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25/04/2012

n°94 - journal d'Iran - du 05-04 au 2-04 2.012 - Selon Abdel Bari Atwan, Israël prépare le terrain pour lancer une attaque militaire contre l'Iran.

journald'Iran   n°94 du 05-04 au 2-04  2.012

    C.De Broeder& M.Lemaire



a) Le "Journald'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

Tiré à part :

Abdel Bari Atwan : Israël, c’est la guerre !

hybel.blogspot : La délocalisation de la guerre d’Iran.

Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

Les Usa au cœur des débats.

IRNA : Propos du président iranien sur les droits nucléaires de l'Iran.

''Nous pouvons résister à l'embargo pendant des années''

1) PolitiqueIranienne

Les grandes manœuvres 

Surle terrain

L'Iran investira 30 mds USD dans ses hydrocarbures en 2012.

2) Politiqued'Israël

Préparation à la Guerre.

Le complot israélien pour saper les négociations de Iran/5+1. 

Almanar : Implication des missions diplomatique dans le réseau d’espionnage démantelé.

IRIB : Succès d'Istanbul, Israël ne décolère plus!

3) Sur le terrain

Les Voisins

Russie

Almanar : Moscou à "Israël": il est dangereux de faire monter la pression sur l’Iran.  

4) Dans le monde

Les USA

IRIB :La Maison Blanche s’acharne sur l'Iran.

Khaleej Times : Un deuxième porte-avions américain, l'USS Entreprise, a été dépêché vers le Golfe suite à l'aggravation des relations entre les Etats-Unis et l'Iran, ont rapporté lundi les médias internationaux

Le Pentagone déploie au large de l’Iran 430 missiles de croisière.

5  Dossier & Point de vue

5-1 Alain Gresh : Comment le gouvernement israélien conditionne l’opinion internationale à la guerre.

7-2 Amar DJERRAD : L’échec du stratagème « Grand Moyen-Orient » sous le fallacieux prétexte de « l’arme atomique » de l’Iran.

 

 


Tiré à Part

Abdel Bari Atwan : Israël, c’est la guerre !

Selon Abdel Bari Atwan, Israël prépare le terrain pour lancer une attaque militaire contre l’Iran et détruire ses installations et infrastructures nucléaires.

De récents rapports israéliens estiment par anticipation que les pertes humaines dans l’État hébreu pourraient être limitées à 300 tués si une guerre éclatait, alors que le ministre israélien de la défense, Ehud Barak, renouvelle aujourd’hui ses menaces en assurant que cette année sera consacrée à l’arrêt du projet nucléaire iranien.

Nombreux sont ceux qui estiment que ces menaces israéliennes, régulièrement affichées soit par le premier ministre israélien soit par son ministre de la défense, sont la simple manifestation d’une guerre psychologique dont l’objectif est d’inquiéter les autorités iraniennes et de les pousser à accepter un compromis qui, pour faire court, serait l’abandon par Téhéran de ses ambitions nucléaires, pacifiques ou non, alors que les négociations de l’Iran avec les pays occidentaux reprendront d’ici quelques jours.

L’explication de la guerre psychologique ne peut être complètement écartée, mais il paraît vraiment plus probable que les intentions d’Israël envers l’Iran et la région entière sont plus menaçantes qu’elles ne l’ont jamais été. Cela est attesté par les commentaires de Barak quand il a nié l’efficacité des sanctions économiques et diplomatiques appliquées à l’Iran par les Etats-Unis et l’Europe, disant qu’Israël n’abandonnera pas son pouvoir de décision — y compris celui de lancer une guerre — même face à ses alliés les plus proches, ce qui pousse à croire qu’Israël attaquera l’Iran avant la fin de l’année.

Il apparaît également à travers les menaces éructées par Barak - et faites devant les correspondants militaires israéliens - qu’il n’est pas uniquement question de l’Iran, mais aussi du Hezbollah [résistance libanaise], quand il a déclaré que la réponse à tout tir de missile venant du sud-Liban sera la destruction de l’infrastructure libanaise dans sa totalité. Toutefois, le Hezbollah, qui a résisté à l’agression israélienne contre le Liban pendant plus de 34 jours en 2006 - avec pour résultat une défaite retentissante et l’humiliante pour l’armée israélienne - ne se laisse pas intimider par ce genre de menaces. Le premier dirigeant du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, a déjà laissé entendre que la réplique de ses forces à une agression israélienne contre des cibles iraniennes serait l’envoi de ses missiles (estimés au nombre de 50 000) vers Haïfa, Tel Aviv et toute autre ville importante en Israël.

Le président des Etats-Unis Barack Obama, a prévenu Netanyahu quand ce dernier a visité Washington il y a un mois, à propos de ses perpétuelles menaces d’attaquer l’Iran, à cause de l’effet négatif qu’ont ces menaces sur l’économie internationale et en particulier les prix du pétrole. Ignorer cet avertissement est non seulement une insulte à l’égard du président américain, mais c’est avant tout une indication que les préparatifs en Israël pour une guerre n’ont pas cessé une seconde. Celui qui commande l’armée en Israël, se rend parfaitement compte des capacités de son armée et n’adopterait pas cette politique agressive s’il ne se sentait pas préparé aux conséquences.

Israël court un risque significatif avec ses menaces d’une guerre qui mettrait en danger la sécurité internationale. L’auteur allemand Günter Grass n’avait pas tort quand il disait être profondément préoccupé en voyant un État nucléarisé israélien mettant en garde contre le danger d’un État non-nucléairisé comme l’Iran, et il a lancé un appel pour que des opérations d’inspection soient effectuées sur un pied d’égalité entre les deux pays.

La guerre voulue par Israël ne sera pas une victoire dans un fauteuil. Une fois lancée, cette guerre brûlera non seulement les doigts d’Israël, mais peut-être aussi sa main, voir plusieurs parties de son corps s’il faut en croire les experts.

* Abdel Bari Atwanest palestinien et rédacteur en chef du quotidien al-Quds al-Arabi, grand quotidien en langue arabe édité à Londres.

Abdel Bari Atwan est considéré comme l’un des analystes les plus pertinents de toute la presse arabe.

9 avril 2012 –

 Vous pouvez consulter cet article à : ://www.abdelbariatwan.com/Israel%20...
Traduction : Info-Palestine.net - al-Muktar


hybel.blogspot : La délocalisation de la guerre d’Iran

L’Iran est au ban d’infamie depuis plus de trente ans. L’insoumise ne veut pas rejoindre le « concert des nations ». Son crime est de relever la tête pour dire non à la globalisation. Elle vit dans un monde à part et ne veut le quitter. Comme les Soviets, les Mao, les Gaullo, les Castro. Le harcèlement de la communauté bienpensante internationale est une constante à laquelle elle répond par l’invective et la provocation.
Contre des mots déjà en 1980, l’Occident avait armé l’Irak supplétive pour saigner plus d’un million d’adolescents sur pieds.
Contre des mots, l’Occident a militarisé le Golfe et la Péninsule arabe. Des missiles et des canons par milliers, des avions par centaines, des porte-avions par dizaines, des bases plus nombreuses que les doigts de la main. Jamais, le monde n’aura connu une concentration de puissance de destruction équivalente. Le tiers de la production d’armement des USA, GB et France (membres du conseil de sécurité) protège les cours du pétrole arabe et l’impunité de l’Etat hébreu.
Contre des mots Israël veut lancer ses trois cents bombes nucléaires pour prévenir la fabrication d’une seule. Les sionistes préparent méthodiquement le bombardement de l’Iran distante de mille sept cents kilomètres sous prétexte d’une improbable attaque nucléaire dont ils sont pourtant protégés par un bouclier humain de quatre millions d’otages palestiniens.

Les défenseurs du bien contre le mal jouent à se faire peur et dressent leurs opinions vers un conflit où nul va-t-en-guerre ne veut aller se faire tuer.
Car la première bataille sera suicidaire. Le Golfe persique est une pataugeoire en cul de sac où manœuvrent des centaines de tankers inflammables à la merci d’un jet d’allumette. Ce n’est pas le théâtre d’opération idéal ! La géographie est une menace bien plus dissuasive que la bombe !
En un mois de conflit, les experts prédisent que les cinq émirats arabes unis plus Bahrein, le Qatar et même l’Arabie retourneraient à l’état du Moyen âge, c'est-à-dire quarante ans en arrière !
Mais ce n’est pas ce qui inquiète l’Occident. A peine Téhéran menace t-il de fermer le détroit d’Ormuz que les cours s’envolent et les marchés s’affolent. C’est du sérieux, il faut d’urgence calmer le jeu et donner des signes discrets d’apaisement.
Justement, en Mer Rouge, une petite escadre iranienne est autorisée à faire escale au port islamique de Jeddah où elle est accueillie courtoisement par la marine royale saoudienne ; puis à sa propre surprise, elle obtient le feu vert de l’Egypte pour franchir le Canal de Suez et aller visiter ses amis russes à Tartous en Syrie. Le retour de croisière sera paisible. Les Iraniens dépassent les armadas d’une dizaine de nations qui se préparent à lui faire la guerre. Tous les commandants saluent à coup de sirène les équipages iraniens, sauf les Israéliens qui s’affranchissent de la tradition, mais c’était shabbat.
A Téhéran, pour répondre à ce geste de détente, un ayatollah ayant de la religion déclare que l’arme nucléaire est incompatible avec la charia.

Le Golfe devenant subitement tempéré, le théâtre s’est déplacé vers la Syrie où le lion (en arabe assad) dévore son peuple depuis des lustres sans que personne à l’ONU ne s’en soit jamais offusqué. Récemment, il était encore célébré dans toutes les capitales, paradant aux cotés des Présidents tricolores et étoilés.
Contre leur ami d’hier les chefs d’état aux bras croisés ont fini par hausser le ton. Téméraire, le Président Marzouki a osé expulser l’ambassadeur de l’animal; geste qui a permis aux autres chefs d’état d’emboiter le pas de l’inexpérimenté bouc émissaire. Monsieur le plénipotentiaire du lion, dégage ! Ah mais !
Mais justement, dans l’ombre, la Chine et la Russie ont sifflé le report des hostilités. Alors Washington a convoqué à Tunis une conférence des « amis » de la Syrie, façon de dire que le pays du lion n’avait pas d’ennemis. Et le lion en a profité pour reprendre sa croisade sanglante sur les droits de l’Homs.

Dans l’intermède, les géo stratèges ont été priés de chercher un autre terrain de manœuvre.
Le Liban a déjà donné en 2008 et le Hezbollah veille. L’Irak est disqualifié. Le Yémen a provisoirement capitulé. La Somalie pirate est trop dangereuse. L’Algérie est prématurée. Le Soudan divisé. Il y a bien l’Erythrée, bagne à ciel ouvert où l’admirable population crève doucement, le fer au pied, sans faire de bruit. C’est une option, mais le Qatar pour des raisons complexes n’est pas d’accord.
L’Asie Centrale a des avantages, on cherche un prétexte du coté de l’Ouzbékistan qui n’en manque pas ; le Turkménistan non plus.
Pour embêter la Turquie et la Russie, le Caucase reste une hypothèse intéressante. Justement, l’Azerbaïdjan, pays pétrolier voisin de l’Iran et peuplé de chiites vient d’acquérir pour 1,6milliards d’armement à Israël ! Ah ! Si les musulmans chiites pouvaient s’entre-tuer avec des munitions juives !

