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29/05/2009

n°436 - Journal d'Irak - 12-05 au 25-05 : - Suite - : La "guerre contre la terreur" de Bush n'a pas réussi à justifier les crimes contre la paix.

n°436 - Journal d'Irak - 12-05 au 25-05 : - Suite - : La "guerre contre la terreur" de Bush n'a pas réussi à justifier les crimes contre la paix.


 

Journal d'Irak

n°436                 du 12/05                   au 28/05/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : Guerre en Irak par les troupes US.

5-2 Brzezinski : The Grand Chessboard.

5-3 Noam Chomsky : Comment gérer une ‘crise’…

5-4 Jeremy Scahille : Le rôle des médias dans les guerres.

 



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels

12-05

Le sergent John Russell a abattu cinq militaire US dans une clinique  psychiatrique dans un camp militaire américain à Bagdad. 

 (Xinhua)

21-05

A Bagdad, dans le quartier de Dora (sud), une bombe a explosé dans la matinée au passage d'une patrouille américaine près d'un marché, faisant sept morts, dont au moins trois soldats américains, selon l'armée américaine. Neuf autres soldats américains ont été blessés.)

http://www.aloufok.net/

 

23-05

Un Américain sous-traitant de l'armée américaine a été tué vendredi soir par une roquette tombée sur la Zone Verte près de l'ambassade américaine, selon un autre porte-parole des forces américaines, le commandant José Lopez.

La Zone Verte abrite l'ambassade américaine. Les autorités irakiennes assument désormais le contrôle du secteur dans le cadre du pacte de sécurité américano-irakien entré en vigueur le 1er janvier.

Les Etats-Unis continuent d'assurer leur propre sécurité dans des secteurs-clé, comme l'ambassade américaine et la petite base militaire qui se trouve à l'intérieur de la zone.

Associated Press

26-05

Trois Américains ont été tués lundi par l'explosion d'une bombe au passage d'un convoi dans la province d'Anbar dans l'ouest de l'Irak, a annoncé mardi l'armée américaine.

L'explosion a tué un soldat américain, un responsable du Département d'Etat et un civil employé d'une entreprise sous-traitante du Département de la Défense.

La bombe a explosé alors que le convoi allait traverser Falloujah pour gagner le site d'un chantier de construction voisin, selon l'armée. Deux autres ont été blessées.

Al-Oufok )

http://www.aloufok.net/spip.php?article546

27-05

Un soldat américain a succombé mercredi à ses blessures après l'explosion d'une bombe sur une route au passage d'une patrouille dans l'est de Bagdad, a annoncé l'armée américaine.

27-05

http://www.aloufok.net/spip.php?article549



Les combats par provinces

1-1 Bagdad

21-05

Une explosion a fait au moins 34 morts et 72 blessés hier soir dans un quartier pauvre de Bagdad où les habitants, faisaient leurs courses ou dînaient.

«L'explosion s'est produite dans un quartier avec de nombreux restaurants et magasins. La voiture piégée était garée dans le quartier à une heure de grande affluence», a déclaré de son côté une source au ministère de la Defense.

21-05

A Bagdad, dans le quartier de Dora (sud), une bombe a explosé dans la matinée au passage d'une patrouille américaine près d'un marché, faisant sept morts, dont au moins 4 civils.

http://www.aloufok.net/

21-05

Dans l'ouest de Bagdad, une bombe a explosé dans un commissariat, tuant trois policiers et en blessant 19 autres, selon un responsable de la police irakienne.

La bombe avait été cachée dans une poubelle et transportée dans le commissariat, a-t-il ajouté.

http://www.aloufok.net/

 

Région de Bagdad

16-05

Un responsable d'une milice "Sahwa" ("Réveil" en arabe) a été tué avec son fils près d'un marché d'Abou Ghraib.

Une bombe magnétique avait été placée sur sa voiture, selon un commandant de la police locale.

 (AFP

23-05

Quatre policiers ont été tués samedi dans l'explosion de mines dans deux attaques distinctes à Bagdad et dans ses environs, a-t-on appris de source policière.

Une première attaque contre une patrouille a tué vers midi deux policiers et blessé sept autres sur la route reliant Bagdad à Falloujah, à hauteur d'Abou Ghraib, à 25 kilomètres de la capitale, a précisé à l'AFP la police.

Une mine artisanale a par la suite explosé dans le quartier d'Al-Gadir, dans le centre de Bagdad, au passage d'une patrouille, tuant deux policiers, et blessant trois policiers et deux civils, selon la police.

 AFP


1-3 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar )

Mossoul,

24 mai

Action kamikaze près d'un barrage routier alors qu'un convoi américain passait le barrage…L'attaque a fait un mort et 38 blessés, a-t-on appris auprès de la police irakienne.

Selon un responsable de la police irakienne, l'explosion s'est produite aux environs de 11h15.

Associated Press


1-3 Province de Ta'mim

Kirkouk,(Capitale de la province - 255 km au nord de Bagdad.)

12-05

Une action kamikaze a fait six morts mardi, dont cinq policiers et un civil et onze blessés.

Trois des onze blessés sont des policiers, a ajouté l'officier de police précisant que l'attentat s'est produite dans le sud de Kirkouk.

 

L'attaque a eu lieu dans un quartier commerçant du centre-ville de Kirkouk, où le kamikaze a foncé en voiture dans un camion de police.

http://www.aloufok.net/spip.php?article501

'AFP AP

21-05

"Sept membres des Sahwa ("Réveil" en arabe, ndlr) ont été tués et quatre blessés dans une action Kamikaze visant des membres des Sahwa réunis à Al-Rachab, dans le sud de Kirkouk,

"Le kamikaze portant un uniforme des Sahwa s'est fait exploser au milieu d'un rassemblement de Sahwa qui attendaient de recevoir leurs salaires", a ajouté le commandant de police Salam Zengana.

"Les blessés ont été conduits à l'hôpital de Kirkouk. Certains sont dans état grave", a souligné l'officier.

AFP)

http://www.romandie.com/ats/



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)


Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)

679.687

Civils blessés (depuis l'occupation) 

70.965 ( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.940   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.043 (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.885   (chiffre minimum)

En prison

40.268. (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.596 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.200 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.667

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

52.799 (chiffre très minimal)

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.595 (chiffre très minimal)

933

non-combattants accidentés,

27 103

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

12.995

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

26.798 (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.916

 

 

Autres tués (collaborateur)

5.590

Autres blessés (collaborateur)

9.643

 

 

Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicoptères

104  ++              (idem)

Avions (& drone)

28 ++

Un cinquième des  soldats américains déployés en Irak souffrent de PTSD.

Le sergent John Russell a été inculpé mardi de meurtre, un jour après qu'il eut abattu cinq de ses compagnons dans une clinique  psychiatrique dans un camp militaire américain à Bagdad. 

 Le soldat a montré certains symptômes de problèmes mentaux  avant l'incident, son arme lui avait donc été confisquée et il  avait été envoyé consulter, ont révélé les commandants concernés. 

L'armée américaine a déclaré  mardi qu'elle passerait en revue ses efforts pour apaiser la  pression psychologique après qu'un soldat eut tué cinq de ses  compagnons en Irak. 

Les commandants de l'armée américaine ont été pressés de mener  "un examen sérieux" des mesures visant à aider les soldats à  apaiser leur stress relatif aux combats, a fait savoir le  porte-parole du département de la Défense, Bryan Whitman, lors  d'une conférence de presse. 

 "La meilleure manière de traiter ces affaires est de les  repérer le plus tôt possible et d'aider ceux qui pourraient  connaître des difficultés à obtenir ce dont ils ont besoin ",  a-t-il indiqué. 

  L'armée américaine a lancé une série de programmes pour aider  les soldats souffrant de troubles de stress post-traumatiques  (PTSD), a indiqué M. Whitman. 

Selon les statistiques militaires, près d'un cinquième des  soldats US (soit 28.000)  déployés en Irak souffrent de PTSD, et les  suicides de soldats américains ont augmenté à 143 en 2008, contre  115 l'année précédente.

12-05

(Xinhua)


Ces   totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET


The War in Iraq Costs

Le 28/05 à 11h11

673.036-877-950 dollars

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

5-1 Vidéo : Guerre en Irak par les troupes US.

 http://www.zshare.net/video/599722966eb55737


5-2 Brzezinski : The Grand Chessboard.

http://www.dailymotion.com/video/x5koqv_ruppert-lit-brzezinski-the-grand-ch_news

(Ruppert lit Brzezinsky)


5-3 Noam Chomsky : Comment gérer une ‘crise’…

Quand surgit une nouvelle ‘crise’, on observe toujours le même comportement dans les médias et l’opinion publique:
Si les crimes sont commis par le camp ennemi,
On filtre soigneusement les témoignages afin d’exclure toute information pouvant contredire la thèse défendue, tout en mettant en avant tout ce qui peut apporter de l’eau au moulin de notre idée.
On fait lourdement appel aux “sources officielles” pour autant qu’elles soient U.S… et pour autant qu’elles fournissent l’image appropriée.

Dans le cas contraire,

On s’efforcera de les dénigrer ou tout simplement de les ignorer.
Les détails graphiques abondent, tous plus frappants les uns que les autres.

Les incohérences sont allègrement ignorées, tout comme les témoignages d’experts n’allant pas dans notre sens.

Si l’expert insiste, on ira jusqu’à le soupçonner de solidarités coupables et on trouvera bien un moyen de lier tout cela à l’antisémitisme, la matraque absolue pour faire taire un gêneur.
On ne perd pas une occasion d’insister que ces crimes ont été planifiés au plus haut niveau, même quand aucune preuve crédible ne permet de l’affirmer, etc. etc.
Quand les crimes ont été commis par “notre camp”, on constate le comportement géométriquement opposé : silence ou apologie.
Les médias et autorités évitent d’entrer dans les détails et se gardent bien de faire appel aux témoignages personnels, ou alors en employant le conditionnel et en insistant sur leur inévitable manque de fiabilité.
Les chroniqueurs se découvrent soudain une âme de philosophe, glosant longuement sur la complexité de l’Histoire et les difficultés pour comprendre des cultures lointaines.
La responsabilité est concentrée sur le niveau le plus bas de la chaine de commandement et on s’apitoie sur le stress du lampiste qui, dans des circonstances difficiles, a été amené à commettre des erreurs… tout est bon pour nous absoudre. (…)

Tout le monde pousse des cris outragés, profère des accusations qui se basent sur des preuves infimes, parfois tout simplement inventées, et qui ne seront jamais rectifiées, même quand la preuve de leur fabrication est apportée.

Sources Libertés et Internet

[Noam Chomsky - "Necessary Illusions", p.137 - Pluto Press, 1991 - Trad. Gregor Seither]

http://palestine.over-blog.net/article-31710240.html


5-4 Jeremy Scahille : Le rôle des médias dans les guerres.

Un colonel US suggère des « attaques militaires » contre les « médias partisans »

A une époque où les médias se retrouvent « embarqués » avec les militaires dans les zones de conflit, les journalistes indépendants sont devenus les yeux et les oreilles du monde. Sans ces journalistes non-embarqués qui risquent leurs vies pour rendre compte de ce qui se passe de l’autre coté du fusil ou sous les bombes, l’histoire serait pratiquement entièrement rédigée du point de vue des puissances militaires ou – pour le moins – du point de vue ceux qui tiennent les armes, plutôt que de celui des civils qui sont toujours les principales victimes.

Dans le cas de l’invasion et occupation de l’Irak, les journalistes qui ont pris des risques ont sont souvent été les journalistes locaux irakiens.

Quelques 116 journalistes et travailleurs des médias irakiens ont été tués depuis mars 2003.

En tout, 189 journalistes ont été tués en Irak.

Au moins 16 parmi eux ont été tués par les militaires US, selon le Comité pour la Protection des Journalistes.

Un média qui a souvent été l’objet d’attaques US est Al Jazeera. Comme je l’ai écrit il y a quelques années dans The Nation :« Les Etats-Unis ont bombardé les bureaux d’Al Jazeera en Afghanistan en 2001, tiré à l’obus contre l’hôtel Basrah où des journalistes d’Al Jazeera étaient les seuls clients en avril 2003, tué le correspondant irakien Tareq Ayoub quelques jours plus tard à Bagdad et emprisonné plusieurs reporters d’Al Jazeera (y compris à Guantanamo), dont certains affirment avoir été torturés. En plus des attaques militaires, le gouvernement irakien soutenu par les Etats-Unis a banni la chaîne de l’Irak. »

Un nouveau rapport d’un groupe néoconservateur influent, qui défend une ligne politique de « priorité à Israël » comme moyen de conquête du Moyen Orient, suggère que pendant les futures guerres, les Etats-Unis devraient officiellement adopter une politique de censure des médias et suggère « des attaques militaires contres les médias partisans. » (MuzzleWatch) Le rapport rédigé pour JINSA, l’Institut Juif pour les Affaires de Sécurité Nationale, fut écrit par le colonel à la retraite Ralph Peters. Il est publié dans le « journal officiel » du JINSA, The Journal of International Security Affairs. « Aujourd’hui, les Etats-Unis et leurs alliés ne se retrouveront plus jamais seuls face à leur ennemi sur le théâtre des opérations. Il y aura toujours un tiers qui participe aux combats », écrit Peters, qui qualifie les médias de « tueurs sans armes. »

 « Bien sûr, les médias ont influencé le cours des conflits depuis des siècles, depuis les guerres de religion européennes jusqu’au Vietnam.

Cependant, plus récemment, les médias sont devenus déterminants quant à l’issue d’un conflit.

Alors que les journalistes n’ont pas réussi à battre le gouvernement US en Irak, les caméras vidéos et les reportages partisans ont assuré la survie du Hezbollah dans la guerre de 2006 contre Israël et, au moment où j’écris ces lignes, ils semblent avoir sauvé le Hamas de la destruction à Gaza.

[...]

Bien que cela paraisse encore impensable, les guerres futures pourraient nécessiter la censure, l’imposition d’un black-out et, en dernier recours, des attaques militaires contre les médias partisans. Les journalistes se prennent pour des êtres supérieurs et se considèrent comme des combattants appartenant à une espèce protégée.

Mais la liberté de la presse s’arrête là où ses abus tuent nos soldats et renforcent l’ennemi.

Une telle idée est traitée aujourd’hui avec dédain, mais l’élite médiatique qui a perdu tout sens du patriotisme pourrait bien découvrir un jour que cette idée est entrée dans le domaine du bon sens.

L’objectif de tout ceci est bien simple : Gagner.

Dans une guerre, rien d’autre ne compte.

Si on ne peut pas gagner en respectant les règles, alors il faut gagner en les brisant. Mais il faut gagner.

Nos victoires sont celles de l’humanité toute entière, tandis que nos échecs engendrent des monstres. »

Evidemment, qu’un tel cri du cœur aussi méprisable appelant au meurtre de journalistes soit publié dans le journal du JINSAIl est tout à fait à-propos.

L’organisation s’est longtemps enorgueillit de compter dans ses rangs des « conseillers » criminels étoilés. Parmi eux, Dick Cheney, Richard Perle, James Woosley, John Bolton, Douglas Faith et d’autres. JINSA, avec le « Projet pour un Nouveau Siècle Américain » (Project for a New American Century - PNAC), fut un des groupes les plus influents sur la politique des Etats-Unis des années Bush et garde une forte influence sur Obama et la Maison Blanche

En lisant les propos de malade de ce tordu de Colonel Peters, je me suis souvenu d’un rapport sorti fin 2005 qui accusait l’administration Bush de planifier le bombardement du siège international d’Al Jazeera au Qatar, et sur lequel j’écrivais :

« Le quotidien britannique Daily Mirror a écrit qu’au cours d’une réunion tenue au mois d’avril 2004 à la Maison Blanche avec le premier ministre britannique Tony Blair, George W. Bush a soulevé l’idée de bombarder le siège international d’Al Jazeera au Qatar. Cette information est tirée des transcriptions « top-secret » du sommet Bush-Blair. Le ministre de la justice britiannique Lord Goldsmith a invoqué la loi Officiel Secrets Act et a menacé toute publication qui publierait une quelconque partie du mémo (il a déjà porté plainte contre un ancien membre du cabinet et un ancien assistant au parlement). Alors, bien que nous ne connaissions pas le contenu du mémo, nous savons que lors de la réunion entre Bush et Blair, l’administration US avait développé une campagne publique trés dure contre Al Jazeera. La réunion s’est déroulée le 16 avril, en plein siège de la ville de Falluja par les Etats-Unis, et Al Jazeera était l’un des rares médias à couvrir les événements de l’intérieur de la ville. Ses reportages exclusifs étaient diffusés par toutes les chaines, de CNN à BBC.

L’offensive de Fallujah, un des assauts les plus meurtriers de l’occupation US, fut un point tournant. En deux semaines de ce mois d’avril, 30 marines furent tués tandis que la guérilla locale résistait aux assauts de l’armée américaine.

Quelques 600 irakiens ont été tués, dont de nombreux femmes et enfants. Al Jazeera émettait depuis l’intérieur de la ville des images à travers le monde entier.

En direct à la télévision, la chaine démontrait par l’image que les Etats-Unis, malgré toutes les dénégations, étaient bien en train de tuer des civils.

Du point de vue des relations publiques, ce fut un désastre pour les Etats-Unis et ils ont riposté en attaquant le messager.

Quelques jours avant la tenue des propos attribués à Bush, le correspondant d’Al Jazeera à Fallujah, Ahmoud Mansour, rapporta en direct à la télévision : « la nuit dernière nous avons été attaqués par quelques tanks, deux fois... mais nous avons réussi à nous échapper. Les Etats-Unis veulent nous faire sortir de Fallujah, mais nous restons. »

Le 19 avril, Washington exigeait le départ d’Al Jazeera comme préalable à un cessez-le-feu. La chaine a refusé. Mansour écrivait le lendemain : « des avions de combat américains ont tiré autour de nos nouveaux locaux et ils ont bombardé la maison où nous avions passé la nuit et ils ont tué son propriétaire, M. Hussein Samir. A cause des menaces sérieuses qui planent, nous avons du interrompre nos émissions pendant quelques jours parce que chaque fois que nous tentions d’émettre, les avions nous repéraient et nous tiraient dessus. »

Le 11 avril, un porte-parole de l’armée, Mark Kimmit, déclarait : « les médias qui montrent les Américains en train de délibérément tuer des femmes et des enfants ne sont pas de véritables sources d’information. C’est de la propagande, ce sont des mensonges ». Le 15 avril, Donald Rumsfeld faisait écho à ces propos en des termes très peu diplomatiques, qualifiant les reportages d’Al Jazeera de « pervers, inexacts et inexcusables... ce dont cette chaine est capable est une honte. »

C’est le lendemain même, selon le Daily Mirror, que Bush faisait part de son plan à Blair. « Il a clairement fait comprendre qu’il voulait bombarder le siège international d’Al Jazeera au Qatar et ailleurs, » a déclaré une source au Mirror. « Il ne fait aucun doute que Bush voulait le faire, et aucun doute que Blair ne voulait pas qu’il le fasse. »

Au cas où certains penseraient que le point de vue du Col. Ralph Peters et des neocons du JINSA/PNAC est une relique du passé, rappelons que l’administration Obama compte de nombreux poids lourds qui appartiennent à ce milieu, ainsi que de farouches partisans. Bien qu’ils ne soient plus en train de tirer toutes les ficelles, comme sous l’administration Bush/Cheney, leur influence disproportionnée sur la politique des Etats-Unis demeure.

Jeremy Scahille

Journaliste d’investigation primé, auteur de « Blackwater : The Rise of the World’s Most Powerful Mercenary Army ».

ARTICLE ORIGINAL
http://rebelreports.com/post/110980714/us-colonel-advocates-us-military-attacks-on-partisan

Traduction VD pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info

http://www.legrandsoir.info/article8615.html

n°436 - Journal d'Irak - 12-05 au 25-05 : - Fin- : La "guerre contre la terreur" de Bush n'a pas réussi à justifier les crimes contre la paix.

n°436 - Journal d'Irak - 12-05 au 25-05 : - Fin- : La "guerre contre la terreur" de Bush n'a pas réussi à justifier les crimes contre la paix.


 

Journal d'Irak

n°436                 du 12/05                   au 28/05/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

6 Les brèves

6-1 La "guerre contre la terreur" de Bush n'a pas réussi à justifier les crimes contre la paix.

6-2 Gilles Munier : La révolte des mercenaires du Sahwa.

6-3 Des services secrets étrangers aux côtés des Etats-Unis.

6-4 L'Irak veut l'aide de ses voisins pour ne pas mourir de soif et de chaleur.

 


 


6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

6-1 La "guerre contre la terreur" de Bush n'a pas réussi à justifier les crimes contre la paix.

Lors de la visite d'Obama, Le Marxiste-Léniniste a indiqué : « La "guerre contre la terreur" de Bush n'a pas réussi à justifier les crimes contre la paix, les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité, en particulier ceux commis contre les peuples d'Irak, d'Afghanistan et de Palestine et contre les gens de croyance musulmane ou d'origine arabe. Elle n'est pas parvenue à justifier Guantánamo, Abou Ghraib, Bagram, la déportation vers la torture et les prisons secrètes, la torture et la détention indéfinie, la preuve secrète et la parodie de justice. Elle n'a pas été capable de justifier les crimes économiques et les échecs qui s'accompagnent d'une dislocation massive des populations et d'attaques contre les peuples autochtones et les minorités nationales.

« Les peuples du Canada et du monde se sont opposés et continuent de s'opposer à ces crimes. Ils n'acceptent pas qu'ils soient commis au nom des intérêts américains ou canadiens, au nom de la sécurité, de la paix, de l'ordre et du bon gouvernement. Ni la vieille notion de "bien commun", ni celle de l'"objectif commun" ne peut remplacer la volonté des peuples de mettre fin à tout ce qui attaque la conscience et l'humanité. »

Condoleezza Rice, criminelle de guerre, tu n'es pas la bievenue au Canada !
Non c'est non ! Non aux guerres d'agression et d'occupation !
Non à la torture ! Non à la détention indéfinie ! Non à la criminalisation de la dissidence !
Non aux certificats de sécurité ! Non à deux poids deux mesures !
Non aux interprétations intéressées de la primauté du droit !
Arrêtez de payer les riches ; augmentez les investissements dans les programmes sociaux !
Pour nous la responsabilité commence chez soi !


6-2 Gilles Munier : La révolte des mercenaires du Sahwa.
Depuis le lancement du Surge par le général Petraeus, l’ordre des communicants du Pentagone est de positiver, de donner l’impression que l’Us Army va quitter l’Irak sur une victoire.

Or, non seulement le départ de cette dernière, tout relatif, fait figure de retraite, mais la capacité de l’opinion américaine à ingurgiter sans réfléchir la propagande officielle, est dépassée.

Des dirigeants de l’Armée al-Rashideen remarquaient, début avril, que le refus de rendre compte des activités de la résistance se retournait, avec le temps, contre les grands médias.

Ils notaient que les sites Internet des organisations clandestines, les vidéos d’opérations placées sur You Tube, avaient raison, petit à petit, du bourrage de crâne.
Longtemps présentés comme des supplétifs modèles, les miliciens du Sahwa – « Réveil » en arabe - sont aujourd’hui dans la ligne de mire des journalistes « embedded » d’outre-Atlantique.

Ils découvrent que la résistance les infiltre depuis leur création, estiment à 40% ceux jouant double jeu.

Les Brigades de la Révolution de 1920, dont on ne parlait plus pour cause de ralliement à la lutte contre « al-Qaïda », renaîtraient sous le nom de Hamas-Irak, une de leurs anciennes branches, et encadreraient une partie des mercenaires.

Autre conséquence de la révolte du Sahwa : le New York Times a fait état pour la première fois d’une déclaration d’Izzat Ibrahim. Le chef du Baas irakien s’y pose en interlocuteur responsable en cas de retrait « total et définitif des envahisseurs ».
Ces derniers développements rendent plus acrobatiques les tentatives de Nouri al-Maliki de se présenter en chantre de la réconciliation.

Difficile pour lui - à la fois - de réprimer le Sahwa à Bagdad et de s’allier au Cheikh Ahmed Abou Risha qui le dirige dans la région d’al-Anbar, de faire du pied aux baasistes réfugiés à l’étranger en leur demandant de renier leurs idées… tout en donnant la chasse, sans pitié, aux cellules de leur parti en Irak. L’enfer irakien est pavé d’arrière-pensées assassines.
Gilles Munier

3 mai 2009

http://palestine-solidarite.org/dossier.Irak.Gilles_Munier.030509.htm


6-3 Des services secrets étrangers aux côtés des Etats-Unis.

Les services secrets étrangers capturent, interrogent et emprisonnent pour le compte des Etats-Unis la plupart des suspects de terrorisme dans le contexte des conflits en Irak et en Afghanistan. C'est ce qu'affirme samedi le quotidien "The New York Times" sur son site internet.

Seuls les suspects les plus importants constituent une exception, indique le journal citant des responsables américains non identifiés.

Ces 10 derniers mois, environ une demi-douzaine d'experts financiers ou de logistique de niveau intermédiaire travaillant pour ‘Al-Qaïda’ ont été capturés et pris en charge par des services secrets de quatre pays du Proche-Orient, ajoute-t-il.

Ils ont été arrêtés par les services de sécurité locaux à la suite d'informations fournies par les Etats-Unis, précise le journal, qui cite un officier du contre-terrorisme non indentifié.

Les deux suspects de plus haut rang membres présumés d'Al-Qaïda capturés depuis l'arrivée au pouvoir du président Barack Obama, l'un saoudien, l'autre yéménite, ont été ainsi arrêtés par les services de renseignement du Pakistan avec l'aide des services américains, indique le "New York Times".

ats / 24 mai


6-4 L'Irak veut l'aide de ses voisins pour ne pas mourir de soif et de chaleur.

L'Irak a invité l'Iran et la Turquie à l'aider à ne pas mourir de soif et de chaleur cet été en lui fournissant les quantités d'eau et d'électricité dont il a besoin, a indiqué mercredi à l'AFP un haut responsable du ministère de l'Electricité.

"Une conférence entre l'Irak et ses voisins pour discuter de l'état énergétique et hydraulique de notre pays se tiendra jeudi à Bagdad", a déclaré le conseiller du ministre pour les opérations Adel Mahdi.

"Des ministres iraniens et turcs participeront aux côtés de leurs collègues irakiens des Ressources hydrauliques, de l'Electricité, du Pétrole, des Finances, du Plan et des représentants de la commission des investissements pour examiner la situation et les possibilités de signer des joint-ventures", a-t-il précisé.

Actuellement, le pic de la demande électrique s'établit autour de 11.500 MW par jour alors que la production avoisine les 7.000 MW. Pour combler un déficit qui tourne donc autour de 40%, l'Irak doit acheter de l'électricité à ses voisins.

Selon M. Mahdi, son pays a signé des contrats avec l'Iran pour importer 650 MW servant à alimenter la ville de Bassorah (sud), la région de Diyala (au nord-est de Bagdad) et la région kurde de Panjawin (nord).

Un des objets de la conférence est de discuter avec l'Iran qui "a décidé, à cause de la chaleur qui sévit chez lui, de réduire de moitié la fourniture d'électricité pour Diyala", a-t-il indiqué.

Les discussions, a-t-il ajouté, porteront également sur la région kurde de Dohuq (nord), où la Turquie ne fournit "que 150 MW sur les 200 MW qu'elle est censée fournir" en vertu d'un contrat.

En décembre, le ministre irakien de l'Electricité Karim Wahid avait promis que l'Irak ne connaîtrait plus de coupures de courant en 2011, soit huit ans après l'invasion du pays conduite par les Etats-Unis.

Autre point litigieux, l'eau. "Nous allons examiner ce point car au barrage de Haditha (ouest de l'Irak), les réserves d'eau atteignent 1,5 milliard de m3 contre 8 milliards en mai 2007", a souligné M. Mahdi.

"Le stock est très faible et la baisse des eaux du (fleuve) Euphrate est tel que cette année il n'y en a plus assez pour produire de l'électricité", a-t-il dit.

Le ministère irakien des Ressources hydrauliques a annoncé dimanche que la Turquie avait augmenté le débit de l'Euphrate vers l'Irak après que Bagdad eut averti qu'une crise imminente menaçait ses agriculteurs.

L'ensemble des barrages irakiens totalisaient début mai 11 milliards de m3 d'eau, contre un peu plus de 40 milliards en mai 2006, alors que les précipitations n'ont pas été inférieures aux normales cet hiver. C'est dans l'Euphrate que la situation est la plus préoccupante.

(AFP / 27 mai )

http://www.romandie.com/ats/news/090527121154.ogkj71mc.asp



Annexe

Géographie de l'Irak

L'Irak est divisé en 18 provinces (muhafazat, au singulier muhafazah):

  • Superficie : 437 072 km² (dont 4 910 km² d'eau)

L'Irak est divisé en 18 provinces (muhafazat, au singulier muhafazah):

  •  
    • Al Anbar
    • Al Basrah
    • Al Muthanna
    • Al Qadisiyah
    • An Najaf
    • Arbil
    • As Sulaymaniyah
    • At Ta'mim
    • Babil
    • Bagdad
    • Dahuk
    • Dhi Qar
    • Diyala
    • Kerbala
    • Maysan
    • Ninawa
    • Salah ad Din
    • Wasit

VILLES importantes

  •  
    • Bagdad
    • Bassorah
    • Duhok
    • Falloujah
    • Mossoul
    • Arbil
    • Kirkouk
    • Souleymaniah

Frontières : 3 650 km

  •  
    •  
      • Iran (1 458 km)
      • Jordanie (181 km)
      • Koweït (240 km)
      • Arabie saoudite (814 km)
      • Syrie (605 km)
      • Turquie (352 km)


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

28/05/2009

n° 20- Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN - 24-05-Début- : Afghanistan-Pakistan, « mission impénétrable

n° 20- Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN - 24-05-Début- : Afghanistan-Pakistan, « mission impénétrable



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion, Stratégie' de PAKISTAN.

n° 20- 24-05

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 




Sommaire :

Tiré à part :

Remplissage de crane: Le Pakistan étend son programme nucléaire.

1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Ahmed Rashid: « Les Etats-Unis ont fait beaucoup d'erreurs ».

1-2 Alain Gresh : Afghanistan-Pakistan, « mission impénétrable ».

1-3 La guerre au Pakistan alimente les tensions internationales.

1-4 Graham E. Fuller : Obama aggrave la situation au Pakistan et en Afghanistan.

Suite

1-5 William Lind : La victoire des forces asymétriques.

1-6 Eric Margolis : Obama et le guêpier pakistanais.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 L'Afghanistan est maintenant un foutoir US, et pas un foutoir pakistanais ou taliban.

2-2 Pierre Lellouche : «Au Pakistan, notre sécurité est engagée».

Fin

3-3 La talibanisation du Pakistan n'est plus rampante, mais galopante.

3 Annexe

3-1 Introduction au commerce des armes.

3-2 Les relations OTAN-Pakistan.


Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...



Tiré à part :

Remplissage de crane: Le Pakistan étend son programme nucléaire.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Des images satellite publiées mardi 19 mai montrent que le Pakistan a étendu deux sites cruciaux pour son programme nucléaire, dans le cadre de ses efforts pour renforcer son arsenal atomique.

Selon des experts de l'Institut pour la science et la sécurité internationale (ISIS), un institut états-unien spécialisé dans le contrôle des armements, les photos satellitaires montrent une forte expansion d'un complexe chimique près de Dera Ghazi Khan qui produit de l'uranium sous des formes utilisées pour fabriquer des armes nucléaires. Les images d'un autre site près de Rawalpindi suggèrent que le Pakistan a construit "une deuxième usine de séparation du plutonium adjacente à l'ancienne", selon l'ISIS. 

Le Pakistan, qui possède 60 à 100 armes nucléaires, a également procédé à la construction de deux nouveaux réacteurs de production de plutonium, selon l'institut. "Dans l'ensemble, ces récentes activités d'expansion indiquent que le Pakistan est bien engagé dans un plan stratégique visant à renforcer l'effet destructeur et la productivité de son arsenal nucléaire", affirme l'institut.

La publication de ces images intervient alors que le chef d'état-major interarmées américain a reconnu, vendredi 15 mai, au Congrès qu'Islamabad était en train de renforcer son arsenal nucléaire.

Mais, lundi, l'amiral Mike Mullen a assuré que le Pakistan n'utilisait pas l'aide américaine pour renforcer cet arsenal.

L'ISIS souligne que vu la situation actuelle au Pakistan, où l'armée a lancé une offensive contre les talibans dans le Nord-Ouest, la "sécurité des avoirs nucléaires [du pays] reste sujette à interrogation".

"Une expansion des capacités de production d'armements nucléaires complique inutilement les efforts visant à sécuriser les avoirs nucléaires du Pakistan", souligne l'institut, qui exhorte l'administration américaine à convaincre Islamabad de cesser sa production de matériaux fissiles, et à rejoindre les discussions pour un traité interdisant leur production destinée à fabriquer des armes nucléaires.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/05/20/confronte-a-la-pression-des-talibans-le-pakistan-etend-son-programme-nucleaire_1195569_3216.html#ens_id=1162505



1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  

1-1 Ahmed Rashid: « Les Etats-Unis ont fait beaucoup d'erreurs ».
Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Décriptage

Le journaliste pakistanais, Ahmed Rashid  éminent spécialiste des ‘talibans’, évoque la stratégie US dans la région...
Quelles erreurs les Américains ont-ils commis dans la région?
Bush avait promis de ‘reconstruire’ l'Afghanistan après la chute des talibans fin 2001.

Mais il s'en est aussitôt détourné pour l'Irak, lui réservant tous les moyens militaires et de renseignements.

La traque d'Al-Qaida (…)  et la ‘reconstruction’ en Afghanistan en ont pâti.

Sans compter la corruption de certaines compagnies américaines, comme Halliburton.

A peine l'argent versé, la moitié s'était déjà envolée !

Cela n'a pas échappé à la population. Désillusionnés, beaucoup de gens ont rejoint les talibans.
Comment les talibans pakistanais ont-ils accru leur influence?
Ce sont des combattants pachtounes qui s'étaient battus pour les talibans pendant la guerre civile en Afghanistan.

Ils sont devenus importants fin 2001 lorsqu'ils sont venus au secours des talibans afghans dans les zones tribales. Al-Qaida les payait cher pour qu'ils leur offrent leur protection.

Pendant quatre ans, personne ne s'est penché sur leur cas, alors même qu'ils se radicalisaient. Devenus riches, ils ont organisé leurs propres milices et se sont fixé comme objectif de talibaniser tout le Pakistan !
Et les talibans afghans?
Leur situation est différente.

L'armée de l'ex-président Mucharraf et les renseignements pakistanais leur ont donné un sanctuaire. Ils pensaient en effet que les Etats-Unis quitteraient bientôt l'Afghanistan et ils avaient besoin de garder leur soutien pour que le prochain gouvernement à Kaboul soit propakistanais.

Le Pakistan a joué un double jeu envers Washington.

Il l'aidait à traquer Al-Qaida, mais ne faisait rien pour attraper les talibans afghans.

Et les Américains ne le demandaient même pas, car ils pensaient que les talibans étaient finis !

C'était une grosse erreur de Bush.
Que pensez-vous de la nouvelle stratégie américaine?
En Afghanistan, Barack Obama fait ce qui aurait dû l'être depuis huit ans.

Mais la résistance a pris de l'ampleur, donc la tâche va être difficile.

Au Pakistan, la situation a beaucoup changé depuis 2001.

Les Etats-Unis devront renforcer l'aide civile, soutenir le gouvernement, et faire pression sur l'armée pour aller chasser les talibans, comme ils l'ont fait dans la vallée de Swat.
Pourquoi l'armée pakistanaise semble-t-elle échouer dans la lutte contre les talibans
C'est une question de motivation. Il y a beaucoup d'antiaméricanisme.

L'armée se demande : «Je le fais pour mon pays ou pour faire plaisir à l'Amérique?»

Elle va devoir y répondre.

La bombe pakistanaise peut-elle tomber aux mains des Taliban ?
Non, c'est très improbable.

Personne ne sait combien il y a d'armes nucléaires au Pakistan. Même Barack Obama doit l'ignorer. Mais ce qui est sûr, c'est qu'elles sont étroitement contrôlées par l'armée et que des mécanismes sûrs empêchent tout vol.
Recueilli par Faustine Vincent
Sources 20 mn

http://usa-menace.over-blog.com/article-31728244.html


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Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion, Stratégie' de PAKISTAN.

n° 20- 24-05

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :

1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion (suite)

1-5 William Lind : La victoire des forces asymétriques.

1-6 Eric Margolis : Obama et le guêpier pakistanais.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 L'Afghanistan est maintenant un foutoir US, et pas un foutoir pakistanais ou taliban.

2-2 Pierre Lellouche : «Au Pakistan, notre sécurité est engagée».

1-5 William Lind : La victoire des forces asymétriques.

Lind tire le bilan de la stratégie militaire américaine, et conclut que les forces engagées dans des conflits de « quatrième génération », c’est à dire menant une guerre asymétrique, réponse du faible au fort, l’emporteront sur une machine militaire inadaptée, dont la seule supériorité est celle d’une puissance de feu dont l’usage massif retire toute légitimité à celui qui l’emploie.

Sur les différents fronts, Irak, Afghanistan,  Lind ne voit aucune issue se dessiner, mais il craint que la stratégie d’extension du conflit au Pakistan ne provoque son effondrement. L’incapacité de la nation américaine à réformer sa doctrine militaire, et à remettre en cause sa stratégie offensive de gendarme du monde, traduit une crise profonde d’un etablishment qui ne parvient pas à penser les transformations, juge-t-il. Cette incapacité ne se manifeste selon lui non seulement dans le domaine militaire, mais également face aux crises qui toutes ensemble dessinent un bouleversement systémique à venir : économique, climatique, énergétique, etc...

« Dans les temps anciens, cela se concluait par un changement de dynastie » note-t-il.

Et de s’interroger : « que pourrait-il advenir aujourd’hui ? »

William Lind : Les événements survenus depuis que j’ai commencé a tenir cette chronique ont, je crois, validé dans l’ensemble le concept de guerre de quatrième génération. L’Irak n’a pas été une « promenade », pas plus que notre première invasion de l’Afghanistan n’a « éradiqué » les talibans. Le Mollah Omar s’est avéré le meilleur prophète des évènements à venir : avant que ne tombe la première bombe américaine, il avait déclaré, « Nous perdrons le pouvoir et perdrons Kaboul, mais cela n’a pas d’importance. »

Quelles leçons pouvons-nous tirer de mes précédentes chroniques ?

Trois points me paraissent être d’une importance primordiale.

1) Tant que l’Amérique poursuivra une stratégie de grande offensive, la guerre de quatrième génération lui garantit la défaite.

La raison en est à rechercher dans le concept de puissance de la faiblesse de Martin van Creveld, et dans sa relation intime avec la légitimité. Dans un monde de quatrième génération, la légitimité est la vraie richesse du royaume. En dernier ressort, les guerres de quatrième génération sont celles d’une lutte de légitimité opposant l’État et un grand nombre de loyautés non-étatiques fondamentales. La puissance américaine manque de légitimité parce qu’elle est écrasante au plan matériel. Telle est la force des faibles : ceux qui résistent à l’armée américaine deviennent des héros. A l’inverse, tout État soutenu par l’armée américaine perd de sa légitimité. Plus les USA interviennent militairement en un grand nombre de parages, plus les États perdent de leur légitimité, au bénéfice des entités non-étatiques de quatrième génération. De fait, nous assistons à un effet Midas inversé. Seule une grande stratégie de défense, où nous nous occuperions de nos propres affaires et laisserions les autres Etats s’occuper des leurs, peut nous sortir de cette spirale infernale.

2) Les armées de deuxième génération ne peuvent pas gagner les guerres de quatrième génération. Les forces armées de deuxième génération, telles que celles des États-Unis, combattent en dirigeant leur puissance de feu sur des cibles. Cela leur permet de vaincre au niveau matériel, mais ce faisant, cela se transforme en défaite au niveau moral, qui est déterminant dans la G4G.

Le meilleur exemple actuel est donné par le Pakistan, où la combinaison des frappes de Predator [1] et les pressions exercées sur le gouvernement pakistanais ont sapé la légitimité de l’Etat. Cet état se trouve maintenant au bord de la désintégration, ce qui apporterait à Al-Qaïda et aux autres forces islamistes de G4G la plus grande victoire qu’ils puissent imaginer. La photo accrochée sur le mur de la grotte d’Oussama doit être celle d’un Predator, et titrée : « notre meilleure arme. »

3) Il n’y a aucune chance que l’Amérique adopte une stratégie défensive ou engage une réforme de ses forces armées pour les faire passer de la deuxième à la troisième génération - étape nécessaire mais pas suffisante pour affronter les G4G - aussi longtemps que l’establishment en place à Washington reste au pouvoir. Cet establishment est ivre d’orgueil, coupé du monde existant au-delà des arènes politique et fortement corrompu par le « business as usual » pratiqué par un Pentagone, qui sait comment acheter tous les appuis politiques dont il a besoin. Comme dans tous les establishments, on y perçoit le changement réel comme une menace, devant être évitée. Aussi longtemps qu’il règnera, rien ne changera.

