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29/06/2012

n°116 - Journal des Guerres de l'Ota.n - 2-06 - a- ils l'auront, leur Troisième Guerre mondiale !

 



 

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan.  

n° 116 -  29-06

            C.De Broeder & M.Lemaire     



Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part ::

Hassane Magued : Géostratégie du pire : ils l'auront, leur Troisième Guerre mondiale !

Dommages Collatéraux...

KarlMüller : L’OTAN part en guerre – et les autres devraient suivre

Guerres de l'Otan

Au jour le jour

Poutine : « Bouclier: la riposte russe sera adéquate »

Les parties prenantes

1  L'onu

Des meurtres injustifiés : l’ONU demande aux Etats-Unis de justifier les attaques de drones.

b L'Otan

Fogh Rasmussen

Extension des guerres ?

L’OTAN continue à planifier des interventions en contradiction avec le droit national et international.

c Les USA

Obama

Bill Van Auken : Le rôle d’Obama dans la sélection des cibles humaines des frappes de drones.

Drones: HumanRights Watch dénonce Obama et son " permis de tuer"

Dans les coulisses 

ManlioDinucci : Le partenaire possessif de l’UE.

Sur le terrain

Le pantalon rouge et la tenue dernier cri de l'armée étasunienne

 

d L’Otan dans le monde

Visite du secrétaire général de l’OTAN dans une base de la force aérienne belge.

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

2-1 Intervention de Michel Collon à l'Unesco pour défendre la paix  mondiale (menacée) .

2-2 Guillaume de Rouville : Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

2-3 Glenn GREENWALD : Comment l’administration Obama fait des médias US ses porte-paroles.

 



Tiré à part :

Hassane Magued : Géostratégie du pire : ils l'auront, leur Troisième Guerre mondiale !

« On ne peut vivre sans nuire ». Ça c’est certain. Mais « nuire pour vivre », relève de ce qu’il convient d’appeler la stratégie du pire. Et malheureusement, l’arrogance de l’Occident est en train de contraindre l’Humanité, si elle ne l’y a déjà poussée, à ériger la nuisance en règle de confrontation géostratégique.

« On ne peut vivre sans nuire ». Ça c’est certain. Mais « nuire pour vivre », relève de ce qu’il convient d’appeler la stratégie du pire. Et malheureusement, l’arrogance de l’Occident est en train de contraindre l’Humanité, si elle ne l’y a déjà poussée, à ériger la nuisance en règle de confrontation géostratégique.
 
Sur la question de l’utilité géostratégique de la  nuisance, les rhétoriciens de la stratégie du pire comme passage obligé du bien être de l’Occident, ne manquent pas d’inspiration. Certains, beaucoup plus nuancés comme Anatole France, justifiaient déjà assez maladroitement bien, aux yeux des jeunes générations occidentales, les pires perversions  qui ont endeuillé des peuples allant de leur réduction à l’état d’esclave à leur extermination complète, pure et simple. Il le disait si bien :

A l’évidence, pour la pensée occidentale, lorsque la finalité du mal permet à l’Occident de jouir d’un monde meilleur, ce mal devient le bien.
 
La Côte d’Ivoire, la Libye, la Syrie et un peu plus tard, le Liban et l’Iran, puis parallèlement à tous ces futurs projets de nuisance, l’attaque meurtrière de la Guinée Equatoriale, du Soudan du Nord, du Cameroun, de la Guinée Conakry, de la RD Congo, du Congo Brazzaville, etc., constituent les formes achevées de la provocation de l’Occident en quête d’une nouvelle guerre de destruction massive.
 
Les enjeux sont énormes. C’est pourquoi le projet ne manque pas d’énormité. En effet, les théoriciens de la géostratégie du pire croient dur comme fer qu’il faut une Troisième Guerre mondiale pour rétablir l’équilibre financier dans les Etats de surendettés de l’Occident en s’offrant l’opportunité d’une victoire sur la Chine et la Russie, ce qui leur permettrait de passer ces nombreuses dettes en pertes et profits.

Des géo stratèges américains avec à leur tête, un certain Monsieur ZbigniewKazimierzBrzeziński (photo), ont réussi à convaincre la Maison Blanche que le monde meilleur qu’ils ont rêvé pour le peuple américain, est menacé parce qu’il y aurait trop d’hommes sur la terre. Or à l’horizon 2050, il y aurait encore plus d’hommes et un déséquilibre insurmontable naîtrait entre les ressources naturelles disponibles et le stock d’hommes vivants sur terre.
"Zbigniew Kazimierz Brzeziński est né le 28 mars 1928 à Varsovie en Pologne.

 Il est un politologue américain d'origine polonaise. Il a été Conseiller à la sécurité nationale du Président des États-Unis Jimmy Carter, de 1977 à 1981.

En tant que tel, il a été un artisan majeur de la politique étrangère de Washington, soutenant alors à la fois une politique plus agressive vis-à-vis de l'URSS, [..] qui mettrait l'accent à la fois sur le réarmement des États-Unis et l'utilisation des droits de l'homme contre Moscou." (source Wikipédia)
Aujourd’hui, Brzeziński fait partie des conseillers en matière de politique étrangère d’OBAMA. Depuis la barbarie de Georges Bush fils en Irak, il donne l’impression d’avoir révisé ses positions extrémistes à une proportion hypocrite moins choquante, qui tranche avec son radicalisme guerrier d’hier. Mais de toute évidence, ce sont les théories développées par Brzeziński qui sont mises en œuvre en Syrie, après avoir fait leurs preuves en Libye comme elles feront leurs preuves bientôt au Liban et en Iran.
 
Mais quand on cherche obstinément la guerre, on finit par la trouver. La Troisième guerre mondiale est devenue pour tous les dirigeants européens et américains, la solution unique à la crise dite de la dette. Tous raisonnent comme si aucune autre alternative n’existe. A les regarder agir, tout porte à croire qu’ils reconnaissent aujourd’hui qu’Hitler a été un siècle en avance sur eux.
 
La reconquête du monde par les armes, la soumission des peuples, la déconstruction des Etats stables qui empêchent le triomphe de l’hégémonisme occidental, sont érigés en devoir civique aussi bien en Amérique du Nord qu’en Europe occidentale. Ils veulent tuer et détruire pour vivre heureux.
 
C’est ce qu’ils croient. C’est ce qu’ils font croire à leurs peuples. Ayant très peu d’esprit critique grâce à plusieurs siècles de manipulation médiatique et d’instrumentalisation, leurs opinions nationales sont favorables à la guerre, à cette grande guerre qu’ils leur présentent comme une petite aventure au moyen Orient, en Asie de l’Est et en Afrique avec des millions d’Arabes, de chinois et au besoin, d’Africains à la gueule cassée, loin des ambiances paisibles de Washington ou de Paris.
 
Et pourtant ils se trompent. Toute guerre de dimension internationale qu’ils déclencheraient en Asie de l’Est ou ailleurs, finirait dans les rues de Paris et de Washington.
 
C’est ce message que le Président russe Vladimir Poutine essaie de leur faire passer. En exécutant les dernières semaines, deux tirs de semonce de missiles  intercontinentaux, il envoie un message très clair à l’opinion occidentale pour dire que cette fois-ci, la guerre ne lui sera pas contée. Les peuples occidentaux qui auront commandité cette guerre la subiront et mourront dans leurs lits douillets et alors, ils comprendront le malheur des peuples que leurs Nations massacrent en les diabolisant pour ainsi justifier par le mensonge, le massacre d’innocentes vies.
 
Mais l’opinion occidentale est sourde et stupide. Elle pense qu’un père qui tue les enfants des autres pour te nourrir avec le pain qui était prévu pour ces enfants-là, est un bon père.
 
Mieux, cette opinion qui se fait de plus en plus batarde, sous influence médiatique, politique et surtout à la merci des idéologues du néo nazisme incarné par des hommes de peu d’éthique sociale comme  Bernard-Henri Lévy, est une opinion égarée, convaincue d’accepter son autodestruction, car en vérité, les dirigeants de l’Occident sont désormais dans le rôle du Gourou qui prépare le suicide collectif parce qu’ils sentent que  l’heure approche et le miracle qu’ils ont promis ne se réalise pas. Or ceux qui ont cru attendent des jours encore meilleurs qui ne reviendront plus jamais et leur désillusion actuelle, qui se mue en désespoir permanent, déclenchera la révolte populaire et la ruine de "l’Empire américain" tout comme de "l’Empire européen".
 
C’est exactement de cela qu’il s’agit. Ils ont promis une société où l’égalité sociale sera la règle, où le bonheur sera le partage collectif et où le lait et le miel couleront chaque jour. Mais ils ont échoué. Leurs Etats se sont appauvris et surendettés. Ils n’ont aucune solution pour y remédier. Le modèle économique enseigné par le capitalisme barbare et malhonnête à atteint ses limites comme une chaine  d’escroquerie pyramidale.
 
Pendant ce temps, en face, le Communisme remanié en épousant les règles de l’économie de marché triomphe sans partage. Or ce triomphe brise l’équilibre géostratégique et condamne les anciennes puissances à la pauvreté irréversible.
Voici donc la raison première de la guerre qu’ils recherchent. Et ils l’auront, dans un futur proche, cette guerre qui leur manque tant pour faire le bonheur de leurs peuples. Malheureusement, ils ont prévu l’action et non la réaction. 
Tout comme ils n’ont pas prévu ce Troisième réveil de l’Afrique qu’ils ne pourront ni empêcher, ni retarder davantage.
 
Hassane Magued

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=7151

 


Dommages Collatéraux...

 

Karl Müller : L’OTAN part en guerre – et les autres devraient suivre

Lors du Sommet de Chicago, les 20 et 21 mai 2012, l’OTAN a présenté solennellement la manière dont elle va étendre son alliance de guerre dans les années à venir. Elle veut l’élargir non seulement en admettant de nouveaux membres et en instrumentalisant, à l’encontre du droit international, les organisations internationales telles que l’ONU et l’OSCE, mais encore en menant des agressions militaires communes avec des Etats, qu’ils soient membres de L’Alliance ou non, ou en passe de le devenir, y compris des pays neutres. Les Etats-Unis, qui dirigent l’OTAN, veulent, particulièrement en période de vaches maigres, mener de grandes guerres en différents endroits du monde simultanément. Mais il ne s’agit pas seulement de guerres plus nombreuses, mais aussi plus destructrices que dans les 20 dernières années.

Il suffit de lire plus à fond les documents finals du Sommet et savoir lire entre les lignes pour comprendre où l’Alliance veut en venir. Les guerres en Afghanistan et en Libye servent de modèle pour les futures alliances militaires de l’OTAN, car au cours de ces deux guerres a été mise en place une nouvelle forme de «coalition des volontaires», un OTAN +. Il s’agit de développer cela considérablement.
On peut lire dans la Déclaration du Sommet de Chicago, concernant la Libye, qu’avec l’Opération «Protecteur unifié», «l’OTAN a établi de nouvelles références pour la consultation et la coopération pratique avec les pays partenaires qui ont contribué à notre opération, ainsi qu’avec d’autres organisations internationales et régionales.» (C’est nous qui soulignons.)
L’OTAN concentre son attention sur l’Union européenne, dont font partie non seulement des membres de l’OTAN, mais aussi des Etats neutres tels que l’Autriche. On peut lire dans la Déclaration du Sommet que «l’UE est un partenaire unique et essentiel pour l’OTAN. Renforcer pleinement ce partenariat stratégique, comme convenu par nos deux organisations et comme le prévoit le concept stratégique, est particulièrement important dans le climat d’austérité économique actuel. L’OTAN et l’UE doivent continuer d’œuvrer à améliorer la coopération pratique dans les opérations, à élargir les consultations politiques et à coopérer plus étroitement pour le développement des capacités. L’OTAN et l’UE travaillent côte à côte dans le cadre d’opérations de gestion de crise, dans un esprit de renforcement mutuel […].» C’est sans doute pourquoi l’OTAN reconnaît combien il est important de posséder une défense européenne forte et efficace.

Instrumentalisation d’organisations internationales

Les Etats-Unis, qui dirigent l’OTAN, et les autres Etats membres savent très exactement qu’ils sont dans le monde une minorité qui rétrécit comme une peau de chagrin. Le reste de la planète n’accepte plus le pillage du monde à leur profit, ce qui pousse l’OTAN à mettre la main sur les organisations internationales, notamment les Nations Unies et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Dans la Déclaration du Sommet, on peut lire ceci: «Nous continuerons de renforcer notre dialogue politique et notre coopération pratique avec l’ONU conformément à la déclaration ONU-OTAN de septembre 2008. Nous nous félicitons du renforcement de la coopération et de la liaison entre l’OTAN et l’ONU qui s’est opérée depuis le Sommet de Lisbonne de novembre 2010 et qui a également contribué au succès de l’Opération ‹Protecteur unifié›.»
Il faut rappeler ici que ce n’est pas l’ONU en tant que communauté internationale qui avait signé cette Déclaration de septembre 2008, mais bien le Secrétaire général de l’époque qui avait outrepassé les limites de son mandat à l’insu de toutes les autres institutions de l’ONU.
En ce qui concerne l’OSCE, l’OTAN écrit ceci: «Nous continuons de collaborer étroitement avec l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), en particulier dans des domaines tels que la prévention et la résolution des conflits, le relèvement postconflit et la réponse aux nouvelles menaces de sécurité. Nous sommes déterminés à renforcer encore notre coopération, tant au niveau politique qu’au niveau opérationnel, dans tous les domaines d’intérêt commun.»

Les non membres de l’OTAN devraient être contraints à participer aux projets de guerre de l’OTAN

La tentative de contraindre les non membres à participer à ses opérations militaires prend de l’importance pour l’OTAN: «L’OTAN possède un vaste réseau de relations de partenariat. Nous attachons une très grande importance à tous les partenaires de l’OTAN ainsi qu’aux contributions qu’ils apportent aux travaux de l’Alliance, comme l’illustrent les diverses réunions de partenariat que nous tenons ici, à Chicago. […] Les partenariats de l’OTAN constituent un élément clé de la sécurité coopérative, qui est l’une des tâches fondamentales de l’Alliance, et celle-ci a établi des politiques efficaces afin de renforcer ses partenariats. […]
Depuis vingt ans, nos partenariats […] apportent une contribution significative à la réussite de bon nombre de nos opérations et missions. Les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN, réunis à Berlin en avril 2011, ont approuvé une politique de partenariat plus efficace et plus souple afin de rendre les partenariats de l’OTAN plus opérants. Nous poursuivrons activement sa mise en œuvre en vue de renforcer les partenariats de l’OTAN, y compris en consolidant le Conseil de partenariat euro-atlantique, le Dialogue méditerranéen, l’Initiative de coopération d’Istanbul ainsi que nos relations avec nos partenaires dans le monde, tout en exploitant pleinement la souplesse des configurations, en développant notre coopération politique et pratique avec les partenaires, y compris dans un contexte opérationnel, et en associant davantage nos partenaires aux entraînements, aux activités de formation et aux exercices, notamment ceux de la Force de réaction de l’OTAN. Nous allons intensifier nos efforts afin de mieux interagir avec les partenaires dans le monde qui sont en mesure d’apporter une contribution significative à la sécurité, et afin de nous rapprocher des partenaires concernés, y compris de notre partenaire le plus récent, la Mongolie, pour renforcer la confiance, accroître la transparence et développer le dialogue politique et la coopération pratique.»
L’OTAN s’est réjouie tout particulièrement «de la tenue à Chicago de notre réunion avec les treize partenaires qui ont apporté récemment des contributions politiques, opérationnelles et financières particulières aux opérations dirigées par l’OTAN. Cela illustre la souplesse renforcée avec laquelle nous envisageons les questions de partenariat en les axant sur la demande et sur les sujets de fond. Notre réunion de Chicago avec les partenaires nous offre une occasion unique d’examiner les enseignements tirés de notre coopération et de procéder à des échanges de vues sur les défis de sécurité communs auxquels nous faisons face. Des activités de formation et des exercices conjoints seront essentiels pour maintenir notre interopérabilité et nos interconnexions avec les forces de nos partenaires, y compris lorsque nous ne sommes pas engagés ensemble dans des opérations en cours. Nous communiquerons les idées qui se seront dégagées de cette réunion de Chicago à l’ensemble de nos partenaires, dans les cadres appropriés, en vue de débats complémentaires.» Ces partenaires sont répertoriés dans une note. Il s’agit des pays suivants: l’Australie, la Finlande, la Géorgie, le Japon, la Jordanie, le Qatar, la République de Corée, le Maroc, la Nouvelle Zélande, l’Autriche, la Suède, les Emirats arabes unis … et la Suisse.

Davantage de guerres un peu partout

A quoi cela doit-il servir? Dans ce cas également la Déclaration du Sommet donne une réponse voilée. «Les récentes expériences opérationnelles de l’Alliance montrent également que l’aptitude des forces de l’OTAN à opérer ensemble harmonieusement et rapidement est un facteur essentiel de succès.» Cela ne signifie pas que tous les «partenaires» doivent être engagés au même moment au même endroit. Non, les «partenaires» doivent être capables de mener des guerres en même temps à des endroits différents. Les Etats-Unis, à ce qu’on peut lire partout maintenant, déplacent leur lieu d’intervention privilégié vers le Pacifique et visent la Chine. Mais il y a aussi des ennemis à combattre au Moyen-Orient, en Afrique et à l’ouest du continent eurasiatique. Il n’est donc pas acceptable que la France continue de garder un attachement néocolonialiste à l’espace méditerranéen et possède des esprits comme Bernard-Henri Lévy, à qui il ne suffit pas de prôner une seule guerre épouvantable en l’espace de deux ans. Il y a aussi un pays comme l’Allemagne qui manifeste ouvertement son désir de domination sur notre continent. On peut ajouter la propagande belliqueuse des Verts fondée sur l’affectivité ou encore la bande de Verts européens de Cohn-Bendit, Fischer, Kouchner et Koenigs qui voient tellement d’avantages dans la guerre. Ils peuvent tous être satisfaits, eux qui n’agissent que comme des vassaux du pouvoir dominant l’OTAN.
On ne s’étonnera donc pas de lire dans une deuxième Déclaration du Sommet de l’OTAN sur «les capacités de défense pour les forces de l’OTAN à l’horizon 2020»: «Le développement de capacités militaires européennes accrues resserrera le lien transatlantique, renforcera la sécurité de tous les Alliés et encouragera un partage équitable des charges, des avantages et des responsabilités entre les pays membres de l’Alliance.»
Tout cela est naturellement valable pour les autres «partenaires», telle la Suisse: «Nous prenons également des mesures pour améliorer les connexions entre nos forces, ainsi qu’avec les pays partenaires. Notre opération au-dessus de la Libye a démontré une fois de plus l’importance de ces connexions; dès que la décision politique a été prise de lancer la mission OTAN, les pilotes de l’Alliance ont pris les airs ensemble, avec, à leurs côtés, les appareils de partenaires européens non membres de l’OTAN et de partenaires arabes. Cette façon de procéder a été déterminante dans le succès militaire et politique de cette mission. Nous nous appuierons sur cette réussite, dans le cadre de l’initiative d’interconnexion des forces. […] Nous continuerons de resserrer les connexions entre nos réseaux. […] Dans toute la mesure du possible, nous améliorerons aussi nos connexions avec les partenaires, pour que, lorsque nous le souhaiterons, nous puissions agir ensemble.»    •

Karl Müller

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3376

 


 


Guerres de l'Otan

Au jour le jour

Poutine : « Bouclier: la riposte russe sera adéquate »

Bien que la Russie soit parfaitement en mesure de donner une réponse adéquate au déploiement d'un système de défense antimissile balistique (DAMB) en Europe, elle préfère néanmoins que ce projet soit abandonné, a déclaré jeudi le président Vladimir Poutine.
"Nous devons scruter l'avenir et savoir réagir à temps à la mise en œuvre de ce projet", a-t-il indiqué lors d'une rencontre avec le personnel d'une base aérienne russe.
"Certes, il serait préférable que nos partenaires [occidentaux] s'abstiennent d'un tel comportement, car il provoquerait nécessairement une réponse de notre part", a souligné M. Poutine. Selon lui, quels que soient les termes qu'on utilise pour caractériser le futur bouclier antimissile, "il restera un élément de la course aux armements".
"Nous disposons de tous les moyens pour réagir de manière adéquate", a assuré le président russe.
D'après lui, il est indispensable de "réaliser les commandes d'Etat en matière de défense, avec une qualité requise et à des prix acceptables".
"Si nous y parvenons, nous ne serons confrontés à aucune menace grave", a conclu le président.

RIA Novosti

18:06 14/06/2012



Les parties prenantes

 L'onu

Des meurtres injustifiés : l’ONU demande aux Etats-Unis de justifier les attaques de drones.

 

 

RussiaToday

jeudi 21 juin 2012 - 05h:20

Un enquêteur de l’ONU a demandé à Washington de justifier l’augmentation de l’utilisation de drones militaires pour perpétrer des assassinats ciblés. Il dit que les attaques de drones qui ôtent la vie à beaucoup d’innocents, pourraient violer le droit international.

4 juin 2012, Multan - Des manifestants pakistanais brûlent des drapeaux des États-Unis et de l’OTAN en signe de protestation contre les attaques de drones américains dans les régions tribales pakistanaises - Photo : AFP/Mirza

L’armée étasunienne et la CIA utilisent des drones en Afghanistan, Pakistan, Irak, Yémen et Somalie. Washington doit clarifier la base légale de sa politique d’assassiner des leaders et des membres présumés des Talibans et d’Al Qaeda au lieu d’essayer de les capturer selon un rapport de ChristofHeyns, le rapporteur spécial des exécutions sommaires, extrajudiciaires, ou arbitraires. Ce rapport de 28 pages adressé au Conseil des droits humains de l’ONU a été publié en avant-première du débat de cet organisme sur le sujet à Genève.

"Le gouvernement doit clarifier les procédures mises en place pour garantir que tous les assassinats ciblés soient conformes au droit humanitaire international et aux droits humains et il doit spécifier les stratégies et les mesures prises pour empêcher qu’il y ait des victimes ainsi que les mesures prises pour permettre des enquêtes indépendantes, rapides et efficaces sur les violations éventuelles" précise le rapport. "Bien que les chiffres des estimations d’attaques de drones varient énormément, toutes les études s’accordent sur un point important : leur nombre a augmenté dramatiquement dans les trois dernières années" selon Heyns.

Les officiels de l’ONU citent des chiffres de la Commission des droits de l’homme du Pakistan selon lesquels les drones étasuniens ont fait 957 morts au Pakistan rien qu’en 2010. Il est généralement admis que sur les milliers de personnes tuées par des drones depuis 2004, environ 20% sont des civils.

"Il est capital de révéler ces meurtres pour que des comptes soient rendus aux victimes ou à leurs famille et qu’elles puissent obtenir justice et réparation" selon le rapporteur.

Heyns a souligné que le droit humanitaire international exige que tous les efforts soient faits pour arrêter un suspect et il exige aussi que la force soient employée selon des critères de nécessité et de proportionnalité. Il a ajouté que Washington n’avait pas répondu de façon satisfaisante aux inquiétudes exprimées par son prédécesseur Philip Alston dans un rapport en 2009.

"Le rapporteur spécial demande à nouveau au gouvernement de clarifier les règles qui régissent les assassinats ciblés... (et) réitère la demande de son prédécesseur que le gouvernement précise les raisons pour lesquelles il est décidé de tuer "des cibles humaines" plutôt que de les capturer et aussi qu’il précise si la nation dans laquelle l’assassinat a lieu a donné son accord" a dit Heyns.

Les attaques de drones créent aussi des problèmes dans les relations de Washington avec ses alliés. Elles ont été un des principaux points de discorde entre les Etats-Unis et le Pakistan et elles ont été la raison pour laquelle le passage des marchandises et fournitures destinées aux troupes étasuniennes déployées en Afghanistan à travers le territoire pakistanais a été interrompu.

L’ambassadeur pakistanais ZamirAkram a déclaré lundi dernier pendant la session d’ouverture du conseil des droits humains de l’ONU, que son gouvernement considère que l’usage de drones sur son sol est illégal et contreproductif et constitue une violation de la souveraineté du Pakistan.

"Des milliers d’innocents, dont des femmes et des enfants, ont été assassinés sans discrimination au cours de ces attaques", a-t-il dit.

RussiaToday –

 Pour consulter l’original :http://www.rt.com/news/un-questions...
Traduction : Info-Palestine.net - Dominique Muselet

 



b L'Otan

 

Fogh Rasmussen

Extension des guerres ?

L’OTAN continue à planifier des interventions en contradiction avec le droit national et international.

Lors de sa rencontre des 20 et 21 mai à Chicago, l’OTAN a présenté ses plans concernant une nouvelle restructuration de ses armées. Selon le concept de «Smart Defence», on a demandé aux Etats membres de l’Alliance d’abandonner le principe de la décision souveraine concernant la participation aux interventions militaires de l’OTAN. A l’avenir, les divers Etats membres de l’OTAN – à l’exception des Etats-Unis – ne devront plus garantir toute la gamme d’une armée classique, mais ils devront «se spécialiser». En même temps, lors de futures interventions militaires, les Etats membres seront obligés d’y participer avec les troupes convenues. Conséquence de ce procédé: les Etats membres ne pourront plus refuser de participer à une guerre déclenchée par l’OTAN – à l’instar de la moitié des pays membres de l’OTAN, lors de l’attaque contre la Libye.
Dans la déclaration finale du Sommet de l’OTAN de mai 2012 («Capacités de défense pour les forces de l’OTAN à l’horizon 2020») il est déclaré, dans un jargon très peu compréhensible: «Le développement et le déploiement de capacités de défense est d’abord et avant tout une responsabilité nationale. Toutefois, le coût de la techno­logie ne cessant de croître et les budgets de défense étant soumis à des restrictions, un grand nombre d’Alliés ne peuvent se doter de certaines capacités-clés qu’à la condition de travailler ensemble à leur développement et à leur acquisition. Nous saluons donc les décisions prises par les Alliés de faire progresser certains projets multinationaux, visant notamment à améliorer la protection de nos forces engagées pour une meilleure surveillance et un meilleur entraîne­ment. Ces projets déboucheront sur une plus grande efficacité opérationnelle, des économies d’échelle et une interconnexion plus étroite de nos forces.» (§ 7)
La «Frankfurter Allgemeine Zeitung» du 21 mai s’est exprimée plus clairement: «L’OTAN met en question un de ses principes politiques les plus délicats. Elle veut ouvrir le débat sur les objections nationales face aux interventions de l’Alliance pour empêcher que, lors d’interventions à l’étranger, certains alliés puissent bloquer la mainmise sur les systèmes d’armes et les unités engagés conjointement.» Et le journal de continuer: «Des diplomates nous apprennent qu’il faut discuter des objections nationales aux interventions avant tout parce que l’OTAN, face aux problèmes financiers de ses alliés, utilisera à l’avenir de plus en plus de systèmes d’armes conjointement.»

La combine des économies

En effet, la direction de l’OTAN essaie, depuis un certain temps déjà, de leurrer les pays membres avec la notion de «Smart Defence» pour les faire abandonner une partie essentielle de leur souveraineté nationale et de leur droit à l’auto-détermination garantie par le droit international. Sur le site Internet de l’OTAN, on pouvait lire en février 2012 déjà un texte publicitaire en faveur de la «Smart Defence»: «Dans ces temps-ci, marqués par les économies, chaque euro, chaque dollar et chaque livre-sterling sont importants. «Smart Defence» désigne donc une nouvelle façon de réfléchir sur les possibilités de créer les nouvelles capacités de défense dont l’Alliance a besoin dans la décennie à venir, et au-delà encore. Il s’agit là d’une culture de coopération renouvelée, encourageant les alliés à coopérer pour développer, acquérir et entretenir les capacités militaires pour réaliser les tâches essentielles définies par le nouveau projet stratégique de l’OTAN. Ce qui signifie rassembler les capacités, les utiliser en commun, fixer les priorités et mieux coordonner les efforts.» En clair: Les membres de l’Alliance, et notamment les membres européens, ne seront – incapables d’une défense autonome – que des «fournisseurs de services» en vue des interventions bellicistes planifiées par Washington.
Les Etats-Unis dépensent 20 fois plus pour leur armée que l’Allemagne ou la France. La moitié des dépenses militaires mondiales incombent aux Etats-Unis. Les conséquences pour l’économie des Etats-Unis et pour les habitants du pays sont catastrophiques. Pourquoi les Etats-Unis ne veulent-ils pas réduire leur budget militaire au niveau des autres Etats de l’OTAN, c’est-à-dire à 5% du niveau actuel? Cela permettrait aux Etats-Unis de réfléchir plus intensément à leur économie civile ou d’éventuellement redevenir le moteur authentique de l’économie mondiale et d’offrir ainsi de grosses recettes fiscales aux pays du monde entier. Mais leur planification ne va pas dans ce sens. Ce qui les dérange ce sont les restes de souveraineté des pays européens. Ils doivent élargir leurs services de vassaux en faveur de la puissance d’Outre-Atlantique, qui aspire toujours à devenir la seule puissance au monde.

Violation de la Constitution en Allemagne

Pour un Etat tel que l’Allemagne, les nouveaux plans de l’OTAN signifient une nette violation de la Constitution. Le 12 juillet 1994, le Tribunal constitutionnel suprême avait déclaré, dans un jugement de principe, que la Loi fondamentale contraint le Gouvernement fédéral de demander au Bundestag l’approbation de toute intervention militaire à l’étranger. Plus de 10 ans plus tard, le 24 mars 2005, la «Loi sur la Participation du Parlement» («Parlamentsbeteiligungsgesetz») est entrée en vigueur. Son paragraphe 1 stipule, de façon très claire, que «l’intervention des forces armées allemandes à l’extérieur du territoire de validité de la Loi fondamentale nécessite l’approbation du Bundestag.» En plus, le Parlement allemand dispose du «droit au réexamen» («Rückholrecht»), ce qui veut dire qu’il a la compétence de retirer l’approbation donnée, et ce qui signifie que l’intervention doit être interrompue et que les soldats doivent rentrer au pays.
Le jugement du Tribunal constitutionnel suprême fut la réaction à l’intervention à l’étranger de la Bundeswehr en 1993 en Somalie, qui était vivement disputée. Dans une sorte de «tactique du salami», le gouvernement fédéral d’antan poussa la Bundeswehr en direction d’interventions internationales. Le Tribunal constitutionnel suprême n’a malheureusement pas voulu arrêter cette évolution, mais a rappelé d’autant plus le fait que la Bundeswehr ne doit pas former un «Etat dans l’Etat», isolé de la vie démocratique – une circonstance qui a engendré, du temps de la République de Weimar, notamment, la dictature – mais doit être une armée ancrée dans la démocratie, avec des soldats qui se conçoivent eux-mêmes comme des «citoyens en uniforme». Ces réflexions de principe, émanant des domaines politique et constitutionnel, furent déjà mis de côté quand il s’agissait de transformer les soldats de la Bundeswehr en «combattants archaïques». Elles le furent davantage encore quand on transforma l’armée de service militaire obligatoire en une armée de métier.
Les gouvernements allemands des 20 dernières années ont voulu des interventions de guerre allemandes et ils continuent d’en planifier d’autres. Ils font aussi tout pour défaire les droits souverains de l’Allemagne. Le gouvernement Merkel a lui aussi signalé qu’il voulait obéir aux plans de l’OTAN. La «Frank­furter Allgemeine Zeitung» le commente dans ces termes-ci: «A ce qu’on entend, le gouvernement fédéral est d’accord de réexaminer le droit à la participation du Parlement. […] Au sein du gouvernement fédéral, il y a depuis un certain temps déjà des personnes qui réfléchissent à la question de savoir comment on pourrait faire participer des unités allemandes, œuvrant au sein d’unités multinationales, aux interventions de l’OTAN, et ceci sans devoir en demander la permission au Bundestag.»
Ne doit-on pas, face à une telle ignorance concernant le droit et la loi, issue d’une pure politique de force, rappeler aussi le rapport diffusé par la «tagesschau.de» du 21 mai qui déclarait que «les plus grandes économies pour l’OTAN ne sont pas fournies par la ‹Smart Defence›, mais par le retrait des troupes de l’Afghanistan, prévu pour 2014. Pour leurs 90 000 soldats stationnés actuellement dans l’Hindou Kouch, les Etats-Unis dépensent chaque année 90 milliards de dollars. Après le retrait de leurs troupes, ils n’auront plus que 4,1 milliards de dollars à débourser pour les forces de sécurité afghanes.»
Ne pas faire la guerre économise beaucoup plus d’argent que tout genre de «Smart Defence». S’il s’agit vraiment d’argent …    •

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3383

par Karl Müller



c Les USA

 

Obama

Bill Van Auken : Le rôle d’Obama dans la sélection des cibles humaines des frappes de drones

'INHUMAIN OBAMA DANS SON ROLE DE CRIMINEL DE GUERRE : SELECTIONNER DES PERSONNES COMME CIBLES HUMAINES DES FRAPPES DE DRONES

« Nous ne sommes pas gouvernés par des meurtriers, mais seulement – par leurs amis, » écrivait Rudyard Kipling il y a cent ans. Le fait que l’aphorisme mordant du poète est devenu totalement désuet a été clairement démontré par un article paru dans le New York Times qui détaille le programme d’assassinat géré à partir de la Maison Blanche d’Obama.

 

Le long article, paru le 29 mai dans le New York Times, constate que le président Barack Obama passe une grande partie de son temps à comploter personnellement des assassinats et à sélectionner des victimes. Ce processus a été organisé en une routine hebdomadaire lors de laquelle Obama dirige les soi-disant réunions du « Mardi terroriste » qui rassemblent des responsables de l’armée et des services du renseignement. Chaque semaine, ils se réunissent dans la Situation Room de la Maison Blanche pour examiner les photos signalétiques de ceux qui figurent sur la « liste des personnes à tuer », dont certaines sont mineures, comme c'est le cas d' « une jeune fille qui avait l’air d’avoir moins de 17 ans. »

 

En fin de compte, Obama choisit la plus part des victimes. Il « approuve par sa signature chaque frappe au Yémen et en Somalie et aussi des frappes plus complexes et plus périlleuses au Pakistan – environ un tiers du nombre total, » selon le Times.

 

Et donc, lorsque l’on voit ou entend des reportages dans les médias sur des « activistes présumés » qui sont tués par un drone – ou les récits suivants moins fréquents révélant que ces « activistes » étaient en fait des hommes, des femmes et des enfants non armés – l’on peut supposer que c'est Obama en personne qui a ordonné les meurtres.

 

L’article n’est pas un compte rendu. Il semble avoir été commandé par le gouvernement même dans le cadre de sa campagne de réélection pour tenter de présenter Obama comme un commandant en chef inébranlable dans la « guerre contre le terrorisme », vantant le succès supposé de son programme d’assassinat et dépassant les Républicain par la droite.

 

Les auteurs soulignent que l’article est fondé sur des interviews avec « trois dizaines de ses actuels et anciens conseillers, [ceux d’Obama]» qui étaient clairement autorisés et encouragés à parler de l’implication du président dans des meurtres d’Etat.

 

Néanmoins, le portrait d’Obama et de l’appareil d’assassinat d’Etat qu’il dirige donnent des sueurs froides. L’article témoigne de l’état dégénéré de la « démocratie » américaine et de la profonde démoralisation politique de sa couche dirigeante. Bien que dans le ton il ait absorbé une bonne partie du cynisme politique du gouvernement, la révélation de la criminalité de l’Etat aura finalement des conséquences énormes.

Parmi les épisodes spécifiques cités par le Times, il y a la première frappe ordonnée par Obama au Yémen le 17 décembre 2009. Un missile de croisière avait frappé un village en tuant des dizaines de personnes, dont 14 femmes et 21 enfants ; ceci avait alimenté la haine contre les Etats-Unis et qui dure encore à ce jour. Le Times se réfère à ce massacre téléguidé en parlant de « frappe bâclée ».

 

Un autre épisode est ce que le Times décrit comme le cas « problématique » de BaitullahMehsud, le dirigeant des Taliban pakistanais, qui fut ciblé en août 2009 parce que le « Pakistan le voulait mort » et que les Etats-Unis comptaient sur la complicité du gouvernement pakistanais pour organiser ses frappes de drone. Mehsud ne représentait aucune « menace imminente pour les Etats-Unis », le soi-disant critère pour sélectionner les victimes sur la « liste des personnes à tuer. » Le gouvernement a truqué ce critère en prétendant qu’il posait un danger au personnel américain au Pakistan. En réalité, la grande majorité de ceux qui sont ciblés pour être assassinés sont retenus pour avoir commis le « crime » de s’opposer à l’occupation américaine ou à une intervention dans leur pays natal.

 

L’autre aspect problématique de la cible est que Mehsud se trouvait avec sa famille lorsque la frappe fut ordonnée. Obama a ignoré les préoccupations concernant le meurtre d’innocents, en disant à la CIA de « tirer », persuadé qu’il n’y aurait aucune protestation de la part des responsables pakistanais. Furent tués dans l’attaque, Mehsud, son épouse, son beau-père, sa belle-mère, un oncle et huit autres personnes.

 

Obama traite des victimes civiles en refusant de les compter. « M. Obama, » rapporte le Times, « a adopté une méthode contestée pour compter les victimes civiles, qui n'a guère menacé de le coincer. » Cette méthode définit simplement comme combattant, sauf preuve du contraire, tout homme en âge d’aller à l’armée et qui est tué dans une zone de frappe,.

 

Le Times décrit Obama comme un « réaliste qui, contrairement à certains de ses fervents partisans, n’est jamais grisé par sa propre rhétorique. Au lieu de cela, il se sert de son esprit d’avocat pour dégager la plus grande marge de manoeuvre pour combattre le terrorisme tel qu’il l’entend. »

 

Cela nous conduit à ce que le Times qualifie de « test décisif » des « principes » d’Obama, le cas d’Anwar al-Awlaki, l’imam né au Nouveau-Mexique et citoyen américain qui fut ciblé et tué en septembre dernier par un missile de drone au Yémen.

 

La proposition d’assassiner Awlaki avait soulevé une « question urgente » chez Obama, remarque le Times. « Pouvait-il ordonner, en secret et sans procès, le meurtre ciblé d’un citoyen américain dans un pays contre lequel les Etats-Unis n’étaient pas en guerre ? »

 

Les conseillers juridiques du Département d’Etat de la Justice avaient préparé un mémo pour le président justifiant une telle attaque au motif que, comme le rapporte le Times, « …alors que le Cinquième amendement garantit une procédure légale régulière, des délibérations internes au sein de l’organe exécutif pourraient suffire à la justifier. » Le comité de la « liste des personnes à tuer » d’Obama est inscrit comme le quatrième organe du gouvernement américain. Il est tout à fait conforme au « principe du Führer » de l’Allemagne nazie, où les décisions du dirigeant constituaient la loi suprême.

 

La réponse d’Obama? « Cette fois-ci c’est facile » aurait dit l’ancien professeur en droit constitutionnel, alors que des collaborateurs ont dit au Times qu’il n’avait pas eu d'états d’âme à tuer l’imam.

 

Il existe certainement une composante psychologique personnelle dans l’évolution d’Obama. S’il dirige personnellement les meurtres d’Etat, c’est en partie parce qu’il aime le faire. Le Times remarque : « A la question de savoir ce qui l’avait le plus surpris chez M. Obama, M. [Thomas] Donilon, conseiller américain à la sécurité nationale, a immédiatement répondu : ‘C’est un président qui se sent tout à fait à l’aise pour recourir à la force au nom des Etats-Unis’. »

 

Le secret des « principes » d’Obama c’est qu’il n’en a pas. Un caméléon politique exempt d’idées indépendantes, de convictions démocratiques ou de scrupule moraux, la personnalité d’Obama est celle d’un fonctionnaire bureaucrate d’Etat. Il s’identifie à l’armée et à l’appareil de renseignement qu’il « commande » officiellement, toujours sous l’œil vigilant de son conseiller anti-terrorisme, l’ancien responsable de la CIA, John Brennan.

 

Plus important encore que ce que ce programme d’assassinat révèle sur la personne d'Obama, c’est ce qu’il étale au grand jour sur l’establishment politique au pouvoir en général. Il témoigne du rejet total de principes constitutionnels essentiels au plus haut niveau et d’un réel effondrement politique et moral de l’ensemble du gouvernement américain.

 

Si l’assassinat d’un citoyen américain est « facile », de quels crimes ce président et son gouvernement sont-ils encore capables ? Certes, l’institutionnalisation de listes de personnes à tuer, des comités de ciblage et les justifications fascisantes de meurtre d’Etat ont des implications profondes tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

 

Les méprisables libéraux du Parti démocrate ainsi que leurs partisans au sein de la multitude d’organisations de « protestation » de la pseudo-gauche soutiendront, avec peut-être quelques déchirements, la réélection de ce président en se fondant sur l’argument politiquement frauduleux et intellectuellement méprisable qu’Obama représente un « moindre mal. » Il n’y a rien de surprenant à ceci. Ils s’accommoderont de tout.

 

Mais il y a des millions de personnes aux Etats-Unis qui sont révoltées par la nouvelle que l’homme qui occupe la Maison Blanche est personnellement impliqué dans la sélection de victimes pour un programme inconstitutionnel et foncièrement criminel de meurtres extra-judiciaires. Il ne faudra plus attendre longtemps pour que cette opposition – profondément enracinée dans les traditions démocratiques qui sont encore vénérées par la classe ouvrière américaine – émerge au grand jour.

Article original, WSWS, paru le 1er juin 2012.

Mondialisation.ca,

Le 3 juin 2012

 

wsws.org


Drones: HumanRights Watch dénonce Obama et son " permis de tuer"

Le président américain lui-même avait annoncé que pour préserver le peuple d’Amérique, son armée utilisait des drones, pour des assassinats ciblés de terroristes.

Mais cette pratique de « droit de vie ou de mort » de l’administration Obama est loin de faire unanimité.
A commencer par les associations de Droits de l'Homme, qui y voient une violation du droit international.

Voici les explications de Reed Brody, avocat de "Human Right Watch" rapporter par le site de l’Express.

Que pensez-vous des révélations du New York Times sur l'usage des drones par la Maison Blanche? Une précision d'abord: ce ne sont pas les drones en tant que tels qui nous préoccupent, mais la pratique des assassinats ciblés au moyen de ces drones. Ce sont des instruments potentiellement efficaces qui peuvent minimiser des pertes civiles quand ils sont utilisés correctement. HRW dénonce le manque de transparence des États-Unis sur ces opérations. Il faudrait avoir plus d'éléments pour déterminer leur légalité, mais le gouvernement américain communique très peu à ce sujet. Ces opérations étant dirigées par la CIA, elles sont entourées du plus grand secret. HRW demande d'ailleurs que la gestion des opérations menées par les drones passe sous la tutelle des militaires et non des services secrets.

Comment définissez-vous les assassinats ciblés? Il s'agit de l'utilisation de la force létale dirigée contre un individu préalablement sélectionné. Ces assassinats ciblés peuvent être exécutés au moyen de drones, mais aussi de missiles, ou d'opérations spéciales.

En quoi contreviennent-ils au droit international? Si la personne ciblée ne participe pas à un conflit armé avec les États-Unis, on n'est plus dans le cadre du droit de la guerre, mais dans une opération de type policier. L'utilisation de la force meurtrière n'est donc pas légalement admissible, sauf lorsqu'elle est nécessaire pour sauver des vies humaines, et seulement si on n'a pas d'autre possibilité de capturer ou de mettre hors d'état de nuire la personne jugée dangereuse. Une personne ne peut pas être ciblée par la force létale uniquement en raison d'un comportement illégal passé. On doit la capturer et la juger.
Une autre des inquiétudes de HRW concerne l'entourage des personnes ciblées. Selon les révélations du New York Times, tous les hommes en âge d'effectuer un service militaire qui entourent la personne ciblée sont considérés comme des combattants. Si c'est avéré, il s'agit là d'une violation du droit international qui impose une distinction entre cibles militaires et non militaires.

Et dans le cadre du droit de la guerre ? Même dans le cadre du droit de la guerre, on ne peut pas faire n'importe quoi. En temps de guerre, il n'est pas illégitime de tuer un soldat du camp adverse, mais il y a deux principes fondamentaux: la distinction militaires/populations civiles évoquée plus haut, et le principe de proportionnalité: les dommages aux personnes et biens civils ne doivent pas être disproportionnés par rapport à l'avantage militaire attendu. Or l'usage de drones pose des questions sur ces deux principes.

L'administration Obama se serait dotée d'un "permis de tuer" ?

L'administration Obama semble considérer que quand elle commet un assassinat ciblé dans quelque partie du globe que ce soit, cela induit le fait que les États-Unis sont en état de guerre. D'une certaine façon, on peut dire que pour les autorités américaines, la planète entière est devenue un champ de bataille. Que diraient les Américains si les Russes ou les Chinois exécutaient des individus qu'ils considèrent comme leurs ennemis dans les rues de Washington?

Vous semblez déçu par le bilan de Barack Obama en matière de respect des droits humains...

L'administration Obama a remédié à certaines des défaillances de l'époque de George Bush, mais il subsiste de nombreuses entorses au droit. J'ai par exemple assisté en avril dernier à la comparution d'un prisonnier de Guantanamo devant une commission militaire. Il avait été maintenu prisonnier en Europe dans le cadre du programme des détentions secrètes de la CIA et avait été sauvagement torturé. Ce détenu encourait la peine de mort devant une commission militaire dénuée d'indépendance.

Source : A partir de L’Express

 

 



Dans les coulisses 

 

ManlioDinucci :Le partenaire possessif de l’UE.

L’Otan a un « partenaire unique et essentiel » : l’Union européenne. C’est ce que déclare le Sommet de Chicago, en jurant de vouloir « une défense européenne plus forte et plus compétente ». A condition, naturellement, qu’elle soit aux mains de l’Otan et que l’Otan reste sous commandement étasunien. Quelle « défense » l’Otan assure-t-elle à l’Europe ? Avant tout, 22 des 27 pays membres de l’Ue sont membres d’une alliance dans laquelle le « commandant suprême en Europe » est toujours étasunien, nommé par le président des Usa.  Et, confirme le Sommet, « la porte de l’Otan reste ouverte à toutes les démocraties européennes qui en partagent les valeurs ». En d’autres termes, après avoir englobé neuf pays de l’ex pacte de Varsovie (dont trois de l’ex URSS) et trois de l’ex Yougoslavie, l’Otan s’étend encore plus à l’est, adossée à la Russie. Elle confirme de fait que « la Géorgie deviendra membre de l’Otan » et que « la région de la Mer Noire continue à être importante pour la sécurité euro-atlantique ». C’est pourquoi ses navires de guerre sont de plus en plus présents en Mer Noire, où en juillet ils effectueront l’opération SeaBreeze (Brise de mer…NdT) avec la marine ukrainienne.  Plus intense encore, cette activité militaire de l’Otan, toujours sous commandement Usa, dans les républiques ex soviétiques d’Estonie, Lettonie et Lituanie : les exercices navals de l’opération Open Spirit (Esprit ouvert.. ?! NdT) étant terminés le 25 mai, commencera le 4 juin la Baltops (Baltic Operations, prosaïque, NdT) avec 30 navires de guerre, suivie le 11 juin de celle, aérienne, de Saber Strike (Coup de sabre…NdT). Au Sommet de Chicago on a annoncé que la « Mission de police aérienne » dans les Etats Baltes continuera, c’est-à-dire que seront déployés de façon permanente dans la base Zokniai des forces aériennes Otan à double capacité, conventionnelle et nucléaire. 

