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09/02/2012

n°525 - Journal d'Irak - du 05/01 au 08/02/12 -Qui disait que l’OTAN n’a pas participé à la guerre en Irak …?!-

n°525 - Journal d'Irak - du 05/01 au 08/02/12 - a1 -



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journald'Irak

n°525                 du 05/01                  au 08/02/12

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes  blog : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part

Qui disait que l’OTAN n’a pas participé à la guerre en Irak …?!

Le Koweït reçoit 1,02 md USD en réparations de guerre de l'Irak.  

Jean-Pierre Dubois : Criminels contre l'humanité : de l’agent orange à l’uranium appauvri.

1 Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

1-1 Ramzy Baroud : Les victimes oubliées...

L'armée US admet avoir tiré sur des combattants anti-Qaïda.

2 L'Irak au cœur des débats.

Alain Gresh : Haditha, un massacre impuni en Irak.

Analyse & déclaration - a)   Les voisins 

Conflit confessionnel : Erdogan menace l’Irak: « La Turquie ne restera pas silencieuse."

Russie

La Russie prête à s'associer aux grands projets économiques.

3 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

3-1 Socialist Worker : Les médias passent sous silence les morts dont les Etats-Unis sont responsables.

4 Dossier & Point de vue

4-1 Almanar.com. : US d’Irak : Mensonges, et défaite sans précédent!

4-2 Anastasiya Pershkina : Des drones américains dans le ciel irakien.

5 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

5-1 McDonough County : A QUI PROFITE LE CRIME ?

5-2 Chems Eddine CHITOUR : Des GI’s auraient vendu des listings d’employés à des « insurgés ».

6  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

6-1 Gilles Munier : Etats-Unis : départ d’Irak… sur la pointe des pieds ...

7 Annexe

7-1 Dr. Lawrence Davidson : Les Etats-Unis réduisent les coûts en utilisant de l’uranium appauvri dans ses guerres.

 


Tiré à part

Qui disait que l’OTAN n’a pas participé à la guerre en Irak …?!

Le secrétaire général de l’OTAN annonce la fin de la mission OTAN de formation (NTM-I).

« Le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé d’entamer le retrait permanent du personnel de la mission OTAN de formation en Irak (NTM-I) à partir du 31 décembre 2011, date à laquelle l’actuel mandat de la mission viendra à expiration. Il n’a pas été possible de trouver un accord sur la prolongation de ce programme, qui a porté ses fruits, en dépit d’âpres négociations qui ont duré plusieurs semaines. L’OTAN est fermement résolue à maintenir son partenariat et ses relations politiques avec l’Irak, dans le contexte de l’actuel Cadre de coopération structurée. La mission OTAN de formation en Irak, qui a débuté en 2004 à la demande des autorités iraquiennes, a été un succès. Nos formateurs peuvent être très fiers de ce qu’ils ont accompli au cours de ces sept années : ils ont contribué à renforcer la capacité de sécurité de l’Irak, et ont aidé ce pays à développer une force de sécurité multiethnique, et plus stable à long terme. Depuis 2004, la NTM I a formé plus de 5 000 militaires et plus de 10 000 policiers en Irak ; elle a permis à plus de 2 000 autres personnes de participer à des stages organisés dans les pays alliés, et a fourni pour plus de 115 millions d’euros de matériel militaire ainsi que des fonds d’un montant total de 17,7 millions d’euros, versés au titre de fonds d’affectation spéciale par les 28 pays membres de l’OTAN et destinés à l’entraînement et à la formation dans des installations de l’Alliance ».(11.12.2011 – sur le site www.nato.int).

Ce communiqué est très révélateur : en premier lieu, il témoigne de l’échec magistral de la Coalition US-GB qui a fait la guerre contre l’Irak et celui de l’Otan qui a servi d’encadrement d’une soi-disant « armée nationale iraquienne ». Malgré un engagement militaire et financier colossal pendant des années, ils ne sont pas parvenus à imposer l’ordre impérial en Irak. En deuxième lieu, il ressort de ce communiqué que la participation de l’OTAN à la guerre était très importante, tant en fourniture de militaires, que de matériel et de moyens financiers. Enfin, le communiqué n’explique pas comment l’OTAN va, à la fois, mettre fin à sa mission… et renforcer son partenariat avec le gouvernement irakien. (C.P.)

http://csotan.org/ao/article.php?ao_id=44&art_id=595&Mois=d%E9cembre&Year=2011


Le Koweït reçoit 1,02 md USD en réparations de guerre de l'Irak.  

Les Nations unies ont versé jeudi au Koweït une tranche de 1,02 milliard de dollars (775 millions d'euros) au titre de réparations de guerre qui ont débuté en 1994, a annoncé la commission de compensation de l'ONU dans un communiqué.
Avec ce dernier paiement, le total des réparations de guerre versées au fonds spécial de l'ONU pour le Koweït s'élève désormais à 35,4 milliards de dollars.
Quelque 17 milliards doivent encore être versés, indique la commission de compensation de l'ONU, qui est basée à Genève. L'Irak verse actuellement 5% de ses revenus pétroliers et gaziers au fonds spécial de l'ONU au titre des réparations de guerre durant ses sept mois d'occupation du Koweït en 1991.

Après la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, les autorités irakiennes ont à maintes reprises demandées l'allègement des compensations et des dettes héritées de l'ancien régime.
27/01/2012

http://www.letempsdz.com//content/view/69279/1/


Jean-Pierre Dubois : Criminels contre l'humanité : de l’agent orange à l’uranium appauvri.

L’humanité (avérées ou non) sont réservées à l’ennemi du moment, celui contre lequel nos gouvernements s’apprêtent à déchaîner le feu de leurs armées.

Mais que penser des dirigeants des Etats-Unis ?

L’AGENT ORANGE

C’est en 1962 que John F. Kennedy déclenche l'opération Ranch Hand, une guerre chimique contre la population du Vietnam qui consiste à répandre sur les forêts et les récoltes des millions de litres de défoliant : l´agent orange. [1]

Fabriqué par Mosanto, l'agent orange - qui contient de la dioxine - est responsable du développement de maladies chez les personnes exposées, notamment de plusieurs sortes de cancers.

En outre, la stabilité de la dioxine fait qu’elle continue d’agir bien après son épandage provoquant des malformations à la naissance d’enfants dont les parents ont été contaminés : cécité, diabète, troubles mentaux, déficits moteurs et intellectuels, malformations diverses.

Trente ans après la fin des hostilités, environ 60.000 adultes et plus de 200.000 enfants souffraient toujours de l'agent orange. [2]

L’opération Ranch Hand a duré jusqu’en 1971. Près de 80 millions de litres de ce défoliant auraient été déversés sur le Sud du Vietnam. Un cinquième des forêts auraient été atteintes et 400.000 hectares de terrains agricoles contaminés.

On estime de 2,1 à 4,8 millions le nombre de Vietnamiens qui ont été directement exposés à l’agent orange entre 1961 et1971. Auxquels il faut ajouter un nombre inconnu de Cambodgiens et de Laotiens, des civils et militaires américains, sud-coréens, canadiens, australiens et néo-zélandais. [3]

L’URANIUM APPAUVRI

En 2004, sous le mandat de G.W. Bush, plus de 15.000 soldats de l’armée américaine donnent l’assaut à la ville de Fallouja (Irak). Pendant plusieurs semaines les raids de l’aviation se succèdent larguant des centaines de tonnes de missiles.

Parmi ces projectiles figuraient des bombes au phosphore blanc, une arme chimique et incendiaire interdite contre les populations. Mais c’est l’usage massif de bombes à l’« uranium appauvri » qui a eu les conséquences les plus graves sur la santé des habitants de Fallouja.

Réalisé pour France-Info en juin dernier, le documentaire de Feurat Alani - Irak : Les enfants sacrifiés de Fallouja – montre les effets terribles de l’emploi de ces armes : des bébés naissent avec la tête difforme, des organes en moins ou des membres atrophiés. Un nouveau-né sur cinq serait atteint de malformations graves. A ces malformations apparues à partir de 2005, s’ajoute des cancers à des taux jamais atteints ailleurs.

Selon une étude scientifique publiée en 2010, sur la période 2006-2009, le taux de mortalité à Fallouja s'élèverait à 80 ‰, quand des pays voisins comme l'Egypte et la Jordanie affichent respectivement 19,8 et 17 ‰. [4]

Pour Feurat Alani, « chaque famille ou presque a son "bébé-monstre" à Fallouja ».

Sous-produit de l’enrichissement de l’uranium naturel, l’uranium appauvri présente une densité très élevée, propriété utilisée dans les applications militaires pour la fabrication de blindages et de projectiles. [5]

Avant Fallouja, l’armée américaine a utilisé des munitions à uranium appauvri lors de la première guerre du Golfe et dans les Balkans (30.000 obus ont été tirés au Kosovo et 10.000 en Bosnie). [6]

Pour la population civile, les dangers résident dans les poussières et les aérosols dissipés par l’effet pyrophore [7] des ogives d’obus à uranium appauvri.  Ces particules peuvent être inhalées ou ingérées dans les aliments, l’eau potable ou les sols contaminés.

La toxicologie chimique de l'uranium appauvri, plus importante que sa toxicité radiologique, est comparable à celle des métaux lourds comme le plomb ou le mercure.

