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24/01/2012

n°602 - dossier de Palestine - 23-01 - a1pal - Pam Baile : "Nous vivions en prison, oui. Mais la prison ne vivait pas en nous"

n°602  -  dossier de Palestine - 23-01 - a1pal -  Pam Baile : "Nous vivions en prison, oui. Mais la prison ne vivait pas en nous"



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



Dossier de Palestine

n°602                                                     23-01

C.De Broeder & M.Lemaire   

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

e) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



 

Sommaire

Tiré a part

Press TV : Visite secrète de l'Emir du Qatar en Israël.

1 Les brèves

1-1 french.irib : Proche-Orient: Nick Clegg dénonce «le vandalisme délibéré» d'Israël.

2 Dossier

2-1Israël déploie une vaste attaque planifiée pour judaïser la Palestine.  

2-2 Ginette Hess Skandrani : C’EST TOUTE LA PALESTINE QUI EST A DECOLONISER

2-3 Lorientlejour : Eau : Un rapport français dénonçant la politique d’"apartheid" menée par Israël suscite un tollé à Tel Aviv.

2-4 Sameh A. Habeeb : L'autre guerre psychologique contre Gaza.

2-5 Atallah Hanna: le ciblage de la Syrie vise à démembrer la nation arabe en prélude à la liquidation de la cause palestinienne.

2-6  Pam Bailey : "Nous vivions en prison, oui. Mais la prison ne vivait pas en nous".

2-5 Atallah Hanna: le ciblage de la Syrie vise à démembrer la nation arabe en prélude à la liquidation de la cause palestinienne.

2-6  Pam Bailey : "Nous vivions en prison, oui. Mais la prison ne vivait pas en nous".

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Angela Lano : Voyage au cœur de Gaza, en partie reconstruite, toujours sous blocus.

3-2 Communiqué de presse  du Porte Parole d' ÉGALITÉ  : Saïdi Nordine :  Plainte contre Israël.

4 Analyse - Géopolitique et stratégie– Réflexion.

4-1 Ziad Medoukh : Les conséquences économiques du blocus israélien sur la bande de Gaza.

4-2 Amira HASS : Les Palestiniens sont des héros qui bravent la dictature israélienne.

4-3Hamas : l’enlèvement de Dweik a pour but de saboter l’union nationale.



Tiré a part

Press TV : Visite secrète de l'Emir du Qatar en Israël.

L'Emir du Qatar Sheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani a rendu une visite secrète en Israël, bien que Doha et Tel Aviv n'entretiennent pas de relations politiques, révèle une vidéo.

La chef du parti israélien Kadima, Tzipi Livni, a accueilli l'Emir et le Premier ministre qatari Sheikh Hamad Bin Jaber Al-Thani pendant la visite.
L'Emir qatari et sa délégation ont également rencontré plusieurs responsables israéliens haut placés.
Parmi les sujets discutés entre Sheikh Hamas et Livni, la signature d'un nouveau contrat d'exportation de gaz et la rédaction de manuels scolaires qatari par des experts israéliens.
Sheikh Hamad aurait souligné l'importance de relations politiques entre les deux côtés.
Livni a informé le Qatar de l'importance de son rôle dans les discussions entre les Arabes et Israël.
Le Qatar et Israël ont une convergence de points de vue au sujet du programme nucléaire de l'Iran. Doha a systématiquement soutenu Tel Aviv contre l'Iran. Le Qatar pourrait également aider Israël dans le cas d'une attaque militaire contre les installations nucléaires iraniennes.
Il est important de noter qu'en avril 2008, Livni, qui était Premier ministre d'Israël, rendait de fréquentes visites au Qatar pour pousser l'Etat arabe à s'opposer au programme nucléaire d'Iran.
AGB/HGH

Source : Press TV

Traduction : MR pour ISM

http://www.ism-france.org/communiques/Visite-secrete-de-l-Emir-du-Qatar-en-Israel-video--article-16517



1 Les brèves

1-1 french.irib : Proche-Orient: Nick Clegg dénonce «le vandalisme délibéré» d'Israël.

Le vice-Premier ministre britannique a traité ce lundi de "vandalisme délibéré" la politique israélienne de colonisation dans les territoires palestiniens qui, a-t-il dit, sabote les efforts visant à créer un Etat palestinien. "Une fois qu'on agit physiquement sur le terrain de manière à rendre impossible ce qui a été accepté depuis des années comme l'objectif final, on commet alors des dégâts considérables", a déclaré à la presse Nick Clegg en faisant allusion aux colonies juives qui font obstacle à la "solution à deux Etats".
"Il s'agit d'un acte de vandalisme délibéré dirigé contre le principe de base sur lequel reposent des années de négociations; et c'est pourquoi nous avons fait part de notre inquiétude en tant que gouvernement avec de plus en plus de fermeté", a dit le n°2 du gouvernement à l'occasion de la visite à Londres du président palestinien Mahmoud Abbas.
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/164278-proche-orient-nick-clegg-d%C3%A9nonce-le-vandalisme-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9-disra%C3%ABl



2 Dossier

2-1Israël déploie une vaste attaque planifiée pour judaïser la Palestine.  

Ahmed Qöoreî, membre du parti palestinien Fatah, a vivement condamné jeudi la colonisation israélienne "illégale et inacceptable", la qualifiant aussi de "crime de guerre" commis en plein mutisme international.
"Israël tente précipitamment de trancher unilatéralement sur l’avenir d’Al-Qods", a indiqué M. Qoreî, ajoutant que l’occupant "fait tout ce qui est en son pouvoir pour isoler la Ville sainte occupée des autres territoires palestiniens". Les autorités d’occupation "veulent annexer la ville par tous les moyens en imposant notamment aux Palestiniens des restrictions et mesures discriminatoires, et en commettant des violations flagrantes du droit international", a-t-il averti. Ce qui se passe à El-Qods actuellement "est une vaste attaque planifiée par Israël pour judaïser les territoires palestiniens", a-t-il dit, dénonçant "un crime de guerre" commis en Palestine. En 2011, l’Union européenne (UE) a dévoilé de nouveaux plans d’extension des colonies israéliennes notamment dans la partie sud d’El-Qods, des projets fermement condamnés par la communauté internationale, mais celle-ci n’a jamais osé prendre la moindre sanction contre Israël pour ces incessantes violations.

Cité par le journal "The Guardian", le rapport de l’UE avait fait la lumière sur un autre projet prévoyant la construction de 14.500 nouvelles colonies dans une zone qui s’étend jusqu’à la partie orientale de la Ville sainte. Les autorités d’occupation ont donné des instructions pour expulser 2300 personnes, en les incitant à quitter cette région, selon le même document. La colonisation israélienne est la principale cause de l’arrêt du processus de paix, suspendu depuis fin septembre 2010. Pour tenter de le relancer, la Jordanie a accueilli trois rencontres israélo-palestiniennes auxquelles ont pris part aussi des représentants du Quartette international pour le Proche Orient. Jusqu’ici, les efforts du Quartette et de la Jordanie qui parraine les discussions, restent vains puisque aucune avancée n’est enregistrée dans cette nouvelle initiative, après l’échec de la médiation américaine dans ce même processus traduite par la démission de l’émissaire George Mitchell.

http://www.echoroukonline.com/fra/international/14235-israel-deploie-une-vaste-attaque-planifiee-pour-judaiser-la-palestine.html


2-2 Ginette Hess Skandrani : C’EST TOUTE LA PALESTINE QUI EST A DECOLONISER

Afin de remettre quelques pendules à l’heure’.

 La Pierre et l’Olivier, réseau de solidarité avec le peuple de Palestine.

 Des gens de tous bords, de gauche comme de droite, politisées ou non, religieux pratiquants ou non, athées, libres-penseurs, commencent à se rendre compte que l’entité sioniste plus agressive et plus suicidaire que jamais, n’a pas sa place dans un Moyen-Orient arabe qui ne demande qu’à se développer plus harmonieusement.

 Le fait de construire un seul Etat démocratique et pluriel entre la Méditerranée et le Jourdain implique forcément le démantèlement de l’Etat juif.

 Un seul Etat démocratique pour tous ceux qui aiment cette terre et veulent la construire ensemble, contre la proposition irréalisable et mensongère dont on nous bassine depuis des années : deux Etats séparés, l'un dominant l'autre, l'un occidentalisé, surarmé et financé

 comme tel et l'autre, riquiqui, parcellisé et intégré dans un monde  arabe divisé.

 * Un seul Etat pour tous les habitants, de la Méditerranée au Jourdain :

 Il me semble, qu'après quatre guerre, deux Intifada, des milliers de massacres, des centaines de milliers de déportations, des milliers de  maisons et de champs détruits, des dizaines de milliers de prisonniers  dans les geôles israéliennes, plusieurs négociations/

 manipulations, baptisées pompeusement "conférences pour la paix", Gaza massacrée et toujours bloquée, il n'y a plus d'illusions à se faire ... tout a lamentablement échoué.

 L'état palestinien, si souvent évoqué et prôné par tous ceux qui veulent faire perdurer la séparation ethnique sur cette terre, se fait  toujours attendre. La résistance continue toujours et plus forte que  jamais et le peuple palestinien se relève à chaque fois que quelques

 Ames  bien pensantes veulent lui faire baisser la tête en lui faisant  miroiter une petite parcelle de terre octroyée généreusement par  l’occupant alors que c’est toute la terre de la Palestine ancestrale  qui lui appartient.

 Ce peuple, qui n'a jamais baissé les bras,  a fait la fierté de toutes les causes et de tous les mouvements de résistance de cette planète.  Il sait bien que sa cause est juste et qu'il finira bien par regagner  sa terre, son histoire et son identité.

