Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

21/06/2012

Jean Bricmont : Guerre en Syrie ? « On va vers une espèce de folie »

 


Jean Bricmont :Guerre en Syrie ? « On va vers une espèce de folie »


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Dossier Syrie 

n°56                              03-06

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Dossier deSyrie" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

 1 GeantVert :France24 : interview en direct Mahmoud Ahmadinejad.

 Le dignitaire religieux saoudien Ali Al Rabihi propose 450 000 $ pour tuer Bachar Al-Assad.

3 Pour BHL, l’ambassadeur russe aux Nations Unies est un "crétin(…) 

4 french.irib :"Israël": Shimon Peres espère la victoire des rebelles en Syrie.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Al Manar Brezinski : « La situation en Syrie n’est pas aussi horrible ».

2-2 Allain Jules : Dans la tanière des veaux (Français), de François Hollande à l'IFOP.

2-3 Tony Cartalucci : Chantage contre la Russie : les États-Unis promeuvent les massacres pour justifier la guerre contre la Syrie.

2-4 Depuis le massacre de Houla, le grand débat est lancé : faut-il intervenir militairement en Syrie ?.

2-5 Robert Mood met les pieds dans le plat.

2-6 Obsession névrotique : et on nous ressort le lâchage de Bachar par Moscou?!

3  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Lavrov : Les rebelles dirigés de l'étranger

3-2 Réseau Voltaire : L’Allemagne s’oppose à une intervention militaire en Syrie.

3-3 Lorientlejour. : Hague compare la Syrie à la Bosnie de 1992 et n'exclut pas une intervention  1

3-4Jean Bricmont :Guerre en Syrie ? « On va vers une espèce de folie »



1 GeantVert :France24 : interview en direct Mahmoud Ahmadinejad.

Une interview en direct, par un grand média français, de l’un des présidents étrangers les plus honnis et diabolisés ces dernières années, voila qui ne manquera pas de piquer notre curiosité.

Les journalistes vont-ils aller jusqu’à questionner Mahmoud Ahmadinejad sur la récente condamnation du Hezbollah par un tribunal de Manhattan à verser plus de 9,4 milliard de dollars de dédommagement aux victimes du 11-Septembre ?

Ou bien vont-ils lui demander sa vision sur la situation en Syrie ?

Saluons en tout cas cette initiative de France 24 qui donne donc la parole au seul chef d’État à avoir officiellement demandé une nouvelle enquête sur les attentats du 11-Septembre, et dont les propos ont régulièrement, et sur divers sujets, été déformés et discrédités à l’envi par les grands médias occidentaux.

sur FRANCE 24 et en direct de Téhéran,suivez cet entretien avec le président iranien,

Mahmoud Ahmadinejad, sur cette page :  http://f24.my/HHw7u2

L’interview peut être revue ici en 2 parties

(ou voir ci-dessous)

30 mai, 2012 by GeantVert

 

Compte-rendu de l’interview par France24

Source : Site Web de France24, le 20 mai 2012

Dans un entretien accordé à FRANCE 24, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad se dit "déçu" par les massacres commis en Syrie mais met en doute la responsabilité du régime de son allié Bachar al-Assad.

Au cours d’une interview accordée à FRANCE 24, le président de la République islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad, a commenté la situation en Syrie, condamnant notamment le massacre de Houla qui s’est produit la semaine dernière, tout en mettant en doute l’implication du régime de son ami Bachar al-Assad.

"Nous sommes très fortement sensibles et déçus", a-t-il assuré. "C’est le droit de tout peuple d’être libre, y compris le peuple syrien. Dès qu’une personne meurt c’est terrible, et surtout dans les conditions où c’est arrivé, dans le massacre…", a-t-il ajouté faisant allusion à la tuerie de Houla. Samedi 26 mai, 108 corps – majoritairement des femmes et des enfants – ont été retrouvés dans cette petite ville du centre de la Syrie située à quelques dizaines de kilomètres de Homs.

Le président iranien a néanmoins émis des doutes sur une éventuelle implication du gouvernement syrien dans le massacre de Houla. "Il existe des commissions dont le travail est d’examiner la situation. Il me paraît incroyable qu’un gouvernement puisse tuer son propre peuple", a-t-il dit.

Soutien moral ou approvisionnement en armes ?

L’Iran a apporté son soutien au plan de paix défendu par Kofi Annan, l’émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe en Syrie. "C’est la meilleure solution pour sortir de cette situation", avait déclaré un porte-parole du gouvernement iranien il y a quelques semaines. Mais au cours de son entretien avec FRANCE 24, Mahmoud Ahmadinejad a, à plusieurs reprises, condamné “les interventions étrangères dans la région” et s’est demandé ce qu’envisageaient les gouvernements occidentaux en Syrie.

Alors que les initiatives internationales se multiplient pour faire cesser le bain de sang en Syrie, les gouvernements occidentaux accusent l’Iran d’assurer l’approvisionnement en armes du régime de Bachar al-Assad. De leur côté, les autorités iraniennes ont toujours affirmé qu’elles n’apportaient qu’un soutien moral à la Syrie.

Sur l’antenne de FRANCE 24, Mahmoud Ahmadinejad a assuré que l’Iran entretenait des "relations parfaitement normales" avec la Syrie. "Nous sommes en faveur de la protection des droits de l’Homme", a-t-il déclaré.

Le nucléaire, un droit selon Ahmadinejad

Par ailleurs, le président iranien a défendu le programme nucléaire de son pays. "Selon le droit international, l’Iran a le droit d’enrichir l’uranium à 20 %", a-t-il déclaré, assurant une nouvelle fois que son pays n’avait pas l’intention de se doter d’une bombe. Ces déclarations coïncident avec la reprise des discussions, longtemps suspendues, avec les six grandes puissances sur la question du nucléaire iranien. À l’issue d’une réunion cruciale à Bagdad la semaine dernière, les pays impliqués dans ces pourparlers ont accepté une nouvelle réunion en juin à Moscou.

