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15/02/2009

n°343 - Dossier de Palestine 14-02 - Fin- : La résistance, c'est d'abord le rejet de l'occupation et de l'injustice.


n°343 - Dossier de Palestine  14-02 - Fin- : La résistance, c'est d'abord le rejet de l'occupation et de l'injustice.


                    Dossier de Palestine      

 N°343                                                                                                                  14-02

                                        C.De Broeder & M.Lemaire   


Sommaire

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Jean Bricmont : Sur le retour du ni-ni, l´islamisme et l´antisémitisme dans les manifestations.

4-2 Drs Ghassan Abu Sittah et Swee Ang : Les blessures de Gaza.

4-3 Gaza : Les enfants restent dans une situation précaire.

4-4 Gaza : A la violence doit répondre la Justice.

4-5 Rapport : Les obus au phosphore blanc : les enfants de Gaza ne peuvent même pas pleurer.



4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 Jean Bricmont : Sur le retour du ni-ni, l´islamisme et l´antisémitisme dans les manifestations.
Ce texte est en partie une réponse à une Carte Blanche « Le pouvoir aux « barbus » ? Non merci ! », publiée en Belgique (Le Soir), suite à des manifestations concernant Gaza. (*)
Il y a une spécialité dans certains mouvements de gauche ou pacifistes qui consiste, lors de chaque conflit, à se rabattre sur le ni-ni.. Ni Milosevic, ni Otan, ni Bush ni Saddam et, aujourd´hui, renvoyer dos-à-dos Israël et le Hamas ou le Hezbollah. Dans tous les cas, le problème est triple :
On ignore la différence dans les rapports de force.
On met sur le même pied l´agresseur et l´agressé.
Et, ce qui est le plus important, on se place comme si nous étions en dehors des conflits, au-dessus de la mêlée, alors qu`évidemment nos gouvernements ne le sont pas.


Dans le cas du conflit à Gaza, la version dominante du ni-ni consiste à condamner à la fois les tirs de roquettes du Hamas et la réponse d´Israël, parfois jugée disproportionnée. Le mot "disproportionnée" est lui-même absurdement disproportionné par rapport à l´écart des forces en présence. D´un côté, il y a une force armée nationale ultrasophistiquée. Lorsque cette force attaque, elle le fait pour détruire des infrastructures et terroriser toute une région par la démonstration de sa supériorité militaire. De l´autre, il y a quelques fusées artisanales qui sont lancées vers Israël, sans espoir de gagner une bataille, mais plutôt pour signaler désespérément qu´un peuple dépossédé, enfermé et oublié existe toujours. Les tirs de roquettes n´étant qu´un moyen de cogner à la porte d´une prison, l´agresseur est avant tout celui qui a emprisonné injustement tout un peuple, le privant depuis des décennies d´autres moyens de faire reconnaître son existence. Les gens qui lancent ces roquettes sur Israël sont souvent des descendants de ceux qui ont été chassés de leurs terres en 1948. Les roquettes sont l´écho de cette dépossession datant maintenant de soixante ans. Tant que ce fait fondamental n´est pas pleinement reconnu, et il ne l´est presque jamais en Occident, il est impossible d´avoir une vision réaliste de la profondeur du problème.
Celui-ci provient en réalité des principes sur lesquels Israël est fondé, à savoir qu´il est légitime pour certaines personnes, en vertu d´une propriété acquise à la naissance (être « juif ») d´occuper la terre d´autres personnes auxquelles les hasards de la naissance n´ont pas conféré cette propriété. Que l´on invoque
la Bible ou l´holocauste comme justification plus directe de cette occupation ne change rien à son caractère intrinsèquement raciste, c´est-à-dire fondé en fin de compte sur une distinction importante faite entre les êtres humains et liée uniquement à leur naissance.
Cet aspect raciste est évidemment présent à l´esprit des victimes et de tous ceux qui s´identifient à eux-surtout les populations du monde arabo-musulman et une partie du tiers-monde, pour qui le projet sioniste rappelle douloureusement des expériences antérieures du colonialisme européen, mais il n´est pratiquement jamais intégré au débat en Occident. Il faut souligner qu´il s´agit ici d´un racisme institutionnel, c´est-à-dire lié aux structures d´un état, ce qui est très différent du racisme « ordinaire », celui, malheureusement fort répandu, mais souvent passif, qui existe dans l´esprit de beaucoup d´individus. Et c´est le racisme d´état qui est en général considéré comme étant « d´extrême droite », « incompatible avec nos valeurs », « contraire à la modernité et à l´esprit des Lumières ». C´est ce racisme qui menait à la condamnation générale de l´Apartheid en Afrique du Sud et de son idéologie. Mais ce n´est pas le cas pour le sionisme, qui est pourtant l´idéologie qui légitime ce racisme institutionnel. Malheureusement, c´est souvent la gauche occidentale qui, tout en étant la plus prompte à dénoncer en général le racisme d´Etat, est la plus portée à faire une exception pour "l´Etat juif".
De plus, tout le discours dominant sur ce conflit est indirectement contaminé par la vision raciste de départ :
Toutes les parties et tous les intellectuels ou commentateurs « respectables » doivent, avant toute autre chose, reconnaître « le droit à l´existence d´Israël », mais l´expression « droit à l´existence de
la Palestine » est pratiquement inexistante. Pour ce qui est des Palestiniens, leur État, à supposer qu´il y en ait un jour un, résultera non d´un droit, mais d´une négociation ; et encore, d´une négociation avec un partenaire palestinien « responsable », c´est-à-dire reconnaissant comme préalable à toute discussion le droit à l´existence de son adversaire, lequel ne lui reconnaît nullement un tel droit.
N´importe quelle personne d´origine juive a le droit de s´installer en Israël mais les non-juifs qui en ont été chassés en 1948 ou après, ainsi que leurs descendants, ne peuvent pas le faire. Même dans les Territoires dits palestiniens, leurs déplacements d´un endroit à l´autre sont fortement limités.
Le Hamas et le Hezbollah doivent êtres empêchés de se réarmer, mais Israël peut recevoir des Etats-Unis, gratuitement, toutes les armes souhaitées.
Israël est constamment célébré comme étant "la seule démocratie au Moyen-Orient", mais les élections libres des Palestiniens sont ignorées.
Les Palestiniens doivent « renoncer à la violence, » mais pas Israël.
L´Iran ne peut posséder d´arme nucléaire, mais Israël bien.


Toutes ces différences de traitement reposent en fin de compte sur l´idée que l´entreprise initiale de colonisation était légitime, ou qu´elle appartient au passé et qu´il n´est pas souhaitable d´en reparler ; mais les deux attitudes reviennent à nier l´humanité pleine et entière des victimes, ce qui nous ramène à la question du racisme. Car imaginons quelle serait la réaction européenne si l´État d´Israël avait été créé, mettons, dans une partie des Pays-Bas ou de
la Côte d´Azur, en en faisant fuir une fraction importante des habitants.
Ces deux poids deux mesures se retrouvent à tous les niveaux dans le discours dominant, par exemple lorsqu´on répète qu´il ne « faut pas importer le conflit » en France, comme si le fait que presque toute la classe politique française accepte de se faire sermonner, lors du dîner annuel du CRIF, sur son attitude supposée pro arabe, ne constituait pas déjà une « importation du conflit », mais unilatérale, en faveur d´Israël.
Le discours qui stigmatise l´extrême droite souffre également de ce deux poids deux mesures ; en général, ce discours vise l´extrême droite française traditionnelle, dans ses différentes variantes, ou les islamistes, mais jamais le sionisme. En fait, une bonne partie de la gauche politique et intellectuelle adopte, sur la question de
la Palestine, une position implicitement raciste qui serait considérée comme d´extrême droite si elle avait concerné l´Afrique du Sud à l´époque de l´Apartheid.
La gauche attaque souvent en grande pompe une extrême droite, certes désagréable, mais faible et marginale (c´est bien pour cela qu´on peut l´attaquer) tout en étant, au mieux, passive face à une autre extrême droite (le sionisme), qui, elle, est soutenue militairement et diplomatiquement par la plus puissante démocratie au monde.
Une façon de tenter de faire taire les protestations contre la politique israélienne consiste à dénoncer l´antisémitisme dans les manifestations, ainsi que l´identification entre Israël et nazisme. Évidemment, cette dernière comparaison est excessive, mais tout le monde commet ce genre d´excès, tout le temps. Quid de « CRS-SS » (en Mai 68, combien de morts, comparé à Gaza) ? Ou d´Hitlerosevic ? Ou de Nasser, le Hitler sur le Nil (en 56) ? Pourquoi des supporters d´Israël peuvent-ils constamment identifier le Hamas ou l´Iran à Hitler et l´excès inverse serait interdit ? On pourrait répondre que cela devrait l´être à cause de ce que les Nazis ont fait aux juifs. Mais ce genre de considérations n´a jamais empêché de comparer aux Nazis les Soviétiques ou les Serbes, qui ont aussi beaucoup souffert pendant la guerre. Moins que les juifs sans doute, mais à partir de quel niveau de souffrance les excès deviennent-ils
inacceptables ? Plus fondamentalement, à partir du moment où la nazification de l´adversaire est l´arme idéologique principale de l´Occident et d´Israël, il est inévitable que cette arme soit retournée contre eux quand l´occasion s´en présente.
Pour ce qui est de l´antisémitisme, il ne faut pas oublier que la politique israélienne se fait au nom d´un État qui se dit juif, et qu´elle est fortement soutenue par des organisations qui disent représenter les juifs (à tort ou à raison). Comment espérer éviter, dans ce climat, que beaucoup de gens ne deviennent anti-juifs ? C´est en demander un peu trop à la psychologie humaine. Pendant la guerre, la plupart des habitants des pays occupés étaient anti-allemands (contre les « Boches »), pas seulement antinazis. Pendant la guerre du Vietnam, les opposants étaient souvent anti-américains pas seulement opposés à la politique US (et c´est encore la même chose maintenant par rapport à leur politique au Moyen-Orient). Il est absurde d´espérer que les gens se fassent la guerre tout en ne se haïssant pas, en respectant les droits de l´homme, et en étant de bons antiracistes. Et comme le conflit est importé, depuis
longtemps, dans le discours médiatique et l´action politique, il y a bien ici une guerre idéologique dont les effets prévisibles sont exactement ceux que l´on déplore.
On ne peut pas non plus demander aux opposants à Israël de faire la distinction entre juifs et sionistes alors que le discours dominant ne le fait presque jamais (du moins quand cette identification permet de présenter Israël comme un pays éternellement « victime » ou « paria »).
De plus, comment veut-on qu´une population qui est sans arrêt diabolisée, ridiculisée, insultée, parce que, en tant que musulmane, elle n´aurait rien compris à la démocratie, aux droits de l´homme, aux droits de la femme, et serait "communautariste" quand elle affiche ses convictions religieuses, ne réagisse pas avec virulence (au moins verbale) face aux massacres de Gaza ?
Ce qui précède n´est pas une « justification de l´antisémitisme » mais une observation banale sur un aspect déplaisant mais assez universel de la psychologie humaine. On pourrait ajouter que tous les discours de dénonciation et de condamnation de l´antisémitisme qui ne prennent pas en compte le contexte dans lequel celui-ci se développe ne servent à rien et sont sans doute contre-productifs, comme le sont en général les discours moralisateurs.
La situation ici est pratiquement aussi inextricable que la situation en Palestine même. Bien sûr que l´antisémitisme augmente, ainsi que l´identification communautaire, dans tous les camps. Nous sommes incapables de résoudre la situation au Moyen-Orient, mais on pourrait au moins commencer par reconnaître ici la véritable nature du problème (le racisme institutionnel d´Israël) et changer radicalement de discours. Il faudrait également mettre fin aux intimidations et aux procès (pour délit d´opinion), faire en sorte que tous puissent dire ce qu´ils pensent vraiment d´Israël et de ses soutiens, et établir l´égalité des armes dans les débats sur ce qui touche au sionisme. Il faudrait également que la politique française et européenne soit déterminée indépendamment de l´influence de groupes de pression. C´est seulement ainsi que l´on peut espérer, à terme, décommunautariser le débat et faire régresser
l´antisémitisme.
Jean Bricmont

8 février 2009

Oulala.net

http://www.silviacattori.net/article743.html

 (*) Voir cet article sous le lien :
http://www.lesoir.be/forum/cartes_blanches/carte-blanche-...

Source : Jean Bricmont


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14/02/2009

n°432 - Journal de Palestine - 03-02 au 13-02 -Début - : Obama impatient de travailler avec le prochain gouvernement israélien


n°432 - Journal  de Palestine -  03-02 au 13-02  -Début - : Obama impatient de travailler avec le prochain gouvernement israélien



Journal de Palestine

                                                         N°432                         03-02 au 13-02

                                                                       C.De Broeder & M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part

Bilan de l'agression israélienne contre Gaza

L'exportation de fleurs de Gaza autorisée pour la Saint-Valentin

Gaza: L’effet boomerang

Israël vire encore plus à droite

Paroles & actions du président cette semaine ...

Obama impatient de travailler avec le prochain gouvernement israélien

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

Suite

3 Politique

- Palestinienne

- Politique Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 

Fin

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéo

5-1 3 interviews-vidéos de Nahla Chahal, coordinatrice de la CCIPPP

Réaction après audition des trois vidéos de  Nahla Chahal

6 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6-1 Emcee : Gaza: le silence des bombes et le vacarme des tombes.

6-2 Machaal affirme que la victoire de Gaza a fait la distinction entre le vrai et le faux.

6-3 Raed Salah : il n'existe aucun parti sioniste qui croit à la création d'un état Palestinien.

6-4 Israël a dissimulé les vols de terrains appartenant à des Palestiniens.

7-1 Les criminels de guerre israéliens devant la justice.

8 Analyse

8-1 René Naba : Soumoud, l’enracinement et l’endurance de «la Palestine, une nation en morceaux» (2)


03-02 au 13-02: Peuple Palestinien : 7 tués   -  1 + x blessé

                     Occupants             :  0 tué    -  0 blessé


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n°432 - Journal de Palestine - 03-02 au 13-02 -Suite - : Obama impatient de travailler avec le prochain gouvernement israélien


n°432 - Journal  de Palestine -  03-02 au 13-02  -Suite - : Obama impatient de travailler avec le prochain gouvernement israélien



Journal de Palestine

                                 N°432                         03-02 au 13-02

                                                                       C.De Broeder & M.Lemaire



 Sommaire

3 Politique

- Palestinienne

- Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 


3 Politique

a) Palestinienne

1-3 Sur le terrain.  

02/11

Le Hamas accuse l’Autorité Palestinienne d’avoir détourné 16 millions de dollars, constitué de fonds européens et destinés à la recontruction de Gaza. La personne quidit avoir été témoin de ce “forfait”, a exigé de rester anonyme, pourdes raisons évidentes, et affirme que “ces fonds ont été transférées surun compte secret”.
Shraga Blum
http://www.actu.co.il/2009/02/le-hamas-accuse-fayyad-de-detournement-de-fonds/


1-4 Les grandes manœuvres.

09-02

Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a affirmé : "La délégation du Hamas va entendre auprès des autorités Égyptiennes la réponse de l'occupation israélienne concernant les propositions du Hamas afin de signer l'accalmie", En soulignant que l'occupation tente de laisser entrer 70% seulement des marchandises destinées à Gaza, Barhoum a précisé que l'ennemi occupant agresse par ses mesures et politiques les palestiniens de façon régulière, en violant et frappant toutes les lois, chartes et règles internationales et humaines.

CPI

09-02

La délégation du Hamas va discuter avec les autres dirigeants du mouvement d’une prétendue accalmie avec l’occupation israélienne, à condition que ceux çi lève le blocus arbitraire et décrète l’ouverture totale des passagers de la Bande de Gaza.
Le dirigeant du Hamas, Dr Mahmoud Al Zahhar a affirmé, hier soir, que le dossier de l'accalmie avec l'occupation israélienne est une demande palestinienne dont toutes les factions palestiniennes prévoient d'accomplir pour protéger leur victoire à Gaza.

Dr. Al Zahhar :"Si une accalmie sera signée, elle doit donc contribuer à l'arrêt total des agressions ,la levée durable du blocus et l'ouverture de tous les passages de la Bande de Gaza", a ajouté Al Zahhar.

CPI

09-02

Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a affirmé que la délégation de son mouvement demande, des garanties concernant la pratique de l'accalmie sur le terrain, après tout accord signé avec l'occupation sous la médiation Égyptienne.
En soulignant que l'occupation tente de laisser entrer 70% seulement des marchandises destinées à Gaza, Barhoum a précisé que l'ennemi occupant agresse par ses mesures et politiques les palestiniens de façon régulière, en violant et frappant toutes les lois, chartes et règles internationales et humaines.

CPI 

Trêve à Gaza : le Hamas donne sa réponse définitive, discussions positives

Le Hamas a donné sa réponse définitive aux propositions égyptiennes pour un accord de trêve dans la bande de Gaza et les discussions ont été positives, ont déclaré jeudi soir une source palestinienne et un responsable égyptien de haut rang, cités par l'agence égyptienne Mena.

"Le Hamas a donné sa réponse définitive à M. Omar Souleimane sur un accord de trêve que l'Egypte a négocié" entre Israël et le mouvement palestinien qui contrôle la bande de Gaza, a déclaré à l'agence Mena un responsable palestinien ayant participé aux pourparlers au Caire.

"Les discussions ont été positives et les résultats seront annoncés dans les prochaines heures", a-t-il ajouté.

Un accord sera annoncé dans les trois prochains jours, a déclaré pour sa part le porte-parole du Hamas basé à Gaza, Taher al-Nounou, cité par la télévision d'Etat égyptienne.

L'accord porte notamment sur la fin des violences dans la bande de Gaza et l'ouverture des points de passage, a-t-il ajouté selon la chaîne.

Un haut responsable égyptien a également indiqué que les discussions de M. Souleimane jeudi avec la délégation du Hamas dirigée par Moussa Abou Marzouk, basé à Damas, avaient été "positives".

Ce responsable a confirmé que les résultats seraient annoncés dans les prochaines heures, selon l'agence égyptienne Mena.

Ces discussions étaient destinées à consolider le cessez-le-feu dans la bande de Gaza, où une offensive israélienne meurtrière de 22 jours a pris fin le 18 janvier.

Omar Souleimane, chef des services de renseignement égyptiens et homme clé des négociations, a rencontré plusieurs fois les responsables israéliens et du Hamas pour tenter de mettre en place une trêve à long terme dans la bande de Gaza.

Israël et le Hamas avaient tour à tour décrété un cessez-le-feu unilatéral pour mettre fin à l'offensive lancée par l'Etat hébreu le 27 décembre, officiellement pour mettre fin aux tirs de roquettes sur son territoire et qui a fait 1.330 morts palestiniens.

