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06/04/2012

n° 92 - Déclaration, Analyse & témoignage d'Iran au 05-04 - Hizul Tahrir : Tensions américano-iraniennes : jeu calculé ou guerre?


n° 92 - Déclaration, Analyse  & témoignage d'Iran au 05-04 - Hizul Tahrir : Tensions américano-iraniennes : jeu calculé ou guerre?



Dossier d'Iran   n°92 au 05-04                               

 C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierd'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

 

Tiré à Part

Günter Grass défend l’Iran face à Israël : tollé en Allemagne.

1 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

1-1 Mary Ellen Francoeur : Prise de position contre une guerre avec l'Iran,

1-2 Christoph R. Hörstel : Guerre d’Iran: Lettre ouverte du 24 janvier 2012 au gouvernement fédéral allemand.

1-3 Léon Camus : Journal de la guerre qui n’existe pas. Le 8 mars nous avons senti passer de très près le vent du boulet.

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

2-1 Hizul Tahrir : Tensions américano-iraniennes : jeu calculé ou guerre?

2-2 Comaguer : A quoi sert Hossein Seyed Mousavian ?

3 Annexe.

3-1 Lutter de toutes nos forces contre la guerre et les aventures militaires dans la région du Golfe persique et au Moyen-orient !

 



Tiré à Part

Günter Grass défend l’Iran face à Israël : tollé en Allemagne.

L’écrivain a dénoncé la volonté prêtée à Israël de frapper l’Iran de façon préventive en raison de ses activités nucléaires.

Le prix Nobel de littérature allemand Günter Grass, 84 ans, a déclenché un énorme scandale lundi en publiant, sous forme de poème, un plaidoyer pour l’Iran où il accuse Israël et son arme atomique de menacer la paix mondiale.

Il s’est attiré de violentes accusations d’antisémitisme avec ce poème en prose intitulé Ce qui doit être dit, paru dans le grand quotidien de Munich Süddeutsche Zeitung. Il y dénonce un « prétendu droit à attaquer le premier », faisant allusion à l’éventualité de frappes préventives israéliennes contre Téhéran, soupçonné de développer du nucléaire militaire malgré ses dénégations.

Le Nobel de littérature 1999 affirme que ce projet pourrait mener à « l’éradication du peuple iranien ».

Grass, qui jouit d’une grande autorité en Allemagne, évoque « cet autre pays, qui dispose depuis des années d’un arsenal nucléaire croissant - même s’il est maintenu secret », qui bénéficie de livraisons de sous-marins nucléaires qui pourraient rendre les Allemands, « déjà suffisamment accablés », complices d’un « crime prévisible ».

L’Allemagne et Israël ont conclu en 2005 un contrat de vente de sous-marins conventionnels de type Dolphin, dont un sixième exemplaire doit être livré prochainement. Ces sous-marins peuvent être équipés d’armes nucléaires.

Grass dénonce un « silence généralisé » sur cette question, qu’il qualifie de « mensonge pesant » parce que « le verdict d’antisémitisme tombera automatiquement » sur qui le rompra.

« Pourquoi ne dis-je que maintenant (...) que la puissance atomique d’Israël menace la paix mondiale déjà fragile ? », s’interroge Grass. « Parce qu’il faut dire ce qui pourrait être trop tard demain. »

Vives critiques

Israël a vivement réagi. « Ce qui doit être dit, c’est qu’il est de tradition européenne de blâmer les Juifs avant la Pâques juive », a lancé le numéro deux de l’ambassade d’Israël à Berlin, Emmanuel Nahshon, dans un communiqué, reprenant le titre du texte de Grass.

Le représentant israélien a regretté que l’Etat hébreu soit « le seul pays au monde remis en cause publiquement dans son droit d’exister », et a assuré que les Israéliens « voulaient vivre en paix avec leurs voisins de la région ».

« Günter Grass retourne la situation en prenant la défense d’un régime brutal », a également regretté Deidre Berger, directrice de l’American Jewish Committee à Berlin.

Henryk Broder, éditorialiste et polémiste juif renommé en Allemagne, a jugé dans le quotidien conservateur Die Welt que « Grass (avait) toujours eu un problème avec les Juifs, mais il ne l’avait jamais aussi clairement exprimé que dans ce poème ».

Pour Broder, Grass est « l’archétype de l’érudit antisémite », de l’Allemand qui, est « poursuivi par la honte et le remords ».

« Jamais dans l’histoire de la République fédérale, un intellectuel renommé ne s’en est pris avec autant de clichés à Israël », a renchéri l’hebdomadaire Der Spiegel dans son édition en ligne.

Sans nommer Grass, le ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle a publié un communiqué expliquant que « minorer les dangers du programme nucléaire iranien reviendrait à nier la gravité de la situation ».

Le porte-parole du gouvernement allemand Steffen Seibert s’est refusé à commenter, au nom de la « liberté de création ».

Sur internet, les réactions étaient enflammées entre défenseurs et détracteurs de Grass, les premiers invitant à réfléchir et discuter des propos de l’écrivain qualifié d’« antisémite » par les seconds.

En 2006, Günter Grass, connu pour ses positions de gauche, avait admis avoir fait partie des Waffen SS dans sa jeunesse, lui qui renvoyait souvent l’Allemagne à son passé nazi et dont un des livre le plus connus, Le Tambour, est résolument contre la guerre.

(AFP)

http://www.liberation.fr/monde/01012400456-gunter-grass-defend-l-iran-face-a-israel-tolle-en-allemagne



1 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1-1 Mary Ellen Francoeur : Prise de position contre une guerre avec l'Iran,

Pax Christi Montréal, Mary Ellen Francoeur, présidente.

Il suffit de se rendre compte des multiples formes illégales de violence et de destruction qui existent présentement, à l'intérieur de nos pays et entre eux, pour reconnaître qu'il serait inacceptable de lancer une guerre préventive contre l'Iran, sous prétexte que l'Iran veut développer des armes nucléaires. Il en résulterait immédiatement des représailles entraînant d'autres pays dans le conflit, privant le monde de l'accès aux ressources pétrolières et causant la souffrance et la mort d'un grand nombre de personnes innocentes.  De plus, une telle attaque serait illégale et immorale. Enfin il est totalement indéfendable qu'elle soit déclenchée par des pays qui possèdent eux-mêmes des armes nucléaires.

L'Iran n'est pas le seul pays qui veut développer un programme nucléaire à des fins civiles. Partout la possession de matériaux requis par un tel programme risque d'être déviée vers la fabrication d'armes nucléaires. Au lieu de pointer l'Iran, les leaders politiques du monde doivent de toute urgence examiner l'enjeu plus global et plus fondamental qu'est la possession d'armes nucléaires, tout particulièrement dans des régions vulnérables qui connaissent des tensions durables et l'instabilité comme c'est le cas au Moyen Orient. Le Traité de Non-Prolifération des armes nucléaires, dont l'Iran est signataire, vise l'élimination de toute arme nucléaire dans le monde et de toute aspiration à en posséder. Ce traité exige des États participants qu'ils détruisent leurs stocks d'armes nucléaires; or aucun ne s'est encore acquitté de cette obligation, bien que certains aient heureusement commencé à poser des gestes dans cette direction.

L'Iran voit son existence menacée par la présence d'armes nucléaires dans la région. En solidarité avec le peuple iranien et toutes les populations exposées aux dangers des armes nucléaires, que ce soit par suite d'un accident, d'un malentendu ou d'un usage délibéré, nous formulons les recommandations suivantes.

Que le Gouvernement du Canada prenne l'engagement de

*   S'abstenir de toute déclaration intempestive sur les intentionsprésumées de l'Iran.

*   Soutenir toute intervention diplomatique et non militaire touchantl'Iran.

*   Encourager le gouvernement iranien à faire preuve de transparence etd'ouverture en matière d'inspection.

*   Relâcher les sanctions imposées à l'Iran à mesure que le pays montre des signes de progrès, puisque les sanctions atteignent le plus souvent les éléments les plus vulnérables de la société.

*   Demander à Israël de reconnaître publiquement qu'il possède un arsenalnucléaire et doit consentir aux inspections.

*   Travailler activement à démilitariser la région du Moyen Orient grâce à un programme de désarmement des armes conventionnelles et nucléaires. Plus spécialement le Canada et les autres pays doivent contribuer à créer une Zone libre d'armes nucléaires au Moyen Orient, une question qui sera abordée à  la prochaine Conférence des Nations Unies sur une zone libre d'armes nucléaires dans cette région.

*   Soutenir tout effort en vue d'établir des structures régionales communes aptes à répondre aux besoins de garantir la sécurité à tous les pays concernés.

 

Nous faisons cette déclaration au nom de Pax Christi Montréal, une organisation membre de Pax Christi International, le mouvement catholique pour la paix. Ce mouvement vise à promouvoir la paix par des moyens non violents et l'engagement pour la justice. Il préconise le respect de la création, ce qui comprend la vie et la dignité de toute personne humaine. Il rejette les modèles d'intervention qui cherchent à rétablir ou à obtenir la sécurité par la peur, la diabolisation de l'autre et le recours aux armes conventionnelles et nucléaires. 

Nous invitons tous les pays, incluant le Canada, à reconnaître leur contribution à la violence et à la guerre. La prolifération des armes et plus encore le commerce illégal des armes sont inacceptables. Aussi les pays qui possèdent les plus dangereuses de toutes les armes, les armes nucléaires, doivent-ils respecter l'engagement qu'ils ont pris de poursuivre des négociations en vue de l'élimination complète de leurs arsenaux nucléaires et ce, avant d'exiger des États qui n'en possèdent pas qu'ils renoncent à en développer. Notre position et nos convictions concordent avec les déclarations émises par le Saint-Siège depuis plusieurs années.