"Je ne m’attends pas à un miracle à cette prochaine réunion à Moscou", a cependant affirmé le président iranien au journaliste de FRANCE 24 Marc Perelman. Tout en affirmant le droit de l’Iran d’enrichir l’uranium à 20 %, il a laissé entendre que son pays pourrait envisager un arrêt de cet enrichissement en échange de concessions "significatives" de la part des grandes puissances. "Si les grandes puissances ne veulent pas que nous puissions bénéficier de ce droit, ils doivent nous expliquer pourquoi. Ils doivent également nous dire ce qu’ils sont prêts à donner au peuple iranien en échange", a affirmé Mahmoud Ahmadinejad, tout en refusant de détailler ce que pourrait accepter son gouvernement.

http://www.reopen911.info/News/2012/05/30/breve-18h30-aujourdhui-france24-interview-en-direct-mahmoud-ahmadinejad/


2 Le dignitaire religieux saoudien Ali Al Rabihipropose 450 000 $ pour tuer Bachar Al-Assad. 

Un imam saoudite influent Ali Al Rabihi a proposé 450 000 dollars à celui qui pourrait tuer le président de Syrie Bachar al-Assad. Le Dr Ali Al Rabihi a fait son offre sur Twitter.

L'information a été rapportée mardi 28 mai 2012 par le très sérieux quotidien arabe Al-Qods Al-Arabi paraissant de Londres.Selon lui, il s'y est décidé après avoir appris le massacre de Houla où au moins 108 personnes ont été tuées.« Nous proposons une récompense de 450 000 dollars à celui ou à ceux qui supprimeront Bachar al-Assad, l'assassin dont les crimes contre les enfants et les femmes ont bouleversé le monde entier », a déclaré l'imam. . La proposition est intervenue à la suite de la décision des autorités saoudiennes d'interdire aux dignitaires religieux de faire des collectes de dons en faveur du peuple syrien.

28 mai 2012

http://www.reflexiondz.net/La-tete-de-Bachar-Al-Assad-mise-a-prix_a17920.html


3 Pour BHL, l’ambassadeur russe aux Nations Unies est un "crétin(…) " 

Alors qu’il venait faire la promotion du film qu’il consacre, selon ses propres mots, au miracle libyen, le lobbyiste Bernard-Henri Lévys’en est violemment pris à Vitali Tchourkine, représentant de la Fédération de Russie aux Nations Unies [1].
« Il y a des crétins..., je lisais une dépêche AFP ou Reuters tout à l’heure, l’ambassadeur russe aux Nations Unies qui dit qu’ils vont bientôt révéler la confession de ceux qui ont vraiment armé les rebelles syriens. Imbécile ! Crétin ! Toujours la même idée, le complot. »
« Le vrai complot, c’est celui dont je vous parle là : des gens qui avaient vécu la Bosnie comme une brûlure au cœur et qui ne voulaient pas la voir se répéter [en Libye et en Syrie] ».
Envisager que les guerres répondent à des stratégies politiques, serait donc soutenir une théorie du complot. Au contraire, pour l’esthétisme BHLien, les guerres devraient être des œuvres d’art : de pures réactions émotionnelles de dirigeants politiques considérés comme des individus autonomes, et non plus comme les représentants d’intérêts collectifs.

02/06/2012

voltairenet :

 http://www.voltairenet.org/Pour-Bernard-Henry-Levy-l


4 french.irib :"Israël": Shimon Peres espère la victoire des rebelles en Syrie 

Le président israélien Shimon Peres a exprimé dimanche son soutien aux rebelles syriens,
dans une interview accordée à la radio publique israélienne."Les massacres empirent de jour en jour (en Syrie). C'est une honte. J'éprouve le plus profond respect pour les rebelles qui s'exposent à des tirs à balles réelles, et j'espère qu'ils vaincront", a estimé Peres, avant de partir pour Washington.
Le tueur des enfants de Cana (sud Liban, en avril 1996) a en outre déclaré qu'"on ne peut pas rester indifférent face à ces petits cercueils qui contiennent des corps d'enfants", et d'ajouter : "Les efforts de la communauté internationale sont insuffisants".
Pour sa part, le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, a déclaré qu'Israël était prêt à fournir une assistance humanitaire aux victimes des violences en Syrie.
"Nous sommes bouleversés par ce qui se passe dans ce pays. Nos représentants à l'étranger ont demandé à la communauté internationale d'intervenir, et nous avons proposé notre aide, en particulier sous forme d'assistance alimentaire et de médicaments", a dit Ayalon à la radio.
"Nous sommes en contacts avec la Croix rouge internationale et d'autres organisations humanitaires, et avons aussi demandé que les blessés puissent être évacués en Jordanie, où nous pourrions les aider", a-t-il ajouté.

10/06/2012

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/193800-isra%C3%ABl-shimon-peres-esp%C3%A8re-la-victoire-des-rebelles-en-syrie



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Al Manar Brezinski : « La situation en Syrie n’est pas aussi horrible ».

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

 