Depuis, la trêve a été mise à mal par des tirs de roquettes contre l'Etat hébreu et des frappes aériennes israéliennes.

Un membre de la délégation du Hamas, Mohammed Nasr, avait déclaré à l'AFP à la veille de la rencontre, que son mouvement cherchait à obtenir des garanties quant à l'ouverture, par Israël, des points de passage de la bande de Gaza.

Israël, qui contrôle tous les points de passage vers Gaza à l'exception de celui de Rafah, frontalier de l'Egypte, impose un blocus au territoire palestinien depuis juin 2007, après la prise du pouvoir du Hamas, au détriment des forces du président palestinien Mahmoud Abbas.

Selon le Hamas, Israël accepterait d'ouvrir de "70 à 80%" les passages dans le cadre de la trêve et les 20% restants au moment du règlement de l'affaire du soldat israélien Gilad Shalit.

Depuis sa capture en juin 2006 à la lisière de la bande de Gaza, il est détenu par le Hamas qui exige la libération de plusieurs centaines de prisonniers par Israël pour le relâcher.

jeudi 12 février 2009, par La Rédaction


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n°432 - Journal de Palestine - 03-02 au 13-02 -Fin - : Obama impatient de travailler avec le prochain gouvernement israélien


 n°432 - Journal  de Palestine -  03-02 au 13-02  -Fin - : Obama impatient de travailler avec le prochain gouvernement israélien



Journal de Palestine

                                 N°432                         03-02 au 13-02

                                                                       C.De Broeder & M.Lemaire



 Sommaire

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéo

5-1 3 interviews-vidéos de Nahla Chahal, coordinatrice de la CCIPPP

Réaction après audition des trois vidéos de  Nahla Chahal

6 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6-1 Emcee : Gaza: le silence des bombes et le vacarme des tombes.

6-2 Machaal affirme que la victoire de Gaza a fait la distinction entre le vrai et le faux.

6-3 Raed Salah : il n'existe aucun parti sioniste qui croit à la création d'un état Palestinien.

6-4 Israël a dissimulé les vols de terrains appartenant à des Palestiniens.

7-1 Les criminels de guerre israéliens devant la justice.

8 Analyse

8-1 René Naba : Soumoud, l’enracinement et l’endurance de «la Palestine, une nation en morceaux» (2)




5 Médias/Vidéos 

5-1 3 interviews-vidéos de Nahla Chahal, coordinatrice de la CCIPPP

" Les priorités d’aujourd’hui",

"Louis Michel et Sarkozy complices du crime",

 "Quelle stratégie aujourd’hui"

publié le dimanche 8 février 2009.
http://www.protection-palestine.org/spip.php?article6940

 

Réaction après audition des trois vidéos de  Nahla Chahal
Jean-Marie :

1/ Ce n’est pas parce que « crime de guerre »  a un sens juridique et que crime d’occupation n’en a pas encore un qu’il faut persévérer dans cette erreur d’appellation. Can’est pas une guerre. Résister légitimement avec quelques armes, ce n’est pas faire la guerre à une entité surarmée à qui on donne des armes sophistiquées et puissante pour les expérimenter 
2/ Il est totalement ridicule d’utiliser le terme « exiger » : on n’exige qu’en position de force 
3/ L’important  est de démontrer que l’entité sioniste est l’agresseur, alors que beaucoup  de vecteurs d’opinions et de décisions sous informés et pas toujours de mauvaise foi donc  dans le monde dit occidental sont  persuadés que « malgré ses excès, Israël    ne fait que se défendre du Hamas " . Alors que celui-ci, et on ne le dit pas assez, non seulement n’a pas pris le pouvoir à Gaza, mais à pré-parer à un  coup d’état préparé par Dhalan, avec la complicité des Israéliens juifs et des USA et évidemment de l’ex-président Abbas, et surtout que le Hamas  n’est qu’une des trois composantes de la résistance gazaoui, une des deux autres étant du Fatah patriote de gauche. 
 Un combat légitime se gagne aussi, sinon d’abord, en utilisant le juste mot pour la juste chose.  Et c’est rarement le cas, hélas. Et ça fait de nous des co-responsables du drame.

Woudiyan

Jean-Marie

 

Robert Bibeau ;

Il est convenu que nous puissions  affirmer  «Nous exigeons que ce gouvernement cesse d'appuyer l'État terroriste israélien»  (mais la dame a-t-elle dit État terroriste israélien ???

Je ne crois pas.  Un citoyen en colère peut et doit le dire.

Par ailleurs je note que parmi les actions de résistance et de soutien à la cause palestinienne  la DAME  évite soigneusement comme tous les français d'ailleurs de mentionner  le Boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS)  qui se développent énormément en milieu anglo-saxon moins  soumis au terrorisme des spécialistes de l'«antésimitisme»...

LE Site francophone pour le boycott:  http://www.boycottisraelinternational.org/

Robert Bibeau

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


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13/02/2009

n° 239 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' l'Afghanistan - 12/02/09 – Début - : Obama et les projets de guerre néoconservateurs pour le Proche-Orient.


n° 239 - Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' l'Afghanistan - 12/02/09 – Début - : Obama et les projets de guerre néoconservateurs pour le Proche-Orient.


Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de l'Afghanistan

 n°239                                                                 12/02/09

                                        C.De Broeder    &   M.Lemaire                       


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1       L’Otan veut éradiquer l’opium et le pavot en Afghanistan. Est-ce le rôle des pays de la coalition ?

1-2       Stephen Sniegoski : Obama et les projets de guerre néoconservateurs pour le Proche-Orient.

1-3       La Russie accule les Usa à la coopération en Asie centrale.

1-4       La Russie et l'Iran forcent la main des USA.

Suite

1-5       Akbar Borrissov : Le Kirghizstan claque la porte mais le Tadjikistan aide les USA en Afghanistan.

1-6       T. Hocine : La guerre en Afghanistan : L’armée US privée de la base de Manas.

1-7       Les Québécois en désaccord avec leur présence en Afghanistan.

2 Annexe

2-1 Edward S. Herman : OTAN: le Pitbull Impérial.

2-2 Palast Greg : Obama est un menteur hypocrite. C’est parfait !

2-3 La France et l'Otan.

1 Otan: Sarkozy brade-t-il le retour de la France?

2 La France négocie son retour dans l'Otan.

3 La France parachève son retour dans l'OTAN.

4 Comme prévu, la France est en passe de retrouver «toute sa place dans l'Otan».

3 Annexe

3-1 La Force collective de l'OTSC sera aussi efficace que les troupes de l'OTAN.

3 -2 Provinces Afghanes



Avant propos

·                    Les militaires et médias usent d’un terme générique- 'Al Qaida & Taliban' - pour désigner l'ensemble des résistants Afghans ...



1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 L’Otan veut éradiquer l’opium et le pavot en Afghanistan. Est-ce le rôle des pays de la coalition ?

Article revisité

D’un côté, il y a Richard Holbrooke, émissaire de Barack Obama en Afghanistan qui tient des propos très pessimistes sur la situation actuelle.

De l’autre, le Vice-président Joe Biden qui demande des renforts.

Richard Holbrooke ne se berce pas d’illusions.

Dans un commentaire lapidaire, il a constaté le désordre dont ont hérité les Américains en Afghanistan.

Le scénario est kafkaïen : d’un côté Harmid Karzaï tend la main aux taliban, de l’autre, Barack Obama entend les combattre sur leur terrain en autorisant un envoi, à court terme, de plus ou moins 17.000 hommes supplémentaires en Afghanistan.

« J’ai l’impression que cela va être bien plus pénible que l’Irak », ne pouvait que prédire l’émissaire américain.

Selon le prix Nobel de l’économie Joseph Stiglitz, le coût total de la guerre en Irak devrait s’élever à 3 000 milliards de dollars.

 

Aux USA le Sénat renâcle pour adopter le plan de relance de Barack Obama dont la facture serait ramenée de 937 milliards à 780 milliards de dollars.

Quel sera le prix à payer pour occuper totalementl ’Afghanistan ?

Et quel prix devront payer les alliés pour satisfaire les demandes américaines ?


Le Vice-président Joe Biden qui demande des renforts.

 - Les yeux étaient tournés samedi dernier vers Munich. Beaucoup de bonnes paroles ont été dites à la 45ième Conférence de Munich sur la sécurité. Le vice-président américain Joe Biden s’y est rendu.

Du miel. Que du miel, pour l’instant. « Je viens en Europe au nom d’une nouvelle administration déterminée à donner un nouveau ton à Washington et dans les relations de l’Amérique avec le monde », a déclaré Joe Biden. Il a poursuivi son discours en précisant : « Donc nous nous engagerons. Nous écouterons. Nous consulterons. L’Amérique a besoin du monde, tout comme, je crois, le monde a besoin de l’Amérique. Mais je dis à nos amis que les alliances, les traités et les organisations internationales que nous construisons doivent être crédibles et efficaces ».

Nicolas Sarkozy n’en demandait pas tant : « D’ici là, nous essaierons d’être au rendez-vous d’une grande ambition pour la famille qui est la nôtre ». Retour qui pourrait devenir effectif lors du 60ième anniversaire de l’Alliance atlantique, qui sera célébré, les 3 et 4 avril, à Strasbourg et Kehl. Entre temps, qu’en pense la population française ? Nicolas Sarkozy a une réponse bien ponctuée : « C’est un débat que je conduirai comme toujours avec l’esprit de franchise et de droiture vis-à-vis du peuple français ». Et pour ceux qui en doutent, Nicolas Sarkozy décuplera ses efforts pour faire en sorte de les ramener dans le giron : « L’alliance avec les États-Unis et l’alliance avec l’Europe ne mettent pas en cause l’indépendance de mon pays. Elles renforcent l’indépendance de mon pays. Voilà ce que j’expliquerai aux Français le moment venu ». La main sur le cœur, le président promet : « Moi, je ne ferai rien qui mette en cause l’indépendance de mon pays, jamais ». Sur le ton qu’on lui connaît, le président français a expliqué à Joe Biden qu’« une seule puissance ne peut pas régler les grands conflits du monde ».

Avec la France, plus rien ne sera pareil ? Et pour passer de la parole aux actes, un bataillon allemand de la brigade franco-allemande sera basé en France. C’est un « acte historique », a déclaré Nicolas Sarkozy.

Joe Biden a déclaré que Barack Obama soutient pleinement la France dans sa volonté d’adhérer à nouveau dans les structures intégrées de l’OTAN. « Une plus grande responsabilité de la France dans l’OTAN refléterait une importance accrue de la politique de sécurité et de défense européenne », a dit Joe Biden. Tout en soulignant que c’est pour cela que « nous souhaitons ce rôle accru de la France ». Le ministre Hervé Morin - pour apaiser la polémique au sein du parlement et de la population qui attendent toujours un débat sur la question - se pourfend d’une déclaration plutôt ambigüe : il a tenté de relativiser une décision « purement symbolique » et rappeler que la France ne renoncerait en rien à son indépendance puisque « les décisions au sein de l’Alliance atlantique se prennent à l’unanimité ».

Après toutes ces bonnes paroles, Joe Biden avait, à Munich, des demandes précises. « L’Amérique fera plus, mais l’Amérique demandera plus à ses partenaires ». Dans le cas de l’Afghanistan, Washington et ses alliés doivent prendre en charge une stratégie globale pour empêcher le pays de devenir un repaire du terrorisme islamiste. « L’Amérique va en faire plus ; ça, c’est la bonne nouvelle. La mauvaise nouvelle, c’est que nous allons demander à nos partenaires d’en faire plus aussi », a prévenu Joe Biden.

« Nous fermerons le camp de Guantanamo »,

a rappelé le Vice-président, mais en même temps, il demande l’aide de l’Europe pour accueillir d’anciens prisonniers du camp. Le message est on ne peut plus clair. Washington réclamera davantage de ses partenaires. Oui pour une réconciliation avec la Russie mais l’Amérique continuera de développer sa défense antimissile.

Derrière ce discours qui invite au dialogue et au partenariat, il y a les intérêts des États-Unis qui occupent une place importante : l’objectif est ni plus ni moins d’inviter les alliés à envoyer davantage de troupes en Afghanistan pour mieux lutter contre la violence croissante des insurgés et du reste des talibans. Si les Américains, selon Hervé Morin, « sont conscients de l’effort qu’a déjà fait la France » en Afghanistan, qu’en est-il des Français ? La France n’enverra pas, pour l’heure, des troupes supplémentaires en Afghanistan, a annoncé le ministre français.

Jaap de Hoop Scheffer, le secrétaire général de l’Otan, a dit tout haut ce qu’a soufflé discrètement, dialogue oblige, le Vice-président Joe Biden : « les Européens, France et Allemagne en tête, n’ont d’autre défi que de donner un contenu concret au rééquilibrage qu’ils prônent avec les États-Unis en envoyant des renforts en Afghanistan ».

 

Sur les relations actuelles entre l’Union européenne et l’Otan, Jaap de Hoop Scheffer ne fait pas de quartier : « la situation à laquelle nous sommes confrontés est une source de frustration ». Et il ajoute, impitoyablement, qu’en Afghanistan, « les murs entre les deux organisations sont un réel handicap. [...] C’est du gâchis ».

À propos de gâchis, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont appelé à une « véritable coopération » entre l’UE et l’Otan, déplorant un « partenariat stratégique » insuffisant entre les deux institutions. Ce à quoi a répondu Jaap de Hoop Scheffer : « Je suis inquiet quand les États-Unis veulent augmenter leur contribution en Afghanistan et d’autres partenaires l’exclure (...) Ça n’est pas bon ».

La France est-elle prête à mettre ses troupes en Afghanistan au service de l’éradication de l’opium et du pavot ? Les militaires n’ont pas mission, en vertu des traités internationaux, de poursuivre des criminels de droit commun. À mi-mots, Jaap de Hoop Scheffer ne cache pas son intention d’orienter la coalition Operation Enduring Freedom (OEF) vers cet objectif : « La connexion entre l’insurrection et le commerce de la drogue mène à la mort de nos soldats en Afghanistan. C’est un prix trop élevé à payer pour nos soldats ».

Comme le rapporte Alec Castonguay, du quotidien Le Devoir : « Le ministre de la Défense, Peter MacKay, a confirmé que les soldats canadiens allaient participer à des opérations antidrogue, ce que le Canada avait toujours refusé de faire ». La raison en est simple. S’attaquer au pavot et à l’opium, c’est s’attaquer aux sources de revenus des populations qui tirent leurs seuls revenus de ce commerce. « Nous n’allons pas éradiquer spécifiquement les cultures de pavot, mais nous pourchasserons les trafiquants de drogue connus dont les opérations sont liées à celles des terroristes », a précisé le ministre Peter MacKay. Au Canada, tout est dans la nuance.

Anthony Salloum, de l’Institut Rideau, déclarait au quotidien Le Devoir : « La job des soldats canadiens en Afghanistan est de faire la guerre, pas de remplacer la police locale ». Anthony Salloum adressait cette mise en garde au ministre MacKay : « Comment savoir si un trafiquant de drogue est lié aux talibans ou si c’est un trafiquant local ? On s’en va sur une pente dangereuse ». Qu’en sera-t-il des troupes françaises ? Quelle décision prendra la France une fois consacré son retour au sein de l’Otan ?

En terminant, le ministère de la Défense nationale avait commandé un grand sondage Au Québec à la veille du départ des premiers soldats de Valcartier. Comme le rapporte Violaine Ballivy, du quotidien La Presse, 3000 Québécois de 16 ans et plus ont été consultés en juin 2007, puis 1000 personnes en août 2007 (au moment du déploiement), 1000 personnes en février 2008 (au moment du retour) et 3000 en mai 2008. Le pourcentage de répondants opposés à la présence du Canada en Afghanistan est passé de 61% à 66% au fil des mois. En outre, l’appui aux troupes est resté inchangé entre le début et la fin de l’enquête : 78% des Québécois affirmaient en 2007 et en 2008 qu’ils appuyaient les troupes canadiennes, et 60% déclaraient avoir une opinion positive des Forces canadiennes en général. « Les gens marquent une différence très nette entre l’organisation militaire et les décisions politiques qui dictent ses actions  », notait l’analyste militaire et lieutenant-colonel à la retraite, Rémi Landry. Ce dernier constate que « les positions restent très polarisées, et il est maintenant trop tard pour le gouvernement réussisse à convaincre les Québécois qu’il était de l’intérêt du Canada d’intervenir en Afghanistan ».

Sources : AFP, Presse canadienne, Reuters, Le Devoir, Le Monde, Figaro, Nouvel Observateur, New-York Times)

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=51414 


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n° 239 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' l'Afghanistan - 12/02/09 – Suite - : Obama et les projets de guerre néoconservateurs pour le Proche-Orient.


n° 239 - Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' l'Afghanistan - 12/02/09 – Suite - : Obama et les projets de guerre néoconservateurs pour le Proche-Orient.


Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de l'Afghanistan

 n°239                                                                 12/02/09

                                        C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



Sommaire :

1-5       Akbar Borrissov : Le Kirghizstan claque la porte mais le Tadjikistan aide les USA en Afghanistan.

1-6       T. Hocine : La guerre en Afghanistan : L’armée US privée de la base de Manas.

1-7       Les Québécois en désaccord avec leur présence en Afghanistan.

2 Annexe

2-1 Edward S. Herman : OTAN: le Pitbull Impérial.

2-2 Palast Greg : Obama est un menteur hypocrite. C’est parfait !



1-5 Akbar Borrissov : Le Kirghizstan claque la porte mais le Tadjikistan aide les USA en Afghanistan.

Le Tadjikistan est prêt à autoriser le transit de matériel vers la coalition internationale en Afghanistan après la décision du Kirghizstan voisin de fermer une base américaine, Moscou et Washington poursuivant leur lutte d'influence dans ces ex-républiques soviétiques.

Comme pour montrer qu'elle menait le jeu, la Russie, qui souhaitait ardemment la fermeture de cette base, a affirmé vendredi qu'elle permettrait le transit de matériel envoyé par les Etats-Unis en Afghanistan.

"Nous attendons que nos partenaires américains soient prêts à nous présenter concrètement une requête avec la quantité et le type des marchandises", qu'ils veulent livrer, a dit le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

"Sitôt que nous l'aurons reçue, nous donnerons l'autorisation correspondante", a ajouté M. Lavrov, laissant clairement entendre que ces "marchandises" ne devaient concerner ni des armes ni des munitions.

Le chef de l'Etat tadjik Emomali Rahkmon avait peu auparavant déclaré devant la presse qu'il était "prêt à offrir aux Etats-Unis et aux pays de l'Otan son aide pour les livraisons commerciales et humanitaires en Afghanistan".

