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22/05/2012

Dossier d'Iran n°96 du 21-04 au 21- : Le programme balistique iranien n’est pas un danger pour l’Europe et les USA"..

 


Le programme balistique iranien n’est pas un danger pour l’Europe et les USA"..


Dossier d'Iran   n°96  du 21-04 au 21-05                               

     C.De Broeder& M.Lemaire



 Le "dossierd'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

 

Tiré à Part

Maha Al-Cherbini : Vers un conflit avec l’Iran ?

Yahia Gouasmi, Président du Parti Anti Sioniste « Israël /Iran :  Non à la folie » (Officiels israéliens).

Almanar : Le FMI refuse de couper les ponts avec l’Iran.

Au jour le jour

 
 

Détroit d’Ormuz : "Les Gardiens de la Révolution surveillent chaque navire".

Al-Ahram : Moscou dénonce toute option militaire.

1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 VIDEO : Chavez et Ahmadinejad : déclaration d'amour aux peuples du monde. -

1-2  Pew Research Center :Les opinions US, britannique, française et allemande soutiendraient des frappes militaires

2Dossier & Point de vue

2-1 Michel Miraillet : "Le programme balistique iranien n’est pas un danger pour l’Europe et les USA"..

2-2 Irna : Kazem Jalali exhorte Paris à modifier son comportement vis-à-vis des activités nucléaires de l’Iran.  

2-3 Sarath Kumara  : L’ex-patron du Shin Beth Yuval Diskincritique Netanyahu sur l’Iran.

2-4 Julie Lévesque : À court de cibles », les services secrets israéliens Diminuent les assassinats » en Iran.

2-5 Clara Weiss : La Russie se prépare contre une frappe militaire israélo-américaine contre l'Iran. 

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Exercice militaire des monarchies du Golfe sur fond de tension avec l'Iran.  

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Directeur de l'IRIS : Un bouclier antimissile contre l'Iran, un système contraire à l'idée de dissuasion.

4-2 Yahia Gouasmi, Président du Parti Anti Sioniste : L'Occident s'allie au nucléaire israélien !

 

 

 



Tiré à Part

Maha Al-Cherbini : Vers un conflit avec l’Iran ?

Alors que des élections anticipées se profilaient à l’horizon, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a formé un gouvernement d’unité nationale avec la principale force d’opposition Kadima. Une alliance qui nourrit l’hypothèse d’une imminente frappe contre Téhéran.
La formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale et le ralliement au premier ministre, Benyamin Netanyahu, du parti centriste Kadima préluderont-ils à une frappe militaire contre l’Iran ? Le climat général le laisse supposer, surtout que le président américain, Barack Obama, restera pieds et poings liés à l’approche des présidentielles américaines de novembre et ne pourra guère contraindre son allié israélien à ne pas s’enliser dans une telle aventure militaire.
A l’heure actuelle, maints facteurs renforcent l’hypothèse d’une frappe israélienne imminente. Le premier et le plus important est que Netanyahu est devenu l’homme le plus fort d’Israël. Muni d’une majorité fabuleuse (94 sur les 120 députés de la Knesset), le premier ministre brigue l’une des majorités les plus larges de l’histoire d’Israël, ce qui lui donne la marge de manœuvre nécessaire en cas de confrontation avec l’Iran.
Avec cette forte majorité au Parlement, la donne politique change en Israël et Netanyahu devient l’unique roi du jeu qui aura les pleins pouvoirs pour 18 mois jusqu’aux élections d’octobre 2013. « J’ai l’intention de former la coalition la plus large possible pour apporter de la stabilité et de la capacité de décision à Israël pour faire face aux grands défis qui nous attendent », affirme le premier ministre, en référence à la crise du nucléaire iranien.

Selon les experts, Netanyahu a fait un grand sacrifice en annulant les élections anticipées prévues en septembre qui lui donneraient 4 ans de plus au pouvoir et a opté pour un gouvernement d’union nationale qui lui donne seulement 18 mois de stabilité dans une seule perspective : frapper l’Iran si le monde ne réussit pas à le ployer par la diplomatie et les sanctions.
Une coïncidence inquiétante
Affirmant l’hypothèse d’une frappe militaire, l’histoire nous rappelle à cet égard que la formation d’un gouvernement d’unité nationale — peu courant en Israël — est parfois synonyme de guerre comme c’était le cas en mai 1967 quand l’Egypte, la Syrie et la Jordanie étaient éprises par un vent de nationalisme qui menaçait fort l’Etat hébreu. A l’époque, un gouvernement d’union nationale était vite formé en Israël en mai toujours et a déclaré une guerre préventive de 6 jours en juin 1967.
Coïncidence fort inquiétante. Le gouvernement de Netanyahu est formé toujours en mai 45 ans après cette date ! ... Cela dirait-il qu’une guerre va éclater en juin ? Selon les analystes, cette hypothèse semble de plus en plus crédible car Israël fait aujourd’hui face à une menace aussi grave que celle de 1967. Elle trouve son existence menacée si le régime islamique radical de Téhéran, qui aspire à rayer Israël de la carte, détient l’arme nucléaire.
Pour Ari Shavit, éditorialiste du journal Haaretz, le but du nouveau gouvernement est l’Iran. « La décision de Netanyahu de faire entrer Mofaz, le chef de Kadima, dans sa coalition est comparable à celle de Levi Eshkol qui avait fait entrer Menahem Begin et Moshé Dayan dans son gouvernement en 1967 juste avant la guerre des 6 jours », écrit-il.
N’oublions pas aussi que le dirigeant de Kadima, Shaoul Mofaz, d’origine iranienne, était l’un des premiers responsables israéliens à avoir évoqué la possibilité d’une attaque contre l’Iran lorsqu’il était vice-premier ministre du gouvernement dirigé par Kadima en 2008. «
Permettre à l’Iran d’obtenir une capacité nucléaire changerait les rapports de force dans la région, ce qu’Israël ne peut pas accepter », a-t-il affirmé. Le ministre de la Défense israélien, Ehud Barak, a été plus explicite en expliquant le 1er mai qu’à ses yeux, l’Iran disposant d’une arme nucléaire est plus dangereux qu’une attaque contre l’Iran.
De peur qu’Israël ne passe de la parole à l’acte, la chef de la diplomatie de l’Union européenne (UE), Catherine Ashton, s’est rendue cette semaine à Tel-Aviv pour rendre compte à Netanyahu de l’état des négociations nucléaires sur l’Iran. Au cours de l’entretien, Netanyahu a exprimé des doutes sur l’efficacité de ces pourparlers. « D’après ce qu’on a vu jusqu’ici, le régime iranien utilise ces discussions pour jouer avec le temps, rien n’indique qu’ils ont l’intention de stopper leur programmer nucléaire », a déclaré le premier ministre qui a toujours douté de l’efficacité des sanctions internationales. Le déplacement de Mme Ashton survient alors qu’Israël a dit craindre que les pourparlers n’aboutissent sur un accord permettant à Téhéran de poursuivre l’enrichissement d’uranium.
A la lumière de ces données inquiétantes, les jours à venir n’augurent rien de bon pour la République islamique et pour toute la région. Pourtant, le président iranien n’arrive point à retenir sa langue et ne cesse de mettre de l’huile sur le feu. « Il n’est pas nécessaire de faire la guerre pour voir la destruction d’Israël. Si les pays de la région coupent leurs relations avec les sionistes et froncent un peu les sourcils, c’en est fini pour ce régime fantoche », a lancé M. Ahmadinejad cette semaine.
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2012/5/16/bref2.htm