Pendant ce temps, la Grèce est en feu, le Portugal est dans la rue, l’Espagne reste grande, l’Allemagne arrogante et la France dans l’attente du grand soir.
Mais l’Europe est sereine ; elle pense –peut-être à tort- que la guerre du pétrole ne peut être délocalisée chez elle. Espérons que l’avenir lui donnera raison !

http://hybel.blogspot.com/search?updated-min=2012-01-01T00:00:00-08:00&updated-max=2013-01-01T00:00:00-08:00&max-results=8



Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

Les Usa au cœur des débats.

IRNA : Propos du président iranien sur les droits nucléaires de l'Iran.
Les propos de président iranien Mahmoud Ahmadinejad affirmant que l'Iran défendrait ses droits a reçu une large couverture dans toute la presse pakistanaise, mercredi.

Le quotidien «Daily news » citant le président Ahmadinejad a précisé: «celui qui veut violer les droits de la nation iranienne recevra une réponse appropriée."

L'Iran a suffisamment de fonds pour tenir pendant plusieurs années face à un embargo pétrolier, a déclaré le président Mahmoud Ahmadinejad.

«Même si nous ne vendions pas de pétrole pendant deux ou trois ans, le pays se débrouillerait très bien», a assuré le chef de l'Etat lors d'un déplacement dans la province d'Hormuzgan.

Daily News reprend dans sa première page que l'Iran peut résister à plusieurs années de sanctions pétrolières. Le journal a rapporté que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré que l'Iran dispose de fonds suffisants pour résister à un embargo total sur ses ventes de pétrole pendant des années.

"La Nation", un autre quotidien, rapporte que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad dans un discours prononcé dans la province de Hormuzgan a repris les mêmes propos. L’Express Tribune pour sa part a rapporté que l'Iran défendrait ses droits et dispose de suffisamment d'argent pour survivre aux sanctions économiques occidentales.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré mardi que l'Iran ne renoncera pas à ses droits et ne craignait pas les sanctions pétrolières à la veille de la reprise des négociations nucléaires avec les pays du groupe 5+1 samedi à Istanbul.

Quiconque veut porter atteinte aux droits du peuple iranien (...) sera remis à sa place et recevra une telle gifle qu'il sera incapable de retrouver le chemin pour rentrer à la maison, a déclaré M. Ahmadinejad.

Le président Ahmadinejad a par ailleurs déclaré que les nouvelles sanctions pétrolières décidées par les Etats-Unis et les pays de l'Union européenne n'auront aucun effet.

Nos réserves en or et en devises sont sans précédent dans toute l'histoire (...) nous avons tellement de réserves de devises que même si pendant deux ou trois ans nous ne vendons pas un seul baril de pétrole, nous pourrons gérer le pays sans problème, a déclaré le président Ahmadinejad.

Le président Mahmoud Ahmadinejad a demandé de son côté aux Occidentaux de changer de langage à l'égard de l'Iran s'ils veulent parvenir à une solution.

Ils insultent constamment le peuple iranien et utilisent le langage de la force et de l'insulte. Mais je leur dit au nom du peuple iranien que cette méthode ne donnera pas de résultat. Il faut qu'ils changent de langage et parlent avec respect, a affirmé le président iranien.

IRNA


''Nous pouvons résister à l'embargo pendant des années''
Mahmoud Ahmadinejad déclare dans les médias iraniens que l'Iran pourra surmonter "facilement" deux à trois années d'embargo sur ses ventes de pétrole.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré mardi 10 avril que l'Iran dispose de fonds suffisants pour résister à un embargo total sur ses ventes de pétrole pendant plusieurs années, d’après les médias iraniens.
« Ils (les puissances occidentales) veulent imposer des sanctions sur notre pétrole et nous devons leur dire que nous avons tellement en réserve que même si nous ne vendons pas de pétrole pendant deux à trois ans, le pays s’en sortira facilement », a déclaré Ahmadinejad lors de une visite dans la province de Hormuzgan.
Lundi, les Etats-Unis ont souligné que le temps pour les négociations nucléaires entre l'Iran et l'Occident n'était pas infini, soit cinq jours avant la date prévue du début des pourparlers à Istanbul. La Maison Blanche a ajouté que la fenêtre dans laquelle une solution diplomatique pouvait être atteinte était en train de se fermer.
Le chef du programme nucléaire iranien, Fereidoun Abbasi, a déclaré dimanche soir à la télévision d'Etat que Téhéran pourrait cesser sa production d'uranium enrichi à 20%, nécessaire pour un réacteur de recherche, et continuer d’enrichir de l'uranium à des niveaux inférieurs, pour la production d'électricité.
Cette mesure pourrait prendre place, une fois que l'Iran aura un stock suffisant d'uranium enrichi à 20%, a précisé Abbasi.
En fin de semaine dernière, le Washington Post a rapporté que le président Barack Obama a récemment envoyé un message au chef suprême de l’Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, établissant que les Etats-Unis donneraient leur accord à un programme nucléaire iranien civil, si la République islamique est en mesure de prouver qu'elle n'est pas en train de développer une bombe nucléaire.
http://www.guysen.com/article_Iran-Nous-pouvons-resister-a-l-embargo-pendant-des-annees-_17753.html



1) PolitiqueIranienne

Ahmadinejad

Les grandes manœuvres 

L’Iran suspend les exportations de pétrole à l’Espagne (TV)

 L'Iran a suspendu les livraisons de pétrole à l'Espagne, après avoir suspendu les exportations de brut à la Grèce, a rapporté mardi la chaîne de télévision locale Press TV, citant une source.

L'Iran réfléchit également à réduire les exportations de pétrole vers l'Allemagne et l'Italie, selon le média.

Plus tôt dans la journée, le ministre iranien du Pétrole a déclaré que son pays avait déjà suspendu les exportations de pétrole vers la Grèce.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=59019



Sur le terrain

L'Iran investira 30 mds USD dans ses hydrocarbures en 2012
L'Iran envisage d'investir environ 30 milliards de dollars dans son industrie des hydrocarbures d'ici fin 2012, rapporte lundi l'agence iranienne FarsNews citant le ministre du Pétrole Rostam Qassemi.
Selon M.Qassemi, la grande partie de ces fonds sera destinée au projet de mise en valeur du gisement gazier de South Pars.
Le ministre a également souligné qu'en 2012, l'industrie pétrolière iranienne devrait faire face à moins de problèmes grâce au soutien du président Mahmoud Ahmadinejad. En outre, les ressources octroyées par les banques et les fonds de soutien à l'énergie l'aideront à atteindre les objectifs fixés pour 2012, a poursuivi M.Qassemi.
La semaine dernière, le vice-ministre iranien du Pétrole Ahmad Galbani a annoncé que Téhéran, qui produit actuellement à 4,3 millions de barils de pétrole par jour, comptait accroître sa production jusqu'à 6 millions de barils par jour à l'horizon 2025. L'Iran envisage également de porter sa production de gaz de 260 à 400 milliards de mètres cubes, a indiqué M.Galbani.
Préoccupés par la poursuite des activités nucléaires de Téhéran, les chefs des diplomaties de l'Union européenne ont décrété le 23 janvier dernier un embargo sur les importations de pétrole iranien vers l'UE à partir du 1er juillet. Les Etats-Unis ont pour leur part décrété des sanctions supplémentaires contre les responsables iraniens et la Banque centrale du pays.

09-04

http://fr.rian.ru/business/20120409/194236937.html


Préparation à la guerre

Almanar : Des drones américains épient les sites nucléaires iraniens.

 

Des drones de surveillance furtifs de la CIA ont pénétré profondément à l'intérieur du territoire iranien il y a trois ans et pris notamment des photos du site nucléaire secret de Qom avant de retourner à sa base, a rapporté samedi le Washington Post.

Le journal ajoute que, lors du premier vol de ce type, trois ans plus tôt, les analystes de la CIA et d'autres agences américaines ont guetté le moindre signe indiquant que l'appareil, un RQ-170 Sentinel, avait été détecté par la défense aérienne iranienne.

"Il n'y a pas eu le moindre indice dans ce sens", selon un ancien haut dirigeant de la CIA cité par le journal sans le nommer. 

Depuis, des drones furtifs ont observé des dizaines de sites en Iran, effectuant des centaines de vols au-dessus de sites suspects, avant qu'une version du RQ-170 ne s'écrase à l'intérieur des frontières iraniennes en décembre dernier, poursuit le journal.

Cette surveillance a fait partie d'une campagne de renseignement centrée sur le programme nucléaire iranien et qui s'est amplifiée lors des dernières années de l'administration de George W. Bush.

La campagne a comporté la mise en place de systèmes d'écoutes électroniques par l'Agence nationale de sécurité (NSA), celle d'une unité consacrée à l'Iran formée d'analystes spécialisés en images satellitaires, ainsi que la création d'un réseau d'espions, indique encore le journal.

L'élargissement de la panoplie des services secrets a conforté la Maison Blanche dans l'idée qu'elle serait prévenue rapidement de la moindre tentative de l'Iran d'assembler une bombe nucléaire.

"Nous sommes confiants que nous observerons l'activité montrant qu'une décision a été prise", selon le haut responsable cité par le Washington Post.

Selon le journal, l'effort des services secrets a coïncidé avec une campagne secrète de la CIA et d'autres agences pour saboter le programme nucléaire iranien.

L'administration du Président Obama a cité des rapports des services de renseignement en se prononçant contre une attaque militaire préventive d'Israël contre les sites nucléaires iraniens.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=58539&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=28&s1=1


Le Pentagone déploie au large de l’Iran 430 missiles de croisière

La flotte américaine en service au large de l'Iran dispose actuellement de 430 missiles de croisière Tomahawk d'une portée de 1 600 km.

Le service d'information de la marine US a annoncé la présence dans le Golfe d'un groupe de navires avec le porte-avions Entreprise à leur tête.

Les navires qui l'accompagnent et un sous-marin nucléaire faisant également partie du groupe disposent au moins de 130 missiles de croisières.

Un autre groupe dirigé par l'USS Abraham Lincoln déployé dans le nord de la mer d'Arabie en dispose autant.
La région du Golfe est, en plus, patrouillée par le sous-marin nucléaire Georgia armé de 154 missiles et un autre sous-marin ayant à son bord 12 Tomahawk.
Source:  http://french.ruvr.ru/



2) Politiqued'Israël

Préparation à la Guerre.

Le complot israélien pour saper les négociations de Iran/5+1.  

