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30/01/2012

n°35 - Journal de Syrie -13-01 au 27-01 - q - : Jonathan Steele - dénonce le bourrage de crâne sur la Syrie.

n°35 - Journal de Syrie -13-01 au 27-01  - q -  : Jonathan Steele  - dénonce le bourrage de crâne sur la Syrie.

 


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal deSyrie

             n°35                                         13-01 au27-01        

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Journal deSyrie" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

Louis Denghien: La grande figure du journalisme anglais - Jonathan Steele  - dénonce le bourrage de crâne sur la Syrie.

SaïdDoudine: Coordination américano-israélo-qatari contre la Syrie.

Michel Chossudovsky : Syrie: Les Forces spéciales britanniques, la CIA et le MI6 appuient l’insurrection armée. Une intervention de l’OTAN est envisagée.

Gilles Munier : Les services secrets anglais et américains approvisionnent les groupes armés !

Nicolas Gros-Verheyde : Syrie : "Et si on recommençait le 'coup' de la Libye ?"

Daniel McAdams : L’agression de la Syrie par l’OTAN pourrait déraper en un conflit de grande ampleur.

Thierry Meyssan: La décision d’attaquer la Syrie a été prise lors d'une réunion à Camp David le 15 septembre 2001. 

1 Gilles Jacquier

1-1 Le journaliste français Gilles Jacquier meurt sous le feu des gangs armés à Homs.

1-2 Gilles Jacquier - Syrie : Juppé et Sarkozy préparent les preuves.

1-3 Louis Denghien : Mort de Gilles Jacquier : Juppé s’enfonce résolument.

1-4 Journaliste tué en Syrie : Juppé va t'il nous refaire le " coup de Markale " ?

2  Politique des Pays Arabes & voisins

Mauritanie

Quand l’émir du Qatar se fait renvoyer bottes au cul..de la Mauritanie!

Tunisie

Le président tunisien juge "suicidaire" une intervention étrangère en Syrie.

Les grandes manœuvres 

France

Réseau Voltaire : Décès du reporter d’Envoyé Spécial : la France dissimule les preuves.

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

4-1 Infosyrie: « Violences inacceptables » : un petit film pour Sarkozy, Juppé & consorts

4- 2 questions à Thierry Meyssan.

4-3 Réponse à ceux qui ne voient aucun sectarisme dans l'opposition syrienne.

Guerre médiatique 

4-4 Lucien PONS : Pourquoi devrions-nous tolérer une guerre humanitaire en Syrie?

 



Tiré à part

Louis Denghien: La grande figure du journalisme anglais - Jonathan Steele  - dénonce le bourrage de crâne sur la Syrie.

Même dans les pays les plus alignés sur le Nouvel Ordre mondial et ses mots d'ordre, des voix discordantes - et autorisées-se font quand même entendre.

Ainsi en Grande-Bretagne, plus que jamais, en ce qui concerne la politique étrangère et singulièrement le dossier syrien, le "porte-avions des Etats-Unis en Europe".

Et dont le Premier ministre David Cameron a mérité au moins autant que son prédécesseur Tony Blair le sobriquet de "caniche" de président américain.

Une voix isolée, mais dans un journal influent

Eh bien, dans ce même pays sous influence, dont le Premier ministre vient de traiter Bachar al-Assad de « maudit tyran« , c’est un journaliste chevronné, l’ancien responsable de la rubrique internationale du grand quotidien de référence The Guardian (de sensibilité plutôt travailliste) qui vient de dénoncer les mensonges et l’attitude de son gouvernement et d’une grande partie de sa presse. Jonathan Steele, déjà auteur en novembre dernier d’une tribune libre qui s’attaquait à nombre de contre-vérités sur la crise syrienne véhiculés docilement par ses confrères, vient à nouveau de dénoncer – dans une nouvelle tribune libre publiée par The Guardian - la désinformation dont continue malheureusement à faire l’objet ce pays. « Cette couverture médiatique est devenue une arme de propagande contre la Syrie » dit-il notamment. Et Steele de pointer plusieurs éléments de cette propagande, les négations, omissions ou francs mensonges relatifs aux faits suivants : la popularité de Bachar, la mission des observateurs arabes, l’implication militaire et diplomatique américaine. A propos de la mission de la Ligue arabe en Syrie, Jonathan Steele écrit que son actuel dénigrement par les Occidentaux est motivé par la crainte que les observateurs donnent dans leurs rapports un son de cloche, notamment sur la soi disant opposition pacifique, un son de cloche assez éloigné de la vulgate en cours.

Et, toujours sur ce sujet, le journaliste prévoit – sans prendre trop de risques, il est vrai – que la Ligue arabe va, à l’occasion de sa réunion du 22 janvier au Caire, de fortes pressions pour mettre fin à sa mission. Mission dont Steele estime la prolongation nécessaire pour garantir une vision plus objective de la situation, elle-même condition de l’instauration d’un dialogue effectif entre pouvoir et opposition.

Jonathan Steele a, comme Infosyrie de l’autre côté de la Manche, fort à faire dans un pays qui héberge l’agence de désinformation qu’est l’OSDH dont le patron Rami Abdel Rahmane a ses entrées chez William Hague, patron de la diplomatie britannique, une diplomatie aussi fidèlement suiviste du Département d’Etat américain sur la Syrie qu’elle l’avait été pour Israël, l’Irak, l’Afghanistan ou la Libye.

Mais Steele est une grande figure du journalisme anglais – deux fois lauréat des trophées de la presse britannique, catégorie « Reporter de l’année ». Et The Guardian, qui offre une tribune à son ex-collaborateur, est un média de premier plan.

Louis Denghien,

(http://www.infosyrie.fr/re-information/une-grande-figure-du-journalisme-anglais-denonce-le-bourrage-de-crane-sur-la-syrie/


SaïdDoudine: Coordination américano-israélo-qatari contre la Syrie.

Le chercheur stratégique, Saïd Doudine, directeur de l'établissement du monde uni de la recherche et de l'information, a fait état d'une coordination américaine, israélienne et du Golfe pour la mise en exécution du plan visant à imposer l'hégémonie colonialiste à la région tout entière.
Dans une déclaration à la télévision syrienne, M. Doudine a indiqué que le plan occidental suspect contre la Syrie s'était cristallisé après l'an 2006 au moment où l'OTAN, conscient de l'incapacité d'Israël à l'exécuter seul, avait décidé d'y faire adhérer la Turquie et Qatar.
Il a fait noter que les pétrodollars du Golfe qui faisaient défaut au monde arabe, s'employaient dans des actions étrangères et pour l'achat des armes qui serviraient à l'exécution des plans d'invasion de la région, parlant dans ce sens de la coordination entre le Premier Ministre Qatari avec Netenyahou et d'autres commandements israéliens lors des réunions à Paris.
http://www.sana.sy/fra/51/2012/01/20/395541.htm


Michel Chossudovsky : Syrie: Les Forces spéciales britanniques, la CIA et le MI6 appuient l’insurrection armée. Une intervention de l’OTAN est envisagée.
Plusieurs articles dans les médias britanniques confirment que les Forces spéciales britanniques (UKSF) entraînent les rebelles syriens.

Le modèle sous-jacent est similaire à celui de la Libye où les Special Air Services (SAS) britanniques étaient sur le terrain avant le lancement de l’intervention militaire de l’OTAN.
Une intervention de l’OTAN, calquée sur celle de la Libye, est envisagée en vertu de la responsabilité de protéger (R2P). L’Armée syrienne libre (ASL) est une création paramilitaire de facto de l’OTAN.
Les reportages confirment que des agents de l’armée et du renseignement sont déjà sur le terrain en Syrie :

Il y  de plus en plus de rumeurs indiquant que les Forces spéciales britanniques assistent d’une manière quelconque les forces alignées contre le régime syrien.

Des reportages de la fin novembre de l’an dernier mentionnent que les Forces spéciales britanniques ont rencontré des membres de l’Armée syrienne libre (ASL), le bras armé du Conseil national syrien. Le but apparent de ce contact initial était d’établir la puissance des forces rebelles et d’ouvrir la voie à toute forme future d’opération d’entraînement.

Des reportages plus récents ont indiqué que des Forces spéciales britanniques et françaises ont entraîné activement des membres de l’ASL sur une base en Turquie. Certains reportages mentionnent qu’un entraînement a lieu également en Libye et au nord du Liban. Des agents du MI6 britannique et du personnel de l’UKSF (SAS/SBS  - Special Boat Service) auraient entraîné des rebelles pour le combat en zone urbaine et leur auraient fourni des armes et de l’équipement. Des agents de la CIA et des forces spéciales des États-Unis apporteraient de l’aide aux rebelles dans le secteur des communications. (British Special Forces Training Syrian Rebels?, Elite UK Forces, 5 janvier 2012. C’est l’auteur qui souligne.)