Quelles sont les implications de ces observations ?

Au plan militaire, elles augurent de la poursuite de l’échec et la défaite. Nous ne parviendront pas à sortir de l’Irak avant que ne débute la prochaine phase de cette guerre, ou pire, qu’une attaque israélienne sur l’Iran nous coûte l’armée que nous avons en Irak. Nous allons être vaincus en Afghanistan, parce que nous refusons d’adapter nos objectifs stratégiques à ce qui est possible et nous continuerons à nous aliéner la population avec notre façon de conduire la guerre en déployant une puissance de feu massive. Nous allons pousser le Pakistan vers le point de désintégration, ce qui sera une catastrophe stratégique de premier ordre. Nous allons continuer d’ignorer la désintégration de l’Etat mexicain, tout en important les troubles du Mexique via nos frontières sans contrôles efficaces. Nous ne serons même pas en mesure d’arrêter les pirates somaliens. Qu’est-il révélé de nous même, lorsque la nation tout entière se réjouit parce que la marine américaine, la plus puissante sur terre, a vaincu quatre adolescents somaliens ?

Ce constat ne s’arrête pas là. Ces échecs de politique étrangère et ces défaites militaires - voire même des « victoires » encore plus embarrassantes - ne sont que deux exemples d’une longue liste de crises : la crise économique (dépression suivie par une inflation galopante), crise des cours de change (chute du dollar), crise politique (pas un membre de l’établissement ne sait ce qu’il faut faire, mais l’établissement n’offre pas d’alternative aux électeurs), crise de l’énergie, etc... Toutes ensemble, ces crises distinctes forment une crise systémique, événement qui survient lorsque le monde extérieur exige de plus grandes transformations que le système politique ne le permet. Arrivé à ce point, le système politique s’effondre et est remplacé par autre chose. Dans les temps anciens, cela se concluait par un changement de dynastie. Que pourrait-il advenir aujourd’hui ? J’envisage un changement radical, une déconstruction, marquée par un retour aux pouvoirs locaux [2].

Ce serait, dans l’ensemble, une issue heureuse. Mais je crains que le parcours nous y conduisant ne soit pas une partie de plaisir.

17 avril 2009

Antiwar,

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2656


1-6 Eric Margolis : Obama et le guêpier pakistanais.

 «Les gens d’Obama ne comprennent pas ce vers quoi ils se dirigent en "Af-Pak". Je peux le leur dire : un triste désastre que nous regretterons longtemps.»

En quelques phrases sèches, Eric Margolis résume la situation, décrit les forces en présence et clarifie les enjeux.

Embourbés dans une guerre ingagnable en Afghanistan, les USA qui bombardent déjà régulièrement le Pakistan ont poussé Islamabad à attaquer les pachtounes des zones tribales, au risque de faire voler en éclat la stabilité du pays et d’embraser la région tout entière. « Le véritable danger provient des États-Unis qui agissent comme un mastodonte enragé, foulant aux pieds le Pakistan, et contraignant l’armée d’Islamabad à faire la guerre à son propre peuple, » avertit Margolis qui connaît bien la région et les pachtounes pour les avoir côtoyés de près lors de la guerre contre les soviétiques.

[commentaires de Contre-Info]

 Le Pakistan a finalement cédé la semaine dernière aux demandes irritées de Washington, et a envoyé ses troupes contre la rébellion des tribus pachtounes des Provinces de la Frontière du Nord-Ouest - que l’occident dénomme à tort les « talibans ».

 L’administration Obama avait menacé de mettre fin aux versements annuels de 2 milliards de dollars que reçoivent les dirigeants politiques et militaires du Pakistan en faillite et de bloquer 6,5 milliards d’aides futures, à moins qu’Islamabad n’envoie ses soldats dans les turbulentes zones tribales du Pakistan qui sont situées le long de la frontière afghane. 

Cela s’est conclut par un bain de sang : quelques 1 000 « terroristes » tués (comprendre : la plupart sont des civils) et 1,2 millions de personnes - la plus grande partie de la population de la vallée de Swat - sont devenues des réfugiés.

 Les forces armées pakistanaises instrumentalisées par les États-Unis ont remporté une brillante victoire contre leur propre peuple. Cela n’avait malheureusement pas été le cas lors des guerres contre l’Inde. Bombarder des civils est cependant beaucoup moins dangereux et plus rentable. 

Washington, profondément déçu d’être incapable de pacifier les tribus pachtounes de l’Afghanistan (alias les talibans), a commencé à s’en prendre au Pakistan, tentant de venir à bout de la résistance pachtoune dans les deux pays. Les drones de la CIA ont déjà tué plus de 700 pachtounes pakistanais. Selon les médias, seuls 6% étaient des militants, et le reste des civils.

 Les pachtounes, également improprement appelés pathans, forment la plus nombreuse des populations tribales. Quinze millions d’entre-eux vivent en Afghanistan, constituant la moitié de sa population. Vingt-six millions vivent au delà de la frontière du Pakistan. La Grande-Bretagne impérialiste a divisé les pachtounes par une frontière artificielle, la ligne Durand (qui forme aujourd’hui la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan). Les pachtounes rejettent cette frontière.

 De nombreuses tribus pachtounes ont accepté de rejoindre le Pakistan en 1947, à condition que leur patrie soit autonome et libre de troupes gouvernementales. Les pashtounes de la vallée Swat n’ont rejoint le Pakistan qu’en 1969. 

Lorsque les pachtounes du Pakistan ont accru leur aide à la résistance des pachtounes d’Afghanistan, les USA ont débuté leurs attaques de drones. Washington a contraint Islamabad à violer sa propre constitution en envoyant des troupes dans les terres pachtounes. Avec pour résultat l’actuelle explosion de colère des pachtounes.

 J’ai vu les pachtounes faire la guerre et je peux témoigner de leur légendaire courage, de leur sens aigu de l’honneur et de leur détermination. Ils sont aussi extrêmement querelleurs, batailleurs et irritables.

 On apprend vite à ne jamais menacer un Pachtoune ou à lui poser des ultimatums. Ce sont les guerriers montagnards qui ont défié les États-Unis en refusant de livrer Osama bin Laden, car il était un héros de la guerre anti-soviétique et était leur invité. L’ancien code de « Pachtunwali » guide toujours leurs actions : ne pas attaquer les pachtounes, ne pas tricher avec eux, ne pas causer leur déshonneur. Pour les pachtounes, la vengeance est sacrée.

 Aujourd’hui, les politiques de Washington et les récentes atrocités de la vallée de Swat menacent de déclencher le pire cauchemar du Pakistan, au second rang après une invasion indienne : que ses 26 millions de Pachtounes fassent sécession et rejoignent les pachtounes d’Afghanistan pour former un état indépendant, le Pachtounistan.

 Cela ferait éclater le Pakistan, inciterait probablement les farouches tribus balouches à tenter de faire sécession et pourrait tenter la puissante Inde d’intervenir militairement, au risque d’une guerre nucléaire avec le Pakistan assiégé.

 Les pachtounes des zones tribales n’ont ni l’intention ni la capacité de se répandre dans d’autres provinces du Pakistan, le Punjab, le Sindh et le Baluchistan. Ils veulent seulement qu’on les laisse tranquilles. Les craintes d’une prise du pouvoir des talibans au Pakistan ne sont que pure propagande.

 Les pakistanais ont rejeté à maintes reprises les partis islamiques militants. Nombreux sont ceux qui ont peu d’amour pour les Pachtounes, qu’ils considèrent comme de rustiques montagnards qu’il vaut mieux éviter.

 L’arsenal nucléaire du Pakistan, bien gardé, ne représente pas non plus un danger - du moins pas encore. Les craintes au sujet des armes nucléaires pakistanaises proviennent des mêmes fabricants de preuves - ayant un agenda secret - que ceux qui nous ont sorti les fausses armes de Saddam Hussein.

 Le véritable danger provient des États-Unis qui agissent comme un mastodonte enragé, foulant aux pieds le Pakistan, et contraignant l’armée d’Islamabad à faire la guerre à son propre peuple. Le Pakistan pourrait finir comme l’Irak occupé, divisé en trois parties et impuissant.

 Si cela continue, les soldats pakistanais patriotes pourraient à un moment se rebeller et abattre les généraux corrompus et les politiciens qui émargent à Washington.

 Tout aussi inquiétant, un soulèvement de pauvres se répandant à travers le Pakistan - lui aussi dénommé à tort « taliban » - porte la menace d’une rébellion radicale rappelant celle des rebelles naxalites de l’Inde.

Comme en Irak, ce sont une profonde ignorance et l’arrogance militariste qui conduisent la politique des États-Unis en Afghanistan. Les gens d’Obama ne comprennent pas ce vers quoi ils se dirigent en « Af-Pak ». Je peux le leur dire : un triste désastre que nous regretterons longtemps.

Eric Margolis,

 Winnipeg Sun,

17 mai 2009
http://www.winnipegsun.com/comment/columnists/eric_margolis/2009/05/17/9482521-sun.html
traduit de l'anglais et résumé par Cristina Gay
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2736



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 L'Afghanistan est maintenant un foutoir US, et pas un foutoir pakistanais ou taliban.

L’éviction du général McKiernan, chef des forces US et de l’OTAN en Afghanistan, qui apparaît désormais comme un véritable et brutal limogeage, constitue à l’analyse une crise profonde au sein de l’establishment militaro-politique du Pentagone, dépassant les premières évaluations qu’on pouvait en donner. L'aspect conjoncturel d'une mesure à la suite de l'énorme “bavure” contre des civils afghans apparaît désormais comme un argument de circonstance de plus pour justifier le limogeage. Une source US indépendante proche des affaires militaires, commentant ce qui est désormais effectivement un limogeage brutal et une crise du système militaire US, commentait que l’Afghanistan «is now a total US mess, not a Pakistan or a taliban mess» [l'Afghanistan est maintenant un foutoir US, et pas un foutoir pakistanais ou taliban]

Un article de Time Magazine, du 12 mai 2009, rend bien compte de cette interprétation d’une crise au sein du Pentagone et au sein de l’appareil militaro-politique US. La comparaison qu’il choisit est significative, en offrant l’équivalence, pour ce qu’il implique de désaccords internes, avec le limogeage du général McArthur par Truman en 1952, – le plus grave désaccord entre l’autorité civile et le commandement militaire depuis les heurts durant la Guerre de Sécession entre Lincoln et ses généraux: «But Monday's action was more momentous: it marked the first time a civilian has fired a wartime commander since President Harry Truman ousted General Douglas MacArthur in 1951 for questioning Truman's Korean War strategy.»
[Mais l'acte de lundi a été plus important: c'est la première fois qu'un civil limoge un commandant en temps de guerre depuis que le président Harry Truman a évincé général Douglas MacArthur en 1951, pour avoir remis en question la stratégie de Truman dans la guerre de Corée]

L’article décrit les conditions et les circonstances de ce qui se confirme comme étant un limogeage, puisqu’il semble bien que la carrière de McKiernan soit terminée. Il est reproché à McKiernan de n’avoir rien fait sur le terrain dans le sens de l’initiative et de l’innovation, alors que c’était sa mission, mais d’en être resté à une plainte constante que ses demandes de troupes supplémentaires n’étaient pas rencontrées. Les critiques portent aussi sur l'organisation des forces US, leur logistique, leur déploiement. De tels commentaires, qui représentent une version édulcorée mais assez juste des analyses les plus fouillées de l’événement, mesurent l'intensité du climat.

[Gates a pris soin d'éviter de critiquer McKiernan ce lundi. Il a dit au général quatre étoiles, que sa carrière dans l'Armée était effectivement finie au cours d'un face-à-face en Afghanistan la semaine dernière. "Ce fut un coup dans les dents, mais McKiernan l'a pris extraordinairement bien», a déclaré un haut fonctionnaire du Pentagone. D'autres militaires ont été moins courtois. "Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi ils ont mis en poste un mec blindé, sans expérience afghane», a dit l'un d'entre eux. Un deuxième haut fonctionnaire a dit, "Dave McKiernan fait clairement partie de la vieille garde de l'Armée - il a dirigé des troupes dans la Tempête du désert. Mais si les choses allaient mieux, là-bas, il serait resté. "

»Gates a longtemps manifesté son impatience avec les commandants de guerre qui attendent passivement que la hiérarchie militaire leur donne ce dont ils ont besoin. Il a été surpris que les militaires traînent les pieds quand il a commandé des véhicules blindés additionnels et des drones pour les guerres en Afghanistan et en Iraq. Même s'il avait déjà l'intention de licencier McKiernan avant son voyage en Afghanistan la semaine dernière, Gates a été outré par certaines des choses dont il a été témoin lors de cette visite. Plusieurs soldats se sont plaints qu'ils n'avaient pas d'équipement de base à leur arrivée en Afghanistan. "Cela me préoccuppe considérablement" at-il dit le 7 mai, en suggérant  que c'étaient les taliban, ou la priorité accordée à l'Irak qui étaient à l'origine des manquements en Afghanistan. «C'est plus en fait un défi logistique qu'autre chose", a déclaré Gates. Ceci est un échec inacceptable dans un théâtre de guerre, a déclaré un des principaux conseiller de Gates. "McKiernan jamais tout à fait compris comment faire pour assurer qu'il réussisse - il attendait toujours trop que l'organisation vienne à son secours. C'est triste mais cette institution ne fait pas toujours cela"» - traduc RM]

Ainsi décrite et avec l’arrière-plan qu’on connaît en général (importance de la guerre en Afghanistan pour l’administration Obama dans cette période précise, position de Gates au sein du Pentagone avec de multiples conflits internes en cours), l’affaire McKiernan prend du poids. L’analogie MacArthur-Truman a ses limites. D’une part, cette crise fut plus grave car il s’agissait d’une véritable insubordination (de MacArthur) qui frisait la tentative de mise en cause du pouvoir civil, d’autre part elle avait une dimension politique et spectaculaire qui, dans un sens, atténuait ses conséquences institutionnelles; Mac Arthur était isolé dans ses ambitions, il avait contre lui toute la hiérarchie militaire (y compris le Joint Chief of Staff) et il était de facto hors des structures militaires à cause de son prestige et de sa position assez indépendante (représentant US au Japon, sorte de “Vice-Roi” du pays conquis), autant que de son caractère “impérial” et bien souvent impératif. L’affaire MacArthur-Truman concernait un homme de très grand poids mais un homme seul.

L’affaire McKiernan concerne un homme d’infiniment moins de poids et de stature mais par contre il s’agit d’un produit du système, complètement dépendant du système et, par conséquent, l'affaire concerne le dysfonctionnement structurel de ce système. Le système militaire US actuel est incapable de produire des chefs pouvant remplir leur tâche. (Cela vaut aussi pour Petraeus, ce pur général de relations publiques; le délitement actuel de son “miracle” irakien de 2007-2008 montre aujourd’hui sa facticité. Patraeus a d’ailleurs complètement viré de bord depuis l’arrivée d’Obama, s’alignant sur les nouvelles orientations sans broncher, – notamment en étant le premier à plaider pour un accord avec l’Iran.)

Les points à garder à l’esprit sont les suivants:

• C’est Gates lui-même qui a voulu la tête de McKiernan, après avoir constaté l’état absolument déplorable de l’organisation de guerre US en Afghanistan. Les talibans n’ont pas besoin de faire un grand effort pour mener la barque, le système militaire US se suffit à lui-même. La stature de Gates grandit encore (et aussi la confiance que lui fait Obama), d’autant que les chefs militaires, Mullen en premier, le suivent à fond. A l’inverse, Gates se trouve d’autant plus impliqué dans la colossale bataille bureaucratique au sein du Pentagone, sa bataille pour une réforme du système bureaucratique du budget et des acquisition se trouvant désormais prolongée et élargie dans une bataille contre le fonctionnement opérationnel de l’outil militaire US complètement à la dérive. (Le choix du successeur de McKiernan ne semble d’ailleurs rien résoudre. Il y a beaucoup de critiques contre le général McChrystal, l’étrangement nommé.)

• La question stratégique de l’Afghanistan connaît elle aussi ce phénomène de “contraction”, selon notre schéma favori. Elle tend, avec cette affaire, à quitter le terrain général où prédominaient les critiques US contre les alliés qui ne “font pas assez”, pour se replier sur le terrain interne, – ici, la crise du Pentagone et la crise de la puissance militaire US. La liquidation de McKiernan n’est pas une mesure rationnelle et presque de routine pour remplacer un général qui n’a pas la stratégie appropriée mais une mesure d’urgence pour liquider un général qui n’a pas su contrôler le désordre de Moby Dick transporté en Afghanistan, un homme qui n'a pas su limiter le désordre du Pentagone et en fait l'a favorisé. La crise afghane devient de plus en plus interne alors que le but de l’administration Obama est de l’extérioriser le plus possible, en augmentant une action supposée efficace, pour en être quitte le plus vite possible.

L’affaire McKiernan est en train de nous montrer ce fait extraordinaire que huit ans de guerre US en Afghanistan n’ont réussi qu’à exporter en Afghanistan le désordre US, et nous assistons à ce “coup de fouet en retour” (“blowback”) original, avec cette intrusion du désordre US en Afghanistan dans les affaires intérieures du système washingtonien.

Pour bien apprecier la personne, voir http://www.dailymotion.com/video/x8w20m_pierre-lellouche-estil-agent-americ_news

14/05/2009 - Bloc-Notes

 http://www.dedefensa.org/article-l_afghanistan_est_devenu_un_desordre_us_14_05_2009.htm


2-2 Pierre Lellouche : «Au Pakistan, notre sécurité est engagée».
Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

INTERVIEW - Le représentant spécial français pour l'Afghanistan et le Pakistan s'alarme...

Propos recueillis par Alain Barluet  

LE FIGARO. - La stabilité du Pakistan est-elle selon vous réellement menacée par l'offensive des talibans ?
Lellouche - La situation est grave. Une solution à long terme pour l'Afghanistan ne sera pas possible tant que le Pakistan ne nous aidera pas. Notre stratégie pour l'Afghanistan ne pourra réussir que si le Pakistan cesse d'envoyer à travers ses frontières des milliers de combattants armés, financés par la drogue ou par des fondations islamiques. Aujourd'hui, le problème est pourtant moins de savoir si le Pakistan nous aidera dans cette lutte que si le pays survivra à la talibanisation rampante qui est à l'œuvre. Deux problèmes sont imbriqués : la reconstruction d'un Afghanistan stable, où al-Qaida ne reviendra pas au pouvoir, et la survie du Pakistan, fondamentale pour la paix du monde. Ce qui se passe là-bas engage notre propre sécurité. Les événements qui se sont produits dans la vallée de la Swat ne sont rien d'autre que le renoncement d'Islamabad à sa souveraineté dans l'une de ses provinces. C'est le problème numéro un. Il ne s'agit pas d'une affaire tribale, comme l'ont affirmé au début les Pakistanais, mais d'une crise mondiale.

LE FIGARO. Quels contre-feux peut-on mettre en place ?
Lellouche - Il faudrait que trois conditions puissent être réunies au Pakistan. D'abord que la classe politique (notamment les deux grands partis, le PPP et la Ligue musulmane, NDLR) s'accordent pour dire au pays que sa survie est en jeu. Deuxièmement, à partir de ce consensus politique, il faudrait qu'un immense travail pédagogique soit effectué en direction de la population pakistanaise, très pauvre et très islamisée. Faute d'un vrai système scolaire, ce sont 18 000 écoles coraniques (madrasas) qui enseignent aux enfants la version la plus radicale du wahhabisme… Pour le petit peuple pakistanais, ce conflit qui se déroule à l'intérieur du pays contre une province gouvernée par des musulmans pieux n'est rien d'autre qu'une importation de la guerre américaine. Troisième condition, il faut que l'armée et la police pakistanaises soient équipées et entraînées pour un nouveau type de guerre. Or le système de sécurité actuel a été édifié dans l'optique d'une guerre conventionnelle et nucléaire contre l'Inde. Sous-payée, sous-équipée, la police ne peut contrôler le territoire. Quant à l'armée, lorsqu'elle a été envoyée, elle a utilisé des frappes massives, faisant des milliers de morts civils et 500 000 réfugiés de l'intérieur que le gouvernement ne reconnaît pas. Avec nos partenaires, américains, chinois, indiens, etc., nous allons nous efforçer d'amener les Pakistanais à adopter une stratégie de reconquête à long terme.

LE FIGARO. Faut-il pour cela conditionner l'aide au Pakistan ?
Lellouche - On n'en sortira pas sans la création d'un groupe de contact autour du Pakistan, avec la Russie, l'Inde, l'Iran, les États du Golfe, avec les États-Unis et les Européens, pour peser ensemble sur les décisions des gouvernants pakistanais civils et militaires. Islamabad ne pourra alors plus être tenté de jouer les uns contre les autres. Nous assistons à la première crise du monde multipolaire. L'inquiétude est générale devant le risque de voir le Pakistan se muer en émirat islamique disposant d'armes nucléaires. Je suis aussi favorable à la conditionnalité de l'aide, une opinion qui n'est pas partagée par tous dans l'Administration américaine et au Congrès.

LE FIGARO. Précisément, quelle est l'ampleur des divergences au sein de la «task-force» internationale ?
Lellouche - Entre Washington et Paris, il y a désormais une réelle convergence de vues sur le diagnostic. La difficulté réside dans l'application de la politique. Face aux Américains, face à Richard Holbrooke (le représentant américain pour l'AfPak, NDLR) , il faut exister et se faire entendre.

le Figaro,

08-05-2009
Propos recueillis par Alain Barluet  

Pour bien apprécier(…)  la personne, voir http://www.dailymotion.com/video/x8w20m_pierre-lellouche-estil-agent-americ_news



n° 20- Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN - 24-05 -Fin- : Afghanistan-Pakistan, « mission impénétrable

n° 20- Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN - 24-05 -Fin- : Afghanistan-Pakistan, « mission impénétrable



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion, Stratégie' de PAKISTAN.

n° 20- 24-05

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 




Sommaire :

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-3 La talibanisation du Pakistan n'est plus rampante, mais galopante.

3 Annexe

3-1 Introduction au commerce des armes.

3-2 Les relations OTAN-Pakistan.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-3 La talibanisation du Pakistan n'est plus rampante, mais galopante.

Les avis sur la question des 2 collabos Ahmed Rashid & Alexandre Adler...

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage les points de vue des auteurs mais doit être vu comme information.

 «En Afghanistan, l'équipe Obama devra accomplir les promesses de Bush», dit Ahmed Rashid. «Mais rien ne sera possible sans un accord avec le Pakistan et l'Iran», répond Alexandre Adler.

Le Figaro Magazine - L'armée pakistanaise a-t-elle des chances de reprendre le contrôle de la vallée de Swat, au nord-ouest du pays, tombée sous la coupe des talibans?

Ahmed Rashid - La talibanisation du Pakistan n'est plus rampante, mais galopante, l'offensive des talibans visant à parvenir à la frontière du Pendjab où se situe la vraie bataille pour le contrôle du pays. L'armée a réagi. Elle se bat, mais pour combien de temps ?

Elle n'a jusqu'ici jamais dépassé les deux à trois mois de campagne, recherchant toujours le cessez-le-feu pour de multiples raisons : mauvais moral, grand nombre de morts et de blessés, etc. Or l'affrontement auquel on assiste actuellement ne sera pas de l'ordre de quelques jours ou semaines, mais de plusieurs mois, et l'on ne saurait affirmer que l'armée ciblera le leadership des talibans. Durant ces cinq dernières années, elle a toujours autorisé les têtes dirigeantes à s'échapper... Il faut donc mobiliser le pays et lui expliquer que la vraie menace ne vient ni de l'Inde ni d'Israël - comme tend à le faire croire l'armée qui accuse l'Inde de soutenir les talibans avec l'aide en sous-main du Mossad -, mais bien des talibans eux-mêmes.

Les Pakistanais ont besoin que leur armée les préserve et non pas qu'elle leur invente des ennemis imaginaires. Il est urgent par ailleurs que la communauté internationale se réveille.

Le nombre des réfugiés a déjà largement dépassé le million. Dans une semaine ou deux, on risque d'en compter 2 millions. La communauté européenne n'a encore apporté aucune aide. Si aucun effort humanitaire n'est accompli, ce sont les réfugiés eux-mêmes qui seront recrutés par les talibans.

Alexandre Adler - Le problème est en priorité celui de l'armée pakistanaise. Il ne s'agit ni de lui faire confiance ni de la diaboliser, mais d'ouvrir des perspectives sérieuses qui lui permettront de changer. Il faut ainsi trouver une solution au Cachemire - enjeu de trois guerres entre l'Inde et le Pakistan en à peine plus d'un demi-siècle - qui ne soit pas le maintien pur et simple de l'administration directe par Delhi. Ce que les Indiens ont accepté pour leur frontière birmane, ils ne l'acceptent toujours pas au Cachemire, et c'est bien dommage. Par ailleurs, il ne faut pas négliger les conditions matérielles : une armée pakistanaise moins nombreuse et mieux payée contribuerait à bien des changements. Jadis, lorsqu'on s'est rendu compte que les Gurkhas népalais étaient décidément des noix difficiles à briser, l'Empire britannique les a achetés !

 Il y a aujourd'hui sept régiments gurkhas dans l'armée indienne, et deux encore dans l'armée britannique. Je suis pour la « gurkhaïsation » de l'armée pakistanaise par l'Inde : payer tribut, en un mot.

Ahmed Rashid - C'est un point de vue hyperréaliste qui ne manque pas de saveur ! Cela étant, le problème est global, à commencer par l'Afghanistan...

Alexandre Adler - La première erreur commise par les Américains en 2001 a été de s'arrêter en chemin, de cesser de s'intéresser à l'Afghanistan une fois que les talibans ont été désarmés. (ndlr ???)

La seconde a été de vouloir développer l'idéal - en vérité assez néoconservateur - d'une nation qui accéderait au suffrage universel et à un véritable esprit national avec une armée « modèle ». C'est ainsi que l'on a débandé les forces de l'Alliance du Nord, commandées jadis par Massoud. La « négligence bienveillante » américaine, combinée à une approche ignorante des réalités afghanes, a conduit à la crise actuelle. Le résultat est aussi que l'armée pakistanaise se retrouve devant une catastrophe qu'elle ne contrôle plus. Comme disent les Chinois : «On élève un chien, et l'on découvre tardivement que c'était un loup!» Les Pakistanais en font aujourd'hui la rude expérience. L'arriération des talibans ne les gênait pas tant qu'elle se développait au loin. Mais qu'elle vienne à compromettre les études des enfants à Cambridge, qu'elle aboutisse à l'interdiction du chant soufi ou au retour des invasions barbares, là, on n'est plus d'accord. L'armée pakistanaise prend enfin la dimension de la menace. Le cricket même est en cause dans les conditions actuelles !

Ahmed Rashid - L'Occident ne saurait en effet construire une Suisse en Afghanistan.

Le concevoir même en 2001 relevait de la stupidité. J'espère bien que l'Administration Obama pourra recréer cette économie de base, avec des objectifs réalistes. Elle devra aussi gérer l'insurrection : une grande part de la reconstruction est située au cœur de la ceinture pachtoune. La nouvelle équipe devra accomplir ce que Bush avait promis, et qu'il aurait dû faire depuis sept ans. Elle y travaille avec un plan élaboré et avec bien plus d'intelligence.

Alexandre Adler - Mais rien ne sera possible sans un accord au moins implicite avec le Pakistan et l'Iran. L'armée pakistanaise est consciente de l'enjeu. Qu'elle laisse cette affaire pachtoune et talibane aller à son terme et c'en est fini pour elle. Comme en 1971 au Bangladesh.

Ahmed Rashid - La préoccupation majeure des Pakistanais étant que l'Afghanistan ne devienne pas une base arrière pour l'Inde, il n'est pas impossible de trouver un accord - mais il devra être soutenu par la communauté internationale. Pour ce qui est de l'Iran, il faut être conscient de la tragédie que représente l'ostracisme dans lequel l'a tenu l'Administration Bush. Alors que l'Iran avait aidé les Etats-Unis - en 2001 le président Khatami a voulu sécuriser l'Afghanistan -, sitôt la guerre finie, il s'est retrouvé classé dans l'« axe du Mal ». Ce fut la fin des relations entre les deux pays.

Alexandre Adler - Je ne vous suivrai pas totalement : en 2001, Khatami avait déjà perdu le pouvoir. Il demeurait président, mais sa capacité d'influer sur les décisions stratégiques auprès du guide Khamenei était devenue négligeable : les affaires afghanes, les affaires nucléaires et les rapports avec les Etats-Unis lui échappaient. Je vous accorde que si l'Administration Bush avait eu une attitude plus ouverte, elle aurait renforcé la main des progressistes ou au moins d'un pragmatique comme Rafsandjani.

Mais la vérité est que le vice-président Dick Cheney a joué un rôle décisif dans ce blocage.

Et derrière lui, je vois la main de l'Arabie saoudite pour qui la chute de Saddam Hussein et la naissance d'un Irak chiite étaient une catastrophe nationale dont elle ne s'est pas encore remise. L'Irak actuel apparaît comme ces enfants conçus lors de la grande panne d'électricité de New York. Les parents se sont étreints brièvement dans le noir.

Neuf mois plus tard, nous avons le fruit de ces amours furtives : l'actuel gouvernement de Bagdad qui ressemble autant à l'Etat iranien, sa mère, qu'à l'Etat américain, son père. Si l'Iran n'était pas un pays schizophrène, il pourrait y avoir une solution objective.

L'ancien président Rafsandjani était prêt à accepter un compromis, mais il a malheureusement été battu à l'élection présidentielle de 2005 par Mahmoud Ahmadinejad.

Si bon chiite que se présente ce dernier, il demeure inquiet lorsqu'on attaque les talibans dans l'opinion iranienne, car cela risque à la fin d'attenter à ses conceptions fondamentalistes. Tel n'est pas le cas des autres candidats à la présidence qui sont tous sur une autre ligne. Un diplomate iranien progressiste proche de Khatami m'a dit : «L'Iran est né avec deux dangereux ennemis sur ses flancs: l'Irak baasiste et l'Afghanistan taliban. Nous avons prié tous les jours pour qu'ils disparaissent. Ce n'est pas Allah qui nous a exaucés, mais les Américains, probablement inspirés par Allah! » L'Iran a maintenant comme voisins un Afghanistan tadjik et un Irak chiite, tous deux pro-iraniens. La logique serait donc celle d'un compromis historique entre les deux grands pays : l'Amérique et l'Iran.

Mais il y faudra, des deux côtés, beaucoup de sagesse et d'intelligence.

Ahmed Rashid - En rouvrant la porte que Bush avait si brutalement fermée, Barack Obama vient de créer les conditions d'un débat en Iran à propos de cette politique. On ne peut en espérer que du positif
Alexandre Adler, universitaire, historien et éditorialiste au « Figaro », publie « Le monde est un enfant qui joue », essai dans lequel il poursuit son analyse historique
et géostratégique des grandes lignes de fracture du monde contemporain (Grasset, 295 p., 19 €).

Ahmed Rashid, journaliste pakistanais, est considéré comme l’un des meilleurs experts au monde de l’islamisme radical et du mouvement taliban. Il a été consulté
à ce titre par l’équipe de Barack Obama. Il publie « Le Retour des talibans » (Editions Delavilla, 379 p., 19 €).

Patrice de Méritens
22/05

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/05/23/01006-20090523ARTFIG00111--comment-vaincre-les-talibans-.php


3 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Introduction au commerce des armes.

En second lieu, qui sont les « vendeurs trafiquants » de ce marché très lucratif ?

Eh bien, la plupart du temps, il s'agirait d' « agent secret » d'unité de renseignement, caché sous un pseudonyme...

Ceux-là, en lien avec un réseau d'agents des transports et de la finance...

Remarque intéressante: dans tous les conflits (ethnique, guerre civile, insurrection...) bizarrement, on retrouve souvent des trafiquants d'armes israéliens, en plus des consultants en sécurité, des instructeurs, des unités de protection...

Tous cela s'explique par la présence en Israël de quatre géants de l'armement: Elbit Systems (coté en Bourse), Israël Aerospace Industries (IAI), Rafael Armament Development Authority et Israël Military Industries (IMI).

Le commerce des armes est un instrument de politique étrangère qui assure la défense d'un pays.

De plus, celui-ci à un but économique, en créant: des industries et des emplois... Mais ce « marché meurtrier » marque aussi l'échec de notre civilisation humaine. En outre, celui-ci n'a aucun contrôle international du type: traité, norme pour l'exportation et l'importation, le transfert, par rapport aux intermédiaires...

Cela, auprès de gouvernements qui cultivent le secret, et donc, sans obligation de rendre des comptes.
Ainsi, aucun dispositif de traçabilité ne contrôle la prolifération des armes légères et leurs munitions. Aussi, dorénavant, on peut s'inquiéter du perfectionnement croissant des armes transférer aux pays du tiers monde (technologie de pointe).

Notons que la plupart des pays pauvres, aux nombreux conflits régionaux, exemple: Angola, Afghanistan, Irak... permettent aux multinationales de l'armement d'engranger des profits titanesques par leur durée...
Alors qu'une situation de paix entrainerait une baisse massive des commandes d'armement, logiquement. A cela s'ajoute un « marché d'occasion » qui se développe progressivement: en Chine, Brésil, Argentine, Israël, les deux Corée, Taiwan, Afrique du Sud... qui proposent des matériels à bas prix issus de surplus de conflits anciens et récents...

Au niveau des armes nucléaires, jadis « perçues comme dissuasives » : idée qu'elles ne seront pas utilisées... laisse maintenant place à la doctrine de « guerre nucléaire préventive », dont l' Iran à de forte chance d' être le premier cobaye... En second lieu, qui sont les « vendeurs trafiquants » de ce marché très lucratif ? Eh bien, la plupart du temps, il s'agirait d' « agent secret » d'unité de renseignement, caché sous un pseudonyme... Ceux-là, en lien avec un réseau d'agents des transports et de la finance...

Remarque intéressante: dans tous les conflits (ethnique, guerre civile, insurrection...)
bizarrement, on retrouve souvent des trafiquants d'armes israéliens, en plus des consultants en sécurité, des instructeurs, des unités de protection... Tous cela s'explique par la présence en Israël de quatre géants de l'armement: Elbit Systems (coté en Bourse), Israël Aerospace Industries (IAI), Rafael Armament Development Authority et Israël Military Industries (IMI).

Les clients d'armes israéliennes sont: la Turquie, Singapour, l'Espagne, la Roumanie et la Pologne... Mais dans ce marché, évidement, ce sont les pays du G8 qui sont les principaux vendeurs avec 80% des exportations mondiales. Dans cette configuration, la France, le Royaume-Uni et la Chine...sont même à la pointe de la technologie! En France, celle-ci recevrait entre 4 000 et 6 000 contrats d'armement, de tous montants et chaque année. Aussi, les clients de la France restent stable : l'Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, l'Australie, la Corée du Sud et le Maroc... qui représentent 50 % de ses commandes.
Dans le passé, se furent toujours ces même gouvernement des pays industrialisés et leurs même genre d'intermédiaires, qui furent les responsables de la Première Guerre mondiale et des conflits passés... En matière de dépense militaire, les Etats-Unis ont la première place. Puis, les armes alimentent surtout les pays pauvres: Soudan, Birmanie, Congo, Colombie, Philippines...

Mais les grands importateurs proviennent surtout du Moyen-Orient (Irak, Arabie Saoudite, Syrie, Libye...). Dans certains pays, les armes sont même modifiées, modernisées ou copiées, pour être encore exporté une deuxième fois. Troisièmement, quels sont les effets de ce marché ? Il est clair que celui-ci alimente continuellement les conflits interethnique, la répression, la terreur et les atteintes aux droits de l'homme. Cela, tout en permettant à des groupes armés, des despotes... de contrôler illégalement un territoire, ses ressources et sa population (tuer, déplacer, torturer, violer...).
Ainsi, un tel transfert peut aggraver (génocide) et prolonger les conflits. Le commerce des armes renforce donc un climat d'instabilité qui freine tous développement économique et social. Quels armements trouvent-ont dans ce commerce ?

Des munitions, des mines, la technologie des missiles balistiques, des missiles de croisière, des sous-marins modernes, des explosifs gazeux, des lasers, des moteurs allemands de véhicules militaires, des équipements de torture et de mauvais traitements (originaire du Royaume-Uni), un super missile français: le M51, qui sera équipé de " mini-têtes nucléaires " d'attaque, d'une portée de 10 000 km, des armes chimique et bactériologique, des super-ordinateurs...

Pour l'avenir, les neurosciences et la pharmacologie préparent même des substances psycho-actives ou paralysantes, comme des médicaments accroissant l'agressivité, la résistance à la peur, à la douleur et à la fatigue, ou effaçant sélectivement la mémoire.
Toujours dans cette " science de la mort ", il existerait déjà des armes de re-programmation génétique, de contrôle des émotions, de la fertilité ou du système immunitaire (Sida)... Pour finir, abordons avec un peut plus de détails l'importante entreprise privée de technologie militaire israélienne: Elbit Systems, qui développe quant à elle: des systèmes aéronautiques, des casques de pilote perfectionnés, des programmes de plateformes pour cuirassés, des batteries d'artilleries, des hélicoptères, des systèmes de contrôle et de surveillance, des drones, des équipements de guerre électronique sophistiquée, des petits satellites de reconnaissance... pour le monde entier...

potentiel670@hotmail.fr

Vendredi 15 Mai 2009
http://potentiel670.skyrock.com/

http://www.alterinfo.net/INTRODUCTION-AU-COMMERCE-DES-ARMES_a32445.html


3-2 Les relations OTAN-Pakistan.

Ndlr : La publication de l' articles ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs mais doit être vu comme information.

Depuis l'opération de secours menée par l'Alliance suite au séisme dévastateur qui a frappé le Pakistan en 2005, l'OTAN et ce pays ont considérablement développé leurs relations politiques et leur coopération pratique. Le dialogue politique s'est intensifié, en particulier en ce qui concerne l'objectif commun d'apporter la sécurité et la stabilité à Afghanistan.

En mai 2007, durant la toute première visite d'un Secrétaire général de l'OTAN au Pakistan, les deux parties ont convenu de procéder régulièrement à des échanges politiques de haut niveau, faisant ainsi un pas de plus vers une coopération élargie.

Comment la coopération fonctionne-t-elle dans la pratique ?

Si l'Afghanistan est au centre de leur coopération, l'OTAN et le Pakistan ont par ailleurs établi des échanges réguliers à différents niveaux, notamment en organisant des visites de hauts responsables et de faiseurs d'opinion, et en faisant participer des responsables militaires pakistanais à des programmes de formation de l'OTAN.

La coopération sur l'Afghanistan

Le Pakistan est un voisin important de l'Afghanistan. Le soutien qu'il a apporté aux efforts déployés en Afghanistan par l'OTAN et la communauté internationale reste essentiel pour la réussite de la mission de l'Alliance. Par ailleurs, l'instabilité, l'extrémisme et le terrorisme constituent autant de menaces pour le Pakistan, comme pour l'ensemble de la communauté internationale. Ainsi que le premier ministre pakistanais l'a souligné lors d'une visite effectuée au siège de l'OTAN le 30 janvier 2007, « Le Pakistan est déterminé à voir émerger un Afghanistan fort et stable. Le pays qui en bénéficiera le plus, outre l'Afghanistan lui-même, est le Pakistan. »

L'intensification de la coopération militaire entre l'OTAN et le Pakistan sur la question de l'Afghanistan se manifeste dans les travaux de la Commission tripartite, dans laquelle sont examinées les questions militaires et de sécurité, et qui rassemble des représentants de l'opération de la FIAS dirigée par l'OTAN, de l'Afghanistan et du Pakistan.

La Commission tripartite se réunit régulièrement à différents niveaux, et elle sert de cadre à des échanges de vues et à l'examen de questions de sécurité présentant un intérêt commun. Les quatre domaines principaux dans lesquels s'exerce la coopération sont le partage des données du renseignement, la sécurité aux frontières, la lutte contre les dispositifs explosifs de circonstance, et les initiatives relatives aux opérations d'information. Un centre de renseignement conjoint entre l'Afghanistan, la FIAS et le Pakistan, ouvert en janvier 2007 à Kaboul, a amélioré la coordination au sein de la Commission tripartite.

L'OTAN se félicite de l'attitude constructive du Pakistan à l'égard de la sécurité et de la stabilité dans la région. Les problèmes liés à l'augmentation de la culture du pavot en Afghanistan et à la prise en charge des réfugiés de ce pays ont également été évoqués au cours de discussions politiques de haut niveau.

Une coopération élargie

Les relations OTAN-Pakistan ne se limitent cependant pas au cadre du programme des opérations de l'Alliance en Afghanistan.

Le Secrétaire général délégué de l'OTAN s'est rendu au Pakistan à deux reprises depuis 2005. Des visites de faiseurs d'opinion pakistanais au siège de l'OTAN ont par ailleurs été organisées. Ils y ont reçu des informations sur les politiques de l'OTAN. Des contacts ont également lieu au niveau militaire, et l'OTAN a accepté d'admettre des officiers pakistanais à certains stages d'entraînement et de formation. Ces échanges permettent d'éviter les malentendus et de promouvoir une culture de sécurité fondée sur la coopération et axée sur des domaines d'intérêt commun (comme la stabilité régionale et la lutte contre le terrorisme).