A l’approche des pourparlers Iran/5+1 à Istanbul, en Turquie, le régime sioniste s’est lancé dans un jeu de ruse, se déclarant pessimiste quant aux résultats de ces négociations étant donné que la position finale des Etats-Unis n’a pas été encore déterminée pour ce régime !
L’hebdomadaire américain « Time », a, ainsi, analysé : « Israël s’inquiète de ce que l’objectif de la RII d’entrer dans ces négociations, ne soit pas un engagement sérieux dans le processus diplomatique de l’affaire, il est sûr que Téhéran veut ainsi tuer le temps pour accéder à ce que les sionistes jugent la bombe atomique. » Entre temps, la presse israélienne a fait état, il y a quelques jours, des divergences de vue entre le Premier ministre, Benyamin Netanyahu et le ministre de la Guerre, Ehud Barak, sur le dossier nucléaire iranien. « Netanyahu demande l’arrêt total par l’Iran de l’enrichissement d’uranium et le transfert en entier de l’uranium enrichi en Iran alors qu’Ehud Barak est pour la poursuite de l’enrichissement d’uranium enrichi à bas niveau et n’a pas de problème pour que quelque centaines de kg d’uraniums enrichis à 3.5% restent sur le sol iranien. L’annonce par la presse israélienne de cette grande divergence entre les autorités de l’entité sioniste intervient au moment où le site d’information israélien « Debka » a rapporté que les Etats-Unis entendent accepter lors des négociations d’Istanbul, que l’Iran conservent ses 1000 centrifugeuses et qu’il se dote jusqu’à 1000 km d’uraniums enrichis à 3.5%, ayant le droit de posséder un peu d’uraniums enrichis à 20%. La Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton a prétendu, jeudi, 12 avril que Washington a constaté des signes témoignant de ce que la RII assistera aux négociations avec de nouvelles idées et propositions. Elle a donc insisté que Washington exige des responsables iraniens qu’ils donnent un « engagement écrit et transparent » précisant qu’ils ne proliféreront pas d’armes atomiques. Mme Clinton a eu la grâce de rassurer que son gouvernement prendra en considération les demandes de la RII pour y répondre, autant que possible ?!! Il est vrai que les représentants des 5+1 ne se mettront pas à la table de négociations d’Istanbul, avec une position unique, comme l’estiment les analystes. Ils envisagent et avancent certes une série d’options diverses. La Russie et la Chine qui jugent inappropriées les sanctions euro-américaines contre le programme nucléaire iranien, sont, certainement, pour des négociations directes et des voies et mesures qui créent la confiance, c’est, d’ailleurs, l’analyse de l’hebdomadaire « Time », qui affirme que les trois autres pays à savoir, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France, agiront, comme toujours, dans le sens des intérêts d’Israël, demandant l’arrêt des activités nucléaires iraniennes. Quant à l’Iran, il est prêt, comme dans le passé, à régler l’affaire via la diplomatie sans négocier sur ses droits nucléaires inaliénables.

13/04/2012

 http://french.irib.ir/analyses/commentaires/item/181721-le-complot-isra%C3%A9lien-pour-saper-les-n%C3%A9gociations-iran/5%201

 


Almanar : Implication des missions diplomatique dans le réseau d’espionnage démantelé.

Le ministère iranien des Renseignements a publié mardi un compte rendu détaillé sur les arrestations annoncées il y a une semaine de 15 espions iraniens et étrangers travaillant à la solde du Mossad israélien.

Selon le communiqué du ministère iranien, une des missions  du groupe était "d'identifier et d'assassiner l'un des experts de notre nation", tout en affirmant "avoir arrêté tous les terroristes liés à cette tentative d’assassinat et saisi leurs équipements ". Le communiqué cite également avoir "démantelé les cellules chargées de faire exploser un nombre d’installations du pays".

Conformément aux informations révélées par ce groupe terroriste, le ministère iranien des renseignements précise que "le régime sioniste a illégalement utilisé les missions diplomatiques de pays occidentaux qui prétendent préserver la paix mondiale et les droits de l’Homme alors qu’en réalité ils ne sont que les parrains du terrorisme international".

"Les documents et les preuves liés à l’implication de ces missions diplomatiques seront prochainement dévoilés", ajoute le communiqué.

Le ministère a en outre fait état de la découverte d’"une base d’espionnage dans une zone frontalière à l’Iran". "Toutes ces informations sont documentées",  a-t-il assuré.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=60119&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=28&s1=1


IRIB : Succès d'Istanbul, Israël ne décolère plus!

 Décidément la pilule est trop dure à avaler. Pour celui qui a remué ciel et terre pour saper les négociations d’Istanbul, il est vraiment dur à constater que tous ses complots sont tombés à l’eau, puisque les négociations Iran/5+1 à Istanbul sont jugées constructives pour part et d'autre.
De sorte que le Premier ministre sioniste, Benyamin Netanyahou, n'a pas pu cacher sa colère contre les résultats positifs des négociations Iran/5+1. D'après lui, l'accord, obtenu par les deux parties, qui permet l'organisation du deuxième tour des négociations à Bagdad, est « un cadeau offert à l'Iran ».  
Il n'est pas difficile de comprendre la colère des responsables sionistes car nombreux étaient les sphères politiques occidentales et les médias liés aux sionistes qui ont essayé de suggérer que les négociations d'Istanbul ne mèneraient à nulle part.
S’accrochant à leur théories insensées, ces milieux politiques et médiatiques cherchent à faire croire que les pressions de l'Occident contraindraient l'Iran à reculer de ses positions pour ainsi faire renoncer le groupe 5+1 à s'assoir à la table des négociations avec Téhéran, ce qui leur aurait permis de baliser le terrain à une action militaire contre l'Iran.
Le samedi 14 avril, les représentants d'Iran et des 5+1 se sont réunis, après 15 mois, à Istanbul pour débattre du nucléaire iranien.
Les membres de la délégation iranienne et du groupe 5+1, excepté ceux des Etats-Unis, se sont rencontrés avant l'ouverture officielle des négociations dans la conjoncture où ils étaient pour la plupart optimistes quant à ce tour de dialogue.
Toujours dans ce contexte, Ben Rhodes, vice-conseiller américain à la sécurité nationale, a jugé constructives les négociations d'Istanbul précisant que celles-ci étaient marquées d'une ambiance constructive. Pour lui, les négociations d'Istanbul, ont ouvert un nouvel horizon sur le règlement de la question nucléaire.
Selon les analystes, le changement de cap des Occidentaux vis-à-vis de l'Iran puise dans l'échec des sanctions anti-iraniennes. D'importantes sanctions financières, commerciales et énergétiques qui ont visé, pendant l'année dernière, l'économie de l'Iran, avaient pour objectif de plier l'ordre de la République islamique d'Iran ne souhaitant que de se profiter de ses droits incontestables.
Or, ces sanctions, notamment énergétiques, ont eu de mauvais impacts sur l'économie exsangue des pays européens d'autant plus que les candidats à la présidentielle américaine se préparent pour la course à la Maison Blanche, sur le fond des manifestations anticapitalistes. Il va de soi que dans une telle conjoncture, les parties occidentales feraient mieux opter pour une approche diplomatique envers l'Iran.
Reconnaissant l’application des sanctions les plus vigoureuses par l'Occident contre le peuple iranien, le président américain, Barack Obama, a précisé que les négociations avançaient bien.
Ceci dit, il est normal de voir le régime sioniste en émoi des résultats positifs des négociations. D'autre part, ce que Netanyahou appelle un « cadeau fait à l'Iran » montre en effet que celui-ci est arrivé à faire avancer les négociations d'Istanbul de manière qu’elles se poursuivront afin de favoriser le terrain aux coopérations d’envergure sur l'échiquier international.

 17/04/2012

IRIB



3 Sur le terrain

Les Voisins

Russie

Almanar : Moscou à "Israël": il est dangereux de faire monter la pression sur l’Iran  

Moscou a prévenu lundi « Israël » qu'il était "dangereux" de faire monter la pression sur l'Iran à propos de son programme nucléaire, après les discussions samedi entre Téhéran et le groupe 5+1, a annoncé lundi le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
Au cours d'une rencontre du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et du chef du Conseil national de sécurité d' « Israël », Yaakov Amidror, "la Russie a souligné le caractère contre-productif et dangereux de toute tentative d'utiliser les informations sur l'avancée des technologies nucléaires iraniennes pour faire monter artificiellement la pression et créer un prétexte pour davantage de sanctions ou un recours à la force".
Téhéran a renoué le dialogue sur ses activités nucléaires samedi à Istanbul avec les grandes puissances du groupe 5+1 -les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne) plus l'Allemagne.
Les deux parties doivent se retrouver le 23 mai à Bagdad pour entrer dans le vif des négociations.
Réagissant aux résultats des discussions d'Istanbul, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé dimanche que l'Iran avait obtenu ainsi un laps de temps supplémentaire de cinq semaines pour poursuivre son programme nucléaire.

17/04/2012  http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=59939&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=28&s1=1



4 Dans le monde

Les USA

IRIB :La Maison Blanche s’acharne sur l'Iran.  
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Dans une note adressée aux secrétaires à l'Energie et au Trésor, le président américain Obama a déclaré qu'après des examens effectués, il est arrivé à cette conclusion que le pétrole et ses dérivés sont suffisamment offerts sur les marchés mondiaux pour compenser le vide du pétrole iranien. Obama devrait déclarer, dans le délai fixé qui a expiré vendredi, sa décision sur le durcissement des sanctions anti-iraniennes. Le communiqué de la Maison Blanche a été émis, hier, justement à ce propos. Selon ce communiqué à partir de trois mois au plus tard les sanctions seront mises en vigueur, frappant les acheteurs du pétrole iranien et les banques étrangères qui effectueront des transactions avec la banque centrale iranienne. Cela intervient au moment où les critiques contre les politiques de la Maison Blanche et les inquiétudes sur les marchés énergétiques, ne cessent de s’empirer, en dépit des promesses de la Maison Blanche. L'intensification des sanctions contre l'Iran durant des dernières semaines ont provoqué l’envolée du baril sur les marchés mondiaux et la hausse sans précédent du prix à la pompe aux Etats-Unis ainsi qu'en Grande-Bretagne et dans plusieurs pays européens. D'autant plus que Washington et Londres se sont vus contraints de puiser dans leurs réserves stratégiques pour contrôler le marché. Il y a une dizaine de jours, la secrétaire générale du Font Monétaire International, FMI, Christine Lagarde avait averti que les perturbations dans l'exportation du pétrole iranien pourraient avoir de sérieuses répercussions sur l'économie mondiale. Selon Lagarde un arrêt dans l'exportation du pétrole iranien pourrait faire monter le prix du pétrole sur les marchés mondiaux de 20 à 30%. Les Etats-Unis en exemptant dix pays des sanctions unilatérales contre l’Iran, réagissent en fait à ces mêmes inquiétudes. La Maison Blanche essaie de faire croire à la réussite des sanctions. Alors que d’aucuns affirment qu'en tenant compte de la situation énergétique dans le monde et des défis découlant de la crise économique aux Etats-Unis et en Europe, les estimations d'Obama des répercussions de l'embargo sur le pétrole iranien sont bien loin de la réalité. L’hostilité des Etats-Unis avec les pays indépendants est effectivement leur principal problème. Or, ce qui importe pour ce pays est de maintenir leur hégémonie sur le monde. Il lui peu importe que d’autres pays - que ce soit européens ou asiatiques, subissent les effets nocifs de la politique américaine et jusqu' à quant doivent-ils payer les frais des aventurismes des Etats-Unis, ce qui s’est déjà passé en Irak et en Afghanistan.


