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13/09/2011

n°93 - Journal des Guerres de l'Otan - 27-8 au13-09 – Début - : Phosphore blanc, bombes à fragmentation, uranium appauvri et autres babioles

 


n°93 - Journal des Guerres de l'Otan - 27-8 au13-09 – Début  - : Phosphore blanc, bombes à fragmentation, uranium appauvri et autres babioles



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan. 

n° 93- du 27-8 au13-09

            C.De Broeder & M.Lemaire     



Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part 

Thami BOUHMOUCH : Phosphore blanc, bombes à fragmentation, uranium appauvri et autres babioles

Dommages Collatéraux... Otan prolonge...

Guerres de l'Otan

Au jour le jour

Crimes racistes dont le CNP est l'instrument et l'OTAN l'instigateur.

1  Politique 

Les parties prenantes

a Libye

b L'Otan

c  L’Otan de part le monde

L'otan a la conquête du monde

Libye

Metamag : Libye : Bons baisers de l’OTAN.

d Institutions internationales.

Fin

2 Brèves

2-1 Il n’y a aucune preuve étayant la présence de mercenaires dans l’est de la Libye

3  Dossiers

3-1 William BLUM : La Libye et le monde dans lequel nous vivons.

3-2 L’arme secrète de l’OTAN, le racisme. 

4-1 Entretien ; Michel Collon à La Nouvelle République : « L’Occident soutient, arme et excuse des gens qui sont des terroristes et des racistes ».

4-2 Michel Collon : Comment l’Otan va s’y prendre pour cacher les actes de terreur…

4-3 Lizzie Phelan : J’ai vu la transition vers la peur à Tripoli.

4-4 Le Conseil National de Transition : un organe fantoche d’agression impérialiste



Tiré à part 

Thami BOUHMOUCH : Phosphore blanc, bombes à fragmentation, uranium appauvri et autres babioles.

« Nous avons amené la torture, les bombes à fragmentation, l’uranium appauvri, d’innombrables assassinats commis au hasard, la misère, la dégradation et la mort au peuple irakien... » - Harold Pinter (Prix Nobel de littérature)

« L’opération humanitaire » en Libye, qui a été menée tambour battant par les Etats-Unis et l’OTAN, a débouché finalement sur un désastre abominable. Le but de cette équipée guerrière, on le sait, était de faire main basse sur le pétrole et les ressources financières du pays (en plus de déstabiliser la région). Non pas que les sociétés multinationales n’aient pas eu déjà accès à l’or noir, mais il s’agissait expressément pour celles-ci de modifier les termes des contrats d’exploitation (particulièrement favorables au pays) afin de ne plus payer que des droits symboliques...

Rien de nouveau sous le soleil, me direz-vous : les puissances occidentales ont constamment mis la main, d’une façon ou d’une autre, depuis très longtemps, sur les ressources d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Asie. Les guerres sont pratiquement toujours de nature économique, en ce sens qu’elles tendent à servir les intérêts de grandes firmes bien déterminées. Un système basé sur la course au profit maximum impose littéralement aux multinationales de dominer et de piller les pays « périphériques ». Du reste, étouffés par le poids de la dette, ces pays ne peuvent opposer aucune résistance significative au pillage (c’est à cela justement qu’aboutissent les formules concoctées par le FMI et la Banque Mondiale).

Admettons donc : les multinationales sont « objectivement obligées » de s’emparer des ressources d’autrui, parce que sinon leurs rivaux ne tarderont pas à le faire. Soumises à une compétition acharnée à l’échelle du monde, elles ont besoin d’accéder aux matières premières sans restriction, d’exploiter le travail bon marché, de trouver des débouchés pour leurs capitaux et finalement de contrôler les voies stratégiques des flux commerciaux… Hélas, les forfaits commis ne se limitent pas aux richesses extorquées. Les rapines s’accompagnent toujours d’exactions et de crimes organisés. Les uns ne vont pas sans les autres ; ils sont intimement associés.

Il y a plus de deux mois au sujet de la Libye, le CRG (Center for Research on Globalisation) a révélé le recours par l’OTAN à l’uranium appauvri. (1) On ne se contentait donc pas d’envoyer les chasseurs-bombardiers sur les maisons, les hôpitaux et autres infrastructures majeures. Il fallait aussi que des bombes couplées à cette joyeuseté du génie militaire (et de la science) pleuvent par milliers sur la population libyenne. « Dans les empennages des missiles Tomahawk se trouvent des barres d’uranium appauvri de 300 kilos. Si l’on pense qu’un projectile anti-char construit avec du métal d’uranium appauvri en contient environ 30 gr. seulement, on peut imaginer la quantité de poussières d’uranium qui se répand dans l’atmosphère dans les zones d’impact… Là-dessus le silence est total  ». (2)

Oui, motus et bouche cousue. Aucun officiel, aucun journaliste (des médias dominants), aucun de ces « experts » qui hantaient les talk show n’avaient fait allusion à cette pluie d’uranium appauvri, une pluie mortelle et sans pitié qui attendait les civils libyens.

Ceux qui consentent aux crimes, fournissent des raisons pour les blanchir ou prennent le parti de se taire sont sans doute plus abjects que les criminels eux-mêmes. Martin Niemöller, un pasteur protestant, disait (années trente) : « Car il est des silences coupables, plus assassins qu’aucune parole, qu’aucune arme peut-être. Car il est des silences complices dont le nombre fait la force, et la force la loi. Celle des majorités silencieuses qui sert de caution et d’alibi aux crimes contre l’humanité ». (3)

Une « opération humanitaire pour protéger la population civile  » a-t-on dit et répété. Les maitres du monde sont habitués aux subterfuges les plus éhontés. Et les dégâts et pertes en vies humaines sont incommensurables. « Contrairement à ce que la sémantique pourrait laisser entendre, elles [les bombes à uranium appauvri] constituent des armes terrifiantes de destruction massive. Les bombes à uranium appauvri ont été utilisées pour la première fois par Israël dans la guerre du Kippour (octobre 1973) contre l’Egypte. Elles furent ensuite utilisées au Liban, par Israël, et en ex-Yougoslavie, en Irak, en Afghanistan et en Libye par les USA et diverses “coalitions” occidentales. Elles furent également utilisées par Israël à Gaza (enquête de l’association ACDN). Les bombes à uranium appauvri génèrent cancers, mutations et stérilités dans ces pays-mêmes ou chez les militaires participant aux opérations. [... Elles] libèrent des isotopes dont la durée de vie est de plusieurs milliards d’années ». (4)

Les néo-colonisateurs avides et astucieux sont conduits à détruire méthodiquement les infrastructures et tout ce qui tient debout. La moindre des choses, disent-ils, serait d’avoir l’opportunité plus tard de tout reconstruire (contre espèces sonnantes et trébuchantes). Soit… mais pourquoi contaminer les terres et l’atmosphère par l’uranium appauvri ? Pourquoi utiliser des armes dont l’impact est destiné à durer dans le temps ? Pourquoi générer les cancers, les stérilités et les malformations génétiques à la naissance ? Ce n’est donc pas une simple question de rivalités commerciales, de course au profit, de pétrole, de priorité de contrats mirifiques accordée par les nouveaux satrapes ?

L’administration étasunienne (celle de Bush et celle d’Obama), qui a soutenu et couvert politiquement le recours aux formes de torture les plus cruelles (dont la privation sensorielle), utilise volontiers et vend un peu partout les bombes au phosphore blanc et les grenades antipersonnel. De la même manière qu’elle s’est opposée à la création de la Cour Criminelle Internationale, elle a refusé de signer le traité interdisant les bombes à fragmentation parrainé par l’ONU et adopté par 111 pays en mai 2008.

L’Irak, l’Afghanistan et tous les pays que l’Empire et ses vassaux ont voulu « libérer » à coups de missiles, de F-16, d’uranium appauvri et de bombes à fragmentation, sont livrés aux hécatombes, à la détresse et au chaos. Des crimes commis en toute impunité (une résolution contre l’Otan est-elle envisageable ?). En Irak, comme le relève W. Blum, « plus de la moitié de la population est soit morte, mutilée, en prison ou en exil à l’étranger... leur air, leur sol, leur eau, leur sang et leurs gênes sont imprégnés d’uranium appauvri... les enfants naissent avec d’abominables déformations... des bombes à fragmentation n’attendent qu’un enfant pour exploser... une rivière de sang coule aux côtés de l’Euphrate et du Tigre... dans un pays qui ne sera peut-être jamais reconstruit  ». (5)

Dans le même sens, P. Sacré écrit : « L’uranium appauvri permet d’augmenter la puissance de perforation des obus contre des cibles blindées ou des bâtiments. Soyons certains que l’Iran aura sa ration d’uranium appauvri, si la “diplomatie” échoue. Depuis le déferlement “libérateur” des hélicoptères et des tanks anglo-saxons […], les habitants de Fallujah [en Irak] ont 4,22 fois plus de risques de développer un cancer que les Egyptiens ou les Jordaniens. Cette probabilité est 12,6 fois plus grande chez les enfants de moins de 14 ans. Le risque de leucémie chez les personnes de 0 à 34 ans est 38,5 fois plus élevé. La mortalité infantile atteint des taux record : 80/1000, soit 4 fois les taux égyptien et jordanien. À partir de 2009, ce taux passe même à 136/1000 !! […] Les radiations provoquent des changements au niveau de l’ADN dont les effets se font en général sentir sur les descendants ». (6)

A cela, il faut ajouter les cinq millions d’orphelins irakiens recensés en 2008… Cinq millions ! Il faudrait combien de centres d’accueil, d’associations caritatives pour prendre en charge une telle masse d’enfants désemparés ? Une question, parmi tant d’autres, qu’il faudrait à l’occasion poser aux scélérats de la Maison Blanche et du Pentagone. Décidément, en dehors des sinistrés eux-mêmes, nul ne peut avoir idée de l’ampleur de la catastrophe. Le Mal infligé dépasse les limites du mesurable et paraît irréversible. L’observateur, s’il s’attache à mettre des visages humains derrière les chiffres funestes, en vient à être bouleversé ad nauseam. Il est inconsolable à jamais.

A Gaza, la campagne militaire criminelle, appuyée au grand jour par l’armée étasunienne, contre la population en décembre 2008 est encore dans les mémoires (voir le film poignant « Gaza-strophe »). Les hordes sionistes ne se contentent pas de déporter les Palestiniens, de détruire leurs maisons et leurs oliviers, de les enfermer dans d’énormes enclos à ciel ouvert, de voler leur eau, d’emprisonner leurs enfants de douze ans, de bombarder leurs écoles, leurs hôpitaux et leurs ambulances, de leur concocter des bains de sang à répétitions… Un étudiant et blogueur palestinien de 21 ans, vivant à Gaza, en dit ceci : « Ils [les israéliens] ont dû se dire : ils ne seront pas capables de tolérer la vie d’enfer que nous allons leur faire mener, nous allons les étouffer de tous les côtés, nous leur causerons tant de douleurs qu’ils ne tarderont pas à imploser ». (7)

 

Les leaders sionistes s’en lèchent les babines. Et ce Peres, connu notoirement pour sa fourberie répugnante et jouissant du ramollissement cérébral des dirigeants occidentaux... On raconte que lors de sa rencontre avec Angela Merkel, il s’est plaint (je cite de mémoire) que « les élections [législatives palestiniennes de 2006] ont conduit à un mouvement radical et dangereux et les pauvres habitants de Gaza n’ont jamais eu droit à un seul jour de démocratie  »… Pour la peine, on largue les bombes, on répand le feu tous azimuts. A défaut de « démocratie », allons-y pour le nettoyage ethnique et le génocide. Résultat : 1.400 morts, en plus des infrastructures dévastées.

L’agression meurtrière appelée « Plomb durci » est qualifiée d’action « défensive ». L’idée n’est pas compliquée : éradiquer le Hamas – une organisation terroriste, cela va sans dire – c’est lutter contre l’Iran. Comme l’Europe est censée avoir peur de ce pays, elle applaudit avec ardeur et sans se faire prier. Lorsqu’on n’a rien compris au sionisme, pourquoi se garderait-on de le faire ? Pour reprendre le mot de N. Chomsky, « il n’y a que dans un pays très endoctriné que vous pouvez entendre ces choses ridicules et ne pas rire ».

Pappé considère que l’invasion israélo-américaine de 2008 constitue déjà un génocide, que cette « catastrophe humanitaire d’envergure inimaginable », exigerait qu’Israël soit « relégué au statut d’Etat paria ». Comme le rapport Goldstone, Chomsky considère qu’une telle agression est une manifestation indiscutable du terrorisme d’état. C’est la preuve de « l’indifférence pervertie » du tandem Israël–USA pour la vie humaine. (8)

Le massacre, en effet, est orchestré à coup de bombes à uranium appauvri et au phosphore blanc (interdites par les conventions internationales). Les médias aux ordres se sont fait un devoir de préciser qu’« Israël avait mis les Palestiniens en garde avant les bombardements ». Un malfrat prévient un quidam qu’il sera bientôt agressé ou assassiné ; une fois la nouvelle annoncée, la voie est libre. Aucun reproche n’est ainsi possible. Et pour que chacun comprenne bien la chose, les plumitifs se sont empressés d’ajouter que « c’est le Hamas qui a rompu unilatéralement la trêve ».

C’est ici que la leçon des Nazis vient à l’esprit, comme le rapporte Alan Hart, (auteur de “Zionism, the Real Enemy of the Jews”) : « plus le mensonge est grand, plus on le répète, plus il aura de chances d’être cru dans un monde majoritairement composé de Gentils, de judéo-chrétiens ou d’occidentaux ; et cela d’autant plus si les grands médias sont terrifiés par l’idée d’offenser tant soit peu le sionisme  ». (9) Vittorio Arrigoni, notons-le au passage, était le témoin objectif et éloquent des répressions et des tueries avant, pendant et après l’invasion de Gaza. On a fini par l’assassiner.

La soldatesque sioniste se venge de quoi ? La haine a divers mobiles plus ou moins conscients : la victoire du Hamas aux élections législatives en 2006 (les Palestiniens n’avaient pas voté comme il le fallait), la défaite subie la même année au Liban (par une armée pourtant « invincible »), les roquettes artisanales rares et quasi inoffensives (lancées approximativement par des civils démunis), la capture par le Hamas de ce brave soldat israélien (réclamé à cor et à cri par tous les humanistes de la planète), le courage et la ténacité héroïques des Palestiniens (le blocus n’a pas réussi à briser leur volonté de résistance) et surtout leur primauté incontestable sur la terre de Palestine.

N’avez-vous pas remarqué ? Lorsque les médias évoquent les atrocités commises contre les civils palestiniens sans défense, c’est toujours d’une façon expéditive et impassible (sans parler des mensonges). Comment expliquer ce manque flagrant de sensibilité morale et de compassion ? L’accusation d’antisémitisme brandie à tout bout de champ par les porte-paroles du sionisme est-elle à ce point paralysante ?

L’évidence surgit : tous les humains sont égaux, mais certains moins que d’autres. « Le 11 septembre 2001, se demande P. Sacré, est-il plus insupportable que le bombardement de Gaza, l’opération Plomb Durci, au moyen d’armes génocidaires, sources de souffrances horribles, interdites par les conventions de l’ONU et utilisées sur des civils (uranium appauvri, phosphore blanc) ? Tous ces morts, ce jour-là, sur le sol étatsunien, valent-ils plus que des civils Palestiniens, des Roms ou des Somaliens ? Le 11 septembre 2001 est-il plus condamnable parce que ce sont les tours dorées du World Trade Center, symboles de l’Occidental Way of Life, qui ont été pulvérisées plutôt qu’un taudis en Cisjordanie, un village indonésien, ou une caverne en Afghanistan ? » (10)

Voilà où l’on en est. L’ivresse de la suprématie technologique et militaire, la violence bestiale, les mensonges et l’injustice auront-elles une limite ? Le monde peut-il être autre chose qu’un espace de rivalités, de rapines et d’agressions immorales ?

Il faut bien se rendre compte : prendre sa plume pour dénoncer l’horreur est un acte pour le moins modeste en regard de personnes exceptionnelles qui font face seules aux menaces et aux agressions (Olivia Zemor), qui sont incarcérées (Bradley Manning, Julian Assange) ou qui ont fini par perdre la vie (Vittorio Arrigoni, Rachel Corrie, Stefano Chiarini). C’est un acte insignifiant sans doute face à l’hégémonie vindicative et cruelle de l’Empire, face aux puissants marchands de canons, face aux ravages occasionnés par les média-mensonges…

Mais les plumes se multiplient, les sites d’information alternative font un travail prodigieux et captent une audience de plus en plus forte. Rien n’est perdu.

Notes

http://bouhmouch.over-blog.com/

(1) Cf. http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp ;aid=23885 Juin 2011

(2) Pascal Sacré, http://www.michelcollon.info/La-Belgique-part-en-guerre-sans.html Juillet 2011

(3) Cité in http://www.lepost.fr/article/2011/05/13/2494048_cote-d-ivoire-crimes-d-etat-terreur-totale-et-silence-complice-des-medias-francais.html

(4) Dominique GUILLET, http://www.legrandsoir.info/Fukushima-2012-Contamination-radioactive-de-la-chaine-alimentaire-planetaire.html Mai 2011

(5) William BLUM, http://www.legrandsoir.info/N-oublions-pas-a-quoi-ressemble-une-intervention-humanitaire.html Mai 2011. Je souligne.

(6) Pascal Sacré, http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=SAC20100924&articleId=21175 Septembre 2010

(7) Mohammed Rabah Suliman, http://www.legrandsoir.info/Le-siege-israelien-a-libere-la-jeunesse-de-Gaza-Electronic-Intifada.html Juin 2011

(8) Cités par Javier SETHNESS, http://www.legrandsoir.info/La-crise-infligee-par-les-Sionistes-a-Gaza-Dissident-Voice.html Mars 2011

(9) Alan Hart, http://www.alterinfo.net/Le-sionisme-demasque-un-conte-de-fees-qui-est-devenu-un-cauchemar-terrifiant_a42775.html Février 2010

(10) Pascal Sacré,

http://www.legrandsoir.info/Reflexions-a-froid-sur-le-11-septembre-2001.html Septembre 2010.

Thami Bouhmouch

Professeur Univ. (Casablanca)

7 septembre 2011

URL de cet article 14526

http://www.legrandsoir.info/phosphore-blanc-bombes-a-fragmentation-uranium-appauvri-et-autres-babioles.html



Dommages Collatéraux... Otan prolonge...

OTAN, 30.000 bombes, 60.000 morts : une sacrée mission humanitaire (Counterpunch)

Après environ 8.000 raids aériens, et une estimation de 4 bombes lancées par attaque, l’OTAN a déjà largué plus de 30.000 bombes sur la Libye. Ca fait pratiquement 200 bombes par jour pendant 6 mois, soit des dizaines de milliers de tonnes d’explosifs puissants. Avec une estimation de 2 Libyens tués par bombe et aucune victime du côté de l’OTAN, les régimes occidentaux ont massacré environ 60.000 Libyens au cours des six derniers mois alors que les rebelles eux-mêmes annoncent 50.000 morts. Une sacrée mission humanitaire, n’est-ce pas ?

Le déroulement de la « guerre civile » en Libye peut être mieux décrit par les événements du 21 août. Ce dimanche après-midi, une équipe de télévision de la BBC a montré une colonne rebelle en train de s’enfuir de Zawiya, dans les environs de Tripoli. Battant pitoyablement en retraite, jetant des regards effrayés par dessus l’épaule et fuyant à toutes jambes sur la route par laquelle ils étaient arrivés – même la « presstituée » de la BBC qui était sur place n’a pas pu se retenir d’exprimer son dégoût devant la scène. Une fois de plus, confrontés à une résistance déterminée, les rebelles ont fui et montré leur véritable nature.

Le lendemain matin, une journaliste de France24 a raconté comment, plus tard dans la nuit de ce même dimanche, elle avait accompagné ces mêmes rebelles lorsqu’ils ont traversé Zawiya sans rencontrer la moindre résistance jusqu’à la Place Verte au centre de Tripoli, en croisant cette fois-ci une enfilade de ruines d’immeubles bombardés qui brûlaient encore.

Voilà ce qu’aura été la guerre de l’OTAN et si le monde ne le comprend pas, les rebelles, eux, ne le comprennent que trop bien.

Un problème majeur pour l’OTAN et sa Ligue de Traîtres Libyens, connue aussi sous le nom de Conseil National de Transition, est que la majorité des militaires rebelles sont sous les ordres du Groupe islamique combattant en Libye (GICL), un groupe qui se présente comme affilié au groupe Al-Qaeda du Maghreb. (voir détails déjà rapportés ici http://www.legrandsoir.info/comment-al-qaeda-est-arrive-a-re... – NdT)

(…)

Tandis que d’anciens terroristes de GICL devenus « combattants de la liberté » vont de maison en maison pour arrêter et exécuter des « supporters de Kadhafi » et des « mercenaires africains » à Tripoli, la vie quotidienne pour les habitants de la ville s’est transformée en une opération de survie. Sans eau depuis près de deux semaines, sans gaz pour cuisiner ou de combustible pour les véhicules et avec la nourriture qui commence à manquer, l’avenir pour la population de Tripoli paraît incertain.

Certains médias internationaux ont affirmé que la Grande Rivière Artificielle (GRA), le système d’irrigation qui fournit presque la totalité de l’eau du nord de la Libye, a été bombardée par l’OTAN. D’autres prétendent que les « loyalistes de Kadhafi » contrôlent toujours les puits du sud et qu’ils ont coupé l’eau – si c’est le cas, alors même Benghazi manquera d’eau. Tripoli devra donc importer son eau pendant un certain temps et le fait de savoir comment une ville de près de 2 millions d’habitants pourra vivre avec de l’eau importé par camions-citernes est un sujet que les médias n’abordent plus.

Le « Conseil National de Transition » désormais reconnu comme le « gouvernement légitime de la Libye » par les gouvernements de l’OTAN et leurs alliés est composé de nombreux anciens hauts officiels du gouvernement Libyen et se trouve de plus en plus dans une position délicate. Avec l’Union Africaine qui tente d’empêcher le déblocage des fonds du gouvernement Libyen détenus dans les banques occidentales il n’y a plus beaucoup de temps à perdre si ce CNT veut pouvoir continuer d’exister.

Le président de l’Afrique du Sud, Jacob Zuma, a condamné les dirigeants du CNT qualifiés d’escrocs et exigé la restitution des dizaines de millions de dollars que les hauts dirigeants ont volé lorsqu’ils étaient en fonction dans le gouvernement Libyen avant que l’Union Africaine ne lève son opposition au déblocage des fonds du gouvernement de Kadhafi.

Les dirigeants de l’OTAN doivent se démener pour maintenir le CNT à flots. Les images de palettes chargées sur deux mètres de haut de 200 millions de dinars Libyens acheminés par avion depuis Londres montre la fragilité de l’influence du CNT. Alors que le cirque des « amis de la Libye » organisé par l’OTAN et qui se tient à Paris promet de libérer les milliards de dollars Libyens détenus en otage par l’Occident, la mise en application de ces promesses est une toute autre affaire. La corruption et l’incompétence sont la marque des dirigeants du CNT et il ne sera pas surprenant d’entendre parler plus tard de détournements massifs de fonds.

La grande question est de savoir combien de temps les dirigeants du GICL/AQM laisseront-ils le pouvoir à leurs anciens ennemis jurés au sein du CNT. Déjà le « gouvernement » rebelle dans la ville portuaire de Misrata a annoncé qu’il ne reconnaissait pas l’autorité du CNT et on y signale la tenue de manifestations quasi quotidiennes pour exiger l’expulsion du CNT des anciens fonctionnaires du gouvernement Libyen.

Pendant ce temps, de vastes étendues du désert Libyen dans le sud n’ont pas été conquises par l’OTAN et pratiquement toute l’eau et une partie du pétrole échappe au contrôle du CNT.

Avec de centaines de villages et de petites villes éparpillées à travers un territoire immense, le Colonel Kadhafi et ses supporters ont encore une vaste zone à leur disposition. Avec l’Algérie qui combat Al Qaeda du Maghreb, sa frontière avec la Libye reste ouverte et offre un terrain de repli aux opposants aux rebelles de l’OTAN. Le CNT a déjà sonné l’alarme quant à une insurrection à long terme qui pourrait s’implanter dans le sud de la Libye et qui utiliserait l’Algérie comme base arrière.

Jusqu’à présent les dirigeants Al-Qaeda et les gros bras de l’occident au sein du CNT n’ont pas encore commencé à s’entredéchirer mais une guerre interne paraît inévitable. Il se pourrait que nous assistions à des bombardements par l’OTAN de ses anciens alliés.

Une chose qui est claire est que la tragédie Libyenne ne fait que commencer et la capture de pratiquement tout le nord de la Libye par les rebelles de l’OTAN n’est que le début. 30.000 bombes sur le pays et la mort de quelques 60.000 Libyens marquent plutôt le début que la fin de cette catastrophe.

Thomas C. Mountain

 4 septembre 2011

http://www.counterpunch.org/2011/09/02/30000-bombs-over-liby...

 

 



Guerres de l'Otan

Au jour le jour

Crimes racistes dont le CNP est l'instrument et l'OTAN l'instigateur.

On se souviendra de la campagne de dénonciation d'une épuration ethnique lors de la guerre de 0tan en Yougoslavie.

Les exactions et les crimes commis contre les Africains subsahariens sont connus depuis le début de l'offensive des mercenaires de l'OTAN.
La presse otanienne (tous les quotidiens belges) a entretenu, à l'instigation de l'OTAN, des services français et britanniques et des marionnettes du CNP la campagne de dénonciation des soi-disant mercenaires (que sont donc "nos" pilotes de F-16 ?).
Complicité de crimes racistes de la part de la presse européenne et de tous les gouvernements engagés  dans l'agression. Complicité, notamment des journalistes volontairement "embedded', tels ces deux journalistes RTB-F postés à la frontière  libyo-tunisieinne, au début de l'agression constatant "qu'en Tunisie les Africains ne sont pas les bienvenus" !!
Complicité des partis parlementaires belges !
Il faudra aussi expliquer pourquoi, malgré le blocus maritime (y compris avec le porte-avion Ch. De Gaule) les navires de guerre de l'OTAN laissaient, passer les réfugiés vers l'Italie et assistaient à des naufrages au mépris des lois maritimes.
Complicité du président sénégalais Wade, engagé dans sa réélection avec l'aval de la Françafrique, déclarant que certains de ses compatriotes tentent de fuir par le désert pour… gagner l'Europe. Un vrai "Bounty" ce Wade (noir à l'extérieur et blanc à l'intérieur...).
Désormais bien armé, Aqmi va pouvoir opérer au Mali, au Niger, en Mauritanie, au Nigéria et ailleurs. AREVA va devoir facturer les rançons de ses pilleurs d'uranium et/ou protéger ses techniciens pa rdes mercenaires armés et de soldats français.
A noter l'emploi d'un vocabulaire adopté à la propagande de guerre : l’OTAN ne bombarde pas, mais "frappe", et surtout pas de bombardement de Tripoli où on entendait de "fortes explosions".
T.D.



1  Politique 

Les parties prenantes

a Libye

L’OTAN est l'ennemi du peuple et nous attendons l'heure sainte pour gagner !

Dans un discours diffusé lundi soir (5 Septembre), le porte parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim, a réaffirmé la forte position des tribus libyennes et de l'armée libyenne.

Une traduction de son discours:

L’OTAN est l'ennemi du peuple et nous attendons l'heure sainte pour gagner ! Et nous ne permettrons pas aux Impérialistes de réussir en Libye car cela signifierait la propagation de la colonisation à d'autres pays comme l'Algérie, qui sont à côté de la ligne et aux pays impérialistes comme la France et les autres pays de l'OTAN d'obtenir des contrats pétroliers valant jusqu'à 35% et vidant le sang du peuple libyen.

"La paix soit sur vos téléspectateurs, je tiens à m'excuser pour mon absence prolongée, mais nous menons une bataille pour le bien de tous les Arabes, les Musulmans et le monde.

Nous nous battons sur les places, les salles, les vallées et les villages. Par conséquent, nous ne trouvons pas souvent le temps de communiquer avec les médias, en dépit du fait que nous connaissons l'importance des médias.

Nous ne combattons pas seulement des rebelles armés; nous nous battons contre l'OTAN, l'une des plus grandes forces militaires en dépit de son manque et d’absence de morale.

Nous sommes sous un siège complet en termes de communication et de médias et d'autres perspectives, mais notre conscience est vivante et nos cœurs battent. L'éclat de la résistance et de la lutte ont pour pilier notre piété et notre religiosité.

Nous avons décidé de gagner soit la victoire ou le Martyre, avec courage, avec nos frères, nos fils, nos femmes et nos enfants. Nous allons continuer avec cette lutte jusqu'à ce que nous soyons victorieux.

En ce qui concerne les évolutions territoriales dans Sabha, Syrte et Bani Walid: -

Je tiens à dire au grand peuple de la Libye; “ne faiblissez pas et ne soyez jamais attristé, vous êtes grands”, ne cédez pas à la campagne médiatique de la spéculation et des mensonges.
Oui, la conspiration est grande, mais nous sommes toujours forts et Dieu est celui pour qui tout est noté et Il est Le Témoin. Nous sommes encore capables de renverser la table contre ces traitres et lâches et leurs maîtres de l'OTAN.

Nombreux sont les Libyens qui sont toujours fidèles à la mère Libye, la bande qui va de Brega à l'Hisha est a Nouveau totalement libérée (ce qui est une partie très importante qui s’étale sur environ 600 km).
L'emplacement stratégique d'une autre bande qui s'étend de la mer à la frontière Niger / Tchad (1600 km de longueur), est entièrement libérée par: Sokna, Hon & Murzuq. Il y a aussi une autre bande stratégique de la zone de Syrte à Bani Walid passant par les villes et les hameaux qui est libre.
Il y a aussi une autre bande stratégique de la zone de Syrte à Bani Walid passant par les villes et les hameaux qui est libre.

Il y a aussi des régions voisines qui sont aussi attribuées à la résistance et la gloire est présente dans l'ouest du pays tels que: Al-Ejilat & Jenan. Je tiens également à vous répéter que nos braves hommes des régions de Wershefana, Al-Asabaa, Al-Gwalish & Mizda et beaucoup d’autres avec des millions d'hommes poursuivent cette lutte contre les lâches et des traîtres

De même que pour les zones qui sont contrôlées par les lâches soutenus par l’OTAN, la résistance se poursuit dans ces régions. Ils ont maintenant occupé Tripoli depuis ces deux dernières semaines, mais ils n'ont pas été en mesure de conserver un pied sur le territoire qu’ils ont conquis et sont désorientés.

La résistance non seulement continue dans ces régions qui sont des bouillons de lutte et de résistance telles que: Abou Sleem & El-Hadba, mais il y a aussi eu des rencontres dans: - Siyahiya & Soug El-Joumaa, Tajoura, Bab Ben & Gheshir Dreiby.

Grâce à des escarmouches, les rebelles ont abandonné leurs postes de contrôle et sont restées terrées dans les écoles et autres installations militaires et évitent les rencontres sous la lumière du jour parce qu'ils sont devenus des cibles légitimes pour ceux qui mènent la lutte.

Les tribus qui sont attaquées au Werfella et Bani Walid ont ré-affirmé leur position avec tout le courage en disant: «Non, nous ne nous rendrons pas et nous allons libérer l'ensemble de la Libye et pas seulement Tripoli !."  En plus des tribus fidèles et honorable de Syrte et le grand nombre de braves guerriers dans la région du Fezzan.
Nous sommes attristés que ces rebelles ont pris le relais de Tripoli, nous sommes présents et pourtant nous sommes prudents car notre armée peut être la cible de l'OTAN; par essence notre

ennemi principal est l'OTAN.

Ces lâches sur le terrain sont dispersés, faibles et ne sont pas un problème pour nous, notre principal ennemi est l'OTAN et nous allons protéger notre armée de l'OTAN.

Nous vous attendons pour l'heure sainte, pour sauter sur ces rebelles armés et libérer la totalité de la Libye.

Je voudrais dire à tous les Arabes et tous les Libyens, que la Libye ne tombera pas ! - Et que la chute de la Libye se traduirait par la chute de l'Algérie, la Syrie et l'Arabie saoudite et la perte de notre société économique pour une visée colonialistes de nous reconquérir et de nous asservir.

Je voudrais dire à mes frères musulmans à travers le monde, de ne pas laisser les Impériaux couper vos rêves et faire appliquer leurs idéaux et leurs agendas sur vous.

J'ai suivi le paysage politique et je peux voir que le monde entier a reconnu que la guerre contre la Libye a été un bon investissement pour la France.

La France va beaucoup gagner en ce sens que 35% du pétrole libyen a été alloué à la France en échange d'aider les rebelles.

Nous avons distribué les documents qui prouvent que la France se voyait alloué 35% du pétrole libyen avant ces évènements, si la France s’est vue attribuer ce montant, combien a été attribué à l'Italie, la Grande-Bretagne et l'Amérique, cela signifie que nous avons été vendus !

Imaginez, ils détruisent nos maisons, fermes, écoles et hôpitaux et ils nous demandent de payer pour tout cela à partir de notre chiffre d'affaires du pétrole et autre. Ce sont des gens qui ont vendu leur conscience et la morale au profit de l'Occident.

L'islam extrémiste a pris le relais, au lieu de notre islam d’amour modéré, il a été répandu par Abdelhakim Belhaj, qui a été appréhendé par la CIA pour des activités terroristes.

Le Dr Moussa Ibrahim

Posté le 06 septembre 2011

"http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=6180



b L'Otan

Fogh Rasmussen

Rasmussen : Ce n'est pas l'arrestation de Kadhafi qui déterminera la fin de l'opération de l'OTAN en Libye.

.L'Alliance atlantique cessera ses opérations en Libye uniquement lorsque les nouvelles autorités, incarnées par le Conseil national de transition (CNT), seront en mesure de protéger la population, a déclaré vendredi le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen.

Il s'exprimait en français, après avoir été reçu à l'Elysée par le président Nicolas Sarkozy -une rencontre qu'il a qualifiée de "très fructueuse".

 "Pour l'OTAN, l'opération en Libye a été un grand succès" [la fantastique victoire de l'alliance des nations surarmées sur un pays du Tiers-Monde, extraordinaire en effet], s'est félicité M. Rasmussen, en précisant qu'elle n'était pas achevée et qu'il ne pouvait d'ailleurs pas avancer de date pour la fin de la mission. "Nous allons continuer notre opération aussi longtemps qu'il y a des menaces contre la population en Libye."

 Ce n'est pas la capture du colonel Moammar Kadhafi qui dictera cette date, a expliqué le secrétaire général de l'Alliance atlantique. "La décision de terminer notre mission sera basée sur une évaluation politique globale incluant la capacité du Conseil national de transition d'assurer la sécurité du peuple libyen, incluant une évaluation militaire de l'OTAN et peut-être aussi incluant une évaluation ou une décision des Nations unies", a-t-il énuméré.

 Il a d'ailleurs affirmé que "le colonel Kadhafi n'est pas une cible de nos opérations".

 M. Rasmussen a assuré que l'opération contre les troupes du colonel Kadhafi n'avait en aucun cas des motivations pétrolières. "Nous avons exécuté nos opérations en Libye strictement en conformité avec le mandat des Nations unies, c'est-à-dire que nous avons exécuté ces opérations pour protéger la population civile en Libye -ni plus ni moins", a-t-il insisté.[comme celle de Syrte par ex.?] 

Nicolas Sarkozy et M. Rasmussen "ont souligné le succès des opérations de la coalition en Libye" et affirmé "que celles-ci se poursuivraient encore le temps nécessaire", a précisé l'Elysée dans un communiqué. "Ils ont tiré les enseignements de ces opérations en ce qui concerne le renforcement du rôle des Européens dans l'Alliance, le partenariat avec les pays arabes et les capacités militaires", a ajouté l'Elysée. AP

  Jolies perles du premier ministre belge «...lorsque  la communauté internationale [l'Otan] décide de dire que la violence n'est pas une solution...»

5 mois de bombardements, imposer ses rebelles par la loi du plus fort, non, vraiment, la violence n'est pas une solution...

"il est important que le CNT reconnaisse que la Belgique a été très courageuse..." : quel courage effectivement de s'attaquer à une telle puissance militaire, de larguer des centaines de bombes de bien haut, de piquer les avoirs libyens pour les restituer sous forme d'"aide humanitaire" désintéressée aux hommes de l'Otan.

AP, 3 sept 


Dans les coulisses 

Manlio Dinucci : L'avenir de la Libye selon les plans de l'OTAN.

Après avoir renversé la Jamahiriya, l’OTAN a livré la Libye aux « rebelles », dont l’action militaire s’est limitée au strict minimum. Dénués de légitimité en Tripolitaine et au Fezzan, où ils n’ont jamais bénéficié de soutien populaire, les nouveaux maîtres de la Libye sont à la fois les produits de l’Alliance et les garants des intérêts occidentaux dans le pays.

Dans la représentation médiatique de la guerre de Libye, les « rebelles » dominent la scène, tandis que l’OTAN s’est mise à l’abri en coulisses. Mais c’est pourtant depuis sa cabine de régie que la guerre a été préparée et dirigée et que se décide le futur arrangement du pays.

La mission de l’OTAN est « efficace et encore nécessaire », a déclaré la porte-parole Oana Lungescu. Personne n’en doute : en cinq mois de « protection unifiée », ont été effectués 21 000 raids aériens, dont plus de 8 000 d’attaques avec bombes et missiles, pendant que des dizaines de navires de guerre ont attaqué avec des missiles et des hélicoptères et contrôlé les eaux territoriales libyennes pour assurer l’embargo des forces gouvernementales et les approvisionnements de celles du CNT de Benghazi. En même temps, des agents et des forces spéciales des États-Unis, Grande-Bretagne, France et autres pays, ont joué un rôle clé sur le terrain, en signalant aux avions les objectifs à frapper, en plus de préparer et conduire l’attaque contre Tripoli. L’OTAN a joué un rôle décisif sans lequel les rebelles n’auraient jamais pu entrer à Tripoli, comme le confirme le général allemand Egon Ramms.

Notre mission, a déclaré le secrétaire général de l’Alliance, Anders Fogh Rasmussen, continuera tant que continueront les attaques et les menaces (sic). Cela signifie-t-il que, une fois la « mission » accomplie, l’OTAN laissera aux Libyens la possibilité de décider de l’avenir de leur pays ? En aucune manière. Elle passera à la phase 2 de la « mission ». Il n’existe simplement pas de solution militaire à cette crise, souligne un communiqué de l’Alliance, mais nous avons besoin d’un processus politique pour une transition pacifique à la démocratie en Libye. Et l’OTAN, assure Rasmussen, est prête à jouer un rôle de soutien.

On ne spécifie pas de quelle manière, mais un plan général —décidé fondamentalement à Washington, Londres et Paris— est déjà prêt. Des détails ont filtré à travers les déclarations de quelques fonctionnaires. Formellement à la demande du futur gouvernement (dirigé par des hommes politiques garants des intérêts des plus grandes puissances occidentales), l’OTAN continuera à contrôler l’espace aérien et les eaux territoriales de la Libye. Officiellement pour assurer les aides humanitaires et protéger le personnel civil sous bannière ONU. Cela nécessitera le libre accès aux ports et aéroports libyens, qui seront de fait transformés en bases militaires OTAN même si on y déploiera le drapeau rouge, noir et vert —celui-là même du régime du roi Idris qui, dans les années 50, concéda à la Grande-Bretagne et aux États-Unis l’usage du territoire pour y implanter des bases militaires, comme celle de la base aérienne de Wheelus Field aux portes de Tripoli—. Un emplacement idéal, aujourd’hui, pour le quartier général du Commandement Afrique des États-Unis (AfriCom).

L’OTAN ne cesse de répéter qu’elle n’a pas l’intention d’envoyer des troupes en Libye, mais n’exclut cependant pas que des alliés, de façon singulière, le fassent, ou bien l’Union Européenne, qui a tient déjà prêts ses groupes de combat à déploiement rapide.

En même temps, l’OTAN entraînera et armera les « forces de sécurité » libyennes. Concept tout relatif. Le responsable de la sécurité à Tripoli, nommé par l’OTAN, est Abdel Hakim Belhadj, qui, à son retour de la jihad anti-soviétique en Afghanistan, forma en Libye le Groupe combattant islamique (GILC). Il fut capturé par la CIA en Malaisie en 2004 mais, après la normalisation avec Tripoli, renvoyé en Libye, où (sur la base d’accord entre les deux services secrets) il fût remis en liberté en 2010. C’est lui qui garantira, en habit de président du conseil militaire de Tripoli, la transition pacifique à la « démocratie » en Libye.

Manlio Dinucci

Traduction : Marie-Ange Patrizio

4 SEPTEMBRE 2011

http://www.voltairenet.org/L-avenir-de-la-Libye-selon-les

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110904/manip2pg/09/manip2pz/309387/


Sur le terrain

Les six F-16 belges ont effectué 448 missions et largué 365 bombes

Depuis le début de l'intervention internationale en Libye, à laquelle participe la Belgique, les six F-16 belges engagés dans le conflit ont effectué 448 sorties, pour un total de 1890 heures de vol, et ont largué 365 bombes, dont 97% ont atteint leur objectif, a détaillé le ministre de la Défense Pieter De Crem, jeudi, devant les Commissions des Relations extérieures et de la Défense de la Chambre.


Syrte refuse le CNT avant son génocide annoncé.

 05/09/2011
Les négociations pour la reddition pacifique de la ville libyenne de Bani Walid, qui tient toujours tête à l'OTAN, ont échoué relançant l'option d'une éventuelle attaque imminente, les regards sont rivés vers Syrte. Privée du strict minimum vital, la ville de Syrte n’a pas dérogé à la règle en fêtant le 1er septembre dernier, sous les bombardements de l’OTAN, l’accession au pouvoir en 1969 de son fils, bienfaiteur de la Libye et de l’Afrique, Mouammar Kadhafi.
Alors que l’OTAN, dans un silence assourdissant des médias dominants est entrain toujours et encore de perpétrer des crimes contre l’humanité partout où elle bombarde des populations civiles, Syrte attend patiemment, la promesse des renégats de Benghazi: son rasage de la carte de Libye. Une future boucherie – par procuration puisque le chef d’oeuvre est de l’OTAN -, annoncée avec fierté.

C’est à Syrte, où, en 1999, le guide libyen, lors du sommet africain, tenta en vain de convaincre ses homologues africains, de mettre sur pied les Etats-Unis d’Afrique, de créer une monnaie unique et former une seule armée de 2 millions de soldats panafricains. Le visionnaire avait fait face à l’inconsistance des ses pairs. Ces derniers comprendront plus tard ce que le guide libyen voulait faire de l’Afrique, à l’image des autres continents, notamment l’Europe, une terre forte, stable et inattaquable.

Il ne vous paraît pas étonnant de savoir que Benghazi s’est soulevée avec des armes et Kadhafi a été interdit de reconquérir la ville ? Or, le CNT, lui, voyant que sa pseudo autorité ne passe pas à Bani Walid et Syrte a l’autorisation d’attaquer ? Ainsi, l’OTAN se permet de bombarder des civils qui ne veulent pas entendre parler du fameux Gouvernement des renégats.

Dans ces deux villes meurtries, tout est détruit. Il n’y a même plus l’eau courante, pas de gaz, pas d’électricité, pas de denrées alimentaires, sauf les réserves des habitants. Et là, personne ne lance des cris d’orfraie. En silence, tous observent, ne prennent pas position face à ce génocide programmé. Mais bien sûr, c’est une guerre humanitaire....dont la vocation est de protéger la vie des civils libyens, cadre de la résolution 1973 de l'ONU largement outrepassé et piétiné par la coalition occidentale qui se conduit en véritable prédateur hors des lois internationales.

Comment va-t-on attaquer une population comme celle de Syrte et annoncer qu’on fait la guerre aux pro-kadhafistes alors que ce sont des civils ? Les chefs de tribus de Bani Walid ont dit NON au CNT. L’entrée des renégats dans la ville dimanche n’a rencontré aucune résistance mais la population leur a dit de quitter la ville. La queue entre les jambes, armés jusqu’aux dents, les islamistes sont sortis de la ville. Bizarrement, ils donnent encore des ultimatums…pour que les gens se rendent. Pourquoi donc ? Et où doivent-ils le faire ? Leur donner leurs femmes, leurs enfants, leurs maisons ?

TRIPOLI : Les islamistes venus des montagnes du Djebal Nafoussa refusent de retourner dans leurs…villages. Comment va faire le CNT qui veut s’installer à Tripoli bientôt, cette semaine pour être plus précis ? Des combats sont signalés entre factions.

BENGHAZI : Rien ne va plus entre les chefs du CNT. Chacun accuse l’autre de vouloir tirer la couverture de son côté. A coup de millions, un vol des fonds souverains libyens pour les générations futures, chacun se constitue sa petite armée avant de venir à Tripoli. La confiance règne….
http://actu.trambwe.com/#/Libye%20%E2%80%93%20Syrte%20danse%20avant%20son%20g%C3%A9nocide%20annonc%C3%A9



c  L’Otan de part le monde

Belgique

Déblocage des avoirs et aide humanitaire [on est trop bons]

Yves Leterme: "Ben nous avons déjà décidé de rouvrir le plus vite possible notre ambassade, nous avons décidé aussi de libérer, sur proposition d'Olivier Chastel, de l'aide humanitaire mais je trouve que la chose la plus importante ce soir c'est de constater que lorsque la communauté internationale décide, pour de bonnes raisons, de mettre les points sur les i et donc de dire que la violence n'est pas une solution donc cette communauté internationale a quand même une capacité d'action très très importante."

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_libye-la-belgique-reste-engagee-pour-le-futur?id=6686033


France

Et le pétrole? La France se dit prioritaire

Alain Juppé expliquait ce matin que c'était normal que les gros contributeurs au conflit se taillent un peu la taille du gâteau pétrolier libyen. Yves Leterme: "Mais je ne crois pas seulement la France. Il y a d'autres pays qui ont pris des responsabilités dans une phase très précoce de l'action internationale. Nous l'avons fait, par exemple, l'Allemagne ne l'a pas fait. Il est clair, sans que cela ait été l'objectif, que cela a son importance, que les responsables du CNT reconnaissent le fait que la Belgique a été très active, très courageuse grâce aux efforts de nos concitoyens sur place et naturellement je ne veux pas nier qu'il y aura des retombées économiques aussi. Pour le Conseil National de Transition,  lorsqu'il s'agira de reconstruire il est clair qu'ils auront une attention prioritaire pour les pays qui les auront aidés dans les moments les plus difficiles."     


Nicolas Gros-Verheyde : C'est un blog d'obédience européennequi l'affirme :

Nicolas Sarkozys'en va en guerre tout azimut

"Réagir ou rétrécir ?

Tel est le dilemme de l’Europe" selon Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy l’avait déjà affirmé l’année dernière, dans son discours aux ambassadeurs (de France), l’Europe doit être plus ambitieuse. Il a enfoncé le clou cette année devant les mêmes ambassadeurs, sur un autre mode : le risque d’un affaiblissement stratégique de l’Europe.

Tirant les leçons de l’opération en Libye, il a défendu mordicus l’intérêt d’une réintégration de la France dans l’OTAN comme de l’engagement en Afghanistan. Mais l’essentiel de son propos était lié aux évolutions dans le monde arabe, au printemps, à la révolution (...)

Sarkozy a averti la Syrie : le prochain sur la liste...

Et il annonce une série de propositions

La menace d’un rétrécissement stratégique

« L’Europe est menacée de « rétrécissement stratégique ». Que voit-on ? Une baisse continue des efforts de défense ; l’invocation d’un « soft power » qui sert de paravent au renoncement ; et, trop souvent, l’aveuglement face aux menaces. Or, le monde change. »

La nouvelle vision de l’engagement militaire américain présentée par Obama « implique que les Européens assument davantage leurs responsabilités. (…) Il n’y aura pas de défense digne de ce nom en Europe sans des capacités militaires robustes et de vraies politiques industrielles et technologiques. » a-t-il ajouté.

L’accord franco-britannique est exemplaire mais reste un modèle isolé.

« A eux seuls, la France et le Royaume Uni représentent la moitié des budgets et les 2/3 de la recherche de défense. Unis comme jamais depuis le Traité de Lancaster House, nos deux pays sont pratiquement les seuls en Europe à atteindre la norme de 2% du PIB consacrés à la défense. »

La première arme européenne : l’Euro

Il ne faut cependant pas le nier. La lutte pour la puissance européenne est d’abord économique. « Pour peser de tout son poids politique dans les affaires du monde, l’Union européenne doit d’abord en demeurer la première puissance économique. » Et le président Sarkozy de défendre tout l’intérêt de la zone Euro.

« L’euro est un enjeu majeur : n’oublions pas qu’il représente près de 30% des réserves de change mondiales. En 10 ans, il s’est imposé comme une monnaie forte et stable. La zone euro n’est pas l’homme malade que nous décrivent certains, mais bien une zone de richesse et de prospérité ; un pôle essentiel de l’économie mondiale ; un projet mobilisateur qui structure la construction européenne. »

En passant, Sarkozy a aussi défendu la position française sur Schengen.

« Il faut renforcer les instruments européens, comme Frontex. Il faut mettre en place un système efficace d’inspection. Il faut pouvoir rétablir les contrôles aux frontières d’un État si celui-ci est incapable d’assurer la garde de sa portion de la frontière extérieure.»

La réintégration de la France dans l’OTAN : utile

C’est l’exemple récent de la Libye qui sert de modèle au président.

« L’OTAN s’est révélée un outil indispensable au service de nos opérations militaires. Les États-Unis ne souhaitant pas s’engager fortement en Libye, pour la première fois depuis 1949 l’OTAN s’est mise au service d’une coalition emmenée par deux pays européens déterminés, la France et le Royaume-Uni. C’est parce que nous avions repris toute notre place dans le commandement intégré que cela a été possible. » « Dans cette crise, à travers l’initiative de la France et du Royaume-Uni, les Européens ont démontré pour la première fois qu’ils étaient capables d’intervenir de façon décisive, avec leurs alliés, dans un conflit ouvert à leurs portes. C’est un progrès remarquable par rapport aux guerres de Bosnie et du Kosovo. »

L’engagement en Afghanistan : nécessaire

Le président Sarkozy a répété son antienne : les Talibans perdent du terrain. « Conscients qu’ils ne peuvent plus l’emporter militairement sur le terrain, les Talibans ont de plus en plus recours aux actes terroristes. »  Et de préciser « Ils frappent aveuglément et espèrent ainsi nous amener à renoncer. Nous ne renoncerons pas. La transition décidée par les Afghans et les 48 pays de la coalition sera mise en œuvre. Elle va modifier en profondeur la forme de notre engagement auprès du peuple afghan, qui restera indispensable »

Ce ne sera pas la fin de la lutte contre le terrorisme, précise d’ailleurs le président : «  Des progrès en Afghanistan ne marquent pas la fin de la menace terroriste. La mort de Ben Laden est une grande victoire dont il faut féliciter le Président Obama. Mais Al Qaïda, même affaibli, reste présent. C’est vrai notamment au Pakistan dont l’évolution inquiète. C’est vrai aussi dans le monde arabe et en Afrique. La vigilance reste plus que jamais nécessaire. »(...)

Et les massacres en Syrie ?

« Je regrette que le Conseil de Sécurité n’assume toujours pas ses responsabilités face à la tragédie syrienne. Mais le pouvoir à Damas aurait tort de croire qu’il est protégé de son propre peuple. Le Président syrien a commis l’irréparable. La France, avec ses partenaires, fera tout ce qui est légalement possible pour que triomphent les aspirations du peuple syrien à la liberté et à la démocratie.»

Nicolas Gros-Verheyde 



L'otan a la conquête du monde

Libye

Metamag : Libye : Bons baisers de l’OTAN.

Vers une victoire pitoyable et périlleuse.

« Vous avez aimé Al Qaïda en Afghanistan en Irak au Yémen et en Somalie ?

Vous l’adorerez en Libye ... »

C’est un Libyen de Paris, partisan de Kadhafi -mais si, mais si ; ça existe- qui ironise, pour cacher son amertume et sa haine rentrée.

En fait, il met le doigt sur un point capital. Comme l’avait dénoncé le colonel et comme c’est évident, maintenant, il y a bien des islamistes dans le pseudo gouvernement provisoire, qui a quitté partiellement Bengazi pour s’installer à Tripoli.
La victoire des rebelles, si elle est confirmée, ne cache pas leurs faiblesses. C’est l’OTAN qui les a imposés, laborieusement, et qui a permis une prise surprise de Tripoli en finançant dans la capitale… comme pour Bagdad… les trahisons qu’il fallait. Ni héros, ni stratèges, les « combattants de la liberté », si flagornés par les médias, sont plus qu’inquiétants. 
On nous a menti depuis le début
Cette victoire des rebelles, relative si Kadhafi n’est pas capturé et dirige une résistance, laisse un goût plus qu’amer. L’OTAN a été bien au-delà de la résolution de l’ONU. Son but était bien de renverser le dirigeant libyen, la protection des populations civiles, réelles un temps, est vite devenu un prétexte et un alibi. On nous a menti depuis le début. Pourquoi ? C’est la bonne question. 

De plus, il n’est pas assuré que les nouveaux dirigeants répondent aux espérances. Le nouveau gouvernement libyen a de quoi inquiéter. Le gouvernement intérimaire pèche par un fonctionnement pour le moins opaque. Sur les 31 membres qui forment son comité exécutif, seuls 13 sont connus de l'Occident, "pour des raisons de sécurité", assure-t-on à Benghazi. Parmi eux, d'anciens dignitaires du régime de Tripoli, des techniciens, un grand nombre d'universitaires ainsi que des représentants de grandes familles. 
Afin d'éviter toute surreprésentation des populations rebelles de Benghazi, fief de la contestation, par rapport aux autres, chaque ville, sous contrôle rebelle, se voit octroyer cinq sièges. Un nom sort pourtant du lot. Il s'agit de l'ancien ministre de la Justice, Mustapha Abdel Jalil, celui-là même qui avait signé, en 2006, l'ordre d'exécution des infirmières bulgares. Comme garantie de démocratie, on fait mieux.
Selon Libération, les principaux gouverneurs militaires de la Nouvelle Libye seraient des anciens du Groupe Islamiste Combattant Libyen. Les historiens écriront-ils que la libération de la Libye fut le résultat d'une alliance, de fait, entre l'OTAN et les islamistes ? La catastrophique alliance anti-soviétique en Afghanistan n’aurait-elle donc servi à rien ? Fin juillet, le New-York Times rapportait que les « services de renseignement américains, européens et arabes étaient inquiets de l'influence que les anciens du GICL pourraient exercer en Libye après le départ de Kadhafi. Les services tentent d’évaluer leur influence et les liens persistants avec Al-Qaïda ».
Nicolas Sarkosy et l'entente cordiale
Nicolas Sarkozy a reçu à l'Elysée, sans état d’âme, le représentant du Conseil National de Transition libyen, pour célébrer la victoire militaire de Tripoli. Mamhoud Jibril, présenté comme le Premier ministre de la rébellion libyenne, est, en fait, le Premier ministre d'un Conseil National de Transition sans gouvernement. Il a lui-même, en effet, dissout, le 8 août dernier, le Conseil Exécutif qui en faisait office, à la suite du meurtre du commandant en chef des forces rebelles -Abdel Younes- et sous la pression de la famille de ce dernier. Certains des membres de l'ex-Conseil Exécutif étant largement soupçonnés d'avoir commandité
l’assassinat.
Les talibans au pouvoir en face de nos côtes 
Tous les postes de commandement militaire sont aux mains des islamistes : Abdelhakim Belhaj (Tripoli), Ismaël as-Salabi (Benghazi), Abdelhakim al-Assadi (Derna), Ali Salabi (CNT)

Le cas de Abdelhakim Belhaj, nouveau gouverneur militaire de Tripoli, est des plus significatifs. Arrêté en 2004 par les Américains, il est ensuite livré à la Libye. En mars 2010, il est libéré par Saif Al-Islam Kadhafi, dans le cadre d'une amnistie des détenus liés à Al-Qaida, en contrepartie de l'engagement par ceux-ci de renoncer à la lutte armée.