22/5

Maha Al-Cherbini


Yahia Gouasmi, Président du Parti Anti Sioniste « Israël /Iran :  Non à la folie » (Officiels israéliens)
Les autorités du régime sioniste sont en désaccord entre elles, notamment sur la question du nucléaire iranien et sur une éventuelle frappe militaire contre l’Iran.

La semaine dernière, l'ancien chef du Shin Beth (services israéliens de contre-espionnage), a estimé que les dirigeants israéliens Benyamin Netanyahu et Ehud Barak étaient inaptes à traiter le dossier du nucléaire iranien en raison des « sentiments messianiques » qui les animent. Yuval Diskin a déclaré n’avoir « aucune confiance dans le Premier ministre ou le ministre de la Défense ». Il a ajouté : « Je les ai côtoyés de près ; ce ne sont pas des Messies, ces deux-là. Ce sont des gens à qui, personnellement, je ne confierais pas la responsabilité de diriger Israël à l'occasion d'un événement de cette ampleur, ni de sortir le pays de semblable situation ».

De son côté, Ehud Barak, partisan de l'attaque contre les installations nucléaires iraniennes, a qualifié l'ex-Premier ministre israélien Ehud Olmert, les anciens dirigeants du Mossad (services israéliens d'espionnage) et du Shin Beth de « mercenaires de l'Iran ». Ces derniers avaient précédemment mis en garde contre toute attaque contre l'Iran, la jugeant même catastrophique pour Israël.

Ehud Olmert a pour sa part accusé Benyamin Netanyahu et Ehud Barak d'avoir exagéré la menace iranienne. Lundi 30 avril 2012, lors d’une interview sur CNN, il a déclaré : « Si tous les autres efforts échouent, la dernière mesure sera une frappe militaire, et je préfère qu’elle soit menée par les Américains avec le soutien de la communauté internationale. […] Les Etats-Unis devraient prendre une décision sur la question. Israël pourrait évidemment y participer, mais ne devrait pas se lancer le premier » a prévenu Olmert, dont le nom est assimilé à la défaite israélienne lors du conflit israélo-libanais de 2006.

Quant à Tzipi Livni, ancien chef démissionnaire du parti d'opposition israélien Kadima, elle a déclaré, mardi 1er mai 2012 à la Knesset : « Israël est sur un volcan. L'horloge internationale tourne et l'existence d'Israël en tant qu'Etat juif et démocratique est en danger de mort. […] Depuis des années, les dirigeants israéliens se mettent la tête dans le sable, sont occupés par des exercices politiques et pendant ce temps, la menace contre Israël ne fait que croître. Pour se rendre compte de cela, les rapports du Shin Beth ne sont pas nécessaires » (faisant allusion à la déclaration de Yuval Diskin).

Toutes ces déclarations traduisent une inquiétude et un malaise de la part des hautes autorités israéliennes, en poste ou pas, pour ce qui concerne l’avenir de l’entité sioniste.

Quant à nous, Parti Anti Sioniste, nous avons toujours déclaré que la seule solution pour le Moyen-Orient et en particulier pour la Palestine, se trouve dans un respect mutuel, dans la justice et la tolérance. Il y aura une seule Nation qui ne représentera aucun danger, ni pour elle, ni pour la région. Un Etat sans sionisme, où juifs, chrétiens et musulmans vivront en harmonie et en Paix : un modèle de réconciliation, d’égalité et de fraternité pour tous dans ce beau pays…

Source : Parti Anti Sioniste

Vendredi 4 mai 2012
http://www.partiantisioniste.com/...

 


Almanar : Le FMI refuse de couper les ponts avec l’Iran.

Le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué mardi à l'AFP qu'il refusait de couper les ponts avec l'Iran comme l'exhorte à le faire un groupe de pression américain pro-israélien.

"Il n'y a rien dans les régimes de sanctions de l'Union européenne ou des Etats-Unis [contre Téhéran] qui contredise [les] arrangements" actuel du Fonds
avec l'Iran, a indiqué un porte-parole de l'organisation internationale, William Murray, dans un message électronique.

Il répondait à une demande de réaction du Fonds face à une "campagne" lancée mardi par United Against Nuclear Iran (UANI, en français: Ensemble contre un Iran nucléaire) pour que le Fonds "ferme le compte qu'il détient auprès de la banque centrale d'Iran (Bank Markazi), visée par des sanctions, ou qu'il suspende l'adhésion de l'Iran au FMI".

Conformément aux statuts du FMI, a-t-il ajouté, "les avoirs dans la monnaie de chaque membre sont maintenus à la banque centrale du membre en question et il en va ainsi pour l'Iran".

A savoir que le FMI ne fournit aucune assistance financière à l'Iran.

Créé par d'anciens hauts responsables de la diplomatie américaine, UANI compte parmi les membres de son conseil consultatif, Meïr Dagan, ancien chef des services secrets israéliens du Mossad, ainsi que James Woolsey, ancien patron de l'Agence centrale du renseignement américaine (CIA).

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=62359



Au jour le jour

 
 

Détroit d’Ormuz : "Les Gardiens de la Révolution surveillent chaque navire".

