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11/12/2008

n° 405 - Dossier de Palestine - 09-12 –Début- La décision du conseil de sécurité de l'Onu est vide de sens sur le terrain

 n° 405 - Dossier de Palestine -  09-12 –Début- La décision du conseil de sécurité de l'Onu est vide de sens sur le terrain


Dossier de Palestine     

N°405                                     09-12

Par M.Lemaire    


Sommaire

Tiré à part Vote du Conseil des Ministres européens pour le rehaussement des relations entre l'UE et Israël"

2 Les brèves

2-1 KHALED ABU TOAMEH : L'AP salue l'évacuation de Beit Hashalom.
2-2 YAAKOV KATZ : Hébron : Les violences continuent.
2-3 DAN IZENBERG : Israël à nouveau pointé du doigt.

2-4 Abou Zouhri : la décision du conseil de sécurité de l'Onu est vide de sens sur le terrain.

3 Dossier

3-1 QUE CESSE L’OCCUPATION ! » : Violations du droit international.

3-2 Khaled Amayreh : Nuit de Cristal à Hébron.

–Suite –

3-3 Puisque “le temps est venu de dire ces choses”…

3-4 Cisjordanie: le régime israélien rappelle l'apartheid.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 M.Collon : Iran, Irak, Proche-Orient : que va faire l'Amérique ?

4-2 Jacques Bendelac : La fermeture des passages avec Israël ne permet plus à la monnaie israélienne de pénétrer dans Gaza.

4-3 Rehaussement des relations entre l'UE et Israël" : Communiqué de presse de  Véronique De Keyser.

4-4 Rehaussement des relations entre l'UE et Israël" : Lettre ouverte à  l’attention de Karel de Gucht.

–Fin-

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 Al-Oufok : Manifestations palestiniennes après les violences d’Hébron.

5-2 Proche-Orient: mesures tardives contre les violences des colons à Hébron.

5-3 Commentaires : la principale leçon à tirer des événements de Hébron.

5-4 Ali Abunimah : Obama et le Proche-Orient ... Une approche pour le moins sous forte influence...

5-5 Ali Abunimah : Obama et le Proche-Orient ... Obama et les perspectives pour la paix israélo-palestinienne.

6 Annexe

6-1 Résultats des primaires travaillistes.


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n° 405 - Dossier de Palestine - 09-12 –Suite - La décision du conseil de sécurité de l'Onu est vide de sens sur le terrain


Dossier de Palestine     

N°405                                   09-12

Par M.Lemaire    


Sommaire

3 Dossier

3-3 Puisque “le temps est venu de dire ces choses”…

3-4 Cisjordanie: le régime israélien rappelle l'apartheid.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 M.Collon : Iran, Irak, Proche-Orient : que va faire l'Amérique ?

4-2 Jacques Bendelac : La fermeture des passages avec Israël ne permet plus à la monnaie israélienne de pénétrer dans Gaza.

4-3 Rehaussement des relations entre l'UE et Israël" : Communiqué de presse de  Véronique De Keyser.

4-4 Rehaussement des relations entre l'UE et Israël" : Lettre ouverte à  l’attention de Karel de Gucht.



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n° 405 - Dossier de Palestine - 09-12 –Fin- La décision du conseil de sécurité de l'Onu est vide de sens sur le terrain

 n° 405 - Dossier de Palestine -  09-12 –Fin- La décision du conseil de sécurité de l'Onu est vide de sens sur le terrain


Dossier de Palestine     

N°405                                     09-12

Par M.Lemaire    


Sommaire

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 Al-Oufok : Manifestations palestiniennes après les violences d’Hébron.

5-2 Proche-Orient: mesures tardives contre les violences des colons à Hébron.

5-3 Commentaires : la principale leçon à tirer des événements de Hébron.

5-4 Ali Abunimah : Obama et le Proche-Orient ... Une approche pour le moins sous forte influence...

5-5 Ali Abunimah : Obama et le Proche-Orient ... Obama et les perspectives pour la paix israélo-palestinienne.

6 Annexe

6-1 Résultats des primaires travaillistes.


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10/12/2008

N° 404 - Journal de Palestine- 03-12 au 09-12- -Début- Olmert accuse les colons juifs de mener des "pogromes" à Hébron.


N° 404 - Journal  de Palestine-  03-12   au   09-12- -Début- Olmert accuse les colons juifs de mener des "pogromes" à Hébron.


 Journal de Palestine                                  

  N°404                   03-12   au   09-12

                           Par M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Tiré à part

Olmert accuse les colons juifs de mener des "pogromes" à Hébron.

La discrimination en Cisjordanie rappelle l’apartheid, selon une ONG israélienne.

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

3 Politique

Palestinienne

Suite 1

Politique Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 

Fin

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Chérif BOUDELAL : Le blocus contre GAZA par les armes… Et les médias français le font par le silence !

5-2 KHALED ABU TOAMEH : Al-Jazeera interdite de Moukhata.

5-3 Les relations UE-Israël.

5-4 Leïla Shahid : L'Union européenne est beaucoup trop indulgente avec Israël.

5-5 Vidéo Bilin


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N° 404 - Journal de Palestine- 03-12 au 09-12- -suite 1- Olmert accuse les colons juifs de mener des "pogromes" à Hébron.


 Journal de Palestine                                  

  N°404                   03-12   au   09-12

                           Par M.Lemaire


Sommaire

3 Politique Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Chérif BOUDELAL : Le blocus contre GAZA par les armes… Et les médias français le font par le silence !

5-2 KHALED ABU TOAMEH : Al-Jazeera interdite de Moukhata.

5-3 Les relations UE-Israël.

5-4 Leïla Shahid : L'Union européenne est beaucoup trop indulgente avec Israël.

5-5 Vidéo Bilin

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N° 404 - Journal de Palestine- 03-12 au 09-12- -Fin- Olmert accuse les colons juifs de mener des "pogromes" à Hébron.


N° 404 - Journal  de Palestine-  03-12   au   09-12- -Fin- Olmert accuse les colons juifs de mener des "pogromes" à Hébron.


 Journal de Palestine                                  

  N°404                   03-12   au   09-12

                           Par M.Lemaire


Sommaire

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Chérif BOUDELAL : Le blocus contre GAZA par les armes… Et les médias français le font par le silence !

5-2 KHALED ABU TOAMEH : Al-Jazeera interdite de Moukhata.

5-3 Les relations UE-Israël.

5-4 Leïla Shahid : L'Union européenne est beaucoup trop indulgente avec Israël.

5-5 Vidéo Bilin



Institutions et leurs satellites

UNRWA
"c’est quoi l’UNRWA ?" :

C’est "l’Office de secours des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine - (United Nations Relief and Works Agency)"

"L’UNRWA a 60 ans d’âge"

Bande de Gaza : malgré l’urgence sanitaire, toujours pas de levée du blocus.

Triste anniversaire que celui des 60 ans de l’UNRWA, l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient. Depuis le 4 novembre dernier en effet, l’action humanitaire dans la Bande de Gaza est entravée par le blocus israélien. Boulangeries, hôpitaux, pharmacies... La population manque de tout.
« Sur la liste des 416 médicaments essentiels, 97 sont en rupture de stocks dans les cliniques de la Bande de Gaza » dénonce l’ONG Médecins du Monde. Et « à l’heure actuelle, deux de nos camions contenant des médicaments et du matériel médical sont toujours bloqués à Jérusalem ». Une situation également dénoncée par le collectif AIDA, qui regroupe de nombreuses ONG travaillant dans les Territoires occupés.
Cette préoccupation est partagée par les Nations Unies. Par la voix de son Secrétaire général Ban Ki-moon, l’Organisation exprime ses craintes concernant la situation humanitaire. « Il est important et urgent qu’Israël autorise la livraison de l’aide humanitaire à la population civile » s’inquiète-t-il dans une déclaration transmise par sa porte-parole Michèle Montas. « Je regrette que mes appels n’aient pas été entendus ».
Même son de cloche du côté de l’UNRWA, qui proteste contre un flux insuffisant de camions. « Il faut au minimum 15 camions par jour pour maintenir nos opérations de base. Mais durant tout le mois dernier, nous n’avons pu faire entrer que 37 camions dans le territoire ».
Pendant ce temps, les 1,5 million d’habitants de la Bande survivent avec les moyens disponibles. Autrement dit pas grand-chose. Le manque d’approvisionnement en carburant compromet sérieusement le fonctionnement des services hospitaliers. Au premier rang desquels les urgences. Seule une ambulance sur deux serait aujourd’hui opérationnelle.

Un comble au regard de la violence qui règne dans le territoire...

(Samedi 06 décembre 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse)

Al Faraby
Samedi, 06 décembre 2008


Ue

Une proposition de la Commission Européenne et du Conseil quant à la participation d'Israël aux programmes communautaires européens.

« Dans sa réunion du 5 novembre à Bruxelles, la Commission des Affaires étrangères et de Sécurité du Parlement européen a avalisé une proposition de la Commission Européenne et du Conseil quant à la participation d'Israël aux programmes communautaires européens. Ce nouveau protocole de coopération offre à Israël un accès illimité au programme de recherches scientifiques, académiques et techniques.
Pour son entrée en vigueur, l'accord doit cependant avoir l'aval du Parlement européen (PE). Il sera soumis au vote lors de la réunion plénière du jeudi 4 décembre à Bruxelles. La ministre israélienne des Affaires étrangères se rendra au Parlement Européen le mardi 2 décembre pour exercer des pressions sur les eurodéputés pour un vote en faveur de cet accord.
Ce nouveau protocole de coopération UE-Israël intervient alors que, sur le terrain, Israël accélère la construction de colonies, renforce le bouclage des territoires palestiniens, notamment dans la bande de Gaza, et pratique de nombreuses formes de violation des droits de l'Homme.
Je voudrais par ce message vous inviter à mobiliser l'ensemble des organisations non gouvernementales de vos pays, pour intervenir auprès du PE afin de ne pas accorder ce privilège à Israël avant qu'il mette en œuvre les principes de la paix ».
Amicalement,
Leila Shahid

 

Pierre Barbancey : Au Parlement Européen Cohn-Bendit "souligne qu’il serait fou de ne pas rehausser le statut d’Israël".

Jérusalem participe déjà à plus de 600 programmes de recherches.: “Les eurodéputés sceptiques sur un statut spécial pour Israël. UE-Israël . Le Parlement européen a décidé de reporter son vote concernant un « rehaussement » des relations de ’Europe avec Tel-Aviv.
À une nette majorité, le Parlement européen a décidé de ne pas suivre le Conseil des ministres des Affaires étrangères et a purement et simplement reporté le vote concernant le rehaussement du statut
d’Israël. Un vote d’autant plus remarquable que la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, était venue en personne, la veille, à Bruxelles, devant la commission des Affaires étrangères du
Parlement.
Le « rehaussement » dont il est question donnerait tout simplement un statut spécial à Israël et en ferait quasiment un membre à part entière de l’Union européenne. C’est un camouflet pour Nicolas Sarkozy, actuel président de l’UE, qui, le 23 juin dernier, devant la Knesset (le Parlement israélien), annonçait que « la France travaillerait au rehaussement des relations entre l’Union et Israël ». C’est pourquoi il a fait accélérer le processus. « Nous avions cru comprendre qu’on aurait le temps de voir les progrès accomplis sur le terrain, mais les choses se sont précipitées », a indiqué à l’Humanité l’eurodéputée Véronique De Keyser (PSE), qui, immédiatement après le vote, s’est exclamée : «
L’honneur du Parlement est sauvé. »
Ce vote a été obtenu après que Francis Wurtz, président du groupe GUE-GNL au Parlement européen, fut intervenu pour demander une modification de l’ordre du jour. En clair, alors que les eurodéputés doivent donner un avis conforme en disant oui ou non, Francis Wurtz leur proposait de reporter la question. L’argument amené à la tribune du parlement a porté et a su capter les voix des socialistes et des Verts européens (Cohn-Bendit est intervenu en ce sens, tout en soulignant qu’il serait fou de ne pas rehausser le statut d’Israël). Francis Wurtz s’est appuyé sur ce que préconisait la délégation du Parlement qui s’est rendue en Israël et dans les territoires palestiniens en mai dernier (à
laquelle participaient tous les groupes).
Les eurodéputés demandaient « qu’il y ait des signes sérieux de bonne volonté traduits par des réalités tangibles sur le terrain par Israël ».
Le président de la GUE notait que ces signes n’ont pas été donnés et qu’un an après la conférence d’Annapolis il convenait de reporter tout vote du Parlement jusqu’à ce que des « signes de bonne volonté » soient donnés par Tel-Aviv.
Accorder un tel statut reviendrait à accorder une prime à l’occupation, selon la formule d’un député européen. Comme le soulignait Francis Wurtz devant le Parlement européen le 5 juin : « Ce qu’on attend de l’Europe au sud de la Méditerranée à ce propos, c’est qu’elle surmonte enfin ce que l’ancien représentant du secrétaire général des Nations unies, M. de Soto, appela fort justement “l’autocensure” à l’égard d’Israël concernant la violation permanente du droit international. »
Tout le monde comprend bien que l’enjeu est purement politique, puisque, selon le fait accompli, cher aux dirigeants israéliens, Tel-Aviv participe déjà à plus de 600 programmes de recherches. La manoeuvre est, de plus, habile : elle tente d’enfermer le débat sur la sanction ou non
de la société civile israélienne – en l’occurrence les scientifiques -, qui serait la bénéficiaire de tels programmes. Si l’on ajoute à cela les campagnes de lobbying et les pressions (dénoncées y compris par Véronique De Keyser : « Nous sommes victimes de pressions, traités d’antisémitismes », assure-t-elle), on comprend les difficultés du débat. Le report décidé hier a été appuyé par le PCF, de nombreuses associations et Leïla Shahid, déléguée générale de Palestine auprès de l’UE, qui demandait « de ne pas accorder ce privilège à Israël avant qu’il mette en oeuvre les principes de la paix ».
Par Pierre Barbancey

 IsraelValley Presse(ISRAEL VALLEY Site Officiel de la Chambre de Commerce France Israël)
Publié le 7 décembre 2008 à 09:48
http://www.israelvalley.com/news/2008/12/07/20664


 
Daniel Rouach : Pas de renforcement des relations entre l'UE et Israël.
Extrait

Le Monde.fr : “Le Parlement européen a reporté mercredi un vote prévu sur le renforcement des relations entre l’UE et Israël, afin de sanctionner la politique israélienne envers les Palestiniens, surtout le blocus de la bande de Gaza, selon plusieurs groupes politiques.
Le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, qui avait exhorté mardi les Européens à lier tout renforcement de leurs relations avec Israël à des progrès dans le processus de paix, s’est félicité de ce report.
Par cette décision, le Parlement européen “envoie un signal clair: oui à une amélioration des relations entre l’UE et Israël, mais en fonction de l’attitude de ce pays vis-à-vis du processus de paix”, a déclaré le groupe de la Gauche unitaire européen (GUE, communistes) dans un communiqué.
Le président de la GUE, le Français Francis Würtz, a demandé à l’ouverture de la session plénière que le vote du Parlement sur cette proposition soit reportée jusqu’au jour où Israël aura donné des “signes sérieux de bonne volonté traduits par des résultats tangibles sur le terrain”.
Une proposition soutenue par les Verts et les socialistes et adoptée en séance plénière, dans un hémicycle très clairsemé.
“Le blocus de Gaza, loin d’affaiblir le Hamas, le radicalise, et il fait peser des souffrances intolérables sur des innocents qui pour moitié d’ailleurs ont voté Fatah aux élections de 2OO6”, a expliqué la
socialiste Véronique De Keyser.
La commission des Affaires étrangères avait pourtant recommandé au Parlement de soutenir la proposition des 27 d’autoriser Israël à participer à la plupart des programmes communautaires (protection des consommateurs, innovation et compétitivité, culture, recherche…).
“C’était un signe positif vers Israël, mais l’opportunité politique actuelle, vue l’aggravation de la situation à Gaza, nous a obligés à reporter le vote”, a expliqué Mme De Keyser.
Daniel Rouach 

05 décembre

 Salam Fayyad a salué le report …

Salam Fayyad a salué le report estimant que le Parlement européen “montre ainsi son attachement au droit international et à un règlement basé sur deux Etats”, Israël et la Palestine.
Selon lui, un tel règlement est “mis en réel péril par l’intensification de la colonisation israélienne en violation de la loi internationale et des termes de référence du processus de paix”.
M. Fayyad a aussi rappelé “les violations israéliennes des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, notamment le blocus imposé à la bande de Gaza”.
Lundi, M. Fayyad avait exprimé sa “profonde inquiétude” quant à un possible renforcement des relations entre Israël et l’UE, lors d’une rencontre avec des diplomates européens.
“Je leur ai dit que, étant donné qu’Israël a violé tous ses engagements, notamment en matière de droits de l’Homme, les pays de l’UE devraient attendre avant de relever le niveau de représentation d’Israël à l’UE”, a-t-il dit mardi à la presse.
Il a relevé que la situation sur le terrain dans les territoires palestiniens ne s’était pas améliorée depuis le 16 juin, date à laquelle l’UE avait lancé des négociations avec Israël pour renforcer leurs
relations”.—
05 décembre

Fayyad marque un point dans la bataille diplomatique contre Israël
L’UE reporte un vote sur le renforcement de ses relations avec l’État hébreu.
En travaillant inlassablement pour améliorer la sécurité et les conditions de vie en Cisjordanie en dépit des restrictions israéliennes, le Premier ministre palestinien Salam Fayyad marque aussi des points
dans la bataille diplomatique contre l’État hébreu.

Le Parlement européen, relevant l’absence de progrès dans le processus de paix en raison de l’attitude israélienne, a ainsi reporté cette semaine un vote sur le renforcement des relations entre l’Union européenne et Israël.
Cette décision est survenue après que M. Fayyad eut fait part à des diplomates européens de sa « profonde inquiétude » d’un possible rehaussement de ces relations alors qu’Israël « continue de violer tous ses engagements » dans le cadre du processus de paix relancé en novembre 2007 à Annapolis (États-Unis).

M. Fayyad a salué la décision du Parlement européen, s’en gardant néanmoins de tout triomphalisme,
présentant son action sur le terrain comme un intérêt palestinien avant tout, même si elle se traduit aussi par des pressions diplomatiques sur Israël. « Pour que nous soyons crédibles, il faut qu’on déploie tous les efforts nécessaires pour nous aider nous-mêmes. En agissant ainsi, nous gagnons la sympathie du monde avec les objectifs que nous voulons atteindre », a expliqué M. Fayyad à l’AFP.

Mais il relève qu’au moment où son gouvernement s’efforce de changer le quotidien des Palestiniens, Israël poursuit la colonisation en Cisjordanie et y maintient des centaines de
barrages militaires qui morcellent le territoire. « L’UE est un groupement fondé sur des valeurs et des idéaux qui sont incompatibles avec les violations du droit international et des droits de l’homme
commis par Israël », a affirmé M. Fayyad pour expliquer la décision du Parlement européen. « Le processus politique dans lequel l’UE souhaite être un acteur-clef a pour objectif la création d’un État palestinien.
Comment un tel État peut-il voir le jour avec la poursuite de la colonisation ? » s’est-il interrogé.
En Israël, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Yigal Palmor, a cherché à minimiser la décision du Parlement européen. « C’est un simple report, ce n’est pas une annulation. Israël espère que le vote sera bientôt remis à l’ordre du jour. »
06 décembre 2008. L’Orient-Le Jour
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=387162


7 Europe

1 Autriche

Le président autrichien appelle à arrêter les sanctions collectives

Le président autrichien Hans Fischer a catégoriquement condamné l’injuste blocus imposé sur la bande de Gaza pour la troisième année consécutive. Les autorités israéliennes ont encore plus renforcé ce blocus pendant les dix-huit mois derniers.

Cette condamnation est parvenue pendant une rencontre entre le président autrichien et une délégation de la « Campagne européenne pour briser le blocus ».

Le président autrichien Fischer s’est montré touché par la souffrance humaine de la bande de Gaza, surtout en cette période où l’ONU et d’autres institutions juridiques internationales tirent la sonnette d’alarme contre les conditions difficiles de la bande de Gaza.

Le représentants de la « Campagne européenne pour lever le blocus de la bande de Gaza » ont présenté un dossier au président autrichien pour le mettre au courant de ce qui se passe dans la bande de Gaza.

Ils ont l’intention de mettre toute l’Europe au courant de la situation catastrophique de la bande de Gaza. L’Europe doit réagir et faire des pressions sur les autorités israéliennes afin qu’elles arrêtent le blocus et ouvrent les points de passage.

Les efforts dans ce sens viennent de donner quelque chose. En effet, le Parlement européen vient de remettre à plus tard le vote sur la décision des ministres des affaires étrangères de l’Union Européenne d’élever le niveau des relations entre "Israël" et l’UE, à cause de l’injuste blocus imposé sur la bande de Gaza et l’agression israélienne pratiquée de façon incessante contre la Cisjordanie.

CPI

05/12/2008

http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s76Yv1Yxyj7qfvvLuTiuU5yNzomRcTyseXKyQkC3wDP2McPpGSSkQZHb36pHBVJc4676zJXdRmSp%2fhusnRmM1l92y0KjwFvwy1MlM4B09IW%2fs%3d


2 France

Des milliers de personnes défilent à Paris contre le siège

Des milliers de personnes sont sorties dans les rues de la capitale française, samedi soir, pour protester contre le siège israélien imposé sur Gaza et pour exiger sa fin immédiate.

Le député Jamal Al-Khudari, le chef du comité populaire contre le siège, s’est adressé au rassemblement, de Gaza, louant de telles activités de solidarité pour encourager l’endurance et la patience du peuple palestinien.

Il a appelé à la continuation de telles activités, ajoutées à d’autres, comme des sit-in et des envois de bateaux à Gaza. En plus de cela, il faut mettre la pression sur les gouvernements pour qu’ils interviennent et soulèvent le siège.

Le législateur a décrit le siège israélien sur Gaza de « non éthique » et de « crime de guerre inhumain », et il a affirmé qu’il est convaincu qu’un jour, le siège prendra fin et le peuple palestinien sera victorieux.

Le bloc parlementaire du Hamas a aussi remercié Dr. Ali Larijani, le président du conseil islamique de la Shura, pour avoir fortement condamné le siège imposé sur Gaza.

Il a dit dans une lettre à Dr. Larijani, samedi, que le siège sur Gaza constituait un véritable désastre qui privait un million et demi de Palestiniens des éléments élémentaires de la vie.

Le bloc a appelé à des mesures pratiques plus grandes pour soulever le siège qui a tué 260 malades jusque-là, qui ne pouvaient voyager pour recevoir un traitement à l’étranger. Des centaines d’usines ont aussi été fermées à cause de ce siège, usines qui fournissaient de quoi se nourrir à des dizaines de milliers de gens. La Bande a été transformée en la plus grande prison du monde.

CPI

08-12



5 Médias/Vidéos 

5-1 Chérif BOUDELAL : Le blocus contre GAZA par les armes… Et les médias français le font par le silence !

Ce Dimanche 30 novembre 2008, le quatrième bateau humanitaire (libyen celui-ci), transportant trois mille tonnes d’aide humanitaire à la population de Gaza agonisante a été empêché par les navires de guerre israéliens d’entrer au port de Gaza, et refoulé vers l’Egypte.

Comme les fois précédentes, les médias français sont restés muets sur l’existence et le refoulement du bateau humanitaire libyen. De la même façon, ils avaient caché aux Français les actions précédentes faites par des Hommes et de Femmes libres de nationalités différentes, qui ont brisé le blocus sur Gaza à trois reprises depuis août dernier. Comme ils ont observé un silence lâche sur la punition collective pratiquée par Israël contre les habitants de Gaza depuis près de deux ans, ce qui relève du crime contre l’humanité par les lois internationale.

Mais Israël est exonéré de cette criminalité grâce aux lobbies qui le soutiennent à travers le monde et le silence complice des médias. En France comme ailleurs en Occident, nous sommes face à un lobby médiatique bien organisé et déterminé à ne rien laisser filtrer de la barbarie israélienne pour maintenir l’opinion française dans l’ignorance du génocide pratiqué par Israël contre les habitants de Gaza, qu’il veut asphyxier en douceur et dans l’anonymat.

D’autres bateaux suivront

Plusieurs autres bateaux se préparent pour faire le voyage à Gaza afin de briser le blocus de la honte auquel participent tous les États membre de l’ONU - « ce machin » qui est devenu un instrument entre les mains des USA pour légitimer leurs occupations et protéger Israël, en faisant semblant de secourir les peuples occupés qui agonisent en permanence et dans l’indifférence.

Les actions opérées par ces Hommes et ces Femmes libres donnent une lueur d’espoir aux Palestiniens de gaza de voir les morts–vivants se réveiller de leur sommeil qui n’a que trop duré. Même les morts arabes commencent à se réveiller peu à peu, puisque le prochain bateau qui se dirigera vers Gaza partira de Qatar !

Il faut toujours un début pour réveiller tous les morts de la planète et démasquer les barbares de ce monde ainsi que leurs complices éhontés. C’est de cette façon que l’on peut briser définitivement l’embargo criminel qui consiste à exterminer un peuple en le faisant mourir à petit feu. Une honte de l’humanité jamais connue par l’Histoire, ni même par la préhistoire.

Les criminels et leurs complices doivent être dénoncés et combattus

La population de Gaza souffre de l’embargo qu’Israël lui impose depuis près de deux ans : 80% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et dépend de l’aide humanitaire. Or, Israël bloque toutes les aides qui lui sont destinées dans ses ports. Résultat : plus de 60% d’enfants souffrent de malnutrition. Les hôpitaux et cliniques manquent de médicaments, et les malades meurent pour faute de soins. Malgré ce génocide non déclaré, les médias français observent un mutisme total pour ne pas montrer le vrai visage d’Israël, gouverné par des criminels en puissance.

Les nombreux appels lancés à la conscience professionnelle des journalistes de tous les médias n’a pas suffit pour les ramener à la raison. Le moment est venu de les dénoncer comme des vulgaires complices du crime. Tous ceux qui ne veulent pas être complices de cette honte sont invités à dénoncer aussi bien les dirigeants israéliens criminels que leur leurs complices.

Contrairement au génocide nazi perpétré contre les Juifs d’Europe, où les horreurs se faisaient derrière les murs, les pratiques israéliens contre les Palestiniens sont publiques et transparentes, puisque nous les voyons à travers des chaînes de télévision libres, et personne ne pourra dire qu’il ne savait pas.

Quand on soutient le crime, on est aussi criminel que les auteurs de ce crime. Et quand on le couvre par le silence, on est complice. Dans les deux cas on est criminel, mais avec des degrés différents. C’est aux hommes et aux femmes libres de France de les dénoncer, haut et fort, comme tels.

Chérif BOUDELAL –

1er décembre 2008)

Chérif BOUDELAL, vice-président du collectif « Paix Comme Palestine »


5-2 KHALED ABU TOAMEH : Al-Jazeera interdite de Moukhata.
L'Autorité palestinienne (AP) a décidé d'interdire l'accès d'un certain nombre de journalistes à la Moukhata, résidence de Mahmoud Abbas à Ramallah.
Cette décision vise à les punir d'avoir émis des critiques envers la direction palestinienne et d'avoir rapporté les activités des dirigeants du Hamas.
Les journalistes et les équipes de télévision d'al-Jazeera sont sur la liste noire de l'AP. Ils sont interdits d'accès à la Moukhata depuis deux semaines.
Par ailleurs, d'autres journalistes des médias arabes et occidentaux ne sont plus désormais les bienvenus sur le site résidentiel.
L'Association de la presse étrangère a durement condamné ces restrictions et a exhorté les autorités de Ramallah à y mettre fin.
Al-Jazeera a été interdite d'accès à la Moukhata après avoir choisi de ne pas diffuser un discours du président Abbas au conseil de l'OLP de Ramallah et d'avoir retransmis à la place une conférence du leader du Hamas Khaled Mashaal devant des groupes radicaux à Damas.
Les dirigeants de l'AP accusent en effet Al-Jazzera de favoriser le Hamas depuis sa prise de contrôle de Gaza en juin 2007. Selon eux, la chaîne de télévision sert de plateforme au Hamas et à d'autres groupes.

Plusieurs voix réclament même la fermeture des bureaux d'Al-Jazeera en Cisjordanie, qui ont d'ailleurs été la cible de violences de la part d'activistes du Fatah ces deux dernières années.
Pour le moment, Al-Jazeera n'a pas commenté la décision de l'AP. D'après une source à l'intérieur de la chaîne arabophone, l'AP aurait prévenu que tout commentaire ne causerait que davantage de dommages à ses journalistes.

KHALED ABU TOAMEH

The Jerusalem Post
12.07.08
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1227702459159&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull


5-3 Les relations UE-Israël.

Béatrice Patrie, présidente de la délégation du Parlement européen pour les pays du Machrek

écouter 03 min

http://www.rfi.fr/actufr/articles/108/article_75648.asp
«Il s'agit de renforcer nos relations avec Israël, mais à un certain nombre de conditions. Parmis ces conditions, nous souhaitons une amélioration de la situation humanitaire à Gaza.»

Le Parlement européen a reporté mercredi un vote prévu sur le renforcement des relations entre l'Union européenne et Israël. En refusant de se prononcer, les députés européens ont finalement sanctionné la politique menée par l'Etat hébreu à l'égard des Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza.

Kamel Djaider

[05/12/2008


5-4 Leïla Shahid : L'Union europénne est beaucoup trop indulgente avec Israël.

Déléguée générale de la Palestine auprès de l'Union européenne

écouter 03 min

http://www.rfi.fr/actufr/articles/108/article_75552.asp
«L'Union europénne est beaucoup trop indulgente avec Israël. Elle met Israël au dessus du droit. Israël est le seul pays à qui on ne demande pas de comptes.»

Les responsables de l'Autorité palestinienne sont inquiets de l'approfondissement des relations entre Israël et l'Union européenne. Lundi, le Premier ministre Salam Fayyad a déclaré à des diplomates européens que le renforcement de ce partenariat était « inopportun ». Pour sa part, Tzipi Livni, la ministre israélienne des Affaires étrangères sortante, est à Bruxelles pour défendre le dossier de l'État hébreux devant la commission des Affaires étrangères du Parlement européen.

Farida Ayari

[03/12/2008


5-5  vidéo Bilin

http://www.youtube.com/watch?v=E2kXCHDdpas&eurl=http://www.bilin-village.org/francais/



Palestine,Israël,Olmert,colonialisme,Gaza,Bush, Hamas,Fatah


 

09/12/2008

n°406 - Les Dossiers d'Irak - 8/12 – Début - : "L'accord de sécurité est de la poudre aux yeux"


n°406 -  Les Dossiers d'Irak - 8/12 – Début - : "L'accord de sécurité est de la poudre aux yeux"


                              Les Dossiers d'Irak

                 N°406                                                          8/12/08 

                                    Par M.Lemaire

               



 NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

Tiré à part :

Pour Rice, l’invasion de l’Irak se soldera par une « réussite stratégique »

2 Brèves

2-1 Bassorah, poumon économique d'Irak, veut un référendum d'autonomie.

2 2 Barack Obama choisit un général pour les Anciens combattants.

3 Dossier & Point de vue

3 1 Daphné BENOIT : Bush et l'Irak d'accord sur la fin de la guerre, Obama hérite de sa gestion.

3 2 G. Munier "L'accord de sécurité est de la poudre aux yeux" .

3 3 John Lloyds : Yes we can : Les Etats-Unis se préparent à étendre la guerre.

3 4 L’Irak, Obama et l’hypothèse JFK.

Suite

3 5 Virginie de Romanet : L’Irak entre fausse générosité et vrai pillage.

3 6 Aseel Kami : Les atteintes aux droits de l'homme persistent en Irak.

3 7 Claude Beaulieu : Des troupes allemandes bientôt en France.

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4 1 Universitaires irakiens assassinés depuis 2003.

4 2 Michel MOUTOT : Tranchées et sacs de sable près du site millénaire de Babylone.

Fin

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5 1 Ramzy Baroud : L’escroquerie du contrat sécuritaire américano-irakien.

5 2 Lachlan CARMICHAEL : Obama nomme une équipe aussi ferme que pragmatique avec Clinton et Gates.

5 3 Obama a trompé ses électeurs en choisissant ses conseillers.

5 4  Il faut savoir tenir les promesses que l’on n’a pas faites.

6 Annexe

6 1 Certains pays arabes circonspects après la désignation d’Hillary Clinton au poste de secrétaire d’Etat.

6 2 Occidentaux et Chine saluent la nomination de Hillary Clinton, pas la Russie.


Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


Tiré à part :

Pour Rice, l’invasion de l’Irak se soldera par une « réussite stratégique »

La secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice a estimé hier que l’invasion US en Irak se solderait par une « réussite stratégique » pour Bush et les États-Unis.

Interrogée sur la chaîne de télévision Fox News, Mme Rice a déclaré que l’invasion en 2003 était justifiée, même si aucune arme de destruction massive n’a été découverte. « Une jeune démocratie multiethnique en Irak » a remplacé un dictateur responsable d’instabilité et de guerres, a-t-elle justifié.

07 12



2 Les Brèves

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Bassorah, poumon économique d'Irak, veut un référendum d'autonomie.
Le Haut comité électoral indépendant (HCEI) irakien a annoncé dimanche l'organisation d'une collecte de signatures demandant la tenue d'un référendum sur l'autonomie de la province de Bassorah. Cette région est le poumon économique de l'Irak.
Si ce référendum était organisé puis accepté par les électeurs, il donnerait à cette province méridionale riche en pétrole les mêmes droits que la région autonome du Kurdistan irakien (nord), qui contrôle les revenus des gisements pétroliers de son territoire.
"Les électeurs, qui soutiennent l'idée d'un référendum pour la formation d'une région, devront apposer personnellement leur signature, avec deux pièces d'identité, dans 34 centres (de collecte, ndlr) entre le 15 décembre 2008 et le 14 janvier 2009", a annoncé dans un communiqué le HCEI, l'instance d'organisation et de contrôle des élections.
Cette idée a été lancée par le député Wael Abdel Latif, ancien ministre pour les affaires provinciales et ancien gouverneur de cette province entre 2003 et 2004. Lors d'une première étape, il avait réussi à
présenter une pétition ratifiée par 2% du corps électoral de la province. Désormais, il doit obtenir le soutien de 10% des 1,4 millions d'inscrits pour que le HCEI donne son accord à l'organisation d'un
référendum.
La Constitution irakienne offre à la région autonome des pouvoir élargis en matière de gouvernement, de gestion des finances et d'organisation des forces de sécurité.
Bassorah est la troisième province la plus peuplée après Bagdad et Ninive (nord), mais la plus riche de tout l'Irak. Ces revenus sont les premiers postes du budget de l'Etat puisque 1,8 million de barils/jour sur les 2,5 millions produits par l'Irak proviennent de cette région. En outre, le port de Bassorah est l'unique débouché maritime irakien pour l'exportation du pétrole.
08 décembre 2008

 Edicom
http://www.edicom.ch/fr/news/international/bassorah-poumon-economique-d-irak-veut-un-referendum-d-autonomie_1188-5861575


2 2 Barack Obama choisit un général pour les Anciens combattants.

Barack Obama a choisi le général à la retraite Eric Shinseki, qui s'était opposé à l'administration Bush sur le nombre de troupes à envoyer en Irak, comme secrétaire aux Anciens combattants.

Le président élu démocrate l'annonce dans l'émission "Meet the Press" qui sera diffusée dimanche matin sur NBC, et dont la chaîne a diffusé un extrait par avance.

Shinseki a été chef d'état-major de l'armée de terre de 1999 à juin 2003. Il avait quitté ses fonctions après avoir estimé devant une commission du Sénat avant le déclenchement de la guerre d'Irak qu'il faudrait envoyer des centaines de milliers de soldats pour stabiliser le pays, beaucoup plus que ne le préconisait alors le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld.

"Il avait raison", a commenté Obama à propos de cette dispute.

Dans son discours de départ, Shinseki avait plaidé contre une implication excessive de l'armée dans les affaires du pays et critiqué ceux qui font preuve "de méfiance et d'arrogance" envers l'état-major.

L'officier, né à Hawaï d'un couple japonais et américain, a servi 38 ans dans l'armée et a perdu son pied droit durant la guerre du Viêtnam.

Le président élu tiendra une conférence de presse dimanche après-midi pour annoncer son choix, qui coïncide avec le 47e anniversaire de l'attaque de Pearl Harbour, le 7 décembre 1941.

Jeff Mason, version française Jean-Stéphane Brosse

07 12

Reuters



3 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3 1 Daphné BENOIT : Bush et l'Irak d'accord sur la fin de la guerre, Obama hérite de sa gestion.

Bush a salué jeudi le vote parlementaire crucial en Irak de l'accord de sécurité prévoyant le retrait américain d'ici à la fin 2011.

Ce texte "servira les intérêts partagés et durables de nos deux pays et de la région", souligne M. Bush.

Le feu vert des représentants irakiens clôt le chapitre au terme d'âpres discussions entre Bagdad et Washington pendant de longs mois, et de négociations à l'arraché entre les principaux groupes parlementaires.

Bush peut désormais se targuer de quitter la Maison Blanche fort d'une date fixant à dans trois ans la fin d'une guerre que deux Américains sur trois continuent de désapprouver, bien que le président sortant se soit longtemps opposé à l'établissement d'un calendrier précis.

Mais il reviendra au président élu Barack Obama, opposé au déclenchement de la guerre en Irak, de superviser ce retrait et d'en fixer les modalités.

Le texte prévoit notamment que "toutes les forces américaines", actuellement au nombre de 146.000 et répartis sur plus de 30 bases à travers le pays, "devront avoir quitté le territoire irakien le 31 décembre 2011 au plus tard". Fin juin 2009 au plus tard, toutes les forces de combat américaines devront s'être retirées des villes, villages et localités d'Irak.

Or, M. Obama a promis pendant la campagne de faire rentrer le gros des soldats en 16 mois, d'ici à l'été 2010, soit plus rapidement que prévu par l'accord entre Washington et Bagdad.

Il devra donc décider de s'en tenir au calendrier négocié, ou d'accélérer le mouvement, alors qu'il a promis d'envoyer des renforts massifs en Afghanistan dès que possible pour y enrayer une insurrection en montée de puissance.

De l'avis de nombre de militaires et d'experts américains, la dernière option constitue toutefois un choix périlleux en matière de sécurité, qui pourrait se dégrader en cas de retrait précipité, et complexe en termes logistiques, alors que des dizaines de milliers de pièces d'équipement doivent être rapatriées.

Le chef d'état-major américain, l'amiral Michael Mullen, a récemment prévenu qu'un retrait en trois ans était "faisable", tout en montrant des réserves quant à un calendrier de 16 mois.

"Nous avons quelque 150.000 hommes en Irak. Nous avons de nombreuses bases. Nous avons énormément d'équipement sur place. Et clairement, nous voudrions (effectuer le retrait) en toute sécurité", a-t-il déclaré.

Mais le futur occupant de la Maison Blanche pourrait bien être obligé de respecter sa promesse de campagne.

Bagdad a en effet décidé de la tenue d'un référendum le 30 juillet prochain pour demander aux Irakiens ce qu'ils pensent de l'accord six mois après son entrée en vigueur.

Cet accord négocié entre l'administration Bush et le gouvernement irakien pourrait ainsi être remis en cause dans quelques mois. Car le texte stipule qu'il peut être dénoncé à tout moment, avec un an de préavis, ce qui renverrait précisément à l'été 2010 si les Irakiens disaient non en juillet 2009

Daphné BENOIT

AFP

O4 12


3 2 G. Munier "L'accord de sécurité est de la poudre aux yeux" .

Munier commente le "retrait" us dans Le Courrier d'Algérie

Gilles Munier a découvert l'Irak en 1975-76, et il s'est rendu dans ce pays à 150 reprises environ avec des délégations politiques, culturelles ou économiques. Il a été reçu à 5 reprises par le Président Saddam Hussein. Le secrétaire général des Amitiés franco-irakiennes explique l'intérêt qu'il porte à l'Irak, au nationalisme arabe et à l'islam par son histoire personnelle. Il a vécu toute sa jeunesse en Algérie et au Maroc, au contact des nationalistes algériens du FLN, son père étant très engagé dans le combat pour l'indépendance de l'Algérie.

Pendant la crise du Golfe, en septembre 1990, il se rend à Bagdad en pleine affaire dite «des otages», pour demander au Président Saddam Hussein de laisser partir les Français qui sont retenus. La mission qu'il effectue se place juste après celle de Kurt Waldheim et d'Ahmed Ben Bella. Il revient en France avec 8 Français et la promesse que les autres les suivront. Il est accueilli en France par une violente campagne de presse qui l'accuse d'être un « traître par idéologie ».

Pour relancer les relations franco- irakiennes, mises à mal par la guerre et la rupture des relations diplomatiques, il organise en octobre 1991 la première mission économique française à Bagdad sous couvert d'un Comité Franco-Irakien pour l'Exportation créé pour l'occasion. Gilles Munier contribuera à l'ouverture d'une Mission d'intérêts français à Bagdad en transmettant un message secret de Tarek Aziz au Quai d'Orsay. Gilles Munier qui a pu, en 25 ans de voyages visiter toutes les régions d'Irak, est l'auteur du « Guide de l'Irak » paru en 2000.

Quelle appréciation faites-vous de cet accord de sécurité qui vient d'être ratifié par les députés irakiens ? Quels seraient ses buts ? 

Gilles Munier : L'accord de sécurité est de la poudre aux yeux. Il permet à George Bush de quitter la résidence des Etats-Unis en disant une nouvelle fois « Mission accomplie » et au régime de Bagdad de se donner un vernis nationaliste. Le tapage médiatique fait autour de cet accord ne doit pas faire oublier que les députés se sont couchés lorsqu'il a été question de la mainmise américaine sur le pétrole irakien. Il y a en Irak environ 160 000 soldats et autant de mercenaires. En ces temps de faillite économique du capitalisme, la présence des troupes américaines devient trop lourde pour le budget militaire US. Mais, ils ne partiront pas tous. La question du maintien de bases militaires n'est pas sérieusement abordée. Les Américains en veulent plusieurs et les maintiendront tant qu'ils le pourront sous différents prétextes. Qui peut croire un seul instant que la guerre est finie, ou presque ? La résistance irakienne lance des attaques tous les jours et elle le fera jusqu'au départ réel des forces d'occupation. En vérité, les GI's ne quitteront l'Irak que contraints et forcés, comme les Anglais après le renversement de la monarchie en 1958.

Les dirigeants irakiens jouent, à court ou moyen terme, leur survie politique. Ils savent que la majorité des Irakiens réclament le départ des Américains et que sans le soutien de ces derniers ils perdraient le  pouvoir.

Paradoxalement se sont les chiites du mouvement de Moktada Sadr qui ont rejeté l'accord. Seraient-ils plus nationalistes que les autres ou expriment-ils les craintes de Téhéran ?

La résistance irakienne, dans son ensemble, rejette cet accord. Quant au chiisme arabe irakien, il faut savoir qu'il est différent du chiisme persan, déformé à l'époque safawide. Moqtada Sadr est un patriote qui, dans la conjoncture actuelle, n'a pas d'autre choix que de faire un bout de chemin avec Téhéran. Les services secrets iraniens jouent plusieurs jeux en Irak, y compris en manipulant des groupuscules proches d'Al Qaïda. Ils aident l'Armée du Mahdi jusqu'à un certain point - celui de leurs intérêts immédiats - mais leur préférence va vers la Brigade Al Badr d'Abdulaziz al-Hakim. Un jour sonnera l'heure de vérité et les masques tomberont.

