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26/01/2009

n°424 - Dossier de Palestine - 25-01-Début - la défaite dans la guerre de Gaza est le commencement de la chute sérieuse du régime d’Israël


n°424 - Dossier de Palestine  - 25-01-Début - la défaite dans la guerre de Gaza est le commencement de la chute sérieuse du régime d’Israël



                    Dossier de Palestine      

     N°424                                                                                                               25-01

                                        C.De Broeder     &               M.Lemaire   



Sommaire

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 La guerre médiatique d’Israël.

1-2 Gaza : Al Jazeera place ses reportages de guerre sous licence Creative Commons.

1-3 Une délégation de journalistes visite Gaza pour voir les résultats des agressions.

2 Les brèves

2-1 Plainte contre Israël, pour « crimes de guerre systématiques.

2-2 (le culot d’ASF) des plaintes contre le Hamas pour « crimes de guerre ».

2-3 A Gaza, il faut envoyer des équipes médicales pour ramasser les preuves des crimes israéliens.

2-4 Gaza: Amnesty enquête sur les ravages des obus au phosphore israélien.

2-5 Ban Ki-moon choqué et scandalisé par ce qu'il a vu à Gaza.

2-6 La traque commence : première visée Tzipi Livni ?

2-7 Gaza : le Hamas va verser 1 000 euros à la famille de chaque tués.

2-8 La défaite d'Israël à Gaza, le début de la fin.

2-9 Obama le pacifiant…

Suite

3 Dossier

3-1 Barack Obama poussera-t-il Israël à oser la paix ?

3-2 Carlo Frabetti : Les vieux habits de l’empereur.

3-3 Mechaal :"la bataille de Gaza a établi une sérieuse stratégie pour la libération de la Palestine".

3-4 Le Hamas à l’épreuve de la guerre frontale.

3-5 Les dirigeants israéliens devront rendre compte.

3-6 Elna Sondergaard : Il est temps qu’Israël passe en jugement.

Fin

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Carnage A Gaza: Un Remake De L'Holocauste.

4-2 Ali Larijani : la défaite dans la guerre de Gaza est le commencement de la chute sérieuse du régime d’Israël.

4-3 Le témoignage de M. Ramzi, médecin belge, de retour de Gaza.

4-4 Mohamed Belaali : Ils ont violé notre conscience d’hommes et de femmes.

4-5 Faites justice aux criminels israéliens, maintenant !



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 La guerre médiatique d’Israël.

Les scènes de sang, de cadavres d’enfants et de demeures démolies ont marqué la couverture médiatique dans le monde entier de la sale guerre menée par Israël contre le peuple palestinien à Gaza. Pourtant, la tendance dominante des médias occidentaux, en dépit du refus catégorique des atrocités qui ont ponctué cette guerre, était alignée en grande partie sur Israël.
Mohamed Salmawy - Al Ahram hebdo

Les médias occidentaux ont tendance à comprendre la vision israélienne plus que la vision arabe et à sympathiser avec les Israéliens plus qu’ils ne le font avec les Arabes. La question est de savoir le pourquoi de cette position.

La réponse la plus facile à cette question et qui nous épargne la peine de faire des études et de l’analyse serait de dire que la raison revient à la nature de l’Occident qui est hostile aux Arabes, à leur religion, à leur culture, voire même à leur race. Ces dires, outre le caractère superficiel qu’ils laissent apparaître, sont déprimants car ils semblent reposer sur des a priori difficiles à changer. Cela dit une analyse subtile de cette situation pourrait expliquer les raisons de cette attitude de manière scientifique, et par conséquent chercher la possibilité de modifier ces vues.

L’une des meilleures analyses que j’ai lues à propos de la politique médiatique israélienne est celle récemment publiée par le célèbre analyste américain James Zoghby, d’origine arabe, directeur de l’Institut arabo-américain à Washington, dans son article intitulé L’observatoire de Washington. Selon Zoghby, ce qui détermine la politique médiatique dans la couverture des événements du Moyen-Orient est une stratégie qu’Israël a exclusivement adoptée depuis des années.

Zoghby affirme que cette stratégie repose sur l’insistance et la répétition des informations jusqu’à ce qu’elles se transforment en des réalités toutes faites et des constats que les Arabes ne pourront plus dénier plus tard. Cette stratégie repose sur les bases suivantes. D’abord l’idée que la victoire revient à celui qui anticipe dans la présentation des événements. Dans l’état actuel de guerre, nous remarquons qu’Israël a devancé les Arabes et a déterminé le début de la guerre devant les médias occidentaux, comme étant le 19 décembre, lorsque le Hamas a violé l’accord de trêve préalablement conclu. Ils ont ignoré évidemment les violations répétées par Israël de cet accord ainsi que son engagement à lever le blocus imposé à Gaza.

Ensuite, des idées stéréotypées prédominent. C’est à partir de cette perspective que les Israéliens ont dirigé les médias occidentaux vers les idées stéréotypées qu’ils ont contribué à ancrer. Des stéréotypes qui présentent Israël de manière positive et le côté palestinien de manière négative. Ils ont compté sur la logique selon laquelle « l’humanisme » israélien fait face au terrorisme palestinien. A partir de là, ils ont transmis les images de citoyens israéliens vivant dans un état de terreur à cause des roquettes palestiniennes. Alors que de l’autre côté, nous avons les Palestiniens qui sont exposés à la mort mais réduits à l’état de chiffres avec chaque bulletin d’informations.

D’autre part, ils anticipent les événements en comptant sur les erreurs de l’autre côté. Ainsi Israël a compté, tel qu’il l’avait prévu, sur la multiplication du nombre de roquettes lancées par Hamas, ainsi que sur le langage de menace qu’emploient ses dirigeants. Simultanément, Israël a tenu à exprimer ses regrets pour le nombre de victimes que la guerre a causées, y compris les palestiniennes.

De plus, Israël a tenu à être présent dans les médias, tout en essayant d’écarter les représentants de l’autre bord. Il a toujours tenu à débuter sa guerre par une armée de porte-parole officiels qui excellent dans le langage médiatique de chaque pays occidental. Sur ce point précis, Zoghby dit que ce n’est pas un hasard qu’Israël ait nommé un consul d’origine arabe dans la ville américaine d’Atlanta, surtout que le siège de la CNN s’y trouve. En même temps, Israël a interdit l’entrée des médias internationaux à Gaza, de quoi contrôler les atrocités qui ont lieu sur le terrain.

Il a recours aussi à un démenti rapide des informations qui auraient pu s’infiltrer et qu’il veut cacher, en présentant une version alternative qui met le tort du côté palestinien. Ainsi, si Israël avait tué des civils innocents, la version qu’il transmettrait serait de dire que cela était la faute des Palestiniens terroristes qui utilisent les civils comme bouclier. Ainsi, le massacre des Palestiniens devient la responsabilité des Palestiniens eux-mêmes.

Par ailleurs, James Zoghby démontre dans son analyse un autre facteur propre aux Etats-Unis, selon lequel, au même moment où s’applique cette stratégie médiatique, les tentatives d’influencer les milieux politiques sont activées. Ainsi l’opinion publique américaine s’aperçoit que ce qu’elle visionne dans les médias est la réalité confirmée par le Congrès et la Maison-Blanche. Une telle répétition contribue à encercler l’opinion publique et à enraciner les conceptions erronées que lui présente Israël.

Enfin, nous arrivons au dernier point de cette stratégie et auquel on a recours lorsque tous les facteurs précédents enregistrent un échec. C’est rien d’autre que le recours à l’accusation d’antisémitisme. L’objectif étant d’écarter toute opinion critiquant Israël et allant à l’encontre de la version qu’il veut ancrer. Dans ce cas-là, Israël recourt à la transmission de cas flagrants d’hostilité contre les juifs qu’il généralise à tous ceux qui le critiquent mettant chacun d’eux dans un état d’autodéfense.

Alors que je lisais l’analyse de James Zoghby, mon ami Ali Al-Biblawi m’a envoyé une lettre pour me dire qu’il a remarqué à travers son suivi des médias occidentaux qu’Israël menait une campagne d’envergure reposant sur des propos logiques et convaincants. Selon lesquels il n’y a pas de pays de par le monde qui puisse vivre sous la menace des bombardements et qu’Israël menait cette guerre pour protéger les civils de ce danger qui les menace. Selon Al-Biblawi, nous devons adopter une contre-campagne reposant sur trois axes.

Premièrement, il n’y a pas dans notre monde d’aujourd’hui d’Etats colonisateurs sauf Israël et les Etats-Unis. Et qu’il n’y a pas de peuple au monde aujourd’hui qui puisse vivre sous le joug de l’occupation plus de 60 ans sans qu’il ne résiste à l’occupation par toutes les armes qu’il possède, et que les territoires bombardés par les Palestiniens, notamment les colonies, sont à l’origine des territoires arabes que les habitants originaux ont été obligés de délaisser. Des habitants qui ont été contraints à vivre pour la plupart comme des réfugiés à Gaza. Au lieu de demander aux Palestiniens pourquoi ils bombardent ces territoires, nous devons plutôt nous adresser aux Israéliens pour leur demander : pourquoi vivez-vous sur des territoires qui ne sont pas les vôtres, alors que leurs propriétaires originaux possèdent toujours leurs contrats de propriété ? Pourquoi occupez-vous les territoires d’autrui, pourquoi refusez-vous qu’ils disposent de leur Etat, tel qu’il est stipulé dans la résolution de l’établissement du votre Etat ?

L’ami qui m’a envoyé cette lettre disait qu’il n’imaginait pas qu’Israël puisse revenir sur sa position si nous menions une telle campagne. Car Israël ne se soumet qu’à la force et ne se retire que s’il se trouve obligé de le faire sur le champ de bataille. Cependant, nous ne devons pas laisser l’arène médiatique devant Israël pour qu’il fasse ce qu’il veut. Il est probable que nous réussirons à éveiller la conscience mondiale et à affaiblir la logique israélienne si Tel-Aviv se rend compte que le monde connaît la vérité. A son avis, ceci est le droit qui revient aux héros-martyrs pour qu’ils ne soient pas considérés par les médias occidentaux comme des terroristes

Al-Ahram/hebdo - Semaine du 21 au 27 janvier 2009, numéro 750 (Opinion)

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article


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n°424 - Dossier de Palestine - 25-01-Suite - la défaite dans la guerre de Gaza est le commencement de la chute sérieuse du régime d’Israël

n°424 - Dossier de Palestine  - 25-01-Suite - la défaite dans la guerre de Gaza est le commencement de la chute sérieuse du régime d’Israël



                    Dossier de Palestine      

     N°424                                                                                                               25-01

                                        C.De Broeder     &               M.Lemaire   



Sommaire

3 Dossier

3-1 Barack Obama poussera-t-il Israël à oser la paix ?

3-2 Carlo Frabetti : Les vieux habits de l’empereur.

3-3 Mechaal :"la bataille de Gaza a établi une sérieuse stratégie pour la libération de la Palestine".

3-4 Le Hamas à l’épreuve de la guerre frontale.

3-5 Les dirigeants israéliens devront rendre compte.

3-6 Elna Sondergaard : Il est temps qu’Israël passe en jugement.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Carnage A Gaza: Un Remake De L'Holocauste.

4-2 Ali Larijani : la défaite dans la guerre de Gaza est le commencement de la chute sérieuse du régime d’Israël.

4-3 Le témoignage de M. Ramzi, médecin belge, de retour de Gaza.

4-4 Mohamed Belaali : Ils ont violé notre conscience d’hommes et de femmes.

4-5 Faites justice aux criminels israéliens, maintenant !


3 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Barack Obama poussera-t-il Israël à oser la paix ?

20 janvier

Les autorités israéliennes ont tenu à mettre un terme à leurs terribles opérations militaires dans la bande de Gaza avant la prestation de serment de Barack Obama ce mardi à Washington. Histoire, sans doute, de ne pas l'accueillir avec un dossier international trop brûlant.

Barack Obama ! Il ne se trouve guère d'Arabes à penser que le nouveau pensionnaire de la Maison-Blanche aura à cœur de régler la question palestinienne. Pourtant, on ne peut manquer de remarquer que le nouveau président américain s'est jusqu'ici refusé à faire des déclarations substantielles sur le sujet. Ce constat se révèle un peu maigre pour en déduire que les États-Unis se dirigent vers une politique plus équilibrée, moins pro-israélienne. Ce serait pourtant dans l'intérêt des Américains et aussi… des Israéliens.

Jusqu'à présent, en effet, Israël, soutenu par Washington et Bruxelles, a combattu pendant quinze mois la mainmise du Hamas islamiste à Gaza par la technique du blocus économique (avant les opérations militaires des trois dernières semaines). Ce faisant, on assistait à un curieux spectacle, celui de la seule population occupée (ici encerclée) au monde à subir un siège en bonne et due forme de la part de la communauté internationale.

La guerre et les massacres auxquels elle a donné lieu le montrent : cette méthode a échoué.

Tout en partageant la volonté israélienne de faire cesser la contrebande d'armes du Hamas, la communauté internationale réclame maintenant d'Israël qu'il rouvre les points de passage. Pour que Gaza puisse enfin revivre. Faut-il rappeler que cette revendication se trouvait être la principale requête du Hamas avant la guerre ? Que de vies eût-on pu épargner, que de destructions eût-on pu économiser si on s'était avisé plus tôt que punir une population pour les fautes de ses maîtres ne la mènera pas à choisir la modération.

Obama avait déjà inquiété plus d'un Israélien en estimant, en campagne électorale, que le dialogue était peut-être préférable avec l'Iran plutôt que l'option de la confrontation. Saura-t-il convaincre les Israéliens que leur propre intérêt exige une paix qu'ils ont jusqu'ici refusée, même au très modéré président palestinien Mahmoud Abbas ?

http://www.lesoir.be/forum/editos/barack-obama-poussera-t-il-2009-01-20-683199.shtml


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n°424 - Dossier de Palestine - 25-01-Fin- la défaite dans la guerre de Gaza est le commencement de la chute sérieuse du régime d’Israël


n°424 - Dossier de Palestine  - 25-01-Fin- la défaite dans la guerre de Gaza est le commencement de la chute sérieuse du régime d’Israël



                    Dossier de Palestine      

     N°424                                                                                                               25-01

                                        C.De Broeder     &               M.Lemaire   



Sommaire

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Carnage A Gaza: Un Remake De L'Holocauste.

4-2 Ali Larijani : la défaite dans la guerre de Gaza est le commencement de la chute sérieuse du régime d’Israël.

4-3 Le témoignage de M. Ramzi, médecin belge, de retour de Gaza.

4-4 Mohamed Belaali : Ils ont violé notre conscience d’hommes et de femmes.

4-5 Faites justice aux criminels israéliens, maintenant !


4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 Carnage A Gaza: Un Remake De L'Holocauste.

J'ai été élevé comme un Juif orthodoxe et un Sioniste. Sur l'étagère de notre cuisine, il y avait une boîte en fer pour le Jewish National Fund (Fond National Juif) où nous mettions des pièces pour aider les pionniers à construire une présence juive en Palestine. Je suis allé pour la première fois en Israël en 1961, et depuis j'y suis allé un nombre incalculable de fois. J'avais de la famille en Israël et des amis en Israël. L’un d'entre eux a combattu durant les guerres de 1956, 1967, et 1973, et a été blessé lors de deux d'entre elles. L'épingle de cravate que je porte est faite d'une décoration militaire qu'il a reçue et qu'il m'a offerte. J'ai connu la plupart des premiers ministres d'Israël, en commençant par le père fondateur le Premier Ministre David Ben Gourion. Golda Meir était mon amie, de même qu'Ygal Allon, vice premier ministre, qui, comme général, s'est emparé du Negev pour Israël lors de la guerre d'indépendance de 1948.
Mes parents sont arrivés en Grande Bretagne comme réfugiés de Pologne. La plupart des membres de leurs familles ont par la suite été assassinés par les Nazis pendant l'Holocauste. Ma grand mère était malade alitée quand les Nazis son venus dans la ville où elle habitait, Staszow. Un soldat allemand l'a tuée dans son lit. Ma grand mère n'est pas morte pour couvrir les assassinats de grands mères palestiniennes à Gaza par les soldats israéliens. L'actuel gouvernement israélien exploite impitoyablement et cyniquement la culpabilité continuelle des Gentiles (Non Juifs) à cause du massacre des Juifs pendant l'Holocauste comme justification pour leurs assassinats de Palestiniens. Cela signifie que la vie juive est précieuse mais que les vies des Palestiniens ne comptent pas.
Sur Sky News il y a quelques jours, on a demandé à la porte parole de l'armée israélienne, le Major Leibovich, si les tueries israéliennes, à ce moment là de 800 Palestiniens - le total actuellement est de 1000 (depuis il a grimpé à 1300 et continuera puisque des corps ensevelis sous les gravas sont retrouvés tous les jours ndlt ). Elle a répliqué que "500 d'entre eux étaient des militants". C'était la réponse d'une Nazie. Je suppose que les Juifs combattant pour sauver leurs vies dans le Ghetto de Varsovie auraient pu être qualifiés de militants.
La ministre des affaires étrangères israélienne, Tzipi Livni, affirme que son gouvernement n'aura rien à voir avec le Hamas, parce que ce sont des terroristes. Le père de Tzipi livni, Eitan Livni, était un officier, chef des opérations du groupe terroriste, Irgoun Zvai Leumi, qui a organisé l'attentat contre l'hôtel King David à Jerusalem qui a fait 91 victimes dont 4 juifs.
Israël est né du terrorisme Juif, les terroristes Juifs ont pendu deux sergeants britanniques et ont bourré leurs cors d'explosifs. L'Irgun, ensemble avec le gang terroriste Stern, a massacré 254 Palestiniens en 1948 dans le village de Deir Yassin. Aujourd'hui, l'actuel gouvernement israélien montre qu'il serait prêt, dans des circonstances acceptables pour eux, à négocier avec le Président Palestinien Abbas du Fatah. C'est trop tard pour cela. Ils auraient pu négocier avec le dirigeant précédent du Fatah, Yasser Arafat, qui était un de mes amis. Au lieu de cela, ils l'ont assiègé dans un bunker à Ramallah, où je lui ai rendu visite. A cause de la chute du Fatah depuis la mort d'Arafat, le Hamas a gagné les élections palestiniennes en 2006. Le Hamas est une organisation profondément inquiétante, mais elle a été démocratiquement élue, et c'est la réalite de terrain. Le boycott du Hamas, inclus par notre gouvernement, a été une grave erreur, suivie de conséquences horribles.
Le fabuleux ministre des affaires étrangères israélien, Abba Eban, avec qui j'ai fait campagne pour la paix dans de nombreuses tribunes, a dit : " vous faites la paix en parlant avec vos ennemis"
Quelque soit le nombre de Palestiniens que les Israéliens assassinent à Gaza, ils ne peuvent pas résoudre ce problème existentiel en utilisant des moyens militaires. Quand et comment le combat se termine, il y aura toujours 1,5 millions de Palestiniens dans Gaza, et 2,5 millions de Palestiniens en plus en Cisjordanie.Les Israéliens les traitent comme des moins que rien, avec des centaines de barrages et avec les horribles habitants des colonies juives illégales qui les harassent aussi. Le moment viendra, bientôt, quand ils dépasseront en nombre la population juive d'Israël.
Il est temps que notre gouvernement fasse clairement comprendre au gouvernement israélien que leur conduite et politiques sont inacceptables, et d'imposer un embargo total sur les armes à destination d'Israël.
il est temps de faire la paix, mais la vraie paix, pas la solution basée sur la conquête qui est le but réel d'Israël, mais qu'il lui est impossible d'atteindre. Ils ne sont pas simplement criminels de guerre, ils sont fous.
Source : HN/MMN www.presstv.ir -19/01/09
Traduction Mireille Delamarre
http://www.planetenonviolence.org/Carnage-a-Gaza-Un-Remake-De-l-Holocauste_a1794.html


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25/01/2009

n°423 - Journal de Palestine - 23-01-Début - Obama défend "Israël".


Journal de Palestine                                  

n°423                              23-01

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré a part

L’holocauste israélien contre la bande de Gaza continue : 1.414 morts et plus de 5.530 blessés.

Bahr demande au TPI d’arrêter les dirigeants israéliens responsables des massacres perpétrés à Gaza.

La guerre continue ... Israël exclut de rouvrir totalement la frontière avec la bande de Gaza tant que le Hamas contrôle le territoire palestinien…

Paroles & actions du président cette semaine ...

Obama et son message pour le monde de l'Islam

Obama en phase avec la ligne de son prédécesseur…

Obama défend "Israël".

Suite 1

Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

3 Politique

Palestinienne

Israélienne

Suite 2

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Témoignage d’enfants de Gaza, cas de Dalal Abu Aïcha 



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n°423 - Journal de Palestine - 23-01-Suite 1 - Obama défend "Israël".


n°423 - Journal  de Palestine - 23-01-Suite 1 - Obama défend "Israël".



Journal de Palestine                                  

n°423                              23-01

C.De Broeder & M.Lemaire


Sommaire  -Suite 1 -

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

3 Politique

Palestinienne

Israélienne



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Résistance

Les tunnels de Gaza seraient à nouveau opérationnels.

Les tunnels reliant la Bande de Gaza à l'Egypte sont à nouveau opérationnels, malgré les centaines de bombes et de missiles qui les ont visés pendant la récente offensive israélienne.

C'est fonctionnel depuis ce matin", assure Abou Wahda.