Le secrétaire d’État à la sécurité nationale du président américain Jimmy Carter, le célèbre Zbigniew Brezinski, a affiché ses doutes quant à la couverture de l’insurrection en Syrie, estimant que celle-ci n'est pas aussi horrible ou dramatique qu'elle est dépeinte
Ce qui se passe en Syrie «  n’est pas aussi horrible ou dramatique qu'il est dépeint. Si vous regardez le monde ces dernières années, l'horrible guerre au Sri Lanka, les massacres au Rwanda, et les morts en Libye et ainsi de suite », a-t-il expliqué d’un entretien accordé à la télévision américaine MSNBC.
Et d’ajouter : «  Vous savez, nous devons avoir un sens des proportions ici. Il s'agit d'une partie du système nerveux du monde, dans laquelle si nous ne sommes pas assez intelligents, nous pouvons créer un lien entre un problème difficile interne qui n'a pas encore pris de proportions gigantesques et un problème régional ou mondial qui implique nos relations avec les autres grandes puissances, notamment la Russie, mais aussi les négociations avec l'Iran sur le problème nucléaire ».
Selon lui le soulèvement syrien est différent des autres conflits parce que la violence n'est pas très répandue géographiquement, l'armée est restée intacte et l'élite des affaires continuent de soutenir le gouvernement Assad.
L’auteur de l’ouvrage «Vision stratégique: l'Amérique et la crise de la puissance mondiale» avait auparavant rejeté une proposition du président du Conseil des relations étrangères Richard Haas, selon lequel l'une des mesures appropriées aux pays voisins de la Syrie, pour montrer leur désapprobation du soutien de Moscou pour la Syrie, serait de retirer leurs diplomates de la Russie.
«Je ne pense pas que les Russes seront terriblement impressionnés...Si les ambassadeurs s’en vont  quelle conséquence y aurait-t-il en Syrie ? », s’est-il interrogé.
Cette question «  ne sera pas résolue en rappelant les ambassadeurs de Moscou ni en disant aux Russes qu’ils se comportent comme des voyous", a-t-il averti.
« En vérité, tant qu’il n’y a pas de coopération internationale qui aboutisse à un gouvernement qui puisse vivre avec Assad, et qui implique une sorte d'effort assidu en vue d’établir un certain consensus national, ce conflit va continuer. Et il ne faut pas exagérer ce conflit ».
Brzezinski a déclaré qu'un accord sur la Syrie devrait impliquer la Russie, ainsi que la Chine et les grandes puissances européennes.

 03/06/2012

Al Manar


2-2 Allain Jules : Dans la tanière des veaux (Français), de François Hollande à l'IFOP.
Les Français sont des veaux” disait un grand homme -de Gaulle pour ne pas le nommer-, vexé de voir un peuple amorphe quand il s’agit de défendre ses propres intérêts mais qui bombe le torse pour donner des leçons aux autres. Les désinformateurs ont vraiment de l’avenir devant eux. Quand on voit que la France a été dirigée pendant 5 ans par un erzatz de président, il y a de quoi s’inquiéter. François Hollande semble vouloir jouer à son tour le sous-erzatz et/ou sous-président du moins de substitution tenant l’office de l’original.

Je suis tombé tout à l’heure sur un sondage de l’IFOP réalisé pour Ouest-France (photo). “Encore un !”, me direz-vous, mais, ce dernier concerne la perception que les Français ont d’une possible intervention armée en Syrie. Les yeux écarquillés, je suis tombé de haut en observant cette mascarade. De deux choses l’une, soit les Français sont racistes (anti-arabe), soit ils sont des veaux. Nous parlons ici de la majorité des Français, de toutes origines confondues.

Vous remarquerez que l’institut IFOP et Ouest-France associent à leur escroquerie, une photo de l’enterrement collectif des victimes de Houla. Il faut vraiment être un attardé mental pour croire une seconde au récit de la fameuse armée libre de Syrie (ASL) qui aurait trouvé les victimes. Considérant qu’elles n’ont pas été tuées par les armes lourdes de Bachar al-Assad, selon les premières accusations de la soi disant “communauté internationale” mais à l’arme blanche en majorité, pourquoi l’armée syrienne s’est-elle retirée ensuite ? Tout le monde sait que dans cette zone, ce sont les renégats syriens qui tiennent cette dernière et qu’il était pratiquement impossible que des militaires syriens s’y introduisent. Alors la propagande anti-Syrie et anti-Assad, passons…

“Ah les cons !”, s’était écrié Daladier. Revenant d’Allemagne en 1938, il venait de signer des “accords de paix” à Munich avec l’affreux monsieur H. Il savait qu’il s’était couché devant toutes les doléances d’Adolf Hitler. Or, à sa descente d’avion, une foule en… liesse l’attendait. Surpris, il pensait plutôt qu’il allait se faire huer. Les applaudissements l’avait déstabilisé. Tout le monde sait ce qui s’est passé après. En Syrie, si Bachar al-Assad cède face aux terroristes, je crois qu’il est perdu, les Russes et les Chinois avec, complètement humiliés. Ces gens-là, formés et soutenus par l’Occident, ne sont que de petits galopins sans foi ni loi, prêts à tout pour créer le chaos.

Je crois que Bachar al-Assad doit gêner beaucoup de gens parce qu’il n’est pas esclave du joug occidental. Émietter la Syrie a de nombreux avantages pour certains, il est inutile de les citer ici, chacun devinant les intérêts qu’une décrépitude de la Syrie leur apportera. Les dindons de la farce seront finalement les soi disant opposants syriens, de vrais clowns qui ne rêvent que de devenir calife à la place du calife sans autre forme de procès. Sans jugement de valeur, je crois que les Occidentaux font preuve de racisme en voulant affaiblir le monde arabe…Mais où sont donc les arabes ?

Allain Jules

Dimanche 3 juin 2012

Source : Allain Jules
http://allainjules.com/...


2-3 Tony Cartalucci : Chantage contre la Russie : les États-Unis promeuvent les massacres pour justifier la guerre contre la Syrie.

Les Etats-Unis à la Russie: Laissez tomber ou nagez dans une mer de sang syrien

•Les Etats-Unis ont planifié la violence sectaire en Syrie depuis au moins 2007.

•Les Etats-Unis arment volontairement les extrémistes sectaires afin de perpétrer la violence.

•Les Etats-Unis utilisent leur propre violence afin de mettre les nations sous pression et qu’elles acceptent “un changement de régime”.

Alors que des révélations émergent pour dire que la violence en Syrie a été préméditée par les planificateurs occidentaux avant même que le printemps arabe ne se déroule et alors que la façade des “aspirations démocratiques” s’effondre face au bain de sang motivé par une pensée sectaire, les officiels américains et les faiseurs de politique des think tanks occidentaux qui ont  communiqués avec Bloomberg, ont dit que leur dernier message à la Russie afin de changer de régime en Syrie est en substance celui-ci: la violence sera volontairement accélérée jusqu’à ce qu’un changement de régime s’accomplisse, la Russie peut capituler maintenant et obtenir un droit de parole sur le comment la transition se passera, ou capituler plus tard en souffrant de l’exclusion comme cela fut le cas en Libye.

