées… l’idée m’a paru tellement incongrue, être une invention à ce point stupide, que je n’ai pu avaler une seconde la version géopolitiquement et sécuritairement correcte qui nous avons été gavés dans les heures qui ont suivi les attentas. Qu’« on » ait eu l’idée de s’appuyer sur un détail aussi surréaliste pour accréditer l’implication directe d’Al Qaïda m’a propulsé dans un abîme de perplexité : il m’est apparu que les présumés terroristes islamo-saoudiens ne pouvaient être seuls à l’origine de ces « attaques », que ce soit en tant que promoteurs ou même en tant qu’acteurs.

À la réflexion, la très haute technicité de l’opération, la remarquable maîtrise des différents protagonistes ne collaient pas avec ce que je savais du monde musulman, et de l’Afghanistan en particulier. Ce n’est pas l’intelligence des hommes qui est ici en question mais la complexité incroyable du montage – penser à la coordination des attentats dans une unité de temps des plus restreinte – qui est a priori incompatible avec la rusticité des modes opératoires orientaux en un tel domaine. Fabriquer et poser une bombe sont une chose, monter une opération d’une telle envergure en est une autre. Et ceux qui ont tenté de nous faire croire le contraire ont mal jugé ceux qu’ils s’efforcent de convaincre ou de subjuguer par leurs mensonges et au moyen d’une tromperie par trop manifeste… Dans leur orgueil dément ils se sont persuadés que le lessivage permanent des cerveaux depuis au moins un siècle avait abêti les foules au point qu’elles ne sachent définitivement plus que 2 + 2 font 4 et non 5… Heureusement nous n’en sommes pas encore tout à fait là !

La foule reste longtemps silencieuse, parce qu’elle ne dispose d’aucune possibilité de faire entendre des voix discordantes. Ce pourquoi lorsque la coupe est pleine, les masses parlent en acte. Nous assistons alors à des déchainements de violence comme ceux qui ont soulevé les peuples oubliés - voire méprisés - du Maghreb et du Machrek, ou ceux d’Europe qui de Rome à Londres et Athènes se sont levés, en réaction à la l’incurie crasse et à la corruption morale des classes dirigeantes, grands responsables des crises financière, boursière, budgétaire qui nous frappent !

Pourquoi le FBI a-t-il toujours imputé les attentats de Dar es Salam et Nairobi d’août 1998 à Ben Laden mais jamais ceux du 11 Septembre ?

En effet les gens du FBI n’ont jamais attribué les événements du 11/9 à Ben Laden lui-même et ce, malgré la soi-disant vidéo d’aveux qui auraient été trouvé – comme par hasard – dans la villa de Mollah Omar, Émir al-Muminin, Commandeur des croyants, dans sa villa de Kandahar après l’invasion de l’Afghanistan. Cela renvoie au passeport volant des Tours jumelles, au Petit Poucet qui sème des cailloux et à l’ordinateur accusateur trouvé par la plus pure des coïncidences chez un antiquaire de Peshawar ! On peut toujours rêver, n’est-ce pas ?

Ce qui est intéressant dans ce cas, c’est que la presse en général, les grands médias, les spécialistes en tout genre, les observatoires du terrorisme (plus ou moins bidons), les « consultants internationaux » hautement rémunérés pour ne rien voir, ne rien dire et ne rien savoir, aient mis tant de temps, des années et plus encore, pour découvrir un fait aussi élémentaire et à portée d’un simple « clic » : ne suffisait-il pas de consulter dès le départ le site du FBI à la rubrique « The ten most wanted people » ?

Mais tout cela est demeuré soigneusement confidentiel, ignoré du grand public. N’ont su que ceux qui voulaient savoir, c’est-à-dire ceux qui possédaient suffisamment de curiosité pour désirer faire le tour d’une question pénombreuse ! Pourquoi se fatiguer à savoir quand il suffit de sacrifier sans peine au psittacisme ambiant : répéter comme un perroquet avec aplomb et conviction la version autorisée et seule légale. Remarquons que s’il n’existe pas encore de texte destiné à sanctionner partout et toujours l’exercice de la raison critique, celle-ci est déjà largement réprouvée par tous les détenteurs d’une parcelle d’autorité. Penser est aujourd’hui a priori suspect et parfois à la limite de la délinquance. On le voit tous les jours et le délit d’opinion, même non encore inscrit sur les tables de la loi, n’en fait pas moins désormais l’objet de poursuites judicaires fréquentes, pour ne pas dire courantes.

En réalité, personne ne voulait savoir que le FBI ne recherchait pas OBL pour son implication directe dans la destruction des tours de Manhattan. Ce qui aurait à coup sûr jeté un voile de suspicion sur la thèse officielle… justification à et prétexte de la guerre à outrance livrée à l’ethnie afghane majoritaire, les Pachtounes. Un peuple que l’on a pris la détestable habitude d’appeler « Taliban » pour mieux, là aussi, leurrer l’opinion. Quelle absence de curiosité donc, et de professionnalisme de la part de ces journalistes surpayés et choyés des puissants… pour beaucoup d’entre eux, ce ne sont que des « menteurs professionnels » salariés soit pour se taire, soit pour ne rien comprendre et surtout ne pas sortir des clous ! Cela ne les empêche pas de tenir le haut du pavé mais qui pour finir, quand le temps des révisions déchirantes arrive, quand les mensonges sont trop criant, ne se gênent pas pour exploiter sans vergogne le travail de ceux qui avaient des yeux pour voir et des oreilles pour entendre le moment voulu.

Cette cécité médiatique structurelle – appartenant aujourd’hui au patrimoine génétique de la profession ! – doit nous interpeller et nous mobiliser. Parce que les médiacrates portent, et de plus en plus, une lourde responsabilité dans le déclenchement des guerres, leur prolongation et leur extension. On vient de le voir avec l’affaire Libyenne qui n’a été en grande partie qu’un montage médiatique utile à couvrir une guerre aérienne d’agression de la part de l’Otan et des opérations aux sols pilotées par les forces spéciales de la dite alliance atlantique. En tout cas, ce constat remet en cause le mythe tenace du journalisme d’enquête… Lequel existe certes, mais terriblement à la marge et hors institution !

En fait, les journalistes sont plus occupés à jouir de leurs privilèges, à cultiver leur ego et abêtir les foules pour certains d’entre eux par la diffusion d’une sous-culture de la niaiserie et de la vulgarité, qu’à pratiquer des curiosités contreproductives pour leur carrière… Et puis la paresse aidant, « l’ignardise » souvent insigne chez des gens dont la « culture » est superficielle et délimitée, les dispense de tout effort inconsidéré hors des chemins battus de la langue de bois. Ces intellectuels appartiennent ainsi, peu ou prou, à la meute des garde-chiourmes de la pensée unique et de l’idéologie dominante… Mais précisons que, quand je parle d’ignardise à leur propos, cela ne préjuge en rien de leurs capacités intellectuelles, ni de leur savoir-faire, ni parfois de leur talent. C’est d’ailleurs cela qui les rend si redoutables et si efficaces dans la désinformation. Car leur intelligence, pour résumer, ne fonctionne que sur un seul mode, celui du conformisme combiné à l’intérêt personnel et à l’opportunisme social.

Suis-je dur ? Non ! Les faits sont là, ils parlent d’eux-mêmes ! Pendant des années, pas un des grands journalistes awardisés n’a en effet eu l’idée d’aller consulter le site du FBI et de révéler le pot-aux-roses. Personne pour poser les bonnes questions à part quelques marginaux ou de courageuses individualités, résistants de la première heure à la dictature du mensonge consensuel… Des questions telles que : pourquoi le FBI, la Mecque sécuritaire de la Grande Amérique, excluait-elle OBL du champ des responsabilités directes dans la tragédie du 11 Septembre ? Pourquoi, hormis quelques rares isolés, dont votre serviteur, interdits permanents d’antennes et de colonnes, en conséquence parfaitement inconnus du grand public, nul ne s’est intéressé à cette incongruité qui se trouvait pourtant à portée du premier venu ?

Cherchez la réponse et vous finirez par conclure qu’elle n’est finalement guère flatteuse pour la clique de ceux de cette petite caste de nomenklaturistes complices des contre-vérités officielles et par conséquent, directement ou indirectement, du terrorisme d’État… Un milieu où jamais personne ne fait son mea culpa et où rares sont ceux qui s’aventurent à remettre en cause le fonctionnement d’un système où les médias, machine à ensorceler et à décerveler les peuples, occupent une position centrale dans la marche, de plus en plus boiteuse, des affaires du monde. Mais qui demandera de rendre des comptes à ces marchands de sommeil, à ces trafiquants d’opium désinformatif à grande échelle ?

Un dernier mot, on peut toujours se rassurer soi-même quant à la valeur morale des gens de presse et à leurs capacités professionnelles en leur trouvant toutes sortes d’excuses afin d’expliquer la désaffection du public à leur égard et le discrédit qui les frappe de plus en plus : par exemple la déloyale concurrence de la Toile, celle des journalistes amateurs dont l’absence de compétence ruine le travail des gens de métier… En vérité les médiacrates et leurs patrons tremblent de voir leur puissant monopole remis en cause par la foule presque anonyme des bloggeurs et la marée humaine montante des internautes. Que leur souhaiter de mieux que d’achever leur triste carrière dans les poubelles de l’Histoire enfin remise à l’endroit ?

Comment interprétez-vous que le jour même des attentats une troisième tour soit tombée à New York mais sans avoir été frappée par aucun avion et que personne n’ait jugé bon d’en parler durant des années ?

Pour les mêmes raisons que celles que je viens d’évoquer. Plus c’est énorme et plus il est facile de mentir par « omission ». En l’occurrence, il s’agit de présenter les faits comme évident : deux tour s’effondrent pourquoi pas trois ? N’est-ce pas une seule et même chose ? La sidération est telle que nul ne songe à se poser la moindre question ! Douter de la parole tombée du ciel depuis le troisième étage du Pentagone ou depuis Langley siège de la CIA ou via le porte-parole de la Maison-Blanche et des journalistes accrédités, serait un acte impie, proprement blasphématoire. Le mensonge est si super massif qu’il capte toute la lumière de la raison et de la vérité… Nous avons à faire à une sorte de trou noir qui absorbe tout ce qui passe à sa portée !