 En cette année 2010, nous savons tous qu'il ne se présente d'autre solution en Palestine occupée, que celle d'un état unique pour tous ses habitants, état pluriel, multiethnique, multiculturel et démocratique avec des droits et des devoirs partagés par tous ses

 habitants -de la Méditerranée au Jourdain- quelle que soit leur religion, leur appartenance idéologique, ethnique ou politique.

 * La Proposition malhonnête et trompeuse de deux Etats séparés :

 - Dont l'un, l'Israël détiendrait 80% des terres en continu, maintiendrait les colonies de peuplement, les routes de contournement des villages, le mur de la honte, soutenu financièrement par tout  l'occident, et continuerait à posséder en grande quantité des armes de destruction massive prenant en otage tous les peuples de la région .

 - Et, l'autre, le Palestinien avec 20 % (moins le  mur, les colonies et les routes de contournement, ce qui l'amène à 18 %), désarmé, morcelé, parcellisé, sans aucun débouché vers l'extérieur, désarmé et esclavagisé par son  voisin, séparé de Gaza bloqué … ne me semble pas viable.

 PALESTINE : Un petit peu d'histoire

 pour nous remémorer l'origine contemporaine du conflit.

 La résolution 181, votée le 29 novembre 1947 par  l'Assemblée générale de la toute jeune ONU instaure la  partition de la Palestine par :

 - 33 votes pour, dont celui des Etats-Unis, de l'Union soviétique et de la France,

 - 13 contre

 - et 10 abstentions, dont celle du Royaume-Uni.

 C'est cette résolution imposée par les grandes puissances de l'époque qui porte la responsabilité de la Nakba (désastre palestinien) et de la majorité des problèmes du Moyen-Orient.

 Il faut rappeler qu'à cette époque, une grande partie des peuples de la planète, dont les peuples arabes, n'étaient pas souverains et n'avaient donc pas voix au chapitre. Toutes les manœuvres et pressions exercées par les grandes puissances occidentales auront été bonnes pour obtenir la majorité requise des deux tiers.

 La résolution 181 crée :

 ° Un Etat juif sur 56, 47 % de la Palestine pour 498 000 Juifs.

 ° Un Etat arabe sur 43,53 % du territoire pour 807 000 Palestiniens et 10 000 juifs, un état qui n'a jamais existé.

 ° Un régime de tutelle internationale pour Jérusalem avec 105 000 Palestiniens et 100 000 juifs.

 Cette résolution jugée illégale et illégitime a toujours été dénoncée par l'ensemble du Monde arabe car :

 ° Le peuple le plus concerné par ce vote, le peuple palestinien, peuple autochtone dans toutes ses composantes, n'a jamais été consulté sur le partage de  sa terre ancestrale.

 ° Le Monde arabe étant encore largement colonisé et ne pouvait donc s'exprimer officiellement, alors qu'il était tout autant concerné par le devenir de cette région, n'a pu prendre part au vote.

 ° Et surtout l'ONU a outrepassé son rôle en créant artificiellement un Etat sur la terre d'un peuple qui  s'y accrochait désespérément et continue encore aujourd'hui à s'y accrocher, avec le même désespoir.

 Le mandat britannique a pris fin la 14 mai 1948 et le lendemain, les sionistes ont proclamé unilatéralement l'Etat d'Israël.

 En quelques jours les Palestiniens sont devenus minorité au sein d'une entité étrangère, sans changer de lieu, sans avoir été consultés.

 La fin du mandat colonial britannique annonçait leur aliénation existentielle. Comment auraient-ils pu accepter passivement ce hold-up ?

 Déjà avant mai 1948, les persécutions anti-palestiniennes , marquées par le massacre de Deir Yassine dans la nuit du 9 au 10 avril où l'Irgoun de Beghin et le groupe Stern de Shamir massacrèrent plus de 300 civils endormis, entraînant la fuite d'environ 300 000 personnes, sans qu'aucun pays Arabe ne proteste.

 380 villages furent, comme Deir-Yassine, rayés définitivement de la carte.

 Après une tentative de trêve marquée par l'assassinat du médiateur de l'ONU, le Comte Bernadotte, par le groupe Stern, la première guerre Israélo-arabe consacrait la victoire

 d'Israël, les pays arabes préférant signer des armistices séparés en n'acceptant que des frontières de fait.

 La défaite arabe a permis à l'Etat juif de s'agrandir et a redessiné une nouvelle configuration de la  Palestine :

 - L'état d'Israël avec 12 % de Palestiniens restés sur place ;

 - Une Palestine sous influence égyptienne (la Bande de Gaza)

 - Une Palestine annexée à la Transjordanie dans le  royaume hachémite de Jordanie ( la Cisjordanie) .

 Ces deux morceaux de Palestine s'appelleront dorénavant et durant de nombreuses années "Territoires occupés".

 La Palestine ancestrale a été atomisée, ses habitants exilés sur leurs propres terres, dotés du statut de réfugiés, assistés par l'UNRWA (organisme d'assistance des Nation Unies pour les réfugiés), parqués dans des camps concentrationnaires à Gaza ou en Cisjordanie qui en accueillent près de

700 000.

 Dès lors, on distingue les Palestiniens de l'intérieur ceux des territoires occupés en 48, ceux des territoires occupés en 67 et ceux de l'extérieur (les réfugiés, auxquels on peut ajouter la diaspora disséminée dans le Monde arabe, en Europe,  aux USA ou ailleurs).

 Le 11 mai 1949 Israël est admis au sein de l'ONU et est  à ce jour, le seul Etat devenu membre sans avoir eu à déposer une carte de ses frontières. Il contrôle environ 80 % de la Palestine et rejette immédiatement  l'internationalisation de Jérusalem votée par l'ONU le 29 novembre 1949.

 Dans le même temps, en application de la "loi du retour", les Juifs, n'ayant jamais eu aucune attache avec cette terre, qui s'installent sont automatiquement naturalisés, alors que les "réfugiés" (nouveau nom des Palestiniens) qui y sont nés n'ont pas le droit d'y revenir.

 Les Palestiniens n'ont jamais accepté cet état des  lieux et ont toujours organisé la résistance à l'occupation avec obstination et détermination par des actions fortes et spectaculaires selon les  conjonctures.

 Si nous voulons nous engager sur la proposition d'un seul Etat démocratique sur la terre historique de  Palestine, il faut avant tout dire que nous soutenions ceux qui veulent décoloniser toute la Palestine et  donc démanteler les structures d'Israël afin de reconstruire ensemble un nouvel état.

 Il faudra aussi nous poser des questions sur le démantèlement des colonies et de ces horribles routes de contournement qui zigzaguent entre les champs, les villages et les maisons palestiniennes. Et ne parlons pas de ce mur barbare, qui nous rappelle, à nous autres Européens de si sinistres souvenirs et qui doit être détruit comme l'a été celui de Berlin.  Et ne pas oublier Gaza qui est toujours sous un embargo criminel et séparé du reste de la Palestine.

 * La résistance palestinienne

 Cette résistance a toujours existé. Mais elle ne n'apparaissait pas dans nos lucarnes, puisque le peuple palestinien était nié dans son existence, donc sa résistance ne pouvait qu'être traitée d'inexistante et forcément de terroriste.

  L'Intifada de 1987, et le soulèvement de l'ensemble de la population, les enfants lanceurs de pierres, les femmes largement engagées dans l'autosuffisance alimentaire, les familles boycottant les produits israéliens, organisant les entraides, les grands-mères et grands pères soutenant l'infrastructure de la  résistance ont donné une autre image de ce peuple spolié depuis si longtemps.

 Les accords d'Oslo, comme tous ceux qui ont suivi, y compris l'arlésienne de Genève, que nous n'avions pas soutenue, ont été une énième tentative de soumettre la résistance.

 L'Intifada Al Aqsa en l’an 2000 a été certainement plus organisée et différente.

 La résistance prend aujourd'hui plusieurs formes. Nous devons la soutenir globalement et dans toutes ses composantes, car elle est juste. Et résister à l'occupant est non seulement un droit mais également  un devoir.

 Nous comprenons fort bien que les attaques-kamikazes ont pu choquer quelques-uns, mais elles ne sont certainement pas plus choquantes que les F16, les missiles envoyés dans les maisons ou l'assassinat de Cheikh Yassine dans sa chaise roulante.

 Nous n'avons pas à critiquer la forme de résistance que choisissent les Palestiniens et surtout pas à accepter qu'elle soit traitée de terroriste

 * Les réfugiés palestiniens

 Intervenir pour un Etat unique en Palestine implique forcément d'exiger le droit au retour de tous les réfugiés. La résolution 194 adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 11 décembre 1948 spécifie dans son paragraphe 11 : "Il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, que des indemnités doivent être payées au titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers  ou pour tout bien perdu et  endommagé".

 Cette résolution pourtant acceptée par Israël comme condition pour pouvoir accéder à l'ONU n'a jamais été appliquée. Encore aujourd'hui, après 62 ans d'errances des réfugiés et plusieurs guerres subies par le peuple palestinien, l'Etat juif refuse toujours d'en discuter. C’est également une des raisons pour laquelle la Communauté  internationale doit exiger des comptes et demander à l’entité sioniste  d’honorer ses engagements passés ou bien exiger que cet Etat quitte l’ONU, comme cela l’a été demandé à d’autres pays.

 Actuellement, selon l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) organisation crée en 1949, les réfugiés Palestiniens et leurs descendants sont au nombre, de l'ordre de trois millions et demi de personnes dont 30 % vivent dans des camps. Le sort de ces réfugiés constitue depuis plus d'un demi-siècle le plus grand problème humanitaire jamais résolu, la honte des Nations Unie et de la Communauté internationale et surtout un problème de sécurité majeure, ayant eu des répercussions régionales énormes et jouant un  rôle central pour la paix dans le Moyen-Orient. Ce problème s'est encore accentué depuis la colonisation de l'Irak, vu que les Palestiniens qui s'étaient intégrés dans la population irakienne ont été ramenés dans des camps et vivent, sous domination US, dans le plus complet dénuement.

