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07/01/2009

n°415 - Les Dossiers ‘Médias et Manipulation de l’opinion’ de Palestine - 05-01- Fin - : Stuart Littlewood : La machine à mentir d’Israël travaille d’arrache-pied.


n°415 - Les  Dossiers  ‘Médias et Manipulation de l’opinion’  de  Palestine - 05-01- Fin  - : Stuart Littlewood : La machine à mentir d’Israël travaille d’arrache-pied.



Les  Dossiers  ‘Médias et Manipulation de l’opinion’  de  Palestine 

415- Par C.De Broeder & M.Lemaire


Sommaire

3 Dossier

3-1 Génocide à L'Uranium Appauvri à Gaza Grâce Aux GBU 39 Fournies Par Les USA.

3-2 Tomana HIBAKUSHA : Le Four Crématoire, Tout en Un.

3-3 Tom Segev : L’erreur fondamentale de vouloir donner une leçon au Hamas.

3-4 Allain Jules : Gaza : l’étourdissant silence de Barack Hussein Obama !

3-5 Israël N'A Rien Appris, Va-T-il Commettre La Même Erreur Avec Le Hamas Que Celle Faite Avec le Hezbollah ?



3 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Génocide à L'Uranium Appauvri à Gaza Grâce Aux GBU 39 Fournies Par Les USA.

Les SS - Soldats Sionistes- massacrent les palestiniens de Gaza et empoisonnent les survivants à l'Uranium Appauvri.

La presse israélienne s'est vantée ce matin des exploits technologiques de son armée de l'air qui utilise des Smart Bombs GBU 39 à l'Uranium Appauvri pour bombarder leurs cibles dans la Bande de Gaza, un territoire de 360Km2 d'une densité de population de 3823h au Km2.
Ces GBU 39, dites Smart Bombs( Bombes Intelligentes) sont de petites bombes, bon marché, développées par l'industrie militaire américaine pour frapper des cibles en profondeur du type bunkers. Le congrés américain a donné son accord en Septembre pour la fourniture de 1000 de ces bombes à l'armée israélienne, et la première livraison a eu lieu début Décembre. Ces GBU 39 ont été utilisées samedi contre des cibles souterraines et dimanche pour détruire des tunnels sur la frontière égyptienne. Ces GBU 39 sont réputées être trés précises, pèsent
113 Kg, avec une charge explosive de 22,7Kg et ont les mêmes capacités de pénétration que les bombes de 900 Kg. Leur petite taille, permet d'augmenter le nombre de bombes transportées par les avions de combat F15 ou F16 et par conséquent le nombre de cibles visées ce qui explique la violence des attaques de samedi principalement sur la ville de Gaza surpeuplée. Le dard de ces bombes est à l'Uranium Appauvri, UA 238, multipliant sa force de pénétration, elles peuvent être utilisées par mauvais temps et ont une portée de 110Km.
l'UA est un redoutable poison chimique et radiologique qui brûle aisément à l’impact et se réduit à 90% en particules radioactives extrêmement petites (particules nanométriques de quelques milliardièmes de mètre) qui échappent à tout type de masque à gaz. Ces combustions répétées d’uranium voyagent avec les mouvements d'air contaminant l’atmosphère et pénétrant dans les organismes via la respiration. Donc presque tout l’uranium dont se servent les aviateurs se retrouve en quasi totalité sous forme « de gaz métallique radioactif invisible dans la biosphère » que les populations respirent.
Ce n’est pas difficile d’imaginer les conséquences catastrophiques que de tels bombardements avec des bombes GBU 39 à l’UA auront sur la population de Gaza : cancers, malformations congénitales, maladies du système immunitaire... et ce d'autant plus que la population souffre de malnutrition chronique et de manque de soins à cause du blocus israélien. Les conséquences de l'utilisation de bombes à l'UA en Afghanistan et en Irak sont trés bien documentées, notamment par des photos insoutenables de nouveaux nés malformés. En larguant des bombes GBU 39 à l'UA sur des zones densément peuplées de Gaza, Israël procède à un «nettoyage ethnique» lent de la population palestinienne qui sera automatiquement contaminée, et à une destruction de l'environnement. Le gouvernement sioniste de Tel Aviv n’a pas de chambres à gaz, pas de gaz Zyklon, il a des Bombes «Intelligentes» pour exterminer le peuple palestinien, un véritable crime contre l'humanité. Les armements à l'UA sont illégaux voir explication en pièce jointe.

 http://www.alterinfo.net/Genocide-a-L-Uranium-Appauvri-a-Gaza-Grace-Aux-GBU-39-Fournies-Par-Les-USA_a27835.html?PHPSESSID=ca7aa747d94724d4af805238bf6f8654


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06/01/2009

n°414 - Dossier de Palestine - 04-01 -Début- De l'uranium appauvri trouvé sur les victimes de Gaza & Israël est accusé d'avoir utiliser des obus de phosphore.

 


n°414 - Dossier de Palestine - 04-01 -Début-  De l'uranium appauvri trouvé sur les victimes de Gaza & Israël est accusé d'avoir utiliser des obus de phosphore.



Dossier de Palestine

N°414                                         04-01

                                 C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire

Tiré à part

Heure par heure : Gaza

Israël est accusé d'avoir utilisé des obus de phosphore.

Suite 1

De l'uranium appauvri trouvé sur les victimes de Gaza 1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Mona Chollet : Construire l’ennemi - Des « barbares » bombardés à Gaza.

1-2 A rare report on American network TV, CBS, showing the truth uncensored ...

Suite 2

3 Dossier

3-1 l’Etat d’Israël est construit sur la spoliation et la négation du peuple palestinien.
3-2 Amira Hass : C’est comme ça que nous les aimons…
4 Courrier des lecteurs &
trouvé sur le net & témoignage

4-1 La vie continue tant bien que mal à Gaza, dans la peur.

4-2 « Je suis tellement désespérée »…

4-3 A cause du blocus, les interventions chirurgicales se font sans anesthésie et sans gants.

4-4 Le Hamas s’efforce d'empêcher l’effondrement des institutions civiles dans la Bande de Gaza.

4-5  « Solidarité et unité nationale » au Liban face à l’agression israélienne.

4-5 Eilat Maoz et Fadi Shabita : La guerre sert de prétexte pour écraser les Arabes en Israël.

–Fin- 

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 Gilles Devers : Qu'est-ce qu'un crime de guerre ?

5-2 Gaza, cauchemar d'Israël depuis plus d'un demi-siècle.

5-3 Zvi Ben-Dor : Allez au diable, Amos Oz.

5-4 Analyse de : Les chars et les soldats israéliens "affrontent" le Hamas à Gaza

6 Annexe

6-1 Internet, l'autre zone de guerre. 

6-2 Gaza a été formée à l’école de Hussein au Liban-Sud, révèle le Hezbollah.

6-2 Le Hezbollah : campagne contre les régimes arabes, accusés de « complicité » avec Israël.


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n°414 - Dossier de Palestine - 04-01 –Suite 1- De l'uranium appauvri trouvé sur les victimes de Gaza & Israël est accusé d'avoir utiliser des obus de phosphore.


n°414 - Dossier de Palestine - 04-01 –Suite 1-  De l'uranium appauvri trouvé sur les victimes de Gaza & Israël est accusé d'avoir utiliser des obus de phosphore.



Dossier de Palestine



Sommaire (Suite)

De l'uranium appauvri trouvé sur les victimes de Gaza 1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Mona Chollet : Construire l’ennemi - Des « barbares » bombardés à Gaza.

1-2 A rare report on American network TV, CBS, showing the truth uncensored ...



De l'uranium appauvri trouvé sur les victimes de Gaza.

La video est en anglais...
Par Press TV
5 janvier 2009

Des médecins ont dit à Press TV qu'ils avaient trouvé des traces d'uranium appauvri sur quelques habitants de Gaza blessés lors de l'offensive terrestre sur
la Bande.
De
s médecins norvégiens ont dit au correspondant de Press TV Akram al-Sattari que certaines des victimes qui ont été blessées depuis qu'Israël a commencé ses attaques sur la Bande de Gaza le 27 décembre portent des traces d'uranium appauvri dans leurs corps.
Le rapport est publié alors que les tanks israéliens et les troupes avancent rapidement à travers la frontière dans Gaza la nuit de samedi, débutant une opération terrestre après huit jours d'attaques intensives par les forces israéliennes aériennes et navales sur la région appauvrie.
Le ministre de la défense israélien Ehud Barak a averti dimanche que la vaste offensive terrestre sur
la Bande de Gaza serait « pleine de surprises ».
On s'attend à ce qu'une offensive terrestre dans Gaza surpeuplée augmente dramatiquement le nombre de décès dans la population civile.
Les derniers assauts ont porté le nombre de palestiniens tués à plus de 488 avec 2790 autres blessés. L'ONU dit qu'environ 25% des victimes sont des morts civils-incluant au moins 34 enfants.
Selon les officiels de l'armée israélienne, au moins 30 de ses soldats ont été blessés depuis le début de la campagne terrestre.
Adriana Evangelizt

http://palestine.over-blog.net/article-26459244.html
Sources
ISM



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n°414 - Dossier de Palestine - 04-01 –Suite 2- De l'uranium appauvri trouvé sur les victimes de Gaza & Israël est accusé d'avoir utiliser des obus de phosphore.

n°414 - Dossier de Palestine - 04-01 –Suite 2-  De l'uranium appauvri trouvé sur les victimes de Gaza & Israël est accusé d'avoir utiliser des obus de phosphore.



Dossier de Palestine



Sommaire (Suite 2)

3 Dossier

3-1 l’Etat d’Israël est construit sur la spoliation et la négation du peuple palestinien.
3-2 Amira Hass : C’est comme ça que nous les aimons…
4 Courrier des lecteurs &
trouvé sur le net & témoignage

4-1 La vie continue tant bien que mal à Gaza, dans la peur.

4-2 « Je suis tellement désespérée »…

4-3 A cause du blocus, les interventions chirurgicales se font sans anesthésie et sans gants.

4-4 Le Hamas s’efforce d'empêcher l’effondrement des institutions civiles dans la Bande de Gaza.

4



3 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 l’Etat d’Israël est construit sur la spoliation et la négation du peuple palestinien.

En Février, les israéliens voteront pour élire un nouveau gouvernement

Leur choix sera déterminé par la question palestinienne qui, depuis sa fondation, hante l’Etat d’Israel construit sur la spoliation et la négation du peuple palestinien.

Ils auront à choisir entre le LIKOUD parti qui appelle ouvertement à l’élimination ou à la déportation de masse de palestiniens et le Kadima, parti fondé par Ariel Sharon et aujourd’hui au pouvoir. Ce parti miné par la corruption et marqué par la défaite militaire de Juillet 2006 contre le Hezbollah a besoin pour assurer son succès électoral d’une victoire militaire

Cette victoire il cherche à l’obtenir sur la victime expiatoire permanente du régime sioniste : le peuple palestinien et les dirigeants politiques qu’il a librement choisis.

Ce qu’il cherche aujourd’hui à Gaza dans une escalade de l’horreur, en affamant et en bombardant  1 500 000 palestiniens qu’il a préalablement enfermés  dans la plus grande prison du monde, c’est la destruction de la résistance palestinienne.

Cette politique guerrière, raciste et inhumaine ne peut se poursuivre qu’avec le soutien éhonté des dirigeants politiques occidentaux : celui constant des Etats-Unis et qu’OBAMA  s’est déjà engagé à poursuivre, celui appuyé de la France Sarkozienne devenue en moins de deux ans l’agent international le plus actif d’un sionisme outrancier, celui  de la plupart des pays d’Europe et de leur Union.

Elle ne peut se poursuivre que grâce à un matraquage médiatique permanent et virulent qui tente de faire passer la victime palestinienne pour l’agresseur. L’agresseur c’est depuis 60 ans Israel  qui possède, au mépris de toutes les conventions internationales, des armes de destruction massive et consacre 9% de son PIB (un des chiffres les plus élevés du monde)  à la guerre.

Sans ce soutien éhonté, sans cette insupportable propagande, une démocratie qui offre à ses électeurs le choix entre deux équipes d’assassins et de criminels de guerre pour la diriger aurait déjà fait faillite, un régime fondé sur la destruction d’un peuple innocent des malheurs du peuple juif  aurait disparu.  Il est déjà  moralement condamné.

Pour que cette condamnation devienne effective et pour la survie du peuple palestinien nous exigeons des gouvernements occidentaux, à commencer par l’actuel gouvernement de la  France tous d’habitude si prompts à sanctionner diplomatiquement, économiquement, financièrement et en dernier ressort militairement les régimes qui leur résistent,  qu’ils cessent,  par tous les moyens qui sont à leur disposition

, de soutenir l’Etat sioniste et sa politique. Privé de ce soutien le régime sioniste ne survivrait que quelques semaines.

Ces gouvernements, imités servilement par des régimes arabes sans honneur, sont collectivement complices des crimes commis contre le peuple palestinien et nous n’aurons de cesse de les dénoncer.

05-01

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7750


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n°414 - Dossier de Palestine - 04-01 –Fin- De l'uranium appauvri trouvé sur les victimes de Gaza & Israël est accusé d'avoir utiliser des obus de phosphore.



n°414 - Dossier de Palestine - 04-01 –Fin-  De l'uranium appauvri trouvé sur les victimes de Gaza & Israël est accusé d'avoir utiliser des obus de phosphore.



Dossier de Palestine



Sommaire

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 Gilles Devers : Qu'est-ce qu'un crime de guerre ?

5-2 Gaza, cauchemar d'Israël depuis plus d'un demi-siècle.

5-3 Zvi Ben-Dor : Allez au diable, Amos Oz.

5-4 Analyse de : Les chars et les soldats israéliens "affrontent" le Hamas à Gaza

6 Annexe

6-1 Internet, l'autre zone de guerre. 

6-2 Gaza a été formée à l’école de Hussein au Liban-Sud, révèle le Hezbollah.

6-2 Le Hezbollah : campagne contre les régimes arabes, accusés de « complicité » avec Israël.



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5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

5-1 Gilles Devers : Qu'est-ce qu'un crime de guerre ?

C’est le statut du tribunal de Nuremberg qui le premier a posé la définition du crime de guerre.

En droit de la guerre, la césure reste l’Allemagne nazie.

Les conventions internationales qui traitaient de la guerre, datées de 1899 et de 1907, concernaient essentiellement les soldats, et de manière indirecte les populations civiles. Avec les nazis, l’ordre des choses s’est inversé : la mort des civils est une réalité, et un but de la guerre. 

D’où une première réaction, avec l’article 6 du statut du Tribunal de Nuremberg de 1945.

Le crime de  guerre est défini comme une violation grave des lois et coutumes de la guerre commise durant un conflit armé. L’article liste : « Assassinat, mauvais traitements ou déportation pour des travaux forcés, ou pour tout autre but, des populations civiles dans les territoires occupés, assassinat ou mauvais traitements des prisonniers de guerre ou des personnes en mer, exécution des otages, pillages de biens publics ou privés, destruction sans motif des villes et des villages, ou dévastation que ne justifient pas les exigences militaires. » 

S’est imposée ensuite la volonté de pérenniser cet acquis, et ce fut l’œuvre des conventions de Genève, dont la 4°, relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, conclue le 12 août 1949 et ratifiée à ce jour par 194 Etats dont Israël. La convention reprend la référence aux violations graves du droit de la guerre, et les liste en son article 147 : « L'homicide intentionnel, la torture ou les traitements inhumains, y compris les expériences biologiques, le fait de causer intentionnellement de grandes souffrances ou de porter des atteintes graves à l'intégrité physique ou à la santé, la déportation ou le transfert illégaux, la détention illégale, le fait de contraindre une personne protégée à servir dans les forces armées de la Puissance ennemie, ou celui de la priver de son droit d'être jugée régulièrement et impartialement selon les prescriptions de la présente Convention, la prise d'otages, la destruction et l'appropriation de biens non justifiées par des nécessités militaires et exécutées sur une grande échelle de façon illicite et arbitraire. »

Et l’article 146 précise que les Etats signataires « s'engagent à prendre toute mesure législative nécessaire pour fixer les sanctions pénales adéquates à appliquer aux personnes ayant commis, ou donné l'ordre de commettre, l'une ou l'autre des infractions graves à la présente Convention ». Les Etats signataires acceptent l'obligation de « rechercher les personnes prévenues d'avoir commis, ou d'avoir ordonné de commettre, l'une ou l'autre de ces infractions graves, et elle devra les déférer à ses propres tribunaux, quelle que soit leur nationalité. » Et oui, la responsabilité est personnelle, et les Etats doivent poursuivre les personnes responsables de crimes de guerre dépendant de leur autorité.

Alors, chacun peut avoir l’analyse qu’il veut des évènements de Gaza, dans leurs implications militaires, diplomatiques, et de politique interne. Ce n’est pas mon propos.  

En revanche, il y a des réalités objectives qui sont sous nos yeux. Je précise que si Israël contrôle les images, la chaîne Al Jazzera diffuse toute l’information suffisante pour dire l’évidence : Israël commet ces jours-ci des crimes de guerre à Gaza.

Et il y a récidive. La convention de 1949 sanctionne également à l’article 49 la construction de colonies dans des terres occupées, et à l’article 53 la destruction de propriétés en l’absence d’impératifs militaires. L’installation des colonies et l’édification du mur en territoire palestinien sont ainsi contraires à la convention, comme la Cour internationale de Justice l’a affirmé dans un avis du 9 juillet 2004. Et le massacre de Sabra et Chatila en septembre 1982 – pour ne citer que lui - n’a encore jamais été jugé.