Il est ici licite d’appliquer à l’information les lois qui régissent la nature physique de l’univers : plus le mensonge est colossal, plus il est évident, moins il est contestable et plus facilement il est admis… Plus la chose cachée mais immédiatement visible est pharamineuse, impensable, incroyable, plus le mensonge est énorme plus la chose devient incontestable, plus est acceptée facilement. La raison s’efface devant la croyance, devant l’acte de foi qui cristallise toutes nos peurs, nos besoins de protection et notre soir de certitude… il est apaisant de connaître le mal, de le désigner, de savoir son nom… rien ‘est plus terrible qu’une menace diffuse : cela renvoie à nos terreurs ataviques, la hantise du prédateur tapi dans les ténèbres des nuits enfantines. Nous sommes à la jonction de deux mondes : tout autant dans le domaine de la physique que dans celui du religieux et de la psychologie collective. Or dans ce cas, quant les foules sont saisie par la stupeur et l’effroi – nom donné à l’Opération d’invasion de l’Irak en 2003 - le mensonge agit comme une sorte de curare en paralysant les centres nerveux de cet être polymonocéphale qu’est la foule universelle. Ajoutons à cela une omerta spontanée au sein des classes dirigeantes, de leurs commensaux et de leurs affidés lorsqu’il qu’il s’agit de conserver les secrets du Temple. Autrement dit les secrets qui maintiennent l’édifice des pouvoirs en forme et en place.

Un exemple anecdotique mais puissamment révélateur tiré de l’actualité récente : tout le monde – enfin tous les initiés, et ils étaient nombreux – était au courant des frasques sexuelles de M. Strauss-Kahn… Et l’on en découvre tous les jours, ainsi l’affaire des réseaux de proxénétisme hôtelier de Lille qui fournissait à distance des égéries d’un soir au susdit. Cela n’a pas empêché de nombreuses personnalités publiques de venir, la bouche en fleur, nous débiter, dans les premières 72 heures de son arrestation, qu’ils n’étaient au courant de rien quant à sa consommation quasi pathologique de sexe, tarifé ou non, du susdit ! Que rien des accusations portées contre lui ne tenait debout. Puis il a bien fallu admettre l’existence chez ce membre de l’élite socialiste d’une certaine « vulnérabilité » sur ce plan très particulier… Vulnérabilité qui rendait crédible le déroulé des événements tel que présenté par le procureur de l’État de New York. Certes, les coups de théâtre intervenus dans les derniers jours de juin ont partiellement remis en perspective les accusations portées contre l’oligarque institutionnel. Reste à connaître les ultimes rebondissements qui ne manqueront pas d’intervenir après la fin du « cauchemar » new-yorkais ! Il n’en reste pas moins qu’indépendamment des péripéties plus ou moins graveleuses de cette histoire, M. Strauss-Kahn est clairement atteint d’une érotomanie incontrôlée qui a priori ne peut qu’être nuisible à l’exercice serein de ses prérogatives en tant que dirigeant mondial… ou national ! À commencer par des fonctions à la tête du Fonds monétaire international, institution décisive s’il en est, surtout en temps de crise. Et il ne s’agit pas ici de porter un jugement de nature morale mais bien de formuler une appréciation relative à la capacité physique et psychique de se concentrer sur sa mission et de remplir les devoirs terriblement astreignants qui sont ceux d’un dirigeant planétaire. Et cela nous devons le reprocher aux gens de presse de nous l’avoir caché pendant des années : ils savaient mais ils ont tous communié dans un silence coupable laissant M. Strauss-Kahn poursuivre son irrésistible ascension vers les sommets du pouvoir… n’était-il pas assuré d’être en 2012 d’occuper la présidence de la République française ? À quelles sectes appartiennent donc les élites dirigeantes de ce monde pour bénéficier de si sinistres complaisances ?

Car au demeurant, dans cet affaire de « troussage de bonniche » - comme l’avait qualifié cet autre Khan de la presse, M. Jean-François Kahn - M. Strauss-Kahn n’avait-il pas déjà fait appel, au cours de la nuit précédent sa tentative de viol, aux services d’une fille de joie ? Quand bien même serait-il tombé dans un piège à visée crapuleuse, il n’en a pas moins reconnu avoir eu des rapports sexuels avec ladite femme de chambre. Une bien étrange façon de préparer ses dossiers en prévision de sa rencontre le lendemain avec la chancelière Merkel… pardonnez-moi de me répéter. Vous conviendrez avec moi que, comme dans le cas des incohérences du scénario officielle du 11 Septembre et de l’effondrement « spontané » de la Tour n°7, la presse est toujours restée singulièrement muette sur des zones d’ombre pourtant aveuglantes… Parce qu’enfin, pour revenir au cas Strauss-Kahn celui-ci nous éclaire de façon crue sur les complicités des médias et la loi du silence régissant les réseaux de pouvoir à tous niveaux. Faut-il en conclure que nous avons basculé dans un univers mafieux ou grands délinquants et hommes politiques sont devenus interchangeables ?

En fin de compte, l’affaire du « Perv », comme le titrait le quotidien américain Daly News, n’est que peu de chose comparé au traitement hémiplégique de l’information relative au 11 Septembre. J’insisterais pourtant sur le fait que l’affaire du Dr Strauss- Jekyll et de Mr Hyde-Kahn, mouture grand argentier globaliste, n’est finalement que la continuation des mégas mensonges du 11/9 et la confirmation d’une dérive pathologique de la nomenklatura mondialiste, de la presse et du système tout entier. Dans ces conditions, comment des classes dirigeantes ayant rompu toutes amarres avec les vertus de base et la morale élémentaire, ayant perdu la plupart du temps tout contact direct et tout sens de la réalité, peuvent–elles prétendre diriger les affaires du monde et le destin des peuples ? Sauf à ce qu’il soit des usurpateurs – ce qu’ils sont sans doute pour nombre d’entre eux – ou pire les membres de mafias et de sectes du crime organisé, fauteurs de guerres injustes et de pillages en tous genres des ressources naturelles et humaines, qui auraient fait main basse sur les leviers du pouvoir, à commencer par le pouvoir suprême celui qui s’exerce depuis la City et depuis Wall Street.

Notez qu’avec l’avènement du Net, l’intensification des échanges, l’information vraie rattrape le mensonge de plus en plus vite… S’il a fallu des années pour que les langues commencent à se délier à propos du 11/9 – au moins en France car aux États-Unis les choses sont allées beaucoup plus vite : les demandes d’enquête et de mises en accusation des responsables américains en relation avec le 11 Septembre fleurissaient sur les murs de Washington dès 2002 et de façon tout à fait légale – le délai est actuellement de plus en plus court pour que les bonnes questions commencent à remonter à la surface et à être posées. Si l’Union soviétique mourante avait adopté la Glasnost, la transparence, c’est que la langue de bois ne marchait plus. Les citoyens des démocraties populaires étaient devenus totalement imperméables à la propagande officielle. C’est peut-être ce qui est en train de se passer ici, chez nous, maintenant.

Est-ce à dire que nous nous trouvons à la veille d’un effondrement total et pas seulement financier des États-Unis et l’Union européenne comme construction artificielle pseudo démocratique prospérant sur le mensonge depuis quelques générations et un siècle au moins ? Pourquoi pas ? Il existe des signes avant-coureurs comme le mépris dans lequel les citoyens commencent à tenir leurs classes dirigeantes politico-médiatiques. Des signaux forts sont envoyés par les mouvements des indignés qui de Wall Street à Tel-Aviv en passant par Rome, Londres et Madrid, devraient être regardé par tous les sociologues, sondeurs et autres prévisionnistes – des gens qui en temps ordinaire ne voient jamais rien venir – comme les prémices des tempêtes à venir. Reste qu’aucune civilisation, aucun système sociétal ne saurait perdurer en étant bâti sur le sable du mensonge. Un mensonge qui s’étend à toute l’Eurasie puisque la Russie, héritière de l’Empire soviétique, est aussi l’héritière de des mythes fondateurs de l’Ordre mondial né à Yalta et à Postdam.

Une dernière chose, l’omerta médiatique à la française reste une exception dans le monde occidental, par son cynisme, son opacité et son hermétisme. J’ajouterais aussi : en raison de l’exceptionnelle et incommensurable mépris de l’opinion et des faits des médiacrates. Cependant soyez convaincus qu’il se trouvera toujours quelques esprits libres ou libertaires, quelques sonneurs de trompe dans la passe de Roncevaux, qui seront – assez fous pour crier que le roi est nu… Si nu qu’il en est obscène, comme l’était, quoi qu’on en dise, le roi déchu du FMI au sortir de sa douche !

Comment interprétez-vous le fait que sur les images de l’explosion du Pentagone filmées par la caméra de surveillance d’une station-service et authentifiées par les autorités américaines, on ne voit aucun avion de ligne mais un objet de taille beaucoup plus réduite et volant à ras du sol ?

En vérité même au ralenti, on ne voit pas grand chose et bien malin celui qui peut quel est l’objet qui traverse l’écran. Connaissant bien les lieux – même si je n’ai pas focalisé de prime abord ma réflexion sur l’épisode du Pentagone – il est évident, patent même que, compte tenu de la configuration des lieux, la manœuvre était quasi impossible pour un avion de ligne. La partie du Pentagone qui a été touchée – l’aile « occidentale » - est adossée à la colline d’Arlington, presque à l’opposé de la partie de l’édifice faisant face au fleuve Potomac. La version officielle trace une trajectoire qui évite la colline en la contournant mais cela paraît a priori parfaitement tiré par les cheveux.

Les images du trou béant fixées par la pellicule, trou encore fumant, au flanc de la bâtisse – images que je n’ai découvertes qu’un peu plus tard – sont elles aussi peu probantes : où sont les éléments de l’appareil désintégré ? Ses réacteurs ? Cependant, là encore, il suffit d’affirmer avec suffisamment de force et d’autorité pour paralyser tout réflexe critique dans l’opinion et du même coup couler dans le béton des vérités éternelle les fondations d’un mythe… Hélas pour les vrais terroristes, les vrais promoteurs de cette tragédie qui a fait disparaître dans les décombres carbonisés du Pentagone des archives comptables qui étaient elles potentiellement explosives… ne s’agissait-il pas d’éventuels détournements de fonds publics pour un montant de 2,3 milliards de dollars ? Chiffres livrés la veille, le 10 septembre, au public américain par le Secrétaire d’État à la défense Rumsfeld à l’occasion d’une déclaration télévisée dans laquelle il déclarait la guerre non terrorisme mais aux « gaspillages » !

Comment expliquez-vous la censure qui règne en France sur ce sujet ?

