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20/01/2009

n°422 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine -du 19-01 -Suite - Israël n'a jamais eu qu'une politique : éliminer toute présence palestinienne de la terre de Palestine.


n°422 - Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie'  de  Palestine -du 19-01   -Suite -  Israël n'a jamais eu qu'une politique : éliminer toute présence palestinienne de la terre de Palestine.



Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de  Palestine 



Sommaire   -Suite

1-2 Michel Chossudovsky : Envois d’un volume inhabituel d’armes des États-Unis vers Israël: Ces pays projettent-ils d’étendre la guerre au Moyen-Orient ?

1-3 Comité Valmy : Pourquoi y a-t-il la guerre à Gaza ? À cause du sionisme.



1-2 Michel Chossudovsky : Envois d’un volume inhabituel d’armes des États-Unis vers Israël: Ces pays projettent-ils d’étendre la guerre au Moyen-Orient ?

Cette version française a été révisée le 18 janvier 2008.
Une très grosse cargaison d'armes, composée de 3000 tonnes de munitions, doit être envoyée des États-Unis vers Israël. La taille et la nature de cette expédition sont qualifiées d’« insolites » :

 

« L’envoi inhabituel de 3000 tonnes de munitions en une seule fois, cela fait beaucoup » déclarait un courtier sous couvert d’anonymat.

 

« Cela (ce type de demande) est assez rare et on n’en a pas vu beaucoup sur le marché ces dernières années » a-t-il ajouté.

 

À Londres, les courtiers maritimes spécialisés dans le transport d’armes pour les armées étasunienne et britannique, ont affirmé que ce genre d’affrètement vers Israël était rare. (Reuters, 10 janvier 2009).

 

Une compagnie de la marine marchande grecque a été chargée par le Pentagone de livrer les armes à Israël :

 

Les documents du ravitaillement maritime vus par Reuters montrent que les États-Unis ont cherché à louer un navire marchand pour expédier des centaines de tonnes d'armes vers Israël depuis la Grèce à la fin de ce mois-ci.

 

L'US Navy's Military Sealift Command a déclaré que le navire devrait transporter en deux voyages distincts 325 conteneurs standards de 6 mètres, dont le contenu était enregistré sous le nom de « munitions », depuis le port grec d’Astakos jusqu’au port israélien d'Ashdod, durant la deuxième moitié de janvier.

 

Sur le manifeste de cargaison, l’identification de « matières dangereuses » évoque des substances explosives et des détonateurs, mais aucun autre détail n’y figure. (Ibid)

 

Il est à noter que l’envoi d’un stock inhabituellement important de munitions des États-Unis vers Israël avait également été programmé début décembre [2008] :

 

Les documents indiquent que le navire allemand loué début décembre par les États-Unis transportait aussi une énorme cargaison d'armes, pesant plus de 2,6 millions de kg [2600 tonnes], qui remplissait 989 conteneurs standard de 6 mètres.

La provenance était la Caroline du Nord et la destination était Ashod. (Press TV, 10 janvier 2009).

 

Ces grandes expéditions de munitions sont-elles liées à l'invasion de Gaza ?

 Selon Reuters, la demande du Pentagone de transporter des munitions dans un navire de commerce a été faite le 31 décembre, 4 jours après le début des bombardements aériens sur Gaza par les avions de chasse F16.

Les analystes ont conclu à la légère, sans preuve, que les deux expéditions de « munitions » sont destinées à approvisionner les forces armées d’Israël pour l’aider dans son invasion militaire de Gaza.

 

À Londres, un analyste militaire chevronné, a indiqué sous couvert d’anonymat, qu’à cause du timing, les expéditions pourraient être « irrégulières » et liées à l'offensive contre Gaza. (Reuters, 10 janvier 2009).

 

Ces rapports sont erronés. Dans une opération militaire, la livraison de munitions précède toujours l'attaque. Les munitions requises pour l'opération « Plomb Durci » ont été déterminées en juin 2008. Suite à la demande de Tel-Aviv dans le cadre du programme étasunien d'aide militaire à Israël, le Congrès a approuvé en septembre 2008 le transfert de 1000 Guided Bomb Units 39 (GBU-39), des bombes perce-bunker de haute précision, de petit diamètre et guidées par GPS.
Les bombes GBU-39 produites par Boeing ont été livrées à Israël en novembre. Elles ont été utilisées lors des premiers raids aériens sur Gaza :

 

L’armée de l’air israélienne (IAF) a utilisé les nouvelles GBU-39 Small Diameter Bomb achetées aux États-Unis dans les récentes attaques contre Gaza. Le [Jerusalem] Post a signalé que ces nouvelles armes, commandées en septembre, étaient arrivées le mois dernier [novembre], et étaient déjà utilisées par les avions de chasse de l’IAF. Ces armes ont pu être larguées par les F-15Is de l’IAF, car jusqu'ici ces bombes de petit diamètre ne peuvent être utilisées que par ce type d'avion.

 

Il est hautement improbable que le gros de l'armement inclus dans ces deux envois massifs, qui doivent arriver en Israël vers fin janvier, soit destiné à servir dans l'opération militaire menée par Israël à Gaza. La GBU-39 est légère (130 kg). Le poids total de l'expédition des GBU-39 (1000 unités) serait de l'ordre de 130 modestes tonnes. En d'autres termes, les spécifications de la GBU-39 ne correspondent pas à la description de l’envoi d’armement « exceptionnellement grand » et « lourd ».
 

 

GBU-39

Le scénario de l'escalade

L'expédition commandée le 31 décembre est de l'ordre de 3000 tonnes, une cargaison de « munitions » très pesante et volumineuse, qui indique un transfert d’armes lourdes vers Israël.

Selon les déclarations de l'armée étasunienne, les munitions doivent être entreposées pour un usage « en urgence » dans l'éventualité d'un conflit :

 

Cet envoi de routine avait déjà été programmé et n’est pas destiné à l’opération actuelle à Gaza. Les militaires étasuniens pré-positionnent des stocks de sécurité dans certains pays, en cas de besoin urgent. (Reuters, 10 janvier 2009, souligné par l’auteur)

 

Quelle que soit la nature de ces grandes cargaisons d'armes, elles sont destinées à servir lors d’une opération militaire future au Moyen-Orient.

Depuis le lancement de la Theater Iran Near Term Operation (TIRANNT) en mai 2003, un scénario d'escalade impliquant des actions militaires contre l'Iran et la Syrie a été envisagé. TIRANNT a été suivie par une série de plans militaires visant l'Iran. De nombreuses déclarations officielles et des documents militaires étasuniens suggèrent l'élargissement de la guerre au Moyen-Orient.

Ces expéditions d’armes indiquent que le « scénario de l'escalade » non seulement existe, mais est passé à une phase de planification militaire israélo-étasunienne plus active.

On ne sait pas encore si ces armes seront utilisées ou non. À cet égard, la question centrale est de savoir si l'invasion de Gaza fait partie d'une aventure militaire de plus grande envergure contre le Liban, la Syrie et l'Iran, dans laquelle des armes lourdes des États-Unis, bombes perce-bunker comprises, seront utilisées.

 

L’histoire des envois d’armes étasuniennes en Israël

Le stockage en Israël de bombes perce-bunker made in USA est en cours depuis 2005 :

Les États-Unis vont vendre à Israël près de 5000 bombes intelligentes. Ce serait le plus gros contrat de ventes d’armes entre ces deux alliés depuis des années.

 

Parmi les bombes que recevra l'armée de l'air [israélienne], il y a 500 bombes perce-bunker d’une tonne capables de transpercer des murs de béton de deux mètres d'épaisseur, 2500 bombes ordinaires d’une tonne, 1000 bombes de 500 kilos, et 500 bombes de 250 kilos. Les bombes achetées par Israël incluent des versions aéroportées, des systèmes de guidage, des bombes d’entraînement et des détonateurs. Elles sont guidées par un satellite israélien utilisé par les militaires.

 

La vente augmentera les fournitures de bombes intelligentes israéliennes. Le Pentagone a déclaré au Congrès que les bombes étaient destinées à maintenir l'avantage qualitatif d'Israël [contre l'Iran], et à mettre en avant les intérêts stratégiques et tactiques des États-Unis. (Jewish Virtual Library,  21-22 septembre 2004, Haaretz / Jerusalem Post).

 

Les expéditions actuelles de bombes perce-bunker made in USA ont débuté en 2005. En avril 2005, les États-Unis ont approuvé la livraison d’environ 5000 « armes intelligentes air-sol », dont quelque 500 bombes perce-bunker BLU 109. Ces munitions (enrobées d’uranium) seraient plus « adéquates pour viser l'ensemble des cibles iraniennes, à l'exception peut-être de l'installation souterraine de Natanz, qui pourrait exiger la perce-bunker BLU-113 [plus puissante, une variante de la GBU 28] ». (Voir Michel Chossudovsky, Planned US-Israeli Nuclear Attack on Iran, Global Research, 1er mai 2005).

La BLU-109 est plus petite que la GBU 28. « C’est une ogive de 900 kg, utilisable avec un kit de guidage GPS [...], et qui peut percer jusqu'à 4,5 mètres de béton armé » (voir F16.net).

Selon le New York Times, en août 2006, au summum de la guerre contre le Liban, une importante cargaison de bombes GBU 28 de 2,2 tonnes a été envoyée en Israël.  

La GBU 28 est produite par Raytheon. Utilisée en l'Irak lors de la guerre du Golfe en 1991, elle a la capacité de percer environ 6 mètres de béton armé (Haaretz, 9 novembre 2008). Contrairement aux bombes GBU 39 de 130 kilos utilisées à Gaza, chaque GBU-28 pèse 2,2 tonnes.

 

Selon la Federation of American Scientists, « la Guided Bomb Unit-28 (GBU-28) est une arme spécialement développée pour transpercer les centres de commandement irakiens fortifiés, profondément enterrés. La GBU-28 est une arme conventionnelle de 2,2 tonnes à guidage laser, qui utilise une ogive pénétrante de 2 tonnes ».

 

(Pour une représentation visuelle, voir « Bob Sherman, How the GBU-28 works, » USA Today en ligne).

 

 GBU-28 

Vidéo de démonstration de la GBU 28 sur UTube

Ces expéditions d'armes récentes vers Israël, d’une importance exceptionnelle, sont financées par l'aide militaire étasunienne à Israël et font partie de l'accord de 2004 entre Washington et Tel-Aviv.

Comme mentionné ci-dessus, les livraisons de bombes perce-bunker (incluant la GBU 28) remontent à 2005. Bien que la nature et la composition de ces dernières cargaisons d'armes soient inconnues, on soupçonne qu'elles comportent la version perce-bunker lourde, comme la GBU-28.  

À cet égard, il convient de noter que l'été dernier, Israël a demandé au Pentagone de lui fournir des bombes perce-bunker GBU-28. Le but déclaré était de les utiliser dans l'éventualité d'une opération militaire dirigée contre l'Iran.

En septembre 2008, selon la presse étasunienne et israélienne citant des fonctionnaires du Pentagone, la demande de Tel-Aviv a été rejetée. Selon ces rapports, Washington a catégoriquement refusé de livrer la cargaison de bombes perce-bunker GBU 28, qui auraient pu être utilisées pour attaquer les installations nucléaires iraniennes. À la place, Washington a accepté de livrer la GBU-39, plus légère, pour qu’elle soit utilisée à Gaza.

 

Les États-Unis ont « rejeté une demande d’Israël, qui requérait des équipements militaires et une aide qui lui permettrait d'améliorer sa capacité à attaquer les installations nucléaires iraniennes ».

 

Les Étasuniens ont considéré la demande [d'Israël], transmise (et rejetée) au plus haut niveau comme un signe du stade de préparation avancé d'Israël pour attaquer l'Iran. Ils ont donc mis en garde Israël contre toute attaque, affirmant que ce genre d’intervention allait à l’encontre des intérêts étasuniens. Ils ont aussi demandé à Israël d’être prévenus en avance, au cas où l’état hébreu déciderait malgré tout d’attaquer l'Iran. Début septembre, Haaretz a signalé que la demande comportait des bombes perce-bunker GBU-28.

 

Selon AP, les États-Unis ont convenu à la mi-septembre de vendre à Israël 1000 bombes perce-bunker GBU-39 à la place, qui, selon les experts militaires israéliens, « pourraient constituer une nouvelle arme puissante » contre Gaza.

 

Ainsi, quand Israël a demandé aux des armes qui auraient pu servir à bombarder l'Iran, les États-Unis ont refusé, ajoutant explicitement qu'ils ne souhaitaient pas voir d’attaque israélienne contre l'Iran. Et il n'y a pas eu d’attaque israélienne contre l'Iran. (Defense Update.com, décembre 2008).

 

La désinformation médiatique

Les déclarations officielles et les communiqués de presse sont bidon. Israël et les États-Unis ont toujours agi en étroite coordination. Washington « n’exige pas qu’Israël lui fournisse un préavis » avant une opération militaire :

Le rapport d’Haaretz suggère que l'administration Bush était intransigeante et ne voulait pas que les Israéliens attaquent l'Iran. Le rapport laissait même penser que les États-Unis abattraient tout avion israélien essayant d'attaquer l'Iran :

 

Autorisation de l’espace aérien : une attaque contre l'Iran nécessiterait de traverser l'espace aérien irakien. Pour ce faire, il faudrait ouvrir un couloir aérien que les avions de combat israéliens pourraient emprunter sans être pris pour cible par les avions étasuniens ou les missiles antiaériens. Les États-Unis ont aussi rejeté cette demande. Un compte rendu indique que pour esquiver le problème, les Étasuniens ont répondu aux Israéliens de demander l'autorisation à Nouri al-Maliki, le premier ministre irakien, en leur tenant à peu près ce langage : « Si vous voulez, arrangez-vous avec lui » (Haaretz 9 novembre  2008).

 

Ce rapport israélien est trompeur. Israël est l'allié des États-Unis. Les opérations militaires sont étroitement coordonnées. Israël n'agit pas sans l'approbation de Washington et les États-Unis n’abattent pas les avions de son plus proche allié.

 

Nature et composition des dernières livraisons d'armes des États-Unis vers Israël

 Ces envois de « munitions » anormalement volumineux devraient en principe nécessiter l'aval du Congrès. À notre connaissance, il n'existe pas de dossier public sur l'approbation de ces envois de munitions vers Israël.

 

La nature et la composition des cargaisons sont inconnues. La demande de livraison par Israël de GBU 28 de 2,2 tonnes a-t-elle été acceptée par Washington, en court-circuitant le Congrès ? Ces bombes GBU 28 font-elles partie de la cargaison de 3000 tonnes envoyée vers Israël ? Des mini-bombes nucléaires tactiques perce-bunker sont-elles incluses dans l'arsenal d'Israël ? Ce sont les questions à poser au Congrès des États-Unis.

Les deux expéditions de « munitions » devraient arriver en Israël au plus tard les 25 et le 31 janvier.

Le Secrétaire Robert Gates, qui reste à la tête du Département de la Défense, assure la continuité du calendrier militaire.

 

Préparation à une confrontation avec l'Iran : renforcement du système de défense antimissile d’Israël

Début janvier, le Pentagone a envoyé en Israël quelque 100 militaires de l’US European Command (EUCOM) pour aider à installer un nouveau système radar d’alerte précoce en bande X. Ce projet fait partie de l'aide militaire pour Israël approuvée par le Pentagone en septembre 2008 :

 

Le gouvernement israélien a demandé ce système pour l’aider à se défendre contre une éventuelle attaque de missiles de l'Iran. Le Secrétaire à la Défense Robert M. Gates a signé l'ordre de déploiement à la mi-septembre.

 

Selon les fonctionnaires de l'US Missile Defense Agency, ce système pourra, dès qu’il sera pleinement opérationnel, suivre et identifier de petits objets à grande distance et à très haute altitude, notamment dans l'espace. De plus, la défense antimissile d’Israël s’intégrera au réseau mondial de détection de missiles des États-Unis.

 

« Cela permettra aux Israéliens de suivre les missiles balistiques à moyenne et longue portée bien mieux que ce que permet leur système actuel » a déclaré Morrell. « La portée des radars de la défense antimissiles israélienne doublera et accroîtra son temps d’engagement disponible ».

 

D’après lui, cela permettra d'améliorer grandement la capacité défensive d'Israël. Et il ajoute « les missiles balistiques, notamment ceux de l’Iran, représentent une menace grandissante dans la région, et personne ne devrait se sentir plus nerveux que les Israéliens à ce sujet. Il est clair qu'ils le sont et ils ont demandé notre aide ». (Defense Talk.com, 6 janvier 2009, souligné par l’auteur).

 

Le nouveau système radar en bande X « permet l'interception précoce, dès le lancement sur le territoire ennemi au lieu du territoire ami » (Sénateur Azzolina Joseph, Protecting Israel from Iran's missiles, Bayshore News, 26 décembre 2008).

Le radar en bande X intégrerait la défense antimissile d'Israël dans le réseau de détection mondial des États-Unis, qui comporte des satellites, des navires de l’Advanced Electronic Guided Interceptor System, en Méditerranée, dans le Golfe Persique et en Mer Rouge, ainsi que les radars et les intercepteurs au sol du système Patriot. » (Ibid)

Ce que cela signifie, c'est que Washington fait la pluie et le beau temps. Ce sont les États-Unis, et non Israël, qui contrôleront le système de défense : « Ceci est, et restera, un système radar étasunien » a déclaré le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell. « Ce n'est pas quelque chose que nous donnons ou vendons aux Israéliens, c'est quelque chose qui nécessitera du personnel des États-Unis pour fonctionner ». (Cité dans Israel National News, 9 janvier 2009, souligné par l’auteur).
En d'autres termes, l'armée étasunienne contrôle le système de défense aérienne d'Israël, qui est intégré au système mondial de défense antimissile des États-Unis. Dans ces circonstances, Israël ne peut pas lancer de guerre contre l'Iran sans l’aval du haut commandement des États-Unis.

Les envois de munitions des États-Unis, qui devraient arriver en Israël après la prise de fonction de Barack Obama à la présidence des États-Unis et comme commandant en chef, font partie du programme plus général de coopération militaire US-israélienne avec l'Iran en ligne de mire.

Le renforcement de la défense antimissile d'Israël, conjugué aux expéditions d’armes étasuniennes, font partie d'un scénario d'escalade qui pourrait entraîner le Moyen-Orient dans une guerre élargie sous l’administration Obama.

Une nouvelle Guerre froide ?

Les deux camps ont renforcé leurs capacités militaires. L'Iran a répondu à l'initiative israélo-étasunienne en étoffant son propre système de défense antimissile avec le soutien de la Russie. Selon des rapports (21 décembre), Moscou et Téhéran ont tenu des pourparlers sur la fourniture par la Russie de systèmes de défense aérienne à moyenne portée, en particulier des systèmes sol-air de défense antimissile S-300 » (Asian Times, 9 janvier 2009).

Lire l'article original en anglais: Unusually Large U.S. Weapons Shipment to Israel: Are the US and Israel Planning a Broader Middle East War?, publié le 11 janvier 2008.
Traduction: Pétrus Lombard. Révisé par Nicolas Gourio pour Mondialisation.ca.

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d'économie à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 11 langues).    

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=11795 


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n°422 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine -du 19-01 -Fin- Israël n'a jamais eu qu'une politique : éliminer toute présence palestinienne de la terre de Palestine.


n°422 - Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie'  de  Palestine -du 19-01   -Fin-  Israël n'a jamais eu qu'une politique : éliminer toute présence palestinienne de la terre de Palestine.



Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de  Palestine 



Sommaire (fin)

1-4 Analyse de Daniel Vanhove : Scènes ordinaires de la vie en Palestine, à Gaza.

1-5 Comaguer : Israël n’a jamais eu qu’une politique : éliminer toute présence palestinienne de la terre de Palestine

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Myriam Abraham : Tel Aviv lance une attaque de Propagande.

2-2 Gaston Pellet : Gaza et l'information.



1-4 Analyse de Daniel Vanhove : Scènes ordinaires de la vie en Palestine, à Gaza.

Dès le réveil, si vous avez pu voler quelques heures de repos, vous ressurgit immédiatement en tête votre enfermement, devenu obsessionnel : vous êtes parqué dans un gigantesque camp, entouré de tous côtés par un incontournable mur d’acier. Un mur qui, depuis toutes ces années, a marqué votre esprit au point qu’il fait désormais partie de votre être. Un mur qui vous enserre non seulement dans vos déplacements de chaque jour, dans vos rêves de chaque nuit, mais aussi à l’intérieur de vous-mêmes. Un mur tellement omniprésent que vous l’emportez avec vous où que vous alliez, quoi que vous fassiez. Qui s’est insinué jusque dans la moindre cellule vous constituant. Un mur qui vous contraint le cerveau, qui pèse en vous de tout son poids, tel un impossible destin. Qui vous fait sentir à chaque instant votre insignifiance. Votre petitesse. Votre nullité. Votre impuissance à vivre et vous développer. Votre inexistence. Un mur qui a brisé en vous tout élan, tout projet, toute perspective. Un mur qui vous est devenu consubstantiel. Dont le poids pèse de toute son ignominie en votre tête et votre chair devenus aussi lourds que l’univers …

Inutile de penser à ceux qui se trouvent de l’autre côté des barreaux de cette infranchissable cage, ils sont inaccessibles. Des tonnes d’obstacles de toutes les sortes en complètent l’architecture obscène. Et des machines humaines, harnachées de la tête aux pieds en parachèvent les dernières ouvertures, si tant est que vous eussiez encore imaginé pouvoir passer entre une maille laissée entrebâillée. L’extérieur vous est définitivement hors de portée. Impossible à atteindre. A jamais, inabordable.

Un peu comme une prison, donc ? Comme dans une immense prison à ciel ouvert, pour reprendre l’expression de certains qui tentent désespérément de nommer l’innommable ? Non ! En prison, vous êtes nourri. En prison vous êtes chauffé. En prison si vous êtes malade, vous êtes soigné. En prison vous recevez des colis et des visites de l’extérieur. En prison il arrive un moment où vous avez terminé de purger votre peine. En prison, vous pouvez encore décompter les jours qui vous restent à tirer. En prison vous avez des contacts avec vos gardiens. En prison, vous pouvez rêver de ceux qui vous attendent à l’extérieur. Et de la joie des prochaines retrouvailles. Et ainsi, en prison ne vous est pas brutalement arrachée cette part d’humanité qui vous reste. Mais vous, engeance de Gaza, qui pourrait bien vous attendre au-dehors ? Personne, puisque votre condition indiffère le monde entier. Puisque votre situation connue depuis des années, n’a eu de cesse de se détériorer. Dans l’indifférence quasi générale. C’est que donc, personne ne vous attend et que tout le monde s’en fout. Et puis, en prison, vous avez l’électricité pour regarder la télé ou écouter la radio. Et vous avez l’eau, aussi, pour la douche, pour les toilettes et un minimum d’hygiène, quoi ! Mais à Gaza, point de tout cela. Même l’élémentaire vous est supprimé, confisqué, interdit. Non, Gaza n’est même plus une prison. Plutôt un camp. Un immense camp où comme d’autres, comme tous les autres qui s’y trouvent retenus, vous êtes privé de tout. D’absolument tout… Tout ce que vous faites, vous devez l’avoir imaginé d’abord, pour savoir comment vous y prendre. Le geste le plus anodin, la démarche la plus courante, l’initiative la plus banale devient toute une entreprise. Et il vous faut impérativement rester en bonne santé. Même privé de chauffage par ce temps d’hiver, avec les vitres des fenêtres éclatées par la violence des déflagrations, la moindre maladie qui risquerait de vous toucher pourrait avoir des conséquences irréversibles, parce que les médicaments manquent aussi, évidemment. Et n’allez surtout pas contracter une maladie chronique qui vous obligerait à des soins réguliers. Ce serait précipiter votre fin à la vitesse d’un TGV.

Autour de vous tout est gris. Les ruines éventrées par les tirs quotidiens des geôliers. Les murs des masures encore debout, où s’entassent vos semblables. Les rues dans lesquelles ils errent comme des ombres. Leurs visages mêmes dont les yeux semblent se cacher le plus profondément possible dans leurs orbites. Leurs vêtements devenus trop larges. Et leur âme. Perdue, égarée dans un monde qui jour après jour se déshumanise. Même le ciel est devenu gris, avec son horizon où un soleil étrange poursuit sa course imperturbable, comme s’il ne vous voyait même plus. D’ailleurs il ne vous voit plus. Vous êtes tellement gris, qu’il vous confond avec la couleur du bitume déchiré, et avec la poussière laissée par tout ce que les chars israéliens ont retourné sur leur passage dantesque. Gris comme l’absence de tout avenir. Gris comme un décor n’ayant pour tout horizon que des perspectives avortées. Gris comme un regard qui s’éteint déjà, même à la fleur de l’âge. Gris comme la mort qui rôde…

Cependant, depuis quelques jours, tout encagé de Gaza a compris que ce n’était pas encore assez. Que ces conditions pourtant infra humaines n’étaient pas assez rapides et efficaces sans doute pour en venir à bout. S’y ajoutent à présent des bombardements massifs et quotidiens. Avec leur bruit assourdissant qui déchire l’air tel un orage tellurique. Tant le jour que la nuit. Afin d’empêcher aussi que vous puissiez grappiller quelques heures de repos. Et n’allez surtout pas croire que l’occupant est à court d’idées. Il en a encore plein des idées dans ce genre-là. D’ailleurs, régulièrement il teste sur vous de nouvelles techniques. Vous êtes utilisé comme cobaye, c’est toujours çà ! Ses armes sont toujours à la pointe du progrès, comme on dit dans les pays civilisés. Un tel progrès, qu’il lui permet de vous envoyer des bombes au phosphore et à l’uranium appauvri, made in USA. Ainsi, on ne vous enferme plus dans quelque archaïque chambre à gaz, on vous l’envoie par avion ou par hélicoptère, et il vous tombe du ciel en larges gerbes au sol. Il vous brûle le larynx, les yeux, les poumons et la peau d’une manière très efficace. Les médecins horrifiés par le raffinement d’une telle barbarie le confirment. Evidemment, ces procédés à l’encontre des populations civiles sont strictement interdits sur papier, dans quelque Convention classée dans de prestigieux bureaux de hauts fonctionnaires, mais ces gens-là n’ont pas le temps de venir voir sur place les dégâts collatéraux que ce formidable progrès occasionne. Ils ont beaucoup trop de réunions au sommet, d’assemblées générales, de colloques exceptionnels auxquels ils participent. Avec tous ces déplacements en avion à tout bout de champ, et ces dîners, en plus ! Ces gens-là sont vraiment épuisés. Depuis les décennies que vous résistez à ces carnages, vous tiendrez bien encore un moment…

Ces machines à tuer restreignent donc encore un peu plus votre approvisionnement en électricité au point que deux tiers de la population en est privée ; de même avec l’eau dont ne bénéficie plus que la moitié de vos codétenus. Et quelle qualité d’eau, je ne vous dis pas ! Parallèlement, les trois cents camions d’approvisionnement nécessaires chaque jour – d’après des spécialistes – pour nourrir le million et demi d’habitants ont été ramené à une cinquantaine. Afin de tester sur vous toujours, l’arme de la faim. Et de la même manière, les médicaments n’arrivent plus qu’au compte-goutte. Au point que les opérations chirurgicales se pratiquent à présent sans gants, et sans anesthésie… Et ne parlons pas des hôpitaux, qui débordent, ni de certains cimetières, totalement saturés.