Le commandant adjoint des forces navales des gardiens de la Révolution islamique, le général Ali Reza, a déclaré  que « ses forces non seulement surveillent tous les mouvements des navires dans le détroit d'Ormuz, mais en plus elles contrôlent tout le détroit »!

Le haut-responsable militaire iranien a précisé que « prés de 40 %  des réserves mondiales en pétrole transitent à travers le golfe Persique et le détroit d'Ormuz d’où l'importance stratégique de ce détroit ».

 Il a expliqué que « les missions des gardiens de la révolution sont essentiellement de suivre la trajectoire des navires étrangers dans le golfe Persique, soulignant que « tous ces navires signalent leur nationalité aux forces maritimes iraniennes ».

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=62309

 


Al-Ahram : Moscou dénonce toute option militaire.
La Russie est préoccupée par le fait que plusieurs pays envisagent de résoudre la situation autour de l'Iran par la voie militaire, a annoncé aux journalistes le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.
"Nous sommes préoccupés par le fait que l'option militaire pour résoudre le problème est toujours considérée comme une réalité. Nous recevons périodiquement des signaux, par des canaux officiels ou non, selon lesquels cette option est désormais considérée par certaines capitales comme plus acceptable qu'elle ne l'était jusque là", a déclaré M.Riabkov.
Une telle option aurait "un impact négatif sur la sécurité de nombreux pays", ainsi que "des conséquences douloureuses pour l'économie mondiale suite à une hausse inévitable des prix des hydrocarbures", a indiqué le diplomate.
"Un préjudice sérieux serait ainsi porté au système international de non-prolifération nucléaire", a-t-il ajouté.

Al-Ahram HEBDO -  

Semaine du 16 au 22 mai 2012, numéro 922

http://fr.rian.ru/world/20120521/194779693.html

 

 



1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

1-1 VIDEO : Chavez et Ahmadinejad : déclaration d'amour aux peuples du monde. -

http://www.dailymotion.com/video/xnlbr4_chavez-et-ahmadinejad-declaration-d-amour-aux-peuples-du-monde_news

 

1-2  Pew Research Center :Les opinions US, britannique, française et allemande soutiendraient des frappes militaires selon un sondage récent.
Un sondage mené parmi 21 pays par le Pew Research Center montre que les opinions sont pour la plupart opposées à ce que l’Iran se dote de l’arme nucléaire. Les opinions occidentales soutiendraient d’éventuelles frappes militaires.
96% des français et des allemands, 94% des américains et 91% des britanniques seraient opposés à ce que l’Iran possède la bombe  atomique.
Le sondage met en évidence deux grandes tendances au sein des pays du E3+3 qui négocient avec l’Iran (Royaume Uni, USA, Chine, France, Allemagne, Russie).
Les opinions du bloc “Atlantique” (Europe, USA) sont massivement opposées au programme nucléaire militaire iranien. En moyenne 9 personnes sur 10 affirment leur rejet.
La Chine et la Russie sont un peu en retrait avec des oppositions moins marquées (77% en Russie et 54% en Chine). En Russie 41% des personnes interrogées accepteraient que l’Iran possède l’arme nucléaire et 39% en Chine. seuls 24% des russes et 30% des chinois soutiendraient des frappes préventives.
On ne trouve dans le monde que deux “îlots” qui soutiennent le programme nucléaire militaire iranien: le Pakistan (50% de soutien) et les chiites libanais qui approuvent à 76% (en opposition totale avec les sunnites libanais qui désapprouvent à 94%).  Dans le monde arabo-musulman, seule une majorité de tunisiens (57%) de pakistanais (57%)  ne voient pas l’Iran nucléaire comme une menace.
Concernant la France, il existe un léger clivage droite-gauche sur la question iranienne. Le soutien à des frappes préventives est de 43% à gauche et de 56% à droite. Ce clivage n’apparaît pas en Allemagne ou au Royaume-Uni.
L’image de l’Iran est globalement négative dans le monde y compris dans le monde musulman. 

61% d’opinions négatives au Liban (moyenne), 79% d’opinions négatives en Jordanie et 76% en Égypte…
Dans chaque pays en moyenne 1000 personnes d’un panel représentatif ont été interrogées.

Publié le19 mai 2012
http://nanojv.wordpress.com/2012/05/19/sondage-pew-iran-bombe-atomique/



2Dossier & Point de vue

2-1 Michel Miraillet : "Le programme balistique iranien n’est pas un danger pour l’Europe et les USA".

Le programme balistique iranien ne présente pour le moment pas de menace pour l'Europe ou les Etats-Unis, a déclaré jeudi Michel Miraillet, directeur chargé des affaires stratégiques au ministère français de la Défense, lors d'une conférence sur la défense antimissile tenue à Moscou.
Selon Miraillet, les missiles iraniens constituent plutôt "un risque" mais pas "une menace". Toutefois, la communauté internationale ne doit pas ignorer le fait que Téhéran continue à développer ses technologies balistiques et qu'il possède déjà un arsenal comprenant plusieurs centaines de missiles, a-t-il souligné.
A ce titre, depuis quelques jours,des voix s’élèvent en " Israël" pour mettre en garde contre des frappes aériennes sur les installations nucléaires de l’Iran.
L’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert ainsi que plusieurs responsables de la sécurité et des renseignements israèliens ont récemment exprimé leurs doutes concernant un tel scénario d’attaque préventive contre la République islamique.
Dans une longue interview au journal Haaretz, le chef d’état-major israélien Benny Gantz estime que le Guide suprême de la République islamique «ne voudra pas franchir le pas supplémentaire» qui permettrait à Téhéran de se doter de la bombe.
Meir Dagan, l'ancien chef du Mossad, les services secrets israéliens s'est livré à quelques commentaires, dans une interview accordée à la chaîne de télévision américaine CBS à propos de bombardements sur les sites nucléaires iraniens : « Ce n’est pas le bon moment », estime-t-il.
Selon lui, l’Iran agit de manière rationnelle et peut donc faire des choix en fonction de ses intérêts.
Des propos qui pèsent, sortant de la bouche d’un homme dont la principale activité ces dernières années fut la lutte contre un Iran nucléaire. On attribue à Meir Dagan la paternité des actions de sabotage et des assassinats qui on freiné les progrès nucléaires de Téhéran.
Par contre, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak continue d’afficher une ligne dure sur la question du nucléaire iranien. Il a expliqué au micro de RFI qu’une attaque et ses conséquences seraient moins graves qu’un Iran doté de la bombe."Toutes les options doivent rester sur la table pour empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires" a-t-il souligné.