Par une consternante exception française, ai-je dit ? La France est le pays de l’exception. C’est un fait, le plus souvent pour le pire et rarement pour le meilleur. Il faut voir que la France - terre natale de René Descartes et en principe adepte de la raison critique - est depuis longtemps sévèrement muselée. C’est le pays où l’histoire est réécrite et manipulée de façon politiquement correcte selon les besoins de telle ou telle minorité, de tel ou tel groupe de pression, un peu comme cela se pratiquait dans les démocraties populaires au beau temps du marxisme-léninisme. Après tout la France n’est-elle pas imbibée, imprégnée d’un relent de collectivisme ? Si l’idéologie libérale-libertaire est celle maintenant des classes dirigeantes, de l’intelligentsia branchée, l’idéologie à l’œuvre pour la gestion du corps social est celle de la « démocrature ». Système à deux vitesses caractérisé par une liberté indécente des marchées et la libre circulation de la marchandise – à ce titre considérez que les êtres humains sont des marchandises comme toutes les autres – avec en contrepartie une sévère caporalisation de la société civile et d’une ingérence constante, et à tous niveaux, de l’État dans les affaires privées des personnes et des groupes dès lors qu’il ne s’agit pas de commerce et de consommation. L’argent – et ceux qui le détiennent – est libre mais les peuple voient leur servitude à l’égard du système s’aggraver de jour en jour.

Bref, nous n’avons pas à être particulièrement fiers de cette exception française par laquelle le pays légal s’emploie assidûment à boviniser, voire à décérébrer le pays réel. Grâce à la Toile, les choses changent pourtant car nous assistons à une authentique libération de l’expression et de la pensée au grand dam de la médiacrature qui pleurniche tant qu’elle peut en dénonçant la concurrence déloyale et le non professionnalisme de cette déferlante de libre parole. Cela sied bien à la confrérie du mensonge et de la manipulation sans vergogne ! N’avons-nous pas été les pionniers en matière de répression judiciaire du libre exercice de la raison critique quant aux lectures différentes de l’histoire ? Bientôt suivis sur cette voie scélérate par la plupart des démocrassies européennes. Quel progrès de l’esprit humain ! Alors vous pensez bien que si certains faits, réels ou supposés, sont désormais protégés par des lois situées aux antipodes des principes de libre pensée, notre « civilisation » ou ce qu’ill en reste n’est plus très loin de s’effondrer. Mais là encore le consensus du silence est presque absolu à quelques exceptions près… exceptions qui sont généralement traquées, persécutées et embastillées dans l’indifférence universelle des grandes consciences, des médias et des soi-disant autorités morales. On sait de ce point de vue qu’il ne fait pas bon pour les gens en vue d’avoir des états d’âme et pis, de le faire savoir, quant à la véridicité ou à la vraisemblance de la version officielle du 11/9. Ces personnalités imprudentes ont été aussitôt sommées de se rétracter, de faire amende honorable et de présenter des excuses publiques sous forme de ces confessions publiques et autres séances d’autocritiques qu’affectionnaient tant les tenants des meilleurs des mondes totalitaires dans les anciennes démocraties dites populaires.

D’après vous qui seraient les commanditaires des attentats ?

Comment savoir ? Comme dans toutes les vraies conjurations, nous avons un système de poupées russes, des emboîtements successifs d’acteurs, des jeux de miroirs, des leurres, des fausses pistes. Mieux vaut s’intéresser de savoir à qui profite le crime. « Is fecit cui prodest » ? Là encore les enchâssements, les intrications, les combinaisons d’intérêts sont multiples. En tout cas, certains indices laissent à penser qu’il y aurait eu un certains nombre d’initiés : le rachat des tours jumelles quelques mois avant le drame et leur réassurance pour un montant colossal, les ventes anormales d’actions et les spéculations à la baisse, la vielle ou l’avant-veille des attentats, sur les sociétés aériennes qui allaient y être impliquées, peuvent être de pures coïncidences… mais au fond, qui le croit ? Les enquêtes ont tourné court, les dossiers ont été refermés plus vite qu’ils n’ont été ouverts au prétexte qu’ils ne possédaient pas de lien direct avec les faits. Notez que ces bénéficiaires annexes voire marginaux ne sont ni les promoteurs, ni les vrais commanditaires de l’affaire. De simples profiteurs, des commensaux conjoncturels, pas plus. Mais également des révélateurs, des marqueurs de la conspiration.

Il me semble qu’il ne faille pas, qu’il ne faudrait pas chercher un commanditaire bien défini mais regarder plutôt en direction d’un faisceau d’intérêts convergents politiques, économiques, géopolitiques, géostratégiques, géoéconomiques avec un partage des tâches ou, au minimum, un consensus tacite pour encourager ou laisser faire les agents opérationnels. Tout cela s’est indéniablement concrétisé dans un montage au long cours, conçu, programmé et orchestré par des opérateurs d’une formidable compétence technique… mais au final, malgré la somme d’intelligence et de moyens engagés, l’affaire était cousu de fil blanc ! Et que l’on ne vienne pas nous dire que si un grand nombre de personnes, des milliers, peut-être plus, ont été engagés dans ce complot dirigé contre l’humanité, celui-ci aurait été immanquablement éventé, victime de fuites avant, pendant et après… Il est cependant assez facile d’invalider cet argument - sérieux uniquement en apparence – en rappelant que le Projet Manhattan, le bien nommé, qui allait aboutir à la nucléarisation gratuite – c’est-à-dire sans objectif stratégique immédiat – d’Hiroshima et de Nagazaki, s’est poursuivi pendant trois ans dans le secret le plus absolu alors qu’il impliquait quelque cent trente mille personnes … toutes restèrent silencieuse jusqu’au bout !

Au reste, il faudrait pouvoir développer ici les différents événements entrant dans la composition de l’apothéose qu’à été la chute des deux tours, les analyser – ce à quoi beaucoup se sont employés avec pertinence – puis procéder minutieusement à une sorte d’anatomo-pathologie de l’événement qui ouvre le bal des grandes perturbations du XXIe siècle. Indépendamment de cette revue de détail, l’on peut se faire une idée juste, même approximative, de qui sont ou pourraient être les opérateurs et les commanditaires au seul vu des effets produits.

Par analogie, Roosevelt, qui a sciemment laissé Pearl Harbour se faire bombarder, cherchait un prétexte depuis 1936 pour entrer en guerre dans le Pacifique et plus encore dans l’Atlantique nord et ce, à rebours de ses professions de foi enflammées en faveur de la paix. Le spectre de la grande crise continuait à hanter l’Amérique et la récession menaçait à nouveau. Dans ce contexte de montée des périls, le Congrès juif mondial, dont l’influence politique était considérable en Amérique tout comme l’est aujourd’hui celle de l’American Israel Public Affairs Committee, avait depuis 1933 déclaré une guerre ouverte et totale à l’Allemagne hitlérienne… Et l’on sait que le Congrès sut convaincre en autres par le truchement ses sous-marins en poste à la Maison Blanche tel le secrétaire au Trésor Henry Morgenthau, de la nécessité pour l’Amérique d’entrer en guerre. Une option par conséquent située aux antipodes de l’idéalisme abondamment louangé dans les manuels d’histoire. Un choix délibéré, celui de la guerre, qui s’appuyait sur une solide tradition interventionniste – il n’est pas exagéré de dire que l’Amérique est en guerre depuis deux siècles avec le reste monde - et beaucoup d’arrière-pensées impérialiste à savoir dépouiller, à l’occasion d’un conflit mondial, l’Europe des reliquats de ses empires coloniaux. Cela sous couvert du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, de la liberté et de la démocratie. Chanson connue que l’on a à nouveau serinée pour mieux nous endormir dans l’affaire libyenne.

De façon analogue – et récurrente - on sait aujourd’hui, et plus que jamais, ce que pèse la question de la sécurité de l’État hébreu dans la politique américaine. Nous venons d’ailleurs de le voir une fois encore avec le discours du Premier ministre israélien M. Benjamin Netanyahou, le 24 mai 2011 à Washington devant le Congrès des États-Unis … Un discours qui claquait comme autant de gifles sur le visage du président Obama, un discours sans concession, intransigeant disant « non » à tout, en premier lieu à l’existence d’un État palestinien, même virtuel… Un discours démontrant avec cynisme que les négociations de paix depuis 1967 n’ont jamais été que de la comédie, du faux-semblant… Un discours pourtant applaudi à tout rompre et à trente reprises par des sénateurs et des représentants en incandescence ! Ce qui en dit long sur l’adhésion – ou la soumission - intellectuelle et morale de la classe politique américaine aux diktats de la communauté israélo-américaine. De fait, il semble bien que ce ne soit plus à présent le Congrès américain qui soit à la manœuvre mais bel et bien l’AIPAC qui a pris le relais du CJM pour piloter les États-Unis dans des guerres préventives principalement au service – certes non exclusif - du cinquante-et-unième état de l’Union.

L’on sait en outre – en dépit des clameurs indignées qui se sont élevées à Tel-Aviv et ailleurs pour démentir toute implication israélienne dans l’invasion de la Mésopotamie au printemps 2003 – que la destruction de l’Irak baasiste constituait une priorité géopolitique… Cela dans la vision obsidionale de leur environnement où se complaisent les dirigeants de l’État hébreu et pas seulement les sionistes frénétiques du Likoud. De la même façon, le renversement du pouvoir à Téhéran, ou bien l’élimination du pouvoir alaouite et du Baas syrien, s’inscrivent dans la même perspective géostratégique visant à faire le nettoyage à la périphérie d’Israël, en principe pour mieux assurer la sécurité de ses frontières… des limites territoriales non encore fixées qui font d’Israël sans doute le seul pays au monde sans frontières définies.

Il faut aussi comprendre la récente partition du Soudan dans une même perspective. La division Nord-Sud du plus grand État africain par la géographie, aura été en effet autant un dessein de l’ancienne puissance coloniale britannique que celui de David Ben Gourion « fondateur » de l’État hébreu, l’homme qui le 14 mai 1948 a lu publiquement la Déclaration d’indépendance créant Israël. Or ce sont des considérations géopolitiques de cet ordre, inchangées depuis un demi-siècle, qui interviennent ou interfèrent de façon récurrente dans la vie de la superpuissance américaine, influant sur sa politique étrangère, notamment dans les décisions qui ont débouché sur l’ouverture de différents fronts de guerre. Paramètres et facteurs qui, combinés à d’autres, ont pu ou auraient pu certainement participer au processus ayant aboutit au coup d’État caché qu’a été cette « journée des dupes » du 11 Septembre 2001 !