Abdelhakim Belhadj, alias Abou Abdellah Assadak, est né en 1966 en Libye. Ingénieur de formation, il a rejoint les groupes armés en Afghanistan, Tchétchénie et en Irak. Il a été actif au sein du Groupe Islamique des Combattants en Libye. En 1980, il a combattu les Soviétiques lors de la guerre d’Afghanistan. Il a, par la suite, vécu successivement au Pakistan, en Turquie et au Soudan. Arrêté en 2004, il est interrogé par la CIA en Thaïlande, puis remis aux autorités libyennes.

Lors de l’insurrection en Libye, il a réussi rapidement à s’imposer comme chef militaire pour diriger des combattants insurgés. Abdelhakim Belhadj a mené les combats à Djebel Nefoussa, avant de rentrer, avec les combattants, à Tripoli. L’émir du Groupe islamique des combattants libyens (GICL) est le premier à être entré à Bab-Razzia. 

Les commandants militaires lybiens : de droles de croisés pour la liberté !
Les islamistes de Libye sont accusés d’avoir assassiné le général Abdelfattah Younes, fin juillet 2011. Le président du Conseil national n’a pas pu se rendre, pour l’instant, dans la capitale libyenne, craignant l’insécurité. Mustapha Abdeljalil n’est pas seulement menacé par les partisans de Kadhafi, mais également par ceux qui ont assassiné le général Abdelfattah, selon des sources proches du CNT.
Le général Abdelfattah Younes : un opposant aux islamistes 
Les talibans au pouvoir en face de nos côtes… Formidable résultat pour une guerre minable. Quant aux populations civiles, notamment les femmes, on leur souhaite bien du plaisir avec ce type de régime. Les chemins de la démocratie, notamment dans les pays arabes, sont décidément impénétrables. Surtout pour nos dirigeants et nos médias.


Rebel Griot : La guerre de l’OTAN contre la Libye est une guerre contre le développement de l’Afrique (Countercurrents)
"L’Afrique est la clé du développement économique mondial" ; ce récenttitre du Washington Post est d’une honnêteté rafraîchissante, mais pasvraiment un scoop. La main d’oeuvre et les ressources africaines—comme vous le dirait n’importe quel historien économique décent— sontla clé du développement économique mondial depuis des siècles.
Quand les Européens ont découvert l’Amérique il y a 500 ans, leursystème économique s’est disséminé à vive allure. Les puissanceseuropéennes ont pris de plus en plus conscience que l’équilibre despouvoirs dans leur pays dépendrait de la force qu’ils pourraient tirerde leur colonies. l’impérialisme (c’est à dire le capitalisme) a étéla caractéristique essentielle de la structure économique mondialedepuis lors.
Pour l’Afrique cela s’est traduit par le pillage systématique etcontinu de sa main d’oeuvre et de ses ressources qui n’a pas faibli àce jour. D’abord ça a été l’enlèvement brutal de dizaines de milliersd’Africains pour remplacer la force de travail native d’Amérique queles Européens avaient décimée. Le commerce des esclaves a étédévastateur pour les économies africaines qui étaient rarementcapables de supporter l’effondrement de leur population ; mais lescapitaux ainsi accumulés par les propriétaires de plantation dans lesCaraïbes ont financé la révolution industrielle. Tout au long des 18et 19ièmes siècles de plus en plus de matières précieuses ont étédécouverts en Afrique (spécialement du fer, du caoutchouc, de l’or etde l’argent) et le vol des terres et des ressources a finalementabouti à ce qu’on a appelé "La ruée vers l’Afrique" quand, en l’espacede quelques années, les Européens se sont partagés le continent toutentier (sauf l’Ethiopie). A ce stade, l’économie s’était largementmondialisée et l’Afrique continuait à fournir la base du développementindustriel européen, les Africains étant, pour ce faire, dépouillés deleurs terres et de leurs ressources et forcés de travailler dans lesmines d’or et dans les plantations de caoutchouc.
Après la seconde guerre mondiale, les puissances européennes,affaiblies par des années de guerre industrielle les unes contre lesautres, se sont efforcées d’adapter le colonialisme à leur nouvellesituation. Les mouvements de libération se renforçaient et les
puissances européennes étaient confrontées à une nouvelle réalitééconomique —le coût de la répression "de l’agitation des natifs"devenait proche du niveau de richesse qu’ils extrayaient de leurspays. La solution qu’ils ont choisie a été baptisée "néocolonialisme"par Kwame Nkrumah ; elle consistait à confier les attributs formels dupouvoir à un groupe d’hommes de paille triés sur le volet pour qu’ilsles laissent continuer à exploiter leurs pays comme auparavant. End’autres termes, l’adaptation du colonialisme permet de fairesupporter aux Africains eux-mêmes les coûts et le fardeau de larépression de leurs propres populations.
En pratique ça n’a pas été aussi simple. Partout en Asie, en Afriqueet en Amérique Latine, il y a eu des mouvements de masse quiréclamaient le contrôle de leurs propres ressources et dans beaucoupd’endroits, ces mouvements ont réussi à prendre du pouvoir —parfoispar la guérilla, parfois par les urnes. Les puissances européennes
—désormais conduites par leur dernier rejeton et protégé, les USA— ontmené des guerres impitoyables pour venir à bout de ces mouvements.
Cette lutte, et non la soi-disant "guerre froide", est ce quicaractérise l’histoire des relations internationales del’après-guerre.
Jusqu’à aujourd’hui, le néocolonialisme a été un succès pour lesEuropéens et les USA. Le rôle de l’Afrique comme fournisseur de maind’oeuvre bon marché, pour ne pas dire esclavagisée, et de minéraux n’apas faibli. La pauvreté et la désunion ont souvent été les principauxfacteurs qui ont permis à cette exploitation de se maintenir.
Cependant de sérieuses menaces pèsent désormais sur ces deux facteurs.
Les investissements chinois en Afrique pendant ces dix dernièresannées ont contribué à mettre en place une industrie et desinfrastructures africaines qui commencent à avoir des effetsbénéfiques sur le niveau de vie des populations. En Chine, grâce àcette politique, il y a eu une réduction drastique de la pauvreté etle pays est en passe de devenir la première puissance économique dumonde. Si l’Afrique suit cet exemple, ou un autre du même genre, celamettra probablement fin aux 500 années de pillage des richesses del’Afrique par l’occident.
Pour empêcher cette "menace sur le développement de l’Afrique" lesEuropéens et les USA ont employé la seule chose qu’ils connaissent—les armes. Il y a quatre ans, les USA ont mis en place un nouveau"centre de contrôle et de commande" pour soumettre militairementl’Afrique qui porte le nom d’AFRICOM. Le problème pour les Etasuniensétait qu’aucun pays d’Afrique ne voulait les accueillir ; De faitjusqu’à encore tout récemment, l’Afrique se distinguait en étant leseul continent qui ne comportait pas de base américaine. Et en véritéc’était en grande partie grâce aux efforts du gouvernement libyen.
Avant que la révolution de Kadhafi ne chasse en 1969 le roi Idris quiétait soutenu par les Anglais, la Libye abritait un des plus grandesbases américaines, la base aérienne Wheelus ; mais au cours de lapremière année de la révolution elle a été fermée et tout le personnelmilitaire a été expulsé.
Ces dernières années, Kadhafi travaillait activement à saboterAFRICOM. Quand les USA offraient de l’argent à un pays d’Afrique pourqu’il accueille une base étasunienne, Kadhafi lui offrait le doublepour qu’il refuse et en 2008 cette opposition s’est cristallisée sousla forme d’un rejet formel de AFRICOM par l’Union Africaine
Et ce qui était peut-être encore plus inquiétant pour l’hégémonieeuropéo-étasunienne sur le continent c’était les énormes montantsd’argent que Kadhafi consacrait au développement de l’Afrique. Legouvernement libyen a été sans nul doute le plus gros investisseur dupremier satellite africain lancé en 2007 qui a fait économiser àl’Afrique les 500 millions de dollars que lui coûtait précédemmentl’utilisation des satellites européens. Pire encore pour lespuissances coloniales, la Libye avait alloué 30 milliards de dollars àl’Union Africaine pour trois projets financiers destinés à mettre unterme à la dépendance africaine vis à vis de la finance occidentale.
La Banque d’Investissement Africaine, -qui a son siège en Libye-devait investir dans le développement de l’Afrique sans intérêt ce quiaurait sérieusement menacé la domination du Fond MonétaireInternational sur l’Afrique —un instrument capital pour maintenirl’Afrique dans la pauvreté. Et Kadhafi dirigeait la mise en place parl’Union Africaine d’une nouvelle monnaie africaine indexée sur l’orqui aurait sectionné encore une autre des ficelles qui tiennentl’Afrique à la merci de l’Occident, 42 milliards de dollars ayant déjà été consacrés à ce projet — et à nouveau la majeure partie par la Libye.
La guerre de l’OTAN a pour but de mettre un terme au projet socialiste, anti-impérialiste, et panafricain de la Libye qui était le fer de lance d’un mouvement destiné à renforcer l’unité et l’indépendance de l’Afrique. Les rebelles ont clairement exprimé leur racisme virulent depuis le début de leur soulèvement en arrêtant et enexécutant des milliers de travailleurs et d’étudiants africains noirs.
Tous les fonds de développement africains pour les projets décritsci-dessus ont été "gelés" par les pays de l’OTAN et vont être remis à leur copains du Conseil de transition pour acheter des armes etfaciliter la guerre.
Pour l’Afrique la guerre est loin d’être terminée. le continentafricain doit se rendre compte que l’agression de l’OTAN est un signe de désespoir, d’impuissance et d’incapacité à empêcher l’inévitablemontée en puissance de l’Afrique sur la scène internationale.L’Afrique doit retenir les leçons de la Libye et continuer àconsolider l’unité panafricaine et à résister à AFRICOM. Il y auraencore beaucoup de Libyens qui les soutiendront dans cette tâche.

Rebel Griot

5 septembre 2011

Edition de dimanche 4 septembre

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110904/manip2pg/09/manip2pz/309387/



d Institutions internationales.

Onu

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est prononcé pour l'envoi rapide d'une mission en Libye. « J'ai l'intention de travailler étroitement avec le Conseil de sécurité pour mandater une mission de l'ONU, qui devra débuter ses opérations dans un délai le plus court possible », a affirmé M. Ban.

Selon M. Leterme, un projet de résolution sera soumis rapidement au Conseil de sécurité qui constituera « la base d'une présence onusienne » en Libye. "

Le scénario envisagé est apparemment celui d'une occupation prolongée, où l'Otan comme en Afghanistan, agirait sous le masque d'une mission de maintien de la paix «mandatée par les Nations Unies»

 

n°93 - Journal des Guerres de l'Otan - 27-8 au13-09 – Fin - : Phosphore blanc, bombes à fragmentation, uranium appauvri et autres babioles

n°93 - Journal des Guerres de l'Otan - 27-8 au13-09 – Fin - : Phosphore blanc, bombes à fragmentation, uranium appauvri et autres babioles



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan. 

n° 93- du 27-8 au13-09

            C.De Broeder & M.Lemaire     



Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

2 Brèves

2-1 Il n’y a aucune preuve étayant la présence de mercenaires dans l’est de la Libye

3  Dossiers

3-1 William BLUM : La Libye et le monde dans lequel nous vivons.

3-2 L’arme secrète de l’OTAN, le racisme. 

4-1 Entretien ; Michel Collon à La Nouvelle République : « L’Occident soutient, arme et excuse des gens qui sont des terroristes et des racistes ».

4-2 Michel Collon : Comment l’Otan va s’y prendre pour cacher les actes de terreur…

4-3 Lizzie Phelan : J’ai vu la transition vers la peur à Tripoli.

4-4 Le Conseil National de Transition : un organe fantoche d’agression impérialiste




2 Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Il n’y a aucune preuve étayant la présence de mercenaires dans l’est de la Libye, affirme l’organisation des droits de l’homme Human RightsWatch (HRW).
Cette affirmation contredit les rapports largement diffusés récemment dans les médias internationaux, selon lesquels des soldats africains ont été transportés dans cette région pour combattre les rebelles opposés au colonel Kadhafi.
Dans une interview accordée en Libye à Radio Nederland Wereldomroep(RNW), Peter Bouckaert, de HRW, déclare avoir enquêté et n’avoir trouvé aucune preuve de la présence de mercenaires.
Peter Bouckaert, qui est dans la région depuis deux semaines, a précisé à RNW qu’il s’était rendu dans la ville d’Al Bayda après avoir reçu plusieurs rapports faisant état de l’arrestation de 156mercenaires. Située à l’est de la ville de Benghazi, Al Bayda est également entre les mains des manifestants anti-gouvernementaux.
L’enquêteur de HRW déclare qu’il y a en fait trouvé 156 soldats originaires du sud de la Libye et non pas d’un autre pays africain.
Après s’être entretenu avec eux, il a conclu qu’il s’agissait uniquement de Libyens noirs d’origine africaine. Les soldats ont, depuis, été tous relâchés par les manifestants.
Si les Libyens noirs du sud ont apporté leur soutien au régime du colonel Kadhafi, explique Peter Bouckaert, c’est que le numéro un de Tripoli a combattu la discrimination dont ils ont été l’objet dans la société libyenne.
Mohammed Abdulrahman, de RNW, qui a interviewé Bouckaert à Benghazi, déclare que l’absence de chances économiques dans le sud de la Libye est également l’une des raisons à avoir amené les Libyens du sud à entrer dans l’armée.
Jusqu’à présent, HRW a seulement enquêté dans l’est de la Libye, qui est sous le contrôle des manifestants, mais il se pourrait très bien, selon l’organisation des droits de l’homme, que les rapports faisant état de mercenaires dans les régions de l’ouest encore sous contrôle de Tripoli soient également inexacts.
Les médias internationaux affirment que les mercenaires sont rassemblés dans la ville de Sabha, dans le sud, connue pour être loyale au colonel Kadhafi, et que de là ils sont envoyés à travers le pays.
Selon notre reporter, il est également possible, vu la localisation de la ville, que les soldats regroupés soient, eux aussi, originaires du sud et non pas des mercenaires africains, comme l’affirment les médias internationaux. Etant donné que la région se trouve sous contrôle des forces loyales au colonel Kadhafi, il n’est pas possible de vérifier cette éventualité.

2 mars 2011

http://www.rnw.nl/afrique/article/hrw-il-ny-a-pas-de-mercenaires-dans-l%E2%80%99est-de-la-libye.



3  Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information

3-1 William BLUM : La Libye et le monde dans lequel nous vivons.

« Pourquoi nous attaquez-vous ?

Pourquoi tuez-vous nos enfants ?

 Pourquoi détruisez-vous nos infrastructures ?  » -

 intervention télévisée de Kadhafi, 30 avril 2011

Quelques heures plus tard, l’OTAN frappait Tripoli, tuant le fils de Kadhafi, Saif al-Arab, 29 ans, et trois de ses petites-filles, la plus âgée n’avait pas 12 ans, ainsi que plusieurs amis et voisins.

Dans son intervention télévisée, Kadhafi a demandé à l’OTAN un cessez-le-feu pour négocier, après six semaines de bombardements et d’attaques par des missiles de croisière contre son pays.

Voyons ce que nous pouvons tirer comme enseignements de la situation en Libye.

La Sainte Trinité - les Etats-Unis, l’OTAN et l’Union Européenne – ne reconnaît aucun pouvoir supérieur et croit, littéralement, qu’elle peut faire ce qu’elle veut, où elle veut, quand elle veut, à qui elle veut et qualifier son action comme bon lui semble, comme « humanitaire » par exemple.

Si la Sainte Trinité décide qu’elle ne veut pas renverser les gouvernements de Syrie, Égypte, Tunisie, Bahreïn, Arabie Saoudite, Yémen ou Jordanie, peu importe si ces gouvernements sont répressifs, cruels ou intolérants, peu importe si le peuple est affamé ou torturé, peut importe le nombre de manifestants abattus sur leur Place de la Liberté, la Sainte Trinité ne les renversera pas.

Si la Sainte Trinité décide qu’elle veut renverser le gouvernement de la Libye, même si le gouvernement est laïque et qu’il a consacré ses richesses aux peuples Libyen et d’Afrique, peut-être plus qu’aucun autre gouvernement du Moyen orient ou d’Afrique, mais que ce gouvernement persiste pendant des années à défier les ambitions impériales de la Trinité en Afrique et durcir ses exigences envers les compagnies pétrolières de la Trinité, alors la Trinité renversera le gouvernement de la Libye.

Si la Trinité veut punir Kadhafi et ses fils, elle s’arrangera avec ses amis de la Cour Pénale Internationale pour émettre des mandats d’arrêt. Si la Trinité ne veut pas punir les dirigeants de Syrie, Égypte, Tunisie, Bahreïn, Arabie Saoudite, Yémen et Jordanie, elle ne demander pas à la CPI d’émettre des mandats d’arrêt.

Depuis la création de la Cour en 1998, les Etats-Unis ont refusé de la ratifier et ont fait de leur mieux pour la dénigrer et dresser ses obstacles , parce que Washington craint que des officiels Américains puissent un jour être inculpés pour leur nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Bill Richardson, l’ambassadeur US à l’ONU, a clamé haut et fort en 1998 que les Etats-Unis devraient être exemptés de poursuites à cause de leurs « responsabilités globales particulières ». Ce qui n’empêche pas les Etats-Unis de recourir à la Cour lorsque cela convient à leur politique internationale.

Si la Trinité veut soutenir la force armée rebelle pour renverser le gouvernement de la Libye, peu importe leur degré de fanatisme religieux, lié à Al-Qaeda, peu importe les décapitations, exécutions, tortures, peu importe la monarchie ou les factions qui s’affrontent, la Trinité soutiendra la rébellion, comme elle a soutenu certaines forces en Afghanistan et en Irak, en espérant qu’après la victoire en Libye elle ne se transformera pas en une force aussi djihadiste qu’en Afghanistan ou aussi fratricide qu’en Irak. Une source de problème potentielle pour les rebelles, et pour le pays si ces derniers prennent le pouvoir, est la déclaration constitutionnelle faite par le Conseil rebelle qui stipule, tout en garantissant la démocratie et les droits aux non-Musulmans, que « l’Islam est la religion d’état et la principale source de la législation sera la jurisprudence islamique ». (2)

Pour en rajouter dans les charmantes qualités de nos rebelles, nous avons aussi le rapport d’Amnesty International selon qui les rebelles ont effectué de nombreuses arrestations de noirs à travers le pays, en les qualifiant de « mercenaires étrangers » mais où il apparait de plus en plus qu’ils ne sont en fait que de simples travailleurs immigrés. Selon l’agence de presse Reuters (29 août) : « Samedi, des journalistes ont aperçu les cadavres en décomposition de 22 hommes d’origine africaine sur une place de Tripoli. Des volontaires qui se sont présentés pour les enterrer ont dit qu’il s’agissait de mercenaires abattus par les rebelles. » Pour compléter le portrait de ces nouveaux chéris de l’Occident, nous avons ce rapport du quotidien The Independent de Londres (27 août) : « Ils ont tué sans pitié. Cela s’est déroulé dans un hôpital de campagne, une tente qui portait clairement les insignes du Croissant Rouge. Certains morts étaient sur des brancards, encore reliés à des intraveineuses. Certains se trouvaient à l’arrière d’une ambulance sur qui ils avaient tiré. Quelques uns étaient par terre, et apparemment tentaient de ramper à l’abri lorsqu’ils ont été abattus »

Si la propagande de la Trinité est suffisamment intelligente et trompeuse et brosse un tableau effrayant d’une grande tragédie provoquée par Kadhafi en Libye, de nombreux progressistes américains et européens affirmeront que jamais au grand jamais ils ne soutiendraient l’impérialisme mais que pour cette fois-ci ils feront une exception, parce que....

- Le peuple libyen est en train d’être sauvée d’un « massacre » - à la fois en cours et potentiel. Cependant, ce massacre semble avoir été grossièrement exagéré par la Trinité, Al Jazeera et le propriétaire de cette chaîne, le gouvernement du Qatar. Rien qui puisse ne serait-ce que ressembler à une preuve n’a été présentée, pas de fosse commune, rien. Le massacre s’apparente aux histoires de viols commis sous Viagra diffusées par Al Jazeera (le Fox News du soulèvement Libyen). Il faut noter que le Qatar a joué un rôle actif aux côtés de l’OTAN dans la guerre civile. Il faut noter aussi que le plus grand massacre commis en Libye a été la campagne de bombardement effectuée par la Trinité et qui a duré six mois, tuant un nombre indéterminé de civils et ruinant une bonne partie des infrastructures. Juan Cole, professeur à l’Université du Michigan et l’archétype de celui qui croit dur comme fer aux bonnes intentions de la politique étrangère des Etats-Unis mais qui arrive malgré tout à s’imposer dans les médias progressistes, a récemment écrit que « Kadhafi n’est pas un homme à faire des concessions.. son appareil militaire, si on le laisse faire, massacrerait les révolutionnaires. » Message bien reçu ? Car nous savons tous, bien sûr, que Sarkozy, Obama et Cameron sont des hommes qui ont sans cesse fait des concessions dans leur destruction de la Libye, ne serait-ce que par exemple en s’abstenant d’employer des armes nucléaires.

- L’ONU a autorisé l’intervention militaire, c’est-à-dire que les pays dirigeants de la Trinité l’ont autorisée, après que la Russie et la Chine se sont lâchement abstenues au lieu d’exercer leur droit de veto (peut-être dans l’espoir d’un renvoi d’ascenseur de la part des Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France le jour où la Russie ou la Chine seront les agresseurs)

- Le peuple Libyen est en train d’être « libéré », quelle que soit la signification de ce mot, présente ou future. Kadhafi est un « dictateur », insistent-ils. Ce qui est peut-être bien le cas, mais posons-nous la question suivante : est-il un dictateur relativement bénin ou fait-il partie de cette autre catégorie de dictateurs que les Etats-Unis aiment tant ? Autre question : puisque les Etats-Unis ont l’habitude depuis cent ans de soutenir les dictateurs, pourquoi pas celui-ci ?

La Trinité et ses médias aux ordres voudraient nous faire croire que les évènements en Libye auraient quelque chose à voir avec le Printemps Arabe, un soulèvement populaire non violent contre un dictateur en faveur du désormais célèbre liberté et démocratie, soulèvement qui se serait répandu depuis la Tunisie et l’Egypte, respectivement situés à l’ouest et à l’est de la Libye. Mais il y a plusieurs raisons pour douter de cette version et de lui préférer celle d’un soulèvement violent et planifié de rebelles pour une prise de pouvoir au nom de leur propre mouvement politique, aussi hétérogène que puisse paraître le mouvement. Par exemple :

- Ils ont très tôt brandi le drapeau de la monarchie que Kadhafi avait renversée.

- Il s’agissait pratiquement dès le début d’une rébellion armée et violente. En l’espace de quelques jours, nous pouvions lire que des « citoyens armés ont pris le contrôle de bases militaires. » (3) et que « des policiers impliqués dans des affrontements ont été pendus par les manifestants. » (4)

- La révolte a été déclenchée non pas dans la capitale mais dans le cœur de la région pétrolière. Ils ont ensuite relancé la production du pétrole et annoncé aux pays étrangers que ces derniers seront récompensés avec du pétrole en fonction de l’aide qu’ils apporteront à la cause.

- Ils ont rapidement crée une Banque Centrale, initiative plutôt étrange de la part d’un mouvement de protestation.

- Le soutien international est arrivé très vite, et même avant, du Qatar et Al Jazeera jusqu’à la CIA et les services secrets français.

Et l’idée qu’un dirigeant n’aurait pas le droit de mater un soulèvement armé contre l’état est trop absurde pour être débattue.

Il n’y a pas si longtemps, l’Irak et la Libye étaient les deux états les plus laïques et modernes du Moyen Orient et de l’Afrique du nord avec peut-être le plus haut niveau de vie de la région. Puis les Etats-Unis sont arrivés et ont décidé d’en faire des cas d’école. La volonté d’en finir avec Kadhafi a été patiemment construite depuis des années ; le dirigeant Libyen n’était pas un pion fiable, et le Printemps Arabe a fournit une excellente opportunité et une couverture. Quant à la question « Pourquoi ? », choisissez parmi les réponses suivantes :

- les projets de Kadhafi d’effectuer les échanges commerciaux de la Libye des matières premières et du pétrole dans une nouvelle devise – le dinar-or africain, un changement qui aurait été un sérieux coup contre la position dominante des Etats-Unis dans l’économie mondiale. (En 2000, Saddam Hussein avait annoncé que le pétrole irakien serait commercialisé en euros au lieu de dollars. Les sanctions et l’invasion n’ont pas tardé.) Pour plus d’informations, voir ici http://www.finalcall.com/artman/publish/World_News_3/article....

- Un pays hôte pour Africom, la Commande Africaine des Etats-Unis, une des six commandes militaires régionales avec lesquelles le Pentagone a quadrillé le monde. De nombreux pays africains contactés ont décliné, parfois en des termes très durs. L’Africom est actuellement basée à Stuttgart, en Allemagne. Selon un officiel du Département d’Etat : « Nous avons un sérieux problème d’image là bas... L’opinion publique est véritablement opposée à fricoter avec les Etats-Unis. Ils ne font tout simplement pas confiance aux Etats-Unis. » (5)

- Une base militaire US pour remplacer celle que Kadhafi a fermé lorsqu’il a pris le pouvoir en 1969. Il n’existe qu’une seule base similaire en Afrique, à Djibouti. Attendez-vous à en voir surgir une autre, bientôt, probablement située près des puits de pétrole américains. Ou peut-être que le peuple libyen aura le choix : entre une base américaine et une base de l’OTAN.

- La nouvelle illustration de la recherche désespérée de l’OTAN, depuis la fin de la guerre froide et du Pacte de Varsovie, d’une raison d’exister.

- Le rôle de Kadhafi dans la création de l’Union Africaine. Les patrons n’aiment pas voir leurs esclaves créer un syndicat. Le dirigeant Libyen a aussi soutenu les Etats-Unis d’Afrique car il savait que les 54 états indépendants de l’Afrique seront encore et toujours pris à partie, un par un, et violés et exploités par les membres de la Trinité. De plus, Kadhafi exigeait des pouvoirs accrus pour les petits pays aux Nations Unies.

- L’affirmation du fils de Kadhafi, Saif el-Islam, que la Libye avait participé au financement de la campagne électorale de Sarkozy (6) et pourrait humilier le président français et expliquerait son obsession à vouloir se positionner comme un acteur majeur de la mise en place d’une zone de restriction aérienne et d’autres mesures contre Kadhafi. Autre facteur qui a pu jouer, la France a été affaiblie dans ses anciennes colonies et néo-colonies en Afrique et au Moyen orient, en partie à cause de l’influence de Kadhafi.

- Kadhafi a été un soutien important de la cause palestinienne et un critique de la politique d’Israël. A plusieurs reprises il s’en est pris aux autres pays africains et arabes, et occidentaux, pour ne pas être à la hauteur de son discours ou de sa politique, une raison supplémentaire pour expliquer son impopularité auprès des dirigeants, toutes tendances confondues.

- En janvier 2009, Kadhafi a fait savoir qu’il envisageait de nationaliser les compagnies pétrolière étrangères en Libye (7). Il avait aussi une autre carte dans la manche : la possibilité de faire appel à des compagnies pétrolières Russes, Chinoises ou Indiennes. Au cours de la période actuelle d’hostilités, il a proposé à ces pays de compenser le manque à gagner dans la production de pétrole. Mais cela n’arrivera pas. La Trinité cherchera au contraire à privatiser la compagne nationale du pétrole, remettant ainsi la richesse pétrolière de la Libye entre des mains privées étrangères.

- L’Empire Américain est attentif à toute menace envers son hégémonie. Au cours de l’histoire récente, l’empire a été préoccupé principalement par la Russie et la Chine. La Chine a des investissements considérables dans l’énergie et la construction, en Libye et ailleurs en Afrique. L’Américain moyen ne le sait pas et s’en fiche. L’impérialiste américain moyen, lui, ne s’en fiche pas du tout, ne serait-ce que parce que de plus en plus de voix s’élèvent pour exiger des réductions dans le budget militaire et qu’il est donc essentiel de trouver et désigner de nouveaux et puissants « ennemis ».

- Pour d’autres raisons, voir l’article Why Regime Change in Libya ? (Pourquoi un Changement de Régime en Libye ?) http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=25... par Ismael Hossein-zadeh, ainsi que les câbles de Wikileaks - référence 07TRIPOLI967 11-15-07 http://wikileaks.org/cable/2007/11/07TRIPOLI967.html (on y trouvera une complainte sur le « nationalisme relatif aux matières premières » de la Libye)

(...)

William Blum

http://killinghope.org/bblum6/aer97.html

Traduction « ah, c’est dommage d’apprendre tout ça après le massacre. On fera plus attention la prochaine fois, c’est promis » par VD pour le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles.

(1) For example, see : The Telegraph (London), August 30, 2011 : "Abdel-Hakim al-Hasidi, the Libyan rebel leader, has said jihadists who fought against allied troops in Iraq are on the front lines of the battle against Muammar Gaddafi’s regime." There is a plethora of other reports detailing the ties between the rebels and radical Islamist groups.

(2) Washington Post, August 31, 2011

(3) McClatchy Newspapers, February 20, 2011

(4) Wikipedia, Timeline of the 2011 Libyan civil war, February 19, 2011 http://en.wikipedia.org/wiki/Timeline_of_the_2011_Libyan_civ...

(5) The Guardian (London), June 25, 2007

(6) The Guardian (London), March 16, 2011

(7) Reuters, January 21, 2009

 

URL de cet article 14541
http://www.legrandsoir.info/la-libye-et-le-monde-dans-lequel-nous-vivons.html


3-2 L’arme secrète de l’OTAN, le racisme. 

Human Rights Investigations a exprimé à plusieurs reprises ses inquiétudes concernant l’attitude des rebelles etil est devenu de plus en plus clair que le racisme tient une place centrale dans le conflit en Libye.

Dans une ville portuaire située l’ouest de Tripoli, Kinsley, un maçon nigérian, témoigne. “Les gens d’ici n’aiment pas les Noirs. Au début des combats, ils nous cherchaient partout. Ils enfonçaient les portes, nous tapaient dessus et nous volaient. Il ne nous restait plus qu‘à courir pour sauver nos vies”

Tout le monde a maintenant compris que les forces rebelles sont les combattants par procuration de l’OTAN (du Qatar et de l’Union des Emirats Arabes) sur le terrain. Un grand nombre de ces combattants ont été recrutés et motivés par des manipulations psychologiques (psy-ops) destinées à discréditer les mercenaires africains accusés de se livrer au pillage des villes et au viol massif des femmes à l’aide du Viagra —des allégations mensongères qui ont été répandues par les commandants des rebelles, les ministres de l’OTAN, les médias et le procureur de la Cour Criminelle Internationale, Moreno Ocampo.

On a vu les effets de cette pernicieuse campagne de propagande à Benghazi, Misrata et Tawergha et dans tout le pays, et on peut maintenant aussi les constater à Tripoli où les rebelles arrêtent tous les Libyens à la peau noire et les travailleurs venus d’Afrique noire et les parquent dans les stades de football.

Selon Associated Press :

Apparemment tous les détenus disent qu’ils sont des travailleurs immigrés et dans la plupart des cas rien ne prouve qu’ils mentent. Mais cela n’empêche pas les rebelles de regrouper ces hommes dans des endroits comme le club de sports de la Porte de la Mer où environ 200 détenus -tous noirs- sont enfermés dans un terrain de football, s’agglutinant contre le mur pour échapper au soleil brûlant.

Dans le quartier de Khallat al-Firjan au sud de Tripoli, les reporters d’Associated Press ont vu des rebelles tabasser une douzaine de noirs avant de décider qu’ils étaient d’innocents travailleurs émigrés et de les relâcher.

Le racisme est au coeur de nombreuses campagnes de l’OTAN, comme au Pakistan, en Afghanistan et en Irak où des victimes innocents sont assassinées dans des circonstances qui seraient tout simplement inacceptables si ces victimes étaient blanches.

L’arme principale de l’OTAN dans le conflit libyen a été et demeure le racisme et non les Tomahawks, les bombes Paveway, Tornados ou Typhoons, ou les missiles de croisière.

Pour se rendre compte de l’importance du racisme dans la motivation des soldats écoutez SVP le témoignage de Mike Prysner lors du forum des vétérans « soldats de l’hiver » de 2008* :

En voici la transcription :

« Et j’ai essayé de toutes mes forces d’être fier de servir, mais je ne pouvais m’empêcher de ressentir de la honte et de penser que le racisme ne pouvait plus masquer l’occupation. Ces gens-là étaient des personnes, des êtres humains. Je suis submergé par le remords chaque fois que je croise un vieil homme comme celui que ne pouvait pas marcher et que nous avons attaché sur un brancard pour le remettre à la police irakienne. Je me sens coupable chaque fois que je vois une mère avec ses enfants comme celle qui pleurait hystériquement et qui nous criait que nous étions pires que Saddam quand nous l’avons arrachée à sa maison. Je me sens coupable chaque fois que je vois une fillette comme celle que j’ai attrapée par le bras et traînée dans la rue. »

« On nous a dit que nous combattions le terrorisme mais le vrai terroriste c’était moi et le vrai terrorisme c’est l’occupation. Le racisme dans l’armée est depuis longtemps un outil capital pour justifier la destruction et l’occupation d’un autre pays. Il a longtemps servi à piller, opprimer et torturer un autre peuple. Le racisme est l’arme vitale de ce gouvernement. C’est une arme plus puissante que les fusils, les tanks, les bombes et les navires de guerre. C’est plus destructeur que les obus d’artillerie, les bombes à charge pénétrante ou les missiles tomahawk. Toutes ces bombes sont crées et détenues par les gouvernements, mais elles ne peuvent faire aucun mal tant qu’il n’y a personne pour les utiliser. »

« Ceux qui nous envoient à la guerre, n’ont pas à appuyer sur la gâchette ni à effectuer de tirs de mortier. Ils n’ont pas à se battre. Ils se contentent de nous vendre la guerre. Ils ont besoin d’une population qui est d’accord pour envoyer ses soldats risquer leurs vies et ils ont besoin de soldats qui soient prêts à tuer et à se faire tuer sans poser de questions. Ils peuvent dépenser des millions pour une seule bombe mais cette bombe ne devient une arme que si les troupes militaires acceptent d’obéir à l’ordre de l’utiliser. Ils peuvent envoyer leurs derniers soldats partout sur la terre mais il n’y aura de guerre que si les soldats acceptent de se battre, et la classe dirigeante —les milliardaires qui profitent de la souffrance humaine et qui ne pensent qu’à augmenter leurs profits en contrôlant l’économie mondiale— a compris que son pouvoir repose uniquement sur la capacité à nous convaincre que la guerre, l’oppression et l’exploitation sont dans notre intérêt. Ils savent que leur richesse dépend de leur capacité à convaincre la classe laborieuse de mourir pour contrôler les ressources d’une autre pays. Et nous convaincre de tuer et de mourir repose sur leur capacité de nous faire croire que nous sommes en quelque sorte supérieurs. Les soldats, les marines, les aviateurs n’ont pourtant rien à gagner de l’occupation. »

« La vaste majorité des gens qui vivent aux USA n’ont rien à gagner à l’occupation. En fait, non seulement nous n’y gagnons rien mais elle nous occasionne des souffrances supplémentaires. Nous perdons des membres, nous souffrons de traumatisme et nous donnons nos vies. Nos familles doivent regarder nos cercueils couverts d’un drapeau descendre dans nos tombes. Des millions de personnes dans notre pays qui vivent sans sécurité sociale, sans travail et sans accès à l’éducation doivent regarder le gouvernement dilapider plus de 450 millions de dollars par jour pour l’occupation. On envoie les pauvres et les travailleurs de notre pays tuer les pauvres et les travailleurs d’un autre pays pour que les riches puissent continuer à s’enrichir et sans le racisme, les soldats se rendraient vite compte qu’ils sont plus proches du peuple irakien que des milliardaires qui nous envoient à la guerre. »

« J’ai mis des familles à la rue en Irak et en rentrant au pays j’ai vu qu’on y mettait aussi les gens à la rue parce que leur maisons étaient saisies à cause de cette tragique, tragique et inutile crise. Je me suis réveillé et j’ai compris que notre vrai ennemi ne se trouve pas dans quelque contrée lointaine. Ce n’est pas un peuple dont nous ne connaissons pas le nom ni une culture que nous ne comprenons pas. Les vrais ennemis ce sont des gens que nous connaissons très bien et que nous pouvons identifier. L’ennemi c’est un système qui fait la guerre parce que ça rapporte. L’ennemi est le PDG qui nous licencie parce que ça rapporte ; c’est la compagnie d’assurance qui refuse de payer les soins de l’assuré parce que ça rapporte ; c’est la banque qui saisit nos maisons parce que ça rapporte. Nos ennemis n’habitent pas à 5000 km, ils vivent ici chez nous. Si nous nous organisons pour lutter avec nos frères et nos soeurs nous pouvons mettre un terme à cette guerre et créer un monde meilleur. »

Note :

* http://www.laguerretue.org/spip.php...

HRI

1e septembre 2011 - Pour consulter l’original : http://humanrightsinvestigations.or...
Traduction : Dominique Muselet



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Entretien ; Michel Collon à La Nouvelle République : « L’Occident soutient, arme et excuse des gens qui sont des terroristes et des racistes »

Michel Collon est journaliste indépendant, écrivain et historien belge. Ayant commencé sa carrière à l'hebdomadaire belge Solidaire. Auteur de plusieurs livres sur la politique internationale, il est également co-auteur du film documentaire « Les Damnés du Kosovo » sur la guerre menée par l’Otan en Yougoslavie. Il a produit le documentaire de Vanessa Stojilkovic, Bruxelles – « Caracas sur l’expérience du Venezuela ». Il est membre du Conseil Consultatif de la télévision latino-américaine TeleSur. Il a également organisé des déploiements d'observateurs civils en Yougoslavie et en Irak.
Récemment, il a effectué un séjour en Libye d’où il nous rapporte des faits et témoignages dans un livre qui sortira la semaine prochaine sous le titre : « Libye, Otan et médiamensonges ». C’est dans ce contexte que La Nouvelle République s’est rapprochée de lui pour en savoir plus sur cette lancinante question.

Chérif Abdedaïm

Lundi 12 Septembre 2011

LNR/ Dans votre livre sur la Libye, vous parlez de médiamensonges ; ce qui veut dire que la réalité est tout autre que celle présentée par l’OTAN. Pouvez-vous nous éclairer là-dessus ?
Toute la campagne de l’OTAN repose sur une campagne de désinformation de l’opinion publique. Celle-ci a été manipulée pour lui faire approuver cette guerre et cela confirme ce que nous disions lors des guerres précédentes. Chaque guerre commence par un médiamensonge et le but est de tromper et d’endormir l’opinion publique. Ici, on a commencé par nous dire Kadhafi bombarde son peuple. Dans ce cas là, évidemment, il faut faire quelque chose. Mais c’étaient des informations entièrement fabriquées par Al Jazeera d’abord, Al Arabia, ensuite. Il faut quand même remarquer qu’Al Jazeera, c’est la télé du Qatar et que l’émir du Qatar est partie prenante dans la guerre. Il est dans l’alliance de l’OTAN. Le Qatar avait investi en Libye mais il n’était pas très satisfait. Il voulait, en fait, faire main basse sur le gaz de la Libye. Le Qatar a comme ambition de devenir un géant mondial du gaz, de tenir tête à la Russie et, évidemment, sur ce point, il est soutenu par les Etats-Unis et la France. En plus la Libye de Kadhafi avait le projet de créer un grand pôle industriel et financier au Proche-Orient, le Qatar a le même projet, donc, en rivalité. Le Qatar veut absolument être la grande puissance arabe sur le plan économique et financier. Ce qui nous fait dire que c’est guerre économique dans son chef. Alors, comme Al Jazeera est la propriété de l’émir du Qatar, il est clair que ce dernier l’a mise au pas. Al Jazeera qui avait joué un rôle très noble et très courageux sur la Palestine ou l’Irak, est devenue une télé-soldat et une télé de l’OTAN.
NR/Plusieurs sources ont avancé que certaines images diffusées par Al Jazeera étaient tournées dans un décor fabriqué au Qatar représentant la place verte, Al Azizia, etc. Avez-vous des informations à ce sujet ?
Oui, j’ai entendu ça, je n’ai pas pu vérifier ; mais apparemment d’après les premiers indices, il y aurait même une confirmation du chef du CNT comme quoi effectivement on aurait mis en scène


4-2 Michel Collon : Comment l’Otan va s’y prendre pour cacher les actes de terreur…
Peu à peu se confirme l’horrible vérité. Que signalaient depuis avril - mais en vain - diverses missions internationales d’enquête : les troupes de choc des « rebelles démocrates » n’ont cessé de commettre des atrocités, des viols barbares, des pillages, des lynchages racistes et des crimes de guerre. Quand ils ne se tuent pas entre eux.

Nous recevons de nombreux témoignages de là-bas : ce n’est pas la liberté qu’ils font régner à Tripoli, c’est la terreur. Ce ne sont pas eux qui ont tué les forces de défense libyenne, ce sont les armes sophistiquées de l’Otan. Les pays les plus puissants de la Terre écrasent la petite armée d’un pays de cinq millions, après avoir privé la population d’eau, de nourriture et d’électricité et ils appellent ça une « libération ».

Le dernier exploit des « rebelles » racistes a consisté à menotter des dizaines de civils noirs, à les torturer et à les exécuter. Nous avons montré les images. Bien sûr, on va les présenter comme des « mercenaires de Kadhafi », mais c’est entièrement faux, nous avions parlé récemment avec ces personnes qui ont été massacrées, vous avez pu voir les images sur michelcollon.info et vous pouvez lire bientôt l’interview que nous avions réalisée.

La « gestion des mauvaises nouvelles »
Alors, aujourd’hui et dans les jours qui viennent comment l’Otan et ses agents de désinformation vont-ils s’y prendre pour neutraliser l’effet de ces révélations ? Comment vont-ils « travailler » l’opinion pour l’anesthésier ? C’est simple, nous avons déjà étudié ces méthodes du Pentagone pour « gérer les mauvaises nouvelles » dans notre livre « Attention, médias ! » (1991). Elles avaient en effet été révélées par le colonel de l’US Air Force Darryl Henderson.

Le premier jour, on va temporiser. Dire qu’on ne sait pas quel camp a commis cet acte, qu’on va vérifier. En fait, on le sait très bien, mais ça permet de semer la confusion et de gagner du temps.

Le deuxième jour, on reconnaîtra que ce sont bien des rebelles qui l’ont fait, mais avec beaucoup de flou et on prétendra « qu’une enquête est en cours ». On gagne encore du temps. En même temps, pour faire diversion, on présentera un « massacre » attribué à Kadhafi. Ce sera démenti par la suite, mais le démenti viendra trop tard, sera discret et l’effet voulu aura été produit. Ca s’appelle noyer le poisson. 
Le troisième jour, on annoncera qu’une procédure est en cours pour retrouver et punir les coupables, bien évidemment cette procédure prendra du temps. 
« Gérer les mauvaises nouvelles », c’est gagner du temps, semer la confusion, noyer le poisson et faire diversion. 

Après, il faut se poser une question : les Etats-Unis qui se sont alliés à la section libyenne d’al-Qaida, sont-ils vraiment surpris et embarrassés par ces atrocités ? Ou bien le chaos et les prochains affrontements entre rebelles leur seront-ils « utiles » pour imposer leur présence ? En « travaillant » l’opinion, on peut tout faire passer… 
Dans le livre de poche Libye, Otan et médiamensonges, Michel Collon analyse toute la désinformation qui a préparé et accompagné cette guerre : « Bombardements sur la population », « mercenaires », « viols au Viagra », « rivières de sang »,« défections massives », « guerre humanitaire » ou guerre économique, rivalités Paris – Rome – Washington, rôle des services secrets occidentaux, qui a refusé de négocier, qui compose vraiment le CNT, alliance de l’Otan avec al-Qaida, rôle des tribus, rôle des médias, agences de com et campagnes de diabolisation, comment Al-Jazeera a trahi son public…

Sortie le 8 septembre.

http://www.michelcollon.info/Comment-l-Otan-va-s-y-prendre-pour.html

27 août 2011


4-3 Lizzie Phelan : J’ai vu la transition vers la peur à Tripoli.

Extraite par le CICR de l’hôtel Rixos où elle était restée bloquée durant cinq jours, Lizzie Phelan livre ses premières impressions après la chute de Tripoli. Le danger, la mort et la peur règnent désormais dans la capitale de la « Nouvelle Libye », tandis que paradent l’OTAN et ses Collaborateurs.

Réseau Voltaire | 8 septembre 2011

Avec ses collègues de TeleSur, de Russia Today, du Centre for Research on Globalization et du Réseau Voltaire, Lizzie Phelan (PressTV) est l’une des rares journalistes a avoir pris le risque de rendre compte de la réalité en Libye, à contre-courant de la propagande relayée par les médias dans les pays de la Coalition.

Il n’est pas aisé, dans la fureur médiatique déclenchée par la chute de Tripoli et le renversement du gouvernement libyen, de trouver une analyse claire de la manière dont les choses se passent maintenant, sous le nouveau pouvoir. Après être restée cinq jours bloquée à l’hôtel Rixos avec 35 journalistes étrangers, j’ai eu du mal à croire que les rues que nous traversions étaient les mêmes que celles qui m’étaient devenues si familières pendant le mois que j’ai passé dans la capitale libyenne.

Les rues, avant si animées, où les familles allaient à la plage ou en venaient et se préparaient pour le dîner qui devait interrompre le jeûne de ramadan, étaient maintenant vides. Aux drapeaux verts s’étaient substitués ceux des rebelles, et les rares check points —occupés auparavant par des volontaires, hommes et femmes, c’est-à-dire par des voisins— avaient été remplacés par des check points installées tous les 100 mètres et surveillés maintenant par des tanks et des combattants, uniquement des hommes, qui portaient des armes sophistiquées fournies par la force militaire la plus puissante du monde : l’OTAN.

Les fiers jeunes libyens noirs qui avaient assuré la protection des quartiers qu’ils habitaient avaient disparus. Nous allions les revoir ultérieurement, acculés, prisonniers sur des pick-up, comme dans ces images que, dans les mois précédents, on ne pouvait prendre qu’à des endroits comme Bengazhi et Misrata. Ils sont victimes de la rumeur selon laquelle Kadhafi aurait recruté des mercenaires dans les pays subsahariens, allégation largement rejetée par les organisations de défense des droits de l’homme vu qu’aucune preuve n’a été fournie pour l’étayer. Mais, dans la nouvelle Libye, les noirs se trouvent, avec les membres des tribus les plus importantes [en termes de population], comme celles de Warfallah, Washafana, Zlitane et Tarhouna, parmi les populations que les rebelles soupçonnent d’apporter leur soutien a Mouammar Kadhafi, un crime qu’ils punissent de mort, sinon d’une manière pire encore.

Le convoi de la Croix-Rouge internationale dont nous faisions partie arriva finalement à l’hôtel Corinthian. Lors de mon précédent séjour, il y a un mois seulement, il n’y avait dans cet hôtel que deux ou trois gardiens armés à l’entrée. Cette dernière était maintenant bondée d’hommes qui brandissaient les armes envoyées par l’OTAN et le Qatar. Il ne restait du personnel qu’un petit groupe, débordé et épuisé.

J’y ai retrouvé plus tard quelques visages des Libyens dont j’avais fait connaissance, mais la douleur assombrissait leur regard. « Comment ça va ?  », ai-je demandé à une employée. « Il est toujours dans nos cœurs », m’a-t-elle répondu. Quand nous avons finalement eu l’occasion de parler sans témoins, elle a fondu en larmes, ce dont elle s’est excusée. Elle m’a dit qu’il lui était impossible de se confier à personne d’autre. « La Libye est comme notre mère, mais nous ne pouvons plus parler à notre mère ». Étant membre de la tribu des Warfallah et provenant de la région de Bani Wallid, elle savait que sa famille et elle-même risquaient d’être arrêtés à tout moment, uniquement en raison du soutien sans faille des Warfallah à celui qu’ils appellent leur « guide », Mouammar Kadhafi. Elle m’a dit : « À Bani Wallid on a toujours été des gens très fiers, généreux, humbles, dignes. Sous ce drapeau [qu’arborent les rebelles] du roi Idris, nous étions obligés de baiser les pieds du roi avant de pouvoir lui adresser un seul mot. Nous sommes revenus à ces temps-là. »

Elle a été une des nombreuses personnes qui m’ont conseillé de ne pas me faire remarquer et de partir au plus vite. J’avais été parmi les rares journalistes qui s’étaient concentrés sur les conséquences de la campagne de bombardements que l’OTAN avait déclenchée sur le pays et qui s’étaient efforcés de faire connaître la très forte participation aux marches populaires de soutien au gouvernement libyen ainsi que les conférences des tribus, faits qui indiquaient que ce gouvernement n’était pas aussi impopulaire qu’on essayait de le faire croire.

J’avais également essayé de dénoncer les liens des rebelles avec Al-Qaida, la même mouvance que l’OTAN combattait dans des pays comme Afghanistan. Depuis que les rebelles avaient reconnu que l’assassinat de l’ex-commandant rebelle Abdel Fattah Younès avait été le fait des groupes liées à Al-Qaida qui se trouvaient dans leurs propres rangs, la présence des extrémistes risquait de devenir de plus en plus évidente, tandis que le gouvernement libyen s’apprêtait à rendre publics des documents et des enregistrements téléphoniques qui démontraient l’implication d’Al-Qaida dans la crise et la manière dont l’Occident avait agi de connivence avec les membres de cette mouvance.

Or, après la chute de Tripoli, seul mon ralliement à la nouvelle Libye pouvait garantir ma propre sécurité, et mon amie Warfallah me pressait de rentrer dans mon pays et d’y faire connaître ce qui se passait [ici].

Alors que les combats faisaient rage sur les routes de l’intérieur du pays, ce qui les rendaient particulièrement dangereuses pour toute personne dépourvue de la protection des rebelles, ma seule possibilité de quitter la Libye consistait à traverser la Méditerranée.

Ce fut, pendant plusieurs jours, une possibilité quasi inexistante. L’agitation des rebelles, parmi lesquels des disputes éclataient régulièrement à l’hôtel sur qui était le véritable chef, s’étendait non seulement au trajet qu’il fallait franchir pour gagner le port et pouvoir quitter Tripoli, mais aussi à une très grande partie de la ville. Pendant quatre jours, on vint nous dire, plusieurs fois par jour —aussi bien à moi qu’à d’autres étrangers— que nous allions pouvoir partir. Et, à chaque fois, la personne qui avait approuvé le départ au port disparaissait ou était remplacée par un nouveau décideur.

À cause de l’existence de tant de groupes différentes, dont le Groupe islamique combattant en Libye, le Front national pour le Salut de la Libye et les divers groupes de déserteurs du gouvernement de Kadhafi, les forces occidentales —qui maintenant s’affichent ouvertement sur le terrain— semblent évoluer sur une terre qu’elles ne connaissent pas.

Au deuxième jour de mon séjour à l’hôtel Corinthian, trois Britanniques qui roulaient des mécaniques répétaient constamment que c’étaient eux qui étaient désormais en charge de la sécurité de l’hôtel. L’un d’eux m’a dit qu’il arrivait de Kabul, où « ça se gâte de plus en plus ». « Vous pensez qu’ici ça va devenir comme à Kabul ? », lui ai-je demandé. « C’est fort probable, avec tous ces groupes différents qui se disputent le pouvoir », m’a-t-il répondu.

Entre-temps, le nombre de vies humaines qu’a coûté la chute de Tripoli n’a reçu que très peu d’attention. Les derniers chiffres connus datent de la deuxième journée de combats à Tripoli. Le ministère de la Santé, encore en fonctionnement à ce moment-là, avait fait savoir que les pertes humaines, après 12 heures de combats et rien que dans la capitale, s’élevaient à 1 300 morts et 900 blessés. Le même ministère avait annoncé la veille plus de 300 morts et 500 blessés. Le total dépasse largement le chiffre de 1 400 personnes massacrées pendant l’attaque, qui avait duré deux semaines, de l’Opération « Plomb durci » déclenchée par Israël contre Gaza et qui avait soulevé une vague mondiale d’indignation.

Après les bombardements et les attaques des hélicoptères Apache sur le quartier le plus pauvre de Tripoli, et l’un des derniers à tomber aux mains des envahisseurs, celui de Abou Salim, des témoins oculaires ont rapporté qu’ils avaient pu voir des piles de corps qui jonchaient les rues. Un proche d’une personne dont on estimait qu’elle pouvait se trouver parmi les victimes fatales s’était rendu dans l’hôpital local, où il n’avait trouvé qu’un médecin et deux infirmières. De même que la grande majorité des travailleurs de la capitale, la plus grande partie du personnel de l’hôpital s’était enfui, se cachait ou avait peut-être été tué. Quand la personne en question avait voulu voir les cadavres, les gardiens lui avaient assuré qu’il n’y en avait aucun. Les proches des personnes portées disparues craignent donc que les corps n’aient été jetés dans des fosses communes dont les emplacements risquent de rester inconnus pour longtemps.

Ce bain de sang ne correspond nullement au discours sur une « Libye libre » où les civils sont « protégés ». Mais, dans une atmosphère si raréfiée par la volonté de contrôler le pays à tout prix, il est presque impossible que ceux qui se trouvent sur le terrain puissent faire preuve d’honnêteté par rapport aux images qui défilent devant leurs yeux, du moins tant qu’ils seront sur le territoire contrôlé par les rebelles.

Un jeune rebelle armé qui arborait le drapeau français sur son battle-dress m’avait demandé d’où je venais. « De Londres », lui ai-je répondu. « Ah, Cameron. Nous aimons Cameron », m’a-t-il dit avec un large sourire. Je me suis efforcée d’esquisser un sourire moi aussi. La moindre critique envers mon propre Premier ministre pouvait être perçue comme un signe de désaffection envers les nouveaux gouvernants de la Libye.