03/05/2012  

 http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=62499&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=28&s1=1

 


2-2 Irna : Kazem Jalali exhorte Paris à modifier son comportement vis-à-vis des activités nucléaires de l’Iran.  

 Le porte parole de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du parlement iranien a demandé à la France de revoir sa politique à l'égard de l'Iran surtout en matière nucléaire.
Kazem Jalali a déclaré à l’ IRNA que l'ancien président français Nicola Sarkozy a commis de nombreuses erreurs durant son mandat.
" La diplomatie française s'est distinguée par un trop grand suivisme pro américain, un soutien inconditionnel au régime sioniste, la violation des droits des nations dans les révolutions qui ont changé la face du monde arabe et musulman » a noté le député iranien .
Il a noté que le président Hollande se devrait De restaurer le prestige de la France dans les instances internationales en tenant compte des erreurs de Nicolas Sarkozy et en présentant une image presque équilibrée de la France dans un monde multipolaire.
Kazem Jalali a rappelé qu’il espérait voir l'expression concrète de ce changement au cours des pourparlers de Bagdad".

21/05/2012

Irna


 

2-3 Sarath Kumara  : L’ex-patron du Shin Beth Yuval Diskincritique Netanyahu sur l’Iran.
Un ancien directeur du Shin Beth, les services israéliens de contre-espionnage, estime que les dirigeants actuels de l’Etat hébreu sont inaptes à traiter le dossier du nucléaire iranien en raison des "sentiments messianiques" qui les animent.
"Je n’ai aucune confiance dans le Premier ministre ou le ministre de la Défense", a déclaré Yuval Diskin dans un discours prononcé vendredi et partiellement diffusé le lendemain sur Radio-Israël. "Je n’accorde aucun crédit à des dirigeants qui fondent leurs décisions sur des sentiments messianiques".
L’intéressé, qui a quitté son poste de patron du contre-espionnage israélien il y a un an, a ajouté à propos de Benjamin Netanyahu et de Ehud Barak et d’une éventuelle opération préventive contre l’Iran :
"Je les ai côtoyés de près : ce ne sont pas des Messies, ces deux-là. Ce sont des gens à qui, personnellement, je ne confierai pas la responsabilité de diriger Israël à l’occasion d’un événement de cette ampleur et de sortir le pays de semblable situation".
Ses propos très sévères sur Benjamin Netanyahu et Ehud Barak succèdent à une déclaration de l’actuel chef d’état-major de Tsahal, le général Benny Gantz, qui avait qualifié les dirigeants iraniens de "très rationnels" et donc peu disposés à fabriquer une bombe atomique comme le redoutent les Occidentaux et Israël.
Depuis plusieurs mois, des rumeurs circulent sur un possible raid aérien contre des installations nucléaires iraniennes pour empêcher la République islamique de se doter de l’arme atomique.

L’ancien patron du Mossad, les services israéliens d’espionnage, Meïr Dagan, a pour sa part tourné en dérision l’idée de frappes contre l’Iran.
Les entourages de "Bibi" Netanyahu et de Ehud Barak n’ont, pour le moment, pas réagi à l’attaque en règle de Yuval Diskin mais un vice-Premier ministre, Silvan Shalom, a répliqué : "Tout le monde ne pense pas de cette façon. Semblable décision ne sera pas prise par deux personnes.
"En fin de compte et en respectant chacun, celui qui importe le plus dans cette affaire est le chef d’état-major", a-t-il dit sur Radio-Israël.
Le chef de la diplomatie israélienne, l’ultra-orthodoxe Avigdor Lieberman, a réfuté les assertions de Yuval Diskine et s’est interrogé sur ses motifs.
La question de savoir s’il faut agir contre Israël et de quelle façon "(...) n’est pas du ressort du Premier ministre et du ministre de la Défense. Elle est généralement prise par le conseil des ministres ou le cabinet de sécurité", a-t-il fait valoir sur la deuxième chaîne de télévision.
Le ministre des Affaires étrangères a laissé entendre que les propos de l’ancien patron du Shin Bet pouvaient s’expliquer par son ressentiment de ne pas avoir été promu à la tête du Mossad.
Commentant la "sortie" de Yuval Diskine dans les colonnes du quotidien libéral israélien "Haaretz", Amos Harel relève que la température politique monte à l’approche de la nouvelle session, à Bagdad à la mi-mai, de pourparlers entre les Six et l’Iran sur le dossier nucléaire.
"Rien n’est écrit à l’avance dans ce dossier iranien et le printemps risque de se transformer en un nouvel été de tension", écrit-il.

Sarath Kumara

Samedi 28 avril 2012,

La Rédaction

http://www.aloufok.net/spip.php?article7323


2-4 Julie Lévesque : À court de cibles », les services secrets israéliens « Diminuent les assassinats » en Iran .

Citant anonymement des officiels hauts placés du renseignement israélien, la revue étasunienne Time Magazine contredit le très crédible quotidien britannique Sunday Times en suggérant que durant les derniers mois, le Mossad (les services secrets israéliens) a « réduit » ses opérations clandestines en Iran, incluant les assassinats ciblés.

Paradoxalement, le Times et TIME se contredisent. Dans son numéro du 25 mars, le Sunday Times affirmait que les services de renseignement israéliens avaient intensifié leurs activités clandestines à la base militaire de Parchin en Iran, prétendument pour trouver des preuves à l’effet que l’Iran fabriquait une arme nucléaire. Ces opérations des services de renseignement ont été menées alors que Téhéran négociait avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Celle-ci faisait pression sur les Iraniens afin qu’ils autorisent une visite sur cette même base. (Julie Lévesque, Fabrication de preuves pour attaquer l’Iran? Des espions israéliens en Iran déguisés en soldats iraniens, Mondialisation.ca, 27 mars 2012)

Un autre article intitulé US steps up intelligence, sabotage missions in Iran (Les États-Unis intensifient les missions de renseignement et de sabotage en Iran), publié par The Hill le 9 avril, semble corroborer les informations révélées par le Sunday Times. The Hill indique une augmentation dans la République islamique des opérations clandestines de la CIA et de ses alliés dans la région. Comme Israël est l’allié le plus important des États-Unis dans cette région, on peut assumer que le Mossad participait à ces missions de sabotage.

