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24/02/2012

n°33 - Dossiers du 11-09 - fin 23-02 - a11+1 - Le 11 septembre : la fabrique du consentement.


n°33 - Dossiers du 11-09 - fin 23-02 - a11+1 -  Le 11 septembre : la fabrique du consentement.


Dossiers du 11-09Fin -

n°33 du 23-02 

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire : 

1 Analyse - Réflexion

1-1 Jean-Claude Paye : Le 11 septembre : la fabrique du consentement.

1-2 Martha Mendoza : Depuis le 11-Septembre, 35 000 personnes condamnées pour terrorisme dans le monde.

2 Annexe

2-1 ReOpen911 : Les phares de la volonté citoyenne.

3 Manipulation de l’opinion.

3-1 Dix devoirs et cinq droits

 


1 Analyse - Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Jean-Claude Paye :Le 11 septembre : la fabrique du consentement.

Les attentats du 11 septembre ont été l’occasion d’une formidable accélération de la transformation des codes pénaux et de procédure pénale. Cette mutation était déjà en cours depuis plusieurs années. Dans les mois et parfois les jours qui suivirent, les gouvernements ont pris des mesures qui restreignent les libertés publiques et privées. On est frappé par la rapidité avec laquelle les différentes lois ont été votées. La chose se comprend si on tient compte du fait que la plupart de ces modifications avaient été réalisées ou étaient prévues bien avant les attentats.

Les mesures prises à cette occasion finalisent la mutation du droit pénal et lui donnent une légitimité. Ce qui avait été réalisé en l’absence de toute publicité apparaissait au grand jour et se trouvait rétrospectivement justifié. Ce qui ne veut pas dire que les processus de décisions deviennent transparents. Au contraire, toutes les lois sont votées sans réel débat, que ce soit dans la société ou au Parlement. L’absence de confrontation sur le contenu des législations a laissé la place à un discours paradoxal : il s’agit de mesures justifiées par l’urgence, mais qui s’inscrivent dans une guerre de longue haleine contre le terrorisme.

La « lutte antiterroriste » n’est pas seulement instrument de domination, mais aussi mode d’exercice de l’hégémonie. Elle installe un processus de consentement, d’acceptation par les populations de la remise en cause de leurs libertés. Cette nécessité de reconnaissance explique pourquoi ces différentes mesures prennent la forme du droit. Si traditionnellement, la guerre est une marque de la souveraineté, il en est de même pour la guerre contre le terrorisme, mais ici il s’agit non seulement d’un acte de souveraineté extérieure, mais aussi intérieure, de gestion des populations. Elle est à la fois acte d’hostilité et opération de police, action contre des « États voyous » et possibilité de criminaliser des mouvements sociaux. Les textes permettent en effet de poursuivre toute action dont l’objectif est d’influencer la politique gouvernementale ou de faire pression sur une organisation internationale.

Les lois antiterroristes offrent à l’exécutif, la capacité d’annuler toute forme d’opposition et de rejeter toute différenciation, même celle distinguant l’acte de sa simple éventualité. La loi n’est plus codification, cran d’arrêt face à l’arbitraire. Au contraire, elle inscrit dans le droit qu’il n’y a plus de limite à l’exercice du pouvoir.

Dans tous les pays européens, les droits de la défense sont affaiblis. Aux USA, ils sont complètement supprimés pour les étrangers désignés comme terroristes par l’exécutif. Des deux côtés de l’Atlantique, les citoyens sont soumis à des mesures de surveillance qui, autrefois, étaient réservées au contre-espionnage. Les civils peuvent être soumis à des mesures de privation de liberté plus contraignantes que celles appliquées aux prisonniers de guerre.

La lutte antiterroriste abolit la distinction entre ennemi et criminel. Elle fusionne droit de la guerre et droit pénal. Les populations peuvent apparaître comme des ennemis aux yeux de leurs propres gouvernements. Cette situation est déjà enregistrée et légitimée par le droit pénal US. Le Military Commissions Act of 2006 insère dans la loi la notion « d’ennemi combattant illégal », devenu « ennemi belligérant non protégé » en 2009. Le pouvoir exécutif étasunien peut désigner comme « ennemi » n’importe quel ressortissant d’un pays avec lequel il n’est pas en guerre et même ses propres citoyens. L’administration ne doit pas motiver sa décision, ni apporter le moindre élément matériel. La mutation juridique et politique est profonde puisqu’elle renverse les relations établies entre les populations et leur gouvernement, le rapport entre l’instituant et l’institué. Ce ne sont plus les populations qui instituent le pouvoir, mais ce dernier qui détermine, parmi ses ressortissants, qui est un citoyen et qui est un ennemi, qui doit être exclu de la société. La transformation est telle que l’ordre symbolique de la société est touché.