2 mars 2012

 http://antennesdepaixmontreal.blogspot.com


1-2 Christoph R. Hörstel : Guerre d’Iran: Lettre ouverte du 24 janvier 2012 au gouvernement fédéral allemand.

Madame la Chancelière fédérale,
Monsieur le Ministre des Affaires étrangères,

Nous sommes actuellement confrontés à une situation1,2 dans laquelle le monde n’est ­éloigné que d’un pas minuscule d’une grande guerre symétrique que l’OTAN, sous la pression des USA, dissimule ou mène de façon asymétrique depuis plus de dix ans.
Le gouvernement fédéral que vous représentez, mène notre pays dans cette position actuelle totalement agressive, malgré d’innombrables avertissements de l’extérieur et de l’intérieur, notamment de notre voisin russe,3 dont nous lésons de toute façon les intérêts de sécurité justifiés de façon permanente, dans le cadre de l’OTAN.
Inquiet, le monde regarde deux démarches hautement provocantes des puissances occidentales majeures qui accordent le droit à l’Iran – pour autant que le droit ait encore de la valeur sur notre planète mal dirigée par les alliés des USA – de tirer immédiatement sur les porte-avions américains croisant dans le golfe Persique et sur les navires d’accompagnement français et britanniques. Permettez-moi s’il vous plaît de préciser que je n’admets ni oublie les centaines de violations des droits de l’homme, de prévarications et de corruption commis en Iran. Cependant ce sont nos alliés américains, dont le ministre de la Justice de l’époque de Bush, qui justifièrent la torture, fondèrent et entretiennent jusqu’à présent le camp de torture de Guantánamo et qui ont contribué directement ou indirectement, durant ces dernières vingt années, à la mort d’environ trois millions de musulmans.4 Heureusement, l’Iran possède une tradition de paix vieille de plusieurs centaines d’années, dont l’Allemagne, les USA et l’OTAN ensemble ne peuvent cependant que rêver. J’expliquerai cela comme suit:
L’Union européenne, comme clairement annoncé lundi matin par vous, Monsieur le ministre Westerwelle, décide de sanctions sévères contre l’Iran. Ces sanctions vont frapper les gens de ce pays, au départ aussi cultivé que germanophile, encore plus durement que ne l’a déjà fait notre politique inintelligente pratiquée jusqu’ici. De pareilles sanctions destinées à empêcher un pays de maintenir des relations commerciales internationales ordonnées, nuisent fondamentalement à son fonctionnement économique, politique et social. On ne peut comparer ces sanctions qu’au blocus maritime agressif des USA contre le Japon, alors régionalement très agressif et oppresseur, qui força le pays dépendant totalement des importations à la contre-attaque: avec les forces aériennes japonaises sur Pearl Harbour, le 7 décembre 1941. On sait que la guerre se termina par l’épouvantable crime terroriste du largage de deux bombes atomiques sur les grandes villes de Hiroshima et de Nagasaki. A présent, avec l’Iran, les USA mettent à nouveau un pays dans cette situation, dans laquelle il ne peut finalement que recourir aux armes auxquelles quelques pays membres de l’OTAN recourent maintenant déjà. La politique américaine rend une grande guerre de plus en plus difficilement évitable. Et l’Allemagne y participe toujours, comme si ni hier ni demain existaient.
Aujourd’hui, la base américaine de Diego Garcia abrite d’immenses bombes à l’uranium de 15 tonnes, uniquement pour l’engagement contre l’Iran.5 Israël a reçu des centaines de bombes à l’uranium destinées uniquement à une attaque planifiée contre l’Iran. Ces armes qui, en raison de leur effet de masse diffus, blessent forcément aussi en partie des populations civiles, violent le droit en vigueur et auraient dû être interdites depuis longtemps. Contrairement à la loi, l’Allemagne n’a rien entrepris pour aider à obtenir une pareille interdiction. Monsieur le ministre Westerwelle, lorsque les meilleurs experts de notre pays s’adressèrent à votre cabinet pour expliquer les effets dévastateurs, génocidaires de ces armes et pour exiger des démarches politiques contre leur usage répété par nos alliés les plus importants, vos fonctionnaires les ont froidement éconduits. L’­Allemagne, qui ne possède méritoirement pas d’armes à l’uranium, est cependant coresponsable des crimes en question, parce qu’elle est l’alliée et qu’elle coopère avec des Etats qui les commettent.
Revenons aux sanctions contre l’Iran. L’Europe et les USA justifient ces sanctions par un mauvais comportement iranien dans la poursuite de son programme atomique6 qui est en réalité aussi justifié que légal. Oui, c’est vrai: les premières années, l’Iran n’a pas révélé correctement ses activités. Mais les USA, l’Allemagne et d’autres pays occidentaux étaient intensément occupés durant des décennies à vendre autant au Pakistan, pays livreur principal de l’Iran, qu’à celui-ci directement, tous les équipements et pièces nécessaires, à préserver les acheteurs des deux pays des poursuites par les autorités et forces de sécurité occidentales et à «accompagner» véritablement les programmes atomiques des deux pays. Aux USA, un témoin de la CIA, prêt à témoigner en justice de ces événements, fut très sévèrement harcelé et sa vie professionnelle et privée furent ruinées. Laissons en suspens qu’il y eut partiellement du sabotage dans la politique de livraison des USA. Ces faits avérés et certifiés ne sont surpassés que par une corruption sans exemple de la politique occidentale, principalement américaine, autour de l’Agence atomique internationale de Vienne. Non content que l’ancien directeur de l’AIEA Mohammed El-Baradei ait personnellement été mis sous pression pour falsifier des conclusions objectives de son agence dans le sens d’une politique de pressions américaines contre l’Iran, allant jusqu’à des attaques d’écoutes téléphoniques contre l’agence, il faut savoir en plus que celles-ci sont combinées avec des attaques d’écoutes constantes contre l’ONU. Non content que notre allié américain fût intervenu massivement et en violant toutes les règles de la bienséance dans la décision concernant le deuxième mandat d’El-Baradei, c’est en plus actuellement un zélé directeur de l’AIEA complaisant surtout envers les USA qui est en fonction et qui cause par son attitude des dégâts considérables aux deux, à l’office et à son autorité.7 Il aurait aussi été le devoir de l’Allemagne de faire obstacle à ces machinations dangereuses et d’empêcher ainsi que la communauté d’Etats occidentale continue de perdre sa réputation dans le monde, réputation déjà éprouvée par de nombreuses agressives infractions à la loi.
Le dernier rapport de l’AIEA fourmille par conséquent d’affirmations contraires à la vérité, de vieilles histoires vérifiées sur place et réfutées, basées sur des sources de services secrets fausses et falsifiées. Il tire des conclusions fausses, cite en plus de façon illégale des noms de soi-disant scientifiques atomistes qui travaillent effectivement mais seulement en partie pour le programme atomique iranien. Mais au vu du programme américano-israélien d’assassinats, il met en danger la vie de toutes les personnes citées, ainsi que celle de leur entourage, y compris les membres de leur famille et d’autres innocents qui n’y sont pour rien. Tout ceci se déroule bien que beaucoup de courageux connaisseurs du programme atomique iranien comme El-Baradei, l’expert de l’office de l’énergie atomique us-américaine Clinton Bastin et bien d’autres, affirment clairement que l’Iran ne travaille ni à la construction d’armes atomiques ni sera à longue échéance capable de fabriquer de pareilles armes.
Ces actions et de nombreux autres attentats meurtriers, des attentats à la bombe et d’autres opérations armées de services secrets, allant jusqu’à l’incitation à la révolte de la population, particulièrement d’ethnies agitées, et de plus une opposition contre le gouvernement de Téhéran, requinquée artificiellement au-delà de son état habituel, seraient difficilement pensables sans la présence de porte-avions américains devant les côtes de l’Iran. Par conséquent, en application du droit à l’autodéfense, l’Iran serait en droit d’attaquer des troupes qui depuis des années sont de plus en plus impliquées dans des activités agressives et hostiles contre le territoire et la population iraniens.
La deuxième grande provocation de l’OTAN consiste dans le fait que, malgré les avertissements francs et justifiés de l’Iran, deux porte-avions des USA, accompagnés par des unités des marines britannique et française, ont pénétré ces dernières heures dans le golfe Persique. Un troisième se tient à portée de tir contre l’Iran. Trois groupes de porte-avions suffisent pour attaquer l’Iran; l’Irak a d’ailleurs été illégalement attaqué la dernière fois en 2003 avec une force armée de cette importance.
Ces dernières années, comme des milliers de citoyens allemands, j’ai adressé au Bundestag et à vous-même directement des avertissements et des demandes disant qu’en cas de guerre, l’Allemagne, en raison de l’utilisation de guerre américaine des bases aériennes US sur sol allemand, deviendrait automatiquement, selon le droit international public, nation combattante de chaque agression future dirigée par les USA. Ce qui fait que l’Allemagne se trouve prise en otage. A vous, Madame la Chancelière et Monsieur le Ministre des Affaires étrangères, je reproche que vous n’ayez pas, malgré votre serment professionnel, voulu préserver notre pays de ce dommage et de tous les autres dommages qui pourraient éventuellement encore en résulter, en violation8 de la Loi fondamentale (art. 26,1). A cette occasion, Madame la Chancelière Merkel, vous devez accepter qu’on vous demande pourquoi, le 28 octobre 2009 vous n’avez pas levé la main9 pour confirmer votre dernier serment professionnel: était-ce pour ces raisons, et en toute connaissance de cause? Si c’était le cas, toutes les violations dommageables du droit de votre politique commises depuis seraient placées automatiquement sous le soupçon d’un acte délibéré.
Le monde ne se trouve pas loin de l’éclatement d’une guerre, qui pourrait très bien dégénérer en guerre mondiale si d’autres peuples se comportent ne fût-ce qu’à peu près aussi agressivement que votre politique et celle de l’OTAN depuis des jours, mois, années et décennies à l’encontre du peuple iranien, lequel, en comparaison, est pacifique.
Qu’est-ce qui peut encore vous émouvoir, vous deux qui avez effectué votre carrière professionnelle dans ce paysage politique? Peut-être la déclaration de l’ancien secrétaire d’Etat à la défense Willy Wimmer, CDU, un membre de longue date de la Commission des Affaires étrangères du Bundestag qui parla précisément à la radio iranienne10 d’une trace de sang que la communauté des valeurs occidentale aurait laissée dans la politique internationale depuis 1998? Sont-ce les événements de la Seconde Guerre mondiale avec ses 56 millions de morts, qui paraissent apparemment si lointains que plus personne ne semble envisager leur répétition, bien qu’elle s’amorce durant ces heures? N’est-ce pas carrément pervers que l’Allemagne coresponsable se trouvera alors impliquée et se fourre dans la troisième guerre mondiale, cette fois avec les droits d’un volontaire et d’une direction faite d’une politique de lâcheté, de faiblesse et de corruption? Je vous le demande: êtes-vous deux en train de faire en sorte qu’à l’avenir les guerres d’agression d’Adolf Hitler apparaissent comme les précurseurs de la politique criminelle de l’OTAN?
Madame la Chancelière Merkel, au mépris de notre Loi fondamentale, vous avez déclaré raison d’Etat la sécurité de l’Etat d’Israël qui, ces dernières années, se comporte de façon de plus en plus agressive. Croyez-vous que l’actuelle marche à la guerre sera en mesure de vous rapprocher de votre but – ou rendra la région plus sûre?
Croyez-vous que la complicité allemande actuelle avec les USA est bonne pour l’amitié de nos peuples – et ne nuit pas en vérité à l’allié parce que politiquement celui-ci s’écarte désespérément du droit chemin? Et pensez-vous aux gens des deux pays qui sont de plus en plus critiques envers leurs dirigeants politiques et ne savent plus s’y prendre avec ce désagréable mélange de promesses électorales rompues, de lois violées et de politique corrompue, comment peuvent-ils opposer quelque chose à ce mélange entre-temps devenu explosif?
Vous êtes-vous demandé comment les futurs écoliers du monde entier vont juger vos décisions actuelles?
Pouvez-vous nier que le monde tombe aussi dans cette situation explosive et dans une guerre qui s’en suivra, parce qu’une forte dégringolade attend les USA – la puissance dirigeante de l’OTAN – ainsi que l’Union européenne, grâce à une politique économique, financière et monétaire avide, stupide et notamment corrompue? Croyez-vous que le peuple soit assez bête pour ne pas remarquer cette dernière sale combine de votre politique? Ou croyez-vous que, depuis qu’il y a des armes irradiantes11, avec lesquelles on peut, sans laisser de traces, plaquer au sol des manifestants devant la Chancellerie, où ils hurlent de douleur, vous puissiez vous retrancher dans le quartier du gouvernement?
A la fin d’une lettre, il y a normalement des salutations polies. Mes problèmes commencent par la question de savoir comment je peux séparer mon respect de votre fonction de mon épouvante concernant l’évolution de la situation, de mon rejet profondément ressenti de votre politique et de mon grand souci pour la paix, pour notre avenir à tous. Je sollicite votre indulgence: ce n’est ni de l’impolitesse, ni mon intention, mais simplement mon impuissance de trouver ici les mots qui conviennent.     •
(Traduction Horizons et débats)