Alors j’entends déjà : mais c’est le Hamas qui a commencé ! et que faites-vous des tirs de roquettes sur  Sderot ! et Condoleezza Rice qui impute la responsabilité au Hamas ! et Mahmoud Abbas qui déplore la rupture de la trêve ! et les forces de tous les dangers qui soutiennent ce Hamas ! et ce Hamas qui divise le monde arabe…

Ce n’est pas le problème. Israël n’a pas le droit de fouler au pied la convention qu’il a signée. Convention qui, pour que les choses soient bien claires, indique qu’elle est rédigée pour les temps de guerre, et que les règles fixées ne peuvent être remises en cause pour des motifs de sécurité.

L’armée d’Israël est forte, mais elle viole le droit international. Auteur de crimes de guerre, le gouvernement d’Israël, conduit par un homme destitué pour cause de corruption, en sursis car les forces politiques sont dans l’incapacité de former une coalition majoritaire, s’enfoncent dans la violence sans être capable d’offrir la moindre solution diplomatique. 

Gilles Devers

Actualités du droit, 30.12.2008

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2008/12/30/israel-et-les-crimes-de-guerre.html


5-2 Gaza, cauchemar d'Israël depuis plus d'un demi-siècle.

Ndlr :La publication de l'article signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information 

David Ben Gourion a craint de l'envahir en 1948. Un autre Premier ministre d'Israël, Yitzhak Rabin, a suggéré de la faire "couler dans la mer". Depuis plus d'un demi-siècle, pour les Israéliens qui viennent d'y reprendre pied, la bande de Gaza est un cauchemar.
Au point que lorsque des Israéliens profèrent à quiconque d'aller "au diable", en hébreu cela donne "lekh le-Azza!", "va à Gaza!".
Sur le terrain,
tous les ingrédients sont là pour rendre invivable ce territoire minuscule de 362 km carrés, où s'entassent dans la misère 1,5 million d'âmes, en majorité descendants des réfugiés de 1948 et 1967.
Prise en étau entre Israël et l'Egypte, coincée entre la mer et le désert, ce n'était qu'une question de temps avant que la bande de Gaza, avec l'afflux des réfugiés fuyant l'Etat d'Israël naissant, ne devienne une poudrière.
Ben Gourion, qui s'est refusé à conquérir Gaza durant la première guerre israélo-arabe, lancera même l'idée
de "transférer le contrôle de la bande de Gaza de l'Egypte à la Jordanie". Ce plan fera long feu. En revanche, c'est à Gaza que naîtra, en 1948, un "Etat palestinien", proclamé par le grand mufti de Jérusalem Hadj Amine el-Husseini, qui ne survivra pas.
"Très vite, durant ces années,
le fossé social et économique entre les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza s'est creusé car les Egyptiens limitaient les mouvements hors de Gaza", explique à l'AFP un expert du conflit, Dany Rubinstein. La misère et le confinement aidant, c'est là aussi que grandira, dans le courant des années 1950, le mouvement national palestinien.

Encouragés par Gamal Abdel Nasser, futur président égyptien, dès 1954, les premiers commandos de "feddayines" opèrent contre le sud d'Israël, tuant des civils. Israël réplique par de sanglantes opérations. Le cycle de la violence est enclenché.
Durant la campagne de Suez (1956),
avec la bénédiction de la France et de la Grande-Bretagne, Israël envahit pour la première fois la bande de Gaza. Les Palestiniens vivent pendant trois mois, sous administration militaire israélienne. Ils la subiront à nouveau en 1967, pendant près de 40 ans.
Entretemps, début 1957, Israël est forcé de se retirer du territoire, laissant le terrain à l'embryonnaire Organisation de Libération de
la Palestine (OLP) qui sera plus tard dirigée par Yasser Arafat. "La vraie révolution pour les habitants de Gaza va éclater en 1967. C'est le début de l'occupation israélienne. Mais, pour les Palestiniens, c'est aussi la possibilité inédite de venir travailler en Israël", rappelle Dany Rubinstein.

La bande de Gaza est reliée à un réseau électrique. L'eau courante est accessible et chaque matin, pendant un quart de siècle, près de 100.000 Palestiniens vont travailler en Israël bravant des mises en garde musclées des mouvements nationalistes. En dépit des progrès économiques, la résistance à l'occupant grandit. En 1970 et 1971, le commandant de la région militaire sud d'Israël, un certain général Ariel Sharon, frappe sans merci, envoyant des commandos "nettoyer les nids de terroristes" dans les camps de réfugiés.

Le calme revenu, les Israéliens affluent à Gaza, y font leur marché, flânent sur le front de mer, apprennent à conduire dans des auto-écoles à bon marché.
"Le seul qui ne voudra pas se séparer de Gaza, c'est le Premier ministre Menahem Begin (1977-83) qui ne percevra pas que la question des réfugiés va être le cauchemar d'Israël, refusant de la rétrocéder à l'Egypte, en vue d'y créer de nouvelles colonies", relève le chercheur Akiva Eldar. La première intifada éclate en décembre 1987 dans le camp de réfugiés de Jabaliya. Les accords d'Oslo (1993) et le retour de Yasser Arafat à Gaza en 1994 marquent le début du divorce, qui va culminer durant l'été 2005.
Ariel Sharon, devenu Premier ministre, procèdera alors de façon unilatérale à l'évacuation de l'armée et des 8.000 colons installés par les gouvernements israéliens successifs depuis 1967. Un mois après le déclenchement de la deuxième intifada, en septembre 2000, les tirs de roquettes de la bande de Gaza commencent. En juin 2007, le Hamas, par un coup de force, contraindra le Président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à renoncer à son pouvoir à Gaza, ouvrant la porte à une confrontation directe avec Israël.
Sources :  La Dépèche
Posté par Adriana Evangelizt

04-01

http://palestine.over-blog.net/article-26401780.html


5-3 Zvi Ben-Dor : Allez au diable, Amos Oz.

Allez au diable, Amos Oz. Allez-y maintenant, et vite. Il vaut mieux que vous restiez en Allemagne afin d’économiser le temps et l’argent du trajet en avion pour le prochain prix.

Quel sera le prochain prix, Amos Oz ? Le Prix Schiller ? Le Prix Lessing ?

Vous avez déjà reçu le « Prix Corine pour l’œuvre d’une vie », en Allemagne, et le Prix Goethe, vous l’avez obtenu voilà près de trois ans déjà. Et maintenant le Prix Heine. Il reste encore quelques grands esprits de la culture allemande dont le nom est sûrement associé à l’un ou l’autre prix pour lequel votre nom est déjà inscrit. Restez en Allemagne, Amos Oz. Pour que vous n’attrapiez pas le tournis au milieu des allers et retours en avion, entre la cérémonie Goethe et celle du Prix Dan David, entre Dan David et Heine, entre la Légion d’Honneur française et le Prix norvégien « de la Liberté d’Expression », entre la « Médaille internationale de la Tolérance » et les trois cent mille dollars – juste comme ça, en passant – du royaume espagnol. Restez en Allemagne, Amos Oz : Stockholm n’est pas loin. Vraiment pas. Allez, allez au diable.

A la vérité, j’avais pensé que vous rafraîchiriez quelque peu vos plaidoiries rabâchées. Ces plaidoiries contre les « extrémistes des deux camps » dont était parsemé votre discours lors de la cérémonie de réception du Prix Goethe. Et en plus, je m’étais dit que, comme écrivain, vous auriez eu honte de vous plagier vous-même, mais non. Le seul changement, c’est qu’à l’époque, il y a deux ans et demi, chez Goethe, vous aviez parlé de la « honte des extrémistes » et qu’aujourd’hui, chez Heine, vous avez parlé de la honte des « fanatiques ». « Des deux camps », bien sûr. Les Allemands ont, évidemment, beaucoup aimé, sans se rendre compte que vous vous moquiez d’eux et du monde entier. Ils aiment vraiment bien parler, là-bas, de la honte des extrémistes, surtout s’ils sont des deux camps. N’étaient ces fanatiques, vous manqueriez quasiment de tout aujourd’hui. Du moins, vous manquerait-il des prix. Heureusement qu’ils sont là, les fanatiques. Et comme il est bon de les avoir, et toujours toujours « des deux camps ». Parce que s’ils n’étaient pas « des deux camps », vous ne pourriez pas vous en laver les mains sans arrêt comme le Ponce Pilate du camp sacré du Centre, le « Centre raisonnable » dont l’uniforme n’est taché d’aucune goutte de sang, ni d’un camp ni de l’autre. Dont le front n’a jamais été couvert de la sueur de celui qui commet des injustices. Dont le visage n’a jamais été déformé ni par la fureur ni par le désespoir.

 

Qui sont ces fameux fanatiques et extrémistes des deux camps dont vous vous parlez tout le temps, Oz ? S’agit-il des colons ? Mais, il y a à peine sept ans, vous avez ratifié, au titre de « grand rabbin de la Gauche [ashkénaze – le rabbin mizrahi étant A. B. Yehoshoua] », comme vous avait alors appelé Anath Gouv, le honteux document appelé « Convention de Tibériade » [en 2001 - ndt], rédigé par les dirigeants de votre chapelle et les leaders des colons. Qui sont ces fanatiques que vous montriez du doigt, du haut de la tribune de Düsseldorf, Amos Oz ? S’agit-il des gens de Bet Shemesh : les religieux, les mizrahim, électeurs du Likoud ? Les Michel Sommo ? Les sympathisants du Bétar de Jérusalem ? Qui sont ces fanatiques, Oz ?

 

Peut-être s’agit-il en fait de vos amis d’hier et d’aujourd’hui : Shimon Peres, le père des colonies, qui se rehausse à travers vous depuis bien des années, qui vous a jadis voulu à la tête du parti Travailliste, qui vous expédiait des discours à réviser. Peut-être est-ce lui le fanatique ? Peut-être est-ce Ehoud Barak le kiboutznik, celui qui a « fait tomber le masque du visage des Palestiniens », peut-être Yael Tamir, parmi les dirigeants de « la Paix Maintenant », qui en est venue à s’asseoir avec Israël Harel et Effi Eitam, au bord du lac de Tibériade, il y a de cela quelques années [2001] et quelques fleuves de sang. Peut-être, au fond, les fanatiques sont-ils les membres du kibboutz d’Amos Oz. Peut-être le fanatique est-il Pinhas Lavon qui envoya de jeunes Juifs égyptiens tuer et se faire tuer, et mettre ainsi en péril une communauté entière ([i][i][1]). Peut-être le fanatique est-il Ron Houldai [maire travailliste de Tel Aviv - ndt] qui a déclaré que « des homosexuels qui s’embrassent [le] dégoûtait comme des blattes », qui a harcelé puis liquidé l’école humaniste mizrahie « Kedma » à Tel Aviv, qui a introduit l’esprit du militarisme dans les écoles de Tel Aviv et sous la direction de qui, dans l’école secondaire de Herzliya, une sélection a été opérée entre étudiants mizrahim et ashkénazes de 12e. Peut-être est-ce lui, qui est membre de votre famille adoptive, le fanatique ? Peut-être s’agit-il des membres des kibboutzim d’aujourd’hui, qui sont installés sur des ruines palestiniennes et dans des territoires occupés et dont les pères sont responsables de la destruction de nombreux villages et du bannissement de leurs habitants palestiniens, il y a soixante ans. Peut-être sont-ce eux, les fanatiques ? De nombreux liens vous unissent aux fanatiques (à l’exception des mizrahim) en Israël : liens historiques, culturels, institutionnels, personnels, familiaux. Comment faites-vous pour vous débarrasser d’eux avec tant de légèreté ? Qui sont les naïfs qui, prix après prix, cérémonie après cérémonie, gobent cette inanité ? Peut-être est-ce vous le fanatique ? Un fanatique anti-fanatique.

 

Et qui sont les fanatiques de l’autre côté, Amos Oz ? La population de Gaza plongée dans la tourmente, soumise à un blocus depuis un an ou deux déjà ? Ou ces habitants d’Hébron enfermés dans des cages ? Ces femmes de Cisjordanie qui accouchent ou font des fausses couches aux checkpoints ? Ces habitants de Bil’in qui luttent littéralement pour l’air qu’ils pourront encore respirer ? Ce sont peut-être eux les fanatiques ? A moins qu’il ne s’agisse de la direction palestinienne, défaite et vacillante, qui s’obstine pourtant encore sur deux pourcents de la brebis du pauvre que lui a laissée le gouvernement d’Israël. Ce sont eux qui refusent aujourd’hui de signer au bas d’un accord, pas le Hamas. Peut-être sont-ce eux les fanatiques ?

 

« Si nous parvenions à maîtriser les fanatiques des deux camps, qui alimentent le conflit au Proche-Orient, nous nous retrouverions engagés dans la résolution d’un différend portant sur des biens fonciers et non pas dans une guerre sainte », avez-vous déclaré du haut de la tribune de Düsseldorf ([ii][ii][2]). Comment « maîtriserons-nous les fanatiques », cela vous ne l’avez pas dit. La semaine dernière, Yossi Sarid a déjà fait allusion – une allusion extrêmement ténue, certes – à la possibilité d’une guerre civile. Mais pas vous. En fait, peut-être ferons-nous, une fois encore, une « Convention de Tibériade » ? « Heine nous a appris que l’humour et l’ironie étaient les meilleurs remèdes contre l’extrémisme et l’étroitesse d’esprit », avez-vous dit. Il se peut que ce soit une bonne idée. Au lieu de hurler et de suer sang et eau sur l’injustice interminable, sur les grandes souffrances, nous raconterons des blagues aux Palestiniens et leur ferons des clins d’œil. Quelle sagesse ! Quelle simplicité ! Peut-être qu’en l’honneur de la réception du Prix Lessing, on réécrira « Nathan le Sage » en l’intitulant « Amos le Sage ». Allez savoir. En fait, non : allez au diable.

 

En même temps, Amos le Sage, vous avez adressé aux Allemands un discours sur ce qui vous lie à Heine, « notre » Heine : celui des laïcs, des vrais sionistes qui ne sont pas fanatiques, car ce sont eux les progressistes éclairés. Eux qui ne sont jamais complices et dont la main est toujours tendue vers la paix. Eux qui ont conduit l’Etat et le peuple juif à l’époque de votre romain « Mon Michaël » et qui sont partis se mettre au frais à l’étranger au moment où Michel Sommo arrivait et saisissait une part de leur héritage. « Heine était un Juif laïc », avez-vous dit, « et je suis, moi aussi, un Juif laïc ». Mais c’est bien sûr. Tout est la faute de la religion et des religieux. Ce qui est intéressant, c’est que vous n’ayez pas rappelé que Heine avait reçu le baptême chrétien. « Juif laïc », cela sonne mieux. Peut-être est-il bon de savoir que ce Juif laïc est l’auteur de cette phrase fameuse selon laquelle « là où l’on brûle des livres, on finit par brûler aussi des gens » ([iii][iii][3]) et qui apparaît dans une pièce de théâtre ayant pour thème la conquête de Grenade par des fanatiques chrétiens qui brûlent le Coran (Almansor, 1820).

 

Je ne sais pas si vous savez que tel en est le contexte, mais je suis à peu près sûr que vous n’auriez pas évoqué ce point devant une communauté chrétienne engagée, depuis trois décennies déjà, dans « l’autodéfense » face à l’Islam présent chez elle. Ça, non. Il vaut mieux parler de Heine, le « proto-sioniste » qui, selon vos dires, « voyait dans le Judaïsme une culture et un peuple » et qui « croyait qu’un peuple moderne pouvait et même devait transcender la mystique de la théologie ancienne ». Peu importe qu’en paroles, vous ayez fait de tout porteur de phylactères un sorcier. Peu importe que, sans y prendre garde, vous ayez aussi joué de ce filon qui se figure les Juifs comme autant de prêtres assoiffés de sang criant – comme des fanatiques – à Ponce Pilate « crucifie, crucifie ». Ce qui est vraiment choquant, c’est que vous ayez oublié d’expliquer à l’auditoire que ceux qui ont transformé « la théologie ancienne » en une théologie politique moderne nationale-colonialiste, ce sont des Juifs laïcs sionistes comme vous. Et peut-être aussi comme Heine. Bien que quelque chose me dérange à l’idée d’envisager comme ça le bonhomme, le Heine d’ « Almansor ».

 

Le Heine d’ « Almansor », le Juif qui a reçu le baptême chrétien, c’est précisément à partir du statut juif paradoxal de l’Europe des Lumières qu’il a vu le livre musulman brûlé. Il s’est identifié justement avec la dernière communauté musulmane d’Europe, écrasée et massacrée à l’arrivée des conquérants chrétiens. Les voyez-vous, eux et leur Livre, de cette manière-là, Amos Oz ? Reviendrez-vous de Düsseldorf en Israël comme le « Amos Oz d’Almansor » ? Celui qui appelle le gouvernement à enlever la tache des checkpoints et du Mur. Celui qui, de vendredi en vendredi, prend la tête du cortège qui se rend au Mur à Bil’in – face aux fumigènes et aux balles en caoutchouc – comme il sied à quelqu'un qui, plus que tout autre Israélien, a reçu des prix ayant la paix, la compassion et les droits de l’homme pour objet. Appellerez-vous les membres des kibboutzim à battre leur coulpe sur le chemin de la réconciliation entre les peuples ? Heine a critiqué « la théologie ancienne », avez-vous dit. Vous-même, critiquerez-vous la théologie politique contemporaine qui vous a engendré ? Peut-être notre génération verra-t-elle surgir un orfèvre de la langue hébraïque qui créera pour nous une vision binationale en lieu et place du nationalisme mystique séculaire qui nous mène à la catastrophe ? ([iv][iv][4])

Zvi Ben-Dor

16 décembre 2008

www.haokets.org

(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)

________________________________

 

[v][v][1] L’affaire Lavon a trait au scandale lié à une opération secrète, dite "Opération Susannah", lancée par Israël en Egypte durant l’été 1954, et dans laquelle les services de renseignements militaires israéliens avaient déposé des bombes visant des biens égyptiens, américains et britanniques, dans l’espoir d’en faire porter le blâme sur les Frères Musulmans, les Communistes, des mécontents et des nationalistes locaux. Connue sous le nom d’Affaire Navon d’après le nom du Ministre israélien de la Défense qui avait dû démissionner. Israël a reconnu sa responsabilité en 2005, lorsque le Président israélien Moshe Katzav a rendu hommage aux neuf agents juifs égyptiens impliqués dans l’opération.