Sur le port, pendant que nous observions le bateau dont les victuailles qu’il transportait devaient être déchargées pour laisser la place aux passagers, un Italien commentait qu’ils étaient « comme des enfants qui dirigent une université » en voyant les nouveaux maîtres des lieux essayer de se servir des grues et des machines nécessaires pour activer la décharge des bateaux et le départ des bateaux.

On nous avait que le bateau ne pourrait probablement pas partir avant 5 ou 10 jours et que notre seule option pour le départ par voie maritime était un bateau de pêche long de 20 mètres, conçu pour accueillir uniquement 12 personnes et dépourvu de l’essentiel du matériel devant garantir une navigation sûre.

Quarante-trois personnes se sont préparées à embarquer. Le rebelle chargé de contrôler notre bateau vérifia nos papiers de manière répétée pendant 4 heures en insistant sur le fait qu’aucun Russe, Serbe ou Ukrainien ne serait autorisé à partir, pas plus qu’aucun ressortissant de Cuba ou de l’Équateur, pays dont les relations avec Mouammar Kadhafi avaient été trop bonnes tout au long de la crise.

Finalement, près de minuit, nous avons tous pu embarquer, à l’exception d’un Russe.

Tandis que le vacarme des tanks, les fusillades et l’odeur de la mort qui saturait l’air restaient de plus en plus loin derrière nous, ma mémoire évoquait la ville pacifique, accueillante et sûre où j’étais arrivée.

Lizzie Phelan

Source
Axis of Logic (Venezuela, USA)


4-4 Le 'Conseil National de Transition' : un organe fantoche d’agression impérialiste :

Le Parti Communiste du Bénin fait entièrement sienne cette analyse.

Au regard de cette situation, c’est avec un sentiment detristesse et de honte que nous avons  suivi la lâche déclaration dug ouvernement de YAYI Boni  reconnaissant le dit « Conseil National deTransition », organe fantoche d’agression impérialiste contre lepeuple libyen. Le moins que pouvait faire notre Gouvernement, s’ilavait encore quelque dignité, c’était de s’aligner sur la position del’Union Africaine et attendre la fin définitive des hostilités et nonen vrai traitre, accorder une caution à ce qui est, aux yeux de tous,considérée comme une agression inacceptable et intolérable pour lecontrôle des richesses de la Libye notamment de ses immenses réservespétrolières et avoirs monétaires.
Fait à  Cotonou le 04 Septembre 2011.
Le Parti Communiste du Bénin



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

10/09/2011

n°27- dossiers du 11-09 - 10-09.- Le Nouveau Pearl Harbor


n°27- dossiers du 11-09 - 10-09.- Le Nouveau Pearl Harbor



dossiers du 11-09

n°27 du 10- 09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire : 

1 Dossier & Point de vue

1-1 GeantVert : 11-Septembre : images inédites, témoignages choc et manipulations dévoilées.

1-2 Fabrizio Calvi : Enquête : une cachotterie de la CIA a permis le 11 Septembre.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

 

 2-1 Interview deDavid Ray GRIFFIN : Un autre regard sur le 11-Septembre - Le Nouveau Pearl Harbor-2

2-2 GeantVert : Les « Jersey Girls », 10 ans après…

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

3-1 Manlio Dinucci : Démolition contrôlée : L’art de la guerre.

3-2 GeantVert : Les « Jersey Girls », 10 ans après…

3-3 Les secouristes du 11/9 exclus des cérémonies de commémorations à Ground Zero.

Annexe :

Comment la CIA transportait en secret des terroristes présumés.

 


 



1 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 GeantVert : 11-Septembre : images inédites, témoignages choc et manipulations dévoilées.

02 septembre, 2011 by GeantVert

Des images d’archives et vidéos inédites avaient été acquises au travers de la loi américaine sur la liberté de l’information (FOIA) et publiées par l’association à but non-lucratif Centre International pour l’Etude sur le 11-Septembre. Nous les avions déjà évoquées dans ces pages.

En voici des morceaux choisis et commentés par Hicham Hamza, journaliste du site oumma.com.

par Hicham Hamza, sur oumma.com, le 2 septembre 2011

Terrorisme, mensonges et vidéo. A l’approche de la commémoration des attentats du 11-Septembre, Oumma vous propose de découvrir d’autres perspectives sur l’évènement. Premier volet : comment la récente mise en ligne de films inédits révèle une altération frauduleuse des images par les autorités américaines.

Des centaines de photographies et de vidéos inédites : révélée l’an dernier par Oumma , telle fut l’acquisition opérée par le « Centre international pour l’étude du 11-Septembre », une association basée à New-York qui a intenté une action judiciaire contre l’agence gouvernementale du NIST pour obtenir ces images. Nous avions alors contacté son responsable, l’avocat James Gourley : l’homme qui milite pour une réouverture de l’enquête sur les attentats avait décidé de mettre en ligne l’intégralité des films jusqu’alors retenus par les autorités américaines. Depuis un an, une communauté de chercheurs collaborent, via Internet et les sites de partage vidéo, pour disséquer et analyser ces images. Si la plupart d’entre elles relèvent du simple document historique, d’autres trahissent la tentative des autorités américaines de dissimuler des faits contraires à la version officielle. Tour d’horizon.

***EXTRAIT 1

Filmées par les frères Naudet , les images de l’impact du premier avion ont fait le tour du monde. Il n’en est pas de même pour cette séquence produite par un automobiliste qui a braqué au même moment son objectif en direction de la tour nord. Si l’explosion est visible, l’angle de capture n’a visiblement pas permis de saisir l’approche de l’appareil.

***EXTRAIT 2

Comme l’ensemble des chaînes de télévision américaines, ABC a accepté de remettre aux autorités américaines toutes les images dont elle disposait, y compris celles relayées par une caméra prévue pour capturer l’état de la circulation dans New-York. Le NIST, organisme gouvernemental chargé initialement d’analyser ces images, a remis ces films à l’association de James Gourley en y effectuant plusieurs coupes. Ainsi, dans la vidéo d’ABC qui offre pourtant une belle vue d’ensemble, les moments relatifs aux impacts d’avions ne sont pas divulgués.

***EXTRAIT 3

Après l’impact du premier avion, un caméraman amateur discute avec un passant de ce qui vient de se produire. L’un d’entre eux décrit le bruit de l’engin à l’approche de la tour, similaire selon lui au son d’un missile.

***EXTRAIT 4

Un journaliste reporter d’images de l’antenne locale de NBC interroge en bas des tours un témoin à propos du premier impact. Au même moment, un grondement suivi d’une explosion se fait entendre. Le caméraman se retourne et capture de justesse l’image impressionnante d’une boule de feu.

***EXTRAIT 5

La restitution des rushes d’origine permet de saisir une meilleure qualité audiovisuelle. Tel est le cas avec cette séquence de l’impact du second avion dont l’origine reste inconnue : l’homme responsable de sa divulgation aux autorités, le producteur vidéo et spécialiste de la 3D Scott Myers, indiqua simplement que le film lui avait été remis par un tiers dont il a oublié depuis l’identité.

***EXTRAIT 6

Au même moment, un caméraman filme au bas de la tour l’éparpillement des débris et la panique qui saisit les passants.

***EXTRAIT 7

Alors que les tours s’embrasent, des employés préfèrent se jeter dans le vide plutôt que mourir asphyxié. Un caméraman d’ABC filme alors la réaction des pompiers observant la chute des corps.

***EXTRAIT 8

La confusion règne au pied des tours. Une chaîne locale a capturé le chaos environnant et les interventions des premiers secouristes. A 3’ de la vidéo, la séquence se déroule au son incongru d’une musique d’ascenseur ou de hall d’entrée, en décalage complet avec le drame qui se joue.

***EXTRAIT 9

Une employée dans la thermographie, Carol Cimiengo, a utilisé sa caméra particulière en direction des tours. A ce jour, des spécialistes des images par infrarouge continuent de discuter du sens qu’il faut prêter aux fortes températures visibles -dans la tour nord- à un niveau situé beaucoup plus bas que celui de l’impact d’avion.

*** EXTRAIT 10

Alors qu’il interroge des policiers sur les raisons de l’évacuation du secteur, un journaliste d’ABC entend le grondement annonçant la pulvérisation de la seconde tour. Le caméraman qui l’accompagne prend le temps de filmer l’amorce de la destruction avant de prendre la fuite, l’objectif braqué sur son ombre au sol.

***EXTRAIT 11

L’équipe d’ABC se réfugie aussitôt dans un parking souterrain. C’est alors la panique : des nuages de poussière s’infiltrent jusqu’au sous-sol de cet immeuble pourtant lointain par rapport à l’emplacement de la tour détruite.

***EXTRAIT 12

Quelques heures plus tard, un caméraman de NBC filme à proximité l’intervention des pompiers qui tentent en vain de contenir l’incendie qui embrase certains étages de la Tour 7.

***EXTRAIT 13

Celle-ci finira par s’effondrer symétriquement et sur sa propre empreinte en raison, officiellement, de feux de bureaux.

***EXTRAIT 14

Auparavant, un autre caméraman était parvenu à accéder au sein de la Tour 7 dans lequel un agent du Secret Service est aperçu (à 2’20) en train de s’affairer pour s’assurer, affirme-t-il, qu’il n’y ait plus personne à l’intérieur.

« Implosion » contre « écroulement »

L’un des débats qui continue d’agiter la communauté des chercheurs indépendants sur les attentats du 11-Septembre concerne la cause exacte de la destruction des trois tours. Aujourd’hui encore, cette question est souvent éludée par les médias classiques comme l’illustre incidemment ce récent reportage de l’Agence France-Presse. Interrogeant une rescapée, la journaliste a cru bon de traduire (à 1’30) un extrait de son témoignage-durant lequel elle évoque une « implosion »- par le terme d’ « écroulement ».

Quelle que soit la réalité de ce qui s’est produit alors, le choix d’une telle traduction est non seulement une trahison à l’égard de la pensée du témoin interrogé mais le reflet d’un travestissement sémantique : une « implosion », en français comme en anglais, ce n’est pas un « écroulement ».

 

La question cruciale de l’usage d’explosifs était déjà suggérée antérieurement par de nombreux rescapés et autres observateurs.

Au vu de certains témoignages récemment exhumés dans les archives inédites recueillies par l’association new-yorkaise, le problème reste d’autant plus à élucider. Ainsi, ce sont notamment des pompiers qui ont affirmé avoir entendu à plusieurs reprises des bruits d’explosion alors que les conduits de gaz avaient pourtant été préalablement coupés par mesure de précaution.

Un autre témoignage inédit mérite de s’y attarder : Paul Lemos a exprimé, malgré sa fébrilité, la description la plus fournie, sur les lieux du drame et peu de temps après, d’un récit évoquant de « bombes » explosant aussi vite que des « pétards ».

Pour les anglophones, son témoignage complet, d’une durée de huit minutes, est encore plus éloquent. Paradoxe : malgré son aspect dramatique, télégénique et parfaitement approprié aux canons audiovisuels du sensationnalisme, un tel récit n’a jamais été diffusé sur les antennes.

Une vidéo permet de se représenter ce qu’a pu observer Paul Lemos. Grâce aux techniques permettant de stabiliser une image et de procéder à un zoom, un internaute, propriétaire du compte Youtube dénommé Xenomorph911wtc, a mis en ligne un lourd fichier vidéo restituant la procédé sur une tour en cours de destruction. Voici ces images :

Un autre témoignage méconnu corrobore en partie le récit de Paul Lemos. Le 12 septembre 2001, sur la chaîne d’information politique C-SPAN 2, un téléspectateur intervient par téléphone et en direct pour rapporter ce qu’il a vu et entendu en bas des tours jumelles. Selon lui, un agent du FBI, présent sur les lieux, discutait (à 2’) de l’imminence de la destruction des tours dans lesquelles auraient été implantées au préalable des bombes.

Contrairement à la récente affirmation gratuite de Rue 89 selon laquelle il n’y a pas de spécialiste d’explosifs pour soutenir une telle hypothèse, de plus en plus d’experts se sont manifestés pour appuyer cette idée. C’est le cas notamment de Tom Sullivan : dans une interview traduite en français, ce placeur de charges qui a collaboré avec la première entreprise au monde de démolition contrôlée donne une analyse étayée en renfort de la thèse d’un usage d’explosifs dans les tours désintégrées du World Trade Center.

Coupes et retouches

Contrainte par la justice américaine de remettre l’ensemble des archives audiovisuelles relatives aux attentats, l’agence gouvernementale du NIST semble avoir auparavant effectué des altérations sur de nombreuses vidéos. Après inspection de la plupart d’entre elles, Oumma a découvert l’usage, à plusieurs reprises, d’un fond d’écran bleu ou d’une coupure nette pour dissimuler la séquence, souvent capturée par des vidéastes amateurs, de moments déterminants : ceux de la destruction des tours et de l’arrivée du second avion. Ces altérations sont par exemple visibles dans les vidéos suivantes au timing indiqué : 0’40’, 10’30, 8’20 et 10’50. D’autres retouches avaient déjà été effectuées en amont par l’Autorité portuaire de New York  : la caméraman Evan Fairbanks s’était vu restituer sa vidéo-saisie par des policiers- avec le son défectueux. Une altération fâcheuse : des responsables du World Trade Center y étaient filmés -avant la chute des tours- en train d’échanger (à 4’30) une conversation visiblement délicate. On y aperçoit l’un d’entre eux faire un signe au caméraman pour qu’il s’éloigne.

Fait révélateur : la vidéo avec le son a resurgi entretemps -le 11 septembre 2008- sur History Channel mais sans la séquence de l’entretien confidentiel.

En commentant ses propres images, Evan Fairbanks avait comparé sur l’antenne d’ABC la plan sidérant de l’impact du second avion à un « mauvais effet spécial ». Un jugement qui rappelle la stupéfaction des premiers témoins à ce sujet : beaucoup avaient cru voir un jet privé ou un « avion militaire », plutôt « noir » et « sans hublot » -certainement pas un avion de ligne commerciale.

A l’inverse, d’autres témoins sont persuadés d’avoir identifié un Boeing au point d’être particulièrement précis dans leur description. C’est le cas de Douglas Eisler  : depuis son hôtel, il affirme avoir pu distinguer l’appartenance de l’avion à American Airlines.

La confusion s’ajoute aux illusions d’optique suscitées par certains angles de capture vidéo lors de l’impact de la tour sud : dansplusieursséquences, l’aile droite semble s’effacer subitement à l’approche du building.

Au-delà des inévitables impressions erronées provoquées par la technique vidéo, la contradiction des récits relatifs à la nature des engins aériens s’est vite estompée au profit d’une seule et même version, promue par les autorités américaines et relayée par l’ensemble des médias internationaux. Cela n’a pas empêché la frange la plus radicale des sceptiques du 11-Septembre de soupçonner un gigantesque simulacre : ces partisans de la théorie « No-plane »sont convaincus qu’il s’agissait de drones militaires ou de missiles-de type JASSM- pouvant s’apparenter selon eux à des avions commerciaux.

Ils s’appuient notamment sur un documentaire, September Clues, dont la thèse centrale est la suivante : en procédant à des retouches audiovisuelles et en dissimulant les témoignages faisant état d’engins aériens atypiques, les médias audiovisuels américains se sont rendus complices d’une opération psychologique-« l’attentat sous fausse bannière »-qui fut manœuvrée par une fraction dissidente de l’armée américaine en lien avec des agents souterrains de l’appareil d’état.

Ces partisans, qualifiés de « no-planners », vont jusqu’à dénoncer la double « désinformation » opérée selon eux, non seulement par le gouvernement mais également par les sceptiques plus modérés du 11-Septembre. En refusant de s’intéresser aux « anomalies » relatives aux impacts d’avion, ceux-ci feraient office d’idiots utiles de la version officielle en se contentant de controverses plus ou moins périphériques.

 

Une chose est certaine : quelle que soit la fiabilité de leurs arguments, les « no-planners » peuvent se réjouir de la divulgation des dernières vidéos inédites dont certaines pourraient bien venir renforcer leurs doutes. Outre la légitime suspicion suscitée par la suppression effectuée par le NIST de certaines séquences relatives aux crashs d’avion ainsi qu’aux effondrements, une étrange vidéo, d’origine inconnue, atteste très clairement d’une manipulation. Il s’agit d’un film obtenu par le FBI et remis ensuite au NIST pour les besoins de l’enquête sur la cause de la destruction des tours. La vidéo montre un plan-séquence des deux tours à partir des minutes qui ont suivi l’impact du premier avion. Le moment essentiel est celui de l’arrivée du second avion sur la tour sud.

 

En zoomant sur l’image, des retouches apparaissent sur la forme de l’appareil qui semble passer devant la corde de la grue -visible au premier plan- avant de s’encastrer dans la tour.

 Qui a remis ce document frauduleux aux agents du FBI chargés de collecter tous les films des attentats ? Mystère. La séquence vidéo qui suit, découpée image par image, permet de mieux saisir la supercherie.

 

Dans les prochains jours, Oumma publiera la suite de notre série d’articles consacrés aux faits méconnus du 11-Septembre. A l’approche des commémorations qui s’annoncent d’ores et déjà dominées par l’émotion plutôt que par l’analyse critique, nous reviendrons sur la faillite des médias de masse qui n’ont pas tenu leur rôle traditionnel de contre-pouvoir et nous examinerons également -en détail et pour la première fois sur un site d’information francophone- la signification de l’incident le plus mystérieux du 11-Septembre : l’arrestation avérée d’agents sous couverture du Mossad aperçus juste après l’impact du premier avion en train de photographier avec jubilation l’embrasement de la tour nord. A l’instar de nombreux faits troublants et relatifs aux attentats, cet épisode a été passé sous silence ou édulcoré par la presse écrite et audiovisuelle. Oumma y consacrera l’enquête la plus exhaustive jamais publiée à ce jour sur Internet. En attendant, et pour représenter la désinvolture de certains journalistes qui préfèrent fustiger les sceptiques plutôt que d’effectuer des contre-enquêtes, voici -en images et en musique- une illustration facétieuse du fossé qui sépare l’élite médiatique de ces citoyens américains -de plus en plus nombreux- qui continuent d’interpeller le pouvoir pour connaître la vérité. L’enjeu est significatif : si la « guerre contre le terrorisme » ayant causé -depuis dix ans- la mort de centaines de milliers d’individus est basée sur un mensonge, les conséquences de cette démystification seraient politiquement dévastatrices.

by GeantVert

02 septembre, 2011

POUR VISIONNER LES NOMBREUSES VIDEOS CLIQUER SUR LE  LIEN DE L'ARTICLE

http://www.reopen911.info/News/2011/09/02/11-septembre-images-inedites-temoignages-choc-et-manipulations-devoilees/


1-2 Fabrizio Calvi : Enquête : une cachotterie de la CIA a permis le 11 Septembre.

Dans son livre, le journaliste Fabrizio Calvi montre que les attentats auraient pu être évités si le FBI avait été averti.

 Extraits.

Dix-huit mois avant les attaques du 11 septembre 2001 la CIA suivait deux des futurs pirates de l'air, les Saoudiens Khalid Al-Mihdhar et Nawef Al-Hazmi. Elle savait qu'ils étaient aux États-Unis et a tout fait pour empêcher le FBI de le découvrir.

Dix ans après les attaques, l'ancien responsable de l'antiterrorisme de la Maison Blanche, Richard Clarke, pose une question essentielle :

« Pourquoi la CIA n'a-t-elle pas prévenu le gouvernement américain de la présence sur notre sol de deux agents d'Al-Qaïda réputés dangereux ? C'est un des grands mystères du 11 Septembre. »

De nouveaux éléments recueillis au terme d'une enquête de trois ans permettent cependant d'affirmer que cette surveillance était une opération majeure de la CIA contre Al Qaeda.

Décembre 1999, Yémen : l'ordre de Ben Laden

Tout commence en 1998, avec l'écoute de conversations téléphoniques d'une maison de Sana'a, capitale du Yémen, par les services de renseignements américains. La maison abrite une « centrale de la terreur » d'Al Qaeda, Les djihadistes y prennent des instructions et laissent leurs messages. Ben Laden et ses proches ont appelé ce numéro plus de deux cents fois entre 1996 et 1998.

Fin décembre 1999, les services américains enregistrent un appel en provenance d'Afghanistan. Ben Laden donne l'ordre à « Khalid » et « Nawaf » de se rendre à Kuala Lumpur en Malaisie pour prendre part à une réunion importante.

Une nouvelle enquête sur le 11 septembre

Par fabrizio calvi | journaliste | 

28/08/2011 

http://www.rue89.com/2011/08/28/11-septembre-la-cia-savait-mais-pourquoi-na-t-elle-rien-fait-219417

L'article de Fabrizio Calvi que nous publions est développé dans trois des chapitres du livre de son livre, « 11 Septembre, la contre-enquête », paru aux éditions Fayard.

« Alec Station », l'organisme de la CIA chargé de traquer Ben Laden, identifie Khalid Al-Mihdhar et Nawaf Al-Hazmi. La traque commence.

Le 5 janvier 2000, Khalid Al-Mihdhar est repéré à l'aéroport de Dubaï. Avant même qu'il n'embarque, la photocopie de son passeport est envoyée au siège d'Alec Station.

Le Saoudien possède un visa d'entrée pour les Etats-Unis. La photocopie est communiquée à Marc Rossini et Doug Miller, deux agents de liaison du FBI en poste au sein d'Alec Station. Ils rédigent un rapport à l'attention du Bureau, concernant l'arrivée imminente du terroriste aux Etats-Unis.

Mais le numéro 2 d'Alec Station, Tom Whilshire, leur interdit de l'envoyer leur rapport. Placés sous l'autorité de la CIA, ils sont obligés d'obéir.

Marc Rossini proteste et demande des explications. « Quand nous voudrons informer le FBI, nous le ferons », lui répond une responsable de la CIA.

Janvier 2000, Malaisie : la réunion de Kuala Lumpur

La CIA intervient tout de même. Par manque de temps, elle alerte son homologue, la Special Branch malaise.

Les agents malais suivent le terroriste jusqu'à un luxueux appartement de la banlieue de Kuala Lumpur, propriété d'un riche homme d'affaire proche d'Al Qaeda, où se déroule une réunion présidée par Khalid Sheikh Mohammed, le cerveau des attaques du 11 septembre.

But de la rencontre : finaliser deux attaques, celle contre l'USS Cole au Yémen, et celles du 11 septembre.

Les agents de la Special Branch suivent les deux terroristes et assistent à leur départ pour Bangkok le 8 janvier. Une équipe de la CIA se rend à l'aéroport d'arrivée, où elle perd leur trace.

Au QG d'Alec Station, les agents du FBI ne comprennent toujours pas pourquoi la CIA leur interdit d'informer le Bureau de l'arrivée imminente des deux terroristes aux Etats-Unis. « J'étais très inquiet », dit Marc Rossini :

« Je savais qu'ils allaient arriver et que ça ne serait pas une visite touristique. J'avais compris que leur voyage faisait partie du show à venir. Je me demandais “Que viennent-ils faire ici ? Que veulent-ils ? ” Mais je ne pouvais rien faire. »

L'agent du FBI Doug Miller rédige un nouvel e-mail à l'attention de Tom Wilshire, demandant au numéro 2 d'Alec Station de lui donner par écrit les raisons qui l'ont amené à bloquer le rapport du 5 janvier 2000 destiné à alerter le FBI. Il n'obtient pas de réponse.

Mars 2000, Los Angeles : les deux kamikazes s'installent

Les deux djihadistes arrivent à Los Angeles ce même jour. Ils sont pris en charge par Omar al-Bayoumi, un ancien employé du ministère de la Défense saoudien que l'on dit proche des services secrets saoudiens. Ce dernier leur offre l'hospitalité et les introduit dans la communauté musulmane de San Diego, où il réside.

Là, les deux Saoudiens prennent des cours d'anglais et s'inscrivent pour suivre des cours de pilotage. Ils ne se cachent pas : leur nom figure dans l'annuaire de la ville.

Au début du mois de mars 2000, les analystes d'Alec Station reçoivent un message de la CIA de Bangkok, qui s'est aperçue avec deux mois de retard que Khalid Al-Mihdhar et Nawaf Al-Hazmi sont partis pour Los Angeles.

A compter de ce moment, la CIA sait officiellement que deux djihadistes sont aux Etats-Unis. Pourtant, l'équipe concernée n'avertit toujours pas le FBI. Les agents détachés auprès d'Alec Station n'ont pas accès au message de la CIA de Bangkok, alors qu'ils auraient dû.

Mai 2000, Arabie Saoudite : un visa pour le terroriste

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A la fin du mois de mai 2000, Khalid al-Mihdhar quitte les Etats-Unis pour se rendre au Yémen et en Afghanistan. Son but : recruter les membres des commandos qui doivent s'emparer des avions. Nawaf Al-Hazmi reste à San Diego où d'autres pirates du 11 Septembre doivent le rejoindre.

Les autres pilotes kamikazes et les hommes de mains arrivent aux Etats-Unis, fin 2000 début 2001. Tous sont munis de visas d'entrée, leurs passeports sont à leur vrai nom. Presque tous suivent des cours d'aviation.

En mai 2001, Khalid Al-Mihdhar retourne en Arabie Saoudite. Il voyage sous son vrai nom et présente son vrai passeport, qui porte un signe distinctif invisible à l'œil nu, réservé aux terroristes dangereux à suivre de près. Les Saoudiens savent qu'il est membre d'Al Qaeda et l'ont dit aux Américains.

Khalid Al-Mihdhar déclare ses papiers volés : le passeport dont il se sert porte des tampons afghans et yéménites récents qui risquent d'attirer l'attention des Américains. Le 1er juin 2001, il obtient un nouveau titre de voyage muni de l'indicateur le désignant comme terroriste.

Pour une raison que l'on ne s'explique pas, il n'a pas de date d'expiration. Personne ne s'aperçoit de l'anomalie, qui rend caduc le document, et surtout pas l'agent consulaire américain, qui lui accorde un visa d'entrée pour les Etats-Unis le 13 juin 2001.

Khalid Al-Mihdhar n'aurait jamais dû avoir de visa américain. Outre le sigle terroriste et l'absence de date d'expiration du passeport, son formulaire de demande de visa est incomplet : il a omis des indications importantes.

Il ment en affirmant n'avoir jamais reçu de visa américain et ne s'être jamais rendu aux Etats-Unis, alors que ce même consulat lui a délivré un visa en décembre 1999. Mais l'agent consulaire chargée du dossier, ne relève aucune irrégularité.

Juillet 2001, Washington : la CIA s'alarme

Pendant ce temps, la CIA tire la sonnette d'alarme et fait savoir partout qu'elle s'attend à une attaque majeure. Le 10 juillet 2001, le directeur de la CIA George Tenet rencontre Condoleezza Rice, conseillère pour la Sécurité nationale du président Bush. Tenet est accompagné du responsable d'Alec Station, qui annonce :

« Il y aura des attaques spectaculaires dans les mois ou dans les semaines à venir. Elles auront lieu simultanément et provoqueront des dégâts massifs. Les attaques viseront les intérêts américains, peut-être même auront-elles lieu aux Etats-Unis… »

 

Pour résumer, la CIA sait avec certitude dès les mois de juillet 2001 que Khalid Al-Mihdhar et Nawaf Al-Hazmi sont aux Etats-Unis pour participer à une attaque majeure d'Al Qaeda. Mais il lui reste encore bien des choses à découvrir.

Le numéro 2 d'Alec Station, Tom Wilshire, a été détaché auprès du quartier général du FBI pour servir de liaison. Peut-être est-il aussi là pour s'assurer qu'il n'y a pas de fuites concernant les informations sur le sommet de Kuala Lumpur ?

Il est en tout cas obsédé par cette rencontre. A la fin du mois de mai, il a demandé à Margaret Gillespie, une analyste du FBI, de passer en revue ce dossier et de vérifier que rien n'a échappé aux officiers de la CIA.

Margaret Gillespie n'a pas accès à la totalité des informations de la CIA. Tom Wilshire ne lui dit pas qu'au moins deux des participants, Khalid Al-Mihdhar et Nawaf Al-Hazmi, sont aux Etats-Unis. Il ne confère aucun caractère d'urgence à cette recherche.

Août 2001, Washington : le déclic d'une agent du FBI

Le 21 août 2001, à son retour de vacances, Margaret Gillespie tombe enfin sur le rapport d'Alec Station faisant état de l'arrivée des deux djihadistes aux Etats-Unis plus d'un an auparavant. Dans les heures qui suivent, elle apprend deux nouvelles inquiétantes :

Nawaf Al-Hazmi est toujours aux Etats-Unis, où il a pris plusieurs fois des vols internes ;

Khalid Al-Mihdhar est rentré aux Etats-Unis le 4 juillet 2001, et n'en est pas reparti.

« C'est là que j'ai eu le déclic », dira par la suite l'agent du FBI. Le lendemain, elle fait part de sa découverte à Tom Wilshire. Cette fois, ce dernier ne peut plus bloquer l'information. Le FBI ouvre enfin une enquête. Mais les choses ne se passent pas comme elles le devraient.

L'enquête est classée « routine », c'est-à-dire qu'elle ne comporte aucun caractère d'urgence. Nawaf Al-Hazmi et Khalid Al-Mihdhar sont placés sur les listes des terroristes à interpeller… aux frontières. Mais personne n'alerte les autorités aériennes civiles, les seules à disposer d'une liste de surveillance réservée aux vols internes.

Septembre 2001, New York : l'enquête de la dernière chance

Le 23 août 2001, le FBI de New York est chargé de localiser les deux Saoudiens. Mais l'affaire est confiée à un agent inexpérimenté, à peine sorti de l'école. C'est sa première enquête, il ne connaît rien à Al Qaeda. Il prend connaissance de la demande le 28 août 2001, note qu'elle est classée « routine ». L'agent du FBI commence à travailler sur les deux terroristes le 4 septembre 2001.

Il est la dernière chance d'arrêter les attaques.

L'agent du FBI interroge les banques de données des polices américaines. Il aurait dû y trouver la trace des terroristes, repérés après avoir commis des excès de vitesse. Le dernier signalement en date porte sur une voiture qu'ils ont louée le 28 août 2001. Que l'agent du FBI le voit, et il est en mesure de remonter jusqu'aux deux terroristes et tout s'arrête. Mais il ne le voit pas.

L'agent du FBI ne trouve pas non plus trace de Khalid Al-Mihdhar et Nawaf Al-Hazmi dans les bases de données des cartes bancaires. Or, au début du mois de septembre, les djihadistes ont acheté des billets d'avions sur le vol 77 de l'American Airlines pour la date du 11 septembre 2001.

L'agent du FBI n'a donc pas pu empêcher Khalid Al-Mihdhar, Nawef Al-Hazmi et trois autres djihadistes, d'embarquer à bord du vol AA 77 pour le précipiter contre le Pentagone.

Après l'attentat, les doutes de Richard Clarke

A l'époque, Richard Clarke, coordinateur national pour la Sécurité, supervisait toutes les opérations antiterroristes depuis la Maison Blanche. Il aurait dû être informé de l'arrivée aux Etats-Unis des deux Saoudiens :

« La CIA savait qu'ils étaient aux Etats-Unis et ils ne m'ont pas prévenu. Ils n'ont pas prévenu le FBI. Après le 11 Septembre, quand j'ai appris ça, j'étais indigné, j'étais fou de rage. J'ai essayé de trouver des excuses, je me suis dit qu'ils allaient trouver une excuse. »

Depuis, Richard Clarke a mené sa propre enquête.

« Maintenant, je sais que toutes les personnes responsables du contre-terrorisme de la CIA étaient au courant, à commencer par le directeur.

Cinquante personnes étaient au courant ! Cinquante ! Et ils l'ont su pendant un an. Et pas une seule fois pendant cette année ils ne m'ont averti ou n'ont averti le directeur du FBI. Ces cinquante personnes se sont tues pendant plus d'un an. Ça, c'est un petit peu plus qu'une coïncidence.

Je ne veux pas échafauder de théories conspirationistes. Mais j'aimerais trouver une explication. La Commission d'e,nquête sur le 11 septembre n'en a pas trouvé. Le directeur de la CIA m'appelait régulièrement pour me communiquer des informations banales. La CIA m'abreuvait d'information par écrit et par oral. »

George Tenet a démenti toute dissimulation

Après les attaques du 11 Septembre, Clarke a essayé d'obtenir une réponse du directeur de la CIA, George Tenet. En vain. Il a demandé à Dale Watson qui s'occupait du contre-terrorisme au FBI comment aurait réagi le FBI s'il avait su que deux dangereux terroristes étaient arrivés aux Etats-Unis. Dale Watson lui répondu : « On aurait mis leur photos partout, on les aurait fait circuler sur Internet. »

« Je lui ai alors demandé qu'elle aurait été la possibilité d'arrêter ces deux types », explique Richard Clarke. « Il m'a dit : 100% » Et les attaques du 11 septembre n'auraient jamais eu lieu…

Face aux accusations de Richard Clarke, le directeur de la CIA d'alors George Tenet et ses deux plus proches collaborateurs ont publié le 12 aout 2011 un démenti affirmant que la CIA n'a dissimulé aucune information et rejettent la faute sur des employés subalternes et sur… des agents du FBI.

Le 26 août 2011 on apprenait que la CIA a fait censurer avant publication le livre de révélations à paraître d'un des plus brillant agents du FBI, Ali Soufan qui avait lui aussi tenté en vain d'obtenir des informations sur la réunion de Kuala Lumpur dès janvier 2001

Des hypothèses sur les raisons d'un tel fiasco

Que s'est-il passé ? Pourquoi la CIA a-t-elle tout fait pour empêcher le FBI de découvrir la présence aux États-Unis de Khalid Al-Mihdhar et Nawef Al-Hazmi ?

Tous les protagonistes de l'affaire que j'ai eu l'occasion d'interroger (principalement des agents du FBI) se posent des questions sur le seul grand mystère du 11 Septembre, et hasardent des hypothèses pour expliquer les manœuvres occultes de la CIA en 2001.

L'agence aurait-elle essayé de recruter certains des pirates de l'air ou leurs proches ?

On sait avec certitude que la CIA a tenté des manœuvres d'approche à deux reprises (à Kula Lumpur et à Hambourg) auprès de comparses des djihadistes du 11 septembre.

On sait que les 19 djihadistes se sentaient surveillés lors de leurs déplacement à l'intérieur des Etats-Unis avant le 11 septembre 2001.

Les silences de la CIA sont-ils destinés à protéger une source proche des assaillants ? Aurait-elle été victime d'un agent triple ? Ce ne serait pas la première fois.

Les réponses à ces questions sont cruciales pour comprendre l'événement le plus considérable de ce début de siècle. La sommes des mystères de Kuala Lumpur ne fait pas une conspiration, mais en refusant de s'expliquer, les dirigeants de la CIA nourrissent les théories les plus folles.

Photos et illustrations : photos d'identité de Khalid Al-Mihdhar et de Nawef Al-Hazmi, reproduction du formulaire de demande de visa de Khalid al-Mihdhar, le patron de la CIA George Tenet lors de son audition par la commission d'enquête sur les attentants en 2004 (K. Lamarque/Reuters), Richard Clarke en 2007 (Aude/Wikimedia Commons/CC).

Changement de titre 29/08/2009 à 16h50, à la suite d'une ambiguité pointée par les internautes. Précédent titre : « 11 Septembre : la CIA savait, mais pourquoi n'a-t-elle rien fait ? »

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

Désintox 11 Septembre, le dossier de Rue89 sur les théories du complot

Les théories du complot sans fondement scientifique (tribune)

Ailleurs sur le Web

"An Explosive New 9/11 Charge" (The Daily Beast)

Commander sur Fnac.com

11 septembre : la contre-enquête



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.  

2-1 Interview de DavidRay GRIFFIN : Un autre regard sur le 11-Septembre - Le Nouveau Pearl Harbor-2

Le dernier livre de David Ray GRIFFIN:

À l'occasion du 10e anniversaire des attentats terroristes attribués à al-Qaïda, les éditions Demi-Lune sont fières de publier le dernier livre de David Ray GRIFFIN:

Un autre regard sur le 11-Septembre - Le Nouveau Pearl Harbor-2.

Cet ouvrage s'inscrit dans la continuité du travail que l'auteur a développé dans ces précédents ouvrages:Le NouveauPearl Harbor
David Ray Griffinest professeur émérite de philosophie des religions et de théologie à la Claremont School of Theology et à la Claremont Graduate University.

Il est également, co-directeur du Center for Process Studies, qui diffuse et développe le courant philosophique d'Alfred North Whitehead, lequel se fonde sur les sciences. M. Griffin a publié une trentaine de livres dont 9 sur le 11-Septembre, parmi lesquels 4 ont été traduits en français : Le Nouveau Pearl Harbor, Omissions & manipulations de la Commission d'enquête (prix de la Fondation Hélios en 2006) et La Faillite des médias (médaille de bronze dans la catégorie Actualités de l'Independent Publisher Book Awards en 2008), et cet ouvrage.

À sa sortie, il fut élu « Choix de la semaine » par la revue professionnelle Publishers Weekly (comparable aux États-Unis à Livres Hebdo en France).

Que savez-vous réellement des attentats qui ont justifié la « guerre contre le terrorisme » ?

UNE PRÉSENTATION FACTUELLE & IRRÉFUTABLE

Deux guerres et des centaines de milliers de morts plus tard, sans oublier les populations déplacées et les réfugiés qui se comptent par millions, il convient de se demander en toute lucidité : À qui profite le crime du 11-Septembre sinon au complexe militaro-industriel, aux compagnies de mercenaires et de sécurité, aux pétroliers ?

Plus spécifiquement, savez-vous que les invasions de l'Afghanistan et de l'Irak étaient planifiées de longue date, bien avant les attentats du 11-Septembre ?

Savez-vous que le 10 septembre 2001, Donald Rumsfeld annonçait à la presse que son ministère avait perdu la trace comptable de 2 300 milliards de dollars… et que les bâtiments détruits au Pentagone le lendemain matin abritaient les services comptables de l'armée ?

Savez-vous qu'au Pentagone des horloges se sont arrêtées 6 minutes avant l'heure à laquelle le Boeing 757 est censé avoir frappé, c'est-à-dire à l'heure exacte où des témoins ont entendu des explosions et senti l'odeur de la cordite, caractéristique des bombes ?

Savez-vous que les responsables militaires chargés de la défense aérienne le 11 septembre n'ont pas été sanctionnés : ils ont été promus ! La même chose est vraie pour les agents de la CIA et du FBI qui ont empêché les enquêtes d'aboutir…

Savez-vous que certains des 19 pirates présumés avaient été identifiés par le programme Able Danger de l'armée US dès janvier 2000 ?

Savez-vous qu'il n'y a aucune preuve formelle et tangible de la présence des 19 terroristes musulmans à bord des 4 avions ? Ou que dans ses premières interviews une semaine après les attentats, loin de revendiquer cette action, ben Laden s'en est distancié ? Qu'aucune preuve n'a jamais été fournie attestant sa responsabilité ou celle d'al-Qaïda (autre qu'une bande vidéo à l'authenticité contestée) ? Que le FBI ne recherchait pas ben Laden pour le 11-Septembre ?

Savez-vous que les communications sur des téléphones portables depuis les avions étaient impossibles à l'altitude à laquelle ils sont censés avoir été passés ? Et que d'après le FBI, aucun appel de portable n'a d'ailleurs abouti ?

Connaissez-vous les noms de Sibel Edmonds, Coleen Rowley, Anthony Schaffer, Harry Samit, Robert Wright, quelques-uns des lanceurs d'alerte dont la Commission d'enquête n'a pas mentionné les informations dans son Rapport final ?

Savez-vous que du métal fondu a été retrouvé dans les décombres de Ground Zero alors que les incendies ne pouvaient en aucun cas atteindre la température de fusion de l'acier ?

Connaissez-vous l'existence de la 3e tour du World Trade Center ? Savez-vous que cet édifice, presque aussi haut que la tour Montparnasse à Paris, s'est effondré sur lui-même en 7 secondes, d'une manière qui correspond parfaitement à une destruction contrôlée par explosifs ? C'était la 3e fois qu'un gratte-ciel s'effondrait intégralement à cause d'un incendie : les 2 premières étaient les Tours Jumelles, 7 heures plus tôt le même jour.

Savez-vous ce qu'est la nanothermite, retrouvée dans la poussière des effondrements des 3 tours ?

Connaissez-vous la signification des expressions « terrorisme sous faux pavillon », « opérations sous fausse bannière », « terrorisme fabriqué », « stratégie de la tension », « guerre psychologique » ? Connaissez-vous l'existence des réseaux Stay-Behind et du Gladio ? Du précédent historique que constitue l'opération Northwoods ?

Savez-vous que les président et coprésident de la Commission d'enquête sur les attentats considèrent eux-mêmes les travaux de la Commission comme incomplets et parcellaires ?

Vous souvenez-vous que les « aveux » des membres d'al-Qaïda leur ont été extorqués sous la torture et n'ont de ce fait absolument aucune valeur juridique ?

Savez-vous qui est Tim Osman ? Si vous avez été « troublé » par l'histoire de l'assassinat d'Oussama ben Laden, vous êtes déjà un « conspirationniste » en puissance aux yeux des médias et de leurs experts autoproclamés en terrorisme !

Vous souvenez-vous de la psychose mondiale engendrée par les courriers à l'anthrax au lendemain des attentats, d'abord imputés à al-Qaïda, puis à Saddam Hussein ? Il s'avère que l'enquête du FBI a conclu que l'anthrax utilisé provenait en fait d'un laboratoire militaire américain de guerre biologique.

Savez-vous qu'il existe encore une multitude d'autres faits tout aussi « troublants » ?

En fin de compte, que savez-vous vraiment du 11-Septembre ?

Il est temps de voir ces événements sous un jour différent, avec un autre regard. Ce livre de l'auteur qui fait autorité sur le sujet fourmille de faits irréfutables qui vous laisseront d'abord sans voix, et vous feront prendre conscience que depuis 10 ans, on ne vous dit pas la vérité sur le « terrorisme »… Tel un procureur implacable, David Ray Griffin avance pas à pas dans un dédale de secrets et de mensonges, de dissimulations et de tromperies, pour faire la lumière sur l'événement fondateur d'une nouvelle ère de restrictions des libertés, et de guerres sans fin. Prix indicatif : 20 €

CRITIQUES & ÉLOGES

« La vérité n'aura jamais été autant considérée comme un concept si étrange et obsolète ici à Washington que depuis le 11-Septembre ... David Ray Griffin, continuant son travail méticuleux au milieu de cet océan de mensonges, présente une recherche exhaustive intégrant les dernières découvertes de ses précédents ouvrages... »

- Ray McGOVERN, ancien analyste de la CIA
et responsable de la rédaction de la note d'information quotidienne du Président.

« Le dernier ouvrage de Griffin est un exemple de recherche de niveau académique. La version officielle des faits s'y trouve réfutée à la fois par une recherche empirique méticuleuse et par une analyse rigoureuse... »

- Michel CHOSSUDOVSKY, professeur d'Économie
et auteur de Guerre et Mondialisation : A qui profite le 11-Septembre ?

« M. Griffin a une nouvelle fois présenté avec rigueur les nombreuses questions qui restent en suspens et les incohérences entourant la version officielle sur les terribles attentats du 11-Septembre. ... Si l'on ne connaît pas la vérité, alors l'enquête a échoué à démontrer où se trouvait la responsabilité de cette catastrophe, et si l'enquête a échoué, alors rien ne peut changer. Et si rien ne change, nous sommes toujours en danger. »

- Monica GABRIELLE, veuve de Richard Gabrielle,
mort dans l'effondrement de la tour Sud du WTC,
et membre du Comité directeur des familles des victimes pour la Commission d'enquête.

« David Ray Griffin est le fer de lance du plus important sujet de recherche citoyen de l'Histoire. Son nouvel ouvrage, superbement construit, rassemble une grande quantité de nouveaux éléments et démontre de manière incontestable que la version officielle sur le 11-Septembre est une supercherie. »

- Dr Graeme MacQUEEN,
fondateur du Centre d'Étude pour la Paix de l'université de McMaster.

« ... Pourquoi un autre livre sur le 11-Septembre ? Parce que, comme Griffin le démontre de façon limpide et didactique, cet événement ne constitue pas seulement un des plus grands crimes de l'histoire américaine – mais aussi le crime le plus farouchement couvert, et celui dont les conséquences politiques sont les plus profondes... »

- Peter Dale SCOTT, ancien diplomate,
professeur émérite de Littérature à Berkeley, poète,
auteur de La Route vers le nouveau désordre mondial.

Une argumentation raisonnée et logique, qui se base sur des éléments de preuve délibérément ignorés ou écartés par les autorités états-uniennes et les médias. Une lecture obligée… un voyage au bout de l'effroi !

Librairie du Réseau Voltaire



3 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.  

3-1 Manlio Dinucci : Démolition contrôlée : L’art de la guerre.

Que penseriez-vous si la police, après une explosion suspecte qui aurait fait écrouler une maison en tuant les gens qui y habitaient, avant toute chose enlevait et détruisait tout ce qui reste ?

C’est ce qu’ont fait, il y a dix ans, les autorités étasuniennes : elles ordonnèrent d’enlever immédiatement les structures en acier des tours écroulées le 11 septembre à New York. Aucun doute, dans la version officielle, que la cause ne fût l’incendie provoqué par l’impact des avions détournés par les terroristes. Les trois cent mille tonnes d’acier des tours furent en grande partie recyclées dans des fonderies asiatiques, sauf 24 tonnes données à la société Northrop Grumman (un des plus gros contractuels militaires du Pentagone) pour construire un navire-symbole, le New-York : le premier d’une nouvelle génération d’unités d’assaut amphibie pour la guerre globale au terrorisme, justifiée par l’attaque contre les tours jumelles qu’on a montrée en mondovision directe. Par contre, pas un gramme d’acier ne fût donné aux ingénieurs spécialistes de structures qui avaient demandé à examiner les colonnes et travées, pour en re-assembler quelques sections, afin de déterminer avec  certitude la cause de l’écroulement. « Une telle décision -déclara Frederick Mowrer de l’Université du Maryland, professeur d’ingénierie pour la protection contre les incendies- compromet toute enquête sur les écroulements. Je juge très inquiétante la rapidité avec laquelle ont été enlevées et recyclées des preuves potentiellement importantes » (The New York Times, 25 décembre 2001). Aucune tour de ce type, en fait, ne s’est jamais écroulée à cause d’un incendie. Le carburant des avions n’aurait pas pu développer une chaleur capable de fondre les massives colonnes d’acier et, de plus, ce carburant a brûlé en majeure partie à l’extérieur des tours si bien que, à l’intérieur du point d’impact, on voit des gens indemnes. La dynamique de l’écroulement des Tours jumelles et de la tour 7 (qui n’a même pas été touchée par les avions) -soutiennent différents experts- rappelle une démolition contrôlée, provoquée par des explosifs situés à l’intérieur. Pour avoir soutenu ceci, le professeur Steven Jones, enseignant de physique, a été expulsé de l’Université Brigham Young (Utah). Il ne s’est cependant pas désisté. Avec une équipe dont font partie aussi des scientifiques d’autres pays, il a publié en 2009, sur la revue The Open Chemical Physics Journal (qui soumet à une révision scientifique tous ses articles à publier), une étude fondée sur l’analyse d’échantillons de poudre prélevés à Ground Zero. Ceux-ci révèlent la présence de thermite, une substance non explosive qui produit une réaction chimique à une température de 2.500 degrés Celsius, en capacité de fondre l’acier, en le coupant comme un couteau chauffé coupe le beurre. On voit sur une photo une colonne d’acier tranchée net, en diagonale, avec des coulures semblables à celles d’une bougie. Et, comme la thermite n’a pas besoin d’air pour brûler, la réaction continua pendant plusieurs jours à développer de la chaleur sous les décombres, alors que les pompiers les refroidissaient par des jets d’eau continus. C’est sur ces preuves et d’autres, toutes scientifiques, que se fonde l’étude du professeur Steven Jones qui a mis au défi les scientifiques soutenant la version officielle de réfuter la sienne. Ces derniers ont cependant refusé de la lire, en disant qu’ils n’avaient pas le temps de le faire. Mais la version officielle est en train de s’écrouler de la façon dont se sont écroulées les tours : comme un château de cartes.

Manlio Dinucci

Le 6 septembre 2011

ilmanifesto.it

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


3-2 GeantVert : Les « Jersey Girls », 10 ans après…

Sans elles, sans leur volonté et leur acharnement contre des forces bien plus grandes qu’elles, l’histoire du 11/9 et du Mouvement pour la vérité aurait sans aucun doute été bien différente.

Et même si la Commission d’enquête sur le 11/9 fut une immense déception pour ceux et celles qui pensaient que justice pouvait être faite au travers d’une telle enquête malgré son évident conflit d’intérêts, hommage doit être rendu au courage de ces Jersey Girls, ces veuves du 11-Septembre qui ont fait, un peu, plier l’administration Bush au plus fort du traumatisme post-11-Septembre. Que sont-elles devenues ? Le Washington Post les a retrouvées et nous donne quelques nouvelles d’elles : elles sont toujours aussi peu convaincues de la version officielle,  mais elles semblent avoir repris une vie "normale", et souvent militante.

A noter pour ceux qui ne l’ont pas encore visionné, que le film "911 Press for Truth", qui retrace la bataille de ces familles de victimes en 2001/2002 contre l’inertie et la mauvaise volonté de l’administration Bush – sans doute un des meilleurs films sur le 11/9 à ce jour -, est en visionnage libre et gratuit sous-titré en français sur notre site Web, et disponible en version DVD de définition supérieure pour ceux qui veulent le diffuser à leur cercle d’amis et relations.

 

10 après que les attentats du 11/9 aient fait d’elles des veuves, les "Jersey Girls" continuent d’être des activistes

Trenton, New Jersey (AP), paru sur le WashingtonPost, le 23 août 2011

Traduction Martin pour ReOpenNews

Une décennie après les attentats, au moins deux d’entre elles tentent toujours d’influer sur les politiques publiques. Ce faisant, elles ont élargi leur objectif initial de recherche de la vérité après les attentats, la cause qui les a réunies voilà presque 10 ans.

Lori Van Auken est maintenant une apicultrice qui fait pression sur l’Agence Fédérale pour la Protection de l’Environnement (AFPE) pour interdire un pesticide que certains rendent responsable du syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles qui détruit [massivement] les ruches.

Kristen Breitweiser blogue sur la politique et la sécurité nationale. Bien que ces questions soient liées au 11/9, elle n’écrit pas seulement sur les attentats. « Je pense souvent que lorsque des gens vivent des moments tragiques ou traversent des événements particuliers dans leur vie, ils sont conduits à évoluer vers quelque chose de mieux, » a déclaré Breitweiser.

Beaucoup de conjoints, de parents et d’enfants de victimes des attaques terroristes ont évolué ainsi. Ils ont mis en place les fondations pour honorer la meilleure part des êtres chers qu’ils ont perdu. Ils ont fait pression pour des allégements fiscaux en faveur des victimes, ont lutté pour des indemnités justes de la part du Fond de Compensation des Victimes, ainsi que pour la création d’un lieu de sépulture à Ground Zero.

Ces quatre « femmes au foyer » qui menaient une vie relativement insouciante dans la banlieue du comté de Monmouth sont devenues des figures de proue pour les familles de victimes et pour leur cause principale à l’époque : pousser le gouvernement fédéral à enquêter sur les attentats – y avait-il eu des renseignements qui auraient pu permettre de les empêcher, et est-ce que la réponse à ces attaques, une fois mises en route, fut adéquate ou pas ? Elles ont fait l’objet de dizaines d’articles, de plusieurs livres – dont un mémoire de Breitweiser publié en 2006 – et d’un film documentaire, "9/11: Press For Truth"

La réputation et l’engagement civique, nés de la tragédie, sont venus rapidement.

« J’ai eu une vie très valorisante : nous avons voté, nous avons payé des impôts, nous avons participé à des activités bénévoles. C’est déjà ça. » a indiqué Breitweiser. « Telle a été l’étendue de notre contribution.»

Deux des Jersey Girls, Patty Casazza et Mindy Kleinberg, n’ont pas répondu aux demandes d’interviews pour cet article, et n’ont pas accordé d’interview ces dernières années.

Toutes les quatre avaient des maris qui travaillaient dans les Tours Jumelles du World Trade Center. Ce qui les a réunies suite au 11/9 , c’est leur frustration croissante due au fait que l’histoire n’avait pas été racontée dans son ensemble. Pendant plus d’un an, elles ont confié leurs enfants à leur famille et se sont rendues à Washington dans le véhicule de Breitweiser – surnommé la « veuves-mobile » (“widowmobile”).

Armées d’épaisses liasses de documents, elles ont rencontré des membres du Congrès et participé à des rassemblements pour exiger une enquête gouvernementale complète. Elles ont donné des masses d’interviews. Elles ont constaté que les journalistes étaient avides de récits concernant les personnes réelles affectées par les attentats. Elles pouvaient leur donner satisfaction sur cela, mais ont aussi parlé de leurs visées politiques.

Enfin, en novembre 2002 – 14 mois après que leurs maris et près de 3000 autres personnes eurent été tuées – le président George W. Bush a fini par signer la loi de création de la Commission.

Un de leurs principaux représentants au sein du Congrès était le sénateur Chris Smith, un républicain du New Jersey. Il a expliqué qu’elles avaient fait leurs propres recherches et qu’elles étaient venues préparées avec leurs petits moyens. Elles savaient qu’il était gourmand et lorsqu’elles sont venues le voir, elles lui avaient apporté des bonbons. « Selon moi, les Jersey Girls ont été à l’origine de la création de la Commission, » a déclaré Smith.

Pour Breitweiser et Van Auken, les résultats, tant de l’enquête principale du gouvernement que de celle concernant les [informations du] Renseignement avant les attentats furent décevants, laissant de nombreuses questions sans réponse.

D’une part, une section d’un rapport concernant le financement d’Al-Qaïda avait été expurgée d’un des rapports du gouvernement.

D’autre part, elles n’étaient pas satisfaites que les avions impliqués dans les attaques n’aient pas pu être interceptés après que le premier se soit écrasé contre le World Trade Center.

« Vous voulez dire que la première attaque a été une surprise ? OK, la première attaque a été une surprise, » a déclaré Van Auken. « [Autrement dit] nous avons un groupe de personnes chargé d’assurer notre défense, et il s’est montré incapable d’intercepter un avion dans un laps de temps de deux heures ? »

Breitweiser, une ancienne républicaine qui a fait campagne pour John Kerry lors de sa candidature à la présidentielle 2004, a déclaré qu’elle n’était pas convaincue que le pays était suffisamment sûr aujourd’hui. « J’aurais souhaité que les milliards de dollars que nous avons dépensés pour les guerres à l’étranger soient utilisés ici, » a-t-elle déclaré.

Ces femmes ont déclenché une réaction de la part de ceux qui pensaient qu’elles étaient trop partisanes en soutenant Kerry et en attaquant Bush. L’apogée a été atteint en 2006 lorsque la commentatrice conservatrice Ann Coulter, dans un livre, les a baptisées « les Sorcières de l’East Brunswick. » « Je n’ai jamais vu des gens profitant autant du décès de leur mari, », a écrit Coulter.

Hillary Clinton, alors sénatrice, fut parmi celles qui prirent leur défense.