Selon Abou Wahda, le passage d'un mètre de haut dans lequel il se trouve, situé sous les sables mous de Gaza, n'a pas encore été complètement consolidé. Il reste dangereux pour les huit personnes travaillant pour lui qui font la navette entre l'Egypte et la Bande de Gaza pour passer des produits.

"Mais le pire danger vient du ciel, s'ils bombardent à nouveau", précise-t-il. Un jeune a été posté à proximité pour scruter le ciel en cas d'arrivée d'avions israéliens.

Tsahal dit avoir détruit 60 à 70% des tunnels avant le cessez-le-feu de dimanche. Israël estime qu'il y avait environ 300 tunnels avant l'offensive.

Alfred de Montesquiou

AP

23-01

23-01

A Rafah, ville frontalière où la quasi-totalité des tunnels sont creusés, des résistants ont dit à l'Associated Press qu'il y avait environ 1.000 tunnels opérationnels avant le bombardement.

La plupart des tunnels ont été creusés après le blocus de Gaza par Israël et l'Egypte, en juin 2007.

La plupart des tunnels sont utilisés pour contourner le blocus israélien et importer des produits qui manquent (carburant, vêtements, matériaux de construction, cigarettes, et même des chips dont les habitants de Gaza ont très envie après un mois pendant lequel ils ont dû survivre avec des rations de guerre).

Les tunnels, qui se trouvent à une quinzaine de mètres sous terre, sont en général longs de 800 mètres entre la Bande de Gaza et l'Egypte, où leur entrée est en général caché à l'intérieur des maisons.

Le Hamas ne prècise pas s'il fait passer des armes et de l'argent à travers les tunnels, mais il considère qu'il s'agit d'un commerce légitime. "Les gens n'auraient pas besoin des tunnels si la frontière était ouverte", a expliqué jeudi à l'AP Ehab Ghussein, porte-parole du ministère de l'Intérieur du Hamas.

Alfred de Montesquiou

AP

23-01

 

23-01

"Les points de passage de Gaza devraient être ouverts pour permettre l'acheminement de l'aide internationale et les échanges commerciaux, avec les observateurs appropriés et la participation de l'Autorité palestinienne et de la communauté internationale", a déclaré M. Obama.

"Les secours devraient pouvoir atteindre les Palestiniens innocents qui en dépendent", a-t-il ajouté.

Claire SNEGAROFF

AFP


Bande de Gaza - Au jour le jour

21-01

Les forces de l’occupation ont envahi, ce matin mercredi 21/1, le village de Khouzaa, à l’est de Khan Younès dans la Bande de Gaza, en ouvrant le feu de façon hasardeuse dans une nouvelle violation au cessez-le-feu annoncé par l’occupation.
Des sources locales ont dit au correspondant du centre palestinien d'information que plusieurs chars, ainsi qu'un bulldozer militaire,  ont envahi la région, en rasant des terres agricoles.

On note que les forces occupantes ont effectué plusieurs incursions dans la région durant les derniers jours, en bombardent plus de 100 maisons palestiniennes et rasant de grandes surfaces de terres agricoles.
CPI

20-01

L’organisation des Nations unies ‘Handicap International’ et les autres membres de la Campagne internationale pour interdire l’utilisation des mines antipersonnel (ICBL), ont appelé l’Etat israélien de ne plus utiliser ces armes barbares.

Mais Israël reste sourd à ces appels et sème ces armes meurtrières dans Gaza avant de se replier.

.Les services publics ont demandé aux ambulances et aux personnes d’éviter les endroits dangereux, à cause des mines antipersonnel semés par l’état sioniste.

http://www.aljazeera.net/NR/exeres/0BA9192A-4BE5-4511-AC08-11FB6422343B.htm

20-01

Deux enfants ont été tués mardi lorsque un engin explosif laissé par l’armée israélienne a explosé à l’est de Gaza ville.
Le docteur Muawiya Hassanein, directeur général du service d’urgence et ambulancier au Ministère de la Santé, a dit que Abdullah Hassanain, 10 ans, et Shuruq Hassanein, 11 ans, «ont été tués alors qu’ils jouaient».
«Ils ont été transférés à l’hôpital. Leurs corps étaient déchiquetés», a-t-il ajouté.
Dans un autre incident depuis que l’administration israélienne a déclaré un cessez-le-feu, les sources médicales rapportent un autre mort. Le nombre des morts palestiniens s’élève ainsi à 1414.
Kamal Al-Attar, agriculteur, se trouvait à l’est de Jabalyia lorsqu’il a été tué par des tirs des forces israéliennes stationnées à la frontière dans le nord de la bande de Gaza. Il a été transporté à l’hôpital Kamal-Adwan à Beit Lahya.
Des témoins ont raconté que la flotte israélienne au large de la côte de Gaza a tiré plusieurs bombes sur les bateaux de pêche palestiniens, sans faire de victime. Après que le secteur de la pêche ait subi des pertes économiques énormes, des dizaines de Palestiniens sont repartis en mer aujourd’hui.
34 millions de dollars du Koweït et un milliard de l’Arabie Saoudite aideront en partie à les compenser. (PNN)

21-01

Les soldats d’occupation n’ont pas été seulement assassins , mais ils étaient aussi "voleurs" ; ils ont pillé les maisons à la recherche de tout ce qui peut être précieux au cours de leurs opérations militaires, qui a duré 23 jours dans le secteur.

http://www.aljazeera.net/NR/exeres/CE164DA3-98AB-4986-9AB6-45C37EDD57B9.htm

22-01

Cinq Palestiniens ont été blessés à Gaza par des tirs de navires de guerre israéliens, selon des sources médicales.

Cinq Palestiniens ont été blessés, dont deux grièvement, jeudi par des missiles tirés par des navires de guerre israéliens sur une zone dans l’ouest de la ville de Gaza, ont rapporté du personnel médical et des témoins.

Plusieurs bâtiments de guerre israéliens ont tiré des douzaines d’obus sur la côte ouest de la bande de Gaza, notamment sur le camp de réfugiés de Shati (côte), situé dans l’ouest de Gaza, blessant au moins cinq personnes, selon des habitants.

Moawiya Hassanine, responsable en chef des services d’urgence de la bande de Gaza, a indiqué à des médias que les cinq Palestiniens blessés ont été évacués vers l’hôpital Shifa, et il a ajouté que deux de ces victimes se trouvent dans un état grave.

Afp & CPI


Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour

22-01

Les services de la sécurité de Mahmoud Abbas ont enlevé plus de 30 partisans du Hamas à cause de leur participation à des marches de soutien aux habitants de la Bande de Gaza.
Des sources locales ont déclaré que la sécurité d'Abbas lance des campagnes d'arrestations contre les partisans du Hamas depuis le vendredi dernier, en arrêtant plus de 30 partisans du Hamas dont des Imams, des instituteurs et des étudiants.
Cette campagne d'enlèvement aux partisans du Hamas est venue après la grande marche populaire organisée, le vendredi dernier, dans la ville de Toulkarem pour soutenir les habitants de la Bande de Gaza et appuyer la résistance palestinienne.

http://www.palestine-info.cc

22-01

Les militaires occupants ont arrêté 9 Palestiniens en Cisjordanie. D'après le website de l'agence d'information officielle qatarie, Qana, citant les sources palestiniennes, les forces du régime sioniste ont enlevé ces neuf Palestiniens, mercredi, tôt dans la matinée, après une incursion dans un village, dans le sud-est de Jenine, en Cisjordanie. Les militaires israéliens enlèvent et arrêtent des jeunes palestiniens, sous divers prétextes, dans leurs agressions contre les régions cisjordaniennes. Environ 12. 000 Palestiniens croupissent dans les geôles du régime sioniste.

http://french.irib.ir

 

Les occupants attaquent les Palestiniens de la Cisjordanie qui fêtaient la victoire de la résistance.

Le Hamas a organisé, aujourd’hui vendredi 23 janvier 2009, une manifestation pour célébrer la victoire de la résistance dans la bande de Gaza.

Nombreux étaient les participants.

La manifestation est sortie dans le quartier d’Abou Snina, au sud de la ville d’Al-Khalil (Hébron).

Les participants criaient des slogans soutenant la résistance, les brigades d’Al-Qassam et le gouvernement légitime de Gaza. Ils ont hissé des drapeaux unificateurs et des miniatures de roquettes Al-Qassam.

Les forces israéliennes d'occupation ont fait barrage à cette manifestation, dès son commencement. Des confrontations se sont produites entre les manifestants et les soldats de l’occupation israélienne. Les participants ont jeté sur les soldats des pierres et des cocktails Molotov, après que les Israéliens avaient tiré des balles réelles et des bombes lacrymogènes.

Plusieurs personnes ont été blessées et asphyxiées.

Les confrontations entre les jeunes palestiniens et les forces israéliennes d'occupation se sont propagées dans plusieurs quartiers du sud de la ville.

A noter que le mouvement du Hamas organise chaque semaine des manifestations pour soutenir Gaza, dans la région sud sous occupation israélienne.

Al-Khalil –

CPI

23-01 



2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)


Civils & résistants tués                                                                            :  7.47

Palestiniens blessés                                                                               :  54.581

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.198

                                                                                                                ( 358 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6.577

                                                                                                                ( 545  militaires/policiers)


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  



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n°423 - Journal de Palestine - 23-01-Suite 2 - Obama défend "Israël".


n°423 - Journal  de Palestine - 23-01-Suite 2 - Obama défend "Israël".



Journal de Palestine                                  

n°423                              23-01

C.De Broeder & M.Lemaire


Sommaire  -Suite 1 -

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Témoignage d’enfants de Gaza, cas de Dalal Abu Aïcha 



3 Politique Internationale des térritoires occupés

a) Pays Arabes & voisins

La ligue islamique :"les sionistes doivent être jugés de leurs crimes de guerre".
La Ligue islamique en Grande-Bretagne a appelé la communauté internationale, les institutions des sociétés civiles et les organisations juridiques concernées, à déployer tous les efforts pour poursuivre les criminels sionistes et les emmener devant les cours pénales internationales pour les juger de leurs crimes de guerres contre les civils innocents de Gaza, notamment les enfants, les femmes et personnes âgées, durant leur guerre barbare qui a durée plus de 22 jours consécutifs.
Le chef da la ligue islamique en Grande-Bretagne, Ahmed Al Rawi, a évalué fortement lors d'une conférence de presse, les positions arabes publiées lors des deux sommets arabes, à Doha et au Kuweit, tout en appelant à unir la position arabe et renforcer les efforts pour soutenir le peuple palestinien.

Al Rawi a salué fortement les efforts et de soutien déployés par les institutions arabes, islamiques et internationales, notamment la solidarité des hommes libres au monde entier qui ont marqué un éminent acte humanitaire envers les habitants innocents de Gaza agressés, ainsi que ceux qui ont proclamé le droit légitime du peuple palestinien à lutter contre l'occupation israélienne qui continue de confisquer les terres des palestiniens et les priver de leurs droits légaux.

Il a attiré l'attention au monde entier sur les crimes de guerre très flagrants contre plus de 1300 martyrs dont plus de 410 enfants, et plus de 5450 blessés dont leur moitié sont des enfants et des femmes, tout en révélant également que la majorité des victimes sont des civils innocents.

"Les opérations militaires sionistes sauvages, durant 22 jours, ont ciblé des civils innocents dans leurs maisons, dans les sièges onusiens, dans des endroits de la société civile, en utilisant des armes lourdes et interdites au niveau international, dont des obus de phosphore blanc, chose qui a causé de grands désastres à Gaza et beaucoup de victimes civils innocents", a souligné Al Rawi en appelant à emmener les criminels sionistes aux cours pénales internationales.

CPI 

23/1


Ahmed Jibril demande la démission de Mahmoud Abbas

Le secrétaire général du Front pour la Libération de la ‎Palestine, FPLP, a déclaré hier à l'antenne d'Al-Alam que le plan ‎de paix arabe ne garantissait pas les demandes et les droits du ‎peuple palestinien. Ahmed Jibril a souligné que certains pays ‎arabes, sous pression américano-européenne, s'étaient vus obligés ‎de mettre en avant le plan de paix arabe, alors que les Palestiniens ‎exigeaient qu'il soit annulé et remplacé par un autre plan, élaboré ‎dans le cadre de la Ligue arabe et sur la base du traité de la défense ‎commune arabe. Ahmed Jibril a réitéré que la Résistance ‎palestinienne n'avait pas de confiance en Mahmoud Abbas ni au ‎président égyptien Hosni Mobarak pour mener la médiation entre ‎Palestiniens et Israéliens. « Mahmoud Abbas n'a fait que ‎multiplier les colonies sionistes et modifier le tissu démographique ‎en faveur des sionistes à Beitolmoqaddas. », a déploré Ahmed ‎Jibril avant de souligner que Mahmoud Abbas et certains ‎dirigeants arabes ne voulaient pas que les groupes de la Résistance ‎dirige le peuple palestinien. Rappelant que le mandat de Mahmoud ‎Abbas a expiré, le Secrétaire général du FPLP, a déclaré que la ‎donne d'avant la guerre de Gaza est différente de celle d'après. Il a ‎ensuite demandé la démission de Mahmoud Abbas et proposé la ‎tenue des élections générales à l'intérieur et à l'extérieur de la ‎Palestine pour élire le nouveau président. Le Secrétaire général du ‎FPLP commandement général a vivement critiqué les positions de ‎Hosni Mobarak surtout au sujet de la tragédie de Gaza lui ‎demandant de prendre modèle de l'Iran qui a soutenu la Résistance.‎

22 Janvier

IRIB-


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n°423 - Journal de Palestine - 23-01-Suite 2 - Obama défend "Israël".


n°423 - Journal  de Palestine - 23-01-Suite 2 - Obama défend "Israël".



Journal de Palestine                                  

n°423                              23-01

C.De Broeder & M.Lemaire


Sommaire  -Suite 2 -

4 Politique internationale des territoires occupés -Suite 1 -

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Témoignage d’enfants de Gaza, cas de Dalal Abu Aïcha 



Organisations Mondiales & régionales

Otan - 3 Onu - 4 Nations Unies - Banque Mondiale- Mouvement des non-aligné (MNA)

Onu

 23-01

Israël a détruit les infrastructures du futur Etat palestinien plutôt que celles des terroristes(ndlr : Lire Hamas), a déclaré vendredi John Ging, directeur des opérations à Gaza de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).
 "Les responsabilités doivent être établies au sujet des raisons pour lesquelles l'armée de l'air israélienne a frappé les infrastructures de l'Etat palestinien plutôt que les infrastructures de la terreur", a affirmé M. Ging depuis Gaza lors d'un échange par téléphone avec la presse à Genève.
Selon le responsable de l'Unrwa, la majorité des destructions causées par l'offensive israélienne concerne les infrastructures du "futur Etat" palestinien ainsi que le tissu industriel de la bande de Gaza, et pas simplement les habitations.
"Différents ministères ont été complètement détruits (tandis que) le tissu industriel a été réduit à l'état de ruine", a-t-il déploré.

Pour M. Ging, il est essentiel de "restaurer dans l'esprit des gens la foi dans l'Etat de droit" et de "canaliser l'émotion des gens dans cette direction", qu'il s'agisse des civils palestiniens ou israéliens, a-t-il insisté.

(AFP

23-01

Le rapporteur spécial de l'ONU pour les territoires palestiniens, Richard Falk, a estimé jeudi que les opérations militaires israéliennes avaient eu un "caractère sans aucun doute inhumain" qui évoque "le spectre de crimes de guerre systématiques".

Afp

L'ONU prend la mesure des destructions à Gaza

L'ONU a plaidé jeudi en faveur d'une réouverture des points de passage de la bande de Gaza, ravagée par l'offensive israélienne, pour permettre sa reconstruction, l'Etat hébreu menaçant d'y intervenir à nouveau si des d'armes arrivait a Gaza par les tunnels.

Pour le coordinateur humanitaire de l'ONU John Holmes, qui a inspecté plusieurs sites bombardés, l'ouverture des points de passage est l'un des "problèmes" qui doit être discuté avec Israël.

Israël "doit permettre aux programmes d'aide d'aller de l'avant sans obstacle", a ajouté à l'AFP M. Holmes.

A Gaza, M. Holmes a dit qu'il tentait de "dresser un bilan de l'ampleur des dégâts", avant de lancer un appel à des fonds internationaux pour la reconstruction du territoire contrôlé par les islamistes du Hamas.

Selon une estimation provisoire du Bureau central palestinien des statistiques, les pertes causées par l'offensive s'élèvent à 1,9 milliard de dollars, dont 476 millions pour les dégâts dans les habitations et les infrastructures.

Mehdi LEBOUACHERA

Afp

23-01

Ban Ki-moon pourrait-il se mettre en harmonie avec les appels à condamner les dirigeants Israélien ?
Le chef de l’ONU Ban Ki-moon doit effectuer une visite à Gaza au cours de laquelle il contrôlera des bâtiments onusiens, des écoles, des habitations, des mosquées et des établissements de la société civile, pilonnés et détruits complètement par les agressions de l’occupation israélienne.
Des statistiques palestiniennes ont évalué le coût des infrastructures détruites à Gaza à plus de 2 milliards de Dollars. Des centaines d’habitations, des dizaines de mosquées et plusieurs sièges onusiens ont été complètement dévastés par, l'aviation, l'artillerie et les navires de guerre israélienne.

Des sources palestiniennes ont déclaré aujourd'hui, mardi 20/1, que Ban Ki-moon doit également examiner sur le terrain, l'école d'Al Fakhoura, œuvre de l'ONU qui a été touchée par les bombardements de l’occupation, ainsi que d'autres bâtiments onusiens.
Plusieurs instituions, organisations et hommes libres du monde entier ont appelé à condamner les dirigeants sionistes à cause de leur crimes de guerre perpétrés d'une manière barbare et sans précédente, contre les civils de la bande de Gaza.

Des sources palestiniennes, ainsi que des familles victimes de la sauvagerie israélienne s’interrogent si monsieur Ban Ki-Moon pourra se mettre en harmonie avec les appels à une condamnation immédiate des dirigeants sionistes. Il faut les emmener à la cour pénale internationale. En effet, plus de 410 enfants ont été tués, plus de 5450 personnes ont été blessés dont la moitié est des enfants et des femmes, selon des équipes médicales et de secours à Gaza.

CPI  21/1


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24/01/2009

n°19 - Journal des Guerres de l'Otan- du.23-21 au .23-01 - Début- la déclaration ONU - OTAN signée en cachette = Danger pour la paix mondiale.


n°19 - Journal des  Guerres de l'Otan-  du.23-21 au .23-01 - Début-  la déclaration ONU - OTAN signée en cachette = Danger pour la paix mondiale.

 


 Journal des Guerres de l'Otan.  

n° 19- 23-12 -23-01

                                                                                                                                                                                                                                                   C.De Broeder & M.Lemaire    

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

L’OTAN est un obstacle croissant à la réalisation de la paix mondiale.

1 Au jour le jour

2 Positions

a) Ossétie 

b) des voisins.

3 Politique 

a) Russe

b) L'Otan & alliés

4 Institutions internationales

5Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Jacques Cheminade : Nous pouvons arrêter la guerre en Europe.

6 Brèves       

6-1 Pascal Mallet : Otan et Russie se retrouvent, "explications" délicates en vue…

6-2 Comaguer ; La grande comspiration contre la Russie.

6-3 L'équipe de ministres de la Defense des Royaume-Uni complété par la Baroness Taylor of Bolton,qui  n'est pas spécialement connue pour être un "pied tendre".

7  Dossiers

7-1 Antonio Artuso : Scandaleuse déclaration ONU - OTAN signée en cachette - Danger pour la paix mondiale.

7-2 Roland Marounek : Ban-Ki-Moon : Trouble comproomission avec l’OTAN.

Suite

7-3 Obama : Changement ou continuité ?

7-4 Claude Beaulieu : Barack Obama ou l’arrivée d’une "NOUVELLE AURORE du LEADESHIP AMERICAIN".

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

8-1 Demande de proposition d'organiser une pétition exigeant que Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations Unies, soit destitué de ses fonctions.

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 Michel Chossudovsky  : Avant Gaza, il y a eu le massacre en Ossétie du sud : 1500 morts civils.

Fin

9-2 Noam Chomsky - « Et après cela ? Les élections, l'économie et le monde »

10 Annexe

10-1 Déclaration commune sur la collaboration des Secrétariats des Nations Unies et de l’OTAN.

10-2 Ajustement, mutation ou effondrement de l’Empire ?



Tiré à part :

L’OTAN est un obstacle croissant à la réalisation de la paix mondiale.

extrait

Depuis la fin de la guerre froide, l’OTAN a tenté de se redéfinir comme outil militaire aux mains de la « communauté internationale » , promouvant la soi-disant « guerre contre le terrorisme ».

En réalité, c’est un instrument militaire dirigé par les Etats-Unis qui dispose de bases militaires sur tous les continents, outrepasse les Nations Unies et les règles du Droit international, encourage la militarisation et l’escalade des dépenses militaires_ les pays de l’OTAN cumulent 75% des dépenses militaires mondiales.

En poursuivant depuis 1991 son projet d’expansion au service de ses intérêts stratégiques et du contrôle des ressources, l’Otan a engagé une guerre dans les Balkans sous la dénomination fallacieuse de « guerre humanitaire » et mène depuis 7 ans une guerre brutale en Afghanistan, où la situation empire de façon tragique s’étendant désormais au Pakistan.