Bloomberg cite des “officiels américains” qui clament avoir des réunions avec les Russes pour obtenir “une transition ordonnée”.

Maintenant, Les Etats-Unis sont ils proches ou croient-ils être suffisamment proches de cet état de fait, demeure une question qui a des réponses variées. Ce qui n’est pas une opinion en revanche est le fait que les Etats-Unis ont ouvertement conspiré pour saigner la Syrie à blanc soit en limitant son influence géoplotique à travers le Moyen-Orient, soit éventuellement en précipitant la chute du gouvernement. Ceci a été clairement noté dans le mémo # 21 de la Brookings Institution:  ”Assessing Options for Regime Change (.pdf):”

 

“Une alternative demeure pour les efforts diplomatiques de se focaliser sur comment arrêter les violences et comment gagner un accès humanitaire, comme cela est fait sous la férule d’Annan. Ceci pourra amener à la création d’hâvres de paix et de couloirs humanitaires, qui devront être renforcés par une action militaire limitée. Ceci bien sûr, ne remplira pas les buts des Etats-Unis et laisserait éventuellement Assad au pouvoir. A partir de là, il est possible néanmoins qu’une coalition plus large sous un mandat international approprié puisse offrir plus d’action coercitive dans ses efforts.” -page 4, Assessing Options for Regime Change, Brookings Institution.

Aux pages 8 et 9 le mémo déclare:

“Les Etats-Unis pourront toujours armer l’opposition même en sachant qu’elle n’aura jamais suffisamment de puissance de feu par elle-même pour déloger Assad et son réseau du pouvoir. Washington peut choisir de faire cela sous le couvert de la croyance qu’assister un peuple opprimé en lui fournissant la capacité de résister à son oppresseur est mieux que rien du tout, et ce même si le soutien offert a peu de chance de transformer la défaite en victoire. Alternativement, les Etats-Unis peuvent calculer que cela vaut la peine de clouer le régime Assad et de le saigner à blanc, gardant ainsi un faible ennemi régional tout en évitant les coûts d’une intervention directe.”

-pages 8-9, Assessing Options for Regime Change, Brookings Institution.

Pour ceux qui suivent la réthorique “humanitaire” proposée par l’Occident comme étant leur motivation pour intervenir en Syrie, il est clairement inconscient de perpétrer la violence, particulièrement une violence brutale sectaire qui se déroule de manière admise aujourd’hui, simplement pour “garder un ennemi régional faible”. Et c’est de cette position de dépravation morale que l’Occident est en train de négocier avec la Russie pour une “transition” en Syrie.

L’Occident pense qu’en continuant à faire couler le sang et en manipulant la perception publique en disant que “cela est le fait du gouvernement syrien”, “rendu possible” par les Russes, les Chinois et les Iraniens, qu’il peut faire “honte” aux opposants à leur campagne de déstabilisation en continuant de soutenir ce crime contre la paix mondiale. Quoi qu’il en soit, les médias occidentaux vacillent devant les médias alternatifs ; de plus, le public en général est fatigué de cette guerre sans fin et émet de plus en plus de suspicion quant aux motifs et à l’implication de l’Occident en Syrie. L’arnaque intentionnelle de ce qui  apparaît être une atrocité orchestrée par l’Occident à Houla, n’existe seulement que dans les manips psychologiques de la presse occidentale, et ne va pas plus loin, même pas dans la section des commentaires de cet article ci-dessous. En d’autres termes, personne n’a acheté leur salade.

Ce que la Russie décide de faire avec la Syrie va déterminer la forme du champ de bataille sur lequel ils combattront quand ils seront obliger de confronter les machinations constantes de Wall Street et Londres.

Il ne peut pas y avoir de malentendu à ce sujet précis: ce n’est pas en apaisant l’Occident en abandonnant la Syrie, comme ce fut fait avec la Libye, que cela atténuera les ambitions hégémoniques qui motivent cet agenda en première instance. Tout comme Hitler disant qu’il n’avait aucune intention d’envahir la Russie jusqu’au jour où il lança l’invasion, Wall Street et Londres ont l’intention d’aller au bout du chemin, à Moscou et à Pékin et ce malgré la myriade d’excuses et de démentis qu’ils font chemin faisant ainsi que les démentis et les excuses qu’ils inventeront jusqu’au jour où les forces occidentales et leurs marionnettes commenceront à s’en prendre à la Russie et à la Chine.

La Chine, de la même manière, doit faire face à un encerclement et un isolement alors que le Pentagone a déjà ouvertement déclaré décaler son attention et ses flottes vers le Pacifique. Alors que le ministre de la défense Panetta tente de “minimiser” les soucis concernant le transfert des forces américaines pour confronter la Chine, ses mots très peu crédibles sont en contradiction avec près de 20 ans de documents sur la politique américaine qui décrivent l’isolement et l’effondrement de la Chine par cette méthode de renforcer l’hégémonie américaine dans le Pacifique.

La confrontation viendra tôt ou tard et pour ceux qui se demandent pourquoi le monde fut si apathique devant les nazis, une menace direct pour la paix mondiale a posteriori, on nous donne aujourd’hui des sièges de premier rang pour voir comment les États-Unis et le Royaume-Uni, et ceux qui gravitent dans leur orbite, violent de manière exponentielle la souveraineté et la destinée d’une nation après l’autre, aidée en cela par leurs propres populations à l’apathie et à l’ignorance sans bornes. Tout comme l’Allemagne, ce seront ces populations qui paieront le prix ultime pour leur laxisme et leur inaction devant les ambitions hégémoniques brutales et sans scrupules de leurs propres gouvernements.

Tony Cartalucci
http://landdestroyer.blogspot.fr/

 

Article original en anglais :

PRESSURES ON RUSSIA: US Attempts to Mass-Murder Its Way to Victory in Syria.