Comment les relations avec le Pakistan se sont-elles développées ?

Après le séisme dévastateur qui a frappé le Pakistan en octobre 2005, l'OTAN a assuré le transport aérien de produits de première nécessité et déployé des soldats du génie, des unités médicales et du matériel spécialisé dans le pays.

Un gigantesque pont aérien a été mis en place, et on a fait appel aux moyens de la Force de réaction de l'OTAN (NRF). Après la fin de la mission en février 2006, le dialogue politique entre l'OTAN et le Pakistan s'est renforcé. Leurs relations se sont progressivement intensifiées grâce à une coopération pratique qui a débuté avec l'admission d'officiers pakistanais à certains stages de formation de l'OTAN.

Les étapes clés

Mars 2005

Visite au Pakistan du Secrétaire général délégué de l'OTAN, M. l'ambassadeur Alessandro Minuto Rizzo

Octobre 2005

Début de l'opération de secours aux victimes du séisme survenu au Pakistan. L'OTAN assure le transport aérien de produits via deux ponts aériens, établis à partir de l'Allemagne et de la Turquie.

Decembre 2005

Le général Ahsan Saleem Hyat, Chef d'état-major adjoint de l'armée pakistanaise, rend visite à des équipes de l'OTAN à Arja (Pakistan).

Janvier 2006

Fin de l'opération de secours de l'OTAN aux victimes du séisme survenu au Pakistan. Près de 3 500 tonnes de secours ont été acheminées, plus de 7 600 personnes déplacées, et plus de 8 000 patients soignés. En outre, des routes ont été déblayées, et des écoles et des abris construits.

Mai 2006

Des représentants de l'Alliance rendent visite au Président pakistanais, M. Pervez Moucharraf, et à d'autres responsables à Islamabad.

Septembre 2006

Les premiers officiers et civils pakistanais participent à des stages à l'École de l’OTAN à Oberammergau (Allemagne)

Novembre 2006

Première visite à l'OTAN du plus haut responsable militaire pakistanais, le général Ehsan ul Haq, Président du Comité des chefs d'état-major interarmées.

Janvier 2007

Inauguration du Centre commun de renseignement (JIOC) au QG de la FIAS. Le JIOC facilite les opérations conjointes de renseignement entre la FIAS et les armées pakistanaises et afghanes.

 

Visite à l'OTAN du Premier ministre pakistanais. L'OTAN et le Pakistan adoptent une approche commune pour l'Afghanistan.

Février 2007

Visite de responsables civils et militaires pakistanais de haut niveau, ainsi que de représentants de groupes de réflexion, au siège et aux commandements de l'OTAN.

Mai 2007

Première visite au Pakistan d'un Secrétaire général de l'OTAN. L'OTAN et le Pakistan conviennent de procéder régulièrement des échanges politiques de haut niveau.

 

http://www.nato.int/cps/fr/SID-732F6E57-2440A470/natolive/topics_50071.htm



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

27/05/2009

n°19- dossiers de PAKISTAN - 24-05 -Début - : Des « conseillers » américains au Pakistan.

n°19- dossiers de PAKISTAN - 24-05 -Début - : Des « conseillers » américains au Pakistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN 

                                              n° 19- 24-05

                   C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

Sommet régional en Iran avec le Pakistan et l'Afghanistan. 

1  Dossiers

1-1 Ramzy Baroud : Les drones arrivent pour une nouvelle guerre contre les civils.

1-2 Peter Symonds : Guerre en Afghanistan et au Pakistan.

1-3 Pierre Rousset : Le Pakistan malade de l’Afghanistan.

1-4 Pakistan joue à pile ou face.

1-5 Eric Schimtt : Des « conseillers » américains au Pakistan.

1-6 Bill Van Auken : Le gouvernement d’Obama cherche à obtenir des pouvoirs militaires extraordinaires au Pakistan.

1-7 Mireille Delamarre : AfPak : Les troupes US/OTAN sous commandement de l'ex commandant des escadrons de la mort de Dick Cheney.

Fin

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Peter Symonds : Non à la guerre en Afghanistan et au Pakistan.

2-2 Le Pakistan, un chaudron éternel.

2-3 Remarques d'Himalove.

2-4 Juliette Fournot : La bombe à retardement pakistanaise.


Tiré à part :

Sommet régional en Iran avec le Pakistan et l'Afghanistan. 

Le président Ahmadinejad accueille à Téhéran ses homologues du Pakistan et d'Afghanistan pour un sommet.

Les trois pays doivent évoquer "l'élimination de l'extrémisme, du terrorisme et des drogues, contraires aux croyances et idéaux de l'islam", a déclaré le ministère afghan des Affaires étrangères dans un communiqué.

L'administration de Barack Obama a tendu la main à l'Iran, avec lequel les Etats-Unis n'ont plus de relations depuis la révolution islamique de 1979.

L'Iran, qui assure que Washington échoue en Afghanistan, n'en partage pas moins un intérêt à la stabilité régionale, estiment les analystes.

L'Iran abrite également quelque trois millions de réfugiés afghans.

Ce sommet se tient alors que les Etats-Unis renforcent leur présence en Afghanistan pour faire face à la recrudescence des attaques de la résistance et que le Pakistan (conseillé… par les Usa) s'est attaqué à sa propre population Pachtoune.

L'administration de Barack Obama a annoncé un engagement accru aux côtés du Pakistan pour lutter contre l'islamisme.

Les Etats-Unis, qui considèrent désormais le Pakistan comme un pion incontournable dans leur combat régional contre Al Qaïda, l'ont encouragé à s'attaquer frontalement à ses propres taliban.

L'offensive lancée ce mois-ci par l'armée pakistanaise contre les insurgés dans le Nord-Ouest, à la frontière avec l'Afghanistan, a provoqué l'exode de plus de deux millions de civils.

Les Nations unies ont estimé vendredi à plus d'un demi-milliard de dollars l'aide nécessaire pour faire face à ce déplacement de population sans précédent dans l'histoire du pays.

24-05



 Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

1-1 Ramzy Baroud : Les drones arrivent pour une nouvelle guerre contre les civils.

La seule différence entre Bush et Obama concernant l’Afghanistan, c’est le fait qu’Obama présente des excuses lorsque le nombre de civils massacrés par des frappes aériennes américaines est trop choquant pour être ignoré, écrit Ramzy Baroud.

Le président Obama a pris la parole dans une conférence de presse à la Maison Blanche, tout auréolé de confiance en lui-même comme il sied souvent aux nouveaux présidents. Il était encadré de deux dirigeants dont l’apparente grandeur dissimule difficilement leurs pénibles situations sur le terrain : le président afghan Hamid Karzai et le président pakistanais Asif Ali Zardari.

La réunion à la Maison Blanche, le 6 Mai a été mise au point de façon à donner l’impression que la nouvelle administration américaine est à la fois « sérieuse » et « engagée » à résoudre les crisse dont souffrent l’Afghanistan et le Pakistan, qui sont abusivement réduites à une résurgence des Talibans dans le premier, et à un soulèvement inspiré par les Talibans dans le second. Obama a qualifié la réunion « d’extraordinairement productive » et que les trois pays, a-t-il dit, sont unis par un objectif commun : « vaincre Al-Qaïda et ses alliés extrémistes au Pakistan et en Afghanistan ».

Cette présentation biaisée de la réalité ne s’arrêtait pas là. « Je suis heureux que ces deux hommes, les dirigeants élus d’Afghanistan et du Pakistan, réalisent pleinement la gravité de la menace à laquelle nous devons faire face et qu’ils aient réaffirmé leur engagement à y faire front, » a ajouté Obama. Les deux dirigeants ont écouté de façon solennelle de façon à bien refléter le niveau de leur « souci ».

Pendant un court moment, en fait, on pouvait espérer qu’Obama amènerait avec lui plus qu’un nouveau langage, mais plutôt un nouveau cours pour la politique étrangère américaine. Cet espoir se trouve déjà réduit en lambeaux.

« Obama a transmis le bon message la semaine dernière, en accueillant le président afghan Hamid Karzai et le président pakistanais Asif Ali Zardari. La réunion à la Maison Blanche reflète le lien étroit existant entre le Pakistan et la lutte anti-Talibans en Afghanistan. En effet, les repaires des Taliban, d’Al-Qaida, et d’autres extrémistes du côté pakistanais de la frontière sont devenus une grave menace pour le Pakistan lui-même », a estimé à le Boston Globe dans son éditorial. Mais le Boston Globe estime aussi : « Comme les événements récents le donnent à penser, des attaques militaires américaines contre les militants dans les deux pays provoquent inévitablement la colère et l’indignation parmi les populations. »

[...] En fait, si l’on veut délimiter une différence importante entre les administrations Bush et Obama concernant l’Afghanistan, c’est le fait qu’Obama présente des excuses lorsque le nombre de civils innocents tués par des frappes aériennes américaines est trop choquant pour être ignoré. Une autre différence notable est qu’il a envoyé 17 000 soldats supplémentaires dans ce pays déjà dévasté par la guerre, promettant un plus grand bain de sang.

« Je tiens à exprimer mon regret et certainement la sympathie de notre administration pour la perte de vies civiles en Afghanistan », a déclaré la secrétaire d’État Hillary Clinton en présentant des excuses publiques après le massacre de plus de 100 civils dans deux villages afghans le 4 Mai.

Ces excuses, cependant, a été tempérées par l’armée américaine dans les commentaires faits par le sergent Chuck Marsh le 9 Mai : « Les rapports indiquent également que des combattants talibans ont délibérément forcé des villageois à rester dans les maisons à partir desquelles ils ont ensuite attaqué les FSNA [Forces nationales de sécurité afghanes] et les forces de la Coalition », affirme-t-il.

Donc, en quelque sorte, les États-Unis ne sont jamais responsables.

Aujourd’hui la guerre étend ses flammes au Pakistan. Des centaines de milliers de familles pakistanaises ont fui la zone, et la ville principale de Migora a été pratiquement vidée de ses habitants.

L’agence Reuters a signalé que « les forces pakistanaises ont attaqué des combattants talibans dans la vallée de Swat, avec de l’artillerie et des hélicoptères, après que les États-Unis aient appelé le gouvernement [pakistanais] à montrer sa détermination à lutter contre les militants ». C’est à se demander qui donne des ordres dans cette guerre absurde ?

De plus, Obama peut-il vraiment croire que les Talibans « pakistanais » peuvent être vaincus en utilisant exactement la démarche qui a échoué face aux Taliban d’Afghanistan ?

L’escalade au Pakistan n’est pas vraiment surprenante, les responsables américains et les experts des médias ayant été catégoriques dans leur conseils destinés à la nouvelle administration, disant ce n’est pas l’Afghanistan qui pose la plus grande menace pour les intérêts américains, mais le Pakistan. C’est semblable à l’attitude des néo-conservateurs de l’administration Bush, après leur échec en Irak. Ce n’est pas l’Irak que les Etats-Unis auraient dû attaquer, mais l’Iran, ont-ils inlassablement répété dans l’espoir de provoquer une nouvelle guerre.

Ce que l’on ne nous dit pas vraiment, cependant, c’est que les bombardements américains incessants sur les provinces pauvres et négligées du nord du Pakistan ont valu d’innombrables manifestations de colère contre les Etats-Unis et leurs alliés du gouvernement central. Ces manifestations ont provoqué, dans certaines régions, chaos et désorganisation, lesquels à leur tour ont favorisé l’émergence des « Talibans » pakistanais. L’histoire se répète, mais l’administration américaine est de n’a aucune compréhension du schéma pourtant si évident.

Un écrivain pakistanais, Abd Al-Aziz Ghafar, a écrit pour Al-Jazira sur son site en langue arabe : « Depuis l’attaque américaine sur l’Afghanistan, la province [du Baloutchistan], a été accusée de soutenir le terrorisme et d’abriter les dirigeants des Talibans et d’Al-Qaïda.

Depuis lors, des avions des États-Unis, notamment des drones, ont frappé ce qu’ils appellent « des cibles de choix », entraînant la mort de plus de 15 000 personnes. » Aziz a décrit la population de cette région « comme des orphelins sans abri et sans protection ». Bien évidemment, les chefs tribaux et les militants ont comblé le vide.

S’il y a une similitude remarquable entre l’Afghanistan et le Pakistan, c’est le fait que les États-Unis utilisent la même logique erronée en répondant à des conflits complexes avec des balles, que ce soit les siennes ou celles de ses alliés. Si la nouvelle administration est réellement intéressée à inverser la courbe des malheurs dans cette région, il lui faut comprendre le caractère unique de chaque pays et apprécier les dommages incalculables infligés aux civils par les Etats-Unis et par d’autres forces armées. Seuls le dialogue et le respect total de la souveraineté de l’Afghanistan et du Pakistan pourront permettre de stabiliser une situation déjà si grave.

Il y a environ un million de Pakistanais qui sont déjà en fuite dans le nord et l’est du pays. Ils sont menacés par les combats, la faim et toutes sortes de dangers, dont les drones américains tournant au-dessus d’eux.

Ramzy Baroud

* Ramzy Baroud est écrivain et rédacteur en chef de « PalestineChronicle.com ».

Ses écrits ont été publiés dans de nombreux journaux, magazines et anthologies dans le monde entier.
Son dernier livre est « The Second Palestinian Intifada : A Chronicle of a People’s Struggle » (Pluto Press, London).  17 mai

Site Internet : www.ramzybaroud.net

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6619


1-2 Peter Symonds : Guerre en Afghanistan et au Pakistan.

Le sommet américain avec l’Afghanistan et le Pakistan présentement en cours à Washington marque le début d’une escalade des attaques militaires dans les deux pays.

Le but de la rencontre pour l’administration Obama est d’intimider ses laquais, le président afghan Hamid Karzaï et le président pakistanais Asif Ali Zardari, pour qu’ils obéissent davantage et d’élaborer une stratégie exhaustive de guerre dans le but de pacifier de larges régions de chaque côté de la frontière pakistano-afghane qui est présentement contrôlée par des résistants.

L’importance de ce sommet trilatéral est soulignée par la présence de hauts représentants de l’armée américaine et de l’establishment du renseignement et de la politique étrangère, dont la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, le directeur de la CIA Leon Panetta, le chef du FBI Robert Mueller et le général américain du Commandement central David Petraeus, ainsi que leurs homologues de l’Afghanistan et du Pakistan. D’autres sommets trilatéraux sont prévus pour coordonner la guerre commune qui va inévitablement coûter la vie à de nombreuses autres personnes dans les deux pays.
Flanqué de Karzaï et Zardari, Obama a déclaré hier devant les médias que les Etats-Unis étaient du côté des peuples de l’Afghanistan et du Pakistan.

De telles remarques doivent être rejetées avec le mépris qu’elles méritent. L’impérialisme américain intensifie ses guerres en Afghanistan et au Pakistan non pas pour « développer la sécurité, les opportunités et la justice » pour les populations locales, mais bien afin de servir l’objectif stratégique de Washington de dominer l’Asie centrale riche en énergie.
Sous les fortes pressions des Etats-Unis, l’armée pakistanaise mène actuellement une offensive dans le district de Buner impliquant 15 000 soldats qui sont appuyés par des hélicoptères et des avions de combat.

L’opération, qui est applaudie à Washington, a déjà fait fuir de longues colonnes de réfugiés. Selon les officiels locaux, 40 000 personnes ont quitté la région et l’exode pourrait atteindre un demi-million de réfugiés.
En Afghanistan, les frappes aériennes américaines plus tôt cette semaine qui ont tué jusqu’à 150 personnes dans le district de Bala Baluk ne sont que la dernière atrocité d’une guerre qui vise à terroriser le peuple afghan et réprimer toute opposition à l’occupation néocoloniale. Obama a à peine fait mention de l’incident, répétant comme à l’habitude que les Etats-Unis feraient « tout en leur possible » pour éviter les victimes civiles. Il a sinistrement mis en garde que les violences augmenteraient, mais que l’engagement des Etats-Unis « n’allait pas fléchir ».
Les présidents afghan et pakistanais ont tous deux juré fidélité à Washington et sa « guerre au terrorisme ». Bien qu’Obama parle d’eux en tant que « dirigeants élus démocratiquement », les Etats-Unis n’auraient pas de remords à les retirer du pouvoir, d’une manière ou d’une autre, s’ils ne suivaient pas les ordres. Dans les derniers mois, des officiels américains ont critiqué sévèrement Karzaï, qui fait face à une élection en août, pour son administration corrompue et inefficace ainsi que pour ses critiques de l’armée américaine et des victimes civiles tombées sous ses attaques.
De hauts représentants américains ont aussi averti Zardari quant à sa réticence à déclencher une guerre totale contre les guérillas talibanes. Le New York Times a cité anonymement un officiel de l’administration déclarant que la guerre au Pakistan allait dépendre de l’armée pakistanaise, « étant donné surtout le refus du pays, jusqu’à maintenant, de permettre l’entrée des troupes américaines ». Alors que l’armée américaine intensifie ses frappes de missiles en toute impunité, Washington fait clairement pression pour un rôle militaire beaucoup plus grand à l’intérieur du Pakistan.
Le même journal a publié une série d’articles sensationnalistes depuis quelques jours qui insistaient sur le danger que l’arsenal nucléaire pakistanais puisse tomber entre les mains d’extrémistes islamistes, le même prétexte utilisé par l’administration Bush pour réaliser son « changement de régime » en Irak. L’administration Obama considère évidemment plusieurs avenues pour remplacer Zardari si jamais ce dernier ne réalisait pas les promesses qu’il a faites à Washington.
Des éditoriaux parus hier dans le New York Times et le Wall Street Journal ont donné un soutien entier aux nouveaux plans de guerre d’Obama.

Les deux journaux ont demandé au Congrès d’accéder rapidement à la requête d’Obama pour un financement supplémentaire de plusieurs milliards de dollars pour soutenir les armées et les gouvernements afghans et pakistanais. Le Wall Street Journal, en particulier, a demandé qu’aucune contrainte politique de la part du Congrès ne vienne « gommer les requêtes » ou restreindre la liberté d’action de l’armée américaine.
Ce consensus démontre que tout l’establishment politique américain, l’aile libérale représentée par les démocrates tout autant que sa contrepartie conservatrice représentée par les républicains, soutient la guerre d’Obama sur deux fronts.

L’escalade des conflits en Afghanistan et au Pakistan montre que les critiques qu’ont faites Obama et des sections des médias au sujet de la guerre en Irak n’avaient qu’un caractère entièrement tactique. Obama a été choisi et amené à l’avant-scène dans les élections de l’an passé par des sections de l’élite dirigeante américaine qui considérait que l’Irak était une diversion désastreuse des objectifs et intérêts plus fondamentaux des Etats-Unis en Asie centrale.
Ayant gagné l’élection en faisant appel au sentiment largement répandu d’opposition à la guerre, Obama accomplit aujourd’hui la mission pour laquelle il a été choisi. Sous la supervision de membres clés de l’administration Bush (le secrétaire à la Défense Robert Gates et le général Petraeus), l’armée américaine prépare une importante offensive cet été en Afghanistan en doublant le nombre de ses soldats là-bas qui atteindra 68 000. Au même moment, le Pentagone a mis en place d’autres voies d’approvisionnement dans le cas où l’escalade de la guerre prévue dans le Pakistan voisin menacerait les voies d’approvisionnement actuellement utilisées et qui passent par les régions frontalières de ce pays.
Le Wall Street Journal conclut son éditorial en insistant auprès de l’administration Obama pour qu’elle clarifie que « l’implication des Etats-Unis à la sécurité dans cette région se prolongera longtemps », ajoutant : « Le plus grand danger est que les faibles institutions du Pakistan et ses dirigeants peu sûrs perdent leur désir de vaincre les islamistes. C’est ce qui a fait tomber le Shah d’Iran en 1979. Nous ne voulons pas que la même chose se reproduise à Islamabad. »
En fait, la dictature impitoyable d’Iran soutenue par les Etats-Unis n’est pas tombée parce que le Shah a perdu son désir d’emprisonner et d’éliminer physiquement ses opposants, mais à cause d’un soulèvement populaire duquel les religieux islamiques ont réussi à prendre le contrôle. Il y a déjà des signes en Afghanistan et au Pakistan d’une vaste opposition politique et sociale aux Etats-Unis et à ses régimes marionnettes. L’avis que donne le Wall Street Journal à Obama est que les Etats-Unis doivent faire tout ce qui est nécessaire aussi longtemps qu’il le faut pour supprimer par la violence toute contestation à la domination économique et stratégique de la région par les Etats-Unis.
L’escalade de la guerre que prépare Obama ne pourra avoir qu’un effet profondément déstabilisateur sur toute la région et préparera des conflagrations militaires encore plus importantes et sanglantes. On ne pourra s’y opposer avec des appels au Parti démocrate ou au Congrès américain, mais seulement par la mobilisation indépendante des travailleurs aux Etats-Unis de concert avec la classe ouvrière et les masses opprimées de l’Asie du Sud, de l’Asie centrale et internationalement. Cette lutte doit être basée sur une perspective socialiste pour renverser le système capitaliste qui est la source de l’oppression et de la guerre impérialistes.

Peter Symonds

Samedi 09 Mai 2009

http://www.wsws.org/
http://www.alterinfo.net/Non-a-la-guerre-en-Afghanistan-et-au-Pakistan_a32308.html


1-3 Pierre Rousset : Le Pakistan malade de l’Afghanistan.

Les combats font rage dans la vallée de Swat, au nord-ouest du Pakistan.

La ‘crise’ afghano-pakistanaise est entrée dans une nouvelle phase.

Depuis sa création en 1947, le Pakistan est un pays sur pied de guerre, traversé des conflits internes, notamment avec les mouvements nationalistes baloutches, et de vives tensions frontalières.

Pendant longtemps, la frontière « chaude » s’est située à l’Est – face à l’Inde – et singulièrement au Nord-Est sur l’abcès de fixation que constitue le Cachemire, territoire à majorité musulmane dont New Delhi a réussi à garder le contrôle. La zone « chaude » se trouve aujourd’hui au Nord-Ouest – côté Afghanistan – et cela change bien des choses.

Le conflit avec l’Inde a toujours permis à l’Etat pakistanais (en particulier à l’armée pakistanaise) de fonder sa légitimité.

L’Inde est en effet l’« ennemi héréditaire », le Pakistan étant né de la division de l’Empire britannique sur une base religieuse – musulmans contre hindous – à coups de meurtriers déplacements de populations. La « partition » de 1947 a créé un fossé de sang soigneusement entretenu depuis.

En revanche, le conflit à la frontière afghane oppose aujourd’hui les alliés d’hier : Washington et Islamabad (capitale du Pakistan) ont favorisé le développement de mouvements islamistes pour combattre durant les années 1980 les Soviétiques et le régime laïc de Kaboul (capitale de l’Afghanistan).

Après le 11 septembre 2001, le gouvernement US pouvait aisément faire des ennemis de ses amis.

Il n’en allait pas de même pour les dirigeants pakistanais.

Face à la puissance démographique et à l’immensité géographique de l’Inde, seul l’Afghanistan peut, en cas de guerre, offrir au Pakistan une profondeur stratégique.

Il faut pour cela à Kaboul un régime favorable à Islamabad : les talibans, le fondamentalisme sunnite offrant le ciment idéologique de cette alliance. Des tribus pachtounes occupent le terrain de part et d’autre d’une frontière internationale fort théorique.

La question afghane devient ainsi une question intérieure au Pakistan.

L’intervention militaire de l’Otan en Afghanistan a ouvert une crise au Pakistan. Cette crise se noue aujourd’hui dans la vallée de Swat, un fief taliban.

Mais elle a bien d’autres dimensions.

Pour conforter leur pouvoir, les classes et élites dominantes, l’armée et les partis clientélistes ont chacun à leur tour joué la carte de l’islamisation de l’Etat pakistanais. Ils ont ce faisant ouvert une boîte de Pandore avec, dans un premier temps, les conflits sectaires entre obédiences musulmanes chiites et sunnites. Puis, dans un deuxième temps, le développement au Pakistan même de mouvements talibans qui apparaissent aux yeux d’une grande partie de la population comme une terrible menace obscurantiste.

Par ailleurs, au temps de la guerre froide, l’appui des Etats-Unis et de la Chine était acquis, l’Inde étant soutenue par l’Union soviétique. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Alors même que l’intervention états-unienne en Afghanistan déstabilise le Pakistan et renforce « l’anti-américanisme » ambiant, Washington peut exiger d’Islamabad un engagement plus franc contre les talibans en le menaçant de se rapprocher encore plus de New Delhi.

Ce sont aujourd’hui les habitants de la vallée de Swat qui paient le prix d’une guerre régionale et de conflits religieux dont ils sont otages. Mais c’est l’Etat pakistanais tout entier qui peut demain entrer dans une crise de décomposition.

Pierre ROUSSET

* Paru dans « Tout est à nous » n°9 du 21 mai 2009.

http://www.alterinter.org/article3253.html



n°19- dossiers de PAKISTAN - 24-05 -Suite - : Des « conseillers » américains au Pakistan.

n°19- dossiers de PAKISTAN - 24-05 -Suite - : Des « conseillers » américains au Pakistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN 

                                              n° 19- 24-05

                   C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1  Dossiers (suite)

1-4 Pakistan joue à pile ou face.

1-5 Eric Schimtt : Des « conseillers » américains au Pakistan.

1-6 Bill Van Auken : Le gouvernement d’Obama cherche à obtenir des pouvoirs militaires extraordinaires au Pakistan.

1-7 Mireille Delamarre : AfPak : Les troupes US/OTAN sous commandement de l'ex commandant des escadrons de la mort de Dick Cheney.

 


1-4 Pakistan joue à pile ou face.

Pile, je gagne : « C’est l’armée qui a introduit les taliban dans notre région !

C’est politique. Les talibans et l’armée sont des frères « témoigne un réfugié d’un camp de la région de SWAT.
Face, tu perds :Un haut responsable militaire pakistanais a déclaré : » Dans l’intelligence, vous devez être en contact avec votre adversaire ou vous exécutez en aveugle."
Avec qui sont les "Taliban" au Pakistan ?
Les groupes et les individus qui sont étiquetés le "Taliban au Pakistan » (TIP) sont très différents de leurs homologues afghans à des égards importants.

Il serait donc pertinent de "réfléchir à l’incidence de ces différences mais aussi de poser des questions sur les raisons pour lesquelles la distinction des détails sont perdus dans la frénésie médiatique de ces derniers mois". ( voir cartes article BBC)
L’
offensive militaire tardive déclenchée la semaine dernière par l’armée pakistanaise contre les insurgés talibans dans le district de Buner, à une centaine de kilomètres seulement de la capitale Islamabad, est plus que bienvenue pour certains...

Si cette initiative signifie que le Pakistan prend désormais sa sécurité interne au sérieux et qu’il est déterminé à s’attaquer aux militants islamistes pour les écraser, il s’agit là d’un "immense pas en avant - l’un des plus importants et des plus prometteurs des 62 dernières années dans le pays".

(voir vidéo de la terrible offensive).

A bien y réfléchir, il faut dire qu’on n’a pas vraiment l’habitude de voir l’armée pakistanaise prendre ce genre d’initiatives importantes et prometteuses... Il est donc tout à fait naturel de douter du sérieux et de la détermination réelle de ses officiers.

Un article de la BBC nous apprend que la plupart des déplacés disent qu’ils ont quitté leurs foyers non pas à cause des talibans, mais suites aux bombardements par l’armée.
"L’armée pakistanaise a causé du tort - mais alors qu’ils ont tué des civils, je le jure, je n’ai pas vu un seul taliban », dit Shahdad Khan, un réfugié du camp de Swabi Shave Ada.

Y a-t-il un réel engagement des militaires pakistanais à vouloir "éliminer" les talibans.

"No way", me dit Siraj.
« C’est l’armée qui a introduit les taliban dans notre région ! C’est politique. Les talibans et l’armée sont des frères."
Les militants islamistes dans le pays ont gagné l’attention internationale après contrôle de la vallée de Swat, la région dans le nord du Pakistan où la loi de la charia est désormais en place.
Pourtant, ces militants n’ont pas d’auto-identification en tant que "Taliban", à la différence des
talibans afghans qui s’étaient révélés dans la province de Kandahar comme un mouvement populaire contre la criminalité, la violence et la corruption pratiquées par les seigneurs de guerre qui divisaient l’Afghanistan depuis la fin de l’occupation militaire soviétique, en 1989.
Le terme "Taliban" signifie que les étudiants, les Taliban, ont été instruits d’origine dans des "
madrassas", les écoles religieuses.

Dépourvus d’une conception de l’Etat-nation, les talibans ignorent l’histoire de leur pays, et leur connaissance de l’islam est sommaire. Trouvant sa source dans une interprétation extrême et perverse de l’islam déobanti, leur croyance se réduit à une interprétation restrictive et obscure de la charia. Les déobantis sont apparus en Inde pendant la période coloniale, sous la forme d’un mouvement réformateur qui se proposait de régénérer la société musulmane sunnite et de mettre les textes islamiques classiques en harmonie avec les réalités du moment. Des écoles déobanties (Madrassas) furent alors établies en Afghanistan, mais sans susciter une grande adhésion populaire. En revanche, elles se développèrent rapidement au Pakistan après la partition de l’Inde en 1947 : les déobantis y créèrent un parti politique, le Jamiat-Ulema-e-Islami (JUI), qui jouira d’une certaine influence dans les années 90.

(AFP) - Le Pakistan a décidé, depuis fin novembre, de ne plus dépêcher en Inde, comme annoncé la veille, le chef de ses services de renseignements, l’ISI, pour aider à l’enquête sur les attaques de Bombay, mais un simple représentant, selon un communiqué du cabinet du Premier ministre.
Ce changement brutal est survenu dans la nuit, avec un communiqué, rendu public après minuit, annonçant qu’un "représentant de l’Inter-Services Intelligence (ISI) se rendra en Inde à la place de son directeur général, le général Ahmed Shuja Pasha, pour aider à l’enquête sur l’acte de terrorisme à Bombay".
Cette annonce intervient alors que New Delhi assure que certains auteurs des attaques coordonnées dans la capitale économique de l’Inde, qui ont fait au moins 155 morts, viendraient du Pakistan, que les autorités indiennes accusent régulièrement de soutenir les groupes islamistes armés qui commettent des attentats sur leur territoire.

ISI et S WING :

Selon le New York Times, l’ISI a aidé à créer et alimenter le mouvement taliban dans les années 1990, à apporter la stabilité à une nation qui a été dévastée par des années de guerre civile entre seigneurs de guerre rivaux, et un fonctionnaire a expliqué que pour le gouvernement Pakistanais d’Islamabad, il est nécessaire d’utiliser les talibans comme « forces de proximité pour préserver nos intérêts. " Le réseau Haqqani, qui concentre ses attaques sur l’Afghanistan, est considéré comme un atout stratégique pour le Pakistan, selon les responsables américains et pakistanais, contrairement aux militants du réseau dirigé par Baitullah Mehsud, qui a pour objectif de renverser le gouvernement du Pakistan. Les talibans ont été en mesure de financer une campagne militaire en Afghanistan en grande partie par le produit du trafic illicite des drogues et des personnes fortunées du golfe Persique. Mais les responsables américains disent que, lorsque les combattants ont besoin de carburant ou de munitions pour soutenir leurs attaques contre les troupes américaines, ils se tournent souvent vers l’ISI.

Un haut responsable militaire pakistanais a déclaré : "Dans l’intelligence, vous devez être en contact avec votre adversaire ou vous exécutez en aveugle."

Pour le Sunday Times, " Quoting a senior Pakistani official, it said the Obama administration intervened after Taliban forces expanded from Swat into the adjacent district of Buner."

Le gouvernement a envoyé quelques centaines de paramilitaires à Buner la semaine dernière, mais ils ont gardé un profil bas. Il n’a pas envoyé de troupes. Les Américains veulent que le gouvernement transfère les troupes de la frontière Indo-Pakistanaise pour répondre à la menace talibane. Les résidents de Buner, cependant, craignent la perte de civils en cas d’opération militaire.

La "troisième force" :

Tragiques paradoxes qui ont lieu tous les jours au Pakistan, où un jeune journaliste a été enlevé et exécuté en dernier tout en couvrant un mois de mars pour la paix. M. Musa Khankhel, journaliste et correspondant de la télévision Geo disparu le 18 Février. Il avait été menacé à plusieurs reprises par les forces de sécurité pour son indépendance. Il avait également été enlevé et torturé deux fois avant par les forces de sécurité. En tant que journaliste, il n’était pas non plus très populaire parmi les groupes militants.

Le CRHIV a appris que la veille de son assassinat, Khankhel a été arrêté et menacé par les forces de sécurité lors d’une conférence de presse tenue par M. Bashir Bilour, le ministre principal de la NWF province. Un Major Farooq, de l’Inter Services Public Relations (ISPR), avait eu un échange de paroles dures avec Khankhel, et on lui a dit d’être prudent avec les forces armées.
Au cours de l’année 2008, quatre journalistes ont été tués par les forces de sécurité dans la province de Swat, et vingt depuis deux ans. Les ministres du gouvernement, y compris les porte-parole des Taliban, nient tous leurs responsabilités, et affirment que la « troisième force » en était en cause, reconnaissant tranquillement qu’il s’agit en fait des forces armées. Au 
Pakistan Federal Union, les journalistes ont observés que lorsque les Taliban tuent, ils le disent ouvertement. Hamid Mir a écrit plusieurs articles suggérant que son collègue a été la cible de l’armée.

Merci encore à morice pour le sujet de l’article et l’idée du titre.

par E-fred

15 mai 2009

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/p...


1-5 Eric Schimtt : Des « conseillers » américains au Pakistan.

L’armée américaine vient de reconnaitre qu’il y aurait environ 70 « conseillers » travaillant clandestinement au Pakistan.
Leur mission ?
Entraîner l’armée Pakistanaise à combattre les Taliban et par là même, Al-Qaida dans les zones tribales.

Ils sont pour la plupart Américains, soldats des Forces spéciales, qui sont là pour former l’armée Pakistanaise et les forces paramilitaires, en leur fournissant des renseignements et des conseils sur les tactiques de combat. Ils ne procèdent pas à des opérations de combat, selon l’armée américaine.
Constitué par un groupe de travail secret, supervisé par le Commandement central des États-Unis et de Commandement des opérations spéciales, les "conseillers" ont commencés l’été dernier, avec le soutien du gouvernement du Pakistan et de l’armée, à éradiquer Al-Qaida et les Taliban qui menacent les opérations des troupes américaines entre l’Afghanistan et le Pakistan, notamment en coupant les voies d’acheminement comme la Passe de Khyber.
Une nouvelle unité de commando Pakistanais a utilisé les informations de la Central Intelligence Agency et d’autres sources, ce qui leur a permis de tuer ou de capturer plus de 60 militants dans les sept derniers mois, dont au moins cinq commandants de haut rang, selon un haut responsable militaire Pakistanais.
Il ya quatre semaines, les commandos ont capturé un militant saoudien lié à Al-Qaïda dans une ville de la Khyber Agency, une des zones tribales qui longent la frontière avec l’Afghanistan, ce qui n’a pas empêché un attentat aujourd’hui.
Pourtant, les principaux commandants des taliban Pakistanais, y compris son chef, Baitullah Mehsud, et son chef de file dans la région de Swat, Maulana Fazlullah, sont toujours en fuite.

Les hauts responsables militaires américains restent frustrés d’avoir été incapable de persuader le chef de l’armée pakistanaise, Gen Ashfaq Parvez Kayani, de former l’armée aux techniques de contre-insurrection.

Le général Kayani , qui est en visite à Washington cette semaine à la Maison Blanche pour une réunion sur la politique entre l’Afghanistan et le Pakistan, va certainement demander comment l’armée Pakistanaise peut faire pour éliminer Al-Qaida et les Taliban des zones tribales.
Les responsables américains reconnaissent, suite aux tensions entre le Pakistan et l’Inde après les attentats terroristes perpétrés à Mumbai en novembre dernier, que l’armée Pakistanaise se sente moins disposée à placer son attention sur les menaces d’Al-Qaida et des Taliban.
Les responsables Pakistanais et des États-Unis ont convenu de divulguer certains détails sur les "conseillers militaires américains" ainsi que le partage des renseignements pour aider à dissiper les rancoeurs après les frappes de missiles sur les civils.

Le Pentagone avait déjà organisé une formation avec l’aide d’instructeurs au Pakistan l’année dernière. Plus de la moitié des membres du nouveau groupe de travail sont les conseillers des forces spéciales, les autres sont des médecins, experts en communication et autres spécialistes.
"Le partage des renseignements c’est réellement amélioré au cours des derniers mois", a déclaré Talat Masood, un ancien général de l’armée et d’un analyste militaire. "Les deux parties réalisent qu’il est dans leur intérêt commun."

Par contre, les responsables Pakistanais ont vigoureusement protesté contre les frappes de missiles américains dans les zones tribales, étant pour eux la marque d’une violation de leur souveraineté et ont alors bloqué la principale demande de Washington qui était l’ envoi massif de troupes. Le président Asif Ali Zardari, qui dirige un gouvernement affaibli, tente de faire face à la flambée d’anti-américanisme parmi les Pakistanais qui voient d’un mauvais oeil le rapprochement avec Washington.

Les frappes de missiles américains, qui ont fait des victimes civiles, ont suscité un vif débat parmi les cadres supérieurs du gouvernement Pakistanais et des responsables militaires.

Plus de 30 bombardements ont été menés, par des F-16 vendus par les américains depuis le mois d’août dernier, la plupart d’entre eux après que le président Zardari ait pris ses fonctions en septembre. Un haut responsable militaire américain a déclaré que 9 des 20 hauts commandants-Qaida et les Taliban au Pakistan ont été tués dans ces raids.

"The F-16s are vital to Pakistan’s security as President Musharraf prosecutes the war on terror", pouvait-on lire en 2005.

Mais c’est Asif Ali Zardari, le veuf de l’ex-Premier ministre Benazir Bhutto, qui en fait maintenant usage.
Source Eric SCHMITT NYT.

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/des-conseillers-americains-au-56350


1-6 Bill Van Auken : Le gouvernement d’Obama cherche à obtenir des pouvoirs militaires extraordinaires au Pakistan.

Le gouvernement d’Obama considère de plus en plus son intervention croissante au Pakistan comme une guerre contre-insurrectionnelle spécifique, pour laquelle il demande le même type de pouvoirs militaires extraordinaires déjà obtenus par le gouvernement Bush en Afghanistan et en Irak.

C’était là le principal message délivré par les représentants du Pentagone à Capitol Hill [c’est-à-dire devant le congrès, ndt] ces derniers jours, s’y ajoutaient des avertissements de plus en plus clairs selon lesquels le gouvernement pakistanais risquait de s’effondrer sans une aide américaine immédiate et inconditionnelle consistant à financer son armée.

Le ministre de la Défense Robert Gates avait prévenu le congrès mercredi que si celui-ci n’approuvait pas rapidement le versement de 400 millions de dollars demandés par le Pentagone pour un nouveau Fond de capacité anti-émeute, l’armée pakistanaise manquerait de trésorerie d’ici quelques semaines pour ses opérations contre les résistants de la Province frontalière du nord-ouest (PFNO) et aussi d’autres zones du Pakistan occidental.

Dans sa déposition, Gates a également révélé que, même après la fermeture programmée du centre de détention de Guantanamo, le gouvernement américain pourrait encore détenir 100 de ces prisonniers sans mise en accusation ni procès. Le gouvernement a demandé au Congrès 50 millions de dollars pour construire des prisons aux États-Unis destinées aux détenus qu’il déclare dangereux mais non-jugeables, principalement parce que les preuves qui sont censées jouer contre eux ont été arrachées sous la torture.

Les 400 millions de dollars demandés sous forme d’aide militaire au Pakistan font partie d’un plan de financement de 83,5 milliards de dollars demandé par Obama, la grande majorité de cette somme devant servir à financer la continuation de la guerre en Irak et en Afghanistan.

S’exprimant devant le Comité des acquisitions du Sénat, Gates a déclaré que le Pentagone demandait que le contrôle total de l’aide militaire soit confié au Général David Petraeus, le chef d’état-major de l’armée américaine. Il a déclaré que le Pentagone avait besoin de « cette autorité exceptionnelle pour les circonstances exceptionnelles et urgentes auxquelles nous sommes confrontés au Pakistan - pour faire face à un défi qui exige à la fois des capacités de temps de guerre et de temps de paix. »

Certains membres du Congrès ont renâclé devant la demande, qui reprend les tactiques autoritaires du gouvernement Bush, lequel exigeait l’attribution immédiate de financements pour l’Irak et l’Afghanistan sans conditions.

Comme l’a fait remarquer le Washington Post vendredi : « Les législateurs de l’Assemblée et du Sénat ont exprimé des inquiétudes quant à la création du nouveau flux de financement militaire du Pakistan par l’intermédiaire du Pentagone. Traditionnellement, de telles aides militaires transitent par le département d’Etat [ministère des Affaires internationales, ndt] et sont soumises aux restrictions de la Loi sur l’assistance aux pays étrangers (Foreign Assiance Act). »

Ces 400 millions sont inclus dans un paquet d’aides sur cinq ans d’une valeur de 3 milliards de dollars, 700 autres millions sous forme d’aide militaire y sont également prévus pour l’année budgétaire 2010.