Officiellement, les plus hauts responsables de ce plan machiavélique ont déclaré qu’il n’y avait pas de crise humanitaire à Gaza… Et la presse entière a relayé ce message apaisant. Les chancelleries ont dès lors été rassurées, poussant un « ouf » de soulagement : le pire n’est pas encore advenu !  Et dans la foulée, un grand nombre de citoyens aussi. Au point que si vous dénoncez cette situation intolérable avec quelque insistance, vous devenez tout de suite suspect. Vous n’êtes pas dans l’alignement requis pour parler de ces choses. Vous êtes rappelés à l’ordre et mêmes ceux que vous pensiez  être des militants proches de vous, vous exhortent à la retenue. Votre vocabulaire, les mots et les images que vous utilisez ne sont pas en adéquation avec la situation. Votre propos n’est pas politiquement correct. N’allez surtout pas qualifier la Bande de Gaza de Camp concentrationnaire et encore moins de camp d’extermination, vous n’obtiendriez que le mépris. Quant à la sonnette d’alarme que vous pourriez tirer aux fins de prévenir d’un « lent génocide » entamé il y a 60 ans, vous serez probablement taxé d’entité hostile sous le nom d’antisémite !

Non, franchement, ayez un peu de retenue et gardez un verbe policé. Voyez comme ces Gazaouis de malheur, ces sauvages enturbannés, ces terroristes patentés menacent toujours les acquis d’une exemplaire démocratie, en continuant à lui envoyer ses armes de destruction massive bricolées et lancées à l’aveuglette, par dizaine chaque jour ! Allons, rentrez chez vous, bonnes gens, bien-pensants de tout poil, bons citoyens de l’Occident des Droits de l’homme. Et attelez-vous donc à ne pas rater les derniers jours des soldes, face à la terrible crise qui vous assaille. Tout va bien à Gaza. Juste quelques habituelles échauffourées avec le rebus du monde, dont le peuple élu, défenseur de nos démocraties éclairées finira bien par venir à bout. Rien d’autre, finalement, qu’une scène très ordinaire de la vie à Gaza, en lointaine, de plus en plus lointaine Palestine…

Daniel Vanhove

Observateur civil

Jeudi 15 janvier 2009

Livres :

- Si vous détruisez nos maisons, vous ne détruirez pas nos rêves – 2004

- La Démocratie mensonge – 2008

Aux Ed. Marco Pietteur – coll. Oser Dire

Source : A. Dehbi

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Daniel_Vanhove.150109.htm


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19/01/2009

n°421 - Dossier de Palestine -17-01-: Réveil amer dans les ruines de Gaza.

 



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et fermant les oreilles aux autres sources 



                    Dossier de Palestine      

                                        n°421                                    17-01

                                                               C.De Broeder & M.Lemaire   

 



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Sommaire

Tiré à part

Objecteurs de conscience dans l'armée sioniste

Réveil amer dans les ruines de Gaza

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 VIDEOS :

Gaza: la guerre à l'écran

Bébé calciné par des Bombes aux Phosphores

CCIPPP Propositions et analyses politiques (interviews de Nahla Chahal, de Omar Somi et de Michèle Sibony)

Holocauste à GAZA

"A Gaza, il y a deux niveaux d'horreur"

1-2 Dimi Reider : La censure d’Israël sur la guerre de Gaza vue par un journaliste et activiste pacifiste israélien.

2 Les brèves

2-1 Abdel Rahman Ghandour : Gaza: «Le traumatisme enduré par les enfants est inimaginable»

2-2 A Gaza, Ville terrorisée, même l'aide humanitaire et les morts sont attaqués.

2-3 Même les morts sont attaqués.

Suite 1

3 Dossier

3-1 Chris Hedges – Truthdig : Le langage de la mort.

3-2 Peter Schwarz : Gaza : La Diplomatie Européenne Prépare Un Piège Aux Palestiniens.

3-3 Gabi Ashkenazi, dit le Bulldozer, criminel de guerre de l'ombre.

3-4 Perversions : Tourisme De Guerre/Voyeurisme
Suite 2

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Michel Chossudovsky : Envoi d’armes des États-Unis d’une ampleur exceptionnelle en Israël : Les États-Unis et Israël projettent-ils d’étendre la guerre au Moyen-Orient ?

4-2 Saleh Al Naami : Le rabbin Israel Rosen et sa croyance judeo-nazie

Fin

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 Hassan Qashghavi : « Pour l’Occident, les limites de la démocratie s’arrêtent là où les intérêts du régime sioniste commencent ».

5-2 Israël : base avancée de l’OTAN.

6 Annexe

6-1 Beyrouth 1982, Gaza 2009.



Tiré a part

Objecteurs de conscience dans l'armée sioniste

Ils ont préféré être jetés dans une prison militaire pour deux semaines plutôt que de participer au carnage.

Au moins dix soldats des forces d’occupation sionistes ont refusé de servir pour l’offensive contre Gaza. Ils ont préféré être jetés dans une prison militaire pour deux semaines plutôt que de participer au carnage.
L’un d’entre eux, le lieutenant No’em Levna a déclaré que la mort de centaines de civils est injustifiable.

La logique israélienne qui consiste à frapper de plus en plus fort ne peut qu’aboutir à semer le haine et la colère qui reviendront en boomerang sur l’entité sioniste.
//www.convergencedescauses.com/content/view/1377/1/
13 janvier 2009

 

Réveil amer dans les ruines de Gaza

Le Hamas a déclaré hier une semaine de trêve, répondant au cessez-le-feu unilatéral proclamé samedi par Israël. Dans les décombres, le bilan des victimes n’en finit pas d’enfler: on compte à présent au moins 1300 morts.

Les dégâts sont énormes. «C’est un séisme! Les gens sont assis devant les ruines de leur maison en pleurant. Les immeubles, les champs, les poteaux électriques… tout est détruit», témoigne par téléphone Rami Souleiman, un habitant de Gaza qui a pu se rendre hier matin à Beit Lahiya, dans le nord du territoire, l’une des zones les plus touchées par les bombardements.

Les dizaines de milliers de personnes qui ont fui les combats pour se réfugier dans la ville de Gaza retournent progressivement chez eux, à la faveur de la suspension de l’offensive «Plomb durci» annoncée samedi soir par Israël. Dans les quartiers désormais accessibles, les équipes de secours découvrent de nouvelles victimes, ensevelis sous les décombres.

L’odeur de la mort, insupportable
«J’ai vu sortir cinq corps dans le quartier d’Al-Atatrah. L’odeur de la mort est insupportable», ajoute Rami Souleiman. Les services médicaux palestiniens affirment avoir ainsi trouvé une centaine de

corps, alourdissant encore le bilan de ces vingt-deux jours d’offensive: 1255morts palestiniens et plus de 5000blessés, selon un décompte provisoire.

Le premier ministre israélien, Ehud Olmert, a dit ses «regrets» pour le nombre élevé de victimes civiles tout en rejetant la responsabilité sur le Hamas, accusé d’avoir «pris en otage la population». Treize Israéliens, trois civils et dix soldats, ont également trouvé la mort.

A Gaza, les rues retrouvent un semblant d’activité. Les magasins sont ouverts, mais les points de passage permettant l’approvisionnement du territoire restent fermés. Le gouvernement israélien a déjà fait savoir que la bande de Gaza resterait bouclée tant que le soldat Gilad Shalit, capturé par des militants palestiniens en juin 2006, n’aura pas été libéré.

Les policiers du Hamas étaient de nouveau visibles dans les rues, preuve que le gouvernement Hamas est toujours en place. «Ce n’est pas la fin. Ce n’est que le début. Personne ne croit sérieusement que cette trêve va durer», prédit Tarek Tamimi, un habitant du centre-ville.

Craignant sans doute de s’aliéner une population exsangue, la direction du Hamas en exil à Damas (Syrie) a toutefois annoncé un cessez-le-feu d’une semaine, dans une conférence commune avec les autres factions palestiniennes. Le mouvement islamiste donne à l’armée israélienne une semaine pour quitter la bande de Gaza.

Pour l’heure, l’armée israélienne reste déployée en dehors des zones urbaines. Les militaires sont également positionnés au sud de Gaza, à l’endroit de l’ancienne colonie juive de Netzarim, coupant le territoire en deux.

«Si le Hamas arrête totalement ses attaques, nous jugerons à quel moment nous quitterons la bande de Gaza», a déclaré le premier ministre israélien Ehud Olmert, prenant acte d’une réoccupation de facto de la bande de Gaza.

Karim Lebhourramallah

19.01.2009

http://www.24heures.ch/actu/monde/reveil-amer-ruines-gaza-2009-01-18


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n°421 - Dossier de Palestine -17-01- Suite 1 : Réveil amer dans les ruines de Gaza.


n°421 - Dossier de Palestine   -17-01- Suite 1 : Réveil amer dans les ruines de Gaza.




                    Dossier de Palestine      

                                        n°421                                    17-01

                                                               C.De Broeder & M.Lemaire   

 



Sommaire

3 Dossier

3-1 Chris Hedges – Truthdig : Le langage de la mort.

3-2 Peter Schwarz : Gaza : La Diplomatie Européenne Prépare Un Piège Aux Palestiniens.

3-3 Gabi Ashkenazi, dit le Bulldozer, criminel de guerre de l'ombre.

3-4 Perversions : Tourisme De Guerre/Voyeurisme


3 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Chris Hedges – Truthdig : Le langage de la mort.

L’assaut sur Gaza vise à créer des ghettos sordides, anarchiques et pauvres où la vie pour les Palestiniens deviendra difficilement soutenable.

L’idée derrière l’incursion dans Gaza n’est pas de détruire le Hamas, ni d’arrêter les tirs de roquettes sur Israël, ni d’arriver à réaliser la paix. La décision israélienne de faire pleuvoir la mort et la destruction sur Gaza, d’utiliser les armes létales des champs de bataille modernes sur une population civile en grande partie sans défense, est la phase finale d’une campagne qui remonte à plusieurs décennies visant à nettoyer ethniquement les Palestiniens.

L’assaut sur Gaza vise à créer des ghettos sordides, anarchiques et pauvres où la vie pour les Palestiniens deviendra difficilement soutenable.

Il s’agit de construire des enclaves palestiniennes encerclées où Israël pourra toujours empêcher tout mouvement et l’entrée de nourriture, médicaments et marchandises afin d’éterniser la misère.

L’attaque israélienne sur Gaza vise à créer un enfer sur terre.

Cette attaque est la poussée finale israélienne pour anéantir toute possibilité d’un état palestinien et pour écraser ou expulser le peuple palestinien. Les images des enfants palestiniens morts, alignés sur le sol de l’hôpital principal de Gaza comme s’ils dormaient sont une métaphore du futur. Israël va désormais parler aux Palestiniens dans le langage de la mort. Et les Palestiniens n’auront pas d’autre choix que de leur répondre avec ce même langage de mort.

Le massacre - arrêtons de prétendre que ceci est une guerre - donne le plein pouvoir à une collection d’Islamistes radicaux à l’intérieur et à l’extérieur de Gaza. Cela démolit sinistrement les fondations branlantes des régimes arabes laïques corrompus sur les frontières d’Israël, de l’Egypte à la Jordanie, de la Syrie au Liban. Cela va créer un nouveau Moyen Orient, dirigé par des Islamistes radicaux enragés.

Le Hamas ne peut perdre ce conflit. Les mouvements militants se nourrissent de martyrs et Israël est en train de livrer les mutilés et les morts par camions entiers.

Les combattants du Hamas, armés de guère plus que des armes légères, de quelques roquettes et petits mortiers, se battent contre une des machines militaires les plus sophistiquées de la planète.

Et la résistance déterminée de ces combattants condamnés expose à travers tout le monde arabe, la lâcheté des dictateurs comme Hosni Moubarak d’Egypte qui refuse d’ouvrir la frontière commune de l’Egypte avec Gaza et ce malgré le massacre. Israël quand elle a bombardé le Liban il y a deux ans, visait à détruire le Hezbollah.

Lorsqu’elle s’est retirée, elle avait augmenté le pouvoir de base du Hezbollah et lui avait procuré un statut héroïque dans tout le monde arabe. Israël est en train de faire exactement la même chose avec le Hamas.

Le refus des dirigeants politiques en commençant par Barack Obama jusqu’à pratiquement chaque membre du Congrès américain de prendre la parole dans les principaux media pour défendre les règles de la loi et les droits humains fondamentaux met en évidence notre lâcheté et notre hypocrisie. Ceux qui condamnent ouvertement les crimes israéliens, dont les Israéliens comme Uri Avnery, Tom Segev, Ilan Pappe, Gideon Levy et Amira Hass ainsi que les intrépides américains Noam Chomsky, Dennis Kucinich, Norman Finkelstein et Richard Falk sont ignorés ou traités comme des lépreux.

On leur refuse une plateforme dans la presse.

On les empêche pratiquement de parler. Falk, le rapporteur spécial des Nations Unies sur les Droits Humains dans les territoires palestiniens occupés et ancien professeur de droit international à l’université de Princeton, a été interdit d’entrer en Israël en décembre, détenu pendant 20 heures puis déporté.

Peu importe que pratiquement toutes ses voix soient juives.

J’ai appelé Avnery chez lui en Israël. Il est la conscience d’Israël. Avnery est né en Allemagne. Il est arrivé encore enfant en Palestine avec ses parents. Il a quitté l’école à l’âge de 14 ans et a rejoint une année plus tard le groupe paramilitaire clandestin connu sous le nom d’Irgoun. Quatre années plus tard, dégoûté par son utilisation de la violence, il a quitté l’organisation clandestine qui effectuait des attaques armées contre les autorités d’occupation britanniques et les Arabes. « Ne me parlez pas de terrorisme, j’étais un terroriste » dit-il quand il est confronté avec ses appels persistants pour la paix avec les Palestiniens.

Avnery a combattu dans l’unité de commando « Samson’s Foxes » (les renards de Samson) pendant la guerre de 1948. Il a écrit l’hymne de l’unité d’élite. Il est devenu après la guerre une force pour la politique de gauche en Israël et l’un des journalistes les plus importants, dirigeant le magasine alternatif « HaOlam HaZeh ». Il était membre de la Knesset israélienne. Pendant le siège de 1982 sur Beyrouth, il a rencontré dans un geste de défi ouvert vis-à-vis de la loi israélienne, le dirigeant de l’OLP, Yasser Arafat.

Ces derniers jours, il a rejoint les manifestants arabes en Israël et il dénonce ce qu’il appelle « l’inclinaison israélienne à utiliser la force contre les Palestiniens et la folie morale de l’attaque sur Gaza. ». Avnery, qui a aujourd’hui 85 ans, avait été gravement blessé lors d’une tentative d’assassinat par un opposant israélien en 1975 et en 2006, l’activiste d’extrême droite Baruch Marzel avait demandé à l’armée israélienne d’exécuter un assassinat ciblé sur Avnery.

« L’état d’Israël, comme tout autre état, ne peut pas tolérer que ses citoyens soient pilonnés, bombardés ou subissent des tirs de roquettes. Mais on ne s’est jamais penché sur la possibilité de résoudre le problème par des moyens politiques ou d’analyser d’où vient ce problème, ce qui l’a provoqué. Les Israéliens en général sont incapables de se mettre à la place des autres. Nous sommes trop autocentrés. Nous ne pouvons pas nous mettre à la place des Palestiniens ou des Arabes pour nous demander comment nous réagirions dans la même situation. Mais quelques rares fois, cela arrive. Il y a des années, quand on a demandé à Ehud Barak quel aurait-été son comportement s’il avait été palestinien, il a répondu : ’Je rejoindrai une organisation terroriste’. Si vous ne comprenez pas le Hamas, si vous ne comprenez pas pourquoi le Hamas fait ce qu’il fait, si vous ne comprenez pas les Palestiniens, alors vous avez recours à la force brute » explique Avnery.

Le débat public autour de l’attaque sur Gaza s’engage sur la prétention absurde que c’est Israël et non les Palestiniens dont la sécurité et la dignité sont menacées. Cette défense aveugle de la brutalité israélienne sur les Palestiniens trahit la mémoire de ceux qui ont été tués dans d’autres génocides, de l’Holocauste, au Cambodge, du Rwanda à la Bosnie. La leçon de l’Holocauste n’est pas que les juifs sont spéciaux ; ce n’est pas que les juifs sont uniques ; ce n’est pas que les juifs sont des victimes éternelles. La leçon de l’Holocauste est que quand vous avez la possibilité d’arrêter un génocide, et que vous ne le faites pas (quelque soit les personnes qui l’exécutent ou contre lesquelles ce génocide est dirigé) vous êtes coupables.

Et nous sommes très coupables. Les avions de combat F-16, les hélicoptères Apache, les bombes ‘intelligentes’GBU-39 de 250 pounds font tous partie de l’aide militaire de 2.4$ billions que les USA apportent à Israël. Les Palestiniens sont en train d’être massacrés à l’aide d’armes de fabrique américaine. Ils sont en train d’être massacrés par une armée israélienne que nous finançons abondamment. Mais peut-être que notre insensible indifférence à la souffrance humaine n’est pas si étonnante. Après tout nous tuons des femmes et des enfants à une échelle encore plus importante en Irak et en Afghanistan. Les mains sanglantes d’Israël rejaillissent sur les nôtres.

D’autres enfants palestiniens vont encore mourir.

Il y aura encore d’autres cas comme celui de l’école des Nations Unies utilisée comme sanctuaire par des familles terrifiées et soufflée par les mortiers israéliens (provoquant plus de 40 morts dont plus de la moitié des femmes et des enfants). Il y aura encore plus d’enfants orphelins amaigris. Il y aura encore plus de cris et de blessés comateux dans les couloirs débordés de l’hôpital de Gaza.

Et il y aura encore plus de rapports absurdes, comme celui sur la page de garde du New York Sunday Times titrant : « A Gaza, une guerre pleine de pièges et de supercheries ». Dans cet article, des officiels des services secrets israéliens nous font faire un petit tour de la guerre digne des fabrications de la Maison Blanche à la veille de la guerre en Irak. Nous découvrons les sales tactiques perfides des combattants du Hamas. Les journalistes étrangers interdits d’entrée à Gaza et incapables de vérifier l’authenticité des versions israéliennes de la guerre, ont abandonné leur métier de reporters pour devenir des sténographes.

Le cynisme qui consiste à transmettre une propagande comme étant la vérité, du moment qu’elle provient d’une source acceptée, est le poison du journalisme américain. Si c’est cela qu’est devenu le journalisme, si l’indignation morale, le courage de défier les puissants, l’engagement de dire la vérité et de donner une voix à ceux qui sans cela n’en auraient pas, si tout cela n’a plus d’importance, alors nos écoles de journalisme devraient se concentrer uniquement sur la sténographie. Cela semble être la compétence la plus convoitée par la plupart des éditeurs importants et des producteurs d’informations.

Il y a toujours eu depuis le commencement de l’état en 1948, des dirigeants israéliens puissants qui ont appelé à l’élimination physique totale des Palestiniens. Le nettoyage ethnique de quelques 800.000 Palestiniens par des milices juives en 1948 n’était pour eux, que le début. Mais il y avait aussi quelques dirigeants israéliens, y compris le premier ministre assassiné Yitzhak Rabin, qui argumentaient en disant qu’Israël ne pouvait pas abandonner et partir dans un autre lieu géographique du monde. Israël, pensait Rabin, sera obligée si elle veut survivre, de faire la paix avec les Palestiniens et ses voisins arabes. La vision de deux états de Rabin semble néanmoins d’être morte avec lui. L’acceptation d’un nettoyage ethnique global par les gouvernants et l’armée israélienne semble aujourd’hui incontestée.

« Il semble » a écrit récemment l’historien israélien Ilan Pappe « que les crimes les plus horribles tels que le génocide à Gaza, sont traités comme des événements directs, sans connexion à ce qui est arrivé dans le passé et non associés avec quelque idéologie ou système...tout comme l’idéologie de l’apartheid a expliqué les politiques oppressives du gouvernement sud-africain, cette idéologie (dans sa variété la plus consensuelle et simpliste) a permis à tous les gouvernements israéliens passés et présents de déshumaniser les Palestiniens où qu’ils soient et de tout faire pour les détruire. Les moyens ont varié d’une période à une autre, d’un lieu à un autre, tout comme les récits couvrant ces atrocités. Mais il existe un modèle clair [de génocide]... »

Gaza s’enfonce dans le chaos. Le Hamas qui, malgré la propagande israélienne n’a jamais réussi à structurer une résistance prolongée comme celle du Hezbollah lors de l’incursion israélienne au sud Liban, va dans le futur être dominé par des bandes de seigneurs de guerre, des clans et des mafias antagonistes. Gaza va ressembler à la Somalie. Et de ce vide du pouvoir, s’élèvera une nouvelle génération de jihadistes en colère dont beaucoup pourraient repousser le Hamas et choisir des organisations plus radicales. Al-Qaïda qui a tout fait pour prendre pied à Gaza, pourrait y avoir maintenant trouvé une ouverture.

« Le Hamas gagnera la guerre quoiqu’il arrive » dit Avnery. « Ils seront considérés par des centaines de millions d’Arabes comme des héros qui ont rétabli la dignité et fierté des nations arabes. Si à la fin de la guerre, ils sont toujours à Gaza, cela sera pour eux une immense victoire, et d’avoir réussi à tenir devant cette immense armée israélienne et son pouvoir de feu représentera une prouesse incroyable. Ils y gagneront encore plus que le Hizbollah ne l’a fait pendant la dernière guerre ».

Israël opère sous l’illusion qu’elle peut écraser le Hamas et installer un gouvernement palestinien collaborateur à Gaza et en Cisjordanie. Ce gouvernement fantoche sera dirigé, pense Israël, par le président discrédité de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, qui s’aplatit aujourd‘hui en Cisjordanie après avoir été expulsé de Gaza. Abbas, comme la plupart des dirigeants corrompus du Fatah, est une figure détestée. Il est considéré comme étant le Maréchal Pétain du peuple palestinien ou peut-être comme un Hamid Karzai ou un Nouri al-Maliki. Il est autant détesté qu’il est impuissant.

La destruction du Hamas par Israël et la réoccupation de Gaza n’apportera ni paix ni sécurité à Israël. Cela ne fera qu’oblitérer la seule organisation interne ayant une stature et une autorité suffisante dans Gaza pour maintenir l’ordre. L’assaut israélien, en détruisant le Hamas en tant que force dirigeante, a ouvert la boite de pandore du malheur. La vie pour la plupart des Palestiniens va devenir un cauchemar et dans les années à venir, également pour la plupart des Israéliens.

Chris Hedges - Truthdig

16 janvier

 http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=5854


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n°421 - Dossier de Palestine -17-01- Suite 2 : Réveil amer dans les ruines de Gaza.


n°421 - Dossier de Palestine   -17-01- Suite 2 : Réveil amer dans les ruines de Gaza.




                    Dossier de Palestine      

                                        n°421                                    17-01

                                                               C.De Broeder & M.Lemaire   

 



Sommaire    - Suite 2 :

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Michel Chossudovsky : Envoi d’armes des États-Unis d’une ampleur exceptionnelle en Israël : Les États-Unis et Israël projettent-ils d’étendre la guerre au Moyen-Orient ?

4-2 Saleh Al Naami : Le rabbin Israel Rosen et sa croyance judeo-nazie



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 Michel Chossudovsky : Envoi d’armes des États-Unis d’une ampleur exceptionnelle en Israël : Les États-Unis et Israël projettent-ils d’étendre la guerre au Moyen-Orient ?

Une très grosse livraison d'armes des États-Unis pour Israël, se composant de 3000 tonnes de « munitions, » est prévue voguer vers Israël. La taille et la nature de cette expédition sont qualifiées d"« insolites » :

Sous condition d’anonymat, un courtier a déclaré, « L’envoi inhabituel de 3000 tonnes de munitions en une seule fois, cela fait beaucoup. »

« Cela (ce type de demande) est assez rare et il n'en a pas été mentionné beaucoup sur le marché toutes ces années, » a-t-il ajouté.

À Londres, les courtiers maritimes qui s’étaient spécialisés dans le passé dans le transport d’armes pour l'armée étasunienne et britannique, ont dit que ce genre d’affrètement vers Israël est rare. (Reuters, 10 janvier 2009).

Une compagnie de la marine marchande grecque a été chargée par le Pentagone de livrer les armes à Israël :

Les documents du ravitaillement maritime vus par Reuters montrent que les États-Unis ont cherché à louer un navire marchand pour expédier des centaines de tonnes d'armes vers Israël depuis la Grèce en fin de ce mois-ci.

L'US Navy's Military Sealift Command a déclaré que le navire devrait transporter 325 conteneurs standards de 20 pieds de ce qui était enregistré sous le nom de « munitions, » en deux voyages séparés depuis le port grec de Astakos jusqu’au port israélien d'Ashdod dans la deuxième moitié de janvier.

Sur le manifeste de cargaison, l’identification de « matières dangereuses » évoque des substances explosives et des détonateurs, mais aucun autre détail n’y figure. (Ibid)

Il est à noter qu’une expédition similaire exceptionnellement importante de munitions des États-Unis vers Israël avait été programmée en début décembre :

Les documents indiquent que le navire allemand loué début décembre par les États-Unis transportait aussi une énorme cargaison d'armes, pesant plus de 2,6 millions de kg [2600 tonnes], et rempli de 989 conteneurs standards de 20 pieds, à Ashdod depuis la Caroline du Nord. (Press TV, 10 janvier 2009).

Ces grandes expéditions de munitions concernent-elles l'invasion de Gaza ?

Selon Reuters, la demande du Pentagone de transporter des munitions dans un navire de commerce a été faite le 31 décembre, 4 jours après le début des bombardements aériens sur Gaza par les avions de chasse F16.

Les analystes ont conclu à la légère, sans preuve, que les 2 expéditions de « munitions » sont destinées à approvisionner les forces armées d’Israël pour aider son invasion militaire à Gaza.

Un analyste militaire chevronné de Londres, qui a refusé d'être nommé, a indiqué que, à cause du calendrier, les expéditions pourraient être « irrégulières » et liées à l'offensive contre Gaza. (Reuters, 10 janvier 2009).

Ces rapports sont extravagants. La livraison de munitions précède toujours l'attaque d'une opération militaire. Les munitions requises pour l'« Opération Plomb Jeté » ont été déterminées en juin 2008. Suite à la demande de Tel Aviv dans le cadre du programme étasunien d'aide militaire à Israël, le Congrès a approuvé en septembre 2008 le transfert de 1000 Guided Bomb Units 39 (GBU-39), des bombes brise bunker, de petit diamètre, guidées par GPS et de haute précision.

Les bombes GBU-39 produites par Boeing ont été livrées à Israël en novembre. Elles ont été utilisées lors des premiers raids aériens sur Gaza :

L’Air Force d’Israël (IAF) a utilisé les nouvelles GBU-39 Small Diameter Bomb achetées aux États-Unis dans les récentes attaques contre Gaza. Le [Jerusalem] Post a mentionné les nouvelles armes, commandées en septembre et arrivées le mois dernier [novembre], et déjà mises à l'action avec les avions de chasse de l’IAF. Ces armes ont été larguées par les F-15 Boeing de l’IAF, car jusqu'ici ces bombes de petit diamètre ne peuvent être utilisées que par ce type d'avion.

Il est hautement improbable que le gros de l'armement inclus dans ces deux grandes expéditions, qui doit arriver en Israël vers fin janvier, soit destiné à servir dans l'opération militaire menée par Israël à Gaza. La GBU-39 est légère (130 kg). Le poids total de l'expédition des GBU-39 (1000 unités) serait de l'ordre d'un modeste 130 tonnes. En d'autres termes, les spécifications de la GBU-39 ne correspondent pas à la description de l'expédition d’armement « exceptionnellement grande » et « lourde. »

Le scénario de l'escalade

L'expédition commandée le 31 décembre est de l'ordre de 3000 tonnes, une cargaison de « munitions » très grosse et pesante indiquant un transfert d’armes lourdes vers Israël.