S'exprimant à l'issue d'entretiens avec l'ambassadeur des Etats-Unis à Douchanbe, Mme Tracey Ann Jacobson, il a précisé qu'il s'agissait du transport par route de matériel de construction, de médicaments, de combustible et d'eau.

Ces produits "ne doivent pas seulement être destinés aux militaires, il est également important qu'ils soient utilisés pour la reconstruction de l'Afghanistan", a-t-il toutefois souligné.

M. Rakhmon a déclaré que son pays était "totalement prêt au transit de fournitures non-militaires vers l'Afghanistan", a renchéri Mme Tracey Ann Jacobson.

Autre pays pauvre d'Asie centrale, le Kirghizstan a, pour sa part, insisté sur le fait que sa décision de fermer une base aérienne installée par les Etats-Unis sur son territoire, vitale pour l'approvisionnement des forces américaines et de l'Otan en Afghanistan, était "définitive".

Dans le même temps, il a martelé qu'il ne négocierait pas avec les Etats-Unis sur l'avenir de ces installations militaires.

"Il n'y a pas de négociations" avec la partie américaine, a sèchement déclaré à la presse à Bichkek le ministre kirghize des Affaires étrangères Kadyrbek Sarbaïev.

"Aucune négociation" n'a lieu ou n'est prévue, a également dit le secrétaire du Conseil national de sécurité Adakhan Madoumarov, qui a souligné que la base de Manas, ouverte en 2001, serait quoiqu'il arrive fermée.

Les Etats-Unis avaient à cet égard assuré jeudi qu'ils travaillaient avec le Kirghizstan pour le convaincre de revenir sur sa décision.

Les députés kirghizes doivent examiner la semaine prochaine le projet du gouvernement de fermer la base de Manas, située près de Bichkek et à proximité d'infrastructures militaires russes.

Le Parlement étant contrôlé par les partisans du chef de l'Etat Kourmanbek Bakiev, l'approbation du projet de loi sur la fermeture de la base, rendu public mercredi, ne fait guère de doute.

Akbar BORISSOV

Afp

6 février

.http://archives.lorientlejour.com/article/218458/Le_Tadjikistan_aide_les_USA_en_Afghanistan%2C__le_Kirghizstan_claque_la_porte.html


1-6 T. Hocine : La guerre en Afghanistan : L’armée US privée de la base de Manas.

Nul doute que la situation, du point de vue géostratégique, va sensiblement changer en Asie centrale et plus précisément aux portes de l’Afghanistan où les Américains s’apprêtent à renforcer leur présence en vue de mettre fin à une guerre déclenchée en 2001 et dont personne n’en voit la fin, et encore moins un signe annonciateur de la victoire.

C’est cette guerre que le nouveau président, Barack Obama, entend achever et il a décidé d’y apporter tout l’effort de son pays. Cela semble difficile, au moins sur le plan de la logistique et des points d’appui, en d’autres termes, des bases dont pourrait disposer l’armée US. désormais, celle-ci devrait en compter une de moins, et pire que cela revoir son dispositif depuis hier, soit depuis que le gouvernement kirghiz a annoncé que sa décision de fermer une base aérienne américaine sur son territoire vitale pour l’approvisionnement des forces de la coalition internationale en Afghanistan, est « définitive ». Le porte-parole du gouvernement kirghiz a tout juste précisé que « le ministère kirghiz des Affaires étrangères et l’ambassade des Etats-Unis échangent leurs points de vue sur le calendrier de fermeture de la base ».

Le Parlement du Kirghizstan doit examiner, la semaine prochaine, le projet du gouvernement de fermer la base de Manas, située près de Bichkek et à proximité d’infrastructures militaires russes. Le Parlement étant contrôlé par les partisans du président kirghiz Kourmanbek Bakiev, l’approbation du projet de loi sur la fermeture de ces installations américaines — une décision souhaitée par Moscou rendu public, mercredi dernier, ne faisait pas de doute. Et bien que cela ne pourra en aucun cas remplacer ce qu’ils viennent de perdre, la Russie a fait savoir, hier, qu’elle « donnera son accord » au transit de matériel américain vers l’Afghanistan. Le Tadjikistan, lui aussi, se déclare prêt à autoriser le transit de marchandises destinées à la coalition internationale vers l’Afghanistan, à l’exception des fournitures militaires, a déclaré, hier, l’ambassadeur des Etats-Unis à Douchanbe, à l’issue d’une rencontre avec le président tadjik.

Le chef de l’Etat tadjik, Emomali Rahkmon, a souligné que son pays, une ancienne république soviétique, était « totalement prêt au transit de fournitures non militaires vers l’Afghanistan », a déclaré à la presse Mme Tracey Ann Jacobson, qui dirige la représentation diplomatique américaine. Le président Rakhmon a, de son côté, déclaré aux journalistes que le Tadjikistan était « prêt à offrir aux Etats-Unis et aux pays de l’Otan son aide pour les livraisons commerciales et humanitaires en Afghanistan ». Avant même que cette décision ne soit prise, les Etats-Unis, qui estimaient que la base en question a été d’une importance « capitale » pour les opérations en Afghanistan, travaillaient avec ce pays pour le convaincre de ne pas fermer ces installations, a déclaré la Maison-Blanche, jeudi. « Le Kirghizstan a mis à notre disposition une base aérienne à Manas, qui a été d’une importance capitale pour nos efforts et ceux de la coalition en Afghanistan, et nous nous attendons à travailler rapidement avec eux pour remédier à cette situation », a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs.

La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a estimé de son côté que le projet de fermer la base était « regrettable ». Mais « cela n’affectera pas les décisions que nous aurons à prendre, quelles qu’elles soient », a-t-elle ajouté, parlant apparemment de la politique en général des Etats-Unis dans la région. « Le département de la Defense est en train d’examiner comment procéder autrement », a dit Mme Clinton, laissant entendre que le Pentagone étudiait des plans de remplacement. « Nous allons procéder avec une grande efficacité, quel que soit le résultat des réflexions du gouvernement kirghiz », a-t-elle déclaré. Le président kirghiz, Kourmanbek Bakiev, a annoncé, mardi à Moscou, la décision de principe de fermer la base qui sert, depuis sa création fin 2001, de plate-forme de soutien logistique aux troupes de la coalition internationale engagée en Afghanistan qui compte 1200 militaires. L’annonce a été faite aux côtés du président russe, Dmitri Medvedev, quelques minutes après l’octroi au Kirghizstan d’un crédit russe de deux milliards de dollars, alors que les abords de la Russie sont le théâtre d’une lutte d’influence considérable.

La Russie, qui souhaitait depuis longtemps la fermeture de ces installations militaires, a nié avoir influencé le gouvernement kirghiz. Mais un responsable du département d’Etat a douté du sérieux de l’offre russe, s’interrogeant sur les véritables motivations de Moscou. « Les Russes ont présenté une sorte d’offre », a déclaré à la presse ce responsable ayant requis l’anonymat. « Je pense que vous avez entendu parler de cette offre, dont le plus gros, à notre avis, ne sera pas suivi d’effet », a-t-il ajouté. « De toutes les façons, ce n’est pas réaliste. Ils parlent de deux milliards de dollars. Le fait que M. Bakiev ait révélé cela à la télévision russe ne nous a pas échappé », a-t-il ajouté. « Je ne sais pas exactement où ils (les Russes) veulent en venir ». Bien entendu, il se gardera d’en dire plus. Mais nul doute qu’un nouveau chapitre dans les relations entre les deux pays vient d’être ouvert, et cela vaut aussi au plan des relations multilatérales avec cette décision de sept pays de l’ancienne URSS de constituer des unités militaires communes. Et là, il n’y a pas de place pour le hasard. Il y a une recomposition et un retour en force de la Russie.

T. Hocine

http://www.elwatan.com/La-guerre-en-Afghanistan-L-armee


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n° 239 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' l'Afghanistan - 12/02/09 – Fin - : Obama et les projets de guerre néoconservateurs pour le Proche-Orient.


n° 239 - Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' l'Afghanistan - 12/02/09 – Fin - : Obama et les projets de guerre néoconservateurs pour le Proche-Orient.


Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie'  de l'Afghanistan

 n°239                                                                 12/02/09

                                        C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



Sommaire :

2-2 Palast Greg : Obama est un menteur hypocrite. C’est parfait !

2-3 La France et l'Otan.

1 Otan: Sarkozy brade-t-il le retour de la France?

2 La France négocie son retour dans l'Otan.

3 La France parachève son retour dans l'OTAN.

4 Comme prévu, la France est en passe de retrouver «toute sa place dans l'Otan».

3 Annexe

3-1 La Force collective de l'OTSC sera aussi efficace que les troupes de l'OTAN.

3 -2 Provinces Afghanes


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12/02/2009

n°238 - dossiers de l'Afghanistan n°131 du 11-02 -Début- : Les « restitutions extraordinaires » et les prisons secrètes de la CIA maintenues par Obama.


n°238 -  dossiers de l'Afghanistan n°131 du 11-02 -Début- : Les « restitutions extraordinaires » et les prisons secrètes de la CIA maintenues par Obama.


dossiers de l'Afghanistan n°238 du 11-02

C.De Broeder & M.Lemaire

 



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Sommaire : 

Tiré à part :

Obama veut un changement d'approche avec l’Afghanistan.

2-1 Le chef de l'Otan veut des renforts.

2-2 L'Afghanistan, un plus grand défi que l'Irak, juge Holbrooke.

2-3 Le Pentagone étudie des voies d'approvisionnement alternatives vers l'Afghanistan.

2-4 Après la chasse aux résistants, la chasse aux revendeurs de pavot et d’opium, devra être ouverte…

2-5 Début du procès de soldats polonais accusés du meurtre de civils afghans.

2-6 Un contractuel de l'armée en Afghanistan plaide coupable pour le meurtre d'un Afghan menotté.

2-7 Guantanamo : Les Brèves

1 Gates ne soutient pas le décret Obama sur Guantanamo.

Suite

3 Dossiers

3-1 Rapport critique : Ont abuse du terme "terrorisme.

3-2 William  Blum : Obama : un changement (de rhétorique) auquel on peut croire. 

3-3 Frappes aériennes et fouilles nocturnes en Afghanistan.

3-4 De la Défense à l'auto-immunité.

Fin

3-5 Guantanamo : Les dossiers

1 Les « restitutions extraordinaires » et les prisons secrètes de la CIA maintenues par Obama.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Le procureur Darrel Vandeveld déclare: A Guantanamo, j'étais devenu inhumain "

4-2 NON à l'OTAN !



Tiré à part :

Obama veut un changement d'approche avec l’Afghanistan.

Barack Obama a ordonné un réexamen de la politique américaine en Afghanistan et au Pakistan avant le sommet de l'Otan qui doit se tenir en avril. : "Il va nous falloir une coordination plus efficace entre nos efforts militaires et nos efforts diplomatiques, nos efforts de développement, ainsi qu'une meilleure coordination avec nos alliés afin de réussi(Ndlr : la conquête de l’Afghanistanr",

Cette réévaluation sera conduite par Bruce Riedel, un ancien cadre de la CIA actuellement enseignant au centre de politique moyen-orientale de la Brookings Institution de Washington.

Bruce Riedel sera chargé notamment d'examiner les aspects militaires et non militaires de la politique américaine dans les deux pays et rendra compte directement de ses conclusions à Barack Obama et à son conseil national pour la sécurité, Jim Jones.

Le nouveau représentant américain pour la région, Richard Holbrooke, et Michèle Flournoy, une ancienne responsable du Pentagone et cofondatrice du Centre pour une nouvelle sécurité américaine, participeront également à ce travail.

Richard Holbrooke est actuellement dans la région en quête de nouvelles approches pour combattre la résistance, écraser Al Qaïda et s'assurer que ni le Pakistan ni l'Afghanistan ne leur servent de base arrière.(…)

Les dirigeants politiques et militaires rencontrés au Pakistan par Richard Holbrooke lui ont déclaré que le projet de Washington de porter à plus de 60.000 en 18 mois le nombre de ses soldats en Afghanistan ne serait efficace qu'accompagné de négociations politiques avec les "taliban modérés".

"Evidemment, il y a des éléments inconciliables et personne ne veut traiter avec eux (...) Mais il y a des éléments avec lesquels la conciliation est possible et nous ne devrions pas sous-estimer leur importance", lui a fait valoir le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi.

(David Alexander,

version française Marc Delteil)

Reuters, publié le 10/02/2009
http://www.lexpress.fr/actualites/2/obama-veut-un-changement-d-approche-avec-kaboul-et-islamabad_740014.html


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n°238 - dossiers de l'Afghanistan n°131 du 11-02 –Suite - : Les « restitutions extraordinaires » et les prisons secrètes de la CIA maintenues par Obama.


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dossiers de l'Afghanistan n°238 du 11-02

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Sommaire : 

3 Dossiers

3-1 Rapport critique : Ont abuse du terme "terrorisme.

3-2 William  Blum : Obama : un changement (de rhétorique) auquel on peut croire. 

3-3 Frappes aériennes et fouilles nocturnes en Afghanistan.

3-4 De la Défense à l'auto-immunité.


3 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Rapport critique  : Ont abuse du terme "terrorisme.

La guerre attise le feu du terrorisme

"L'Occident tente, en envoyant des renforts en Afghanistan, d'intensifier ses luttes contre les terroristes.

Et ce, alors que larguer des bombes et tirer des missiles ne pouvaient plus être efficients à anéantir les ‘terroristes’ et les auteurs des attentats suicides à la vie de la nouvelle génération, d'autant que ces derniers vivent depuis longtemps à nos côtés".
Dans son rapport critique sur la lutte occidentale contre le ‘terrorisme’, notamment en Afghanistan, le web site allemand "Jetzt" écrit que de nos jours,
on abuse du terme du "terrorisme" plus de tout autre terme, notamment après les événements du 11 septembre.
" Qui est notre réel ennemi?", Voilà la question pour laquelle l'occident ne peut trouver aucune réponse adéquate, mai il ne cesse d'envoyer des troupes supplémentaires vers les pays dont il présente comme étant à l'origine du terrorisme.
"La visite en Afghanistan et au Pakistan pour voir de près ce qui s'y passe, nous donne une nouvelle perspective de ces deux pays, ce qui est tout à fait différent à ce qui rapportent les hommes politiques, après leurs rencontres avec les militaires de leur pays. On peut extraire cet article dans deux phrases.
1-L'occident à change de nature, passant d'un émancipateur à un usurpateur.
2- L'Afghanistan n'est plus le foyer du terrorisme pour l'occident.
Le rapport ajoute qu'on pourrait probablement présenter les Taliban et les groupes de la résistance devant les occupants étrangers, comme une partie des résistances populaires devant les occupants, car les derniers événements de l'Afghanistan avaient un impact indéniable dans la création de telles résistances.
En juillet 2008 et à la suite d'un raid aérien des avions de chasse américains contre une cérémonie du mariage, 47 civils afghans ont perdu la vie.

En août de cette même année, le bombardement des civils lors d'une cérémonie des obsèques a causé la mort de plus de 90 personnes et au cours des raids de novembre dernier, 43 personnes ont été également tuées.
En l'occurrence, on se demande:" Que faisions-nous, si de tels événements étaient survenus pour nous?"
Dans une autre partie de l'article, l'autre pose cette question si les Taliban ne doit pas reprendre les rênes, au moment où la guerre de l'Afghanistan a laissé un grand nombre de victimes. Plus de cinq ans après la signature par George Bush du document accordant à
la CIA des pouvoirs exceptionnels pour mener sa «guerre contre la terreur», les ténèbres qui protégeaient les opérations clandestines de la Centrale ont livré une partie de leurs secrets.
Grâce au travail de journalistes, de défenseurs des droits de l'homme, d'écrivains, on en sait un peu plus désormais sur les enlèvements de terroristes réels ou présumés, les transferts illégaux de « suspects », les détentions arbitraires et le recours quasi systématique à la torture par les services de renseignement américains. Leurs enquêtes ont également permis de démêler l'écheveau des sociétés fictives ou non mises sur pied par
la CIA pour exploiter les avions utilisés pour les « transferts » illégaux de suspects.
L'étude conduite en 2006 par un universitaire américain cité par les auteurs montre que, vérification faite, 92% des 417 prisonniers de Guantanamo n'étaient pas des combattants d'Al-Qaida, et que 42 % n'avaient même aucun lien avec Al-Qaida. Plus de 85% des prisonniers n'avaient d'ailleurs pas été capturés par les Américains : ils avaient été livrés, en Afghanistan et au Pakistan, par des chasseurs de têtes attirés par le montant très alléchant des primes et indifférents à l'implication réelle ou non de leur gibier dans les activités terroristes.
Dans la partie finale du rapport, on peut lire que l'Occident ne doit pas accepter l'envoi de ses forces supplémentaires en Afghanistan, car le tapage médiatique et militaire des Etats-Unis dans la région Indykush, fait sous le prétexte de la lutte contre le terrorisme n'aura aucun impact sur les menaces qui sont formulées contre l'occident. L'intensification des attaques contre les Talibans n'aura d'autre résultat que de l'aggravation des attentats terroristes. En fait, les guerres de l'Irak et de l'Afghanistan se sont transformées en une campagne propagandiste en faveur du terrorisme.

Vendredi 06 Février 2009

 http://french.irib.ir

http://www.alterinfo.net/La-guerre-contre-la-terreur-attise-le-feu-du-terrorisme_a29482.html


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n°238 - dossiers de l'Afghanistan n°131 du 11-02 –Fin - : Les « restitutions extraordinaires » et les prisons secrètes de la CIA maintenues par Obama.

n°238 -  dossiers de l'Afghanistan n°131 du 11-02 –Fin - : Les « restitutions extraordinaires » et les prisons secrètes de la CIA maintenues par Obama.


dossiers de l'Afghanistan n°238 du 11-02

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Sommaire : 

3-5 Guantanamo : Les dossiers

1 Les « restitutions extraordinaires » et les prisons secrètes de la CIA maintenues par Obama.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Le procureur Darrel Vandeveld déclare: A Guantanamo, j'étais devenu inhumain "

4-2 NON à l'OTAN !


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11/02/2009

n°237- journal de l'Afghanistan - 03-02 au10-02 -Début- : Obama: pas de décision sur le changement des politiques sur l'Irak et l'Afghanistan.


n°237-  journal de l'Afghanistan - 03-02 au10-02  -Début- : Obama: pas de décision sur le changement des politiques sur l'Irak et l'Afghanistan.


journal de l'Afghanistan  

n° 237- du 03-02 au10-02

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Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: Taliban- 'Al Qaïda'  &  Ben Laden = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance . idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Une "commission vérité" sur les années Bush ?

