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23/06/2012

n°57 Dossier Syrie - Passe d’armes entre les Etats-Unis et la Russie au sujet de la Syrie.

 


n°57  Dossier Syrie - Passe d’armes entre les Etats-Unis et la Russie au sujet de la Syrie.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Dossier Syrie : Médias et Manipulation de l’opinion.

n°6                              09-07

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Dossier deSyrie" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

NB : Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.


Sommaire :  

Tiré à part :

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2 Brèves

3 Dossier

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage



Tiré à part :


1


Tiré a part

GB : rassemblement des anti-war, devant le bureau de Cameron  

En Grande-Bretagne, des militants des droits civiques et des anti-war ont organisé un rassemblement, devant le bureau du Premier ministre, afin d’exprimer leur opposition à toute ingérence de l’Occident, dans les affaires intérieures syriennes.

Lors de ce rassemblement de contestation, organisé, à l’appel de la grande Coalition anti-war, les manifestants ont scandé des slogans contre les politiques interventionnistes de Londres et d’autres Etats occidentaux, en Syrie. Cette manifestation avait, aussi, réuni un certain nombre de Syriens résidant à Londres.
Une pétition, signée par les manifestants et les membres de la Coalition anti-war, a été remise au bureau de David Cameron. Les signataires de cette pétition ont condamné les violences, en Syrie, tout en demandant au Premier ministre britannique de ne pas opter pour une politique belliciste.

15/06/2012

Irib



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Interview de Jean Bricmont par Raphaël Berland et Jonathan Moadab
Guerre en Syrie ? « On va vers une espèce de folie

Vendredi 15 juin 2012

Jean Bricmont revient sur la fausse "bonne idée" de la guerre humanitaire. Il dénonce un conditionnement idéologique provenant des médias de masse, qui visent à rendre acceptable une intervention extérieure à la population.

 

Quelques citations : Source :
http://www.youtube.com/user/CercleDesVolontaires

 Source : Silvia Cattori
http://www.silviacattori.net/...
 POUR VISIONNER LES VIDEOS DE JEAN BRICMONT CLIQUEZ SUR CE LIEN

http://www.palestine-solidarite.org/interview.Jean_Bricmont.150612.htm

 


Le pays du mensonge

Résistance

L’affaire est claire : la Chine et la Russie ont une position sur la Syrie qui est uniquement basée sur leurs intérêts commerciaux, alors que les États-Unis et l’Europe, avec leurs dévoués serviteurs arabes, Arabie Saoudite et Qatar, agissent au nom de l’humanité, des Droits de l’homme, de la démocratie et toutes ces choses dont ils prétendent être si friands. C’est du moins la version que, unanimes, nos médias nous vendent.

Vous y croyez ? Vous avez le droit ! Mais il faut savoir que ceux qu’on appelle la communauté internationale, après s’être appelés « le monde libre », forment une communauté de menteurs, un monde de menteurs.

Souvenez-vous de la première guerre en Irak : voici une vidéo de 30 secondes de la jeune fille innocente qui raconte comment les « soldats de Saddam Hussein » tuaient les bébés dans les couveuses.

VIDEO 1

Il n’y a jamais eu de bébés arrachés des couveuses. Tout est faux. C’est la fille de l’ambassadeur du Koweït qui tient le rôle de la « jeune fille innocente ». Elle a été entraînée pour son numéro par une agence spécialisée dans le mensonge !

Souvenez-vous de la guerre dans l’ex Yougoslavie : les Serbes, ces barbares, assassinent en masse les populations innocentes. Un charnier est découvert : la preuve en vidéo. Tout est faux. Ce sont les corps d’une morgue voisine qui sont scandaleusement exposés. En voici une vidéo de 14 secondes.

VIDEO 2

Et la deuxième guerre du Golfe, les armes de destruction massive de Saddam Hussein qui font si peur. Ce brave Colin Powell explique (9 s).

VIDEO 3

Ce ne sont que trois exemples, mais les mensonges pour appeler à la guerre sont légions. Chacun en trouvera bien d’autre. Voir, par exemple l’article de Jean Bricmont : « In Memoriam ». Il s’agit là, non pas de malencontreuses erreurs, mais d’une politique systématique, construite, réfléchie !