(d’après la notice de http://en.wikipedia.org/wiki/Lavon_Affair#cite_note-honored-1).

 

[vi][vi][2] Texte du discours (en anglais) sur : http://www.düsseldorf.de/top/thema010/kultur/beitraege/heinepreis08/rede_oz_en.pdf

 

[vii][vii][3] « Dort, wo man Bücher verbrennt, verbrennt man am Ende auch Menschen »

 

[viii][viii][4] Parmi les réactions à ce texte, ces quelques lignes d’Orly Noy :

 

« Zvi, chaque mot est taillé dans la pierre. Simplement, au lieu de l’envoyer au diable, j’aurais envoyé Oz à Gaza. Dans la Bande de Gaza. Qu’il passe quelques jours d’hiver dans Gaza affamé, obscure et morne (un journaliste allemand qui en est revenu il y a quelques jours, m’a raconté comment leur voiture avait heurté un âne, un soir, parce que la Bande de Gaza était plongée dans l’obscurité totale), sans chauffage, sans gaz pour cuisiner, sans moyen de transport, dans Gaza où « l’occupation a pris fin » puisque, par l’effet de notre grande générosité, nous nous en sommes retirés. Et alors, il nous parlera des « extrémistes des deux camps » et il nous parlera de la culture d’un pays qui renvoie chez lui un homme qui a ouvert le feu sur des Palestiniens non armés au motif qu’il aurait « agi pour se défendre ».

Oz, avec son arrogance insupportable, son autosatisfaction repoussante et son racisme chic, est le visage le plus caractéristique de l’Etat d’Israël aujourd’hui. C’est pourquoi il devrait, dorénavant, recevoir automatiquement, chaque année, le Prix Israël. Nul ne le mérite comme lui. »




[i][i][1] L’affaire Lavon a trait au scandale lié à une opération secrète, dite "Opération Susannah", lancée par Israël en Egypte durant l’été 1954, et dans laquelle les services de renseignements militaires israéliens avaient déposé des bombes visant des biens égyptiens, américains et britanniques, dans l’espoir d’en faire porter le blâme sur les Frères Musulmans, les Communistes, des mécontents et des nationalistes locaux. Connue sous le nom d’Affaire Navon d’après le nom du Ministre israélien de la Défense qui avait dû démissionner. Israël a reconnu sa responsabilité en 2005, lorsque le Président israélien Moshe Katzav a rendu hommage aux neuf agents juifs égyptiens impliqués dans l’opération.

(d’après la notice de http://en.wikipedia.org/wiki/Lavon_Affair#cite_note-honored-1).

 

[ii][ii][2] Texte du discours (en anglais) sur : http://www.düsseldorf.de/top/thema010/kultur/beitraege/he...

 

[iii][iii][3] « Dort, wo man Bücher verbrennt, verbrennt man am Ende auch Menschen »

 

[iv][iv][4] Parmi les réactions à ce texte, ces quelques lignes d’Orly Noy :

 

« Zvi, chaque mot est taillé dans la pierre. Simplement, au lieu de l’envoyer au diable, j’aurais envoyé Oz à Gaza. Dans la Bande de Gaza. Qu’il passe quelques jours d’hiver dans Gaza affamé, obscure et morne (un journaliste allemand qui en est revenu il y a quelques jours, m’a raconté comment leur voiture avait heurté un âne, un soir, parce que la Bande de Gaza était plongée dans l’obscurité totale), sans chauffage, sans gaz pour cuisiner, sans moyen de transport, dans Gaza où « l’occupation a pris fin » puisque, par l’effet de notre grande générosité, nous nous en sommes retirés. Et alors, il nous parlera des « extrémistes des deux camps » et il nous parlera de la culture d’un pays qui renvoie chez lui un homme qui a ouvert le feu sur des Palestiniens non armés au motif qu’il aurait « agi pour se défendre ».

 

Oz, avec son arrogance insupportable, son autosatisfaction repoussante et son racisme chic, est le visage le plus caractéristique de l’Etat d’Israël aujourd’hui. C’est pourquoi il devrait, dorénavant, recevoir automatiquement, chaque année, le Prix Israël. Nul ne le mérite comme lui. »


5-4 Analyse de : Les chars et les soldats israéliens "affrontent" le Hamas à Gaza

On notera le titre médiatique, les chars et les soldats israéliens "affrontent" le Hamas. Comme si les occupants avaient en face d'eux un ennemi qui possédait la même puissance destructrice. Comme si les armes étaient égales. Et en oubliant copieusement que le Hamas incarne le mouvement de Résistance d'un Peuple colonisé, opprimé, martyrisé, qui lutte pour récupérer la terre volée par les usurpateurs. Et pendant ce temps, les grands lâches qui font la pluie et le beau temps sont incapables d'arrêter le conflit. Nous avons là le même schéma qu'au Liban en 2006. C'est le Sionisme criminel qui impose sa loi au monde et le tient sous sa férule. Depuis le départ nous répétons que tant que le sionisme Imposteur n'aura pas été éradiqué de la planète, il n'y aura pas de Palestine. Ses idéologues n'en veulent pas. Gaza va devenir la nouvelle Falloudja, ses habitants martyrisés n'ont personne pour les aider. Ils sont seuls face à une communauté internationale prostituée au Sionisme.

C'est un grand jour de deuil pour tous les peuples du monde libre. Si tant est que le monde libre existe. Car où est la Liberté alors que les sionistes sont infiltrés dans toutes les strates de nos états ? Qu'ils musèlent la presse et nos gouvernements ?

Le Sionisme n'est pas une idéologie apportant la liberté à tous les peuples mais un idéal communautaire réservé à une élite nocive et profiteuse qui vit sur le dos de la planète entière et qui n'est bonne qu'à diviser pour mieux régner.

 

 

 

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05/01/2009

n°413- Journal de Palestine- 04-01 -Début - 9ième jour du Massacres à Gaza: "Le nombre de martyrs a atteint 512, dont 87 enfants, et celui des blessés plus de 2.450".


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Sommaire

Tiré à part

Déclaration politique des forces de la Gauche Palestinienne

"LOI DE LA JUNGLE"

Le Coordinateur du processus de paix appelle à aider l'autorité de Ramallah (Abbas) pour contrôler Gaza.

Le Conseil de sécurité prouve sa complicité avec l'ennemi occupant en couvrant ses agressions.

En raison de l'intransigeance des Etats-Unis, le Conseil de sécurité incapable de s'entendre sur une déclaration sur Gaza.

Communiqué de presse : Solidarité avec Gaza.

Paroles & actions des bientôt président cette semaine ...

Joshua Frank : Barack Obama sur le Siège de Gaza par Israël : "No comment"

1 Résistance

Suite 1

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

3 Politique

Palestinienne

Suite 2

Politique Israélienne

Fin

Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6 Les brèves

6-1 Prenez garde à ma faim et à ma colère...

6-2 Les États-Unis bloquent le texte libyen sur Gaza à l'Onu.

6-3 Des écrivains israéliens analyses : L’opération militaire, sans objectif, nous enlise dans un bourbier.
6-4 Tandis que le nombre de morts ne fait qu’augmenter à Gaza, le gouvernement canadien demeure silencieux



      04-01 : Peuple Palestinien : 53 tués   -  150 blessés 

                  Occupants              : 7   tués   -    25 blessés



Tiré a part

Déclaration politique des forces de la Gauche Palestinienne

Le jeudi premier janvier 2009, la direction du Front de Gauche composée du Front Démocratique pour la libération de la Palestine, du Front Populaire pour la Libération de la Palestine et du Parti du Peuple Palestinien, s'est réunie pour analyser la façon d'affronter la criminelle agression sioniste contre notre peuple et d'y résister, et a déclaré ce qui suit :
L'attaque brutale contre notre peuple continue, le nombre de martyrs augmente parmi les enfants, les femmes, les personnes âgées et se multiplient de façon indiscriminée les démolitions de maisons sur les têtes de leurs propres habitants, mais la résistance palestinienne continue en même temps, représentée sous la forme de l'unité populaire, avec la participation de toutes les organisations et bras armés.
Nous saluons notre peuple, nous saluons nos combattants aguerris.

Aujourd'hui, le peuple palestinien écrit une page de gloire. Ses sacrifices exigent la loyauté et la responsabilité, et une réponse à la nécessité urgente de consolider la Résistance et d'unir ses rangs pour pouvoir affronter l'agresseur.
Nous réitérons une fois de plus nos appelés pour donner une solution à la division interne et nous en appelons au dialogue national pour recouvrer l'unité. Hier nous avons reçu des réponses positives en ce sens des frères Mahmoud Abbas, président palestinien, et Ismaïl Haniyeh.
Nous accueillons favorablement le fait que les deux parties acceptent avec de bonnes dispositions le dialogue et la réconciliation et fassent prévaloir les contradictions avec l'ennemi sioniste.
Dans ces temps de sang et de sacrifice, il n'est pas suffisant de répéter des mots, il faut des faits concrets, un mouvement urgent et des pas précis et sérieux qui mènent au dialogue uni, immédiat et désiré.
Aux enfants de notre peuple aguerri
Aujourd'hui que vous écrivez les pages les plus valeureuses de résistance et de sacrifice, nous appelons à :

1. Mener à bien la coordination, sur le terrain, au moyen d'un poste de commandement unique entre les différents bras armés sans exception, pour que puisse être réussie l'organisation de la résistance d'une façon unie face à l'agresseur.
2. Créer des comités populaires dans les camps et les quartiers, dans les villes et les villages, qui incluent dans leurs rangs toutes les forces politiques, organisations de la société civile et personnalités nationales qui souhaitent participer, afin que ces structures soient à même d'organiser toutes les formes de solidarité et de secours pour ceux qui en ont besoin.
3. Ces comités auront la tâche de coordonner et de maintenir la communication avec l'UNRWA, les sièges municipaux et les autres institutions officielles, dans le but d'unir les efforts et de garantir le haut niveau de solidarité et de soutien requis.
Salut à notre peuple aguerri
Gloire aux martyrs!
Victoire à la Résistance
Parti du Peuple Palestinien
Front Populaire pour la Libération de la Palestine
Front Démocratique pour la Libération de la Palestine
1er janvier 2009

 

04-12

"Votre entrée à Gaza ne sera pas une promenade de santé et Gaza sera votre cimetière avec l'aide de Dieu", a affirmé un porte-parole du Hamas, Ismaïl Radwane.

Selon la télévision du Hamas, la "résistance a préparé des centaines d'hommes et de femmes pour mener des opérations d'harceleement

AF


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n°413- Journal de Palestine- 04-01 -Suite 1 - 9ième jour du Massacres à Gaza: "Le nombre de martyrs a atteint 512, dont 87 enfants, et celui des blessés plus de 2.450".


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1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

3 Politique

Palestinienne


Tout un peuple entre en résistance : une résistance dans toutes ses formes

Dimanche 4 Janvier 2009, 06h07 (heure de Paris)

La Résistance se porte très bien : lucidité, fermeté, détermination et coordination
Une dizaine de soldats sionistes tués et une trentaine de blessés
Les roquettes de la Résistance se poursuivent malgré la férocité de l'envahisseur
La Résistance appelle la population à ne pas tomber dans le piège de la guerre psychologique menée par l'envahisseur.

04-01

Malgré l'offensive terrestre, des résistants palestiniens ont tiré depuis la bande de Gaza 32 roquettes et obus de mortier depuis samedi soir sur Israël, blessant légèrement une femme,.

"Il n'y a pas de combats rapprochés", a affirmé un haut responsable militaire israélien. "L'essentiel de l'opposition est sous forme de tirs d'obus de mortier".

Un haut responsable du Hamas, Moushir al-Masri, a affirmé que "l'ennemi" n'avait "pas réussi à atteindre ses objectifs et que la résistance, avec le peu de moyens dont elle dispose, l'a surpris. Le moment venu, l'ennemi annoncera son échec et la résistance proclamera la victoire".

AFP

 

L’occupation cache ses pertes.

04-01

 Dans une tentative pour cacher les grandes pertes dans les rangs de l’armée sioniste, l’occupation avoue la mort d’un officier et d’un soldat ainsi que la blessures de 30 autres, alors que la résistance palestinienne affirme qu’elle a tué 5 soldats et a blessé plus de 30 autres dont 2 sont dans un état grave, après huit heures du début de l’opération israélienne terrestre contre la Bande de Gaza. 

Malgré les restrictions militaires en ce qui concerne les morts et les blessés au sein de l’armée sioniste,  les médias hébreux ont publié que plusieurs soldats de l’infanterie, de l’artillerie, du génie civil et des divisions blindées ont été blessés des blessures moyennes.

 De leur part, les brigades d’Al Qassam, la branche armée du Hamas ont affirmé que leurs résistants mènent des combats très violents contre les forces sionistes qui ont envahi l’est et le nord de la Bande de Gaza, en causant beaucoup de pertes au sein de ces forces envahissantes.   

 Al Qassam ont ajouté dans un communiqué militaire dont le centre palestinien d’information a reçu une copie, que leurs résistants ont fait exploser une mine anti-personnel contre une force spéciale sioniste près du passage d’Erez à Beit Hanoun, ainsi qu’une autre charge explosive contre un char qui venait pour secourir cette unité sioniste spéciale.

"On a fait explosé une autre mine anti-personnel contre une autre force spéciale sioniste à l’est du quartier Zeitoun, à l’est de Gaza, comme on a fait exploser une autre mine anti-personnel contre une autre force sioniste spéciale dans la région d’Al Atatra, au nord ouest de Beit Lahia, tout en précisant que leurs éléments ont entendu les soldats sionistes qui hurlaient et criaient en parlant de 5 morts et un grand nombre de blessés, après avoir intercepter leurs ondes de transmission, et en soulignant qu’ils ont vu également plusieurs morts et blessés sionistes", ont poursuivi les brigades d'Al Qassam..

CPI  


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Sommaire

3 Politique

Politique Israélienne



b) Politique Israélienne

2-2 Des Canons ... pas du beurre.

Chars et fantassins israéliens entrent dans la bande de Gaza

A la faveur de l'obscurité, Israël a lancé samedi soir une opération terrestre dans la bande de Gaza, une semaine jour pour jour après le déclenchement de raids aériens massifs contre le Hamas.

Selon un témoin palestinien, des colonnes de blindés appuyés par des hélicoptères ont franchi la clôture frontalière à partir de quatre directions dans le nord de cette petite enclave surpeuplée.

Tsahal massait depuis plusieurs jours des fantassins et des blindés au pourtour de la bande de Gaza en vue d'une grande opération terrestre, alors même que se poursuivaient sans relâche les bombardements aériens et navals.

Auparavant dans la journée, et pour la première fois depuis les raids aériens du 27 décembre, Israël a fait donner son artillerie contre la bande de Gaza.

Une vingtaine de raids aériens ont également été menés sur la petite enclave côtière et l'un des chefs de la branche armée du mouvement Hamas, Abou Zakaria al Djamal, a été tué.

Des bâtiments de la marine israélienne ont également ouvert le feu dans la journée sur le territoire palestinien.

Plusieurs heures après le début de l'incursion, des témoins ont signalé que des blindés israéliens ont pénétré deux km à l'intérieur de la bande de Gaza, occupant des positions dans un secteur souvent utilisé par les activistes pour tirer des roquettes de l'autre côté de la frontière.

Un char israélien a tué trois Gazaouis au tout début de l'opération au sol, portant à près de 450 le nombre de victimes palestiniennes depuis le 27 décembre, dit-on de sources médicales.

Le Hamas a annoncé avoir tué plusieurs soldats israéliens, sans fournir de chiffres précis.

Un porte-parole de la branche armée du Hamas, les brigades Al Kassam, a prévenu que les soldats israéliens risquaient la mort ou la capture. "L'ennemi sioniste doit savoir qu'il va perdre la bataille de Gaza", a mis en garde Abou Oubaida.

Une porte-parole de Tsahal a confirme l'incursion, précisant qu'il s'agissait de s'emparer de secteurs à partir desquels les activistes du Hamas lancent des roquettes sur le sud d'Israël. "L'objectif consiste à détruire les infrastructures terroristes du Hamas sur le théâtre des opérations", a expliqué le commandant Avital Leibovitch.

L'armée israélienne a d'ores et déjà prévenu que l'offensive terrestre serait de longue durée. "Ce ne sera pas une simple excursion", a déclaré sur la deuxième chaîne de télévision israélienne le général Avi Benayahu, porte-parole de Tsahal. "Nous parlons ici de longs, long jours", a-t-il dit.

