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24/04/2009

n° 432 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak - 22-04 - : Suite - M.Obama, prisonnier des « faucons » en Irak ?


n° 432 - Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak - 22-04 - : Suite - M.Obama, prisonnier des « faucons » en Irak ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak

            n°432                                                                                 22/04/09

                C.De Broeder      &       M.Lemaire



Sommaire :

3 Annexe

3-1 Spécial : Tortures (suite)

6 Mireille Delamarre : ne pas poursuivre les interrogateurs de la CIA - une violation du droit international.

7 USA : La Maison Blanche justifie la publication des mémos sur les interrogations de l'ère Bush.

8 Leon Panneta : La CIA n'utilise plus de prisons secrètes.

9 Pierre Rousselin : la marque d'infamie de l'Administration Bush

10 Obama sous le feu des critiques.

3-3 Spécial : départ des troupes d'occupation.

1 Abir Taleb : Subir un sort imposé.

2 Après l’étiage, l’Irak craint un regain d’attaques.

3 Abir Taleb Le retrait provoque des incertitudes
4 Al-Qaïda tente de reprendre la main.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


6 Mireille Delamarre : ne pas poursuivre les interrogateurs de la CIA - une violation du droit international.

Information complémentaire.
Le rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Manfred Nowak a déclaré que la décision du Président Barack Obama de ne pas poursuivre les interrogateurs de
la CIA qui ont utilisé la simulation de noyade sur des personnes suspectées de "terrorisme" constituait une violation du droit international.
"Les Etats Unis, comme tous les autres états, parties prenantes de
la Convention contre la torture de l'ONU, se doit de faire procéder à des enquêtes criminelles portant sur des actes de torture et de faire comparaître devant un tribunal toute personne contre laquelle il existe une preuve évidente valable".
Nowak a suggéré que soit établi une commission indépendante avant que les suspects ne soient jugés et a dit qu'il était important que les victimes soient indemnisées.
Les 4 mémos publiés portent sur l'approbation de l'utilisation de techniques de torture telles le simulacre de noyade, la nudité forcée, la privation de sommeil pendant de longues périodes, et lâcher des insectes dans des endroits exigus où étaient placés des prisonniers. Cette dernière technique a été utilisée contre les enfants de Khalid Sheikh Mohammed, accusé d'être le cerveau du 11 Septembre, qui ont été capturés en Septembre 2002 au Pakistan, le mémo sur l'utilisation des insectes datant du 01/08/2002. Lors de la tenue d'un tribunal militaire en 2007, Ali Khan, le père d'un détenu de Guantanamo, Majid Khan, qui a fourni un compte rendu détaillé des techniques d'interrogation de son fils, a affirmé que des gardes pakistanais avaient avoué que des interrogateurs américains avaient utilisé des fourmis pour obliger les enfants de Khalid Sheikh Mohammed à révéler où se trouvait leur père. Dans l'une de ses déclarations, Ali Khan affirmait que l'un de ses fils avait été détenu au même endroit que les enfants de K. S. Mohammed.
"Les gardes pakistanais ont dit à mon fils que les garçons, à l'époque âgés de 7 et 9 ans, étaient détenus dans un endroit séparé à l'étage et qu'on leur avait refusé de la nourriture et de l'eau. Ils ont également été torturés mentalement en ayant des fourmis et autres insectes placés sur leurs jambes pour les effrayer et pour les faire avouer où se cachait leur père"
Obama ne bénéficie d'aucune circonstance atténuante telle sa méconnaissance du droit. Il a une formation de juriste et connaît bien le droit américain, international, et les détails de
la Constitution américaine. Comme la justement noté Bruce Fein dans son article : " Il fait montre d'une psychologie d' empire arrogant à l'opposé d'une république modeste, en continuant et en amplifiant la guerre globale et perpétuelle du duumvirat Bush-Cheney contre le terrorisme international sans aucun égard pour les souverainetés étrangères et les vies des civils."

19 Avril

Traduction et Synthèse Mireille Delamarre

http://www.planetenonviolence.org:80/Comment-Obama-Excuse-La-Torture-Bruce-Fein_a1882.html?preaction=nl&id=8073564&idnl=48798&

Copyright Hajo - Assafir


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23/04/2009

n°431 - Les Dossiers d'Irak -20-04- / 1- : La « contre-insurrection » à « basse-intensité » et haute mortalité.


n°431 - Les Dossiers d'Irak -20-04- / 1- : La « contre-insurrection » à « basse-intensité » et haute mortalité.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

N° 431                                                           20/04/09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

« Six Days in Fallujah » : peut-on jouer avec la guerre en Irak ?

Dossier & Point de vue

1-1 Obama organise une visite surprise en Iraq au milieu d'un regain de la guerre …

1-2 Christopher Dowd : Propos obscènes d'Obama.

Suite –

1-3 George Gruenthal : À quoi pouvons-nous nous attendre de la présidence d’Obama ?

1-4 Manlio Dinucci :  La « contre-insurrection » à « basse-intensité » et haute mortalité.

1-5 Pascal Riche : Né pour tuer en Irak.

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Certains chefs de clans locaux appréhendent le retrait des Marines.

2-2 Joëlle Pénochet : Journée Internationale des Semences dédiée aux Irakiens et aux Afghans..

Fin

2-3 L'armée US vide ses prisons : Joie ou amertume des familles de détenus libérés

2-4 Gilles Munier : Les non-dits de la commission mixte économique franco-irakienne : Arnaques et pièges en tous genres.

2-5 Gilles Munier : Affaires à haut risque à Bagdad.

2-7 LGBT assassinés, tout le monde se tait.

3  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Manlio Dinucci : Obama et la réforme de la guerre.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


Tiré à part

« Six Days in Fallujah » : peut-on jouer avec la guerre en Irak ?

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs mais doit être vu comme information

A peine annoncé, le prochain jeu de guerre de Konami crée déjà la polémique.

En effet, « Six Days in Fallujah », en cours de développement, proposera de revivre sur console et PC l'une des batailles les plus meurtrières et controversées de la guerre en Irak.

Le projet est né à l'initiative d'anciens marines américains qui ont contacté les studios Atomic Games, spécialisés dans les jeux de guerre, en leur proposant leurs photos, vidéos et récits des combats.

Un responsable de Konami justifie la démarche dans le Los Angeles Times :

« Ces soldats appartiennent à une génération qui a grandi avec les jeux vidéo, cela explique pourquoi ils ont choisi ce média afin de raconter leur histoire. »

Conçu en étroite collaboration avec ces vétérans, le soft promet une approche ultra-réaliste. Peter Tamte, président d'Atomic Studio, explique :

« Le challenge pour nous est de représenter les horreurs de la guerre dans un jeu qui soit également divertissant ; notre but étant de proposer un aperçu de ce que peut ressentir un soldat dans une telle situation. »

« Ces événements horribles ne devraient pas être banalisés »

Des interviews de vétérans devraient également entrecouper les scènes de jeux afin de renforcer le réalisme et ajouter une dose de pédagogie documentaire.

Ce défi assumé de mêler fun et réalisme dans un jeu vidéo à partir d'un conflit contemporain a toutefois suscité bon nombre de réactions négatives dès son annonce.

Le premier assaut médiatique provient du Daily Mail avec une interview d'un père de soldat britannique mort au combat :

« Si l'on considère les pertes énormes en Irak, glorifier cette guerre dans un jeu vidéo est une preuve de mauvais goût. Ces événements horribles ne devraient pas être banalisés et reproduits dans un jeu pour amateurs de sensations fortes virtuelles. »

L'homme s'inquiète également du profil des consommateurs d'un tel jeu :

« Un jeune fanatique islamiste pourrait y voir une forme de vengeance, ce qui pourrait aussi l'inciter à aller plus loin… »

« Six Days in Fallujah » proposera en effet d'incarner des insurgés irakiens, et même des civils !

« Bien trop tôt pour faire de la guerre en Irak un jeu vidéo »

Le colonel Tim Collins, vétéran décoré de la guerre en Irak, estime qu'il est encore « bien trop tôt pour faire un jeu vidéo sur une guerre qui est toujours en cours » et juge cette démarche « particulièrement insensible, compte tenu de ce qui s'est passé à Falloujah ». Il s'opposera lui aussi à la parution du jeu.

Des associations de familles de soldats américains tués en Irak ont également fait part de leur indignation :

« Quand la barre de vie d'un être cher tombe à zéro, il n'a pas la possibilité de “recommencer” la mission. Lorsqu'il reçoit une balle, il ne lui suffit pas de ramasser une trousse de secours pour continuer à “jouer”… Il souffre, il pleure, il meurt. »

L'association pacifiste britannique « Stop the war », quant à elle, s'indigne que l'on puisse enrober un « massacre » de glamour au seul nom du divertissement, Falloujah devant être considéré avant tout comme un « crime de guerre »…

Une meilleure compréhension de la dure condition du soldat ?

Mais l'annonce du prochain jeu de Konami ne suscite pas forcément la colère chez tout le monde, et certains vétérans y voient même une bonne nouvelle.

Interviewé par G4, le sergent John Mundy considère qu'un tel jeu pourrait servir à l'entraînement des soldats, et qu'il n'est pas impossible qu'ils tirent quelques enseignements de cette expérience vidéo-ludique.

Les sergents George et Smith considèrent eux que « Six Days in Fallujah » pourrait être une bonne opportunité de rapprocher les civils des militaires en leur offrant une meilleure compréhension de ce que les soldats endurent sur le terrain :

« Il n'est pas aisé pour les civils de comprendre pourquoi un soldat de retour du front peut paraître si nerveux et alerte tout le temps.

La première fois dans le jeu qu'ils seront tués de s'être approchés trop près d'une voiture piégée, ou bien la première fois qu'ils seront abattus sans savoir ce qu'il se passe vraiment, peut-être comprendront-ils un peu mieux ce que nous vivons et combien la réadaptation des vétérans à la vie civile peut parfois être difficile. »

Et si au lieu d'un jeu vidéo, il s'agissait d'un film ou d'un livre ?

« Six days in Fallujah » est actuellement en cours de développement. Prévu pour 2010, sa sortie promet d'être plus que controversée.

On se souvient du projet de jeu de Sony baptisé « Shock and Awe » (« choc et effroi », du nom de l'opération militaire américaine lancée sur l'Irak en 2003) qui provoqua un tollé général et contraignit la marque japonaise à s'excuser avant d'abandonner l'idée.

Ces exemples de vindictes bien pensantes qui brident la liberté d'expression en poussant les créateurs de jeux à l'autocensure nous amènent ainsi à nous poser la question : accusé de trivialiser la guerre, « Six Days in Fallujah » connaitrait-il la même levée de boucliers s'il était un livre ou un film ?

Le journaliste américain Mike Antonucci voit en ces critiques hâtives un mépris latent pour les jeux vidéo en général, considérés comme « dépourvus de valeur artistique et sociale ».

Jean-Philippe Dutemps et Clément Floc’h | 

Etudiants en école de commerce | 15/04/2009 | 

http://www.rue89.com/jeux-video/2009/04/15/six-days-in-fallujah-peut-on-jouer-avec-la-guerre-en-irak

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n°431 - Les Dossiers d'Irak -20-04- / Suite - : La « contre-insurrection » à « basse-intensité » et haute mortalité.


n°431 - Les Dossiers d'Irak -20-04- / Suite - : La « contre-insurrection » à « basse-intensité » et haute mortalité.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

N° 431                                                           20/04/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire :

Dossier & Point de vue  / Suite -

1-2 Christopher Dowd : Propos obscènes d'Obama.

1-3 George Gruenthal : À quoi pouvons-nous nous attendre de la présidence d’Obama ?

1-4 Manlio Dinucci :  La « contre-insurrection » à « basse-intensité » et haute mortalité.

1-5 Pascal Riche : Né pour tuer en Irak.

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Certains chefs de clans locaux appréhendent le retrait des Marines.

2-2 L'armée US vide ses prisons : Joie ou amertume des familles de détenus libérés.

 


1-3 George Gruenthal : À quoi pouvons-nous nous attendre de la présidence d’Obama ?

Dans un sens, il n’y a aucun doute que l'élection de Barack Hussein Obama comme Président des États-Unis est historique. Comme le premier président Noir, c'est clair qu’on ne peut plus dire aux Afro-Américains ce qui est réalisable pour eux. Il y a des décades, Malcolm X a écrit dans son autobiographie que, quand il a dit à son enseignant qu'il voulait être avocat, l'enseignant lui a dit qu'il devrait viser à être quelque chose comme un charpentier, alors que devenir un avocat n'était pas un but "réaliste" pour une personne Noire.

Également, la présidence d’Obama marquera un changement du style de Bush des débridées guerres d'agression unilatérales. Bush a fait du gouvernement américain le plus détesté partout dans le monde, non seulement au Moyen Orient et autres pays dépendants et opprimés, mais aussi parmi le peuple de ses alliés en Europe de l’Ouest. Bush est devenu aussi un des présidents les plus méprisés par une grande section de gens dans les États-Unis. Dans la ville de New York, Obama a gagné par presque 80% du vote sur McCain, qui correctement était vu comme un continuateur des politiques de Bush, et dans le Bronx, avec son écrasante population Noire et Latine, Obama a gagné avec presque 90% du vote.

Mais Obama n'a pas gagné seulement parce qu'il avait un large soutien populaire. Il a gagné principalement parce qu'il était le préféré évident des principaux secteurs de la classe dirigeante du monopole capitaliste. Sa campagne a dépassé en dépenses celles de McCain par plus de plusieurs millions. Et ceci n'était pas seulement à cause des petites contributions de millions d’Afro-Américains et autres travailleurs mais à cause des gros monopolistes, des compagnies d’huile, d’auto et d’autres secteurs qui ont donné des millions à sa campagne.

Aussi, la majorité des médias bourgeois ont donné leur soutien à Obama. Dans la ville de New York, non seulement le New York Times, qui représente le secteur libéral du capital financier et est principalement destiné à la petite et moyenne bourgeoisie a soutenu Obama. Aussi l’a fait le Daily News dont la fonction principale est de diriger la démagogie bourgeoise à la classe des travailleurs. Des grands journaux bourgeois, seulement le New York Post le porte-parole des secteurs les plus réactionnaires de la classe gouvernante a soutenu McCain. (Bien sûr, les journaux bourgeois ont totalement ignoré la campagne de Cynthia McKinney, la femme progressive Afro-Américaine qui a conduit une campagne indépendante sur la ligne du Green Party.) Pour voir l'importance de la presse bourgeoise dans les élections, on peut seulement se rappeler l'universelle raillerie dirigée à Howard Dean, le coupant de la course quand il était le principal candidat dans les Primaires Démocrates de 2004, parce qu'il a pris une position contre la guerre en Iraq.

Les élections elles-mêmes ont montré la réjection évidente des politiques de Bush, non seulement sur la guerre mais aussi sur ses cadeaux au riche. Des millions de nouveaux électeurs ont été enregistrés (quelques 300,000 dans la Ville de New York seulement), la grande majorité d’eux a soutenu Obama. Environ 95% des électeurs Afro-Américains ont soutenu Obama, comme l’ont fait presque 70% des électeurs Latino. Les électeurs blancs dans la majorité (55%) ont voté pour McCain, bien que les électeurs de race blanche dans une écrasante majorité d’état de race blanche (tel que 'IOWA ou New Hampshire) furent dans la majorité pour Obama. C'était des blancs dans la nation Afro-Américaine dans le Black Belt South qui ont voté principalement pour McCain.

Qu’est-ce qu’Obama Représente?

Au commencement de la plus sérieuse crise économique aux États-Unis. (et probablement dans le monde) depuis la Grande Dépression, et pendant le plus grand isolement politique du gouvernement des États-Unis au Pays et à l'étranger, la classe dirigeante compte sur un président Afro-Américain qui entre en fonction sous le slogan "Le Changement Nous Pouvons Y Croire." Mais la candidature d’Obama, particulièrement puisque il a gagné la nomination à la Convention du Parti Démocrate en août, montre les limites de son changement proposé.

 Premièrement, Obama a choisi comme Vice-président Joe Biden vieux routier du Parti démocrate. En particulier, Biden a soutenu la guerre en Iraq à son début, et représente des décades d'expérience au service de l’impérialisme américain.

Deuxièmement, Obama a tourné consciemment son dos au mouvement des Afro-Américains. Ceci fut très évident quand il fut forcé par deux fois de nier son ancien pasteur, le Rev. Jeremiah Wright, qui a mis en avant une forme de Théologie de Libération y compris l'utilisation du slogan "Dieu damne l'Amérique" (de la même façon, que durant le mouvement des Droits Civiques le peuple disait "Dieu damne le Mississippi"). Ceci faisait penser à la façon dont John Kerry, pendant sa campagne présidentielle en 2004, a été forcé de nier son verdict exact sur la nature agressive de la Guerre au Vietnam. Pour être un candidat impérialiste "sérieux" dans les élections aux États-Unis, il faut toujours être préparé à nier la vérité.

Troisièmement, Obama a fait marche arrière sur ses précédentes positions anti-guerre. En ce qui concerne l’Iraq, il a déclaré: "nous devons être aussi prudent à sortir de l’Iraq que nous fûmes négligent à y entrer." De plus, il appelle à envoyer plus de troupes en Afghanistan et même pour le besoin de traverser cette frontière du pays avec le Pakistan dans "la chaude poursuite" de militant, poursuivant la pratique de Bush de bombarder les villages pakistanais.

Quatrièmement, comme opposé à prendre une position "équitable" au Moyen-Orient, Obama s’est engagé à continuer le soutien débridé pour le client principal des États-Unis dans la région, l’Apartheid sioniste-Israël.

Cinquièmement, comme partie d'un effort bipartite à secourir le monopole capitaliste, Obama a joint McCain pour amener à bonne fin le $700 milliard de sauvetage des grandes corporations, clamant que c’était nécessaire pour ranimer l'économie. Il n'a manifesté aucune intention pour mettre en place un projet de secours pour les millions de gens qui ont déjà perdu leurs maisons ou qui font actuellement face aux saisies, étant expulsés pour l'incapacité à payer leurs loyers, pour ceux qui n'ont pas d'argent pour payer les soins de santé, ou pour tous les travailleurs qui souffrent de la crise capitaliste.

Finalement, les nominations d’Obama à son gouvernement ont montré son prolongement avec la politique capitaliste traditionnelle. Sa nomination d’Hillary Clinton comme Secrétaire d'État fournit la continuité avec le régime de bill Clinton. Éric Holder, en dépit d'être le premier Africain-Américain à être désigné au poste de Ministre de la Justice, fut un avocat qui a défendu Chiquita Brands qui a fourni $1.7 million aux escadrons de la mort Colombiens qui tuaient les syndiqués et autres civils. . Et Adolfo Carrion, président d’arrondissement Bronx Borough, et possible candidat pour l’HUD, est connu pour supporter des cadeaux de centaines de millions des contribuables aux grandes corporations privées pour «développer» le Bronx.

Ce n’est pas par accident qu’Obama fut mis en fonction maintenant, comme les États-Unis font face à une crise sévère. Obama devra présider aux réductions à grande échelle dans les services sociaux d'une certaine façon que la classe qui gouverne pense sera plus agréable aux gens que si McCain était le président. Obama peut dire: "Nous aimerions pouvoir fournir des soins de santé abordables pour tous, mais nous n'avons tout simplement pas l'argent maintenant." Ou "Nous aimerions couper les impôts pour 95% des gens, mais nous ne pouvons pas le faire alors que nous avons un déficit énorme du budget." Ceux qui pensent qu’Obama pourra implanter un Nouveau programme qui fournira quelque soulagement immédiat aux masses se sont trompé.

Les Tâches des Socialistes Révolutionnaires Aujourd'hui

Dans la période conduisant aux élections, plusieurs Marxistes-Léninistes authentiques et autres progressistes ont soutenu Cynthia McKinney. McKinney était pour un six-terme membre du Congrès Démocratique de Géorgie qui est venu adopter des positions progressistes, non seulement appelant pour le retrait de toutes les troupes d'Iraq et d’Afghanistan, mais pour la fermeture de toutes les bases militaires à l'étranger. Elle a soutenu un projet de programme national de santé. Elle a exigé une investigation authentique de ce qui est arrivée le 11 septembre, 2001, et pour la mise en accusation de George Bush comme Président. Et elle a demandé une Reconstruction de la Nouvelle-Orléans après l'Ouragan Katrina pour le droit au retour de la population à une écrasante majorité Afro-Américaine qui avait habité là. Pour ces positions et autres, elle a fait face à l'écrasante opposition de la direction du Parti Démocratique, qui par deux fois a soutenu son adversaire dans les Primaires Démocrates pour le Congrès. Par la suite elle a quitté le Parti Démocrate pour courir comme candidat indépendant. (Pour une position Marxiste-Léniniste détaillée sur sa campagne, voir "Les Campagnes d’Obama et McKinney pour le Président" par l'Organisation Révolutionnaire du Travail (anciennement Ray O Light Group) à www.mltranslations.org/US/ROL/ROL48.htm.)

Les Marxistes-Léninistes ont soutenu sa candidature en essayant d’éviter d’aliéner le plus grand nombre de gens, particulièrement les Afro-Américains, qui croient en l’appel d’Obama pour le changement. Nous reconnaissons que la plupart des gens doivent apprendre par leur propre expérience ce qu’Obama vraiment représente, et il n’y a aucun doute qu'ils l’apprendront.

Plusieurs progressistes, qu’ils aient ou non, soutenu Obama dans les élections, s’unissent dans leur soutien des besoins du peuple et dans l’espoir d’un changement, et essaient de construire l’unité sur un feuilleton de demandes pour des besoins fondamentaux, tel que les emplois, le logement, la santé, l’éducation, et contre les guerres d'agression, etc. En tant que révolutionnaires et Marxistes-Léninistes, nous devons prendre part à de telles coalitions, tout en aidant à s’éloigner du piège d'appartenir au Parti Démocrate ou d’essayer de "pousser le Parti Démocrate vers la gauche." C'est de plus notre tâche comme socialiste de préciser que la crise et les guerres d'agression font partie de la nature du capitalisme monopoliste.

Ici nous devons nous inspiré des leçons de la Révolution d’Octobre et de la construction du socialisme en Union Soviétique. Un des premiers actes du gouvernement Soviétique en Octobre 1917 a été de se retirer de la Première guerre impérialiste mondiale et de ratifier un Décret sur la Paix à tous les peuples. Et en même temps alors que tout le monde capitaliste était pris au piège dans une Grande Dépression, l’Union Soviétique abolissait le chômage et développait une économie planifiée socialiste avec le premier des grand Plans de Cinq Ans qui servaient les besoins matériels et culturels grandissant des travailleurs

Durant les années 1930, quand le monde faisait face à la menace du fascisme, Georgi Dimitrov a fait appel aux communistes et à tous les progressistes des États-Unis pour construire un Parti d'Ouvriers et de Paysans. Dans les conditions des États-Unis aujourd'hui, nous avons besoin de construire un parti de classe multinationale des travailleurs et des nations et nationalités opprimées.

George Gruenthal
De l’Édition anglaise de NSC, Vol 17#3

Traduction Dr Adélard Paquin

Cliquez ici pour retourner au NSC Édition Française, vol. 6,

http://www.northstarcompass.org/french/nscfr66/obama.htm


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n°431 - Les Dossiers d'Irak -20-04- / Fin - : La « contre-insurrection » à « basse-intensité » et haute mortalité.


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Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

N° 431                                                           20/04/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire :

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage / Fin-

2-3 Joëlle Pénochet : Journée Internationale des Semences dédiée aux Irakiens et aux Afghans.

2-4 Gilles Munier : Les non-dits de la commission mixte économique franco-irakienne : Arnaques et pièges en tous genres.

2-5 Gilles Munier : Affaires à haut risque à Bagdad.

2-7 LGBT assassinés, tout le monde se tait.

3  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Manlio Dinucci : Obama et la réforme de la guerre.



2-3 Joëlle Pénochet : Journée Internationale des Semences dédiée aux Irakiens et aux Afghans.

Le 26 avril prochain sera une journée de solidarité avec tous les fermiers du monde victimes du diktat des multinationales agroalimentaires qui les dépossèdent de leur patrimoine, brevettent les semences qu’elles leur ont volées et leur imposent autoritairement les cultures OGM. Elle sera dédiée tout particulièrement aux agriculteurs d’Iraq et d’Afghanistan, et des autres pays dévastés par des guerres d’agression et l’occupation de troupes étrangères. Ce sera l’occasion de sensibiliser le public aux dangers des aliments génétiquement modifiés et à la dictature des grands semenciers (principalement Monsanto) dont le but ultime est le contrôle total de la chaîne alimentaire. C’est aussi une journée de résistance contre des pratiques criminelles qui menacent l’avenir de la planète.

Le 26 avril, date anniversaire de la directive scélérate Bremer qui a dépossédé les Iraquiens de leur patrimoine agricole  

Le jour du 26 avril a été choisi parce que l’ordonnance 81 signée il y a cinq ans, le 26 avril 2004, par l’administrateur provisoire de l’Iraq Paul Bremer a placé le pays sous le joug économique total de l’Occupant en obligeant le pays à réformer drastiquement son économie sur le modèle économique néo-libéral américain. Ceci en violation de la Constitution irakienne et des conventions de la Haye et de Genève qui stipulent que l’occupant doit respecter la juridiction du pays occupé. Il s’agit d’une véritable déclaration de guerre contre les fermiers des pays occupés.  

Cette ordonnance, rédigée de façon très perverse, a institué de fait une obligation pour les fermiers irakiens d’acheter chaque année une licence et des semences transgéniques aux multinationales semencières  américaines - alors que la juridiction irakienne interdisait toute privatisation des ressources biologiques.  

Elle a livré le pays en pâture aux nécro-entreprises géantes qui contrôlent le commerce mondial des graines, comme Monsanto, Syngenta et Dow Chemicals. Comble de l’ironie, c’est au cœur de la Mésopotamie (l’actuel Iraq) qu’a été inventée l’agriculture voici plus de dix mille ans !  

L’ordonnance 81 a donné aux sociétés étrangères un droit de propriété intellectuelle (semblable à ceux que Washington a introduit dans les règles de l’OMC) qui leur concède pendant vingt ans le monopole sur la production, la reproduction, la vente, l’exportation, l’importation et le stockage de toutes les semences génétiquement modifiées et les variétés de plantes «similaires».  

Au cœur de l’ordonnance, la règle de « Protection des variétés des plantes » (PVP), qui ne traite pas de conservation de la biodiversité, mais de la protection des intérêts commerciaux des transnationales semencières (qui, en vertu des ordonnances Bremer, sont exonérées d’impôts, ne sont pas obligées de réinvestir dans le pays et possèdent le droit de rapatrier tous leurs profits). Pour être qualifiées, les plantes doivent être « nouvelles, distinctes, uniformes et stables », des critères que les plantes traditionnelles ne peuvent pas remplir.  

L’article 14 de cette loi interdit aux agriculteurs de réutiliser les semences de ces variétés transgéniques protégées ! Les agriculteurs « coupables » d’avoir semé des graines non achetées, ou dont le champ aurait été contaminé accidentellement, encourent de fortes amendes, voire des peines d’emprisonnement, la destruction de leurs récoltes, de leurs outils et de leur installation !  

Monsanto a fait un hold-up sur les semences millénaires des pays qu’elle envahit pour les modifier génétiquement, les breveter et les revendre aux agriculteurs désormais contraints de payer pour pouvoir les cultiver !   