US to Russia: "Give Up" or Swim in Sea of Syrian Blood

- by Tony Cartalucci - 2012-06-06

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Mondialisation.ca,

Le 7 juin 2012

 http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=CAR20120607&articleId=31304

 


2-4 Depuis le massacre de Houla, le grand débat est lancé : faut-il intervenir militairement en Syrie ?.
*On connaît les arguments "pour"*, ceux qui conduisent BHL et 58 % des Français (selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France) à soutenir une telle action sous l'égide de l'Onu.
Ils sont nombreux : mettre un terme à la répression sanglante orchestrée par le régime Assad ; renverser un allié de l'Iran ; ne pas laisser dicter l'agenda international par la Russie (et la Chine) ; afficher son soutien aux Printemps arabes...
Mais, ces derniers jours, *trois personnalités importantes - et très différentes - ont exposé des points de vue hostiles* ou extrêmement réservés quant à un recours à la force.
Voici leurs arguments.


 

a) (Hillary Clinton, d'abord. Jeudi, devant des étudiants danois, la secrétaire d'Etat de Barack Obama a fait la - longue - liste des empêchementsà uneopération militaire)
"La Syrie est une société beaucoup plus peuplée et beaucoup plus diverse que la Libye, si bien que différents groupes en Syrie sont inquiets de ce qui arriverait après Assad et ne sont pas aussi unifiés qu'en Libye. Il y a des militaires professionnels ; il n'y en avait pas en Libye. Kadhafi s'appuyait sur un tout petit groupe de militaires aidés par des mercenaires.
*"Il y avait une opposition en Libye qui représentait vraiment le pays.* Ceci n'est pas encore été possible en Syrie. Nous travaillons tous à cela. Il y avait un lieu protégé d'où l'on pouvait opérer --Benghazi -- et de là nous pouvions avancer vers l'Ouest. Les défenses anti-aériennes en Syrie sont beaucoup plus fortes qu'en Libye. La Ligue Arabe avait appelé à une action par le Conseil de Sécurité.

"La Ligue Arabe soutient aujourd'hui la mission Annan ; ils ne sont pas encore unis pour appeler à
une action militaire. Et le plus important, le Conseil de Sécurité, dans le cas de la Libye, était d'accord pour agir et puis l'Otan a pu mettre en place une coalition à laquelle se sont joints des pays arabes d'accord pour faire appliquer la no-fly zone et même opérer des frappes. Donc vraiment, ces conditions n'existent pas pour la Syrie pour l'instant.
 
*"Il y a aussi beaucoup de difficultés et de complexités régionales que l'on doit traiter.* La Jordanie a une frontière avec la Syrie ; ils s'inquiètent pour leur propre intégrité longue frontière commune. Ils s'inquiètent de savoir s'ils se rendent plus vulnérables à la menace terroriste kurde sur laquelle ils sont concentrés.
"Et ce n'est pas tout ; c'est un ensemble de facteurs difficiles à équilibrer. La Syrie est à côté du Liban, qui, vous le savez, a connu une guerre civile brutale pendant des années. Et la démographie de la population, (syrienne) n'est pas si dissemblable si ce n'est en terme de nombre, mais les fondamentaux démographiques sont très similaires entre les deux pays.
"Beaucoup de gens essayent de trouver ce qui pourrait être une intervention que ne causerait pas beaucoup de morts et de souffrances. En Libye, en partie parce que le pays était peu peuplé sur un vaste territoire, il y avait un théâtre d'intervention qui a permis d'éviter des victimes civiles. Cela semble beaucoup plus difficile en Syrie, si ce n'est impossible.
"Il y a beaucoup de planifications humanitaires et militaires en cours. Mais les facteurs ne sont pas réunis. "

 (la traduction est de moi) :
<http://www.state.gov/secretary/rm/2012/05/191575.htm>

b) (Pour Henry Kissinger, les deux prérequis à une telle intervention ne sont pas remplis)
Le 2 juin*, l'ancien Secrétaire d'Etat de Richard Nixon, *le très Républicain*Henry Kissinger, vient lui de s'exprimer
<http://www.washingtonpost.com/opinions/syrian-intervention-risks-upsetting-global-order/2012/06/01/gJQA9fGr7U_story.html>*

Dans le "Washington Post". Dans une tribune intitulée "Une intervention en Syrie risque de chambouler l'ordre mondial", le géostratège, qui a toujours l'oreille des Grands, écrit notamment (là encore la traduction est de moi) :

« *Il y a deux prérequis à une intervention militaire*, humanitaire ou stratégique : un, un consensus sur la forme de gouvernement après le renversement du statu quo est fondamental. Si l'objectif se résume à déposer un leader spécifique, une nouvelle guerre civile peut survenir du vide résultant et des pays extérieurs choisir différentes parties. Deux, l'objectif politique doit être explicite et atteignable sur une période durable. Je doute que la question syrienne remplisse ces conditions. (...)
"En réagissant, à une tragédie humaine, nous devons faire attention de ne pas en faciliter une autre. En l'absence de concept stratégique clairement exposé, un ordre mondial qui érode les
frontières et fusionne guerres civiles et internationales ne peut jamais reprendre son souffle. On a besoin de nuance pour donner de la perspective à la proclamation d'absolus. »

(Le général à la retraite de l'armée de terre Vincent Desportes)
*Enfin, il y a le général français à la retraite, Vincent Desportes*, celui-là même qui, il y a deux ans, avait publiquement souhaité un retrait anticipé des forces françaises d'Afghanistan (au prix de son poste à la tête du Collège Interarmées de la Défense). Dans le Figaro de samedi, il a développé des arguments proches de ceux d'Hillary Clinton
<http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2012/06/01/10001-20120601ARTFIG00570-faut-il-intervenir-en-syrie.php>

 

c) Pour conclure (en ce qui concerne la France) :
« Le fait d'être intervenus en Libye ne nous impose pas d'intervenir en Syrie. En la matière, chaque cas est un cas d'espèce, et le réalisme doit l'emporter sur l'impétuosité morale et nos propres données identitaires, même si le messianisme fait partie de nos gènes. »



2-5 Robert Mood met les pieds dans le plat.