En Europe, l’OTAN aggrave les tensions, alimente la course aux armements avec le prétendu « bouclier » antimissile, un arsenal nucléaire gigantesque et sa doctrine de « première frappe nucléaire ». La politique de l’Union Européenne est de plus en plus liée à l’OTAN. L’expansion actuelle et potentielle de l’OTAN en Europe de l’Est et au-delà, ainsi que ses opérations « hors zone » font courir un danger à la paix mondiale. Le conflit du Caucase en est un exemple clair. Toute progression de l’implantation de l’OTAN augmente les risques de guerre, y compris le danger du recours aux armes nucléaires.

http://www.france.attac.org/spip.php?article9374



1) Au jour le jour

16-01

Un policier georgien a été tué vendredi par le tir d'un sniper près de la province séparatiste d'Ossétie du Sud, a annoncé le ministère georgien de l'Intérieur. à 10h00 (06h00 GMT) près du poste de police georgien du village de Knolevi par le tir d'un sniper venant du territoire occupé par la Russie" d'Ossétie du Sud, a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Zourab Gvenetadze.

Les autorités séparatistes sud-ossètes ont démenti toute implication.

"Les allégations du ministère georgien de l'Intérieur selon lesquelles la partie sud-ossète est impliquée dans le meurtre d'un policier ne correspondent pas à la réalité et sont une provocation", a déclaré dans un communiqué le ministère sud-ossète de la Defense.

Le communiqué poursuit :  des militaires russes ont été envoyés à la frontière administrative entre l'Ossétie du Sud et la région georgienne de Kvemo Kartli pour "stabiliser la situation".

Afp


2 Positions

c) Mission d'observation de l'Union européenne

16-01

Un policier georgien a été tué vendredi par le tir d'un sniper près de la province séparatiste d'Ossétie du Sud

La Mission d'observation de l'Union européenne (EUMM) en Georgie a condamné le meurtre, qui constitue une violation du cessez-le-feu négocié en août par le président français Nicolas Sarkozy, au nom de l'UE, avec le président russe Dmitri Medvedev.

"Cette attaque, menée contre un policier qui remplissait sa mission légale, est une violation totalement inacceptable des accords Sarkozy-Medvedev", a déclaré dans un communiqué Gilles Janvier, chef adjoint de l'EUMM.

Le ministère georgien de l'Intérieur a demandé une nouvelle fois que les observateurs internationaux aient accès à l'Ossétie du Sud et à l'Abkhazie, l'autre région rebelle de Georgie, et que des forces de maintien de la paix y soient déployées.

AFP



3 Politique

a) Russe 

Poutine: l'Europe ne doit pas trop attendre d'Obama.

Le Premier ministre Vladimir Poutine a qualifié samedi le président élu des Etats-Unis Barack Obama d'homme "sincère et ouvert" qui a lancé des "signaux positifs" à Moscou, mais a ajouté que l'Europe ne devrait pas trop en attendre.

"Je suis profondément convaincu que les plus grandes déceptions naissent des grandes attentes", a affirmé M. Poutine lors d'une longue rencontre organisée dans la nuit de vendredi à samedi avec des rédacteurs en chef de la presse allemande à Dresde (est), à l'issue de sa visite en Allemagne où il s'était entretenu vendredi à Berlin avec la chancelière Angela Merkel.

Dans le même temps, la Russie apprécie "les signaux positifs adressés à la Russie" pendant sa campagne présidentielle par M. Obama, un homme "sincère et ouvert", a observé M. Poutine, évoquant la position du futur président sur le déploiement de missiles en Europe et sur la candidature à l'OTAN de la Georgie et de l'Ukraine, deux pays que Moscou considère comme partie intégrante de sa sphère d'influence.

"Nous sommes pleinement en accord sur le fait que nous avons beaucoup en commun en ce qui concerne la solution aux problèmes de limitation de la course aux armements", a dit M. Poutine.

"Nous avons beaucoup de problèmes communs que nous ne pouvons pas vraiment résoudre seuls. Il en va de même pour les problèmes du Proche-Orient, de l'Iran, de la non prolifération en général", a-t-il ajouté, évoquant également les réponses à la crise économique, "qui nécessite une solution et une approche collectives". "Nous sommes prêts à un tel travail commun", a souligné l'ancien président russe.

M. Poutine a cependant souligné que la Russie attendait l'arrivée de M. Obama à la Maison Blanche pour juger de son action. "Il faut voir ce qui va se passer en pratique", a-t-il noté.

17-01

AFP

 


b) L'Otan & alliés

Georgie: Les Usa accuse la Russie de chasser l'OSCE
Les Etats-Unis accusent la Russie d'avoir bloqué la prolongation de la mission de l'OSCE en
Georgie, dont le mandat expire le 31 décembre prochain.
"Les Etats-Unis condamnent la Russie pour avoir mis un veto de fait sur une décision approuvée par tous les autres pays membres", a déclaré le porte-parole du département d'Etat américain, Sean McCormack, dans un communiqué.
"La décision russe de bloquer la prolongation de la mission est difficile à justifier, compte tenu des tensions qui continuent de régner et des préoccupations sérieuses dues à la situation humanitaire dans la région", a-t-il indiqué.
"Nous appelons la Russie à rejoindre les autres membres de l'OSCE pour autoriser la mission de l'OSCE à remplir sa mission importante dans la région", lit-on dans le communiqué.
La Russie a bloqué la prolongation de la mission de l'OSCE en Georgie, le mandat de cette dernière étant illégal au vu du droit russe, après la reconnaissance juridique des indépendances abkhaze et sud-ossète par Moscou.
"S'opposant à la communauté internationale, la Russie a insisté pour que le mandat de la mission tienne compte de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, dont elle a reconnu l'indépendance", malgré les
condamnations des Etats-Unis, de l'UE et du G7 qui ont réitéré leur attachement à l'intégrité territoriale de la Georgie, résume le communiqué.
http://fr.rian.ru/world/20081223/119130430.html
23 décembre –

RIA Novosti.



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Jacques Cheminade : Nous pouvons arrêter la guerre en Europe.

http://www.dailymotion.com/video/k3woFu8kr0bBzcJFLW



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n°19 - Journal des Guerres de l'Otan- du.23-21 au .23-01 – Suite - la déclaration ONU - OTAN signée en cachette = Danger pour la paix mondiale.


n°19 - Journal des  Guerres de l'Otan-  du.23-21 au .23-01 – Suite -  la déclaration ONU - OTAN signée en cachette = Danger pour la paix mondiale.

 


 Journal des Guerres de l'Otan.  

n° 19- 23-12 -23-01

                                                                                                                                                                                                                                                   C.De Broeder & M.Lemaire    

 


Sommaire.

7-3 Obama : Changement ou continuité ?

7-4 Claude Beaulieu : Barack Obama ou l’arrivée d’une "NOUVELLE AURORE du LEADESHIP AMERICAIN".

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

8-1 Demande de proposition d'organiser une pétition exigeant que Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations Unies, soit destitué de ses fonctions.

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 Michel Chossudovsky  : Avant Gaza, il y a eu le massacre en Ossétie du sud : 1500 morts civils.

9-2 Noam Chomsky - « Et après cela ? Les élections, l'économie et le monde »

10 Annexe

10-1 Déclaration commune sur la collaboration des Secrétariats des Nations Unies et de l’OTAN.

10-2 Ajustement, mutation ou effondrement de l’Empire ?



7-3 Obama : Changement ou continuité ?
Les choix que le Président élu des Etats-Unis, Barak Obama, est en  train de faire pour constituer son équipe gouvernementale sont très révélateurs à cet égard.

Qui, en effet, peut croire que la nature agressive, belliciste, terroriste de l’impérialisme peut changer sous l’effet de l’élection d’un candidat qui a reçu des milliards de dollars des entreprises géantes des USA ?

Plus que son concurrent !

Qui peut croire que le pillage, la destruction, la guerre, l’exploitation qui sont constitutifs de l’impérialisme disparaîtront parce que le candidat élu est un métis ?

Les naïfs seraient bien avisés de regarder autour d’eux pour comprendre que la couleur de la peau ne détermine en rien les choix politiques.

Quant aux obamaniaques avisés (au parti socialiste, on va jusqu’à orner des permanences avec le portrait d’Obama ; à l’UMP,  hier vassale de Bush, on fait aussitôt allégeance au nouveau président) ils tentent en discourant sur l’apparence de redorer l’image gravement ternie de l’Amérique sous le règne du sortant battu. Mais pour tenter d’être crédibles ils se gardent bien de décrire la réalité, terriblement accusatrice : Par exemple que le républicain Robert Gates , ministre de la defense (de la guerre) sous Bush sera ministre de la defense (et de la guerre) avec Obama ; on prend les mêmes et on continue !


Changement ou continuité ?
…Mais aussi que l’amiral Dennis Blair (l’ami des tueurs de masse de l’armée indonésienne) devient directeur du renseignement, que le général « marine » James Jones devient conseiller à la sécurité nationale, que le général Eric Shinseki devient ministre et que le  général Michael Hayden reste directeur de la tristement célèbre CIA….
Mais encore que B.Obama s’est engagé à ne pas baisser le budget pharaonique de l’armée US.

Changement ou continuité ?
Et que signifie cet entourage galonné autour d’Obama ?
La réponse revient à l’ancien Président des E.-U. Dwight Eisenhower, peu suspect de crypto-communisme puisque lui-même général, qui refusa la grâce des époux Rosenberg… Celui-ci déclara lors de son dernier discours comme Président que  « le plus grand danger pour la démocratie américaine était le développement du complexe militaro-industriel ».
Que dirait il aujourd’hui où ce complexe militaro-industriel détient quasi exclusivement le pouvoir ? Où la fusion entre le grand capital et la clique dirigeante et corrompue de l’élite militaire est un fait patent ? Où l’obscurantisme intégriste devient de plus en plus prégnant dans les classes dirigeantes ? Où chaque livre que vous empruntez dans une bibliothèque est connu du FBI ?
Ces faits et bien d’autres encore sont à ce point connus que Thomas Schweich, ancien assistant de Madame Condoléance Rice, déclare au Washington Post : « notre Constitution est en danger. » Et il ajoute que la nomination des officiers supérieurs « complète le coup d’Etat militaire silencieux qui fait des avancées constantes ».


Exagération ?
Lisons ce que produit le journal de l’US Army War College, principale institution de formation des officiers de l’armée yankee : « une violence civile généralisée à l’intérieur des E.-U. forcerait le Département de la Defense (le Pentagone) à devenir le centre essentiel pour la continuité de l’autorité publique» : qu’est ce que cela veut dire d’autre que, la crise aidant, s’il venait à l’esprit des travailleurs américains, des citoyens exploités, pauvres (45 millions sont sans "sécurité sociale") de défendre leurs intérêts contre ceux des trusts, l’armée serait le dernier rempart de l’ordre capitaliste. Cette dérive vers une forme de fascisme est d’ailleurs dénoncée par de  nombreux progressistes américains comme le cinéaste Oliver Stone. Alors que pèsent Obama et obamaniaques, intéressés ou stupidement crédules, dans ces processus «lourds» ?
Le PRCF parle d’Obama comme du « nouveau visage de l’impérialisme »…du nouveau masque, devrait on dire, un masque pour cacher  la face hideuse de l’impérialisme US, ennemi n°1 des peuples du monde avec ses suivistes et complices des prétendues "grandes démocraties occidentales".

La commission exécutive du PRCF

(Pôle de renaissance communiste en France)


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n°19 - Journal des Guerres de l'Otan- du.23-21 au .23-01 – Fin - la déclaration ONU - OTAN signée en cachette = Danger pour la paix mondiale.


n°19 - Journal des  Guerres de l'Otan-  du.23-21 au .23-01 – Fin -  la déclaration ONU - OTAN signée en cachette = Danger pour la paix mondiale.

 


 Journal des Guerres de l'Otan.  

n° 19- 23-12 -23-01

                                                                                                                                                                                                                                                   C.De Broeder & M.Lemaire    

 


Sommaire.(fin)

9-2 Noam Chomsky - « Et après cela ? Les élections, l'économie et le monde »

10 Annexe

10-1 Déclaration commune sur la collaboration des Secrétariats des Nations Unies et de l’OTAN.

10-2 Ajustement, mutation ou effondrement de l’Empire ?



9-2 Noam Chomsky - « Et après cela ? Les élections, l'économie et le monde »
Première apparition publique de Chomsky après les élections

Lors d'un échange, la semaine dernière, à Boston, l'intellectuel de renommée mondiale Noam Chomsky discutait de la signification de la victoire de Barack Obama aux élections présidentielles et des possibilités qui s'offraient en vue d'un véritable changement démocratique.

C'était la première apparition en public de Chomsky après les élections. Durant plus d'un demi-siècle, Chomsky a été professeur de linguistique au Massachusetts Institute of Technology et il est l'auteur d'une longue série d'ouvrages qui ont eu une grande influence sur l'actuelle vision progressiste du monde. Transcription d'un enregistrement audio
24 novembre 2008
AMY GOODMAN. Le président élu Obama et le vice-président élu Joe Biden tiennent une conférence d'information à Chicago afin de présenter à l'avance leur équipe de conseillers économiques et leurs plans de remise en état d'une économie de plus en plus chancelante. Mais, alors qu'Obama constitue son cabinet et qu'il se prépare à reprendre les rênes du pouvoir au président Bush, d'autres questions se posent sur le genre de changement qu'il apportera à Washington et au monde entier.
Les progressistes qui ont soutenu la candidature d'Obama et qui ont célébré sa victoire historique sont consternés par le fait qu'il a choisi des personnes de l'époque de Clinton comme principaux conseillers : bon nombre d'entre eux ont soutenu la dérégulation économique et sont de vrais bellicistes, sur le plan de la politique étrangère.
Dans un discours récent prononcé à Boston, l'intellectuel de renommée mondiale Noam Chomsky parlait de la signification de la victoire d'Obama et des possibilités qui s'offraient en vue d'un véritable changement démocratique. Durant plus d'un demi-siècle, Chomsky a été professeur de linguistique au Massachusetts Institute of Technology et il est l'auteur d'une longue série d'ouvrages influents traitant de la politique étrangère américaine, du rôle des intellectuels et de la fonction des mass media. La semaine dernière, à Boston, pour sa première apparition en public depuis les élections, le professeur Chomsky a parlé devant un public venu en masse. L'événement était organisé par « Encuentro 5 ». La conférence du professeur Chomsky était intitulée « Et après cela ? Les élections, l'économie et le monde ».

NOAM CHOMSKY. Eh bien, commençons par les élections. Le mot qui est sur toutes les lèvres est le mot « historique ». Une élection historique. Et je suis d'accord. Ce fut une élection historique. Avoir une famille noire à la Maison-Blanche, c'est une prouesse importante. En fait, c'est historique dans un sens plus large. Les deux candidats démocrates étaient un Afro-américain et une femme. Deux prouesses remarquables. Retournons, disons, quarante ans en arrière et la chose eût été impensable. Ainsi donc, quelque chose est arrivé au pays en quarante ans. Et qu'est-ce qui est arrivé au pays – et c'est ce que nous ne sommes pas censés dire –, c'est qu'il y a eu dans les années 60 un militantisme considérable et très constructif qui a eu ses répercussions. Ainsi, le mouvement féministe, qui s'est surtout développé dans les années 70, et les mouvements de solidarité des années 80, qui se sont maintenus jusqu'à ce jour. Et ce militantisme a civilisé le pays. Le pays est bien plus civilisé qu'il ne l'était il y a quarante ans et les réalisations historiques illustrent la chose. C'est également une leçon pour ce
Ce qui va venir après dépendra de ceci : est-ce que la même chose va se produire ? Les changements et le progrès sont très rarement des dons d'en haut. Ils viennent des luttes d'en bas. Et la réponse à propos de ce qui va venir après dépend de personnes comme vous. Personne d'autre ne peut y répondre. Ce n'est pas prévisible. En un sens, l'élection, l'élection a été surprenante à certains égards. Revenons-en à ma prédiction erronée. Si la crise financière n'avait pas eu lieu au moment où elle a eu lieu, si elle avait été reportée de quelques mois, je présume que ma prédiction aurait été correcte. Mais, sans vouloir discuter, une chose surprenant à propos de cette élection, c'est qu'elle n'a rien eu d'un glissement de terrain.
Je m'explique. Conformément aux critères habituels, vous vous attendriez à ce que le parti de l'opposition gagne les élections avec une écrasante majorité, dans des conditions comme celles qui existent aujourd'hui. Le président en fonction durant huit ans a été si impopulaire que son propre parti ne pouvait mentionner son nom et qu'il devait même faire semblant d'être hostile à sa politique. Il a présidé en sortant le pire des bilans, pour les petites gens, de toute l'histoire d'après-guerre, aussi bien en termes de croissance de l'emploi, de la richesse réelle, etc. Absolument tout ce à quoi l'administration a touché s'est soldé par un désastre. Le pays a atteint le niveau de popularité le plus bas de son histoire, dans le monde. L'économie a été sabordée. Plusieurs récessions ont cours et se poursuivent. Pas uniquement celle dont on parle à la une, la récession financière. Il y a également récession dans l'économie réelle. L'économie productive, dans ces circonstances, et les gens le savent. Ainsi, 80 pour cent de la population dit que le gouvernement n'œuvre pas au profit du peuple, il œuvre pour le petit nombre et pour les intérêts spéciaux. Et 94 pour cent – un chiffre renversant ! – se plaint de ce que le gouvernement ne tient absolument pas compte de la volonté publique, et ainsi de suite. Dans de pareilles conditions, on s'attendrait à un important glissement vers une opposition, quelle qu'elle soit ou presque. Et cela n'a pas été le cas.
Ainsi, on pourrait se demander pourquoi il n'y a pas eu de glissement de terrain. Cela part dans une direction intéressante. Et, sous d'autres aspects, le résultat a été assez familier. Ainsi, une fois encore, l'élection a été essentiellement achetée. Neuf vainqueurs sur dix ont dépensé plus que leur opposant. Obama, naturellement, a dépensé plus que McCain. Si vous regardez les résultats… – en fait, nous n'avons pas encore les rapports finaux des résultats finaux, mais ils vont sans doute être très ressemblants à ceux des préliminaires d'il y a quelques mois. Lesquels ont montré qu'Obama, tout comme McCain, ont obtenu le gros de leur financement auprès des institutions financières et, pour Obama, des sociétés juridiques, ce qui veut dire essentiellement des lobbyistes. Un peu plus d'un tiers, voici quelques mois. Mais les résultats finaux seront probablement les mêmes. Et il existe… Pour l'essentiel, cette théorie prétend que les élections sont des moments importants où les groupes d'investisseurs s'unissent et investissent en vue de contrôler l'État, et on peut tout à fait prévoir leur succès substantiel : cela fournit des suggestions à propos de ce qui est susceptible d'arriver. Ainsi donc, cette partie de l'histoire est familière. Mais la question de savoir de quoi l'avenir sera fait, comme je le dis, dépend des gens comme vous.
La réponse sur le plan électoral a été intéressante et instructive. On s'en est plutôt tenu, généralement, à la rhétorique ampoulée, pour reprendre le cliché, qui a constitué le thème majeur de l'élection. L'élection a été décrite comme un merveilleux déploiement de démocratie, un miracle qui ne pouvait se produire qu'en Amérique, etc., etc. Bien plus extrême qu'en Europe et même qu'ici. Il y a une certaine exactitude, là-dedans, si nous nous en tenons à l'Ouest, oui, c'est probablement vrai. Cela n'aurait pu se produire nulle part ailleurs. L'Europe était bien plus raciste que les États-Unis et vous ne vous attendriez pas à ce que quelque chose de semblable s'y produise.
Par ailleurs, si vous regardez le monde, ce n'est aussi remarquable qu'on le pense. Ainsi, prenons les pays les plus pauvres de l'hémisphère occidental : Haïti et la Bolivie. À Haïti, il y a eu en 1990 une élection qui a réellement constitué un extraordinaire déploiement de démocratie, et bien mieux qu'ici.
À Haïti, il y avait des mouvements de la base, des mouvements populaires qui s'étaient développés dans les bidonvilles et les collines et auxquels personne ne prêtait la moindre attention. Et ils se sont arrangés, même sans ressources du tout, pour pousser leur propre candidat vers le pouvoir, un prêtre populiste, Jean-Bertrand Aristide. C'est une victoire pour la démocratie quand des mouvements populaires peuvent s'organiser et monter des programmes et choisir eux-mêmes leur candidat et l'installer au pouvoir, et ce n'est pas ce qui s'est passé ici, bien sûr que non.
Je veux dire qu'Obama a organisé un grand nombre de personnes et de personnes très enthousiastes dans ce qu'on désigne dans la presse comme « l'armée d'Obama ». Mais l'armée est censée recevoir des instructions et non de mettre en application, de développer des programmes et de charger son propre candidat de les appliquer. C'est critique. Si l'armée s'en tient à cette condition, rien de plus ne changera. Si, par contre, elle emprunte la même voie que les activistes avaient prise dans les années 60, beaucoup de choses peuvent changer. C'est un des choix qu'il y a lieu de faire. C'est Haïti. Naturellement, ça n'a pas duré longtemps. Quelques mois plus tard, il y a eu un coup d'État militaire, une période de terreur, nous n'allons pas énumérer tout ce qui s'est passé. Jusqu'à présent, les traditionnels bourreaux de Haïti, la France et les États-Unis, se sont assurés qu'il n'y aurait là pas de victoire de la démocratie. C'est une histoire très malheureuse. Contraire à bien des illusions.
Prenons le second pays le plus pauvre, la Bolivie. Ils ont eu en 2005 une élection quasi inimaginable en Occident. Ici, en tout cas, et n'importe où ailleurs aussi. La personne qui a été élue était un indigène. C'est la population la plus opprimée de tout l'hémisphère, enfin, ceux qui ont survécu. Lui, c'est un paysan pauvre. Comment a-t-il fait pour arriver là ? Eh bien, il y est arrivé parce que, une fois encore, il y a eu un mouvement populaire de masse, lequel a élu son propre représentant. Et ce mouvement populaire est la source des programmes, qui sont des programmes sérieux. Il y a de vrais problèmes, et les gens les connaissent. Le contrôle sur les ressources naturelles, les droits culturels, la justice sociale, etc.
En outre, l'élection n'était qu'un événement constituant une étape particulière d'une longue lutte continue, bien avant et bien après l'élection. Il y a eu un jour où les gens ont eu les manettes en main, mais ce n'était qu'une péripétie des luttes populaires en cours, des luttes très sérieuses. Il y a quelques années, il y a eu un combat majeur à propos de la privatisation de l'eau. Une mesure dont l'effet aurait été de priver une bonne partie de la population d'eau potable. Et ce fut un combat très âpre. Un tas de gens ont été tués, mais ils l'ont gagné, ce combat. Par le biais de la solidarité internationale, en fait, qui a été très utile. Et le combat continue. Cette fois, il s'agit d'une élection réelle. Une fois encore, les plans, les programmes sont développés, remaniés, peaufinés constamment par les mouvements populaires de masse qui, alors, choisissent leurs propres représentants dans leurs propres rangs afin d'appliquer leurs programmes. Et c'est absolument différent de ce qui s'est passé ici.
En fait, ce qui s'est passé ici est bien compris des éléments de l'élite. L'industrie des relations publiques, qui gère les élections ici – des extravagances quadriennales, essentiellement – fait en sorte que les problèmes restent maintenus dans la marge et qu'on se focalise sur les personnalités, les personnages marquants, etc. Ils agissent ainsi pour de bonnes raisons. Ils savent – ils examinent les sondages de l'opinion publique et ils savent parfaitement bien qu'à propos de toute une flopée de problèmes importants, les deux partis se situent bien à droite par rapport à la population. C'est une excellente raison pour garder les problèmes hors de la table. Et ils reconnaissent le succès.
Ainsi, chaque année, l'industrie de la pub décerne un prix, vous savez, à la meilleure campagne de marketing de l'année. Cette année, c'est Obama qui a remporté le prix. Il a battu à plate couture la compagnie Apple. La meilleure campagne de marketing de 2008. C'est correct, c'est essentiellement ce qui s'est passé. Maintenant, c'est absolument différent de ce qui se passe dans une démocratie qui fonctionne comme, disons, la Bolivie ou Haïti, hormis le fait que, dans ce dernier pays, elle a été écrasée. Et, dans le Sud, ce n'est pas si rare que cela. Remarquez que chacun de ces cas, cela a déclenché un déploiement bien plus extraordinaire de démocratie que celui que nous avons vu ici, tout important qu'il ait été aussi. Et, ainsi, la rhétorique, particulièrement en Europe, est correcte si nous conservons notre propre perspective étriquée et raciste et que nous disons oui, ce qui s'est passé dans le Sud ne s'est pas passé, en fait, et puis, qu'importe, après tout ? La seule chose qui compte, c'est ce que nous faisons et, selon nos propres normes, ce fut un miracle extraordinaire, mais pas selon les normes d'un vrai fonctionnement démocratique. En fait, il y a une différence entre la théorie démocratique, laquelle distingue, disons, les États-Unis de la Bolivie ou de Haïti.