L'ONU a accordé aux Etats-Unis un délai de présence qui aurait du expirer à la fin de l'année. Cette organisation a-t-elle été encore une fois ignorée et bafouée ?

L'ONU aurait du être réformée depuis la fin du colonialisme. Elle a été ignorée et bafouée dès qu'il a été question d'agresser l'Irak. Le Conseil de sécurité est une machine de guerre occidentale. Lorsque le délai fixé par l'ONU a été voté, les Américains pensaient qu'ils allaient éliminer facilement la résistance irakienne. Ils doivent revoir leur copie en catastrophe.

Les députés ont été élus par le peuple irakien, cette ratification peut-elle être considérée comme la volonté du peuple irakien ?

Les élections de janvier 2004 étaient une mascarade. Les députés élus n'ont aucune légitimité. Certains d'entre-eux ont réclamé un referendum, tant mieux. Mais, s'ils avaient été courageux ils auraient plutôt réclamé le départ immédiat des occupants.

d'Algérie

G. Munier

Source : http://www.lecourrier-dalgerie.com/novembre/n1439.pdf

 http://guerreenirak.canalblog


3 3 John Lloyds : Yes we can : Les Etats-Unis se préparent à étendre la guerre.

Le 3 décembre, le vice président de la Douma Jirinovski a déclaré « … à cause de la crise financière et économique mondiale, les Etats-Unis et l’Occident en général étant incapables d’en sortir sans guerre » et a prédit « toute une série de guerres ». Les rumeurs circulaient déjà en novembre, mais les récentes nominations l’ont confirmé : c’est bel et bien une équipe belliqueuse qu’Obama dévoile jours après jours. Bush vient de nous faire verser des larmes en déclarant qu’il n’était pas prêt pour la guerre à son début de mandat, mais il semble que son successeur ait comblé la lacune : au grand regret de son électorat humaniste, pas de quêteurs de la croix-rouge dans l’équipe Obama, un rappel des anciens faucons, autrement dit une rigoureuse continuité de la politique étrangère.

Les attentats terroristes de Mumbaï ont suscité la très révélatrice ironie russe de Jirinovski : « Les attentats de Mumbai nous montrent le vecteur de la politique ultérieure des Etats-Unis ». L’article poursuit : « Selon le leader du LDPR, il n’y a pas de terroristes dans le monde, mais tous les attentats sont provoqués par des services secrets dans tel ou tel pays. Et d’ajouter que le terrorisme se retire d’Irak et d’Afghanistan et se développe en Afrique du Nord, en Inde et plus loin en Indonésie ». Certaines mauvaises langues prétendent que le gouvernement indien aurait donné un coup de pouce aux terroristes, l’ironie russe sous-entend-elle complicité indo-étatsunienne ? La brève ne le dit pas. Nul doute que nous serons éclairés rapidement, puisque les Etats-Unis se sont empressés de s’investir dans l’enquête, comme l’a publié le Times en Inde : « unprecedented intelligence cooperation involving investigating agencies of India, United States, United Kingdom and Israel ».

Obama s’est exprimé sur la question, en résolutions à peine voilées : "The situation in Afghanistan has been worsening. The situation in South Asia as a whole and the safe havens for terrorists that have been established there, represent the single most important threat against the American people ... We’re going to have to mobilize our resources and focus our attention on defeating al Qaeda, (Osama) bin Laden, and any other extremists groups that intend to target American citizens ... I can tell you that my administration will remain steadfast in support of India’s efforts to catch the perpetrators of this terrible act and bring them to justice. And I expect that the world community will feel the same way”. On constatera avec délice que le rêve américain n’a pas perdu une once de ses prétentions en s’octroyant le rôle de grand protecteur du monde : "Not only to keep America safe but also to ensure that peace and prosperity continue around the world”.

Non seulement les dés semblent donc déjà jetés en ce qui concerne le Pakistan, mais l’affaire est également déjà verrouillée pour son voisin, l’Afghanistan. Il était temps que la nouvelle administration vienne redonner un second souffle au bourbier afghan. La presse officielle s’était bien gardée de s’étendre sur la déconfiture de l’Otan dans cette région, l’affaire était déjà pliée, la coalition sur le point de rentrer la queue entre les jambes : Un journaliste indépendant venait de rapporter que les talibans avaient repris le contrôle de la plus grande partie du pays et n’était plus qu’à 20 km de Kaboul. Qu’à cela ne tienne, maintenant Robert Gates envisage d’envoyer 15000 hommes supplémentaires en Afghanistan.

Mais l’attention de la nouvelle équipe s’est plus particulièrement portée sur le grand Satan. Le conseiller d’Obama, Dennis Ross, s’est prononcé pour une option dure vis-à-vis de l’Iran, anticipant les procédés habituels de Téhéran pour gagner du temps. Par l’intermédiaire d’une nouvelle organisation, l’UANI (United Against Nuclear Iran), il reprend les travaux du BPC (Bipartisan Policy Center) qui avait élaboré un rapport appelé le « Coats-Robb report ». Celui-ci préconisait une frappe massive sur l’Iran  baptisée « kinetic action » :

“the attacks would target Iranian air defense and missile sites, communications systems, Revolutionary Guard facilities, key parts of Iran’s military-industrial complex, munitions storage facilities, airfields, aircraft facilities, and all of Iran’s naval facilities. Eventually, they say, the United States would also have to attack Iran’s ground forces, electric power plants and electrical grids, bridges, and "manufacturing plants, including steel, autos, buses, etc”

Est-ce pour cette raison que l’Iran bombe le torse et multiplie les démonstrations militaires ?

On peut déjà deviner les “conseils” de cet ancien collaborateur de Wolfowitz (dont on ne fera pas les présentations) auprès d’Obama. Dennis Ross « a soutenu l’invasion de l’Irak et, au cours de la campagne présidentielle 2008, il a à plusieurs reprises collaboré avec des écrivains proches de l’American Entreprise Institute (AEI), le lobby néo-conservateur artisan de la ligne dure contre l’Iran. Ross a également servi de co-animateur du WINEP pour le Groupe de travail présidentiel sur l’avenir des relations US-Israël qui a délivré un rapport 2008 sur le « renforcement du partenariat : comment approfondir la coopération Etats-Unis/Israël face au défi nucléaire iranien » ». Le retrait d’Irak projeté par l’administration américaine avait l’allure pacifique, il prend plutôt l’allure d’un redéploiement, d’autant que l’avenir des bases militaires américaines n’est l’objet d’aucun calendrier.

Le déploiement militaire est également prévu à l’intérieur des Etats-Unis. Le 20 novembre, des rumeurs de mobilisation se sont répandues sur la toile. Le 1er décembre, le Washington post a annoncé : “The U.S. military expects to have 20,000 uniformed troops inside the United States by 2011 trained to help state and local officials respond to a nuclear terrorist attack or other domestic catastrophe, according to Pentagon officials”. “Domestic catastrophe” ? Doit-on entendre des émeutes ? Il est vrai que le rapport Citigroup n’est pas réjouissant : “Citigroup said the blast-off was likely to occur within two years, and possibly as soon as 2009.”.

Ainsi que l’a dit le conseiller russe, la guerre semble être la politique de fuite en avant des Etats-Unis devant la crise économique. Assurément, il peut le faire.

John Lloyds

 4 décembre  


3 4 L’Irak, Obama et l’hypothèse JFK.

Gareth Porther, journaliste d’investigation et historien de l’histoire récente de la sécurité nationale aux USA, période Vietnam (Perils of Dominance: Imbalance of Power and the Road to War in Vietnam), a montré à plusieurs reprises qu’il est bien informé des arcanes des relations à l’intérieur de la hiérarchie militaire, et entre cette hiérarchie et le pouvoir civil.

Depuis 2006, il a suivi avec attention, et nous a informés à mesure, la lutte interne dans l’administration GW Bush autour de la possibilité d’une attaque contre l’Iran. Il a mis en évidence l’opposition à cette attaque d’une fraction importante de cette hiérarchie (notamment la Navy, avec les amiraux Fallon, – chef de Central Command jusqu’en mars 2008, – et Mullen, – actuel président du Joint Chiefs of Staff, ou JCS). Ce n’est pas pour autant qu’il divise fondamentalement, et qu’il faut diviser fondamentalement pour notre compte la hiérarchie militaire en fonction de ces positions; les adversaires d’une attaque contre l’Iran ont agi par opportunité, pour éviter une opération qu’ils jugeaient catastrophique, et nullement parce qu’ils sont opposés d’une façon fondamentale à la politique expansionniste et interventionniste.

S’il y a quelque chose de fondamental que nous a démontrés Porther avec cet épisode, c’est la forte autonomie et la puissance des fractions au sein du Pentagone, et notamment de la hiérarchie militaire.

Aujourd’hui, avec le départ très prochain de l’administration Bush, on assiste à un regroupement général de cette hiérarchie, notamment face aux projets supposés d’Obama en Irak, – ou, plutôt, aux projets supposés d’Obama de sortir d’Irak. C’est cette question qu’aborde Porther dans une analyse publiée sur IPS le 27 novembre, où il trace un parallèle entre JFK et le Vietnam, et Obama et l’Irak. La question que pose Gareth est de savoir si Obama pourra réaliser son plan supposé de retirer les forces US d’Irak dans les 16 mois, comme il l’annonce: «The decision by President-elect Barack Obama to keep Robert M. Gates on as defence secretary has touched off a debate over whether Obama can pursue his commitment to rapid withdrawal from Iraq even though Gates has defended George W. Bush's surge policy and opposed Obama's 16-month timetable for withdrawal.»

Porther est proche d’être catégorique: Obama ne pourra pas parvenir à ses fins si, au moins, il ne remplace par l’amiral Mullen, en septembre prochain, à la fin du premier mandat de Mullen comme président du JCS, pour le remplacer par un chef militaire qui lui soit loyal. Et encore… Porther s’appuie sur le précédent de JFK, sur sa tentative de retirer les forces US du Vietnam, se proposant d’arriver au terme de l’engagement US en 1965. Si l’assassinat de Kennedy mit un terme brutal à cette tentative, il est évident que Porther doute qu’elle aurait pu être aisément conduite à son terme dans des conditions normales. (D’autre part, l’on sait combien, parmi les thèses autour de l’assassinat de Kennedy hors de la thèse officielle et naturellement mirobolante de la commission Warren, l’un des motifs les plus souvent avancés a été une volonté du complexe militaro-industriel de bloquer la tentative de retrait US du Vietnam.)

Porther développe un parallèle entre cette tentative d’Obama et celle de Kennedy en 1961-63.

«Obama, like Kennedy, is an extraordinarily self-confident leader, and he may well believe that he can impose his Iraq policy on a national security team that is not sympathetic to it. He reportedly made it clear to CENTCOM commander Gen. David Petraeus in a face-to-face meeting in Baghdad last July that he would not bow to military pressures to alter his plan, based on Iraq-centred concerns.

»But the little-known story of Kennedy's timetable for U.S. withdrawal from South Vietnam underlines the critical importance to a president of having his two top national security officials on board in order to have any chance of prevailing over the resistance of commanders in the field. Kennedy was trying to present himself to the national security community as centrist by striking a strong anti-Communist posture in public. But behind the scenes, he was trying to push through a timetable for withdrawal from Vietnam.»

Porther détaille son interprétation de l’histoire de Kennedy et du Vietnam, en appuyant sur le fait que Kennedy disposait pourtant d’un atout important, avec la loyauté inconditionnelle du secrétaire à la défense McNamara et l’installation, en 1962, sur son intervention et contre les règles hiérarchiques, et aussi contre l’opposition de la hiérarchie, de “son général” (le général Maxwell Taylor, de l’U.S. Army) à la tête du JCS.

«Kennedy made a strategic political decision in October 1962 to bring in Maxwell Taylor as JCS chairman, in a move decried by the military leadership at the time as White House interference in the normal rotation among the services in that post. As Kennedy expected, Taylor was willing to help McNamara and Kennedy to turn the Joint Chiefs of Staff into an asset on the Vietnam withdrawal timetable.

»Kennedy's next step was to try to get the Joint Chiefs to endorse a plan to withdraw 1,000 troops from Vietnam before the end of 1963. But after months of maneuvering, and despite Taylor's support for the plan, the Joint Chiefs agreed in August 1963 only to accept an initial withdrawal for planning purposes subject to final JCS approval by Oct. 31, 1963. They were insisting on a “conditions-based” withdrawal, just like the U.S. command in Iraq in 2008.

»Frustrated by the military's resistance, Kennedy sent McNamara and Taylor to Vietnam with the understanding that they would return with a recommendation for the plan for withdrawal by the end of 1965 as well as an initial withdrawal of 1,000 troops. Kennedy then maneuvered to have his entire National Security Council endorse their recommendation on Oct. 3, 1963, despite the fact that key NSC officials, including National Security Adviser McGeorge Bundy, opposed the plan.

»Taylor then directed the military command to bring its planning into line with the previous McNamara proposal for withdrawal of all but 680 advisers. But six weeks later, Kennedy was assassinated in Dallas, and within weeks the military began to reverse the commitment to Kennedy's plan.»

Certaines conditions diffèrent, dans ce parallèle. D’une part, le côté irakien, contrairement au côté sud-vietnamien en 1962-63, est fortement affirmé et a nettement pris position pour un retrait US, cela étant acté par l’accord de retrait que vient de ratifier le parlement irakien. Sur ce point, la hiérarchie militaire US est moins forte qu’elle ne l’était en 1962-63, et d’autant moins que les conditions sont différentes, avec une “guerre” en Irak largement proche de son terme, et démontrée comme extrêmement dommageable à la puissance US. Tout cela n’existait en 1962-63 pour le Vietnam. De ce point de vue, la position d’Obama est plus forte que celle de Kennedy. A l’inverse, la position d’Obama vis-à-vis de la direction du Pentagone et de sa politique de sécurité nationale est beaucoup plus faible.

«Kennedy had relied heavily on his defence secretary and the JCS chairman in large part because he was not ready to campaign publicly for his timetable. If Obama is ready to go to Iraq to confront field commanders on the issue, he could still prevail. But unless Obama acts to replace Adm. Mike Mullen as chairman of the Joint Chiefs of Staff with a more supportive senior military officer after his first term ends next September, he will not have support from either of his top two national security officials on his Iraq withdrawal plan. If his national security choices are any indication, Obama, unlike Kennedy in 1962, is reluctant to risk good relations with the military leadership by making such a change.»

Exacerber les situations de tension intérieure

Le parallèle Vietnam-Irak est-il acceptable? Il est discutable pour les circonstances, il est effectivement acceptable pour l’aspect fondamental. Porther est un historien que l’establishment considère avec des pincettes et affuble du qualificatif que notre curieuse époque juge étrangement infamant de “révisionniste”, – parce qu’il n’accepte pas les versions officielles sur mesure, parce que, sur le point précis abordé, il met en cause (il “révise” après l’avoir “revisité”) un point fondamental de l’histoire de la guerre du Vietnam. Il réfute la thèse “défensive” qui est de dire que les USA se sont engagés au Vietnam par crainte de la chute du Vietnam dans les mains communistes qui aurait entraîné un effet de “dominos” (les pays voisins tombant à leur tour dans les mains communistes); il la remplace par la thèse “offensive” de l’arrogance: les USA se croyaient si forts, si puissants et si justifiés d'intervenir qu’ils entendaient imposer leur loi partout, notamment au Vietnam. Cette interprétation nous paraît acceptable, surtout de ce point de vue psychologique qui nous paraît si important, et dans tous les cas pour le problème spécifique qu’aborde Porther.

(Il faut se référer à la classification de Joe Kovel, dans Red Hunting in the Promised Land de 1994. Analysant l’historique et la situation psychologique de l’américanisme, Kovel fait la distinction entre “anti-Communism” et “anticommunism”. Le premier concept désigne la politique et la stratégie d’opposition à ce qui était perçu durant la Guerre froide comme la menace politique et stratégique du communisme et de l’URSS, – quoi qu’il en soit de la réalité de cette menace. Le second concept désigne la projection sur le mythe communiste effectivement “diabolisé” d’une angoisse exprimant un complexe psychologique originel collectif, apparu dès le XVIIème siècle, caractérisant l’américanisme dès l’origine puritaine. Les deux concepts peuvent parfaitement cohabiter dans la psychologie de l’américanisme; c’est même à notre sens l’un des aspects principaux de l’américanisme, cette dualité de l’affirmation d’une puissance hors des références historiques d’une part; de l’angoisse existentielle face à l’existence d’un “ennemi” extérieur à la conception originelle et la menaçant continuellement, cet “ennemi” extérieur à soi allant des Indiens aux communistes, et aujourd’hui aux islamistes, d’autre part. Les deux concepts se retrouvent dans l’arrogance de la puissance décrite par Porther comme cause, stratégique mais aussi psychologique, d’intervention au Vietnam, et la justification de cette intervention par une théorie des dominos de type complot communiste menaçant les USA.)

Si l’on accepte la thèse de l’“imbalance” (le déséquilibre au profit des USA), le parallèle est effectivement tout à fait acceptable. C’est la même arrogance, et la croyance dans la puissance irrésistible et suprahistorique des USA, qui conduisent les USA au Vietnam et en Irak. Pour les circonstances, le parallèle est moins acceptable puisqu’il situe l’affaire Kennedy-Vietnam au début de l’engagement, et l’éventuelle affaire Obama-Irak plutôt dans la partie terminale de l'engagement en Irak. Mais on peut alors suggérer un autre parallèle, qui compléterait le premier: celui de Nixon et du Watergate. On a rappelé récemment la thèse du livre Silent Coup qui fait du Watergate, essentiellement, un “coup” du JCS contre Nixon, à cause de sa politique de “détente” avec l’URSS et, aussi, de sa volonté de retrait du Vietnam…Nous écrivions notamment: «Il faut tout de même préciser que, fort probablement, l’establishment militaire fit payer le prix fort à Nixon en étant, selon les révélations de Len Colodny and Robert Gettlin dans ‘The Silent Coup’, de 1982, à la base du Watergate, notamment par l’intermédiaire d’un des deux enquêteurs du Washington Post Bob Woodward; Woodward, qui avait effectué un service de plusieurs années dans des postes de haute sensibilité dans l’U.S. Navy, proche de l’amiral Moorer, CNO de 1966 à 1970 puis président du Joint Chiefs of Staff de 1970 à 1974.; Moorer, anticommuniste acharné, adversaire juré de Nixon-Kissinger et instigateur de l'affaire d'espionnage interne signalée plus haut.»

On constate donc que le parallèle de Porther est acceptable, même s’il n’est que partiel dans les faits. Il est évidemment acceptable dans l’esprit parce qu’il restitue les extrêmes difficultés des rapports entre le président et ses chefs militaires, surtout lorsqu’un président a ou est supposé avoir des idées réformistes ou un tant soit peu à contre-courant de la tendance extrémiste, expansionniste et militariste, du CMI. (Dans ce cas, d’ailleurs, et quoi qu’il en soit des sensibilités et des sentimentalités politiques diverses, il faut placer Nixon paradoxalement aux côtés de Kennedy comme président peu ou prou “réformiste“, victime d’une façon ou l’autre du CMI et des chefs militaires.) Le parallèle est d’autant plus acceptable dans l’esprit si l’on considère l’hypothèse qu’Obama n’est pas complètement une créature de l’establishment de sécurité nationale, qu’il ne l’est qu’en partie comme toujours dans cette sorte de circonstances, et qu’il pourrait très vite se trouver dans une situation de conflit avec sa hiérarchie militaire, éventuellement avec son secrétaire à la défense. (Mais là, on trouve le mystère Gates: qui est-il, quelle sera sa position, combien de temps va-t-il rester?)

Dans quelle position se trouve Obama? Porther termine en spéculant sur l’attitude des deux commandants de théâtre (Odierno en Irak, Petraeus pour Central Command): «And if [Obama] becomes too distracted by his primary concern – the U.S. economy – or is reluctant to have a confrontation with his national security team over the issue, Odierno and Petraeus are likely to drag their heels just as U.S. commanders stonewalled Kennedy over Vietnam.» Cette situation n’était nullement celle de Kennedy, qui n’avait pas une telle crise intérieure urgente à affronter; on doit y ajouter la crise du Pentagone, et de la puissance militaire US en général, qui n’existait certainement pas en 1961-63, et qui a comme effet de rendre le Pentagone beaucoup moins homogène dans son attitude vis-à-vis du pouvoir civil qu’il ne l’était durant la période Kennedy. Ce contexte élargit le propos, mais pas nécessairement dans le seul sens évoqué par Porther (Obama piégé par ses militaires). Au contraire, il peut pousser Obama à certaines nécessités budgétaires par rapport au Pentagone en crise, qui rendraient un retrait d’Irak encore plus impératif; il peut même diviser l’establishment, voire le CMI, sur l’opportunité de tout faire pour prolonger l’engagement en Irak.

Une autre différence avec la situation de Kennedy tient au stade de la situation et de la publicité du projet. Du temps de Kennedy, le principe du retrait n’était pas accepté par les militaires et il n'était pas débattu publiquement, ni même connu. Aujourd’hui, le princiope est accepté et il est public, et les difficultés apparaissent surtout à propos des délais et des modalités. Dans ce contexte, la poursuite d’un affrontement feutré entre militaires et Obama sur la question du retrait aurait l’effet de constamment renvoyer Obama à son “image” publique d’engagement de retrait d’Irak, d’autant qu’il serait pressé dans ce sens par l’aile gauche, anti-guerre, de ses partisans, déjà mécontente de certaines décisions prises depuis l’élection. L’affaire irakienne agirait donc comme un ferment de tension publique (au contraire de la situation JFK-Vietnam) dans et autour de l’administration Obama et de son évolution. Elle peut également amener des tensions plus brutales encore, qui auraient des effets publics à mesure. Si le parallèle a une valeur évidente, il l’a essentiellement pour faire prévoir l'exacerbation des situations de tension intérieure, beaucoup plus que de la situation du théâtre irakien lui-même.

29/11/2008 –

Faits et commentaires


Irak,Moqtada Sadr,Bush, résistance,Occupants,Bassorah,bombardements, Al-Qaïda,


n°406 - Les Dossiers d'Irak - 8/12 – Suite - : "L'accord de sécurité est de la poudre aux yeux"

n°406 -  Les Dossiers d'Irak - 8/12 – Suite - : "L'accord de sécurité est de la poudre aux yeux"


                              Les Dossiers d'Irak

                 N°406                                                          8/12/08 

                                    Par M.Lemaire


Sommaire :

3 5 Virginie de Romanet : L’Irak entre fausse générosité et vrai pillage.

3 6 Aseel Kami : Les atteintes aux droits de l'homme persistent en Irak.

3 7 Claude Beaulieu : Des troupes allemandes bientôt en France.

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4 1 Universitaires irakiens assassinés depuis 2003.

4 2 Michel MOUTOT : Tranchées et sacs de sable près du site millénaire de Babylone.



3 5 Virginie de Romanet : L’Irak entre fausse générosité et vrai pillage.

Lors de la conférence sur l’Irak à Stockholm fin mai 2008, conférence dite « de suivi du Contrat international d’objectifs pour l’Irak » adopté à Charm el Cheik (Egypte) en mai 2007, le secrétaire d’Etat belge aux affaires étrangères, Olivier Chastel, a déclaré que la Belgique s’engageait à annuler 80% de la dette publique irakienne vis-à-vis de la Belgique d’ici la fin de l’année 2008.

Un coup médiatique de plus
Le CADTM dénonce la supercherie contenue dans cette déclaration. En effet, cet engagement avait déjà été décidé dans le cadre de l’accord du Club de Paris (regroupement informel des 19 pays créanciers les plus puissants de la planète qui se réunit au sein du ministère français des finances) en novembre 2004. Cet accord a ensuite été entériné par la signature le 31 octobre 2005 d’un accord bilatéral entre les deux pays.

La mise en œuvre de l’accord du Club de Paris |1| devait avoir lieu en deux tranches ; une première tranche de 60% accordée en 2006 (à l’exception des Etats-Unis qui ont annulé l’entièreté de la dette irakienne à leur égard) ; une seconde en 2008, annulant 20% supplémentaires, ce qui porte bien le total de l’annulation à 80%. Il faut signaler que cette annulation a eu lieu sous la houlette des Etats-Unis, qui veulent que leurs multinationales profitent des possibilités fantastiques offertes par la reconstruction de l’Irak.

Rien de nouveau donc ! Cependant, la Belgique communique à ce sujet comme si elle faisait preuve là d’une générosité renouvelée qu’il fallait porter à la connaissance de l’opinion publique. Mais le CADTM n’a pas la mémoire courte ! Car le procédé n’est pas nouveau. Il y a quelques années, la Belgique avait déjà comptabilisé dans son aide publique au développement une annulation de dette vis-à-vis de la République démocratique du Congo. La Belgique avait annoncé un montant tout à fait exagéré car il ne tenait pas compte de la valeur actualisée au prix du marché d’anciennes créances datant du régime de Mobutu (1965-1997). Alors qu’il ne s’agissait que d’un simple effacement dans ses livres de comptes, la Belgique a eu le toupet de tromper ses citoyens en leur faisant croire que son aide publique au développement faisait un bond important, alors qu’elle s’est dégonflée dès l’année suivante. Même si cela n’excuse rien, la Belgique n’est cependant pas un cas isolé.

Signalons au passage que pour l’accord du Club de Paris de novembre 2004, les chiffres de la dette irakienne ont été délibérément augmentés d’intérêts de retard alors que depuis la seconde guerre du Golfe de 1991, l’Irak ne disposait plus de son pétrole, géré par l’ONU, ni de ses avoirs à l’extérieur qui étaient bloqués (blocus qui a abouti à la mort de plus de 500 000 enfants irakiens). Alors que l’Irak subissait un embargo décidé par les principales puissances de la planète, le pays se trouvait de facto empêché de rembourser sa dette, et ces puissances n’ont eu aucun scrupule à lui réclamer les intérêts de retard associés.

Par ailleurs, l’annulation décidée au sein du Club de Paris ne porte que sur une partie de la dette bilatérale de l’Irak. La dette restante et les réparations réclamées à l’Irak par des pays de la région devraient encore se monter, selon Jubilé Irak, à 54,3 milliards de dollars, le service de la dette représentant 163% des revenus d’exportation.

Des conditionnalités catastrophiques...
Cette situation permet la poursuite de l’imposition des mesures néolibérales en vigueur depuis le décret 39 du 20 septembre 2003 qui a aboli l’interdiction de l’investissement étranger. Aujourd’hui, les étrangers peuvent détenir jusqu’à 100% du capital sauf pour les ressources naturelles.

Ainsi, l’annulation de dette dissimule des mesures désastreuses pour le peuple irakien : des privatisations qui bénéficient aux sociétés transnationales avec de juteux contrats et une économie parmi les plus libéralisées de la planète. Pendant ce temps, la souffrance du peuple irakien continue avec le licenciement de 500 000 fonctionnaires, représentant 8% de la population active, dont 400 000 employés des Forces armées irakiennes.

L’intervention du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale a contraint le gouvernement irakien à augmenter considérablement les prix des carburants dans un pays où les réserves pétrolières sont parmi les plus importantes de la planète. Une telle hausse a évidemment des répercussions sur le coût de l’alimentation, du fait du transport. Ces institutions ont également exigé la privatisation de plus de 200 entreprises d’Etat alors que le taux d’imposition des bénéfices a été abaissé de 45% à 15%. La fin des subventions aux produits alimentaires de base et des rations alimentaires subventionnées, des licenciements supplémentaires et des gels de salaires dans le secteur public ainsi que le retrait de la loi sur les retraites qui fixait le montant des pensions à 80% du dernier salaire ont fait partie des exigences de ces deux institutions.

...profitant toujours aux mêmes !
C’est la firme américaine BearingPoint, fusion des branches consulting de KPMG et d’Arthur Andersen France, crée en 2002 qui a mis en oeuvre la privatisation de l’économie irakienne conjointement avec l’Agence américaine d’aide au développement (l’USAID). Comme son nom ne le dit pas, le développement dont il s’agit est bien celui des multinationales américaines qui font en Irak des bénéfices plantureux au détriment de la majeure partie de la population irakienne.

Proposer de vraies alternatives à cette conférence totalement creuse
La conférence de Stockholm n’amène rien de nouveau dans ce paysage de désolation. Sa déclaration finale se contente de rappeler à tort que le développement ne viendrait que par l’investissement étranger. Aucune mesure publique n’est préconisée pour venir en aide à la population irakienne.

Le CADTM s’indigne de cette situation et préconise l’annulation inconditionnelle de la totalité de la dette irakienne héritée de l’ère de Saddam Hussein et de sa guerre meurtrière contre l’Iran (guerre qui avait été activement soutenue par les grandes puissances). Il s’agit d’appliquer la doctrine de la dette odieuse |2| qui stipule : « Si un pouvoir despotique (le régime de Saddam Hussein, NDLR) contracte une dette non pas selon les besoins et les intérêts de l’Etat, mais pour fortifier son régime despotique, pour réprimer la population qui le combat, cette dette est odieuse pour la population de l’Etat entier. Cette dette n’est pas obligatoire pour la nation : c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée ; par conséquent, elle tombe avec la chute de ce pouvoir » |3|. Le CADTM réclame la fin de l’ingérence étrangère et des institutions financières internationales et l’abandon des mesures néolibérales, qui condamnent la population irakienne à la misère pour permettre à quelques grandes entreprises occidentales de s’en mettre plein les poches.

Virginie de Romanet

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Notes de bas de page:

|1| www.clubdeparis.org

|2| http://clubdeparis.org/spip.php ?article5

|3| Alexander Sack, Les effets des transformations des Etats sur leurs dettes publiques et autres obligations financières, Recueil Sirey, 1927.

infos article
URL: http://www.cadtm.org

http://www.cadtm.org/spip.php?article3455


3 6 Aseel Kami : Les atteintes aux droits de l'homme persistent en Irak.

Les atteintes aux droits de l'homme demeurent très répandues en Irak malgré un net recul global de la violence, fait savoir l'Onu.

La situation est particulièrement tendue dans les prisons irakiennes, note la Mission d'assistance de l'Onu pour l'Irak (Unami) dans un rapport publié mardi en prévision du transfert l'an prochain sous contrôle irakien de centaines, voire de milliers de détenus aujourd'hui entre les mains de l'armée américaine.

De nombreux prisonniers sont incarcérés depuis des mois ou des années sans avoir été inculpés ni avoir eu accès à des avocats ou à un juge, dit le rapport. Son auteur s'inquiète d'une série d'allégations de tortures et de mauvais traitements.

"Il faut qu'ils soient inculpés, qu'ils aient accès à un conseiller juridique et les dossiers doivent faire l'objet d'enquêtes", a déclaré le chef de l'Unami, Staffan de Mistura, lors d'une conférence de presse.

Aux termes de l'accord de sécurité irako-américain appelé à entrer en vigueur l'an prochain, les forces américaines présentes dans le pays depuis l'invasion de 2003 devront confier aux Irakiens le contrôle de plus de 16.000 prisonniers aujourd'hui en rétention dans des camps américains.

Ceux qui sont l'objet de mandats d'arrêt irakiens devraient être incarcérés dans le pays et les autres devront être remis en liberté. Beaucoup ont été arrêtés au plus fort de l'insurrection sunnite et des affrontements entre la majorité chiite et la minorité sunnite au pouvoir sous Saddam Hussein.

PRISONS SURPEUPLÉES

Le rapport de l'Onu souligne que les prisons irakiennes sont déjà bondées et dans un état précaire. "La libération (d'une partie des détenus) constituera de toute évidence un défi de taille pour les autorités irakiennes", a déclaré de Mistura.

Le document ne se réfère qu'aux six premiers mois de 2008 parce que son auteur a dû interrompre le travail en milieu d'année pour des raisons personnelles.

D'après l'Onu, les conditions qui prévalent dans le cadre du système judiciaire du Kurdistan, région semi-autonome du Nord irakien, ne sont guère plus recommandables.

On signale des cas de détention prolongée liés à de vagues accusations et des délais pouvant atteindre quatre ans pour qu'intervienne une procédure de jugement.

Au total, il y avait 50.595 détenus dans les prisons d'Irak à la fin du mois de juin, selon l'Onu.

"Dans une prison, il y avait 123 prisonniers dans une cellule de 50 mètres carrés", a indiqué de Mistura.

Le rapport insiste également sur les meurtres "ciblés" de journalistes, de médecins, de responsables et de personnes issues de minorités telles que les chrétiens ou les Turkmènes.

En outre, les femmes rencontrent des difficultés dans l'ensemble de l'Irak du fait que certains groupes cherchent à restreindre leurs libertés. Leurs droits sont aussi menacés au Kurdistan, où cinquante d'entre elles ont été tuées et 150 brûlées au premier semestre en raison de "crimes d'honneur".

Aseel Kami

Reuters

Mardi 2 décembre,

Version française Philippe Bas-Rabérin


3 7 Claude Beaulieu : Des troupes allemandes bientôt en France.

Extraits

Visionnaire, le Général de Gaulle a historiquement décidé le 7 mars 1966 le retrait de notre pays de la structure militaire intégrée de l’OTAN : « (...) La France se propose de recouvrer sur son territoire l’entier exercice de sa souveraineté, actuellement entamé par la présence permanente d’éléments militaires alliés ou par l’utilisation habituelle qui est faite de son ciel, de cesser sa participation aux commandements « intégrés » et de ne plus mettre de forces à la disposition de l’OTAN. (...) »

Nicolas Sarkozy appliquant méthodiquement sa politique de déstructuration nationale a donc dans un premier temps supprimé des troupes françaises qu’il entend ensuite remplacer en partie, par des militaires allemands dont les chefs politiques, nationalistes, ne cachent aucunement leur volonté d’hégémonie sur l’Europe.

En même temps le Chef, sous tutelle atlantique, de l’Etat a annoncé que la France pourrait réintégrer la structure militaire intégrée de l’OTAN. A quand la réinstallation en France, des bases américaines si judicieusement évacuées par Charles de Gaulle en application de sa politique exemplaire d’indépendance nationale ?

Déjà lors du sommet de l’OTAN en avril le gouvernement vassalisé a augmenté de 800 à 1000 hommes, les troupes de notre pays qui participent comme supplétifs à la guerre américaine contre le peuple afghan.

Barack Obama, pour lequel les attentats de Bombay arrivent à temps pour justifier en apparence sa politique, va continuer celle de G W Bush, dans cette partie du monde. Il a déjà menacé le Pakistan de s’attaquer chez lui à « des cibles terroristes de haut niveau ». Ce pays dont des régions sont déjà bombardées, pourrait devenir une nouvelle cible, dans l’engrenage des guerres américaines menées avec l’aide des mercenaires de l’OTAN.

Il affirme que l’Afghanistan est le « front central du combat contre le terrorisme. » Il souhaite y redéployer au moins deux brigades de combat, soit 10 000 hommes, qui s’ajouteraient aux 36 000 soldats américains déjà présents sur le terrain.

Il compte aussi sur l’aide européenne : « Pour notre sécurité commune », a insisté à Berlin le futur Président américain « le peuple afghan a besoin de nos troupes, et de vos troupes ». Il apparaît comme peu probable que cette nouvelle exigence américaine ne trouvera pas un écho favorable, chez Nicolas Sarkozy qui affirme apprécier qu’on le nomme Sarkozy l’Américain.

La guerre en Afghanistan est injuste, impérialiste et barbare. Elle n’est pas celle de la France qui doit s’en tenir à l’écart, rapatrier ses soldats au plus tôt et refuser cette aventure belliciste qui conduit au choc des civilisations.

Le Comité Valmy convaincu « qu’un peuple qui en opprime un autre ne saurait être un peuple libre », observe que dans notre pays l’armée est toujours davantage coupée du peuple et de la nation sauf au niveau de son financement qui reste socialisé. Tout semble se passer comme si son utilisation était elle, privatisée au profit de l’oligarchie financière euro- atlantique.

C’est pourquoi nous sommes, plus que jamais, favorables au rétablissement en France d’une armée de conscription, partiellement professionnalisée, à une armée du peuple au service d’une défense nationale souveraine, et au retrait de l’OTAN américanisée qui devrait être dissoute, dans l’intérêt de la paix mondiale. CB 1er décembre 2008.

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article113



4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

4 1 Universitaires irakiens assassinés depuis 2003.
Universitaires irakiens assassinés depuis 2003 dans l'indifférence des opinions publiques,
http://www.daily.pk/world/middle-east/8343--list-of-iraqi-academics-assassinated-in-iraq-during-the-us-led-occupation.html


4 2 Michel MOUTOT : Tranchées et sacs de sable près du site millénaire de Babylone.
La présence de l’armée US depuis 2003 a causé des dégâts irréparables sur l’un des hauts lieux de l’histoire de l’humanité.
Des morceaux de briques millénaires gravés de caractères cunéiformes sont mélangés aux gravats et aux sacs de sable de l’armée américaine, sur le site antique de Babylone.
Pour installer en 2003/2004 les réservoirs de carburant de l’héliport du camp Alpha, les soldats américains ont érigé des talus, creusé des tranchées, répandu du gravier dans ce qui est l’un des hauts lieux de l’histoire de l’humanité.
Aujourd’hui, les archéologues estiment qu’un an de travaux de terrassement et dix-huit mois de présence militaire, avec blindés et hélicoptères, ont causé d’irréparables dégâts. Les Américains sont
restés cinq mois à Babylone avant de laisser la place aux Polonais qui s’en sont retirés après 16 mois de présence.
Les mains sur les hanches, l’air consterné, Maithem Hamza, directeur du musée (entièrement vide) installé sur place, montre le sol : « Regardez cette terre, elle regorge de vestiges. Ils remplissaient leurs sacs avec. » Il pousse du pied un fragment de brique crue, couvert d’inscriptions cunéiformes bien visibles. À côté, sur le sol souillé d’hydrocarbures, la porte cassée d’un Hummer, véhicule léger de l’armée américaine.
C’est sans doute le palais édifié, lui aussi sur le site et sur une colline artificielle, par l’ancien président Saddam Hussein en 1993, qui a attiré à Babylone l’armée américaine lors de sa chevauchée victorieuse d’avril 2003. Elle l’avait, comme ailleurs en Irak, transformé en QG.
Sur un mur, près de la porte d’entrée monumentale, un pochoir à la bombe noire : « Bâtiment n° 1 ». Plus loin, sur le mur d’un entrepôt, un graffiti: « Miss you, Smoothy ! »
D’avril 2003 à juin 2004, de vastes esplanades gravillonnées ont été aplanies autour des ruines des palais de Nabuchodonosor, pour y poser les préfabriqués qui ont abrité jusqu’à 2 000 hommes.
L’héliport n’est qu’à 300 mètres des vestiges du palais nord. Selon M. Hamza, ce sont les vibrations des appareils qui ont fait s’écrouler le plafond du temple de Ninmah, reconstruit dans les années 1980.
Dans un rapport de 2005, des experts du British Museum ont assuré que les dégâts constatés sur neuf des figures de dragon moulées sur la porte d’Ishtar, de même que sur des pavés de la voie processionnelle, étaient dus aux vibrations causées par les passages d’engins.
« Ce qui est brisé est brisé. On tentera de réparer ce qu’on pourra », regrette, dans son bureau près de l’entrée du site fermé au public depuis 2003, la directrice des lieux, Maryam Omrane Moussa.
« Beaucoup de vestiges sont enterrés très peu profond. Les vibrations des chars et des camions ont provoqué des dommages irréversibles, c’est sûr. Dès le début, nous avions dit aux Américains que c’était une erreur. J’ai écrit des lettres. Ils ont fini par comprendre et sont partis, mais cela a pris du temps. »
Conservateur au British Museum, John Curtis a été l’un des premiers à sonner l’alarme. « Ce n’est que quand des photos, en particulier aériennes, montrant l’étendue du camp ont commencé à apparaître sur Internet que les autorités de la coalition sont devenues nerveuses et ont compris qu’il fallait partir. » « Je ne pense pas qu’il y ait eu intention de nuire : c’est avant tout de l’ignorance et de la stupidité », dit-il à l’AFP.
Face aux protestations, les travaux de terrassement et de construction ont été interrompus en juin 2004, six mois avant le départ des troupes.
Et, selon l’armée américaine, si sa présence certes a pu causer des dommages, elle a aussi protégé le site des pillards, très actifs aux premières semaines de l’occupation.
Interrogé en 2006 par la BBC, le colonel des marines John Coleman, ex-chef d’état-major du 1er corps expéditionnaire en Irak, avait accepté le principe de présenter des excuses aux chefs des Antiquités irakiennes. « Si cela peut soulager, je peux certainement le faire, avait-il dit. Notre présence a-t-elle eu un prix ? Sûr. Mais je dis que le prix aurait été beaucoup plus élevé si nous n’avions pas été là. »
Michel MOUTOT (AFP)

http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=387005



Irak,Moqtada Sadr,Bush, résistance,Occupants,Bassorah,bombardements, Al-Qaïda,

 

 

n°406 - Les Dossiers d'Irak - 8/12 - FIN - : "L'accord de sécurité est de la poudre aux yeux"

n°406 -  Les Dossiers d'Irak - 8/12 - FIN - : "L'accord de sécurité est de la poudre aux yeux"


                              Les Dossiers d'Irak

                 N°406                                                          8/12/08 

                                    Par M.Lemaire


Sommaire :

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5 1 Ramzy Baroud : L’escroquerie du contrat sécuritaire américano-irakien.

5 2 Lachlan CARMICHAEL : Obama nomme une équipe aussi ferme que pragmatique avec Clinton et Gates.

5 3 Obama a trompé ses électeurs en choisissant ses conseillers.

5 4  Il faut savoir tenir les promesses que l’on n’a pas faites.

6 Annexe

6 1 Certains pays arabes circonspects après la désignation d’Hillary Clinton au poste de secrétaire d’Etat.

6 2 Occidentaux et Chine saluent la nomination de Hillary Clinton, pas la Russie.


 


5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5 1 Ramzy Baroud : L’escroquerie du contrat sécuritaire américano-irakien.

Il n’y a là rien qui vaille d’être célébré, parce qu’il s’agit de la même escroquerie que celles que l’administration Bush et les administrations précédentes ont promotionnées depuis des décennies en Irak comme ailleurs, écrit Ramzy Baroud.
La seule célébration qui vaudra, c’est celle du jour où les Etats-Unis quitteront unilatéralement l’Irak et fourniront les compensations nécessaires face aux monstrueuses destructions occasionnées par leur invasion.

Les médias se sont précipités pour célébrer le pacte de sécurité « historique » qui permettra aux troupes des Etats-Unis de rester en Irak trois années de plus, après que le parlement irakien ait ratifié l’accord le 27 novembre. L’approbation a été votée une semaine après que le cabinet irakien ait fait de même.

Les moyens de communication ont dégorgé des milliers de titres, donnant la fausse impression que le gouvernement et le parlement irakiens avaient leur mot à dire en ce qui concerne le futur des troupes américaines dans leur pays, contribuant encore à l’illusion façonnée par Washington selon laquelle l’Irak serait un pays démocratique, fonctionnant indépendamment des diktats de Ryan Crocker, l’ambassadeur américain à Bagdad, et du général Ray Odierno, commandant les troupes des Etats-Unis en Irak. Les deux hommes ont publié un communiqué commun de félicitations peu de temps après le vote parlementaire, le présentant comme « la formalisation d’une association forte et équitable » entre les Etats-Unis et l’Irak.