Dommages Collatéraux...

Le Commandeur de l’OTAN ordonne de massacrer des milliers de civils afghans.

Raid en Afghanistan…

Paroles & action du président...

Obama: pas de décision sur le changement des politiques sur l'Irak et l'Afghanistan.

L'Afghanistan au cœur des débats.

L’OTAN attend davantage d'aide européenne.

1 La résistance contre l'agresseur

Résistance :

Analyse & déclaration

1 La résistance contre l'agresseur

Résistance :

Analyse & déclaration

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

Suite

2) occupants 

Fin

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 



L'Afghanistan en chiffre du 03 -02 au 11/02/09

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

4

 1 + x

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

18

 x

 



 

Tiré à part :

Une "commission vérité" sur les années Bush ?

Le président de la commission judiciaire du Sénat américain Patrick Leahy s'est prononcé lundi pour une "commission vérité" sur le modèle de l'Afrique du Sud de l'après-apartheid, afin d'enquêter sur les abus sous l'administration du président George W. Bush.
Le sénateur démocrate a indiqué qu'une telle commission pourrait notamment examiner la question des techniques d'interrogatoires apparentées à de la torture, ainsi que celle des écoutes téléphoniques extrajudiciaires.
Eviter les erreurs
"Je fais cela non pas pour humilier les gens mais pour faire sortir la vérité de façon à ce que nous ne fassions pas d'autres erreurs", a-t-il dit en comparant son projet à la "Commission vérité et réconciliation" mise en place en Afrique du Sud après l'apartheid.
M. Leahy, qui a dévoilé sa proposition au cours d'un discours à l'Université de Georgetown à Washington, a dit que son idée était de faire une proposition à mi-chemin entre ceux qui veulent des procès pour les responsables de l'administration Bush et ceux qui veulent passer l'éponge.
La vérité
"L'une des façons d'atteindre ce but serait un processus de réconciliation et de vérité", a-t-il dit. "Les gens seraient invités à se présenter et partager leurs expériences et leurs connaissances, non pas pour instruire des procès, mais pour rassembler des faits", a indiqué M. Leahy.
"Plutôt qu'une vengeance, nous avons besoin d'une vision impartiale de ce qui s'est passé.

Parfois, la meilleure façon de progresser est d'aller vers la vérité, découvrir ce qui s'est passé pour que cela n'arrive plus", a-t-il dit.

(belga)

10/02


Dommages Collatéraux...

Le Commandeur de l’OTAN ordonne de massacrer des milliers de civils afghans

Le général Bantz Craddock, Suprême commandeur de l’OTAN, a ordonné aux troupes alliées présentes en Afghanistan de tuer, dans les zones sous contrôle de la résistance, toutes les personnes impliquées dans la culture et le commerce des drogues, sans attendre de savoir si elles sont ou non liées à l’insurrection.

Selon le site internet de Der Spiegel, qui a révélé les faits, l’ordre a été confirmé par écrit, le 5 janvier 2009, au général allemand Egon Ramms qui s’y opposait en qualifiant l’exécution de cette instruction de crime de guerre.

Ces révélations provoquent un vif émoi en Allemagne, mais pas dans les autres États impliqués militairement en Afghanistan.

Ces instructions s’appliquent à toute la zone ‘insurgée’, mais pas à la zone « pacifiée », c’est-à-dire placée sous l’autorité du président Karzaï, où son demi-frère exploite le pavot.

En clair, le général Bantz Craddock a ordonné de massacrer tous les paysans qui cultivent le pavot et tous les trafiquants dès lors qu’ils rivalisent avec le monopole de la famille Karzaï.

Le général Bantz Craddock est l’ancien chef du cabinet militaire de Donald Rumsfeld. En qualité de commandant du South Command, il installa le centre de torture de Guantanamo. Il participa activement à la planification de la guerre israélienne de 2006 contre le Liban et fut nommé à cette époque à la tête de l’OTAN en vue d’une possible mission de l’Alliance atlantique aupays du Cèdre (projet qui fut contrecarré par Jacques Chirac lors de la Conférence de Rome).

Rappelons que la drogue produite par les Karzaï est principalement acheminée par les avions US à Camp Bondstell (Kosovo) où elle est prise en charge par le Premier ministre Haçim Thaçi. Elle est alors distribuée par la mafia kosovare principalement en Europe occidentale. Les bénéfices servent à financer les opérations spéciales de la CIA hors contrôle budgétaire du Congrès.

4 février 2009

http://www.voltairenet.org/article159045.html

 

Raid en Afghanistan…

06-02

Les forces de la coalition sous commandement US en Afghanistan ont tué six civils lors d'une opération dans la province de Zaboul, dans le sud du pays, ont déclaré vendredi des responsables afghans.

Les victimes sont six hommes, membres de deux familles, a déclaré Mohammad Hashim, membre du conseil provincial de Zaboul.

AP


Paroles & action du président...

Obama: pas de décision sur le changement des politiques sur l'Irak et l'Afghanistan

Obama a déclaré qu’il n’a toujours pas déterminé la façon dont il s’y prendra pour modifier les politiques sur l’Irak et l'Afghanistan. 

"Je ne peux pas dire combien de temps cela va prendre. Mais ce  qui est sûr, c'est que je ne laisserai pas Al-Qaïda et Ben Laden (…)  agir impunément et attaquer les Etats-Unis", a dit M. Obama lors  de sa première conférence de presse en tant que président. 

"Pour ce qui est de l'Afghanistan, la tâche sera ardue", a-t-il affirmé. 

06-02

http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-02/10/content_813993.htm


L'Afghanistan au cœur des débats.

L’OTAN attend davantage d'aide européenne

La France déploie 2800 soldats sur le sol afghan et l'Allemagne s'est fixé un plafond de 4500.

L'UE entretient une mission de police en Afghanistan d'environ 200 instructeurs chargés de former les policiers afghans.

Mais elle a du mal à trouver les 400 policiers européens qu'elle projette de déployer d'ici à avril. Et son action dans les provinces afghanes pose des problèmes de sécurité.

Côté français comme allemand, il n'est pas question de nouveaux renforts.

de Hoop Scheffer s'est livré à une attaque en règle contre l'insuffisance, selon lui, des efforts de l'Union européenne en Afghanistan et la difficulté de coordonner l'action des deux organisations dans ce pays. La relation Otan-UE est fondamentale mais "la situation à laquelle nous sommes confrontés est une source de frustration", a déclaré Jaap de Hoop Scheffer. "En Afghanistan, les murs entre les deux organisations sont un réel handicap (...) C'est du gâchis", a-t-il affirmé sans aller dans le détail.

7/2

http://www.letemps.ch/


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n°237- journal de l'Afghanistan - 03-02 au10-02 -Suite 1- : Obama: pas de décision sur le changement des politiques sur l'Irak et l'Afghanistan.


n°237-  journal de l'Afghanistan - 03-02 au10-02 -Suite 1- : Obama: pas de décision sur le changement des politiques sur l'Irak et l'Afghanistan.


journal de l'Afghanistan  

n° 237- du 03-02 au10-02

C.De Broeder & M.Lemaire                                                                            



Sommaire.

Suite & fin

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 



b) Les occupants 

1) Usa  

Obama

07-02

M. Obama a souhaité que l'Allemagne et d'autres pays européens apportent une plus grande contribution à la mission de maintien de la paix dirigée par l'OTAN, alors que Berlin et Paris font preuve  d'une réticence à cet égard.

(Xinhua)

09-02

Barack Obama, qui considère l'Afghanistan, où les 36.000 soldats américains représentent plus de la moitié des forces internationales, comme le principal front de la "guerre contre le terrorisme", a confié à M. Holbrooke la mission de "coordonner" la totalité de la politique de la nouvelle administration en Afghanistan.

Or M. Obama, qui compte y envoyer jusqu'à 30.000 soldats en renfort cette année, considère que la situation dans ce pays est intrinsèquement liée à celle du Pakistan, où Al-Qaïda a reconstitué ses forces et les résistants afghans leurs bases arrière dans les zones tribales frontalières du nord-ouest, soutenus par les talibans pakistanais.


Occupation de l'Afghanistan

7/2

Biden plaide pour "une stratégie complète et globale".

Le vice-président Biden a plaidé pour "une stratégie complète et globale" en Afghanistan "dans laquelle nous assumons tous notre responsabilité". Une dégradation de la situation dans ce pays est "une menace pour tous ceux qui sont réunis dans la salle", a-t-il souligné en présence de Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. "Nous souhaiterions recevoir vos idées (...). Nous avons besoin de votre conseil", a assuré M. Biden.

Par ailleurs, "une stratégie pour l'Afghanistan a besoin d'une stratégie pour le Pakistan", a-t-il estimé.

"L'Amérique tendra la main aux pays qui desserrent leur poing" et le président Barack Obama "cherchera une nouvelle voie vis-à-vis des pays musulmans sur la base du respect mutuel", a-t-il ajouté.

AP

8/2

Le Pentagone a déclaré vendredi qu'il comptait toujours envoyer d'ici le milieu de l'été trois unités de combat supplémentaires en Afghanistan.

On s'attendait même à ce que Barack Obama annonce dès la semaine dernière son intention d'envoyer sur place 17.000 hommes en renfort.

Mais le plan est toujours débattu par le conseil à la sécurité nationale, ont indiqué les responsables américains, qui expliquent que l'administration étudie dans le même temps les modalités d'un retrait des 144.000 soldats américains en Irak.

David Brunnstrom, version française Jean-Stéphane Brosse

 http://fr.news.yahoo.com/4/20090208/twl-securite-afghanistan-otan-correction-bd5ae06.html

08-02

Le général Craddock s'est dit préoccupé par les hésitations des pays membres de l'Otan à engager de l'argent ou des hommes pour former les forces de sécurité afghanes qui, à terme, devraient remplacer les troupes de la coalition internationale.

Il a précisé que l'Alliance avait mis en place un fonds avec l'objectif de drainer à cette fin deux milliards de dollars.

"Il est très difficile d'obtenir une hausse des contributions avec les difficultés économiques", a-t-il cependant souligné.

Les engagements des pays donateurs de verser 21 milliards de dollars pour l'aide au développement n'ont pas non plus été tenus en raison de la crise, a-t-il ajouté.

Craddock a encore déclaré que la lutte contre l'insurrection passait prioritairement par le règlement du problème de la corruption et de l'inefficacité du gouvernement afghan.

David Brunnstrom, version française Jean-Stéphane Brosse

 http://fr.news.yahoo.com/4/20090208/twl-securite-afghanistan-otan-correction-bd5ae06.html

08-02Dimanche à la Conférence sur la sécurité à Munich, dans le sud de l'Allemagne, Richard Holbrooke, a donné le ton: le conflit en Afghanistan "sera beaucoup plus dur qu'en Irak". "Je n'ai jamais rien vu qui ressemble au désordre dont nous avons hérité" en Afghanistan, avait ajouté ce diplomate .

Et les voisins de l'Afghanistan "font partie de la solution", a-t-il poursuivi à Munich, estimant que "la situation au Pakistan est désastreuse".

Ce pays "a besoin de l'aide, de la sympathie et du soutien de la communauté internationale", avait-il conclu.

(AFP)

10-02

Le général américain David Petraeus et le ministre français de la Défense Hervé Morin ont discuté lundi de la situation en Afghanistan mais évité soigneusement d'évoquer l'envoi de troupes françaises supplémentaires. L'envoi de renforts, réclamé par l'état-major de l'Otan et par les Etats-Unis, est un sujet de tensions entre Washington et l'Europe. "Cela n'a pas fait partie de la discussion aujourd'hui", a dit à propos du déploiement de troupes le général David Petraeus, chef du commandement central, qui supervise l'ensemble des opérations américaines dans la région.

AP

Le Pentagone attend le feu vert de la Maison-Blanche pour déployer des renforts...

Ll'administration Obama souhaitant mieux définir sa stratégie avant d'agir au niveau militaire, ont indiqué hier des responsables de défense.
Un plan de déploiement a été soumis la semaine dernière au secrétaire a la guerre Gates, mais il ne l'a pas signé, a expliqué un haut responsable militaire, sous couvert de l'anonymat.

«Il y a deux semaines, nous pensions obtenir quelque chose assez rapidement», mais «l'administration a signalé vouloir étudier les différents examens stratégiques en cours» au sein du Pentagone avant de se prononcer sur l'envoi de troupes supplémentaires, a-t-il indiqué.
Le Pentagone, qui compte déjà 37 000 soldats en Afghanistan, entend en déployer jusqu'à
30 000 autres dans les 12 à 18 prochains mois.

M. Gates a indiqué fin janvier que les USA avait les moyens d'envoyer trois brigades (une brigade compte entre 3500 et 4000 hommes) «d'ici le milieu de l'été».
le porte-parole du Pentagone M. Whitman. a refusé de parler de retard concernant la décision d'envoyer des renforts, tout en admettant que
la Maison- Blanche pouvait décider de boucler son examen stratégique avant de donner son feu vert à des troupes supplémentaires, ce que le Pentagone excluait la semaine dernière.
«Il y a un consensus quant à la nécessité de troupes supplémentaires en Afghanistan. Combien et quand sont des questions à l'étude», a conclu  M. Whitman.
Un autre porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell, avait assuré, il y a une semaine, que les États-Unis commenceraient par envoyer des renforts militaires en Afghanistan avant même de définir une nouvelle stratégie pour le pays, afin d'améliorer une situation très dégradée sur le plan de la sécurité.
«Quelle que soit notre stratégie globale, il nous faut renverser la tendance à laquelle nous assistons dans certaines parties du pays, en terme de dégradation de la sécurité. Ceci est la base de tout ce que pourra décider le président en matière de stratégie future», avait-il souligné.

AFP

10 février


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n°237- journal de l'Afghanistan - 03-02 au10-02 -Fin- : Obama: pas de décision sur le changement des politiques sur l'Irak et l'Afghanistan.


n°237-  journal de l'Afghanistan - 03-02 au10-02 -Fin- : Obama: pas de décision sur le changement des politiques sur l'Irak et l'Afghanistan.


journal de l'Afghanistan  

n° 237- du 03-02 au10-02

C.De Broeder & M.Lemaire                                                                            



Sommaire.

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 




4) Les voisins

Kazakhstan

Le Kazakhstan accepte le transit du "matériel à usage civil" américain

09 février

Bichkek autorise le transit sur son territoire de matériels à destination des forces américaines en Afghanistan. Mais le pouvoir Kasakh acceptera seulement du "matériel à usage civil" à l'exclusion des armes, a annoncé lundi le ministère kazakh des Affaires étrangères. 
Les détails "techniques" du transit doivent encore être déterminés au cours de négociations avec les Etats-Unis, a conclu le porte-parole.
Cette question du transit d'équipements via la Russie et l'Asie centrale est essentielle pour les troupes en Afghanistan, notamment en raison de la décision du Kirghizstan de fermer la base militaire aérienne américaine située près de Bichkek, la capitale kirghize. 
Le Tadjikistan, voisin de l'Afghanistan, et
la Russie ont déjà donné leur accord pour que ce matériel passe sur leurs territoires respectifs.
L'Ouzbékistan, un autre pays clé pour assurer le transit vers l'Afghanistan, mais qui entretient des relations très difficiles avec Washington, n'a pas encore précisé sa position.

AFP


Kirghizstan

Le Kirghizistan dit vouloir mettre fin à l'utilisation d'une base stratégique

Le gouvernement kirghiz a décidé d'ordonner la fermeture de la base aérienne occupée par les Etats-Unis de Manas, située dans l'aéroport international de Bichkek, a annoncé le président du Kirghizstan Kourmanbek Bakiev lors d'une conférence de presse à l'issue de négociations tenues mardi à Moscou.

"Le gouvernement kirghiz a décidé de fixer la fin du délai de présence de la base", a dit M.Bakiev.

Le président Bakiev a fait ces déclarations peu après que la Russie eut annoncé une aide de milliards de dollars à son pays, un Etat pauvre d'Asie centrale. Le gouvernement "a pris la décision de mettre fin au bail pour la base américaine sur le territoire du Kirghizistan et cette décision sera annoncé demain ou le jour d'après", a-t-il déclaré

La base aérienne avait été ouverte en décembre 2001 et bénéficiait d'un mandat de l'ONU dans le cadre de l'opération Liberté immuable destinée à mettre fin au régime taliban en Afghanistan. Un millier de soldats américains ainsi que des avions militaires de transport y sont actuellement stationnés.

3 février –

RIA Novosti.

06-02

le Kirghizstan a insisté sur le fait que sa décision de fermer une base aérienne installée par les Etats-Unis sur son territoire, vitale pour l'approvisionnement des forces américaines et de l'Otan en Afghanistan, était "définitive".

Dans le même temps, il a signalé :"Il n'y a pas de négociations" avec la partie américaine, a sèchement déclaré le ministre kirghize des Affaires étrangères Kadyrbek Sarbaïev.

"Aucune négociation" n'a lieu ou n'est prévue, a également dit le secrétaire du Conseil national de sécurité Adakhan Madoumarov, qui a souligné que la base de Manas, ouverte en 2001, serait quoiqu'il arrive fermée.

AFP


Russie

La Russie permet transit du matériel pour les troupes d'Afghanistan

La Russie va faciliter le transit du matériel destiné aux troupes internationales engagées en Afghanistan, a dit jeudi un conseiller du Kremlin.

Le ministre a laissé entendre que ces "marchandises" ne devaient concerner ni des armes ni des munitions.

Pour autoriser ce transit, Sergueï Lavrov, a précisé qu'ils attendaient que les Américains "soient prêts à présenter concrètement une requête avec la quantité et le type des marchandises", qu'ils veulent envoyer en Afghanistan.

"La Russie collabore et collaborera totalement pour assurer la continuité du transit du matériel destiné aux activités de la coalition internationale en Afghanistan", a déclaré Sergueï Prikhodko, conseiller du président russe Dmitri Medvedev. Aucun des responsables n'a cependant clairement dit que la Russie allait autoriser le passage sur son territoire de convois destinés aux troupes en Afghanistan. Cette question du transit a gagné en importance ces derniers jours, le Kirghizstan ayant ordonné la fermeture de la base américaine aérienne de Manas, qui assurait une partie de ces fonctions d'approvisionnement.

05.02.09

http://www.rtbf.be/info/monde/politique/la-russie-permet-transit-du-materiel-pour-les-troupes-dafghanistan

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/europe/20090206.OBS3429/le_transport_de_materiels_americain_vers_lafghanistan_a.html?idfx=RSS_europe&xtor=RSS-18

 

La Russie tend la main aux Etats-Unis sur l'Afghanistan

Le président russe Dimitri Medvedev a assuré mercredi que la Russie et ses alliés de l'ancien bloc soviétique étaient prêts à aider les Etats-Unis à stabiliser l'Afghanistan, promettant une coopération "complète" de Moscou avec Washington. .