La question est de savoir ce qu'est censée être une démocratie. C'est précisément un débat qui remonte à la convention constitutionnelle. Mais, au cours des toutes dernières années du 20e siècle, il a été assez bien articulé par des personnages importants. Ainsi, du côté libéral, du côté progressiste, l'intellectuel public de pointe du 20e siècle a été Walter Lippmann. Un progressiste à la Wilson, Roosevelt, Kennedy. Et une bonne partie de son œuvre a traité de la théorie démocratique et il a été assez direct sur la question. Si vous adoptiez une position pas trop différente de celle de James Madison. Il dit que, dans une démocratie, la population a une fonction. Sa fonction est d'être spectatrice et non participante. Il ne l'appelle pas population, il l'appelle les ignorants, les gens à l'écart qui se mêlent de tout. Les ignorants et les mêle-tout ont une fonction, à savoir observer ce qui se passe. Et de manipuler des leviers à tout bout de champ et de rentrer ensuite chez eux. Mais, les participants, c'est nous, nous les privilégiés, les gens intelligents. Eh bien, c'est une conception de la démocratie. Et vous savez, en essence, nous venons d'assister à un épisode de ce genre de démocratie. Très souvent, la population ne l'accepte pas. Comme je l'ai mentionné, dans les tout récents sondages, les gens s'y opposent à une majorité écrasante. Mais ils ont été atomisés, séparés. Bon nombre d'entre eux se sentent désemparés, sans organisation et ils n'ont pas l'impression qu'ils peuvent y changer quoi que ce soit. Et ainsi, ils détestent ça. Mais c'est là que les choses se terminent.

Dans une démocratie qui fonctionne comme, disons, en Bolivie ou aux États-Unis à des époques antérieures, ils agissaient, à ce propos. C'est pourquoi nous avons les mesures du New Deal, les mesures de la Grande Société. En fait, à propos de chaque étape, sans exception, vous savez, les droits de la femme, la fin de l'esclavage, remontez aussi loin que vous voulez, rien n'arrive comme un cadeau. Et ce ne sera pas non plus le cas dans le futur. Les commentateurs en sont assez bien conscients. Ils n'expliquent pas les choses comme je vais vous les dire, mais si vous lisez la presse, on en parle. Ainsi, prenons notre journal local, à l'extrémité libérale du prisme politique, le Boston Globe… Vous avez probablement remarqué, tout de suite après l'élection, une histoire à la une, la principale histoire à la une expliquait comment Obama a développé cette admirable armée de gens de la base, sans toutefois rien devoir à personne. Ce qui est censé être une bonne chose. Ainsi donc, il est libre de faire ce qu'il veut. Du fait qu'il ne doit rien à personne, à l'électorat démocratique ordinaire, les travailleurs, les femmes, les minorités, etc., ce n'est pas eux qui l'ont mis en place. Et ainsi donc, il ne leur doit rien.

Ce qu'il a eu, c'est une armée de gens qu'il a organisée et qui ont poussé à voter pour Obama. Pour ce que la presse appelle « la marque Obama ». Ils sont d'accord avec les publicitaires, pour l'essentiel, « la marque Obama ». Son armée a été mobilisée pour l'amener à la Maison-Blanche. Ils considèrent cela comme une bonne chose, accepter la conception lippmannienne de la démocratie : les ignares et les mêle-tout sont censés faire ce qu'on leur dit de faire et rentrer chez eux ensuite. Le Wall Street Journal, à l'autre extrémité du prisme, a également publié un article sur le même sujet et, grosso modo, au même moment. Il parlait de la terrible armée de gens de la base qui a été mise sur pied et qui, maintenant, attend ses instructions. Qu'est-ce qu'ils vont devoir faire, maintenant, pour faire avancer l'agenda d'Obama ? Quel qu'il soit. Mais, quel qu'il soit, l'armée est censée être là pour recevoir des instructions et hâter le boulot. Le Los Angeles Times a publié des articles similaires et d'autres journaux aussi. Ce qu'ils ne semblent pas comprendre, c'est ce qu'ils décrivent, l'idéal de ce qu'ils décrivent, c'est la dictature, pas la démocratie. La démocratie, du moins pas dans le sens lippmannien du terme, s'est-il avéré – j'ai choisi Lippmann parce qu'il est célèbre, mais il a une position standard, à ce propos – mais dans un sens, disons, qui est plutôt celui du Sud, où les mouvements populaires de masse ont développé des programmes, s'organisent pour participer aux élections, mais là, c'est une partie d'un processus en cours. Et ils amènent quelqu'un qui provient de leurs propres rangs pour réaliser les programmes qu'ils développent et si la personne en question ne le fait pas, ils sortent de chez eux. OK, c'est une autre sorte de démocratie. Ainsi donc, c'est à nous de choisir le genre de démocratie que nous voulons. Et, je le répète, c'est cela qui va déterminer ce qui doit venir après.

Eh bien, que pouvons-nous anticiper si l'armée populaire, l'armée de la base, décide d'accepter la fonction de spectatrice de l'action plutôt que celle d'actrice, de participante ? Il y a deux sortes de signes visibles. Il y a les discours et il y a l'action. Les discours, vous savez, c'est très édifiant : le changement, l'espoir, etc. Le changement, c'est le genre de réflexion que, cette année, chaque manager de parti qui a lu les sondages, y compris ceux dont j'ai parlé, sortirait d'emblée, disant que le thème de notre élection doit être le changement. Car les gens détestent ce qui se passe actuellement, et ils ont de bonnes raisons, pour ça. Ainsi donc, le thème, c'est le changement. En fait, les deux partis l'ont dit : le thème, c'était le changement. Vous savez, rupture avec le passé, on ne veut plus de l'ancienne façon de faire de la politique, des choses nouvelles vont se produire… La campagne Obama l'a fait mieux et c'est ainsi qu'elle a remporté la récompense du meilleur marketing, et non la campagne de McCain.

Et, remarquez incidemment, sur le côté, que les institutions qui gèrent les élections, l'industrie des relations publiques, les publicitaires, ils ont un rôle – leur rôle majeur, c'est la publicité commerciale. Je veux dire : vendre un candidat, c'est une espèce de règle sur le côté. En publicité commerciale, comme tout le monde le sait, tous ceux qui ont déjà vu une émission de télévision, la publicité n'a pas pour but de fournir des informations sur un produit, c'est bien d'accord ? Pas besoin de continuer sur le sujet. C'est évident. Le point important de la publicité, c'est d'illusionner les gens à l'aide d'une imagerie et, vous le savez, les histoires à propos d'un footballeur, ou d'une actrice sexy qui, vous le savez, fonce vers la lune dans une voiture ou un truc dans le genre. Mais le but, ce n'est certainement pas d'informer les gens. En fait, le but, c'est de les laisser non informés !

Le but de la publicité est de créer des consommateurs non informés qui feront des choix irrationnels. Ceux d'entre vous qui ont souffert en raison du cours de l'économie savent que les marchés sont censés s'appuyer sur des consommateurs informés opérant des choix rationnels. Mais l'industrie dépense des centaines de millions de dollars par an pour saper les marchés et pour faire en sorte, vous le savez, d'avoir des consommateurs non informés qui feront des choix irrationnels.

Et quand ils passent à la vente d'un candidat, ils font la même chose. Ils veulent des consommateurs non informés, vous savez, des électeurs non informés qui feront des choix irrationnels reposant sur le succès d'une illusion, sur la calomnie, sur l'efficacité du langage corporel ou sur tout ce qui est censé avoir de l'importance. Ainsi, vous savez la démocratie à peu près de la même façon que vous savez les marchés. Eh bien, telle est la nature d'une élection quand elle est dirigée par le monde des affaires, et vous deviez vous y attendre, que ce serait comme ça. Il ne devrait pas y avoir de surprise, là. Et ce devait également être comme ça, que le candidat ne devait rien à personne. Et ainsi, vous pouvez déduire que « la marque Obama » sera tout ce qu'ils auront décidé, et non ce que la population a décidé, comme c'est le cas dans le Sud, disons. Je dirai incidemment que ceci peut être un exemple réel phrase toute faite, familière et inhabituellement creuse, sur le choc des civilisations. Peut-être y en a-t-il vraiment un, de choc, mais pas du genre de celui dont on nous rebat les oreilles d'ordinaire.

Donc, retournons aux signes visibles dont nous disposons, les discours et l'action. Les discours, nous les connaissons, mais quelles sont les actions ? Jusqu'ici, les actions les plus importantes, sont les sélections - en fait, la seule action – du personnel pour faire percer « la marque Obama ». Le premier choix a été le vice-président, Joe Biden, au Sénat l'un des plus fervents partisans de la guerre en Irak. Un homme en place depuis longtemps à Washington ne s'écarte que très rarement du vote du parti. Dans les cas où le fait, il ne s'agit pas de choses très édifiantes. Lui, il a rompu avec le parti et a voté pour une résolution du Sénat qui empêchait les gens de se débarrasser de leurs dettes – il s'agit d'individus, ici – en se mettant eux-mêmes en faillite. C'est un coup contre les gens pauvres qui se sont retrouvés coincés dans cette dette immense qui constitue une part importante de l'économie de nos jours. Mais, habituellement, il est le genre de gars qui suit tout droit la ligne du parti démocrate, plutôt dans le camp nationaliste ultra. Le choix de Biden était ou doit avoir été, du moins, une tentative consciente de manifester du mépris à l'égard de la base des gens qui votaient pour Obama, ou de l'organiser en tant que candidat opposé à la guerre.

Eh bien, le premier rendez-vous après l'élection a été convenu avec le futur secrétaire général de la Maison-Blanche, un rendez-vous d'une importance cruciale, qui va déterminer une part importante de l'agenda du président. Il s'agit de Rahm Emanuel, l'un des plus fervents supporters de la guerre en Irak à la Maison-Blanche. En fait, il était le seul membre de la délégation de l'Illinois à avoir voté pour la déclaration de guerre officielle de Bush. Et, une fois de plus, un initié de longue date à Washington. En même temps, il est au Congrès l'un des principaux bénéficiaires des financements de la part des fonds de couverture des institutions financières, etc. Lui-même est un banquier spécialisé dans les investissements. Voilà son contexte. Et ainsi, c'est lui le nouveau secrétaire général de la Maison-Blanche.

La série suivante de rendez-vous constituait le principal problème, la première question que le gouvernement va devoir affronter, c'est que faire à propos de la crise financière. Les choix d'Obama pour gérer plus ou moins cette affaire ont été Robert Rubin et Larry Summers, anciens secrétaires au Trésor sous Clinton. Ils font partie des gens substantiellement responsables de la crise. Un économiste éminent, l'un des rares économistes à avoir eu raison d'un bout à l'autre en prédisant ce qui est arrivé, Dean Baker, a fait remarquer que les avoir choisis équivalait à choisir Osama Bin Laden pour gérer la guerre contre le terrorisme.

Oui, je vais terminer. Cela m'évite le problème de ce qui va venir ensuite et, ainsi, je vais en finir avec les élections. Permettez-moi d'y aller d'un dernier commentaire sur tout ceci. Il y a eu une réunion le 7 novembre, je pense, d'un groupe de deux douzaines de conseillers pour traiter de la crise financière. À propos de leurs carrières, leurs états de service ont été passés en revue dans la presse des affaires et Bloomberg News a également publié un article passant en revue leurs états de service en concluant que ces gens, ou la plupart du moins, ne devraient pas donner de conseils à propos de l'économie. On devrait plutôt les citer à comparaître.

Du fait que la plupart d'entre eux ont été impliqués dans l'une ou l'autre forme de fraude financière, cela inclut Rahm Emanuel, par exemple. Quelle raison y a-t-il de penser que les gens qui nous ont amené cette crise vont d'une façon ou d'une autre réparer les dégâts ? Eh bien, c'est une bonne indication de ce qui est susceptible de venir par la suite, du moins si nous considérons les actes. Nous n'avons pu le faire, mais ça ne se fera pas non plus. Vous pouvez mettre la question sur le tapis. Demander ce que nous nous attendons à voir dans certains cas particuliers. Et on peut en tirer des indices de certaines déclarations figurant sur le site Internet d'Obama. Je ne mentionnerai qu'une chose, à propos du site d'Obama, une chose qui donne une idée de ce qui se passe. L'un des problèmes majeurs qui vont venir, c'est l'Afghanistan et le Pakistan. C'est assez sérieux. Jetez un coup d'œil sur le site d'Obama du côté des questions de politique étrangères. Les noms n'apparaissent même pas. Nous ne sommes pas censés savoir ce qu'est « la marque Obama ». Et ainsi, vous ne pourrez rien trouver de ce côté. Les déclarations que vous entendez sont assez bellicistes. Et ça ne change guère au fur et à mesure où vous parcourez la liste. Donc, c'est à vous de prendre la relève et de continuer.

[Noam Chomsky[, dans « Le Monde libertaire » Hors-Série hiver 2008

La version originale se trouve sur le site : democracynow.org

(1)- « ignorant and meddlesome outsiders »

(2)- journal de centre gauche.

(3)- journal de droite libérale.
Traduction en français et légère adaptation : Jean Marie Flémal, pour Investigaction.

http://www.avoixautre.be/spip.php?article2366


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23/01/2009

n° 98 Journal du Liban - 01-09 - 22-01- Début- Le coordinateur spécial de l'ONU au Liban : La 1701 a empêché l'escalade entre Israël et le Hezbollah.


n° 98 Journal du Liban - 01-09 -  22-01- Début- Le coordinateur spécial de l'ONU au Liban : La 1701 a empêché l'escalade entre Israël et le Hezbollah.


                       Journal du Liban   

                                        N° 98        01-09 au 22-01

                                  C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Paroles & action du président...
Obama qualifie d’« inacceptable » l’appui de l'Iran au Hezbollah.

1 Lutte pour la libération du territoire

2  Politique Libanaise  

Suite 1

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

7 Brèves

7-1 Le coordinateur spécial de l’ONU au Liban : La 1701 a empêché l'escalade entre Israël et le Hezbollah.

7-2 Le Hezbollah nie toute implication dans les tirs sur le nord d'Israël

7-3 Coopération militaire : La Russie livrera 10 chasseurs Mig 29 au Liban
7-4 Le gaz serait-il une nouvelle source de conflit entre Israël et le Liban?
7-5 Israël » hantée par une représaille du Hezbollah pour l’assassinat de Moughnie.

Fin

8  Dossier

8-1 Le Hezbollah poursuit sa campagne contre les régimes arabes, les accusant de «complicité » avec Israël.
8-2 Robert Fisk : L’arme d’autodestruction occidentale : l’aveuglement

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

9-1Tirs du Liban sur Israël: Beyrouth condamne, la Finul appelle à la retenue

10  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

10-1 Scarlett Haddad : Le Hezbollah analyse l’offensive israélienne à Gaza.

10-2 Alliance Hezbollah et celles du Hamas? 



Paroles & action du président...
Obama qualifie d’« inacceptable » l’appui de l'Iran au Hezbollah

Dans sa première déclaration publique sur le dossier libanais depuis son élection le 4 novembre dernier, le président élu des États-Unis Barack Obama a qualifié d’« inacceptable » l’appui apporté par la République islamique iranienne au Hizbollah ainsi qu’au mouvement palestinien. (Hamas)

Le futur chef de la Maison-Blanche a tenu des propos en ce sens dans le cadre d’une déclaration sur la politique qu’il entend suivre à l’égard de l’Iran.
M. Obama a notamment souligné sur ce plan qu’il a prévu d’offrir « des carottes et des bâtons » à l’Iran pour convaincre ce pays de renoncer à l’arme nucléaire, tout en confirmant qu’il comptait négocier directement avec Téhéran.
« Il nous faut mettre en place une diplomatie ferme mais directe avec l’Iran », a déclaré M. Obama dans un entretien à la chaîne de télévision NBC. M. Obama, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, s’est fait fort de rappeler à l’Iran que son programme nucléaire était « inacceptable », de même que l’appui qu’il apporte aux mouvements islamistes comme le Hamas dans les territoires palestiniens et le Hizbollah au Liban, ainsi que ses « menaces envers Israël ».
M. Obama, dont la proposition de discuter directement avec l’Iran mettrait fin à 30 ans de dialogue de sourds entre les deux pays, a promis « une série de carottes et de bâtons pour modifier leurs calculs sur leur manière de fonctionner ».
Au rayon « carottes », le futur chef d’État a évoqué des incitations économiques et commerciales. Côté « bâton », il a suggéré de resserrer les sanctions internationales envers l’Iran, notamment avec la collaboration des grands partenaires commerciaux de Téhéran que sont la Chine, l’Inde et la Russie.
« Mais nous sommes prêts à parler directement aux Iraniens et à leur donner clairement le choix pour leur permettre de décider s’ils préfèrent que ce soit facile ou que ce soit difficile », a-t-il lancé.

De son côté, la secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, a estimé que la diplomatie restait la meilleure voie pour convaincre l’Iran de renoncer à son programme nucléaire. Interrogée sur la chaîne de télévision Fox News, Mme Rice a observé que « l’Iran était de plus en plus isolé et la communauté internationale plus unie que jamais à propos du programme iranien ».
Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Mohammad el-Baradei a espéré, pour sa part, que M. Obama engagerait une négociation directe avec l’Iran à propos de son programme nucléaire. Dans un entretien accordé au quotidien Los Angeles Times, M. el-Baradei a déclaré avoir bon espoir de parvenir à un règlement du contentieux nucléaire entre l’Iran et les pays occidentaux, malgré « l’échec » essuyé jusqu’à présent.
Barack Obama « est prêt à discuter avec ses adversaires, y compris l’Iran et la Corée du Nord », a estimé M. el-Baradei, tout en soulignant l’échec de la politique de confrontation suivie par l’administration sortante du président George W. Bush. « Continuer à taper du poing sur la table en disant “Je ne vous parlerai pas”, tout en ayant une attitude très condescendante, ne fait qu’aggraver les problèmes », a-t-il dit.

08 décembre 2008.