Une personne est terroriste car elle est nommée comme telle. Ces textes établissent ainsi une identité entre le mot et la chose. Elles nous placent hors langage, en dehors de son pouvoir séparateur et consacrent le règne de l’image. Elles nous enferment dans la psychose. La substitution de l’image au langage nous ramène à un stade archaïque de fusion avec la figure de la mère, ici, celle de l’État maternant. Actuellement, la mère symbolique, en opposition aux formes paternelles du pouvoir, ne nous convie plus à la soumission, mais au consentement. Il s’agit d’une structure sociale où les individus sont plongés dans l’effroi et s’abandonnent à l’Etat. Ils acceptent la destruction de leurs libertés et renoncent au droit de disposer d’eux mêmes en échange d’une protection qui les annulent. Comme fusion maternelle avec le pouvoir, la lutte antiterroriste évacue toute conflictualité. L’image maternante du pouvoir produit un déni du politique. Elle rejette les conflits et la différence. Elle s’adresse avec amour à des monades homogénéisées, avec lesquelles elle établit une relation intime virtuelle.

L’enjeu de la lutte antiterroriste est de prendre la place du sacré, de fonder un nouveau réel occupant le lieu du symbolique. Comme dans la phénoménologie de Husserl, l’image du 11 septembre nous demande de suspendre toute connaissance liée à la perception des faits. Les lois de la physique doivent être mises en parenthèses. Toute question, toute référence aux objets, relève de la théorie du grand complot, car leur matérialité s’oppose à ce qui est donné à voir. Elle fait écran au regard du pouvoir, à sa capacité de donner un sens sans avoir besoin de passer par les choses. L’icône du 11/9 donne directement à voir l’invisible. Tel le regard de la Gorgone, elle se saisit de nous et nous aveugle, car nous regardons sans voir. Le réel nous est imposé sans la médiation de la raison, sans l’interposition du bouclier de Persée, de cet écran qui permet de voir, tout en étant protégé du feu du regard. Ici, tout est productions d’images. Les différentes notions, spécifiant l’acte et l’organisation terroristes, se présentent comme des constructions abstraites. Elles n’ont pas pour objet de s’attaquer à une forme de criminalité particulière. Les codes pénaux contenaient déjà tout ce qui est nécessaire pour faire face à la matérialité des délits. Ces images ont une autre fonction, elles nous regardent. Elles nous intiment de nous taire, de ne prononcer aucune parole, ni d’établir aucune coupure avec le pouvoir maternel. Tel le regard de Méduse, elles nous transforment en statues de pierre.

Jean-Claude Paye :

14 janvier 2012

Jean-Claude Paye

Sociologue, auteur de Guantanamo à Tarnac : L’emprise de l’image. Editions Yves Michel. À paraître en octobre 2011


2-2 Martha Mendoza : Depuis le 11-Septembre, 35 000 personnes condamnées pour terrorisme dans le monde.

La "Guerre au terrorisme" déclenchée par les Etats-Unis au lendemain du 11-Septembre a permis à de nombreux pays les pays du monde de violer quelques libertés civiles ou droits fondamentaux bien établis jusque-là en déclinant à leur gré le sens du mot "terrorisme". Cela leur a donné les moyens inespérés de faire taire les opposants politiques ici, de mettre fin aux velléités séparatistes là, ou encore de mettre en place une surveillance accrue des populations, le tout aboutissant à une véritable explosion du nombre de personnes arrêtées pour "terrorisme" dans le monde. C’est ce que montre cette enquête menée par l’Associated Press sur les chiffres post-11-Septembre qui fait malgré tout la part belle à des pays comme la Turquie, la Chine, le Pakistan ou la Tunisie, et rappelle un peu trop brièvement que ce sont les Etats-Unis et leurs lois PATRIOT ACT qui ont ouvert le bal.

Par Martha Mendoza, The Associated Press, septembre 2011

Traduction Sven Martin pour ReOpenNews

Après les attentats du 11-Septembre, le monde a lancé une guerre contre le terrorisme. Dans le premier décompte des poursuites anti-terroriste jamais effectué, l’Associated Press examine le nombre de personnes qui ont été mises derrière les barreaux du fait des lois anti-terroristes, et qui sont ces gens. Les journalistes de l’AP, dans plus de 100 pays ont déposé des demandes sur la base des lois sur la liberté d’information, réalisé des interviews et recueilli des données pour cette enquête.