L’âme même des États-Unis est baignée dans le mensonge, dans le sang, dans l’ignominie. Certains leur vouent de l’admiration. Ils ont tort. L’Oncle Sam ne mérite même pas le respect !

D’ailleurs, leur histoire témoigne. Au 18ème siècle, les colons insurgés contre l’Angleterre reçoivent un soutien de la toute nouvelle République Française sur la base d’un malentendu : ce qu’ils s’appellent la liberté est juste la liberté du commerce ! Par la suite, c’est par le génocide des Indiens que l’ensemble du territoire étasunien est conquis. Puis l’esclavage assurera son développement économique. Enfin, c’est le seul pays au monde à avoir osé utiliser, à deux reprises, et sans raison militaire, sur Hiroshima et Nagasaki, « des armes de destruction massive ». Incapables de gagner une guerre, sauf leur propre guerre civile, ils s’efforcent de terroriser les peuples du monde.

Depuis, toujours aussi méchants, égoïstes, cyniques et bornés, ils s’attachent à accaparer les matières premières qu’ils ont à cœur de gaspiller et à détruire tout pays qui leur montre une hostilité pourtant bien méritée.

Après avoir détruit la Libye, avec leurs complices français et britanniques, ils s’apprêtent à détruire la Syrie. Méfiants quant au succès d’une attaque aérienne, vu l’aide que la Russie apporte à la défense anti-aérienne de la Syrie, ils projettent une attaque en traîtres, conforme à leur tempérament. Selon le Réseau Voltaire, comme en Libye, où de fausses images de télévision prétendaient montrer la chute de Tripoli par des images de studio tournées au Qatar, les émissions de la télévision syrienne (qui ne sont pas hertziennes ou câblées, mais toutes satellitaires… et les satellites appartiennent aux États-Unis ou à leurs auxiliaires saoudiens et qatari) seraient coupées pour être remplacées par de fausses images montrant la chute de Damas et la fuite de Bachar El-Assad, pour démoraliser la population et permettre un coup d’État de leur mercenaires.

Si on vous montre dans les prochains jours de telles images, n’y croyez pas : ce ne sont que des fourberies du pays du mensonge.

Les extraits de vidéo utilisés plus haut ont leurs sources ici, et .

DR.

c (http://www.resistance-politique.fr/article-le-pays-du-menson...)

URL de cet article 16975
http://www.legrandsoir.info/le-pays-du-mensonge.html



2 Les brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Lavrov : La Russie ne discute pas de l’après-Assad avec l’Occident  

 La Russie a nié vendredi être engagée dans des discussions avec l'Occident sur des changements politiques en Syrie qui impliqueraient le départ du président Bachar al-Assad.
"De telles discussions n'ont pas eu lieu et ne peuvent avoir lieu. Cela est en totale contradiction avec notre position", a déclaré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, lors d'une conférence de presse.
"Si cela a vraiment été dit, c'est faux. De telles discussions n'ont pas eu lieu et ne peuvent avoir lieu. Cela est en totale contradiction avec notre position", a-t-il ajouté.
"Nous ne sommes pas impliqués dans des changements de régime à travers le Conseil de sécurité de l'ONU ou des complots politiques", a souligné M. Lavrov.
Peu auparavant, la France a déclaré que la Russie serait engagée dans des discussions pour préparer l'après Bachar al-Assad.
"Les Russes ne sont pas aujourd'hui attachés à la personne de Bachar al-Assad, ils voient bien que c'est un tyran et un assassin et qu'eux-mêmes en s'enchaînant à ce dictateur vont s'affaiblir", a dit le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, sur la radio France Inter.
"Mais ils sont sensibles, si Bachar est chassé du pouvoir, à qui va prendre (la place). La discussion porte là-dessus", a ajouté le chef de la diplomatie française.