  L’an prochain se tiendra dans la région baltique la grande manœuvre Steadfast Jazz? immuable... NdT) de la « Force de riposte Otan », qui augmentera la capacité des forces armées de l’Alliance pour « effectuer de plus amples opérations conjointes de gestion des crises ». Et tandis que les Etats-Unis continuent à moderniser leurs propres forces nucléaires, en les conservant en Europe avec celles britanniques et françaises, le Sommet Otan se déclare « profondément préoccupé par la prolifération des armes nucléaires et de leurs vecteurs ». Il annonce ainsi la première phase du « système de défense de missile », c’est-à-dire l’extension à l’Europe du « bouclier » étasunien : initialement, un radar en Turquie, des missiles intercepteurs en Roumanie et Pologne, des navires Aegis en Méditerranée. A Washington on assure que le « bouclier » n’est pas dirigé contre la Russie, mais qu’il sert à faire face à la menace des missiles iraniens. A Moscou on le considère par contre comme une tentative de prendre un avantage stratégique sur la Russie. Le plan prévoit le déploiement de missiles adossé au territoire russe et, comme ce seront les Etats-Unis qui les contrôleront, personne ne pourra savoir s’ils sont intercepteurs ou si ce sont des missiles pour l’attaque nucléaire. La Russie prévient qu’elle prendra des contre-mesures, dont l’installation d’un radar et de missiles mobiles Iskander dans l’enclave de Kaliningrad. Indépendamment de son efficience réelle, le « bouclier » fonctionne donc déjà : il sert à créer de nouvelles tensions, en justifiant un renforcement ultérieur de la direction et de la présence militaire étasunienne en Europe. C’est-à-dire la prédominance du partenaire transatlantique sur l’Europe.

   Si c’était un mariage, les motifs d’un divorce seraient réunis.

Edition de mardi 29 mai 2012 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120529/manip2pg/14/manip2pz/323445/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

 

 



Sur le terrain

 

Le pantalon rouge et la tenue dernier cri de l'armée étasunienne

Le pantalon rouge, les guêtres, la vareuse, les galons et la passementerie pour faire joli dans les puanteurs épouvantées des sentiers de la gloire ont été rejoints par les tenues léopards caméléons des commandos hallucinés et héliportés de la jungle du 37ème parallèle vietnamien. Ce surplus militaire appartient à la rubrique souvenir couleur sépia des guerres maintenant antiques du début et du milieu du vingtième siècle.

Le fantassin nouveau a l’allure d’un alunisseur. (0)

Son squelette endogène se double d’un exosquelette, harnachement qui répartit les charges de son poids et de celui de son sac sur des rotules externes à suspension hydraulique. Il gambade d’un pas léger, certes de façon un peu saccadée, sur les reliefs des montagnes afghanes, son heaume est devenu un casque bourré d’électronique et le viseur de son arme sans cesse ajusté par guidage satellitaire.

Les ordres lui sont soufflés à son oreillette depuis un centre de contrôle où des observateurs repèrent sa position depuis le Nevada, la Virginie ou le Texas.

Isolé dans son armure, il n’entend ni le pachto ni le dari de ceux qu’il est venu combattre, encore moins leurs cinquante variantes vernaculaires qu’il aurait fallu pratiquer pour ne pas tomber dans l’embuscade mortelle tendue par quelques villageois venus à pied ou à dos de mulet avec leurs vieilles arquebuses, un peu de poudre et quelques mèches.

Le nouveau GI doublé de son appareillage coûteux n’a pas encore n’a pas encore été débarqué depuis le futur avion si furtif , le fameux F35, il peine à quitter le monde de l’esquisse pour rentrer dans celui du réel, que le voilà déjà basculé dans le registre de la bizarrerie du vétuste et de la nostalgie.

La guerre menée par les US(a) actuellement contre le Pakistan, le Yémen et la Somalie s’effectue par drones interposés. Elle a rendu l’organisme bionique du GI simple support pour les ressources technologiques développées par le CMI superfétatoire.

Le rapport semestriel remis au Congrès étasunien faisant état des opérations militaires US menées à l’étranger confirme officiellement l’existence d’actions directes menées contre des terroristes au Yémen et en Somalie. Les frappes de missiles depuis des Predator (4) n’ont rien de secret puisqu’elles assassinent plusieurs dizaines de civils chaque semaine sous prétexte de combattre des membres d’Al Qaida dans la péninsule arabique ou dans la province du Pakistan voisine de l’Afghanistan, pays pourtant allié. De prétendues listes d’hommes à abattre sont dressées, puis soumises à signature par Obama lui-même.(5)

Cette guerre est aisée à gagner, d’abord elle n’est pas déclarée et elle est faite aux dépens de pays amis qui ne vont pas rétorquer. Les cibles à atteindre sont désignées plus ou moins aléatoirement sur la foi de renseignements privatisés et imprécis. Les meurtres ainsi décidés sont impunis et l’agent d’exécution qui contrôle l’appareil sans pilote est hors de portée des victimes, à plusieurs milliers de kilomètres.

Les coupes budgétaires qui restreindront obligatoirement l’expansion du budget du Pentagone n’affecteront pas le programme des avions sans pilote.

Une promotion d’officiers de l’armée de l’air, spécialisée dans la cyber-guerre, vient de sortir de l’école de l’armée de l’Air du Nevada. Ils opéreront à plein temps dans cette nouvelle discipline d’armes, même si à terme, les formateurs espèrent réduire la distinction entre les armes traditionnelles et cette branche d’intervention. (6)

Désormais, les outils cybernétiques sont largement répandus et de ce fait sont considérés comme pouvant constituent une menace réelle, en dehors des puissances rivales identifiées comme la Russie ou la Chine. La nouvelle doctrine d’enseignement et de formation des cadres de l’armée fera de chaque postulant un compétent en cyber-guerre. Il ne s’agit plus de surveiller et de protéger les réseaux nécessaires au fonctionnement de toutes les armées.

Ici aussi, une attitude préventive est préconisée.

L’attaque par le virus Stunext dès 2009 (7) du système de programmation des automates industriels Siemens adoptés en Iran par les unités d’enrichissement de l’uranium en ses isotopes lourds donne un avant-goût des formes de la nouvelle guerre technologique, reléguant peut-être les anciennes au pavillon des archaïsmes.

Le récent logiciel espion  Flame censé livrer des informations sur le nucléaire iranien, d’une grande sophistication, ne peut qu’être issu d’un dispositif émanant d’un État.

La référence biologique, un virus n’est qu’un paquet d’ADN ou d’ARN, n’est que partiellement impropre.

L’artefact de la cyber-guerre est un pur produit de laboratoire, contrairement aux organismes viraux même si modifiés génétiquement. Leur nocivité partagée en revanche est proportionnelle au caractère ubiquitaire du véhicule les transportant et de la banalité de leur cible. C’est bien ce dernier trait qui en fait une arme à effet boomerang. Il contaminera les systèmes dans les sites géographiques visés mais aussi ailleurs. Les automates Siemens n’ont pas comme seul client les centrales iraniennes utilisatrices de centrifugeuses. La métaphore avec les épidémies des guerres biologiques est tout à fait pertinente car une fois disséminé le virus prendra en charge y compris les machines des pays émetteurs.

Flame aurait vite disparu par activation de son autodestruction, il a pour autant pu être étudié et cartographié par les spécialistes de cybersécurité, obligeant à l’élaboration de nouveaux outils. (8)

L’octroi aux Us(a) de l’exploitation selon leur convenance des données du réseau de règlement interbancaire international SWIFT sous prétexte des attentats du 11 septembre sur le sol des États d’Amérique du nord est une arme redoutable aux mains de la puissance qui frappe d’embargo et de sanctions économiques qui elle veut. (9) Elle est utilisée sans le bruit que suscitent ces vers informatiques.  Elle étouffe lentement les pays cités comme appartenant à l’axe du mal buschien court-circuités par le commerce international agréé par eux (10)

Une autre analogie biologique, celle des produits toxiques détenus par les banques responsables de contamination des institutions financières, voudrait naturaliser ou donner un semblant d’explication scientifique à des décisions politiques prises pour renflouer les banques privées. Elle n’est pas valide. Le  vivant se signale par des mécanismes stabilisateurs qui lui assurent son homéostasie, ainsi en est-il des boucles de rétroaction négative décrites la première fois en hormonologie.

La centaine de milliards empruntés sur les marchés financiers par le FESF, garantis par les États européens contributeurs auraient été prêtés à l’Espagne. Ils sont allés directement renflouer les banques privées espagnoles qui avancent à la Banque Centrale européenne comme garantie les crédits à l’immobilier qu’elles ont consentis et qui ne seront jamais remboursés. Ces dernières sont censées acheter de la dette émise par l’État espagnol qui ne trouve preneur qu’à des taux très au-dessus de ses capacités de remboursement.

Les créances détenues par des banques assez peu regardantes quand elles ont alimenté une bulle spéculative immobilière, au lieu d’être déclarées pour ce qu’elles sont c’est-à-dire sans valeur, continuent d’alimenter un cycle qui va endetter les États, donc les citoyens européens.

Ce cycle perpétue des banques insolvables et renforce la dette des États bientôt insolvables à leur tour dans une boucle de rétroaction positive qu’aucune régulation ne vient freiner.

Cette économie vaudoue qui a inventé le moteur perpétuel de la dette a pris naissance aux Us(a). Le niveau de sa dette publique, 15 000 milliards en 2011 soit 99,6% de son PIB ne les place pas loin des pays européens.

L’aberration du placement de liquidités dans des bons du Trésor des Us(a) à taux négatif permet un prélèvement dans l’épargne mondiale à peu de frais pour faire rouler la dette.

Le démarchage commercial de la Chine en faveur de l’abandon du dollar comme monnaie d’échange et donc de réserve a encore porté ses fruits avec le Brésil. En marge du sommet de Rio de Janeiro, le Brésil et la Chine ont signé un accord qu’ils échangeront commercialement en riminbi pour 60 milliards soit 29 milliards équivalent dollar. (11 )

Pékin élargit la zone d’exclusion du dollar sur un autre continent que l’Asie pendant que Fabius responsable revendiqué de  cession de matériel de transmission aux rebelles mercenaires de l’armée syrienne dite libre va être contraint de faire la sale guerre, toute gluante de sang arabe, kurde, tcherkesse, arménien, syrien en somme, pour le compte du Pentagone, pressé de changer la garde-robe de ses unités du futur antérieur.

Fabius, Hollande, toutes ces figurines mi-mollettistes prisonnières d’un presque antique phrasé  émaillant un discours vieux de plus d’un siècle, continuent de vanter la ligne Maginot tout en faisant briller le cuivre des boutons de leur vareuse bleue. Cette ligne a pour nom l’OTAN.

http://www.ft.com/intl/cms/s/0/015f526a-bc07-11e1-9aff-00144feabdc0.html#axzz1ykQgLQrv


 

Insectes-espions, nouvelle arme des Américains !

La course aux armements entre les différents pays a fait que ces derniers, et, notamment, les Etats-Unis, en consacrant des budgets colossaux, cherchent à exécuter des projets ambitieux, voire, bizarroïdes.

Selon RussiaToday, le Pentagone envisage fabriquer et utiliser des insectes-espions.

Un moustique ou un petit insecte n’est plus seulement une petite bête qui vous colle à l’oreille et vous embête. Ils peuvent se rapprocher de vous, désormais, et agir, exactement, comme agit un drone. Les chercheurs tentent de concevoir des drones d’espionnage indétectables et cherche à simuler et imiter la nature.

Le laboratoire de l’Université de Pennsylvanie qui fait des recherches en robotique a, récemment, exposé 20 robots insectes, qui sont en mesures de s’envoler et de changer, rapidement, leur direction.

Ils sont, également, capables de poursuivre, ensemble et en groupe, leur chemin, et être téléguidés, tout en franchissant des obstacles.

Source : french.irib.ir

 


d L’Otan dans le monde

Visite du secrétaire général de l’OTAN dans une base de la force aérienne belge.

Le secrétaire général de l’OTAN, M. Anders Fogh Rasmussen, a effectué une visite à la base aérienne belge de KleineBrogel le jeudi 7 juin, à l'invitation du ministre belge de la Défense, M. Pieter De Crem. Le secrétaire général a remercié tout le personnel de la base aérienne pour le rôle important joué dans les missions et opérations dirigées par l'OTAN, des Balkans à la Baltique, en passant par l'Afghanistan et la Libye.

« Je voudrais exprimer ma gratitude aux forces armées belges pour les efforts déployés à l'appui des opérations de la FIAS en Afghanistan et lors de nos récentes opérations en Libye. Je sais que tous les pilotes de F 16 de KleineBrogel ont servi en Afghanistan et ont compté parmi les premières forces de l'OTAN actives au dessus de la Libye. J'apprécie par ailleurs votre contribution à la police du ciel pour les États baltes », a déclaré le secrétaire général. Il a souligné que les pilotes de KleineBrogel atteignaient les plus hauts niveaux d'excellence dans toutes leurs missions effectuées pour l'OTAN.

Au cours de cette visite, le secrétaire général a félicité la Belgique et ses forces armées pour leur professionnalisme et leur ferme engagement à l'égard de l'OTAN.

AP



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Intervention de Michel Collon à l'Unesco pour défendre la paix  mondiale (menacée) .

VIDEO A VISIONNER EN CLIQUANT ICIhttp://www.youtube.com/watch?v=uLupogpsWV4&feature=relmfu



2-2 Guillaume

de Rouville : Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

 

Depuis la chute du mur de Berlin, l’emprise des médias atlantistes sur les opinions publiques occidentales, au lieu de décliner en raison de la disparition de la menace communiste, s’est développée au point de supprimer quasiment toutes les voix dissidentes des canaux d’information non marginaux ou alternatifs. En France, pays un peu plus rétif que ses voisins à la mainmise atlantiste, ce travaille de nettoyage médiatique a été achevé par Nicolas Sarkozy avec l’aide de personnalités néoconservatrices comme Christine Ockrent ou Philippe Val (legs sur lequel le nouveau Président très atlantiste ne reviendra évidemment pas).

Il en résulte un unanimisme de l’information dont on pourrait s’accommoder en invoquant l’imperfection des Homo Sapiens s’il n’avait pour objectif principal de cacher des crimes de masses dont les élites dirigeantes des démocraties occidentales se rendent coupables avec une impunité déconcertante.

Les crimes médiatiques sont une composante à part entière des crimes politiques plus généraux qui ensanglantent la scène internationale où nos dirigeants déchaînent leur volonté de puissance. Sans une complicité active des médias atlantistes avec les élites occidentales les guerres en Irak et en Afghanistan, le dépeçage de la Libye et la descente aux enfers de la Syrie, n’auraient pas pu être réalisés aussi facilement.

Ainsi, il y a eu crime médiatique quand l’Otan a décidé d’attaquer l’Afghanistan dans la foulée des attentats du 11-Septembre parce que les médias ont refusé sciemment d’interroger les motivations de l’administration Bush dans cette guerre et de questionner la responsabilité directe des néoconservateurs dans ces attentats.

Il y a eu crime médiatique quand les États-Unis et leurs alliés ont envahi l’Irak en 2003 parce que les médias ont relayé volontairement de fausses informations sur la présence d’armes de destruction massive.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont inventé la fable du bombardement de Benghazi par Kadhafi pour envahir la Libye, quand ils ont laissé, sans broncher, les dirigeants occidentaux, avec la caution morale de quelques intellectuels atlantistes (dont J.B. Botul), donner le pouvoir à des milices wahhabites proches d’Al-Qaeda et créer une guerre civile afin d’accomplir des objectifs géostratégiques dont les peuples d’Occident et d’Orient ne verront jamais les bénéfices (moraux ou matériels).

Il y a crime médiatique quand les médias attribuent de manière opportune la paternité des massacres en Syrie (Houla) au clan au pouvoir pour faire tomber un régime qui ne répond plus à leurs objectifs dans la région ; il y a crime médiatique quand l’Occident peut, sans que les médias ne s’en émeuvent, armer des groupes terroristes, organiser des massacres de civils et apporter la guerre civile et religieuse dans un pays en paix.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont choisi de taire le soutien des États-Unis à un coup d’État au Honduras en 2009 et que ce silence couvre les cris des torturés et des suppliciés.

Il y a un crime médiatique quand les médias passent sous silence les implications pour les libertés fondamentales de la loi NDAA votée par l’administration Obama en décembre 2011 qui autorise les détentions arbitraires (des citoyens américains ou étrangers) comme au temps de l’absolutisme royal en France.

Il y a crime médiatique quand aucun grand média ne cherche à expliquer les raisons et les dessous de la guerre contre le terrorisme ni l’alliance des Occidentaux avec les défenseurs du terrorisme islamique (Arabie Saoudite et Qatar).

Il y a eu crime médiatique dans tous ces exemples parce que les médias mainstream ont délibérément choisi de se faire les porte-parole d’une élite à la quelle ils appartiennent ou à laquelle ils s’identifient, élite qui commet, de manière répétée, des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité contraires aux valeurs des Lumières.

L’incompétence n’est pas une excuse suffisante pour écarter la responsabilité directe des médias dans les crimes que nous avons mentionnés (d’autant que les médias alternatifs ont offert ou offrent des analyses précises et pertinentes sur l’ensemble de ces événements). L’incompétence ne peut pas être, en effet, à ce point partagée, voire unanime, tandis que la soumission volontaire à la parole officielle peut l’être en raison du commun dénominateur qui caractérise l’ensemble des médias qui comptent pour forger l’opinion des bourgeois cultivés : l’idéologie atlantiste. En effet, sans une idéologie commune et puissante capable de souder ensemble les intelligences humaines les plus diverses, autant d’erreurs et d’approximations dans l’information ne pourraient pas être commises de manière répétée et à propos de la plupart des événements cruciaux.

Nul besoin ici de mentionner tous les crimes médiatiques commis par les médias atlantistes tant la liste est longue et presque sans fin. Nous voulions juste rappeler l’évidence suivante au moment où le traitement médiatique du drame syrien semble atteindre en Occident un degré d’abjection rarement égalé : la désinformation tue des innocents.

Aux citoyens de rendre leurs journalistes comptables de celle-ci lorsque cette désinformation est manifestement volontaire, à défaut d’en accepter la part d’ombre pour soi-même et de démobiliser sa conscience face à la brutalité du monde. Aux citoyens de s’organiser pour faire tomber les tyrannies médiatiques qui dominent les opinions publiques occidentales. Pour que cessent les crimes des mass media.

Guillaume de Rouville

http://lidiotduvillage.org/2012/06/13/crimes-mediatiques-ou-...

15 juin 2012

URL de cet article 16970
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2-3 Glenn GREENWALD

 :

Comment l’administration Obama fait des médias US ses porte-paroles.

 

La reporter du New York Times, Judith Miller, témoignant devant le Comité juridique du Sénat en 2004. L’année précédente, le New York Times avait publié un Mea Culpa à propos de l’usage par Miller des briefings anonymes de l’administration

Bush au sujet des Armes de destruction massive avant le lancement de la guerre d’Irak.  Description : cid:72623FAA-41D3-465F-90D9-60EF42F629B7@home

Le grand reporter américain Glenn Greenwald, que nous avonssouvent relayé dans nos pages, nous livre ici une analyse acerbe de ce journalisme de complaisance auquel se livrent de plus en plus de journalistes américains, et qui a produit les récents ’scoops’ concernant, par exemple, le rôle central du président Obama dans le choix des personnes visées au Moyen-Orient par les frappes de drones US. Ces soi-disant ’scoops’ sont en effet le résultat de fuites savamment organisées par l’administration Obama, qui délivre anonymement certaines informations à des journalistes ’sélectionnés’ en fonction de leur dévouement.

Ces méthodes ne sont pas nouvelles, et on se souvient de l’affaire Judith Miller et de la propagande du New York Times en 2003 sur les armes de destruction massive soi-disant détenues par Saddam Hussein. Mais elles semblent avoir été peaufinées, perfectionnées à l’envi par l’administration Obama, qui obtient ainsi un contrôle presque total sur les ’fuites’ d’informations autorisées et celles qui ne le sont pas. Greenwald nous détaille donc ces procédés dont le double but est clairement d’éduquer (de dresser ?) la presse à relayer sans rechigner les informations qu’on leur donne de façon anonyme mais officielle, et d’autre part, de servir les intérêts et l’agenda politique de l’administration. Un jeu gagnant-gagnant. Avec un gros bémol : les grands perdants dans l’histoire, ce sont les citoyens.

* * *

Ces dernières semaines aux États-Unis sont parus plusieurs scoops dans de grands médias US au sujet de la politique étrangère secrète du Président Obama et de ses actions de contreterrorisme, des histoires qui ont été publiées essentiellement par le New York Times. Les Américains ont, pour la première fois, été informés du rôle personnel d’Obama [article traduit en français par ReOpenNews - NdT] dans la compilation d’une « liste secrète de cibles à abattre » (Secret Kill List), un document sur lequel figurent les personnes qui seront visées par les drones au Pakistan et en Afghanistan, mais aussi les ordres [du président américain] concernant les cyberattaques contre l’enrichissement nucléaire en Iran, ainsi que le détail des opérations sur le raid qui a [soi-disant –NdT] tué Oussama Ben Laden.

Chacun de ces articles a dévoilé des informations clairement dignes d’intérêt pour le public, et a déclenché d’importants débats. Mais la façon dont elles ont été rapportées - et plus particulièrement le fait qu’elles se basent exclusivement sur des informations fournies par des assistants d’Obama qui souhaitent rester anonymes – soulève certaines questions aussi anciennes que troublantes à propos du type de relation entre l’establishement des médias US et le gouvernement qu’il est supposé servir tout en le surveillant.

L’obsession de la Maison Blanche d’Obama pour le secret relève d’un étrange paradoxe. D’un côté, l’actuelle administration a poursuivi en justice deux fois plus de « Whistleblowers – des employés du gouvernement qui ont passé à la presse certaines informations classifiées montrant les méfaits de hauts responsables – que toutes les autres administrations US réunies. Les officiels d’Obama ont également, comme l’ont documenté cette semaine les juristes de l’ACLU dans The Guardian, résisté avec une vigueur sans précédents à toute tentative de soumettre leurs actions à une évaluation juridique, ou à toute forme d’exposition publique, en insistant auprès de la Cour sur le fait que ces programmes sont si secrets que le gouvernement US ne peut ni confirmer ni infirmer leur existence sans mettre en danger la sécurité nationale.

Mais en même temps qu’ils invoquaient des arguments de confidentialité pour protéger leur travail, certains hauts responsables de l’administration Obama ont continuellement et de façon sélective fait « fuiter  » dans les médias des informations à propos de ces programmes. En fait, les fameux scoops du New York Times de ces deux dernières semaines sur le programme d’opérations secrètes pour la Sécurité nationale proviennent essentiellement des assistants d’Obama eux-mêmes.

L’article du Times sur la « Kill List  » était basé sur les interviews « d’une trentaine de ses aides actuels ou passés, [qui] décrivent le rôle central d’Obama  » dans le choix de ceux qui seront tués par la CIA. L’article ’scoop’ qui parlait d’un Obama ordonnant des cyberattaques contre l’Iran citait, entre autres, « des officiels américains » dont un « haut responsable de l’administration » qui a fièrement souligné le rôle actif et concret du Président dans toutes les mesures prises pour porter atteinte au programme nucléaire de Téhéran.

Pendant ce temps, cette même Maison Blanche qui soutient devant les juges qu’elle ne peut pas confirmer l’existence du programme de drones de la CIA, a passé toute cette semaine à alimenter de façon anonyme les journaux au sujet de la dernière victime des frappes de drones au Pakistan. Et les emails contenant les ordres du gouvernement, rendus publics par une Cour fédérale le mois dernier, révélaient qu’alors qu’elle refusait de fournir toute information sur le raid qui a tué Ben Laden au prétexte que ces documents étaient classifiés, l’administration Obama rencontrait en secret, et fournissait des informations sensibles à des producteurs d’Hollywood sur ce qui sera à coup sûr un film respectueux et fidèle [au récit officiel] de ce raid, et dont la sortie est prévue juste avant les prochaines élections présidentielles de novembre.

La tactique derrière tout cela est aussi évidente que dérangeante. Chacune de ces fuites, qui surviennent en cette année d’élection, dépeint un Obama coriace, impliqué, un véritable commandant en chef inflexible, dont le mot d’ordre est « châtier durement les ennemis de l’Amérique et nous protéger tous. » Mais elles le décrivent également comme un leader intellectuel empreint de morale, profondément touché par les « écrits d’Augustine et Thomas Aquinas sur la guerre  » alors qu’il décide en secret de qui doit vivre ou mourir, et de quel pays doit être visé par les agressions américaines.

En somme, ces fuites anonymes font partie de la propagande politique classique : elles servent à glorifier le leader et ses décisions en vue de gains au plan politique. Étant donné que ces programmes sont officiellement couverts par le secret, il est impossible pour les journalistes de vérifier la validité de ces informations. Par nature, la seule façon pour le public d’apprendre quoi que ce soit sur ce que fait le président est par la diffusion sélective et partielle d’informations par les propres assistants d’Obama – ceux qui travaillent pour lui et qui se consacrent entièrement à son succès politique.

Mais ce procédé constitue un terrain propice aux tromperies et à la propagande du gouvernement. C’est précisément cette dynamique qui, lors de la course effrénée à l’invasion de l’Irak, a rassemblé tous les plus grands médias américains et les a transformés en relais irréfléchis de tous les mensonges du gouvernement. La plus grande faute de la journaliste Judith Miller, la fameuse reporter du New York Times entrée en disgrâce après l’affaire des « armes de destruction massive » est d’avoir rapporté comme des faits ce qui n’était qu’un ensemble d’assertions non vérifiées émanant de certains responsables de l’administration Bush. Comme l’expliquaient les éditeurs du Times dans leur « mea culpa » de 2004, les assertions provenant de sources anonymes étaient « insuffisamment validées et n’auraient pas dû être prises pour argent comptant.  »

Les derniers scoops du Times sur la politique d’Obama ne tombent sans doute pas aussi bas que ceux publiés lors du « scandale Judith Miller  ». Pour une raison bien simple, c’est qu’ils contiennent un nombre impressionnant de rapports et de révélations sur les pratiques de certains responsables de l’administration Obama – la plus remarquable étant qu’ils manipulent le nombres des victimes et dissimulent les morts de civils tombés lors des attaques de drones en « comptant tout mâle en âge de se battre et se trouvant dans une zone de combat comme un combattant.  »

Et pour une autre raison aussi, à savoir qu’ils critiquent les pratiques d’Obama, comme la nature indiscriminée des « frappes groupées de drones  » (lorsqu’ils voient trois types en train de faire de la gymnastique, pour la CIA il s’agit forcément d’un camp d’entrainement de terroristes), et l’aspect nécessairement trompeur inhérent à la définition trop vague de « militant  ». (L’un des officiels est cité : « Ça me gène quand ils disent qu’il y avait 7 types, et que tous étaient des militants. Ils comptent les corps, mais ne sont pas sûrs de leur identité.  »)

De plus, ces informations ont une réelle valeur journalistique. Il est incontestable que le citoyen américain est intéressé à savoir que son gouvernement organise des réunions pour élaborer une « Kill List  », et qu’il lance des cyberattaques contre l’Iran, lesquelles attaques sont considérées par le Pentagone (du moins lorsqu’elles sont conduites contre les USA) comme de véritables « actes de guerre. »

Mais malgré ces différences notables avec le cas de Judith Miller, la trame est toujours la même. Ces reporters s’en remettent entièrement aux sources gouvernementales. Leurs articles se basent presque exclusivement sur les affirmations de quelques subordonnés totalement dévoués au président. Les journalistes n’ont aucun moyen de vérifier la véracité des déclarations qu’ils présentent comme des faits. Et pire, ils garantissent l’anonymat à ces assistants qui ne font rien d’autre que suivre les ordres du président et promouvoir ses intérêts politiques.

C’est du pur « journalisme autorisé  » (accessjournalism) : on livre des scoops à ces reporters en échange de la promesse totalement injustifiée de préserver leur anonymat tout en relayant leur propagande auprès du peuple sans qu’on puisse un jour leur demander des comptes (protégés qu’ils sont par le mur de l’anonymat). Nécessairement, ce journalisme du « Story telling  » est forgé par les points de vue de ces sources officielles.

Et le produit journalistique qui en ressort sert évidemment l’agenda politique du président. L’opposant d’Obama en 2008, le sénateur républicain John McCain, s’est plaint, à juste titre d’ailleurs, que l’intention derrière ces fuites récentes était d’ « améliorer l’image du président Obama en le présentant comme un homme dur, en vue des élections.  » Mais le plus grave, comme le faisait remarquer la Columbia JournalismReview et le « chien de garde  » des médias, FAIR, est que tous ces récits oublient complètement de parler des aspects les plus controversés de la politique d’Obama, dont celui des risques et du possible caractère illégal des cyberattaques contre l’Iran, et des frappes de drones au Yémen, du nombre de victimes civiles causées par ces frappes, et de leur impact sur le renforcement des rangs d’al-Qaïda suite au fort sentiment anti-américain qu’elles génèrent.

L’effet peut-être le plus pernicieux de ce type de journalisme est qu’il transforme leurs auteurs en messagers consciencieux et dévoués au service des décrets officiels. Les reporters sont ainsi « dressés  » à recevoir des scoops seulement s’ils démontrent leur loyauté envers l’agenda de ces sources officielles.

En février, Scott Shane du Times, a soulevé une controverse en permettant à un officiel de l’administration Obama de diffamer anonymement le Bureau of investigativeJournalism (BIJ) en l’accusant d’être sympathisant d’al-Qaïda, après que le BIJ eut produit des documents montrant les chiffres intentionnellement sous-estimés par les hauts responsables US des victimes civiles des attaques de drones, et les pratiques horribles et potentiellement criminelles consistant à frapper avec les drones les secouristes ou les gens assistants à des funérailles. C’est ce même Shane, avec Jo Becker, à qui l’on a fourni le scoop de la « Kill List  » d’Obama.

De la même façon, David Sanger du Times, a longtemps été critiqué pour ses articles complaisants sur les soi-disant menaces de l’Iran vis-à-vis des USA, presque toujours basés, eux aussi, sur des sources anonymes. Il n’est pas surprenant que ce soit précisément Sanger qui ait été récompensé du meilleur scoop, celui sur Obama et ses ordres de cyberattaque contre l’Iran (scoop qu’il utilise d’ailleurs pour vendre son dernier livre), et encore moins surprenant le fait qu’il y flatte le rôle d’Obama dans cette opération.

Contraste ô combien révélateur, celui du traitement réservé à James Risen du Times, qui sortit quelques scoops bien plus embarrassants que glorifiants pour le gouvernement US. C’est lui qui avait révélé le programme illégal d’écoutes téléphoniques de la NSA sous l’administration Bush en 2006, et aussi le projet de la CIA, aussi inepte qu’inoffensif, d’infiltrer le programme nucléaire iranien.

La conséquence fut que le département de la Justice d’Obama le poursuit sans relâche depuis, et l’oblige à déposer sous serment afin d’essayer de connaitre ses sources sur l’histoire de l’infiltration du programme iranien, un procès qui pourrait bien emmener Risen en prison s’il refuse, ce qui est assez probable. Matt Apuzzo, lauréat du prix Pulitzer du journalisme d’investigation, chez Association Press, explique la leçon évidente apprise lors de cet épisode :

« Sanger écrit sur le succès de l’opération en Iran, et obtient un accès privilégié [aux scoops]. Risen écrit sur une opération bâclée en Iran, et il est poursuivi en justice. »

Il existe une tension fondamentale entre le rôle de chien de garde se confrontant en permanence aux officiels du gouvernement, et celui d’amplificateur primaire pour leur propagande. L’administration US a perfectionné l’art d’éduquer les journalistes américains en leur faisant comprendre qu’ils seront récompensés s’ils assument ce dernier rôle, et châtiés s’ils ne le font pas. À en juger par les scoops de haut niveau révélés ces dernières semaines, c’est une leçon qui semble n’avoir été que trop bien apprise par beaucoup de journalistes.

Glenn Greenwald

The Guardian

Traduction GV pour ReOpenNews  (Pour consulter aux nombreux liens hyper-texte originaux, se reporter à l’article en anglais ici)

URL de cet article 17041 
http://www.legrandsoir.info/comment-l-administration-obama-fait-des-medias-us-ses-porte-paroles.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

25/06/2012

jn° 614 - Journal de Palestine - du 09-06 au 25-06 - : Israël accélère la colonisation et se moque du monde!


jn° 614 - Journal de Palestine - du 09-06 au 25-06 - : Israël accélère la colonisation et se moque du monde!


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération de la  Palestine

n° 614 - du 09-06 au 25-06                                          C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos


Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré a part

IRIB : Israël, plongé dans la peur !  

Gaza : Israël assassin !

Al Manar : Un colon israélien tue deux palestiniens.

Campagne d'expulsion 

Le Point : Israël ne veut plus d'Africains.

Paroles & actions du ministre israélien de l'Intérieur. M. Yishaï cette semaine ...

a) Politique Palestinienne

1-3 Sur le terrain.

Gaza : un combattant palestinien tombe en martyre

IRIB :13 martyrs et 70 blessés sont le bilan sanglant de 6 jours de l'agression sur Gaza 

Cisjordanie

Violations colonialiste et action contre le Mur de la Honte

b) Politique Israélienne

2-1 Des Canons ... pas du beurre.

Israël accélère la colonisation et se moque du monde! 

2-3 Les grandes manœuvres

Traqués par la police, les Sud-Soudanais ne savent plus où se cacher.

3 Usa (le parrain)

1 Obama

Almanar : La médaille de la Liberté pour Shimon Peres  

4 Politique Internationale

Echoroukonline : L’ONU exhorte Israël à lever le blocus de Gaza.  

Assawra : Gaza : cinquante ONG et agences de l’ONU appellent Israël à lever le blocus.

4 Europe

1 Belgique

Le premier ministre belge assimile le mur de séparation aux ghettos juifs

France

Palestine : des ONG françaises demande au président Hollande de tenir ses engagements.

5 Médias/Vidéos 

Vidéo alterinfo:

Israël : les extrémistes attaquent une mosquée.

6 Dossier

6-1 Gilles Devers : Israël : Le tourisme « anti-terroriste »…

7 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

7-1 Palestine-info & CPI : Le blé de Gaza face aux feux de l'occupation.

8  Annexe

Pétition internationale : Non au terrorisme du régime sioniste qui se fait appeler « Etat d’Israël »

 



Tiré a part

IRIB : Israël, plongé dans la peur ! 

La réponse cinglante des combattants palestiniens aux frappes israéliennes a plongé Israël, dans un climat de panique et de peur généralisée.

Mardi, les combattants palestiniens ont tiré 24 roquettes, en direction du Sud d'Israël. 11 Israéliens ont été blessés, au cours de ces attaques. Le ministre de la Guerre a convoqué les commandants militaires et sécuritaires. Les raids de ces dernières 48 heures d'Israël contre Gaza ont fait sept martyrs et plus de dix blessés.

20/06/2012 -

Irib


Gaza : Israël assassin !

Mercredi 20 juin 2012

En 24 H, les bombardements israéliens ont fait 7 morts dans la bande de Gaza dont un bébé d’1 an et demi, et deux jeunes de 17 ans. Pas un seul mort israélien, mais lsraël ne fait que se défendre bien entendu !

Cette nuit, Mohammad Bassam Abou Maailiq et Youssef al-Talbani, tous deux âgés de 17 ans, ont été tués parce que "trop près de la barrière de sécurité" !

Et le bébé, sans doute parce qu’il avait lancé des roquettes ?

Quand lsraël avait évacué ses colons de Gaza en 2005, c’était en s’engageant à permettre la liaison entre Gaza et la Cisjordanie. Au lieu de cela Gaza a été transformé en un camp de concentration, dont on ne peut sortir et où les avions israéliens et autres drones achetés par la France peuvent bombarder à loisir une population totalement piégée.

lsraël fait des cartons sur tout ce qui bouge : les bateaux de pêche, les agriculteurs, et y compris sur ce qui ne bouge pas, comme les champs de blé et les terres agricoles qui sont incendiés.

Nous rappelons que le 3 juin dernier l’aviation israélienne atiré 3 missiles sur un élevage de volailles de 470-mètres carrés dans une ferme, qui a été complètement détruite, ainsi qu’un puits d’eau de la municipalité de BeitLahia. Dans la même localité, outre le groupe électrogène qui a été endommagé, 29 moutons et 5350 poussins ont été tués (tous des terroristes, cela va sans dire.)

Le 4 juin, deux missiles étaient tirés sur un atelier de menuiserie de 500 mètrescarrés dans le sud de la ville de Deir al-Balah, un autre sur une parcelle agricole dans le village de Wadi al-Salqa.

Le même jour un avion de combat israélien a tiré un missile sur un terrain agricole dans le camp de réfugiésNussairat, endommageant en même temps une maison voisine.

Et dans la nuit, des drones israéliens ont tiré 4 missiles sur le même camp, blessant 10 civils palestiniens, dont 7 enfants.

Le lendemain c’est une usine de produits laitiers qui était la cible d’un missile dans le sud de la ville de Gaza. L’usine aété complètementdétruite et les pertes sont estimées à plus de 100.000 dollars.

Puis un autre élevage de volailles (décidément, les actions contre les dangereux poulets gazaouis sont stratégiques pour la sécurité d’Israël) était visé dans le quartier Musabbeh de Rafah. La ferme à proximité, et une serre de 1000 mètres ont été détruits par la même occasion.

Faut-il continuer l’énumération pour les médias qui reprennent consciencieusement le même argumentaire de l’occupant israélien concernant des "attaques préventives" et autres "représailles" ?

Pourquoi n’essaient-ils pas d’exercer leur métier, ces journalistes, en allant vivre un peu dans la bande de Gaza pour voir quel effet ça fait d’être dans une telle souricière, avec des barbares qui larguent jour et nuit des bombes sur vos têtes ?

A PROPOS DE SÉMANTIQUE....

Et puisque certains journalistes à la botte du lobby israélien sont davantage choqués par les mots que par les faits eux-mêmes, s’ils ne veulent pas qualifier la Bande de Gaza de camp de concentration, comment proposent-ils d’appeler un endroit où vivent 1 million et demi de personnes privées depuis plus de 6 ans du droit de sortir, de travailler, de se soigner, de reconstruire leurs maisons, de gaz et d’électricité, s’éclairant à la bougie pour étudier, et bombardées à volonté ?

Et l’Etat d’Israël, préfèrent-ils le qualifier d’assassin, de criminel, de barbare ou de terroriste ?

 

Source : CAPJPO EuroPalestine
http://www.europalestine.com/...

 


Israël/Justice: Feu vert pour l’expulsion de quelque 2000 ressortissants ivoiriens  

Un tribunal israélien a donné dimanche son feu vert à un projet visant à rapatrier quelque 2.000 ressortissants de Côte d’Ivoire en situation irrégulière, alors qu’Israël a lancé le 10 juin une campagne d’arrestations d’immigrés clandestins africains pour les expulser.
Le Tribunal de district de Jérusalem a rejeté dimanche l’appel contre ce projet présenté par 132 de ces immigrés qui souhaitaient rester sur place pour des raisons humanitaires, voire obtenir le statut de réfugiés.
La Cour a ainsi ouvert la voie à l’expulsion imminente d’Israël de quelque 2.000 ressortissants de Côte d’Ivoire. Leur rapatriement devrait commencer en juillet, selon Sabine Hadad, porte-parole du département en charge de l’immigration au ministère de l’Intérieur.
En vertu d’une décision des Nations unies, la Côte d’Ivoire a été décrétée État en crise en 2004 à la suite de longues années de guerre civile. Mais Israël a décidé de stopper sa protection collective des immigrés de Côte d’Ivoire après l’accession au pouvoir en 2011 du président Alassane Ouattara.
Dans leur appel au Tribunal de district de Jérusalem, les demandeurs d’asile avaient souligné que la situation en Côte d’Ivoire était toujours dangereuse, en faisant état de récents rapports de l’ONU. La Cour a cependant jugé que la nouvelle approche politique du gouvernement, fondée sur des estimations du ministère des Affaires étrangères, était raisonnable et équilibrée.
Le ministre de l’Intérieur, Eli Yishaï, a qualifié la décision du tribunal d’importante, tout en soulignant que le principal problème demeure la présence (en Israël) d’une communauté d’infiltrés clandestins venus d’Érythrée et du Soudan. Le ministre a ajouté qu’il attend les évaluations du ministère des Affaires étrangères et de la Justice pour pouvoir agir en vue de ramener chez eux ces infiltrés.
Dans une interview diffusée samedi par la télévision publique israélienne, le président Alassane Ouattara a estimé que le gouvernement israélien ne va pas contraindre des gens à retourner (chez eux), vu l’histoire des déplacements du peuple juif.
M. Ouattara, qui a effectué la semaine dernière une visite en Israël, a indiqué que les Ivoiriens éprouvaient beaucoup de sympathie pour Israël. La semaine dernière, un premier vol charter a effectué la ligne Tel-Aviv – Juba pour ramener chez eux 120 immigrants illégaux du Soudan du Sud avec leur consentement et une prime au départ d’environ 1.000 euros par adulte et de 400 euros par enfant.
Durant la séance hebdomadaire de son gouvernement, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé dimanche qu’un second vol à destination du Soudan du Sud avec d’autres immigrés clandestins partirait dès lundi. Il y aura deux autres avions la semaine prochaine, a-t-il ajouté.
Selon Mme Hadad, 150 Sud-Soudanais doivent quitter Israël volontairement pour Juba lundi et mardi.
Israël met par ailleurs les bouchées doubles pour achever l’édification d’une imposante barrière de sécurité le long de sa frontière avec l’Égypte, de même qu’un centre de rétention dans le désert du Néguev (sud) capable d’accueillir jusqu’à 20.000 immigrants en situation irrégulière.

24/06/2012 
  http://www.algerie1.com/flash-dactu/israeljustice-feu-vert-pour-lexpulsion-de-quelque-2000-ressortissants-ivoiriens/


Al Manar : Un colon israélien tue deux palestiniens.  

Un colon israélien a tué à bout portant deux palestiniens près de la ville d’Al-Khalil (Hébron), au sud de la Cisjordanie occupée.
Selon des sources de l’hôpital Abou-l-Hassan Kassem, rapportée par le site Arabs 48,  la première victime, un homme de 34 ans a reçu deux balles mortelles, dans la tête et le cou, alors que le second de 27 ans a été atteint d’une balle mortelle dans la poitrine.
Selon le responsable de l’Unité des catastrophe du Croissant rouge palestinien, Nasser kabajja, les forces de l’occupation ont interdit d’accès aux ambulances sous prétexte que c’est une région militaire interdite aux civils.
«  Les soldats ont informé les officiers des ambulances qu’il n’y a aucun blessé palestinien dans la région et qu’il se doivent de la quitter », signale Kabajja.

A noter que ce genre de réponse est constamment donnée par les militaires israélien, chaque fois qu’un palestinien fait l’objet d’une attaque par un colon ou autre. Il semble qu’elle vise à laisser passer le temps, pour que le blessé succombe à ses blessures avant son arrivée a l’hôpital.
Du côté israélien, la version de l’évènement est naturellement très différente.
Elle est rapportée en tête par l’AFP, selon laquelle «  deux Palestiniens ont été tués dimanche par balles par un chauffeur de camion israélien après avoir tenté de voler son véhicule près de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, a indiqué la police israélienne ». et de signaler par la suite que «  cette version a néanmoins été démentie par une source au sein de la police palestinienne et la famille d'une des victimes ».

 "Deux Palestiniens ont été touchés quand le chauffeur d'un camion de dépannage israélien a ouvert le feu avec son revolver contre deux ou trois assaillants qui tentaient de lui voler son véhicule", a affirmé à l'AFP le porte-parole de la police israélienne, MickyRosenfeld.
"Avant de tirer, le camionneur a été grièvement blessé par ses attaquants qui l'ont frappé à la tête. Nous avons ensuite été informés par l'hôpital que les deux Palestiniens étaient décédés", a ajouté M. Rosenfeld.
Selon lAFP, le maire de la ville palestinienne de Yatta, Zahran Abou Qbeita, a confirmé que les deux hommes, Anouar Abed Rabbo, 35 ans, et Naïm al-Najjar, 29 ans, tous deux habitants de la région, étaient morts après avoir été atteints de plusieurs balles dans le cou.
Une source au sein de la police palestinienne a contesté que les deux hommes s'adonnaient à une activité criminelle quand ils ont été tués.
Un membre de la famille d'Anouar Abed Rabbo, rencontré par l'AFP à l'hôpital, a également nié que les deux hommes voulaient voler un véhicule.
   "Ils étaient seulement en route vers leur travail en Israël", a-t-il dit.

18/06/2012

Al Manar



Campagne d'expulsion 

Le Point : Israël ne veut plus d'Africains.

Pour satisfaire la population, le gouvernement israélien s'est lancé dans une campagne d'expulsion des réfugiés africains.

C'est la grande préoccupation du moment en Israël. Il ne s'agit pourtant ni de la menace iranienne encore moins du renoncement de l'Autorité palestinienne à réclamer un État à l'ONU, mais bien du nombre grandissant de clandestins africains présents dans le pays.

D'après le ministère israélien de l'Intérieur, ils sont 62 000 "infiltrés" (terme tout d'abord utilisé par Israël pour désigner les terroristes palestiniens, NDLR) à être illégalement entrés en territoire israélien par le biais du Sinaï égyptien. Ils proviennent majoritairement du Soudan, du Soudan du Sud et de l'Érythrée, trois pays marqués par la guerre. "Ce ne sont pas des clandestins, mais des demandeurs d'asile", rectifie YaelAberdam, coordinatrice du projet d'aide aux demandes d'asile de l'ONG AfricaRefugeeDevelopment Center (ARDC) à Tel-Aviv.

En cas d'arrestation sur le territoire, les réfugiés sont envoyés dix jours en prison. À l'issue de cette période, ils sont reconnus par l'État israélien comme "demandeurs d'asile". Ils reçoivent alors une licence de libération sous condition. Problème, contrairement à la France qui dispose de l'Ofpra pour répondre à leur demande, il n'existe en Israël aucun organisme pour traiter leur dossier. "Le vrai problème est qu'Israël n'a développé aucune politique sur la question des réfugiés", explique au Point.fr YaelAberdam. Ainsi, depuis la création de l'État, seuls 160 Africains ont obtenu le statut de réfugié. Résultat, Israël se retrouve aujourd'hui totalement dépassé par l'afflux massif de migrants africains, dont le nombre a été multiplié par six en quatre ans.

Accumulation de misère

Or, en étant signataire de la convention de Genève sur les réfugiés, Israël ne peut pas se permettre de renvoyer dans leur pays des personnes menacées chez elles. En sortant de l'illégalité, les réfugiés ne se voient toutefois pas accorder de permis de travail, ni aucune autre aide. "Le bus les dépose, sans rien, dans le sud de Tel-Aviv", raconte YaelAberdam. "Ils restent alors en groupe et s'entassent à quarante dans des taudis." Or, ces quartiers rassemblent déjà les classes les plus défavorisées de la ville. Ce sont elles qui ont dressé des tentes à l'été 2011 pour dénoncer le coût de la vie.

Une accumulation de misère qui ne pouvait que s'enflammer. Il n'a fallu qu'une étincelle - deux accusations de viols - pour mettre le feu aux poudres. Le 23 mai, une manifestation regroupant près d'un millier d'Israéliens contre les immigrés dégénère en violences racistes.