 * * *

Au moins 35.000 personnes dans le monde ont été condamnées pour terrorisme au cours des dix ans qui ont suivi les attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis. Mais tandis que certains ont fait sauter deshôtels ou des bus, d’autres n’ont été mis derrière les barreaux que pour avoir exhibé un signe politique ou protesté sur un blog.

Dans le premier décompte jamais effectué, concernant les arrestations et accusations “anti-terroristes”, l’Associated Press a établi l’existence d’une flambée des poursuites en vertu de lois anti-terroristes nouvelles ou renforcées, souvent prises dans l’urgence et sur la base de financements occidentaux. Avant le 11 / 9, seules quelques centaines de personnes étaient condamnées pour terrorisme, chaque année.

La simple considération du volume de condamnations, avec près de 120 000 arrestations, montre comment une vive conscience globale du terrorisme s’est infiltrée dans les sociétés, et comment la guerre contre celui-ci se déplace vers les tribunaux. Mais il suggère aussi que des dizaines de pays utilisent la lutte contre le terrorisme pour limiter la dissidence politique.

AP a déposé des requêtes sur la base de la liberté d’informations concernant les données des services répressifs et des centaines d’interviews pour finalement identifier 119 044 arrestations de "terroristes" potentiels et 35 117 condamnations, le tout dans 66 pays représentant 70% de la population mondiale. Les nombres réels sont sans aucun doute plus élevés dans la mesure où certains pays ont refusé de fournir les informations demandées.

Ces chiffres incluent 2934 arrestations et 2568 condamnations aux Etats-Unis, qui a mené la guerre contre le terrorisme – soit huit fois plus qu’au cours de la décennie précédente.

L’enquête a également montré que:

  • Plus de la moitié des condamnations provenaient de deux pays accusés d’utiliser des lois anti-terroristes pour réprimer la dissidence, la Turquie et la Chine. La Turquie représente à elle seule un tiers de toutes les accusations, avec 12 897.
  • La large gamme des personnes emprisonnées reflète les dizaines de façons dont les différents pays définissent ce qu’est un "terroriste". La Chine a arrêté plus de 7 000 personnes en utilisant une définition qui compte le terrorisme comme l’un des trois grands maux, avec le séparatisme et l’extrémisme.
  • L’efficacité des poursuites anti-terroristes varie largement. Le Pakistan a enregistré la plus forte augmentation des arrestations pour terrorisme dans ces dernières années, et pourtant les attaques terroristes sont toujours en hausse. Mais en Espagne, le groupe séparatiste basque armé ETA n’a pas posé une bombe mortelle ces deux dernières années.
  • Les lois anti-terroristes peuvent produire des retours de flamme. Les gouvernements autoritaires au Moyen-Orient ont largement utilisé les lois anti-terroristes comme arme lors du "printemps arabe".

"Il y a eu une reconnaissance dans le monde entier de ce que le terrorisme représente une menace plus grande pour la société,", a déclaré John Bellinger, ancien conseiller juridique du Département d’Etat américain. "En outre, les pays les plus autoritaires utilisent la menace réelle du terrorisme comme une excuse et une couverture pour exercer une répression d’une manière qui viole les droits de l’Homme."

Depuis le 11/9, presque tous les pays du monde ont passé ou révisé des lois anti-terroristes, que ce soit le minuscule Tonga, ou le géant chinois.

La Turquie, depuis longtemps en désaccord avec sa minorité kurde, dépasse tous les autres pays dans le bilan d’AP pour les accusations anti-terroristes et leur forte hausse. Le parti des Travailleurs du Kurdistan “KWP” est considéré comme responsable de la plupart des violences dans ce pays de 75 millions d’habitants.

Naciye Tokova, une mère kurde de deux enfants, brandissait une pancarte lors d’une manifestation l’année dernière, qui disait : "Soit un gouvernement et une identité libre, soit la résistance et la vengeance jusqu’à la fin." Elle ne pouvait pas lire ce slogan parce qu’elle est illettrée.

Elle a été reconnue coupable et condamnée à sept ans de prison en vertu de lois antiterroristes.

"Evidemment que je ne suis pas une terroriste," a déclaré Tokova, qui est libre et a fait appel. Elle était rebelle, répondant sèchement aux questions et seulement après de longues pauses.