Selon les déclarations de l'armée étasunienne, les munitions doivent être entreposées pour un usage « de toute urgence » dans l'éventualité d'un conflit :

Cette expédition programmée auparavant est routinière et non pour aider dans la situation actuelle à Gaza. ... Les militaires étasuniens pré-positionnent des stocks de sécurité dans certains pays, en cas de besoin de toute urgence. (Reuters, 10 janvier 2009, souligné par l’auteur)

Quelle que soit la nature de ces grandes cargaisons d'armes, elles sont destinées à servir lors d’une opération militaire future au Moyen-Orient. Depuis le lancement de la Theater Iran Near Term Operation (TIRANNT) en mai 2003, un scénario d'escalade impliquant des actions militaires contre l'Iran et la Syrie a été envisagé. TIRANNT a été suivie par une série de plans militaires afférents à l'Iran. De nombreuses déclarations officielles et des documents militaires étasuniens indiquent l'élargissement de la guerre au Moyen-Orient.

Ces expéditions suggèrent que le « scénario de l'escalade, » non seulement existe, mais est passé en plus à une étape de planification militaire israélo-étasunienne plus active.

Si ces armes seront utilisées ou non n’est pas connu. La question centrale, à cet égard, est de savoir si l'invasion de Gaza fait partie d'une aventure militaire plus grande contre le Liban, la Syrie et l'Iran, dans laquelle des armes lourdes des États-Unis, bombes brise bunker comprises, seront utilisées.

L’histoire des envois d’armes étasuniennes en Israël

Le stockage en Israël de bombes brise bunker made in USA est en cours depuis 2005 :

Les États-Unis vendront à Israël près de 5000 bombes intelligentes lors de l'un des plus grands marchés d’armes entre ces deux alliés depuis des années.

Parmi les bombes que recevra l'armée de l'air [israélienne], il y a 500 bombes brise bunker d’une tonne capables de transpercer des murs de béton de deux mètres d'épaisseur, 2500 bombes ordinaires d’une tonne, 1000 bombes d’une demie tonne, et 500 bombes d’un quart de tonne. Les bombes achetées par Israël incluent des versions aéroportées, des unités guidées, le mode d’emploi des bombes et des détonateurs. Elles sont guidées par un satellite israélien utilisé par les militaires.

La vente augmentera les fournitures de bombes intelligentes israéliennes. Le Pentagone a déclaré au Congrès que les bombes sont destinées à maintenir l'avantage qualitatif d'Israël [contre l'Iran], et à mettre en avant les intérêts stratégiques et tactiques des États-Unis. (Jewish Virtual Library,  21-22 septembre 2004, Haaretz / Jerusalem Post).

 Les expéditions actuelles de bombes brise bunker made in USA ont été mises en route en 2005. Les États-Unis ont approuvé en avril 2005 la livraison de :

quelque 5000 « armes intelligentes lancées des airs, » incluant quelque 500 bombes brise bunker BLU 109. Ces munitions (enrobées d’uranium) seraient plus « adéquates pour viser l'ensemble des cibles iraniennes, à l'exception peut-être de l'installation enterrée à Natanz, qui pourrait exiger la brise bunker BLU-113 [plus puissante, une variante de la GBU 28]. » (Voir Michel Chossudovsky, Planned US-Israeli Nuclear Attack on Iran, Global Research, 1er mai 2005).

La BLU-109 est plus petite que la GBU 28. « C’est une ogive de 2000 livres pouvant être utilisée avec un kit de guidage GPS [...], et qui peut percer jusqu'à 15 pieds de béton armé. » (Voir F16.net).

Selon le New York Times, en août 2006, au summum de la guerre contre le Liban, une importante cargaison de bombes GBU 28 de 2,2 tonnes a été envoyée en Israël.

La GBU 28 est produite par Raytheon. Utilisée contre l'Irak lors de la guerre du Golfe en 1991, elle a la capacité de percer quelque 20 pieds de béton armé. (Haaretz, 9 novembre 2008). Contrairement aux bombes GBU 39 (130 kg) contre Gaza, chaque GBU-28 a un poids important de 2,2 tonnes.

Selon Federation of American Scientists, « la Guided Bomb Unit-28 (GBU-28) est une arme spécialement développée pour transpercer les centres de commandement irakiens fortifiés, profondément enterrés. La GBU-28 est une arme conventionnelle de 5000 livres à guidage laser, qui utilise une ogive pénétrante de 4400 livres. »

 (Pour une représentation visuelle, voir « Bob Sherman, How the GBU-28 works, » USA Today en ligne).

 Vidéo de démonstration de la GBU 28 sur UTube

Ces expéditions d'armes récentes vers Israël, d’une importance exceptionnelle, financées par l'aide militaire étasunienne à Israël, font partie de l'accord de 2004 entre Washington et Tel-Aviv.

Comme mentionné ci-dessus, il y a une histoire de livraison de bombes brise bunker (incluant la GBU 28) qui remonte à 2005. Bien que la nature et la composition de ces dernières cargaisons d'armes soient inconnues, on soupçonne qu'elles comportent la version brise bunker lourde, notamment des bombes GBU-28.

Il convient de noter à cet égard que, l'été dernier, Israël a demandé au Pentagone de fournir des bombes brise bunker GBU-28. Le but déclaré était de les utiliser dans l'éventualité d'une opération militaire dirigée contre l'Iran.

En septembre 2008, selon la presse étasunienne et israélienne citant des fonctionnaires du Pentagone, la demande de Tel-Aviv a été rejetée. Selon ces rapports, Washington a refusé catégoriquement de livrer la cargaison de bombes brise bunker GBU 28, pour qu’elle soit utilisée pour attaquer les installations nucléaires iraniennes. « À la place, » Washington a accepté de livrer la légère GBU-39 pour l’utiliser contre Gaza.

Les États-Unis ont « rejeté une demande israélienne d'équipements militaires et l’aide qui permettrait d'améliorer la capacité d'Israël à attaquer les installations nucléaires iraniennes. »

Les Étasuniens ont considéré la demande [d'Israël], transmise au plus haut niveau (et rejetée), comme un signe du stade de préparation avancé d'Israël pour attaquer l'Iran. Ils ont donc mis en garde Israël contre toute attaque, disant que ce genre d’intervention saperait les intérêts étasuniens. Ils ont aussi demandé à Israël de leur donner un préavis au cas où ils décideraient malgré tout d’attaquer l'Iran. Début septembre, Haaretz a signalé que la demande comportait des bombes « brise bunker » GBU-28.

Selon AP, les États-Unis ont convenu à la mi-septembre de vendre à Israel 1000 bombes « brise bunker » GBU-39 à la place, qui, selon les experts militaires israéliens, « pourraient constituer une nouvelle arme puissante » contre Gaza.

De cette manière : quand Israël a demandé aux États-Unis des armes que ces derniers pensaient pouvoir servir à bombarder l'Iran, ils ont dit non, ajoutant explicitement qu'ils ne souhaitaient pas voir d’attaque israélienne contre l'Iran. Et il n'y a pas eu d’attaque israélienne contre l'Iran. (Defense Update.com, décembre 2008).

La désinformation médiatique

Les déclarations officielles et les communiqués de presse sont bidon. Israël et les États-Unis ont toujours agi en étroite coordination. Washington « n’exige pas qu’Israël lui fournisse un préavis » avant une opération militaire :

Le rapport d’Haaretz suggère que l'administration Bush était intransigeante et ne voulait pas que les Israéliens attaquent l'Iran. En fait, le rapport laissait penser que les États-Unis abattraient tout avion israélien essayant d'attaquer l'Iran : Autorisation de l’espace aérien : Toute attaque contre l'Iran pourrait apparemment exiger de passer à travers l'espace aérien irakien. Pour ce faire, il y aurait nécessité d’un couloir aérien que le les avions de combat israéliens pourraient traverser sans être pris pour cible par les avions étasuniens ou les missiles antiaériens. Les Étasuniens ont aussi rejeté cette demande. Selon un compte rendu, pour esquiver le problème, les Étasuniens ont répondu aux Israéliens de demander l'autorisation au Premier Ministre irakien, Nouri al-Maliki, dans le style : « Si vous voulez, arrangez-vous avec lui. » (Haaretz 9 novembre 2008).

Ce rapport israélien est trompeur. Israël est l'allié des États-Unis. Les opérations militaires sont étroitement coordonnées. Israël n'agit pas sans l'approbation de Washington et les États-Unis n’abattent pas les avions de son plus proche allié.

Nature et composition des dernières livraisons d'armes des États-Unis vers Israël

Ces envois de munitions anormalement grands devraient en principe nécessiter l'aval du Congrès. À notre connaissance, il n'existe pas de dossier public sur l'approbation de ces envois exceptionnellement grands de « munitions » vers Israël.

La nature et la composition de l'expédition sont inconnues. La demande de livraison d’Israël de GBU 28 de 2,2 tonnes a-t-elle été acceptée par Washington, en contournant le Congrès ? Des bombes GBU 28, pesant chacune 2,2 tonnes, font-elles partie des expéditions de 3000 tonnes vers Israël. Des mini-bombes nucléaires tactiques brise bunker sont-elles incluses dans l'arsenal d'Israël ? Ce sont les questions à poser au Congrès des États-Unis. 
 Les deux expéditions de « munitions » sont prévues arriver en Israël respectivement au plus tard le 25 et le 31 janvier.

Le Secrétaire Robert Gates, qui reste à la tête du Département de la Défense, assure la continuité de l'ordre du jour militaire.

Préparation à une confrontation avec l'Iran : Renforcement du système de défense antimissile d’Israël

Début janvier, le Pentagone a envoyé en Israël quelque 100 militaires de l’US European Command (EUCOM) pour aider à installer un nouveau système radar d’alerte précoce sophistiqué en bande X. Ce projet fait partie de l'aide militaire pour Israël approuvée par le Pentagone en septembre 2008 :

Le gouvernement israélien a demandé ce système pour l’aider à se défendre contre une éventuelle attaque de missiles de l'Iran. Le Secrétaire à la Défense Robert M. Gates a signé l'ordre de déploiement à la mi-septembre. ....

Selon les fonctionnaires de l'US Missile Defense Agency, dès qu’il sera pleinement opérationnel, ce système pourra suivre et identifier tout petit objet à grande distance et à très haute altitude, notamment dans l'espace. La défense antimissile d’Israël s’intégrera aussi au réseau mondial de détection de missiles des États-Unis. 

 « Cela permettra aux Israéliens de suivre les missiles balistiques à moyenne et longue portée cent fois mieux que ce que permet leur radar actuel, » a déclaré Morrell. Il aura ... une portée plus que double de celle du radar de défense antimissile d'Israël et accroîtra son temps d’engagement disponible. » Cela, dit-il, permettra d'améliorer grandement la capacité défensive d'Israël. « Il y a une menace grandissante de missiles balistiques dans la région, notamment en provenance d'Iran, » a déclaré Morrell. « Et personne dans la région ne devrait se sentir plus nerveux que les Israéliens au sujet de cette menace. Et il est clair qu'ils le sont, et ils ont demandé notre aide. (Defense Talk.com, 6 janvier 2009, souligné par l’auteur).

 Le nouveau système radar en bande X « permet l'interception précoce, dès le lancement sur le territoire ennemi au lieu du territoire ami » (Sénateur Azzolina Joseph, Protecting Israel from Iran's missiles, Bayshore News, 26 décembre 2008).

Le radar en bande X intégrerait la défense antimissile d'Israël dans le réseau de détection mondial des États-Unis, qui comporte des satellites, des navires de l’Advanced Electronic Guided Interceptor System, en Méditerranée, dans le Golfe Persique et en Mer Rouge, ainsi que les radars et les intercepteurs au sol du système Patriot. » (Ibid) 
 Ce que cela signifie, c'est que Washington fait la pluie et le beau temps. Les États-Unis, plutôt qu’Israël, pourront contrôler le système de défense : « Ceci est, et restera, un système radar étasunien, » a déclaré le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell. « Alors ce n'est pas quelque chose que nous donnons ou vendons aux Israéliens, c'est quelque chose qui nécessitera du personnel des États-Unis pour fonctionner. » (Cité dans Israel National News, 9 janvier 2009, souligné par l’auteur).

En d'autres termes, l'armée étasunienne contrôle le système de la défense aérienne d'Israël, qui est intégré au système mondial de défense antimissile des États-Unis. Dans ces circonstances, Israël ne peut pas lancer de guerre contre l'Iran sans l’aval du haut commandement des États-Unis. 
 Les grandes expéditions de munitions des États-Unis, qui devraient arriver en Israël après la prise de fonction de Barack Obama à la présidence des États-Unis et comme Commandant en Chef, font partie du programme plus général de coopération militaire US-israélienne en relation avec l'Iran.

Le renforcement de la défense antimissile d'Israël conjugué aux grandes expéditions d’armes étasuniennes, font partie d'un scénario d'escalade, qui pourrait sous l’administration Obama entraîner le monde dans une guerre élargie au Moyen-Orient.

Une nouvelle Guerre froide ?

Il y a eu renforcement des capacités militaires des deux côtés. L'Iran a répondu à l'initiative israélo-étasunienne, en étoffant son propre système de défense antimissile avec le soutien de la Russie. Selon des rapports (21 décembre), Moscou et Téhéran ont tenu des pourparlers sur la fourniture par la Russie de systèmes de défense aérienne à moyenne portée, en particulier des systèmes sol-air de défense antimissile S-300. » (Asian Times, 9 janvier 2009).

Michel Chossudovsky :

Global Research,

11 janvier 2009

Original : www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=11743
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info

http://www.alterinfo.net/Envoi-d-armes-des-Etats-Unis-d-une-ampleur-exceptionnelle-en-Israel-Les-Etats-Unis-et-Israel-projettent-ils-d-etendre-la_a28450.html


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n°421 - Dossier de Palestine -17-01- Fin: Réveil amer dans les ruines de Gaza.


n°421 - Dossier de Palestine   -17-01- Fin: Réveil amer dans les ruines de Gaza.




                    Dossier de Palestine      

                                        n°421                                    17-01

                                                               C.De Broeder & M.Lemaire   

 



Sommaire    - Fin :

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 Hassan Qashghavi : « Pour l’Occident, les limites de la démocratie s’arrêtent là où les intérêts du régime sioniste commencent ».

5-2 Israël : base avancée de l’OTAN.

6 Annexe

6-1 Beyrouth 1982, Gaza 2009.


 


5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

5-1 Hassan Qashghavi : « Pour l’Occident, les limites de la démocratie s’arrêtent là où les intérêts du régime sioniste commencent ».

12 Janvier

Hassan Qashghavi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a affirmé au cours de sa conférence de presse hebdomadaire tandis qu’on l’interrogeait sur la position de Téhéran sur le Hamas : « le Hamas a été élu le plus démocratiquement possible, mais l’Occident ne le tolère pas puisque pour les occidentaux les limites de la démocratie s’arrêtent la où commencent les intérêts du régime sioniste ou dès lors que ces intérêts courent un danger quelconque. Le régime sioniste est la ligne rouge à ne pas franchir pour l'Occident. »
« La frontière de la liberté d'expression est pour les occidentaux délimitée par l'interdiction d’entreprendre des recherches sur l’holocauste et la ligne rouge à ne pas franchir concernant tout débat sur les armes atomiques s’arrêtent aux quelques 200 têtes nucléaires dont dispose le régime sioniste » a martelé le porte parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

Concernant l'aide apportée au mouvement de la résistance palestinienne « Le Hamas », Hassan Qashgavi a rappelé que conformément au droit international, tous les gouvernements légitimes peuvent s'occuper de leurs besoins en armement conformément à leurs intérêts. »
Sur l'accusation portée contre le mouvement de la résistance palestinienne « Le Hamas » qui utiliserait la population civile en tant que boucliers humains, il a fermement rejeté ces allégations: « la réponse qu'il conviendrait d’apporter c’est parce qu'elles n'ont pas détruit une plate-forme de lancement de missiles du Hamas. Dans la guerre de 33 jours contre le Liban, les mêmes accusations avaient été portées contre la résistance libanaise du Hezbollah, mais une fois ces choses clarifiées, il apparait que tout cela n’était que pur mensonge. »

http://www1.irna.ir/fr/news/view/line-41/0901126353171827.htm


5-2 Israël : base avancée de l’OTAN.

ETAT DES LIEUX : Les liens historiques entre les Etats-Unis, l’Europe et Israël

Dès la création de l’Etat d’Israël, celui-ci est perçu comme un avant-poste de l’Occident et de ses intérêts au Moyen orient et dans le monde Arabe. Ce statut prend racine dans un fond idéologique et religieux basé sur les liens entre l’histoire de la civilisation occidentale et le sionisme, comme l’a déclaré Tzipi Livni : « l’OTAN et Israël sont des partenaires naturels et des alliés stratégiques. La Civilisation Occidentale et la communauté atlantique, que défend l’OTAN, sont l’habitat naturel d’Israël ». C’est ainsi que depuis 2001 et le début de la « Guerre Mondiale contre le terrorisme » lancée par les Etats-Unis avec le soutien de l’Europe, ce rôle de gendarme à la botte de l’Occident s’est amplifié.

En 1994, le Conseil de l’OTAN lance la création du Dialogue Méditerranéen. Le but est d’entretenir un dialogue avec les sept pays membres (Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Maroc, Mauritanie, Tunisie) sur les questions sécuritaires dans la zone en ignorant totalement la Palestine et les perspectives de création de l’Etat Palestinien. Mais le partenariat spécifique entre l’OTAN et Israël débute en 2001 avec un accord de sécurité concernant l’information. En 2005 l’OTAN organise avec Tsahal des manœuvres navales dans les eaux nationales israéliennes. En 2006, Israël obtient le statut d’observateur permanent au sein de l’OTAN, ceci lui confère un droit de véto sur les décisions de l’Organisation concernant les affaires du pays. Depuis, Israël est systématiquement invité à participer aux activités militaires et se permet même de critiquer l’Otan lorsque celle-ci ne lui apporte pas le soutien escompté notamment lors de la guerre au Liban.

Du point de vue économique, Israël est également un partenaire privilégié, particulièrement pour l’Europe. Depuis une décennie, la coopération économique est en pleine expansion. Il est à noter qu’Israël est le seul pays non-européen à participer au programme de recherche et développement de l’UE. D’où la revendication de plus en plus affirmée de ses gouvernements successifs d’intégrer l’Union au même titre que la Turquie. La candidature de son allié serait soutenue par les Etats-Unis tout comme celle du Royaume Uni en 1973 ou de la Turquie aujourd’hui. Cette collaboration économique est d’autant plus appuyée depuis décembre 2008 et l’instauration du Processus de Barcelone. (Remarquons que les 7 pays membres du Dialogue Méditerranéen sont tous membres du Processus de Barcelone, serait-ce la clé du silence radio des pays arabes face au massacre en Palestine ?…)

C’est ainsi que les liens économiques, militaires et sécuritaires se sont construits pour finalement s’inscrire dans le marbre via l’intégration à l’OTAN et la création de l’Union pour la Méditerranée. Ces différentes coopérations justifient le soutien sans faille de la communauté internationale pour Israël qui mène, sous couvert d’actions soit disant défensives, une sale guerre dite de civilisation contre le monde arabe.

ET LA PALESTINE DANS TOUT CA ???

Depuis la Naqbah, qui correspond à la disparition de la Palestine en tant qu’entité et à la reconnaissance de l’Etat d’Israël par la communauté internationale, les Palestinien-ne-s vivent sous le joug de la politique colonialiste sioniste.

Après des mois de préparation, le 27 décembre, Israël a, à nouveau, renforcé sa politique impérialiste sur la Palestine via l’opération militaire "Plomb Durci". Sous couvert de se défendre des lancées de roquettes du Hamas, sans jamais parler du blocus économique et mortifère imposé sur la population de Gaza malgré le cessez le feu signé qui était censé le lever, Tsahal a lancé sa plus grande offensive militaire sur la bande de Gaza. Quotidiennement, l’armée israélienne s’attaque à la population et vise délibérément des édifices civils. Ce sont des actions typiquement terroristes. En fournissant militairement Israël, les Etats-Unis et l’Europe transforment Gaza et la Cisjordanie en terrain d’expérimentation pour un matériel militaire de plus en plus sophistiqué. C’est toute l’hypocrisie du discours "anti-terroriste" de l’Otan qui est mise à nu par ses rapports privilégiés avec Israël, et par son grand silence sur les crimes d’aujourd’hui, qui contraste singulièrement avec la véhémence de son discours anti-russe lors de l’agression de la Géorgie en Ossétie du Sud.

Le partenariat économique privilégié entre Israël, les Etats-Unis et l’Europe, ainsi que le partenariat militaire avec l’Otan, conforte le gouvernement israélien dans son impunité. Stratégiquement, l’intérêt de l’OTAN est aussi de protéger la capacité militaire nucléaire d’Israël, en espérant par là maintenir un moyen de pression contre l’Iran. Israël est le seul pays du Moyen Orient qui possède des armes nucléaires et interdit tout contrôle des autorités nucléaires internationales (AIEA). Tout ceci donne le feu vert à Israël pour son offensive militaire dévastatrice, d’autant plus encouragée par les récents accords de partenariat renforcé.

NE LAISSONS PLUS FAIRE ! TOUTES ET TOUS CONTRE L’OTAN !

Les Palestinien-ne-s, hier et aujourd’hui sont la proie des politiques militaristes et impérialistes menée par l’OTAN. Demain, ce sera d’autres peuples. En Afghanistan, au Kosovo ou en Palestine, l’OTAN ne fait que défendre les intérêts capitalistes des puissances. S’opposer à l’épuration ethnique, au bombardement d’une population, à son enclavement territorial et son étranglement par un blocus barbare en soutenant le peuple Palestinien, c’est s’opposer à la politique globale menée et/ou soutenue par l’OTAN et tous ses membres.

Les 3 et 4 avril 2008, l’OTAN célèbrera ses 60ans à Strasbourg et Baden-Baden. Face aux enjeux impérialistes et capitalistes de cette rencontre nous appelons à la mobilisation du 1e au 5 avril à Strasbourg lors du contre-sommet.

14 janvier 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article77977



6 Annexe

6-1 Beyrouth 1982, Gaza 2009.

Des tombes du cimetière de Gaza bombardées

En 1982, le ministre de la défense israélien, Ariel Sharon, et le premier ministre, Menahem Begin, ont décidé de résoudre une fois pour toute le problème palestinien en infligeant une défaite magistrale au Liban à l'OLP de Yasser Arafat , alors ennemi public n° 1 du régime sioniste. Utilisant comme prétexte une attaque contre l'ambassadeur israélien à Londres par un groupuscule palestinien non affilié à l'OLP, Israël a alors bombardé le Liban. Les forces de l'OLP ont répondu en bombardant à l'artillerie le nord d'Israël. Sharon et Begin ont obtenu du Cabinet ministèriel de lancer une invasion terrestre du Liban. A l'époque, le même discours que celui entendu pour lancer les attaques barbares contre Gaza a été tenu. Begin a dit que si Israël ne partait pas en guerre contre l'OLP il devrait accepter " les massacres sans fin de nos citoyens.... voir nos civils blessés à Metula, ou Qiryat Shomna ou Nahariya".
L"Opération " Paix en Galilée", supposée être une opération militaire de courte durée et limitée géographiquement s'est rapidement transformée en une guerre dévastatrice et terriblement meurtrière, soutenue par les US. Tandis que l'armée de l'air israélienne bombardait sans relâche détruisant des villes anciennes libanaises de Sidon et Tyre, des unités de tanks et d'infanterie se sont rapidement dirigées vers Beyrouth. Comme pour les attaques incessantes sur Gaza actuellement, la majorité des Sionistes Israéliens approuvaient cette opération. Alors que son objectif de départ était de mettre les colonies sionistes du Nord hors de portée des tirs de l'OLP, rapidement deux autres objectifs ont été avancés : installer un gouvernement "ami" (collabo) à Beyrouth dominé par les Chrétiens, et se débarrasser de l'OLP. Tout comme certains dirigeants israéliens affirment actuellement vouloir changer le paysage politique dans
la Bande de Gaza, autrement dit, détruire le Hamas. Sharon à l'époque avait dit au secrétaire d'état américain, Al Haïg vouloir : " redessiner la politique intérieure du Liban en faveur des Phalanges Chrétiennes". Le porte parole du gouvernement israélien avait affirmé que la guerre en fait profiterait aux Libanais qui étaient victimes de "l'état palestinien dans l'état Libanais". De même, actuellement, Tel Aviv et Washington affirment que la guerre menée contre le peuple palestinien à Gaza est dans leur intérêt, pour les libérer du Hamas.
L'armée israélienne a imposé un blocus brutal de 7 semaines à la population de Beyrouth, bombardant sans relâche les quartiers palestiniens ainsi que les camps de réfugiés, privant les populations civiles d'eau et d'électricité. Des milliers de civils ont été tués. Finalement, les criminels de guerre sionistes ont obtenu le départ de Yasser Arafat et des combattants de l'OLP. Mais, non comptant d'avoir atteint son objectif militaire -chasser la résistance palestinienne du Liban - le gouvernement sioniste a entrepris de réaliser son objectif politique : mettre en place un gouvernement de collaborateurs.
La Phalange, milice chrétienne et leur chef, Bashir Gemayel, ont été choisis pour jouer ce rôle. Ennemis jurés des Palestiniens, les Phalangistes avaient appelé à la destruction des camps de réfugiés palestiniens et à chasser ces derniers du Liban. Mais, huit jours avant sa prise de pouvoir, le 14 Septembre 1982, Gemayel a été assassiné. Les Phalangistes ont appelé à la vengeance. Sharon en a profité pour affirmer, un mensonge, qu'il restait plus de 2000 combattants palestiniens lourdement armés cachés parmi les dizaines de milliers de civils palestiniens dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila, et pour utiliser les phalangistes pour nettoyer les camps à cause de " leurs talents pour identifier les terroristes" mais aussi parce que le public sioniste demandait à ce que les Phalangistes , premiers bénéficiaires de l'invasion israélienne, fassent leur part de combat. Les troupes israéliennes le 14 Septembre au soir se sont positionnées dans Beyrouh Ouest, encerclant et bouclant les camps. Vers 18h, 150 Phalangistes sont entrés dans les camps illuminés par des fusées éclairantes tirées par l'armée israélienne. La suite on la connait, un horrible massacre, celui de Sabra et Chatila : civils palestiniens égorgés, éventrés, fusillés, sous l'oeil de l'armée israélienne pendant deux jours, sans que celle ci n'intervienne pour y mettre fin. A Gaza, l'armée des SS -Soldats Sionistes- a entrepris elle-même de faire le sale boulot, tandis que la horde de ses supporters en Israël et à l 'étranger expliquent que les "terroristes" du Hamas se cachent parmi les civils palestiniens dans Gaza - comme le faisait soit disant les militants armés de l'OLP dans les camps à Beyrouth, et que de toute façon c'est le Hamas que vise l'armée israélienne.

Plus de 1100 Palestiniens ont été tués, prés de 5000 blessés, majoritairement des civils, dont presque 1/3 d'enfants. A Tel Aviv, le mensonge, et la tromperie gouvernent.

http://www.planetenonviolence.org/Attaque-Sur-Gaza-Ville,-Du-Deja-Vu-A-Beyrouth-En-1982-Israel-Chercherait-Il-A-Chasser-Le-Hamas-Pour-Reinstaller-Abbas,_a1788.html?PHPSESSID=c0e823864a84961ed7c094b91adcb305



 Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



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18/01/2009

n°420- Journal de Palestine- -16-01 21eme journée –Début -La guerre israélienne contre Gaza ne connaîtra que l'échec, dit la presse internationale.


n°420- Journal  de Palestine- -16-01  21eme journée –Début -La guerre israélienne contre Gaza ne connaîtra que l'échec, dit la presse internationale.



Journal de Palestine

N°420                        16-01

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part

Hamas, un lion parmi les hyènes

21eme journée

L’holocauste israélien contre la bande de Gaza continue : 1.133 morts et plus de 5.130 blessés.

Gaza: cessez-le-feu unilatéral israélien en vue, le Hamas s'insurge.

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

– Suite –

3 Politique Palestinienne

                  Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Rania Massoud : « Ramattan », les yeux de Gaza.