Aux cris de "Les Soudanais au Soudan !", certains des manifestants attaquent et pillent des magasins tenus par des Africains, et endommagent à coups de pierres plusieurs voitures transportant des immigrés. La haine est telle que certains s'en prennent à un Juif éthiopien - donc citoyen israélien -, avant de reconnaître leur "erreur".

"Nous vivons dans une situation de crainte extrême", témoigne au Point.fr Oscar Olivier, immigré d'origine gabonaise et militant. "L'extrême droite israélienne se livre à l'incitation à la haine contre les réfugiés, en étant appuyée par certains membres du Likoud (le parti du Premier ministre, Benyamin Netanyahou, NDLR)", dénonce-t-il. En effet, parmi les manifestants du 23 mai figurait le député Miri Regec qui a assimilé les clandestins à "un cancer qui prolifère". Très vite, la provocation fait des émules au sein même du gouvernement.

"Protéger le caractère juif d'Israël" (ministre israélien de l'Intérieur)

Le ministre de l'Intérieur, Elie Yishaï, chef du parti religieux Shass, n'hésite pas à affirmer qu'il faut les "renvoyer chez eux, car ils viennent prendre le travail des Israéliens" et qu'"il faut protéger le caractère juif de l'État d'Israël". À l'opposé, le maire de gauche de Tel-Aviv, Ron Huldaï, estime que "si le gouvernement permet aux immigrés illégaux de s'installer à Tel-Aviv, il faut leur donner les moyens de vivre en leur permettant de travailler". Mais la manifestation violente n'est que le point de départ d'autres incidents bien plus graves.

Le 4 juin, des inconnus tentent de mettre le feu à un immeuble de Jérusalem où vivent dix-huit immigrants africains, faisant quatre blessés. Sur le mur de l'immeuble est inscrit en hébreu : "Dégagez du quartier !" S'il condamne les violences, le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, assure toutefois que la clôture de 250 kilomètres qu'Israël construit depuis 2010 le long de sa frontière avec l'Égypte, dans le désert du Sinaï, sera achevée dans les meilleurs délais. En outre, il ajoute que les clandestins seront "bientôt" renvoyés dans leur pays d'origine. "Le Premier ministre israélien joue au pyromane pompier", regrette Oscar Olivier. Et le ministre de l'Intérieur, Elie Yishaï, ne va pas se faire prier pour lancer l'opération "Retour à la maison".

Tout d'abord, il décide d'appliquer une loi, votée en début d'année par la Knesset (parlement), faisant passer de dix jours à trois ans la période d'emprisonnement des immigrés.

Il charge ensuite la police de l'immigration de mener une véritable traque dans les quartiers pauvres de Tel-Aviv, mais aussi dans la station balnéaire d'Eilat (mer Rouge), où les quelque 15 000 immigrés africains constituent un quart de la population locale. En trois jours, 240 étrangers originaires d'Afrique sont interpellés. En parallèle, il lance des mesures incitatives pour tous les volontaires qui seraient disposés à quitter le pays. Israël se dit prêt à financer leur billet d'avion et à octroyer à chaque adulte une somme de 1 000 euros - et de 270 euros pour les enfants. En apprenant la nouvelle, trois cents réfugiés se sont immédiatement livrés à la police. L'offre, précise le ministère de l'Intérieur, n'est valable que pour une semaine.

Centre de rétention dans le désert

Après avoir rejeté le recours de plusieurs organisations de défense des droits de l'homme, un tribunal israélien autorise l'expulsion de quelque 1 500 personnes originaires du Soudan du Sud, pays avec lequel l'État israélien entretient des liens privilégiés. La mesure est ensuite étendue au cas de 2 000 ressortissants ivoiriens. "Nous avons été frappés par la rapidité de l'expulsion : deux jours", déplore YaelAberdam de l'ARDC. "Ils n'ont même pas laissé les enfants finir leur école." Signe d'une mission accomplie, le départ des 120 premiers réfugiés à l'aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv est très médiatisé. Le ministre Elie Yishaï prend soin de se faire photographier au milieu de Sud-Soudanais souriants. Parmi eux figure Peter Andrew, qui vivait en Israël depuis plus de cinq ans, et qui arborait pour l'occasion un tee-shirt proclamant en hébreu "Merci à tous, merci à l'État d'Israël".

"Ce n'est qu'un début, car il faut défendre les intérêts de l'État d'Israël", prévient le ministre de l'Intérieur. "La prochaine étape est le départ d'Israël de tous les clandestins d'Érythrée et du Soudan. (...) Leur permettre de rester signifierait la fin du rêve sioniste", estime Elie Yishaï. En attendant, il prévoit de transférer la dizaine de milliers d'immigrés restants vers un énorme centre de rétention en cours de construction et des camps de toile, dans le désert du Néguev (sud du pays). Mais le plus étonnant reste que ces expulsions n'ont soulevé que peu d'indignation au sein de la population.

Si soixante-dix intellectuels et artistes israéliens ont signé une pétition dénonçant la campagne de "dénigrement" menée par le gouvernement contre les immigrés, la majorité de la population est restée silencieuse. "Jusqu'ici, les demandeurs d'asile étaient plutôt bien acceptés par la population, mais les politiciens ont réussi à inciter chez elle la peur", souligne YaelAberdam. "La population n'est pas devenue violente du jour au lendemain. Elle a été préparée à la violence", insiste de son côté Oscar Olivier. "Or, Israël ne mentionne jamais le cas des 200 000 immigrés illégaux blancs présents dans le pays."

Le Point.fr –

Publié le 19/06

http://www.lepoint.fr/monde/israel-ne-veut-plus-d-africains-19-06-2012-1475352_24.php



Paroles & actions du ministre israélien de l'Intérieur. M. Yishaï cette semaine ...

Israël va transférer des milliers d'Africains vers des centres de détention

 "Leur nombre menace l'identité juive d'Israël", affirme le ministre israélien de l'Intérieur.
Le ministre israélien de l'Intérieur Eli Yishaï a affirmé vendredi qu'il espérait commencer bientôt le transfert de dizaines de milliers d'immigrés illégaux africains en Israël vers un centre de rétention en cours de construction et des camps de toile.
Jeudi, un tribunal israélien a autorisé l'expulsion d'environ 1.500 Sud-Soudanais en situation irrégulière après avoir rejeté un recours d'organisations de défense des droits de l'Homme.
M. Yishaï a déclaré à la radio publique qu'il comptait aussi obtenir le départ de 40.000 soudanais et Érythréens. "Il y a encore environ 15.000 soudanais et 35.000 immigrés d’Érythrée. Pour le moment je ne suis pas autorisé à les faire sortir".
Selon lui, les obstacles légaux devraient être levés et le gouvernement va proposer de verser une somme d'argent à ceux qui accepteraient de partir volontairement. "Leur expulsion de gré ou de force est proche. Leur nombre menace l'identité juive" d'Israël, a ajouté le ministre.
Dans un premier temps, ils seront interpellés et transférés vers un centre de rétention en cours de construction dans le sud d'Israël pour un coût estimé à 67 millions de dollars. "Dès que cette installation sera prête de même que les camps de toile, dans quelques mois, nous commencerons à y transférer les immigrés".
Le ministre faisait allusion aux camps de toile pouvant accueillir de 20.000 à 25.000 immigrants illégaux, selon les médias. L'objectif est de s'assurer que ces immigrants seront directement transférés dans ces camps de toile et dans le centre de rétention où ils resteront pour de longues périodes et éviter ainsi qu'ils ne se dispersent dans les villes israéliennes.
Israël érige une clôture de 250 km le long de la frontière égyptienne pour tenter d'empêcher des infiltrations. Selon la radio militaire, 170 km de l'ouvrage sont déjà construits et le projet devrait être achevé d'ici la fin de l'année.
La présence en Israël de quelque 60.000 immigrés clandestins, la plupart Soudanais et Érythréens entrés par le Sinaï égyptien, a provoqué en mai des violences racistes et une vive polémique.

 08/06/2012

 http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/762903/Israel_va_transferer_des_milliers_dAfricains_vers_des_centres_de_detention.html
 



Politique

a) PolitiquePalestinienne

1-3 Sur le terrain.

Gaza : un combattant palestinien tombe en martyre  

Selon les sources hospitalières palestiniennes, un combattant  palestinien blessé,  il y a trois jours lors d’un raid aérien du régime sioniste contre la Bande de Gaza, a succombé à ses blessures.

Toujours d’après ces sources,  SaraghaGhadih,  18 ans,  qui a été blessé vendredi après-midi dans le raid  aérien du régime usurpateur contre l’est de Khan Younes, était le deuxième membre du comité de la résistance populaire,  qui a trouvé le martyre après avoir été blessé. De même, le avions du régime de Tel-Aviv ont attaqué à deux reprises,  ce lundi matin, les zones résidentielles au nord et au centre de la bande de Gaza laissant, dans leur sillage, au moins un blessé  et endommageant plusieurs maisons.

04/06/2012

IRIB

Raids israéliens : sept Palestiniens blessés à Gaza.  

 Sept Palestiniens ont été blessés dans quatre attaques aériennes de l’armée israélienne contre la bande de Gaza, dimanche matin, selon des sources médicales palestiniennes.
Les Palestiniens ont été blessés par deux raids à l’est de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, et par deux autres à BeitLayiha, dans le nord.
Un combattant palestinien circulant à moto avait été tué tard dans la journée de samedi dans un autre raid, a-t-on précisé.

04/06/2012

 http://www.aps.dz/+Raids-israeliens-sept-Palestiniens

 


IRIB : Les militaires israéliens attaquent la bande de Gaza.

A peine quelques heures après les tirs d’artillerie de l’armée du régime sioniste contre le Sud de la bande de Gaza, les militaires sionistes en ont aussi pris d’assaut le Sud-est.

 Lundi soir, les militaires sionistes, épaulés par quatre blindés et cinq bulldozers, ont fait irruption dans une petite ville au Sud-est de Gaza.Selon ce rapport, les militaires sionistes ont démoli une vaste partie des terrains agricoles appartenant aux Palestiniens avant d’y ouvrir le feu. Lundi matin, les militaires israéliens ont attaqué  une cité dans l’Est de Khan Younes.Ces attaques n’ont fait aucune victime. Pourtant elles ont semé la panique parmi les habitants de ces régions notamment les femmes et les enfants.

12/06/2012

IRIB


Le Point.fr - : Israël-Palestine : flambée de violences à Gaza.

Des roquettes palestiniennes ont été tirées mercredi matin sur le sud d'Israël, après sept raids aériens nocturnes israéliens. de Gaza ont tiré mercredi matin, pour le troisième jour consécutif, des roquettes vers le sud d'Israël, malgré sept raids aériens nocturnes israéliens, a indiqué un porte-parole de la police. Dix roquettes ont explosé sur le territoire israélien sans faire de victime. Ces tirs ont provoqué quelques dégâts dans une serre, a affirmé le porte-parole MickyRosenfeld. "Nous avons élevé notre niveau d'alerte et renforcé nos patrouilles dans les secteurs situés près la bande de Gaza", a-t-il ajouté.

Mardi, 45 roquettes avaient été tirées, selon la police et un porte-parole des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche militaire du Hamas, qui a revendiqué la responsabilité de ces attaques. Quatre garde-frontières ont été blessés dont un grièvement par une de ces roquettes. En représailles à ces tirs, l'armée de l'air a dit avoir mené sept raids durant la nuit de mardi à mercredi dans la bande de Gaza contre des "objectifs terroristes". Auparavant, des responsables des services de sécurité palestiniens avaient fait état de trois raids notamment contre un centre d'entraînement des Brigades Ezzedine al-Qassam et des installations de la police maritime du Hamas. Ces attaques n'avaient pas fait de victime.

Le Hamas peut-il calmer le jeu ?

Par ailleurs, un responsable palestinien de la bande de Gaza ayant requis l'anonymat a affirmé que l'Égypte "déployait des efforts en direction des mouvements palestiniens et d'Israël pour rétablir le calme". Selon ce responsable, "les mouvements palestiniens sont prêts à un tel retour au calme" à condition qu'Israël cesse ses attaques. L'ancien directeur du conseil national de sécurité israélien GioraEiland a pour sa part estimé à la radio publique que le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, allait "trouver les moyens de calmer le jeu et de ramener le calme d'ici deux-trois jours après avoir prouvé aux autres mouvements palestiniens qu'il peut agir contre Israël".

"Ni le Hamas ni Israël n'ont intérêt à court terme à provoquer une escalade", a ajouté GioraEiland, un ancien général.

Publié le 20/06/2012 à 09:13

Le Point.fr -


Raid aérien de l’armée israélienne contre la bande de Gaza. 

Les chasseurs de l’armée du régime sioniste poursuivent leurs raids contre la bande de Gaza.

Selon un rapport, mercredi, de l’agence palestinienne Al-Youm, les avions de combat du régime sioniste ont bombardé Al-Badouyeh, dans le  quartier Azzaytoun, à l’Est de Gaza. Ce, alors que les sources israéliennes ont fait état de la décision des autorités de ce régime de multiplier  leurs attaques contre la bande de Gaza. Selon le site d’internet Walla, lié au régime sioniste et citant un responsable militaire, Israël va intensifier ses attaques, pour tuer les commandants de la Résistance. Au cours des raids aériens de ces dernières 48 heures, 7 Palestiniens sont tombés en martyrs, dont un nourrisson. Selon un autre rapport du centre d’information palestinien, Avigdor Liebermann, le ministre des Affaires étrangères du régime sioniste, lors d’une réunion de sa fraction parlementaire, a, explicitement, appelé à assassiner Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité autonome palestinienne, l’accusant d’empêcher tout accord de paix.

20/06/2012

Irib


Ma’anNews: L’État poursuit sa campagne d’assassinats sur Gaza.

Des Palestiniens du camp de réfugiés de Bureij, transportent le corps de Basil Ahmed, militant assassiné par l’armée israélienne d’occupation -

Des avions de combat israéliens ont bombardé une zone du camp de réfugiés d’al-Bureij, provoquant la fin d’une trêve sous médiation égyptienne négociée mercredi.

Qassem Abdullah Ahmed, âgé de 24 ans, a été tué et deux personnes ont été blessées dans l’attaque, a déclaré Ashraf al-Qidra, le porte-parole du ministère de la santé de la bande de Gaza.

Les Comités Populaires de Résistance, ont déclaré de leur côté que l’homme assassiné dans l’attaque appartenait à leur organisation.

Plus tôt ce vendredi, les Brigades Abu Ali Mustafa, l’aile militaire du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, ont annoncé avoir tiré quatre roquettes sur des cibles israéliennes.

Un autre groupe identifié comme les Brigades du martyr Abdel Qader Al-Hussaini, a également revendiqué la responsabilité d’avoir tiré une roquette.

Israël a assassiné huit Palestiniens en l’espace de trois jours de bombardements intenses qui avaient pris fin mercredi soir après que l’aile militaire du Hamas ait accepté une trêve sous médiation de l’Egypte.

Les Brigades Al-Qassam ont revendiqué le tir de 120 roquettes sur des cibles militaires israéliennes du mardi au mercredi.

22 juin 2012 –

Ma’an News –

Vous pouvez consulter cet article à : http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Info-Palestine.net


IRIB :13 martyrs et 70 blessés sont le bilan sanglant de 6 jours de l'agression sur Gaza  

-Le Ministère de la Santé a confirmé que l'agression perpétré par les forces occupantes israéliennes sur la bande de la Gaza a fait un bilan sanglant, au cours des 6 derniers jours, augmentant à 13 martyrs et 70 blessés, dont 49 blessés et 21 patients ont souffert de suffocation.Dr.Achraf el-Koudra, le porte-parole du ministère a déclaré dans un communiqué, le samedi matin 23/6, a souligné que l'agression commis par l’occupant, depuis le lundi, sur la bande de Gaza pour le sixième jour d'affilée - a visé directement des civils non armés.
Il a souligné que tous les raids effectués par les forces armées o occupantes ont pris en cible des quartiers et des rues achalandées de la circulation des citoyens, tuant 13 citoyens, dont deux enfants et un infirmier, ainsi que 49 citoyens ont été blessés, dont 5 enfants et 3 femmes et un infirmier.
En attirant l’attention à l’utilisation des armes interdites au niveau international, Koudra a ainsi souligné que les éléments des équi

23/06

IRIB



Cisjordanie

Violations colonialiste et action contre le Mur de la Honte.

assawra : Cisjordanie : deux Palestiniens tués par un chauffeur de camion israélien
.Deux Palestiniens ont été tués dimanche par balles par un chauffeur de camion israélien après avoir tenté de voler son véhicule près de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, a annoncé la police israélienne.
La tentative de vol a cependant été démentie par une source au sein de la police palestinienne et la famille d’une des victimes.
Et le président palestinien, Mahmoud Abbas, a vivement réagi en condamnant la mort des deux hommes et en accusant "les colons israéliens de faire des ravages dans les Territoires palestiniens".
Les corps des deux Palestiniens ont été transportés à l’hôpital de Yatta, au sud de Hébron, selon des sources palestiniennes.
"Deux Palestiniens ont été touchés quand le chauffeur d’un camion de
dépannage israélien a ouvert le feu avec son revolver contre deux ou trois agresseurs qui tentaient de lui voler son véhicule", a affirmé à l’AFP le porte-parole de la police israélienne, MickyRosenfeld.
"Avant de tirer, le camionneur a été grièvement blessé par ses agresseurs, qui l’ont frappé à la tête. Nous avons ensuite été informés par l’hôpital que les deux Palestiniens étaient décédés", a ajouté M. Rosenfeld.
Le maire de la ville palestinienne de Yatta, Zahran Abou Qbeita, a confirmé que les deux hommes, Anouar Abed Rabbo, 35 ans, et Naïmal-Najjar, 29 ans, tous deux habitants de la région, étaient morts après avoir été atteints de plusieurs balles dans le cou.
Une source au sein de la police palestinienne a contesté que les deux hommes s’adonnaient à une activité délictueuse quand ils ont été tués.
Un membre de la famille de M. Rabbo, rencontré par l’AFP à l’hôpital, a également nié que que les deux hommes aient cherché à voler un véhicule. "Ils étaient seulement en route vers leur travail en Israël", a-t-il dit.
dimanche 17 juin 2012,

http://www.assawra.info/spip.php?article261


Orientlejour : Palestine occupée: Une mosquée de Cisjordanie mise à sac. Une mosquée de Djaba, village de Cisjordanie occupée, a été mise à sac et incendiée mardi matin, un acte que les habitants ont imputé à des colons israéliens.
Les mots "Guerre d'Ulpana", qui font référence à une colline de Cisjordanie où les autorités israéliennes s'apprêtent à démanteler une colonie sauvage, ont été tracés en hébreu sur les murs de l'édifice.
"A une heure du matin, des habitants se sont mis à crier et nous avons réalisé que la mosquée était en flammes. Plus de 300 personnes se sont levées et nous avons réussi à venir à bout de l'incendie", a déclaré le maire Abdoul Karim Charaf.
"Ensuite, nous avons vu les graffiti, des graffiti racistes. Il s'agit d'une grande injustice commise sous les yeux du monde entier", a-t-il ajouté.
La police israélienne a entamé une enquête et le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dénoncé un acte "intolérant et irresponsable".

19/06/

 http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/764477/Une_mosquee_de_Cisjordanie_mise_a_sac.html


b) Politique Israélienne

2-1 Des Canons ... pas du beurre.

Israël accélère la colonisation et se moque du monde! 

Le régime sioniste accélère encore le tempo de la colonisation, dans les territoires palestiniens.

Il a lancé le projet de construction de nouvelles colonies, tout en élargissant les anciennes. Ce qui a suscité les réactions mondiales, parmi lesquelles, l'ONU, qui les a condamnées. Suite à l'annonce, par le gouvernement israélien, de la construction de 300 nouveaux logements, dans la colonie de Beit-El, en Cisjordanie, le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, a répété, jeudi, que l'ensemble des colonies israéliennes,dans les territoires palestiniens occupés, étaient illégales, au regard du droit international. «Toute construction de colonie, sur des terrains appartenant à des particuliers palestiniens ou ailleurs, dans les territoires palestiniens occupés, est contraire au droit international», a réaffirmé M. Serry, dans un communiqué de presse.  Le mouvement des Non-alignés, ainsi que l'Union européenne, ont  condamné, il y a quelque temps, la poursuite de la colonisation israélienne et des expropriations des Palestiniens, en Cisjordanie occupée, estimant qu'une telle politique éloigne la perspective de la création d'un Etat palestinien. Exaspérés par l'enlisement du processus de paix,  ils ont dénoncé, dans un rapport très détaillé, l'accélération de la colonisation et la main mise d'Israël sur Qods-Est.  D'après les résolutions onusiennes,  le régime de Tel-Aviv doit, non seulement, cesser la colonisation, dans les territoires palestiniens, mais aussi, il doit démanteler toutes les colonies construites, dans ces régions. La construction du mur de séparation est une autre mesure expansionniste du régime usurpateur. Une étude réalisée par l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA), en collaboration avec l'Institut de recherches appliquées de la noble Qods démontre l'impact néfaste, aussi bien, pour les réfugiés palestiniens, que pour l'environnement, du mur de séparation construit par Israël, dans les territoires palestiniens occupés. L'étude s'appuie sur des données collectées, auprès de plus de 170 communautés touchées par le mur, ainsi que d'agriculteurs empêchés d'accéder à leurs terres. Le mur serait responsable de la dégradation des terres, d'inondations et de la destruction de ressources aquifères. Au nombre de ses conséquences dévastatrices, il prive les Palestiniens touchés de leurs moyens de subsistance, tels que les éleveurs de bétail, privés d'accès aux pâturages. Le Directeur général de l'Institut de recherches appliquées de Qods, Dr. Jad Isaac a souligné que «l'étude souligne, une fois de plus, la nécessité pour la communauté internationale d'intervenir de toute urgence, pour qu'Israël suive l'avis consultatif rendu par la Cour de justice internationale, en 2004, et qui demande la cessation immédiate du mur et le démantèlement des parties, déjà, construites». Dans une telle conjoncture, la communauté mondiale exige que l'ONU mène des démarches sérieuses, face au régime sioniste, et ne se contente pas des condamnations verbales.

09/06/2012

IRIB


2-2 Sur le terrain.

Almanar : Israël: « Nous les aurons tous », la déportation a commencé. 

Les noirs qui « encrassaient » leurs rues seront bientôt tous en prison ou dans l’avion. "Nous avons dit aux clandestins du Soudan du Sud de se présenter volontairement; quiconque ne le fait pas, avec l'aide de Dieu nous les aurons tous (...) ils seront mis dans un avion" .

Cette déclaration du ministre israélien de l’intérieur faîte sur une chaine indépendante signe le début de la campagne de déportation de masse des immigrés présent sur le territoire des sionistes.
Ainsi, trois jours après qu'un tribunal israélien ait autorisé l'expulsion d'environ 1.500 Sud-Soudanais en situation irrégulière, Yishai sur Channel 2 se félicite : "L'opération d'expulsion est en cours. Nous commençons le travail".Selon le Jerusalem Post qui cite l'autorité de l'Immigration, 22 personnes ont déjà été arrêtées dimanche: huit Sud-Soudanais, trois Nigerians, trois Ghanéens, deux Ivoiriens, troisSrilankais et trois Roumains.
Plusieurs centaines de migrants africains sont aussitôt descendus dans la rue dans le sud de Tel-Aviv pour protester, certains appelant l'ONU à intervenir, a indiqué la Chaîne 2. "Un Africain est un être humain", ont ils scandé selon des images de la manifestation.
Pour l’heure, seule l’organisation
HumanRights Watch a dénoncé cette situation au combien xénophobe.

Concernant cette loi votée en début d'année, qui autorise à détenir 3 ans durant sans qu’ils soient jugés, les immigrants clandestins en « Israël », l'organisation HumanRights Watch a appelé dimanche l’entité sioniste à l’amender.
Cette loi "punit ceux qui recherchent l'asile en pénétrant illégalement en "Israël", en contravention avec les droits fondamentaux" de l'Homme, affirme l'organisation basée à New York dans un communiqué. La loi, qui permet "l'arrestation d'immigrants clandestins et leur détention sans jugement ni la possibilité d'être représentés par un avocat pour une période indéfinie", doit "être immédiatement amendée", insiste HRW.

11/06/2012 

http://www3.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=67989


2-3 Les grandes manœuvres

Traqués par la police, les Sud-Soudanais ne savent plus où se cacher.

Abraham Alu n'ose plus quitter son logement dans le sud de Tel-Aviv. Pourtant ce Sud-Soudanais de 35 ans n'a plus d'argent et ne peut guère se nourrir. Mais la peur de la police empêche ce demandeur d'asile, entré clandestinement en Israël, de s'aventurer au dehors. | Jack Guez

Abraham Alu n'ose plus quitter son logement dans le sud de Tel-Aviv. Pourtant ce Sud-Soudanais de 35 ans n'a plus d'argent et ne peut guère se nourrir. Mais la peur de la police empêche ce demandeur d'asile, entré clandestinement en Israël, de s'aventurer au dehors.
Abraham avait l'habitude de vendre des bottes en plastique sur le trottoir dans le sud de Tel-Aviv. Il a préféré tout arrêter jeudi dernier lorsqu'un tribunal israélien a donné le feu vert à l'expulsion des clandestins sud-soudanais.

La police a lancé sa traque trois jours seulement après la décision du tribunal alors que les autorités avaient promis d'accorder un répit d'une semaine aux membres de cette communauté pour quitter Israël de leur plein gré.
Selon des ONG de défense des droits de l'Homme, les illégaux originaires du Soudan du Sud sont quelque 700, hommes, femmes et enfants. Le
gouvernement israélien parle de plus du double.
Abraham Alu partageait son studio avec 12 autres compatriotes. Mais comme beaucoup de Sud-Soudanais ils ont cessé de travailler de peur d'être pris par la police, leur nombre est passé à vingt dans l'unique pièce de l'appartement.
Des pigeons pour manger
"Parfois, on reste assis deux jours sans manger. On boit de l'eau et du thé, cela nous suffit", raconte-t-il. Certains de ses compagnons d'infortune attrapent des pigeons pour les cuisiner.
Abraham n'avait que sept ans lorsqu'il a vu ses parents tués par des miliciens. Il a fui ensuite son village avant de se retrouver au Caire en 2005.
Quand la police égyptienne a lancé un raid dans son camp de réfugiés, tuant 27 Africains dont un bébé, il a décidé, traumatisé, de prend de nouveau la fuite. Il parvient à s'infiltrer au début 2006 en Israël.
"Mais maintenant j'ai perdu tout espoir", soupire-t-il.
Un de ses camarades retourné au Soudan du Sud après l'indépendance de l'été dernier a été tué lors d'affrontements frontaliers.
Abraham ignore où sont les membres de sa famille ou même s'ils sont encore en vie. Rien ne l'attire plus dans son ancien pays et il dit craindre pour sa vie.
William Chol, 32 ans, père de quatre enfants, a lui aussi fui seul le Soudan du Sud enfant. Au nord, au Soudan, il a travaillé comme domestique. Mais son patron ne lui permettait pas de quitter la maison et refusait de le payer. "Comme de l'esclavage", raconte-t-il.
Il s'est enfui en Egypte en 2002. Sept ans plus tard, il est passé en Israël avec son épouse et leurs enfants.
"Je ne suis pas un criminel"
Malgré la crainte de la police de l'immigration, il a choisi de ne pas se cacher. "Je ne suis pas un criminel", explique-t-il.
A la suite d'une récente flambée de violences anti-africaines dans certains quartiers de Tel-Aviv et des menaces d'expulsion, il n'envoie plus ses enfants à l'école où, selon lui, ils ont été agressés par des enfants israéliens.
"J'ai l'impression que nous sommes en guerre avec Israël", dit-il
Tout comme Abraham, Emanuel Kel Bol Yok, 52 ans, ne travaille plus. "Je ne peux plus payer mon loyer et d'ici deux à trois jours je vais me retrouver à la rue", se plaint-il.
Surmontant son appréhension, il est allé supplier la police de permettre à ses cinq enfants, âges de 2 à 18 ans, de terminer l'année scolaire.
SigalRozen, de l'ONG "Hotline for Migrant Workers", explique que les arrestations n'ont fait que renforcer la peur au sein de la communauté sud-soudanaise déjà en butte à l'hostilité croissante des Israéliens.
Des familles sont brisées: la police arrête le père s'il est d'origine sud-soudanaise, mais elle laisse libre les épouses venues d'autres contrées.
Depuis dimanche, environ 300 clandestins ont été arrêtées, en majorité des Sud-Soudanais.
Le premier
avion qui doit les ramener dans leur pays est prévu dimanche.
Le ministre israélien de l'Intérieur Eli Yishai a prévenu que la vague d'arrestations actuelles n'était que le "début" d'une opération visant à se débarrasser de quelque 60.000 Africains installés illégalement en Israël.
14.06.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/israel-traques-par-la-police-les-sud-soudanais-ne-savent-plus-ou-se-cacher-14-06-2012-2048760.php


3 Politique Internationale des territoires occupés

Le Monde

3 Usa (le parrain)

1 Obama

Almanar : La médaille de la Liberté pour Shimon Peres  

 De nos jours plus rien ne nous surprend. A l’image de cette médaille de la Liberté américaine remise au président du Sionistan par son homologue américain Barack Obama nous pouvons dire : « Yes We Can ».
Lors d’un dîner organisé en grande pompe en l’honneur du président de l’occupation israélienne, Barack Obama lui-même primé au Nobel de la Paix, a loué "l'esprit indomptable" de Péres, incarnation de "l'essence même d'Israël".
"Personne n'a fait autant durant tant d'années pour bâtir notre alliance et rapprocher nos deux pays que le dirigeant que nous honorons ce soir, notre ami Shimon Peres".
Selon des extraits transmis à l'avance par la Maison Blanche, Barack Obama a salué son homologue israélien pour sa coopération avec tous les présidents américains depuis John F. Kennedy dans les années 1960 et rappelé que les "liens" entre les Etats-Unis et « Israël » étaient "indestructibles" et "non négociables".

14/06/2012

 http://www3.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=68419 



4 Politique Internationale

Organisations Mondiales & régionales

Onu

Echoroukonline : L’ONU exhorte Israël à lever le blocus de Gaza.  

La Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires de l’ONU, Valerie Amos, a appelé mercredi à la levée immédiate du blocus imposé par Israël à la bande de Gaza depuis plus de cinq ans.
Citant l’impact dévastateur de ce blocage sur les vies et les moyens de subsistance de 1,6 million de Palestiniens, Mme Amos a indiqué que plus de 80% des familles de Gaza dépendaient de l’aide humanitaire, qui reste soumise à des restrictions draconiennes sur les mouvements de marchandises et de personnes, que ce soit par voie terrestre, aérienne ou maritime.
’’Cette situation équivaut à une punition collective pour tous ceux qui vivent à Gaza et à un déni des droits humains fondamentaux, en violation du droit international’’, a affirmé Mme Amos, qui est également Coordonnatrice des secours d’urgence des Nations Unies. ’’Alors que certaines mesures ont été prises pour atténuer son impact, il est vital que le blocage soit levé dans les meilleurs délais afin d’y rétablir les services et infrastructures de base’’, a-t-elle plaidé.
La Secrétaire générale adjointe a fait observer que le développement d’une économie viable pourrait réduire la dépendance vis-à-vis de l’assistance humanitaire.
Les Nations Unies et le Quartette sur le Moyen-Orient ont appelé, à maintes reprises à la levée de ce blocage, insistant sur le fait que si les mesures prises jusqu’à présent pour l’alléger étaient bienvenues, une levée immédiate était nécessaire.

15/06/2012

 http://www.echoroukonline.com/ara/articles/132220.html


Assawra : Gaza : cinquante ONG et agences de l’ONU appellent Israël à lever le blocus.
Cinquante organisations internationales et agences de l’ONU ont appelé jeudi Israël à lever son blocus de la bande de Gaza, à l’occasion du 5ème anniversaire du renforcement de cette mesure.
"Depuis plus de cinq ans dans la bande de Gaza, plus d’1,6 million de personnes sont soumises à un blocus, en violation du droit international. Plus de la moitié sont des enfants", selon la déclaration commune, signée notamment par Oxfam, Amnesty International, Médecins du Monde, Save the Children, l’Unicef ou l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
"Le gouvernement d’Israël fait face à des critiques internationales croissantes concernant ce blocus", notent ces organisations qui entendent "faire peser une pression accrue pour la levée du blocus" à l’occasion du cinquième anniversaire du durcissement du blocus.
Dans une conférence de presse à Gaza, le coordinateur humanitaire de l’ONU dans les Territoires palestiniens Maxwell Gaylard a "réitéré cet appel à la levée du blocus et à la fin de la punition collective des habitants de Gaza".
"Ce dont Gaza a besoin, c’est d’un véritable développement, mais à cause du blocus, nous devons nous concentrer sur le travail humanitaire, c’est un gaspillage d’argent", a déploré pour sa part le commissaire général de l’Agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés de Palestine (UNRWA) Filippo Grandi, jugeant le blocus "illégal".
"Le blocus est également contre-productif parce qu’il n’apporte pas la sécurité qu’il est censé amener" à Israël, a-t-il estimé.
Dans des documents publiés à cette occasion, les ONG soulignent les difficultés que cette situation entraîne pour la population, comme la "fermeture depuis 2007 de 30% des entreprises de Gaza", où "80% des habitants dépendent de l’aide".

En outre, "90 à 95% de l’eau de la nappe phréatique de Gaza est impropre à la consommation" et les restrictions imposées par Israël à l’importation vers Gaza de nombreux matériaux de construction ont entraîné "un manque de plus de 71.000 unités de logement, soit environ 23% du logement total à Gaza", selon les mêmes études.
Israël impose un blocus à Gaza depuis la capture d’un de ses soldats en juin 2006, finalement libéré en octobre 2011 en échange d’un millier de prisonniers palestiniens. Ce blocus a été renforcé en juin 2007 à la suite de la prise de contrôle du territoire par le mouvement islamiste palestinien Hamas.
Il en a ensuite annoncé l’assouplissement le 20 juin 2010, sous intenses
pressions internationales, après l’assaut meurtrier de sa marine le 31 mai 2010 dans les eaux internationales contre une flottille humanitaire à destination de Gaza.
Mais il a maintenu de sévères restrictions à la circulation des personnes et des biens, en particulier pour les exportations, ainsi qu’un strict blocus maritime.

jeudi 14 juin 2012,

La Rédaction
http://www.assawra.info/spip.php?article230


4 Europe

1 Belgique

Le premier ministre belge assimile le mur de séparation aux ghettos juifs.

En visite en Palestine occupée côté israélien, cette semaine, le Premier ministre belge de Flandre, Kris Peeters s'est dit choqué par la barrière de sécurité construite par Israël et l'a comparée aux ghettos juifs pendant la seconde guerre mondiale.

"Je suis choqué par le mur de séparation qu'Israël construit. Il me fait penser aux ghettos de la seconde Guerre mondiale. C'est étrange, car à l'époque, ce sont les Juifs qui en furent victimes. D'un autre côté on ne peut s'imaginer ce que l'on ressent quand à tout moment une bombe peut exploser », a-t-il déclaré. Selon le site en ligne israélien Guysen, le Forum des organisations juives à Anvers a déploré ces propos.

09/06/2012

IRIB


France

Palestine : des ONG françaises demande au président Hollande de tenir ses engagements.  

La bande de Gaza vit depuis 1991 une politique d’enfermement qui s’est transformée en 2006 en un blocus, devenu presque total en 2007, affirme vendredi la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine qui appelle le président François Hollande à tenir ses engagements vis-à-vis de cette question.
"Depuis 5 ans, le territoire palestinien, qu’occupe toujours Israël, subit un isolement dramatique et ne survit que grâce à l’aide internationale et au système des tunnels", souligne la Plateforme dans un communiqué, relevant que la population palestinienne se voit ainsi infliger une "punition collective illégale selon le droit international". Elle rappelle que M. Hollande en tant que candidat s’était engagé à obtenir d’Israël "des mesures d’allégement" afin d’aboutir "à la levée du blocus".
"Le nombre de camions entrant dans la bande de Ghaza équivaut à seulement 35 % de ce qui rentrait début 2007 (avant le renforcement du blocus) et ne concerne en majorité que des biens de consommation. Presque aucune exportation n’est possible", témoigne la Plateforme.
Elle indique également que 35% des terres agricoles sont inaccessibles et qu’en mer, les pêcheurs ne peuvent aller au-delà d’une zone de 3 miles nautiques.
"Le chômage est l’un des plus élevés au monde et plus de 75% de la population reçoit de l’aide internationale. L’Onu affirme que la majorité de la population continue de souffrir d’insécurité alimentaire et reste gravement dépendante de l’assistance humanitaire", ajoute la Plateforme.
Elle note aussi que le seul lien régulier de Ghaza avec l’extérieur sont les tunnels qui, en 2012, ont fourni deux fois plus de matériel de construction que le point de passage de KeremShalom entre la bande de Ghaza et Israël et sont le premier facteur d’amélioration de l’économie gazaouite entre 2010 et 2011.
Le blocus de la bande de Ghaza, dans la mesure où il s’applique à l’ensemble des habitants pour des crimes qu’ils n’ont pas commis personnellement, constitue une "punition collective et une violation flagrante du droit international humanitaire dont le respect s’impose pourtant à Israël", dénonce la Plateforme.
Elle souligne en outre que la majorité des Etats membres de l’Onu ont condamné à maintes reprises le blocus de Ghaza. Elle rappelle par ailleurs que qu’en France, le ministère des Affaires étrangères a appelé à un "changement fondamental de politique des autorités israéliennes vis-à-vis de Ghaza", relevant que et l’ensemble des partis politiques est favorable à la levée de ce blocus.
La Plateforme des ONG pour la Palestine, indique également que dans sa réponse au questionnaire qu’elle lui a adressé, François Hollande a déclaré que "les autorités israéliennes doivent prendre des mesures d’allégement et aboutir à la levée du blocus qui pèse si lourdement sur les conditions de vie de la population, dans des conditions garantissant la sécurité d’Israël".
"La Plateforme des ONG françaises pour la Palestine agira pour que cette intention devienne une politique", souligne-elle, ajoutant qu’"aujourd’hui la colonisation en Cisjordanie et le siège de la bande de Ghaza, outre qu’ils sont des violations du droit international, sont autant d’entraves au développement économique et social des territoires palestiniens et à la construction d’un véritable Etat indépendant".

16/06/2012

http://www.echoroukonline.com/ara/articles/132462.html


Japon

IRIB : Le Japon réclame le retrait d'Israël des territoires occupés  

Le nouvel ambassadeur nippon, au Liban, s'est entretenu avec son homologue iranien, GhazanfarRoknAbadi, des dernières évolutions régionales et internationales.

Pour M SitchiOtsaka, la question palestinienne continue à être une priorité et la nécessité d'acheminer des aides humanitaires, à Gaza, est une nécessité. "La position officielle de Tokyo consiste à exiger le retrait de l'armée israélienne des territoires palestiniens", a dit l'ambassadeur. Il a émis l'espoir de voir le plan Annan être appliqué avec succès . "Nous souhaitons le retour de la paix au Liban", a-t-il poursuivi. "Les ennemis de la Résistance font tout pour sauver le régime occupant de Qods et leur première préoccupation consiste à assurer les intérêts d'Israël et non ceux des peuples de la région".

IRIB

09/06/2012


Norvege

IRIB :  Oslo condamne la colonisation des territoires palestiniens

- La Norvège a condamné la reprise de la colonisation des territoires palestiniens par Israël.

"Pour Oslo, la construction de nouveaux logements, en Cisjordanie, est un acte parfaitement illégal", a affirmé le ministre norvégien des A.E, en allusion à la décision de Netanyahu d'autoriser la construction de 851 nouveaux logements, en Cisjordanie. "C'est un acte unilatéral qui empêche l'aboutissement des efforts destinés à favoriser la création d'un Etat indépendant palestinien".

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/193606-oslo-condamne-la-colonisation-des-territoires-palestiniens

 



5 Médias/Vidéos 

Vidéo alterinfo:

Israël : les extrémistes attaquent une mosquée.

VISIONNER LA VIDEO SUR CE LIEN :

http://www.alterinfo.net/Israel-les-extremistes-sionistes-attaquent-une-mosquee-video_a78003.html



6 Dossier

6-1 Gilles Devers : Israël : Le tourisme « anti-terroriste »…
Jeudi 21 Juin 2012

Un truc de malades : la possibilité donnée aux vacanciers israéliens et aux touristes de prendre des cours de « lutte anti-terroriste ».

Voici les vacances armées… 

 Ces séjours récréatifs se tiennent à Caliber 3, un camp situé à GushEtzion, qui est une colonie en territoire occupé de Palestine, au sud de Jérusalem : « Le fait que l'attraction touristique soit située au delà de la Ligne verte ne fait qu’intensifier le plaisir pour les visiteurs, qui sont souvent déçus lorsqu'ils sont informés qu'ils ne sont pas en danger », explique le boss de Caliber 3 à la presse israélienne – YNet News et le Times d’Israël.

Caliber 3 se vante sur son site de travailler en coopération étroite avec le ministère de la défense pour tout ce qui concerne la lutte anti-terroriste. Ce sont des pros, qui dispensent des formations et entrainements de haut niveau contre de potentielles attaques terroristes dans des sites civils comme les lieux de prière, les écoles, les jardins d’enfants,  les centres commerciaux, les administrations publiques.

Caliber 3 a diversifié son offre, et arrondit ainsi ses fins de mois en dispensant des cours aux touristes et aux vacanciers, et ce depuis 2007. Il s’agit d’une série de formations de deux heures, assurées par d'anciens membres des unités d'élite de l’armée israélienne. Les enseignements sont diversifiés : apprendre à tirer avec une arme, construire un plan de défense contre l'ennemi terroriste, protéger un VIP, gérer une attaque terroriste et une prise d'otages. Mais çà, c’est compliqué, c’est pour cracks.

Vous avez un doute ? Je le comprends bien volontiers, aussi voici la fiche pour ces deux heures de cours destinées aux touristes.

 http://www.caliber3range.com/tourist2hour-en.php

Caliber 3 explique : « Nous combinons ainsi les valeurs du sionisme avec l'excitation et la jouissance du tir, qui rend l'activité plus significative.

Du fait de notre connaissance de ce programme de tir, les participants vivent un apprentissage différent et très original qui ne peut être expérimenté nulle part ailleurs, sauf sur le champ de bataille ».

Le site précise que les touristes pratiquent le tir sur des cibles en carton appelées « terroristes ». Shay, le guide du camp, fait la démonstration « de la meilleure façon d’attraper un assaillant et présente une grande variété de fusils et de ceintures d'explosifs ».

A la fin de la journée, chacun obtient un diplôme établissant qu’il a suivi « un cours de tir dans une base en Israël ».

Logique : le travail doit être reconnu, même pendant les vacances.
http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/


7 Déclaration, courrier des lecteurs& témoignage

7-1 Palestine-info & CPI : Le blé de Gaza face aux feux de l'occupation.
Les bombardements de l’occupation ont transformé sa belle terre en un champ délabré, détruit, ruiné. Ils ont transformé son blé couleur d’or en une cendre grise, sombre, noire. C’est le cas du fermier palestinien Youssef Chahin. Il les regardait les larmes aux yeux quand il est venu constater les dégâts causés par les occupants.

Chahin dit que sa terre se trouve à cinq cents mètres seulement de la clôture de sécurité imposée par les forces sionistes d'occupation à l’est du village d’AbsanAl-Jadida, à l’est de la ville Khan Younes. Il confirme que les avions militaires sionistes ont délibérément bombardé sa terre, le premier jour du mois de juin. Le feu est venu sur tout le champ, et les forces sionistes d'occupation ont empêché l’arrivée des aides, des secours, des pompiers pour éteindre le feu.

Le cas du Palestinien Youssef Chahin n’est qu’un seul parmi beaucoup d’autres. En fait, à plusieurs, reprises les occupants sionistes incendient les terres et les produits agricoles aux alentours de la « zone d’isolement » imposée par forces sionistes d'occupation sur toute la longueur de la clôture de sécurité séparant la bande de Gaza des territoires occupés en 1948.

De grandes pertes

En plus de ces bombardements aériens, les forces d'occupation se donnent la liberté d’envahir les terrains palestiniens en utilisant des balles réelles, dit Chahin, et sans aucun avertissement préalable, tuant et blessant ainsi beaucoup de civils.

Le fermier Chahin montre une grande amertume chaque fois qu’il voit sa terre brûlée, elle qui lui avait coûté plus de cinq mille dollars.

A noter que les terrains de blé atteignent 2550 hectares sur un total de 19500 hectares de terrains agricoles dans la bande de Gaza, avec un produit annuel de 10130 tonnes de blé.

Agressions à répétition

Cette attaque contre la terre de Chahin n’est pas la première. Elle a été attaquée à plusieurs reprises, bombardée et rasée.

« Cette terre est la mienne et ma source de revenus, depuis plus de vingt ans ; je ne l’abandonnerai jamais de la vie. Bien que les occupants sionistes l’aient rasée à quinze reprises, qu’au début de l’an 2009, un ouvrier y ait trouvé la mort, Anwar Abou Sammour, et qu’un autre y ait été blessé, ils ne réussiront jamais à me pousser à partir. »

« Si je pars, tout de suite ma terre deviendra une partie de la zone militaire fermée ; c’est ma présence et celle d’autres fermiers qui donne du fil à retordre aux forces sionistes d'occupation. Il est préférable que j’y reste », conclut l’agriculteur Chahin.

Mercredi 20 juin 2012


 

Source : CPI
http://www.palestine-info.cc/...



 Annexe

Pétition internationale : Non au terrorisme du régime sioniste qui se fait appeler « Etat d’Israël »

Monsieur le Secrétaire général des Nation-Unies Messieurs les Chefs d’États membres du Conseil de sécurité,

Je condamne le terrorisme, y compris sa forme d’État. Non au terrorisme de l’État d’Israël contre le peuple palestinien.
Le terrorisme doit être condamné et combattu sous toutes ses formes, particulièrement sa forme d’État, qui est la plus conséquente vus les moyens mis en œuvre. Aucun terrorisme n’est justifié. Tous les conflits doivent pouvoir être résolus dans le respect des droits de chaque individu, groupe d’individus ou peuple. A ce titre, il revient exclusivement aux Nations-Unies de mener la politique d’éradication du terrorisme dont les principales causes sont les injustices sociales, économiques et politiques.
Nul ne doit pouvoir s’ériger en gendarme du monde et prétendre faire justice à lui tout seul. Il y va de la sécurité de tous les peuples et de leur droit fondamental à vivre en Paix.
Aussi, je suis profondément inquiet de la situation en Palestine où, sous prétexte de sécurité et de lutte contre le terrorisme, l’État d’Israël met en oeuvre des moyens d’État au service d’une politique terroriste d’occupation des plus meurtrières contre le peuple palestinien, de ses biens, de ses moyens d’existence et de développement, visant à l’anéantissement de la mémoire et des structures de la société palestinienne elle-même.
Aussi, je réclame qu’au même titre que les individus ou groupes d’individus, l’État d’Israël soit mis sur la liste noire du terrorisme. Qu’à ce titre, Israël soit privé de tout soutien ou aide financière et économique tant qu’il ne mettra pas fin à sa politique terroriste contre le peuple palestinien et tant qu’il ne respectera pas les résolutions prises par les Nations-Unies et son Conseil de sécurité.
Bien respectueusement.
Pour signer la pétition internationale :  www.assawra.info/spip.php?article10

Source: http://stcom.net (http://s.tt/1cDVd)

http://stcom.net/news/?p=9244



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


23/06/2012

n°57 Dossier Syrie - Passe d’armes entre les Etats-Unis et la Russie au sujet de la Syrie.