Jonathan Steel du journal britannique The Guardian s’est également joint au chorus. « Voyez le texte de l’accord. Il est remarquable pour le nombre et la portée des concessions que le gouvernement irakien est parvenu à obtenir de l’administration Bush. On y trouve une série de retournements qui sanctionnent la défaite complète du plan néo-conservateur de transformer l’Irak en allié pro-occidental et en plate-forme à partir de laquelle seraient lancés les projets américains à travers le Moyen-Orient. »

Même Aljazeera.net dans sa version anglaise, a semblé ne pas avoir conscience de la mascarade. Ce média écrit avec assurance que l’accord « mettra fin à l’invasion de 2003 de l’Irak qui a entraîné le renversement de Saddam Hussein. C’est effectivement un âge d’or pour le gouvernement irakien qui a conclu un marchandage difficile avec Washington, obligeant à un certain nombre de concessions — y compris une chronologie contraignante pour un retrait — après plus de 11 mois de dures négociations. »

L’essentiel de l’attention a été accordée aux dates et aux chiffres comme si leur seule mention était assez pour obliger le gouvernement des Etats-Unis à respecter la souveraineté de l’Irak : le 30 juin 2009 est la date à laquelle les forces américaines se retireront des villes irakiennes et le janvier 2012 est la date pour un retrait complet du pays. Dûment mentionnée également est une allusion rapide à l’opposition à l’accord représentée par le « non » des voix des « partisans de Muqtada al-Sadr, le dirigeant shiite », qui a provoqué, selon la BBC « des scènes d’agitation, de cris et des claquements de porte durant la discussion ».

Le rejet des opposants en tant que « disciples » de ceci ou de cela — dépeignant ceux qui refusent les intimidations américaines comme un groupe sectaire et indiscipliné — a aussi son avantage. Après tout, seule une vraie démocratie peut se permettre de tels désaccords butés et enflammés, du moment que la volonté de la majorité est respectée à la fin.

Ali Al-Dabbagh, porte-parole du gouvernement irakien, a su exactement capitaliser les mots à la mode que les médias attendaient impatiemment de pouvoir entendre. Le succès du vote constituerait une « victoire pour la démocratie parce que l’opposition a fait son travail et les partisans [de l’accord] ont fait le leur ».

Naturellement, il n’y a là rien qui vaille d’être célébré, parce qu’il s’agit de la même escroquerie que celles que l’administration Bush et les administrations précédentes ont promotionnées depuis des décennies en Irak comme ailleurs. La « vraie démocratie » dans le tiers monde est simplement un des moyens utilisés pour un but spécifique qui est toujours d’assurer la domination des intérêts Etats-Unis et de leurs alliés. Ceux qui osent dévier de la norme se retrouvent la cible d’actions violentes et à grande échelle dont Gaza est l’exemple le plus récent.

Ce qui est particulièrement intéressant au sujet de l’Irak est que les communiqués de presse et les analystes dans les médias survolent les 18 pages de l’accord comme si un morceau de papier parsemé de mots fantaisistes pouvait représenter une obligation pour le gouvernement des États-Unis qui, ces huit dernières années, a transformé en plaisanterie le droit international et les traités autrefois considérés comme un cadre mondial de référence. Pourquoi le gouvernement des Etats-Unis, qui en grande partie a agi seul en Irak, a violé le droit international et les conventions de Genève et même ses propres règles pour la guerre, respecterait-il un accord signé avec une puissance occupée et sans aucun pouvoir, représentée par des hommes et des femmes majoritairement mis en place par les Etats-Unis eux-mêmes afin de leur faire jouer la comédie de « la souveraineté » ?

Il est également déconcertant de voir comment quelques détails extrêmement importants ont été généralement négligés ; par exemple, le fait que le gouvernement irakien peut signer un accord à part avec les Etats-Unis permettant de reporter la date-limite du retrait si la situation sécuritaire leur fait considérer un tel accord comme nécessaire. Au lieu de cela, l’accent a été mis sur des « concessions » obtenues par les Irakiens concernant l’application de la loi irakienne à l’encontre des ressortissants et soldats américains qui commettront des crimes horribles en dehors « de leur service » et à l’extérieur de leurs bases militaires. Ceci signifie pour être clair que les crimes horribles commis dans les prisons telles qu’Abu Ghraib et l’assassinat l’an passé de 17 civils irakiens par des mercenaires de Blackwater sur la place Nisour au centre de Bagdad ne regardent pas les Irakiens. Et même lorsque des crimes qui tombent sous le coup de la loi irakienne seront dénoncés, la question devra être étudiée par un comité américano-irakien. On ne peut que supposer que ceux qui auront le pistolet le plus gros imposeront à chaque fois leur interprétation de l’accord.

En fait, une raison importante à l’origine du retard dans l’édition de l’accord dans sa version anglaise (c’est d’abord une version arabe qui a été rendue publique) est l’insistance apparente des USA à interpréter la langue d’une façon qui permettrait des échappatoires en cas de futurs désaccords. Mais même si la langue est comprise mutuellement avec la même clarté, et même si le gouvernement irakien était déterminé à maintenir sa position sur une question particulière, qui sera susceptible d’imposer son point de vue ? Le gouvernement des Etats-Unis avec 150 000 hommes de troupes sur le terrain et un projet impérial écrasant dont l’échec s’avérerait des plus coûteux pour les intérêts américains au Moyen-Orient ? Ou le gouvernement de Nuri Al-Maliki dont la simple survie dépend de la volonté américaine ?

Plus de cinq ans sont passés depuis que les Etats-Unis ont occupé l’Irak, laissant dans leur sillage une tragédie qui a coûté la vie à des centaines de milliers d’Irakiens, détruit la société civile, permettant de ce fait l’installation d’un des régimes politiques les plus corrompus au monde et introduisant en Irak les terroristes même que l’administration Bush s’était vouée à abattre.

Rien n’a changé depuis lors. Les Etats-Unis ont attaqué l’Irak pour ses richesses et pour la valeur stratégique que représente le contrôle d’une telle richesse. L’administration Bush et ses alliés ont souvent tenté de masquer cette réalité, employant toutes les couvertures et mascarades imaginables. Les faits demeurent les mêmes, de même que fait la seule solution possible : les Etats-Unis doivent se retirer d’Irak sans tarder, permettant aux Irakiens d’en reprendre les morceaux épars, et de trouver des solutions à leurs différents comme ils l’ont fait durant des millénaires. 

(*) Ramzy Baroud
http://www.alterinfo.net/L-escroquerie-du-contrat-securitaire-americano-irakien_a26824.html?PHPSESSID=2c009d1d014ff86000aa5bb018998d18


5 2 Lachlan CARMICHAEL : Obama nomme une équipe aussi ferme que pragmatique avec Clinton et Gates.

Composée de membres prestigieux et déterminés, l'équipe en charge de la sécurité nationale présentée lundi par le président américain élu Barack Obama affiche un mélange de fermeté et de pragmatisme, selon les analystes.

M. Obama a pris un bon départ, estiment-ils, en nommant Hillary Clinton secrétaire d'Etat, le général James Jones conseiller à la sécurité nationale, Susan Rice ambassadrice à l'ONU et en conservant Robert Gates à son poste de secrétaire à la Défense.

Reste à savoir s'ils réussiront à former une véritable équipe et jusqu'à quel point ils se conformeront à la ligne fixée par Barack Obama en matière de politique étrangère, nuancent-ils.

"Sur le papier, ils ont toutes les qualités nécessaires: le pragmatisme, l'expérience, l'intelligence", estime Aaron David Miller, un ex-conseiller de plusieurs secrétaires d'Etat, tant républicains que démocrates.

On aura "un équilibre intelligent entre les limites de la puissance américaine et les avantages qu'elle procure", a-t-il expliqué à l'AFP.

Pour M. Miller, l'équipe Obama devrait abandonner l'idée du président George W. Bush de renverser les dictatures mais conserver la notion d'éventuelles actions militaires "préventives" pour défendre les intérêts américains.

Le nouveau gouvernement privilégiera, selon lui, une approche "soft" (douce) en utilisant l'économie, la diplomatie et la culture pour influencer le reste du monde en lieu et place de la force militaire. En outre, l'administration Obama sera, selon l'expert, disposée à engager avec les ennemis de Washington des "négociations fermes et pragmatiques".

Pendant sa campagne M. Obama a évoqué la possibilité d'un dialogue avec l'Iran, la Corée du Nord et Cuba.

Mais il a souligné lundi que son opposition connue à la guerre en Irak ne signifiait pas qu'il hésiterait à faire usage de la force si les intérêts américains étaient menacés.

"Pour garantir la prospérité aux Etats-Unis et la paix à l'étranger, nous partageons tous la conviction que nous devons conserver la plus puissante armée au monde", a-t-il dit.

M. Obama "n'est pas naïf et a compris qu'il faut exercer le pouvoir pour garder le monde en paix ou le stabiliser", a estimé George Perkovich, analyste de la Fondation Carnegie pour la paix internationale.

Les alliés européens des Etats-Unis, selon cet analyste, comptent sur Washington pour rester la puissance militaire dominante, tant qu'elle est utilisée intelligemment. "C'est une équipe impressionnante et ses membres sont des choix judicieux", a poursuivi M. Perkovich.

Tout comme M. Miller, il a particulièrement apprécié la décision de M. Obama de nommer le général Jones et de conserver au Pentagone Robert Gates, nommé en novembre 2006 par M. Bush pour remplacer Donald Rumsfeld, concepteur de l'impopulaire guerre en Irak.

Les analystes ont vangé le mélange d'expérience diplomatique et militaire du général Jones et l'approche novatrice de M. Gates en Irak et en Afghanistan.

Pour Michael O'Hanlon, analyste à la Brookings Institution, "c'est une équipe centriste" avec Gates et Jones penchant plus à droite, Clinton et Rice plus à gauche.

M. Miller a salué l'intelligence et la fermeté d'Hillary Clinton, tout en jugeant indispensable que l'ex-rivale de M. Obama aux primaires démocrates mène la politique décidée par la Maison Blanche et non la sienne, au risque sinon que des divergences soient exploitées par d'autres pays.

Joseph Cirincione, président du Ploughshares Fund, qui milite contre la prolifération nucléaire, a qualifié la future équipe Obama de "crédible, intelligente et expérimentée". Selon lui, elle s'entendra pour retirer les troupes américaines d'Irak, recentrer l'effort militaire sur l'Afghanistan, rétablir l'autorité morale des Etats-Unis et abandonner certains programmes d'armemement de haute technologie. Mais l'expert craint que M. Gates ne résiste au projet de Barack Obama de réduction des têtes nucléaires.

Lachlan CARMICHAEL

AFP

02 12


5 3 Obama a trompé ses électeurs en choisissant ses conseillers.

Paul Craig Roberts, ancien ministre adjoint des Finances des Etats-Unis*

Si le changement promis par Obama implique l’abandon par l’Amérique de ses guerres d’agression et la fin de l’exploitation des contri­buables au profit de puissants intérêts financiers, comment expliquer le choix par le nouveau président de ses conseillers en politique étrangère et économique?

Le choix de Rahm Israel Emanuel comme Secrétaire général de la Maison Blanche indique que le changement a pris fin avec l’élection d’Obama.

La seule chose différente, ce sont les visages.

Un faucon au poste de Secrétaire général

Rahm Israel Emanuel a soutenu l’invasion de l’Irak par le président Bush. Il s’est fait un nom au sein du Parti démocrate en levant des fonds pour la campagne présidentielle grâce à ses contacts avec l’AIPAC (American Israeli Affairs Committee). Il est issu d’une famille de terroristes. Son père était membre de l’Irgun, organisation terroriste juive qui usa de la force pour chasser les Britanniques et les Palestiniens de Palestine afin de créer un Etat juif. Durant la première guerre du Golfe, Emanuel s’engagea comme volontaire dans l’Armée israélienne. Il était membre du Conseil d’administration de Freddie Mac et a perçu un salaire de 231 655 dollars en 2001.

Selon Wikipedia, «pendant qu’Emanuel siégeait au Conseil, Freddie Mac «était impliqué dans des scandales concernant des irrégularités comptables et ses dons en faveur de campagnes électorales».
Dans son article de Counterpunch intitulé «Hail to the Chief of Staff», Alexander Cock­burn décrit Emanuel comme «un faucon et un super-likudnik» qui, en sa qualité de président du Comité de la campagne du Parti démocrate pour les élections législatives de 2006, «s’est évertué à écarter les candidats démocrates opposés à la guerre».
Mes amis pacifistes israéliens, découragés, demandent: «Que fait cet homme dans le gouvernement d’Obama?»

L’obamania, une tentative de sauver l’image d’un empire en déclin

L’élection d’Obama était nécessaire. C’était le seul moyen que les Américains avaient de demander aux Républicains des comptes sur leurs crimes contre la Constitution et les droits de l’homme, pour leurs violations des lois américaines et internationales, pour leurs mensonges et leurs arnaques financières. Comme l’a écrit la Pravda: «Seul le Diable aurait été pire que le régime Bush. Par consé­quent, on pourrait soutenir que le nouveau gouvernement des Etats-Unis ne pourrait pas être pire que celui qui a séparé les cœurs et les esprits des Américains de ceux de leurs frères de la communauté internationale, qui a consterné le reste du monde avec des tactiques de terreur telles que les camps de concentration, la torture, les assassinats de masse et le mépris total du droit international.»

Les conseillers d’Obama, des criminels de guerre «démocrates»

Les conseillers d’Obama appartiennent à la même bande de gangsters de Washington et de banksters de Wall Street que ceux de Bush. Richard Holbroooke, fils de juifs russes et allemands a été adjoint au Secrétaire d’Etat et ambassadeur dans le gouvernement Clinton. Il a appliqué la politique visant à élargir l’OTAN et à installer l’Alliance aux frontières de la Russie contrairement à la promesse faite par Reagan à Gorbatchev. Holbrooke est également impliqué dans le bombardement illégal de la Serbie sous Clinton, crime de guerre qui a tué des civils et des diplomates chinois. Bien qu’il ne soit pas un néo­conservateur, il est très proche d’eux.
Selon Wikipedia, Madeleine Albright est née Marie Jana Korbelova à Prague de parents juifs convertis au catholicisme afin d’échapper aux persécutions. C’est la Secrétaire d’Etat de l’ère Clinton qui a déclaré à Leslie Stahl lors d’une interview du magazine de CBS Sixty minutes que la politique américaine de sanctions à l’encontre de l’Irak, qui a causé la mort de centaines de milliers d’enfants irakiens, visait des objectifs suffisamment importants pour justifier la mort d’enfants (Ses paroles infâmes étaient: «Je pense que c’est un choix difficile mais c’en est le prix.»). Selon Wikipedia, cette femme immorale faisait partie du conseil d’administration de la Bourse de New York à l’époque du scandale des rémunérations de son patron Dick Grasso (187,5 millions de dollars).
Dennis Ross a été longtemps associé aux «négociations de paix» entre Israël et Palestiniens. Un membre de cette équipe de l’ère Clinton, Aaron David Miller, a écrit qu’en 1990–2000, l’équipe américaine de négociateurs dirigée par Ross se sont faits les avocats d’Israël. «Nous devions présenter toutes nos propositions en premier à Israël.» Cela a vidé de sa substance notre politique d’indépendance et de souplesse nécessaire à des négociations de paix sérieuses. Comment la médiation pouvait-elle fonctionner quand nous ne pouvions pas mettre de propositions sur la table sans les soumettre préalablement aux Israéliens et que nous devions céder quand ils s’y opposaient? Selon Wikipedia, Ross est le «président d’un think tank basé à Jérusalem, le Jewish People Policy Planning Institute, créé et financé par l’Agence juive».
Il est évident qu’il ne s’agit pas là de personnes qui empêcheront des guerres américaines contre les ennemis d’Israël et forceront le gouvernement israélien à accepter les conditions nécessaires à une véritable paix au Moyen-Orient.

Obama «a battu tous les records de servilité et de basse flatterie»

Ralph Nader avait annoncé cela. Dans sa «Lettre ouverte à Barack Obama» du 3 novembre, il écrit au futur président que la transformation qui a fait du «défenseur affirmé des droits des Palestiniens […] un acolyte du pur et dur lobby AIPAC» va le brouiller avec «une majorité de juifs américains et 64% des Israéliens». Nader cite l’écrivain pacifiste Uri Avnery pour qui l’attitude d’Obama à l’égard de l’AIPAC «a battu tous les records de servilité et de basse flatterie». Nader critique Obama pour «avoir manqué totalement de courage politique en cédant aux demandes des partisans d’une ligne dure visant à interdire à l’ex-président Jimmy Carter de parler à la Convention nationale démocrate». Carter, qui fut le seul à parvenir à un accord de paix sérieux entre Israël et les Arabes, a été diabolisé par le puissant lobby AIPAC parce qu’il avait critiqué la politique d’apartheid et d’occupation d’Israël envers les Palestiniens.

Quand le remède est pire que le mal

L’équipe d’économistes d’Obama est tout aussi mauvaise. Sa vedette est Robert Rubin, bankster qui fut le ministre des Finances du gouvernement Clinton. Il porte la responsabilité de l’abrogation de la Loi Glass-Steagall1 et, par conséquent, de la crise financière actuelle. Dans sa lettre à Obama, Ralph Nader indique qu’Obama a reçu des milieux industriels et de Wall Street un soutien financier à sa campagne sans précédent. «Jamais auparavant un candidat démocrate à la présidence n’avait bénéficié d’un soutien financier plus important que son adversaire républicain.»

Qui décide de la composition du gouvernement?

Le discours d’Obama après sa victoire a été magnifique. Les caméras de télévision permettaient de lire sur les visages de ses auditeurs les espoirs qui l’avaient propulsé à la présidence. Mais Obama ne peut pas apporter de changement à Washington. Il n’y a personne dans la clique de Washington qu’il pourrait nommer pour apporter un changement. Et s’il choisissait en dehors de cette clique quelqu’un qui soit susceptible d’apporter un changement, cette personnne ne serait pas acceptée par le Sénat. De puissants groupes de pression – l’AIPAC, le complexe militaro-sécuritaire et Wall Street – utilisent leur influence politique pour s’opposer à toute nomination qu’ils jugent inacceptable.

Le projet de guerre contre l’Iran n’est pas abandonné

Dans sa rubrique, Alexander Cockburn qualifie Obama de «républicain de premier ordre» et écrit: «Jamais le poids du passé n’a autant serré dans son étau un candidat ‹réformateur›». Obama a confirmé ce verdict lors de sa première conférence de presse après son élection. Ne tenant compte ni de l’US National Intelligence Estimate,2 qui parvient à la conclusion que l’Iran a cessé de travailler à la mise au point d’armes nucléaires il y a 5 ans, ni de l’Agence internationale de l’énergie atomique pour laquelle aucun matériel nucléaire destiné au réacteur civil iranien n’a été détourné à des fins militaires, Obama a embouché les trompettes de la propagande du lobby israélien en accusant l’Iran de «développer l’arme nucléaire» et il a juré de «l’empêcher».3

Endettement et récession

Le changement qui va se produire aux Etats-Unis n’a rien à voir avec Obama. Il viendra de la crise financière provoquée par l’avidité et l’irresponsabilité de Wall Street, de l’érosion du rôle du dollar en tant que monnaie de réserve, des innombrables saisies immobi­lières, de la délocalisation de millions parmi les meilleurs emplois d’Amérique, d’une aggravation de la récession, des piliers de l’industrie – Ford et General Motors – qui tendent la main pour que le gouvernement leur donne de l’argent des contribuables afin de survivre et des déficits budgétaire et commercial qui sont trop importants pour être apurés avec les instruments classiques.
Traditionnellement, le gouvernement compte sur la politique monétaire et fiscale pour sauver l’économie de la récession. Mais la solution de l’argent facile ne marche pas. Les taux d’intérêt sont déjà bas et la croissance monétaire élevée. Pourtant, le chômage augmente. Le déficit budgétaire est déjà énorme – record mondial – et ce n’est pas cela qui stimule l’économie. Des taux d’intérêt encore plus faibles et des déficits budgétaires encore plus élevés peuvent-ils redresser une économie qui s’est délocalisée, laissant derrière elle des consommateurs sans emploi couverts de dettes?

Le monde en a assez des dettes des Etats-Unis …

Les créanciers étrangers de l’Amérique se demandent ce que le gouvernement pourrait emprunter de plus? Un organe officiel du parti gouvernemental chinois a récemment appelé les pays d’Asie et d’Europe à «bannir le dollar de leur relations commerciales directes et de ne faire confiance qu’à leurs propres monnaies». «Pourquoi, s’interroge-t-on dans un autre article chinois, la Chine devrait-elle aider les Etats-Unis à s’endetter indéfiniment dans l’idée que le crédit national américain peut augmenter sans limite?»

… de leur arrogance, de leur mépris du droit, de leur hypocrisie

Le monde en a assez de l’hégémonie et de l’arrogance américaines. La réputation des Etats-Unis est ruinée: débâcle financière, déficits sans fin, Abu Ghraib, Guantanamo, prisons secrètes, torture, guerres illégales fondées sur des mensonges, violations de la souveraineté d’autres pays, du droit international et des Conventions de Genève, atteintes portées à l’habeas corpus et à la séparation des pouvoirs, Etat policier, ingérences constantes dans les affaires intérieures d’autres pays, hypocrisie sans bornes.
Le changement qui s’amorce sonne le glas de l’empire américain. L’Amérique n’a plus ni argent ni influence. Obama, «premier président noir des Etats-Unis», fera naître des espoirs et permettra à la comédie de continuer un certain temps, mais le «Nouveau siècle américain» a vécu.    •
(Traduction Horizons et débats)

1     La loi Glass-Steagall de 1933 établissait une
incompatibilité rigoureuse entre les métiers de
banque de dépôts et de banque d’affaires. Elle
interdisait à toute banque de dépôts de posséder une banque d’affaires ou d’acheter, de vendre ou de souscrire des titres financiers, domaine réservé aux banques d’affaires. A l’inverse, il était interdit aux banques d’affaires d’accepter les dépôts de simples clients, ce qui relève exclusivement des banques de dépôts. (ndt., d’après Richard Freeman)
2     Rapport de la Communauté du Renseignement (ndt.)
3     http://news.antiwar.com/2008/11/07/obama-hits-out-at-iran-closemouthed-on-tactics/

*    Paul Craig Roberts, ancien ministre adjoint des Finances du gouvernement Reagan, est économiste et journaliste (Wall Street Journal, National Review). Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont le dernier paru est intitulé The Tyranny of Good Intentions: How Prosecutors and Bureauocrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice (2000). Il publie régulièrement des articles sur les sites
www.antiwar.com et www.counterpunch.org.

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1282


5 4  Il faut savoir tenir les promesses que l’on n’a pas faites.
La controverse générale est déjà bien engagée autour du président Obama, – alors que, comme chacun sait, il se trouve encore à sept semaines de son entrée en fonction, qu’il n’est encore que “the President-elect”. Il est vrai qu’Obama agit comme président d’ores et déjà, avec une promptitude extraordinaire, ce qui est à la fois célébré comme une des vertus extraordinaires de cet homme aux multiples vertus extraordinaires, – à la fois utilisé pour lancer contre lui des attaques déjà furieuses et presque venimeuses, et contre la tournure que prend sa présidence qui n’est-même-pas-encore-installée.

On a déjà signalé cette tendance mais elle ne fait que se confirmer et s’amplifier. Le paradoxe est double:

• D’une part, cette tendance grandit à mesure qu’Obama s’affirme, c’est-à-dire qu’elle est effectivement liée à l’affirmation de ses capacités, de ses qualités évidentes. Obama agit comme s’il était déjà président, débarrassant la scène politicienne washingtonienne de cet avorton-président qu’était (le passé est de rigueur) GW Bush. Soupir de soulagement général, montée de l’adrénaline admirative sans condition, – aussitôt bloquée par le constat: tout cet activisme puissant pour ça? — c’est-à-dire le retour au premier plan des ténors des années 1990, qui nous avaient préparés aux petits oignons la présidence Bush, en machinant une globalisation catastrophique, en lançant le “capitalisme sauvage” à travers le monde (rappelez-vous la Russie ravagée), en lançant Wall Street dans les étoiles, avec les bulles sans nombre, les patrons surpayés, les bonus douteux, l’argent qui n’existe pas, les oxyd assets, etc. Drôle de dilemme pour “the President-elect”. «Fifty days before President George W Bush packs his bags for Texas, Obama has already usurped much of his predecessor’s authority, écrivait le Sunday Times hier, 30 novembre. Yet in doing so he has exposed himself to early controversy that may seriously shorten the presidential honeymoon that most new incumbents enjoy. There are already stirrings of confusion and dismay among Democratic faithful perturbed by some of Obama’s early appointments.»

Plus loin, le même: «While Obama’s bold moves have been broadly welcomed, they have also posed headaches for Democratic activists who have been surprised by the caution and moderation reflected in some of Obama’s cabinet picks. “It’s very hard for even leaders of the left to poke holes, because many of their followers will say ‘give the guy a break - 29he hasn’t even been in the White house yet’,” said Steven Clemons, a liberal analyst at the New America Foundation. Clemons added: “We are in an Obama bubble now. And it’s tough to step out and be the first to deflate the bubble.”

»Trade union leaders who spent millions of dollars campaigning for Obama have nonetheless been shocked that nobody overtly sympathetic to the union movement has been appointed to the incoming economic team. Obama has not yet named a secretary of labour, which some activists interpreted as a worrying sign that bankers and employers have become higher priorities. “If we believe this election was about rebuilding the middle class and reclaiming the American Dream, the next secretary of labour should be somebody who is passionate about workers,” warned Anna Burger, who as secretary-treasurer of a big services union was a key Obama supporter during the election campaign.

»Obama’s eye-catching national security appointments have stunned many antiwar protesters who were convinced that Obama would stick to his pledges to close Guantanamo Bay and bring an early end to the war in Iraq. The Nation, a liberal Washington weekly, complained that the candidates for Obama’s national security team had been “drawn exclusively from conservative, centrist and pro-military circles without even a single one chosen to represent the antiwar wing of the Democratic party”. A coalition of liberal groups is planning to set up tents in January near Obama’s home in Hyde Park, Chicago, in the hope that their presence will “remind” the president-elect of his promises.

»While many Democrats hope that Obama will reassure them once he gets into office, Jodie Evans, a well-known activist, told the Politico website last week that the president-elect was already “violating the people’s mandate”. Nor have Democrats been encouraged by Republican applause for the president-elect’s appointments. Max Boot, a foreign policy adviser to Senator John McCain, said last week he had previously been sceptical of Obama’s “moderate posturing”, but had been “gob-smacked” by an Obama team that was “stunning in its moderation”. Boot added: “Most of these appointments could just as easily have come from a President McCain.”»

• En portant aussitôt son action contre la crise économique et sur la situation intérieure qui l’accompagne et qu’elle aggrave de plus en plus nettement, ce qui est parfaitement comprendre le sens de son élection et la pression de ses électeurs qui demandent que l’action intérieure prenne le pas sur l’accent mis jusqu’ici sur une folle politique extérieure, Obama s’expose exactement d’un même mouvement aux plus cruelles critiques. Il se trouve, ce qu’on savait depuis longtemps mais qui prend à la lumière de son activisme une tournure bien misérable, que l’essentiel de son équipe a une tournure Wall Street, souvent une tournure Goldman Sachs, dans tous les cas une tournure toute entière marquée par la patte et l’influence du maître d’œuvre de la politique financière de l’administration Clinton, qui prépara (bis retetitat) dans les années 1990, les catastrophiques années 2000 jusqu’à la catastrophe de 2008. On parle de Robert Rubin, âgé de 70 ans mais toujours actif, – devinez où? A la tête de Citigroup, nouveau symbole, avec le record battu de l’aide promise de Washington à une banque ($305 milliards), et donc le record de l’obscène entourloupette ainsi établi. D’où les exclamations feutrées mais sévères de l’Observer, hier

«As Barack Obama prepares to announce the appointment of Hillary Clinton as Secretary of State this week, the first notes of dissent over the President-elect's choices are being heard across America. The loudest complaints concern his economic team's ties to Citigroup, the banking behemoth that all but collapsed last weekend. In particular, criticisms are mounting over the role to be played by Robert Rubin, a director at Citigroup and President Clinton's former treasury secretary.

»Obama, who last week called for a massive stimulus package to prevent the US economy from 'falling into a deflationary spiral', has taken several protégés of 70-year-old Rubin as advisers, among them Timothy Geithner as treasury secretary, Lawrence Summers as senior White House economics adviser and Peter Orszag as budget director, even as Rubin himself has been defending his key role in deregulating the financial markets and steering Citigroup towards taking greater trading risks to expand its business and reap higher profits. […]

»But with criticism of Rubin and loyal 'Rubinistas' threatening Obama's Washington debut, there is increasing concern that the President-elect's emphasis on appointing Clinton-era officials - a shadow Clinton term, as it has been called – could backfire as the very people who undertook financial deregulation in the Nineties are now directed to re-regulate a decade later. “Where's the diversity on the economic team? It's not only all from the same small club, but from the club that brought us the deregulation that has a lot to do with the economic collapse,” said Robert Kuttner, the co-founder of the liberal-leaning American Prospect magazine.»

L’attaque la plus sévère, la plus lumineuse par l’analogie ainsi proposée, précisément sur cette équipe de lutte contre la crise économique, vient de Michael Hudson, dans CounterPunch le 26 novembre, sous le titre incendiaire de “The Neo-Yeltsin Administration?”… Alors que tout le monde attend un nouveau Gorbatchev, écrit Hudson, voilà que nous avons un nouvel Eltsine. Le rappel du rôle que joua dans la mise à sac de la Russie sous la présidence Eltsine la direction financière et économique des années Clinton, qu’on retrouve presque entièrement reconstituée dans l'équipe Obama, est particulièrement frappant.

«Instead, after resembling President Carter by running a brilliant presidential primary campaign to win the nomination (will a similarly disappointing administration be about to come?), Obama is looking more like Boris Yeltsin – a political umbrella for the kleptocrats to whom the public domain and decades of public wealth were given with no quid pro quo.

»Obama’s ties with the Yeltsin administration are as direct as could be. He has appointed as his economic advisors the same anti-labor, pro-financial team that brought the kleptocrats to power in Russia in the mid-1990s. His advisor Robert Rubin has managed to put his protégés in key Obama administration posts: Larry Summers, who as head of the World Bank forced privatization at give-away prices to kleptocrats; Geithner of the New York Fed; and a monetarist economist from Berkeley, as right-wing a university as Chicago. These are the protective guard-dogs of America’s vested interests.»

Tout le monde trompe tout le monde

Le cas est éclairant. Obama a déroulé au long d’une campagne septembre-octobre 2008 ennuyeuse à périr un programme modéré, tout en assurant les piliers financiers et économiques du capitalisme américaniste qu’il ferait tout ce qui serait en son pouvoir pour les renforcer. Le 25 septembre 2008, au “sommet” de la Maison-Blanche qui, à notre sens, vit sous la pression de la crise le véritable transmission du pouvoir entre un Bush aux abois et le futur président (McCain ou Obama, – mais déjà Obama presque assuré), Obama soutint à fond le “plan Paulson”. Ce “plan” était présenté comme une urgence pour, paraît-il, éviter le pire du fond de l’abîme, mais il n’en était pas moins un scandale obscène de plus en couvrant d’or les copains et les coquins de Wall Street. Obama le prit complètement à son compte, se faisant bien plus républicain que les républicains. Dans les jours qui suivirent, ce sont les démocrates, sous la pression impérative d’Obama, qui firent adopter le plan par le Congrès. Obama n’a pas caché son jeu. Pour le reste, la tactique d’Obama fut de constamment tenter de montrer qu’il avait la capacité de gouverner, qu’il avait plus d’expérience qu’on ne croyait, etc., c’est-à-dire promettre implicitement un gouvernement qui s’inscrirait absolument dans la continuité de l’habituel gouvernement de Washington, – GW excepté. (Ce qu’on lui reproche aujourd’hui vient d’une activité qui, depuis le 4 novembre, prouve qu’il agit aussi bien, sinon mieux qu’un homme d’expérience. Il tient donc cette promesse électorale-là, jugée si essentielle. C’est l’occasion de lui reprocher de ne pas tenir ses autres promesses électorales, celles qu'il n'a pas faites...)

“[U]ne campagne septembre-octobre 2008 ennuyeuse à périr”, écrivons-nous. Ce n’est pas une coquille. La campagne elle-même fut exactement cela. La tension extraordinaire monta autour de la campagne à cause de la crise catastrophique qu’on sait, qui engendrait angoisse profonde et panique; la “campagne ennuyeuse” et la tension de la crise semblèrent évoluer parallèlement, comme dans deux univers parallèles qui, selon Euclide lui-même, ne se rencontrent jamais; enfin, tant pis pour Euclide, la rencontre se fit; assez naturellement, sur la fin de la période, cette tension envahit la campagne “par l’extérieur”, un peu comme Gorbatchev avait fait vis-à-vis du système soviétique, enfin pour se substituer à la campagne pour sa signification, comme on fait un kidnapping.

La pression de la crise était telle qu’on ignora absolument les promesses réelles du candidat Obama, pour le charger de promesses supposées et en réalité fictives. Il fut proclamé “l’homme du changement” en référence aux vagues slogans des primaires (“Change we can believe in”, “Yes, we can”, – tout cela qui ne mange pas de pain mais qui fixa le climat des primaires). Cette exigence sémantique, sinon de pure communication dans l’interprétation qu’on eut d’Obama, pouvait, devait même signifier en l’occurrence: l’homme d’un changement peut-être révolutionnaire. Obama ne démentit pas cette ambiance extraordinaire, qui n’avait rien à voir avec ce qu’il disait sur le fond, qui le servait grandement dans les sondages, sauf sur la fin où il devint vraiment inquiet de toutes les obligations dont ces promesses qu’il ne faisait pas le chargeaient. Peut-être est-ce à ce moment, fin octobre, juste avant l’élection, qu’Obama s’aperçut du danger: on allait élire un homme, – lui, en l’occurrence, – au nom de promesses d'un changement considérable qu’il ne faisait pas. Ce fut sans doute fugitif car l’ivresse du 4 novembre balaya tout cela.

Depuis, la disparition de GW Bush de la vie politique et la pression de la crise ont conduit Obama à se manifester comme quasi-président, mais sans le pouvoir d’imposer les mesures nécessaires. Toute l’attention est orientée vers la constitution de son cabinet, avec la conséquence de commentaires de plus en plus négatifs dus aux personnalités dont la caractéristique n’est certes pas le “changement”. Pour le “changement”, s’il y a “changement”, il faudrait attendre l’entrée en fonction d’Obama et sa prise de pouvoir effective. Mais on n’attend pas.

En attendant, les questions des journalistes le pressent de se justifier de ne pas manifester le grand changement qu’il a promis et il se juge obligé de répondre, et il répond sur la défensive en créant des concepts paradoxaux (il explique qu’il fait appel à des hommes d’expérience éprouvée et chenue pour pouvoir mieux accoucher de “pensées nouvelles”, – “fresh thinking”). Curieusement, les questions des journalistes, autant que les réponses d’Obama sont déplacées puisqu’elles s’appuient sur l’idée qu’Obama a promis un changement révolutionnaire pendant la campagne, alors qu’il ne l’a pas fait.

…Mais la tension est tellement grande, la tension de la crise si forte, la tension au niveau du gouvernement après la période catastrophique qui se termine, que l’idée du “changement promis” (non-promis) devient une exigence inévitable, quelque chose que tout le monde tient pour acquis, – Obama a promis la changement, l’apportera-t-il? Lui-même s’interroge là-dessus, pour s’excuser que le changement ne soit pas an rendez-vous aussitôt, pour garantir qu’il sera là bientôt, dans la pensée autant que dans l’action politiques, et ainsi de suite. Lui-même accrédite la version des faits qui permet sa mise en accusation.

Obama est prisonnier d’une image de réformiste quasi-révolutionnaire qu’il a contribuée largement à forger à ses débuts, avant de l’abandonner prestement; qu’il n’a certainement pas combattue quand elle est ressortie comme le fait une génération spontanée, à cause de la crise financière, autour de la campagne électorale bien plus que dans cette campagne. (Le fait qu’il soit Africain-Américain, évidemment, a accentué cette image de l’“homme du changement” dans le monde de la communication où nous vivons, sans doute d’une façon très puissante. Le tableau est complet.) On dira qu’une image, on peut s’en débarrasser, ou bien s’en accommoder c’est selon. Ce n’est pas faux en temps normal. Mais nous ne sommes pas dans des temps normaux, comme Obama lui-même ne cesse de le dire; nous sommes dans des temps d’une crise extraordinairement grave, qui ne cesse de s’aggraver, surtout aux Etats-Unis même. L'inquiétude et bientôt la rancoeur de l’aile libérale du parti démocrate, qui a pesé de tout son poids pour le faire élire, sont déjà très fortes et ne cesseront de s’exacerber à mesure que la crise transformera l’enthousiasme éphémère du 4 novembre en une revendication amère et bientôt furieuse. La satisfaction visible des républicains devant les nominations du gouvernement Obama rajoute de l’huile sur le feu.

Le très brillant President-elect est déjà sur la défensive avant d’être président. On avait coutume de mettre en doute ses capacités de réforme parce qu’on le jugeait prisonnier de l’establishment. Mais il apparaît d’ores et déjà comme complice de l’establishment, sinon partie prenante. Qu’il le soit ou pas n’a qu’une importance minime en l’occurrence puisqu’on peut aisément comprendre qu’un président élu, dans le système tel qu’il l’est, l’est toujours plus ou moins. L’important est bien qu’il le paraisse d’une façon si visible, on dirait presque provocatrice, alors qu’il assoit plus que jamais sa popularité sur son image d’“homme de changement”. Cette situation fait qu’au contraire de s’en débarrasser, Obama, pour se défendre contre les risques de l’impopularité, va devoir de plus en plus protéger et renforcer cette image qui devient de plus en plus sa sauvegarde, – mais qui est aussi l’image de sa trahison supposée. La pression de la crise et les nouvelles malheureuses de la population US ne lui laisseront aucun répit à cet égard et vont aggraver la contradiction. La tension entre la réalité apparente de son pouvoir et les nécessités de son gouvernement face à la crise a toutes les chances de pendre, dès les débuts de sa présidence, des allures de crise personnelle. Comment Obama dénouera-t-il cette crise? La dénouera-t-il seulement? Est-il prisonnier de l’establishment ou bien est-il prisonnier de la crise qu’il est en train de créer en paraissant complice de l’establishment? Est-il habité de pensées secrètes qui pourraient le pousser à dénouer cette crise personnelle, en référence à la crise générale du pays, d’une façon radicale (“hypothèse Gorbatchev”)?

Quelle vitesse! Nous voilà en train de parler de crise de la présidence Obama alors qu’il n’est pas encore en fonction. C’est qu’en vérité la crise de la présidence Obama a commencé le 15 septembre, lorsqu’a éclaté la crise financière

01/12/2008 - Faits et commentaires



6 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

6 1 Certains pays arabes circonspects après la désignation d’Hillary Clinton au poste de secrétaire d’Etat.

Après des mois passés à combattre Hillary Clinton pendant les primaires démocrates, Barack Obama a offert à l'ex-Première dame le poste-clé de secrétaire d'Etat.

Après une semaine de tergiversations, les deux rivaux des primaires démocrates auraient fini par tomber d'accord : Hillary Clinton devrait être la secrétaire d'Etat de Barack Obama.
Le président élu aurait, lui, jugé préférable de faire entrer à son cabinet une figure qui a recueilli le soutien de près de 18 millions de démocrates, bien qu'il l'ait attaquée pendant la campagne pour son "erreur de jugement" sur la guerre en Irak, et son agressivité à l'égard de l'Iran.
La perspective de voir Mme Clinton, une "grande amie d'Israël", chargé de la diplomatie américaine, n'a pas réjoui de nombreux pays arabes circonspects, qui s'interrogent sur les réelles orientations de M.Obama.
Dans un éditorial, le New York Post manie le sarcasme: "Félicitations à Hillary (et Bill) Clinton, qui semblent avoir remporté l'élection présidentielle, malgré les résultats officiels du 4 novembre".
Son choix pour le poste de conseiller à la sécurité nationale serait un ancien général, James Jones, ex-commandant de l'OTAN. Celui-ci n'avait pas pris parti pendant la campagne électorale. Certains éditorialistes, comme David Ignatius, du Washington Post, ont aussi plaidé que Mme Clinton n'incarnait pas le changement dont le monde espère que M. Obama est porteur.
Le mouvement anti guerre US, et bon nombre d'Américains lassés de la politique interventioniste militariste de l'Administration Bush ont voté pour Barak Obama lui permettant d'accéder à la Maison Blanche porté par une vaste majorité.
Pourtant, son choix pour le poste clé en matière de politique étrangère a provoqué certainement une grande désillusion et prouver une nouvelle fois qu'Obama n'aspire nullement au changement.
Lors des primaires pour la nomination Démocrate, Obama et Hillary Clinton se sont précisément le plus affrontés sur ce point. Hillary Clinton - qui avait voté pour la guerre d'Irak ce que n'avait pas fait Obama - s'est opposée de manière tranchée sur toute initiative de paix qu''Obama a proposé dont un agenda pour le retrait des troupes américaines d'Irak, et des négociations directes avec ce que les US désignent comme leurs "ennemis", notamment
l'Iran.
Elle a qualifié de telles démarches de "naïves" et "dangereuses". Hillary Clinton a suggéré à la place d'un agenda de retrait d'Irak, que les troupes US restent stationnées indéfiniment au Kurdistan.

Irna.

23 Novembre 2008.


6 2 Occidentaux et Chine saluent la nomination de Hillary Clinton, pas la Russie.

http://fr.news.yahoo.com/2/20081202/twl-occidentaux-et-chine-saluent-la-nomi-36d2a39_1.html



Irak,Moqtada Sadr,Bush, résistance,Occupants,Bassorah,bombardements, Al-Qaïda,


08/12/2008

n° 405-Journal d'Irak - 29/11 au 07/12/08 - Début- : Obama prend parti pour la suprématie militaire américaine

n° 405-Journal d'Irak -  29/11 au 07/12/08 - Début- : Obama prend parti pour la suprématie militaire américaine


Journal d'Irak   

 n°405  du 29/11 au 07/12/08

 M.Lemaire



Sommaire :

Tiré à part :

Bush se voit comme un libérateur

Paroles & action du bientôt président...

Daphné BENOIT : Obama prend parti pour la suprématie militaire américaine

Obama n'a Pas L'Intention de mettre fin à l'Occupation de L'Irak

Obama nomme Hillary Clinton secrétaire d'Etat, reconduit Gates au Pentagone.

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

Suite

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

Fin

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5 1 Vidéo d'al-Zawahiri.

5 2 Situation dans les prisons et "crimes d'honneur"

6 Brèves

6 1 Le parlement vote "l'accord de sécurité" voulu par les USA.

6 2 Des mercenaires américains envoyés en Irak passibles de 30 ans de prison pour meurtres.

6 3 Les gardes privés condamnés pour les meurtres de 17 civils.

6 4 Bassorah, poumon économique d'Irak, veut un référendum d'autonomie.

6 5 Le maire de Bagdad veut transformer Sadr City en paradis ... 



L'Irak en chiffre: du 29 -11 au 07/12/08



 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

 x

X +   14

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

2

X + 1

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

60

142

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Tiré à part :

Bush se voit comme un libérateur

Bush : "J'aimerais qu'on se souvienne de moi comme d'un président qui a libéré 50 millions de personnes et qui a contribué à la paix", "Je voudrais qu'on se souvienne de moi d'abord comme d'une personne qui n'a pas vendu son âme pour arranger la pratique politique. Je suis arrivé à Washington avec des valeurs, et je la quitte avec les mêmes valeurs",
M. Bush a consulté la Bible "tous les jours depuis que je suis président". "Toutefois, je conseillerais à ceux qui font de la politique de se montrer prudents avec la foi sur la place publique", a-t-il dit.
L'entretien a été réalisé par la soeur de M. Bush, Doro Bush Koch, et Storycorps, un programme d'histoire orale. La bande complète ne doit être accessible qu'à la bibliothèque du Congrès et au musée présidentiel consacré à M. Bush, selon Storycorps.