15/06/2012

http://www1.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=68539&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

 



3  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Opex360 : Passe d’armes entre les Etats-Unis et la Russie au sujet de la Syrie  

Pour la Russie, il est absolument hors de question qu’il y ait une quelconque intervention en Syrie visant à mettre un terme aux violences dont il y fait état quotidiennement. Jusqu’à présent, Moscou a trouvé un allié avec le régime de Bachar el-Assad, ce dernier permettant à la marine russe de disposer d’un point de chute en Méditerranée, avec le port militaire de Tartous. Cela explique en partie (mais pas seulement) cette opposition à une éventuelle ingérence dans les affaires internes syriennes.
Officiellement, la Russie a déclaré qu’elle ne prend parti pour personne dans le conflit qui oppose la rébellion syrienne au régime de Bachar el-Assad. Ce qu’ont contesté les Etats-Unis. En effet, Hillary Clinton, la responsable de la diplomatie américaine, a accusé Moscou d’avoir continué de livrer des armes à Damas en dépit des violences qui ensanglantent la Syrie depuis mars 2011.
« Nous savons qu’il y a eu des ventes d’armes très régulières, même pendant l’année dernière, de la Russie à la Syrie. Nous pensons aussi que la fourniture d’armes en continu par la Russie a renforcé le régime d’Assad » a ainsi déclaré Mme Clinton, lors d’une conférence de presse donnée à Oslo le 1er juin dernier.
Et, plus de 10 jours plus tard, Hillary Clinton a répété ses accusations à l’endroit des autorités russes. « Nous sommes inquiets des dernières informations que nous avons qui font état de l’envoi d’hélicoptères d’attaque vers la Syrie depuis la Russie, ce qui va provoquer une intensification assez dramatique du conflit » a-t-elle affirmé, le 12 juin, au cours d’une discussion à l’Institut Brookings, à Washington.
A priori, il pourrait qu’il s’agisse d’hélicoptère Mi-24 (attaque au sol) et Mi-17 (transport) syriens retournés en Russie pour réparation avant d’être renvoyés en Syrie.
« Il ne fait pas de doute que l’agression continue, ainsi que le recours à l’artillerie lourde. Nous avons directement demandé aux Russes d’arrêter leurs livraisons d’armes à la Syrie », a poursuivi Mme Clinton. « Ils ont dit ici ou là qu’il ne fallait pas qu’on s’inquiète, que tout ce qu’ils envoyaient n’avait aucun lien avec la répression. C’est manifestement faux », a-t-elle encore ajouté.
La réponse de Moscou à ces propos ne s’est pas fait attendre. Ainsi, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accusé, en retour, les Etats-Unis de livrer des armes aux rebelles syriens, lors d’une conférence de presse donnée le 13 juin à Téhéran.
Selon Sergueï Lavrov, les ventes d’armements russes ne violent « aucune loi internationale » et portent sur « des équipements défensifs ». En revanche, a-t-il affirmé, « les Etats-Unis fournissent à l’opposition des armes qui sont utilisées dans les combats contre le gouvernement syrien ».
Jusqu’à présent, Moscou avait seulement évoqué des livraisons d’armes par « puissances étrangères non identifiées », certaines informations ayant désigné Qatar et l’Arabie Saoudite, peu suspects de sympathie à l’égard des Aalouites au pouvoir en Syrie. Les accusations de Sergueï Lavrov à l’égard de Washington constituent une première. « Nous voulons une Syrie forte et il faut soutenir le plan de Kofi Annan », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, si la Syrie reçoit des armes, elle en livre aussi ailleurs, notamment à son allié iranie. Ainsi l’ONU a fait état de violations par Damas de sanctions prises à l’encontre de Téhéran, notamment pour ce qui concerne la livraison d’armes. « Le refus de la Syrie de se conformer à ses obligations vis-à-vis de l’ONU devrait grandement inquiéter le Conseil », a déclaré Rosemary DiCarlo, la représentante des Etats-Unis auprès des Nations unies.
« L’ampleur (des violations) confirme l’existence d’une politique délibérée et continue de livraison illégale d’armes et de matériel semblable entre l’Iran et la Syrie » a commenté Martin Briens, l’ambassadeur de France à l’ONU. « La Syrie est également impliquée dans de nombreux cas rapportés au comité de sanctions sur la Corée du Nord. Il s’agit de violations graves commises par ce pays » a-t-il ajouté.