"La Russie et d'autres (pays alliés de Moscou) sont prêts à une coopération complète et totale avec les Etats-Unis (...) pour combattre le terrorisme dans la région", a déclaré M. Medvedev. On ne savait pas dans l'immédiat si les propos du président russe visaient à rassurer Washington ou étaient le signe que Moscou pourrait, en échange de concessions américaines, convaincre le Kirghizistan de renoncer à la fermeture de la base.

Par ailleurs, M. Medvedev a accueilli mercredi un sommet de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), une alliance dominée par Moscou regroupant six autres pays de l'ex-URSS -Arménie, Belarus, Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan et Ouzbékistan.

Après des entretiens au Kremlin, l'OTSC a annoncé la création d'une force conjointe de réaction rapide qui renforcerait la dimension militaire de cette alliance, cantonnée essentiellement jusqu'ici à un rôle de forum sur les questions de sécurité.

AP


Tadjikistan

Le Tadjikistan aide les USA,

Le Tadjikistan est prêt à autoriser le transit de matériel vers la coalition internationale en Afghanistan. Moscou et Washington poursuivant leur lutte d'influence dans ces ex-républiques soviétiques.

 Comme pour montrer qu'elle menait le jeu, la Russie, qui souhaitait ardemment la fermeture de cette base, a affirmé vendredi qu'elle permettrait le transit de matériel envoyé par les Etats-Unis en Afghanistan.

"Nous attendons que nos partenaires américains soient prêts à nous présenter concrètement une requête avec la quantité et le type des marchandises", qu'ils veulent livrer, a dit le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

"Sitôt que nous l'aurons reçue, nous donnerons l'autorisation correspondante", a ajouté M. Lavrov, laissant clairement entendre que ces "marchandises" ne devaient concerner ni des armes ni des munitions.

Le chef de l'Etat tadjik Emomali Rahkmon avait peu auparavant déclaré devant la presse qu'il était "prêt à offrir aux Etats-Unis et aux pays de l'Otan son aide pour les livraisons commerciales et humanitaires en Afghanistan".

S'exprimant à l'issue d'entretiens avec l'ambassadeur des Etats-Unis à Douchanbe, Mme Tracey Ann Jacobson, il a précisé qu'il s'agissait du transport par route de matériel de construction, de médicaments, de combustible et d'eau.

Ces produits "ne doivent pas seulement être destinés aux militaires, il est également important qu'ils soient utilisés pour la reconstruction (…) de l'Afghanistan", … a-t-il déclaré.

M. Rakhmon a déclaré que son pays était "totalement prêt au transit de fournitures non-militaires vers l'Afghanistan", a renchéri Mme Tracey Ann Jacobson.

AFP

06-02



Dans le monde

Canada

Les Québécois sont en désaccord avec leur présence en Afghanistan.

Le pourcentage de répondants opposés à la présence du Canada est passé de 61% à 66% au fil des mois.

C'est ce que révèle un sondage commandé par les Forces canadiennes, dont La Presse a obtenu copie.

L'importante enquête Léger Marketing a été menée en quatre volets, entre juin 2007 et mai 2008.

Selon les conclusions du sondage, le déploiement des soldats québécois en Afghanistan n'a pas causé la catastrophe appréhendée dans l'opinion publique.

Tant au début qu'à la fin de l'enquête, 78% des personnes sondées appuyaient les troupes canadiennes

09-02.

http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2009/02/20090209-055215.html


France

Pas de renfort, dit Morin

Le ministre de la guerre, a réaffirmé dimanche que la France n'entendait pas envoyer pour le moment des troupes supplémentaires en Afghanistan. "Il n'est pas question pour le moment d'envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan", a-t-il dit soulignant que la france avait déjà fait un "effort considérable" depuis 2007. Environ 2 800 soldats français sont présents actuellement dans ce pays.

http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/international/200906/afghanistan-pas-de-renfort-dit-morin-_185959.html


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10/02/2009

n° 419 - Les Dossiers ' Géopolitique et stratégie' d'Irak - 09-02 – Début - Ces fourre-tout de l’idéologie médiatique occidentale...


n° 419 - Les  Dossiers ' Géopolitique et stratégie' d'Irak - 09-02 – Début - Ces fourre-tout de l’idéologie médiatique occidentale...


Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' d'Irak

            n°419                                                                             09/02/09

                                        C.De Broeder  &  M.Lemaire          

                 


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Sommaire :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Camille Loty Malebranche : Ces fourre-tout de l’idéologie médiatique occidentale...

(suite)

1-2 Wayne Madsen : Le «Grand Israël» coloniserait une partie de l’Irak.

1-3 Carole Vann : 12.000 milliards de dollars pour la guerre au Proche-Orient.

2 Dossier & Point de vue

2-1 Les problèmes auxquels les Irakiens doivent faire face aujourd’hui

2-2 Carole Vann : 400 prisons secrètes en Irak.

2-3 Isabelle Lasserre : Les risques d'un désengagement en Irak.

(Fin)

3  Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Distribution d'assistance par le CICR à des familles vulnérable.

3-2 Malgré la mort de soldats US qui utilisaient ses équipements, la firme KBR décroche un nouveau contrat en Irak....

4 Annexe

4-1 La libération de l'Irak par les USA signifie que les Irakiens doivent manger des plantes.

4-2 Un monde post-américain?

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n° 419 - Les Dossiers ' Géopolitique et stratégie' d'Irak - 09-02 – Suite - Ces fourre-tout de l’idéologie médiatique occidentale...


n° 419 - Les  Dossiers ' Géopolitique et stratégie' d'Irak - 09-02 – Suite - Ces fourre-tout de l’idéologie médiatique occidentale...


Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' d'Irak

            n°419                                                                             09/02/09

                                        C.De Broeder  &  M.Lemaire          



Sommaire :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion (suite)

1-2 Wayne Madsen : Le «Grand Israël» coloniserait une partie de l’Irak.

1-3 Carole Vann : 12.000 milliards de dollars pour la guerre au Proche-Orient.

2 Dossier & Point de vue

2-1 Les problèmes auxquels les Irakiens doivent faire face aujourd’hui

2-2 Carole Vann : 400 prisons secrètes en Irak.

2-3 Isabelle Lasserre : Les risques d'un désengagement en Irak.

1-2 Wayne Madsen : Le «Grand Israël» coloniserait une partie de l’Irak.

 

En plus de leurs intentions déjà bien connues de prendre le contrôle total de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza, de garder en permanence le Plateau du Golan en Syrie et de s’étendre dans le sud du Liban, les expansionnistes israéliens ont aussi les yeux sur certaines régions de l'Irak, considérées comme faisant partie du «Grand Israël» biblique.

Israël planifierait le déplacement de milliers de Kurdes juifs d'Israël, incluant les expatriés du Kurdistan iranien, vers les villes irakiennes de Mossoul et de Ninive, sous couvert de pèlerinages vers d'anciens sanctuaires religieux juifs. Selon des sources kurdes, les Israéliens travaillent secrètement avec le Gouvernement Régional du Kurdistan (KRG) pour mener à bien l'intégration des Kurdes et des autres Juifs dans les régions de l'Irak sous contrôle du KRG.

Après l'invasion étasunienne en 2003, les Kurdes, les Musulmans sunnites irakens et les Turkmènes ont noté que les Israéliens kurdes commençaient à acheter des terres dans le Kurdistan irakien, qui est considéré comme une «propriété» juive historique.  

Les Israéliens sont particulièrement intéressés par les sanctuaires du prophète juif Nahum à Al Qush, du prophète Jonas à Mossoul, et par le tombeau du prophète Daniel à Kirkouk. Les Israéliens tentent aussi de revendiquer des «propriétés» juives à l'extérieur de la région kurde, notamment le temple d'Ézéchiel dans le village d'Al-Kifl de la province de Babel près de Najaf et le tombeau d'Esdras à Al-Uzayr dans la province de Misan près de Bassora, les deux en territoire dominé par les Chiites au sud de l'Irak. Les expansionnistes israéliens considèrent que ces sanctuaires et tombeaux font autant partie du «Grand Israël» que Jérusalem et la Cisjordanie, qu'ils appellent «la Judée et la Samarie.»   

Les sources kurdes et irakiennes signalent que le Mossad israélien travaille main dans la main avec des compagnies israéliennes et des touristes pour subvenir aux besoins des revendications des «propriétés» juives d'Israël en Irak. Le Mossad a déjà été fortement impliqué dans la formation des forces militaires Pesha Merga kurdes.

Les Israéliens seraient aidés par des mercenaires étrangers payés par les milieux évangéliques chrétiens des États-Unis qui soutiennent le concept de «sionisme chrétien».

Les Irakiens nationalistes allèguent que l’expansion israélienne en Irak est soutenue par les deux principales factions kurdes, dont l'Union Patriotique du Kurdistan, dirigée par le président nominal irakien, Jalal Talabani. Qubad Talabani, le fils de Talabani, sert comme représentant du KRG à Washington, où il vit avec sa femme juive, Sherri Kraham.
L’activité d'achats de terres d’Israël est aussi soutenue par le Parti Démocratique du Kurdistan, dirigé par Massoud Barzani, le président du KRG. Binjirfan Barzani, l'un des cinq fils de Barzani, serait fortement impliqué avec les Israéliens.

 L’entrée en Irak des Israéliens et de leurs partisans chrétiens sionistes se fait non pas par Bagdad mais par la Turquie. Afin de dépeupler les habitants des terres revendiquées par les Israéliens, les agents du Mossad et les mercenaires sionistes chrétiens ont mis en scène des attentats terroristes contre les Chrétiens chaldéens, en particulier à Ninive, Irbil, Al-Hamdaniya, Bartalah, Talasqaf, Batnayah, Bashiqah, Elkosheven, Uqrah, et Mossoul.

Ces attentats des Israéliens et de leurs alliés sont d’habitude signalés comme étant de la responsabilité d’Al-Qaïda et d'autres djihadistes de l’Islam. [*]  

Le but ultime des Israéliens est d’éliminer la population chrétienne dans et autour de Mossoul et d’exiger les territoires en tant que terres bibliques juives qui font partie du Grand Israël. L’opération israélo/chrétienne sioniste est un remake de l'exode des Palestiniens de la Palestine sous mandat britannique après la Seconde Guerre Mondiale.

En juin 2003, une délégation d'Israéliens visitant Mossoul a dit qu’il était dans les intentions d'Israël, avec l'aide de Barzani, d’établir le contrôle israélien sur le sanctuaire de Jonas à Mossoul et sur celui de Nahum dans la plaine de Mossoul. Les Israéliens ont dit que les pèlerins juifs israéliens et iraniens iraient dans la région de Mossoul via la Turquie et rachèteraient les terres où vivent les Chrétiens irakiens.

Les centaines d’assassinats d’universitaires irakiens pourraient faire partie de ce plan, NDT.
Wayne Madsen 

Mondialisation.ca, Le 2 février 2009
Article original en anglais: Israel hopes to colonize parts of Iraq as ‘Greater Israel’, Online Journal, le  30 janvier 2009.

Traduction : Pétrus Lombard.

http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=12131


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n° 419 - Les Dossiers ' Géopolitique et stratégie' d'Irak - 09-02 – Fin - Ces fourre-tout de l’idéologie médiatique occidentale...


n° 419 - Les  Dossiers ' Géopolitique et stratégie' d'Irak - 09-02 – Fin - Ces fourre-tout de l’idéologie médiatique occidentale...


Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' d'Irak

            n°419                                                                             09/02/09

                                        C.De Broeder  &  M.Lemaire          



 Sommaire :

3  Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Distribution d'assistance par le CICR à des familles vulnérable.

3-2 Malgré la mort de soldats US qui utilisaient ses équipements, la firme KBR décroche un nouveau contrat en Irak....

4 Annexe

4-1 La libération de l'Irak par les USA signifie que les Irakiens doivent manger des plantes.

4-2 Un monde post-américain?


 


3  Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Distribution d'assistance par le CICR à des familles vulnérable.

En 2008, l’Irak est la plus vaste opération déployée par le CICR au niveau mondial. L’assistance d’urgence à la population civile touchée par le conflit a été renforcée, notamment la fourniture de secours d’urgence, le soutien aux hôpitaux qui doivent faire face à des situations d’urgence de grande ampleur, ainsi que les efforts visant à l’amélioration des soins de santé pour la population, et à l’entretien des infrastructures vitales d’approvisionnement en eau et d’assainissement.

Dans le cadre de ses activités de protection, le CICR accorde une attention particulière aux personnes détenues ou internées par les forces multinationales et les autorités irakiennes, aidant notamment les personnes privées de liberté à maintenir des contacts avec leurs proches.
Il soutient aussi les centres de réadaptation physique du pays et vient en aide aux civils déplacés. Il a en outre mis en place des programmes de soutien des moyens d’existence pour aider les gens à devenir autosuffisants.
Présent en Irak depuis 1980, le CICR s’emploie également à faire la lumière sur le sort des personnes touchées par les conflits qu’à vécu l’Irak depuis lors, et dont on ignore ce qu’elles sont devenues.
Personnel (2009) : 624 collaborateurs dont 93 expatriés basés en Irak et à Amman.

Tenter d'assurer l'indispensable : ce que le CICR peut faire en Irak

Juan-Pedro Schaerer, chef de la délégation du CICR pour l’Irak, s’exprime sur les besoins croissants du pays en services essentiels. Il évoque les problèmes auxquels le CICR doit faire face, notamment les difficultés qu'il rencontre à toucher ceux qui ont le plus besoin de son assistance, et explique comment l’institution fournit de manière ininterrompue des secours d’urgence, en adaptant constamment ses méthodes de travail aux conditions de sécurité variables.

AFP


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09/02/2009

n° 418 -Journal d'Irak -28-01 au 08/02 - Début - Robert Gates, le pouvoir derrière Obama ?


n° 418 -Journal d'Irak -28-01 au 08/02  - Début - Robert Gates, le pouvoir derrière Obama ?



Journal d'Irak

 n°418   28/01 - 08/02/09

                    C.De Broeder & M.Lemaire       



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 


Sommaire :  

Tiré à part :

Paroles & action du bientôt président...

Réunions de crise pour lancer l'ère Obama

Lutte pour la libération du territoire

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

Suite

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

Le taux de suicides dans l'armée US a atteint un record en 2008

6 Les brèves

6-1 Plainte officielle à propos de votes.

6-2 Le succès des sunnites à Mossoul va peut-être marginaliser Al Qaïda.

Fin

7 Dossier & Point de vue

7-1 Ernesto Villegas Poljak : Robert Gates, le pouvoir derrière Obama ?

7-2 Le directeur désigné de la CIA rejette l'ère Bush et ses pratiques.

7-3 Les femmes s'engagent en politique.

7-4 Projet en cours d’envoyer des Palestiniens d’Irak vers le Soudan.

8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

8-1 Chomsky : Pas de changement venant D'Obama.

8-2 Xavier Monnier et Nicolas Beau : Les bonnes affaires de Bernard Kouchner au Kurdistan



Tiré à part :

06-02

L'Irak est considéré comme l'un des pays les plus corrompus au monde selon Transparency International.

AP

7/2

L'Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) devrait réduire sa production lors de sa prochaine réunion en mars afin de faire remonter le prix du baril à au moins 70 dollars, a indiqué samedi le ministre irakien du Pétrole.

"L'année 2009 sera difficile dans le monde, et cela se reflétera sur la demande de pétrole, et les prix baisseront", "En mars, l'OPEP se réunira avec l'intention de réduire sa production afin de relever les prix et d'encourager la production par les pays qui ne sont pas membres de l'OPEP". a déclaré Hussain al-Shahristani lors d'un colloque sur le développement de l'industrie des hydrocarbures irakienne à Bagdad.

"Nous pensons que le prix ne devrait pas être inférieur à 70 dollars le baril", a-t-il souligné.

Les baisses de production répétées de l'OPEP n'ont pas réussi à endiguer jusqu'ici la chute du prix du pétrole, passé de 147 dollars en juillet à 40 dollars vendredi à la Bourse de New York.

L'OPEP avait décidé d'une baisse de production de deux millions de barils au cours du dernier trimestre 2008, suivie d'une autre de 2,2 millions en décembre.

L'Irak, dont le budget dépend à 95% des revenus du pétrole, est particulièrement touché par la baisse des prix de l'or noir.

Le gouvernement a ainsi dû réduire de 80 à 64 milliards de dollars son budget prévisionnel pour l'année 2009.

AP


Paroles & action du bientôt président...

Réunions de crise pour lancer l'ère Obama

Extraits

Dès mercredi après-midi, Barack Obama a réuni son conseil de guerre pour examiner la situation en Irak et en Afghanistan,( ainsi que la conduite de leur guerre au terrorisme).

D'emblée, la politique étrangère s'est imposée à son attention et la première journée de l'ère nouvelle a été consacrée à deux conseils de guerre : le premier économique pour chercher la parade à la crise qui s'aggrave, le second militaire pour décider de la poursuite de la ‘guerre au terrorisme’ et des conflits en Irak et en Afghanistan.

Obama a rassemblé autour de lui à la Maison-Blanche le vice-président Joe Biden, le secrétaire à la Defense Robert Gates - un ancien de l'équipe de George W. Bush -, le chef d'état-major interarmées, l'amiral Michael Mullen, qui occupait déjà ce poste sous Bush, et le proconsul américain pour le Moyen-Orient, le général David Petraeus, artisan sous Bush de l'"escalade" (le "surge") en Irak.

Le chef du corps expéditionnaire à Bagdad, le général Ray Odierno, a participé à la réunion par vidéoconférence.

 À l'ordre du jour : comment mettre en oeuvre la promesse de retirer les troupes combattantes d'Irak dans les seize mois promis par Obama, combien de soldats laisser sur place après cette date et comment lancer en Afghanistan une "escalade" inspirée de l'exemple irakien en y transférant une partie - on parle de 20 à 30.000 hommes - des forces retirées d'Irak et en poussant les alliés (dont la France) à s'y engager plus nettement ?
Obama veut prendre les problèmes à bras-le-corps
Dans son discours d'investiture mardi, Obama, dont les critiques contre l'invasion de l'Irak avaient soulevé les espoirs de la gauche antiguerre, a très clairement indiqué qu'il entendait poursuivre ce qu'il a qualifié de "guerre" contre le terrorisme islamiste, "un réseau de haine et de violences aux vastes ramifications", et qu'il était, comme son prédécesseur, déterminé à "vaincre" al-Qaeda, ses satellites et ceux qui les applaudissent et les soutiennent.