1    www.spiegel.de/politik/ausland/0,1518,810695,00.html
2    www.spiegel.de/politik/ausland/0,1518,810732,00.html
3    www.spiegel.de/politik/ausland/0,1518,810770,00.html
4    Christoph R. Hörstel: Sprengsatz Afghanistan, München 2007, S. 167f.
5    www.heraldscotland.com/news/world-news/final-destination-iran-1.1013151
6    http://info.kopp-verlag.de/hintergruende/geostrategie/john-lanta/iaea-mit-unlauteren-tricks-gegen-den-iran.html
7    www.guardian.co.uk/world/julian-borger-global-security-blog/2010/nov/30/iaea-wikileaks
8    http://info.kopp-verlag.de/hintergruende/-europa/john-lanta/aussenpolitische-kriminalitaet-friedens-aufruf-stoert-die-taeter.html
9    www.rp-online.de/politik/deutschland/die-hand-beim-eid-blieb-unten-1.2297636
10    http://german.irib.ir/analysen/interviews/item/200391-interview-mit-willy-wimmer
11    http://en.wikipedia.org/wiki/Active_Denial_System

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1-3 Léon Camus : Journal de la guerre qui n’existe pas.

Le 8 mars nous avons senti passer de très près le vent du boulet.

L’offensive sur l’Iran était à l’ordre du jour et il s’en est fallu d’un cheveu… mais l’opposition des militaires, tant à Tel-Aviv qu’à Washington a eu raison de la virulence des « politiques », néoconservateurs et autres Likoudniki, Netanyahou et Obama en tête. N’aiment et ne désirent vraiment la guerre que ceux qui ne la connaissent pas et ne la pratiquent que depuis leur bureaux ou sur le papier, en écrivant l’histoire avec leur plume trempée dans le sang des autres.

Ne pouvant frapper l’Iran, Tsahal s’est mis par dépit à matraquer la bande de Gaza, une vengeance à sa mesure. Gaza d’où sont partis d’opportuns tirs de roquettes artisanales al Quod 1, improprement nommées « missiles » par une presse perpétuellement atteinte d’un fort strabisme divergent. Les morts gazaouis – vingt-cinq au 12 mars - ne valent en effet pas de commentaires. Autant la presse occidentale se complaît à donner un bilan quotidien des victimes syriennes, autant elles ne voient pas les cadavres qui « sortent du cadre »… les victimes collatérales d’une guerre dont pourtant, elle - la presse officieuse et zélée - s’est faite le vecteur, ne distinguant pas les civils des militaires, les rebelles salafistes des morts innocents collatérales, les mercenaires des loyalistes… bref prodiguant larmoiements et compassion à l’égard de ceux qui cherchent à jeter leur propre pays dans le brasier de la guerre civile ! Une guerre intercommunautaire, mais au nom de quoi et pourquoi ? De la démocratie soi-disant ! En vérité par haine confessionnelle (sunnite contre Alaouite chiite) et par soif de vengeance (venger l’écrasement en février 1982 des radicaux musulmans à Hama par Hafez el Assad après la tentative d’assassinat du Raïs par les Frères musulmans ?), par appétit phylogénétique d’épuration ethnique ?

Une presse qui dans ce cas se présente comme l’ardent défenseur de la Liberté et de la Démocratie mais en réalité agit comme un poste de tir avancé pour l’artillerie lourde de la guerre des mots et des images. La guerre majeure du XXIe siècle, celle par laquelle les peuples finissent par ignorer qui les dirigent, par croire qu’ils sont en paix alors que leur propre pays est en guerre permanente, qui réécrit l’Histoire au seul bénéfice des vainqueurs pour mieux harasser les vaincus et rendre dociles les prétendus vainqueurs qui n’ont fait que tirer les marrons du feu au profit de minorités dominantes.

Reste qu’en Syrie le rouleau compresseur occidentaliste ne semble plus ni devoir, ni pouvoir faire machine arrière. Seul obstacle, l’intransigeance du Kremlin qui a bien compris qu’après Assad, Vladimir Poutine arrive en second sur la liste des coups d’État et des « renversements » à venir… ceux qui ne disent pas leur nom et se cachent derrière une chimérique volonté populaire pur produit de ce qu’autrefois les révolutionnaires marxistes nommaient « agit-prop ». Agitation et propagande démesurément amplifiées par les porte-voix électroniques des réseaux sociaux. La foule n’est jamais si bien tenue que quand elle se croit libre !

À Moscou les oppositions fourbissent leurs armes, soutenues en sous-mains et encouragées par la voix de l’Occident désintéressé et des Globalistes truqueurs des bilans grecs. Gouvernements aux ordres, technostructures et médiacrates, tous appliqués à remplir le cahier des charges que leur ont remis les Cryptarchies – autant dire les mafias tribales – qui de Londres à Shanghaï, de New-York à Francfort via Tokyo et Paris, s’entendent désormais à mettre la planète en coupe réglée… et les peuples au pas !

L’Iran ne perd rien pour attendre

Ainsi donc, pour des raisons certainement assez éloignées de la pure philanthropie, les classes dirigeantes américaines et israéliennes se montrent aujourd’hui très divisées quant à l’opportunité d’une offensive aérienne sur les sites nucléaires iraniens... et au-delà sur un renversement du régime par la force, au moins dans l’immédiat.

Le 8 mars, le président de la Commission de la défense et des Affaires étrangères de la Knesset, le lieutenant-général Shaul Mofaz, ancien chef d’état-major et ministre de la Défense d’Israël, réagissait sur Radio Israël au discours de M. Benjamin Netanyahou à Washington le 5 mars (par conséquent la veille de sa rencontre au sommet avec le président américain) devant les milliers de sionistes fanatiques de l’AIPAC, en dénonçant le caractère fallacieux de la présentation faisant de l’Iran et de son programme nucléaire, une menace imminente pour Israël.