Smith explique qu’une telle critique fut difficile à avaler. Elles étaient des militantes de terrain, a-t-elle dit, et faisaient ce qu’elles pensaient être juste.

Breitweiser et Van Auken maintiennent toutes deux que leur activisme fut une bonne chose, même si les résultats n’ont pas été à la hauteur.

« Je n’ai de regrets que sur le résultat, » a déclaré Van Auken. « Je regrette que personne n’ait été tenu pour responsable de ce qui s’est passé. »

Van Auken, qui a aujourd’hui 56 ans, est restée dans cette même maison où elle vivait avec ses enfants – maintenant âgés de plus de 20 ans – et son mari Kenneth avant qu’il ne soit tué.

Depuis le 11/9, Van Auken s’est tournée vers l’apiculture. Suite à la destruction mystérieuse de plusieurs, elle a tenté de rallier d’autres apiculteurs dans un combat pour exiger l’interdiction fédérale des pesticides à base de clothianidine.

Contrairement à ce qu’il en était dix ans plus tôt, elle est désormais avertie de la façon dont le gouvernement fonctionne.

Jusqu’ici, l’AFPE n’a pas été disposée à interdire les pesticides. Van Auken indique qu’elle n’est pas surprise : « Nous savons par notre expérience du 11/9 que l’AFPE n’est pas au-dessus de tout soupçon concernant certaines pressions politiques depuis que cette administration a déclaré que l’air (autour du WTC) était bon à respirer alors que tous ces gens sont tombés malades, » précise-t-elle.

Breitweiser, qui a maintenant 40 ans et qui vit à New York, est la "Jersey Girl" qui possède le plus haut niveau d’études.

Avocate de formation, bien qu’elle n’ait jamais pratiqué, elle a souvent été la porte-parole [du groupe], elle a été celle qui a mené une intense campagne pour Kerry, et elle a écrit un mémoire concernant son éducation politique ; elle blogue désormais de façon occasionnelle pour le Huffington Post.

Elle écrit encore sur le 11/9, mais aussi sur d’autres questions de sécurité nationale. Elle est particulièrement préoccupée par l’insuffisance de la sécurité des usines chimiques. Son travail principal, dit-elle, concerne l’éducation de sa fille, Caroline.

Caroline a 12 ans maintenant, et elle était encore toute petite quand son père, Ron, est décédé. Caroline, dit-elle, n’a pas le souvenir d’un père. Breitweiser explique que ce n’est pas plus difficile de l’élever seule, mais c’est surtout triste. Elle dit qu’elle sait que son mari aurait continué à être un père fantastique.

Breitweiser a tenté de faire découvrir à Caroline le peuple musulman et ses croyances. Elles ont voyagé au Maroc et prévoient d’aller en Turquie et en Égypte l’année prochaine.

Tout cela fait partie d’une leçon qu’elle n’avait pas imaginé avoir besoin de donner à sa fille il ya 10 ans. « C’est OK si les femmes ont un voile sur leur visage. Cela ne veut pas dire qu’elles sont de mauvaises gens », dit-elle. « Je ne veux pas que ma fille grandisse avec toutes sortes de sentiments de haine ou de fureur en elle ».

Le 11-Septembre, elle a l’intention de faire ce qu’elle fait toujours ce jour-là : une promenade avec sa fille et ses chiens – actuellement trois Golden Retrievers indisciplinés – sur une plage ou dans les bois.

Elle veut rester loin des commémorations solennelles de New York et d’ailleurs.

Van Auken, elle, sera à New York, mais pas à la cérémonie de Ground Zero. Elle assistera à une pièce de théâtre dans laquelle joue sa fille, Sarah maintenant âgée de 22 ans.

04 septembre, 2011

GeantVert


5-3 Les secouristes du 11/9 exclus des cérémonies de commémorations à Ground Zero.

L’administration d’Obama et la Ville de New York n’en ont pas fini avec les pompiers et secouristes du 11/9, et alors qu’un sondage du DailyNews montre que 82% des Américains pensent que ces personnes ont sacrifié leur santé ou leur vie à Ground Zero le 11/9, ces "héros du 11/9" doivent maintenant faire face à un affront de plus. Non seulement tous ceux atteints de cancer devront encore attendre [cf. ci-dessous l'interview vidéo de John Feal] pour voir peut-être un jour leur maladie couverte par la loi Zadroga, non seulement tous ces secouristes sont officiellement suspectés d’être des terroristes, mais aujourd’hui, ils sont privés de l’honneur de participer aux cérémonies officielles du 10e anniversaire à Ground Zero : "Pas assez de place !" leur a expliqué le  Maire de New York Michael Bloomberg. Un manque de reconnaissance qui résonne comme une injure pour la plupart de ces hommes et femmes courageux qui "se sont levés et ont réagi pendant que tous étaient encore sous le choc" et ont ensuite payé un lourd tribut.

Obama, Bush, et Bloomberg refusent aux secouristes du 11/9 d’assister à la cérémonie du 10e anniversaire à Ground Zero

paru sur World911truth, le 3 sept. 2011

Traduction GV pour ReOpenNews

Près de 1020 secouristes ont perdu la vie en 10 ans à cause de problèmes de santé dus à la toxicité de l’air respiré à Ground Zero.

Et un nombre encore plus grand souffre de problèmes de santé, et se bat toujours contre l’administration US pour obtenir une couverture santé appropriée.

Les secouristes qui ont perdu la vie depuis le 11/9 viennent s’ajouter au nombre total des victimes de ce jour tragique. Non seulement devrions-nous les honorer pour le service rendu et pour leur courage – après tout, ce sont eux qui se sont levés et ont réagi pendant que tous étaient encore sous le choc – mais ils devraient être au centre de la future cérémonie officielle à New York City.

Alors que les débris tombaient du ciel à Lower Manhattan le 11 septembre 2001, les secouristes du 11/9 ne sont pas enfuis. Ils se sont précipités vers les bâtiments du Word Trade Center pendant que le monde autour d’eux s’écroulait. Aujourd’hui, alors que les débris ont été nettoyés et la reconstruction a recommencé, leur chemin est à nouveau bloqué, cette fois pour des questions de place et de [basse] politique.

Les hommes politiques plus importants que les secouristes du 11/9

En plus des familles de victimes, de nombreux hommes politiques dont deux présidents sont attendus à la cérémonie.

Les politiciens ont empêché ces hommes et femmes courageux de se rendre cette année sur le lieu de la cérémonie officielle. En effet, les secouristes ne sont pas invités à la cérémonie du souvenir du 11 Septembre à Ground Zero, le maire de New York Michael Bloomberg l’a confirmé en août.

Dans sa déclaration, Andrew Brent, le porte-parole de Bloomberg a expliqué que la cérémonie de commémoration était [réservée aux] familles de victimes. « Nous sommes à nouveau occupés à essayer d’accueillir toutes les familles de victimes, étant donné les contraintes de place, nous cherchons un moyen de rendre hommage aux secouristes et à d’autres groupes, mais à d’autres endroits et à un autre moment, » a déclaré Brent.

Mais le secouriste John Feal, fondateur d’un groupe de soutien aux policiers, pompiers, volontaires civils et d’autres qui ont travaillé à Ground Zero, a réagi [sèchement] à la réponde de Brent, expliquant que Bloomberg « vivait dans son propre monde ».

« La crème de la crème de ce que ce pays a offert il y a 10 ans est totalement négligée et se voit refusée la place qui lui revient, » s’est exclamé Feal.

Mais [un autre] secouriste, Morris Faitelewitz, vice-président de l’ Auxiliary Police Supervisors Benevolent Association, qualifie cette sortie de « non-sens ». Faitelewitz a indiqué que, même s’il n’y a pas eu d’invitations formelles, les secouristes ont pu assister aux précédentes cérémonies, en s’y rendant, tout simplement.

Denise Villamia, une des secouristes qui a travaillé à Ground Zero pendant plusieurs mois, a pleuré au téléphone à l’évocation du « choc émotionnel » qu’elle avait eu lorsqu’elle avait appris qu’elle ne pourrait pas assister à la cérémonie de commémoration.

« Je pleure parce que c’est vraiment une immense trahison de la part de la ville, de me voler cette occasion de rendre hommage et de trouver un certain réconfort, une certaine chaleur humaine, » a-t-elle dit. « C’est comme si on m’interdisait de pouvoir rendre hommage. »

Ne pas nous autoriser à venir cette année – qui marque le 10e anniversaire des attentats – est un affront particulièrement vexant, a-t-elle dit.
 

Traduction GV pour ReOpenNews

POUR VISIONNER LES DEUX VIDEOS CLIQUER SUR LE LIEN DE L'ARTICLE

En lien avec cet article :

Le 11 septembre continue de faire des morts aux Etats-Unis | sur France-Soir, le 3 septembre 2011

(en anglais ) City snubs finest: Victims’ kin, pols invited but ‘no room’ for first responders at 9/11 anniversary | DailyNews, le 13 août 2011

(en anglais ) First responders decry exclusion from 9/11 ceremony | CNN, le 30 août 2011

et aussi nos articles R-News :

Pas de couverture maladie pour les secouristes de Ground Zero atteints de cancers | par Jeremy Lemire, pour le New York Daily News, le 27 juillet 2011

Les pompiers du 11-Septembre atteints de cancer en masse | paru sur 7sur7.be, le 4 avril 2011

Les secouristes du 11-Septembre confrontés à la liste anti-terroriste du FBI | paru sur le HuffingtonPost, le 21 avril 2011

11-Septembre. Les héros se meurent | paru sur LeTelegramme.com, le 17 avril 2011

L’état de New York indique que des centaines de secouristes du 11/9 sont maintenant décédés et admet que les chiffres sont en dessous de la réalité | par Steve Watson pour Infowars.net le 9 mai 2008

06 septembre, 2011 by GeantVert

Traduction Martin pour ReOpenNews



4 Annexe :

4-1 Comment la CIA transportait en secret des terroristes présumés.

C'est un litige autour d'une compagnie privée de transport aérien qui a mis au jour des preuves de vols clandestins menés par la CIA. Selon ces documents, l'agence de renseignement américaine transportait des suspects arrêtés dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme" lancée après les attentats du 11 septembre 2001, selon plusieurs médias. Dans le cadre de cette lutte contre le terrorisme, la CIA a procédé à des arrestations, enlèvements et transfèrements secrets de personnes soupçonnées de terrorisme vers des pays connus pour pratiquer la torture.

DES PLANS DE VOL, DES LISTES D'APPELS

Le Washington Post révèle que des dizaines de ces vols, à destination notamment de Bucarest, de Bakou, du Caire, de Djibouti, d'Islamabad ou encore de Tripoli, ont été organisés par la petite société Sportsflight, basée à Long Island, qui louait un avion à Richmor Aviation. Société qui la poursuit aujourd'hui pour rupture de contrat.

Des plans de vols et des listes d'appels, notamment à des responsables de la CIA ou au siège de l'agence de renseignement, ont été déposés comme pièces à conviction à l'occasion du procès à New York, selon le journal, averti du litige par une ONG britannique, Reprieve, spécialisée dans les droits des prisonniers, notamment ceux détenus par les Etats-Unis à Guantanamo, sur l'île de Cuba. Richmor facturait l'utilisation d'un appareil Gulfstream IV, disponible dans un délai de douze heures, 4 900 dollars l'heure, et a gagné au moins 6 millions de dollars en trois ans de son contrat avec Sportsflight, selon les documents présentés à la cour.

DES AVIONS UTILISÉS POUR DES ARRESTATIONS…

Le Washington Post décrit un des vols : "Le 12 août 2003, un Gulstream IV décolle de l'aéroport Dulles, de Washington, avec six passagers à bord en direction de Bangkok, se ravitaille en carburant à Cold Bay, en Alaska, et à Osaka, au Japon."Avant son retour, quatre jours plus tard, l'appareil s'est posé en Afghanistan, au Sri Lanka, aux Emirats arabes unis et en Irlande.

Or, ce vol, facturé au total 339 228,05 dollars, semble correspondre chronologiquement avec l'arrestation de l'Indonésien Riduan Isamuddin, dit "Hambali", cerveau présumé des attentats de Bali qui avaient fait deux cent deux morts en 2002. Il avait été arrêté le 14 août 2003 en Thaïlande. Cet homme a ensuite été détenu pendant trois ans dans les prisons secrètes de la CIA, avant d'être transféré à Guantanamo, en septembre 2006.

Selon Le Guardian, l'appareil loué par Sportsflight pourrait avoir été utilisé lors de l'arrestation d'un autre homme : Khalid Cheikh Mohammed, cerveau présumé des attentats du 11 septembre 2001. Il avait subi des interrogatoires pouvant s'assimiler à de la torture, notamment des simulacres de noyade.

Le Gulfstream IV de Sportsflight avait également été identifié comme ayant servi dans l'enlèvement en Italie de l'imam égyptien Abou Omar, de son vrai nom Osama Hassan Nasr, membre de l'opposition islamiste radicale, qui bénéficiait de l'asile politique en Italie. Il avait été enlevé dans une rue de Milan le 17 février 2003 au cours d'une opération coordonnée entre les services secrets italiens et la CIA, puis transféré en Egypte, où ses avocats affirment qu'il a été torturé. Fin 2010, vingt-trois agents de la CIA ont été condamnés en leur absence en appel à des peines de sept à neuf ans de prison pour cet enlèvement.

LEMONDE.FR avec AFP |

01.09.11

09/09/2011

n° 24 - n°26 - 11-09 : Médias et Manipulation de l’opinion .- jk - 23-08 au 09-09 - 11-09 -:Début

 


n° 24 - n°26 - 11-09 : Médias et Manipulation de l’opinion .- jk - 23-08 au 09-09  - 11-09 -:Début

Que nous préparent-ils pour le 10ème Anniversaire du 11 septembre ?



11-09 : Médias et Manipulation de l’opinion .  

 n°26 du 22-08 au 09-09

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "dossier  - Géopolitique" est  visible sur nos blogs

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b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

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c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

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Tiré à part 

John  Corn Blum : Invasion de l'Irak programmée avant 9/11.

Patrick Vallélian : L’hebdo en Suisse : 11 septembre, 10 ans de mensonges?

Une Vidéo inédite du 9/11 publiée par CBC montre que le type d'avion n'était pas celui de la version officielle.

 Massimo Mazzucco : La télévision italienne valide l’appel du Mouvement pour une nouvelle enquête sur le 11/9.

11/9 : Massimo Mazzucco : La télé publique italienne remet en cause…

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Vidéo : 11 septembre 2001 - Enquête indépendante auprès des témoins officiels qui ont vu le fameux avion du Pentagone (Vidéo 81’47)

2 Brèves

2-1 Qu'est-ce que le 11-Septembre a changé d'un point de vue géopolitique ?

 

 



Tiré à part 

John  Corn Blum : Invasion de l'Irak programmée avant 9/11.

Pour l’ancien ambassadeur des Etats Unis en Allemagne John C Corn Blum, l'invasion de l'Irak a été programmée bien avant le 11 septembre de 2001. "Les événements du 11 septembre ont fourni le prétexte nécessaire à la guerre et à l'attaque contre l'Irak, a estimé John C Corn Blum.

IRIB-

Pour aller plus loin :
VIDEO: AE911Truth -- Preuves d'explosifs le 11 septembre
- par Steven Jones - 2011-02-03

Le physicien Steven Jones, un des scientifiques à avoir trouvé de la thermite dans la poussière du World Trade Center explique, de façon détaillée, la méthode scientifique à la base de sadécouverte et discute de de la provenance des échantillons de poussière du WTC et de la nanothermite.
Cette entrevue met en vedette l'un des experts internationaux du documentaire choc à venir d'Architectes et Ingénieurs intitulé
 «Preuves d'explosifs le 11/9 - Les experts se prononcent»


Patrick Vallélian : L’hebdo en Suisse : 11 septembre, 10 ans de mensonges?

Que de bonnes questions posées par l’Hebdo suisse cette semaine !

La critique de la thèse officielle américaine sur les attentats de 2001 a visiblement gagné en crédibilité, du moins dans certains pays d’Europe où après l’Italie, c’est la Suisse qui relaie ces doutes en citant abondamment l’historien Daniele Ganser, mais aussi le spécialiste en analyse structurelle Hugo Bachmann et le financier Marc Chesney, ou encore l’écrivain David Ray Griffin, l’un des fers de lance du "911 Truth Mouvement". Le tout dernier paragraphe laisse aussi particulièrement songeur, lorsque M. Ganser explique les pressions exercées par les USA pour essayer de faire taire les sceptiques…

11 septembre : Dix ans de mensonges ?

Par Patrick Vallélian, sur Hebdo.ch, le 31.08.2011 à 15:07

Y a-t-il eu complot le 11 septembre 2001?

Alors que la polémique entre les truthers et des debunkers fait rage, il est temps de jeter un regard critique sur des événements qui ont bouleversé l’ordre mondial, estime Daniele Ganser, professeur d’histoire à l’Université de Bâle. Comme beaucoup d’autres, il réclame une enquête indépendante et internationale.

Une nouvelle enquête sur les attentats du 11 septembre 2001. Impartiale et internationale…

Daniele Ganser, professeur d’histoire à l’Université de Bâle, y pense depuis l’été 2004. Depuis que ce chercheur sur les questions de paix a lu le 9/11 Commission Report, le rapport officiel de la Commission d’enquête sur les attaques terroristes contre les Etats-Unis.

Un pavé de plus de 550 pages qui a justifié à lui seul la guerre contre le terrorisme, les guerres en Irak et en Afghanistan et la chasse aux sorcières islamistes. Mais un pavé qui n’a pas convaincu ce scientifique qui travaillait à l’époque au Centre d’études sécuritaires de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich.

Trop de questions encore ouvertes. Trop de pistes abandonnées. L’impression d’un rapport orienté politiquement afin de justifier la guerre du monde libre contre l’Axe du mal. L’impression aussi et surtout de lire le scénario trop lisse d’un nouveau Pearl Harbour, d’un blockbuster mettant aux prises le bon président chrétien Bush au méchant musulman Ben Laden.

Bien caché en Afghanistan dans des grottes dignes du réduit national – un mensonge parmi d’autres des Cheney et Rumsfeld – Ben Laden aurait lâché 19 kamikazes sur les USA. On connaît la suite: quatre avions détournés, les deux tours jumelles de New York détruites, le Pentagone touché, 3000 morts le jour même, des centaines de milliers plus tard en Irak et en Afghanistan, mais aussi les prisons secrètes de la CIA, la torture légalisée, des Patriot Acts, des dépenses militaires en hausse partout dans le monde et surtout une traque de plusieurs centaines de milliards de dollars.

Celle de l’ennemi public numéro un qui a été finalement abattu le 1er mai 2011 d’une balle dans la tête dans une villa pakistanaise. Sans le procès qui aurait pu lever le voile sur les mystères et les mensonges autour du 11 septembre.

Pourquoi la WTC-7 s’est-elle effondrée ?

Mais revenons à 2004 et à Ganser. « Je me souviens avoir fait part à mes collègues de mes étonnements par rapport à la version officielle. Je ne comprenais pas, par exemple, pourquoi le rapport n’évoquait même pas la tour 7 du World Trade Center (WTC). Elle s’était effondrée vers 17 h, soit sept heures après les tours jumelles. Sans raison: aucun avion ne l’avait touchée. »

Etonnant oubli effectivement pour un bâtiment qui abritait le siège de l’Organisme fédéral de réglementation et de contrôle des marchés financiers (SEC) ainsi que des bureaux secrets de la CIA. Les autorités américaines expliqueront que ce monstre de 170 mètres de hauteur avait été touché par des débris projetés par le crash et qu’il y avait eu des feux, puis une grosse explosion de cuves d’huile de chauffage au sous-sol.

Le problème, c’est que jusqu’au 11 septembre, aucun incendie n’avait réussi à détruire une tour à ossature métallique dans le monde et surtout pas à provoquer son effondrement à la vitesse de la chute libre. Fallait-il y voir dès lors une démolition contrôlée par des explosifs?

Des ingénieurs comme Hugo Bachmann, professeur émérite d’analyse structurelle et de construction de l’ETH de Zurich, y croient dur comme l’acier des tours vendu un peu à la sauvette à des recycleurs coréens et chinois sans que les enquêteurs aient vraiment pu l’analyser. Comme si l’administration Bush ne voulait pas laisser de traces, notamment celles de nanothermite, un explosif militaire qui aurait été retrouvé sur place.

« Ils m’ont pris pour un fou et m’ont conseillé de me taire, que ce ne serait pas bon pour ma carrière », sourit Daniele Ganser dont le parcours scientifique le fait passer pour un « type sérieux ». Né en 1972 à Lugano, il a étudié à Bâle, Londres et Amsterdam avant de travailler pour le très libéral Avenir Suisse.

« Il était impossible de remettre en cause la vérité d’évangile de la commission. Il fallait croire et ne pas questionner cet événement historique comme on le ferait avec d’autres », poursuit Ganser qui sait, en outre, ce dont les Etats, même démocratiques, peuvent être capables. Il a publié une recherche historique sur le terrorisme manipulé (Les armées secrètes de l’OTAN, Ed. Demi Lune).

« Après tout, le Rainbow Warrior de Greenpeace avait été coulé en 1985 par les services français », rappelle-t-il. Mieux même, par deux agents, les faux époux Turenge, qui étaient d’ailleurs de faux… Suisses.

Terrorisme par délit d’inité ?

Bref, Daniele Ganser est dès lors classé dans le camp des sceptiques sans que cela pèse trop sur sa carrière. Mais que remettent en cause finalement ces truthers ? La liste de leurs doutes sur des incohérences ou des omissions étonnantes est longue.

Il y a notamment ces transactions financières suspectes qui ont eu lieu peu de jours avant les attentats du 11 septembre 2001, notamment sur les titres d’United Airlines et d’American Airlines, les deux compagnies dont les avions ont été détournés et dont les cours se sont effondrés après le crime.

« Il s’agissait d’options de vente sur actions, dont la détention permet de parier sur la chute de cours boursiers. Tant le secteur aérien que le secteur financier furent concernés », indique Marc Chesney, professeur d’économie à l’Université de Zurich, avant de regretter l’absence d’un rapport digne de ce nom à ce sujet. Or le «butin» est estimé à plusieurs centaines de millions de dollars, voire plusieurs milliards.

D’autres, dont Robert Fisk, correspondant au Moyen-Orient du quotidien anglais The Independent et un des seuls Occidentaux à avoir rencontré Ben Laden, se demandent pourquoi les débris du vol 93 se sont dispersés sur des kilomètres alors que l’appareil est censé s’être écrasé dans un champ (a-t-il été abattu par un avion de chasse?), comment les poutres des tours – dont le point de fusion est à 1480 degrés – ont cédé alors que le kérosène brûle au mieux à 820 degrés.

Fabrizio Calvi (11 septembre la contre enquête, Fayard) se demande, lui, pourquoi le rapport officiel n’évoque pas le rôle d’Ali Mohammed, taupe d’al-Qaida à l’intérieur de l’armée américaine et de la CIA. C’est pourtant lui qui met au point le modus operandi de l’attaque.

Bush ne savait-il vraiment rien ?

Les sceptiques estiment également que les attentats du 11 septembre n’ont pas pris l’administration Bush par surprise. Pour les truthers, le président Bush a même menti lorsque, après les attentats, il a juré sur l’honneur, la larme à l’oeil, que les attaques n’étaient pas prévisibles et qu’il n’avait rien pu faire pour sauver la vie des 3000 martyrs de l’attaque islamiste.

En fait, les signaux d’alerte étaient au rouge depuis quelques mois. Les services secrets allemands, égyptiens, jordaniens, pakistanais, israéliens, français, anglais… et même talibans avaient tiré le signal d’alarme. Aux USA aussi, des alertes retentissent.

En juin 2001, la FAA (Federal Aviation Administration) met en garde les compagnies aériennes contre de possibles détournements. En juillet 2001, un agent du FBI de Phoenix avertit que des partisans de Ben Laden prennent des leçons de pilotage dans un but terroriste et recommande de les traquer. Puis la CIA intercepte des messages islamistes prédisant une attaque «à grand spectacle» dans un proche avenir.

Le président Bush en est informé. Il reçoit le 6 août 2001 une note de renseignement de la CIA intitulée Ben Laden est décidé à frapper aux Etats-Unis qui lui annonce la couleur: des islamistes se trouvent aux USA et préparent des détournements d’avion. Un vieux scénario à vrai dire.

En 1995, l’incendie de l’appartement qu’occupe à Manille Ramzi Ahmed Yousef, le cerveau du premier attentat contre le World Trade Center en 1993, permet d’éventer l’opération Bojinka. Ce complot visait à faire exploser des avions de ligne à destination des USA ainsi qu’à détourner des appareils pour détruire les tours jumelles ou le quartier général de la CIA.

Des apprentis pilotes kamikazes étaient en formation aux USA alors qu’un certain Khalid Sheikh Mohammed était une des chevilles ouvrières du projet terroriste. Considéré comme le cerveau des attaques du 11 septembre 2001 et soumis à la torture (simulation de noyade) lors de ses interrogatoires, il sera jugé par un tribunal militaire d’exception, à Guantanamo Bay. A huis clos.

Derrière Ben Laden, l’Arabie Saoudite ?

Se sachant en danger, pourquoi les USA n’ont-ils dès lors pas pris des mesures pour éviter la catastrophe? Tout simplement parce que le terrorisme islamiste n’était plus une priorité pour l’administration Bush, répond le journaliste Fabrizio Calvi. « La cible de Bush au début de sa présidence, c’était l’Irak et son pétrole. Il voulait renverser Saddam Hussein. »

Ben Laden n’est donc plus l’ennemi public numéro un qu’il était à l’époque du président Clinton. Une preuve? Le Saoudien, pourtant recherché par toutes les polices, mais étrangement pas pour les attentats du 11 septembre, s’est fait soigner en juillet 2001 dans l’hôpital… américain de Dubaï pour une infection rénale. Il en profite pour rencontrer sa mère notamment ainsi que le représentant local de la CIA, relève Richard Labévière.

Et pour cause: « Ben Laden est l’enfant légitime des services saoudiens et de leurs parrains américains. » Un enfant traité dès 1979 par les services américains pour collecter de l’argent et enrôler des volontaires pour la résistance contre l’envahisseur soviétique. Eh oui, le terrorisme islamiste est aussi une invention américaine comme on l’oublie trop souvent.

Ben Laden ne retourne sa veste qu’en 1990, au moment où les troupes américaines entrent en Arabie saoudite pour la guerre du Golfe. « Notre pays est devenu une colonie des Américains », expliquait-il à Robert Fisk. Un avis partagé par des princes saoudiens qui ont financé et protégé Ben Laden. « Les attentats du 11 Septembre étaient motivés par la simple présence des forces américaines en Arabie saoudite », abonde Jacques Baud, spécialiste suisse en politique de sécurité. Un message que Bush recevra cinq sur cinq en 2003.

Complot ou incompétence ?

Mais cela n’explique toujours pas les ratés du 11 septembre. Pour Calvi, la catastrophe – totalement évitable – est due aux erreurs d’aiguillage, à l’incompétence, à la bureaucratie et à un réel manque d’imagination des services américains. Il y avait alors une guerre des services entre le FBI, la NSA, l’armée et la CIA. Une guerre qui affaiblissait la capacité de réaction du pays.

Ensuite, les responsables de la sécurité ne faisaient pas confiance aux néoconservateurs qui avaient les clefs de la Maison Blanche en janvier 2001. Et ces derniers le leur rendaient bien… Autre bombe que vient de lâcher Richard Clarke, tsar de l’antiterrorisme US sous Clinton et Bush: les attentats auraient pu être évités si la CIA avait averti le FBI de la présence aux USA des kamikazes Khalid Al-Mihdhar et Nawef Al-Hazmi. Or l’agence s’est tue. Elle voulait les retourner.

Mais y voir un complot serait aller trop loin, souligne Fabrizio Calvi. «Si cela avait été le cas, des centaines de personnes auraient été dans la confidence. Il y aurait eu des fuites.» Or, comme Anne, il n’a rien vu venir de concret.

« En cas de complot, seule une poignée de personnes sait ce qui se passe, rétorque Daniele Ganser. Les autres exécutent ce qu’on leur a ordonné de faire. Sans savoir qu’ils participent à une action plus vaste. » En outre, une opération d’influence de ce type n’aurait pas été une première pour les USA. En 1962, le plan Northwoods devait amener l’opinion publique américaine à soutenir une guerre contre Cuba en faisant en sorte qu’un faux avion charter américain soit abattu par la chasse de Castro.

Alors, complot ou pas? Bush s’est-il tricoté un nouveau Pearl Harbour? «Un événement catastrophique et catalytique» qu’appelaient de leurs vœux en 2000 les Dick Cheney, futur vice-président, ou Donald Rumsfeld, futur ministre de la Défense, dans un rapport intitulé «Reconstruire les défenses de l’Amérique». L’enjeu: faire des USA «la puissance dominante de demain».

Dès lors, est-ce qu’une partie du gouvernement aurait laissé agir Ben Laden? Ou pire, aurait organisé le coup en utilisant l’épouvantail Ben Laden qui jura après le 11 septembre n’y être pour rien alors que le FBI n’a jamais recherché le Saoudien pour sa participation dans les attentats américains?

Après tout, ce gouvernement a menti sur la présence d’armes de destruction massive pour justifier la guerre en Irak en 2003. Tout comme le président Johnson avait utilisé un faux accrochage entre des navires nord-vietnamiens et américains pour justifier l’intervention US au Vietnam.

Fisk, attablé dans un restaurant de Beyrouth, sourit. «Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, l’administration Bush a quasiment tout raté. Alors comment aurait-elle pu cacher une telle affaire?»

Commission sous influence ?

Tout le monde est d’accord sur un point: le doute autour du 11 septembre est surtout dû à la faillite de la commission d’enquête qui s’est appuyée sur des informations obtenues sous la torture ou a écarté des témoignages susceptibles de contredire ses thèses. Notamment ceux des survivants qui disent avoir entendu de grosses explosions dans les tours lors de leur effondrement.

« Ses impasses sont telles qu’elles lui valent le surnom de “commission des omissions”, ironise Fabrizio Calvi. Il est évident qu’une nouvelle enquête sérieuse serait nécessaire .» Mais le pire fut sans doute la nomination de Philip Zelikow au poste de directeur exécutif de la commission. Ce dernier était un proche de Condoleezza Rice et il fit son possible pour embrouiller les pistes… « Notre commission a été mise en place pour échouer », lâcha même son président Thomas Kean, amer.

A qui profite le crime ?

Si les USA voulaient utiliser le 11 septembre pour asseoir leur suprématie, avouons qu’ils ont échoué. Pour Fabrizio Calvi, la crise financière et la chute libre du dollar s’expliquent en grande partie par ces dépenses militaires inédites dans l’histoire du monde. L’empire a contre-attaqué. Mais il est aujourd’hui à bout de souffle.

Reste que le crime a néanmoins profité au complexe militaro-industriel mondial. Les dépenses militaires américaines ont bondi de 81% depuis 2001 pour s’établir à plus de 700 milliards de dollars en 2010. Tout comme les investissements dans la sécurité. Dans le même temps, des mesures limitant les libertés individuelles et permettant des actes de torture dignes de la Gestapo sont passées comme des lettres à la poste. Sans oublier que l’Occident a fermé les yeux sur une islamophobie ignoble qui a vu naître un meurtrier comme Anders Behring Breivik.

Mais s’agit-il là de la cause ou de la conséquence du 11 septembre? C’est là que la discussion légitime sur cet événement historique, mais encore trop polluée par les disputes sans fin entre les truthers paranos et les debunkers obtus, doit avoir lieu. Le refuser serait aussi stupide que d’affirmer que tout a été dit sur les crimes nazis après le procès de Nuremberg.

« En dix ans, la société occidentale s’est construit des murailles juridiques, politiques et sécuritaires souvent en contradiction avec les valeurs qu’elle défendait avec succès depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La question de la délimitation entre besoin sécuritaire et valeurs de liberté n’a pas fait l’objet d’un débat », abonde Jacques Baud. Que le vrai débat autour du 11 septembre commence…

Comment l’ambassade américaine intervient en Suisse pour faire taire les truthers

Plutôt seul au début, Daniele Ganser a été rejoint depuis par des centaines, des milliers de sceptiques. Des hurluberlus complotistes ou des anti-américains primaires comme les appellent les debunkers, les démystificateurs?

S’il est vrai que certains veulent nous faire croire que les petits hommes verts sont responsables des attentats du 11 septembre, il y a dans le lot des travaux troublants, réalisés par des architectes, des ingénieurs, des pilotes, des pompiers, des militaires, des policiers, des journalistes…

Des quidam, bien plus nombreux aux USA qu’en Europe, qui comme David Ray Griffin, professeur américain de théologie à la retraite et un des fers de lance du 9/11 Truth Movement, se sont dit qu’un gouvernement qui avait traîné les pieds à constituer la commission d’enquête pouvait aussi avoir camouflé une partie de la vérité. Ils voulaient ainsi replonger dans les faits pour savoir si la croisade «bushienne» contre l’Islam radical était «juste».

C’est le cas du conseiller national vert bernois Alec von Graffenried qui a signé la pétition 911untersuchen.ch comme une centaine de personnes.

Mise en ligne tout dernièrement par Stefan Schaer, un journaliste bernois, elle revendique… une nouvelle enquête. Tout comme l’ONG Human Rights Watch qui veut traduire les pontes de l’administration Bush pour crimes de guerre et torture après le 11 septembre.

« Je n’adhère à aucune théorie du complot, et je me considère comme un ami des Etats-Unis. Mais devant les soupçons actuels, il faut en avoir le cœur net », souligne l’élu. Reste que faire part de ses doutes est loin d’une sinécure. « On me reproche de faire partie de fous qui croient à des théories aberrantes. Comme si poser des question n’était pas possible sans “s’asseoir dans le même bateau” que des psychopathes…»

Des pressions que Daniele Ganser connaît. « L’ambassade américaine à Berne intervient systématiquement pour faire taire ceux qui remettent en cause la version officielle. » Et l’arrivée du président Barack Obama n’a rien changé à l’affaire.

Patrick Vallélian

Hebdo.ch | 31.08.2011 

Note : Les liens URL ont été rajoutés par la Redaction de ReOpenNews

En lien avec cet article :

11-Septembre : La chaine publique italienne RAI-2 donne une leçon de journalisme aux autres grands médias |

par Massimo Mazzucco, sur 911Blogger, le 28 août 2011

MassimoMazzucco : 11-Septembre : La chaine publique italienne RAI-2 donne une leçon de journalisme aux autresgrands médias |

Suisse: des personnalités politiques mettent en doute la Version officielle du 11-Septembre | par David Vonplon, sur tagesanzeiger.ch, réactualisé le 22.07.2011 502 commentaires (en allemand)

Suisse : Réactions des médias après le lancement réussi d’une pétition pour la réouverture de l’enquête sur le 11/9 | sur le blog de Stefan Schaer, le 26 juillet 2011

Et lire aussi nos Point-clefs qui résument l’essentiel des questionnements et des incohérences de la thèse officielle du 11/9

Massimo Mazzucco,

sur 911Blogger,

 28 août 2011

01 septembre, 2011 by GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2011/09/01/lhebdo-en-suisse-11-septembre-10-ans-de-mensonges/


Une Vidéo inédite du 9/11 publiée par CBC montre que le type d'avion n'était pas celui de la version officielle.

Le Boeing 767-200 n'a pas de renforcement structurel au niveau du dessous des ailes (intrados) ...
... une théorie de conspiration déclare que le 767 qui a percuté la tour sud, nombreux sont ceux qui ont spéculé au sujet des renforcements des structures sous les ailes.
Albert Turi, chef du département de sécurité incendie de New York City a rapporté non seulement qu'il y avait de nombreuses explosions secondaires dans les tours mais qu'il y avait également une bombe sur un ou les deux avions qui se sont écrasés dans les tours.
Une vidéo récemment découverte par CBC montre les vues réelles de l'avion de ligne qui a percuté la tour sud...
Le type d'avion n'était pas celui de la version officielle
Le Boeing 767-200 n'a pas de renforcement structurel au niveau du dessous des ailes (intrados) ...
... une théorie de conspiration déclare que le 767 qui a percuté la tour sud, nombreux sont ceux qui ont spéculé au sujet des renforcements des structures sous les ailes.

 

Le Boeing 767-200 n'a pas de renforcement structurel au niveau du dessous des ailes (intrados) ...

http://www.airliners.net/open.file/819056/M/

... une théorie de conspiration déclare que le 767 qui a percuté la tour sud, nombreux sont ceux qui ont spéculé au sujet des renforcements des structures sous les ailes.

http://www.rense.com/misslepod.JPG

Albert Turi, chef du département de sécurité incendie de New York City a rapporté non seulement qu'il y avait de nombreuses explosions secondaires dans les tours mais qu'il y avait également une bombe sur un ou les deux avions qui se sont écrasés dans les tours.

http://www.prisonplanet.tv/articles/may2004/050504bombsinwtc.htm

Une vidéo récemment découverte par CBC montre les vues réelles de l'avion de ligne qui a percuté la tour sud...  

Vidéo inédite du 9/11 publiée par CBC

Le type d'avion n'était pas celui de la version officielle

Le Boeing 767-200 n'a pas de renforcement structurel au niveau du dessous des ailes (intrados) ...

http://www.airliners.net/open.file/819056/M/

... une théorie de conspiration déclare que le 767 qui a percuté la tour sud, nombreux sont ceux qui ont spéculé au sujet des renforcements des structures sous les ailes.

http://www.rense.com/misslepod.JPG

Albert Turi, chef du département de sécurité incendie de New York City a rapporté non seulement qu'il y avait de nombreuses explosions secondaires dans les tours mais qu'il y avait également une bombe sur un ou les deux avions qui se sont écrasés dans les tours.

http://www.prisonplanet.tv/articles/may2004/050504bombsinwtc.htm

Une vidéo récemment découverte par CBC montre les vues réelles de l'avion de ligne qui a percuté la tour sud...

 

Photo tirée de http://photos.airliners.net/photos/3/9/5/829593.jpg

Il est clair comme l'eau de roche que ce Boeing 737 a des renforcements extérieurs sous les ailes...  

Outre, les caractéristiques des ailes plus minces du 737 ainsi que les dimensions et positions des moteurs montrent bel et bien qu'il s'agit d'un 737 de l'armée américaine.

 

Image tirée de http://www.airliners.net/open.file/834047/M/

Le moteur CFM56 des 737 retrouvés au sol près des rues Church & Murray mesure cinq pieds de diamètre. Si l'on se réfère aux moteurs, nous constatons que ces derniers sont très proches du fuselage de l'avion, seulement 5 pieds...

 

En revanche, les 767-200 avec ses moteurs situés à 9 pieds du fuselage est une autre histoire.

http://www.airliners.net/open.file/805544/M/

Les DEUX caractéristiques les plus distinctives des 737 sont l'empennage horizontal et les moteurs fixés par des PODS. En raison de la résistance extrême au vent sur les renforcements bombés en vol, on a spéculé que les PODS de l'avion de ligne qui a heurté la tour sud ont été modifiés. Pourtant; cette photo montre bien un PODS non modifié...

 

Lisez l'article de RENSE qui a impliqué des criminels dans et hors du gouvernement  Fédéral dans le  9/11.

Le 9/11 un vent exceptionnel a soufflé sur l'école de Booker http://www.rense.com/general63/wte.htm

La nécessité d'un vent de Nord West soufflant la fumée de la tour nord vers la tour sud au point de masquer l'hélicoptère de contrôle opérant au dessus des tours fut ce qui a permis le déclenchement du 9/11. En fait, les criminels ont DU ATTENDRE cette SITUATION METEO PARTICULIERE pour déclencher les opérations du meurtre de masse le plus terrifiant dans l'histoire américaine.

La vidéo du 9/11 de CBC a réussi à filmer l'hélicoptère en 48 images/secondes (cercle jaune)...

 

La séquence de photo exposées ci-dessous montre ce qui s'est passé du coté de la façade arrière de la tour sud. Ce qui est encerclé en jaune semble être l'explosion d'une bombe. Notez l'ombre sur le mur.

 

Car la couleur rougeâtre de l'explosion est également caractéristique des explosions de napalm, un site Web britannique avance des spéculations :

http://www.the-movement.com/essays/fireball.htm

Un site Web américain, The Power Hour radio show, qui ne mâche pas ses mots au sujet du 9/11, donne ses propres explications. Commandez leur vidéo sur www.policestate.com.

Pour finir, cette photo montre le trou de sortie du moteur 737 qui est tombé dans les rues de NYC...

 

Les véritables criminels du 9/11 essayent toujours de reporter ce qui les attend :

L'administration Bush cherche à bloquer les poursuites fédérales de RICO l'impliquant dans le 11 septembre.

L'avocat des parties civiles qualifie le gouvernement de "bande de menteurs" et appelle le peuple américain à se soulever pacifiquement contre l'état fasciste de Bush.

24 avril 2005 Par Greg Szymanski

http://www.arcticbeacon.com/articles/article/1518131/24652.htm

L'avocat Phil Berg déclare qui a fait le 9/11 :

http://www.911forthetruth.com/pages/BergBlog.htm

Nancy de l'Iowa raporte que Billy Jack a un as dans sa manche au sujet du 9/11 :

https://billyjack.com/index.php?menuID=Page&pid=78

In a FOIA action against the FBI's role in the OKC saga, U.S. District Judge Dale Kimball says government officials privacy is not important. Tell Sibel Edmonds as the FBI apparently is trying to protect government officials and others in the 9/11 coverup there.

http://www.legendgames.net/showstory.asp?page=blognews/stories/UN0000240.txt

Most important of all here is the Karl Schwarz group's plan to reverse the decline of America.

http://www.iconoclast-texas.com/default.htm

Of course Karl Schwarz has more hard-hitting 9/11 journalism at

www.karlschwarz.com.

DON'T MISS

911 CNN Reports Boeing 737s Struck WTC

http://www.rense.com/general65/911h.htm

Sneak Preview - 911 Pentagon Tapes

http://www.rense.com/general64/911et.htm

The Rest Of The 9/11 Street Engine Story

http://www.rense.com/general64/wth.htm

NYC Photos, Flight 93 Witnesses Identify 9/11 White Jet

http://www.rense.com/general64/white.htm

On 9/11 An Ill Wind Blew to Booker School

http://www.rense.com/general63/wte.htm

WTC Jet Engine Confirmed NOT From Boeing 767

http://www.rense.com/general63/wtcc.htm

Second 911 Remote Control Antenna Verified

http://www.rense.com/general63/secnd.htm

Avionics Expert-A 911 Remote Control Lesson for PM

http://www.rense.com/general63/remo.htm

WTC Cutter Charges Clearly Visible

http://www.rense.com/general63/cutt.htm

Real 911 Science For PM - The ST Airliner Photo

http://www.rense.com/general63/st.htm

PM Claims Landing Gear Made Pentagon 12 Foot Hole

http://www.rense.com/general63/pmm.htm

PM Missed NASA 911-type Airliner Crash 20 Years Ago

http://www.rense.com/general63/pm.htm

Is Popular Mechanics Hiding 911 NYC Engine In Street Photo?

http://www.rense.com/general63/hiding.htm

Missing Pentagon Jet Engine Identified?

http://www.rense.com/general63/ident.htm

Missing Pentagon Unobstructed Citgo Videos

http://www.rense.com/general63/unob.htm

Mardi 1 Avril 2008

http://www.alterinfo.net/Une-Video-inedite-du-9-11-publiee-par-CBC-montre-que-le-type-d-avion-n-etait-pas-celui-de-la-version-officielle_a190.html



Massimo Mazzucco : La télévision italienne valide l’appel du Mouvement pour une nouvelle enquête sur le 11/9.

Quelle n’a pas été la surprise des « sceptiques » italiens lorsqu’ils ont vu qu’une émission très populaire de la télé italienne consacrait une pleine heure aux affirmations du Mouvement pour la vérité sur le 11/9, en validant implicitement leur appel pour une nouvelle enquête indépendante.

La nuit du 26 août, le célèbre présentateur Giovanni Minoli a lancé la première d’une série de 3 émissions d’une heure chaque, à l’occasion de la commémoration du 10e anniversaire du 11/9. Diffusé sur RAI-2, la deuxième chaine publique, l’émission de Minoli a utilisé de longs extraits de « Loose Change » – doublé en italien – pour présenter aux téléspectateurs les critiques les plus récentes adressées par le 911 Truth Movement à la version officielle.

Massimo Mazzucco(2),

Par (2), sur 911Blogger,

le 28 août 2011


11/9 : Massimo Mazzucco : La télé publique italienne remet en cause…

Extraits vidéo de l’émission sous-titrés en français

Par deux fois déjà, la télévision italienne avait ainsi diffusé des films issus du Mouvement pour la vérité sur le 11/9.

En juin 2006, « Inganno Globale » (Le Mensonge Global) de Massimo Mazzucco avait été retransmis sur la chaine berlusconienne Channel-5, et avait servi de base à un débat qui avait occupé les médias mainstream pendant plusieurs mois.

En septembre de la même année, RAI-3, la troisième chaine publique italienne, avait diffusé le film de Jimmy Walter « Confronting the Evidence », contribuant ainsi à animer encore plus le débat.

Dans les deux cas pourtant, les journalistes avaient gardé leurs distances avec le contenu de ces films, les présentant de manière neutre, en s’abstenant tout autant de les critiquer que de prendre leur parti. (Cela ne les empêcha pas de se faire réprimander sévèrement par quelques commentateurs conservateurs pour le simple fait d’avoir permis à de telles absurdités de voir le jour dans les médias mainstream. Mais [ces journalistes] s’en étaient sortis – et ont même fait leur place depuis – étant donné que leur "cote" a augmenté dans l’intervalle.)

En revanche, lors de l’émission diffusée récemment, Giovanni Minoli a parsemé tout le programme de commentaires exprimant son propre point de vue, soulignant l’absurdité de la version officielle, et validant implicitement la demande d’une nouvelle enquête. J’ai extrait et mis bout à bout ses commentaires dans la vidéo ci-jointe, de façon à ce que tous puissent vérifier. Autant que je sache, Giovanni Minoli n’a pas été mis au pilori par les commentateurs politiques… que ce soit d’un coté ou de l’autre de l’échiquier (sauf évidemment dans quelques courriers extrêmement énervés –mais ô combien hilarants – du debunker italien Paolo Attivissimo [l’équivalent d’un Jérome Quirant en Italie – Ndlr] et de ses fans.

Je pense que cet épisode représente un tournant majeur dans les médias mainstream internationaux, car il montre clairement que nous avons acquis suffisamment de crédibilité pour pouvoir présenter nos affirmations en toute légitimité et en étant respectés. Encore récemment, Geraldo Rivera a montré quelque velléité d’aller dans le même sens aux USA.

Le chemin est encore long, et des obstacles imposants devront être surmontés avant que de tels résultats puissent être atteints aux USA. Mais la « logique principale » qui gouverne les médias est la même partout dans le monde, et est moins liée à la basse politique qu’à la réalité économique (i.e, les « ratings », ou taux d’audience). Autrement dit, les choses peuvent être amenées à un point où ils auront "besoin" de notre contenu autant que nous aurons besoin d’eux pour le diffuser.

Continuons cet excellent travail.

Massimo Mazzucco,

sur 911Blogger,

 le 28 août 2011

ReOpen911

 

Notes :

  1. Dans sa conclusion, le présentateur Giovanni Minoli fait une petite erreur en disant que le passeport a été retrouvé après l’effondrement, alors que pendant l’émission il spécifie bien "avant".
  2. Il faut mettre ça sur le compte du "feu de l’action" car en effet ce passeport a bien été retrouvé avant l’effondrement de la 1ère Tour, dans des circonstances d’ailleurs très étranges. Voir notre R-News "11-Septembre, les ratés du FBI… par le FBI"
  3. Massimo Mazzucco tient l’un des principaux sites Web italiens sur le 11/9, luogocomune.net, et est aussi l’auteur du documentaire sur le 11/9 “The New American Century

Traduction GV pour ReOpenNews


En lien avec cet article :



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Vidéo : 11 septembre 2001 - Enquête indépendante auprès des témoins officiels qui ont vu le fameux avion du Pentagone (Vidéo 81’47)

    Bonjour à toutes et à tous,

Les journalistes professionnels de la télévision, experts en mensonges d'État, ont souvent reproché aux partisans de la vérité sur ce qu'il s'est vraiement passé le 11 septembre 2001 de n'avoir jamais mené d'enquête sur place auprès des témoins qui ont vu l'avion du Pentagone. Et bien c'est faux. En voici une preuve.

L’enquête indépendante auprès des personnes qui, d’après les autorités, ont vu l’avion du Pentagone prouve que cet avion, qu’ils ont effectivement vu et dont ils ont parlé à la commission officielle sur le 11 septembre, n’a pas pu frapper le Pentagone. Leur témoignage est une preuve absolue que le gouvernement américain nous ment effrontément à propos du 11 septembre 2001. Jusqu’à quand ?

Voici une image extraite de ce film et en dessous vous aurez une traduction des phrases en anglais et des commentaires 

"downed light poles" signifie "lampadaires déquillés". En effet, selon la version officielle, l’avion aurait déquillé ces lampadaires, qui se trouvaient paraît-il sur sa trajectoire juste avant de frapper le Pentagone. Sur l’image, ces lampadaires sont indiqués en jaune sous la ligne rouge.

"official south side flight path" signifie "trajectoire officielle de l’avion par le sud". Elle est indiquée sur l’image par la ligne rouge. Il aurait fallu que l’avion suive cette trajectoire pour pouvoir déquiller les lampadaires dont on parle ci-dessus.

"north side flight path" signifie "trajectoire de l’avion par le nord". C’est la trajectoire réellement suivie par l’avion d’après les témoins eux-mêmes. Elle est indiquée par la ligne bleue. On constate que l’avion, qui a effectivement été vu par les témoins du drame, n’a pas pu déquiller les lampadaires. Conclusion : on nous ment !

On a souvent reproché à celles et ceux qui ont dénoncé la version officielle du 11 sept de ne s’être jamais déplacé sur place et de n’avoir jamais rencontré les témoins. Et bien, maintenant, certains d’entre nous l’ont fait et leur enquête confirme tout à fait ce que le simple bon sens nous disait : c’est bel et bien l’État US qui a organisé les événements du 11 septembre 2001.

Merci pour votre attention,
Meilleures salutations,
do
http://mai68.org/spip

Maintenant, vous pouvez cliquer ci-dessous pour voir la vidéo-enquête. Vous ne le regretterez pas :

http://mai68.org/spip/spip.php?article487

 (et surtout, regardez bien jusqu’à la fin, car il y a une surprise) !!

 

1-2 Video AE911Truth -- Preuves d'explosifs le 11 septembre - par Steven Jones -

Le physicien Steven Jones, un des scientifiques à avoir trouvé de la thermite dans la poussière du World Trade Center explique, de façon détaillée, la méthode scientifique à la base de sa découverte et discute de de la provenance des échantillons de poussière du WTC et de la nanothermite.
Cette entrevue met en vedette l'un des experts internationaux du documentaire choc à venir d'Architectes et Ingénieurs intitulé «Preuves d'explosifs le 11/9 - Les experts se prononcent»

2011-02-03

 


 

 

2 Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Pascal Boniface au TF1 News : ce que, le 11-Septembre, a changé d'un point de vue géopolitique.
2-1 Qu'est-ce que le 11-Septembre a changé d'un point de vue géopolitique ?

TF1 News : Qu'est-ce que le 11-Septembre a changé d'un point de vue géopolitique ?

Pascal Boniface : Rien. Bien sûr, c'est un événement historique gravé à jamais dans nos mémoires. Mais il n'a pas pour autant mis fin à un monde établi, comme l'avait fait la chute du Mur de Berlin en mettant terme à la bipolarité Etats-Unis-Russie en 1989. Et aucun monde nouveau n'est né le 11 septembre 2001.

Sur ce sujet, on confond le choc émotionnel, énorme, engendré par l'événement et son impact structurel sur les relations internationales. Celles-ci sont faites de rapports de forces entre les nations. Or ces rapports n'ont pas été modifiés par le 11-Septembre. Certes, les Etats-Unis ont été gravement touchés. Mais ils n'ont pas été affaiblis structurellement par rapport aux autres puissances comme la Chine, la Russie, le Japon, la France ou les pays émergents. Et ces dernières n'ont pas profité de la situation.


TF1 News : Pourtant, dans la foulée,
George W. Bush a développé le concept  de "guerre contre le terrorisme". Ce concept  a ensuite abouti à la 2e Guerre d'Irak avec la théorie de "guerre préventive", ou à la création de Guantanamo, avec la détention "d'ennemis combattants" en dehors de toute convention.
P.F
. : Certes, il y a en effet eu la guerre d'Irak, erreur monstrueuse. Mais ce n'était pas le seul choix possible pour Bush. Il a alors malheureusement choisi l'option de la manière forte proposée par les néo-conservateurs. Ceux-ci souhaitaient envahir l'Irak dès 1998-1999. Le 11-Septembre leur a servi de prétexte et d'effet d'aubaine pour mettre leur plan à exécution. Or, au final, cette guerre, et plus globalement la politique suivie par Bush après le 11-Septembre, a contribué à l'affaiblissement des Etats-Unis. Et ce malgré l'augmentation de leurs dépenses militaires. En 2001, elles représentaient 37% des dépenses militaires mondiales, contre 50% aujourd'hui.


TF1 News : Sans le 11-Septembre, cette pensée néo-conservatrice aurait-elle pu prendre autant d'ampleur ?

P.F.
:  Non. Les attentats ont vraiment donné l'occasion aux néo-conservateurs de faire prévaloir leur point de vue. Et celui-ci s'est imposé auprès de l'administration et de George W. Bush, qui n'a pas retenu la solution plus neutre proposée par Colin Powell (ndlr : son ministre des Affaires étrangères).

Plus globalement, le 11-Septembre a créé un choc psychologique dans le monde occidental et stigmatisé l'islam. La "guerre contre le terrorisme" et la théorie du choc des civilisations ont alors prospéré. Le débat a eu lieu dans plusieurs pays, dont la France. Heureusement, aujourd'hui, après la mort d'Oussama ben Laden et le printemps arabe, la parenthèse est refermée. Cela permet une réflexion plus poussée sur l'islam, qui efface les vents mauvais des dernières années.
 
TF1 News : Avec le printemps arabe,  les peuples se débarrassent de leurs dictateurs.

N'est-il pas l'aboutissement de cette pensée  néo-conservatrice qui consistait justement à faire partir les tyrans, par la force si besoin. Ce serait alors une victoire à retardement pour Bush ?
P.F. :  Votre question soulève un débat de fond. Pour ma part, j'estime que la politique de Bush est venue glacer les avancées réformatrices qu'auraient pu développer les régimes arabes. Certains dictateurs se retranchaient justement derrière la "lutte contre le terrorisme" prônée par la Maison-Blanche pour bloquer toute réforme et se présenter comme les derniers "remparts" contre l'islamisme. Les néo-conservateurs ont donc de fait retardé l'éclosion du printemps arabe. Après la guerre d'Irak, les révolutions de 2011 signent leur seconde mort.