Les événements sont rarement le fruit exclusif du hasard et les mêmes causes produisent les mêmes effets… Les drames de ce type qui ont émaillé l’histoire contemporaine sont toujours intervenus après de longues phases de maturation et de préparation parce qu’en effet les stratégies étatiques ou paraétatiques ne sont jamais improvisées. Elles se déploient sur le long terme, et en ce qui concerne l’exemple du Soudan il aura fallu quelque soixante ans pour aboutir et voir ainsi s’accomplir le projet de sécurité régionale conçu par le premier dirigeant de l’État hébreu.

Mais le « lobby juif » américain - lequel possède une existence officielle aux États-Unis mais n’existe pas en France, comme les instances judiciaires savent judicieusement le rappeler - n’est pas seul en cause en ce qui concerne le 11 Septembre proprement dit. Nous sommes vraisemblablement en présence de l’interconnexion de réseaux aux volontés et aux objectifs convergents. Ceux-ci regroupent des idéologues – issus des think-tanks néoconservateurs c’est-à-dire nés de la recombinaison posthume de Trotski, Machiavel, Carl Schmitt et Leo Strauss ! – auxquels s’ajoutent des stratèges de la finance et de l’économie, des militaires et des industriels, ces deux dernières catégories étant associées dans ce qu’il convient de nommer le complexe militaro-industriel, et aussi, bien entendu, les pétroliers.

Chacun peut identifier nominalement qui sont les derniers acteurs mentionnés. Il suffit pour cela de consulter la liste des Majors américaines, des grandes entreprises d’armements, et de leurs dirigeants, de consulter les organigrammes des administrations concernées pour disposer de quelques pistes de réflexion. Quant aux « idéologues », il s’agit évidemment des universitaires et autres experts qui élaborent, tissent la toile des doctrines de légitimation des politiques d’influence et d’expansion des États-Unis, corps théorique sur lequel s’appuieront les lobbyistes et les politiques pour faire avancer leurs pions et déclarer les guerres préventives planifiées depuis belle lurette quelles que puissent en être ultérieurement les pourtant prévisibles dérives sanglantes et autres bourbiers infernaux.

Point n’est besoin d’entrer dans les détails, mais l’autorité intellectuelle et morale d’ouvrages comme Le Choc des civilisations de Samuel Huntington n’a à l’évidence pas joué un rôle négligeable quand il s’est agi de faire avaler à l’opinion publique nord-américaine l’ouverture de fronts de guerre en Asie centrale - Afghanistan et Zones tribales du Pakistan - et au Proche-Orient. En familiarisant ou en habituant le citoyen lambda à l’inéluctabilité d’une confrontation entre grandes aires culturelles, des élites prestigieuses, mais intellectuellement dévoyées, préparent le terrain psychologique aux pires aventures militaires. Il incombe ensuite à cette intelligentsia de forger et d’entretenir un discours de justification pour les interventions extérieures les plus contestables et de trouver des explications alambiquées – et en apparence rationnelles – à la multiplication d’ennemis implacables de la démocratie américaine. De cette manière de savants ouvrages analysent la croissance des monstres virtuels - initialement créés ou soutenus par les Services américains : Al Qaïda et d’OBL… la remarque s’appliquant également aux hommes à abattre, les Hussein, Kadhafi, Assad, etc. – et que les analystes et universitaires décrivent abondamment à l’instar de nouvelles variétés zoologiques. L’imaginaire se met à vivre et prend corps sous la plume habile de ces scénaristes et apôtres de l’Apocalypse… Je vais peut-être vous surprendre, et surtout n’allez pas le répéter, mais Al Qaïda n’existe pas et le terrorisme est une blague. Je ne parle évidemment que pour les pays du « Nord », au sud, là-bas, c’est une autre paire de manches !

Si les terroristes étaient vraiment à l’œuvre, tapis dans l’ombre, il y aurait chaque jour dix morts dans chacune des grandes métropoles occidentales. Rien n’est plus facile en effet que de jeter une grenade dans un bistrot et de prendre ses jambes à son cou, comme le faisait par exemple la « résistance » des FTP-MOI – francs-tireurs et partisans/main-d’œuvre immigrée – de la fameuse Affiche rouge. Comme ce n’est pas le cas, j’en conclus que le terrorisme est une invention de nos politiques pour justifier des restrictions de libertés de plus en plus asphyxiantes… Et disant cela, ne venez pas m’objecter que je ferais une quelconque apologie du terrorisme, car il est impensable et surtout impossible de faire l’apologie d’une fiction !

Au demeurant, le terrorisme, là où il se manifeste vraiment, au Pakistan, en Insulinde, en Afghanistan, en Irak, relève de stratégies complexes ou parfois, tout bonnement, de règlements de comptes entre organisations rivales de la grande criminalité transfrontières. Les trafics de drogue (l’Afghanistan est le grand « super narco » État et il l’est devenu grâce aux États-Unis et à l’Otan), d’armes, et d’êtres humains sont connexes aux guerres souterraines qui font rage aux niveaux inférieurs de l’économie globalisée. En outre l’argent noir est bien entendu recyclé et blanchi dans l’économie à ciel ouvert. Il sert aussi à financer les campagnes électorales remontant ainsi, par percolation insidieuse, vers le sommet des appareils d’État…

Il existe donc des lieux où les lignes de partage séparant des marchés se croisent, se rencontrent et s’affrontent. En résulte une tectonique des aires de répartition des pouvoirs visibles et invisibles, donnant lieu à des chocs violents, lesquels se traduisent en tueries, attentats, terrorisme de toutes sortes… Israël, pays où s’affrontent des mafias locales et russes, en constitue un exemple emblématique : certains attentats particulièrement meurtriers ne font l’objet d’aucune publicité de la part des autorités, et l’on comprend bien pourquoi.

Il n’est pas rare non plus que des cervelles égarées se laissent contaminer par l’ambiance générale promotrice du désordre et s’essayent à jouer avec le feu… ce qui brouille un peu plus les pistes. Il est alors aisé pour les récupérateurs et les stratèges de la terreur - réelle ou de conditionnement subjectif - de tout fourrer dans le même sac avec l’étiquette Al Quaïda par-dessus. Ça fait chic et cela ajoute un épisode au feuilleton sans fin de la guerre éternelle déclarée par les États-Unis à ses ennemis virtuels/imaginaires/subjectivement réels et finalement existant en vertu de la dynamique des prophéties auto-réalisées !

Un dernier mot : dans ces très complexes jeux de billards à sept bandes, il est bien difficile de dire qui est la source initiale, autrement dit le décideur originel, le commanditaire, l’organisateur. Quant à l’exécutant, la plupart du temps il est inscrit sous la rubrique « consommable », expandable !

Et qui seraient ces exécutants ?

A priori, il existerait de façon générale trois types d’exécutants : le solitaire, agissant possiblement en free lance type Unabomber qui a envoyé pendant dix huit ans des colis piégés depuis sa cabane au fond des bois ; puis les gars endoctrinés, manipulés, conditionnés, plus ou moins fanatiques, plus ou moins conscients des finalités et des conséquences de leurs actes ; enfin les véritables exécutants, les manipulateurs qui se cachent derrière les exécutants de première ligne et qui la plupart du temps effectuent le travail en arrière plan du leurre destiné à être identifié, repéré et arrêté par les services de police et de sécurité.

Lee Harvey Oswald a-t-il agi seul ou sur commandite, la question est secondaire ? Car ce qui importe c’est il n’était apparemment qu’un écran destiné à détourner l’attention des véritables exécuteurs de John Fitzgerald Kennedy. Un leurre destiné à égarer les enquêteurs et l’opinion sur les raisons et les buts de l’assassinat et fournir ainsi des conclusions épousant immédiatement un imaginaire collectif préformaté. En ce qui concerne Oswald, le complot communiste s’imposait après des années de mise en culture de la Guerre froide, de diffusion des pires fantasmes conjurationniste rouges par Hollywood… une industrie de guerre mentale qui avance masquée derrière sa façade d’entreprise commerciale.

De la même façon, Timothy McVeigh, membre d’une milice patriotique, exécuté le 11 juin 2001 par injection létale pour l’attentat d’Oklahoma City - lequel fit, cinq ans auparavant, quelque 168 morts - était très certainement destiné à masquer les véritables perpétrateurs de l’attentat. Il fallait un appeau, un daguet à jeter à la meute, et ce fut lui qui, avec son camion chargé d’engrais agricole mais insusceptible d’entraîner la destruction complète des bâtiments du FBI, remplit ce rôle en occupant le siège du mort. Dans ce cas, comme dans presque tous les autres de même type, les vrais exécutants comme les vrais commanditaires courent toujours et ne seront certainement jamais ni connus ni inquiétés. Encore que des indications orientent toujours les soupçons vers ceux à qui profite le crime, directement ou indirectement.

Dans le cas Kennedy ont sait que celui-ci avait en 1963 peu avant sa mort, annoncé son intention de combattre la mafia et de mettre un terme au programme nucléaire offensif israélien engagé avec l’aide de la France. Kennedy effacé, il ne fut plus question d’entraver quelque projet nucléaire militaire que ce soit à l’Ouest du Jourdain… Quant aux mafias, elles n’eurent plus guère à craindre après l’assassinat en juin 1968 de Robert Kennedy, ancien ministre de la Justice de son frère John Fitzgerald ! En ce qui concerne le 11/9, si les pousse-au-crime, les boutefeux sont à chercher du côtés des néoconservateurs infestant les allées du pouvoir à Washington, il faut aller chercher pour les exécutants du côtés de certaines unités de services spéciaux tant américains qu’israéliens, ces derniers ayant pu servir de sous-traitants ou faire eux-mêmes sous-traiter tel ou tel segment de l’opération. Des complicités au sommet de la hiérarchie militaire américaine s’inscriraient également dans la logique dans ce schéma. N’oublions pas qu’en amont les Saoudiens et les Pakistanais auraient également eu leur partition à jouer…

Quant aux bénéficiaires ?

Qui bénéficie des « stratégies de la tension », qui sème le vent pour mieux récolter la tempête ? Tout bonnement ceux qui ont intérêt à attendrir la couenne des peuples pour leur faire accepter de vendre « spontanément » leurs richesses à vil prix et pour les convaincre d’acheter leurs marchandises à prix d’or… Tous ceux qui veulent davantage de « parts de marché » et veulent mettre les peuples en coupe réglée. Contrairement à ce que l’on pense, le commerce ne prospère pas seulement dans la paix et grâce à un « climat » de confiance car d’extraordinaires et passionnément juteux marchés se développent sur les ruines des nations à rebâtir ou pour alimenter les feux de la guerre.