-Fin-

6 Les brèves

6-1 Combien de temps vous faudra t-il attendre pour réagir ??? s’écrient les survivants, les blessés du génocide.

6-2 Israël accusé d’avoir laissé des enfants mourir de faim à Gaza.

7 Dossier

7-1 Pierre Razoux: «Le but n'est pas de détruire le Hamas, ce n'est pas possible, mais de lui casser les reins».

7-2 Rapport : La guerre israélienne contre Gaza ne connaîtra que l’échec, dit la presse internationale.

 8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

8-1 Serge Dumont : Des soldats israéliens détaillent la mission qui leur a été assignée.

8-2 Hamas, un lion parmi les hyènes.

9 Analyse - Géopolitique et stratégie

9-1 Israël doit être condamné pour ses crimes contre l’humanité.

9-2 Jean-Marie Baumgarten : "Pour une paix basée sur la Justice "10 Annexe

10-1 Léon Blum.

11 Pièce jointe.

11-1 Photos de la Deuxième Guerre mondiale et de la Palestine aujourd'hui.



21eme journée : Peuple Palestinien : 80 tués   -  16+ x blessés 

                            Occupants              :  0 tué      -   12     blessés



Tiré a part

Hamas, un lion parmi les hyènes

"Quelque soit le coût, la poursuite des massacres par Israël ne brisera jamais notre aspiration à la liberté et l'indépendance".
(15-01)

Eline Briant - Al Manar 

16-01

21eme journée

Vendredi, un responsable gouvernemental israélien a indiqué que le cabinet de sécurité devrait voter en faveur d'un cessez-le-feu unilatéral samedi soir, "à la suite de la signature d'un accord à Washington et des progrès significatifs réalisés au Caire".

"Les forces israéliennes resteront à Gaza après ce cessez-le-feu unilatéral", a-t-il ajouté, sans préciser la durée de leur présence. Israël considère que le Hamas s'abstiendra de toute attaque mais, "s'ils décident d'ouvrir le feu, nous n'hésiterons pas à répondre et poursuivre notre offensive", selon lui.

Selon le responsable israélien, le Premier ministre Ehud Olmert "est satisfait des résultats des pourparlers au Caire, qui ont répondu aux exigences de base d'Israël qui voulait une réponse ferme sur la fin des tirs de roquettes et un accord sur une coordination entre Israël et l'Egypte sur l'ouverture des points de passage".

"Une décision a été prise pour faire cesser la contrebande d'armes en provenance d'Iran (vers la bande de Gaza) à sa source et via les tunnels", a-t-il ajouté.

AFP

L’holocauste israélien contre la bande de Gaza continue : 1.133 morts et plus de 5.130 blessés.

CPI

Le nombre de martyrs palestiniens a dépassé les 1133 personnes. 368 enfants, 105 femmes, 100 personnes âgées, 15 secouristes, 4 journalises, trois ressortissants étrangers font partie de ces morts.

Le nombre de blessés a dépassé les 5130 personnes dont plus d la moitié sont des enfants et des femmes.

En fait, les forces israéliennes d'occupation ont continué leur agression contre la bande de Gaza. Elles continuent leur opération de nettoyage ethnique qu’elles avaient commencé depuis plus d’une vingtaine de jours.

Aujourd’hui, vendredi 16 janvier 2009,  Issa Armilat, 14 ans, a été la cible d’un bombardement aérien israélien. Il y a laissé la vie. Six autres Palestiniens ont été blessés, dans la ville de Rafah. Huit autres dans la zone de Sofa.

Les forces israéliennes d'occupation ont également pris en cible les mosquées Al-Amine et Khaled Ben Al-Waleed, dans le camp de réfugiés palestiniens de Khan Younes. Et le citoyen Nader Abou Risq et sa fillette de quatre ans ont été blessés.

A l’aube, l’aviation israélienne a bombardé le commissariat principal de Khan Younes. Il a été totalement détruit.

Par ailleurs, des dizaines d’obus au phosphore blanc ont été tirés sur plusieurs quartiers de la ville de Khan Younes.

Le nord de la bande de Gaza a connu des bombardements très violents, surtout à Jabalia et Beit Lahya.

Dans ces deux zones, les confrontations continuent de plus belle.

16-01

 

Gaza: cessez-le-feu unilatéral israélien en vue, le Hamas s'insurge

16-01

Trois semaines après le début de l'offensive meurtrière lancée par Israël, la perspective d'un cessez-le-feu unilatéral israélien se profilait pour Gaza.

La "confrontation" se poursuivra si Israël décrète un cessez-le-feu unilatéral dans la bande de Gaza, a affirmé samedi Oussama Hamdane.(Hamas)

"Ce cessez-le feu unilatéral ne prévoit pas de retrait" de l'armée israélienne et "tant qu'elle restera à Gaza la résistance et la confrontation se poursuivront", a déclaré M. Hamdane.

16-01

L’un des plus importants organismes de défense des droits de l’homme israéliens a publié une pleine page de faire-part de décès d’enfants palestiniens victimes de tirs israéliens, dans le quotidien libéral Haaretz. Autour d’un texte « 335 enfants tués à Gaza. Assez » sur fond noir, l’Association des droits civiques en Israël a publié une trentaine de faire-part, pour dénoncer la mort d’innocents. Ces annonces de deuil portent des inscriptions traditionnelles en hébreu pour le décès d’un proche avec la mention de l’âge de l’enfant et du jour de sa mort.
CPI

22ième jour du Massacres à Gaza:

*** 1200 MARTYRS DONT 50% DES ENFANTS ET FEMMES, 12 AMBULANCIERS ET PLUS DE 5250 BLESSÉS.***

*** UN BLESSÉ SUR TROIS EST UN ENFANT, SELON L ONU.***

*** 750 000 PERSONNES SANS EAU.*** UN MILLION DE PERSONNES PRIVÉES D ÉLECTRICITÉ.***

17-01

En trois semaines d'offensive, près de 1.200 Palestiniens ont été tués, dont 410 enfants et 100 femmes, et plus de 5.285 blessés, selon les services d'urgence de Gaza. D'après le Centre palestinien des droits de l'Homme à Gaza, 65% des morts sont des civils.

Afp



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Résistance

Al Bardawil : Hamas n'accepte qu'un arrêt immédiat des agressions et le retrait des forces sionistes.

Le dirigeant du Hamas, Dr Salah Al Bardawil a affirmé que son mouvement n'accepte que l'arrêt immédiat des agressions de l'occupation, le retrait total de ses forces de la Bande de Gaza, l'ouverture durable de tous les passages et la levée du blocus.
Al Bardawil a souligné que le Hamas n'a aucune divergence avec les égyptiens, tout en soulignant que le problème majeur est l'occupation qui continue de voler les terres palestiniennes depuis 60 ans et d’agresser le peuple palestinien en tentant de liquider sa question légitime, et c'est pourquoi l’occupation exécute un holocauste, sans précédent, à Gaza contre les enfants et les femmes innocents.
Il a confirmé que la délégation du Hamas a présenté ses observations et a discuté des détails de l'initiative égyptienne qui a promis de transmette les demandes du Hamas à l'ennemi occupant.
De son coté, le représentant du Hamas au Liban, Oussama Hamdan, a affirmé sur la chaîne d'Al-Jazeera que certains "points de divergences" demeurent encore dans ces discussions, tout en précisant que le Hamas insiste pour que ses points soient pris en considération afin d’arriver à un accord.

CPI

15-01

15-01

Les  soldats continuent d’être la cible d’une résistance très bien préparée. Les roquettes continuent d’être lancées.
Jeudi, 25 engins sont tombés sur le sud  faisant cinq blessés, dont un grave, selon les services de secours et l'armée.

Eline Briant

Al Manar 

17-01

La résistance palestinienne frappe une usine chimique à Eshdod

Feu en Israël. La résistance palestinienne a frappé de plein fouet une usine chimique israélienne à Ashdod. L'opération rapportée par les médias israéliens a eu lieu en début de soirée. Ses images ont été directement diffusées par les différentes chaînes de télévision israéliennes qui ont montré un feu immense. plusieurs explosions s'en sont suivies, selon ces médias. Il y aurait eu 7 blessés. 
Dans la journée, 17 roquettes de la résistance se sont abattues sur plusieurs colonies, dont 4 de type Grad sans faire de victimes.   
15-01

Hamas: la "confrontation" continuera en cas de cessez-le-feu unilatéral

La "confrontation" se poursuivra si Israël décrète un cessez-le-feu unilatéral dans la bande de Gaza, a affirmé samedi à l'AFP un responsable du mouvement islamiste palestinien Hamas, Oussama Hamdane.

"Ce cessez-le feu unilatéral ne prévoit pas de retrait" de l'armée israélienne et "tant qu'elle restera à Gaza la résistance et la confrontation se poursuivront", a déclaré M. Hamdane, représentant du Hamas à Beyrouth, joint par téléphone depuis le Caire.

Selon lui, un tel cessez-le-feu "est une tentative de contourner le plan égyptien" en vue d'une trêve négociée dans la bande de Gaza contrôlée par le Hamas et où près de 1.200 Palestiniens ont été tués depuis le début de l'offensive israélienne le 27 décembre.

Pour M. Hamdane, si Israël "insiste sur cette position (cessez-le-feu unilatéral) cela signifie qu'ils ne veulent pas donner à l'Egypte un succès sur les plans régional et international" a dit M. Hamdane.

Il a indiqué que des discussions reprendraient samedi au Caire entre la partie égyptienne et une délégation de responsables du Hamas venus de Syrie et de Gaza.

"Notre position est inchangée" depuis mercredi. "Nous allons écouter s'il y a quelque chose de nouveau chez les Egyptiens mais nous n'allons pas rediscuter tout à parti de zéro", a-t-il encore dit.

Le Hamas exige un arrêt de l'offensive israélienne, le retrait des troupes israéliennes de la bande de Gaza, la levée du blocus et l'ouverture des points de passage du territoire palestinien.

La veille, M. Hamdane a affirmé que pour son mouvement, la fin du blocus était l'une des principales conditions d'une trêve, mais que le Hamas serait prêt à accepter des "garanties" à ce sujet.

 (AFP /

17 janvier)

Bachour : la résistance à Gaza est capable de combattre pour une longue durée

Le chef de la compagne populaire pour le soutien du la Palestine, l'Iraq et le Liban, Maan Bachour, a annoncé que les dirigeants de la résistance nationale palestinienne qu’il a rencontré à Damas, lundi à midi 12/1, dans le cadre de la délégation des chefs des conférences, des fédérations et organisations arabes, ont confirmé que les dirigeants de la résistance à Gaza sont prêts de combattre fortement et pour une longue durée si l'occupation décidera de poursuivre sa guerre ouverte.

" Les pertes militaires et personnels au sein de la résistance nationale, sont évidemment faibles et ne constituent qu'une petite proportion par rapport à la capacité réelle de la résistance", a souligné Bachour.

Il a indiqué que la réunion exceptionnelle et urgente est venue pour examiner les moyens nécessaires et efficaces de soutenir la révolte continuelle et progressive des peuples au niveau arabe, régional et mondial pour influer sur la politique et la stratégie qui domine les états arabes et leurs positions actuelles.

 Ces affirmations de Bahour sont venues lors d'une réunion avec le président syrien, Bachar Al-Assad, ainsi que des éléments du parti Baath en Syrie, et les dirigeants du Hamas, du Djihad islamique et d'autres factions palestiniennes.

Il a attiré l'attention sur le fait que la guerre dans la Bande de Gaza, révèle des choses très importantes :

Premièrement: Le niveau très élevé et efficace de la direction de la bataille, en ce qui concerne la confrontation, ou la préparation, chose qui signifie que la résistance arabe doit bénéficier de cette expérience historique.

Deuxièmement: La constance politique qui n'est pas moins importante que la fermeté concernant la direction militaire, ce qui indique que la direction de la  résistance palestinienne à Gaza a bénéficié des expériences précédentes avec l’ennemi sioniste.

Troisièmement: Cette guerre est la 6ème guerre qui se déroule pour la première fois sur les territoires palestiniens.

Quatrièmement: Cette guerre a réexaminé la considération et l’importance de la résistance nationale que les ennemis ont cherché de  nuire, en insistant sur la culture de la légitimité de combattre l'ennemi occupant.

Cinquièmement: Cette guerre a révélé que la Palestine est la question principale pour les peuples de la nation arabe, du monde islamique et du monde libre.

Bachour a demandé à tous les dirigeants arabes à répondre à l'invitation de l'Emir du Qatar pour tenir le sommet arabe, tout en déclarant qu'il est illogique de laisser passer 3 semaines en regardant l'Holocauste à Gaza sans agir, au moment où ces dirigeants trouvent rapidement et facilement le chemin vers New York que celui de Doha.

Il a souligné que le refus de la résolution du conseil international de justice devrait pousser tous les dirigeants arabes à se réunir de façon urgente pour parvenir à une position courageuse et sérieuse et arrêter les agressions de l'occupation contre les enfants et les femmes innocents, à Gaza.

CPI

15-01

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n°420- Journal de Palestine- -16-01 21eme journée – Suite -La guerre israélienne contre Gaza ne connaîtra que l'échec, dit la presse internationale.


n°420- Journal  de Palestine- -16-01  21eme journée – Suite -La guerre israélienne contre Gaza ne connaîtra que l'échec, dit la presse internationale.



Journal de Palestine

N°420                        16-01

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire         – Suite -

3 Politique Palestinienne

                  Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Rania Massoud : « Ramattan », les yeux de Gaza.



3 Politique

a) Palestinienne

1-1 Processus de paix.

1-2 Les analyses (du processus de paix).

17-01

Sami Abou Zouhri a estimé que le président de l'Autorité palestinienne Abbas n'était pas autorisé à parler au nom du Hamas dans le cadre de discussions de paix.

"Nous continuerons à combattre malgré nos moyens limités", a-t-il dit au cours d'une conférence de presse, alors que se poursuivaient les combats dans la Bande de Gaza.

AP


1-4 Les grandes manœuvres.

Chalah appelle à dissoudre l’autorité palestinienne pour constituer un gouvernement de résistance.

Ramadan Chalah, secrétaire général du mouvement du Djihad Islamique, a appelé à dissoudre l’autorité palestinienne et à constituer un gouvernement de résistance.

Il ne faut pas laisser la Cisjordanie aux barrages de l’occupation israélienne et aux appareils sécuritaires d’Abbas, ajoute-t-il.

Dans des déclarations données, hier jeudi 15 janvier, à la chaîne satellitaire arabe Al-Jazeera, Chalah dit que son mouvement a refusé l’initiative égyptienne. Elle ne satisfait pas les quatre conditions de la résistance palestinienne qui réalise actuellement une victoire historique par sa résistance contre les forces israéliennes d'occupation au fin fond de Gaza.

L’initiative égyptienne n’exige pas un arrêt immédiat de l’agression israélienne, un retrait des troupes, une ouverture des points de passage, explique-t-il.

Et pour ce qui est du sommet arabe organisé par le Qatar, Chalah a salué les efforts de ce pays, et tous les efforts d’ailleurs. Il a cependant condamné de manière catégorique les pays refusant d’y être présents. Le sang du peuple palestinien n’est pas à vendre.

Finalement, le secrétaire du mouvement du Djihad Islamique affirme que toutes les factions palestiniennes travaillent en coordination totale. Il affirme également que l’armée israélienne fait face à une résistance historique. Elle n’a jamais pu réaliser une avanceé notable. Les combats continuent sur deux axes principaux : à Jabalia au nord, à Tel Al-Hawa au sud, ajoute-t-il.

CPI

16-01



b) Politique Israélienne

Olmert

17-01

Olmert s'est dit "satisfait des résultats des pourparlers au Caire, qui ont répondu aux exigences de base d'Israël qui voulait une réponse ferme sur la fin des tirs de roquettes et un accord sur une coordination entre Israël et l'Egypte sur l'ouverture des points de passage" avec la bande de Gaza, a expliqué le responsable.

Afp


2-1 Processus de paix.

17-01

Amos Gilad de retour en Israël, a fait état de "progrès substantiels" dans la médiation égyptienne visant à obtenir une trêve dans la Bande de Gaza, selon les services du Premier ministre Ehoud Olmert.

"J'espère que nous approchons de la fin de la partie et que notre objectif de calme solide et durable dans le sud est sur le point d'être atteint", a indiqué mark Regev, porte-parole de M. Olmert.

D'après lui, un feu vert du cabinet israélien à la proposition de trêve égyptienne, qui a été précédé vendredi par la signature d'un accord de coopération accrue dans le domaine du renseignement entre l'Etat sioniste et Washington, équivaudrait à un cessez-le-feu "unilatéral", même si les forces israéliennes ne quitteront la Bande de Gaza qu'après une déclaration officielle de cessation des combats.

AP

17-01

Sur le volet politique et diplomatique, des assurances égyptiennes et américaines faites à Israël, notamment sur un arrêt de la 'contrebande' (...)  d'armes vers Gaza, ont rapproché l'échéance d'un cessez-le-feu. "Le cabinet de sécurité (israélien) doit voter en faveur d'un cessez-le-feu unilatéral demain (samedi soir) à la suite de la signature d'un accord à Washington et des progrès significatifs réalisés au Caire", a déclaré à l'AFP un responsable gouvernemental israélien, sous couvert de l'anonymat.

Même si Israël décrète une trêve unilatérale samedi, les forces israéliennes resteront positionnées dans le territoire palestinien pour une durée indéterminée, a indiqué ce responsable.

Afp


2-2 Des Canons ... pas du beurre.

L'occupation bombarde le siège principal de l'UNRWA à Gaza.

Les forces sionistes ont bombardé, aujourd'hui matin, jeudi 15/1, le siège principal de l'UNRWA à Gaza qui est le plus important de l’ONU au Moyen-Orient, après que président chef, John Guing, avait averti des violations de l'occupation qui cible délibérément les civils de la Bande de Gaza.

"Trois employés de l'UNRWA ont été blessés par les bombardements de l'occupation qui a ciblé le siège principal de l'ONU dans la région du Moyen-Orient", a déclaré aujourd'hui, le conseiller médiatique de l'UNRWA à Gaza, Adnan Abou Hassana.

"L'UNRWA a arrêté ses missions humanitaires à cause de la situation très dangereuse et la poursuite intensive des bombardements des forces armées sionistes, tout en avertissant d'une situation très désastreuse après le ciblage des réserves et stocks, notamment les réservoirs de carburant", a souligné le responsable de l'ONU, en affirmant qu'un énorme incendie a ravagé les contenues des aides humanitaires dans le siège de l'URNWA.

CPI

15-01

AP

Bombardement d'une école gérée par les Nations unies

17-01

Dans la dernière attaque en date menée par Israël samedi matin, une femme et un enfant ont été tués dans le bombardement d'une école gérée par les Nations unies à Beit Lahiya, nord de la bande de Gaza, selon des sources médicales et des témoins. Des civils fuyant les zones de combats avaient trouvé réfuge dans l'établissement. Onze d'entre eux ont été blessés dans le bombardement qui a provoqué un incendie, a-t-on précisé de mêmes sources.

Chris Gunness, porte-parole de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), a condamné ce bombardement israélien, précisant que 1.600 personnes fuyant les combats avaient trouvé refuge dans l'établissement scolaire.

"Cela illustre à nouveau la tragédie de Gaza. Il n'y a aucun lieu sûr et même une installation des Nations unies n'y est pas en sécurité", a déclaré Christopher Gunness, porte-parole de l'Unrwa, l'agence de l'Onu pour l'aide aux Palestiniens. "A Gaza, il n'y a nulle part où fuir", a-t-il dit à l'AFP.

Selon lui, Israël disposait des coordonnées de cette école à Beit Lahiya et savait qu'elle servait d'abri pour des civils.

En conséquence, il a appelé à l'ouverture d'une enquête pour crime de guerre.

L'armée israélienne n'a pas réagi dans l'immédiat….

Le 6 janvier, quarante-trois personnes avaient été tuées et plus de 100 blessées par une frappe israélienne, selon des sources palestiniennes, dans le périmètre d'une école gérée par l'ONU dans le nord de la bande de Gaza.

D'intenses combats se déroulaient autour de l'école où les tanks de l'armée israélienne affrontaient des combattants palestiniens, ont poursuivi les témoins.

Afp


2-3 Sur le terrain.

Les dirigeants du Hamas traqués par Israël

L’offensive lancée depuis trois semaines à Gaza par l’armée israélienne illustre le rude défi auquel les chefs du Hamas doivent faire face : échapper à la traque permanente d’Israël.
Au 21e jour de son offensive à Gaza, l’armée israélienne a réussi à liquider le « ministre de l’Intérieur » du Hamas, Saïd Seyyam. Ce dernier, qui était âgé de 50 ans, a été tué lors d’un raid aérien dans le camp de réfugiés de Djabalia.
Seyyam dirigeait des services de sécurité forts de 13 000 hommes, dont la plupart prennent part aux combats en cours contre les forces israéliennes. Orateur doué et chef respecté par ses hommes, il avait fondé la Force exécutive du Hamas, rivale de la garde présidentielle du président Mahmoud Abbas. Il avait été nommé ministre de l’Intérieur après la victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes de janvier 2006. Dix-huit mois plus tard, le mouvement islamiste chassait de la bande de Gaza ses rivaux du Fateh, fidèles à Abbas.
Après la liquidation successive en 2004 du fondateur et chef sprituel du mouvement, le cheikh Ahmad Yassine, et de son successeur, Abdelaziz Rantissi, le nom du chef du Hamas à Gaza est désormais tenu secret.
Voici les principaux chefs du Hamas figurant sur la liste noire d’Israël :
– Khaled Mechaal, 52 ans, chef du bureau politique en exil à Damas, passe pour le chef politique suprême du mouvement. Il a échappé en 1997 à Amman à une tentative d’assassinat du Mossad.
– Mohammad Deïf, chef des Brigades Ezzedine Kassam, la branche militaire du Hamas. Ce quadragénaire est sans doute le dirigeant du mouvement le plus recherché par Israël, qui le tient pour le cerveau d’une série d’attentats-suicide meurtriers contre Israël dans les années 1990. Il avait été blessé grièvement en 2002 par un tir de missile israélien, mais, selon le Hamas, il s’en est remis.
– Ahmad al-Djaabari, numéro deux de Kassam, qui compterait 25 000 combattants.
– Ismaïl Haniyeh, 46 ans, chef politique du Hamas à Gaza, où il dirige le gouvernement non internationalement reconnu du mouvement. Emprisonné durant trois ans en Israël, Haniyeh avait été légèrement blessé en mars 2004 dans le raid qui a coûté la vie à Yassine, dont il était le chef de cabinet.
– Mahmoud Zahar, 55 ans, « ministre des Affaires étrangères », un des dirigeants politiques les plus radicaux du mouvement, dont il est un des cofondateurs en 1987 avec Yassine et Rantissi. Chirurgien de formation, Zahar avait été blessé à la tête et au dos fin 2005 lors d’un raid aérien israélien contre son domicile. Il a été détenu à plusieurs reprises en Israël et emprisonné en 1996 par l’Autorité palestinienne de Abbas.
– Khalil al-Hayya dirige le groupe parlementaire du Hamas. Il avait été un des négociateurs du Hamas avec le Fateh de Abbas avant que le mouvement islamiste ne prenne le pouvoir par la force à Gaza.

CPI

16-01


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n°420- Journal de Palestine- -16-01 21eme journée – Fin -La guerre israélienne contre Gaza ne connaîtra que l'échec, dit la presse internationale.


n°420- Journal  de Palestine- -16-01  21eme journée – Fin -La guerre israélienne contre Gaza ne connaîtra que l'échec, dit la presse internationale.



Journal de Palestine

N°420                        16-01

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire         – Fin -

6 Les brèves

6-1 Combien de temps vous faudra t-il attendre pour réagir ??? s’écrient les survivants, les blessés du génocide.

6-2 Israël accusé d’avoir laissé des enfants mourir de faim à Gaza.

7 Dossier

7-1 Pierre Razoux: «Le but n'est pas de détruire le Hamas, ce n'est pas possible, mais de lui casser les reins».

7-2 Rapport : La guerre israélienne contre Gaza ne connaîtra que l’échec, dit la presse internationale.

 8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

8-1 Serge Dumont : Des soldats israéliens détaillent la mission qui leur a été assignée.

8-2 Hamas, un lion parmi les hyènes.

9 Analyse - Géopolitique et stratégie

9-1 Israël doit être condamné pour ses crimes contre l’humanité.

9-2 Jean-Marie Baumgarten : "Pour une paix basée sur la Justice "10 Annexe

10-1 Léon Blum.

11 Pièce jointe.

11-1 Photos de la Deuxième Guerre mondiale et de la Palestine aujourd'hui.


6 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6-1 Combien de temps vous faudra t-il attendre pour réagir ??? s’écrient les survivants, les blessés du génocide.

Où sont les arabes ???

Ou sont les dirigeants de ce monde???

 Ne voyez vous pas le massacre ???

Combien de temps vous faudra t-il attendre pour réagir ??? s’écrient les survivants, les blessés du génocide.
On entre dans la 20ième journée de l’offensive et la barre des 1000 martyrs a été dépassé.
Cette nuit encore, 16 palestiniens ont perdu la vie dans le bombardement de leur maison à Khan Younès et Rafah
D’autre ont été blessé dans un raid sur une mosquée à Rafah également.
Ainsi, se sont  près de 1050 tué et plus de 4.850 blessés, selon le dernier bilan fourni par le chef des services d'urgence à Gaza, Mouawiya Hassanein.
Au moins 315 enfants et 100 femmes figurent parmi les morts de l'offensive israélienne dont l'objectif affiché est de contraindre le Hamas qui contrôle Gaza à mettre fin aux tirs de roquettes contre Israël.
   Dans la bande de Gaza, un million d'habitants vivent sans électricité, 750.000 sont sans eau et les hôpitaux fonctionnent grâce à des générateurs de secours, selon l'ONU.


6-2 Israël accusé d’avoir laissé des enfants mourir de faim à Gaza.
La Croix Rouge accuse Israël d’avoir laissé des enfants mourir de faim à Gaza et d’avoir violé ainsi le droit international humanitaire.

Le Comité international de la Croix-Rouge a accusé le jeudi Israël d’avoir retardé volontairement l’accès d’ambulance à Gaza et il a exigé d’Israël d’accorder un accès sûr pour les ambulances du Croissant-Rouge palestinien pour retourner chercher les nombreux blessés.

Le Croix Rouge a déclaré le jeudi 8 janvier 2009 que les secours ont trouvé quatre enfants affamés, assis à côté de leurs mères mortes et d’autres cadavres dans une maison d’un quartier de Gaza City bombardé par les forces israéliennes.

Pierre Wettach, chef du CICR pour Israël et les territoires palestiniens a déclaré que c’était une « affaire choquante ».

Il a ajouté : "Les soldats israéliens étaient forcément au courant de la situation, mais ils n’ont pas aidé les blessés. Pas plus non plus qu’ils ne nous ont assisté ou assisté le Croissant Rouge pour aider les blessés ».

La Croix Rouge pense que par cette affaire, Israël a violé le droit international humanitaire.

L’offensive israélienne lancée dans la bande de Gaza contrôlée par le Hamas le 27 décembre 2008 pour objectif déclarée de mettre fin aux attaques à la roquette des militants islamistes, a attiré des critiques de la communauté internationale de plus en plus vives avec l’accroissement du nombre des victimes civiles.

La Croix Rouge a déclaré que les ambulances du Croissant-Rouge palestinien et les officiels du CICR ont enfin réussi à atteindre plusieurs maisons dans la région de Zeitoun de la ville de Gaza, ce mercredi après avoir sollicité l’accès aux forces militaires israéliennes depuis le week-end dernier.