Le même jour, faisant écho à leur collègue israélien, douze hauts gradés américains du cadre de réserve de l’armée et du renseignement, montaient au créneau par le truchement d’un « encart publicitaire » d’une pleine page dans le Washington Post, jugeant à l’identique que l’« action militaire contre la République islamique d’Iran à l’heure actuelle, n’est non seulement pas nécessaire et qu’elle même serait dangereuse, tant pour les États-Unis que pour Israël… Nous vous demandons [à Obama] de résister à toute pression en faveur d’une guerre préventive contre l’Iran », concluant en ces termes : « l’armée des É-U est la plus formidable force existant en ce monde, il n’en reste pas moins que tous les défis n’ont pas toujours une solution militaire » !

Parmi les signataires du libelle notons le Général Martin Dempsey, chef d’état-major des armées des États-Unis depuis octobre 2011 et l’ancien Secrétaire à la Défense Robert Gates ainsi que Paul Pillar, ancien chef d’antenne de la CIA au Proche-Orient qui de son côté n’hésite pas à enfoncer le clou, toujours le même jour, dans le Washington Monthly, insistant sur le fait que « personne ne peut connaître toutes les conséquences d’une guerre avec l’Iran, et en ceci réside la principale question préalable à toutes propositions de recours à la force contre le programme nucléaire iranien. Il est cependant assuré que les conséquences négatives au regard des intérêts américains seront très probablement sévères ».

D’un point de vue partagé par Pillar et Dempsey, la classe politique et les militaires iraniens sont et restent jusqu’à preuve du contraire, des acteurs rationnels dont le propos ultime est assurément de sanctuariser leur territoire – en d’autres termes, mûs par une logique purement défensive et dissuasive - et non de porter la guerre à l’extérieur alors que le rapport de forces joue absolument en leur défaveur... « Un Iran doté d’une arme nucléaire serait loin d’être aussi dangereux que l’on veut bien le croire ou le faire croire », soulignant en outre que l’absence de « menace existentielle iranienne » pour Israël est communément admise par la plupart des dirigeants politiques et militaires de l’État hébreu hormis une poignée d’excités, tout comme aux É-U où une « telle menace est brandie de façon hystérique par une faction comprenant aussi bien des néoconservateurs que des Démocrates, y compris le Président Obama ».

Dans un second article publié le lendemain (le lundi 6 mars, jour de l’entretien décisif Netanyahou-Obama), dans The National Interest, Pillar remarque à ce propos que « les remarques du président [Obama] sur la manière dont aucun gouvernement israélien ne peut tolérer l’arme nucléaire dans les mains de l’Iran, ainsi que sa référence au droit souverain d’Israël à décider de sa seule autorité ce dont il est besoin pour remplir ses besoins en matière de sécurité, sonnent presque comme une invitation [implicite] à Netanyahou pour qu’il lance une attaque ». Insistant lourdement sur l’aspect contreproductif d’une action à contretemps : « Il n’est pas prudent à ce moment précis de décider d’une attaque sur l’Iran... Je pense qu’il serait prématuré de décider de manière unilatérale que le temps est venu de recourir à l’option militaire... Des frappes à l’heure actuelle auraient un effet déstabilisateur et ne permettraient pas [à Israël] d’atteindre ses objectifs à long terme ».

À contre cœur Obama s’est résolu à décevoir M. Netanyahou

Face à une telle levée de boucliers et ne pouvant ainsi, à son corps défendant, satisfaire l’appétit d’ogre de son interlocuteur, le président américain lui aurait offert, lors de leur entretien à huit clos du Bureau ovale (ancien théâtre des tragiques exploits 2 du Dom Juan Clinton), en lot de compensation, d’élargir les réserves (jusqu’ici limitées à 30 unités) de bombes anti bunkers GBU-28 dont disposent aujourd’hui les Israéliens. Une dotation largement insuffisante pour frapper les cibles multiples repérées en Iran.

Un cadeau en appelant un autre, le chef du gouvernement israélien a offert au Président des États-Unis une version bibliophilique du Livre d’Esther narrant par le menu l’épisode légendaire célébré deux jours plus tard lors de la fête de Pourim… récit de l’exploit de cette « princesse juive qui parvint à déjouer le noir projet d’un Perse malfaisant ourdissant un complot contre les infortunés hébreux »... Esther dévoile les plans d’Haman à l’occasion d’un festin. Ce dernier confondu, sera pendu par le souverain éperdu d’amour pour l’ensorcelante Esther. Il est patent que les extrémistes grouillant parmi les dirigeants israéliens voient dans l’Iran d’aujourd’hui la descendance l’antique empire perse, aussi ne faut-il pas être grand clerc pour décrypter le message très explicite d’un présent particulièrement symbolique et révélateur de projets meurtriers encore inaboutis.

Compte tenu que, face aux É-U, Israël restera « maîtresse de son destin » comme le clame M. Netanyahu - ce qui traduit en langage courant signifie que Tel-Aviv n’entend pas être à la remorque de Washington - elle se reconnaît ainsi le droit de prendre l’initiative d’une offensive contre l’Iran. Conventionnelle ou non (c’est-à-dire le cas échéant nucléaire), M. Netanyahou se gardant bien de le préciser sachant que dans ce domaine le bluff règne sans conteste et que les non-dits, comme les sous-entendus, ont plus de portée et de sens que toute parole verbale.

Faits et déclarations d’intention qu’il est utile de remettre dans le contexte de la campagne présidentielle américaine. Surtout quand on sait à quel point l’actuel titulaire de la Maison-Blanche est en privé tout acquis aux thèses et à la doctrine Netanyahou, et qui plus est, au regard de la surenchère à laquelle se livrent les postulants Républicains à la présidence… tel Rick Santorum qui s’est publiquement déclaré à plusieurs reprises en faveur de frappes préventives contre Téhéran. Cela, à l’instar du challenger d’Obama en 2008, John MacCain qui se plaisait à chantonner « bomb bomb bomb Iran ». Admirable exemple de délire chez l’un de ces fous qui nous gouvernent !

Dans cette conjoncture d’équilibre précaire entre bellicistes - certes contrebalancés par des militaires pragmatiques et réalistes, à défaut d’être des humanistes - et modérés « la grande inconnue reste à présent le degré de psychopathie dont les dirigeants israéliens se trouvent affligés… tare dont on sait par ailleurs qu’une tendance suicidaire est partie prenante » ? Paranoïa et oligophrénie, autant de désordres mentaux semble-t-il partagés par certains politiques américains et européens, plus ou moins contaminés d’obsessions vétérotestamentaire ou en proie à des ambitions pathologiques.

« Vitrifier l’Iran »

Psychopathologie qui n’est pas seulement une clause de style ou une forme rhétorique. En France, M. Jacques Kupfer qui co-préside le Likoud (le parti du Premier ministre israélien), qui se trouve être aussi membre de l’exécutif de l’Organisation sioniste mondiale, ne croit pas aux solutions négociées, ni même au bombardement conventionnel des infrastructures nucléaires iraniennes, expédient qui ne serait « en rien la solution définitive » 3. Ce qui le conduit à proposer un usage non restrictif de l’arme atomique : « vitrifier l’Iran serait dans la lignée de la destruction justifiée de Hambourg et Dresde aux mains des nazis, de la destruction d’Hiroshima et Nagasaki aux mains des alliés japonais du Reich » !

Donnons-lui la parole : « l’Iran est certainement le péril le plus menaçant. Sa volonté désormais avérée, même pour les sceptiques, d’acquérir le nucléaire militaire, impose à Israël et à ce qui reste éventuellement du monde civilisé, une action défensive et préventive… entre l’Occident et le bloc soviétique l’équilibre créé par des armes de destruction massive était dissuasif pour les deux parties. Cette logique n’est pas applicable pour un pays musulman où n’existe aucune rationalité et où l’esprit d’analyse est embué par une religion-idéologie de conquête et de guerre… Une fois disparu le rempart que représente Israël pour la défense d’un occident émasculé et inconscient, l’invasion de l’islam pourra régler le sort de l’Europe anciennement judéo-chrétienne ».

Discours habile qui oppose le camp des civilisés à la barbarie islamique prise comme un bloc homogène. Si M. Kupfer n’était pas une personnalité aussi considérable, quelques historiens, lettrés ou membres d’associations défenderesses des droits de l’homme, se risqueraient-elles à lui répondre et à nuancer ses analyses à l’emporte pièce ? Mais cela ne risque pas d’arriver. Au pays de Descartes, l’examen critique du monde qui nous entoure ne fait désormais plus partie des programmes de ce joyau hexagonal qu’est encore et toujours l’Éducation nationale !

« …Ne pas croire aux imprécations de l’Adolf de Téhéran ne pas écouter la traduction de ses discours, ignorer ses promesses et ses menaces, oublier les foules en délire dans les rues iraniennes vociférant contre Israël et l’Occident, risque de nous mener au désastre… Imaginons un instant qu’Israël soit doté de l’arme nucléaire [bien entendu elle ne l’est pas (dotée), c’est un secret de Polichinelle] ! Il est évident que l’utilisation d’une bombe atomique serait parfaitement concevable en cas de danger mortel planant sur Israël… [en conséquence de quoi] la vitrification de l’Iran doit être prise en compte et si nécessaire pour notre existence, doit être effectuée. L’Occident a toujours eu à choisir entre un arabe fanatique et barbare et un bon juif civilisé et sage…Si seulement l’État d’Israël avait une bombe atomique…et des dirigeants capables d’exploiter son existence ! ». M. Kupfer sera-t-il entendu, et les peuples du monde apprendront-ils enfin la vérité en poussant un grand ouf : l’État hébreu a bluffé pendant quarante ans ; la centrale de Dimona n’a jamais produit la moindre tête nucléaire et ce sont les Américains (et les Anglais) qui poussent l’État hébreu à poursuivre une guerre éternelle pour la défense d’un Occident « ingrat et égoïste » (Jacques Attali dixit) !