28/11/2008 |
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/11/28/01011-20081128FILWWW00501-bush-se-voit-comme-un-liberateur.php


Paroles & action du bientôt président...

Daphné BENOIT : Obama prend parti pour la suprématie militaire américaine

Barack Obama s'est engagé lundi à investir et faire grandir les forces armées américaines pour qu'elles restent "les plus fortes sur la planète", un message ferme destiné à rassurer en temps de guerre, mais propre à faire grincer les dents de son propre camp.

Malgré son opposition au conflit en Irak, et au risque d'irriter les anti-guerre ayant soutenu sa candidature, le futur occupant de la Maison Blanche s'est montré déterminé à maintenir la suprématie militaire américaine, au cours d'une conférence de presse durant laquelle il a annoncé la reconduction de l'actuel secrétaire à la Défense, Robert Gates.

"Nous partageons tous la conviction qu'il faut que nous continuions à détenir les forces armées les plus fortes de la planète", et "nous continuerons à réaliser les investissements nécessaires pour renforcer nos forces armées et augmenter nos forces terrestres", a-t-il martelé, en ajoutant que son administration s'assurerait d'"avoir les moyens et la stratégie nécessaires pour vaincre Al-Qaïda et les talibans" en Afghanistan.

M. Obama compte ainsi poursuivre le projet de l'administration Bush d'augmenter les effectifs militaires américains de 100.000 hommes lors de la prochaine décennie, face à l'épuisement des forces armées - 1,4 million de militaires d'active - qui, mobilisées depuis sept ans en Afghanistan et en Irak, sont près d'atteindre les limites de leurs capacités.

Tout en réaffirmant sa volonté de retirer toutes les troupes de combat américaines d'Irak en 16 mois, le président élu semble avoir cherché à contrecarrer la réputation de "mous" des démocrates en matière de défense, selon les experts.

"Certains craignaient qu'Obama n'agisse en idéologue de gauche, c'est le portrait que tentait d'en dresser l'équipe de campagne de John McCain", son rival républicain lors de la présidentielle, a expliqué à l'AFP Steve Biddle, du Conseil en Affaires étrangères, un centre de réflexion indépendant.

Or, "en ces temps de guerre en Irak et en Afghanistan et de crise financière, la future administration cherche à montrer qu'elle va être pragmatique et s'appuyer sur l'expertise au détriment de l'idéologie" face aux innombrables défis sur la scène internationale, a-t-il commenté.

"Je crois que c'est le ton juste. Il doit gérer le fait que, comme l'évoquait le vice-président élu Joe Biden, certains pourraient vouloir le tester" dès le début de son mandat, "comme la Russie, la Corée du Nord ou les Iraniens", estime Michael O'Hanlon, expert en défense à la Brookings Institution.

Mais la hausse prévue des effectifs de l'armée américaine, couplée à la modernisation des équipements, "va coûter cher, au moins 50 milliards de dollars", prévient Lawrence Korb, expert militaire au Centre pour le progrès américain, un groupe de réflexion proche de l'équipe Obama.

En pleine crise économique, la prochaine administration va devoir procéder à des arbitrages, pronostique cet ancien sous-secrétaire à la Défense de l'ère Reagan, alors que la hausse du budget de défense, continue depuis sept ans -- avec plus de 10 milliards de dollars dépensés chaque mois en Irak -- est inéluctablement appelée à ralentir.

Dans ces conditions, juge-t-il, des projets onéreux pourraient en faire les frais, comme le bouclier antimissile américain, regardé avec scepticisme par l'équipe Obama, ou encore l'avion de combat F-22, conçu pendant les dernières années de guerre froide et qui a perdu de sa pertinence alors que le Pentagone fait face à des insurrections, et pas des conflits conventionnels, en Afghanistan et en Irak.

Daphné BENOIT

AFP

http://www.aloufok.net:80/article.php3?id_article=5183


Obama n'a Pas L'Intention de mettre fin à l'Occupation de L'Irak

Quiconque a pris le temps de faire abstraction de la rhétorique de la campagne de Barak Obama sur le "changement" et mettre "fin" à la guerre en Irak a eu tôt fait de réaliser que l'actuel président élu n'avait aucun plan hormis celui de réduire le nombre de soldats et de réorganiser l'occupation. Alors qu'il mettait l'accent sur son engagement à retirer les "troupes de combat" d'Irak dans les 16 mois à venir (ce qui peut ou non se faire) il a toujours dit qu'il avait l'intention de conserver des "forces résiduelles" sur place dans le futur proche...

Le New York Times rapporte une "évolution apparente" de la pensée du président élu Barak Obama sur l'Irak, citant ses récentes déclarations sur son plan de garder des "forces résiduelles" dans le pays et son engagement à "écouter les recommandations de mes commandants" alors qu'Obama se prépare à assumer le commandement des forces armées US.
Le Times rapporte qu' "au Pentagone et dans les quartiers généraux militaires en Irak, la réponse aux déclarations de la semaine dernière d'Obama et de son équipe nationale de sécurité cela a été un "soupir de soulagement", selon le Times. "Les mots ont résonné pour eux comme un signe que le nouveau président aurait une approche modérée concernant le nombre de troupes stationnées "

La réalité c'est qu'il n'y a pas "d'évolution".
Quiconque a pris le temps de dépasser la rhétorique de la campagne de Barak Obama sur le "changement" et mettre "fin" à la guerre en Irak a eu tôt fait de réaliser que l'actuel président élu n'avait aucun plan hormis celui de réduire le nombre de soldats et de réorganiser l'occupation. Alors qu'il mettait l'accent sur son engagement à retirer les "forces de combat" d'Irak dans les 16 mois à venir (ce qui peut ou non se passer) il a toujours dit qu'il avait l'intention de conserver des "forces résiduelles" sur place dans le futur proche.

C'est un choix sémantique interessant . "Résiduels" se définit comme " la quantité qui reste à la fin d'un processus". Cela veut dire qu'Obama après avoir complété le plan de "retrait", laissera des troupes en Irak. Quelque soit la façon dont Obama choisit de qualifier ces troupes restant en Irak, le fait est qu'elles seront des forces d'occupation.
En annonçant cette semaine les nominations pour son équipe à la Sécurité Nationale, il a réaffirmé sa position : " j'ai dit que je retirerai les forces de combat d'Irak dans les 16 mois à venir, en tenant compte du fait qu'il pourrait être nécessaire - qu'il sera probablement nécessaire" - de laisser une force résiduelle pour fournir éventuellement formation, soutien logistique, pour protéger nos civils en Irak." Alors que certains ont interprété cela comme une réaffirmation de son engagement de campagne électorale, ce n'est pas le cas. Ce qui est nouveau, c'est que certaines personnes semblent seulement maintenant prendre conscience du fait qu'Obama n'a jamais eu de plan raisonné pour mettre complètement fin à l'occupation d'Irak.

Plus recemment on trouve dans le New York Times :
"lors de sa campagne électorale, le Sénateur Barak Obama a offert un engagment qui a électrifié sa base libérale, jurant de "mettre fin" à la guerre d'Irak," écrivait le reporter, Thom Shaner, jeudi. "Mais alors qu'il se rapproche de la Maison Blanche, le président élu Obama laisse encore plus clairement entendre que des dizaines de milliers de soldats américains resteront en Irak, même s'il peut tenir sa promesse de campagne de retirer toutes les forces combattantes dans les 16 mois à venir".
Depuis de nombreux mois, c'est particulièrement évident que le plan d'Obama est en contradiction avec sa rhétorique de campagne. Pourtant Shanker écrit : " à ce jour, il n'y a pas eu de critique significative de la gauche anti guerre au sein du parti Démocrate sur la perspective qu'Obama maintienne des dizaines de milliers de soldats en Irak au minimum pour plusieurs années à venir." Effectivement, le Times est en droit de faire cette remarque, dans le sens littéral. Il n'y a pratiquement pas eu, s'il y en a eu, de voix s'élevant publiquement concernant ce plan d'Obama de forces résiduelles pour l'Irak de la part de membres de son propre parti, dont ceux qui se décrivent eux mêmes comme "anti guerre".
Mais, pour ceux qui ont scruté les plans d'Obama et les déclarations de ses conseillers dés le début, c'est de l'information ancienne. Obama n'a pas défini le fait de "mettre fin à la guerre" comme voulant dire retirer toutes les troupes US d'Irak. Mis à part les avis de ses conseillers les plus proches - un grand nombre étant des faucons pro guerre - le plan d'Obama pour l'Irak est basé sur deux sources principales : les recommandations du rapport du "Groupe d'Etude d'Irak" dit Baker -Hamilton, et la loi de dépense supplémentaire pour l'Irak de 2007 qui a été présentée comme le plan de retrait Démocrate. Les deux envisageaient une présence soutenue des forces US pour une période indéfinie suite à un "retrait".
En soutenant la loi de dépense supplementaire de 2007, Obama a dit que cela plaçait les US " à une signature de la fin de la guerre d'Irak." La loi aurait permis de redéployer les troupes US dans les 180 jours. Mais la legislation, à laquelle Bush a opposé son veto, prévoyait de laisser entre 20 000 et 60 000 soldats en Irak comme "formateurs" 'forces de contre terrorisme" ou pour "la protection de l'ambassade et des diplomates" selon une analyse faite par l'Institut d'Etudes des Politiques. La loi ne mentionnait pas combien de "sous traitants privés" pourraient rester en Irak. Cela permet d'éclairer ce qu'Obama voulait dire par "mettre fin à la guerre en Irak".
D'autres indications probantes de la véritable nature du plan d'Obama pour l'Irak pour quiconque prête attention peuvent être trouver dans les commentaires publics de ses conseillers, particulièrement sur la taille des troupes qu'Obama pourrait laisser en Irak après que le "retrait" soit achevé. Obama a refusé de parler chiffres disant en Octobre : " j'ai essayé de ne pas mettre un chiffre dessus". C'est la position adoptée par nombres de ses fidèles aides. " Nous ne l'avons pas chiffrer. Cela dépend des circonstances sur le terrain. " a dit lors de la campagne Susan Rice, qui a été nommée ambassadrice US à l'ONU. "Ce serait pire que fou, dangereux, de fixer un chiffre précis concernant les forces résiduelles".
Mais, Richard Danzig, l'ancien secrétaire à la Marine de Clinton qui pourrait bientôt succéder à Robert Gates comme Secrétaire à la Défense d'Obama, a dit pendant la campagne que les "forces résiduelles" pouraient se chiffer jusqu'à 55 000 soldats. Cela n'inclut pas Blackwater et d'autres mercenaires et des forces privées, le camp d'Obama déclarant que le président élu " n'exclut pas de les utiliser". Actuellement il y a plus de mercenaires en Irak que de soldats, ce qui est d'autant plus inquiétant quand on etudie le plan d'Obama pour l'Irak.
En Avril, on a révélé que le coordinateur du groupe de travail sur l'Irak d'Obama, Colin Kahl, était l'auteur d'un document intitulé " Stay on success : a Policy of Conditional Engagement" (Maintenir le Succés : Une Politique d'Engagement Conditionné" ) recommandant que " les US devraient viser une transition avec une position de surpervision soutenue (de peut être 60 000 à 80 000 troupes) d'ici à la fin 2010, ( les agendas spécifiques devant être sujets à négociations et conditions sur le terrain)". Kahl a essayé de mettre de la distance entre les points de vue exprimés dans ce document et la position de la campagne officielle d'Obama, mais ils étaient et sont constants.

En Mars, la conseillère d'Obama, Samantha Power, a révélé le pot aux roses auprès de certaines personnes quand elle a décrit l'agenda de son candidat portant sur le retrait dans 16 mois des troupes de "combat", comme étant le cas du " meilleur scénario". Power a dit "qu'Il ne s'appuierait pas bien sûr sur un quelconque plan établi en tant que candidat à la présidentielle ou comme sénateur US" ( Après cette remarque et après avoir fait référence à la Sénatrice Hillary Clinton comme étant un "monstre", Power a démissionné de la campagne. Maintenant qu'Obama est président élu, le nom de Power a de nouveau fait surface comme membre de son équipe de transition).
Le New York Times a aussi soulevé la perspective qu'Obama puisse manipuler les mots pour définir son plan de retrait dans 16 mois, observant que "les planificateurs du Pentagone disent que c'est possible que l'objectif d'Obama puisse être en partie accompli en renommant certaines unités, de sorte que celles qui sont actuellement comptées comme troupes de combat pouraient être " re-missionnées" leurs activités définies comme entraînement et soutien aux irakiens".

Comparez tout ce qui est mentionné ci dessus et une déclaration d'Obama a faite en juillet : " j'ai l'intention de mettre fin à la guerre. Lors de mon premier jour de prise de fonction je réunirai les chefs d'état major conjoint, et je leur donnerai une nouvelle mission, et cela sera de mettre fin à la guerre- de façon responsable, délibérée, mais fermement".
Certains pourront actuellement accusé Obama de faire volte face. En réalité, nous devons comprendre ce que les mots "fin" "guerre" "résiduel" et "fermement" veulent dire quand nous entendons Obama les prononcer.
Jeremy Scahill, journaliste independant international, écrit pour The Nation, et participe aux émissions de radio et TV de Democracy Now. Article paru sur le site www.antiwar.com le 06/12/08.
Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Samedi 06 Décembre 2008

http://www.planetenonviolence.org:80/Obama-N-A-Pas-L-Intention-De-Mettre-Fin-A-l-Occupation-De-L-Irak_a1740.html?preaction=nl&id=8073564&idnl=42734&


Obama nomme Hillary Clinton secrétaire d'Etat, reconduit Gates au Pentagone.

Le président élu américain Barack Obama a confirmé lundi avoir choisi son ex-rivale Hillary Clinton pour diriger la diplomatie de son administration et reconduit Robert Gates à la tête du Pentagone.

"La nomination d'Hillary est un signe aux amis et ennemis du sérieux de mon engagement à renouveler la diplomatie américaine et restaurer nos alliances", a déclaré M. Obama lors d'une conférence de presse à Chicago (Illinois, nord).

"Elle possède une intelligence extraordinaire et une fermeté, et une remarquable éthique de travail. Je suis fier qu'elle soit notre prochaine secrétaire d'Etat", a-t-il ajouté.

Après avoir été désignée secrétaire d'Etat, Mme Clinton a tout de suite affirmé souhaiter rétablir le rang des Etats-Unis comme "force positive de changement" dans le monde.

Son mari, l'ancien président américain Bill Clinton, a accepté de révéler les noms des donateurs de son organisation caritative et s'est engagé à la transparence sur ses futurs engagements et revenus afin d'éviter tout conflit d'intérêt.

M. Obama a reconduit à la tête du Pentagone l'actuel titulaire du poste Robert Gates alors que les troupes américaines sont engagées sur deux fronts, en Irak et Afghanistan. L'ancien directeur de la CIA, réputé pragmatique, est apprécié des deux camps politiques américains.

C'est la première fois qu'un secrétaire à la Défense est reconduit à son poste dans une administration d'un autre bord que la sienne.

M. Obama confiera à Robert Gates la mission de "finir la guerre en Irak de façon responsable" en transférant progressivement le contrôle aux Irakiens, a-t-il dit lundi.

En outre, le président élu s'est déclaré convaincu que les forces armées américaines doivent rester "les plus fortes sur la planète".

Par ailleurs, le futur occupant de la Maison Blanche a également annoncé la désignation de la gouverneur de l'Arizona (sud-ouest), Janet Napolitano, à la tête du département de la Sécurité intérieure.

Le général James Jones, un ancien commandant de l'Otan, sera nommé au poste de conseiller à la sécurité nationale.

Susan Rice, une proche conseillère de M. Obama en matière de politique étrangère, va être nommée ambassadrice à l'ONU.

Le poste de ministre de la Justice revient à Eric Holder, le premier noir a occuper cette fonction.

Des défis d'une ampleur inédite attendent la nouvelle administration Obama, le 20 janvier: crise économique, retrait des troupes américaines d'Irak, révision de la stratégie en Afghanistan, menace nucléaire iranienne, sans compter les tensions entre Pakistan et Inde, ravivées par les récents attentats meurtriers à Bombay.

M. Obama a affirmé lundi qu'il avait été tenu au courant de la situation en Inde pendant le week-end et que le FBI avait été envoyé dans la région.

"Moi-même et mon équipe derrière moi sommes absolument déterminés à éliminer la menace du terrorisme", a-t-il affirmé lundi en ajoutant que la diplomatie, et la politique devaient être utilisées en plus de la force militaire pour faire face au défi.

En déplacement en Grande-Bretagne, l'actuel secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a estimé lundi, avant même l'officialisation de la nomination d'Hillary Clinton, que celle-ci "apportera(it) énormément d'énergie, d'intelligence et de savoir-faire" à ce poste.

L'ancien président américain Bill Clinton s'est déclaré "fier" lundi de la nomination de son épouse Hillary, dans un communiqué.

La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a pour sa part, jugé "remarquable" l'équipe choisie par M. Obama. "Tous les membres de cette équipe ont une expérience immense, une grande intelligence, une forte capacité à diriger, et sont engagés pour un changement", écrit-elle dans un communiqué lundi.

02 12



Occupation de l'Irak

Analyse & déclaration

USA & Coalition

Irak : les troupes américaines pourraient se retirer d'ici seize mois.

Robert Gates est le premier secrétaire à la défense à être maintenu dans une administration d'un autre bord que la sienne.

Le secrétaire à la défense américain, Robert Gates, a tempéré, mardi 2 décembre, son opposition à un retrait des troupes américaines d'Irak en seize mois, préconisé par le président élu Barack Obama. "Je suis moins inquiet au sujet de ce calendrier", a-t-il dit au cours d'une conférence de presse, au lendemain de l'annonce par Barack Obama de son maintien à la tête du Pentagone. En reconduisant M. Gates lundi, Barack Obama avait affirmé que le secrétaire à la défense aurait pour mission de "finir la guerre en Irak de façon responsable", et répété qu'il souhaitait un retrait de toutes les brigades de combat américaines d'Irak en seize mois, tout en assurant qu'il écouterait les conseils des militaires.

LEMONDE.FR avec AFP

| 03.12.08 |
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/12/03/irak-l...


Fin de la mission sud-coréenne en Irak
Le contingent sud-coréen quitte l’Irak.

Comme pour 12 autres pays de la coalition qui renvoient leurs troupes à la maison, ce retrait
intervient en prélude à l’expiration, le 31 décembre, du mandat des Nations unies autorisant des opérations militaires en Irak..
Le premier contingent sud-coréen "Zeitoun" (olive en arabe, ndlr) fort de 3.600 hommes avait été envoyé en septembre 2004 à Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan située à 350km au nord de Bagdad.
Quelque 520 soldats seront concernés ce mois-ci par le retrait.
L’Arménie, la Géorgie, le Kazakhstan, la Lettonie, la Macédoine et la Bosnie-Herzégovine ont récemment mis fin à leur mission en Irak.
Les seules troupes autorisées à rester en Irak après l’expiration du mandat de l’ONU seront les forces de Grande-Bretagne, de l’Australie, du Salvador, de l’Estonie et de la Roumanie. Les Etats-Unis disposent actuellement de 150.000 hommes contre 4.000 pour la Grande-Bretagne, le deuxième plus grand contributeur à la coalition.
D’après le colonel Bill Buckner, porte-parole de l’armée américaine, les pays dont des soldats restent en Irak vont négocier leurs propres accords avec le gouvernement de Bagdad.
A son niveau le plus haut, la coalition comptait quelque 300.000 soldats originaires de 38 pays -250.000 Américains, quelque 40.000 Britanniques, le reste allant de 2.000 hommes pour l’Australie à 70 du côté albanais.
1er décembre 2008.
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5176



Irak,Moqtada Sadr,Bush, résistance,Occupants,Bassorah,obama, Al-Qaïda, 


n° 405-Journal d'Irak - 29/11 au 07/12/08 – Suite - : Obama prend parti pour la suprématie militaire américaine

n° 405-Journal d'Irak -  29/11 au 07/12/08 – Suite - : Obama prend parti pour la suprématie militaire américaine


Journal d'Irak   

 n°405  du 29/11 au 07/12/08

 M.Lemaire



Sommaire :

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 



2-1 Sur le terrain

2-2 Les forces en présence

USA

03.12.08

146 000 soldats américains sont actuellement stationnés en Irak, dont quatorze brigades de combat. MM. Gates et Obama affichaient jusqu'à présent des différences de vues sur le rythme de retrait des troupes, l'actuel secrétaire à la défense plaidant pour un calendrier dépendant des conditions sur le terrain. Robert Gates est le premier secrétaire à la défense à être maintenu dans une administration d'un autre bord que la sienne. "Je pense que le président élu a fait clairement savoir qu'il voulait s'entourer d'une équipe de gens qui lui disent ce qu'ils pensent et leur donnent leur meilleur conseil", a-t-il commenté. "Il y aura sans aucun doute des différences au sein de cette équipe. Et il reviendra au président de prendre les décisions", a-t-il dit.

M. Gates a affirmé à la presse que son mandat n'avait pas de durée déterminée, alors que des informations de presse donnent son départ dans un an. "Je n'ai aucune intention d'être un secrétaire intérimaire", a-t-il souligné. En revanche, les autres hauts responsables du Pentagone sont susceptibles d'être remplacés, a-t-il indiqué. Mardi après-midi, le vice-secrétaire à la défense, Gordon England, a annoncé son départ dans un communiqué.

Al-Oufok 


Nouvelles consignes pour les troupes après l'accord de sécurité

Le commandant des forces américaines en Irak, le général Raymond Odierno, a publié vendredi de nouvelles consignes à ses soldats après l'adoption par Bagdad du pacte de sécurité qui doit aboutir au retrait des troupes américaines avant la fin 2011 et prévoit d'ici là un plus grand controle irakien.

"Les forces américaines pourront toujours mener des opérations de combat mais, selon les termes de l'accord, nous allons les coordonner et les exécuter avec l'approbation du (gouvernement irakien) et avec les forces irakiennes", indique le général Odierno dans une lettre du 4 novembre à tous les membres de la Force multinationale.

L'accord entre l'Irak et les Etats-Unis a été définitivement approuvé jeudi par le Conseil présidentiel irakien après presque un an d'âpres négociations.

Le pacte, qui prendra effet à l'expiration du mandat de l'ONU le 31 décembre, accorde théoriquement aux Irakiens un droit de veto sur toutes les opérations américaines.

"Nous continuerons à nous concentrer sur le combat contre Al-Qaïda et contre d'autres groupes extrémistes, mais nous le ferons en respectant la Constitution et les lois irakiennes et en traitant avec respect et honneur tous les citoyens irakiens", écrit le général américain.

"Il n'y aura pas de réduction de notre capacité fondamentale à nous protéger", a-t-il ajouté.

Selon l'accord de sécurité, les quelque 142.000 soldats américains disposés dans 400 bases à travers l'Irak devront se retirer des villes et des cités fin juin 2009.

5 déc,  

 (AFP)

http://qc.news.yahoo.com/indepth/irak/s/afp/081205/monde/irak_usa_arm__e_accord_3



 

3) Politique

a) des collaborateurs Irakiens

1° Les grandes manoeuvres(Soda)

Maliki veut appliquer rapidement l’accord sur le retrait, Sistani inquiet
Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a fait part samedi à ses interlocuteurs US de son désir d’appliquer rapidement l’accord sur le retrait de la coalition, alors que Ali Sistani, a exprimé ses craintes à propos de cet accord.

Nouri al-Maliki a discuté avec l’ambassadeur américain Ryan Crocker et le chef des forces américaines en Irak, le général Ray Odierno, de "mesures immédiates pour activer l’accord", qui attend toujours l’aval du Conseil présidentiel, indique un communiqué du service du Premier ministre.
L’accord de sécurité avec les Etats-Unis, adopté jeudi par le Parlement irakien, sera pleinement valide dans moins de deux semaines, après l’aval du Conseil présidentiel, qui regroupe le président Jalal Talabani (kurde) et ses deux vice-présidents.
"Ils ont également discuté des moyens techniques pour faire sortir l’Irak du chapitre VII", ajoute le communiqué.

La Force multinationale en Irak agit en vertu du chapitre VII de la Charte de l’ONU, qui prévoit
des "mesures coercitives" en cas de menace contre la paix, allant jusqu’à l’usage de la force.
Ces responsables ont en outre discuté "de la question des détenus, des positions occupées par les Américains, de la +zone verte+ (secteur ultra-protégé de Bagdad, ndlr) et de l’espace aérien".
Par ailleurs, selon des chiffres américains, 15.800 personnes sont internées dans les camps de prisonniers de la coalition. L’accord prévoit qu’elles passent sous l’autorité judiciaire irakienne.
Le Premier ministre est engagé dans une course contre la montre pour démontrer à ses concitoyens les avantages de cet accord alors qu’un référendum est prévu fin juillet.

Cette consultation populaire a d’ailleurs reçu le soutien du Grand ayatollah Ali Sistani, qui a, pour la première fois, pris ses distances avec l’accord."La Marjaiya (la plus haute instance religieuse chiite) laisse le peuple irakien décider s’il accepte ou rejette l’accord (avec les Etats-Unis) par le biais du référendum qui se tiendra dans plusieurs mois", a indiqué samedi à l’AFP un collaborateur d’Ali Sistani.
Ce référendum avait été une exigence des partis sunnites pour voter jeudi au Parlement en faveur de l’accord. Les chiites et les Kurdes avaient été obligés d’accepter cette demande qui figure dans la "loi sur les réformes politiques", adoptée en même temps que l’accord.
Selon la même source, le grand ayatollah a exprimé "ses craintes" à propos de l’accord de sécurité "car il n’y a pas eu de consensus national, ce qui entraînera une instabilité dans le pays".
En outre, il a également fait part de son appréhension "sur la capacité du gouvernement à appliquer cet accord sans être soumis à la pression des Etats-Unis" et "sur les garanties que l’Irak recouvrera une souveraineté reconnue par les autres pays et préservera ses ressources financières".
Par ailleurs, les partisans de Moqtada Sadr ont entamé samedi les trois jours de deuil décrétés par leur chef après le vote jeudi par le Parlement.

Les correspondants de l’AFP ont constaté que les bureaux de ces adversaires irréductibles à la présence américaine étaient fermés dans les villes saintes de Najaf et Kerbala ainsi qu’à Kout. Les militants étaient habillés en noir et avaient érigé des drapeaux de cette couleur à l’entrée de leur permanence pour protester contre la signature de "l’humiliant accord".
AFP


3°Sur le terrain 

Guerre des mots entre Talabani et Maliki
Le Premier ministre Nouri al-Maliki a refusé hier d’obtempérer à une requête du président Jalal Talabani de suspendre les conseils tribaux qu’il a mis en place, envenimant les relations entre les deux têtes de l’Exécutif irakien. « Nous ne voyons aucune justification légale ou pratique à la dissolution de ces “comités de soutien” alors qu’ils ont si bien réussi à établir la sécurité et la stabilité, et qu’ils ont participé aux efforts de réconciliation nationale », assure M. Maliki
dans sa lettre au chef de l’État.

Le Conseil présidentiel, composé de M. Talabani (kurde), de Adel Abdel Mahdi et de Tarek al-Hachémi avait demandé solennellement le 21 novembre à M. Maliki de geler les activités de ces conseils. Lors d’une conférence de presse lundi dans son fief de Souleimaniyah (Nord), M. Talabani a annoncé qu’il allait demander à la Cour constitutionnelle de trancher « puisque Nouri al-Maliki s’obstine dans sa décision de former ces “comités” et les considère comme légaux ».


4°Les droits de l'homme 

02 12

Ali Hassan al Madjid, a été condamné à mort mardi par un tribunal irakien.

al Madjid, avait déjà été condamné à la pendaison l'an dernier.

Sa première condamnation remonte à juin 2007, mais son exécution a été repoussée en raison de querelles juridiques.

Le juge Mohammad al Ouraibi a également condamné à la pendaison un ancien haut responsable du parti Baas, Abdoul Ghani Abdoul Ghafour.

Reuters



c) Usa

Bush

Bush dit qu’il n’était pas préparé pour la guerre ...

Bush a dit qu’il n’était pas « préparé pour la guerre » quand il a pris ses fonctions, a-t-il confié à la chaîne ABC. « Le plus grand regret de toute cette présidence consistera dans la défaillance du renseignement en Irak », a-t-il dit par ailleurs en parlant des armes de destruction massive que son administration accusait Saddam Hussein de posséder et qui ont constitué un des grands arguments en faveur d’une guerre contestée en 2003. M. Bush a laissé sans réponse la question de savoir s’il aurait fait la guerre en sachant que Saddam Hussein n’avait pas de telles armes. « C’est une question intéressante. Ce serait revenir sur ce qu’on a fait, et c’est une chose que je ne peux pas faire », a-t-il dit. Il a expliqué que le refus de faire rentrer les soldats d’Irak et de céder ainsi à la pression de l’opinion et d’une partie de la classe politique avait été une question de principes.

 

Bush se voit comme un libérateur

Bush : "J'aimerais qu'on se souvienne de moi comme d'un président qui a libéré 50 millions de personnes et qui a contribué à la paix", "Je voudrais qu'on se souvienne de moi d'abord comme d'une personne qui n'a pas vendu son âme pour arranger la pratique politique. Je suis arrivé à Washington avec des valeurs, et je la quitte avec les mêmes valeurs",

M. Bush a consulté la Bible "tous les jours depuis que je suis président". "Toutefois, je conseillerais à ceux qui font de la politique de se montrer prudents avec la foi sur la place publique", a-t-il dit.

L'entretien a été réalisé par la soeur de M. Bush, Doro Bush Koch, et Storycorps, un programme d'histoire orale. La bande complète ne doit être accessible qu'à la bibliothèque du Congrès et au musée présidentiel consacré à M. Bush, selon Storycorps.

28/11/2008 |

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/11/28/01011-200811...

Bush exprime des regrets sur l'Irak

Dans une intervention en forme de bilan, Bush a exprimé des excuses lundi sur la crise financière mondiale et la guerre en Irak, reconnaissant que le plus grand regret de sa présidence concernait "l'erreur" des services de renseignement sur la menace que représentait Saddam Hussein pour les Etats-Unis.

Il avait affirmé à l'époque que l'Irak préparait des armes de destruction massive.

A tort. "Beaucoup de gens ont mis leur réputation en jeu et ont dit que les armes de destruction massive étaient une raison de renverser Saddam Hussein", s'est justifié le président américain dans un entretien à ABC World News. "Ce n'est pas à refaire, mais j'aurais aimé que les renseignements aient été différents."

A la question de savoir s'il aurait ordonné l'invasion menée par les Etats-Unis en Irak si les services de renseignement avaient indiqué avec précision que Saddam Hussein n'avait pas ces armes de destruction massive, le chef sortant de la Maison Blanche a préféré éluder: "Vous savez, c'est une question intéressante. On ne peut pas refaire les choses. Il est difficile pour moi de spéculer."

Bush a également reconnu qu'il "n'était pas préparé à la guerre" à son arrivée à la présidence. "En d'autres termes, je n'ai pas fait campagne en disant: 's'il vous plaît, votez pour moi, je serai capable de gérer une attaque'. En d'autres termes, je n'ai pas anticipé la guerre."

Evoquant l'élection présidentielle, George W. Bush a qualifié la victoire de Barack Obama de "désaveu pour les républicains". "Je suis sûr que certaines personnes ont voté pour Barack Obama à cause de moi", a concédé le président sortant, qui quittera le pouvoir avec une cote de popularité désastreuse. "Je pense que la plupart des gens ont voté pour Barack Obama parce qu'ils ont décidé qu'il voulait qu'il soit dans leur salle de séjour ces quatre prochaines années, qu'il leur expliquer sa politique. En d'autres termes, ils ont fait le choix conscient d'en faire le président."

AP |

02.12.2008 |
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/ame...
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/ame...

 

La guerre en Irak selon Bush

Bush a annoncé samedi que l’accord de sécurité entre les Etats-Unis et l’Irak, approuvé la semaine dernière, allait conduire au retrait des 150.000 soldats américains présents dans le pays en deux phases, d’ici la fin de l’année 2011.
La première phase débutera en 2009, lorsque les troupes américaines se retireront de Bagdad et d’autres villes irakiennes, avant la fin du mois de juin, a précisé George W. Bush lors de son allocution hebdomadaire à la radio. Le nouveau traité prévoit le retrait total des troupes américaines d’Irak d’ici 2011.
"Il y a quelques années seulement, un tel accord était inimaginable", a-t-il souligné. "Le chaos et la violence rongeaient l’Irak. Les terroristes s’emparaient de nouveaux territoires et utilisaient la violence pour diviser le peuple irakien selon des lignes sectaires. Et la nation s’approchait de la faillite politique et de la guerre civile."
"Nos forces ont porté des coups puissants contre Al-Qaïda. L’armée irakienne accroît ses aptitudes, en menant la lutte contre les extrémistes." a poursuivi le président américain
"La guerre en Irak a nécessité beaucoup de temps et une grande quantité d’argent", a reconnu George W. Bush. "Des milliers de nos meilleurs citoyens ont donné leur vie pour rendre notre pays plus sûr (...).

La guerre en Irak n’est pas encore terminée, mais grâce à cet accord et au courage de nos (soldats) hommes et femmes en Irak, elle est en voie d’être remportée, de manière décisive".
L’accord de sécurité, conclu par les trois membres du Conseil présidentiel irakien la semaine dernière, prendra effet le mois prochain. Il remplacera l’actuel mandat des Nations unies qui expire le 31 décembre 2008.

http://www.aloufok.net:80/article.php3?id_article=5188

04 décembre 2008

 

Bush dit laisser à Obama un Proche-Orient meilleur qu’à son arrivée
Bush a estimé vendredi qu’il laissait à son successeur Barack Obama un Proche-Orient meilleur aujourd’hui qu’au début de sa présidence, défendant avec ferveur ses huit années de politique controversée dans la région.
En dépit de "frustrations" et de "déceptions", "le Proche-Orient de 2008 offre davantage de liberté, d’espoir et de promesse qu’en 2001", dit M. Bush dans un discours qu’il devait prononcer vendredi après-midi à Washington.
"Mais les changements des huit dernières années annoncent le début de quelque chose d’historique et de nouveau" dans la région, dit-il.
"Pour la première fois depuis très longtemps, cette région représente davantage qu’un noeud de problèmes à résoudre, ou un réservoir de ressources énergétiques à développer", a-t-il dit.
"Aucune autre région n’est plus essentielle pour la sécurité de l’Amérique", dit-il. Et aucune autre ne semble avoir concentré autant de motifs de réprobation de la politique de M. Bush, à commencer par la guerre en Irak.
"Il est plutôt difficile de ne pas voir une détérioration aiguë des positions américaines au Proche-Orient (depuis huit ans). Il est très difficile de mentionner une quelconque réussite. Et s’il y en a eu, elles sont presque toutes le fait de l’armée américaine", pas de M. Bush, objecte l’expert Anthony Cordesman, malgré l’approche plus pragmatique des dernières années avec les secrétaires d’Etat Condoleezza
Rice et à la Défense Robert Gates.
Ses critiques reprochent à M. Bush d’avoir aliéné une bonne partie de l’opinion musulmane en entreprenant une guerre souvent dénoncée comme une "croisade", d’avoir attiré Al-Qaïda en Irak, d’avoir renforcé l’Iran, de s’être détourné pendant des années de la mission présidentielle historique consistant à rechercher la paix entre Israéliens et Palestiniens.
"Toutes les décisions que nous avons prises n’ont pas été populaires.
Mais la popularité n’a jamais été notre objectif", dit M. Bush dans un discours ayant valeur de testament.
Il se livre à une nouvelle défense de la guerre en Irak. Il reconnaît que Saddam Hussein n’était pas impliqué dans le 11-Septembre, mais il ajoute que la décision de le renverser ne peut être dissociée de ces attentats. Etant donné l’attitude belliqueuse de Saddam Hussein, il était clair pour M. Bush et "pour de nombreux dirigeants dans le monde qu’après le 11-Septembre, (Saddam Hussein) était une menace que nous ne pouvions pas accepter".
M. Bush, qui quittera la Maison Blanche le 20 janvier, admet que le combat a "duré plus longtemps et que le prix en a été plus élevé que prévu".
De manière générale, ce qu’il présente comme un "combat idéologique" contre l’extrémisme au Proche-Orient "ne s’est pas toujours passé comme nous l’aurions voulu". Mais l’Irak donne aujourd’hui "l’exemple impressionnant d’un pays modéré, prospère et libre", dit-il.
Grâce au processus auquel il a présidé à partir de novembre 2007, Israéliens et Palestiniens sont engagés sur "une voie qui aboutira avec la réalisation d’une solution à deux Etats".
Le Liban est libéré de la présence militaire syrienne, la Libye a renoncé à son programme d’armes nucléaires, l’Iran est soumis à une pression internationale grandissante, dit-il. "Pour la sécurité de nos
compatriotes et dans l’intérêt de la paix mondiale, l’Amérique ne permettra pas que l’Iran produise une arme nucléaire", dit au passage M. Bush, dans ce qui semble être le seul engagement pris au-delà de sa propre présidence, en dehors de tout conseil à l’attention de Barack Obama.


Au sénat

04 12

Le sénateur républicain Saxby Chambliss a été réélu mardi dans l'Etat américain de Géorgie, a annoncé la chaîne d'information CNN.

Cette victoire prive le Parti démocrate d'une chance d'obtenir une "super majorité" de 60 sièges au Sénat, qui lui aurait permis de voter des lois sans craindre de manoeuvres dilatoires des républicains.

Chambliss, élu pour la première fois à ce poste en 2002, a battu le candidat démocrate Jim Martin. Le scrutin avait pris une dimension nationale, les démocrates et leurs alliés indépendants détenant 58 des 100 sièges au Sénat depuis l'élection du 4 novembre.

Le sénateur sortant avait ce jour-là remporté le plus grand nombre de voix, mais n'avait pas atteint le seuil de 50% requis par la loi de Géorgie.

Des personnalités politiques de niveau national avaient mené campagne pour le second tour. L'ancien président Bill Clinton était venu soutenir Martin, tandis que Chambliss avait reçu l'appui de Sarah Palin, ex-colistière du candidat républicain à la présidentielle John McCain.

Un siège de sénateur doit encore être attribué dans le Minnesota, où le résultat très serré le 4 novembre a rendu nécessaire un nouveau décompte.

Reuters

Karen Jacobs, version française Gregory Schwartz



d) Les alliés (des Usa)dans le monde

1° Onu

Les atteintes au droits de l’homme persistent en Irak, dit l’Onu

Rapport de l'ONU sur des droits de l'Homme en Irak

La situation est particulièrement tendue dans les prisons irakiennes, note la Mission d'assistance de l'Onu pour l'Irak (Unami) dans un rapport publié mardi en prévision du transfert l'an prochain sous contrôle irakien de centaines, voire de milliers de détenus aujourd'hui entre les mains de l'armée américaine.

De nombreux prisonniers sont incarcérés depuis des mois ou des années sans avoir été inculpés ni avoir eu accès à des avocats ou à un juge, dit le rapport. Son auteur s'inquiète d'une série d'allégations de tortures et de mauvais traitements.

Aux termes de l'accord de sécurité irako-américain appelé à entrer en vigueur l'an prochain, les forces américaines présentes dans le pays depuis l'invasion de 2003 devront confier aux Irakiens le contrôle de plus de 16 000 prisonniers aujourd'hui en rétention dans des camps américains.

Ceux qui sont l'objet de mandats d'arrêt irakiens devraient être incarcérés dans le pays et les autres devront être remis en liberté.

PRISONS SURPEUPLÉES

Le rapport de l'Onu souligne que les prisons irakiennes sont déjà bondées et dans un état précaire. "La libération (d'une partie des détenus) constituera de toute évidence un défi de taille pour les autorités irakiennes", a déclaré de Mistura.

Le document ne se réfère qu'aux six premiers mois de 2008 parce que son auteur a dû interrompre le travail en milieu d'année pour des raisons personnelles.

D'après l'Onu, les conditions qui prévalent dans le cadre du système judiciaire du Kurdistan, région semi-autonome du Nord irakien, ne sont guère plus recommandables.

On signale des cas de détention prolongée liés à de vagues accusations et des délais pouvant atteindre quatre ans pour qu'intervienne une procédure de jugement.

Au total, il y avait 50 595 détenus dans les prisons d'Irak à la fin du mois de juin, selon l'Onu.

"Dans une prison, il y avait 123 prisonniers dans une cellule de 50 mètres carrés", a indiqué de Mistura.

Le rapport insiste également sur les meurtres "ciblés" de journalistes, de médecins, de responsables et de personnes issues de minorités telles que les chrétiens ou les Turkmènes.

En outre, les femmes rencontrent des difficultés dans l'ensemble de l'Irak du fait que certains groupes cherchent à restreindre leurs libertés. Leurs droits sont aussi menacés au Kurdistan, où cinquante d'entre elles ont été tuées et 150 brûlées au premier semestre en raison de "crimes d'honneur".

Texte complet : http://www.lexpress.fr/actualites/2/les-atteintes-aux-droits-de-l-homme-persistent-en-irak_82542.html

30 novembre 2008

 

Irak: ONU et observateurs promettent des élections provinciales propres

Le représentant spécial de l'ONU en Irak, Staffan de Mistura, et des observateurs électoraux ont révélé dimanche les mesures qui seront mises en place pour lutter contre les fraudes lors des élections provinciales prévues fin janvier.

"Ces élections ne sont pas seulement politiques, elles auront un impact sur la vie quotidienne, l'électricité, l'eau, les droits de l'homme, l'emploi", a déclaré le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Irak, lors d'une conférence de presse à Bagdad.

"Nous sommes conscients que certaines personnes pourraient tenter de perturber ces élections. Mais plus encore, nous connaissons la qualité de préparation et d'organisation (de ces élections), sans précédent en Irak", a-t-il affirmé.

La mission d'assistance des Nations unies en Irak (MANUI) sera accompagnée du Haut comité électoral irakien (HCEI), un organisme indépendant, pour ces élections qui se dérouleront le 31 janvier dans 14 des 18 provinces irakiennes.

La MANUI a formé quelque 40.000 observateurs et 20.000 autres ont été formés par le National Democratic Institute, basé à Washington. Les responsables espèrent que 200.000 observateurs seront déployés le jour des élections.

Contrairement aux précédents scrutins, les électeurs seront inscrits dans leur bureau de vote et non dans des centres régionaux, ce qui, selon des responsables des élections, devrait empêcher les votes multiples.

"Quand le Haut Comité a étudié la nature des fraudes (lors de précédentes élections), il a découvert que la plupart était liée aux personnes ayant voté plus d'une fois", a expliqué Qassim Sachlit, le chef du bureau des élections, lors de la conférence de presse.

Par ailleurs, le HCEI a décidé d'employer des professeurs d'écoles publiques dans les bureaux de vote, afin d'éviter les membres de partis politiques.

M. de Mistura a ajouté que "la haute technologie" serait mise à contribution contre les fraudes mais il n'a pas donné de détails, estimant que cela pourrait nuire à l'efficacité de ces méthodes.

La loi donne au HCEI le pouvoir de sanctionner ceux qui ne respectent pas les règles, y compris la capacité d'annuler les résultats du vote dans les bureaux où des fraudes ont été commises.