 


n°57  Dossier Syrie - Passe d’armes entre les Etats-Unis et la Russie au sujet de la Syrie.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Dossier Syrie : Médias et Manipulation de l’opinion.

n°6                              09-07

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Dossier deSyrie" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

NB : Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.


Sommaire :  

Tiré à part :

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2 Brèves

3 Dossier

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage



Tiré à part :


1


Tiré a part

GB : rassemblement des anti-war, devant le bureau de Cameron  

En Grande-Bretagne, des militants des droits civiques et des anti-war ont organisé un rassemblement, devant le bureau du Premier ministre, afin d’exprimer leur opposition à toute ingérence de l’Occident, dans les affaires intérieures syriennes.

Lors de ce rassemblement de contestation, organisé, à l’appel de la grande Coalition anti-war, les manifestants ont scandé des slogans contre les politiques interventionnistes de Londres et d’autres Etats occidentaux, en Syrie. Cette manifestation avait, aussi, réuni un certain nombre de Syriens résidant à Londres.
Une pétition, signée par les manifestants et les membres de la Coalition anti-war, a été remise au bureau de David Cameron. Les signataires de cette pétition ont condamné les violences, en Syrie, tout en demandant au Premier ministre britannique de ne pas opter pour une politique belliciste.

15/06/2012

Irib



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Interview de Jean Bricmont par Raphaël Berland et Jonathan Moadab
Guerre en Syrie ? « On va vers une espèce de folie

Vendredi 15 juin 2012

Jean Bricmont revient sur la fausse "bonne idée" de la guerre humanitaire. Il dénonce un conditionnement idéologique provenant des médias de masse, qui visent à rendre acceptable une intervention extérieure à la population.

 

Quelques citations : Source :
http://www.youtube.com/user/CercleDesVolontaires

 Source : Silvia Cattori
http://www.silviacattori.net/...
 POUR VISIONNER LES VIDEOS DE JEAN BRICMONT CLIQUEZ SUR CE LIEN

http://www.palestine-solidarite.org/interview.Jean_Bricmont.150612.htm

 


Le pays du mensonge

Résistance

L’affaire est claire : la Chine et la Russie ont une position sur la Syrie qui est uniquement basée sur leurs intérêts commerciaux, alors que les États-Unis et l’Europe, avec leurs dévoués serviteurs arabes, Arabie Saoudite et Qatar, agissent au nom de l’humanité, des Droits de l’homme, de la démocratie et toutes ces choses dont ils prétendent être si friands. C’est du moins la version que, unanimes, nos médias nous vendent.

Vous y croyez ? Vous avez le droit ! Mais il faut savoir que ceux qu’on appelle la communauté internationale, après s’être appelés « le monde libre », forment une communauté de menteurs, un monde de menteurs.

Souvenez-vous de la première guerre en Irak : voici une vidéo de 30 secondes de la jeune fille innocente qui raconte comment les « soldats de Saddam Hussein » tuaient les bébés dans les couveuses.

VIDEO 1

Il n’y a jamais eu de bébés arrachés des couveuses. Tout est faux. C’est la fille de l’ambassadeur du Koweït qui tient le rôle de la « jeune fille innocente ». Elle a été entraînée pour son numéro par une agence spécialisée dans le mensonge !

Souvenez-vous de la guerre dans l’ex Yougoslavie : les Serbes, ces barbares, assassinent en masse les populations innocentes. Un charnier est découvert : la preuve en vidéo. Tout est faux. Ce sont les corps d’une morgue voisine qui sont scandaleusement exposés. En voici une vidéo de 14 secondes.

VIDEO 2

Et la deuxième guerre du Golfe, les armes de destruction massive de Saddam Hussein qui font si peur. Ce brave Colin Powell explique (9 s).

VIDEO 3

Ce ne sont que trois exemples, mais les mensonges pour appeler à la guerre sont légions. Chacun en trouvera bien d’autre. Voir, par exemple l’article de Jean Bricmont : « In Memoriam ». Il s’agit là, non pas de malencontreuses erreurs, mais d’une politique systématique, construite, réfléchie !

L’âme même des États-Unis est baignée dans le mensonge, dans le sang, dans l’ignominie. Certains leur vouent de l’admiration. Ils ont tort. L’Oncle Sam ne mérite même pas le respect !

D’ailleurs, leur histoire témoigne. Au 18ème siècle, les colons insurgés contre l’Angleterre reçoivent un soutien de la toute nouvelle République Française sur la base d’un malentendu : ce qu’ils s’appellent la liberté est juste la liberté du commerce ! Par la suite, c’est par le génocide des Indiens que l’ensemble du territoire étasunien est conquis. Puis l’esclavage assurera son développement économique. Enfin, c’est le seul pays au monde à avoir osé utiliser, à deux reprises, et sans raison militaire, sur Hiroshima et Nagasaki, « des armes de destruction massive ». Incapables de gagner une guerre, sauf leur propre guerre civile, ils s’efforcent de terroriser les peuples du monde.

Depuis, toujours aussi méchants, égoïstes, cyniques et bornés, ils s’attachent à accaparer les matières premières qu’ils ont à cœur de gaspiller et à détruire tout pays qui leur montre une hostilité pourtant bien méritée.

Après avoir détruit la Libye, avec leurs complices français et britanniques, ils s’apprêtent à détruire la Syrie. Méfiants quant au succès d’une attaque aérienne, vu l’aide que la Russie apporte à la défense anti-aérienne de la Syrie, ils projettent une attaque en traîtres, conforme à leur tempérament. Selon le Réseau Voltaire, comme en Libye, où de fausses images de télévision prétendaient montrer la chute de Tripoli par des images de studio tournées au Qatar, les émissions de la télévision syrienne (qui ne sont pas hertziennes ou câblées, mais toutes satellitaires… et les satellites appartiennent aux États-Unis ou à leurs auxiliaires saoudiens et qatari) seraient coupées pour être remplacées par de fausses images montrant la chute de Damas et la fuite de Bachar El-Assad, pour démoraliser la population et permettre un coup d’État de leur mercenaires.

Si on vous montre dans les prochains jours de telles images, n’y croyez pas : ce ne sont que des fourberies du pays du mensonge.

Les extraits de vidéo utilisés plus haut ont leurs sources ici, et .

DR.

c (http://www.resistance-politique.fr/article-le-pays-du-menson...)

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2 Les brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Lavrov : La Russie ne discute pas de l’après-Assad avec l’Occident  

 La Russie a nié vendredi être engagée dans des discussions avec l'Occident sur des changements politiques en Syrie qui impliqueraient le départ du président Bachar al-Assad.
"De telles discussions n'ont pas eu lieu et ne peuvent avoir lieu. Cela est en totale contradiction avec notre position", a déclaré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, lors d'une conférence de presse.
"Si cela a vraiment été dit, c'est faux. De telles discussions n'ont pas eu lieu et ne peuvent avoir lieu. Cela est en totale contradiction avec notre position", a-t-il ajouté.
"Nous ne sommes pas impliqués dans des changements de régime à travers le Conseil de sécurité de l'ONU ou des complots politiques", a souligné M. Lavrov.
Peu auparavant, la France a déclaré que la Russie serait engagée dans des discussions pour préparer l'après Bachar al-Assad.
"Les Russes ne sont pas aujourd'hui attachés à la personne de Bachar al-Assad, ils voient bien que c'est un tyran et un assassin et qu'eux-mêmes en s'enchaînant à ce dictateur vont s'affaiblir", a dit le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, sur la radio France Inter.
"Mais ils sont sensibles, si Bachar est chassé du pouvoir, à qui va prendre (la place). La discussion porte là-dessus", a ajouté le chef de la diplomatie française.

15/06/2012

http://www1.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=68539&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

 



3  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Opex360 : Passe d’armes entre les Etats-Unis et la Russie au sujet de la Syrie  

Pour la Russie, il est absolument hors de question qu’il y ait une quelconque intervention en Syrie visant à mettre un terme aux violences dont il y fait état quotidiennement. Jusqu’à présent, Moscou a trouvé un allié avec le régime de Bachar el-Assad, ce dernier permettant à la marine russe de disposer d’un point de chute en Méditerranée, avec le port militaire de Tartous. Cela explique en partie (mais pas seulement) cette opposition à une éventuelle ingérence dans les affaires internes syriennes.
Officiellement, la Russie a déclaré qu’elle ne prend parti pour personne dans le conflit qui oppose la rébellion syrienne au régime de Bachar el-Assad. Ce qu’ont contesté les Etats-Unis. En effet, Hillary Clinton, la responsable de la diplomatie américaine, a accusé Moscou d’avoir continué de livrer des armes à Damas en dépit des violences qui ensanglantent la Syrie depuis mars 2011.
« Nous savons qu’il y a eu des ventes d’armes très régulières, même pendant l’année dernière, de la Russie à la Syrie. Nous pensons aussi que la fourniture d’armes en continu par la Russie a renforcé le régime d’Assad » a ainsi déclaré Mme Clinton, lors d’une conférence de presse donnée à Oslo le 1er juin dernier.
Et, plus de 10 jours plus tard, Hillary Clinton a répété ses accusations à l’endroit des autorités russes. « Nous sommes inquiets des dernières informations que nous avons qui font état de l’envoi d’hélicoptères d’attaque vers la Syrie depuis la Russie, ce qui va provoquer une intensification assez dramatique du conflit » a-t-elle affirmé, le 12 juin, au cours d’une discussion à l’Institut Brookings, à Washington.
A priori, il pourrait qu’il s’agisse d’hélicoptère Mi-24 (attaque au sol) et Mi-17 (transport) syriens retournés en Russie pour réparation avant d’être renvoyés en Syrie.
« Il ne fait pas de doute que l’agression continue, ainsi que le recours à l’artillerie lourde. Nous avons directement demandé aux Russes d’arrêter leurs livraisons d’armes à la Syrie », a poursuivi Mme Clinton. « Ils ont dit ici ou là qu’il ne fallait pas qu’on s’inquiète, que tout ce qu’ils envoyaient n’avait aucun lien avec la répression. C’est manifestement faux », a-t-elle encore ajouté.
La réponse de Moscou à ces propos ne s’est pas fait attendre. Ainsi, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accusé, en retour, les Etats-Unis de livrer des armes aux rebelles syriens, lors d’une conférence de presse donnée le 13 juin à Téhéran.
Selon Sergueï Lavrov, les ventes d’armements russes ne violent « aucune loi internationale » et portent sur « des équipements défensifs ». En revanche, a-t-il affirmé, « les Etats-Unis fournissent à l’opposition des armes qui sont utilisées dans les combats contre le gouvernement syrien ».
Jusqu’à présent, Moscou avait seulement évoqué des livraisons d’armes par « puissances étrangères non identifiées », certaines informations ayant désigné Qatar et l’Arabie Saoudite, peu suspects de sympathie à l’égard des Aalouites au pouvoir en Syrie. Les accusations de Sergueï Lavrov à l’égard de Washington constituent une première. « Nous voulons une Syrie forte et il faut soutenir le plan de Kofi Annan », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, si la Syrie reçoit des armes, elle en livre aussi ailleurs, notamment à son allié iranie. Ainsi l’ONU a fait état de violations par Damas de sanctions prises à l’encontre de Téhéran, notamment pour ce qui concerne la livraison d’armes. « Le refus de la Syrie de se conformer à ses obligations vis-à-vis de l’ONU devrait grandement inquiéter le Conseil », a déclaré Rosemary DiCarlo, la représentante des Etats-Unis auprès des Nations unies.
« L’ampleur (des violations) confirme l’existence d’une politique délibérée et continue de livraison illégale d’armes et de matériel semblable entre l’Iran et la Syrie » a commenté Martin Briens, l’ambassadeur de France à l’ONU. « La Syrie est également impliquée dans de nombreux cas rapportés au comité de sanctions sur la Corée du Nord. Il s’agit de violations graves commises par ce pays » a-t-il ajouté.

14/06/2012  

 http://www.opex360.com/2012/06/14/passe-darmes-entre-les-etats-unis-et-la-russie-au-sujet-de-la-syrie/

 


Comité Valmy : Général Amin Hoteit : le message d’un missile russe…

Il est désormais certain que la dite « crise syrienne », qui dès le départ nous est apparue comme étant une guerre mondiale contre la Syrie [1], est devenue un problème universel autour duquel le monde s’est divisé en deux camps : le camp occidental qui a planifié, commandité, et dirigé l’agression par des mercenaires arabes ou régionaux, du moins jusqu’ici [2] ; et le camp adverse qui s’est coalisé par la force de ses propres objectifs stratégiques.

Ce dernier a formé un groupe international qui considère que la réussite des projets de l’Occident en Syrie signifierait la chute de toute la région sous l’emprise d’un néo-colonialisme qui anéantirait toute velléité de liberté et d’indépendance.

Le conflit est donc clair entre un agresseur aux ordres des USA et un défenseur qui s’organise par une distribution coordonnée des rôles à chacun des membres de son organisation stratégique, en fonction de leur capacité et de leur efficacité à repousser l’agression.

1. Plus le temps passe et plus les constantes de cette confrontation deviennent évidentes. Au terme d’un peu plus de quinze mois, elles peuvent être résumées comme suit :

1.1 Les capacités de défense des défenseurs sont supérieures aux capacités d’attaque des agresseurs. En effet, compte tenu du potentiel de chacun des deux camps, le succès du camp agresseur pour atteindre ses objectifs en Syrie et redessiner la région de telle sorte qu’elle puisse se conformer aux intérêts des États- Unis et du sionisme, est devenu impossible.

Par conséquent, entendre le camp des agresseurs répéter à l’envi : « Le président syrien doit s’en aller », « Il faut qu’il cède le pouvoir à un gouvernement civil de transition », « Il faut une transition pacifique du pouvoir », ne témoigne que du ridicule et de l’ironie de la situation ; parce qu’il se comporte en vainqueur alors qu’il est vaincu et que, jusqu’à présent, son agression ne lui a rapporté que ses propres crimes qui ont coûté la vie à des Syriens innocents.

À moins qu’il ne considère la criminalité comme une victoire ?

1.2. La désintégration et l’affaissement du système des agresseurs alors que la cohésion du système des défenseurs parait de plus en plus solide, chacun de ses membres estimant que la question syrienne le concerne directement ; ce qui explique leurs prises de position de plus en plus fermes contre toute atteinte ou intervention étrangère en Syrie et sous n’importe quel prétexte qui nécessiterait l’usage de la force, notamment par adoption d’une résolution en vertu du Chapitre VII. Les États-Unis sont, peut-être, sur le point de comprendre cet état des choses, surtout depuis la dernière prise de position russe. Seuls les « ourbans du pétrole » restent sourds devant l’évidence et refusent de comprendre. C’est pourquoi, avec le Secrétaire général (malencontreusement dénommé « Al-Arabi ») de la Ligue pétrolière prétendument concernée par la « Cause arabe », ils persistent à tenter et à exiger que la « question syrienne » soit soumise au fameux Chapitre VII. Mais, en l’occurrence, leurs appels ne seront pas entendus à travers la porte définitivement scellée du Conseil de sécurité.

1.3. En plus de ce qui précède, il est important de constater que chacun de ces deux camps rassemble et exhibe ses forces dans le but de précipiter l’heure décisive et d’y mettre fin de manière à ce qu’elle lui soit favorable.

En effet :

1.3.1. Le camp des agresseurs, comme nous l’avons précédemment écrit [3] , a organisé des manœuvres militaires de grande envergure en Jordanie sous la dénomination « Eager Lion » (Lion avide), après avoir recruté l’ensemble des forces qui pourraient jouer un rôle lors de sa future intervention militaire en Syrie. Il a très généreusement inondé sa prétendue « opposition syrienne » d’armes de toutes sortes, et de toutes technologies, pour assurer aux terroristes mercenaires qui lui sont inféodés les moyens de commettre leurs méfaits. Il a chargé les observateurs internationaux de recueillir les renseignements utiles et de mener l’enquête qui favoriserait son intervention militaire à venir. Il a décidé d’étrangler les médias syriens pour créer les conditions favorables à son opération militaire, qu’il suggère très proche avec ou sans résolution du Conseil de sécurité. Pour finir, voici que des manœuvres israéliennes se mettent en branle pour, dit-on, passer le message d’une attaque sur les bastions du Hezbollah.

1.3.2. Le camp des défenseurs, après avoir résisté en absorbant les chocs depuis le début de l’agression et après avoir laissé le temps à la Syrie pour qu’elle puisse réaliser ses réformes, se met lui aussi à rassembler et à exhiber ses forces pour renforcer sa défense et confirmer ses acquis.

Ainsi, et suite au succès des élections législatives syriennes, est venue la décision ferme et définitive de combattre le terrorisme sans relâche ; suivi du « test surprise » correspondant au tir de missiles balistiques intercontinentaux russes [4], lequel a semé la confusion dans le camp adverse qui a bien compris le sérieux du nouveau message militaire signifiant que les décisions politiques déclarées par Moscou, à l’intérieur et à l’extérieur du Conseil de sécurité, reposent sur une puissance militaire réelle et prête à intervenir en cas d’agression. Un projet de manœuvres militaires communes à quelques pays membres de cette organisation défensive n’a pas tardé à être envisagé. Quant au plan d’étranglement des médias syriens [5], il a échoué avant même sa mise à exécution par la prise de mesures adaptées aux circonstances et capables de protéger le droit de la Syrie à faire entendre sa vérité.

2. Dans ces conditions, la question qui se pose concerne le devenir de cette crise mondiale révélée par la soi-disant crise syrienne : le monde est-il à la veille d’une confrontation militaire globale, ou bien, est ce que ces démonstrations de force ne sont là que pour servir d’atouts lors de futures négociations ? Or, en matière de guerres, il est raisonnablement impossible de lancer une attaque avant de s’assurer de deux éléments : le premier correspond à la possibilité de réaliser l’exploit escompté tout en amenant l’adversaire à l’effondrement ou à une sorte de dépression ou d’égarement ; le second correspond à la capacité à transformer une victoire militaire en victoire politique qui puisse permettre d’ancrer, de conserver et d’exploiter la victoire. Dans certains cas, un troisième élément est à prendre en compte et correspond à ce que l’attaquant peut supporter comme pertes potentielles suite à la confrontation. Si nous appliquons ces règles immuables au camp des agresseurs, nous constatons que :

2.1. Dans le domaine de la guerre conventionnelle, les forces militaires essentielles à ce camp (l’OTAN) sortent de deux décennies décevantes qui ont épuisé leur économie au point qu’elles ne peuvent envisager une nouvelle guerre, alors que le camp adverse a des capacités militaires défensives qu’il leur serait extrêmement difficile de vaincre ; ce qui nous amène à laisser tomber l’éventualité d’une intervention militaire justifiée ou non par une résolution du Conseil de sécurité.

2.1. Dans le domaine de la guérilla et des opérations terroristes en cours, alimentées et dirigées par le camp des agresseurs qui poussent à l’escalade des violences et à leur généralisation à tout le territoire syrien et notamment aux grandes villes (Damas et Alep), le battage médiatique et les possibilités des agresseurs sont en deçà du seuil nécessaire à la réalisation de leur projet. En revanche, il est désormais très clair que la prochaine étape de la lutte contre ce terrorisme sera différente des précédentes, notamment parce que depuis la formation du nouveau gouvernement issu d’élections parlementaires libres il ne sera plus question d’opposer des lignes rouges infranchissables aux forces militaires syriennes et de les empêcher de faire ce qui doit être fait. Il ne sera plus possible au terrorisme médiatique et aux politiques du camp des agresseurs, qui sont derrière les massacres, de continuer leurs frauduleuses campagnes accusant l’État syrien de leurs propres crimes. Il ne sera plus acceptable que la mission des observateurs internationaux serve à intensifier les opérations criminelles, mission désormais sujette à caution vu ses manquements volontaires ou involontaires à dire la vérité.

2.3. Quant au reste, il nous suffit de rappeler l’impossibilité pour Israël de mettre en place une organisation défensive qui protégerait son front intérieur. Il brûle d’impatience pour attaquer l’Iran en plus de toutes les menaces qu’il ne cesse d’alimenter contre son programme nucléaire. Ce simple rappel suffit pour comprendre que le camp des agresseurs est incapable de supporter la réaction possible à son agression.

3. Par conséquent, nous pouvons déduire que la guerre militaire contre la Syrie est très peu probable ; que la guerre terroriste ne permettra pas à l’agresseur d’atteindre ses objectifs mais, qu’au contraire, elle lui imposera des pertes qui l’useront même si cela doit prendre un certain temps. À ce stade, nous pouvons revenir à la question posée plus haut : pourquoi un tel rassemblement des forces ?

À notre avis la réponse réside dans le fait que le camp agresseur, qui a constaté son échec, sait que la seule issue qui lui reste passe par une solution négociée et pacifique, mais il sait aussi que celui qui s’installe à la table des négociations ne reçoit qu’une part proportionnelle à ce qu’il a acquis sur le terrain et aux cartes qu’il tient dans sa main ; ce qui explique qu’il tente d’en rassembler un maximum pour que sa défaite devienne tolérable, maintenant que sa victoire en Syrie est entrée dans le domaine de la fiction et que la Russie a lancé ses invitations aux négociations selon un code compréhensible par toute personne qui connait le protocole : un missile qui lève les doutes, dissipe les délires, et ouvre la voie à la paix.

Ainsi, le Président Bachar Al-Assad aura offert à son père l’équilibre stratégique pour lequel il a toujours œuvré et dont il a toujours rêvé, en commémoration du dixième anniversaire de sa mort.

Général Amin Hoteit

vendredi 15 juin 2012, par Comité Valmy

Source : Mondialisation.ca, Le 13 juin 2012

Article original en arabe :

http://www.tayyar.org/Tayyar/News/PoliticalNews/ar-LB/amine-hoteit-hh-3403.htm

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

[1] Syrie : Manœuvres militaires en Jordanie...simple message ou signes avant-coureurs d’une opération militaire conjointe de 19 pays

http://www.mondialisation.ca/index.php ?context=va&aid=31016

[2] Missile balistique nucléaire intercontinentale Russe

http://www.youtube.com/watch ?v=z_DSoDapBSk

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article2574

 



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Fabius veut fournir des moyens de communication aux rebelles syriensLa France envisage de fournir aux rebelles syriens des moyens de communication qui les aideraient à prendre le dessus sur les forces du régime de Bachar al-Assad, a déclaré vendredi le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Outre les efforts diplomatiques, une autre issue au conflit serait une victoire claire et nette de l'opposition, a-t-il dit sur la radio France Inter.
C'est pourquoi, il y a à la fois la démarche de Kofi Annan (le médiateur international) et il est envisagé, les Américains l'ont fait, peut-être nous le ferons, de donner non pas des armes mais des moyens de communication supplémentaires aux rebelles, a-t-il ajouté.
C'est la première fois qu'un responsable français envisage publiquement une aide matérielle à la rébellion armée contre le régime de Damas.
Le ministre français estime que cette rébellion gagne des soutiens dans la population syrienne. Les indications que nous avons montrent que des groupes entiers très importants de la population qui, au départ n'étaient pas nécessairement hostiles à Bachar, le deviennent maintenant, a-t-il dit.

Irib

Fabius veut plus de sanctions  

 Le ministre français des A.E veut imposer davantage de sanctions à la Syrie et il envisage de passer par le Conseil de sécurité.

Fabius estime que, pour contraindre la Syrie à respecter le plan Annan, il faut durcir les sanctions contre ce pays. Le ministre français vise, cette fois, les personnalités de l'armée syrienne et les partisans de Bachar al-Assad. Fabius a eu, lundi, un entretien téléphonique avec le nouveau Président du CNS, le kurde, Abdel Basset Seyda.

14/06/2012

Irib



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

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5-1 Louis Denghien :France/Russie/Syrie : Fabius est-il sous cocaïne ?
On aura rarement vu démenti répondre aussi durement à un mensonge,et un ministre des Affaires étrangères à un autre !

Non content d’annoncer son aide « téléphonique » à l’ASL, Laurent Fabius a affirmé vendredi qu’il préparait déjà « l’après-Assad » avec les Russes. Diable ! La situation évoluerait-elle sans que nous nous ne soyons aperçus de rien ? Sur France Inter, l’héritier – c’est vraiment le cas de le dire – d’Alain Juppé a fait plus que le laisser entendre ce vendredi matin : « Les Russes eux-mêmes ne sont pas aujourd’hui attachés à la personne de Bachar al-Assad, ils voient bien que c’est un tyran et un assassin et qu’eux-mêmes en s’enchaînant à ce dictateur vont s’affaiblir« . Tout au plus, explique Fabius, les Russes sont-ils « sensibles » à ce qui pourrait se passer si Bachar quittait le pouvoir. Mais le Premier ministre du Raimbow Warrior est là pour les rassurer sur ce point de détail. Qui va succéder à Bachar et à son administration ? « L’opposition bien sûr, encore faut-il distinguer quels vont être les responsables de l’opposition, et puis il y aura probablement, même si c’est déplorable, un certain nombre de gens ayant appartenu aux anciennes équipes« . Mais précise-t-il encore, ces vestiges du passé baasiste ne seront pas en première ligne. C’est donc de cette solution-là qu’il « faut accoucher » explique le nouveau patron du Quai d’Orsay américanisé.

La fessée diplomatique russe

Si avec ça, les Russes ne sont pas convaincus et rassurés ! Eh bien non, finalement, pas vraiment. Dans la matinée, et les deux ou trois heures suivant l’exercice d’optimisme atlantiste de Laurent Fabius, la réaction russe est venue par la bouche implacable de Segueï Lavrov, homologue mais pas égal du Français, sous forme d’un démenti complet, asséné au cours d’une conférence de presse : « J’ai lu quelque part aujourd’hui que la porte-parole du département d’État américain, Victoria Nuland, aurait dit que les États-Unis et la Russie discutaient de changements politiques en Syrie après le départ de Bachar al-Assad. Si cela a été vraiment dit, c’est faux. De telles discussions (entre Paris et Moscou) n’ont pas eu lieu et ne peuvent avoir lieu. Cela est en totale contradiction avec notre position.«

Et Lavrov de conclure : « Nous ne sommes pas impliqués dans des changements de régime à travers le Conseil de sécurité de l’ONU oui des complots politiques ! »

Eh bien voilà ce qui s’appelle un démenti cinglant. On notera que Sergueï Lavrov n’a même pas pris la peine de s’adresser à Laurent Fabius, préférant moucher directement ses patrons américains. Mais pour en revenir au Juppé socialiste, on peut se demander quelle mouche sioniste l’a piqué ! Car enfin affirmer avec autant d’aplomb des contre-vérités de ce niveau diplomatique, c’est s’exposer à se faire ridiculiser avec une échelle comparable. Le maître du Quai d’Orsay serait-il vraiment dans son état normal, aurait-il fait usage de certains « remontants » dont sont coutumiers, à ce qu’on lit, les grands de ce monde ? En fait, la seule drogue à laquelle soit vraiment « accro » Laurent Fabius, c’est l’atlanto-sionisme, qui lui est aussi naturel, ainsi qu’à nombre de ses adversaires de droite, que l’air qu’il respire. Ajoutons à cela une solide (over) dose d’orgueil – à la Juppé – et l’on aura peut-être la clef de ce comportement pas seulement atlantiste, mais aberrant.

Reste à verser une larme sur la diplomatie d’un pays qui fut quand même, dans une vie antérieure, celui du général de Gaulle.Puis à hausser les épaules sur ces gesticulations et vantardises d’impuissants et de lobotomisés, dont le Talleyrand ou le Metternich a pour nom Bernard-Henri Lévy.

Louis Denghien

Vendredi 15 juin 2012

Publié le 15 juin 2012 avec l'aimable autorisation d'Info Syrie

Source : Info Syrie
http://www.infosyrie.fr/...

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


21/06/2012

Jean Bricmont : Guerre en Syrie ? « On va vers une espèce de folie »

 


Jean Bricmont :Guerre en Syrie ? « On va vers une espèce de folie »


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Dossier Syrie 

n°56                              03-06

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Dossier deSyrie" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

 1 GeantVert :France24 : interview en direct Mahmoud Ahmadinejad.

 Le dignitaire religieux saoudien Ali Al Rabihi propose 450 000 $ pour tuer Bachar Al-Assad.

3 Pour BHL, l’ambassadeur russe aux Nations Unies est un "crétin(…) 

4 french.irib :"Israël": Shimon Peres espère la victoire des rebelles en Syrie.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Al Manar Brezinski : « La situation en Syrie n’est pas aussi horrible ».

2-2 Allain Jules : Dans la tanière des veaux (Français), de François Hollande à l'IFOP.

2-3 Tony Cartalucci : Chantage contre la Russie : les États-Unis promeuvent les massacres pour justifier la guerre contre la Syrie.

2-4 Depuis le massacre de Houla, le grand débat est lancé : faut-il intervenir militairement en Syrie ?.

2-5 Robert Mood met les pieds dans le plat.

2-6 Obsession névrotique : et on nous ressort le lâchage de Bachar par Moscou?!

3  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Lavrov : Les rebelles dirigés de l'étranger

3-2 Réseau Voltaire : L’Allemagne s’oppose à une intervention militaire en Syrie.

3-3 Lorientlejour. : Hague compare la Syrie à la Bosnie de 1992 et n'exclut pas une intervention  1

3-4Jean Bricmont :Guerre en Syrie ? « On va vers une espèce de folie »



1 GeantVert :France24 : interview en direct Mahmoud Ahmadinejad.

Une interview en direct, par un grand média français, de l’un des présidents étrangers les plus honnis et diabolisés ces dernières années, voila qui ne manquera pas de piquer notre curiosité.

Les journalistes vont-ils aller jusqu’à questionner Mahmoud Ahmadinejad sur la récente condamnation du Hezbollah par un tribunal de Manhattan à verser plus de 9,4 milliard de dollars de dédommagement aux victimes du 11-Septembre ?

Ou bien vont-ils lui demander sa vision sur la situation en Syrie ?

Saluons en tout cas cette initiative de France 24 qui donne donc la parole au seul chef d’État à avoir officiellement demandé une nouvelle enquête sur les attentats du 11-Septembre, et dont les propos ont régulièrement, et sur divers sujets, été déformés et discrédités à l’envi par les grands médias occidentaux.

sur FRANCE 24 et en direct de Téhéran,suivez cet entretien avec le président iranien,

Mahmoud Ahmadinejad, sur cette page :  http://f24.my/HHw7u2

L’interview peut être revue ici en 2 parties

(ou voir ci-dessous)

30 mai, 2012 by GeantVert

 

Compte-rendu de l’interview par France24

Source : Site Web de France24, le 20 mai 2012

Dans un entretien accordé à FRANCE 24, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad se dit "déçu" par les massacres commis en Syrie mais met en doute la responsabilité du régime de son allié Bachar al-Assad.

Au cours d’une interview accordée à FRANCE 24, le président de la République islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad, a commenté la situation en Syrie, condamnant notamment le massacre de Houla qui s’est produit la semaine dernière, tout en mettant en doute l’implication du régime de son ami Bachar al-Assad.

"Nous sommes très fortement sensibles et déçus", a-t-il assuré. "C’est le droit de tout peuple d’être libre, y compris le peuple syrien. Dès qu’une personne meurt c’est terrible, et surtout dans les conditions où c’est arrivé, dans le massacre…", a-t-il ajouté faisant allusion à la tuerie de Houla. Samedi 26 mai, 108 corps – majoritairement des femmes et des enfants – ont été retrouvés dans cette petite ville du centre de la Syrie située à quelques dizaines de kilomètres de Homs.

Le président iranien a néanmoins émis des doutes sur une éventuelle implication du gouvernement syrien dans le massacre de Houla. "Il existe des commissions dont le travail est d’examiner la situation. Il me paraît incroyable qu’un gouvernement puisse tuer son propre peuple", a-t-il dit.

Soutien moral ou approvisionnement en armes ?

L’Iran a apporté son soutien au plan de paix défendu par Kofi Annan, l’émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe en Syrie. "C’est la meilleure solution pour sortir de cette situation", avait déclaré un porte-parole du gouvernement iranien il y a quelques semaines. Mais au cours de son entretien avec FRANCE 24, Mahmoud Ahmadinejad a, à plusieurs reprises, condamné “les interventions étrangères dans la région” et s’est demandé ce qu’envisageaient les gouvernements occidentaux en Syrie.

Alors que les initiatives internationales se multiplient pour faire cesser le bain de sang en Syrie, les gouvernements occidentaux accusent l’Iran d’assurer l’approvisionnement en armes du régime de Bachar al-Assad. De leur côté, les autorités iraniennes ont toujours affirmé qu’elles n’apportaient qu’un soutien moral à la Syrie.

Sur l’antenne de FRANCE 24, Mahmoud Ahmadinejad a assuré que l’Iran entretenait des "relations parfaitement normales" avec la Syrie. "Nous sommes en faveur de la protection des droits de l’Homme", a-t-il déclaré.

Le nucléaire, un droit selon Ahmadinejad

Par ailleurs, le président iranien a défendu le programme nucléaire de son pays. "Selon le droit international, l’Iran a le droit d’enrichir l’uranium à 20 %", a-t-il déclaré, assurant une nouvelle fois que son pays n’avait pas l’intention de se doter d’une bombe. Ces déclarations coïncident avec la reprise des discussions, longtemps suspendues, avec les six grandes puissances sur la question du nucléaire iranien. À l’issue d’une réunion cruciale à Bagdad la semaine dernière, les pays impliqués dans ces pourparlers ont accepté une nouvelle réunion en juin à Moscou.

"Je ne m’attends pas à un miracle à cette prochaine réunion à Moscou", a cependant affirmé le président iranien au journaliste de FRANCE 24 Marc Perelman. Tout en affirmant le droit de l’Iran d’enrichir l’uranium à 20 %, il a laissé entendre que son pays pourrait envisager un arrêt de cet enrichissement en échange de concessions "significatives" de la part des grandes puissances. "Si les grandes puissances ne veulent pas que nous puissions bénéficier de ce droit, ils doivent nous expliquer pourquoi. Ils doivent également nous dire ce qu’ils sont prêts à donner au peuple iranien en échange", a affirmé Mahmoud Ahmadinejad, tout en refusant de détailler ce que pourrait accepter son gouvernement.

http://www.reopen911.info/News/2012/05/30/breve-18h30-aujourdhui-france24-interview-en-direct-mahmoud-ahmadinejad/


2 Le dignitaire religieux saoudien Ali Al Rabihipropose 450 000 $ pour tuer Bachar Al-Assad. 

Un imam saoudite influent Ali Al Rabihi a proposé 450 000 dollars à celui qui pourrait tuer le président de Syrie Bachar al-Assad. Le Dr Ali Al Rabihi a fait son offre sur Twitter.

L'information a été rapportée mardi 28 mai 2012 par le très sérieux quotidien arabe Al-Qods Al-Arabi paraissant de Londres.Selon lui, il s'y est décidé après avoir appris le massacre de Houla où au moins 108 personnes ont été tuées.« Nous proposons une récompense de 450 000 dollars à celui ou à ceux qui supprimeront Bachar al-Assad, l'assassin dont les crimes contre les enfants et les femmes ont bouleversé le monde entier », a déclaré l'imam. . La proposition est intervenue à la suite de la décision des autorités saoudiennes d'interdire aux dignitaires religieux de faire des collectes de dons en faveur du peuple syrien.

28 mai 2012

http://www.reflexiondz.net/La-tete-de-Bachar-Al-Assad-mise-a-prix_a17920.html


3 Pour BHL, l’ambassadeur russe aux Nations Unies est un "crétin(…) " 

Alors qu’il venait faire la promotion du film qu’il consacre, selon ses propres mots, au miracle libyen, le lobbyiste Bernard-Henri Lévys’en est violemment pris à Vitali Tchourkine, représentant de la Fédération de Russie aux Nations Unies [1].
« Il y a des crétins..., je lisais une dépêche AFP ou Reuters tout à l’heure, l’ambassadeur russe aux Nations Unies qui dit qu’ils vont bientôt révéler la confession de ceux qui ont vraiment armé les rebelles syriens. Imbécile ! Crétin ! Toujours la même idée, le complot. »
« Le vrai complot, c’est celui dont je vous parle là : des gens qui avaient vécu la Bosnie comme une brûlure au cœur et qui ne voulaient pas la voir se répéter [en Libye et en Syrie] ».
Envisager que les guerres répondent à des stratégies politiques, serait donc soutenir une théorie du complot. Au contraire, pour l’esthétisme BHLien, les guerres devraient être des œuvres d’art : de pures réactions émotionnelles de dirigeants politiques considérés comme des individus autonomes, et non plus comme les représentants d’intérêts collectifs.

02/06/2012

voltairenet :

 http://www.voltairenet.org/Pour-Bernard-Henry-Levy-l


4 french.irib :"Israël": Shimon Peres espère la victoire des rebelles en Syrie 

Le président israélien Shimon Peres a exprimé dimanche son soutien aux rebelles syriens,
dans une interview accordée à la radio publique israélienne."Les massacres empirent de jour en jour (en Syrie). C'est une honte. J'éprouve le plus profond respect pour les rebelles qui s'exposent à des tirs à balles réelles, et j'espère qu'ils vaincront", a estimé Peres, avant de partir pour Washington.
Le tueur des enfants de Cana (sud Liban, en avril 1996) a en outre déclaré qu'"on ne peut pas rester indifférent face à ces petits cercueils qui contiennent des corps d'enfants", et d'ajouter : "Les efforts de la communauté internationale sont insuffisants".
Pour sa part, le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, a déclaré qu'Israël était prêt à fournir une assistance humanitaire aux victimes des violences en Syrie.
"Nous sommes bouleversés par ce qui se passe dans ce pays. Nos représentants à l'étranger ont demandé à la communauté internationale d'intervenir, et nous avons proposé notre aide, en particulier sous forme d'assistance alimentaire et de médicaments", a dit Ayalon à la radio.
"Nous sommes en contacts avec la Croix rouge internationale et d'autres organisations humanitaires, et avons aussi demandé que les blessés puissent être évacués en Jordanie, où nous pourrions les aider", a-t-il ajouté.

10/06/2012

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/193800-isra%C3%ABl-shimon-peres-esp%C3%A8re-la-victoire-des-rebelles-en-syrie



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Al Manar Brezinski : « La situation en Syrie n’est pas aussi horrible ».

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

 

Le secrétaire d’État à la sécurité nationale du président américain Jimmy Carter, le célèbre Zbigniew Brezinski, a affiché ses doutes quant à la couverture de l’insurrection en Syrie, estimant que celle-ci n'est pas aussi horrible ou dramatique qu'elle est dépeinte
Ce qui se passe en Syrie «  n’est pas aussi horrible ou dramatique qu'il est dépeint. Si vous regardez le monde ces dernières années, l'horrible guerre au Sri Lanka, les massacres au Rwanda, et les morts en Libye et ainsi de suite », a-t-il expliqué d’un entretien accordé à la télévision américaine MSNBC.
Et d’ajouter : «  Vous savez, nous devons avoir un sens des proportions ici. Il s'agit d'une partie du système nerveux du monde, dans laquelle si nous ne sommes pas assez intelligents, nous pouvons créer un lien entre un problème difficile interne qui n'a pas encore pris de proportions gigantesques et un problème régional ou mondial qui implique nos relations avec les autres grandes puissances, notamment la Russie, mais aussi les négociations avec l'Iran sur le problème nucléaire ».
Selon lui le soulèvement syrien est différent des autres conflits parce que la violence n'est pas très répandue géographiquement, l'armée est restée intacte et l'élite des affaires continuent de soutenir le gouvernement Assad.
L’auteur de l’ouvrage «Vision stratégique: l'Amérique et la crise de la puissance mondiale» avait auparavant rejeté une proposition du président du Conseil des relations étrangères Richard Haas, selon lequel l'une des mesures appropriées aux pays voisins de la Syrie, pour montrer leur désapprobation du soutien de Moscou pour la Syrie, serait de retirer leurs diplomates de la Russie.
«Je ne pense pas que les Russes seront terriblement impressionnés...Si les ambassadeurs s’en vont  quelle conséquence y aurait-t-il en Syrie ? », s’est-il interrogé.
Cette question «  ne sera pas résolue en rappelant les ambassadeurs de Moscou ni en disant aux Russes qu’ils se comportent comme des voyous", a-t-il averti.
« En vérité, tant qu’il n’y a pas de coopération internationale qui aboutisse à un gouvernement qui puisse vivre avec Assad, et qui implique une sorte d'effort assidu en vue d’établir un certain consensus national, ce conflit va continuer. Et il ne faut pas exagérer ce conflit ».
Brzezinski a déclaré qu'un accord sur la Syrie devrait impliquer la Russie, ainsi que la Chine et les grandes puissances européennes.

 03/06/2012

Al Manar


2-2 Allain Jules : Dans la tanière des veaux (Français), de François Hollande à l'IFOP.
Les Français sont des veaux” disait un grand homme -de Gaulle pour ne pas le nommer-, vexé de voir un peuple amorphe quand il s’agit de défendre ses propres intérêts mais qui bombe le torse pour donner des leçons aux autres. Les désinformateurs ont vraiment de l’avenir devant eux. Quand on voit que la France a été dirigée pendant 5 ans par un erzatz de président, il y a de quoi s’inquiéter. François Hollande semble vouloir jouer à son tour le sous-erzatz et/ou sous-président du moins de substitution tenant l’office de l’original.

Je suis tombé tout à l’heure sur un sondage de l’IFOP réalisé pour Ouest-France (photo). “Encore un !”, me direz-vous, mais, ce dernier concerne la perception que les Français ont d’une possible intervention armée en Syrie. Les yeux écarquillés, je suis tombé de haut en observant cette mascarade. De deux choses l’une, soit les Français sont racistes (anti-arabe), soit ils sont des veaux. Nous parlons ici de la majorité des Français, de toutes origines confondues.

Vous remarquerez que l’institut IFOP et Ouest-France associent à leur escroquerie, une photo de l’enterrement collectif des victimes de Houla. Il faut vraiment être un attardé mental pour croire une seconde au récit de la fameuse armée libre de Syrie (ASL) qui aurait trouvé les victimes. Considérant qu’elles n’ont pas été tuées par les armes lourdes de Bachar al-Assad, selon les premières accusations de la soi disant “communauté internationale” mais à l’arme blanche en majorité, pourquoi l’armée syrienne s’est-elle retirée ensuite ? Tout le monde sait que dans cette zone, ce sont les renégats syriens qui tiennent cette dernière et qu’il était pratiquement impossible que des militaires syriens s’y introduisent. Alors la propagande anti-Syrie et anti-Assad, passons…

“Ah les cons !”, s’était écrié Daladier. Revenant d’Allemagne en 1938, il venait de signer des “accords de paix” à Munich avec l’affreux monsieur H. Il savait qu’il s’était couché devant toutes les doléances d’Adolf Hitler. Or, à sa descente d’avion, une foule en… liesse l’attendait. Surpris, il pensait plutôt qu’il allait se faire huer. Les applaudissements l’avait déstabilisé. Tout le monde sait ce qui s’est passé après. En Syrie, si Bachar al-Assad cède face aux terroristes, je crois qu’il est perdu, les Russes et les Chinois avec, complètement humiliés. Ces gens-là, formés et soutenus par l’Occident, ne sont que de petits galopins sans foi ni loi, prêts à tout pour créer le chaos.

Je crois que Bachar al-Assad doit gêner beaucoup de gens parce qu’il n’est pas esclave du joug occidental. Émietter la Syrie a de nombreux avantages pour certains, il est inutile de les citer ici, chacun devinant les intérêts qu’une décrépitude de la Syrie leur apportera. Les dindons de la farce seront finalement les soi disant opposants syriens, de vrais clowns qui ne rêvent que de devenir calife à la place du calife sans autre forme de procès. Sans jugement de valeur, je crois que les Occidentaux font preuve de racisme en voulant affaiblir le monde arabe…Mais où sont donc les arabes ?

Allain Jules

Dimanche 3 juin 2012

Source : Allain Jules
http://allainjules.com/...


2-3 Tony Cartalucci : Chantage contre la Russie : les États-Unis promeuvent les massacres pour justifier la guerre contre la Syrie.

Les Etats-Unis à la Russie: Laissez tomber ou nagez dans une mer de sang syrien

•Les Etats-Unis ont planifié la violence sectaire en Syrie depuis au moins 2007.

•Les Etats-Unis arment volontairement les extrémistes sectaires afin de perpétrer la violence.

•Les Etats-Unis utilisent leur propre violence afin de mettre les nations sous pression et qu’elles acceptent “un changement de régime”.

Alors que des révélations émergent pour dire que la violence en Syrie a été préméditée par les planificateurs occidentaux avant même que le printemps arabe ne se déroule et alors que la façade des “aspirations démocratiques” s’effondre face au bain de sang motivé par une pensée sectaire, les officiels américains et les faiseurs de politique des think tanks occidentaux qui ont  communiqués avec Bloomberg, ont dit que leur dernier message à la Russie afin de changer de régime en Syrie est en substance celui-ci: la violence sera volontairement accélérée jusqu’à ce qu’un changement de régime s’accomplisse, la Russie peut capituler maintenant et obtenir un droit de parole sur le comment la transition se passera, ou capituler plus tard en souffrant de l’exclusion comme cela fut le cas en Libye.

Bloomberg cite des “officiels américains” qui clament avoir des réunions avec les Russes pour obtenir “une transition ordonnée”.

Maintenant, Les Etats-Unis sont ils proches ou croient-ils être suffisamment proches de cet état de fait, demeure une question qui a des réponses variées. Ce qui n’est pas une opinion en revanche est le fait que les Etats-Unis ont ouvertement conspiré pour saigner la Syrie à blanc soit en limitant son influence géoplotique à travers le Moyen-Orient, soit éventuellement en précipitant la chute du gouvernement. Ceci a été clairement noté dans le mémo # 21 de la Brookings Institution:  ”Assessing Options for Regime Change (.pdf):”

 

“Une alternative demeure pour les efforts diplomatiques de se focaliser sur comment arrêter les violences et comment gagner un accès humanitaire, comme cela est fait sous la férule d’Annan. Ceci pourra amener à la création d’hâvres de paix et de couloirs humanitaires, qui devront être renforcés par une action militaire limitée. Ceci bien sûr, ne remplira pas les buts des Etats-Unis et laisserait éventuellement Assad au pouvoir. A partir de là, il est possible néanmoins qu’une coalition plus large sous un mandat international approprié puisse offrir plus d’action coercitive dans ses efforts.” -page 4, Assessing Options for Regime Change, Brookings Institution.

Aux pages 8 et 9 le mémo déclare:

“Les Etats-Unis pourront toujours armer l’opposition même en sachant qu’elle n’aura jamais suffisamment de puissance de feu par elle-même pour déloger Assad et son réseau du pouvoir. Washington peut choisir de faire cela sous le couvert de la croyance qu’assister un peuple opprimé en lui fournissant la capacité de résister à son oppresseur est mieux que rien du tout, et ce même si le soutien offert a peu de chance de transformer la défaite en victoire. Alternativement, les Etats-Unis peuvent calculer que cela vaut la peine de clouer le régime Assad et de le saigner à blanc, gardant ainsi un faible ennemi régional tout en évitant les coûts d’une intervention directe.”