En 2006, la Turquie a adopté de nouvelles lois anti-terroristes plus strictes. Les condamnations ont grimpé de 273 en 2005 à 6345 en 2009, dernière année disponible, selon les données que l’AP a obtenues de la Turquie grâce à la loi sur le droit à l’information.

Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, dit que le pays est juste avec ses Kurdes.

"Nous n’avons jamais transigé sur l’équilibre entre la sécurité et la liberté," a déclaré M. Erdogan.

La Turquie reflète clairement le dicton : “un terroriste est quelqu’un qui combat pour la liberté d’autres gens”. La définition de "terroriste" dépend d’où vous êtes et à qui vous demandez. Aux États-Unis, le FBI, la CIA, le Département de la Défense et le Département d’Etat n’ont pas été capables de s’entendre sur une définition commune du terrorisme.

"Si quelque chose peut avoir révélé au monde l’essence inacceptable du terrorisme, c’est bien le 11-Septembre. Malheureusement, une décennie plus tard, nous ne semblons pas près de parvenir à un accord," a déclaré le professeur de droit à Kent Roach de l’Université de Toronto.

La Chine considère le terrorisme comme faisant partie d’une accusation vague de "mise en danger de la sûreté de l’Etat", et appelle à des lois fortes, nécessaires pour assurer la sécurité. Les personnes arrêtées en vertu des lois viennent principalement de la province du Xinjiang, connue sous le nom du Turkestan oriental, des Ouïgours qui luttent pour une patrie indépendante.

Il y a deux ans, un entrepreneur ouïghour, Dilshat Perhat (ci-contre), a prévenu les visiteurs de son site Internet en langue ouïghoure de ne pas poster de commentaires politiques. Même ainsi, quelqu’un a lancé un appel pour une manifestation dans le milieu de la nuit.

Perhat a supprimé les commentaires le lendemain et a informé la police, conformément à la loi. Mais il a été arrêté quand même, condamné dans un procès d’une journée et condamné à cinq ans de prison.

"Ils voulaient l’utiliser comme un exemple, pour menacer et montrer leur pouvoir au peuple ouïgour", a déclaré Dilmurat frère de Perhat, un étudiant diplômé aux Etats-Unis "En Chine, toute protestation pacifique par les Ouïgours est considérée comme un acte de terrorisme par le gouvernement chinois."

L’augmentation des poursuites anti-terroristes dans le monde entier reflète à quel point elles sont devenus une arme émoussée, contre le terrorisme, et dont le bilan est inégal.

Le Pakistan avait la plus forte hausse d’arrestations de terroristes de tous les pays examinés par AP; avec l’aide de plusieurs milliards de dollars américains, le Pakistan a modifié ses lois anti-terroristes, en 2004. Le nombre d’arrestations est passé de 1552 en 2006 à 12 886 en 2009, en partie en raison de quatre opérations militaires menées cette année-là.

Pourtant, le terrorisme au Pakistan est encore à la hausse, et seul l’Irak bat le Pakistan pour les décès dus au terrorisme. Une des raisons pourrait être le taux de condamnation de seulement 10% dans les affaires de terrorisme, contre 90% aux États-Unis.

Comme le Pakistan, l’Espagne connaît le terrorisme, mais elle a eu un certain succès dans son combat. L’Espagne a environ 140 condamnations par an, selon les données obtenues par d’AP grâce à la loi sur la liberté d’information.

Le groupe séparatiste basque ETA, a été responsable à une époque, de meurtres tous les mois. Aujourd’hui, il est sévèrement affaibli.

"Les attaques terroristes il ya 10 ans sur le World Trade Center et les attentats de Madrid ont contribué à forger un fort sentiment de rejet envers l’ETA," a déclaré le journaliste espagnol Gorka Landaburu qui est basque et lui-même victime d’une lettre piégée de l’ETA en mai 2001 qui lui a coupé un pouce et des phalanges. "La société a perdu un peu de sa peur."

Du fait du durcissement des nouvelles lois anti-terroristes adoptées après le 11/9, les terroristes condamnés en Espagne risquent un maximum de 40 ans, 10 de plus que pour les autres crimes.

"Tous les pays démocratiques ont recours à un moment ou un autre à des mesures exceptionnelles pour se défendre," a déclaré Roman Cotarelo, un professeur de sciences politiques à l’Université ouverte d’Espagne.

Pour Landaburu, la terreur est toujours là, sous son front préoccupé et à travers les deux gardes du corps qui le suivent. Quand il fait des gestes avec ses mains, ce qu’il fait souvent, il y a un moignon à la place du pouce.