L’OMERTA

Robert James Parsons [8] a révélé que « les agences des Nations unies ont imposé une chape de silence sur la dangerosité radiologique et chimique de cette arme » et qu’il a fallu attendre janvier 2001 pour que l’Organisation mondiale de la santé « envisage » d’enquêter sur les effets de l’uranium appauvri sur les populations du Golfe.

Les Etats-Unis n'ont pas ratifié le traité de Rome qui institue la Cour pénale internationale.

Ce qui met ses dirigeants et chefs militaires à l'abri de toute poursuite pour leurs crimes.

[1] L’agent orange doit son nom aux bandes de couleur orange inscrites sur les fûts dans lesquels il était stocké.

[2] Dans une maternité d’Ho-Chi-Minh-Ville sont conservés tous les fœtus « monstrueux » dans du formol, on peut y voir des frères siamois partageant une seule tête disproportionnée, un tronc a deux têtes, des cas d’anencéphalie (absence de cerveau), de microcéphalie (petit cerveau)...

[3] Les soldats américains (68.000) et coréens (20.000), qui ont été victimes de l'agent orange, ont obtenu des fabricants le versement d’une indemnité à titre de compensation (environ 250 millions de dollars). En revanche, l'association vietnamienne des victimes de l'agent orange/dioxine a vu sa plainte rejetée par la justice américaine.

[4] International Journal of Environmental Research and Public Health.

[5] La plus caractéristique des munitions à uranium appauvri est l’obus-flêche. Il est doté d’une barre à uranium appauvri longue d'environ 25 cm. Son impact sur un char provoque une fusion du blindage et une projection de métal liquide dans l’habitacle. Le char explose en 5 secondes.

[6] En 2001, après la guerre du Kosovo, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a réclamé l’interdiction de la fabrication, des essais, de l'utilisation et de la vente d'armes à l’uranium appauvri afin de préserver les générations présentes et futures.

[7] Lors de l’impact, l’uranium appauvri se divise en très fines particules dont certaines prennent feu spontanément : c’est la caractéristique d’un  métal « pyrophore ».

[8] Loi du silence sur l’uranium appauvri, Le Monde diplomatique, février 2001.

Jean-Pierre Dubois

http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/archive/2012/01/02/de-l-agent-orange-a-l-uranium-appauvri.html



1 Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

1-1 Ramzy Baroud : Les victimes oubliées...

Quelqu’un devrait faire savoir aux pourvoyeurs d’informations pour le grand public que les 4500 soldats américains tués dans la guerre en Irak ne sont de loin pas les seules victimes.

Des centaines de milliers d’Irakiens ont également été tués à la suite de l’invasion injustifiée des États-Unis, et un bien plus grand nombre encore ont été blessés et à jamais estropiés.

Abdul Hussein Hassan porte son fils âgé de 10 mois, près de leur maison et à l’écart d’un dépôt de pétrole en feu dans ce qui était un camp de l’armée irakienne dans la banlieue de Bagdad le 29 avril 2003 - Photo : Reuters/Yannis Behrakis YB

Il y a de fortes chances que toutes ces victimes de la guerre en Irak seraient encore en vie aujourd’hui s’il n’y avait pas eu George Bush et sa clique de néo-conservateurs. Montrant un bizarre mélange de délire évangélique, de bravade de cow-boy et de désir pathologique de « garder Israël sécurisé », ils n’ont eu de cesse de détruire l’Irak.

Un court reportage sur WTKR, une station en Virginie liée à CBS et référencé sur le site internet du Los Angeles Times le 16 décembre, montre des images d’un drapeau américain en train d’être enroulé dans une petite base américaine à Bagdad. Lors de la cérémonie, le secrétaire à la Défense Leon E. Panetta, a rappelé les sacrifices des États-Unis et voulu justifier l’une des guerres les plus destructrices de l’histoire contemporaine. De nombreux bulletins d’informations ont également déclaré que la guerre en Irak était terminée, mais certains exprimaient des doutes en se demandant si les Irakiens - présentés comme de tous temps, si ce n’est génétiquement, condamnés à être violents - seraient capables de s’occuper eux-mêmes de leurs propres affaires maintenant que les Etats-Unis ont mis fin à leur intervention « humanitaire ».

Faisons un bref récapitulatif : l’enquête de The Lancet a déterminé que entre mars 2003 et Juin 2006, 601 027 Irakiens sont morts de mort violente. L’enquête d’affaires de Opinion Research Bussiness a révélé que 1 033 000 personnes avaient été tuées à la suite du conflit entre mars 2003 et août 2007. Dans une révélation sans équivalent, Wikileaks a déclaré que « la diffusion de près de 400 000 fichiers américains classés sur la guerre en Irak a permis d’établir que 15 000 civils irakiens sont morts en plus de ce que l’on estimait auparavant ». Cela s’ajoute aux centaines de milliers de vies perdues dans le long blocus imposé à l’Irak tout au long de la décennie qui a précédé, et les centaines de milliers d’autres vies perdues pendant la première guerre contre l’Irak entre 1990 et 1991.

Si l’on met les chiffres de côté, les médias spécialistes des retournements de veste [traduction approximative de spin-mongers - NdT] s’activent à changer les termes de la discussion en procédant par omission, s’appuyant sur des mensonges et un pur et simple racisme. Prenez par exemple l’article de Loren Thomspon dans Forbes. Thompson est persuadée que la guerre était une erreur - non en raison de n’importe quel critère d’immoralité ou d’illégalité - mais purement à cause d’erreurs pratiques impliquant des ressources, un manque de volonté, le sectarisme en Irak et l’incohérence au niveau militaire, etc... Malgré ces erreurs, « nos intentions étaient bonnes », a déclaré Thompson. Afin de s’assurer que personne n’imagine qu’elle fasse « un travail de sape » de gauche et anti-guerre - la perception dans les médias de droite de quiconque s’oppose à la guerre américaine pour une raison quelconque - elle fait une affirmation intéressante :

« Ce que les dirigeants et une majorité de l’électorat américain savent à présent, c’est qu’en premier lieu l’Irak n’aurait jamais dû être un pays, donc essayer d’y faire fonctionner la démocratie est susceptible d’être une tâche ingrate » (Forbes, Décembre 15).

Une telle intransigeance et un tel manque de sensibilité (détruire un pays souverain, puis nier son droit à avoir jamais existé- ce qui rappelle la logique du comportement d’Israël en Palestine) - sont les principales caractéristiques de la représentation de la guerre en Irak par les médias américains.

Dans leur article du Los Angeles Times du 15 décembre, David S. Cloud et David Zucchino reconnaissent, quoique tardivement, que des Irakiens ont été tués. Toutefois, ils se contenent de citer le chiffre le plus bas qu’ils ont pu trouver (à partir du site Web de Body Count), et usent de généralisations qui indirectement font porter la responsabilité de la violence aux Irakiens eux-mêmes. « Avec les Américains partis, c’est (aux Irakiens) d’aider à contrôler la violence endémique dans le pays », écrivent-ils.
Oui, « endémique » signifie « naturelle ou caractéristique d’un peuple ou d’un lieu » (Dictionary.com). Si les Irakiens sont enclins à la violence en raison de leur nature culturelle, religieuse ou même génétique, pourquoi dont le comptage quotidien des morts Irakiens commence-t-il en mars 2003, date de l’invasion américaine ? Qui a pris la décision d’aller à la guerre, faisant de la violence quelque chose « d’endémique » ? Certainement pas le peuple irakien.

Et ce n’était pas les Irakiens qui ont semé les germes de leurs propres conflits inter-confessionnels non plus. Cela a également été le cadre d’une stratégie visant à redéfinir le rôle militaire des Etats-Unis depuis la recherche d’armes (inexistantes) de destruction massive vers la lutte contre le terrorisme, tout en prétendant simultanément éteindre le feu de la violence sectaire.

En termes militaires brut, la guerre en Irak peut être présentée comme terminée, mais ce n’est pas le cas du point de vue des Irakiens. Cette guerre qui a commencé il y a près de neuf ans avec la campagne de bombardement destinée à produire « choc et effroi », est symptomatique des politiques américaines à venir. La région entière est devenue l’épine dorsale d’un empire américain sur le déclin.

Dans son livre très marquant, The Shock Doctrine : The Rise of Disaster Capitalism, Naomi Klein décrit comment la guerre en Irak avait pour but de construire un modèle pour le Moyen-Orient. C’était une expérience, dont le succès présumé pourrait influer sur la géopolitique de la région tout entière. Dans le chapitre intitulé, « Effacer l’Irak : À la recherche d’un ’modèle’ pour le Moyen-Orient », Klein décrit la tentative de détruire et ensuite de « ressusciter » le pays en le faisant entrer dans le moule adéquat pour ceux qui ont administré sa chute. Elle conclut la partie 6 avec la déclaration suivante : « Pour finir, la guerre en Irak a créé un modèle d’économie ... Elle est devenue un modèle pour la guerre privatisée et la reconstruction - un modèle qui est rapidement devenue prêt pour l’exportation ».