Khaleej Times : Un deuxième porte-avions américain, l'USS Entreprise, a été dépêché vers le Golfe suite à l'aggravation des relations entre les Etats-Unis et l'Iran, ont rapporté lundi les médias internationaux

Se référant à Amy Derrick-Frost, la porte-parole de la 5e flotte de l'US Navy basée à Bahreïn.
Selon le journal émirati Khaleej Times, l'USS Entreprise est arrivé dans le Golfe le 3 avril dernier. Il est accompagné par croiseur le lance-missiles USS Vicksburg, trois destroyers de classe Arleigh Burke, l'USS Nitze, l'USS Porter et l'USS James E.Williams.
Ces navires ont rejoint un autre groupe aéronaval d'attaque américain dirigé par le porte-avions USS Abraham Lincoln qui se trouve dans le Golfe.
Depuis dix ans, c'est la quatrième fois que deux groupes d'actions navale de l'US Navy sont déployés dans une même région.
Les porte-avions USS Entreprise et USS Abraham Lincoln patrouilleront le long des voies de transport d'hydrocarbures en provenance du Golfe, appuieront les opérations antiterroristes en Afghanistan et participeront à la lutte contre les pirates au large de la Somalie, selon la porte-parole.
La semaine dernière, Amy Derrick-Frost a reconnu que la flotte iranienne n'avait pas manifesté de signes d'agression ces derniers temps, note le Khaleej Times.
Les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux soupçonnent que l'Iran veut se doter de l'arme nucléaire sous couvert du programme nucléaire qu'il prétend réaliser à des fins pacifiques. Téhéran rejette ces accusations, affirmant que ses recherches nucléaires ont pour seul objectif de satisfaire les besoins du pays en électricité.
La tension autour de l'Iran et de son programme nucléaire est récemment montée d'un cran suite aux menaces proférées par Téhéran de fermer le détroit d'Ormuz au transit de pétrole en cas de sanctions occidentales contre les exportations pétrolières iraniennes. En réponse, les USA et le Royaume-Uni ont commencé à renforcer leur présence militaire dans la région. L'adoption d'un embargo sur les livraisons de brut iranien a été approuvée en janvier par l'UE.

04-04

Khaleej Times 



5  Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

5-1 Alain Gresh :Comment le gouvernement israélien conditionne l’opinion internationale à la guerre.

Le 14 avril se tiendra à Istanbul un nouveau cycle de négociations entre l’Iran et le groupe 5+1, composé des Etats-Unis, de la France, de la Russie, de la Chine, du Royaume-Uni et de l’Allemagne. Les pourparlers porteront sur le nucléaire, Téhéran réaffirmant son droit à l’enrichissement de l’uranium, ses interlocuteurs prétendant qu’il cherche en réalité à acquérir l’arme nucléaire. Un feuilleton sans fin.

Cette réunion s’accompagnera des habituelles confidences de responsables non identifiés, américains, européens ou israéliens ; de mises en garde sur le fait que l’Iran est à la veille d’acquérir la bombe, une contre-vérité répétée depuis... 1991, sans que cela semble gêner qui que ce soit.

Car, il faut bien le dire, on a assisté à une habile campagne destinée à faire du nucléaire iranien LA grande question de la politique internationale, celle qui menacerait non seulement la paix dans la région, mais la paix dans le monde. Ainsi, la priorité de la communauté internationale, dans un monde marqué par une crise économique sans précédent, par une pauvreté croissante, par des inégalités grandissantes, par le drame palestinien, par la guerre américaine en Afghanistan, par la déstabilisation du Pakistan nucléaire, etc., serait le nucléaire d’un pays qui, depuis plus d’un siècle, n’a agressé personne, mais a vécu plusieurs occupations et attaques étrangères.

Un article du McClatchy Washington Bureau éclaire comment le gouvernement israélien a réussi ce tour de force (Sheera Frenkel, « Israel push on Iran included a steady dose of media leaks », 7 mars).

« Niché au cœur du quartier général du ministère de la défense, un homme connu comme l’agent 83 explique avec précision ce à quoi ressemblerait une bombe nucléaire iranienne. L’agent, qui est devenu un expert sur le programme nucléaire, montrait son modèle à des journalistes étrangers par une chaude journée d’août et ce, pour la troisième fois dans la second moitié de 2009.

« J’espère que vous n’avez pas de question et qu’il est clair que l’Iran travaille à construire la bombe nucléaire”, concluait-il à la fin de la visite. En quelques jours, le compte rendu de l’agent 83 est apparu dans des articles de la presse américaine et européenne : l’Iran maîtrisait désormais la compréhension du fonctionnement d’une arme nucléaire. C’était une des douzaines d’informations “exclusives” sur le supposé programme militaire nucléaire iranien, la majorité d’entre elles provenant de sources israéliennes.

« Un tel accès à des experts israéliens pour les journalistes internationaux a joué un rôle essentiel dans la diffusion du point de vue israélien : l’Iran poursuit un programme d’armes nucléaires. Ces derniers mois, le débat sur les ambitions nucléaires de l’Iran a alimenté la campagne présidentielle républicaine, a servi de toile de fond à la réunion (au mois de mars) entre le président Barack Obama et le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui a obtenu un engagement de la part d’Obama que les Etats-Unis auraient recours, si nécessaire, à des moyens militaires pour empêcher l’Iran d’acquérir une capacité d’armement nucléaire.

« Les responsables israéliens reconnaissent que le large consensus en Occident - l’Iran est sur le point de construire une arme nucléaire - ne repose pas seulement sur les données fournies par le renseignement israélien, mais s’appuie aussi en grande partie sur une campagne médiatique soutenue entreprise par les Israéliens pour persuader le monde que l’Iran est résolu à se doter d’une ogive nucléaire. »

Un responsable du ministère des affaires étrangères israélien, rentré de Washington, expliquait au journaliste de McClatchy que la manière dont la question iranienne était devenue centrale pour l’élection américaine était « un énorme succès pour Israël ». Mais dans le même temps, expliquent des responsables, il ne faut surtout pas qu’Israël apparaisse comme poussant les Etats-Unis à la guerre.

Dans cette entreprise de sensibilisation des opinions et des gouvernements, The Israel Project occupe une place particulière. Nous avons dévoilé ici la manière dont cette officine expliquait, dans un livret confidentiel, la manière de manipuler l’opinion sur le conflit israélo-palestinien. C’est bien évidemment les mêmes méthodes qui sont utilisées contre l’Iran. Comme le précise sa présidente, « aucun candidat ne peut être élu [aux Etats-Unis] sans avoir une position dure à l’égard de l’Iran ».

Les révélations faites à la presse ont lieu, précise le journaliste de McClatchy, juste avant les événements critiques. Ainsi, alors qu’une estimation de l’ensemble des services de renseignement américains en 2007 minimisait les avancées iraniennes, les fuites se sont multipliées. C’est juste avant le G-20 de 2009 que l’on assista à d’autres révélations au sujet d’un site secret iranien à Qom. Et les autres fuites sur un risque d’attaque israélienne ont été délibérées à la veille de la publication d’un nouveau rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Elles ont aussi servi à pousser les Etats-Unis et l’Union européenne à adopter des sanctions dures contre l’Iran, une décision pour laquelle Israël se battait depuis des années. L’argument avancé par Sarkozy selon lequel les sanctions sont le seul moyen d’empêcher Israël de bombarder l’Iran est absurde : si l’attaque est illégale, et elle le sera, il faut la condamner à l’avance, pas la justifier.

Les affirmations israéliennes sont toujours incontrôlables. Et comme le fait remarquer un diplomate européen, à propos des déclarations péremptoires de Moshe Yaalon, ministre des Affaires stratégiques israélien :

« Il est l’une de ces personnalités israéliennes qui parlent comme quelqu’un qui sait tout ce qui se passe sur le terrain en Iran. Comme s’il était au milieu des scientifiques iraniens et savait quand ils allaient adapter l’ogive sur le missile. Mais la vérité est qu’aucun de nous ne sait à 100 % ce qui se passe - même si Israël fait un très bon travail pour convaincre [du contraire]. »

Personne ne peut savoir quel sera le résultat des négociations sur le nucléaire iranien. Face à la position intransigeante du gouvernement israélien, les Etats-Unis semblent hésiter, si l’on en croit l’un des meilleurs spécialistes de la question, Gary Sick, qui s’interroge toutefois sur ce que l’Iran obtiendrait en échange de ses concessions (« A contest not for the faint hearted », 10 avril).

En revanche, une fois de plus, Nicolas Sarkozy se situe dans le camp de la guerre. Dans un article (« On Iran, Reality Bites », 9 avril), le correspondant du New York Times à Paris John Vinocur (un journaliste dont les idées se situent à la droite du Figaro) rapporte les propos de Gérard Longuet, ministre de la Défense, présentant les Français comme les « gardiens du temple », face à la dangereuse propension d’Obama à faire des concessions !

Ni Longuet, ni les propagandistes israéliens ne semblent réellement se préoccuper des retombées d’une guerre contre l’Iran.

Alain Gresh –

12 avril

Le Monde diplomatique



 

6 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

6-1Tudeh :Lutter de toutes nos forces contre la guerre et les aventures militaires dans la région du Golfepersique et au Moyen-Orient !

Les événements de ces dernières semaines, telles les nouvelles portant sur les troubles en Syrie et le programme « nucléaire » de la République islamique Iranienne sont des signes de tensions sans précédent dans la région et d’un risque de déclenchement d’une guerre désastreuse et meurtrière qui pourrait facilement s’étendre et prendre des dimensions mondiales.

Les menaces explicites des décideurs américains, britanniques et français sur la nécessité de renforcer les actions contre l’Iran et la Syrie sont à l’origine d’une situation dangereuse dans la région et particulièrement pour ce qui est de notre pays, qui ne peut être ignorée. L’extension des sanctions contre la République islamique iranienne a sans aucun doute causé des troubles économiques sérieux en Iran. Une hausse inédite du prix des monnaies étrangères, en d’autres termes la dévaluation de la monnaie Iranienne, et par conséquent la hausse des prix des biens de consommation, au moment où le chômage atteint des records historiques et où les usines ferment les unes après les autres, a mis en péril les conditions de vie de vastes couches de la société et plonge de plus en plus la grande majorité de la population dans la pauvreté et la misère. Et ce n’est que le début d’une guerre économique totale imposée à notre peuple, identique à celle subie par le peuple Irakien avant l’invasion militaire meurtrière des forces de l’OTAN contre ce pays. Ne pas être en mesure de vendre du pétrole ni d’importer les biens stratégiques indispensables seraient un désastre économique colossal pour un pays où le capitalisme mercantiliste d’une part, et la mise en œuvre des politiques de la Banque mondiale d’autre part, ont considérablement amoindri nos capacités de production nationales et ont transformé notre économie en une simple économie d’exportation de pétrole et d’importation de tous les biens de consommation nécessaires. Ceux qui organisent à l’échelle mondiale ces sanctions, en particulier les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, ont prévu ces sanctions en ayant en tête ces problèmes.

Ces plans inhumains ont des objectifs plutôt clairs :

- Forcer la République islamique à réagir violemment pour s’en sortir, et créer donc un scénario qui poserait une base sur laquelle il serait possible de convaincre les autres puissances mondiales qu’une guerre totale est nécessaire ;

- Essouffler le mouvement pacifiste pour le forcer à capituler devant n’importe quel scénario qui proposerait une issue à cette situation très difficile ;

- Exciter et mobiliser des fractions de droite du mouvement ainsi que certaines forces de gauche qui ont retourné leurs veste, et les pousser à soutenir la soi-disant intervention « humanitaire » comme ultime option pour faire évoluer la situation ;

- Les objectifs à long-terme de cette aventure militaire et probablement d’une guerre régionale sont clairs : contrecarrer la crise économique mondiale ; reconfigurer les politiques économiques à l’échelle mondiale sur la base de la concentration de capitaux astronomiques ; constituer le Grand Moyen-Orient afin d’étendre leur cercle d’influence politique et économique ainsi que leur domination sur une région stratégique du point de vue énergétique ; détourner les capacités de protestation massive des peuples de la Tunisie et l’Égypte, en Afrique du nord, à la Syrie et l’Iran et d’autres pays du Golfe persique et mettre un terme aux mouvements progressistes dans la région et mettre en place des « îlots de stabilité politique » qui puissent garantir les intérêts de l’impérialisme, à court et long-terme, dans la région. Hélas, les derniers événements donnent des signes de l’état d’avancement de ce scénario pré-établi par les complexes militaro-industriels mondiaux.