Mais il pressent que les jours de l’ETA sont comptés.

"Les choses sont beaucoup plus calmes", a-t-il dit. "Les gens peuvent respirer plus facilement."

Les lois anti-terroristes vont encore avoir des conséquences inattendues, en particulier au Moyen-Orient, longtemps considéré comme le chaudron du terrorisme.

Après le 11/9, de nombreux pays du Moyen-Orient ont rapidement adopté des lois anti-terroristes strictes. La Tunisie laïque a utilisé ses lois en 2003 pour sévir contre la piété religieuse et se protéger contre le militantisme islamique. Elle a condamné 62 personnes en vertu des lois en 2006, 308 en 2007 et 633 en 2009, selon l’ONU

L’ancien prisonnier Saber Ragoubi (ci-contre) a rejoint un groupe anti-gouvernemental en 2006 parce qu’il dit qu’il veut la liberté religieuse. Le groupe a été formé par un groupe algérien qui plus tard a déclaré allégeance à Al-Qaïda.

Ragoubi dit qu’il n’a jamais été armé, ni avoir l’intention de s’armer, mais il a soutenu des projets visant à attaquer la police.

Lorsque la police l’a trouvé, Ragoubi a été jugé et condamné à la prison à vie. Pendant des années, dit-il, il a été roué de coups, les mains et les jambes enchaînées à une barre de fer dans ce qui était appelé la position du "poulet à la broche". Il a dit avoir été enchaîné à une chaise en métal et choqué électriquement, et on lui a dit que sa mère et ses sœurs seraient violées devant lui s’il ne signait pas ses aveux.

"Aujourd’hui, je ne sais pas comment j’ai pu supporter toutes ces tortures pendant tout ce temps," a déclaré Ragoubi. Il venait de se faire placer deux nouvelles dents de devant pour remplacer celles qu’il avait perdues sous la lourde botte d’un gardien de prison, a-t-il expliqué.

Sous l’ancien chef de Zine El Abidine Ben Ali, jusqu’à 2000 Tunisiens ont été arrêtés, accusés ou condamnés sur les accusations liées au terrorisme. L’ONU affirme que certains ont été torturés.

Mais cinq jours après que Ben Ali ait fui en janvier 2011, les nouveaux ministres ont fait relacher toute personne déclarée coupable en vertu des lois anti-terroristes, même ceux qui avaient effectivement commis des crimes violents.

Le rôle des lois anti-terroristes dans – et contre – le printemps arabe continue.

Le Bahreïn et la Syrie ont inculpé des manifestants sous prétexte des lois anti-terroristes. L’Arabie saoudite, invoquant des préoccupations au sujet d’Al-Qaïda, envisage une loi anti-terroriste avec une peine minimale d’emprisonnement de 10 ans pour manque de loyauté envers le Roi.

Dix ans après le 11/9, la pression pour une lutte globale contre le terrorisme reste forte. Mike Smith, directeur à l’ONU du Comité contre le terrorisme, considère le fait de poursuivre les terroristes comme "incroyablement important."

Mais presque tout le monde, y compris l’ONU et les Etats-Unis, reconnaît que le prix à payer est une certaine érosion des droits humains.

"Au départ, l’approche a été ‘mieux vaut en faire trop’, plus il y avait de lois contre-terroristes, mieux c’était pour assurer la sécurité du monde. Mais ce fut une grave erreur," a déclaré Martin Sheinin, rapporteur spécial sur les droits humains et la lutte contre le terrorisme. "Aujourd’hui, les gens prennent conscience des abus et même du fait que l’utilisation actuelle des lois antiterroristes est mauvaise non seulement pour les droits de l’homme, mais aussi pour lutter réellement contre le terrorisme."

 Par Martha Mendoza, 

The Associated Press,

septembre 2011

Traduction Sven Martin pour ReOpenNews

 06 février,

2012 by GeantVert

 

http://www.reopen911.info/News/2012/02/06/depuis-le-11-septembre-35-000-personnes-condamnees-pour-terrorisme-dans-le-monde/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29

Traduction Sven Martin pour ReOpenNews



3 Annexe

3-1 ReOpen911 : Les phares de la volonté citoyenne.

Le 4 novembre, ReOpen911 accueille à Paris Mike Gravel, ancien sénateur démocrate de l’Etat de l’Alaska, en tournée en Europe pour promouvoir son projet de Commission d’enquête citoyenne sur le 11-Septembre.