Sur le front Syrien

Le 7 mars, l’Agence de renseignement privée Stratffor confirmait que (selon WikiLeaks qui a publié un courriel explicite, émanant de l’entourage du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan) des éléments des Forces spéciales américaines mais également françaises, anglaises, turques et jordaniennes, seraient présentes en Syrie depuis décembre 2011… Chypre ayant été choisie par ailleurs comme devant être la principale base d’où décolleront les appareils britanniques et français quand l’attaque aérienne de Damas et des positions syriennes sera ordonnée par ou depuis le Pentagone.

L’AFP rapportait le 7 mars 2012 que la Presse syrienne – d’une grande discrétion sur ce sujet, marchandages oblige ? - mentionnait la découverte de cadavres d’étrangers dont un Européen, dans les décombres des quartiers disputés à Homs. Nouvelle qui n’a rien de très surprenant pour les lecteurs d’un hebdomadaire satirique. Souvent informé à bonne source Le Canard enchaîné [29 février 2012] a en effet rapporté qu’en marge de la « Conférence des amis de la Syrie » qui a réuni à Tunis le 24 février les représentants d’une soixantaine de pays parmi lesquels le Secrétaire d’État américain, Mme Hillary et M. Juppé, ci-devant ministre des Affaires étrangères français… Ceux-ci, en marge de la Conférence, se seraient concertés avec des responsables des Services spéciaux du Qatar, de Turquie, d’Arabie Saoudite en vue de « monter un coup d’État » en Syrie sur le modèle libyen… notamment en approvisionnant via le Qatar, les insurgés en armes et munitions, en les faisant conseiller par des experts en guérilla urbaine.

Or la presse confirme depuis huit jours ce dont la Toile bruisse depuis trois semaines, à savoir l’arrestation d’officiers français en Syrie… dix-neuf dit-on ! Si cette nouvelle, reprise à Londres et à Moscou et en Turquie, se confirmait, cela signifierait que l’Occident, sans le dire est bel et bien en guerre avec l’Axe du Mal associant Téhéran, Damas et Beyrouth où le Hezbollah chiite donne la scène politique… et, par voie de conséquence, en guerre avec ceux qui les soutiennent indéfectiblement, en un mot, Moscou et Pékin ! Tout un programme.

Notes

(1) Dénomination utilisée par le Djihad islamique, groupe distinct du Hamas en charge des de la gestion intérieure de la Bande, pour des Kassam de type 1, 2 et 3. Particulièrement rustiques, ces engins utilisés depuis 2001, les derniers modèles ont une longueur de 2 m contre 0.79 à l’origine, pour un poids de 90Kg contre 5,5. Le gouvernement israélien leur attribue à ce jour la mort – directe ou indirecte - de 14 personnes. Nous sommes ainsi loin, sur une décennie, du bilan terrifiant que suggère les médias décrivant les populations riveraines de Gaza comme vivant dans la terreur permanente et absolue.

(2) L’affaire Monica Lewinsky qui aboutit à l’Opération « Renard du désert » agrémentée de frappes « substantielles » soit le tir de 415 missiles de croisières le 16 décembre 1998 - contre 291 en février 1991 pendant l’Opération Tempête du désert - sur Bagdad… une utile diversion alors qu’une Procédure d’impeachment devait être engagée contre le président parjure. 200 avions de combat, 25 navires de guerre et deux portes avions (Enterprise et Carl-Wilson) ont été mobilisé pour effacer les frasques sexuelles d’un personnage peu reluisant. On verra à ce propos une fiction – « Primary colors » de Mike Nichols Sori en mars 1998 - relatant la campagne des présidentielles de 1992 dudit Clinton, interprété dans le film avec brio par John Travolta plus vrai que nature. Bilan officiel de Desert Fox : 650 sorties aériennes, 600 bombes, 415 missiles sur une centaine d’objectifs dont la raffinerie de Bassora.

(3) « Vitrifier l’Iran » 29 février 2012 - http://www.israel7.com/2012/02/vitr...

18 mars 2012

http://www.geopolintel.fr:80/article476.html?var_mode=calcul



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

2-1 Hizul Tahrir :Tensions américano-iraniennes : jeu calculé ou guerre?

Les tensions récentes entre les puissances occidentales et l’Iran ont de nouveau entraîné la région dans une frénésie diplomatique avec les nations s’empressant de se protéger des conséquences de la confrontation renouvelée entre l’Amérique et l’Iran sur son programme nucléaire. Les exercices militaires iraniens assortis de rhétorique enflammée émanant de Téhéran, ainsi que la présence de navires de guerre occidentaux, pour appliquer les sanctions dans le Golfe persique ont provoqué une frayeur internationale.
Sur fond de menaces iraniennes de fermer le détroit d’Ormuz, le cours du pétrole s’est envolé et la spéculation est toujours à la hausse sur l’éventualité d’attaques militaires israéliennes et américaines sur l’Iran. Par exemple, le secrétaire américain de la Défense, Léon Panetta, a laissé entendre la possibilité d’une action militaire dans le cas où l’Iran irait trop loin. Il a déclaré “Nous devons nous assurer que nous sommes prêts à toute situation et que nous disposons de toutes les options sur la table. Nous devons garder toutes les capacités prêtes dans le cas où la ligne serait franchie.” (Fortes tensions, les États-Unis avertissent l’Iran de ne pas bloquer le trafic maritime, AP Online, 13 janvier 2012). Le récent épisode d’affrontement verbal ponctué épisodiquement de menaces d’actions militaires a tiré la sonnette d’alarme jusqu’à Moscou et Pékin. Lors d’une conférence de presse, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Lavrov, a mis en garde contre une attaque sur l’Iran. Il a dit “Je n’ai aucun doute que ça enflammerait un feu qui se consomme déjà, le feu latent de la confrontation sunnite-chiite, et au-delà, çela provoquerait une réaction en chaîne - Je ne sais pas où ça irait … Sur la possibilité du déroulement ou non de cette catastrophe, vous devriez le demander à ceux qui en parlent fréquemment.” (Russie: Attaque occidentale sur l’Iran serait une “catastrophe”, Reuters Online du 18 janvier 2012). Li Song, le directeur général adjoint chinois du Département du Contrôle des Armes du Ministre des Affaires étrangères, a déclaré “Une action militaire aurait des conséquences catastrophiques sur la paix et la stabilité au Moyen-Orient. Une fois que la guerre se produit dans la région, non seulement les pays de la région seraient affectés et frappés, la sécurité énergétique mondiale et l’économie globale subiraient un coup fatal.” (Attaque sur l’Iran serait “catastrophique”, China Daily Online, 19 janvier 2012)
Cependant, au-delà de l’actuelle montée des tensions militaires, il y a des gestes des deux cotés qui semblent être en contradiction avec les va-t-en guerres à Washington et Téhéran. Le sauvetage de marins iraniens par les Américains et les lettres d’Obama adressées aux leaders iraniens semblent indiquer que l’Amérique souhaite résoudre le problème de manière diplomatique. Commentant la lettre du président américain, Ebrahimi, qui est le président adjoint de la Commission de la Sécurité nationale et des Affaires étrangères du Majlis (parlement iranien), a déclaré : “Dans la lettre, Obama mentionne la coopération et la négociation sur la base des intérêts des deux pays. Il affirme dans la lettre qu’ils ne prendraient aucune action hostile contre la République Islamique d’Iran. Ce n’est pas la première fois qu’Obama envoie un message et une lettre à la République Islamique d’Iran. Il a parlé à plusieurs reprises sur un ton diplomatique au sujet de la République Islamique d’Iran, mais, dans la pratique, il n’a pas agit de la sorte.” (Les détails de la lettre d’Obama à l’Iran publiés, Téhéran Times Online, 18 janvier 2012) Les iraniens ont aussi répondu avec des gestes cordiaux de leurs parts et ils ont affirmés que les États-Unis avaient le droit d’amener ses navires de guerre dans le Golfe persique. Tout cela nous amène à cette question : Cette crise est-elle sérieuse et conduira à la guerre ou est-elle une crise élaborée pour accomplir des arrière-pensées?

On ne peut pas s’empêcher de remarquer qu’au cours des six dernières années l’Amérique a eu d’amples opportunités d’attaquer les sites nucléaires iraniens ou de mettre en œuvre un changement de régime, mais, à chaque occasion, l’Amérique a soit minimisé la menace iranienne, soit elle a apporté un soutien peu enthousiaste à la population iranienne pour renverser le régime. Certains de ces incidents peuvent être résumés de la façon suivante:

1. En 2005, le gouvernement Bush a rejeté les craintes israéliennes d’un Iran doté de l’arme nucléaire après que la National Intelligence Estimate (NIE) a révisé son évaluation de 2010 à 2015, la date à laquelle l’Iran posséderait la bombe atomique. De plus, et plus important, la NIE a soutenu que l’Iran avait abandonné ses plans de transformer son programme nucléaire en arme militaire en 2003.

2. En 2007, l’ambivalence de l’Amérique à l’égard de l’Iran était une nouvelle fois révélée lorsqu’un autre proche allié, la Grande-Bretagne, trouva ses marins capturés par les forces iraniennes. L’indifférence américaine était délibérée car Washington redoutait que la Grande-Bretagne avait manigancé le fiasco naval afin de fomenter une attaque sur l’Iran.