14/06/2012  

 http://www.opex360.com/2012/06/14/passe-darmes-entre-les-etats-unis-et-la-russie-au-sujet-de-la-syrie/

 


Comité Valmy : Général Amin Hoteit : le message d’un missile russe…

Il est désormais certain que la dite « crise syrienne », qui dès le départ nous est apparue comme étant une guerre mondiale contre la Syrie [1], est devenue un problème universel autour duquel le monde s’est divisé en deux camps : le camp occidental qui a planifié, commandité, et dirigé l’agression par des mercenaires arabes ou régionaux, du moins jusqu’ici [2] ; et le camp adverse qui s’est coalisé par la force de ses propres objectifs stratégiques.

Ce dernier a formé un groupe international qui considère que la réussite des projets de l’Occident en Syrie signifierait la chute de toute la région sous l’emprise d’un néo-colonialisme qui anéantirait toute velléité de liberté et d’indépendance.

Le conflit est donc clair entre un agresseur aux ordres des USA et un défenseur qui s’organise par une distribution coordonnée des rôles à chacun des membres de son organisation stratégique, en fonction de leur capacité et de leur efficacité à repousser l’agression.

1. Plus le temps passe et plus les constantes de cette confrontation deviennent évidentes. Au terme d’un peu plus de quinze mois, elles peuvent être résumées comme suit :

1.1 Les capacités de défense des défenseurs sont supérieures aux capacités d’attaque des agresseurs. En effet, compte tenu du potentiel de chacun des deux camps, le succès du camp agresseur pour atteindre ses objectifs en Syrie et redessiner la région de telle sorte qu’elle puisse se conformer aux intérêts des États- Unis et du sionisme, est devenu impossible.

Par conséquent, entendre le camp des agresseurs répéter à l’envi : « Le président syrien doit s’en aller », « Il faut qu’il cède le pouvoir à un gouvernement civil de transition », « Il faut une transition pacifique du pouvoir », ne témoigne que du ridicule et de l’ironie de la situation ; parce qu’il se comporte en vainqueur alors qu’il est vaincu et que, jusqu’à présent, son agression ne lui a rapporté que ses propres crimes qui ont coûté la vie à des Syriens innocents.

À moins qu’il ne considère la criminalité comme une victoire ?

1.2. La désintégration et l’affaissement du système des agresseurs alors que la cohésion du système des défenseurs parait de plus en plus solide, chacun de ses membres estimant que la question syrienne le concerne directement ; ce qui explique leurs prises de position de plus en plus fermes contre toute atteinte ou intervention étrangère en Syrie et sous n’importe quel prétexte qui nécessiterait l’usage de la force, notamment par adoption d’une résolution en vertu du Chapitre VII. Les États-Unis sont, peut-être, sur le point de comprendre cet état des choses, surtout depuis la dernière prise de position russe. Seuls les « ourbans du pétrole » restent sourds devant l’évidence et refusent de comprendre. C’est pourquoi, avec le Secrétaire général (malencontreusement dénommé « Al-Arabi ») de la Ligue pétrolière prétendument concernée par la « Cause arabe », ils persistent à tenter et à exiger que la « question syrienne » soit soumise au fameux Chapitre VII. Mais, en l’occurrence, leurs appels ne seront pas entendus à travers la porte définitivement scellée du Conseil de sécurité.

1.3. En plus de ce qui précède, il est important de constater que chacun de ces deux camps rassemble et exhibe ses forces dans le but de précipiter l’heure décisive et d’y mettre fin de manière à ce qu’elle lui soit favorable.

En effet :

1.3.1. Le camp des agresseurs, comme nous l’avons précédemment écrit [3] , a organisé des manœuvres militaires de grande envergure en Jordanie sous la dénomination « Eager Lion » (Lion avide), après avoir recruté l’ensemble des forces qui pourraient jouer un rôle lors de sa future intervention militaire en Syrie. Il a très généreusement inondé sa prétendue « opposition syrienne » d’armes de toutes sortes, et de toutes technologies, pour assurer aux terroristes mercenaires qui lui sont inféodés les moyens de commettre leurs méfaits. Il a chargé les observateurs internationaux de recueillir les renseignements utiles et de mener l’enquête qui favoriserait son intervention militaire à venir. Il a décidé d’étrangler les médias syriens pour créer les conditions favorables à son opération militaire, qu’il suggère très proche avec ou sans résolution du Conseil de sécurité. Pour finir, voici que des manœuvres israéliennes se mettent en branle pour, dit-on, passer le message d’une attaque sur les bastions du Hezbollah.