La veille, Mike Gravel avait fait escale à Rome pour une conférence de presse commune avec le haut magistrat italien Ferdinando Imposimato qui, de son côté, s’apprête à dénoncer George W. Bush pour crime devant la Cour pénale internationale de La Haye.

Le Sénateur Mike Gravel s’était fait connaître mondialement lors de la diffusion dans les années 70 des Pentagon Papers, des documents secrets obtenus par l'analyste Daniel Ellsberg employé comme consultant par le Pentagone, dévoilant les mensonges et les manipulations des autorités américaines dans l’affaire du « Golfe du Tonkin » qui précipita les Etats-Unis dans le bourbier de la Guerre du Vietnam. Aujourd’hui, Mike Gravel entreprend de rassembler les énergies et de sensibiliser les esprits sur les possibilités juridiques qui s’offrent aux citoyens partisans d’une nouvelle enquête indépendante sur le 11-Septembre, sur le sol américain.

 

L’année 2011 marque de toute évidence un tournant historique pour la justice sur les événements de 2001, comme en témoignent ces initiatives citoyennes en Italie et aux USA. Le « Mouvement international pour la Vérité sur le 11-Septembre » a désormais une chance unique de pouvoir porter le 11-Septembre devant un jury populaire. Plusieurs hautes personnalités américaines s’associent au projet citoyen de Mike Gravel, dont l’ex-parlementaire et candidate aux présidentielles américaines de 2008 Cynthia McKinney et le Professeur et ancien diplomate canadien Peter Dale Scott. Le chemin est complexe et semé d’embuches, et fait suite à des dizaines de tentatives citoyennes à ce jour infructueuses, mais l’enjeu est d’importance et le sénateur Gravel et l’équipe qui le soutient ont toute légitimité pour porter cette initiative historique.

 

 

Le juge Ferdinando Imposimato

Plus que jamais, la volonté internationale est là et elle se structure, comme le démontre la démarche britannique de Reinvestigate911 en 2010 auprès du Parlement britannique, ou plus récemment celle du juge italien Ferdinando Imposimato auprès de la Cour pénale internationale de La Haye, qui permettrait à ce haut-magistrat et ex-président de la commission antimafia de lancer un procès à charge contre les institutions qui ont contribué à la tragédie du 11-Septembre. L’objectif du haut magistrat italien qui ne sous-estime pas la difficulté d’une telle procédure est de faire comparaître les principaux dirigeants de l'admnistration Bush et  « certains hauts responsables de la CIA » devant la justice internationale.

 

Il est utile de rappeler par ailleurs que le rapport de la Commission d'enquête sur le 11-Septembre publié en août 2004 constitue la pièce essentielle de ce qui est communément appelé la « version officielle sur le 11-Septembre » et que cet ouvrage est censé « fournir un récit définitif des faits et circonstances relatifs aux attaques terroristes ». Or, plus le temps passe et plus ce rapport est remis en cause par de hautes personnalités américaines ou internationales, voire par les auteurs du rapport eux-mêmes. Et dans une de ses analyses, toujours rigoureuses, le chercheur Kevin Ryan détaille le nombre incroyable de fois où apparaissent dans le rapport final de la Commission d'enquête les termes « aucune preuve », mettant en lumière la nullité (au sens juridique du terme) de ce document qui a pourtant marqué l’arrêt définitif de toute exploration officielle de cette tragédie. Rappelons simplement que malgré près de 3000 morts comptabilisés, le 11-Septembre n’a jamais été suivi d’aucune enquête criminelle.

  

Décembre 2011
Irak : Une fin en trompe-l’œil  

2011 a fait apparaître la volonté des dirigeants américains de mettre un terme à la dramaturgie du 11-Septembre. Outre le cap de la décennie et la sortie de scène du personnage de Ben Laden, l’administration Obama aura tiré parti de la fin programmée du retrait des troupes américaines de combat du territoire irakien. Une fin en trompe-l’œil, les Etats-Unis conservant en Irak 15 000 officiers et 5000 « contractors » employés dans la plus grande ambassade du monde. Et si les ressources naturelles irakiennes sont désormais solidement verrouillées au profit des intérêts américains, le reste du pays est abandonné au chaos à la suite de sept années d’une guerre d’agression reconnue comme injuste et injustifiée, durant laquelle les Etats-Unis, au comble du cynisme, ont testé des armes de destruction massive sur des populations civiles. Ce conflit a finalement produit des centaines de milliers de victimes irakiennes desquelles la communauté internationale a pourtant détourné le regard, évitant en la circonstance de froisser la susceptibilité de Washington.