Plus de 17 millions de personnes sont appelées à voter le 31 janvier. Des responsables ont assuré que les régions sunnites comme Al-Anbar et Salaheddine, qui avaient largement boycotté les élections en décembre 2005, ont montré beaucoup d'intérêt pour ce scrutin.

"Les provinces qui ont boycotté les précédentes élections provinciales sont les plus enthousiastes" à deux mois du scrutin, a assuré à l'AFP Faraj al-Haydari, président du bureau des observateurs.

En 2005, les partis religieux avaient remporté tous les sièges dans les conseils.

Cette fois, en revanche, selon une enquête réalisée par l'ONG irakienne "Iraqi al-Amal Association" auprès de 11.198 personnes dont les revenus sont inférieurs à 200 dollars par mois, 26,3% des personnes interrogées donneront leur vote à des candidats indépendants, 23,7% à des listes laïques et démocratiques et seulement 22,7% à des formations religieuses.

Ces dernières pâtissent notamment de l'extrême lenteur de la reconstruction du pays ravagé par la guerre et les violences. Les personnes interrogées placent comme priorité les problèmes d'électricité et d'eau, avant la nourriture, le travail et le logement.

Les élections seront organisées plus tard dans les provinces de la région kurde (Dohouk, Erbil et Souleimaniyeh) et dans la très contestée province pétrolière de Kirkouk (nord). La date du scrutin n'a pas été précisée.

AP

30 11
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5174

Al-Oufok  Site du Mouvement Démocratique Arabe


UE

L’UE va accueillir environ 10.000 réfugiés irakiens
L'Union européenne s'est engagée, jeudi 27 novembre, à accueillir environ 10.000 réfugiés
irakiens présents dans les pays voisins de l'Irak. « Nous nous sommes mis d'accord sur l'accueil de réfugiés irakiens sur la base du volontariat et en fonction des capacités d'accueil et des efforts déjà accomplis par les États membres », a indiqué le ministre français de l'Immigration,
Brice Hortefeux, lors d'une conférence de presse. L'UE a l'ambition d'accueillir « jusqu'à 10.000 réfugiés environ », a-t-il ajouté. Le ministre allemand de l'Intérieur, Wolfgang Schäuble, a annoncé que l'Allemagne était prête à accueillir 2050 réfugiés irakiens. M. Hortefeux n'a pas exclu d'en accueillir 500 nouveaux, en plus des 500 déjà réinstallés. En 2008, six États membres ont réinstallé chez eux environ 2470 réfugiés irakiens: Royaume-Uni (600), Suède (750), Danemark (75), France (500), Pays-Bas (165) et Finlande (380). Il resterait par conséquent de la place pour environ 6.500 réfugiés irakiens dans l'Union européenne. (B.C.)

28/11/08 1
http://www.library.ep.ec/PressAg/AgEu/2008/


Bruno DRWESKI : Réfugiés irakiens

Par rapport aux 2,5 millions de réfugiés irakiens en Syrie et en Jordanie, et aux 2 millions de "déplacés de l'intérieur" en Irak,  10 000 c'est ridicule,...mais ca permet de faire une "immigration choisie", diplômée, élitiste, hautdegamme, et dont l'éducation a été financée par l'Etat
irakien détruit en 2003. Tout benef pour la bourgeoisie impériale.
Bruno DRWESKI

December 03, 2008



France

G. Munier : Kouchner joue le «tout - répressif » en Irak

Les délégations du régime de Bagdad se succèdent à Paris et Bernard Kouchner, le ministre de Affaires étrangères, met les bouchées doubles pour tenir des engagements pris avec le chef kurde Massoud Barzani et le premier ministre Nouri al - Maliki. Sous couvert d’aide à la réinstallation des entreprises françaises, le ministre joue la carte juteuse du « tout - répressif » en Irak. Après l’entraînement de policiers en Jordanie, il est maintenant question de formation de militaires en France, et de livraison de cinquante hélicoptères de « surveillance et de secours », c’est - à - dire de combat contre la résistance. À la suite d’une indiscrétion, on sait qu’ils sont proposés « au - dessous du prix de catalogue ». En septembre dernier, invité par Henri Proglio, PDG de Veolia Environnement, Saber al - Issawi, maire de Bagdad, avait enjoint les « grands bâtisseurs d’infrastructures, les Veolia, Bouygues, Alstom, etc. » à participer à la reconstruction du pays, leur proposant d’assurer leur sécurité.

L’ambassadeur d’Irak à Paris leur a en tout cas donné un avant - goût des luttes entre chiites dans l’import-export en sabotant la visite du maire, annulant sa rencontre avec Bertrand Delanoë, maire de Paris, et mettant en garde le Medef, l’organe du patronat français, contre lui ! Mi - octobre, une délégation de députés irakiens est passée inaperçue à Paris. Dommage que personne n’ait demandé à ces « démocrates», qui ont supprimé l’article 50 assurant la représentation des minorités dans les conseils provinciaux, ce qu’ils pensent du pogrom antichrétien, organisé avec la complicité de Massoud Barzani à Mossoul, pour pousser à l’exode plus de 10 000 électeurs. Apparemment Bernard Kouchner n’en a cure, il attend dans trois semaines la visite du chef de l’armée de l’air irakienne qui devrait acheter, entre autres, des armes et des pièces détachées pour matériels militaires.

Gilles Munier

(Afrique Asie - novembre 2008)

06 novembre 2008

Le blog de G. Munier : http://gmunier.blogspot.com/

Le site du journal Afrique-Asie : http://www.afrique-asie.fr/home.php

http://guerreenirak.canalblog.com/


Guerre dans la guerre

La Turquie bombarde des positions kurdes en Irak.

Des avions de l'armée turque ont bombardé vendredi dans le nord de l'Irak des positions kurdes de Turquie, a annoncé l'état-major de l'armée dans un communiqué.

Ce raid aérien visait des caches du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans la région montagneuse de Qandil, une importante base arrière du PKK à proximité de la frontière entre l'Irak et la Turquie, a précisé l'armée dans ce communiqué publié sur son site Internet.

Les cibles visées "ont été atteintes avec succès" et tous les avions sont rentrés sans problème à leur base en Turquie, ajoute l'armée sans mentionner des pertes dans les rangs du PKK.

En octobre, le parlement turc avait autorisé l'armée à mener de tels raids pour une durée d'un an. Le dernier en date avait été mené le 1er décembre.

Selon Ankara, environ 2.000 hommes du PKK sont retranchés dans les montagnes de la région frontalière du Kurdistan irakien, où ils peuvent se déplacer librement.

Le gouvernement turc reproche aux Kurdes d'Irak, qui administrent une région autonome dans le nord de leur pays, de tolérer la présence des combattants du PKK sur leur territoire, voire de les aider. Mais Ankara affirme en même temps vouloir poursuivre le dialogue avec les Irakiens pour résoudre ce problème.

Le mois dernier, l'Irak, la Turquie et les Etats-Unis ont décidé la création d'une commission commune chargée de mieux lutter contre les activités du PKK, une organisation classée comme terroriste par les Turcs et les occidentaux.

Le PKK mène depuis 1984 une guérilla surtout dans le sud-est de la Turquie pour obtenir l'autonomie de cette région à population majoritairement kurde.

vendredi 5 déc,

 (AFP) -

http://qc.news.yahoo.com/indepth/irak/s/afp/081205/monde/turqui_kurdes_irak2elead_1

 

Les kurdes d’Irak déclarent un cessez-le-feu de neuf jours
Un porte-parole des kurdes d’Irak a annoncé que son mouvement, le PKK, allait observer un cessez-le-feu de neuf jours dans le conflit l’opposant à la Turquie, en geste de bonne volonté à l’occasion de la fête musulmane de l’Aïd el-Kébir, lundi.
Ahmed Deniz, membre du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), a déclaré à l’Associated Press dimanche que la direction de l’organisation militaire et politique souhaiterait résoudre pacifiquement le conflit avec la Turquie. Le cessez-le-feu est la "première étape vers la paix", a-t-il ajouté.
Le cessez-le-feu débutera lundi, jour de l’Aïd el-Kébir, a-t-il affirmé.
Al-Oufok

07 12


Irak,Moqtada Sadr,Bush, résistance,Occupants,Bassorah,obama, Al-Qaïda, 


 

n° 405-Journal d'Irak - 29/11 au 07/12/08 – Fin - : Obama prend parti pour la suprématie militaire américaine

n° 405-Journal d'Irak -  29/11 au 07/12/08 – Fin - : Obama prend parti pour la suprématie militaire américaine


Journal d'Irak   

 n°405  du 29/11 au 07/12/08

 M.Lemaire



Sommaire :

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5 1 Vidéo d'al-Zawahiri.

5 2 Situation dans les prisons et "crimes d'honneur"

6 Brèves

6 1 Le parlement vote "l'accord de sécurité" voulu par les USA.

6 2 Des mercenaires américains envoyés en Irak passibles de 30 ans de prison pour meurtres.

6 3 Les gardes privés condamnés pour les meurtres de 17 civils.

6 4 Bassorah, poumon économique d'Irak, veut un référendum d'autonomie.

6 5 Le maire de Bagdad veut transformer Sadr City en paradis ... 




4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels

30 11

Les pertes militaires américaines en Irak sont en légère hausse avec 17 soldats tués en novembre contre 13 en octobre et 25 en septembre, selon le site indépendant icasualties.org.

AFP

Mossoul

30 11

Une attaque a tué 18 militaires et 21 policiers  et  blessés  39 et un soldat américain. selon la police de la ville.

Le kamikaze a fait exploser sa voiture au passage d'une patrouille de la police irakienne dans le centre-ville, a précisé un officier.

Selon le ministère de l'Intérieur, la majorité des blessés sont des policiers.

AFP

04 12

Une attaque a causé la mort de deux soldats américains jeudi, et blessé neuf civils irakiens.

AFP



Les combats par provinces

Détails autorisés par la censure.

1-1 Bagdad

29 11

Deux contractuels étrangers, employés par une compagnie de restauration utilisée par l’ONU, ont été tués et 15 autres ont été blessés par la chute samedi d’une 

Ces hommes  dont la nationalité n’a pas été rendue publique, leurs familles devant encore être prévenues, étaient employés d’une société de restauration travaillant pour l’ONU.
Selon un responsable de l’ONU s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, la roquette est tombée près de l’enceinte de l’ONU dans la Zone verte protégée de Bagdad, où se trouvent également les bureaux du gouvernement irakien ou l’ambassade des Etats-Unis.
Ce responsable avait dans un premier temps fait état de trois morts, avant de revoir ce bilan à la baisse…

AP

30 11

L'école de police de Bagdad a été la cible d'une double attaque qui a fait quinze morts et 45 blessées, a indiqué le ministère de l'Intérieur.

Selon cette source, un kamikaze a fait exploser sa veste vers 13H00 (10H00 GMT) près d'une entrée de l'école de police et, quelques minutes plus tard, à une centaine de mètres de là, c'est une voiture, garée devant l'entrée du ministère des Ressources hydrauliques, qui a explosé.

Les victimes sont des jeunes recrues de la police, selon le ministère de l'Intérieur.

AFP

30 11

Le général Mozher al-Mollah haut responsable du ministère irakien de la Défense a été grièvement blessé dans un attentat à la bombe, lundi matin dans le nord de Bagdad, qui a fait trois morts et onze blessés, selon des sources des ministères de l'Intérieur et de la Défense.

Selon une source du ministère de la Défense, le général Mozher al-Mollah était en charge du dossier ultra-sensible de la "réconciliation nationale", c'est à dire du retour d'anciens officiers de l'armée de Saddam Hussein chassés après l'invasion de 2003 et du recrutement des membres de "Sahwa" (Réveils).

Ces anciens résistants qui ont retourné leurs armes contre les résistants avec l'aide financière des forces américaines ont commencé en octobre à être payés par le gouvernement irakien. Les autorités ont décidé d'en intégrer environ 20% dans la police et l'armée nationales.

AFP


1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija Hit, Houssabayh, Karabilah,  Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi (capitale de la province d'Al-Anbar,) Kaïm (à la frontière avec la Syrie), Sindjar & Zaidan

Falloujah

04 12

Deux kamikazes au volant de deux camions bourrés d'explosifs se sont jetés sur deux postes de police de jeudi,  le bilan définitif des deux attaques se monte à 19 tués, dont 12 policiers, et 43 blessés  dont 28 policiers, ont annoncé des responsables de la police irakienne et des hôpitaux.

AP


1-3 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar )

Mossoul

30 11

Une attaque a tué 18 militaires et 21 policiers  et  blessés  39 et un soldat américain. selon la police de la ville.

Le kamikaze a fait exploser sa voiture au passage d'une patrouille de la police irakienne dans le centre-ville, a précisé un officier.

Selon le ministère de l'Intérieur, la majorité des blessés sont des policiers.

AFP


1-7 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz,   Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb 

(La région de Baaqouba, capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord de Bagdad, est le théâtre d'attaques visant quasi quotidiennement contre  les forces colonialistes et ses acolytes sur le terrain

Baaqouba (60 km au nord de Bagdad)
Une bombe a explosé dimanche blessant 35 personnes, dont 29 policiers occupés à démanteler des barrages en signe de déclin des attaques.
Parmi les blessés figurent le lieutenant colonel Raghib al Oumaïri, chef de la police de la province de Diyala, ainsi que le maire de Bakouba, Abdoullah al Hiyali.
Les policiers et les personnalités étaient venus enlever des blocs de béton placés il y a deux ans dans des rues de Bakouba.
Six membres des Chahad (Fils de l’Irak), une patrouille de quartier, figurent parmi les blessés.

Al-Oufok

07 12

 



1-9 Kirkouk

06 12

Un kamikaze a déclenché sa ceinture d'explosifs à un point de contrôle proche d'une école de police à Kirkouk, tuant au moins une personne et en blessant 14 autres, selon le commissaire Burhan Tayeb Taha. Il a également blessé quatre civils.

Le bilan pourrait s'alourdir, selon le commissaire.

AP



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)

Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)

679.562

Civils blessés (depuis l'occupation) 

70.780 ( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.940   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.0042 (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.885   (chiffre minimum)

En prison

40.268. (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.596 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.200 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.570

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

52.7276 (chiffre très minimal)

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.595 (chiffre très minimal)

933

non-combattants accidentés,

27 103

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

12.293

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

26.426 (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.854

 

 

Autres tués (collaborateur  & mercenaires & autres)

5.352

Autres blessés (collaborateur & mercenaires & autres)

9.384

 

 

Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicoptères

102  ++              (idem)

Avions (& drone)

28 ++

 


Ces   totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET 

 



The War in Iraq Costs

$577,858,092,150

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home

 



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

5 1 Vidéo d'al-Zawahiri.

al-Zawahiri estime que les gains américains sont temporaires et affirme que l'administration irakienne à majorité chiite n'acceptera pas l'entrée des milices sunnites civiles "Sahwa", financées par les Etats-Unis, dans les forces armées gouvernementales.

Dans cette vidéo, Zawahiri "défend la réputation d'Al-Qaïda, accusé de tuer des civils innocents dans des attentats, en affirmant qu'il s'agit d'informations malveillantes qui sont de la pure propagande occidentale", rapporte SITE.

" Zawahiri affirme que les Etats-Unis tuent eux-mêmes des civils innocents lorsqu'ils prennent pour cibles des moujahidines", ajoute le centre américain de renseignement.

Dans cette vidéo, awahiri attribue la crise économique aux Etats-Unis "aux guerres qu'ils mènent contre les musulmans".

 (AFP / 28 novembre 2008)


5 2 Situation dans les prisons et "crimes d'honneur"

écouter 03 min

« On a visité une prison où il y avait 150 personnes dans 50 mètres carrés, les prisons irakiennes sont surpeuplées. »

La situation dans les prisons et le problème des « crimes d'honneur » à l'égard des femmes deviennent particulièrement inquiètants en Irak, selon un rapport de l'ONU. Explications de Staffan de Mistura, représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU dans ce pays.

Farida Ayari

[04/12/2008

http://www.rfi.fr/actufr/articles/108/article_75600.asp



6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

6 1 Le parlement vote "l'accord de sécurité" voulu par les USA.

Le parlement irakien a validé "l'accord de sécurité" le 27 novembre 2008.

Cet accord prévoit un retrait des forces américaines en... 2011 !

Seuls 35 députés ont voté contre. Ils sont généralement proches du courant sadriste qui est le plus opposé à l'occupation.

Le reste des groupes politiques, de toutes confessions et de toutes opinions ont approuvé le texte composé de 30 articles

L'article 24-1 dit : "Toutes les forces américaines devront avoir quitté le territoire irakien le 31 décembre 2011 au plus tard" et le 24-2 : "Toutes les forces de combat américaines devront se retirer des villes, villages et localités d'Irak (...) au plus tard le 30 juin 2009".

C'est la première fois qu'un retrait us est "total" et prévu.

Mais l'article 27 réserve aux USA la possibilité d'agir en Irak comme bon leur semble : "Le territoire irakien ainsi que son espace aérien et ses eaux ne pourront être utilisés comme point de départ ou de passage pour des attaques contre d'autres pays (...). En cas de menace ou d'agression interne ou externe envers l'Irak (...) les Etats-Unis prendront toutes les mesures, diplomatiques, économiques ou militaires nécessaires pour y faire échec".

De plus, l'épineuse question de l'impunité des soldats us en Irak a été tranchée dans l'article 12 : "L'Irak n'aura le droit de poursuivre des membres des forces armées américaines, militaires et civils, (...) que lorsque les crimes seront commis en dehors de leurs bases et en dehors de leur service.". C'est à dire que les milliers de civils tués volontairement ou non dans le cadre de l'occupation ne pourront jamais être considérés comme des victimes.

Un référendum est prévu pour ratifier l'accord, mais comme les principaux partis politiques (et surtout leurs bras armés) sont pour ce texte, la population suivra sans aucun doute les consignes des chefs locaux. De même le "gouvernement" à l'origine de ce texte pourra aisément truquer les scores.

A la suite de la stratégie du général Pétreaus qui a payé des insurgés sunnites pour qu'ils se retournent contre al-Qaïda, ce texte prévoit aussi une amnistie pour certains prisonniers.

Cela a fait dire au porte-parole de M. al-Sadr qu'il est contre "les demandes visant à faire revenir au pouvoir les saddamistes", et à "abandonner les poursuites à leur encontre alors qu'ils ont ruiné le pays".

Pour octobre et novembre 2008 les pertes us ont été d'environ un soldat tous les deux jours.

Posté par terouga


6 2 Des mercenaires américains envoyés en Irak passibles de 30 ans de prison pour meurtres.

Les gardes privés de la compagnie Blackwater responsables d'une tuerie de civils irakiens à Bagdad en 2007 pourraient être condamnés à des peines incompressibles de 30 ans de détention, en vertu d'une loi anti-drogue invoquée par le département de la Justice, a appris l'Associated Press.

Les condamnations pourraient être prononcées lundi prochain, pour cette attaque qui avait causé la mort de 17 Irakiens et tendu les relations entre les gouvernements américain et irakien.

La drogue n'est pas un élément qui apparaît dans le dossier de cette affaire impliquant la société de gardiennage privé Blackwater, mais le département américain de la justice veut utiliser cette loi d'exception passée en pleine lutte contre le crack, à l'époque de Ronald Reagan, pour poursuivre les gardes. La loi contre la drogue de 1988 invoquée prévoit une peine de 30 ans en cas d'usage de pistolets mitrailleurs pour commettre n'importe quel type de crime.

Une condamnation de ce type laisserait entendre que le gouvernement américain ne veut pas couvrir les agissements des compagnies privées auxquelles sont déléguées des missions internationales. Les troupes régulières bénéficient d'une immunité en opération dans les zones de guerre.

AP

O5 12


6 3 Les gardes privés condamnés pour les meurtres de 17 civils.

05 12

Cinq gardes privés de la compagnie Blackwater responsables d'une tuerie de civils irakiens à Bagdad en 2007 ont été condamnés, et un sixième négocie un accord avec le procureur, a appris l'Associated Press.

L'attaque pour laquelle ils sont poursuivis a causé la mort de 17 Irakiens et était devenue un motif de ralliement des insurgés irakiens contre les troupes américaines.

Des personnes proches du dossier ont précisé à l'Associated Press qu'un grand jury avait inculpé cinq gardes jeudi soir. Les procureurs pourraient rendre publique cette décision lundi.

Les inculpés pourraient être condamnés pour homicide et agression, le jury recourant éventuellement à une loi de 1988 passée pour lutter contre les violences armées des trafiquants de drogue.

La condamnation des gardes pourrait donner un signal que le gouvernement américain n'entend pas couvrir les agissements des opérateurs privés auxquels sont délégués des missions de sécurité en Irak

Associated Press


6 4 Bassorah, poumon économique d'Irak, veut un référendum d'autonomie.
Le Haut comité électoral indépendant (HCEI) irakien a annoncé dimanche l'organisation d'une collecte de signatures demandant la tenue d'un référendum sur l'autonomie de la province de Bassorah. Cette région est le poumon économique de l'Irak.
Si ce référendum était organisé puis accepté par les électeurs, il donnerait à cette province méridionale riche en pétrole les mêmes droits que la région autonome du Kurdistan irakien (nord), qui contrôle les revenus des gisements pétroliers de son territoire.
"Les électeurs, qui soutiennent l'idée d'un référendum pour la formation d'une région, devront apposer personnellement leur signature, avec deux pièces d'identité, dans 34 centres (de collecte, ndlr) entre le 15 décembre 2008 et le 14 janvier 2009", a annoncé dans un communiqué le HCEI, l'instance d'organisation et de contrôle des élections.
Cette idée a été lancée par le député Wael Abdel Latif, ancien ministre pour les affaires provinciales et ancien gouverneur de cette province entre 2003 et 2004. Lors d'une première étape, il avait réussi à
présenter une pétition ratifiée par 2% du corps électoral de la province. Désormais, il doit obtenir le soutien de 10% des 1,4 millions d'inscrits pour que le HCEI donne son accord à l'organisation d'un
référendum.
La Constitution irakienne offre à la région autonome des pouvoir élargis en matière de gouvernement, de gestion des finances et d'organisation des forces de sécurité.
Bassorah est la troisième province la plus peuplée après Bagdad et Ninive (nord), mais la plus riche de tout l'Irak. Ces revenus sont les premiers postes du budget de l'Etat puisque 1,8 million de barils/jour sur les 2,5 millions produits par l'Irak proviennent de cette région. En outre, le port de Bassorah est l'unique débouché maritime irakien pour
l'exportation du pétrole.
08 décembre 2008

Edicom
http://www.edicom.ch/fr/news/international/bassorah-poumo...


6 5 Le maire de Bagdad veut transformer Sadr City en paradis ...

À l’instar des alchimistes qui promettaient de transmuer le plomb en or, le maire de Bagdad jure qu’il transformera en dix ans le cloaque de Sadr City en le plus huppé des quartiers de la capitale irakienne. « Vous verrez : ce rêve deviendra réalité et Sadr City sera la cité la plus formidable et la plus fortunée d’Irak », assure Saber al-Issaoui.
Jusqu’à l’offensive militaire irako-américaine du printemps dernier, ce quartier misérable de 25 km2 dans le nord-est de Bagdad était controlé par l’Armée du mahdi.

Cette milice de 60 000 hommes tenait en respect ses adversaires et tirait des obus contre la zone verte, secteur ultraprotégé du centre-ville.

Mais aujourd’hui, la situation a changé et l’homme de 40 ans, qui dirige la municipalité depuis 2005, a un plan : 10 milliards de dollars sur dix ans pour modifier radicalement l’image pitoyable qui colle à ce quartier.
Sortie de terre pour faire face à l’exode rural de chiites pauvres venus du sud du pays à la recherche de travail, la « cité de la Révolution » est devenue en 1979 « Saddam City ».

Après l’invasion américaine de 2003, les habitants l’ont renommée « Sadr City », en hommage au père de Moqtada, l’ayatollah Mohammad Sadeq al-Sadr, assassiné en 1999.
Les plans du maire, élaborés au moment où le prix du pétrole était au zénith, sont pharaoniques mais sont indubitablement nécessaires pour redonner du lustre à cette capitale décrépite par vingt ans de guerre et plus d’une décennie de sanctions internationales. M. Issaoui, titulaire d’un doctorat d’agriculture, veut doubler la capacité en eau potable de la mégapole qui en manque cruellement, percer deux lignes de métro et créer des espaces verts et des jardins.
Son enthousiasme se heurte toutefois à l’incrédulité des deux millions d’habitants de Sadr City qui ont aujourd’hui comme seul horizon des façades criblées d’impacts de balles, des devantures brisées et des chaussées défoncées par quatre ans de combats destructeurs. « En quelle année sommes-nous, 2008 ? Attendons 3008. Je lui laisse mille ans », lance, à la fois amer et goguenard, Abou Haïdar, un commerçant du quartier.
Moqtada Sadr a décrété la fin des combats et demandé à ses partisans de s’investir dans le travail social, mais beaucoup de résidents lui font davantage confiance qu’au gouvernement central. « Ces jours-ci, nous avons de l’essence et de l’électricité, mais c’est parce que les élections provinciales approchent », ajoute, désabusé, Abou Ammar, un menuisier de 48 ans, faisant référence au scrutin du 31 janvier.

L’idée d’Issaoui est de faire migrer progressivement la population des masures vers des appartements de 150 à 200 m2 dans des immeubles qu’il entend construire, afin de libérer l’espace pour des installations communautaires. Selon Jalil al-Sarkhi, un haut responsable du mouvement sadriste, qui rejette l’idée d’immeubles, cela va séparer les familles.
Ces critiques n’atteignent pas le fringant édile. À la lisière de Sadr City et du quartier d’Azamiyah se trouve le « canal de l’armée », une infâme sentine de 25 km remplis d’ordures et, il y a encore peu de temps, de cadavres des victimes de la folie confessionnelle. M. Issaoui, qui a alloué 50 millions de dollars pour épurer le canal, y voit déjà une petite Venise avec des parcs, des restaurants et des cafés.

05 12



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

07/12/2008

n°222- dossiers de l'Afghanistan - 6-12 : -Début - : Obama prend parti pour la suprématie militaire US.

n°222- dossiers de l'Afghanistan - 6-12 : -Début - : Obama prend parti pour la suprématie militaire US.


dossiers de l'Afghanistan               222 au 06-12                 


Sommaire : 

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1 1 Vidéo : On ne gagnera pas la guerre en Afghanistan»

1 2 "Les guerres scélérates . Impérialisme, hégémonie et terrorisme d’Etat",

2 Les brèves

2 1 Confusions européennes révélatrices.

3 Dossier & Point de vue.

3 1 Lakhdar Brahimi : Guerre en Afghanistan : pour une solution politique.

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1  Dream Team” et désordre.

4-2 Paul Craig Roberts : Obama a trompé ses électeurs en choisissant ses conseillers.

-fin-

4 3 Daphné BENOIT : Obama prend parti pour la suprématie militaire US.

4 4 Le Rapport Anti-empire : Obama, Mumbai.

4 5 Il faut savoir tenir les promesses que l’on n’a pas faites.



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1 1 Vidéo : On ne gagnera pas la guerre en Afghanistan»

Jean-Dominique Merchet, journaliste à Libération et auteur de «Mourir en Afganistan», estime que la France doit préparer les conditions de son départ.Propos recueillis par Ophélie Wallaert
http://www.lefigaro.fr/international/2008/12/05/01003-20081205ARTFIG00410-on-ne-gagnera-pas-la-guerre-en-afghanistan-.php
05/12/2008 |.


1 2 "Les guerres scélérates. Impérialisme, hégémonie et terrorisme d’Etat",

 "Pour William Blum, ancien fonctionnaire du Département d’Etat, la guerre froide, sous couvert d’anticommunisme, ne fut en réalité qu’un incessant combat pour la domination du monde par les Etats-Unis. L’auteur de L’Etat voyou dresse un réquisitoire contre les guerres scélérates menées par les gouvernements américains successifs, de la Chine dans les années 40, à l’invasion de l’Irak en 2003".(4ème de couverture).

Ecrit de façon magistrale, ce livre est indispensable pour comprendre la politique étasunienne contemporaine.

En plus il se lit comme un (excellent, et terrifiant) polar !

Nécessaire, à chaque nouvelle agression des Usa, dans n’importe quelle partie du monde, pour reprendre l’histoire (et la géographie) si ce n’est du début, au moins depuis les 60 dernières années. De façon argumentée, drôle et radicale.

 Les lecteurs qui ne l’auraient pas encore fait peuvent se précipiter sur " Les guerres scélérates . Impérialisme, hégémonie et terrorisme d’Etat", du même auteur (Editions Parangon).

Indispensable pour forger ses propres clés d’analyse sur la politique impérialiste Usraélienne.

m-a patrizio



2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2 1 Confusions européennes révélatrices.

Les services secrets allemands (BND) ont espionné pendant des années au moins deux organisations caritatives en Afghanistan pour mieux juger de la situation sécuritaire dans ce pays, rapporte le magazine Spiegel à paraître lundi.
Le BND aurait notamment surveillé les communications de la Deutsche Welthungerhilfe, une association de lutte contre la faim, et celles du Bureau de sécurité des ONG en Afghanistan (ANSO), qui coordonne les renseignements sécuritaires pour les organisations non-gouvernementales occidentales à Kaboul.
Le BND aurait eu connaissance d'au moins 2.000 courriels, fax, et conversations téléphoniques provenant de ces deux organisations entre octobre 2005 et avril 2008 dans le but de mieux appréhender les attaques terroristes dans le pays.
L'article du Spiegel relève un détail jugé croustillant: le fait que l'ONG Welthungerhilfe était dirigée à l'époque par Ingeborg Schäuble, l'épouse du ministre allemand de l'Intérieur. Cette organisation a refusé pour le moment de s'exprimer sur cette affaire.

04/12/2008

(belga/CB)http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/533483/2008/12/06/Les-services-secrets-allemands-ont-espionne-des-ONG-en-Afghanistan.dhtml



3  Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3 1 Lakhdar Brahimi : Guerre en Afghanistan : pour une solution politique.

L’ancien chef de la diplomatie algérienne Lakhdar Brahimi a pris samedi dernier à contre-pied de nombreux pays engagés dans la guerre en Afghanistan.

Celui qui fut le grand ordonnateur des accords de Bonn qui avaient permis de tourner la page du régime des talibans, conclus peu de temps après l’invasion américaine en novembre 2001, mais aussi connaisseur des arcanes de l’ONU pour avoir été en charge de nombreux dossiers chauds, sait de quoi il parle même si cela va à contre-sens des plans américains de poursuivre la guerre dans ce pays où les résistants reprennent plus ou moins du terrain. On se rappelle que le secrétaire américain à la Défense a demandé l’envoi de renforts. C’est dans ce contexte qu’intervient la sortie de celui qui fut aussi secrétaire général adjoint de l’ONU et représentant spécial, entre autres pour l’Afghanistan et l’Irak. Pour Lakhdar Brahimi, seule une solution politique peut permettre le règlement de la situation en Afghanistan.

« C’est une solution fondée sur une réconciliation nationale, sur une main tendue, sur un marchandage politique entre toutes les parties disposées à participer à ce marchandage. Même le Secrétaire général de l’OTAN ne prend jamais la parole sans dire qu’il n’y a pas de solution militaire », a expliqué M. Brahimi, dans un entretien diffusé samedi dernier par la chaîne de télévision française. C’est aussi le point de vue du président afghan Hamid Karzai partisan de négociations que l’on dit déjà engagées par l’intermédiaire de l’Arabie Saoudite et sur son territoire.

Le diplomate a souligné la nécessité de « tendre la main aux talibans », comme le préconise justement le chef de l’Etat afghan Hamid Kerzai, et contre l’avis des Américains. « Je crois que nous avons tous fait une erreur considérable après les Accords de Bonn, car c’est là que nous aurions dû tendre la main aux talibans, au moment où ils étaient démoralisés. Ils avaient été dispersés à travers le pays. C’est là qu’il aurait fallu leur tendre la main. Malheureusement, nous ne l’avons pas fait », a-t-il indiqué, précisant que « maintenant, les talibans sont beaucoup plus forts qu’ils ne l’étaient à l’époque. Ils considèrent qu’ils peuvent gagner cette guerre et ce sera donc très difficile de leur parler ». Lakhdar Brahimi a plaidé pour une « solution afghane du problème ». « Nous sommes en Afghanistan en 2008 et la solution qu’il faut trouver est celle qui convient aux Afghans de 2008. La solution n’est pas à trouver à Paris, à Washington, à Londres ou n’importe où ailleurs. Il faut regarder la société afghane et voir ce qu’elle veut et ce qu’elle peut faire », a-t-il indiqué.

Concernant la situation en Irak, l’ex-représentant spécial du SG de l’ONU a indiqué qu’il partageait le jugement de la très grande majorité des Américains, « jugement extrêmement sévère sur ce qu’il s’est passé en Irak. On a détruit un pays pour absolument rien, apparemment ». Pour lui, « la politique américaine a été jusqu’à présent un échec total. Les Irakiens et beaucoup de personnes, y compris des Américains, disent qu’il y a eu un million de morts ». Le changement opéré dans l’Exécutif américain, après l’élection du démocrate Barack Obama, le 4 novembre dernier, semble porteur de changements dans la politique étrangère américaine. « Il y a des signes qui justifient un optimisme relatif, très mesuré. Obama a été un des premiers à dire que faire la guerre était une erreur et il n’a pas cessé de dire que la politique américaine n’a pas été comme elle aurait dû l’être en Irak, ni avant, ni pendant, ni après la guerre », a déclaré M. Brahimi.

Sur ce sujet précis uniquement, M. Obama qui prendra ses fonctions le 20 janvier prochain a déjà dit ce qu’il pense et ce qu’il fera, étant partisan du retrait des troupes US d’Irak, un processus au demeurant que négocie déjà l’administration sortante. Et dans ce cas de figure, c’est pour renforcer la guerre en Afghanistan, espérant ainsi une victoire devenue de plus en plus improbable.

Par T. H.

http://www.elwatan.com/Guerre-en-Afghanistan-Lakhdar



4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1  Dream Team” et désordre.

Sorti de quelques pensées “bling bling” (“Dream Team”, “The Best and the Brightest”) qui rassurent les chroniqueurs européens qui ne demandent qu’à être rassurés, il est vrai qu’il y a beaucoup à dire sur la façon dont Obama constitue son administration. On s’est beaucoup attardé à l’équipe économique mais nous préférons nous attarder à l’équipe de sécurité nationale. Et nous notons d’abord:

• L’équipe de sécurité nationale (Clinton au département d’Etat, Gates à la défense, James Jones au NSC) sera présentée la semaine prochaine. L’équipe économique a été présentée lundi dernier. Cette préséance n’est pas indifférente. L’équipe économique est la plus sollicitée, la plus importante, la plus nécessaire. La priorité est totalement intérieure. La crise gronde.

• Cette façon de procéder, en mettant en place l’administration par “équipes”, est très inhabituelle. D’habitude, on opère par individualités, sans ordre de préséance particulière sinon celle de la coutume, sans qu’il faille voir une indication dans la façon de procéder. Cette fois, au contraire, cette présentation a un sens, ou, disons, elle crée un sens, aidée en cela par les événements. Ce sens nous confirme ou nous dit : 1) que les affaires économiques et financières priment tout, et 2) que l’administration semble se décomposer en plusieurs “équipes”, ou “modules” comme l’on dirait aujourd’hui, qui prennent l’allure après tout de plusieurs petits gouvernements dans un gouvernement; il y a principalement le gouvernement économique et le gouvernement de sécurité nationale, auquel pourrait s’adjoindre par exemple un gouvernement des domaines nationaux (infrastructures, sécurité intérieure, justice, etc.).

On a compris qu’au départ Obama sera plutôt et très fortement préoccupé par son “gouvernement économique”. En raison de l'autorité indéniable du nouveau président, la composition et le fonctionnement “naturel” de ce “gouvernement”-là sont moins importants que ceux du “gouvernement de sécurité nationale”, qui devrait être plus laissé à lui-même. C’est à celui-là que nous nous attachons. Effectivement, l’équipe de sécurité nationale sera présentée la semaine prochaine, avec Hillary Clinton au département d’Etat, Gates restant au Pentagone, le général des Marines à la retraite et ancien SACEUR, James Jones, comme directeur du National Security Council (NSC). Antiwar.com donne, le 25 novembre, quelques détails et références sur la chose.

Plus intéressant pour notre propos est le commentaire de Steve Clemons du 25 novembre également, sur son site The Washington Note. Il parle d'abord de la nomination de Gates (son maintien au Pentagone), qui est considérée comme quasiment acquise. Puis il enchaîne, – c’est ce qui nous intéresse surtout, – sur les relations dans l’équipe de sécurité nationale ainsi formée.

«I had moved close to the view that Gates should go. My thinking at the time was that Gates played a vital role “Out-Cheneying Cheney” in the last couple of years of G.W. Bush's term, but that his skill at crunching out the ambiguity in the national security decision making process that Cheney and Rumsfeld exploited would not be necessary in the Obama White House ecosystem. In other words, one needed Gates to be a constraint on Bush, but why would Obama want to run the risk that Gates would constrain his team?

»After speaking to some other national security policy experts very close to Bob Gates and General Brent Scowcroft, I changed course and began to see the value of Gates staying at DoD. My hunch is that Gates wants a chance to make the kind of leaps in the Middle East I have been writing about for some time. He wants to try and push Iran-US relations into a constructive direction. He wants to change the game in Afghanistan – and the answer will not be a military-dominant strategy. He wants to try and stabilize Iraq in a negotiated, confidence building process that includes Saudi Arabia, Iran, Turkey and other regional forces. And he wants to support a big push on Israel-Palestine peace and reconfigure relations between much of the Arab League and Israel.

»This is a big order. And he wants to lurk in the shadows, behind the scenes and away from cameras and let other of Obama's team get the spotlight and credit. National Security Advisor-to-be Jim Jones is on the same page as Gates – and the two of them will constitute a considerably strong axis of power inside the Obama White House. My hunch is that Hillary Clinton and her State Department Deputy James Steinberg will work collaboratively to achieve this vision.

»It's a big gamble. There is a large chance of paralysis between big foreign policy/national security guns that don't like yielding to power rivals in an administration. But the gamble could be a very big payoff for Obama and the country – and would actually deliver the “change” that so many are expecting.…»

Clemons est habituellement vu comme un modéré et un réaliste, son public est plutôt du même calibre. Il faut pourtant lire les commentaires de cet article qui, en général, ne sont pas tendres. D’une façon générale, c’est une levée de boucliers, sur le thème: “Obama avait promis du changement et tout ce qu’il fait, c’est de recycler de vieilles têtes archi-connues, qui ont déjà bien servi et bien montré ce qu’elles pouvaient donner…”. Le seul “changement” que semble attendre Clemons de la formule, c’est, justement, que la formule marche, – que la synergie entre quelques vieux briscards produise quelque chose de nouveau. L’idée est intéressante mais la part faite à la “magie” d’Obama peut-être un peu excessive.

Affrontement d’ambitions et d’autorités

Sans trop s’engager sur des perspectives qui sont difficiles à distinguer, on peut tout de même faire quelques remarques. Elles s’enchaînent, se complètent, pour décrire une situation qui caractérise non pas quelques personnalités, non pas une possible “formule” mais bien cette sorte de “gouvernement de la sécurité nationale” de l’administration Obama qui se mettrait en place et dans lequel Obama n’aurait un départ qu’un intérêt secondaire, étant complètement accaparé par la crise intérieure aux USA.

D’abord, il y a la remarque que le “considerably strong axis of power” que vont former Jones et Gates concerne deux personnalités qui ont effectivement des affinités politiques, professionnelles et conceptuelles, deux personnalités qui se sont opposées chacune à leur façon à la politique extrémiste de GW Bush mais qui ont une forte culture liée au complexe militaro-industriel. Nous parlons moins, ici, d’orientation politique que d’autorité et de contrôle bureaucratique. A eux deux, Jones et Gates, ils peuvent prétendre contrôler la bureaucratie du CMI dans le sens qui leur importe, même si les rapports d’un Gates avec sa propre bureaucratie du Pentagone ne sont pas excellents; nous parlons ici d’un regroupement face à une concurrence possible de pouvoir, face à “l’extérieur”.

… L’“extérieur”, en l’occurrence c’est le département d’Etat, le concurrent naturel de la bureaucratie militaro-industrielle dans la formulation et la conduite de la politique de sécurité nationale. C’est-à-dire, Hillary Clinton.

Clinton, au contraire, est d’une autre culture. Son monde est la politique pure, avec ses réseaux d’influence, à Washington et au-delà. Elle a et elle aura à ses côtés (on le lui rapproche assez), son mari Bill avec ses multiples réseaux internationaux; certains sont parfois embarrassants parce que Bill, qui est une personnalité fantasque et entreprenante, ne s’embarrasse pas de précautions lorsqu’il s’agit de récolter de l’argent, mais cet ensemble lui donne une incontestable puissance. C’est “la maison Clinton”, dite “Billary”, qui est une puissance politique en soi, qui s’installe au département d’Etat. A première vue et sachant ce que l’on sait, il paraît improbable, sinon complètement vain, d’attendre de la “maison Clinton” une quelconque retenue au nom d’une sorte de solidarité gouvernementale. Les Clinton ne contrôlent pas la bureaucratie de sécurité nationale mais ils possèdent une formidable capacité d’influence et une ambition continuelle, non pour un but quelconque mais pour affirmer leur propre puissance. C’est ainsi que fonctionne Washington, c’est ainsi qu’ils fonctionnent.

Ce sont les situations respectives en place, telles qu’elles apparaissent. Elles forment une situation générale dont il est difficile de ne pas croire qu’il s’agit d’une situation idéale pour une concurrence d’ambitions et un affrontement comme Washington en a le secret, sinon l’habitude. La tension très grande de la situation internationale autant que la position nécessairement en retrait d’Obama sont des facteurs idéaux pour alimenter cette concurrence et cet affrontement. Les uns et les autres ont assuré leur position auprès d’Obama, notamment leur situation d’accès et d’influence auprès du président. Pour Jones, directeur du NSC, c’est une chose normale; pour Gates, qui a le poids du Pentagone affirmé durant la présidence Bush, c’est également normal. Hillary, elle, a bien montré ses intentions, en réclamant et, semble-t-il, en obtenant des conditions précises pour accepter la fonction.

Leonard Doyle, dans The Independent, du 23 novembre, précise ces conditions, – mentionnant d’ailleurs sans le relever précisément un autre facteur qui accentuera l’affrontement avec le NSC, qui est le probable transfert vers cet organisme des principaux conseillers de politique étrangère d’Obama adversaires d’Hillary: «Before Hillary Clinton has been formally offered the job as Secretary of State, a purge of Barack Obama's top foreign policy team has begun. The advisers who helped trash the former First Lady's foreign policy credentials on the campaign trail are being brutally shunted aside, as the price of her accepting the job of being the public face of America to the world. In negotiations with Mr Obama this week before agreeing to take the job, she demanded and received assurances that she alone should appoint staff to the State Department. She also got assurances that she will have direct access to the President and will not have to go through his foreign policy advisers on the National Security Council, which is where many of her critics in the Obama team are expected to end up.»