Ecrivant sur le site Web de Fox News sous le titre « Irak : La victoire ou la défaite », Oliver North ne manifestait aucune empathie et certainement pas pour les Irakiens. « Qui a gagné ? », a-t-il demandé. « Courte réponse : les soldats, les marins, les aviateurs, les gardes et les marines américains, et le peuple américain, dont les fils et filles ont servi en Irak. »

C’est ce type de patriotisme irrationnel et de hooliganisme intellectuel qui ont rendu en premier lieu la guerre possible. Et ils continueront à faciliter de futures guerres, suivies de fausses victoires.

Les millions d’Américains (et beaucoup plus dans le monde), qui sans crainte et avec courage se sont opposés à la guerre, continueront à le faire. Si les Etats-Unis veulent récupérer une once de crédibilité dans le monde, il doivent cesser de considérer la guerre comme une simple occasion stratégique. La guerre est brutale et inhumaine. Elle est coûteuse à tous les niveaux et ses terribles conséquences traversent les générations - ce que l’avenir de l’Irak va avec certitude, et si tristement, révéler.

samedi 7 janvier 2012 - 06h:34

Ramzy Baroud

Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est un journaliste international et le directeur du site PalestineChronicle.com.

Son dernier livre, Mon père était un combattant de la liberté : L’histoire vraie de Gaza (Pluto Press, London), peut être acheté sur Amazon.com.

22 décembre 2011 - Communiqué par l’auteur
Traductions : Info-Palestine.net - Nazem


L'armée US admet avoir tiré sur des combattants anti-Qaïda.

Un groupe de plus de cent combattants de Jorf al-Sakher, dans le sud de l'Irak, ont cessé samedi de coopérer avec l'armée américaine.

L'armée américaine a admis dimanche avoir tiré la veille sur des combattants anti-Qaïda dans le sud de l'Irak, provoquant pour la première fois la démission d'un groupe de plus de cent hommes.
"Une enquête a été ouverte sur cet incident.

Toutefois nous avons été pris pour cible en premier et avons riposté. Nous pensons que les (combattants anti-Qaïda) nous ont visé par erreur et il se peut que nous en ayons tué trois", a affirmé le commandant Brad Leighton à l'AFP. "Nous regrettons la perte de vie innocente et la politique de la coalition est de dédommager les familles des personnes tuées accidentellement dans nos opérations", a poursuivi le commandant.
Un groupe de plus de cent combattants de Jorf al-Sakher, dans le sud de l'Irak, ont cessé samedi de coopérer avec l'armée américaine, qu'ils accusent d'avoir tués trois des leurs, ce qui porte, selon eux, à 19 le nombre de leurs combattants tués par erreur depuis un mois. "Le groupe du réveil de la région de Jorf al-Sakher (au nord de la ville de Hilla, située à 100 km au sud de Bagdad), qui compte 110 combattants, a démissionné de ses fonctions pour protester contre les assassinats planifiés menés par la coalition", a affirmé le chef du groupe, Sabah al-Janabi à l'AFP.
Selon M. Janabi et un responsable local de la police, Ali al-Lami, les trois combattants anti-Qaïda ont été tués par un tir d'hélicoptère américain. "Il s'agit du troisième incident en un mois. Nous avons déjà perdu 19 hommes et 12 ont été blessés par des bombardements de la coalition", a dit M. Janabi. Les "comités populaires", également baptisés les "forces du réveil" ou encore les "fils de l'Irak", sont des groupes mobilisés depuis septembre 2006 avec le soutien financier américain pour lutter contre Al-Qaïda.
Au nombre de 130 groupes, ils regroupent 80.000 combattants en grande majorité des sunnites, selon les estimations américaines.
Dans quelques régions d'Irak, des tensions sont toutefois apparues entre ces groupes et l'armée américaine ou les autorités locales.

(afp)

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1734/Irak/article/detail/173919/2008/02/17/L-arm-e-US-admet-avoir-tir-sur-des-combattants-anti-Qa-da.dhtml



2 L'Irak au cœur des débats.

Alain Gresh : Haditha, un massacre impuni en Irak.

Ce taux élevé d’acquittement confirme, bien évidemment, aux yeux des Irakiens comme des peuples de la région, que le discours démocratique et humanitaire tenu par l’Occident est la couverture d’une politique cynique.

 La nouvelle a été réduite à quelques lignes dans Le Monde et à peine évoquée ailleurs. Le quotidien du 27 janvier écrivait : « L’arrangement judiciaire qui a permis au sergent des marines américain Frank Wuterich, accusé de la mort de 24 civils irakiens (dont 10 femmes et enfants tués à bout portant) en novembre 2005 à Haditha, d’échapper à la prison a provoqué l’écœurement en Irak. En plaidant coupable devant une cour martiale de Camp Pendleton, M. Wuterich n’encourt que la dégradation et une peine maximale de trois mois aux arrêts. Le président de la commission des droits de l’homme du Parlement irakien, Salim Al-Joubouri a dénoncé une “atteinte à la dignité des Irakiens”. [1] » Point final, aucun commentaire, aucun éditorial indigné, ni dans Le Monde, ni dans les autres médias. Le porte-parole du Quai d’Orsay, si prompt à s’émouvoir de toute violation des droits humains, est resté silencieux.

Rappelons les faits. Le 19 novembre 2005 à Haditha, une ville de la province d’Al-Anbar, une mine artisanale explose sur le passage d’un convoi américain ; elle provoque la mort d’un caporal. En représailles, les marines tueront un grand nombre de civils et tenteront de camoufler le crime en prétendant que la grande majorité des morts avait été provoquée par la bombe. Mais les incohérences de cette version et le travail de la presse, notamment du Time Magazine, amèneront l’ouverture d’une enquête et la reconnaissance du fait que les troupes américaines ont délibérément tiré sur des civils. En 2007, Hollywood produit même un film, Battle for Haditha (Nick Broomfield), qui raconte le crime.

Pourtant, le procès qui s’est déroulé il y a quelques jours et qui a abouti à l’abandon des poursuites contre six marines et une peine légère pour le dernier, montre à quel point la justice des États-Unis est biaisée quand il s’agit de crimes de guerre commis par ses propres citoyens. On comprend mieux pourquoi Washington, si empressé de vouloir envoyer devant la Cour pénale internationale tel ou tel dirigeant d’un petit pays, refuse d’en signer le statut, de peur d’y voir traînés ses propres responsables, dont ceux qui ont déclenché la guerre contre l’Irak (lire « Du Liban à l’Irak, juger les criminels ? »).

Dans un article du New York Times du 27 janvier, « An Iraqi Massacre, a Light Sentence and a Question of Military Justice », Charlie Savage et Eilsabeth Bumiller écrivent : « Les informations limitées disponibles montrent que même quand les militaires ont essayé de poursuivre des soldats pour meurtre ou massacre en zone de combat, le taux d’acquittement a été bien plus élevé que pour des cas civils. » Ce taux élevé d’acquittement confirme, bien évidemment, aux yeux des Irakiens comme des peuples de la région, que le discours démocratique et humanitaire tenu par l’Occident est la couverture d’une politique cynique.
[1]
« Haditha : le scandale après le massacre »
Alain Gresh

lundi 30 janvier 2012

Le Monde diplomatique



Analyse& déclaration

a)   Les voisins 

Turquie

Conflit confessionnel : Erdogan menace l’Irak: « La Turquie ne restera pas silencieuse."  

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a prévenu mardi les autorités irakiennes que la Turquie ne restera pas silencieuse si elles favorisent un soi-disant « conflit confessionnel » en Irak, alors que Bagdad a récemment accusé Ankara d'interférer dans ses affaires intérieures.
"M. (le Premier ministre irakien Nouri) al-Maliki doit comprendre ceci: si vous entamez un processus d'affrontement en Irak sous la forme d'un conflit confessionnel, il n'est pas possible que nous restions silencieux", a déclaré M. Erdogan dans une allocution devant les députés de son parti à Ankara.
"Il n'est pas possible que nous restions silencieux car nous partageons avec vous une frontière commune, nous avons des relations de parenté, chaque jour nous sommes en contact avec vous", a-t-il dit.
"Nous attendons des autorités irakiennes qu'elles adoptent une attitude responsable qui laisse de côté les discriminations confessionnelles et prévienne les conflits confessionnels", a ajouté Erdogan.
Le Premier ministre a dénoncé des "déclarations très laides et malvenues" de M. Maliki, faisant référence à des reproches exprimés le 13 janvier par celui-ci, qui a accusé la Turquie de s'immiscer dans les affaires intérieures de l'Irak.
La Turquie s'était opposée à un mandat d'arrêt émis contre le vice-président irakien, Tarek Hachémi, accusé de diriger des escadrons de la mort en Irak.
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=47239&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=29&s1=1


Irak

L'Irak qualifie de "provocation" les déclarations d'Erdogan
Le bureau du Premier ministre irakien, Nuri al-Maliki, a qualifié mardi de provovation les déclarations du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, qui a affirmé qu'Ankara ne resterait pas silencieux si les autorités de Bagdad favorisaient un conflit confessionnel en Irak.
"M. Erdogan a provoqué tous les Irakiens par ses déclarations, particulièrement ceux qui croient qu'il les défend", affirme le communiqué faisant clairement allusion aux sunnites.
http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/741734/LIrak_qualifie_de_%22provocation%22_les_declarations_dErdogan.html


Russie

la Russie prête à s'associer aux grands projets économiques.  
La Russie est prête à prendre une part plus active aux projets économiques d'envergure en Irak, a déclaré jeudi le représentant spécial du président russe pour le Proche-Orient, Mikhaïl Bogdanov.
"M. Bogdanov a réaffirmé que les sociétés russes étaient prêtes à s'associer à la mise en œuvre de projets importants dans différents secteurs de l'économie irakienne, à la condition que la sécurité des ressortissants russes en Irak soit assurée", lit-on dans un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.
Ce document a été publié sur le site du ministère à l'issue de négociations entre M. Bogdanov et une délégation du mouvement politique Moqtada al-Sadr, conduite par le leader du mouvement Mustafa el-Yacoubi.
La présence d'entreprises russes en Irak est particulièrement importante dans le secteur énergétique. Ainsi, la compagnie Gazprom Neft a entamé un forage de prospection sur le champ pétrolifère de Badra. Une autre entreprise russe, le groupe Lukoil, procède avec le norvégien Statoil à la mise en valeur du gisement pétrolier West Qurna-2. La production de brut doit y démarrer en 2013.
http://fr.rian.ru/business/20120126/193159417.html



3 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

3-1 Socialist Worker : Les médias passent sous silence les morts dont les Etats-Unis sont responsables.