 * Le désarmement de l’entité sioniste devient urgent

 N'oublions pas qu'Israël possède des armes de destruction massive. L'armement nucléaire israélien a été dénoncé dès 1986 par l' ingénieur israélien Mordechaï Vanunu, dans le "Sunday Times" des 5 et 12 octobre  1986.

 Cet acte courageux l'a fait croupir, durant 18 longues années en prison et au secret. Secret qui continue toujours après sa libération, car il est toujours en résidence surveillée et ne peut communiquer avec personne. Ce courageux ingénieur en paie encore le prix aujourd’hui.

 C'est dans le complexe nucléaire de Dimona, planqué dans le désert du Neguev, ayant plusieurs étages souterrains qu'Israël a produit une  centaine d'ogives nucléaires. Ces ogives ont certainement quadruplé depuis lors puisque personne, ni dans la région, ni parmi les "pays qui veulent donner des leçons au peuple iranien" ne s'en est inquiété.

 Le silence officiel, la protection des autres puissances nucléaires, le barrage des informations reste à ce jour total.

 L'usine est cachée dans le désert et produit des ogives nucléaires depuis 1966. Entre-temps, elle a certainement, d'après certain articles échappés dans une certaine presse israélienne, fabriqué des armes thermonucléaires d'une capacité suffisante pour détruire des

 villes entières. Nous savons aussi que l'armée israélienne utilise ponctuellement des gaz qui auraient des effets sur le système nerveux pour les personnes qui les inhalent. Accusation sur laquelle s'était fondé un journaliste de France culture pour mener une enquête dans la Bande de Gaza. Nous avions déjà, lors d'un voyage en Palestine été confronté à ce genre de gaz qui pue comme des œufs pourris et est d'une couleur jaunâtre très bizarre. Ce ne sont certainement pas des gaz lacrymaux que nous connaissons bien, pour en avoir profité lors des manifestations. Les Palestiniens nous disaient que ce gaz faisait avorter les femmes enceintes et était responsable de l'étouffement des personnes âgées ou de ceux qui avaient des problèmes respiratoires.

 Ce sont quelques bases sur lesquelles nous avons créé l'association " La Pierre et L'Olivier "en 1990 et nous n'avons jamais transigé sur ces principes. Nous n'avons pas soutenu les accords d'Oslo ni aucun des suivants, car nous sommes restés fidèles aux propositions de la charte de l'OLP : " Un Etat laïc et démocratique sur toute la terre de Palestine". Pour nous, cette charte n'a jamais été jugée caduque et  reste toujours d'actualité.

 Nous savons que nous ne pourrons jamais renier ce que nous avons toujours défendu jusqu'à aujourd'hui.  Nous ne comprendrons jamais, comment certaines associations et organisations se mobilisent pour la multi-culturalité en France et en Europe et exigent la séparation ethnique en Palestine.

Ginette Hess Skandrani

 Juin 2010


2-3 Lorientlejour :Eau : Un rapport français dénonçant la politique d’"apartheid" menée par Israël suscite un tollé à Tel Aviv.

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  
La publication d'un rapport parlementaire français dénonçant en des termes dures la politique israélienne de gestion de l'eau en Cisjordanie, suscite la polémique en Israël. Polémique autour de la teneur du rapport, mais polémique, aussi, en raison du fait que les officiels israéliens aient trop longtemps ignoré l’existence et la publication de ce rapport. Un gros ratage diplomatique en somme, que le Haaretz rapporte aujourd'hui.
Ce rapport sur "La géopolitique de l'eau", produit par la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française a été publié le 13 décembre dernier. Le problème porte sur un encadré de ce rapport, issu d'une mission d'information parlementaire présidée par le député UMP (parti présidentiel) Lionnel Luca et dont le rapporteur est le député socialiste Jean Glavany, intitulé : "L'eau, révélatrice d'un nouvel apartheid au Moyen Orient". Dans cet encadré, l'on peut lire que "la Palestine n'est pas l'Afrique du Sud et les années 2010 ne sont pas celles d'avant 1990" mais qu'"il est des mots et des symboles qui, par leur force, peuvent avoir une vertu pédagogique".
"Tout démontre, même si bien peu nombreux sont ceux qui osent employer le mot, que le Moyen Orient est le théâtre d’un nouvel apartheid (...) L'eau est devenue au Moyen Orient bien plus qu'une ressource: c'est une arme. Pour comprendre la nature de cette +arme+ au service de ce +nouvel apartheid+, il faut savoir, par exemple, que les 450.000 colons israéliens en Cisjordanie utilisent plus d’eau que 2,3 millions de Palestiniens", est-il encore écrit. "La priorité est donnée aux colons en cas de sécheresse en infraction au droit international", ajoute le texte.
Or, l’ambassade d'Israël à Paris est complètement passée à côté de ce rapport, rapporte le Haaretz, en conséquence de quoi aucun démenti officiel israélien ou correction ne lui a été apporté, ce qui constitue "une grave faille diplomatique", affirment des diplomates israéliens. "Ce rapport a causé des problèmes diplomatiques et a sérieusement endommagé l'image d'Israël en France", affirme au quotidien israélien un haut responsable dont le nom n’a pas été révélé.
La commission parlementaire française avait demandé à M. Glavany, ancien ministre de l’Agriculture dans le gouvernement de Lionel Jospin et ancien chef de cabinet de l’ancien président François Mitterrand, d'établir un rapport sur la géopolitique de l’eau dans les zones de confrontations dans le monde. Dans ce cadre, M. Glavany a effectué, en mai dernier, une visite en Israël et dans les Territoires palestiniens. Visite pendant laquelle il a rencontré plusieurs hauts responsables du gouvernement, y compris le ministre de l’Energie et de l’Eau, Uzi Landau et le directeur de l’Autorité de l'Eau en Israël, Uri Shani.

Le ministère israélien des Affaires étrangères et l’ambassade d’Israël à Paris étaient au courant de cette visite et savaient que M. Glavany prévoyait d’écrire un rapport sur le sujet, note le quotidien israélien. Mais l’ambassadeur d’Israël en France Yossi Gal n’a assuré aucun suivi de cette affaire, poursuit le Haaretz.

L’ambassade d'Israël n'a pris connaissance du rapport que plusieurs jours après sa publication sur le site web du parlement français, et ce uniquement après avoir été informé de l'existence du document par le bureau du ministère européen des Affaires étrangères à Jérusalem.


"Les +puits+ forés spontanément par les Palestiniens en Cisjordanie sont systématiquement détruits par l’armée israélienne ; à Gaza les réserves d’eau ont été prises pour cible en 2008-2009 par les bombardements", accuse encore le rapport. "On peut citer plusieurs exemples de stations d’épuration programmées par le ministère palestinien de l’Eau et qui sont +bloquées+ par l’administration israélienne", affirme également le document.
"Israël conduit une politique d’expansion territoriale tendant à s’approprier les ressources en eau", souligne aussile rapport qui ajoute : "La politique d’expansion se traduit ensuite par la construction du mur de séparation de façon décalée par rapport à la ligne verte (zone tampon à l’ouest de l’aquifère est) qui prolonge une politique systématique de limitation des prélèvements palestiniens afin que les eaux continuent leur écoulement vers l’ouest. Le mur de séparation construit par l’Etat hébreu dans les Territoires palestiniens permet également de contrôler l’accès aux eaux souterraines".
Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor a accusé M. Glavani d'avoir ajouté, à la dernière minute, des termes jugés extrêmes dans son rapport, sans avoir consulté les autres membres de la commission. "Ces propos inacceptables ont surpris ses collègues, qui ont été choqués de trouver ces termes dans la version finale publiée", affirme M. Palmor. Le rapport relève d'une "propagande vicieuse", accuse encore le responsable israélien, qui affirme que son auteur "a omis de nombreux faits et a agi avec une subjectivité flagrante".

En 2008, l'ONG israélienne B'Tselem avait établi que la consommation quotidienne d'eau des Palestiniens en Cisjordanie variait entre 37 et 73 litres, contre 211 litres à 242 litres pour les Israéliens.

L'année suivante, Amnesty International affirmait que la politique israélienne discriminatoire envers les Palestiniens des territoires occupés est la cause essentielle de la disparité frappante entre Palestiniens et Israéliens en matière d’accès à l’eau. La consommation d’eau des Palestiniens atteint à peine 70 litres par personne et par jour, soit une quantité bien inférieure aux 100 litres minimum par personne recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), poursuivait l'ONG.
http://www.lorientlejour.com//news/article.php?id=740661


2-4Sameh A. Habeeb : L'autre guerre psychologique contre Gaza.

La punition israélienne continue. C'est de fait une politique sans fin. La punition dont je parle n'est pas le siège imposé depuis plus de 5 ans. Ce n'est pas l'attaque de 2008-2009, qui a tué plus de 1400 civils. Même pas l'humiliation subie au passage frontalier d'Erez entre Gaza et Israël, où le renseignement israélien a essayé de recruter des espions parmi les malades palestiniens, ni les attaques constantes. C'est plutôt la guerre psychologique cachée qu'Israël mène contre nous depuis plus de dix ans.


Depuis qu'a éclaté la deuxième Intifada en 2000, Israël a commencé à se servir de ses machines de guerre lourdes. La population de Gaza, et aussi celle de Cisjordanie , sont exposées à ces engins militaires. L'exposition a tristement pour conséquence que la population a fini par s'habituer aux bombardements, aux invasions et aux attaques constantes. Même les enfants se sont adaptés. Personne cependant ne s'est habitué aux drones, ces petits avions télécommandés contrôlés par ordinateur depuis Israël dont les Israéliens se servent pour surveiller la Bande de Gaza "pour des raisons de sécurité".