L’Orient-Le Jour Le quotidien libanais d'expression française
http://watchingamerica.com/News/14632/obama-calls-tehran%E2%80%99s-support-for-hizbollah-%E2%80%9Cunacceptable%E2%80%9D/?SHOW_ORIGINAL_TEXT



Résistance

Analyse

Safieddine : La Résistance est dix fois plus forte
le président du Conseil exécutif du Hezbollah, Hachem Safieddine, a estimé que « la Résistance est dix fois plus forte aujourd’hui que par le passé », ajoutant que « ceux qui
soutenaient la politique du président américain George W. Bush ont été déçus ». Il a également estimé que « certains pays régionaux qui dépensent d’importantes sommes d’argent pour porter atteinte à la Résistance ne récoltent que la déception ».
Safieddine a aussi souligné que le Hezbollah est rassuré sur son avenir, « car nous constituons une société qui sait ce qu’elle veut, qui sait pourquoi elle porte les armes et pourquoi elle se bat ». « Les événements prouvent que nos ennemis régressent, que ceux qui sont contre la Résistance perdent et que nous allons d’une victoire à l’autre », a-t-il souligné en conclusion.
www.desinfos.com/IMG/pdf/L_Orient-Le_Jour.pdf
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=387276



1 Lutte pour la libération du territoire

a) Liban

Aoun pour une stratégie de défense axée sur la résistance et non sur l’armée
Le chef du Bloc parlementaire du changement et de la réforme, Michel Aoun, a défendu l’idée d’une stratégie fondée sur la résistance plutôt que sur une armée régulière, estimant que le Liban n’a pas les moyens structurels et financiers de se doter d’une stratégie conventionnelle pour défendre son territoire et qu’il n’y a pas suffisamment de surface sur le territoire pour y placer des avions de combat, qui sont voués à rester, selon lui, à l’état de « rêves ».
À l’issue de la réunion du bloc, le général Aoun dans un premier temps, il s’est contenté de dire au sujet du projet de stratégie de défense présenté hier par le chef des FL, Samir Geagea, à la table de dialogue : « Cela n’en vaut pas la peine : il s’agit d’une somme de contradictions, que nous mettrons en évidence plus tard. » Mais il n’a pas tardé à ajouter : « Il y a une grande différence entre ma proposition et la sienne. L’action de la résistance suppose une incapacité de l’État, puisque le territoire est soumis à une invasion de la part de l’ennemi, a-t-il indiqué, c’est pourquoi le pouvoir central doit créer la résistance, l’entraîner, consolider sa présence. » Dans chaque région soumise à l’invasion, il doit y avoir des poches de résistance. « Comment l’État contrôlera-t-il chacune de ces régions ? Si l’État en est capable, à quoi bon l’existence d’une résistance ? » s’est-il interrogé.
« Au Sud, l’État est en place actuellement, et il n’est pas nécessaire de mettre en place une résistance. La résistance entre en jeu lorsqu’Israël se livre à une opération militaire et que l’État est contraint d’abandonner ses positions. C’est alors que les forces armées sont adjointes à la résistance dans le cadre de petites cellules », a poursuivi le général Aoun.
Selon lui, Israël applique le système suisse de la mobilisation des réservistes, prôné par Samir Geagea, mais « ce modèle est différent de la stratégie fondée sur la résistance ». « Je ne suis pas contre le système des réservistes, si nous pouvons le faire. Mais quel en sera le coût ? Israël en a les moyens, pas nous », a-t-il dit.
Et de souligner : « Celui qui veut combattre l’armée israélienne doit le faire en fonction de la réalité de son environnement et de son pays. Il ne faut pas vivre dans les rêves et les souhaits, des rêves de dizaines et de centaines d’avions de type F-16, F-18 ou autre. Dans quels aéroports les mettrons-nous ? De quelle surface territoriale ont-ils besoin ? Ce qu’ils vous présentent comme projets sont inapplicables.
J’ai étudié la stratégie défensive sous un angle académique, et ce que j’ai proposé est bon pour le Liban aussi bien maintenant que dans cent ans. » En allusion à Samir Geagea, il a ajouté : « Certains proposent des stratégies avec, en arrière-pensée, l’idée de désarmer le Hezbollah.
Ce n’est pas une stratégie défensive. Ils souhaitent parvenir à un objectif politique déterminé : voilà la différence entre eux et nous. ».

23 décembre 2008.

 L’Orient-Le Jour Le quotidien libanais d'expression
française

http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=388113

 

Pharaon : Que la décision de guerre ou de paix soit uniquement entre les mains de l’État
« Les Libanais attendent beaucoup que le dialogue sur la stratégie de défense, c’est-à-dire sur les armes du Hezbollah, avance plus rapidement, et tout progrès à ce niveau ne peut que renforcer la stabilité, tant sur le plan politique qu’au niveau sécuritaire », a assuré hier Michel Pharaon.
« Reporter ou paralyser les solutions ne fait que raviver les craintes quant à de nouvelles ingérences étrangères ou une énième utilisation du Liban comme arène où se solderaient les comptes des autres », a poursuivi le député de Beyrouth. Reconnaissant néanmoins qu’un règlement du problème des armes du Hezbollah « ne peut pas se faire rapidement, ne serait-ce qu’au niveau de sa formulation et de son application », il a en revanche souhaité que soit enfin tranchée une question fondamentale : à qui revient la décision de guerre et de paix ? « Que cette décision-là soit uniquement entre les mains de l’État, surtout que les conflits régionaux sont toujours d’actualité et que le Liban ne peut en aucun cas supporter de payer le prix exorbitant des divers intérêts étrangers », a-t-il déclaré.
Le député de Beyrouth a en outre jugé « extrêmement importantes » les manifestations de soutien à l’armée de la communauté internationale, « ce qui ne peut que faire avancer les choses au niveau de la stratégie de défense du Liban ».
L’Orient-Le Jour
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=388114

 

Tension et état d’alerte maximale de part et d’autre de la frontière libano-palestinienne.

Selon notre correspondant  au Liban-sud, le calme est revenu sur les régions de Kfarchouba, Habbarieh et Wata al-Khiam , à Hasbaya  au Sud-Est de la vallée de la Békaa , après la série de bombardement qui s’est abattu aux confins de la région , en riposte aux tirs de roquettes qui ont touché la localité de Kiriat Shimona au Nord de l’entité sioniste.
Il a précisé que  22 obus d’artillerie de 155 mm sont tombés durant deux heures sur  des régions buissonneuses.
Toujours selon notre correspondant, l'armée libanaise ainsi que les Casques bleus soit laFINUL ont intensifié leurs patrouilles, alors que les avions de chasse israéliens effectué des raids fictifs sur la région. Il a noté l’absence quasi-totale des forces d’occupation israélienne côté palestinien , tout au long de la frontière barbelée, mais aussi une mobilisation des forces d’occupation israéliennes dans les bases arrières.
Selon des sources israéliennes,  trois roquettes sont tombées sur Kiriat Shimona à la frontière avec le Liban,  le porte- parole des forces de sécurité israélienne a demandé aux habitants de descendre dans les abris.
Ces bombardements n'ont causé, des deux côtés, aucun dommage matériel aux personnes.
Notre correspondant a cependant précisé, que depuis la nuit de Mardi, il a constaté  des mouvements de repositionnement des forces d’occupation israélienne : trois véhicules blindés de type Hammer ont stationné juste en face de deux communes, al-Adeissi et Kfarqela, des patrouilles ont aussi été intensifiés sur la frontière libano-palestinienne.
Juste avant, l’aviation israélienne a survolé les région de Marjeyoun, de Nabatieh, de Iqlim al-Touffah où elle a effectué des raids fictifs.   
Par ailleurs, suite à ces tirs de roquettes, les Libanais ont reçu un message, signé par "l'Etat d'Israël" où ils peuvent lire: "les tirs de roquettes du Hezbollah ou d'al-Qaïda qui partent du Liban-Sud ne vous apporteront que des misères comme dans le passé."
De son côté, le commandement de l'armée libanaise a confirmé le tir d'un nombre inconnu de roquettes sur le nord de l’entité sioniste, provoquant une riposte de l’artillerie israélienne en deux salves sans toutefois causer des dommages aux personnes résidentes dans les localités du sud Liban.
L'armée libanaise a également indiqué avoir renforcé ses patrouilles dans cette zone en coopération avec la Finul afin d'assurer la sécurité de ses résidents et de déterminer l'identité des auteurs de ces tirs.
En effet, l’armée libanaise a renforcé les régiments 3, 6, 11 et 12 en chars, jeeps et Humvees au sud du Litani, et s'est déclarée en état d'alerte maximale.
L'institution militaire libanaise a également réaffirmé son attachement à l'application de la résolution 1701 du conseil de sécurité avant de dénoncer les représailles israéliennes considérées comme une violation de cette résolution
Le général Jean Kahwaji, commandant en chef de l'armée libanaise, a appelé les soldats et les officiers à demeurer constamment sur le qui-vive pour défendre le territoire libanais, ajoutant que "défendre le sud revient à défendre l'ensemble du pays" et insistant sur le fait que "l'armée ne tardera pas à offrir les plus grands sacrifices au cas où une nouvelle offensive israélienne aurait lieu sur le Liban."
Le général Kahwaji qui a inspecté aujourd'hui les régiments de l'armée libanaise déployés dans le sud du Litani, y a assuré que "l'armée, la résistance et le peuple libanais se tiendront tous unis face à toute aggression", soulignant par ailleurs qu'"il ne sera pas permis aux parties aux intentions inconnues et étrangères à l'intérêt national, d'entraîner l'armée dans une confrontation qui mettrait à sec les ressources nationales, à un temps différent que celui que fixera le Liban, et lui seul."

Entre-temps, le commandant de la force de l'ONU dans le sud du Liban (Finul), le général Claudio Graziano, a appelé à "un maximum de retenue", selon la porte-parole Yasmina Bouziane, faisant référence à l’entité sioniste et au Liban.
Bouziane a indiqué que, selon les premières informations, au moins trois roquettes tirées à partir du Liban se sont abattues sur une zone au nord de la localité israélienne de Kiryat Shmona.
La porte-parole de la Finul a ajouté que l'armée israélienne avait riposté par des tirs d'artillerie, sans faire de blessés ou de dommages.
 "La Finul, en coopération avec l'armée libanaise, enquête sur le terrain (...) pour localiser le site d'où ont été tirées les roquettes", a-t-elle dit.
Parallèlement, les services de sécurité libanais ont annoncé la découverte de trois roquettes par l'armée et des soldats de la Finul dans le sud du Liban, dans une zone d'où étaient parties les roquettes tirées dans la matinée.

Leila Mazboudi –

Al Manar

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n° 98 Journal du Liban - 01-09 - 22-01- suite - Le coordinateur spécial de l'ONU au Liban : La 1701 a empêché l'escalade entre Israël et le Hezbollah.


n° 98 Journal du Liban - 01-09 -  22-01- suite - Le coordinateur spécial de l'ONU au Liban : La 1701 a empêché l'escalade entre Israël et le Hezbollah.


                       Journal du Liban   

                                        N° 98        01-09 au 22-01

                                  C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire.(suite)

2  Politique Libanaise  

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

7 Brèves

7-1 Le coordinateur spécial de l’ONU au Liban : La 1701 a empêché l'escalade entre Israël et le Hezbollah.

7-2 Le Hezbollah nie toute implication dans les tirs sur le nord d'Israël

7-3 Coopération militaire : La Russie livrera 10 chasseurs Mig 29 au Liban
7-4 Le gaz serait-il une nouvelle source de conflit entre Israël et le Liban?
7-5 Israël » hantée par une représaille du Hezbollah pour l’assassinat de Moughnie.



2-3 Sur le terrain

14-01

Mme Bouziane a indiqué que, selon les premières informations, au moins trois roquettes tirées à partir du Liban se sont abattues sur une zone au nord de la localité israélienne de Kiryat Shmona.

"Les roquettes sont tombées dans des zones non habitées et n'ont fait ni dégâts ni blessés", a-t-elle dit. "Il n'y a pas eu de revendication dans l'immédiat".

AFP


2-4 Des Canons ... pas du beurre

Tension et état d’alerte maximale .

Selon notre correspondant  au Liban-sud, a précisé que  22 obus d’artillerie de 155 mm sont tombés durant deux heures sur  des régions buissonneuses.

à l'issue d'une réunion avec le premier ministre libanais Fouad Saniora en présence du ministre de l'éducation Bahia Hariri, le porte-parole du gouvernement libanais et ministre de l'information Tarek Mitri a indiqué que les tirs de roquettes qui ont eu lieu ce matin depuis le Sud Liban contre le nord d'Israël constitue une infraction aux intérêts nationaux et est au consensus libanais, accusant certaines parties de vouloir entraîner le Liban et d'accorder à l'Etat hébreu des prétextes pour entamer une opération militaire contre le pays des cèdres.
Considérant que ces tirs ne savent ni les intérêts libanais et palestiniens, Tarek Mitri a indiqué que la position libanaise et de soutenir les palestiniens et les Arabes au travers d'un consensus interne libanais où toutes les forces politiques représentées dans le gouvernement sont présentes. Il a notamment indiqué que le Hezbollah, présent au sein du gouvernement, fait partie de ce consensus.
Le ministre de l'information s'est prononcé en faveur du renforcement des patrouilles communes entre l'armée libanaise et la Finul ainsi qu'à la poursuite de l'enquête pour trouver les auteurs de ces tirs et les poursuivre devant la justice libanaise.
Le ministre du Travail et membre du Hezbollah, Mohammad Fneich, a assuré que la  position du Hezbolah n'a pas changé. Elle est la même que la position du gouvernement",

Leila Mazboudi –

Al Manar


2-5 Les grandes manoeuvres

Abou Zeinab chez Aoun : « Le Hezbollah est prêt à défendre le Liban contre toute attaque israéliene »

A l'issue d'une rencontre avec le dirigeant du CPL le général Michel Aoun, le responsable du bureau politique du Hezbollah Khaled Abou Zeinab a abordé la situation actuelle dans la bande de Gaza décrites selon lui par les deux parties comme un crime, avant de dénoncer les conséquences catastrophiques de la position des pays arabes incapables de prendre les mesures minimum pour mettre un terme à ce drame.

Le responsable du Hezbollah a ensuite salué les efforts entrepris par le Qatar et s'est interrogé sur les raisons qui ont poussé « certains pays arabes » pour que ce sommet n'ait pas lieu.

Répondant aux questions des journalistes à ce sujet, Khaled Abou Zeinab a estimé que le refus de l'Arabie Saoudite et à l'Égypte de participer à ce sommet est dans la compréhension du contexte d’une bataille politique, permettant à l'État hébreu de terminer ses opérations militaires en la bande de Gaza. Le dirigeant du Hezbollah a poursuivi, décrivant la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres de la Ligue arabe en marge d'un sommet économique au Koweït comme une abdication des pays arabes face à Israël.

Interrogé sur la participation du Liban ce sommet, il indique qu’il y va de l'intérêt du pays des cèdres à tous les niveaux de participer au sommet arabe et de contribuer au soutien à la lutte palestinienne, avant de réitérer son soutien à la résistance face à Tsahal.

Revenant sur l'alliance entre le CPL le Hezbollah, le responsable du mouvement chiite a indiqué avoir une vision commune de tous les domaines et indique vouloir obtenir la majorité au Parlement.

Khaled Abou Zeinab a aussi réitéré son soutien à l'armée libanaise et à la FINUL dans le maintien de la sécurité avant de rappeler que la résistance (la branche militaire du Hezbollah) reste prête à contrecarrer toute agression israélienne sur le Liban, et d'indiquer condamner toute attaque par Israël du pays de cèdres, tout en reconnaissant ne pas vouloir permettre à l'État hébreu d'exploiter la moindre occasion pour l'attaquer.

Libnanews

15 janvier --


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n° 98 Journal du Liban - 01-09 - 22-01- Fin - Le coordinateur spécial de l'ONU au Liban : La 1701 a empêché l'escalade entre Israël et le Hezbollah.


n° 98 Journal du Liban - 01-09 -  22-01- Fin - Le coordinateur spécial de l'ONU au Liban : La 1701 a empêché l'escalade entre Israël et le Hezbollah.


                       Journal du Liban   

                                        N° 98        01-09 au 22-01

                                  C.De Broeder & M.Lemaire




Sommaire

8  Dossier

8-1 Le Hezbollah poursuit sa campagne contre les régimes arabes, les accusant de «complicité » avec Israël.
8-2 Robert Fisk : L’arme d’autodestruction occidentale : l’aveuglement

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

9-1Tirs du Liban sur Israël: Beyrouth condamne, la Finul appelle à la retenue

10  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

10-1 Scarlett Haddad : Le Hezbollah analyse l’offensive israélienne à Gaza.

10-2 Alliance Hezbollah et celles du Hamas? 


 


8  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

8-1 Le Hezbollah poursuit sa campagne contre les régimes arabes, les accusant de «complicité » avec Israël.
Le Hezbollah a poursuivi hier, sa campagne contre les régimes arabes, les accusant de «complicité » avec Israël.

Les responsables du Hezbollah ont en outre insisté sur le fait que « la résistance est l’unique choix possible », au moment où le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, le député Mohammad Raad, a affirmé que son parti « a renversé l’équation non seulement au Liban, mais aussi dans l’ensemble de la région, en adoptant la méthode de l’imam Hussein dans la lutte contre l’ennemi israélien ». « Le projet du nouveau Proche-Orient a été vaincu, a-t-il ajouté. Ils essaient de l’appliquer de nouveau à Gaza.

Les choix politiques que l’on veut aujourd’hui imposer au Hamas sont de loin inférieurs à ceux qui ont été proposés à Yasser Arafat en 2000.

Et Yasser Arafat a été assassiné pour avoir refusé ces propositions. »
Mohammad Raad a estimé que « Gaza a été formée à l’école des partisans de Hussein, dans le Liban-Sud ». « Nous savons que (le Hamas) réserve de nombreuses surprises à l’ennemi israélien. Gaza peut tenir bon en dépit de l’iniquité de la bataille qui penche en faveur de
l’agresseur. Et le facteur temps peut jouer un rôle déterminant dans l’issue de la guerre », a-t-il ajouté.
« Si Gaza tombait, est-ce qu’il resterait quelqu’un pour gouverner en Cisjordanie ? Ou bien est-ce que le projet de la patrie jordanienne alternative ressusciterait ? s’est-il interrogé.

Tous les hauts responsables de la résistance ont échappé aux frappes contre les sièges
des forces de sécurité. Et l’ennemi sera surpris de la portée des roquettes que possède le Hamas. Il reste qu’il est désolant que le régime égyptien ait bloqué le terminal de Rafah, tout en œuvrant à semer la zizanie entre les Palestiniens. Le système arabe est complice des massacres pour faciliter la réussite du plan américano-sioniste et des projets des tyrans. »
Par ailleurs, il convient de souligner que Mohammad Raad a été reçu hier à Baabda par le président de la République, Michel Sleiman, qui avait auparavant reçu le vice-président du Parlement iranien, Mohammad Hassan Abou Tourabi.
« La résistance, seul choix possible… »
Sur un autre plan, le ministre du Travail, Mohammad Fneich, a estimé que « la nation arabe fait face à deux défis ». « Il s’agit en premier d’un défi externe posé par l’ennemi israélien, a-t-il ajouté, et deuxièmement, du défi interne que constituent ces régimes impotents qui n’ont jamais représenté les aspirations de leurs peuples respectifs. Ces régimes ont échoué à préserver la sécurité nationale et à subvenir aux besoins de leurs citoyens, mais aussi à diriger l’ensemble des sociétés arabes ou musulmanes. »
« Nous avons besoin de l’unité, a-t-il ajouté. Mais l’unité ne doit pas être un prétexte pour abandonner notre identité ou imputer aux Palestiniens la responsabilité de leurs malheurs. »
De son côté, le vice-secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a souligné que « la résistance est l’unique choix possible ». « Le temps des défaites est révolu. Le prix de la résistance est largement inférieur à celui de la reddition. Israël se retrouvera de nouveau dans
l’impasse et finira par abandonner ses objectifs », a-t-il lancé.
Pour sa part, le président du conseil exécutif du Hezbollah, Hachem Safieddine, a noté que « Gaza a essayé toutes les options, y compris celle de l’axe arabe dit modéré sur lequel certains se lamentent actuellement ». « Où sont ces modérés aujourd’hui face au massacre des enfants de Gaza ? Ces victimes innocentes ne méritent-elles pas un sommet arabe ? s’est-il interrogé. Qui a affaibli les positions arabes à ce point ?

Ce n’est certainement pas le Hezbollah et la Résistance, mais certains choix faibles qu’ils ont imposés à la Palestine. Tout le monde sait ce que la Résistance a offert aux Palestiniens. Mais que leur ont donné les adeptes du processus politique depuis Oslo ? »

« De quel droit disent-ils qu’ils n’ouvriront le terminal de Rafah que dans le cadre d’une solution globale ? Avant de nous reprocher nos choix, nous avons le droit de vous demander des comptes pour avoir refusé d’assumer vos responsabilités », a-t-il lancé à l’adresse des
régimes arabes.
Le député du Hezbollah Hassan Hobballah a estimé quant à lui que « les Arabes sont les complices de la guerre contre Gaza qui est menée par Israël et supervisée par les États-Unis ». « Nous devons nous solidariser avec Gaza car nous appartenons au camp qui lutte contre les
projets américains dans la région », a-t-il enfin poursuivi.


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22/01/2009

n° 415 -Journal d'Irak -16-01 au 21-01 - Début - Obama s'implique déjà...


n° 415 -Journal d'Irak -16-01  au 21-01 - Début - Obama s'implique déjà...


 

                 Journal d'Irak   

                                              n°415  du 16/11 au 21/01/09

                                   C.De Broeder & M.Lemaire       



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Sommaire :

Tiré à part :

Le journaliste lanceur de chaussures demande l’asile politique en Suisse

Universitaires irakiens assassinés durant l’occupation des États-Unis

Effets d'un accord de sécurité bilatéral - Des prisonniers pourraient rester détenus en Irak sans jugement.