TF1 News :  Au-delà de l'Afghanistan, où se trouvait Oussama Ben Laden au moment des attentats et qui a été attaqué dès octobre 2001, et de l'Irak, qui peine toujours à se reconstruire, le pays le plus déstabilisé par le 11/9 sur le long terme n'est-il pas le Pakistan ?
P.F. :  Le pays avait déjà des problèmes avec l'Inde depuis la création des deux pays en 1947 et avec l'Afghanistan depuis le coup d'Etat pro-soviétique de  1978. Les problèmes du Pakistan d'aujourd'hui ne sont donc qu'un sous-produit du 11-Septembre. Plus globalement, le sort du Pakistan est bien sûr important régionalement. Mais il ne change pas structurellement la situation de l'ordre international.

Pascal Boniface

http://lci.tf1.fr/monde/amerique/le-11-septembre-n-a-pas-change-le-monde-6665889.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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08/09/2011

n°38 - Dossier de la Libye - 07-08- Début - Honte aux journalistes de radio France-Intertraitant de la Libye


n°38 - Dossier de la Libye - 07-08- Début  - Honte aux journalistes de radio France-Intertraitant de la Libye




Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Dossier de la Libye

                         n°38                                                       07-09        

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Dossier de laLibye" est  visible  sur … : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

Honte aux journalistes de radio France-Intertraitant de la Libye !

1 Dossier

1-1 A la recherche en Libye de la Fiat 500 Castagna "Capri" de Kadhafi !

1-2 Sarkozy réussit son coup en Libye. Les français sont fiers!

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 ELAC :  Kadhafi ‘le combattant’ : Voici le temps de la résistance.

2-2 Seif Al Islam réapparait à Tripoli ... la guerre se poursuit.

2-3 Julie de la Brosse : Pétrole: qui va profiter de la chute de Kadhafi?.

3  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 David Gakunzi : Sarkozy, l’Otan et la Libye: détruire pour posséder.

3-2 Des «djihadistes» au pouvoir à Tripoli.

3-3 William Blum:La Libye et le monde dans lequel nous vivons.

3-4 Le Grand Soir : Voici les nouveautés de la semaine.



Tiré à part

Honte aux journalistes de radio France-Intertraitant de la Libye !

Nous publions ici copie d’un courrier qu’une auditrice avisée a adressé aux rédacteurs de radio France Inter. Ceci pour leur rappeler que la liberté de la presse n’est pas un droit pour les journalistes mais un droit des gens à être correctement informés ; que le devoir de chaque journaliste est d’informer le public dans le respect de la vie humaine, dans le respect que l’on doit aux victimes ; qu’il est d’autant plus impératif que les journalistes envoyés dans des pays en guerre s’attachent à éclairer des faits que les puissances belligérantes s’emploient à camoufler. (Silvia Cattori)

Des journalistes aux ordres.

En 2003, la France s’oppose à la seconde guerre d’Irak, les journalistes de la radio nationale soutiennent alors la décision de leur gouvernement. Ils défendent la légitimité morale de ne pas attaquer un pays souverain.

En 2011, le pouvoir en France a changé de mains et dès l’annonce de la résolution du Conseil de Sécurité de l’Onu, les journalistes de France-Inter se sont mis en rang derrière la coalition occidentale et l’Otan. Ils ont systématiquement rapporté et commenté les événements depuis la perspective des « rebelles ». Leurs experts en tous genres entendus à l’antenne renforcent régulièrement ce parti-pris.

Pourtant à leur corps défendant, les mensonges se dévoilent parfois d’eux-mêmes. Ainsi « Le téléphone sonne » du lundi 22 août, animé de façon enjouée par le journaliste et ses invités alors que Tripoli est sous les bombes de l’Otan, commence par évoquer la nécessité de « protéger les civils » en Libye pour en venir somme toute assez vite à la véritable nécessité : l’Europe doit se rendre maître des moyens de sa puissance si elle veut encore exister entre les États-Unis et la Chine.

« Radio-Paris ment, Radio-Paris ment, Radio-Paris lalala.... »

« France-Inter en dit tant, France-Inter en fait tant, France-Inter est pour l’Otan ! »

Un langage désobligeant, violent et indécent.

Puisqu’officiellement, il n’y a pas de guerre en Libye, que l’Otan est venu au secours d’un peuple qui lutte pour la démocratie, il ne reste qu’un seul personnage à abattre, le Colonel Kadhafi et les « quelques fidèles qu’il compte encore »...

La Libye demeure néanmoins pour l’heure un État souverain. Un État qui n’a violé aucune résolution de l’Onu, qui n’a menacé ni attaqué aucun autre État, proche ou lointain.

Les journalistes vont alors docilement jouer le rôle qu’ils ont accepté de jouer : ridiculiser, discréditer et diaboliser le dirigeant de la Libye et ignorer les nombreux Libyens qui ne sont pas d’accord de voir leur pays détruit par des envahisseurs étrangers. Ces journalistes n’ont aucun problème à répéter que Kadhafi est « un criminel », « un tyran » détesté, « un dictateur » redouté, qu’il amuse parfois la galerie avec ses « bouffonneries ». Ses déclarations ne sont que des « diatribes », il « harangue ses partisans » qui sont des gens « impitoyables », « le numéro 1 libyen est-il fou ? », etc..., etc...etc.

L’arrestation non vérifiée de deux de ses fils est annoncée comme une nouvelle réjouissante. Les mauvais traitements que subissent les prisonniers ne les dérangent pas. Alors que des images permettent de comprendre que les rebelles se conduisent en barbares et procèdent à des exécutions sommaires, les journalistes les suivent comme s’ils étaient des héros, ils vont même jusqu’à les trouver « sympathiques », et ils présentent leurs actes de barbarie comme des victoires !

Le sommet de l’indécence est atteint quand les rédactions des différents journaux acceptent d’annoncer une fois encore d’un ton plaisant que « la tête de Kadhafi est mise à prix à .... de $ » ! Quelle barbarie ! Auditrice de France-Inter à qui une telle information est destinée, je suis remplie d’effroi : comment est-il possible de diffuser de tels messages piétinant toutes les règles du droit national et international ? Tous les droits humains fondamentaux ? Comment la radio nationale publique peut-elle se faire complice d’une incitation au meurtre pur et simple d’un être humain en dehors de tout tribunal ?

Des reportages de perroquet.

Pourquoi avoir des « envoyé,e,s spéciaux » s’ils sont « embedded » ? Pour faire illusion sur l’authenticité et la réalité des enquêtes sur place ? Au fil des comptes rendus et des entretiens avec « les correspondant,e,s », on est fixé sur le manque de sérieux et l’objectivité de leur travail.

Ainsi, les journalistes envoyés en Libye nous abreuvent de témoignages individuels d’ « insurgés » s’exprimant souvent en anglais, sans intérêt parce qu’ils n’éclairent rien et n’apportent aucune information sur ce qui se passe réellement, sur ce que ressent la population que l’on ne voit pas. Ou encore, de leur propre aveu, ils rapportent des rumeurs. Quand il y en a, les communiqués lacunaires de l’Otan sont fidèlement répétés, ponctués de ce commentaire puéril : « On n’en saura pas plus » !

A Paris, à la rédaction de France-Inter, on entend des journalistes connus, qui ont des années de métier, dont les commentaires se situent invariablement du côté des rebelles et des forces de l’Otan ; leurs analyses se bornent à évaluer ou à vanter les moyens d’action aérien, naval, et terrestre de la plus puissante organisation militaire du monde contre un petit pays de 6 millions d’habitants.

Par ailleurs, bien qu’il soit établi que les membres du Conseil de transition soient pour la plupart d’anciens hauts responsables du gouvernement de Kadhafi qui, lui, doit être liquidé, les journalistes de France-Inter évitent soigneusement de parler de leur activité passée et de mener des enquêtes à leur sujet.

La responsabilité du « crime contre la paix ».

Le contrôle de l’information constitue le premier acte de la guerre. Un journaliste qui se met au service d’un camp renonce de facto à exercer son métier. Ridiculiser, diaboliser, répandre sans vérification des informations incitant au mépris, à la haine et au meurtre contre le camp des perdants, engage la responsabilité de celles et ceux qui contribuent ainsi à la guerre. Ils prennent de graves responsabilités car ils devront répondre de « crime contre la paix », tel que définit par la Charte des Nations Unies en 1948. En plus de devoir rendre des comptes à leur conscience, ils pourraient un jour avoir à rendre des comptes publiquement.

Dans un article récent, Thierry Meyssan, actuellement en danger à Tripoli sous la férule des « démocrates » du Conseil de transition, rappelle précieusement « qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’Assemblée générale des Nations Unies a par quatre fois légiféré pour interdire et condamner ce type de pratique .

La Résolution 110, du 3 novembre 1947, relative aux « mesures à prendre contre la propagande en faveur d’une nouvelle guerre et contre ceux qui y incitent », sanctionne « la propagande de nature à provoquer ou à encourager toute menace à la paix, rupture de la paix, ou tout acte d’agression ».

La Résolution 381, du 17 novembre 1950, consolide cette condamnation en condamnant la censure des informations contradictoires comme partie intégrante de la propagande contre la paix.

Enfin, la Résolution 819, du 11 décembre 1954, sur « la suppression des obstacles au libre échange des informations et des idées », pose la responsabilité des gouvernements à supprimer les obstacles qui entravent le libre-échange des informations et des idées.

Ce faisant, l’Assemblée générale a élaboré sa propre doctrine en matière de liberté d’expression : elle a condamné les mensonges qui conduisent à la guerre et a érigé la libre-circulation des informations et des idées et le débat critique en armes au service de paix. »

Michelle Verrier
Philosophe

Courrier adressé à radio France Inter par Mme Michelle Verrier le 28 août 2011

1er septembre 2011 par Sylvia |


1 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 A la recherche en Libye de la Fiat 500 Castagna "Capri" de Kadhafi !
Pour préparer la venue de ceux qui bradent à tour de bras le pétrole libyen et favoriser l’entrée triomphale des renégats de Benghazi, l’OTAN bombarde depuis 4 jours la ville.
Semer la terreur, tuer des civils sont devenus leurs sports favoris.
Quant à leurs sous-fifres, c’est pire.
Les nervis d’Al Qaïda aidés et financés par l'OTAN, ont installé des check-points pour filtrer toutes les personnes qui tentent de fuir ces bombardements.
Des familles entières sont refoulées.
On leur demande de retourner dans la ville..., tout homme est arrêté et molesté et même tué, soupçonné d’être, soit un militaire, soit un pro-Kadhafi, parce que de Syrte sur Glane.
Dans un silence de cathédrale, assourdissant et complice, les médias
"meanstream" aux bottes de Sarkozy, Caméron et leur clique, montrent les soldats de pacotille du CNT à Tripoli, dépareillés et dégingandés comme toujours, qui donnent un ultimatum à la population de Syrte sur Glane, véritablement victime d’un vrai génocide qui est entrain d’y être perpétré, justifiant au passage leur suprématie militaire, évitant de dire que les forces spéciales françaises sont à quelques centaines de mètres derrière eux et que l’OTAN tue impunément des populations civiles en ce moment.
Ce n'est plus tout à fait la même stratégie des années 44 et 45 appliquée par les
"alliés" : détruire les populations civiles pour créer la panique, comme à Dresde, comme à Hiroshima, Nagazaki..., comme au Viet-Nam, au Cambodge..., aussi comme en Afghanistan et en Irak, comme au Liban et à Gaza aussi..., puisque maintenant on peut "cibler" en "frappes chirurgicales", c'est à dire détruire un hôpital et préserver une banque ou la maison d'un informateur sympathisant...
Mais le résultat est le même, on tue des femmes et des enfants... et les massacres sont enjolivés, minimisés, modifiés, via le sourire angélique de Claire Chazal et autres présentateurs des médias sous ordres, qui débitent les intoxications gouvernementales, la propagande industrielle, les désinformations... en accomplissant leur plan de carrière, en lobotomisant nos têtes et en percevant leur salaire..., qui soit-dit en passant est cent fois plus important que les pauvres femmes tuées ou estropiées à vie parce qu'elles sont nées du mauvais coté de nos barrières....
Mais, jusqu’à quand va-t-on se taire ?
On nous entraîne sur la soi-disant colère du CNT, qui annonce que l’Algérie lui a fait une déclaration de guerre en accueillant des membres de la famille Kadhafi...
On nous montre les villas pillées de la famille Kadhafi, les…, les…, les… mais, rien de Syrte sur Glane, entre autres massacres.
Tiens, c’est la ville natale de Kadhafi et toute chose qui peut être reliée à sa personne est vouée aux gémonies...
Mêmes les pauvres innocents de Syrte sur Glane et d'ailleurs.
Quel est leur crime ?
Qu’ont-ils fait ?
Que leur reproche-t-on ?
Et la soi disant protection des civils ?
J'ai de la honte de dépendre d'un despote comme Sarkozy, honte d'être Français, Européen, Occidental..., tout comme les belges de Léopold II devaient avoir honte qu'on génocide le Congo pour la gloire de la Générale et l'extraction forcée du caoutchouc..., tout comme les allemands ont fini d'avoir honte d'avoir été nazis...
Mais quand on se soumet au Nouvel Ordre Mondial, qu'on accepte d'être les esclaves d'un système..., quand on s'allie à l'Amérique, avec un peuple qui a génocidé les indiens et largué deux bombes atomiques sur des populations civiles, rasé Dresde, le Viet-nam et le Cambodge, menti sur la réalité du 11 septembre 2001 et créé la fable des armes de destruction massive de Saddam Hussein pour justifier de massacrer un million d'innocents en Irak..., rien d'humain ne peut en sortir sur le long terme...
On nous fait étudier l'histoire du monde, les massacres du monde, l'Empire Romain, l'Inquisition du Moyen-âge, non pas pour nous apprendre à faire la paix, mais pour nous apprendre à ne pas commettre les erreurs des perdants.
La ferme verdoyante de Mouammar Kadhafi près de Tripoli contrastait-elle vraiment avec l'image du bédouin vivant au milieu du désert et s'alimentant frugalement de dattes et de lait de chamelle que se donnait l'ancien
"Guide" Libyen ?
Depuis que les "libérateurs" sont passés avec la force militaire de l'Otan, c'est désolation.
"Avant, ici, on se croyait en Europe méridionale, maintenant c'est Bagdad", s'étonne l'un des vieux visiteurs (92 ans) de la vaste plantation dissimulée dans une immense exploitation agricole à 25 km au sud-ouest de Tripoli..., "même du temps de Rommel et de l'Afrika-Korps, tout était agréable, les nazis n'ont jamais détruit à ce point ni massacré les civils, mais avec Sarkozy, c'est un recul de civilisation, c'est un désastre. Beaucoup, ici, maintenant, crient 'vive la France', mais n'en pensent pas moins, avec des envies de vengeance et de meurtre"...
Ahmad Ramadan, 27 ans, employé du port de Tripoli, dit : "Avant que l'Otan ne bombarde et que les forces soi-disant révolutionnaires ne viennent tout piller et détruire pour le plaisir de détruire, voler aussi, le panorama d'arbres fruitiers bien alignés, de pieds de vigne bien soignés et de massifs de fleurs, était magique pour toute la population"....

Au détour d'une superbe allée pavée et bordée de palmiers, se dresse maintenant les ruines pillées du petit château de style marocain, aux stucs blancs explosés qui étaient finement ouvragés, mais pulvérisés par les bombardements de l'Otan.
Des centaines de morts jonchent le sol, surtout des femmes et des enfants, un cheval aussi dont le cadavre cache celui d'une mère coupée en deux et d'un bébé défiguré...
L'horreur...
Si c'est cela libérer et protéger les populations civiles, le mandat de l'Otan..., on nous a menti !

Si Ahmad Ramadan quitte les lieux sans oser charger sa voiture de mobilier, de tapis ou d'autres trouvailles, beaucoup d'autres n'hésitent pas à se servir.
Un jeune démonte un climatiseur en déclarant :
"C'est pas que j'en ai besoin, mais je vais le revendre"... et quelques mètres plus loin, un homme robuste armé d'un gros poignard s'acharne sur une berline allemande de luxe, une BMW blanche, blindée, dont il arrache les pièces : "Je n'ai pas trouvé les clés, la voiture est blindée, j'ai tiré dans les vitres sans résultat, alors je me venge"... 
Après la forteresse de Bab al-Aziziya, ancien quartier général de Kadhafi dans le centre de Tripoli devenu une attraction pour les Libyens qui s'y pressent en famille pour observer les vestiges d'un règne, la ferme de Kadhafi est promise à un bel avenir !
C'est une étrange découverte qu'ont faite les rebelles libyens en pénétrant dans le palais de Muammar Kadhafi.
Si, à leur grand dam, ils n'ont pas réussi à mettre la main sur le Guide, ils ont en tout cas retrouvé sa voiture.
Mais on est loin de sa Jeep crème qui lui a permis de prendre le pouvoir il y a 42 ans, encore plus de la Lamborghini que son fils Hannibal avait conduite à contre-sens sur les Champs-Élyséens.
Non, il s'agit d'une minuscule Fiat 500 !
Malgré ses allures de poids plume, il a tout de même fallu pas moins de deux soldats pour la tirer hors des interminables tunnels souterrains que compte le bunker présidentiel.
Cette belle italienne ne figure pas sur le catalogue de la marque de Turin ; elle est en réalité l’œuvre du carrossier transalpin Castagna.
Baptisé Capri, ce modèle unique dérivé de la Fiat 500 cabriolet ne possède aucune porte.
Mais toutes les options sont au rendez-vous.
Les plus classiques : bois et cuir à volonté, jantes alliage de 17 pouces..., comme les plus farfelues : un intérieur couleur crème avec des finitions vertes, une capote couleur sable, une carrosserie vert et or. 

Tout a commencé en juin 2009 lorsque le carrossier reçoit la mystérieuse commande, sans aucun commentaire, mais avec des garanties et une seule exigence : que le véhicule soit prêt pour septembre.
Un détail met cependant la puce à l'oreille de Gioacchino Acampora, architecte et propriétaire de Castagna : l'ordre de commande est accompagné du livre vert de Muammar Kadhafi.
Le doute se transforme en certitude quand arrivent les dernières spécifications du client : sur le flanc gauche du véhicule doit apparaître l'image rétro-éclairée du lion du désert, emblème du colonel..., sur sa droite doit être apposé le symbole de la nation libyenne.
Mais le plus étonnant reste le nez de la voiture : en lieu et place de la marque Fiat sera placé un logo inédit décrivant la silhouette noire de l'Afrique, avec en vert la Libye, entourée des trois livres du
"Guide". 
C'est un homme qui voulait être en phase avec son époque, fini les bolides supersoniques, telle
la "Roquette" que le colonel avait personnellement dessinée pour ses 40 ans de règne.
Non, la petite Italienne possède un moteur électrique de 34 kW construit à Gênes, alimenté par des batteries au lithium... et le réservoir de carburant laisse sa place à une pompe géante de climatisation.
Mais il ne s'agit pas non plus de faire de la figuration...., le véhicule atteint une vitesse de pointe de 160 km/h et possède une autonomie de 260 kilomètres, pour un temps de chargement n'excédant pas les dix minutes.
Cette prouesse a été rendue possible par la livraison de deux charges centrales géantes importées de Suède.
Comble du raffinement cher au Guide, rien n'indique que la Capri est électrique, puisque c'est dans le nez, derrière le logo, que se cache la prise de recharge.
Le prix d'une telle voiture est d'environ 200.000 euros, batteries comprises.  
Seule ombre au tableau, le transport de la voiture et de ses lourdes charges.
C'est finalement en avion via la France que la Fiat 500 révolutionnaire arrivera à Tripoli.
Le mystérieux client paiera sans mot dire, la firme italienne se permettra simplement de lui demander en récompense une photo du colonel au volant de Capri.
Elle ne recevra rien.
Mais de sources sûres, le travail aurait été très apprécié.
Deux ans plus tard, en apprenant la chute du tyran, Gioacchino Acampora a pour la première fois osé contacter les autorités libyennes au sujet du véhicule.
D'après lui, il serait
"juste" de les informer de la manière de le faire fonctionner.

C'est bien peu de chose que cette Fiat 500 "Capri"...
Ce qui est important, c'est de se rendre compte..., à l'occasion de ce reportage, des mensonges qui ont été utilisés pour justifier la guerre de l’OTAN contre la Libye !
Ils ont surpassé tous ceux créés pour justifier l’invasion de l’Irak.
Amnesty International et Human rights Watch, toutes deux avaient des observateurs honnêtes au sol dès le début de la pseudo-rébellion dans l’Est de la Libye..., en réalité une guerre de gangsters pour s'approprier des richesses Libyennes... et tous ont répudié toute accusation majeure utilisée pour justifier la guerre de l’OTAN contre la Libye.
En accord avec l’observateur d’Amnesty International, qui parle couramment l’arabe, il n’y a pas une seule vérification confirmée de viol par les combattants de Kadhafi, même pas un témoignage de médecin qui en aurait connu un.
Toutes les histoires de viols de masse sous viagra étaient des fabrications.
Amnesty n’a pas non plus pu vérifier une seule de ces histoires de
“mercenaires africains” de Kadhafi... et les dires de la télévision satellite internationale, de mercenaires africains violant les femmes, qui furent utilisés pour répandre la panique dans la population de l’Est de la Libye et la forcer à fuir leurs maisons, ne sont aussi que des fabrications.
Il n’y a aucune confirmation d'attaques d’hélicoptères des forces de Kadahfi contre les populations civiles, pas plus que de confirmation d’avions gouvernementaux (pro-Kadhafi) bombardant leur propre peuple, ceci invalide totalement la justification de l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne, que le conseil de sécurité des Nations-Unies a utilisé comme excuse pour déclencher les attaques de l’OTAN contre la Libye.
Après avoir passé trois mois au sol avec les forces rebelles et dans les zones contrôlées par les rebelles, l’enquêteur d’Amnesty n’a pu confirmer que 110 morts à Benghazi, presque tous supporters de Kadhafi.
Seulement 110 morts à Benghazi ?
Attendez une minute, on nous avait dit que des milliers avaient trouvé la mort là-bas, 10.000 même ! 
Non..., seulement 110 ont perdu leur vie presque tous pro-gouvernements.
Pas de viols, pas de mercenaires africains, pas d’hélicoptères de l'armée de Kadhafi mitraillant la foule, ni de bombardiers rasant des populations entières, pas de charniers non plus, chaque affirmation médiatique était un mensonge.
Mais aujourd’hui, la Croix Rouge de pair avec le Croissant Rouge libyen, ont dénombré plus de 11.000 civils libyens tués par les bombes de l’OTAN, ceci incluant 4.000 femmes et enfants.
Plus de 6.000 civils libyens ont été blessés, pour certains très grièvement, ils sont estropiés à vie, paraplégiques, hémiplégiques, des morts vivants..., merci l'Occident !
Ce n'est pas l'oeuvre de Kadhafi qui n'a jamais massacré son peuple, c'est notre oeuvre...
En comparaison avec la guerre d’Irak, ce nombre est infime, mais les raisons d'avoir lancé cette guerre infâme contre la Libye n’ont aucune validité, sinon les mêmes objectifs, voler, s'approprier des ressources énergétiques...
Saddam Hussein lui aussi était un ami de la France et des Etats-Unis, il a été manœuvré pour entrer en conflit contre l'Iran, afin d'être affaibli en attente du moment ou les USA ont décrété qu'il possédait des armes de destruction massive sous la forme de gaz mortels.
La Libye du colonel Kadhafi n’a jamais envahi ses voisins, Kadhafi n’a jamais utilisé d’armes de destruction massive contre quiconque, encore moins contre son propre peuple.
Par contre, dans l’Algérie voisine, l’armée algérienne a combattu une guerre de contre-insurrection pendant plus de dix ans, guerre qui a vue la mort de quelques 200.000 Algériens.
Rien de similaire ne s’est jamais passé en Libye.
En Égypte et en Tunisie, les marionnettes de l’occident comme Moubarak et Ben Ali n’avaient quasiment aucun soutien de leur population et certainement très peu ayant la volonté de se battre et mourir pour les défendre, la majorité du peuple libyen s’est rassemblé derrière le gouvernement libyen et le
“guide” Mouamar Kadhafi, avec plus d’un million de personnes ayant manifesté pour leur soutien le 1er Juillet à Tripoli, la capitale de la Libye.
Des milliers de jeunes Libyens sont montés en première ligne combattant les rebelles, des renégats, des gangsters et des membres d'Al-Quaida... et malgré les milliers de raids aériens de l’OTAN, d’authentiques journalistes au sol, en Libye occidentale ont fait état de leur grande motivation.
En Égypte, l’explosion populaire qui vît l’armée prendre le pouvoir de Moubarak commença dans les quartiers les plus pauvres du Caire et des autres ville égyptiennes, là où le prix des denrées alimentaires de base comme le pain, le sucre ou l’huile de cuisson était monté en flèche et avait mené à des conditions de malnutrition généralisées.
Dans beaucoup de quartiers pauvre égyptiens, il est toujours plus facile de trouver de l’essence que de l’eau potable à boire..., l’aide médicale et l’éducation ne sont que pour ceux qui ont l’argent pour se le permettre.
La vie des gens en Tunisie n’est pas bien mieux.
Par contraste, le peuple libyen avait la plus grande espérance de vie du monde arabe.
Le peuple libyen avait le meilleur système de santé publique gratuit du monde arabe.
Le peuple libyen avait la meilleure éducation gratuite du monde arabe.
La plupart des familles libyenne possédait leur propre maison et la plupart des familles libyennes avaient leur propre automobile.
La Libye était bien mieux lotie que ses voisins, ce qui provoquait chaque année, une migration de dizaines de milliers de gens des pays voisins de l’Egypte et de la Tunisie vers la Libye, pour gagner l’argent afin de nourrir leur famille chez eux.
Quant à savoir comment Kadhafi a géré l’augmentation impressionnante des conditions de vie du peuple libyen malgré des décennies de sanctions du conseil de sécurité de l’ONU contre l’économie libyenne, les observateurs honnêtes doivent constater et admettre que Kadhafi dominait de la tête et des épaules tous rois, cheikhs, émirs et autres dictateurs qui continuent de dominer le reste du monde arabe..., parce qu'ils sont soumis aux diktats occidentaux !

Alors pourquoi l’OTAN a-t-elle déclenché cette guerre contre la Libye ?
- Dans un premier temps, Kadhafi était sur le point de créer un nouveau système bancaire en Afrique..., un système qui allait pousser dehors le dollar américain en déficit de plus de 200.000 milliards de dollars, y inclus le déficit
"autorisé" par le Congrès américain, de 14.500 milliards de dollars, avec la bénédiction de la Réserve Fédérale américaine, de la Banque Mondiale et autres business associés des banksters.
Curieusement, considérant l'affaire qui a été montée contre Dominique Strauss Kahn, qui devait rencontrer Kadhafi quelques jours après son arrestation à New-York afin de finaliser la création de la nouvelle monnaie mondiale remplaçant le dollar en crise..., le système de prêts prédateurs occidental utilisé pour freiner et endommager les économies africaines à été réactivé avec l'égérie Sarkozienne nommée au FMI...
Au lieu de cela, il y aurait eu une banque d’investissement africaine pesant 4.200 milliards de dollars... et qui aurait été responsable des prêts majeurs à des taux d’intérêt pouvant même être de zéro en faveur des pays en développement. La Libye a financé des projets d’infrastructure majeurs en Afrique qui ont commencés à connecter les économies africaines entre-elles et les aider à s’émanciper de le dépendance perpétuelle d’avec les pays occidentaux concernant les importations.
- Dans un deuxième temps, on devrait se demander à combien s'élèverait la commission que pourrait demander un intermédiaire bien placé, proposant un hold-up du siècle à une bande de gangsters avec l'assistance de la France et de l'OTAN... et proposant simultanément à un président de pouvoir effacer son ardoise envers un "dictateur" peu recommandable..., tout en positionnant l'Occident tout entier aux premières places pour exploiter la totalité du pétrôle Libyien à des prix imbattables, et pour avoir une base de premier plan sur l'Afrique..., sans oublier que cela annihilerait définitivement la création de la monnaie devant remplacer le dollar... Astronomique, non ? Plusieurs milliards, assurément, même bien plus..., inestimable... Or..., il se fait qu'un homme, justement... 
Outre que Kadhafi a financé une grande part de la campagne électorale de Sarkozy, ce que ne manquait pas de lui rappeler le
"Guide" et son fils...qui ne voyaient aucun retour d'ascenseur..., ce qui a définitivement fait pencher la balance en faveur d’une intervention militaire directe de l’occident en Libye fut la demande par Kadhafi que les compagnies pétrolières américaines, qui sont des facteurs économiques de longue date en Libye, devaient commencer à compenser la Libye de quelques dizaines de milliards de dollars pour les dégâts occasionnés à l’économie libyenne par les sanctions de l’ONU imposées à la Libye pour “l’attentat de Lockerbie”, sanctions qui s’étendirent des années 1990 aux années 2000.
Ceci devant l’émergence des preuves établies que la CIA avait payé des millions de dollars à des témoins du procès de l’attentat à la bombe de Lockerbie afin que ceux-ci changent leur histoire pour impliquer la Libye qui réellement n'avait rien à y voir !
Encore une manipulation de l'opinion publique, celle-ci étant utilisée comme base d’instauration des sanctions de l’ONU contre la Libye, sanctions qui eurent de graves conséquences économiques pour le pays.
Le gouvernement des États-Unis a menti et endommagé la Libye; ainsi les compagnies pétrolières américaines devaient commencer à payer plus... pour couvrir les dégâts occasionnés par les actions de leur gouvernement.
Pas difficile de voir pourquoi Kadhafi ne pouvait rester en place !

Ajoutez à cela le fait que Kadhafi avait clairement signalé qu’il voyait le futur du développement économique de la Libye et de l’Afrique avec la Chine et la Russie plutôt qu’avec l’occident... et ce n’était juste qu’une question de temps pour que le plan contingent de la CIA pour renverser le gouvernement libyen ne prenne corps et soit mis à l’ordre du jour, une réactivation assistée par un homme qui a compris qu'il pouvait espérer toucher d'inestimables commissions.
La guerre de l’OTAN contre la Libye a bien plus à voir avec la guerre de l’OTAN au Kosovo contre la Serbie.
Ce sont des guerres de pouvoir et d'argent, il n'y a aucune révolution populaire, ni aucune volonté démocratique là-dedans...
Nous sommes les esclaves d'un système dont les bénéficiaires doivent avoir
"Mein Kampft" en livre de chevet... et quand nous serons devenus trop pauvres pour consommer, que nous serons des bouches inutiles..., nous serons éliminés !
Et..., pour en revenir à la Fiat 500 Castagna
"Capri" de Kadhafi..., elle a disparu..., point barre...
Tout le monde s'en f...
Fin...
 www.GatsbyOnline.com


1-2 Sarkozy réussit son coup en Libye. Les français sont fiers!
Un rapide bilan de la guerre de Libye
- Vol du pétrole
- Vol de l'argent libyen placé à l'étranger (pour le public on dit : "geler les avoirs libyens")
- Avec l'argent volé au peuple libyen, les "rebelles" peuvent acheter des armes, ainsi la présentation morale est respectée: on a pris l'argent des libyens pour le donner aux rebelles (personne ne fera les comptes pour s'apercevoir que les armes ont été facturées comme si elles étaient en or massif)
- Parlant d'or, la Libye était un gros détenteur d'or...probable qu'on n'en entendra plus parler, ou qu'un tour de passe-passe le fera disparaître...
- Destruction de l'un des rares pays au monde qui n'avait pas de dettes envers le FMI ou les banques centrales
- Installation d'un gouvernement à la solde de l'agresseur qui signera les contrats de "reconstruction et développement du pays"
- Pour financer cette reconstruction: le FMI offrira des prêts.
- Par ailleurs, pour simplifier et faire comme tous les pays modernes, on créera une banque centrale qui émettra la monnaie (comme en Tunisie où elle est déjà active)...
Le tour est joué: plus de 30.000 morts (pour l'instant), une déstabilisation totale du pays qui justifiera l'installation de bases permanentes, et comme l'Irak et l'Afghanistan, une guerre civile sans fin qui s'installe, des marchands d'armes qui accroissent leur fortune, des contribuables occidentaux mis un peu plus à contribution pour l'effort de guerre nécessaire à l'installation de la "démocratie", et des banques et multinationales qui se gaveront sur la "reconstruction et développement" du pays, principaux outils du pillage à long terme!
Quoi de changé pour les Libyens?
Après une période d'épuration, donc de massacres, un faux gouvernement style CNT établira un semblant d'ordre à coup de fusils, épaulé par des bases militaires françaises ou italiennes supervisées par les USA. Les habitants qui se rebelleront seront tués ou emprisonnés, d'autres émigreront, et ceux qui resteront pourront demander des prêts pour survivre et nous rejoindre dans le bonheur démocratique!
COMPAREZ AVEC VOS CONDITIONS DE VIE:
Sous le régime de terreur de Kadhafi:
- logement: prêt sans intérêts
- électricité: gratuite
- eau: gratuite
- téléphone fixe: gratuit
- éducation: gratuite à 100%
- santé: sécurité sociale intégrale pour tous

Il était temps d'intervenir!
Parlant d'intervention visant à aider les rebelles d'un pays à renverser leur gouvernement corrompu:
Les habitants du Wisconsin, de l'Ohio, et de quelques autres états d'amérique sollicitent l'aide internationale... Sarkozy va-t-il envoyer les troupes françaises?
Sérieuses révélations de maître Marcel Ceccaldi qui ne passent pas sur la presse française:
L'AVOCAT DE L'ETAT LIBYEN NOUS FAIT DES GRAVES. révélations. por afriqueredaction :
http://www.dailymotion.com/video/xktc41_l-avocat-de-l-etat-libyen-nous-fait-des-graves-revelations-sur-la-guerre-en-libye-et-nous-parle-de-l_news?start=0#from=embediframe >>



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 ELAC :  Kadhafi ‘le combattant’ : Voici le temps de la résistance.

Vendredi 2 septembre 2011

Le combat continue :
" Nous devons mener une campagne d'usure jour et nuit, jusqu'à ce que ces terres soient purifiées de ces gangs et des traîtres"
ELAC-RESISTANCE - ALAC - MEDD-MCR - PCN-NCP
Mouammar Kadhafi a affirmé qu'il ne "se rendra pas" et "poursuivra le combat", dans des extraits d'un message audio diffusés ce jeudi en bandeau par la courageuse télévision Arrai. "Nous ne nous rendrons pas. Nous ne sommes pas des femmes et nous allons poursuivre le combat", a-t-il indiqué selon ces extraits diffusés par la chaîne satellitaire Arrai basée en Syrie, qui a annoncé que le message sonore serait diffusé ultérieurement. "Même si vous n'entendez pas ma voix, poursuivez la résistance", a déclaré le colonel libyen à l'adresse de ses partisans dans cet enregistrement retransmis à la date anniversaire de la Révolution qui l'a porté au pouvoir le 1er septembre 1969.
"La Libye ne se rendra pas et ne sera pas colonisée", a déclaré le guide libyen dans un deuxième message sonore de la journée diffusé par la chaîne de télévision syrienne Al Raï. "Nous les combattrons partout et nous brûlerons la terre sous leurs pieds (...) vous ne trouverez pas le sommeil et le repos sur cette terre ! "La résistance grandit à Tripoli, qui sera libérée pied à pied", a-t-il ajouté. "Le drapeau vert (de la Jamahiriya et de la Démocratie Directe, ndlr) flotte partout, des frontières avec l'Algérie, le Niger et le Tchad, jusqu'aux rivages de la Méditerranée". "S'ils veulent une longue bataille, qu'elle soit longue. Si la Libye brûle qui pourra la gouverner? Qu'elle brûle". Il a affirmé que les rebelles ne pourraient pas prendre le contrôle des villes encore libres. "Qui peut soumettre Bani Walid, Syrte ou Tarhouna? Ces villes abritent des tribus armées et personne ne peut gouverner la Libye sans leur consentement".

Le fils de Mouammar Kadhafi Seif al-Islam a juré ce mercredi de se battre jusqu'à la mort, en insistant que pas un des partisans du régime se rendrait aux rebelles.
 Seif al-Islam a dit qu'il parlait de la " banlieue de Tripoli " et a insisté que son père allait bien. "Nous allons mourir sur notre terre", a-t-il dit dans une déclaration audio diffusée sur la télévision syrienne Al-Rai, affirmant qu'il parlait pour les leaders loyalistes qui s'étaient rencontrés dans le bastion de Kadhafi de Bani Walid. "Personne ne va se rendre."
" Nous devons mener une campagne d'usure jour et nuit, jusqu'à ce que ces terres soient purifiées de ces gangs et des traîtres", a-t-il déclaré dans un communiqué diffusé sur la chaîne de télévision basée en Syrie. "Nous assurons aux gens que nous tenons bon et le commandant est en bonne condition", a dit Saif, ajoutant qu'il y avait 20.000 soldats loyalistes prêts à défendre Syrte.

Le premier porte-parole de Kadhafi, notre frère Moussa Ibrahim, a également rejeté un ultimatum des rebelles aux loyalistes à Syrte de se rendre avant samedi ou de faire face à une attaque. "Aucune nation digne et honorable n'accepterait un ultimatum de bandes armées", a-t-il dit.
Le combat continue !
RESISTANCE, MOBILISATION !
ELAC-RESISTANCE / Euro-Libyan Action Committees
ALAC / African-Libyan Action Committees
MEDD-MCR / Mouvement européen pour la Démocratie Directe ( Réseau pan-européen du Mouvement des Comités révolutionnaires libyen)
PCN-NCP


 

Source : ELAC
http://www.elac-committees.org/

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.ELAC.020911.htm


2-2 Seif Al Islam réapparait à Tripoli ... la guerre se poursuit.

Ar Rai TV est la chaine de TV qui a repris la suite de la TV libyenne d'Etat après sa destruction par l'OTANAfrique: Saif Al-Islam par téléphone pour Al Rai TV 31-08-2011
Je vous parle aujourd'hui, à partir de la banlieue de Tripoli. Aujourd'hui, je tiens à rassurer nos frères partout dans le monde. Tout à l’heure, nous sommes passés à Al-Azizya, nous avons rencontré les jeunes là-bas, nous avons également rencontré nos frères dans Wershefana, ainsi que des gens de El Arbaa Nawahiy.
Nous avons visité les zones adjacentes à Tripoli et avons vu la population avec un très bon moral ; nous avons aussi rencontré certains jeunes des régions intérieures, comme celles d'Abu Sleem et aussi ceux d'El-Hadba.
Ils m'ont rassuré concernant la situation intérieure, je tiens également à rassurer la population que nous sommes présents, tout est bon, la lutte se poursuit et la victoire est proche.
Aujourd'hui, nos frères m’ont aussi relayé un message, selon lequel, il y avait une grande réunion tribale Werfalla & Bani Walid, dans laquelle ils ont décidé de répondre aux menaces verbales faites par les rebelles armés et les rats, qui ont affirmé, qu'ils doivent se rendre ou alors ils allaient utiliser la force militaire et déclencher la tempête sur les Bani Walid. Ces derniers ont pris une décision à la majorité : " Allez en enfer, et que l’OTAN aille en enfer ! C’est notre pays : nous vivons et mourons ici”.
Les Werfalla n'ont pas peur de vous ou de vos alliés (OTAN). Nous sommes déterminés, à la lutte et à la résistance, jusqu'à la victoire ; en dépit du fait, que l'OTAN frappe des maisons dans la ville et tuent des familles
entières, mais ils ont enterré leurs martyrs et cela n'a fait qu’augmenter leur détermination.
Comme pour la zone du Fezzan, qui est entièrement unie, avec toutes ses tribus et sa loyauté envers le leader (Mouammar Al Kadhafi). Ils ont eu divers réunions aujourd'hui, avec la même conclusion : “ Que personne n'est effrayé, et que personne ne se rendra ”.
Ils ont également dit que nos grands-pères et les parents ont combattu les forces coloniales italiennes, quand ils étaient pieds-nus et démunis, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
En ce qui concerne les menaces contre la ville de Syrte, ils leur ont répondu : essayez de prendre Syrte ; vous pensez que l'entrée de Syrte est une promenade dans le parc ! Syrte a plus de 20 000 jeunes armés,entièrement équipés pour la défendre et nous sommes prêts. Nous sommes passés à Syrte par plusieurs épreuves et nous sommes sur notre chemin vers les victoires, et les régions revendiquent la même chose et elles parlent de rester sur la même position que Syrte !
Il s'agit d'une campagne médiatique visant à déformer la perception du public et de créer le chaos et la confusion.
Nous voudrions aussi dire aux autres villes, que nous sommes en résistance, et que la direction est en bonne forme et que le chef lui-même se porte bien et que nous sommes heureux et que tout est normal (thé et café) et que nous sommes dans notre pays, à le défendre.
Il y a aussi un autre message pour nos frères de Tobrouk, Al Bayda, à Benghazi, El Marj, Zlitan, Tripoli. Ils doivent être prêts à agir maintenant, en tout lieu qui est infesté de rats, vous ne devriez pas rester immobile, vous devez les attaquer, les points de contrôles doivent également être attaqués et détruits, vous devez les saigner, jour et nuit jusqu'à ce que ce pays soit nettoyé de ces rebelles armés. Tous, vous êtes responsables et votre Guide est responsable de vous.
Tous les Libyens sont Muammar Al Kadhafi ; tous les Libyens sont Saif El-Islam ; tous les Libyens sont Khamis Mouammar ; partout où vous trouvez l'ennemi, vous devez frapper ! L'ennemi est faible et ils ont subi de grandes pertes et ils guérissent de leurs blessures.
Aux mensonges sur Bab Al-Azizya. C’est une base militaire qui a été rasée suite à 64 missions de sortie de l'OTAN au cours des sept derniers mois et cette base militaire était ouverte aux masses. Nous avons retiré notre personnel militaire à partir de là, en prévision des frappes aériennes de l'OTAN sur une base quotidienne, les entrées et sorties de Bab Al-Azizya ne signifient rien du tout, tous les jours, il y avait des festivités et des spectacles musicaux qui s'y passent et les gens ont monté des tentes là-bas.
Elle a été rasée au sol et tous les équipements militaires ont été déplacé ailleurs.
Ces rebelles armés tentent de créer une guerre psychologique, d’effrayer et de troubler les gens. Je tiens à dire aux gens de ne pas avoir peur et que l'armée est bien, les dépôts d’armes sont en bonne condition. Toutes les tribus ont reçu des menaces; Tarhoona, Khums, Bani Walid, Syrte, Wershefana, El Arbaa Nawahiy, El Ejilat toutes les tribus que j'ai contactés personnellement et ont affirmé avoir reçu des menaces du type : "soit vous vous rendez ou alors nous vous tuons" et leur réponse a été que "c'est notre pays que nous n’abandonnerons pas et nous nous battrons jusqu'à la dernière balle».
Tout est bien Alhamdoulillah, et la victoire est à paraitre très bientôt InchaAllah. C'est notre pays ce sont eux qui seront exilés et devront partir avec leurs comparses de l'OTAN, la France etc devraient faire leurs valises et partir. La meilleure preuve de cela est que ces convois de traitres et de rebelles armés a été détruit dans la rue Al-Shaat à Tripoli, le peuple de Tripoli connais cette histoire de la présence de mercenaires étrangers et des combattants qui ne sont même pas arabes au sein de ce convoi qui a été détruits.
Ils ont fait venir les forces spéciales britanniques pour combattre à leurs côtés. Parmi eux les entités Italiennes et françaises et autres luttent avec eux pour de l'argent, contrairement à nous, nous nous battons pour le bien de la Libye et pour le peuple de la Libye et sur notre terre.
Quant à nos frères qui ont fait des aveux enregistrés, ils m'ont appelé plus tard pour dire que leurs filles et leur femme, ont été prises en otages sous la menace des armes, et que ces aveux ont été fait sous la contrainte. Il leur a été dit de dire ce qu'on leur disait de dire ou leur famille serait tuées. Cela ne veut rien dire: ils ont fait irruption au sein de quelques familles clefs du gouvernement libyen, ils se sont tout de suite jetés sur leurs fermes, lorsqu’ils ont pris conscience que ces rebelles armés les avaient encerclés, ils ont été pris comme captifs et il leur a été dit «soit vous dites ce que nous voulons, ou nous tuons vos fils et filles ". C'est l'un des sales coups des rebelles armés qui n'ont pas de manières.
Quant à l'OTAN, vous êtes l’alliance la plus stupide au monde et vous êtes des gens stupides, même la personne que vous avez installé et qui se trouve sur le théâtre des opérations à Tripoli, n'était-il pas membre d’Al-Qaïda? ,
N'était-il pas capturé par la CIA et remis à la Libye puis on lui a pardonné alors qu'il est un terroriste que le monde entier voulait capturer. Il est là maintenant avec ses amis complices terroristes et menant les opérations, vous les gens stupides êtes désormais en train de soutenir ces serpents et j'espère qu'ils vont se retourner contre vous.
En conclusion, je tiens à vous rassurer, et confirmer à notre peuple que c’est vrai que lors de ma visite a Wershefana, El Arbaa Nawahiy et Al-Azizya les rats étaient nulle part, on ne pouvait les voir nul part et les checkpoints étaient vacants. Je voudrais dire à ceux de notre peuple qui ont peur et restent enfermés chez eux, de ne pas l'être et de sortir et résister et faire face à l'ennemi, nuit et jour, jour et nuit, les gens d'Abu Sleem et El-Hadba et les martyrs de Sidi Abdul Jalil et le district du 2 Mars et les autres quartiers, d'organiser et de s'armer et de continuer le combat et que nous arrivons à libérer la place verte si Dieu le veut (Inch'Allah) et que nous sommes bien et "la victoire ou le Martyre» et que Dieu est grande (Allahou Akbar).”
Traduction amateur pour stcom.net
http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=6170


2-3 Julie de la Brosse : Pétrole: qui va profiter de la chute de Kadhafi?.

De nombreuses entreprises sont dans les starting-blocks pour profiter des gisements pétroliers en Libye. Les anciennes terres de Khadafi sont en train de se transformer en champ de bataille économique. Etat des forces en présence.

C'est une autre guerre qui se joue actuellement en Libye. Une guerre plus discrète, mais tout aussi stratégique. Selon des informations de Libération, la France aurait dès juillet dernier conclu un accord avec le Conseil national de transition (CNT) dans l'objectif de récupérer 35% du pétrole libyen en échange du soutien total et permanent du gouvernement français. Une information fermement démentie côté français, par Alain Juppé, le ministre des affaires étrangères, mais aussi côté libyen, par le CNT lui-même. Chez Total, on affirme carrément ne jamais avoir entendu parler de cette affaire.

En coulisses néanmoins, les entreprises ne le cachent pas, elles sont dans les starting-blocks pour préparer l'après Khadafi, et leurs futurs contrats. Depuis le mois de juin par exemple Total a envoyé à deux reprises des représentants à Benghazi, le fief de la rébellion, afin d'établir des contacts avec le CNT. Dans ses pas, d'autres entreprises françaises devraient entamer leur pèlerinage sur les anciennes terres du dictateur libyen. Le mois prochain, une mission de sociétés françaises est organisée en Libye. Des représentants d'Alstom, d'EADS, de Thales ou encore d'Alcatel Lucent devraient faire partie du voyage, ainsi que des représentants de sociétés plus petites du secteur hospitalier ou pétrolier.

L'enjeu est de taille. Pour l'heure la machine pétrolière libyenne est quasiment l'arrêt, et la situation ne devrait pas revenir à la normale avant plusieurs mois. Mais le pays est le 17è producteur mondial de pétrole, et concentre les plus grosses réserves en Afrique, loin devant le Nigeria. Chaque jour, avant la rébellion, il produisait 1,8 million de barils, soit 2% de la production mondiale. Ceci est assez faible, mais à terme, les experts estiment que la Libye a les moyens de doubler sa production à 4 millions de barils par jour. Par ailleurs, l'or noir libyen présente un sérieux avantage. Il est léger et pauvre en souffre, ce qui le rend moins cher à raffiner.

Julie de la Brosse –

Publié le 01/09/2011

http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/petrole-qui-va-profiter-de-la-chute-de-kadhafi_261625.html


n°38 - Dossier de la Libye - 07-08- Fin - Honte aux journalistes de radio France-Intertraitant de la Libye

n°38 - Dossier de la Libye - 07-08- Fin  - Honte aux journalistes de radio France-Intertraitant de la Libye




Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Dossier de la Libye

                         n°38                                                       07-09        

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Dossier de laLibye" est  visible  sur … : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

Honte aux journalistes de radio France-Intertraitant de la Libye !

1 Dossier

3  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 David Gakunzi : Sarkozy, l’Otan et la Libye: détruire pour posséder.

4-2 Des «djihadistes» au pouvoir à Tripoli.

4-3 William Blum:La Libye et le monde dans lequel nous vivons.

4-4 Le Grand Soir : Voici les nouveautés de la semaine.


3  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 David Gakunzi : Sarkozy, l’Otan et la Libye: détruire pour posséder.

Il fut un temps où le Droit portait en soi le respect de l’égale dignité de tous les humains; un temps où on réclamait la liberté au nom du Droit, au nom du Droit associé ontologiquement aux valeurs de justice et d’équité. Le Droit était alors cette force morale mobilisable, mobilisée pour contester toutes les dominations impériales, toutes les iniquités et oppressions; le Droit était ce bouclier, cet étendard haut brandi pour affirmer le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Que ce temps-là semble, hélas, aujourd’hui lointain, éloigné!

Désormais seule la force des bombes est fondement du Droit; désormais, seule la volonté de toute-puissance de quelques uns est Loi fondamentale: retour aux temps du code colonial élevant le droit du plus fort en droit naturel. Le message est clairement énoncé dans le fracas des bombes jetées sur Tripoli: le Droit, dorénavant, peuples du monde, c’est selon le caprice, c’est selon le bon vouloir, c’est selon les intérêts des plus puissants. N’est dorénavant juste, légitime que ce qui correspond et répond aux intérêts des puissances du jour; la seule parole globale, juridique, autorisée et contraignante pour tous est désormais, exclusivement celle des pays surarmés.

Rupture radicale: le Droit confondu avec l’opinion des plus violents, le Droit au service des plus musclés, voilà le mouvement, voilà le principe organisateur qu’on voudrait nous imposer aujourd’hui, de nouveau, comme un absolu infini, comme un absolu immuable, révélé, indiscutable car émis de Paris, car commandé de Washington, car intimé de Londres.

Et il y a dans cette brutale volonté de soumettre le reste du monde aux quatre désirs des coalisés de l’OTAN, quelque chose qui participe de cette éternelle tentation de toute puissance narcissique si caractéristique de l’histoire impériale de l’Occident; quelque chose de ce fâcheux narcissisme agressif, belliqueux, sadique qui ne reconnait l’autre que soumis, conquis, dominé, obéissant, à genoux ou alors tout simplement aboli. Que nous disent en effet, les bombes larguées, balancées, jetées sur la Lybie? Que dorénavant le destin de tout pays sans défense dissuasive est tributaire du bon vouloir de l’Elysée, de la Maison blanche et de Down street; que la puissance de juger et de tuer, la potence ou la pitié, c’est Paris, c’est Washington, c’est Londres ; et que toute velléité libertaire, toute propension à la dissidence est délit qui ne saurait valoir à ses auteurs qu’humiliations et mort.

Morts. Morts les enfants libyens éclatés par les bombes de l’OTAN; mortes les femmes, mortes les mères, éventrées, démembrées; morts les hommes, carbonisés, déchiquetés. Morts! Morts, tous brûlés, réduits en cendre. Tués! Oui, tués, assassinés! Assassinés au nom de la démocratie! Massacrés au nom des droits de l’homme! L’ignominie au nom de la démocratie. Un exemple? Un seul exemple concret? Zliten, le 8 août 2011: raid de l’OTAN sur un quartier résidentiel. Carnage: 75 victimes dont 33 gamins.

Et pourtant, il est dit; et pourtant, il est écrit dans toutes les civilisations que « tu ne tueras point »; et pourtant il est dit dans toutes les cultures que le mal absolu c’est de donner la mort. Mais voilà maintenant qu’on vient nous dire que ce mal ne serait plus aussi absolu que ça, mais plutôt discrétionnaire; car acquitté d’office par une raison supérieure: la démocratie. Nos jeteurs de bombes de l’OTAN: « L’Eglise c’est le Pape, et la démocratie c’est nous! Nous sommes la démocratie! Et hors notre domination, hors notre surveillance, hors notre contrôle, point de démocratie! Oui, tout régime qui n’est pas de chez nous, tout régime non façonné à notre image, est porteur de tous les élans dictatoriaux».

Tout le mal du monde est là, ancré dans ce raisonnement, noué dans ce discours, enraciné dans ce charabia menaçant pour l’humanité de l’homme, car ne parlant d’autrui que pour le nier, n’évoquant l’autre que pour le réduire. Tout le mal du monde est serré dans ce baragouin mortifère, sentencieux qui affirme que tout régime qui ne sacrifie pas aux mêmes rites, qui n’accomplit pas les mêmes gestes, qui ne parle pas la même langue que Paris, Washington et Londres n’est que folklore du mal dictatorial. Folklore maléfique à manipuler, maltraiter, éliminer, annihiler, anéantir, tuer à merci. Il faut détruire « cette chose, cette chose-là » car la démocratie ne saurait souffrir aucune exception.

La démocratie prescription sans frontières. Questions  mais qu’est-ce donc cette obligation transnationale armée du droit de vie et de mort sur tout pouvoir qui ne lui revient pas? Qu’est-ce cette nouvelle théologie enflammée de violence totale et de guerres tous azimuts? Qu’est-ce vraiment la démocratie, cette « démocratie »? La limitation du pouvoir par d’autres pouvoirs? Non. Le combat contre l’arbitraire? Non plus! Mais alors? C’est très simple: Quand l’OTAN dit démocratie, démocratie dans le monde, l’organisation pense soumission. Oui, quand Paris dit, quand Londres dit, quand Washington dit démocratie, traduisez tout de suite: hégémonie sans frontières, « universalisation de nos intérêts »! Oui, Sarkozy et les démocrates de Washington disent démocratie dans le monde comme Voulet et Chanoine disant en leur temps civilisation. Même vision de la planète, mêmes instincts, mêmes pulsions, mêmes justifications, mêmes ambitions, même ressorts. Oui mêmes ressorts.

Car ne nous y trompons pas: derrière cette nouvelle bigoterie fanatisée, intégriste, cannibalesque qui se dit humanitaire, se terre des mobiles d’une nature plus abrupte, plus terre-à-terre, moins idéelle: la cupidité, la soif inextinguible du profit, la domination, la restauration coloniale. On veut le pétrole de la Libye. Alors tout est bon: mystifications, impostures, l’éthique traficotée, la propagande colportée, répandue, propagée de média à média: « Kadhafi a bombardé les populations civiles libyennes »; « Kadhafi a fait des dizaines; non, des centaines; non, un millier; non, des milliers de morts! »

Flots de mensonges, torrents de mensonges déversés dans les medias; les médias mis au service du mensonge; le mensonge usiné, produit, distribué en masse; le mensonge répété, multiplié, diffusé à l’infini. Falsification des faits, mépris total et absolu de la vérité; tromperie froidement organisée, régulée, calculée, marketing de la guerre; bannissement de la vérité. C’est que l’enjeu est majeur: l’opinion est une force qu’il faut berner, qu’il faut manipuler, duper, abuser, tromper afin de manœuvrer en toute impunité. L’entendement humain doit donc être charmé; les cerveaux doivent être possédés; l’opinion doit être dépossédée de ses yeux, dépossédée de ses oreilles, dépossédée de son jugement, dépossédée de sa capacité de douter! Il faut mystifier la raison humaine; il faut rendre la future agression naturelle, normale, banale, morale. La réalité doit être diluée et le mensonge érigé, institué en réel.