-pages 8-9, Assessing Options for Regime Change, Brookings Institution.

Pour ceux qui suivent la réthorique “humanitaire” proposée par l’Occident comme étant leur motivation pour intervenir en Syrie, il est clairement inconscient de perpétrer la violence, particulièrement une violence brutale sectaire qui se déroule de manière admise aujourd’hui, simplement pour “garder un ennemi régional faible”. Et c’est de cette position de dépravation morale que l’Occident est en train de négocier avec la Russie pour une “transition” en Syrie.

L’Occident pense qu’en continuant à faire couler le sang et en manipulant la perception publique en disant que “cela est le fait du gouvernement syrien”, “rendu possible” par les Russes, les Chinois et les Iraniens, qu’il peut faire “honte” aux opposants à leur campagne de déstabilisation en continuant de soutenir ce crime contre la paix mondiale. Quoi qu’il en soit, les médias occidentaux vacillent devant les médias alternatifs ; de plus, le public en général est fatigué de cette guerre sans fin et émet de plus en plus de suspicion quant aux motifs et à l’implication de l’Occident en Syrie. L’arnaque intentionnelle de ce qui  apparaît être une atrocité orchestrée par l’Occident à Houla, n’existe seulement que dans les manips psychologiques de la presse occidentale, et ne va pas plus loin, même pas dans la section des commentaires de cet article ci-dessous. En d’autres termes, personne n’a acheté leur salade.

Ce que la Russie décide de faire avec la Syrie va déterminer la forme du champ de bataille sur lequel ils combattront quand ils seront obliger de confronter les machinations constantes de Wall Street et Londres.

Il ne peut pas y avoir de malentendu à ce sujet précis: ce n’est pas en apaisant l’Occident en abandonnant la Syrie, comme ce fut fait avec la Libye, que cela atténuera les ambitions hégémoniques qui motivent cet agenda en première instance. Tout comme Hitler disant qu’il n’avait aucune intention d’envahir la Russie jusqu’au jour où il lança l’invasion, Wall Street et Londres ont l’intention d’aller au bout du chemin, à Moscou et à Pékin et ce malgré la myriade d’excuses et de démentis qu’ils font chemin faisant ainsi que les démentis et les excuses qu’ils inventeront jusqu’au jour où les forces occidentales et leurs marionnettes commenceront à s’en prendre à la Russie et à la Chine.

La Chine, de la même manière, doit faire face à un encerclement et un isolement alors que le Pentagone a déjà ouvertement déclaré décaler son attention et ses flottes vers le Pacifique. Alors que le ministre de la défense Panetta tente de “minimiser” les soucis concernant le transfert des forces américaines pour confronter la Chine, ses mots très peu crédibles sont en contradiction avec près de 20 ans de documents sur la politique américaine qui décrivent l’isolement et l’effondrement de la Chine par cette méthode de renforcer l’hégémonie américaine dans le Pacifique.

La confrontation viendra tôt ou tard et pour ceux qui se demandent pourquoi le monde fut si apathique devant les nazis, une menace direct pour la paix mondiale a posteriori, on nous donne aujourd’hui des sièges de premier rang pour voir comment les États-Unis et le Royaume-Uni, et ceux qui gravitent dans leur orbite, violent de manière exponentielle la souveraineté et la destinée d’une nation après l’autre, aidée en cela par leurs propres populations à l’apathie et à l’ignorance sans bornes. Tout comme l’Allemagne, ce seront ces populations qui paieront le prix ultime pour leur laxisme et leur inaction devant les ambitions hégémoniques brutales et sans scrupules de leurs propres gouvernements.

Tony Cartalucci
http://landdestroyer.blogspot.fr/

 

Article original en anglais :

PRESSURES ON RUSSIA: US Attempts to Mass-Murder Its Way to Victory in Syria.

US to Russia: "Give Up" or Swim in Sea of Syrian Blood

- by Tony Cartalucci - 2012-06-06

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Mondialisation.ca,

Le 7 juin 2012

 http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=CAR20120607&articleId=31304

 


2-4 Depuis le massacre de Houla, le grand débat est lancé : faut-il intervenir militairement en Syrie ?.
*On connaît les arguments "pour"*, ceux qui conduisent BHL et 58 % des Français (selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France) à soutenir une telle action sous l'égide de l'Onu.
Ils sont nombreux : mettre un terme à la répression sanglante orchestrée par le régime Assad ; renverser un allié de l'Iran ; ne pas laisser dicter l'agenda international par la Russie (et la Chine) ; afficher son soutien aux Printemps arabes...
Mais, ces derniers jours, *trois personnalités importantes - et très différentes - ont exposé des points de vue hostiles* ou extrêmement réservés quant à un recours à la force.
Voici leurs arguments.


 

a) (Hillary Clinton, d'abord. Jeudi, devant des étudiants danois, la secrétaire d'Etat de Barack Obama a fait la - longue - liste des empêchementsà uneopération militaire)
"La Syrie est une société beaucoup plus peuplée et beaucoup plus diverse que la Libye, si bien que différents groupes en Syrie sont inquiets de ce qui arriverait après Assad et ne sont pas aussi unifiés qu'en Libye. Il y a des militaires professionnels ; il n'y en avait pas en Libye. Kadhafi s'appuyait sur un tout petit groupe de militaires aidés par des mercenaires.
*"Il y avait une opposition en Libye qui représentait vraiment le pays.* Ceci n'est pas encore été possible en Syrie. Nous travaillons tous à cela. Il y avait un lieu protégé d'où l'on pouvait opérer --Benghazi -- et de là nous pouvions avancer vers l'Ouest. Les défenses anti-aériennes en Syrie sont beaucoup plus fortes qu'en Libye. La Ligue Arabe avait appelé à une action par le Conseil de Sécurité.

"La Ligue Arabe soutient aujourd'hui la mission Annan ; ils ne sont pas encore unis pour appeler à
une action militaire. Et le plus important, le Conseil de Sécurité, dans le cas de la Libye, était d'accord pour agir et puis l'Otan a pu mettre en place une coalition à laquelle se sont joints des pays arabes d'accord pour faire appliquer la no-fly zone et même opérer des frappes. Donc vraiment, ces conditions n'existent pas pour la Syrie pour l'instant.
 
*"Il y a aussi beaucoup de difficultés et de complexités régionales que l'on doit traiter.* La Jordanie a une frontière avec la Syrie ; ils s'inquiètent pour leur propre intégrité longue frontière commune. Ils s'inquiètent de savoir s'ils se rendent plus vulnérables à la menace terroriste kurde sur laquelle ils sont concentrés.
"Et ce n'est pas tout ; c'est un ensemble de facteurs difficiles à équilibrer. La Syrie est à côté du Liban, qui, vous le savez, a connu une guerre civile brutale pendant des années. Et la démographie de la population, (syrienne) n'est pas si dissemblable si ce n'est en terme de nombre, mais les fondamentaux démographiques sont très similaires entre les deux pays.
"Beaucoup de gens essayent de trouver ce qui pourrait être une intervention que ne causerait pas beaucoup de morts et de souffrances. En Libye, en partie parce que le pays était peu peuplé sur un vaste territoire, il y avait un théâtre d'intervention qui a permis d'éviter des victimes civiles. Cela semble beaucoup plus difficile en Syrie, si ce n'est impossible.
"Il y a beaucoup de planifications humanitaires et militaires en cours. Mais les facteurs ne sont pas réunis. "

 (la traduction est de moi) :
<http://www.state.gov/secretary/rm/2012/05/191575.htm>

b) (Pour Henry Kissinger, les deux prérequis à une telle intervention ne sont pas remplis)
Le 2 juin*, l'ancien Secrétaire d'Etat de Richard Nixon, *le très Républicain*Henry Kissinger, vient lui de s'exprimer
<http://www.washingtonpost.com/opinions/syrian-intervention-risks-upsetting-global-order/2012/06/01/gJQA9fGr7U_story.html>*

Dans le "Washington Post". Dans une tribune intitulée "Une intervention en Syrie risque de chambouler l'ordre mondial", le géostratège, qui a toujours l'oreille des Grands, écrit notamment (là encore la traduction est de moi) :

« *Il y a deux prérequis à une intervention militaire*, humanitaire ou stratégique : un, un consensus sur la forme de gouvernement après le renversement du statu quo est fondamental. Si l'objectif se résume à déposer un leader spécifique, une nouvelle guerre civile peut survenir du vide résultant et des pays extérieurs choisir différentes parties. Deux, l'objectif politique doit être explicite et atteignable sur une période durable. Je doute que la question syrienne remplisse ces conditions. (...)
"En réagissant, à une tragédie humaine, nous devons faire attention de ne pas en faciliter une autre. En l'absence de concept stratégique clairement exposé, un ordre mondial qui érode les
frontières et fusionne guerres civiles et internationales ne peut jamais reprendre son souffle. On a besoin de nuance pour donner de la perspective à la proclamation d'absolus. »

(Le général à la retraite de l'armée de terre Vincent Desportes)
*Enfin, il y a le général français à la retraite, Vincent Desportes*, celui-là même qui, il y a deux ans, avait publiquement souhaité un retrait anticipé des forces françaises d'Afghanistan (au prix de son poste à la tête du Collège Interarmées de la Défense). Dans le Figaro de samedi, il a développé des arguments proches de ceux d'Hillary Clinton
<http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2012/06/01/10001-20120601ARTFIG00570-faut-il-intervenir-en-syrie.php>

 

c) Pour conclure (en ce qui concerne la France) :
« Le fait d'être intervenus en Libye ne nous impose pas d'intervenir en Syrie. En la matière, chaque cas est un cas d'espèce, et le réalisme doit l'emporter sur l'impétuosité morale et nos propres données identitaires, même si le messianisme fait partie de nos gènes. »



2-5 Robert Mood met les pieds dans le plat.

6 juin

Kharroubi Habib - Le Quotidien d’Oran

« Des parties étrangères contribuent à la spirale de la violence en fournissant à la rébellion armes et argent ».

Lors d’un discours tenu dimanche matin devant les députés issus des élections du 7 mai, le Président syrien Bachar el-Assad a soutenu que son pays faisait face à un « plan de destruction » et « à une véritable guerre menée de l’étranger » et que ceux qui « sont responsables du terrorisme ne sont pas intéressés par le dialogue ou les réformes. Ils sont chargés d’une mission et ne s’arrêteront que s’ils l’accomplissent ou si nous arrivons à les arrêter ».

Avec une belle unanimité, des responsables politiques aux Etats-Unis et en Europe et les médias occidentaux l’ont tout aussitôt accusé de travestir la vérité sur ce qui se passe dans son pays, et le chef de la diplomatie saoudienne, Saoud el-Faycal, de « manœuvrer pour gagner du temps ».

Pourtant, ce qu’a dit Bachar el-Assad se voit confirmé, et non par une source stipendiée par le régime syrien ou appartenant au champ de ses alliés étrangers. La confirmation est venue du général norvégien Robert Mood, chef des observateurs onusiens déployés en Syrie. Il a en effet affirmé lundi s’être fait la conviction que « des parties étrangères contribuent à la spirale de la violence en fournissant à la rébellion armes et argent ». Voilà qui devrait donner à réfléchir à tous ceux qui, prenant pour argent comptant les assertions des ennemis syriens et étrangers du régime syrien, se font une vision faussée de ce qui se passe réellement en Syrie et imputent au premier d’être seul responsable des massacres qui sont perpétrés dans ce pays.

Le cynisme des parties étrangères que le chef des observateurs onusiens a pointées, sans pour autant révéler qui elles sont, ne désarmera pas après la déclaration de ce dernier. Elles persisteront dans l’ingérence et à prétendre en même temps que si le plan de paix de Kofi Annan est en train d’échouer, c’est à cause du seul refus de Bachar el-Assad d’en appliquer les clauses.

Le régime syrien n’est pas suicidaire : il ne cessera pas la violence armée conte l’opposition, qui elle aussi ne veut pas y renoncer, encouragée, financée et armée qu’elle est par ses alliés extérieurs. Fort lui aussi de ses soutiens étrangers, ce régime n’a nulle intention de se plier aux pressions occidentales et de certains Etats arabes qui le somment au cessez-le-feu unilatéral, qui signerait son arrêt de mort.

Bien qu’ils arment sans compter l’opposition, ses alliés extérieurs ont fait le constat que sans intervention étrangère, elle n’est pas en capacité de l’emporter sur Bachar el-Assad et son régime. Un constat qui devrait, dans l’intérêt du peuple syrien, leur faire convenir que la solution du conflit ne peut être que politique et négociée. Au lieu de cette solution, ils manœuvrent pour tenter de rallier au scénario de l’intervention étrangère les puissances qui, depuis le début du conflit, prônent la solution politique et s’opposent à leur dessein interventionniste.

Dans le conflit syrien, il faut s’attendre à d’autres « révélations » sur ce qui se passe réellement en Syrie, en particulier sur les massacres et violations des droits de l’homme que la propagande des opposants et de leurs alliés n’attribuent qu’aux gens du régime. La Haute Commissaire de l’ONU dit vrai en estimant que « la situation en Syrie risque de dégénérer en un conflit total et l’avenir de ce pays et de la région dans son ensemble pourrait être alors en grave danger ». Pour enrayer la spirale de violence qui y conduit, la communauté internationale, soucieuse de ramener la paix, doit certes continuer à faire pression sur le régime syrien pour qu’il cesse de réprimer son peuple, mais aussi sur les parties étrangères qui encouragent et incitent ses opposants à poursuivre la guerre fratricide. Ce à quoi ne sont pas résolus la France, le Qatar et l’Arabie Saoudite, pour ne citer que les Etats qui plaident franchement pour l’intervention militaire et la chute du régime syrien au profit de leurs protégés dans la résistance syrienne.

De ceux-là, il faut s’attendre à ce qu’ils soulèvent un tollé médiatique contre le chef des observateurs onusiens qui a osé dire ce qu’ils ne veulent pas entendre.

 

6 juin 2012 –

Le Quotidien d’Oran - Analyse


2-6 Obsession névrotique : et on nous ressort le lâchage de Bachar par Moscou?!

Napoléon l’a dit, et Poutine l’a bien intégré : « Le coeur d’un homme d’État doit être dans sa tête » ! Et la tête de Poutine a compris bien des choses, en Syrie et ailleurs… Il n’y a pas d’alternative, à court et moyen terme, d’un point de vue russe – d’un point de vue syrien aussi d’ailleurs – à Bachar, pas de plan – ou d’homme – B !

« Nous n’avons jamais dit ou posé comme condition qu’Assad devait nécessairement rester au pouvoir à la fin du processus politique» . Cette petite phrase prononcée ce mardi6 juin par le vice-ministre russe des Affaires étrangères Guennadi Gatilov, dans le cadre d’un entretien accordé à l’agence russe Itar Tass, fait fantasmer la médiasphère occidentale, qui y voit l’amorce de l’ »évolution » si longtemps espérée de la Russie sur le dossier syrien. Et l’AFP, écrivant tout haut ce que nombre de ses confrères rêvent très fort, fait dire au spécialiste de service que « Moscou pourrait lâcher Bachar sans lâcher le régime».

Rien de nouveau sous le soleil de Russie

On se calme ! D’abord, ce n’est pas la première fois que de hauts-responsables russes font ce genre de déclaration. Pas plus tard que le 28 mai, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, avait dit ceci : « Nous ne soutenons pas le gouvernement syrien. Nous soutenons le plan de Kofi Annan» . Plus récemment encore – le 1er juin -, Vladimir Poutine lui-même, en visite à Berlin, avait répondu à une accusation récurrente de l’administration américaine par cette déclaration : « Ceux qui accusent la Russie de soutenir unilatéralement un régime, dans ce cas nus parlons du régime Assad, se trompent. Nous avons entretenu des relations bonnes et durables avec l Syrie mais nous ne soutenons aucune des parties qui puisse faire émerger la menace d’une guerre civile» .

C’est là une réaffirmation de la ligne diplomatique russe sur le dossier syrien : dans le conflit syrien, Moscou s’affiche comme neutre, et promeut, pour reprendre une expression souvent employée par les responsables russes, une position « équilibrée« . Et donc opposée au parti-pris pro-opposition et anti-Bachar de l’Occident, vraiment « unilatérale » pour le coup ». Ce faisant, elle oblige les Occidentaux à admettre, du bout des lèvres diplomatiques, la responsabilité partagée – entre pouvoir et opposition – dans le climat de violence. Et la diplomatie se donne les gants d’arbitre qu’elle occupe de plus en plus, au détriment des Euro-américains, dans le jeu syrien, notamment  en ce faisant le premier promoteur du plan de Paix Annan.

Maintenant, soyons lucides : la Russie sait très bien qu’elle est engagée, sur le théâtre syrien, dans un bras de fer diplomatique d’ampleur avec l’Ouest, une nouvelle guerre froide, avons-nous même écrit. Elle a donc joué serré, et habilement, et cette déclaration de Gatilov s’inscrit dans ce jeu. Parce que, osons l’écrire, l’administration Poutine a d’abord voulu – veut encore – gagner du temps. Pour que le gouvernement syrien réduise au maximum la pression des groupes armés, restaure un minimum d’ordre et de sécurité, conditions premières, sine qua non, d’un éventuel début d’application du plan Annan. Parce que Poutine, Lavrov et les autres savent très bien que le CNS et l’ASL, pour ne pas parler des groupes salafistes, sont des ennemis « naturels » de la Russie et de son influence dans la régon. Comme ils sont des ennemis déterminés, fanatiques même, de leur autre allié iranien.

Les relations internationales, c’est beaucoup moins de l’amitié ou même de l’idéologie qu’un rapport de forces et un sens des intérêts bien compris de la nation qu’on représente. Napoléon l’a dit, et Poutine l’a bien intégré : « Le coeur d’un homme d’État doit être dans sa tête » ! Et la tête de Poutine a compris bien des choses, en Syrie et ailleurs…

Poutine ne fait aucun fond sur l’opposition syrienne, panier de crabes impuissants et divisés, et aux mains des atlantistes et des wahhabites. Elle sait que le pouvoir actuel, qu’elle a poussé à se réformer, est le seul défenseur possible de ses intérêts économiques et géostratégiques. Et que ce régime s’incarne en la personne de Bachar al-Assad. Dont l’éventuel départ –  » à l’amiable » ou contraint – serait le début de la fin. Et pour le régime lui-même, et pour les positions russes dans toute la région. C’est pourquoi la phrase de Gatilov n’est qu’une clause de style, qui  sert essentiellement à conforter l’image de la Russie face à l’Ouest. Mais il n’y a pas d’alternative, à court et moyen terme, d’un point de vue russe – d’un point de vue syrien aussi d’ailleurs – à Bachar, pas de plan – ou d’homme – B ! Comme nous l’avons déjà dit ici, les Russes n’ont pas fait et dit tout ce qu’ils ont fait et dit depuis des mois sur la Syrie et lâcher soudain la proie – Bachar – pour l’ombre – un hypothétique gouvernement de transition (vers quoi? ) plus ou moins baasiste. C’est ce qu’ont essayé d’ailleurs récemment de proposer à Poutine Obama et Hollande, avec le succès que l’on sait. Au fait, qu’a dit Poutine à Hollande, tout récemment ? « Si on écarte du pouvoir le président en exercice, est-ce que vous croyez qu’il y aura un bonheur total dans ce pays ? »

Les exégètes atlantistes des communiqués ou bribes d’interviews de dirigeants russe vont à nouveau se faire du mal. On les a pourtant avertis…

Kharroubi Habib

6 juin

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=7095 



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Lavrov : Les rebelles dirigés de l'étranger.  

Moscou dispose d'informations dignes de foi attestant que les groupes armés de l'opposition syrienne sont placés sous le commandement de forces extérieures, a déclaré samedi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d'un point de presse à Moscou.
"Nous avons suffisamment de preuves confirmant que les rebelles reçoivent des armes et d'autres moyens dont ils ont besoin pour maintenir leur capacité de combat et que des renseignements sont mis à la disposition de l'Armée syrienne libre (ASL)", a affirmé le ministre.
Selon M.Lavrov, Moscou sait bien où se trouve l'état-major de l'ASL et quels sont les pays qui financent la rébellion.
"D'ailleurs, ces pays ne le cachent pas: nos collègues saoudiens et qatariens en parlent ouvertement. Hier, des hommes d'affaires syriens se sont réunis, si je ne me trompe pas, à Istanbul pour annoncer la création d'un fonds destiné à financer l'Armée syrienne libre", a indiqué le chef de la diplomatie russe.
Il est persuadé que ces informations sont bien connues des services spéciaux de l'Otan.
"Lors d'entretiens privés, menés en l'absence de journalistes, nos collègues (occidentaux) se montrent parfaitement au courant de ce qui se passe réellement en Syrie", a souligné M. Lavrov.

Lavrov  

09/06/2012


3-2 Réseau Voltaire : L’Allemagne s’oppose à une intervention militaire en Syrie.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a réaffirmé l’opposition de Berlin à une éventuelle intervention militaire étrangère en Syrie en mettant l’accent sur le fait que ce type de mesure risquerait d’embraser la totalité du Proche-Orient.

Au cours d’une rencontre à Doha le 4 juin 2012 avec l’émir du Qatar, M. Westerwelle a déclaré que le plan de paix de Kofi Annan est la meilleure option pour la solution de situation créée en Syrie. Il a également exprimé l’opposition de Berlin à la position de certains gouvernement occidentaux et arabes, dont le Qatar lui-même, qui prônent l’intervention militaire en Syrie.

« Nous nous devons d’éviter une guerre qui pourrait mettre le feu à toute la région. Vu la situation extrêmement complexe et dangereuse existant en Syrie, il ne faut pas créer de fausses perspectives et croire que nous pourrions parvenir à une solution rapide au moyen d’une intervention militaire », a-t-il déclaré avant d’entamer un périple de cinq jours au Proche-Orient.

Après le Qatar, Guido Westerwelle s’est rendu aux Émirats arabes unis, où il a eu des entretiens avec son homologue émirati, Abdulah Shaikh bin Zayed Al Nahyan.

À Abou Dhabi, le chef de la diplomatie allemande a mis l’accent sur l’importance de la prévention des troubles qui ont lieu en Syrie et qui commencent à déborder les frontières de ce pays. Il a rappelé notamment que les affrontements liés à l’affaire syrienne ont déjà gagné le Liban, où plusieurs personnes ont trouvé la mort au cours des heurts entre pro et anti-el-Assad.

 | 8 juin 2012 

Réseau Voltaire


3-3 Lorientlejour. : Hague compare la Syrie à la Bosnie de 1992 et n'exclut pas une intervention  1

Le Premier ministre britannique William Hague a comparé dimanche la situation en Syrie à celle de la Bosnie dans les années 1990 et refusé d'exclure une intervention militaire.
"Nous ne savons pas comment les choses vont évoluer. La Syrie est au bord d'un effondrement ou d'une guerre civile intercommunautaire et donc je ne pense pas que nous puissions exclure quoi que ce soit", a déclaré William Hague sur la chaîne Sky News.
"Mais ce n'est pas comparable à la situation en Libye l'année dernière où nous avons mené une intervention réussie pour sauver des vies", a-t-il ajouté..
La Syrie "ressemble plus à la Bosnie des années 1990, en étant au bord d'une guerre civile intercommunautaire où des villages voisins s'attaquent et se tuent entre eux", a-t-il dit en référence à la guerre de Bosnie-Herzégovine entre 1992 et 1995.
William Hague a également réagi aux déclarations de Moscou, qui tout en martelant son opposition à un recours à la force contre Damas, a indiqué que la Russie verrait d'un bon oeil Bachar al-Assad quitter le pouvoir "si les Syriens eux-mêmes tombent d'accord sur ce point".
"C'est exactement ce que nous voulons. Mais ils ne peuvent pas décider de leur futur s'ils se font tuer, si leurs corps sont brûlés, si les observateurs sont abattus", a déclaré William Hague.

0/06/2012

Lorientlejourhttp://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/763128/Hague_compare_la_Syrie_a_la_Bosnie_de_1992_et_nexclut_pas_une_intervention.html 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



Ce message vous a été envoyé parce que vous faites parties de mes contacts 

Pour ne plus recevoir d'e-mail de notre part, signaler le nous avec si possible un commentaire explicatif.



 

Interview de Jean Bricmont par Raphaël Berland et Jonathan Moadab
3-4 Jean Bricmont : Guerre en Syrie ? « On va vers une espèce de folie »

Jean Bricmont revient sur la fausse "bonne idée" de la guerre humanitaire. Il dénonce un conditionnement idéologique provenant des médias de masse, qui visent à rendre acceptable une intervention extérieure à la population.

15 juin 2012

Posté par : CercleDesVolontaires

Quelques citations :

"Toutes les guerres sont motivées par des motifs altruistes"

"La paix mondiale dépend d’un ordre international qui était construit après la guerre, qui est basé sur le respect de la souveraineté nationale de chaque pays pour éviter justement ce qui a mené à la Seconde guerre mondiale."

"On a toujours cette politique de grande puissance qui invoque toujours des mobiles nobles mais qui d’une certaine façon risque de nous mener vers une guerre sérieuse."

"Une politique de paix, ça serait une politique de coopération, de dialogue avec les autres pays y compris avec la Russie, la Chine, l’Iran, la Syrie évidemment. Et cette politique est impossible aujourd’hui. Même si François Hollande voulait une autre politique, ça serait impossible à cause des médias en France."

"On va armer les rebelles en Syrie de façon à créer le chaos dans ce pays"

"Mon opposition à l’intervention est basée sur des tonnes d’arguments qui n’ont rien à voir avec le régime d’Assad, je ne trouve même pas nécessaire d’avoir un débat sur ce régime."

"Il faut dire que [Pierre Piccinin] a été un peu téméraire d’aller dans un pays en guerre civile ou en guerre étrangère si elle n’est pas civile, et croire qu’il allait faire le tour de tous les mouvements de rébellion sans avoir d’ennui avec la police."

"La Syrie pourrait ne pas être en crise, tout ce que je dis ne serait pas changé à la virgule près."

"Je remarque que même dans ce qu’on pourrait appeler les "milieux de gauche", tout le monde se moque de BHL. Mais tout le monde partage ses idées. Quand il y a eu la guerre en Libye, presque l’entièreté de la classe politique et aussi les soi-disants radicaux genre NPA etc. étaient d’accord avec l’intervention. En fait, ils demandaient l’intervention. Et maintenant, pour la Syrie, on a le même scénario."

"Tant que l’on reste dans cette matrice idéologique [de la "religion de l’Holocauste"], aucun débat sérieux sur la réalité du monde contemporain ne peut avoir lieu ni à gauche, ni à l’extrême gauche, ni nulle part."


Jean Bricmont est Docteur en Sciences et a travaillé comme chercheur à l’Université Rutgers puis a enseigné à l’Université de Princeton, situées toutes deux dans l’Etat du New Jersey (États-Unis). Il enseigne aujourd’hui la physique théorique en Belgique et est l’auteur de « Impérialisme humanitaire : Droits de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ? »

Source :

www.cercledesvolontaires.fr
http://www.youtube.com/user/CercleDesVolontaires/videos
http://www.youtube.com/user/CercleDesVolontaires

 

 

20/06/2012

n°55 - Dossier de Syrie - 19-06 - a1- La vérité sur le massacre de Houla dévoilée par un des plus grands quotidiens allemands


n°55 - Dossier de Syrie - 19-06 - a1- La vérité sur le massacre de Houla dévoilée par un des plus grands quotidiens allemands
 



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Dossier deSyrie

                       n°55                              19-06

                        C.De broeder & M.Lemaire



Le "Dossier deSyrie" est  visible 

a) Sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.


Sommaire :  :

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

La vérité sur le massacre de Houla dévoilée par un des plus grands quotidiens allemands

1-2 John Rosenthal : Les rebelles sont responsables du massacre de Houla

1-3 PeterHitchens :La vérité sur la Syrie commence à transpirer.

2 Les brèves

. 2-1 Réseau Voltaire : L’Allemagne s’oppose à une intervention militaire en Syrie.

2-2 IRIB : 2000 terroristes exportés vers la Syrie en provenance de la Turquie.

2-3 Almanar ; Jaafari : « le massacre d’Al-Koubeir commis par des terroristes »

2-4 RIA Novosti : L'opposition armée se dote d'armes chimiques.

3  Dossier

3-1 Assad: la Syrie fait face à une guerre menée de l’étranger.

3-2 Clearing House : Les mensonges des interventionnistes US et Occidentaux tuent aussi !

3-3 Telesur : Les pays de l'Alba rejettent un projet de résolution de l'ONU contre la Syrie.



 

 

 

 


 


 

 

 


 


 

 

Médias et

Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

A REGARDER AVANT ENVOI 3 VIDEOS

1a : Thierry Meyssan sur le projet de coup d’État médiatique en Syrie

http://www.voltairenet.org/Video-Thierry-Meyssan-sur-le

 

2 aURGENT : Coup d'État me´diatique en Syrie - YouTube

VIDEO http://www.youtube.com/watch?v=4UCUX4JQsuw&feature=player_embedded


3a La Syrie au programme du Bilderberg S/T
VIDEO http://www.dailymotion.com/video/xrdphb_la-syrie-au-programme-du-bilderberg-s-t_news



 

La vérité sur le massacre de Houla dévoilée par un des plus grands quotidiens allemands

1-2 John Rosenthal : Les rebelles sont responsables du massacre de Houla

par

  10 juin

 
 

 

C’était, selon les propres termes de l’envoyé spécial de l’ONU Kofi Annan, «le « point de bascule » du conflit syrien : le massacre sauvage de plus de 90 personnes, en majorité des femmes et des enfants que la presse occidentale presque unanime a imputé immédiatement au régime de Bachar al-Assad. A peine quelques jours après les premières informations sur le massacre de Houla, les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la France et plusieurs autres pays occidentaux annonçaient qu’ils expulsaient les ambassadeurs Syriens en protestation.

Mais selon de nouvelles informations parues dans un des plus grands quotidiens allemands, la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), le massacre de Houla a en fait été commis par des militants sunnites hostiles à Assad et la plus grande partie des victimes appartenaient aux minorités chiites et alaouites qui sont en majorité favorables à Assad. Dans son compte rendu du massacre, l’article du journal allemand cite des opposants à Assad qui ont cependant refusé que leurs noms soient publiés par crainte de représailles de la part des organisations d’opposition armées.

Selon les sources de l’article, le massacre est intervenu après l’attaque par des rebelles de trois barrages routiers contrôlés par l’armée à l’extérieur de Houla. Les barrages avaient été mis en place pour protéger les villages majoritairement alaouites des alentours contre les attaques de milices sunnites. Les attaques rebelles ont été suivies d’appels à des renforts par les unités de l’armée encerclées. L’armée syrienne et les rebelles se seraient alors engagés dans une bataille d’environ 90 minutes au cours de laquelle des «dizaines de soldats et de rebelles» ont été tués.

 «Selon des témoins oculaires,» poursuit la FAZ, le massacre a eu lieu à ce moment. Ceux qui ont été tués appartiennent presque tous à des familles des minorités alaouite et chiite de Houla. Plus de 90 % de la population de Houla est sunnite. Plusieurs dizaines de membres d’une même famille ont été massacrés étaient des convertis du sunnisme à l’Islam chiite. Des membres de la famille Shomaliya, une famille alaouite, ont aussi été assassinés  comme l’a été la famille d’un membre sunnite du parlement syrien qui est considéré comme un collaborateur. On suppose que les auteurs ont filmé leurs victimes tout de suite après le massacre et les ont présentées comme des victimes sunnites dans des vidéos postées sur internet.

L’article de la FAZ fait écho à des témoignages oculaires recueillis auprès de réfugiés de la région de Houla par des membres du monastère de Saint Jacques à Qara en Syrie.Selon des sources du monastère citées par le spécialiste Hollandais du Moyen Orient Martin Janssen, des rebelles armés ont assassiné des « familles alaouites entières » dans le village de Taldo dans la région de Houla.

Début avril déjà, Mère Agnès-Mariam du monastère de la Croix de Saint Jacques avait mis en garde contre les atrocités commises par les rebelles et reconditionnées dans les médias occidentaux et arabes en tant qu’atrocités perpétrées par le régime. Elle avait cité le cas d’un massacre dans le quartier de Khalidiya à Homs. Selon un récit publié en français sur le site internet du monastère, des rebelles avaient rassemblé des otages chrétiens et alaouites dans un immeuble de Khalidiya avant de faire exploser le bâtiment à la dynamite. Ils avaient ensuite attribué ce crime à l’armée régulière syrienne. « Même si cet acte a été attribué aux forces de l’armée régulière… les preuves et les témoignages sont irréfutables : c’était une opération effectuée par des groupes armés affiliés à l’opposition, » écrivait Mère Agnès-Mariam.
Article original en anglais : Report: Rebels Responsible for Houla Massacre
Traduit de l’anglais par Djazaïri

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=ROS20120610&articleId=31348


1-3 Peter Hitchens :La vérité sur la Syrie commence à transpirer.

J’ai été contacté par un groupe de femmes occidentales qui vivent en Syrie et qui croient que la plus grande partie de ce qu’on raconte au monde sur ce pays est faux.

Pour ce que j’ai pu en savoir, ce ne sont pas des affidés du pouvoir et elles sont d’accord pour dire que le gouvernement de Damas est mauvais, mais ce qu’elles sont exactement, elles le disent : des êtres humains ordinaires pris dans une tourmente politique. Pour des raisons évidentes, j’ai promis de protéger leurs identités.

Je vous exhorte à lire ce qui suit, parce que c’est important, parce que nos interventions sous le coup de l’émotion dans d’autres pays ne font aucun bien et parce qu’il est vital que les gens résistent aux tentatives pour nous entraîner en Syrie en nous abreuvant d’une propagande unilatérale.

Cette sorte de propagande a un prix. J’espère que vous vous êtes aperçu de la liste qui continue de s’allonger de ces soldats britanniques altruistes tués en Afghanistan pour une cause depuis longtemps abandonnée.

Et j’espère que vous vous êtes aperçu que la Libye, que nous avons « secourue » il y a quelques mois, est maintenant un État en faillite dont le principal aéroport international est récemment passé sous le contrôle de gangsters et où des prisonniers arrêtés injustement sont affamés et torturés dans des geôles secrètes.

Une de mes sources en Syrie écrit sur les ‘militants’ dont on nous parle tant : « Ces contestataires ne sont pas des gens pacifiques munis de fleurs qui veulent la liberté. Non, ce sont des tueurs armés jusqu’aux dents, qui pratiquent le tir embusqué, qui tirent sur l’armée dans le seul but d’inciter au chaos et à l’émeute. »

Elle accuse les salafistes, les Musulmans ultra-puritains influencés par les enseignements saoudiens, qui haïssent et menacent les minorités syriennes alaouite et chrétienne. Elle dit que beaucoup de ‘militants’ sont des étrangers, un point de vue partagé par toutes mes informatrices. Beaucoup de ces ‘militants’ sont armés.

Les opérations armées sont un fait bien établi, non condamné par l’ONU qui attaque volontiers le gouvernement syrien parce qu’il se défend. Une autre source écrit : « J’ai vu des reportages sur des manifestations de l’opposition faits avec des images de manifestations pro gouvernementales, et des images supposées être prises dans la campagne du nord du pays, qui a connu une année incroyablement humide, et qui semblent avoir été faites dans quelque désert. Les informations acceptées comme vraies par la BBC World News sont tellement biaisées en ce moment que je ne crois plus rien de ce qu’elle raconte, après lui avoir fait crédit de dire la vérité pendant plus de 60 ans. »

Elle dit avoir discuté avec un homme qui a participé à une marche à Hama l’été dernier. « Il craignait pour sa sécurité, mais on lui avait demandé de porter une rose rouge et on l’avait assuré que tout se passerait dans le calme et l’ordre et, voyant que de nombreux hommes sortis de la mosquée se joignaient à la manifestation avec leurs jeunes fils, il avait accepté. Ils marchaient seulement depuis quelques minutes, sous le regard de policiers non armés sur le côté de la rue, puis un homme à côté de lui a sorti une arme et a tiré, tuant le policier le plus proche. »

Une émeute a suivi, rapportée par les télévisions étrangères comme l’attaque de manifestants pacifiques par la police.

J’espère pouvoir en dire plus dans les semaines à venir.

Peter Hitchens

dailymail.co.uk, 9 juin 2012.

Traduit de l’anglais par Djazaïri (10.06.2012) :
http://mounadil.wordpress.com/2012/06/10/la-verite-sur-la-syrie-commence-a-transpirer/

Texte original en anglais (09.06.2012) :
http://www.dailymail.co.uk/debate/article-2156929/PETER-HITCHENS-Pop-goes-Monarchy-The-Queen-listened-Paul-McCartney—I-heard-end-Royal-Family.html

 



2 Les brèves
 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Réseau Voltaire : L’Allemagne s’oppose à une intervention militaire en Syrie.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a réaffirmé l’opposition de Berlin à une éventuelle intervention militaire étrangère en Syrie en mettant l’accent sur le fait que ce type de mesure risquerait d’embraser la totalité du Proche-Orient.

Au cours d’une rencontre à Doha le 4 juin 2012 avec l’émir du Qatar, M. Westerwelle a déclaré que le plan de paix de Kofi Annan est la meilleure option pour la solution de situation créée en Syrie. Il a également exprimé l’opposition de Berlin à la position de certains gouvernement occidentaux et arabes, dont le Qatar lui-même, qui prônent l’intervention militaire en Syrie.

« Nous nous devons d’éviter une guerre qui pourrait mettre le feu à toute la région. Vu la situation extrêmement complexe et dangereuse existant en Syrie, il ne faut pas créer de fausses perspectives et croire que nous pourrions parvenir à une solution rapide au moyen d’une intervention militaire », a-t-il déclaré avant d’entamer un périple de cinq jours au Proche-Orient.

Après le Qatar, Guido Westerwelle s’est rendu aux Émirats arabes unis, où il a eu des entretiens avec son homologue émirati, Abdulah Shaikh bin Zayed Al Nahyan.

À Abou Dhabi, le chef de la diplomatie allemande a mis l’accent sur l’importance de la prévention des troubles qui ont lieu en Syrie et qui commencent à déborder les frontières de ce pays. Il a rappelé notamment que les affrontements liés à l’affaire syrienne ont déjà gagné le Liban, où plusieurs personnes ont trouvé la mort au cours des heurts entre pro et anti-el-Assad.

 | 8 juin 2012 

Réseau Voltaire

 


2-2 IRIB :

2000 terroristes exportés vers la Syrie en provenance de la Turquie.  
Selon des sources bien informées à Idbel, au nord ouest de la Syrie plus de 2000 terroristes de différentes nationalités, armés et équipés ont réussi à franchir les frontières turco syriennes et à entrer en Syrie.

 

 

L'opération est financée par le Qatar et l'Arabie saoudite. ces terroristes sont bien entrainés dans des bases militaires sur le sol turc. Toujours selon ces sources, les hélicoptères turcs évacuent quotidiennement des mercenaires armés vers des hôpitaux de fortune dressés sur les frontières. ces derniers jours ont été marqués par une intensification sans précédent des attaques contre l'armée syrienne, attaques auxquelles les soldats ont répondu au prix de leur vie. Le bilan des pertes dans les deux rangs ne cesse de s'alourdir. A Idleb, les habitants affirment que le nombre de terroristes ne cesse d'augmenter et toutes ces évolutions se déroulent sous les yeux des observateurs internationaux qui multiplient des rencontres avec les chefs de bandes. selon Al Watan, l'axe Riyad-Doha a équipé ses mercenaires de roquettes anti blindés, de roquettes thermiques et de missiles sol-air Low.....Dans ces circonstances, peut-on parler de guerre civile? En Syrie, la guerre n'est guère civile mais occidentale....

IRIB

2/06/2012


2-3 Almanar ;

Jaafari : « le massacre d’Al-Koubeir commis par des terroristes »  

Le délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, Bachar al-Jaafari, a réitéré la disposition du gouvernement syrien à déployer tout effort pour faire réussir le plan d’Annan, soulignant que la Syrie n'épargne aucun effort pour appliquer ce qui est exigé de sa part, et accorder toutes les facilités au plan Annan et à la mission d'observateurs onusiens.
Jazeera, Arabiya et BBC diffusent de fausses images
Dans une allocution prononcée, jeudi, au cours d'une séance de l'Assemblée générale des Nations Unies destinée au dossier syrien, M. al-Jaafari a évoqué le massacre d’al-Koubeir à Hama, affirmant qu’il a été commis par des gangs terroristes.
Il a révélé que les images diffusées par certaines chaînes de télévision, dont al-Jazeera, al-Arabiya et la BBC, ne sont pas les images des victimes de ce massacre.
"Ces médias se sont habitués à diffuser des informations falsifiées avant la tenue des réunions du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale. Ces images reprennent le massacre d'al-Houla investi médiatiquement par les gangs armés avant la visite d'Annan en Syrie ", a-t-il fait noter, soulignant que les médias syriens diffuseront les vraies images de ces victimes.
"Les habitants du village ont affirmé que ces personnes armées ne sont pas originaire du village, mais ont été ramenées d'un autre village, surnommé Jreijes", a-t-il poursuivi.
Le trafic d’armes et les assassinats
M. al-Jaafari a par ailleurs évoqué le navire Lotfallah II qui avait acheminé des armes de la Libye en Syrie via le Liban et la formation par le Conseil d'Istanbul d'un nouveau rassemblement nommé " le front des révolutionnaires de la Syrie". Ce dernier déclare que "la guerre de la libération de la Syrie par les armes a commencé".
M. al-Jaafari a indiqué que certains pays qui parrainent la violence en Syrie justifient les actes des gangs terroristes armés en prétendant que c’est une réaction ou une autodéfense.
Il a dans ce contexte demandé : Si les attaques terroristes contre les villes syriennes, l'assassinat des cadres scientifiques et des pilotes, les massacres collectifs, l’explosion des raffineries, des oléoducs, gazoducs … sont de simples réactions légitimes, et l'une des formes de l'opposition pacifique ?!
Pas de problème avec l’opposition nationale
M. al-Jaafari a en outre indiqué que le gouvernement syrien tend la main de la réconciliation nationale à toutes les forces politiques non impliquées dans le bain de sang et qui rejettent toute ingérence étrangère en Syrie.
Le gouvernement n'a aucun problème avec l'opposition nationale qui revendique des réformes et rejette toute ingérence étrangère, a-t-il poursuivi.
"Le problème est avec ceux qui marchandent le sang syrien au nom du patriotisme de cette opposition". "Alors que nous constatons l'engagement officiel syrien au plan Annan, les autres parties ne cessent de semer le doute quant à l’utilité de ce plan", a-t-il souligné.

Almanar

08/06

http://www1.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=67469&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1


 

2-4 RIA Novosti

 

 : L'opposition armée se dote d'armes chimiques.

Des groupes terroristes qui s'opposent au gouvernement syrien se sont équipés d'armes chimiques en provenance de la Libye, annonce dimanche l'agence iranienne FARS se référant aux médias syriens.

Selon l'agence, des terroristes, se trouvant actuellement sur le territoire turc, s'entraînent à manier les gaz de combat. Leur objectif est de perpétrer une attaque contre la population civile et en accuser ensuite l'armée gouvernementale de la Syrie.

"Toute information publiée actuellement ou à l'avenir sur un éventuel recours à  l'arme chimique par l'armée gouvernementale syrienne ne signifiera que les terroristes ont recouru à cette arme contre la population (civile) pour en  faire porter la responsabilité à l'armée et au gouvernement syrien", annoncent les médias syriens cités par l'agence FARS.

[...]

/06/2012
RIA Novosti
  



3  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Assad: la Syrie fait face à une guerre menée de l’étranger.  

Le président syrien Bachar al-Assad,  a affirmé dimanche que son pays faisait face à un plan de destruction et à une guerre menée de l'étranger, soulignant  sa détermination à en finir avec la révolte..
Dans une allocution prononcée ce Dimanche  à l'ouverture de la 1ère session législative de la nouvelle Assemblée du peuple, le président al-Assad a tenu en premier lieu a  rendre hommage à tous les martyrs innocents, civils ou militaires, leur affirmant que leur sang ne va pas en vain,  qualifiant de "barbares" les auteurs du massacre de Houla.
Il a souligné que ceux ayant commis le carnage de Houla (centre), dans lequel 108 personnes dont 49 enfants ont été massacrés le 25 mai, étaient des "monstres".
Il a dit que son régime avait "essayé tous les moyens politiques" mais ajouté que ces efforts étaient vains "car nous faisons face à une véritable guerre menée de l'étranger et les moyens de l'affronter sont différents".
M. Assad a aussi écarté tout dialogue avec les opposants liés à l'étranger, en allusion notamment au Conseil national syrien, la principale composition de l'opposition, basé à l'étranger.
M. Assad a souligné que les responsables selon lui du "terrorisme ne sont pas intéressés par le dialogue ou les réformes. Ils sont chargés d'une mission et ne s'arrêteront que s'ils accomplissent cette mission ou si nous arrivons à
les arrêter".  
"La Syrie est ouverte à tous les Syriens quelles que soient leurs opinions mais le terrorisme ne peut faire partie du processus politique et nous devons lutter contre le terrorisme pour guérir la nation. Nous allons continuer à faire face avec vigueur au terrorisme", a-t-il ajouté.   
"Il n'y aura pas de compromis dans la lutte contre le terrorisme et ceux qui le soutiennent", a dit le président syrien, qui ne reconnaît pas le mouvement de contestation, assimilé au "terrorisme". "La sécurité de la nation est une une ligne rouge", a-t-il poursuivi.
  
"Nous allons continuer à faire front au terrorisme tout en ouvrant la porte à ceux qui n'ont pas porté les armes", a poursuivi le président syrien.
Le président Bachar al-Assada affirmé que les circonstances délicates que traversent le pays exigent davantage d'hardiesse, de fermeté et de sens de responsabilité.
Le président al-Assad a insisté qu'"avec les réformes nous affrontons une grande partie de l'offensive contre la Syrie et nous construisons un barrage face aux convoitises régionales et internationales".
Passant à l'assemblée du peuple, le président al-Assad a souligné que "la concentration sur le rôle de contrôle de l'Assemblée du peuple ne doit pas laisser tomber son rôle de partage avec l'autorité exécutive".
Et d'ajouter: "Mener les élections de l'Assemblée du peuple à leur date fixe,  a porté un coup à ceux qui avaient voulu que la Syrie se ferme et retourne des décennies en arrière".

03/06/2012

Al Manar


3-2 Clearing House : Les mensonges des interventionnistes US et Occidentaux tuent aussi !

Tel que le présente Clearing House, dans son article publié le 2 Juin et traduit ci-dessous. Nous nous permettons de le faire suivre de quelques remarques parce qu’il semble que certaines vérités désormais incontestables lui auraient échappé, alors qu’il nous en révèle d’autres, que certains cherchent à étouffer, dénigrent, ou ne veulent pas entendre [NdT].