15-01

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=categories&op=newindex&catid=26



7 Dossier

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

7-1 Pierre Razoux: «Le but n'est pas de détruire le Hamas, ce n'est pas possible, mais de lui casser les reins».
Tsahal est l'une des plus puissantes armées du globe.
Par Caroline Stevan
Pierre Razoux, auteur de Tsahal, nouvelle histoire de l'armée israélienne (Perrin, 2008) et responsable de recherches au Collège de défense de l'OTAN, revient sur les stratégies de défense de l'Etat hébreu. Il s'exprime ici à titre personnel.
Le Temps: Tsahal a une excellente réputation. Quels sont ses atouts?
Pierre Razoux: L'armée israélienne a une longue tradition d'efficacité. Sa force réside en plusieurs points: la qualité de son entraînement, celle de ses équipements et surtout sa totale motivation.

Elle maîtrise parfaitement le combat aéroblindé et la coordination de la manœuvre, du feu et du choc. A partir des années 1970, cependant, on note une évolution: l'armée passe d'une logique offensive à défensive.

A cela s'ajoutent une série de déconvenues, la surprise de la guerre du Kippour en 1973, le bourbier libanais de 1982 à 1985 et la première Intifada. On assiste ensuite à un processus de modernisation à outrance suivant le modèle américain. C'est le mythe des frappes à distance, la fausse croyance que l'armée peut faire face à toutes les situations sans déployer ses soldats au sol. Cette approche a culminé au Liban en 2006, avec l'échec que l'on sait. «Plomb durci» marque le retour de l'ancienne méthode.
- Quelle analyse faites-vous de l'offensive actuelle?
- Elle répond d'abord à une logique politique.

L'armée israélienne frappe très fort pour faire étalage de sa puissance et rappeler aux Palestiniens de Gaza, dont la majorité est très jeune et n'a guère connu les conflits précédents, qu'ils n'ont pas intérêt à s'enfermer dans une logique de confrontation.

Le but n'est pas de détruire le Hamas, ce n'est pas possible, mais de lui casser les reins. Tsahal veut anéantir ses stocks d'armes et l'empêcher de les reconstituer, afin de se retrouver en position de force pour les négociations qui ne manqueront pas d'arriver. L'armée cherche également à se recrédibiliser après le fiasco libanais. Dernier objectif, Tzipi Livni et Ehoud Barak se positionnent en vue des législatives de février.
- Et du point de vue militaire?
- Tsahal cherche à protéger au maximum ses forces.

L'essentiel du dispositif est cantonné aux grands axes périurbains, coupant la bande de Gaza en plusieurs tronçons. Les soldats grignotent ensuite Gaza quartier par quartier, protégés par des tirs intenses.

Tsahal craint les pertes et surtout les enlèvements.
- Quid des pertes palestiniennes?
- Aucune guerre n'est propre. Israël affiche un souci de respecter le droit international(…) , mais c'est toujours difficile à appliquer sur le terrain, particulièrement en milieu urbain.
- Quelles sont les armes dont dispose cette armée?
- Israël est en passe de devenir le quatrième exportateur d'armement. Le pays se distingue dans la haute technologie, les drones, les missiles et l'électronique militaire.
- Des médecins supposent que Tsahal utilise des «Dense Inert Metal Explosive». Qu'en est-il?
- Ce sont des bombes à fragmentation, c'est-à-dire qu'elles explosent en répandant des milliers d'éclats de métal.

Elles sont destinées à tuer et blesser les fantassins adverses, mais aussi à rendre une zone impraticable. Israël a le droit de les utiliser puisqu'il n'a pas ratifié le traité international les interdisant.
- Tsahal semble impuissant contre les roquettes du Hamas. A-t-il des moyens de lutter contre?
- Israël est très bien équipé en antimissiles, mais de tels systèmes ne sont pas capables d'intercepter ni de détruire des roquettes. Un missile est un projectile de grande taille suivant une trajectoire balistique. Une roquette est beaucoup plus petite et suit une trajectoire tendue, comme une balle de fusil. L'armée israélienne est en train de développer un système qui pourrait arrêter une partie de ces roquettes, mais il n'est pas opérationnel.
- Israël a-t-il infiltré le Hamas?
- Israël a occupé pendant trente-cinq ans la bande de Gaza. Il a méticuleusement cartographié, photographié et répertorié le territoire et sans doute posé des micros et des capteurs un peu partout. Ses drones et ses satellites survolent le champ de bataille en permanence. Israël bénéficie aussi de nombreux informateurs palestiniens, surtout depuis que le Hamas a voulu liquider le Fatah.
- Quelle est la structure de Tsahal?
- L'armée israélienne est une armée à deux vitesses. Elle est composée de quelques unités d'élite, type commando, parachutistes et aviation, extrêmement bien entraînées et équipées. Elles sont redoutables. Ces unités font partie de l'armée régulière, qui compte environ 160000 individus. Ensuite, il y a la masse de réservistes, de qualité beaucoup plus médiocre. Ceux-là sont environ 480000.
- Son budget?
- 12,8 milliards de dollars en 2008, dont 3 offerts par les Américains au titre de l'assistance militaire.
- Que représente Tsahal en Israël?
- Les hommes lui doivent trois ans, les femmes deux. Les ferments traditionnels de la société ayant volé en éclats (sionisme, socialisme), l'armée reste le seul creuset de cohésion sociale. Elle jouit d'un très grand prestige.


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17/01/2009

n° 414 -Journal d'Irak - du 08/01 au 16/01/09 - Début - Spécial Bush

n° 414 -Journal d'Irak - du 08/01 au 16/01/09  - Début  - Spécial Bush


            Journal d'Irak   

                                 n°414    du 08/01 au 16/01/09

                                   C.De Broeder & M.Lemaire       



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


 A consulter

Uruknet : informations sur l’Irak occupé http://www.uruknet.info/?p=-5&l=e

Basrah.net : actualité de la résistance irakienne :

http://www.albasrah.net/moqawama/english/iraqi_resistance.htm

Sommaire :

Tiré à part :

Spécial Bush

Les 8 ans de Bush à la Maison Blanche: arguments à charge et à décharge.

Bush admet des erreurs, mais assume l'essentiel de son action.

Bush dit laisser un monde "plus libre"...

Bush ordonne le développement de forces militaires «irrégulières».

Catherine MAIA : Les "mensonges" de l’administration Bush sur l’Irak, passés au crible.

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

4 Libération du territoire

Détails.

Suite

L'Irak en chiffre.

5 Médias et

 

Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Regardez comment les médias vous trompent.

5-2 Lucette Guibert : Terrifiant et…. nécessaire !

5-3 Les médias de la guerre : gare à la manipulation !

6-1 Maliki encourage les sociétés pétrolières russes à investir en Irak.

7 Dossier & Point de vue

7-1 Guillaume Gobbi : Sociétés Militaires Privées = Les escadrons du néolibéralisme.

7-2 Guantanamo

1 Robert Fisk : Les Secrets des Chambres de la mort..

Fin

8 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion

8-1 Mensonges de l’administration Bush :  belle brochette de mensonges officiels assez copieux...

8-2 a) Les 935 mensonges de l'administration Bush sur l'Irak.

8-1-b Les 935 mensonges de l'administration Bush.

8-2 Révélations impensables !

8-3 L’héritage de Bush.

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 'Historic sentence in Florence'.



L'Irak en chiffre: du 08-01 au 16-01-09


 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

5 + x

1 + x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

1

X

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

6

23

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Tiré à part :

Spécial Bush

Les 8 ans de Bush à la Maison Blanche: arguments à charge et à décharge.

Voici les principaux reproches adressés au président sortant et à son gouvernement, ainsi que et la défense de ce dernier et de son administration sur l'Irak, Afghanistan, la Palestine, et une des grandes questions qui ont divisé l'opinion pendant huit ans.

 

-- Irak --

A CHARGE: Bush est passé outre à l'opposition de ses grands alliés pour envahir l'Irak sans mandat de l'ONU, mais avec les mauvaises raisons. Son administration a préparé l'invasion mais pas la suite, et a précipité le chaos.

A DECHARGE: Le Renseignement s'est trompé (…) sur les armes de destruction massive. Mais Saddam Hussein n'en était pas moins une "menace", et il y a eu une résolution de mise en demeure de l'ONU. Les Etats-Unis ont réuni une coalition d'une cinquantaine de pays.

 

-- Afghanistan --

A CHARGE: Bush a préféré envoyer en Irak des forces qui auraient été mieux employées en Afghanistan Il a ainsi permis aux résistants de se reconstituer.

A DECHARGE: Les Etats-Unis s'apprêtent à doubler leurs effectifs militaires d'ici à l'été.

 

-- guerre contre la palestinine --

A CHARGE: Bush s'est détourné de la question jusqu'en 2007. Il a servi les intérêts du grand allié israélien. Son administration s'est trompée sur l'issue des élections qui ont permis au Hamas de prendre le contrôle de la Bande de Gaza.

A DECHARGE: M. Bush a renforcé l'Autorité palestinienne (d’Abbas) et relancé les négociations.

 

-- L'image des Etats-Unis dans le monde --

A CHARGE: le camp de Guantanamo, les pratiques secrètes de tortures, le recours à la torture pendant les interrogatoires, le scandale d'Abou Ghraib ont sapé l'autorité morale des Etats-Unis.

A DECHARGE: "les gens continuent à croire que l'Amérique symbolise la liberté" (Bush).

Article Basée sur l’AFP

14 janvier,

 

Bush admet des erreurs, mais assume l'essentiel de son action.

"Ecoutez, j'ai dit souvent que c'est l'Histoire qui se retournera sur le passé et déterminera ce qu'on aurait pu mieux faire ou, vous savez, quelles erreurs j'ai faites", a dit l'un des présidents les plus impopulaires de l'histoire des Etats-Unis.

Extrait de l’AFP - du 12 janvier

Bush a admis des erreurs lundi lors d'une dernière conférence de presse, mais a défendu ardemment son action quand il s'est agi des aspects les plus susceptibles de définir l'image qu'il laisserait dans l'Histoire, comme l'Irak, l'économie ou Katrina.

A huit jours de la passation de pouvoirs avec Barack Obama, M. Bush a dressé l'inventaire peut-être le plus détaillé à ce jour des "erreurs" et des "déceptions" du 43e président des Etats-Unis.

Mais, lors d'un dernier tour d'horizon avec la presse, Bush s'est particulièrement animé pour s'inscrire en faux contre l'idée que l'image des Etats-Unis s'était sévèrement détériorée.

Il a dit que la situation en Irak, avait changé grâce à sa décision d'envoyer des renforts.

Apparaître en 2003 sur le pont d'un porte-avions devant une bannière proclamant "Mission accomplie", alors que les Américains allaient au devant du plus dur en Irak, a "clairement" été une erreur, a-t-il admis.

Sa rhétorique, décriée par ses détracteurs comme celle d'un cow-boy face aux résistants, en a été une autre, a-t-il concédé.

Il a parlé de ses "déceptions".(…) 

Le scandale des abus pratiqués par des Américains dans la prison irakienne d'Abou Ghraib en a été une "énorme".

Ne pas trouver d'armes de destruction massive alors que l'argument fondait l'invasion en a été une autre "significative".

Revenant sur la querelle suscitée avec de grands alliés par la décision de faire la guerre en Irak, M. Bush a affirmé que c'était le fait de "quelques pays seulement".

Il a accusé les mêmes pays qui critiquent Guantanamo de refuser leur aide pour reprendre certains prisonniers détenus dans ce camp.

De manière générale, il a défendu les pratiques très controversées de tortures.

Mais "je ne suis absolument pas d'accord avec l'affirmation selon laquelle nos positions se sont détériorées quand il s'agit de morale", a-t-il dit alors que l'équipe Obama a fait de la restauration de l'image des Etats-Unis dans le monde l'un de ses objectifs.

C'est peut-être l'idée de "certains parmi l'élite", mais les gens continuent à croire que l'Amérique "symbolise la liberté", a-t-il assuré avec vivacité.

AFP - du 12 janvier

 

Bush dit laisser un monde "plus libre"...

Le président sortant W. Bush (Celui dont la présidence aura été marquée par les événements du 11 septembre 2001, les guerres en Irak et en Afghanistan) ", s'est enorgueilli jeudi de laisser derrière lui un monde "plus libre" et des alliances internationales plus fortes, lors de ses adieux au département d'Etat.

"Nous avons construit une coalition de plus de 90 pays à travers le monde pour lutter contre le terrorisme et faire avancer la cause de la liberté, dans ce qui est le grand combat de notre temps", a-t-il dit.

"Nous avons renforcé nos alliances, nous avons renforcé la sécurité de notre pays, et nous avons rendu le monde plus libre", a-t-il dit.

M. Bush a indiqué par ailleurs que, dans une allocution d'adieu qu'il devait prononcer dans la soirée, il presserait le pays "de continuer à dialoguer avec le monde en toute confiance, la confiance dans ce pouvoir qu'a la liberté de transformer les choses".

M. Bush, dont la présidence controversée s'achève mardi à 12H00 locales (17H00 GMT), a estimé que tous les membres du département d'Etat pouvaient être "fiers"(…)  du travail accompli pendant huit ans.

Article Basée sur l’AFP

15-01

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n° 414 -Journal d'Irak - du 08/01 au 16/01/09 -Suite - Spécial Bush

n° 414 -Journal d'Irak - du 08/01 au 16/01/09  -Suite  - Spécial Bush


            Journal d'Irak   

                                 n°414    du 08/01 au 16/01/09

                                   C.De Broeder & M.Lemaire       



Sommaire :

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Regardez comment les médias vous trompent.

5-2 Lucette Guibert : Terrifiant et…. nécessaire !

5-3 Les médias de la guerre : gare à la manipulation !

6-1 Maliki encourage les sociétés pétrolières russes à investir en Irak.

7 Dossier & Point de vue

7-1 Guillaume Gobbi : Sociétés Militaires Privées = Les escadrons du néolibéralisme.

7-2 Guantanamo

1 Robert Fisk : Les Secrets des Chambres de la mort..



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003) 


Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)

679.567

Civils blessés (depuis l'occupation) 

70.781 ( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.940   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.006 (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.885   (chiffre minimum)

En prison

40.268. (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.596 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.200 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.574

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

52.776 (chiffre très minimal)

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.595 (chiffre très minimal)

933

non-combattants accidentés,

27 103

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

12.328

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

26.472 (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.916

 

 

Autres tués (collaborateur  & mercenaires & autres)

5.527

Autres blessés (collaborateur & mercenaires & autres)

9.489

 

 

Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicoptères

102  ++              (idem)

Avions (& drone)

28 ++


Ces   totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET


The War in Iraq Costs

Le 17/01 à 8H54

589.016.614.037 dollars

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home



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n° 414 -Journal d'Irak - du 08/01 au 16/01/09 - Fin - Spécial Bush

n° 414 -Journal d'Irak - du 08/01 au 16/01/09  - Fin - Spécial Bush


            Journal d'Irak   

                                 n°414    du 08/01 au 16/01/09

                                   C.De Broeder & M.Lemaire       



Sommaire :

8 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion

8-1 Mensonges de l’administration Bush :  belle brochette de mensonges officiels assez copieux...

8-2 a) Les 935 mensonges de l'administration Bush sur l'Irak.

8-1-b Les 935 mensonges de l'administration Bush.

8-2 Révélations impensables !

8-3 L’héritage de Bush.

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 'Historic sentence in Florence'.




8 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion

8-1 Mensonges de l’administration Bush : belle brochette de mensonges officiels ...

Armes de manipulation massive

jeudi 2 octobre 2003

Grâce à notre collaboration avec les Verts de Denver et le mouvement pacifiste américain en général, nous sommes en mesure de vous offrir cette belle brochette de mensonges officiels assez copieux, sans garantir le résultat en digestion.

www.notinourname.net

"Il ne fait simplement aucun doute que Saddam Hussein possède maintenant des armes de destruction massive."
 Dick Cheney, 26 août 2002

"Je vous dis çà en off. [Winston Churchill] a dit que la vérité est si précieuse qu’elle doit être protégée par un cordon de mensonges.’"
 Donald Rumsfeld, Ministre américain de la défense, 25 septembre 2001 Conférence de presse au Pentagone

"CBS News a appris que seulement cinq heures après que le vol 77 d’American Airlines se soit écrasé sur le Pentagone, le Ministre de la défense Donald H. Rumsfeld demandait à ses assistants de lui monter des plans pour une attaque de l’Irak — même sans aucune preuve reliant Saddam Hussein aux attaques."
 CBS News, 4 septembre 2002

"A l’heure où nous parlons, l’Irak étend et améliore les bases qui ont servi à la production d’armes biologiques."
 George W. Bush, 12 septembre 2002

"Il n’existe aucune preuve tangible que l’Irak produit et stocke des armes chimiques, ou que l’Irak a établi — ou va établir — des usines de production d’armement chimique."
 Rapport des services secrets militaires, septembre 2002 (résumé obtenu par Bloomberg News)

"Le ministre de la défense Donald H. Rumsfeld a déclaré aujourd’hui que les services secrets américains possèdent des preuves incontestables de l’existence de liens entre al-Qaida et le gouvernement du Président Saddam Hussein en Irak."
 New York Times, 27 septembre 2002

"[Saddam Hussein est] un homme qui privilégie la relation avec al- Qaida, un homme qui est une vraie menace pour l’Amérique."
 George W Bush, New York Times, 28 septembre 2002

"Nos services d’espionnage ont aussi découvert que l’Irak possède une flotte croissante d’avions et de drones qui pourraient être utilisés pour répandre des armes chimiques et biologiques sur de vastes zones. Nous pensons que l’Irak est en train de tester des moyens aériens pour cibler les Etats Unis."
 George W. Bush, 7 octobre 2002

"S’il déclare qu’il n’en possède pas, alors nous saurons que Saddam Hussein trompe le monde à nouveau."
 Ari Fleischer, Porte parole de Bush, 2 décembre 2002

"Le Président des Etats Unis et le Ministre de la défense n’affirmeraient pas si catégoriquement que l’Irak possède des armes de destruction massive si ce n’était pas vrai, et s’ils ne possédaient pas de solides preuves pour le dire."
 Ari Fleischer, Porte parole de Bush, 5 décembre 2002

"[Le gouvernement irakien a] un programme avancé de développement d’armes nucléaires et travaille sur cinq méthodes différentes d’enrichissement de l’uranium pour une bombe."
 George W. Bush, Discours sur l’état de l’Union, 28 janvier 2003

"Le gouvernement britannique a appris que Saddam Hussein a récemment cherché à acquérir d’importantes quantités d’uranium en Afrique."
 George W. Bush, Discours sur l’état de l’Union, 28 janvier 2003

"Nos services secrets estiment que Saddam Hussein possède les matériaux suffisants pour produire 500 tonnes de sarin, gaz moutarde et VX ... jusqu’à 30,000 munitions capable de répandre des agents chimiques ... et suffisamment de matériaux pour produire plus de 38,000 litres de toxine botulinique."
 George W. Bush, 7 janvier 2003

"Il ne fait aucun doute que Saddam Hussein possède des armes biologiques et la capacité de produire rapidement beaucoup plus encore."
 Colin Powell aux Nations Unies, 5 février 2003

"Nous possédons des descriptions de première main d’usines d’armes biologiques sur roues et sur rails.En l’espace de quelques mois, ils sont en mesure de produire une quantité de poison biologique égale à la quantité totale que l’Irak prétendait avoir produite avant la guerre du Golfe [1991]."
 Colin Powell aux Nations Unies, 5 février 2003

"Chers collègues, toute description que je fais aujourd’hui est étayée par des sources, des sources solides. Ce ne sont pas de simples affirmations. Nous vous donnons des faits et conclusions basés sur des renseignements solides."
 Colin Powell aux Nations Unies, 5 février 2003

"Si Donald Rumsfeld admet maintenant que les armes n’existent pas, la vérité est que ces armes n’ont probablement pas existé depuis longtemps."
 Ex-ministre des affaires étrangères britannique Robin Cook, CBS News, 29 mai 2003

"Pour des raisons de bureaucratie, nous nous sommes décidés sur un thème, les armes de destruction massive, parce que c’était la meilleure raison pour faire adhérer tout le monde."
 Vice-ministre de la défense Paul Wolfowitz, Vanity Fair, juillet 2003

"Prenez le cas de la présentation comme pièces de contrats pour un achat irakien supposé d’uranium enrichi au Niger. C’était un pur mensonge. Tout était faux. Ces informations ont été fournies à l’Agence internationale de l’énergie atomique par les services secrets américains."
 Hans Blix, chef des inspecteurs des Nations Unies, interview à El Pais, 9 avril 2003

"J’estime que la plupart des Américains pensent que nous avons trouvé des armes de destruction massive. Chaque découverte potentielle obtient une couverture sensationnaliste à la TV ; combien de personnes comprennent vraiment quand on annonce une fausse alarme — si on l’annonce ? C’est une méthode de désinformation qui résume toute la manière dont cette guerre a été vendue au public."
 Howard Kurtz, Washington Post, 30 avril 2003

"Pas une seule charge explosive illégale. Pas un fût d’armes chimiques. Pas un seul document compromettant. Pas la moindre preuve que l’Irak possède des armes de destruction massive en plus d’un mois de guerre et d’occupation."
 L’Independent, GB, 18 mai 2003

"Nous nous sommes rendus dans pratiquement toutes les réserves de munitions entre le frontière koweitienne et Baghdad, mais on n’en n’a simplement pas trouvé [d’armes de destruction massive]."
 Lt. Gen. James Conway, commandant du 1er corps expéditionnaire des Marines, 30 mai 2003

"Nous savons de façon certaine qu’il y a des armes."
 Ari Fleischer, 9 janvier 2003

"Nous savons que Saddam Hussein est déterminé à conserver ses armes de destruction massive, et qu’il est déterminé à en fabriquer plus."
 Colin Powell, 5 février 2003

"Eh bien cela ne fait aucun doute, nous avons des preuves et des informations confirmant que l’Irak possède des armes de destruction massive, des armes chimiques et biologiques en particulier . . . Tout cela sera mis en évidence au cours des opérations, quelque soit le temps qu’il nous faudra."
 Ari Fleischer, Porte parole de Bush, 21 mars 2003

"Il ne fait aucun doute que le régime de Saddam Hussein possède des armes de destruction massive. Au fur et à mesure que les opérations continuent, ces armes seront identifiées, repérées, avec les personnes qui les ont produites et qui les gardent."
 Gen. Tommy Franks, 22 mars 2003

"Nous savons où se trouvent les armes de destruction massive. Elles se trouvent dans les environs de Tikrit et de Baghdad."
 Donald Rumsfeld, 30 mars 2003

"Je pense que les officiels vous ont toujours montré, et continueront à vous montrer, un certain degré de confiance dans le repérage de ces armes de destruction massive."
 Ari Fleischer, Porte parole de Bush, 10 avril 2003

"Je suis certain que nous trouveront des preuves démontrant qu’il possédait des armes de destruction massive."
 Colin Powell, 4 mai 2003

"Des sources nous disent que Saddam Hussein a récemment autorisé les généraux irakiens à utiliser des armes chimiques — ces mêmes armes que ce dictateur prétend ne pas avoir."
 George W. Bush, 8 février 2003

"Nos services secrets et ceux d’autres gouvernements certifient absolument que le régime irakien continue de posséder et dissimuler quelques-unes des armes les plus nocives jamais conçues."
 George W. Bush, 17 mars 2003

"Nous apprenons au fur et à mesure que nous interrogeons ou discutons avec avec des cientifiques irakiens et des gens de l’appareil, qu’il en a peut-être détruit quelques unes, et peut-être dispersé d’autres. Et donc nous allons les trouver."
 George W. Bush, 24 avril 2003

"Nous allons trouver les armes de destruction massive. Ce n’est plus qu’une affaire de temps."
 George W. Bush, 3 mai 2003

"Je ne serais pas surpris de découvrir le programme d’armement de Saddam Hussein — parce qu’il avait un programme d’armement."
 George W. Bush, 6 mai 2003

"Mais pour ceux qui prétendent que nous n’avons pas trouvé les  équipement interdits ou les armes interdites, ils se trompent, nous les avons trouvés."
 
George W. Bush, 30 mai 2003

http://www.brest-ouvert.net/article453.html

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16/01/2009

n°232 - journal de l'Afghanistan - 10-01 au 15-01 -Début -: Débâcle afghane pour les occupants.


n°232  -  journal de l'Afghanistan - 10-01 au 15-01 -Début -: Débâcle afghane pour les occupants.



journalde l'Afghanistan n° 232- du  10-01 au 15-01

C.De Broeder & M.Lemaire                                                                            

 



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture des journaux en ligne  : Afp- ats - Ap - Reuters, Xinhuanet, Al Manar , ainsi que les sources d'informations de la résistance. 

 

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Paroles & action du nouveau président... 

Barack l’Imposteur

1 La résistance contre l'agresseur

Résistance :

Analyse & déclaration

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

Suite

7 Les Brèves

7-1 Des travaux de construction ont commencé dans le sud de l'Afghanistan en prévision de l'arrivée de renforts US.

7-2 La guerre pour sortir de la crise économique ?

8 Dossiers

8-1 Robert Fisk : Débâcle afghane pour les occupants.

10 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

10-1Obama devra payer pour les 8 années de Bush.

10-2 Paul Craig Roberts: L'humanité est en danger de mort !

11 Annexe

11-01 Guillaume Gobbi : Les escadrons du néolibéralisme.



L'Afghanistan en chiffre du 10-01 au 15/01/09

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 6

 x

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 22

 x

 

 

 

Peuple Afghan

 12

 x

 


Tiré à part :

14-01

"Il y a quatre districts où le gouvernement n’existe pas et les résistants s’y trouvent mais en groupes mobiles," "Baghran, Disho et Washir dans la province d’Helmand et Gizab dans le Daikundi sont les districts où le gouvernement n’existe pas," a indiqué le porte-parole du ministère afghan de la Défense, le général Zahir Azimi.

Trois de ces districts, a-t-il ajouté, se situent dans la province d’Helmand pendant qu’un se trouve dans le sud- central de Daikundi.

En outre, le porte-parole a prédit plus de batailles en 2009, affirmant que "nous prévoyons que 2009 pourra être une année difficile en terme de conflits."

Toutefois, il a espéré que les forces de sécurité pourront avoir plus de succès contre les résistants au cours de cette année.

Xinhua


Dommages Collateraux... le Pentagone prolonge

14-01

Notre équipe qui est allée enquêter sur l'incident a conclu que 13 civils, dont une femme et un enfant, et six rebelles ont été tués", a déclaré le porte-parole du gouverneur du Laghman, Sayed Ahmad Safi à l'issue de leur enquête.

L'opération, qui a eu lieu le 6 janvier dans la province du Laghman, au nord-est de Kaboul, visait selon les Américains "un réseau taliban"(…)

A la suite de cette opération, les services du président Hamid Karzai avaient dénoncé dans un communiqué le meurtre de 17 civils, dont des femmes et des enfants, par la coalition sous commandement américain.

AFP


Paroles & action du nouveau président...

Barack l’Imposteur

Entre « J’me défile sur Gaza, j’aurais des tas d’choses à dire mais j’vous les dirai pas ! » et « Finalement, Guantanamo c’est bien pratique ! », Barack l’Imposteur n’aura pas attendu le 20 janvier pour tomber le masque.

Non, imposteur, j’exagère : il n’est que le prisonnier d’un système. Mais les Européens en général, et les Français en particulier, ne comprennent pas, ne savent pas, et de toute manière refusent de savoir et de comprendre.

Prenons la toute récente déclaration du président-élu sur le camp de concentration de Guantanamo : ce n’est pas évident de le fermer, dit-il, puisqu’on ne sait pas quoi faire des types qui y sont enfermés. Soit ils étaient innocents, et les Etats-Unis reconnaissent officiellement l’arbitraire, soit ils sont coupables de quelque chose et pour que des « alliés » complaisants les récupèrent, il faut leur coller un motif d’inculpation avant de les livrer (contrairement aux Etats-Unis, la France ou le Royaume Uni ont des juges et des libertés publiques, si si…). Faute de quoi, ils ne peuvent qu’être remis en liberté une fois arrivés dans nos Etats de droit. Or pour les trois-quart, si ce n’est plus, le dossier est vide, à part : « a croisé dans l’ascenseur un type qui a demandé l’heure un jour à un pharmacien qui avait vendu il y a vingt ans de l’aspirine à Ben Laden, c’est la preuve qu’il est un dangereux terroriste complice du 9/11, non ? ». Non.