Alors: internement de l’opinion dans un discours médiatique unique imposé à toutes les plumes, imposé à toutes les lèvres ; haro sur tout autre discours susceptible de fissurer, de bousculer le pouvoir des puissants du jour de décréter le réel. Tout discours contradictoire, tout discours non aligné sera asphyxié, ostracisé, ridiculisé. Le mensonge doit devenir réalité: « Kadhafi a bombardé les populations civiles libyennes ». Viol verbal de la vérité qui en annonce un autre.

La suite? La réalité renversée, culbutée, la volonté du plus fort peut se mettre en actes: sous le fallacieux prétexte de protection des populations civiles menacées, on peut décoller, franchir la ligne de souveraineté du corps de cette terre libyenne, planter, déverser bombes sur bombes dans ses entrailles. Avec rage et sauvagerie.

Ainsi Tripoli bombardée; ainsi Tripoli terrorisée, martyrisée pendant six mois! Et chaque jour le même discours: tant que Kadhafi ne se sera pas accusé du crime qu’il n’a pas commis, nous continuerons de bombarder Tripoli! Ainsi Tripoli réduite en cendres. « Tant que Kadhafi… Il faut que Kadhafi ratifie notre accusation… Il faut que Kadhafi avoue qu’il est bel et bien un odieux dictateur… Il faut que Kadhafi… Que Kadhafi quitte le pouvoir… Qu’il quitte le pouvoir sinon… Sinon nous continuerons de bombarder Tripoli… Sinon nous continuerons de tourmenter Tripoli. Sinon… Les bombardements vont se poursuivre. Sinon… nous frapperons ses proches… Sinon…nous frapperons sa famille; nous frapperons ses enfants ». Le 30 avril, trois missiles sur la maison de Saïf al Arab, le plus jeune fils de Kadhafi. Saïf assassiné avec ses trois enfants. Meurtre prémédité. Le terrible crime commis par les victimes? Etre nés fils et petits fils de Kadhafi. Crime de filiation.

« Tant que Kadhafi… Kadhafi doit… » On frappe, on mutile, on estropie. Terreur. Terrorisme du muscle. Fracas des bombes. On frappe, on étrangle, on tue. « Tant que Kadhafi… » Vingt mille libyens tués. « Tant que Kadhafi… » Chasse aux Noirs. « Tant que Kadhafi… » Les Noirs, tous les Noirs Libyens pourchassés. Pourchassés dans Benghazi, pourchassés dans Misrata, traqués dans Ras Lanouf, traqués à Brega, traqués, massacrés, massacrés les mains attachées, liées derrière le dos, massacrés par des rebelles mis au monde par la France en couche étrangement avec des féodaux nostalgiques de l’ancienne royauté et des éléments d’Al-Qaïda. On combat Al-Qaïda en Afghanistan et au Maghreb et on fait le coup de feu avec lui en Libye. Etrange paradoxe. Les troupes les plus performantes de cette rébellion? Des anciens d’Afghanistan, des anciens de Tchétchénie, des anciens du Soudan; des salafistes du Maghreb. L’officier le plus efficace de la rébellion? Abdel Hakim Belhadj, fondateur du GICL, le Groupe islamique combattant de Libye, membre de la mouvance Al-Qaïda, connu de tous les services de renseignement.

On injurie, on exècre les djihadistes en Afghanistan et on les loue comme des révolutionnaires humanistes dès lors qu’ils sont regroupés dans le CNT libyen; le CNT, ce mouvement très hautement démocratique aux ambitions extrêmement nobles: purger la Libye de tous ses Nègres, purifier la Libye de tous « ses esclaves à la peau noire ». Ibrahim al-Halbous, commandant de la rébellion: « Il faut que les Noirs Libyens fassent leurs valises ». Purification raciale ouverte, déclarée, assumée au grand jour, assumée devant toutes les caméras du monde. C’est que la démocratie est en marche et qu’au nom de la démocratie, on peut tout; au nom de la démocratie, tout est permis.

Le racisme explose donc dans toute sa brutalité dans les villes arborant le drapeau tricolore et la bannière étoilée; l’orgie klux-klux-klanienne bats son plein à Benghazi; on s’arroge le droit de tuer les peaux noires; on tue les Noirs parce qu’ils sont Noirs. On tue les Noirs en toute bonne conscience, en toute impunité. Et pendant ce temps-là que fait-on à Paris; que fait-on à Washington? On plaisante, on rit, on boit, on se congratule. Les Noirs peuvent être massacrés; les Nègres ne comptent pas; ils sont peu de choses. Silence du côté de la Cour Pénale Internationale.

Silence du côte de cette cour si prompte pourtant à aboyer sur Kadhafi et ses partisans. Normal. Qu’est-ce en effet cette fameuse cour internationale sinon un outil bricolé par les pays dominants afin de légitimer la reproduction de l’ordre mondial actuel? Oui, qu’est-ce cette CPI, sinon une juridiction discriminatoire, une cour ségrégationniste, une institution destinée à juger les dirigeants des pays faibles? Le message de cette Cour est très limpide: tout chef d’Etat de pays non doté d’une défense dissuasive peut être arrêté, de jour ou de nuit, arrêté sous n’importe quel prétexte, arrêté, ficelé, ligoté et déporté pour être jugé et condamné comme le vulgaire malfrat du coin. Par contre, tout suppôt au service des puissances du jour ou tout chef d’Etat d’un pays puissant peut, lui, massacrer, tuer allègrement à coup de machettes, de bombes lasers ou de drones, la CPI ne se sentira en aucun cas concernée par cette barbarie-là. Ses auteurs ne seront jamais accusés de crime de guerre, de crime contre l’humanité: bien au contraire, ils seront honorés, glorifiés, commémorés, ovationnés et couverts de médailles: « gloire aux messies sauveurs et libérateurs de l’humanité » !

On tue donc les Noirs dans les territoires libyennes libérées par les bombes de l’OTAN et, à Paris, à Washington, à Londres, on festoie: la machine démocratique occidentale cuirassée de plomb est en marche en terre libyenne. Et quand Kadhafi et l’union africaine proposent l’arrêt des combats et la négociation, on s’esclaffe, on rigole. Désolé, on est occupés, très occupés. On verra plus tard. Pour l’instant, on est occupés. On voulait cette guerre. On voulait cette guerre depuis le début, alors pas de temps à perdre. On est occupés. Occupés à bombarder ; occupés à transformer ce pays en gouffres et en fumées; occupés à démolir. A démolir les hommes, à démolir les femmes, à démolir les enfants, à démolir les ponts, les hôpitaux, les routes. On démolit et on célèbre. C’est étrange mais c’est ainsi: il est des âmes ainsi faites; détruire leur procure une incompressible et incompréhensible jouissance. Jouissance mortifère sur les plateaux de télévision, jouissance exhibée dans les colonnes de journaux. Spectacle obscène: d’un plateau à l’autre, d’une colonne à l’autre, quelques petites gueules voraces posent et s’exposent. Soucieux de leur apparence sur les pellicules de l’histoire, agités de se montrer, ils commentent, glosent sur la chute de Tripoli. Avec une certaine délectation jubilatoire, avec un certain plaisir haineux, sadique. Les bombes larguées sur Tripoli, c’est bon, trop bon, n’est-ce pas?

Ils parlent en Maréchaux; fantasme d’omnipotence, sentiment de toute-puissance: « Sommes-nous satisfaits? Oui. Très satisfaits. Sommes-nous justifiés? Oui, plus que justifiés! Puisque la démocratie est en marche en Libye; puisque la démocratie a été mise en actes; puisque Tripoli a été libérée. C’est une très belle journée ». La raison vaincue par la folie des grandeurs, l’œil torve entre deux exhibitions médiatiques et deux campagnes électorales, nos universels démocrates posent en nombril du monde; show médiatique, slogans, perversion de la réalité et du sens des mots: « Regardez! Regardez-nous: admirez-nous! Par ici les caméras! La bonté humanitaire debout pour la défense de tous les malheureux de ce monde? C’est nous! Les protecteurs globaux au bon cœur et à la juste cause? Encore Nous! Oui, Nous! Nous! La preuve? A Benghazi: ils crient vive la France!»

Terrible constat: on croyait l’élan colonial, cette abomination honteuse, aboli à jamais; on croyait l’Afrique et le monde protégés pour toujours du rapt colonial; on croyait… N’était-il pas gravé dans le Droit international qu’aucun Etat n’a le droit de contraindre un autre Etat à subordonner l’exercice de ses droits souverains? N’était-il pas souligné et re-souligné dans la Charte des Nations Unies qu’aucun Etat n’a le droit d’organiser, de fomenter, de financer, d’encourager, de tolérer des activités subversives ou terroristes destinées à changer par la violence le régime d’un autre Etat? N’était-il pas dit et reconnu par toutes les instances internationales qu’aucun Etat n’a le passe-droit de renverser le gouvernement d’un autre Etat, même en alléguant que ce pouvoir-là ne répondrait pas à la volonté de son propre peuple? N’était-il pas consigné dans la Charte des Nations Unies que le recours à la guerre ne saurait être le moyen approprié pour veiller ou imposer le respect des Droits de l’homme? N’était-il pas admis que l’égalité de droit de tous les Etats était un principe sacré, intangible du droit international? On croyait la récidive coloniale donc impossible, impensable ; on croyait la conscience humaine en progrès; on croyait….

Et voilà qu’on découvre soudainement, au détour d’abord de la guerre contre la Côte d’Ivoire puis de cette guerre de l’OTAN contre la Libye, qu’en réalité, il n’ya jamais eu dans certains esprits de coupure, de séparation claire, définitive entre l’hier colonial et aujourd’hui; qu’en réalité la volonté impériale est toujours tapie dans l’ombre, tapie dans les coulisses, guettant son heure, les muscles tendus, la mâchoire acérée, prête à ressurgir, à bondir toutes griffes dehors, la violence déchaînée et sans retenue; prête de nouveau à tout détruire pour posséder. Voilà qu’on réalise brutalement qu’au-delà de ses nouveaux attributs et visages, la volonté coloniale est loin d’avoir changée de nature depuis la dernière fois: même pulsion d’emprise, même obsession de domination, même violence pulsionnelle, même voracité, même soif démesuré, inextinguible du profit. Mais plus inquiétant, c’est que, depuis la dernière fois, elle a gagné en malignité gangrenant jusqu’à la racine l’inconscient collectif, rongeant jusqu’à la moelle les défenses immunitaires de la conscience humaine. Honnie et mise à l’index hier, cachée comme on cache une maladie honteuse, la voilà maintenant vantée, chantée comme on chante une épopée héroïque, humaniste, chevaleresque!

Et ses victimes? Les milliers de morts tués de mille morts; les vies réduites en lambeaux à coups de bombes à Tripoli, à Misrata, à Brega et ailleurs? Protestation outrée, protestation véhémente de nos Messieurs de Paris, de Washington et de Londres: « Mais donner la mort n’a jamais figuré dans nos objectifs. Qui ne sait d’ailleurspas que c’est pour sauver des vies humaines que nous sommes là-bas? Aucune tâche de sang sur nos mains. Même Kadhafi n’est pas notre cible! » Mains propres, immaculées donc nuits calmes, paisibles, sereines, consciences tranquilles. Vraiment ? Sûrs? Sûrs et certains de n’avoir jamais tué ? Oui, tuer. « Mais fichtre, de toutes les façons, nous sommes à l’aise: la guerre, la tuerie est un mal nécessaire dans certaines circonstances historiques et puis nous n’avons fait – après-tout – que tuer des viles créatures. C’est notre dû, que disons-nous, notre honneur! » La tuerie magnifiée, louée, prônée, légitimée comme exception humanitaire! C’est ainsi: quand la raison de la force devient loi, l’humanité se perd, l’humanité recule et s’enfonce vers des dédales lugubres et caverneux. Les dédales du profit maximum. Au milieu du fracas des bombes, les multinationales du pétrole s’affairent déjà autour de la Libye. Exon, Total, BP, Eni, Shell… Maîtres du capital, du sous-sol, de l’or noir. Curée, ruée vers le pétrole, vers le gaz, vers le magot libyens. Le poignard est dans la gorge de l’animal. Chacun veut sa part; chacun aura sa part. Des nouvelles lois garantissant l’ouverture du marché libyen sans aucune condition aux capitaux qui veulent investir dans le sous-sol libyen seront bientôt adpotées, édictées. Il s’agissait d’agrandir le périmètre du monde libre et démocratique, n’est-ce pas?

Et maintenant? Une interrogation demeure: pourquoi, oui pourquoi? Comment l’inacceptable d’hier – la récidive, la restauration coloniale – a-t-il pu être imposé ainsi, aussi facilement comme une nécessité humanitaire? Comment expliquer le succès de cette duperie? Quelle est l’énigme tapie derrière le succès de cette entreprise de mystification générale? De quoi cette mystification est-elle le symbole? Trois possibles réponses.

Primo: La mutilation de l’esprit critique par une redoutable technologie planétaire de manipulation des consciences, de massification du mensonge. Jamais sans doute, les mots n’auront été autant usés, utilisés pour dire le contraire des réalités. C’est que le pouvoir de dire le réel est de plus en plus un pouvoir censitaire propriété exclusive de quelques tartuffes qui parlent à tout vent de droits de l’homme et de démocratie et qui, pratiquent dans les faits, le contraire. Tout le contraire. Tripoli a été bombardée, la Libye a été saccagée non pas – comme à l’époque des Voulet- Chanone, Léopold II et bien d’autres conquérants – non pas au nom de la suprématie d’une race, mais au nom d’une idéologie qui se veut humanitaire, au nom de la défense d’une haute idée: la démocratie. Procédé plus vicieux dissimulant le même totalitarisme que celui des massacreurs de Sétif, des tueurs de Madagascar, de la sauvagerie de Léopold II au Congo sous un paravent humanitaire; procédé plus retors, plus difficile à exposer, à dénoncer, à combattre qu’un discours classique affirmant le droit de conquête comme un droit naturel, comme un droit racial.

Deuxio: Il faut le rappeler l’inconscient collectif occidental demeure traversé, habité, hanté par des vestiges d’un certain racisme, héritage du passé colonial. Une frange de l’opinion des pays du Nord est manifestement toujours, encore imprégnée, gangrenée par une certaine vision de « ces pays là-bas », « ces pays étranges dont l’essence politique primitive ne saurait être que régime dictatorial ». Et cette opinion-là est flattée, exaltée dans sa conscience de groupe, chaque fois qu’on lui susurre à l’oreille ce qu’elle souhaiterait entendre: qu’elle appartient encore au monde des plus puissants, qu’elle appartient au monde mandaté pour définir et fonder la règle du bien et du mal; qu’elle appartient – dans ces guerres transformées en jeu vidéo – au camp des bons, des gentils en prise avec ces « étranges, méchants et menaçants barbares ».

Tertio; Il faut le dire aussi: l’agression contre la Libye pose la question des failles et des limites des dirigeants africains. Toute l’Afrique a été outragée, pietinée, rabaissée à Tripoli, et qu’ont fait nombre de dirigeants Africains? Ils ont choisi de regarder ailleurs espérant ainsi – sans doute – sauvés leurs propres têtes. Naïveté politique, ignorance de l’histoire: l’obéissance n’a jamais sauvé aucun mouton de l’abattoir impérial. Le sacrifice de la Libye a été nourri – dans une certaine mesure – par ces silences-là, par ces désapprobations à peine audibles, par ces nombreux abandons et lâchetés africaines. Thabo Mbeki, une des rares voix africaines courageuses, le dit bien: « La question que nous devons nous poser est la suivante : pourquoi sommes-nous si silencieux ? Ce qui est arrivé en Libye peut très bien être un signe précurseur de ce qui peut arriver dans un autre pays. Je pense que nous devons tous examiner ce problème, parce que c’est un grand désastre. Nous ne pouvons pas dire que nous sommes incapables d’empêcher ces pouvoirs occidentaux d’agir comme ils agissent parce qu’ils agiront de cette manière demain. Je pense que nous pouvons, pourvu que nous agissions et qu’ils voient que s’ils se contentent ce ce type d’actions, ils rencontreront la résistance de tout le continent africain. Mais malheureusement, notre voix est trop faible et nous devons faire quelque chose pour la rendre plus forte et pour revendiquer clairement le droit des Africains de décider de leur propre avenir ».

Et maintenant? La guerre, toute guerre aussi brutale et totale, engendre des souffrances et des tragédies indicibles. Elle laisse des blessures indélébiles, inguérissables dans les corps et les mémoires. La terre de Libye ne fera pas exception: elle restera longtemps marquée par ces coups de bombes infligés par la France, les Etats Unis et l’Angleterre. Mais que sortira-t-il demain de toutes ces blessures? Que sortira-t-il de toutes ces humiliations? Que sortira-t-il des décombres actuels? Une autre guerre sans doute. Car il en est ainsi: toute guerre coloniale, toute velléité de domination, d’occupation coloniale lève tôt ou tard des troupes contre elle-même ; des troupes n’ayant plus rien à perdre, des troupes n’ayant pas, n’ayant plus d’autre choix, des troupes déterminées à lui faire face, à la combattre, à l’acculer. A la vie, à la mort. Les conquérants viennent un jour et dictent le silence par la force du plomb puis un autre jour, le conquis se lève, retrouve et sa voix, et sa mémoire et sa terre.

Et maintenant?

La scène internationale semble hélas, de nouveau prête pour accueillir d’autres Libye. Mensonges, agressions, violences, guerres… Des pays saisis les uns après les autres par la force brutale de l’OTAN. Les mensonges vont se suivre; les guerres vont se suivre. Répétition. Le risque de la répétition est là, réel, palpable, tangible. Les guerres vont se suivre car il n’y a plus pour Sarkozy, Cameron et Obama de loi internationale qui tienne. L’ère des égorgements – commencé avec les bombardements sur Abidjan – va continuer si nous acceptons sans aucune protestation l’imposture libyenne. Avaler et couvrir cette agression par notre silence, par notre indifférence et passer aussitôt à autre chose, ce serait accepter la restauration de la barbarie coloniale ; ce serait ratifier la redéfinition de l’homme ; ce serait approuver cette idéologie qui dit qu’il est des hommes plus égaux que d’autres, qui affirme qu’il est des hommes nés pour commander d’autres; ce serait ratifier le retour à la loi de la jungle, le retour à la loi du plus armé; ce serait entériner la remise en question du droit des peuples, de tout peuple à disposer de lui-même. Or aucun peuple ne saurait être la propriété d’un autre peuple; or aucun pays ne saurait être la possession d’un autre pays. Notre devoir d’homme est de le rappeler aujourd’hui. A haute et intelligible voix.

David Gakunzi

02-09

http://unebourriche.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/09/02/sarkozy-l-otan-et-la-libye-detruire-pour-posseder.html


3-2 Des «djihadistes» au pouvoir à Tripoli.  
L’Algérie avait donc de bonnes raisons de s’inquiéter de la présence de membres d´Al Qaïda dans les rangs de la rébellion qui est venue à bout du régime du colonel Kadhafi. Ses craintes se sont vérifiées puisque les Etats-Unis, son principal allié au monde dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, semblent s’inquiéter, eux aussi, de la possible accession au pouvoir du courant salafiste.
Mme Hillary Clinton n’a pas omis, à la Conférence des Amis de la Libye, qui s’est tenue jeudi à Paris, de faire part de ses craintes à ce sujet à ses alliés et au Conseil national de transition (CNT).
La Secrétaire d’Etat américaine a déclaré attendre des autorités libyennes qu’elles «neutralisent» la présence des extrémistes dans ses rangs.
Ces extrémistes, ce ne sont pas seulement ces groupes incontrôlés d´insurgés qui voient dans tous les pauvres immigrés africains des mercenaires à la solde du régime déchu, ou qui ont saccagé l´ambassade d’Algérie, mais ces fondamentalistes djihadistes que l’on ne nomme pas encore comme. Alger comme Washington savent de quoi ils parlent.
La réponse à ces craintes est venue d’abord du président du CNT, Mustapha Abdeljalil, lui-même, lorsqu’il avait clairement annoncé la couleur du futur régime politique de la nouvelle Libye, dans la ‘Feuille de route» qu’il avait présentée à Paris. «L’Etat islamique sera l’axe autour duquel s’articuleront les institutions de la future Libye démocratique où la charia sera la source de la jurisprudence», annoncera le chef du CNT.
Les émirs du GILL
Ce projet d’Etat semble être le résultat d’un rapport de force sur le terrain, après la prise de Tripoli par les insurgés, qui a tourné à l’avantage des djihadistes.
En effet, le rôle déterminant joué par les groupes islamistes dans les combats durant ces six derniers mois a octroyé à ces djihadistes un grand pouvoir d’influence, à la mesure de la nouvelle configuration du rapport de force politique en Libye où le pouvoir a été réparti entre les milices les plus agissantes.
Les plus puissantes de ces milices sont celles qui sont venues de Misrata, de Zintane ou de Djefren, les localités qui ont le plus résisté aux bombardements de l’armée de Kadhafi. Ce sont elles qui contrôlent, aujourd’hui, les plus importants secteurs de la capitale.
Elles sont parvenues à placer leur leader, le djihadiste Abdoul Hakim Belhak, l’ancien émir du Groupe islamique libyen de lutte, à la tête du commandement militaire de Tripoli. Les «alliés» occidentaux, plus motivés par le partage du gâteau de la «reconstruction» et des richesses pétrolières du pays maghrébin, ne se préoccupent pas de ce gros détail, en continuant ce faisant comme si ces islamistes radicaux étaient des insurgés comme les autres
Un sujet tabou
Il s’agit, pourtant, de djihadistes qui se sont montrés hostiles à l’envoi de Casques bleus au pays pour superviser le processus de transition.
Ce sont ces islamistes qui ont exprimé et imposé leur désaccord sur le déploiement militaire de l’ONU ou de toute autre organisation dans leur pays, comme ils voient d´un mauvais œil la future mission de l’ONU qui aura pour tâche, selon le conseiller de l’organisme pour la planification post-conflit, Ian Martin, «d´aider les nouvelles autorités à développer un processus de transition vers la démocratie».
«Ces dizaines de milices, qui ont pris part au djihad face à l’Union soviétiques en Afghanistan, ont joué un rôle déterminant sur le front», a reconnu, cette fin de semaine à Tripoli, un responsable rebelle du CNT qui a tenu à garder l’anonymat. Selon cette source, «toute référence aux djihadistes est taboue», pour le moment, les alliés comme la rébellion préfèrent éviter durant cette phase «post-Kadhafi» d´évoquer le facteur islamiste dans la chute du régime libyen.
Des anciens de Guantanamo
Le nombre d’insurgés avoisinerait les l1000 miliciens, rompus à l´art de la guerre, selon différents sites web spécialisés dans le djihadisme, qui font observer que les commandos fondamentalistes ont été les artisans de la prise de Bab Al-Aziziya, le quartier général de Kadhafi et véritable symbole du régime.
A la tête de cette opération qui a abouti à la chute du régime de Tripoli, il y avait Abdoul Hakim Belhhaq, récemment nommé responsable militaire de la province de Tripoli.
Il avait à ses côtés d’autres émirs qui ont fait leurs classes en Afghanistan. C´est le cas d’Abdelkarim Al-Gasadi et d’Abou Soufian Bin Qoumou, tous deux originaires de Derna et ex-prisonniers à Guatanamo pour leur supposé lien avec Al Qaïda.
Le fait d´avoir fait du coude à coude avec l’OTAN contre Kadhafi n´en fait pas, pour autant, des alliés de la démocratie dans la future Libye, même si certains d´entre eux se veulent rassurants en niant avoir été des membres actifs de Al Qaïda. L´avenir le dira.
H. A.

03/09/2011
http://www.letempsdz.com//content/view/61832/182/


3-3 William Blum:La Libye et le monde dans lequel nous vivons.

« Pourquoi nous attaquez-vous ?

Pourquoi tuez-vous nos enfants ?

Pourquoi détruisez-vous nos infrastructures ?  » -

(intervention télévisée de Kadhafi, 30 avril 2011)

Quelques heures plus tard, l’OTAN frappait Tripoli, tuant le fils de Kadhafi, Saif al-Arab, 29 ans, et trois de ses petites-filles, la plus âgée n’avait pas 12 ans, ainsi que plusieurs amis et voisins.

Dans son intervention télévisée, Kadhafi a demandé à l’OTAN un cessez-le-feu pour négocier, après six semaines de bombardements et d’attaques par des missiles de croisière contre son pays.

Voyons ce que nous pouvons tirer comme enseignements de la situation en Libye.

La Sainte Trinité - les Etats-Unis, l’OTAN et l’Union Européenne – ne reconnaît aucun pouvoir supérieur et croit, littéralement, qu’elle peut faire ce qu’elle veut, où elle veut, quand elle veut, à qui elle veut et qualifier son action comme bon lui semble, comme « humanitaire » par exemple.

Si la Sainte Trinité décide qu’elle ne veut pas renverser les gouvernements de Syrie, Égypte, Tunisie, Bahreïn, Arabie Saoudite, Yémen ou Jordanie, peu importe si ces gouvernements sont répressifs, cruels ou intolérants, peu importe si le peuple est affamé ou torturé, peut importe le nombre de manifestants abattus sur leur Place de la Liberté, la Sainte Trinité ne les renversera pas.

Si la Sainte Trinité décide qu’elle veut renverser le gouvernement de la Libye, même si le gouvernement est laïque et qu’il a consacré ses richesses aux peuples Libyen et d’Afrique, peut-être plus qu’aucun autre gouvernement du Moyen orient ou d’Afrique, mais que ce gouvernement persiste pendant des années à défier les ambitions impériales de la Trinité en Afrique et durcir ses exigences envers les compagnies pétrolières de la Trinité, alors la Trinité renversera le gouvernement de la Libye.

Si la Trinité veut punir Kadhafi et ses fils, elle s’arrangera avec ses amis de la Cour Pénale Internationale pour émettre des mandats d’arrêt. Si la Trinité ne veut pas punir les dirigeants de Syrie, Égypte, Tunisie, Bahreïn, Arabie Saoudite, Yémen et Jordanie, elle ne demander pas à la CPI d’émettre des mandats d’arrêt.

Depuis la création de la Cour en 1998, les Etats-Unis ont refusé de la ratifier et ont fait de leur mieux pour la dénigrer et dresser ses obstacles , parce que Washington craint que des officiels Américains puissent un jour être inculpés pour leur nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Bill Richardson, l’ambassadeur US à l’ONU, a clamé haut et fort en 1998 que les Etats-Unis devraient être exemptés de poursuites à cause de leurs « responsabilités globales particulières ». Ce qui n’empêche pas les Etats-Unis de recourir à la Cour lorsque cela convient à leur politique internationale.

Si la Trinité veut soutenir la force armée rebelle pour renverser le gouvernement de la Libye, peu importe leur degré de fanatisme religieux, lié à Al-Qaeda, peu importe les décapitations, exécutions, tortures, peu importe la monarchie ou les factions qui s’affrontent, la Trinité la rébellion, comme elle a soutenu certaines forces en Afghanistan et en Irak, en espérant qu’après la victoire en Libye elle ne se transformera pas en une force aussi djihadiste qu’en Afghanistan ou aussi fratricide qu’en Irak. Une source de problème potentielle pour les rebelles, et pour le pays si ces derniers prennent le pouvoir, est la déclaration constitutionnelle faite par le Conseil rebelle qui stipule, tout en garantissant la démocratie et les droits aux non-Musulmans, « L’Islam est la religion d’état et la principale source de la législation sera la jurisprudence islamique ». (2)

Pour en rajouter dans les charmantes qualités de nos rebelles, nous avons aussi le rapport d’Amnesty International selon qui les rebelles ont effectué de nombreuses arrestations de noirs à travers le pays, en les qualifiant de « mercenaires étrangers » mais où il apparait de plus en plus qu’ils ne sont en fait que de simples travailleurs immigrés. Selon l’agence de presse Reuters (29 août) : « Samedi, des journalistes ont aperçu les cadavres en décomposition de 22 hommes d’origine africaine sur une place de Tripoli. Des volontaires qui se sont présentés pour les enterrer ont dit qu’il s’agissait de mercenaires abattus par les rebelles. » Pour compléter le portrait de ces nouveaux chéris de l’Occident, nous avons ce rapport du quotidien The Independent de Londres (27 août) : « Ils ont tué sans pitié. Cela s’est déroulé dans un hôpital de campagne, une tente qui portait clairement les insignes du Croissant Rouge. Certains morts étaient sur des brancards, encore reliés à des intraveineuses. Certains se trouvaient à l’arrière d’une ambulance sur qui ils avaient tiré. Quelques uns étaient par terre, et apparemment tentaient de ramper à l’abri lorsqu’ils ont été abattus »

Si la propagande de la Trinité est suffisamment intelligente et trompeuse et brosse un tableau effrayant d’une grande tragédie provoquée par Kadhafi en Libye, de nombreux progressistes américains et européens affirmeront que jamais au grand jamais ils ne soutiendraient l’impérialisme mais que pour cette fois-ci ils feront une exception, parce que....

- Le peuple libyen est en train d’être sauvée d’un « massacre » - à la fois en cours et potentiel. Cependant, ce massacre semble avoir été grossièrement exagéré par la Trinité, Al Jazeera et le propriétaire de cette chaîne, le gouvernement du Qatar. Rien qui puisse ne serait-ce que ressembler à une preuve n’a été présentée, pas de fosse commune, rien. Le massacre s’apparente aux histoires de viols commis sous Viagra diffusées par Al Jazeera (le Fox News du soulèvement Libyen). Il faut noter que le Qatar a joué un rôle actif ux côtés de l’OTAN dans la guerre civile. Il faut noter aussi que le plus grand massacre commis en Libye a été la campagne de bombardement effectuée par la Trinité et qui a duré six mois, tuant un nombre indéterminé de civils et ruinant une bonne partie des infrastructures. Juan Cole, professeur à l’Université du Michigan et l’archétype de celui qui croit dur comme fer aux bonnes intentions de la politique étrangère des Etats-Unis mais qui arrive malgré tout à s’imposer dans les médias progressistes, a récemment écrit que « Kadhafi n’est pas un homme à faire des concessions.. son appareil militaire, si on le laisse faire, massacrerait les révolutionnaires. » Message bien reçu ? Car nous savons tous, bien sûr, que Sarkozy, Obama et Cameron sont des hommes qui ont sans cesse fait des concessions dans leur destruction de la Libye, ne serait-ce que par exemple en s’abstenant d’employer des armes nucléaires.

- L’ONU a autorisé l’intervention militaire, c’est-à-dire que les pays dirigeants de la Trinité l’ont autorisée, après que la Russie et la Chine se soient lâchement abstenues au lieu d’exercer leur droit de veto (peut-être dans l’espoir d’un renvoi d’ascenseur de la part des Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France le jour où la Russie ou la Chine seront les agresseurs)

- Le peuple Libyen est en train d’être « libéré », quelle que soit la signification de ce mot, présente ou future. Kadhafi est un « dictateur », insistent-ils. Ce qui est peut-être bien le cas, mais posons-nous la question suivante : est-il un dictateur relativement bénin ou fait-il partie de cette autre catégorie de dictateurs que les Etats-Unis aiment tant ? Autre question : puisque les Etats-Unis ont l’habitude depuis cent ans de soutenir les dictateurs, pourquoi pas celui-ci ?

La Trinité et ses médias aux ordres voudraient nous faire croire que les évènements en Libye auraient quelque chose à voir avec le Printemps Arabe, un soulèvement populaire non violent contre un dictateur en faveur du désormais célèbre liberté et démocratie, soulèvement qui se serait répandu depuis la Tunisie et l’Egypte, respectivement situés à l’ouest et à l’est de la Libye. Mais il y a plusieurs raisons pour douter de cette version et de lui préférer celle d’un soulèvement violent et planifié de rebelles pour une prise de pouvoir au nom de leur propre mouvement politique, aussi hétérogène que puisse paraître le mouvement. Par exemple :

- Ils ont très tôt brandi le drapeau de la monarchie que Kadhafi avait renversée.

- Il s’agissait pratiquement dès le début d’une rébellion armée et violente. En l’espace de quelques jours, nous pouvions lire que des « citoyens armés ont pris le contrôle de bases militaires. » (3) et que « des policiers impliqués dans des affrontements ont été pendus par les manifestants. » (4)

- La révolte a été déclenchée non pas dans la capitale mais dans le cœur de la région pétrolière. Ils ont ensuite relancé la production du pétrole et annoncé aux pays étrangers que ces derniers seront récompensés avec du pétrole en fonction de l’aide qu’ils apporteront à la cause.

- Ils ont rapidement crée une Banque Centrale, initiative plutôt étrange de la part d’un mouvement de protestation.

- Le soutien international est arrivé très vite, et même avant, du Qatar et Al Jazeera jusqu’à la CIA et les services secrets français.

Et l’idée qu’un dirigeant n’aurait pas le droit de mater un soulèvement armé contre l’état est trop absurde pour être débattue.

Il n’y a pas si longtemps, l’Irak et la Libye étaient les deux états les plus laïques et modernes du Moyen Orient et de l’Afrique du nord avec peut-être le plus haut niveau de vie de la région. Puis les Etats-Unis sont arrivés et ont décidé d’en faire des cas d’école. La volonté d’en finir avec Kadhafi a été patiemment construite depuis des années ; le dirigeant Libyen n’était pas un pion fiable, et le Printemps Arabe a fournit une excellente opportunité et une couverture. Quant à la question « Pourquoi ? », choisissez parmi les réponses suivantes :

- les projets de Kadhafi d’effectuer les échanges commerciaux de la Libye des matières premières et du pétrole dans une nouvelle devise – le dinar-or africain, un changement qui aurait été un sérieux coup contre la position dominante des Etats-Unis dans l’économie mondiale. (En 2000, Saddam Hussein avait annoncé que le pétrole irakien serait commercialisé en euros au lieu de dollars. Les sanctions et l’invasion n’ont pas tardé.) Pour plus d’informations, voir ici http://www.finalcall.com/artman/publish/World_News_3/article....

- Un pays hôte pour Africom, la Commande Africaine des Etats-Unis, une des six commandes militaires régionales avec lesquelles le Pentagone a quadrillé le monde. De nombreux pays africains contactés ont décliné, parfois en des termes très durs. L’Africom est actuellement basée à Stuttgart, en Allemagne. Selon un officiel du Département d’Etat : « Nous avons un sérieux problème d’image là bas... L’opinion publique est véritablement opposée à fricoter avec les Etats-Unis. Ils ne font tout simplement pas confiance aux Etats-Unis. » (5)

- Une base militaire US pour remplacer celle que Kadhafi a fermé lorsqu’il a pris le pouvoir en 1969. Il n’existe qu’une seule base similaire en Afrique, à Djibouti. Attendez-vous à en voir surgir une autre, bientôt, probablement située près des puits de pétrole américains. Ou peut-être que le peuple libyen aura le choix : entre une base américaine et une base de l’OTAN.

- La nouvelle illustration de la recherche désespérée de l’OTAN, depuis la fin de la guerre froide et du Pacte de Varsovie, d’une raison d’exister.

- Le rôle de Kadhafi dans la création de l’Union Africaine. Les patrons n’aiment pas voir leurs esclaves créer un syndicat. Le dirigeant Libyen a aussi soutenu les Etats-Unis d’Afrique car il savait que les 54 états indépendants de l’Afrique seront encore et toujours pris à partie, un par un, et violés et exploités par les membres de la Trinité. De plus, Kadhafi exigeait des pouvoirs accrus pour les petits pays aux Nations Unies.

- L’affirmation du fils de Kadhafi, Saif el-Islam, que la Libye avait participé au financement de la campagne électorale de Sarkozy (6) et pourrait humilier le président français et expliquerait son obsession à vouloir se positionner comme un acteur majeur de la mise en place d’une zone de restriction aérienne et d’autres mesures contre Kadhafi. Autre facteur qui a pu jouer, la France a été affaiblie dans ses anciennes colonies et néo-colonies en Afrique et au Moyen orient, en partie à cause de l’influence de Kadhafi.

- Kadhafi a été un soutien important de la cause palestinienne et un critique de la politique d’Israël. A plusieurs reprises il s’en est pris aux autres pays africains et arabes, et occidentaux, pour ne pas être à la hauteur de son discours ou de sa politique, une raison supplémentaire pour expliquer son impopularité auprès des dirigeants, toutes tendances confondues.

- En janvier 2009, Kadhafi a fait savoir qu’il envisageait de nationaliser les compagnies pétrolière étrangères en Libye (7). Il avait aussi une autre carte dans la manche : la possibilité de faire appel à des compagnies pétrolières Russes, Chinoises ou Indiennes. Au cours de la période actuelle d’hostilités, il a proposé à ces pays de compenser le manque à gagner dans la production de pétrole. Mais cela n’arrivera pas. La Trinité cherchera au contraire à privatiser la compagne nationale du pétrole, remettant ainsi la richesse pétrolière de la Libye entre des mains privées étrangères.

- L’Empire Américain est attentif à toute menace envers son hégémonie. Au cours de l’histoire récente, l’empire a été préoccupé principalement par la Russie et la Chine. La China a des investissements considérables dans l’énergie et la construction, en Libye et ailleurs en Afrique. L’Américain moyen ne le sait pas et s’en fiche. L’impérialiste américain moyen, lui, ne s’en fiche pas du tout, ne serait-ce que parce que de plus en plus de voix s’élèvent pour exiger des réductions dans le budget militaire et qu’il est donc essentiel de trouver et désigner de nouveaux et puissants « ennemis ».

- Pour d’autres raisons, voir l’article Why Regime Change in Libya ? (Pourquoi un Changement de Régime en Libye ?) http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=25... par Ismael Hossein-zadeh, ainsi que les câbles de Wikileaks - référence 07TRIPOLI967 11-15-07 http://wikileaks.org/cable/2007/11/07TRIPOLI967.html (on y trouvera une complainte du « nationalisme relatif aux matières premières » de la Libye)

(...)

William BLUM

http://killinghope.org/bblum6/aer97.html

Traduction « ah, c’est dommage d’apprendre tout ça après le massacre. On fera plus attention la prochaine fois, c’est promis » par VD pour le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles.

(1) For example, see : The Telegraph (London), August 30, 2011 : "Abdel-Hakim al-Hasidi, the Libyan rebel leader, has said jihadists who fought against allied troops in Iraq are on the front lines of the battle against Muammar Gaddafi’s regime." There is a plethora of other reports detailing the ties between the rebels and radical Islamist groups.

(2) Washington Post, August 31, 2011

(3) McClatchy Newspapers, February 20, 2011

(4) Wikipedia, Timeline of the 2011 Libyan civil war, February 19, 2011 http://en.wikipedia.org/wiki/Timeline_of_the_2011_Libyan_civ...

(5) The Guardian (London), June 25, 2007

(6) The Guardian (London), March 16, 2011

(7) Reuters, January 21, 2009

William BLUM

URL de cet article 14541
http://www.legrandsoir.info/la-libye-et-le-monde-dans-lequel-nous-vivons.html



3-4 Le Grand Soir

Voici les nouveautés de la semaine :

La guerre de l'OTAN contre la Libye est une guerre contre le développement de l'Afrique (Countercurrents)

par Rebel Griot

"L’Afrique est la clé du développement économique mondial" ; ce récent titre du Washington Post est d’une honnêteté rafraîchissante, mais pas vraiment un scoop. La main d’oeuvre et les ressources africaines —comme vous le dirait n’importe quel historien économique décent— sont la clé du développement économique mondial depuis des siècles. Quand les Européens ont découvert l’Amérique il y a 500 ans, leur système économique s’est disséminé à vive allure. Les puissances européennes ont pris de plus en plus (...) lire la suite

Libye : le piège

par Djamel LABIDI

Il fallait s’y attendre : la prise de Tripoli a aiguisé les appétits de l’OTAN envers d’autres pays arabes. Dans les pays arabes, dont l’Algérie, elle a redonné vigueur aux partisans de l’ingérence occidentale. Ayant craint, un moment, l’enlisement de l’OTAN en Libye, ils manifestent d’autant plus leur joie à cet évènement. Ils y voient la confirmation de la justesse de leurs thèses sur "le bien fondé de cette ingérence du moment qu’elle débarrasse la Libye d’un tyran".. Mais peut-on s’en réjouir. (...) lire la suite

Le Rapport Anti-Empire

La Libye et le monde dans lequel nous vivons

par William BLUM

« Pourquoi nous attaquez-vous ? Pourquoi tuez-vous nos enfants ? Pourquoi détruisez-vous nos infrastructures ? » - intervention télévisée de Kadhafi, 30 avril 2011 Quelques heures plus tard, l’OTAN frappait Tripoli, tuant le fils de Kadhafi, Saif al-Arab, 29 ans, et trois de ses petites-filles, la plus âgée n’avait pas 12 ans, ainsi que plusieurs amis et voisins. Dans son intervention télévisée, Kadhafi a demandé à l’OTAN un cessez-le-feu pour négocier, après six semaines de bombardements et d’attaques (...) lire la suite

Les tyrans pétroliers dans le monde.

par COMAGUER, Francisco VIELMA

(COMAGUER : ) Nous avons choisi de traduire et de diffuser ci-après l’article d’un sociologue vénézuélien mis en ligne la semaine dernière car il est intéressant à plusieurs titres : - Il souligne que tout pays détenteur d’une matière première stratégique pour la puissance impérialiste dominante et ses alliés est sous surveillance et que selon la politique qu’il mène pour la gestion de cette ressource nationale il va tomber ou non dans la catégorie des « tyrans » ou rester un « ami ». - Le classement (...) lire la suite

La vengeance d'Israël contre les enfants qui jettent des pierres (The Independent)

par Catrina STEWART

Catrina Stewart a vu une vidéo qui dévoile toute la brutalité des interrogatoires des jeunes Palestiniens. L’enfant, frêle et de petite taille lutte pour rester éveillé. Sa tête dodeline et à moment donné tombe sur sa poitrine. "Lève la tête ! Lève la tête !" hurle un de ceux qui l’interrogent en le giflant. Mais à ce stade le gamin s’en moque car, depuis qu’il a été arraché à sa famille à la pointe du pistolet à 2H du matin, cela fait 12 heures qu’il ne dort pas. "Laissez-moi partir" supplie-t-il en pleurant, (...) lire la suite

Comment Al-Qaeda est arrivé à régner sur Tripoli (Asia Times)

par Pepe ESCOBAR

Son nom est Abdelhakim Belhaj. Certains au Moyen-orient ont peut-être entendu parler de lui mais en occident et ailleurs son nom est pratiquement inconnu. Alors voici une séance de rattrapage. Parce que l’histoire de comment un agent d’Al-Qaeda a pu se retrouver haut-commandant militaire à Tripoli va – une fois de plus – briser l’immense champ de miroirs qu’est « la guerre contre le terrorisme » et compromettre sérieusement la propagande patiemment concoctée par l’OTAN sur son « intervention (...) lire la suite

Manipuler le soutien populaire en Libye, ou l’art des médias de prendre les gens pour des nuls

par Jean-Luc GUILMOT

Depuis six mois, les mass médias s’évertuent à entretenir l’idée que les bombardements de l’OTAN sur la Libye visent à protéger des civils de la brutalité des forces de Kadhafi et à leur apporter paix et démocratie. Pour entretenir cette vue des choses, quelques prises de liberté avec l’évocation des faits se sont imposées. Tout d’abord, quelques rappels de faits indiscutés. En dépit des frasques de son dirigeant en place depuis 42 ans – contre 59 ans pour la reine Elisabeth d’Angleterre et 43 ans pour le (...) lire la suite

BREVES

Cuba rejette le CNT de Libye et rappelle ses diplomates à Tripoli

Le gouvernement cubain refuse de reconnaître le Conseil national de transition (CNT) de Libye, et a rappelé ses diplomates à Tripoli, a indiqué samedi le ministère cubain des Affaires étrangères. "Cuba ne reconnaît pas le CNT ni aucune autre autorité provisoire, et ne devra reconnaître qu’un (...) lire la suite

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3 Annexe

4-1 Géographiede Libye : cliquersur...-http://maps.google.be/maps?hl=fr&xhr=t&q=carte+de+libye&cp=12&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.&biw=1016&bih=559&wrapid=tljp1314001217203022&um=1&ie=UTF-8&hq=&hnear=0x13a892d98ece010d:0xfa076041c7f9c22a,Libye&gl=be&ei=ihFSTrDpNqP24QSK-ICvDQ&sa=X&oi=geocode_result&ct=image&resnum=1&sqi=2&ved=0CCYQ8gEwAA

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Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


07/09/2011

n°37 - Journal de Libye - 23-08 au 06-09 / -- Début - : 30.000 bombes, 60.000 morts : une sacrée mission humanitaire

n°37 - Journal de Libye -  23-08 au 06-09 / -- Début  - : 30.000 bombes, 60.000 morts : une sacrée mission humanitaire.


 


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal deLibye

 n°37                                           23-08 au06-09

        C.De broeder & M.Lemaire



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a) sur nos blogs : 

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b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

Thomas C. MOUNTAIN : 30.000 bombes, 60.000 morts : une sacrée mission humanitaire.

Thierry Meyssan : Tripoli, dernières heures, avant la chute

ENCORE UN DE MOINS !IL NE RESTE DONC PLUS QUE:…

Ils vont annoncer la capture de Kadhafi.

Les rebelles fêtent l'arrivée des troupes dans Tripoli.

Manlio Dinucci : L’avenir de la Libye selon les plans de l’OTAN.

Rasmussen : Ce n'est pas l'arrestation de Kadhafi qui déterminera la fin de l'opération de l'OTAN en Libye…

POLÉMIQUE – Libération publie une lettre adressée au Qatar dans laquelle le Conseil national de transition ferait une telle promesse...

1 Lutte pour la libération du territoire

Sur le terrain

Ils ont été massacrés à huis clos en Libye - Qui sauvera les Touareg?

Un important convoi civil et militaire quitte la Libye pour le Niger.

Thierry Delforge" Crimes racistes dont le CNP est l'instrument et l'OTAN l'instigateur.

Les grandes manœuvres

Il n’y a aucune preuve étayant la présence de mercenaires dans l’est de la Libye

2 Politique

Les grandes manœuvres

Fin

3 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

3-1 MORT OU VIVANT, KADHAFI EST DEVENU UN HÉROS AFRICAIN

Vidéo :http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1814 

3-2 La vraie raison pour la guerre en Libye-Kadhafi et son Dinar en or -

Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=FA2OxRJ_SRo&feature=related

3-3 Honte aux journalistes de radio France-Inter traitant de la Libye - Silvia Cattori
 http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1827

3-4 Les verités de la Libye par T.Meyssan 2011.09.02
vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=5ClBYu0JfBo&feature=youtu.be

3-5 Gaëtan PELLETIER : L’histoire des trois petits cochons... 

Le plan de l’OTAN est d’occuper la Lybie par Fidel Castro Ruz

3-6 Michelle Verrier : Honte aux journalistes de radio France-Inter traitant de la Libye !

3-7 Crimes racistes dont le CNP est l'instrument et l'OTAN l'instigateur.

4 Les brèves.

4-1 Le dégel de 15 mds USD annoncé à Paris.

4-2 Pepe Escobar : C'est une guerre [de] TOTAL, monsieur.

 



Tiré à part

Thomas C. MOUNTAIN : 30.000 bombes, 60.000 morts : une sacrée mission humanitaire.

Après environ 8.000 raids aériens, et une estimation de 4 bombes lancées par attaque, l’OTAN a déjà largué plus de 30.000 bombes sur la Libye. Ca fait pratiquement 200 bombes par jour pendant 6 mois, soit des dizaines de milliers de tonnes d’explosifs puissants. Avec une estimation de 2 Libyens tués par bombe et aucune victime du côté de l’OTAN, les régimes occidentaux ont massacré environ 60.000 Libyens au cours des six derniers mois alors que les rebelles eux-mêmes annoncent 50.000 morts. Une sacrée mission humanitaire, n’est-ce pas ?

Le déroulement de la « guerre civile » en Libye peut être mieux décrit par les événements du 21 août. Ce dimanche après-midi, une équipe de télévision de la BBC a montré une colonne rebelle en train de s’enfuir de Zawiya, dans les environs de Tripoli. Battant pitoyablement en retraite, jetant des regards effrayés par dessus l’épaule et fuyant à toutes jambes sur la route par laquelle ils étaient arrivés – même la « presstituée » de la BBC qui était sur place n’a pas pu se retenir d’exprimer son dégoût devant la scène. Une fois de plus, confrontés à une résistance déterminée, les rebelles ont fui et montré leur véritable nature.

Le lendemain matin, une journaliste de France24 a raconté comment, plus tard dans la nuit de ce même dimanche, elle avait accompagné ces mêmes rebelles lorsqu’ils ont traversé Zawiya sans rencontrer la moindre résistance jusqu’à la Place Verte au centre de Tripoli, en croisant cette fois-ci une enfilade de ruines d’immeubles bombardés qui brûlaient encore.

Voilà ce qu’aura été la guerre de l’OTAN et si le monde ne le comprend pas, les rebelles, eux, ne le comprennent que trop bien.

Un problème majeur pour l’OTAN et sa Ligue de Traîtres Libyens, connue aussi sous le nom de Conseil National de Transition, est que la majorité des militaires rebelles sont sous les ordres du Groupe islamique combattant en Libye (GICL), un groupe qui se présente comme affilié au groupe Al-Qaeda du Maghreb. (voir détails déjà rapportés icihttp://www.legrandsoir.info/comment-al-qaeda-est-arrive-a-re... – NdT)

(…)

Tandis que d’anciens terroristes de GICL devenus « combattants de la liberté » vont de maison en maison pour arrêter et exécuter des « supporters de Kadhafi » et des « mercenaires africains » à Tripoli, la vie quotidienne pour les habitants de la ville s’est transformée en une opération de survie. Sans eau depuis près de deux semaines, sans gaz pour cuisiner ou de combustible pour les véhicules et avec la nourriture qui commence à manquer, l’avenir pour la population de Tripoli paraît incertain.

Certains médias internationaux ont affirmé que la Grande Rivière Artificielle (GRA), le système d’irrigation qui fournit presque la totalité de l’eau du nord de la Libye, a été bombardée par l’OTAN. D’autres prétendent que les « loyalistes de Kadhafi » contrôlent toujours les puits du sud et qu’ils ont coupé l’eau – si c’est le cas, alors même Benghazi manquera d’eau. Tripoli devra donc importer son eau pendant un certain temps et le fait de savoir comment une ville de près de 2 millions d’habitants pourra vivre avec de l’eau importé par camions-citernes est un sujet que les médias n’abordent plus.

Le « Conseil National de Transition » désormais reconnu comme le « gouvernement légitime de la Libye » par les gouvernements de l’OTAN et leurs alliés est composé de nombreux anciens hauts officiels du gouvernement Libyen et se trouve de plus en plus dans une position délicate. Avec l’Union Africaine qui tente d’empêcher le déblocage des fonds du gouvernement Libyen détenus dans les banques occidentales il n’y a plus beaucoup de temps à perdre si ce CNT veut pouvoir continuer d’exister.

Le président de l’Afrique du Sud, Jacob Zuma, a condamné les dirigeants du CNT qualifiés d’escrocs et exigé la restitution des dizaines de millions de dollars que les hauts dirigeants ont volé lorsqu’ils étaient en fonction dans le gouvernement Libyen avant que l’Union Africaine ne lève son opposition au déblocage des fonds du gouvernement de Kadhafi.

Les dirigeants de l’OTAN doivent se démener pour maintenir le CNT à flots. Les images de palettes chargées sur deux mètres de haut de 200 millions de dinars Libyens acheminés par avion depuis Londres montre la fragilité de l’influence du CNT. Alors que le cirque des « amis de la Libye » organisé par l’OTAN et qui se tient à Paris promet de libérer les milliards de dollars Libyens détenus en otage par l’Occident, la mise en application de ces promesses est une toute autre affaire. La corruption et l’incompétence sont la marque des dirigeants du CNT et il ne sera pas surprenant d’entendre parler plus tard de détournements massifs de fonds.

La grande question est de savoir combien de temps les dirigeants du GICL/AQM laisseront-ils le pouvoir à leurs anciens ennemis jurés au sein du CNT. Déjà le « gouvernement » rebelle dans la ville portuaire de Misrata a annoncé qu’il ne reconnaissait pas l’autorité du CNT et on y signale la tenue de manifestations quasi quotidiennes pour exiger l’expulsion du CNT des anciens fonctionnaires du gouvernement Libyen.

Pendant ce temps, de vastes étendues du désert Libyen dans le sud n’ont pas été conquises par l’OTAN et pratiquement toute l’eau et une partie du pétrole échappe au contrôle du CNT.

Avec de centaines de villages et de petites villes éparpillées à travers un territoire immense, le Colonel Kadhafi et ses supporters ont encore une vaste zone à leur disposition. Avec l’Algérie qui combat Al Qaeda du Maghreb, sa frontière avec la Libye reste ouverte et offre un terrain de repli aux opposants aux rebelles de l’OTAN. Le CNT a déjà sonné l’alarme quant à une insurrection à long terme qui pourrait s’implanter dans le sud de la Libye et qui utiliserait l’Algérie comme base arrière.

Jusqu’à présent les dirigeants Al-Qaeda et les gros bras de l’occident au sein du CNT n’ont pas encore commencé à s’entredéchirer mais une guerre interne paraît inévitable. Il se pourrait que nous assistions à des bombardements par l’OTAN de ses anciens alliés.

Une chose qui est claire est que la tragédie Libyenne ne fait que commencer et la capture de pratiquement tout le nord de la Libye par les rebelles de l’OTAN n’est que le début. 30.000 bombes sur le pays et la mort de quelques 60.000 Libyens marquent plutôt le début que la fin de cette catastrophe.

Thomas C. Mountain

(Counterpunch)

 

http://www.counterpunch.org/2011/09/02/30000-bombs-over-liby...

Traduction "combien de morts pour sauver combien de vies, déjà ?" par VD pour le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles.