Ces reportages confirment sans équivoque une interférence étrangère dans les affaires d’un État souverain.
Il ne s’agit pas d’une révolte populaire.
L’insurrection ainsi que les meurtres de civils ont été commandités dès le début par des puissances occidentales.
Des agents des États-Unis, du Royaume-Uni et de la Turquie fournissent des armes aux rebelles, en violation du droit international. Des reportages confirment que les rebelles sont des tireurs qualifiés et des membres d’organisations associées à Al-Qaïda.
La Grande-Bretagne se prépare à un combat en Syrie qui pourrait être plus important et plus sanglant que la bataille contre Kadhafi. Le ministre de la Défense dresse des plans secrets pour une zone d’exclusion aérienne sous l’égide de l’OTAN, mais celle-ci doit d’abord être appuyée par le Conseil de sécurité des Nations Unies.
Alors que les troubles et les tueries s’intensifient au sein de l’État arabe en crise, un représentant de la sécurité a révélé que des agents du MI6 et de la CIA sont déjà en Syrie pour évaluer la situation.
Des forces spéciales discutent également avec des soldats dissidents. Ils veulent savoir de quelles armes et de quels instruments de communications les forces rebelles auront besoin si le gouvernement décide de les aider.
Une source bien placée a affirmé : « Le MI6 et la CIA sont en Syrie pour infiltrer et connaître la vérité.  ». 
 « Nous avons les SAS et les SBS qui ne sont pas très loin. Ils veulent savoir ce qui se passe et se renseignent sur l’équipement dont les soldats dissidents ont besoin.
(Deborah Sherwood, Syria will be bloodiest yet, Daily Star, 1er janvier 2012. C’est l’auteur qui souligne.)
Article original : Syria: British Special Forces, CIA and MI6 Supporting Armed Insurgency. NATO Intervention Contemplated

Michel Chossudovsky*

(revue de presse : Mondialisation.ca –

10/1/12)
Traduction Julie Lévesque pour Mondialisation.ca
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=28529
* Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa


Gilles Munier : Les services secrets anglais et américains approvisionnent les groupes armés !

Les agents des services du MI6 (services secrets britanniques) et de la CIA (services secrets américains) opèrent activement en Syrie. Des espions, à la solde de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, sont actuellement sur le terrain pour évaluer la situation. Les forces spéciales britanniques seraient en contact avec ces espions, prêtes à fournir, le temps voulu, les armes et les munitions nécessaires à « l'armée de libération de la Syrie » (soldats dissidents soutenus par l’Occident, genre de remake de la force inféodée à l'OTAN qui était intervenue en Libye).

Selon le « Daily Star Sunday » paru le 1er janvier 2012, le ministère britannique de la Défense prépare un plan pour instaurer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Syrie, supervisé par l’OTAN ! L’hebdomadaire souligne toutefois que Londres aura besoin de l’approbation du Conseil de sécurité pour mettre à exécution ces plans alors que la Russie et la Chine y sont opposées.

Tandis qu’un porte-parole du ministère britannique de la Défense parle de spéculations, « Foreign Policy », un magazine américain bimestriel, mentionne un plan de soutien américain aux groupes armés en Syrie. Le bureau du Conseil de sécurité nationale américain a déjà entamé une opération secrète visant à trouver un passage d’armes le long de la frontière syro-turque et à renforcer l’aide militaire fournie aux groupes armés, selon le magazine. Les cadres du département d’Etat, du Trésor et du Conseil de sécurité nationale vont nommer un coordinateur chargé d’entretenir les contacts entre l’opposition syrienne et l’administration américaine.

Selon le directeur de la télévision iranienne arabophone en Syrie, Hussein Mortada, une réunion regroupant des personnalités libanaises et des membres de la sécurité française, américaine et turque, et l’attaché militaire de l’ambassade saoudienne à Ankara s’est récemment tenue dans la capitale turque. Les parties ont convenu de remettre aux terroristes syriens les armes saoudiennes et israéliennes déjà arrivées en Turquie et au Liban.

Pendant ce temps, le Parlement arabe demande le retrait des observateurs déployés en Syrie parce que leur présence cautionne la version des événements donnée par Bachar al-Assad. Alors que les opposants au régime syrien soutenus par les Etats-Unis, l’Union européenne et les monarchies du Golfe militaient, il y a un mois, pour le déploiement d’observateurs afin qu’ils témoignent de la répression. Les observateurs ont constaté la mort de plus de 2000 soldats. Il n’est plus possible de parler d’opposition pacifique...

Gilles Munier

Source : Parti Anti Sioniste.

Mercredi 4 janvier 2012

http://www.france-irak-actualite.com/article-syrie-les-forces-speciales-britanniques-la-cia-et-le-mi6-appuient-l-insurrection-armee-une-interve-97019922.html


Nicolas Gros-Verheyde : Syrie : "Et si on recommençait le 'coup' de la Libye ?"

Quand Bruxelles2 en appelle à une "intervention rapide"en  Syrie...

L’opposition syrienne appelle à la création d’une “Zone de sécurité” en Syrie

 (BRUXELLES2) La notion était pour l’instant toujours floue. L’opposition syrienne, réunie au sein du SNC, Syrian National Council, a appelé fin décembre à la création d’une zone de sécurité en Syrie pour les civils et à l’établissement de corridors humanitaires pour faciliter l’accès à l’ade.

Il demande également, étude à l’appui, « une intervention rapide pour stopper les massacres qui ont atteint le niveau d’un génocide. »

Cette zone de sécurité ne serait pas seulement à visée humanitaire mais pour permettre à l’opposition de s’organiser.

 

« Les sanctions des Etats-Unis et de l’Union européenne ont commencé à causer de sérieux dommages économiques au régime du président Bashar al-Assad et à sa capacité à financer l’appareil de répression. C’est un travail à long terme (…). Mais les sanctions n’ont pas stoppé ou ralenti les meurtres, arrestations, viols et torture des Syriens. Plus de 5.000 personnes ont été tuées, 50.000 sont portées disparues et 59.000 incaracérées » écrit le SNC.

Mais cela ne suffit pas.

Le SNC a soumis des demandes à la Ligue arabe et aux Nations-Unies pour qu’ils exercent la “responsabilité de protéger”. Et il estime que différentes voies d’intervention sont possibles ainsi que le montre une étude réalisée par le Strategic Research and Communication Center qui soupèse les éléments logistiques nécessaires et les risques, d’une No Fly Zone, inspirée directement du modèle libyen.

« At present, the most achievable option would be to establish a “safe area” in the country to provide refuge for embattled civilians from other cities and towns, a base of operations for the designated political leadership of the Syrian opposition as well as a military command centre — in other words, a Syrian Benghazi. » « C’est l’option la plus facile pour une intervention militaire en Syrie », est-il écrit à la manière de l’opération Provide Confort, qui puisse être conduite « par l’OTAN ou une coalition anglo-française turque et américaine ».

Nicolas Gros-Verheyde


Daniel McAdams : L’agression de la Syrie par l’OTAN pourrait déraper en un conflit de grande ampleur.

Une drôle de chose s’est produite sur le chemin (du changement de régime) de Damas.

(Information Clearing House)

La presse occidentale a dûment - et sans le moindre souci d’objectivité - répété les histoires horribles qui courent sur le "siège de Homspar le gouvernement syrien -à savoir que 4000 soldats du gouvernement bombardent la ville aveuglément, que des tireurs d’élite tirent sur les gens qui passent dans la rue, et même que des soldats creusent des tranchées pour empêcher les habitants innocents d’échapper au massacre de masse.

L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, basé à Londres et dont l’information provient de ses contacts parmi leurs alliés rebelles en Syrie (comme c’était le cas pour la myriade de "groupes humanitaires libyens" qui opéraient en Angleterre, aux Etats-Unis et en Suisse) a pimenté son site web avec des récits épouvantables de meurtres et de destruction à Homs, en parlant d’un dimanche " de Noël sanglant".

Daniel McADAMS

1 janvier 2012 "LRB" —

L’Observatoire Syrien affirme que 34 personnes ont été assassinées à Homs dans la seule journée de lundi.

Le New York Times a rapporté qu’on pressait les observateurs de la Ligue Arabe de se rendre à Homs avant que la ville ne soit complètement détruite.

Mais certains n’ont pas été mis au courant.

Lors de leur première inspection, les observateurs de la Ligue Arabe ont dit n’avoir rien vu "d’effrayant" à Homs -qui est soit disant le haut lieu du soulèvement contre le gouvernement de Assad. Ils se sont dits "rassurés" par ce qu’ils voyaient. On ne voit pas comment les milliers de tanks, les fosses mortuaires et les bombardements aveugles de la ville par les troupes gouvernementales auraient pu échapper aux observateurs.