 

Obama : Parce que l’ignorance, c’est la force

L’effondrement des libertés individuelles

Le 31 décembre 2011, Barack Obama clôt une année de présidence particulièrement sombre dans le domaine des droits humains, en signant la loi qui autorise la détention militaire indéfinie et sans procès de tout citoyen aux Etats-Unis. Pourtant, en tant que Président, Obama a le pouvoir constitutionnel d’opposer son véto à cette loi, mais il n’en fait pas usage. A l’inverse, il institutionnalise un système illégal né de la guerre contre le terrorisme, laquelle fut entamée après le 11-Septembre sous prétexte de préserver la Démocratie. Dix ans plus tard, les citoyens américains sans cesse nourris par un discours de peur délivré par le gouvernement et les grands médias assistent à l’effondrement de leurs libertés les plus fondamentales sans même réagir. Le Prix Nobel de la paix entre donc dans l’Histoire des Etats-Unis comme le Président qui aura permis une régression sans précédent des droits civils du peuple américain, en violation complète de la Constitution des Etats-Unis qui n’aura jamais été tant malmenée que depuis l’arrivée d’Obama à la Maison Blanche.

 

 

« Tout à fait inadmissibles »

 

Car en 2011, Obama a déjà reconduit pour quatre ans les lois PATRIOT ACT, un ensemble de mesures liberticides qui a vu le jour dans le but officiel, là encore, de combattre le terrorisme au lendemain du 11-Septembre. Le PATRIOT ACT avait alors été adopté au cours d’un vote au Sénat marqué par un incident singulier : l’envoi de lettres empoisonnées à l’anthrax à deux sénateurs qui s’y opposaient. Durant sa première campagne électorale, le candidat Obama avait qualifié ces dispositions de « tout à fait inadmissibles », et affirmé : « fini les écoutes illégales de citoyens américains et fini les lettres de sécurité nationale pour espionner des citoyens qui ne sont soupçonnés d’aucun crime ». Mais une fois élu, le Président Obama a choisi de maintenir le cap dans la trajectoire inscrite par George W. Bush, et finalement, sous son costume de démocrate, peut-être Obama fait-il pire encore que ce dernier.

 

Le zèle d’un néo-conservateur

L’élection en novembre 2008 de Barack Obama a suscité beaucoup d’espoir, mais son bilan est aujourd’hui terrifiant. Obama a fini de conduire l’Irak au chaos et renforcé les troupes en Afghanistan. Il a proposé au Congrès des budgets militaires records et approuvé un gigantesque contrat militaire avec l’Arabie Saoudite. Il est revenu sur sa décision de fermer Guantanamo, puis sur celle de faire juger Khalid Sheikh Mohamed et ses compères devant une cour civile, anéantissant l’ultime espoir d’un procès du 11-Septembre. Obama n’a pas levé le petit doigt pour les sauveteurs intoxiqués et mourant de Ground Zero, et son soutien sans réserve au traitement abject infligé au soldat américain Bradley Maning (incarcéré pour avoir révélé des atrocités et des crimes de guerre et qui pourrait finir ses jours en prison) est tout simplement irrecevable.

Sans oublier, bien entendu, la responsabilité de l’actuel Président américain dans la suppression médiatique d’Oussama Ben Laden, fantôme assassiné en fanfare alors qu’il avait tant à raconter…

Barack Obama, candidat démocrate, apôtre de la transparence et Prix Nobel de la paix a non seulement trahi ses promesses avec le zèle d’un néo-conservateur, mais il l’a fait en souriant et en omettant avec habileté d’indiquer aux citoyens de son pays - et du monde - la nature de ses motivations. « Parce que l’ignorance, c’est la force ».

 

Prix Nobel de la guerre.  job

Ce qui est transparent (aujourd’hui) avec Obama, ce sont ses obscures intentions.

Ce qui est opaque avec Obama, c’est jusqu’où il les mènera.  Candide 

Pourquoi il faut continuer : « Ce crime contre l’humanité, le 11-Septembre, comme d’autres, est un crime imprescriptible. Il peut être dénoncé à tout moment. »  Red Cloud

--La rédaction de ReOpen911--
Synthèse réalisée par
Lalo Vespera, membre de l'association



4 Manipulation de l’opinion.

2012
Dix devoirs et cinq droits
Y a-t-il des journalistes en 2012 ?

Au regard de cette distorsion qui apparait entre les faits de l’actualité internationale, recensés au cours de l’année précédente, et le traitement journalistique qui leur a été réservé dans les grands médias français, cette question à priori saugrenue a toute raison d’être finalement posée. Et plus précisément, le traitement que ces médias accordent au sujet du 11-Septembre entre en contradiction si flagrante avec la totalité des principes de la Déclaration des devoirs et des droits des journalistes, que sa lecture même semble irréelle.