Mais le problème n’est pas là. Il faut bien écouter ce que disent les Américains, sans interpréter avec notre grille de lecture d’Européens.

Obama a surtout dit le 11 janvier que la fermeture allait poser des problèmes constitutionnels. « Je ne veux pas qu'il y ait d'ambigüité sur cette question. Nous allons fermer Guantanamo et nous allons le faire de manière à être sûr que les procédures que nous mettons en place respectent notre constitution. » Phrase que personne ne veut comprendre. Pour tout le monde, enfin pour tous ceux qui croient encore que l’Amérique est comme dans leurs beaux livres d’images, le problème, c’est le camp lui-même. Que nenni ! Rien de ce qui est fait à Guantanamo n’a été le fruit de l’arbitraire ou de pouvoirs spéciaux: comme je l’ai expliqué dans Sarko l’Américain, et comme j’y reviens rapidement dans L’imposture américaine, tout a été scrupuleusement mis en lois, en décrets, et en décisions de la Cour Suprême, depuis l’instauration des tribunaux d’exception jusqu’au refus encore récent de l’habeas corpus, et ce sur le fondement d’une disposition de la Constitution de 1787 appelée « Suspension clause ».

Il n’est pas une démocratie en Europe, que ce soit à l’aune de textes nationaux ou des principes européens, où le quart du dixième du commencement de ce qui se passe aux Etats-Unis aient été tolérable ni toléré. Mais c’est l’Europe du droit et de la liberté, ce n'est pas l’Amérique de ..., mais de quoi, au fait ?

Le problème d’Obama est donc très simple: pour fermer Guantanamo, il faut qu’il obtienne que le Congrès et la Cour Suprême se déjugent. Dit autrement, c’est une fermeture sur le seul fondement de son pouvoir propre de chef de l’exécutif (un concept inconnu dans nos démocraties parlementaires, y compris en France) qui pourrait être qualifié d’arbitraire et de fait du prince.

Ah ! diront les Atlantistes béats, cette Amérique est décidément paradoxale. Le paradoxe de Guantanamo, d’ici peu, on va y avoir droit comme titre d’article.

Conclusion: c’est parti pour quatre années de Bush bis, avec vaseline cette fois-ci, et Guantanamo n’est pas prêt d’être fermé.

Ni les Palestiniens d’avoir enfin un Etat.

Les Obamaniaques vont tomber de l’armoire, mais personne ne leur a jamais demandé d’y grimper.

15 January 2009

http://www.newropeans-magazine.org/content/view/8836/1/



2 Troupes d'occupation - Analyse & déclaration

Canada 

MacKay mise sur un déploiement américain pour faire la différence...

Le ministre de la guerre MacKay, espère que l'envoi en Afghanistan de troupes américaines, promis par le président élu Barack Obama, permettra d'inverser la tendance qui a entraîné la mort d'un nombre exceptionnellement élevé de soldats canadiens au cours du dernier mois.

M. MacKay croit que l'engagement de M. Obama d'envoyer 20 000 à 30 000 soldats américains en sol afghan devrait faire une différence importante.

Depuis un mois, 10 militaires canadiens ont perdu la vie dans le sud de l'Afghanistan, ce qui constitue un nombre exceptionnellement élevé en cette période de l'année, alors que les insurgés talibans ralentissent habituellement leurs activités.

En marge d'une annonce sur l'achat de nouvel équipement militaire, vendredi, M. MacKay a dit espérer que cette augmentation du contingent américain permettra de contrer la hausse du nombre des pertes canadiennes sur le terrain.  

"Le président élu Obama a parlé avec conviction et fermeté de l'engagement de son pays envers cette cause, a-t-il dit lors d'une conférence de presse à la base militaire de Valcartier. Je crois que cela fera une différence, c'est ce que j'espère, que cela fera une différence et que nous verrons, comme ce fut le cas dans le passé, la tendance s'inverser du point de vue des pertes."  

Selon M. MacKay, la tenue d'élections en Afghanistan, en septembre prochain, n'est pas étrangère à la recrudescence des attentats perpétrés par les insurgés talibans.

"Nous avons pu constater au cours des dernières années qu'il existe certains cycles: la fin de la récolte du pavot, le ramadan, les élections, dont l'objectif est de renforcer la démocratie en Afghanistan, a-t-il dit. Mais les talibans veulent empêcher ça."

Au cours des hivers précédents, les affrontements avaient tendance à diminuer en Afghanistan, les talibans opérant une retraite à cause du froid et de la neige qui entrave leurs déplacements à travers les montagnes.  

Depuis 2006, quand le Canada a déployé ses troupes à Kandahar, dans le sud du pays, seulement cinq militaires canadiens avaient perdu la vie durant la période allant de décembre à mars.  

Au total, 107 soldats canadiens ont été tués dans le cadre de la mission afghane, qui a débuté en 2002 à Kaboul.  

En mars prochain, un contingent de soldats de la base militaire de Valcartier, près de Québec, partira en mission en Afghanistan.

Vendredi, M. MacKay a affirmé que les militaires québécois qui partiront le feront en connaissance des risques auxquels ils s'exposent.  

"Ce régiment, qui ira en Afghanistan en mars, le fera en respectant la même tradition que lors des rotations précédentes, en sachant, tout comme leurs familles, qu'il s'agit d'une mission difficile et dangereuse", a-t-il dit.

9 jan.

Alexandre Robillard, La Presse Canadienne


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n°232 - journal de l'Afghanistan - 10-01 au 15-01 - Fin -: Débâcle afghane pour les occupants.


n°232  -  journal de l'Afghanistan - 10-01 au 15-01 - Fin -: Débâcle afghane pour les occupants.



journalde l'Afghanistan n° 232- du  10-01 au 15-01

C.De Broeder & M.Lemaire                                                                            



Sommaire.

7 Les Brèves

7-1 Des travaux de construction ont commencé dans le sud de l'Afghanistan en prévision de l'arrivée de renforts US.

7-2 La guerre pour sortir de la crise économique ?

8 Dossiers

8-1 Robert Fisk : Débâcle afghane pour les occupants.

10 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

10-1Obama devra payer pour les 8 années de Bush.

10-2 Paul Craig Roberts: L'humanité est en danger de mort !

11 Annexe

11-01 Guillaume Gobbi : Les escadrons du néolibéralisme.



7 Les Brèves

PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 Des travaux de construction ont commencé dans le sud de l'Afghanistan en prévision de l'arrivée de renforts US.

Des travaux de construction ont commencé dans le sud de l'Afghanistan en prévision de l'arrivée de renforts américains dans une région où l'insurrection des résistants est particulièrement virulente, annonce un général de l'Otan.

Près de 30.000 soldats américains seront envoyés en Afghanistan à partir du printemps. Le général néerlandais Mart de Kruif, commandant des forces sous mandat de l'Otan dans le sud du pays, a déclaré que la région avait grand besoin de nouveaux combattants.

"Je serais surpris que le gros des renforts ne soit pas affecté au commandement Sud. Le principal effort militaire en Afghanistan est fourni dans le Sud (...), à Helmand et Kandahar", a déclaré de Kruif, qui commande 18.000 soldats, en majorité britanniques, néerlandais et canadiens.

Il s'adressait à la presse sur l'aérodrome de Kandahar.

Des travaux de construction destinés à loger les soldats envoyés en renfort ont débuté à l'aéroport de Kandahar, qui abrite le QG régional des opérations militaires du sud de l'Afghanistan, ainsi qu'au camp Bastion, dans la province voisine d'Helmand, où sont surtout stationnés des soldats britanniques.

La ville de Kandahar était le centre du pouvoir des taliban jusqu'à leur éviction fin 2001.

Cette province et celle d'Helmand sont actuellement considérées comme les plus ‘dangereuses’ du pays.

"Nous avons déjà commencé (les travaux). Quel que soit l'endroit où les soldats seront basés, nous aurons forcément plus de circulation ici, à l'aéroport de Kandahar", a déclaré de Kruif.

Selon de Kruif, : "J'ai besoin de soldats partout, croyez-moi. (...) Mais la question n'est pas seulement d'envoyer des troupes pour nettoyer la zone. Si l'on ne parvient pas à apporter la bonne gouvernance, la reconstruction(...)  et le développement(...) , cela revient à tondre la pelouse."

Golnar Motevalli

Version française Grégory Schwartz

Reuters 28-12


7-2 La guerre pour sortir de la crise économique ?

L’OTAN regroupe la plupart des pays capitalistes les plus développés du monde. La crise financière et économique qui les frappe actuellement conduit les gouvernements à prendre des mesures dites de sauvetage et à faire des économies, à réduire les budgets sociaux, de la santé, de l’enseignement, de la culture, de la recherche scientifique, etc. Par contre, ils ne touchent pas au budget militaire, et même ils l’augmentent !

Le dernier rapport annuel de l’Institut international de recherche pour la paix à Stockholm (SIPRI) indiquait qu’en 2007 plus de 60% des dépenses militaires mondiales avaient été effectuées par des pays membres de l’Otan.

A eux seuls, les Etats-Unis représentent 45%. Suivent le Royaume-Uni (5%), la France (5%), l’Allemagne (3%), l’Italie (3%), l’Espagne (1%), le Canada (1%).

Pour comparaison : la Chine et la Russie représentent respectivement 5% et 3% des dépenses militaires mondiales. Ces deux pays rassemblent 22% de la population mondiale, et les pays de l'Otan environ 13%.

Pour la Belgique, le budget de la Défense serait de 2.780 million d’euros (ce qui représente 1,5% du PIB), sans compter toutes les dépenses « annexes » qui sont imputées à d’autres ministères et les dépenses supplémentaires chaque fois que la Belgique fournit une contribution à l’OTAN.

Le même rapport du SIPRI précisait que les dépenses militaires mondiales ont bondi de 45 % en dix ans, sous la presssion de la politique d'armement massif des pays de l'Otan : un énorme gaspillage, des immenses ressources détournée pour la destruction et la mort plutôt que pour le progrès humain.

La guerre d’Irak a coûté plus de 5.000 milliards d’euros, la guerre d’Afghanistan aurait déjà coûté plus de 3.000 milliards d’euros. Il n’y a pas de chiffres officiels, puisque ces dépenses sont considérées comme secret défense.

Le complexe militaro-industriel domine de plus en plus l’économie européenne et états-unienne, mais cela n’empêche pas de jeter les travailleurs sur le pavé. La crise de 1929 a cessé grâce" à la Deuxième Guerre mondiale, et aujourd’hui les puissances de l’OTAN voient à nouveau la guerre comme une solution pour relancer cette économie prédatrice.

Nous, nous ne pensons pas que l'humanité soit ainsi condamnée à la barbarie, pour le profit d'une poignée de personnes. L'alternative existe. Ici en Belgique et dans tous les pays de l'Otan, il faut rejeter cette logique qui devrait se retrouver dans les poubelles de l'histoire.

Pas d'argent pour la guerre, pour les bombes, pour la destruction, mais bien pour le développement de l'humanité !

Édito du CSO du Alerte OTAN ! n°32 /


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15/01/2009

n°419 -Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 14-01 –Début - C’est une guerre totale contre la population civile palestinienne”.

n°419 -Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie'   de  Palestine  - 14-01 –Début -  C’est une guerre totale contre la population civile palestinienne”.



  Les Dossiers   'Géopolitique et stratégie'  de  Palestine  419

13-01                                                                                                                    

C.De Broeder & M.Lemaire


Sommaire

Dernières nouvelles de Gaza

Tiré a part

Gaza : Les leçons d’un carnage

Israël utilise les armes prohibées.

Israël utilise à Gaza de nouvelles armes, les" DIME"

Suite

1 Analyse - Géopolitique et stratégie

1-1 Pierre Haski : La diplomatie et la guerre de Gaza, ou le ballet des hypocrites.

1-2 Mads Gilbert : C’est une guerre totale contre la population civile palestinienne”.

1-3 Pourquoi Israël a-t-il agresse Gaza ? Un responsable de l'ONU répond.

1-4 René Naba « La Ligue arabe vivra aussi longtemps qu’elle pourra rendre service à ses créateurs, qu’elle servira de caution à la politique hégémonique occidentale contre le Monde arabe. »

1-5 KARIM LEBHOUR : «Le Hamas est le seul qui fait quelque chose».

1-6 Michel Chossudovsky : Guerre et gaz naturel : Invasion israélienne et gisements gaziers au large de Gaza.

1-7 Hobbes : L’administration Obama sera-t-elle sioniste ?.

Fin

1-8 Julien Salingue : Offensive israélienne contre Gaza : une mise en perspective.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Arrêt de la guerre contre Gaza.

2-2 Nous pressons nos gouvernements de mettre immédiatement fin au carnage.

2-3 Des réservistes israéliens mobilisés à Gaza.

3 Annexe

3-1 Boucha Kaicer: S'INFORMER ET INFORMER C'EST RÉSISTER

4 Pièce Jointe

4-1 Gaza



Dernières nouvelles de Gaza

Mardi 13 Janvier 2009, 14h27 (heure de Paris)

Ce jour, une force spéciale est tombée dans une embuscade de la Résistance à l’est de la ville de Khan Younes.

Les soldats hurlaient après avoir été pris au piège

Ce jour, la Résistance a pris en cible, durant 1h 40, un contingent ennemi qui tentait d’envahir l’est de Khouza’a à Kahn Younes. On dénombre plusieurs tués parmi les soldats sionistes, sans compter leurs blessés

Ce jour, dans les secteurs de Tal Al islam et de Zaïtoun, l’ennemi vient de perdre 11 blindés et chars, lors d’une tentative d’incursion.

Chérif BOUDELAL

La résistance a annoncé aujourd’hui qu’elle a repoussé l’offensive autour de la ville de Gaza Nord, qu’elle a détruit trois chars, tué et blessé un nombre de soldats. Mais l’aviation israélienne se venge en bombardant sans interruption la ville et les faubourgs. Un habitant a téléphoné à Al Jazeera pour lancer un appel au monde afin qu’il intervienne pour arrêter le génocide. Il a dit que dans le quartier où il se trouvait, il y a une vingtaine d’immeubles qui ont été détruits par le bombardement sur leurs habitants, et les secouristes ne peuvent pas y accéder car l’aviation les bombarde aussi. Un ambulancier a téléphoné pour annoncer que son ambulance et son équipage a été la cible des tirs des chars alors qu’elle avait pris des blessés pour les emmener à l’hôpital. Les secouristes et les blessés sont toujours immobilisés car l’armée israélienne menace de les bombarder s’ils essaient de partir.

Chérif BOUDELAL

 

Lundi, le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU, qui condame Israël, a appelé « à la cessation immédiate des attaques militaires israéliennes à travers le Territoire palestinien occupé » et annoncé notamment l'envoi d'une mission chargée d'enquêter sur « les violations des droits de l'homme par Israël à Gaza ». Mais les propositions de paix avancées à ce jour par les puissances occidentales semblent viser pour l'essentiel à désarmer le Hamas, ignorant la disproportion des forces entre un Etat d'Israël doté de l'arme nucléaire et une population palestinienne ne disposant d'aucun moyen de défense.

Chérif BOUDELAL

 

Bilan des morts de l’offensive israélienne à Gaza, entrée dans sa 17e journée,

Le dernier bilan de la guerre meurtrière d’Israël contre les populations de la bande de Gaza, donné par la chaîne de télévision Aljazeera ce mardi à 11 h, est de 935 morts (Parmi les morts, figurent 277 enfants, 95 femmes et 92 personnes âgées,)4.300 blessés recensés par les autorités médicales (le bilan est probablement beaucoup plus lourds car ceux qui sont ensevelis sous des millions de tonnes de décombres ne sont pas comptabilisés).

 

La Collaboration à son comble

- L'Arabie Saoudite, l'Egypte et la Tunisie refusent de participer au sommet arabe proposé par Qatar

- Mahmoud Abbas rejette une demande proposant une plainte auprès de la Justice Internationale contre les dirigeants sionistes pour crimes de guerre

Abbas, le « président de l’autorité palestinienne » a refusé de porter plainte contre Israël pour ses crimes, comme lui ont demandé plusieurs syndicats des avocats palestiniens et arabes, et d’autres dans le monde ! « Le président » a certainement peur que les milliards que les USA et l’Union européenne lui ont promis seraient gelés s’il relève la tête et fait ce que son peuple lui demande !

Chérif BOUDELAL

 

Chérif BOUDELAL

 

 

Le Conseil de l’ONU des droits de l’Homme, basé à Genève, a condamné la barbarie israélienne

Ismaël Héniya, chef du gouvernement légitime, s’est adressé à la communauté internationale lui demandant de faire cesser le massacre du peuple palestinien. Par ailleurs, il a rassuré les Palestiniens et tous ceux qui les soutiennent dans cette épreuve, que la résistance est d’autant plus déterminée à mener le combat contre l’occupant jusqu’au bout. La résistance ne cessera de combattre et se défendre jusqu’à ce que Israël cesse de bombarder gaze, accepte de lever le blocus, et que tous les passages soient ouverts pour offrir une vie décente au peuple palestinien.

Le Conseil de l’ONU des droits de l’Homme, basé à Genève, a condamné la barbarie israélienne contre le peuple palestinien de Gaza. Mais quelles sont les sanctions que l’ONU peut infliger à Israël ? Cette condamnation aura le même sort que les autres. Israël n’a jamais respecté aucune résolution de l’ONU, et n’a jamais été sanctionné pour cela. Pourquoi ? Parce que ceux qui ont le pouvoir à l’ONU le soutiennent (c’est le cas des USA) ou se taisent, et c’est le cas de l’UE. Par exemple, lors du vote 13 pays de l’Union européens se sont abstenus, par « pudeur ». Ils n’ont pas voté contre car le cynisme serait flagrant, mais ils se sont abstenus pour ne pas fâcher Israël, car ses « anges gardiens » les tiennent par la gorge de l’intérieur même de leurs institutions.

 Chérif BOUDELAL

 

La solidarité s’intensifie à travers le monde

Le ISM (mouvement de solidarité internationale) rapporte les informations suivantes : Aujourd’hui, nous avons reçu un appel du bateau de Free Gaza qui se dirige actuellement vers la Bande de Gaza avec à son bord des médecins, des fournitures médicales et de nombreux journalistes dont un journaliste de France 2 et un journaliste de RTL. L’armée israélienne a prévenu qu'elle considérait comme «justifiée» l'utilisation de "tous les moyens disponibles" pour empêcher le bateau d’aide d'arriver à Gaza.

Les manifestations se poursuivent à travers le monde. Dimanche 11 janvier il y avait 100.000 manifestants à Bruxelles et des dizaines de milliers dans d’autres capitales de tous les pays du monde. A Londres, on a montré une grande manifestation à sa tête des rabbins antisionistes dont l’un d’entre eux a brûlé son passeport israélien. Les manifestants demandent à leurs gouvernements d’obliger Israël et à cesser le massacre, de le boycotter et de le sanctionner pour ses crimes. Beaucoup d’entre exigent de leurs gouvernements de rompre leurs relations diplomatiques avec Israël.

Les aides affluent de partout pour les habitants de Gaza, mais trouvent souvent les portes fermée ou ne peuvent pas entrer à Gaza à cause des bombardements sur la ville de Rafah (des policier égyptiens ont été blessés par les éclat des bombes lâchées sur la ville de Rafah près des frontières avec l’Egypte. Un avion vénézuélien (le premier venu du contient américain) contenant 12.000 tonnes de médicaments et produits alimentaires s’est posé ce lundi en Égypte. 25 ambulances équipées sont entrées à Gaza ce lundi, avec à bord des secouristes et des médecins.

 Chérif BOUDELAL

 

Mercredi 14 Janvier 2009, 06h05 (heure de Paris)

L'Armée Israélienne vient de déclarer que la guerre contre Gaza sera terminée en début de la semaine prochaine

La Résistance poursuit ses frappes contre l'envahisseur

La Résistance poursuit l'envahisseur partout où il se trouve et lui inflige de lourdes pertes

Durant les combats de Mardi à Mercredi, l'envahisseur a perdu au moins 12 nouveaux de ses soldats dans la région d'Attatera, suite à une opération martyre 

En ce moment, de violents combats se déroulent aux alentours de Gaza-Ville et la Résistance est confiante

Chérif BOUDELAL



Tiré a part

Gaza : Les leçons d’un carnage

Quand Gaza se relèvera de ses ruines, avec qui votre Département compte-t-il parler ? Avec ceux qui ont trahi leur peuple à Ramallah et qui vous ont fourvoyée dans une « Initiative de Genève » qui fait la part belle à Israël, créant ainsi de nouvelles injustices pour les colonisés ? Où avec ceux qui ont acquis la confiance du peuple palestinien en résistant à l’occupant ?

Lettre ouverte à Mme Micheline Calmy-Rey

12 janvier 2009 |


Madame la Conseillère fédérale,

En ces jours terribles où les bombes israéliennes pleuvent sans discontinuer sur Gaza, en fauchant brutalement la vie de milliers d’hommes, de femmes, et d’enfants, en ces jours où la colère étouffe d’impuissance toute personne dotée d’un peu d’humanité, c’est une consolation pour les assiégés de savoir que partout dans le monde, des foules de gens sont descendues dans les rues pour dénoncer les crimes commis par Israël et également les propos de nombre de médias et de responsables politiques qui ont cherché - et cherchent encore - à cacher ou a minimiser la culpabilité criminelle d’Israël dans cet effroyable carnage.

« Qu’attend le Conseil fédéral pour rappeler son ambassadeur en Israël et expulser l’ambassadeur israélien en Suisse ? » [1] s’insurgeait à raison le parlementaire suisse Joseph Zisyadis, outré par les réactions timides des autorités de Berne, devant les milliers de personnes venues le 10 janvier manifester leur indignation contre les crimes commis par Israël.

M. Zisyadis parlait avec la sincérité et la peine de celui qui ne pouvait supporter que ces gens qu’il avait rencontrés il y a peu à Gaza, et appris à aimer et à estimer, se fassent si injustement massacrer.

Au cours de ces dernières années, des journalistes, des traducteurs, des simples citoyens, respectueux de la vérité, ont fait tout leur possible pour dénoncer la gravité des persécutions infligées à la population captive de Gaza, sans cesse soumise par Israël à des punitions collectives, en violation du droit international ; et pour alerter leurs gouvernements et l’opinion publique au sujet des projets criminels que l’Etat Major israélien programmait.

Vous-même, et vos conseillers, ne pouviez ignorer qu’Israël préparait une opération militaire monstrueuse contre la population de Gaza ; vous ne pouviez ignorer qu’Israël programmait une « solution finale » : il ne s’en cachait pas.

Le 27 décembre, au commencement de cette guerre cyniquement appelée « Plomb durci », et des terrifiants bombardements aériens qui visaient à traumatiser et paralyser la population dès le début de l’opération, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) savait parfaitement qu’Israël n’était pas une victime cherchant à se défendre contre le « terrorisme », mais un Etat agresseur déterminé à liquider un peuple qui n’a jamais cédé à sa domination coloniale. Le DFAE savait qu’Israël commettait là des crimes de guerre contre une population exsangue, épuisée, composée de 800’000 enfants que leurs parents, privés de tout, ne pouvaient pas protéger.

Madame, vous avez accepté l’honneur de conduire la politique étrangère de la Suisse. Cela implique des responsabilités. Acceptez donc que des citoyens bien informés vous interpellent au sujet des positions exprimées par Berne depuis le début de cette insupportable tragédie.

Le 27 décembre, au premier jour des bombardements qui avaient déjà emporté près de 300 vies et enregistré un millier de blessés, le DFAE a condamné « les tirs de roquettes » du Hamas, et condamné de manière symétrique « les réactions disproportionnées des forces armées israéliennes », en rappelant qu’« Israël a le droit de se défendre et de protéger sa population (…) dans le respect du droit humanitaire et selon le principe de la proportionnalité. » [2]

Cette symétrie est inacceptable à un double titre. Elle met l’attaquant, l’agression massive d’une armée d’occupation offensive, dotée des armes les plus dévastatrices, sur le même plan que les tentatives de ripostes d’un peuple occupé qui ne dispose ni d’une armée, ni d’un Etat, tout au plus de quelques roquettes artisanales.

La timidité de cette réaction face à la violence de l’attaque israélienne et au nombre de victimes palestiniennes est fort choquante. Elle est très éloignée du courage qu’avait su montrer Anna Lindh, Ministre des Affaires étrangère de Suède, lorsqu’elle avait appelé, en avril 2002, l’Union européenne à rompre ses liens avec Israël en protestation contre les massacres perpétrés par Ariel Sharon en Cisjordanie.

En outre, le DFAE ne dit mot sur les responsabilités du non renouvellement de la trêve entre le Hamas et Israël, alors que ce dernier s’en sert pour camoufler en légitime défense le déclenchement de cette guerre unilatérale qui avait pour objectif de décapiter le Hamas.

Il ne dit mot sur le fait que le Hamas avait respecté ses engagements en s’abstenant de tirer des roquettes sur le sud d’Israël pendant cinq mois, alors qu’Israël, en refusant de lever le blocus de Gaza, ne les avait pas respectés.

Il ne dit mot sur le fait que les tirs de roquettes du Hamas n’avaient repris qu’après qu’Israël ait, de son côté, violé la trêve, début novembre, en exécutant sommairement treize militants palestiniens [3].

Rester muet sur ce point capital du refus du Hamas à reconduire la trêve dans ces conditions, revient à faciliter la propagande militaire israélienne qui, relayée notamment par nos médias publics [4], fait porter au Hamas la responsabilité de l’agression.

Le 4 janvier, dans son communiqué [5], le DFAE a continué de maintenir cette trompeuse symétrie : « Le Département fédéral des affaires étrangères appelle instamment les parties au conflit à cesser immédiatement et de manière permanente les hostilités. Les tirs de roquettes du Hamas aussi bien que l’action militaire israélienne doivent prendre fin, afin de mettre un terme aux souffrances infligées à la population civile ».

Le 9 janvier, le communiqué du DFAE s’est certes alarmé du nombre de victimes civiles en appelant « à une enquête impartiale sur le respect du droit international humanitaire ». Mais ici encore, on a le pénible sentiment que le DFAE recule à désigner clairement la réalité. C’est le terme « incident » qui a été choisi pour qualifier le bombardement des écoles de l’UNWRA emplies de civils [6].

Pourquoi ne pas avoir, en pareille circonstance au moins, la rigueur d’appeler par leur nom les massacres de vieux, de femmes enceintes, et d’enfants jetés dans une guerre aussi atroce ; à savoir, tout simplement, « crimes de guerre » ?

Israël est-il intouchable ? Est-il au-dessus de la loi commune, même dans l’usage du vocabulaire ?

Gaza n’a jamais été une cause « humanitaire ». Gaza est l’incarnation d’une immense injustice qui attend depuis 40 ans une solution politique.

Quand nous vous avons entendue, Madame, qualifier de « situation humanitaire catastrophique » (Radio suisse romande, 8 janvier) cette catastrophe malheureusement réelle, nous aurions aimé que vous précisiez pour commencer qu’il s’agissait là d’une « catastrophe humanitaire » cyniquement planifiée sur le plan militaire à Tel Aviv ; qu’il s’agissait là de crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité, perpétrés par Israël, avec la complicité de la « communauté internationale ». Et que une pareille dérive ne pouvait plus être tolérée.

Tout cela a été documenté. Israël n’en était pas à son coup d’essai. Depuis 2005, ses bombardements aériens et ses « assassinats extrajudiciaires préventifs » se sont multipliés notamment à Gaza, ainsi que les meurtres de civils.