Ce programme d’aide militaire comprend un accroissement significatif de l’entraînement des forces de sécurité pakistanaises par les États-Unis, bien au-delà des 70 membres des opérations spéciales américaines qui entraînent actuellement les unités de garde-frontières et des forces spéciales pakistanais. Les officiers pakistanais et leurs troupes seraient entraînés hors du pays. De plus, Washington fournirait largement du matériel militaire récent, dont des hélicoptères, les lunettes infrarouges et des armes de poing.

Sous la législation américaine, le département d’État est censé superviser les programmes d’aide militaire et s’assurer qu’ils sont réalisés en accord avec la politique étrangère américaine et les lois régissant ces aides. Il existe une exception lorsque les États-Unis sont en guerre, c’est sur cette base que le gouvernement Bush a pu contourner les autorités civiles et mettre en place ce genre de programme pour l’Irak et l’Afghanistan.

Le Washington Post a cité le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell, disant que l’utilisation d’un argument similaire en ce qui concerne le Pakistan impliquait d’« une argumentation extrêmement fine ». Il a poursuivi : « Ce n’est pas une zone de guerre pour l’armée américaine. Mais étant donné l’urgence de la situation, il nous faut le même genre d’autorité pour aider le Pakistan à entraîner et équiper ses troupes pour des opérations anti-émeutes le plus tôt possible. »

Le général Petraeus a défendu le même argument d’une manière encore plus agressive dans une lettre au Comité des forces armées de l’intérieur dans laquelle il prévenait d’un effondrement potentiel du gouvernement pakistanais.

Il déclarait que les « progrès » des États-Unis en Irak et en Afghanistan avaient pu être réalisés, car « ces fonds sont disponibles immédiatement et les commandants sont en mesure de s’adapter rapidement aux circonstances fluctuantes du terrain ». Il a déclaré qu’il fallait les mêmes libertés d’action pour l’armée au Pakistan, « Là où une insurrection montante menace l’existence même du pays et a un effet direct et meurtrier sur les forces des États-Unis et de la coalition qui opèrent en Afghanistan. »

En privé, Petraeus aurait déclaré à des membres du Congrès et du gouvernement que, si l’armée pakistanaise ne parvenait pas à supprimer l’insurrection dans les deux semaines, le gouvernement pourrait tomber.

Citant des sources anonymes « familières de ces discussions », Fox News prétend que Petraeus a mentionné que l’armée américaine procédait à une évaluation de la campagne pakistanaise contre les militants du nord-ouest du pays « avant de déterminer les prochaines actions des Etats-Unis ».

L’article ajoutait que Petraeus avait déclaré que l’armée pakistanaise ne pourrait pas survivre à la chute du gouvernement du président Ali Zardari et que l’armée, dirigée par le chef d’état-major, le général Ashfaq Kayani, était « supérieure » au gouvernement civil.

Cette déclaration fait écho à la position prise par le président Barack Obama lors de la conférence de presse de mercredi soir qui marquait ses 100 premiers jours en fonction. Obama y a déclaré qu’il était convaincu que l’arsenal nucléaire pakistanais resterait en mains sûres, « En premier lieu, parce que l’armée pakistanaise reconnait, je pense, les implications que cela entraînerait si ces armes tombaient entre de mauvaises mains. » Il a ajouté, « Nous avons de forts liens de consultation et de coopération entre nos deux armées. »

À l’opposé, le président américain a décrit le gouvernement du président Zardari comme « très fragile » et manquant « de la capacité à rendre des services de base » ou « de gagner le soutien et la loyauté de son peuple ».

Obama a terminé en disant du Pakistan, « Nous voulons respecter leur souveraineté, mains nous admettons également que nous avons un intérêt stratégique très important, un intérêt de sécurité nationale très important, à nous assurer que le Pakistan soit stable et que l’on ne se retrouve pas avec un Etat militant disposant de l’arme nucléaire. »

Quand un journaliste a tenté de demander si cela signifiait que l’armée américaine pourrait intervenir pour sécuriser les armes nucléaires, Obama a refusé de se « lancer dans des hypothèses ».

Les remarques d’Obama et Petraeus suggèrent fortement que Washington s’appuie d’abord et avant tout sur les liens entre le Pentagone et l’armée pakistanaise, et qu’il pourrait, dans l’éventualité d’une aggravation de la crise actuelle, apporter son soutien au retour d’une dictature militaire. Cela fait moins de neuf mois que le dernier homme fort issu de l’armée, le Général Pervez Musharraf, a rendu le pouvoir à un gouvernement civil après une décennie de pouvoir militaire.

Cela pourrait également expliquer, au moins en partie, la détermination du Pentagone, de la Maison-Blanche et du département d’Etat à s’assurer que l’aide militaire passe par les canaux militaires et non par ceux, classiques, du département d’Etat, qui sont soumis à la Loi sur l’assistance aux pays étrangers. Parmi les restrictions imposées par cette loi, figure l’interdiction d’accorder une aide militaire à « un pays dont le chef du gouvernement régulièrement élu a été déposé par un décret ou un coup militaire ».

Il devient évident qu’Obama, qui doit en grande partie son élection à l’opposition de larges couches de la population américaine aux politiques militaristes du gouvernement Bush, ne se contente pas de continuer les deux guerres initiées sous Bush, il en prépare une troisième.

Dans un article intitulé « Maintenant, les États-Unis voient le Pakistan comme une affaire distincte de l’Afghanistan », le New York Times notait vendredi qu’à l’origine, la stratégie mise en avant par le gouvernement Obama était de mener des attaques militaires à la frontière pakistanaise pour priver les insurgés afghans de bases arrières et préparer un afflux de renforts [la « surge »] en Afghanistan qui consistera en un doublement des troupes américaines au cours des prochains mois.

Cette stratégie, note le Times, a été « réduite à néant par l’offensive des talibans au Pakistan occidental ». L’objectif principal de Washington est maintenant d’« empêcher de nouvelles avancées d’une insurrection islamiste combative au Pakistan qui s’est installée sur des territoires qui ne sont qu’à 60 miles [moins de 100 kilomètres, ndt] d’Islamabad. »

Dans un article publié le 16 avril, Jane Perlez et Pir Zubair Shah du New York Times ont décrit les tensions de classes intenses qui ont nourri l’insurrection. Les forces décrites comme des talibans, écrivent-ils, ont réussi à prendre le contrôle de la Vallée de Swat grâce à une « révolte de classe » venant de « profondes fractures entre un petit groupe de riches propriétaires terriens et leurs fermiers sans terres ».

Selon cet article, les militants islamistes ont organisé et armé les paysans sans terres au cours d’une campagne pour faire fuir les riches propriétaires de la région, qui étaient également les représentants locaux du gouvernement et les dirigeants des partis politiques bien établis. Outre l’imposition de la Loi islamique dans la vallée de Swat, une région abritant 1,3 million d’habitants, les islamistes ont organisé une « redistribution économique ».

Le Times citait un officiel pakistanais expérimenté déclarant, sous le couvert de l’anonymat, « ça a été une foutue révolution à Swat. Je ne serais pas surpris si elle balayait l’ordre établi au Pakistan ».

Le gouvernement Obama intervient maintenant pour défendre cet « ordre établi » des relations de propriétés féodales, d’une large inégalité sociale et de la domination de l’armée sur le gouvernement. Cela entraînera la suppression non seulement d’une poignée de « terroristes », mais d’une insurrection ayant une large base populaire, nourrie dans une grande mesure par les attaques de l’armée américaine contre les civils des deux côtés de la frontière afghano-pakistanaise.

Étant intervenu en Afghanistan en 2001 et en Irak en 2003 pour affirmer l’hégémonie américaine sur les régions stratégiquement vitales et riches en pétrole de l’Asie centrale et du Golfe persique, l’impérialisme américain n’a réussi qu’à répandre l’instabilité et à créer les conditions propices à de nouvelles guerres encore plus sanglantes.

Bill Van Auken – WSWS

10 mai

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6585


1-7 Mireille Delamarre : AfPak : Les troupes US/OTAN sous commandement de l'ex commandant des escadrons de la mort de Dick Cheney.

Le choix par l 'administration Obama du Lieutenant Général Stanley McChrystal comme nouveau commandant des troupes US/OTAN en AfPak n'est pas anodin et caractérise la nouvelle approche de cette guerre d'occupation par Washington. Les antécédents militaires de McChrystal, sa longue expérience des opérations de contre terrorisme durant les cinq dernières années à la tête du JSOC (Joint Spécial Opérations Command - commandement des opérations conjointes spéciales) parlent d'eux -mêmes.

D'avril 2003 à Avril 2008, il a supervisé les opérations de contre terrorisme, pourchassant des cibles qualifiées de "haute valeur" tels des dirigeants locaux et nationaux des mouvements de résistance en Irak, Afghanistan et au Pakistan, la plupart du temps en menant des raids dit ciblés ainsi que des attaques aériennes dont on connaît le terrible coût payé par les populations civiles.

Dernièrement, 140 civils dont plus de 90 enfants afghans ont été massacrés dans des villages pris pour cibles dans le cadre des opérations du JSOC. C'est sous le commandement de McChrystal que le JSOC a changé de mission et est passé de l'entraînement aux méthodes de contre insurrection des unités militaires des pays occupés, sa mission principale, a celle de mener des opérations de contre terrorisme.

McChrystal a passé 5 ans à la tête du JSOC, ce qui est inhabituel, et ce parce qu'il était un ami proche de Donald Rumsfeld alors secrétaire à la défense, qui considérait le JSOC comme "son organisation" capable de rivaliser sur le terrain avec les opérations clandestines menées par la CIA. Le JSOC a été utilisé pour capturer Saddam Hussein et le dirigeant d'Al Qaeda en Irak, Abu Musab al-Zarqawi. Le JSOC sous commandement de McChrystal a mené des raids et autres opérations contre des Talibans et ce sans coordination avec le commandant des autres forces US présentes en Afghanistan. Ces forces spéciales organisaient des raids dans des maisons suspectées d'abriter des dirigeants Talibans recherchés notamment dans des villages de la province du Herat provoquant la colère des habitants qui, alors qu'ils s'étaient tenus à l'écart des combats, ont pris les armes contre les forces régulières US, selon un article paru dans le New York Times de Mai 2007 écrit pas Carlotta Gall et David E. Sanger.

Alors que les médias américains encensent le choix du secrétaire à la Défense, Robert Gates, tel le Wall Street Journal qui écrit que McChrystal : "mènera cette sorte de guerre de contre insurrection" que Gates veut voir se développer en AfPak, parce que, sous son commandement en Irak, le JSOC avait impliqué "des unités spécialisées en guerre anti guérillas, incluant l'entraînement des armées étrangères", ils semblent confondre contre insurrection et contre terrorisme. Alors que les opérations de contre insurrection ont principalement pour but d'influencer la population pour "rallier les coeurs et les esprits" et sont non militaires, les opérations de contre terrorisme sont exclusivement militaires et se concentrent sur le ciblage de "l'ennemi" et sa destruction notamment par des raids aériens particulièrement meurtriers pour les civils vivant dans les zones de conflits. Aucun ne rappelle le lien étroit, direct, entre le criminel de guerre Dick Cheney, vice président de l'administration Bush qui encore tout récemment se vantait qu'en utilisant la torture Bush avait sauvé de nombreuses vies américaines, et McChrystal, qui en fait, à la tête du JSOC, recevait directement ses ordres de Cheney.

C'est Seymour Hersh, le journaliste d'investigation américain, qui le dévoile dans une interview accordée au www.gulfnews.com. le 12/05/09. Hersh y révèle que l'ancien vice président Dick Cheney a dirigé ces escadrons de la mort visant ceux considérés comme des "ennemis " de l'Amérique à l'étranger.

"... Ce que j'ai dit et ce que j'ai écrit à plusieurs reprises c'est qu'il y a une unité spéciale qui s'occupe de ciblage de personnes de haute valeur qu'on croit être impliqués dans des activités anti américaines, où qu'on croit planifier de telles activités. Du point de vue de Cheney ce n'est pas du meurtre mais mener la " guerre contre le terrorisme". Et de mon point de vue et de celui de mes amis, dont des personnes au sein du gouvernement, c'est fou. Le vice président commet un crime. vous ne pouvez autoriser l'assassinat de personnes et ce n'est pas simplement en Irak et en Afghanistan c'est dans un grand nombre d'autres pays, au Moyen Orient, en Asie du Sud, en Afrique du Nord et même en Amérique Centrale. Au début, un grand nombre de noms étaient désignés via le bureau de Cheney, l'un de ses aides, John Hanna, a révélé lors d'une émission de TV que ce programme existait et a dit que de tuer des gens ce n'est pas un meurtre mais un acte de guerre justifié légalement. L'ancien commandant du JSOC, (McChrystal ) vient juste d'être nommé nouveau commandant en charge de la guerre en Afghanistan, ce qui me paraît très intéressant".

L'interviewer, Abbas Al Lawati, lui demande par la suite de nommer les pays au Moyen Orient ou ces escadrons de la morts ont mené des opérations.

Réponse de Hersh :"Non, je ne peux pas, mais j'ai dit qu'il y avait 12 pays et je pense qu'il y en a beaucoup plus, mais vous n'avez pas besoin d'être spécialiste pour deviner. Je sais avec certitude qu'ils ont opéré en Irak, et en Afghanistan. IIs en ont parlé. Le fait est que les hommes qui font cela n'aiment pas ce qu'ils font. Certains sont des chasseurs de la Marine qui ont été entraînés à accomplir des trucs sous l'eau. Qu'est ce qu'ils font à travers les montagnes faisant du mal aux gens ? Je ne condamne pas les hommes mais la direction, le président qui pense que la "guerre contre le terrorisme" veut dire qu'il peut decider de la mort de quiconque sur la base de preuves souvent fausses...." Sur la relation JSOC Obama, Hersh dit : " Je pense vraiment que la relation avec le JSOC est entrain de changer sous Obama. Actuellement c'est plus sous contrôle".

Mais quelle différence ? La mission de ces escadrons de la mort reste la même, assassiner quiconque est considéré comme "ennemi" des Etats Unis quelqu'en soit les conséquences en zone de guerre pour les civils qui y vivent. Mais peut être, cette fois, est-ce le président, commandant en chef des forces armées US, et non plus le vice président , qui donnera directement ses ordres au JSOC via McChrystal notamment pour ce qui est d'AfPak.

En annonçant la nomination de McChrystal, le secrétaire à la défense US, Robert Gates, a fait l'éloge de ce dernier pour "son talent unique en matière de contre insurrection" et dit que la mission en Afghanistan "nécessitait un nouvel état d'esprit et de nouvelles approches par nos dirigeants militaires".

Depuis mars, les raids du JSOC ont repris de plus belle, bien que sous le commandement de McKiernan le prédécesseur de McChrystal. La nomination de ce dernier a été retardée à cause d'accusations portées à son encontre sur sa responsabilité concernant des mauvais traitements subis par des prisonniers placés sous son autorité. L'armée US a semble-t-il couvert ces abus des droits des prisonniers, sous prétexte de la classification top secrètes des opérations du JSOC. En fait, McChrystal apprécie la torture des prisonniers. Il a fourni le personnel pour la Task Force 6-26, une unité d'élite composée de 1000 agents des forces spéciales qui torturaient déjà des prisonniers au camp Nama en 2003. Cinq officiers de l'armée ont été reconnus coupables de traitements dégradants. McChrystal n'a pas lui-même été directement impliqué dans ces abus, mais le slogan de l'unité en dit long sur la mentalité de ses "Boys" : "si vous faites en sorte qu'ils ne saignent pas, ils ne peuvent pas vous poursuivre pour ce que vous leur faites".
Le choix par l'administration Obama de McChrystal et par conséquent la priorité accordée aux opérations de contre terrorisme du JSOC - raids, attaques aériennes et leurs cortèges de victimes civiles et la colère des Afghans- augure mal de ce qui va se passer en AfPak. Certains, comme Lellouche, Kouchner et consorts voudraient nous vendre une guerre "juste" pour assurer notre sécurité, apporter la démocratie, l'émancipation des femmes ect... en Afghanistan.

Cette guerre avec McChrystal à sa tête, n'est qu'une sale guerre d'occupation, à 100% la "Guerre d'Obama", où les vieilles méthodes utilisées en Algérie, en Indochine, en Amérique Latine refont surface cette fois avec l'appui d'une technologie aérienne de pointe (drones et leurs missiles tueurs dont Obama est friand...).

En donnant la primauté aux escadrons de la mort du JSOC en AfPak, Obama signale effectivement un changement de taille : il fait ouvertement ce que Bush/Cheney faisaient clandestinement.

Alors, encore combien d'enfants afghans massacrés vous faut-il pour réagir et cesser d'être hypnotisés par "l'effet diversité" d'Obama ?

Obama sera en France le 6 Juin. L'occasion de débarquer en Normandie pour dénoncer cette guerre stupide, exiger que la France retire ses troupes d'Afghanistan, et condamner Obama pour ce qu'il est : un criminel de guerre, et ce qu'il représente: un empire sur le déclin qui commet des massacres de civils sans défense méprisant le droit international humanitaire, pour dominer en Asie une région géostratégiquement importante, surtout parce que située sur la route des voies d'acheminement du pétrole et du gaz, ressources énergétiques convoitées par l'empire US.

17 Mai 2009
Mireille Delamarre
http://www.planetenonviolence.org/AfPak-Les-Troupes-US-OTAN-Sous-Commandement-De-L-Ex-Commandant-Des-Escadrons-De-La-Mort-De-Dick-Cheney_a1911.html?print=1

n°19- dossiers de PAKISTAN - 24-05 -Fin - : Des « conseillers » américains au Pakistan.

n°19- dossiers de PAKISTAN - 24-05 -Fin - : Des « conseillers » américains au Pakistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN 

                                              n° 19- 24-05

                   C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Peter Symonds : Non à la guerre en Afghanistan et au Pakistan.

2-2 Le Pakistan, un chaudron éternel.

2-3 Remarques d'Himalove.

2-4 Juliette Fournot : La bombe à retardement pakistanaise.



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Peter Symonds : Non à la guerre en Afghanistan et au Pakistan.

Le sommet américain avec l’Afghanistan et le Pakistan présentement en cours à Washington marque le début d’une escalade des violences militaires dans les deux pays.

Le but de la rencontre pour l’administration Obama est d’intimider ses laquais, le président afghan Hamid Karzaï et le président pakistanais Asif Ali Zardari, pour qu’ils obéissent davantage et d’élaborer une stratégie exhaustive de guerre dans le but de pacifier de larges régions de chaque côté de la frontière pakistano-afghane qui est présentement contrôlée par des rebelles islamistes.

L’importance de ce sommet trilatéral est soulignée par la présence de hauts représentants de l’armée américaine et de l’establishment du renseignement et de la politique étrangère, dont la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, le directeur de la CIA Leon Panetta, le chef du FBI Robert Mueller et le général américain du Commandement central David Petraeus, ainsi que leurs homologues de l’Afghanistan et du Pakistan.

D’autres sommets trilatéraux sont prévus pour coordonner la guerre commune qui va inévitablement coûter la vie à de nombreuses autres personnes dans les deux pays.
Flanqué de Karzaï et Zardari, Obama a déclaré hier devant les médias que les Etats-Unis étaient du côté des peuples de l’Afghanistan et du Pakistan. De telles remarques doivent être rejetées avec le mépris qu’elles méritent. L’impérialisme américain intensifie ses guerres en Afghanistan et au Pakistan non pas pour « développer la sécurité, les opportunités et la justice » pour les populations locales, mais bien afin de servir l’objectif stratégique de Washington de dominer l’Asie centrale riche en énergie.
Sous les fortes pressions des Etats-Unis, l’armée pakistanaise mène actuellement une offensive dans le district de Buner impliquant 15 000 soldats qui sont appuyés par des hélicoptères et des avions de combat. L’opération, qui est applaudie à Washington, a déjà fait fuir de longues colonnes de réfugiés. Selon les officiels locaux, 40 000 personnes ont quitté la région et l’exode pourrait atteindre un demi-million de réfugiés.
En Afghanistan, les frappes aériennes américaines plus tôt cette semaine qui ont tué jusqu’à 150 personnes dans le district de Bala Baluk ne sont que la dernière atrocité d’une guerre qui vise à terroriser le peuple afghan et réprimer toute opposition à l’occupation néocoloniale. Obama a à peine fait mention de l’incident, répétant comme à l’habitude que les Etats-Unis feraient « tout en leur possible » pour éviter les victimes civiles. Il a sinistrement mis en garde que les violences augmenteraient, mais que l’engagement des Etats-Unis « n’allait pas fléchir ».
Les présidents afghan et pakistanais ont tous deux juré fidélité à Washington et sa « guerre au terrorisme ». Bien qu’Obama parle d’eux en tant que « dirigeants élus démocratiquement », les Etats-Unis n’auraient pas de remords à les retirer du pouvoir, d’une manière ou d’une autre, s’ils ne suivaient pas les ordres. Dans les derniers mois, des officiels américains ont critiqué sévèrement Karzaï, qui fait face à une élection en août, pour son administration corrompue et inefficace ainsi que pour ses critiques de l’armée américaine et des victimes civiles tombées sous ses attaques.
De hauts représentants américains ont aussi averti Zardari quant à sa réticence à déclencher une guerre totale contre les guérillas talibanes. Le New York Times a cité anonymement un officiel de l’administration déclarant que la guerre au Pakistan allait dépendre de l’armée pakistanaise, « étant donné surtout le refus du pays, jusqu’à maintenant, de permettre l’entrée des troupes américaines ». Alors que l’armée américaine intensifie ses frappes de missiles en toute impunité, Washington fait clairement pression pour un rôle militaire beaucoup plus grand à l’intérieur du Pakistan.
Le même journal a publié une série d’articles sensationnalistes depuis quelques jours qui insistaient sur le danger que l’arsenal nucléaire pakistanais puisse tomber entre les mains d’extrémistes islamistes, le même prétexte utilisé par l’administration Bush pour réaliser son « changement de régime » en Irak. L’administration Obama considère évidemment plusieurs avenues pour remplacer Zardari si jamais ce dernier ne réalisait pas les promesses qu’il a faites à Washington.
Des éditoriaux parus hier dans le New York Times et le Wall Street Journal ont donné un soutien entier aux nouveaux plans de guerre d’Obama. Les deux journaux ont demandé au Congrès d’accéder rapidement à la requête d’Obama pour un financement supplémentaire de plusieurs milliards de dollars pour soutenir les armées et les gouvernements afghans et pakistanais. Le Wall Street Journal, en particulier, a demandé qu’aucune contrainte politique de la part du Congrès ne vienne « gommer les requêtes » ou restreindre la liberté d’action de l’armée américaine.
Ce consensus démontre que tout l’establishment politique américain, l’aile libérale représentée par les démocrates tout autant que sa contrepartie conservatrice représentée par les républicains, soutient la guerre d’Obama sur deux fronts. L’escalade des conflits en Afghanistan et au Pakistan montre que les critiques qu’ont faites Obama et des sections des médias au sujet de la guerre en Irak n’avaient qu’un caractère entièrement tactique. Obama a été choisi et amené à l’avant-scène dans les élections de l’an passé par des sections de l’élite dirigeante américaine qui considérait que l’Irak était une diversion désastreuse des objectifs et intérêts plus fondamentaux des Etats-Unis en Asie centrale.
Ayant gagné l’élection en faisant appel au sentiment largement répandu d’opposition à la guerre, Obama accomplit aujourd’hui la mission pour laquelle il a été choisi. Sous la supervision de membres clés de l’administration Bush (le secrétaire à la Défense Robert Gates et le général Petraeus), l’armée américaine prépare une importante offensive cet été en Afghanistan en doublant le nombre de ses soldats là-bas qui atteindra 68 000. Au même moment, le Pentagone a mis en place d’autres voies d’approvisionnement dans le cas où l’escalade de la guerre prévue dans le Pakistan voisin menacerait les voies d’approvisionnement actuellement utilisées et qui passent par les régions frontalières de ce pays.
Le Wall Street Journal conclut son éditorial en insistant auprès de l’administration Obama pour qu’elle clarifie que « l’implication des Etats-Unis à la sécurité dans cette région se prolongera longtemps », ajoutant : « Le plus grand danger est que les faibles institutions du Pakistan et ses dirigeants peu sûrs perdent leur désir de vaincre les islamistes. C’est ce qui a fait tomber le Shah d’Iran en 1979. Nous ne voulons pas que la même chose se reproduise à Islamabad. »
En fait, la dictature impitoyable d’Iran soutenue par les Etats-Unis n’est pas tombée parce que le Shah a perdu son désir d’emprisonner et d’éliminer physiquement ses opposants, mais à cause d’un soulèvement populaire duquel les religieux islamiques ont réussi à prendre le contrôle. Il y a déjà des signes en Afghanistan et au Pakistan d’une vaste opposition politique et sociale aux Etats-Unis et à ses régimes marionnettes. L’avis que donne le Wall Street Journal à Obama est que les Etats-Unis doivent faire tout ce qui est nécessaire aussi longtemps qu’il le faut pour supprimer par la violence toute contestation à la domination économique et stratégique de la région par les Etats-Unis.
L’escalade de la guerre que prépare Obama ne pourra avoir qu’un effet profondément déstabilisateur sur toute la région et préparera des conflagrations militaires encore plus importantes et sanglantes. On ne pourra s’y opposer avec des appels au Parti démocrate ou au Congrès américain, mais seulement par la mobilisation indépendante des travailleurs aux Etats-Unis de concert avec la classe ouvrière et les masses opprimées de l’Asie du Sud, de l’Asie centrale et internationalement. Cette lutte doit être basée sur une perspective socialiste pour renverser le système capitaliste qui est la source de l’oppression et de la guerre impérialistes.

Peter Symonds

Samedi 09 Mai 2009

http://www.wsws.org/
http://www.alterinfo.net/Non-a-la-guerre-en-Afghanistan-et-au-Pakistan_a32308.html


2-2 Le Pakistan, un chaudron éternel.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

En déclarant à la chaîne américaine NBC que «l’Etat pakistanais ne va pas s’effondrer», le président Asif Ali Zardari ne semble pas avoir rassuré des Occidentaux obsédés par l’héritage éventuel des installations nucléaires en cas de chaos. (...)

Le président du Pakistan voulait pourtant envoyer un message tranquillisant pour atténuer des inquiétudes de plus en plus exprimées depuis le retour des talibans sur la scène. Zardari tentait de démontrer à l’Occident rongé d’inquiétude que le pouvoir en place contrôle la machine malgré les difficultés.

Que son pays, doté de l’arme suprême, est encore gouverné malgré les images de chaos qui passent en boucle sur les canaux de télévision.

Quelques jours plus tôt, il était à Washington aux côtés de son homologue afghan, Hamid Karzai.

Les deux dirigeants, convoqués en urgence par le président américain Barack Obama, affichaient des mines sereines. L’image, largement diffusée par les médias, est symptomatique de la nouvelle approche américaine dans la région. Les deux pays ne constituent plus, aux yeux de Washington, qu’un seul théâtre d’opérations. Sur le plan politique ou militaire, la stabilité de l’un est tributaire de la solidité de l’autre. Obama a fait son choix. La poudrière pakistanaise risque d’être bien plus périlleuse que l’Iran. Le pays des Purs est engagé dans «une lutte existentielle» face à la menace des talibans. D’après le Premier ministre Yousaf Raza Gilan, l’opération menée par l’armée dans la vallée de Swat contre les talibans «est une lutte pour la survie du Pakistan». 
Le président Zardari, veuf de Benazir Bhutto, est loin d’avoir le punch de Musharaf. Sa légitimité est aussi contestée par le chef de l’opposition, Nawaz Sharif. Depuis deux ans, les talibans, qui ont repris du poil de la bête, contrôlent de facto la vallée de Swat, imposant leur ordre. Les autorités d’Islamabad ont timidement tenté de reprendre la situation en main. En vain. Pourtant, en février, un accord en bonne et due forme était même conclu entre les autorités d’Islamabad et les talibans : application de la loi islamique version talibane dans six districts de la région du Nord-Ouest en échange d’un cessez-le-feu. En fait de cessez-le-feu, les talibans reprenaient leur marche en avant. Ils contrôlaient de façon ostentatoire Buner, à une centaine de kilomètres de la capitale. De quoi faire dresser les cheveux du côté de Washington. Zardari décide de changer de tactique. Son armée est lancée à la reconquête des zones en question. L’armée pakistanaise ne s’encombre pas de précautions : bombardements aériens, pilonnages d’artillerie. Ce qui ne tardera pas à provoquer le désarroi parmi les civils. Des centaines de milliers de réfugiés pachtouns sont sur les routes, les camps d’accueil sont saturés. L’inquiétude sur l’avenir du pays de Nawaz Sharif est de nouveau à son paroxysme. Le Pakistan,  véritable mosaïque ethnique, linguistique et culturelle, est un véritable chaudron. L’histoire du Pakistan commence en 1947. Le pays des Purs est né dans le déchirement lors de la décolonisation. Sa vocation était d’accueillir les musulmans persécutés en Inde. Plus de soixante années après, des régions entières de ce pays fédéral restent sous l’influence des clans tribaux et des extrémistes religieux. Qu’en est-il de l’armée ? L’institution militaire pakistanaise offre deux figures, selon les observateurs. La première est rassurante pour l’Occident frileux, à l’image des officiers héritiers du style de l’Empire britannique. De l’autre côté, le fameux ISI (Inter Services Intelligence) : les services spéciaux de l’armée. Ceux-ci comportent deux cellules particulièrement actives : la cellule Cachemire et la cellule Afghanistan. Selon les spécialistes, c’est l’ISI qui était derrière la lutte contre les Soviétiques en Afghanistan avec le soutien actif de la CIA. C’est l’ISI qui facilita également la prise du pouvoir par les talibans à Kaboul. C’est enfin l’ISI qui, aujourd’hui encore, tremperait dans certains attentats commis en Inde. De ce fait, les militaires pakistanais ne veulent nullement déstabiliser le dispositif face à l’ennemi indien qui les attend au tournant. La crise du Cachemire est là pour rappeler le «mauvais voisinage» subsistant entre les deux pays.

La bombe pakistanaise revient sur la scène médiatique. Le Pakistan, comme son ennemi intime l’Inde, dispose de l’arme nucléaire. Ni les Pakistanais ni les Indiens ne sont signataires du traité de non-prolifération. Les Américains ont engagé des pourparlers avec Islamabad pour s’assurer que la chaîne de commandement des armes atomiques était sécurisée. Les dirigeants pakistanais affirment en tout cas que tout est sous leur contrôle. Que les codes d’accès aux installations sont sophistiqués et inaccessibles. Que le levier nucléaire est du ressort exclusif du Président, ce dont doutent des experts occidentaux. Mais les Américains semblent les croire. «Nous avons confiance dans la sécurité de leurs procédures», a déclaré le général David Petraeus, commandant des forces américaines dans la région. Ce n’est, semble-t-il, que la partie visible de l’iceberg. Des forces spéciales américaines dresseraient des plans d’action pour s’emparer éventuellement des sites nucléaires pakistanais en cas de dégradation de la situation.

Pour l’heure, l’armée américaine s’est installée sur certaines bases pakistanaises des régions frontalières entre le Pakistan et l’Afghanistan. Des bombardements à partir de drones sont exécutés contre des cibles supposées talibanes. Le problème, c’est que les frappes font plus de morts parmi les civils que dans les rangs des talibans.

Au risque de provoquer une crise humanitaire fatale.  

19-05-

http://www.latribune-online.com/suplements/international/16976.html



2-3 Remarques d'Himalove.

1°) Tous les jours ont lieu dans les régions pachtounes du Pakistan des Oradour-sur-Glane, perpétrés par l’armée pakistanaise contre leurs propres compatriotes.

Il suffit de lire, au quotidien, le journal en ligne "The Dawn"...

"La guerre contre le terrorisme", dans les zones tribales, bat son plein.

Les Etats-Unis verseraient 100 millions de dollars par mois à l’armée d’Islamabad pour qu’elle y fasse la guerre à son propre peuple.

Les chances de réussite de cette armée néo-coloniale au service de l’impérialisme sont minimes. Comme en Afghanistan, l’armée française.

Les villageois pachtounes agressés sont organisés en milice et ont un lien très intime avec le peuple.

Si bien que nombre de soldats réguliers collaborent secrètement avec eux.

Il suffirait de peu pour que les officiers pachtounes les rejoignent et dénoncent les accords signés par le successeur de Musharraf, le général Kayani avec l’impérialisme américain.

C’est le scénario catastrophe pour l’Otan.

Une mutinerie de l’armée pakistanaise contre les parrains américains serait un remake de la grande révolte des Cipayes de 1857. En pire.

Ce pays de 160 millions d’habitants dispose de la Bombe ; et son gouvernement est très lié historiquement avec les chinois...

De plus, selon Dominique Lorentz, lors des six premiers essais nucléaires pakistanais, au printemps 1998, à la frontière iranienne deux ou trois étaient des essais iraniens...

L’épicentre de la guerre afghane est donc au Pakistan dont le Pentagone envisage froidement l’invasion puis l’occupation.

Un signe de la sensibilité de la question : c’est le black out total de la guerre au Pakistan, dans les journaux occidentaux ; à ma connaissance, hormis les services secrets, aucun journaliste français, grand public, sur place, ne traite du sujet.

2°) L’Afghanistan a une qualité pour les faiseurs de guerre français : c’est loin de la métropole et les afghans ne parlent pas la langue de Voltaire.

Le seul site français sur l’Afghanistan, très contrôlé par l’ambassade : c’était Bassirat, et il est fermé.

C’est dire qu’on se méfie même d’une parole sous contrôle...

L’idéal serait qu’il y ait des journalistes free lance, assez fous, pour faire ami-ami avec la Résistance et qu’ils nous racontent de l’intérieur leur combat ; et nous envoient les photos des villages bombardés et incendiés par l’armée de l’air française.

Ainsi, nous pourrions lors des conférences de presse des Sarkotrafiquants brandir les preuves des massacres avec les noms de toutes les victimes afghanes.

N’oublions pas la divulgation du massacre de My Lai, au Viet-nam, a été un des tournants de la guerre, pour l’opinion, aux Etats-Unis.

Himalove 


2-4 Juliette Fournot : La bombe à retardement pakistanaise.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Extraits

Chris Hedges a rencontré le docteur Juliette Fournot, ancienne responsable des opérations de MSF durant la guerre afghane.

Mme Fournot, qui connaît bien l’Afghanistan pour y avoir résidé durant l’adolescence, replace le conflit actuel dans une histoire de longue durée qui fait terriblement défaut ici.

Elle rappelle que le soutien américain aux jihadistes durant la dernière guerre, largement instrumentalisé par le Pakistan, n’a jamais eu pour objectif d’aider l’Afghanistan et les afghans, mais uniquement d’affaiblir une union soviétique moribonde.

A l’époque, les groupes modérés et laïques étaient ignorés par les USA, tandis que l’Arabie Saoudite exportait ses prêcheurs fondamentalistes, dans l’indifférence de leur allié.

Si nous sommes oublieux de ce passé récent, les Afghans eux s’en souviennent fort bien.

Quelques remarques.

Les forces occidentales ont épuisé leur crédit moral en Afghanistan. Le renforcement du corps expéditionnaire qui affrontera l’offensive de printemps des talibans, la multiplication des attaques aériennes sur le sol pakistanais, feront à coup sûr de nouvelles et nombreuses victimes civiles, qui renforceront la détermination des Pachtounes à ne pas accepter de transiger, ni en Afghanistan, ni au Pakistan.

La guerre menée en Afghanistan est une cause perdue. Mais l’enjeu désormais, c’est la stabilité du Pakistan. En poursuivant et en étendant les opérations militaires, le risque de voir se déclencher la « bombe à retardement » pakistanaise est accru d’autant. Faute de prendre conscience collectivement de cette situation - aussi désagréable soit-elle - ce constat nous échappe : avec sa crise économique qui répand la misère dans le monde, ses spéculations sur les matières premières et les grains, ses sanglantes aventures militaires, l’occident est objectivement l’un des facteurs majeurs de déstabilisation de la sécurité mondiale, largement perçu comme tel. Mais nous sommes les seuls à ne pas le voir.

Les corps de plusieurs dizaines - peut-être plus d’une centaine - de femmes, d’enfants et d’hommes, dont les cadavres ont été déchiquetés par les bombes à fragmentation lancées par l’aviation américaine sur un village de la province occidentale de Farah, illustrent l’ineptie de la guerre d’Afghanistan. Nous n’amenons pas la démocratie pas plus que la liberté ou le développement. Nous y apportons des modes sophistiqués de massacre industrialisé. En employant ce terrible et brutal instrument qu’est la guerre dans un pays dont nous ne savons que peu de choses et sommes incapables de comprendre, nous incarnons la barbarie que nous prétendons vouloir combattre.

Nous ne sommes pas moralement différents des psychopathes présents chez les talibans, et dont les Afghans se souviennent que nous les avons renforcés, financés et armés au cours des 10 années de guerre avec l’Union soviétique. L’acide lancé sur le visage d’une jeune fille, et les décapitations ? La mort tombée du ciel ou rencontrée dans les champs parsemés de bombes à sous-munitions ? Tel est le langage de la guerre. Celui que nous parlons. Celui que nos adversaires parlent.

Les survivants de l’attaque ont transporté en camion environ deux douzaines de cadavres de leurs villages jusqu’à la capitale de la province cette semaine pour dénoncer publiquement le carnage. Quelque 2 000 Afghans en colère sont descendus dans les rues de la capitale, scandant « Mort à l’Amérique ! ». Mais la douleur, la peur et la rage des victimes n’émeuvent pas ceux qui invoquent de nobles vertus pour justifier le carnage. La mort d’innocents, nous assurent-ils, est un coût tragique de la guerre. C’est regrettable, mais cela arrive. C’est le prix qui doit être payé. Ainsi, guidé par un président qui à nouveau n’a pas d’expérience de la guerre et s’en remet à ses généraux et militaires dont la carrière, le pouvoir et les profits dépendent de l’extension du conflit, nous sommes transformés en monstres.

Il y aura bientôt 21 000 soldats et Marines de plus en Afghanistan, qui seront là à temps pour l’offensive de printemps des ‘talibans’.

Il y aura plus d’affrontements, plus de bombardements, plus de morts et plus de désespoir et de colère pour ceux qui seront obligés d’enterrer leurs parents, sœurs, frères et enfants. Le triste rapport rédigé par la Croix Rouge sur les victimes de ce raid aérien, indiquant que les bombes ont frappé des maisons de civils et que le correspondant du CICR membre du Croissant-Rouge se trouve au nombre des morts, deviendra un genre de lecture habituel dans les semaines et les mois à venir.

Nous sommes la meilleure arme de recrutement que les talibans possèdent. Nous leur avons permis de renaître de leurs cendres, il y a sept ans, jusqu’à contrôler aujourd’hui ouvertement la moitié du pays et réussir des attaques en plein jour dans la capitale Kaboul. La guerre que nous menons est exportée comme un virus au Pakistan par les drones qui bombardent les villages pakistanais et avec la recrudescence des affrontements entre les militaires pakistanais et une insurrection farouche.

Je me suis entretenu à New York il y a quelques jours avec le Dr Juliette Fournot, qui a vécu adolescente avec ses parents en Afghanistan, parle le dari et a dirigé les équipes de médecins et d’infirmières de Médecins Sans Frontières en Afghanistan durant la guerre avec les Soviétiques. Elle a participé à la mise en place d’opérations médicales clandestines sur la frontière entre 1980 et 1982 et est devenue chef de la mission humanitaire en Afghanistan en 1983.

Les bases logistiques du Dr. Fournot étaient établies à Peshawar et à Quetta et elle a organisé une douzaine de missions permanentes clandestines transfrontalières et les dans les zones tenues par la résistance à Herat, Mazar-i-Sharif, Badakhshan, Paktia, Ghazni et Hazaradjat, auxquelles participaient plus de 500 humanitaires internationaux.

Elle est l’un des personnages mis en scène dans un livre remarquable intitulé « Le Photographe », publié par le photographe Didier Lefèvre et le scénariste de bande dessinée Emmanuel Guibert.

Le livre raconte l’histoire d’une mission de trois mois en 1986 en Afghanistan dirigée par le Dr Fournot. Il porte un regard impitoyable sur le coût de la guerre, montrant ce que les bombes, les obus et les balles peuvent faire aux âmes et aux corps. Il raconte l’aveugle fureur destructrice des combats, absente des discours de nos politiques et de nos généraux.

MSF s’est retiré d’Afghanistan en Juillet 2004 après que cinq de ses travailleurs humanitaires aient été assassinés dans un véhicule clairement identifié.

« Les troupes terrestres américaines sont au milieu d’une histoire qui a commencé à peu près en 1984 et 1985, lorsque le Département d’Etat a décidé d’aider les moudjahidines, les combattants de la résistance, par le biais de divers programmes et d’aide militaire. L’USAID, le bras humanitaire utilisé à des fins militaires et politiques, a servi de base pour développer un autre type de relations avec les Afghans », se souvient-elle. « Les Afghans étaient très reconnaissants de recevoir des armes et du matériel militaire de la part des Américains. »

« Mais la manière dont l’USAID a distribué son aide humanitaire était très discutable », ajoute-t-elle. « Cela me déconcerte encore aujourd’hui. Ils ont donné la plupart de l’aide à des groupes islamiques comme le Hezb-e Islami de [Gulbuddin] Hekmatyar. Et je pense que c’est peut-être parce qu’ils étaient plus intéressés par la stabilité future du Pakistan plutôt que par sauver l’Afghanistan.