03-1

Nidal al Moughrabi - Reuters

Version française Jean-Loup Fiévet

 

03-01 : Israël lance son offensive terrestre dans la bande de Gaza.

Des troupes israéliennes sont entrées en grand nombre dans la bande de Gaza. Des combats ont opposé chars israéliens et Hamas. L'objectif, selon le gouvernement israélien : contrôler les zones d'où sont tirées des roquettes visant Israël. Le ministère de la Défense a annoncé la mobilisation de milliers de réservistes.
Depuis plusieurs jours, une opération terrestre israélienne à Gaza, des troupes ont pénétré dans la bande de Gaza. Selon des témoins palestiniens, elles se sont déployées dans des zones inhabitées du nord  du territoire. 

Certains ont évoqué la présence d'une colonne de chars appuyés par des hélicoptères de combat, sans pouvoir évaluer pour l'heure la profondeur de la percée israélienne. Des combats se déroulent en ce moment dans le nord de Gaza entre chars israéliens et membres du Hamas,  répliquant au mortier. semblait imminente. Samedi, huit jours après le déclenchement de raids aériens israéliens contre la bande de

Cette entrée des troupes avait été précédée dans l'après-midi d'une préparation de tirs d'artillerie visant notamment Beit Hanoun, Jabaliya, dans le nord du territoire, et le secteur de Khan Younès, dans le sud. L'armée, puis le gouvernement israélien ont confirmé cette incursion de "troupes nombreuses", destinée à "prendre le contrôle des régions utilisées par le Hamas" pour tirer des roquettes vers le territoire israélien.

Dans la matinée déjà, la branche armée du mouvement islamiste palestinien avait affirmé avoir repoussé une incursion menée par des membres des forces spéciales israéliennes, qui tentaient de franchir la frontière avec la  bande de Gaza. Les combattants du HamasHamas. Dans le même temps, l'armée israélienne poursuivait ses raids aériens, tuant au moins seize Palestiniens.

http://tf1.lci.fr/infos/monde/moyen-orient/0,,4214558,00-l-artillerie-israelienne-entre-en-action-.html


Les chars et les soldats israéliens sont dans Gaza

Les troupes israéliennes appuyées par des chars et des hélicoptères sont entrées dans la bande de Gaza où elle affrontaient dimanche les résistants du Hamas, marquant une escalade après huit jours de bombardements qui ont déjà fait des centaines de morts chez les Palestiniens.

Après huit jours de bombardements par air et par mer, l'offensive terrestre a commencé samedi soir avec la pénétration de chars et soldats dans le nord du minuscule territoire surpeuplé - 1,5 million d'habitants pour 362 km2 -, où ils ont essuyé des tirs de mortier du Hamas, selon des témoins.

Sur le terrain, les combats mêlaient tirs de chars, d'artillerie, de missiles, de mortiers et d'armes légères et se concentraient dans le nord de la bande de Gaza, autour de la ville de Gaza, de Jabaliya, Beit Lahiya et Beit Hanun, selon des témoins.

Alors que la nuit avançait, des témoins ont vu les forces israéliennes approcher de l'agglomération de Sudaniyah, dans le nord-ouest du territoire. D'autres entraient dans un quartier de Beit Hanoun (nord-est), précédés par des appels aux habitants à évacuer.

Un "nombre important de forces" participent selon l'armée à l'offensive terrestre, alors que le ministre de la Défense Ehud Barak a signé "un ordre de mobilisation urgente de milliers de réservistes".

Préparant l'offensive terrestre, l'aviation israélienne avait mené des dizaines de raids samedi, tuant au moins 25 Palestiniens, dont 16 dans une mosquée et deux chefs locaux du Hamas, selon les secours palestiniens.

AFP

Sakher ABOU EL-OUN

04-12


2-3 Sur le terrain .

03-01

Tout le Sud d’Israël (Beersheva, Ashkelone, Yavne…) est en train de se réfugier dans les abris.

 De là où je me trouve actuellement (Quelques kilomètres de Yavne qui a été attaquée hier) nous attendons d’une minute à l’autre que les sirènes sonnent pour pouvoir pénétrer dans les abris.

Même si les chances sont assez faibles Tel-Aviv peut-être la cible des tirs.

Hier, les éditions du week-end signalaient que la ville de Tel-Aviv avait décidé de se préparer: les abris sont en train d’être nettoyés.

(A7)
http://www.israelvalley.com/news/2009/01/03/21062


2-4 Les grandes manœuvres

03-01

Israël a massé depuis huit jours des milliers d'hommes et des centaines de blindés à la frontière de Gaza en vue d'une possible offensive terrestre.

Mais l'état-major israélien pourrait hésiter à déclencher une attaque en raison du risque de mines dissimulées par le Hamas à la frontière, estiment plusieurs analystes.

 Al-Oufok avec les agences de presse.

03-01

Tsahal a imposé un couvre-feu maritime jusqu’à trente kilomètres des côtes de la bande de Gaza.

Le ministre de la guerre Barak, a pris cette décision du fait de l’entrée de forces terrestres dans la bande de Gaza afin d’empêcher des bateaux étrangers de s’approcher des champs de bataille.

Selon l’AFP à Jérusalem : “Israël va “prendre le contrôle” des secteurs de la bande de Gaza d’où sont tirées les roquettes contre Israël, a indiqué un communiqué de la présidence israélienne du Conseil.

 (A7)

http://www.israelvalley.com/news/2009/01/03/21062


2-7 Diplomaties & engagements.

04-01

Un haut responsable du ministère des Affaires étrangères israélien a affirmé que la diplomatie israélienne était parvenue pour le moment à désamorcer les pressions sur Israël en vue d'un cessez-le-feu pour lui donner le temps de réaliser les objectifs qu'il s'est fixés.

AFP


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n°413- Journal de Palestine- 04-01 - Fin - 9ième jour du Massacres à Gaza: "Le nombre de martyrs a atteint 512, dont 87 enfants, et celui des blessés plus de 2.450".


n°413- Journal  de Palestine-  04-01  - Fin  -  9ième jour du Massacres à Gaza: "Le nombre de martyrs a atteint 512, dont 87 enfants, et celui des blessés plus de 2.450".



Journal de Palestine                                  

N°413                                     04-01

C.De Broeder    &    M.Lemaire    



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Sommaire

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6 Les brèves

6-1 Prenez garde à ma faim et à ma colère...

6-2 Les États-Unis bloquent le texte libyen sur Gaza à l'Onu.

6-3 Des écrivains israéliens analyses : L’opération militaire, sans objectif, nous enlise dans un bourbier.
6-4 Tandis que le nombre de morts ne fait qu’augmenter à Gaza, le gouvernement canadien demeure silencieux


4 Politique Internationale

Organisations Mondiales & régionales

Conseil de sécurité  - 3 Onu - 4 Nations Unies - Banque Mondiale-

ONU : Maxwell Gaylard: Le peuple de Gaza entre la vie et la mort

Le coordinateur des affaires humanitaires de l’ONU dans les territoires palestiniens Maxwell Gaylard a averti que la situation dans la bande de Gaza était une question de vie ou de mort pour nombre de ses habitants.

Il a dit dans un communiqué officiel que si les crimes persistaient, alors plus de civils allaient mourir, et que si les passages restaient fermés, les citoyens allaient être privés de nombreux besoins fondamentaux, comme le blé et le carburant.

Gaylard a exigé l’ouverture immédiate du passage de Karni (Mintar) pour permettre l’entrée de cargaisons de blé dans la Bande assiégée.

Il a aussi dit que du carburant devait être autorisé à Gaza pour faire fonctionner la station électrique.

02-01-CPI


Conseil de sécurité

04-01

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait demandé la fin immédiate de l'offensive terrestre israélienne dans la bande de Gaza, avant la réunion d'urgence samedi soir du conseil de sécurité. M. Ban s'est entretenu au téléphone samedi avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert et lui a fait part "de son extrême préoccupation et de sa déception" après le déclenchement de l'offensive terrestre.

AfP

Le Conseil de sécurité se sépare sans accord

 (Nations unies) - Le Conseil de sécurité de l'ONU a conclu samedi soir un réunion sur la situation à Gaza sans parvenir à un accord sur un texte appelant à un arrêt des hostilités, a annoncé son président, l'ambassadeur de France, Jean-Maurice Ripert.

"Il n'y a pas eu d'accord entre les membres du Conseil", a déclaré à la presse M. Ripert après près de quatre heures de consultations au Conseil.

"Il y a eu de très sérieuses convergences de vues pour exprimer notre très sérieuse préoccupation face à l'escalade de la violence et à la détérioration de la situation" et "pour appeler à un cessez-le-feu immédiat, permanent et respecté", a cependant ajouté l'ambassadeur.

Cette convergence de vues, a poursuivi M. Ripert, est également apparue sur la nécessité de "protéger la population civile" de Gaza et de "permettre et faciliter la fourniture d'assistance humanitaire" à cette population.

L'ambassadeur adjoint des Etats-Unis, Alejandro Wolff, a expliqué peu après que sa délégation avait "exposé son point de vue sur la véritable cause des violences actuelles, c'est-à-dire les tirs de roquettes par le Hamas" sur le territoire d'Israël.

Les efforts des Etats-Unis, a-t-il précisé, "visent à établir un cessez-le-feu durable, fiable, qui soit respecté par tous et cela implique la fin des tirs de roquettes, la fin des trafics d'armes et le début d'une réouverture des points de passage aux termes de l'accord de 2005."

"Il est important qu'on ne revienne pas au statu quo ante, où le Hamas pourrait continuer à lancer des roquettes à partir de Gaza et condamner la population de Gaza à une vie de misère", a ajouté M. Wolff, reprenant les termes d'un communiqué publié samedi par le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.

Selon un diplomate occidental, les membres du Conseil étaient d'accord "sur la substance mais pas sur le format". Les Etats-Unis n'ont pas souhaité que la réunion du Conseil débouche sur "un produit" formel, a-t-il indiqué. C'est pourquoi la réunion s'est terminée par un simple compte-rendu donné aux journalistes par le président du Conseil.

Selon ce diplomate, la Libye a insisté pour sa part pour avoir au moins une "déclaration du Conseil à la presse", document formel qui nécessite un consensus des quinze membres. Tripoli arguait que la situation à Gaza, avec une offensive terrestre israélienne, justifiait bien une telle déclaration.

L'ambassadeur de Libye, Giadalla Ettalhi, a déploré l'impossibilité de trouver un accord, accusant les Etats-Unis d'en être responsables. "C'est un triste jour pour le Conseil de sécurité, qui a une fois été incapable d'exprimer son indignation devant l'escalade de la situation à Gaza", a-t-il dit.

(AFP /

04 janvier)

http://www.romandie.com/ats/news/090104044022.50wevb6t.asp

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04/01/2009

n°9 - Journal de PAKISTAN.- du 11 au 21-12 .- Début - Inde, Pakistan et les Etats-Unis : Les Pousse au crime.


n°9 - Journal de PAKISTAN.-  du 11 au 21-12 .- Début - Inde, Pakistan et les Etats-Unis : Les Pousse au crime.


Journal de PAKISTAN.  

 n° 6- 12-12 au 03-01

C.De Broeder &  M.Lemaire                                                                                      



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Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  &  Ben Laden = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance.

Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part

1 Au jour le jour

2 Positions

3 Politique 

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Suite

6 Brèves

6-1 Opération contre les résistants qui attaquent les convois de l'Otan.

6-2 Le Pakistan ferme la route d'approvisionnement de l'Otan.

6-3 Le meurtre du général Alavi fait des remous.

7 Dossier & Point de vue

7-1 Manlio Dinucci : Le grand jeu asiatique.

7-2 Dave Lindorff  : Le conte de deux attaques terroristes.

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 Une réunion bien sympathique...

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 Michel Chossudovsky : Le 11 Septembre indien - qui était derrière les attaques de Mumbai ?

Fin

9-2 Comaguer  : Inde, Pakistan et les Etats-Unis : Les Pousse au crime.

9-3 Un gouvernement trop faible pour faire face.

10 Annexe

10-1 Morice : La boîte de Pandore des attaques de Bombay (4)




Tiré à part :

01-01

Les forces américaines ont intensifié leurs frappes aériennes contre le territoire pakistanais, non loin de la frontière afghane.

Selon un décompte établi par l'agence Reuters, l'armée américaine a procédé en 2008 à une trentaine de tirs de missile sur des cibles au Pakistan, dont plus de la moitié depuis septembre. Plus de 220 personnes ont péri dans ces frappes.

Reuters

MSF publie sa liste des dix pires crises humanitaires

La République démocratique du Congo, la Somalie, l'Irak, le Soudan et le Pakistan sont le théâtre des "dix pires crises humanitaires et médicales" au monde, estime l'ONG Médecins sans frontières (MSF

Cette liste, établie comme chaque année depuis onze ans par la branche américaine de MSF et diffusée par toutes les branches de l'ONG, est destinée à "souligner les difficultés majeures à porter assistance aux personnes touchées par un conflit", indique MSF dans un communiqué.

La liste comprend également "les urgences médicales négligées au Myanmar et au Zimbabwe", "les besoins d'assistance dans les régions d'Ethiopie peuplées de Somalis", "le manque d'attention général porté à la prévalence croissante de co-infection VIH-tuberculose" et "la nécessité cruciale de déployer de plus en plus d'efforts dans le monde pour prévenir et traiter la malnutrition infantile, cause sous-jacente de la mort de 3,5 à 5 millions d'enfants par an".

"En travaillant aux avant-postes des zones de crise, les équipes médicales de MSF sont les témoins directs des conséquences médicales de la violence extrême, des déplacements et des maladies négligées - qui peuvent pourtant être traitées - et des besoins de santé", souligne le Dr. Christophe Fournier, président du Conseil international de MSF.

"La réalité sur le terrain est que MSF et tous les humanitaires au sens large n'arrivent déjà pas à faire assez pour les populations qui ont un besoin vital d'assistance médicale", ajoute le Dr. Fournier.

"Avec la publication de cette liste", explique-t-il, "nous espérons attirer davantage l'attention encore insuffisante sur les millions d'individus piégés dans des conflits et des guerres, touchés par des crises médicales, dont les besoins de santé immédiats et essentiels sont négligés".

MSF-USA a commencé à établir ce "Top 10" des crises humanitaires en 1998, année de la famine au sud du Soudan, dont l'ONG estimait qu'elle était pratiquement passée inaperçue dans les médias américains.

AFP.

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n°9 - Journal de PAKISTAN.- du 11 au 21-12 .- Suite - Inde, Pakistan et les Etats-Unis : Les Pousse au crime.



n°9 - Journal de PAKISTAN.-  du 11 au 21-12 .- Suite - Inde, Pakistan et les Etats-Unis : Les Pousse au crime.


Journal de PAKISTAN.  

 n° 6- 12-12 au 03-01

C.De Broeder &  M.Lemaire                                                                                      



Sommaire.                  .- Suite -

6 Brèves

6-1 Opération contre les résistants qui attaquent les convois de l'Otan.

6-2 Le Pakistan ferme la route d'approvisionnement de l'Otan.

6-3 Le meurtre du général Alavi fait des remous.

7 Dossier & Point de vue

7-1 Manlio Dinucci : Le grand jeu asiatique.

7-2 Dave Lindorff  : Le conte de deux attaques terroristes.

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 Une réunion bien sympathique...

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 Michel Chossudovsky : Le 11 Septembre indien - qui était derrière les attaques de Mumbai ?



6 Brèves

La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

6-1 Opération contre les résistants qui attaquent les convois de l'Otan.

Le Pakistan a lancé mardi une vaste opération contre les résistants du nord-ouest, frontalier de l'Afghanistan, pour mettre fin aux incessantes attaques contre les convois de ravitaillement des forces étrangères déployées chez le voisin afghan. L

L'offensive de l'armée pakistanaise, soutenue par des chars et des hélicoptères, a été lancée à l'aube dans la passe de Khyber, qui relie le Pakistan à l'Afghanistan, a annoncé Tariq Hayat, l'administrateur de la région.

Elle a provoqué la fermeture provisoire de la route d'approvisionnement des forces de l'Otan et de l'armée américaine en Afghanistan, et donc la suspension temporaire de leurs livraisons, a précisé M. Hayat.

La route devrait rester fermée "trois ou quatre jours", a indiqué à l'AFP un un porte-parole de la force de l'Otan en Afghanistan (Isaf), le capitaine britannique Mark Windsor, en ajoutant que sa fermeture n'avait eu jusqu'ici "aucun impact sur l'approvisionnement" de la force.

La route relie Peshawar, la grande ville du nord-ouest du Pakistan, à Torkham, dernière ville avant l'Afghanistan, à travers la légendaire passe de Khyber qui sillonne les reliefs escarpés de l'Hindou-Kouch.

Celle-ci est située au coeur des zones tribales pakistanaises, repaire des groupes de résisyants

Le pakistan a ainsi réagi aux multiples et spectaculaires attaques lancées ces dernières semaines par les résistants, qui s'en sont pris à des dépôts de carburant destiné au ravitaillement des forces américaines et de l'Otan déployées en Afghanistan, et ont détruit plusieurs centaines de véhicules.

Un responsable militaire américain a indiqué sous couvert de l'anonymat que les forces de l'Otan et l'armée américaine cherchaient des routes alternatives d'approvisionnement à celle de la passe de Khyber.

Les solutions à l'étude "impliquent d'autres pays frontaliers au nord" de l'Afghanistan, a-t-il souligné, sans autre précision. Les pays frontaliers au nord sont l'Ouzbékistan, le Turkménistan et le Tadjikistan.