Plus d’un million d’Irakiens sont morts dans la guerre américaine.

Cette phrase est un test décisif. La réaction immédiate de certaines personnes est de dire "Ce n’est pas possible" parce que les Etats-Unis ne pourraient pas faire une chose pareille. Ou parce que des crimes d’une telle envergure ne se produisent plus. Ou parce qu’ils se produisent mais seulement dans des endroits épouvantables que les Etats-Unis n’ont pas encore libérés.

Un million de morts c’est un chiffre qui vous fait dire "Grand-papa, pourquoi n’as-tu rien fait pour empêcher ça ?". C’est un chiffre qui place indéniablement les Etats-Unis au rang des méchants de l’histoire. Ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas accepter cela ne peuvent pas non plus admettre qu’un million d’Irakiens soit mort. Leur cerveau rejette cette éventualité comme s’il s’agissait d’un virus étranger.

Noam Chomsky a écrit un jour que "le signe d’une culture vraiment totalitaire est que des vérités importantes ont tout simplement perdu tout sens pour les gens et sont assimilées à des provocations du niveau de ’Va te faire foutre !’ et ne peuvent générer en réponse qu’une torrent parfaitement prévisible d’injures."

C’est en effet à peu près la manière dont les médias ont réagi au chiffre de un million quand il a été annoncé en 2007 par la firme de sondages britannique, Opinion Research Business (ORB) (En fait la firme estimait que 1 220 580 Irakiens étaient morts, ce qui confirmait en la mettant à jour une étude réalisée l’année précédente par des chercheurs de l’Université Johns Hopkins et publiée dans le journal médical The Lancet).

Prenons par exemple Kevin O’Brien, le rédacteur en chef du Cleveland Plain Dealer. Quand il a reçu le mail qui l’informait des résultats des recherches de ORB qui a parmi ses clients le Parti Conservateur Britannique et Morgan Stanley, il a répondu : "Enlevez-moi de votre mailing list et épargnez-moi votre propagande cousue de fil blanc".

* * * *

"Nous ne tenons pas le compte des cadavres" est la célèbre réponse que le Général Tommy Franks a faite à un reporter qui l’interrogeait sur les pertes civiles. Il n’est pas le seul dans son cas.

Dans les commentaires moroses du mois dernier sur la fin de la guerre en Irak, on a rarement trouvé un chiffre correspondant au nombre d’Irakiens morts. Les reporters ont répété que les chiffres des pertes irakiennes "n’étaient pas connus", ce qui montre que les médias ont à peu près le même intérêt pour le nombre de morts en Irak que pour le nombre d’écureuil morts dans un feu de forêt.

Ce que Mary Milliken de Reuters a écrit est typique : "Aujourd’hui nous avons commémoré la mort dans cette guerre d’un nombre inconnu d’Irakiens et celle de presque 4 500 Etasuniens."

Combien d’Etasuniens sont morts, Mary ? - Presque 4 500. Et combien d’Irakiens ? - Oh, vous savez, beaucoup. Un grand nombre.

"Un nombre inconnu" signifie qu’il n’y a pas d’estimation disponible du nombre exact de morts irakiens. En fait, il y en a deux : une organisation intitulée Iraq Body Count (IBC) a estimé à environ 110 000 le nombre d’Irakiens morts, sur la base des rapports des médias et des statistiques du ministère de la Santé. IBC admet que ce total est sûrement inférieur à la réalité parce que les armées d’occupation et les combattants de guerres civiles sectaires n’ont pas l’habitude de bien tenir leurs livres de comptes, mais il n’est pas d’accord avec le chiffre plus élevé de ORB et Johns Hopkins indiqué plus haut.

Sans vouloir entrer dans un débat méthodologique, il y a des chiffres disponibles qui permettraient de se faire une bonne idée des pertes civiles en Irak. Mais les reporters comme Kevin O’Brien et Mary Milliken ne les font pas "connaître".

Le silence qui entoure les chiffres n’est pas tant une conspiration que l’évidence que certains chiffres sont absolument incompatibles avec la mentalité impériale étasunienne.

Prenons un autre chiffre funeste d’une décennie antérieure : selon le Fond pour les Enfants de l’ONU, 500 000 enfants irakiens sont morts dans les années 1990 à cause des sanction imposées par l’ONU (sous la pression des Etats-Unis) qui empêchaient les médicaments et autres produits de première nécessité d’entrer dans le pays.

En 2000, le coordinateur des l’aide humanitaire de l’ONU a donné sa démission pour protester contre les sanctions, deux ans après que son prédécesseur ait fait la même chose. Ces deux diplomatiques expérimentés ont plus tard utilisé le mot "génocide" pour décrire la politique étasunienne.

Si vous ignorez ces faits ou les avez oubliés, vous n’êtes pas le seul. Il en est de même pour ceux qui ont décidé d’attaquer l’Irak. Il n’y a pas d’autre explication au fait que la stratégie de guerre et d’occupation étasunienne reposait sur la présomption que leur soldats seraient accueillis en libérateurs par les parents de ces 500 000 enfants. (Les sanctions d’ailleurs n’avaient pas été imposées au nord kurde, la seule partie d’Irak qui n’a pas offert de résistance massive à l’occupation étasunienne).

Ce n’est pas par hasard que la plupart des militants pacifistes les plus engagés sont des révolutionnaires d’une couleur ou d’une autre. Nous sommes capables d’appréhender l’atrocité du crime commis contre l’Irak parce que nous sommes radicaux. Et vice-versa.

Nous, les révolutionnaires, nous sommes confrontés ironiquement à la sagesse conventionnelle qui nous accuse d’être des adeptes fanatiques de "la fin justifie les moyens" sans aucun souci du sang versé, parce que nous voulons transformer la société.

Mais c’est Madeleine Albright, la Secrétaire d’Etat de l’époque, qui a dit en parlant de la mort des 500 000 enfants irakiens que "c’était le prix à payer". Et c’est Leon Panetta, le secrétaire de la Défense actuel qui a utilisé exactement la même expression à propos de la seconde invasion et occupation de l’Irak.

Ces paroles sont l’expression d’une ordre fanatique auquel nous devrions tous nous opposer de toutes nos forces.

Danny Lucia

Pour consulter l’original :http://socialistworker.org/2012/01/30/one-million-dead

Traduction : Dominique Muselet

URL de cet article 15724
http://www.legrandsoir.info/un-million-de-morts-en-irak-socialist-worker.html



4 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

4-1 Almanar.com. : US d’Irak : Mensonges, et défaite sans précédent!

Les dirigeants américains se sont attelés ces derniers jours à transfigurer leur défaite factuelle en Irak en une victoire illusoire.

Les Etats-Unis qui ont envahi ce pays riche en pétrole, n’ont certainement pas dépensé gratuitement plus de mille milliards de dollars et perdu des milliers de leurs soldats pour l’offrir à leur ennemi juré l’Iran.

L’administration américaine a tout fait pour garder des bases militaires à proximité de l’Iran et des milliers de ses soldats sous le titre de « formateurs américains », mais elle s’est affrontée à un refus ferme de la part des Irakiens.

Malgré cela, les dirigeants américains persistent dans le mensonge. 

L’opinion publique n’a pas encore oublié le «grand mensonge» de Bush sur les armes de destruction massive en Irak propagé pour justifier l’invasion du pays en 2003.

Aujourd’hui, son successeur, Barak Obama, semble adopter la même voie de falsification des faits, en qualifiant de « réussite extraordinaire » le retrait humiliant d’Irak.

Obama salue la « réussite » en Irak

S'exprimant mercredi sur la base de Fort Bragg (Caroline du Nord), le président américain a donc marqué «un moment historique de la vie de notre pays et de notre armée».
«Et tant que commandant en chef, je suis fier, au nom de la nation reconnaissante, de vous dire enfin ces mots:

«(…) C'est une réussite extraordinaire, qui a pris neuf ans».

Prix élevé de la guerre

Obama s’est en outre contredit en rappelant le «prix élevé» de la guerre, qui a coûté la vie à quelque 4500 Américains.