1.3.2. Le camp des défenseurs, après avoir résisté en absorbant les chocs depuis le début de l’agression et après avoir laissé le temps à la Syrie pour qu’elle puisse réaliser ses réformes, se met lui aussi à rassembler et à exhiber ses forces pour renforcer sa défense et confirmer ses acquis.

Ainsi, et suite au succès des élections législatives syriennes, est venue la décision ferme et définitive de combattre le terrorisme sans relâche ; suivi du « test surprise » correspondant au tir de missiles balistiques intercontinentaux russes [4], lequel a semé la confusion dans le camp adverse qui a bien compris le sérieux du nouveau message militaire signifiant que les décisions politiques déclarées par Moscou, à l’intérieur et à l’extérieur du Conseil de sécurité, reposent sur une puissance militaire réelle et prête à intervenir en cas d’agression. Un projet de manœuvres militaires communes à quelques pays membres de cette organisation défensive n’a pas tardé à être envisagé. Quant au plan d’étranglement des médias syriens [5], il a échoué avant même sa mise à exécution par la prise de mesures adaptées aux circonstances et capables de protéger le droit de la Syrie à faire entendre sa vérité.

2. Dans ces conditions, la question qui se pose concerne le devenir de cette crise mondiale révélée par la soi-disant crise syrienne : le monde est-il à la veille d’une confrontation militaire globale, ou bien, est ce que ces démonstrations de force ne sont là que pour servir d’atouts lors de futures négociations ? Or, en matière de guerres, il est raisonnablement impossible de lancer une attaque avant de s’assurer de deux éléments : le premier correspond à la possibilité de réaliser l’exploit escompté tout en amenant l’adversaire à l’effondrement ou à une sorte de dépression ou d’égarement ; le second correspond à la capacité à transformer une victoire militaire en victoire politique qui puisse permettre d’ancrer, de conserver et d’exploiter la victoire. Dans certains cas, un troisième élément est à prendre en compte et correspond à ce que l’attaquant peut supporter comme pertes potentielles suite à la confrontation. Si nous appliquons ces règles immuables au camp des agresseurs, nous constatons que :

2.1. Dans le domaine de la guerre conventionnelle, les forces militaires essentielles à ce camp (l’OTAN) sortent de deux décennies décevantes qui ont épuisé leur économie au point qu’elles ne peuvent envisager une nouvelle guerre, alors que le camp adverse a des capacités militaires défensives qu’il leur serait extrêmement difficile de vaincre ; ce qui nous amène à laisser tomber l’éventualité d’une intervention militaire justifiée ou non par une résolution du Conseil de sécurité.

2.1. Dans le domaine de la guérilla et des opérations terroristes en cours, alimentées et dirigées par le camp des agresseurs qui poussent à l’escalade des violences et à leur généralisation à tout le territoire syrien et notamment aux grandes villes (Damas et Alep), le battage médiatique et les possibilités des agresseurs sont en deçà du seuil nécessaire à la réalisation de leur projet. En revanche, il est désormais très clair que la prochaine étape de la lutte contre ce terrorisme sera différente des précédentes, notamment parce que depuis la formation du nouveau gouvernement issu d’élections parlementaires libres il ne sera plus question d’opposer des lignes rouges infranchissables aux forces militaires syriennes et de les empêcher de faire ce qui doit être fait. Il ne sera plus possible au terrorisme médiatique et aux politiques du camp des agresseurs, qui sont derrière les massacres, de continuer leurs frauduleuses campagnes accusant l’État syrien de leurs propres crimes. Il ne sera plus acceptable que la mission des observateurs internationaux serve à intensifier les opérations criminelles, mission désormais sujette à caution vu ses manquements volontaires ou involontaires à dire la vérité.