De ce point de vue, les non-dits sont immenses. La guerre de février 1991 contre l’Irak visait à la destruction du Koweït avec en arrière-plan de fabuleux chantiers de reconstruction. C’est l’une des raisons pour laquelle la France s’était associée à cette mauvaise et meurtrière action avec sa ridicule opération Daguet : pénétration d’une centaine de kilomètres en « territoire ennemi » tout en repoussant des troupes irakiennes dépenaillées et sonnées - KO debout - après trois semaines de bombardements en continu… Une « balade » qui valut la croix militaire à tous ses participants ! Or, si Paris a trahi avec autant de facilité son allié et client irakien, ce n’est évidemment pas pour la plus grande gloire des Droits de l’homme mais pour obtenir un carton d’invitation à la cérémonie de distribution des prix, en un mot à la séance de partage des dépouilles. Espérons que cette fois-ci elle ne sera pas déçue par ses nouveaux amis du Conseil de transition libyen qui lui auraient promis monts et merveilles !

Las, la France, la pauvrette, en fut réduite en Irak à ramasser quelques miettes tombées de la table des repues franches et n’obtint que de petits et maigres marchés pour la réhabilitation de cette prodigieuse démocratie qu’est encore aujourd’hui le Koweït… et une participation symbolique à la reconstruction des infrastructures pétrolières en partie dévastées par les bombes intelligentes des coalisés. Les Américains en furent également quelque peu pour leurs frais puisque la première guerre du Golfe n’a pas rempli, et de loin, le rôle attendu, à savoir relancer l’économie américaine dès cette époque en état crise semi larvée. En 2001 elle était entrée en « récession » de l’aveu même de son président, GW Bush, il était par conséquent urgent d’agir et de ce point de vue le 11/9 est tombé pile poil !

En résumé, « Tempête du désert » fut une guerre d’annihilation destinée, au-delà de ses indéniables aspects économiques, à saigner à mort un Irak qui faisait décidément trop d’ombre à l’État hébreu… parce qu’il devenait une puissance régionale montante, qu’en conséquence il fallait le briser et le « renvoyer à l’âge de pierre »… Comme il s’agit de le faire aujourd’hui avec le deuxième et dernier état laïc bassiste au Levant, la Syrie. Mais il fallait « terminer le travail » resté inachevé et cela n’aurait pas été possible sans le 11 Septembre. Chacun sait que ce n’était pas l’Afghanistan qui était prioritairement visé, mais l’Irak… Kaboul n’a été ravagé que parce qu’il fallait amorcer l’engrenage de la terreur planétaire et que parce que le pentagone savait à l’avance que ce ne serait qu’une promenade de santé… qui a tourné vinaigre, mais il a fallu attendre 2004pour que le ciel commence à s’assombrir au-dessus des GI’s.

Il n’en reste pas moins que la Guerre du Golfe aura au moins, après 1991, dopé un secteur, celui de la défense antimissiles avec les ventes d’intercepteurs « Patriot » à Israël puis ensuite à l’Égypte, la Grèce, l’Allemagne, Taïwan, la Hollande, l’Espagne et aura de cette manière fourni une excellente vitrine - une visibilité médiatique optimale - pour le commerce des armes produites par les industries américaines. Le même scénario s’est répété à l’identique avec et après les interventions qui suivirent le 11/9 ! Notons également, que nombre de pays tiers, tirant leçon du sort funeste réservé à l’Irak, se sont par contrecoup lancés immédiatement après les deux Guerres du Golfe, 1991 et 2003, dans une course aux armements qui se poursuit à l’heure actuelle. Faut-il insister une fois de plus sur le fait, pourtant évident mais généralement contredit par la doxa dominante, que ce qui est bon pour l’industrie et le commerce ne l’est pas forcément pour la quiétude et la paix des peuples et des nations ?

Un dernier mot, les bénéficiaires du terrorisme comme instrument de domination intérieure – penser aux conséquences du 11/9 et des Patriot Act I et II qui mettent sous surveillance exhaustive les populations des États-Unis –et outil d’excellence en matière géopolitique et géoéconomique, sont multiples, certains sont des personnalités visibles, repérables, d’autres évoluent dans l’anonymat et le secret. Il serait cependant vain de croire que tous poursuivent des buts entièrement « matériels ». La volonté de puissance, la soif pouvoir, la « dominance » s’expriment par des voies éminemment concrètes, à commencer par celle de l’argent, en l’occurrence celle de l’Idole Dollar… Laquelle commence aujourd’hui à pâlir eu égard à l’endettement astronomique des États-Unis et à une perte de crédibilité croissante !

Bref, réduire la quête de puissance à une soif inassouvie de jouissances charnelles serait une erreur. L’homme vit aussi et d’abord par l’esprit, et la finalité de la puissance est peut-être sans doute essentiellement d’ordre messianique en ce qui concerne nombre d’acteurs et promoteurs du Nouvel Ordre international. En dernier ressort, presque a contrario de l’énoncé précédent, ce « messianisme » qui cherche l’instauration d’un nouvel ordre sociétal et mondial n’est-il pas taillé sur mesure pour promouvoir et assurer la pérennité non seulement d’individus mais également d’entités oligarchiques, des sectes et des mafias, des réseaux tribaux, claniques et familiaux qui prospèrent et se disputent les arcanes du pouvoir ?

C’est ainsi qu’à travers une certaine vision du monde, des hommes et des choses, à travers les fables et les mythes, à travers le dépôt légendaire des siècles, s’exprime tout simplement la grande loi naturelle des espèces, loi selon laquelle le plus fort élimine nécessairement le plus faible pour mieux imposer son propre héritage génétique. Or certaines idéologies marquées du sceau de la Bête, dont la vocation est de pousser les peuples à s’autodétruire et à se donner certains types de maîtres sous prétexte de Liberté abstraite, de Paix et de Bonheur factices dans l’Égalité et la Fraternité cannibales - du communisme marxisme-léninisme à l’anarcho-capitalisme friedmanien – servent une telle Loi.

Idéologies messianiques ou théologies de la Libération qui conduisent inéluctablement à la tyrannie universelle par le chemin du chaos. L’Ordo ab chao réputé salvateur par certains – et d’où est supposé sortir une humanité nouvelle sous la loi d’airain d’une gouvernance mondiale - est la voie tentatrice qui nous est maintenant offerte comme seule issue à cette Crise systémique mondiale prête à déferler sur les économies développées. Or les tenants et les chantres de ce projet totalitaire, sont les mêmes qui en sous mains financent le terrorisme et les médias, les crises et les révolutions « spontanées »… Ce sont ceux qui donnent un corps objectif aux peurs irrationnelles, qui investissent et spéculent à la hausse et à la baisse lors des paniques boursières afin de s’enrichir insolemment grâce à toutes les crises meurtrières et autres pénuries alimentaires qu’ils ont suscitées voire savamment orchestrées…

Ceux qui finalement sont peut-être derrière les attentats du 11 Septembre 2001 ressortent peu ou prou de ce que l’économie libérale nomme fort à propos « la Main invisible » censée réglée la marche économique du monde dans le cadre d’une concurrence non faussée, pure et parfaite… Car cette main invisible s’incarne bien quelque part en la personne de quelques stratèges de la méga finance, tantôt hommes politiques comme les Carlucci et Rumsfeld et Cheney protagonistes des événements du 11/9, lesquels savent à l’occasion s’associer à d’autres de leurs pairs, stratèges et officiants de la terreur d’État. À ce titre, le monde des puissants est en effet une vaste conspiration contre les peuples et les libertés réelles des hommes et des nations.

Quant aux promoteurs cachés de la Terreur et des stratégies de la tension à échelle mondiale, ceux qui ourdissent certaines provocations à l’égard de la Chine populaire par exemple, bénéficiaires invisibles de tous les désordres qu’ils s’emploient à répandre, leurs actions prend en temps ordinaire des formes plus ou moins repérables en tant que telles. Pensons aux fluctuations erratiques du cours des matières premières, ou encore aux manipulations de la dette grecque par le prédateur new-yorkais Goldman-Sachs, lequel d’un côté conseillait Athènes sur le moyen de travestir sa dette et qui simultanément spéculait sur sa faillite…

Le 11/9 est à ce titre un terrible révélateur des puissances de l’ombre à l’œuvre sous la surface des choses. Une puissance occulte qui ne serait pas envisageable sans la complicité active d’une médiacratie quasi psychotique évoluant dans une réalité parallèle où 2+2 font 5…

Voilà pourquoi la Tour N° 7 a pu s’écrouler spontanément et ce pourquoi Ben Laden à pur être l’objet d’une exécution extrajudiciaire dix ans après sa mort. Ce faisant nous comprendrons mieux alors comment et pourquoi le monde se porte mal ou pourquoi le mal s’aggrave de jour en jour et à une telle vitesse !

dimanche 11 décembre 2011

http://www.geopolintel.fr/article394.html

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EFkuuFAuZkFOIMqTuF.shtml



2 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

2-1 Donald Forestier : J’accuse : les sauveteurs du 11/09/2001

Il y a un an j'ai publié sur ce site mon livre « J'accuse la pandémie conspirationniste » au rythme d'un chapitre par semaine. Les lecteurs attentifs auront peut-être remarqué qu'il en manquait deux dans la seconde section : celui sur les sauveteurs et les familles de victime remettant en cause la version officielle, et celui évoquant les états d'âmes des membres de la commission Kean Hamilton. Le premier chapitre se divisera en deux articles. Voici le premier traitant des sauveteurs.

Message aux modérateurs : pour ceux qui ne connaissent pas Donald Forestier et pourraient le comprendre de travers, il vous faut lire son commentaire de dévoilement :http://www.agoravox.fr/spip.php?page=forum&id_article=83977&id_forum=2739885.

Donald : un narrateur inversé adepte de la démonstration par l'absurde....

 Les attentats du 11 septembre 2001 sont de très loin les attentats plus meurtriers de toute l'histoire. Au total ce sont près de 2986 citoyens de 30 nationalités différentes qui ont péri en cette journée funeste.

 On n'a retrouvé que 293 corps complets ; plus de 1500 personnes ont pu être identifiées à partir de 20 000 fragments de bouts d'os et de tissus, dont des centaines seront retrouvés en 2006 sur le toit de la tour de la Deutsche Bank située à un jet de pierre de la tour sud. 1151 personnes ont disparu sans laisser la moindre trace.

Ces chiffres impressionnants témoignent à la fois de l'immensité du désastre, et de la violence inouïe de l'effondrement des tours. Je veux me joindre, avant de commencer ce chapitre, aux familles qui ont perdu des proches en cet événement de basculement. Je m'associe en pensée à leur douleur et à leur deuil, et partage leurs prières quelle que soit leur confession religieuse. Où que soient les victimes du 11 septembre, qu'elles reposent en paix.