Les leaders du régime répressif et obscurantiste de la République islamique estiment qu’il n’y a pas de place pour le recul, et au lieu de penser à des façons de faire baisser la tension, ils développent les programmes nucléaires et brandissent des menaces militaires face aux sanctions économiques. Ali Khamenei, leader de la République islamique, a déclaré le 3 février, affirmant que l’Iran ne reculerait pas, que le pays était prêt à la guerre et a mis en avant l’expérience de la « guerre de 33 jours du Liban » face à l’ennemi. En réponse aux menaces Israéliennes, il a évoqué des menaces qui trouveront une « réponse appropriée en temps voulu ». L’ambassadeur Iranien en Russie a également parlé de frapper les intérêts américains et occidentaux dans le monde entier. Et après ces commentaires, ce fut au tour de Mahmoud Ahmadinedjad, lors d’un discours pour le défilé de l’Anniversaire de la révolution, à Téhéran, de promettre que « le monde allait bientôt prendre connaissance de nouvelles prouesses Iraniennes en terme de technologie nucléaire. » Ces commentaires ont été faits au moment où les manœuvres militaires pour fermer le détroit d’Ormuz ainsi que des avertissements officiels et clairs pour le départ des porte-avions Américains et Britanniques du Golfe persique, ont déjà montré leurs conséquences inquiétantes et ont fait grossir les rangs de ceux prêts à rejoindre l’invasion militaire de l’OTAN en République islamique. Les menaces Iraniennes « justifient » clairement la concentration de flottes sous commandement de l’OTAN dans le Golfe persique et en mer d’Oman, et les quantités énormes d’armes vendues aux pays de la région, comme aux émirats, et la création d’une « hystérie » mondiale autour d’un péril nommé « République islamique ».

Les dernières nouvelles indiquent que les bases sont jetées pour une catastrophe qui devient de plus en plus imminente :

- Le Pentagone a commandé auprès de l’industrie militaire américaine une nouvelle génération de bombes anti-bunker de très gros calibre ;

- Le journal Al-Arabia, citant le Washington Post, affirme que la discussion au sein des cercles dirigeants des Etats-unis et des autres pays de l’OTAN n’est pas de savoir si, mais bien quand et comment infliger à l’Iran des frappes préventives ;

- De larges campagnes médiatiques sont menées contre l’Iran et la Syrie, et des comptes-rendus rapportant l’implication du Corps révolutionnaire iranien dans les violences contre les habitants de Homs, en Syrie, y compris le reportage de Russia Today concernant une éventuelle préparation de 15 000 soldats du Corps révolutionnaire prêt à se déployer sur le front de la guerre Syrienne ;

- Radio Israël a indiqué des dizaines de milliers de soldats Américains sont en train de monter à la hâte des systèmes Israéliens anti-missiles ;

Dans cette atmosphère et à l’invitation des organisations de paix, la première vague de manifestations contre la guerre a commencé dans les rues Canadiennes, Américaines et Anglaises. Même si ces manifestations ont été organisées dans la précipitation, elles ont été relayées par les médias, et ont reçu un certain soutien populaire. D’autre part, la République Islamique qui a méthodiquement réprimé toutes les organisations de paix nationales et n’a permis aucune manifestation contre la guerre a tenté de dénaturer les objectifs de ces actions et s’en est servi de façon malhonnête pour les dépeindre comme des mouvements favorables à la politique que mène la République islamique. Les véritables organisations de paix progressistes s’opposent à toute intervention des impérialistes dans les affaires de quelque pays que ce soit même sous le masque de l’intervention « humanitaire », et s’oppose clairement et résolument à de telles interventions, et contrairement à certains conciliabules, qui se tiennent à huis clos, ne se taisent pas devant de telles interventions. La voie proposée par la République islamique, cependant, est claire. Interpréter cette opposition sans la moindre ambiguïté à toute ingérence extérieure comme un soutien des forces éprises de paix du monde entier à la cruauté et au crime, et à l’oppression du peuple que défendent des régimes comme celui théocratique de la République islamique, c’est avoir un toupet qui est le propre des dirigeants de la République islamique. La réalité est que la plupart des organisateurs de ces mouvements de protestation ont inlassablement manifesté leur opposition aux politiques et aux actions du régime théocratique dans notre pays, et leur opposition aux aventures militaires de l’impérialisme dans la région s’inscrit en solidarité avec la lutte des travailleurs dans notre pays.

Dans son communiqué du 7 février, le Conseil mondial de la paix a analysé les plans impérialistes visant à constituer un Grand Moyen-Orient et examiné les situations actuelles en Syrie et en Iran, le déploiement massif de forces militaires américaines dans le Golfe persique, l’alignement des Cheikhs du Golfe persique sur l’Occident et les provocations constantes d’Israël contre l’Iran, et a affirmé la position de cette organisation progressiste sur les droits démocratiques du peuple et sur les interventions étrangères :

« Nous exprimons notre soutien à la lutte complexe du peuple Iranien pour la paix, la démocratie et la justice sociale et le rejet de toute ingérence dans les affaires internes Iraniennes sous aucun prétexte. Nous réaffirmons une fois de plus le droit inaliénable de toute nation à développer l’énergie nucléaire à des fins pacifiques (…) Nous soutenons les véritables exigences pacifiques, sociales, politiques et économiques du peuple Syrien et affirmons une nouvelle fois qu’aucune puissance n’a le droit de décider pour un autre peuple ou une autre nation. L’humanité ne peut tolérer d’ingérence étrangère dans les affaires internes d’un peuple. La souveraineté d’un pays est de la seule responsabilité de son peuple. » Le communiqué poursuit : « Les forces démocratiques, anti-impérialistes, éprises de paix du monde entier doivent briser le silence et dénoncer les campagnes perfides de l’impérialisme qui ouvre la voie à cette nouvelle agression (…) Nous nous engageons à poursuivre la lutte et à mobiliser des forces dans le monde entier afin de créer les fondations permettant de passer à une nouvelle étape dans la lutte anti-impérialiste, pour défendre la paix, la solidarité et l’auto-détermination des peuples. Nous sommes convaincus que la lutte des peuples pour la paix l’emportera ! »

L’expérience des manifestations mentionnées démontre que l’articulation de slogans pour la paix et le mouvement contre la guerre avec la lutte progressiste de notre peuple pour la démocratie est une nécessité et devrait être mise en avant par les organisations pacifistes de notre pays. Nous nous trouvons devant des jours et des semaines capitales. La région du Golfe persique et le Moyen-Orient sont au bord d’une guerre destructrice qui pourrait s’étendre et prendre des dimensions mondiales. Nous devons réagir face à de telles aventures dangereuses avant qu’il ne soit trop tard. Aujourd’hui, nous ne devons laisser passer aucune occasion de nous opposer à la guerre et aux fauteurs de guerre, et empêcher la catastrophe avant qu’elle n’éclate.

Article du Tudeh, parti communiste iranien,

Publié dans l’organe central du Tudeh « Nameh Mardom »

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 Julie Lévesque :À court de cibles », les services secrets israéliens « diminuent les assassinats » en Iran.
Citant anonymement des officiels hauts placés du renseignement israélien, la revue étasunienne Time Magazine contredit le très crédible quotidien britannique Sunday Times en suggérant que durant les derniers mois, le Mossad (les services secrets israéliens) a « réduit » ses opérations clandestines en Iran, incluant les assassinats ciblés.

Paradoxalement, le Times et TIME se contredisent. Dans son numéro du 25 mars, le Sunday Times affirmait que les services de renseignement israéliens avaient intensifié leurs activités clandestines à la base militaire de Parchin en Iran, prétendument pour trouver des preuves à l’effet que l’Iran fabriquait une arme nucléaire. Ces opérations des services de renseignement ont été menées alors que Téhéran négociait avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Celle-ci faisait pression sur les Iraniens afin qu’ils autorisent une visite sur cette même base. (Julie Lévesque, Fabrication de preuves pour attaquer l’Iran? Des espions israéliens en Iran déguisés en soldats iraniens, Mondialisation.ca, 27 mars 2012)

Un autre article intitulé US steps up intelligence, sabotage missions in Iran (Les États-Unis intensifient les missions de renseignement et de sabotage en Iran), publié par The Hill le 9 avril, semble corroborer les informations révélées par le Sunday Times. The Hill indique une augmentation dans la République islamique des opérations clandestines de la CIA et de ses alliés dans la région. Comme Israël est l’allié le plus important des États-Unis dans cette région, on peut assumer que le Mossad participait à ces missions de sabotage.

Citant le Washington Post, Carlo Munoz rapporte dans The Hill :

Les agences de renseignement étasuniennes intensifient les missions de renseignement et de sabotage axées sur le programme nucléaire iranien, alors que Téhéran se prépare à renouer les pourparlers avec les puissances occidentales relativement aux efforts réalisés dans ce domaine.

Des représentants iraniens doivent rencontrer vendredi à Istanbul en Turquie le soi-disant groupe P5+1, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies plus l’Allemagne, dans le but de discuter du programme nucléaire du pays […]

La CIA et d’autres agences ont par ailleurs multiplié les missions de sabotage en Iran, lesquelles visent à perturber le travail nucléaire en cours au pays.

Afin d’y parvenir, l’agence a compté sur ses partenariats avec des services de renseignement dans la région afin de recruter des agents pour des missions de renseignement et de sabotage en sol iranien, rapporte le Post. (Carlo Munoz, US steps up intelligence, sabotage missions in Iran, The Hill, 9 avril 2012.)

Le compte-rendu du Washington Post révèle par ailleurs que l’ « activité de renseignement » a été utilisée pour accroître les sanctions économiques contre l’Iran :

L’augmentation des activités de renseignement a coïncidé avec une campagne clandestine de la CIA et d’autres agences, visant à saboter le programme nucléaire iranien, et a permis d’accroître l’utilisation de sanctions économiques ciblées par les États-Unis et leurs alliés dans le but d’affaiblir la détermination de l’Iran […]

 

D’anciens représentants du renseignement ont affirmé que l’intensification des activités s’est poursuivie sous la direction de Leon E. Panetta, qui a établi des partenariats avec des agences de renseignement alliées de la région, capables de recruter des agents pour des missions en Iran. (Joby Warrick et Greg Miller, U.S. intelligence gains in Iran seen as boost to confidence, The Washington Post, 7 avril 2012.)

Ces deux reportages sèment définitivement le doute sur la crédibilité du reportage du TIME publié le 30 mars et intitulé « Mossad Cutting Back on Covert Operations Inside Iran, Officials Say » (Selon des officiels, le Mossad réduit ses opérations clandestines en Iran).

Selon le compte-rendu du TIME, le Mossad a réduit ses opérations en Iran, ce qui contredit les articles du Washington Post et du Sunday Times.

Cependant, l’aspect le plus frappant des révélations contradictoires du TIME n’est pas la diminution des activités clandestines du Mossad en Iran, mais plutôt la nature même des opérations, soit des assassinats et des attaques, rapportées par le TIME d’une manière très banale.

 

Selon les officiels, la diminution touche un vaste éventail d’opérations, non seulement les missions très en vue comme les assassinats et les explosions sur des bases iraniennes de lancement de missiles, mais aussi la collecte de renseignement sur le terrain et le recrutement d’espions au sein du programme iranien. (Karl Vick, Mossad Cutting Back on Covert Operations Inside Iran, Officials Say, 30 mars 2012.)