2.3. Quant au reste, il nous suffit de rappeler l’impossibilité pour Israël de mettre en place une organisation défensive qui protégerait son front intérieur. Il brûle d’impatience pour attaquer l’Iran en plus de toutes les menaces qu’il ne cesse d’alimenter contre son programme nucléaire. Ce simple rappel suffit pour comprendre que le camp des agresseurs est incapable de supporter la réaction possible à son agression.

3. Par conséquent, nous pouvons déduire que la guerre militaire contre la Syrie est très peu probable ; que la guerre terroriste ne permettra pas à l’agresseur d’atteindre ses objectifs mais, qu’au contraire, elle lui imposera des pertes qui l’useront même si cela doit prendre un certain temps. À ce stade, nous pouvons revenir à la question posée plus haut : pourquoi un tel rassemblement des forces ?

À notre avis la réponse réside dans le fait que le camp agresseur, qui a constaté son échec, sait que la seule issue qui lui reste passe par une solution négociée et pacifique, mais il sait aussi que celui qui s’installe à la table des négociations ne reçoit qu’une part proportionnelle à ce qu’il a acquis sur le terrain et aux cartes qu’il tient dans sa main ; ce qui explique qu’il tente d’en rassembler un maximum pour que sa défaite devienne tolérable, maintenant que sa victoire en Syrie est entrée dans le domaine de la fiction et que la Russie a lancé ses invitations aux négociations selon un code compréhensible par toute personne qui connait le protocole : un missile qui lève les doutes, dissipe les délires, et ouvre la voie à la paix.

Ainsi, le Président Bachar Al-Assad aura offert à son père l’équilibre stratégique pour lequel il a toujours œuvré et dont il a toujours rêvé, en commémoration du dixième anniversaire de sa mort.

Général Amin Hoteit

vendredi 15 juin 2012, par Comité Valmy

Source : Mondialisation.ca, Le 13 juin 2012

Article original en arabe :

http://www.tayyar.org/Tayyar/News/PoliticalNews/ar-LB/amine-hoteit-hh-3403.htm

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

[1] Syrie : Manœuvres militaires en Jordanie...simple message ou signes avant-coureurs d’une opération militaire conjointe de 19 pays

http://www.mondialisation.ca/index.php ?context=va&aid=31016

[2] Missile balistique nucléaire intercontinentale Russe

http://www.youtube.com/watch ?v=z_DSoDapBSk

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article2574

 



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Fabius veut fournir des moyens de communication aux rebelles syriensLa France envisage de fournir aux rebelles syriens des moyens de communication qui les aideraient à prendre le dessus sur les forces du régime de Bachar al-Assad, a déclaré vendredi le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Outre les efforts diplomatiques, une autre issue au conflit serait une victoire claire et nette de l'opposition, a-t-il dit sur la radio France Inter.
C'est pourquoi, il y a à la fois la démarche de Kofi Annan (le médiateur international) et il est envisagé, les Américains l'ont fait, peut-être nous le ferons, de donner non pas des armes mais des moyens de communication supplémentaires aux rebelles, a-t-il ajouté.
C'est la première fois qu'un responsable français envisage publiquement une aide matérielle à la rébellion armée contre le régime de Damas.
Le ministre français estime que cette rébellion gagne des soutiens dans la population syrienne. Les indications que nous avons montrent que des groupes entiers très importants de la population qui, au départ n'étaient pas nécessairement hostiles à Bachar, le deviennent maintenant, a-t-il dit.

Irib

Fabius veut plus de sanctions  

 Le ministre français des A.E veut imposer davantage de sanctions à la Syrie et il envisage de passer par le Conseil de sécurité.

Fabius estime que, pour contraindre la Syrie à respecter le plan Annan, il faut durcir les sanctions contre ce pays. Le ministre français vise, cette fois, les personnalités de l'armée syrienne et les partisans de Bachar al-Assad. Fabius a eu, lundi, un entretien téléphonique avec le nouveau Président du CNS, le kurde, Abdel Basset Seyda.

14/06/2012

Irib



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Louis Denghien :France/Russie/Syrie : Fabius est-il sous cocaïne ?
On aura rarement vu démenti répondre aussi durement à un mensonge,et un ministre des Affaires étrangères à un autre !