Citant le Washington Post, Carlo Munoz rapporte dans The Hill :Les agences de renseignement étasuniennes intensifient les missions de renseignement et de sabotage axées sur le programme nucléaire iranien, alors que Téhéran se prépare à renouer les pourparlers avec les puissances occidentales relativement aux efforts réalisés dans ce domaine.

Des représentants iraniens doivent rencontrer vendredi à Istanbul en Turquie le soi-disant groupe P5+1, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies plus l’Allemagne, dans le but de discuter du programme nucléaire du pays […]

La CIA et d’autres agences ont par ailleurs multiplié les missions de sabotage en Iran, lesquelles visent à perturber le travail nucléaire en cours au pays.

Afin d’y parvenir, l’agence a compté sur ses partenariats avec des services de renseignement dans la région afin de recruter des agents pour des missions de renseignement et de sabotage en sol iranien, rapporte le Post. (Carlo Munoz, US steps up intelligence, sabotage missions in Iran, The Hill, 9 avril 2012.)

Le compte-rendu du Washington Post révèle par ailleurs que l’ « activité de renseignement » a été utilisée pour accroître les sanctions économiques contre l’Iran :L’augmentation des activités de renseignement a coïncidé avec une campagne clandestine de la CIA et d’autres agences, visant à saboter le programme nucléaire iranien, et a permis d’accroître l’utilisation de sanctions économiques ciblées par les États-Unis et leurs alliés dans le but d’affaiblir la détermination de l’Iran […]

D’anciens représentants du renseignement ont affirmé que l’intensification des activités s’est poursuivie sous la direction de Leon E. Panetta, qui a établi des partenariats avec des agences de renseignement alliées de la région, capables de recruter des agents pour des missions en Iran. (Joby Warrick et Greg Miller, U.S. intelligence gains in Iran seen as boost to confidence, The Washington Post, 7 avril 2012.)

 

Ces deux reportages sèment définitivement le doute sur la crédibilité du reportage du TIME publié le 30 mars et intitulé « Mossad Cutting Back on Covert Operations Inside Iran, Officials Say » (Selon des officiels, le Mossad réduit ses opérations clandestines en Iran).

Selon le compte-rendu du TIME, le Mossad a réduit ses opérations en Iran, ce qui contredit les articles du Washington Post et du Sunday Times.

Cependant, l’aspect le plus frappant des révélations contradictoires du TIME n’est pas la diminution des activités clandestines du Mossad en Iran, mais plutôt la nature même des opérations, soit des assassinats et des attaques, rapportées par le TIME d’une manière très banale.

 Selon les officiels, la diminution touche un vaste éventail d’opérations, non seulement les missions très en vue comme les assassinats et les explosions sur des bases iraniennes de lancement de missiles, mais aussi la collecte de renseignement sur le terrain et le recrutement d’espions au sein du programme iranien. (Karl Vick, Mossad Cutting Back on Covert Operations Inside Iran, Officials Say, 30 mars 2012.)

 

Sans preuves à l’appui, Israël a nonchalamment accusé l’Iran d’être à l’origine d’attaques à la bombe menées récemment en Thaïlande et en Inde, lesquelles n’ont pas fait de victimes, mais ont blessé 5 personnes. Ces actions ont été qualifiées, à juste titre, d’attaques terroristes.

Cependant, dans le reportage du TIME cité ci-dessus, les assassinats et les attaques à la bombe commis par Israël en Iran ne sont pas considérés comme des actes terroristes. Il s’agit d’un cas évident de deux poids deux mesures.

L’article met l’accent sur la raison invoquée pour la réduction des attaques et des assassinats, notamment les conséquences néfastes sur l’« image d’Israël dans l’opinion publique ». Si l’on reconnaît dans le reportage que le Mossad a été impliqué dans l’assassinat d’Iraniens, entre autres, et qu’il a perpétré des attaques en sol iranien, la nature criminelle de ces actions n’est jamais évoquée :

 Des représentants occidentaux des services de renseignement avaient déjà confirmé au TIME que le renseignement iranien avait découvert une cellule entraînée et équipée par le Mossad. Les aveux détaillés de Majid Jamali Fashid l’an dernier à la télévision d’État iranienne étaient authentiques, selon ces représentants. Ces aveux concernaient l’assassinat du scientifique spécialisé dans le nucléaire, Massoud Ali Mohmmadi, tué dans un attentat à la bombe mené par un motocycliste en janvier 2010. Les responsables du renseignement occidentaux ont blâmé un pays tiers pour avoir révélé l’existence de la cellule.Dans ce cas-là, les dommages causés à l’image d’Israël dans l’opinion publique ont été limités par la crédibilité de l’Iran […]Mais cela pourrait changer si la République islamique capturait un Israélien ou présentait d’autres preuves, quelque chose de l’ordre des séquences vidéo en circuit fermé et des faux passeports ayant indiqué la présence d’agents du Mossad dans l’hôtel de Dubaï où le trafiquant d’armes Mahmoud al-Mabhouh a été trouvé mort dans sa chambre en janvier 2010.Certains préviennent que les assassinats courent déjà ce risque. Après le plus récent meurtre en janvier, celui du scientifique spécialisé dans le nucléaire Mostafa Ahmadi-Roshan, les États-Unis ont catégoriquement nié toute implication et ont condamné le meurtre. Des officiels occidentaux du renseignement affirment qu’il était au moins le troisième scientifique iranien tué par des agents du Mossad, lesquels sont récemment à court de cible, aux dires de certains représentants israéliens […] (Ibid.)

 

En revanche, dans un article du TIME sur les attaques à la bombe ayant ciblé des Israéliens en Inde et en Thaïlande et pour lesquelles on a blâmé l’Iran, TIME était catégorique en ce qui a trait à la définition du terrorisme :Pour être juste, il faut dire qu’il n’existe pas de définition du terrorisme admise au niveau international. Mais lorsque des bombes se mettent à exploser, aucune analyse terminologique ou déformation de définitions n’empêchera les gens de conclure qu’il s’agit de terrorisme. (Robert Horn, Thai Tourism Sector Must Face, Not Dismiss, the Threat of Terrorism, 20 février 2012.)

 

Une « équipe terroriste » israélienne arrêtée en Iran

Ces reportages contradictoires relativement à la quantité d’opérations secrètes en Iran pourraient indiquer qu’Israël et les États-Unis bluffent et font couler des informations dans le cadre d’une opération psychologique (PsyOp). Mais le 10 avril, le gouvernement iranien a déclaré avoir arrêté un groupe terroriste appuyé par Israël, sans donner trop de détails.