Sans preuves à l’appui, Israël a nonchalamment accusé l’Iran d’être à l’origine d’attaques à la bombe menées récemment en Thaïlande et en Inde, lesquelles n’ont pas fait de victimes, mais ont blessé 5 personnes. Ces actions ont été qualifiées, à juste titre, d’attaques terroristes.

Cependant, dans le reportage du TIME cité ci-dessus, les assassinats et les attaques à la bombe commis par Israël en Iran ne sont pas considérés comme des actes terroristes. Il s’agit d’un cas évident de deux poids deux mesures.

L’article met l’accent sur la raison invoquée pour la réduction des attaques et des assassinats, notamment les conséquences néfastes sur l’« image d’Israël dans l’opinion publique ». Si l’on reconnaît dans le reportage que le Mossad a été impliqué dans l’assassinat d’Iraniens, entre autres, et qu’il a perpétré des attaques en sol iranien, la nature criminelle de ces actions n’est jamais évoquée :

 

Des représentants occidentaux des services de renseignement avaient déjà confirmé au TIME que le renseignement iranien avait découvert une cellule entraînée et équipée par le Mossad. Les aveux détaillés de Majid Jamali Fashid l’an dernier à la télévision d’État iranienne étaient authentiques, selon ces représentants. Ces aveux concernaient l’assassinat du scientifique spécialisé dans le nucléaire, Massoud Ali Mohmmadi, tué dans un attentat à la bombe mené par un motocycliste en janvier 2010. Les responsables du renseignement occidentaux ont blâmé un pays tiers pour avoir révélé l’existence de la cellule.

Dans ce cas-là, les dommages causés à l’image d’Israël dans l’opinion publique ont été limités par la crédibilité de l’Iran […]

Mais cela pourrait changer si la République islamique capturait un Israélien ou présentait d’autres preuves, quelque chose de l’ordre des séquences vidéo en circuit fermé et des faux passeports ayant indiqué la présence d’agents du Mossad dans l’hôtel de Dubaï où le trafiquant d’armes Mahmoud al-Mabhouh a été trouvé mort dans sa chambre en janvier 2010.

Certains préviennent que les assassinats courent déjà ce risque. Après le plus récent meurtre en janvier, celui du scientifique spécialisé dans le nucléaire Mostafa Ahmadi-Roshan, les États-Unis ont catégoriquement nié toute implication et ont condamné le meurtre. Des officiels occidentaux du renseignement affirment qu’il était au moins le troisième scientifique iranien tué par des agents du Mossad, lesquels sont récemment à court de cible, aux dires de certains représentants israéliens […] (Ibid.)

 

En revanche, dans un article du TIME sur les attaques à la bombe ayant ciblé des Israéliens en Inde et en Thaïlande et pour lesquelles on a blâmé l’Iran, TIME était catégorique en ce qui a trait à la définition du terrorisme :

Pour être juste, il faut dire qu’il n’existe pas de définition du terrorisme admise au niveau international. Mais lorsque des bombes se mettent à exploser, aucune analyse terminologique ou déformation de définitions n’empêchera les gens de conclure qu’il s’agit de terrorisme. (Robert Horn, Thai Tourism Sector Must Face, Not Dismiss, the Threat of Terrorism, 20 février 2012.)

 

Une « équipe terroriste » israélienne arrêtée en Iran

Ces reportages contradictoires relativement à la quantité d’opérations secrètes en Iran pourraient indiquer qu’Israël et les États-Unis bluffent et font couler des informations dans le cadre d’une opération psychologique (PsyOp). Mais le 10 avril, le gouvernement iranien a déclaré avoir arrêté un groupe terroriste appuyé par Israël, sans donner trop de détails.

 

Les responsables ont prétendu que les terroristes étaient financés et appuyés par Israël et envisageaient d’attaquer des scientifiques œuvrant dans le nucléaire et des sites nucléaires au pays. Le plan terroriste a été déjoué, a affirmé l’agence de presse étatique Islamic Republic News Agency (IRNA), citant des représentants du ministère. (Stephen Manual,Israel-backed terrorist team arrested in Iran, All Voices, 10 avril 2012.)

 

Le présumé plan terroriste cité par Téhéran ressemble énormément aux opérations clandestines détaillées dans le TIME. Mais il est possible que les Iraniens bluffent aussi.

S’il est vrai que la République islamique a « capturé un Israélien » ou qu’elle possède « d’autres preuves », comme le mentionnait le TIME, cela pourrait accroître « la crédibilité de Téhéran » et, en revanche, affecter « l’image d’Israël dans l’opinion publique ».
Julie Lévesque 

Vendredi 20 avril 2012

Mondialisation.ca


7-2 Amar DJERRAD : L’échec du stratagème « Grand Moyen-Orient » sous le fallacieux prétexte de « l’arme atomique » de l’Iran.

On se réunit, on parle, on sanctionne, on menace puis on recommence. Cela fait presque 20 ans que cela dure. Cela devient de la schizonévrose. Les menaces de « frappes préventives », réitérées à satiété, pour empêcher l’Iran de se doter de « l’arme nucléaire » n’est plus crédible, d’une part parce qu’ils connaissent la vérité et d’autre part parce qu’ils redoutent les conséquences qu’ils savent catastrophiques pour leurs intérêts et leur gendarme local.

Même l’Iran ne croit plus à cette éventualité comme l’a déclaré l’ambassadeur de Téhéran en France, Ali Ahani, dans une interview à Reuters « les frappes militaires, nous n’y croyons pas du tout » en précisant« bien sûr, nous sommes préparés à tout scénario pour nous défendre, mais on ne pense pas que le régime sioniste ira dans cette direction parce qu’il y aurait des conséquences pires et imprévisibles non seulement pour ce régime, mais pour la région et le monde. »

A ce propos, rappelons la confirmation de L’Ayatollah Khamenei lors de la cérémonie de prestation de serment et de la remise des diplômes aux élèves officiers de l’Ecole supérieure des officiers « quiconque s’imagine pouvoir agresser la RII, se verra asséner des coups irréparables… les États-Unis et le régime sioniste, doivent savoir que le peuple iranien n’agresse aucun peuple, ni pays, mais qu’il saura répondre de toute sa puissance, à toute agression, même, menace, … »

D’ailleurs, depuis, on ne sait plus, maintenant, qui doit le faire, qui doit commencer et qui doit suivre. Même le régime sioniste - qui saisit parfaitement les conséquences d’une telle aventure - sait qu’il a perdu la force et l’initiative depuis la montée en puissance de l’Iran ; c’est la raison pour laquelle il appelle la « communauté internationale » pour le faire comme le montre un communiqué du bureau de leur premier ministre « la communauté internationale doit empêcher l’Iran de fabriquer des armes nucléaires qui représentent une menace pour la paix dans la région et dans le monde entier ». Il s’agit bien, pour lui, d’une question existentielle. Son dilemme et paradoxe, issu de son idéologie sioniste funeste, le met dans une position des plus cocasse et dramatique à la fois. Une situation ou « agresser » ou « faire la paix » mène, l’un ou l’autre vers la même destinée.

C’est-à-dire sa disparition ! Le sionisme ne peut exister sans expansionnisme et injustice lesquels mènent inexorablement à l’échec et donc à sa chute. Il s’y est enlisé dans l’invraisemblable paradoxe de « ni guerre ni paix ». La paix affaiblirait son armée et une nouvelle guerre pourrait signifier son suicide du fait du nouveau rapport de force.

Pour l’Iran, « à quelque chose malheur est bon ». Pendant tout ce temps fait de menaces, d’embargo et d’assassinats, ce pays, par sagesse et détermination, a opté pour le développement de son économie et moyens de défense en transformant en atoutscette adversité. Ainsi en comptant sur ses propres forces, il a enregistré des progrès fulgurants en matière d’autosuffisance, de technologies, d’armes défensives ; ce qui a inquiété profondément les partisans de l’hégémonie mondiale.

La RII avait bien compris qu’en lieu et place d’« arme nucléaire » - au fond couteuse, inutile et maudite par la morale - il était stratégiquement et tactiquement plus avantageux de développer des armes défensives ; plus fédératrices. La morale soutient la ‘victime’ et non l’agresseur. Les multiples annonces dans les progrès dans le développement de ce genre d’armes sont telles que les provocateurs occidentaux revoient de jour en jour leur jargon belliciste. En effet quand l’agresseur pressent une riposte du même acabit, il est moins tenté dans son aventure. Pour L. Ivashov l’ex chef d’état-major russe, favorable à la livraison des S 300 à l’Iran, « …L’agression est moins probable quand la victime est en mesure d’infliger des dommages intolérables à l’agresseur ». L’Iran averti, à chaque déclaration de menace, qu’il riposterait à toute agression lancée contre lui. Récemment, selon des médias, Massoud Jazayeri, porte-parole des Pasdarans, a prévenu qu’« une frappe foudroyante sera portée en réponse à toute agression. Nous n’agirons pas seulement dans les limites du Proche-Orient et du golfe Persique. Aucun endroit sur le territoire américain ne sera à l’abri de nos attaques ». Même les chercheurs du Congrès Us qualifient toute attaque contre l’Iran d’« inutile » du fait, selon leur rapport, que les sites « sont dispersés sur l’ensemble du territoire iranien et fonctionnent dans des conditions de sécurité extrême »

Le fallacieux prétexte développé contre l’Iran et bien tombé en désuétude. Pour T. Meyssan, « les prétendus soupçons occidentaux ne sont que des artifices…pour isoler un État qui remet en cause la domination militaire et énergétique des puissances nucléaires… ». Même les parlementaires allemands de gauche s’opposent fermement à cette option de guerre en demandant à leur gouvernement de déclarer clairement l’opposition de Berlin à toute attaque contre l’Iran. Quant aux pays du BRICS, réunis dernièrement en Inde, ils appuient clairement l’Iran et son programme nucléaire ; position que le Conseil des Affaires internationales en Inde qualifie d’« évolution extrêmement positive qui joue en faveur de la paix et de la stabilité dans l’Asie de l’Ouest ».

Il est, en effet, vrai qu’un ex-vassal qui devient indépendant et qui s’érige en puissance régionale sur laquelle on doit maintenant compter n’est pas chose facile à admettre par ceux qui se prétendent « maîtres du monde ». On a usé, dès lors, de tous les moyens, même les plus abjects, pour faire plier ce pays afin de le rendre ‘sujet’ sinon ‘satellite’ pour faire passer leurs projets mortels du « Grand Moyen-Orient ». L’AIEA, qui est devenue un instrument au service de l’Occident, ne peut dévier de cette politique de diabolisation de l’Iran pour le prétendu « nucléaire militaire » même si elle détient la vérité.

Son dernier rapport dévoile clairement sa partialité lorsqu’elle juge que les « vastes » installations de Parchin sont « destinées à des expériences à l’aide d’explosifs » ce qui constituent pour elle« des "indications fortes" d’un programme d’armement potentiel. » Ils veulent en réalité visiter les sites militaires stratégiques. Rien que ça !