Non content d’annoncer son aide « téléphonique » à l’ASL, Laurent Fabius a affirmé vendredi qu’il préparait déjà « l’après-Assad » avec les Russes. Diable ! La situation évoluerait-elle sans que nous nous ne soyons aperçus de rien ? Sur France Inter, l’héritier – c’est vraiment le cas de le dire – d’Alain Juppé a fait plus que le laisser entendre ce vendredi matin : « Les Russes eux-mêmes ne sont pas aujourd’hui attachés à la personne de Bachar al-Assad, ils voient bien que c’est un tyran et un assassin et qu’eux-mêmes en s’enchaînant à ce dictateur vont s’affaiblir« . Tout au plus, explique Fabius, les Russes sont-ils « sensibles » à ce qui pourrait se passer si Bachar quittait le pouvoir. Mais le Premier ministre du Raimbow Warrior est là pour les rassurer sur ce point de détail. Qui va succéder à Bachar et à son administration ? « L’opposition bien sûr, encore faut-il distinguer quels vont être les responsables de l’opposition, et puis il y aura probablement, même si c’est déplorable, un certain nombre de gens ayant appartenu aux anciennes équipes« . Mais précise-t-il encore, ces vestiges du passé baasiste ne seront pas en première ligne. C’est donc de cette solution-là qu’il « faut accoucher » explique le nouveau patron du Quai d’Orsay américanisé.

La fessée diplomatique russe

Si avec ça, les Russes ne sont pas convaincus et rassurés ! Eh bien non, finalement, pas vraiment. Dans la matinée, et les deux ou trois heures suivant l’exercice d’optimisme atlantiste de Laurent Fabius, la réaction russe est venue par la bouche implacable de Segueï Lavrov, homologue mais pas égal du Français, sous forme d’un démenti complet, asséné au cours d’une conférence de presse : « J’ai lu quelque part aujourd’hui que la porte-parole du département d’État américain, Victoria Nuland, aurait dit que les États-Unis et la Russie discutaient de changements politiques en Syrie après le départ de Bachar al-Assad. Si cela a été vraiment dit, c’est faux. De telles discussions (entre Paris et Moscou) n’ont pas eu lieu et ne peuvent avoir lieu. Cela est en totale contradiction avec notre position.«

Et Lavrov de conclure : « Nous ne sommes pas impliqués dans des changements de régime à travers le Conseil de sécurité de l’ONU oui des complots politiques ! »

Eh bien voilà ce qui s’appelle un démenti cinglant. On notera que Sergueï Lavrov n’a même pas pris la peine de s’adresser à Laurent Fabius, préférant moucher directement ses patrons américains. Mais pour en revenir au Juppé socialiste, on peut se demander quelle mouche sioniste l’a piqué ! Car enfin affirmer avec autant d’aplomb des contre-vérités de ce niveau diplomatique, c’est s’exposer à se faire ridiculiser avec une échelle comparable. Le maître du Quai d’Orsay serait-il vraiment dans son état normal, aurait-il fait usage de certains « remontants » dont sont coutumiers, à ce qu’on lit, les grands de ce monde ? En fait, la seule drogue à laquelle soit vraiment « accro » Laurent Fabius, c’est l’atlanto-sionisme, qui lui est aussi naturel, ainsi qu’à nombre de ses adversaires de droite, que l’air qu’il respire. Ajoutons à cela une solide (over) dose d’orgueil – à la Juppé – et l’on aura peut-être la clef de ce comportement pas seulement atlantiste, mais aberrant.

Reste à verser une larme sur la diplomatie d’un pays qui fut quand même, dans une vie antérieure, celui du général de Gaulle.Puis à hausser les épaules sur ces gesticulations et vantardises d’impuissants et de lobotomisés, dont le Talleyrand ou le Metternich a pour nom Bernard-Henri Lévy.

Louis Denghien

Vendredi 15 juin 2012

Publié le 15 juin 2012 avec l'aimable autorisation d'Info Syrie

Source : Info Syrie
http://www.infosyrie.fr/...

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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