La mort d’environ 100 personnes - en majorité des femmes et des enfants - au cours du week-end est un rappel salutaire d'une vérité éternelle que les dirigeants occidentaux semblent ignorer : DES GENS SE FONT TUER DANS LES GUERRES ! Dans le cas de la Syrie : les deux camps impliqués dans la guerre civile

 [1] en cours semblent partager la responsabilité de ces décès [2]. Et bien que ceux qui appuient sur les gâchettes de part et d’autre soient responsables, le fil directeur conduit aussi à la Grande-Bretagne et David Cameron, aux dirigeants de l'ONU, à John Mc Cain, à Lindsey Graham, à Barack Obama, et surtout à Hillary Clinton et Susan Rice. Ces interventionnistes ont mené une action efficace pour empêcher le régime [3] syrien légitime de rétablir l'ordre dans le pays, et ont encouragé les dissidents syriens à fournir de la chair à canon pour ce qui est devenu un face à face entre l'armée d’Al-Assad [4] et des militants islamistes aidés par Al-Qaïda, armés et financés par les Jordaniens, les Turcs, les Saoudiens, et d'autre tyrans du Golfe. En Bref, l'intervention occidentale a fait en sorte que le désordre s’installe dans la durée pour qu’il murisse et aboutisse à la guerre civile à laquelle nous assistons aujourd’hui.

 

Mais qu’ont donc jamais fait les Syriens aux États-Unis pour mériter que Washington décide de manipuler un conflit interne en Syrie et évincer Al-Assad ? Encore mieux, que peuvent donc faire les Syriens pour nuire aux États-Unis ? Bien que depuis 40 ans, Washington, quel que soit le parti aux commandes, ait sinistrement prêché aux Américains les dangers qui les guettaient face au « mal » qu’est la Syrie, un rapide coup d'oeil sur la carte montre l’absurdité d’une telle affirmation. En quelques minutes, un observateur non particulièrement averti trouverait le petit État syrien parmi les « Pays du Levant » et, il ou elle pourrait être excusé en cas d’hésitation entre un véritable État-nation ou une simple tache d'encre. Entourée par Israël doté de son arme nucléaire, par la Turquie considérée comme une puissance, et un monde sunnite qui aimerait débusquer, écarteler et rôtir Al-Assad, sa famille, et tous les Alawites du pays sur la broche réservée aux hérétiques, la Syrie d'aujourd'hui ne fait rien d’autre que tenter de survivre au milieu d’un voisinage difficile. Les Américains peuvent dormir tranquilles car malgré les mensonges sur la prétendue "menace syrienne" de Mme Clinton, Mc Cain, et les divers consuméristes d'Europe, au bord de la faillite, ni Milwaukee, ni Portland ne verront jamais la puissante armée syrienne marcher le long de leurs boulevards verdoyants.

 

Depuis bien longtemps, les menaces belliqueuses de Washington ont pour but le financement des campagnes électorales des deux partis politiques qui se sont mis à la remorque de la propagande anti-syrienne faite par Israël et la cinquième colonne de citoyens américains menée par l’AIPAC. [NB: L’ironie du sort fait que la corruption délibérée du Congrès américain et du système politique US par l’AIPAC a toujours été une bien plus grande menace pour l'Amérique que la Syrie]. Aujourd’hui, il se trouve que les Syriens armés par la Russie sont peut-être devenus une menace pour Israël et son expansionnisme permanent en territoire palestinien. Ceci reste une menace pour Israël, sans jamais en être une pour les États-Unis, mais les dirigeants américains qui ont parlé et dépensé continuent de parler et de dépenser, comme si les Marines syriens - s'il y en avait - allaient bientôt débarquer sur les plages des Hamptons, ruinant les vacances de beaucoup de célébrités hollywoodiennes, certes cocaïnomanes, mais contributrices à leurs campagnes.

 

Compte tenu de la réelle capacité d'Israël et de sa cinquième colonne US à déterminer et à contrôler la politique américaine à l’égard du monde islamique, la soi-disant menace syrienne reste au centre des préoccupations, jusqu'à ce que le printemps arabe ait déclenché une démence fatale susceptible de détruire Israël et d’entraîner les États-Unis et ses alliés dans un choc des civilisations avec le monde islamique dont ils sortiront perdants. Cette démence fatale se ressent dans les mots et - pour leur laisser le bénéfice du doute - dans les pensées de Mme Clinton, Obama, Mme Rice, John McCain, Cameron, et Graham qui affirment que le printemps arabe installerait, à coup sûr, une démocratie laïque dans l'ensemble du monde arabe et islamique. Ceci, alors que les partis islamiques ont gagné toutes les élections depuis que le régime tunisien est tombé - les Egyptiens étant sommés de choisir entre les islamistes et l'armée de tyrans et ex-assistants de Moubarak - Mme Clinton insiste à dire que la démocratie laïque est en marche. C’est le cas, mais uniquement dans les cerveaux imperméables à la réalité de la Secrétaire d'Etat et de certains instruits (?) de l’Ivy-League, leaders en matière de politique et de médias.

 

Comme la guerre civile syrienne s'éternise et s'intensifie du fait du soutien accordé par les interventionnistes US-Occidentaux aux Saoudiens qui financent et arment les moudjahidines déjà à pied d’oeuvre en Syrie, plus ceux en cours d’entrainement pour les rejoindre et créer de nouveaux fronts, nous allons sans doute nous faire servir encore plus de mensonges à propos d’une Syrie menaçante pour les États-Unis. Nous allons aussi en apprendre davantage sur la menace syrienne pour Israël, mais ce qui était hier un mensonge sera aujourd’hui une vérité pour Mme Clinton et Cie qui, forts de leur foi quasi marxiste-léniniste en l’inévitable triomphe de la démocratie, auront aidé Al-Qaïda et les Saoudiens à atteindre ce qu'ils n’auraient jamais pu atteindre tous seuls ! Et c’est ainsi que, de l'Atlantique à l'océan Indien, s’enracineront progressivement des régimes sunnites et militants !

Et pour finir, l'intervention occidentale sous direction US, en Syrie, apportera ce que ce type d’intervention apporte toujours lorsqu’il s’agit du monde musulman : mensonges et tromperies du gouvernement, plus de morts parmi les Syriens, plus de taxes pour les contribuables américains du fait de ce qui aura été inutilement dépensé sur les Israéliens et autres étrangers, plus de haine de la part des musulmans à l’égard du gouvernement des États-Unis, et une aggravation du choc des civilisations qui fera que Washington poussera à encore plus de restrictions des libertés civiles en un effort futile pour conjurer une éventuelle défaite.

C’est cher payé pour nous, cher payer la fureur de nos dirigeants pour qu’ils interviennent au nom de la démocratie dans des pays qui ne valent pas la vie d’un seul américain ou d’un dollar US.

Michael Scheuer F.

Michael Scheuer F. est un ancien officier de renseignement de la CIA, blogueur américain, historien, critique de politique étrangère, et analyste politique,

02/06/2012

Article original : Clearing House

http://www.informationclearinghouse.info/article31488.htm

Article traduit de l’anglais par Mouna Alno-Nakhal [Biologiste]

Remarques

 [1]

Concernant la Syrie, parler de guerre civile est plus que contestable. Ce n’est ni dans la tradition, ni dans l’éducation de ses citoyens qui sont d’abord et avant tout des « Syriens ». Dans le cas contraire, on ne voit pas pourquoi les saoudi- occidentalo-US auraient besoin de recruter des « moudjahidines » venus de tous les coins et recoins du monde, comme semble l’admettre Monsieur Scheuer lui-même. La guerre civile est l’une des armes les plus meurtrières des « interventionnistes », censée faire imploser la Syrie… Maintenant, qu’il y ait quelques tordus syriens vendus ou égarés… nul n’est parfait !

Les grandes puissances veulent la guerre civile en Syrie mais ne parviennent pas à l’imposer

http://www.silviacattori.net/article2489.html

[2]

Parler de responsabilité partagée alors que les preuves s’accumulent démontrant que ni le gouvernement syrien, ni l’armée, ne sont responsables « des massacres » perpétrés dans la région de Houla pourrait s’expliquer par le fait que l’auteur a rédigé son article au moment de l’annonce de cette effroyable tragédie, puisque la déclaration présidentielle adoptée par le Conseil de Sécurité des Nations Unis a condamné le massacre mais n’a pas désigné de coupable. Une autre explication viendrait du fait que Monsieur Scheuer ne serait pas fin connaisseur des « Pays du Levant », contrairement à Monsieur Alistair Crooke qui met l’accent sur l’improbabilité de tels comportements en Syrie et dans sa région. Enfin, Monsieur Scheuer nous ayant expliqué que Saoudiens-Occident-US oeuvrent de concert pour renverser Al-Assad plutôt menacé que menaçant… le doute devrait disparaître devant l’évidence.

VIDEO: Pointblank Massacre: Massive Fallout from Houla Killings

http://tv.globalresearch.ca/2012/06/pointblank-massacre-massive-fallout-houla-killings

[3]

Concernant l’armée dite d’Al-Assad, il s’agit de l’ « Armée arabe syrienne » et son titre officiel est « Houmat’ el-diyari » ou « Défenseurs de la patrie ».

[4]

La Syrie est un État souverain, doté d’un « gouvernement » qu’il est inutile de désigner par le terme « régime », témoin en est cette vidéo :

Discours du Président Al-Assad inaugurant la session parlementaire du 03/06/2012.

http://www.youtube.com/watch?v=snus127fEbs

[5]

Pour le dollar US… sans commentaires ! Bref, ce texte heurte, autant le citoyen US que le citoyen syrien, mais il n’est peut-être pas inutile car il démontre que le gouvernement US aura sans doute bien du mal à convaincre de ses intentions démocrates et humanistes !


3-3 Telesur

 : Les pays de l'Alba rejettent un projet de résolution de l'ONU contre la Syrie.

 

La représentation de l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA), auprès du Conseil des Droits Humains des Nations Unies a rejeté un projet de résolution, qui est en train de se discuter lors de la session extraordinaire.

"Le projet reflète les prétentions d'interférer dans les affaires intérieures de la Syrie, sans contribuer au dialogue et sans chercher la paix", a dit le représentant au nom des gouvernements de Bolivie, Cuba, Equateur, Nicaragua et Venezuela. "L'ALBA dit que le projet manque d'équilibre et établit des précédents négatifs quant à la coopération en matière de droits humains, qui devrait être la base des travaux de ce Conseil". Les pays de l'ALBA déclarent ne pas accepter que ces évenements lamentables servent de prétexte pour une intervention étrangère, au nom de la soi-disant ptotection des vies humaines. Nous faisons un appel urgent à cesser immédiatement les violances en Syrie, de la part de toutes les parties. Nous réitérons notre solidarité avec le gouvernement et le peuple syrien dans cette épreuve difficile qu'ils traversent. Nous sommes préoccupés de voir se répéter les mêmes processus d'interférences déjà employés par des puyissances étrangères en Libye. Nous exprimons notre préoccupation pour les pertes de vies humaines innocentes, dans n'importe quelle partie du monde et condamnons énergiquemzent l'assassinat de plus de cent personnes à Houla, femmes et enfants en majorité".

Le communiqué de l'ALBA appelle à réaliser une enquête exhaustive sur ces crimes et exige que ses auteurs soient poursuivis en justice. "Nous valorisons les avancées du gouvernement syrien pour prêter attention aux exigences légitimes qui s'expriment pacifiquement, et le programme gouvernemental de réformes , ainsi que la volonté du gouvernement de mettre en oeuvre le Plan de paix de Koffi Annan" . Il exprime également sa confiance dans le peuple syrien pour résoudre ses problèmes, sans ingérence étrangère "qui provoquerait de graves conséquences pour la paix mondiakle et spécialement dans cette région du Moyen orient. Nous insistons sur l'importance du respect de la souveraineté et l'intégrité territoriale et l'autodétermination auxquelles le peuple syrien a droit".

2.6.2012

Info de Telesur,


 

 


 


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



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18/06/2012

n°530- Les Dossier d'Irak --17/06/09 : Les enfants de Fallujah : l’hôpital des horreurs


n°530- Les Dossier d'Irak --17/06/09  : Les enfants de Fallujah : l’hôpital des horreurs



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n°530                            17/06/09

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Les Dossiers d'Irak" est visible  sur ...

a) sur mes  blog : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

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b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

f) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

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Sommaire :

1 Dossier & Point de vue

1-1 Robert FISK : Les enfants de Fallujah : l’hôpital des horreurs.

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Robert Fisk : Les enfants de Falloujah : l’histoire de Sayef.

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Lutte-ouvrière : La guerre américaine pour le pétrole n’en finit pas…

3-2 Manlio Dinucci : L'art de la guerre : Ceux qui nous défendent des atrocités.



1 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

1-1 Robert FISK : Les enfants de Fallujah : l’hôpital des horreurs.

Reportage spécial : Deuxième jour : Mort-nés, invalidités, difformités trop bouleversantes pour être décrites - ce qui se cache derrière la souffrance à l’Hôpital Général de Fallujah.

 Les images s’affichent sur l’écran du premier étage de l’Hôpital Général de Fallujah. Et aussitôt le bureau de l’administrateur Nadhem Shokr al-Hadidi devient l’antichambre des horreurs. Un bébé avec une énorme bouche difforme. Un enfant dont une partie de la colonne vertébrale jaillit hors du corps. Un bébé qui a un énorme et horrible oeil de Cyclope. Un autre bébé qui n’a qu’une demi-tête, mort-né comme les autres, le 12 juin 2009. Encore une autre image apparaît sur l’écran : date de naissance 6 juin 2009, c’est un tout petit bébé qui n’a que la moitié d’un bras, pas de jambe gauche et pas de parties génitales.

"Il y en a tout le temps désormais" dit Al-Hadidi et une doctoresse entre dans la pièce et jette un coup d’oeil à l’écran. Elle a mis au monde certains de ces bébés mort-nés. "Je n’ai jamais rien vu de pareil dans toutes mes années de pratique" dit-elle à voix basse. Al-Hadidi parle au téléphone, accueille de nouveaux visiteurs dans son bureau, nous offre du thé et des biscuits pendant que les horribles images continuent de défiler sur l’écran. J’ai demandé à voir ces photos pour m’assurer que les bébés mort-nés, les difformités étaient réels. Car il y a toujours un lecteur ou un spectateur pour dire que c’est de la "propagande"." 

Mais ces photos épouvantables en sont la preuve accablante. Le 7 janvier 2010, un bébé avec une peau jaune et fanée et des bras difformes. Le 26 avril 2010, un bébé avec une masse grise sur le côté de la tête. Un docteur près de moi parle de "tétralogie de Fallot", un déplacement des gros vaisseaux sanguins. Le 3 mai 2010 : une créature qui ressemble à une grenouille et dont - selon le docteur de Fallujah qui vient d’entrer dans la pièce - tous les organes essaient de sortir du corps".

C’en est trop. Ces photos sont trop horribles. On ne peut pas garder les yeux dessus tant on est submergé par la peine et l’émotion - et que dire des pauvres parents ! On ne peut tout simplement pas les publier.

Les docteurs de Fallujah ont une attitude très digne. Ils savent que nous savons ce qui est arrivé. En vérité nous ne faisons pas une découverte. D’autres correspondants - dont mon collègue Patrick Cockburn - ont déjà fait des reportages sur la tragédie des enfants difformes de Fallujah. Ce qui est honteux, c’est qu’il n’y ait pas d’enquête sur les causes de ces difformités. Une doctoresse de Fallujah, une obstétricienne formée en Angleterre - qu’elle a quitté il y a 5 mois - qui a acheté à ses propres frais un scanner de £79000 pour sa clinique privée pour détecter les anomalies congénitales avant la naissance, se présente et me demande pourquoi le ministère de la Santé à Bagdad ne diligente pas une enquête approfondie sur les bébés difformes de Fallujah.

"Je suis allée voir le ministre" me dit-elle. "Ils m’ont répondu qu’il allait y avoir une commission. Je suis allée parler à la commission. Mais ils n’ont rien fait. Je n’arrive même pas à obtenir une réponse." Puis 24 heures plus tard, la même jeune femme a envoyé un message à un de mes amis, un docteur irakien, pour lui demander de ne pas mentionner son nom.

Si le nombre de bébés mort-nés à Fallujah est une honte, le personnel médical de l’Hôpital Général de Fallujah prouve son honnêteté en demandant sans arrêt aux gens de ne pas sauter aux conclusions. 

"J’ai mis ce bébé au monde" dit l’obstétricienne en montrant une photo sur l’écran. "Je ne crois que cela ait un rapport avec les armes étasuniennes. Les parents étaient consanguins. Les mariages tribaux consanguins sont courants ici. Mais il faut se rappeler que si des femmes accouchent chez elles de bébés mort-nés, elles ne nous le disent pas et les bébés sont enterrés sans que nous connaissions leur nombre".

Les photos continuent à défiler sur l’écran. Le 19 janvier 2010, un bébé aux membres atrophiés, mort-né. Le 30 octobre 2010, un bébé avec la lèvre et le palais fendus, encore vivant, un trou dans le cœur, un défaut sur le visage, qui a besoin d’échocardiographie. "Un palais et une lèvre fendus sont des anomalies congénitales courantes", dit la doctoresse Samira Allani tout bas. "Mais c’est leur augmentation qui est alarmante". La doctoresse Allani a écrit un article scientifique sur "L’augmentation des anomalies à la naissance". Selon l’étude, les anomalies cardiaques congénitales, "ont atteint un niveau record" en 2010. 

Les chiffres continuent d’augmenter. D’ailleurs pendant que nous parlons une infirmière apporte un message au Dr Allani. Nous nous dirigeons immédiatement vers un incubateur près de la salle d’accouchement. Dans l’incubateur il y a un petit bébé de 24 jours. Zeid Mohamed est encore trop petit pour sourire mais il dort et sa mère le regarde à travers la vitre. Elle m’a autorisé à voir son bébé. Son père est un agent de sécurité et le couple est marié depuis trois ans. Il n’y pas d’antécédents familiaux de malformations congénitales. Mais Zeid n’a que quatre doigts à chaque main.

Dans les dossiers informatiques du Dr Allani il y a des centaines de Zeid. Elle demande à un autre docteur d’appeler d’autres parents. Accepteraient-ils de parler à un journaliste ? "Ils veulent savoir ce qui est arrivé à leurs enfants" me dit-elle. "Ils méritent qu’on le leur dise". Elle a raison. Mais ni les autorités irakiennes, ni les Etasuniens, ni les Anglais - qui étaient aussi impliqués dans le second combat de Fallujah où ils ont perdu quatre hommes - ni aucune des principales ONG ne semble capable ou désireuse de les aider. 

Quand les docteurs réussissent à obtenir des fonds pour ouvrir une enquête, ils se tournent parfois vers des organisations qui ont clairement leur propre agenda politique. Pour ses recherches, le Dr Allani par exemple a reçu des fonds de "la Fondation du Kuala Lumpur pour criminaliser la guerre" un organisme qui a peu de chance d’innocenter les armes étasuniennes utilisées à Fallujah. Ceci aussi fait partie de la tragédie de Fallujah. 

L’obstétricienne qui a demandé l’anonymat parle du manque d’équipement et de formation. « Les anomalies chromosomiques -comme le syndrome de Down- ne peuvent pas être corrigées avant la naissance. Mais une infection foetale, on pourrait la traiter et la guérir en prélevant un échantillon de sang au bébé et à la mère. Malheureusement il n’y a pas de laboratoire équipé pour cela ici. Une transfusion de sang suffirait pour régler ce problème. Bien sûr cela ne répondra pas à toutes nos questions : Pourquoi y a-t-il une augmentation de fausses couches ici, pourquoi de plus en plus de bébés mort-nés, pourquoi de plus en plus de prématurés ? »

Le docteur Chris Busby, professeur associé à l’Université d’Ulster qui a étudié plus de 5000 cas à Fallujah reconnaît qu’on ne sait pas exactement ce qui a causé les malformations et les cancers. "Des gens ont dû être exposés à quelque chose qui a provoqué des mutations génétiques en 2004 quand les attaques ont eu lieu," a-t-il écrit il y a deux ans. Le rapport du Dr Busby auquel ont contribué Malak Hamdan et Entesar Ariabi, montre que le taux de mortalité des bébés à Fallujah est de 80 pour mille alors qu’il est de 19 en Egypte, de 17 en Jordanie et de seulement 9,7 au Koweït.

Un autre docteur de Fallujah me dit que la seule aide qu’ils aient reçue d’Angleterre est celle du docteur Kypros Nicolaides, le responsable du département des soins néonatals de King’s College Hospital. Il dirige une oeuvre de charité, la Foetal Medicine Foundation, qui a déjà formé un docteur de Fallujah. Je l’appelle. Il est fou de rage. 

« Pour moi, le plus criminel dans tout ça, - dans toute cette guerre - c’est que les gouvernements anglais et étasuniens n’ont pas été fichus d’aller à Woolworths (enseigne de supermarchés - NdR) acheter des ordinateurs pour recenser les victimes de la guerre d’Irak. Un article publié dans le Lancet estime que leur nombre s’élève à 600 000. Mais la puissance occupante n’a pas eu la décence de mettre 500 dollars dans un ordinateur pour pouvoir dire "ce corps a été apporté aujourd’hui et son nom est untel".

Aujourd’hui on a un pays arabe où le nombre de malformation et de cancers est supérieur à celui d’Europe et on a besoin d’une étude épidémiologique sérieuse. Je suis sûr que les Etasuniens ont utilisé des armes qui ont causé ces malformations. Mais le gouvernement actuel de l’Irak n’est pas à la hauteur et il n’y a pas d’étude. C’est très facile de ne rien faire - et il n’y a qu’un professeur fou et compatissant comme moi à Londres pour essayer de faire quelque chose. »

Dans le bureau de al-Hadidi, les photos continuent de défiler, indescriptibles. Comment décrire un nourrisson mort qui n’a qu’une jambe et dont la une tête est quatre fois plus grosse que le corps ?

 (The Independent)

Robert FISK

11 mai 2012

Pour consulter l’original : http://www.independent.co.uk/opinion/commentators/fisk/rober...

Traduction : Dominique Muselet
URL de cet article 16661
http://www.legrandsoir.info/irak-les-enfants-de-fallujah-l-hopital-des-horreurs-the-independent.html.



2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Robert Fisk :Les enfants de Falloujah : l’histoire de Sayef.

Reportage spécial.

Première journée : Les obus au phosphore qui ont dévasté cette ville ont été largués en 2004.

Mais les enfants qui naissent aujourd’hui sont-ils aussi des victimes de la sale guerre américaine ?

Le petit Sayef, âgé de 14 mois, dans les bras de son papa Mohamed

Pour le petit Sayef, il n’y aura pas de Printemps Arabe. Il a juste 14 mois et il est couché par terre sur un mauvais matelas couvert d’une couverture rouge ; il pleure de temps en temps, sa tête a deux fois la taille normale et il est aveugle et paralysé. Sayeffedin Abdulaziz Mohamed - c’est son nom complet- a un doux visage sous son énorme tête et il paraît qu’il sourit quand d’autres enfants lui rendent visite et quand des famille irakiennes du voisinage entrent dans la pièce.

Mais il ne connaîtra jamais l’histoire du monde qui l’entoure, il ne jouira jamais des libertés du nouveau Moyen-Orient. Il ne peut bouger que ses mains et ne peut consommer que du lait parce qu’il ne peut pas avaler. Il est déjà trop lourd pour que son père puisse le porter. Il vit dans une prison dont les portes ne s’ouvriront jamais.

Il est aussi difficile de faire ce genre de reportage que de comprendre le courage de sa famille. Beaucoup des familles de Fallujah dont les enfants sont nés avec ce que les docteurs appellent des "anomalies de naissance congénitales" préfèrent ne pas ouvrir leur porte aux étrangers parce qu’ils ont honte de leurs enfants au lieu de les voir comme la preuve éventuelle que quelque chose d’atroce s’est produit ici suite aux deux grandes batailles étasuniennes contre les opposants dans la ville en 2004 et un autre conflit en 2007.

Après avoir d’abord nié l’usage d’obus au phosphore pendant la seconde bataille de Fallujah, les forces étasuniennes ont fini par admettre qu’elles en avaient largué sur des bâtiments de la ville. Des reportages indépendants ont fait état d’un taux de malformations à la naissance à Fallujah beaucoup plus haut que dans le reste de l’Irak, sans parler des autres pays arabes. Personne, évidemment ne peut fournir la preuve incontestable que ce sont les munitions américaines qui ont causé la tragédie de Fallujah.

Sayef vit -c’est peut-être quand même le mot juste- dans le quartier al-Shahada de Fallujah dans une des rues les plus dangereuses de la ville. A notre arrivée nous voyons des flics - qui sont des musulmans sunnites comme tous les citoyens de Fallujah - devant la porte de la maison de Sayef avec leurs armes automatiques mais deux de ces hommes en uniforme armés entrent avec nous et sont visiblement émus par le bébé impuissant allongé par terre ; ils hochent la tête en signe d’incrédulité et de découragement. Mohammed, le père de Sayef, refuse, lui, de se laisser décourager.

« Je pense que tout cela vient de l’usage du phosphore par les Américains pendant les deux batailles, » dit-il. « J’ai entendu parler de tant de cas de malformations à la naissance chez les bébés. Il y a forcément une raison. La première fois que j’ai emmené mon bébé à l’hôpital pour la première fois, j’ai vu des familles qui avaient exactement les mêmes problèmes. »

Des études ont montré que depuis les batailles de Fallujah de 2004 on a recensé une augmentation importante du taux de mortalité et de cancer infantile à Fallujah ; Selon le dernier rapport, parmi les auteurs duquel se trouve un médecin de l’Hôpital Général de Fallujah, 15% des enfants nés à Fallujah souffrent de malformations congénitales.

« Mon fils ne peut pas soutenir sa tête, » dit Mohamed, en caressant la tête disproportionnée de son fils. « Il ne peut bouger qu’une seule main. Nous devons le nourrir au biberon. Il ne peut pas avaler. Parfois il ne peut même pas boire de lait et nous devons l’emmener à l’hôpital pour le mettre sous transfusion. Il était aveugle à la naissance. De plus, les reins de mon pauvre petit bonhomme ne fonctionnent plus. Il s’est paralysé. Il ne peut pas bouger les jambes. Il est aveugle à cause de l’hydrocéphalie. »

Mohamed prend les jambes inutiles de Sayef et les bougent doucement de haut en bas. « Après sa naissance, j’ai emmené Sayef à Baghdad pour le faire examiner par les meilleurs neurochirurgiens. Ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient rien faire. Il avait un trou dans le dos qui a été fermé et un trou dans la tête. La première opération n’a pas réussi. Il a eu une méningite. »

Mohamed et sa femme ont dans les 35 ans. A la différence de beaucoup de familles tribales du secteur, ils ne sont pas consanguins et leurs deux filles, qui sont nées avant les combats de Fallujah, sont en parfaite santé. Sayef est né le 27 janvier 2011. « Mes deux filles aiment beaucoup leur petit frère, » ajoute Mohamed « et même les docteurs l’aiment bien. Tout le monde s’occupe de lui. Le docteur Abdul-Wahab Saleh a été merveilleux, sans lui Sayef ne serait pas en vie. »

Mohamed travaille pour une entreprise de matériel d’irrigation, son salaire est de seulement 100 dollars par mois et sa famille l’aide financièrement. Il n’était pas à Fallujah pendant le conflit et quand il est rentré après la seconde bataille, on avait fait sauter sa maison ; il a reçu de l’argent pour reconstruire sa maison en 2006. Il ne cesse de regarder Sayef tout en nous parlant et puis il le prend dans ses bras.

« Chaque fois que je le regarde, j’ai le cœur qui flanche, » dit-il les yeux pleins de larmes. « Je me demande ce qu’il va devenir. Il est de plus en plus lourd. C’est de plus en plus difficile de le porter. » Je demande alors qui est responsable du calvaire de Sayef. Je m’attends à ce qu’il se mette à injurier les Américains, le gouvernement irakien, le ministère de la santé. Les habitants de Fallujah sont décrits dans toute la presse mondiale comme des « pro-terroristes » et anti-Occidentaux depuis le meurtre et la crémation des quatre mercenaires américains en 2004 - l’évènement qui a déclenché les attaques sur Fallujah au cours desquelles près de 2000 Irakiens, civils et opposants, ont été tués en même temps que 100 soldats étasuniens.

Mais Mohamed reste un moment silencieux. Il n’est pas le seul père à nous avoir montré son fils difforme. « Je ne compte que sur l’aide de Dieu » dit-il. « Je ne demande à personne d’autre de m’aider. » Ce qui prouve, à mon sens, que Fallujah, loin d’être une ville de terroristes, compte de très braves gens.

Un peu d’histoire

La première bataille de Fallujah en avril 2004, a consisté en un siège d’un mois qui n’a pas permis aux forces étasuniennes de prendre la ville, considérée comme un bastion insurgé. La seconde attaque en novembre a rasé la ville. Une controverse a fait rage sur l’emploi possible d’obus au phosphore par les troupes étasuniennes. Une étude de 2010 fait état d’une augmentation du taux de mortalité, cancers et leucémies infantiles à Fallujah supérieur à celui constaté parmi les survivants de la bombe atomique larguée sur Hiroshima et Nagasaki.

mardi 8 mai 2012 - 07h:44

Robert Fisk

Lire également :

  « Falloujah, c’est pire qu’Hiroshima » - 24 juillet 2010
  
« Je ne cesse de penser à Falloujah » - 14 avril 2009

25 avril 2012 - The Independent - Pour consulter l’original :
http://www.independent.co.uk/opinio...
Traduction : Info-Palestine.net - Dominique Muselet

Traduction : Dominique Muselet



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Lutte-ouvrière : La guerre américaine pour le pétrole n’en finit pas…

Le texte ci-dessous est la traduction d’un article du groupe trotskyste américain The Spark, publié dans leur revue trimestrielle Class Struggle, n°73 de février-mars 2012, quelques semaines après qu’Obama eut annoncé le retrait complet des troupes américaines d’Irak et le « succès complet » de leur mission !

L’article revient sur les raisons de cette guerre et sur les objectifs de l’impérialisme américain, qui n’ont rien à voir avec les discours officiels.

 Bagdad, comme toutes les principales villes irakiennes, est le théâtre d’attentats meurtriers et sans fin...

Les Etats-Unis ont réussi là un joli travail de démolition de toute une nation.

À la fin du mois de décembre, le président Obama a annoncé la fin de l’occupation de l’Irak et de la terrible guerre de neuf années menée par les États-Unis. Essayant de dresser un tableau flatteur de la guerre, il n’hésita pas à la qualifier de « réussite remarquable ». Obama a même promis aux soldats américains de retour d’Irak que « toutes les batailles et les morts, le sang et la reconstruction, la formation et le partenariat ont tous permis d’atteindre le succès actuel... Nous laissons derrière nous un Irak souverain, stable et autonome, disposant d’un gouvernement représentatif et élu par son peuple. »

La description d’Obama n’a rien à voir avec la réalité de cette guerre ou avec la situation en Irak. Les États-Unis ne quittent pas l’Irak, le gouvernement américain a seulement remplacé ses propres troupes par une importante armée de mercenaires payée par lui. En octobre, Jason Caffetz, élu républicain de l’Utah à la Chambre des représentants, a ainsi décrit « une forte augmentation du personnel des sociétés militaires privées en Irak : 17 000 personnes et 5 500 employés dans le secteur de la sécurité privée ». D’autres estiment le nombre de ces mercenaires à 35 000, nombre qui serait appelé à croître encore à l’avenir. L’ambassade américaine à Bagdad, qui se situe dans l’enclave fortifiée de la Zone verte (Green Zone), est devenue de loin la plus grande ambassade au monde, se transformant en une petite ville de 17 000 employés, mercenaires, membres des forces de sécurité,etc. Le département d’État américain [1] dirige également trois autres grands centres : un à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, un à Bassora, le port principal du sud riche en pétrole, et un à Kirkuk, situé dans la très convoitée région du nord riche en pétrole. Les États-Unis possèdent sept installations supplémentaires à travers le pays. Cela fait ainsi un total de onze sites opérationnels, qui sont autant de centres nerveux, de bases autonomes fortifiées installées aux points stratégiques.

Selon le New York Times (30novembre 2011), l’armée américaine maintient officiellement quelques centaines de soldats comme « formateurs » ou « conseillers » sous l’autorité de l’Office of Security Cooperation (OSC) pour assurer « dans une très large mesure, la continuité de la relation américano-irakienne en matière de sécurité ».

De manière non officielle, un grand nombre de forces spéciales et d’agents de la CIA travailleront sous le commandement unifié des opérations spéciales (Joint Special Operations Command) comme l’a reconnu l’ambassadeur américain James Jeffrey au cours d’une interview télévisée avec Ted Koppel [2] le 12décembre 2011.

En outre, les États-Unis renforcent un contingent déjà fort de 40 000 soldats dans les autres pays du golfe Persique (sans inclure les troupes postées en Afghanistan). En décembre, par exemple, l’armée américaine a augmenté de 4 000 le nombre de soldats installés au Koweït, petit pays frontalier de l’Irak, qui s’élève ainsi à 27 000. Un nombre incalculable d’avions et de missiles américains peuvent bombarder l’Irak à tout moment, en partant de la cinquième flotte de l’US Navy qui patrouille dans le golfe Persique ou de l’une des bases militaires aériennes américaines situées dans les pays voisins de l’Irak.

En d’autres termes, les États-Unis ont simplement changé de façon d’intervenir militairement. Le Wall Street Journal du 10décembre 2011 a précisément relevé ce fait en titrant : « L’Irak vers une nouvelle et large emprise des États-Unis ». Dans cet article, le journal décrit comment « l’implication des États-Unis est tout sauf interrompue. À la place de l’armée, c’est le département d’État qui assumera un nouveau rôle à une échelle sans précédent ». Les soldats américains sont désormais considérés comme des « employés » du département d’État.

Quant aux vantardises d’Obama qui prétend que la guerre des États-Unis a amené la « stabilité » en Irak, elles seraient risibles si la situation n’était pas si tragique. Les propres données accessibles du gouvernement américain montrent à quel point l’Irak demeure un des pays les plus violents et les plus dangereux de la planète. Près de 30% des attentats terroristes dans le monde se produisent en Irak. La violence en Irak serait même plus élevée qu’en Afghanistan si l’on en croit le Rapport trimestriel de l’inspecteur général spécial pour la reconstruction irakienne (Quarterly Report of the Special Inspector General for Iraq Reconstruction, 30octobre 2011).

Cette violence s’aggrave même. Le 23décembre, une série d’explosions a frappé Bagdad, détruisant des écoles, des marchés, des appartements, tuant au moins 67 personnes et en blessant 185 autres. Ce fut la journée la plus meurtrière depuis plus d’un an. Le 2janvier, le bilan a été encore pire avec 72 tués à Bagdad dans une autre série d’explosions.

À cela, il faut encore ajouter les luttes de pouvoir au sommet du gouvernement, qui contribuent certainement à accroître les conflits ethniques et religieux dans la société irakienne. Juste après le départ du dernier convoi de soldats américains d’Irak le 18décembre, Maliki, le chef du gouvernement de coalition irakien, s’est attaqué à des membres de son propre cabinet, ceux qui appartenaient au plus grand parti de sa coalition, parti qui avait obtenu plus de votes que le propre parti de Maliki aux dernières élections. Un mandat d’arrêt pour acte de terrorisme fut émis à l’encontre du vice-président Tariq al-Hashemi qui fut forcé de trouver refuge au Kurdistan irakien. Deux jours plus tard, Maliki mettait son propre vice-Premier ministre, Saleh al-Mutlaq, « en congé prolongé ». Peu après, une bombe a explosé sur la route lors du passage du ministre des Finances, Rafie al-Esawi, qui ne fut pas lui-même touché, mais deux de ses gardes du corps furent gravement blessés.

La violence mortelle qui frappe l’Irak aujourd’hui est une conséquence de la stratégie américaine de diviser pour régner. Dès le début de la guerre, les États-Unis ont divisé les postes gouvernementaux en fonction des cliques religieuses et ils ont encouragé la formation de milices et de gangs dirigés par des seigneurs de guerre et par des chefs tribaux.

Un bourbier « réussi »

Les États-Unis se sont lancés dans cette guerre avec l’idée, en tout cas pour le gouvernement Bush, que son armée renverserait Saddam Hussein et imposerait son propre ordre dans le pays. Au lieu de cela, après près de neuf années, l’armée américaine se retire d’Irak, la queue entre les jambes.

Lorsque les États-Unis ont retiré leurs soldats le 18décembre 2011, ils ne l’ont pas fait en fanfare et étendards au vent. Au contraire, les derniers contingents sont partis furtivement au beau milieu de la nuit, accompagnés d’une armada d’hélicoptères qui surveillaient le sol pour parer à des attaques de roquettes et de blindés. Les militaires américains avaient visiblement si peu confiance en leurs homologues de l’armée irakienne qu’ils ont délibérément trompé leurs plus proches collaborateurs irakiens en leur faisant croire qu’ils les rencontreraient encore le lendemain. Il était évident qu’après neuf années de guerre, les États-Unis avaient créé un nouveau bourbier.

Dès l’été 2009, les États-Unis retiraient leurs soldats des villes et bourgs irakiens, essayant ainsi de réduire la visibilité de la présence américaine en Irak et aussi, par la même occasion, de réduire le nombre de cibles américaines à la portée des insurgés. Un an après, l’armée américaine mettait officiellement fin à toutes ses missions de combat et plaçait ses troupes dans des bases solidement fortifiées qu’elles n’allaient que rarement quitter. Mais les États-Unis ne pouvaient même pas vraiment protéger ces bastions. Le New York Times (26juin 2011) rapportait que les attaques de roquettes et de mortiers contre les bases américaines s’étaient accrues au cours de l’année. En juin2011 par exemple, quatorze soldats américains avaient été tués au cours d’attaques contre leurs bases. Même dans la très fortifiée Zone verte où trônait leur gigantesque nouvelle ambassade, les États-Unis restaient vulnérables. Des roquettes et des missiles ont atteint la Zone verte lorsque le vice-président Joseph Biden y effectua une visite surprise en juillet2010. La zone fut également bombardée au cours de la visite du ministre de la Défense, Léon Panetta, en juillet2011.

La présence même des troupes américaines accrut le ressentiment au sein de la population irakienne. Les médias américains qui couvraient la fin de l’occupation eurent beaucoup de mal à trouver auprès des Irakiens l’expression d’un autre sentiment que « bon débarras ». Ali Jassem, un ouvrier sans emploi de 32 ans à Bagdad, déclarait au New York Times ? : ?? : « Ils (les Américains) n’ont rien réalisé ou disons plutôt qu’ils ont réalisé des bombardements, des tueries et des explosions. Ils ont fait de fausses promesses. Ils ne nous ont rien apporté de bien, à nous, le peuple. Ils ont juste amené des politiciens qui ne se préoccupent que de leurs propres intérêts. » La colère contre l’occupation américaine était si forte que le Times a rapporté « qu’il est significatif que dans les zones sunnites comme chiites, il y en a pour dire que la vie était meilleure au temps de Monsieur Hussein... même ceux qui tremblaient encore au souvenir de la nature dictatoriale du régime » (13décembre 2011).

La quasi-décennie de guerre a engendré de vrais problèmes au sein même de l’armée américaine. Depuis l’envoi de troupes supplémentaires en 2006-2007, des généraux, y compris au plus haut niveau, ont ouvertement fait part de leur inquiétude quant aux effets de la guerre en Irak, combinée à celle d’Afghanistan, sur leur armée. Cela a généré un énorme stress pour les soldats qui ont été envoyés trois, quatre, voire cinq fois dans les zones de combat. Parmi ceux qui ont servi en Irak ou en Afghanistan, 625 000 soldats démobilisés se sont inscrits pour obtenir des allocations d’invalidité. La démoralisation des soldats se reflète dans le fait que le nombre de suicides de soldats d’active ou de soldats démobilisés est plus élevé que le nombre de soldats américains tués en Irak. Les envois répétés dans les zones de combat risquaient de « briser l’armée » ou tout au moins de limiter fortement la capacité de l’armée à gérer d’autres « crises » ou « imprévus » comme les appellent les généraux.

Ensuite, il y a le problème de l’argent. Jusqu’ici, la guerre a coûté 800milliards de dollars en neuf ans. Si l’on ajoute les autres dépenses en incluant les intérêts de la dette de l’État et le coût actuel des soins médicaux pour les vétérans, le coût total de la guerre s’élèverait à 4 000milliards de dollars, selon les économistes Joseph Stiglitz et Linda Bimles.

Le général Karl R. Horst, chef d’état-major du Commandement central, a marqué son soutien enthousiaste au retrait de ses troupes d’Irak en déclarant au New York Times (29octobre 2011) : « Je pense que c’est sain. Je pense que c’est efficace. Je pense que c’est pragmatique. » En d’autres termes, c’est « sain » pour l’armée et c’est à la fois une manière « efficace » et « pragmatique » de protéger les intérêts des compagnies pétrolières, qui, dans cette situation désastreuse, se contentent de contrôler quelques régions du pays, les régions où se trouve le pétrole.

Ils ont obtenu ce pourquoi ils étaient venus : le pétrole de l’Irak

En détruisant le vieil appareil d’État de Saddam Hussein, les États-Unis ont desserré l’emprise de l’État irakien sur l’industrie pétrolière. Et en jouant les divisions et les tensions ethniques et religieuses au sein du pays, les États-Unis ont potentiellement divisé cette industrie en deux : une partie contrôlée par le gouvernement central irakien et l’autre contrôlée par le gouvernement régional du Kurdistan irakien dans le nord du pays.

Les compagnies pétrolières se sont empressées de jouer les uns contre les autres. ExxonMobil, la plus grande compagnie pétrolière du monde, a signé un contrat avec le gouvernement central pour l’extraction des champs pétrolifères du sud, près de Bassora, région d’où provient aujourd’hui la plupart du pétrole irakien. Fin novembre, ExxonMobil a signé un contrat, qui lui était bien plus favorable, avec le gouvernement kurde pour des opérations de forage dans le nord du pays. Le gouvernement Maliki a menacé ExxonMobil de l’empêcher d’obtenir de nouveaux droits d’exploitation dans le sud. Mais ces menaces n’ont pas l’air d’avoir inquiété Royal Dutch Shell, Chevron et l’Italien ENI, qui ont annoncé qu’ils étaient eux aussi prêts à signer un accord avec le gouvernement régional kurde.

Si le gouvernement kurde arrive à maintenir un contrôle sur les ressources pétrolières qui se trouvent sur son territoire, cela encouragera les autres gouvernements régionaux à faire de même. Cela pourrait déclencher une nouvelle vague de combats entre des groupes de seigneurs de guerre, de chefs tribaux et/ou religieux qui se disputeraient les miettes laissées par les multinationales pétrolières et bancaires. Le résultat pourrait bien être un morcellement encore plus grand du pays, une balkanisation qui laisserait les réserves pétrolières encore plus vulnérables au pillage.

Évidemment, la production de pétrole a fortement été réduite du fait de l’invasion américaine et de la guerre civile qui s’en est suivie. Cependant, les grandes multinationales pétrolières, et les grandes banques qui les soutiennent, ont obtenu le contrôle d’une bien plus grande partie de la future production pétrolière irakienne et de ses profits qu’auparavant.

Il ne faut pas sous-estimer la valeur de ce butin. Les réserves pétrolifères connues de l’Irak sont aujourd’hui les troisièmes au monde et les géologues internationaux considèrent que des territoires encore non explorés recèleraient des réserves encore plus importantes. Ces réserves se situent à un faible niveau de profondeur, ce qui rend leur coût d’exploitation très bas, à peine un dollar le baril, en comparaison avec l’exploitation plus difficile des gisements en haute mer ou dans la toundra arctique. Ce pétrole est de haute qualité, ce qui rend son raffinage facile et peu coûteux.

La balkanisation de l’Irak peut bien sûr entraîner plus de désordres avec tous les risques que cela comporte pour l’industrie pétrolière. C’est pourquoi le gouvernement américain renforce les forces de mercenaires sous le contrôle du département d’État, et les compagnies pétrolières accroissent également leurs propres forces de sécurité et leurs mercenaires.

L’année passée, une vague de protestations a éclaté à travers tout le pays et s’est prolongée pendant plusieurs semaines. Les manifestants exigeaient de meilleurs services sociaux, de l’électricité, de l’eau, des prix stables pour la nourriture, plus d’emplois, moins de corruption (l’Irak est le quatrième pays le plus corrompu au monde selon Transparency International) et des réformes du système de gouvernement. Une grande partie de la colère fut également dirigée contre l’occupation américaine. Les manifestations ont varié en ampleur selon les endroits, mais elles ont eu lieu à travers tout le pays, de Bassora au sud, à Bagdad et Tikrit au centre et jusqu’à Mossoul au nord et Sulaimaniya dans la région autonome kurde. Elles traversaient les clivages sectaires et religieux.

Les plus grands dirigeants religieux comme Moktada al-Sadr, dont la base se situe dans les taudis chiites de Bagdad, et le grand ayatollah Ali al-Sistani s’opposèrent aux manifestations. Parallèlement, le gouvernement répondit par la force. De nombreuses sources rapportent que la police a tiré à balles réelles sur les manifestants, utilisé des gaz lacrymogènes, organisé des passages à tabac et procédé à des milliers d’arrestations. Après les avoir accusés d’avoir dirigé les manifestations, le gouvernement Maliki a fermé les locaux du Parti communiste irakien et du Parti national irakien.

L’opposition de la hiérarchie religieuse et la répression de l’appareil d’État rassurèrent les impérialistes américains au moment où ils s’apprêtaient à retirer leurs troupes d’Irak. Cela montrait que les autorités irakiennes pouvaient exercer un contrôle suffisant sur la population pour que la production de pétrole puisse se poursuivre.

Le prix payé par la population irakienne

Cette guerre a réduit ce pays en cendres. L’avenir de la population est déjà très sombre alors que la poursuite de la division du pays et la possibilité d’une guerre civile menacent de provoquer des désastres supplémentaires en plus de ceux qu’a déjà subis la population irakienne.

Les civils constituent de loin la majorité des personnes tuées au cours des neuf années de guerre. Les registres de l’armée américaine, divulgués par Wikileaks, énumèrent 122 000 civils tués. Selon l’enquête effectuée par l’ONG Just Foreign Policy, il y aurait près de 1,5million de civils tués directement par la guerre ou à cause des conditions de vie créées par la guerre.

La CIA estime que le PIB par habitant est si bas que l’Irak est relégué à la 161e place dans le monde, alors qu’avant les deux guerres des États-Unis contre le pays, il était en tête du Moyen-Orient. L’Iran, après avoir subi des années d’embargo américain, des sanctions, des assassinats de ses scientifiques ou d’autres actes d’une guerre secrète, tient la 104e place, loin devant l’Irak.

Même les infrastructures les plus élémentaires sont pratiquement inexistantes. La plupart des 64milliards de dollars que les États-Unis ont officiellement dépensés à la reconstruction de l’Irak, ont seulement enrichi les grandes entreprises de construction américaines et une poignée de nantis irakiens. La population se retrouve avec peu ou pas d’électricité et d’eau potable pendant que les eaux usées inondent les rues. La population des villes et des bourgs proches des zones de production pétrolière, telle Bassora, la deuxième plus grande ville du pays, vit dans la suie et la fumée.

Les États-Unis ont largué en Irak des milliers de bombes comportant de l’uranium appauvri, un déchet radioactif qui provient de la production d’énergie nucléaire. Les chercheurs britanniques ont révélé une augmentation massive de la mortalité infantile et des taux de cancer dans des villes comme Falloujah qui furent lourdement bombardées, supérieurs à « ceux observés chez les survivants des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki ». Dans la province de Babil, le nombre de cancers avérés a grimpé de 500 en 2004 à 7 000 en 2008. À Bassora, le taux de leucémies infantiles a plus que doublé en quinze ans selon une étude publiée par l’American Journal of Public Health, il y a deux ans.