La réaction a été rapide et sévère. Les rebelles qui s’attendaient à ce que les observateurs leur emboîtent le pas et disent en tous points comme eux ont crié au scandale. Pris sur le fait de ce qui paraît être encore un gros mensonge destiné à obtenir une aide militaire étrangère pour faire tomber le régime, le groupe des rebelles et leurs alliés à Londres ont mis les bouchées doubles :

Basma Kodmani, une porte-parole du Conseil National Syrien (CNS) a dit à France Inter, une radio française, mardi dernier, que les observateurs étaient soumis à toutes sortes de "manipulations". Elle a dit qu’environ 40 000 prisonniers avaient été sortis des prisons dans lesquelles ils étaient enfermés, transférés dans des baraquements militaires à 5 km de là et remplacés par de faux prisonniers qui ont donné aux observateurs de fausses informations sur les événements. Elle a aussi ajouté que des familles entières se faisaient passer pour des gangs armés pour soutenir les déclarations du gouvernement sur l’identité des militants.

Ca ne vous paraît pas un peu délirant ?

L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme prétend que le régime syrien a secrètement changé les noms des rues pour tromper l’équipe des observateurs ! D’autres rebelles disent que le gouvernement a retiré ses tanks à la dernière minute. Le président de l’Observatoire Syrien, Rami Rahmane, a affirmé dans la presse française que "la retraite des tanks était une ’ruse’ et que les bombardements pouvaient avoir repris à tout moment."

Mais si le gouvernement avaient bombardé les quartiers de Homs où se rendaient les observateurs et avait enlevé les tanks au dernier moment, il y aurait sûrement eu de nombreuses preuves du bombardement. Changer le nom des rues est une chose, mais dissimuler la destruction causée par le bombardement d’une ville en est une autre. Peut-être a-t-on envoyé des équipes secrètes de maçons dans la ville pour réparer les bâtiments pendant la nuit ?

Ce moment de vérité ne durera certainement pas. On va nous expliquer que ce sont les conclusions erronées de quelques observateurs malhonnêtes. On discrédite déjà le chef de la délégation, un général soudanais, en l’accusant d’avoir "violé les droits de l’homme". La France foudroie l’équipe des observateurs par la bouche de son ministre des Affaires Etrangère qui a déclaré que "les observateurs de la Ligne Arabe, devraient retourner dans la ville des martyres (Homs) sans délai et ... établir les contacts nécessaires avec la population civile."

"L’armée de la Syrie Libre" rebelle a appelé à un cessez le feu et essaie de contacter l’équipe des observateurs (un cessez le feu ? Je croyais que c’était des manifestations pacifiques.) Et les centaines de milliers de manifestants pro-gouvernementaux sont ignorés par la presse occidentale -ils ne cadrent pas avec le script du changement de régime. Comme pour la Libye, les preuves du contraire seront balayées et les preuves qui vont dans le sens d’un changement de régime seront amplifiées au maximum et colportées sans être vérifiées par les médias occidentales.

Souvenez-vous de la Libye : il n’y a pas si longtemps après tout le principal moteur de l’intervention militaire, Soliman Bouchuiguir, de la Ligue Libyenne des Droits de l’Homme basée en Suisse, a reconnu sur une vidéo que la preuve du massacre de Kadhafi avait été fabriquée de toutes pièces par les rebelles. Des preuves ? "Il n’y a pas de preuve" a-t-il dit.

Daniel McAdams

3 janvier 2012

http://0z.fr/NywNH

 

Pour consulter l’original et voir la vidéo de Pepe Escobar : http://www.informationclearinghouse.info/article30128.htm

Traduction : Dominique Muselet

URL de cet article 15507
http://www.legrandsoir.info/une-drole-de-chose-s-est-produite-sur-le-chemin-du-changement-de-regime-de-damas-information-clearing-house.html


Thierry Meyssan: La décision d’attaquer la Syrie a été prise lors d'une réunion à Camp David le 15 septembre 2001. 

27 décembre 2011 

LA SYRIE EST PRISE ENTRE LES FEUX DE LA DÉSINFORMATION DES PUISSANCES OCCIDENTALES PRÉDATRICES ET UNE MOUVANCE ISLAMISTE À LEUR SERVICE,

AVEC LA COMPLICITÉ PLUS OU MOINS INAVOUÉE D’UNE LIGUE ARABE AUX MAINS DES MONARCHIES DU GOLFE. UN PROJET HÉGÉMONIQUE QUI, SELON L’ANALYSTE THIERRY MEYSSAN, A ÉTÉ PLANIFIÉ LORS D’UNE RÉUNION À CAMP DAVID EN SEPTEMBRE 2001.

Cette AVENTURE QUI  NE SERAIT PAS SANS CONSÉQUENCES DÉVASTATRICES POUR LA RÉGION ET POUVANT DÉGÉNÉRER EN CONFLIT MONDIAL.

TELLES SONT LES GRANDES QUESTIONS ABORDÉES AVEC THIERRY MEYSSAN, JOURNALISTE ET ANALYSTE POLITIQUE, DIRECTEUR DU RÉSEAU VOLTAIRE.

 

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR CHÉRIF ABDEDAÏM

La NR : Vous étiez en Syrie. Quel constat avez-vous fait ? La réalité du terrain reflète-t-elle les propos avancés par les médias occidentaux concernant les manifestations massives, les tirs à balles réelles qui ont fait au moins 5 000 morts, la constitution d’une «armée syrienne libre» déjà forte de 1 500 hommes et ce début de «guerre civile» avec notamment 1,5 million de Syriens pris au piège qui souffriraient de la faim ?

 

Thierry Meyssan : Une expression française affirme que «lorsqu’on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage». En l’occurrence, lorsque les puissances occidentales veulent envahir un Etat, leurs médias disent que c’est une dictature barbare, que leurs armées peuvent protéger les civils et qu’elles doivent renverser le régime et apporter la démocratie. La vérité, nous l’avons vue en Irak et en Libye : les puissances coloniales ne se préoccupent aucunement du sort des populations, elles dévastent le pays et le pillent.

 

Il n’y a jamais eu de manifestations de masse contre le régime syrien, et par conséquent, il n’a pas été possible de les réprimer à balles réelles. Il y a eu au cours des derniers mois environ 1 500 morts, mais pas du tout dans les circonstances décrites. Il y a bien une «armée syrienne libre», mais elle est basée en Turquie et au Liban, et ne compte au grand maximum que quelques centaines de soldats que l’on exhibe devant les caméras.

 

Enfin, la Syrie est autosuffisante au plan alimentaire et, malgré les difficultés de distribution, il n’y a aucun problème de pénurie. La version des médias occidentaux est une pure fiction. La vérité sur place, c’est que les Occidentaux livrent une guerre non conventionnelle contre la Syrie. Ils ont envoyé des combattants arabes et patchounes, recrutés par le prince saoudien Bandar bin Sultan et encadrés par les forces spéciales françaises et allemandes.

 

Ces combattants ont d’abord tenté de proclamer des émirats islamiques, puis ils ont organisé de vastes embuscades contre les convois militaires syriens. Aujourd’hui, ils sont commandés par un émir d’Al Qaïda, le Libyen Abdelhakim Belhaj. Ils ont renoncé aux grandes opérations et mènent des actions commando au cœur des villes pour y semer la terreur en espérant provoquer une guerre civile confessionnelle. Leur dernier fait d’armes est ce double attentat à Damas.

 

La NR : Dans l’un de vos articles, vous vous posez la question sur les accusations avancées par l’Observatoire syrien des droits de l’homme, basé à Londres, que des institutions comme le Haut Commissariat des droits de l’homme de l’ONU reprennent sans les vérifier. D’après-vous, à quel jeu se prêtent les instances onusiennes ?

 

TM: L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a surgi soudainement sur la scène médiatique. Cette association n’a aucun passé dont elle puisse se prévaloir et seul un de ses membres est connu. C’est un cadre des Frères musulmans syriens, disposant de trois passeports, syrien, britannique et suédois. Ce monsieur annonce chaque jour le nombre de «victimes de la répression», sans étayer ses dires. Ses affirmations sont invérifiables et donc sans valeur. Elles sont pourtant reprises par tous ceux que cela arrange.

 

La Haut commissaire aux droits de l’homme a désigné trois commissaires pour enquêter sur les événements en Syrie. Leur mission outrepasse les compétences de l’ONU, qui prévoient des inspections régulières que la Syrie reçoit conformément aux traités. Comme dans l’affaire Hariri, les Nations unies partent du principe que les autorités locales (libanaises ou syriennes) sont incapables ou malhonnêtes et qu’il faut leur substituer des enquêteurs étrangers. Dans ces conditions, elles ne peuvent pas exiger raisonnablement la coopération des autorités locales. Elles ont donc travaillé depuis la Suisse et la Turquie.

 

La désignation des trois commissaires n’offre aucune garantie d’impartialité. Ils sont tous trois ressortissants d’Etat qui militent pour l’intervention militaire contre la Syrie. Leur méthode n’est pas plus acceptable : sous la pression de la commissaire turque, qui est une militante engagée dans la lutte contre les violences faites aux femmes, la commission a considéré que les témoignages à charge n’avaient pas besoin d’être recoupés et vérifiés : ce serait aux accusés de faire la preuve de leur innocence lorsqu’on les déférera devant un tribunal.