Les semences, en tant que premier maillon de la chaîne alimentaire, représentent un enjeu économique et politique fondamental, et une arme de domination redoutable. Vandana Shiva (Inde), directrice de  la « Fondation de recherche pour la science, les technologies et les ressources naturelles », qui défend l'agriculture paysanne, a justement fait remarquer que « La directive 81 ressemble à d’autres lois dans le monde », à la différence que « l’Iraq est un pays en guerre et occupé » , car « partout dans le monde les multinationales veulent déposséder les agriculteurs de leurs semences ». Cette directive est criminelle « car elle touche le cœur de l’agriculture et concerne l’humanité entière ». D’autant qu’« en période de guerre, la sauvegarde des semences est plus importante que jamais ».  (1)  

 Afghanistan : de la nourriture (importée) et des bombes

L’Afghanistan avait subi le même sort que l’Iraq dès 2002. Il y a trente ans, le pays était un exportateur net de nourriture. Après l’agression de 2001, les USA avaient proclamé qu’ils rendraient le pays de nouveau auto-suffisant en 2007. Aujourd’hui cet objectif est plus éloigné que jamais, les populations dépendant de l’importation de nourriture et de l’assistance étrangère à plus de 80%1. Au lieu d’aider les Afghans à récupérer leurs pratiques agricoles ancestrales, les USA, par le biais des « centres d’alimentation » achèvent de détruire totalement le système agricole, déjà dévasté par une guerre sans fin.(2) Le riche patrimoine afghan est ignoré au profit de plantes importées.  

L’USAID (States Agency for International Development), la puissante agence fédérale américaine chargée de « développement économique » (sic) et de « l’assistance humanitaire » dans le monde, connue pour ses opérations secrètes d’infiltration et de déstabilisation, est chargée de faire la promotion active de l'agriculture génétiquement modifiée.  

Andrew Natsios, administrateur, avait annoncé en 2002 que son agence devrait rester au moins une décennie en Afghanistan pour faciliter l’installation de compagnies privées dans le cadre de la « reconstruction ».  Il a déclaré : "l'un des seuls moyens pour nous d'être capables de nourrir le monde en voie de développement et de restaurer le système agricole dans le tiers monde est l'utilisation d'OGM". Ainsi, en 2006, L’USAID s’est engagée à prêter 80 millions de dollars sur trois ans à 60 000 personnes vivant dans les zones rurales pour permettre aux paysans  ans d’acheter du matériel agricole et des semences « licites »… Parmi ces semences, du soja – totalement étranger à la culture locale -, censé combattre la malnutrition. L’USAID a financé le programme de Nutrition et d’Education internationale( Nutrition and Education International  - NEI), mis au point par Neslé, pour apprendre aux Afghans à planter et à manger les haricots de soja !  

Par ailleurs, la Banque mondiale, acteur central de cette reconstruction depuis 2001, vise à consolider le rôle du secteur privé dans tous les domaines, en particulier celui des géants des semences transgéniques.  

En septembre 2005, sous la pression de la FAO et de l’Union européenne (3), le « ministère » de l’agriculture afghan, qui prétendait protéger le droit des fermiers à conserver leurs graines, adopta une loi qui confiait leur monopole aux semenciers.

 En plus de subir les bombardements et les exactions quotidiennes des occupants, les fermiers iraquiens et afghans, devenus des serfs, sont désormais condamnés à produire des plantes artificielles, destinées en grande partie à l’exportation mondiale ou aux troupes d’occupation, au seul bénéfice de Monsanto et consorts. Ceci alors même que les populations locales meurent de faim (ces deux pays figurent maintenant parmi les plus pauvres au monde (4). C’est pourquoi de plus en plus de fermiers désespérés ont abandonné la culture des céréales en faveur de celle de l’opium.  

Au départ, les nécro-entreprises et les gouvernements fantoches d’Iraq et d’Afghanistan, de même que le gouvernement indien, ont distribué quasi gratuitement, à  la façon de dealers de drogue dure, mais à une échelle beaucoup plus dramatique, les « nouvelles semences » aux fermiers, afin de mieux les précipiter dans un système infernal dont ils ne pourront plus sortir.

L’invasion des semences OGM en Inde a provoqué une épidémie de suicides   

Le terrorisme alimentaire a conduit au suicide des dizaines de milliers paysans du Tiers Monde, ruinés par l’achat annuel de semences transgéniques et des pesticides, herbicides et fongicides très toxiques qui leur sont nécessairement associés. Ainsi, 150 000 fermiers indiens se sont suicidés entre 1997 et 2005, soit une augmentation de 52 % du taux  pendant cette période. Plus de mille paysans se suicident chaque mois, selon le ministère de l’agriculture.  

En effet, les producteurs de coton sont devenus dépendants de semences OGM, qu’ils doivent acheter très cher (4,5 fois et demi le prix des semences traditionnelles - mais de nombreuses semences étaient jadis gratuites, récupérées d’une année sur l’autre) ainsi que les produits associés. Cette situation les contraint à s’endetter lourdement (la moitié des paysans indiens sont sur-endettés). L’état - qui faisait la promotion du coton BT de Monsanto - les y avait incité en instituant un crédit spécial. Lorsque ce crédit est coupé, les fermiers, désespérés et ruinés, se suicident - le plus souvent avec des pesticides de Monsanto. Pour acheter les semences miracles, ils ont souvent vendu tout ce qu’ils possédaient, leurs animaux de ferme et même leurs bijoux de famille.  

En outre, l’introduction des OGM, de même que l’agriculture intensive d’exportation, détruit la biodiversité. Sur les 100.000 variétés de riz que possédait l’Inde, il n’en reste aujourd’hui qu’une cinquantaine. La diversité des variétés de semences est le fruit du travail des paysans qui ont reproduit, sélectionné et ressemé les espèces adaptées aux besoins des hommes depuis 10 000 ans. Enfin, les cultures OGM ont un rendement moindre, tout en exigeant plus de pesticides.

Source: Legrandsoir.info

Les chimères issues des nécro-technologies représentent de très grands dangers sur les plans environnemental, sanitaire, économique et éthique. Elles entraînent une pollution environnementale aussi irréversible que celle qui est provoquée par l’uranium appauvri. Par ailleurs, elles peuvent être utilisées dans le cadre de guerres biologiques ou bactériologiques silencieuses. 

Pour contrôler les populations, les tenants du Nouvel Ordre Mondial doivent les maintenir dans la sous-alimentation, la pauvreté et l’ignorance. Les brevets, particulièrement ceux qui portent sur des semences génétiquement modifiées, constituent l’une de leurs principales armes pour asservir l’une après l’autre les peuples du monde entier.  

Il est temps pour tous les peuples de se rebeller, de refuser les diktats des multinationales et de l’impérialisme US et les OGM, de récupérer leur patrimoine propre et de se consacrer à des cultures vivrières sans pesticides et herbicides.   

Comme l’a dit Vandana Shiva au sujet de l’Iraq à l’occasion de cette journée internationale, ce patrimoine des semences n’est pas seulement celui d’un pays, mais celui de l’humanité toute entière. C'est pourquoi il est du devoir de chacun de défendre l’héritage de nos ancêtres, en utilisant l’arme non-violente de la désobéissance civile.  

Faisons du 26 avril une grande journée d’information et de résistance !

NB : Nous avons repris ici des passages d’un article précédent (2008), Monsanto à Babylone:

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8062 

Notes :  

(1) Dr Vandana Shiva to IRAQI Farmers & Women (mars 2009)

http://www.youtube.com/watch?v=I-B1yU278zk  

(2) En 2006 par exemple, 55 000 tonnes de produits ont été exportés et 818 000 tonnes importés.  

(3) Cf. http://www.grain.org/briefings_files/agrecon2009.pdf  

(4) D’après l’indice du développement humain de l’ONU, l’Afghanistan se classe au 174e rang sur 178 pays. L’espérance de vie y est de 43 ans, la mortalité infantile de 25% et la mortalité maternelle de 16 pour 1000.    

Sources :  

Information détaillée sur le statut de l’agriculture en Afghanistan et en Iraq : The soils of war, The real agenda behind agricultural reconstruction in Afghanistan and Iraq, Grain  

 http://www.grain.org/briefings/?id=217  

The soils of war par GRAIN 

http://www.grain.org/briefings_files/agrecon2009.pdf

Latha JISHNU: Order 81 and the plunder of farming, Business Standard, New Delhi, April 1, 2009.  

http://www.business-standard.com/india/news/latha-jishnu-order-81the-plunderfarming/353518/   

Iraq's New Patent Law: A Declaration of War Against Farmers Focus on the Global South and GRAIN 15oct04 :

http://www.mindfully.org/Farm/2004/Iraq-Patent-Law-CPA15oct04.htm   

Andrew Bosworth, Ph.D: Mutant Seeds for Mesopotamia  Palestinechronicle, 15 octobre 2008: http://www.palestinechronicle.com/view_article_details.php?id=14270  

Natsios announces Economis Governance for Afghanistan, 25 juillet 2002

http://www.america.gov/st/washfile-english/2002/July/20020725175702cevans@pd.state.gov0.8919794.html#ixzz0Cvai8nPe&B   

L'ordonnance n° 81:

http://www.mindfully.org/Farm/2004/Iraq-Plant-Variety-Law26apr04.htm  http://www.trade.gov/static/iraq_memo81.pdf

Le texte de la loi sur les semences en Afghanistan

http://www.grain.org/brl_files/Afghanistan-seed-law-2006.pdf  

Christopher D. Cook, Plowing for Profits U.S. Agribusiness Eyes Iraq’s Fledgling Markets, In These Times 15 mars 2005 : http://www.inthesetimes.com/article/2009/

http://www.mindfully.org/GE/2005/Iraq-US-Agribusiness-Profit15mar05.html 

Iraq's Crop Patent Law A Threat To Food Security By GM Free Cymru, CounterCurrents, 3 mars 2005

http://www.countercurrents.org/iraq-cymru030305.htm 

Patrick Cockburn, Desesperate Iraqi Farmers Turn to Opium, CounterPunch,

24 janvier 2008: http://www.counterpunch.org/patrick01242008.html  

Source: jakouiller.com

Joëlle Pénochet 

Mondialisation.ca

Le 18 avril 2009

http://internationalnews.over-blog.com/article-30335408.html

 


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22/04/2009

n°430 - Journal d'Irak - 11-04 au 21-04- Début- : Laith Mushtaq : Fallujah ne quitte jamais mon esprit.

n°430  - Journal d'Irak - 11-04 au 21-04- Début- : Laith Mushtaq : Fallujah ne quitte jamais mon esprit.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Les analyses des auteurs  doit être considérée comme un acte de résistance et une contribution à l'information face à la dictature des médias, et des gouvernants.

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants ….

M.Hassan  : Au début de l’occupation, les Américains prétendaient que la résistance était le fait, principalement, des « Sunnites ». Maintenant, les « Sunnites » sont devenus… les » terroristes-islamistes » d’Al Qaeda

Vivre sous occupation c'est l'humiliation à chaque instant de sa vie. Résister à l'occupation c'est vivre libre ! :  Yasser Arafat

 



Journal d'Irak

n°430                     du 11/04                  au 21/04/09

C.De Broeder & M.Lemaire



 

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Sommaire :

Tiré à part :

Obama "n'a rien changé" à la vision des musulmans.

Paroles & action du président...

Obama veut une rallonge budgétaire pour l'Irak et l'Afghanistan.

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

Suite

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 J’ai dit à mon chef : « c’est un mauvais jour, nous avons tué tout le monde ». « Non, non, au contraire, c’est un bon jour ».

5-2 Loty Malebranche Camille : Démesures insensées d’une civilisation et de sa presse.

Fin

6 Les brèves

6-1 Le Congrès résiste aux coupes budgétaires du Pentagone.

6-2 D’anciens résistants recrutés par les Américains préparent des attaques.

6-3 Israël formerait des 'terroristes' d'Al- Qaïda sur son territoire.

7 Dossier & Point de vue

7-1 Laith Mushtaq : Fallujah ne quitte jamais mon esprit.

 



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n°430 - Journal d'Irak - 11-04 au 21-04- Suite - : Laith Mushtaq : Fallujah ne quitte jamais mon esprit.

n°430  - Journal d'Irak - 11-04 au 21-04- Suite - : Laith Mushtaq : Fallujah ne quitte jamais mon esprit.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Les analyses des auteurs  doit être considérée comme un acte de résistance et une contribution à l'information face à la dictature des médias, et des gouvernants.

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants ….

 



Journal d'Irak

n°430                     du 11/04                  au 21/04/09

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 J’ai dit à mon chef : « c’est un mauvais jour, nous avons tué tout le monde ». « Non, non, au contraire, c’est un bon jour ».

5-2 Loty Malebranche Camille : Démesures insensées d’une civilisation et de sa presse.



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels

11-04

Cinq soldats américains ont péri  dans une attaque Kamikaze contre un important centre de la police irakienne à Mossoul.

En outre, deux soldats américains ont été blessés dans l'attaque.

AFP

13-04

Un soldat a été tué  par un projectile explosif à proximité de Kerbala, au sud de Bagdad

AP



Les combats par provinces

Après plusieurs mois de baisse progressive, l’Irak connaît ces dernières semaines un regain des attaques de la résistance.

1-1 Bagdad

18/4

Des obus sont tombés soir sur la Zone verte de Bagdad, le quartier ultra-sécurisé de la capitale qui abrite notamment les ministères.

Il s'agit de la première attaque depuis le 15 janvier.

Au moins deux explosions ont été entendues.

En plus des ministères irakiens, la Zone verte abrite également les ambassades américaine et britannique.

AP


1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija Hit, Houssabayh, Karabilah,  Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi (capitale de la province d'Al-Anbar,) Kaïm (à la frontière avec la Syrie), Sindjar & Zaidan

Habbaniya (60 km de Bagdad)".

17-04

Attaque d’une base irakienne: 16 militaires tués, 50 blessés

Un des kamikaze a fait détoner sa ceinture d'explosifs dans une file d'attente devant la cantine de la base militaire de Habbaniya.

Des bilans différents ont été donnés à la suite de l'attaque.

Le général Askari a assuré que l'armée ne cherchait pas à dissimuler le vrai bilan

 

Le camp de Habbaniya, construit dans les années 1920 par les Britanniques, est un des plus anciens du pays. Anciennement dédiée à l'armée de l'air, la base accueille aussi l'armée de terre. L'armée américaine est également présente mais sur une position éloignée.

AFP / Xinhua


1-3 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar )

Mossoul

10-04

Au moins huit policiers Irakiens ont été tués et 20 blessés dans une attaque Kamikaze contre un poste de police à Mossoul.

AFP

11-04

Deux policiers irakiens ont été tués, dans une attaque Kamikaze contre un important centre de la police irakienne à Mossoul.

De son côté, le ministère irakien de l'Intérieur a indiqué qu'outre les cinq soldats américains, deux policiers et un soldat irakiens avaient été tués dans l'attaque.

En outre, 43 policiers ont été blessés.

AFP

13-04  

L'Etat islamique d'Irak, une des branche irakienne de la résistance nationale, a revendiqué deux actions kamikazes ces derniers jours à Mossoul.

Dans un communiqué, l'Etat islamique d'Irak a affirmé avoir tué et blessé "plus de 20 croisés et au moins 100 policiers irakiens à Mossoul".

(AFP)


1-3 Province de Babylone

Latifiyah (60 km au sud de Bagdad), Latifiyah, au sud de Bagdad

11-04

Dans un communiqué, l'Etat islamique d'Irak, a affirmé avoir tué ou blessé plus de 50 miliciens des Sahwa et soldats irakiens, à Latifiyah, au sud de Bagdad.

Cette attaque visait le QG de la milice Sahwa.


Province de Babel

Iskandariya, à 40 km au sud de Bagdad.

11-04

Attaque kamikaze contre un poste l'armée irakienne a fait 12 morts et 32 blessés.

Le kamikaze a visé une file d'attente de miliciens sunnites des "conseils de Réveil", ou "Majalis al Sahoua", qui attendaient de toucher leur solde.

"Les hommes des Sahoua allaient entrer dans le poste militaire pour recevoir leur argent quand un kamikaze s'est fait sauter au milieu d'eux ...", a dit le colonel Ali al Zahaoui, chef de la police d'Iskandariya.

A la morgue de cette ville située dans une région jadis baptisée "le triangle de la mort", un responsable a affirmé avoir réceptionné 13 corps.

Reuters


Province de Ta'mim

Kirkouk,(Capitale de la province )

16 -04

"Il est désormais plus que probable que la voiture était garée juste avant l'arrivée du bus transportant des policiers et le résistant qui la conduisait a réussi à s'enfuir juste avant l'explosion qui s'est produite au passage du bus. "Il s'agissait d'une voiture de marque Opel bourrée d'explosifs d'une puissance équivalente à 250-300 kilos de TNT".
 la bombe contenait également des objets métalliques (boulons, vis, etc) pour la rendre encore plus dévastatrice.
Le lieutenant-colonel Ghazi Mohammed Rachid de la police de Kirkouk, a annoncé que tous les tués étaient des policiers protégeant les installations de
la North Oil Company, l'entreprise pétrolière publique pour le nord de l'Irak, et rentrant chez eux.
A l'hôpital de Kirkouk, le docteur Nihad Khoudr a "compté dix morts et plus de 20 blessés".
"Dix d'entre eux sont dans un état sérieux, blessés à la tête, à l'estomac ou aux jambes", a-t-il indiqué, précisant que cinq se trouvaient en salle d'opération.

Selon Sarhat Qadir, porte-parole de la police. la déflagration a  blessé 12 policiers et huit collaborateurs civils.

AFP -16-04
http://www.lematin.ch/



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)


Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)

679.600

Civils blessés (depuis l'occupation) 

70.799 ( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.940   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.011 (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.885   (chiffre minimum)

En prison

40.268. (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.596 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.200 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.6246

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

52.782 (chiffre très minimal)

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.595 (chiffre très minimal)

933

non-combattants accidentés,

27 103

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

12.964

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

26.794 (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.916

 

 

Autres tués (collaborateur)

5.586

Autres blessés (collaborateur)

9.639

 

 

Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicoptères

104  ++              (idem)

Avions (& drone)

28 ++


Ces  totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET


The War in Iraq Costs

Le 22/04 à 8H37

662.292.792.754 dollars

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home

 

Sur le coût de la guerre:
À ce jour, $ 830.2 milliards de dollars ont été alloués à la guerre en Irak et en Afghanistan. En outre, $ 77,1 milliards de dollars ont été demandés dans la récente que des fonds complémentaires de ces guerres, pour un total de $ 907,3 milliards de dollars. Les autorités nationales, l'État, et nous offrons des numéros locaux sont basés sur le total des montants approuvés et en attente jusqu'à la fin de l'année financière 2009.
Le texte intégral du FY2010 budget prévu en Mai contiendra les demandes de financement pour la guerre FY2010. Lorsque les montants sont FY2010 approuvée, nous allons régler le compteur de façon à atteindre le nouveau total à la fin de FY2010.
Si vous devez comparer le montant affiché sur le nombre de nos fiches d'information avec le coût de la guerre contre, s'il vous plaît noter que les fiches d'information approuvées et inclure toutes les dépenses de la guerre en suspens à ce jour, le même nombre que le compteur atteindra à la fin de la l'exercice 2009. 

Liens connexes
Notes et sources: Coût de la guerre
Voir le coût de la guerre contre le
Voir les autres Tradeoffs


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n°430 - Journal d'Irak - 11-04 au 21-04- Fin - : Laith Mushtaq : Fallujah ne quitte jamais mon esprit.

n°430  - Journal d'Irak - 11-04 au 21-04- Fin - : Laith Mushtaq : Fallujah ne quitte jamais mon esprit.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Les analyses des auteurs  doit être considérée comme un acte de résistance et une contribution à l'information face à la dictature des médias, et des gouvernants.

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants ….

 



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n°430                     du 11/04                  au 21/04/09

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Sommaire : (fin)

6 Les brèves

6-1 Le Congrès résiste aux coupes budgétaires du Pentagone.

6-2 D’anciens résistants recrutés par les Américains préparent des attaques.

6-3 Israël formerait des 'terroristes' d'Al- Qaïda sur son territoire.

7 Dossier & Point de vue

7-1 Laith Mushtaq : Fallujah ne quitte jamais mon esprit.

 


 


6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6-1 Le Congrès résiste aux coupes budgétaires du Pentagone.

Du correspondant de ‘Figaro’  à Washington, Pierre-Yves Dugua

L'annonce d'une réduction des programmes d'armement américains aura des répercussions sur l'emploi.

Robert Gates a bien fait de proposer l'abandon de plusieurs programmes coûteux d'armement alors que le Congrès partait en vacances. Le secrétaire à la Dé­fense est conscient de l'opposition qui ne tardera pas à se manifester après Pâques en réaction à son projet de budget du Penta­gone pour l'année 2010. Plusieurs sénateurs des deux partis ont déjà envoyé une lettre au président Obama pour protester contre la réduction de 1,4 milliard du programme de défense antimissile. Ce n'est qu'un début.

Pas d'austérité

L'arrêt envisagé du programme du chasseur furtif F-22, construit par Lockheed Martin, va provoquer une levée de boucliers. Bob Gates juge que les forces américaines n'ont pas besoin de plus de 187 unités de cet avion qui coûte 150 millions de dollars pièce. Ce n'est que quatre appareils de plus que prévu. Lockheed fait valoir que 95 000 emplois sont menacés. Le sénateur républicain de Géorgie, Saxby Chambliss, estime que 60 avions de plus sont nécessaires. L'emploi dans l'État de Géorgie serait effectivement touché si le programme du F-22 était arrêté. Le secrétaire à la Défense accélère en revanche les tests du F-35, le futur avion furtif de Lockheed, qui serait toujours commandé en 2 443 exemplaires.

Souvent, le Congrès révise les programmes d'armement du Pentagone en fonction de considérations politiques locales. Obama veut montrer l'exemple en proposant l'abandon du programme du nouvel hélicoptère présidentiel, qui a déjà coûté 3 milliards de dollars et pris six années de retard.

On ne saurait parler d'austé­rité dans le projet de budget de 534 milliards de dollars que défend Robert Gates. Son idée est de couper les crédits de programmes d'armement conçus dans la perspective de guerres classiques. En revanche, il propose de dépenser davantage pour des systèmes adaptés aux conflits non conventionnels. Il demande notamment des crédits supplémentaires pour des drones (avions sans pilote) comme le Predator et le Reaper, utilisés dans des missions de surveillance et d'attaque en Afghanistan, en Irak et au Pakistan.

Pierre-Yves Dugua
08/04

http://www.lefigaro.fr/international/2009/04/09/01003-20090409ARTFIG00007-le-congres-resiste-aux-coupes-budgetaires-du-pentagone-.php


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21/04/2009

n°451 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 18-04 : - Début- : Gisements gaziers: la clé de Gaza ?


n°451 - Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 18-04 : - Début- : Gisements gaziers: la clé de Gaza ?



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources                    



Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

451 du 18-04

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Sommaire

Tiré a part

Arafat empoisonné ?

Leila Mazboudi : Le médecin d'Arafat Ashraf Kurdi : demandez à Abbas pourquoi il a interdit l'autopsie.

Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

1- 1 -Bernard Ravenel : Après Gaza, quelle nouvelle donne pour le projet national palestinien ?

Suite

1-2 Ben Khabou: Israël - Palestine : les raisons du flou stratégique des Etats-Unis face à l’enlisement du conflit.

1-3 Khaled Amayreh : Que le monde entier voit le vrai, l’affreux visage d’Israël.

1-4 Michel Chossudovksy   : Gisements gaziers: la clé de Gaza ?

1-5 Israël bouleverse les données démographiques des Territoires Occupés.

1-6 Pascal Boniface : La guerre de Gaza et l'image d'Israël.

1-7 John Mearsheimer et Stephen Walt : Le lobby pro-israélien et la politique étrangère US.

Fin

1-8 Les langues continuent à se délier sur l’influence du lobby sioniste aux Etats-Unis.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Adrie Nieuwhof : De plus en plus de multinationales désinvestissent des colonies israéliennes.

3 Annexe

Spécial  Avigdor Lieberman

3-1 Maude Girard : Tel le sphinx qui renaît de ses cendres, Lieberman est le nouveau ministre des Affaires étrangères.

10-2 Avigdor Lieberman affirme qu’Israël n’est pas lié par Annapolis…

10-3 Lieberman est «une menace stratégique pour Israël».

3-1 Ahmed Loutfi : Israël a tout fait pour liquider les intellectuels palestiniens.

 



Tiré a part

Je ne vois pas où est le racisme...
Le discours du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, au début de la conférence de l'Onu sur le racisme lundi à Genève, a provoqué l'indignation des Etats de l'Union européenne qui ont quitté la réunion.
Dans son allocution, attendue - et redoutée par certains - comme l'un des moments forts de ce sommet, Ahmadinejad a dénoncé la création d'un "gouvernement raciste" au Proche-Orient en faisant clairement référence à Israël, sans toutefois citer ouvertement le nom de l'Etat hébreu.
Le chef de l'Etat iranien, qui par le passé avait souhaité qu'Israël soit "rayé de la carte", a affirmé que "la souffrance des Juifs" avait servi, après la Seconde Guerre mondiale, de prétexte "à des agressions militaires qui ont créé une nation de sans-abri".
"Les Etats-Unis et d'autres régions du monde ont envoyé des immigrants venant d'Europe pour établir un gouvernement totalement raciste dans la Palestine occupée", a-t-il poursuivi. "Cela s'est fait en compensation des affreuses conséquences du racisme en Europe."
Malgré le départ des délégués de huit pays occidentaux, d'autres délégations ont écouté le discours dans son intégralité et l'ont applaudi.
Américains et Israéliens faisaient valoir que la conférence de Genève, baptisée Durban II, risquait de se transformer en un prétoire visant à faire le procès de l'Etat hébreu comme cela avait été le cas en 2001 en Afrique du Sud.
A l'époque, Américains et Israéliens avaient quitté la conférence après que le sionisme eut été assimilé au racisme par des Etats arabes.
La présence de délégués du Vatican a été mal accueillie par les associations juives qui y ont vu "une nouvelle mesure imprudente" du pape Benoît XVI après la levée de l'excommunication de l'évêque britannique, Mgr Richard Williamson, accusé de négationnisme.
"Par sa participation, le Saint-Siège entérine ce qui se trame (à Genève) contre Israël", a déclaré à La Stampa le grand rabbin de Rome, Riccardo Di Segni.
Le porte-parole du pape, le père Federico Lombardi, a quant à lui défendu la présence du Vatican à "Durban II" et affirmé que l'avant-projet de déclaration avait été amélioré ces dernières semaines.

Je vois pas où est le racisme...(2)

Réaction rapide de Pierre Haski sur Rue89 :« Ahmadinejad n’a pas déçu : « Après la fin de la seconde guerre mondiale, [les Alliés] ont eu recours à l’agression militaire pour priver de terres une nation entière sous le prétexte de la souffrance juive. (...) Ils ont envoyé des migrants d’Europe, des Etats-Unis et du monde de l’Holocauste pour établir un gouvernement raciste en Palestine occupée. »

Les représentants des pays européens ont alors quitté la salle. Nicolas Sarkozy a aussitôt réagi, dénonçant « un appel intolérable à la haine raciste » de la part du président iranien, et appelant à une réaction d’une « extrême fermeté » de la part de l’Union européenne. » »

J’ai beau lire et relire la phrase du dirigeant iranien, je ne vois pas en quoi elle peut être qualifiée de raciste.

Dénonce-t-il les juifs en tant que juifs ? Non. Il dénonce les Alliés qui ont permis la constitution de l’Etat d’Israël en Palestine. Fait-il preuve de négationnisme ?

Pas là en tout état de cause. Parler de « monde de l’Holocauste », c’est bien le reconnaître.

Mais c’est plus que cela : c’est aussi souligner que la responsabilité de l’Holocauste n’est ni partagée ni universelle.

Quant à la formule « sous le prétexte de la souffrance juive », elle ne nie pas la souffrance en question ; elle ne fait que souligner l’usage politique qui en a été fait ; en l’occurrence justifier la colonisation de la Palestine.

Alors est-ce la formule « gouvernement raciste en Palestine occupée » qui choque tant Nicolas Sarkozy et les autres représentants européens ?

Eh bien, oui, l’Etat d’Israël est un Etat raciste et toute conférence internationale sur le racisme se doit de le dénoncer.