Ce passage en revue des autres voies possibles "n'est pas seulement dû aux attaques mais aussi au fait que nous nous préparons à une augmentation des troupes et des équipements" en Afghanistan, où les Etats-Unis prévoient d'envoyer 20.000 à 30.000 soldats supplémentaires d'ici l'été, a-t-il dit.

L'enjeu est d'importance: environ 80% du ravitaillement des troupes internationales déployées en Afghanistan viennent du Pakistan, du carburant aux équipements lourds, en majorité via la passe de Khyber.

L'Afghanistan ne disposant d'aucun accès à la mer, la plus grande partie du matériel destiné aux troupes est expédiée par bateau à Karachi, le grand port pakistanais, d'où il est expédié par camions vers Peshawar, puis à travers les zones tribales jusqu'à Jalalabad, en Afghanistan.

Saad KHAN :

30-12

AFP


6-2 Le Pakistan ferme la route d'approvisionnement de l'Otan.

Le Pakistan a fermé mardi la route d'approvisionnement des forces de l'Otan et de l'armée américaine en Afghanistan alors que l'armée pakistanaise a lancé une vaste opération contre les insurgés dans le nord-ouest du pays, a annoncé un responsable.

Une vaste offensive, avec le soutien d'hélicoptères et de chars, a été lancée mardi à l'aube dans la passe de Khyber, qui relie le Pakistan à l'Afghanistan, a déclaré à la presse Tariq Hayat, l'administrateur de la région.

"Nous avons lancé une opération contre les insurgés et les groupes armés à Jamrud", la porte d'accès à la passe de Khyber, pour mettre fin aux attaques contre les convois d'approvisionnement de l'Otan ainsi qu'aux kidnappings contre rançons qui se multiplient dans ces zones tribales, a-t-il expliqué.

"Les approvisionnements aux forces de l'Otan ont été temporairement suspendus", a-t-il indiqué, précisant que la principale route reliant Peshawar, la grande ville du nord-ouest du Pakistan, à la ville frontalière pakistanaise de Torkham, à travers la passe de Khyber, avait été fermée.

"C'est une opération massive, qui se poursuivra jusqu'à ce que notre objectif soit atteint", a ajouté M. Hayat, en précisant que l'offensive pourrait être étendue si nécessaire au delà de la zone de Jamrud, située entre Peshawar et Torkham. "Nous avons 26 cibles, et nous allons nous débarrasser de leurs repaires", a-t-il poursuivi à propos des rebelles qui mènent des attaques dans la région. Trois personnes, dont un responsable des services de sécurité, ont jusqu'ici été blessées dans l'opération, a-t-il précisé.

Ces dernières semaines, une série d'attaques ont eu lieu contre des dépôts et des conteneurs dans le nord-ouest du Pakistan, où des centaines de camions des forces étrangères en Afghanistan ont été incendiés.

Or environ 80% du ravitaillement de ces troupes vient du Pakistan, du carburant aux équipements lourds, en majorité via la passe de Khyber, longue de 50 km mais qui n'atteint que 15 m de large à son point le plus étroit.

L'Afghanistan ne disposant d'aucun accès à la mer, la plus grande partie du matériel destiné aux troupes est expédié par bateau à Karachi, le grand port pakistanais.

Une fois déchargés, les conteneurs de carburant, de ravitaillement, mais aussi de véhicules et de munitions, sont expédiés par camions vers Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan puis à travers les zones tribales jusqu'à Jalalabad, en Afghanistan, en empruntant la légendaire passe de Khyber, dans les reliefs escarpés de l'Hindou-Kouch. La passe de Khyber se situe au coeur des zones tribales pakistanaises, devenues un repaire pour des groupes de talibans et combattants du réseau Al-Qaïda qui ont fui l'Afghanistan après le renversement du régime taliban à la fin 2001.

Le 16 décembre, l'Otan s'était pourtant voulue rassurante face à ces attaques répétées, affirmant que la route de l'Afghanistan restait "ouverte" et que l'approvisionnement de ses troupes dans ce pays n'était pas menacé. Mais les attaques se sont poursuivies depuis dans la région.

30-12

http://www.edicom.ch/fr/news/international/le-pakistan-ferme-la-route-d-approvisionnement-de-l-otan_1188-5873151


6-3 Le meurtre du général Alavi fait des remous.

Les journaux pakistanais accordaient hier une large place à un article du Sunday Times britannique selon lequel un général à la retraite, abattu le mois dernier à Islamabad, se préparait à dénoncer les tractations de certains officiers supérieurs avec les résistants. « Le général Alavi était contre des accords avec les résistants, Musharraf l’avait limogé », a écrit en première page le quotidien de langue ourdoue Jang. Plusieurs autres journaux pakistanais abordent l’affaire à la suite d’un article rédigé par Carey Schofield pour le Sunday Times.
Le général Amir Faisal Alavi, beau-frère du romancier britannique et Nobel de littérature V.S. Naipaul, a été tué avec son chauffeur le 19 novembre à la périphérie de la capitale pakistanaise.

Carey Schofield a rapporté qu’Alavi, qui avait commandé un corps d’élite, le groupe des services spéciaux, lui avait transmis la copie d’une lettre qu’il avait adressée au chef de l’armée, le général Ashfaq Kayani, et dans laquelle il citait deux généraux dont les agissements avaient provoqué sa mise à la retraite anticipée il y a plus de deux ans.

Des analystes occidentaux et pakistanais soupçonnent depuis longtemps le Pakistan de pratiquer un double jeu en soutenant des groupes talibans depuis 2001, alors que l’armée nationale a subi de lourdes pertes en combattant les groupes d’activistes dans les zones tribales qui jouxtent l’Afghanistan.

AP



7  Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 Manlio Dinucci : Le grand jeu asiatique.

La bataille de Mumbai, quelle que soit la régie des attaques, prend place dans une dispute de grande ampleur conduite avec des outils politiques, économiques et militaires par plusieurs protagonistes : non seulement l’Inde et le Pakistan, mais les Etats-Unis, la Russie et la Chine. L’Asie centrale est le principal terrain de confrontation, aire d’énorme importance de par sa position géostratégique et pour le contrôle du pétrole de la Caspienne et des « corridors énergétiques ».
L’épicentre en est l’Afghanistan. C’est là que s’embourba pendant dix ans l’armée soviétique, alors que la Cia entraînait au Pakistan, par l’intermédiaire de l’Isi, plus de 100 mille moudjahidin pour la guerre en Afghanistan.

Parmi eux se distingua Ossama Ben Laden, le riche saoudien qui apporta de gros financements et des milliers de combattants. Toujours au Pakistan fut entraînée et armée, avec le consensus de Washington, la milice taliban qui en 1996 conquit le pouvoir en Afghanistan. C’est là, en 2001, qu’arrivèrent les troupes étasuniennes, officiellement pour combattre les talibans et faire la chasse à Ben Laden. L’objectif stratégique  est en réalité  d’occuper un positon clé dans le nouveau scénario créé en Asie par la désagrégation de l’URSS et par l’émergence des puissances chinoise et indienne. « La possibilité existe qu’émerge dans la région un rival militaire avec une formidable base de ressources », prévenait un document publié par le Pentagone une semaine avant l’invasion de l’Afghanistan.

Cet objectif stratégique a été confirmé par le président élu Barack Obama qui a annoncé vouloir « sortir d’Irak » et « passer au juste champ de bataille en Afghanistan et au Pakistan ». Le Pakistan est ainsi lui aussi considéré comme champ de bataille ; un Pakistan qui est considéré à Washington comme un allié pas très fiable, dont les services secrets ont été suspectés d’avoir des liens avec les talibans. Quand, en janvier 2008, les USA ont demandé au président Musharraf de leur laisser les mains libres dans les zones de frontière avec l’Afghanistan, ils reçurent une fin de non recevoir. Et, à cause de la forte opposition intérieure, le président actuel Zardari semble aussi être réticent.


Ce qui rend la situation plus complexe encore est le choix de Washington de privilégier ses relations avec l’Inde, pour empêcher son rapprochement avec la Russie et la Chine. C’est dans ce cadre qu’entre l’accord, ratifié le 2 octobre par le Sénat, par lequel les Etats-Unis « légalisent » le nucléaire de l’Inde, qui n’a jamais adhéré au Traité de Non Prolifération, en lui permettant de garder huit réacteurs nucléaires militaires hors de tout contrôle international et en lui fournissant des technologies à double usage, civil et nucléaire. Ceci pousse le Pakistan, qui n’a jamais adhéré au Tnp, à accélérer ses programmes nucléaires militaires. Avec comme résultat le fait que les deux pays alignent déjà au total environ 110 ogives nucléaires et sont en mesure d’en fabriquer  beaucoup plus.
 

Sur ce terrain, en concurrence avec les Usa, la Russie et la Chine entrent en jeu. En septembre a été confirmé que la Russie fournira à l’Inde un porte-avions avec 16 Mig-29 ; en même temps, la joint-venture russo-indienne BrahMos Aerospace a annoncé qu’elle augmentera sa production de missiles de croisière supersoniques lancés par avions, pouvant être armés de têtes aussi bien conventionnelles que nucléaires.  La Chine est par contre en train d’établir des relations particulièrement étroites avec le Pakistan. Le 18 octobre on a annoncé que le président Zardari, en visite à Pékin, a signé 12 accords, dont un engageant la Chine à construire deux autres réacteurs nucléaires au Pakistan. La Chine fournit en outre au Pakistan des avions de chasse Jf-17 dotés de moteurs russes, dont la livraison a été autorisée par Moscou.


Dans la « guerre des oléoducs », l’Iran entre aussi en jeu, avec le projet d’un gazoduc qui, à travers le Pakistan, devrait amener en Inde le gaz iranien. Sous la pression étasunienne, l’Inde n’a jusqu’à présent pas adhéré à l’accord. L’Iran s’est cependant déclaré disponible, le 11 octobre, pour construire le gazoduc (coût : 7,5 milliards de dollars) jusqu’au Pakistan, en attendant l’adhésion de l’Inde. Plus difficile encore aujourd’hui, après les attaques à Mumbai.

Manlio Dinucci,

 Il manifesto,

Cet article a été publié dans une forme légèrement réduite dans l’édition de mercredi 3 décembre de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/03-Dicembre-2008/art47.html
Reçu dans sa version intégrale de l’auteur et traduit par Marie-Ange Patrizio.   

Bulletin électronique Mondialisation.ca

URL de cet article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=11282 

 

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 Une réunion bien sympathique...

Une "réunion informelle" diplomatique consacrée à l'Afghanistan se tient aujourd'hui au Chateau de La Celle-Saint-Cloud (photo) à l'invitation de la France. La liste des participants est longue, même si le ministre des affaires étrangères de l'Iran a fait savoir, samedi, qu'il ne viendrait pas, contrairement à ce que l'Iran avait annoncé.

Seront donc présents autour la table, outre la France et l'Afghanistan : Chine, Ouzbékistan, Pakistan, Tadjikistan, Turkménistan, Russie, Etats-Unis, Royaume-Uni, Inde, Allemagne, Italie, ainsi que des représentants des Nations Unies et de l'Union européenne. A l'occasion d'un diner, la réunion sera élargie aux pays suivants : Espagne, Pologne, Pays-Bas, Turquie, Japon, Kazakhstan, Kirghizstan, Australie, Arabie saoudite, Emirats arabes unis et à l'Otan !  "Il s'agit de travailler de manière concrète sur la coopération régionale, que ce soient les enjeux politiques au sens large, mais aussi les questions de sécurité et les questions économiques", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Eric Chevallier.

En tout cas, cela fait beaucoup de monde au chevet de l'Afghanistan... Mais ils manquent simplement les principaux intéressés, à savoir les Afghans eux-même ! Certes, le chef de la diplomatie afghane a fait le voyage de Paris, ce qui est la moindre des choses, mais on ne peut qu'observer avec scepticisme ce balai diplomatique, dont - il est vrai - rien de mauvais ne peut sortir.

Outre l'absence du grand voisin iranien et la faible implication américaine (un sous-secrétaire d'Etat à l'Asie en fin de mandat...), l'essentiel du problème vient d'une erreur d'analyse. Comme je l'explique dans mon livre [C'est le quart d'heure de pub... nous ne sommes pas à France-Télévisions !], la crise afghane est d'abord une crise de l'Afghanistan lui-même et non un problème international.

L'Afghanistan est entré dans une période de troubles politiques graves dans les années 70, à la suite de deux coups d'Etat (1973 : renversement de la monarchie. 1978 : prise du pouvoir par les communsites).

La guerre civile date de trente ans et elle n'a pas cessé depuis lors, sous des formes extrêmement diverses. Les puissances étrangères se sont tour à tour impliquées dans ce conflit avec l'accord de factions afghanes : les Russes, les Pakistanais, les Américains, etc. Sans oublier les combattants islamistes - dont une partie a donné naissance à Al Qaïda. Tous ces intervenants extérieurs ont toujours trouvé des alliés en Afghanistan. On pourrait dire les choses d'une autre manière : les parties afghanes n'hésitent pas à rechercher l'alliance avec des forces étrangères pour combattre d'autres parties afghanes. Si solution il doit y avoir (ce dont je doute...), elle ne peut venir que discussions inter-afghanes.

En attendant, même sous le ciel hivernal, le chateau de la Celle Saint-Cloud est une jolie demeure du XVIIème, embellie au XVIIIème et au XIXème. Il appartînt, un temps, à Madame de Pompadour, à qui l'on doit aussi la construction de l'Ecole militaire.

14-12

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2008/12/afghanistan-une.html#more

http://18alexterieurafghanistan.blogspot.com/2008/12/14-dcembre-2008-une-runion-bien.html

 

 

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

9-1 Michel Chossudovsky : Le 11 Septembre indien - qui était derrière les attaques de Mumbai ?

Washington encourage les divisions politiques entre l’Inde et le Pakistan

Les attaques terroristes de Mumbai faisaient partie d’une opération planifiée et coordonnée habilement, impliquant plusieurs équipes d’hommes armés entraînés et expérimentés.

L’empreinte de cette opération est celle du renseignement paramilitaire. Selon un expert russe du contre-terrorisme, les terroristes de Mumbai « ont utilisé les mêmes tactiques que les militants tchéchènes employaient dans les attaques au Nord-Caucase, où des villes entières étaient terrorisées, où des maisons et des hôpitaux étaient pris d’assaut. (Russia Today, 27 novembre 2008). 

On a décrit les attaques de Mumbai comme étant « le 11 Septembre indien ».

Celles-ci ont été perpétrées simultanément à plusieurs endroits, à quelques minutes d’intervalles.

La première cible était l’entrée principale de la gare de Mumbai, Chatrapati Shivaji Terminus, (CST), où les tireurs ont ouvert le feu sans distinction dans la foule de passagers. Les tireurs «sont ensuite sortis en courant de la station et sont entrés dans les édifices avoisinants, dont l’Hôpital Cama ».

Des groupes de tireurs distincts ont attaqué deux hôtels luxueux de Mumbai, le Oberoi-Trident et le Taj Mahal Palace, situés au coeur d’une aire touristique, à proximité de la Porte de l’Inde. 

Les tireurs ont également ouvert le feu au Café Leopold, un restaurant branché de la zone touristique. La troisième cible était la Maison Nariman , un centre d’affaires hébergeant Chabad Lubavitch, le Centre juif de Mumbai. Six otages ont été tués, dont le rabbin et sa femme.

L’aéroport des vols domestiques de Santa Cruz, le multiplexe Metro Adlabs et le port de Mazgaon ont aussi été ciblés.

« Les attentats se sont produits aux endroits les plus achalandés. En plus des hôtels et des hôpitaux, les terroristes ont frappé aux gares, au Marché Crawford, à Wadi Bunder et sur l’autoroute Western Express, près de l’aéroport. Sept endroits ont été attaqués avec des armes automatiques et des grenades. » (Times of India, 26 novembre 2008)

Les troupes indiennes ont encerclé les hôtels. Des commandos des Forces spéciales indiennes ont été envoyés dans les deux hôtels afin de confronter les terroristes. Des témoins affirment que les tireurs séparaient les personnes détenant un passeport américain ou britannique.

Selon les comptes-rendus, il y aurait plus de 150 victimes. La plupart étaient des Indiens et beaucoup d’entre eux ont été tués dans l’attaque du terminus du chemin de fer Chhatrapati Shivaji.

Au moins 22 étrangers ont été tués dans les attentats, ainsi que quatorze policiers, incluant le chef de l’escouade anti-terroriste.

 



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n°9 - Journal de PAKISTAN.- du 11 au 21-12 .- Fin - Inde, Pakistan et les Etats-Unis : Les Pousse au crime.



n°9 - Journal de PAKISTAN.-  du 11 au 21-12 .- Fin - Inde, Pakistan et les Etats-Unis : Les Pousse au crime.


Journal de PAKISTAN.  

 n° 6- 12-12 au 03-01

C.De Broeder &  M.Lemaire                                                                                      



Sommaire.

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-2 Comaguer  : Inde, Pakistan et les Etats-Unis : Les Pousse au crime.

9-3 Un gouvernement trop faible pour faire face.

10 Annexe

10-1 Morice : La boîte de Pandore des attaques de Bombay (4)



9-2 Comaguer  : Inde, Pakistan et les Etats-Unis : Les Pousse au crime .

Il y a ceux qu’on traine devant des tribunaux d’exception pour démontrer que les dirigeants qui s’opposent à l’ordre impérialiste sont châtiés, leur peuple ayant, quant à lui, subi directement l’épreuve de la faim ou celle des armes.