En un sens, on pourrait rapprocher la situation de l’équipe de sécurité nationale qui s’esquisse de celle qui exista avec Jimmy Carter de 1977 à 1980, avec la concurrence ouverte et constante entre Zbigniew Brzezinski (NSC) et Cyrus Vance (département d’Etat), mais avec le secrétaire à la défense Harold Brown restant relativement neutre. Encore cette situation reposait-elle sur une réalité, c’est-à-dire la dualité de Carter hésitant entre une politique ferme contre l’URSS (prônée par Brzezinski) et la recherche d’un réel compromis (défendu par Vance); et la démission de Vance, en avril 1980, entérina une évolution décisive de Carter, devenu fortement anti-soviétique avec l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques en décembre 1979. (L’invasion avait été en partie suscitée par des mesures de soutien aux islamistes afghans, de Brzezinski, dès l’été 1979, et c’est là qu’on peut dire que Brzezinski l’emporta contre Vance.)

Mais la comparaison s’arrête là. La concurrence Brzezinski-Vance avait un objet compréhensible et, dirions-nous, “constructif”: l’orientation de la politique. Il n’en sera rien avec le “gouvernement de sécurité nationale” d’Obama, où les uns et les autres sont assez d’accord pour une poursuite à peine modérée de la politique extérieure actuelle. De même ne peut-on comparer cette situation avec celle de l’administration Bush, pourtant avec un président infiniment effacé; dans ce cas, il n’y eut ni affrontement, ni concurrence, Rumsfeld prenant très vite l’autorité centrale de la politique post-9/11, avec le soutien actif de Cheney et celui, bien entendu, de GW perdu dans ses rêves de grandeur. Powell fut complètement isolé au département d’Etat et Rice (directrice du NSC) alla vers où poussaient les vents dominants. (Le deuxième terme de GW n’a pas d’intérêt exemplaire: c’est un chaos qui enchaîne sur le premier terme et est déterminé par lui, donc sans valeur de référence propre.)

Le “gouvernement de sécurité nationale” d’Obama semble un cas exceptionnel parce qu’il devrait avoir une certaine autorité, par la seule volonté de ce président de s’attacher d’abord et essentiellement à la crise intérieure et déléguant de facto une partie de sa propre autorité pour les affaires extérieures. Les prétendants à la direction de ce “gouvernement” n’auront nulle part le moindre frein d’un éventuel sentiment d’illégitimité. La politique suivie n’étant pas vraiment en cause, il s’agira surtout d’une concurrence d’autorité, d’un affrontement de puissance, auxquels la propre dynamique des intérêts des uns et des autres pousseront évidemment et fortement. (La possibilité d’un rôle du vice-président Biden, spécialiste en politique extérieure, devrait renforcer plutôt qu’apaiser cette confrontation en rendant encore plus nécessaire l’affirmation des positions d’autorité des uns et des autres.) On pourrait alors se trouver devant un paradoxe. Alors qu’au départ, la politique extérieure semblerait fixée sur une continuité avec quelques aménagements de forme, les inévitables concurrences et affrontements pourraient justement conduire à des interférences graves dans cette politique, d’autant plus fortes qu’elles se feraient sans intention dans ce sens, donc sans véritable souci de leurs conséquences. C’est-à-dire que le désordre, la situation qui semblerait la plus improbable dans les conditions d’autorité d’Obama qui nous sont décrites actuellement, pourrait en être le résultat.

Le vœu de Clemons nous paraît singulièrement pieux, et son “intuition” («My hunch is that Hillary Clinton and her State Department Deputy James Steinberg will work collaboratively to achieve this vision») dépendre plutôt d’un désir idéalisé qu’enfin les USA se sortent du cloaque laissé par GW. D’ailleurs, il le sent bien, le brave Clemons, et nous dirions que c’est là sa bonne intuition lorsqu’il tempere son hypothèse: «It's a big gamble. There is a large chance of paralysis between big foreign policy/national security guns that don't like yielding to power rivals in an administration.» Ainsi Obama pourrait-il se réveiller, un triste matin, avec une politique de sécurité nationale en crise, en plus de sa crise intérieure.

Notons en post scriptum qu’il peut aussi y avoir l’inattendu, par exemple qu’en dernière minute l’accord avec Hillary ne se concrétise pas (l’annonce officielle est pour la semaine prochaine). Dans ce cas, comme le note aujourd’hui Adrian Hamilton dans The Independent…the appointment of Hillary Clinton, generally expected within the next week (it would be a huge blow to Obama's prestige now if it did not go through)»), ce serait un formidable revers pour Obama. D’ores et déjà et d’une façon ou l’autre, Hillary Clinton doit imprimer sa marque dans l’administration Obama, et avec une probabilité bien plus grande que ce soit vers le pire plutôt que vers le meilleur.

27 novembre 2008

www.dedefensa.org/article-_dream_team_et_desordre_27_11_2008.html - 25k -


4-2 Paul Craig Roberts : Obama a trompé ses électeurs en choisissant ses conseillers.

Si le changement promis par Obama implique l’abandon par l’Amérique de ses guerres d’agression et la fin de l’exploitation des contri­buables au profit de puissants intérêts financiers, comment expliquer le choix par le nouveau président de ses conseillers en politique étrangère et économique? Le choix de Rahm Israel Emanuel comme Secrétaire général de la Maison Blanche indique que le changement a pris fin avec l’élection d’Obama. La seule chose différente, ce sont les visages.

Un faucon au poste de Secrétaire général

Rahm Israel Emanuel a soutenu l’invasion de l’Irak par le président Bush. Il s’est fait un nom au sein du Parti démocrate en levant des fonds pour la campagne présidentielle grâce à ses contacts avec l’AIPAC (American Israeli Affairs Committee). Il est issu d’une famille de terroristes. Son père était membre de l’Irgun, organisation terroriste juive qui usa de la force pour chasser les Britanniques et les Palestiniens de Palestine afin de créer un Etat juif. Durant la première guerre du Golfe, Emanuel s’engagea comme volontaire dans l’Armée israélienne. Il était membre du Conseil d’administration de Freddie Mac et a perçu un salaire de 231 655 dollars en 2001. Selon Wikipedia, «pendant qu’Emanuel siégeait au Conseil, Freddie Mac «était impliqué dans des scandales concernant des irrégularités comptables et ses dons en faveur de campagnes électorales».
Dans son article de Counterpunch intitulé «Hail to the Chief of Staff», Alexander Cock­burn décrit Emanuel comme «un faucon et un super-likudnik» qui, en sa qualité de président du Comité de la campagne du Parti démocrate pour les élections législatives de 2006, «s’est évertué à écarter les candidats démocrates opposés à la guerre».
Mes amis pacifistes israéliens, découragés, demandent: «Que fait cet homme dans le gouvernement d’Obama?»

L’obamania, une tentative de sauver l’image d’un empire en déclin

L’élection d’Obama était nécessaire. C’était le seul moyen que les Américains avaient de demander aux Républicains des comptes sur leurs crimes contre la Constitution et les droits de l’homme, pour leurs violations des lois américaines et internationales, pour leurs mensonges et leurs arnaques financières. Comme l’a écrit la Pravda: «Seul le Diable aurait été pire que le régime Bush. Par consé­quent, on pourrait soutenir que le nouveau gouvernement des Etats-Unis ne pourrait pas être pire que celui qui a séparé les cœurs et les esprits des Américains de ceux de leurs frères de la communauté internationale, qui a consterné le reste du monde avec des tactiques de terreur telles que les camps de concentration, la torture, les assassinats de masse et le mépris total du droit international.»

Les conseillers d’Obama, des criminels de guerre «démocrates»

Les conseillers d’Obama appartiennent à la même bande de gangsters de Washington et de banksters de Wall Street que ceux de Bush. Richard Holbroooke, fils de juifs russes et allemands a été adjoint au Secrétaire d’Etat et ambassadeur dans le gouvernement Clinton. Il a appliqué la politique visant à élargir l’OTAN et à installer l’Alliance aux frontières de la Russie contrairement à la promesse faite par Reagan à Gorbatchev. Holbrooke est également impliqué dans le bombardement illégal de la Serbie sous Clinton, crime de guerre qui a tué des civils et des diplomates chinois. Bien qu’il ne soit pas un néo­conservateur, il est très proche d’eux.
Selon Wikipedia, Madeleine Albright est née Marie Jana Korbelova à Prague de parents juifs convertis au catholicisme afin d’échapper aux persécutions. C’est la Secrétaire d’Etat de l’ère Clinton qui a déclaré à Leslie Stahl lors d’une interview du magazine de CBS Sixty minutes que la politique américaine de sanctions à l’encontre de l’Irak, qui a causé la mort de centaines de milliers d’enfants irakiens, visait des objectifs suffisamment importants pour justifier la mort d’enfants (Ses paroles infâmes étaient: «Je pense que c’est un choix difficile mais c’en est le prix.»). Selon Wikipedia, cette femme immorale faisait partie du conseil d’administration de la Bourse de New York à l’époque du scandale des rémunérations de son patron Dick Grasso (187,5 millions de dollars).
Dennis Ross a été longtemps associé aux «négociations de paix» entre Israël et Palestiniens. Un membre de cette équipe de l’ère Clinton, Aaron David Miller, a écrit qu’en 1990–2000, l’équipe américaine de négociateurs dirigée par Ross se sont faits les avocats d’Israël. «Nous devions présenter toutes nos propositions en premier à Israël.» Cela a vidé de sa substance notre politique d’indépendance et de souplesse nécessaire à des négociations de paix sérieuses. Comment la médiation pouvait-elle fonctionner quand nous ne pouvions pas mettre de propositions sur la table sans les soumettre préalablement aux Israéliens et que nous devions céder quand ils s’y opposaient? Selon Wikipedia, Ross est le «président d’un think tank basé à Jérusalem, le Jewish People Policy Planning Institute, créé et financé par l’Agence juive».
Il est évident qu’il ne s’agit pas là de personnes qui empêcheront des guerres américaines contre les ennemis d’Israël et forceront le gouvernement israélien à accepter les conditions nécessaires à une véritable paix au Moyen-Orient.

Obama «a battu tous les records de servilité et de basse flatterie»

Ralph Nader avait annoncé cela. Dans sa «Lettre ouverte à Barack Obama» du 3 novembre, il écrit au futur président que la transformation qui a fait du «défenseur affirmé des droits des Palestiniens […] un acolyte du pur et dur lobby AIPAC» va le brouiller avec «une majorité de juifs américains et 64% des Israéliens». Nader cite l’écrivain pacifiste Uri Avnery pour qui l’attitude d’Obama à l’égard de l’AIPAC «a battu tous les records de servilité et de basse flatterie». Nader critique Obama pour «avoir manqué totalement de courage politique en cédant aux demandes des partisans d’une ligne dure visant à interdire à l’ex-président Jimmy Carter de parler à la Convention nationale démocrate». Carter, qui fut le seul à parvenir à un accord de paix sérieux entre Israël et les Arabes, a été diabolisé par le puissant lobby AIPAC parce qu’il avait critiqué la politique d’apartheid et d’occupation d’Israël envers les Palestiniens.

Quand le remède est pire que le mal

L’équipe d’économistes d’Obama est tout aussi mauvaise. Sa vedette est Robert Rubin, bankster qui fut le ministre des Finances du gouvernement Clinton. Il porte la responsabilité de l’abrogation de la Loi Glass-Steagall1 et, par conséquent, de la crise financière actuelle. Dans sa lettre à Obama, Ralph Nader indique qu’Obama a reçu des milieux industriels et de Wall Street un soutien financier à sa campagne sans précédent. «Jamais auparavant un candidat démocrate à la présidence n’avait bénéficié d’un soutien financier plus important que son adversaire républicain.»

Qui décide de la composition du gouvernement?

Le discours d’Obama après sa victoire a été magnifique. Les caméras de télévision permettaient de lire sur les visages de ses auditeurs les espoirs qui l’avaient propulsé à la présidence. Mais Obama ne peut pas apporter de changement à Washington. Il n’y a personne dans la clique de Washington qu’il pourrait nommer pour apporter un changement. Et s’il choisissait en dehors de cette clique quelqu’un qui soit susceptible d’apporter un changement, cette personnne ne serait pas acceptée par le Sénat. De puissants groupes de pression – l’AIPAC, le complexe militaro-sécuritaire et Wall Street – utilisent leur influence politique pour s’opposer à toute nomination qu’ils jugent inacceptable.

Le projet de guerre contre l’Iran n’est pas abandonné

Dans sa rubrique, Alexander Cockburn qualifie Obama de «républicain de premier ordre» et écrit: «Jamais le poids du passé n’a autant serré dans son étau un candidat ‹réformateur›». Obama a confirmé ce verdict lors de sa première conférence de presse après son élection. Ne tenant compte ni de l’US National Intelligence Estimate,2 qui parvient à la conclusion que l’Iran a cessé de travailler à la mise au point d’armes nucléaires il y a 5 ans, ni de l’Agence internationale de l’énergie atomique pour laquelle aucun matériel nucléaire destiné au réacteur civil iranien n’a été détourné à des fins militaires, Obama a embouché les trompettes de la propagande du lobby israélien en accusant l’Iran de «développer l’arme nucléaire» et il a juré de «l’empêcher».3

Endettement et récession

Le changement qui va se produire aux Etats-Unis n’a rien à voir avec Obama. Il viendra de la crise financière provoquée par l’avidité et l’irresponsabilité de Wall Street, de l’érosion du rôle du dollar en tant que monnaie de réserve, des innombrables saisies immobi­lières, de la délocalisation de millions parmi les meilleurs emplois d’Amérique, d’une aggravation de la récession, des piliers de l’industrie – Ford et General Motors – qui tendent la main pour que le gouvernement leur donne de l’argent des contribuables afin de survivre et des déficits budgétaire et commercial qui sont trop importants pour être apurés avec les instruments classiques.
Traditionnellement, le gouvernement compte sur la politique monétaire et fiscale pour sauver l’économie de la récession. Mais la solution de l’argent facile ne marche pas. Les taux d’intérêt sont déjà bas et la croissance monétaire élevée. Pourtant, le chômage augmente. Le déficit budgétaire est déjà énorme – record mondial – et ce n’est pas cela qui stimule l’économie. Des taux d’intérêt encore plus faibles et des déficits budgétaires encore plus élevés peuvent-ils redresser une économie qui s’est délocalisée, laissant derrière elle des consommateurs sans emploi couverts de dettes?

Le monde en a assez des dettes des Etats-Unis …

Les créanciers étrangers de l’Amérique se demandent ce que le gouvernement pourrait emprunter de plus? Un organe officiel du parti gouvernemental chinois a récemment appelé les pays d’Asie et d’Europe à «bannir le dollar de leur relations commerciales directes et de ne faire confiance qu’à leurs propres monnaies». «Pourquoi, s’interroge-t-on dans un autre article chinois, la Chine devrait-elle aider les Etats-Unis à s’endetter indéfiniment dans l’idée que le crédit national américain peut augmenter sans limite?»

… de leur arrogance, de leur mépris du droit, de leur hypocrisie

Le monde en a assez de l’hégémonie et de l’arrogance américaines. La réputation des Etats-Unis est ruinée: débâcle financière, déficits sans fin, Abu Ghraib, Guantanamo, prisons secrètes, torture, guerres illégales fondées sur des mensonges, violations de la souveraineté d’autres pays, du droit international et des Conventions de Genève, atteintes portées à l’habeas corpus et à la séparation des pouvoirs, Etat policier, ingérences constantes dans les affaires intérieures d’autres pays, hypocrisie sans bornes.
Le changement qui s’amorce sonne le glas de l’empire américain. L’Amérique n’a plus ni argent ni influence. Obama, «premier président noir des Etats-Unis», fera naître des espoirs et permettra à la comédie de continuer un certain temps, mais le «Nouveau siècle américain» a vécu.    •
(Traduction Horizons et débats)

1     La loi Glass-Steagall de 1933 établissait une
incompatibilité rigoureuse entre les métiers de
banque de dépôts et de banque d’affaires. Elle
interdisait à toute banque de dépôts de posséder une banque d’affaires ou d’acheter, de vendre ou de souscrire des titres financiers, domaine réservé aux banques d’affaires. A l’inverse, il était interdit aux banques d’affaires d’accepter les dépôts de simples clients, ce qui relève exclusivement des banques de dépôts. (ndt., d’après Richard Freeman)
2     Rapport de la Communauté du Renseignement (ndt.)
3     http://news.antiwar.com/2008/11/07/obama-hits-out-at-iran-closemouthed-on-tactics/

*    Paul Craig Roberts, ancien ministre adjoint des Finances du gouvernement Reagan, est économiste et journaliste (Wall Street Journal, National Review). Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont le dernier paru est intitulé The Tyranny of Good Intentions: How Prosecutors and Bureauocrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice (2000). Il publie régulièrement des articles sur les sites
www.antiwar.com et www.counterpunch.org.

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1282


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n°222- dossiers de l'Afghanistan - 6-12 : -fin- : Obama prend parti pour la suprématie militaire US.

n°222- dossiers de l'Afghanistan - 6-12 : -fin- : Obama prend parti pour la suprématie militaire US.


dossiers de l'Afghanistan               222 au 06-12                 


Sommaire : 

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion -fin-

4 3 Daphné BENOIT : Obama prend parti pour la suprématie militaire US.

4 4 Le Rapport Anti-empire : Obama, Mumbai.

4 5 Il faut savoir tenir les promesses que l’on n’a pas faites.


4 3 Daphné BENOIT : Obama prend parti pour la suprématie militaire US.

Le président élu Barack Obama s'est engagé lundi à investir et faire grandir les forces armées américaines pour qu'elles restent "les plus fortes sur la planète", un message ferme

Malgré son opposition au conflit en Irak, et au risque d'irriter les anti-guerre ayant soutenu sa candidature, le futur occupant de la Maison Blanche s'est montré déterminé à maintenir la suprématie militaire US, au cours d'une conférence de presse durant laquelle il a annoncé la reconduction de l'actuel secrétaire à la Défense, Robert Gates.

"Nous partageons tous la conviction qu'il faut que nous continuions à détenir les forces armées les plus fortes de la planète", et "nous continuerons à réaliser les investissements nécessaires pour renforcer nos forces armées et augmenter nos forces terrestres", a-t-il martelé, en ajoutant que son administration s'assurerait d'"avoir les moyens et la stratégie nécessaires pour vaincre Al-Qaïda et les talibans" en Afghanistan.

M. Obama compte ainsi poursuivre le projet de l'administration Bush d'augmenter les effectifs militaires américains de 100.000 hommes lors de la prochaine décennie, face à l'épuisement des forces armées - 1,4 million de militaires d'active - qui, mobilisées depuis sept ans en Afghanistan et en Irak, sont près d'atteindre les limites de leurs capacités.

Tout en réaffirmant sa volonté de retirer toutes les troupes de combat américaines d'Irak en 16 mois, le président élu semble avoir cherché à contrecarrer la réputation de "mous" des démocrates en matière de défense, selon les experts.

"Certains craignaient qu'Obama n'agisse en idéologue de gauche, c'est le portrait que tentait d'en dresser l'équipe de campagne de John McCain", son rival républicain lors de la présidentielle, a expliqué à l'AFP Steve Biddle, du Conseil en Affaires étrangères, un centre de réflexion indépendant.

Or, "en ces temps de guerre en Irak et en Afghanistan et de crise financière, la future administration cherche à montrer qu'elle va être pragmatique et s'appuyer sur l'expertise au détriment de l'idéologie" face aux innombrables défis sur la scène internationale, a-t-il commenté.

"Je crois que c'est le ton juste. Il doit gérer le fait que, comme l'évoquait le vice-président élu Joe Biden, certains pourraient vouloir le tester" dès le début de son mandat, "comme la Russie, la Corée du Nord ou les Iraniens", estime Michael O'Hanlon, expert en défense à la Brookings Institution.

Mais la hausse prévue des effectifs de l'armée américaine, couplée à la modernisation des équipements, "va coûter cher, au moins 50 milliards de dollars", prévient Lawrence Korb, expert militaire au Centre pour le progrès américain, un groupe de réflexion proche de l'équipe Obama.

En pleine crise économique, la prochaine administration va devoir procéder à des arbitrages, pronostique cet ancien sous-secrétaire à la Défense de l'ère Reagan, alors que la hausse du budget de défense, continue depuis sept ans -- avec plus de 10 milliards de dollars dépensés chaque mois en Irak -- est inéluctablement appelée à ralentir.

Dans ces conditions, juge-t-il, des projets onéreux pourraient en faire les frais, comme le bouclier antimissile américain, regardé avec scepticisme par l'équipe Obama, ou encore l'avion de combat F-22, conçu pendant les dernières années de guerre froide et qui a perdu de sa pertinence alors que le Pentagone fait face à des ‘insurrections’, et pas des conflits conventionnels, en Afghanistan et en Irak.

AFP


4 4 Le Rapport Anti-empire : Obama, Mumbai,

D’abord les élections, ensuite les questions.

Bon, commençons par le plus évident. Oui, ce fut un moment historique. J’ai moi-même retenu mes larmes plus d’une fois, même si je n’avais pas voté pour lui. J’ai voté pour Ralph Nader, pour la quatrième fois consécutive.

Au cours des huit dernières années, lorsque j’écoutais la radio, je m’arrangeais toujours pour me trouver à proximité de l’appareil pour pouvoir changer de station dés que l’autre énergumène ou un des ses disciples prenait la parole. Je ne suis pas un masochiste, je ne supporte pas les imbéciles et je m’impatiente facilement.

C’est triste à dire, mais je suis déjà en train d’éteindre la radio lorsque Obama s’exprime. Il ne dit rien ou alors pas assez, ou pas assez souvent. Rien que des platitudes, des clichés, des promesses sans consistance, « espoir et changement », pratiquement tout sans la moindre consistance, « changement et espoir », sans autre précision, taillés pour ne froisser personne. Quels sont les principes de cet homme ? Il ne remet jamais en question les fondements de l’empire. Il ne remet jamais en question les fondements de la « guerre contre le terrorisme ».

Je suis content qu’il ait gagné, pour deux raisons : John McCain et Sarah Palin. Et je n’aime pas du tout le fait que le système américain m’oblige à chercher un semblant de réconfort dans la victoire de quelqu’un qui est si éloigné de toutes les valeurs que je défends. Obama a été élu autant par ceux qui n’en pouvaient plus d’étouffer sous les néoconservateurs que par ceux qui croient vraiment en lui. C’est une forme de chantage – votez Obama sinon vous allez en reprendre encore pour un certain temps, il n’y a pas d’autre choix. Mais si vous vous réjouissez à l’idée d’être bientôt débarrassés de l’insupportable bigot George W. Bush, écoutez ceci : « Je crois que le Christ est mort pour mes pêchés et qu’Il est ma rédemption. C’est une source de soutien et d’inspiration quotidienne ». Ce sont là les paroles d’un certain Barack Obama. (1) Décidemment, les Etats-Unis produisent des fanatiques religieux comme le Japon fabrique des voitures. Prions pour que cela cesse.

Comme je l’ai déjà dit, si vous êtes de ceux qui aiment à penser qu’Obama professe une politique de centre-droite juste pour être élu et, une fois installé à la Maison Blanche, il oubliera tous ses mensonges et qu’on verrait alors émerger un Obama authentiquement progressiste, pacifique, respectueux du Droit international et des droits de l’homme… rappelez-vous qu’en tant que candidat au Sénat en 2004 il avait menacé de lancer des missiles contre l’Iran (2) et que le fait d’être finalement élu n’a réveillé aucun pacifiste qui aurait sommeillé en lui. Depuis, il n’a pas cessé de menacer l’Iran.

Le monde est dans un sale état. Inutile de s’étendre là-dessus.

Imaginez comme ce serait merveilleux, divinement merveilleux, d’avoir un président des Etats-Unis qui serait porteur de valeurs progressistes et de courage politique. Imaginez tout ce qu’il pourrait faire. Comme un retrait rapide et total de l’Irak, par exemple. Vous pouvez l’imaginer aussi bien que moi. Avec la popularité dont il bénéficie, Obama pourrait se permettre pratiquement n’importe quoi, mais le plus probable est qu’il ne prendra pas de risques. Ou, pour être plus précis, il continuera à être lui-même, à savoir un centriste convaincu.

Il n’est pas vraiment contre la guerre. Pas comme vous et moi le sommes. Au cours de ses quatre premières quatre années à la Maison Blanche, les Etats-Unis ne quitteront pas l’Irak. Je doute même qu’il l’autorise au cours d’un second mandat. A-t-il jamais clairement qualifié la guerre d’illégale ou d’immorale, de crime contre l’humanité ?

Pourquoi est-il si proche de Colin Powell ? Ignore-t-il le rôle méprisable joué par Powell dans cette guerre ? Nommer le Secrétaire à la Défense de George W. Bush, Robert Gates, un homme qu’on pourrait facilement poursuivre pour crimes de guerre ? Trouvera-t-il aussi une petite place pour Rumsfeld ? Et nommer un gouverneur de la Géorgie, Janet Napolitano, partisane de la guerre, pour diriger le département du « Homeland Security » ? Que dire du général James Jones, un commandant de l’OTAN, qui veut « gagner » la guerre in Irak et Afghanistan, qui a soutenu John McCain, et qui est nommé Conseiller à la Sécurité Nationale ? Jones siège aux conseils d’administration de Boeing Corporation et de Chevron Oil. Par quelle partie obscure de son âme Obama a-t-il été conseillé ?

Comme l’a récemment fait remarquer Chomsky, l’élection d’un indigène (Evo Morales) en Bolivie ou d’un progressiste (Jean-Bertrand Aristide) en Haïti ont été des événements d’une portée historique bien plus importante que l’élection de Barack Obama.

Obama n’est pas vraiment contre la torture non plus. Pas comme vous et moi le sommes. Personne ne sera puni pour avoir pratiqué ou ordonné la torture. Personne ne sera démis de ses fonctions pour motif de torture. Michael Ratner, président du Centre pour les Droits Constitutionnels, déclare que la mise en accusation des officiels de l’administration Bush sera nécessaire pour imposer des limites aux politiques futures. « La seule façon d’empêcher que cela ne se reproduise est de faire en sorte que les responsables des programmes de torture en paient le prix. Je ne vois pas comment nous pourrions retrouver notre statut moral si nous permettons à ceux qui sont directement impliqués dans les programmes de torture de s’en tirer à bon compte et d’aller couler des jours heureux. (3) »

Une fois président, Obama ne pourra plus se taire et devra agir s’il ne veut pas devenir complice des crimes de guerre de Bush et Cheney et devenir ainsi lui-même un criminel de guerre. Fermer Guantanamo ne signifiera rien si les prisonniers sont simplement transférés vers d’autres salles de torture. Si Obama s’oppose réellement à la torture, pourquoi ne déclare-t-il pas qu’après la fermeture de Guantanamo, les prisonniers seront jugés par des tribunaux civils aux Etats-Unis ou renvoyés vers des pays où ils ne risquent pas la torture ? Et d’affirmer tout simplement que son administration respectera scrupuleusement la Convention de 1984 contre la Torture et autres Traitements Cruelles, Inhumaines et Dégradantes, que les Etats-Unis ont signé, et qui stipule : « le terme « torture » désigne tout acte, douleur ou souffrance, physique ou mentale, exercé intentionnellement sur une personne dans le but d’extorquer des informations ou des aveux… infligé par, ou a l’instigation de, ou avec le consentement, ou l’accord d’un officiel ou de toute personne agissant dans un cadre officiel. » La Convention affirme que «  En aucun cas ne pourront être invoqués la guerre ou l’imminence d’une guerre, la stabilité politique interne ou tout autre urgence publique, pour justifier la torture. »

Mais au lieu de cela, Obama a désigné un ancien dirigeant de la CIA, John O. Brennan, comme conseiller dans les affaires du Renseignement et codirigeant de son équipe de transition. Brennan a qualifié la politique de « rendition » - le programme d’enlèvement et de torture mené sous les administrations Bush et Clinton – d’ « outil indispensable », et chanta les louanges des techniques d’interrogation de la CIA qui permettent d’obtenir des informations qui peuvent « sauver des vies ». (4)

Obama pourrait se révéler aussi décevant que Nelson Mandela, qui n’a pas vraiment fait grand-chose pour les masses en Afrique du Sud - tout en faisant cadeau de son pays aux forces multinationales de la globalisation. Je fais cette comparaison non pas parce que les deux hommes sont noirs, mais parce qu’ils ont tous les deux soulevé de grands espoirs dans leur pays et dans le monde.

Mandela fut libéré de prison parce que les dirigeants de l’Apartheid pensaient qu’il pouvait devenir président et pacifier la population noire qui s’agitait, tout en appliquant une politique centriste modérée et économiquement libérale qui ne remettrait pas en cause les privilèges des blancs. Ce n’est peut-être pas pour rien que, dans son autobiographie, il élude l’implication de la CIA dans sa capture en 1962 malgré un faisceau d’éléments convaincants. (5)

Il semblerait que Barack Obama ait fait la même impression sur l’élite blanche. Celle-ci l’a souvent choisi et aidé à récolter des fonds et lui a ouvert un véritable boulevard qui l’a mené - dans un espace de temps étonnamment court de quatre ans - d’un poste obscur de sénateur local à celui de président des Etats-Unis. Le soutien financier du monde des affaires pour nous vendre la « marque Obama » fut extraordinaire.

On pourrait peut-être faire aussi une comparaison avec Tony Blair. Les Conservateurs n’auraient jamais pu imposer la fin de la gratuité des études universitaires ni les guerres sans fin, mais le New Labour l’a fait. Les Républicains auraient eu beaucoup de mal à réinstaurer le service militaire (les US ont actuellement une armée composée de professionnels et non d’appelés – NDT), mais je vois bien Obama le faire, le tout accompagné d’un slogan très approprié, une variation de « Oui, nous pouvons ! ».

J’espère me tromper, sur son passé et sur son mandat de président. J’espère me tromper de beaucoup.

De nombreuses personnes appellent tous les progressistes à faire pression sur l’administration d’Obama pour faire sortir « le bon Obama », l’obliger à s’engager, à rendre des comptes. Les réformes audacieuses du New Deal de Roosevelt furent provoquées par de grandes grèves ouvrières et autres actions militantes peu de temps après la fin de l’état de grâce. C’est tout ce que je peux vous offrir. Que Dieu nous aide.

LE FUTUR TEL QUE L’AVONS CONNU N’EXISTE PLUS ET AUTRES PENSEES JOYEUSES.

La lecture des informations en provenance de Mumbai m’ont rendu aussi pessimiste qu’un dinosaure préoccupé par l’avenir de ses enfants.

Comment ont-ils pu faire ça ? Détruire toutes ces vies, de tous ces inconnus, des vacanciers qui prenaient du bon temps… Quelles peuvent-bien être leurs motivations ? Eh bien, ils connaissaient quelques unes de leurs victimes ; ils savaient qu’elles étaient indiennes, américaines ou britanniques, ou sionistes, ou tout autre genre d’infidèle ; ils n’ont donc pas tiré complètement au hasard. Cela nous aide-t-il à comprendre ? Cela peut-il soulager le Weltschmerz ?

Vous pouvez même vous en server : la prochaine fois que vous rencontrez quelqu’un qui défend la politique étrangère des Etats-Unis, quelqu’un qui insiste pour dire que Mumbai justifie les attaques rhétoriques et militaires de Washington contre l’Islam, vous pourriez lui rappeler que les Etats-Unis font régulièrement la même chose. Depuis sept ans en Afghanistan, et pratiquement six en Irak, et pour ne donner que les exemples les plus évidents : ils défoncent les portes et abattent des étrangers, des infidèles, ils traumatisent à vie des enfants, tirent des missiles sur des maisons habitées, bombardent des mariages, les uns derrière les autres, tuant 20, 30 ou 70 personnes, toutes des terroristes bien sûr, et souvent même de hauts dirigeants d’Al Qaeda, le numéro un ou le numéro deux, selon les jours. Autant d’actions qui ne relèvent donc pas du hasard. Les survivants disent que c’était un mariage, que leur frère ou leur neveu ou leur ami, la plupart des femmes et des enfants, sont morts. Les soldats US paient des gens pour savoir où se trouve le méchant untel ou untel. Et les soldats US croient ce qu’on leur dit alors ils larguent les bombes ! Cela vous trouble-t-il autant que Mumbai ?

Parfois, pour changer, les Etats-Unis bombardent la Syrie ou tuent des gens en Iran ou en Somalie, tous des méchants… « Selon les autorités syriennes, des troupes US héliportées ont effectué une mission à l’intérieur de la Syrie le long de la frontière Irakienne, tuant huit personnes, dont une femme. » nous informe la BBC (6). … « Selon de hauts officiels étatsuniens, depuis 2004 les militaires US ont eu carte blanche des plus hautes autorités pour mener pratiquement une douzaine d’attaques secrètes contre Al Qaeda et d’autres militants en Syrie, Pakistan et ailleurs… l’ordre secret accorde aux militaires le droit d’attaquer Al Qaeda n’importe où dans le monde, et aussi de mener des opérations dans des pays qui ne sont pas en guerre contre les Etats-Unis, » nous informe le New York Times. (7)

Ouf, tout ceci est donc juste et légale - puisque autorisé - et non l’œuvre d’une bande de malades mentaux en liberté. Mais peut-être que les terroristes à Mumbai avaient eux-aussi une autorisation signée par je ne sais quelle autorité, disant que leur action était juste et légale ? Ah, je me sens déjà mieux.(...)

Willam Blum

The Anti-Empire Report : www.killinghope.org

Willam Blum : Auteur de Les guerres scélérates : interventions de l’armée US et de la CIA depuis 1945

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7538#forum50931

5 décembre 2008

 

Traduction VD pour Le Grand Soir
http://www.legrandsoir.info

Notes

1. Washington Post, August 17, 2008

2. Chicago Tribune, September 25, 2004

3. Associated Press, November 17, 2008

4. New York Times, October 3, 2008

5. Nelson Mandela, Long Walk to Freedom (1994) p.278 ; William Blum, Rogue State, chapter 23, "How the CIA sent Nelson Mandela to prison for 28 years"

6. BBC, October 26, 2008

7. New York Times, November 9, 2008

 

COMMENTAIRES :


4 5 Il faut savoir tenir les promesses que l’on n’a pas faites.

La controverse générale est déjà bien engagée autour du président Obama, – alors que, comme chacun sait, il se trouve encore à sept semaines de son entrée en fonction, qu’il n’est encore que “the President-elect”. Il est vrai qu’Obama agit comme président d’ores et déjà, avec une promptitude extraordinaire, ce qui est à la fois célébré comme une des vertus extraordinaires de cet homme aux multiples vertus extraordinaires, – à la fois utilisé pour lancer contre lui des attaques déjà furieuses et presque venimeuses, et contre la tournure que prend sa présidence qui n’est-même-pas-encore-installée.

On a déjà signalé cette tendance mais elle ne fait que se confirmer et s’amplifier. Le paradoxe est double:

• D’une part, cette tendance grandit à mesure qu’Obama s’affirme, c’est-à-dire qu’elle est effectivement liée à l’affirmation de ses capacités, de ses qualités évidentes. Obama agit comme s’il était déjà président, débarrassant la scène politicienne washingtonienne de cet avorton-président qu’était (le passé est de rigueur) GW Bush. Soupir de soulagement général, montée de l’adrénaline admirative sans condition, – aussitôt bloquée par le constat: tout cet activisme puissant pour ça? — c’est-à-dire le retour au premier plan des ténors des années 1990, qui nous avaient préparés aux petits oignons la présidence Bush, en machinant une globalisation catastrophique, en lançant le “capitalisme sauvage” à travers le monde (rappelez-vous la Russie ravagée), en lançant Wall Street dans les étoiles, avec les bulles sans nombre, les patrons surpayés, les bonus douteux, l’argent qui n’existe pas, les oxyd assets, etc. Drôle de dilemme pour “the President-elect”. «Fifty days before President George W Bush packs his bags for Texas, Obama has already usurped much of his predecessor’s authority, écrivait le Sunday Times hier, 30 novembre. Yet in doing so he has exposed himself to early controversy that may seriously shorten the presidential honeymoon that most new incumbents enjoy. There are already stirrings of confusion and dismay among Democratic faithful perturbed by some of Obama’s early appointments.»

Plus loin, le même: «While Obama’s bold moves have been broadly welcomed, they have also posed headaches for Democratic activists who have been surprised by the caution and moderation reflected in some of Obama’s cabinet picks. “It’s very hard for even leaders of the left to poke holes, because many of their followers will say ‘give the guy a break - 29he hasn’t even been in the White house yet’,” said Steven Clemons, a liberal analyst at the New America Foundation. Clemons added: “We are in an Obama bubble now. And it’s tough to step out and be the first to deflate the bubble.”

»Trade union leaders who spent millions of dollars campaigning for Obama have nonetheless been shocked that nobody overtly sympathetic to the union movement has been appointed to the incoming economic team. Obama has not yet named a secretary of labour, which some activists interpreted as a worrying sign that bankers and employers have become higher priorities. “If we believe this election was about rebuilding the middle class and reclaiming the American Dream, the next secretary of labour should be somebody who is passionate about workers,” warned Anna Burger, who as secretary-treasurer of a big services union was a key Obama supporter during the election campaign.

»Obama’s eye-catching national security appointments have stunned many antiwar protesters who were convinced that Obama would stick to his pledges to close Guantanamo Bay and bring an early end to the war in Iraq. The Nation, a liberal Washington weekly, complained that the candidates for Obama’s national security team had been “drawn exclusively from conservative, centrist and pro-military circles without even a single one chosen to represent the antiwar wing of the Democratic party”. A coalition of liberal groups is planning to set up tents in January near Obama’s home in Hyde Park, Chicago, in the hope that their presence will “remind” the president-elect of his promises.

»While many Democrats hope that Obama will reassure them once he gets into office, Jodie Evans, a well-known activist, told the Politico website last week that the president-elect was already “violating the people’s mandate”. Nor have Democrats been encouraged by Republican applause for the president-elect’s appointments. Max Boot, a foreign policy adviser to Senator John McCain, said last week he had previously been sceptical of Obama’s “moderate posturing”, but had been “gob-smacked” by an Obama team that was “stunning in its moderation”. Boot added: “Most of these appointments could just as easily have come from a President McCain.”»

• En portant aussitôt son action contre la crise économique et sur la situation intérieure qui l’accompagne et qu’elle aggrave de plus en plus nettement, ce qui est parfaitement comprendre le sens de son élection et la pression de ses électeurs qui demandent que l’action intérieure prenne le pas sur l’accent mis jusqu’ici sur une folle politique extérieure, Obama s’expose exactement d’un même mouvement aux plus cruelles critiques. Il se trouve, ce qu’on savait depuis longtemps mais qui prend à la lumière de son activisme une tournure bien misérable, que l’essentiel de son équipe a une tournure Wall Street, souvent une tournure Goldman Sachs, dans tous les cas une tournure toute entière marquée par la patte et l’influence du maître d’œuvre de la politique financière de l’administration Clinton, qui prépara (bis retetitat) dans les années 1990, les catastrophiques années 2000 jusqu’à la catastrophe de 2008. On parle de Robert Rubin, âgé de 70 ans mais toujours actif, – devinez où? A la tête de Citigroup, nouveau symbole, avec le record battu de l’aide promise de Washington à une banque ($305 milliards), et donc le record de l’obscène entourloupette ainsi établi. D’où les exclamations feutrées mais sévères de l’Observer, hier

«As Barack Obama prepares to announce the appointment of Hillary Clinton as Secretary of State this week, the first notes of dissent over the President-elect's choices are being heard across America. The loudest complaints concern his economic team's ties to Citigroup, the banking behemoth that all but collapsed last weekend. In particular, criticisms are mounting over the role to be played by Robert Rubin, a director at Citigroup and President Clinton's former treasury secretary.

»Obama, who last week called for a massive stimulus package to prevent the US economy from 'falling into a deflationary spiral', has taken several protégés of 70-year-old Rubin as advisers, among them Timothy Geithner as treasury secretary, Lawrence Summers as senior White House economics adviser and Peter Orszag as budget director, even as Rubin himself has been defending his key role in deregulating the financial markets and steering Citigroup towards taking greater trading risks to expand its business and reap higher profits. […]

»But with criticism of Rubin and loyal 'Rubinistas' threatening Obama's Washington debut, there is increasing concern that the President-elect's emphasis on appointing Clinton-era officials - a shadow Clinton term, as it has been called – could backfire as the very people who undertook financial deregulation in the Nineties are now directed to re-regulate a decade later. “Where's the diversity on the economic team? It's not only all from the same small club, but from the club that brought us the deregulation that has a lot to do with the economic collapse,” said Robert Kuttner, the co-founder of the liberal-leaning American Prospect magazine.»

L’attaque la plus sévère, la plus lumineuse par l’analogie ainsi proposée, précisément sur cette équipe de lutte contre la crise économique, vient de Michael Hudson, dans CounterPunch le 26 novembre, sous le titre incendiaire de “The Neo-Yeltsin Administration?”… Alors que tout le monde attend un nouveau Gorbatchev, écrit Hudson, voilà que nous avons un nouvel Eltsine. Le rappel du rôle que joua dans la mise à sac de la Russie sous la présidence Eltsine la direction financière et économique des années Clinton, qu’on retrouve presque entièrement reconstituée dans l'équipe Obama, est particulièrement frappant.

«Instead, after resembling President Carter by running a brilliant presidential primary campaign to win the nomination (will a similarly disappointing administration be about to come?), Obama is looking more like Boris Yeltsin – a political umbrella for the kleptocrats to whom the public domain and decades of public wealth were given with no quid pro quo.

»Obama’s ties with the Yeltsin administration are as direct as could be. He has appointed as his economic advisors the same anti-labor, pro-financial team that brought the kleptocrats to power in Russia in the mid-1990s. His advisor Robert Rubin has managed to put his protégés in key Obama administration posts: Larry Summers, who as head of the World Bank forced privatization at give-away prices to kleptocrats; Geithner of the New York Fed; and a monetarist economist from Berkeley, as right-wing a university as Chicago. These are the protective guard-dogs of America’s vested interests.»

Tout le monde trompe tout le monde

Le cas est éclairant. Obama a déroulé au long d’une campagne septembre-octobre 2008 ennuyeuse à périr un programme modéré, tout en assurant les piliers financiers et économiques du capitalisme américaniste qu’il ferait tout ce qui serait en son pouvoir pour les renforcer. Le 25 septembre 2008, au “sommet” de la Maison-Blanche qui, à notre sens, vit sous la pression de la crise le véritable transmission du pouvoir entre un Bush aux abois et le futur président (McCain ou Obama, – mais déjà Obama presque assuré), Obama soutint à fond le “plan Paulson”. Ce “plan” était présenté comme une urgence pour, paraît-il, éviter le pire du fond de l’abîme, mais il n’en était pas moins un scandale obscène de plus en couvrant d’or les copains et les coquins de Wall Street. Obama le prit complètement à son compte, se faisant bien plus républicain que les républicains. Dans les jours qui suivirent, ce sont les démocrates, sous la pression impérative d’Obama, qui firent adopter le plan par le Congrès. Obama n’a pas caché son jeu. Pour le reste, la tactique d’Obama fut de constamment tenter de montrer qu’il avait la capacité de gouverner, qu’il avait plus d’expérience qu’on ne croyait, etc., c’est-à-dire promettre implicitement un gouvernement qui s’inscrirait absolument dans la continuité de l’habituel gouvernement de Washington, – GW excepté. (Ce qu’on lui reproche aujourd’hui vient d’une activité qui, depuis le 4 novembre, prouve qu’il agit aussi bien, sinon mieux qu’un homme d’expérience. Il tient donc cette promesse électorale-là, jugée si essentielle. C’est l’occasion de lui reprocher de ne pas tenir ses autres promesses électorales, celles qu'il n'a pas faites...)