Walou

 

 Arafat empoisonné ?
Près de cinq ans après la mort de l'ancien chef de l'Autorité palestinienne (AP) Yasser Arafat, des médecins arabes ont prévu de se rencontrer en Jordanie pour prouver qu'il a été empoisonné.Arafat est mort le 11 novembre 2004 dans un hôpital de la région parisienne. Les médecins français avaient alors expliqué son décès par une hémorragie cérébrale.
Des rumeurs ont pourtant couru sur l'empoisonnement du leader palestinien : Israël aurait voulu se débarrasser de celui qu'il considérait comme un obstacle à la paix.
Les médecins français étaient à l'époque tenus par le secret professionnel sur les circonstances de la mort d'Arafat et son épouse à refusé une autopsie, ce qui a eu pour effet d'ajouter aux spéculations sur les causes de son décès qui n'ont jamais été révélées.
Israël a nié son implication dans la mort du leader palestinien.
Huit docteurs assisteront à la rencontre de jeudi en Jordanie. Certains d'entre eux ont traité Arafat quand il est tombé malade en octobre 2004, dont le cardiologue Abdoullah al-Bashir.
Il a expliqué que la décision de reprendre l'enquête a été prise la semaine dernière au Caire lors du lancement de la Fondation Yasser Arafat.
Le Dr Ashraf al-Kurdi, un neurologue jordanien qui a examiné Arafat, est l'un des partisans de la thèse de l'empoisonnement.
Nasser al-Qidwa, le neveu d'Arafat, partage son avis. Après avoir reçu une copie du dossier médical français sur la mort de son oncle, al-Qidwa a déclaré en 2004 que le manque d'explications évidentes sur son décès laissait croire qu'il était dû à des "causes non naturelles".
Dans le passé, Israël a tenté d'empoisonner plusieurs responsables palestiniens, dont le leader du Hamas exilé en Jordanie, Khaled Mashaal, en 1997.

Les agents israéliens chargés de mener l'opération ont été arrêtés et le roi Hussein de Jordanie a forcé l'Etat hébreu à fournir un antidote en échange de leur libération.

02.04.09
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1238562890316&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 

Leila Mazboudi : Le médecin d'Arafat Ashraf Kurdi  : demandez à Abbas pourquoi il a interdit l'autopsie.
Le médecin particulier du leader palestinien défunt Yasser Arafat, Dr Ashraf Kurdi  a mis en doute l'efficacité  de la mission confiée à la Commission spéciale pour enquêter sur les raisons de la mort d'Arafat, et qui va entreprendre son travail prochainement.
Rapporté par le quotidien arabophone " al-Quds al-Arabi",  Dr Kurdi affirme que " l'autopsie du corps d'Arafat après 5 années de son décès n'aura aucune importance", signalant que les responsables de l'Autorité palestinienne avaient refusé toute autopsie directement a près sa mort.
A la question de savoir les raisons de ce refus, le médecin a obtenu comme réponse que c'est la volonté d'Abou Mazen, en allusion au chef actuel de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui occupe toujours ce poste quoique son mandat soit terminé le  9 décembre dernier.
Soupçonnant qu'Arafat ait  été tué par les  Israéliens, Dr Kurdi rapporte que celui-ci nourrissait les mêmes soupçons, et craignait qu'on veuille attenter à sa vie en l'empoisonnant.
Ce médecin qui a supervisé l'état de santé du leader palestinien durant ses derniers jours présente le diagnostic suivant   "Arafat présentait des symptômes de changement dans les globules blancs et rouges, et qui serait dus  soit à un cancer, soit à un empoisonnement".
A noter que la relation entre Arafat et Abbas s'était détériorée durant la seconde intifada. Alors que le leader défunt avait laissé faire les mouvements de résistance, Abou Mazen méprisait  les actes de résistance, surtout les opérations martyres et tentait de les interdire.
Disposant  du soutien de l'entité sioniste et des Occidentaux, Abbas s'était alors entêté à exiger la création d'un poste de Premier ministre,  non encore mis au point à cette époque, et de l'occuper. Une fois en fonction, il s'était efforcé de prendre en main les forces de sécurités palestiniennes. En vain. D'aucuns soupçonnent Abbas par là d'avoir voulu faire avorter la résistance palestinienne. Chose qu'Arafat aurait refusé.  Abbas a alors  du abandonner son poste de Premier ministre très peu de temps après sa nomination. Elu chef de l'autorité palestinienne après la mort d'Arafat,  il est accusé par de nombreux membres du Fatah, d'avoir  interdit toute enquête sur les circonstances suspectes du décès de son prédécesseur .
Leila Mazboudi

11/04 
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=81...



Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1- 1 -Bernard Ravenel : Après Gaza, quelle nouvelle donne pour le projet national palestinien ?

Deux mois après le cessez-le-feu du 22 janvier je voudrais tenter une première interprétation de l’après Gaza à la fois en termes de premier bilan et de lecture des stratégies et des dynamiques régionales et mondiales qui se dégagent et qui vont conditionner l’avenir du projet de libération nationale palestinien et par voie de conséquence notre solidarité avec ce projet. Je suis conscient du caractère approximatif de ce premier travail qui a pour objet d’alimenter une réflexion nécessaire.

D’abord, il est réapparu évident que le « conflit israélo-palestinien » restait central. L’absence de solution politique déstabilise toute la région et interdit d’envisager une quelconque paix séparée au Moyen-Orient. Cette absence de perspectives de paix, et par conséquent le maintien d’une perspective de guerre, entraînent une poursuite de la course aux armements, concernant y-compris les armes de destruction massive – le phosphore blanc en est une, sans oublier le nucléaire.

D’autre part cette « guerre » a mis en lumière les nouvelles dynamiques géopolitiques, géostratégiques dans la région qui sont en train de modifier en profondeur les équilibres précédents.

De ce point de vue, la question palestinienne est redevenue à la fois un « instrument de mesure » [1] - et une caisse de résonance – de la crise et des conflits qui traversent le monde arabe. Elle est à la fois facteur et effet de ses divisions en deux camps : un axe Syrie, Qatar, Hezbollah, Hamas soutenu par l’Iran (lui même très influent en Irak) qui s’est réuni le 17 janvier à Doha (Qatar en présence de Khaled Meschaal) un autre bloc composé essentiellement de l’Égypte, de l’Arabie Saoudite, de la Jordanie soutenu par l’Occident et qui s’est retrouvé à Koweït le 19 janvier en présence d’Abu Mazen.

Cette situation s’inscrit dans un contexte caractérisé par une double défaite historique : celle des Etats-Unis en Irak (et en Afghanistan), et celle du nationalisme arabe des années 50-60 (celui de Nasser comme celui de Yasser Arafat, soutenu par l’essentiel de la gauche arabe et tiers-mondiste en Occident...).

A ce double échec correspond la montée globale du projet politique et idéologique de l’Islam politique. En même temps s’affirment de nouvelles puissances (non-arabes) : la Turquie, et surtout l’Iran qui entend jouer un rôle de puissance régionale, contestant la politique américaine et israélienne.

Ces bouleversements régionaux s’articulent donc sur le jeu des grandes puissances mondiales (EU, UE, Russie, Chine, Inde, Brésil...) pour lesquelles le Moyen-Orient et ses ressources énergétiques (et leur mode de transport) restent ou deviennent un élément déterminant pour le fonctionnement de leur propre système économique et parfois financier. L’accès aux ressources énergétiques du Moyen-Orient reste ou devient une composante centrale de leur « sécurité énergétique ».

L’enjeu principal devient la redéfinition par la nouvelle administration américaine de ses relations avec ces nouvelles puissances, en particulier avec l’Iran à travers la négociation sur l’uranium enrichi et l’organisation de la sécurité régionale dominée par sa nucléarisation progressive, à partir de la volonté d’Israël de jouer le rôle de gendarme nucléaire au Moyen-Orient.

Dans cet ensemble Israël, qui a subi un échec militaire au Liban perçu comme effet de la montée en puissance de l’Iran dans la région, et inquiet de l’évolution possible de la politique américaine, entend rétablir sa suprématie stratégique et son pouvoir de dissuasion appuyé sur le nucléaire. Il s’agit d’abord de maintenir son contrôle militaire sur la Palestine et son refus de négocier la constitution d’un État palestinien souverain tel que défini par le droit international.

Avec la fin d’Annapolis et la guerre à Gaza, Israël vient de perdre irrémédiablement l’occasion de faire la paix avec le nationalisme « non-confessionnel » arabe (l’offre du plan de paix arabe). Demain il aura à faire à un monde arabe islamisé à l’intérieur duquel son choix sera l’intégration résultant d’un compromis politique négocié avec le mouvement islamiste – et donc l’État palestinien indépendant – ou la guerre qui se nucléarisera davantage.

La stratégie israélienne

Il nous faut d’abord démasquer les mensonges des dirigeants israéliens à propos de cette guerre si l’on veut éviter de laisser se reproduire, sans réagir à temps, de nouveaux massacres.

En clair, distinguer les objectifs annoncés par Olmert, Livni, Barak, et les objectifs réels : Premier mensonge : les roquettes du Hamas constituent une menace militaire qui progressivement va détruire Israël... Certes si les civils de la zone frontalière ont une peur réelle de recevoir des roquettes sur la tête, Barak sait très bien qu’elles ne constituent en rien une menace militaire face à laquelle il faudrait une réponse militaire d’une grande violence. Tout le monde sait que la cause de ces roquettes est le maintien du blocus et que par conséquent l’arrêt du lancement de ces roquettes ne peut provenir que de la décision politique de lever un blocus illégal.

Lorsqu’Israël a lancé ses représailles, les Qassam tirées de Gaza avaient tué, bien avant, une personne, blessé quelques unes et fait des dommages mineurs à Sdérot. Bilan incomparable avec les 500 morts, les milliers de blessés et des destructions infligées par l’armée israélienne à Gaza au bout de trois jours seulement alors que les roquettes continuent à pleuvoir...

Deuxième mensonge, « nous voulons détruire seulement les infrastructures du Hamas ». On sait très bien qu’un mouvement comme le Hamas n’est pas une armée avec ses casernes, des dépôts de matériel, une logistique plus ou moins lourde. Ses structures sont étroitement imbriquées avec les autres institutions civiles, sociales et religieuses : c’est si vrai qu’Israël a empêché la presse internationale d’accéder à Gaza pour voir cette réalité.

Troisième mensonge, « nous allons détruire le Hamas par les armes ». Livni et Barak ne sont pas stupides et désinformés au point de croire que l’on peut détruire avec les armes une force politique votée majoritairement par la population, comme si le Hamas était une sorte d’émanation détachable de son enracinement populaire !

En fait Livni et Barak étaient parfaitement conscients que l’agression à Gaza allaient renforcer l’influence et le poids du Hamas sur la population de Gaza aujourd’hui et de Cisjordanie demain face à un Mahmoud Abbas très affaibli non seulement par son opportunisme et ses erreurs – dont celle majeure de ne pas avoir été à Gaza dès l’agression – mais aussi par la volonté israélienne, soutenue par l’Occident, de ne pas permettre la naissance de l’Etat palestinien, la poursuite de la colonisation ayant fait le reste... Israël par le processus d’Annapolis aura sciemment, ridiculisé l’Autorité palestinienne à l’avantage du Hamas perçu par les Palestiniens comme un groupe qui, perdu pour perdu, a assurer un minimum de dignité et de résistance sans le Fatah « national » même si, sur place, des militants du Fatah ont participé à la résistance.

Par conséquent, les objectifs réels d’Israël étaient fondamentalement différents de ceux qu’il annonçait. Il y avait deux objectifs à court terme : 1.Battre aux élections Netanyahu, le vrai défenseur à outrance d’Israël : une manœuvre un peu désespérée car finalement l’extrême droite a gagné. Notons que cette bataille électorale s’est menée sur le corps des Palestiniens, curieuse démocratie... 2.Utiliser les dernières semaines de Bush à la Maison Blanche pour mettre le nouveau Président (élu le 4 novembre – jour de la violation de la trêve par Israël...) devant le fait accompli le 20 janvier jour de la prise de fonction par Obama (en particulier avec l’engagement israélo-américain pris pendant cette guerre par Condoleeza Rice concernant le contrôle du commerce des armes en provenance de l’Iran, y-compris par la marine de guerre...). 3.Montrer, par des massacres délibérés de civils et par la destruction systématique des bases économiques, sanitaires, scolaires et institutionnelles (que celles-ci soient du Hamas ou de l’Autorité palestinienne) de la société gazaouie, sa volonté de refuser absolument ce qui constituerait les fondements d’un État souverain « viable ». 4.Surtout, démontrer à l’allié américain, mais aussi au Hezbolalh et à l’Iran sa volonté d’affirmer à tout prix sa supériorité militaire totale pour maintenir une prépondérance militaire constante dans la région. Montrer aussi à Obama l’atout stratégique irremplaçable que représente Israël pour les intérêts américains dans la région...

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n°451 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 18-04 : -Suite - : Gisements gaziers: la clé de Gaza ?

n°451 - Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 18-04 : -Suite - : Gisements gaziers: la clé de Gaza ?



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources                    



Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

451 du 18-04

C.De Broeder & M.Lemaire


 

Sommaire

Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion. (suite)

1-2 Ben Khabou: Israël - Palestine : les raisons du flou stratégique des Etats-Unis face à l’enlisement du conflit.

1-3 Khaled Amayreh : Que le monde entier voit le vrai, l’affreux visage d’Israël.

1-4 Michel Chossudovksy   : Gisements gaziers: la clé de Gaza ?

1-5 Israël bouleverse les données démographiques des Territoires Occupés.

1-6 Pascal Boniface : La guerre de Gaza et l'image d'Israël.

1-7 John Mearsheimer et Stephen Walt : Le lobby pro-israélien et la politique étrangère US.

1-8 Les langues continuent à se délier sur l’influence du lobby sioniste aux Etats-Unis.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Adrie Nieuwhof : De plus en plus de multinationales désinvestissent des colonies israéliennes.

3 Annexe

Spécial  Avigdor Lieberman

3-1 Maude Girard : Tel le sphinx qui renaît de ses cendres, Lieberman est le nouveau ministre des Affaires étrangères.

10-2 Avigdor Lieberman affirme qu’Israël n’est pas lié par Annapolis…

10-3 Lieberman est «une menace stratégique pour Israël».

3-1 Ahmed Loutfi : Israël a tout fait pour liquider les intellectuels palestiniens.

 


1-2 Ben Khabou: Israël - Palestine : les raisons du flou stratégique des Etats-Unis face à l’enlisement du conflit.

Vieux de soixante ans, le conflit Israélo - Palestinien se trouve une fois de plus au stade de l’impasse après l’opération menée dernièrement par Israël à Gaza.

Comment expliquer les raisons poussant les Etats-Unis à entretenir l’enlisement d’un conflit aussi crucial pour la stabilité du Moyen-Orient ?

Le rôle des néoconservateurs pro-sionistes dans la politique moyen-orientale américaine ? Les enjeux liés aux réserves énergétiques de la région ?

Quelle attitude doivent avoir les pays du Moyen-Orient ?

Depuis le lancement du processus de paix israélo-arabe à Madrid en 1991, les guerres américaines d’Afghanistan et d’Irak ainsi que les bombardements israéliens particulièrement « civilticides » au sud du Liban et à Gaza, les déclarations médiatiques sur le droit d’Israël à l’existence et à la sécurité, l’absence de démocratie chez les voisins d’Israël, la guerre contre le terrorisme, l’Axe du Mal et sur le risque de prolifération des armes de destruction massive… sonnent de plus en plus, pour l’observateur quelque peu averti, comme de méprisants propos propagandistes et subtils alibis pour conditionner ou différer le règlement du conflit israélo-palestinien.

L’article sur les mensonges d’Israël, du chercheur américain Henry Siegman, spécialiste du Proche-Orient et ancien président du Congrès Juif Américain, éclaire de manière on ne peut plus limpide ce point de vue, pour la récente opération de l’armée israélienne à Gaza.

En plus des Résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui ont pu échapper au filet du Véto américain et sur lesquelles il n’est pas utile de s’attarder puisqu’Israël n’a jamais accepté de les appliquer, les initiatives de paix initiées ici et là peinent toujours à aboutir à un règlement définitif du conflit : les projets d’Oslo (1993), de Camp David (2000), de Taba (2001), de Feuille de Route du Quartet (2003), pour ne retenir que ceux là, ont tous abouti à l’échec.

Même l’Initiative de Paix Arabe, offre globale de paix, particulièrement généreuse notamment sur la question du droit de retour des réfugiés palestiniens, adoptée par l’ensemble des pays Arabes est restée lettre morte.

Comment expliquer alors l’incapacité des Etats-Unis à régler un conflit vieux de soixante ans et dont dépend étroitement la stabilité de toute la région ?

Pour comprendre les raisons du flou stratégique que revêt l’attitude américaine face à l’enlisement de ce conflit, nul ne peut raisonnablement nier qu’il s’explique, pour l’essentiel, par la formidable influence exercée par le mouvement sioniste sur la politique moyen-orientale de l’administration américaine et l’extrême vulnérabilité énergétique de la première puissance mondiale que sont les Etats-Unis d’Amérique et des autres puissances d’ailleurs.

Les sionistes : un acteur puissant et décisif de la politique moyen-orientale américaine

Idéologie politique apparue à la fin du XIXème siècle, le sionisme entendait doter les juifs d’un État, à travers le retour à Sion, terre ancestrale, la reconstitution des juifs en tant que nation et le rétablissement de la langue hébraïque. Elle fut amenée par l’évolution de l’histoire des juifs, le risque de laïcisation d’une partie de leur diaspora, mais surtout par une révision du projet juif suite à la montée, en Europe, du nationalisme politique et de l’antisémitisme.
Il existe également un sionisme chrétien, porté par certaines composantes ultras fondamentalistes des églises évangéliques et motivé par une vision messianique considérant la judaïsation de la « Terre Sainte » comme un commandement biblique, devant permettre le retour de Jésus sur terre et assurer le triomphe du Christianisme lors de l’apocalypse [Jean P. Baquiast]
C’est ce qui explique l’essentiel du fervent et constant soutien apporté par les néoconservateurs pro-sionistes américains à l’Etat d’Israël depuis sa création en 1948, bien que leur objectif ne soit pas le même que celui des sionistes juifs.

Ce soutien a comme premier corollaire l’attitude de l’administration américaine dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle est généreusement permissive, face au peuplement incessant et accéléré ces dernières années des Territoires Occupés (Terre Sainte) par les colonies israéliennes [Marwan Bishara].

Selon le Centre Israélien des Droit de l’Homme B’tselem « Israël a créé dans les Territoires Occupés un régime de séparation basé sur la discrimination, en appliquant deux systèmes de loi séparés dans la même région et en basant les droits des individus sur leur nationalité. Ce régime est le seul de ce type dans le monde, et est réminiscent des régimes affligeants du passé, tel que le régime de l’Apartheid en Afrique du Sud ».

L’extrême dépendance énergétique américaine du Moyen-Orient

Le second élément explicatif de l’attitude américaine face à l’enlisement du conflit israélo-palestinien, et sur lequel la classe politique américaine affiche une unanimité sans faille, concerne l’épineuse question de la dépendance vitale américaine des réserves énergétiques du Moyen-Orient.

Selon les publications autorisées du Centre français d’Etudes et de Recherches de l’Ecole Militaire (CEREM), la stratégie américaine de sécurité énergétique, telle que déclinée dans le rapport du National Energy Policy Development rédigé par l’ex vice président Cheney, en mai 2001, a pour objectif d’anticiper et de répondre à l’augmentation des besoins en pétrole, dont les EU consomment environ le quart de la production mondiale avec une part d’exportation devant passer de 52% en 2001 à 66% en 2020.

Selon les experts, le Moyen-Orient recouvre près des deux tiers des réserves mondiales en pétrole et du tiers de ces réserves pour le gaz naturel. Si les taux d’extraction continuent à grimper à la vitesse actuelle, pour faire face à la forte croissance de la demande américaine et mondiale d’ailleurs, les réserves de pétrole situées hors Moyen-Orient (notamment en Russie) devraient s’épuiser vers 2020 et le Moyen-Orient en restera le seul producteur important.

Aussi, les EU accordent-ils une place primordiale dans leur stratégie à la domination des réserves pétrolières du triangle (Arabie Séoudite, Irak, Iran) au détriment de la Russie, la Chine ou l’Europe, tout en sécurisant leurs approvisionnements contre les risques géopolitiques pouvant surgir dans la région.

Vient en second lieu, l’option d’investir de nouveaux marchés porteurs comme la mer caspienne (Azerbaïdjan et Kazakhstan), l’Afrique (Angola et Nigéria) et l’Amérique latine, la stratégie américaine consistant également à travailler parallèlement pour le long terme sur un programme d’énergies alternatives (nucléaire civil et hydrogène liquide appelé à remplacer le carburant).

L’option politique adoptée par l’administration G.W. Bush (2000 – 2008) pour se prémunir contre la forte vulnérabilité énergétique des EU fut basée ainsi sur le développement de moyens préventifs à court et moyen terme pour envahir et soumettre toute puissance hostile.

Quoi de mieux alors que le danger du terrorisme, après les attentats du 11 septembre 2001 pour confondre, à coup de guerres préventives et de rhétorique antiterroriste, cette stratégie de la politique énergétique des EU ?

C’est cette option militaire des EU, censée assurer son invulnérabilité énergétique et son plein soutien à la politique coloniale de l’Etat d’Israël qui génèrent, pour une large part, l’extrémisme islamiste, qui, tout en donnant du « gros » fil à retordre aux régimes en place, sert d’outil privilégié pour asseoir les stratégies des EU et d’Israël dans cette région et la composante propagandiste de leur communication politique envers les opinions publiques occidentales (les électeurs).

« Au Moyen-Orient, si vous ne pouvez pas expliquer quelque chose par la théorie du complot, n’essayez pas de l’expliquer ! Les gens là-bas ne vous croiront pas » écrit le journaliste américain Thomas Friedman, cédant à un vrai faux fatalisme qui contraste curieusement avec sa fervente ardeur pour le concept de "Actions Militaires Préventives" et pour la guerre en d’Irak.

La dernière trouvaille du Likoud et de Benyamin Nettanyahou, futur premier ministre d’Israël, est de refuser toute relance du processus de paix pour ne plus parler que d’une simple "amélioration de la situation économique des palestiniens", totalement soumis bien sûr.

La réalité est qu’il s’agit d’une lutte à armes très inégales, en arrière plan d’une course folle des EU pour la domination des réserves énergétiques du Moyen-Orient, entre l’Etat d’Israël, à la doctrine coloniale et qui semble n’avoir que faire pour de longues années encore d’un Etat palestinien, et le peuple palestinien opprimé depuis 60 ans.

D’aucuns pourraient être tentés de croire que lorsque les réserves énergétiques de cette région seront épuisées, la paix pourrait peut-être voir le jour dans cette région. D’autres, plus pessimistes, rétorqueront que le mouvement sioniste prédominant aux EU ne lésinera pas sur son ingéniosité pour exploiter d’autres crises qui se profilent à l’horizon déjà au Moyen-Orient (le risque de prolifération du nucléaire, la crise de l’eau qui guette cette région la plus aride au monde) pour continuer à léguer au second le conflit Israélo-palestinien.

Mais nul ne peut raisonnablement nier aux palestiniens le droit à la résistance par tous les moyens, y compris militaires, pour se sortir de la soumission totale à laquelle veut les résigner Israël, pour recouvrer leur liberté.

Quant aux pays du Moyen-Orient, leur seul rempart face à l’extrémisme interne et à l’hégémonie américano-israélienne, dans leur région, est la démocratie et le développement socio-économique mais aussi de leurs capacités de défense et de nuisance politique, économique et commerciale.

Ils ont une opportunité pour se ressaisir : le Tsunami financier et la crise économique qui secouent les EU mais aussi des atouts pour relever le défi : leur histoire, leurs géographies et leur destin communs.

Ben Khabou

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=53724


1-3 Khaled Amayreh : Que le monde entier voit le vrai, l’affreux visage d’Israël.

A n’en pas douter, le nouveau gouvernement israélien, dirigé par Benyamin Netanyahu, reflète honnêtement la mentalité collective de la société sioniste juive israélienne. Il y a bien sûr quelques Israéliens qui sont contre le racisme et le fascisme, mais ils sont malheureusement très peu nombreux et leur influence est négligeable.
Un coup d’œil rapide à la composition du nouveau cabinet israélien révèle une coalition extrémiste de criminels de guerre, de menteurs pathologiques, de voyous racistes (styles hitlérien et stalinien) et des fous religieux détestables qui respirent et exhalent la haine 24 heures par jour.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, Benyamin Netanyahu est le menteur pathologique par excellence. Son mode opératoire est basé sur la malhonnêteté, le mensonge, la prévarication et la tromperie. En dépit de son bla-bla de relations publiques sur « la paix avec nos voisins », l’homme est farouchement contre la paix, contre la création d’un Etat palestiniens en Cisjordanie et contre des droits égaux pour les Juifs et pour les non-Juifs. Il est en fait un avocat enthousiaste de la judaïsation de Jérusalem Est par le contrôle de la croissance démographique arabe, la démolition des maisons arabes et l’interdiction aux Jérusalémites de jouir de leurs droits naturels à construire des maisons pour accompagner leur croissance naturelle.
Cette politique ouvertement raciste est appelée « restreindre les horizons arabes » et son but ultime est d’obliger les habitants arabes d’Al-Qods, ou du moins le plus possible d’entre eux, à quitter la ville et à émigrer pour toujours.
Le racisme venimeux de Netanyahu ne s’exerce pas seulement contre les Palestiniens des « territoires occupés », ou « Shtachem », référence habituelle, en hébreu, à la Cisjordanie et la Bande de Gaza. En plusieurs occasions, on l’a cité comme demandant que des « mesures » soient prises pour empêcher les citoyens palestiniens d’Israël d’atteindre la barre des 30%.
De plus, Netanyahu, qui invoque souvent les concepts de civilité, démocratie et culture occidentale, surtout lorsqu’il s’adresse au public naïf de l’ouest, croit en réalité qu’Israël devrait se lancer dans une campagne massive de nettoyage ethnique contre les Palestiniens, si et quand la communauté internationale, en particulier les Etats Unis, tolèrera un tel scénario.
En 1989, Netanyahu a dit aux étudiants de l’Université Bar-Ilan que « Israël aurait dû exploiter la répression des manifestations en Chine, pendant que l’attention du monde était centrée sur ce pays, pour effectuer des expulsions de masse des Arabes des territoires. »
Ceux qui prennent le mot « transfert » à la légère doivent savoir que « transfert » n’est qu’un euphémisme pour génocide.
Si tel est le caractère du Premier ministre, on peut se faire une petite idée de ses lieutenants et ministres, depuis Avigdor Lieberman jusqu’aux gourous de Gush Emunim (le mouvement des colons), qui demandent sans vergogne que les non-Juifs en Israël-Palestine soient soit exterminés, soit expulsés ou réduits en esclavage comme porteurs d’eau et coupeurs de bois au service de la race des maîtres !
Ensuite, il y a le criminel de guerre irrémédiablement opportuniste Ehud Barak, qui soutient de façon très arrogante que l’armée qui a exterminé des centaines d’enfants de Gaza au phosphore blanc il y a juste deux mois est l’armée la plus morale au monde.
Netanyahu n’est pas stupide. Il se rend compte que ses convictions idéologiques sont trop laides et trop fascistes pour être acceptées par la communauté internationale, dont les USA, le gardien et allié d’Israël. C’est pourquoi il va tromper le monde en estompant et en cachant, autant que faire se peut, la nature fasciste de son gouvernement.
Il va avoir massivement recours à des « tactiques de diversion » comme « le terrorisme », « l’Iran », « l’antisémitisme » et « le Hamas » pour distraire l’attention de la plateforme fasciste et criminelle de son gouvernement. Il va crier « Auschwitz, Treblinka, Mauthausen, Bergen-Belsen » chaque fois que les crimes israéliens seront dénoncés et critiqués.
Il va clamer qu’Israël n’autorisera pas qu’on le pousse au bord d’Auschwitz si on lui demande de mettre fin à son occupation nazie de la patrie palestinienne et de permettre que le peuple palestinien exerce son droit à l’indépendance et à l’autodétermination.
En bref, il s’agit d’un homme qui ment comme il respire, un politicien malhonnête qui pense que « hasbara » (propagande) et relations publiques habiles peuvent être un substitut plus efficace qu’un honnête processus de paix fondé sur les droits de l’homme et le droit international.
C’est la raison pour laquelle les capitales du monde ne doivent pas se laisser duper et tromper par ce menteur notoire.
Je ne suis pas, bien sûr, en train de suggérer que le gouvernement israélien précédent était moins infâme que le nouveau. L’ancien gouvernement, avec le trio maudit – Olmert, Livni et Barak – avait toutes les caractéristiques d’un Troisième Reich sioniste.
Que pouvons-nous dire d’autre d’un gouvernement qui a ordonné à son armée d’exterminer et d’incinérer des milliers de civils au phosphore blanc, et a affirmé ensuite, sans honte, qu’elle n’avait pas vraiment eu l’intention de le faire ?
Toutefois, c’est ce gouvernement qui a été considéré par beaucoup d’Etats de par le monde, comme les Européens crédules, comme « un gouvernement de paix », un « gouvernement libéral » et même « de gauche », ce qui redonne tout son sens à l’expression « fornication verbale ».
Pour nous, Palestiniens, et en dépit de l’angoisse légitime et compréhensible que provoque la montée du fascisme en Israël, il est toujours préférable d’avoir en Israël un gouvernement ouvertement fasciste, avec des politiques fascistes, qu’un gouvernement mensongèrement « libéral » et « de gauche » aux mêmes politiques criminelles.
Que le monde voit Israël tel qu’il est réellement.
Enfin, disons qu’il vaut mieux un criminel honnête qu’un saint qui ment. Le premier, au moins, est prévisible et cohérent.