 

Cette procédure inquisitoriale permet d’accuser n’import qui de n’importe quoi, mais ne démontre rien du tout. Les enquêteurs ont entendu plus de 200 personnes qui disent disposer d’informations et affirment parfois avoir été témoins, voire victimes d’exactions. Conformément à la procédure, le nom des témoins reste secret à ce stade de l’enquête. Mais contrairement à la procédure, les noms des victimes sont également secrets.

 

La Haut commissaire affirme doctement qu’il y a plus de 5 000 victimes de la répression, mais elle n’avance que deux noms. Pas de chance, ces deux cas, qui ont été largement médiatisés par Al Jazeera, ont fait l’objet de multiples investigations. Le premier correspond à un enfant tué dans la rue par des tireurs inconnus en voiture ; le second est un adolescent qui a été recruté par une bande armée pour participer à l’attaque d’une résidence militaire et qui est mort la kalachnikov à la main. Cela n’a rien à voir avec une répression de manifestation pacifique.

 

Nous attendons donc de la Haut commissaire qu’elle publie le nom des victimes pour que nous puissions vérifier le bien-fondé de ses accusations. De nombreuses instances de l’ONU ont perdu leur crédibilité. En premier lieu, on ne devrait pas accepter de confier des responsabilités à des experts qui n’ont pas le statut de fonctionnaires internationaux, mais sont des fonctionnaires nationaux détachés par leurs Etats. On ne devrait pas pouvoir agir au nom de l’ONU si l’on reste tenu d’obéir à sa hiérarchie nationale.

 

La NR: En Syrie comme en Libye, certains observateurs avancent que les rebelles sont en fait des escadrons de la mort, des mercenaires étrangers. Quel constat avez-vous fait à ce propos ?

 

TM: Dans les deux cas, il y a des nationaux qui participent à la lutte armée, mais ils sont minoritaires par rapport aux combattants étrangers. En Libye, des groupes issus de tribus précises se sont joints aux mercenaires étrangers pour la sécession de la Cyrénaïque. Mais ils ont refusé d’aller se battre en Tripolitaine pour renverser Kadhafi. Il a fallu déployer les troupes d’Al Qaida, puis faire débarquer 5 000 commandos incorporés dans l’armée régulière du Qatar pour mener les combats au sol. Dans les derniers jours de la Jamahiriya, la tribu des Misrata a rejoint l’Otan et elle est entrée dans Tripoli lorsque les bombardements et la bataille au sol ont cessé.

 

Les seuls Libyens qui se sont battus de bout en bout contre le régime sont ceux d’Al Qaida et un groupe de soldats qui avaient fait défection avec le général Abdel Fatah Younes. Or, le général Younes avait été chargé dans le passé par le colonel Kadhafi de réprimer la rébellion d’Al- -Qaida. C’est pourquoi ses alliés d’Al-Qaida l’ont assassiné pour se venger dès qu’ils ont pu se passer de lui. En Syrie, il y a des insurgés, ce sont des Frères musulmans et des takfiristes. Il y a surtout des combattants étrangers qui recrutent des voyous et les payent grassement pour tuer leurs concitoyens.

 

Le problème de l’Otan, c’est que, à la différence de la Libye, la Syrie est une nation historique. Il n’y a pas de fracture régionale comme entre la Cyrénaïque et la Tripolitaine. La seule division possible est sur une base confessionnelle, mais elle ne fonctionne pas pour le moment, bien que l’on ait assisté à quelques affrontements de ce type à Banyias et à Homs. L’arrivée officielle des Libyens pour installer un quartier général en Turquie et intégrer des déserteurs syriens dans le dispositif parachève le tout.

 

La NR: Le Conseil national syrien s’est formé sous l’égide de la France à Paris. Quelle lecture peut-on faire de cet événement ?

 

TM: La France va-t-elle prendre les devants de la scène comme en Libye avec notamment son «émissaire» BHL, ou opter pour une autre stratégie ? D’abord, chacun voit bien que les institutions françaises sont en partie pilotées par des personnalités illégitimes, comme BHL, qui exercent des responsabilités sans droit, ni titre.

 

Ensuite, certains élus, comme le président Sarkozy, ne servent pas les intérêts nationaux, mais ceux du système impérial US. Sous leur autorité, la France s’est déjà engagée dans un conflit en Côte d’ivoire qui servait les intérêts de quelques multinationales françaises, puis elle s’est engagée en Libye de manière à étendre à l’Afrique du Nord le projet néo-conservateur de remodelage du «Moyen-Orient élargi». La France n’a plus de contentieux avec la Syrie, ainsi que l’a montré la réception du président Al-Assad à Paris, lors du sommet de la Méditerranée.

 

A la rigueur, on pourrait considérer que le vieux conflit des années 80 (notamment l’assassinat de l’ambassadeur français à Beyrouth) est passé par pertes et profits sans avoir été soldé, et l’on pourrait le réactiver. Mais je ne suis pas sûr du tout que, dans cette affaire, les torts français ne soient pas plus importants que ceux des Syriens. Bref, Paris n’a aucune raison d’attaquer Damas.

 

Nous savons tous que la vraie question est ailleurs : la domination et l’exploitation de cette région dépendent de l’alliance des Etats-Unis et d’Israël d’une part, avec la Turquie et les monarchies pétrolières d’autre part. Cette alliance se heurte à un axe de résistance comprenant le Hamas, le Liban, la Syrie, l’Irak et l’Iran, appuyés par la Russie et la Chine. Au plan régional, deux pôles se sont formés, l’un est exclusivement sunnite, l’autre est multiconfessionnel (et non pas chiite comme le prétendent les néo-conservateurs pour imposer la fitna). La France est devenue le «proxy» des Etats-Unis. Elle peut à tout moment entrer en guerre contre la Syrie. Cependant, elle n’en a pas la capacité seule, ni même avec la Grande-Bretagne. Et le sommet du 2 décembre qui devait instituer une alliance à trois avec l’Allemagne a été annulé faute d’accord au plan financier. En pleine crise de l’euro, les Européens n’ont pas les moyens de leur impérialisme.

 

La NR: La Ligue arabe a décidé, dans une mesure inattendue, de suspendre la Syrie de toutes ses institutions, et ce, avant même que n’expire le délai de 15 jours accordé à la direction syrienne pour mettre en œuvre le plan arabe de règlement de la crise. Quelle lecture pourrait-on faire de cette décision contraire aux statuts de la Ligue qui exige l’unanimité moins un vote pour ce type de mesure ?

 

TM: Les organisations internationales, que ce soit la Ligue arabe ou l’ONU, n’appartiennent pas aux Etats qui les forment, mais à ceux qui les financent. La Ligue est devenue un jouet aux mains des monarchies pétrolières. Des gens qui n’ont pas même de Constitution chez eux ne pensent pas à respecter les statuts des organisations qu’ils ont achetées. Au-delà de ce constat, la décision prise par la Ligue d’assiéger économiquement la Syrie ne sont pas des «sanctions» pour une faute commise, mais le début d’une guerre conventionnelle. Le même scénario se dessine comme celui constaté en Libye.

 

La NR: Allons-nous assister aux mêmes péripéties en Syrie, où le contexte est différent, ou allons-nous assister à une autre situation ?

 

TM: Le contexte et les protagonistes sont différents. La Libye était un Etat isolé. Le colonel Kadhafi a soulevé beaucoup d’espoir et a beaucoup déçu. Il était anti-impérialiste, mais multipliait les arrangements secrets avec Washington et Tel-Aviv. Il a été l’allié de tous et a négligé, voire trahi chacun. Son pays n’avait pas de diplomatie, ni de politique d’alliance, hormis celle de ses investissements pour le développement de l’Afrique. La Libye s’est donc trouvée isolée face à l’Otan. Au contraire, la Syrie est une vieille nation qui a toujours cultivé ses alliances, y compris dans son choix de résistance aux côtés des Palestiniens, des Libanais, des Irakiens et des Iraniens. Sa diplomatie est si forte qu’elle a pu obtenir en quelques jours le double veto russe et chinois au Conseil de sécurité. Toute guerre contre la Syrie est appelée à s’étendre à l’ensemble de la région, voire à dégénérer en guerre mondiale si l’Iran ou la Russie interviennent directement.

 

En outre, les Libyens sont 5 millions quand les Syriens sont 23 millions. La Libye n’avait d’autre expérience militaire que la guerre du Tchad, quand la Syrie est habituée à vivre depuis 60 ans dans une région en guerre permanente. Les experts du lobby pro-guerre à Washington affirment que l’armée syrienne est mal équipée et mal entraînée. Ils promettent qu’une intervention internationale sera une promenade de santé. C’est amusant, les mêmes experts affirmaient en 2006 qu’Israël devait éviter une nouvelle guerre avec la Syrie parce qu’elle serait trop dangereuse.