3. En 2008, l’Amérique a refusé de vendre des versions avancées de ses bombes bunker buster (pour exploser dans les bunkers) à Israël et elle avait minimisé la démonstration de puissance aérienne israélienne dans la Méditerranée, qui fut largement interprété par de nombreux experts comme étant une répétition avant d’attaquer l’Iran.

4. En 2009, les manifestations en Iran ont éclaté contre la réélection d’Ahmadinejad. Les manifestants étaient vivement soutenus par l’Union Européenne, mais le soutien de l’Amérique était au mieux réticent. Le soutien partiel de l’Amérique n’est pas en phase avec le soutien européen au peuple iranien et souligne la réticence de l’Amérique à agir de manière décisive contre le régime iranien.

Mais on peut avancer l’idée que tout cela est du passé, et que les États-Unis se sont finalement laissés convaincre par l’idée d’attaquer l’Iran et ainsi s’occupant des inquiétudes israéliennes. Les partisans de cette thèse apportent plusieurs preuves pour justifier leur position. Par exemple, ils font remarquer l’armement de pointe qui est déployé en Israël ainsi que dans les pays du CCG (Conseil de coopération du Golfe), et les actions clandestines pour saboter le programme nucléaire iranien. Par exemple, le Wall Street Journal a révélé que la Maison-Blanche fournirait des “milliers de bunker-buster de pointe” et d’autres munitions aux Émirats arabes unis, faisant part des efforts accrus des États-Unis de former une alliance régionale pour contrer l’Iran. Une autre source a parlé de 500 missiles air-sol Hellfire en plus d’autres munitions. L’enquête du Wall Street Journal a ajouté que “Le gouvernement Obama essaye de former les six membres du Conseil de coopération du Golfe, qui comprend l’Arabie saoudite, le Bahreïn, l‘Oman, le Qatar, l’E.A.U. et le Koweït, en un contrepoids unifié en opposition à l’Iran. Le journal a rappelé ses lecteurs d’un contrat d’armes de 67 milliards de dollars amorcé par la Maison-Blanche avec l’Arabie saoudite en 2010, qui va se procurer avec cela 84 chasseurs à réaction F-15, des bombes bunker-buster de 900 kilos, 72 hélicoptères Black Hawk, 70 hélicoptères d’attaque Apache Longbow, des missiles Patriot Advanced Capability 2 et d’autres missiles, ainsi que des navires de guerre. Le Wall Street Journal a aussi rapporté les plans du ministre de la Défense des États-Unis de fournir à l’État d'Oman des missiles Stinger et des missiles air-air de moyenne portée.” (Les américains préparent des ventes de bombes dans le Golfe pour contrer l’Iran, Wall Street Journal, 11 novembre 2011). Les médias sont submergés d’articles qui rapportent des actions clandestines israéliennes qui comprend une campagne d’assassinats, d’attentats à la bombe, de cyber-attaques et de défections afin d’affaiblir le régime iranien et d’enrayer les tentatives du pays à développer des capacités nucléaires.

Toutefois, déployer des armes de pointe en Israël, armer les pays du CCG et orchestrer des activités clandestines en Iran ne signifie pas que la cible visée par les États-Unis est l’Iran. Les États-Unis peuvent facilement diriger leurs armements autre part.

De plus, la question la plus importante que les experts oublient de demander est pourquoi les États-Unis risqueraient plus d’instabilité dans la région en attaquant l’Iran.

Il est à noter que l’Iran a joué un rôle essentiel pour assurer l’hégémonie des États-Unis dans la région:

1. l’Iran a amené la stabilité en Irak à travers le régime chiite au pouvoir dont la très grande majorité a été développé et façonné sous la tutelle de Téhéran.

2. Téhéran a également fourni un soutien inestimable aux forces américaines pour empêcher la résistance afghane pachtoune de s’étendre vers l’ouest.

3. L’Iran continue de renforcer le régime de al-Assad en Syrie en fournissant un soutien militaire ainsi qu’en sollicitant le soutien des mouvements et des pays dans la région.

4. L’Amérique a adroitement exploité la menace iranienne en renforçant ses accords militaires avec Israël et les pays du CCG. Ainsi, l’Iran constitue un pilier de la stabilité américaine dans le Moyen-Orient, et les États-Unis a fréquemment tenu l’Iran comme étant le leader du croissant chiite s’étendant du Liban au Yémen et agissant comme son gardien des réserves d’hydrocarbures du Moyen-Orient.

5. L’Amérique a exploité le programme nucléaire de l’Iran pour justifier son bouclier antimissile pour ses alliés en Europe, au Moyen-Orient et dans certaines régions de l’Asie.

Donc, en attaquant l’Iran, les États-Unis ne feraient que fragiliser ses intérêts en Irak, en Afghanistan et dans d’autres parts du Moyen-Orient. Pour faire simple, l’Amérique a tellement à perdre. Par ailleurs, le prix élevé du pétrole qui résulterait naturellement d’un tel conflit aggraverait la situation économique des États-Unis et entraverait la toute petite croissance que les États-Unis connaissent couramment. Obama ne peux pas se permettre d’aller en guerre car sa réélection dépend de l’économie américaine générant plus d’emplois pour les sans-emplois.

La raison pour la mise en place de sanctions et d’opérations clandestines en Iran est d'apaiser les inquiétudes sécuritaires israéliennes et obtenir les votes de l'électorat juif, forts nécessaires pour le gouvernement Obama à l'approche des élections américaines en novembre 2012. L’Amérique sait parfaitement que c’est la plus grande pression qu’ils peuvent exercer sur l’Iran sans renverser le régime iranien et affecter l’hégémonie régionale de l’Amérique.

En ce qui concerne l’état juif, elle nourrit toujours l’ambition d’induire l’Amérique dans une confrontation militaire avec l’Iran. Il est rapporté que le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a dit au Général Martin Dempsey, le Président du Comité des chefs d’États-majors interarmées, qu’Israël préviendrait les États-Unis sous un délai de 12 heures avant qu’elle se lance pour détruire les installations nucléaires iraniennes. En conséquence, les États-Unis reporta les manœuvres militaires avec Israël (Les États-Unis irrités avec Israël qui laisse entendre une attaque unilatérale sur les sites nucléaires iraniens”, Times of India, 23 janvier 2012). L’Amérique est prudente avec Israël et elle essaye de s’assurer qu’Israël ne lance aucune attaque militaire. De l’autre coté, les européens sont enthousiastes à l’idée de soutenir secrètement Israël espérant que n’importe quelle confrontation avec l’Iran traînerait l’Amérique dans une nouvelle guerre qu’elle ne peut se permettre et que cela pourrait finalement la mettre à genoux. Cependant, l’effort européen reste timide étant donné que l’Europe est absorbée par la crise économique. Tout cela signifie qu’à moins qu’Israël obtienne un soutien de l’Europe, et en particulier des pays du CCG qui sont loyaux à la Grande-Bretagne, les chances d’une attaque militaire restent très faibles.

Il nous reste la question du moment choisi pour les tensions ajoutées à l’escalade rapide des déploiements d’armes. Les tensions entre l’Iran et l’Amérique furent accentuées en réaction au rapport de l’AIEA et cela sert deux objectifs. Premièrement, l’Amérique cherche à traiter les inquiétudes israéliennes en démontrant son sérieux à enrayer les ambitions nucléaires de l’Iran à travers l’application de sanctions et une rhétorique violente. Deuxièmement, l’Amérique se prépare à intervenir en Syrie et l’escalade de l’armement est lié en partie à cette éventualité. Le moment choisi pour l’intervention dépendra de la vitesse à laquelle les États-Unis réussiront à unifier l’opposition syrienne afin qu’elle remplace le régime de al-Assad. La Russie est tout à fait consciente des intentions américaines d’envahir la Syrie et elle a averti l’Amérique qu’elle ne soutiendrait pas une résolution de l’ONU qui autoriserait la force.
Le ministre russe des Affaires étrangère, Sergueï Lavrov, a déclaré “Si certains ont l’intention d’utiliser la force à tout prix … nous pouvons difficilement empêcher cela de se produire. Mais laissons les faire de leur propre initiative et de leur propre conscience. Ils n’obtiendront aucune autorisation du conseil de sécurité de l’ONU” (La Russie met en garde contre une action militaire en Syrie et dément toute accusation de livraison d’armes”,Washington Post Online, 18 janvier 2012). Pour dissuader les États-Unis, la Russie a envoyé des livraisons d’armes à la Syrie, a signé un accord pour des jet militaires d’une hauteur de 550 millions de dollars et a placé des navires de guerre en Syrie. L’autre raison pour inonder la région d’armes est que l’Amérique se prépare à une guerre éventuelle avec d’autres grandes puissances telles que la Russie, la Chine et l’Europe pour le contrôle de l'approvisionnement du pétrole et du gaz au Moyen-Orient. Elle se prépare aussi au retour du Khilafah et se servira de ses agents pour retarder l’unification des pays musulmans de la région.

Hizul Tahrir australia

Vendredi 2 Mars 2012

http://hizb-australia.org/culture/political-analysis/4035-american-iranian-tensions-brinkmanship-or-war


2-2 Comaguer  : A quoi sert Hossein Seyed Mousavian ?

Plusieurs sites Internet (*) ont reproduit la traduction française d’une interview d’un ancien diplomate iranien réalisée par une journaliste italienne et publiée dans le quotidien italien « Il Manifesto ».