Paroles & action du bientôt président...

Irak: Obama réunira les chefs d'état-major le lendemain de son investiture

Une nouvelle stratégie pour   l'Irak et l'Afghanistan 

Obama dans les starting blocks.

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Le Pentagone blanchi.

Suite

6 Les brèves

6-1 Obama s’implique déjà...

6-2 L’évolution de la scène politique en Irak n’est pas faite pour rassurer.

6-3 Les chaussures de l'agresseur de Bush ont été détruites ...

6-4 Le lanceur de chaussures irakien veut s’exiler à Genève.

7 Dossier & Point de vue

T. Hocine - La guerre en Irak : Une profonde suspicion.

8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

8-1 Robert Fisk : Les Secrets des Chambres de la mort.

9  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 Un héritage en demi-teintes.

9-2 Laure Mandeville : Les pouvoirs élargis du président des USA.

9-3 T. Hocine : Bush en Irak et en Afghanistan : Des guerres sans fin.

Fin

10 Annexe

10-1 Phrase historique de Florence

10-2 Guerre totale, radiologique et chimique contre l’Irak.

10-3 Déclaration du Dr Jawad Al Ali : Deux phénomènes étranges que je n'avais jamais vus auparavant se sont produits.

10-4 Loi du silence sur l’uranium appauvri.



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n° 415 -Journal d'Irak -16-01 au 21-01 - Suite - Obama s'implique déjà...

n° 415 -Journal d'Irak -16-01  au 21-01 - Suite - Obama s'implique déjà...


 

                 Journal d'Irak   

                                              n°415  du 16/11 au 21/01/09

                                   C.De Broeder & M.Lemaire       



Sommaire : (suite)

6 Les brèves

6-1 Obama s’implique déjà...

6-2 L’évolution de la scène politique en Irak n’est pas faite pour rassurer.

6-3 Les chaussures de l'agresseur de Bush ont été détruites ...

6-4 Le lanceur de chaussures irakien veut s’exiler à Genève.

7 Dossier & Point de vue

T. Hocine - La guerre en Irak : Une profonde suspicion.

8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

8-1 Robert Fisk : Les Secrets des Chambres de la mort.

9  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 Un héritage en demi-teintes.

9-2 Laure Mandeville : Les pouvoirs élargis du président des USA.

9-3 T. Hocine : Bush en Irak et en Afghanistan : Des guerres sans fin.



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

5-1 Le Pentagone blanchi.

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information. 

Le Pentagone ne s’est pas rendu coupable de manipulation de l’opinion au travers d’un programme critiqué, pour avoir fait appel à des officiers à la retraite pour commenter en tant qu’experts dans les médias la guerre en Irak, a conclu une enquête interne vendredi.

Les éléments relevés lors de l’enquête ne sont pas « suffisants pour conclure que les activités » de ces militaires étaient « impropres », affirme l’inspecteur général du Pentagone, sur un site internet du ministère.

L’affaire ne fera pas l’objet d’autres enquêtes, selon la même source.

Le Pentagone avait suspendu ce programme et lancé cette enquête interne en avril dernier, à la suite d’une controverse sur le fait que ces officiers à la retraite présentaient le point de vue du Pentagone comme leur propre analyse. Selon un article du New York Times du 20 avril 2008, l’Administration du président américain,  Bush, avait organisé une vaste entreprise de manipulation pour obtenir une couverture favorable de la guerre en Irak impopulaire dans l’opinion publique.

L’enquête relève que le Pentagone a convié ces anciens militaires, 70 en tout, à participer à 121 réunions, 16 briefings, 105 conférences téléphoniques et 9 voyages, dont 4 en Irak et 5 à la prison de Guantanamo (Cuba).

 Mais « nous avons conclu que ces activités avaient été conduites dans le respect des principes et des règles du département de la Défense », relève le Pentagone. En avril, le secrétaire à la Défense, Robert Gates, ne s’était pas directement exprimé sur l’affaire, mais avait précisé que ces officiers à la retraite devaient parler uniquement en leur nom et non pour le Pentagone.

19 janvier 2009.

El Watan (Algérie)

http://www.elwatan.com/Le-Pentagone-blanchi



6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

6-1 Obama s’implique déjà...

La guerre contre l'Irak

Le plus haut gradé américain en Irak, le général Raymond Odierno, a formulé une recommandation sur le rythme de retrait des forces américaines en 2009, qui a été transmise au président élu Barack Obama, a annoncé, jeudi, le porte-parole du Pentagone Geoff Morrell.

Au cours d’un déplacement en Irak samedi dernier, « le secrétaire à la Défense (Robert Gates) a rencontré le général Odierno » et « ils ont eu une longue conversation sur la voie à suivre en Irak l’an prochain, notamment sur le niveau des troupes envisagé pour l’an prochain », a-t-il déclaré, tout en refusant de détailler les propositions du général Odierno. Aucune décision finale n’a toutefois été prise par le Pentagone ou la Maison-Blanche, a-t-il assuré. M. Gates a fait part de ces recommandations à M. Obama au cours d’une réunion de sa future équipe de sécurité nationale, lundi à Chicago, a-t-il ajouté. Selon le New York Times, le général Odierno suggère de retirer d’Irak deux brigades de combat sur quinze, soit entre 7000 et 8000 hommes, sur les six premiers mois de 2009. D’après le journal, le commandant des forces américaines en Irak recommande plus généralement de retirer toutes les brigades de combat à un rythme plus lent que le calendrier de 16 mois souhaité par M. Obama, qui fixe l’échéance à mi-2010. Quelque 143 000 soldats américains sont actuellement déployés en Irak. L’accord sur la présence américaine en Irak, signé entre Washington et Baghdad, prévoit le départ de toutes les troupes américaines d’ici à la fin 2011, un délai plus long que celui évoqué par le futur président. Cet accord stipule que tous les soldats américains doivent être partis à cette date. Toutefois, Washington comme Baghdad n’excluent pas le maintien en Irak d’une force américaine résiduelle, comme l’a affirmé, mercredi soir, M. Gates dans une interview télévisée. « J’imagine que l’on parle peut-être de plusieurs dizaines de milliers d’hommes appelés à rester, après le départ des troupes de combat », a-t-il estimé sur la chaîne de télévision publique PBS. « Deux Etats souverains peuvent toujours renégocier un accord les liant », a renchéri jeudi M. Morrell, en assurant que M. Gates avait dit à plusieurs reprises que le maintien d’une présence américaine résiduelle en Irak « serait potentiellement nécessaire au vu des faiblesses actuelles des capacités militaires irakiennes ».

http://www.elwatan.com/Obama-s-implique-deja


6-2 L’évolution de la scène politique en Irak n’est pas faite pour rassurer.

Extraits...

Les actions suspectes de la soi-disant nébuleuse d’al Qaeda contre la population civile  n’ont pas donné le résultat escompté à savoir une guerre civile.

Les forces de la résistance contre l’occupant ont compris le jeu américain et se sont retournés contre les groupes criminels d’al Qaeda et sont entrés dans une négociation intelligente avec le gouvernement irakien visant à redessiner la carte politique intérieure autour de la revendication majeure du retrait des forces d’occupation étrangère.

...

La résistance à l’occupation étrangère et à la tyrannie politique de régimes dictatoriaux perdrait de son efficacité si elle était déconnectée de la lutte contre l’intégrisme religieux qui nourrit le terrorisme aveugle, divise le front intérieur sur des bases artificielles et affaiblit les chances d’une solidarité internationale conséquente.

Aujourd’hui, même les acteurs stratégiques qui devraient compter parmi les alliés objectifs et naturels du mouvement de libération arabe, comme la Russie et la Chine, restent dans l’expectative.

Et pour cause.

Eux aussi ont affaire à des mouvements sécessionnistes d’obédience musulmane sunnite qu’ils considèrent, à tort ou à raison, comme une menace pour leur sécurité nationale. Ils craignent par-dessus tout que ces mouvements soient manipulés par les Américains directement ou indirectement via l’Arabie saoudite.
Extrait d'articles de Mohamed Tahar Bensaada

Mondialisation.ca,

Le 2 janvier 2009


6-3 Les chaussures de l'agresseur de Bush ont été détruites ...

Enfin ce lancer de chaussures continue à faire des vagues dans le monde entier. En Irak, le comité des oulémas sunnites a qualifié le jeune homme « d'icône de la résistance contre l'occupation ».

C'est devenu un geste emblématique de la fin de la présidence Bush : le jet de chaussures en direction du président des Etats-Unis, dimanche dernier à Bagdad. C'est un journaliste irakien qui a ainsi exprimé sa colère. Il est en détention et risque plusieurs années de prison.

D'abord des nouvelles des chaussures : elles ont été détruites. Les services de sécurité américains et irakiens les ont disséquées pour s'assurer qu'elles ne contenaient pas d'explosif.

La disparition des projectiles improvisés a déçu l'avocat du journaliste irakien qui les a jeté dimanche en direction de Bush : « Ces chaussures étaient saintes, elles avaient pris beaucoup de valeur », explique l'avocat.
Quand au propriétaire des chaussures, Mountazer Al Zaidi, « il est en bonne santé », dit le juge d'instruction en charge de l'affaire. Mais la demande de remise en liberté sous caution du journaliste a été rejetée. A Bagdad, le gouvernement assure que le jeune homme a écrit une lettre pour s'excuser de son geste.
Enfin ce lancer de chaussures continue à faire des vagues dans le monde entier.

En Irak, le comité des oulémas sunnites a qualifié le jeune homme « d'icône de la résistance contre l'occupation ».
Les chaussures volantes ont également été évoquées lors du sommet des chefs d'Etat latino-américains au Brésil, où le président Lula a plaisanté en demandant aux journalistes présents de ne pas se déchausser.
Dans tout le Proche et le Moyen-Orient, on ne compte plus les chausseurs qui revendiquent la paternité de la célèbre paire.
Enfin en Egypte, un homme aurait proposé que sa fille de 20 ans épouse le jeune journaliste irakien.
TF1

19 -12

http://www.dabio.net/Usa-Irak-Les-chaussures-de-l-agresseur-de-Bush-ont-ete-detruites_a4180.html

 


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n° 415 -Journal d'Irak -16-01 au 21-01 - Fin - Obama s'implique déjà...


n° 415 -Journal d'Irak -16-01  au 21-01 - Fin - Obama s'implique déjà...


 

                 Journal d'Irak   

                                              n°415  du 16/11 au 21/01/09

                                   C.De Broeder & M.Lemaire       



Sommaire : (Fin)

10 Annexe

10-1 Phrase historique de Florence

10-2 Guerre totale, radiologique et chimique contre l’Irak.

10-3 Déclaration du Dr Jawad Al Ali : Deux phénomènes étranges que je n'avais jamais vus auparavant se sont produits.

10-4 Loi du silence sur l’uranium appauvri.


10 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

10-1 Historic sentence in Florence’

10-1 Phrase historique de Florence
La Cour italienne reconnaît le lien entre le cancer et de l'uranium appauvri
Une phrase qui pourrait représenter une étape importante a été prononcée par un tribunal à Florence, Italie: le ministère de la Defense devra indemniser 545061 d'euros pour Gianbattista Marica, parachutiste, qui a été déployée en Somalie, au cours de la mission Ibis, pendant huit mois entre Décembre 1993 et Juillet 1993.
Marica est un ex-soldat qui est tombée malade avec le cancer. La phrase est importante non seulement pour l'étendue de la réparation, mais parce qu'il énonce un principe important: le lien de causalité entre la présence d'uranium appauvri et la maladie du soldat.
La mesure judiciaire est daté du 17 Décembre 2008, mais il a été annoncé hier par Accame Falco, président de Anavafaf, une association qui aide les anciens combattants italiens, parmi lesquels Marica, qui a demandé leur appui dans
2001.
La Cour de la déclaration comprend le rapport d'une technique consultan qui soutient qu'il ya un lien de causalité entre le lymphome de Hodgkin développé par le soldat (qui est actuellement en rémission définitive) et l'exposition à l'uranium appauvri.
L'expert, nommé par la Cour, affirme que les conclusions de l'étude scientifique de la Commission Mandelli, qui a affirmé qu'il n'était pas possible de prouver le lien de causalité », sont sans fondement, car des erreurs dans
le processus de recherche ".
Les responsabilités du ministère de la Defense sont ensuite dénoncé par les juges de la peine de détails, publié hier et disponible sur l'internet

[1]: le Ministère n'a pas pris les précautions nécessaires pour protéger les membres de la mission en Somalie, en dépit «c'est dans les yeux de la communauté internationale le danger de cette zone de guerre, et en dépit de l'adoption de certaines par d'autres mesures de prévention des forces militaires ".
Selon les juges, «outre les recommandations qui ont été ou auraient dû être connus par le ministère, le fait que les soldats américains ont été condamnés à utiliser des protections devraient avoir averti les autorités italiennes, même si elles manquent d'informations." En tout cas, "l'attitude du ministère de la Defense n'a pas été inspiré par les principes de prudence et de responsabilité, que le ministère ignore l'information, qui a dans ses mains depuis longtemps, sur la présence d'uranium appauvri dans les domaines de la mission et de ses danger pour les soldats de la santé et le ministère n'a pas pris toutes les mesures nécessaires pour protéger les soldats de la santé et a ignoré le recours à des mesures par d'autres pays
impliqués dans la même mission, en dépit de nombreuses reprises ce fait a été noté par les soldats italiens ".

"Marica immédiatement dénoncé le fait que les soldats américains en Somalie, même avec 40 degrés à l'ombre, ont été en utilisant des combinaisons, des masques, des gants et des lunettes, tandis que les italiens étaient vêtus de shorts et t-shirts" Accame dit,
soulignant l'importance de la phrase et de rappeler que les "corps italien ont été mis au courant du danger que le 22 Novembre 1999, lorsque des informations sur les mesures de précaution a finalement été donné aux soldats dans les Balkans».

Accame soulève une autre question aussi: "La phrase est datée du 17 Décembre 2008, exactement le jour avant que M. La Russa, Ministère de la Defense, au cours d'un communiqué de presse, a annoncé le financement de 30 millions d'euros pour les victimes de l'uranium appauvri et de nanoparticules".

[2] Est-ce une coïncidence? Or, le ministère a décidé de faire preuve d'une attitude de collaboration en vue ce qui vient d'être décidé par la Cour?
Dans tous les cas - conclut Accame - "nous sommes extrêmement heureux de cette réalisation».
[1] http://www.altalex.com/index.php?idnot=44275
[2] http://www.bandepleteduranium.org/en/a/222.html

13 Janvier 2009 - Stefania Divertito
http://www.peacelink.it/disarmo/a/28323.html

15 janvier 2009 à 11:27
http://translate.google.fr/translate_t#

http://merryabla64.wordpress.com/2009/01/15/italian-court...
 

Pour en savoir plus voici 3 textes de référence

          - Guerre totale, radiologique et chimique contre l’Irak

          - Loi du silence sur l’uranium appauvri
- Déclaration du Dr Jawad Al Ali : Deux phénomènes étranges que je n'avais jamais vu auparavant se sont produits


10-2 Guerre totale, radiologique et chimique contre l’Irak.

« Sous forme d’aérosols, l’uranium appauvri contaminera en permanence de vastes régions et détruira doucement le futur génétique des populations vivant dans ces régions où ils trouvent des ressources que les US doivent contrôler pour établir et maintenir leur primauté. » (Leuren Moret, experte internationale des radiations, juillet 2004)
Depuis les essais en grandeur nature d’armes à uranium appauvri (UA) dans le Golfe en 1991, chaque nouvelle « guerre » est l’occasion de tester ces armes à des puissances de plus en plus grandes. C’est ainsi que des milliers de tonnes d’UA sont déversées sur Irak par la coalition anglo-américaine depuis 2003. Un véritable génocide se déroule silencieusement en Irak, à une échelle jamais connue à ce jour.

Un déchet nucléaire utilisé à la façon d’un gaz radioactif pour anéantir le peuple irakien

« (Je suis) fortement favorable à l’utilisation de gaz empoisonné contre les tribus non-civilisées. L’effet moral devrait être bon… et il répandrait une vive terreur. » (Winston Churchill, 1919)
Le phantasme des responsables du projet Manhattan de gaz radioactifs capable de détruire les populations ennemies s’est concrétisé cinquante ans plus tard : l’oxyde d’uranium est devenu une arme de destruction massive, utilisée par l’armée de terre, de l’air et la marine contre les populations civiles. Les Irakiens avaient déjà été gazés par les Britanniques, en 1912 et 1925.
L’uranium « appauvri » (UA) est un déchet de l’industrie nucléaire dont l’activité s’accroît au fil du temps, en raison de la formation rapide de sous-produits à vie courte lors de sa désintégration, et de son mélange avec des produits mortifères issus du processus de retraitement (plutonium et uranium 236). Ainsi, son l’activité est quatre mille fois supérieure au seuil réglementaire imposant l’application des règles de radioprotection. En tant que métal lourd (comme le plomb), il est aussi hautement chimiotoxique.
Les armes à l’UA provoquent encore plus de dégâts que les bombes nucléaires utilisées sur le Japon. Les micro-particules d’oxyde d’uranium, à 90% insolubles, vaporisées lors de l’impact des munitions sur leur cible et propagées par les vents et la pluie sur des centaines de kilomètres, ont contaminé les sols, les deux grands fleuves du pays, le Tigre et l’Euphrate, les nappes phréatiques, la végétation, les animaux et toute la chaîne alimentaire. En février 2003, les USA ont refusé par avance tout nettoyage des sites qu’ils pourraient contaminer en Irak. Mais les dommages causés à l’environnement deviennent de toute manière rapidement irréversibles.
La contamination interne peut survenir de trois manières : l’inhalation (la plus dangereuse), l’ingestion de boissons et d’aliments contaminés, et les lésions cutanées. La chimiotoxicité concerne en premier lieu le rein, et la radiotoxicité les poumons. Plus de 75% des microparticules, se regroupent en amas dans les alvéoles pulmonaires d’où elles irradient pendant des années. Selon le PR A. Durakovic, Directeur du département de Médecine nucléaire à l’Université Georgetown de New York et expert auprès du Pentagone, «  … transformé en poussière ingérée ou inhalée, (l’UA) est alors plus dangereux qu’aucune toxine connue de la science des hommes. »).
L’UA attaque aussi le cerveau, les organes reproducteurs, la thyroïde, les muscles, les ganglions lymphatiques et le système neurologique. Sa dangerosité dépend de sa nature physique et chimique, de l’intensité et de la durée d’exposition, et des sujets contaminés. Ainsi, les enfants représentent la population la plus vulnérable, parce qu’ils concentrent la radioactivité trois ou quatre fois plus que les adultes. Le PR Siegwart-Horst Günther a mis en évidence un collapsus du système immunitaire avec des symptômes analogues à ceux du SIDA, une forte proportion d’infections, d’herpès et de zonas, des dysfonctionnements rénaux, des leucémies, des avortements spontanés et des malformations congénitales. La leucémie est provoquée par l’irradiation des cellules souches du sang par les particules alpha fixées sur la moelle osseuse et certains tissus lymphatiques.


Chaque nouvelle guerre permet une amplification des tests précédents. Alors que les charges contenues dans obus antichars utilisés en 1991 ne dépassaient pas 5 kg, celles des bombes téléguidées déversées sur Irak depuis son invasion en 2003 s’élèvent à plusieurs centaines de tonnes.

Des malformations congénitales monstrueuses et une atteinte au génome
La fixation de l‘UA sur le placenta des femmes enceintes provoque d’horribles malformations congénitales jamais rencontrées ou extrêmement rares. Ainsi, de nombreux enfants naissent hydrocéphales ou sans tête, sans membres, avec des organes manquants (sans yeux, sans nez, sans oreilles, sans cerveau, sans anus...), aveugles, avec de graves anomalies du cœur ou des poumons, ou avec des organes à l’extérieur du corps (cerveau, intestins, estomac…). Chez les bébés irakiens nés en 2002, l’incidence d’anophtalmie (absence d’yeux) a été 250.000 fois plus grande que l’occurrence moyenne. Lorsqu’une femme irakienne vient d’accoucher, ses premières paroles ne sont pas : « c’est une fille ou un garçon ? », mais « mon bébé est-il normal ? ». En outre, les anomalies génétiques s’aggravant généralement d’une génération à l’autre, il faudra plusieurs décennies avant de pouvoir mesurer l’atteinte du génome. La prise de conscience des menaces qui pèsent sur leurs prochaines générations engendre le désespoir des Irakiens.