L'un des problèmes avec les drones est leur bourdonnement bruyant. Depuis 10 ans, le bourdonnement fait partie de la vie à Gaza. Ils survolent la Bande 24h par jour. Beaucoup de gens ont du mal à dormir tranquillement. Le bruit s'infiltre partout, même quand vous fermez les fenêtres pour dormir. Quand la nuit tombe et que les rues sont calmes, le bruit est encore plus fort. Certains lecteurs pourraient rétorquer que c'est normal, mais ça ne l'est pas. Il n'est pas humain qu'une population vive dans une terreur constante qui peut rendre fou. Certes, Gaza souffre de tant d'autres maux que le bruit des drones peut sembler "normal". Rien n'est normal, en réalité. Les drones sont juste un autre aspect des très nombreux maux et traumatismes qui touchent les enfants de Gaza et qui ajoutent à leurs souffrances.

Jamila Zaqoot, 21 ans, est étudiant à l'université de Gaza. Comme beaucoup d'autres étudiants, elle a beaucoup de difficultés à trouver du calme pour étudier. Après l'université, Jamila aide sa mère aux tâches ménagères, et elle se prépare à étudier ensuite, habituellement vers 20h.

"J'ai beaucoup de mal à étudier et à me concentrer. Le bruit des drones m'accompagne pendant que je travaille. C'est vraiment un problème. Je lis à haute voix pour couvrir le son. Imagine combien c'est perturbant, ce bruit permanent, 'zzzzzzz zzzzzzz zzzzzzz". Je l'appelle même 'Zananana'", dit Jamila.

Le drone est une arme israélienne efficace. Outre la surveillance du ciel de Gaza 24h par jour, 7 jours sur 7, il est utilisé d'un point de vue militaire dans des attaques légères par missiles pour des missions "spéciales". Israël s'en est souvent servi pour des assassinats ciblés. Beaucoup des dirigeants des factions de la résistance palestinienne luttant pour la liberté ont été tués par des attaques de drones. Des civils aussi ont été tués. Il y a deux mois, un médecin et son fils de 4 ans ont été tués par un drone. Ils étaient à moto lorsque la machine à tuer a frappé, les tuant tous les deux sur le coup. Israëla bien sûr déclaré que c'était une mesure de sécurité, et la communauté internationale a ignoré les assassinats.

En plus de l'irritation provoquée par le bruit, les drones sont un obstacle lorsque les familles essaient de passer du temps ensemble. Elles ne peuvent pas regarder des vidéos familiales ni même écouter les informations. Quand un drone survole un secteur, la télévision numérique par satellite est brouillée. En conséquence, les images de 90% des chaines de télévision sont floues et très peu ne sont pas touchées par le phénomène.

Ahmad al-Safedi, 45 ans, tient un magasin de satellites à Gaza. J'ai discuté avec lui de l'effet des drones. Il n'a pas d'interprétation scientifique du brouillage. Selon lui, le problème est apparu il y a 10 ans, lorsque l'armée israélienne a commencé à surveiller l'espace aérien de Gaza avec ces drones. Beaucoup de gens, dit-il, se plaignent du problème qui perturbe leur temps de détente en famille.

Al Safedi ajoute, "C'est vraiment pénible et irritant d'être distrait pendant que vous regardez un film, les informations ou une série-TV. Le drone ne cesse de couper le signal des satellites, en particulier celui de Nile Sat (un satellite égyptien qui comporte plus de 500 chaines). Vous regardez quelque chose qui vous plaît, et l'image disparaît. La diffusion reprend 2 minutes plus tard, puis s'interrompt à nouveau. La plupart des chaines de TV européennes ne sont pas touchées par les drones, mais peu de gens les regardent."

Les premiers drones étaient de fabrication américaine, mais au fil des ans,Israël a développé ses propres modèles. Ils sont maintenant vendus dans le monde entier. Les drones violent le droit international, que de toutes façonsIsraël viole constamment. Ils violent la souveraineté palestinienne. Bien qu'Israël se soit retiré de Gaza après avoir dégagé les 8000 colons qui occupaient 50% du sol de Gaza, en 2005, il continue de maintenir son contrôle grâce aux drones et l'occupation israélienne sur Gaza continue.

Motasim Dallol, 32 ans, étudiant palestinien qui est arrivé à Londres dernièrement, ressent la différence. Il vit dans un quartier calme de Londres, d'où les drones sont absents. Il dit que le ciel de Londres, sans drone, est comme le paradis.

Faudra-t-il que les occidentaux soient terrorisés par le bourdonnement des drones pour qu'ils se réveillent et réalisent l'impact que ces armes inhumaines ont sur l'humanité ?

Source : Pal Telegraph

Traduction : MR pour ISM

vidéo http://www.youtube.com/watch?v=xnHHSOJGvbk

Sameh A. Habeeb

http://www.ism-france.org/temoignages/L-autre-guerre-psychologique-contre-Gaza-article-16515


2-5 Atallah Hanna: le ciblage de la Syrie vise à démembrer la nation arabe en prélude à la liquidation de la cause palestinienne.  

Al-Qods occupée /

L'Archevêque Atallah Hanna, métropolite de la Sébaste des Grecs-Orthodoxes, a affirmé que le ciblage de la Syrie relève d'un plan américano-sioniste, exécuté avec une assistance des parties régionales, visant toute la région arabe, y compris la Palestine.
"Ils croyaient qu'affaiblir la Syrie leur permet de liquide la cause palestinienne", s'est exclamé l'Archevêque Hanna, dans un entretien téléphonique avec la télévision syrienne, assurant que le peuple palestinien, dans sa majorité, se solidarise avec la Syrie "qu'il aime désormais davantage en réalisant qu'elle paye aujourd'hui la facture de ce qu'elle avait donné pour la Palestine et les causes arabes", a-t-il précisé, affirmant que le peuple palestinien espère que la Syrie restera le pays fort et ferme qui soutient la cause palestinienne, "étant en effet le seul pays arabe qui avait ouvert les portes à nombre de factions palestiniennes, et la seule à prendre une position déclarée à l'égard du blocus de Gaza, de l'agression israélienne contre le Liban et des mesures de judaïsation d'al-Qods et des lieux sacrés".
L'Archevêque Hanna a proclamé sa solidarité avec la Syrie qu'il a qualifiée "le chaud foyer du nationalisme arabe, dont la capitale, Damas, représente la capitale spirituel de l'idéologie nationaliste arabe", exprimant l'espoir de voir "la Syrie renouvelée" dont avait parlé le président Bachar al-Assad, "L'Etat civil, démocratique, civilisé, sûr, stable, attaché aux constantes nationales et patriotiques".
Il a salué dans ce sens le peuple de Syrie "qui a fait preuve, durant cette crise, de sens élevé de conscience et d'attachement aux valeurs humaines, patriotiques et arabes", exprimant son émotion devant l'image du rassemblement des hommes de religion musulmans et chrétiens dans l'église de la Croix à Damas pour prier ensembles pour les âmes des martyrs.
L'Archevêque Hanna a fait savoir que le peuple palestinien avait cessé de suivre les chaînes de télévision qui répandent les mensonges et les mystifications sur la Syrie, soulignant que durant les dix mois derniers, ces chaînes s'étaient mobilisées pour couvrir les événements sur la scène arabe tout en faisant le back-out sur ce qui se passe dans la ville saintes d'al-Qods où les autorités d'occupation poursuivaient le vol des biens fonciers et des Waqfs de la ville, l'expulsion de ses habitants et les agressions contre les quartier arabes.
L'Archevêque Hanna a enfin appelé les intellectuels et les hommes de pensée, soucieux de l'intérêt de la nation arabe, à se tenir aux côtés de la Syrie face au terrorisme organisé et au complot dont elle fait face, et exhorté le peuple de Syrie à se cramponner à son unité et à bannir la sédition et ses colporteurs.

15/01/2012

http://www.sana.sy/fra/55/2012/01/15/394396.htm


2-6  Pam Bailey : "Nous vivions en prison, oui. Mais la prison ne vivait pas en nous".

Chers amis, je vous recommande un très beau témoignage de prisonniers palestiniens libérés,  : m-a  

Pam Bailey : La prison les sépare, la libération les réunit à Gaza

 

Le 19 décembre, le second groupe de prisonniers palestiniens faisant partie de l'échange avec le soldat israélien capturé doit être libéré. 550 hommes pourront enfin goûter à la liberté après des années - des décennies pour certains - derrière les barreaux. Leurs histoires seront certainement semblables à celles des 447 libérés en octobre. Les autorités carcérales israéliennes ont pratiquement tout fait pour effacer l'ancrage des détenus à la réalité et à leur culture, à leurs familles et à leurs compagnons de détention - par les interdictions de visites pendant plusieurs mois d'affilée, les changements répétés de prison pour parasiter toute nouvelle amitié, l'isolement solitaire, des années durant. Certains prisonniers n'ont pas supporté. Un prisonnier libéré que j'ai rencontré pendant ma récente visite à Gaza est resté en isolement pendant 15 ans ; il semble incapable de soutenir une conversation, et se parle tout seul, doucement, sans interruption

 

"Nous vivions en prison, oui. Mais la prison ne vivait pas en nous."

La vie en prison vous renforce," dit-il. "Quand vous êtes en grève de la faim, et sans nourriture jour après jour, vous trouvez des capacités et une force que vous ignoriez avoir. Quand il s'agit de défendre notre identité même et notre culture, Israël ne sera jamais plus fort que nous."