 

 A présent je me sens un peu mieux, plus serein. Aucun chapitre de cette étude ne m'a posé un cas de conscience plus aigü, et je tenais à me mettre un peu en condition. Si certains ont été choqués par tel ou tel des morceaux précédents, j'ai peur, malheureusement, d'élever leur indignation à un cran encore supérieur dans ce nouveau chapitre. Il peut en effet paraître scandaleux que je tienne à faire le procès des associations de citoyens sans compétence particulière comme les familles de victimes et les pompiers demandant la réouverture d'une enquête sur les attentats du 11/09. On ne parle pas, comme au chapitre précédent, de spécialistes, comme Richard Gage ou Sibel Edmonds, qui ont vécu les événements de loin et ne sont entrés dans la ronde conspirationniste que des années plus tard, mais de ceux qui ont été touchés dans leur chair au plus profond d'eux-mêmes. La pudeur aurait pu me retenir d'en parler, mais comme nous avons là affaire, avec les deux associations de pompiers et de familles de victimes, aux deux fers de lance de la pandémie les plus redoutables, j'aurais péché par faiblesse, manque de cran, si j'avais oublié de jeter avec les autres ces deux sacs poubelles dans la benne.

 La morale de l'histoire n'est pas en effet celle que tout le monde connaît. Un deuil, aussi immense soit-il, ne doit pas servir de prétexte à des combats politiques honteux et hors de propos. C'est bien de pleurer, ça soulage, mais c'est mal de détourner ses larmes pour son profit personnel. Les larmes ne sont ni une monnaie d'achat, ni un moyen de pression. Quand on sort du cimetière il faut retrouver ses esprits, et savoir rester digne, et discret.

 Autant de principes que n'ont pas respectés les deux associations de secouristes et de familles de victimes, et dont je veux dénoncer les abus et errances dans ce chapitre.

 

 L'association des secouristes du 11 septembre 

 J’ai déjà eu l'occasion d'évoquer les pompiers du 11 septembre dans le chapitre 3 sur la tour WTC7, le comportement douteux de certains d’entre eux, leur refus d’obéir aux ordres d’évacuation, leur comportement excessivement téméraire, « à la John Wayne », leur vanité démesurée en raison de la présence de caméras, leurs témoignages la plupart du temps bancals… C'est néanmoins une belle épine dans le pied de l'establishment étasunien, que l'association des Fire Fighters for 9-11 truth montée en août 2008 par Erik Lawyer et demandant la réouverture d'une enquête. Certes les pompiers sont la corporation, qui, avec 343 soldats du feu engloutis en faisant leur devoir, a payé le plus lourd tribut humain dans ces événements tragiques. L'esprit de sacrifice dont ils ont fait montre ce jour-là suscite encore aujourd'hui l'admiration universelle. Pour avoir été dans les tours, parfois jusqu'au point d'impact des avions, ce sont les témoins les plus proches et les plus directs de ce qui se passait dans les tours entre l'impact des avions et leur effondrement. Leur association par ailleurs ne regroupe pas une minorité des secouristes ayant participé au déblaiement du site de Ground Zero, mais une majorité d'entre eux.

 Bref, non seulement les pompiers du 11 septembre disposent d'un crédit de compassion considérable, mais en plus leur témoignage a une portée qu'il est impossible d'éluder.

 

 Comme les architectes et ingénieurs fédérés autour de Richard Gage, les secouristes de l'association des Fire Fighters for 9-11 truth prétendent que les trois tours n'ont pas été détruites des suites de l'impact des avions et des incendies, mais du fait d'une démolition contrôlée. Leurs porte-parole participent souvent à des conférences conjointes avec leurs collègues en col blanc.

 Voilà comment ils étalent leur doutes sur la pétition qu'ils ont mise en ligne sur leur site : « Au nom du peuple des États-Unis, nous soussignés pompiers pour la vérité sur le 11 septembre et affiliés, sommes profondément troublés par la version « officielle », et la façon dont les secouristes de Ground Zero ont été oubliés.

 Nous pensons qu'il existe des preuves accablantes d'obstruction de la justice, de destruction d'éléments de la scène du crime, dénoncée par les commissionnaires eux-mêmes. Le sénateur Cleland a démissionné de la commission en déclarant : « l'enquête est à présent compromise. »

 Un peu plus loin ils posent l'hypothèse de l'utilisation d' « accélérateurs exotiques » pour expliquer l'effondrement. Entendez : des explosifs et de la nanothermite.

 Ils formulent pour finir une série de demandes parmi lesquelles : la réouverture d'une enquête indépendante sur les attentats du 11 septembre, l'examen de l'hypothèse d'une destruction des immeubles au moyens d' « accélérateurs exotiques », des poursuites judiciaires contre ceux qui dans l'appareil d'état auraient fait obstruction à l'investigation ou auraient contribué à la destruction des preuves, enfin, l'application de la loi Zadroga.

 Cette loi, votée en décembre 2010 dans des circonstances que je détaillerai plus loin, prévoit l'octroi, pour les secouristes ayant participé au déblayage du site de Ground Zero, un fonds d'indemnisation pour les maladies qu'ils auraient contractées lors de ces opérations ingrates mais nécessaires. Nous touchons là un point très polémique de l'affaire : non seulement dans les pompiers nous avons la corporation qui a payé le plus lourd tribut humain dans l'effondrement des tours, mais, à l'occasion des opérations de déblayage du site, nombre d'entre eux auraient été empoisonnés par l'air ambiant chargé de poussière toxique. Beaucoup seraient en train de mourir à petit feu du fait d'une exposition prolongée aux effluves toxiques émanant des décombres de Groud Zero. L'administration Bush serait coupable pour avoir garanti l'innocuité du cocktail de poussière dès les premiers jours, et freiné des quatre fers pour accorder des indemnités aux pompiers malades ou mourants dont beaucoup seraient dans l'incapacité de financer leur traitement.

 

 J'ai déjà débunqué les hypothèses de la nanothermite et de la démolition contrôlée dans les chapitres 3et 4. Je ne m'appesantirai donc pas sur ces éléments de controverse. Deux points maintenant me semblent d'une urgence absolue à traiter, en terme de debunking : les témoignages d'explosions qui ont tant fait jaser dans les chaumières des truthers, et, surtout, les prétendues maladies professionnelles des secouristes du 11 septembre.

 

 Les témoignages d'explosion

 Il existe de nombreux enregistrements de témoignages audio ou vidéo faisant état d'explosions dans les tours avant leur effondrement. Ces témoignages, au nombre d'une grosse centaine, émanent de pompiers, de journalistes, ou de citoyens qui se trouvaient là par hasard.

 Je commencerai par répéter (ce que doit commencer faire tout bon journaliste qui veut se faire une idée définitive sur ces questions ardues) l'argumentaire lucide auquel recourt le scientifique Jérôme Quirant dans un courriel au conspirationniste Charmord publié sur le forum de reopen911 : « Les témoignages humains ne sont pas des preuves surtout dans ces conditions de catastrophes. La première démarche du scientifique est JUSTEMENT DE LES ECARTER… On connaît tous l’histoire de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours… Les légendes entourant la journée du 11 septembre sont largement au-dessus de toute rationalité… Pour ce qui est des bruits de démolition contrôlée, il faudrait organiser un pèlerinage pour ceux qui croient à cela pour voir quel est le bruit que créent ces explosions. »

 Je me joins absolument à cette analyse qui suffit à expliquer un ensemble de questions litigieuses soulevées par les truthers : comment se fait-il que pendant 5 ans l'administration de Michael Bloomberg, le maire de New York, ait refusé catégoriquement de rendre publics les témoignages d'explosions ? Comment se fait-il, mieux, qu'elle ait refusé de communiquer ces enregistrements aux membres de la commission d'enquête Kean Hamilton, puis aux enquêteurs du NIST qui avaient été mandatés pour expliquer les effondrements des trois tours ? Ces centaines de témoignages ne valant guère mieux, pour détourner une expression heureuse de M Quirant, « que ceux faisant état d'une sardine bouchant le port de Marseille  », il est facile de comprendre que c'est par professionnalisme, et souci d'épargner aux commissionnaires de longues et inutiles tergiversations, qu'ils ont maintenu si longtemps secrets ces enregistrements. Le Fire Comissioner Nicholas Scoppetta invoque deux autres arguments à l'appui de cette thèse : un que, Zacarias Moussaoui ayant pu disposer de ces enregistrements pour la préparation de son procès, ce procès aurait été annulé s'ils avaient été rendus publics ; deux que leur dévoilement constituerait une violation de la dignité de ces héros tombés au champ d'honneur, et plongerait de nouveau dans la détresse leurs proches éplorés. A vrai dire, pour être honnête, même après avoir creusé je ne comprends pas trop le premier argument, mais le second, en plus d'être parfaitement convaincant, montre avec éclat les profondes qualités humaines de quelqu'un comme M Bloomberg.

 Ces explications n'ont malheureusement pas suffi. Menacée de procès par certaines familles de victimes,la ville de New York a été finalement contrainte de dévoiler certains enregistrements en 2005. Je ne surprendrai pas mon lecteur en lui révélant que ces témoignages n'apportent aucun grain à moudre aux truthers, rien de plus en tous cas que ceux déjà révélés par le Times par des canaux non officiels. Enfin s'il veut s'en faire une idée par lui-même, en voici trois, extrait d'un dossier conspirationniste intitulé « Collapse  ». Un dit : « Alors que nous regardions le bâtiment, ce que j'ai vu, c'était comme si les 4 côtés du bâtiment explosaient. Nous avons réellement entendu les « pops », dans les bâtiments. » Un autre : « J'ai pensé que les terroristes avaient installé des explosifs quelque part dans le bâtiment. C'était aussi fort que çà, des claquements d'explosifs. » Un autre : « Soudain il y a eu un autre boom sonore aux étages supérieurs, et il y a eu une série de petites explosions qui semblaient faire le tour du bâtiment, aux étages supérieurs. Et un autre souffle venant du sol, avec une grosse boule de feu qui crachait beaucoup de débris.  »

 Certes, on doit faire confiance aux pompiers qui sont habitués à pénétrer dans toutes sortes de brasiers, qui savent faire la différence entre une explosion et une vitre qui pète, et sur les 118 témoignages déclassifiés la plupart semblent aller dans le même sens. Mais il faut avoir bien en tête le caractère exceptionnel de la situation. Jamais les pompiers ne s'étaient retrouvés sur un terrain de jeu aussi immense, il y avait toutes ces caméras et tous ces appareils photos... Il me semble donc évident que les pompiers ont été victimes d'une hallucination collective, du type de celles que C. G. Jung décrit dans son livre sur les ovnis pour expliquer les visions collectives de soucoupes ou de cigares volants. Remarquez au passage comment ils gesticulent sur certaines vidéos, en faisant de grands mouvements des bras, comme s'ils voulaient mimer par des gestes ce qu'ils seraient incapables de faire avec des phrases.