Khaled Amayreh :

Source : Exposing Israël

Traduction : MR pour ISM

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n°451 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 18-04 : -Fin - : Gisements gaziers: la clé de Gaza ?


n°451 - Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 18-04 : -Fin - : Gisements gaziers: la clé de Gaza ?



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources                    



Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

451 du 18-04

C.De Broeder & M.Lemaire


 

Sommaire

Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion. (Fin)

1-8 Les langues continuent à se délier sur l’influence du lobby sioniste aux Etats-Unis.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Adrie Nieuwhof : De plus en plus de multinationales désinvestissent des colonies israéliennes.

3 Annexe

Spécial  Avigdor Lieberman

3-1 Maude Girard : Tel le sphinx qui renaît de ses cendres, Lieberman est le nouveau ministre des Affaires étrangères.

10-2 Avigdor Lieberman affirme qu’Israël n’est pas lié par Annapolis…

10-3 Lieberman est «une menace stratégique pour Israël».

3-1 Ahmed Loutfi : Israël a tout fait pour liquider les intellectuels palestiniens.

 



1-8 Les langues continuent à se délier sur l’influence du lobby sioniste aux Etats-Unis.

Les effets de l'ouvrage de John Mearsheimer et Stephen Walt ne cessent de se manifester aux Etats-Unis où les langues de hauts responsables se délient au sujet de l'influence du lobby sioniste sur la politique de leur pays.

Ces hauts responsables ne sont ni antisémites, ni même particulièrement hostiles à l'entité sioniste. Simplement, ils aimeraient que la politique étrangère de leur pays soit conçue d'abord en fonction des intérêts de ce dernier. Ce qui, selon eux, n'est apparemment pas le cas.

Après Chas Freeman, c'est au tour de John Gunther Dean, un ancien ambassadeur des Etats-Unis, de se livrer à des accusations contre l'entité sioniste, dont celle d'avoir attenté à sa propre vie et à celle de sa famille à Beyrouth en 1980. Son tort ? Avoir noué des contacts avec l'Organisation de Libération de la Palestine.

Dans cette époque nouvelle (et ultime avant sa disparition) qui s'annonce pour le sionisme, il ne restera aux partisans de Sion, outre la force brutale, que le black-out sur les informations qui pourraient choquer les opinions occidentales et la propagande (en général sous couvert «d'experts» agréés par les ambassades sionistes).

Après l'accusation portée par Chas Freeman sur le blocage de sa nomination comme chef du National Intelligence Council par un « lobby israélien, » les mémoires en instance de publication d'un autre éminent ambassadeur ajoutent de nouvelles accusations fracassantes au débat. L'ambassadeur John Gunther Dean écrit que, au cours des années, il n'a pas seulement fait l'objet de pressions de la part d'organisations pro israéliennes et d'officiels à Washington mais qu'il a été aussi visé par une tentative d'assassinat inspirée par Israël en 1980 au Liban où il avait inauguré des liens avec l'Organisation de Libération de la Palestine.

Les soupçons de Dean selon qui des agents Israéliens auraient aussi pu être impliqués dans le mystérieux accident d'avion qui avait tué en 1988 le général Zia ul Haq, président du Pakistan, avait finalement abouti à la décision par Washington de le déclarer inapte psychologiquement, ce qui l'avait contraint à se retirer des affaires étrangères après trente ans de carrière. Après son retrait du service public, il a été réhabilité par le Département d'Etat, décoré pour ses états de services et finalement encouragé à écrire ses mémoires. Agé maintenant de 82 ans, Dean considère les attentions positives dont il a fait l'objet comme prouvant que les accusations d'aliénation mentale (qu'il qualifie de staliniennes) étaient fausses, supposition qui sera confirmée ultérieurement par un ancien directeur du service médical du Département d'Etat.

Dean, dont les mémoires sont intitulées « Zones de Danger: le combat d'un diplomate pour les intérêts de l'Amérique,» était ambassadeur des Etats-Unis au Liban en août 1980 quand un convoi de trois voitures qui le transportait avec sa famille avait été attaqué près de Beyrouth.

«J'avais été la cible d'une tentative d'assassinat par des terroristes qui utilisaient des fusils automatiques et des armes anti tank fabriqués aux USA et livrés à Israël, » écrit-il. « Des armes payées par les Etats-Unis et fournies à Israël étaient utilisée dans la tentative d'assassiner un diplomate Américain ! » Après cet événement, les théories conspirationnistes avaient fleuri au Moyen orient sur l'identité des organisateurs possibles de l'attentat et de ses motifs. Le Liban était dangereusement divisé en factions.

Le Département d'Etat avait enquêté, explique Dean qui n'a jamais été informé des résultats obtenus. Il écrit « avoir été au téléphone pendant trois semaines » pour ne rencontrer qu'un mutisme officiel à Washington. Depuis, Dean a appris d'experts en armement aux Etats-Unis et au Liban que les armes et les munitions utilisées pour l'attentat avaient été données par les Israéliens à une milice chrétienne alliée avec eux.

«Je sais avec une certitude absolue que le Mossad, le service de renseignements israélien, était impliqué à un niveau ou à un autre dans l'attentat, » écrit Dean qui rappelle les sévères critiques qu'il a subies de la part des politiciens et des médiats israéliens pour ses contacts avec les Palestiniens. «Sans aucun doute, notre allié israélien a essayé de me tuer en se servant d'un intermédiaire. »

Les mémoires de Dean, qui doivent être publiées en mai pour le compte de l'Association for Diplomatic Studies et des Training Memoir Series par New Academia Publishing, ont été lus et approuvés pour publication par le Département d'Etat avec seulement quelques changements mineurs, ne touchant pas aux points les plus importants soulevés par Dean. Le fil conducteur de son livre est que la diplomatie américaine devrait servir les intérêts américains, non ceux d'un autre pays même ami. Juif dont la famille avait fui l'holocauste, Dean avait mal vécu ce qu'il percevait comme le présupposé, même chez certains élus du Congrès, qu'il promouvrait les intérêts d'Israël dans sa mission d'ambassadeur.

Dean, qui parle français couramment, a commencé sa carrière diplomatique en ouvrant des missions américaines dans les nations nouvellement indépendantes d'Afrique occidentale au début des années 1960 avant de servir au Vietnam (ou il se considérait lui-même comme un « dissident loyal ») et fut ambassadeur au Cambodge (d'où il emporta le drapeau américain devant l'avanc ée Khmer Rouge), au Danemark, au Liban, en Thaïlande (où Chas Freeman fut son adjoint) et en Inde. On lui doit d'avoir évité un bain de sang au Laos dans les années 1970 en négociant un gouvernement de coalition incluant les communistes et les partis non communistes.

A l'occasion, c'était un diplomate qui provoquait le débat, n'hésitant pas à contredire ses supérieurs, et il prit souvent – et prend encore – des positions à contre courant. Il a toujours pensé, par exemple, que les Etats-Unis auraient dû essayer de négocier avec les Khmers Rouges au lieu de laisser le Cambodge dominé par leur horrible brutalité.

Ambassadeur en Inde dans les années 1980, il avait soutenu la politique de Rajiv Gandhi, le premier ministre de l'époque, consistant à aboutir à une sorte de coalition neutre en Afghanistan qui aurait pu empêcher l'instauration d'un Etat fondamentaliste islamique par les Moudjahidin armés par les USA et le Pakistan. Plusieurs années après le retrait soviétique d'Afghanistan, l'Inde continua à appuyer Najibullah, un brutal chef de la sécurité communiste que les troupes soviétiques en retraite avaient laissé derrière elles. Après l'avancée des Moudjahidin sur Kaboul, Najibullah avait refusé une proposition onusienne de sauf conduit pour l'Inde. Il fut abattu et son corps pendu à un lampadaire.

C'est au milieu de la phase finale du rôle des Soviétiques en Afghanistan que Dean s'est heurté au Département d'Etat pour la dernière fois. Après la mort du général Zia en août 1988, dans un accident d'avion qui avait également causé la mort d'Arnold Raphael, l'ambassadeur US au Pakistan, Dean a appris par de hauts responsables à New Delhi que le Mossad pouvait être à l'origine de l'accident au cours duquel le pilote et le copilote avaient été apparemment été neutralisés ou ont perdu le contrôle de l'appareil. Des soupçons existaient également sur un rôle éventuel de membres du Research and Analysis Wing, l'équivalent indien de la CIA. Israël et l'Inde s'inquiétaient des travaux du Pakistan sur l'arme atomique – la « bombe islamique. »

Dean était si préoccupé par ces informations, et la tentative du Département d'Etat de bloquer une enquête exhaustive du FBI sur le crash au Pakistan qu'il décida de rentrer à Washington pour des consultations directes. Au lieu des réunions qu'on lui avait promises, il fut informé que sa mission en Inde était terminée. Il fut envoyé en virtuelle assignation à domicile en Suisse dans une maison appartenant à la famille de son épouse Française, Martine Duphenieux. Six semaines plus tard, il était autorisé à rentrer à New Delhi pour récupérer ses biens et rentrer à Washington où il donna sa démission.

Soudainement, son dossier médical fut nettoyé et ses autorisations de sécurité rétablies. Il fut désigné pour la Distinguished Service Award et reçut une lettre de félicitations du Secrétaire d'Etat George Shultz. « Des années plus tard, » écrit-il dans ses mémoires, « j'ai appris qui avait ordonné le diagnostic d'inaptitude mentale à mon encontre. C'était le même homme que celui qui m'avait congratulé avec tant d'effusions après mon départ – George Shultz. »

Interrogé par téléphone la semaine dernière à son domicile parisien sur les motifs de George Shultz, Dean a seulement répondu, « Il a été forcé de le faire. »

dimanche, avril 05, 2009

Barbara Crossette,

The Nation (USA) 31 mars 2009,

Traduit de l'anglais par Djazaïri

mounadil.blogspot.com/2009/04/les-langues-continuent-se-delier-sur.html

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20/04/2009

n° 450 - Dossier de Palestine - 19-04 - Début : L’enfance, la grande victime de la guerre de Gaza.


n° 450 - Dossier de Palestine - 19-04 - Début : L’enfance, la grande victime de la guerre de Gaza.


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Dossier de Palestine

N°450                                                 19-04

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Sommaire

Tiré à part

Refus de médecins israéliens d´informer leurs collègues palestiniens sur les soins à apporter aux brûlés par le phosphore blanc.

1 Dossier

1-1 Chaïmaa Abdel-Hamid : A quand un jugement des criminels ?

1-2 Allain Jules : Israël est-il entrain de se saborder ?

1-3 Younes Salameh : Les checkpoints, instrument majeur pour les services de renseignements israéliens. 

1-4 Chérif Boudelal : Hezbollah et Hamas : Ennemis communs d’Israël et du régime égyptien !  

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Rapport sur la bande de Gaza

Suite

2-2 Libérez-les.

2-3 Les orphelins de Gaza, peur et inquiétude.

2-4 Le gouvernement de Haniyeh et les orphelins.

2-5 L’enfance, la grande victime de la guerre de Gaza : 437 martyrs et 1500 nouveaux orphelins.

2-6 Les enfants prisonniers sont exploités au travail par l'administration israélienne des prisons.

2-7 Ida Audeh : Les agriculteurs de Jayyus à la merci de l’occupant.

Fin

2-8 Younes Salameh : 19 000 maisons palestiniennes  détruites par Israël depuis 1967.

2-9 Al-Agha : L'agression israélienne a rasé 1,8 mille hectares de terrains agricoles palestiniens.

3 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

3-1 L'avenir de la résistance palestinienne (3 et fin)

3-2 Alain Joxe : Démocide à Gaza.

3-3 La gauche invisible.

3-4 Delphine Matthieusent : Nétanyahou II, opération séduction...



Tiré à part

Refus de médecins israéliens d´informer leurs collègues palestiniens sur les soins à apporter aux brûlés par le phosphore blanc.
Les médecins israéliens ont refusé de transmettre à leurs collègues palestiniens des informations sur la manière de soigner les blessures provoquées par le phosphore blanc.
Le Dr. Abou Shaban est médecin-chef au service des brûlés l'hôpital Al Shifa à Gaza, qui a rassemblé de nombreuses preuves de l'utilisation de munitions au phosphore blanc contre la population civile dans la bande de Gaza. Racontant les difficultés rencontrées au cours de l'offensive, alors qu'ils ne savaient pas comment traiter les blessures provoquées par le phosphore, il a révélé avoir demandé de l´aide aux médecins israéliens de Médecins pour les droits de l'homme (Physicians for Human Rights), lesquels ont été incapables de l'aider. PeaceReporter a interrogé Miri Weingarten, la militante de Médecins pour les droits de l'homme, qui a traduit et diffusé le document confidentiel israélien sur lequel nous avons écrit hier.
"Le document, qui contient des instructions sur la façon de reconnaître et de guérir les blessures provoquées par le phosphore blanc a été réalisée par l'Étoile de David Rouge et des médecins militaires», a déclaré Miri. "Dès que nous avons appris son existence, nous avons appelé l´unité de guerre du gouvernement et nous en avons demandé une copie. À quoi ça va vous servir? Nous ont répondu des fonctionnaires, en expliquant qu'il s'agissait d'un document à usage interne ... Cela nous a été demandé par certains patients israéliens, avons-nous répondu.Et comme ça, ils nous l´ont envoyé. Nous l´avons alors traduit et envoyé au ministère de la Santé de la bande de Gaza, et ensuite, par le biais d'une liste de diffusion, aux principales ONG actives dans la bande de Gaza ".
Est-ce qu´ils l´auraient envoyé quand même, même en sachant que vous le traduiriez et transmettriez aux Palestiniens?
Certainement pas.
Le Docteur Abou Shaban affirme qu'il n'a jamais vu ce dossier, qui aurait permis de sauver de nombreuses vies. Est-il vrai que vous n'avez pas été en mesure de l´aider?
Oui, le docteur dit la vérité. Jusqu'à ce que nous ayons reçu le document de la Magen David Adom, nous ne savions pas comment l´aider. Nous avons essayé de demander de l'aide à un médecin de l'hôpital Shiba de Tel-Aviv, qui au cours de la guerre du Liban de 2006, avait soigné des soldats blessés par le phosphore. Mais, lorsque nous avons demandé s'il était disposé à parler avec un médecin palestinien, il a dit non. Le document, nous l´avons reçu le 15 Janvier, il a fallu trois jours pour le traduire et le diffuser, et il est probable parvenu aux médecins dans la bande de Gaza après le 18, le jour où a été instaurée la trêve.
Mais le docteur Abou Shaban affirmait le 10 Février n´avoir jamais vu le document israélien...
Immédiatement après le cessez-le-feu nous avons envoyé dans la bande de Gaza une mission de médecins qui ont parlé des cas de blessures au phosphore avec divers médecins locaux, dont Abou Shaban. Mais il faut comprendre que, durant ces jours-là, ça a été un chaos total. Il est possible qu´il n'avait pas lu les e-mails ... En tout cas, les informations qu'il nous a fournies ont toujours été précises et fiables, et nous croyons avoir fait tout notre possible à son égard.
Le fait que l´Étoile de David rouge et les médecins iraéliens qui ont reçu ce document ne l´ont pas fourni aux collègues palestiniens n´est-il pas une violation des codes éthiques ?
Bien sûr que ça l´est. C´est une violation flagrante de la Convention de Genève, qui oblige toute organisation médicale à fournir toute l'aide possible aux blessés , de quelque bord qu´ils soient. Mis à part le phosphore, la non-assistance concerne aussi 'armée, qui, dans de très nombreux cas, au cours de cette offensive, a laissé saigner et mourir des blessés sans leur porter secours. Voyez-vous, le phosphore est tiré avec l'artillerie, donc les soldats ne voient pas où il tombe, alors que dans le cas de coups de canon et d´armes de poing, ils voient qi ils ont atteint. Je le répète, les soldats et les moyens de secours de l'armée israélienne sont restés impassible face à des dizaines de cas de personnes ayant besoin de soins médicaux d'urgence. C´est cela le crime de guerre, et c´est encore plus grave que l'utilisation de phosphore dans les zones densément peuplées de civils. En ce qui concerne le phosphore, il y aussi
une autre violation : le fait que l'armée, jusqu'à la fin de la guerre, a refusé d´admettre qu'elle l´avait utilisé.
Les obus de 155mm sont clairement marqués du numéro M825A1, une munition US au phosphore blanc
Le document affirme que le Hamas serait en train de tirer des munitions au phosphore vers Israël, sans expliquer d'où elles viennent. Mais il est évident que le phosphore à présent en possession du Hamas est celui-là même qu´Israël a tiré contre la bande de Gaza ...
Oui, aussi paradoxale que l'accusation par laquelle commence le document puisse paraître, ce n´est pas exactement un aveu. Mais les mêmes forces armées elles-mêmes ont reconnu explicitement avoir utilisé ces munitions, mais seulement après le cessez-le-feu, mais sans admettre qu'elles les avaient utilisé dans les zones densément peuplées. C'est un fait qui doit être souligné, car le refus de reconnaître cela a compliqué au début la vie des médecins à Gaza. Ils savaient qu'il étaient en présence de brûlures inhabituelles, mais ils ne pouvaient pas être sûrs que ce c´était du phosphore et non d'autres substances mystérieuses. En outre, une circonstance atténuante pour le médecin israélien qui a refusé de parler avec les collègues palestiniens, est qu´il n´était pas disposé à donner des conseils parce qu'il n´était pas en mesure de vérifier personnellement que le type d'arme utilisée était vraiment du phosphore
blanc, plutôt qu´une quelconque autre fantomatique arme expérimentale.
Naoki TOMASINI

Fausto Giudice est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l´intégrité et d´en mentionner l´auteur, le traducteur, le réviseur et la source.
URL de cet article sur Tlaxcala :

 http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=7315&lg=fr


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n° 450 - Dossier de Palestine - 19-04 - Suite : L’enfance, la grande victime de la guerre de Gaza.


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       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

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Dossier de Palestine

N°450                                                 19-04

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Sommaire

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage (Suite)

2-2 Libérez-les.

2-3 Les orphelins de Gaza, peur et inquiétude.

2-4 Le gouvernement de Haniyeh et les orphelins.

2-5 L’enfance, la grande victime de la guerre de Gaza : 437 martyrs et 1500 nouveaux orphelins.

2-6 Les enfants prisonniers sont exploités au travail par l'administration israélienne des prisons.

2-7 Ida Audeh : Les agriculteurs de Jayyus à la merci de l’occupant.


2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage (Suite)

2-2 Libérez-les

Déclaration de Georges Ibrahim Abdallah

Méricourt, le 10 avril 2009

Cher«e»s Camarades, Cher«e»s ami«e»s,
Tout au long de ces années de captivité _ et elles sont déjà assez nombreuses !_ votre solidarité m'a toujours été d'une importance capitale ; Elle ne m'a jamais manquée surtout dans les moments les plus difficiles. Aujourd'hui, vous savoir, toujours présents à mes côtés à travers vos diverses initiatives solidaires, me remplit de force et d'enthousiasme.
Camarades, de ces sinistres lieux où je me trouve depuis presque un quart de siècle, à vous tous, mes plus chaleureuses salutations révolutionnaires...
Par ce temps de crise, ce temps de grandes luttes, la bourgeoisie impérialiste ne cesse de renforcer toujours plus son arsenal répressif, décrétant de nouvelles lois toujours plus absurdes les unes que les autres et stigmatisant de nouvelles catégories des strates populaires. Sans vergogne, elle cherche par tous les moyens à surfer sur l'émotivité de l'opinion publique, à la manipuler et l'utiliser... Démagogie et mystification vont de pair avec l'exploitation éhontée de moindre fait divers...
Pour contrer la mobilisation des masses populaires et terroriser les protagonistes de la lutte contre la barbarie du capital, la bourgeoisie n'hésite pas, entre autres, à transformer les prisonniers révolutionnaires « récalcitrants », en véritables otages enterrés vivants. Pour les plus « téméraires » selon elle, à savoir ceux et celles qui refusent de céder au chantage, la loi du 25 février 2008 « relative à la rétention de sûreté » est désormais en application. Le chantage de la bourgeoisie impérialiste n'a pas de limite que celle exprimant la ferme résolution des révolutionnaires derrière les murs et l'inébranlable solidarité que vous développez à travers vos diverses initiatives... C'est pourquoi, Chers«e» Camarades, dans ce climat délétère d'oppression et de manipulation, la mobilisation solidaire s'avère plus qu'indispensable pour tous ceux et celles qui résistent derrière les barreaux.
La barbarie du capital, ses guerres dévastatrices dans les périphéries du système et la misère qu'elle génère désormais partout, ne peuvent que susciter la mobilisation et la combattivité des masses populaires et attiser toujours plus, révoltes et protestation à l'échelle planétaire...
Bien entendu les impérialistes de tout bord ne manquent pas de renforcer à cette échelle aussi les mesures de répression. Ils se servent des instances internationales _ Conseil de sécurité en particulier_ pour imposer les résolutions qui répondent à leurs intérêts.

Au besoin, des tribunaux internationaux voient le jour ; tout naturellement il s'agit alors d'un des pays du Sud.

Quant à l'OTAN ainsi que d'autres structures impérialistes traditionnelles, elles sont en permanence en pleine réadaptation, pour faire face aux contradictions inter-impérialistes et à l'affirmation croissante de la mobilisation solidaire des masses populaires à l'échelle régionale et mondiale... on l'a vu dernièrement lors de l'agression sioniste contre Gaza.

Face à la mobilisation en faveur des masses populaires de cette gigantesque prison à ciel ouvert et l'héroïque résistance des combattants Palestiniens les impérialistes ont pondu une résolution pour contrôler et réprimer « la contrebande » d'armes vers Gaza... tout naturellement, personne n'a demandé à Israël de cesser de se réarmer.

Personne n'a demandé des comptes à la soldatesque sioniste pour les pires excès auxquels s'est livré à Gaza. Certainement la publication partielle des récits des soldats ces dernières semaines, dans un quotidien israélien n'y change pas grand-chose. « Des soldats racontant leurs crimes à Gaza » n'émeut pas grand monde. Somme toute, ce que racontent ces soldats peut-être résumé par cette réflexion de l'un d'entre eux (je cite) « _C'est ce qui est apparemment plaisant à Gaza : vous voyez quelqu'un suivre son chemin sur une route. Il n'a pas besoin d'avoir une arme, vous n'avez pas besoin de l'identifier, vous pouvez tout simplement lui tirer dessus. Dans notre cas il s'agissait d'une vieille femme qui ne portait pas d'arme [...] ».
À entendre le ministre de la defense israélien Ehud Barak, Peu après la publication de ces témoignages des soldats, apparemment il n'y rien de vraiment extraordinaire ; il dit : « ... L'armée israélienne est la plus morale du monde, et je sais de quoi je parle car je sais ce qui s'est passé en ex-Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak... »
Justement, pour cette raison, il peut faire confiance aux pays membres de l'OTAN quand tous répondent présents pour participer à la protection de la puissance occupante...

Ne serait-ce qu'en fonction de leurs abominables crimes perpétrés contre les masses populaires en Irak, en Afghanistan et ailleurs ils sont les meilleurs garants de l'impunité israélienne.

Par ailleurs ils affirment tous à l'unisson et sans détours que la sécurité de l'entité sioniste est indépendante de l'occupation. Ainsi, Israël aurait-il le droit d'être un OCCUPANT et EN SÉCURITÉ en même temps. C'est pourquoi il faudrait désarmer les résistants aussi bien libanais que palestiniens. Il faudrait veiller à ce que cesse l'importation d'armes ou plutôt la « contrebande » d'armes vers Gaza ou le Sud-Liban... il faudrait utiliser la force sans aucune retenue afin que chaque palestinien(ne), chaque libanais, chaque arabe, voire chaque personne de part le monde œuvrant pour la paix et la liberté, ait gravé au plus profond de soi même le droit d'Israël d'être UN OCCUPANT ET EN SÉCURITÉ en même temps. Bien entendu les marines des US et autres criminel de l'OTAN s'acquittent d'une partie de cette tâche en contrôlant la méditerranée orientale, la mer rouge ainsi que le Golf d'Aden. Déjà au Sud-Liban certains membres de l'OTAN (dont la France) assurent une présence militaire significative dans la zone limitrophe du nord de l'entité sioniste. Ils veilleraient à ce que les résistants aussi bien Libanais que Palestiniens soient complètement désarmés.
Barak peut leur faire confiance parce que Barak « sait ce qui s'est passé et ce qui se passe en ce moment en Irak, en Afghanistan et ailleurs... »...autrement dit, Barak sait de quoi sont capables les pays membres de l'OTAN quand il s'agit de réprimer et massacrer les masses populaires qui refusent de se plier à leur criminel ordre...
Nous aussi camarades, nous pouvons faire confiance aux masses populaires et à la leurs avant-gardes combattantes.
Parce que nous aussi camarades, nous savons ce qui s'est passé au Liban face aux diverses agressions israéliennes et tout particulièrement face à celle de juillet 2006...
Parce que nous aussi camarades nous savons ce qui se passe en Palestine depuis plus d'une soixantaine d'années et avec quel héroïsme et quelle obstination les masses populaires palestiniennes et leurs avant-gardes combattantes font face à l'une des dernières entités de colonisation de peuplement... Nous aussi camarades, nous devons faire confiance aux masses populaires et leurs diverses expressions de lutte qui, comme nous le voyons aujourd'hui, s'affirment de plus en plus avec l'aggravation de la crise, un peu partout dans le monde... du Moyen-Orient à l'Afrique et au Sud-est asiatique, de l'Europe aux Antilles et à l'Amérique du sud...
C'est aussi pour tout cela camarades, que face aux diverses agressions impérialistes la mobilisation des masses populaires et les innombrables initiatives solidaires s'inscrivent d'emblée dans un mouvement global aussi bien régionale que mondiale... lors de cette énième agression sioniste contre Gaza, des centaines et des centaines de milliers ont investi les rues de la plupart des grandes villes du monde criant leur colère et leur indignation et affirmant leur indéfectible solidarité avec les masses populaires palestiniennes...
Cher«e»s Camarades, Cher«e»s ami«e»s,
Partout où l'on voit fleurir l'espoir et la dignité, s'affiche en arrière plan le long parcours de la Résistance. RÉSISTER ET TOUJOURS RÉSISTER JUSQU'AU CHANGEMENT DES RAPPORTS DE FORCES
C'est aussi vrai au Liban, en Palestine, en Irak et ailleurs...
Ensemble camarades, défendons par tous les moyens disponibles, le droit des peuples à la résistance !
Ensemble camarades, démasquons et dénonçons la tentative impérialo-sioniste concernant l'élargissement des responsabilités de l'OTAN sous le prétexte fallacieux de contrôle de la « contrebande » d'armes vers Gaza !
Certainement camarades c'est toujours en assumant la solidarité avec les luttes de masses populaires que l'on apporte la solidarité la plus significative aux prisonniers révolutionnaires.
À bas l'impérialisme et ses chiens de garde sionistes et leurs complices réactionnaires arabes
Honneur aux martyrs et aux peuples en lutte
Ensemble camarades nous vaincrons.
Georges Ibrahim Abdallah

Déclaration pour le meeting de Méricourt (France - Pas de Calais) du 10 avril 2009

Source : Comité "Libérez-les"

http://www.palestine-solidarite.org:80/declaration.Georges_Ibrahim-Abdallah.100409.htm

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n° 450 - Dossier de Palestine - 19-04 - Fin: L’enfance, la grande victime de la guerre de Gaza.


n° 450 - Dossier de Palestine - 19-04 - Fin: L’enfance, la grande victime de la guerre de Gaza.