Alors que les États-Unis retiraient leurs derniers soldats du pays, certains journalistes se sont rendus dans la ville de Falloujah, à l’ouest de Bagdad, que les États-Unis ont assiégée et attaquée de manière massive à deux reprises en 2004 pour essayer de briser la résistance à l’occupation. Dans cette ville de 300 000 habitants, les médecins de l’hôpital local ont constaté la mort de près de 2 000 civils, surtout des femmes, des enfants et des personnes âgées, et l’on continue encore à extraire des squelettes des bâtiments bombardés. La majorité des habitants furent déplacés de leur domicile au cours du siège. La plupart sont revenus, mais il existe des milliers de sans-abri. Après le siège, le gouvernement a promis un programme de reconstruction.

Deux des projets avaient notamment été mis en avant : une station d’épuration de l’eau et un projet de traitement des eaux usées lancé en 2004. Sept ans après, le système d’égouts n’est pas achevé et la fin des travaux reste en suspens. La station d’épuration fournit de l’eau potable pour moins de 20% de la population. Les quartiers qui ont subi l’attaque de plein fouet ont aujourd’hui des routes sales et poussiéreuses, encombrées de détritus. « Tout va mal ici, déclarait un boulanger à un journaliste d’al-Jazeera (3janvier 2012), pas d’eau, pas d’électricité, pas de bons soins médicaux. Nous avons entre 75 et 80% de chômeurs. Les veuves n’ont pas de droits, pas d’indemnités. » Les luttes religieuses engendrées par la guerre ont poussé des familles à la rue. Parmi celles qui sont revenues, nombreuses sont celles qui sont à nouveau chassées par la reprise des combats. Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés estime qu’il y a encore cinq millions d’Irakiens qui ont fui leur domicile.

Près de trois millions sont des réfugiés dans leur propre pays. Une grande partie d’entre eux sont entassés dans les 380 camps de réfugiés dispersés à travers le pays. Ils ont peu d’accès à l’eau propre, aux sanitaires ou aux soins médicaux. Nombreux sont considérés comme des squatters illégaux et ils ne peuvent pas obtenir les papiers administratifs nécessaires pour recevoir des allocations sociales, obtenir un emploi ou inscrire leurs enfants à l’école. Deux autres millions d’Irakiens ont fui l’Irak pour les pays voisins (Jordanie, Liban, Égypte et Syrie) avec peu d’espoir de s’insérer dans les communautés locales ou même d’obtenir un permis de séjour pour pouvoir avoir un emploi. Ceux qui se trouvent en Syrie, avec la montée de la violence, sont à nouveau déracinés et forcés de chercher un nouveau refuge.

Les femmes ont été particulièrement touchées. La guerre, les difficultés économiques et la poussée de l’extrémisme religieux ont entraîné une forte hausse de la violence à l’encontre des femmes, notamment des crimes « d’honneur », des viols et des kidnappings. Avant la première guerre du Golfe en 1991, l’Irak avait l’un des taux d’alphabétisation des femmes les plus élevés du Moyen-Orient. Il y avait en Irak plus de femmes employées dans des professions qualifiées, comme la médecine et l’enseignement, ou comme ouvrières, que dans la plupart des autres pays de la région. Aujourd’hui, la plupart des femmes sont forcées de rester à la maison, sans emploi et sans éducation. De nombreuses femmes irakiennes qui ont fui dans les pays voisins se sont retrouvées incapables de nourrir leurs enfants. Pour joindre les deux bouts, des dizaines de milliers d’entre elles, parmi elles des filles de 13 ans ou moins, ont été forcées de se prostituer.

Des bouledogues de l’impérialisme, mais aussi des victimes

Une autre génération d’Américains a été transformée en pitbulls de l’impérialisme, souffrant eux-mêmes de la destruction morale, physique et psychologique qu’une telle guerre impose à l’armée impérialiste elle-même.

Aux quelque 5 000 tués de la guerre, il faut ajouter les suicides qui continuent de progresser année après année, au fur et à mesure que les soldats reviennent. Selon l’Association des vétérans, toutes les 80 minutes un vétéran des guerres d’Irak et d’Afghanistan tente de se suicider, soit 18 par jour ou 6 600 par an. Il y a aussi l’augmentation de la violence à domicile, de l’alcoolisme, de la drogue,etc.

Les rapports du Pentagone ne mentionnent l’existence que de 32 226 blessés, ce qui sous-estime largement leur nombre réel. Plusieurs études ont été réalisées par le propre centre des traumatismes cérébraux du Pentagone, par la RAND Corporation [3], par le New England Journal of Medicine [4] et par le Department of Veterans Affairs (ministère des Anciens combattants). Ils estiment qu’un tiers de tous les hommes et femmes reviennent de mission en Irak avec des traumatismes cérébraux, des stress post-traumatiques, des dépressions, des pertes d’ouïe, des problèmes respiratoires, des maladies et autres problèmes de santé de long terme.

Des centaines de milliers de soldats, qui ont été brutalisés physiquement et psychologiquement, reviennent dans un pays où ils doivent faire face à des problèmes passés sous silence : premièrement obtenir des soins médicaux adéquats, un emploi et un domicile. Ce pays leur rend hommage en les présentant comme des « héros » de retour, mais ne reconnaît pas les dommages qu’ils ont subis.

Sans issue

Les États-Unis ont détruit un pays entier, ont imposé à la population irakienne une descente dans le chaos et la barbarie et une guerre qui, depuis le départ, était basée sur un tissu de mensonges. Cette guerre était dirigée par les intérêts des compagnies pétrolières, d’autres grandes multinationales et des plus grandes banques.

À ces neuf dernières années, il faut ajouter le prix sanglant déjà payé par le peuple irakien lors de la guerre Iran-Irak entre1980 et1988 que les États-Unis avaient encouragée, ainsi que la première guerre du Golfe en 1990-1991 et les bombardements intensifs qui l’ont suivie depuis. Le dernier chapitre de la guerre des États-Unis contre l’Irak n’est pas encore clos pour le peuple irakien, loin s’en faut.

Et c’est une guerre pour laquelle les soldats des États-Unis ont aussi payé un lourd tribut. Cette guerre n’est pas finie et ce ne sera pas non plus la dernière des guerres de l’impérialisme américain.

La guerre en Irak donne l’image exacte de l’impact gigantesque et barbare de l’impérialisme, du prix humain qu’il impose aux populations à travers le monde, y compris aux États-Unis, tout cela pour obtenir quelques dollars de profit supplémentaire.

25 avril

Avril 2012 - Lutte de Classe - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.lutte-ouvriere.org/docum...


3-2 Manlio Dinucci : L'art de la guerre : Ceux qui nous défendent des atrocités.
Qui doutait que Barack Obama ne méritait pas le Prix Nobel de la paix va devoir maintenant revenir sur son opinion. Le président a annoncé la création de l’Atrocities Prevention Board, un comité spécial de la Maison Blanche pour la « prévention des atrocités ». Il est présidé par son inspiratrice, Samantha Power, assistante spéciale du président et directrice pour les droits de l’homme au National Security Council, formé par les conseillers les plus importants en politique étrangère. Dans son ascension au pouvoir (auquel elle semble prédestinée par son nom), Samantha, aspirante secrétaire d’Etat, s’est toujours appuyée sur la dénonciation de présumées atrocités, attribuées à ceux qui, chacun à leur tour, sont désignés comme les ennemis numéro un des Etats-Unis. Sous l’aile de son patron, le puissant financier Georges Soros, Power a contribué à élaborer la doctrine « Responsabilité de protéger », qui attribue aux Etats-Unis et à leurs alliés le droit d’intervenir militairement dans les cas où, de leur avis sans appel, des « atrocités de masse » sont sur le point d’être commises. C’est grâce à ce type de motivation officielle, en particulier celle de protéger la population de Benghazi menacée d’extermination par les forces gouvernementales, que le président Obama a décidé l’an dernier de faire la guerre contre la Libye. La doctrine est maintenant institutionnalisée avec la création de l‘Atrocities Prevention Board. A travers la Communauté d’intelligence (formée par la Cia et 16 autres agences fédérales), il établit quels sont les cas de « potentiels atrocités de masse et génocides », en alertant le président. Il préfigure ainsi les outils politiques, économiques et militaires pour la « prévention ». Dans ce cadre, le Département de la défense est en train de développer « des principes opérationnels ultérieurs, spécifiques de la prévention et de la riposte aux atrocités ». Dorénavant ce sera l’Atrocities Prevention Board qui préparera le terrain à de nouvelles guerres. Et il est déjà au travail : face à l’ « indicible violence à laquelle est soumis le peuple syrien, nous devons faire tout ce que nous pouvons », a déclaré le président Obama, en soulignant qu’aujourd’hui comme dans le passé, « la prévention des atrocités de masse constitue une responsabilité morale fondamentale pour les Etats-Unis d’Amérique ». Dommage que l’Atrocities Prevention Board n’ait été créé que maintenant. Sinon il aurait pu prévenir les atrocités de masse dont est constellée l’histoire étasunienne, à commencer par le génocide des populations autochtones nord-américaines. Il suffit de nous souvenir, en nous limitant aux cinquante dernières années, des guerres contre le Vietnam, le Cambodge, le Liban, la Somalie, l’Irak, la Yougoslavie, l’Afghanistan, la Libye ; les coups d’état orchestrés par les Usa en Indonésie, Chili, Argentine, Salvador. Des millions de personnes emprisonnées, torturées et tuées. Pour prévenir d’autres atrocités, l’Atrocities Prevention Board devrait livrer à la justice les responsables, impunis, des tortures et meurtres à Abu Ghraib, à Guantanamo et dans des dizaines d’autres prisons secrètes de la Cia. Il devrait aussi joindre aux actes les vidéos avec lesquelles les soldats étasuniens documentent, pour s’amuser, le meurtre de civils en Afghanistan[1][1][1], que le Pentagone a essayé d’abord d’occulter puis de minimiser. Que Samantha Power les regarde bien, ces vidéos, pour comprendre ce qu’est vraiment une « atrocité de masse ».

Manlio Dinucci

[1][1][1]  Voirhttp://www.rollingstone.com/politics/news/the-kill-team-20110327

Mardi 1er mai 2012

Edition de mardi 1er mai 2012 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120501/manip2pg/14/manip2pz/322008/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Source : Marie-Ange Patrizio



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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17/06/2012

n°529 - Journal d'Irak - du 23/04 -Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.

n°529 - Journal d'Irak - du 23/04 -Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journald'Irak

n°529                 du 23/04                   au 16/06

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes  blog : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part 

Yvonne Ridley : Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.

Ziad Tarek Aziz : Irak: "Silence, on exécute!".

Robert Fisk : L’Irak retombe dans l’oubli.

1 Dommages Collatéraux...

USA: toutes les 8 minutes un vétéran américain se suicide.

2-1 Occupation de l'Irak

Abu Assur : La Résistance irakienne pilonne les trous des Gangsters US à Bagdad.

3)Politique

La crise politique s'aggrave.

Maliki échappe à la défiance, la crise politique continue.

Les grandes manœuvres

Repère : tourmente irakienne

c) Sur le terrain

Résultat mitigé pour le 4e tour d'enchères pétrolières et gazières.

Attentats contre des oléoducs en Irak, exportations pas affectées (…)

Prisons, exactions & torture

LE SECRETAIRE DE L’ANCIEN PRESIDENT SADDAM HUSSEIN  Abed Hmoud  - EXCECUTE 

AL MANAR : Premiers témoignages à la barre contre le vice-président Hachémi.

Extension des actions ?

Algerie1: Un attentat suicide contre une fondation chiite fait 22 morts.  

4 Lutte pour la libération du territoire

Almanar : Hausse du nombre de tués en Irak en mai.

 www.levif.be -Belga: Trois policiers et un soldat tués dans des attentats.

5 Prisons, exactions. 

AFP : Le soldat US John Russell  inculpé pour meurtre.

6  Les voisins

 Turquie

Tension Irak-Turquie: Bagdad convoque l’ambassadeur turc

 

 



Yvonne Ridley :Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.

 

Kuala Lumpur – C’est officiel : George Bush est un criminel de guerre.

Dans ce qui est la première condamnation de ce type dans l’histoire, l’ex-président des USA et sept membres de son administration ont été condamnés hier (vendredi) pour crimes de guerre.
Bush, Dick Cheney, Donald Rumsfeld et leurs conseillers juridiques Alberto Gonzales, David Addington, William Haynes, Jay Bybee et John Yoo ont été jugés par contumace en Malaisie,

Le procès qui s’est tenu à Kuala Lumpur a permis d’entendre les témoignages poignants de victimes de tortures subies par ces personnes alors qu’elles étaient aux mains des troupes américaines ou de contractants en Irak et en Afghanistan.
L’un d’eux est le témoignage d’un Britannique, Moazzam Begg, ex-détenu de Guantanamo et aussi celui d’une femme irakienne, Jameelah Abbas Hameedi qui ont été torturés dans la tristement célèbre prison d’Abu Ghraib.
À la fin des audiences qui ont duré tout le week-end, les 5 membres de la Cour ont prononcé à l’unanimité le verdict de culpabilité à l’encontre de Bush, Cheney, Rumsfeld et de leurs principaux conseillers juridiques, les condamnant tous pour crime de guerre en raison de tortures et de traitements cruels, inhumains et dégradants.
La transcription des accusations, les déclarations de témoins et d’autres documents du dossier seront transmis au Procureur général de la Cour Internationale de Justice, ainsi qu’aux Nations Unies et au Conseil de sécurité.
La Commission du Tribunal de guerre de Kuala Lumpur a également demandé à ce que les noms de Bush, Cheney, Rumsfeld, Gonzales, Yoo, Bybee, Addington et Haynes soient officiellement rajoutés au registre de la Commission pour les crimes de guerre.
Ce tribunal est né de l’initiative de l’ex-premier ministre malais, Mahathir Mohamad, qui s’est toujours opposé à l’invasion de l’Irak par les USA en 2003.
Il a assisté personnellement aux audiences où étaient évoquées les expériences personnelles de trois témoins, à savoir Abbas Abid, Moazzam Begg et Jameelah Hameedi. Le tribunal a aussi entendu deux autres déclarations statutaires de la part d’un citoyen irakien, Ali Shalal, et d’un Britannique, Rahul Ahmed.
Après que les cinq juges eurent prononcé la sentence de culpabilité, Mahathir Mohamad a déclaré : « Les États-Unis continuent impunément à commettre des meurtres. »
L’avocat et expert en crimes de guerre, Francis Boyle (ci-dessous), professeur en droit international à l’école de droit de l’université de l’Illinois, faisait partie de l’équipe de procureurs en charge de l’accusation.
Après le procès, il a déclaré : « C’est la toute première fois au monde que ces gens sont condamnés. »
Même si certains ne voient dans ce verdict qu’une mesure purement symbolique, le militant pour les droits de l’homme Francis Boyle a dit que Bush & Co allaient très certainement devoir faire face au même type de procès dans d’autres pays.
« Nous avons essayé par trois fois d’attraper Bush au Canada, mais le gouvernement canadien a fait échouer ces tentatives, puis nous l’avons dissuadé d’aller en Suisse. La démarche entreprise en Espagne a avorté à cause du gouvernement espagnol, et même résultat en Allemagne. »
Boyle a ensuite mentionné la Charte de Nuremberg qui a été utilisée comme support par le tribunal quand il s’est agi de justifier de la crédibilité de l’initiative malaise. Il rappelle que « les dirigeants, les organisateurs et les complices ayant participé à la formulation ou à l’exécution d’un plan commun ou d’un complot visant à commettre des crimes de guerre sont responsables de tous les actes perpétrés par quiconque met ces plans à exécution. »
Les USA sont sujets aux lois internationales communes et aux principes de la Charte de Nuremberg, a expliqué Boyle, qui pense également que le procès de ce week-end a été suivi de près par les responsables du Pentagone et de la Maison-Blanche.
Le professeur Gurdial Singh Nijar, qui présidait la Cour, a déclaré : « Le tribunal a porté une attention particulière au respect scrupuleux des principes dessinés par le tribunal de Nuremberg et les Cours internationales de justice. »
Il s’est aussi montré confiant sur le fait que le tribunal serait imité ailleurs dans le monde, « dans les pays qui ont le devoir de juger les criminels de guerre, » et il a cité le cas du dictateur chilien Augusto Pinochet, arrêté en Grande-Bretagne pour être extradé vers l’Espagne sur des accusations de crimes de guerre.
« Pinochet avait quitté son siège de Président depuis seulement 8 ans lorsque cela s’est produit. »
L’affaire Pinochet fut la première fois où plusieurs juges européens ont appliqué le principe de la juridiction universelle, se déclarant eux-mêmes compétents pour juger les crimes commis par l’ex-chef d’État, malgré les lois d’amnistie locales.
Tout au long de la semaine, la salle du tribunal était remplie d’experts juridiques et d’étudiants en droit écoutant les témoignages des témoins et les analyses croisées de la défense emmenée par l’avocat Jason Kay Kit Leon.
La Cour a entendu comment Abbas Abid, un ingénieur de 48 ans habitant Fallujah en Irak avait eu les ongles retournés à l’aide d’une pince.
• Ali Shalal était ligoté avec des fils électriques puis électrocuté alors qu’on le suspendait contre le mur.
• Moazzam Begg a été battu, le visage encapuchonné, et maintenu en confinement.
• Jameelah a été dénudé et humilié, et utilisé comme bouclier humain alors qu’il était transporté en hélicoptère.
• Les témoins ont également donné des détails sur les séquelles de leurs blessures qui perdurent encore aujourd’hui.
Moazzam Begg, qui travaille désormais comme directeur de l’association de défense des droits de l’homme basée à Londres, Cageprisoners, a dit être très satisfait du verdict, mais a ajouté : « quand les gens parlent de Nuremberg, il faut garder à l’esprit que les personnes jugées ont toutes été poursuivies après la guerre. »
« La prison de Guantanamo est toujours ouverte au jour d’aujourd’hui, des gens y sont toujours détenus et torturés. »
En réponse aux questions sur la différence entre les administrations Bush et Obama, il a ajouté : « Si le président Bush a été le président des tortures extrajudiciaires, alors le président américain Barack Obama est celui des assassinats extrajudiciaires, avec les frappes de drones. Notre travail ne fait que commencer. »
L’accusation s’est efforcée de montrer comment les décisionnaires au plus haut niveau, à savoir le président Bush, son vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, aidés et secondés par leurs conseillers juridiques et d’autres hauts responsables, ainsi que des officiels de la CIA, avaient tous agi de concert. La torture était utilisée systématiquement et est devenue un standard de fait.
D’après l’accusation, les récits des témoins prouvent l’exercice continu contre eux de traitements brutaux, barbares et déshumanisants.
Ces actes criminels ont été commis de façon cumulative afin d’infliger les peines et les souffrances maximales, ont expliqué les avocats.
Le président du tribunal, Tan Sri Dato Lamin bin Haji Mohd Yunus Lamin, (abrégé en « M. Lamin ») a statué que l’accusation avait établi au-delà de tout doute raisonnable que les personnes poursuivies, à savoir le Président George W. Bush et ses coaccusés, « avaient participé, à travers un ensemble d’instructions, de mémorandums, de directives, de recommandations et d’actions légales, à établir un plan d’ensemble et un objectif commun, ou encore une conspiration dans le but de commettre les crimes en relation avec la « Guerre contre la terreur » et avec les guerres lancées par les USA en Afghanistan et en Irak. »
Le président Lamin a précisé devant un parterre plein à craquer : « En tant que tribunal de conscience, la Cour n’a pas de pouvoir d’application de la loi (enforcement) ni celui d’imposer une sentence d’emprisonnement à l’une quelconque des 8 personnes condamnées. Ce que nous pouvons faire, au titre de l’article 31 du Chapitre IV de la 2e partie de la Charte, est de recommander à la Commission des Crimes de guerre de Kuala Lumpur qu’elle transmette le verdict d’accusation par le Tribunal, accompagné des documents attenants, au Procureur en chef de la Cour criminelle internationale, ainsi qu’aux Nations Unies et au Conseil de sécurité. »
« Le Tribunal recommande également à la Commission des crimes de guerre de Kuala Lumpur que les noms des personnes condamnées soient ajoutés au Registre des Criminels de guerre de la Commission, et que celui-ci soit communiqué au public. »
« Le Tribunal recommande également que la Commission des crimes de guerre de Kuala Lumpur diffuse le plus largement possible au niveau international l’information sur cette condamnation et sur les garanties de compensations, étant donné qu’il s’agit ici de crimes universels pour lesquels il est de la responsabilité de chaque nation de poursuivre juridiquement ces personnes si elles venaient à pénétrer sur le territoire où s’applique leur juridiction. »
Yvonne Ridley

Samedi 19 Mai 2012


Ziad Tarek Aziz :Irak: "Silence, on exécute!".

Dans une lettre publique, Ziad Tarik Aziz, le fils de Tariq Aziz, ancien vice-premier ministre de Saddam Hussein et ministre des Affaires étrangères, condamné à mort, informe le monde des méthodes expéditives utilisées par le gouvernement irakien pour exécuter en silence ses anciens ennemis condamnés à la peine de mort. Voici l’intégralité de la lettre :

« Madame, Monsieur,

Je suis certain que vous avez entendu l’information sur l’exécution de l’ex-secrétaire du président (Saddam Hussein), Abid Hameed Hamoud. Cependant, ce que vous ne savez pas, c’est qu’il a été conduit à son exécution en pensant qu’on l’emmenait faire un contrôle médical. Le gouvernement irakien n’a même pas informé sa famille ou ses proches, ou pris ses dispositions pour la remise du corps.

C’est là un comportement typique du gouvernement irakien. Ils ont tellement soif de vengeance qu’ils ont ignoré les formalités consistant à informer le condamné de son exécution.
Mon père a été condamné à la peine de mort dans le même procès que M. Hameed. Je suis très inquiet à l’idée qu’ils puissent lui faire la même chose. Le secrétaire à la presse du Premier ministre a déclaré au début de l’année qu’ils allaient exécuter mon père, et ayant accompli cette formalité, rien ne peut les arrêter. Le monde doit savoir ce que ces gens ont fait et ce qu’ils feront, j’en suis certain, dans un futur très proche.

Je vous demande de m’aider à faire savoir au monde ce que ces gens ont fait et à arrêter ce qu’ils ont prévu de faire.

Merci pour votre soutien, ma famille et moi-même vous seront redevables.
Sincèrement
Ziad Tarik Aziz »

Source : Afrique Asie – juin 2012

http://www.afrique-asie.fr/component/content/article/27-actualite32/3081-irak-silence-on-execute.html


Robert Fisk :L’Irak retombe dans l’oubli.

Les souvenirs des tueries de la guerre, des enlèvements et des meurtres d’enfants se sont estompés. L’environnement semble un peu plus sûr.

Mais neuf ans après la chute de Saddam Hussein, Robert Fisk a rencontré beaucoup de personnes qui estiment avoir perdu leur patrie

Dans la ville irakienne de Falloujah, les troupes américaines et britanniques se sont rendues coupables de véritables crimes de guerre.

L’ensemble des victimes civiles suite à l’invasion de l’Irak en 2003 avoisine le million de morts.

« Al-Qaïda a tué deux de nos hommes ici il y a deux jours, » dit le flic. « Puis ils nous ont appelé pour nous dire le nom de leur opération... sur une radio de la police... »

Nous nous étions dans Falloujah reconstruite, où la police demande à tous les étrangers de ne circuler qu’avec une escorte. Nous avons eu six gardes, l’un d’entre eux portant une cagoule. Vous voyez l’ambiance. Le colonel de la police a encore déclaré plus tard : « Al-Qaïda [est] toujours là, ils sont une nuisance, par exemple pour moi quand je dois me déplacer dans la ville, mais ils ne sont plus ce qu’ils étaient. »

Dans l’ancienne base de la marine US, non loin de la gare de chemin de fer nouvellement reconstruite - où il n’y a, bien sûr, pas de trains - l’enseigne à moitié effacée « USMC » était encore sur le mur. Mais il y avait de la poussière en tourbillons autour de la cour et quelques-uns des sacs de sable étaient crevés.

Tout le chemin du retour à Bagdad, on apercevait les anciennes bases américaines délabrées, et les murs anti-explosion en béton de quelques-unes s’étaient effondrés. Il y avait une forte impression d’un empire défunt - à la suite des Romains puis la Grande-Bretagne.

L’Irak ne manque pas de problèmes. Son vice-président, Tareq al-Hashemi, a fui Bagdad pour le Kurdistan irakien puis est parti au Qatar et ensuite en Arabie Saoudite, faisant une tournée dans le Golfe - à la grande colère du premier ministre irakien Nouri al-Maliki qui l’accuse d’avoir organisé des escadrons de la mort. Al-Hashemi affirme que trois de ses hommes ont été torturés à mort dans une prison de Bagdad - l’administration al-Maliki disant qu’une seule est morte et pour des raisons médicales.

C’est une sale histoire. Le gouvernement central veut même mettre au pas les autorités de l’aéroport d’Erbil, la capitale kurde, pour avoir permis à al-Hashemi de s’envoler vers le Qatar. La Grande-Bretagne n’est pas une république, mais c’est un peu comme si Cameron accusait Clegg d’être un traître, Clegg s’enfuyant alors en Ecosse et Cameron affirmant que l’aéroport d’Edimbourg ne devrait pas l’avoir laissé s’envoler vers l’Irlande. « La loi irakienne est une et elle s’applique à tous, y compris au Kurdistan, » a annoncé un porte-parole du gouvernement.

Mais cela ne marche pas. Le Kurdistan irakien est presque un Etat indépendant - il possède son propre drapeau, sa propre langue nationale - même si ses plaques d’immatriculation sont encore irakiennes. Sur tout le chemin en autoroute jusqu’à Irbil, il y a la police irakienne et des checkpoints de l’armée - certains policiers roulent en voitures Chevrolet vert et jaune vif - et ils sont beaucoup plus conviviaux que les anciens points de contrôle américains où des soldats nerveux et effrayés pointaient sur vous leurs fusils au cas où vous étiez un attaquant-suicide. Il y a un tronçon de 50 kilomètres qui est généralement considéré comme dangereux - c’est un territoire d’Al-Qaïda, pour autant que vous pouvez utiliser l’expression - et puis vous arrivez au Kurdistan, et l’écume des rivières sous la route et les flics sont encore plus amicaux. En dehors d’Irbil il y a un grand bâtiment qui ressemble à un entrepôt douanier. Oui, l’Irak est plus sûr, et même l’ancienne résistance sunnite - n’ayant plus d’ennemis américains à attaquer - a annoncé que son ennemi était maintenant l’Iran. Peut-être bien.

Je suis sur l’autoroute avec le Dr Loubna Naji, une femme médecin de 25 ans. Elle secoue la tête. « Il n’y a plus de véritable pays. Quand je parle à mes amis, pour la plupart des médecins, tous parlent de quitter l’Irak. Ils rêvent tous de partir parce que votre foyer est là où vous vivez, là où on vous désire. Nous avons perdu notre sens de quelque chose qui nous appartienne, notre patrie. Nous avons perdu notre identité nationale en tant qu’Irakiens. »

Vous entendez beaucoup dire cela. Le gouvernement, vous dit-on à Bagdad, est sans aucune honte sectaire. Et la corruption. Saad Tahr Hussein est un journaliste qui va droit au but. « Pour moi, je préfère mourir ici, comme un arbre debout, restant ferme. » Je me moque de sa double métaphore et il agite sa main. « C’est la différence entre l’ancienne et les jeunes générations. » Nous avons passé tellement de points de contrôle que je suis presque pris de vertige. Le temps que j’étais à Erbil, j’ai compté 13 types différents de tenue de camouflage. Ceux en noir autour de Bagdad sont du parti chiite al-Dawa d’al-Maliki. Tous les flics sont en fait des miliciens, me dit-on dans la ville d’al-Hawaya. Eh bien, qu’ils obéissent à la loi. Les salaires mensuels sont de 300 livres sterling pour les policiers et les officiers de l’armée en touchent 500. En Irak, on risque sa vie pour une telle somme.

Mais que dire du côté sombre ? Qu’est-il arrivé à l’Irak dans les jours noirs de la guerre sectaire, des enlèvements et des meurtres d’enfants ? Le docteur Naji frémit. « J’étais une étudiante de quatrième année de médecine à l’Institut de médecine légale à côté de la morgue et vous ne croiriez pas ce que nous avons vu. Je me souviens d’un corps qui nous était arrivé. Il avait été décapité et quelqu’un avait cousu une tête de chien à la place. Pouvez- vous imaginer quelqu’un capable de faire une telle chose ? » L’homme transformé en chien. C’est le genre de chose que les Safavides auraient fait, ou les Mongols. Nous avons encore besoin d’une étude psychologique de l’Irak dans les années 2005-2007.

Comme si la souveraineté ne comptait pas, le gouvernement de Bagdad affirme que les Kurdes vendent illégalement du pétrole aux Iraniens, privant le gouvernement de milliards de dollars de ressources. Le Vice-Premier ministre Hussein Shahristani, une victime des tortionnaires à l’époque de Saddam Hussein - combien rapidement on évacue ces souffrances du passé, bien que les Irakiens, eux, ne les oublient pas - affirme que le manque à gagner est tellement énorme qu’il crée un déficit dans le budget.

Un haut fonctionnaire afghan a admis en octobre dernier que son propre pays achetait du pétrole aux Kurdes - c’est un long chemin pour le transporter par camions - mais le gouvernement dispose d’un nœud coulant pour étrangler les Kurdes. C’est lui qui paie les salaires des Peshmergas, les forces de sécurité du Kurdistan. « Si leurs salaires n’arrivent plus, ils cesseront de marquer leur allégeance à nos dirigeants », m’a dit un Kurde irakien à Erbil. « Nous avons nos propres problèmes ici - à propos de la liberté d’expression et de manifestation - et nous devrions résoudre ces problèmes avant de commencer à parler d’avoir un Etat pour nous. Quoi qu’il en soit, la Turquie est maintenant notre principal partenaire commercial. Mais que diraient-ils si nous proclamions l’indépendance du Kurdistan ? » On peut sans peine l’imaginer.

 21 maiRobert Fisk - The Independent

24 avril 2012 - The Independent - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.independent.co.uk/opinio...
Traduction : Info-Palestine.net - Claude Zurbach 

 


1 Dommages Collatéraux...

USA: toutes les 8 minutes un vétéran américain se suicide. 

Toutes les 8 minutes un vétéran américain qui avait participé à la guerre en Irak se suicide. Selon ce rapport préparé par l’administration d’inspection général américaine commandé par le Congrès, des centaines de milliers de vétérans américains souffrant des troubles mentaux dues à la guerre reçoivent tardivement les soins nécessaires. On dit que le gouvernement américain envisage d’augmenter le nombre de personnel de cette administration pour résoudre ce problème mais cette décision à elle-seule n'est pas suffisant.

IRIB



2-1 Occupation de l'Irak

Etats-Unis

Abu Assur : La Résistance irakienne pilonne les trous des Gangsters US à Bagdad.

Des factions de la Résistance irakienne, a pilonné ce mercredi matin le 23 mai 2012 les trous où se terrent les Occupants US criminels à Bagdad.

Dans un communiqué distribué à la presse, l'Armée des Tabi'in, l'une des différentes factions de la Résistance irakienne, affirme avoir lancé 4 missiles Katuysha contre le siège de l'Occupation US au cœur de la Zone Verte à Bagdad.

Le communiqué en outre affirme que les bombardements ont touché leurs cibles comme constaté par différentes sources et médias indépendants dont la chaine satellitaire Al Sharqia qui a parlé de plusieurs explosions survenues dans la Zone verte ciblée.

Cette opération, indique le communiqué, fait partie de la continuation de la campagne, « L.es flèches du Ciel visent les criminels de la Zone verte » initiée par l'armée des Tabi'in.

Les criminels occupants US déclarent dans leur propagande s'être retirés de l'Iraq. En réalité, les troupes US régulières ont été remplacées par des centaines de milliers de mercenaires qui se terrent dans des bases à travers tout l'Iraq et que la Résistance irakienne bombarde sans relâche.

Armée des Tabi'in

-25 Mai

Traduit par Abu Assur

23 main 2012

Source : جيش التابعين يقصف ما يسمى بالمنطقة الخضراء بأربعة صواريخ

 http://assurbanipal-banipal.blogspot.fr/2012/05/la-resistance-iraqienne-pilonne.html le secrétaire de l'ancien président Saddam Hussein exécuté

 


 


3)Politique

a) Des collaborateurs Irakiens

Maliki

La crise politique s'aggrave.

"Le Premier ministre, Nouri Al-Maliki, estime que la crise politique est alimentée par l'étranger", titre le quotidien irakien, en faisant référence à l'activité diplomatique autour des tensions régionales qui ont la Syrie pour épicentre. L'Irak assiste depuis six mois au bras de fer auquel se livrent le gouvernement dominé par les chiites et proche de l'Iran d'un côté, et de l'autre l'opposition sunnite, soutenue par l'Arabie Saoudite. Celle-ci est plus que jamais décidée à obtenir la chute du gouvernement.

http://www.courrierinternational.com/breve/2012/06/08/la-crise-politique-s-aggrave


 Maliki échappe à la défiance, la crise politique continue.

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, accusé de travers dictatoriaux, devrait échapper au vote de défiance parlementaire pour lequel militent ses anciens alliés, mais la crise politique qui paralyse l'Irak depuis six mois n'est pas réglée pour autant.

Le président irakien Jalal Talabani a opposé ce week-end une fin de non-recevoir à ceux qui lui demandaient depuis plusieurs semaines d'organiser un vote de défiance à l'encontre du chef de gouvernement chiite arrivé au pouvoir en 2006 et reconduit suite aux élections législatives de 2010.

La lettre du président demandant la tenue du vote a bien "été préparée mais pas transmise au Parlement en raison d'un manque de soutien" à cette initiative, ont annoncé les services de M. Talabani dans un communiqué publié samedi.

Plus de 160 députés avaient initialement soutenu l'idée d'une motion de défiance, parmi lesquels des membres de partis faisant partie de la coalition gouvernementale comme le bloc laïque Iraqiya, les sadristes et les Kurdes, selon le communiqué. Un minimum de 163 votes (sur 325 députés) sont nécessaires pour faire passer un vote de défiance.

Mais 11 des élus ayant donné leur feu vert à la demande se sont par la suite dédiés et deux autres ont gelé leur accord, selon le communiqué de la présidence, qui ne précise par leur appartenance.

M. Maliki s'est félicité de cette nouvelle dimanche et a remercié M. Talabani pour son rôle "constructif". "Je profite de cette occasion pour renouveler mon appel à tous les partenaires politiques à s'asseoir autour d'une table pour négocier et à se montrer ouvert à des discussions sur tous les points de désaccord", a-t-il dit dans un communiqué.

"Je suis certain que nous serons capables de venir à bout des défis et difficultés auxquels nous faisons face", a-t-il ajouté.

Le chef religieux radical chiite Moqtada Sadr a au contraire estimé que la crise "ne fait que commencer".

Le conflit s'était déclaré en décembre, au moment du retrait des troupes américaines d'Irak, sous l'impulsion d'Iraqiya, bloc laïque mais dominé par les sunnites. Les dirigeants kurdes et sadristes sont depuis également entrés en conflit avec M. Maliki.

Haidar al-Mullah, député d'Iraqiya, a répété dimanche que l'initiative lancée par son mouvement visait à "mettre fin à la dictature", et affirmé qu'un nombre de voix suffisant pourrait être réuni "en une demi-heure".

"Mais le problème, ce sont les pressions exercées sur le président et certains membres du Parlement", a-t-il dit à l'AFP, nommant "de claires pressions iraniennes".

Une rencontre a eu lieu dimanche entre Iraqiya, l'Alliance kurde et le bloc sadriste à Erbil (Kurdistan), à l'issue de laquelle les participants se sont engagés à "continuer d'appeler les forces parlementaires à s'opposer par des moyens légaux à la loi d'un seul homme (...) et à condamner les pressions exercées sur les membres du Parlement", selon un communiqué publié sur le site du président de la région kurde, Massoud Barzani.

Le député kurde indépendant Mahmoud Othman a pour sa part appelé à une "conférence nationale (permettant) un dialogue sérieux". "Maliki doit avoir une nouvelle chance de reconsidérer sa politique car elle déplaît à la moitié du Parlement", a-t-il estimé.

La crise paralyse de fait l'action des institutions politiques du pays -le Parlement n'a adopté aucune loi importante ces derniers mois, à l'exception du budget- et pénalise de plus en plus l'économie, selon les experts.

Le diplomate pressenti pour devenir ambassadeur américain en Irak, Brett McGurk, a mis en garde cette semaine contre des "divisions entre sunnites et chiites extrêmement profondes". "Le spectre du conflit religieux est là, les Irakiens sont toujours en train de s'en remettre, nous devons les aider", a-t-il.

De Salam FARAJ


Les grandes manœuvres

Repère : tourmente irakienne
Le Premier ministre irakien traîne une bien inquiétante accusation, celle de faiseur de guerre aux Irakiens qui ne seraient pas de son bord, ce qui suscite une forte inquiétude au sujet de questions d’une extrême sensibilité que lui, bien entendu, refuse de considérer comme telles.
Comment, en effet, considérer autrement la récente sortie du chef de la région autonome du Kurdistan affirmant, au sujet d’un projet de vente d’armes américaines, que «les F-16 ne doivent pas arriver dans les mains de cet homme. Nous devons empêcher qu’il possède ce type d’armes et s’il les obtient, il ne doit pas rester à son poste» ? En soulevant une question aussi importante, adossée à une accusation d’une telle ampleur, c’est que rien ne va plus en Irak, à supposer que cela allait depuis la chute du régime de Saddam Hussein. Ce qui n’est pas le cas puisque le fédéralisme, dans sa forme actuelle, a été arraché par différentes parties, envisageant elles-mêmes, autrement, aussi bien les rapports de leurs communautés respectives avec l’autorité centrale et leur avenir, l’option la plus sérieusement envisagée étant celle de la séparation, donc l’éclatement de l’Irak.
Tout juste bon pour exacerber la situation actuelle issue des affrontements intercommunautaires, lesquels ont entraîné d’importants déplacements de populations. Depuis peu, la mosaïque irakienne a cessé d’exister, remplacée par des entités ethniquement homogènes. En décembre 2011, les Etats-Unis avaient donné leur accord pour vendre 36 F-16 à l’Irak. Sans en apporter le moindre élément de preuve, Massoud Barzani prétend que, lors d’une réunion avec des officiers de l’armée irakienne, M. Al Maliki aurait menacé d’utiliser ces appareils pour frapper le Kurdistan, un territoire qui a pris autant de distance que de libertés avec le pouvoir central, comme en témoigne la récente crise du pétrole, le Kurdistan étant accusé de vouloir garder pour lui les richesses contenues dans cette région, sinon de faire de l’Irak un client comme les autres.
Ce n’est donc là qu’un épisode de plus dans ce rapport où Massoud Barzani accuse le chef du gouvernement irakien de se conduire en dictateur en concentrant tous les pouvoirs entre ses mains. Le Premier ministre irakien reproche, pour sa part, au dirigeant kurde de signer des accords pétroliers sans l’agrément de Baghdad et de se livrer à de la contrebande de produits raffinés vers l’Iran et l’Afghanistan. Se présentant en tant que médiateur entre les deux hommes, le chef radical chiite, Moqtada Sadr, se déclare opposé au renversement immédiat du gouvernement irakien, mais refuse que Nouri Al Maliki puisse se présenter en 2014 pour un troisième mandat, alors même que rien ne l’en empêche, sauf le vote des Irakiens. Sur un autre plan, le Premier ministre turc accuse son homologue irakien, qui vient d’achever une visite officielle en Iran, de «faire un show» pour avoir affirmé que la Turquie était en train de devenir un ennemi dans la région.
Ce que l’on retiendra toutefois de la réplique de M. Erdogan, c’est son assurance que son pays ne faisait «pas de distinction entre chiites et sunnites», ce qui renvoie à un débat d’une autre nature. Nouri Al Maliki, un chiite, a affirmé que la Turquie était en train de devenir un ennemi dans la région en cherchant à la dominer et à interférer dans les affaires internes de ses voisins. Le prétexte est fourni par la crise syrienne dans laquelle la Turquie soutient l’opposition syrienne, contrairement à l’Irak qui a pris le parti du régime en place. Difficile de croire que la crise syrienne en serait le prétexte, sinon l’unique.
En effet, en une semaine, M. Erdogan a reçu le vice-président sunnite irakien, Tarek Al Hachémi, poursuivi par la justice de son pays qui l’accuse d’avoir dirigé un gang de tueurs, et Massoud Barzani. Comment, dans de telles conditions, ne pas s’interroger sur le rôle de la Turquie, elle qui est, juste après l’Iran, le deuxième partenaire commercial de l’Irak avec un volume d’échanges de 12 milliards de dollars en 2011 que Ankara voudrait porter à 20 ou 30 milliards en 2012 ? Comment envisager ainsi l’avenir, entre Irakiens d’abord et entre l’Irak et ses voisins, si le cadre venait à se brouiller davantage ?
Mohammed Larbi

le 30.04.12
http://www.elwatan.com/international/repere-tourmente-irakienne-30-04-2012-168749_112.php


c) Sur le terrain

Résultat mitigé pour le 4e tour d'enchères pétrolières et gazières.

L'Irak a peiné à attirer les grands groupes internationaux lors de son 4è tour d'enchères pour l'attribution de contrats d'exploration gazière et pétrolière, une déception pour ce pays déterminé à devenir un poids lourd énergétique. |

L'Irak a peiné à attirer les grands groupes internationaux lors de son 4è tour d'enchères pour l'attribution de contrats d'exploration gazière et pétrolière, une déception pour ce pays déterminé à devenir un poids lourd énergétique.
Seuls trois des 12 contrats d'exploration proposés à la vente ont été attribués en deux jours de vente à l'encan au ministère du
Pétrole à Bagdad.

Et la plupart des blocs proposés n'ont suscité aucune offre de la part des 47 groupes étrangers présélectionnés pour la vente, parmi lesquels figuraient nombre de grandes majors internationales.
Il s'agissait du quatrième tour d'enchères de ce type depuis 2009 et douze sites, sept pour le gaz et cinq pour le pétrole, passaient sous le marteau. Mais les précédentes enchères concernaient des gisements déjà existant et non des blocs d'exploration.
"C'est très décevant (pour l'Irak) car (...) leur priorité était d'attribuer les blocs de gaz, puisqu'ils ont un besoin urgent de gaz pour fabriquer de l'électricité et pour l'industrie", a souligné l'experte Ruba Husari, qui dirige le site spécialisé Iraq Oil Forum.
"La leçon à en tirer est que le modèle qui a été proposé ne convient pas pour l'exploration de gaz", a-t-elle ajouté.
Mais Abdel Mehdi al-Amidi, responsable des contrats et licences au ministère du Pétrole, a qualifié la vente d'un quart des lots proposés de "grand succès".
"Avec les 3 contrats (ainsi attribués), il y a 18 contrats en
marche dans le pays. C'est une activité énorme dans le pays", s'est-il félicité.
Le ministre du Pétrole Abdel Karim al-Luaybi a pour sa part souhaité "bonne chance aux compagnies qui ont gagné", les assurant de "tout le soutien du
gouvernement et du ministère du Pétrole dans leur travail". "Notre espoir est d'augmenter les réserves pour les générations à venir", a-t-il lancé.
Mercredi, seul le bloc 9, un territoire de 900 km2 au sud du pays qui pourrait contenir du pétrole, avait été attribué à un consortium composé de Kuwait energy (40%), du groupe turc TPAO (30%) et du groupe émirati Dragon Oil (30%).
Jeudi, le groupe pakistanais Pakistan Petroleum a remporté le bloc 8, un territoire de 6.000 km2 situé dans les provinces de Diyala et Wassit (centre) et qui pourrait receler du gaz naturel. Un consortium mené par le groupe russe Lukoil a pour sa part emporté le bloc 10, territoire de 5.500 km2 dans les provinces de Mouthanna et Zi Qar (sud), et qui pourrait contenir du pétrole.
Comme lors des précédentes enchères, les groupes retenus avaient accepté d'être rémunérés sur une base fixe et non sur la base de contrats de partage de production, qui ont la préférence des grands groupes énergétiques.
La question du pétrole est centrale en Irak, qui compte principalement sur cette manne pour financer sa reconstruction après des décennies de guerre et de sanctions.
L'Irak pompe environ 3 millions de barils de pétrole par jour (mbj) dont 2,4 millions sont exportés et a pour objectif de passer cette année à respectivement à 3,4 mbj et 2,6 mbj.
Quant au gaz naturel, dont l'Irak abrite des réserves considérables (estimées à 3.200 milliards de mètres cubes), il est destiné à alimenter la production d'électricité, très défaillante dans le pays.
Les enchères se sont déroulées sur fond d'atmosphère alourdie par le conflit qui oppose depuis des mois le gouvernement irakien à la région autonome du Kurdistan (nord), qui revendique le droit de signer ses propres contrats énergétiques avec des entreprises internationales, ce que lui refuse catégoriquement Bagdad. La major américaine ExxonMobil, qui a signé l'automne dernier un contrat controversé avec le Kurdistan, s'est ainsi vu barrer l'accès au quatrième tour
.

Ali al-Saadi

31-05-2012

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/irak-resultat-mitige-pour-le-4e-tour-d-encheres-petrolieres-et-gazieres-31-05-2012-2025846.php

 


Attentats contre des oléoducs en Irak, exportations pas affectées (…)

Cinq bombes ont explosé samedi dans un champ pétrolier du nord de l'Irak endommageant deux oléoducs mais n'affectant pas les exportations de brut, ont indiqué des responsables.
Les deux pipelines touchés transportent le pétrole du champ de Bai Hassan dans la province irakienne disputée de Kirkouk vers celui de Ceyhan en Turquie via lequel le pétrole irakien est exporté.
Il y a eu des explosions contre des oléoducs à Bai Hassan. C'était une attaque terroriste, a déclaré Abed Hassan, maire du district.
Un responsable de la compagnie nationale de pétrole a précisé que l'attaque était survenue vers 06H30 (03H30 GMT). Les deux oléoducs ont été endommagés mais les exportations n'ont pas été affectées, a-t-il dit sous couvert de l'anonymat.
Selon lui, trois autres bombes placées en bord de route ont explosé dans le champ sans faire de dégâts, et deux autres ont été désamorcées par les forces de sécurité.
Les ministères de la Défense et de l'Intérieur ainsi que celui du Pétrole n'assurent pas la protection dans ce champ et ils comptent sur les tribus habitant à proximité pour le faire mais celles-ci n'ont pas d'armes, a-t-il ajouté.
Le champ de Bai Hassan est situé dans une zone revendiquée par le pouvoir central à Bagdad et les régions kurdes autonomes dans le nord. Environ un quart des exportations de pétrole irakien transite par la Turquie.
En mai, les autorités irakiennes ont indiqué chercher à acquérir des drones de surveillance pour veiller à la sécurité de ses oléoducs et plateformes pétrolières, infrastructures vitales pour la reconstruction du pays et régulièrement la cible d'attaques.
Le pétrole représente les deux tiers du produit national brut irakien et est vital pour la reconstruction des infrastructures détruites lors des guerres et des violences des dernières décennies.
Les revenus pétroliers irakiens ont progressé de 60% en 2011 grâce à une augmentation des exportations et une hausse des prix du brut, selon des chiffres officiels. L'Irak a exporté en 2011 environ 2,1 millions bj.
09 juin 2012 11h41)

AFP



Prisons, exactions & torture

LE SECRETAIRE DE L’ANCIEN PRESIDENT SADDAM HUSSEIN  Abed Hmoud  - EXCECUTE 

Le secrétaire particulier de l'ex-président irakien Saddam Hussein, Abed Hmoud, condamné à mort en 2010, a été exécuté, a indiqué jeudi un porte-parole du ministère de la Justice, Haidar al-Saadi.