 

 D'autres faits encore plus incroyables doivent nous amener à reconnaître que les pompiers du 11 septembre n'avaient décidément pas les yeux en face des trous : on dispose de l'enregistrement audio du témoignage de deux pompiers au moment où ils atteignent le 78ème étage de la tour nord. Que dit-il ? « Nous avons deux foyers d'incendie isolés ; faites monter deux lances : nous devrions être capables de les réduire avec deux lances » Les pauvres hommes seront emportés dans l'effondrement de la tour qui survient quelques minutes plus tard. Rendez-vous compte ! Alors que l'incendie était forcément gigantesque (nous sommes quelques étages en-dessous du point d'impact), l'homme prétend ni plus ni moins qu'il est pratiquement éteint, et qu'à la limite quelques seaux d'eau suffiraient à l'éteindre ! Ce fait est évidemment impossible au vu des conclusions sans appel du rapport de la commission Kean Hamilton et de ceux du NIST, qui énoncent que ce sont les incendies, et les incendies seuls qui ont entraînés l'effondrement des trois tours. On est obligé de conclure que les deux hommes nageaient en plein délire, puisqu'ils ne sentaient ni ne voyaient les flammes incandescentes qui forcément les environnaient de toutes part.

 

 On doit également noter l'utilisation abusive de chalumeaux oxy-ethylène par les pompiers : en effet on voit, sur certains segments de poutres jaillissant des ruines des tours jumelles, des traces nettes de découpage réalisées à l'aide de cet instrument.

 Lorsque certains truthers, pour expliquer l'existence de plaques de métal en fusion dans les décombres du site, invoquent l'hypothèse de la démolition contrôlée au moyen d'accélérateurs exotiques, Jérôme Quirant les rappelle à la raison en expliquant que cela ne peut être que la résultante de l'utilisation de tels chalumeaux. Il en donne la raison sur son site de debunking bastison.net : certaines poutres pour être évacuées plus facilement ont été découpées au chalumeau oxy-éthylène, et quant aux concentrations de lave plus volumineuses allégués par certains témoignages, il s'agit certainement (pas besoin d'imaginer une autre hypothèse) d'aluminium dont la température de fusion est beaucoup plus basse que celle de l'acier, et qui était présent en abondance dans le parement des tours. Maintenant, si c'est cela l'explication, alors nous sommes face à une énigme : comment se fait-il que sur certaines images on voit de la lave s'écouler à travers les fenêtres, près des points d'impact ? A quoi cela peut-il bien correspondre ? Les incendies avaient transformé les environs en fournaise, mais certainement pas au point de provoquer des écoulements de lave. Du reste on voit bien que la lave dans ce cas précis ne provient pas du parement, qui demeure intact, mais de l'intérieur de la tour.

 Je sais que l'hypothèse semblera à certains tirée par les cheveux, mais à mon avis les suspicions doivent donc se tourner vers les seuls susceptibles de parvenir à un tel résultat : ça ne peut être que certains pompiers de New York qui, au lieu d'éteindre les nombreux foyers d'incendie, ont eu la riche idée de vouloir baptiser leurs énormes chalumeaux de compétition dont ils brûlaient de se servir ! L'identité des coupables demeurera malheureusement pour toujours un mystère : en effet l'immeuble s'effondre peu de temps après que l'on voit le filet de lave s'échapper de la fenêtre. Mais la responsabilité des pompiers sur ce coup-là de fait pas l'ombre d'un doute.

  Sous cet éclairage inédit, je comprends tout à fait que les enquêteurs du NIST aient décidé de ne reteniraucun de ces témoignages, de la même façon qu'ils ont délibérément décidé de ne réaliser aucun prélèvement d'échantillon de la poussière des ruines... comme aucun explosif n'a été utilisé, il est inutile d'en chercher des traces, et tous les témoignages d'explosion sont des faux ou ressortissent à des hallucinations collectives.

 

 La loi James Zadroga et la polémique des pompiers malades du 11 septembre. 

 Le vote de la loi James Zadroga en décembre 2010 fait de l'affaire des secouristes cancéreux l'aspect sans doute le plus vivant de la polémique qui s'est développée autour des attentats du 11 septembre. James Zadroga est un inspecteur de police qui a participé pendant 450 heures au déblaiement des décombres dans les semaines suivant l'attentat. Au bout de deux mois, l'homme commence à ne pas se sentir très bien : il crache ses poumons, et est pris de vomissements. Très inquiet, il se rend chez un médecin qui lui diagnostique une silicose des poumons, malheureusement incurable. D'ici 3 ans il sera aveugle, et dans 5 il mourra. Diagnostic correct puisque l'homme décède en 2006, à l'âge très vert de 34 ans. Persuadée que ce décès prématuré est lié au séjour du secouriste sur le site, la famille fait procéder à une autopsie et mène une action pour requalifier ce décès en maladie professionnelle directement liée à sa présence prolongée sur Ground Zero. Au terme de cette action, pour la première fois, le décès d'un secouriste de Ground Zero est lié à sa présence prolongée sur le site. Cette action débouche sur le vote de la loi James Zadroga en décembre 2010, qui ouvre la possibilité, dans l'attente des résultats d'une enquête médicale menée sur une vaste échelle, de débloquer une enveloppe de 7,4 milliards de dollars pour les personnes comportant des séquelles physiques découlant de leur implication directe dans les opérations de déblaiement sur le site de Ground Zero.

 Le cas de James Zadroga ne serait en effet pas isolé. Selon John Feal, secouriste qui a perdu un pied sur le site de Ground Zero et qui a créé la Fondation Fealgood, dont la mission est de « faire prendre conscience et donner des éléments d'informations au public sur les séquelles catastrophiques dont souffrent les pompiers du 11 septembre », 51 secouristes du 11 septembre seraient déjà morts des suites de cancers prématurés, et uniquement des hommes jeunes n'ayant pas dépassé 40 ans. Certains documentaires de propagande récemment sortis semblent confirmer cette affreuse éventualité. L'un d'entre eux est particulièrement saisissant. Réalisé par deux de nos compatriotes, Xavier Deleu et Oriane Demeulin, les héros sacrifiés du 11 septembre met en scène un photographe présent sur le site au moment des attentats, qui depuis a pris fait et cause pour les secouristes. L'homme parcourt les Etats-Unis pour aller à leur rencontre, les interviouver et les photographier. Deux cas sont particulièrement impressionnants : celui de Franck Silechia, ouvrier du bâtiment qui a travaillé 10 mois sur le site. L'homme marche avec difficulté, parle avec lenteur, et le regard tourné vers l'intérieur, comme s'il n'était déjà plus de ce monde : « Avant je débordais d'énergie, j'étais fort comme un bœuf. Maintenant c'est terminé, je suis... je tombe en miettes, je me sens vide, je me sens inutile, pourquoi est-ce que j'existe ? Mon traitement est censé m'aider... je déteste le fait que les gens oublient le 11 septembre. Moi je n'oublierai jamais. Quant à moi, quand je mange, quand je bois, quand je dors, du matin au soir je pense au 11 septembre. J'ai sorti 47 personnes des décombres, j'y pense sans arrêt. J'ai des amis et des collègues qui souffrent des mêmes problèmes que moi, et ça me ronge. On ne reçoit pratiquement aucune aide du gouvernement fédéral. L'aide financière ça aussi ça me ronge... C'est un cauchemar sans fin pour moi. 3000 personnes sont mortes ce jour-là, et la liste continue de s'allonger. J'en ferai bientôt partie. C'est juste une question de temps. » celui de John Mc Namara, pompier ayant œuvré sur le site, aujourd'hui décédé : « J'aimerais que la ville reconnaisse... Ils nient encore que les cancers soient liés au World Trade Center. Ils ont peur d'admettre leur responsabilité. Question d'argent, j'imagine : ils ne veulent pas être poursuivis. (…) Sur le site je n'ai pas trouvé un seul ordinateur, un seul téléphone, une seule chaise, un seul bureau. Tout avait été pulvérisé, réduit en poussière, à néant. Quand on trouvait un fragment de corps, c'était un jour faste. (…) J'ai commencé à être malade en juin 2006. J'ai ressenti d'affreuses douleurs abdominales, j'ai été voir mon médecin. Il a remarqué des tâches sur mon foie et il a pensé au cancer du colon ; j'ai donc passé une coloscopie. La tumeur était si grosse que le coloscope ne pouvait pas passer. Elle bouchait presque tout. Le médecin a dit qu'il avait rarement vu de tumeur aussi virulente au niveau du colon. Mon ami Shawn avait lui une tumeur qui adhérait à sa colonne vertébrale, et son docteur lui a dit qu'il n'avait jamais vu une tumeur aussi virulente. En tout j'ai subi 4 opérations. Je suis une expérience vivante. Ils m'ont ouvert de part en part. On m'a retiré la moitié du foie, le côlon, la vésicule biliaire, un bout d'estomac, et la moitié du poumon gauche. Puis ils m'ont mis une pompe, tout ça en 10h30 d'opération. »

 Les témoignages en eux-mêmes sont peut-être bouleversants mais il faut savoir garder la tête froide. Première remarque déjà, ces deux-là sont complètement contradictoires. l'un dit avoir trouvé 47 corps, l'autre dit qu'il n'a trouvé que des bouts de corps. Enfin, peut-être que Mc Namara n'avait pas la chance de se trouver dans un bon coin… Allez, sur ce point je leur laisse le bénéfice du doute…

 Fait beaucoup plus solide maintenant, la mise en scène de l'ensemble du documentaire les héros sacrifiés du 11 septembre, comme celle d'une femme à abattre, que j'ai débunqué au chapitre précédent, me semble des plus sujette à caution. Dans le cas de Silechia, premier témoignage, nous avons de toute évidence affaire à un fétichiste, puisqu'il a gardé intact dans son jardin un 4*4 rempli de poussière de Ground Zero qu'il n'a pas lavé depuis l'époque. On voit par ailleurs, qu'en plus du cancer, il a été atteint de plein fouet par la pandémie conspirationniste puisqu'il suspecte au détour d'une phrase (bonjour le hors-sujet), le maire de New York d'avoir volé 219 millions de dollars sur le fonds d'indemnisation d'un milliard prévu pour les pompiers dans une loi précédente de 2010. Dans le cas McNamara, second témoignage, que dire de l'introduction dans laquelle on voit le photographe mitrailler l'ancien « héros » sous tous les angles, avec le casque de pompier rutilant et le fiston en bonne place sur les clichés ? Le plus choquant est peut-être ces courtes scènes où il demande à ses interlocuteurs moribonds, à des fins de manipulation de l'opinion, de poser à côté des dizaines de médicaments qui leur ont été prescrits disposés en pyramides évocatrices.