« Plus de 30.000 Américains ont été blessés, et ce sont seulement les blessés dont les blessures sont visibles», a-t-il ajouté, en allusion aux séquelles psychologiques dont souffrent les anciens combattants.
Cérémonie marquant la fin d’occupation à Bagdad

Entre-temps, en Irak, les soldats d’occupation américaine ont symboliquement marqué jeudi à Bagdad, lors d'une cérémonie, la fin de leur occupation.

Le général Lloyd Austin, qui commande les forces américaines dans ce pays a replié officiellement le drapeau des Forces américaines en Irak (USF-I).

La cérémonie a eu lieu à l'aéroport de Bagdad, endroit emblématique puisque ce fut le premier secteur occupé par l'armée d’occupation en mars 2003.

Panetta prédit des défis en Irak

Le secrétaire américain à la guerre Leon Panetta qui a participé à cette cérémonie, a prédit que "l'Irak va être confronté à des défis lancés par les terroristes et par ceux qui vont essayer de diviser le pays, mais les Etats-Unis resteront aux côtés des Irakiens", selon lui.

Le nombre des soldats US tués est beaucoup plus supérieur à celui annoncé

Selon le témoignage d'un soldat US se prénommant Kevin daté du 23 mai 2011, il n’y aurait pas seulement 4500 soldats américains qui ont été tués en Irak.

''Je peux attester qu'en 2007 lorsque j'étais en activité, je me suis porté volontaire pour décharger les cercueils de soldats US sur une base aérienne. Je faisais parti de deux équipes qui se relayaient jour et nuit par un roulement de 12 heures. J'ignore si cette activité était entreprise avant ou sur d'autres bases aériennes. De même, j'ignore, mais je le soupçonne fortement, si cette activité a continué par la suite. Depuis toujours nous avons considéré que le nombre officiel des tués US était en contradiction amère avec la réalité. ''

Fête parmi la population

Côté irakien, des milliers de personnes ont brûlé des drapeaux américains, brandi des banderoles et défilé dans les rues de plusieurs villes irakiennes pour fêter à leur façon le retrait humiliant des troupes d’occupation du pays.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=41626&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=29&s1=1


4-2 Anastasiya Pershkina : Des drones américains dans le ciel irakien.

Les relations entre les Etats-Unis et l'Irak sont sous la menace des drones américains. Comme l’affirment les autorités irakiennes, les appareils de renseignement survolent le territoire de leur pays sans autorisation, ce qui représente une menace non seulement pour la sécurité des citoyens, mais aussi pour la souveraineté nationale de l'Irak.

Les autorités américaines, en répondant aux accusations des Irakiens, affirment que des drones «diplomatiques» sont utilisés pour survoler le pays. Ils volent à basse altitude et recueillent des informations concernant les embouteillages sur les routes qu’empruntent les convois. Ce qui peut être également intéressant pour ces appareils, ce sont des manifestations qui sont organisées dans le pays. Mais le gouvernement irakien ne croit pas à ces explications et donne l’exemple du Pakistan, où les drones sont utilisés pour chasser les Talibans, mais ils attaquent parfois aussi des civils. Par ailleurs, l’Irak craint également qu’après les drones de renseignement, des drones militaires puissent apparaître dans l’espace aérien de l’Irak.
«Le terme de «drone diplomatique» est très arbitraire et suscite un certain étonnement», considère Petr Topytchakov, l’expert du Centre de sécurité internationale de l’Institut de l'économie mondiale et des relations internationales (IMEMO) de l’Académie Russe des sciences. «Car on ne connaît pas la différence entre un drone «diplomatique» et «non-diplomatique». La question, c’est de savoir quelle est la mission de ces appareils. Il est évident que dans le cas de l’Irak, il s’agit des missions de renseignement. Le drone doit prendre des photos, transmettre des images du déploiement des forces militaires, et du déplacement des personnes. Il doit examiner les différents objets militaires. Mais dans quel but ces appareils peuvent-ils être utilisés par la suite ? Les Irakiens supposent qu’ils pourraient être utilisés pour des bombardements. Rien n’empêche de les utiliser ensuite dans ce but».
Les préoccupations des autorités irakiennes son tout à fait compréhensibles. En 2011, même si certains spécialistes considèrent cette opération de «rebranding», le retrait des troupes américaines d'Irak a bien été terminé. Seule une division militaire, composée de 5000 personnes, se trouve toujours sur le territoire du pays. Elle assure la garde de l’Ambassade américaine en Irak. Par ailleurs, les Etats-Unis n’ont pas cessé d’apporter une aide financière au gouvernement irakien. Et les Irakiens, en l’acceptant, craignent que les Américains vont à nouveau s’impliquer activement dans la politique du pays.
«Pour les Etats-Unis, l’Irak est devenu un terrain d'essais, sur lequel sont testés des mécanismes de diffusion des principes de contrôle politique, caractéristique pour les pays occidentaux», analyse Petr Topytchkanov. «Strictement parlant, le changement de régime, la création de nouvelles institutions du pouvoir, le changement total du paradigme du gouvernement - tout cela a été utilisé en Irak après la destitution de Saddam Hussein. Et les Etats-Unis espèrent voir en l'Irak un État qui puisse devenir un possible modèle d’Etat démocratique pour les pays du Moyen-Orient. Et ce terrain d’essai a influencé indirectement les autres pays et les événements politiques qui sont communément appelés le par le terme «Printemps arabe».
L’Irak reste en outre un tremplin important pour les Etats-Unis dans la région, car il possède des frontières communes avec deux Etats hostiles envers les Etats-Unis – la Syrie et l’Iran.
«Ce pays peut jouer deux rôles différents», estime Fedor Loukianov, le rédacteur en chef du magazine La Russie dans la politique globale. «Il peut jouer le rôle du pont qui relie deux Etats amicaux et proches, et apporter un soutien du régime syrien depuis l’Iran et participer ainsi dans des mouvements anti-occidentaux et anti-sunnites. Mais si les Etats-Unis vont faire pression sur ce pays, l’Irak pourra au contraire être un obstacle à la coopération entre l'Iran et la Syrie, et aider ainsi à renfermer l'anneau d’isolation autour du régime d'Assad».
Les experts estiment que les Etats-Unis tentent d'étouffer le scandale actuel autour des drones et vont demander officiellement aux autorités irakiennes l’autorisation pour leur utilisation. La principale raison de cela – ce sont les élections présidentielles américaines. En tant que candidat, Obama ne va pas aggraver les relations avec aucun pays, redoutant de perdre son soutien populaire. Mais après novembre 2012, des changements de la position américaine sont possibles, surtout si la présidence sera assurée par un représentant du Parti républicain.

Anastasiya Pershkina

Jeudi 2 Février 2012

french.ruvr.ru



5 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

5-1 McDonough County :A QUI PROFITE LE CRIME ?

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

De nombreux vétérans post 11-Septembre estiment que les guerres n’en valaient pas la peine.

Dix années se sont écoulées depuis que les États-Unis ont envahi l’Afghanistan, et durant cette décade, [les USA] ont perdu plus de 6000 soldats dans les conflits tant là qu’en Irak.
Les vétérans post 11-Septembre et les troupes [US] encore à l’étranger se sont battues avec courage et abnégation pour protéger notre nation loin de leurs êtres chers, pour effectuer souvent plusieurs périodes de service au front.
Tandis que le président Obama semble vouloir retirer pratiquement toutes les troupes d’Irak d’ici la fin de l’année, la mission en Afghanistan n’est toujours pas terminée. Le personnel militaire continue d’endurer des sacrifices, parmi lesquels le syndrome du stress post-traumatique et les blessures physiques de guerre.
Aussi, lorsque les vétérans nous font part de leurs opinions sur les missions pour lesquelles ils ont tant sacrifié, nous devrions écouter attentivement. Le Pew Research Centre a diffusé un récent sondage de vétérans post 11-Septembre qui contient quelques informations surprenantes : un tiers des vétérans pense que les guerres en Irak et en Afghanistan n’en valaient pas la peine.
Bien que cette opinion ne soit pas majoritaire, il est surprenant qu’un pourcentage aussi élevé de ceux qui ont risqué leurs vies pour les causes en Irak et en Afghanistan estime que ces guerres n’auraient jamais dû être entreprises.
Le sondage a aussi révélé que pour la majorité des vétérans post 11-Septembre, après dix années de combats, l’Amérique devrait se concentrer moins sur les affaires extérieures et davantage sur ses problèmes domestiques.
Que l’Américain moyen ne fasse pas grand cas de ces missions est une chose. Après tout, elles sont devenues depuis longtemps des problèmes tant politiques que militaires, et il a finalement été demandé relativement peu de sacrifices aux familles de non-combattants – même au niveau des impôts.
Mais concernant ceux qui ont été les témoins directs des efforts en cours, qui ont subi au premier chef la dévastation des guerres et qui ont vu leurs effets sur nos Alliés et leurs positions, il extrêmement frappant de les voir manifester de tels sentiments au sujet de leur expérience à l’étranger.
Ces sentiments sont exactement ce que l’administration Obama devrait prendre en considération alors qu’elle planifie ses prochaines actions. Si autant de vétérans en viennent à penser que partir en guerre fut une erreur depuis le début, il serait temps que le gouvernement réfléchisse exactement pourquoi il en est ainsi et pourquoi il se bat.