“[U]ne campagne septembre-octobre 2008 ennuyeuse à périr”, écrivons-nous. Ce n’est pas une coquille. La campagne elle-même fut exactement cela. La tension extraordinaire monta autour de la campagne à cause de la crise catastrophique qu’on sait, qui engendrait angoisse profonde et panique; la “campagne ennuyeuse” et la tension de la crise semblèrent évoluer parallèlement, comme dans deux univers parallèles qui, selon Euclide lui-même, ne se rencontrent jamais; enfin, tant pis pour Euclide, la rencontre se fit; assez naturellement, sur la fin de la période, cette tension envahit la campagne “par l’extérieur”, un peu comme Gorbatchev avait fait vis-à-vis du système soviétique, enfin pour se substituer à la campagne pour sa signification, comme on fait un kidnapping.

La pression de la crise était telle qu’on ignora absolument les promesses réelles du candidat Obama, pour le charger de promesses supposées et en réalité fictives. Il fut proclamé “l’homme du changement” en référence aux vagues slogans des primaires (“Change we can believe in”, “Yes, we can”, – tout cela qui ne mange pas de pain mais qui fixa le climat des primaires). Cette exigence sémantique, sinon de pure communication dans l’interprétation qu’on eut d’Obama, pouvait, devait même signifier en l’occurrence: l’homme d’un changement peut-être révolutionnaire. Obama ne démentit pas cette ambiance extraordinaire, qui n’avait rien à voir avec ce qu’il disait sur le fond, qui le servait grandement dans les sondages, sauf sur la fin où il devint vraiment inquiet de toutes les obligations dont ces promesses qu’il ne faisait pas le chargeaient. Peut-être est-ce à ce moment, fin octobre, juste avant l’élection, qu’Obama s’aperçut du danger: on allait élire un homme, – lui, en l’occurrence, – au nom de promesses d'un changement considérable qu’il ne faisait pas. Ce fut sans doute fugitif car l’ivresse du 4 novembre balaya tout cela.

Depuis, la disparition de GW Bush de la vie politique et la pression de la crise ont conduit Obama à se manifester comme quasi-président, mais sans le pouvoir d’imposer les mesures nécessaires. Toute l’attention est orientée vers la constitution de son cabinet, avec la conséquence de commentaires de plus en plus négatifs dus aux personnalités dont la caractéristique n’est certes pas le “changement”. Pour le “changement”, s’il y a “changement”, il faudrait attendre l’entrée en fonction d’Obama et sa prise de pouvoir effective. Mais on n’attend pas.

En attendant, les questions des journalistes le pressent de se justifier de ne pas manifester le grand changement qu’il a promis et il se juge obligé de répondre, et il répond sur la défensive en créant des concepts paradoxaux (il explique qu’il fait appel à des hommes d’expérience éprouvée et chenue pour pouvoir mieux accoucher de “pensées nouvelles”, – “fresh thinking”). Curieusement, les questions des journalistes, autant que les réponses d’Obama sont déplacées puisqu’elles s’appuient sur l’idée qu’Obama a promis un changement révolutionnaire pendant la campagne, alors qu’il ne l’a pas fait.

…Mais la tension est tellement grande, la tension de la crise si forte, la tension au niveau du gouvernement après la période catastrophique qui se termine, que l’idée du “changement promis” (non-promis) devient une exigence inévitable, quelque chose que tout le monde tient pour acquis, – Obama a promis la changement, l’apportera-t-il? Lui-même s’interroge là-dessus, pour s’excuser que le changement ne soit pas an rendez-vous aussitôt, pour garantir qu’il sera là bientôt, dans la pensée autant que dans l’action politiques, et ainsi de suite. Lui-même accrédite la version des faits qui permet sa mise en accusation.

Obama est prisonnier d’une image de réformiste quasi-révolutionnaire qu’il a contribuée largement à forger à ses débuts, avant de l’abandonner prestement; qu’il n’a certainement pas combattue quand elle est ressortie comme le fait une génération spontanée, à cause de la crise financière, autour de la campagne électorale bien plus que dans cette campagne. (Le fait qu’il soit Africain-Américain, évidemment, a accentué cette image de l’“homme du changement” dans le monde de la communication où nous vivons, sans doute d’une façon très puissante. Le tableau est complet.) On dira qu’une image, on peut s’en débarrasser, ou bien s’en accommoder c’est selon. Ce n’est pas faux en temps normal. Mais nous ne sommes pas dans des temps normaux, comme Obama lui-même ne cesse de le dire; nous sommes dans des temps d’une crise extraordinairement grave, qui ne cesse de s’aggraver, surtout aux Etats-Unis même. L'inquiétude et bientôt la rancoeur de l’aile libérale du parti démocrate, qui a pesé de tout son poids pour le faire élire, sont déjà très fortes et ne cesseront de s’exacerber à mesure que la crise transformera l’enthousiasme éphémère du 4 novembre en une revendication amère et bientôt furieuse. La satisfaction visible des républicains devant les nominations du gouvernement Obama rajoute de l’huile sur le feu.

Le très brillant President-elect est déjà sur la défensive avant d’être président. On avait coutume de mettre en doute ses capacités de réforme parce qu’on le jugeait prisonnier de l’establishment. Mais il apparaît d’ores et déjà comme complice de l’establishment, sinon partie prenante. Qu’il le soit ou pas n’a qu’une importance minime en l’occurrence puisqu’on peut aisément comprendre qu’un président élu, dans le système tel qu’il l’est, l’est toujours plus ou moins. L’important est bien qu’il le paraisse d’une façon si visible, on dirait presque provocatrice, alors qu’il assoit plus que jamais sa popularité sur son image d’“homme de changement”. Cette situation fait qu’au contraire de s’en débarrasser, Obama, pour se défendre contre les risques de l’impopularité, va devoir de plus en plus protéger et renforcer cette image qui devient de plus en plus sa sauvegarde, – mais qui est aussi l’image de sa trahison supposée. La pression de la crise et les nouvelles malheureuses de la population US ne lui laisseront aucun répit à cet égard et vont aggraver la contradiction. La tension entre la réalité apparente de son pouvoir et les nécessités de son gouvernement face à la crise a toutes les chances de pendre, dès les débuts de sa présidence, des allures de crise personnelle.

Comment Obama dénouera-t-il cette crise?

La dénouera-t-il seulement?

Est-il prisonnier de l’establishment ou bien est-il prisonnier de la crise qu’il est en train de créer en paraissant complice de l’establishment?

Est-il habité de pensées secrètes qui pourraient le pousser à dénouer cette crise personnelle, en référence à la crise générale du pays, d’une façon radicale (“hypothèse Gorbatchev”)?

Quelle vitesse!

Nous voilà en train de parler de crise de la présidence Obama alors qu’il n’est pas encore en fonction. C’est qu’en vérité la crise de la présidence Obama a commencé le 15 septembre, lorsqu’a éclaté la crise financière.

01/12/2008 - Faits et commentaires



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06/12/2008

n° 221 - journal de l'Afghanistan - du 27-11 au 06-12- Début - Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.

n° 221 - journal de l'Afghanistan - du 27-11 au 06-12- Début - Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.


journal de l'Afghanistan n° 221 - du 27-11 au 06-12

  Par M.Lemaire                                                                                 



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Paroles & action des bientôt présidents...

Obama nomme Hillary Clinton secrétaire d'Etat, reconduit Gates au Pentagone

Lachlan CARMICHAEL : Obama nomme une équipe aussi ferme que pragmatique avec Clinton et Gates.

1 La résistance contre l'agresseur

Résistance :

Analyse & déclaration

Occupation de l'Afghanistan 

Analyse & déclaration

2-1 Sur le terrain

2 Occupation de l'Afghanistan 

Suite

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire

5L'Afghanistan en chiffre

Détails.

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6 1 Vidéo d'al-Zawahiri,

7 Brèves

7-1 De sommet en sommet, de Londres (G20) à Strasbourg (OTAN)

8 Dossiers

8-1 Robert Fisk : Débâcle afghane.

8-2 G. Dunkel : Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.

8-3 Guantanamo : Les dossiers

1 José Maria Aznar a été informé des vols secrets de la CIA dès 2002.

2 François Musseau : Les vols secrets de la CIA étaient connus autant par Zapatero que par Aznar.

Fin

7 Brèves

7-1 De sommet en sommet, de Londres (G20) à Strasbourg (OTAN)

8 Dossiers

8-1 Robert Fisk : Débâcle afghane.

8-2 G. Dunkel : Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.

8-3 Guantanamo : Les dossiers

1 José Maria Aznar a été informé des vols secrets de la CIA dès 2002.

2 François Musseau : Les vols secrets de la CIA étaient connus autant par Zapatero que par Aznar.



L'Afghanistan en chiffre du 27-11  au 06/12/08  

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 5

 2

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 46

 37

 

 

 

Peuple Afghan

 41

 6 + x

 



 

Paroles & action des bientôt présidents...

Obama nomme Hillary Clinton secrétaire d'Etat, reconduit Gates au Pentagone

Le président élu Barack Obama a confirmé lundi avoir choisi Hillary Clinton pour diriger la diplomatie de son administration et reconduit Robert Gates à la tête du Pentagone.

"La nomination d'Hillary est un signe aux amis et ennemis du sérieux de mon engagement à renouveler la diplomatie américaine et restaurer nos alliances", a déclaré M. Obama lors d'une conférence de presse à Chicago (Illinois, nord).

"Elle possède une intelligence extraordinaire et une fermeté, et une remarquable éthique de travail. Je suis fier qu'elle soit notre prochaine secrétaire d'Etat", a-t-il ajouté.

Après avoir été désignée secrétaire d'Etat, Mme Clinton a tout de suite affirmé souhaiter rétablir le rang des Etats-Unis comme "force positive de changement" dans le monde.

Son mari, l'ancien président américain Bill Clinton, a accepté de révéler les noms des donateurs de son organisation caritative et s'est engagé à la transparence sur ses futurs engagements et revenus afin d'éviter tout conflit d'intérêt.

M. Obama a reconduit à la tête du Pentagone l'actuel titulaire du poste Robert Gates alors que les troupes américaines sont engagées sur deux fronts, en Irak et Afghanistan. L'ancien directeur de la CIA, réputé pragmatique, est apprécié des deux camps politiques américains.

C'est la première fois qu'un secrétaire à la Défense est reconduit à son poste dans une administration d'un autre bord que la sienne.

M. Obama confiera à Robert Gates la mission de "finir la guerre en Irak de façon responsable" en transférant progressivement le contrôle aux Irakiens, a-t-il dit lundi.

En outre, le président élu s'est déclaré convaincu que les forces armées américaines doivent rester "les plus fortes sur la planète".

Par ailleurs, le futur occupant de la Maison Blanche a également annoncé la désignation de la gouverneur de l'Arizona (sud-ouest), Janet Napolitano, à la tête du département de la Sécurité intérieure.

Le général James Jones, un ancien commandant de l'Otan, sera nommé au poste de conseiller à la sécurité nationale.

Susan Rice, une proche conseillère de M. Obama en matière de politique étrangère, va être nommée ambassadrice à l'ONU.

Le poste de ministre de la Justice revient à Eric Holder, le premier noir a occuper cette fonction.

Des défis d'une ampleur inédite attendent la nouvelle administration Obama, le 20 janvier: crise économique, retrait des troupes américaines d'Irak, révision de la stratégie en Afghanistan, menace nucléaire iranienne, sans compter les tensions entre Pakistan et Inde, ravivées par les récents attentats meurtriers à Bombay.

M. Obama a affirmé lundi qu'il avait été tenu au courant de la situation en Inde pendant le week-end et que le FBI avait été envoyé dans la région.

"Moi-même et mon équipe derrière moi sommes absolument déterminés à éliminer la menace du terrorisme", a-t-il affirmé lundi en ajoutant que la diplomatie, et la politique devaient être utilisées en plus de la force militaire pour faire face au défi.

En déplacement en Grande-Bretagne, l'actuel secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a estimé lundi, avant même l'officialisation de la nomination d'Hillary Clinton, que celle-ci "apportera(it) énormément d'énergie, d'intelligence et de savoir-faire" à ce poste.

L'ancien président américain Bill Clinton s'est déclaré "fier" lundi de la nomination de son épouse Hillary, dans un communiqué.

La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a pour sa part, jugé "remarquable" l'équipe choisie par M. Obama. "Tous les membres de cette équipe ont une expérience immense, une grande intelligence, une forte capacité à diriger, et sont engagés pour un changement", écrit-elle dans un communiqué lundi.

01 12

 

Lachlan CARMICHAEL : Obama nomme une équipe aussi ferme que pragmatique avec Clinton et Gates.

Composée de membres prestigieux et déterminés, l'équipe en charge de la sécurité nationale présentée lundi par le président américain élu Barack Obama affiche un mélange de fermeté et de pragmatisme, selon les analystes.

M. Obama a pris un bon départ, estiment-ils, en nommant Hillary Clinton secrétaire d'Etat, le général James Jones conseiller à la sécurité nationale, Susan Rice ambassadrice à l'ONU et en conservant Robert Gates à son poste de secrétaire à la Défense.

Reste à savoir s'ils réussiront à former une véritable équipe et jusqu'à quel point ils se conformeront à la ligne fixée par Barack Obama en matière de politique étrangère, nuancent-ils.

"Sur le papier, ils ont toutes les qualités nécessaires: le pragmatisme, l'expérience, l'intelligence", estime Aaron David Miller, un ex-conseiller de plusieurs secrétaires d'Etat, tant républicains que démocrates.

On aura "un équilibre intelligent entre les limites de la puissance américaine et les avantages qu'elle procure", a-t-il expliqué à l'AFP.

Pour M. Miller, l'équipe Obama devrait abandonner l'idée du président George W. Bush de renverser les dictatures mais conserver la notion d'éventuelles actions militaires "préventives" pour défendre les intérêts américains.

Le nouveau gouvernement privilégiera, selon lui, une approche "soft" (douce) en utilisant l'économie, la diplomatie et la culture pour influencer le reste du monde en lieu et place de la force militaire. En outre, l'administration Obama sera, selon l'expert, disposée à engager avec les ennemis de Washington des "négociations fermes et pragmatiques".

Pendant sa campagne M. Obama a évoqué la possibilité d'un dialogue avec l'Iran, la Corée du Nord et Cuba.

Mais il a souligné lundi que son opposition connue à la guerre en Irak ne signifiait pas qu'il hésiterait à faire usage de la force si les intérêts américains étaient menacés.

"Pour garantir la prospérité aux Etats-Unis et la paix à l'étranger, nous partageons tous la conviction que nous devons conserver la plus puissante armée au monde", a-t-il dit.

M. Obama "n'est pas naïf et a compris qu'il faut exercer le pouvoir pour garder le monde en paix ou le stabiliser", a estimé George Perkovich, analyste de la Fondation Carnegie pour la paix internationale.

Les alliés européens des Etats-Unis, selon cet analyste, comptent sur Washington pour rester la puissance militaire dominante, tant qu'elle est utilisée intelligemment. "C'est une équipe impressionnante et ses membres sont des choix judicieux", a poursuivi M. Perkovich.

Tout comme M. Miller, il a particulièrement apprécié la décision de M. Obama de nommer le général Jones et de conserver au Pentagone Robert Gates, nommé en novembre 2006 par M. Bush pour remplacer Donald Rumsfeld, concepteur de l'impopulaire guerre en Irak.

Les analystes ont vangé le mélange d'expérience diplomatique et militaire du général Jones et l'approche novatrice de M. Gates en Irak et en Afghanistan.

Pour Michael O'Hanlon, analyste à la Brookings Institution, "c'est une équipe centriste" avec Gates et Jones penchant plus à droite, Clinton et Rice plus à gauche.

M. Miller a salué l'intelligence et la fermeté d'Hillary Clinton, tout en jugeant indispensable que l'ex-rivale de M. Obama aux primaires démocrates mène la politique décidée par la Maison Blanche et non la sienne, au risque sinon que des divergences soient exploitées par d'autres pays.

Joseph Cirincione, président du Ploughshares Fund, qui milite contre la prolifération nucléaire, a qualifié la future équipe Obama de "crédible, intelligente et expérimentée". Selon lui, elle s'entendra pour retirer les troupes américaines d'Irak, recentrer l'effort militaire sur l'Afghanistan, rétablir l'autorité morale des Etats-Unis et abandonner certains programmes d'armemement de haute technologie. Mais l'expert craint que M. Gates ne résiste au projet de Barack Obama de réduction des têtes nucléaires.

AFP Lachlan CARMICHAEL

02 12



2 Les forces en présence

Troupes d'occupation

Otan- Isaf

L'Otan veut des renforts en Afghanistan pour éviter l'impasse

L'Otan a besoin de plus de troupes en Afghanistan pour pouvoir tenir ses positions sur le terrain et éviter l'impasse dans son combat contre les rebelles taliban, déclare le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jaap de Hoop Scheffer

"Il est très clair que nous avons besoin de plus de forces en Afghanistan", a-t-il dit lors d'une conférence de presse en réponse à la question d'un journaliste lui demandant s'il s'attendait à des offres européennes de renforts après l'entrée en fonction du président élu américain Barack Obama le 20 janvier.

"La tactique de lutte contre l'insurrection classique (...) nécessite plus de forces en Afghanistan, tout simplement pour pouvoir tenir des positions territoriales et poursuivre la mission de développement et de reconstruction", a-t-il dit en marge d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Alliance à Bruxelles.

"Nous ne disposons pas de forces suffisantes pour faire que cela se matérialise aujourd'hui. Pour empêcher une situation d'impasse, où sans perdre nous ne gagnons pas, il nous faut plus de forces."

Barack Obama s'est engagé à dépêcher plus de troupes américaines en Afghanistan, où les Etats-Unis disposent déjà de plus de 30.000 soldats.

La décision d'envoyer plus de 20.000 soldats US en renfort devrait être l'une des premières décisions à prendre pour le futur commandant en chef.

Les Britanniques, qui ont environ 8.500 soldats dans ce pays, pressent également les autres pays à augmenter leur contribution.

REUTERS

03 12


Danemark

04 12

Le Danemark compte en Afghanistan quelque 700 soldats, stationnés pour la plupart dans la province méridionale d'Helmand en proie aux troubles.

AP


Japon

Le Japon met fin à son engagement militaire en Irak

Le Japon a annoncé le rapatriement de ses éléments aériens d'Irak, mettant ainsi fin à son engagement militaire dans ce pays.

"Le gouvernement a décidé de mettre fin à la mission de transport des forces aériennes d'auto-défense en Irak cette année, compte tenu du fait qu'elle a rempli son objectif", a déclaré dans un communiqué le Premier ministre Taro Aso.

L'engagement militaire japonais en Irak, qui avait débuté en 2004, a suscité des critiques dans les milieux pacifistes du pays.

L'attention se porte désormais sur la réponse qu'apportera le gouvernement japonais aux demandes insistantes venant, selon la presse de Tokyo, de Washington pour une implication japonaise plus importante en Afghanistan.

Selon les médias, les Etats-Unis ont demandé au Japon de fournir une aide dans le transport aérien en Afghanistan.

27 11

Reuters



Déclaration

Usa

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Le Pentagone veut améliorer ses compétences dans la guerre contre la résistance…

Le Pentagone a officialisé dans une directive l'importance stratégique qu'il donne à la "guerre irrégulière" l'opposant à des insurgés et des terroristes, au même plan que la "guerre conventionnelle" entre Etats.

Ce document, signé lundi par le vice-secrétaire à la Défense Gordon England, déclare que "la guerre irrégulière est stratégiquement aussi importante que la guerre traditionnelle", et affirme la nécessité d'"améliorer les compétences (du Pentagone) en matière de guerre irrégulière".

Ce type de conflit recouvre les activités de contre-terrorisme, de contre-insurrection ainsi que les "opérations de stabilité" dans des "pays fragiles", désormais définies comme une "mission-clé".

La directive préconise de "maintenir des capacités permettant au département de la Défense d'être aussi efficace en matière de guerre irrégulière qu'en matière de guerre conventionnelle".

Parmi les missions assignées dans cette directive de 12 pages, Washington doit notamment s'efforcer de renforcer les capacités militaires des pays partenaires, soutenir les nations menacées par des adversaires "irréguliers" ou encore "créer un environnement stable et sûr dans les Etats fragiles" afin d'empêcher la formation de sanctuaires extrémistes.

Cette directive formalise un changement déjà largement amorcé sur le terrain, à la lumière des leçons tirées depuis 2001 des conflits en Irak et en Afghanistan.

"Cela codifie les rôles et les responsabilités", a commenté un porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman.

Cette réorientation avait déjà été formulée à l'été 2008 dans un document officiel intitulé "Stratégie de la défense nationale".

"A l'avenir, gagner la guerre irrégulière contre les mouvements extrémistes et violents sera l'objectif central des Etats-Unis", soulignaient les auteurs de ce rapport.

Dans la revue Affaires Etrangères datée de janvier/février, M. Gates défend cette nouvelle stratégie, désapprouvée par certains militaires, qui s'inquiétent d'un déclin potentiel de la suprématie conventionnelle de l'armée américaine à l'heure de la montée en puissance militaire de pays comme la Chine ou la Russie.

"Nous ne devons pas nous focaliser sur la préparation à de futurs conflits conventionnels au point de négliger de fournir toutes les capacités nécessaires pour gagner le type de guerre mené actuellement par les Etats-Unis", écrit-il, en recommandant d'y consacrer un budget suffisant.

Un rapport du Commandement inter-forces américain sur les défis militaires des 25 prochaines années, publié jeudi, avertit également que les Etats-Unis devront sans doute faire face à un vaste spectre de conflits.

"D'ici les années 2030, les forces armées américaines se retrouveront presque certainement engagées au combat, soit dans un conflit régulier ou dans une série de guerres de contre-insurrection", estime ce rapport, qui suggère de se tenir prêt à combattre sur les deux fronts.

"Les difficultés d'entraînement à des menaces de type conventionnel et nucléaire ne doivent pas mettre au second plan la nécessaire préparation pour mener une guerre irrégulière, comme cela s'est produit après la guerre du Vietnam", période à laquelle les Etats-Unis ont arrêté de se préparer à la contre-insurrection pour privilégier une approche traditionnelle.

AFP

02 12

05 décembre
http://www.edicom.ch/fr/news/international/le-pentagone-officialise-l-importance-de-la-guerre-irreguliere_1188-5859989


Canada

Le NPD ne s'opposera pas à la guerre en Afghanistan pendant quelque temps

Le chef adjoint du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, a affirmé mercredi que la formation cesserait de s'opposer à la guerre menée par le Canada en Afghanistan tant qu'elle fera équipe avec les libéraux.

Il s'agit d'une concession significative pour un parti qui a été le porte-étendard du mouvement pour la paix au pays.

M. Mulcair, unique député néo-démocrate au Québec, a indiqué que "le NPD met de côté les divergences d'opinion qui ont toujours existé avec les libéraux au sujet de questions telles que l'Afghanistan".

"Parce que nous comprenons, dans l'intérêt de la population canadienne, le principe partagé par tout le monde d'agir au niveau économique et dans l'intérêt des familles canadiennes", a-t-il ajouté.

Afin de signer l'accord de coalition avec les libéraux, lundi, le leader du NPD, Jack Layton, a renoncé à la demande de son parti en faveur de l'annulation d'un projet de réduction de l'impôt sur les sociétés. Il n'a cependant pas fait mention de la guerre.

Questionnés quant à savoir si leur position sur l'Afghanistan avait changé, plusieurs députés néo-démocrates ont ri nerveusement et évité de se prononcer.

Des observateurs de la scène politique ont affirmé que le NPD, en quatrième place à l'échelle nationale, devait faire d'importants compromis pour maintenir la coalition en vie.

M. Mulcair a refusé de dire si le parti mettait également sur la glace sa promesse électorale d'un moratoire sur les projets d'exploitation des sables bitumineux en Alberta.

mercredi 3 déc,

Par Murray Brewster, La Presse Canadienne

 


France

26 11

Afghanistan: Paris n'est pas favorable à un calendrier de retrait

La France a indiqué mercredi qu'elle n'était pas favorable à la définition d'un "calendrier" pour les troupes étrangères d'Afghanistan demandée par le président Hamid Karzaï, lui préférant une stratégie de transfert progressif de la sécurité aux forces afghanes.

"Le sens de notre engagement est de rendre le plus tôt possible à l'Afghanistan la maîtrise de son destin en l'aidant notamment à recouvrer les moyens d'exercer pleinement ses responsabilités en matière de sécurité", a déclaré à la presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Eric Chevallier.

"Il nous paraît plus important aujourd'hui de veiller à maintenir cette dynamique que de définir à ce stade un calendrier global de retrait", a-t-il ajouté, interrogé sur les déclarations du président Karzaï.

Ces troupes n'ont toutefois "pas vocation à rester indéfiniment en Afghanistan", a poursuivi le porte-parole, en soulignant que la solution dans ce pays "n'est pas uniquement militaire".

Le président afghan a demandé mardi à la communauté internationale un "calendrier" précis "sur la durée" de son intervention militaire dans son pays, faute de quoi il serait contraint de négocier avec les talibans.

Sur ce dernier point, M. Chevallier a déclaré que "le dialogue de paix inter-afghan et les efforts menés en vue d'une réconciliation nationale relevaient de la responsabilité des autorités afghanes".

"Comme les autorités afghanes, nous considérons que les groupes ou individus susceptibles de rallier le cadre légal doivent reconnaître la Constitution afghane, déposer les armes et renoncer à tout lien avec le terrorisme international", a-t-il déclaré, écartant implicitement l'idée d'un dialogue avec les éléments les plus extrémistes.

Environ 70.000 soldats étrangers, dont quelque 2.800 Français, sont présents en Afghanistan au sein de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain.



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n° 221 - journal de l'Afghanistan - du 27-11 au 06-12- Suite - Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.

n° 221 - journal de l'Afghanistan - du 27-11 au 06-12- Suite - Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.


journal de l'Afghanistan n° 221 - du 27-11 au 06-12

  Par M.Lemaire                                                                                 




Sommaire.

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire

5L'Afghanistan en chiffre

Détails.

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6 1 Vidéo d'al-Zawahiri,


3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Les grandes manœuvres

Kandahar sans gouverneur

Le nouveau gouverneur de la province de Kandahar, Rahmatullah Raufi, affirme avoir été démis de ses fonctions moins de quatre mois après avoir été nommé à ce poste par le gouvernement du président Hamid Karzaï.

Dans une entrevue accordée à l'AFP, il a directement mis en cause le frère du président, Ahmad Wali Karzaï, qui dirige le conseil de la province de Kandahar. « Ahmad Wali Karzaï n'a cessé d'interférer dans les affaires de la province et, comme je me suis opposé à lui, j'ai été viré », a déclaré l'ancien général de l'armée afghane. M. Raufi dit avoir été prévenu par un coup de téléphone de Ghulam Jailani Popal, responsable des nominations des gouverneurs.

L'information n'a été confirmée ni par le bureau du président Karzaï, qui effectue en ce moment une visite en Turquie, ni par Ahmad Wali Karzaï. Rejoint par le Globe and Mail, ce dernier a dit ne rien savoir des rumeurs selon lesquelles M. Raufi a été congédié. « Honnêtement, je ne sais pas ce qui se passe », a-t-il déclaré.

Le gouverneur de la province de Kandahar est un allié important des 2500 soldats canadiens actuellement déployés sur le territoire pour combattre les talibans. Le printemps dernier, l'ancien ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier, s'était d'ailleurs plaint publiquement de l'inefficacité du prédécesseur de M. Raufi, Asadullah Khalid.

L'affaire avait créé un incident diplomatique, M. Bernier ayant été accusé de s'être immiscé dans les affaires intérieures afghanes. Asadullah Khalid a éventuellement été limogé en août. Il a été remplacé par M. Raufi, qui commandait jusque-là les troupes afghanes dans la province de Kandahar.

Les responsables canadiens semblent avoir retenu la leçon. Rejoint par la Presse canadienne, un porte-parole du brigadier général Denis Thompson, qui commande les Forces armées canadiennes en Afghanistan, a refusé de commenter le congédiement du gouverneur Raufi.

L'ambassadeur canadien en Afghanistan, Ron Hoffman, a pour sa part publié une déclaration dans laquelle il se borne à dire que les nominations relèvent du gouvernement afghan et que le Canada continuera de travailler avec quiconque est mis en place par le gouvernement Karzaï.

AFP

jeudi 4 déc,



b) USA

02 12

Le sénateur républicain Saxby Chambliss a été réélu mardi dans l'Etat américain de Géorgie, a annoncé la chaîne d'information CNN.

Cette victoire prive le Parti démocrate d'une chance d'obtenir une "super majorité" de 60 sièges au Sénat, qui lui aurait permis de voter des lois sans craindre de manoeuvres dilatoires des républicains.

Chambliss, élu pour la première fois à ce poste en 2002, a battu le candidat démocrate Jim Martin. Le scrutin avait pris une dimension nationale, les démocrates et leurs alliés indépendants détenant 58 des 100 sièges au Sénat depuis l'élection du 4 novembre.

Le sénateur sortant avait ce jour-là remporté le plus grand nombre de voix, mais n'avait pas atteint le seuil de 50% requis par la loi de Géorgie.

Des personnalités politiques de niveau national avaient mené campagne pour le second tour. L'ancien président Bill Clinton était venu soutenir Martin, tandis que Chambliss avait reçu l'appui de Sarah Palin, ex-colistière du candidat républicain à la présidentielle John McCain.

Un siège de sénateur doit encore être attribué dans le Minnesota, où le résultat très serré le 4 novembre a rendu nécessaire un nouveau décompte.

Reuters



4 Lutte pour la libération du territoire

 

Pertes déclarée des occupants.

04 12

Deux soldats danois ont été tués jeudi dans une attaque dans le sud de l'Afghanistan, selon le commandement opérationnel de l'armée danoise.

Le commandement a précisé qu'une patrouille composée de militaires danois et britanniques avait été la cible d'une attaque dans le district méridional de Gereshk.

Un soldat danois a été mortellement blessé quand son véhicule a été touché par une bombe, a expliqué l'armée en ajoutant que la patrouille avait essuyé des coups de feu peu après.

D'après l'armée, un deuxième soldat a été tué dans une autre explosion lorsque les militaires danois et britanniques se sont portés au secours de leur collègue blessé.

Dix-huit soldats danois ont officiellement été tués en Afghanistan depuis que leur pays a rejoint la coalition emmenée par les Etats-Unis en 2002.

AP

05 12

Trois soldats canadiens sont morts vendredi en Afghanistan, ce qui porte le bilan total à 100 morts depuis le début du déploiement dans ce pays, en 2002.

Les soldats patrouillaient le district d'Arghandab, à l'ouest de la ville de Kandahar, à bord d'un véhicule blindé lorsqu'ils ont touché un dispositif explosif artisanal.

Le caporal Mark Robert McLaren, le soldat Demetrios Diplaros et l'adjudant Robert John Wilson ont été tués dans l'explosion.

Les trois étaient membres du Premier Bataillon du Régiment royal canadien, basé à Petawawa, en Ontario et faisaient parti de l'Équipe de liaison et de mentorat opérationnel à Kandahar, a affirmé le Brigadier-général et commandant du contingent canadien en Afghanistan, Denis Thompson.

La Presse Canadienne

05 12

Dans un incident séparé, deux autres soldats canadiens ont été blessés, dont un sérieusement, dans une explosion survenue alors qu'ils effectuaient une patrouille à pied dans le dangereux quartier de Zhari, également à l'ouest de Kandahar, environ une heure avant l'attaque contre le blindé.

La Presse Canadienne


Pertes armée  locale

27 11

Les résistants ont tendu une embuscade à des soldats afghans dans le nord-ouest de l'Afghanistan, tuant 13 militaires et en capturant 16 autres, a annoncé vendredi Abdul Ghani Sabri, vice-gouverneur de la province de Bala Murghab.

Il a précisé qu'un groupe de résistants avait attaqué un convoi de la police et de l'armée afghanes dans le village d'Akazai, déclenchant des combats qui ont duré plusieurs heures.

AP

27 11

Des soldats britanniques de la force de l'Otan ont annoncé qu'ils avaient tiré samedi en état de légitime défense sur un véhicule qui s'approchait trop près d'un convoi, tuant un policier afghan.

AFP



Détails

Kaboul

27 11

Explosion devant l'ambassade des Etats-Unis, qui a tué quatre collaborateurs civils et fait une vingtaine de blessés.

AFP

30 11

Une attaque kamikaze a tué trois civils et en a blessé six, selon un bilan fourni par la présidence afghane.

Le kamikaze, à pied, s'est fait exploser au passage d'un véhicule de l'ambassade d'Allemagne.

A Berlin, le ministère des Affaires étrangères a confirmé que l'attaque visait une voiture de son ambassade. "Le seul occupant du véhicule, un employé afghan de l'ambassade, a été blessé" dans l'attentat, a déclaré un porte-parole du ministère.

AFP

02 12

"Un piéton s'est approché d'un véhicule de police et s'est fait exploser.

Deux policiers ont été tués.On dénombre parmi les blessés 2 policiers", a-t-il indiqué.

AFP


Province de Badghis (nord-ouest),

28 11

14 soldats ou policiers afghans sont portés disparus depuis jeudi dans la province de Badghis (nord-ouest), après l'attaque d'un convoi de 70 camions transportant de la logistique, selon l'armée afghane.

Douze policiers et soldats ont été tués dans cette embuscade, a-t-elle ajouté. "Ils sont prisonniers des résistants", a précisé à l'AFP un commandant de l'armée dans la région, le général Fazal Ahmad Saïar.

AFP


Province de Helmand dans le sud de l'Afghanistan,

29 11

33 résistants ont été tués dans des combats contre la coalition internationale et l'armée afghane dans la province de Helmand, assure la coalition dans un communiqué.

Selon cette dernière, une patrouille conjointe de soldats étrangers et afghans, tombée dans une embuscade à environ 150 km à l'ouest de Kandahar, a riposté, d'abord avec des armes légères puis à l'aide d'un soutien aérien,

Les bilans livrés par les forces étrangères ou afghanes d'un côté, les talibans de l'autre, ne peuvent jamais être vérifiés de sources indépendantes.

AFP


Province de Herat

04 12

Hafizulla un ancien commandant, proche du gouvernement, a été grièvement blessé dans une embuscade tendue mercredi à Herat, la grande ville de l'ouest de l'Afghanistan, au cours de laquelle deux de ses gardes du corps ont été tués, a annoncé le porte-parole de la police pour l'ouest du pays, Abdul Rauf Ahmadi.

AFP


Province de Kandahar

27 11

Un employé afghan de la compagnie de sécurité USPI a été tué par l'explosion d'une bombe télécommandée, selon le porte-parole du gouvernement provincial, Zalmay Ayoubi.

AFP


Province de Kost

04 12

Au moins cinq policiers ont été tués jeudi dans une double attaque kamikaze contre deux bâtiments de la police anti-drogue et du renseignement, dans l'est de l'Afghanistan, a-t-on appris de source officielle.

La première attaque a pris pour cible les locaux de la brigade anti-drogue dans la ville de Khost, capitale de la province du même nom, près de la frontière avec le Pakistan, a déclaré à l'AFP le vice-gouverneur de la province, Tahir Khan Sabari.

"Une voiture conduite par un homme en uniforme de l'armée afghane a tenté de forcer le passage et les policiers en faction devant le bâtiment ont ouvert le feu, provoquant l'explosion du véhicule, qui a tué trois policiers et a blessé sept personnes, dont trois passants", a-t-il raconté.

Une autre attaque a visé, au même moment, les locaux tout proches du Département national de la sécurité (NDS), les services de renseignement afghans.

"Deux employés du NDS ont péri dans l'explosion et trois autres ont été blessés. Trois à quatre résistants revêtus d'uniformes de l'armée afghane ont pénétré dans le bâtiment qui a été encerclé par les forces de sécurité", a déclaré le vice-gouverneur.

Selon Reuters, au moins deux policiers sont morts dans l'attaque, mais l'AFP parle plutôt de 5 morts, dont 2 policiers et 3 employés des services de renseignements, et 10  collaborateurs civils blessés.

"La situation reste confuse", a-t-il ajouté.

 

Un porte-parole de la résistance a précisé que 3 kamikazes y avaient été impliqués, et que le directeur adjoint des services de renseignements était spécifiquement visé.

AFP


Province orientale de Nangarhar.

27 11

Selon la mission des Nations Unies, un de ses employés travaillant pour son programme de réfugiés a été tué par des inconnus mercredi dans la province.

AFP


Province de Paktia (est),

27 11

Un résistant présumé a été tué et dix arrêtés dans la province de Paktia (est), a ajouté la coalition, dont les informations n'ont pas été confirmées de source indépendante.

AFP



5-1 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 :  "Force combinée 82 "


 

Civils tués                                                             :   12.558 (Voir Dufour-n°196)

Civils blessés                                                     : ? +  2.480 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                               : ?  +  7.202

Résistant blessés                                               :?  +  1.647  (chiffres trop bas)

Résistances arrêtés :                                           : 23.000 prisonniers


Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1.435

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?   + 13.545

Suicides                                                           : ?  plus de 1500 tentatives   150.000 souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure

 

CIA tués :                                                         :          4


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 4.862

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 4.541 (chiffre trop bas)


Collabo   tués                                                      :   1.352

Collabo   blessés                                               :?  +904  (chiffre trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ?  +   3 



Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net. 


6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

6 1 Vidéo d'al-Zawahiri,

Le numéro deux d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, s'en prend au gouvernement d'Afghanistan, dans une vidéo obtenue par SITE, (un centre US) .

Il y affirme que les Etats-Unis sont "condamnés à l'échec en Afghanistan et dans les régions tribales du Pakistan".

"Zawahiri perçoit la tentative du président afghan Hamid Karzaï de négocier avec les talibans comme un signe de la faiblesse du gouvernement", écrit SITE dans un communiqué.

"Les chiens d'Afghanistan doivent maintenant se rassasier de la chair des Américains", selon la retranscription en anglais de propos de Zawahiri réalisée par SITE.

A propos du Pakistan, Zawahiri estime que le gouvernement a été affaibli mais reste une marionnette des Américains.".

 (AFP / 28 novembre 2008)

 

29 11

Deux journalistes afghans qui avaient été kidnappés il y a trois jours ont été libérés samedi soir par leurs ravisseurs, a-t-on appris dimanche de sources officielles.

Il s'agit de Dawa Khan Menapal, de Radio Free Europe/Radio Liberty, et d'Aziz Popal, qui travaillait pour une chaîne de télévision locales à Kandahar, selon le gouverneur adjoint de la province de Zabul, Gulab Shah Alikheil.

Le haut conseil des résistants a ordonné leur libération sans conditions en raison de leur qualité de journalistes, a déclaré un porte-parole de la milice islamiste Qari Yousef Ahmadi.

AP



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n° 221 - journal de l'Afghanistan - du 27-11 au 06-12- Fin - Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.

n° 221 - journal de l'Afghanistan - du 27-11 au 06-12- Fin - Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.


journal de l'Afghanistan n° 221 - du 27-11 au 06-12

  Par M.Lemaire                                                                                 




Sommaire.

7 Brèves

7-1 De sommet en sommet, de Londres (G20) à Strasbourg (OTAN)

8 Dossiers

8-1 Robert Fisk : Débâcle afghane.

8-2 G. Dunkel : Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.

8-3 Guantanamo : Les dossiers

1 José Maria Aznar a été informé des vols secrets de la CIA dès 2002.

2 François Musseau : Les vols secrets de la CIA étaient connus autant par Zapatero que par Aznar.

 



7 Les Brèves

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 De sommet en sommet, de Londres (G20) à Strasbourg (OTAN)

Il se chuchote avec de plus en plus d’insistance que la date du 2 avril 2009 serait retenue pour le prochain sommet du G20 de crise à Londres, dont le principe a été décidé au premier sommet de crise du G20 à Washington le 15 novembre. Stupeur et inquiétude dans ce cas, dans les milieux atlantistes et de la défense, notamment à Bruxelles où se trouve le siège de l’OTAN: le 3 avril 2009 se tient le sommet de Strasbourg des chefs d’Etat et de gouvernement de l’OTAN, pour le soixantième anniversaire de l’Alliance. «Si c’est le cas, observe une source dans ces milieux de défense à Bruxelles, c’est une catastrophe médiatique pour Strasbourg, toute l’attention sera retenue par Londres. Mais ce n'est pas tout...»

Plus encore que l’aspect médiatique, il y a l’interprétation politique de l’adoption d’une telle date pour Londres. L’argument pour ce choix concernerait surtout les Américains (Obama & compagnie), et il serait pratique, mais déjà avec une signification politique: on ferait ainsi un seul déplacement et, semble-t-il, le plus rapide possible, – crise économique aux USA oblige. Une telle coïncidence de date, dans de telles conditions où l’on “groupe” les grandes occasions avec l’OTAN en queue de liste, indiquerait combien on tient le sommet de l’OTAN en assez piètre estime, comme d’une importance assez moyenne; combien, par conséquent, on tiendrait le sort de l’OTAN comme une question assez accessoire…

Le “sort de l’OTAN”? En effet, les mêmes sources observent que ce sommet de Strasbourg devait être à l’origine une grande fiesta médiatique destinée à redonner des couleurs à l’Alliance. Si l'événement essentiel tourne à l’événement accessoire, les couleurs en seront d’autant moins rehaussées. Pourtant, l’OTAN en a bien besoin, de couleurs rehaussées. Le climat au sein de l’Alliance est absolument délétère, avec ces questions empoisonnées du système anti-missiles (BMDE) et de l’élargissement actuellement en suspens, déjà largement compromises par la nouvelle attitude de la Russie et le regroupement de plus en plus général pour accepter cette attitude; avec l’attitude à venir de l’administration Obama, qu’on devine, de plus en plus, surtout pressée d’accentuer une “détente” avec la Russie, ce qui se ferait au détriment de l’OTAN, imprudemment montée aux extrêmes dans ces affaires, – comme si les copains et les coquins de l’administration Bush et consort étaient là pour l’éternité. (Avec, comme amère cerise sur la gâteau, la situation en Afghanistan, où les Américains se passeraient bien de l'OTAN.)

Si toutes ces choses (la date du 2 avril pour le G20 et les effets politiques envisagés) se confirment, comment doit-on envisager le retour de la France dans une telle OTAN dévaluée, voire menacée? L’affaire prend une tout autre tournure. Certains voient alors dans ce retour une évolution pour placer la France en meilleure posture au sein d’une Organisation aux abois, qui pourrait voir en son sein se développer des discussions pour des restructurations radicales, ressemblant à quelque chose qui s’apparenterait à une liquidation en douceur. La France serait là, littéralement, pour avoir son mot à dire et sa part dans le processus de restructuration et les restes de l’OTAN dont il faudrait déterminer quoi faire. Effectivement, à Bruxelles, aujourd’hui, c’est cette sorte de réflexion qu’on entend sur l’évolution de cette grande organisation dont on nous a si longtemps et souvent dit qu'elle pérennisait les “valeurs” occidentales et transatlantiques. Les temps changent.

26/11/2008 - Bloc-Notes



8 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8-1 Robert Fisk : Débâcle afghane.

Fisk, de retour d’Afghanistan, décrit la réalité d’un pays bien loin de l’image qu’en donnent les gouvernements occidentaux, qui continuent d’affirmer contre toute vraisemblance - et contre toute raison - que la « victoire » est proche. Les talibans sont à 20 Km de Kaboul et règnent en maître à Kandahar, nous dit l’envoyé spécial de The Independent. « La communauté internationale doit cesser de se mentir et se livrer à une réflexion fondamentale qui aurait dû être menée voilà quatre ou cinq ans, » avertit l’un des témoins qu’il a rencontré. Quand donc les politiques se mettront-ils à faire leur métier, c’est à dire se préoccuper du destin de la nation ? Faudra-t-il que les talibans viennent porter la guerre sur le sol français pour que cette désastreuse entreprise néocoloniale sans issue soit enfin remise en cause ?