Les Irakiens condamnés à vivre durant toute leur vie dans une déchetterie radioactive
« Depleted uranium is a warcrime in progress » (PR Doug Rokke)
Les populations victimes des bombardements sont condamnées à vivre durant toute leur vie dans un environnement qui deviendra inexorablement de plus en plus radioactif. Les populations locales sont trop démunies pour se faire traiter, voire pour simplement soulager leurs douleurs. Des hôpitaux irakiens (comme à Fallujah) ont été la cible des bombardements de l’alliance anglo-américaine, et ceux qui subsistent n’ont ni la capacité ni les moyens médicaux d’accueillir et de soigner toutes les victimes. Avant 1990, l’Irak avait les hôpitaux les plus modernes de la région et des médecins de très haut niveau (dont beaucoup ont été mystérieusement assassinés depuis 2003, comme de nombreux scientifiques et journalistes).
Dans un rapport inédit, l’Agence Internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait prévu un excès d’un demi-million de morts en Irak à la suite de l’agression de 1991. La contamination de l’environnement et des populations locales va continuer de s’amplifier. Avant 2003, certaines régions du sud de l’Irak (dont certaines zones horticoles et de cultures irriguées, rares dans ce pays aride) connaissaient déjà une augmentation de 700% des taux de cancers, de 400% du taux de malformations congénitales, et de 350% par an de cas de leucémies, de déficiences immunitaires, de cataractes et de dysfonctionnements rénaux. Pour chaque cas de cancer des tissus comme la leucémie, cinq cas de cancer solide devraient apparaître dans les dix à trente prochaines années

En 1991, huit cents tonnes d’UA avaient été déversées sur l’Irak.
Depuis mars 2003, ce sont des milliers, voire des dizaines de milliers de tonnes de ce produit mortifère qui sont répandues sur le pays par les forces occupantes. Cette fois, c’est l’ensemble du pays qui a été touché, en particulier les villes les plus peuplées comme Bagdad, où l’on a relevé des taux de radioactivité jusqu’à deux mille fois supérieurs à la normale en 2003 (de mille à deux mille tonnes d’UA auraient été utilisées durant les attaques contre les forces irakiennes). La quantité de radioactivité relâchée sur l’Irak correspondrait à plus de deux cent cinquante mille fois celle d’Hiroshima (Nichols, 2004). Dans les centres des pays occidentaux, les expériences doivent avoir lieu en milieu confiné, et toute dispersion d’UA dans l’environnement est illicite en Europe. Pourquoi l’uranium « appauvri » devient-il un produit banal lorsqu’il est déversé par centaines de tonnes sur les pays agressés ?

Des milliers de ces projectiles sont disséminés sur les zones bombardées. De nombreux enfants irakiens qui jouent avec les projectiles argentés ou leurs débris radioactifs restés sur le terrain meurent de leucémie, dont la période de latence n’est que de quelques années. Pour le PR Major Doug Rokke, ancien chef du Projet pour l’uranium appauvri au Pentagone, « L’Iraq est une déchetterie toxique.  »

Des tests sur l’Irak de toute les nouvelles armes terrifiantes des US
D’autres nouvelles armes de destruction massives auraient été testées en Irak, dont « Moab », la bombe la plus puissante du monde (huit tonnes), l’une des plus meurtrières, qui produit un mini-champignon semblable à celui des bombes nucléaires. Les « mini-nukes » (dont la puissance peut équivaloir plusieurs fois la bombe lâchée sur Hiroshima) La bombe « E » (électromagnétique) qui détruit tous les moyens de communications, peut être utilisée comme un gigantesque four à micro-ondes sur une grande surface, cuisant dans son périmètre d’action tous les êtres vivants comme des poulets (le four à micro-ondes n’étant qu’une application domestique de la version militaire mise au point par Raython).
En outre, des versions « améliorées » de bombes de bombes au napalm (MK77), au plasma (à effet de souffle), au phosphore, à fragmentation (qui peuvent contenir de l’UA), et d’autres nouvelles armes toutes plus terrifiantes les unes que les autres auraient également été testées secrètement (seule l’utilisation de bombes MK77 a été reconnue par les officiels US), ce qui expliquerait le nettoyage total et discret (comprenant l’enlèvement du sol sur plusieurs mètres de profondeur) de certains quartiers de Fallujah (après que la « ville aux cent mosquées » eut été rasée en novembre 2004) et de l’aéroport de Bagdad (en mars 2003), déclarés zones interdites
Tous les types de munitions de la panoplie des armes américaines sont équipés d’UA aujourd’hui, des simples balles aux bombes « intelligentes » guidées par satellites, en passant par les obus, les missiles, et les ogives des bombes dites « bunker busters » (destinées à détruire les bunkers souterrains).

L’OMS complice une fois de plus de « crimes contre l’humanité »
Ce « crime contre l’humanité » se poursuit avec la complicité des organisations des Nations Unies, grâce notamment à l’Accord que l’OMS a été contrainte de signer en 1959 avec l’AIEA, qui lui interdit de traiter des questions de radiation et de santé publique sans l’aval de cette agence des Nations Unies au service du lobby nucléaire. Un rapport explosif de l’OMS réalisé par trois experts des radiations de très haut niveau sur les conséquences sanitaires de l'uranium appauvri sur les populations irakiennes est bloqué depuis 2001. Le Dr. Keith Baverstock, son principal auteur, principal expert de l’OMS sur les radiations pendant onze ans, dénonce cette censure, en expliquant que sa publication aurait au moins permis de limiter l’utilisation de l’UA depuis 2003, et d’obliger les agresseurs de nettoyer les régions contaminées. L’étude, dont le contenu a été finalement révélé par le Sunday Herald, met en évidence les effets carcinogène, tératogène et mutagène de l’UA.

Intensifier la campagne d’information internationale
pour obtenir l’interdiction totale de ces armes illégales selon le droit international

Les gouvernements coupables de ces atrocités maintiennent une chape de plomb sur l’utilisation de leurs armes de destruction massive et ses conséquences, ce qui leur permet de se défausser de la prise en charge des coûts de décontamination des sites bombardés, mais surtout de banaliser dans l’indifférence générale l’usage d’un nouveau type d’armes nucléaires, resté tabou jusqu’à la « Guerre du Golfe ».
Selon le droit international, ces armes sont illégales parce qu’elles infligent des souffrances inutiles, qu’elles sont non discriminantes, causent des atteintes graves et durables à l’environnement et demeurent meurtrières bien après la fin des conflits. Leur utilisation a été condamnée par une résolution des Nations Unies de 1996 et un moratoire sur leur utilisation a été voté en janvier 2001 par le Parlement européen « en appel du principe de précaution ».
Aux côtés de nombreuses personnalités de renommée internationale, comme Rosalie Bertell, épidémiologiste et Ramsey Clark, ancien secrétaire d’état américain à la Justice et avocat international, et de très nombreuses associations à travers le monde, comme en France la CRIIRAD, il est urgent de participer à la campagne en vue de l’interdiction totale de ces armes de destruction massive, du classement de l’uranium appauvri comme « substance radioactive dangereuse », du nettoyage des zones contaminées et de la délivrance de soins médicaux appropriés à tous ceux qui ont été exposés.

Principales Sources :

http://www.stopusa.be,

http://www.electroniciraq.net, http://www.infowars.com,

http://www.umrc.net,
http://www.stopnato.org.uk, http://www.mindfully.org, http://www.globalresearch.ca, http://www.dissidentvoice.org, http://www.vfp92.org/du.html.

http://www.medact.org, http://www.traprockpeace.org, http://www.criirad.org,

http://www.iacenter.org, http://www.uraniumweaponsconference.de,

http://www.grip.org, http://www.contratom.ch,

http://www.ccnr.org/uranium, http://www.helencaldicott.com, http://www.onlinejournal.com,

http://www.benjaminforiraq.org, http://www.michelcollon.info

Joëlle Pénochet
19 novembre 2005


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21/01/2009

n°233 - journal de l'Afghanistan- 15-01 au 21-01 -Début - : Pour Obama, 'apaiser' l'Afghanistan sera encore plus compliqué que l'Irak.


n°233 - journal de l'Afghanistan- 15-01 au 21-01 -Début - : Pour Obama, 'apaiser' l'Afghanistan sera encore plus compliqué que l'Irak.



journal de l'Afghanistan n° 233 - du 15-01 au 21-01

            C.De Broeder & M.Lemaire                                                                            



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire.

Tiré à part :

Paroles & action du président...

Barack Obama: quatre ans pour 'redorer' la diplomatie américaine.

Obama réunira les chefs d'état-major le lendemain de son investiture.

Obama enclenchera la fermeture de Guantánamo le 20 janvier.

L'Afghanistan au cœur des débats.

La guerre pour sortir de la crise économique ? 

Kirghizstan: Bichkek veut fermer une base américaine.

1 La résistance contre l'agresseur

Résistance :

Analyse & déclaration

1 La résistance contre l'agresseur

Résistance :

Analyse & déclaration

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 

-Suite –

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

 

L'Afghanistan en chiffre. 

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Regardez comment les médias vous trompent.

6-2 Les hommes derrière Obama

7 Les Brèves

7-1 Les dossiers qui attendent le 44e président des Etats-Unis…

7-2 Emmanuel ISSE : Etats-Unis: Obama dans les starting blocks

7-3 Barack Obama suscite de fortes attentes dans le monde.

7-4 Poutine: l'Europe ne doit pas trop attendre d'Obama.

7-5 Bush appelle les ‘grands’ de ce monde, en son avant-dernier jour de présidence

7-6 Guantanamo : Les Brèves

1 Les accusés du 11/09 comparaissent à Gitmo.

2 Un juge fédéral ordonne la libération de Mohamed el-Gharani détenu à Guantanamo et  arrêté quand il avait 14 ans

-Fin –

8 Dossiers

8-1 Courrier international : Fermer Guantanamo : plus facile à dire qu’à faire…

8-2 Jean-Philippe Immarigeon : Barack l’Imposteur.
10 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

10-1 Pour Obama, 'apaiser' l'Afghanistan sera encore plus compliqué que l'Irak.

10-2 Marie-France Calle : Le Pakistan jugé par les États-Unis trop laxiste face aux résistants afghans.

10-3 Courrier International : Afghanistan, Pakistan : la nouvelle donne.

11 Annexe

11-1 Les fâcheuses «erreurs» du Monsieur anticrise d'Obama.

11-2 Les pouvoirs élargis de la présidence américaine.

11-3 Provinces Afghan




L'Afghanistan en chiffre du 09 -07 au 21/01/09

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

4

 18

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

12

 32

 

 

 

Peuple Afghan

 26

 3 + x

 



 

Tiré à part :

Paroles & action du président...

Barack Obama: quatre ans pour 'redorer' la diplomatie américaine.

extrait

Pourtant, redorer la diplomatie américaine fait partie des projets du Président.

C'est donc sur l'Irak, l'Iran et l'Afghanistan que Barack Obama jouera la partie.

«Mais il ne sera pas aussi virulent sur le terrain qu'il l'a été dans ses déclarations, prévient François Durpaire.

Le redéploiement des troupes actuellement en Irak sur le front afghan ne se fera pas complètement.» La guerre en Irak qui a été un des chevaux de bataille d'Obama pendant la campagne et un facteur décisif dans sa victoire.

Si sa lutte contre le ‘terrorisme’ reste une de ses priorités, le retour chez eux des GI n'est pas prévu avant 2011.

«De toute façon, pour ce qui est de la politique étrangère, Obama veut aussi laisser Hillary gérer les dossiers», souligne François Durpaire.
http://www.20minutes.fr/article/290535/election-usa-Barack-Obama-quatre-ans-pour-sauver-l-Amerique.php

17-01

Le président élu américain Obama, a fait de la guerre en Afghanistan l'une de ses priorités, et les premiers renforts américains arrivent dans le pays.

Selon les médias US, M. Obama a approuvé l'envoi de 20.000 à 30.000 renforts en Afghanistan en 2009, ce qui pourrait quasiment doubler le nombre de militaires américains déployés dans le pays (environ 32.000).

Près de 70.000 soldats étrangers sont au total présents en Afghanistan.

(AFP)

Obama réunira les chefs d'état-major le lendemain de son investiture.

Barack Obama réunira à la Maison Blanche les chefs d'état-major de l'armée américaine et les autres hauts responsables militaires du pays mercredi, au lendemain de son investiture au poste de président des Etats-Unis, a annoncé samedi un proche conseiller du futur président.

Les entretiens porteront sur la guerre en Irak et d'autres questions militaires, a précisé ce collaborateur ayant requis l'anonymat.

L'été dernier, Barack Obama avait déclaré: "J'ai l'intention de mettre fin à cette guerre(rak).

Au premier jour de ma prise de fonction, je ferai venir les chefs d'état-major et je leur donnerai une nouvelle mission, qui sera de mettre fin à cette guerre de façon responsable et réfléchie mais déterminée".

AP-17-09

Obama enclenchera la fermeture de Guantánamo le 20 janvier.

 Sommé de toutes parts d'en finir vite avec le cauchemar de Guantánamo, symbole des excès de la lutte antiterroriste de son prédécesseur, Barack Obama va s'atteler dès sa prise de fonctions à vider la prison de ses détenus, mais aussi à mettre un terme aux tribunaux d'exception.

Le président élu devrait, selon la presse américaine, signer l'ordre de fermeture dès le 20 janvier. Il devrait également suspendre le système judiciaire créé spécialement pour les détenus de Guantánamo -- dont cinq hommes accusés d'avoir organisé les ‘attentats’ du 11-Septembre qui n'ont toujours pas été jugés.
Très controversé, ce système d'exception n'a pour l'instant jugé que trois détenus.

Le suspense demeure pour savoir si le procès de Omar Khadr, ce jeune Canadien arrêté en Afghanistan alors qu'il avait 15 ans, se tiendra comme prévu le 26 janvier, à Guantanamo.

Comme la plupart des quelque 250 hommes aujourd'hui détenus à Guantánamo, sur 800 environ passés par ses cellules, il y est enfermé depuis près de sept ans.

14-01

http://www.ledevoir.com/2009/01/14/227292.html


L'Afghanistan au cœur des débats.

La guerre pour sortir de la crise économique ? 

L'OTAN regroupe la plupart des pays capitalistes les plus développés du monde.

La crise financière et économique qui les frappe actuellement conduit les gouvernements à prendre des mesures dites de sauvetage et à faire des économies, à réduire les budgets sociaux, de la santé, de l’enseignement, de la culture, de la recherche scientifique, etc. Par contre, ils ne touchent pas au budget militaire, et même ils l’augmentent !

Le dernier rapport annuel de l’Institut international de recherche pour la paix à Stockholm (SIPRI) indiquait qu’en 2007 plus de 60% des dépenses militaires mondiales avaient été effectuées par des pays membres de l’Otan.

A eux seuls, les Etats-Unis représentent 45%. Suivent le Royaume-Uni (5%), la France (5%), l’Allemagne (3%), l’Italie (3%), l’Espagne (1%), le Canada (1%).

Pour la Belgique, le budget de la Défense serait de 2.780 million d’euros (ce qui représente 1,5% du PIB), sans compter toutes les dépenses « annexes » qui sont imputées à d’autres ministères et les dépenses supplémentaires chaque fois que la Belgique fournit une contribution à l’OTAN.

Pour comparaison : la Chine et la Russie représentent respectivement 5% et 3% des dépenses militaires mondiales. Ces deux pays rassemblent 22% de la population mondiale, et les pays de l'Otan environ 13%.

Le même rapport du SIPRI précisait que les dépenses militaires mondiales ont bondi de 45 % en dix ans, sous la presssion de la politique d'armement massif des pays de l'Otan : un énorme gaspillage, des immenses ressources détournée pour la destruction et la mort plutôt que pour le progrès humain.

 La guerre d’Irak a coûté plus de 5.000 milliards d’euros, la guerre d’Afghanistan aurait déjà coûté plus de 3.000 milliards d’euros. Il n’y a pas de chiffres officiels, puisque ces dépenses sont considérées comme secret défense.

Le complexe militaro-industriel domine de plus en plus l’économie européenne et états-unienne, mais cela n’empêche pas de jeter les travailleurs sur le pavé. La crise de 1929 a cessé grâce" à la Deuxième Guerre mondiale, et aujourd’hui les puissances de l’OTAN voient à nouveau la guerre comme une solution pour relancer cette économie prédatrice. 

Nous, nous ne pensons pas que l'humanité soit ainsi condamnée à la barbarie, pour le profit d'une poignée de personnes.

L'alternative existe. Ici en Belgique et dans tous les pays de l'Otan, il faut rejeter cette logique qui devrait se retrouver dans les poubelles de l'histoire. 

Pas d'argent pour la guerre, pour les bombes, pour la destruction, mais bien pour le développement de l'humanité!

Édito du CSO du Alerte OTAN ! n°32 /

 

Kirghizstan: Bichkek veut fermer une base américaine.

Le Kirghizstan va ordonner la fermeture d'une base aérienne américaine utilisée pour soutenir les opérations militaires en Afghanistan d'ici "quelques jours" a déclaré un haut responsable kirghiz.

"Le décret présidentiel sur l'annulation de l'accord avec les Etats-Unis est déjà prêt.

Dans quelques jours, il sera publié dans les médias kirghizes", a déclaré ce haut responsable sous couvert de l'anonymat.

Les Etats-Unis disposent au Kirghizstan de la base de Manas, située à l'aéroport de Bichkek et servant de soutien aux troupes engagées en Afghanistan.

Le Kirghizstan a, ces dernières années, menacé à plusieurs reprises de fermer cette base qui compte environ 1.200 hommes, principalement des Américains mais aussi des Français et des Espagnols

17-01 

AFP)


1 La résistance contre l'agresseur - Analyse & déclaration

 Résistance

Attaque du Camp Eggers, le plus grand camp militaire US de Kaboul.

17-01

La cible peut être "aussi bien des Afghans que des étrangers","Les Allemands ont des forces dans le nord de l'Afghanistan et ils sont impliqués dans la mort d'Afghans innocents. Les talibans s'attaqueront à tous ces pays qui ont des forces en Afghanistan", a déclaré le porte-parole de la résistance..

AFP.

18-01

Dans un message vidéo rendu public samedi soir par le centre US de surveillance de sites islamistes ‘SITE’, Abu Talha Al-Alamani affirme que les Allemands sont "crédules et naïfs" s'ils pensent pouvoir "s'en tirer sans blessure alors qu'ils sont la troisième force d'occupation en Afghanistan", derrière les Américains et les Britanniques." en ajoutant que "le temps court pour les Allemands".

Cette vidéo qui comporte des sous-titres en arabe a été, selon SITE, produite par la société de production "As-Sahab" et est datée d'octobre 2008.

Berlin s'est dit convaincu dimanche de l'authenticité d'une vidéo d'Al-Qaïda menaçant les Allemands de représailles pour leur engagement en Afghanistan et a estimé le danger accru, au lendemain de l’attaque près de l'ambassade d'Allemagne à Kaboul.

"L'attentat devant l'ambassade d'Allemagne à Kaboul" samedi qui a blessé plusieurs employés de la représentation diplomatique "et les récentes vidéos de menaces contre l'Allemagne montrent que la menace (contre l'Allemagne) a atteint une nouvelle dimension", ajoute le communiqué.

"Les attentats en Afghanistan se multiplient contre les Allemands. L'Allemagne est de plus en plus nommée dans des vidéos de menaces diffusées sur internet.

Les plus récentes sont explicitement dirigées contre les Allemands" et "uniquement" contre eux, souligne le ministère.

"Une menace considérable est en train de se dessiner", estime le ministère en jugeant "particulièrement inquiétante la thématisation de l'engagement allemand en Afghanistan" et la récurrence de l'apparition d'Allemands dans des vidéos de menaces. Le ministère estime qu'"avec de telles vidéos de menaces, des ‘attentats’ en Allemagne se préparent".

Selon le ministère allemand de l'Intérieur, la police criminelle fédérale (BKA) pense que Abu Talha Al-Alamani a vécu en Allemagne, a quitté ce pays au premier semestre 2007 pour rejoindre un camp d'entraînement à la frontière afghano-pakistanaise.

L'Allemagne se considère dans la ligne de mire d'Al-Qaïda. Elle a pour l'instant réussi à déjouer ou bien a échappé de justesse à des attentats de grande ampleur. Mais les dirigeants de la lutte-antiterroriste mettent en garde contre le risque d'un attentat majeur sur le sol allemand.

L'engagement en Afghanistan, à laquelle l'opinion allemande est opposée, est régulièrement dénoncé dans des vidéos de menaces terroristes.

Mais Berlin répète à l'envi qu'il "assume" son engagement en Afghanistan, auquel les députés ont accordé en octobre une prolongation de 14 mois, en augmentant même les effectifs alloués à la force multinationale Isaf sous commandement de l'Otan, avec 4.500 soldats.

Samedi, la chancelière Angela Merkel et le chef de la diplomatie Frank-Walter Steinmeier ont redit - que l'Allemagne ne se laisserait pas dissuader.

20-01


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n°233 - journal de l'Afghanistan- 15-01 au 21-01-Suite - : Pour Obama, 'apaiser' l'Afghanistan sera encore plus compliqué que l'Irak.


n°233 - journal de l'Afghanistan- 15-01 au 21-01-Suite - : Pour Obama, 'apaiser' l'Afghanistan sera encore plus compliqué que l'Irak.



journal de l'Afghanistan n° 233 - du 15-01 au 21-01

            C.De Broeder & M.Lemaire                                                                            


Sommaire.  -Suite -

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Regardez comment les médias vous trompent.

6-2 Les hommes derrière Obama

7 Les Brèves

7-1 Les dossiers qui attendent le 44e président des Etats-Unis…

7-2 Emmanuel ISSE : Etats-Unis: Obama dans les starting blocks

7-3 Barack Obama suscite de fortes attentes dans le monde.

7-4 Poutine: l'Europe ne doit pas trop attendre d'Obama.

7-5 Bush appelle les ‘grands’ de ce monde, en son avant-dernier jour de présidence

7-6 Guantanamo : Les Brèves

1 Les accusés du 11/09 comparaissent à Gitmo.

2 Un juge fédéral ordonne la libération de Mohamed el-Gharani détenu à Guantanamo et  arrêté quand il avait 14 ans



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants..

US & Isaf

17-01

Deux soldats US ont été tués et 30 autres blessés (dont 12 soldats américains et des employés US  de l'ambassade) dans l’attaque kamikaze samedi près de l'ambassade d'Allemagne d'un camp US dans le centre de Kaboul, a annoncé l'armée américaine dans un communiqué.