 

La NR: Certains avancent que ce qui se passe en Syrie n’est que le prolongement de ces «révolutions arabes», alors que la Syrie figure depuis l’ère Bush sur l’agenda américain, selon les déclarations du général Wesley Clark ; d’après-vous, quelle échappatoire pour Bachar Al-Assad pour déjouer cette conspiration ?

 

TM: Comme vous le rappelez, la décision d’attaquer la Syrie a été prise lors d’une réunion à Camp David, le 15 septembre 2001, juste après les attentats de New York et Washington. L’administration Bush avait planifié une série de guerre : Afghanistan et Irak, Libye et Syrie, Soudan et Somalie, pour finir par l’Iran. En 2003, juste après la chute de Baghdad, le Congrès a adopté le Syrian Acountability Act qui ordonne au président des Etats-Unis d’entrer en guerre dès que possible contre la Syrie.

 

Ce que le président Bush n’a pas eu le temps de faire incombe désormais à son successeur Barack Obama. Le général Wesley Clark a révélé cette stratégie il y a plusieurs années déjà, pour mieux s’y opposer. Il a joué un rôle très important durant la guerre de Libye qu’il a vainement tenté d’arrêter avec l’aide de nombreux généraux d’active. Ensemble, ils représentent un courant non négligeable d’officiers supérieurs qui refusent de voir mourir leurs hommes dans des aventures extérieures qui ne servent pas les intérêts des Etats-Unis, mais ceux de quelques idéologues proches d’Israël. Ils feront donc tout pour empêcher une guerre en Syrie et ils disposent de plus de leviers qu’on ne le croit pour influer la politique mondiale.

 

Le président Bachar Al-Assad n’est pas comme son père. Ce n’est pas un autocrate. Il gouverne avec une équipe. La stratégie de son gouvernement consiste d’une part à préserver la paix civile face aux tentatives de déstabilisation et de division confessionnelle ; et d’autre part à renforcer ses alliances, principalement avec l’Iran, la Russie et la Chine.

 

La NR: Un constat qui s’impose dans ces troubles que connaît le monde arabe, que ce soit en Tunisie, en Egypte, en Libye et maintenant en Syrie, c’est cette «réconciliation» de l’Occident avec les mouvances islamistes pourtant combattues. D’après vous, quels sont les tenants et les aboutissants dans ce nouveau jeu occidental ?

 

TM: Je ne pense pas que les islamistes aient jamais été vus comme des ennemis par l’Occident. Historiquement, tous les empires ont eu besoin d’eux pour limiter les résistances nationales. C’était le cas avec les Ottomans, comme avec les Français et les Anglais. Souvenez-vous que la France n’a jamais appliqué la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat (1905) en Algérie. Elle s’est au contraire appuyée sur les mosquées pour asseoir son autorité. Les Anglo-Saxons ont toujours fait de même. Plus encore, les Etats-Unis ont créé des mouvements islamiques dans les années 80 avec l’espoir de provoquer un conflit de civilisations entre le monde musulman et l’Union soviétique.

 

C’était la stratégie de Bernard Lewis, mise en œuvre par Zbigniew Brzezinski, et théorisée pour le grand public par Samuel Huntington. Cela a donné Al-Qaida. Ces gens ont défendu les intérêts de l’empire américain en Afghanistan, en Yougoslavie, en Tchétchénie, et plus récemment en Irak, en Libye et maintenant en Syrie. Abdelhakim Belhaj, qu’Ayman Al-Zawahiri avait nommé numéro trois d’Al-Qaida lorsque le Groupe islamique combattant en Libye a été absorbé par Al-Qaida, est aujourd’hui gouverneur militaire de Tripoli et commandant de l’armée syrienne libre.

 

Il s’affiche sans complexe comme l’homme de l’Otan et exige que le MI6 qui l’a torturé lui rende des comptes. Quant aux Frères musulmans que Washington porte aujourd’hui au pouvoir en Tunisie, en Libye et en Egypte, et qu’il voudrait installer en Syrie, ils sont historiquement liés au MI6. Ils avaient été conçus par Hassan Al-Banna pour combattre les Anglais, mais ils ont été utilisés par les Anglais pour combattre Nasser. Aujourd’hui, ils croulent sous les subventions du Conseil de coopération du Golfe, ce qui n’est pas un signe d’indépendance.

 

La NR: Si demain le régime de Bachar Al-Assad venait à chuter, quelles en seraient les répercussions sur l’axe de la résistance Téhéran-Hezbollah-Hamas ?

 

TM: Les Etats-uniens ne font pas mystère que, s’ils parvenaient à détruire la Syrie – je dis à «détruire la Syrie», car la question de la résistance va bien au-delà de la personne du président Al-Assad – ils poursuivraient la guerre en attaquant immédiatement l’Iran.

 

Par conséquent, la chute de la Syrie ouvrirait une période de grande instabilité susceptible de dégénérer en conflit mondial. Dans ce conflit syrien, la Turquie a pris parti et adhéré totalement aux thèses de l’opposition syrienne pro-occidentale. Bannissant le régime syrien, le présentant comme étant en train de tuer son peuple, refusant de voir les manifestations de soutien au président syrien, dénigrant la dimension armée de la contestation, et allant même jusqu’à refuser aux opposants de l’intérieur le statut de représentants du peuple syrien, le réservant à ceux du Conseil national syrien.

 

La NR: D’après-vous, comment expliquer ce revirement ?

Nous avions tous oublié que la Turquie est membre de l’Otan. L’armée turque est supplétive de celle des Etats-Unis. Par le passé, c’est d’ailleurs elle qui a sauvé les Etats-Unis en Corée. La Turquie abrite des bases états-uniennes et vient d’accepter que le Pentagone transfère sur son territoire les bases de l’Otan actuellement stationnées en Espagne, et installe de nouveaux radars destinés à surveiller l’Iran. Depuis un siècle, les dirigeants turcs multiplient les erreurs politiques. Erdogan espère devenir le gendarme de la région comme l’avaient fait avant lui le shah Reza Pahlevi et Saddam Hussein. L’Histoire a montré comment les Etats-Unis traitent ceux qui les servent : ils les utilisent, puis les éliminent.

Source: : La Nouvelle République

28 décembre 2011

http://www.internationalnews.fr/article-thierry-meyssan-la-decision-d-attaquer-la-syrie-a-ete-prise-le-15-septembre-2001-95199786.html

Internationalnews

http://www.lnr-dz.com/index.php?page=details&id=8367



1 Gilles Jacquier

1-1 Le journaliste français Gilles Jacquier meurt sous le feu des gangs armés à Homs.

RESEAU VOLTAIRE

Gilles Jacquier, reporter de guerre travaillant pour France 2 (Envoyé spécial), entré de sa propre initiative en Syrie pour couvrir les événements qui déstabilisent le pays, est mort aujourd’hui à Homs, sous le feu des roquettes de l’« Armée syrienne libre ». Cette attaque a causé la mort de huit personnes et en a blessé 25 autres, dont aucune ne portait d’arme d’après nos sources.
La veille, le reporter avait quitté le voyage de presse organisé à sa demande, arguant qu’il n’était pas interréssé par les rencontres avec des leaders politiques et religieux qui lui avaient été proposées. Il avait loué un véhicule privé pour se déplacer à sa guise et relevé de toute responsabilité les personnes qui l’avaient aidé à obternir un visa.
Au moment des faits, le journaliste décédé se trouvait avec des confrères français et belges à proximité d’une manifestation pro-gouvernementale.
Une première roquette, tirée par un lance-roquettes portatif, a frappé les manifestants, tuant huit personnes. Après avoir évalué la situation en montant sur une terrasse, M. Jacquier et son cadreur se sont approchés des cadavres pour les filmer, lorsqu’une seconde roquette s’est abattue à proximité, tuant le reporter français et blessant sérieusement son confrère.

Ce drame nous rappelle que le peuple syrien est confronté à des groupes armés faisant feu de manière indiscriminée sur des personnes non armées dans les rues de certaines villes du pays. Il s’agit d’une guerre non-conventionnelle et en aucun cas de répression musclée de « manifestations pacifiques », comme ont pu le constater les observateurs de la Ligue arabe.
M. Jacquier et ses confrères avaient un rendez-vous avec des membres de l’opposition armée et s’estimaient donc protégés par elle, mais les journalistes n’étaient pas encore entrés dans le quartier qu’ils contrôlent et se trouvaient donc dans la partie qu’ils attaquent de manière indiscriminée. Intoxiqués par la propagande atlantiste, et ayant refusé d’écouter les témoignages des victimes précédentes, ils ont mal évalué la situation et se sont inutilement exposés.