URL de cet article 14554 
http://www.legrandsoir.info/30-000-bombes-60-000-morts-une-sacree-mission-humanitaire-counterpunch.html


Thierry Meyssan : Tripoli, dernières heures, avant la chute

Thierry Meyssan : D’abord je tiens à rappeler que j’ai annoncé cette histoire de fausse vidéo, qui était tournée à Qatar, je ne savais pas ce qu’on était en train de tourner, mais je savais qu’on avait reconstitué, en studio, à la fois la place verte, puis Bab -al -Aziya, je l’ai écrit, avant les événements ; je vois, encore, les journaux, comme "Marianne", qui se sont gaussés que je pouvais écrire des choses pareilles, mais les événements m’ont tristement donné raison. Depuis le début de cette guerre, beaucoup de choses qui ont été dites, beaucoup de choses que vous avez vues à la Télévision sont fausses. Le fait de voir n’est pas suffisant, -tel que le système fonctionne aujourd’hui-, et nous pouvons contester un grand nombre de choses qui sont acquises pour tout le monde, notamment, nous contestons, totalement, l’histoire des massacres qui auraient eu lieu, à Benghazi, au début. Tout cela est faux, absolument faux. Et j’ai essayé d’aller plus loin. Je pense que la presse est quelque chose de préalable à toute forme de démocratie. S’il n’y a pas de liberté d’expression, il ne peut pas y avoir de démocratie. Mais si cette liberté d’expression est manipulée, au service de la guerre, alors, tout le système est faussé. Donc, j’ai poussé la Jamahiriya libyenne à engager des poursuites, qui, évidemment, maintenant, ne pourront pas être menées à terme, puisque l’Etat s’est effondré, contre CNN, à la suite d’un certain nombre de faux reportages et sur la base de trois résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui ont été adoptées, à partir de 1945 -54, au lendemain de la deuxième guerre mondiale, qui assimilent la propagande de guerre à un crime contre la paix, qui considère que la grande responsabilité des journalistes qui ont falsifié l’information, de manière volontaire- pas quand ils ont simplement commis des erreurs- Des falsifications, lorsque ces falsification ont conduit à la guerre, ils doivent être tenus responsables de toutes les conséquences, y compris, de crimes de guerre et contre l’humanité, qui auraient résulté de leur propre action

[...]

Julien Teil : "Amnesty international", l'ONG pro-atlantiste, a, néanmoins, fait preuve d’une certaine transparence, du mois d’avril à juillet, Donatella Rovera une envoyée d’"Amnesty International" de Londres, dans de nombreuses déclarations, aux médias, elle a bien expliqué et réitéré. Elle a dit que cette histoire de mercenaires de Kadhafi était entièrement fausse et que ceci était utilisé par les médias. Il n’y a jamais eu de mercenaires, qu’ils soient africains, tunisiens, algériens. Khadafi n’a jamais engagé de mercenaires, parce qu’il y avait un renfort populaire, qui s’est transformé en un volontariat immense, notamment, à Tripoli, où il y a à peu près 2 millions d’armes distribuées à la population ; cette propagande sert, finalement, à justifier.les exactions des mercenaires de Misrata. C’est une partie de la propagande médiatique.

[...]

lire l'interview sur http://french.irib.ir/analyses/articles/item/140096-tripoli-derni%C3%A8res-heures-avant-la-chute

 

ENCORE UN DE MOINS !IL NE RESTE DONC PLUS QUE:
SYRIE - IRAN - VENEZUELA - YEMEN - CUBA - CORÉE DU NORD - BIELORUSSIE - SRI
LANKA - EQUATEUR - BOLIVIE - NICARAGUA - ALGÉRIE

QUI SERA LE PROCHAIN ?
Le "Nouvel Ordre Mondial" continue d'avancer !
Et nous? Allons-nous enfin sortir de notre léthargie ?
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PS. Ce Belhaj qui dit contrôler Tripoli et dont on nous parle maintenant a donc été arrêté par les USA et torturé par eux, selon Belhaj lui-même puis transféré au gouvernement Kadhafi qui a décidé de le libérer ...A votre avis est-ce normal de faire la guerre à celui qui vous a libéré en s'appuyant sur celui qui vous a arrêté puis torturé et finalement remis aux autorités de votre pays ? C'est une attitude digne ça ? Respectable ? Honorable ?
BD

Source : ELAC
http://www.elac-committees.org/

http://librepenseur-demosophy.blogspot.com/2011/09/sarkozy-reussit-son-coup-en-libye-les.html


Ils vont annoncer la capture de Kadhafi.

Bonjour

rProchain scénario à venir... Je vous préviens d'avance...Les rebelles & l'OTAN vont annoncer la capture puis le décès de Mouammar Kadhafi survenus lors de l’assaut donné à la ville de Bani Walid, pour susciter les défections. Dans le cadre de la guerre médiatique en Libye, voici un récapitulatif de quelques informations mensongères ralliés par un grand nombre de médias depuis le début des évènements en Libye :
21/02/2011 : Le ministre anglais des Affaires étrangères britannique, William HAGUE, a déclaré que Mouammar Kadhafi accompagné ...de sa femme et de sa fille, ont quitté la le territoire libyen vers le Venezuela. (Information fausse)
21/02/2011 : Saif Al Islam Kadhafi s'est blessé dans un accrochage avec les rebelles. (Information fausse)
23/02/2011 : Aïcha Kadhafi s'est enfui vers Malte. (Information fausse)
20/03/2011 : Khamis Kadhafi est mort à Brega, suite à une blessure reçue lors d'un crash d'avion. (Information fausse)
10/08/2011 : Khamis Kadhafi est mort à Zliten, suite dans d'un raid mené par l’OTAN. (Information fausse)
22/08/2011 : Saif Al Islam a été capturé par les rebelles et que Mohamed s'est rendu. (Information fausse)
27/08/2011 : Mouammar Kadhafi s'est enfui vers l'Algérie. (Information fausse & démenti par les autorités algériennes)
29/08/2011 : Khamis Kadhafi est mort à Terhona lors des combats et est enterré à Zliten. (Information fausse et démenti par l'OTAN)
N'écoutez pas ces conneries!!! Réveillez-vous, on est plus des enfants, un mensonge ça passe mais une dizaine ça ne marche pas!!!

http://allainjules.com/2011/09/04/libye-ils-vont-annoncer-la-capture-de-kadhafi/


Les rebelles fêtent l'arrivée des troupes dans Tripoli.

Mais les géants français ne sont pas les seuls à convoiter les richesses du pays.

Or, le gouvernement de transition rebelle l'a annoncé dès la semaine dernière : les pays qui ont aidé les rebelles à renverser Mouammar Kadhafi seront ceux qui auront le plus d'opportunités dans l'industrie pétrolière libyenne d'après-guerre.

Pour l'heure, la France semble plutôt bien positionnée, première nation à avoir plaidé en faveur d'une intervention militaire et reconnu le CNT. Mais l'Italie fait figure de concurrent sérieux. Le pays est historiquement présent en Libye, avec 182 entreprises sur place. La compagnie Eni, principal producteur étranger de pétrole en Libye (280.000 barils par jour avant l'insurrection) oeuvre dans le pays depuis 1959. Par ailleurs, le gouvernement italien, dans un premier temps hésitant à soutenir la rébellion, a très vite rattrapé son retard. Devançant les autres pays européen, Sylvio Berlusconi a notamment été le premier à répondre aux demandes d'aides financières de Mahmoud Jibril, le numéro deux du CNT, en débloquant le 25 août une tranche d'aide de 350 millions d'euros. Depuis une semaine, la compagnie pétrolière ENI a vu son cours bondir de 6,25%. Quant à celui de Total (55.000 barils avant l'insurrection), il a progressé de 4,78% sur cette période.

Le Brésil, la Russie et la Chine à la traîne

Pour d'autres pays au contraire, comme le Brésil, l'Allemagne ou la Russie, qui ont voté contre les mesures frappant le régime de Kadhafi, la situation est beaucoup plus compliquée. Dès mars dernier, la Russie, qui est présente sur le marché libyen de l'armement, du rail ou encore des hydrocarbures, a commencé à chiffrer ses pertes. Rosoboronexport, l'entreprise publique d'armements, évaluait par exemple à quatre milliards de dollars le manque à gagner entraîné par l'embargo décrété fin février par l'Onu sur la vente d'armes à la Libye. Aujourd'hui les entreprises russes sont conscientes qu'il faudra du temps pour normaliser leurs relations commerciales avec la rébellion, mais elles espèrent que l'amélioration de la situation rimera avec la reprise des contrats.

La situation est également délicate pour la Chine, dont 3% du pétrole est fourni par la Libye. Au début du conflit, le pays s'est abstenu de voter la résolution de l'ONU pour protéger les rebelles. Fin juin, néanmoins, Pékin a fini par reconnaitre le CNT "comme interlocuteur important". Depuis, elle multiplie les signaux et les appels à la stabilisation pour éviter que les 18,8 milliards de dollars qu'elle a investis dans le pays ne partent en fumée...

Des espoirs déçus?

Attention toutefois à ne pas redistribuer trop rapidement les cartes. Les pays qui ont soutenu la rébellion pourraient voir leurs espoirs déçus. Selon les observateurs notamment "le nouveau pouvoir libyen n'a aucune raison de brader son pétrole à ses amis entre guillemets, sachant que demain ils auront plein d'amis à travers le monde", estime par exemple Francis Perrin, expert de la Libye au Centre Arabe d'Etudes pétrolières. Même le CNT ne semble plus si sûr de pouvoir répondre à ses promesses. Il n'y aura "pas de favoritisme politique" et le nouveau régime procédera de façon "transparente", a notamment annoncé ce jeudi un porte-parole du CNT, Guma al-Gamaty, quelques heures avant le début à Paris d'un sommet consacré à la reconstruction du pays...

REUTERS/Reuters TV


Manlio Dinucci : L’avenir de la Libye selon les plans de l’OTAN.

Dans la représentation médiatique de la guerre de Libye, les « rebelles » dominent la scène, tandis que l’OTAN s’est mise à l’abri en coulisses. Mais c’est pourtant depuis sa cabine de régie que la guerre a été préparée et dirigée et que se décide le futur arrangement du pays.

  La mission de l’OTAN est « efficace et encore nécessaire », a déclaré la porte-parole Oana Lungescu. Personne n’en doute : en cinq mois de « protection unifiée », ont été effectués 21 mille raids aériens, dont plus de 8 mille d’attaques avec bombes et missiles, pendant que des dizaines de navires de guerre ont attaqué avec des missiles et des hélicoptères et contrôlé les eaux territoriales libyennes pour assurer l’embargo des forces gouvernementales et les approvisionnements de celles du Cnt de Benghazi. En même temps, des agents et des forces spéciales des Etats-Unis, Grande-Bretagne, France et autres pays, ont joué un rôle clé sur le terrain, en signalant aux avions les objectifs à frapper, en plus de préparer et conduire l’attaque contre Tripoli. L’OTAN a joué un rôle décisif sans lequel les rebelles n’auraient jamais pu entrer à Tripoli, comme le confirme le général allemand Egon Ramms.

   Notre mission, a déclaré le secrétaire général de l’Alliance, Anders Fogh Rasmussen, continuera tant que continueront les attaques et les menaces (sic). Cela signifie-t-il que, une fois la « mission » accomplie, l’OTAN laissera aux Libyens la possibilité de décider de l’avenir de leur pays ?  En aucune manière. Elle passera à la phase 2 de la « mission ».  Il n’existe simplement pas de solution  militaire à cette crise, souligne un communiqué de l’Alliance, mais nous avons besoin d’un processus politique pour une transition pacifique à la démocratie en Libye. Et l’OTAN, assure Rasmussen, est prête à jouer un rôle de soutien.

  On ne spécifie pas de quelle manière, mais un plan général -décidé fondamentalement à Washington, Londres et Paris- est déjà prêt. Des détails ont filtré à travers les déclarations de quelques fonctionnaires. Formellement à la demande du futur gouvernement (dirigé par des hommes politiques garants des intérêts des plus grandes puissances occidentales), l’OTAN continuera à contrôler l’espace aérien et les eaux territoriales de la Libye. Officiellement pour assurer les aides humanitaires  et protéger le personnel civil sous bannière Onu. Cela nécessitera le libre accès aux ports et aéroports libyens, qui seront de fait transformés en bases militaires OTAN même si on y déploiera le drapeau rouge, noir et vert -celui-là même du régime du roi Idris qui, dans les années 50, concéda à la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis l’usage du territoire pour y implanter des bases militaires, comme celle de la base aérienne de Wheelus Field aux portes de Tripoli. Un emplacement idéal, aujourd’hui, pour le quartier général du Commandement Afrique des Etats-Unis.

L’OTAN ne cesse de répéter qu’elle n’a pas l’intention d'envoyer des troupes en Libye, mais n’exclut cependant pas que des alliés, de façon singulière, le fassent, ou bien l’Ue, qui a déjà ses groupes de combat à déploiement rapides prêts. 

En même temps, l’OTAN entraînera et armera les « forces de sécurité » libyennes. Concept tout relatif. Le responsable de la sécurité à Tripoli, nommé avec  placet OTAN, est Abdel Hakim Belhaj, qui, à son retour de la jihad anti-soviétique en Afghanistan, forma en Libye le Groupe combattant islamique. Il fut capturé par la Cia en Malaisie en 2004 mais, après la normalisation avec Tripoli, renvoyé en Libye, où (sur la base d’accord entre les deux services secrets) il fût remis en liberté en 2010. C’est lui qui garantira, en habit de président du conseil militaire de Tripoli, la transition pacifique à la démocratie en Libye.

Edition de dimanche 4 septembre 2011 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110904/manip2pg/09/manip2pz/309387/

 

Rasmussen : Ce n'est pas l'arrestation de Kadhafi qui déterminera la fin de l'opération de l'OTAN en Libye…

L'Alliance atlantique cessera ses opérations en Libye uniquement lorsque les nouvelles autorités, incarnées par le Conseil national de transition (CNT), seront en mesure de protéger la population, a déclaré vendredi le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen.

Il s'exprimait en français, après avoir été reçu à l'Elysée par le président Nicolas Sarkozy -une rencontre qu'il a qualifiée de "très fructueuse".

"Pour l'OTAN, l'opération en Libye a été un grand succès" [la fantastique victoire de l'alliance des nations surarmées sur un pays du Tiers-Monde, extraordinaire en effet], s'est félicité M. Rasmussen, en précisant qu'elle n'était pas achevée et qu'il ne pouvait d'ailleurs pas avancer de date pour la fin de la mission. "Nous allons continuer notre opération aussi longtemps qu'il y a des menaces contre la population en Libye."

Ce n'est pas la capture du colonel Moammar Kadhafi qui dictera cette date, a expliqué le secrétaire général de l'Alliance atlantique. "La décision de terminer notre mission sera basée sur une évaluation politique globale incluant la capacité du Conseil national de transition d'assurer la sécurité du peuple libyen, incluant une évaluation militaire de l'OTAN et peut-être aussi incluant une évaluation ou une décision des Nations unies", a-t-il énuméré.

Il a d'ailleurs affirmé que "le colonel Kadhafi n'est pas une cible de nos opérations".

M. Rasmussen a assuré que l'opération contre les troupes du colonel Kadhafi n'avait en aucun cas des motivations pétrolières. "Nous avons exécuté nos opérations en Libye strictement en conformité avec le mandat des Nations unies, c'est-à-dire que nous avons exécuté ces opérations pour protéger la population civile en Libye -ni plus ni moins", a-t-il insisté.[comme celle de Syrte par ex.?]

Nicolas Sarkozy et M. Rasmussen "ont souligné le succès des opérations de la coalition en Libye" et affirmé "que celles-ci se poursuivraient encore le temps nécessaire", a précisé l'Elysée dans un communiqué. "Ils ont tiré les enseignements de ces opérations en ce qui concerne le renforcement du rôle des Européens dans l'Alliance, le partenariat avec les pays arabes et les capacités militaires", a ajouté l'Elysée.

AP, 3 sept.


POLÉMIQUE – Libération publie une lettre adressée au Qatar dans laquelle le Conseil national de transition ferait une telle promesse...

Aider son prochain, ça peut rapporter gros. C’est en tout cas ce qu’affirme une lettre, publiée par Libération aujourd’hui, sur un possible accord entre le Conseil national de transition libyen (CNT) et la France. Ce document montrerait «clairement que des engagements chiffrés ont été donnés il y a déjà plusieurs mois», rapporte le quotidien. Ce qui correspondrait à pas moins de 35% des nouveaux contrats pétroliers libyens. Ce document serait daté du 3 avril, c’est-à-dire 17 jours seulement après l’adoption de la résolution de l’Onu…

Que dit exactement cette missive? «[…] S’agissant de l’accord sur le pétrolepassé avec la France en échange de la reconnaissance de notre Conseil, lors du sommet de Londres, comme représentant légitime de la Libye, nous avons délégué le frère Mahmoud (Shammam, ministre en charge des médias au CNT, ndlr) pour signer cet accord attribuant 35% du total du pétrole brut aux Français en échange du soutien total et permanent à notre Conseil», révèle le journal.

Le quai d’Orsay «n’a pas connaissance d’un tel document»

Ce document a été adressé au pays qui sert d’intermédiaire depuis le début du conflit entre la France et le CNT: le Qatar. Une copie aurait été également envoyée au secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, ajoute Libération.

Une révélation qui vient mettre à mal le beau discours français sur l’engagement pour la protection des droits de l’Homme. «Venir en aide à un peuple en danger de mort […] au nom de la conscience universelle qui ne peut tolérer de tels crimes, déclare Nicolas Sarkozy lors d’un discours à l’Elysée, le 19 mars. Nous le faisons pour protéger la population civile de la folie meurtrière d’un régime qui, en assassinant son propre peuple, a perdu toute légitimité», a-t-on pu entendre le 19 mars.

Contacté par Libération, le Quai d’Orsay a expliqué qu’il n’avait «pas connaissance d’un tel document».

Total, de son côté, affirme ne pas avoir non plus connaissance de cette lettre et donc n'avoir jamais discuté de contrats pétroliers avec la Libye, rapporte Reuters.

 O.V.



1 Lutte pour la libération du territoire

Sur le terrain

Ils ont été massacrés à huis clos en Libye - Qui sauvera les Touareg?

«La population est pourchassée et liquidée...Ce qui s'y passe est tout simplement inhumain», rapportent des témoignages.

Assassinats collectifs, liquidations physiques et violences résument la situation catastrophique infligée aux Touareg libyens basés à une vingtaine de kilomètres des frontières algériennes, par certains éléments du CNT. Qui serait en mesure de mettre fin à ces massacres? Ce n'est certainement pas le Conseil de sécurité de l'ONU.
En permettant à l'Otan d'agir outre à la résolution 1973, l'Organisation des Nations unies, si elle n'a pas sous-entendu sa complicité, elle a confirmé la limite de sa puissance. Les insurgés libyens qui agissent avec la bénédiction du CNT se sont démasqués au monde et démontrent par des actes barbares leur monstruosité. Sous prétexte de combattre le régime du colonel El Gueddafi, les rebelles exécutent toute personne soupçonnée d'être favorable au leader libyen. C'est ce qu'a affirmé un représentant des Touareg réclamant l'ouverture des frontières algéro-libyennes. 

Des Libyens, ayant apporté par le passé des témoignages à L'Expression sur la situation en Libye avant l'invasion de Tripoli, contactés par téléphone hier, confirment de leur côté la barbarie des rebelles. «Beaucoup de citoyens ont été égorgés, la population est pourchassée et liquidée, c'est tout simplement inhumain ce qui se passe», ont-ils témoigné. 

Les mêmes propos ont été exprimés par ce représentant des Touareg, Ishak Ag Hassini, à un quotidien national: «La situation est catastrophique, les Touareg souffrent en Libye pourchassés par les rebelles libyens qui les considèrent comme des pro-El Gueddafi.» Et de préciser que de nombreux Touareg sont victimes d'assassinats collectifs et de liquidations, même ceux qui n'ont pas soutenu le colonel El Gueddafi.

Ce sont plus de 600.000 Touareg qui sont sous la menace des rebelles qui, sans aucun doute, sont d'une grande complicité avec les éléments d'Al Qaîda au Maghreb et agissent sous la coupe du tristement célèbre Abou Zeïd. Soucieuse de la sécurité de son territoire, l'Algérie avait pris toutes les mesures nécessaires pour préserver son territoire des incursions ou infiltrations des groupes armés affiliés à Al Qaîda, lesquels tentent de rejoindre la base de la nébuleuse au niveau du Mali. Les frontières ont été fermées dans ce sens juste après l'arrivée de l'épouse et des enfants du guide libyen.

Cette consigne impérative semble avoir mis la population libyenne dans une situation d'insécurité et conduit le représentant des Touareg à demander l'aide de l'Algérie et à solliciter les instances onusiennes et les organisations internationales concernées pour venir au secours des Touareg. La population dans sa totalité fait face à un vrai génocide: la sauvagerie des rebelles et les bombes de l'Otan. Cette dernière qui continue de prétendre agir dans un contexte humanitaire, a effectué 8000 raids avec 30.000 bombes lancées contre la Libye pour instaurer «la démocratie».

En six mois, ces bombes ont fait 60.000 victimes. Une action humanitaire qu'on n'est pas en mesure d'applaudir. Une action de démolir pour reconstruire. Une véritable démonstration de la démocratie et de la liberté.

 http://www.lexpressiondz.com/internationale/138390-qui-sauvera-les-touareg.html


Un important convoi civil et militaire quitte la Libye pour le Niger.

Un important convoi de véhicules civils et militaires venant de Libye a traversé lundi soir Agadez, une ville au nord du Niger, a affirmé un source militaire nigérienne à l'AFP.

"J'ai vu un convoi inhabituel et impressionnant de plusieurs dizaines de véhicules entrer à Agadez en provenance d'Arlit, une cité minière proche de la frontière algérienne, et se diriger vers Niamey par la route", a affirmé cette source, faisant état de "rumeurs insistantes" selon lesquelles Mouammar Kadhafi pourrait faire partie du convoi.

"Des rumeurs insistantes évoquent la présence de Kadhafi ou un de ses fils au sein de ce convoi", a souligné cette même source.

De son côté, un journaliste d'une radio privée à Agadez a affirmé avoir "aperçu un convoi de plusieurs dizaines de véhicules traverser la ville et se diriger vers Niamey", la capitale du pays.

"Plusieurs témoins ont dit avoir vu au sein de ce convoi Rhissa Ag Boula, une des figures de proue des deux rébellions touaregs au Niger et très proche de Kadhafi", a ajouté la même source.

Une dizaine de personnes proches de Mouammar Kadhafi, dont Mansour Daw, chef des brigades sécuritaires, sont arrivées dimanche à Agadez (nord Niger) venant de Libye.

Les autres personnes, dont l'identité n'a pas été révélée, sont arrivées sur le territoire nigérien en compagnie de Agaly Alambo, figure de la révolte Touareg, et ont rejoint lundi Niamey, la capitale du pays, selon la même source.

Kadhafi "en excellente santé" ?

Le nouveau pouvoir en Libye s'inquiétait lundi des civils bloqués à Bani Walid, devenue un "repaire" des pro-Kadhafi au sud-est de Tripoli, tandis qu'un porte-parole de l'ancien homme fort libyen assurait que Mouammar Kadhafi, "en excellente santé", préparait une riposte.

Lundi soir, les combattants aux portes de Bani Walid, à 170 km au sud-est de Tripoli, s'impatientaient, au lendemain de l'échec des négociations pour une reddition pacifique de la ville.

"Nous attendons toujours la décision du Conseil national de transition (CNT). Ils ne veulent plus de sang", a déclaré à la presse Abdelrazzak Naduri, commandant opérationnel sur ce front, interrogé au poste de Chichan, à 70 km au nord de Bani Walid.

"Il y a un débat entre les combattants pour savoir s'il faut aller de l'avant ou rester sur place", a indiqué à l'AFP Kamal Hodeisa, un responsable du "ministère" de la Défense.

Les nouvelles autorités s'inquiètent en effet que des civils soient utilisés comme "boucliers humains" par les pro-Kadhafi.

Les fidèles de Mouammar Kadhafi "ne sont pas nombreux, ils sont vraiment faibles. (...) Mais certains se cachent dans des familles qu'ils utilisent comme boucliers humains", a ajouté cet ancien colonel.

Selon le négociateur en chef du CNT pour la reddition de la ville, Abdallah Kenchil, "les soldats de Kadhafi ont aussi fermé les portes de la ville et ne laissent plus passer les familles. Ca nous inquiète, on ne veut pas tuer de civils dans un assaut".

Le porte-parole de l'ancien homme fort libyen, Moussa Ibrahim, cité lundi par la chaîne de télévision Arrai, basée à Damas, a assuré que Mouammar Kadhafi était "en excellente santé" et "organise la défense" du pays.

"Nous sommes encore puissants", a-t-il affirmé, ajoutant, sans les nommer, que les fils du dirigeant libyen "assument leur rôle dans la défense et le sacrifice" pour leur pays.

Les "tribus dignes" du pays continuent à défendre l'ancien pouvoir, a-t-il assuré.

Moussa Ibrahim se trouverait à Bani Walid, encerclé par les forces anti-Kadhafi, selon les responsables locaux.

Négociations à Syrte

Les responsables locaux ont également évoqué la présence ces derniers jours à Bani Walid de deux autres fils de Mouammar Kadhafi, Saadi et Mouatassim, sans pouvoir dire lundi s'ils y étaient encore.

Si des pro-Kadhafi résistent dans les derniers bastions, d'autres ont choisi de quitter le pays: une dizaine de proches de Mouammar Kadhafi, dont Mansour Daw, ex-chef des brigades sécuritaires, sont entrées dimanche au Niger, via Agadez (nord), a appris lundi l'AFP de source touareg.

Selon des responsables dans la région de Bani Walid, la majorité des fidèles à l'ancien régime ont fui avec Seif al-Islam Kadhafi qui, selon le commandant Naduri, s'est échappé il y a quelques jours de la ville en prenant la direction de Sebha, autre fief de l'ancien régime dans le sud du pays.

Après plus de cinq mois d'intervention en Libye, le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen, a estimé lundi que l'Otan s'est "considérablement rapprochée" du succès de son intervention qui devrait s'achever "bientôt".

La capture éventuelle du dirigeant libyen en fuite Mouammar Kadhafi "n'est pas un facteur décisif", a toutefois jugé M. Rasmussen, car "les personnes, y compris Kadhafi, ne constituent pas des cibles" pour l'Otan.

A Syrte, autre bastion des fidèles à Mouammar Kadhafi, désormais cerné par les pro-CNT, les négociations se poursuivent.

Sur le plan politique, le Conseil de sécurité doit discuter vendredi d'une mission de l'ONU de trois mois en Libye pour aider les nouvelles autorités à réformer la police et la justice et à préparer les élections, selon un porte-parole de l'émissaire de l'ONU pour la Libye, Ian Martin.

Le CNT a annoncé qu'il comptait diriger le pays jusqu'à l'élection dans huit mois d'une assemblée constituante d'environ 200 membres, avant des élections générales un an plus tard.

Mais ce calendrier ne débutera que lorsque les nouvelles autorités, qui disent contrôler actuellement 90% du territoire libyen, auront déclaré la libération totale du pays, selon M. Martin qui vient d'effectuer une visite de plusieurs jours en Libye.

Et le CNT, qui siège toujours à Benghazi (est), a annoncé qu'il ne déménagerait à Tripoli qu'après la libération de l'ensemble du territoire.

L'économie libyenne a été ravagée par la guerre mais elle est stable, avec une inflation maîtrisée et pas de problèmes insurmontables, a assuré par ailleurs le "ministre" intérimaire de l'économie.

Ainsi, le géant suisse des matières premières Glencore a signé un premier contrat en Libye avec la Compagnie nationale de pétrole (National Oil Company, NOC) pour l'approvisionnement du pays en hydrocarbures, selon une source proche du dossier.

Plus de deux semaines après l'entrée des rebelles dans la capitale libyenne, le Royaume-Uni a annoncé avoir "réinstallé une mission diplomatique à Tripoli".

Les nouvelles autorités libyennes ont annoncé une enquête sur des informations de presse selon lesquelles la Chine aurait proposé d'importantes quantités d'armes en juillet à Mouammar Kadhafi, ce que Pékin a démenti lundi.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr:80/monde/01012358180-un-important-convoi-civil-et-militaire-quitte-la-libye-pour-le-niger?xtor=EPR-450206


Thierry Delforge" Crimes racistes dont le CNP est l'instrument et l'OTAN l'instigateur.
On se souviendra de la campagne de dénonciation d'une épurationethnique lors de la guerre de 0tan en Yougoslavie.
Les exactions et les crimes commis contre les Africains subsahariens sont connus depuis le début de l'offensive des mercenaires de l'OTAN.
La presse otanienne (tous les quotidiens belges) a entretenu, à l'instigation de l'OTAN, des services français et britanniques et des marionnettes du CNP la campagne de dénonciation des soi-disant mercenaires (que sont donc "nos" pilotes de F-16 ?).
Complicité de crimes racistes de la part de la presse européenne et det ous les gouvernements engagés  dans l'agression. Complicité, notamment des journalistes volontairement "embedded', tels ces deux journalistes RTB-F postés à la frontière  libyo-tunisieinne, au début de l'agression constatant "qu'en Tunisie les Africains ne sont pas les bienvenus" !!
Complicité des partis parlementaires belges !Il faudra aussi expliquer pourquoi, malgré le blocus maritime (y compris avec le porte-avion Ch. De Gaule) les navires de guerre de l'OTAN laissaient,passer les réfugiés vers l'Italie et assistaient à des naufrages au mépris des lois maritimes.
Complicité du président sénégalais Wade, engagé dans sa réélectionavec l'aval de la Françafrique, déclarant que certains de ses compatriotes tentent de fuir par le désert pour;;;gagner l'Europe. Un vrai "Bounty" ce Wade (noir à l'extérieur et blanc à l'intérieur...).
Désormais bien armé,Aqmi va pouvoir opérer au Mali, au Niger, en Mauritanie, au Nigéria et ailleurs. AREVA va devoir facturer les rançons de ses pilleurs d'uranium et/ou protéger ses techniciens par des mercenaires armés et de soldats français.
A noter l'emploi d'un vocabulaire adopté à la propagande de guerre : l'OTAN ne bombarde pas, mais "frappe", et surtout pas de bombardement de Tripoli où on entendait de "fortes explosions".

Thierry Delforge"
Sunday, September 04, 2011 4:54 PM


Les grandes manœuvres

Il n’y a aucune preuve étayant la présence de mercenaires dans l’est de la Libye,affirme l’organisation des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW).
Cette affirmation contredit les rapports largement diffusés récemment dans les médias internationaux, selon lesquels des soldats africains ont été transportés dans cette région pour combattre les rebelles opposés au colonel Kadhafi.
Dans une interview accordée en Libye à Radio Nederland Wereldomroep (RNW), Peter Bouckaert, de HRW, déclare avoir enquêté et n’avoir trouvé aucune preuve de la présence de mercenaires.
Peter Bouckaert, qui est dans la région depuis deux semaines, a précisé à RNW qu’il s’était rendu dans la ville d’Al Bayda après avoir reçu plusieurs rapports faisant état de l’arrestation de 156 mercenaires. Située à l’est de la ville de Benghazi, Al Bayda est également entre les mains des manifestants anti-gouvernementaux.
L’enquêteur de HRW déclare qu’il y a en fait trouvé 156 soldatsoriginaires du sud de la Libye et non pas d’un autre pays africain.
Après s’être entretenu avec eux, il a conclu qu’il s’agissait uniquement de Libyens noirs d’origine africaine. Les soldats ont, depuis, été tous relâchés par les manifestants.
Si les Libyens noirs du sud ont apporté leur soutien au régime du colonel Kadhafi, explique Peter Bouckaert, c’est que le numéro un de Tripoli a combattu la discrimination dont ils ont été l’objet dans la société libyenne.
Mohammed Abdulrahman, de RNW, qui a interviewé Bouckaert à Benghazi, déclare que l’absence de chances économiques dans le sud de la Libye est également l’une des raisons à avoir amené les Libyens du sud à entrer dans l’armée.
Jusqu’à présent, HRW a seulement enquêté dans l’est de la Libye, qui est sous le contrôle des manifestants, mais il se pourrait très bien, selon l’organisation des droits de l’homme, que les rapports faisant état de mercenaires dans les régions de l’ouest encore sous contrôle de Tripoli soient également inexacts.
Les médias internationaux affirment que les mercenaires sont rassemblés dans la ville de Sabha, dans le sud, connue pour être loyale au colonel Kadhafi, et que de là ils sont envoyés à travers le pays.

Selon notre reporter, il est également possible, vu la localisation de la ville, que les soldats regroupés soient, eux aussi, originaires du sud et non pas des mercenaires africains, comme l’affirment les médias internationaux. Etant donné que la région se trouve sous contrôle des forces loyales au colonel Kadhafi, il n’est pas possible de vérifiercette éventualité.

http://www.rnw.nl/afrique/article/hrw-il-ny-a-pas-de-mercenaires-dans-l%E2%80%99est-de-la-libye
2 mars 2011



2 Politique

Les grandes manœuvres

1 Belgique

Le courage de la Belgique.

Jolies perles du premier ministre belge «...lorsque  la communauté internationale [l'Otan] décide de dire que la violence n'est pas une solution...»

5 mois de bombardements, imposer ses rebelles par la loi du plus fort, non, vraiment, la violence n'est pas une solution...

"il est important que le CNT reconnaisse que la Belgique a été très courageuse..." : quel courage effectivement de s'attaquer à une telle puissance militaire, de larguer des centaines de bombes de bien haut, de piquer les avoirs libyens pour les restituer sous forme d'"aide humanitaire" désintéressée aux hommes de l'Otan.

Déblocage des avoirs et aide humanitaire [on est trop bons]

Yves Leterme: "Ben nous avons déjà décidé de rouvrir le plus vite possible notre ambassade, nous avons décidé aussi de libérer, sur proposition d'Olivier Chastel, de l'aide humanitaire mais je trouve que la chose la plus importante ce soir c'est de constater que lorsque la communauté internationale décide, pour de bonnes raisons, de mettre les points sur les i et donc de dire que la violence n'est pas une solution donc cette communauté internationale a quand même une capacité d'action très très importante."

Et le pétrole? la France se dit prioritaire

Alain Juppé expliquait ce matin que c'était normal que les gros contributeurs au conflit se taillent un peu la taille du gâteau pétrolier libyen. Yves Leterme: "Mais je ne crois pas seulement la France. Il y a d'autres pays qui ont pris des responsabilités dans une phase très précoce de l'action internationale. Nous l'avons fait, par exemple, l'Allemagne ne l'a pas fait. Il est clair, sans que cela ait été l'objectif, que cela a son importance, que les responsables du CNT reconnaissent le fait que la Belgique a été très active, très courageuse grâce aux efforts de nos concitoyens sur place et naturellement je ne veux pas nier qu'il y aura des retombées économiques aussi. Pour le Conseil National de Transition,  lorsqu'il s'agira de reconstruire il est clair qu'ils auront une attention prioritaire pour les pays qui les auront aidés dans les moments les plus difficiles." 

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_libye-la-belgique-reste-engagee-pour-le-futur?id=6686033


2 France

L’extrême gauche française est morte !

Le CNT a promis 35% du pétrole libyen à la France. Comme le CNT n’est rien d’autre que l’armée supplétive libyenne de Sarkozy et de l’impérialisme franco-anglais en Libye, on peut dire qu’au travers du CNT, la France s’attribue à elle-même 35% de ce pétrole d’excellente qualité. Faut-il préciser que ce sera à très bas prix ? que ce sera du vol, chose que Kadhafi avait réussi à éviter jusque là ? Qu’ont fait les prétendus "révolutionnaires" français pour éviter ça ? RIEN ! Où sont passées leurs manifs anti guerre massive ? NÉANT ! L’extrême gauche française est-elle complice de ce crime impérialiste ? NON ! L’extrême gauche française est morte !

 

Pétrole libyen : accord secret entre le CNT et la France .

La France aurait conclu un accord secret avec le Conseil national de transition lui attribuant 35% du pétrole libyen en échange de son soutien à la rébellion, écrit jeudi le quotidien français Libération.

Le journal affirme s’être procuré une lettre du CNT envoyée le 3 avril dernier à l’émir du Qatar dans laquelle le Conseil indiquait avoir signé "un accord" attribuant 35% du total du pétrole brut à la France en échange du soutien "total et permanent" à l’organe politique suprême de la rébellion libyenne.

Dans une interview accordée jeudi à la radio RTL, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a déclaré "ne pas avoir connaissance d’une telle lettre". Dans le même temps, le chef de la diplomatie française a jugé "logique" que les pays ayant soutenu les rebelles soient privilégiés dans la reconstruction de la Libye.

La France a été le premier Etat occidental à recevoir les représentants du Conseil national de transition, formé par la rébellion anti-Kadhafi à Benghazi, ainsi qu’à le reconnaître en tant que seule autorité légitime du pays.

RIA Novosti

1er septembre

http://fr.rian.ru/world/20110901/190793848.html

Cliquer ci-dessous pour voir l’image en plus grand :

http://mai68.org/spip/IMG/jpg/Expor…


3 Grande Bretagne 

Comment Londres a mené la guerre secrète du pétrole. 

Une cellule spéciale a asséché en carburant le régime Kadhafi et approvisionné les rebelles

Le Figaro - 2.9.2011 - De notre correspondant à Londres

En marge des raids aériens, Londres a mis en place un dispositif tactique pour étrangler le régime Kadhafi en le privant de carburant. Créée en avril, une cellule secrète a participé à l'assèchement en pétrole des forces pro-Kadhafi tout en visant à établir des circuits d'approvisionnement pour les rebelles. Une équipe de six à huit personnes, sous la houlette du ministre du Développement international, Alan Duncan, était composée de membres du Foreign Office et du ministère de la Défense, avec l'appui des services secrets du MI6.

Ancien trader spécialiste du pétrole, Alan Duncan est à l'origine de l'opération. Au printemps, des informations des milieux pétroliers montrent en effet que les sanctions internationales pénalisent plus les rebelles que le régime, qui, s'il n'est plus en mesure de raffiner le brut produit sur le sol libyen, continue à s'approvisionner en pétrole en payant 150 à 200 dollars de plus le baril que le cours officiel et en se faisant livrer par la Tunisie. Convaincu de la nécessité d'agir sur ce terrain, David Cameron donne son feu vert à la création de la cellule secrète, qui lui rend compte directement.

Installée dans des bureaux du Foreign Office, au centre de Londres, l'équipe parvient, en liaison avec des agents sur le terrain et avec l'Otan, à établir un blocus des ports libyens et à contrôler les voies utilisées pour l'importation de pétrole de contrebande. Elle aide les rebelles à couper l'alimentation de la raffinerie libyenne de Zawiya, la seule à fonctionner durant le conflit.

Pendant ce temps, à Londres, les traders des groupes pétroliers sont mis en contact avec les troupes du Conseil national de transition. Les livraisons aux insurgés, souvent à crédit, se déroulent par l'intermédiaire de Vitol, une société de trading suisse pour laquelle Alan Duncan avait travaillé dans le passé. La cellule parvient aussi à intercepter un pétrolier libyen, le Cartagena, porteur de 37.500 tonnes de brut, pour le détourner de sa route vers Tripoli et le faire livrer son chargement à Malte. Au total, l'opération aurait abouti à assécher de 90% les réserves pétrolières du régime Kadhafi et facilité la progression des rebelles.

Parallèlement aux efforts militaires et diplomatiques, cette pression économique sur le régime a contribué à sa chute, se félicite le gouvernement britannique. «Notre initiative a montré le rôle du pétrole comme l'arme non létale la plus cruciale dans ce conflit. Le nœud de l'énergie s'est resserré autour du cou de Tripoli. C'est beaucoup plus efficace et plus facile à réparer que des bombes. C'est comme de confisquer les clés de la voiture», commente une source gouvernementale.

Les liens approfondis tissés avec l'industrie pétrolière en Libye devraient aussi avantager les entreprises du Royaume-Uni dans l'après-guerre. Londres se prépare à envoyer sur place une équipe de représentants commerciaux. La Libye, 17e producteur pétrolier mondial, produisait jusqu'à 1,8 million de barils par jour avant le conflit. BP et Shell sont dans les starting-blocks pour reprendre leurs activités d'exploration dans le désert libyen.

Le Figaro –

2.9.2011

n°37 - Journal de Libye - 23-08 au 06-09 / -- Fin - : 30.000 bombes, 60.000 morts : une sacrée mission humanitaire.


n°37 - Journal de Libye -  23-08 au 06-09 / -- Fin - : 30.000 bombes, 60.000 morts : une sacrée mission humanitaire.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal deLibye

 n°37                                           23-08 au06-09

        C.De broeder & M.Lemaire



Le "Journal deLibye" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

3 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

3-1 MORT OU VIVANT, KADHAFI EST DEVENU UN HÉROS AFRICAIN

Vidéo :http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1814 

3-2 La vraie raison pour la guerre en Libye-Kadhafi et son Dinar en or -

Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=FA2OxRJ_SRo&feature=related

3-3 Honte aux journalistes de radio France-Inter traitant de la Libye - Silvia Cattori
 http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1827

3-4 Les verités de la Libye par T.Meyssan 2011.09.02
vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=5ClBYu0JfBo&feature=youtu.be

3-5 Gaëtan PELLETIER : L’histoire des trois petits cochons... 

Le plan de l’OTAN est d’occuper la Lybie par Fidel Castro Ruz

3-6 Michelle Verrier : Honte aux journalistes de radio France-Inter traitant de la Libye !

3-7 Crimes racistes dont le CNP est l'instrument et l'OTAN l'instigateur.

4 Les brèves.

4-1 Le dégel de 15 mds USD annoncé à Paris.

4-2 Pepe Escobar : C'est une guerre [de] TOTAL, monsieur.

 



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

 

3-1 MORT OU VIVANT, KADHAFI EST DEVENU UN HÉROS AFRICAIN

Vidéo :http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1814 

 

3-2 La vraie raison pour la guerre en Libye-Kadhafi et son Dinar en or -

Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=FA2OxRJ_SRo&feature=related

 

3-3 Honte aux journalistes de radio France-Inter traitant de la Libye - Silvia Cattori
       
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1827

 

 

3-4 Les verités de la Libye par T.Meyssan 2011.09.02
vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=5ClBYu0JfBo&feature=youtu.be


3-5 Gaëtan PELLETIER : L’histoire des trois petits cochons... 

 Voici en trois parties, le mensonge dévoilé par le président même du CNT. D’abord les images de ce montage.

Partie 1 : La falsification

Là, un beau plan large nous permet de confirmer l’ampleur de la foule en liesse à Tripoli heureuse d’être débarrassée de son dictateur.

« Mais comme le fait remarquer George W. Berry, cette séquence live tournée à tripoli par la BBC a un gros défaut. Non, ce n’est pas le fait qu’on n’aperçoit pas non plus de minois féminin (avec ou sans burka), c’est simplement que cette foule n’agite pas le drapeau libyen (pas plus celui de la Libye de Kadhafi que la bannière « rebelle ») mais celui de la république indienne. »

vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=R_-lzI8I0_0&feature=player_embedded

http://www.alterinfo.net/Propagande-et-images-de-liesse-a-Tr...

 

Partie 2 L’aveu.

« Le président du CNT libyen reconnaît ouvertement avoir utilisé des images bidonnées de la « libération » de Tripoli pour les besoins de sa propagande. Moustapha Abdeljalil, l’allié de Sarkozy et de BHL, avoue sur une télévision arabe avoir menti avec la diffusion d’images de la fausse chute de Tripoli tournées au préalable au Qatar et retransmises à travers le monde. »

vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=c8_afO3u7eA&feature=player_embedded

 

Partie 3 : Les « visions » de Castro

http://www.legrandsoir.info/Le-plan-de-l-OTAN-est-d-occuper-...

Le plan de l’OTAN est d’occuper la Lybie par Fidel Castro Ruz

Le pétrole est devenu la principale richesse aux mains des grandes transnationales yankees ; cette source de richesse leur a permis de disposer d’un instrument qui a accru considérablement leur pouvoir politique dans le monde. Quand elles avaient décidé de liquider la Révolution cubaine qui venait de promulguer les premières lois justes et souveraines dans notre patrie, elles avaient recouru à une arme qu’elles jugeaient imparable : nous priver de pétrole.

C’est sur cette source d’énergie que s’est développée la civilisation actuelle. Sur notre continent, le Vénézuela a été le pays qui l’a payé le plus cher dans la mesure où les USA s’étaient emparés des gisements énormes dont la Nature a doté ce pays frère.

À la fin de la dernière guerre mondiale, des quantités toujours plus élevées de pétrole ont été extraites des gisements d’Iran, ainsi que ceux d’Arabie saoudite, d’Iraq et des pays arabes situés autour qui en devinrent les principaux fournisseurs. La consommation mondiale n’a cessé de s’élever pour atteindre le chiffre fabuleux d’environ quatre-vingts millions de barils par jour, y compris ceux qui sont extraits des États-Unis, à quoi sont venus s’ajouter le gaz, l’énergie hydraulique et l’énergie nucléaire. Le charbon avait été jusqu’au début du XXe siècle la source d’énergie fondamentale qui permit le développement industriel, avant la production de milliards de véhicule automobiles et de moteurs consommant le carburant liquide.

Le gaspillage du pétrole et du gaz est associé à l’une des plus grandes tragédies, absolument pas solutionnées, que souffre l’humanité : les changements climatiques.

Quand notre Révolution a vu le jour, l’Algérie, la Libye et l’Égypte n’étaient pas encore productrices de pétrole, et une bonne partie des grosses réserves de l’Arabie saoudite, de l’Iraq, de l’Iran et des Émirats arabes unis restaient encore à découvrir.

La Libye est devenue en décembre 1951 le premier pays africain à atteindre son indépendance après la Deuxième Guerre mondiale au cours de laquelle son territoire fut le théâtre de combats importants entre les troupes allemandes et celles du Royaume-Uni qui rendirent célèbres les généraux Erwin Rommel et Bernard L. Montgomery.

Le territoire de la Libye est désertique à 95%. La technologie a permis de découvrir d’importants gisements d’excellent pétrole léger – qui produisent aujourd’hui 1,8 million de barils par jour – et des gisements abondants de gaz naturel. Cette richesse a permis au pays d’avoir une espérance de vie de presque soixante-quinze ans et le revenu par habitant le plus élevé d’Afrique. Son rude désert est situé sur un énorme lac d’eau fossile, qui fait le triple de la surface de Cuba, ce qui lui a permis de construire un vaste réseau de conduits d’eau potable à travers tout le pays.

La Libye, qui comptait un million d’habitants à son indépendance, en a aujourd’hui un peu plus de six.

La Révolution libyenne a eu lieu en septembre 1969. Son principal dirigeant était Mouammar Kadhafi, un militaire d’origine bédouine, qui s’inspira dès sa première jeunesse des idées du leader égyptien Gamal Abdel Nasser. Nombre de ses décisions furent sans doute associées aux changements qui se produisirent quand, tout comme en Égypte, une monarchie faible et corrompue y fut renversée.

Les habitants de ce pays ont des traditions guerrières millénaires. On dit que les anciens Libyens firent partie de l’armée d’Annibal quand celui-ci faillit liquider l’ancienne Rome en traversant les Alpes.

On peut être d’accord ou non avec Mouammar Kadhafi. Le monde est actuellement bombardé de nouvelles de toutes sortes, surtout produites par les médias. Il faudra attendre le temps nécessaire pour connaître vraiment ce qu’il y a de vrai et de mensonges ou de semi-vérités dans ce qu’on nous dit de la situation chaotique en Libye. Ce qui est absolument évident à mes yeux, c’est que l’administration américaine se fiche bien de la paix en Libye et qu’elle n’hésitera pas à donner l’ordre à l’OTAN d’envahir ce riche pays, peut-être même dans quelques heures ou quelques jours.

Ceux qui, motivés par de perfides desseins, ont inventé, hier dimanche 20 février dans l’après-midi, le mensonge selon lequel Mouammar Kadhafi se dirigeait au Venezuela, ont eu droit aujourd’hui à la digne réponse du ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Nicolás Maduro, qui a affirmé « souhaiter que le peuple libyen trouve, dans l’exercice de sa souveraineté, un règlement pacifique à ses difficultés, de façon à préserver son intégrité et celle de sa nation, sans ingérence de l’impérialisme… »

Je n’imagine pas, quant à moi, que le dirigeant libyen puisse abandonner le pays et fuir les responsabilités qu’on lui impute, qu’elles soient fausses ou non, en tout ou partie.

Toute personne honnête sera toujours opposée à n’importe quelle injustice commise contre n’importe quel peuple du monde. La pire serait maintenant de faire silence sur le crime que l’OTAN s’apprête à commettre contre le peuple libyen.

Pour les chefs de cette organisation belliciste, il y a urgence. Il faut le dénoncer !

Fidel Castro Ruz

Le 21 février 2011 22 h 14

P.S. : Il y a plusieurs versions de l’histoire des petits cochons. Dans l’Histoire, la « grande », il faut bien des détours pour savoir qui sont les cochons, qui est le loup, et il ne reste plus au reste du monde que quelques briques pour se bâtir une maison à l’abri des loups.

Merci à Eva, et son blog

Gaëtan Pelletier. La Vidure

URL de cet article 14533
http://www.legrandsoir.info/libye-l-histoire-des-trois-petits-cochons.html


3-6 Michelle Verrier : Honte aux journalistes de radio France-Inter traitant de la Libye !

Nous publions ici copie d’un courrier qu’une auditrice avisée a adressé aux rédacteurs de radio France Inter. Ceci pour leur rappeler que la liberté de la presse n’est pas un droit pour les journalistes mais un droit des gens à être correctement informés ; que le devoir de chaque journaliste est d’informer le public dans le respect de la vie humaine, dans le respect que l’on doit aux victimes ; qu’il est d’autant plus impératif que les journalistes envoyés dans des pays en guerre s’attachent à éclairer des faits que les puissances belligérantes s’emploient à camoufler. (Silvia Cattori)

Des journalistes aux ordres.

En 2003, la France s’oppose à la seconde guerre d’Irak, les journalistes de la radio nationale soutiennent alors la décision de leur gouvernement. Ils défendent la légitimité morale de ne pas attaquer un pays souverain.

En 2011, le pouvoir en France a changé de mains et dès l’annonce de la résolution du Conseil de Sécurité de l’Onu, les journalistes de France-Inter se sont mis en rang derrière la coalition occidentale et l’Otan. Ils ont systématiquement rapporté et commenté les événements depuis la perspective des « rebelles ». Leurs experts en tous genres entendus à l’antenne renforcent régulièrement ce parti-pris.

Pourtant à leur corps défendant, les mensonges se dévoilent parfois d’eux-mêmes.

Ainsi « Le téléphone sonne » du lundi 22 août, animé de façon enjouée par le journaliste et ses invités alors que Tripoli est sous les bombes de l’Otan, commence par évoquer la nécessité de « protéger les civils » en Libye pour en venir somme toute assez vite à la véritable nécessité : l’Europe doit se rendre maître des moyens de sa puissance si elle veut encore exister entre les États-Unis et la Chine.

« Radio-Paris ment, Radio-Paris ment, Radio-Paris lalala.... »

« France-Inter en dit tant, France-Inter en fait tant, France-Inter est pour l’Otan ! »

Un langage désobligeant, violent et indécent.

Puisqu’officiellement, il n’y a pas de guerre en Libye, que l’Otan est venu au secours d’un peuple qui lutte pour la démocratie, il ne reste qu’un seul personnage à abattre, le Colonel Kadhafi et les « quelques fidèles qu’il compte encore »...

La Libye demeure néanmoins pour l’heure un État souverain. Un État qui n’a violé aucune résolution de l’Onu, qui n’a menacé ni attaqué aucun autre État, proche ou lointain.

Les journalistes vont alors docilement jouer le rôle qu’ils ont accepté de jouer : ridiculiser, discréditer et diaboliser le dirigeant de la Libye et ignorer les nombreux Libyens qui ne sont pas d’accord de voir leur pays détruit par des envahisseurs étrangers. Ces journalistes n’ont aucun problème à répéter que Kadhafi est « un criminel », « un tyran » détesté, « un dictateur » redouté, qu’il amuse parfois la galerie avec ses « bouffonneries ». Ses déclarations ne sont que des « diatribes », il « harangue ses partisans » qui sont des gens « impitoyables », « le numéro 1 libyen est-il fou ? », etc..., etc...etc.

L’arrestation non vérifiée de deux de ses fils est annoncée comme une nouvelle réjouissante. Les mauvais traitements que subissent les prisonniers ne les dérangent pas. Alors que des images permettent de comprendre que les rebelles se conduisent en barbares et procèdent à des exécutions sommaires, les journalistes les suivent comme s’ils étaient des héros, ils vont même jusqu’à les trouver « sympathiques », et ils présentent leurs actes de barbarie comme des victoires !

Le sommet de l’indécence est atteint quand les rédactions des différents journaux acceptent d’annoncer une fois encore d’un ton plaisant que « la tête de Kadhafi est mise à prix à .... de $ » ! Quelle barbarie ! Auditrice de France-Inter à qui une telle information est destinée, je suis remplie d’effroi : comment est-il possible de diffuser de tels messages piétinant toutes les règles du droit national et international ? Tous les droits humains fondamentaux ? Comment la radio nationale publique peut-elle se faire complice d’une incitation au meurtre pur et simple d’un être humain en dehors de tout tribunal ?

Des reportages de perroquet.

Pourquoi avoir des « envoyé,e,s spéciaux » s’ils sont « embedded » ? Pour faire illusion sur l’authenticité et la réalité des enquêtes sur place ? Au fil des comptes rendus et des entretiens avec « les correspondant,e,s », on est fixé sur le manque de sérieux et l’objectivité de leur travail.

Ainsi, les journalistes envoyés en Libye nous abreuvent de témoignages individuels d’ « insurgés » s’exprimant souvent en anglais, sans intérêt parce qu’ils n’éclairent rien et n’apportent aucune information sur ce qui se passe réellement, sur ce que ressent la population que l’on ne voit pas. Ou encore, de leur propre aveu, ils rapportent des rumeurs. Quand il y en a, les communiqués lacunaires de l’Otan sont fidèlement répétés, ponctués de ce commentaire puéril : « On n’en saura pas plus » !

A Paris, à la rédaction de France-Inter, on entend des journalistes connus, qui ont des années de métier, dont les commentaires se situent invariablement du côté des rebelles et des forces de l’Otan ; leurs analyses se bornent à évaluer ou à vanter les moyens d’action aérien, naval, et terrestre de la plus puissante organisation militaire du monde contre un petit pays de 6 millions d’habitants.

Par ailleurs, bien qu’il soit établi que les membres du Conseil de transition soient pour la plupart d’anciens hauts responsables du gouvernement de Kadhafi qui, lui, doit être liquidé, les journalistes de France-Inter évitent soigneusement de parler de leur activité passée et de mener des enquêtes à leur sujet.

La responsabilité du « crime contre la paix ».

Le contrôle de l’information constitue le premier acte de la guerre. Un journaliste qui se met au service d’un camp renonce de facto à exercer son métier. Ridiculiser, diaboliser, répandre sans vérification des informations incitant au mépris, à la haine et au meurtre contre le camp des perdants, engage la responsabilité de celles et ceux qui contribuent ainsi à la guerre. Ils prennent de graves responsabilités car ils devront répondre de « crime contre la paix », tel que définit par la Charte des Nations Unies en 1948. En plus de devoir rendre des comptes à leur conscience, ils pourraient un jour avoir à rendre des comptes publiquement.

Dans un article récent, Thierry Meyssan, actuellement en danger à Tripoli sous la férule des « démocrates » du Conseil de transition, rappelle précieusement « qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’Assemblée générale des Nations Unies a par quatre fois légiféré pour interdire et condamner ce type de pratique.