Et il y a ceux qui appellent à la guerre, ceux qui menacent et qui sont d’autant plus inquiétants qu’ils ont déjà mis leurs menaces à exécution. Dans ce rôle les Etats-Unis tiennent brillamment leur place de première puissance militaire mondiale, d’envahisseur en Irak et en Afghanistan et de puissance occupante dans les 170 pays où ils ont de bases militaires.

Ce rôle de semeur de guerre vient encore d’être confirmé au Pakistan. Bien avant que ne soit débrouillé l’écheveau des attentats de MUMBAI, bien avant que ne soit reconstituée, si elle doit l’être un jour, la filière qui remonte des petits malfrats mercenaires, acteurs directs d’une tuerie supérieurement organisée, aux organisateurs du complot et par eux aux bénéficiaires de la crise politique internationale ainsi engendrée, deux dirigeants politiques étasuniens viennent d’appeler à une action militaire contre le Pakistan.

Non pas la simple prolongation des incursions, déjà régulières depuis plusieurs mois, de l’armée US dans les zones frontalières de l’Afghanistan, mais le passage à la phase supérieure d’un affrontement direct avec l’armée pakistanaise pour occuper durablement une partie du territoire pakistanais et pour transformer le statut de ce pays qui perdrait définitivement celui de fidèle serviteur qu’il s’était acquis dans le combat contre l’armée soviétique pour passer à celui d’état croupion sous occupation étrangère, voire d’Etat-voyou s’il regimbe.

La meilleure preuve de ce changement de statut est la menace des Etats-Unis de poursuivre comme terroriste le général (en retraite) HAMID GUL qui était chef des services secrets pakistanais de 1987 à 1989 au moment où ces services ont, en formant et en approvisionnant en matériel US de pointe (tels les missiles sol-air STINGER qui ont ravagé l’armée de l’air soviétique) apporté une aide décisive aux moudjahidines afghans qui leur a permis de porter des coups très durs à l’armée de l’URSS jusqu’à son retrait. Il est vrai qu’HAMID GUL n’a pas craint de comparer devant une télévision étasunienne les attentats du 11 Septembre 2001 et ceux de Mumbai en disant que dans les deux cas il s’agissait, selon l’expression anglaise d’ « Inside Job », c’est-à-dire de complot intérieur. L’homme bien informé qu’il était est ainsi devenu un homme à abattre.

Ces deux personnages qui ont fait précipitamment le voyage à New-Delhi pour verser quelques larmes convenues sur les victimes de Mumbai , mais surtout pour bien montrer que désormais l’Inde est le principal allié des Etats-Unis dans la région, se sont ensuite rendus à Islamabad pour faire les gros yeux au gouvernement pakistanais

Il s’agit de CONDOLEEZZA RICE et de JOHN Mc CAIN. Oui Mc CAIN a été battu aux présidentielles mais il est toujours sénateur et toujours un des républicains les plus actifs dans la politique étrangère interventionniste de son pays. Il pourra continuer à l’être puisque son ami ROBERT GATES va rester en poste au Pentagone.

CONDOLEEZZA RICE a dit qu’il y avait des « preuves irréfutables » d’implications d’ « éléments » pakistanais dans les attentats de MUMBAI ( le FBI et le MI 6 britannique se sont d’ailleurs aussitôt offerts pour aider à faire la lumière sur les attentats et l’on sait que ce genre d’ « intervention amicale » permet aussi de faire disparaître des preuves dérangeantes) et elle a invité les dirigeants pakistanais à agir immédiatement et efficacement contre ces éléments faute de quoi les Etats-Unis « agiraient »... Comme toute leur Histoire contemporaine le montre, le « passage à l’acte » des Etats-Unis est habituellement un viol de souveraineté et de territoire étrangers.

Interviewée ensuite par FOX NEWS elle a réitéré cette affirmation de « preuves irréfutables » mais, interrogée quelques secondes plus tard sur les « armes de destruction massive » de l’Irak, n’a pas craint de reconnaître que dans ce cas son pays s’était trompé. Comme quoi, dans ce genre de bouche, les « preuves » ne sont que de fugaces arguments oratoires Comme quoi, la décision d’envahir l’Irak et de renverser le régime était déjà prise.

Mc CAIN, quant à lui, a repris la vieille argumentation antiterroriste en expliquant que si le gouvernement pakistanais ne faisait pas la chasse lui-même aux terroristes il lui arriverait ce qui est arrivé au gouvernement des Talibans qui n’ont pas voulu livrer Ben Laden en Octobre 2001...

Mais, plus prudent en apparence que CONDOLEEZZA RICE, il a précisé qu’il appartiendrait au gouvernement indien de passer à l’acte.

L’apparence est trompeuse. Ce que Mc CAIN prépare en fait, c’est l’après BUSH, c’est le retour au pouvoir en Inde du parti nationaliste Hindou BJP porté par une vague anti-musulmane et anti-pakistanaise suscitée par les attentats de MUMBAI. Ce retour pourrait se produire à l’occasion des prochaines élections générales du mois de Mai 2009 . (Heureusement les élections qui viennent de se dérouler dans quatre Etats de l’Inde et où le BJP a reculé donnent une indication contraire). Il est en effet persuadé qu’avec le feu vert de Washington le BJP irait à l’affrontement armé avec le Pakistan.

Façon de rappeler que le démantèlement du Pakistan fait partie de l’agenda impérialiste étasunien.

La carte qui suit montre bien les objectifs poursuivis :

- indépendance du Baloutchistan au détriment de l’Iran et du Pakistan et occupation du port de GWADAR construit par la Chine et assurant aux provinces occidentales de cette dernière un accès facile à l’Océan Indien

- coupure de la liaison terrestre CHINE-PAKISTAN par le col de Karakorum

- agrandissement au détriment du Pakistan d’un Afghanistan dompté et colonisé

- Cachemire repris par l’Inde

Sur cette carte le Soudan n’a pas encore été relooké au napalm, mais à en croire les derniers propos d’Hillary Clinton et d’Eve Rice (simple homonymie avec Condoleeza), future ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU son tour va venir !

COMAGUER

Au fil des jours... n°31 - 09.12.08

COMAGUER

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7574


 

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03/01/2009

n°229 - dossier de l'Afghanistan - 01- 01-2009 –Début- Obama et les projets de guerre néoconservateurs pour le Proche-Orient.


n°229 - dossier de l'Afghanistan -  01- 01-2009 –Début- Obama et les projets de guerre néoconservateurs pour le Proche-Orient.



   dossiers de l'Afghanistan - n° 229 du 01- 01-2009

        C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                  



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

1 Dossier & Point de vue

1-1 Bush-Rumsfeld-Rice : Tous coupable !

1-2 Roland Marounek : Ban-Ki-Moon : Trouble compromission avec l'Otan.

1-3 Bill Van Auken : Les Etats-Unis vont doubler leurs forces militaires en Afghanistan.

Suite

1-4 Guantanamo : Les dossiers

1 Michel Porcheron : « Le plan de Barack Obama pour fermer Guantánamo » … en juillet 2010.

2 Ken Gude, le « Monsieur Guantánamo » de Barack Obama.

3 Un accueil des prisonniers de Guantanamo n'emballe pas l'Europe.

 2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Grisot  Francesca : Zaher Rezaï, rêves et espoirs en forme de poésie.

2-2 Une réunion bien sympathique...

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 La guerre pour sortir de la crise économique ?

3-2 Stephen Sniegoski : Obama et les projets de guerre néoconservateurs pour le Proche-Orient.

3-3 Afghanistan : La première erreur de Barak Obama.

3-4 Paul Craig Roberts avertit le monde entier: l'humanité est en danger de mort !

–Fin –

3-5 PESD: la France règle sa part d'addition en Afghanistan! Autres enjeux.

3-6 « Frappe-moi encore, baby » - Une histoire de la torture par la musique.

3-7 Les drones, anges gardiens du contingent français.

3-8 Le mois de décembre meurtrier s'explique par la malchance, selon l'armée canadienne.

4 Annexe

4-1 Obama, l’armée et la menace de la dictature aux Etats-Unis.

4-2 Jean-Guy Allard : L'Administration Bush ordonne le développement de forces militaires «irrégulières»

4-3 QU’EST-CE QUE LE MNA ?

5 Pièce jointe

5-1 Elias DAVIDSSON : Rien ne prouve que des individus répondant à des noms arabes aient détourné des avions le 11 Septembre.

5-2 Normand Beaudet : Afghanistan: Ramenez nos troupes à la maison avant qu’il soit trop tard.



1 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Bush-Rumsfeld-Rice : Tous coupables !

Selon un rapport du Sénat américain (PDF) publié jeudi, 11 décembre 2008, piloté par le sénateur démocrate Carl Levin, président de la Commission des forces armées, et… John McCain, Donald Rumsfeld, ex secrétaire à la Défense, est coupable. Condoleezza Rice, ex-conseillère à la Sécurité nationale et future ex-secrétaire d’Etat, aussi. Quant à George W. Bush himself, président des Etats-Unis pendant encore 40 jours, lui aussi. Ils sont à l’origine des dérapages de la prison d’Abou Ghraïb, en Irak, de Guantanamo à Cuba et dans les prisons secrètes américaines à travers la planète.

Les consignes étaient flamboyantes et limpides. De Donald Rumsfeld, le rapport est sans ambiguïté, clair et précis. Il indique notamment qu’il a donné son accord pour le recours à des techniques d’interrogatoire agressives, illégales surtout, dès le 2 décembre 2002. Pourtant, le boucher se pavanait ici et là, arguant que ça n’existait pas. En plus, il faisait dans la mythomanie la plus crasse. Pire, Celles-ci (les méthodes), ne respectant aucune convention internationale, foulant au pied tous les principes d’humanité, s’accentuaient. Bref, Donald Rumsfeld ne mérite que le TPI (Tribunal pénal international). Heureusement que ce rapport est l’œuvre du Sénat américain sinon, certains trouveront comme d’habitude, l’accusation facile d’anti-américanisme primaire, pour justifier l’injustifiable, là où il n’y a pourtant pas de doute sur la culpabilité du faucon.

Bilan désastreux en somme, surtout dans une prison comme Guantanamo, où la plupart des personnes incarcérées, étaient ou sont détenues sans qu’elles n’aient fait quelque chose de particulier, ou du moins, sans que les autorités américaines n’aient la preuve de leur culpabilité. Ces instructions exécrables de Donald Rumsfeld, sont la cause directe, souligne ledit rapport, de mauvais traitements subis par les détenus. Le rapport montrant du doigt, les agissements des hautes autorités qui, pour se dédouaner, accusèrent plutôt, leurs subalternes.

Comment en est-on arrivé là ?

En réalité, tout part de l’application de méthodes coercitives et saumâtres, qui tirent leur naissance, sur un document signé de la main de George W. Bush, en février 2002, plus précisément, le 7 février. Profitant du choc émotionnel créé à travers le monde entier sur la version officielle des attentats du 11 septembre, à New York, il décida de violer sans vergogne, la Convention de Genève. Pour lui et ses amis, elle ne devait pas s’appliquer à certaines personnes. Un traitement humain des détenus du groupe islamiste Al-Qaïda ou des Talibans était inacceptable et par conséquent, le monde entier a constater que des faits de maltraitance, étaient avérés sur le terrain.

Le rapport indique aussi clairement que de nombreuses réunions ad hoc ont eu lieu avant la mise en œuvre de ces tortures and co, entre de hauts responsables de l’administration, dont Condoleezza Rice, l’actuelle secrétaire d’Etat. C’est de ces dernières que les décisions sur les techniques d’interrogatoires dures ont été prises, au printemps 2002. Un petit florilège, léger chapelet des griefs dont fait part le rapport :

- positions stressantes,

-nudité,

-privation du sommeil,

-simulation de noyade,

-torture,

-abus en tout genre.

De Human Rights Watch (HRW ; organisation de défense des droits humains à travers le monde, basée à New York) en passant par la Croix-Rouge ou Amnesty international, chacun dénonçait dès 2003, l’envers du décor, dans un silence de Cathédrale. Ce ne sont que les photos d’Abou Ghraib qui ont fait réagir le grand public et la presse. En réalité, c’était effectivement, la partie visible de l’iceberg car, personne ne savait ce qui se passait dans les prisons secrètes situés chez les satellites de l’oncle Sam, en Afghanistan, dans les pays de l’est de l’Europe ou à Guantanamo.

Après deux années d’enquête tous azimuts, il est regrettable de n’avoir que ces informations éparses car, le gros du rapport est classé, secret défense. On peut comprendre que ce qu’on reproche à ce trio infernal, est passible de la loi martiale, que dis-je, du Tribunal pénal international. D’autant plus que, sur le terrain irakien par exemple, des sociétés privées de triste mémoire comme Blackwater avec ses mercenaires et cow-boys, ont tué sciemment des civils, des innocents. Passons. La Commission a donc rendu son expertise, en fustigeant le secrétariat à la Défense qui, avec ses méthodes, a plutôt mis à mal, le travail de débroussaillage des services de sécurité américain en ces termes : « Ces méthodes ont nui à notre capacité à recueillir des renseignements exacts qui pouvaient sauver des vies, ont renforcé nos ennemis et compromis notre autorité morale »

Il est simplement triste de constater qu’il y a de bons criminels, et des mauvais criminels. Ainsi, malgré ce rapport accablant, nos protagonistes, complices de crimes contre l’humanité, couleront le restant de leur vie, des jours heureux, après avoir détruit la vie de millions de personnes. Voyez-vous une réelle différence entre ces gens et Hitler, dans la programmation et l’organisation, simplement pour le pétrole ? Excessive cette comparaison ? Sans doute....mais.

13 déc. 2008

http://allainjulesblog.blogspot.com/


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n°229 - dossier de l'Afghanistan - 01- 01-2009 –Suite - Obama et les projets de guerre néoconservateurs pour le Proche-Orient.


n°229 - dossier de l'Afghanistan -  01- 01-2009 –Suite - Obama et les projets de guerre néoconservateurs pour le Proche-Orient.



   dossiers de l'Afghanistan - n° 229 du 01- 01-2009

        C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                  



Sommaire :      –Suite -

1-4 Guantanamo : Les dossiers

1 Michel Porcheron : « Le plan de Barack Obama pour fermer Guantánamo » … en juillet 2010.

2 Ken Gude, le « Monsieur Guantánamo » de Barack Obama.

3 Un accueil des prisonniers de Guantanamo n'emballe pas l'Europe.

 2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Grisot  Francesca : Zaher Rezaï, rêves et espoirs en forme de poésie.

2-2 Une réunion bien sympathique...

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 La guerre pour sortir de la crise économique ?

3-2 Stephen Sniegoski : Obama et les projets de guerre néoconservateurs pour le Proche-Orient.

3-3 Afghanistan : La première erreur de Barak Obama.

3-4 Paul Craig Roberts avertit le monde entier: l'humanité est en danger de mort !



1-4 Guantanamo : Les dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1 Michel Porcheron : « Le plan de Barack Obama pour fermer Guantánamo » … en juillet 2010. Si tout va bien...
 « Le 20 juillet 2010 », si tout va bien

La question de la fermeture du centre de détention de Guantánamo Bay est désormais dépassée. Le centre de sinistre réputation, ouvert fin 2001, sera bien fermé, mais l’affaire est loin d’être simple en raison d’un ensemble complexe d’obstacles, de difficultés, de problèmes juridiques ou encore d’incertitudes à partir d’interrogations posées, qui n’ont actuellement pas de réponses, ni à court ou moyen terme. Cette affaire fait partie « des plus lourds fardeaux légués par le gouvernement Bush » (Dan Ephron, Newsweek). « Le centre de détention à partir duquel s’est développé un système compliqué spécifique de justice d’exception, pose une infinité (un sinfín) de problèmes » (Mónica C.Belaza, Washington pour El Pais, 22 novembre 2008).

Quelque 255 détenus sur les 778 qui y sont passés sont toujours emprisonnés, pour certains depuis plus de six ans et sans avoir été jugés. Les autres ont été relâchés sans avoir été jugés ou rapatriés, et ce depuis mai 2002. Seulement trois détenus ont fait l'objet d'une procédure judiciaire jusqu'à présent et vingt-trois autres sont inculpés pour « crimes de guerre ».

Le président élu des USA, Barack Obama a confirmé dimanche 16 novembre sur la chaîne CBS sa volonté de fermer la prison de Guantánamo, ce qui devrait être une réalité prioritaire au lendemain (mais quand ?) de son investiture le 20 janvier prochain. Barack Obama pourrait faire de la fin de Guantánamo l’amorce d’une refonte de toute la politique pénale antiterroriste. «J'ai dit plusieurs fois que je voulais fermer Guantánamo, et je vais m'y tenir», a-t-il déclaré lors de son premier entretien télévisé depuis son élection le 4 novembre. Il a promis à plusieurs reprises pendant sa campagne de fermer le centre de détention, symbole des excès de «la guerre contre le terrorisme» menée par George W. Bush et critiqué par la communauté internationale. Par ailleurs, Obama a également confirmé qu'il entendait donner un coup d'arrêt à la torture comme méthode d'interrogation par l'armée usaméricaine: «J'ai dit plusieurs fois que l'Amérique ne torture pas. Et je vais m'assurer que nous ne torturons pas.» La fermeture de Guantánamo et l'arrêt de la torture, a ajouté Obama, «font partie d'un effort pour permettre à l'Amérique de retrouver son rang sur le plan moral».