 Ce genre de reportage permet d'entrevoir cet aspect particulièrement révoltant de la psychologie des pompiers du 11 septembre : la volonté de se mettre en avant à tout prix, de profiter du moindre rayon de soleil médiatique pour faire jaillir hors de terre les délétères mauvaises herbes de la pandémie conspirationniste.

 

 Je n'imagine pas un instant que la représentation étasunienne puisse rester insensible à la détresse humaine en général, puisse laisser sur le bord de la touche des héros de leur patrie, comme les pompiers prétendent l'être avec la vanité qui les caractérise. Or dans cette affaire, ils ne veulent rien lâcher, rien reconnaître. « Que ces pompiers dévoyés aillent mourir en silence dans leur coin » semblent penser de nombreux députés et sénateurs, au vu de l'intransigeance de leur refus face aux demandes répétées des plaignants. Le lecteur s'en convaincra avec l'énumération suivante. Les sénateurs républicains ont fait obstruction à la loi Zadroga en décembre 2010, parviennent à ramener la somme de 7,4 milliards de dollars promise à l'origine aux secouristes à 4,3 milliards. En avril 2011, selon Anne-Mary Bowmann, vice présidente de l'association Fealgood, des experts médicaux viennent prendre le corps d'un pompier décédé sous les yeux de sa famille pour de nouveaux examens, alors qu'il allait être inhumé. Le but était de prouver que sa maladie n'était pas liée à son métier. Le même mois, est adopté un amendement à la loi Zadroga qui autorise le FBI à croiser les données personnelles de dizaines de milliers de secouristes prétendant bénéficier de la loi Zadroga avec son fichier anti-terroriste, afin de s'assurer qu'aucun membre d'Al Qaida ne se glisse dans cette clique de soupirants. Pour être indemnisés, ceux-ci devront impérativement communiquer ces informations à l'agence de renseignement. Enfin, dernier coup de théâtre, paraît en juillet 2011 un rapport s'appuyant sur plusieurs études médicales établit que «  trop peu de preuves existent à l'heure actuelle pour que l'on propose d'ajouter le cancer, ou un certain type de cancer, à la liste des problèmes de santé liés au World Trade Center. », en conséquence de quoi tous les secouristes ayant contracté des cancers ne seront probablement jamais indemnisés au titre de la loi Zadroga.

 Il est toujours intéressant dans une histoire d'entendre tous les sons de cloche, et de ne pas céder à l'émotion, qui oblitère si facilement le jugement. En l'occurrence, l'attitude intransigeante de l'establishment étatsuniens montre bien que l'histoire des pompiers n'est pas très crédible. Dans le tas il doit bien y avoir un lot de vrais cancers, mais je frémis en imaginant la proportion d'hypocondriaques, de mythomanes, et de voyous, sans compter les agents d'al Qaida infiltrés dans cette cour des miracles pour abuser de la générosité du gouvernement.

 

 A la limite, la seule faute qui m'apparaît imputable à l'administration W. Bush, comme le montre un rapport rendu public en 2003 par l'agence de protection de l'environnement (EPA), c'est d'avoir expressément demandé à sa directrice Christie Whitman, « d'ajouter des déclarations rassurantes, et de mettre en sourdine celles qui pouvaient être alarmantes » quant à la qualité de l'air respiré par les secouriste sur le site de Ground Zero. Ainsi voit-on cette dernière affirmer, quelques jours après les événements, que : « Les concentrations (de produits toxiques), sont telles qu'elles ne posent pas de problèmes de santé. Nous allons nous assurer que tout le monde soit en sécurité ». Il est malheureusement possible que deux ou trois pompiers un peu trop curieux s'étant penchés au-dessus d'un trou particulièrement toxique aient respiré quelques effluves pas très catholiques. Mais depuis la directrice de l'agence n'a-t-elle pas eu le courage, en 2003, de démissionner de son propre chef, pour se consacrer à sa famille, et ne pas plomber la campagne de réélection de George W. Bush ? Et la position responsable qu'elle avait prise en 2001 n'a-t-elle pas facilité la réouverture de la bourse de Wall Street, située à deux pas du World Trade Center, six jours plus tard ? Je sais bien que certains tiqueront de ce que je privilégie le matériel sur l'humain, mais la crise des subprimes en 2007 nous a appris que les institutions financières étaient le cœur du système, que c'était là qu'était le soleil véritable autour duquel toute la réalité humaine gravitait, que la disparition de ce soleil entraînerait la mort du système et le commencement d'une errance sans fin pour les planétoïdes que nous sommes tous. Il est là le véritable poumon des États-Unis d'Amérique, et par ricochet du monde libre et démocratique ! Qui sait ? Peut-être même cette décision de Christie Whitman, en permettant de relancer dare-dare le moteur économique étasunien, a-t-elle contribué à sauvegarder des précieux points de croissance et des millions vies irremplaçables..

 Une dernière remarque là-dessus : pourquoi un pompier s'émouvrait-il de contracter un cancer ? A force d'aller dans les incendies, de respirer des fumées toxiques de toutes sortes, c'est un noir compagnon que l'on croise tôt ou tard sur son chemin. Partir d'un cancer pour un pompier, c'est comme la cirrhose pour les vigneronss, ou la balle perdue pour les soldats, cela fait partie, tout bien pesé, de l'ordre naturel. La charte des pompiers ne stipule-t-elle pas que la mort fait partie des risques du métier ?

 Conclusion

 Je veux finir cette accusation du comportement des pompiers en cette journée funeste du 11 septembre 2001 et dans la décennie qui a suivi, en rendant hommage au président George W. Bush, injustement brocardé selon moi dans cette polémique nauséabonde. Les pompiers ont en effet un grief particulier envers le 43ème président des États-Unis d'Amérique : l'homme s'est servi dans plusieurs de ses spots de campagne de 2004 de vidéos mettant en scène des familles de victimes et des pompiers de Ground Zero.Celui intitulé « safer, stronger », où l'on voit un groupe de pompiers transportant le cercueil d'un des leurs recouvert de la bannière étoilée, sur fond d'images de la tragédie a particulièrement choqué les intéressés. La polémique populiste qu'ils ont déclenchée en réponse n'a heureusement pas empêcher le président qui a dû faire face à l'impensable de gagner une seconde fois le cœur du peuple étasunien.

 Le caractère choquant de cette démarche n'est qu'apparent. La séparation des pouvoirs, contrairement à des pays comme la France, n'est pas un vain mot. Si le président George W. Bush avait écouté son cœur, il aurait certainement signé sans réfléchir n'importe quel chèque en blanc que leur aurait tendu les pompiers. Cependant une enquête indépendante a été menée. Les sénateurs, surtout dans le camp républicain, domptant le flot d'émotions patriotiques qui les submergeaient, ont courageusement mené leur enquête pour voir de quoi il retournait vraiment. Il s'est avéré au terme de cette enquête dont les premières conclusions ont été rendues en juillet 2011, que les pompiers avaient en quelque sorte « vendu leur corps » pour les besoins de ce que l'on est obligé de considérer, tout bien pesé, comme une arnaque à l'assurance. Peut-être avaient-ils été mis en appétit par les 4,65 milliards de dollars récupérés par le pauvre Larry Silversteïn, l'homme qui a sauvé d'innombrables vies de pompiers en les obligeant à sortir de la tour 7 avant son effondrement (voir chapitre 3). Larry Silversteïn, un vrai héros pour le coup... aucun rapport avec ces pompiers mythomanes qui entendent des explosions à chaque coin de rue, et fantasment un cancer derrière chaque grain de beauté. Tout ce monde-là à l'évidence ne joue pas dans la même division.

 

 Post Scriptum : au moment où je rends public sur le World Wide Web ce chapitre sur les pompiers dévoyés du 11 septembre, un reportage vient de passer sur M6 dont les personnages principaux sont les pompiers du 11 septembre. Les auteurs du reportage, qui disposent d'autres moyens que moi, ont pu se rendre aux Etats Unis pour mener leur enquête dans des conditions autrement plus satisfaisantes. Ils sont parvenus à deux conclusions que je suis obligé de discuter, eu égard à leur caractère profondément novateur.

Premier point : Les auteurs ont découvert que les policiers présents autour du site se sont rendus compte avant les pompiers que les tours jumelles allaient s'effondrer et ont tenté de les avertir. Ce nouveau fait renforce mon hypothèse de la folie des pompiers : si des gens ne connaissant rien aux incendies d'immeubles peuvent avertir des professionnels d'une évidence faisant partie du B-A BA de leur instruction, nous tenons là la preuve indubitable de l'état de démence des pompiers que j'ai décrit de façon convaincante à travers deux exemples édifiants. Second point : les policiers, l'esprit foudroyé par cette évidence auraient tenté d'avertir leurs collègues en rouge à l'intérieur des tours, mais en vain, en raison du fait qu'ils n'étaient pas informés de la fréquence sur laquelle était calée les talkie-walkies des pompiers.

Là je suis obligé de m'insurger. Autant la première hypothèse me semble traduire une belle trouée dans le chemin vers la vérité, autant le second me semble propre à jeter le discrédit le plus profond sur le respectable et nécessaire mouvement des debunkers. Comment imaginer une erreur aussi incroyable ? Il faut bien plutôt supposer que les pompiers ont entendu les avertissements des policiers, mais qu'ils n'ont pas voulu les entendre. Occupés à cisailler les poutres en acier au chalumeau oxy-éthylène, rendus sourds à toute parole humaine sensée, la parole de leurs collègues en bleu comptaient à ce moment là pour de la poussière.

Cette interprétation des mauvaises communications me semble pour le coup vraiment tirée par les cheveux, et sur ce coup-là, je me dis que la petite chaîne qui monte est tombée bien bas.

Donald Forestier

10-10

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/j-accuse-les-sauveteurs-du-11-09-102031

 

Article bon à 98 pour cent seulement qq petites réserves mais qui ne portent pas sur le cœur du sujet traité

M.



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