L’Afghanistan fournissait probablement une bonne occasion de frapper l’Union soviétique et de la saigner. Je n’ai pas vu de plan pour reconstruire l’Afghanistan ou y ramener la paix. Il semble que l’Afghanistan ait été un outil pour affaiblir l’Union soviétique. Le plus souvent les services de renseignement pakistanais étaient laissés décider ce qui serait le mieux, comment procéder, et comment, ce faisant, ils pourraient se renforcer eux-mêmes. »

Les Pakistanais, déclare le Dr Fournot, ont développé une relation étroite avec l’Arabie saoudite. Les Saoudiens, tout comme les Américains, ont inondé le pays avec de l’argent et y ont également exportés des religieux wahhabites, conservateurs et souvent radicaux.

Les Américains, conscients de cette relation avec les Saoudiens, ainsi que du programme secret d’armement nucléaire pakistanais, détournaient le regard. Washington a semé, sans le savoir, les germes de la destruction en Afghanistan et au Pakistan. [Les américains] ont entraîné et armé les militants qui les tuent aujourd’hui.

Cette relation, souligne-t-elle, rendait perplexes la plupart des Afghans, qui ne sont pas favorables à cette forme radicale de l’islam. La plupart des Afghans, dit-elle, se demandaient pourquoi l’aide américaine allait presque exclusivement aux islamistes radicaux, et non pas aux mouvements de résistance laïques et plus modérés.

« La population se demandait pourquoi ils n’avaient pas plus de crédibilité aux yeux des Américains », rappelle-t-elle. « Ils ne pouvaient pas comprendre la raison pour laquelle l’aide s’arrêtait au Pakistan et était distribuée à des partis politiques ayant un poids limité en Afghanistan.

Ces groupes ont stocké des armes et ont commencé à se combattre les uns les autres. Ce que les gens dans les provinces recevaient était minime et de peu d’importance. Comment les gens voyaient-ils tout cela ? Ils avaient eu de grands espoirs au début et sont devenus peu à peu déçus, amers et se sont sentis trahis. Cela a jeté les bases de la suspicion, de la méfiance et de la déception envers les États-Unis et l’OTAN. »

Le Dr. Fournot craint que ces années de guerre n’aient détruit le concept de nation. « Il y a eu tellement de destructions au plan personnel et psychologique », s’inquiète-t-elle. « Plus de 70% de la population n’a jamais connu autre chose que la guerre. Les enfants ne fréquentent pas l’école. La guerre est la normalité. Elle procure cette poussée d’adrénaline qui donne un sentiment de puissance momentané, et c’est ce qu’ils ont vécu. Comment peut-on construire une nation sur cette base ? »

Les Pachtounes, explique-t-elle, ont bâti une alliance avec les talibans pour rétablir le pouvoir pachtoune qui a été abattu durant l’invasion de 2001.

La frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan est vue par les Pachtounes comme une démarcation qui a été dessinée par les pouvoirs impériaux au milieu de leurs terres tribales. Il y a 13 millions de Pachtounes en Afghanistan et 28 millions au Pakistan. Les Pachtounes combattent à Islamabad et à Kaboul les forces qu’ils estiment vouloir les priver d’autonomie et s’en prendre à leur honneur. Ils ne voient pas de différence entre les militaires pakistanais, les troupes américaines et l’armée afghane.

Islamabad, bien qu’il combatte les forces des talibans dans les provinces ou la vallée de Swat, ne considère pas les talibans comme un ennemi mortel.

L’ennemi est et a toujours été l’Inde. L’équilibre de la puissance avec l’Inde exige que les autorités pakistanaises veillent à ce que tout gouvernement afghan soit son allié. Cela signifie qu’elles ne peuvent pas aller trop loin avec les Pachtounes dans la province de la Frontière du Nord-Ouest ou en Afghanistan. Elles doivent conserver des canaux de communication ouverts. Le jeu du chat et la souris entre les autorités pakistanaises et les Pachtounes, qui rend furieux Washington, ne s’arrêtera jamais. Islamabad a besoin des Pachtounes au Pakistan et en Afghanistan plus que les Pachtounes n’ont besoin de lui.

Les États-Unis attisent les feux de la guerre. Plus nous envoyons de soldats en Afghanistan, plus nous envoyons de drones bombarder le Pakistan, plus nous effectuons de bombardement aériens, pire la sera la situation future. Nous avons tué deux fois plus de civils que les talibans cette année et ce nombre va sûrement augmenter dans les mois à venir.

« Je trouve ce terme de « dommages collatéraux » déshumanisant », déclare le Dr Fournot, « comme si c’était une nécessité. Les gens sont sacrifiés sur l’autel d’une idée. Les forces aériennes sont aveugles. Je le sais pour avoir été prise dans de nombreux bombardements ».

Nous sommes face à deux solutions inconfortables. Nous pouvons nous retirer et ouvrir des négociations avec les talibans ou continuer à poursuivre la guerre jusqu’à ce que nous soyons chassés. Les régimes corrompus et impopulaires de Hamid Karzai en Afghanistan et d’Asif Ali Zardari sont des alliés impuissants. Plus longtemps ils seront liés aux États-Unis, plus ils deviendront faibles. Et s’ils s’affaiblissent, plus forts seront les appels pour une intervention au Pakistan. Durant la guerre du Vietnam, nous avons envahi le Cambodge pour assurer la stabilité de la région et couper les voies d’approvisionnement des sanctuaires rebelles. Cette tactique n’a fait que renforcer les Khmers rouges. Nous semblons nous diriger, de la même manière, au même résultat avec les islamistes radicaux en Afghanistan et au Pakistan.

« Si les Américains renforcent l’effort de guerre en Afghanistan, ils seront aspirés vers le Pakistan », avertit le Dr Fournot. « Le Pakistan est une bombe à retardement. Il y a une énorme population de 170 millions de personnes. Il y a la force nucléaire. Le Pakistan est beaucoup plus dangereux que l’Afghanistan. La guerre a toujours sa propre logique. Une fois que vous avez mis le pied dans la guerre, vous ne la contrôlez pas. Elle vous entraine. »

Chris Hedges

12 mai 2009

Publication originale Truthdig,

traduction Contre Info



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

26/05/2009

n°18 - Journal de PAKISTAN - 05-05 au 25-05 – Début - Les Etats-Unis veulent créer des dissensions entre l'armée et la population civile.


n°18  - Journal de PAKISTAN - 05-05 au 25-05 – Début - Les Etats-Unis veulent créer des dissensions entre l'armée et la population civile.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



        Journal de PAKISTAN 

    n° 18- 05-05 au 25-05

   C.De Broeder & M.Lemaire 

 



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Avant propos

Déclaration de 'al-Qaida int.'

Le glissement annoncé de la guerre vers le Pakistan, avec les forces de l'Otan ressoudé grâce à l'administration Obama, rapproche l'Occident d'une guerre mondiale.

Et on est en train de la faire accepter à l'opinion avec l'épouvantail du 'péril islamique',

'al-Qaida int.'

http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/



Sommaire.

Tiré à part :

Ayad Singh : Asif Ali Zardari : Ben Laden a toujours été un agent des Etats-Unis.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge.

Paroles & action du président...

Le Pakistan au cœur des débats.

Zeeshan Haider : Qui sont les taliban pakistanais ?

1 Au jour le jour

2 Positions

Suite

3 Politique

a) Pakistan

b) Usa

4 Institutions internationales

Fin

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos .

5-1 Video : Pakistan PM: 'Fight for the survival of the country'.

5-2 Video : Etats-Unis - Sommet: la lutte contre les Talibans.

5-3 Mensonges au peuple : Propagande de guerre, propagande de paix.

6 Brèves

6-1 Ayad Singh : Pour Asif Ali Zardari, Osama Ben Laden a toujours été un agent des États-Unis.

6-2 Les Etats-Unis veulent créer des divergences entre l'armée et la population civile.

6-3 Karzaï et Zardari s'engagent à ‘aider’ Obama.(1)

6-4 Karzaï et Zardari s'engagent à aider Obama !..(2)

6-5 L'armée choisit la tactique du pilonnage dans la vallée de Swat.

7 Dossier

7-1 Pepe Escobar : Le Mythe Du Talibanistan.

 



Tiré à part :

Ayad Singh : Asif Ali Zardari : Ben Laden a toujours été un agent des Etats-Unis.

Le président pakistanais Asif Ali Zardari a affirmé dimanche dernier,  sur la chaine de télévision NBC, dans l’émission “Meet the Press”, que le leader d’Al Qaida, Osama ben Laden n’avait jamais cessé d’être un agent payé par les Etats-unis et qu’il avait même eu pour mission, en 1989, de déstabiliser le gouvernement de son ancienne épouse, Benazir Bhutto – assassinée il y a deux ans.

Ma femme a alerté les USA de la dangerosité de cet homme.

Elle a téléphoné au président H. Bush et lui a demandé ‘Est ce que vous voulez déstabiliser mon gouvernement ?’ car elle venait d’apprendre que Ben Laden avait remis 10 000 000 de dollars à l’opposition pakistanaise, avec pour mission de renverser la première femme élue Premier ministre dans un pays islamique.”

“En 1989, Ben Laden était en contact permanent avec les directeurs de la CIA. Il était votre agent à l’époque, il est encore votre agent aujourd’hui.” 

Interrogé par le journaliste sur l’éventuel lieu où se cache Ben Laden, Zardari a répondu : 

“C’est à vous de me dire cela. Cela fait 8 ans que vous êtes en Afghanistan. C’est vous qui êtes allé le chercher, à Tora-Bora et l’avez laissé échapper… moi je n’ai rien à avoir avec tout cela, à l’époque j’étais en prison, avec la bénédiction des Etats-unis” 

Zardari a également renouvelé sa conviction que Ben Laden est mort.

“J’ai une très forte prémonition qu’il est mort, encore renforcée par les conversations que j’ai eu avec des membres de la communauté du renseignement U.S. Cela fait des années qu’ils n’ont pas trouvé la moindre trace permettant de garantir qu’il est encore en vie.

Ayad Singh

IES News Service - 11/05

11/05/2009]

http://usa-menace.over-blog.com/article-31641573.html

http://libertesinternets.wordpress.com/2009/05/12/pour-le-president-pakistanais-osama-ben-laden-a-toujours-ete-un-agent-des-etats-unis/



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

09-05

Des témoignages, parmi les dizaines de milliers d'habitants qui ont fui et afflué dans des camps de déplacés, se multiplient pour accuser l'armée, de tuer des civils en bombardant les villages de manière indiscriminée.

http://67.227.210.146/article/617389/

12-05

Depuis août 2008, une quarantaine de missiles ou salves de missiles de l'armée américaine ou de la CIA basées en Afghanistan ont tué près de 400 personnes dans le nord-ouest du Pakistan, n'épargnant pas, les civils.

AFP

12-06

La mort de nombreux civils, d'un côté comme de l'autre de la frontière, est un sujet récurrent de tensions entre Kaboul et Islamabad d'une part, et Washington d'autre part, parce qu'elle nourrit, selon les spécialistes, le ressentiment des populations à l'encontre des Occidentaux. 

Afp

13-05

Au 17e jour de l'opération de l'armée gouvernementale qui a provoqué la fuite de plus d'un demi-million de personnes, selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), des milliers d'habitants restaient prisonniers à Mingora, le chef-lieu du district de Swat où des talibans sont retranchés.

AFP

 

Himalove "La guerre contre le terrorisme", bat son plein.

1°) Tous les jours ont lieu dans les régions pachtounes du Pakistan des Oradour-sur-Glane, perpétrés par l’armée pakistanaise contre leurs propres compatriotes.

Il suffit de lire, au quotidien, le journal en ligne "The Dawn"...

"La guerre contre le terrorisme", dans les zones tribales, bat son plein.

Les Etats-Unis verseraient 100 millions de dollars par mois à l’armée d’Islamabad pour qu’elle y fasse la guerre à son propre peuple.

Les chances de réussite de cette armée néo-coloniale au service de l’impérialisme sont minimes. Comme en Afghanistan, l’armée française.

Les villageois pachtounes agressés sont organisés en milice et ont un lien très intime avec le peuple.

Si bien que nombre de soldats réguliers collaborent secrètement avec eux.

Il suffirait de peu pour que les officiers pachtounes les rejoignent et dénoncent les accords signés par le successeur de Musharraf, le général Kayani avec l’impérialisme américain.

C’est le scénario catastrophe pour l’Otan.

Une mutinerie de l’armée pakistanaise contre les parrains américains serait un remake de la grande révolte des Cipayes de 1857. En pire.

Ce pays de 160 millions d’habitants dispose de la Bombe ; et son gouvernement est très lié historiquement avec les chinois...

De plus, selon Dominique Lorentz, lors des six premiers essais nucléaires pakistanais, au printemps 1998, à la frontière iranienne deux ou trois étaient des essais iraniens...

L’épicentre de la guerre afghane est donc au Pakistan dont le Pentagone envisage froidement l’invasion puis l’occupation.

Un signe de la sensibilité de la question : c’est le black out total de la guerre au Pakistan, dans les journaux occidentaux ; à ma connaissance, hormis les services secrets, aucun journaliste français, grand public, sur place, ne traite du sujet.

Himalove

Extrait de http://www.mai68.org/ag/1434.htm

16-05

Deux missiles tirés par un drone américain ont fait dix morts dans le nord-ouest du Pakistan, à proximité de la frontière afghane. L'un s'est abattu sur une maison, l'autre a touché un véhicule.

Les deux projectiles ont frappé le secteur de Khaisor, dans la région tribale pachtoune du Nord-Waziristan.

ats

 

670.000 civils déplacés.

Apres Gaza, le Sri Lanka maintenant le Pakistan, les populations civiles de plus en plus exposées sont laissées pour compte et doivent payées le lourd tribu dans des conflits dont elles n'ont rien à voir.

L'armée pakistanaise allié clé des Etats-Unis dans leur "guerre contre le terrorisme" depuis le 11-Septembre, et  sous forte pression de Washington qui avait qualifié l'accord de Swat d'"abdication" face aux islamistes  poursuivait jeudi son offensive contre les talibans dans la vallée de Swat, dans le nord-ouest du Pakistan, où plus de 670.000 civils ont été déplacés et 200.000 autres sont toujours pris au piège dans le chef-lieu Mingora.

Au 19e jour de son opération, l'armée a pilonné des repaires présumés de résistants dans la vallée de Swat.

Mercredi, le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) avait revu à la hausse --de 500.000 à 670.000-- le nombre de civils ayant fui la zone des combats depuis le 2 mai.

Alors que des milliers de civils terrorisés sont bloqués au milieu des affrontements, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a indiqué qu'il avait pu accéder pour la première fois au département de Buner, l'un des plus touchés par les combats entre forces gouvernementales et talibans. "Nous sommes allés à Buner aussi vite que nous avons pu", a déclaré le coordinateur médical du CICR pour le Pakistan, Bart Janssens. "Il n'y a plus ni électricité ni eau potable. La plupart des magasins sont fermés, les denrées sur le marché sont rares et les rues semblent désertes", a-t-il indiqué.

Jeudi, des habitants de Mingora, le chef-lieu du département de Swat, ont supplié le gouvernement de leur venir en aide. "Les gens deviennent fous, les enfants et les femmes pleurent, s'il vous plaît, dites au gouvernement de nous sortir de là", a témoigné un commerçant.

Cette vallée de Swat n'est qu'à une centaine de kilomètres d'Islamabad.

 http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5haPkB4q7QJheOCGuBdHBYSyclR3AR

 http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2009/05/14/h_4_ill_1192841_1211_024038.jpg

(AFP)



Paroles & action du président...

07-05

Obama a dévoilé sa nouvelle approche en Afghanistan et au Pakistan.

Il a offert davantage d'aide aux deux pays, mais aussi annoncé l'envoi de 20.000 soldats supplémentaires d'ici la fin de l'année.

Barack Obama a prévenu mercredi que les violences ne cesseraient pas immédiatement en Afghanistan et au Pakistan mais s'est dit déterminé à défaire Al Qaïda en essayant d'épargner les civils.

 Arshad Mohammed et David Alexander.  



Le Pakistan au cœur des débats.

Zeeshan Haider : Qui sont les taliban pakistanais ?

Extrait

Comme les taliban d'Afghanistan, la plupart des taliban pakistanais sont des Pachtounes vivant dans les régions du nord-ouest du Pakistan, à la frontière avec l'Afghanistan.

Treize factions réparties dans différentes régions du Nord-Ouest pakistanais se sont alliées au sein du Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP), ou Mouvement des taliban pakistanais, que dirige Baitullah Mehsud depuis le Sud-Waziristan, à la frontière afghane.

 

Les taliban que combat l'armée pakistanaise dans la vallée de Swat appartiennent au TTP. Ils opèrent sous les ordres du maulana Fazlullah, dont le beau-père, Sufi Mohammad, a combattu en Afghanistan au côté des taliban contre les forces américaines.

Les commandants du TTP se sont formés au combat en Afghanistan.

Au Pakistan, ils ont exploité la pauvreté, l'inefficacité de la justice, les disparités sociales et le ressentiment anti-américain pour recruter des militants.

Historiquement, le mouvement taliban afghan est né au Pakistan .

Le Tehrik-e-Taliban Pakistan a fait allégeance au mollah Omar, chef du mouvement taliban en Afghanistan, et reconnaît envoyer des combattants se battre sur le sol afghan contre les "forces d'occupation étrangères".

Des divergences stratégiques opposent cependant les factions regroupées au sein du Tehrik-e-Taliban: les groupes dirigés par Mehsud et Fazlullah prônent l'engagement direct contre les forces pakistanaises, d'autres plaident pour une concentration des moyens et des ressources sur le seul théâtre afghan.

C'est notamment le cas de l'Ittehad-e-Shura-e-Mujahideen, ou Union des conseils de moudjahidine.

Zeeshan Haider

08.05

Version française Henri-Pierre André et Marc Bretton

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/asi...

n°18 - Journal de PAKISTAN - 05-05 au 25-05 – Suite - Les Etats-Unis veulent créer des dissensions entre l'armée et la population civile.

n°18  - Journal de PAKISTAN - 05-05 au 25-05 – Suite - Les Etats-Unis veulent créer des dissensions entre l'armée et la population civile.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



        Journal de PAKISTAN 

    n° 18- 05-05 au 25-05

   C.De Broeder & M.Lemaire 




Sommaire.

3 Politique

a) Pakistan

b) Usa

4 Institutions internationales



1 Le Pakistan au jour le jour

Les zones tribales pakistanaises frontalières de l'Afghanistan sont considérées comme des bases arrière pour les résistants, d'où ils mènent des attaques contre les forces internationales déployées en Afghanistan.

a) Résistance

09 mai

Selon un porte-parole de l'armée, le général Athar Abbas, sept soldats ont été tués et 12 autres blessés également au cours des dernières 24 heures.

http://67.227.210.146/article/617389/

 

Accélérer la préparation de la révolution islamique.

Nb: Ndlr : La publication de l’article ne signifie la rédaction  que l'article doit être vu comme information. ou de pragande.

"Les événements de Swat, les attaques Kamikaze que connaît le pays depuis deux ans ainsi que le départ de Musharraf en 2008, sont la conséquence de l'assaut contre la mosquée", assure le maulana Aamir, numéro deux de la mosquée et neveu du maulana Abdul Aziz.

Lors de son prêche, le 17 avril, son oncle, "à accélérer la préparation de la révolution islamique dans le pays, y compris en donnant son sang".

Interrogé sur la place d'Al-Qaida dans cette révolution islamique au Pakistan, le maulana Aamir répond : "Nous ne voulons pas créer de division chez nos fidèles en nous prononçant contre Al-Qaida, nous donnerons notre avis quand cette révolution sera accomplie."

Selon Jacques Follorou

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/

07 mai

13-05

Le dépôt des forces de l'OTAN  basées en Afghanistan a été attaqué mercredi matin et huit conteneurs ont été brûlés dans le nord-ouest du Pakistan, a  rapporté une chaîne de télévision locale.

Des activistes ont lancé une attaque à la  roquette sur le dépôt de l'OTAN situé dans le périphérie de  Peshawar, chef-lieu de la province frontalière du Nord-Ouest  (NWFP), a annoncé la chaîne de télévision privée Geo TV.  

L'incendie s'est déclaré suite à l'attaque et des  sapeurs-pompiers ont été dépêchés au dépôt. Le dépôt a été  également endommagé dans cette attaque lorsque les assaillants ont fui, d'après Geo TV. 

 Une partie de l'approvisionnement des forces alliées et de  l'OTAN basées en Afghanistan est acheminée via le Pakistan. Ces  dépôts situés à Peshawar, où les camions et les conteneurs étaient stationnés, ont été fréquemment la cible des activistes à la fin  de l'année 2008.

Xinhua


b) Assaillants US & collaborateurs. 

09 mai
L'armée pakistanaise a assuré hier avoir tué près de 160 ‘talibans’ en 24 heures et être passée à une offensive « de grande ampleur » dans la région de Swat, dans le nord-ouest du Pakistan.

http://67.227.210.146/article/617389/

09-05

Samedi, six combattants ont été tués par un drone dans la vallée de Swat.

AFP

11-05

Au moins dix personnes ont été tuées et une dizaine d'autres blessées dans une attaque kamikaze contre un barrage de sécurité tenue par des paramilitaires dans la zone de Spina Thana, près de la ville de Dara Adam Khel près de Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan, a annonce la police.

L'unedes tués est un militaire, selon les mêmes sources. Trois personnes blessées ont été conduites à l'hôpital.

 (ats)

11-05

L'armée a assuré lundi avoir tué 52 résistants en 24 heures, au 16ème jour d'une vaste offensive dans la vallée de Swat et ses environs, dans le nord-ouest du Pakistan.

(©AFP)

12-05

"Un drone (avion sans pilote) a pris pour cible un groupe de maisons où des combattants ont l'habitude de s'abriter avant de traverser la frontière ou de revenir d'Afghanistan, et huit d'entre eux ont été tués", a déclaré à l'AFP un officier des forces de sécurité, sous couvert de l'anonymat.

Selon lui, sept à huit combattants i ont été tués, des "étrangers et des talibans pakistanais".

AFP

14-05

Dimanche, l'armée faisait état de violents combats en lisière de Mingora, la principale ville de la vallée, où l'on estime que sont retranchés la plupart des quelque 4.000 combattants que compterait la région. L'armée avancerait également dans le secteur reculé de Piochar, où se trouve la base arrière du chef des talibans de Swat, le maulana Fazlullah.

 Le ministre n'a pas exclu un élargissement de l'offensive à d'autres régions du nord-ouest.

Les principaux bastions de la résistance sont dans les zones tribales semi-autonomes sur la frontière afghane, et notamment au Waziristan Sud, où est installé le chef de guerre taliban Baitullah Mehsud.

(AFP)

14-05

"Nous allons entrer au Waziristan, dans toutes ces régions, avec des opérations militaires", a déclaré le président Ali Zardari, "Swat n'est que le début. Il y a une guerre plus vaste à mener", a-t-il ajouté.

(AFP)

Offensive dans la vallée de Swat

Par ailleurs, le long de la route de l'exode, des organisations humanitaires islamistes se mobilisent. Aux côtés des villageois, leurs partisans se portent à la hauteur des véhicules chargés de réfugiés et distribuent eau, pain et bonne parole. On aperçoit des membres de l'association Al-Rashid Trust, basée au Pakistan et en Afghanistan, réputée proche d'organisations djihadistes. Selon un diplomate occidental, en poste à Islamabad, le Jamaat-ud-Dawa, serait également présent.

A quelques kilomètres de Peshawar, à Akora Khattak, des chefs religieux des zones tribales, sous contrôle taliban, et de la province du nord-ouest se sont retrouvés, le 13 mai, autour du maulana Youssef Sha, codirecteur avec le maulana Sami Ul-Haq de la madrasa Al-Haqqania, école religieuse de renommée internationale et lieu fondateur du mouvement taliban. "Il s'agit de venir en aide aux réfugiés, explique Youssef Sha, mais vous n'imaginez pas la haine qui existe ici contre les Américains, dont le gouvernement pakistanais ne fait que servir les intérêts à Swat."

Abdul Aziz.

LE MONDE - 15.05.09

16-05

L'armée pakistanaise a affirmé que 980 talibans ont été tués depuis que l'armée a lancé son offensive le 26 avril contre les ‘talibans’ alliés à ‘Al-Qaïda’.

Les médias sont tenus loin des zones de combats et il est impossible de vérifier ces chiffres de manière indépendante.

AFP

Pakistan: l'armée poursuit son assaut dans Mingora

L'armée pakistanaise a affirmé avoir sécurisé plusieurs zones clés à Mingora, chef-lieu de la vallée de Swat dans le nord-ouest du pays. Les combats contre les talibans qui contrôlent la ville se poursuivent.

L'assaut contre Mingora, une ville d'environ 300'000 personnes, est une étape cruciale de l'offensive. L'armée a notamment repris plusieurs intersections et trois places, dont celle où des extrémistes islamistes auraient décapité plusieurs personnes l'année dernière.

Selon Islamabad, quelque 15'000 soldats pakistanais participent à l'offensive lancée il y a environ un mois contre environ 4000 ‘talibans’ dans la vallée de Swat.

ats / 24 mai

Mingora, épicentre de l'offensive pakistanaise.

« Les opérations se déroulent au mieux, les talibans sont en fuite maintenant », avait affirmé le général Abbas.

Cette assurance est toutefois démentie par des témoignages sur place, qui mentionnent également de nombreuses pertes parmi les civils. « Les talibans patrouillent dans les rues » de Mingora, le chef-lieu du district de Swat, que l'armée avait attaqué il y a plus d'une semaine, a assuré au téléphone à l'AFP Ahmad Ali, 24 ans, qui se terre chez lui dans cette ville de 300 000 habitants. « Je n'ai jamais vu un militaire durant les heures de couvre-feu », a-t-il assuré.

Les résistants, qui continuent d'en tenir les rues selon des témoignages recueillis par téléphone, ont commencé à y creuser des tranchées et ont miné les routes d'accès, pour ralentir les soldats.

A la suite de témoignages de plus en plus fréquents d'habitants qui parlent de nombreux civils tués par des bombardements sans discrimination de l'armée, mais aussi d'appels pressants d'organisations de défense des droits de l'homme, le chef d'état-major de l'armée, le général Ashfaq Kayani, a ordonné à ses troupes mercredi de "tout faire pour provoquer le minimum de dommages collatéraux (...), en recourant aux bombardements de précision".(…)

Greg Baker

14.05 

AP/

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/

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n°18 - Journal de PAKISTAN - 05-05 au 25-05 – Fin - Les Etats-Unis veulent créer des dissensions entre l'armée et la population civile.

n°18  - Journal de PAKISTAN - 05-05 au 25-05 – Fin - Les Etats-Unis veulent créer des dissensions entre l'armée et la population civile.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



        Journal de PAKISTAN 

    n° 18- 05-05 au 25-05

   C.De Broeder & M.Lemaire 




Sommaire.

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos .

5-1 Video : Pakistan PM: 'Fight for the survival of the country'.

5-2 Video : Etats-Unis - Sommet: la lutte contre les Talibans.

5-3 Mensonges au peuple : Propagande de guerre, propagande de paix.

6 Brèves

6-1 Ayad Singh : Pour Asif Ali Zardari, Osama Ben Laden a toujours été un agent des États-Unis.

6-2 Les Etats-Unis veulent créer des divergences entre l'armée et la population civile.

6-3 Karzaï et Zardari s'engagent à ‘aider’ Obama.(1)

6-4 Karzaï et Zardari s'engagent à aider Obama !..(2)

6-5 L'armée choisit la tactique du pilonnage dans la vallée de Swat.

7 Dossier

7-1 Pepe Escobar : Le Mythe Du Talibanistan.





Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Video: Pakistan PM: 'Fight for the survival of the country'.

"Lutte pour la survie du pays»

As Pakistan claims to have killed 700 Taliban, refugees from the Swat conflict flood into 'intolerable' makeshift camps

Traduction libre : Le Pakistan affirme avoir tué 700 talibans,

Swat : la situation des réfugiés du conflit dans les camps est  «intolérable»

http://www.guardian.co.uk/world/video/2009/may/11/pakistan-conflict-taliban


5-2 Video:  Etats-Unis - Sommet: la lutte contre les Talibans.

Ndlr : La publication de la video ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue du journaliste mais doit être vu comme information

http://www.youtube.com/watch?v=5AxPX9kE5F8&eurl=http%3A%2F%2Fnews%2Egoogle%2Efr%2Fnews%3Fum%3D1%26ned%3Dfr%26hl%3Dfr%26q%3Dafghanistan%252Bsource%253Anews&feature=player_embedded


5-3 Mensonges au peuple : Propagande de guerre, propagande de paix .

Les principes relevés par Ponsonby peuvent être, par facilité, énoncés en 10 "commandements" :

1. Nous ne voulons pas la guerre

2. Le camp adverse est seul responsable de la guerre

3. L’ennemi a le visage du diable (ou « L’affreux de service »)

4. Les buts réels de la guerre doivent être masqués sous de nobles causes

5. L’ennemi provoque sciemment des atrocités, nous commettons des bavures involontaires

6. Nous subissons très peu de pertes, les pertes de l’ennemi sont énormes

7. Notre cause a un caractère sacré

8. Les artistes et intellectuels soutiennent notre cause

9. L’ennemi utilise des armes non autorisées

10. Ceux qui mettent en doute notre propagande sont des traîtres
Extrait de
http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-23413830.html

et Lecture de l'article :  http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-23413830.html



6 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

6-1 Ayad Singh : Pour Asif Ali Zardari, Osama Ben Laden a toujours été un agent des États-Unis.

Le président pakistanais Asif Ali Zardari a affirmé dimanche dernier,  sur la chaine de télévision NBC , dans l’émission “Meet the Press”, que le leader d’Al Qaida, Osama ben Laden n’avait jamais cessé d’être un agent payé par les Etats-unis et qu’il avait même eu pour mission, en 1989, de déstabiliser le gouvernement de son ancienne épouse, Benazir Bhutto – assassinée il y a deux ans.

Ma femme a alerté les USA de la dangerosité de cet homme. Elle a téléphoné au président H. Bush et lui a demandé ‘Est ce que vous voulez déstabiliser mon gouvernement ?’ car elle venait d’apprendre que Ben Laden avait remis 10 000 000 de dollars à l’opposition pakistanaise, avec pour mission de renverser la première femme élue Premier ministre dans un pays islamique.”

“En 1989, Ben Laden était en contact permanent avec les directeurs de la CIA. Il était votre agent à l’époque, il est encore votre agent aujourd’hui.”

Interrogé par le journaliste sur l’éventuel lieu où se cache Ben Laden, Zardari a répondu :

“C’est à vous de me dire cela. Cela fait 8 ans que vous êtes en Afghanistan. C’est vous qui êtes allé le chercher, à Tora-Bora et l’avez laissé échapper… moi je n’ai rien à avoir avec tout cela, à l’époque j’étais en prison, avec la bénédiction des Etats-unis”

Zardari a également renouvelé sa conviction que Ben Laden est mort.

“J’ai une très forte prémonition qu’il est mort, encore renforcée par les conversations que j’ai eu avec des membres de la communauté du renseignement U.S. Cela fait des années qu’il n’ont pas trouvé la moindre trace permettant de garantir qu’il est encore en vie.

[Ayad Singh –

IES News Service –

11/05/2009]

http://libertesinternets.wordpress.com/2009/05/12/pour-le-president-pakistanais-osama-ben-laden-a-toujours-ete-un-agent-des-etats-unis/


6-2 Les Etats-Unis veulent créer des divergences entre l'armée et la population civile.

L’ancien directeur général de l'intelligence Inter-Services (ISI) Hamid Gul a affirme mercredi que les Etats-Unis veulent créer des divergences entre l'armée du Pakistan et la population civile.

Dans une entrevue avec l'IRNA, il a déclaré que les Etats-Unis essayent d'affaiblir l'armée et qu’une conspiration cherche à démanteler le programme nucléaire du Pakistan.
«Les Américains veulent non seulement « désislamiser » le Pakistan mais aussi dénucléariser et démilitariser le Pakistan ; ils veulent voir l'armée pakistanaise en tant qu'armée d’apparat plutôt qu'en tant que force de combat » a déploré le Général Hamid Gul.

Il a exhorté son gouvernement à adopter une politique indépendante, basée sur l'intérêt national du Pakistan. Il a réclamé une révolution juste au Pakistan comme l’a été la révolution iranienne pour sortir de la pression des Etats-Unis.

« Les Etats-Unis interfèrent dans nos affaires intérieures ce qui constitue un acte fortement condamnable » a déclaré Hamid Gul.

Exprimant son point de vue sur l'opération militaire dans le nord-ouest du Pakistan il a précisé que l'opération a été lancée dans la précipitation sur les ordres des Etats-Unis.

« Jusqu'ici l'armée fait face à la résistance forte des Talibans » a t-il ajouté.

«Des millions de personnes ont du être déplacés à la suite de l'opération », a-t-il rappelé.
Hamid Gul a indiqué qu'actuellement l'opinion publique soutient l'armée pakistanaise mais si l'armée ne parvient pas à accomplir cette opération avec succès l'opinion publique se retournera contre elle.

Il a condamné les personnes qui dépeignent une image noire de l'Islam.

Hamid Gul a indiqué que le Pakistan est un état idéologique ce qui n'est pas acceptable pour Israël. « De mon point de vue les Américains accomplissent les desiderata d’Israël qui ne veulent pas voir le Pakistan devenir une puissance nucléaire », a t-il dit.
Il était d'avis que la région entière fait face à une situation difficile en raison des politiques égoïstes de Washington.

Téhéran.Irna.

21 Mai 2009.

http://www2.irna.com/fr/news/view/line-41/0905214414195751.htm


6-3 Karzaï et Zardari s'engagent à ‘aider’ Obama.(1)

Barack Obama a prévenu mercredi que les violences ne cesseraient pas immédiatement en Afghanistan et au Pakistan mais s'est dit déterminé à défaire Al Qaïda en essayant d'épargner les civils. A l'issue d'une rencontre à la Maison blanche avec ses homologues afghan Hamid Karzaï et pakistanais Asif Ali Zardari, il a souligné que les deux chefs d'Etat avaient renouvelé leur engagement et "totalement compris le sérieux de la menace"..

"Le chemin sera difficile. Il y aura encore des violences et il y aura des revers", a déclaré Obama, aux côtés duquel se tenaient Zardari et Karzaï.

"Mais que ce soit clair : les Etats-Unis ont pris l'engagement durable de battre Al Qaïda mais aussi de soutenir les gouvernements élus souverains du Pakistan et d'Afghanistan. Cet engagement ne sera pas remis en cause et ce soutien perdurera."

Zardari a demandé le plus de soutien à son gouvernement."Ma démocratie a besoin d'attention et a besoin de grandir", a-t-il plaidé.

"La démocratie pakistanaise durera, les ‘terroristes’ seront défaits par notre lutte commune.

Mon ami le président Karzaï, les Etats-Unis et moi (...) nous serrerons les coudes avec le monde pour combattre ce cancer et cette menace", a-t-il ajouté.

De nombreux Pakistanais reprochent à Washington de saper la démocratie dans leur pays en appuyant et finançant l'armée nationale, très puissante.

 Arshad Mohammed et David Alexander

Sharafuddin Sharafyar,

Jeudi 7 mai, 07h45

version française Grégory Blachier

Reuters


6-4 Karzaï et Zardari s'engagent à aider Obama !..(2)

A l'issue d'une rencontre à la Maison blanche avec ses homologues afghan Hamid Karzaï et pakistanais Asif Ali Zardari, il a souligné que les deux chefs d'Etat avaient renouvelé leur engagement contre les islamistes et "totalement compris le sérieux de la menace".

Malgré la chaleur des propos, la mort de dizaines de civils cette semaine en Afghanistan, a pesé sur ce sommet tripartite.

"Le chemin sera difficile. Il y aura encore des violences et il y aura des revers", a déclaré Obama, aux côtés duquel se tenaient Zardari et Karzaï.

"Mais que ce soit clair : les Etats-Unis ont pris l'engagement durable de battre Al Qaïda mais aussi de soutenir les gouvernements élus souverains du Pakistan et d'Afghanistan. Cet engagement ne sera pas remis en cause et ce soutien perdurera."

"Nous avons pris un tournant", a dit à la presse l'émissaire américain dans la région, Richard Holbrooke, après l'intervention d'Obama. "Nous avons donné une réalité physique à ce projet stratégique."

 Arshad Mohammed et David Alexander.

7 mai


6-5 L'armée choisit la tactique du pilonnage dans la vallée de Swat.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Depuis trois semaines, l'offensive pakistanaise dans le nord-ouest du pays, et principalement dans la vallée de Swat, mise essentiellement sur la force de frappe des hélicoptères de combat et sur les bombardements aériens, pour éviter les combats au sol.

Cette tactique s'est pourtant révélée peut fructueuse lors des précédentes opérations militaires.

 "Si le gouvernement, l'armée veulent vraiment contrôler et écraser les talibans, pourquoi n'envoient-ils pas des troupes terrestres pour les déloger?", s'interroge ainsi Yar Mohammad, maçon de 50 ans qui a fui la vallée de Swat et s'est abrité dans un camp de réfugiés. "Pourquoi font-ils seulement ce pilonnage, qui touche en premier la population et crée un sentiment antigouvernemental?"

 Les précédentes offensives dans la zone frontalière avec l'Afghanistan, qui étaient plus restreintes, ont tourné court après des dommages collatéraux dans des villes et des villages et l'exode massif des habitants.

 Les Etats-Unis, ont fourni à l'armée pakistanaise des milliards de dollars d'aide et engagé une trentaine de formateurs militaires américains pour soutenir les troupes dans le nord-ouest du pays.

 Pendant plus de 50 ans, les soldats pakistanais ont été entraînés en vue de batailles conventionnelles dans les plaines du Pendjab contre l'Inde hindouiste, et non au combat rapproché face à d'autres Pakistanais musulmans dans une région montagneuse.

L'armée a actuellement plus de 100.000 de ses 500.000 soldats stationnés près de l'Afghanistan.

La plupart des autres sont à la frontière indienne, selon les experts militaires.

 "Ils essayent de changer leurs priorités, mais les pensées restent toujours tournées vers l'Inde", souligne le général à la retraite Talat Masood. "Ils ne peuvent pas ignorer l'héritage du passé et les tensions actuelles", précise-t-il en faisant référence aux attaques terroristes de Mumbai l'an dernier, après lesquelles les deux armées ont envoyé des troupes à la frontière.

 Dans la vallée de Swat, les talibans seraient jusqu'à 7.000 hommes, selon les estimations -dont la plupart ont l'expérience des combats, et sont armés de grenades auto-propulsées, d'explosifs et d'armes automatiques. Ils font face à environ 15.000 soldats de l'armée régulière.

 La bataille de la vallée de Swat représente l'opération la plus importante dans le nord-ouest du pays, depuis une campagne de six mois dans les districts de Bajur et Mohmand, qui s'est conclue en mars par une déclaration de victoire. L'armée a chassé et tué de nombreux talibans, mais elle a aussi rasé des villes et forcé 500.000 personnes à fuir, des déplacés qui ne sont toujours pas rentrés chez eux.

 "Si on regarde ce qui s'est passé dans le Bajur, il semble que l'armée était fatiguée de subir des pertes et a utilisé ses armes pour écraser des localités", explique Shaun Gregory, membre de l'Unité de recherche sur la sécurité au Pakistan, à l'université de Bradford en Grande-Bretagne. "Ce n'est pas vraiment une stratégie faite pour gagner les cœurs et les esprits ni pour mettre en échec les militants (islamistes)".

De plus le grand nombre de victimes civiles et le regroupement de jusqu'à un million de personnes déplacées dans le nord-ouest et la situation humanitaire d'urgence à laquelle elle donne lieu pourrait très rapidement mettre à mal le soutien de l'armée dans l'opinion publique pakistanaise.

Chris Brummitt,

The Associated Press

18 mai,



7  Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

7-1 Pepe Escobar : Le Mythe Du Talibanistan.

"...Le mythe du Talibanistan est juste de toute façon une diversion, un engrenage de la grande roue qui se meut lentement dans la région - qui fait elle-même partie du nouveau grand jeu en Eurasie...."

Apocalypse Now.

Courez aux abris.

Les Turbans arrivent.

C'est l'état du Pakistan aujourd'hui, selon l'actuelle hystérie disséminée par l'administration de Barak Obama et les médias de masse des Etats Unis - de la secrétaire d'état Hillary Clinton au New York Times.

Même le Premier Ministre britannique, Gordon Brown, a dit publiquement que le Talibanistan pakistanais est une menace pour la sécurité de la Grande Bretagne.

Mais contrairement à St Petersbourg en 1917 et Téhéran fin 1978, Islamabad ne vas pas tomber demain à cause d'une révolution des Turbans.