6 juin

Kharroubi Habib - Le Quotidien d’Oran

« Des parties étrangères contribuent à la spirale de la violence en fournissant à la rébellion armes et argent ».

Lors d’un discours tenu dimanche matin devant les députés issus des élections du 7 mai, le Président syrien Bachar el-Assad a soutenu que son pays faisait face à un « plan de destruction » et « à une véritable guerre menée de l’étranger » et que ceux qui « sont responsables du terrorisme ne sont pas intéressés par le dialogue ou les réformes. Ils sont chargés d’une mission et ne s’arrêteront que s’ils l’accomplissent ou si nous arrivons à les arrêter ».

Avec une belle unanimité, des responsables politiques aux Etats-Unis et en Europe et les médias occidentaux l’ont tout aussitôt accusé de travestir la vérité sur ce qui se passe dans son pays, et le chef de la diplomatie saoudienne, Saoud el-Faycal, de « manœuvrer pour gagner du temps ».

Pourtant, ce qu’a dit Bachar el-Assad se voit confirmé, et non par une source stipendiée par le régime syrien ou appartenant au champ de ses alliés étrangers. La confirmation est venue du général norvégien Robert Mood, chef des observateurs onusiens déployés en Syrie. Il a en effet affirmé lundi s’être fait la conviction que « des parties étrangères contribuent à la spirale de la violence en fournissant à la rébellion armes et argent ». Voilà qui devrait donner à réfléchir à tous ceux qui, prenant pour argent comptant les assertions des ennemis syriens et étrangers du régime syrien, se font une vision faussée de ce qui se passe réellement en Syrie et imputent au premier d’être seul responsable des massacres qui sont perpétrés dans ce pays.

Le cynisme des parties étrangères que le chef des observateurs onusiens a pointées, sans pour autant révéler qui elles sont, ne désarmera pas après la déclaration de ce dernier. Elles persisteront dans l’ingérence et à prétendre en même temps que si le plan de paix de Kofi Annan est en train d’échouer, c’est à cause du seul refus de Bachar el-Assad d’en appliquer les clauses.

Le régime syrien n’est pas suicidaire : il ne cessera pas la violence armée conte l’opposition, qui elle aussi ne veut pas y renoncer, encouragée, financée et armée qu’elle est par ses alliés extérieurs. Fort lui aussi de ses soutiens étrangers, ce régime n’a nulle intention de se plier aux pressions occidentales et de certains Etats arabes qui le somment au cessez-le-feu unilatéral, qui signerait son arrêt de mort.

Bien qu’ils arment sans compter l’opposition, ses alliés extérieurs ont fait le constat que sans intervention étrangère, elle n’est pas en capacité de l’emporter sur Bachar el-Assad et son régime. Un constat qui devrait, dans l’intérêt du peuple syrien, leur faire convenir que la solution du conflit ne peut être que politique et négociée. Au lieu de cette solution, ils manœuvrent pour tenter de rallier au scénario de l’intervention étrangère les puissances qui, depuis le début du conflit, prônent la solution politique et s’opposent à leur dessein interventionniste.

Dans le conflit syrien, il faut s’attendre à d’autres « révélations » sur ce qui se passe réellement en Syrie, en particulier sur les massacres et violations des droits de l’homme que la propagande des opposants et de leurs alliés n’attribuent qu’aux gens du régime. La Haute Commissaire de l’ONU dit vrai en estimant que « la situation en Syrie risque de dégénérer en un conflit total et l’avenir de ce pays et de la région dans son ensemble pourrait être alors en grave danger ». Pour enrayer la spirale de violence qui y conduit, la communauté internationale, soucieuse de ramener la paix, doit certes continuer à faire pression sur le régime syrien pour qu’il cesse de réprimer son peuple, mais aussi sur les parties étrangères qui encouragent et incitent ses opposants à poursuivre la guerre fratricide. Ce à quoi ne sont pas résolus la France, le Qatar et l’Arabie Saoudite, pour ne citer que les Etats qui plaident franchement pour l’intervention militaire et la chute du régime syrien au profit de leurs protégés dans la résistance syrienne.

De ceux-là, il faut s’attendre à ce qu’ils soulèvent un tollé médiatique contre le chef des observateurs onusiens qui a osé dire ce qu’ils ne veulent pas entendre.

 

6 juin 2012 –

Le Quotidien d’Oran - Analyse


2-6 Obsession névrotique : et on nous ressort le lâchage de Bachar par Moscou?!

Napoléon l’a dit, et Poutine l’a bien intégré : « Le coeur d’un homme d’État doit être dans sa tête » ! Et la tête de Poutine a compris bien des choses, en Syrie et ailleurs… Il n’y a pas d’alternative, à court et moyen terme, d’un point de vue russe – d’un point de vue syrien aussi d’ailleurs – à Bachar, pas de plan – ou d’homme – B !

« Nous n’avons jamais dit ou posé comme condition qu’Assad devait nécessairement rester au pouvoir à la fin du processus politique» . Cette petite phrase prononcée ce mardi6 juin par le vice-ministre russe des Affaires étrangères Guennadi Gatilov, dans le cadre d’un entretien accordé à l’agence russe Itar Tass, fait fantasmer la médiasphère occidentale, qui y voit l’amorce de l’ »évolution » si longtemps espérée de la Russie sur le dossier syrien. Et l’AFP, écrivant tout haut ce que nombre de ses confrères rêvent très fort, fait dire au spécialiste de service que « Moscou pourrait lâcher Bachar sans lâcher le régime».

Rien de nouveau sous le soleil de Russie

On se calme ! D’abord, ce n’est pas la première fois que de hauts-responsables russes font ce genre de déclaration. Pas plus tard que le 28 mai, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, avait dit ceci : « Nous ne soutenons pas le gouvernement syrien. Nous soutenons le plan de Kofi Annan» . Plus récemment encore – le 1er juin -, Vladimir Poutine lui-même, en visite à Berlin, avait répondu à une accusation récurrente de l’administration américaine par cette déclaration : « Ceux qui accusent la Russie de soutenir unilatéralement un régime, dans ce cas nus parlons du régime Assad, se trompent. Nous avons entretenu des relations bonnes et durables avec l Syrie mais nous ne soutenons aucune des parties qui puisse faire émerger la menace d’une guerre civile» .