Contre tous les principes de la justice usaméricaine, des hommes sont détenus pour une durée illimitée sans aucun chef d'inculpation. Simplement déclarés «combattants ennemis» par un tribunal militaire, ils ne disposent que depuis juin d'une possibilité réelle de recours devant un tribunal fédéral. Fermer la prison de Guantánamo , selon l’AFP, s'annonce une tâche des plus délicates pour le nouveau président, qui devra trouver une solution pour ces détenus qualifiés de «pires terroristes» par l'administration sortante et que personne, ni aux USA ni à l'étranger, ne s'empresse d'accueillir.

Avant d’aborder la question de cette fermeture, les récentes informations (quatre) sur Gitmo et ses premiers procès donnent un aperçu des obstacles qui attendent la future administration démocrate.

- L’ancien chauffeur d’Oussama ben Laden, Salim Ahmed Hamdan, détenu depuis 7 ans et premier condamné par un tribunal militaire d’exception, est « attendu au Yémen dans la semaine », a annoncé le gouvernement de ce pays. De « complexes » négociations ont permis le transfert de cet homme qui doit encore purger un mois de prison. Il avait été condamné en août à cinq ans et demi de prison pour « soutien matériel au terrorisme ».

- Un juge a ordonné la libération de cinq Algériens. Pour la deuxième fois depuis la décision de la Cour suprême fin juin rétablissant l'habeas corpus pour les prisonniers de Guantánamo , un juge civil a ordonné, jeu­di 20 novembre, la libération de détenus. Le juge fédéral Richard Leon était saisi du cas de six Algériens, Lakhdar Boume­diene, 42 ans, Mustafa Aït Idir, 38 ans, Mohamed Nechla, 40 ans, Hadji Boudel­la, 43 ans, Saber Lahmar, 39 ans, et Belka­cem Bensayah, 46 ans. Ils avaient été kidnappés en Bosnie en 2001 et transférés à Guantánamo début 2002. Le magistrat a ordon­né la libération des cinq premiers. Il a esti­mé que le gouvernement n'avait pas réus­si à prouver la qualification d'« ennemis combattants » qu’il leur appliquait. Concernant Belkacem Bensayah, il a en revanche estimé qu'il était « probable » qu'il ait prévu de se rendre en Afghanis­tan pour y prendre les armes contre les for­ces usaméricaines, apportant un « soutien direct » à Al Qaida.

Le juge a rendu sa décision à l'issue d'un procès qui a duré sept jours, dont six à huis clos. Le verdict a été rendu en public au tribunal de Washington. Les détenus algériens ont pu l'entendre en direct depuis Guantánamo.

C'est la première fois qu'un juge se prononce sur la validité de la qualification d'ennemi combattant. Le 7 octobre, un autre juge, Ricardo Urbina, avait déjà ordonné la mise en liberté de 17 Ouïgours, mais ceux-­ci n'étaient plus considérés comme des ennemis combattants par le Pentagone. Les 17 Ouïgours sont toujours en déten­tion, le gouvernement ayant fait appel. Il est vraisemblable que le sort des Algé­riens ne changera pas davantage. Les juges sont en droit d'ordonner la libéra­tion des prisonniers, mais il revient à l'ar­mée d'organiser leur libération. A moins de deux mois de la fin de son mandat, le président George Bush n'a pas l'intention de prendre la responsabilité de libérer des hommes que l'armée juge susceptibles de retourner au combat et de tuer des sol­dats usaméricains.

Quelque 150 dossiers sont encore sur les bureaux de la quinzaine de juges de la cour fédérale de Washington autorisés à exami­ner les plaintes des détenus de Guantánamo par la dernière décision de la Cour suprême. Celle-ci a étendu les garanties constitutionnelles américaines à la base de Guantánamo , contredisant l'opinion de l'administration Bush, pour qui il s'agit d'une zone de flou juridique (source Le quotidien Le Monde).

- C’est le 27 janvier prochain que les six Français ex-détenus à Guantánamo connaitront le jugement de la Cour d’appel de Paris. Cinq d’entre eux avaient été condamnés en première instance fin 2007 à 5 ans de prison – dont quatre avec sursis - pour leurs activités au sein de la mouvance ben Laden. Khaled Ben Mustapha, l’un des prévenus, en a profité pour déposer une nouvelle plainte contre X pour « enlèvement et séquestration arbitraires »

- Ali Hamza Ahmad Al Bahlul, un Yéménite accusé d'être le propagandiste d'Oussama Ben Laden, a été condamné à la prison à vie par un tri­bunal militaire d'exception, composé de neuf officiers usaméricains, sur la base de Guantánamo , après avoir été reconnu coupa­ble de « complot avec Oussama Ben Laden, et d'autres, pour assassiner des per­sonnes protégées, attaquer des civils et com­mettre d'autres crimes » de terrorisme, a indiqué, lundi 3 novembre, un porte-­parole du Pentagone. L'accusé, âgé de 39 ans, a également été reconnu coupa­ble d'« incitation à des actes de terrorisme [et de] soutien matériel au terrorisme ». Ali Hamza Ahmad Al Bahlul a été l'un des premiers à arriver à Guantánamo, début 2002, et à être inculpé. Il s'agit du deuxième procès (le premier étant celui du chauffeur Hamdan) d'un détenu de Guantánamo devant une commission militaire, une procédure jamais vue depuis la seconde guerre mondiale. Celle-ci a fait l'objet de multiples critiques de la part des avocats de la défense, tant militaires que civils, mais aussi des associations de défense des droits de l'homme. L’accusé et son avocat militaire usaméricain sont restés silencieux pendant tout le procès, en signe de protestation. Les interrogateurs ont témoigné que l’inculpé avait rédigé le script des testaments filmés de deux pirates de l’air du 11 septembre, Mohamed Atta et Ziad Al Jarrah, qui étaient ses colocataires à Kandahar, en Afghanistan (source : agences).

Michel PORCHERON

28 novembre

http://chroniquedeguantanamo.blogspot.com/2008/11/le-plan-de-barack-obama-pour-fermer.html


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n°229 - dossier de l'Afghanistan - 01- 01-2009 –Fin - Obama et les projets de guerre néoconservateurs pour le Proche-Orient.


n°229 - dossier de l'Afghanistan -  01- 01-2009 –Fin - Obama et les projets de guerre néoconservateurs pour le Proche-Orient.



   dossiers de l'Afghanistan - n° 229 du 01- 01-2009

        C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                  



Sommaire :      –Fin  -

3-5 PESD: la France règle sa part d'addition en Afghanistan! Autres enjeux.

3-6 « Frappe-moi encore, baby » - Une histoire de la torture par la musique.

3-7 Les drones, anges gardiens du contingent français.

3-8 Le mois de décembre meurtrier s'explique par la malchance, selon l'armée canadienne.

4 Annexe

4-1 Obama, l’armée et la menace de la dictature aux Etats-Unis.

4-2 Jean-Guy Allard : L'Administration Bush ordonne le développement de forces militaires «irrégulières»

4-3 QU’EST-CE QUE LE MNA


3-5 PESD: la France règle sa part d'addition en Afghanistan! Autres enjeux

L'impression était visible depuis quelques semaines. La participation britannique à certains projets de l'Europe de la défense ne reposait pas uniquement sur l'enthousiasme européen de la nouvelle équipe politique à la tête du ministère de la Défense ou d'un retournement de situation. Cette impression avait été oralement confirmée, très officiellement, directement par une "petite phrase" de Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse au Sommet. Dont il faut, en général, examiner plus en détail toutes les locutions. Il n'y a pas, en général, que le brio du discours.
Une brigade française. Mon confrère Merchet le confirme sur son
blog, et surtout le précise, aujourd'hui par une information venue des armées françaises. Il y aura bien une augmentation des troupes françaises en Afghanistan. Dans l'Est du pays. Le nombre reste encore imprécis. Mais il sera surement calqué sur celui des Britanniques. Une brigade, la "french brigade", regroupant les effectifs déjà présents (à Kaboul notamment) et les nouveaux renforts sera ainsi formée.
Une pièce rendue aux Britanniques. Le tempo était bien calculé et prévisible. Les Britanniques en cédant (en partie, en petite partie) sur quelques "idées" françaises comme le renforcement partiel du
quartier général à Bruxelles, le budget pluriannuel pour l'agence européenne de défense et l'augmentation de ses effectifs ainsi que la coopération industrielle renforcée avaient exigé certaines capacités et engagements français supplémentaires en Afghanistan. Ceci explique également la "certaine" réticence allemande à ne pas trop soutenir la PESD (c'est un euphémisme). Les Allemands, déjà présents, mais au Nord du pays, coincés par une période électorale peu propices à ce genre d'engagement, ne tiennent sans doute pas à etre obligés de faire une contribution identique à celle faite par les Français.
Un autre enjeu : les postes à l'Otan. Pour
la France, autant ce semestre aura été "européen", autant le prochain sera "otanien". C'est un des autres enjeux de cette grande partie de cartes et de redistribution des rôles qui se déroule actuellement sur le plan de la défense européenne (Otan et Ue) : si je participe à hauteur en Afghanistan, il faut des postes-clés. Une discussion entamée déjà avec les partenaires britanniques et allemands. Une des idées défendues étant un rééquilibrage des rôles en faveur du couple franco-britannique. Et la construction d'un pilier européen réel pour l'Otan. Plus exactement, ce que voulaient les Américains depuis le début, que les Européens prennent en charge la gestion de leur sécurité sur le continent. En gros, l'Otan "territoriale" dirigée par les Européens ; l'Otan "extérieure" dirigée par les Américains.
Dernier enjeu : économique. Le dernier enjeu est lui, beaucoup, plus concret. Il s'agit de la restructuration de l'industrie européenne : liens croisés, fusions, regroupements sont actuellement à l'étude. Et l'idée là est d'avoir des champions industriels européens plus forts dans chacun des secteurs clés économiques. L'ouverture des marchés de la défense, avec l'adoption de la directive Transferts (*) et bientôt celle sur les marchés publics, normalement, en est le versant juridique et devrait accélérer ce processus. Le Ministre de la défense, Hervé Morin en avait évoqué quelques mots à Northwood au début du mois (
lire ici), Français et Britanniques (avec les Allemands) ont des "deals" à faire. Là encore, l'Afghanistan sert de test.
Testé en Afghanistan, vendu partout ailleurs. Comme me l'avait résumé un expert du dossier à l'Otan, les Français vont expérimenter "certains matériels" (software aérien, guidage bombe, etc.). Un enjeu à la fois militaire et technique (test grandeur nature) et avant tout industriel. "Quand vous avez un matériel utilisé, testé en Afghanistan, dans le cadre d'une opération de l'Otan, devant les alliés, c'est une démonstration grandeur nature, pour ceux qui sont vos potentiels acheteurs. Une solide garantie d'achat. Vous pouvez ensuite utiliser l'argument "testé à l'Otan" comme argument de vente." L'engagement d'avions comme le Rafale sur le terrain ne relève donc pas uniquement d'une prestation militaire. De même que le "prêt" des nouveaux véhicules Panhard aux
observateurs français en Géorgie n'est pas un don totalement gratuit...
(*) apparemment malgré l'accord obtenu entre le Parlement européen et le Conseil, certains Etats membres semblent réticents à rejoindre le compromis et préféreraient retarder au maximum l'accord.

http://bruxelles2.over-blog.com/article-25910699.html


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02/01/2009

n°228 - journal de l'Afghanistan - 13-12 au 01-01-09 - 1 - : Frappes aériennes et fouilles nocturnes en Afghanistan - La Commission des droits de l'homme critique


n°228 -  journal de l'Afghanistan - 13-12 au 01-01-09 - 1 - : Frappes aériennes et fouilles nocturnes en Afghanistan - La Commission des droits de l'homme critique


journal de l'Afghanistan n° 228 - du 13-12au 01-01-09

 Par C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                 



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  : Afp- ats - Ap - Reuters, Xinhuanet) et Bassirat-net,  Al Manar & Chine nouvelle,   ainsi que les sources d'informations de la résistance. 

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance . idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

2008, année la plus meurtrière pour la coalition en Afghanistan.

Afghanistan: Officiellement 151 soldats US ont été tués en 2008, un record…

La colère populaire monte contre les bombardements occidentaux.

Vers la fermeture de Guantanamo.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Rapport : La Coalition critiquée pour ses frappes

Afghanistan : Enquête en cours …

Paroles & action des bientôt présidents...

L'équipe Obama cherche à fermer le camp de détention dont M. Cheney vante les mérites.

L'Afghanistan au cœur des débats.

Frappes aériennes et fouilles nocturnes en Afghanistan - La Commission des droits de l'homme critique l'OTAN.

1 La résistance contre l'agresseur

Résistance :

Analyse & déclaration

Occupation de l'Afghanistan 

Analyse & déclaration

2 Occupation de l'Afghanistan

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Les médias vous manœuvrent.

6-2 Attaque Kamikaze contre un convoi étranger.

7 Brèves

7-1 Le Sud afghan se prépare à l'arrivée des renforts de l'Otan.

7-2 Le nombre de soldats canadiens blessés en Afghanistan est à la hausse.

7-3 Guantanamo : Les Brèves

1 L'Espagne envisage d'accueillir des détenus de Guantanamo



L'Afghanistan en chiffre du 13 -12 au 01/01/09  

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 17 + X

 12 + X

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 65

 26 + X

 

 

 

Peuple Afghan

 15

 6 + x

 



Tiré à part :

2008, année la plus meurtrière pour la coalition en Afghanistan.

Les troupes étrangères déployées en Afghanistan ont subi en 2008 leurs pertes les plus lourdes face aux taliban depuis leur arrivée fin 2001.

Près de 270 soldats étrangers, dont 127 américains, ont péri au combat, contre 169 au total en 2007, selon un bilan établi par Reuters.

Des centaines d'autres militaires étrangers ont été blessés l'an dernier dans les affrontements et les explosions de bombes.

Les attaques lancées par la résistance  ont, selon l'ambassadeur des Etats-Unis, doublé par rapport à 2007, atteignant les 2.000 en 2008.

Les résistants, se sont regroupés et ont intensifié leurs attaques au cours des trois dernières années. L'an dernier, ils ont commencé à concentrer des effectifs plus importants pour lancer des attaques, en plus des embuscades et des actions kamikaze.

30-12

Reuters

 

Afghanistan: Officiellement 151 soldats US ont été tués en 2008, un record…

Les forces US ont connu en 2008 leur pire année depuis le début de leur engagement en Afghanistan avec un nombre record de 151 morts. Et l'armée US s'attend à une recrudescence des violences dans le pays en 2009 alors que des milliers de GI supplémentaires sont attendus.

L'armée américaine a déploré en moyenne 21 morts par mois entre mai et octobre, de loin le semestre le plus meurtrier pour les forces US depuis leur déploiement pour chasser les talibans du pouvoir en 2001.

Les explosions de bombes déposées sur le bord des routes ont doublé par rapport à 2007 avec environ 2.000 recensées, et nombre de ces engins étaient plus puissants que les années précédentes.

Les Etats-Unis comptent actuellement 32.000 hommes dans le pays, un niveau record. Et l'amiral Mike Mullen, chef d'état-major des armées, a récemment annoncé que jusqu'à 30.000 soldats américains supplémentaires pourraient gagner l'Afghanistan en 2009.

Par ailleurs, les forces britanniques présentes dans le pays ont également perdu 50 hommes en 2008 et leurs homologues canadiennes, 28. (a verifié) D'autres Etats participant à la coalition de 41 pays déployée en Afghanistan ont perdu au total 56 soldats.

Les policiers afghans ont également à nouveau payé un lourd tribut à la lutte contre les résistants.

Au moins 850 ont été tués durant l'année, selon un décompte de l'Associated Press, contre 925 en 2007.

AP

31-12

 

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n°228 - journal de l'Afghanistan - 13-12 au 01-01-09 – Suite 1 - : Frappes aériennes et fouilles nocturnes en Afghanistan - La Commission des droits de l'homme critique

n°228 -  journal de l'Afghanistan - 13-12 au 01-01-09 – Suite 1 - : Frappes aériennes et fouilles nocturnes en Afghanistan - La Commission des droits de l'homme critique


journal de l'Afghanistan n° 228 - du 13-12au 01-01-09



Sommaire.      – Suite 1 -

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 


2 Les forces en présence

Troupes d'occupation

24-12

Près de 70.000 soldats étrangers, pour moitié américains, sont déployés en Afghanistan .

AFP

24-12

Près de 70 000 soldats étrangers, dont 2500 Canadiens dans la province de Kandahar, sont actuellement déployés en Afghanistan pour soutenir le gouvernement Karzai.

Les opérations militaires étrangères, en premier lieu les bombardements, dirigées contre les résistants ont tué des milliers de civils au cours des sept dernières années.
L'année 2008 ayant été la plus meurtrière pour les forces internationales depuis leur arrivée en Afghanistan.

http://www.ledevoir.com/2008/12/24/224770.html

24 décembre


USA

24-12

La semaine dernière, l'amiral Michael Mullen, le chef d'état-major interarmées américain, a annoncé, lors d'une rencontre avec la presse, l'envoi en Afghanistan de 20 000 à 30 000 soldats américains, d'ici à l'été 2009.

Les forces américaines représentent déjà, à l'heure actuelle, plus de 30 000 hommes.

http://www.ledevoir.com/2008/12/24/224770.html

 

25-12

Les Etats-Unis vont doubler leurs forces militaires en Afghanistan

La poursuite de la politique de guerre impérialiste et coloniale de Bush pour la domination mondiale Us: pas encore installé, Obama va poursuivre l'oeuvre de Bush et se casser la g... lui aussi.