       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

N°450                                                 19-04

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage (Fin)

2-8 Younes Salameh : 19 000 maisons palestiniennes  détruites par Israël depuis 1967.

2-9 Al-Agha : L'agression israélienne a rasé 1,8 mille hectares de terrains agricoles palestiniens.

3 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

3-1 L'avenir de la résistance palestinienne (3 et fin)

3-2 Alain Joxe : Démocide à Gaza.

3-3 La gauche invisible.

3-4 Delphine Matthieusent : Nétanyahou II, opération séduction...


2-8 Younes Salameh : 19 000 maisons palestiniennes  détruites par Israël depuis 1967.

Tels sont les chiffres rapportés par le magasine italien de géopolitique ‘’Limes plus’’. Dans un rapport sur la question des démolitions de maison,  le magasine souligne la recrudescence des démolitions au cours des dernières semaines sur ordre du gouvernement israélien. Ainsi, la famille Al-Kurd, qui a été expulsé de sa maison à Sheik Jarrah. Alors que le père était sérieusement malade lors de l’éviction, l’article souligne qu’il a été abandonné ‘’devant la porte de ses voisins’’.

Le rapport publié dans la revue italienne insiste également sur l’absence de réactions de l’Europe face à ces multiples violations du droit international.
Le Comite israélien contre les démolitions de maisons (ICHAD) donne les détails dans la classification des démolitions:

 Dans 5% des cas, l’association souligne que la démolition est définie comme punitive.  Dans 35% des cas, la démolition est justifiée par l’absence de permis de construire du propriétaire. Or, il faut rappeler que ces permis sont devenus si difficiles à acquérir pour les Palestiniens qu’ils n’ont d’autres choix pour se loger que de construire illégalement leur logis. Entre 2000 et 2007, 95% des demandes de permis ont été refusées.

 Enfin, les 60% des autres démolitions sont justifiées par l’armée comme des destructions militaires, ‘’des maisons rasées par l’armée israélienne lors d’opérations militaires’’.

En 2009, l’association israélienne B’Tselem a estimé a 32 le nombre de maisons déjà détruites. De plus, de nombreuses familles ont reçu des ordres d’expulsion et sont dans l’attente de la destruction de leur maison.

A Jérusalem-Est, des tentes de solidarité ont été installées, symbole a la fois de la résistance et de l’impuissance des habitants.
L'article insiste sur l’importance de ces destructions de maisons, aussi bien pour les Palestiniens que pour l’avenir des alliances d’Israël. Le rapport conclut en effet que la question des démolitions de logements pourrait devenir "de plus en plus une question centrale non seulement dans le différents israélo-palestinien, mais aussi dans le contexte international.’’ Ces destructions serait susceptibles selon le magasine de ‘’déstabiliser les alliances les plus solides d’Israël, notamment les États-Unis. " (PNN via Maan Agency News)

Younes Salameh   

02.04

http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=3739&Itemid=1


2-9 Al-Agha : L'agression israélienne a rasé 1,8 mille hectares de terrains agricoles palestiniens.

Dr. Mohammed Al-Agha est le ministre de l’agriculture dans le cabinet d’Ismaël Haniyeh, premier ministre palestinien. Il a accordé une interview à notre Centre Palestinien d’Information (CPI).

Dans leur guerre agressive menée contre Gaza, les Israéliens ont rasé plus de 1,8 mille hectares de terrains agricoles palestiniens, représentant une perte directe de 174 millions de dollars et 413 millions de dollars de perte indirecte, dit-il.

En effet, les occupants israéliens ne mènent pas uniquement une guerre militaire pour anéantir le peuple palestinien. Ils conduisent une guerre totale, contre sa vie, son économie, son agriculture… Une guerre totale, ouverte, sans limite, sans morale.

Monsieur le ministre nous a parlé de l’agriculture résistante, une agriculture qui pourra amener le peuple palestinien vers une autonomie agricole.

Dans l'interview ci-après, traduite de l'arabe et résumée par nos soins, monsieur le ministre nous a parlé de ces sujets et d’autres.

Les pertes

CPI : La dernière guerre agressive israélienne menée contre Gaza a été totale, contre toute la vie palestinienne dont l’agriculture. Dans ce domaine, quelles en sont les conséquences ?

Dr. Al-Agha : Les terrains agricoles, d’une superficie dépassant les 25 kilomètres carrées, étaient, tout au long de la guerre, le sujet d’une destruction totale, avec toutes les infrastructures de ce domaine. Les pertes sont très importantes.

Dans le domaine agricole, les pertes totales dépassent 174 millions de dollars, sans parler des pertes indirectes (dépassant les 413 millions de dollars).

Les forces israéliennes d'occupation ont coupé 10062 arbres fruitiers. Elles ont détruit 1016 kilomètres carrés de terrains couverts, 2704 kilomètres carrés de potagers… 717 puits, entre autres.

50% de poulaillers et 150 fermes abritant toutes sortes d’oiseaux ont également été démolis.

Notons que les pertes de l’Intifada d’Al-Aqsa avaient déjà dépassé un et demi milliard de dollars.

Destruction acharnée

CPI : Ne croyez-vous pas que la destruction des terrains agricoles par les occupants israéliens soit systématique ?

Dr. Al-Agha : Absolument. Les Sionistes procèdent à une destruction de toute l’économie de la bande de Gaza. Ils ont fait beaucoup de dégât à la production animale. Plus de vingt mille familles palestiniennes ont perdu leur gagne-pain. Ils ont détruit 50% des fermes poulaillers. Ainsi, le prix ne cesse de grimper. Beaucoup de Palestiniens sont désormais privés de protéines. Les maladies font des ravages, faute d’immunité.

Lors de la dernière guerre de Gaza, détruire le domaine agricole n’était pas un hasard. Cela ne s’est pas produit juste pour protéger les soldats. C’est une stratégie et non une tactique. Ne répètent-ils pas que c’est l’agriculture qui met en échec leur blocus et leur guerre ?

Destruction ciblée

CPI : Pourquoi les occupants israéliens ciblent des zones en particulier ?

Dr. Al-Agha : Je vous donne un exemple. Beit Hanoun a été cette fois moins prise en cible ; tout simplement parce que ses terrains avaient été rasés auparavant. Alors, il ont attaqué l’est de la ville de Gaza, la zone industrielle de produits alimentaires. Ils ont pris en cible les zones d’Az-Zaytoun et Khozaa, des zones riches pour leur agriculture.

Guerre ouverte

CPI : La guerre a pris fin. Les agriculteurs auront-ils la chance de reprendre leur travail maintenant ?

Dr. Al-Agha : Pas du tout. La guerre n’est pas fini. Elle ne vient que de commencer. L’Entité sioniste ira loin dans ses agressions, non seulement en Palestine, mais aussi à l’extérieur.

Au-delà des frontières

CPI : Voulez-vous dire que l’occupant israélien mène une guerre économique contre des pays arabes ?

Dr. Al-Agha : C’est évident. Une fois, il exporte des maladies, des épidémies. Une autre fois, il essaie de barrer la route sur leurs exportations…

La crise alimentaire

CPI : La bande de Gaza souffre-t-elle actuellement d’une crise alimentaire, renforcée par une hausse de prix, surtout celui de la viande ?

Dr. Al-Agha : Bien évidemment. Gaza vit entre deux feux. Le feu de la guerre militaire déclarée et le feu de la guerre d’agriculture non déclarée. Cette dernière se concrétise par le rasage de terrains, le déracinement d’arbres, l’assassinat de bêtes…

Il est clair que les occupants israéliens mènent une guerre que nous pouvons l’appeler « La guerre de protéines ». Le ministère de la santé de Gaza constate la montée en flèche de toutes sortes de maladies liées au manque de protéine : anémie, fragilité des os, entre autres.

Le rôle du blocus

CPI : Quel y sera le rôle du blocus ?

Dr. Al-Agha : Le blocus est très destructif. Et par son application, l’Etat d’occupation espère obliger les Palestiniens à baisser les bras.

L’interdiction d’arriver de Gaza et de nourrir les animaux ne fait qu’empirer la crise. Les bêtes n’entrent dans la bande de Gaza. Et le peu qui existe est le sujet de massacres systématiques. Des facteurs qui ne font qu’aggraver le manque de viande et de produits laitiers.

En dépit de tout cela, le peuple palestinien, dans la bande de Gaza, avec son gouvernement résistant, besognent pour mettre en échec les outrages de l’occupant israélien.

Les armes prohibées

CPI : Des armements prohibés ont été utilisés durant la guerre. Quels seront leurs impacts, à long terme, en particulier sur l’eau et l’agriculture ?

Dr. Al-Agha : Ces armes, dont le phosphore blanc, pourront contaminer la terre, les plantes et les animaux, dans la profondeur. Il est certain que les eaux souterraines ont été touchées…

Le rôle du gouvernement

CPI : Que fait le gouvernement pour atténuer les dégâts et leurs conséquences ?

Dr. Al-Agha : Le gouvernement assume un rôle important. Il soutient les victimes de la guerre agressive israélienne menée contre Gaza.

Un paquet d’un million de dollars est en cours de distribution dans le domaine de l’agriculture.

L’agriculture résistante

CPI : Vous parlez de l’économie agricole résistante. De quoi s’agit-il ?

Dr. Al-Agha : Nous voulons dire par l’économie résistante la capacité à s’adapter à toutes les conditions. Le soutien de l’homme et son attachement à sa terre. L’arrivée à autonomie économique. L’équilibre entre la production e l’importation. La stabilité des prix. La préservation de l’environnement et de l’eau.

Un plan stratégique pour le développement de l’agriculture continuera à soutenir les olives, les dattes, les poissons.

2010 sera l’année de l’agriculture biologique.

 14 avril

Gaza – CPI

http://www.palestine-info.cc/...


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19/04/2009

n°449 - Journal de Palestine - 05-04 au 18-04 - Début - : Obama vit dans une bulle d´ignorance.


 n°449 - Journal de Palestine - 05-04  au  18-04  - Début - : Obama vit dans une bulle d´ignorance. 



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine

 N°449                              05-04   au  18-04

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire

Tiré à part

Les sales secrets d’Israël à Gaza.

La survie d’Israël en question.

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

3 Politique

Palestinienne

Politique Israélienne

Suite 1

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias/Vidéos 

5-1 Vidéo : Je reviendrais

5-2 Vidéo : Témoignage émouvant du médecin norvégien Mads Gilbert

6 Les brèves
6-1  Etats-Unis / Israël  : Premières divergences.

6-2 Israël ne collaborera "très probablement pas" avec l’enquête de l’ONU sur Gaza.

6-3 La banque DEXIA finance les colonies israéliennes.

6-4 Paola Rochat : Des colons armés attaquent un village, plusieurs blessés.

6-5 Des tunnels de plus en plus larges à Gaza.

Fin

7 Dossier

7-1 Ahmad Tibi : Cruelle réalité pour les Palestiniens. 

7-2 Kathleen et Bill Christison : Obama vit dans une bulle d´ignorance.

7-3 Chérif BOUDELAL : Ennemis communs d’Israël et du régime égyptien !

7-4 Rapports de l’Onu et de différentes ONG.



 05-04 au 18-04: Peuple Palestinien : 7 tués   -  39 blessés 

                          Occupants              : 1 tué      -   3 blessés



Tiré a part

Les sales secrets d’Israël à Gaza

Des soldats  de l’armée israélienne ont révélé qu’ils avaient abattu, sur ordre, des familles de Palestiniens innocentes et détruit maisons et fermes au cours des vingt-deux jours qu’a duré l’agression « Plomb durci » à Gaza. 

Ces témoignages corroborent les accusations des Palestiniens d’usage indiscriminé et disproportionné de puissance de feu dans des zones densément peuplées. L’un des récits décrit comment une femme et son enfant furent abattus alors qu’au lieu de tourner à droite, comme le lui demandait un soldat, ils ont tourné à gauche, par erreur, et ont été « descendus ». « Je ne pense pas que le tireur d’élite se soit senti mal après cela, car pour lui, il avait fait son devoir comme il en avait reçu l’ordre. Et, l’atmosphère générale, d’après ce que j’ai entendu dire par les autres hommes de troupes, est que la vie des Palestiniens est quelque chose de beaucoup moins, moins, important que la vie de nos soldats ». Ce qui s’explique puisque, selon un autre soldat  « tout le monde à Gaza est un terroriste » ou « est  coupable de ne pas avoir quitté Gaza ». Il  était donc permis d’enfoncer des habitations avec des tanks et de tirer sans prévenir les occupants.  Certains aumôniers juifs martelaient, d’ailleurs, aux soldats qu’ils menaient une guerre sainte contre les païens, selon le journal Haaretz, que cette opération était « une mission quasi religieuse » « qu’il nous faut maintenant combattre pour expulser les païens qui s’opposent à notre conquête de la terre sainte ».

 

La survie d’Israël en question.

 Une étude conduite par la CIA doute de la survie d’Israël dans les vingt prochaines années.

Le rapport prédit qu’ « un mouvement inexorable va se créer pour passer d’une solution de deux Etats à celle d’un Etat, fondé sur les principes démocratiques d’une égalité totale, comme étant le modèle le plus viable qui repousserait le spectre de l’apartheid colonial et permettrait le retour des réfugiés de l947/1948 et de 1967, ce qui se révèle une condition sine qua none pour une paix durable dans la région ».

Quelque deux millions d’Israéliens quitteraient le pays pour s’établir aux Etats-Unis alors qu’il y a déjà « 500 000 Israéliens détenteurs de passeports US » et un million et demi retournerait en Russie. Pour certains, « l’histoire rejettera tôt ou tard l’entreprise coloniale israélienne car les Américains ne peuvent plus supporter…la conduite d’Israël envers les Palestiniens et notamment dans la bande de Gaza ».

http://informationclearinghouse.info/article 22208.htm



Paroles & actions du président cette semaine ...

Engagement d'Obama
Barack Obama a déclaré  que "les Etats-Unis soutenaient fermement l'objectif de deux Etats, Israël et la Palestine, cohabitant dans la paix et la sécurité".
"C'est l'objectif que les parties concernées ont convenu d'atteindre dans la Feuille de route et à Annapolis. Et c'est l'objectif que je poursuivrai activement en tant que président.

07.04

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20090407.OBS2379/un_ministre_israelien_refuse_les_ordres_dobama.html



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Résistance

13-04

Un navire palestinien explose au large de la Bande de Gaza.
Un navire de pêche palestinien sans équipage a explosé lundi matin au large de la Bande de Gaza, sans faire de blessé. Selon l’armée israélienne, il s’agit d’une tentative d’attaque contre une patrouille navale dans la zone.
Le navire a été repéré lundi matin par un fort brouillard, a indiqué le général Gabi Ashkenazi, chef de l’armée israélienne. Il a ensuite été suivi par radar et a explosé à environ 650m au large d’un navire de patrouille israélien.
Israël maintient une présence navale au large du territoire afin, notamment, de rendre le blocus imperméable.

La Presse Canadienne

18-04

Deux policiers israéliens ont été blessés lorsqu'un Palestinien les a heurtés avec son véhicule.

"Deux policiers ont été blessés, l'un légèrement aux jambes et le second plus sérieusement à la tête", au barrage routier de Hizmé, entre le nord de Jérusalem et la Cisjordanie, a affirmé Micky Rosenfeld.

AFP


Bande de Gaza - Au jour le jour

10-04

Deux résistants ont été tués par les forces israéliennes à la limite de la bande de Gaza.

Yahoo


Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 : Au jour le jour 

07-04

La police israélienne a tué un automobiliste palestinien qui aurait foncé sur des policiers encadrant la démolition de la maison d'un résistant à Jérusalem-Est. (Le résistant avait été tué en juillet après avoir foncé sur un bus avec un véhicule de construction.)

Le porte-parole de la police Micky Rosenfeld précise : "Trois policiers ont été blessés légèrement aux jambes quand le véhicule les a heurtés, ils ont ouvert le feu et tué ll’homme sur les lieux".

Des heurts ont éclaté sur le site de la fusillade dans un des quartier arabe de l'est de Jérusalem.

Une cinquantaine de Palestiniens jetant des pierres sur les forces de l'ordre israéliennes, lourdement armées, casquées et protégées par des boucliers, qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes sur la foule.

La démolition de son domicile a ravivé les tensions à Jérusalem.

Les organisations de défense des droits de l'Homme dénoncent les démolitions, estimant qu'il s'agit de châtiments collectifs qui ne constituent pas une dissuasion efficace.

http://www.aloufok.net/

08-04

25 colons de Bat Ayin se sont approchés de maisons et ont ouvert le feu au hasard. Ils voulaient venger la mort d’un adolescent et le blessement d’un enfant de 7 ans,  jeudi passé dans la colonie illégale, par un Palestinien qui s’est enfui.

"Douze palestiniens ont été blessés par les tirs des colons extrémistes sionistes dans la région de Safa, près du village de Beit Amr, au nord de la ville d'Al Khalil, alors que 15 autres ont été asphyxiés par le Gaz lacrymogène lancé par les forces de l'occupation", ont déclaré des secouristes palestiniens.

Des sources médicales et des témoins oculaires ont affirmé que les habitants de Safa se sont exposés aux agressions sauvages des colons extrémistes de la colonie de Beit Ein qui ont tiré sur les palestiniens des balles réelles, en soulignant que les extrémistes ont volé les moutons des villageois.

Les habitants de Safa ont alerté les paysans des régions proches pour les sauver des attaques sauvages  tout en soulignant que les forces armées de l'occupation ont protégé les actes criminels des colons extrémistes, en lançant des bombes sonores et lacrymogènes, et tirant des balles en caoutchouc.

08/04

CPI

09-04

Le village de Safa et l'implantation juive voisine de Bat Ayin, à la réputation extrémiste.

L'échauffourée de mercredi a débuté, selon l'armée israélienne, lorsque les colons se sont rendus en lisière de Safa pour réciter la prière traditionnelle.

Des Palestiniens se sont mis à leur lancer des pierres avant d'être dispersés par l'armée.

L'affrontement s'est ensuite poursuivi entre soldats et jeunes palestiniens dans le vilage de Safa.

Huit Palestiniens ont été blessés dans cet affrontement. Selon les services de secours, au moins un Palestinien est dans un état grave.

L’armée israélienne expliquant être passée aux tirs à balles réelles après l'intensification de la bataille.

La Cisjordanie est bouclée pour la durée des fêtes de Pessah, la paque juive qui débute mercredi soir.

AP

13-04

Les colons ont attaqué des éleveurs palestiniens, près du village Om al Kheyr et ont blessé 2 eleveveurs.

http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&ta...

17-04

Bil'in. : Un Palestinien était mort après avoir été touché à la poitrine par une grenade lacrymogène tirée par des soldats israéliens qui dispersaient des manifestants protestant contre le Mur de l’Apartheid érigée par Israël en Cisjordanie.

L'armée a affirmé que les manifestants avaient jeté des pierres sur les soldats, mais les images vidéo des minutes précédant les tirs, obtenues samedi par l'Associated Press, montrent un petit groupe scandant des slogans contre les militaires, mais sans jeter aucun projectile.

Quand les troupes ont ouvert le feu, on voit sur les images certains manifestants se protéger derrière des boucliers anti-émeutes. Soudain, Bassem Abou Rahmeh, 31 ans, est touché à la poitrine et on le voit rouler au pied d'un talus, son T-shirt se couvrant de sang.

Ce film a été fourni à l'agence AP Television News par l'organisation "Anarchistes contre le mur", basée en Israël.

AP - La CCIPPP

18-04


Israël

10-04

Une Bédouine âgée de 16 ans a été tuée samedi par les forces de l'ordre israéliennes dans le sud de l'Etat juif, a indiqué Micky Rosenfeld, porte-parole de la police israélienne.

La jeune fille, une lycéenne habitant dans un village bédouin du sud d'Israël, a ouvert le feu avec un pistolet sur une guérite d'un poste de police. Les policiers ont répliqué et l'ont abattue. Il n'y a pas d'autres victimes.

Des dizaines de milliers de Bédouins, qui ont mis fin à leur nomadisme, vivent dans des villages du désert du Neguev, dans le sud du pays.

Yahoo

18-04

La frontière entre la Bande de Gaza et l'Egypte a été ouverte samedi matin pour permettre aux malades nécessitant un traitement médical de quitter le territoire habituellement bouclé.

Les frontières sont quasiment toujours fermées juin 2007.

AP



2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)

Civils & résistants tués                                                                            :  6.924

Palestiniens blessés                                                                               :  54.285

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.201

                                                                                                                ( 359 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6.584

                                                                                                                ( 550  militaires/policiers


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  



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n°449 - Journal de Palestine - 05-04 au 18-04 - Suite 1 - : Obama vit dans une bulle d´ignorance.


 n°449 - Journal de Palestine - 05-04  au  18-04  - Suite 1 - : Obama vit dans une bulle d´ignorance. 



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.



Journal de Palestine

 N°449                              05-04   au  18-04

C.De Broeder & M.Lemaire


Sommaire

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias/Vidéos 

5-1 Vidéo : Je reviendrais

5-2 Vidéo : Témoignage émouvant du médecin norvégien Mads Gilbert

6 Les brèves
6-1  Etats-Unis / Israël  : Premières divergences.

6-2 Israël ne collaborera "très probablement pas" avec l’enquête de l’ONU sur Gaza.

6-3 La banque DEXIA finance les colonies israéliennes.

6-4 Paola Rochat : Des colons armés attaquent un village, plusieurs blessés.

6-5 Des tunnels de plus en plus larges à Gaza.



3 Politique Internationale des territoires occupés

a) Pays Arabes & voisins

Égypte

L’Egypte détruit 6 tunnels

Les autorités égyptiennes ont détruit six tunnels utilisés pour le transport entre autre de carburant et d'aliments vers la bande de Gaza, a rapporté aujourd'hui l'agence officielle égyptienne Mena.
Des produits alimentaires, des vêtements, des jouets, des friandises et des pièces détachées automobiles se trouvaient dans les tunnels.
Par ailleurs, des pick-up transportant du bétail et des générateurs électriques ont été saisis dans le Sinaï, selon la Mena.
Les véhicules "étaient en route vers la zone frontalière pour faire passer leur charge vers Gaza à travers les tunnels", a précisé l'agence.
Le chef des services israéliens de sécurité intérieure, Yuval Diskin, à félicité "l'amélioration graduelle" des activités de l'Egypte dans la lutte contre le trafic d'armes vers Gaza.

31/03

http://www.lefigaro.fr: & AFP 


Syrie

Assad : “Libérer le Golan, par la paix ou par la guerre ”
Pendant que les médias “politiquement corrects” du monde entier commencent leur guerre de désinformation contre le nouveau gouvernement israélien, il est certain que ses voisins arabes eux, restent fidèles à leur politique antisioniste.
“Tous les gouvernements israéliens se ressemblent : Sharon a été responsable d’un massacre en Palestine, Barak a aidé à la guerre à Gaza, ce qui signifie qu’il n’y a pas de différence entre la droite et la gauche israéliennes.

Nous avons des principes et ceux qui les respectent ne nous posent pas de problèmes”.
Ces déclarations sont peu étonnantes, à vrai dire, car elles restent dans le droit fil de l’esprit politique arabe : qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente, Israël reste l’ennemi éternel.
Après des discussions de paix avec le précédent Premier ministre, Ehoud Olmert, Bachar Al Assad, s’exprime sur les éventualités de négociations futures, avec de nouveaux interlocuteurs. Tout en annonçant la couleur : “Aucune concession sur le Golan, que nous récupèrerons par la paix ou par la guerre. Rien de moins“, a-t-il déclaré dans un entretien au journal Qatari “Al Sharaq“.
Et d’ajouter : “Depuis que la guerre en Palestine a débuté, jusqu’à l’occupation du Golan, chacun est de plus en plus hostile à Israël. Il se peut qu’une nouvelle génération se lève et soit opposée au principe d’un processus de paix. Pour l’instant, il se crée un esprit d’opposition généralisé. Israël se dirige vers une voie qui ne sert pas ses intérêts. Et au bout du compte, tout le monde est attiré vers l’opposition, qui est bien évidemment favorable aux intérêts des Arabes”.
Enfin, à la question de savoir pourquoi une telle “Résistance” n’existait pas dans le Golan, Assad a déclaré : “Nous avons des raisons précises et objectives dans le Golan, qui est relativement peu peuplé.
Le fait qu’il y ait peu de population empêche une véritable résistance, qui nécessite beaucoup de forces”

04/02
http://www.actu.co.il/2009/04/assad-liberer-le-golan-par-la-paix-ou-par-la-guerre/



b) Le Monde

1 Usa (le parrain)

2 Les grandes manœuvres

La paix au Proche-Orient, "priorité absolue" pour Obama.
Le président Barack Obama a la "ferme intention" du de faire de la paix au Proche-Orient "une priorité absolue", a déclaré mercredi  l’émissaire spécial américain pour la région George Mitchell.
Selon lui, une telle paix devrait inclure une solution du conflit israélo-palestinien sur la base de l’établissement de "deux Etats indépendants, vivant côte à côte en paix et en sécurité".

15 Avril 2009

nouvelobs.com

 

Mitchell intègre l'initiative de paix arabe dans les efforts US.

George Mitchell, a souhaité  que l'initiative de paix de la Ligue arabe s'intègre dans les efforts que les Etats-Unis comptent coordonner pour parvenir à un Etat palestinien indépendant.

Le plan de paix arabe, d'inspiration saoudienne, unanimement adopté en 2002 à un sommet à Beyrouth, offre à Israël une paix complète en échange de son retrait total des territoires occupés en 1967 et d'une "solution juste" du problème des réfugiés chassés en 1948 de leurs foyers.

"Les Etats-Unis se sont engagés en faveur de l'établissement d'un Etat palestinien indépendant, souverain, où s'épanouiraient les aspirations du peuple palestinien à contrôler son destin", a déclaré Mitchell en Cisjordanie.

"Nous voulons que l'initiative arabe fasse partie de l'effort pour aboutir à cet objectif", a ajouté l'ex-sénateur américain après avoir rencontré le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à son QG de Ramallah.

La veille, à Jérusalem, l'artisan des accords de paix en Irlande du Nord avait signifié au nouveau Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et à son ministre des Affaires étrangères ultranationaliste, Avigdor Lieberman, que les Etats-Unis voulaient l'avènement d'un Etat palestinien.