McDonough County The Voice

http://11septembre2001.blogspot.com/


5-2 Chems Eddine CHITOUR : Des GI’s auraient vendu des listings d’employés à des « insurgés »

Retrait des Américains d’Irak : le chaos en cadeau d’adieu

 « On dit que le calife Haroun Errachid envoya comme cadeau à Charlemagne empereur d’Occident, à Aachen, une clepsydre, une horloge à eau, la première au monde à pouvoir mesurer le temps. Charlemagne envoya ce qu’il avait de mieux comme cadeau, des lévriers. »

Voilà résumé en une phrase le niveau de Bagdad il y a de cela 1200 ans comparé à l’Occident d’alors. Mieux encore, les Irakiens héritiers de la Mésopotamie avec Hammourabi qui fut le premier roi à édicter un corpus juridique, le fameux Code d’Hammourabi il y a de cela 34 siècles.

Pour rappel, l’Irak avait un système éducatif et de recherche performant.

Le niveau de développement était de loin le plus important du Monde arabe. Les infrastructures étaient développées et un célèbre dicton permet de situer le niveau intellectuel héritier de « Dar El Hikma » « La Maison de la Sagesse », le taux d’analphabétisme le plus bas du Monde arabe, il constituait un danger pour le « monde libre et civilisé ».

Une brève histoire de l’Irak

Du point de vue de l’histoire, le déclin de Bagdad est dû, dit-on, à l’invasion des Mongols d’Hulagu qui détruisirent la capitale vers 1250 mettant un coup d’arrêt à la civilisation musulmane. L’Irak fut par la suite rattaché à l’Empire ottoman, jusqu’au jour où il intéressa les Allemands avec le kaiser Guillaume qui promit au sultan Abdelhamid la construction du Bagdad Bahn, le train Berlin-Bagdad. La découverte d’indices de pétrole fut le début du malheur des Irakiens qui furent une variable de confrontation entre l’Empire, britannique, et le gouvernement français qui, après avoir démoli l’Empire ottoman - accords de Sykes-Picot - firent main basse sur le pétrole. L’Anglo Irakian Oil Company remplaça la Turkish Petroleum Company. Par la suite encore, les Etats-Unis demandèrent leur part du gâteau. De coups d’Etat en coups d’Etat fomentés par les puissances occidentales, l’Irak connut l’avènement de Saddam Hussein qui, au départ, fut « utilisé » pour contrer la Révolution iranienne de 1979.

La première guerre du Golfe fut sponsorisée par l’Occident en armements à Saddam, notamment français et américains, et financièrement ce sont les roitelets du Golfe qui furent mis à contribution. Huit ans plus tard, fin des combats pour rien. L’empire soviétique s’effondrait, grâce aux coups de boutoir des moudjahidine commandés par le meilleur allié de l’Occident, Oussama Ben Laden.

Lors de la deuxième guerre du Golfe de 1991, qui, rappelons-le, s’est faite sur un malentendu, Saddam Hussein avait reçu l’ambassadrice Glapsie et l’avait informée des problèmes qu’il avait avec le Koweït -19e province de l’Irak avant la Première Guerre mondiale. Celle-ci lui aurait dit que les Etats-Unis ne se sentent pas concernés par ce problème. L’erreur de Saddam Hussein - en envahissant le Koweït le 2 août 1990 - est d’avoir cru que les Américains n’interviendraient pas. Il le paya cher, mais curieusement, George Bush s’arrêta aux portes de Bagdad. Ce fut la fin de l’Histoire, d’après l’idéologue du Pentagone Francis Fukuyama. Plus rien ne s’opposait à l’hyper puissance américaine. Cependant, deux faits importants sont à signaler d’abord, le déclin des réserves pétrolières aux Etats-Unis et la montée en puissance aux Etats-Unis des néoconservateurs avec un « born again », George Bush, inféodé au lobby sioniste pro-israélien. De plus, l’Irak de Saddam apparaissait comme un danger pour Israël. pour un autre motif concocté par les néo-conservateurs, l’Irak fut accusé d’avoir des liens avec Oussama Ben Laden, et de détenir des armes de destruction massive. Douze ans après son père, George Walker Bush envahit l’Irak en mars 2003, sans qu’il y ait une résolution des Nations unies.

Que reste-t-il de l’Irak ?

En octobre 2006, la revue médicale The Lancet estimait le nombre de décès irakiens imputables à la guerre à 655.000. L’institut Opinion Research Business a estimé à plus de 1000.000 le nombre de victimes irakiennes entre mars 2003 et août 2007. La guerre a provoqué l’exode d’au moins deux millions d’Irakiens. Ceci sans parler des dégâts occasionnés par le Programme « pétrole contre nourriture » : plus de 500.000 enfants seraient morts de maladie et de malnutrition. Les dommages aux infrastructures civiles sont immenses : les services de santé sont pillés. Il y a eu une détérioration des canalisations d’eau et la dégradation des bassins hydrographiques du Tigre, de l’Euphrate. Il y a de plus, augmentation de l’insécurité générale (pillages, incendies et prises d’otage), suite à la désorganisation totale des différents services publics tels que les forces de l’ordre. De nombreux centres historiques ont été détruits par les bombardements américains, les combats et les pillages. Le Musée national d’Irak a été pillé.

Le bilan est connu, des centaines de milliers de morts, des millions de personnes déplacées, les infrastructures détruites et réduites à l’âge de pierre selon la promesse de George Bush père. Le 15 septembre 2004, l’armée américaine relâche 275 détenus de la prison d’Abou Ghraib avec toute l’horreur attachée à la perversion d’un côté et aux souffrances de l’autre. En janvier 2007, en pleine fête de l’Aïd el Adha, Saddam Hussein a fait preuve d’un rare courage lors de sa pendaison. Comme l’écrit Manlio Danucci faisant le bilan de cette chevauchée fantastique : « Nos troupes sont sorties d’Irak ’’la tête haute’’, a annoncé le commandant en chef Barack Obama. Les USA ont de quoi être fiers.. Mis à feu et à sang par plus d’un million et demi de soldats, que le Pentagone a déployés par rotations, avec aussi des centaines de milliers de contractor militaires (mercenaires), en employant n’importe quel moyen pour écraser la résistance : des bombes au phosphore contre la population de Fallujah aux tortures d’Abu Ghraïb. Provoquant environ un million de victimes civiles, qui s’ajoutent à celles de la première guerre contre l’Irak et de l’embargo. Laissant un pays sinistré, avec un chômage à plus de 50%, la moitié des médecins qu’il avait avant l’invasion, un tiers des enfants affectés de malnutrition, à qui s’ajoutent ceux qui ont des malformations génétiques dues aux armes du Pentagone. Une guerre que les USA ont payée de 4500 morts et plus de 30.000 blessés chez les militaires, dont 30% sont rentrés chez eux avec de graves problèmes psychiques. Guerre qui a coûté 1000 milliards de dollars, à quoi s’ajoutent environ 4000 milliards de dépenses indirectes, comme celles de l’assistance aux anciens combattants. » (1)

Dans sa course à la Maison-Blanche, Barack Obama avait promis le désengagement de l’Irak, mais pas à n’importe quel prix. En novembre 2008, les gouvernements irakien et américain ont signé un pacte bilatéral incluant le Status of Forces Agreement (Sofa) qui fixe à la fin 2011 le terme de la présence militaire des États-Unis. Les Américains avec la satisfaction du devoir bien fait, notamment par une mainmise sur les ressources pétrolières et agricoles par multinationales américaines interposées, rentrent au pays.

Depuis 2005, le gouvernement irakien a acheté des armements étasuniens pour une valeur de 5 milliards de dollars et, selon le programme, il en achètera d’autres pour 26 milliards. Les Etats-Unis ayant réussi à mettre en place une partition de fait de l’Irak en trois régions quasi autonomes avec le Nord kurde, la région de Bagdad à majorité sunnite et le sud de l’Irak à majorité chiite. En même temps, poursuit Manlio Dinucci, Washington s’attache le gouvernement régional kurde de Masoud Barzani avec lequel Exxon Mobil a conclu un gros contrat d’exploitation pétrolière, en doublant le gouvernement de Bagdad. Au Kurdistan irakien opèrent depuis 2003 des forces spéciales étasuniennes, sous les ordres du général Charles Cleveland. Celui-là même qui - révèle le journal égyptien al-Arabi - entraîne et dirige aujourd’hui en Turquie les commandos de l’« armée syrienne libre » pour la « guerre subrogée » contre la Syrie. (1)

Mieux encore, on apprend que même l’agriculture plusieurs fois millénaire de l’Irak est menacée. L’ordonnance 81 signée il y a cinq ans, le 26 avril 2004, par l’administrateur provisoire de l’Irak, Paul Bremer, a placé le pays sous le joug économique total de l’Occupant en obligeant le pays à réformer drastiquement son économie sur le modèle économique néolibéral américain. Ceci en violation de la Constitution irakienne et des conventions de La Haye et de Genève qui stipulent que l’occupant doit respecter la juridiction du pays occupé. Il s’agit d’une véritable déclaration de guerre contre les fermiers des pays occupés. Elle a livré le pays en pâture aux nécro-entreprises géantes qui contrôlent le commerce mondial des graines, comme Monsanto, Syngenta et Dow Chemicals. Comble de l’ironie, c’est au coeur de la Mésopotamie (l’actuel Irak) qu’a été inventée l’agriculture voici plus de dix mille ans ! L’ordonnance 81 a donné aux sociétés étrangères un droit de propriété intellectuelle (semblable à ceux que Washington a introduits dans les règles de l’OMC) qui leur concède pendant vingt ans le monopole sur la production, la reproduction, la vente, l’exportation, l’importation et le stockage de toutes les semences génétiquement modifiées et les variétés de plantes « similaires ». L’article 14 de cette loi interdit aux agriculteurs de réutiliser les semences de ces variétés transgéniques protégées ! Les agriculteurs « coupables » d’avoir semé des graines non achetées, ou dont le champ aurait été contaminé accidentellement, encourent de fortes amendes, voire des peines d’emprisonnement, la destruction de leurs récoltes, de leurs outils et de leurs installations ! Monsanto a fait un hold-up sur les semences millénaires des pays qu’elle envahit pour les modifier génétiquement, les breveter et les revendre aux agriculteurs désormais contraints de payer pour pouvoir les cultiver !