C’est là une réaffirmation de la ligne diplomatique russe sur le dossier syrien : dans le conflit syrien, Moscou s’affiche comme neutre, et promeut, pour reprendre une expression souvent employée par les responsables russes, une position « équilibrée« . Et donc opposée au parti-pris pro-opposition et anti-Bachar de l’Occident, vraiment « unilatérale » pour le coup ». Ce faisant, elle oblige les Occidentaux à admettre, du bout des lèvres diplomatiques, la responsabilité partagée – entre pouvoir et opposition – dans le climat de violence. Et la diplomatie se donne les gants d’arbitre qu’elle occupe de plus en plus, au détriment des Euro-américains, dans le jeu syrien, notamment  en ce faisant le premier promoteur du plan de Paix Annan.

Maintenant, soyons lucides : la Russie sait très bien qu’elle est engagée, sur le théâtre syrien, dans un bras de fer diplomatique d’ampleur avec l’Ouest, une nouvelle guerre froide, avons-nous même écrit. Elle a donc joué serré, et habilement, et cette déclaration de Gatilov s’inscrit dans ce jeu. Parce que, osons l’écrire, l’administration Poutine a d’abord voulu – veut encore – gagner du temps. Pour que le gouvernement syrien réduise au maximum la pression des groupes armés, restaure un minimum d’ordre et de sécurité, conditions premières, sine qua non, d’un éventuel début d’application du plan Annan. Parce que Poutine, Lavrov et les autres savent très bien que le CNS et l’ASL, pour ne pas parler des groupes salafistes, sont des ennemis « naturels » de la Russie et de son influence dans la régon. Comme ils sont des ennemis déterminés, fanatiques même, de leur autre allié iranien.

Les relations internationales, c’est beaucoup moins de l’amitié ou même de l’idéologie qu’un rapport de forces et un sens des intérêts bien compris de la nation qu’on représente. Napoléon l’a dit, et Poutine l’a bien intégré : « Le coeur d’un homme d’État doit être dans sa tête » ! Et la tête de Poutine a compris bien des choses, en Syrie et ailleurs…

Poutine ne fait aucun fond sur l’opposition syrienne, panier de crabes impuissants et divisés, et aux mains des atlantistes et des wahhabites. Elle sait que le pouvoir actuel, qu’elle a poussé à se réformer, est le seul défenseur possible de ses intérêts économiques et géostratégiques. Et que ce régime s’incarne en la personne de Bachar al-Assad. Dont l’éventuel départ –  » à l’amiable » ou contraint – serait le début de la fin. Et pour le régime lui-même, et pour les positions russes dans toute la région. C’est pourquoi la phrase de Gatilov n’est qu’une clause de style, qui  sert essentiellement à conforter l’image de la Russie face à l’Ouest. Mais il n’y a pas d’alternative, à court et moyen terme, d’un point de vue russe – d’un point de vue syrien aussi d’ailleurs – à Bachar, pas de plan – ou d’homme – B ! Comme nous l’avons déjà dit ici, les Russes n’ont pas fait et dit tout ce qu’ils ont fait et dit depuis des mois sur la Syrie et lâcher soudain la proie – Bachar – pour l’ombre – un hypothétique gouvernement de transition (vers quoi? ) plus ou moins baasiste. C’est ce qu’ont essayé d’ailleurs récemment de proposer à Poutine Obama et Hollande, avec le succès que l’on sait. Au fait, qu’a dit Poutine à Hollande, tout récemment ? « Si on écarte du pouvoir le président en exercice, est-ce que vous croyez qu’il y aura un bonheur total dans ce pays ? »

Les exégètes atlantistes des communiqués ou bribes d’interviews de dirigeants russe vont à nouveau se faire du mal. On les a pourtant avertis…

Kharroubi Habib

6 juin

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=7095 



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Lavrov : Les rebelles dirigés de l'étranger.  

Moscou dispose d'informations dignes de foi attestant que les groupes armés de l'opposition syrienne sont placés sous le commandement de forces extérieures, a déclaré samedi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d'un point de presse à Moscou.
"Nous avons suffisamment de preuves confirmant que les rebelles reçoivent des armes et d'autres moyens dont ils ont besoin pour maintenir leur capacité de combat et que des renseignements sont mis à la disposition de l'Armée syrienne libre (ASL)", a affirmé le ministre.
Selon M.Lavrov, Moscou sait bien où se trouve l'état-major de l'ASL et quels sont les pays qui financent la rébellion.
"D'ailleurs, ces pays ne le cachent pas: nos collègues saoudiens et qatariens en parlent ouvertement. Hier, des hommes d'affaires syriens se sont réunis, si je ne me trompe pas, à Istanbul pour annoncer la création d'un fonds destiné à financer l'Armée syrienne libre", a indiqué le chef de la diplomatie russe.
Il est persuadé que ces informations sont bien connues des services spéciaux de l'Otan.
"Lors d'entretiens privés, menés en l'absence de journalistes, nos collègues (occidentaux) se montrent parfaitement au courant de ce qui se passe réellement en Syrie", a souligné M. Lavrov.

Lavrov  

09/06/2012


3-2 Réseau Voltaire : L’Allemagne s’oppose à une intervention militaire en Syrie.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a réaffirmé l’opposition de Berlin à une éventuelle intervention militaire étrangère en Syrie en mettant l’accent sur le fait que ce type de mesure risquerait d’embraser la totalité du Proche-Orient.

Au cours d’une rencontre à Doha le 4 juin 2012 avec l’émir du Qatar, M. Westerwelle a déclaré que le plan de paix de Kofi Annan est la meilleure option pour la solution de situation créée en Syrie. Il a également exprimé l’opposition de Berlin à la position de certains gouvernement occidentaux et arabes, dont le Qatar lui-même, qui prônent l’intervention militaire en Syrie.