Aucun des deux, qui ne sont en fonctions que depuis 15 jours, ne s'est engagé sur cette question. Lieberman a même renié le processus lancé en 2007 à Annapolis, où le gouvernement précédent s'était engagé à oeuvrer au plus vite à l'avènement d'un tel Etat.

Au sortir de son entrevue avec Lieberman, celui-ci a éludé le sujet, alors que Mitchell a dit lui avoir redit l'attachement des Etats-Unis à la coexistence pacifique entre un Etat arabe et l'"Etat juif d'Israël", concession visible à son interlocuteur.

Un peu plus tard, Netanyahu faisait savoir à George Mitchell qu'"Israël attend que les Palestiniens reconnaissent d'abord Israël comme un Etat juif avant de discuter des deux pays pour deux peuples".

LE FUTUR ÉTAT, PATRIE DES RÉFUGIÉS DE 1948

Sous cette exigence inacceptable pour eux, les dirigeants palestiniens voient le souci de dénier le "droit au retour" des réfugiés de 1948 dans ce qui est devenu Israël, voire - rêve de Lieberman - de soumettre ou chasser les Arabes israéliens, qui constituent 20% de la population du pays.

Le droit au retour figure, avec les futures frontières et le statut de Jérusalem l'une des questions épineuses au centre des pourparlers directs israélo-israéliens lancés dans la foulée de la conférence d'Annapolis, mais aujourd'hui au point mort.

"Il est clair qu'il y a maintenant en Israël un gouvernement qui rejette les accords signés, qui insiste pour poursuivre ses activistes de colonisation", a estimé le négociateur palestinien Saëbe Erekat.

 

Le gouvernement Netanyahu ne s'est pas encore prononcé sur le plan arabe, qui exclut qu'Israël conserve ses colonies, alors que son prédécesseur y avait trouvé des "aspects positifs" tout en jugeant trop vague sa clause sur une "solution juste" du problème des réfugiés.

Les dirigeants israéliens sont dans leurs ensembles hostiles au retour de Palestiniens en Israël, qui mettrait en péril à terme la judéité de la population. Pour ceux qui admettent le principe d'un Etat palestinien, c'est là que devront se fixer les réfugiés et leurs descendants.

17/04-

_http://www.lexpress.fr/actualites/2/mitchell-integre-l-initiative-de-paix-arabe-dans-les-efforts-us_754777.html

 

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n°449 - Journal de Palestine - 05-04 au 18-04 - Fin - : Obama vit dans une bulle d´ignorance.


 n°449 - Journal de Palestine - 05-04  au  18-04  - Fin - : Obama vit dans une bulle d´ignorance. 



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.



Journal de Palestine

 N°449                              05-04   au  18-04

C.De Broeder & M.Lemaire


Sommaire

7 Dossier

7-1 Ahmad Tibi : Cruelle réalité pour les Palestiniens. 

7-2 Kathleen et Bill Christison : Obama vit dans une bulle d´ignorance.

7-3 Chérif BOUDELAL : Ennemis communs d’Israël et du régime égyptien !

7-4 Rapports de l’Onu et de différentes ONG.



7 Dossier

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

7-1 Ahmad Tibi : Cruelle réalité pour les Palestiniens. 

90% des citoyens palestiniens d’Israël n’ont pas leur place ici.

Ils peuvent faire leurs paquets et aller se faire voir. (Lieberman) 

Le New York Times, qui commence à s’inquiéter du sort fait aux Palestiniens donne la parole à Ahmad Tibi, citoyen palestinien d’Israël et député à la Knesset, et titre "Cruelle réalité pour les Palestiniens".

Cruelle réalité pour les Palestiniens

La coalition de droite du nouveau premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, n’est pas de bon augure pour les Palestiniens d’Israël.

Avec la nomination d’Avigdor Lieberman au poste de ministre des affaires étrangères, les extrémistes pourchassent la population autochtone, nous menacent de nous soumettre à des tests de loyauté et de la possibilité d’un « transfert » dans une région théoriquement contrôlée par l’Autorité Palestinienne.

L’intransigeance de Netanyahu à l’égard des Palestiniens des territoires occupés est à coup sûr source d’inquiétude. N’est pas moins inquiétant ce que le tandem Netanyahu-Leberman peut signifier pour les citoyens palestiniens d’Israël.

Ce gouvernement, avec Lieberman en particulier comme ministre des affaires étrangères, devrait être boycotté par la communauté internationale, exactement comme fut boycotté Jörg Haider, le défunt politicien autrichien d’extrême droite, qui connut une notoriété mondiale pour ses prises de position anti immigrants.

Lieberman, dans l’un de ses nombreux et scandaleux commentaires, déclarait en mai 2004 que 90% des citoyens palestiniens d’Israël n’ont pas leur place ici. Ils peuvent faire leurs paquets et aller se faire voir (get lost) ».

Seulement, ma famille et moi-même sommes sur cette terre depuis des siècles, bien avant que Lieberman n’arrive en 1878, venant de Moldavie. Nous appartenons à cette minorité qui est parvenue à rester, quand 700 000 palestiniens ont été forcés au départ par Israël en 1948.

Aujourd’hui, Lieberman entretient le sentiment anti palestinien avec ses menaces de « transfert » - un euphémisme pour un nouveau nettoyage ethnique. Henry Kissinger, lui aussi, avait appelé à un échange de territoire, et Lieberman cite Kissinger pour donner à son idée délétère un ton plus raffiné. Lieberman et Kissinger envisagent d’échanger une portion d’Israël contre une portion de la Cisjordanie occupée illégalement, volée par les colons juifs

Mais Israël n’a aucun droit légal sur aucun territoire palestinien occupé. Et Lieberman n’a pas le droit d’offrir la terre qu’est ma patrie en échange de l’incorporation de colons juifs dans des frontières redéfinies de l’état israélien. Nous sommes citoyens de l’état d’Israël et nous ne voulons pas échanger notre citoyenneté de seconde classe dans notre patrie – soumis que nous sommes à de nombreuses lois qui nous discriminent – pour vivre dans un bantoustan palestinien.

Nous avons le souci de notre citoyenneté et nous nous battons au quotidien pour améliorer notre condition et vaincre les lois et les pratiques discriminatoires.

Nous nous heurtons à la discrimination dans tous les domaines de la vie. Les citoyens arabes représentent 20% de la population, mais ne sont que 6% à être employés dans le secteur public. Pas un seul employé arabe ne travaille à la banque centrale d’Israël. Imaginez s’il n’y avait pas un seul citoyen afro-américain à la banque centrale des Etats-Unis.

Israël tourne simultanément sur trois modes de gouvernement. Le premier c’est la démocratie pour ses citoyens juifs – ethnocratie. Le second n’est que discrimination raciale à l’égard de la minorité palestinienne - ségrégationisme rampant. Et le troisième, c’est l’occupation des territoires palestiniens avec un ensemble de lois pour les Palestiniens et un autre pour les colons juifs – apartheid.

Il y a quelques semaines, le parti Yisrael Beiteinu de Lieberman a conduit une charge, en pleine Knesset, pour interdire à mon parti – l’Arab Movement for Renewal - de participer aux élections. Le Likoud de Netanyahu a lui aussi soutenu cette initiative. La Cour Suprême a fait annuler la manœuvre des politiciens. Mais leurs efforts pour interdire notre participation est là pour montrer au monde entier que la démocratie israélienne est fallacieuse.

Les invectives de Lieberman contre les citoyens arabes d’Israël ne sont pas neuves. Il y a moins de trois ans, il avait lancé un appel au meurtre contre moi et contre mes collègues palestiniens de la Knesset parce que nous avions osé rencontrer des leaders palestiniens démocratiquement élus. Prenant la parole devant l’assemblée plénière de la Knesset, Lieberman avait déclaré : « La deuxième guerre mondiale s’est terminée avec les procès de Nuremberg. Les chefs du régime nazi et leurs collaborateurs ont été exécutés ; j’espère que ce sera le sort des collaborateurs dans cette maison » . Lieberman a maintenant le pouvoir de mettre ses ignobles projets à exécution.

Nous réclamons à l’administration Obama plus d’attention pour la minorité palestinienne d’Israël. C’est une minorité opprimée qui souffre de ne pas partager assez les ressources de l’état. L’énorme lot lde l’aide américaine annuelle à Israël ne parvient quasiment pas jusqu’à notre communauté.

Entre Netanyahu et Lieberman, l’administration Obama aura les mains très occupées. Ne vous y trompez pas, Netanyahu et Lieberman feront de lourdes pressions sur la nouvelle administration pour qu’elle accepte ce que fait Israël en Cisjordanie, à Gaza et à Jerusalem-Est – de même que ses discriminations anti-palestiniensnes en Israël même. Les colonies vont continuer de s’étendre, et les discriminations de s’approfondir. La détermination des Américains sera cruciale dans les mois à venir."

Ahmad Tibi

Ahmad Tibi est citoyen palestinien d’Israël et député de la Knesset, le parlement d’Israël.

Publié dans The New York Times, le 6 avril 2009

http://www.nytimes.com/2009/04/07/opinion/07iht-edtibi.html ?ref=global

 (Traduit par Carole SANDREL)

CAPJPO-EuroPalestine

8-04

http://www.europalestine.com/spip.php?article3978


7-2 Kathleen et Bill Christison : Obama vit dans une bulle d´ignorance.

Obama vit dans une bulle d’ignorance : il veut trouver une solution pour la Palestine, lui, au moment même où Israël est en train de la détruire ?

Sans doute davantage que cela n’a jamais encore été le cas, Washington est aujourd’hui enferrée dans le déni en ce qui concerne Israël et son comportement sidérant, avec sa politique assassine à l’encontre des Palestiniens, avec les efforts qu’il déploie, ainsi que ses partisans américains, pour nous contraindre à ignorer les atrocités qu’il perpètre. Les œillères ont de tout temps fait partie de l’équipement des décideurs et des hommes politiques américains, dès lors qu’il est question d’Israël et des agissements de ce pays. Mais au lendemain de l’agression israélienne, qui a dévasté trois semaines durant le minuscule territoire de Gaza – une offensive terminée, de manière expédiente, juste avant l’intronisation d’Obama, si bien que celui-ci a pu se comporter comme si de rien n’était –, la perspective à partir de laquelle Washington opère est obstruée d’une façon encore bien plus frappante que cela n’avait jamais encore été le cas.

Lors d’un symposium sponsorisé par le Middle East Policy Council, organisé à Capitol Hill (à Washington) quelques jours seulement avant la prise de fonctions d’Obama, Ali Abunimah, un commentateur palestino-américain avisé, qui dirige le site ouèbe ElectronicIntifada.net, a déclaré sans ambages que Washington est au centre d’une bulle d’ignorance et de déni. Alors que le reste du monde, en particulier au niveau des sociétés civiles, débat de la nécessité de traîner les dirigeants israéliens devant des tribunaux chargés de juger leurs crimes de guerre et d’imposer des sanctions à Israël, M. Abunimah a fait observer que Washington et ceux des leaders mondiaux qui lui sont liges essaient d’aller de l’avant comme si absolument rien n’avait changé.

« Nous devons nous attendre », a dit M. Abunimah, « à ce que l’appareil officiel de l’industrie du processus de paix – les Hillary Clinton, les Quartette, les Tony Blair, les Javier Solana, les Ban Ki-Moon, bref, toute la panoplie des boîtes à idées officielles et officieuses de Washington – vont continuer leur business as usual, en s’efforçant de faire croire que, grâce à leurs diligences, un Etat palestinien verra le jour ». « Mais, dans le monde réel, cet Etat n’existera pas », a-t-il poursuivi, « et le temps est venu de parler franchement de ce qui est en train de se passer ».

Jusqu’ici, après trois mois d’administration Obama, rien n’indique vraiment que celui-ci y voie clair ou soit prêt à parler franchement. Un autre commentateur politique et militant palestinien très avisé, M. Haidar Eid, qui vit et subit les incessants châtiments collectifs d’Israël à Gaza, a dit récemment, lors d’une interview, que la réaction internationale à l’agression israélienne contre Gaza s’apparentait à une réaction à une quelconque catastrophe naturelle, à croire qu’aucun être humain n’aurait eu de rôle dans la destruction et que les seules choses dont ont aurait besoin pour résoudre le problème étaient du fric et des aides. Comme si, a-t-il dit, le désastre n’avait pas été « créé par l’Etat d’Israël afin d’anéantir à la fois la résistance et la société palestiniennes ? »

M. Eid commentait ainsi une conférence internationale de donateurs réunie à Sharm el-Sheikh, début mars, qui avaient fait démonstration de magnanimité en promettant presque 5 milliards de dollars d’aide afin de soulager la « crise humanitaire » à Gaza – mais en promettant aussi de ne rien faire pour solutionner la réalité politique de l’occupation israélienne, qui est pourtant à l’origine du calvaire humanitaire de Gaza ? Les donateurs – ces mêmes dirigeants de l’ « industrie du processus de paix » dont parlait M. Abunimah – n’étaient là que pour prétendre être préoccupés et pour refiler du fric, ce qui est toujours la manière la plus pratique, dans l’esprit des élites politiques, pour balayer sous le tapis des problèmes humanitaires qui font désordre. C’est ainsi qu’ils soulagent leur propre conscience et qu’en même temps ils disent à Israël qu’il peut continuer à détruire la Palestine et les Palestiniens en toute impunité : la communauté internationale ramassera les morceaux et règlera l’addition. Message reçu 5/5 par Israël !

Toute idée de contraindre Israël à mettre fin à son oppression grossière des Palestiniens, toute idée de faire quoi que ce soit afin de confisquer à Israël la carte blanche dont il use et abuse, c’était apparemment encore trop demander à ces dames patronnesses. Toute prise de conscience du fait que leur promesse d’aide n’était rien d’autre qu’un rouage dans un cycle destructeur sans fin leur a également échappé – un cycle dans lequel ces mêmes donateurs, sous la houlette des Etats-Unis, équipent Israël avec les armes les plus sophistiquées et la puissance politique absolue qui va avec, après quoi Israël utilise ces armes et se sert de son permis politique flambant neuf de chasse au Palestinien, et les donateurs se réunissent à nouveau pour réparer les destructions. L’hypocrisie a été encore davantage soulignée par l’exigence ferme des Etats-Unis qu’avant que les Gazaouis ne reçoivent le premier kopek de ces largesses internationales, le Hamas devra avoir reconnu le droit d’Israël à l’existence. Autrement dit, le Hamas doit reconnaître le droit à l’existence précisément de l’Etat qui vient d’essayer de le détruire, et son peuple avec, et même la terre sur laquelle ils vivent.

Si le comportement d’Israël n’était pas aussi répugnant, le déni américain et international devrait nous faire marrer. Mais la promesse d’aide et le cercle vicieux sans fin de la misère financée par l’Occident – ainsi que la myopie qu’ils traduisent – ne constituent, ensemble, rien d’autre qu’un exemple frappant d’une ignorance volontaire découlant d’un processus cognitif entièrement orienté dans le sens de la vision israélienne, à partir de laquelle les Etats-Unis et la communauté internationale abordent rituellement ce conflit. La fin de l’interminable mandat de George Deubeuliou Bush et l’avènement de Barack Obama ont d’ores et déjà donné lieu à d’autres initiatives, tout aussi naïves et à courte-vue que ces promesses d’aide – à courte-vue, car, de manière avisée ou non, ces initiatives ont pour origine un point de départ totalement centré sur Israël et ses exigences et fermant totalement les yeux sur le comportement barbare de ce pays.

Barack Obama et Hillary Clinton évoquent sans rire l’ « inévitabilité » et le caractère « inéluctable » d’une solution basée sur deux Etats, sans prendre aucunement en considération l’impossibilité croissante d’un Etat palestinien réel, ou encore du fait qu’Israël élimine aussitôt toute perspective d’un tel Etat et qu’il est en train, de fait, d’éliminer ouvertement les Palestiniens eux-mêmes. Les premiers mois de l’administration Obama et la nomination de George Mitchell au poste d’envoyer spécial au Moyen-Orient font émerger d’autres responsables, qui, plus entichés de processus de paix que de toute perspective d’une paix réelle, poursuivent aveuglément l’ « industrie du processus de paix », sans aucune considération pour les réalités du terrain, ou pour la garantie sur facture (plus que virtuelle) de leur échec.

Sans doute le plan le plus détaillé prétendant frayer une voie vers une solution à deux Etats avait été, en réalité, écrit avant l’accession au pouvoir d’Obama ; mais ce n’est que maintenant qu’il est publié. Ce plan, intitulé A Last Chance for a Two-State Israel-Palestine Agreement [Dernière chance pour un règlement israélo-palestinien à deux Etats] avait été mis au point en décembre dernier par un groupe d’anciens hommes d’Etat américains bien intentionnés, dont Brent Scowcroft, Zbigniew Brzezeinski, Lee Hamilton et Paul Volcker (le seul, sur dix, à faire partie de l’administration Obama). Ces sages avaient été réunis par Henri Seigman, un ancien président de l’American Jewish Committee spécialiste du conflit palestino-israélien qui s’est illustré, ces dernières années, par ses critiques franches et réalistes de l’occupation israélienne. La proposition en question est une sorte de scénario de réalisation de l’impossible, en dix-sept pages.

Ce plan approche le conflit sous un angle israélo-centrique, et même en soulignant lourdement la nécessité de satisfaire aux besoins d’Israël en matière de sécurité ; il comporte en lui-même la prescription des drogues qui en garantissent l’échec. Le rapport consacre un cinquième (ce qui n’est pas sans signification) de sa pagination à une annexe, intitulée « Répondre aux besoins d’Israël en matière de sécurité », en plus d’une logorrhée considérable consacrée à ce sujet dans le corps même du document. Il n’y figure strictement aucune mention d’une quelconque nécessité d’assurer la sécurité de la Palestine contre les menaces pesant sur elles, en provenance d’Israël...

La motivation cachée derrière ce plan est admirable : il reconnaît la centralité du conflit palestino-israélien par rapport à d’autres problèmes et à d’autres intérêts américains au Moyen-Orient ; il exhorte la nouvelle administration [Obama] à prendre le contre-pied de huit ans de désengagement de ce conflit par l’administration Bush et il l’exhorte à le faire très rapidement ; il appelle à prendre contact avec le Hamas et il exhorte à entreprendre l’initiative de paix nécessaire, fusse au risque de déplaire à « certains électorats intérieurs ». Mais le plan est en lui-même naïf et il oublie les réalités brutales de la situation, qui existaient pourtant dès avant l’offensive israélienne contre Gaza. Du fait qu’il ne tient strictement aucun compte des intentions mortelles d’Israël à l’encontre des Palestiniens, ni de sa responsabilité dans le niveau de violence observé aujourd’hui, ce rapport ne fait, en réalité, que donner une prime à l’intransigeance israélienne, tout en faisant allègrement la supposition que cette rigidité pourra être surmontée en publiant un plan sur quelques morceaux de papier, tandis que les Etats-Unis continueront à envoyer à Israël les armes dont il a besoin pour détruire la Palestine …

Ce rapport se situe dans un monde mythique – un monde où Israël n’a aucune responsabilité dans l’occupation du territoire palestinien et ne s’intéresse qu’à sa sécurité, sans avoir la moindre obligation à l’égard des Palestiniens. Il fait référence de manière répétée à une situation sécuritaire du type « qui, de l’œuf ou de la poule ? » dans les territoires occupés – comme s’il était impossible de déterminer si c’est l’occupation d’Israël qui est première, ou la résistance palestinienne, comme si l’occupation n’était pas, précisément, la raison pour laquelle la Résistance palestinienne existe, comme si les attentats suicides palestiniens (dont le projet affirme qu’il cause à Israël « une angoisse compréhensible ») auraient pu surgir d’ailleurs, précisément, que de l’oppression israélienne ?

Le plan n’aborde les conditions d’une paix entre les deux Etats qu’envisagées quasiment uniquement en termes des besoins d’Israël – non seulement ses besoins en matière de sécurité, mais aussi en matière de colonies et de ses inquiétudes concernant le droit au retour des réfugiés palestiniens. Ainsi, par exemple, alors qu’il préconise que la frontière entre les deux Etats soit « basée sur » les lignes de cessez-le-feu antérieures à juin 1967 avec seulement quelques modifications réciproques et mineures, il recommande que les Etats-Unis « prennent en compte les régions à forte population israélienne en Cisjordanie ». Bien que le style minimise la gravité de cette question, ce passage signifie que l’on doit laisser de l’espace aux grands blocs de colonies israéliennes, qui incluent environ 10 % de la minuscule Cisjordanie (environ la taille de l’Etat américain du Delaware), couvrent virtuellement la totalité de Jérusalem Est et incluent (au bas mot) 85 % des 475 000 colons israéliens en Cisjordanie + Jérusalem Est.

En avril 2004, George Bush remit à Ariel Sharon une lettre garantissant officiellement l’approbation par les Etats-Unis de la conservation par Israël de ce que Bush appelait « les centres majeurs de population juive » en Cisjordanie, modifiant du même coup ce qui avait représenté près de quarante années de politique américaine en faveur d’un retrait virtuellement total d’Israël des territoires occupés. Les « paramètres » de Bill Clinton, définis en 2000, avaient eu le même effet, bien qu’à une échelle un peu moindre, en proposant de permettre à Israël de conserver ses colonies – désignées par le terme anodin de « faubourgs » - à Jérusalem Est. Les dernières propositions formulées par l’ancienne équipe répètent ce diktat clintonien et, de manière générale, endossent tant les déclarations de Clinton que celles de Bush, qui cèdent de manière unilatérale à Israël du territoire palestinien, sans négociation, et sans consulter les Palestiniens.

Ce projet jette aussi aux orties le droit au retour des Palestiniens. Bien qu’il fasse une allusion fugitive, en passant, au « sentiment d’injustice » des réfugiés et bien qu’il appelle à « une compensation financière conséquente », il déclare, là encore de manière unilatérale et préemptive, que la résolution du problème des réfugiés devra « protéger Israël contre un afflux de réfugiés » - ce qui signifie que ce droit de retour ne serait pas garanti à tous les réfugiés palestiniens, ni, encore moins, à la plupart des réfugiés qui pourraient choisir de retourner dans leurs maisons et sur leurs terres à l’intérieur d’Israël, d’où ils ont été chassés. Cette précaution est censée « protéger » Israël contre toute exigence qu’il doive réparer l’injustice massive qu’il perpétra en 1948, en exigeant de ses victimes qu’elles se satisfassent, après plus de soixante années, d’un maigre pécule et d’une maison, quelque part, en dehors de leur propre patrie.

Le chapitre principal de ce rapport des sages propose que l’Etat palestinien n’aurait pas d’armée et serait sécurisé par une force multinationale mandatée par l’Onu et placée sous commandement américain, qui fonctionnerait durant cinq ans, mais dont le mandat serait renouvelable, l’intention étant de permettre aux Palestiniens de parvenir à assurer leurs propre sécurité (et, bien entendu, à être capables de garantir celle d’Israël) dans les quinze ans. Cette force de sécurité serait une force de l’Otan, renforcée par des troupes jordaniennes, égyptiennes et – très étonnamment – israéliennes. L’aspect Alice-au-Pays-des-merveilles de cette proposition très particulière se résume au présupposé qui est celui des sages, selon lequel la souveraineté palestinienne serait peu ou prou respectée même si les Palestiniens se voyaient contraints de remettre leur sécurité à une force multinationale qui inclurait non pas seulement des éléments de multiples armées étrangères, mais y compris des troupes de l’oppresseur même dont les Palestiniens sont censés s’être débarrassés en parvenant à l’existence en tant qu’Etat. C’est là ce genre d’absurdité inhérente à l’« industrie du processus de paix », qui rend des propositions telles celle-ci totalement insensées.

Le projet brade, avant même que des négociations aient été entamées, davantage que n’importe quel Etat en devenir pourrait se permettre de brader. Il cède du territoire de ce qui devrait devenir l’Etat palestinien avant même que les Palestiniens aient été en mesure de s’asseoir à la table des négociation. Il cède, sans aucune restriction ni aucune excuse, le droit des Palestiniens à réparer une énorme injustice qui est, cela, depuis le début, soit depuis plus de soixante ans, le grief palestinien fondamental à l’endroit d’Israël. Il cède la souveraineté et la sécurité palestiniennes en invitant une force de sécurité internationale comportant des troupes, précisément, de la puissance occupante dont les Palestiniens essaient de se débarrasser. Et il renonce à toute viabilité de l’ainsi nommé « Etat ».

L’on attendait mieux des sages qui ont rédigé ce document. Certains d’entre eux, de fait, on travaillé en tant que spécialistes sur le conflit arabo-israélien, par le passé, et le coauteur de la proposition Henry Siegman travaille sur cette question depuis des décennies. Mais la proposition fait montre de tellement peu de compréhension du degré avec lequel Israël a d’ores et déjà absorbé la Cisjordanie qu’on pourrait avoir l’impression qu’aucun de ces Messieurs n’a jamais mis les pieds dans la région. Et dans son affirmation benoîte selon laquelle il sera possible d’inciter Israël à donner son accord à un quelconque retrait, aussi minime soit-il, des territoires occupés, on ne constate guère de compréhension du fait qu’aucun gouvernement israélien, quelle qu’en soit la couleur politique, et en particulier aucun des gouvernements de droite qui ont dirigé Israël ces dix dernières années, voire depuis plus longtemps, n’a eu (n’a et n’aura) la moindre intention d’accorder aux Palestiniens le moindre degré d’indépendance et de souveraineté authentiques, où que ce fût et où que ce soit en Palestine.

En fin de compte, à l’instar de la conférence des donateurs qui ont vu dans le désastre de Gaza on ne sait trop quelle force naturelle échappant à tout contrôle humain qui serait descendue, telle un cyclone, sur l’étroit territoire, ce projet ne donne nul signe de la reconnaissance que le responsable de ce conflit est Israël. Israël est le camp qui détient tout le pouvoir, le camp qui contrôle tout le territoire : Israël est le camp qui exerce actuellement une occupation militaire opprimant les Palestiniens, défiant le droit international ; Israël est le camp qui démolit des maisons, bombarde des quartiers peuplés de civils, lance des bombes au phosphore blanc sur des civils, impose des barrages routiers et d’autres restrictions aux déplacements, édifie des murs pour maintenir les Palestiniens à l’écart, bloque les importations alimentaires d’une population palestinienne tout entière, confisque des terres pour y construire des colonies et des routes réservées aux seuls Israéliens juifs. Israël est le camp qui a perpétré 85 % des assassinats dans le conflit, depuis l’éclatement de l’Intifada, voici de cela huit ans et demi.

Mais l’ignorance de ces hommes d’Etat et leur déni des réalités de l’occupation, de la brutalité israélienne et de l’agression israéliennes en disent long sur l’immense capacité, qui reste celle d’Israël, de s’en tirer à bon compte en bénéficiant toujours de l’atmosphère d’adulation dont il bénéficie aux Etats-Unis. On peut se demander, de fait, si ces gens sont aussi ignorants qu’ils le semblent de ce qu’il se passe, avec l’aide des Etats-Unis, en Palestine ? Pensent-ils que tout cela est bel et bon et que cela fait avancer les intérêts nationaux américains d’une quelconque manière, que de continuer à armer Israël et que de lui garantir une carte blanche totale pour continuer à opprimer les Palestiniens ? Ou bien ont-ils été tellement aspirés dans le discours israélo-centrique régnant dans notre pays [les Etats-Unis, ndt] qu’ils sont littéralement terrorisés à l’idée de s’opposer à Israël et d’affronter ses lobbyistes aux Etats-Unis ?

Ce château de cartes qu’est, en réalité, cette « industrie du processus de paix » à laquelle M. Abunimah a fait allusion – ce château de cartes qui prétend qu’Israël n’est pas un Etat voyou dévastant son voisinage quand cela lui chante – doit s’écrouler, et le plus tôt sera le mieux. Comme l’a déclaré M. Abunimah à la conférence de Capitol Hill, ce que les gens savent en Europe et à Chicago, où il vit et où il travaille, diffère du tout au tout de ce que les gens de Washington et de New York croient savoir et, comme il l’a relevé, le silence sur les réalités du terrain, en Palestine, n’est désormais plus tenable. Quand l’histoire de cette période sera écrite, a dit M. Abunimah, « Gaza sera perçu comme le moment après lequel il est devenu impossible, pour Israël, d’être intégré dans la région du Moyen-Orient en tant que prétendu « Etat juif sioniste » ».