[…]

"Le plus grand défi, c'est d'être capable de résister soi-même, de vaincre ce désir de liberté et de votre famille, qui vous rend faible et vous donne envie d'abandonner," dit-il. "J'ai cherché des manières, même petites, de réaffirmer mon propre sentiment d'identité et de contrôle. Il y a toujours un moyen, même s'il est insignifiant. Par exemple, lorsque les gardiens ont interdit de fumer pendant que nous attendions nos familles les jours de visite, j'ai décidé d'arrêter de fumer. J'ai cessé ce jour là, pour que mon ennemi ne gagne pas."

[…]

Ce que leur réserve l'avenir est encore incertain, et ils reconnaissent que ce ne sera pas un ajustement facile. Ils ont été accueillis avec les 131 autres prisonniers "déportés" à Gaza, avec force célébrations pour "le retour des héros". L'administration Hamas à Gaza a aidé les prisonniers libérés en leur trouvant et en leur payant un logement. Mais Abu Sfeir compare cette première étape de transition à une "fête". Une fois l'attention retombée, le travail difficile va commencer.
"Je veux passer mon baccalauréat, trouver du travail, fonder une famille," dit Abu Seir. "Mais mes compagnons restés en prison [dont il reste plus de 5000] resteront dans mon esprit à jamais. J'ai essentiellement été élevé et éduqué par certains d'entre eux. Nous n'aurons pas de repos tant qu'ils ne seront pas libres eux aussi »

Pam Bailey

Article intégral sur  : http://www.ism-france.org/temoignages/La-prison-les-separe-la-liberation-les-reunit-a-Gaza-article-16413



3 Déclaration, courrier des lecteurs& témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Angela Lano : Voyage au cœur de Gaza, en partie reconstruite, toujours sous blocus.

Les « Printemps des Libertés ». C’est sous ce slogan qu’une délégation parlementaire internationale est arrivée le lundi 21 novembre dans la Bande de Gaza pour entamer une tournée qui a pris fin le 24 novembre 2011.

7 décembre 2011

Les habitants de Gaza ont partiellement reconstruit leurs habitations détruites par l’agression israélienne de 2008/2009 en utilisant un composé de sable et d’argile qui, mélangé à de l’eau et à un peu de paille peut se transformer en briques après séchage au soleil (Photo : BBC).

Outre la délégation, il y avait une forte présence de députés et sénateurs de l’Amérique Latine à savoir du Chili, du Pérou, du Brésil, de l’Argentine, de l’Uruguay, du Paraguay et de l’Equateur (dont quelques futurs candidats pour les prochaines présidentielles). Certains d’entre eux étaient des représentants du Marché Commun du Sud (Mercosur) et du Parlement Andin.

Ce fut donc l’occasion pour ces parlementaires latino-américains d’exprimer leur soutien à la population de Gaza et aux autorités politiques. Ils ont également manifesté leur intérêt à suivre de « plus près » la situation que vit la Bande, en particulier, et toute la Palestine, en général.

Les invités de Gaza ont été accueillis par le premier ministre de Gaza, Ismail Haniyah et le ministre des affaires étrangères Mahmoud Az-Zahaar.

Vingt-quatre heures après l’arrivée de la délégation, soit le 22 novembre, une conférence de presse a eu lieu au siège du Parlement de Gaza. A cette occasion, Ismail Haniyah a qualifié la visite de la délégation internationale et des sud-américains comme « un moment exceptionnel pour notre lutte », en ajoutant : « Le peuple palestinien apprécie votre engagement et vous fait part de sa plus grande gratitude ».

Il a poursuivi : « Votre présence parmi nous n’offre qu’une seule lecture : c’est qu’Israël est en train de vivre une situation d’isolement politique international. Il y a trois aspects fondamentaux que nous devons aborder sur le plan international. Premièrement, il y a une nécessité de comprendre que la ’Cause Palestinienne’ n’est pas seulement une question humanitaire, mais également politique. Nous voulons la libération de la totalité de la Palestine historique, Jérusalem comme capitale, le droit au retour de tous ses enfants, et bien évidemment, la libération des 7000 prisonniers encore détenus dans les prisons israéliennes. A part cela, nous ne voyons aucune autre solution au conflit ».

« Deuxièmement, il est important de parler du blocus imposé à Gaza. En nous enfermant à l’intérieur de la Bande, l’occupation sioniste avait prétexté la capture du soldat Gilad Shalit. Maintenant qu’il a été libéré, toutes les excuses pour continuer d’assiéger Gaza sont nulles et non avenues ».

« Ceci m’amène à souligner un point fort important et pour lequel on devrait faire pression sur Israël. Il s’agit du Rapport Goldstone sur les crimes israéliens commis durant l’Opération Plomb Durci. Les conclusions de ce rapport ne doivent pas être négligées, au contraire, et les responsables sionistes doivent être poursuivis en justice pour crimes de guerre. Ils ont assez fui la justice comme ça. »

« Et il demeure un quatrième aspect essentiel qui est la reconstruction de la Bande de Gaza, où l’entrée des matériaux de construction est toujours interdite. »

Lors d’une autre rencontre tenue le 21 novembre dans le palais du gouvernement en l’honneur de la délégation sud-américaine, le premier ministre de Gaza a réitéré et a exprimé sa gratitude et son estime aux représentants des sept pays latino-américains qui, en décidant se rendre à Gaza, ils ont dû effectuer un très long périple.

Dans ce contexte, Haniyah a tenu à rappeler que cette partie du monde a ouvert ses bras, depuis 1948, aux réfugiés palestiniens. « Des millions de palestiniens et leurs descendants vivent depuis 63 ans en dehors de leur terre, de la Palestine ». Et d’ajouter : « Nous vivons depuis 63 ans sous l’occupation et la torture. Depuis le début de l’oppression, les Israéliens nous ont entraînés dans des guerres, ils ont construit le Mur de l’Apartheid, ils ont assiégé et empoisonné le Président Yasser Arafat dans son quartier général de la Mouqata’a. Ils sont en train de judaïser Jérusalem, ils ont imposé un blocus illégal sur la Bande de Gaza, ils ont emprisonné des milliers de Palestiniens et au cours de l’hiver 2008-2009, ils ont lancé une guerre contre Gaza qui n’a engendré que destruction, blessures et mort. »

« La vérité est, par conséquent, évidente : Israël ne veut pas la paix et est en constante quête de conflits. C’est pourquoi, nous estimons que la visite de cette imposante et valeureuse délégation est la démonstration concrète que la situation tourne en notre faveur et qu’il est grand temps de s’opposer aux politiques israéliennes. »

Evoquant son parti, Haniyah explique : « Le mouvement du Hamas lutte contre l’occupation. Chaque pays occupé a le droit de se libérer et de combattre pour arracher sa propre liberté. Et ce que je dis n’est pas nouveau puisque ce droit est même établi par les conventions internationales et par le Conseil de Sécurité de l’ONU. »

Le premier ministre n’a pas manqué de préciser la nature du conflit en soulignant : « Le problème existant oppose occupants et occupés. Le problème est Israël et non pas les hébreux. Nous n’avons aucune animosité envers les hébreux, mais plutôt contre ceux qui ont occupé notre terre. La preuve, durant toutes ces années, nous avons reçu la visite de plusieurs individus hébreux et antisionistes qui tenaient à nous faire part de leur solidarité et de leur soutien au peuple palestinien. Ceux-là sont les bienvenus. »

Il a ajouté : « Le Hamas appelle à la démocratie et croit aux élections libres, et c’est pourquoi, le peuple palestinien a donné sa confiance totale au parti en 2006. A cette époque, les gouvernements occidentaux avaient demandé au mouvement islamique de ’’respecter la démocratie’’, mais lorsque la victoire a été du côté de notre mouvement, ce sont ces mêmes occidentaux qui ont refusé de respecter et de reconnaître les résultats des élections. Ils ont donc décidé de nous punir collectivement en nous assiégeant. Montrez-moi n’importe quelle partie du monde où la population subit un blocus marin, terrestre et même par le ciel. Et pour finir, ils ont déclenché une guerre pour punir la population, comme ils ont puni tous les pays qui entretiennent des relations avec nous. »

Dossier prisonniers

L’agenda de la délégation internationale avait également prévu une visite importante au Centre des Prisonniers de Gaza. La conférence tenue ce jour a été ouverte par Ramy Abdou, représentant de l’European Campaign to end the siege on Gaza (organe ayant pris l’initiative d’organiser la caravane internationale), et la députée chilienne d’origine palestinienne Marcela Constanza Sabat Fernandez.

 ?Etaient présents de nombreux prisonniers, dont certains récemment libérés lors de l’accord d’échange conclu avec Israël (Shalit contre 1100 détenus politiques). A cette occasion, Abdelaziz Amro et Samar Sbeh, une jeune maman, ont pris la parole pour raconter leur propre vécu dans les prisons. Amro a expliqué qu’il avait été condamné à 700 ans de prison. Détenu en 2004, il a été torturé avec des produits chimiques dont les séquelles se font sentir aujourd’hui où son état de santé s’est détérioré. Il affirme : « N’importe quel Palestinien peut se trouver emprisonné, et pour n’importe que motif. Dans ce cadre, Israël opte souvent pour la détention administrative qu’il renouvelle tous les six mois ou tous les ans. Il faut savoir que les prisons israéliennes contiennent un grand nombre de détenus dont l’état de santé est vraiment critique sans qu’on daigne leur prodiguer les soins médicaux nécessaires. Hélas, je ne peux me permettre de vous raconter davantage des souffrances subies dans les prisons et ce, par respect pour les nombreuses familles présentes dans cette salle, et dont certaines ont des proches en prison... mais je vous laisse deviner la souffrance insupportable qui y règne. »

Quant à Sbeh, qui a été arrêtée la même année, à savoir en 2004, elle était enceinte de trois mois et a donné naissance à son bébé à l’intérieur de la prison. Bara’ est aujourd’hui âgé de 3 ans. Le petit a vécu en prison avec sa maman jusqu’à l’âge de deux ans et demi, puis il a été libéré et confié à la famille.