« Nous nous devons d’éviter une guerre qui pourrait mettre le feu à toute la région. Vu la situation extrêmement complexe et dangereuse existant en Syrie, il ne faut pas créer de fausses perspectives et croire que nous pourrions parvenir à une solution rapide au moyen d’une intervention militaire », a-t-il déclaré avant d’entamer un périple de cinq jours au Proche-Orient.

Après le Qatar, Guido Westerwelle s’est rendu aux Émirats arabes unis, où il a eu des entretiens avec son homologue émirati, Abdulah Shaikh bin Zayed Al Nahyan.

À Abou Dhabi, le chef de la diplomatie allemande a mis l’accent sur l’importance de la prévention des troubles qui ont lieu en Syrie et qui commencent à déborder les frontières de ce pays. Il a rappelé notamment que les affrontements liés à l’affaire syrienne ont déjà gagné le Liban, où plusieurs personnes ont trouvé la mort au cours des heurts entre pro et anti-el-Assad.

 | 8 juin 2012 

Réseau Voltaire


3-3 Lorientlejour. : Hague compare la Syrie à la Bosnie de 1992 et n'exclut pas une intervention  1

Le Premier ministre britannique William Hague a comparé dimanche la situation en Syrie à celle de la Bosnie dans les années 1990 et refusé d'exclure une intervention militaire.
"Nous ne savons pas comment les choses vont évoluer. La Syrie est au bord d'un effondrement ou d'une guerre civile intercommunautaire et donc je ne pense pas que nous puissions exclure quoi que ce soit", a déclaré William Hague sur la chaîne Sky News.
"Mais ce n'est pas comparable à la situation en Libye l'année dernière où nous avons mené une intervention réussie pour sauver des vies", a-t-il ajouté..
La Syrie "ressemble plus à la Bosnie des années 1990, en étant au bord d'une guerre civile intercommunautaire où des villages voisins s'attaquent et se tuent entre eux", a-t-il dit en référence à la guerre de Bosnie-Herzégovine entre 1992 et 1995.
William Hague a également réagi aux déclarations de Moscou, qui tout en martelant son opposition à un recours à la force contre Damas, a indiqué que la Russie verrait d'un bon oeil Bachar al-Assad quitter le pouvoir "si les Syriens eux-mêmes tombent d'accord sur ce point".
"C'est exactement ce que nous voulons. Mais ils ne peuvent pas décider de leur futur s'ils se font tuer, si leurs corps sont brûlés, si les observateurs sont abattus", a déclaré William Hague.

0/06/2012

Lorientlejourhttp://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/763128/Hague_compare_la_Syrie_a_la_Bosnie_de_1992_et_nexclut_pas_une_intervention.html 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



Ce message vous a été envoyé parce que vous faites parties de mes contacts 

Pour ne plus recevoir d'e-mail de notre part, signaler le nous avec si possible un commentaire explicatif.



 

Interview de Jean Bricmont par Raphaël Berland et Jonathan Moadab
3-4 Jean Bricmont : Guerre en Syrie ? « On va vers une espèce de folie »

Jean Bricmont revient sur la fausse "bonne idée" de la guerre humanitaire. Il dénonce un conditionnement idéologique provenant des médias de masse, qui visent à rendre acceptable une intervention extérieure à la population.

15 juin 2012

Posté par : CercleDesVolontaires

Quelques citations :

"Toutes les guerres sont motivées par des motifs altruistes"

"La paix mondiale dépend d’un ordre international qui était construit après la guerre, qui est basé sur le respect de la souveraineté nationale de chaque pays pour éviter justement ce qui a mené à la Seconde guerre mondiale."

"On a toujours cette politique de grande puissance qui invoque toujours des mobiles nobles mais qui d’une certaine façon risque de nous mener vers une guerre sérieuse."

"Une politique de paix, ça serait une politique de coopération, de dialogue avec les autres pays y compris avec la Russie, la Chine, l’Iran, la Syrie évidemment. Et cette politique est impossible aujourd’hui. Même si François Hollande voulait une autre politique, ça serait impossible à cause des médias en France."

"On va armer les rebelles en Syrie de façon à créer le chaos dans ce pays"

"Mon opposition à l’intervention est basée sur des tonnes d’arguments qui n’ont rien à voir avec le régime d’Assad, je ne trouve même pas nécessaire d’avoir un débat sur ce régime."

"Il faut dire que [Pierre Piccinin] a été un peu téméraire d’aller dans un pays en guerre civile ou en guerre étrangère si elle n’est pas civile, et croire qu’il allait faire le tour de tous les mouvements de rébellion sans avoir d’ennui avec la police."

"La Syrie pourrait ne pas être en crise, tout ce que je dis ne serait pas changé à la virgule près."

"Je remarque que même dans ce qu’on pourrait appeler les "milieux de gauche", tout le monde se moque de BHL. Mais tout le monde partage ses idées. Quand il y a eu la guerre en Libye, presque l’entièreté de la classe politique et aussi les soi-disants radicaux genre NPA etc. étaient d’accord avec l’intervention. En fait, ils demandaient l’intervention. Et maintenant, pour la Syrie, on a le même scénario."

"Tant que l’on reste dans cette matrice idéologique [de la "religion de l’Holocauste"], aucun débat sérieux sur la réalité du monde contemporain ne peut avoir lieu ni à gauche, ni à l’extrême gauche, ni nulle part."


Jean Bricmont est Docteur en Sciences et a travaillé comme chercheur à l’Université Rutgers puis a enseigné à l’Université de Princeton, situées toutes deux dans l’Etat du New Jersey (États-Unis). Il enseigne aujourd’hui la physique théorique en Belgique et est l’auteur de « Impérialisme humanitaire : Droits de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ? »

Source :

www.cercledesvolontaires.fr
http://www.youtube.com/user/CercleDesVolontaires/videos
http://www.youtube.com/user/CercleDesVolontaires

 

 

Les commentaires sont fermés.