Bill et Kathleen Christison

[* Depuis plusieurs années maintenant, Kathleen and Bill Christison rédigent des analyses sur le Moyen-Orient. Ils sont les coauteurs d’un livre, à paraître au mois de juin aux éditions Pluto Press, consacré à l’occupation israélienne et à son impact sur les Palestiniens.

Il y a une trentaine d’années de cela, ils étaient analystes à la CIA.

Ils sont joignables à l’adresse mél :kb.christison@earthlink.net.]

source : Obama's Bubble of Ignorance.doc (150 ko) Kathleen et Bill Christison on counterpunch.org, 15 avril 2009 http://www.counterpunch.org/christison04152009.html

Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

http://www.protection-palestine.org/spip.php?article7251

publié le jeudi 16 avril 2009.


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18/04/2009

n° 28 - Le Dossier 'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan - 16-04 -- Début : La stratégie de l'OTAN : La mer Noire, passerelle du Pentagone vers trois continents et le Moyen-Orient

n° 28 - Le Dossier 'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan - 16-04 -- Début : La stratégie de l'OTAN : La mer Noire, passerelle du Pentagone vers trois continents et le Moyen-Orient.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Le Dossier'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

n° 28- 16-04

C.De Broeder & M.Lemaire


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1          Rick Rozoff : La stratégie de l’OTAN : La mer Noire, passerelle du Pentagone vers trois continents et le Moyen-Orient.

Fin

1-2          Diana JOHNSTONE : Le cycle vicieux de violence de l’Otan.

2 Annexe

2-1 René HAMM Bischoffsheim : Assassinat" par les armes et...la faim!

2-2 Ernst BLOCH : Pourquoi quitter l’OTAN ?

2-3 Rôle des forces nucléaires conservées par l'OTAN.

 



Tiré à part

La Géorgie n'est pas membre de l'Otan. A leur sommet de Bucarest en avril 2008, les dirigeants alliés ont repoussé l'attribution du statut de candidat officiel à la Géorgie et à l'Ukraine, deux ex-républiques soviétiques, tout en leur promettant l'entrée à terme dans l'Otan malgré la farouche hostilité de Moscou à cette idée.

AFP, 16 avril 2009

 

Extraits de la Déclaration du Sommet de Strasbourg-Kehl concernant la Géorgie

Au moins 5 articles de la déclaration du dernier Sommet de l'Otan font nomément référence à la Géorgie. Et réaffirmé deux fois le soutien à "l'intégrité territoriale, l'indépendance et la souveraineté de la Géorgie".

Pas à celle de la Serbie apparemment.

29. La stabilité et le succès des réformes politiques et économiques en Ukraine et en Géorgie sont importants pour la sécurité euro-atlantique. À Bucarest, nous avons décidé que l'Ukraine et la Géorgie deviendraient membres de l'OTAN, et nous réaffirmons tous les éléments de cette décision ainsi que les décisions prises par les ministres des Affaires étrangères en décembre dernier. Nous nous employons à fournir, pour les efforts de réforme de ces pays, un maximum d'avis, d'aide et de soutien dans le cadre de la Commission OTAN-Ukraine et de la Commission OTAN-Géorgie, qui jouent un rôle central dans la supervision du processus engagé au sommet de Bucarest. Nous nous félicitons en particulier du renforcement prévu des bureaux d'information et de liaison de l'OTAN à Kiev et à Tbilissi. Sans préjudice des décisions ultérieures devant être prises à propos du MAP, l'établissement de programmes nationaux annuels aidera la Géorgie et l'Ukraine à faire avancer leurs réformes. L'examen annuel de ces programmes nous permettra de continuer à suivre de près les progrès réalisés par la Géorgie et l'Ukraine dans les réformes liées à leur aspiration à devenir membres de l'OTAN. Nous saluons en outre les précieuses contributions de ces deux pays aux opérations de l'OTAN.

 

31. La relation entre l'OTAN et la Géorgie s'est considérablement approfondie au cours de l'année écoulée. Nous restons déterminés à promouvoir le dialogue politique avec la Géorgie et à lui fournir une aide. Nous encourageons fortement ce pays à poursuivre la mise en oeuvre de toutes les réformes nécessaires, en particulier les réformes démocratiques, électorales et judiciaires, en vue de réaliser ses aspirations euro-atlantiques. Nous réaffirmons que nous continuons de soutenir l'intégrité territoriale et la souveraineté de la Géorgie à l'intérieur de ses frontières reconnues au niveau international.

 

32. Nous encourageons tous les participants aux pourparlers de Genève à jouer un rôle constructif et à poursuivre leur étroite collaboration avec l'OSCE, l'ONU et l'UE à la recherche d'un règlement pacifique du conflit sur le territoire de la Géorgie. (...). Nous appelons de nos voeux l'établissement d'un nouveau mandat pour la Mission de l'OSCE en Géorgie ainsi qu'un accès sans entrave pour les observateurs de l'ONU, de l'UE et de l'OSCE à l'ensemble du territoire de la Géorgie, y compris les régions d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie. Nous sommes préoccupés par les tensions et les violences qui persistent le long des limites administratives, et nous appelons toutes les parties à faire preuve de retenue.

 

34. Nous invitons instamment la Russie à remplir les engagements qu'elle a pris s'agissant de la Géorgie dans le cadre de la médiation de l'Union européenne le 12 août 2 et le 8 septembre 2008. Dans ce contexte, nous considérons comme essentiel le retrait des forces russes des régions que la Russie s'est engagée à quitter. Nous nous sommes félicités des mesures prises en ce sens, mais ce retrait reste partiel. L'Alliance a condamné la reconnaissance par la Russie des régions géorgiennes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie en tant qu'États indépendants, et elle continue de lui demander de revenir sur cette reconnaissance, qui est contraire aux valeurs et aux principes sur lesquels se fonde le Conseil OTAN-Russie, aux principes de l'OSCE sur lesquels repose la sécurité de l'Europe, ainsi qu'aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU concernant l'intégrité territoriale de la Géorgie, que la Russie a entérinées. En outre, le renforcement de la présence militaire de la Russie dans les régions géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud sans le consentement du gouvernement géorgien est particulièrement préoccupant.

 

57.(...) les actions menées par la Russie en Géorgie ont remis en question l'attachement de la Russie aux principes fondamentaux de l'OSCE sur lesquels reposent la stabilité et la sécurité en Europe, principes dont s'inspire le Traité sur les forces conventionnelles en Europe (FCE). Ces actions vont à l'encontre de notre objectif commun consistant à préserver la viabilité à long terme du régime FCE (...)

http://www.csotan.org/textes/doc.php?art_id=444&type=documents

 

La Russie menace, l’Otan résiste
“Une provocation absurde”, c’est ainsi que la Russie a qualifié les exercices militaires de l’Otan prévus le mois prochain en Géorgie. Moscou a exigé l’annulation de ces manoeuvres estimant qu’elles ne serviraient pas la stabilité régionale. Réponse de l’Otan: ces manoeuvres ne présentent aucun risque et se dérouleront comme prévu.

“Ces exercices ont été planifiés depuis longtemps pour se dérouler en Géorgie. La Géorgie a les mêmes droits et responsabilités que n’importe quel participant à ce programme” a expliqué le porte-parole de l’Otan, Robert Pszczel. “La Russie aurait pu et peut toujours se joindre à cette opération, même si ces exercices débutent bientôt, le 6 mai prochain. Mais nous sommes prêts à accepter des pays partenaires” a-t-il ajouté.

Ces exercices, qui devraient mobiliser 1300 soldats de 19 pays à 20 km à l’est de Tbilissi, interviennent au moment où l’Otan cherche à retisser des liens avec la Russie.

http://fr.euronews.net/2009/04/16/la-russie-menace-lotan-resiste/

 

Exercices Géorgie-OTAN: Lavrov pointe les risques d'un sentiment d'impunité à Tbilissi

La Russie espère que l'OTAN s'abstiendra de mesures susceptibles de pousser Tbilissi à croire que tout lui est permis, a déclaré jeudi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, commentant les prochains exercices de l'Alliance en Géorgie.

"J'espère que les pays de l'OTAN, en planifiant des manoeuvres conjointes avec la Géorgie dans le cadre de son programme Partenariat pour la paix, éviteront les démarches qui pourraient pousser le régime géorgien à croire que tout lui est permis et à faire naître un sentiment d'impunité", a indiqué le ministre russe.

Les exercices multinationaux sous l'égide de l'OTAN Cooperative Longbow 09/Cooperative Lancer 09 se dérouleront en Géorgie du 6 mai au 1er juin. Selon un porte-parole de l'Alliance contacté par RIA Novosti, il s'agit d'exercices d'état-major qui se dérouleront sans armes et ni matériel de guerre.
16 avril - RIA Novosti

 

Lavrov: les exercices de l'OTAN en Géorgie ne favoriseront pas la stabilité au Caucase

 Les prochains exercices de l'OTAN en Géorgie ne favoriseront pas la stabilité au Caucase, a indiqué jeudi en Arménie le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, cité par l'agence Interfax.

"La démonstration du soutien de l'OTAN au régime géorgien va difficilement transmettre un message correct à ceux qui espèrent sincèrement la stablisation au Caucase'", a-t-il déclaré.

Par ailleurs, l'envoyé de la Russie près l'OTAN a exhorté jeudi la direction de l'Alliance à ne pas organiser les exercices en mai en Géorgie.

"Nous présentons un message officiel au secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, proposant que les manoeuvres militaires de l'OTAN en Géorgie, prévues dans un avenir proche, sont reportées ou annulées", a rapporté Interfax, citant le représentant permanent de la Russie à l'OTAN, Dmitri Rogozin.

Le ministère russe de la Défense a répondu jeudi à l'OTAN à propos de ses exercices, disant qu'ils pourraient encourager le régime de Saakashvili à procéder à davantage d'aventures militaires, selon l'agence Itar-Tass.

16 avril (Xinhua) --

 

Le porte-parole de l'Alliance Robert Pszczel : Exercices de l'OTAN en Géorgie: armes et techniques militaires bannies 
 Les exercices multinationaux sous l'égide de l'OTAN Cooperative Longbow 09/Cooperative Lancer 09 prévus entre le 6 mai et le 1er juin en Géorgie seront exempts d'armes et de techniques militaires, a annoncé jeudi à RIA Novosti un porte-parole de l'Alliance Robert Pszczel.

"Personne n'utilisera ni les armes, ni les chars", a déclaré M.Pszczel.

"Il ne s'agit pas d'exercices de l'OTAN au sens classique du terme, ce sont des manoeuvres de partenaires dans le cadre du programme Partenariat pour la paix. Elles sont ouvertes à tous les pays partenaires de l'Alliance, y compris la Russie", a-t-il poursuivi.

"Il s'agit d'exercices de coordination (de la coopération entre l'OTAN et les pays partenaires)", a expliqué Robert Pszczel, rappelant qu'en 2008 des exercices de ce type avaient eu lieu en Arménie.

Les exercices multinationaux Cooperative Lancer/Cooperative Longbow doivent se dérouler sur le territoire de la base militaire géorgienne de Vaziani. Composés d'exercices d'états-majors et de manoeuvres sur le terrain, ils réuniront environ 1.300 militaires de 19 pays membres et partenaires de l'Alliance. C'est la première fois que la Géorgie accueille des exercices de cette ampleur.

16 avril - RIA Novosti


1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

1-2 Rick Rozoff : La stratégie de l’OTAN : La mer Noire, passerelle du Pentagone vers trois continents et le Moyen-Orient.

En janvier, la Georgie et l’Ukraine ont signé des chartes de partenariat avec l’OTAN. Le 1er avril, l’Albanie et la Croatie ont adhéré à l’Alliance. Le 3-4 avril, à l’occasion du sommet du soixantenaire, la France rejoindra le commandement intégré, c’est-à-dire placera ses troupes sous commandement US. En quelques mois, le Protectorat impérial s’est largement étendu en Europe. Rick Rozoff explique ici la stratégie du Pentagone qui place le contrôle de la mer Noire en priorité de son agenda géopolitique.

La région de la mer Noire relie l’Europe à l’Asie, et l’Eurasie à la masse terrestre du Moyen-Orient par la Turquie, sur sa rive sud, en bordure de la Syrie, de l’Irak et de l’Iran.

Sur sa rive occidentale se trouvent le nord des Balkans et, à son extrémité orientale, le Caucase, un pont terrestre vers la mer Caspienne et l’Asie centrale.

L’Ukraine, la Russie et la stratégique mer d’Azov sont sur ses rives nord.

Compte tenu de sa situation centrale, la mer Noire a été convoitée pendant des millénaires par les grandes puissances : les empires perse et romain, les Grecs et les Hittites, les Byzantins et les Huns, la Turquie ottomane et la Russie tsariste, même la France de Napoléon et l’Allemagne de Hitler dans leurs guerres pour l’unification de l’Europe à l’Asie et au Moyen-Orient.

La fameuse guerre de Troie a été menée pour le contrôle de (Troie/Dardania/Ilium) l’entrée de la mer de Marmara, qui relie la Méditerranée à la mer Noire. Le détroit reliant les deux est encore appelé le détroit des Dardanelles d’après l’ancienne Dardania.

Dans l’Antiquité, un troisième continent fut également impliqué : l’Afrique ; l’historien grec Hérodote a fait valoir que la ville de Colchide, sise sur la mer Noire (et maintenant en Georgie), fut fondée par les Égyptiens et le récit de Virgile, sinon celui d’Homère, du siège de Troie, raconte que Memnon, le roi d’Abyssinie (actuelle Éthiopie), fut tué par Achille lors de la defense de la ville.

Une source d’information roumaine a récemment rappelé l’importance actuelle de la région :

« La mer Noire relie de manière stratégique l’espace européen à l’Asie centrale, le Caucase et le Moyen-Orient, zones de production et de transit des hydrocarbures. » [1]

Les allusions à l’importance de la mer Noire, non seulement pour l’énergie et son transit, mais à des fins militaires globales sont fréquentes dans les citations qui suivent.

Avant la fin du Pacte de Varsovie en 1989 et celle de l’Union soviétique deux ans plus tard, la mer Noire se trouvait hors de portée de l’Occident en général et du Pentagone et de l’OTAN en particulier. Jusqu’en 1991, seuls quatre États bordaient la mer : la Bulgarie, la Roumanie, la Turquie et l’Union soviétique.

La Turquie, élément clé des États membres de l’OTAN, était la seule tête de pont occidentale dans la région, la Bulgarie et la Roumanie, (la seconde de manière plus formelle que réelle), étant membres du bloc de l’Est et du Pacte de Varsovie.

Depuis 18 ans, la situation dans cette région, comme dans beaucoup d’autres, a été transformée et une nouvelle bataille pour son contrôle a vu le jour.

Deux nouveaux États, la Georgie et l’Ukraine, se sont créés sur le littoral, l’Abkhazie s’y ajoutant en août dernier, et tous les anciens pays du Pacte de Varsovie qui n’appartenaient pas à l’ex-Union soviétique sont actuellement membres à part entière aussi bien de l’OTAN que de l’Union européenne – la Bulgarie, la République tchèque, l’ancienne République démocratique d’Allemagne, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie et la Slovaquie – les trois anciennes Républiques soviétiques de la mer Baltique (l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie) étant également membres des deux institutions.

Comme Premen Addy, un commentateur indien, l’écrivait l’été dernier :
« Le nœud de l’OTAN se resserre autour du cou de
la Russie. Des bases militaires états-uniennes et leurs missiles sont déjà installées en Roumanie et en Bulgarie - deux États à partir desquels le Troisième Reich d’Adolf Hitler lança l’invasion nazie de l’URSS - dans une tentative d’étouffer la possible émergence d’un rival dans la région de la mer Noire… » [2]

Un an auparavant, dans une analyse intitulée « La Bulgarie, les bases états-uniennes et la géopolitique de la mer Noire », le site de renseignement en ligne The Power & Interest News Report résumait la situation en ce qui concerne l’un des États clés de la mer Noire, dans les termes suivants : « Géographiquement, la Bulgarie procure aux États-Unis (et à l’OTAN) une plus grande présence dans la région de la mer Noire, à travers laquelle il est prévu de construire des oléoducs et des gazoducs. »
De même, elle est proche de l’ex-Yougoslavie, une zone de tensions constantes, en particulier au cours de la dernière décennie. « Les nouvelles bases [du Pentagone] permettent aux États-Unis de conserver et d’augmenter leur contrôle du pays et au-delà celui du grand Moyen-Orient, puisque Washington dispose maintenant d’une présence militaire dans le sud (
la Vème flotte US est basée à Bahreïn) et d’une présence dans le nord par le biais de la Bulgarie. » [
3]

La Georgie

Depuis 1991, mais surtout depuis la « Révolution des roses » de décembre 2003 [4], les États-Unis ont transformé la Georgie, la frontière orientale de la mer Noire, en une base militaire avancée avec l’envoi en premier lieu des Bérets Verts, puis celui des Marines pour former et équiper les forces armées de ce pays à mener des guerres sur leur territoire et hors de leurs frontières.

La nouvelle armée Georgienne [5]a été testée une première fois en Irak, où un contingent de 2 000 soldats constituait la troisième plus importante force étrangère en Irak jusqu’au mois d’août dernier, quand les GI’s ont rapatrié par les airs ces soldats de leur création pour mener la guerre contre la Russie.

Avant que ne se dissipe l’écho des armes et de l’artillerie en août dernier, les États-Unis avaient envoyé le navire de guerre USS McFaul dans la ville portuaire Georgienne de Batoumi et le fleuron de la VIème flotte, l’USS Mount Whitney, à Poti, avec la mission annoncée à tous les crédules invétérés d’aller livrer « des jus de fruit, du lait en poudre et des produits d’hygiène ».

Batumi est la capitale de l’Adjarie, une ancienne région autonome subjuguée par le nouveau régime « Rose » en avril 2004 après que l’armée de celui-ci, formée par les États-Unis, ait conduit les plus importants exercices militaires jamais menés en Georgie, dans les environs de Poti et l’ait menacé d’invasion. Batumi se trouve juste au sud de la capitale abkhaze de Soukhoumi, où des navires russes étaient alors stationnés. Les navires de guerre des deux grandes puissances nucléaires se sont confrontés au large des côtes de la mer Noire à seulement 75 km de distance.

Dans le même temps, l’OTAN a déployé une force de frappe navale sur la mer Noire, composé de trois navires de guerre US, d’une frégate polonaise, d’une frégate allemande et d’une frégate espagnole équipée de missiles guidés ainsi que de quatre navires turcs, huit autres navires de guerre devant se joindre à la flottille.

Les navires de guerre de l’OTAN se trouvaient à seulement 150 km de leurs homologues russes alors amarrés en Abkhazie.

L’Ukraine

À l’extrémité nord de la mer Noire, les États-Unis conduisirent Sea Breeze, des exercices annuels de l’OTAN, en Crimée ukrainienne, soulevant une indignation massive et les vives protestations de la population, dont le Parlement avait voté, trois jours auparavant, contre la mise en place d’un projet de bureau de représentation des États-Unis lequel, à n’en pas douter, aurait veillé à la fois à faire taire les exigences d’une autonomie accrue, comme les actions anti-OTAN en Crimée et à préparer le terrain pour l’expulsion de la flotte russe de la mer Noire, basée à Sébastopol.

En ce qui concerne le deuxième point, un site d’actualité russe a offert cette analyse :
« Les analystes parlent de plans ukrainiens pour s’affranchir de
la Russie et offrir les bases (militaires) de Crimée à l’OTAN et aux États-Unis, qui salivent tous les deux à l’idée d’une présence militaire dans le bassin de la mer Noire. » [6]

« Une des conditions pour l’adhésion à l’OTAN est l’absence de bases étrangères sur le territoire du pays… [Les autorités « oranges » de l’Ukraine] font ce qu’elles peuvent pour chasser de Crimée la Flotte russe de la mer Noire. Kiev signifie de cette manière à Bruxelles qu’elle est en train de préparer une base pour les navires de guerre de l’OTAN en mer Noire. » [7]

La phase d’intégration de la Georgie et celle prochaine de l’Ukraine, comme des avant-postes militaires du Pentagone furent annoncées en décembre et janvier, respectivement, lorsque Washington signa des chartes de partenariat stratégique avec Kiev d’abord, puis Tbilissi. Quelques mois auparavant, et quelques jours seulement après que la Georgie eut lancé son attaque sur l’Ossétie du Sud et les forces russes de maintien de la paix présentes là-bas, déclenchant la guerre en août dernier, les 26 membres de l’OTAN ont envoyé dans la capitale Georgienne des représentants dans le cadre d’une délégation, pour établir une nouvelle Commission OTAN-Georgie.

Dans le même temps, en Ukraine, le régime de Victor Iouchtchenko, qui est parvenu au pouvoir grâce à la « révolution orange » de décembre 2004 financée et dirigée par les États-Unis [8], et dont l’épouse Kathy née et élevée à Chicago est une ancienne fonctionnaire du Département d’État sous Reagan et du Département du Trésor (ministère des Finances US, NdT) de George H.W. Bush, qui a été décrite par un de ses admirateurs zélés comme « une Reaganienne parmi les Reaganiens », a utilisé le déploiement des navires russes de la mer Noire pendant la guerre avec la Georgie pour faire pression sur cette flotte, allant jusqu’à dire que les navires pourraient ne pas être autorisés à revenir à Sébastopol.

Plusieurs semaines après la fin des hostilités dans le Caucase, Washington a envoyé un navire de collecte de renseignement, l’USS Pathfinder, dans le port de Sébastopol.

La junte Iouchtchenko a renouvelé ses accusations contre la flotte russe à la fin du mois dernier à une autre occasion, un peu plus d’un mois après la signature de la Charte de coopération stratégique avec Washington.

La mer Noire est reliée à la mer d’Azov, presque entièrement entourée par la Russie, par le détroit de Kertch, qui fut le théâtre d’une confrontation entre la Russie et l’Ukraine en 2003.

Un journal russe a expliqué à l’époque ce qui était en jeu dans le conflit :
« Le détroit de Kertch au centre du différend de
la Russie avec l’Ukraine contrôle l’accès à la mer d’Azov, qui est réputée avoir des réserves d’hydrocarbures largement inexploitées. » Aucun accord sur les droits de propriété des éventuelles ressources en pétrole et en gaz n’a été décidé entre les deux pays, malgré des années de négociations pour délimiter le fond marin. « Bien qu’il y ait peu de chances que ce soit une deuxième mer Caspienne, les géologues pensent que la mer d’Azov fait probablement partie de la même veine de gisements d’hydrocarbures qui s’étend, par la mer Noire, du sud de l’Ukraine et de la Russie jusqu’à la Caspienne et au-delà. » [9]

L’agence états-unienne Stratfor compléta le propos avec cette brève analyse :
« Le détroit de Kertch est un canal d’une quarantaine de kilomètres de long, d’une largeur ne dépassant pas 15 kms, reliant la mer Noire, d’une importance capitale, à la mer d’Azov au large de la frontière russe du Caucase du Nord. Il a servi comme un emplacement stratégique pour certaines batailles dans le passé, de la guerre de Crimée à l’affrontement naval germano-soviétique lors de
la Seconde Guerre mondiale. Pour la Russie, le détroit de Kertch est un prolongement du Caucase du Nord vers la région criméenne de l’Ukraine, qui est l’une des régions les plus pro-russes de ce pays et où se trouve le port d’attache de la flotte russe de la mer Noire située à Sébastopol. » [10]

Plus concise et plus directe encore, il y a quelques semaines, cette citation figure dans une dépêche de presse ukrainienne :
« Les aspirations euro-atlantistes de l’Ukraine exigent qu’elle résolve tous ses problèmes, y compris ses différends frontaliers. Ils ont besoin d’une frontière [dans le détroit de Kertch] pour une seule et unique raison : afin d’être en mesure d’adhérer à l’OTAN dès que possible. » [
11]

La Bulgarie et la Roumanie

Les États-Unis ont signé des Chartes de partenariat stratégique avec la Georgie et l’Ukraine au cours des deux derniers mois et les deux nations sont les éléments centraux de Washington pour sa mainmise sur la mer Noire et même sur l’ex-Union soviétique dans son ensemble.

Elles sont les principaux fulcra (soutiens, points d’appui, NdT) pour la création par les États-Unis du bloc du GUAM (Georgie, Ukraine, Azerbaïdjan, Moldavie) initialement créé en 1997 comme principale voie de transit pour les guerres énergétiques eurasiennes du XXIe siècle et aussi pour saper et détruire la Communauté des États indépendants post-soviétique. Elles sont également les pierres angulaires du partenariat oriental de l’Union européenne.

Mais à ce jour, l’accent principal de la campagne du Pentagone pour sa conquête de la région de la mer Noire, et sans doute le principal point focal pour son déplacement vers l’est et le sud, sont la Bulgarie et la Roumanie [12].

Les deux nations ont été officiellement admises au sein de l’OTAN lors du sommet de l’Alliance à Istanbul en 2004 et sont depuis devenues les derniers membres de l’Union européenne - peut-être dans les deux sens du terme : plus récentes et finales.

La Bulgarie et la Roumanie avaient toutes les deux refusé que la Russie utilise leur espace aérien pour le transport d’approvisionnements pour les troupes que cette dernière avait déployées Kosovo en juin 1999.

La Russie agissait pourtant dans le cadre de ses droits aux termes de la résolution 1244 des Nations unies afin de protéger les communautés de minorités ethniques dans la province serbe, mais il est clair que la Bulgarie et la Roumanie suivaient les ordres des États-Unis et de l’OTAN dans le blocage de ces vols.

Savoir, si les deux nations auraient intercepté les appareils russes, ou même ouvert le feu sur eux dans le cas où la Russie aurait persisté dans son intention première, reste une question de conjectures…

Plus tard, en 2002, la Roumanie autorisa les États-Unis à utiliser sa base aérienne de Mikhail Kogalniceanu pour préparer l’invasion de l’Irak en mars de l’année suivante.

En décembre 2005, la secrétaire d’État états-unienne Condoleezza Rice se rendit dans la capitale roumaine pour signer un accord d’utilisation - de prise de contrôle - de quatre bases militaires, la base aérienne susmentionnée de Mihail Kogalniceanu et celles de Babadag, Cincu et Smardan.

Les États-Unis expliquèrent à l’époque, qu’ils utiliseraient les quatre bases pour la formation, y compris les exercices conjoints et multilatéraux, l’acheminement de soldats et d’approvisionnements pour les guerres menées en Afghanistan et en Irak.

Et le territoire de la Roumanie a rempli cette mission depuis lors.

En avril de l’année suivante, en 2006, les États-Unis signèrent un accord similaire avec la Bulgarie voisine et l’utilisation de trois de ses principales bases militaires - la base aérienne de Bezmer, Novo Selo et l’aérodrome de Graf Ignatievo.

Les deux pactes ont été signés pour une durée initiale de 10 ans.

Les États-Unis obtinrent l’autorisation de maintenir des troupes - les estimations varient de 5 000 à 10 000 – de façon permanente ou en rotation dans les deux pays.

Dans le cas de la Bulgarie, ce sera la première fois que des troupes étrangères ont pris position sur son sol depuis que les forces nazies de la Wehrmacht furent chassées en 1944, et, pour la Roumanie depuis le retrait des troupes soviétiques en 1958.

Les sept sites dans les deux pays sont les premières bases militaires US sur le territoire du défunt Pacte de Varsovie.