Peu de temps après la tuerie, l’ « Observatoire syrien des droits de l’homme », l’organe de propagande des gangs armés basé à Londres, a prétendu que le groupe de journalistes avait été la cible d’"obus de mortier", faisant planer un doute sur l’origine des tirs car l’armée n’a pas recours à ce type de lance-roquettes dans le cadre de ses activités de maintien de la sécurité. Cependant les images tournées sur place peu de temps après l’attaque et diffusées par la télévision syrienne montrent clairement l’impact d’une roquette thermobarique « RPG-7 » sur le trottoir (et non pas un cratère d’obus) tandis que les victimes sont évacuées, ainsi que les ailettes de la roquette, récupérées par les habitants du quartier.

 

Habitant de Homs montrant à la caméra de la chaîne syrienne al-Dounia les ailettes de la roquette de type « RPG-7 » qui a causé la mort du reporter français.

Le Réseau Voltaire présente ses condoléances à la famille et aux collègues de M. Jacquier.

Arthur Lepic

http://www.voltairenet.org/Le-journaliste-francais-Gilles


1-2 Gilles Jacquier - Syrie : Juppé et Sarkozy préparent les preuves.

Alors que les premiers témoignages évoquent sans ambiguïté une implication des terroristes "Syriens ", que nos médiats qualifient de " rebelles " , dans la mort du journaliste Gilles Jacquier , l'Elysée et le Quai d'Orsay  préparent les " preuves " pour mettre en accusation les chefs politiques Syriens .

Selon Le Figaro qui depuis le début de la subversion en Syrie relaye  les thèses Atlantistes  d'une intervention militaire  , les proches du Président Nicolas Sarkozy parlent de " manipulation " : «Les responsables Syriens étaient seuls à savoir qu'un groupe de journalistes occidentaux visitait Homs ce jour-là, et dans quel quartier il se trouvait», observe-t-on à l'Élysée. [ lien ]

Le fait que la famille du journaliste tué , conseillée par nos représentants diplomatiques en Syrie , ait refusé une autopsie totale de sa dépouille par un institut médico-légal Damascène renforce le doute quand à une possible manipulation non pas des autorités Syriennes mais des autorités Françaises .

Cette autopsie , au delà de déterminer de manière prècise la ( les ) cause(s) du décés , d'une analyse des impacts de munitions létaux , aurait permis de déterminer peut-être* le fabricant   de la munition mortelle  par une analyse métallurgique des éventuels éclats .

Alors qu'hier sur un ton cominatoire Nicolas Sarkozy exigeait des autorités Syriennes qu'elles " fassent toute la lumière " sur les circonstances de la mort de Gilles Jacquier , celles-ci se voient soustraire des élèments de preuve essentiels !

Pierre Rousselin , petit fourrier à deux brouzoufs de l'interventionisme Atlantiste et aide de camp à temps partiel du général Malbrunot et de la colonelle Minoui , réclame quand à lui  une " enquête internationale " du haut de son blogue de " géopolitique " ! [ lien ]

On peut donc s'attendre comme en 1995 lors du " massacre de Markale " à des " preuves " exhibées ex-nihilo par M. Juppé et ses services . Au besoin montrera-t'-on un transfuge nous assurant qu'il a " été payé par le régime pour tirer sur les journalistes Français  " !

Les autorités Syriennes devraient donc sans tarder se lancer dans un recueil massif de témoignages sur place afin d'essayer de contrer le tsunami de propagande qui s'annonce .Elles doivent sans tarder établir qui se trouvait dans la zone d'ou aurait pu provenir le tir , la marque laissée par l'impact du  projectile sur la chaussée peut les y aider .

Elles doivent sans tarder mettre sous scellés les débris de munitions retrouvées sur place . Il se pourraït que certains de ces débris aient été " souillés " , c'est le terme employé , par  des fragments de tissus humain du journaliste tué et une analyse ADN permettra alors de faire face à une manipulation des autorités Françaises .

Mais le manque de  " preuves " n'a  jamais fait reculer M. Juppé et ne fera certainement pas reculer M. Sarkozy qui avoue " ne pas avoir de preuves pour fonder ses soupçons " [ sur le " régime Syrien " ] !

Alors que de nombreux témoignages remettaient en cause la version qui attribuait aux " milices Serbes " le bombardement du marché de Markalé , M. Juppé  n'hésitait pas à déclarer devant les caméras de l'émission 7/7 : " Au fond peu importe qui a tiré , la question n'est pas là ! Les coupables ce sont les responsables de la situation de violence qui régne à Sarajevo , c'est à dire les Serbes ! "

Remplacez " Sarajevo  "par " Homs " et " les Serbes " par " le régime Syrien  "et vous aurez une idée de l' " argumentaire " que peut développer M. Juppé pour justifier une agression militaire .

Ice Station Zebra publiera tous les témoignages de  Syriens Francophones ayant assisté à cet attentat et qui viendraient à lire cet article . J'encourage tous mes confrères de la blogosphère " alternative " à en faire de même !

Je vous invite aussi à vous rendre sur le site Infosyrie . Je n'ai aucun lien avec eux et cette démarche est unilatérale .

J'ai toujours condamné les attaques ad hominem et encore plus les attaques contre le physique d'une personne n'étant pas moi-même un Apollon.  On , M. Jacques Chirac , a dit de M. Juppé qu'il " incarnait physiquement l'impôt " . Aujourd'hui , en le regardant lui et M.Gérard Araud , on peut dire qu'ils " incarnent physiquement l'agression mlilitaire ".

* certaines sources font état d'un décés par effet de concussion ou de souffle et d'autres par un décés consécutif à l'action d'une munition thermobarique .


1-3 Louis Denghien : Mort de Gilles Jacquier : Juppé s’enfonce résolument.

Des Homsis montrent à la caméra de la chaîne syrienne Addounia les ailettes de la roquette - tirée par un RPG-7 - ayant tué Gilles Jacquier (document emprunté au site du Réseau Voltaire)

C’était à prévoir : le Quai d’Orsay s’efforce d’exploiter autant qu’il peut la mort du journaliste Gilles Jacquier à Homs, dont la dépouille a été rapatriée en urgence en France, histoire de ne pas laisser trop longtemps ce corps aux médecins légistes syriens, susceptibles de confirmer la nature du projectile qui l’a tué. Du coup, la Syrie et la France auront chacune leur commission d’enquête.

On remarquera au passage que Nicolas Sarkozy avait demandé aux autorités syriennes de faire « toute la lumière » sur ce drame : rapatrier le corps de Gille Jacquier en catastrophe, est-ce un moyen d’aider ces autorités à « faire toute la lumière » ?

L’air de la calomnie, version Quai d’Orsay

Fidèle à sa vocation « structurelle » – qui est de relayer les mots d’ordre de l’Elysée – et conjoncturelle – qui est de charger le régime syrien de tous les « péchés d’Israël« , Le Figaro dans son édition du vendredi 13 janvier cite une « source proche du président français« selon laquelle Paris soupçonnerait « une manipulation » des autorités syriennes autour de la mort tragique du journaliste. Toutefois, la source reconnait – la mort dans l’âme ? – qu’il n’existe pas de « preuve » à l’appui de cette thèse.

A défaut de preuves, rapporte Le Figaro, la « source »  propose une thèse, autour du vieil adage latin « Hic fecit cui prodest » (à qui profite le crime ?) en observant que la mort de Jacquier « tombe plutôt bien pour un régime qui cherche à décourager les journalistes étrangers et à diaboliser la rébellion « . Et « Mlle Source« , un rien fielleuse, d’expliquer que « les responsables syriens étaient seuls à savoir qu’un groupe de journalistes occidentaux visitait Homs ce jour-là, et dans quel quartier il se trouvait » .

Donc, si l’on suit bien cette « source » qui dit (anonymement) tout haut ce que Juppé aimerait bien penser tout bas, le régime de Bachar a commandé à ses chabihas de cibler un groupe de journalistes ET de ses partisans – huit d’entre eux ont quand même été tués avec Gilles Jacquier – pour décourager les journalistes qu’il avait néanmoins autorisés à venir, le tout pour plomber la mission de la Ligue arabe, laquelle mission est en train de valider les thèses du régime de Damas sur la violence des groupes d’opposition.

Comme eut dit Sherlock Holmes : « Elémentaire mon cher Watson ! »

Tout ça ne tient évidemment pas la route, et l’on peut dire qu’Alain Juppé poursuit avec talent son patient travail de décrédibilisation – au moins en terre arabe – de la diplomatie française. La source figaresque dit encore : « On peut croire à un malheureux accident« . Parce que si le régime n’est pas coupable, c’est donc que Gilles Jacquier a été victime d’un regrettable accident. Nous qui croyions qu’il avait, et huit Syriens avec lui, été victime d’une roquette RPG tirée par un de ces groupes qui terrorisent Homs ! A moins que la « source » - et le Quai d’Orsay avec elle – considère que toutes les exactions de l’ASL et des djihadistes soutenus par la Turquie, le Qatar et la CIA sont autant de « malheureux accidents« . Décidément, le Quai d’Orsay, avec la Syrie, est en train de réinventer la « novlangue » de George Orwell, une langue où les mots n’ont plus leur sens habituel.