Le Pakistan n'est pas un pays ingouvernable comme la Somalie. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Au moins 55% des 170 millions de Pakistanais sont des Punjabis. Il n'y a pas de preuve de Talibanistan, ils sont essentiellement Shi'ites, Soufis et un mélange des deux. Environ 50 millions de Pakistanais sont Sindhis - des adeptes fidèles de Benazir Bhutto et de son mari, actuellement président, Asif Ali Zardani du Parti du Peuple centriste et majoritairement séculier au Pakistan. Les fanatiques du Talibanistan dans ces deux provinces - où vivent environ 85% de la population du Pakistan dont une forte population appartenant à la classe moyenne urbaine - représentent une minorité infinitésimale.

Croire que ce ramassis de fanatiques pourraient mettre en déroute l'armée pakistanaise forte de 500 000 hommes de troupe, très bien équipée et très professionnelle, la sixième plus grande armée au monde, qui a déjà affronté le colosse indien sur le champ de bataille, est une suggestion ridicule.

De plus, il n'y a aucune preuve que les Talibans, en Afghanistan ou au Pakistan ont la capacité de frapper une cible en dehors d' "Af - Pak" ( Afghanistan et Pakistan). C'est le territoire privilégié du mythique Al Qaeda. En ce qui concerne l'hystérie nucléaire selon laquelle les Talibans pourraient briser les codes d'accès de l'armée pakistanaise à l'arsenal nucléaire du pays ( au fait, la plupart des Talibans sont moitié illétrés), même Obama, lors de sa conférence sur ses 100 jours, a affirmé que le nucléaire était en sécurité.

Bien sûr, il y a quelques jeunes officiers Pashtouns dans l'armée qui sympathisent avec les Talibans - de même que d'importants secteurs de la puissante agence de Renseignements Inter Services (ISI). Mais l'institution militaire elle-même est soutenue par l'armée américaine - avec laquelle elle entretient depuis les années 70 des relations proches entremêlées. Zardani serait fou de déclencher un massacre de masse de Pashtouns pakistanais, au contraire, les Pashtouns peuvent être utiles aux propres plans d'Islamabad.

Le gouvernement de Zardani a du cette semaine envoyer des troupes et l'aviation pour s'occuper du problème de Buner, dans le district de Malakand au NWFP, qui partage une frontière avec la province de Kunar en Afghanistan, et est donc assez proche des troupes US et de celles de l'OTAN. Elles combattent moins de 500 membres du Tehri - e Taliban - e Pakistan ( TTP). Mais pour l'armée pakistanaise, la possibilité que cette zone rejoigne le Talibanistan est un atout important - car cela accroît considérablement le contrôle pakistanais du Sud Pashtoun en Afghanistan, en accord avec la doctrine éternelle de "profondeur stratégique" dominant constamment à Islamabad.

Apportez moi la tête de Baitullah Mehsud.

Donc si Islamabad ne s'embrase pas demain alors pourquoi cette hystérie ? Il y a plusieurs raisons. A commencer par le fait que Washington - actuellement dominée par la stratégie " Af - Pak" d'Obama - ne peut simplement pas supporter qu'il y ait une véritable démocratie et un vrai gouvernement civil à Islamabad; cela serait une menace plus importante pour les "intérêts US" que celle représentée par les Talibans, que l'administration de Bill Clinton à la fin des années 90 avait ralliés à sa cause et avec qui elle mangeait à la même table.

Ce que Washington pourrait certainement apprécier c'est encore un autre coup militaire - et des sources ont dit à Asia Times Online que l'ancien dictateur, le général Pervez Musharraf ( qu'on avait surnommé par dérision Busharraf) est actif dans les coulisses de la scène d'hystérie.

C'est crucial de se souvenir que chaque coup militaire au Pakistan a été mené par le chef d'état major. Ainsi l'homme du moment - et des moments, jours et années à venir - c'est le discret général Ashfaq Kiani, l'ancien secrétaire de l'armée de Benazir. Il est très intime avec le chef de l'armée US, l'amiral Mike Muller, et certainement pas le genre à serrer les Talibans dans ses bras.

De plus, il y en a au sein de la bureaucratie militaire et sécuritaire pakistanaise qui n'aimeraient pas mieux que de profiter de quelques dollars de plus de Washington pour combattre les Pashtouns néo talibans qu'ils arment simultanément pour combattre les Américains et l'OTAN. Cela fonctionne. Washington est maintenant dans un délire de contre insurrection, avec un Pentagone impatient d'enseigner de telles tactiques à tout officier pakistanais en vue.

Ce qui n'est jamais mentionné par les médias de masse US c'est les énormes problèmes sociaux auxquels le Pakistan est confronté à cause du chaos dans les zones tribales. Islamabad croit qu'entre les zones tribales administrées fédéralement ( FATA) et le NWFP, il y a au moins 1 million de personnes qui sont actuellement déplacées ( sans mentionner qu'elles ont besoin d'urgence d'aide alimentaire). La population du FATA est d'environ 3,5 millions - majoritairement de pauvres paysans pakistanais. Et évidemment la guerre dans le FATA se traduit par de l'insécurité et de la paranoïa dans la capitale légendaire du NWFP, Peshawar.

Le mythe du Talibanistan est juste de toute façon une diversion, un engrenage de la grande roue qui se meut lentement dans la région - qui fait elle-même partie du nouveau grand jeu en Eurasie.

Lors de la 1ere étape - appelons la le marketing du mal - les boîtes à penser de Washington et les médias de masse ont martelé non stop "la menace d'Al Qaeda" au Pakistan et aux US. le FATA a été qualifié de centre du terrorisme - l'endroit le plus dangereux du monde où les "terroristes" et une armée de kamikazes étaient entraînés et étaient envoyés en Afghanistan pour tuer les "libérateurs" des US/OTAN.

Lors de la deuxième étape, la nouvelle administration Obama a accéléré la guerre des drones, avec le Prédator " l'enfer venant du ciel" sur les paysans Pashtouns. Maintenant on passe à l'étape suivante où les soldats des US/OTAN, bientôt plus de 100 000, sont décrits comme les vrais libérateurs des pauvres dans Af-Pak ( et pas les Talibans diaboliques) - un stratagème essentiel dans la nouvelle narration pour légitimer les renforts d'Obama envoyés en AF-Pak.

Pour que toutes les pièces du puzzle se mettent en place, on a besoin d'un nouveau croquemitaine. Et c'est le chef du TTP, Baitullah Mehsud, qui, curieusement, n'a même jamais été touché par un faux drone US, jusqu'à ce que début Mars il fasse allégeance au chef historique des Talibans, le Mullah Omar. On dit que " L'Ombre" elle -même vit paisiblement quelque part aux environs de Quetta, dans le Balochistan au Pakistan.

Actuellement, il y a une récompense de 5 millions de dollars pour la tête de Baitullah. Les Predators ont comme prévu frappé des bases de la famille Mehsud au sud Waziristan. Mais - curiosité des curiosités - ce n'est pas une fois mais deux fois que le ISI a transmis un dossier détaillé de la localisation de Baitullah directement à sa cousine, la CIA. Mas il n'y a pas eu de frappe de drone.

Et peut être qu'il n'y en aura pas - spécialement maintenant alors que le gouvernement Zardari perplexe commence à penser que le précédent croquemitaine, un certain Osama Ben Laden, n'est rien de plus qu'un fantôme. Des drones peuvent incinéré tout mariage Pashtoun en vue. Mais les mystérieux croquemitaines internationaux - Osama, Baitullah, Mullah Omar - les stars qui participent au nouveau OCO ( overseas contengency opérations - opérations imprévues à l'étranger) auparavant dénommées GWOT ( " global war on terror" "guerre mondiale contre le terrorisme") doivent bien sûr bénéficier d'un traitement de star.

Pepe Escobar

Pepe Escobar est l'auteur de " Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007)" et de "Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge". Son nouveau livre qui vient de sortir : "Obama does Globalistan" (Nimble Books, 2009).

www.atimes.com 01/05/09.- Asia Times Online 2009
Republié sur Global Research le 05/05/09
Traduction Mireille Delamarre
http://www.planetenonviolence.org/Le-Mythe-Du-Talibanistan-Pepe-Escobar_a1901.html?print=1



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

25/05/2009

n°266- Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan - 21-05 – Début - : 2-2 La guerre en Afghanistan n’est que la partie émergée d’un iceberg nommé Otan.

n°266- Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan - 21-05 – Début - : 2-2 La guerre en Afghanistan n’est que la partie émergée d’un iceberg nommé Otan.


                          Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers   'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan

   n°266                                                                                                                            21/05/09

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Pepe Escobar : Le Mythe Du Talibanistan.

1-2 Fabio MINI : La barbarie stratégique.

1-3 William Lind : La victoire des forces asymétriques.

Suite

1-4 Guantanamo : Les Analyses

1 La torture est une très ancienne tradition aux Etats-Unis.

2 Tzvetan Todorov : De braves Américains devenus tortionnaires.

Fin

2 Annexe 

2-1 Nawabad = Oradour en Afghanistan !

2-2 La guerre en Afghanistan n’est que la partie émergée d’un iceberg nommé Otan.

2-3 Qui sont les « vendeurs trafiquants »

2-4 Jules Dufour : Le grand réarmement planétaire.

2-5 Sur les fameuses forces spéciales US et leurs victoires cf quelques articles utiles du réseau Voltaire.

2-6 La guerre d'Afghanistan mise a nue par le New-York Times.


Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...


1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Pepe Escobar : Le Mythe Du Talibanistan.

"...Le mythe du Talibanistan est juste de toute façon une diversion, un engrenage de la grande roue qui se meut lentement dans la région - qui fait elle-même partie du nouveau grand jeu en Eurasie...."

Apocalypse Now.

Courez aux abris.

Les Turbans arrivent.

C'est l'état du Pakistan aujourd'hui, selon l'actuelle hystérie disséminée par l'administration de Barak Obama et les médias de masse des Etats Unis - de la secrétaire d'état Hillary Clinton au New York Times.

Même le Premier Ministre britannique, Gordon Brown, a dit publiquement que le Talibanistan pakistanais est une menace pour la sécurité de la Grande Bretagne.

Mais contrairement à St Petersbourg en 1917 et Téhéran fin 1978, Islamabad ne vas pas tomber demain à cause d'une révolution des Turbans.

Le Pakistan n'est pas un pays ingouvernable comme la Somalie. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Au moins 55% des 170 millions de Pakistanais sont des Punjabis. Il n'y a pas de preuve de Talibanistan, ils sont essentiellement Shi'ites, Soufis et un mélange des deux. Environ 50 millions de Pakistanais sont Sindhis - des adeptes fidèles de Benazir Bhutto et de son mari, actuellement président, Asif Ali Zardani du Parti du Peuple centriste et majoritairement séculier au Pakistan. Les fanatiques du Talibanistan dans ces deux provinces - où vivent environ 85% de la population du Pakistan dont une forte population appartenant à la classe moyenne urbaine - représentent une minorité infinitésimale.

Croire que ce ramassis de fanatiques pourraient mettre en déroute l'armée pakistanaise forte de 500 000 hommes de troupe, très bien équipée et très professionnelle, la sixième plus grande armée au monde, qui a déjà affronté le colosse indien sur le champ de bataille, est une suggestion ridicule.

De plus, il n'y a aucune preuve que les Talibans, en Afghanistan ou au Pakistan ont la capacité de frapper une cible en dehors d' "Af - Pak" ( Afghanistan et Pakistan). C'est le territoire privilégié du mythique Al Qaeda. En ce qui concerne l'hystérie nucléaire selon laquelle les Talibans pourraient briser les codes d'accès de l'armée pakistanaise à l'arsenal nucléaire du pays ( au fait, la plupart des Talibans sont moitié illétrés), même Obama, lors de sa conférence sur ses 100 jours, a affirmé que le nucléaire était en sécurité.

Bien sûr, il y a quelques jeunes officiers Pashtouns dans l'armée qui sympathisent avec les Talibans - de même que d'importants secteurs de la puissante agence de Renseignements Inter Services (ISI). Mais l'institution militaire elle-même est soutenue par l'armée américaine - avec laquelle elle entretient depuis les années 70 des relations proches entremêlées. Zardani serait fou de déclencher un massacre de masse de Pashtouns pakistanais, au contraire, les Pashtouns peuvent être utiles aux propres plans d'Islamabad.

Le gouvernement de Zardani a du cette semaine envoyer des troupes et l'aviation pour s'occuper du problème de Buner, dans le district de Malakand au NWFP, qui partage une frontière avec la province de Kunar en Afghanistan, et est donc assez proche des troupes US et de celles de l'OTAN. Elles combattent moins de 500 membres du Tehri - e Taliban - e Pakistan ( TTP). Mais pour l'armée pakistanaise, la possibilité que cette zone rejoigne le Talibanistan est un atout important - car cela accroît considérablement le contrôle pakistanais du Sud Pashtoun en Afghanistan, en accord avec la doctrine éternelle de "profondeur stratégique" dominant constamment à Islamabad.

Apportez moi la tête de Baitullah Mehsud.

Donc si Islamabad ne s'embrase pas demain alors pourquoi cette hystérie ? Il y a plusieurs raisons. A commencer par le fait que Washington - actuellement dominée par la stratégie " Af - Pak" d'Obama - ne peut simplement pas supporter qu'il y ait une véritable démocratie et un vrai gouvernement civil à Islamabad; cela serait une menace plus importante pour les "intérêts US" que celle représentée par les Talibans, que l'administration de Bill Clinton à la fin des années 90 avait ralliés à sa cause et avec qui elle mangeait à la même table.

Ce que Washington pourrait certainement apprécier c'est encore un autre coup militaire - et des sources ont dit à Asia Times Online que l'ancien dictateur, le général Pervez Musharraf ( qu'on avait surnommé par dérision Busharraf) est actif dans les coulisses de la scène d'hystérie.

C'est crucial de se souvenir que chaque coup militaire au Pakistan a été mené par le chef d'état major. Ainsi l'homme du moment - et des moments, jours et années à venir - c'est le discret général Ashfaq Kiani, l'ancien secrétaire de l'armée de Benazir. Il est très intime avec le chef de l'armée US, l'amiral Mike Muller, et certainement pas le genre à serrer les Talibans dans ses bras.

De plus, il y en a au sein de la bureaucratie militaire et sécuritaire pakistanaise qui n'aimeraient pas mieux que de profiter de quelques dollars de plus de Washington pour combattre les Pashtouns néo talibans qu'ils arment simultanément pour combattre les Américains et l'OTAN. Cela fonctionne. Washington est maintenant dans un délire de contre insurrection, avec un Pentagone impatient d'enseigner de telles tactiques à tout officier pakistanais en vue.

Ce qui n'est jamais mentionné par les médias de masse US c'est les énormes problèmes sociaux auxquels le Pakistan est confronté à cause du chaos dans les zones tribales. Islamabad croit qu'entre les zones tribales administrées fédéralement ( FATA) et le NWFP, il y a au moins 1 million de personnes qui sont actuellement déplacées ( sans mentionner qu'elles ont besoin d'urgence d'aide alimentaire). La population du FATA est d'environ 3,5 millions - majoritairement de pauvres paysans pakistanais. Et évidemment la guerre dans le FATA se traduit par de l'insécurité et de la paranoïa dans la capitale légendaire du NWFP, Peshawar.

Le mythe du Talibanistan est juste de toute façon une diversion, un engrenage de la grande roue qui se meut lentement dans la région - qui fait elle-même partie du nouveau grand jeu en Eurasie.

Lors de la 1ere étape - appelons la le marketing du mal - les boîtes à penser de Washington et les médias de masse ont martelé non stop "la menace d'Al Qaeda" au Pakistan et aux US. le FATA a été qualifié de centre du terrorisme - l'endroit le plus dangereux du monde où les "terroristes" et une armée de kamikazes étaient entraînés et étaient envoyés en Afghanistan pour tuer les "libérateurs" des US/OTAN.

Lors de la deuxième étape, la nouvelle administration Obama a accéléré la guerre des drones, avec le Prédator " l'enfer venant du ciel" sur les paysans Pashtouns. Maintenant on passe à l'étape suivante où les soldats des US/OTAN, bientôt plus de 100 000, sont décrits comme les vrais libérateurs des pauvres dans Af-Pak ( et pas les Talibans diaboliques) - un stratagème essentiel dans la nouvelle narration pour légitimer les renforts d'Obama envoyés en AF-Pak.

Pour que toutes les pièces du puzzle se mettent en place, on a besoin d'un nouveau croquemitaine. Et c'est le chef du TTP, Baitullah Mehsud, qui, curieusement, n'a même jamais été touché par un faux drone US, jusqu'à ce que début Mars il fasse allégeance au chef historique des Talibans, le Mullah Omar. On dit que " L'Ombre" elle -même vit paisiblement quelque part aux environs de Quetta, dans le Balochistan au Pakistan.

Actuellement, il y a une récompense de 5 millions de dollars pour la tête de Baitullah. Les Predators ont comme prévu frappé des bases de la famille Mehsud au sud Waziristan. Mais - curiosité des curiosités - ce n'est pas une fois mais deux fois que le ISI a transmis un dossier détaillé de la localisation de Baitullah directement à sa cousine, la CIA. Mas il n'y a pas eu de frappe de drone.

Et peut être qu'il n'y en aura pas - spécialement maintenant alors que le gouvernement Zardari perplexe commence à penser que le précédent croquemitaine, un certain Osama Ben Laden, n'est rien de plus qu'un fantôme. Des drones peuvent incinéré tout mariage Pashtoun en vue. Mais les mystérieux croquemitaines internationaux - Osama, Baitullah, Mullah Omar - les stars qui participent au nouveau OCO ( overseas contengency opérations - opérations imprévues à l'étranger) auparavant dénommées GWOT ( " global war on terror" "guerre mondiale contre le terrorisme") doivent bien sûr bénéficier d'un traitement de star.

Pepe Escobar

Pepe Escobar est l'auteur de " Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007)" et de "Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge". Son nouveau livre qui vient de sortir : "Obama does Globalistan" (Nimble Books, 2009).

www.atimes.com 01/05/09.- Asia Times Online 2009
Republié sur Global Research le 05/05/09
Traduction Mireille Delamarre
http://www.planetenonviolence.org/Le-Mythe-Du-Talibanistan-Pepe-Escobar_a1901.html?print=1


1-2 Fabio MINI : La barbarie stratégique.

Les dommages collatéraux sont par définition ceux qui sont causés à la population civile lorsqu’on tente de frapper des objectifs militaires.

Ils peuvent être prévus ou inopinés et ils sont causés par un manque de précision des armes ou par une erreur.

Pendant la guerre au Kosovo, le porte-parole de l'OTAN a utilisé le terme de dommages collatéraux de façon extensive et absolue, même quand l'offensive contre des structures civiles était en fait intentionnelle.

Par conséquent, un fait qui risquait d'être condamné pour crime de guerre a été déclassifié et les victimes sont devenues responsables de leurs morts, coupables d'être au mauvais endroit au mauvais moment.

L'affaire a constitué le début d'une nouvelle école de pensée et aujourd'hui les gens se sont tout simplement habitués au caractère inévitable des victimes civiles dans toutes sortes de conflits, même les conflits entre gendarmes et voleurs.

D'un point de vue militaire, c'est un signe de régression de la guerre vers un conflit entre des camps asymétriques : une régression pour l'humanité autant que pour la stratégie militaire. La régression pour l'humanité a encore empirée depuis qu'elle est soutenue par une stratégie militaire et passe maintenant pour une « évolution ». Le fait est que, malgré toutes les lois internationales, les codes militaires et les usages de guerre, ce sont les victimes civiles qui sont une fois de plus, devenues les cibles réelles dans les guerres. Nous sommes revenus à une destruction « structurelle » adoptée pendant la 2ème Guerre mondiale avec les tapis de bombes et pendant la guerre du Vietnam avec l'utilisation du napalm.

Ce genre de guerre sembla toucher à sa fin lorsqu' il fut nécessaire qu'une distinction soit faite entre les forces combattantes et les non-combattantes, quand l'éthique fut mise au premier plan pour mettre en place des règles pour la protection des civils et que, au nom de l'intérêt général, il fut suggéré de limiter les dégâts, car, selon les mots de Liddell Hart, « l'ennemi d'aujourd'hui est le client de demain et l'allié de l'avenir ». Ce genre de guerre sembla être à jamais révolu quand la destruction nucléaire fut remplacée par les frappes de précision qui représentent la stratégie et la révolution technologique les plus importantes de la seconde moitié du siècle dernier. Or, nous avons perdu toute trace et mémoire de tout cela quand des experts ignorants se sont livrés à la justification militaire des dommages collatéraux. Avec les armées et les armes perfectionnées d'aujourd'hui, les dommages collatéraux devraient être réduits à zéro mais avec les nouveaux ennemis, archaïques et désespérés, la destruction des structures militaires et économiques ne parvient plus à faire plier la volonté de leur résistance. Il n'y a que les maisons, les églises, les mosquées... Et les gens, les femmes et les enfants. Toutes les cibles faciles et par conséquent, le réel défi stratégique n'est pas dans la façon de détruire mais comment éviter de frapper des innocents.

En Tchétchénie, en Afghanistan, au Liban et aujourd'hui, à Gaza, la stratégie délibérée consistant à atteindre des civils afin de les retourner contre les insurgés, les rebelles ou les soi-disant terroristes, est une nouvelle régression. Ceci nous renvoie aux guerres contre-révolutionnaires, qui en fait apportaient toujours la victoire aux rebelles, et nous devrions nous remémorer les actions redoutables des occupations coloniales. Même la justification et le camouflage de ces régressions par des moyens de propagande sont du déjà vu. Les noms et certains moyens ont changé mais les résultats restent les mêmes.

La guerre psychologique, en essayant de prouver que les civils ne sont pas des cibles mais qu'ils sont en fait les victimes de l'ennemi qui les utilise comme boucliers humains, n'a pas changé depuis des siècles.

Et c'est pourquoi l'ennemi doit toujours être représenté comme le « méchant ». Les mêmes messages sont utilisés même si les prospectus, la radio, la télévision, les ambassadeurs et les groupes de pression politiques ont remplacé les proclamations et les infiltrations. Hier, la population qui n'avait pas de système d'alarme était alertée des attaques imminentes par le vrombissement des bombardiers. Elle n'avait que quelques minutes pour trouver un abri. Aujourd'hui, on téléphone aux victimes mais ceci, comme par le passé, ne peut pas aider ceux qui sont piégés à l'intérieur comme des rats et qui n'ont nulle part où aller. C'est juste du cynisme.

Le tout nouvel aspect de la guerre psychologique est que ce n'est plus l'ennemi que l’on vise mais ses propres troupes et, surtout, l'opinion publique nationale et internationale.

Cette arme de manipulation des masses et de destruction de l’intelligence est dirigée contre ses propres forces et contre ses propres alliés.

Et tous les soldats savent qu'il n'y a rien de plus dangereux que de commencer à croire sa propre propagande.

Les armées les plus puissantes du monde ne savent pas reconnaître ni faire face aux nouvelles formes de la guerre asymétrique.

Elles ne peuvent comprendre, faire les distinctions nécessaires, trier les informations et opérer de façon chirurgicale.

Elles ne savent pas gérer leur propre excès de puissance et elles ont perdu toute conscience de l'inutilité et de l’illégalité de toute destruction civile.

Elles ne réalisent pas que tout cela ne fait que rendre la guerre encore plus barbare : un luxe que les terroristes peuvent se permettre. Pas nous.

Fabio MINI

Traduit par  Isabelle Rousselot,

révisé par Fausto Giudice

Source : La barbarie strategica
Article original publié le 20/1/2009

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?lg=fr&reference=6972


1-3 William Lind : La victoire des forces asymétriques.

Lind tire le bilan de la stratégie militaire américaine, et conclut que les forces engagées dans des conflits de « quatrième génération », c’est à dire menant une guerre asymétrique, réponse du faible au fort, l’emporteront sur une machine militaire inadaptée, dont la seule supériorité est celle d’une puissance de feu dont l’usage massif retire toute légitimité à celui qui l’emploie.

Sur les différents fronts, Irak, Afghanistan, Lind ne voit aucune issue se dessiner, mais il craint que la stratégie d’extension du conflit au Pakistan ne provoque son effondrement. L’incapacité de la nation américaine à réformer sa doctrine militaire, et à remettre en cause sa stratégie offensive de gendarme du monde, traduit une crise profonde d’un etablishment qui ne parvient pas à penser les transformations, juge-t-il. Cette incapacité ne se manifeste selon lui non seulement dans le domaine militaire, mais également face aux crises qui toutes ensemble dessinent un bouleversement systémique à venir : économique, climatique, énergétique, etc... « Dans les temps anciens, cela se concluait par un changement de dynastie » note-t-il. Et de s’interroger : « que pourrait-il advenir aujourd’hui ? »

William Lind :

Les événements survenus depuis que j’ai commencé a tenir cette chronique ont, je crois, validé dans l’ensemble le concept de guerre de quatrième génération. L’Irak n’a pas été une « promenade », pas plus que notre première invasion de l’Afghanistan n’a « éradiqué » les talibans. Le Mollah Omar s’est avéré le meilleur prophète des évènements à venir : avant que ne tombe la première bombe américaine, il avait déclaré, « Nous perdrons le pouvoir et perdrons Kaboul, mais cela n’a pas d’importance. »

Quelles leçons pouvons-nous tirer de mes précédentes chroniques ? Trois points me paraissent être d’une importance primordiale.

1) Tant que l’Amérique poursuivra une stratégie de grande offensive, la guerre de quatrième génération lui garantit la défaite.

La raison en est à rechercher dans le concept de puissance de la faiblesse de Martin van Creveld, et dans sa relation intime avec la légitimité. Dans un monde de quatrième génération, la légitimité est la vraie richesse du royaume. En dernier ressort, les guerres de quatrième génération sont celles d’une lutte de légitimité opposant l’État et un grand nombre de loyautés non-étatiques fondamentales. La puissance américaine manque de légitimité parce qu’elle est écrasante au plan matériel. Telle est la force des faibles : ceux qui résistent à l’armée américaine deviennent des héros. A l’inverse, tout État soutenu par l’armée américaine perd de sa légitimité. Plus les USA interviennent militairement en un grand nombre de parages, plus les États perdent de leur légitimité, au bénéfice des entités non-étatiques de quatrième génération. De fait, nous assistons à un effet Midas inversé. Seule une grande stratégie de défense, où nous nous occuperions de nos propres affaires et laisserions les autres Etats s’occuper des leurs, peut nous sortir de cette spirale infernale.

2) Les armées de deuxième génération ne peuvent pas gagner les guerres de quatrième génération. Les forces armées de deuxième génération, telles que celles des États-Unis, combattent en dirigeant leur puissance de feu sur des cibles. Cela leur permet de vaincre au niveau matériel, mais ce faisant, cela se transforme en défaite au niveau moral, qui est déterminant dans la G4G.

Le meilleur exemple actuel est donné par le Pakistan, où la combinaison des frappes de Predator [1] et les pressions exercées sur le gouvernement pakistanais ont sapé la légitimité de l’Etat. Cet état se trouve maintenant au bord de la désintégration, ce qui apporterait à Al-Qaïda et aux autres forces islamistes de G4G la plus grande victoire qu’ils puissent imaginer. La photo accrochée sur le mur de la grotte d’Oussama doit être celle d’un Predator, et titrée : « notre meilleure arme. »

3) Il n’y a aucune chance que l’Amérique adopte une stratégie défensive ou engage une réforme de ses forces armées pour les faire passer de la deuxième à la troisième génération - étape nécessaire mais pas suffisante pour affronter les G4G - aussi longtemps que l’establishment en place à Washington reste au pouvoir. Cet establishment est ivre d’orgueil, coupé du monde existant au-delà des arènes politique et fortement corrompu par le « business as usual » pratiqué par un Pentagone, qui sait comment acheter tous les appuis politiques dont il a besoin. Comme dans tous les establishments, on y perçoit le changement réel comme une menace, devant être évitée. Aussi longtemps qu’il règnera, rien ne changera.

Quelles sont les implications de ces observations ?

Au plan militaire, elles augurent de la poursuite de l’échec et la défaite. Nous ne parviendront pas à sortir de l’Irak avant que ne débute la prochaine phase de cette guerre, ou pire, qu’une attaque israélienne sur l’Iran nous coûte l’armée que nous avons en Irak. Nous allons être vaincus en Afghanistan, parce que nous refusons d’adapter nos objectifs stratégiques à ce qui est possible et nous continuerons à nous aliéner la population avec notre façon de conduire la guerre en déployant une puissance de feu massive. Nous allons pousser le Pakistan vers le point de désintégration, ce qui sera une catastrophe stratégique de premier ordre. Nous allons continuer d’ignorer la désintégration de l’Etat mexicain, tout en important les troubles du Mexique via nos frontières sans contrôles efficaces. Nous ne serons même pas en mesure d’arrêter les pirates somaliens. Qu’est-il révélé de nous même, lorsque la nation tout entière se réjouit parce que la marine américaine, la plus puissante sur terre, a vaincu quatre adolescents somaliens ?

Ce constat ne s’arrête pas là. Ces échecs de politique étrangère et ces défaites militaires - voire même des « victoires » encore plus embarrassantes - ne sont que deux exemples d’une longue liste de crises : la crise économique (dépression suivie par une inflation galopante), crise des cours de change (chute du dollar), crise politique (pas un membre de l’établissement ne sait ce qu’il faut faire, mais l’établissement n’offre pas d’alternative aux électeurs), crise de l’énergie, etc... Toutes ensemble, ces crises distinctes forment une crise systémique, événement qui survient lorsque le monde extérieur exige de plus grandes transformations que le système politique ne le permet. Arrivé à ce point, le système politique s’effondre et est remplacé par autre chose. Dans les temps anciens, cela se concluait par un changement de dynastie. Que pourrait-il advenir aujourd’hui ? J’envisage un changement radical, une déconstruction, marquée par un retour aux pouvoirs locaux [2].

Ce serait, dans l’ensemble, une issue heureuse. Mais je crains que le parcours nous y conduisant ne soit pas une partie de plaisir.

17 avril 2009

Antiwar,

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2656



n°266- Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan - 21-05 - Suite- : 2-2 La guerre en Afghanistan n’est que la partie émergée d’un iceberg nommé Otan.

n°266- Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan - 21-05 - Suite- : 2-2 La guerre en Afghanistan n’est que la partie émergée d’un iceberg nommé Otan.



Les  dossiers   'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan

   n°266                                                                                                                            21/05/09

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       

 



Sommaire :

1-4 Guantanamo : Les Analyses

1 La torture est une très ancienne tradition aux Etats-Unis.

2 Tzvetan Todorov : De braves Américains devenus tortionnaires.

 


1-4 Guantanamo : Les Analyses

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

1 La torture est une très ancienne tradition aux Etats-Unis.

Le débat médiatique autour des méthodes de torture pratiquées par des agents des services secrets U.S. pourrait laisser croire qu’il s’agit d’un dérapage incontrôlé et que la torture est étrangère aux pratiques policières de ce pays.

C’est en tout cas ce que répètent les commentateurs de presse et les journalistes sur toutes les chaînes U.S…. quelle ironie !

Les Etats-unis non seulement pratiquent la torture depuis deux siècles, mais l’ont perfectionnée “scientifiquement” et ont fondé non moins de 5 académies où elle est activement théorisée et enseignée.

Et la nomination du chef des “Opérations Spéciales” comme commandant en chef en Afghanistan prouve que l’Administration Obama reste convaincue de l’efficacité de ces méthodes pour écraser un mouvement de résistance. 

A. J. Langluth connait bien le sujet, il a étudié en détail les stratégies “anti-insurrectionnelles” mises en oeuvre par les Etats-unis dans les années 1960-1970 pour soutenir les différentes dictatures militaires dans la région.

Pour lui, “la seule différence entre la participation américaine aux atrocités commises en Amérique du Sud dans les années 1960 et les “techniques poussées d’interrogation” employées aujourd’hui est que, de nos jours, les officiels semblent être fiers de ce qu’ils font, alors qu’à l’époque on s’efforçait de nier ce secret honteux.

A.J. Langguth est l’auteur du livre “Hidden Terrors: The Truth About U.S. Police Operations in Latin America.”

A l’heure où le President Obama se débat avec les accusations de torture portées contre des agents des services secrets U.S., je lui conseille d’aller en parler avec l’ancien chef du groupe majoritaire au Sénat U.S., Tom Daschle.

J’ai rencontré Daschle pour la première fois en 1975, quand il était l’assistant du Sen. James Abourezk du South Dakota, qui menait une campagne assez solitaire contre les abus de le CIA.

A l’époque, je menais une enquête dans le but d’écrire un livre sur le rôle joué par les Etats-unis dans l’extension des dictatures militaires en Amérique latine. Dashle m’avait autorisé à consulter les dossiers du Sénateur et j’ai passé une soirée à compulser des rapports relatant la complicité des U.S. dans des actes de torture et d’atrocités contre des civils. Les rapports venaient d’Iran, de Taiwan, de Grèce ainsi que, depuis 1960, du Brésil et de quasiment tous les pays du continent sud-américain.

Malgré le fait que j’avais vu pas mal de choses peu ragoutantes au Sud-Vietnam, j’étais encore suffisamment naïf à l’époque pour être surpris, puis scandalisé par le degré d’implication de mon pays dans le renversement de gouvernements démocratiquement élus en Amérique latine. 

Nos interférences dans la vie politique de ces pays n’étaient pas dépendantes du parti qui occupait la Maison Blanche. Ainsi, notre intervention au Brésil a commencé tout au début des années 1960, sous un président Démocrate.

A l’époque, l’obsession de Washington vis à vis de Cuba était l’équivalent de la panique qui a saisi l’administration U.S. après les attentats du 11 septembre 2001. L’équipe autour de Kennedy à la Maison Blanche était décidée à empêcher à tout prix l’émergence d’un autre régime socialisant dans cette partie du monde. Robert Kennedy, qui était ministre de la justice, s’intéressait beaucoup aux méthodes de lutte anti-communiste, y compris le fameux Office of Public Safety (OPS).

L’OPS avait été crée sous le President Eisenhower, avec une mission directement inspirée de l’après guerre en Europe et dans le Pacifique, notamment l’administration américaine de territoires sinistrés par la guerre — il s’agissait d’aider les pays à professionnaliser leurs forces de police, en Asie, en Afrique mais aussi – tout particulièrement – en Amérique latine. L’intention était louable, mais Byron Engle, le génial directeur de l’OPS avait fait toute sa carrière dans la CIA et son programme faisait partie d’une opération plus large pour identifier des recrues potentielles dans les populations locales afin d’établir un réseau d’agents.

Malgré le fait que Engle se donnait beaucoup de mal pour ne pas apparaître comme une antenne de la CIA, l’opinion publique ne s’y trompa jamais. Ainsi, quand Dan Mitrione, un employé de l’OPS envoyé en Uruguay pour former la police locale, fut assassiné par la guerilla gauchiste des Tupamaros à cause de son implication dans la torture d’opposants politiques, toute la presse souligna son appartenance… à la CIA.

Au Brésil, après l’élection du Président Joao Goulart, la participation de quelques “socialistes” au cabinet présidentiel et deux ou trois allusions à une possible réforme agraire mirent les Etats-unis en alerte.  Robert Kennedy fit le voyage au Brésil pour intimer l’ordre à Goulart de se débarasser de deux membres de son équipe, considérés comme trop “rouges”. Pendant ce temps là, le bureau de Lincoln Gordon, ambassadeur au Brésil nommé par J.F. Kennedy, devint la plateforme centrale de tous les efforts orchestrés par la CIA pour déstabiliser le gouvernement Goudard.

Le 31 mars 1964, avec l’aide directe de l’attaché militaire U.S. Vernon Walters qui lui fournit assistance financière et logistique, le général brésilien Humberto Castelo Branco organisa un coup d’état militaire contre Goulard. Craignant de déclencher une guerre civile, Goulart accepta de quitter ses fonctions et s’enfuit à Montevideo, Uruguay.

L’ambassadeur Gordon retourna à Washington sous les vivats de ses collègues de Langley. Il fut convoqué par Robert Kennedy, qui portait encore le deuil de son frère, assassiné en Novembre dernier et qui lui parla du président déchu Goulart en ces termes  : “Eh bien, il a eu ce qu’il méritait. Je suis allé personnellement le prévenir de ce qui l’attendait s’il ne suivait pas nos conseils. Ca lui apprendra.”

On ignore si le peuple brésilien méritait ce qu’il a eu, mais la décennie suivante fut sanglante et répressive au Brésil. Obsédés par la “subversion rouge”, les généraux écrasèrent les syndicats, la presse libre et les associations d’étudiants. La nouvelle police brésilienne, mettent en application les méthodes efficaces apprises dans les formations de l’OPS, se mit a pratiquer la torture de manière systématique contre les opposants politiques, faisant même fabriquer des appareils spécialement conçus pour l’opération. Au bout d’un an, l’Académie militaire ouvrit un “Centre technique d’interrogatoires” dans la banlieue de Rio de Janeiro, une école de formation aux techniques de torture et de contre-insurrection. Un des stagiaires se souvient notamment d’un cours où l’on apprenait aux sergents de police à infliger le maximum de douleur à un prisonnier en laissant le moins de traces possibles. Des anciens officiers français de la guerre d’Algérie participaient à ses “stages” de formation… ainsi que des invités argentins, chiliens et paraguayens qui n’allaient pas tarder à mettre en pratique ces enseignements.

L’une des victimes de ces “stages de torture” est Fernando Gabeira, un jeune journaliste du Jornal do Brasil qui avait soutenu la résistance à la dictature et fournit un soutien logistique dans l’enlèvement, en 1969, de l’ambassadeur des Etats-unis Charles Burke Elbrick – qui fut relâché après 4 jours de captivité. Quand je l’interviewais, Gabeira me raconta qu’il avait été plusieurs fois torturé avec des décharges électriques sur ses testicules. Un autre prisonnier avait eu ses testicules clouées sur une table. D’autres étaient battus à mort. La technique du “waterboarding” était déjà largement pratiquée… selon la légende, ce seraient les français qui l’auraient inventée, lors de la guerre d’Algérie et exportée à travers le monde. Les tortionnaires de Gabeira, quand ils se laissaient aller aux confidences, se vantaient d’avoir été formés aux méthodes “scientifiques” de torture aux Etats-unis.

Dans les sept années qui suivirent le coup d’état de Castelo Branco, l’OPS forma 100,000 officiers de police brésiliens, y compris 600 qui furent envoyés aux Etats-unis. Les cours qu’ils reçurent étaient de nature variée. Tous les instructeurs n’étaient pas des adeptes de la gégenne, certains dénonçaient même la torture comme étant inhumaine et inefficace. Mais d’autres diffusaient un autre message. Le Van An, un étudiant de la police Sud-vietnamienne, a décrit plus tard ce qu’on lui avait appris à l’académie : “Ils disaient que, malgré le fait que les méthodes d’interrogation brutales sont fortement critiquées par les moralistes, leur importance ne peut être niée si nous voulons garantir l’ordre et la sécurité dans nos vies de tous les jours.” 

Les prisonniers politiques n’ont jamais douté du fait que des Etats-uniens participaient aux actions de torture qui proliféraient dans leur pays. Ceux qui furent libérés ont raconté avoir souvent entendu des hommes parlant anglais dans leurs prisons. Au début, ces étrangers sortaient de la pièce quand la torture avait lieu, mais, avec le temps – comme le racontent d’autres prisonniers – ils ont fini par assister de temps en temps aux interrogatoires. 

Une étudiante opposante à la dictature, Angela Camargo Seixas, m’a raconté comme elle était frappée, suspendue par les bras et comment on la torturait à l’électricité, avec des fils insérés dans son vagin. Lors de ses interrogatoires, elle a réalisé que le plus fort de sa haine était dirigé non pas contre ses compatriotes tortionnaires mais contre les Nord-américains qui supervisaient la torture. Elle s’est jurée de ne jamais pardonner aux Etats-unis son soutien à la dictature et son entrainement des forces de police répressives. 

Flavio Tavares Freitas, un journaliste et militant d’une église chrétienne, partage cette colère. Lors d’une séance de torture, on lui avait inséré des fils électriques dans les oreilles, entre ses dents et dans son anus.. à un moment il a réalisé le petit générateur électrique gris qui produisait les décharges de courant affichait, sur l’une des ses faces, le logo bleu et blanc de l’agence d’aide au développement USAID. 

Un autre leader de la contestation étudiante, Jean Marc Von der Weid, raconte comment on avait branché son penis sur un téléphone militaire alimenté par une manivelle. Von der Weid, qui était un réserviste de la marine se souvient avoir reconnu le téléphone, c’était le même modèle que ceux fournis par les Etats-unis dans le cadre de leur programme d’assistance militaire. 

Les victimes disent souvent qu’au début elles reprenaient espoir quand elles voyaient surgir la blouse blanche d’un médecin, lors des séances de torture. Sûrement le médecin allait demander l’arrêt des violences. Mais ils découvraient très vite que l’unique fonction du médecin était de s’assurer qu’ils étaient encore en suffisamment bon état pour survivre une nouvelle séance de chocs électriques. 