La base aérienne de Bezmer en Bulgarie est une très grande installation, comparable en taille à celle de Mihail Kogalniceanu en Roumanie ; son échelle et l’objectif des campagnes, actuelles et futures, dans l’est et le sud, sont indiqués par cette description bulgare :
« … Selon l’accord américano-bulgare, la base aérienne... va acquérir le statut d’installation militaire stratégique dans deux ans, comme la base aérienne d’Incirlik en Turquie et celle d’Aviano en Italie. » [
13]

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n° 28 - Le Dossier 'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan - 16-04 -- Fin : La stratégie de l'OTAN : La mer Noire, passerelle du Pentagone vers trois continents et le Moyen-Orient.

n° 28 - Le Dossier 'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan - 16-04 – Fin - : La stratégie de l'OTAN : La mer Noire, passerelle du Pentagone vers trois continents et le Moyen-Orient.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

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Le Dossier'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

n° 28- 16-04

C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire.

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 La stratégie de l’OTAN : La mer Noire, passerelle du Pentagone vers trois continents et le Moyen-Orient.

1-1          Diana JOHNSTONE : Le cycle vicieux de violence de l’Otan.

2 Annexe

2-1 Assassinat" par les armes et...la faim!

2-2 Ernst BLOCH : Pourquoi quitter l’OTAN ?

2-3 Rôle des forces nucléaires conservées par l'OTAN.

 

 

1-1 Diana JOHNSTONE : Le cycle vicieux de violence de l’Otan.

Où qu’elle aille, l’Otan crée des menaces.

C’est son fond de commerce.

Que ce soit en Afghanistan ou à Strasbourg, la présence militaire étrangère provoque la rébellion violente, surtout de la part de jeunes gens qui veulent relever le défi. Leur rébellion sert à justifier une augmentation de violence répressive.

Et ainsi de suite… Ce cycle était visible samedi le 4 avril à Strasbourg, où plusieurs milliers de policiers et un petit nombre de casseurs du Black Block ont volé la vedette à ce qui aurait dû être le début d’un nouveau mouvement de masse européen contre l’Otan. La manifestation pacifiste fut écrasée et désintégrée par la police en armes, pendant que des jeunes aux capuchons noirs jetaient des pierres, cassaient des vitres et mettaient le feu aux bâtiments.

Provocateurs contre provocateurs

Dans ce cycle de provocation, il n’y a aucun doute que c’est l’Otan qui a commencé. La célébration ostentatoire du 60ème anniversaire de l’Alliance tenue dans trois villes du Rhin, Strasbourg, Kehl et Baden Baden ce jour-là, constituait une insulte aux citoyens. Après tout, si les dirigeants de "l’Occident démocratique" sont tellement appréciés, pourquoi faut-il transformer les villes qui les reçoivent en forteresses assiégées pour les accueillir ? Si les Européens bénéficient de la protection de l’Otan, pourquoi les tenir à distance de leur bienfaiteurs ? Mais bien sûr l’Otan n’est pas une force de défense. Depuis l’agression contre la Serbie il y dix ans jusqu’au bourbier afghan aujourd’hui, l’Otan se transforme progressivement en force expéditionnaire destinée aux interventions lointaines. Les mesures de sécurité draconiennes appliquées à trois villes européennes plutôt conservatrices, enfermant les habitants dans leurs domiciles, ressemblaient à une occupation étrangère. Malgré la grande – mais peut-être passagère – popularité d’Obama, le sommet de l’Otan a illustré l’écart qui se creuse entre les peuples et leurs dirigeants politiques. Grand « communicateur », le Président des Etats-Unis s’est efforcé de persuader les Européens qu’ils sont encore plus menacés par Osama bin Laden et Al Qaeda que les Américains, et doivent donc payer leur tribut en impôts et en soldats pour éliminer cette menace quelque part en Afghanistan, si ce n’est au Pakistan ou ailleurs. Les médias européens ont pu distraire le public de cette notion saugrenue en dirigeant l’attention vers la tenue vestimentaire de Michelle Obama. Mais, entre temps, des dizaines de milliers de citoyens européens se dirigeaient vers Strasbourg dans l’espoir de manifester leur désaccord. Ils avaient des arguments à faire entendre. Ils ont fini étouffés par des nuages de gaz lacrimogènes, et ont été traités comme des bêtes.

La responsabilité du fiasco

La responsabilité de ce fiasco est partagée. De loin les plus responsables sont les forces de l’ordre qui ne cessent de durcir leurs modes de répression partout en Europe. Sous le regard des hélicoptères, les divers policiers, gendarmes et CRS pratiquent la technique d’origine anglaise de « kettling » qui consiste à diviser et à enfermer les manifestants à l’intérieur de petits espaces séparés, parfois entourés de barrières métalliques. Il s’agit de traiter les êtres humains comme du bétail. Plus de dix mille policiers ont employé un arsenal d’armes anti-personnelles contre un nombre comparable de manifestants sans défense. Des gaz lacrimogènes, des balles en caouchouc et des armes à « son et lumière » ont d’abord mis fin aux discours avant d’égarer les manifestant dispersés et désorientés. Tout cela a fini dans un chaos total.

Ce fut le résultat recherché. Mais une part de responsabilité incombe aux organisateurs, si on peut utiliser ce mot pour un événement où l’organisation faisait à ce point défaut. La manifestation anti-Otan du 4 avril était organisée par un collectif de groupes de militants français dont aucun n’avait l’autorité pour imposer un plan cohérent. Ainsi, le doyen de ces groupes, le Mouvement de la Paix, a fini par exercer la plus grande influence sur les décisions, notamment celle d’accepter le choix du site pour le rassemblement offert par la Préfecture. Au lieu de pouvoir se rassembler sur une place publique et de défiler dans les rues de Strasbourg sous les fenêtres des habitants, avec leurs banderolles, leurs slogans et leur théâtre de rue, les manifestants furent exilés sur une île périphérique entre le Rhin et un grand canal dans une zone industrielle. Les deux seuls ponts permettant l’accès du côté français étaient faciles à bloquer pour les forces d’ordre. Il suffit de regarder un plan pour voir qu’il s’agissaitt d’un piège, et, sur le terrain, le dénivellement rendait celui-ci pire encore. Situé à quelques huit kilomètres de la gare, un jour où tout transport public était supprimé, le site était difficile à atteindre. De plus, le point de rassemblement et le parcours imposé était quasi invisible au public. Bref, les manifestants étaient coupés de toute communication avec le public. Et la souricière donnait l’avantage à la police pour exercer ses méthodes de répression. Pourtant les organisateurs ont accepté ce site inacceptable – sans même fournir un service d’ordre pour guider et essayer de protéger les manifestants.

Il est vrai qu’en échange, la Préfecture avait fait certaines promesses – non tenues. Les ponts et les rues qui devaient rester ouverts pour permettre aux manifestants de joindre le rassemblement sur l’île se trouvaient bloqués de façon imprévisible par la police, provoquant les premières échauffourées. Curieusement, plusieurs milliers de manifestant pacifistes furent bloqués sur la rive allemande du Rhin, sans jamais pouvoir rejoindre le rassemblement, tandis que des Black Block allemands y parvenaient. En général, la police a traité les pacifistes comme l’ennemi dans une guerre civile, sans protéger les personnes ou les biens de la minorité violente.

Le rassemblement, tenu dans un creux sur l’île, était perturbé par le spectacle d’un hôtel voisin consumé par les flammes. Les haut-parleurs cédaient au bruit des hélicoptères. Le défilé programmé n’a jamais pu se faire. Des manifestants désorientés étaient abandonnés à eux-mêmes lorsqu’ils tentaient d’échapper aux gaz lacrimogènes à travers un labyrinthe de contrôles policiers. Le Black Block

Les pacifistes ne pouvaient concurrencer les casseurs du Black Block, pourtant beaucoup moins nombreux. Contrairement aux pacifistes, ils paraissent, sur les vidéos, comme étant maîtres de leur propre jeu, en combat avec la police. Il est probable qu’ils en éprouvent fierté et satisfaction.

Après le désastre de Strasbourg, il est clair que, pour survivre et se développer, le mouvement anti-Otan doit faire face à trois problèmes : ses propres faiblesses organisationnelles, la répression policière et le Black Block.

Question fréquente : les casseurs du Black Block sont-ils des provocateurs travaillant pour la police ? Incapable d’enquêter sérieusement sur cette question, ma propre réponse intuitive est : subjectivement non, mais objectivement oui. Ils ne peuvent pas tous être des policiers en capuchon noir. La plupart croient sans doute qu’ils sont en train de « combattre le capitalisme », comme ils le proclament. Mais objectivement ils arrivent à justifier cette même répression policière qu’ils combattent avec tant d’élan.

Errare humanum est. Les mauvaises intentions fleurissent, mais les erreurs sont encore plus courantes. Un mouvement intelligent contre l’Otan doit essayer d’appliquer l’alternative à la guerre – l’argumentation rationnelle – en toutes circonstances. Nous devons débattre avec les gens qui se trompent sur l’Otan, pour expliquer sa nocivité. Et nous devons débattre avec ceux du Black Block, pour signaler ce qui ne va pas dans leur forme de protestation.

Comment entamer un tel dialogue n’est pas évident. En faisant l’hypothèse que les participants aux actions du Black Block ne sont pas tous des policiers déguisés, j’inviterais, si j’en avais les moyens, ceux qui sont sincères à prendre en considération plusieurs idées.

— Les combattants du Black Block devraient mettre en question leurs propres motivations. Tout au long de l’histoire, de jeunes gens s’amusent à se mettre en bandes pour combattre un ennemi. La testosterone et l’adrénaline ne sont pas des arguments politiques. Mais ce sont des stimulants très efficaces quand il s’agit de lancer des projectiles contre l’adversaire. Les combattants de rue se sentent facilement victorieux et supérieurs face aux phalanges de flics casqués qui paraissent bien lâches dans ce contexte. Les casseurs sont victorieux dans le match du machisme, mais à quoi bon, si ce n’est à flatter leur orgueil ?

— Les combattants du Black Block devraient surtout penser à l’effet de leurs actions sur la masse des citoyens, qui peuvent être indécis politiquement. L’Otan et les forces de l’ordre profitent du sentiment d’insécurité des citoyens. Les actions du Black Block attisent ce sentiment.

— Les combattants du Black Block devraient évaluer l’impact désastreux de leurs activités sur d’autres formes de protestation publique. Avec la police, ils vident les rues des manifestations de masse.

— Les combattants du Black Block devraient réfléchir sur la facilité avec laquelle ils sont exploités par leur ennemi. D’une part, quoi qu’ils en pensent, ils sont certainement infiltrés par des agents. Et ils doivent se demander pourquoi certains d’entre eux ont pu casser les vitres de l’Hôtel Ibis sur l’île du Rhin à Strasbourg, puis y mettre le feu de façon méthodique, sans la moindre intervention policière. De plus, cet incendie impressionnant dévora l’hôtel pendant plus d’une heure avant l’arrivée des pompiers. Ce spectacle servit parfaitement à faire peur aux manifestants et à hâter leur dispersion, mais surtout à remplir les écrans de télévision avec la preuve que « les manifestants sèment la destruction ». Les autorités ont cité l’incendie comme justifiant leurs mesures policières (pourtant parfaitement inutile dans ce cas précis). Et pourquoi mettre le feu à un hôtel Ibis, alors qu’il y en a huit à Strasbourg, celui-ci étant probablement le moins rentable ?

Et quels moyens semi-professionnels étaient nécessaires pour cette action de pyromane ? Et pourquoi mettre également le feu à une pharmacie qui servait les résidents plutôt modestes de ce quartier déshérité ? Quel message politique exprime-t-on ainsi ?

— Bref, les militants du Black Block, quel que soit leur âge, doivent quitter l’adolescence attardée et se rendre compte que le combat contre les pouvoirs injustes commence par la pensée, la raison, les faits et les arguments. Jouer avec la violence c’est jouer sur le seul terrain où ils sont les plus forts, c’est jouer leur jeu. L’action du style d’Intifada peut être le seul recours pour des Palestiniens désespérés, mais, en Europe, il existe encore d’autres moyens d’opposition politique. Il faut les inventer, les explorer, les développer.

Que faire ?

L’année 2008 fut un vrai tournant, avec deux événements de très grande portée qui changent, petit à petit, la vision du monde que peuvent avoir la plupart des gens : l’effondrement financier, et l’attaque israélienne contre Gaza. Les répercussions s’en feront de plus en plus sentir. Elles préparent le terrain pour l’opposition massive des peuples aux puissances financières et militaires qui dirigent l’Occident et qui s’efforcent toujours, à travers l’Otan en particulier, d’imposer leur domination au monde entier. Il y a des indices que le pouvoir reconnaît le danger et prépare des technologies de répression pour contrer les révoltes à venir. Il est urgent de fournir des alternatives politiques en termes de programmes et d’organisation. Si les manifestations de masse sont vulnérables à la répression policière et aux casseurs, il faut inventer d’autres moyens plus variés et plus flexibles pour communiquer les uns avec les autres afin d’élargir un mouvement cohérent capable de combattre la militarisation de la société et de construire une économie centrée sur les véritables besoins des êtres humains. En tout cas, toute manifestion future contre l’Otan doit se doter de son propre service d’ordre. On ne peut pas mélanger des manifestants pacifiques avec les casseurs qui cherchent ce que cherche la police : les combats violents.

Diana Johnstone

04-04

Diana Johnstone est l’auteur de « La Croisade des fous : Yougoslavie, première guerre de la mondialisation », Le Temps des cerises, 2003.

 


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17/04/2009

n°27 - Les dossiers des Guerres de l'Otan- 16-04 - Début- :L'OTAN : Une arme de destruction massive

n°27 - Les dossiers des Guerres de l'Otan- 16-04 - Début- :L'OTAN : Une arme de destruction massive


Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les dossiers des Guerres de l'Otan. n° 27- 16-04

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part 

L'Otan prépare des manœuvres en ...Géorgie

La Russie demande le report des exercices de l'Otan en Géorgie.

1 Dossiers

1-1 Piotr Moszynski : OTAN / Russie : Entre espoir et méfiance.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

2-1 Réflexions du compañero Fidel : Les contradictions de la politique extérieure des États-Unis.

2-2 Le CICR concentre son action sur les besoins des plus vulnérables  d'Ossétie du Sud.

Suite 1

2-3 Camille Loty Malebranche : Otan-Occident, la diabolique géostratégie d’hécatombe des É.U. !

Fin

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Pepe Escobar : Guerre liquide : Bienvenue au Pipelineistan.

3-2 Sergueï Karaganov : Moscou-Washington : aller au-delà d’un « redémarrage »

3-4 Michael Averko : Au carrefour des corridors de pipelines stratégiques : le conflit du Haut-Karabagh.

 



Tiré à part 

L'Otan prépare des manœuvres en ...Géorgie

L'Otan procèdera le mois prochain à des exercices militaires en Géorgie, a annoncé l'organisation mercredi.

Les manœuvres, qui mobiliseront 1300 soldats de 19 pays à 20 km à l'est de Tbilissi, sont annoncées à un moment où l'Alliance atlantique cherche à reconstituer ses liens avec la Russie.

Un porte-parole de l'Otan, Robert Pszczel, a souligné que les exercices prévus n'étaient "en aucun cas une surprise", puisqu'ils font partie des exercices réguliers planifiés dans le cadre du partenariat et qu'ils étaient en préparation depuis le printemps 2008.

Il a ajouté que c'était des exercices essentiellement de coordination, n'impliquant "aucun équipement militaire lourd".

"Il n'y a aucune controverse, aucune surprise, et aucun lien avec la situation en Géorgie ou dans la région", a-t-il ajouté

(avec AFP) .

15-04

La Russie demande le report des exercices de l'Otan en Géorgie.

La Russie demande le report des exercices que l'Otan a prévu d'organiser en mai en Géorgie, a-t-on indiqué jeudi auprès de la mission russe auprès de l'Otan.

Moscou estime que ces exercices "ne peuvent que compliquer une situation déjà pas simple dans la région", a indiqué un porte-parole de la mission, citant les tensions avec l'Ossétie du sud et l'Abkhazie et les manifestations de l'opposition contre le président géorgien Mikheïl Saakachvili.

"Nous allons envoyer une lettre à l'Otan pour demander qu'ils n'aient pas lieu pour l'instant", a-t-il ajouté.

Un porte-parole de l'Otan, Robert Pszczel, a indiqué pour sa part que le secrétaire général de l'Alliance, Jaap de Hoop Scheffer, n'avait encore reçu aucune demande de report de Moscou.

Les relations entre la Russie et l'alliance, déjà tendues depuis que l'Otan avait promis en avril 2008 d'intégrer un jour en son sein la Géorgie et l'Ukraine, avaient pris un sérieux coup de froid avec l’invasion georgienne (soutenu par l’Otan) de l'Ossétie du sud et l'Abkhazie en août 2008.

(avec AFP

16-04)


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n°27 - Les dossiers des Guerres de l'Otan- 16-04 - Suite- :L'OTAN : Une arme de destruction massive


n°27 - Les dossiers des Guerres de l'Otan- 16-04 - Suite- :L'OTAN : Une arme de destruction massive


Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les dossiers des Guerres de l'Otan. n° 27- 16-04

C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire.

2-3 Camille Loty Malebranche : Otan-Occident, la diabolique géostratégie d’hécatombe des É.U. !

 


2-2 Camille Loty Malebranche : Otan-Occident, la diabolique géostratégie d’hécatombe des É.U. !

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Folie furieuse et obsession belliciste de l’OTAN.

 La crise ossète et ses retombées guerrières entre la Géorgie et la Russie, nous a, on ne saurait ne pas y penser, montré combien le délire de puissance qui fait saliver les autorités étasuniennes et qui nourrit la bave des politicards de la Maison Blanche, est extrême et impassible.

Lesquels politicards croient que le monde peut être, au nom de leur hégémonie, réduit à une affaire de bagarres militaires comme les rixes des voyous de gangs armés des bas quartiers des villes étasuniennes réglant leur compte à coups de couteau et révolver.

L’obsession occidentale d’imposer l’OTAN dans la sphère d’influence géostratégique naturelle des russes, est devenue si compulsive et si crapuleuse sur le plan diplomatique, que la horde à la fois simpliste, belliciste et expansionniste de l’actuel Département d’État, obnubilée par la domination planétaire de leur système quoiqu’en grave crise, et justement pour masquer leur crise interne sur le point d’éclater bruyamment à la face du monde, est prête même à faire voler la planète en éclats en se préparant à inciter à divers affrontements d’envergures insoupçonnées et aux conséquences désastreuses pour la planète. En effet, après l’épisode géorgien, on peut imaginer aisément que les É.U. envisagent une guerre entre la Russie et l’Ukraine afin d’embraser l’Europe de l’est, et, dans la confusion, de provoquer l’Iran par Israël, et ainsi déclencher une guerre dont les conséquences sont imprévisibles...

La mentalité primitivement mégalomane de l’establishment étasunien, il suffit pour s’en convaincre de regarder le classement des médailles aux jeux olympiques pékinois, où les É.U. sont le seul pays à réinventer ce que le CIO (Comité International Olympique) lui-même a établi comme hiérarchie des pays médaillés - à savoir que c’est d’après le nombre de médailles d’or que l’on acquiert son rang - pour s’autoproclamer le premier des derniers jeux avec leur 36 médailles d’or contre 51 pour la Chine. Ce genre d’attitude est un indice que la puérilité narcissique du système étasunien est mauvais perdant à un point tel que la haine et la guerre planétaire font partie des recours envisageables de l’état, d’ailleurs, le plus bellicistes belliqueux du 20ème siècle écoulé avec ses centaines d’interventions militaires ne serait-ce que sur le continent américain, sans parler de sa participation dans à peu près tous les conflits mondiaux. Devant une psychologie de la bêtise mégalo-agressive des Etats-Unis, le monde doit être en alerte vu les bruits de guerre que l’on entend de la part des idéologues étasuniens et de leurs alliés.

Que les nations et les sociétés civiles nationales prennent garde et se mobilisent !

L’antisocialité belliqueuse d’un W. Bush et des tenants de l’establishment étasunien à l’égard du monde, eux pour qui seule la domination étasunienne compte, s’est à ce point métastasée dans la politique étasunienne actuelle qu’il faille vraiment que le monde entier se mobilise contre cette tératogénie (*) expansionniste agressive. Toutes les nations et sociétés civiles du monde doivent se mobiliser et faire pression sur leurs dirigeants. Il ne faut reculer devant rien, quitte à renverser certains gouvernements européens et nord-américains grivois, irresponsables, appuyant bêtement au dédain des conséquences pour la paix et la sécurité mondiale, les intentions bellicistes otano-étasuniennes intolérables pour les russes, à l’égard des ex républiques soviétiques que l’OTAN veut intégrer (phagocyter serait le vrai mot) à tout prix dans son giron.

La géopolitique a des prérogatives géostratégiques et économiques qu’aucune puissance ne saurait accepter de perdre en aliénant des espaces de son influence. Alors, nous comprenons que tenter d’imposer à la Russie, ce que tente l’OTAN, équivaut à un grave et imminent risque de guerre longue et grave dans la région du Caucase mais aussi pour tout le Moyen-Orient et toute la planète, vu le statut d’un grand pays limitrophe comme l’Ukraine et les visées haineuses étasuniennes sur l’Iran.

Il y va de la sécurité et de la survie de la paix planétaire que les nations du monde écartent du pouvoir de leurs pays, tout président ou premier-ministre larbin et flagorneur des Etats-Unis, qui accepterait à suivre le courant de l’Achéron de la quatrième guerre mondiale proposé en mode de direction planétaire par les Charon de l’OTAN, je cite les maîtres de la politique des Etats-Unis d’Amérique d’aujourd’hui. Maîtres de mort et de terreur climatérique (*) ! Fous furieux, hyènes enragées prêtes à la destruction massive pour assouvir leur orgueil criminel, ô combien illusoire de souverains planétaires avec tous les bas instincts de violence et de terrorisme autorisé dont ils font montre actuellement ! Car il faudrait être totalement dupe pour penser que la guerre froide réhabilitée par les É.U., si elle dure, restera sans changer d’intensité. Le monde et la paix doivent survivre à l’empire étasunien.

Nous avons besoin de dirigeants libres, capables de faire établir et respecter une fois établies à l’échelle de l’ONU. Il faut définir des limites géostratégiques naturelles selon une géographie des espaces de prépondérance militaire des superpuissances pour éviter des conflagrations mondiales à risque nucléaire au 21ème siècle. Cela doit se faire par l’établissement de zones tampon sous surveillance impartiale d’un organisme onusien neutre créé à cet effet. Une géopolitique de la paix doit être le souci des leaders responsables des états, et non une domesticité vis-à-vis des É.U. via l’OTAN dans l’espoir d’une curée jetée par le maître aux chiens alliés sans dignité. Le monde n’a pas à disparaître ou à connaître le risque de bombardements nucléaires par la barbarie de l’empire étasunien cherchant à accoutrer ses déchéances et affubler ses irrémédiables contradictions et faiblesses, par des combines meurtrières pour la terre ! Les nations et les sociétés civiles doivent exiger à l’ONU par le biais de leurs dirigeants, la création de l’organisme susdit.

Entéléchie (*) politique des Etats-Unis et mobilisation urgente des nations.

Peuples et nations, évitons, par l’action civile, la mise à mort de la paix et de la sécurité mondiales.

Ce qu’il convient d’appeler l’entéléchie (*) politique étasunienne, est devenue « diplomatie » belliciste à l’échelle de l’OTAN qui, doit-on le rappeler, n’a rien de diplomatique en tant qu’organe d’expansion militaire étasunienne pouvant se passer du vote onusien, le cas échéant, pour bombarder et faire la guerre là où bon lui semble. L’on sait depuis toujours, par l’histoire, que les crapules despotiques ont souvent eu pour méthode de faire payer les innocents pour leur chute pressentie ! Mais le drame, c’est lorsque nous avons un cas de despotisme qui n’est plus une affaire d’homme mais de système, et que ce système a les moyens militaires de faire descendre sur terre l’hécatombe nucléaire ultime… Auquel cas, le monde, l’humanité doit se soulever et neutraliser l’importun despotique d’une manière ou d’une autre. Jamais, auparavant dans l’histoire, un état, odieusement belliciste et immoral, n’a eu le pouvoir militaire de détruire la planète avec son règne déclinant. Aujourd’hui les Etats-Unis en déclin amorcé, en ont le triste et lugubre privilège ! Aux peuples, nations et citoyens des pays alliés des Etats-Unis, de se transformer en société civile militante, de se ranger du côté du bon sens, c’est-à-dire de renverser des dirigeants voyous de leur propre pays qui - pour de livides intérêts obscurs, personnels ou claniques, toujours, d’ailleurs, ploutocratiques - sont prêts à faire l’insidieux saut dans l’abîme de la chute de l’empire aigri et mortifère qui a la rage de savoir que la vie peut exister sans sa suprématie planétaire sans partage !

Les cerbères de la politique et leurs chiens de propagande, leurs orateurs de rhétorique cadavériques dits journalistes et spécialistes de la grande presse officielle, auront beau dire et débiter toutes sortes de matoiseries (*) savantes plus ou moins incohérentes, les faits et les manigances actuelles de l’empire étasunien en crise, véritable bête blessée, augurent d’une ère d’agressivité politique de cécité et de violence sans précédent des Etats-Unis contre les peuples rivaux tels la Russie et la Chine, afin de faire diversion et de donner l’impression à ce pauvre et miséreux peuple désinformé qu’est l’étasunien, malgré ses moyens pécuniaires, que les Etats-Unis contrôlent sans partage la planète, à l’image des bandits de western, qui règnent et détruisent les indigènes amérindiens « ennemis et barbares » afin d’assouvir l’hystérie collective des spectateurs. Ici, dans l’occurrence que nous évoquons, le spectacle macabre, patibulaire de l’empire valétudinaire (*), mobilise cyniquement comme spectateurs, les masses aliénées qui, elles, donnent puérilement dans le voyeurisme sinistre des réactions au premier degré de leurs politicards dirigeants face aux « ennemis rivaux », comprenant à peine les enjeux réels de diversion pour leur dissimuler la crise économique et de gouvernance de la superpuissance mondiale en déclin. Cela est facile avec le peuple étasunien si dénué de la moindre connaissance de ce qui se passe chez lui et dans le monde, n’ayant d’informateurs que les histrions des talk show !

Une menace à écarter en écartant la canaille politicienne

Dans ces circonstances, le monde ne peut être que menacé sans que de l’intérieur des gens avisés puissent mobiliser le peuple étasunien pour mettre fin au parcours des mufles qui accaparent aux É.U. le pouvoir.

En souhaitant (rien n’est sûr de la démarche du futur président étasunien en ce sens) que le nouvel élu étasunien aura le courage de faire cesser l’ère de menace que font peser les dirigeants étasuniens actuels sur l’avenir planétaire par leur action contre la Russie, en espérant que l’aile dure de l’idéologie belliciste sera écartée du Département d’État, et que le nouveau président ne sera assassiné si jamais il veut agir avec modération et intelligence, les peuples de tous les pays de l’OTAN doivent se tenir prêts à sévir contre leurs propres dirigeants si ces dirigeants par suivisme otanien, préfèrent la mort massive proposée par les Etats-Unis dans leur politique agressive. Trop de pays de l’Otan sont aujourd’hui inféodés par les Etats-Unis en ombres mouvantes tels des perroquets de la propagande officielle étasunienne à cause de leurs dirigeants… Tous les citoyens des pays de l’OTAN et tous les peuples d’Europe doivent devenir des vigies contre la démentielle droite ploutocratique mondiale gouvernée par les extrémistes de la politique étasunienne. Droite démentielle qui produit de vils et simiesques dirigeants au timon des états alliés, lesquels dirigeants asservis, inconditionnels sans réserve de la bêtise criminelle d’une extrême-droite étasunienne, sont prêts à collaborer à l’hécatombe planétaire derrière le Charon étasunien.

Que la Raison ait ici gain de cause sur les ratiocinations (*) du délire de puissance et les bêtises de nos dirigeants larbins !

Camille Loty Malebranche