A noter que la chaîne d’information continue I-Télé – associée à Canal+ – a dans son journal de 8 heures du 13 janvier diffusé les témoignages de deux victimes de l’attentat de Homs : deux Syriennes blessées qui ont clairement incriminé les terroristes. Sans doute des faux-témoins partie prenante de la « manipulation » des autorités syriennes pour les calomniateurs de l’Elysée et du Quai d’Orsay…

La « source » a dit que la France n’avait pas les preuves de ses noirs soupçons. On ose espérer qu’on n’en fabriquera pas…

Le trou visible en haut de l'image est le point d'impact de la roquette qui a tué le reporter français. Comme le souligne le Réseau Voltaire, ce type d'impact est caractéristique d'une roquette (utilisée fréquemment par les activistes ASL à Homs) : peu de dégâts, contrairement à ceux que produirait un obus de mortier à trajectoire parabolique (utilisé par l'armée régulière)

Louis Denghien,


1-4 Journaliste tué en Syrie : Juppé va t'il nous refaire le " coup de Markale " ?

La mort violente d'un homme, fut-il un journaliste  de la chaîne de propagande France 2 , est toujours déplorable .

Ce qui est indigne c'est l'exploitation qui en est faite.

Déja le sinistre Alain Juppé, la morve sanguinolente aux lèvres, " exige une enquête " [ internationale ? ] avec pour ligne de mire la mise en accusation du " régime Syrien " et certainement une intervention militaire.

M.Juppé n'en est pas à son coup d’essai : Déja en 1994 et 1995, deux  autres bombardements dont les auteurs ne sont pas encore aujourd'hui clairement identifiès - on avait à l'époque accusé " les Serbes " comme on accuse aujourd'hui " les militaires Syriens " - avaient servi de prétexte à une agression de l'OTAN , largement inspirée par M. Juppé .  L'histoire a retenu le nom de ces bombardements, qui apparaissent aux travers de certains élèments comme une provocation Bosniaque , comme les " massacres de Markale ".



2  Politique des Pays Arabes & voisins

Mauritanie

Quand l’émir du Qatar se fait renvoyer bottes au cul..de la Mauritanie!

Il fallait oser le faire... En effet, le président mauritanien, Mohamed Oueld abd el Aziz n'a pas hésité de rappeler à son hôte l'Emir du Qatar,  Hamad bin Khalifa Al Thani, ses limites quand il s'agit de proférér des conseils sur la manière de gérer son pays!

Selon des  sources mauritaniennes bien informées,  la visite de l'Emir du Qatar en Mauritanie a été très négative, puisque ce dernier s'est vu obligé de quitter le pays sans même être escorté à l'aéroport de Nouakchott !

Les sources ont souligné que la raison de cette dispute est que le prince du Qatar a exigé du  président mauritanien  d'apporter des réformes démocratiques à son  pays, notamment dans le domaine des libertés et de la politique économique.

Des "conseils" que  Ould Abdel-Aziz a dénoncé comme étant une ingérence dans les affaires internes de la Mauritanie, allant jusqu'à vilipender  la politique qatarie qui se contente d'"exporter la révolution" , accusant la chaîne satéllitaire qatarie Al-Jazira d'inciter la haine contre les régimes arabes.

Selon le journal mauritanien alSiraj,  la rencontre entre l'émir du Qatar et le Président mauritanien a pris une tournure dramatique quand l'émir du Qatar a demandé au président mauritanien des réformes, et lui a demandé de faire pression sur le président Bachar al-Assad .

Le journal a indiqué que le président mauritanien a réagit violemment aux propos de sa Majesté qatarie, allant juqu'à  exprimer sa solidarité avec le président Bachar al-Assad, affirmant que " les peuples ne savent pas ce que vous voulez", et que "ce que vous appelez des révolutions ne sont que des complots".

Le journal alSiraj a précisé que des sources sécuritaires arabes ont mis en garde le président mauritanien du rôle du   Qatar de tenter de provoquer un changement dans le pays, ajoutant "ce rôle consiste à péraper le terrain pour entraîner la Mauritanie dans le cercle vicieux des complots, sponsorisés par les qataris selon les termes de ces sources!

Et donc,  l’émir et sa suite sont repartis seuls à l’aéroport de Nouakchott, sans être accompagnés, comme l’aurait voulu le protocole et comme cela avait été le cas lors de l’arrivée du prince, par leur hôte mauritanien. Lequel aurait même interdit à ses ministres de le remplacer dans cette circonstance

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=21&frid=21&eid=44996


Tunisie

Le président tunisien juge "suicidaire" une intervention étrangère en Syrie.  

Le président tunisien Moncef Marzouki s'est opposé dans une interview diffusée dimanche à une intervention étrangère en Syrie, jugeant qu'elle serait "un suicide" et conduirait à une "explosion" de tout le Moyen-Orient.
Interrogé par le quotidien algérien El-Khabar, il évoque "un spectre irréalisable" qui serait un "suicide" en parlant de l'éventualité d'une intervention étrangère pour mettre fin à la répression de la contestation du régime du président Bachar al-Assad, qui a déjà fait plus de 5.000 morts selon l'ONU.
"Une telle intervention signifierait que la guerre va s'étendre à toute la région, ce qui ouvre la voie à toutes les puissances, à l'instar de la Turquie, d'Israël, de l'Iran et du Hezbollah. Cela voudrait dire toute la région va exploser", a ajouté le président tunisien.
L'émir du Qatar s'est dit samedi favorable à l'envoi de troupes arabes en Syrie afin de "mettre fin à la tuerie" dans le pays, secoué depuis dix mois par une révolte populaire réprimée dans le sang, la première prise de position de ce type d'un dirigeant arabe.
M. Marzouki est lui-même un ancien opposant au régime du président Zine El Abidine Ben Ali renversé il y a un an par la première révolution du "printemps arabe".
Evoquant la Libye du colonel Mouammar Kadhafi, dont le régime est également tombé l'an dernier, le président tunisien dit que "nous n'avons accepté l'intervention étrangère que quand la situation a atteint des proportions alarmantes. Nous l'avons acceptée mais sans conviction", a-t-il souligné.
Le dirigeant tunisien s'est aussi inquiété de l'évolution de la situation en Syrie vers un conflit entre courants religieux.
"La situation en Syrie m'inquiète énormément, du fait que la révolution commence à prendre un caractère confessionnel, d'où le grand danger", a déclaré le chef d'Etat tunisien.
"Dans le cas où les divergences et les oppositions interconfessionnelles persistent, la révolution va échouer, dans ce cas là, ça serait un drame", estime le dirigeant tunisien, dont le pays a fêté samedi l'an I de la révolution contre Ben Ali.
En ce qui concerne les relations de la Tunisie et de son voisin algérien, elles sont "fraternelles depuis de longues années", dit M. Marzouki en annonçant une visite à Alger "en février".
"Les zones frontalières entre les deux pays sont les plus pauvres. Ces zones peuvent constituer une occasion pour une coopération réelle", a-t-il souhaité. Il y voit comme "un début de la construction du Maghreb arabe" à laquelle il se dit "très attaché".
Cette construction se heurte au conflit algéro-marocain sur le Sahara Occidental, que M. Marzouki souhaite voir résolu par l'ONU.
Enfin, le chef d'Etat tunisien a réaffirmé les "très bonnes relations" avec l'Arabie Saoudite tout en réclamant l'extradition de l'ex président Ben Ali.
"Nous espérons que les frères à Riyad comprendront que notre demande de nous remettre Ben Ali est un droit légitime du peuple tunisien, puisque l'islam n'admet pas d'accueillir les tyrans qui ont combattu la religion et fait couler le sang des musulmans", dit-il.
Le couple Ben Ali est réfugié en Arabie Saoudite depuis sa fuite de Tunis le 14 janvier 2011.
http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/740342/Le_president_tunisien_juge_%22suicidaire%22_une_intervention_etrangere_en_Syrie.html



Les grandes manœuvres 

France

Réseau Voltaire : Décès du reporter d’Envoyé Spécial : la France

dissimule les preuves.

Alors que des médias basés en France laissent filtrer des rumeurs concernant la mort du reporter Gilles Jacquier et que le parquet de Paris a ouvert une enquête pour homicide volontaire, il convient de rappeler un élément particulier de cette affaire.

En effet, à l’inverse des normes juridiques internationales, l’autopsie de la victime n’a pas été faite en Syrie, alors que la France pouvait tout à fait mandater son propre médecin légiste pour contrôler la procédure syrienne. Au lieu de cela, la France a rapatrié le corps par avion spécial à Paris, et procédé à son autopsie dans la foulée, afin que la Syrie ne dispose pas du temps nécessaire pour proposer à son tour son propre expert pour y assister.

Alors que le gouverneur de Homs a annoncé le 12 janvier la création d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur les circonstances du décès, le gouvernement syrien se voit privé de sa capacité à contrôler les causes de la mort du reporter.