Le directeur de la CIA, Richard Helms, a tenté une fois de rejetter des accusations contre son agence en déclarant que la nation américaine devait toujours partir du principe que la CIA est composée d’hommes “honorables“.
Cette affirmation s’est vite envolée quand, en 1975, le Sénateur Frank Church a dirigé une commission d’enquête du Sénat et dont les auditions publiques d’agents de la CIA ont démontré à quel point le comportement de la CIA était à des années lumières d’une quelconque “honorabilité“.

Mais revenons à Tom Dashle et le Sénateur Abourezk… avant même le retour à a démocratie au Brésil, en 1985, il avait réussi à faire fermer une base militaire au Texas réputée pour ses formations aux “techniques subversives” y compris la fabrication de bombes et la planification d’attentats. Dans la foulée, l’OPS se vit accuser d’être le chef d’orchestre de la répression policière et la CIA se rendit compte qu’elle ne pouvait plus maintenir la façade de cette antenne. Les fonds furent coupés et l’OPS disparut… pour être remplacé par des actions ponctuelles, menées par des “sous-traitants” privés ou bien des milices de pays amis, formées au titre de la coopération militaire.

Si on regarde en arrière, qu’est-ce qui a changé depuis 1975 ? Au Brésil, une commission Vérité et Réconciliation a été mise en place et elle a identifié 339 cas d’assassinats politiques commandités par le gouvernement militaire. En 2002, un ancien leader syndical, ex-prisonnier politique sous la dictature, du nom de Luiz Inacio Lula da Silva à été élu président du Brésil. Il sert aujourd’hui son deuxième mandat. 

Fernando Gabeira est rentré au Brésil et a écrit un livre où il raconte l’enlèvement de l’ambassadeur des Etats-unis, son arrestation et son séjour en prison. Le livre est devenu un best-seller au Brésil. Gabeira est devenu député et, en octobre dernier, a failli, à 1,4% près, devenir le maire de Rio de Janeiro.

Et aux Etats-unis, qu’est ce qui a changé ? En 1975, les officiels U.S. se voyaient encore obligés de cacher le fait qu’ils pratiquaient la torture. Ils niaient et avaient honte de ce qu’ils faisaient. Aujourd’hui, tant les théoriciens que les praticiens de la torture donnent l’impression de légitimer ce qu’ils font, voire même d’en être fiers 

A.J. Langguth –

 Los Angeles Times –

revu par l'auteur pour PLN - 03/05/2009 –

 Trad. Gregor Seither]
http://libertesinternets.wordpress.com/2009/05/16/la-torture-est-une-tres-ancienne-tradition-aux-etats-unis-comme-le-montre-le-cas-du-bresil/
Source originale : http://www.latimes.com/news/opinion/commentary/la-oe-langguth3-2009may03,0,6987276.story


2 Tzvetan Todorov : De braves Américains devenus tortionnaires.

Les documents rendus publics le 16 avril par l’administration Obama, relatifs aux pratiques de torture dans les prisons de la CIA, jettent une nouvelle lumière sur une question : comment s’expliquer la  facilité avec laquelle les personnes œuvrant au nom du gouvernement des Etats-Unis ont pu accepter et pratiquer la torture à l’endroit de   leurs prisonniers ?

Les faits même de la torture étaient déjà bien connus mais les nouveaux documents apportent de nombreuses informations sur la manière dont se déroulaient les séances de torture   et dont celle-ci était perçue par ses agents.
Ce qui frappe avant tout, c’est la découverte d’une réglementation   incroyablement tatillonne, formulée dans les manuels de la CIA et   reprise par les responsables juridiques du gouvernement. On pouvait   s’imaginer jusque-là que les pratiques de torture relevaient de ce   qu’on appelle les bavures, dépassements involontaires des normes  provoqués par l’urgence du moment.

On s’aperçoit au contraire qu’il s’agit de procédures fixées dans les moindres détails, au centimètre   et à la seconde près. Ainsi, les formes de torture sont au nombre de dix, lequel monte   ensuite à treize.

Elles sont réparties en trois catégories : préparatives (nudité, alimentation manipulée, privation de sommeil),  correctives (les coups) et coercitives (arrosage d’eau, enfermement   dans des boîtes, supplice de la baignoire).

Pour les gifles,   l’interrogateur doit frapper avec les doigts écartés, à égale distance  entre l’extrémité du menton et le bas du lobe de l’oreille. L’arrosage  d’eau du prisonnier nu peut durer vingt minutes si l’eau est à 5 °C,  quarante si elle est à 10 °C, et jusqu’à soixante si elle est à 15 °C. 
Les privations de sommeil ne doivent pas dépasser 180 heures, mais, après un repos de huit heures, elles peuvent recommencer.

L’immersion dans la baignoire peut durer jusqu’à douze secondes, pas plus de deux   heures par jour, pendant trente jours consécutifs (un prisonnier coriace a subi ce supplice à 183 reprises en mars 2003).

L’enfermement  dans une petite boîte ne doit pas dépasser deux heures, mais si la   boîte permet au prisonnier de se tenir debout, on peut aller jusqu’à huit heures de suite, dix-huit heures par jour. On apprend aussi en quoi consiste l’entraînement des tortionnaires.

La   majorité de ces tortures est copiée du programme que suivent les  soldats américains qui se préparent à affronter des situations  extrêmes (cela permet aux responsables de conclure que ces épreuves sont parfaitement supportables).

Plus important, les tortionnaires eux- mêmes sont choisis parmi ceux qui ont eu « une expérience scolaire prolongée » de ces épreuves extrêmes, autrement dit : les   tortionnaires ont été, dans un premier temps, torturés eux-mêmes. A la   suite de quoi, un stage intensif de quatre semaines suffit pour les   préparer à leur nouveau travail.

Les partenaires indispensables des tortionnaires sont les conseillers   juridiques du gouvernement, qui sont là pour assurer l’impunité légale   de leurs collègues. Cela aussi est une nouveauté : la torture n’est   plus représentée comme une infraction à la norme commune, regrettable   mais excusable, elle est la norme légale même. Les juristes recourent   pour cela à une autre série de techniques. Pour échapper à la loi, il   faut conduire les interrogatoires à l’extérieur des Etats-Unis, même   si c’est dans des bases américaines. On suggérera donc aux   tortionnaires de nier l’intention de faire souffrir. Ainsi les gifles   ne seront pas données afin de produire une douleur, mais pour   provoquer la surprise et l’humiliation. L’enfermement dans une boîte  n’aura pas pour but d’entraîner un désordre sensoriel, mais de donner   au prisonnier un sentiment d’inconfort !

Le bourreau doit toujours   insister sur sa « bonne foi », ses « croyances honnêtes » et ses   prémisses raisonnables. Il faut utiliser des euphémismes : «  techniques renforcées » pour torture, « expert en interrogatoire »   pour tortionnaire. Il faut aussi éviter de laisser des traces   matérielles, et pour cette raison la destruction mentale est   préférable aux dégâts physiques ; les éventuelles captations visuelles   des séances seront détruites après-coup. Plusieurs autres groupes de professionnels sont impliqués dans la   pratique de torture : la contagion se répand bien au-delà du cercle   limité des tortionnaires. En dehors des juristes fournissant une   légitimation à leurs actes, sont régulièrement mentionnés des   psychologues, des psychiatres, des médecins (obligatoirement présents   au cours de chaque séance), des femmes (les tortionnaires sont des   hommes, mais l’avilissement sous le regard des femmes aggrave   l’humiliation), des professeurs d’université produisant les justifications morales, légales ou philosophiques. Qui, aujourd’hui, doit être tenu pour responsable de ces perversions   de la loi et des principes moraux les plus élémentaires ? Les   exécutants volontaires de la torture le sont moins que les hauts   fonctionnaires légaux les ayant justifiées et encouragées ; et ceux- ci, moins que les décideurs politiques qui leur ont demandé de le   faire. Les gouvernements étrangers amis, et notamment européens,   portent eux aussi une responsabilité : alors qu’ils ont toujours été   au courant de ces pratiques, et ont bénéficié des informations   obtenues par ce moyen, ils n’ont jamais élevé la moindre protestation,   ni même signifié leur désapprobation. Dans une démocratie, la   condamnation des hommes politiques consiste à les priver du pouvoir,   en ne les faisant pas réélire.

Quant aux autres professionnels, on   pourrait s’attendre à ce qu’ils soient sanctionnés par leurs pairs, car qui voudrait être l’étudiant d’un tel professeur ?

Le justiciable  d’un tel juge ?

Le patient d’un tel médecin ?

Si l’on veut comprendre pourquoi ces braves Américains ont accepté si   facilement de devenir tortionnaires, point n’est besoin de chercher du   côté d’une haine ou d’une peur ancestrale des musulmans et des Arabes.  
Non, la situation est bien plus grave. La leçon de ces révélations est  plutôt que n’importe quel homme, à condition d’être bien encadré, obéissant aux nobles principes dictés par le «  sens du devoir », par   la nécessaire « défense de la patrie » ou mû par l’élémentaire peur   pour la vie et le bien-être des siens, peut devenir un tortionnaire.

Tzvetan Todorov 

liberation.fr

lundi 11 mai

http://groups.google.fr/group/medias-mensonges desinformation/browse_thread/thread/71ba8f2745c34336

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article10522  



n°266- Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan - 21-05 - Fin- : 2-2 La guerre en Afghanistan n’est que la partie émergée d’un iceberg nommé Otan.


n°266- Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan - 21-05 - Fin- : 2-2 La guerre en Afghanistan n’est que la partie émergée d’un iceberg nommé Otan.



Les  dossiers   'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan

   n°266                                                                                                                            21/05/09

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       

 



Sommaire :

2 Annexe 

2-1 Nawabad = Oradour en Afghanistan !

2-2 La guerre en Afghanistan n’est que la partie émergée d’un iceberg nommé Otan.

2-3 Qui sont les « vendeurs trafiquants »

2-4 Jules Dufour : Le grand réarmement planétaire.

2-5 Sur les fameuses forces spéciales US et leurs victoires cf quelques articles utiles du réseau Voltaire.

2-6 La guerre d'Afghanistan mise a nue par le New-York Times.


2 Annexe 

2-1 Nawabad = Oradour en Afghanistan !

 Bonjour à toutes et à tous,

Nous sommes le lundi 25 aout 2008, et je lis à la page 30 du journal "La Montagne" un article sur la guerre en Afghanistan dont voici l'extrait qui produisit chez moi LE déclic, ou plutôt L’ÉLECTRO-CHOC :

    « Le chef d'état-major des armées françaises, le général Jean-Louis Georgelin a, pour sa part, souligné que les soldats tombés dans l'embuscade "ne se sont pas laissés faire". "On a perdu dix hommes mais les insurgés en ont perdu huit fois plus" lors de l'attaque et lors d'opérations menées les jours suivants. »

    Et en effet, les jours suivant, le bombardement du village de Nawabad effectué par l'armée d'occupation (armée de l'OTAN) a tué une centaine de civils afghans dont la plupart étaient des femmes et des enfants : au moins 60 enfants, 15 femmes et 15 hommes !

    Quel choc ! Quelle ressemblance avec les opérations de représailles de l'armée nazie lors de l'occupation de la France par l'Allemagne !

    Quand j'ai appris que l'aviation de l'OTAN avait bombardé et tué des dixaines de civils en Afghanistan peu après la perte de dix de ses soldats par la fRANCE, je n'ai pas fait le rapprochement, j'ai cru que c'était un hasard si c'était peu après la mort des dix soldats français que l'armée de l'OTAN avait tué tous ces civils qui étaient pour la plupart des femmes et des enfants. J'ai cru que c'était un accident ! Mais, à la lecture des déclarations du chef de l'armée française en Afghanistan citées en italique ci-dessus, je n'ai pu m'empêcher de me souvenir de ce que m'avaient raconté les anciens sur le comportement des troupes nazies qui occupèrent la France pendant la "dernière guerre mondiale" :

    En France, pendant la "deuxième guerre mondiale", quand les résistants avaient réussi un bon coup contre l'armée d'occupation, les nazis se vengeaient toujours sur les civils en tuant un grand nombre d'entre eux. Le comportement de l'armée de l'OTAN en Afghanistan est exactement le même ! D'ailleurs, il est le même aussi du point de vue des mots utilisés pour désigner la résistance puisque les nazis n'utilisaient pas le terme de "résistants" mais celui de "terroristes" pour parler des membres des réseaux de résistance ; l'OTAN aussi utilise le mot "terroristes" et pas celui de "résistants" !

    En France, pendant l'invasion allemande, la résistance était multiple, il y avait divers réseaux de résistance, avec diverses tendances. Cette variété n'empêchait en rien les nazis de réduire les divers mouvement de résistance à un seul, le "gaullisme" ; alors que, pourtant, le principal mouvement de résistance armée était les FTP (Francs Tireurs et Partisans) qui n'avaient rien de gaullistes puiqu'ils étaient proches du Parti Communiste ! De la même façon, l'OTAN réduit la variété des réseaux de résistance afghane à une seule tendance : elle les désigne tous par le seul mot de "Talibans" ! Alors que, par exemple, le chef de guerre et ex-Premier ministre afghan Gulbuddin Hekmatyar et son armée participent activement à la résistance ; Hekmatyar et son armée ne sont pas des Talibans même s'ils se sont alliés à eux pour combattre l'occupation de l'Afghanistan par l'impérialisme américain.

    Enfin, parmi les pratiques nazies, il y avait aussi la torture comme moyen très spécial et néanmoins fort couramment utilisé pour obtenir des renseignements. Peut-on au moins espérer que la torture fera la différence entre le comportement des nazis en France en 1940-44 et celui des militaires de l’OTAN, et plus particulièrement des militaires français, actuellement en Afghanistan ? Et bien non ! car, à votre avis, c'est quoi ces "spécialistes du renseignement" que, d'après le même article de "La Montagne", la fRANCE ne va pas tarder à envoyer en Afghanistan ? Quel moyen utiliseront-ils pour les obtenir, ou du moins pour tenter de les obtenir, ces renseignements ? C'est très simple, le même que les Américains utilisent à Guantanamo, le même que les Français utilisaient déjà au Vietnam, puis en Algérie : LA TORTURE !

        Merci pour votre attention,
        Meilleures salutations,
        do
        http://mai68.org

http://mai68.org/ag/1434.htm
http://cronstadt.org/ag/1434.htm
http://kalachnikov.org/ag/1434.htm

Post-scriptum :

Le nom du dernier Oradour commis en Afghanistan par les forces de l'OTAN est "Nawabad" (village dans le district de Shindand de la province d'Herat, dans l'ouest de l'Afghanistan). Souvenez-vous bien du nom de ce village : Nawabad !

Malgré une terrible répression, la résistance afghane est très populaire et se renforce chaque jour ; c'est pourquoi les armées occidentales et françaises ne savent comment se venger, et bombardent des villages occupés seulement par des femmes et des enfants ; et, si le Sarkonazi nous parle autant de Maillé, c'est pour nous empêcher de prendre conscience que nos impôts servent à financer de véritables Oradours en Afghanistan !

La résistance afghane est tellement forte qu'elle encercle Kaboul, la capitale du pays. Le journal de FR3 du 20 aout 2008 à 19h30 nous le disait récemment, ou plutôt tentait de nous le dire :

http://mai68.org/ag/1434/resistance-afghane-encercle-la-capitale_FR3-19h30-20aout2008.avi

ou :

http://kalachnikov.org/ag/1434/resistance-afghane-encercle-la-capitale_FR3-19h30-20aout2008.avi

Mais, la transmission était "de mauvaise qualité" et fut interrompue avant la fin, comme vous avez pu le constater sur la vidéo. On peut se demander dans quelle mesure il n'y a pas eu tout simplement censure. Car, puisque les Afghans sont très majoritairement contre la présence chez eux des armées occidentales en général, et françaises particulier, c'est qu'on nous ment quand on ose nous prétendre que c'est à la demande des Afghans eux-mêmes que les armées occidentales et françaises occupent, ou plutôt tentent d'occuper, l'Afghanistan. C'est pourquoi nous ne devons pas apprendre que la résistance remporte un franc succès en Afghanistan, nous devons continuer à croire qu'il ne s'agit que d'une minorité de "terroristes" !

Mais, le journal de FR3 récidivait dès le lendemain, et, cette fois-ci, il n'y avait plus de "problème de transmission", puisque l'interlocuteur était sur le plateau :

http://mai68.org/ag/1434/LaResistanceAfghaneEstTresPuissante_FR3-19h30-21aout2008.avi

ou :

http://kalachnikov.org/ag/1434/LaResistanceAfghaneEstTresPuissante_FR3-19h30-21aout2008.avi

Les deux vidéos précédentes prouvent la puissance de la résistance afghane. Cela prouve définitivement qu'elle a l'assentiment de l'ensemble du peuple afghan et que l'actuel "président" d'Afghanistan, Hamid Karzaï, est l'homme de Washington de même que pendant la deuxième guerre mondiale Pétain était l'homme d'Hitler.

Pour tout un tas de raison, il n'est pas du tout abusif de parler de quatrième Reich à propos de l'impérialisme américain. Il est malheureux qu'à cause de Sarkozy, la fRANCE soit momentanément l'alliée des nouveaux nazis. Je me demande bien ce qu'en pense les anciens gaullistes toujours présents à l'UMP ! ? !

Je me demande aussi ce qu'en pensent les chefs de la grande muette !

Vont-ils accepter cela encore longtemps ? On peut se poser d'autant plus la question qu'au journal de FR2 à 20 heures daté du 20 aout 2008, on a pu voir que pour Sarkozy, la mort des soldats français était un sujet de plaisanterie :

http://mai68.org/ag/1434/SarkoPlaisanteSurLaMortDesSoldats_A2-20h-20aout2008.avi

ou :

http://kalachnikov.org/ag/1434/SarkoPlaisanteSurLaMortDesSoldats_A2-20h-20aout2008.avi


2-2 La guerre en Afghanistan n’est que la partie émergée d’un iceberg nommé Otan.

Ce que l’on ne voit pas n’est pas le moins important.

Cela s’appelle la «défense collective» et c’est le cœur même de l’Alliance atlantique dont on célèbre ce weekend le 60 ème anniversaire.

Petite devinette : quelle est la différence entre l’Albanie et la Géorgie ?

L’une est protégée, l’autre pas.

Depuis le 1er avril, et ce n’est pas une blague, l’Albanie a rejoint l’Alliance atlantique, en même temps que la Croatie. Malgré ses demandes pressantes, la Géorgie n’en fait toujours pas partie. Contrairement à la petite république balkanique, la Géorgie ne bénéficie donc pas des garanties de sécurité offertes par le  Traité de l’Atlantique nord. On l’a vu en août 2008 : l’armée russe est entrée de vive force sur son territoire. Or, jamais la Russie n’aurait pris ce risque si la Géorgie avait été membre de l’Alliance. Les pays baltes en savent quelque chose.  Leurs rapports avec la Russie peuvent être exécrables, ils se savent à l’abri d’une poussée de fièvre militaire de leur grand voisin. Leur assurance-vie s’appelle l’article 5.

Âprement discuté lors de la création de l’Otan, en 1949, cet article dispose qu’ «une attaque armée» contre un pays membres « sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties. En conséquence, chacune d’elles […] assistera la partie attaquées en prenant aussitôt telle action qu’elle jugera nécessaire, y compris l’emploi de la force armée».  C’est le fondement de l’alliance : une attaque contre l’Albanie équivaut à une attaque contre les Etats-Unis. Ce sont ces derniers qui ont exigé il y a soixante ans d’ajouter la  phrase «y compris l’emploi de la force armée». Les Européens souhaitaient alors que cet engagement militaire soit automatique, mais Washington - où  le Congrès décide souverainement de la paix et de la guerre - n’a pas voulu  se lier trop les mains. La «défense collective» est la première raison d’être de l’Otan.

C’était vrai au temps de la guerre froide et cela le reste. Le nouveau «Concept stratégique» de l’Alliance, dont les travaux seront lancés lors du sommet de Strasbourg, devrait remettre l’accent sur cette notion, C’est en particulier le souhait de la France. «Ce ne sont certainement les Français qui vont s’inquiéter d’avoir un accord avec les Etats-Unis au cas où nous serions agressés» a plaidé Nicolas Sarkozy, le 12 mars dernier. Des propos qui marquent une  évolution de la doctrine française, qui jusqu’à lors insistait plus sur les forces nucléaires françaises que sur l’alliance avec Washington pour dissuader d’éventuels agresseurs.  Adopté en 1999 en pleine guerre du Kosovo,  le précédent concept stratégique de l’Otan, insistait plutôt sur les opérations de «maintien de la paix». Outre le Kosovo, l’Otan est aujourd’hui essentiellement engagé en Afghanistan, où ses forces sont à la peine. Ces opérations hors de la zone de l’Atlantique nord ont suscité de nombreuses critiques, certains redoutant de voir l’Otan se transformer en «gendarme du monde».

Les Etats-Unis en ont tiré une conclusion inverse : celle de l’inefficacité de l’alliance sur le terrain, paralysée par ces tropismes nationaux et la nécessité permanente de la recherche du consensus. Chaque pays impose des restrictions d’emplois (caveat, en droit international) qui empêchent, par exemple, les avions allemands de larguer des bombes… Les Etats-Unis préfèrent jouer leur propre partition : ce n’est pas un hasard si le président Obama a redéfini en profondeur la stratégie de son pays en Afghanistan, et donc celle de l’Alliance, une semaine avant le sommet de Strasbourg.  Recentré sur la défense collective, c’est-à-dire sur la résurgence d’une menace militaire russe et les tentations nucléaires de l’Iran, l’Otan «ne devrait pas organiser une autre mission» comme l’Afghanistan, a confié cette semaine son chef militaire en Europe, le général américain Craddock.

La «défense collective» a été longtemps assurée par la présence d’armes nucléaires américaines sur le sol européen.

Dimanche, en visite à Prague, le président Obama pourrait annoncer le retrait des quelques 200 dernières bombes, basées dans cinq pays [Allemagne, Belgique, Italie, Pays-Bas et Turquie). Une décision essentiellement symbolique qui devrait toutefois être apprécié par Moscou: ce sont des armes anciennes, dont la sécurité fait l’objet de critiques au sein même du Pentagone.

04/04/2009


2-3 Qui sont les « vendeurs trafiquants »

INTRODUCTION AU COMMERCE DES ARMES

En second lieu, qui sont les « vendeurs trafiquants » de ce marché très lucratif ?

Eh bien, la plupart du temps, il s'agirait d' « agent secret » d'unité de renseignement, caché sous un pseudonyme...

Ceux-là, en lien avec un réseau d'agents des transports et de la finance...

Remarque intéressante: dans tous les conflits (ethnique, guerre civile, insurrection...) bizarrement, on retrouve souvent des trafiquants d'armes israéliens, en plus des consultants en sécurité, des instructeurs, des unités de protection...

Tous cela s'explique par la présence en Israël de quatre géants de l'armement: Elbit Systems (coté en Bourse), Israël Aerospace Industries (IAI), Rafael Armament Development Authority et Israël Military Industries (IMI).

potentiel670@hotmail.fr Vendredi 15 Mai 2009

Le commerce des armes est un instrument de politique étrangère qui assure la défense d'un pays. De plus, celui-ci à un but économique, en créant: des industries et des emplois... Mais ce « marché meurtrier » marque aussi l'échec de notre civilisation humaine. En outre, celui-ci n'a aucun contrôle international du type: traité, norme pour l'exportation et l'importation, le transfert, par rapport aux intermédiaires... Cela, auprès de gouvernements qui cultivent le secret, et donc, sans obligation de rendre des comptes.
Ainsi, aucun dispositif de traçabilité ne contrôle la prolifération des armes légères et leurs munitions. Aussi, dorénavant, on peut s'inquiéter du perfectionnement croissant des armes transférer aux pays du tiers monde (technologie de pointe). Notons que la plupart des pays pauvres, aux nombreux conflits régionaux, exemple: Angola, Afghanistan, Irak... permettent aux multinationales de l'armement d'engranger des profits titanesques par leur durée...
Alors qu'une situation de paix entrainerait une baisse massive des commandes d'armement, logiquement. A cela s'ajoute un « marché d'occasion » qui se développe progressivement: en Chine, Brésil, Argentine, Israël, les deux Corée, Taiwan, Afrique du Sud... qui proposent des matériels à bas prix issus de surplus de conflits anciens et récents... Au niveau des armes nucléaires, jadis « perçues comme dissuasives » : idée qu'elles ne seront pas utilisées... laisse maintenant place à la doctrine de « guerre nucléaire préventive », dont l' Iran à de forte chance d' être le premier cobaye... En second lieu, qui sont les « vendeurs trafiquants » de ce marché très lucratif ? Eh bien, la plupart du temps, il s'agirait d' « agent secret » d'unité de renseignement, caché sous un pseudonyme... Ceux-là, en lien avec un réseau d'agents des transports et de la finance... Remarque intèressante: dans tous les conflits (ethnique, guerre civile, insurrection...)
bizarrement, on retrouve souvent des trafiquants d'armes israéliens, en plus des consultants en sécurité, des instructeurs, des unités de protection... Tous cela s'explique par la présence en Israël de quatre géants de l'armement: Elbit Systems (coté en Bourse), Israël Aerospace Industries (IAI), Rafael Armament Development Authority et Israël Military Industries (IMI). Les clients d'armes israéliennes sont: la Turquie, Singapour, l'Espagne, la Roumanie et la Pologne... Mais dans ce marché, évidement, ce sont les pays du G8 qui sont les principaux vendeurs avec 80% des exportations mondiales. Dans cette configuration, la France, le Royaume-Uni et la Chine...sont même à la pointe de la technologie! En France, celle-ci recevrait entre 4 000 et 6 000 contrats d'armement, de tous montants et chaque année. Aussi, les clients de la France restent stable : l'Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, l'Australie, la Corée du Sud et le Maroc... qui représentent 50 % de ses commandes.
Dans le passé, se furent toujours ces même gouvernement des pays industrialisés et leurs même genre d'intermédiaires, qui furent les responsables de la Première Guerre mondiale et des conflits passés... En matière de dépense militaire, les Etats-Unis ont la première place. Puis, les armes alimentent surtout les pays pauvres: Soudan, Birmanie, Congo, Colombie, Philippines... Mais les grands importateurs proviennent surtout du Moyen-Orient (Irak, Arabie Saoudite, Syrie, Libye...). Dans certains pays, les armes sont même modifiées, modernisées ou copiées, pour être encore exporter une deuxième fois. Troisièmement, quels sont les effets de ce marché ? Il est clair que celui-ci alimente continuellement les conflits interethnique, la répression, la terreur et les atteintes aux droits de l'homme. Cela, tout en permettant à des groupes armés, des despotes... de contrôler illégalement un territoire, ses ressources et sa population (tuer, déplacer, torturer, violer...).
Ainsi, un tel transfert peut aggraver (génocide) et prolonger les conflits. Le commerce des armes renforce donc un climat d'instabilité qui freine tous développement économique et social. Quels armements trouvent-ont dans ce commerce ? Des munitions, des mines, la technologie des missiles balistiques, des missiles de croisière, des sous-marins modernes, des explosifs gazeux, des lasers, des moteurs allemands de véhicules militaires, des équipements de torture et de mauvais traitements (originaire du Royaume-Uni), un super missile français: le M51, qui sera équipé de " mini-têtes nucléaires " d'attaque, d'une portée de 10 000 km, des armes chimique et bactériologique, des super-ordinateurs... Pour l'avenir, les neurosciences et la pharmacologie préparent même des substances psycho-actives ou paralysantes, comme des médicaments accroissant l'agressivité, la résistance à la peur, à la douleur et à la fatigue, ou effaçant sélectivement la mémoire.
Toujours dans cette " science de la mort ", il existerait déjà des armes de re-programmation génétique, de contrôle des émotions, de la fertilité ou du système immunitaire (Sida)... Pour finir, abordons avec un peut plus de détails l' importante entreprise privée de technologie militaire israélienne: Elbit Systems, qui développe quant à elle: des systèmes aéronautiques, des casques de pilote perfectionnés, des programmes de plateformes pour cuirassés, des batteries d'artilleries, des hélicoptères, des systèmes de contrôle et de surveillance, des drones, des équipements de guerre électronique sophistiquée, des petits satellites de reconnaissance... pour le monde entier...
http://potentiel670.skyrock.com/

http://www.alterinfo.net/INTRODUCTION-AU-COMMERCE-DES-ARMES_a32445.html


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24/05/2009

n°265 - dossiers de l'Afghanistan - 21-05 -Début- : Profiteurs de Guerre à Kaboul : Obama aggrave la situation au Pakistan et en Afghanistan.


n°265 - dossiers de l'Afghanistan - 21-05 -Début- : Profiteurs de Guerre à Kaboul : Obama aggrave la situation au Pakistan et en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°265 du 21-05

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

1  Brèves

1-1 Etats-Unis: la Chambre approuve 96,7 milliards de dollars de dépenses de guerre.

1-2 Le Commandeur de l’OTAN qui voulait une nouvelle mission pour ses troupes en Afghanistan...

1-3 Nawabad = Oradour en Afghanistan !

1-4 Pouvoir intelligent pour le Pakistan et l’Afghanistan ?

1-5 Arshad Mohammed et David Alexander : Karzaï et Zardari s'engagent à aider Obama à battre les ‘taliban’.

2 Dossiers

2-1 Graham E. Fuller : Obama aggrave la situation au Pakistan et en Afghanistan.

2-2 Peter Symonds : Guerre en Afghanistan et au Pakistan.

Suite

2-3 Ron Ridenour : Violation de la 'Convention de Genève' par les Danois.

2-4 Guantanamo : Les dossiers

1 Obama recule encore sur les droits humains.

2 Obama décide de maintenir les tribunaux militaires d'exception.

3 Obama va annoncer une réforme des tribunaux.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Lettre ouverte d'un Afghan au général Georgelin.

3-2 Laurent Hamida : sur la frontière afghane, les soldats US sont en infériorité numérique.

3-3 Patrice Bergeron : Nos hommes au front…

3-4 Avec les commandos français en Afghanistan.

Fin

3-5 Patrice Bergeron : Un nouveau laboratoire pour parer à la menace la plus mortelle d’Afghanistan.

3-6 La famille de Boumediene salue "la fin d'un calvaire".

3-7  Camarades européens, canadiens : La guerre d'Afghanistan vous touche à votre tour! 

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Patrick Cockburn : Profiteurs de Guerre à Kaboul : La Nouvelle Elite mène une Vie Grandiose grâce aux Largesses de l'Occident.

4-2 L’Afghanistan est devenu un désordre US.



Brèves

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Etats-Unis: la Chambre approuve 96,7


 


 1-1 Etats-Unis: la Chambre approuve 96,7 milliards de dollars de dépenses de guerre.

milliards de dollars de dépenses de guerre.
La Chambre des représentants américaine a adopté jeudi un projet de budget supplémentaire pour 2009 de 96,7 milliards de dollars, principalement destiné à financer les guerres en Irak et en Afghanistan.
 le 15 mai Les représentants ont approuvé le texte par 368 voix contre 60.
Au Sénat, les membres de la commission chargée de l'attribution des fonds publics ont voté jeudi à l'unanimité un projet de budget de 91,3 milliards de dollars similaire à celui de la Chambre des représentants.
C'est maintenant au Sénat dans son ensemble de se prononcer.

Le plan approuvé jeudi à la Chambre avait été approuvé la semaine dernière en commission.
Contrairement à ce qu'avait demandé l'administration Obama, le texte ne contient pas de provision visant à financer la fermeture du centre de détention de Guantanamo. L'administration avait réclamé 80 millions pour la fermeture du camp. Une disposition du projet de budget réclame au président un "plan détaillé" évaluant notamment les risques liés à chaque détenu dans l'éventualité du transfert des prisonniers.
Ce budget supplémentaire pour 2009 doit principalement financer les guerres en Irak et en Afghanistan jusqu'au 30 septembre.

Ce projet de budget, qui a bénéficié du soutien d'une grande partie de l'opposition républicaine, n'a toutefois pas convaincu le président de la commission chargée de répartir les dépenses à la Chambre, David Obey.
"Le président (Obama) ne peut pas donner un coup de baguette magique pour mettre fin à la guerre. (...) Il a décidé de tenter de relancer nos efforts en Afghanistan, afin de nous donner une meilleure chance de stabiliser la situation. J'ai un doute profond profond sur le fait qu'il puisse réussir", a dit devant la Chambre M. Obey. Il a exigé dans le texte du projet de budget que le président rende un rapport dans un an sur l'évolution de la situation.

En outre, le projet comprend 400 millions de dollars pour financer la contre-insurrection au Pakistan, comme l'avait annoncé M. Obey.
600 autres millions seront alloués au Pakistan pour le développement ‘économique’, l'aide à l'éducation et les réformes démocratiques.(…)
Au total, 47,7 milliards de dollars sont destinés au financement des guerres en Irak et en Afghanistan et 23 millions au remplacement d'équipements endommagés ou usés dans les deux conflits.

L'Afghanistan obtiendrait environ 980 millions de dollars pour le développement économique, l'agriculture et les réformes démocratiques.
Par ailleurs, le plan approuvé par la commission comprend 2 milliards pour lutter contre la grippe porcine. 

Pour 2010, la Maison- Blanche a demandé récemment une enveloppe de 130 milliards de dollars pour financer les guerres en Irak et en Afghanistan, dont 65 milliards pour les opérations en Afghanistan et 61 milliards pour l'Irak.
Contrairement à ce qu'avait demandé l'administration Obama, le texte ne contient pas de provision visant à financer la fermeture du centre de détention de Guantanamo. L'administration avait réclamé 80 millions pour la fermeture du camp. Une disposition du projet de budget réclame au président un "plan détaillé" évaluant notamment les risques liés à chaque détenu dans l'éventualité du transfert des prisonniers.

http://www.lematin.ch/flash-info/monde/etats-unis-chambre-approuve-967-milliards-dollars-depenses-guerre.

15 mai

Le Matin Online


1-2 Le Commandeur de l’OTAN qui voulait une nouvelle mission pour ses troupes en Afghanistan...

Le Commandeur de l’OTAN, ordonne le massacre des milliers de civils afghans : les paysans qui cultivent le pavot et les trafiquants, dès lors qu’ils rivalisent avec le monopole de la famille Karzaï, doivent être éliminés par les troupes de l’OTAN.

Le général Bantz Craddock, Suprême commandeur de l’OTAN, a ordonné aux troupes alliées présentes en Afghanistan de tuer, dans les zones ‘insurgées’, toutes les personnes impliquées dans la culture et le commerce des drogues, sans attendre de savoir si elles sont ou non liées à l’insurrection.

Selon le site internet de Der Spiegel, qui a révélé les faits, l’ordre a été confirmé par écrit, le 5 janvier 2009, au général allemand Egon Ramms qui s’y opposait en qualifiant l’exécution de cette instruction de crime de guerre.

Ces révélations provoquent un vif émoi en Allemagne, mais pas dans les autres États impliqués militairement en Afghanistan.

Ces instructions s’appliquent à toute la zone insurgée, mais pas à la zone « pacifiée », c’est-à-dire placée sous l’autorité du président Karzaï, où son demi-frère exploite le pavot.

En clair, le général Bantz Craddock a ordonné de massacrer tous les paysans qui cultivent le pavot et tous les trafiquants dès lors qu’ils rivalisent avec le monopole de la famille Karzaï.

Le général Bantz Craddock est l’ancien chef du cabinet militaire de Donald Rumsfeld. En qualité de commandant du South Command, il installa le centre de torture de Guantanamo. Il participa activement à la planification de la guerre israélienne de 2006 contre le Liban et fut nommé à cette époque à la tête de l’OTAN en vue d’une possible mission de l’Alliance atlantique au pays du Cèdre (projet qui fut contrecarré par Jacques Chirac lors de la Conférence de Rome).

Rappelons que la drogue produite par les Karzaï est principalement acheminée par les avions US à Camp Bondstell (1) (Kosovo) où elle est prise en charge par le Premier ministre Haçim Thaçi. Elle est alors distribuée par la mafia kosovare principalement en Europe occidentale. Les bénéfices servent à financer les opérations spéciales de la CIA hors contrôle budgétaire du Congrès.

Camp Bondsteel

Source : Voltaire.net

Published on avril 27, 2009 par apetimedia


1-3 Nawabad = Oradour en Afghanistan !

Lire à tout prix cet article concernant le massacre de Nawabad près d’Azizabad qui eut lieu dans les jours qui suivirent les 10 morts de l’armée française en aout 2008.

Ces massacres de civils à Nawabad avaient eu lieu pour PUNIR la résistance afghane de sa réussite militaire du 18 aout 2008 (l’article en fournit la preuve).

C’était une pratique nazie que de s’en prendre aux civils pour punir les actions de la résistance.

Notez bien que là aussi, ce nouveau massacre, à Bala Baluk, a lieu peu après que la résistance afghane ait réussi un coup contre l’armée de l’OTAN qui les a envahi.

http://mai68.debithost.net/ag/1434.htm


1-4 Pouvoir intelligent pour le Pakistan et l’Afghanistan ?

Le même jour il y a eu deux audits au parlement.

Le première avec le représentant de Obama pour les 2 pays, M. Richard Holbrooke, qui pour la stratégie au Pakistan  a évité de donner des réponses précises sur l’utilisation des drones, ainsi que sur le fait que 90% des dépenses supplémentaires  sont pour l’aspect militaire alors que pour contrer un mouvement de résistance il faut 80% de budget politique et 20% militaire seulement.

La seule réponse de Holbrooke aux rares questions sur ces sujets a été de dire qu’Afghanistan et Pakistan ne sont pas l’Iraq, étant donné que c’est de là que sont parties les attaques du 11 septembre…

Une stratégie de sortie n’est pas encore élaborée...

Quelques étages au dessus, l’ambassadeur Akhbar Ahmed, anciennement haut commissaire du Pakistan auprès de la Grande-Bretagne, expliquait justement la nécessité d’avoir une stratégie de sortie pour le cas ou l’on s’attaque aux régions tribales sur la frontière afghano-pakistanaise : la stratégie purement militaire utilisée actuellement étant la pire erreur possible : la seule possibilité est de négocier avec les réseaux, organisations et leaders tribaux. Les piliers du pouvoir étaient 3 dans la région: le gouvernement central, l’autorité tribale et les autorités religieuses. A cause de la stratégie américaine, il ne reste que cette dernière, et elle a été reprise en main par les talibans. Si la stratégie avait été de contacter les structures tribales pour négocier, la résistance se ferait aujourd’hui contre les talibans.

http://www.thenation.com/blogs/edcut/433826/smart_power_in_pakistan_afghanistan
traduit de l'anglais et résumé par Cristina Gay

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n°265 - dossiers de l'Afghanistan - 21-05 –Suite - : Profiteurs de Guerre à Kaboul : Obama aggrave la situation au Pakistan et en Afghanistan.

n°265 - dossiers de l'Afghanistan - 21-05 –Suite - : Profiteurs de Guerre à Kaboul : Obama aggrave la situation au Pakistan et en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°265 du 21-05

C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire :  

2 Dossiers (suite)

2-3 Ron Ridenour : Violation de la 'Convention de Genève' par les Danois.

2-4 Guantanamo : Les dossiers

1 Obama recule encore sur les droits humains.

2 Obama décide de maintenir les tribunaux militaires d'exception.

3 Obama va annoncer une réforme des tribunaux.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Lettre ouverte d'un Afghan au général Georgelin.

3-2 Laurent Hamida : sur la frontière afghane, les soldats US sont en infériorité numérique.

3-3 Patrice Bergeron : Nos hommes au front…

3-4 Avec les commandos français en Afghanistan.  



 2-3 Ron Ridenour :

Violation de la 'Convention de Genève' par les Danois.

(l'un des principaux partenaires de la "guerre impérialiste contre le terrorisme".

Des Médecins Danois Laissent Mourir Des Blessés Afghans

Le Danemark est l'un des principaux partenaires de la "guerre impérialiste contre le terrorisme" des Etats Unis, et non pas le pays pacifique et tolérant, image qu'il veut donner de lui-même.

A cause de cette image et peut être de sa petite taille, la plupart des médias internationaux n'ont même pas mentionné dans leur couverture des évènements le rôle de va-t-en guerre de cette nation pendant cette décennie où elle a été activement engagée dans des guerres contre Le Moyen Orient, non plus que son engagement la décennie précédente dans la guerre contre la Serbie et sa collaboration continuelle avec la direction politique terroriste et de trafic de drogue du Kosovo.

Des Medecins Danois Laissent Mourir Des Blessés Afghans

Cependant, les médias danois viennent juste de rapporter que le caractère va-t-en guerre du pays ne se limite pas aux politiciens et leurs soldats obéissants - ou plutôt "mercenaires", car aucun Danois n'a obligation de combattre. On doit se porter volontaire pour les guerres et en faisant cela on reçoit le triple du revenu des soldats ordinaires.
Des médecins et infirmières danois font partie des forces d'occupation et, comme les mercenaires, décident qui vivra et qui mourra. Ces personnels médicaux se soucient de la santé des occupants, et d'une partie des équipes "humanitaires" qui accompagnent les combattants. Ils sont au service des juggernauts comme le font les "réhabilitateurs" et les "reconstructeurs" aux ordres de l'armée d'occupation, comme l'a révélé le quotidien capitaliste libéral, Politiken.
Dans un article écrit par Christian Hüttermeier le 5 Mai intitulé " Danish Doctors Break The Geneva Convention " - Des Médecins Danois Violent la Convention de Geneve, l'ancien secrétaire général de la Croix Rouge, Joergen Poulsen, a dit que les pratiques actuelles des médecins et infirmières danois en Afghanistan violent la Convention, car ils décident d'arrêter les soins des Afghans blessés.
Poulsen a cité l'article 7 de la Convention de Genève de 1949 et le protocole 11 ( 8 Juin 1977) relatif la "protection des victimes de conflits armés non internationaux".
"Tous les blessés, malades et naufragés, qu'ils aient ou non participé au conflit armé, doivent être respectés et protégés".
" En toutes circonstances, ils doivent être traités humainement et recevoir les soins médicaux et l'attention exigée par leur condition sans délai et le plus concrètement possible. Hormis sur une base médicale, aucune distinction ne doit être faite parmi eux".