Même les assassinats de scientifiques sont devenus leur politique. Si l’Iran décidait d’appliquer la même absurdité criminelle, parions qu’ils ne la dépasseront jamais, car disposant de beaucoup plus de motifs et de moyens culturels et religieux. Mais l’Iran, non seulement reste sage en tenant bon, mais est en phase irréversible de devenir (à notre sens il l’est déjà) un acteur de poids dans la géopolitique et la géostratégie régionale voire mondiale. L’avenir de la région doit passer désormais par l’Iran. Les progrès technologiques, les ressources, la patience et l’unité de l’Iran ont eu raison sur l’arrogance et la cupidité de l’Occident. Toute l’adversité à son égard s’est avérée sans effets au vu de cette évolution. Il se permet même d’appliquer sur la France et l’Angleterre, à l’avance et sur-le-champ, la ‘sanction’ de boycotter son pétrole. Il ne leur vend plus de pétrole qu’ils ont "programmé" de… ne pas acheter !

Contrairement à l’Occident et Israël, l’Iran n’a jamais agressé quiconque. Qui de ces pays puissants occidentaux et d’Israël se permet de violer des résolutions de l’ONU ou les lois internationales ? Alors que l’Iran a signé le TNP nucléaire en admettant les inspecteurs, Israël refuse de signer et de permettre toute inspection internationale de ses centrales nucléaires reconnues pour être militaires.

Quant au ‘régime’ iranien, on le voit plus démocratique que beaucoup de pays arabes valets et alliés de l’Occident ; mieux, de pays dits à ‘tradition démocratique’. C’est la propagande, le mensonge, la manipulation et la mainmise sur les médias lourds et les institutions et organisations dites ‘internationales’ qui ont perverti les valeurs en cachant la réalité et la vérité. Rappelons ce que nous avions dit par ailleurs : l’ONU et ses organisations servent à produire des alibis contre les pays ciblés, la CPI pour « menacer de prison » les dirigeants récalcitrants, le FMI pour ruiner et gager les pays, l’OTAN pour agresser et démolir, la presse pour manipuler et contrôler l’opinion. On peut ajouter la Ligue des « États arabes », cet « attrape-nigaud » discrédité, et l’association internationale des Frères musulmans qui ont pris fait et cause pour les thèses Occidentales en ce qui concerne la déstabilisation de certains États arabes faute de vision lucide ou pour cause de corruption et fourberie. Pour l’exemple, suite au refus de la France d’accorder un visa à cheikh Youssef al-Qardhaoui , le secrétaire général de cette Union, le cheikh Kardaghi, va jusqu’à faire bonne figure en déclarant que « le cheikh a toujours été modéré » en donnant comme preuves ses fatwas dont « l’une de ces fatwas avait rendu licite l’intervention militaire de l’Otan en Libye » car l’Union considère « la France comme un pays allié [en jouant] un rôle de premier plan dans le Printemps arabe et notamment en Libye et nous attendons sa contribution à la libération de la Syrie ». La perversion de certains arabes a atteint les limites de l’entendement dans leur servitude au projet des américano-sionistes. Même ces derniers, par leur soutien à l’opposition armée, ne cachent pas eux-aussi leur souhait, de toujours, de voir tomber le « régime de Bachar » qui constitue, avec l’Iran, un redoutable rempart à l’hégémonie américaine sur toute la région dont Israël était désigné le feudataire. La Syrie était inscrite comme étape d’importance par sa situation et sa politique.

Dans un article publié récemment dans le Yediot Ahranot, Efraim Halevy, l’ancien chef du Mossad, a estimé que « … si la paix se rétablie en Syrie, et si le monde accepte la survie du régime d’Assad dans le berceau Téhéran, et si la Turquie, la Russie, la Chine, les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne et l’Allemagne accepte d’appliquer le plan d’Annan, nous connaitrons alors la défaite stratégique la plus cuisante depuis la création d’Israël ».

Le projet ayant échoué contre le ‘mur’ syrien par les percées militaires et diplomatiques réussies, il ne reste aux américains que les négociations sur la base de ce postulat avec les pays issus du nouveau rapport de force dont l’Iran, puis de faire le deuil de leur rêve de casser l’axe Atlantique / Océan indien et Pacifique pour bloquer les pays du BRICS. Ils seront contraints à faire « certains sacrifices » pour se permettre de se positionner, au mieux, en futur « initiateurs de paix » pour ne pas risquer de perdre aussi les acquis. Le Qatar qui ‘finance’ et ‘sponsorise’, l’Arabie Saoudite qui ‘arme’ et le régime d’Erdogan qui ‘abrite’ savent qu’ils ont joué leur pouvoir ou leur trône dans cette partie perdue qui se termine en Syrie.

On sent déjà l’affolement des pétro monarques et des sionistes d’Israël que leur inspire maintenant la Syrie – qu’appui l’axe Chine-Russie-Iran-Irak-Liban – qui devient leur pire cauchemar surtout depuis que la Chine et la Russie ont imposé une nouvelle équation régionale et mondiale et depuis que la « communauté internationale » ait apparemment abandonnée l’option militaire, le renversement du régime par la force et l’armement de l’opposition. Lavrov assène en assurant, que même si cette dernière option est retenue, l’armée syrienne les battra ! L’ancien chef du Mossad reconnait dans son article le trouble d’Israël ainsi « l’Iran est devenu l’allié stratégique des puissances mondiales dans les efforts visant à trouver une issue à la crise syrienne [réalisant ainsi] un des objectifs : devenir une puissance régionale au Moyen Orient ».

Les américano-arabo-sionistes savent désormais que le projet ayant pour objectif ‘Iran’ par le ‘pont’ syrien a lamentablement échoué d’où, encore, ces sempiternelles menaces de frappes de l’Iran. Mais quand on ne fait que menacer durant 20 ans c’est que l’on ne fera rien ! Que du bluff ! Le dernier espoir et le dernier enjeu, qu’est la Syrie, est en phase de se pulvériser sur les rocs Damascains ; d’où ces revirements dans leurs discours et leurs engagements à l’endroit de la Syrie et l’Iran dont-on annonce subrepticement qu’il ne présente pas de caractère militaire. Ou bien ces informations crédibles qui font état qu’un certain nombre de dirigeants arabes adressent des « lettres confidentielles » à Damas dans le but de rechercher des solutions surtout après le « choc », pour le Qatar et l’Arabie saoudite, du Sommet de Bagdad.

D’après un diplomate russe en relation avec Damas, il y aurait un accord américano-russe lors d’une rencontre entre Medvedev et Obama. Celui-ci aurait demandé que Moscou tempère les choses « jusqu’aux élections américaines » en échange d’une réactivation de ses « principes annoncés pour son mandat en cours ; ceux qui consistaient à rechercher les solutions plutôt que les conflits face aux problèmes internationaux » à savoir le problème du bouclier antimissiles, les dossiers iranien, syrien en particulier. Ce diplomate russe affirme qu’il n’y aura pas de guerre contre l’Iran et que pour la Syrie ils en sont « à l’étape du règlement politique de la crise…maintenant le plus important est de convaincre l’opposition d’accepter… » La surprise/coup de grâce arrive du prix Nobel allemand Günter Grass qui vient de publier, dans le quotidien de Munich Süddeutsche Zeitung, un poème/prose intitulé « Ce qu’il faut qu’il soit dit ». Il s’agit d’une dénonciation de l’armement nucléaire d’Israël qui « menace la paix mondiale » ainsi que les menaces d’attaques contre l’Iran. Il dénonce le « prétendu droit à attaquer le premier ». Il évoque Israël qui dispose « depuis des années d’un arsenal nucléaire croissant …et sous-marins nucléaires » et critique la livraison par son pays de sous-marins qui pourrait rendre les Allemands complices d’un « crime prévisible ». Grass dénonce un « silence généralisé [qui est un] mensonge pesant » tout en prévenant qu’il sera accusé « d’antisémitisme ». « Pourquoi maintenant ? », « Parce qu’il faut dire ce qui pourrait être trop tard demain » dit-il.

La vérité finit toujours par reprendre le dessus sur le mensonge. C’est la loi inexorable de la Nature. Le monde à venir sera désormais plus équilibré avec les nouvelles alliances, les nouveaux regroupements, les nouveaux rapports de forces conséquents à des décennies d’injustices et de dominations des pays que compose l’Empire.

Les conclusions des meilleurs services de renseignements au monde, la CIA, et d’autres experts montrent que l’Iran aurait dû posséder cette arme nucléaire il y a 12 ans. S’il n’y a rien jusque-là, c’est que l’on menace l’Iran de bien autres choses qui relèvent de son droit indiscutable et inaliénable.

Voici ce qu’ils disaient déjà entre 1993 et 2000 et qu’ils redisent encore actuellement 12 ans après :

- « 24 février 1993 : le directeur de la CIA James Woolsey affirme que l’Iran était à huit ou dix ans d’être capable de produire sa propre bombe nucléaire, mais qu’avec une aide de l’extérieur, elle pourrait devenir une puissance nucléaireplus tôt. »

- « Janvier1995 : le directeur de l’agence américaine pour le contrôle des armements et le désarmement John Holum témoigne que l’Iran pourrait avoir la bombe en 2003. »

- « 5 janvier 1995 : le secrétaire à la défense William Perry affirme que l’Iran pourrait être à moins de cinq ans de construire une bombe nucléaire, bien que "la rapidité... dépendra comment ils travaillent pour l’acquérir" (‘how soon…depends how they go about getting it.’) »

- « 29 avril 1996 : le premier ministre israélien Shimon Peres affirme qu’"il croit que d’ici quatre ans, ils (l’Iran) pourraient avoir des armes nucléaires". »

- « 21 octobre 1998 : le général Anthony Zinni, chef de l’US Central Comand affirme que l’Iran pourrait avoir la capacité d’envoyer des bombe nucléaires d’ici cinq ans. "Si j’étais un parieur, je dirais qu’ils seront opérationnels d’ici cinq ans, qu’ils auront les capacités." »

- « 17 janvier 2000 : Une nouvelle évaluation de la CIA sur les capacités nucléaires de l’Iran affirme que la CIA n’exclut pas la possibilité que l’Iran possède déjà des armes nucléaires.

L’évaluation se fonde sur la reconnaissance par la CIA qu’elle n’est pas capable de suivre avec précision les activités nucléaires de l’Iran et ne peut donc exclure la possibilité que l’Iran ait l’arme nucléaire. »

En conclusion,

Il n’est pas inutile de rappeler ce qui est baptisé le projet « Yinon » que les israéliens considèrent comme stratégique et qui entre dans la même stratégie du « Grand Moyen-Orient ». Conçu par ses officines, il consiste en une reconfiguration de son « environnement géostratégique » grâce à une « balkanisation des états du Moyen-Orient et des pays arabes » pour en faire des « petits états » sans puissance. L’Irak, considéré comme pièce maitresse, devait être divisé en un état kurde et deux états arabes (pour les musulmans chiites et pour les sunnites) en suscitant, pour ce faire, une guerre contre l’Iran. Ce projet préconise aussi le démembrement du Liban, de l’Égypte et de la Syrie ; le morcellement de l’Iran, de la Turquie, de la Somalie et du Pakistan. Il prévoie également la partition de l’Afrique du Nord en commençant par l’Egypte puis de l’étendre au Soudan, à la Libye, au Mali et au reste de la région. L’"Atlantic" en 2008 et l’"Armed Forces Journal" en 2006, avaient publié des:cartes où figurent ces « nouveaux pays » qu’envisage ce projet « Yinon ».

Le monde « arabe et musulman » était donc bien averti.

Amar DJERRAD

 11 avril 2012

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8 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

8-1 Dr. Paul Craig Roberts : Washington nous mène dans un monde hors-la-loi.