La Résolution 110, du 3 novembre 1947, relative aux « mesures à prendre contre la propagande en faveur d’une nouvelle guerre et contre ceux qui y incitent », sanctionne « la propagande de nature à provoquer ou à encourager toute menace à la paix, rupture de la paix, ou tout acte d’agression ».

La Résolution 381, du 17 novembre 1950, consolide cette condamnation en condamnant la censure des informations contradictoires comme partie intégrante de la propagande contre la paix.

Enfin, la Résolution 819, du 11 décembre 1954, sur « la suppression des obstacles au libre échange des informations et des idées », pose la responsabilité des gouvernements à supprimer les obstacles qui entravent le libre-échange des informations et des idées.

Ce faisant, l’Assemblée générale a élaboré sa propre doctrine en matière de liberté d’expression : elle a condamné les mensonges qui conduisent à la guerre et a érigé la libre-circulation des informations et des idées et le débat critique en armes au service de paix. »

Michelle Verrier 
Philosophe

Courrier adressé à radio France Inter par Mme Michelle Verrier le 28 août 2011

http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article5269

http://librepenseur-demosophy.blogspot.com/2011/09/sarkozy-reussit-son-coup-en-libye-les.html >


3-7 Crimes racistes dont le CNP est l'instrument et l'OTAN l'instigateur.

On se souviendra de la campagne de dénonciation d'une épuration ethnique lors de la guerre de 0tan en Yougoslavie.
Les exactions et les crimes commis contre les Africains subsahariens sont connus depuis le début de l'offensive des mercenaires de l'OTAN. La presse otanienne (tous les quotidiens belges) a entretenu, à l'instigation de l'OTAN, des services français et britanniques et des marionnettes du CNP la campagne de dénonciation des soi-disant mercenaires (que sont donc "nos" pilotes de F-16 ?).
Complicité de crimes racistes de la part de la presse européenne et de tous les gouvernements engagés  dans l'agression. Complicité, notamment des journalistes volontairement "embedded', tels ces deux journalistes RTB-F postés à la frontière  libyo-tunisieinne, au début de l'agression constatant "qu'en Tunisie les Africains ne sont pas lesbienvenus" !!
Complicité des partis parlementaires belges !
Il faudra aussi expliquer pourquoi, malgré le blocus maritime (y compris avec le porte-avion Ch. De Gaule) les navires de guerre de l'OTAN laissaient,passer les réfugiés vers l'Italie et assistaient à des naufrages au mépris des lois maritimes.
Complicité du président sénégalais Wade, engagé dans sa réélection avec l'aval de la Françafrique, déclarant que certains de ses compatriotes tentent de fuir par le désert pour;;;gagner l'Europe. Unvrai "Bounty" ce Wade (noir à l'extérieur et blanc à l'intérieur...).
Désormais bien armé,Aqmi va pouvoir opérer au Mali, au Niger, en Mauritanie, au Nigéria et ailleurs. AREVA va devoir facturer les
rançons de ses pilleurs d'uranium et/ou protéger ses techniciens par des mercenaires armés et de soldats français.
A noter l'emploi d'un vocabulaire adopté à la propagande de guerre : l'OTAN ne bombarde pas, mais "frappe", et surtout pas de bombardement de Tripoli où on entendait de "fortes explosions".
T.D.

2 mars 2011
Human Rights Watch (HRW).
http://www.rnw.nl/afrique/article/hrw-il-ny-a-pas-de-mercenaires-dans-l%E2%80%99est-de-la-libye



4 Les brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

4-1 Le dégel de 15 mds USD annoncé à Paris.
La conférence de Paris sur la Libye, tenue le 1er septembre, a permis de dégeler 15 milliards de dollars du régime de Mouammar Kadhafi au profit du Conseil national de transition (CNT), a déclaré jeudi soir le président français Nicolas Sarkozy au terme de la conférence.
"Les représentants de la Libye ont demandé aux 63 Etats présents à la conférence de dégeler les avoirs. Au terme de plusieurs interventions lors de la conférence, 15 milliards de dollars ont été immédiatement dégelés. La France a pour sa part dégelé aujourd'hui même 1,5 milliard d'euros", a indiqué le chef de l'Etat français.
Selon lui, la communauté internationale n'a pas l'intention de fixer aux nouvelles autorités libyennes les règles de l'utilisation de moyens débloqués.

"Nous ne devons pas fixer des règles au CNT. Le premier ministre libyen a lui-même proposé d'envoyer une commission internationale d'experts afin d'aider à élaborer une conception de la meilleure utilisation d'avoirs dégelés qui représentent unesomme considérable", a conclu le président français.

RIA Novosti

2 septembre -
http://fr.rian.ru/world/20110902/190804925.html


4-2 Pepe Escobar : C'est une guerre [de] TOTAL, monsieur.

extraits:

[...] Le Premier ministre par intérim du Conseil National de Transition (CNT), Mahmoud Jibril, a affirmé : « Le monde parie sur les Libyens et les Libyens ont montré leur courage et fait de leur rêve une réalité ». Le « monde » signifie désormais l'OTAN et une bande de monarchies régressives du Golfe Persique. Quant au reste : fermez-la !

 

Pourtant, le plus sinistre, collant à son personnage, doit avoir été le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen : « Nous n'avons absolument aucun plan pour intervenir dans les pays de la région ». Puis est arrivé l'inévitable « mais ». Rasmussen a ajouté : «Mais, de façon plus générale, je pense que ceci pourrait établir un modèle. Nous avons démontré notre capacité à agir en soutien des Nations-Unies et nous avons démontré notre capacité d'inclure des partenaires extérieurs à l'Otan dans de telles opérations ». 

L'Afrique et le Moyen-Orient, sans parler de la plus grande partie des pays du Sud, ont été prévenus : l'impérialisme humanitaire, sous le voile de respectabilité du R2P, est la nouvelle loi de la terre.

 [...]

l'UA a défendu depuis le début un cessez-le-feu et des négociations. Les FOL ["Friends of Libya"] l'ont impérialement ignorée. 

Peut-être les Africains ont-ils été les seuls à écouter la menace de l'ère du Vietnam proférée par Ali Tarhouni, un membre du CNT - très proche du Qatar - qui a déclaré, à propos des quelques villes et régions toujours fidèles à Kadhafi : « Parfois, pour éviter une effusion de sang, on doit faire couler le sang - et plus tôt nous le ferons, moins de sang coulera ». 

Peut-être les Africains ont-ils été les seuls à remarquer le nettoyage ethnique soutenu perpétré par les « rebelles » et de plus en plus rapporté (pas par les médias affiliés aux grandes entreprises), comme si personne ne savait que la population de la Cyrénaïque avait historiquement des préjugés extrêmes contre les Africains sub-sahariens.

 

Ou peut-être les Africains lisent-ils l'agenda des FOL comme dans un livre ouvert : le nouveau statut libyen comme une colonie occidentale à peine déguisée, et la fable néo-orwellienne de l'impérialisme humanitaire.

Pepe Escobar
Asia Time Online, le 4 septembre 2011
http://atimes.com/atimes/Middle_East/MI03Ak01.html

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/Pepe_Escobar/Libye_pactole_petrolier_Total_Sarkozy_Mahmoud_Jibril_040911.htm 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


04/09/2011

n°588 - Dossier de Palestine - 03-09 - Debut - Lieberman veut qu'Israël couper tout contact avec Abbas avant l'ONU.


n°588 - Dossier de Palestine - 03-09  - Debut  -  Lieberman veut qu'Israël couper tout contact avec Abbas avant l'ONU.



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



Dossier de Palestine

                             n°588                                                         03-09                                                                      

                                                                                                                                  C.De Broeder & M.Lemaire    



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

e) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



 

Sommaire

Tiré à part

L'ONU juge «excessif» le raid d'Israël contre la flottille pour Gaza.

1 Dossier

1-1 Saleh Al-Naami : Le futur Etat trompeur demandé par le Fatah prépare l’instauration d’un Etat autocratique .

1-2 Le vote de septembre aux Nations Unies : l’AP de Ramallah prépare-t-elle une nouvelle capitulation ?

1-3 Lieberman veut qu'Israël couper tout contact avec Abbas avant l'ONU.

1-4 Soltanov : Défendre les Palestiniens c'est défendre " l'Omma " arabe !

1-5 Dossier : FLOTTILLE. 

1-6 Dossier : GAZA

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Marvan Abouras (Hamas) : Le silence des Arabes encourage les sionistes dans leurs exactions. 

2-2 Israël ne connait que la guerre et le meurtre.

3 Analyse - Géopolitique et stratégie– Réflexion.

3-1 Achat De Drones : Sarkozy vide les caisses de l’état ...

... pour remplir les poches de Dassault et financer l’industrie militaire israélienne.

3-3 flottille-humanitaire-ou-de-solidarite-le-blocus-de-ghaza-continue/.



Tiré a part

L'ONU juge «excessif» le raid d'Israël contre la flottille pour Gaza.

 Le rapport de l'ONU sur l'attaque d'une flottille pour Gaza en 2010 souligne que l'opération de la marine israélienne était «excessive», selon des extraits publiés jeudi par le New York Times.

Le rapport, qui n'a pas encore été officiellement diffusé et qui a ouvert une crise entre Israël et la Turquie, indique cependant que le blocus israélien de Gaza est légal au regard du droit international.

«La décision d'Israël de prendre le contrôle des bateaux avec une telle force à grande distance de la zone du blocus et sans mise en garde préalable était excessive et déraisonnable», conclut l'enquête, menée par l'ancien premier ministre de Nouvelle-Zélande Geoffrey Palmer.

Ce document ajoute néanmoins que la flottille, composée de six bateaux, «a agi de façon imprudente en essayant de forcer le blocus naval» mis en place autour de Gaza, un territoire palestinien contrôlé par le mouvement islamiste Hamas.

L'enquête invite Israël à exprimer «une déclaration appropriée de regret» pour ce raid et de verser des dédommagements aux familles des huit Turcs et un Américain d'origine turque tués lors de l'intervention sur le Mavi Marmara (un navire de la flottille battant pavillon turc) ainsi qu'aux blessés.

La Turquie et Israël devraient renouer des relations diplomatiques pleines et entières, «raccommodant leurs relations dans l'intérêt de la stabilité au Moyen-Orient», ajoute le rapport.

Le porte-parole adjoint de l'ONU Eduardo del Buey a annoncé jeudi que ce rapport serait soumis au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon «dans les prochains jours». Il a précisé que la confirmation de la date de diffusion serait donnée vendredi.

La publication de ce rapport a déjà été reportée plusieurs fois cette année afin de permettre à Israël et la Turquie de réduire leurs divergences.

Une vedette de l'armée israélienne escorte le Mavi Marmara avec à son bord des éléments de Tsahal, près du port d'Ashdod, le 31 août 2010.

Agence France-Presse

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201109/01/01-4430823-lonu-juge-excessif-le-raid-disrael-contre-la-flottille-pour-gaza.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B12_en-manchette_278_section_POS1



1 Dossier

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

1-1 Saleh Al-Naami : Le futur Etat trompeur demandé par le Fatah prépare l’instauration d’un Etat autocratique..

Ndlr :La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information 

Le vote de septembre aux Nations Unies : l’AP de Ramallah prépare-t-elle une nouvelle capitulation ?

Déterminés à solliciter le mois prochain un vote des Nations Unies reconnaissant la Palestine, les chefs de l’Autorité de Ramallah sont très occupés à convaincre Washington et Tel Aviv qu’il n’y a absolument pas lieu pour eux de s’inquiéter, écrit Saleh Al-Naami.

La réunion commanditée dans un hôtel de Londres par Khaled Al-Ateya, le Ministre qatari de la coopération internationale, a duré jusqu’au lendemain vendredi à 4h du matin, avec la participation de Saeb Ereikat, membre du comité directeur de l’Organisation de Libération de Palestine [OLP], et d’un certain nombre d’experts britanniques en matière de droit international. Le but était de préparer pour le compte de l’OLP une ébauche du document devant être présenté en septembre devant les Nations Unies pour la reconnaissance d’un Etat palestinien. Les juristes et experts britanniques ont assuré Ereikat que selon le droit international, l’OLP a plusieurs puissants arguments juridiques à faire valoir devant les Nations Unies.

A première vue, la réunion semblait donner la preuve de la détermination palestinienne à aller de l’avant par rapport à son projet de septembre, et qu’en particulier le président palestinien Mahmoud Abbas, insistait sur le fait que l’Autorité Palestinienne sollicitera une reconnaissance de la Palestine par les Nations Unies. Mais un regard plus attentif fait émerger quelques doutes quant au sérieux de cet objectif, Ereikat déclarant lui-même qu’une date n’avait pas été encore fixée pour la démarche devant les Nations Unies - contrairement à ce que certains dirigeants palestiniens avaient déclaré, à savoir que cette demande serait faite en septembre. D’autres indices font apparaître des tentatives, à l’initiative d’Abbas, de relancer des entretiens bilatéraux avec Israël dans l’espoir que d’éventuels résultats puissent permettre d’éviter de se présenter devant les Nations Unies en septembre.

Les médias palestiniens et israéliens ont fait savoir que le président israélien Shimon Peres avait décommandé une réunion secrète avec Abbas après que le premier ministre israélien Binyamin Netanyahu ait refusé de donner à Peres le moindre message positif à destination d’Abbas pouvant représenter un progrès et convaincre le président palestinien de ne pas se rendre à l’ONU. Les cercles palestiniens rejettent cette éventualité, arguant du fait que l’AP n’aboutira à rien en allant à l’ONU alors que des négociations seraient en cours.

« Aller à l’ONU devrait faire partie d’une nouvelle stratégie pour remplacer la stratégie des entretiens bilatéraux, » a suggéré Hani Al-Masri, directeur du Centre palestinien pour les médias, la recherche et les études [Palestinian Media, Research and Studies Centre]. « Nous avons payé un prix élevé en comptant sur des négociations pour atteindre les buts qui sont les nôtres. Aller aux Nations Unies doit être une politique permanente, et pas simplement une réaction temporaire suite à des entretiens bilatéraux qui n’ont rien donné. Solliciter le Conseil de Sécurité doit être le premier chapitre d’une nouvelle stratégie alternative palestinienne, laquelle inclut aussi d’autres chapitres, épisodes et étapes pour déterminer la marche à suivre après la fin et l’échec du processus de paix. L’engagement du mois de septembre devrait être le début du désengagement des négociations bilatérales initiées par les accords d’Oslo, suivies jusqu’à aujourd’hui et qui n’ont amené que des catastrophes, la perte de notre terre, de Jérusalem et l’affaiblissement de notre cause. [Oslo] à divisé notre peuple et sa patrie, et a fait régresser la cause palestinienne à tous les niveaux. »

Al-Masri a souligné les nombreux obstacles s’opposant à l’engagement de septembre, avec en premier plan l’objection des Etats-Unis et des principaux Etats européens à reconnaître un Etat palestinien, et il met en garde contre le Quartet, qui a été incapable de définir la base ou le cadre de référence d’un processus de paix. Al-Masri a expliqué aussi que l’importance de la décision d’aller à l’ONU « se situe dans le fait que c’est un divorce définitif par rapport à l’option des négociations bilatérales, et une préparation pour l’adoption d’une autre stratégie permettant d’atteindre les objectifs que les négociations ne pouvaient pas remplir. »

Il a en même temps prévenu de ne pas attendre trop de bénéfices de la démarche devant les Nations Unies, la réalité étant que les territoires palestiniens sont sous l’occupation militaire israélienne, quelque soit leur statut juridique.

Même si l’AP [de Ramallah] va au bout de sa démarche devant les Nations Unies en septembre, il y a des signes que la direction de l’AP fait son maximum pour envoyer des signaux destinés à rassurer Tel Aviv et Washington, selon lesquels les conséquences de cette initiative n’iront pas au-delà sièges sociaux de l’ONU. Et en particulier qu’Israël ne fera pas face à aucune répercussion sur le terrain. Les preuves les plus évidentes sont qu’Abbas a accepté d’envoyer les responsables des agences de sécurité de l’AP à Washington pour qu’ils y rencontrent leurs homologues israéliens sous les auspices de Dennis Ross, conseiller du Président Barack Obama. Ross souhaite s’assurer que les agences de sécurité de Ramallah ne permettront pas que septembre devienne un tournant dans les manifestations de la résistance populaire palestinienne contre l’occupation.

Les Américains et les Israéliens savent bien que les agences de sécurité de l’AP ne toléreront jamais une relance de la résistance armée à l’occupation en Cisjordanie, mais ils s’inquiètent de la possibilité que l’engagement de septembre ne devienne, pour des protestations populaires, un tournant qui déclencherait une troisième Intifada.

Ross n’a pas seulement convoqué les chefs des agences de sécurité de l’AP pour en obtenir l’engagement qu’ils ne permettront pas un soulèvement populaire dans la foulée du vote de septembre, mais aussi pour superviser un accord entre les chefs de sécurité de l’AP et l’armée israélienne sur un plan détaillé pour atteindre cet objectif. Les Etats-Unis veulent rassurer Tel Aviv selon quoi la réaction palestinienne après septembre demeurera dans les limites tolérées. En pratique, cela signifie que les Etats-Unis veulent établir un mécanisme calmant les appréhensions israéliennes que la situation ne se détériore au point de menacer Israël et d’épuiser l’armée d’occupation et ses agences de sécurité.

Après les réunions de Washington, l’AP a envoyé des signaux clairs et évidents montrant qu’elle ne prévoyait pas de changer les règles du jeu. Elle a intensifié ses campagnes d’arrestations contre les responsables et militants du mouvement Hamas et du Jihad Islamique en Cisjordanie, en dépit de l’accord national inter-palestinien de réconciliation. Un autre indicateur est le sabotage de cet accord de réconciliation par Abbas, lequel insiste pour que Salam Fayyad dirige le nouveau gouvernement intérimaire, bien que la nomination de celui-ci soit fermement rejetée par le mouvement Hamas et contestée même à l’intérieur du Fatah.

En attendant, les doutes sont nombreux concernant les déclarations faites au sujet d’une crise financière dans l’AP et de son incapacité à verser les salaires, alors que les experts économiques insistent sur le fait que les finances de l’AP n’ont pas évolué de façon dramatique. Même s’il y avait une crise, l’Algérie a récemment versé à l’AP près de 60 millions de dollars et l’Arabie Saoudite a pris la décision de transférer dans l’urgence une aide financière.

Bassam Zakarna, président du syndicat des employés de l’AP et une importante figure du Fatah, a indiqué que la crise financière annoncée par Fayyad est fabriquée de toutes pièces. Zakarna a mis en accusation le gouvernement de Ramallah, disant que le trésor de l’AP dispose des liquidités nécessaires pour verser les salaires mais qu’il a choisi de ne pas le faire afin de développer un sentiment de frustration parmi ses employés.

D’autres observateurs estiment que la supposée crise des salaires vise à distraire l’attention des gens avec deux objectifs. D’abord préparer le terrain pour une décision palestinienne de ne pas se rendre aux Nations Unies, ou de différer la démarche indéfiniment. Ensuite pour limiter les réactions populaires palestiniennes à propos de septembre en fixant l’attention de chacun sur ses problèmes financiers.

Dans les semaines à venir, nous ne pouvons que nous perdre en conjonctures sur les implications pour les Palestiniens d’un vote en septembre. Si l’AP de Ramallah affirme que rien ne changera et refuse de dire au reste du monde et particulièrement aux Etats-Unis, que l’initaitive de septembre représente un tournant, il n’y a aucune chance que cette étape puisse faire pression sur l’Occident pour que celui-ci change d’attitude envers Israël. D’autre part, le maintien du statu quo n’est pas une option...

Du moins si les chefs de l’AP souhaitent éviter la colère de la rue palestinienne.

jeudi 11 août 2011 -

Saleh Al-Naami

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11007


1-2 Le vote de septembre aux Nations Unies : l’AP de Ramallah prépare-t-elle une nouvelle capitulation ?

Déterminés à solliciter le mois prochain un vote des Nations Unies reconnaissant la Palestine, les chefs de l’Autorité de Ramallah sont très occupés à convaincre Washington et Tel Aviv qu’il n’y a absolument pas lieu pour eux de s’inquiéter, écrit Saleh Al-Naami.

La réunion commanditée dans un hôtel de Londres par Khaled Al-Ateya, le Ministre qatari de la coopération internationale, a duré jusqu’au lendemain vendredi à 4h du matin, avec la participation de Saeb Ereikat, membre du comité directeur de l’Organisation de Libération de Palestine [OLP], et d’un certain nombre d’experts britanniques en matière de droit international. Le but était de préparer pour le compte de l’OLP une ébauche du document devant être présenté en septembre devant les Nations Unies pour la reconnaissance d’un Etat palestinien. Les juristes et experts britanniques ont assuré Ereikat que selon le droit international, l’OLP a plusieurs puissants arguments juridiques à faire valoir devant les Nations Unies.

A première vue, la réunion semblait donner la preuve de la détermination palestinienne à aller de l’avant par rapport à son projet de septembre, et qu’en particulier le président palestinien Mahmoud Abbas, insistait sur le fait que l’Autorité Palestinienne sollicitera une reconnaissance de la Palestine par les Nations Unies. Mais un regard plus attentif fait émerger quelques doutes quant au sérieux de cet objectif, Ereikat déclarant lui-même qu’une date n’avait pas été encore fixée pour la démarche devant les Nations Unies - contrairement à ce que certains dirigeants palestiniens avaient déclaré, à savoir que cette demande serait faite en septembre. D’autres indices font apparaître des tentatives, à l’initiative d’Abbas, de relancer des entretiens bilatéraux avec Israël dans l’espoir que d’éventuels résultats puissent permettre d’éviter de se présenter devant les Nations Unies en septembre.

Les médias palestiniens et israéliens ont fait savoir que le président israélien Shimon Peres avait décommandé une réunion secrète avec Abbas après que le premier ministre israélien Binyamin Netanyahu ait refusé de donner à Peres le moindre message positif à destination d’Abbas pouvant représenter un progrès et convaincre le président palestinien de ne pas se rendre à l’ONU. Les cercles palestiniens rejettent cette éventualité, arguant du fait que l’AP n’aboutira à rien en allant à l’ONU alors que des négociations seraient en cours.

« Aller à l’ONU devrait faire partie d’une nouvelle stratégie pour remplacer la stratégie des entretiens bilatéraux, » a suggéré Hani Al-Masri, directeur du Centre palestinien pour les médias, la recherche et les études [Palestinian Media, Research and Studies Centre]. « Nous avons payé un prix élevé en comptant sur des négociations pour atteindre les buts qui sont les nôtres. Aller aux Nations Unies doit être une politique permanente, et pas simplement une réaction temporaire suite à des entretiens bilatéraux qui n’ont rien donné. Solliciter le Conseil de Sécurité doit être le premier chapitre d’une nouvelle stratégie alternative palestinienne, laquelle inclut aussi d’autres chapitres, épisodes et étapes pour déterminer la marche à suivre après la fin et l’échec du processus de paix. L’engagement du mois de septembre devrait être le début du désengagement des négociations bilatérales initiées par les accords d’Oslo, suivies jusqu’à aujourd’hui et qui n’ont amené que des catastrophes, la perte de notre terre, de Jérusalem et l’affaiblissement de notre cause. [Oslo] à divisé notre peuple et sa patrie, et a fait régresser la cause palestinienne à tous les niveaux. »

Al-Masri a souligné les nombreux obstacles s’opposant à l’engagement de septembre, avec en premier plan l’objection des Etats-Unis et des principaux Etats européens à reconnaître un Etat palestinien, et il met en garde contre le Quartet, qui a été incapable de définir la base ou le cadre de référence d’un processus de paix. Al-Masri a expliqué aussi que l’importance de la décision d’aller à l’ONU « se situe dans le fait que c’est un divorce définitif par rapport à l’option des négociations bilatérales, et une préparation pour l’adoption d’une autre stratégie permettant d’atteindre les objectifs que les négociations ne pouvaient pas remplir. »

Il a en même temps prévenu de ne pas attendre trop de bénéfices de la démarche devant les Nations Unies, la réalité étant que les territoires palestiniens sont sous l’occupation militaire israélienne, quelque soit leur statut juridique.

Même si l’AP [de Ramallah] va au bout de sa démarche devant les Nations Unies en septembre, il y a des signes que la direction de l’AP fait son maximum pour envoyer des signaux destinés à rassurer Tel Aviv et Washington, selon lesquels les conséquences de cette initiative n’iront pas au-delà sièges sociaux de l’ONU. Et en particulier qu’Israël ne fera pas face à aucune répercussion sur le terrain. Les preuves les plus évidentes sont qu’Abbas a accepté d’envoyer les responsables des agences de sécurité de l’AP à Washington pour qu’ils y rencontrent leurs homologues israéliens sous les auspices de Dennis Ross, conseiller du Président Barack Obama. Ross souhaite s’assurer que les agences de sécurité de Ramallah ne permettront pas que septembre devienne un tournant dans les manifestations de la résistance populaire palestinienne contre l’occupation.

Les Américains et les Israéliens savent bien que les agences de sécurité de l’AP ne toléreront jamais une relance de la résistance armée à l’occupation en Cisjordanie, mais ils s’inquiètent de la possibilité que l’engagement de septembre ne devienne, pour des protestations populaires, un tournant qui déclencherait une troisième Intifada.

Ross n’a pas seulement convoqué les chefs des agences de sécurité de l’AP pour en obtenir l’engagement qu’ils ne permettront pas un soulèvement populaire dans la foulée du vote de septembre, mais aussi pour superviser un accord entre les chefs de sécurité de l’AP et l’armée israélienne sur un plan détaillé pour atteindre cet objectif. Les Etats-Unis veulent rassurer Tel Aviv selon quoi la réaction palestinienne après septembre demeurera dans les limites tolérées. En pratique, cela signifie que les Etats-Unis veulent établir un mécanisme calmant les appréhensions israéliennes que la situation ne se détériore au point de menacer Israël et d’épuiser l’armée d’occupation et ses agences de sécurité.

Après les réunions de Washington, l’AP a envoyé des signaux clairs et évidents montrant qu’elle ne prévoyait pas de changer les règles du jeu. Elle a intensifié ses campagnes d’arrestations contre les responsables et militants du mouvement Hamas et du Jihad Islamique en Cisjordanie, en dépit de l’accord national inter-palestinien de réconciliation. Un autre indicateur est le sabotage de cet accord de réconciliation par Abbas, lequel insiste pour que Salam Fayyad dirige le nouveau gouvernement intérimaire, bien que la nomination de celui-ci soit fermement rejetée par le mouvement Hamas et contestée même à l’intérieur du Fatah.

En attendant, les doutes sont nombreux concernant les déclarations faites au sujet d’une crise financière dans l’AP et de son incapacité à verser les salaires, alors que les experts économiques insistent sur le fait que les finances de l’AP n’ont pas évolué de façon dramatique. Même s’il y avait une crise, l’Algérie a récemment versé à l’AP près de 60 millions de dollars et l’Arabie Saoudite a pris la décision de transférer dans l’urgence une aide financière.

Bassam Zakarna, président du syndicat des employés de l’AP et une importante figure du Fatah, a indiqué que la crise financière annoncée par Fayyad est fabriquée de toutes pièces. Zakarna a mis en accusation le gouvernement de Ramallah, disant que le trésor de l’AP dispose des liquidités nécessaires pour verser les salaires mais qu’il a choisi de ne pas le faire afin de développer un sentiment de frustration parmi ses employés.

D’autres observateurs estiment que la supposée crise des salaires vise à distraire l’attention des gens avec deux objectifs. D’abord préparer le terrain pour une décision palestinienne de ne pas se rendre aux Nations Unies, ou de différer la démarche indéfiniment. Ensuite pour limiter les réactions populaires palestiniennes à propos de septembre en fixant l’attention de chacun sur ses problèmes financiers.

Dans les semaines à venir, nous ne pouvons que nous perdre en conjonctures sur les implications pour les Palestiniens d’un vote en septembre. Si l’AP de Ramallah affirme que rien ne changera et refuse de dire au reste du monde et particulièrement aux Etats-Unis, que l’initaitive de septembre représente un tournant, il n’y a aucune chance que cette étape puisse faire pression sur l’Occident pour que celui-ci change d’attitude envers Israël. D’autre part, le maintien du statu quo n’est pas une option...

Du moins si les chefs de l’AP souhaitent éviter la colère de la rue palestinienne. 

11 août

http://weekly.ahram.org.eg/2011/105...


1-3 Lieberman veut qu'Israël couper tout contact avec Abbas avant l'ONU.

Le ministre israélien des Affaires étrangères estime qu'Israël doit rompre tout contact avec l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas en raison du projet de ce dernier de faire reconnaître un Etat palestinien à l'ONU. Avigdor Lieberman a indiqué ce dimanche qu'il réclamerait «que nous rompions tout contact» avec l'Autorité palestinienne «le plus tôt possible», avant l'assemblée générale de l'Onu en septembre.

Les observateurs s'attendent à ce que les Etats-Unis, qui disposent du droit de veto au Conseil de sécurité des Nations Unies, bloquent toute tentative de faire reconnaître un Etat palestinien. Un plan alternatif verrait Mahmoud Abbas demander à l'Assemblée générale de l'Onu de faire passer la Palestine du statut d'observateur à celui d'Etat non-membre. Il est difficile de dire dans quelle mesure Avigdor Lieberman, issu de la frange nationaliste israélienne, peut convaincre le Premier ministre Benjamin Netanyahu de couper les ponts avec le président Abbas.

Inquiétude du gouvernement israélien

Ces propos, tenus à la sortie d'une réunion au parlement, montrent en tout cas l'inquiétude du gouvernement israélien face aux possibles conséquences du projet palestinien. Avigdor Lieberman s'est notamment inquiété qu'un changement de statut de l'Autorité palestinienne lui donne un accès plus large à la Cour pénale internationale, où les Palestiniens pourraient engager des poursuites pour crimes de guerre contre des soldats israéliens.

Le chef de la diplomatie israélienne a également critiqué les appels à la manifestation de plusieurs responsables palestiniens, qui souhaitent que l'initiative à l'ONU soit soutenue par un mouvement populaire. «Il est clair que l'Autorité palestinienne organise une violence et un carnage d'une ampleur jamais vue auparavant», a déclaré Avigdor Lieberman. «Imaginez simplement que 40.000 personnes essayent de charger» à un point de contrôle dans la région de Jérusalem, a-t-il dit.

Reuters

20minutes.fr

Mis à jour le 07.08.11 à 18h00

http://www.20minutes.fr/ledirect/767462/proche-orient-lieberman-veut-israel-couper-tout-contact-abbas-avant-onu

 


1-4 Soltanov : Défendre les Palestiniens c'est défendre " l'Omma " arabe ! 

Une campagne de solidarité avec la Palestine a commencé dans la capitale russe, Moscou, concentrant sur la souffrance de la Bande de Gaza qui souffre encore de l'embargoet manque les simples exigences humanitaires.
Les solidaires ont confirmé, le mercredi 17/8, que la campagne féroce lancée par l'Occident contre le peuple palestinien s'inscrit  dans le cadre du complot tramé contre toute la région arabe, rappelant la communauté russe que l'attaque sioniste cible les Musulmans et les Chrétiens.

Le président du centre russe des études stratégiques, Dr. Shamel Sultanov, a considéré que "Tout le monde occidental s'est uni contre la cause palestinienne et que la mission principale de l'occident, des Etats-Unis, d'"Israël" et toutes les sociétés sionistes est d'oppresser le peuple palestinien et à lui éliminer, ainsi que de l'exterminer comme un peuple exemplaire pour les autres peuples arabes afin de les terroriser, et don notre défense du peuple palestinienne est une protection de toute la nation".

De son côté, le chercheur des relations internationales, Hamam Taleb, du centre socioculturel d'el-Qods à Moscou, a souligné que tous les sectes et nationalités en Russie se sont réunis à ce moment et à cet Iftar pour annoncer par leur présence qu'ils soutiennent toujours la Palestine .

Il a déclaré qu'une festivité centrale sera organisée au journée mondiale d'el-Qods au dernier vendredi de Ramadan en solidarité avec el-Qods et toute la Palestine de la mer à la fleuve comme une seule intégrité.

De plus le penseur et analyste politique russe, Orhan Jamal, a assuré que les Sionistes mènent une guerre avec les Musulmans et les Chrétiens en Palestine qui souffrent aussi l'horreur de la brutalité sioniste.

Dans le même contexte, le journaliste russe, Ruslan Korbanov, a attiré l'attention que l'oppression et l'injuste sionistes imposées sur les Palestiniens est une épreuve sur l'échec du niveau de la compréhension de la nation, en effet, nous devons assumer nos responsabilités devant l'histoire.

18/08/2011

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1-5 Dossier : FLOTTILLE.  

1 VIDEO  Irish Rugby Players for Irish Ship to Gazahttp://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...


2 Les Français portent plaintecontre X.

Deux membres de l'Association France-Palestine Solidarité ont déposé une plainte contre X pour "enlèvement, séquestration, crime de piraterie et terrorisme" le 5 août au tribunal de Paris, à la suite de l'arraisonnement du "Dignité al-Karama", bateau français participant à la flottille pour Gaza.
Ce bateau avait été intercepté une première fois par les gardes-côtes grecs alors qu
'il tentait de se rendre vers Gaza au mépris de l'interdiction des autorités grecques. Le bateau avait quitté le pays en prétendant se rendre vers l'Egypte, avant de virer de bord et de tenter de rallier Gaza. Il avait été intercepté le 19 juillet par la marine israélienne.
Dans un communiqué, l'association dénonce "des menaces proférées par des militaires nombreux et lourdement armés qui visaient les passagers, l'utilisation de canons à eau et le fait que les armes des navires étaient braquées sur les passagers". Les passagers auraient été "séquestrés dans des cellules gardées par des hommes armés", avant d'être "transportés vers un centre de détention où ils ont subi une fouille au corps et des interrogatoires individuels".
Tous les passagers du bateau ont été expulsés vers la France le 20 juillet.
Israël a rejeté la demande américaine de s'excuser auprès de la Turquie pour l'abordage meurtrier d'une flottille pour Gaza, par ses commandos, qui avait coûté la vie à neuf passagers turcs, selon la presse israélienne.
Les deux principales stations de radio israéliennes ont rapporté mercredi que la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton avait téléphoné mardi au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avec une demande directe qu'il s'excuse auprès de la Turquie, demande qui a été rejetée par M. Netanyahu.
"Il a dit qu'Israël n'avait aucune intention de présenter des excuses pour le moment et attendait la publication du rapport de l'ONU", a indiqué la radio militaire.
Le 31 mai 2010, un commando israélien avait pris d'assaut dans les eaux internationales le ferry turc Mavi Marmara, navire amiral d'une flottille internationale qui voulait briser le blocus maritime de Gaza, tuant neuf passagers turcs.
Après ce raid meurtrier, la Turquie avait rappelé son ambassadeur à Tel-Aviv et assuré que les relations bilatérales ne seraient "plus jamais les mêmes".
La Turquie exige qu'Israël s'excuse pour l'abordage meurtrier, paie des indemnités aux familles des victimes et lève le blocus maritime de Gaza.
Israël s'est dit prêt à exprimer ses regrets et à verser des fonds "à titre humanitaire" aux parents des victimes, mais a jusqu'ici obstinément refusé de présenter ses excuses pour ne pas exposer ses militaires à une éventuelle vague de poursuites judiciaires.
Initialement, le rapport de l'ONU sur cette affaire devait être publié vers le 8 juillet, mais il a déjà été reporté à deux reprises et devrait être publié le 20 août.

AP

Publié le 11/08


3 H.Rachel  : Israël rejette la demande américaine d'excuses à la Turquie

Israël a rejeté la demande américaine de s'excuser auprès de la Turquie pour l'abordage meurtrier d'une flottille pour Gaza, par ses commandos, qui avait coûté la vie à

neuf passagers turcs, selon la presse israélienne.

Les deux principales stations de radio israéliennes ont rapporté mercredi  que la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton avait téléphoné mardi au  Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avec une demande directe qu'il  s'excuse auprès de la Turquie, demande qui a été rejetée par M. Netanyahu.

"Il a dit qu'Israël n'avait aucune intention de présenter des excuses pour  le moment et attendait la publication du rapport de l'ONU", a indiqué la radio  militaire.

Le 31 mai 2010, un commando israélien avait pris d'assaut dans les eaux  internationales le ferry turc Mavi Marmara, navire amiral d'une flottille  internationale qui voulait briser le blocus maritime de Gaza, tuant neuf  passagers turcs.

Après ce raid meurtrier, la Turquie avait rappelé son ambassadeur à  Tel-Aviv et assuré que les relations bilatérales ne seraient "plus jamais les  mêmes".

La Turquie exige qu'Israël s'excuse pour l'abordage meurtrier, paie des  indemnités aux familles des victimes et lève le blocus maritime de Gaza.

Israël s'est dit prêt à exprimer ses regrets et à verser des fonds "à titre  humanitaire" aux parents des victimes, mais a jusqu'ici obstinément refusé de  présenter ses excuses pour ne pas exposer ses militaires à une éventuelle vague  de poursuites judiciaires.

Initialement, le rapport de l'ONU sur cette affaire devait être publié vers  le 8 juillet, mais il a déjà été reporté à deux reprises et devrait être publié  le 20 août.

2011.08.17

 AFP

/H.Rachel

http://www.echoroukonline.com/fra/actualite/politique/10805-israel-rejette-la-demande-americaine-d-excuses-a-la-turquie.html


1-6 Dossier : GAZA

Le quotidien de certains habitants de gaza  : A visionner en cliquant sur ce lien http://www.lcp.fr/emissions/docs-ad-hoc/vod/3156-rue-abu-jamil


2 La bande de Gaza, attaquée, par des chasseurs israéliens.

Le gouvernement palestinien dirigé par Ismaïl Haniyeh, dans la Bande de Gaza a fermement dénoncé les agressions et les bombardements effectués par les forces de l'occupation sioniste contre des cibles civiles dans la Bande de Gaza, d'une manière qui confirme le caractère agressif et terroriste de l'entité sioniste et ses dirigeants.

Dans un communiqué publié le mercredi 3/8, à l'issue de sa réunion hebdomadaire, le gouvernement de Haniyeh a condamné les pratiques racistes des forces de l'occupation sioniste dans le but de judaïser la ville occupée d'al-Qods. Cela comprend l'interdiction pour les citoyens palestiniens des résidents de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza d'accéder la mosquée sainte d'al-Aqsa pour y prier, ce qui représente une violation fondamentale au droit de culte et au droit du citoyen palestinien de circuler.
Le gouvernement palestinien a appelé à améliorer la situation des réfugiés palestiniens dans les camps de réfugiés au Liban, et de leur permettre de poursuivre et appliquer ce qui est stipulé dans la déclaration ministérielle sur la facilitation de la vie des réfugiés et de leur donner les droits humanitaires et sociaux.

03-08

IRIB


3 Les agressions répétées de Gaza, la nature terroriste de l'entité

Le gouvernement palestinien dirigé par Ismaïl Haniyeh, dans la Bande de Gaza a fermement dénoncé les agressions et les bombardements effectués par les forces de l'occupation sioniste contre des cibles civiles dans la Bande de Gaza, d'une manière qui confirme le caractère agressif et terroriste de l'entité sioniste et ses dirigeants.

Dans un communiqué publié le mercredi 3/8, à l'issue de sa réunion hebdomadaire, le gouvernement de Haniyeh a condamné les pratiques racistes des forces de l'occupation sioniste dans le but de judaïser la ville occupée d'al-Qods. Cela comprend l'interdiction pour les citoyens palestiniens des résidents de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza d'accéder la mosquée sainte d'al-Aqsa pour y prier, ce qui représente une violation fondamentale au droit de culte et au droit du citoyen palestinien de circuler.
Le gouvernement palestinien a appelé à améliorer la situation des réfugiés palestiniens dans les camps de réfugiés au Liban, et de leur permettre de poursuivre et appliquer ce qui est stipulé dans la déclaration ministérielle sur la facilitation de la vie des réfugiés et de leur donner les droits humanitaires et sociaux.

Il a confirmé son attachement à la continuation du travail civil et de bienfaisance en Palestine dans le cadre de la loi, et en coordination avec les ministères et les côtés concernés.

 04/08/2011

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4 Un Palestinien est mort.

Un Palestinien est mort en martyr, dans le raid des chasseurs israéliens contre la bande de Gaza. Selon Press TV, des chasseurs-bombardiers du régime israélien ont survolé, mardi, tôt, dans la matinée, la bande de Gaza, avant de s'en prendre à des zones orientales de la région, faisant tomber en martyr un Palestinien et blessant trois autres. Ces raids interviennent, au lendemain de l'attaque menée par des vedettes israéliennes, contre des bateaux de pêche des Palestiniens, sur les rives de Beit-Lahia, dans le Nord de Gaza, blessant, ainsi, un pêcheur.

16 août 2011

IRIB-


5 Six Palestiniens tués dans un raid israélien

Des Palestiniens portent un des six corps à la morgue de l'hôpital de al-Najar, au sud de la bande de Gaza.

Six Palestiniens ont été tués jeudi lors d'un raid aérien israélien sur la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, a-t-on appris de sources médicales palestiniennes.

Le raid est survenu quelques heures après une triple attaque sanglante  contre le territoire israélien, près de la ville d'Eilat, imputée par Israël à  des groupes armés palestiniens basés à Gaza.

«Le raid sioniste contre une maison de Rafah a fait six martyrs», a déclaré à l'AFP Adham Abou Selmiya, porte-parole des services d'urgence du mouvement islamiste Hamas qui contrôle la bande de Gaza.

Selon un photographe de l'AFP et des témoins, l'un des tués est Kamal al-Nayrab, le secrétaire général des Comités de résistance populaire (CRP), une organisation radicale palestinienne armée.

Dans un communiqué, le service de la sécurité intérieure israélien, le Shin Beth a affirmé que quatre membres des CRP avaient été tués dans le raid de Rafah, précisant qu'ils étaient «directement impliqués dans les attaques» de jeudi dans le sud d'Israël.

Outre Kamal al-Nayrab, chef du CRP dans la bande de Gaza, les autres tués sont trois cadres militaires de l'organisation à Gaza: Imad Hamad, Khaled Chaat et Khaled Matzri, selon le communiqué.

Le Shin Beth a ajouté que certains membres des CRP éliminés jeudi avaient participé en juin 2006 à l'enlèvement du soldat israélien Gilad Shalit à la lisière de la bande de Gazas.

Selon un porte-parole militaire israélien, les attaques menées jeudi dans le sud d'Israël avaient notamment pour objectif de «kidnapper un Israélien».

La chaîne de télévision 10 israélienne a précisé qu'un drone israélien a tiré un missile sur un véhicule transportant des cadres militaires des CRP.

Le ministre de la défense, Ehud Barak, a affirmé que les attaques commises jeudi dans le sud d'Israël et qui ont fait sept morts israéliens - six civils et un militaire - venaient de Gaza et a menacé de «réagir avec toute la force et la détermination» nécessaires.

18-08

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201108/18/01-4427010-six-palestiniens-tues-dans-un-raid-israelien.php


6 Les raids aux nouveaux missiles : Est-ce le prélude à une guerre totale sur Gaza ?!  Les agressions répétées de Gaza, la natureterroriste de l'entité Des sources locales ont dit au correspondant du CPI que l'aviation sioniste a lancé un missile sur la zone d'el-Karara dans le nord-est de Khan Younès, sans signaler de victimes jusqu'à maintenant.

Les sources ont déclaré que les avions de guerre sionistes ont bombardé deux tunnels à Rafah, et un objectif non limité dans le nord de la Bande de Gaza.

Les forces occupantes avaient lancé trois autres raids dans l'aube de samedi 20/8, sur le quartier de Chuka à Rafah, dans le sud de la Bande de Gaza, blessant un citoyen palestinien.

Adham Abou Salmia, porte-parole du haut comité d'urgences et de secours, a confirmé que les forces occupantes ont utilisé de nouveaux types de missiles, causant des graves brûlures et des cas d'amputation des membres des citoyens palestiniens.

Dans une déclaration de presse, Abou Salmia a appelé, le samedi à l'aube, les côtés internationaux à enquêter sur la qualité des armes, en particulier que certains martyrs ont subi de l'amputation des membres et des graves brûlures sur leurs corps, ainsi que l'amputation des membres de certains blessés.

Il a également appelé la communauté internationale

 à protéger les civils et cesser d'agresser incessamment la Bande de Gaza.
Le bureau médiatique du gouvernement palestinien a déjà appelé le conseil des droits de l'homme appartenant à l'Onu à envoyer une commission internationale, pour enquêter sur les crimes de guerre commis par l'occupation au sein du secteur assiégé.

20/08/2011

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7 FLOTTILLE HUMANITAIRE OU DE SOLIDARITÉ : Le blocus de Ghaza continue.

« Il est erroné de parler de flottille humanitaire, il s’agit d’une flottille de solidarité. La flottille est une action politique et symbolique. Il s’agit de dénoncer ce qui se passe à Ghaza. Ce territoire est toujours occupé. Ghaza reste une prison. Les matons sont à l’extérieur. »

Rony Brauman. Ancien président de Médecins sans frontières

Pendant près de deux mois, la communauté internationale a été tenue en haleine à l’approche de l’anniversaire du carnage sur le Mavi Marmara le 31 mai 2010. Pour rappel, une flottille humanitaire a eu pour ambition coupable de porter assistance aux Ghazaouis coincés dans une prison à ciel ouvert. Résultat des courses, une dizaine de morts, une enquête de l’ONU bâclée, la récompense par le gouvernement israélien avec ostentation du commando de tueurs et le black-out total. Un an après, le blocus est toujours là, on annonce des flottilles et on se prend à rêver qu’elles puissent atteindre les côtes de Ghaza pour y apporter une aide symbolique et de la compassion en témoignant sur l’atrocité de la situation actuelle.

La solidarité par les flottilles

« Le siège inhumain de Ghaza a commencé avec la prise de pouvoir par le Hamas de la bande de Ghaza. Rappelons que le Hamas a été élu démocratiquement – de l’avis de tous les observateurs internationaux dont le président Carter -par les Ghazaouis. Pour l’avoir élu, les Ghazaouis sont mis au ban, le Hamas diabolisé par les pays occidentaux et Israël n’a fait que mettre en musique cette sanction en décrétant un blocus inhumain. « Depuis les bateaux Free Ghaza arrivés en 2008, écrit Eva Barlett, le mouvement qui amène des bateaux à Ghaza s’est développé de manière exponentielle. Free Ghaza a réussi à rentrer cinq fois dans le port de Ghaza et quatre autres expéditions ont été violemment contrecarrées par la marine israélienne. L’expédition maritime de 2008 a été interrompue par un navire de guerre israélien qui a arraisonné un bateau de Free Ghaza transportant du matériel médical, des militants non violents, des chirurgiens et des journalistes. La tentative de 2009 a avorté quand les soldats israéliens sont montés à l’abordage. En juin 2009, un autre bateau a été stoppé par la marine israélienne et ses passagers ont été kidnappés et déportés. Israël bloque le passage des bateaux qui veulent rentrer et sortir de Ghaza sous le prétexte de la sécurité pour soi-disant empêcher que des armes de contrebande n’entrent à Ghaza. Loin de défaire le mouvement des bateaux vers Ghaza, les agressions d’Israël ont eu l’effet inverse.

Des bateaux en provenance de Libye, de Malaisie et un bateau transportant des militants juifs ont fait route sur Ghaza et ont été bloqués par des navires de guerre israéliens avant d’arriver à la bande de Gaza. En mai 2010, Free Gaza, soutenu par l’organisation humanitaire turque IHH, a envoyé à nouveau des bateaux et des militants vers la bande de Ghaza assiégée, cette fois accompagnés par le grand bateau turc le Mavi Marmara. (…) Tout de suite après le massacre de l’année dernière, les autorités égyptiennes ont ouvert partiellement le passage de Rafah. Le siège de Ghaza a un impact sur l’eau potable (95% de l’eau de Ghaza a une qualité inférieure aux normes de l’Organisation mondiale de la santé), le système sanitaire (les eaux usées sont pompées quotidiennement dans la mer par manque de capacité de stockage), et les secteurs de l’agriculture et de la pèche (les soldats israéliens tirent tous les jours sur les pêcheurs et les fermiers). »(1)

Le blocus absolument illégal de Ghaza est considéré par le Conseil de sécurité des Nations unies comme « insoutenable et injustifiable punition collective imposée aux Ghazaouis. Pourtant et curieusement l’ONU donne raison à Israël, Eva Barlette écrit : « Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a suggéré que les nations empêchent leurs citoyens de prendre la mer en disant que les gouvernements devraient « utiliser leur influence pour décourager de telles flottilles qui peuvent engendrer une escalade de la violence ».(…) »(1)

« Pis encore, Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a appelé les gouvernements des pays de la Méditerranée à tout faire pour empêcher l’envoi d’une flottille pour Ghaza, expliquant que ces bateaux n’ont aucun intérêt humanitaire et ajoutant que pour envoyer de l’aide, il est possible de le faire à travers la route égyptienne ou les ports israéliens. Ban Ki-moon se dit particulièrement préoccupé par l’envoi d’une nouvelle flottille dans la mesure où la communauté internationale considère que ces activistes mènent une « action militaire contre Israël » (organiser quelque chose pour violer un blocus est « militaire »). »(2)

On remarquera que Ban Ki-moon n’a fait qu’obéir aux « ordres » à la fois des Etats-Unis et d’Israël, il ne propose pas de solution pour lever le blocus de Ghaza ! Même son de cloche de la part du Quartette – analogue à un groupe musical qui joue une partition, : le requiem de la cause palestinienne. Avec tout cela on nous dit qu’il n’y a pas de crise humanitaire. Laurent Zecchini écrit : « Les organisateurs de la nouvelle flottille pour Ghaza, dont le départ des ports grecs est désormais sérieusement compromis en raison du refus des autorités d’Athènes de la laisser appareiller. La dernière manifestation du succès remporté par cette offensive diplomatique israélienne est la déclaration publiée, samedi 2 juillet, par le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, Nations unies et Russie), qui demande « à tous les gouvernements concernés d’user de leur influence pour dissuader toute nouvelle flottille, qui met en péril la sécurité des participants et fait peser la menace d’une escalade ». (…) Sur le plan régional, Israël a obtenu une victoire tactique significative en convainquant la Grèce, Chypre et la Turquie de refuser toute aide logistique à la flottille. »(3)

La situation à Ghaza et la politique de fuite en avant d’Israël

Laurent Zecchni poursuit en rapportant l’ambivalence du discours sans, toutefois, le critiquer : « « Ehud Barak(ministre israélien de la Défense) n’a pas tort de dire qu’il n’y a pas de crise humanitaire à Ghaza », résume, à Jérusalem, un haut responsable européen, « les gens ne meurent pas de faim dans les rues, mais tous les indicateurs, l’éducation, la pauvreté, le chômage, l’accès à l’eau, montrent une évolution négative ». Plus de 70% des quelque 1,5 million de Ghazaouis reçoivent une aide humanitaire internationale, et le taux de chômage, officiellement estimé à 30,7%, atteint en réalité 45,2% (l’un des taux les plus élevés du monde), selon l’Unwra, Depuis que le blocus de Ghaza a été imposé par Israël, le nombre de gens vivant dans une extrême pauvreté (avec 1,5 dollar par jour), a triplé, pour atteindre 300.000 personnes. Celle-ci, insiste Gisha, « a été accrue par des années de blocus et de restrictions de mouvements ». Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), l’allégement du blocus n’a eu qu’un « impact positif marginal ». Ghaza reste, d’autre part, un territoire étranglé : Vers le sud, le blocus de Ghaza n’a été que partiellement allégé : l’Egypte a annoncé, le 28 mai, l’ouverture du point de passage de Rafah. Mais celui-ci est exclusivement réservé aux mouvements de personnes et ces derniers restent limités. »(3)

Dans le même ordre, après le massacre opéré sur la flottille humanitaire l’an dernier, il faut garder en tête le fait qu’en l’espace des six derniers mois, 700 personnes (Palestiniennes, cela va de soi…) ont fait l’objet de déplacement forcé et 600 structures civiles (immeubles d’habitation, structures sanitaires, citernes d’eau,etc.) ont été détruites. Les expropriations et la construction de colonies en Cisjordanie ne font que se poursuivre ; les violences émanant de colons et des IDF (Israeli Défense Forces) est bien réelle (y compris à l’encontre d’enfants lorsque ceux-ci sont sur le chemin de l’école) ; les restrictions aux libertés d’associations et d’expression font rage ; la liberté de circulation quant a elle, est à l’agonie (check-points où on peut être retenue des heures pour des motifs fallacieux d’y voir des personnes âgées ou handicapées y faire preuve de patience dans la peine et des soldats de 20 ans aboyer sur des individus trois fois leurs aînés. Pendant ce temps, sur les autoroutes passent à grande vitesse des familles israéliennes les cheveux au vent et riant à gorge déployée.

Une tentative bloquée par l’Europe sur ordre d’Israël

« D’autre part, Israël présenté comme un îlot de démocratie dans un océan moyen-oriental d’arriération fait de la discrimination dans sa politique envers les Palestiniens. L’Etat d’Israël dépense 5 fois plus d’argent pour un écolier juif qu’un écolier arabe, la discrimination à l’embauche et la ségrégation grandissante en matière d’habitat. On dit qu’en 2010, la ségrégation en Israël entre Arabes et Juifs est presque totale : sous le couvert du nom faussement banal. La Knesset a finalisé un projet de loi destiné à contourner les décisions antérieures de la Haute Cour de Justice. Il ne sera pas possible de le décrire autrement que comme une loi d’apartheid. Le projet de loi permettrait dans les petites banlieues rurales de rejeter les demandes de familles arabes qui « sont incompatibles avec le tissu socio-culturel de la communauté. S’il devient loi, l’amendement donnera aux comités des villages communautaires le pouvoir de limiter la résidence dans leurs villes exclusivement aux Juifs. »(4)

L’opération « flottille » n’a pu être concrétisée du fait de l’aide de toutes les compagnies aériennes européennes qui ont reçu des listes d’Israël pour ne pas laisser embarquer des militants de la cause palestinienne. La flottille pour Ghaza n’a pas dépassé les ports grecs, les pro-palestiniens de l’opération « Bienvenue en Palestine » iront-ils plus loin que les passerelles de l’aéroport Ben Gourion de Lod ? Les autorités israéliennes sont déjà sur le pied de guerre et des militants ont été refoulés à l’embarquement de Roissy-Charles-de-Gaulle jeudi après-midi. Une liste noire de 329 ou de 342 militants jugés indésirables aurait été communiquée aux compagnies aériennes desservant Israël. Selon le Haaretz, un poste de commandement militaire devait ouvrir dans la soirée de jeudi à Ben Gourion. Avec en perspective une bataille d’images à livrer. Trente-six militants pro-palestiniens venus d’Europe et interdits d’entrée en Israël, ont été expulsés dimanche 10 juillet. 82 étaient toujours détenus dans l’attente de leur expulsion. Israël est parvenu à bloquer depuis jeudi la venue de centaines de militants qui voulaient débarquer à l’aéroport de Tel-Aviv pour se rendre en Cisjordanie occupée, soit à leur arrivée, soit en amont en dissuadant des compagnies aériennes de les embarquer »(5).

Ghaza refuse la charité du gouvernement grec