L’Irak actuel

Face au refus de l’Irak d’accorder l’immunité à des milliers de soldats américains chargés de poursuivre la formation, le président Obama avait décidé, le 21 octobre, le retrait total des troupes.

La paix n’a jamais été à l’ordre du jour même du temps de la présence américaine. La boite de Pandore du régionalisme et surtout de l’extrémisme religieux à fait le reste malgré un décor exogène comme l’organisation d’élections, le chaos est là parce que les problèmes de fond qui existaient du temps de Saddam Hussein qui les traitaient à sa manière au nom d’un intérêt supérieur, celui de l’Etat Nation laïc, ressurgissent maintenant qu’il n’y a plus de garde fous. Les partis en présence, n’ont pas connaissance du logiciel de la paix. Je pense même que chacun à sa manière instrumente la religion pour s’emparer du pouvoir. Apparemment le clan chiite de Nouri el Maliki celui qui ordonna la mise à mort de Saddam Hussein le sunnite, l’a emporté su l’autre clan d’Ilyad Alaoui le sunnite, à telle enseigne qu’il a fallu plus d’une année pour former le nouveau gouvernement .

« Des élections ont eu lieu et un gouvernement à majorité chiite a mis plus d’une année à émerger. (...) Outre les dizaines de milliers de membres de sociétés de sécurité privées, peu connues pour leurs compétences en termes de réconciliation et de maintien de la paix. Les Américains laisseront 50.000 au Koweït, prêts à débarquer en cas de besoin. Le chaos qui règne à Bagdad ne leur laissera peut-être même pas le temps de défaire leur paquetage. La transformation de Bagdad en une ville à majorité chiite et le soutien des pays frontaliers devaient jouer un rôle majeur dans la stabilisation du pays. Au moins 12 explosions ont retenti dans 9 quartiers de la ville, faisant 63 morts et plus de 200 blessés. Des attaques coordonnées qui ciblaient essentiellement les quartiers chiites et qui font craindre un retour des violences confessionnelles sur fond de luttes politiques. Comme dans toute guerre, il y a ceux qui ont collaboré avec l’ennemi. Ils - ou elles - écrit Gilles Munier, étaient pour la plupart employés à tout faire, mais aussi secrétaires, interprètes ou espions. Certains, cagoulés, participaient aux interrogatoires et aux séances de torture. Considérés comme des traîtres par la population. Tous rêvaient de partir avec les occupants, d’émigrer aux Etats-Unis. Les Américains ont abandonné leurs collaborateurs à leur triste sort. Le bruit court même à Bagdad que des GI’s auraient vendu des listings d’employés à des « insurgés ». Une loi américaine, votée en 2008, a créé le Special Immigrant Visas (SIV) qui facilite l’entrée aux Etats-Unis des Irakiens qui travaillaient dans leurs bases et qui sont menacés de mort ou d’enlèvement. Mais, en quatre ans, seules 25.000 demandes ont été acceptées, 7000 visas délivrés. (2)

C’est une force étrangère, lit-on dans un éditorial du Monde, qui envahit le pays et ce sont des proconsuls américains bunkérisés qui vont le gouverner ensuite. L’Irak a été privé d’une partie de son histoire. Tout est faux depuis le début dans cette tragédie. Les motifs invoqués par George W. Bush pour se lancer dans l’aventure : l’Irak n’avait rien à voir ni avec Al Qaeda ni avec les attentats du 11 septembre 2001 ; le régime, exsangue après des années d’embargo, n’entretenait aucun arsenal d’armes de destruction massive (…). (3)

« L’Irak s’est un peu démocratisé, il est plus libre. Mais il est plus divisé que jamais entre ses trois composantes ethnico-religieuses. Il est gouverné par un parti pro-iranien issu de la majorité arabe chiite, qui marginalise la minorité sunnite, cependant que les Kurdes du pays vivent en quasi-indépendance. La violence est endémique. Un Irakien sur quatre vit dans la misère. La classe moyenne a fui à l’étranger. Le statut des femmes a régressé. La production pétrolière n’a pas retrouvé son niveau d’avant-guerre. (...) » (3)

« Chercheur au CNRS et spécialiste de l’Irak, Pierre Jean-Luizard anticipait les difficultés à venir : « Les Américains laissent derrière eux un système politique qui est voué à l’échec. C’est un système qui a été, par défaut d’autres solutions, conçu sur des bases confessionnelles et ethniques, dont la Constitution de 2005 condamne les Irakiens à jouer un jeu politique duquel ils ne peuvent pas sortir et qui les met en confrontation sur des bases d’abord communautaires et régionales. La meilleure illustration de tout cela est le mandat d’arrêt que le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki vient de lancer contre le vice-président arabe sunnite Tareq al-Hachemi. Accusé de terrorisme et d’avoir financé des escadrons de la mort, Tarek El Hachémi nie toutes les accusations et accuse le Premier ministre de complot, qualifié de « Saddam chiite » par ses opposants. Le groupe parlementaire sunnite Iraqiya a décidé de boycotter l’Assemblée et le gouvernement. Une provocation pour le chef du gouvernement, lequel a menacé de remplacer les neuf ministres appartenant à Iraqiya s’ils maintenaient cette décision.. « Cette guerre menée pendant plus de huit ans par Bush et Obama est un échec patent. Leur armée abandonne un pays aux mains d’un gouvernement chiite corrompu, allié à l’Iran, et en butte à l’hostilité d’une minorité sunnite », confie un officier du renseignement. Un nouveau Vietnam suivi d’une guerre civile pour les plus optimistes, « un arc chiite allant de la Syrie à l’Iran, en passant par l’Irak et le Hezbollah libanais ». Autrement dit, la hantise d’une troisième intifada chiite pour les plus alarmistes. (4)

Y aura t-il d’autres Irak ?

On peut s’interroger si après le désastre irakien, les 4500 morts les dizaines de milliers de traumatisé et une guerre qui aura couté près de 1000 milliards de dollars, les Américains seront tentés par une autre aventure que celle de formater le monde. Pour le Christian Science Monitor qui rapporte le nouveau format des guerres américaines, on parle de nouvelles guerres : « On les appelle les interventions militaires « transhorizon » ou à distance : l’usage de drones ou de missiles lancés à partir de bâtiments de combat en vue d’éliminer des cibles humaines dans un pays étranger sans avoir à envoyer de soldats sur le terrain. Alors que les Etats-Unis quittent l’Irak après plus de huit ans de guerre et d’occupation, le recours accru à ces tactiques à distance et aux unités d’élite des forces spéciales, extrêmement mobiles, n’est qu’un exemple parmi d’autres de l’impact durable que cette guerre, lancée en mars 2003, a eu sur la politique étrangère américaine ». (5)

« “Pendant un certain temps, le syndrome postirakien produira une réelle réticence à mener des opérations militaires ressemblant de près ou de loin à la guerre en Irak”, prédit Stephen Walt, professeur à l’université Harvard. “Nous n’allons plus nous lancer dans des occupations prolongées ni tenter de remodeler la politique intérieure d’un pays.”Autrement dit, au lieu de guerres comme celle d’Irak, nous assisterons à des interventions ciblées, comme au Pakistan et au Yémen. “Nous allons nous employer à éliminer les méchants au lieu de chercher à réformer des sociétés entières”, résume l’universitaire ». (5)

On le voit la tentation d’empire étasunienne est intacte, sauf que l’expérience américaine est mise à profit pour ouvrir d’autres théâtres. De fait poursuit le journal : « La guerre d’Irak ainsi que celle d’Afghanistan ont conduit les Etats-Unis à se préoccuper d’une région qui ne devrait pas jouer un rôle important dans leur future prospérité. Comme Jon Huntsman Jr., candidat à l’investiture républicaine pour la présidentielle de 2012, se plaît à le répéter : « Notre avenir n’est pas dans les montagnes afghanes de l’Hindu Kuch ». Après s’être focalisés sur l’Irak pendant la majeure partie de la dernière décennie, les Etats-Unis doivent, selon M. Lindsay, rattraper leur retard dans une région qui pèsera beaucoup sur leur futur : l’Asie orientale ». (5)

« “A présent, nous allons être beaucoup plus prudents pour décider des endroits et des moments opportuns pour faire appel à l’armée.” Selon Henry Barkey, un ancien analyste du département d’Etat, cette “nouvelle réticence” transparaît déjà dans le rôle de soutien que les Etats-Unis ont choisi de jouer dans l’intervention de l’Otan en Libye. Mais, selon d’autres experts, la Libye ne pré­sentait qu’un intérêt secondaire pour Washington. D’après eux, le véritable test de l’impact de la guerre d’Irak sur la politique extérieure américaine se fera avec l’Iran, et peut-être plus tôt qu’on ne le pense ». (5)

Nous y voilà. Le scénario est mis en place avec la complicité du directeur Général de l’AIEA qui n’a pas la même réticence qu’El Baradei ou encore moins qu’un Hans Blix qui s’est opposé frontalement à Georges Bush, en persistant sur le fait qu’il n’y avait pas d’ADM en Irak. L’actuel directeur de l’AIEA fait parti du scénario visant à créer le motif qui amènera le monde à un futur chaos. La guerre irakienne terminée, les GI’s ne sont pas loin, jute à côté au Koweït, ils peuvent reprendre du service. Il est possible même que le détroit d’Ormuz soit l’étincelle qui déclenchera l’apocalypse.