Cette déclaration, appelée aussi Charte de Munich, parce qu’approuvée dans la ville allemande en 1971, définit des règles d’éthiques pour les journalistes. C’est la charte la plus récente. Elle est reconnue unanimement par toute la profession, en Europe et dans le Monde, et distingue dix devoirs et cinq droits fondamentaux. 

 

 Charte de Munich 1971
Déclaration des devoirs et des droits des journalistes

 

Préambule

Le droit à l’information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain. De ce droit du public à connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des devoirs et des droits des journalistes.

 

La responsabilité des journalistes vis-à-vis du public prime toute autre responsabilité, en particulier à l’égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.

 

La mission d’information comporte nécessairement des limites que les journalistes eux-mêmes s’imposent spontanément. Tel est l’objet de la déclaration des devoirs formulée ici. Mais ces devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l’exercice de la profession de journaliste que si les conditions concrètes de l’indépendance et de la dignité professionnelle sont réalisées. Tel est l’objet de la Déclaration des droits qui suit.

 

 

Déclaration des devoirs

Les devoirs essentiels du journaliste dans la recherche, la rédaction et le commentaire des événements sont :
 

    1. Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité.

    2. Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique.

    3. Publier seulement les informations dont l’origine est connue ou dans le cas contraire les accompagner des réserves nécessaires ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et documents.

    4. Ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents.

    5. S’obliger à respecter la vie privée des personnes.

    6. Rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte.

    7. Garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement.

   8. S’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation et les accusations sans fondement, ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information.

   9. Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs.

  10. Refuser toute pression et n’accepter de directive rédactionnelle que des responsables de la rédaction. Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d’observer strictement les principes énoncés ci-dessus. Reconnaissant le droit en vigueur dans chaque pays, le journaliste n’accepte en matière d’honneur professionnel que la juridiction de ses pairs, à l’exclusion de toute ingérence gouvernementale ou autre.

 

 

Déclaration des droits

 

    1. Les journalistes revendiquent le libre accès à toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique. Le secret des affaires publiques ou privées ne peut en ce cas être opposé au journaliste que par exception et en vertu de motifs clairement exprimés.

   2. Le journaliste a le droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne générale de l’organe d’information auquel il collabore, telle qu’elle est déterminée par écrit dans son contrat d’engagement, de même que toute subordination qui ne serait pas clairement impliquée par cette ligne générale.

    3. Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou à sa conscience.

    4. L’équipe rédactionnelle doit être obligatoirement informée de toute décision importante de nature à affecter la vie de l’entreprise. Elle doit être au moins consultée, avant toute décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction : embauche, licenciement, mutation et promotion des journalistes.

   5. En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collectives, mais aussi à un contrat personnel assurant la sécurité matérielle et morale de son travail ainsi qu’à une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien, et suffisante pour garantir son indépendance économique.

 

 

Assurément, cette déclaration énumère l’ensemble des vœux que l’équipe de ReOpen911 formule pour cette nouvelle année 2012. La vérité n’ayant aucune crainte des questions, souhaitons que nous soyons de plus en plus nombreux à nous interroger et à questionner les faits et les médias qui ont le devoir d'en être le relai.
ReOpen911 a plus que jamais besoin de vous pour continuer de montrer que nous ne sommes pas dupes et que le mensonge ne peut en aucun cas servir de base à une société plus juste. Comme vous le savez, nos efforts reposent entièrement sur le bénévolat, aussi, aidez-nous par vos connaissances et vos compétences à diffuser la masse toujours plus stupéfiante d'informations factuelles, techniques et scientifiques qui reflètent la réalité de ces événements, au service de la vérité.

Qu'il s'agisse de parler sans tabou du 11-Septembre à votre entourage,  d'écrire aux médias, de
signer notre pétition, d'adhérer à notre association ou d'entreprendre toute autre initiative citoyenne, nous vous encourageons à vous informer et à agir, pour faire en sorte que 2012 soit finalement l'année du droit au doute et à la parole pour tous.

--La rédaction de ReOpen911--
Synthèse réalisée par
Lalo Vespera, membre de l'association.



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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