Un autre quotidien danois, Jyllands - Posten, a écrit le 5 Mai que Christan Tollund, le dirigeant du personnel médical de l'hôpital de campagne sur la base militaire de Kandahar, a considéré qu'il était nécessaire de " parfois arrêter les soins des Afghans blessés, même si on aurait pu sauver leur vie".
Cette décision viole la Convention de Genève car les médecins font des "distinctions" " sur des bases ... autres que médicales", principalement parce que le pays ruiné par la guerre des agresseurs n'a pas l'assistance matérielle requise pour aider des personnes handicapées.
" Il n'existe pas de système de santé et souvent aucune aide pour les blessés, et par conséquent nous prenons la décision" a dit Tollund au Jyllands - Rosten. Ce journal a soutenu avec enthousiasme l'occupation allemande Nazie du Danemark (1940-45) et de même a soutenu avec enthousiasme la guerre contre les Musulmans et les Arabes en Irak, en Afghanistan, ( et Serbie), et appelle à l'expansionnisme militaire partout au Moyen Orient.
Cependant, il n'y a aucune restriction quant aux soins prodigués aux soldats danois et autres attaquants. Ils sont traités et rapatriés et pris en charge par le système de soins, et touchent une pension d' handicapés à vie, ou retournent au combat, pour tuer, blesser encore plus de civils afghans et des combattants de la résistance.
L'actuel dirigeant de la Croix Rouge danoise, Anders Laderkarl, a dit à Politiken que cette pratique est " mauvaise" et a ajouté : " une partie du programme danois pourrait aussi rendre la vie plus facile aux handicapés en Afghanistan."
Donc, d'abord, le Danemark - côte à côte avec les Etats Unis d'Amérique - tue et blesse des Afghans dans une guerre d'agression, et puis laisse les blessés mourir parce qu'il fait passer en priorité les dépenses de guerre et celles des pipelines du pétrole avant les dépenses de santé et de soins.
Nous, du Blog Danois Afghanistan Libre, considérons cela pour ce que c'est, du racisme : un traitement pour les agresseurs à peau blanche, et un autre pour les victimes à peau mat. C'est de nouveau le bon vieux Jim Crow. L'ironie et la tragédie dans tout cela c'est qu'un grand nombre des soldats agresseurs sont des Noirs des Etats Unis, et actuellement ils sont aussi sous le commandement d'un homme à peau mat. Ole, Oncle Tom n'a pas disparu.
Nous sommes d'accord avec les combattants de la résistance afghane pour qualifier tous les occupants, d'occupants criminels- qu'ils soient docteurs, infirmières, ou de soit disant "réhabilitateurs" et "reconstructeurs" qui gagnent d'importantes sommes d'argent de sociétés civiles et d'ONG, qu'elles soient soutenues par des soit disant partis de gauche ou communiste ou pas.
Ces "guérisseurs" immoraux suivent la trace du docteur Nazi Josef Mengele, qui décidait qui devait vivre et qui devait mourir dans le camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau.
Ron Ridenour- Free Afghanistan Blog Of Denmark - 10/05/09
Le blog

Information complémentaire
Le nouveau secrétaire de l'OTAN, nommé lors de la réunion de l' Alliance en Avril dernier n'est autre que le premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, qui quittera ses fonctions pour rejoindre l'OTAN le 1er Aout.

Rasmussen s'est fait remarquer lors de l'affaire des caricatures de Mohamed publiées dans le journal libéral de droite fascisant, Jyllands - Rosten, pour avoir défendu le journal sous couvert de défendre la "liberté d'expression", provoquant un mouvement de boycott des produits danois dans les pays musulmans.
Rasmussen est un Atlantiste convaincu, raison pour laquelle il a été choisi pour ce poste par les gouvernements de Paris, Berlin et Londres (et bien sûr Washington), tous trois actuellement dirigés par des vassaux de l'Oncle Sam qui n'hésitent pas à sacrifier la vie de leurs soldats et l'indépendance de leur pays pour satisfaire les intérêts américains.

Information complémentaire
Le Danemark est le pays qui paie le plus lourd tribu au sein des forces de l'ISAF/OTAN en Afghanistan
par tête d'habitant.

3.8 soldats tués en action, alors que pour les US qui ont des troupes à la fois dans l'ISAF et à part, ont 2.1 soldats tués.

Les soldats danois sont stationnés dans le Helmand, une région où se déroule le plus grand nombre d'opérations militaires. En 2008 il y a eu une augmentation de 40% d'accrochages sanglants entre l'OTAN/US et la résistance afghane.

http://www.planetenonviolence.org/

Traduction complément d'information Mireille Delamarre


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n°265 - dossiers de l'Afghanistan - 21-05 –Fin - : Profiteurs de Guerre à Kaboul : Obama aggrave la situation au Pakistan et en Afghanistan.

n°265 - dossiers de l'Afghanistan - 21-05 –Fin - : Profiteurs de Guerre à Kaboul : Obama aggrave la situation au Pakistan et en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°265 du 21-05

C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire :  

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage (fin)

3-5 Patrice Bergeron : Un nouveau laboratoire pour parer à la menace la plus mortelle d’Afghanistan.

3-6 La famille de Boumediene salue "la fin d'un calvaire".

3-7  Camarades européens, canadiens : La guerre d'Afghanistan vous touche à votre tour!  

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Patrick Cockburn : Profiteurs de Guerre à Kaboul : La Nouvelle Elite mène une Vie Grandiose grâce aux Largesses de l'Occident.

4-2 L’Afghanistan est devenu un désordre US.



 3-5 Patrice Bergeron : Un nouveau laboratoire pour parer à la menace la plus mortelle d’Afghanistan.

 

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Les militaires canadiens disposent maintenant d'un nouvel outil pour parer à la menace la plus mortelle en Afghanistan: les bombes artisanales posées sur les routes par les résistants.

Un nouveau laboratoire médico-légal a été inauguré à l'aérodrome de Kandahar, durant le week-end, par le ministre de la Défense, Peter MacKay, qui a effectué une visite d'environ 48 heures à cette base de l'OTAN, au sud du pays, où est stationné le contingent canadien.

Les Forces canadiennes disposaient déjà d'effectifs qui enquêtaient sur les bombes artisanales, mais elles devaient souvent s'en remettre à l'assistance des Américains ou à des services localisés au Canada, selon les renseignements obtenus auprès d'un porte-parole militaire.

Au cours d'une brève conférence de presse, le ministre MacKay a qualifié les nouvelles installations de "CSI Kandahar" ou de "CSI Canada", du nom de cette télésérie américaine mettant en vedette des équipes d'enquêteurs spécialisés qui élucident des crimes grâce à la science et à la technologie.

Le Centre d'exploitation multidisciplinaire, qui regroupera des spécialistes de divers secteurs, effectuera "un travail critique qui permettra de sauver des vies", selon le ministre.

Des professionnels examineront, à l'aide d'équipement "à la fine pointe de la technologie", les dispositifs explosifs recueillis avant ou après des incidents, afin d'en déterminer l'origine et les caractéristiques, aux fins du renseignement militaire.

Il a été impossible de visiter le laboratoire ou d'en savoir davantage sur son travail, en raison du secret militaire qui entoure ses activités.

Au dire de M. MacKay, ce laboratoire "renforcera énormément les moyens" des militaires canadiens et constituera un complément à leur travail actuel.

De même, les indices et éléments de preuve recueillis pourront servir aux procureurs afghans afin de poursuivre les présumés concepteurs de bombes et leurs complices.

Les bombes artisanales et autres engins explosifs improvisés sont responsables de la grande majorité des pertes canadiennes en Afghanistan depuis 2002.

Enfin, le ministre a aussi annoncé, au cours du week-end, l'ajout de onze centres d'aide aux militaires blessés ou malades, en plus des huit autres qui avaient été mis sur pied en mars à travers le Canada.

Les huit Centres intégrés de soutien au personnel ouverts précédemment "n'étaient pas suffisants pour répondre à la demande" dans un grand pays comme le Canada, selon le ministre.

Au Québec, outre le centre de la base de Valcartier, un autre centre sera donc ouvert, à Saint-Jean-sur-Richelieu. Au Nouveau-Brunswick, en plus de celui de la base de Gagetown, Moncton aura aussi le sien. En Ontario, pas moins de quatre nouveaux centres s'ajouteront à celui de Toronto et de Petawawa: London, Meaford, Kingston et Ottawa.

Par Patrice Bergeron,

18 mai


3-6 La famille de Boumediene salue "la fin d'un calvaire".
La famille niçoise de Lakhdar Boumediene se dit impatiente de recevoir l'ex-détenu de Guantanamo innocenté par la justice américaine, que la France a accepté d'accueillir.
Arrivé vendredi sur le sol français, cet Algérien de 42 ans était détenu depuis plus de sept ans sur la base américaine installée à Cuba où il a, selon son avocat, subi de mauvais traitements et observé une grève de la faim.
En annonçant son arrivée, le porte-parole du Quai d'Orsay a rappelé qu'il avait été "reconnu innocent de toute charge relative à la participation à d'éventuelles activités terroristes par des décisions de justice de plusieurs pays, dont celle des Etats-Unis qui a ordonné sa libération".
Très affaibli selon ses proches et son avocat, Lakhdar Boumediene a été pris en charge, notamment médicalement, par les autorités françaises.
Désormais libre, il devait retrouver son épouse Abassia et ses deux filles Radjaa, 13 ans, et Rahma, huit ans, qui ont vécu en Algérie durant sa détention.
A Nice, sa belle-soeur Louisa - soeur de son épouse - et son beau-frère Djilali Baghdadi, qui se sont portés garants de pouvoir l'accueillir, ont fait part de leur joie.
"Il a fait sept ans et demi strictement pour rien. Depuis le départ, nous sommes persuadés qu'il est innocent. Nous sommes prêts à l'accueillir quand il veut", dit à Reuters Djilali Baghdadi. "C'est la fin d'un calvaire", a-t-il souligné.
GRÈVE DE LA FAIM
Lakhdar Boumediene avait été envoyé à Guantanamo en janvier 2002 par les autorités bosniaques, qui l'avaient arrêté en octobre 2001 avec cinq de ses compatriotes.
Selon son avocat, il a mené une grève de la faim de Noël 2006 à mercredi dernier.
"Il a recommencé à prendre des aliments solides, ayant appris qu'il serait libéré de Guantanamo et envoyé en France", a expliqué Robert Kirsch vendredi sur France 24.
Selon lui, l'ex-détenu, nourri avec un tuyau, soumis à des mauvais traitements ainsi qu'à des interrogatoires "sans fin" et "absurdes", ne pèse plus que 65 kg.
"Je pense bien évidemment qu'une indemnisation serait justifiée. Il a perdu sept ans de sa vie, sept ans séparé de sa famille, mais nous n'avons encore pris aucune décision avec M. Boumediene sur ses prochaines démarches", a-t-il dit.
L'ex-détenu bénéficie de l'arrêt de la Cour suprême des Etats-Unis qui autorise désormais les prisonniers de Guantanamo à contester auprès de la justice le bien-fondé de leur incarcération.
Trente-cinq détenus ont utilisé cette procédure et la justice américaine a ordonné la remise en liberté de 25 d'entre eux, dont 17 Ouighours, des Chinois de confession musulmane. Cinq demandes ont été rejetées.
Considérés comme "ennemis combattants", notion inconnue du droit international, 255 personnes sont toujours emprisonnées dans ce camp ouvert après l'offensive contre l'Afghanistan à la suite des attentats du 11 septembre 2001. Elles ne bénéficient d'aucun statut légal, n'étant ni poursuivies en justice ni prisonniers de guerre.
Le président américain Barack Obama a promis de fermer le centre en 2010.
Les Etats-Unis ont déjà libéré environ un demi-millier de détenus, notamment sept Français en 2004 et 2005.
La France est le premier pays de l'Union européenne à accueillir un ancien détenu de Guantanamo ne faisant pas partie de ses ressortissants.
"L'examen par la France d'une demande individuelle se fait au cas par cas, à la lumière de ses implications juridiques et de sécurité et de l'existence d'un lien avec notre pays", a précisé le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Eric Chevallier.
"L'accueil en France de Lakhdar Boumediene, qui a exprimé le souhait d'être accueilli dans notre pays dans lequel réside une partie de sa famille, s'inscrit dans ce cadre", a-t-il ajouté.

(Reuters)


3-7  Camarades européens, canadiens : La guerre d'Afghanistan vous touche à votre tour! 

Camarades européens, canadiens : La guerre d'Afghanistan vous touche à votre tour! 

La guerre un jour nous touchera toutes et tous! 

Au Canada, le gouvernement conservateur de Stephen Harper, avec l'appui du parti libéral, va dépenser 22 milliards de $ pour la guerre d'Afghanistan et envoyer encore plus de chair à canon, de pauvres jeunes naïf qui croient défendre la démocratie;  Conservateurs et libéraux appuient cette guerre illégale, immorale et invincible.  

Ils intensifient la propagande de guerre dans les médias et le recrutement militaire dans les écoles;  Ils appuient les gouvernements fascistes d'Israël, de la Colombie et les politiques les plus réactionnaires. 

Les militantes/ants doivent étudier Marx et Lénine, réfléchir, mieux s'organiser, mettre fin à l'amateurisme, au spontanéisme, prendre des initiatives, créer des cellules dans les écoles, les universités, les lieux de travail, les quartiers, écrire tracts, articles d'analyse, information, chansons, poèmes, organiser manifestations, conférences, groupes de musique révolutionnaire, troupes de théâtre, ciné-clubs, réseaux, cellules militantes, redoubler d'efforts pour combattre le fascisme et la guerre! 

Front uni contre le fascisme et la guerre! 

Développons une culture de résistance contre l'impérialisme!  Dénoncer et agir! 

Se taire c'est être complice!

A.A. :



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23/05/2009

n° 264- journal de l'Afghanista n- 07-05 au 21-05 - Début- : Obama aggrave la situation en Afghanistan.

n° 264- journal de l'Afghanista n- 07-05 au 21-05 - Début- : Obama aggrave la situation  en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan n° 264 –

du 07-05 au 21-05

C.De Broeder & M.Lemaire                                                                            



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://www.blogs.dhnet.be/categories/International.html

http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse :fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

1 Analyse & déclaration :

Résistance

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

Suite

2) occupants Suite

& Fin

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Propagande de guerre, propagande de paix

6-2 Ben Laden serai bien mort depuis 5 ans

6-3 Pierre Lellouche

6-4 Convertir des Afghans au christianisme...

 



L'Afghanistan en chiffre du 07-05 au 21/05/09

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 5

 22

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 81

 63

 

 

 

Peuple Afghan

 70

 8 + x

 



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

13-05

Un raid aérien des forces de l'Otan dans la nuit de dimanche à lundi a fait six morts, dont des enfants, et 16 blessés (dont neuf enfants, le plus jeune âgé d'un an ) parmi les habitants d'un village de la province de Kunar, ont rapporté des villageois.

le chef de la police locale, Mirza Mohammad, confirme .

"Nous étions en train de dîner lorsqu'ils ont attaqué", a déclaré un habitant du district de Wata Pur, joint au téléphone.

http://www.afghana.org/

20-05

L'Otan a annoncé mercredi la mort de huit civils dans un raid aérien.

La Force internationale (Isaf) de l'Otan a effectué mardi une frappe aérienne à Nawa, au sud de Lashkar Gah, dans la province du Helmand (sud).

AF



1 Analyse & déclaration

a) Résistance  

L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.

AFP

09-03

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n° 264- journal de l'Afghanista n- 07-05 au 21-05 – Suite - : Obama aggrave la situation en Afghanistan..

n° 264- journal de l'Afghanista n- 07-05 au 21-05 – Suite - : Obama aggrave la situation  en Afghanistan.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan n° 264 –

du 07-05 au 21-05

C.De Broeder & M.Lemaire                                                                            



Sommaire.

3 Politique

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Propagande de guerre, propagande de paix

6-2 Ben Laden serai bien mort depuis 5 ans

6-3 Pierre Lellouche

6-4 Convertir des Afghans au christianisme...

 

 


b) Les occupants 

1) Usa

Obama

Corine Lesnes : La nouvelle arme d'Obama en Afghanistan : un général anti-guérilla.

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse de l'auteur mais doit être vu comme information

 

Le changement témoigne des priorités de l'administration Obama : traquer les responsables des attaques plutôt que de tomber dans le piège d'avoir à recourir à des bombardements qui tuent les civils.

"Aujourd'hui, nous avons une nouvelle politique définie par notre nouveau président.

Nous avons une nouvelle stratégie, une nouvelle mission et un nouvel ambassadeur. Je crois qu'il faut aussi un nouveau commandement militaire", a expliqué M. Gates dans une conférence de presse. Il n'a pas cité de raisons précises pour la mise à l'écart de l'officier, sinon la nécessité de faire du neuf.

"Je suis venu à la conviction qu'un regard nouveau est dans notre meilleur intérêt", a déclaré le secrétaire à la défense.

La Maison Blanche a publié peu après un communiqué indiquant que le président trouvait effectivement que "la mise en œuvre d'une nouvelle stratégie appelle un nouveau leadership militaire".

M. Gates n'a pas été, semble-t-il, impressionné par son dernier séjour à Kaboul. Le général McKierman, un militaire d'une facture assez classique, a trente-sept ans de carrière. Son approche est décrite par les collaborateurs du ministre comme manquant de "l'agilité" nécessaire à la lutte anti-insurrectionnelle.

Son successeur, qui est doublé d'un adjoint, le général David Rodriguez, un ancien commandant de la 82e aéroportée, est décrit comme un bulldozer.

Les forces spéciales ont été mises en cause pour des violences à l'encontre des prisonniers irakiens. Onze membres auraient été exclus, 36 autres feraient l'objet de sanctions disciplinaires.

"NOUS DEVONS FAIRE MIEUX"

Gates a démenti aussi que la mort de plus de 150 civils ait pesé dans sa décision de limoger le général McKiernan. "Le problème ne peut pas être résolu seulement par des moyens militaires, a-t-il répété. Mais du point de vue militaire, nous devons quand même faire mieux."

Depuis son arrivée, le général McKiernan avait constamment demandé des renforts – 30 000 si possible –, mais n'avait obtenu que 17 000 soldats supplémentaires, qui arriveront à l'automne et porteront les effectifs à 68 000 hommes.

Le changement de personnel pour le commandement afghan reflète aussi le souci de Robert Gates d'adapter l'armée aux nouvelles menaces (…) et aux nouveaux conflits mettant en cause des acteurs non étatiques.(…)

LE MONDE |

12.05.

12-05

Obama avait clairement dit, en annonçant sa stratégie le 27 mars, que l'Afghanistan ne serait pas gagné exclusivement par des moyens militaires, qu'il y aurait un "surge" ("renfort") de civils et que l'armée ne serait qu'une composante du plan.

Le budget qu'il a préparé, et qu'il doit défendre mercredi 13 mai devant la commission des forces armées du Congrès, prévoit l'arrêt complet de certains programmes d'armement, pour augmenter les effectifs des forces spéciales ou les missions de reconnaissance. Pour la première fois, les crédits affectés à l'Afghanistan sont supérieurs à ceux de l'Irak.

LE MONDE |

12.05.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/05/12/la-nouvelle-arme-d-obama-en-afghanistan-un-general-anti-guerilla_1191831_3216.html

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n° 264- journal de l'Afghanista n- 07-05 au 21-05 – Fin - : Obama aggrave la situation en Afghanistan.

n° 264- journal de l'Afghanista n- 07-05 au 21-05 – Fin - : Obama aggrave la situation  en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan n° 264 –

du 07-05 au 21-05

C.De Broeder & M.Lemaire                                                                            



Sommaire.

3 Politique

2) occupants (suite) 

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Propagande de guerre, propagande de paix

6-2 Ben Laden serai bien mort depuis 5 ans

6-3 Pierre Lellouche

6-4 Convertir des Afghans au christianisme...

 



Dans le monde

Belgique

Les fameux dirigeants des pseudos partis démocratiques belges vont-ils s'engager toujours plus à participer à un nouveau Vietnam, rien que pour faire plaisir aux maîtres agresseurs-occupants ricains et otaniens quoi qu'il en coûte ???

Et tout cela s'en même parler d'une déclaration de guerre, sans l'accord du peuple belge  ...

Relève discrète des aviateurs belges. 

L'armée a procédé ce week-end dans la discrétion à la relève de son détachement aérien stationné à Kandahar (sud de l'Afghanistan.

"Le passage de commandement entre la deuxième et la troisième rotation du détachement F-16 'Guardian Falcon' a eu lieu samedi" et les militaires sont rentrés en Belgique dimanche après-midi à l'issue d'une mission de quatre mois, a annoncé le service de presse du ministère de la Défense dans un communiqué.

Cette mission en Afghanistan, qui consiste à fournir un appui aérien aux troupes terrestres de la force internationale (ISAF), dirigée par l'OTAN, avait débuté début septembre 2008.

L'armée l'a baptisée "Opération Guardian Falcon" (OGF).

Ces militaires appartiennent principalement au 10ème wing tactique de Kleine-Brogel (Limbourg) et au 2ème wing tactique de Florennes. Ils mettent en oeuvre quatre chasseurs-bombardiers F-16, a précisé le ministère de la Défense. (GFR)

Commentaire  sur le site par 'common sense' : Mais qu'allons nous faire dans cette galère... dépenser BEAUCOUP d'argent public pour une guerre perdue d'avance comme le confirment TOUS LES RAPPORTS ! De Crem n'est plus qu'un employé des USA.

RTL

11 mai

Afghanistan : ils n'ont pas l'air très fiers...

La presse signale que notre glorieuse force aérienne a procédé ce week-end dans la discrétion à la relève de son détachement aérien stationné à Kandahar (sud de l'Afghanistan). Retour au pays de nos chevaliers du ciel par la porte de service.

Les héros sont priés de se faire tout petits.

Il y a quelques jours, déjà, c'est par le quotidien londonien "The Times"  qu'on avait appris qu'un des F-16 de la force aérienne belge avait tué au canon deux "insurgés qui préparaient une embuscade" dans la province d'Helmand (sud de l'Afghanistan).

La Défense Nationale avait confirmé, sans enthousiasme exagéré. Pour un peu, la Belgique s'excuserait que les armes de ses forces en Afghanistan ne soient pas factices, et que très occasionnellement elles soient utilisées.

 Le gouvernement, qui pourtant a décidé (si tant est que quelqu'un prend vraiment des décisions ailleurs qu'à Washington) d'envoyer en Afghanistan deux avions supplémentaires à partir de juillet, ne semble pas très fier des hauts faits d'armes des militaires belges engagés dans ce conflit.

On dirait qu'ils ont un peu honte. On se demande pourquoi. Peut-être parce qu'il y a de quoi…

Luc Delval

11 mai 2009

http://www.lesdoigtsdanslacrise.info/index.php?post/2009/05/11/Afghanistan-%3A-ils-nont-pas-lair-tres-fiers

 

Relève discrète des aviateurs belges en Afghanistan

RTL lun 11 mai

L'armée a procédé ce week-end dans la discrétion à la relève de son détachement aérien stationné à Kandahar (sud de l'Afghanistan), récemment engagé dans un incident armé qui a entraîné la mort de deux talibans présumés.

"Le passage de commandement entre la deuxième et la troisième rotation du détachement F-16 'Guardian Falcon' a eu lieu samedi" et les militaires sont rentrés en Belgique dimanche après-midi à l'issue d'une mission de quatre mois, a annoncé le service de presse du ministère de la Défense dans un communiqué. Cette mission en Afghanistan, qui consiste à fournir un appui aérien aux troupes terrestres de la force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), dirigée par l'OTAN, avait débuté début septembre 2008. L'armée l'a baptisée "Opération Guardian Falcon" (OGF). Ces militaires appartiennent principalement au 10ème wing tactique de Kleine-Brogel (Limbourg) et au 2ème wing tactique de Florennes. Ils mettent en oeuvre quatre chasseurs-bombardiers F-16, a précisé le ministère de la Défense. (GFR)

Commentaire  sur le site par 'common sense'
Mais qu'allons nous faire dans cette galère... dépenser BEAUCOUP d'argent public pour une guerre perdue d'avance comme le confirment TOUS LES RAPPORTS ! De Crem n'est plus qu'un employé des USA.


Canada

Une majorité de Québécois veulent l'abrégement de la ‘mission’

Un sondage La Presse Canadienne Harris-Décima révèle que 51 pour cent des répondants québécois veulent que le Canada se retire de l'Afghanistan avant juillet 2011, la date approuvée par le Parlement.

Au pays, presque 90 pour cent des personnes interrogées souhaitent que les forces militaires canadiennes quittent l'Afghanistan à la date fixée, au plus tard, malgré un engagement accru de la part des États-Unis dans ce conflit.

De ce nombre, 40 pour cent désirent que les troupes reviennent au pays plus tôt que prévu.

Seulement huit pour cent des répondants espèrent que le Canada prolonge sa mission en Afghanistan.

Dans le cadre de ce sondage, une majorité de sympathisants conservateurs et libéraux sont d'avis que les troupes canadiennes devraient maintenir leur présence jusqu'en 2011.

Par ailleurs, plus des deux tiers des supporters du Bloc québécois interrogés veulent un retour hâtif des militaires au pays, tout comme une majorité de supporters du Nouveau Parti démocratique et du Parti vert.

Globalement, 54 pour cent des personnes interrogées s'opposent à la décision du gouvernement canadien de déployer des troupes en Afghanistan, alors que 39 pour cent se sont dit en faveur. C'est au Québec où l'opposition est la plus grande, à 73 pour cent.

Jeff Walker, vice-président principal chez Harris-Décima, estime que les citoyens du pays ont exprimé, depuis quelque temps déjà, leur inconfort face à la présence canadienne en Afghanistan. Selon M. Walker, de plus en plus de Canadiens estiment que la guerre en Afghanistan est devenue un bourbier sans fin à court terme, et ils craignent que de plus en plus de leurs concitoyens y perdent la vie.

Les données de ce sondage ont été recueillies auprès de 683 Canadiens entre les 1er et 3 mai 2009; la marge d'erreur est de 3,7 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

La Presse Canadienne 
07/05

http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2009/05/20090507-162248.html


France

11-05

L’émissaire spécial de Sarkozy pour la région, le député otanien Pierre Lellouche, est bien en phase avec la guerre totale déclenchée par l’hyperpuissance américaine dans le sillage du 11 septembre 2001.

Dans une interview au Figaro, publiée vendredi, Lellouche prévient ainsi qu’il faut s’attendre à une nouvelle escalade des pays occidentaux (pardon, des « pays démocratiques »), en direction, désormais, du Pakistan.

CAPJPO-EuroPalestine



 Les voisins

Pakistan - Extension de la guerre

Ayad Singh : Asif Ali Zardari : Ben Laden a toujours été un agent des Etats-Unis.

Le président pakistanais Asif Ali Zardari a affirmé dimanche dernier,  sur la chaine de télévision NBC , dans l’émission “Meet the Press”, que le leader d’Al Qaida, Osama ben Laden n’avait jamais cessé d’être un agent payé par les Etats-unis et qu’il avait même eu pour mission, en 1989, de déstabiliser le gouvernement de son ancienne épouse, Benazir Bhutto – assassinée il y a deux ans.

Ma femme a alerté les USA de la dangerosité de cet homme.

Elle a téléphoné au président H. Bush et lui a demandé ‘Est ce que vous voulez déstabiliser mon gouvernement ?’ car elle venait d’apprendre que Ben Laden avait remis 10 000 000 de dollars à l’opposition pakistanaise, avec pour mission de renverser la première femme élue Premier ministre dans un pays islamique.”

“En 1989, Ben Laden était en contact permanent avec les directeurs de la CIA. Il était votre agent à l’époque, il est encore votre agent aujourd’hui.” 

Interrogé par le journaliste sur l’éventuel lieu où se cache Ben Laden, Zardari a répondu : 

“C’est à vous de me dire cela. Cela fait 8 ans que vous êtes en Afghanistan. C’est vous qui êtes allé le chercher, à Tora-Bora et l’avez laissé échapper… moi je n’ai rien à avoir avec tout cela, à l’époque j’étais en prison, avec la bénédiction des Etats-unis” 

Zardari a également renouvelé sa conviction que Ben Laden est mort.

“J’ai une très forte prémonition qu’il est mort, encore renforcée par les conversations que j’ai eu avec des membres de la communauté du renseignement U.S. Cela fait des années qu’ils n’ont pas trouvé la moindre trace permettant de garantir qu’il est encore en vie.

Ayad Singh

IES News Service - 11/05

http://libertesinternets.wordpress.com/2009/05/12/pour-le-president-pakistanais-osama-ben-laden-a-toujours-ete-un-agent-des-etats-unis/

07-05

Zardari a demandé le plus de soutien à son gouvernement qui a de grandes difficultés à faire face aux percées des ‘taliban’ dans les vallées de Swat et de Buner.

"Ma démocratie a besoin d'attention et a besoin de grandir", a-t-il plaidé.

"La démocratie pakistanaise durera, les terroristes seront défaits par notre lutte commune.

Mon ami le président Karzaï, les Etats-Unis et moi (...) nous serrerons les coudes avec le monde pour combattre ce cancer et cette menace", a-t-il ajouté.

De nombreux Pakistanais reprochent à Washington de saper la démocratie dans leur pays en appuyant et finançant l'armée nationale, très puissante, mais Hillary Clinton a assuré que le soutien au gouvernement élu était "très, très ferme".

Zardari "a hérité d'une situation très difficile et ingérable", a-t-elle observé. "Je pense que nous devons comprendre un peu mieux ce à quoi il est confronté; vous savez, il a traversé avec succès de vraies crises."

 Arshad Mohammed et David Alexander.

7 mai,



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

US & Isaf

07-05

"Un kamikaze a fait exploser une bombe fixée sur sa moto au passage d'un convoi de l'Isaf (Force internationale ndlr) et des forces de sécurité afghanes, dans le district de Gereshk", situé dans la province du Helmand, a indiqué à Abdul Razeq, chef de la police du district de Gereshk.

Parmi les blessés figurent "deux soldats des forces amies" de l'Isaf, a précisé le chef de la police. "Je ne peux rien dire sur de possibles victimes parmi les forces internationales", a indiqué de son côté Daud Ahmadi.

07-05

La Force internationale (ISAF) confirmait  que le soldat étranger, tué jeudi dans une explosion dans le sud de l'Afghanistan, était mort dans l’attaque du convoi des forces afghanes et internationales.

AP 

AFP

07-05

Jeudi, deux soldats britanniques ont été tués dans un attaque à la bombe dans la province d'Helmand.

Reuters

08/05

Un soldat britannique a été tué dans le sud de l'Afghanistan lorsque le véhicule dans lequel il effectuait une patrouille a été visé par un engin explosif artisanal.
Le soldat, qui appartenait au 2ème bataillon des "Rifles", se trouvait dans un véhicule tout-terrain Jackal patrouillant près de Sangin, dans le nord de la province méridionale d'Helmand.

AFP

12-05

Onze kamikazes ont attaqué mardi des édifices de l'administration dans l'est de l'Afghanistan, provoquant des combats dans la ville.

Trois soldats américains ont été blessés,

AP

12-05

Série d’attaques dans la ville de Khost, dans l'est de l'Afghanistan,

Des batailles rangées impliquant les forces afghanes et la Force internationale (ISAF) ont ensuite éclaté. Selon un porte-parole de l'armée US, les troupes ont été prises en embuscade dans les rues de Khost.

 

12-05

Des renforts de l'armée américaine ont été envoyés depuis la base de Salerno, mais ils ont été pris en embuscade sur le chemin, a expliqué le porte-parole de l'armée américaine Brian Naranjo.

Un soldat américain et un policier afghan ont été blessés, a-t-il ajouté.

LEMONDE.FR avec AFP, Reuters, AP 

15-05

Deux soldats de la force de l'OTAN en Afghanistan ont été tués vendredi lors d'affrontements dans l'est du pays, a annoncé la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) dans un communiqué.

Les militaires participaient à une patrouille qui a essuyé des tirs et les deux hommes sont morts à la suite de coups de feu "directs" dans les combats qui ont suivi, a déclaré le commandant Christopher Hall, porte-parole de la force de l'OTAN, composée d'hommes issus de plus de 42 pays.

Il n'a pas fourni de précisions sur la nationalité des soldats décédés.

AP

 

20-05

Deux Américains, dont un collaborateur civil, ont été tués par l'explosion d'une bombe au passage de leur convoi, sur une route près de la base aérienne de Bagram, au nord de Kaboul, apprend-on de source autorisée.

Au moins un véhicule du convoi a été détruit par l'explosion, a indiqué cette source.

Reuters


Pertes des forces collaboratrice locales   - Province non précisée

10-05

Trois soldats afghans ont été tués aujourd'hui par l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule dans le sud du pays.

AFP

18-05

Un jeune frère du président Karzaï, Ahmed Wali Karzaï, a annoncé  être sorti indemne d'une attaque contre son convoi lundi en Afghanistan, dans laquelle un de ses gardes du corps a été tué.



Détails

Province de Ghanzi (centre de l’Afghanistan)

14-05

"Une attaque s'est produits dans le district de Qarabagh lorsque  les ‘rebelles’ ont attaqué un convoi logistique escorté par une  société de sécurité locale.

Les gardes ont riposté tuant trois  résistants sur le coup",  a annoncé le chef de la police locale, Khial Baz  Shirzai. 

Un garde de sécurité a trouvé également la mort dans  l'affrontement, alors que trois résistants et un autre garde ont été blessés dans la fusillade, a-t-il ajouté.

Xinhua) 


Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan). 

07-05

"Un kamikaze a fait exploser une bombe fixée sur sa moto au passage d'un convoi de l'Isaf (Force internationale ndlr) et des forces de sécurité afghanes, dans le district de Gereshk", situé dans la province du Helmand, a indiqué à Abdul Razeq, chef de la police du district de Gereshk.

Selon le ministère de la Santé, sept personnes ont été tuées - deux policiers, deux soldats et trois civils. Vingt personnes, dont dix civils, ont été blessées.

Reuters - AFP

10-05

Deux soldats afghans ont été blessés dimanche matin dans l'explosion d'un engin dans la province voisine de Helmand (sud), selon un communiqué du ministère.

 AFP

10-05

Une  double attaque visant un convoi de la police afghane a fait au moins sept morts et vingt blessés parmi les policiers, annonce le ministère de l'Intérieur.

Reuters

17/05 .
Six policiers ont été tués dans des affrontements, a indiqué le ministère de l'Intérieur..

AFP


Province de Khost (sud-est)

Khost est proche de la poreuse frontière avec le Pakistan, où les résistants locaux multiplient les coups de main, et isolée du reste de l'Afghanistan par des montagnes.

Reuters

12-05

Série d’attaques dans la ville de Khost, dans l'est de l'Afghanistan,

Les attaques, visant des bâtiments officiels, a été revendiquée par un porte-parole desrésistants..

Une source proche des services de sécurité, citée par Reuters, indique cependant que les assaillants ont pénétré à l'intérieur des bâtiments.
L'attaque a commencé quand une voiture piégée a explosé devant la résidence du gouverneur de Khost, dans la matinée.

Trois explosions supplémentaires ont ensuite eu lieu avant que les attaquants se dispersent dans les rues de la ville.

Des batailles rangées impliquant les forces afghanes et la Force internationale (ISAF) ont ensuite éclaté. Selon un porte-parole de l'armée US, les troupes ont été prises en embuscade dans les rues de Khost.

LEMONDE.FR avec AFP, Reuters, AP

12-05

Quatre kamikazes se sont fait sauter lors d’attaques coordonnés à Khost.

Il s'agit des d'attaques urbaines les plus audacieuses ces derniers mois en Afghanistan de la part des résistants, qui ont juré de perturber le déploiement de nouvelles troupes US.

Ces attaques ont tué quatre militaires et deux civils et blessé une douzaine d'autres soldats & civils, a indiqué une source médicale en estimant que le bilan pourrait encore s'alourdir.

Un des kamikazes a été tué par la police alors qu'il tentait de forcer en voiture la grille du gouvernorat de Khost, a déclaré le ministère de l'Intérieur.

Mais l'explosion de sa voiture a tué quatre soldats.

Dans une autre partie de la ville, trois kamikazes se sont fait sauter lors d'un affrontement avec les forces de sécurité.

Reuters

12-05

Onze kamikazes ont attaqué l'administration de Khost (dans l'est de l'Afghanistan) provoquant des combats dans la ville.

L'attaque a débuté dans la matinée lorsqu'un kamikaze vêtu d'une burqa a fait un attentat dans les locaux occupés par les services du gouverneur à Khost, une ville où est également située l'importante base militaire américaine de Camp Salerno. Cette explosion a été suivie par celle d'une voiture, a expliqué Wazir Pacha, le porte-parole de la police de la province.

Des explosions et des combats de rue se sont poursuivis jusqu'en fin d'après-midi.

Au moins neuf autres personnes -dont des civils et des policiers- ont été tués, selon le ministère afghan de la Défense.

Des renforts de l'armée américaine ont été envoyés depuis la base de Salerno, mais ils ont été pris en embuscade sur le chemin, a expliqué le porte-parole de l'armée américaine Brian Naranjo. Un soldat américain et un policier afghan ont été blessés, a-t-il ajouté.

AP

13-05

Un kamikaze a tué sept collaborateurs civils et blessé 21 autres mercredi près d'une base américaine de Khost.

Selon un responsable local, toutes les victimes sont des employés afghans du camp de l'armée américaine, situé dans les faubourgs de Khost.

Les attaques urbaines de mardi étaient les plus audacieuses ces derniers mois

Reuters


Province de Nangarhar((l'est de l'Afghanistan à proximité de la frontière pakistanaise)

Nangarhar

08-05

"Tôt dimanche matin, une bombe a explosé dans le district de Haska Mina, au passage du véhicule d'une société privée de construction, tuant sept passagers et en blessant un autre", a indiqué à l'AFP le porte-parole provincial de la police, Abdul Ghafoor.

Le ministère de l'Intérieur à Kaboul a confirmé l'incident, mais précisé que huit personnes avaient été tuées dans l'explosion.

AFP

11-05

"Il s'agissait de civils collaborateurs  afghans employés à l'entretien des routes comme ouvriers, ingénieurs ou superviseurs", a précisé le porte-parole provincial de la police.

L'attaque s'est produite dans le district de Haska Mina, à environ 50 km de la capitale provinciale, Jalalabad, dans une zone sous contrôle de la résistance, et de membres d'une faction  contrôlée par le chef de guerre afghan Gulbuddin Hekmatyar, éphémère Premier ministre dans les années 1990.

AFP


Province de Nimroz (ouest)

17 mai

La résistance à attaqué dimanche  un poste de police dans le sud-ouest de l'Afghanistan, tuant cinq  policiers et en blessant deux autres, a annoncé le gouverneur de la province de Nimroz, Ghual Dastgir Azad. 

Il s'agit de la deuxième attaque contre la police en moins de  24 heures. 

 Six policers ont péri samedi dans une attaque dans le sud de l'Afghanistan. 

(Xinhua)  


Province de Zaboul (sud-est)

10-05

Trois soldats de l'Armée nationale afghane (ANA) ont été tués lorsqu'une bombe a explosé au passage de leur véhicule, selon le ministère de la Défense.

"L'incident s'est produit alors que les soldats (...) retournaient à leur base après une opération dans la province de Zaboul", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Quatre autres soldats ont été blessés par l'explosion de la bombe.

AFP

11-05

Trois ouvriers d'une autre société de construction qui ont été tués lorsqu'une bombe a explosé au passage de leur véhicule, toujours selon le ministère de l'Intérieur.

AFP

18-05

Huit policiers afghans ont été tués lundi dans deux attaques à la bombe dans la province, a déclaré un responsable  local. 

(Xinhua)

17-05

Un soldat a été tué et trois ont été blessés lorsqu'une bombe a explosé au passage d'un convoi militaire, a indiqué le ministère de la Défense.

AFP

18-05

 "Une bombe a explosé à l'arrivée d'une  unité de l'armée sur les lieux du premier attentat, tuant trois  soldats, a déclaré le chef du district de Nawbahar, Mohammad Zarif. 

Deux autres soldats ont été blessés, a- t-il ajouté. 

 Le porte-parole de la résistance, Qari Yusuf Ahmadi a revendiqué  la responsabilité de ces deux attentats, affirmant avoir infligé  de lourdes pertes à l'armée afghane. 

(Xinhua) --


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