Malheureusement, le cas de Samar et de son fils n’est pas unique puisque beaucoup de prisonnières sont confrontées aux mêmes conditions de vie où elles sont contraintes d’accoucher en prison. Ces femmes n’ont d’autre choix que d’élever leurs petits derrière les barreaux et leur quotidien est partagé entre incommodité, précarité hygiénique, sanitaire et alimentaire et situation psychologique cruelle. Et là, il ne s’agit pas de criminelles mais de détenues politiques privées de leurs droits humains.

La journée du 23 novembre : les invités de Gaza se sont rendus à « Assalama. Société de Bienfaisance » , centre pour handicapés situé à Beit Lahiya au nord de la Bande.

La réunion a été présidée par Mohammed Hannoun de l’Association des Palestiniens en Italie et responsable des affaires humanitaires de la caravane, et par la députée brésilienne Marina Pignataro Sant’Anna.

Ala, une des responsables du centre nous a expliqué que la plupart des handicapés présents ici sont des victimes des guerres israéliennes ou des tortures. Ce sont des enfants contraints à vivre en fauteuil roulant, qui ont des membres amputés, ou bien qui sont devenus sourds ou aveugles. Un des problèmes auxquels ces handicapés se heurtent est l’interdiction imposée par Israël concernant toute possibilité de voyage à l’étranger pour des soins médicaux ou pour bénéficier de prothèses.

Hôpitaux de la Bande : l’urgence est quotidienne

L’hôpital de Beit Lahiya compte 100 lits pour 300 mille personnes. La structure appelée « Martyr Kamal Udwan » est également au service des malades du camp de réfugiés de Jabaliya. L’affluence des patients est continue et un aspect très évident est celui des conditions de travail précaires et déplorables et l’insuffisance des produits sanitaires. En effet, le personnel médical est contraint de travailler alors que l’établissement manque de médicaments, de pièces de rechange pour les appareils, les chambres sont délabrées et les blocs opératoires mal équipées manquent même d’autoclave. Outre le manque flagrant de médicaments, l’électricité est souvent coupée pendant plus de 8 heures par jour, et les pièces de rechange pour les machines ne sont pas disponibles.

Durant la guerre de l’hiver 2008-2009, l’hôpital a pu secourir plus du tiers des blessés.

Le port de Gaza

A peine arrivés au petit port de Gaza, nous avons remarqué un monument édifié à la mémoire des neuf victimes turques du bateau Mavi Marmara, tuées lors de l’assaut lancé, au mois de mai de l’an dernier, par les Israéliens contre la Flottille de la Liberté I. Nous avons donc rencontré, ici même, le président de l’association des pêcheurs de Gaza, le représentant du ministère de l’Agriculture et de la Pêche et le président de l’autorité portuaire.

Ils nous expliquent : « 87% des pêcheurs vivent sous le seuil de la pauvreté. Même si les Accords d’Oslo prévoient 20 miles, l’occupation nous interdit de naviguer au-delà de 3 miles. Et si nous ne pêchons pas au large, nous ne trouvons pas de poisson sur la rive, où la faune est très faible. »

Ici, les bombardements sont quotidiens et les pêcheurs sont souvent enlevés et emmenés en Israël. Les barques et même les moteurs sont volés dans l’unique objectif de saboter la pêche qui est un fond de subsistance pour près de 3500 familles.

Cette année, sept pêcheurs sont morts et 30 autres ont été blessés, dont Ahmed qui lève son bras pour nous montrer sa main coupée. Une chose est sûre, ce pêcheur ne pourra plus travailler en mer. Il faut reconnaître qu’à présent, la pêche est une activité à haut risque et peu recherchée. A cause des agressions israéliennes, les pertes enregistrées cette année ont dépassé la barre des 5 millions d’euros. Cette situation engendre une misère généralisée chez les pêcheurs et leurs familles. En effet, les enfants, faute de moyens, ne peuvent plus aller à l’école, certains sortent en mer avec leurs pères ou leurs frères, ou bien, se tournent vers les marchés pour des petits boulots médiocres, souvent mal payés.

Et pourtant, il fut un temps où le poisson de Gaza était exporté dans plusieurs pays. Aujourd’hui, il ne suffit même pas à subvenir aux besoins des familles des pêcheurs.

Le ministre des affaires étrangères de Gaza

Le soir du 23 novembre, les délégations sud-américaine et italienne ont été accueillies dans les bureaux de Mahmoud az-Zahaar. Avec un large sourire dessiné sur son visage, le ministre a exprimé sa joie et gratitude quant à la présence d’un si grand nombre de parlementaires latino-américains, entre députés, sénateurs, représentants du Mercosul et du Parlement Andi et aussi des candidats aux prochaines élections présidentielles.

Alors que l’Europe (au niveau officiel) boycotte le gouvernement de Gaza, les politiciens sud-américains viennent lui rendre visite pour discuter, pour parler et même pour prendre des photos avec les ministres, les députés et le premier ministre. Les paramètres occidentaux n’admettent pas une telle approche, contrairement à cette partie du monde qui, au cours des dernières années, a réussi à se libérer des dictatures, des régimes et des oppresseurs locaux manoeuvrés par les USA. Cette partie du monde qui peut même élire des ex-guérilleros au poste de Président.

« L’Amérique Latine ne voit aucune objection à porter au pouvoir des partis et des politiciens qui ont appartenu à la résistance et à la guérilla de libération » a expliqué une parlementaire latino-américaine à Az-Zahar, surpris mais amusé. Pour les sud-américains, le mouvement islamique de la résistance qu’est le Hamas est tout simplement un mouvement de résistance populaire contre un régime qui l’assiège, l’occupe et l’opprime. D’autres parlementaires ont ajouté que leurs mouvements de libération étaient autrefois qualéifiés de « terroristes » par les dictateurs. Mais aujourd’hui, ou ils sont au gouvernement, ou ils ont leurs représentants.

Le ministre gazaoui a tenu à préciser un point très important sur l’Islam : « L’Islam n’est pas votre ennemi, ni celui de l’Occident. Notre lutte est conduite contre le sionisme qui a occupé notre terre » a-t-il dit.

Reconstruction

En parcourant la Bande de Gaza, il apparait clairement qu’elle a été reconstruite grâce à la volonté invincible de ses enfants. Les débris ont été collectés, écrasés et mélangés avec du sable. Les bâtiments et édifices que le déchaînement sioniste meurtrier avait détruit durant l’opération Plomb Durci (hiver 2008-2009) ont été reconstruits. Depuis quelque temps, par les « tunnels de la survie », les matériaux de construction arrivent à entrer dans la Bande . Les gazaouis ne sont pas restés les mains croisés, bien au contraire, ils ont réussi à reconstruire ce qu’Israël avait détruit.

La situation dans la Bande est aujourd’hui totalement différente de ce qu’elle était il y a deux ans, en janvier 2009, juste après la guerre israélienne. Les tunnels construits sur la frontière avec l’Egypte ont permis l’introduction des produits alimentaires, des vêtements, des voitures qui, même déjà utilisées, restent très chères, des jouets et bien d’autres marchandises.

Les magasins ne manquent pas de produits, que se soit dans le vieux souk de Gaza ou bien dans les nouveaux supermarchés modernes, au style arabo-occidental. Il est vrai qu’il n’y a pas une urgence humanitaire, mais le problème est celui du chômage qui a atteint un niveau très élevé et qui, par conséquent, empêche les gens d’acheter, même des produits de première nécessité. La plupart des gazaouis sont pauvres et manquent d’argent.

Il existe également des zones encore plus affectées, comme le camp d’An-Nuseirat. Cette partie de la ville, sauvagement frappée par l’opération Plomb Durci, est toujours dans la ligne de mire des Israéliens. La population de ce camp est quasiment isolée puisque les ponts et autres structures avaient été détruits, et peinent à être reconstruits à cause du manque de fer et d’acier.

Le siège

Aujourd’hui, la véritable urgence humanitaire dans la Bande de Gaza touche à la fois les secteurs de la santé et du travail. Les hôpitaux manquent de fournitures médicales, de médicaments, de pièces de rechange pour les appareils.

Israël assiège, boucle et attaque constamment la Bande, détruit les maisons et les infrastructures, les champs et les barques des pêcheurs, empêche la libre circulation des personnes et des produits. Il tire sur les ouvriers et les empêche de travailler rien que pour les affamer et leur enlever toute possibilité de jouir d’une vie digne et normale.

Aujourd’hui, le constat est sans équivoque : les produits ne manquent pas à Gaza, mais c’est l’argent pour les acheter qui fait défaut, et pour beaucoup de gazaouis.

Trouver une occupation, un travail est le casse-tête quotidien de beaucoup de gens, qu’ils soient jeunes, vieux, licenciés, diplômés ou incultes. Ceux qui ont de la chance sont ceux qui peuvent vivre de ce que leur envoient des parents établis à l’étranger .

A Gaza, les catégories les plus touchées sont les pêcheurs, les agriculteurs, notamment ceux qui cultivent des terres proches des Territoire de 1948, constamment attaquées par Israël, et les employés des entreprises et des industries détruites durant l’opération Plomb Durci.

Ainsi, le blocus sur la Bande de Gaza doit prendre fin vu son caractère illégal et inhumain. Il est temps que la population puisse se déplacer, trouver un travail, gagner sa vie, étudier et recevoir les soins adéquats. Gaza doit mener une vie digne : tel a été l’avertissement de la délégation internationale.

Angela Lano
Le Caire et Gaza occupée, 21 -25 novembre 2011.
Publié (infopal.it) le 25 novembre 2011.