 Les responsables ont prétendu que les terroristes étaient financés et appuyés par Israël et envisageaient d’attaquer des scientifiques œuvrant dans le nucléaire et des sites nucléaires au pays. Le plan terroriste a été déjoué, a affirmé l’agence de presse étatique Islamic Republic News Agency (IRNA), citant des représentants du ministère. (Stephen Manual,Israel-backed terrorist team arrested in Iran, All Voices, 10 avril 2012.)

 

Le présumé plan terroriste cité par Téhéran ressemble énormément aux opérations clandestines détaillées dans le TIME. Mais il est possible que les Iraniens bluffent aussi.

S’il est vrai que la République islamique a « capturé un Israélien » ou qu’elle possède « d’autres preuves », comme le mentionnait le TIME, cela pourrait accroître « la crédibilité de Téhéran » et, en revanche, affecter « l’image d’Israël dans l’opinion publique ».
Julie Lévesque 

Vendredi 20 avril 2012
Mondialisation.ca

 


2-5 Clara Weiss : La Russie se prépare contre une frappe militaire israélo-américaine contre l'Iran.

Au cours de ces quelques derniers mois, la Russie a entrepris d'intenses préparatifs pour parer à une éventuelle frappe militaire perpétrée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran. Selon de récents rapports, l'état-major russe s'attend cet été à une guerre contre l'Iran qui aurait d'énormes répercussions non seulement au Moyen-Orient mais aussi dans le Caucase.

Les troupes russes au Caucase ont été techniquement renforcées et un bataillon de missiles situé dans la Mer caspienne a été placé en attente. Les patrouilleurs lance-missiles de la flotte caspienne ont à présent jeté l'ancre au large de la côte du Daguestan. L'unique base militaire russe dans le Caucase du Sud, qui se situe en Arménie, est également en état d'alerte pour une intervention militaire. L'automne dernier, suite à une intensification du conflit en Syrie, la Russie avait envoyé son porte-avions Kousnetsov au port syrien de Tartous. Des experts pensent que la Russie pourrait soutenir Téhéran en cas de guerre, du moins sur un plan militaire et technique.

Dans un commentaire publié en avril, le général Leonid Ivashov, président de l'Académie des problèmes géopolitiques, a écrit qu'une « guerre contre l'Iran serait une guerre contre la Russie » et il appelé à une « alliance politico-diplomatique » avec la Chine et l'Inde. Il a dit que des opérations étaient entreprises de par le Moyen-Orient dans le but de déstabiliser la région et d'agir à l'encontre de la Chine, de la Russie et de l'Europe. La guerre contre l'Iran, écrit Ivashov, « atteindrait nos frontières, déstabiliserait la situation dans le Caucase du Nord et affaiblirait notre position dans la région caspienne. »

Dans le cas d'une guerre contre l'Iran, la préoccupation principale de Moscou concerne les conséquences pour le Caucase du Sud. L'Arménie est l'unique alliée du Kremlin dans la région et entretient de liens économiques étroits avec l'Iran, alors que la Géorgie et l'Azerbaïdjan voisins entretiennent des liens militaires et économiques avec les Etats-Unis et Israël.

Ce que le Kremlin craint avant tout, c'est que l'Azerbaïdjan ne participe aux côtés d'Israël et des Etats-Unis à une alliance militaire contre l'Iran. L'Azerbaïdjan partage ses frontières avec l'Iran, la Russie, l'Arménie et la Mer caspienne et est, depuis le milieu des années 1990, un important allié militaire et économique des Etats-Unis dans le Caucase du Sud, abritant plusieurs bases militaires américaines.

Les relations entre l'Iran et l'Azerbaïdjan sont d'ores et déjà très tendues. Téhéran a, à plusieurs reprises, accusé Bakou d'avoir participé à des attaques terroristes et d'avoir commis des actes de sabotage très vraisemblablement en collaboration avec des agences de renseignement israéliennes et américaines. Ces dernières années, l'Azerbaïdjan a doublé ses dépenses militaires et a scellé en février un accord d'armement avec Israël s'élevant à 1,6 milliards de dollars américains et comprenant la fourniture de drones et de systèmes de défense anti-missiles.

A en croire des sources haut placées du gouvernement Obama, Mark Perry a dit fin mars au journal américain Foreign Policy que Bakou avait donné à Israël une autorisation d'accès à plusieurs bases aériennes près de la frontière Nord de l'Iran et qui seraient susceptibles d'être utilisées lors d'une frappe aérienne contre Téhéran. Le magazine cite un haut responsable du gouvernement américain qui aurait dit que, « Les Israéliens ont acheté un aéroport et cet aéroport se nomme Azerbaïdjan. » Perry a prévenu que : « Les experts militaires doivent à présent prendre en considération un scénario de guerre qui inclut non seulement le Golfe persique mais aussi le Caucase. »

Le gouvernement de Bakou a immédiatement nié le rapport mais le rédacteur en chef du journal d'Azerbaïdjan, Neue Zeit, Shakir Gablikogly, a prévenu que l'Azerbaïdjan pourrait être embarqué dans une guerre contre l'Iran.

Même s'il devait s'avérer que l'Azerbaïdjan n'est pas le point de départ d'une attaque israélienne contre l'Iran, le danger existe qu'une guerre ne mène à une escalade militaire d'autres conflits territoriaux telle la querelle entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan au sujet de Nagorny-Karabakh. Cette région est indépendante depuis 1994, date de la fin de la guerre civile, mais le gouvernement de Bakou, les Etats-Unis et le Conseil européen insistent pour qu'elle soit considérée comme faisant partie de l'Azerbaïdjan. Au cours de ces deux dernières années, il y a eu des conflits répétés à la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan et les commentateurs ont mis en garde que le conflit risquait de se transformer en une guerre impliquant la Russie, les Etats-Unis et l'Iran.

Lors d'une récente interview accordée au journal russe Komsomolskaya Pravda, l'expert militaire russe Mikhail Barabanov a dit que les conflits sur les territoires de l'ex-Union soviétique pourraient résulter en une intervention militaire en Russie. Toute intervention opérée dans la région par les Etats-Unis ou toute autre puissance de l'OTAN entraînerait « un risque inévitable de recours à l'arme nucléaire. » La Russie possède le deuxième plus grand arsenal nucléaire du monde après les Etats-Unis.