En droit pénal, l’acte que vient de pratiquer la France en rapatriant le corps du journaliste Gilles Jacquier de France-Télévisions est qualifié d’appropriation frauduleuse d’un corps. Les circonstances dans lesquelles la France à procédé au rapatriement et à l’autopsie de la dépouille du journaliste constituent une tentative de destruction, dégradation et détérioration de preuves.

Au demeurant, ce comportement de l’exécutif français conduira obligatoirement la Justice à invalider le rapport d’autopsie. Ce faisant, il rend impossible l’établissement de la vérité.

Au-delà de la volonté du gouvernement actuel de la France d’instrumentaliser systématiquement les événements en cours contre l’État syrien, ces détails posent question. Qu’est-ce que la France cherche à cacher concernant la mort de notre confrère de France 2 ?

Réseau Voltaire |

15 janvier 2012

 

http://www.voltairenet.org/Deces-du-reporter-d-Envoye-Special 



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

4-1 Infosyrie: « Violences inacceptables » : un petit film pour Sarkozy, Juppé & consorts.

Un des terroristes de Hama, arrêté, explique comment lui et ses amis ont massacré les policiers avant de jeter leurs corps dans l'Oronte

Nous vous proposons une nouvelle vidéo, réalisée certes de toute évidence par des partisans du régime syrien – et fort bien faite au demeurant – qui en quatre minutes confronte implacablement les médias et le gouvernement français à la réalité de la situation en Syrie, à un aspect important de celle-ci à tout le moins. Dans ce document, sous-titré en anglais, on a droit à une recension, images-choc à l’appui, de tout ce que nous avons nous-même, à Infosyrie, tenté de dire depuis le mois de juin, tenté de faire entendre dans le brouhaha de la désinformation de masse : les activistes islamiste armés, les massacres de policiers et de militaires à Jisr al-Choughour et Hama, les tirs contre l’armée dans un contexte de guérilla urbaine, les cadavres mutilés par les fous-furieux de Dieu, la dimension fanatique religieuse de nombre d’insurgés. Tout ce qui se passe en Syrie depuis huit mois, tout ce que nie, passe sous silence ou, au mieux, relativise, le discours officiel, d’Alain Juppé à L’Express.

C’est donc à notre ministre des Affaires étrangères et aux journalistes, analystes et éditorialistes de notre presse sous influence bobo-atlantiste et OSDH que nous dédions cette utile rétrospective. Autant vous avertir – et les avertir – tout de suite, ce petit film abonde en images atroces, à ne pas mettre entre tous les yeux. Encore n’y figurent pas – sans doute pour des raisons de chronologie – celles, particulièrement insoutenables, de l’égorgement – à Homs et ces derniers jours, semble-t-il – de deux soldats par des fanatiques islamistes.

On peut, en définitive, voir cette vidéo comme une thérapie de choc contre le mensonge médiatique et la diffamation internationale dont continue à être victime la Syrie.

A voir et à faire voir.

Ci-dessous le lien :

http://www.youtube.com/verify_age?next_url=http%3A//www.youtube.com/watch%3Fv%3DB2Ti6IscTso%26feature%3Dfeedu%26skipcontrinter%3D1


4- 2 questions à Thierry Meyssan.

03-01-2012

Video :  http://www.youtube.com/watch?v=IRcVJH2Vv88


4-3 Réponse à ceux qui ne voient aucun sectarisme dans l'opposition syrienne.

Vidéo 

:http://www.youtube.com/watch?v=0xgHHU7uMr4&feature=digest_wed
Dans cette vidéoen ligne, vous trouverez :
- de grands rassemblements populaires en hommage à l'armée syrienne.
- un témoignage d'une petite fille sauvée par l'armée.
- un témoignage de la famille de Sari Saoud, enfant tué par les opposants armés selon eux où ils dénoncent les mensonges d'Al-Jazira.
- le témoignage de l'oncle de Sari Saoud demandant à l'armée d'entrer dans leur quartier à Homs pour le sécuriser.
- le discours du Mufti de Syrie après l'assassinat de son fils.
- un rassemblement populaire au Liban en soutien à l'armée syrienne.
- un discours de Hafez Alassad sur la guerre du Liban.
- le soutien d'une brigade de résistance à Gaza (Palestine) envers la Syrie d'Alassad.
Voici le lien :
http://www.youtube.com/watch?v=Dz4DIGquagk
http://karbalaqsa.blogspot.com/ 


Guerre médiatique 

4-4 Lucien PONS : Pourquoi devrions-nous tolérer une guerre humanitaire en Syrie?

 Bonjour.

Les préparatifs de guerre vont bon train concernant la Syrie. La flotte américaine et otanienne ainsi que la flotte russe sont en manœuvres dans la mer noire.

C'est vrai que c'est une magnifique destination pour une croisière, mais je doute fort que ces armadas soient là pour ça.

 

La guerre médiatique est menée elle depuis fort longtemps pour endormir nos consciences et nous pousser à admettre que le massacre des civils en Syrie par un despote sanguinaire mérite une intervention armée des forces du bien pour protéger des civils innocents.

 

Pour justifier la conquête de la Libye par les forces de l'axe des gentils, pareilles billevesées avaient été proférées en boucle sur les média aux ordres. Sous la houlette du philosophe post moderne de gôche, l'infatigable BHL, la propagande officielle assénait au bon peuple des pseudo vérités comme, "Khadafi donnait massivement du viagra à ses troupes afin que celles-ci puissent violer indéfiniment les femmes rebelles". Comment avons-nous pu entendre ses énormités sans réagir? Je ne sais pas. La seule explication possible semble être dans les propos du Docteur Goëbbels, ministre nazi de la propagande du 3° Reich, lorsqu'il disait: "Plus la corde (ficelle) à avaler est grosse et mieux ça passe !"

 

Essayons de ne pas sombrer encore une fois sous le coup de ces énormes manipulations et n'oublions pas qu'il n'y a jamais de guerre propre, fut-elle pour sauver des vies. Quel abominable oxymore ne nous présente-t-on pas sous cet odieux élément de langage, préparé à notre intention par des agences de communication formées à la manipulation de masse.

 

Le principe d'ingérence humanitaire ne doit jamais nous faire oublier que faire la guerre est toujours illégitime si notre patrie n'est pas directement en danger.

 

La même oligarchie qui aujourd'hui, sous couvert d'apporter la liberté et la démocratie à certains "peuples opprimés" dans le fracas des bombes, qui fait couler le sang d'innocents, envisageait lors de l'étrange défaite de 1940 une collaboration avec les nazis sans se poser d'autres questions.

 

C'est peut-être une question de génération et les nécessaires préparations psychologiques sont bien évidemment une arme redoutable. Faire avaler des sornettes à l'opinion médusée, toujours sensible au côté émotionnel, est une priorité dans la préparation d'une intervention armée. Il faut se parer de vertu et faire croire que la croisade du bien contre l'axe du mal que nous menons de plus en plus souvent est indispensable.

 

La théorie du "choc des civilisations", chère aux idéologues néo conservateurs américains s'est manifestée particulièrement sous la présidence de G.W. Bush. Leur caniche préféré de l'époque n'étant plus aux commandes en l'Angleterre, le locataire actuel de l'Elysée essaie de se montrer à la hauteur de cette noble tâche.

 

Un acte fort pour "le président qui aimait les riches", consiste à offrir sur un plateau d'argent les deniers des contribuables aux fabriquants d'armes qui se trouvent être également les principaux patrons de presse.

 

 La France est peut être ruinée pour sauver les services publics, la retraite par répartition, etc..., mais qu’importe, la priorité absolue reste bien entendu de plaire et de servir les insatiables prédateurs que sont les ultra-riches.

 

Après la Libye, Ces marchands de mort veulent nous engager dans un autre conflit tout aussi contestable, l’intervention en Syrie pour raisons humanitaire. Essayons de déciller nos yeux engourdis par la propagande éhontée des média dominants, appartenant pour la plupart aux mêmes bienfaiteurs chargés de bombes.

 

Allons chercher d'autre information, évitons par notre silence coupable de mettre le doigt dans un engrenage destructeur. Les bruits de bottes dans cette région sont très alarmants. La suite c’est quoi ? L’attaque de l’Iran ? L’attaque de la Russie ? L’attaque de la Chine ? Un conflit mondial avec des risques majeurs pour la survie de l’humanité ?

 

Ne laissons pas à ces va-t-en guerres qui nous gouvernent, le loisir de décider pour nous. Je vous invite à méditer une citation du pasteur Martin Niemöller mort à Dachau pour avoir résisté à la barbarie nazie.

Martin Niemöller : « Car il est des silences coupables, plus assassins qu’aucune parole, qu’aucune arme peut-être.

Car il est des silences complices dont le nombre fait la force, et la force la loi.

Celle des majorités silencieuses qui sert de caution et d’alibi aux crimes contre l’humanité. ».

Cordialement

Lucien PONS.                                               



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



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