"Il a été exécuté aujourd'hui", a dit M. Saadi. "Le ministère de la Justice a mis en œuvre la peine de mort prononcée contre le criminel Abed Hmoud (...) pour génocide" lors de la répression des chiites dans les années 1980.

Abed Hmoud, aussi connu sous le nom de Abed Hamid Mahmoud, avait été condamné à la peine capitale le 26 octobre 2010, en même temps que d'autres piliers du régime dont Tarek Aziz, ministre des Affaires étrangères et compagnon de la première heure de Saddam Hussein et, qui se trouve actuellement en prison, et l'ex-ministre de l'Intérieur Saadoun Shaker.

Abed Hmoud était représenté par un des quatre as (les trois autres étant Saddam et ses deux fils Oudaï et Qoussaï), dans le jeu de cartes représentant les responsables irakiens recherchés par les forces américaines après l'invasion de 2003. Il avait été arrêté en juin 2003.

Avec son béret toujours vissé sur la tête et les mêmes moustaches que son maître, il était l'un des hommes les plus redoutés du régime car il était celui qui donnait les directives présidentielles à tous les ministres.

http://www.lepoint.fr/monde/irak-le-secretaire-de-l-ancien-president-saddam-hussein-execute-07-06-2012-1470486_24.php

 

 

 
 

AL MANAR : Premiers témoignages à la barre contre le vice-président Hachémi

Des proches de victimes et des témoins ont accusé mardi le vice-président irakien Tarek al-Hachémi d'avoir fomenté des meurtres, à l'ouverture de son procès par contumace à Bagdad.

Hachémi a été accusé en décembre d'avoir dirigé un escadron de la mort, des accusations selon lui sans fondement et lancées à des fins purement politiques.

Ni Hachémi ni ses employés poursuivis en même temps que lui n'étaient présent à l'audience.

Le vice-président se trouvait aux dernières nouvelles en Turquie, pays qui refuse de l'extrader vers l'Irak, malgré la demande d'arrestation internationale pour avoir "financé des attaques terroristes" dans son pays diffusée par Interpol.

 L'audience de mardi concernait les meurtres de deux responsables des services de sécurité et d'un avocat.

Hachémi et certains membres de sa garde rapprochée sont poursuivis pour 150 chefs d'inculpation, notamment le meurtre de six juges et de plusieurs hauts responsables, dont le directeur général du ministère de la sécurité nationale.

AL MANAR 



Extension des actions ?

Algerie1: Un attentat suicide contre une fondation chiite fait 22 morts.  

 Un attentat suicide à la voiture piégée a détruit lundi le siège d’une fondation religieuse chiite à Bagdad, faisant au moins 22 morts et ravivant la crainte de nouvelles tensions confessionnelles dans un pays plongé dans une grave crise politique.
Ce bilan est le plus lourd pour un attentat individuel à Bagdad depuis l’explosion d’une voiture piégée le 27 janvier près d’un hôpital, qui avait fait 31 morts.
L’attaque, qui a également fait une soixantaine de blessés, a visé l’administration en charge de la gestion des sites religieux chiites d’Irak vers 11H00 (08H00 GMT) dans le quartier de Bab al-Mouazzam dans le centre de Bagdad.
Le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki et le président du Parlement, le sunnite Ossama al-Noujaifi, ont condamné l’attentat et appelé au calme. Le bâtiment a été « totalement détruit », a déclaré à l’AFP le vice-directeur de la fondation, cheikh Sami al-Massoudi, en soulignant que « des martyrs sont ensevelis sous les ruines ».
L’institution visée était en conflit avec son équivalente sunnite au sujet du contrôle du mausolée chiite Al-Askari de Samarra, une ville majoritairement sunnite située à 110 km au nord de Bagdad.
Ce mausolée avait été la cible d’un attentat le 22 février 2006, lequel avait déclenché une guerre confessionnelle entre sunnites et chiites qui a fait des dizaines de milliers de morts dans les années suivantes. Les chiites sont majoritaires en Irak.
L’attaque de lundi « s’est produite après que (la fondation chiite) a procédé à l’enregistrement du mausolée il y a cinq jours, et nous avons reçu beaucoup de menaces. Certains médias ont créé des tensions sur cette affaire », a expliqué cheikh Massoudi. Cette procédure est « légale et constitutionnelle et nous sommes dans notre droit car il s’agit d’un site chiite », a-t-il ajouté.
« Nous n’accusons personne, mais nous appelons les Irakiens à enterrer cette querelle, car il existe un plan pour lancer une guerre civile » à base confessionnelle.
Un porte-parole de la fondation sunnite, Faris al-Mehdaoui a condamné cette attaque qualifiée de « criminelle, lâche et fanatique », et l’action de ceux qui « veulent ramener le pays aux années de violences ».
Il a indiqué à l’AFP que peu après l’attentat, deux obus s’étaient abattus sur le siège de son institution à Bagdad. Un responsable du ministère de l’Intérieur a indiqué qu’il s’agissait d’une explosion provoquée par une bombe.
Il n’y a pas eu de victimes. Sur les lieux de l’attentat, des dizaines d’ambulances et de secouristes s’activaient pour évacuer et fouiller les décombres, tandis que les proches se rassemblaient à proximité, a constaté un journaliste de l’AFP.
Mohamed, propriétaire d’un restaurant en face du site visé, pleurait, vilipendant la classe politique: « Venez voir les maisons qui ont été détruites sur la tête des enfants ! » « C’était un 4X4 blanc, il (le kamikaze) allait trop vite et il a heurté la porte de la fondation et a explosé.
Tout d’un coup j’ai vu deux de mes employés morts devant moi », a-t-il ajouté, torse nu et couvert de sang avec des points de suture visibles sur ses blessures.
« Maliki et Allawi se disputent pour diriger le gouvernement et nous sommes les victimes », a-t-il dit en allusion au chef du gouvernement et à son rival Iyad Allawi. L’Irak est englué depuis six mois dans une grave crise politique opposant M. Maliki à plusieurs dirigeants sunnites et kurdes qui lui reprochent son autoritarisme.
Le ton s’est durci depuis quelques semaines et le chef religieux radical chiite Moqtada Sadr et le bloc laïque Iraqiya, dont fait partie M. Noujaifi, ont appelé ces derniers jours M. Maliki à démissionner. Alors que le pays continue de faire face à de graves problèmes de sécurité et de pauvreté, l’action des institutions politiques paraît quasi paralysée depuis décembre.

04/06/2012

 http://www.algerie1.com/flash-dactu/irak-un-attentat-suicide-contre-une-fondation-chiite-fait-22-morts-a-bagdad/

 


4 Lutte pour la libération du territoire

 

Almanar : Hausse du nombre de tués en Irak en mai.

Le nombre d'Irakiens tués dans des violences a augmenté au cours du mois de mai, tout en restant proche des bilans les plus bas enregistrés depuis l'invasion américaine de mars 2003, selon des chiffres officiels diffusés samedi.
Au total, 132 Irakiens dont 90 civils, 20 policiers et 22 soldats ont été tués, selon les données des ministères de l'Intérieur, de la Santé et de la Défense.
 En avril, les violences avaient fait 126 tués. Et le mois de mars 2012 avait été le mois le moins meurtrier depuis l'invasion américaine avec 112 tués, selon les mêmes sources.
Dans le même temps, 248 personnes ont été blessées en mai, dont 115 civils, 80 policiers et 53 militaires. En outre, 20 insurgés ont été tués et 105 autres arrêtés.
L'épisode le plus meurtrier de ces dernières semaines remonte à jeudi, lorsqu'une série d'attentats à la bombe a frappé Bagdad, faisant au moins 17 morts et 57 blessés.

http://www5.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=66769

 

 


 www.levif.be -Belga: Trois policiers et un soldat tués dans des attentats en Irak

Trois policiers et un soldat ont été tués dans des attentats et six autres personnes ont été blessées lundi en Irak, ont indiqué des sources de sécurité.

Selon un lieutenant colonel de police, des inconnus ont ouvert le feu contre un point de contrôle à Hamam al-Alil, une localité située à 35 km au sud de la ville septentrionale de Mossoul, tuant trois policiers et en blessant deux autres, avant de s'enfuir.

Par ailleurs, des hommes armés ont abattu un soldat à Baqouba, à 60 km au nord-est de Bagdad, et dans la même région, à Khalès, une bombe a blessé trois policiers, selon un commandant de police et des sources médicales.

Dans le centre de Bagdad, à Karrada, des assaillants ont blessé par balle un lieutenant de police, selon une source du ministère irakien de l'Intérieur.

La violence a nettement(…)  diminué en Irak après le pic de 2006 et 2007, mais elle reste présente notamment à Bagdad, Dyala et Mossoul.

En mai, 132 Irakiens ont été tués, selon les statistiques officielles. (DGO)

11 juin 2012 à 19h21

(Belga)

http://www.levif.be/info/belga-generique/irak-trois-policiers-et-un-soldat-tues-dans-des-attentats-en-irak/article-4000115013243.htm#

 



5 Prisons, exactions. 

AFP : Le soldat US John Russell  inculpé pour meurtre.

Un soldat américain accusé du meutre de cinq autres soldats sur lesquels il avait ouvert le feu sur une base militaire en Irak en 2009 a été inculpé hier, ont annoncé les autorités militaires.

Détenu sur la base Lewis-McChord, dans l'Etat de Washington (nord-ouest), le sergent John Russell devrait comparaître devant une cour martiale, même si aucune date d'audience n'a été fixée.
Hier, il a été inculpé pour cinq assassinats, une agression violente et une tentative de meurtre.

Il encourt la peine de mort s'il est reconnu coupable, précise un communiqué de la base Lewis-McChord. John Russell est accusé d'avoir abattu le 11 mai 2009 cinq autres soldats et d'en avoir blessé trois autres dans un hôpital soignant les traumatismes de guerre sur la base Liberty à Bagdad.
Cette attaque d'un Américain contre ses compatriotes n'était pas exceptionnelle en Irak à cette période.

L'année précédente, un autre sergent avait tué deux de ses supérieurs sur une base dans le sud du pays.

AFP

Mis à jour le 19/05/

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/05/19/97001-20120519FILWWW00301-un-soldat-us-inculpe-pour-meurtre-en-irak.php



 Les voisins

 Turquie

Tension Irak-Turquie: Bagdad convoque l’ambassadeur turc.  

Les autorités irakiennes ont convoqué l'ambassadeur de Turquie pour protester contre les propos du Premier ministre turc sur la situation intérieure en Irak, indiqué lundi sur son site en anglais le ministère des Affaires étrangères.  
"Le vice-ministre des Affaires étrangères Labib Abbawi a convoqué dimanche au ministère M. Yunus Demerer pour lui faire part de la protestation énergique du gouvernement irakien après les récentes déclarations de M. Recep Tayyip Erdogan, concernant la situation politique en Irak, qui sont une ingérence inacceptables dans les affaires intérieures du pays", affirme le communiqué.
M. Abbawi a exprimé "l'espoir de voir le gouvernement turc cesser de donner ce genre de déclarations qui portent atteinte à la souveraineté de l'Irak et de s'en tenir à la diplomatie pour exprimer son point de vue sur la situation actuelle dans les deux pays et dans la région afin de maintenir des relations bilatérales fortes".
Jeudi, Erdogan avait accusé le chef du gouvernement irakien Nouri al-Maliki de monopoliser le pouvoir, et d'"égocentrisme" politique.
Le Premier ministre irakien avait répliqué le lendemain en accusant la Turquie, d'être en train de devenir un ennemi dans la région en cherchant à la dominer et à s'ingérer dans les affaires internes de ses voisins.
"Poursuivre sa politique intérieure et régionale va nuire aux intérêts de la Turquie et en faire pour tous un Etat hostile", avait-il dit dans un communiqué.
Poursuivant la polémique, M. Erdogan avait répondu samedi: "Si nous donnons trop la parole à M. Maliki, nous lui offrons l'occasion de faire un show, il n'y a pas besoin de l'encourager dans sa recherche de prestige", a déclaré à Istanbul M. Erdogan
Rappelons que la Turquie a récemment provoqué Bagdad en accueillant le vice-président irakien, Tarek Hachemi, accusé de diriger des escadrons de la mort en Irak.

Hachemi refuse de se rendre à la justice irakienne.

24/04/2012

IRIB



 

16/06/2012

n° 115 - 'Géopolitique et stratégie ' des Guerres de l'Otan. -

n° 115 - 'Géopolitique et stratégie ' des  Guerres de l'Otan. -

Jean-Luc-Melenchon : Bouclier anti-missile.« Une « nécessité pragmatique ».

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



'Géopolitique et stratégie '

des

Guerres de l'Otan.

n° 115- 15-06

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Jean-Luc-Melenchon: Bouclier anti-missile.« Une « nécessité pragmatique ».

1-2 La leçon libyenne : « L’Europe doit stimuler ses dépenses militaires ».

1-3 Socorro Gomes : Communiqué de presse : L'OTAN est en train de s'armer pour attaquer les peuples du monde.

1-4 Réseau Voltaire : 25e Sommet de l’OTAN : Déclaration du sommet sur les capacités de défense pour les forces de l’OTAN à l’horizon 2020.

1-5 M K Bhadrakumar : Le Pakistan, entre les cajoleries du Dragon chinois et les étreintes de l'Ours russe.

1-6 Stanechy.over-blog : OTAN : Trou Abyssal ou Peste Noire ?…

Carte blanche contre les interventions militaires occidentales.



Tiré à part :

 1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

. 1-1 Jean-Luc-Melenchon: Bouclier anti-missile. « Une « nécessité pragmatique ».

Tel est le terme sophistiqué choisi lors du sommet de l'OTAN de Chicago des 20 et 21 mai par François Hollande pour justifier une reculade dont on n’a pas fini de mesurer l’impact. Il a donné son accord pour le lancement de la première phase d'un « bouclier anti-missile ».

Ce projet consiste pour les USA et leurs alliés de se doter d'un système de surveillance et d'interception de missiles qui seraient tirés contre des intérêts ou des territoires de ces pays. En fait, ce bouclier est un vieux projet national des Etats-Unis. Ils se sont évertués depuis des années à le greffer sur l'OTAN. Dans sa partie européenne, ce projet vise théoriquement à protéger l'Europe de tirs de missiles depuis le Moyen-Orient et en particulier l'Iran. En fait l’intention vise large. C’est bien pourquoi la Russie y voit une étape supplémentaire de la surenchère militaire des Etats-Unis à ses frontières. L'installation en Pologne et en Roumanie de missiles du fameux bouclier n’est pas vraiment un gage de paix donné à la Russie. Et de même à propos de leur prédisposition sur des navires nord-américains en Méditerranée et surtout en Mer Noire. Des lieux qui peuvent aussi bien servir à Erreur ! Nom du fichier non spécifié.parer une attaque hypothétique de l'Iran qu'à menacer très concrètement la Russie et ses alliés.
> François Hollande avait exprimé il y a à peine un mois, le 10 avril 2012, sur I>télé, son opposition au lancement d'un tel projet par l'OTAN : « Je suis réticent à l'égard de cette évolution. La première raison, c'est que nous n'avons aucune possibilité de participer industriellement à cette affaire et deuxièmement ça met en cause l'idée même de la dissuasion. »Deux bonnes raisons que je partage. Depuis, il justifie son revirement par le fait que ses réserves ont été levées par la déclaration finale du sommet de Chicago. Or cette déclaration n'a strictement rien changé au projet en question. Et cela tout simplement parce qu'il existait déjà avant ! Les principes ont été fixés en 2010 lors du sommet de Lisbonne de l'OTAN. A l'époque, Nicolas Sarkozy avait accepté que soit inscrit dans le concept stratégique de l'OTAN, un document de référence, la création d'une « capacité de défense anti-missile ». Le sommet de Chicago auquel vient de participer François Hollande a donc seulement lancé la première phase opérationnelle. En réalité, il s’agit de faire entrer en phase opérationnelle la prise en charge par tous les alliés d'un programme américain de défense anti-missile qui existe déjà lui aussi. Celui-ci a été décidé au Congrès américain par le vote de la loi sur le National Missile Defense Act de 1999. Il est d’ores et déjà géré par une énorme agence états-unienne, la « Missile Defence Agency ». Cette défense anti-missile repose sur plusieurs boucliers qui, en se recoupant, sont censés défendre le territoire des
Erreur ! Nom du fichier non spécifié.Etats-Unis et celui de leurs alliés. Avant même la décision du sommet de l'OTAN, les Etats-Unis avaient déjà commencé à déployer la partie européenne de ce bouclier, notamment en envoyant en méditerranée des croiseurs spécialement équipés de missiles d'interception.
> La greffe de l'OTAN sur ce dispositif répond à deux objectifs des Etats-Unis. Le premier est politique. Il conforte la légitimité internationale d'un projet vivement contesté par la Chine et la Russie et potentiellement contradictoire avec les traités internationaux de désarmement. Le second est financier et industriel, car avec l’accord de la réunion de Washington les européens vont devoir contribuer à un projet dont le coût faramineux ne peut plus être supporté par les seuls Etats-Unis. C’est une sorte de relance de l’industrie américaine comme l’est tout grand projet d’armement dans ce pays !
> Loin des objectifs qui sont affichés face à la menace théorique de l'Iran, ce projet est donc avant tout une démonstration politique et industrielle des Etats-Unis. C'est d'ailleurs exactement ce qu'en disait
le rapport parlementaire de 2001 de Paul Quilés, adopté à l'époque par la commission de la défense. Humour de situation : François Hollande faisait partie à cette époque de ladite commission ! Ce rapport affirmait ainsi : « La défense antimissile est, avant toute chose, un projet idéologique, largement déterminé par des considérations politiques, technologiques et industrielles. Il répond au souci des Etats-Unis, non de rompre avec la logique de la guerre froide, mais d'en préserver un apport qu'ils considèrent comme fondamental : le maintien de leur supériorité technologique et de leur prééminence stratégique. » J’approuve absolument cette façon d’analyser le projet. Le rapport évoquait ensuite « les conséquences industrielles de premier plan qui découlent de ce rôle majeur de la défense antimissile dans la préservation de la supériorité technologique américaine. Quatre entreprises de première importance sont en l'occurrence concernées : Lockheed Martin, Boeing, Raytheon et TRW. Elles bénéficient de 60 % des crédits alloués par le Pentagone pour ce programme. [...] les industriels n'ont pas ménagé leurs efforts pour favoriser la défense anti-missile et un système d'influence impliquant les congressistes, les industriels et les militaires existe sur ce programme dont le coût a été évalué entre 50 et 60 milliards de dollars. » Autrement dit, sous l’appellation euphémisante de « lobby », il s’agit d’un groupe de corrupteurs disposant d’un budget faramineux. On suivra donc avec beaucoup d’intérêt les prises de position, les tribunes et autres « conférences » qui vont assurer la promotion de cette belle, noble et pure idée ! On peut craindre le pire. Surtout dans un gouvernement qui compte huit membres qui sont passés par la french american fondation ». Ce machin est une sorte de club « le Siècle » pour « young leaders » que le rêve américain et autres fadaises prétextes fascinent. Bref le gouvernement le plus atlantiste et le plus sous influence depuis bien longtemps.
> Passons maintenant en revue les quatre questions qui motivaient les « réserves » qu’exprimait auparavant François Hollande. Puisqu’il prétend en être libéré à Chicago, voyons ce qu’il en est. D’abord « la maîtrise des coûts ». On vient de le voir : c'est précisément parce que les coûts d'un tel projet sont incontrôlables et incontrôlés aux USA que ces derniers y font participer les Européens. L'ensemble des rapports parlementaires sur le sujet soulignent d'ailleurs que la participation de la France à un tel « bouclier » évincera budgétairement d'autres projets de défense. Aucune raison d’être rassuré donc. Ensuite François Hollande serait dorénavant tranquillisé sur la part de « l'intéressement des industriels français à la réalisation des équipements nécessaires ». Là encore on se demande comment il a pu arriver à une conclusion positive. Car l'histoire du projet lui-même montre qu'il est conçu pour soutenir l'industrie d'armement nord-américaine. D'ailleurs les équipements d'ores et déjà déployés sur lesquels se greffe l'OTAN sont états-uniens. Les radars et les missiles intercepteurs positionnés en Méditerranée sont fabriqués par la firme Raytheon. Et les systèmes d'armes qui équipent les croiseurs et guident les missiles sont fabriqués par la firme Lockheed Martin. Il s'agit donc d'une technologie 100 % états-unienne, fruit de 40 ans d'efforts de recherche et de développement du Pentagone. A supposer qu'ils en grappillent des miettes, les groupes européens seront cantonnés dans ce projet à des missions de sous-traitance. Et celles-ci seront, de toute façon, financées par les Etats européens au détriment d'autres priorités de leurs propres budgets de défense.
> Voyons à présent le plus important. Il s’agit de la remise en cause par ce bouclier de la capacité de dissuasion nucléaire autonome de la France. Cela concerne le cœur du raisonnement qui soutient la dissuasion. L’adversaire n’entreprend rien car il sait que la réplique sera dévastatrice. Il n’y a pas de petite bataille préalable ni de tentative d’aucune sorte qui soit réputée supportable ou acceptable ou possible. Tout ce qui atténue l’idée du choc unique et désastreux affaiblit le concept de dissuasion. Ici, du moment où l'on considère que la France a besoin d'être protégée concrètement d'attaques de missiles, on accrédite l'idée qu’il existe un pallier intermédiaire de guerre. On sous-entend donc aussi que sa force de dissuasion ne la protège plus intrinsèquement et qu'elle est donc vulnérable. Il y a donc une contradiction stratégique majeure entre une dissuasion nucléaire indépendante et la participation à un bouclier anti-missile états-unien. Une contradiction politique qui vient d'être
rappelée par Pascal Boniface. D'ailleurs, sur le sujet, on peut lire des choses très claires dans le livre blanc de la défense nationale française. On ne peut pas dire que la doctrine soit imprécise, même si le vocabulaire est aussi codé que n’importe quel vocabulaire spécialisé. Voici ce qui est écrit concernant les menaces balistiques : « La France adoptera une stratégie de prévention active visant à limiter la prolifération balistique, tout particulièrement dans les zones les plus dangereuses. Elle s'appuiera sur sa capacité de dissuader toute intention d'un État de porter atteinte à ses intérêts vitaux par des moyens de ce type. » Et à l'inverse, la participation à un éventuel bouclier de l'OTAN n'y est évoquée que pour envisager des études à son propos. Un enterrement diplomatique. Car au-delà des études, et une fois opérationnel, ce bouclier constitue par définition une prolifération balistique considérable. Il remettrait donc sérieusement en cause la doctrine de défense française dans ses objectifs de dissuasion et de participation au désarmement multilatéral. Signalons qu’il percuterait aussi le droit international du désarmement en portant une nouvelle atteinte au traité sur le désarmement balistique. Cela tombe bien pour les USA qui essaient de l'enterrer depuis 2001 au grand dam de la Russie.
> Enfin, la dernière réserve de Hollande concernait « le contrôle politique de l'utilisation du bouclier ». Or sur le plan opérationnel, rien ne permet de penser que quoi que ce soit ait changé. La raison en est technique. C’est simple à comprendre.
Un rapport parlementaire cosigné par des sénateurs UMP et PS en juillet dernier le pointait : « Les délais de riposte à une attaque balistique seront extrêmement brefs et n'autoriseront pas de procédure de consultation et de coordination préalable ». Les règles d'engagement seront donc codifiées à l'avance et activées automatiquement sans contrôle politique préalable. Une codification qui est pour l'instant entièrement aux mains des USA alors qu'elle est extrêmement délicate. Car l'utilisation du bouclier pose des difficultés techniques lourdes. Comment gérer les détonations et les retombées lors de l'interception d'un ou plusieurs missiles. Ce n’est pas une question secondaire pour ceux qui se trouvent dans le secteur où le missile est intercepté. Car imaginez qu’il comporte une charge nucléaire ou chimique ? Sans oublier le problème que posent aux riverains des bases d'implantation du bouclier puisqu’ils deviennent eux-mêmes des cibles. Qu'il s'agisse de zones terrestres (en l'occurrence la Turquie, la Roumanie et la Pologne) ou marines (en l'occurrence l'est de la Méditerranée et la Mer Noire dont une partie sont des zones naturelles protégées).
> Aucune des quatre réserves évoquées par François Hollande n'a donc été réellement levée. François Hollande a tout cédé aux américains, un point c’est tout. Et j’en suis désolé. Car je pensais que la fonction créant l’organe, il verrait vite quel sottise impériale est ce bouclier. A supposer qu’il fonctionne réellement un jour. Le bouclier anti-missile est comme l'OTAN elle-même : ce sont des projets des Etats-Unis, conçus par les Etats-Unis et pour les Etats-Unis. Du moment où la France ne remet pas en cause son appartenance à l'OTAN et sa participation à son commandement militaire intégré, elle n'a pas d'autre solution que de se soumettre à ce que l'OTAN, et donc les USA, décident. La dangerosité et l'inutilité pour notre
Erreur ! Nom du fichier non spécifié.pays du bouclier anti-missile sont donc une raison supplémentaire de défendre la sortie de la France de l'OTAN comme le propose le Front de Gauche. A ma connaissance, seul le journal « Libération » a traité ce sujet.
http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/05/28/les-jours-apres-la-mine/#more-12417


1-2 La leçon libyenne : « L’Europe doit stimuler ses dépenses militaires »

C’est principalement à la demande de la France et du Royaume-Uni que s’est enclenchée la guerre en Libye. Mais, pour ce boulot présenté comme facile, les pays européens n’ont apparemment rien pu faire sans l’aide des États-Unis. C’est ce qui ressort d’un rapport interne de l’Otan qui a transpiré dans le New York Times. Les bombardements contre les troupes de Kadhafi ont bel et bien été menés par des avions européens (dont belges) et canadiens, mais ce sont des troupes américaines qui ont pris en charge l’essentiel de l’opération, rassemblant les informations, effectuant les vols de reconnaissance et mettant au point le planning de l’opération. Si les partenaires européens ont rapidement fourni des munitions, la plus grande partie des bombes provenait de l’arsenal de l’armée américaine. La conclusion du rapport met donc en question « l’indépendance de l’Otan vis-à-vis des Etats-Unis ».1
Lors du discours prononcé en juin dernier au terme de son mandat, Robert Gates, le précédent ministre de la Défense américain, indiquait que la norme du financement des dépenses militaires de l’Otan est de 2 % du produit intérieur brut des pays-membres. Parmi les membres européens de l’Otan, seuls le Royaume-Uni, la France et la Grèce — ce pays « en faillite » — atteignent ce seuil. Gates a aussi évoqué le « problème croissant des États-Unis à exiger de ses contribuables de continuer à payer la facture de l’Otan. »2
Au sommet de Chicago, on insistera évidemment sur la nécessité d’augmenter la contribution financière des États-membres.

1. NATO Sees Flaws in Air Campaign Against Qaddafi, The New York Times, 14 avril 2012 • 2. Transcript of Defense Secretary Gates’ Speech on NATO’s Future, The Wall Street Journal, 11 juin 2011

http://www.ptb.be/nieuws/artikel/la-lecon-libyenne-leurope-doit-stimuler-ses-depenses-militaires.html


1-3 Socorro Gomes : Communiqué de presse : L'OTAN est en train de s'armer pour attaquer les peuples du monde.

Les 20 et 21 mai dernier, l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) a tenu son Sommet des chefs d'États des pays qui en font partie.  Au cours des derniers jours, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs parties du monde.  Des milliers de personnes on manifestanté dans les rues de Chicago, de Lisbonne, d'Athènes exigeant le démantèlement de cette organisation, qui est la principale machine de guerre impérialiste, pour dénoncer l'escalade de la guerre au Moyen-Orient.  Les organisations membres du Conseil mondial de la paix (CMP) ont émis des déclarations réaffirmant qu'elles exigent la fermeture de toutes les bases et de toutes les installations militaires étrangères de l'OTAN à travers le monde.
L'OTAN est une structure militaire offensive, responsable depuis sa création d'innombrables crimes contre l'humanité, entre autres des agressions récentes contre la Yougoslavie, l'Afghanistan, l'Irak et la Libye. L'impérialisme a promu, avec sa machine de guerre monstrueuse, l'approfondissement de la militarisation des relations internationales, agressé des peuples et des nations, laissant sur son passage des ruines et des rivières de sang, dans le seul objectif d'imposer sa domination mondiale et le pillage des ressources naturelles.
Depuis son dernier sommet, tenu au Portugal, l'OTAN a élargi ses objectifs, sa zone d'intervention dans toutes les régions à travers le monde et la série de prétextes pour justifier ses guerres.  L'OTAN utilise pour cela des corollaires telles que la «guerre contre la terreur», la «non prolifération» des armes et la défense des «droits de la personne» comme prétexte pour attaquer des peuples et envahir des pays souverains.  L'OTAN utilise ces arguments pour justifier les dépenses militaires exorbitantes réalisées en dépit de la crise économique, financière et sociale profonde qui secoue les pays membres de l'OTAN.  Nous dénonçons le fait que l'OTAN maintient un énorme budget militaire qui dépasse de 70% de toutes les dépenses militaires de la planète.  Ses dépenses militaires sont obtenues au coût de politiques de compressions budgétaires contre les travailleuses/eurs, en particulier des Etats-Unis et des pays d'Europe.

En cette période de grave crise économique, l'impérialisme n'hésite pas à utiliser la force pour prendre possession de nouvelles sources de ressources stratégiques, de voies de contrôle et de flux commerciaux.  Dans ce domaine, nous dénonçons les tentatives de militarisation de l'Atlantique Sud au moyen de la Quatrième Flotte des Etats-Unis, l'installation de bases militaires sur le continent et la présence de l'ancien colonialisme britannique dans les Îles malvines.  Nous dénonçons également les menaces et les agressions croissantes de l'OTAN au Moyen-Orient, et ses provocations contre la Syrie et l'Iran.
Nous réaffirmons que la lutte pour le démantèlement de l'OTAN sera l'un des thèmes centraux des débats et des actions du Conseil mondial pour la Paix, qui se réunira en Assemblée mondiale entre le 20 et le 23 juillet à Katmandu, au Népal.  Ce sera un grand événement en vue de la défense de la paix, de la solidarité internationale et du droit des peuples à la souveraineté.
Socorro Gomes
Présidente
Conseil mondial pour la Paix

2012-05-26
wpc@otenet.gr


1-4 Réseau Voltaire : 25e Sommet de l’OTAN : Déclarationdu sommet sur les capacités de défense pour les forces de l’OTAN à l’horizon 2020.

1. En tant que dirigeants de l’Alliance, nous sommes résolus à faire en sorte que l’OTAN conserve et développe les capacités qui lui sont nécessaires pour exécuter ses tâches fondamentales essentielles – défense collective, gestion de crise et sécurité coopérative – et, partant, pour jouer un rôle clé dans la promotion de la sécurité dans le monde. Nous devons assumer cette responsabilité alors que nous sommes aux prises avec une crise financière grave et que nous sommes confrontés à des défis géostratégiques en constante évolution. L’OTAN nous permet d’assurer un niveau de sécurité plus élevé que celui que pourrait atteindre un Allié qui agirait isolément. Nous réaffirmons l’importance que continuent d’avoir un lien transatlantique fort et la solidarité au sein de l’Alliance, ainsi que l’importance d’un partage des responsabilités, des rôles et des risques pour permettre aux Alliés nord américains et européens de relever ensemble les défis auxquels ils sont confrontés. Nous reconnaissons l’importance d’une défense européenne plus forte et plus performante, et nous saluons les efforts déployés par l’Union européenne pour renforcer ses capacités à faire face aux défis de sécurité communs. Ces efforts constituent, par leur nature même, une contribution importante au lien transatlantique.

2. Le potentiel de l’OTAN réside dans les forces de ses pays membres – leur entraînement, leurs équipements, leur interopérabilité et leur expérience – rassemblées sous la structure de commandement intégrée qui est la nôtre et dirigées par cette dernière. Les succès que nos forces ont remportés en Libye, en Afghanistan, dans les Balkans et dans la lutte contre la piraterie sont autant d’exemples évidents de ce que l’OTAN demeure inégalée dans son aptitude à déployer et à maintenir une puissance militaire afin de sauvegarder la sécurité de nos populations et de contribuer à la paix et à la sécurité internationales.

3. Ces succès sont le résultat de plus de soixante années d’étroite coopération dans le domaine de la défense. En œuvrant ensemble au sein de l’OTAN, nous sommes mieux en mesure d’assurer la sécurité de nos concitoyens – et avec bien plus d’efficacité et d’efficience – que nous ne pourrions le faire en agissant isolément.

4. Nous avons déjà accompli des progrès concrets depuis notre dernier sommet et l’adoption d’un nouveau concept stratégique, à Lisbonne, pour veiller à ce que l’OTAN dispose des capacités dont elle a besoin pour défendre les citoyens de ses pays, pour mener des opérations de gestion de crise et pour promouvoir la sécurité coopérative. Entre autres réalisations importantes :

a. nous avons aujourd’hui déclaré une capacité intérimaire de défense antimissile balistique, première étape de la mise en place d’un système de défense antimissile de l’OTAN qui protégera le territoire, la population, et les forces de tous les pays européens membres de l’Alliance contre les menaces croissantes qu’engendre la prolifération des missiles balistiques, sur la base des principes de l’indivisibilité de la sécurité des Alliés et de la solidarité au sein de l’OTAN, du partage équitable des risques et des charges, compte tenu du niveau de la menace, de la soutenabilité financière et de la faisabilité technique ;

b. nous procédons au déploiement d’un système allié de surveillance terrestre (AGS) hautement sophistiqué, pour permettre à nos forces de mener de manière plus efficace, et plus sûre, les missions que nous leur confions ; à cet égard, un certain nombre d’Alliés ont lancé une importante initiative visant à améliorer, plus largement, le JISR (renseignement, surveillance et reconnaissance interarmées) ;

c. nous avons prolongé notre mission de police du ciel dans les États baltes. Cette mission ainsi que les autres arrangements au sein de l’Alliance concernant la police du ciel en Europe, dans le cadre desquels les Alliés coopèrent de façon à offrir sécurité et réassurance, sont des signes tangibles de la solidarité entre Alliés ;

d. nous mettons actuellement en place une nouvelle structure de commandement, allégée et plus efficace ;

e. nous progressons de manière régulière dans le développement d’un certain nombre de capacités dont nous avons estimé, à Lisbonne, qu’elles étaient indispensables au succès de nos opérations, notamment : amélioration de nos défenses contre les cyberattaques, élargissement du système de commandement et de contrôle aériens de l’OTAN, augmentation de nos capacités en Afghanistan pour l’échange de données ISR, et lutte contre les engins explosifs improvisés.

5. Forts de ces progrès, nous nous sommes fixés l’objectif « Forces de l’OTAN à l’horizon 2020 » : des forces modernes et étroitement interconnectées, équipées, formées, entraînées et commandées de manière à pouvoir opérer ensemble et avec des partenaires dans n’importe quel environnement.

6. Pour atteindre cet objectif, il sera indispensable d’améliorer la manière dont nous développons et mettons en place les capacités nécessaires à nos missions. À côté des efforts substantiels déployés au plan national et des formes éprouvées de coopération multinationale existantes, par exemple dans les domaines du transport aérien stratégique et des systèmes aéroportés de détection et de contrôle, nous devons trouver de nouvelles façons de coopérer plus étroitement pour acquérir et maintenir les capacités clés, pour définir ce dont nous avons prioritairement besoin et pour nous concerter sur les changements dans nos plans de défense. Nous devrions aussi approfondir les liens entre Alliés, ainsi qu’entre Alliés et partenaires, et ce dans l’intérêt de tous. Maintenir une industrie de défense forte en Europe et faire le meilleur usage qui soit du potentiel offert par la coopération industrielle de défense dans l’ensemble de l’Alliance demeurent une condition essentielle à la mise en place des capacités nécessaires à l’horizon 2020 et au delà.

7. La défense intelligente est au cœur de cette nouvelle approche. Le développement et le déploiement de capacités de défense est d’abord et avant tout une responsabilité nationale. Toutefois, le coût de la technologie ne cessant de croître et les budgets de défense étant soumis à des restrictions, un grand nombre d’Alliés ne peuvent plus se doter de certaines capacités clés qu’à la condition de travailler ensemble à leur développement et à leur acquisition. Nous saluons donc les décisions prises par les Alliés de faire progresser certains projets multinationaux, visant notamment à améliorer la protection de nos forces, la surveillance et l’entraînement. Ces projets déboucheront sur une plus grande efficacité opérationnelle, des économies d’échelle et une interconnexion plus étroite de nos forces. Ils seront également source d’enseignements pour d’autres projets de défense intelligente à venir.

8. Mais la défense intelligente va plus loin. C’est aussi un changement de perspective, la possibilité de repenser la culture de la coopération pour accorder à la collaboration multinationale une importance nouvelle et en faire une option efficace et efficiente pour le développement de capacités critiques.

9. Le développement de capacités militaires européennes accrues resserrera le lien transatlantique, renforcera la sécurité de tous les Alliés et encouragera un partage équitable des charges, des avantages et des responsabilités entre les pays membres de l’Alliance. Dans ce contexte, l’OTAN coopérera étroitement avec l’Union européenne, comme convenu, pour faire en sorte que notre initiative de défense intelligente et l’initiative européenne de mutualisation et de partage (P&S) soient complémentaires et qu’elles se renforcent mutuellement ; nous saluons les efforts déployés par l’UE, en particulier dans les domaines du ravitaillement en vol, du soutien médical, de la surveillance maritime et de la formation. Nous saluons aussi les efforts accomplis au niveau national dans ces domaines et dans d’autres par les pays européens membres de l’Alliance et les pays partenaires. La réussite des activités que nous menons continuera de dépendre de la transparence et de l’ouverture entre nos deux organisations.

10. Nous prenons également des mesures pour améliorer les connexions entre nos forces, ainsi qu’avec les pays partenaires. Notre opération au dessus de la Libye a démontré une fois de plus l’importance de ces connexions ; dès que la décision politique a été prise de lancer la mission OTAN, les pilotes de l’Alliance ont pris les airs ensemble, avec, à leurs côtés, les appareils de partenaires européens non membres de l’OTAN et de partenaires arabes. Cette façon de procéder a été déterminante dans le succès militaire et politique de cette mission.

11. Nous nous appuierons sur cette réussite, dans le cadre de l’initiative d’interconnexion des forces. Nous développerons la formation et l’entraînement de nos personnels militaires, en complément des efforts importants que déploient les pays dans ce domaine. Nous intensifierons nos exercices. Nous continuerons de resserrer les connexions entre nos réseaux. Nous renforcerons les liens entre la structure de commandement de l’OTAN, la structure de forces de l’OTAN et les états majors des pays membres. Nous renforcerons aussi la coopération entre nos forces d’opérations spéciales, notamment au travers de l’État-major des opérations spéciales de l’OTAN. Nous ferons une utilisation plus intensive de la Force de réaction de l’OTAN, ce qui permettra à celle ci de jouer un rôle plus grand dans le renforcement de l’aptitude des forces de l’Alliance à opérer ensemble et à contribuer à notre posture de dissuasion et de défense. Dans toute la mesure du possible, nous améliorerons aussi nos connexions avec les partenaires, pour que, lorsque nous le souhaiterons, nous puissions agir ensemble.

12. Si un travail important a été accompli depuis notre dernier sommet pour renforcer l’Alliance, et compte tenu du recours accru par de nombreux Alliés à la coopération et aux capacités multinationales, il reste beaucoup à faire. Ainsi, nous avons adopté un paquet « défense » qui nous aidera à développer et à mettre en place les capacités nécessaires à nos missions et à nos opérations. Nous continuerons de réformer nos structures et nos procédures afin de rechercher des gains d’efficience, notamment grâce à une meilleure utilisation de nos budgets.

13. La force majeure de l’OTAN est son unité. À l’horizon 2020 et au delà, stimulés par la nécessité d’employer les ressources de défense de la façon la plus efficiente, nous renforcerons cette unité afin de maintenir et de moderniser la puissance militaire de l’OTAN.

20 mai 2012 

Réseau Voltaire | Chicago (États-Unis) |


1-5 M K Bhadrakumar :Le Pakistan, entre les cajoleries du Dragon chinois et les étreintes de l'Ours russe.

Les visites à la suite l'une de l'autre cette semaine au Pakistan du Ministre chinois Yang Jiechi et de l'envoyé spécial du président russe pour l'Afghanistan, Zamir Kabulov, sont riches en symbolisme politique et en contenu stratégique.

 

Ces consultations arrivent à un moment où le Pakistan vacille sous la pression des Etats-Unis, où l'avenir de l'Afghanistan reste complexe et où la sécurité régionale est en pleine mutation.

 

Le timing de ces consultations attire l'attention - elles ont eu lieu entre le sommet de l'Organisation du Traité Atlantique Nord (OTAN) à Chicago le 20-21 mai et le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Beijing les 6 et 7 Juin. L'Afghanistan est un sujet brûlant pour les deux organisations internationales.

 

Mais il y a également un contexte global. La Chine et la Russie se coordonnent étroitement sur les questions régionales et internationales. Ce qui ressort, c'est que Pékin et Moscou se sont manifestés pour apporter un soutien politique au Pakistan à un moment où Washington tente de l'isoler, et essaie de faire plier Islamabad à ses désirs.

 

Le président pakistanais Asif Ali Zardari a été invité au sommet de l'OTAN, et puis il a été humilié publiquement. Le secrétaire général de l'alliance, Anders Fogh Rasmussen, et le président étatsunien Barack Obama ont refusé de le rencontrer. Obama a également manifesté son mécontentement en omettant le Pakistan dans la liste des pays qu'il a remercié pour le soutien à l'effort militaire en Afghanistan, et en demandant ostensiblement au Pakistan de coopérer. Grâce à des fuites vers les médias, les responsables US ont par après rendu public le fait que, lors d'une session à huis clos, la secrétaire d'Etat étatsunienne Hillary Clinton a soumis Zardari à une harangue longue d'une heure.

 

Yang résume sa mission quand il a dit à Islamabad que "le Pakistan mérite le plein soutient de la communauté internationale." Il déclare qu'Islamabad a joué un rôle important dans la lutte contre le terrorisme, et il appelle la communauté internationale à le reconnaître.

 

Yang a souligné que "La Chine continuera à soutenir fermement le Pakistan et à protéger sa souveraineté, son indépendance, son intégrité territoriale et sa dignité." Il a bien fait comprendre qu'il était à Islamabad pour renforcer et faire avancer le partenariat stratégique entre la Chine et le Pakistan.

 

M. Yang a indiqué que dans la situation internationale en évolution, la relation sino-pakistanaise  ajoute une signification stratégique pour la promotion de la paix mondiale, la stabilité et le développement. La Chine apprécie le rôle important et actif joué par le Pakistan dans les affaires internationales et régionales, a-t-il déclaré.
[...]L'agence Xinhua a rapporté que la Chine et le Pakistan ont convenu de «renforcer la coordination multilatérale et de sauvegarder les intérêts communs des deux côtés.» La référence semble être le rôle du Pakistan dans l'OCS, dont le prochain sommet à Beijing verra la présence de M. Zardari.

 

Alors que la visite officielle de Yang avait un ordre du jour de vaste portée, les consultations avec Kabulov étaient centrées sur des points précis. Il est venu à Islamabad essentiellement pour discuter de la situation en Afghanistan et de la prochaine visite au Pakistan du président russe Vladimir Poutine.

 

Kabulov est l'expert diplomatique clef de Moscou sur les problèmes afghans. De sources pakistanaises, il aurait dit au Premier ministre Yusuf Raza Gilani que "d'énormes points communs" existaient entre la Russie et le Pakistan sur les questions régionales et la coopération bilatérale. De toute évidence, il est question de la situation autour du problème afghan, où la Russie et le Pakistan cherchent  à avoir un rôle plus important, alors que les États-Unis cherchent à les engager de manière sélective pour des rôles spécifiques.

 

La visite de Poutine au Pakistan, qui devrait avoir lieu "bientôt", sera la première visite d'un chef d'Etat russe dans l'histoire de six longues décennies de relations entre les deux pays. Elle permettra de consolider la métamorphose remarquable que connaissent dans les relations entre les deux pays depuis deux ou trois ans.

 

Le fait que Poutine ait choisi le Pakistan comme l'une de ses premières visites à l'étranger après sa prise de fonction en tant que président, témoigne de la "saute d'humeur" dans la géopolitique de la région. De nombreuses tendances doivent être prises en compte ici.

 

La Russie se prépare à jouer un rôle effectif dans les affaires mondiales. Sa position ferme sur la Syrie et l'Iran, on peut s'attendre à ce qu'elle s'étende au Pakistan et en Asie centrale. La Russie a laissé sa participation au sommet de l'OTAN à un niveau faible, et a veillé à ce qu'aucun des dirigeants d'Asie centrale qui avaient été invités - du Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizistan et Tadjikistan - n'y assistent. Pendant ce temps, Moscou a également accueilli un sommet de l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC). Poutine va mener des visites en Biélorussie, au Kazakhstan et en Ouzbékistan au cours de la semaine à venir, et il est pratiquement en train de lancer son projet eurasien.

 

Il y a des signes que Moscou attende de l'OCS qu'elle adopte des positions communes sur des questions régionales et internationales. Le sommet de Beijing pourrait officialiser un "mécanisme" à cette fin. Les médias russes ont prévu que le sommet soutiendra les préoccupations de la Russie sur la question de la défense antimissile US.

 

Pendant ce temps, la "réinitialisation" [« reset »] USA-Russie reste dans les limbes, et il est probable qu'elle pourrait encore se dégrader dans les mois à venir, jusqu'à ce qu'une nouvelle administration prenne le relais à la Maison Blanche au début de l'année prochaine. Les échanges sont devenus de plus en plus acrimonieux sur le plan diplomatique. L'adversaire républicain d'Obama, Mitt Romney, a qualifié la Russie de « force déstabilisatrice sur la scène mondiale » et d' « ennemi géopolitique n°1 » des USA ; il a promis un «re-reset» des liens américano-russes. Obama ne peut pas se permettre d'être vu comme "doux" à l'égard de la Russie. Clairement, la Russie a été entraînée dans le tourbillon de la campagne des élections présidentielles US.

 

Sans tenir compte des objections russes, l'OTAN a également décidé au sommet de Chicago d'aller de l'avant avec le déploiement du système US de défense antimissile. Moscou a déjà averti qu'elle prendra des contre-mesures. Un nouveau système de missiles de ‘cinquième génération’ a été testé la semaine dernière. Par-dessus tout, Washington persiste avec une politique intrusive dans la politique intérieure russe, et se positionne pour contester le projet eurasien de Poutine.

 

D'autre part, la Russie et le Pakistan se sont étroitement consulté sur la situation afghane, et ils reconnaissent leurs intérêts légitimes réciproques. Tous deux affirment la primauté de l'approche régionale pour résoudre le problème afghan. Chaque partie reconnaît que l'autre a un rôle important à jouer dans cette 'fin de partie' afghane. Une bonne relation de travail s'est développée depuis un an ou deux. La Russie travaille au Pakistan dans le cadre bilatéral ainsi que dans le cadre d