Dans le bulletin qui suit nous avons tenté de décrypter le rôle de ce diplomate dans l’actuelle campagne d’intoxication de masse contre l’Iran - COMAGUER

(*) http://www.legrandsoir.info/seyed-hossein-mousavian-l-embarg...
et
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=28...
Hossein Seyed MOUSAVIAN est un diplomate iranien installé aux Etats-Unis depuis 2009 en résidence à la prestigieuse université de Princeton.

Il faisait partie de l’équipe iranienne qui, en 2003, négociait avec l’Union Européenne un accord de suspension de toute industrie nucléaire en Iran, négociation qui n’a jamais abouti.

En effet l’élection de Mahmoud Ahmadinejad à la Présidence en 2005 a mis un terme aux velléités iraniennes de renonciation à ses droits à une activité nucléaire dans le cadre du Traité de non prolifération nucléaire (TNP) dont il est signataire avec le doit d’inspection de l’AIEA qui en est le corollaire. Hossein Seyed Mousavian, allié au clan des ayatollahs les moins hostiles à l’Occident conduit par RAFSANDJANI, pouvait difficilement trouver place dans la nouvelle équipe en charge du programme nucléaire mise en place par Ahmadinejad.

D’abord accusé d’espionnage il fut finalement condamné pour atteinte aux intérêts nationaux mais il n’a pas beaucoup pâti de cette condamnation puisque le gouvernement l’a laissé partir aux Etats-Unis. On voit qu’il a eu un sort beaucoup plus enviable que les cinq experts nucléaires iraniens fidèles au régime et assassinés…. Aux Etats-Unis, aucun officiel ne s’est réjoui de son arrivée, ç’aurait été le compromettre et reconnaitre que ses positions y étaient appréciées. On le gardait pour la bonne bouche !

Depuis 2005, l’Iran a mis en service sa première et unique centrale nucléaire à Busher. Cette centrale construite par la Russie qui, contractuellement, fournit le combustible et retraite les déchets a une très longue histoire mais a fini par fonctionner en 2011.

Par ailleurs l’Iran a poursuivi son programme d’enrichissement d’uranium pour la production dans un réacteur de recherche de radioéléments à usage médical. Cet enrichissement réalisé par le procédé d’ultracentrifugation, procédé de très loin le plus utilisé dans le monde, permet d’obtenir de l’uranium enrichi à 20%, c’est-à-dire plus que l’uranium enrichi entre 3% et 5% utilisé dans le combustible des centrales nucléaires mais beaucoup moins que celui utilisé dans les bombes atomiques et nucléaires, au-delà de 90%.

Cette fermeté de l’Iran dans sa politique d’indépendance nucléaire dans le respect du TNP et de l’AIEA a fortement déplu en Israël et aux Etats-Unis non signataires du Traité mais disposant l’un et l’autre - bien que dans des quantités adaptées à leur taille respective - d’un armement nucléaire puissant.

Une première solution pour y mettre un terme aurait consisté à faire battre Ahmadinejad aux Présidentielles. Malgré une forte campagne nationale et internationale en faveur des « Verts » iraniens, la manœuvre a échoué. En attendant les prochaines présidentielles iraniennes fixées à 2013 et auxquelles AHMADINEJAD n’a pas le droit de se représenter, la campagne pour faire tomber le régime iranien se poursuit inlassablement mais par d’autres moyens.

Son épicentre est comme toujours en Israël qui voit dans le bloc constitué autour de l’Iran, en Palestine avec le Hamas, au Liban avec le Hezbollah et en Syrie, une menace sur le projet sioniste. D’où la tentative de déstabilisation du régime syrien et la campagne médiatique outrancière contre l’Iran qui met les menaces de bombardement nucléaire de l’Iran à la une quasi quotidienne des médias dominants. La nouvelle « fenêtre de tir médiatique » est la campagne présidentielle aux Etats-Unis. Il s’agit pour les sionistes de soumettre OBAMA à une énorme pression en faveur d’une action militaire irréversible en Iran en faisant agir le lobby sioniste et en lançant contre lui les plus extrémistes des sionistes républicains comme GINGRICH. En effet l’équipe de droite extrême qui gouverne Israël craint que dans un second mandat OBAMA soit plus libre de ses mouvements et choisisse, compte tenu du bilan négatif des guerres d’Irak et d’Afghanistan et des difficultés budgétaires réelles que connait le pays, d’avoir une approche moins guerrière du Moyen-Orient.

MOUSAVIAN va donc pouvoir servir, comme en témoigne l’interview accordée la semaine dernière au quotidien de gauche italien IL MANIFESTO et largement diffusée.

MOUSAVIAN intervient sur deux sujets : le nucléaire sur lequel, vus ses antécédents, il peut donner l’impression de l’autorité et la question du détroit d’Ormuz.

Sur le nucléaire il alimente la campagne sioniste en soutenant que la capacité technique iranienne démontrée d’enrichir l’uranium à 20% conduit nécessairement le pays à l’enrichissement à 90% et donc à la bombe atomique. Cette première affirmation mérite l’attention. Il n’y a effectivement pas de saut technologique pour passer de l’enrichissement à 20% à l’enrichissement à 90%. Il faut simplement plus de moyens, plus de centrifugeuses, plus de temps et plus d’argent. Par contre le passage de l’uranium enrichi à 90% à la bombe suppose la maitrise d’autres techniques puisqu’il faut un détonateur pour faire démarrer la réaction en chaine. Or il faut savoir que la plupart des essais nucléaires menés par les puissances nucléaires ont été consacrés à la mise au point de ces détonateurs, technologie complexe qui n’a rien à voir avec l’enrichissement de l’uranium. Bien que diplomate de formation MOUSAVIAN ne peut pas ignorer cette réalité mais son silence valide les appels à la destruction préventive de l’industrie nucléaire iranienne et les raisonnements de ceux qui affirment que l’Iran aura la bombe dans six mois.

Cette impasse faite MOUSAVIAN peut sans crainte affirmer qu’aucun obstacle technique n’existant plus, la décision de construire la bombe n’est plus qu’une décision politique. La conclusion saute alors aux yeux : pour empêcher cette décision politique il faut éliminer sans tarder ceux qui pourraient la prendre, c’est-à-dire l’équipe d’Ahmadinejad.

Sur la question du détroit d’Ormuz, MOUSAVIAN hurle là encore avec les loups. L’affirmation selon laquelle la fermeture du détroit d’Ormuz serait une catastrophe pour l’économie pétrolière internationale entre dans la catégorie des petites phrases qui font vaciller dans l’instant les cours de la spéculation internationale sur les matières premières mais qui méritent un examen attentif.

Du point de vue du droit international maritime le détroit d’Ormuz est un passage libre entre les eaux territoriales de l’Iran au Nord et celles du sultanat d’Oman au Sud. L’Iran a signé mais n’a pas ratifié la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Pour autant il se conforme à ses principes et serait en droit d’intervenir si les navires empruntant le détroit l’attaquaient. Dans la vie de tous les jours les navires de la V° flotte US (les USA n’ont pas signé la Convention mais sont très vigilants sur son respect par les autres) dont le QG est à Bahreïn vont et viennent librement dans le détroit d’Ormuz. Donc la fermeture éventuelle du détroit ne serait que la conséquence et la riposte iranienne à une agression militaire.

Du point de vue logistique il faut souligner que, bien que l’Iran ait plusieurs centaines de kilomètres de côte sur la mer d’Arabie, tous les ports pétroliers iraniens sont à l’intérieur du Golfe Persique. Donc si l’Iran fermait le détroit d’Ormuz il ne pourrait plus vendre son pétrole et son gaz. Les Saoudiens ont eux à Yanbu un débouché sur la Mer Rouge, et les émirats viennent d’achever la construction du pipeline Habshan-Fujairah qui évite le détroit et aboutit à Fujairah sur la Mer d’Arabie, et celle d’un gazoduc qui rejoint le même port. Même si ces solutions de rechange ne permettent pas de remplacer intégralement le passage par Ormuz, l’Iran serait donc la principale victime avec l’Irak de la fermeture du détroit.
Au total l’interview de Hossein Seyed Mousavian apparait pour ce qu’elle est : un coup de main à la politique d’OBAMA qui consiste à calmer temporairement la direction sioniste extrémiste et à poursuivre la déstabilisation du régime iranien, opération complexe, incertaine, à incidence géopolitique planétaire qui ne doit pas être lancée brutalement par les énervés de Tel Aviv.

Suprême habileté, MOUSAVIAN s’est déclaré indépendant de « verts » iraniens et soucieux de rester dans son rôle d’expert. Une bonne recrue pour la Maison Blanche !

COMAGUER

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Chaque mardi de 15H à 16H Rediffusion Jeudi de 11h à 12h

Mondialisation.ca, Le 31 janvier 2012

Comaguer

 



3 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Lutter de toutes nos forces contre la guerre et les aventures militaires dans la région du Golfe persique et au Moyen-orient !

Les événements de ces dernières semaines, telles les nouvelles portant sur les troubles en Syrie et le programme « nucléaire » de la République islamique Iranienne sont des signes de tensions sans précédent dans la région et d’un risque de déclenchement d’une guerre désastreuse et meurtrière qui pourrait facilement s’étendre et prendre des dimensions mondiales.