Afp

17-01

Un soldat US a été tué lors de l'atterrissage d'urgence d'un hélicoptère militaire de transport américain Chinook CH-47 dans la province orientale de Kunar L’hélicoptère venait d'essuyer des tirs de résistants, l'atterrissage a eu lieu à la suite de tirs, a rapporté le colonel Greg Julian, porte-parole de l'armée US.

Il s'agit du deuxième incident du même type en autant de jours.

AP - Reuters

17-01

La résistance ont revendiqué une attaque qui a visé samedi un convoi de l'OTAN et de la police afghane à Chaparhar, dans la province de Nangarhar (est), faisant un mort et trois blessés, selon la police provinciale.

AP


Pertes des Résistants        - Province non précisée

19-01

Les forces de la coalition internationale en Afghanistan aurait tué 22 résistants, dont deux chefs  durant une série de raids lundi dans le sud et l'est du pays, annonce l'armée américaine.

Les attaques, aériennes pour certaines, ont eu lieu dans les provinces de Kapisa, de Kandahar et de Zaboul.

L'armée n'a pas dit s'il y avait eu des tués dans les rangs de la force internationale.

La résistance n'a pu être joints et Reuters n'a pu vérifier les assertions des Américains.

Reuters


Détails

Kaboul

17-01

Une violente explosion, (les résistants utilisent des IED ("improvised explosive devices", explosifs de forte puissance) qui a secoué le centre de la capitale au milieu de la matinée, a eu lieu à un carrefour fréquenté proche de plusieurs bâtiments officiels étrangers, en face de l'ambassade d'Allemagne et près de Camp Eggers, le plus grand camp militaire américain de Kaboul.

Le kamikaze a frappé sur une route bordée de hautes barrières de protection en béton qui relie la mission allemande à Camp Eggers, base de l'unité américaine chargée de former l'armée et la police afghanes.

Plusieurs véhicules, un camion citerne et au moins deux voitures, ont brûlé, ont constaté des journalistes de l'AFP. "J'ai vu cinq personnes, des employés municipaux, étendus dans la rue. Ils criaient et appelaient à l'aide. Ils ont ensuite été évacués par des ambulances", a raconté un Indien, Ranjeet.

L'explosion a endommagé l'ambassade d'Allemagne et provoqué quelques dégâts dans le camp américain, ont indiqué les autorités allemande et l'armée américaine.

Cette attaque a fait au moins 6 morts, quatre soldats afghans, 2 soldats US et 30  blessés (dont 12 soldats américains et des employés de l'ambassade) dans l’attaque kamikaze samedi près de l'ambassade d'Allemagne d'un camp américain dans le centre de Kaboul, a annoncé l'armée américaine dans un communiqué.

Un porte-parole militaire américain interrogé à Camp Eggers a indiqué que trois soldats avaient été évacués vers un hôpital militaire à Bagram, la principale base américaine au nord de Kaboul.

Le ministère afghan de l'Intérieur a de son côté fait savoir que l'attaque avait causé la mort de quatre collaborateurs civils afghans.

Quatorze blessés ont été dirigés sur un hôpital proche et une personne est décédée sur le chemin de l'hôpital, dit-on de source médicale.

Reuters

L'attaque a été revendiquée par un porte-parole de la résistance Zabihullah Moujahed. La cible peut être "aussi bien des Afghans que des étrangers","Les Allemands ont des forces dans le nord de l'Afghanistan et ils sont impliqués dans la mort d'Afghans innocents. Les talibans s'attaqueront à tous ces pays qui ont des forces en Afghanistan", a déclaré le porte-parole de la résistance..

La rue longeant la base de Camp Eggers était placée sous haute sécurité, plusieurs dizaines d'agents afghan en assurant la garde, derrière d'épais murs de béton et des sacs de sable.

Afp


Province d'Herat (ouest de l'Afghanistan)

21-01

Deux soldats afghans ont été tués quand un kamikaze a précipité sa voiture contre leur véhicule dans l'est de l'Afghanistan, a annoncé le ministère de la Défense.
Troi
s autres militaires ont été blessés dans cet attaque, qui a eu lieu dans la banlieue de la ville de Herat, lit-on dans un communiqué du ministère.

AFP


Province de Khost (sud-est)

 19-01

Un kamikaze a tué au moins un soldat afghan et un collaborateur afghan  en faisant exploser une voiture lundi devant une base de l'Otan dans la province de Khost au sud-est de l'Afghanistan, ont dit des habitants.

Sept autres ont été blessés, parmi lesquels des gardes de la base, a annoncé le responsable de presse de l'Otan à Khost.

Un journaliste de Reuters sur place a vu deux hélicoptères survoler la base située sur une route stratégique. Les forces étrangères ont sécurisé la zone…

Reuters

19-01

Deux policiers ont été blessés dans l'explosion d'une bombe ailleurs dans cette province qui est un bastion des résistants, près de la frontière pakistanaise.

Reuters


Province de Nangarhar(orientale)

17-01

Une attaque kamikaze a tué un civil et fait six blessés, dont trois policiers, au village de Chaparhar, dans la province orientale de Nangarhar, a dit un porte-parole de la province.

Reuters


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n°233 - journal de l'Afghanistan- 15-01 au 21-01-Fin - : Pour Obama, 'apaiser' l'Afghanistan sera encore plus compliqué que l'Irak.


n°233 - journal de l'Afghanistan- 15-01 au 21-01-Fin - : Pour Obama, 'apaiser' l'Afghanistan sera encore plus compliqué que l'Irak.



journal de l'Afghanistan n° 233 - du 15-01 au 21-01

            C.De Broeder & M.Lemaire                                                                            


Sommaire.  -Fin -

8 Dossiers

8-1 Courrier international : Fermer Guantanamo : plus facile à dire qu’à faire…

8-2 Jean-Philippe Immarigeon : Barack l’Imposteur.
10 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

10-1 Pour Obama, 'apaiser' l'Afghanistan sera encore plus compliqué que l'Irak.

10-2 Marie-France Calle : Le Pakistan jugé par les États-Unis trop laxiste face aux résistants afghans.

10-3 Courrier International : Afghanistan, Pakistan : la nouvelle donne.

11 Annexe

11-1 Les fâcheuses «erreurs» du Monsieur anticrise d'Obama.

11-2 Les pouvoirs élargis de la présidence américaine.

11-3 Provinces Afghan



8 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8-1 Courrier international : Fermer Guantanamo : plus facile à dire qu’à faire…

Le président élu a promis de supprimer le centre de détention situé sur l’île de Cuba.

Mais la fermeture du camp se heurte à plusieurs obstacles.

Le centre de détention de Guantanamo Bay et le système judiciaire pour le moins contestable qui a été créé pour juger les terroristes présumés qui y sont enfermés font partie des plus lourds fardeaux légués par le gouvernement Bush. C’est désormais à Barack Obama de s’en charger. Le nouveau président a assuré qu’il fermerait “Gitmo” et que certains détenus allaient être poursuivis devant des juridictions pénales américaines ou devant des tribunaux militaires. Il va cependant falloir du temps et de l’imagination pour assainir ce bourbier carcéral créé par Bush en novembre 2001 et qui, en sept ans, a pris de l’ampleur.

Or quatre raisons majeures laissent penser que le centre de détention sera probablement encore en activité dans un an.
LE “FACTEUR YÉMÉNITE”
Toute voie vers la fermeture de Guantanamo implique le rapatriement de la majorité des quelque 250 prisonniers toujours détenus à Cuba. Avant de les renvoyer chez eux, il faudra négocier avec leur pays d’origine. Et, comme les Yéménites forment le groupe de prisonniers le plus important de Guantanamo, il faudra discuter avec Sanaa. Or le Yémen a été l’interlocuteur le plus inflexible dans ce dossier. Le gouvernement Bush a demandé à tous les pays d’origine des suspects de les surveiller. Par exemple, l’Arabie Saoudite a gardé en prison certains “anciens” de Gitmo, restreint les déplacements d’autres et obligé ceux qu’elle pensait pouvoir réintégrer à suivre un programme de “déradicalisation”. “Le Yémen ne veut pas donner l’impression d’accéder à quelque demande que ce soit des Etats-Unis”, explique un ancien haut fonctionnaire. Et, même si le Yémen acceptait de coopérer, il ne serait peut-être pas capable de tenir ses engagements. “Certaines zones du pays sont mal contrôlées, et ses frontières sont poreuses”, poursuit la même source. Si le nouveau gouvernement consent à libérer certains prisonniers sans rien exiger de leur pays d’origine, cela se fera au détriment de la sécurité des Etats-Unis.
LE “SYNDROME NIMBY”
(Not in my backyard) [littéralement “pas dans mon jardin”]. Les Etats-Unis vont garder sous les verrous quelques dizaines de suspects qu’ils veulent juger ou qu’ils considèrent comme trop dangereux pour être libérés. La question est de savoir où. Selon un ancien membre du Pentagone, une étude secrète réalisée en 2006 indique quelques possibilités sur le sol américain, dont la prison militaire de Fort Leavenworth, au Kansas, et celle de Charleston, en Caroline du Sud. Mais les représentants de ces Etats ou d’autres régions dotées de centres de détention militaires ont déjà averti qu’ils s’opposeraient à tout projet en ce sens. “On a là un problème”, explique Charles Stimson, qui était jusqu’à l’année dernière sous-secrétaire à
la Défense chargé des détenus. “Je n’ai vu aucun parlementaire lever la main et dire : ‘Envoyez-les-moi’.” Et si les membres du Congrès se laissaient convaincre, poursuit-il, il faudrait faire de gros travaux dans les prisons existantes avant d’y transférer les détenus de Guantanamo. “Comme on ne peut pas les mélanger avec des prisonniers militaires, il faudrait les mettre dans une aile séparée ou vider les lieux”, précise-t-il.
MIRANDA [règle de notification des droits aux détenus]
Une fois transférés, les prisonniers déjà inculpés de participation aux attentats du 11 septembre 2001 ou à d’autres crimes seraient probablement jugés soit par un tribunal pénal fédéral, soit par un tribunal militaire. C’est du moins ce qu’a proposé Obama dans l’une de ses déclarations. Mais rien ne garantit que les procès seraient gagnés, même contre des membres importants d’Al-Qaida, comme le cerveau présumé des attentats du 11 septembre, Khaled Cheikh Mohammed. Les tribunaux fédéraux et militaires respectent beaucoup plus les droits des accusés que les commissions militaires misent en place à Guantanamo. Selon le colonel Morris Davis, ancien procureur général à Gitmo, un membre d’Al-Qaida enfermé depuis des années dans une prison secrète de
la CIA pourrait très bien se plaindre devant une cour fédérale que son droit à être jugé rapidement n’a pas été respecté, qu’on ne l’a jamais informé de ses droits, que l’examen des preuves à son encontre n’a pas suivi le circuit légal et que ses aveux lui ont été extorqués lors d’interrogatoires musclés. “Chacun de ces éléments pourrait compromettre la possibilité d’une condamnation”, affirme Morris Davis. Certains experts, comme Neal Katyal, professeur de droit à l’université de Georgetown, ont proposé de créer de nouvelles “cours de sécurité nationale” où les inculpés auraient davantage de droits que dans les commissions militaires, mais sans bénéficier de toutes les protections accordées habituellement. L’idée a suscité une controverse dans le monde judiciaire, mais ce pourrait être la seule solution viable pour remplacer les commissions militaires de Guantanamo, complètement discréditées.

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=91820

 


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20/01/2009

n°422 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine -du 19-01 -Début- Israël n'a jamais eu qu'une politique : éliminer toute présence palestinienne de la terre de Palestine.


n°422 - Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie'  de  Palestine -du 19-01   -Début-  Israël n'a jamais eu qu'une politique : éliminer toute présence palestinienne de la terre de Palestine.



Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de  Palestine 

422 du 19 01        C.De Broeder & M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part

Communiqué de presse 1 Analyse - Géopolitique et stratégie

1-1Antonio Artuso : Les faits rapportés par Jeff Halper sur le "système de pacification globale" sont terrifiant.

Suite

1-2 Michel Chossudovsky : Envois d’un volume inhabituel d’armes des États-Unis vers Israël: Ces pays projettent-ils d’étendre la guerre au Moyen-Orient ?

1-3 Comité Valmy : Pourquoi y a-t-il la guerre à Gaza ? À cause du sionisme.

Fin

1-4 Analyse de Daniel Vanhove : Scènes ordinaires de la vie en Palestine, à Gaza.

1-5 Comaguer : Israël n’a jamais eu qu’une politique : éliminer toute présence palestinienne de la terre de Palestine

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Myriam Abraham : Tel Aviv lance une attaque de Propagande.

2-2 Gaston PELLET : Gaza et l'information.



Tiré a part

Communiqué de presse

Solidarité avec la résistance du peuple palestinien face aux atrocités commises par l’armée israélienne 

La guerre actuelle menée par l’Etat d’Israël n’est pas une guerre de défense, ni de protection de ses citoyens. Israël est en train de perpétrer un carnage à Gaza :

 Bombardements de la zone la plus densément peuplée au monde (où la moitié des habitants sont des enfants) au moyen d’armes interdites, comme le phosphore blanc, l’uranium appauvri, les bombes à fragmentation ou à haute densité en particules métalliques ;

 Extermination de familles entières brûlées vivantes et enterrées dans les décombres de leurs maisons après que ces bombes interdites aient été larguées par des avions F-16 et des hélicoptères Apache américains ;

 Écoles, cliniques, mosquées, prisons, infrastructures civiles (routes, ponts, universités, immeubles civils) bombardés ;

 Blocus alimentaire et énergétique en plein hiver d’un million et demi de personnes enfermées dans une « souricière » géante ;

 Mitraillage des convois des Nations-Unies, du CICR, des ambulances... jusqu’au meurtre de médecins et de personnels sanitaires.

C’est une tuerie et un massacre qui a officiellement pour cible le Hamas, mais dans un tel contexte, tout palestinien est potentiellement dans la ligne de mire.

Il y a cinq ans déjà, le gouvernement israélien définissait l’ensemble de la Bande de Gaza, femmes et enfants compris, comme « entité hostile  », dont l’éradication devenait légitime. Le carnage actuel permet de dire que ce n’était pas une métaphore, mais un plan d’action. Parler de guerre signifierait un minimum de capacité de contre-attaque de la part des Palestiniens de Gaza. Or, ils n’ont à leur disposition qu’un armement sommaire, dont la capacité de nuisance est limitée. En ce sens, comparer le bombardement massif de Gaza et les roquettes tirées par quelques groupes militants comme le Jihad islamique est dénué de tout fondement. Il n’y a pas de symétrie militaire entre la Palestine et Israël, mais surtout, il n’y a aucune symétrie morale.

Gaza est aujourd’hui à la fois le Guernica de la guerre civile espagnole et le Ghetto de Varsovie. Et alors que les journalistes sont interdits d’accès, Israël accumule les violations massives de droits humains, civils, sociaux, économiques, politiques et culturels. Silence, on tue.

En méprisant la convention de Genève, Israël commet, en effet, des crimes de guerre et contre l’humanité avec l’appui actif ou le silence complice des gouvernements des grandes puissances :

 L’Union Européenne, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy et de Bernard Kouchner, vient de renforcer son traité de Coopération avec Israël, dont le Parlement Européen avait pourtant réclamé la suspension.

 L’appui actif et criminel de Washington (que ce soit George W. Bush ou Barack Obama).

 Nous dénonçons l’indécence et l’hypocrisie morale qui consistent à mettre sur un pied d’égalité des roquettes artisanales lancées par le Hamas et le déluge de bombes qui s’abat sur la Palestine en ce moment. Ces tirs de roquettes ne sont pas, comme veulent nous le faire croire certains diplomates européens, des "provocations que rien ne peut expliquer", mais des ripostes, assez dérisoires, à un embargo sauvage imposé par Israël, depuis un an et demi, au million et demi de résidents de la Bande de Gaza, femmes, enfants, vieillards compris, avec la collaboration criminelle des Etats-Unis mais aussi de l’Europe. Tout comme l’attaque du Liban en 2006, l’agression israélienne s’inscrit dans la guerre globale permanente et préventive des stratèges néoconservateurs en place à Tel Aviv.

Nous appuyons la résistance palestinienne face aux agressions systématiques dont elle fait l’objet de la part des autorités israéliennes et de leur armée. Nous soutenons fermement le droit du peuple palestinien à un Etat pour vivre en paix sur son territoire.

Une guerre pour s’approprier les richesses naturelles de la Palestine

A l’horreur du crime, s’ajoute l’abject des motivations immédiates : dans moins de deux mois se dérouleront en Israël des élections et les victimes palestiniennes sont aussi des arguments électoraux. Les martyrs de l’attaque israélienne sur Gaza sont l’objet d’une concurrence médiatique entre Ehoud Barak, Tsipi Livni et Ehoud Olmert, à qui sera le plus déterminé dans la brutalité. Le criminel de guerre qui dirige le Parti Travailliste se vante d’avoir gagné quatre points dans les sondages. En plus de ces motivations électoralistes, il faut ajouter des objectifs économiques. Le long de la côte de Gaza, à quelques encablures seulement, dans les limites de la souveraineté maritime reconnue aux Etats, se trouvent d’immenses gisements de gaz naturel. Depuis des années, ils sont l’objet de négociations entre British Gaz, Israël et l’Autorité Palestinienne bien qu’ils appartiennent au peuple palestinien. Les bénéfices potentiels de leur exploitation sont estimés à plus de 4 milliards de dollars. Ils pourraient également subvenir jusqu’à 10% des besoins énergétiques d’Israël, et ce à moindre coût car, outre la proximité des gisements, les conditions tarifaires auraient été négociées à des conditions avantageuses… Bien sûr ces négociations sont pour l’instant dans une impasse. Alors que ces gisements de gaz naturel devraient participer à l’amélioration des conditions de vie des Palestiniens, aucune exploitation de ce gaz n’est faite : en lieu et place, la marine israélienne bombarde sans cesse la population civile palestinienne.

Paix et justice avant tout

 Depuis longtemps nous dénonçons les crimes commis par l’Etat d’Israël contre la Palestine et le Liban. Aujourd’hui, plus que jamais, nous joignons notre voix à la clameur mondiale exigeant la fin immédiate de l’agression criminelle de Tsahal contre le peuple palestinien, le retrait de ses troupes, la levée immédiate du blocus inhumain imposé sur un million et demi de personnes, et la liberté de circulation à la frontière égyptienne.

 Après application de ces premières mesures fondamentales, nous réclamons un embargo total et absolu sur les ventes d’armes à l’Etat d’Israël et la mise en place d’un boycott international culturel et économique comme celui décrété par les Nations Unies contre l’état raciste d’Afrique du Sud.

 A l’instar du Venezuela, nous interpellons les nations qui se disent civilisées jusqu’à ce qu’elles expulsent les diplomates israéliens présents sur leur sol et la Communauté Européenne afin qu’elle suspende immédiatement ses accords économiques avec Israël.

 Nous exigeons la mise en place immédiate d’une Commission internationale d’enquête sur les crimes contre l’humanité et de guerre qui sont perpétrés en territoire palestinien. Nous demandons que cela soit assorti du déploiement d’une force capable de procéder à la détention, l’incarcération préventive des militaires, dirigeants politiques et autres acteurs pouvant être poursuivis pour ces faits, en vue de leur jugement par la Cour internationale de justice ou la Cour pénale internationale.

 Pour une paix définitive, œuvrons pour que soit imposé à Israël de démanteler toutes ses colonies en Cisjordanie ainsi que le mur de la Honte, de rendre toutes les terres volées aux Palestiniens en les dédommageant pour les centaines de milliers d’oliviers et d’arbres fruitiers abattus, pour les milliers de fermes et puits d’eau détruits, pour les dommages écologiques infligés à leur environnement.

Le peuple palestinien ne doit rien

 Nous devons apporter toute notre expérience et nos capacités d’analyse pour enquêter et dénoncer les crimes économiques subis par le peuple palestinien depuis des décennies et pour aider à la qualification de dette odieuse, dette de guerre, dette écologique, dette historique et dette coloniale, toutes les dettes que certains bailleurs de fonds voudraient récupérer illégitimement.

 Veillons à ce que la Palestine ne paie pas un sou qui pourrait lui être réclamé à titre de dette, si elle n’est pas justifiée.

Le peuple palestinien est créancier net

 Veillons également à ce que l’Etat d’Israël soit considéré comme débiteur des sommes nécessaires pour réparer intégralement les immenses dommages de guerre infligés au peuple palestinien ainsi que la reconstruction de la Palestine à travers un fonds alimenté par le Trésor israélien.

 Faisons entendre haut et fort que les États-Unis devraient participer au financement de ce fonds du fait de leur complicité militaire et criminelle avec Israël : plus de 90% de l’équipement de l’armée israélienne est de technologie ou de fabrication états-unienne. Dans ce mécanisme de réparation, il devra y avoir un volet qui prendra en charge le retour des réfugiés et leur dédommagement. Ce fonds devra être géré par et pour le peuple palestinien.

Mais l’urgence, aujourd’hui, est d’arrêter les massacres.

 Nous appelons toutes les organisations syndicales, tous les partis politiques, mairies, administrations territoriales, entreprises, et citoyens du monde entier à dénoncer l’entreprise criminelle de la 4è armée du monde contre tout un peuple, et à s’engager au côté du peuple palestinien.

Sans justice il n’y aura pas de paix. Nous sommes tous des palestiniens.

http://www.cadtm.org/spip.php?article4061


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