Nous ne souhaitons que l’Iran finisse comme l’Irak encore que cela ne sera pas facile pour l’empire ! L’Irak une des plus brillantes civilisations que l’humanité ait connues sombre dans un chaos qui, à moins d’un miracle, semble être parti pour longtemps. Tout ceci pour une mainmise sur des matières premières et imposer Israël comme « rempart contre la barbarie ».

1. http://www.legrandsoir.info/en-irak-la-guerre-est-subrogee-il-manifesto.html

2. Gilles Munier : 23 - 12- 2011 150 000 collaborateurs irakiens abandonnés par les troupes américaines
. Mauvaise fin pour une mauvaise guerre Editorial Le Monde 21.12.11

4. http://www.mleray.info/article-irak-le-chaos-94973865.html

5. http://www.courrierinternational.com/article/2011/12/22/dures-lecons-de-l-aventure-irakienne

URL de cet article 15497
http://www.legrandsoir.info/retrait-des-americains-d-irak-le-chaos-en-cadeau-d-adieu.html

 


 


6  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

6-1 Gilles Munier : Etats-Unis : départ d’Irak… sur la pointe des pieds ...

Comme la résistance irakienne le prévoyait, les troupes étasuniennes ont quitté l’Irak « la queue entre les jambes », sans tambour ni trompette. Cela dit, les Irakiens sont loin d’en avoir fini avec l’occupation américaine.

Barack Obama avait beau dire, le 12 décembre dernier, que les « derniers soldats américains »quittaient l’Irak « la tête haute et dans l’honneur », sur le terrain la réalité était toute autre. A part leurs obligés politiques et les trafiquants et proxénètes qui rodaient autour de leurs bases, personne ne les regrette. Pour les Irakiens, toutes tendances confondues, les G.I sont la lie de la terre, des « serial killers ». Les communicants du Pentagone se gardent bien de dire que l’armée US a dû payer cash plus d’une vingtaine de chefs de tribus sur la route du sud de l’Irak pour que les convois militaires parviennent au Koweït sans être attaqués.

 

Redéploiement militaire,plutôt que retrait

Dans un communiqué, l’Armée de l’Ordre naqshabandi, membre du front de libération dirigé par Izzat Ibrahim al-Douri, chef du parti Baas clandestin, fait remarquer que l’ambassade des Etats-Unis héberge « des milliers de mercenaires de sociétés de sécurité », que des consulats bourrés d’espions ont été ouverts dans chaque gouvernorat et que des officiers américains, baptisés « instructeurs », conseilleront les forces de répression du régime. Le porte-parole de l’organisation en conclut que l’occupation de l’Irak se poursuit sous une autre forme. C’est également le constat de Jason Chaffetz, Représentant républicain de l’Utah au Congrès des Etats-Unis, qui note qu’Obama s’est livré à un « tour de passe-passe », après le refus du gouvernement irakien d’accorder l’immunité aux G.I’s, en augmentant le nombre des« contractors » haïs par la population. La résistance nationale et Al-Qaïda au Pays des deux fleuves ont donc de beaux jours devant eux.

En effet, si les Etats-Unis ont construit à Bagdad une ambassade-bunker occupant une surface équivalent à celle de l’Etat du Vatican, ce n’est pas pour laisser les Irakiens maîtres de leur destin, mais pour tirer les ficelles des agents recrutés par la CIA ces neuf dernières années. Selon The Huffington Post, 50% des 16 000 personnes constituant le personnel de l’ambassade, sont des agents de sécurité. En d’autres termes des militaires et des espions. Ces chiffres ne comprennent pas les contractors – mercenaires - protégeant les consulats et leBureau de coopération en matière de sécurité qui forme la nouvelle armée irakienne aux matériels en attente de livraison : hélicoptères, tanks, et 18 F-16. Les contrats signés dans se domaine sont estimés à 13 milliards de dollars. D’autres, d’une valeur de 900 millions de dollars, sont en discussion. Au total, pas moins de 3 500 « contractors » seront dispatchées à travers l’Irak, dans dix agences dépendant du Bureau de coopération. On comprend à l’énumération de ces chiffres que le Pentagone préfère parler de « redéploiement » militaire, plutôt que de « retrait »  !

 

Vers la dictature

Les troupes qui s’en vont laissent derrière elles un pays brisé en mille morceaux. En neuf ans, alors que le pétrole coule à flot, les gouvernements américano-iraniens successifs n’ont pas été capables de remettre en état les infrastructures détruites en avril 2003. Saddam Hussein, se rappellent les Irakiens, avait rétabli la distribution d’eau potable et d’électricité en six mois, et fait reconstruire à l’identique les bâtiments et ouvrages détruits. Mi-décembre, Salah al-Mutlaq, vice-Premier ministre irakien, s’est dit « choqué » d’entendre Barack Obama présenter Nouri al-Maliki en visite à la Maison-Blanche, comme « le chef élu d'un Etat souverain, autonome et démocratique », d’autant qu’il était accompagné par Hadi al-Amiri, ministre des Transports et ancien chef de la milice Badr, accusé d’enlèvements et de tortures par les Irakiens. Depuis les dernières élections législatives, le Premier ministre irakien a entre ses mains tous les organes de sécurité et a fait arrêter un millier de baasistes soupçonnés de complot. Une brigade chiite, acquise à sa cause, suffirait pour occuper la Zone verte et cueillir au saut du lit tous les dirigeants opposés à son régime. En fait, dit Al-Mutlaq, l’Irak se dirige vers la dictature et la partition, c'est-à-dire vers de nouvelles guerres. Des vérités pas bonnes à dire, Maliki demande maintenant au Parlement de le démettre de son poste et s’en prend à Tarik al-Hashemi, vice-président de la République, chef du Parti islamique, les Frères Musulmans irakiens.

Gilles Munier

http://www.michelcollon.info/Etats-Unis-depart-d-Irak-sur-la.html



7 Annexe

7-1 Dr. Lawrence Davidson : Les Etats-Unis réduisent les coûts en utilisant de l’uranium appauvri dans ses guerres.

Les Etats-Unis ont utilisé l’uranium appauvri dans les guerres d’Afghanistan et d’Irak parce que ces armes destructrices et mortelles sont bon marché et très abondantes, dit un professeur à Press TV.

“C’est très bon marché et en abondance. L’uranium appauvri est un résidu de l’enrichissement de l’uranium passé un certain pourcentage”, a dit à Press TV le professeur Lawrence Davidson de l’université de West Chester.

Le gouvernement américain a utilisé des armes à l’uranium appauvri sur des humains dans ses deux dernières guerres, au moins 1 000 tonnes durant l’invasion de l’Afghanistan en 2001 et 2 400 tonnes lors de l’invasion de l’Irak en 2003.

Les commissions des droits de l’Homme ont prohibé l’utilisation de l’uranium appauvri sur les humains et ce incluant les conflits militaires, à cause des difformités congénitales et des cancers qu’il provoque.

Davidson a expliqué que ces armes ont certaines qualités qui font que Washington les utilise pour des buts militaires.

“Par exemple, les projectiles que vous pouvez réaliser avec cet uranium appauvri ont une très grande densité et quand vous les tirez d’un canon ou d’une mitrailleuse, ou d’un avion de combat, leur capacité de pénétration est très importante”, a t’il dit.

“Vous pouvez créer le projectile de telle façon qu’il se désintègre lors de sa pénétration et s’enflamme. Donc, disons qu’il pénètre un véhicule blindé, il va mettre le feu à tout l’intérieur du véhicule”, dit Davidson.

“Ceci crée un résidu poussiéreux très volatile. Ce résidu peut facilement se mélanger à l’air ambiant et peut aussi rester sur place pendant un très long moment. Quand il est remué, il s’envole et on peut l’inhaler, l’ingérer.

Le résultat classique si vous en avez assez inhalé / ingéré est un mauvais fonctionnement rénal qui devient fatal.” A noté le professeur.
Texte original en anglais (avec interview -vidéo- du Dr. Lawrence Davidson) :
Traduit de l’anglais par Résistance 71

http://www.presstv.ir/detail/224306.html

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