Les menaces explicites des décideurs américains, britanniques et français sur la nécessité de renforcer les actions contre l’Iran et la Syrie sont à l’origine d’une situation dangereuse dans la région et particulièrement pour ce qui est de notre pays, qui ne peut être ignorée. L’extension des sanctions contre la République islamique iranienne a sans aucun doute causé des troubles économiques sérieux en Iran. Une hausse inédite du prix des monnaies étrangères, en d’autres termes la dévaluation de la monnaie Iranienne, et par conséquent la hausse des prix des biens de consommation, au moment où le chômage atteint des records historiques et où les usines ferment les unes après les autres, a mis en péril les conditions de vie de vastes couches de la société et plonge de plus en plus la grande majorité de la population dans la pauvreté et la misère. Et ce n’est que le début d’une guerre économique totale imposée à notre peuple, identique à celle subie par le peuple Irakien avant l’invasion militaire meurtrière des forces de l’OTAN contre ce pays. Ne pas être en mesure de vendre du pétrole ni d’importer les biens stratégiques indispensables seraient un désastre économique colossal pour un pays où le capitalisme mercantiliste d’une part, et la mise en œuvre des politiques de la Banque mondiale d’autre part, ont considérablement amoindri nos capacités de production nationales et ont transformé notre économie en une simple économie d’exportation de pétrole et d’importation de tous les biens de consommation nécessaires. Ceux qui organisent à l’échelle mondiale ces sanctions, en particulier les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, ont prévu ces sanctions en ayant en tête ces problèmes.

Ces plans inhumains ont des objectifs plutôt clairs :

- Forcer la République islamique à réagir violemment pour s’en sortir, et créer donc un scénario qui poserait une base sur laquelle il serait possible de convaincre les autres puissances mondiales qu’une guerre totale est nécessaire ;

- Essouffler le mouvement pacifiste pour le forcer à capituler devant n’importe quel scénario qui proposerait une issue à cette situation très difficile ;

- Exciter et mobiliser des fractions de droite du mouvement ainsi que certaines forces de gauche qui ont retourné leurs veste, et les pousser à soutenir la soi-disant intervention « humanitaire » comme ultime option pour faire évoluer la situation ;

- Les objectifs à long-terme de cette aventure militaire et probablement d’une guerre régionale sont clairs : contre-carrer la crise économique mondiale ; reconfigurer les politiques économiques à l’échelle mondiale sur la base de la concentration de capitaux astronomiques ; constituer le Grand Moyen-Orient afin d’étendre leur cercle d’influence politique et économique ainsi que leur domination sur une région stratégique du point de vue énergétique ; détourner les capacités de protestation massive des peuples de la Tunisie et l’Égypte, en Afrique du nord, à la Syrie et l’Iran et d’autres pays du Golfe persique et mettre un terme aux mouvements progressistes dans la région et mettre en place des « îlots de stabilité politique » qui puissent garantir les intérêts de l’impérialisme, à court et long-terme, dans la région. Hélas, les derniers événements donnent des signes de l’état d’avancement de ce scénario pré-établi par les complexes militaro-industriels mondiaux.

Les leaders du régime répressif et obscurantiste de la République islamique estiment qu’il n’y a pas de place pour le recul, et au lieu de penser à des façons de faire baisser la tension, ils développent les programmes nucléaires et brandissent des menaces militaires face aux sanctions économiques. Ali Khamenei, leader de la République islamique, a déclaré le 3 février, affirmant que l’Iran ne reculerait pas, que le pays était prêt à la guerre et a mis en avant l’expérience de la « guerre de 33 jours du Liban » face à l’ennemi. En réponse aux menaces Israéliennes, il a évoqué des menaces qui trouveront une « réponse appropriée en temps voulu ». L’ambassadeur Iranien en Russie a également parlé de frapper les intérêts américains et occidentaux dans le monde entier. Et après ces commentaires, ce fut au tour de Mahmoud Ahmadinedjad, lors d’un discours pour le défilé de l’Anniversaire de la révolution, à Téhéran, de promettre que « le monde allait bientôt prendre connaissance de nouvelles prouesses Iraniennes en terme de technologie nucléaire. » Ces commentaires ont été faits au moment où les manœuvres militaires pour fermer le détroit d’Ormuz ainsi que des avertissements officiels et clairs pour le départ des porte-avions Américains et Britanniques du Golfe persique, ont déjà montré leurs conséquences inquiétantes et ont fait grossir les rangs de ceux prêts à rejoindre l’invasion militaire de l’OTAN en République islamique. Les menaces Iraniennes « justifient » clairement la concentration de flottes sous commandement de l’OTAN dans le Golfe persique et en mer d’Oman, et les quantités énormes d’armes vendues aux pays de la région, comme aux émirats, et la création d’une « hystérie » mondiale autour d’un péril nommé « République islamique ».

Les dernières nouvelles indiquent que les bases sont jetées pour une catastrophe qui devient de plus en plus imminente :

- Le Pentagone a commandé auprès de l’industrie militaire américaine une nouvelle génération de bombes anti-bunker de très gros calibre ;

- Le journal Al-Arabia, citant le Washington Post, affirme que la discussion au sein des cercles dirigeants des Etats-unis et des autres pays de l’OTAN n’est pas de savoir si, mais bien quand et comment infliger à l’Iran des frappes préventives ;

- De larges campagnes médiatiques sont menées contre l’Iran et la Syrie, et des comptes-rendus rapportant l’implication du Corps révolutionnaire iranien dans les violences contre les habitants de Homs, en Syrie, y compris le reportage de Russia Today concernant une éventuelle préparation de 15 000 soldats du Corps révolutionnaire prêt à se déployer sur le front de la guerre Syrienne ;

- Radio Israël a indiqué des dizaines de milliers de soldats Américains sont en train de monter à la hâte des systèmes Israéliens anti-missiles ;

Dans cette atmosphère et à l’invitation des organisations de paix, la première vague de manifestations contre la guerre a commencé dans les rues Canadiennes, Américaines et Anglaises. Même si ces manifestations ont été organisées dans la précipitation, elles ont été relayées par les médias, et ont reçu un certain soutien populaire. D’autre part, la République Islamique qui a méthodiquement réprimé toutes les organisations de paix nationales et n’a permis aucune manifestation contre la guerre a tenté de dénaturer les objectifs de ces actions et s’en est servi de façon malhonnête pour les dépeindre comme des mouvements favorables à la politique que mène la République islamique. Les véritables organisations de paix progressistes s’opposent à toute intervention des impérialistes dans les affaires de quelque pays que ce soit même sous le masque de l’intervention « humanitaire », et s’oppose clairement et résolument à de telles interventions, et contrairement à certains conciliabules, qui se tiennent à huis clos, ne se taisent pas devant de telles interventions. La voie proposée par la République islamique, cependant, est claire. Interpréter cette opposition sans la moindre ambiguïté à toute ingérence extérieure comme un soutien des forces éprises de paix du monde entier à la cruauté et au crime, et à l’oppression du peuple que défendent des régimes comme celui théocratique de la République islamique, c’est avoir un toupet qui est le propre des dirigeants de la République islamique. La réalité est que la plupart des organisateurs de ces mouvements de protestation ont inlassablement manifesté leur opposition aux politiques et aux actions du régime théocratique dans notre pays, et leur opposition aux aventures militaires de l’impérialisme dans la région s’inscrit en solidarité avec la lutte des travailleurs dans notre pays.

Dans son communiqué du 7 février, le Conseil mondial de la paix a analysé les plans impérialistes visant à constituer un Grand Moyen-orient et examiné les situations actuelles en Syrie et en Iran, le déploiement massif de forces militaires américaines dans le Golfe persique, l’alignement des Cheikhs du Golfe persique sur l’Occident et les provocations constantes d’Israël contre l’Iran, et a affirmé la position de cette organisation progressiste sur les droits démocratiques du peuple et sur les interventions étrangères :

« Nous exprimons notre soutien à la lutte complexe du peuple Iranien pour la paix, la démocratie et la justice sociale et le rejet de toute ingérence dans les affaires internes Iraniennes sous aucun prétexte. Nous réaffirmons une fois de plus le droit inaliénable de toute nation à développer l’énergie nucléaire à des fins pacifiques (…) Nous soutenons les véritables exigences pacifiques, sociales, politiques et économiques du peuple Syrien et affirmons une nouvelle fois qu’aucune puissance n’a le droit de décider pour un autre peuple ou une autre nation. L’humanité ne peut tolérer d’ingérence étrangère dans les affaires internes d’un peuple. La souveraineté d’un pays est de la seule responsabilité de son peuple. » Le communiqué poursuit : « Les forces démocratiques, anti-impérialistes, éprises de paix du monde entier doivent briser le silence et dénoncer les campagnes perfides de l’impérialisme qui ouvre la voie à cette nouvelle agression (…) Nous nous engageons à poursuivre la lutte et à mobiliser des forces dans le monde entier afin de créer les fondations permettant de passer à une nouvelle étape dans la lutte anti-impérialiste, pour défendre la paix, la solidarité et l’auto-détermination des peuples. Nous sommes convaincus que la lutte des peuples pour la paix l’emportera ! »

L’expérience des manifestations mentionnées démontre que l’articulation de slogans pour la paix et le mouvement contre la guerre avec la lutte progressiste de notre peuple pour la démocratie est une nécessité et devrait être mise en avant par les organisations pacifistes de notre pays. Nous nous trouvons devant des jours et des semaines capitales. La région du Golfe persique et le Moyen-Orient sont au bord d’une guerre destructrice qui pourraient s’étendre et prendre des dimensions mondiales. Nous devons réagir face à de telles aventures dangereuses avant qu’il ne soit trop tard.

Aujourd’hui, nous ne devons laisser passer aucune occasion de nous opposer à la guerre et aux fauteurs de guerre, et empêcher la catastrophe avant qu’elle n’éclate.

Article du Tudeh, parti communiste iranien, publié dans l’organe central du Tudeh « Nameh Mardom »

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ 



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


 

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