Après l'effondrement de l'Union soviétique, l'Eurasie est devenue, en raison de son importance géostratégique, l'épicentre des rivalités économiques et politiques ainsi que des conflits militaires entre les Etats-Unis et la Russie. L'Azerbaïdjan, la Géorgie et l'Arménie forment un pont entre l'Asie centrale riche en ressources et la Mer caspienne d'une part et l'Europe et la Mer Noire de l'autre.

Les Etats-Unis cherchent depuis les années 1990 à gagner de l'influence dans la région grâce à des alliances économiques . En 1998, le vice-président américain d'alors Richard Cheney avait déclaré, « A ma connaissance, je ne peux pas me rappeler une époque où une région a si soudainement connu une aussi grande importance stratégique que la région caspienne. »

Dans son livre Le Grand Echiquier (1998), Zbigniew Brzezinski, l'ancien conseiller à la sûreté du président Jimmy Carter, avait écrit : « Une puissance qui domine l'Eurasie contrôlerait les deux tiers des régions les plus avancées et économiquement les plus productives du monde. En Eurasie se concentrent environ les trois quarts des ressources énergétiques connues du monde. »

L'importance cruciale de la région réside dans son rôle de zone de transit pour l'approvisionnement énergétique d'Asie vers l'Europe en contournant la Russie. En soutenant des projets d'oléoduc alternatifs, Washington a cherché à affaiblir les liens russes avec l'Europe qui est lourdement tributaire du pétrole et du gaz russes.

Jusque-là, la Géorgie est le pays clé pour le transit des livraisons de gaz et de pétrole et s'est trouvée au cour des conflits de la région. La « révolution des roses » de la Géorgie en 2003 fut incitée par Washington pour installer Mikhail Saakashvili au pouvoir comme président dans le but de sauvegarder les intérêts économiques et stratégique des Etats-Unis dans la région. Cette révolution a mené à une intensification des tensions avec Moscou en vue d'arriver à une suprématie géostratégique. La guerre entre la Géorgie et la Russie à l'été 2008 a représenté une aggravation des rivalités entre les deux pays avec la possibilité de s'élargir en une guerre russo-américaine. Les relations entre la Russie et la Géorgie restent très tendues.

L'influence américaine dans le Caucase et en Asie centrale a décliné significativement ces dernières années. En plus de la Russie, la Chine est devenue une force majeure dans la région, établissant des liens économiques et militaires importants avec les Etats d'Asie centrale tels le Kazakhstan. Bien que la Russie et la Chine demeurent des rivaux, ils ont conclu une alliance stratégique dans leur concurrence avec les Etats-Unis. Pour les Etats-Unis, une guerre contre l'Iran représente une nouvelle étape dans leur confrontation croissante avec la Chine et la Russie pour le contrôle des ressources de l'Asie centrale et du Moyen-Orient.

Article original, WSWS, paru le 28 avril 2012

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=KUM20120517&articleId=30887



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1Exercice militaire des monarchies du Golfe sur fond de tension avec l'Iran.  

Les monarchies du Golfe vont organiser dimanche à Abou Dhabi des manœuvres de leur force conjointe, le "Bouclier de la Péninsule", a rapporté jeudi la presse locale.
Ces manœuvres de deux jours, organisées au niveau du commandement et de l'Etat-major, sont destinées à "tester l'harmonie et la coordination" entre les trois corps d'armée, indique un communiqué officiel cité par la presse.
L'exercice vise aussi à tester la capacité de la force conjointe à "exécuter des missions spéciales limitées ou d'envergure sur les côtes et dans les îles situées dans les eaux territoriales (des pays membres), à la lumière de la conjoncture actuelle", selon le communiqué.
L'exercice est placé sous le thème "Loyauté aux îles", ajoute le texte, sans plus de détails.
Il intervient sur fond de résurgence de la tension entre les Emirats arabes unis et l'Iran après une visite le 11 avril du président Mahmoud Ahmadinejad à Abou Moussa, l'une des trois îles du Golfe au centre d'un litige territorial entre les deux pays.
Cette visite a été dénoncée comme une provocation par les Emirats et le Conseil de coopération du Golfe (CCG - Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar).
Téhéran a pris le contrôle d'Abou Moussa et des deux Tomb en novembre 1971 après le départ des forces britanniques du Golfe précédant l'indépendance des Emirats.
Les monarchies du Golfe organisent des manoeuvres périodiques de leur force conjointe. L'exercice de dimanche "se déroulera au niveau du commandement, mais sans tirs d'armes, pour tester la (capacité) de riposte à une éventuelle attaque balistique ou maritime contre les pays du CCG", a expliqué un analyste militaire, Riadh Kahwaji, interrogé par l'AFP.
"Les démonstrations de force ne sont pas dans les habitudes des monarchies du Golfe (...), lesquelles sont plus diplomates que l'Iran. Ce pays cherche toujours à convaincre le monde qu'il est une puissance régionale", a ajouté M. Kahwaji, directeur de l'Institute for Near East and Gulf Military Analysis, basé à Dubaï.

26/04/2012  

 http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/756406/Exercice_militaire_des_monarchies_du_Golfe_sur_fond_de_tension_avec_lIran.html

 



4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Directeur de l'IRIS : Un bouclier antimissile contre l'Iran, un système contraire à l'idée de dissuasion.

 