Le gouvernement des Etats-Unis prétend vivre sous les auspices de la loi, le respect des droits de l’Homme, et d’apporter liberté et démocratie à ses citoyens. La prétention de Washington et la dure réalité sont diamétralement opposées.

Les officiels du gouvernement américain critiquent de manière routinière les autres gouvernements pour ne pas être démocratiques et pour violer les droits de l’Homme. Toujours est-il qu’aucun autre pays au monde mis à part Israël bombarde, tire des missiles et envoie des drones dans des nations souveraines pour tuer des populations civiles. Les prisons de la torture d’Abu Graïb, de Guantanamo et le programme de transfert secret de prisonniers de la CIA dans ses prisons tout aussi secrètes, sont les contributions des régimes Bush / Obama aux droits de l’Homme.

Washington viole les droits de ses propres citoyens. Washington a suspendu les droits et libertés civils pourtant garantis par la constitution et a déclaré ses intentions de détenir les citoyens américains indéfiniment sans autre forme de procès. Le président Obama a annoncé qu’à sa discrétion, il peut faire assassiner des citoyens américains qu’il voit comme une menace pour les Etats-Unis.

Le congrès n’a pas répondu à ces annonces extraordinaires avec une procédure de destitution. Il n’y a pas eu de levée de boucliers de la part des cours fédérales, des facs de droit et des associations du barreau. Glenn Greenwald rapporte que le département de la Sécurité de la Patrie (NdT: la “fameuse “ DHS, qui est la stasi / securitate du pays du goulag levant) harcèle les journalistes qui refusent de devenir des “pressetitués” et nous avons vu des vidéos de la répression brutale par la police des manifestations pacifiques du mouvement Occupy Wall Street. Chris Floyd décrit les pervers de la torture qui règnent sur les Etats-Unis.

Maintenant, Washington force du mieux qu’elle peut le reste du monde à se débarrasser des traités internationaux et de la loi internationale. Washington a déclaré que sa parole seule est la loi internationale. Tous les pays, sauf ceux qui ont reçus une dispense de Washington, qui s’engagent dans le commerce avec l’Iran ou achète du pétrole iranien seront sanctionnés par les Etats-Unis. Ces pays seront coupés du marché américain et leur système bancaire ne pourra plus utilisé les banques pour procéder aux réglements internationaux. En d’autres termes,, les sanctions de Washington envers l’Iran s’appliquent non seulement à l’Iran mais aussi aux pays qui défient Washington et utilisent le pétrole iranien pour subvenir à leur demande énergétique.

D’après le Christian Science Monitor, Washington a jusqu’ici donné une dérogation au Japon et à 10 pays européens pour continuer à acheter le pétrole iranien. Demandant à des pays de fermer leurs économies afin de donner libre-court à la vendetta de Washington contre l’Iran; une vendetta qui existe depuis que les Iraniens ont renversé la marionnette installée par les Etats-Unis, le Shah d’Iran, il y a plus de trente ans. Ceci fut plus que Washington ne pouvait supporter. Washington a permis au Japon de continuer à importer entre 78 et 85% de ses importations normales de pétrole avec l’Iran.

Les dispenses de Washington quoi qu’il en soit, sont tout à fait arbitraires. Des dispenses n’ont pas été données à la Chine, à l’Inde, à la Turquie et à la Corée du Sud. L’Inde et la Chine sont les plus gros importateurs de pétrole iranien et la Turquie et la Corée du Sud sont dans le top 10 des importateurs. Avant que de regarder aux conséquences imprévues de la vendetta de Washington contre l’Iran, voyons quel est le problème de Washingron avec ce pays ?

Franchement, Washington n’a rien à faire valoir. Nous sommes, une fois de plus, revenus à la supercherie “des armes de destruction massives”. L’Iran, à l’inverse d’Israël, est signataire du traité de non prolifération nucléaire. Tout pays signataire à le droit à l’énergie nucléaire. Washington affirme que l’Iran viole le traité en développant un programme nucléaire militaire. Il n’y a absolument aucune preuve des accusations de Washington. Washington possède 16 agences de renseignement et toutes sont unanimes pour dire que l’Iran n’a pas de programme nucléaire militaire pour faire des armes nucléaires depuis au moins 2003. De plus les inspecteurs de l’AIEA sont en Iran et ont rapporté de manière constante qu’il n’y a pas de diversion de matériel nucléaire de son programme énergétique vers un programme d’armement.

Les quelques rares fois où on rappelle à Washington ces faits, elle rend l’affaire différente. Washington déclare alors les droits de l’Iran sous les conditions du traité de non prolifération invalides, que l’Iran ne peut pas avoir un programme nucléaire énergétique, parce que l’Iran apprendrait alors à faire des armes nucléaires dans le futur et ainsi d’obtenir la bombe. La première nation hégémonique mondiale a décidé unilatéralement que la possibilité que l’Iran puisse un jour décider de construire une bombe atomique, est un trop grand risque à courir. C’est mieux, dit Washington, de faire monter les prix du pétrole, de perturber l’économie mondiale, de violer la loi internationale et de risquer une guerre majeure, que d’avoir à se soucier qu’un gouvernement iranien futur fasse une arme nucléaire. Ceci est l’approche tyrannique de la loi de Jeremy Bentham, qui fut répudiée par le système légal anglo-saxon.

Il est difficile de caractériser la position de Washington  comme étant une position de bon jugement. De plus, Washington n’a jamais expliqué quel risque elle voit dans la possibilité de la possession de l’arme nucléaire par l’Iran. Pourquoi ce risque serait-il plus grand que le risque associé avec l’armement nucléaire soviétique à l’époque, ou avec l’armement  nucléaire des Etats-Unis, de la Russie, de la Chine, d’Israël, du Pakistan, de l’Inde et de la Corée du Nord aujourd’hui? L’Iran est un pays relativement petit. Elle n’a pas l’ambition hégémonique de Washington. Contrairement à Washington, l’Iran n’est pas en guerre avec une demi-douzaine de pays. Pourquoi Washington détruit-elle la réputation des Etats-Unis comme un pays qui respecte la loi et risque une guerre majeure et une dislocation économique à propos de quelques développements futurs, dont la probabilité est totalement inconnue ?

Il n’y a pas de bonne réponse à cette question. Manquant de preuve dans le cas contre l’Iran, Washington et Israël y ont substitué la diabolisation. Le mensonge a été établi comme vérité comme quoi le président actuel de l’Iran a l’intention de rayer Israël de la surface de la terre.

Le mensonge a eu le succès escompté comme propagande alors même que de nombreux experts en langues ont prouvé que l’intention attribuée au président iranien par la machine propagandiste américano-israélienne est un énorme contre-sens dans la traduction de ce que le président iranien a dit. Une fois de plus, pour Washington et ses presstitués, les faits ne comptent pas. Seul l’agenda est ce qui compte. N’importe quel mensonge sera utilisé pour faire avancer cet agenda.

Les sanctions de Washington pourraient bien finir par mordre Washington plus fort qu’elles ne mordent l’Iran.

Que fera Washington si l’Inde, la Chine, la Turquie et la Corée du Sud ne succombent pas à ses menaces ?

D’après des rapports récents, l’Inde et la Chine ne sont pas favorables à se désavantager elles-mêmes et à nuire à leur développement économique afin de supporter Washington dans sa vendetta contre l’Iran. Ayant observé la montée rapide de la Chine et l’immunité de la Corée du Nord contre une attaque américaine, la Corée du Sud peut légitimement se demander combien de temps encore elle restera un état marionnette des Etats-Unis. La Turquie, où le gouvernement civil et quelque peu islamiste a réussi à devenir indépendant de l’armée turque contrôlée par les Etats-Unis, apparaît réaliser peu à peu que Washington et l’OTAN ont cantonné la Turquie dans un “rôle de serviteur” dans lequel la Turquie est l’agent de Washington contre ses pairs. Le gouvernement turc semble réévaluer les bénéfices d’être un pion de Washington.

Ce que la Turquie et la Corée du Sud ont à décider est en fait de prendre la décision pour que ces pays soient des pays indépendants ou assimilés dans l’empire de Washington.

Le succès de l’assaut américano-israélien sur l’indépendance de l’Iran dépend de l’Inde et de la Chine.

Si l’Inde et la Chine montrent leur majeur a Washington, que peut-elle faire ? Absolument rien. Que se passera t’il si Washington, noyée dans ses délires gigantesques, venait à annoncer des sanctions contre l’Inde et la Chine ?

Les rayons de Wal-Mart resteront vides et le plus gros distributeur des Etats-Unis viendrait marteler la porte de la Maison Blanche.

Apple et bon nombre de grosses corporations influentes américaines, qui ont délocalisées leur production pour le marché américain en Chine, verraient leurs profits s’évaporer. Ensemble, avec leurs alliés de Wall Street, ces entreprises très puissantes viendraient prendre d’assaut le fou de la Maison blanche avec bien plus de force que l’Armée Rouge. Le surplus commercial chinois arrêterait de venir renflouer la dette de la trésorerie américaine. Les opérations bancaires délocalisées en sous-traitance en Inde, les compagnies de cartes de crédit et les départements de services et d’utilités à travers les Etats-Unis cesseraient de fonctionner.

Ce serait le domaine du chaos aux Etats-Unis. Telles sont les récompenses pour l’empire de la mondialisation que ce même empire a enfanté.

L’imbécile de la Maison Blanche et les va t’en guerre néoconservateurs et israéliens qui le pressent de faire encore plus de guerres, ne comprennent pas que les Etats-Unis ne sont plus un pays indépendant. Les Etats-Unis ont un propriétaire: les corporations offshore et les pays étrangers dans lesquels ces corporations ont localisé leur production pour les marchés américains. Des sanctions sur l’Inde, la Chine (et la Corée du Sud) veut simplement dire des sanctions sur les entreprises américaines, des sanctions sur la Turquie veulent dire des sanctions sur un allié de l’OTAN.

La Chine, l’Inde, la Corée du Sud, la Turquie réalisent-elles qu’elles ont en leur possession la donne gagnante ? Comprennent-elles qu’elles peuvent montrer leur majeur à l’empire américain et l’amener à l’effondrement, ou sont-elles conditionnées comme l’Europe et le reste du monde au fait qu’il est vain de résister aux Américains tous puissants ?

La Chine et l’Inde exerceront-elles leur puissance sur les Etats-Unis ou ces deux pays vont-ils tempérer l’affaire et adopter une pose qui sauvera la face de Washington tout en continuant à acheter le pétrole iranien ?

La réponse à cette question est: Combien les Etats-Unis vont-Ils payer secrètement en concessions multiples, comme par exemple la sortie des Etats-Unis de la Mer de Chine du Sud, pour que la Chine et l’Inde prétendent à la reconnaissance de la puissance américaine sur le reste du monde ?

Sans concessions à la Chine et à l’Inde, Washington se verra très sûrement ignorée et contemplera sa puissance s’évaporer. Un pays qui ne peut pas produire industriellement et produire des biens de consommation, mais ne peut qu’imprimer des instruments d’endettement et de la monnaie n’est pas un pays puissant. Il n’est qu’un petit caïd de cour de récréation qui peut continuer à rouler des mécaniques jusqu’à ce que le garçon proverbial dise: “L’empereur est nu”.
Paul Craig Roberts

Article original en anglais : Traduction : Résistance 71, http://resistance71.wordpress.com/

Le 15 avril 2012

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Le blog de Paul Craig Roberts :
http://www.paulcraigroberts.org/



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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