Traduit de l’italien par Niha (07.12.2011) :
http://www.info-palestine.net/article.php3 ?id_article=11517

Texte original en italien (25.11.2011) :
http://www.infopal.it/leggi.php ?id=19957


3-2 Communiqué de presse  du Porte Parole d' ÉGALITÉ  : Saïdi Nordine :  Plainte contre Israël.
Madame Monsieur,
Le 8 juillet 2011 débutait la mission internationale et citoyenne “Bienvenue en Palestine”.
Cette mission regroupant des centaines de ressortissants de tous pays du globe, avait pour objectif de se rendre en Palestine (et plus particulièrement à Bethléem en Cisjordanie), du 8 au 16 juillet 2011, afin de dénoncer le blocus de la Cisjordanie par l’armée d’occupation israélienne, et d’ainsi soutenir pacifiquement le peuple palestinien persécuté, en participant, aux côtés d’associations palestiniennes, à une série d’activités culturelles organisées par celles-ci.

Les participants de la mission « Bienvenue en Palestine » furent contraints, pour se rendre en Cisjordanie, de transiter par l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv. Une fois à l’aéroport, ils ont déclarés aux services de l’immigration qu’ils comptaient se rendre en Cisjordanie, ce qui n’a évidemment rien de répréhensible. Pourtant, ils furent littéralement pris d’assaut et encerclés par plusieurs dizaines d’agents de sécurité de l’aéroport, de policiers et de militaires israéliens, munis d’armes de guerre.

Malgré le pacifisme et la bonne volonté de ces citoyens, des dizaines d’entre eux furent bloqués à l’aéroport, ensuite transportés dans des conditions déplorables (fourgons à bestiaux), avant d’être détenus sans aucunes raisons ni aucunes charges. En tout, une centaine de personnes furent mises derrière les barreaux de prisons israéliennes, parmi
Les quelles pas moins de soixante Belges
Durant plusieurs jours, ils ont été humiliés, menacés, frappés pour certains d’entre eux, privés de nourriture, d’eau potable, de médicaments,…
D’où la volonté pour un certain nombre de citoyens belges de porter plainte contre ces agissements.
A la suite de quoi, ce 9 janvier 2012, s’est tenu un entretien avec le Procureur fédéral-adjoint Philippe MEIRE, lequel est le Procureur dirigeant la section "compétence universelle" du Parquet fédéral. A l'occasion de cet entretien, auquel assistait une participante à la mission "Bienvenue en Palestine", fut déposée la plainte contre les dirigeants israéliens. L'entretien fut extrêmement cordial et notre impression commune fut que le Procureur fédéral semble réellement prêt à aller au bout des choses.
Par ailleurs, nous comptons déposer encore d'autres plaintes (éventuellement sur d'autres bases juridiques).
Afin d’expliciter notre démarche, une conférence de presse se tiendra le mardi 17 janvier 2012 à 10h30 au local de « ESG » Rue du Chevreuil, n°4 à 1000 Bruxelles.
Je vous prie de croire, Madame/Monsieur en l'assurance de mes sentiments bien dévoués.

Maître Sébastien COURTOY – Maître Stéphanie DUMONT (collaboratrice )
Contact presse :
Maître Sébastien COURTOY
Avenue du Commandant Lothaire 11
1040 Bruxelles
Fax 02/736.17.20
G.S.M 0477/955082
Responsable de la mission pour Bruxelles
Nadia Boumazoughe
Rue du Chevreuil, n°4
1000 Bruxelles
Nadia.boumazoughe@yahoo.fr
GSM 0485/54.95.79
Bienvenuepalestine.com
Nordine Saïdi
Mouvement Citoyen Palestine
http://mcpalestine.canalblog.com

Saïdi Nordine
Porte Parole d' ÉGALITÉ 

GSM : 0476/84.19.69
http://egalite.be
http://e-s-g.blogspot.com



4 Analyse - Géopolitique et stratégie– Réflexion.

Ndlr La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

4-1 Ziad Medoukh : Les conséquences économiques du blocus israélien sur la bande de Gaza.
Les Palestiniens célèbrent ces jours-ci le troisième anniversaire de l’agression israélienne contre la population civile de la bande de Gaza, une population qui subit un blocus inhumain imposé de façon illégale par les forces de l’occupation.

Nous allons essayer dans cet article, de parler des conséquences économiques de ce blocus sur la vie des habitants de cette région, la plus peuplée du monde, une région oubliée voire déserte, une région en souffrance permanente.

Les chiffres et statistiques de cet article sont datés du deuxième trimestre 2011 .Ils proviennent d'organisations internationales telles que le bureau des Nations-Unies pour les réfugiés palestiniens-UNRWA-, le Programme des Nations-Unies pour le Développement, la Banque Mondiale, l’Organisation Mondiale du Travail et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Gaza.

On peut dire que l’économie de la bande de Gaza souffre d’une crise très grave à cause du blocus israélien et des fermetures de tous les passages commerciaux qui la relient à l’extérieur. Cette situation empêche tout développement d'une économie en faillite qui ne trouve pas les ressources nécessaires pour sortir d'une crise qui touche tous les autres secteurs.

On peut d’abord qualifier le blocus israélien sur Gaza de punition collective contre plus de 1.6 millions d’habitants qui vivent dans le chômage, la pauvreté et la précarité, et se battent quotidiennement pour survivre et rester dignes sur leur terre.

La fermeture totale des passages commerciaux qui relient la bande de Gaza au monde extérieur depuis 2007, et son ouverture de temps en temps de manière arbitraire et partielle, ont rendu l’économie gazaouite chaotique, sans aucun espoir de redressement, tous les secteurs économiques sont paralysés en raison de l’arrêt complet de tous les projets en cours.

Cette fermeture a empêché la libre circulation des importations et des exportations des biens et produits de Gaza, en particulier les matières premières et les produits semi-finis.

Les conséquences économiques de ce blocus illégal se manifestent par :

- Un recul des indicateurs de l’économie palestinienne, car l’économie de la bande de Gaza contribue pour 44% au PIB palestinien. Cette situation a rendu l’économie palestinienne dépendante de l’économie israélienne et de l’aide internationale.

- Les pertes financières directes ou indirectes dues à ce blocus inhumain et qui, en quatre ans, dépassent 1 milliard d’euros.

- Le secteur privé a été le secteur le plus touché, ce secteur qui employait environ 100.000 personnes avant 2007, et qui représentait 54% du marché de travail dans la bande de Gaza, est actuellement paralysé. A cause de la fermeture des usines et des ateliers, avec l’interdiction d’entrée de matières premières pour tous les projets et l’interdiction d'exporter , sans oublier la destruction de 85% des entreprises privées lors de la guerre de 2008-2099 , plus de 700 installations industrielles fermées sans réouverture, et la seule zone industrielle qui se trouvait au nord de la bande de Gaza fermée elle aussi définitivement après la guerre, à cause de tout cela, le secteur privé n'emploie plus que 20.000 personnes

- Le secteur de l’agriculture qui employait 40.000 travailleurs a été aussi touché. Actuellement, il y a seulement 9500 personnes qui travaillent- avec une baisse permanente de revenu- Ce secteur souffre de l’interdiction israélienne permanente de faire exporter les produits agricoles de Gaza connus pour leur qualité, vers les marchés externes. Sans oublier la diminution des terrains cultivables, des espaces ayant été détruits soit pendant la guerre, soit par les différentes incursions israéliennes sur les différentes régions de la bande de Gaza. La surface cultivée a diminué de 13% depuis 2007.Les pertes agricoles quotidiennes à cause de la non exportation des produits agricoles vers l’étranger est de 150.000 euros par jour. Conséquence grave: beaucoup de personnes sont en train d’abandonner leur terre agricole à cause de ces pertes, cette terre est remplacée par des constructions et des bâtiments. Une autre raison, la décision israélienne de porter la zone tampon, au nord de la bande de Gaza, à 300 mètres, a conduit à la détérioration dans le secteur agricole. De plus, la mort de beaucoup d’animaux a rendu l’élevage très difficile, et les prix ne cessent d'augmenter..

Avant 2007, la zone cultivée dans la Bande de Gaza s'élevait à 170 000 000 mètres carrés. Actuellement, il est estimé que 20 % de la zone cultivée, dont des vergers et des serres, ont été gravement affectés. Selon le rapport de la Chambre du commerce de Gaza, le coût de l'impact sur les moyens de subsistance des agriculteurs, combiné à celui des mesures de nettoyage nécessaires, s'élève à environ 10 millions d'euros.

- L’industrie: 90% des usines existantes sont fermées sans réouverture à cause du manque de matières premières, d’exportation, d’importation et du coût élevé des produits qui arrivent via les tunnels. La bande de Gaza est connue pour ses industries de qualité, notamment les vêtements, le tissu et le bois, les pertes dans ce secteur depuis juillet 2007 sont de 15 millions d’euros par mois.

- Le secteur de la pêche souffre énormément du blocus israélien, les pécheurs Gazaouis sont interdits de dépasser 400 mètres dans l'eau de Gaza, ces restrictions et ces limites ont influencé ce secteur et plus de 2000 pêcheurs, soit, ont changé d'activités, soit, travaillent avec un revenu minimum.

- Le chômage a augmenté, le taux de chômage a dépassé les 65% au deuxième trimestre de 2011, mais le phénomène le plus dangereux est la hausse du chômage chez les jeunes de moins de 30 ans, qui atteint 75%

- La pauvreté, 42% de la population de Gaza vit en dessous de seuil de pauvreté depuis mai 2007.

- Le développement du marché noir et le commerce qui vient des tunnels, entre 2008 et 2011; 45% des besoins commerciaux de la bande de Gaza en toutes matières proviennent des tunnels.