Pendant ce temps, le silence de la « communauté internationale » laissait le champ libre à Israël pour continuer de massacrer ces prétendus « fanatiques », ces « terroristes », ces « islamistes », que les porte-paroles du gouvernement israélien, formés pour mentir, se sont employés à déshumaniser dans le but de préparer l’opinion à leur détestation et à ce que, le moment venu, elle ne s’apitoie pas sur leur sort.

Les Palestiniens sont les victimes innocentes d’une guerre visant à liquider les autorités démocratiquement élues du Hamas et à leur substituer, par la force, l’« Autorité palestinienne » que la grande majorité du peuple palestinien rejette avec mépris ; une autorité dirigée par Mahmoud Abbas, qui n’est lui-même qu’une marionnette entre les mains d’Israël et des Etats-Unis.

La Suisse, devrait enfin cesser d’ajouter aux difficultés en continuant de soutenir une Initiative de paix, (les Accords de Genève) qui a été rejetée par toutes les factions palestiniennes dès 2003, hormis ces personnages discrédités aux yeux du peuple, tel Abbed Rabbo.

Il eut été plus utile de faire cesser la politique génocidaire d’Israël durant ces années où son armée enfermait cette population de Gaza et la déshumanisait pour la réduire dans l’état où elle se trouve aujourd’hui, en la privant de nourriture, d’eau, d’électricité, de gaz, de mazout, de tout ce qui fait qu’une vie peut être une vie.

Toutes ces exactions n’auraient pas été possibles sans le soutien de l’Union européenne, des Etats-Unis, de l’« Autorité palestinienne » de Ramallah, mais aussi sans la passivité de la Suisse qui avait, par sa position de neutralité, un rôle important à jouer.

Le DFAE n’a pas protesté quand Tzipi Livni, Ehoud Barak et Ehoud Olmert, ont annoncé que leur armée se préparait à aller « liquider le Hamas », et que cela impliquerait de nombreuses victimes civiles.

Il ne suffit pas de verser quelques millions pour se donner bonne conscience et se confondre en déclarations convenues, après coup, quand le mal est fait et les survivants placés devant l’irréparable, traumatisés à jamais.

Il ne suffit pas d’exiger la « garantie de couloirs humanitaires », sans autres, en sachant d’avance que le gouvernement israélien ordonne à ses armées de tirer, y compris sur les ambulanciers, les agents de l’ONU, les enfants, les écoles, sans aucune considération humaine ou de respect du droit humanitaire, comme cela s’est déjà vu par le passé.

Certes, le DFAE vient de soutenir la tenue, à Genève, d’une réunion extraordinaire du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur la question de Gaza. Mais il faudrait aller plus loin ; il faudrait avoir le courage de dire sans faux fuyants que l’Etat d’Israël n’est pas au-dessus du droit international et que, tant qu’il continuera à le violer, il doit être mis au ban des nations, comme l’Afrique du Sud durant l’apartheid.

Nous pensons que votre diplomatie s’est longtemps fourvoyée en s’obstinant à soutenir les « architectes » douteux d’une « Initiative de Genève » morte née qui, de surcroit, n’apporterait pas la justice aux Palestiniens car elle ignore l’injustice fondamentale, le noyau de la cause palestinienne, qui est le déni israélien du droit inaliénable des réfugiés palestiniens à retourner, comme tout autre réfugié dans le monde, sur les terres et dans les maisons dont ils ont été chassés.

Au lieu de soutenir financièrement les autorités de Ramallah, MM. Mahmoud Abbas, Salam Fayyad, Yasser Abed Rabbo, Saeb Erekat -dont Leila Shahid est la représentante générale auprès de l’Union européenne- et des ONG israéliennes et palestiniennes, dont un certain nombre font de la souffrance des Palestiniens leur fond de commerce, et ne font que l’aggraver, il serait plus opportun et utile d’engager vos bons offices pour contribuer à la réconciliation des forces politiques palestiniennes qu’Israël s’est employé à diviser.

En désaccord avec ce qu’affirme le communiqué du DFAE du 4 janvier, nous pensons que la colonisation de la Cisjordanie - poursuivie à marche forcée par Israël depuis de longues années derrière l’écran de fumée du prétendu « processus de paix » d’Oslo - a rendu aujourd’hui impossible la solution « d’un Etat palestinien viable vivant côte à côte d’un Etat d’Israël internationalement reconnu ».

Les militants palestiniens qui n’ont jamais trempé dans ces compromissions d’Oslo et de l’Initiative de Genève, pensent depuis longtemps que seule, la constitution d’un État démocratique où Palestiniens et Israéliens partageraient des droits égaux, après que les injustices historiques aient été corrigées et que les droits au retour des réfugiés aient été respectés, peut encore offrir une perspective de paix.

« Israël est en train de tuer notre nation » nous disait d’une voix brisée M. Abou Habel sous les bombes, le 27 décembre, depuis le camp de réfugiés de Jabaliah désormais pulvérisé, avant que son téléphone ne devienne définitivement muet.

Le premier objectif d’Israël a toujours été de liquider toute forme de résistance à son projet colonial fondé sur les massacres et la dépossession du peuple palestinien. Au moment où les Etats-Unis ont perdu toute crédibilité, le premier objectif de la France de Sarkozy - partagé de facto par bon nombre d’Etats européens et arabes - a été d’apporter son appui à Israël pour empêcher le parti du Hamas de gouverner et de devenir un modèle pour la région.

Or aujourd’hui – alors que l’« Autorité palestinienne » de Ramallah a renoncé à défendre les droits légitimes des Palestiniens et s’est lamentablement engagée dans une collaboration ouverte et de plus en plus intense avec l’occupant - l’esprit de résistance des Palestiniens s’est notamment incarnée dans le Hamas. Un mouvement enraciné dans cette population très pauvre, entassée depuis 1948 dans les camps de réfugiés après avoir été chassée de ses villes et villages par la force et la terreur par les colons juifs.

C’est cette résistance qu’Israël cherche à écraser définitivement en massacrant la population civile de Gaza et en utilisant Mahmoud Abbas comme supplétif pour réprimer les Palestiniens en Cisjordanie.

Il est temps que nos gouvernements se ravisent et comprennent que le Hamas représente aujourd’hui les aspirations d’un peuple qui se refuse à capituler, et que l’on ne peut le tenir à l’écart comme cela a été fait jusqu’ici.

Ce ne sont ni Abbas, ni tous ces notables palestiniens corrompus et ces représantants de l’OLP qui ont la légitimité de parler au nom des Palestiniens ; ce sont en premier lieu les dirigeants du Hamas issus des urnes, ostracisés, et que les gouvernements occidentaux s’obstinent à priver de toute capacité diplomatique.

Tant que les gouvernements européens se refuseront à appeler par leur nom les crimes d’Israël, et n’exerceront pas résolument des sanctions contraignantes sur cet Etat voyou pour qu’il mette un terme à ses exactions, tant qu’ils continueront à se plier à ses injonctions en diabolisant, sous le qualificatif de « terroristes », les représentants légitimes d’un peuple qui se dresse contre l’occupation, il n’y aura aucune solution à la tragédie et à l’injustice que les Palestiniens subissent depuis 60 ans, au vu et au su du monde.

Quant aux crimes qui se déroulent sous nos yeux, dans ce « ghetto », personne ne pourra dire demain que c’est « parce qu’il ne savait pas » qu’il ne les a pas qualifiés de crime de guerre, crime contre l’humanité avec intention de génocide.

C’est une question qui concerne tout le monde, par delà les orientations politiques et que notre gouvernement doit considérer comme telle.

C’est un évènement d’une gravité sans précédent !

Quel que soit leur bord politique, indignés par ces carnages, lassés par toutes les mascarades de paix qui, depuis 1991, ont fait suite au processus de Madrid, les citoyens du monde attendent des responsables politiques qu’ils cessent de se moquer des Palestiniens en ne leur offrant que des solutions qui les contraignent à accepter deux injustices : celle qui leur a été faite en 1948 quand l’Etat colonial est venu se bâtir sur leur terre après l’avoir « nettoyée ethniquement », et celle de 1967 où l’Etat colonial leur a volé de nouvelles terres.

Silvia Cattori

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n°419 -Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 14-01 –Suite - C’est une guerre totale contre la population civile palestinienne”.


n°419 -Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie'   de  Palestine  - 14-01 –Suite -  C’est une guerre totale contre la population civile palestinienne”.



  Les Dossiers   'Géopolitique et stratégie'   de  Palestine 

C.De Broeder & M.Lemaire


Sommaire

1 Analyse - Géopolitique et stratégie

1-1 Pierre Haski : La diplomatie et la guerre de Gaza, ou le ballet des hypocrites.

1-2 Mads Gilbert : C’est une guerre totale contre la population civile palestinienne”.

1-3 Pourquoi Israël a-t-il agresse Gaza ? Un responsable de l'ONU répond.

1-4 René Naba « La Ligue arabe vivra aussi longtemps qu’elle pourra rendre service à ses créateurs, qu’elle servira de caution à la politique hégémonique occidentale contre le Monde arabe. »

1-5 KARIM LEBHOUR : «Le Hamas est le seul qui fait quelque chose».

1-6 Michel Chossudovsky : Guerre et gaz naturel : Invasion israélienne et gisements gaziers au large de Gaza.


1 Analyse - Géopolitique et stratégie

Ndlr :  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1-1 Pierre Haski : La diplomatie et la guerre de Gaza, ou le ballet des hypocrites.

Quinze jours avant de quitter la Maison-Blanche avec la réputation d'avoir été le plus mauvais président des Etats-Unis de mémoire humaine, George Bush a donné lundi son blanc-seing à la poursuite de l'opération israélienne à Gaza. Dans le même temps, Nicolas Sarkozy effectuait une gesticulation diplomatique dont il a le secret et dont l'impact risque d'être plus fort sur les journaux de 20 heures en France que sur le déroulement du conflit.

Symbole de cette urgence à ne pas se presser, le Conseil de sécurité de l'ONU, vous savez ce "machin" à New York qui est censé garantir la paix dans le monde, qui s'est réuni lundi pour décider de se revoir... mercredi. Même agitation stérile dans cet autre grand cénacle de la sagesse internationale: la Ligue arabe. Surtout ne pas se presser, le rythme de la diplomatie n'est pas celui des F-16. 

Les Gazaouites seuls au monde 

Surprenant?

Non, pas vraiment. Il est clair qu'aujourd'hui, les Gazaouites sont seuls au monde, victimes d'un assez large consensus pour laisser Israël "finir le boulot" contre les islamistes du Hamas.

Un consensus qui mêle l'administration Bush (celle à venir d'Obama on ne sait pas puisque le Sphinx se tait jusqu'au 20 janvier), l'Europe à quelques nuances près, malgré les appels au cessez-le-feu de Paris, une partie du monde arabe, à commencer par l'Egypte, qui a suffisamment de soucis avec ses Frères musulmans pour avoir beaucoup d'indulgence pour ceux du voisin palestinien.

Ce consensus remonte en fait à la victoire du Hamas lors des élections législatives palestiniennes de janvier 2006. Pris par surprise (le Hamas aussi, il est vrai!), les Occidentaux ont décidé d'établir un cordon sanitaire autour du mouvement islamiste, qui avait pour corolaire de rendre la vie des Gazaouites plus infernale encore: il n'y a pas de limite à la descente aux enfers.

La logique était que les 1,5 million de Gazaouites se rendraient compte que voter Hamas leur rendait la vie difficile, et ils se révolteraient contre leurs nouveaux maîtres qui, de surcroit, avaient évincé le Fatah par les armes. Ce scénario ne s'est pas produit, l'endurance des Gazaouites est légendaire et ils ont subi en silence.

Erreur de calcul

Pour comprendre l'erreur de calcul, hier comme aujourd'hui, lisez l'interview, dans Le Monde, de Salah Abdel-Jawad, un professeur de l'université palestinienne de Bir-Zeit. J'ai rencontré Salah il y a vingt-cinq ans, à Ramallah.

Fils d'un ancien maire de cette grande ville de Cisjordanie, ce jeune universitaire d'alors m'avait servi de guide entre les collines de Cisjordanie, au milieu des colonies juives qui naissaient, érigeaient leurs barbelés, leurs projecteurs, leurs routes parallèles, réduisant chaque jour un peu plus le périmètre des Palestiniens.

Retrouvant Salah Abdel-Jawad vingt-cinq ans après dans le Monde, je ne suis pas surpris par ses propos, juste par sa modération persistante malgré un quart de siècle de désillusions, de frustrations vécues par sa génération. Il explique très bien pourquoi, comme le titre d'ailleurs l'article, "les Israéliens s'illusionnent s'ils tablent sur un renversement du Hamas par la population". Et avec eux George Bush, Bernard Kouchner, Hosni Moubarak, et quelques autres.

On peut argumenter à l'infini sur qui a rompu la trêve, les lanceurs de roquettes ou le blocus israélien... On peut s'interroger sur la "disproportion" (c'est le mot soft de la novlangue diplomatique pour parler des bombardements aériens) de la riposte israélienne... On peut aussi, bien sûr, se demander comment faire cesser les tirs de roquettes aveugles sur les populations civiles du sud d'Israël.

 

Internationaliser le problème

Mais à l'arrivée, on n'échappera pas à la question plus globale de la séparation entre Israéliens et Palestiniens, de la négociation avec tous les acteurs, y compris les moins sympathiques, et de l'internationalisation du problème (voir à ce sujet les propositions faites lundi par l'International Crisis Group de Bruxelles, qui propose d'envoyer une force multinationale d'interposition et une présence de l'Union européenne à Rafah, au point de passage entre Gaza et l'Egypte) qui verra le monde imposer une solution à un conflit le conduisant vers un "conflit de civilisations" qui n'a rien d'inéluctable.

En attendant un improbable messie diplomatique -on voit mal Hillary Clinton dans ce rôle, hélas-, le ballet des hypocrites va continuer, et l'enfer des Gazaouites se poursuivre.

Pierre Haski |

Rue89 |

 06/01/2009 |


1-2 Mads Gilbert : C’est une guerre totale contre la population civile palestinienne”
Gaza, 5 janvier 2009

Mads Gilbert, un médecin norvégien travaillant à l’hôpital Al Shifa de Gaza, déclare à Sky news que le nombre de civils blessés et tués à Gaza prouve qu’Israël attaque délibérément la population.
« Il y a une heure à peine, les Israéliens ont bombardé le marché central aux fruits de Gaza et nous avons eu un afflux de masse d’environ 50 blessés et entre 10 et 15 tués. En même temps, ils ont bombardé un immeuble résidentiel avec des enfants qui jouaient sur la terrasse et nous avons reçu plein d’enfants aussi. Si bien que j’ai l’impression de vous parler depuis l’Enfer, et ils ont bombardé toute la nuit. Jusqu’à présente, il ya eu près de 500 morts et le nombre de blessés s’élève à 2500, dont 50% sont des enfants et des femmes.
Est-ce que vos hôpitaux ont atteint les limites de leurs capacités ? Est-ce que vous êtes en mesure de prendre en charge ces gens ?
Nous opérons 24 h/24. je viens de parler avec un de mes collègues à l’Unité de soins intensifs, il n’a pas dormi depuis 3 jours et l’hôpital est complètement surpeuplé, nus gérons 6-7 salles d’opération et il ya des blessures horribles …des enfants qui arrivent avec des abdomens ouverts et des membres arrachés. Nous venons d’avoir un enfant auquel nous avons du amputer les deux jambes et un bras. Et leur sel crime est d’être des civils et des Palestiniens vivant à Gaza. Le secours à apporter maintenant, ça n’est pas plus de médecins et plus de médicaments ; le secours maintenant, c’est d’arrêter immédiatement, ça ne peut pas continuer comme ça, c’est une catastrophe.
Vous avez parlé des civils, des femmes, des enfants, des hommes , qui ne sont pas impliqués dans ça, mais est-ce que vous avez aussi des blessés qui sont des combattants du Hamas ?
Honnêtement, nous sommes arrivés dans la matinée du Jour du Nouvel An. J’ai vu un militaire parmi les dizaines…je veux dire les centaines que j’ai vus et traités, donc quiconque essaye de décrire ça comme une guerre totalement propre contre une autre armée ne fait que mentir. Il s’agit d’ne guerre totale contre la population civile palestinienne de Gaza et nous pouvons le prouver par des chiffres. Vous devez vous rappeler que l’âge moyen des habitants de Gaza est 17 ans, c’est une population très jeune, et 80% vivent en-dessous du seuil de pauvreté définit par l’ONU. Ce sont donc des gens pauvres et très jeunes, et ils ne peuvent fuir absolument nulle part, ils ne peuvent pas s’enfuir comme d’autres populations en temps de guerre, parce qu’ils sont enfermés, ils sont dans une cage. Ils sont en train de bombarder 1 million et demi de gens dans une cage…des jeunes, des pauvres et vous savez, on ne peut pas distinguer entre civils et combattants dans une telle situation. »
Traduit par Fausto Giudice,

Tlaxcala

Source: www. tlaxcala.es

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2009...

1-3 Pourquoi Israel a-t-il agresse Gaza ? Un responsable de l'ONU répond.

Y a-t-il des gens parmi vous, chers lecteurs, qui tentez de comprendre pourquoi Israël à lancer cette attaque, cette agression contre la résistance du peuple de Gaza ?

Le sionistes ont prétendus que les fusées de la résistance, sur les villes en périphérie de la bande de Gaza, étaient la raison de cette agression, de ce massacre avec des armes radioactives et diverses autres bombes sophistiquées prohibées dont des bombes à fragmentation et des bombes à phosphore destinées aux civils.

Agression qui, doit-on le rappeler, a reçu l’accord, sinon la sollicitude, des régimes arabes limitrophes et l’aval de l’Autorité, sans autorité ni légitimité, logée à Ramallah. Le représentant de cette Autorité demandant quelques journées supplémentaires au Conseil de sécurité de l’ONU avant de publier la déclaration de demande de cessez le feu. Pourquoi quelques journées supplémentaires de massacre de Palestiniens demandée par le représentant palestinien à votre avis? Cette Autorité dont le Président songe sérieusement à suspendre les «pourparlers de paix» ?…totalement ubuesque. Il vit sur quelle planète le Président Abbas  pendant que le peuple de GAZA est massacré par la guerre génocidaire de l’État sioniste ? Il discute de «paix» avec qui le Président Abou Mazen ?

Voici la réponse toute simple venue d'un homme trop pressé de servir ses maîtres et d'afficher de façon indécente sa servitude à la vue de tous ceux qui veulent voir et comprendre. Le Coordinateur  du «processus de paix» appelle à aider l'autorité de Ramallah (Abbas) pour contrôler Gaza.  En appelant à l'établissement des systèmes et des conditions pour ouvrir les passages de l’aide humanitaire. Voilà que le représentant de l’ONU négocie l’aide humanitaire.

Le coordinateur international du processus prétendu de paix, Robert Serri qui réside à Al Qods (Jérusalem) occupée a appelé les parties  internationales à aider l'autorité, dirigée par Mahmoud Abbas pour contrôler la Bande de Gaza, suite aux opérations militaires  sionistes. Le coordinateur spécial de l'ONU pour le prétendu processus de paix au Moyen-Orient a parlé de la nécessité importante que l'autorité palestinienne, dirigée par Mahmoud Abbas, contrôle la Bande de Gaza.

Serri a annoncé que les parties internationales doivent être prêtes pour mettre les structures sur le terrain et faciliter le transfert du pouvoir dans la Bande de Gaza à l'autorité qui contrôle Ramallah (après le coup d’État d’il y a deux ans).  Les dirigeants sionistes ont dit qu'ils envisagent par leur guerre ouverte contre Gaza de mettre fin au pouvoir du Hamas.

Ces affirmations montrent la grande complicité de plusieurs parties avec l'occupation sont venues lors d'une conférence de presse tenue, vendredi, à New York par Serri, dans laquelle il a discuté à partir d'Al Qods et à travers la télévision, au cours de la 7ème journée des attaques sionistes contre la Bande de Gaza qui a fait des milliers de morts et de blessés.

Dans un signe très flagrant pour servir l'occupation et ses crimes sauvages contre les civils innocents, Serri a refusé l'ouverture des passages de la Bande de Gaza, en appelant à un arrêt total des roquettes de la résistance nationale palestinienne, en ignorant complètement les agressions barbares des  sionistes occupants, sous prétexte qu'il est inacceptable de retourner à la situation du contrôle du Hamas à Gaza, avant le déclanchement de la guerre sioniste ouverte.  Qui est-il cet homme pour décider qui a été élu par le peuple Palestinien  et qui doit diriger Gaza ?

C'est la victime qui est responsable de son châtiment propose Serri. Elle n'avait qu'à obéir et à s'écraser devant la force sioniste brutale et ses bombea à l’uranium appauvri et ses bombes à fragmentation et aux phosphores.

Robert Bibeau

6 septembre 2009 

(A partir d’une nouvelle de CPI du  3-1-2009)

http://www.voltairenet.org/article158933.html


1-4 René Naba « La Ligue arabe vivra aussi longtemps qu’elle pourra rendre service à ses créateurs, qu’elle servira de caution à la politique hégémonique occidentale contre le Monde arabe. »

René Naba : Journaliste-écrivain et ancien conseiller du Directeur général de RMC-Moyen-Orient, il nous livre sa lecture des attaques israélienne sur Gaza

Algérie News : La ligue arabe est-elle morte ?

René Naba : La Ligue arabe n’est pas morte et ne mourra pas de sitôt, non qu’elle soit éternelle et son œuvre immortelle, mais plus simplement parce qu’elle fait œuvre utile pour le Monde occidental.

La Ligue arabe vivra aussi longtemps qu’elle pourra rendre service à ses créateurs, qu’elle servira de caution à la politique hégémonique occidentale contre le Monde arabe. N’oubliez pas qu’elle a été créée par les Anglais pour canaliser le mécontentement arabe dans un sens conforme aux intérêts britanniques après l’indépendance formelle que le Royaume Uni a octroyée aux pays arabes après la Deuxième Guerre Mondiale (939-1945).

Par une aberration de l’esprit révélatrice de la servilité arabe à leur égard, les Anglais qui sont pourtant à l’origine directe de la création d’Israël  avec la promesse Balfour (1917) continuent de bénéficier de facilités militaires dans les pays arabes et de substantiels dépôts bancaires arabes. Il en est de même des Etats-Unis, le partenaire stratégique émérite de l’Etat Hébreu.

L’Egypte de Farouk, la Jordanie Hachémite, l’Arabie wahabite, sans compter l’Irak, les pétromonarchies du Golfe, et le trône chérifien au Maghreb, constituent des piliers inamovibles du Monde occidental en terre arabe. Leurs successeurs de même. A l’exception d’une courte parenthèse, le sursaut nationaliste de trente ans illustré par l’Egyptien Gamal Abdel Nasser, l’Algérien Houari Boumediene et le Syrien Hafez al Assad, la Ligue arabe a continuellement fait office de principal relais des menées des puissances coloniales dans la zone, les Français et les Anglais dans un premier temps, les Américains, désormais.

Israël ne se serait jamais permis de se livrer une telle boucherie sans la complicité passive des Etats arabes, sans la démission des pays occidentaux face à leurs propres valeurs qu’ils ont érigés en valeurs universels. L’expédition punitive de Gaza (317morts selon un dernier bilan) constitue, au premier chef, une opération de surenchère électorale entre le travailliste Ehud Barak, ministre de la défense, la centriste Tzipi Livni, chef du parti Kadima et ministre des affaires étrangères, en vue de barrer la voie à leur concurrent le plus sérieux Benjamin Netenyahu (chef du Likoud), à six semaines des élections législatives israéliennes. Elle permet d’une manière subséquente à Israël de reléguer au deuxième plan les interrogations qui commencent à se faire jour aux Etats-Unis sur la prépondérance du lobby juif américain dans la détermination de la diplomatie américaine et sur la vie économique américaine, après les faillites de deux établissements proches du lobby pro-israélien aux Etats-Unis, la banque Lehman Brother’s et le fond spéculatif  Bernard Madoff.

L'Égypte aura-t-elle signé son divorce avec la Ligue arabe ?

La Ligue arabe constitue une rente de situation pour l’Egypte qui n’en divorcera pas. Elle en a été exclue après la normalisation solitaire de Sadate avec Israël, en 1979, mais depuis sa réintégration, en 1984, lors, elle n’a eu de cesse d’y jouer un rôle prépondérant à l’effet de faire contrepoids à la diplomatie parallèle menée, pour le compte de l’Arabie saoudite, par l’Organisation de la Conférence islamique.

Depuis près de vingt ans, la Ligue arabe a cautionné toutes les interventions militaires américaines dans la zone, que cela soit lors de la première guerre de la coalition occidentale anti-irakienne, scellée au sommet arabe du Caire en Août 1990, ou l’invasion américaine de l‘Irak en 2003.L’Egypte qui bénéficie d’une rente stratégique matérialisée par une aide américaine de trois milliards de dollars par an, fait office depuis près de vingt ans de «passeurs de plat» de la diplomatie américaine dans la zone.

Ce n’est pas un hasard si le secrétariat général de l’organisation pan-arabe a été confié à Amr Moussa, l’ancien ministre des affaires étrangères, allié par alliance à la famille du président Nasser, au nationalisme moins flageolant que les autres candidats, mais dont la désignation à un poste de consensus a éloigné de la compétition pour la succession présidentielle en Egypte. Un exil doré en somme.

L’Egypte a peu beaucoup perdu de son prestige du fait de son alignement inconditionnel sur les Etats-Unis et Israël et son hostilité résolue aux forces contestataires arabes. Les déboires américains en Irak, et israéliens au Liban et en Palestine, y ont grandement contribué aussi. Circonstance aggravante: Malgré tous les abus israéliens, malgré ce déchaînement de violence, la guerre destructrice israélienne contre le Liban, en 2006, le bain de sang contre le peuple palestinien à Gaza, en Décembre l2008, l’Egypte n’a jamais renoncé à prêter main forte à Israël, à pourvoir à ses besoins énergétiques à un prix avantageux, en deçà du prix du marché, maintenir fermé le passage de Rafah vers Gaza. Une sorte de complicité dans l’agression en somme. Le comble de l’ignominie pour un pays qui fut longtemps à l’avant-garde du combat de libération arabe.

L’Egypte invoque des prétextes fallacieux pour justifier son atonie. En 2006, l’Egypte tout comme l’Arabie saoudite dont elle n’est plus que l’ombre portée, avaient déploré que le Hezbollah ait mis en péril la «sécurité nationale arabe par un acte unilatéral (la capture de deux soldats israéliens).

Aujourd’hui, ils reprochent au Hamas d‘avoir rompu la trêve, oubliant que Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem-Est, le Golan sont occupés depuis quarante ans, que la colonisation rampante de la Palestine et la  judaïsation de la Ville Sainte de même que le quadrillage de l’espace palestinien se poursuivent sans ménagement et qu’enfin le Hamas a été le vainqueur démocratique des dernières élections législatives, vainqueur incontestable pourtant arbitrairement contesté par les occidentaux et leurs alliés arabes.

Il n’appartient pas au peuple palestinien de payer, par délégation, pour les atrocités commises à l’encontre des Juifs dans le Monde occidental, notamment en Europe. Tant qu’Israël bénéficiera d’une impunité totale, il est à craindre que des tragédies comme celle de Gaza ne se reproduisent. Il est à parier que Le Monde gagnera en stabilité et en sécurité et les pays occidentaux en respectabilité et en crédibilité, le  jour où Israël cessera de bénéficier d’une immunité totale  et  absolue en toute circonstance et en tout lieu.

Entretien réalisé par Azzedine Belferag (René Naba à Algérie News )

Alger, 30 Décembre 2008

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Rene_Naba.070109.htm

© Toute reproduction intégrale ou partielle de cette page faite sans le consentement écrit de René Naba serait illicite (Art L.122-4), et serait sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code.
Publié le 8 janvier 2009 avec l'aimable autorisation de René Naba.