La gestion immédiate de la stratégie et de la politique étrangère, dont Obama avait évité de se mêler tant que George Bush était en place (selon le principe qu'il n'y a qu'un seul président à la fois), a cependant été retardée par le délai dans la confirmation de la sénatrice de New York, Hillary Clinton, au poste de secrétaire d'État, bloquée au Sénat par des batailles d'arrière-garde de certains républicains qui disaient s'inquiéter des possibles interférences entre elle et les activités humanitaires de son époux, l'ex-président Bill Clinton, à travers la fondation de ce dernier, avant que sa nomination ne soit finalement approuvée mercredi soir.

La nouvelle "ère" Obama
Barack Obama n'en a pas moins marqué le premier jour de sa "nouvelle ère" par des mesures symboliques, mais significatives de l'orientation nouvelle qu'il veut donner à la politique américaine. Dès mardi soir, sur ordre du secrétaire à la Defense,
les procès engagés contre les suspects de terrorisme détenus à Guantanamo devant les tribunaux spéciaux militaires avaient été interrompus sine die en attendant que le département de la Justice décide de la manière de mettre en pratique l'engagement à fermer le centre de détention installé sur la base militaire à Cuba. Le Président devrait signer jeudi le décret ordonnant la fermeture de Guantanamo d'ici un an. Mardi, dans son discours, il a affirmé sa volonté de ne pas se laisser enfermer dans "le faux dilemme entre le respect de (leurs) idéaux et la protection de (leur) sécurité" qui avait été invoqué par l'administration Bush pour justifier l'ouverture de Guantanamo, comme l'usage de la torture contre les prisonniers soupçonnés de terrorisme.

Patrick Sabatier (à Washington)

Modifié le 23/01/2009 à 11:13 Le Point.fr

 MARC WILSON/

AFP

http://www.lepoint.fr/presidentielle-americaine/reunions-de-crise-pour-lancer-l-ere-obama/1781/0/309254


 


Politique

a) Des collaborateurs Irakiens

Maliki

6/2.

al-Maliki : "Nous avons demandé au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon d'agir pour mettre fin aux sanctions qui pèsent contre l'Irak depuis l'agression aventureuse menée par l'ancien régime".

AP


2°Confection d'un gouvernement fantoche

04-02

Nouri al-Maliki a(urait) gagnés les élections provinciales.

La liste «Coalition pour l'État de droit» patronnée par le chef du gouvernement domine à Bagdad avec 38 % des voix loin devant ses suivants qui n'obtiennent au mieux que 9 %, après le dépouillement de 90 % des suffrages.

Elle mène dans huit des neuf provinces du sud de l'Irak.

7,5 millions d'Irakiens, soit 51% des électeurs, avaient voté dans 14 des 18 provinces du pays pour renouveler leurs Conseils provinciaux qui désignent les gouverneurs.

Plusieurs centaines de Kurdes se sont plaints, le jour de l'élection, de ne pas pouvoir trouver leurs noms sur les listes électorales.

AP

http://www.ledevoir.com/2009/02/06/231832.html

04-02

Selon le dirigeant du Conseil suprême islamique en Irak Hakim, aucun mouvement n'a obtenu suffisamment de voix pour diriger seul un des conseils provinciaux - Bassorah excepté - et désigner les gouverneurs, ce qui annonce des négociations difficiles pour former des coalitions, notamment dans la capitale.

"Je ne crois pas que quiconque ait réussi un raz-de-marée à Bagdad (...) l'"Etat de droit" pourrait être devant les autres en termes de sièges, mais au regard des chiffres disponibles, il n'y a pas de raz-de-marée et des coalitions sont nécessaires", a-t-il expliqué lors d'un entretien à Reuters.

Il a ajouté que sa propre formation avait gagné plus de sièges qu'en 2005, mais moins qu'elle ne l'espérait.

Très bien organisé et plus riche que beaucoup de rivaux, le CSII pourrait profiter de l'absence de vainqueur net pour s'attirer les faveurs de formations indépendantes ou plus petites.

Reuters


Les grandes manœuvres

06-02

Le chef du gouvernement al-Maliki, a demandé "que soient révisées toutes les résolutions, y compris la 661, imposées à l'Irak, afin que l'Irak retourne dans la communauté des Nations".

Adoptée par le Conseil de sécurité le 6 août 1990, sous le Chapitre VII de l'ONU, la résolution 661 impose de larges sanctions contre le régime de Saddam Hussein après son invasion du Koweït le 2 août 1990.

Beaucoup de sanctions ont été levées par la résolution 1483 du 22 mai 2003, après l'invasion conduite par les Etats-Unis en mars, mais il reste notamment l'interdiction d'exporter des armes vers l'Irak et des sanctions financières.

AP


Prisons, exactions & torture

Une femme arrêtée pour avoir recruté d'autres femmes kamikazes

 3 février,

Une femme soupçonnée d'avoir recruté plus de 80 autres femmes kamikazes a été arrêtée, a annoncé mardi l'armée irakienne. Une vidéo montrant cette femme, Samira Ahmed Jassim, connue sous son surnom de "Umm al-Mumineen", a été diffusée aux journalistes lors d'une conférence de presse à Bagdad.

Samira Ahmed Jassim y décrit comment elle aurait persuadé les femmes de devenir kamikazes, avant de les conduire dans un camp d'entraînement.

Elle a affirmé agir aux côtés de résistants basés dans la province de Diyala, au nord de Bagdad.

Au moins 36 femmes kamikazes ont tenté ou réussi 32 opérations 2008, contre 8 femmes en 2007, selon les chiffres de l'armée américaine.

AP


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n° 418 -Journal d'Irak -28-01 au 08/02 - Suite - Robert Gates, le pouvoir derrière Obama ?

n° 418 -Journal d'Irak -28-01 au 08/02  - Suite - Robert Gates, le pouvoir derrière Obama ?



Journal d'Irak

 n°418   28/01 - 08/02/09



Sommaire : SuiteDétails.6-1 Plainte officielle à propos de votes.

4 Libération du territoire

L'Irak en chiffre. 

Le taux de suicides dans l'armée US a atteint un record en 2008

6 Les brèves

6-2 Le succès des sunnites à Mossoul va peut-être marginaliser Al Qaïda.


4 Lutte pour la libération du territoire

Le taux de suicides dans l'armée US a atteint un record en 2008

Le taux de suicides dans l'armée de Terre a atteint un nouveau record en 2008, vraisemblablement en raison du stress généré par la longueur et l'intensification des conflits en Irak et en Afghanistan, ont indiqué jeudi des responsables de l'armée américaine.

En 2008, 143 soldats américains ont mis volontairement fin à leurs jours, contre 115 en 2007, selon des chiffres fournis par l'armée de Terre.

Parmi ces décès, 128 sont "des suicides confirmés et 15 font encore l'objet d'une enquête pour déterminer" s'il s'agit bien de suicides, a expliqué le lieutenant Michelle Martin-Hing, ajoutant que dans 90% des cas, le suicide est ensuite avéré.

Le taux de suicide a atteint 20,2 pour 100.000 l'an passé, dépassant le taux national record enregistré aux Etats-Unis, soit 19,5 pour 100.000, en 2005.

Le nombre de suicides parmi les soldats en activité a augmenté chaque année depuis quatre ans, parallèlement à l'intensification des efforts militaires en Irak et en Afghanistan, selon l'armée de Terre.

"Pourquoi le nombre (de suicides) continue d'augmenter? Nous ne savons pas", a commenté le secrétaire à l'armée de Terre Pete Geren, tandis que des responsables militaires ont indiqué qu'il n'y avait pas de raison unique.

Le chef d'état-major adjoint de l'armée de Terre, le général Peter Chiarelli, a néanmoins lié cette hausse à la longueur et au rythme élevé des missions qui compliquent les relations entre les soldats et leurs familles.

"Le stress est une explication, cela ne fait aucun doute dans mon esprit", a-t-il dit.

Selon les chiffres de l'armée, 30% des suicides ont été commis par des soldats alors qu'ils étaient déployés. Pour les trois quarts de ces derniers, il s'agissait de leur premier déploiement.

Plus d'un soldat sur trois (35%) ont mis fin à leurs jours après être rentrés de mission, généralement plus d'un an après avoir regagné leurs camps de base.

Confrontée à cette augmentation, l'armée a mis en place des programmes de prévention et accentué le repérage des soldats souffrant de problèmes psychologiques, mais des responsables militaires ont indiqué ne pas connaître précisément l'efficacité de ces mesures.

Le général Chiarelli a annoncé le lancement dès le 15 février de séances d'entraînement destinées à apprendre aux soldats à gérer un comportement suicidaire, chez eux ou leurs frères d'armes.

Il a également chargé l'Institut national pour la santé mentale de procéder à une étude sur le long terme des facteurs affectant la santé mentale des soldats, et d'identifier les moyens pour en combattre les effets.

30 janvier, 10h36


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n° 418 -Journal d'Irak -28-01 au 08/02 - Fin - Robert Gates, le pouvoir derrière Obama ?

7 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

7-1 Ernesto Villegas Poljak : Robert Gates, le pouvoir derrière Obama ?

Le journaliste vedette vénézuélien, Ernesto Villegas, raconte son incrédulité face aux propos tenus par Thierry Meyssan, en novembre 2008, sur la plateau de Telesur… et sa stupéfaction devant des événements récents qui confirment les analyses du politologue français.

En novembre dernier de passage à Caracas à l’occasion du Salon international du livre, l’écrivain français Thierry Meyssan, auteur du best-seller mondial L’Effroyable imposture. Aucun avion ne s’est écrasé sur le Pentagone où il réfute avec des données terrifiantes la thèse officielle des attentats du 11 septembre 2001 et sur lequel le journaliste Carlos Sicilia a basé des dizaines de programmes TV avant qu’on ne l’obligea, à force de menaces, à se taire.

Jusqu’à ce que l’interview que j’ai réalisé de Thierry Meysan pour Telesur soit diffusée par cette chaîne —qui l’a programmée le 19 janvier 2009, à la veille de l’investiture de Barack Obama—, je n’ai rien voulu écrire sur ce sujet par respect pour le droit de primeur qui revenait logiquement à l’antenne dirigée par Andrés Izarra.

Je me suis pincé pour ne pas le faire, et par chance je ne l’ai pas fait. Parce que avec el temps qui passe, les nouveaux éléments qui ont surgi —vous vous ferez votre propre opinion— ont crédité d’une plus grande vraisemblance la version de Thierry Meysssan sur ce qui se cache derrière l’arrivée du premier descendant d’africains à la Maison-Blanche.

Je confesse l’avoir écouté au départ avec un certain scepticisme. Peut-être en me souvenant des réserves manifesté il y a quelques années face aux théories conspiratives par l’universitaire états-unien Peter Kornbluh, directeur du National Security Archives à l’université George Washington, et auteur de révélations sur les crimes de Pinochet notamment et les attentats terroristes des États-Unis contre Cuba. Un progressiste que je respecte.

Cependant les faits —ils sont têtus— ont suscité en moi une résonnance des propos de Thierry Meyssan, comme un cri d’alerte, durant toutes ces semaines. Et cela, sans pouvoir le rapporter publiquement.

Sur deux plateaux, Meyssan m’a dit —en novembre— que le 18 décembre 2006 un coup d’État s’était produit dans les coulisses du pouvoir US.

Oui, c’est ainsi qu’il l’a dit. Un coup d’État.

Son unique expression visible, selon le Français, fut le discret départ de Donald Rusmfeld et son remplacement par Robert Gates au Pentagone.

Gates, ancien directeur de la CIA, membre du Parti républicain, serait arrivé là sur les épaules des militaires gringos pour devenir une sorte « d’homme fort » du régime, dans le plus pur style latino-américain, comme un président à la place du président.

Pourquoi ?

Les militaires ont réagi de cette manière à la menace contre leurs intérêts corporatistes que faisait peser la politique de Bush appliquée par Rumsfeld pour mener à bien l’occupation de l’Irak. L’emploi de mercenaires, connus comme des « contractants », à la place des soldats professionnels a été une bonne affaire d’un point de vue économique, atténuant le gigantesque coût de la guerre, mais il a créé un précédent négatif pour les militaires de carrières qui se sont vus à terme en danger d’extinction.

Meyssan explique que les mercenaires perçoivent un salaire nettement supérieur à la solde des troupes régulières, mais au final elles coûtent moins cher au Trésor états-unien. Si un mercenaire est blessé, son contrat est terminé. Si le blessé est un soldat professionnel, il faut s’en occuper, voire lui verser une pension.

Idéale d’un point de vue économique, la politique de privatisation de la guerre a fini par dresser l’establishment gouvernemental contre la caste militaire ; une tension, qui selon Meyssan, a été résolue, comme je l’ai indiqué, en imposant à Bush la nomination de Gates et le démantèlement progressif de cette politique.

L’écrivain français soutient qu’il ne s’agit pas seulement d’un changement de têtes, mais d’un véritable coup d’État qui a déplacé la réalité du pouvoir de la Maison-Blanche vers le groupe de militaires qui entoure Robert Gates, à un moment où l’hégémonie économique, politique et militaire de ce pays sur le reste du monde se trouve menacée par la grave crise dans lequel le capitalisme est entré sans perspective de sortie.

Une plaisanterie latino dit qu’il ne peut y avoir de coup d’État à Washington parce que c’est la seule capitale du continent américain où il n’y a as d’ambassade des États-Unis [pour l’organiser Ndt.]. Même à La Havane, il y a une Section des intérêts états-uniens qui fonctionne.

Cette image m’a fait considérer les conclusions de Thierry Meyssan comme de possibles exagérations.

Mais quand Barack Obama, avant son investiture, à peine un mois après avoir gagné l’élection, a annoncé, le 1er décembre 2008 qu’il laisserait Robert gates encore un an à la tête du secrétariat à la Defense, les propos du Français ont cessé de me paraître exagérés.

L’impression que j’avais eu a été complètement dissipée quand j’ai lu, stupéfait, que Robert Gates serait le seul membre du cabinet qui n’assisterait pas à la prestation de serment à Washington.

Pourquoi ? Bush, en accord avec Obama, l’a désigné comme « administrateur », une formule qui en a fait le troisième homme dans la ligne de succession du pouvoir. « Si l’on tue le président Obama et le vice-président Biden, Robert Gates assumera le Pouvoir », ont indiqué les agences de presse comme s’il s’agissait d’un détail anodin, habituel lors d’une passation de pouvoir à Washington.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, ça me hérisse. Thierry Meyssan aurait-il raison ? Obama est-il un président prisonnier de Robert Gates et de ses généraux ? Ont-ils déjà préparé son cercueil ? Ou devra-t-il leur obéir pour sauver sa peau ? Des exagérations ? Les prochains jours nous fourniront des éclaircissements.

Ernesto Villegas Poljak

04-02

http://www.voltairenet.org/article159046.html


7-2 Le directeur désigné de la CIA rejette l'ère Bush et ses pratiques.
Le directeur de la CIA désigné par le président américain Barack Obama, Leon Panetta, s'est engagé jeudi à ne pas transférer vers des pays étrangers des prisonniers afin qu'ils y soient torturés, et a qualifié de torture la simulation de noyade.

Le directeur de la CIA désigné par Barack Obama a assuré jeudi qu'il comptait rompre avec les pratiques controversées de l'agence de renseignement sous l'ère Bush, comme la simulation de noyade ou le transfert de détenus vers des pays étrangers pour y être torturés.

Lors d'une audition au Congrès, Leon Panetta a rappelé que la CIA avait vu sa réputation gravement endommagée après avoir dénoncé à tort la présence d'armes de destruction massive en Irak, permettant à l'ex-président George W. Bush de justifier l'invasion du pays en 2003, et par la révélation de ses méthodes controversées de détention et d'interrogation.

"Je veux tourner la page de cette ère" et "assumer nos responsabilités dans le respect de la loi et de la Constitution", a-t-il assuré devant des sénateurs devant confirmer sa nomination, alors que le président Obama vient de décréter la fin des méthodes d'interrogation de la CIA et des prisons secrètes.

"Selon les termes du décret publié par le président (Barack Obama), il est interdit d'envoyer quelqu'un à l'étranger pour y être torturé ou dans un pays qui viole nos valeurs humaines", a-t-il notamment fait valoir, en assurant que l'agence de renseignement américaine n'aurait plus recours à cette pratique.

Le futur directeur de la CIA a néanmoins estimé que certains transfèrements de prisonniers étaient "appropriés", s'il s'agissait de les remettre à la justice d'un pays pour un procès en bonne et due forme.

Les Etats-Unis ont également le droit de maintenir temporairement en détention des suspects particulièrement dangereux capturés à l'étranger, afin de les interroger, a-t-il jugé.

M. Panetta a par ailleurs fermement condamné la simulation de noyade, technique d'interrogatoire employée par la CIA sous l'administration Bush, en la qualifiant de "torture".

"Je pense que la simulation de noyade est de la torture et que c'est une mauvaise pratique", a-t-il affirmé.

Appelée "waterboarding", la simulation de noyade a été utilisée notamment contre trois des principaux suspects accusés d'avoir organisé les attentats du 11-Septembre et 33 prisonniers en tout, avait récemment reconnu Dick Cheney, vice-président de George W. Bush.

M. Panetta, 70 ans, a toutefois indiqué qu'il n'avait pas l'intention de faire porter la responsabilité de ces actes sur les employés de la CIA, qui agissaient avec le feu vert de la Maison Blanche.

"Ces individus ne devraient pas être poursuivis en justice ou faire l'objet d'une enquête s'ils ont agi en conformité avec le droit tel qu'il a été présenté par le ministère de la Justice", a-t-il dit.

M. Panetta est un politique aux compétences budgétaires reconnues, mais sans réelle expérience dans le domaine du renseignement et du contre-terrorisme. Sa désignation à la tête de la CIA avait suscité des réactions mitigées, voire sceptiques.

Ancien secrétaire général de Bill Clinton à la Maison Blanche, cet ancien représentant de la Californie (ouest) au Congrès de 1976 à 1992 enseignait jusqu'à présent les politiques publiques à l'Université de Santa Clara (Californie).

Devant les sénateurs, il a reconnu avoir une expérience limitée dans le renseignement. Mais "je connais Washington. Je sais comment ça marche, et je pense aussi savoir pourquoi cela ne marche pas", a-t-il dit.

AFP - l

06 février 2009

http://www.lematin.ch/flash-info/monde/directeur-designe-cia-rejette-ere-bush-pratiques


7-3 Les femmes s'engagent en politique.

La situation des femmes n'a guère évolué depuis l'occupation américaine en 2003.