C' est cela le "changement" politique aux Usa ...

Retirer les troupes d'agression d' Irak au plus tôt pour pouvoir les redéployer ailleurs sur d' autres fronts existants et/ou à ouvrir... Il faudra autre chose qu'Obama pour empêcher un jour la politique belliciste et de conquête de Washington. Il ne suffit pas de changer un milliardaire affairiste pour le remplacer par un autre. Peu importe la couleur de sa peau ... 

Aux Usa, c'est le complexe militaro-industriel qui décide et influence tout.

RoRo


Espagne

L'Espagne n'enverra pas de renforts en Afghanistan

Madrid n'envisage pas de renforcer son contingent déployé en Afghanistan, a annoncé vendredi le président du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero.  gouvernement espagnol supprimera la disposition limitant à 3.000 le nombre de soldats susceptibles d'être affectés à des missions à l'étranger, une mesure qui avait suscité des spéculations sur un éventuel envoi de nouvelles troupes en Afghanistan, si le président-élu américain en fait la demande.

Le contingent espagnol de l'ISAF (Force internationale d'assistance à la sécurité de l'Afghanistan) compte 800 hommes, déployés principalement dans l'ouest du pays. "La position du gouvernement n'est pas en faveur d'une augmentation des troupes en Afghanistan", a expliqué M. Zapatero, précisant que Madrid avait soigneusement pesé sa contribution à l'opération internationale dans ce pays.

AP

Ismail Sameem, version française Nicole Dupont

26 décembre,


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n°228 - journal de l'Afghanistan - 13-12 au 01-01-09 – Fin - : Frappes aériennes et fouilles nocturnes en Afghanistan - La Commission des droits de l'homme critique


n°228 -  journal de l'Afghanistan - 13-12 au 01-01-09 – Fin - : Frappes aériennes et fouilles nocturnes en Afghanistan - La Commission des droits de l'homme critique


journal de l'Afghanistan n° 228 - du 13-12au 01-01-09


Sommaire.      – Fin  -

4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

L'Afghanistan en chiffre. 

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Les médias vous manœuvrent.

6-2 Attaque Kamikaze contre un convoi étranger.

7 Brèves

7-1 Le Sud afghan se prépare à l'arrivée des renforts de l'Otan.

7-2 Le nombre de soldats canadiens blessés en Afghanistan est à la hausse.

7-3 Guantanamo : Les Brèves

1 L'Espagne envisage d'accueillir des détenus de Guantanamo


 


4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

US & Isaf

24-12

"Un membre du corps des Royal marine a été tué par des tirs ennemis dans l'après-midi du 24 décembre, dans le district de Nad Ali de la province de Helmand", a annoncé le ministère britannique de la Défense dans un communiqué.

Le soldat, prenait part mercredi à "une opération destinée à déloger les forces ennemies du nord du district", a-t-il précisé.

AFP- Reuters

24-12

Un autre soldat de l'Isaf a été tué mercredi, dans l'est du pays, avait annoncé l'Isaf le même jour. Jeudi, l'armée américaine a annoncé que ce soldat, était américain.

AFP

26-12

Un kamikaze a projeté son véhicule contre un convoi de troupes étrangères, blessant un soldat US et deux civils, fait savoir un responsable local de la sécurité.

Le convoi a été pris pour cible alors qu'il quittait l'aéroport d'Herat, dans la province occidentale du même nom, a précisé Qadir Agha, responsable de la sécurité.

Reuters,

26-12

Le soldat Freeman, basé à Petawawa, en Ontario, a été tué et trois autres soldats canadiens ont été blessés lorsque leur véhicule blindé a heurté un engin explosif dans le district de Zhari, vendredi.

Le sergent Kruse, également basé à Petawawa, et l'adjudant Roberge, du Royal 22e Régiment de Valcartier, au Québec, mais qui était détaché auprès du Régiment irlandais du Canada à Sudbury, en Ontario, ont été tués lors de l'explosion d'une bombe artisanale dans le district de Panjwayi, samedi.

Un policier et un interprète afghans ont également perdu la vie. Trois autres militaires canadiens ont été blessés, de même qu'un interprète afghan.

Presse canadienne

27-12

Deux soldats canadiens de l'Isaf, un policier et un interprète afghans ont été tués samedi dans la province de Kandahar (sud), par un bombe alors qu'ils effectuaient une patrouille à pied, a annoncé un porte-parole militaire canadien.

Quatre autres soldats canadiens et Un diplomate et deux travailleurs humanitaires canadiens ont également été tués.  a-t-il ajouté.

Reuters & Associated Press 

28-12

Un soldat  canadien à été tués dans la province orientale de Khost,   dimanche, ont annoncé les autorités afghanes, canadiennes et la force militaire de l'Otan en Afghanistan (Isaf).

Le kamikaze "voulait faire exploser sa voiture dans le quartier général" où avait lieu une rencontre entre le gouverneur du district, Dawlat Khan Qayomi, et d'importants chefs tribaux du secteur, venus discuter de sécurité en vue des élections" présidentielles prévues en 2009, selon la police locale.

Repéré par un policier, il s'est fait exploser près de l'entrée principale du bâtiment, a-t-on ajouté.

Reuters

29-12

Les résistants ont revendiqué l’attaque kamikaze meurtrier perpétré la veille devant le siège des autorités locales d'un district de la province de Khost (est).

Les résistants affirment qu'"au moins 20 Américains et collaborateurs fantoches ont été tués et plus de 50 blessés".

AFP

29-12

Deux attaques à la bombe ont blessés deux soldats américains et leur interprète afghan, lundi a Charikar, à 50 km au nord de la capitale Kaboul,

AFP

31-12

Selon l'OTAN, deux soldats de la Force internationale d'assistance à la sécurité en Afghanistan (ISAF) ont été tués mercredi dans province de Helmand. (le sud du pays. ) L'un des soldats a été identifié comme un membre du contingent britannique, la nationalité du second n'a pas été divulguée dans l'immédiat.

AP

Depuis huit jours, trois soldats du contingent britannique, qui compte environ 8.000 hommes en majorité déployés dans le Sud, ont été tués en opération.

Reuters

Luke Baker, version française Guy Kerivel


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01/01/2009

n°412- Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine -31-12 -Début- : L'insolente terreur d'Israël et l'insupportable démission de l'humanité.


n°412- Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie' de  Palestine -31-12  -Début- : L'insolente terreur d'Israël et l'insupportable démission de l'humanité.



Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de  Palestine 

31-12-  n°412

Par C. De Broeder & M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Tiré à part

Sous les bombes, les enfants palestiniens vivent dans la peur.

1 Analyse - Géopolitique et stratégie

1-1  Michel Collon : Peut-on défendre Israël ?

1-2  JEAN-PIERRE PERRIN : Gaza, les risques d’une contagion.

1-3  Israël vient-il de déclencher la Troisième Inti Fada ?

1-4  Alassane Kitane : L'insolente terreur d'Israël et l'insupportable démission de l'humanité.

1-5  Israël n'est "qu'au début de la bataille" à Gaza.

Suite

1-6  Andreï Fediachine : Israël: lancer la guerre en Palestine avant le départ de Bush.

1-7  Abou Habel : Le Hamas incarne la résistance d’un peuple colonisé.

1-8  Marc van der Mullen : «Les Gazaouis sont sans espoir, ils se sentent piégés».

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Trois enfants qui jouaient en face de chez moi.

2-2 Témoignages de militants internationalistes présents à Gaza.

2-3 Benjamin Barthe : Dans Gaza : "Il n'y a plus un seul centimètre carré où l'on se sent en sécurité".

2-4 COMMUNIQUE DU BUREAU POLITIQUE DU PARTI COMMUNISTE LIBANAIS.

2-5 Amira Hass : Gaza, "Petit Bagdad" - Bombes, Peur, Rage.

2-6 Sameh A. Habeeb : 28/12/2008, 22h44 - Dernières nouvelles de Gaza.

Fin

2-7 Al Khoudri : les aides qui sont entrées à Gaza ne suffisent même pas pour des heures.

2-8 Bombardements israéliens à Gaza.

2-9 Crimes de guerre à Gaza : assez de silence complice !

2-10  AGIR : Arrêtez le massacre à Gaza. Boycottez Israël maintenant !

3 Annexe 

3-1 Ilan Pappé - En 1948, les Palestiniens ne sont pas partis "tout seuls"


Tiré a part

Sous les bombes, les enfants palestiniens vivent dans la peur.

« Mon frère (Ahmad, âgé de 6 ans) a fait pipi dans sa culotte. Nous avons tous peur, car les attaques continuent (…) les avions sont tout le temps dans le ciel et on peut mourir à tout moment. »
Comme les autres enfants de Gaza, Mohammad Ayyad est traumatisé. Encore affolé, Mohammad, âgé de 11 ans, raconte une nuit d’intenses raids aériens dans son quartier. « Lorsqu’ils ont frappé (…) nous avons entendu une énorme explosion et notre maison s’est emplie de poussière. Nous avons couru tout de suite vers le rez-de-chaussée », confie le garçonnet.
Dans la rue, un groupe d’enfants, profitant de la fermeture des écoles, est venu constater les dégâts, gesticulant devant des monticules de gravats de ce que fut un des « ministères » du Hamas. « Ma maison aussi a été endommagée. Que je sois dans la rue ou chez moi, je cours les mêmes risques », dit l’un d’eux, haut comme trois pommes, en feignant l’assurance de celui qui en a vu d’autres. Un autre enfant, Mohammad Bassal, affirme avoir été réveillé avec ses frères par les déflagrations dans le quartier. « Des débris de vitres sont tombés sur nos têtes, l’électricité a été coupée et nous avons commencé à hurler. Ma mère est venue et elle nous a enlacés », dit-il. « Nous avons encore peur, car les juifs sont fous et n’épargnent personne, même pas les enfants », renchérit son frère Nidal, âgé de 12 ans.
Les bombardements israéliens ont réduit en ruines plusieurs bâtiments appartenant au Hamas et endommagé plusieurs maisons avoisinantes. « C’était une nuit d’horreur, comme un tremblement de terre », affirme l’un des riverains, Iyad al-Sayagh. « J’ai tout de suite fait descendre mes enfants chez mon père qui habite au rez-de-chaussée, mais avec chaque missile, les petits devenaient hystériques », dit-il. Son frère Ihab, un pharmacien, ramasse des boîtes de médicaments éparpillées sur le sol de sa pharmacie touchée par les frappes. « Cela fait trois jours qu’on n’a pas dormi, mais hier c’était particulièrement terrifiant », dit un autre voisin, Abdel Jalil al-Khatib, en couvrant de nylon les fenêtres de sa maison dont les vitres ont été soufflées par les raids. Sarah Radi, une institutrice âgée de 29 ans qui habite dans le quartier, affirme que les raids « ont transformé la nuit de Gaza en enfer ». Les Israéliens « disent qu’ils veulent anéantir le Hamas, mais c’est faux, ils veulent anéantir le peuple palestinien. Quelle est la faute des femmes et des enfants qu’on tue et dont on détruit les maisons », s’emporte-t-elle. Son frère Ahmad, âgé de 19 ans et sympathisant du Hamas, assure qu’« ils ne pourront pas nous anéantir. Le Hamas en sortira renforcé et restera au pouvoir ».
Selon les services d’urgence palestiniens, 39 enfants de moins de 16 ans figurent parmi les victimes des raids israéliens. Deux sœurs, âgées de 4 et 11 ans, ont été tuées hier dans l’un des raids. Dimanche soir, cinq sœurs d’une même famille ont été tuées lorsqu’une mosquée s’est effondrée sur leur maison à la suite d’une attaque israélienne. « Ce qui se passe est un massacre dont les habitants de Gaza se rappelleront toujours », affirme Samir Zaqout, psychologue à la Gaza Community Mental Health Programme. « Lorsque plus de 360 personnes meurent sous les bombes et les missiles, cela provoque des troubles post-traumatiques chez les enfants et les adultes, sous forme de dépression, insomnie et schizophrénie », affirme-t-il.
Le Fonds des Nations unies pour l’enfance s’est dit « profondément préoccupé de l’impact sur les enfants des violences actuelles à Gaza », appelant les belligérants à respecter « l’obligation légale internationale d’assurer que les enfants sont protégés et reçoivent les besoins humanitaires essentiels ».

Adel ZAANOUN (AFP)


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n°412- Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine -31-12 -Suite - : L'insolente terreur d'Israël et l'insupportable démission de l'humanité.


n°412- Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie' de  Palestine -31-12 -Suite - : L'insolente terreur d'Israël et l'insupportable démission de l'humanité.



Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de  Palestine 

31-12-  n°412

Par C. De Broeder & M.Lemaire



Sommaire

1 Analyse - Géopolitique et stratégie  (suite)

1-6  Andreï Fediachine : Israël: lancer la guerre en Palestine avant le départ de Bush.

1-7  Abou Habel : Le Hamas incarne la résistance d’un peuple colonisé.

1-8  Marc van der Mullen : «Les Gazaouis sont sans espoir, ils se sentent piégés».

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Trois enfants qui jouaient en face de chez moi.

2-2 Témoignages de militants internationalistes présents à Gaza.

2-3 Benjamin Barthe : Dans Gaza : "Il n'y a plus un seul centimètre carré où l'on se sent en sécurité".

2-4 COMMUNIQUE DU BUREAU POLITIQUE DU PARTI COMMUNISTE LIBANAIS.

2-5 Amira Hass : Gaza, "Petit Bagdad" - Bombes, Peur, Rage.

2-6 Sameh A. Habeeb : 28/12/2008, 22h44 - Dernières nouvelles de Gaza.

2-7 Al Khoudri : les aides qui sont entrées à Gaza ne suffisent même pas pour des heures.

2-8 Bombardements israéliens à Gaza.

2-9 Crimes de guerre à Gaza : assez de silence complice !

2-10  AGIR : Arrêtez le massacre à Gaza. Boycottez Israël maintenant !

3 Annexe 

3-1 Ilan Pappé - En 1948, les Palestiniens ne sont pas partis "tout seuls"



1-6 Andreï Fediachine : Israël: lancer la guerre en Palestine avant le départ de Bush.

Même les experts militaires israéliens sont unanimes à croire que l'actuelle opération contre les Palestiniens sera incapable de museler définitivement le Hamas. Les "frappes ciblées" sont impossibles dans la bande de Gaza, une région très peuplée. Lorsque les guerres commencent en prévision des fêtes ou pendant les vacances, elles doivent avoir des raisons beaucoup plus importantes que celles que vient de citer le premier ministre israélien. Israël est traditionnellement très bien informé de ce qui se passe dans les territoires palestiniens. Il serait donc extrêmement insensé de croire qu'on pourrait détruire le Hamas tout simplement en lançant une opération militaire contre les Palestiniens.
Les ministres israéliens devaient entrevoir quelque chose de vraiment très préoccupant pour ordonner le lancement d'une opération punitive. La réponse est double: il s'agit des prochaines élections législatives en Israël, programmées pour février 2009, mais également du changement d'administration aux Etats-Unis.
Tzipi Livni, vice-premier ministre et ministre israélienne des Affaires étrangères, leader du parti Kadima (centre), brigue le poste de premier ministre, qu'elle décrochera en cas de victoire aux élections. Son principal adversaire est Benyamin Netanyahou, leader du parti Likoud (droite) surnommé Bibi, ancien premier ministre israélien, qui est très bien connu en Israël.
La pratique montre qu'en prévision de n'importe quelles élections en Israël, c'est le candidat qui se montre implacable à l'égard des Arabes qui possède les atouts. Les roquettes primitives du Hamas (les "Qassam"), bien qu'elles n'atteignent que très rarement leurs cibles, terrorisent constamment plus de 250.000 Israéliens, dont les maisons se trouvent dans le Sud du pays, à portée des roquettes tirées depuis les positions improvisées dans la bande de Gaza. Pour Israël, 250.000 voix constituent un chiffre très important. Et la cote de popularité de Tzipi Livni a beaucoup augmenté après le lancement de l'actuelle opération anti-palestinienne.
Le "facteur américain" poussait lui aussi la vice-premier ministre, ainsi que le ministre israélien de
la Défense, Ehoud Barack, à se dépêcher "d'ouvrir le front" et de lancer une guerre victorieuse contre le Hamas. Les analystes israéliens n'arrivent toujours pas à prévoir la future politique proche-orientale de la nouvelle administration de Barack Obama. Tout le monde ici est très préoccupé par les déclarations qu'Obama avait faites auparavant, et que les Israéliens trouvent trop "pro-palestiniennes".
A en croire les journaux israéliens, d'habitude très bien informés, la préparation de l'actuelle opération militaire a commencé il y a déjà longtemps. Haaretz, par exemple, écrit que la collecte d'informations nécessaires pour son lancement a commencé il y a six mois. A la mi-décembre, la question s'est posée de savoir quand il fallait la lancer, cette année ou l'année prochaine, avant ou après la cérémonie d'investiture de Barack Obama. Tel-Aviv n'était pas certain de la réaction de l'administration Obama à cette opération, et il s'est donc hâté d'agir, en espérant avoir le soutien assuré de la part de l'administration Bush, avant que celui-ci ne parte.
Tzipi Livni et Ehoud Barack ont sans doute jugé qu'il valait mieux mettre Obama devant le fait accompli, après avoir passé le point de non-retour.

30 décembre 2008

Andreï Fediachine,

Sources Ria Novosti
http://palestine.over-blog.net/article-26251573.html


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