-L’augmentation de nombre de personnes qui dépendent des organisations humanitaires, selon les sources du bureau des Nations-Unies pour les réfugiés palestiniens –UNRWA- dans la bande de Gaza, plus de 450.000 personnes ont bénéficié du programme de l’aide alimentaire géré par le bureau, ce programme a élargi ses services pour cibler les citoyens et non seulement les réfugiés.

Le seul changement en 2011? Le nombre de camions autorisés à entrer Gaza est passé à 150 camions par jour alors qu’il était de 30 pendant le blocus, mais pour l’entrée et la sortie des produits de Gaza et vers Gaza, rien a changé.

Ces conséquences économiques sur la population, montrent une fois de plus que le véritable objectif de ce blocus imposé par l’armée israélienne, et cela devant le silence complice de la communauté internationale officielle, est de casser la volonté remarquable de cette population civile en pleine résistance.

Ziad Medoukh


4-2 Amira HASS : Les Palestiniens sont des héros qui bravent la dictature israélienne.

Les Palestiniens sont des héros et c’est la seule chose qui ressort des attaques des voyous des collines (les colons ndt) contre eux. Les mains sont les mains de voyous, et la tête ? La tête est celle du régime hostile imposé aux Palestiniens qui les persécute à chaque instant de leur vie, jour après jour, semaine après semaine depuis des décennies. Vivre dans de telles conditions et rester sain d’esprit —c’est de l’héroïsme. "Et qui dit que nous sommes sains d’esprit ?" me répondent les Palestiniens. Eh bien voilà la preuve qu’ils le sont : ils sont capables de se moquer d’eux-mêmes.

Les voyous des collines ne sont que la cerise sur le gâteau. La plus grosse partie du travail est faite par les voyous en gants de chevreau. Contrairement à ceux qui ont lancé des pierres à l’adjoint du commandant de brigade, ceux-là sont les chouchous d’Israël. La chair de notre chair. Des officiers et des soldats, des juges militaires, des architectes et des hommes d’affaire au service de l’armée, du ministère de l’Intérieur et des employés de l’Institut de la Sécurité Nationale. Les mains sont leurs mains. La tête est celle du peuple juif israélien qui par des voies démocratiques envoie son gouvernement imposer ses dictats aux Palestiniens.

En quoi consiste la dictature israélienne sur les Palestiniens ? Ce n’est pas seulement le contrôle de leur espace et la création d’enclaves isolées les unes des autres ; pas seulement l’envoi de jeunes israéliens de 19 ans —masqués et armés jusqu’aux dents— dans des raids militaires (560 le mois dernier selon le groupe qui supervise ce secteur dans le département des négociations de l’OLP) ; pas seulement les arrestations quotidiennes (257 arrestations en novembre dont 15 Gazaouis) et les 758 blocs de pierres mis en travers des routes de Cisjordanie pour les condamner temporairement le mois dernier.

La dictature n’est pas seulement l’interdiction faite aux Palestiniens de construire dans plus de 60% de la Cisjordanie, l’invention quotidienne de nouvelles lois pour les priver de leurs droits civiques et les expulser, ni la démolition en 2011 de 500 maisons palestiniennes, de puits, de citernes, d’abris pour les animaux, des toilettes et autres structures essentielles. La dictature est tout cela et beaucoup plus encore.

La dictature israélienne est l’art des deux poids deux mesures (les Palestiniens n’ont pas le droit de construire sur leur terre cultivable car elle est classée en zone rurale mais l’état peut légaliser une colonie juive construite sur de la terre cultivable palestinienne). Israël est le champion de l’arrogance et de la prétention ("la seule démocratie") et il détient la palme de l’hypocrisie ("prêt à retourner à la table des négociations à tout moment"). Ce qui empêche les Palestiniens de devenir fous de colère, c’est qu’ils savent que tout cela se retournera contre les Israéliens eux-mêmes.

Tous ceux que la dictature israélienne a blessés se sentent seuls, démunis, furieux et désespérés. Mais chaque famille à sa manière cultive son humanité. D’une manière étonnante et émouvante, — en dépit de rivalités internes, d’une répartition injuste du fardeau, de manifestations d’ignorance et d’opportunisme, et de leaders décevants — la dictature israélienne a rendu les Palestiniens plus solides et plus solidaires.

C’est le sumud* dont l’avocat Raja Shehadeh a parlé il y a longtemps, quand nous vivions encore dans l’illusion que le peuple juif israélien pouvait guérir de la maladie du pouvoir. Ce que recouvre ce mot est aussi vrai de chaque individu que de chaque famille : c’est la capacité de résilience, la capacité de se contrôler avec beaucoup de sagesse et de finesse, qui est à la base du courage qui est devenu la norme en Palestine et qui se transformera en résistance collective de masse quand le moment sera venu.

Les Palestiniens sont des héros et ce n’est pas seulement une belle tournure journalistique. C’est une fait dont les voyous n’ont que faire mais qui pourrait peut-être toucher les gens qui ferment les yeux —et il y en a beaucoup. Les gens ferment les yeux parce qu’ils veulent que tout soit normal. Ce qu’ils ne voient pas n’existe pas et ne les gêne pas. La normalité israélienne a besoin que les Palestiniens disparaissent ou au moins qu’ils se taisent et se rendent. Mais la bravoure des Palestiniens n’a pas fini de contrarier les espoirs israéliens de normalité.

Amira Hass

Article paru originellement dans Haaretz.

Amira Hassest la correspondante de Haaretz dans les Territoires Occupés. A ce titre, elle a vécu 3 ans à Gaza et cette expérience a fait l’objet de son célèbre livre : Boire la mer à Gaza. Elle vit dans la ville de Cisjordanie de Ramallah depuis 1997.

Pour consulter l’original : http://dissidentvoice.org/2011/12/palestinians-are-heroes-br...

Traduction : Dominique Muselet

Note : Sumud (Résistance, détermination, patience)

 : http://www.geostrategie.com/2475/sumud-l%e2%80%99ame-du-peup...

URL de cet article 15458
http://www.legrandsoir.info/les-palestiniens-sont-des-heros-qui-bravent-la-dictature-israelienne-haaretz.html


4-3Hamas : l’enlèvement de Dweik a pour but de saboter l’union nationale.  

Le Dr Ahmad Bahar, vice-président du Conseil législatif palestinien (CLP), a vivement dénoncé l’enlèvement du président du CLP, le Dr Aziz Dweik, et tenu responsable Israël de sa sécurité. Le CLP et le gouvernement dirigé par le Hamas à Gaza ont également dénoncé l’enlèvement de Dweik, et exigé sa libération immédiate et inconditionnelle.
Le Dr Dweik a été enlevé hier jeudi par les soldats israéliens postés au check-point de Jaba, au sud de Ramallah, dans le centre de la Cisjordanie.
Dans un communiqué de presse publié jeudi, le Dr Bahar déclare que « l’enlèvement du Dr Dweik est un crime israélien de plus contre le peuple palestinien et leur représentants démocratiquement élus. »
Il appelle la Ligue arabe et l’Organisation de la Conférence islamique à intervenir et à assurer la libération de Dweik, sain et sauf, ajoutant que cette arrestation viole le droit et les règlements internationaux relatifs à la protection des représentants élus.
Le Dr Bahar soutient encore que l’enlèvement du Dr Dweik vise à saper tous les efforts déployés pour l’union palestinienne, et à entraver le travail du Conseil législatif en Cisjordanie.
Il demande aux Nations-Unies d’honorer leurs obligations et d’assurer la libération de Dweik, ajoutant qu’elles doivent également agir contre les violations et les crimes israéliens contre le peuple palestinien, leurs terres et leurs lieux saints.
En outre, le gouvernement palestinien dirigé par le responsable Hamas, Ismail Haniyya, dans la bande de Gaza, a dénoncé l’enlèvement de Dweik et appelé à sa libération immédiate, sain et sauf.
Pour le gouvernement, le Dr Dweik a été enlevé après qu’il se soit entretenu avec le représentant d’Afrique du Sud en Cisjordanie.
Le Dr Dweik est allé rencontrer l’officiel sud-africain à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, et il a été enlevé alors qu’il revenait à Hébron, dans le sud du territoire.
Le cabinet du Dr Dweik déclare que l’enlèvement vise à saper les efforts des Palestiniens pour réussir l’union nationale, et qu’il s’inscrit dans « la politique hostile d’Israël à l’égard des Palestiniens et de leurs représentants élus ».
Après avoir été élu à la présidence du CLP en 2006, le Dr Dweik a été enlevé en août et il a passé trois ans en détention administrative jusqu’à ce qu’il soit libéré en juin 2009.
Le Dr Dweik a été enlevé et emprisonné à plusieurs reprises par Israël ; en 1992, lui et 415 dirigeants politiques du Hamas ont été expulsés vers la zone de Marj Az-Zohour, dans le sud du Liban. Ils refusèrent d’aller au Liban et campèrent dans le froid à Marj Az-Zouhour jusqu’à ce qu’ils soient autorisés à rentrer en Palestine.
Il a été porte-parole de langue anglaise du Hamas, et en 2006, il a été élu à la présidence du Conseil législatif palestinien, le Hamas ayant remporté une victoire écrasante aux élections législatives et locales ; Israël et les États-Unis décidèrent alors de rejeter ce gouvernement élu.
Le 29 juin 2006, après avoir été élu président du CLP, le Dr Dweik a été enlevé, avec des dizaines d’autres officiels élus du Hamas ; il a été emprisonné par Israël pendant trois ans en dépit du fait qu’aucune charges n’étaient retenues contre lui, et placé en détention administrative.
Il a été libéré le 23 juin 2009, après le refus d’un tribunal israélien de prolonger sa détention, le procureur israélien ayant été incapable de produire la moindre preuve contre lui. L’accusation avait tenté de prolonger la détention administrative du Dr Dweik d’une année supplémentaire.
20/01/2012

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11695


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