Leur participation au scrutin du 31 janvier va cependant leur permettre d'obtenir des sièges dans les conseils locaux, pour enfin défendre leurs droits.

Amal Kibash, candidate au conseil provincial de Bagdad, mène une campagne que beaucoup jugeraient audacieuse, voire frénétique. A l'approche du scrutin, qui se tient le 31 janvier, elle ne rate pas une seule occasion de gagner les faveurs d'un nouvel électeur. "Vous allez votez pour moi, pas vrai ?", demande-t-elle en souriant aux passants alors qu'elle bat le pavé de son quartier de Sadr City, qui en mai dernier était encore un champ de bataille pour les milices chiites. D'immenses affiches représentant son visage voilé ornent plusieurs bâtiments dont certains portent encore les stigmates de combats récents.
Des milliers de femmes briguent aujourd'hui un siège dans les conseils provinciaux. Sur les quelque 14 400 candidats estimés, près de 4 000 sont des femmes.

Certaines candidates ont vu leurs affiches maculées de boue, défigurées par des barbes ou déchirées, mais la plupart ont été épargnées par les violences qui, depuis le début de cette année, ont déjà coûté la vie à deux candidats et au chef d'une coalition [Hassan Zaidan Al-Luhaibi, qui dirigeait la coalition sunnite, le Front irakien pour le dialogue national. Le 29 janvier, dernier jour de la campagne électorale, trois autres candidats et deux membres de la Commission électorale ont été assassinés par des hommes armés].
Pour nombre d'entre elles, les élections sont l'occasion d'apporter la bouffée d'air frais qui fait cruellement défaut aux conseils provinciaux, gangrenés par une grave corruption et dominés par des hommes et de grands partis politiques souvent ultraconservateurs. Mais, même si elles sont élues, ces candidates seront face à de nombreux obstacles, en particulier la rigidité d'esprit de la plupart des hommes en Irak, qui considèrent les femmes soit comme des objets sexuels soit comme des génitrices, qui dans tous les cas n'ont pas leur place dans le monde impitoyable de la politique. "Telles sont les mentalités. Nous devons les changer", estime la parlementaire Safia Taleb Al-Suhail. "Comment ? En nous battant."
Safia Taleb Al-Suhail dirige un groupe de parlementaires femmes qui font pression pour que la disposition constitutionnelle imposant 25 % de femmes au Parlement soit également appliquée dans les conseils provinciaux. Ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle. Cette parlementaire, fille d'un éminent chef tribal chiite assassiné au Liban en 1994 par les sbires de Saddam Hussein, est rentrée en Irak après la chute du régime dans l'espoir de participer à l'avenir politique de son pays. Alors que l'Irak des années 1950 avait été le premier pays arabe à nommer une femme à un poste de ministre et à adopter un Code de la famille progressiste, les aspirations des femmes au pouvoir ont été pour ainsi dire étouffées par le régime misogyne de Saddam. La situation des femmes s'est encore compliquée après 2003, avec la montée en puissance des partis religieux.
Safia Taleb Al-Suhail et d'autres femmes ont joué un rôle clé en faisant pression sur l'administrateur américain en Irak de l'époque, Paul Bremer, pour qu'un quota de femmes soit inscrit dans la première Constitution provisoire de l'Irak. Cette mesure est restée dans le texte constitutionnel actuel, beaucoup estimant que c'était là le seul moyen de garantir la participation des femmes dans cette culture phallocrate. Mais, lors de sa publication en octobre dernier, la version finale de la loi réglementant les élections provinciales faisait omission du quota de femmes – sans qu'on sache très bien si l'oubli était volontaire ou non. La Commission électorale a établi que cette loi était acceptable en l'état, estimant que les femmes se voyaient garantir une représentation suffisante par l'obligation de désigner une femme pour trois hommes dans chaque liste gagnante. Mais selon Safia Taleb Al-Suhail, nombre des listes électorales ne présentent pas assez de femmes pour respecter cette exigence, certaines ne comptant même que quatre candidats, tous des hommes.
Mahdiya Abed-Hassan Al-Lami, une militante des droits des femmes et candidate à Bagdad sur la liste de l'ancien Premier ministre Ibrahim Al-Jaafari, se dit favorable au système des quotas mais déplore qu'il ait été manipulé par tous les grands partis politiques, aussi bien laïques que religieux, dans l'objectif de marginaliser les femmes. La plupart des femmes choisies sur les listes importantes sont là en raison de leurs relations familiales ou tribales et de leur loyauté à tel groupe religieux ou à tel parti, estime-t-elle, et non pour leurs compétences.

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=94102


7-4 Projet en cours d’envoyer des Palestiniens d’Irak vers le Soudan.

Refugees International (RI) a déclaré que la nouvelle administration US doit se joindre à d’autres pays et réinstaller les 3.000 réfugiés palestiniens sur la frontière syro-iraquienne.

L’UNRWA, l’OLP et le Soudan vont bientôt réinstaller cette population à Khartoum dans des logements préfabriqués.

Alors que les trois partis s’apprêtent à emmener les réfugiés au Soudan, RI demande aux USA et aux autres pays refuge de mettre sur pied un processus volontaire et digne qui permette à cette population vulnérable de trouver un foyer stable et permanent.

« L’administration Obama doit intervenir et envoyer un message clair au monde disant que nous voulons aider les personnes déplacées à trouver un foyer stable » dit Kristele Younes, l’avocate supérieure de Refugees international. « Le projet qui vise à envoyer au Soudan les Palestiniens bloqués sur la frontière irako-syrienne est scandaleux. Les Etats-Unis ont finalement commencé le processus de réinstallation pour les personnes vulnérables et déplacées en Irak qui n’ont pas les moyens de fuir leur pays.

Ces Palestiniens sont parmi les plus vulnérables et les Etats-Unis devraient donner la priorité à leur réinstallation ».

Environ 34.000 Palestiniens apatrides ont vécu en Irak depuis 2003. Dès le début des opérations militaires américaines en Irak, beaucoup d’entre eux ont été persécutés par des membres du gouvernement iraquien et autres groupes armés.

Plus de 3.000 ont fui vers la frontière syro-iraquienne où ils vivent dans des tentes rudimentaires dans le désert en n’ayant qu’un accès limité aux services.

La Syrie a refusé de les laisser entrer sur son territoire et seul un petit nombre ont été réinstallés principalement en Suède et au Chili. La faillite des Etats-Unis et autres pays d’immigration à agir à amener l’UNHCR à signer un accord tripartite avec l’OLP et le gouvernement du Soudan en vue d’une réinstallation de cette population dans un quartier de Khartoum.

« Le manque de volonté de réinstaller cette population extrêmement vulnérable a amené les nations Unis à prendre en compte le Soudan comme étant la seule option viable pour eux. » dit Younes. « Ceci n’est pas une solution durable. Le Soudan ne leur donnera pas la citoyenneté et les Palestiniens seront toujours vulnérables face à des arrestations et des menaces d’expulsion ».

Le Département de la Sécurité de la Patrie (Homeland Security) (DHS) a établi un seul critère discriminatoire pour évaluer la vulnérabilité des Palestiniens d’Irak dans le but de les réimplanter aux USA. Refugees International presse le président Obama à insister pour que les critères soient les mêmes pour les Iraquiens et les Palestiniens d’Irak et de demander que le Bureau du Département d’Etat pour les Réfugiés créé une catégorie spéciale afin de traiter les applications. Tout le processus devrait être mené sans préjudice au droit au retour des Palestiniens dans leur pays d’origine.

« Alors que les USA ont relocalisé près de 14.000 réfugiés iraquiens en 2008, seuls 3.000 réfugiés en ont obtenu le permis dans les premiers mois de l’année fiscale 2009. » a ajouté Younes. « Beaucoup d’Iraquiens ne pourront jamais rentrer chez eux mais un Irak stable surviendra lorsque les Iraquiens déplacés auront trouvé une solution à leur condition. Les Etats-Unis et leurs alliés doivent continuer à augmenter le nombre d’Iraquiens réimplantés et ils devraient commencer avec ce groupe de Palestiniens ».

* Refugees International est une organisation basée à Washington D.C. qui se bat pour mettre fin aux crises de réfugiés. Ces deux dernières années l’organisation a mené sept missions au Moyen Orient afin d’identifier les problèmes auxquels doivent faire face les réfugiés iraquiens et les personnes déplacées en interne en Irak. En novembre 2008, une délégation d’ONG dont Refugees International a mené une mission sur le terrain dans les camps de réfugiés palestiniens sur la frontière syro-iraquienne et a publié « From Fast Death to Slow Death : Palestinian Refugees from Iraq Trapped on the Syria-Iraq Border ».

 6 février

 http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6049 



8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

8-1 Chomsky : Pas de changement venant D'Obama.

Ce qui suit est une interview de l'auteur américain respecté, analyste politique et linguiste de réputation mondiale réalisée par Press TV

Extrait

Press TV : Robert Gates et l'Amiral Mullen ont parlé d'une date butoir de 16 mois pour le retrait des troupes d'Irak comme étant l'une des options, ce qui est légèrement différent de ce qu'Obama avait dit lors de sa campagne. Et, Hillary Clinton, a dit qu'elle était prête à oblitérer la totalité de l'Iran et à tuer 70 millions de citoyens. Concernant l'Irak et l'Iran où voyez vous le changement ?
C: Ce qui s'est passé en Irak est très intéressant et important. Les quelques rares correspondants avec une véritable expérience, et connaissance du sujet l'ont compris. Patrick Cockburn, Jonathan Steele et un ou deux autres.
Ce qui s'est passé c'est qu'il y a eu une campagne non violente remarquable en Irak qui a obligé les US, petit à petit, à abandonner ses programmes et ses objectifs. ils ont obligé les forces d'occupation US à autoriser une élection, ce que les US ne voulaient pas, et a essayé d'éviter de differentes manières.
Puis à partir de là ils ont forcé les US a accepté au moins formellement un accord sur le statut des forces, qui, si l'Administration Obama s'y tient, fera en sorte que les buts des US seront pratiquement tous abandonnés. Cela éliminera les immenses bases militaires permanentes que les US ont construites en Irak. Cela veut dire que les US ne contrôleront pas les décisions sur qui aura accès aux ressources pétrolières et leur utilisation. Et en fait pratiquement tout le but de la guerre disparaît.
Bien sûr, la question c'est de savoir si les US respecterons cet accord et selon ce que vous rapportez ils essaient de s'en défiler. Mais ce qui est arrivé est trés significatif, et une véritable prouesse du peuple d'Irak qui a tant souffert. Je veux dire, le pays a été totalement détruit, mais ils sont arrivés à faire en sorte que les US abandonnent formellement leurs principaux objectifs de guerre.
Dans le cas de l'Iran, les déclarations d'Obama n'ont pas été aussi enflammées que celles de Clinton, mais elles ont pratiquement la même signification. Ils a dit que toutes les options étaient ouvertes. Bon, qu'est ce que toutes les options veulent dire ? On suppose que cela inclut une guerre nucléaire, vous savez c'est une option.
Il n'y a pas d'indication qu'il veut prendre les mesures, disons, que le peuple américain veut. La grande majorité de la population américaine est en faveur depuis des années, est d'accord avec le mouvement des pays non alignés que l'Iran puisse bénéficier des droits accordés aux signataires du TNP, en fait de développer l'énergie nucléaire.
Elle ne devrait pas avoir le droit de développer des armes nucléaires, et encore plus intéressant, environ le même pourcentage, 75 à 80% appellent à la création d'une zone sans arme nucléaire dans la région, qui inclueraient l'Iran, Israël, et toutes les forces US y étant déployées, avec toutes sortes de moyens de vérifications et ainsi de suite.
Cela pourrait probablement éliminer l'une des principales sources de conflit. Il n'y a pas d'indication que l'Administration Obama ait la moindre intention de faire quelque chose par rapport à cela.
24/01/09 - www.presstv.ir

Traduction Mireille Delamarre

http://www.planetenonviolence.org/Chomsky-Pas-De-Changement-Venant-D-Obama_a1798.html


8-2 Xavier Monnier et Nicolas Beau : Les bonnes affaires de Bernard Kouchner au Kurdistan.

Ministre des Factures étrangères, Bernard Kouchner se défend de tout mélange des genres entre son ancien boulot de consultant, sa casquette de ministre des Affaires étrangères et son toujours actuel statut de gérant de société. Son très subtil avocat, Georges Kiejman, explique qu’il n’existe aucune preuve « du fait que Kouchner, étant devenu ministre, aurait réalisé n’importe quel rapport pour le compte de n’importe que État étranger » Dont acte !
Amitié, quand tu nous tiens !
Mais Bakchich est en mesure de révéler que Kouchner, devenu ministre, a fait conclure au Quai d’Orsay un très gros contrat de santé publique au Kurdistan irakien au profit de ses proches amis. Et quel contrat ! Vingt-cinq jours de présence pour 275 466 euros, soit 1 150 par jour, deux fois plus que les tarifs conseillés par la Banque Mondiale (820 dollars, soit 630 euros). Le tout pour organiser une vague conférence en 2009, avec aux commandes un ancien de ses conseilllers à la Santé et ex patron de Médecins du Monde, Patrick Aeberhard.
Détail amusant, ce médecin a été nommé professeur à Paris VIII par l’ancien président de la fac et grand ami de Kouchner, Pierre Lunel. Lequel Lunel appartient aujourd’hui au cabinet du ministre, malgré l’instruction dont il fait l’objet au tribunal de Bobigny. Les soupçons de la justice portent sur le mélange des genres dont ce pote du ministre se serait rendu coupable à la tête de Paris VIII en organisant… de bien étranges missions médicales et culturelles.
Dans l’entourage de Kouchner, l’expertise médicale est devenue une seconde nature !
Echappées belles et… juteuses
À Erbil, capitale du Kurdistan irakien, se nouent apparemment de juteuses affaires. Îlot de tranquillité dans une zone en feu, cette jolie province est le passage obligé d’une bonne part du commerce entre l’Irak et son grand voisin turc. Voici une situation privilégiée et fort rentable, qu’il serait bien benêt de ne pas exploiter. Les Américains et les Russes exploitent le filon depuis des années.
L’ami Bernard n’est pas un perdreau de l’année à Erbil. L’ancien French Doctor y a posé sa mallette humanitaire en septembre 1974, pour dénoncer le le massacre des Kurdes par Saddam Hussein C’était il y a bien longtemps…
Le 2 juin dernier, le ministre est revenu au Kurdistan pour inaugurer l’antenne locale de l’ambassade de France en Irak. Le Quai d’Orsay ferme des postes partout à travers le monde ; mais Kouchner en ouvre en terre kurde et nomme comme consul son vieux pote Frédéric Tissot, lui aussi survivant de Médecins du monde. Et cette nomination vaut de l’or. Ce veinard de Tissot est nommé au tour extérieur avec rang de ministre plénipotentiaire, un statut équivalant à l’ambassadeur de France à Bagdad, le risque en moins. Soit plus de 20 000 euros par mois.
Une facture qui pèse lourd
Incorrigible, le ministre des Affaires étrangères n’a pu s’empêcher, durant son escale kurde, de proposer au gouvernement local une mission d’expertise en Santé publique. Après le Congo, le Niger, le Gabon… le Kurdistan. « C’était hallucinant, se rappelle un diplomate occidental qui a assité à la visite, le projet d’une mission sur la santé est le premier sujet, dont il a parlé avec Talabani (le Premier ministre kurde) et Yones (son ministre de la Santé) ».
Dès son retour à Paris, le ministre et son cabinet multiplient les notes pour que le projet se fasse vite. Le contrat transite par France Coopération Internationale (FCI), une agence officielle, et cela le plus normalement du monde. Ce qui l’est moins, c’est que le coût de la mission, presque 300 000 euros, est hors norme. Quant à la facture elle même, que Bakchich a consultée, elle tient en une modeste page aux intitulés vagues
Autre surprise, l’opération est entièrement à la charge des kurdes. De l’inédit, dans les contrats passés en matière coopération avec des pays étrangers. « Franchement, c’est une première », note un coopérant.Une véritable épreuve de fonds
L’objectif de la mission est « la préparation d’un document de travail pour un plan national de Santé et d’organiser une conférence nationale sur ce sujet stratégique ».
Cerise sur le gâteau, la conférence, précise un document de travail interne au Quai, pourrait être présidée par Kouchner lui-même. Du moins s’il est encore ministre ! Vaste programme, qui ne va pas sans préparatifs. Selon les sources irakiennes consultées par Bakchich, les experts vont mettre la main à la pâte. Trois d’entre eux passent deux semaines à Erbil, puis une escouade de quatre spécialistes bat la campagne kurde pendant dix jours.
Heureusement, l’affaire reste entre de bonnes mains. L’ancien président de Médecins du Monde et ex-conseiller de Kouchner au secrétariat d’État à la Santé, Patrick Aeberhard, pilotera l’opération et devra même passer cinq jours sur place ! Mais son défraiement, au grand étonnement des officiels kurdes, n’a pas été budgétisé. Sans doute un oubli.
Les consignes du ministre, relayés par son conseiller au Moyen Orient, Christophe Bigot, avaient pourtant été limpides. L’ordre écrit avait été donné, sitôt Kouchner rentré du Kurdistan, d’apporter toute l’aide matérielle au Professeur Aeberhard, notamment les frais de mission.
Gare aux maraudeurs
Du 22 au 25 février prochain, une mission économico-politique, forte d’une dizaine de parlementaires et de représentants de grandes entreprises françaises, dont Veolia, devait se rendre à Erbil, à l’invite des autorités kurdes. Hélas, le député UMP, Thierry Mariani, le gentil organisateur du voyage, a reçu, mercredi 4 février, une lettre d’annulation. Avec un mot d’excuses, prétextant les élections à venir. Dès que la rumeur d’une mission parlementaire, début janvier, a été évoquée dans les milieux dits « autorisés », le consul Tissot est entré en résistance. « Il semble qu’il ne voyait pas ce projet d’un bon oeil, comme si on voulait lui voler son gâteau », explique un proche de Mariani. « Sitôt qu’un émissaire se pointait pour rencontrer les officiels, raconte un diplomate, il lui collait aux basques et squattait presque tous ses déjeuners ».
Quand, fin janvier, la mission Mariani adresse directement un courrier aux services du Premier ministre kurde pour dévoiler son programme, le consul sur place, Frédéric Tissot, explique à ses interlocuteurs que « C’est un faux ». Les Kurdes s’étonnent. Sondent leurs différents émissaires à Paris. Un nouveau courrier est envoyé via le Quai, cette fois. Trop tard. Les Kurdes ont préféré annuler la mission. Les humanitaires ont remporté la première manche. Pour combien de temps encore ?