Au fil des jours et des lectures... n°37

09.01.2009


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n°419 -Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 14-01 –Fin - C’est une guerre totale contre la population civile palestinienne”.


n°419 -Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie'   de  Palestine  - 14-01 –Fin -  C’est une guerre totale contre la population civile palestinienne”.



  Les Dossiers   'Géopolitique et stratégie'   de  Palestine 

C.De Broeder & M.Lemaire


Sommaire

1 Analyse - Géopolitique et stratégie (suite)

1-8 Julien Salingue : Offensive israélienne contre Gaza : une mise en perspective.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Arrêt de la guerre contre Gaza.

2-2 Nous pressons nos gouvernements de mettre immédiatement fin au carnage.

2-3 Des réservistes israéliens mobilisés à Gaza.

3 Annexe

3-1 Boucha Kaicer: S'INFORMER ET INFORMER C'EST RÉSISTER

4 Pièce Jointe

4-1 Gaza


1-8 Julien Salingue : Offensive israélienne contre Gaza : une mise en perspective.

L’offensive israélienne contre Gaza, loin d’être un « coup de sang » causé par un trop grand nombre de tirs de roquettes sur le Sud d’Israël, est une action d’ampleur, préparée de longue date, avec des objectifs politiques et militaires précis. Tout a été envisagé pour que cette opération ne se solde pas par un échec tel que celui de la guerre contre le Liban à l’été 2006.

Cette offensive doit être comprise comme une nouvelle étape dans l’intense combat que livre l’Etat d’Israël depuis des décennies contre les droits nationaux du peuple palestinien. C’est ce que je me propose de faire ici, en tentant de mettre en perspective l’opération en cours et d’indiquer pourquoi elle est non seulement la tragique illustration des impasses du projet sioniste, mais aussi de celles de la construction du pseudo-appareil d’Etat nommé « Autorité Palestinienne ».

Retour aux sources : le sionisme contre le partage

Un rapide retour aux sources permet d’ordonner l’apparent chaos qui règne actuellement dans l’ancienne Palestine mandataire. L’instabilité permanente dans cette région résulte en effet, en dernière analyse, de l’indépassable contradiction entre le projet sioniste d’établir un Etat juif en Palestine et la présence sur cette terre d’un peuple autochtone refusant d’abandonner ses droits nationaux.

De la grande révolte arabe de 1936, provoquée par l’accélération de la colonisation juive, à l’offensive en cours contre Gaza, en passant par la Grande Expulsion de 1947-49 et les prétendus Accords de Paix de 1993-94, c’est cette contradiction essentielle qui demeure le moteur du conflit.

Le projet des dirigeants sionistes n’a jamais été de partager la terre de Palestine. De David Ben Gourion, père fondateur de l’Etat d’Israël (« L’acceptation de la partition ne nous engage pas à renoncer à la Cisjordanie. On ne demande pas à quelqu’un de renoncer à sa vision. Nous accepterons un Etat dans les frontières fixées aujourd’hui ; mais les frontières des aspirations sionistes sont les affaires des Juifs et aucun facteur externe ne pourra les limiter ») à Ehud Olmert, actuel Premier Ministre (« Chaque colline de Samarie et chaque vallée de Judée est partie intégrante de notre patrie historique (…). Nous revendiquons avec fermeté le droit historique du peuple d’Israël à l’entièreté de la terre d’Israël »), la souveraineté israélienne sur l’ensemble de la Palestine du mandat britannique est demeurée l’objectif principal.

Pour y parvenir le mouvement sioniste a eu (et a encore) besoin du soutien des grandes puissances. Mais ce soutien a un prix : l’Etat d’Israël doit avoir, au moins en apparence, les attributs d’une démocratie. Une seconde contradiction a donc rapidement fait son apparition, qui a résulté de la nécessité de préserver simultanément le caractère juif et le caractère démocratique de l’Etat. La solution envisagée par les dirigeants du mouvement sioniste, puis de l’Etat d’Israël, a été de s’assurer que les citoyens de l’Etat soient dans leur très grande majorité, sinon dans leur totalité, des Juifs. Ils ont donc dû trouver, avant même l’indépendance d’Israël en 1948, une solution au « problème » palestinien, sachant que la Palestine n’était pas une « terre sans peuple » et que l’immigration ne pourrait suffire à assurer la suprématie démographique juive.

Du nettoyage ethnique à l’enfermement

Entre 1947 et 1949, environ 800 000 Palestiniens, soit 80% de ceux qui résidaient à l’intérieur du territoire sur lequel Israël proclame son indépendance, sont expulsés et deviennent des réfugiés. Ce ne sont pas des victimes « collatérales » de la guerre de 1948, mais les victimes d’un plan d’expulsion minutieusement établi, le Plan Daleth, dont l’objectif était simple : le plus de terre et le moins d’Arabes possible sous juridiction israélienne. L’Etat juif est né du nettoyage ethnique, au terme duquel moins d’1/3 de la population s’est attribué 78% de la superficie de la Palestine du Mandat. 

La guerre de 1967 est la seconde étape de la prise de contrôle de la Palestine par Israël. Israël conquiert, entre autres, la Cisjordanie et la Bande de Gaza. Une victoire militaire plus rapide et plus facile qu’en 1947-1949, mais avec une différence notable : la majorité des Palestiniens ne sont pas partis. Le succès militaire crée donc une difficulté politique : Israël abrite désormais en son sein les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, qui s’ajoutent aux Palestiniens de 1948. La prétention de l’Etat d’Israël à être simultanément un Etat juif et démocratique est donc sérieusement menacée.

C’est pour répondre à cette contradiction qu’un Général travailliste, Ygal Allon, présente au Premier Ministre Levi Eshkol, dès juillet 1967, une solution alternative à l’expulsion, qui compromettrait le soutien international dont jouit l’Etat d’Israël. La philosophie du « Plan Allon » est la suivante : renoncer à la souveraineté sur les zones palestiniennes les plus densément peuplées tout en conservant le contrôle exclusif sur la vallée du Jourdain, sur la rive occidentale de la Mer Morte et sur Jérusalem, dont les limites municipales doivent être considérablement étendues. Une entité palestinienne constituée de cantons isolés sera ainsi établie, avec des attributs de souveraineté limités.

Même si le Plan Allon n’est pas officiellement adopté par Israël, c’est lui qui guidera dans les grandes lignes la politique de l’Etat sioniste à partir de l’année 1967. La disposition des colonies, le tracé des routes réservées aux colons, et la fragmentation de la Cisjordanie sont la mise en application concrète des vues d’Allon. Les Accords d’Oslo et la division de la Cisjordanie en Zones A, B et C, en sont directement inspirés. Même le Général Sharon, farouche partisan de l’expulsion des Palestiniens, finira par adopter, en le modifiant, le Plan Allon. C’est le sens du « retrait unilatéral » de Gaza en 2005 qui, loin d’être un « geste de paix », est le choix pragmatique d’abandonner et d'encercler une zone palestinienne trop densément peuplée. La décision de construire le Mur, si elle fut interprétée à juste titre comme la renonciation à l’annexion de l’ensemble de la Cisjordanie, n’est que l’ultime étape de la mise en pratique du Plan Allon et de la cantonisation de la Palestine1.

Oslo et la quête d’un pouvoir autochtone soumis

Loin d’être un compromis historique, les Accords d’Oslo ne sont qu’une adaptation du projet sioniste aux réalités du terrain : l’Intifada de 1987 a exposé au grand jour la situation faite aux Palestiniens des territoires occupés, contribuant à délégitimer l’Etat d’Israël et menaçant de déstabiliser le Moyen-Orient. Le Nouvel Ordre Mondial que Bush père souhaite alors instituer passe nécessairement par une pacification (même provisoire) de la région et donc par un accord israélo-palestinien. Les Israéliens les plus pragmatiques acceptent de « négocier », en réalité d’imposer à une direction de l’OLP2 à bout de souffle et ruinée financièrement et politiquement des accords essentiellement économiques et sécuritaires3 : normalisation des relations économiques entre Israël et le monde arabe, sous-traitance des tâches de maintien de l’ordre dans les villes palestiniennes à la nouvelle Autorité Palestinienne (AP)4.

Si l’AP, sous la direction de Yasser Arafat, tente de s’acquitter au mieux de sa tâche, la poursuite de la colonisation, de la répression, l’impasse des discussions sur Jérusalem et les réfugiés, auxquelles s’ajoutent les pratiques autoritaires, clientélistes, voire mafieuses de la direction palestinienne, vont conduire logiquement à une nouvelle révolte palestinienne en 2000. Arafat et ses proches tentent de contrôler le soulèvement, en sapant les structures auto-organisées et en encourageant la militarisation de la lutte pour ne pas perdre de terrain face au Hamas, afin de renforcer leur position face à Israël et d’obtenir un peu plus que les miettes que les Etats-Uniens et les Israéliens sont prêts à leur donner. C’est ce qui conduira Ariel Sharon à détruire les structures de l’AP et à isoler Arafat, tout en se déclarant, dès 2003, prêt à discuter avec d’autres dirigeants palestiniens hostiles à l’Intifada, comme Mahmoud Abbas.

Israël et les Etats-Unis imposent des réformes à l’AP afin de marginaliser les dirigeants palestiniens les plus liés à l’histoire de la lutte de libération, ainsi que des élections, en 2005 et en 2006, sensées faire émerger un nouveau leadership, encore plus enclin à courber l’échine. Avec le résultat que l’on connaît : une véritable Intifada électorale, la victoire du Hamas, qui est apparu comme « l’autre voie », en alliant soutien matériel à la population (hôpitaux, écoles, aides financières directes…), critique virulente du Processus d’Oslo et poursuite de la résistance contre Israël. Ces élections, expression déformée du refus populaire de la collaboration et de la capitulation, contituent une défaite majeure pour tous ceux qui espéraient imposer aux Palestiniens un pouvoir autoritaire soumis aux intérêts israéliens5.

Du boycott au putsch

Dès les premières semaines qui suivent le vote, un boycott économique, politique et diplomatique se met en place, qui va considérablement renforcer l’isolement international des Palestiniens et aggraver leurs conditions de vie. Ce boycott est organisé conjointement par l’Union européenne, les Etats-Unis, Israël et la plupart des régimes arabes, et sera doublé à l’été 2006 d’une offensive israélienne contre la Bande de Gaza, place-forte du Hamas. Il s’agit d’isoler ce dernier et de le désigner comme responsable de la dégradation de la situation, afin d’encourager la population à se soulever contre lui. Mais la manœuvre échoue puisque la popularité du Hamas, loin de diminuer, a tendance à s’accroître.

Israël et ses alliés passent donc au « Plan B » : renverser militairement le Hamas. Un plan est élaboré à Washington, par le Département d’Etat, la CIA, les services israéliens et la fraction pustchiste de l’AP, dirigée par le député Fatah Mohammad Dahlan, qui bénéficie du soutien du Président Abbas. Il s’agit, en armant et en formant plusieurs centaines d’hommes de Dahlan en Egypte et en Jordanie, en les introduisant progressivement dans la Bande de Gaza et en armant les milices de Dahlan déjà implantées sur place, de renverser militairement le Hamas et de rendre le pouvoir aux « amis » des Etats-Unis et d’Israël. En juin 2007, le Hamas, qui a pressenti la menace, décide de prendre les devants et inflige en à peine 48 heures une défaite aux putschistes qui sont contraints de fuir la Bande de Gaza6.

Les territoires palestiniens sont alors divisés politiquement : le Hamas assure son emprise sur la Bande de Gaza, assiégée et coupée du monde. Ce contrôle du territoire va s’accompagner de mesures répressives (arrestations, interdiction de journaux…) à l’égard des autres forces politiques et d’un refus de partager le pouvoir, y compris avec les organisations déterminées à poursuivre la résistance. En Cisjordanie, Abbas nomme Salam Fayyad, ancien haut fonctionnaire du FMI et de la Banque Mondiale, Premier Ministre : ils mènent, en échange du retour des aides internationales, une politique alliant normalisation des relations économiques et sécuritaires avec Israël, répression contre le Hamas, désarmement des combattants et purge au sein des appareils de sécurité7.

Malgré le retour des aides internationales, Abbas et Fayyad ne sont pas en mesure d’imposer les « plans de paix » israéliens à l’ensemble de la population palestinienne, a fortiori à Gaza. Qui plus est, une date butoir approche, que nombre de commentateurs semblent avoir oubliée : le mandat présidentiel d’Abu Mazen prend fin le 9 janvier 2009, et selon les termes de la loi palestinienne, c’est le Président du Conseil Législatif Palestinien8 qui devient Président de l’AP en l’absence de nouvelles élections. Or le Président du CLP n’est autre qu’Abdel Aziz Duwaik, membre du Hamas, qui pourrait dès lors prétendre être le seul parti représentant légitimement le peuple palestinien.

L’offensive contre Gaza

Malgré la bonne volonté dont le Hamas a fait preuve durant la trêve (en ne tirant aucune roquette et en décourageant nombre d’actions militaires des autres organisations, y compris par des arrestations), Israël refuse que le mouvement acquière une trop grande capacité de nuisance, et a donc décidé de passer à l’offensive, avec un timing et des objectifs précis :

Le choix de la date n’est pas anodin : vacance de pouvoir aux Etats-Unis (qui laisse les mains libres à Israël pendant 3 semaines), période de congés pour nombre de journalistes occidentaux (qui ont quitté la Bande de Gaza et qui ne peuvent plus y retourner), campagne électorale en Israël (le duo Livni-Barak tente de prouver qu’il est au moins aussi « dur » que Netanyahu9) et terme du mandat d’Abu Mazen. La fin du mois de décembre et le début du mois de janvier étaient donc la fenêtre de tir idéale et logique pour Israël.

Mais personne ne peut penser sérieusement que l’Etat sioniste espère détruire politiquement et militairement le Hamas. Il s’agit plutôt de l’affaiblir, pour l’empêcher de contester le pouvoir à Abu Mazen au terme de son mandat et pour renégocier une « trêve » selon des termes fixés par Israël10, qui pourraient inclure, hypothèse de plus en plus souvent évoquée, l’envoi d’une force internationale sous commandement égyptien chargée de « maintenir le calme » à Gaza, entendre « mettre le Hamas hors d’état de nuire ».

Derrière les faux prétextes (les tirs de roquettes ont fait moins de 20 morts depuis septembre 2000), le but d’Israël est donc clair : à défaut de pouvoir se débarrasser du peuple palestinien, les dirigeants sionistes peuvent les tolérer dans des cantons isolés, à condition que ces cantons ne soient pas contrôlés par des forces hostiles à Israël. L’offensive actuelle est donc un sanglant « coup de pression » sur le Hamas et sur la population palestinienne : capitulez ou vous connaîtrez l’enfer.

L’offensive contre Gaza se situe donc dans la continuité des politiques israéliennes depuis plus de 60 ans : il s’agit de démontrer au peuple palestinien et à leurs dirigeants que s’ils sont tolérés dans des réserves entourées de murs, ils ne peuvent espérer obtenir davantage. Il s’agit de rappeler que c’est Israël qui fixe les règles du jeu, qui choisit les dirigeants, qui assassine ou menace de mort ceux qui ne sont pas assez conciliants, qui arme et désarme les forces de sécurité selon son bon vouloir, qui ouvre et ferme les portes d’entrée des cantons.

Un retour aux contradictions fondamentales

La Bande de Gaza est très majoritairement peuplée de familles de réfugiés qui ont été expulsés de leur terre en 1947-49. Ce petit bout de terre, berceau de la Première Intifada, bastion de la résistance armée, est un miroir qui renvoie l’image de la véritable nature et les contradictions inhérentes au projet d’établissement d’un Etat juif en Palestine : l’expulsion, la répression et l’enfermement, consubstantielles à l’établissement et à la survie de l’Etat d’Israël ne peuvent faire disparaître un peuple et ses aspirations. Des opérations comme celle menée actuellement contre la Bande de Gaza sont l’expression de la nécessaire fuite en avant d’Israël face à ses contradictions : Israël est né de la négation des droits du peuple palestinien et ne peut dès lors survivre qu’en continuant de les nier, chaque jour davantage, jalonnant son avenir d’autant de bombes à retardement qui, tôt ou tard, exploseront11.

Depuis sa victoire électorale, une fraction significative de la direction du Hamas semblait prête à faire preuve de sa « bonne volonté » et de sa capacité à réussir là où l’AP avait échoué : contrôler les zones palestiniennes et faire respecter une trêve malgré la poursuite du siège et de la colonisation. Ceux qui se prenaient à rêver de diriger les futurs bantoustans palestiniens en sont pour leurs frais : Israël ne partagera pas le pouvoir avec un mouvement ou des individus qui ont la moindre velléité de poursuivre la lutte contre l’oppression coloniale. Les premières déclarations d’Abu Mazen sont à ce titre exemplaires : il a pointé les responsabilités du Hamas dans l’offensive israélienne à Gaza, à l’image du clan Hariri lors de la guerre au Liban en 2006, qui avait accusé le Hezbollah d’être responsable de la guerre israélienne. L’AP et le Fatah ont tenté d’encadrer et de canaliser les manifestations de solidarité avec Gaza organisées en Cisjordanie, n’hésitant pas à empêcher les manifestants de marcher en direction des positions de l’armée israélienne et multipliant les arrestations. Quitte à se délégitimer encore un peu plus12.

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14/01/2009

n°418 - Dossier de Palestine- 12-01 -Début - Gaza, le droit, la « disproportion » et les « barbares »


n°418 - Dossier de Palestine-  12-01   -Début - Gaza, le droit, la « disproportion » et les « barbares »



                    Dossier de Palestine      

  N°418                                                                                                                  12-01

                                            C.De Broeder & M.Lemaire 



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Sommaire

Tiré à part

Israël intensifie son offensive à Gaza-ville

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Uri Avnery : Dans cette guerre, comme dans toute guerre moderne, la propagande joue un rôle majeur.

Suite

2 Les brèves

2-1 Ban Ki-moon aux combattants de Gaza: "Arrêtez maintenant!"

2-2 Olmert menace de «frapper d'une main de fer»

2-3 Ban Ki-moon au Proche-Orient.

2-4 Après GAZA, un bateau...La Paix dans le monde est menacée.

3 Dossier

3-1 Thierry Meyssan : Opération « Plomb durci »

3-2 Sonia Karkar : Les Chiens De Guerre D'Israël.

3-4 Des Troupes US Directement Impliquées à Gaza - Détruire Les Infrastructures Civiles, c'est L'Objecitf Avoué.

3-5 Robert Fisk : Et nous nous demanderons pourquoi ils nous haïssent.

-Fin

3-6 Comaguer : Mascarade à L’Onu.

3-7 Gilad Atzmon : Vivre en en sursis sur une terre volée.

3-7 Portrait d'une criminelle de guerre.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1  Alain Gresh : Gaza, le droit, la « disproportion » et les « barbares »



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n°418 - Dossier de Palestine- 12-01 -Suite 1 - Gaza, le droit, la « disproportion » et les « barbares »


n°418 - Dossier de Palestine-  12-01   -Suite 1 - Gaza, le droit, la « disproportion » et les « barbares »



                    Dossier de Palestine      

  N°418                                                                                                                  12-01


Sommaire

2 Les brèves

2-1 Ban Ki-moon aux combattants de Gaza: "Arrêtez maintenant!"

2-2 Olmert menace de «frapper d'une main de fer»

2-3 Ban Ki-moon au Proche-Orient.

2-4 Après GAZA, un bateau...La Paix dans le monde est menacée.

3 Dossier

3-1 Thierry Meyssan : Opération « Plomb durci »

3-2 Sonia Karkar : Les Chiens De Guerre D'Israël.

3-4 Des Troupes US Directement Impliquées à Gaza - Détruire Les Infrastructures Civiles, c'est L'Objecitf Avoué.

3-5 Robert Fisk : Et nous nous demanderons pourquoi ils nous haïssent.

3-6 Comaguer : Mascarade à L’Onu.

3-7 Gilad Atzmon : Vivre en en sursis sur une terre volée.

3-7 Portrait d'une criminelle de guerre.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1  Alain Gresh : Gaza, le droit, la « disproportion » et les « barbares »



2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
2-1 Ban Ki-moon aux combattants de Gaza: "Arrêtez maintenant!"
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exigé lundi qu'Israël et le Hamas cessent immédiatement les combats à Gaza, déclarant que "le conflit a déjà fait trop de morts".
"Mon message est simple, direct et précis: les combats doivent cesser et je dis aux deux parties: Arrêtez maintenant! le conflit a déjà fait trop de morts", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

"Au nom de l'humanité et du droit international", la résolution 1860 doit être "immédiatement respectée", a ajouté M. Ban.
Adoptée jeudi par le Conseil de sécurité, cette résolution appelle à l'instauration "d'un cessez-le-feu immédiat, durable et pleinement respecté menant au retrait total des forces israéliennes" de la bande de Gaza, où les combats ont fait plus de 900 morts en 17 jours.
"Au minimum, cela veut dire la fin des tirs de roquettes par les militants du Hamas (contre Israël) et le retrait des forces israéliennes de Gaza", a précisé le chef de l'ONU, dont le ton était inhabituellement ferme.
Il a insisté sur la nécessité d'un cessez-le-feu immédiat, sans attendre que les tractations diplomatiques en cours ne produisent de résultats détaillés.
"Les deux côtés doivent arrêter maintenant. Si vous voulez négocier auparavant, beaucoup d'autres personnes vont mourir", a-t-il dit, estimant que la diplomatie internationale pourra mettre au point les détails d'une paix durable après que les armes se seront tues.
Sources AFP

http://palestine.over-blog.net/article-26716053.html


2-2 Olmert menace de «frapper d'une main de fer»

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a menacé lundi de frapper d’«une main de fer» aussi longtemps que les tirs de roquettes se poursuivraient de Gaza. «Nous voulons mettre fin à l’opération quand deux conditions seront remplies: la fin des tirs de roquettes et la fin du réarmement du Hamas», a affirmé Olmert. «Tout autre chose se heurtera à la main de fer du peuple israélien, qui ne veut plus tolérer les (roquettes) Qassam», a-t-il ajouté.

A Gaza, le Premier ministre du gouvernement islamiste, Ismaïl Haniyeh, a affirmé dans un discours télévisé que le Hamas «se rapproch(ait) de la victoire», proclamant: «Gaza ne tombera pas».

Selon Haniyeh, le Hamas est également prêt à «examiner d’une manière positive toute initiative susceptible de mettre fin à cette agression et à l’effusion du sang de nos enfants». Il faisait allusion à un plan égyptien visant à trouver une sortie négociée à la guerre, passant par un cessez-le-feu qui permettrait un accord sur la fin du blocus israélien et la contrebande d’armes vers Gaza.

http://www.liberation.fr/monde/0101311459-heure-par-heure...


2-3 Ban Ki-moon au Proche-Orient.

Sur le front diplomatique, Ahmed Gebreel, porte-parole de la mission libyenne auprès de l’ONU, a indiqué à l’AFP que le Conseil de sécurité se réunirait mardi à 10 heures (16 heures en France) pour discuter de la situation dans la bande de Gaza. «Le secrétaire général (Ban Ki-moon) se rend dans la région et il veut informer le Conseil de ses intentions», a-t-il dit. C’est la première réunion de l’instance depuis l’adoption jeudi dernier de la résolution 1860, appelant à l’instauration «d’un cessez-le-feu immédiat, durable et pleinement respecté menant au retrait total des forces israéliennes» de la bande de Gaza. Cette résolution n’a pas été respectée par les belligérants.

Ban Ki-moon, qui a exigé lundi qu’Israël et le Hamas cessent immédiatement les combats à Gaza, entame mercredi au Caire une tournée au Proche-Orient, notamment en Egypte, en Israël, en Cisjordanie et en Syrie. Par ailleurs, un haut responsable du ministère de la Défense israélien, Amos Gilad, pourrait se rendre au Caire mardi pour discuter d’un éventuel arrêt des combats.

A Prague, la présidence tchèque de l’UE a annoncé qu’elle comptait organiser une conférence de donateurs pour répondre aux besoins humanitaires de la population de Gaza, où la situation demeure tragique. Un million de personnes vivent sans électricité, 750.000 sont sans eau et où les hôpitaux fonctionnent grâce à des générateurs de secours, selon l’ONU.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/0101311459-heure-par-heure...

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n°418 - Dossier de Palestine- 12-01 -Fin - Gaza, le droit, la « disproportion » et les « barbares »


n°418 - Dossier de Palestine-  12-01   -Fin - Gaza, le droit, la « disproportion » et les « barbares »



                    Dossier de Palestine      

  N°418                                                                                                                  12-01


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3-6 Comaguer : Mascarade à L’Onu.

3-7 Gilad Atzmon : Vivre en en sursis sur une terre volée.

3-7 Portrait d'une criminelle de guerre.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1  Alain Gresh : Gaza, le droit, la « disproportion » et les « barbares »


 

3-6 Comaguer : Mascarade à L’Onu.

Après avoir, comme ils l’ont fait avec obstination depuis 60 ans, donné raison, en bloquant toutes les résolutions du Conseil de Sécurité,  à l’agresseur qu’ils arment, financent, et encouragent, les Etats-Unis  se ravisent et laissent passer la résolution appelant à un cesser le feu à Gaza (Palestine) en s’abstenant lors du vote

Cette résolution, qui ne condamne pas Israël, a une signification politique claire : l’opération « PLOMB DURCI » condamnée dans le monde entier, même si les gouvernements impérialistes et les médias à leurs ordres feignent de l’ignorer, est un échec : la résistance palestinienne tient, dans des conditions extraordinairement difficiles, le choc, elle n’a pas été annihilée.

Non, Les  Etats-Unis   et leurs alliés  n’ont pas changé de politique. Ils  veulent   « SAUVER LE SOLDAT SIONISTE » qui est dans une passe difficile et abreuvent les médias d’un discours humanitaire hypocrite.

Les diplomates, Kouchner en tête (la France préside le Conseil de Sécurité), qui ont « arraché » l’abstention US ont été ridiculisés dans l’heure par OLMERT qui a déclaré que son gouvernement continuerait son horrible besogne (Ces diplomates ont-ils réagi ? Israel sera-t-il exclu de l’ONU pour insulte à l’Organisation ?) 

En laissant le carnage sioniste se poursuivre sans sanctionner lourdement le gouvernement israélien, le Conseil de Sécurité de l’ONU  laisse un tueur  fou surarmé en liberté en le montrant du doigt, de loin.

 Le jour même où le Conseil de Sécurité délibérait sur le « cesser le feu» à Gaza, à Washington, le Sénat, élu en Novembre, votait à l’unanimité une résolution très claire sur la position des Etats-Unis : 

 « Reconnaissant le droit d’Israel à se défendre contre les attaques depuis Gaza et réaffirmant le soutien vigoureux des Etats-Unis à Israel dans sa bataille contre le Hamas et soutenant le processus de paix israélo-palestinien » [...]

Le sénat encourage le Président à s’employer à soutenir un cesser le feu durable  à Gaza pour empêcher le Hamas de préserver et de reconstruire ses possibilités de lancer des roquettes contre Israël... » 

Le message a été reçu cinq sur cinq à Tel-Aviv : « on peut y aller !  Obama est cadré !» 

L’armée israélienne va donc continuer à recevoir du carburant, des munitions, des obus à l’uranium appauvri, des obus au phosphore, des bombes à fragmentation,  des informations de l’appareil militaire de l’OTAN qui surveille à petite distance, tout prés des côtes palestiniennes, les combats et  le budget militaire israélien va continuer à être alimenté  par les dollars Us.  

Sous blocus, les combattants palestiniens  se battent avec les moyens du bord : ils n’ont pas de véhicules, pas d’armes antichars,  pas de missiles pour abattre les hélicoptères Apache et les F 16.

Ils sont un point de résistance,  et le peuple palestinien avec eux, à l’impérialisme en difficulté.

 12-01

http://socio13.wordpress.com/2009/01/12/mascarade-a-lonu-2/

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