C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures. Le projet de bouclier antimissile sera débattu lors du sommet de l'OTAN de Chicago, confirme le dicton. Sous couvert de programme révolutionnaire, on recycle de vieux projets datant des années 60.
À cette date, Moscou et Washington lancent les ABM (Anti Ballistic Missiles), que le traité Salt 1 de 1972 conduira à abandonner. Trop cher, dangereux et irréaliste, jugèrent ensemble Nixon, Kissinger et Brejnev. Le projet sera par la suite réincarné sous l’appellation "d'initiative de défense stratégique" (rebaptisée "Star wars") du président Reagan dans les années 80. Fin 90 ce sont les "missiles défense" pour, disait-on à l'époque, faire face au danger nord-coréen.
Une relance de la course aux armements
L'idée, aujourd’hui, est de se protéger d'une éventuelle attaque iranienne. Au-delà de l'apparent bon sens de ce programme il pose de multiples questions de fond. Ses inconvénients l'emportent largement sur ses avantages.
Lorsque Barack Obama a été élu à la présidence des États-Unis, il avait exprimé ses réticences face à ce programme. Il disait qu'il faisait face à une menace dont l'existence était pas prouvée, en utilisant des technologies qui n’étaient pas démontrées, le tout financé par un budget qui n'existait pas. Barack Obama savait également que ce programme créerait des tensions avec la Russie, qui y voyait une menace pesant sur elle. Après l’avoir suspendu, il a changé d'avis, cédant probablement au complexe militaro-industriel américain.
La vérité c'est que ce programme n’est qu’une relance de la course aux armements, inutile, coûteuse et dangereuse.
L'Iran visé, la Russie méfiante
Ce système est contraire à l'idée de dissuasion. Il implique que la menace de représailles n’est pas efficace pour dissuader un adversaire potentiel et qu’il faut dès mettre en place un système d'interception et de protection. Dès lors, pourquoi la France devrait y adhérer et conserver une force de dissuasion ? L’une des deux est inutile.
Le bouclier antimissile ne sera jamais totalement fiable. Pour une garantie totale, il faudrait être certain qu'aucun missile adverse ne le transperce. Pourquoi l’Iran voudrait envoyer un missile sur le territoire européen ou américain ? Cela serait suicidaire face aux capacités de représailles des Occidentaux.
On va de nouveau sortir l'idée d'un régime irrationnel, en confondant la différence de valeurs entre le régime et la rationalité. Le but des dirigeants iraniens n'est pas de mourir en martyr mais de rester au pouvoir. Est-il vraiment nécessaire de se lancer dans un programme aussi coûteux et aussi incertain, qui aura pour effet de tendre de nouveau les relations avec la Russie ? Dans ce domaine également, il ne faut pas suivre aveuglément ceux qui jouent sur les peurs, mais plus se livrer à une véritable réflexion stratégique - inutile de suivre les intérêts du complexe militaro-industriel américain.
En son temps, François Mitterrand s'était avec force opposé au programme de "guerre des étoiles" dont Ronald Reagan faisait sa priorité. La France doit aujourd’hui, par la voix de son nouveau président, refuser de fausses évidences, dont la seule finalité est de relancer une course aux armements dangereuse.
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*Directeur de l'IRIS


4-2 Yahia Gouasmi, Président du Parti Anti Sioniste : L'Occident s'allie au nucléaire israélien !

Dans notre article intitulé « Nucléaire israélien : Danger et urgence !», publié le 17 mars 2010, nous revenions sur les déclarations de Martin Van Creveld, universitaire israélien et historien militaire spécialisé dans les questions stratégiques. M. Van Creveld avait déclaré : « Nous possédons plusieurs centaines de têtes nucléaires et de missiles, et avons les capacités de les lancer contre des cibles dans n'importe quelle direction, peut-être même jusqu'à Rome [capitale du Catholicisme, ndlr]. La plupart des capitales européennes sont des cibles atteignables par nosforces aériennes. […] Nous avons la capacité de démolir le monde si on nous démolit. Et je peux vous assurer que ça se passera avant qu'Israël ne disparaisse ! ».

Même si cette déclaration remonte à 2003, il faut savoir que M. Martin Van Creveld est encore aujourd’hui très écouté dans les milieux gouvernementaux israéliens et américains. C’est pourquoi, cette déclaration doit être prise très au sérieux.

Mark Glenn, chef du mouvement « Solidarité du Croissant et de la Croix » (Etats-Unis), a pris très au sérieux les propos de Van Creveld.Lors d’une récente interview accordée à la chaîne iranienne anglophone Press TV, il soulignait le deux poids deux mesures du Traité de non prolifération nucléaire (TNP), lequel se concentre sur l’Iran et ignore l’arsenal nucléaire militaire israélien !

Contrairement à l’acharnement médiatique occidental sur la prétendue dangerosité du programme nucléaire iranien, cet analyste britannique défend l’idée qu’Israël est le seul pays à menacer le monde entier quand son existence est menacée. Selon Glenn, la menace du nucléaire israélien est réelle : « C'est la chose que les gens devraient garder en tête la nuit, quand ils se soucient de la prolifération nucléaire, parce que nous avons ici un pays avec un complexe messianique et qui a menacé de prendre le monde entier dans un Armageddon nucléaire, à l’instant même où son expérience précieuse d'autonomie juive au Moyen-Orient cesse de se matérialiser. C’est ce dont les gens devraient s’inquiéter, et non du programme inexistant d'armes nucléaires […] en Iran ».

Signataire du TNP, l’Iran est diabolisé, isolé et soumis à des sanctions à la demande d’Israël. Pourtant les nombreuses inspections ont confirmé le caractère civil du nucléaire iranien. Paradoxalement, le nucléaire israélien, militaire, jamais inspecté, rarement mentionné par les gouvernements occidentaux (soumis au sionisme) est la réelle menace dans la région et au-delà... C’est la France qui a offert l’arme nucléaire à Israël en 1956. Toute cette affaire s’est faite à l’insu du peuple français. La France porte devant l’Histoire la terrible responsabilité d’avoir introduit l’arme nucléaire au Moyen-Orient, en l’offrant à Israël (offerte oui, et non vendue !).

Depuis, grâce au soutien des États-Unis, de l’Union européenne et surtout de la complicité active des réseaux sionistes dans le complexe militaro-industriel mondial, Israël est devenu une puissance nucléaire. Il compte plus de 200 têtes nucléaires ainsi que des missiles à longue portée qui en font une puissance stratégique autonome. Le 3 mai 2012, l’Allemagne a livré son quatrième sous-marin « Dolphin » à la marine israélienne ; la livraison d’un cinquième bâtiment est prévue en 2014 !

Fort heureusement, les langues se délient comme c’est le cas de Carl Bildt, ministre suédois des Affaires étrangères (cf. notre article : « Le danger n’est pas l’Iran, c’est Israël ! »), ou de Günter Grass, prix Nobel de littérature (cf. notre article : « Günter Grass, prix Nobel de littérature, refuse désormais de se taire face à Israël ! »), etc.

Quel Européen croit aujourd’hui qu’Israël c’est la paix ? Quel Européen de bonne foi peut ignorer qu’Israël c’est soixante ans d’illégalités internationales ? Qui ignore en France la puissance et la malfaisance du lobby sioniste ? Et c’est justement parce que la vérité finit par s’imposer que le sionisme, se sentant acculé, est capable du pire…

Source : Parti Anti Sioniste

Mardi 8 mai 2012

http://www.partiantisioniste.com/...



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



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