Xavier Monnier et Nicolas Beau*

Backchich,

07/02/2009



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

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08/02/2009

n°431- Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 06/02 –Début - : Israël se sert des négociations de paix pour faire la guerre.


n°431- Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie'   de  Palestine  - 06/02 –Début - : Israël se sert des négociations de paix pour faire la guerre.



Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie'   de  Palestine 

431 du 06 02                                                    C.De Broeder & M.Lemaire

 


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

1-1 Silvia Cattori : Israël se sert des négociations de paix pour faire la guerre.

1-2 Sur-représentation sioniste au sein du cabinet Obama (1)

Suite 1

1-2 Sur-représentation sioniste au sein du cabinet Obama (2)

1-3 Les donneurs de leçons.

1-4 Ilan Pappe : De la solution à un seul Etat et d’une illusion dangereuse et ne débouchant sur rien.

1-5 Gideon Lévy : Comme on tuerait un chat.

Suite 2

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Manlio Dinucci ; Une pluie de bombes-flèches sur la Bande de Gaza.

2-2 Des milliers de Palestiniens à Gaza vivent sous la tente.

2-3 Les écoles de Gaza durement frappées par les raids israéliens.

2-4 Michele Giorgio : Inscriptions racistes de Tsahal, traitements inhumains des prisonniers : la « mission Mitchell »

3 Annexe

3-1 Une base de données israélienne secrète révèle l’ampleur de la colonisation illégale.

Fin

3-2 Hamas : Son histoire de l’intérieur (15)



1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1-1  Silvia Cattori : Israël se sert des négociations de paix pour faire la guerre.
La diplomatie à l’âge de la barbarie

Où allons-nous ?

Vers quel ensauvagement ?

Face aux atrocités perpétrées par l’Etat d’Israël, nous ne pouvons rester passifs et silencieux.

Aussi, face aux mensonges et aux complicités de nos gouvernements avec des crimes étatiques, il est de notre devoir d’informer, de chercher le vrai et de le répandre.

5 février 2009 |

 Bombes au phosphore blanc sur une école de l’UNRWA à Beit Lahiya, le 17 janvier 2009


Lettre ouverte à Madame Micheline Calmy-Rey, Cheffe du Département fédéral des affaires étrangères de la Confédération helvétique

Madame la Conseillère Fédérale,

Tout au long de l’offensive israélienne contre Gaza, vos positions, calquées sur les positions immorales et illégales adoptées par les élites occidentales, n’ont nullement contribué à assurer la justice et la protection des victimes [1].

Alors que tout le monde a pu constater qu’Israël atteignait, jour après jour, des sommets dans la barbarie ; et, une fois ses troupes retirées, que leurs crimes dépassaient toute imagination, vous avez continué de maintenir les mêmes positions fallacieuses, mettant les deux parties sur le même plan.

Il a fallu que ce soit le président du CICR, Jakob Kellenberger - manifestement choqué par l’abandon et la détresse dans lesquels nos élites politiques ont laissé la population de Gaza - qui sorte de sa traditionnelle réserve, pour affirmer qu’il n’est plus possible de « se limiter à des discours humanitaires qui évacuent les vraies questions » et demander aux Etats « combien de morts faudra-t-il encore ? » [2] avant qu’il soit mis fin à cette scandaleuse immunité internationale.

Durant ces 23 terribles jours où nous regardions avec des yeux horrifiés les bombardiers israéliens larguer des missiles sur des immeubles remplis d’enfants, et suffoquions à la pensée des souffrances atroces qui leur étaient infligées, à eux et à leurs parents incapables de les protéger, il nous a été très douloureux de vous entendre tenir les mêmes propos fallacieux que les grandes puissances, parties prenantes de la politique raciste qui, depuis 1948, permet à Israël de massacrer et d’expulser des Arabes hors de chez eux, en toute impunité.

Alors qu’Israël, fort d’un armement sophistiqué, d’avions F-16, d’hélicoptères Apache, de drones, de chars Merkava, de navires cuirassés, a mené une guerre contre des civils, alors qu’il était devenu urgent de lutter pour stopper cette entreprise criminelle, et que votre mission aurait été de la condamner sans ambigüité, vous avez continué de tenir un langage diplomatique qui revenait à partager les responsabilités.

Un langage d’une lâcheté affligeante car il persistait à mettre l’agressé sur le même plan que l’agresseur, détachant ainsi de son contexte cette attaque israélienne, d’une cruauté sans précédent, mais qui n’était que la continuation de la politique sioniste fondée sur l’épuration ethnique, les destructions, la déshumanisation, le massacre des natifs Palestiniens, pratiquée par Israël depuis 1948.

Fin janvier, dans une réponse à une citoyenne, vous repreniez cette description trompeuse en disant : « Lors du conflit, la Suisse a condamné les tirs de roquettes lancés à partir de la bande de Gaza sur des villes israéliennes par des militants palestiniens, comme elle a exprimé sa condamnation de l’opération militaire disproportionnée menée par l’armée israélienne » [3].

Cette pseudo impartialité est profondément choquante car elle garantit à Israël la continuation de l’impunité internationale dont il jouit depuis 1948. Il n’est pas admissible qu’après de si nombreux et alarmants carnages de civils, vous puissiez continuer à qualifier de « conflit » une agression militaire massive, sauvage, menée par une puissance étatique contre des gens sans défense ; ce qui revient à couvrir l’agresseur et à renvoyer Israël et le Hamas dos à dos. Donc à mettre sur le même plan l’écrasement sous les bombes d’une population misérable cadenassée par Israël, et les tirs de roquettes rudimentaires de résistants démunis.

Aucun gouvernement ne peut ignorer que, depuis 60 ans, d’un massacre à un autre, sous prétexte d’auto-défense, Israël poursuit toujours le même projet d’expropriation de la terre appartenant aux Palestiniens. Avec des moyens de plus en plus meurtriers.

Aucune armée, en possession de moyens de destruction aussi massifs, ne s’en est jamais si abondamment servie pour tuer, en peu de temps, intentionnellement, le plus possible de civils.

Aucune armée n’a jamais déversé, en un temps aussi restreint, plus d’un million de tonnes de bombes et d’explosifs sur un territoire si densément habité.

Aucune armée n’avait jamais fait usage de bombardiers pour terroriser, tuer intentionnellement, en quelques minutes, 250 civils, en mutiler gravement 700 autres. Des civils qui ne combattaient pas mais vaquaient à leur occupations. Parmi eux, des policiers nouvellement recrutés qui prêtaient serment [4] et des fillettes qui se rendaient à l’école.

Cela n’eut pas été possible sans la complaisance de nos Etats. Déjà avant ce carnage, le politologue palestinien Omar Barghouti s’alarmait en ces termes de la réalité sur le terrain : « Israël est en train de commettre, dans les territoires occupés de Gaza et de Cisjordanie, y compris Jérusalem, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre en utilisant une méthode très graduelle, sophistiquée et masquée, destinée à faire accepter sans bruit, son nettoyage ethnique au coup par coup » [5].

Tel Aviv avait clairement indiqué, bien avant le début de son offensive meurtrière du 27 décembre 2008, son intention de frapper très fort, et de faire de nombreuses victimes civiles. Son intention criminelle était donc connue de toutes les chancelleries. Pourquoi n’être pas intervenu avant que ce carnage ne se produise, pour tenter de le prévenir ?

Aujourd’hui, alors qu’en 23 jours 1340 civils ont été intentionnellement visés, dont un tiers d’enfants ; alors que 100’000 civils ont été jetés hors de leurs maisons et 50’000 immeubles ont été rasés ou endommagés par l’armée israélienne, n’est-il pas temps d’élever enfin la voix ?

Selon les principes qui régissent le droit de la guerre, Convention de la Haye de 1945 et Convention de Genève de 1949, les civils doivent être épargnés ; ils ne doivent pas être visés intentionnellement. Tuer intentionnellement des civils, sous occupation, et détruire intentionnellement leurs habitations, constitue un crime de guerre.

« Combien de morts faudra-t-il encore ? » a demandé M. Kellenberger. Oui, combien en faudra-t-il encore pour que la Suisse, dépositaire des Conventions de Genève, condamne enfin clairement ces violations massives du droit international ? Combien de tués, d’invalides, de mutilés, d’enfants amputés, l’armée israélienne pourra-t-elle encore accumuler, pour que vous-même, Madame, demandiez de soumettre Israël au boycottage, c’est-à-dire aux mêmes sanctions qui avaient été appliquées au régime d’apartheid en Afrique du Sud, et de couper avec lui tout lien économique, culturel et diplomatique ?

Richard Falk, rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, a maintes fois dénoncé le « siège maintenu dans toute sa sauvagerie par Israël contre Gaza (...) » et appelé la communauté internationale à « mettre en œuvre la norme reconnue de ’la responsabilité de protéger’ une population civile qui est punie collectivement par des politiques qui s’assimilent à un crime contre l’humanité ».

Depuis 2005, Israël a multiplié les menaces et les agressions contre la population de Gaza [6]. Mais, à aucun moment, nous n’avons entendu le Département fédérale des affaires étrangères (DFAE) exiger d’Israël la cessation de ses bombardements meurtriers afin que le droit que vous invoquez fût respecté. Ni aucune réaction alarmée quand, en mars 2008 - après les attaques de l’armée israélienne qui avaient tué et mutilé des centaines de civils dans les camps de réfugiés de Beit Hanoun et Jabaliah - le vice ministre de la Défense Matan Vilnai, avait déclaré que, la prochaine fois, Israël ferait une « Shoa » d’une plus grande ampleur [7].

Israël annonce toujours ses massacres longtemps à l’avance. Question de tester la réaction des Etats amis. Comme ces derniers n’élèvent jamais aucune protestation sérieuse, son Etat-major sait qu’il a les mains libres. Ce qui a conduit, le 27 décembre 2008, à la « Shoa » annoncée par Vilnai.

Quand vous dites : « En tant que dépositaire et partie contractante des Conventions de Genève, la Suisse concentre ses efforts, dans ce conflit, sur le respect intégral du droit international humanitaire et sur l’aide humanitaire » [8], cela sonne faux aux oreilles de toutes les victimes mises face à l’irréparable.

Le respect du « droit humanitaire », Madame, devrait être de protéger les victimes quand il est encore temps en empêchant Israël de poursuivre sa politique génocidaire.

Les victimes qui vous entendent parler de « paix » et de « droit humanitaire » ne sont pas dupes ; elles se disent que ce qu’elles ont subi, une fois de plus, à Gaza, n’aurait jamais pu se passer, si notre pays, qui a un rôle particulier touchant le respect des Conventions de Genève, avait été juste, sincère, honnête à leur égard ; et ne trompait pas l’opinion avec des formules vides ou des illusions autour de l’ « Initiative de Genève » et « deux Etats ».

Israël a tué la solution de « deux Etats » depuis longtemps

Les colonisateurs juifs n’ont jamais autant annexé de terre et massacré que depuis que les négociations et les prétendues « Initiatives de paix » promues à grands frais se sont multipliées.

Par ses bains de sang récurrents, l’armée israélienne entend rappeler aux Palestiniens, qu’il n’y aura jamais de Palestine. Qu’il n’y aura jamais « deux Etats » non plus.

Les négociations d’Oslo qui devaient conduire à « deux Etats », entamées en 1993, n’ont apporté que plus d’oppression et de malheurs aux Palestiniens. Ces négociations ont été exploitées par Israël pour poursuivre son projet de colonisation, d’épuration ethnique et de massacres. Ceci démontre que le sinistre projet sioniste visant à la conquête totale de la Palestine demeure intact.

En effet, pendant que les négociateurs de l’Autorité palestinienne se laissaient « acheter » par les financements de l’Union européenne - et de la Suisse dans le cas de Abed Rabbo - et se laissaient entraîner dans de prétendues « négociations de paix » qui donnaient au monde l’illusion que la paix était proche, Israël accélérait son projet d’annexion, d’emprisonnement des Palestiniens et de massacres, sous prétexte que la paix était menacée.

Dans ce contexte, continuer de promouvoir l’« Initiative de Genève », que le peuple palestinien avait largement refusé dès 2002, est une aberration. Continuer de dire que « Les négociations en vue de la création d’un État palestinien viable, vivant côte à côte (…) sont la seule voie pouvant conduire à un règlement durable du conflit »  [9], est une aberration.

On ne demande pas à celui qui a le couteau sous la gorge de négocier. On demande à celui qui le menace et détient la force de commencer par se retirer. Ensuite, sur un pied d’égalité, on peut négocier. La seule manière honnête et sincère d’aider les Palestiniens est d’exiger la fin de l’occupation israélienne, c’est-à-dire le retrait de l’occupant, comme préalable à toute négociation.

« L’engagement logistique et financier » de votre Département « dans l’Initiative de Genève » ne se justifie pas, contrairement à ce que vous affirmez.

L’Initiative de Genève que vous continuez de promouvoir, n’a jamais provoqué que rejet au sein de la société palestinienne. Un rejet total.

Quand vous receviez à grand frais 700 invités pour célébrer ces « Accords de Genève », en Palestine les gens manifestaient et brûlaient le drapeau suisse en signe de protestation. Je parle de ce que je connais ; j’étais à Naplouse [10]. L’armée israélienne se livrait alors à une opération meurtrière appelée « Eaux stagnantes ». J’ai assisté à des exécutions sommaires. A des massacres d’enfants. Vous n’aviez rien dit.

Continuer de dire aux citoyens que « l’Initiative de Genève a rendu évident la nécessité de présenter une alternative politique et que le plan de désengagement de la bande de Gaza et du Nord de la Cisjordanie du gouvernement israélien a été adopté dans un contexte d’approbation croissante des paramètres de l’Initiative de Genève par l’opinion publique » [11] est complètement extravagant. De quel désengagement de la bande de Gaza et du Nord de la Cisjordanie parlez-vous ? Cela ne se rapporte à rien de concret !

L’Initiative de Genève patronnée par le DFAE, et tout le débat autour de la paix qui s’en est suivi, ont créé un rideau de fumée dont Israël a profité pour poursuivre son projet criminel.

Israël s’est servi des négociations de paix comme couverture à sa politique d’épuration et d’annexion des 20 % restants de la Palestine historique. Il convient de stopper son machialévique projet.

Les Palestiniens insistent pour dire qu’ils ne veulent ni notre pitié ni notre aide humanitaire, mais qu’on leur donne les moyens d’obtenir la liberté de sortir de leur ghetto, et que la responsabilité de ceux qui ont commis des massacres contre leur peuple soit clairement désignée.

La communauté internationale doit « tenir Israël pour responsable de ses actes au regard du droit international » rappelait récemment Omar Barghouti qui ajoutait :
« Obligations morales et juridiques mises à part, il n’y a aucun sens à ce que les contribuables européens et américains continuent de subventionner l’occupation israélienne illégale en payant la note de ses violations du droit international et de sa destruction aveugle des projets qu’ils ont eux-mêmes financés.
Aussi nécessaire qu’elle soit aujourd’hui à Gaza, sans l’application effective d’une pression politique, économique, et diplomatique sur Israël pour qu’il mette fin à son occupation et à ses autres formes d’oppression, l’aide humanitaire ne peut être comprise autrement que comme une subvention à l’oppresseur qui perpétue son impunité.
Les Palestiniens ont, par-dessus tout, besoin de solidarité, pas de charité
. »

Il est temps de se servir de tous les moyens offerts par la diplomatie pour s’attacher à prévenir les futurs carnages. Aussi il est temps d’écouter la voix de ces Palestiniens honnêtes et sincères qui ne se servent pas de leur noble cause pour satisfaire leurs intérêts personnels ou collaborer avec l’occupant.

Faute de quoi, le cycle de violences et de massacres, en Cisjordanie et à Gaza, les bouclages et les barrages militaires humiliants, les rafles quotidiennes, les exécutions extrajudiciaires, les arrestations, les tortures, tout cela va continuer.

Silvia Cattori


[1] Voir :
 « Nous pressons nos gouvernements de mettre immédiatement fin au carnage », par Silvia Cattori, Mondialisation, 7 janvier 2009.
 « Gaza : Les leçons d’un carnage », par Silvia Cattori, Mondialisation, 13 janvier 2009.
 « Gaza : Une diplomatie complice du carnage », par Silvia Cattori, Mondialisation, 19 janvier 2009.

[2] « Combien de morts faudra-t-il encore à Gaza ! », par Pierre Ruetschi, quotidien 24 Heures, 2 février 2009.

[3] Cette citation se réfère à votre réponse du 28 janvier 2009 à une citoyenne de Neuchâtel qui vous avait interpellée le 28 décembre 2008.

[4] Dans un article daté du 28 décembre 2008 et intitulé « Most casualties were non-combatants, civilians », le Centre Al Mezan pour les droits de l’homme soulignait : « que, selon le droit international, des policiers qui ne prennent pas part aux hostilités ne peuvent être considérés comme des objectifs militaires et ne doivent pas être délibéremment visés ».

[5] Voir : « Davantage d’action politique en-dehors de la Palestine ! », par Silvia Cattori, Mondialisation, 27 janvier 2009.

[6] Voir :
 « Le Hamas incarne la résistance d’un peuple colonisé », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 29 décembre 2008.
 « Gaza meurt dans l’indifférence, au su et au vu du monde », par Silvia Cattori, Mondialisation, 4 juin 2008.
 « Les soldats d’Israël ont fait de Gaza un tombeau », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 21 avril 2008.
 « Le ghetto de Gaza raconté par ceux qui y sont enfermés », par Silvia Cattori, Mondialisation, 1er février 2008.
 « Gaza : Chaque Palestinien est une cible pour l’armée israélienne », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 19 janvier 2008.
 « Gaza : Sortir le drapeau blanc ne suffira pas », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 18 janvier 2008.
 « Palestine : Les ravages d’un boycott criminel », par Silvia Cattori, Mondialisation, 14 mai 2007.
 « Beit Hanoun : « Ils tirent sur tout ce qui bouge » », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 3 novembre 2006.
 « Gaza : Israël mène une guerre de purification ethnique », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 2 août 2006.
 « Le retrait de Gaza : une nouvelle occasion d’épuration ethnique », par silvia Cattori, silviacattori.net, 24 janvier 2006.

[7] Voir : « Israel threatens to unleash « holocaust » in Gaza », par James Hider, Times Online, 1er mars 2008.

[8] Voir note (3).

[9] Voir note (3).

[10] Voir :
 « Les « Accords de Genève » vus de Naplouse », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 1er décembre 2003.
 « Un plan de paix sur fond de sang et de larmes », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 5 décembre 2003.

[11] Cette citation se réfère à votre réponse du 13 janvier 2006 à une citoyenne de Neuchâtel qui vous avait interpellée à ce sujet.


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