L’effondrement de l’Afghanistan est plus proche qu’on ne le pense. Kandahar est aux mains des talibans - à l’exception d’un kilomètre carré au coeur de la ville - et les premiers postes de contrôle des Talibans sont à peine à 20 kilomètres de Kaboul. Le gouvernement profondément corrompu d’Hamid Karzai est presque aussi impuissant que n’est l’est le gouvernement irakien de la « zone verte » de Bagdad. Désormais les chauffeurs de camion afghans détiennent des permis de circuler délivrés par les Taliban, qui ont également leurs propres tribunaux dans des zones reculées du pays.

La Croix-Rouge a déjà averti que les opérations humanitaires sont considérablement réduites dans des régions de plus en plus vastes de l’Afghanistan, et plus de 4000 personnes, dont au moins un tiers de civils, ont été tués au cours des 11 derniers mois, ainsi que des dizaines de soldats de l’OTAN et de 30 travailleurs humanitaires. Les Talibans, tout comme le gouvernement de M. Karzai, exécutent leurs prisonniers en nombre toujours plus grand. Les autorités afghanes ont pendu ce mois-ci cinq hommes pour meurtre, enlèvement ou viol - un prisonnier, qui est un parent éloigné de M. Karzai a vu sa peine commuée, comme c’était prévisible - et plus de 100 autres sont actuellement à Kaboul dans le couloir de la mort.

Cela n’est pas l’Afghanistan démocratique, pacifique, reconstruit, soucieux d’ « égalité entre les sexes » que le monde avait promis de créer après la chute des Talibans en 2001. En dehors de la capitale et de l’extrême nord du pays, presque chaque femme est couverte d’une burkha, tandis que des combattants viennent maintenant rejoindre les rangs des Talibans depuis le Cachemire, l’Ouzbékistan, la Tchétchénie et même la Turquie. On estime que plus de 300 combattants turcs sont désormais présent en Afghanistan, beaucoup d’entre eux détenant un passeport européen.

« Je ne connais personne qui veuille voir le retour des talibans au pouvoir, » déclare un homme d’affaires de Kaboul - qui a conservé un anonymat aujourd’hui plus souvent demandé que ce n’était le cas avant 2001 - « mais les gens détestent le gouvernement et le parlement qui ne se soucient pas de leur sécurité. Le gouvernement est inutile. Compte tenu du nombre de personnes déplacées et réfugiées qui se déversent à Kaboul en provenance de la campagne, il existe un chômage de masse - mais bien sûr, il n’existe pas de statistiques. »

« Le ‘marché libre’ a mené beaucoup d’entre nous à la catastrophe financière. L’Afghanistan est un champ de bataille pour l’idéologie, l’opium et la corruption politique. Maintenant on a toutes sortes d’entreprises qui ont des contrats avec des organisations comme l’USAID. Tout d’abord, elles prélèvent 30 à 50% pour leurs propre compte, puis sous-traitent et sous sous-traitent à d’autres entreprises et il ne reste seulement que 10% du montant initial pour les Afghans eux-mêmes. »

Les Afghans travaillant pour des associations caritatives et l’ONU confient à leurs employeurs qu’ils sont soumis à une pression croissante pour donner des informations aux Talibans et pour leur offrir l’hébergement. Dans les campagnes, les agriculteurs vivent dans la peur des deux côtés dans cette guerre. Un très haut fonctionnaire des ONG à Kaboul - encore une fois, l’anonymat a été demandé - déclare qu’à la fois les Talibans et la police menacent régulièrement les villageois. « Un groupe de 15 ou 16 Talibans frappe la nuit à la porte d’un chef de village, disant qu’ils ont besoin de nourriture et de logement. Et le chef dit aux villageois de leur donner de la nourriture et de les laisser s’installer dans la mosquée. Ensuite, la police ou l’armée arrivent dans la journée et accusent les villageois de collusion avec les Talibans, arrêtent des innocents et menacent de suspendre l’aide humanitaire. Ensuite, il y a le danger que le village soit pris sous un raid aérien Américain. »

Dans la ville de Ghazni, les Talibans ont ordonné que tous les téléphones portables soient éteints de 17 heures jusqu’à 6 heures du matin de peur que des espions puissent les utiliser pour informer sur les positions de la guérilla. La guerre du téléphone mobile pourrait être gagnée par le gouvernement. Avec l’aide des américains, le ministère de l’Intérieur peut désormais suivre et localiser les appels. Une fois de plus, les Américains parlent de former des « milices tribales » pour lutter contre les Talibans, tout comme ils l’ont fait en Irak et comme les autorités pakistanaises ont essayé de le faire dans les provinces de la Frontière du Nord-Ouest. Mais ces force tribales ont été corrompues dans les années quatre-vingt par les Russes et lorsque ce système été remis sur pied il y a deux ans de cela, sous l’appellation de Force de police auxiliaire, cela a été un fiasco. Les policiers auxiliaires nouvellement formés ont cessé de se présenter sur leur lieu de travail, volé des armes et se sont transformés en milices privées.

« Maintenant, à chaque fois qu’un nouvel ambassadeur occidental arrive à Kaboul, il agite à nouveau ces idées », déclare un autre responsable d’ONG, proche du désespoir. « Ah, disent-ils essayons ces milices locales, quelle excellente idée. » Mais cela ne résoudra pas le problème. Le pays est en proie au brigandage, ainsi qu’à la cruauté des Taliban et des raids aériens, que les Afghans jugent tellement scandaleux. La communauté internationale doit cesser de se mentir et se livrer à une réflexion fondamentale qui aurait dû être menée voilà quatre ou cinq ans. »

Ce que cela signifie, pour les Occidentaux qui ont passé des années à Kaboul, est simple. Est-ce vraiment l’ardente ambition des Afghans que d’installer la « démocratie » ? Un État fédéral fort est-il possible en Afghanistan ? La communauté internationale est-elle prête à s’en prendre aux seigneurs de la guerre et aux barons de la drogue qui occupent des postes dans le gouvernement de M.Karzai ? Et, plus important encore, la reconstruction permet-elle vraiment de « sécuriser le pays » ? Le vieil adage usé des américains qui dit que « lorsque s’arrête la route, débute le pouvoir des Talibans » est faux. Les Talibans tiennent des postes de contrôle sur ces routes nouvellement construites.

Le ministre afghan de la Défense a 65000 soldats sous son improbable commandement mais il en aurait besoin de 500 000 pour contrôler l’Afghanistan. Les Soviétiques n’ont pas réussi à maîtriser le pays, même lorsqu’ils avaient 100 000 hommes sur le terrain, et 150 000 soldats afghans à l’appui. Et au moment où Barack Obama se prépare à envoyer un autre contingent de 7000 soldats américains dans la fosse Afghane, les Espagnols et les Italiens parlent de se retirer, tandis que les Norvégiens pourraient désengager leurs 500 hommes. Les dirigeants occidentaux évoquent sans relâche l’élément « clé » que constituerait l’entraînement de plus en plus d’Afghans à combattre dans l’armée. Mais c’est cette même « clé » qu’avaient essayé les Russes - et elle ne cadrait pas avec la serrure.

« Nous » n’allons pas gagner en Afghanistan. Discuter d’une victoire militaire sur les Talibans semble plus irréaliste que jamais. De fait, lorsque le Président Afghan tente d’engager le dialogue avec le mollah Omar - qui est l’un des principaux objectifs visé par les américains dans cette déplorable guerre - on se rend compte de la situation. Mais même le mollah Omar ne veut pas parler avec M. Karzai.

La partition du pays est une option que personne ne veut évoquer : donner la partie sud de l’Afghanistan aux Talibans et conserver le reste. Elle ne ferait qu’ouvrir une nouvelle crise avec le Pakistan car les Pachtounes, qui sont la majorité dans les rangs Talibans, réclameraient alors l’ensemble de ce que qu’ils considèrent comme le « Pashtounistan », incluant la plus grande partie des zones tribales du Pakistan. Ce serait également un retour au « grand jeu » et la redéfinition des frontières dans le sud-ouest de l’Asie, ce qui - l’histoire le montre - a toujours été accompagné de grandes effusions de sang.

28 novembre 2008


8-2  G. Dunkel : Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.

Depuis des mois, l’Afghanistan est plus meurtrier que l’Irak pour les troupes américaines, qui y sont pourtant cinq fois moins nombreuses (32 000 contre 160 000).
Au total, 1004 soldats étrangers ont été tués en Afghanistan depuis 2001, dont 40% au cours des deux dernières années; 625 étaient Américains (icasualties.org).

De concert avec des seigneurs de la guerre du nord du pays, les forces spéciales US ont renversé le gouvernement taliban en 2001. L’Association Révolutionnaire des Femmes en Afghanistan résume l’épisode en ces termes : « La guerre contre le terrorisme menée par les Etats-Unis a mis fin au régime taliban, mais elle n’a pas mis fin au fondamentalisme religieux, qui est la principale cause de nos malheurs. A la vérité, en réinstallant les seigneurs de la guerre au pouvoir en Afghanistan, l’administration américaine remplace un régime intégriste par un autre. » (rawa.org)
L’OTAN fournit des troupes à la Force internationale d’assistance et de sécurité mandatée par l’ONU (ISAF), qui compte environ 18 000 soldats américains.
En Afghanistan, la plupart des victimes mortelles de la violence sont des civils. Dans un décompte brut et incomplet établi en janvier 2008, la Commission indépendante des droits de l'homme en Afghanistan (AIHRC) dénombrait 900 civils tués, notamment lors de mariages, d’enterrements ou dans des endroits de loisirs pour les enfants. Selon les estimations de l’Agence Chine nouvelle (Xinhua), le nombre des victimes civiles se monterait à 1415 (28 septembre).
Créée sur mandat de l’Assemblée générale des Nations Unies et financée par des donations via l’ONU, l’AIHRC assure que 98% des victimes civiles tuées par les forces de la coalition en Afghanistan ont été visées intentionnellement.
Dans un rapport daté du 2 septembre, Lal Gul, directeur de l’AIHRC, souligne que « les actions des forces de coalition, en particulier des forces américaines, ne sont pas seulement contraires aux droits de l’homme; elles constituent des crimes de guerre ».
Aux violences meurtrières qui font rage dans le pays vient s’ajouter la menace d’une famine cet hiver, conséquence de trois années de mauvaises récoltes. Le Ministère afghan de l’agriculture, de l’irrigation et de l’élevage estime que dans les six prochains mois, le pays aurait besoin de deux millions de tonnes d’aliments de base – blé, farine et riz – pour nourrir les populations des régions isolées.
Bien que les organismes tels que l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) peuvent acheminer des tonnes de nourriture vers les principales villes afghanes, il leur sera bien difficile d’atteindre les communautés isolées, qui composent la majeure partie de la population pauvre du pays.
D’une part, le réseau routier a été anéanti par 40 ans de guerre, et d’autre part, la résistance afghane lance des attaques sur les lignes d’approvisionnement pour empêcher le matériel d’atteindre les avant-postes des troupes US ou de l’OTAN éloignés de la capitale. Le prix du transport des vivres par camion de Kaboul à Khandahar, les deux principales villes d’Afghanistan, s’en est trouvé décuplé depuis le printemps, où il était de 1800 dollars. Cette augmentation du prix traduit l’augmentation des risques encourus par les camionneurs (Der Spiegel, 17 octobre).
Syed Saleem Shahzad, directeur du bureau de l’Asia Times au Pakistan, explique que les talibans disposent d’informations si précises sur les ravitaillements des troupes US ou de l’OTAN via le port pakistanais de Karachi que l’ISAF a conclu avec la Russie un accord autorisant le transit de matériel non militaire à travers son territoire (Le Monde Diplomatique, octobre 2008).
Bien que des donateurs étrangers – principalement les Etats-Unis et leurs alliés impérialistes européens tels que la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France – aient fourni à l’Afghanistan une « aide » d’un montant de 35 milliards de dollars depuis 2001, la statistique officielle indique qu’environ 20 millions de personnes sur une population de 26 millions vivent en dessous du seuil de pauvreté (BBC, 17 octobre).
La FAO fixe le seuil de pauvreté à deux dollars par jour. Le taux d’alphabétisation des adultes est de 29%. Dans certaines régions, moins de 1% de la population sait lire et écrire. Un enfant sur cinq meurt avant d’atteindre l’âge de cinq ans.
Alors que le niveau de vie des Afghans baisse rapidement à mesure que la guerre s’intensifie entre le gouvernement client d’Hamid Karzai, soutenu par l’ISAF et les Etats-Unis, et l’opposition, emmenée par les talibans, le gouvernement de Kaboul dégrade également les conditions des femmes.
« Nous avons les mêmes idées que les talibans », remarque le parlementaire Qazi Naseer Ahmad. « Nous voulons appliquer la charia dans notre pays. Les femmes doivent demander la permission de leur mari avant de sortir de la maison et elles ne doivent pas porter de vêtements contraires à l’islam. » (Christian Science Monitor, 21 avril)
Dans ce même journal, on a pu lire qu’en avril dernier, certains membres du parlement ont proposé une législation qui bannirait notamment les t-shirts, la musique amplifiée, la mixité dans les lieux publics, le billard, les jeux vidéo, les activités impliquant des pigeons ou les cerfs-volants, ce qui reviendrait à restaurer les règles appliquées à l’ère des talibans et brandies par les groupes de média américains pour justifier l’invasion menée en 2001 dans le but de les renverser.
Le 31 octobre dernier, le général David Petraeus a pris la tête du Commandement central, devenant ainsi le responsable des opérations militaires américaines en Irak et en Afghanistan. En Irak, il a été l’architecte du « surge », une stratégie basée sur l’envoi massif de renforts qu’il devrait également appliquer à l’Afghanistan. A un détail près toutefois, qui souligne la faiblesse de la position des US dans ce pays : reconnaissant que les Etats-Unis et leurs alliés ne peuvent s’imposer militairement, Petraeus est disposé à entamer des négociations avec les talibans « modérés ».
Pour la population afghane, l’occupation coloniale de l’Afghanistan par les Etats-Unis et leurs alliés est un véritable désastre. Hors de l’Afghanistan, les progressistes doivent demander qu’un terme absolu soit mis à l’occupation et empêcher une augmentation des troupes US et de l’OTAN, même s’il est prévu qu’une telle décision s’accompagne de négociations.
Traduit par Chloé Meier pour Investigaction
Source: http://www.workers.org/2008/world/afghanistan_1113

 http://www.blogs.dhnet.be/


8-3 Guantanamo : Les dossiers

1 José Maria Aznar a été informé des vols secrets de la CIA dès 2002.

Le quotidien espagnol El Pais, qui s'est procuré un document officiel classé "très secret", affirme que le gouvernement espagnol alors mené par le conservateur José Maria Aznar était au courant dès 2002 des vols secrets américains transportant des prisonniers talibans de l'Afghanistan vers la base de Guantanamo. Le document, daté du 10 janvier 2002 soit quatre mois après les attaques du 11-Septembre, a été rédigé par Miguel Aguirre de Carcer, directeur général des affaires étrangères pour l'Amérique du Nord, après un entretien effectué avec un "conseiller politico-militaire de l'ambassade des Etats-Unis à Madrid", selon El Pais.

"Les Etats-Unis vont commencer très prochainement des vols pour transférer des prisonniers talibans et d'Al-Qaida depuis l'Afghanistan vers la base de Guantanamo à Cuba", écrit M. Aguirre de Carcer dans cette missive adressée au chef de la diplomatie de l'époque, Josep Piqué. Washington aurait demandé "l'autorisation du gouvernement espagnol" pour que des avions puissent effectuer "des atterrissages d'urgences" en Espagne, de préférence dans des aéroports militaires.

AUCUN RESPONSABLE N'A RECONNU ÊTRE AU COURANT

L'administration de George Bush étaient également en train de faire des démarches similaires auprès de "différents pays", note le fonctionnaires espagnol dans sa lettre. Le responsable américain n'a pas précisé la quantité des vols ni leur calendrier, se contentant de prévenir son interlocuteur que les voyages commenceraient "très vite" et que Madrid devrait répondre à cette demande "le plus vite possible". M. Aguirre de Carcer s'est ensuite engagé à obtenir une réponse "dès vendredi à la mi-journée", soit "moins de vingt-quatre heures après l'entretien", note El Pais.

Pour le quotidien, ce document prouve "que le gouvernement de José Maria Aznar savait que des avions américains qui survolaient ou faisaient escale en Espagne, transportaient à bord des personnes détenues dans des conditions légales plus que douteuses". Depuis que l'affaire des vols secrets de la CIA a été révélée en novembre 2005, ni les responsables du Parti populaire (conservateurs), ni le gouvernement socialiste du PSOE au pouvoir par la suite "n'ont reconnu jusqu'à présent être au courant de ces transfèrements" alors que l'Audience nationale, plus haute instance pénale espagnole, enquête sur cette affaire.

LEMONDE.FR avec AFP

| 30.11.08 |
http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/11/30/madrid-aurait-ete-informe-des-vols-secrets-de-la-cia-des-2002_1125157_3214.html#ens_id=1125159


2 François Musseau :  Les vols secrets de la CIA étaient connus autant par Zapatero que par Aznar.
"El Pais" révèle que le dirigeant socialiste connaissait les activités US acceptées par son prédécesseur.
Bien sûr que je ne savais rien ." Il fut impossible, lundi, d’arracher tout autre commentaire à José Luis Zapatero. Le chef du gouvernement socialiste a difficilement masqué son embarras, après les révélations d’"El Pais", dans son édition dominicale, d’après lesquelles Madrid avait donné son feu vert aux vols "illégaux" affrétés par la CIA vers Guantanamo.
Sous gouvernement PSOE
D’après le journal, documents officiels à l’appui, le gouvernement espagnol avait, en janvier2002, autorisé des avions militaires américains, qui transportaient des prisonniers "talibans ou d’al Qaeda",
à faire escale dans des aéroports situés en territoire national.
A l’époque, José Luis Zapatero n’était certes pas aux affaires, mais sur les 11 vols certifiés, 9 se sont produits au cours de 2005, lorsque les socialistes étaient au pouvoir.
Aznar, au pouvoir entre1996 et2004, aujourd’hui en retraite politique, mais toujours actif dans l’ombre.
D’après "El Pais", les conservateurs du parti Populaire (PP), qui, en mars 2003, allaient pleinement appuyer l’offensive guerrière de George W.Bush en Irak, auraient agi "en complices actifs" en janvier 2002, A cette date,
le gouvernement Aznar, voulant "à tout prix éviter que l’opinion publique espagnole soit mise au courant de ces vols", recommande à l’administration US l’utilisation d’"aéroports discrets",
notamment ceux des bases américaines de Moron et de Rota, en Andalousie.
Lundi, les dirigeants du PP ont éludé le sujet, tout en accusant les socialistes au pouvoir d’avoir "filtré à la presse des documents secrets".

Le leader communiste Gaspar Llamazares s’en est donné à cœur joie contre la droite: "Ces documents publiés indiquent qu’Aznar a pleinement contribué à ces vols de la honte, emmenant des détenus vers une zone de non-droit".
Les révélations d’"El Pais" ravivent un "scandale" médiatique datant de novembre2005, lorsque la presse révèle que de nombreux vols de la CIA ont fait escale en Espagne, entre2002 et2005 - et dans d’autres pays de l’UE.

Commission d’enquête?
Pendant cette période, estime Amnesty International, deux cents prisonniers ont survolé le sol espagnol. Depuis deux ans, le juge de l’Audience nationale, Ismael Moreno, à Madrid, enquête sur la
légalité de ces vols.
Lundi, la gêne et le silence des deux principaux partis contrastaient avec les attaques mordantes des formations catalanes et de gauche. "Il est désormais établi qu’Aznar a commis un délit grave, en autorisant le passage et l’escale de vols illégaux", ont fustigé les écologistes catalans d’ICV . "Mais le gouvernement Zapatero, via ses propres services secrets, était forcément au courant de la nature de ces vols. Or, il a tu publiquement leur existence."
Avec les communistes d’IU, ICV a exigé lundi la création d’une commission d’enquête parlementaire sur ce dossier ultrasensible.

Mis en ligne le 02/12/2008
http://www.lalibre.be/actu/europe/article/464282/les-vols-secrets-de-la-cia-embarrassent-autant-zapatero-qu-aznar.html


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05/12/2008

n°403 - Dossier de Palestine - 04-12 - 1 - Jusqu’à quand nous tairons-nous devant la mort lente subie par la population de Gaza?

n°403 - Dossier de Palestine - 04-12 - 1 -  Jusqu’à quand nous tairons-nous devant la mort lente subie par la population de Gaza?



                    Dossier de Palestine      

                                                N°403                                 04-12

                                                   Par M.Lemaire    



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré a part

Une première victoire qui en appelle d'autres.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1 1 Chérif Boudelal : Le blocus contre GAZA se fait par les armes, et les médias français le font par le silence 

2 Les brèves

2 1 Des alliés occidentaux saluent la nomination de Hillary Clinton, pas la Russie.

2 2 Une infamie juridique commise en Israël.

2 3 Amos Gvirtz : Ne dites pas : nous ne savions pas (n°138)

2 4 Blair veut une nouvelle "stratégie" pour la bande de Gaza.

2 5 Blocus : La Libye a protesté en vain devant  le Conseil de sécurité de l'ONU.

2 6 Les colons effectuent une campagne de nettoyage ethnique contre le peuple palestinien.

2 7 Premières mesures de l’armée contre les colons à Hébron.

suite 1

3 Dossier

3 1 Des ONG palestiniennes dénoncent la « discrimination raciale »

3 2 Fares Chahine : La population en otage.

3 3 Gilad ATZMON : Surpris au lit avec le Diable.

3 4 Rim al Khatib : Tous des criminels.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4 1 Leila Shahid : Appel à l'action contre le "rehaussement" des relations UE/Israël.

4 2 L’Union européenne ne doit pas être confondue avec Israël.

4 3 Non Au Renforcement Des Relations UE - Israël, Action Urgente Contre Ce Nouveau Pacte De l'Infamie.

4 4 Jusqu’à quand nous tairons-nous devant la mort lente subie par la population de Gaza?

4 5 Appel aux institutions, les mouvements, les activistes et toux ceux qui soutiennent la justice à exiger la fin du siège de Gaza par Israël.

4 6 Communiqué de presse du  Forum musulman canadien (FMC-CMF).

FIN

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5 1 Richard Falk : Situation des droits de l’homme dans le territoire palestinien.

5 2 Amira Hass : C’est ça, Gaza.

5 3 Rapport : Pourquoi l’invasion de Gaza ? Raisons électorales israéliennes ou faiblesse.

5 4 Nahla Chahal : Un peu de dignité !

6 Annexe

6 1 Les Israéliens consomment cinq fois plus que les Palestiniens.



Tiré a part

Une première victoire qui en appelle d'autres.

Le Parlement européen a décidé de demander le report pour janvier du vote sur la participation d'Israël aux programmes communautaires. Prenant en compte la politique actuelle d'Israël et la situation en Palestine, en particulier à Gaza, une majorité de parlementaires a exprimé son refus de céder aux exigences du gouvernement israélien, représenté sur place par Tzipi Livni, exigence soutenue et relayée par la présidence française de l'Union européenne.

C'est une première victoire de l'opinion publique européenne qui, à cette occasion, s'est mobilisée fortement pour demander aux députés européens d'exprimer leur condamnation totale de l'actuelle politique israélienne. En France, la mobilisation a été particulièrement importante, et les autorités françaises, seraient bien avisées d'en tenir compte.

Mais la bataille n'est pas terminée: désormais il est moins question que jamais que l'Union européenne accepte d'accorder - par un « rehaussement » de ses relations avec Israël - de nouveaux avantages et privilèges, alors que le gouvernement israélien continue sa politique de colonisation et de violation systématique des droits humains dans les territoires occupés.

Jamais Israël n'a respecté les engagements signés concernant en particulier les droits humains et d'une manière générale les conventions de Genève, y compris ceux signés avec l'Europe dans le cadre de l'accord d'association. Seule une pression déterminée de l'Union européenne sur le pouvoir israélien peut amener celui-ci à reculer. L'Union européenne avec l'accord d'association détient cet instrument efficace de pression. Les négociations d'Annapolis ont montré, pendant toute une année, que sans pression sur Israël il y a aucune avancée possible. Par conséquent aujourd'hui, après ce vote du Parlement européen, l'Union européenne si elle veut vraiment un processus politique menant à un accord de paix doit dès maintenant exercer la pression nécessaire en suspendant l'accord d'association tant qu'Israël n'aura pas montré concrètement sa volonté de respecter le droit international et ses propres engagements.

Communiqué AFPS

Paris, le 3 décembre 2008


1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1 1 Chérif Boudelal : Le blocus contre GAZA se fait par les armes, et les médias français le font par le silence !

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

Ce Dimanche 30 novembre 2008, le quatrième bateau humanitaire (libyen celui-ci), transportant trois mille tonnes d’aide humanitaire à la population de Gaza agonisante a été empêché par les navires de guerre israéliens d’entrer au port de Gaza, et refoulé vers l’Egypte.

Comme d’habitude les médias français sont restés muets sur l’existence et le refoulement du bateau humanitaire libyen.

De la même façon, ils avaient caché aux Français les actions précédentes faites par des Hommes et des Femmes libres de nationalités différentes, qui ont brisé le blocus sur Gaza à trois reprises depuis août dernier.

Comme ils ont observé un silence lâche sur la punition collective pratiquée par Israël contre les habitants de Gaza depuis près de deux ans, ce qui relève du crime contre l’humanité par les lois internationale.

Mais Israël est exonéré de cette criminalité grâce aux lobbies qui le soutiennent à travers le monde et le silence complice des médias. En France comme ailleurs en Occident, nous sommes face à un lobby médiatique bien organisé et déterminé à ne rien laisser filtrer de la barbarie israélienne pour maintenir l’opinion française dans l’ignorance du génocide pratiqué par Israël contre les habitants de Gaza, qu’il veut asphyxier en douceur et dans l’anonymat.

D’autres bateaux suivront

Plusieurs autres bateaux se préparent pour faire le voyage à Gaza afin de briser le blocus de la honte auquel participent tous les États membre de l’ONU - « ce machin » qui est devenu un instrument entre les mains des USA pour légitimer leurs occupations et protéger Israël, en faisant semblant de secourir les peuples occupés qui agonisent en permanence et dans l’indifférence. Les actions opérées par ces Hommes et ces Femmes libres donnent une lueur d’espoir aux Palestiniens de gaza de voir les morts–vivants se réveiller de leur sommeil qui n’a que trop duré.

Même les morts arabes commencent à se réveiller peu à peu, puisque les prochains bateau qui se dirigeront vers Gaza partiront de Qatar, de Jordanie et d’Égypte, d’autre suivront encore, et la boule de neige écrasera un jour tous les criminels et leurs complices !

Il faut toujours un début pour réveiller les morts de la planète et démasquer les barbares de ce monde ainsi que leurs complices.

Les criminels et leurs complices doivent être dénoncés et combattus

La population de Gaza souffre de l’embargo qu’Israël lui impose depuis près de deux ans : 80% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et dépend de l’aide humanitaire. Or, Israël bloque toutes les aides qui lui sont destinées dans ses ports. Résultat : plus de 60% d’enfants souffrent de malnutrition. Les hôpitaux et cliniques manquent de médicaments, et les malades meurent pour faute de soins.

Malgré ce génocide non déclaré, les médias français observent un mutisme total pour ne pas montrer le vrai visage d’Israël, gouverné par des criminels en puissance. Comme ils observent le silence sur les occupations des maisons palestiniennes par les colons à Hébron et Ramallah, où les attaques des colons fascistes contre les Palestiniens se multiplient sous la surveillance de l’armée ! Mais les médias français ne soufflent aucun mot pour informer les Français !

Contrairement au génocide nazi perpétré contre les Juifs d’Europe, où les horreurs se faisaient derrière les murs, les pratiques israéliennes contre les Palestiniens sont publiques et transparentes, puisque nous les voyons à travers des chaînes de télévision libres, et personne ne pourra dire qu’il ne savait pas. Comment peut-on qualifier ceux qui observent le silence devant le crime autrement que complices ? Les nombreux appels lancés à la conscience professionnelle des journalistes de ces médias dits libres n’a pas suffit pour les ramener à la raison. Le moment est venu pour tous ceux qui ne veulent pas être complices des crimes de les dénoncer comme étant des complices du crime par le silence.

Quand on soutient le crime, on est aussi criminel que les auteurs de ce crime, et quand on le couvre par le silence on est complice. Dans les deux cas on est criminel, avec des degrés différents. C’est aux hommes et aux femmes libres de France de les dénoncer haut et fort comme tels. Il convient de les harceler tous les jours en leur rappelant que tant qu’ils observent le silence sur les crimes d’Israël, ils sont des complices éhontés.

C’est de cette façon que l’on peut briser définitivement l’embargo criminel d’Israël qui consiste à exterminer un peuple en le faisant mourir à petit feu, et celui des médias qui se sont rendus complices par le silence lâche qu’ils observent.

Cette lâcheté est la honte de l’humanité jamais connue, ni dans les annales de l’Histoire contemporaine, ni dans celles du Moyen Âge, ni même dans celles de la préhistoire. 

Chérif BOUDELAL, vice-président du collectif « Paix Comme Palestine »

4 décembre


04 12

Le ministre d Barak a autorisé jeudi l'ouverture de la bande de Gaza aux journalistes étrangers qui en étaient interdits depuis un mois.
Le ministère a également annoncé que des camions de denrées alimentaires et du carburant seraient autorisés à pénétrer dans le territoire palestinien.
Ce geste a été décidé en raison de la proximité de la fête musulmane du sacrifice (Al-Adha) qui commence lundi prochain.
Depuis début du mois de novembre, l'armée avait imposé un blocus sur la bande de Gaza
n'ouvrant qu'exceptionnellement les passages pour des rasions humanitaires.
Les journalistes de la presse étrangères qui n'avaient pas reçu d'autorisation d'entrer à Gaza pourront à partir de jeudi demander des permissions qui seront examinées par Tsahal
L'Association de la presse étrangère en Israël avait déposé un recours devant
la Cour suprême contre la décision du ministère de la Défense d'interdire l'entrée des journalistes à Gaza.

http://fr.jpost.com/



2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2 1 Des alliés occidentaux saluent la nomination de Hillary Clinton, pas la Russie.

Des alliés occidentaux des Etats-Unis ont salué lundi la décision du président élu Barack Obama de choisir son ancienne rivale démocrate Hillary Clinton pour diriger dans l'avenir la diplomatie américaine, mais la Russie a déclaré qu'elle n'augurait rien de bon.

"Je serai heureux de pouvoir travailler, dès qu'elle aura pu officiellement prendre ses fonctions, avec Hillary Clinton au renforcement de l'amitié franco-américaine", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, peu après l'annonce officielle par M. Obama de la nomination de Mme Clinton et du maintien de Robert Gates à la tête du département de la Défense.

M. Kouchner a adressé à la future secrétaire d'Etat ses "félicitations les plus chaleureuses et les plus amicales". "J'ai souvent eu l'occasion d'apprécier ses compétences, ses convictions et ses qualités humaines", a-t-il déclaré dans un communiqué.

"La France et l'Union européenne sont prêtes à travailler étroitement" avec Mme Clinton "dans le cadre d'un partenariat transatlantique renouvelé", a ajouté M. Kouchner, dont le pays assure jusqu'à la fin de l'année la présidence de l'UE.

A Londres, le secrétaire au Foreign Office, David Miliband, a salué la nomination de Mme Clinton. "Evidemment, la sénatrice Clinton apportera une expérience énorme à ses nouvelles fonctions", a estimé M. Miliband, lors d'une conférence de presse conjointe avec la secrétaire d'Etat sortante, Condoleezza Rice. Complimentant Mme Rice, M. Miliband a estimé qu'il serait "très difficile d'être à la hauteur" pour la personne qui lui succéderait.

La Chine a également félicité Hillary Clinton, ainsi que James Jones, futur conseiller à la sécurité nationale, en espérant, selon un télégramme du ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi, "travailler sans relâche avec eux pour faire progresser les liens de coopération constructifs entre la Chine et les Etats-Unis".

Mme Clinton et M. Gates sont de "fermes partisans des idées de domination des Etats-Unis dans le monde et d'une défense dure des intérêts américains par n'importe quel moyen", a estimé le responsable russe, pour lequel "le dialogue bilatéral ne sera pas moins compliqué que sous l'administration de George W. Bush".

A Stockholm, le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, s'est félicité de la nomination de Mme Clinton. "Je me réjouis à l'avance de travailler avec elle sur diverses questions", a-t-il déclaré sur son blog. M. Bildt s'est déclaré "convaincu" que les alliés des Etats-Unis trouveraient en Mme Clinton une partenaire "engagée et compétente". A Madrid, le Parti socialiste espagnol (PSOE, au pouvoir) a salué la nomination de Mme Clinton et le maintien au Pentagone de M. Gates.

"Nous aurons une équipe d'une compétence indiscutable, et je pense que c'est une décision sage (de la part de M. Obama), car il aura besoin de cela", a déclaré Elena Valenciano, secrétaire aux relations internationales du PSOE. "Le changement dans l'administration américaine est aussi évident que la nécessité de compter sur des personnes ayant une expérience démontrée", a ajouté la porte-parole.

La nomination de l'épouse de l'ancien président Bill Clinton a également été bien accueillie à Jérusalem. "La sénatrice Clinton est une amie de l'Etat d'Israël et du peuple juif", a déclaré le Premier ministre Ehud Olmert, selon un communiqué. "Je suis certain que dans ses nouvelles fonctions, elle va continuer à promouvoir les relations spéciales entre les deux pays", a dit M. Olmert.

Lors de sa campagne pour l'investiture démocrate, finalement remportée par M. Obama, Mme Clinton avait pris des positions très fermes pour la défense d'Israël, particulièrement face à la menace que constituerait un Iran disposant de l'arme nucléaire.

AFP

02 12


2 2 Une infamie juridique commise en Israël.

Un soldat des garde-frontières, Abraham Tomar, a tiré à bout portant sur Ayad Toufik Abou Raya, le tuant, alors que celui-ci était menotté, assis par terre, dos au mur.

Le seul crime d’Abou Raya : avoir cherché de quoi faire subsister sa famille et permettre à sa fille enceinte d’accoucher d’un enfant bien portant.

Abraham Tomar a comparu devant un tribunal pour homicide et a été jugé coupable. La peine pour homicide est de 20 ans de prison. Il y a quelques jours, le 9 novembre, le juge Oded Modrik l’a condamné à un an de prison seulement. Avec déduction d’un tiers et aussi un allègement administratif, le meurtrier restera en prison moins de huit mois. Des criminels jugés coupables de faits de fraude mineurs se voient condamnés à des peines d’une lourdeur sans comparaison.

Par ce verdict, le juge Modrik exprime un racisme flagrant. Le peu de prix accordé à la vie d’un Arabe est sidérant. C’est là un verdict  de la fin de la République de Weimar israélienne et sa chute vers l’Etat des colons. Combien est symbolique le fait que cet arrêt de Modrik soit tombé le jour où l’on commémorait les 70 ans de la Nuit de Cristal. Je suis un rescapé de la Nuit de Cristal et c’est comme ça que s’est gravé dans mon ADN un gène se révélant dans une sensibilité particulière à tout phénomène de racisme. Le rapport à la vie d’un Arabe palestinien illustré par ce verdict se situe sur la même ligne, dans la continuité du rapport à la vie des Juifs à l’époque, en novembre 1938.

A notre grande honte, ce juge est cité comme candidat à la Cour Suprême.

Le fait que le barreau des avocats n’ait pas protesté contre ce verdict lui fait porter, à lui aussi, la tache du racisme. C’est le genre d’événement qui justifierait une session spéciale du Parlement – sauf qu’il ne s’est pas trouvé 30 députés pour l’exiger. Un juge allemand qui prononcerait aujourd’hui un verdict semblable à l’encontre de quelqu'un qui aurait tué un Juif menotté, en lui tirant dessus à bout portant, serait destitué. En Allemagne, on a tiré davantage de leçons du génocide qu’en Israël.

Oded Modrik apparaît dans ce verdict comme un héraut de la marzelisation (d’après le nom de Barouch Marzel, un colon d’Hébron) de la justice en Israël. Dans le ghetto de l’apartheid, à Hébron, nul doute qu’on applaudira « l’honorable juge ».

Gideon Spiro

Gideon Spiro. Journaliste et militant de la paix et des droits de l’homme. Un des fondateurs de « Yesh Gvoul » et du comité en faveur de Mordechai Vanunu et en faveur d’un Proche-Orient débarrassé de l’arme nucléaire, biologique et chimique. Membre de l’Association pour les Droits du Citoyen, d’Amnesty, de l’organisation pour les droits des Bédouins et de l’organisation des Médecins pour les droits de l’homme.

(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)

On-the-Left-Side, 20 novembre 2008

www.on-the-left-side.co.il/23941/נבלה-משפטית-נעשתה-בישראל-גדעון-ספירו-22112008


2 3 Amos Gvirtz : Ne dites pas : nous ne savions pas (n°138)

L’armée israélienne poursuit ses efforts en vue d’expulser les habitants des villages troglodytiques du sud du Mont Hébron. Après les deux dernières expulsions, de 1999 et 2001, la Cour Suprême avait ordonné, avant faire droit, de permettre aux habitants de retourner sur leurs lieux d’habitation. Depuis lors, l’armée israélienne empoisonne la vie des habitants par des démolitions de maisons et un soutien aux colons qui cherchent à les chasser de leurs terres. Un autre mode de harcèlement consiste à bloquer les voies d’accès aux villages et à empêcher leur approvisionnement en eau et nourriture (Ne dites pas, nos 113 et 118).

Suite à la sécheresse qui avait sévi dans la région, l’hiver dernier, une organisation italienne – Ucodep – avait entrepris de fournir de l’eau aux villages de la région. Le 9 novembre, l’armée israélienne a dressé des obstacles sur les chemins de terre conduisant aux villages Jinbe, Merkiz et Halweh, prétextant de la nécessité d’empêcher le passage de travailleurs palestiniens qui essaient de trouver du travail en Israël. Les camions citernes qui transportent l’eau ne peuvent plus atteindre les villages…

Amos Gvirtz

1er décembre 2008

(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)

www.kibush.co.il/show_file.asp?num=30292


2 4 Blair veut une nouvelle "stratégie" pour la bande de Gaza.

Le représentant du Quartette pour le Proche-Orient Tony Blair a appelé mercredi à Washington à la mise en place d'une "nouvelle stratégie" pour ramener la bande de Gaza dans le processus de paix et jugé que la solution à deux Etats était en danger.

"Je pense qu'il existe un risque", a dit Blair, interrogé pour savoir s'il pensait qu'on s'approchait du stade où une solution à deux Etats ne pourrait plus être mise en place.

L'ancien Premier ministre britannique a émis l'idée que le Hamas puisse être délogé du pouvoir dans la bande de Gaza par des élections ou bien qu'il puisse rejoindre le processus politique s'il renonçait à lutter contre Israël.

Il a estimé que des élections devraient se tenir dans les territoires palestiniens en 2010 au plus tard.

"Nous avons besoin d'une nouvelle stratégie pour Gaza", a dit M. Blair. "Nous ne parviendrons pas à un accord de paix si Gaza reste dans cette situation", a-t-il ajouté.

M. Blair a aussi estimé que la situation dans la bande de Gaza était intenable, citant en particulier le problème de la contre-bande d'armes et de biens qui a-t-il dit ébranle l'économie de Gaza.

M. Blair a été nommé en juin 2007 à la tête du Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, Russie, ONU) qui a élaboré la Feuille de route, un plan de règlement international du conflit palestinien QUI prévoyait la création par étapes d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël.

Interception d'un bateau humanitaire libyen par Israël: vaine protestation à l'ONU

04 12

AFP


2 5 Blocus : La Libye a protesté en vain devant  le Conseil de sécurité de l'ONU.

Un cargo libyen chargé d'aide humanitaire, en route pour la bande de Gaza bouclée par Israël, a été intercepté lundi par la marine israélienne, qui l'a obligéde regagner le port égyptien d'El-Arich.

Le Al-Marwa était le premier navire d'un pays arabe à se diriger vers Gaza pour tenter de briser le blocus israélien.

La Libye a protesté en vain mercredi devant le Conseil de sécurité de l'ONU après l'interception par l'Etat hébreu d'un de ses bateaux chargé d'aide humanitaire en route pour Gaza.

Lors d'une réunion d'urgence du Conseil convoquée à sa demande, l'ambassadeur libyen, Giadalla Ettalhi, s'est livré à un réquisitoire contre l'action de la marine israélienne, l'assimilant à "un acte de piraterie en haute mer".

Relevant que le Conseil de sécurité a adopté trois résolutions depuis juin sur la lutte contre la piraterie au large de la Somalie, il l'a appelé à "assumer ses responsabilités" dans ce cas. Il lui a demandé de prendre une décision "qui assurera qu'Israël se conforme au droit humanitaire international et au droit de la mer".

Mais il n'a pu convaincre les 14 autres Etats membres d'approuver une déclaration condamnant l'incident, dont l'adoption aurait nécessité un consensus.

Invitée à s'exprimer bien que son pays ne siège pas au Conseil, l'ambassadrice d'Israël, Gabriela Shalev que la Libye ne reconnaît pas l'existence de l'Etat d'Israël, elle a justifié l'interception du navire libyen au nom de la sécurité.

Le blocus de la bande de Gaza, en vigueur depuis la prise de pouvoir par le Hamas en juin 2007, a été renforcé début novembre en raison d'une recrudescence des violences, notamment des tirs de roquettes de la bande de Gaza vers le territoire israélien.

Plusieurs autres Etats membres ont cependant saisi l'occasion de ce débat pour souligner leur préoccupation devant la situation humanitaire dans la bande de Gaza et déplorer la poursuite du blocus israélien.

Avant le débat, l'ambassadeur de France, Jean-Maurice Ripert, a qualifié de "très inquiétante" la situation humanitaire à Gaza. Il a rappelé l'appel de la présidence française de l'UE à "la réouverture des points de passage et la reprise des livraisons de fuel et de produits humanitaires".

Source Afp

04 12


2 6 Les colons effectuent une campagne de nettoyage ethnique contre le peuple palestinien.

Le porte-parole du gouvernement, Taher Al Nounou a dit, que le gouvernement poursuit avec inquiétude les attaques des colons contre les citoyens palestiniens dans la ville de Naplouse et d'Al Khalil, en blessant des dizaines de personnes et en causant de grands dommages à leurs maisons et propriétés.

Le gouvernement d'unité nationale dirigé par Ismaïl Haniyeh à Gaza a affirmé que les attaques lancées par les colons contre les palestiniens à Al Khalil et en Cisjordanie représentent des crimes de nettoyage ethnique contre notre peuple depuis l'occupation de la Palestine et montrent le racisme des colons et de l'armée occupante.

Le gouvernement a condamné fortement ces attaques racistes en soulignant que l'occupation israélienne porte la responsabilité des résultats de ces attaques.

Il a appelé les pays arabes et islamiques ainsi que la communauté internationale et les organisations internationales concernées à intervenir immédiatement pour arrêter les crimes des colons sinistres contre le peuple palestinien en Cisjordanie et protéger les citoyens innocents qui s'exposent aux mesures racistes qui menacent leurs vies, leurs maisons et leurs propriétés.

CPI

04/12/2008


2 7 Premières mesures de l’armée contre les colons à Hébron.

Peres et Olmert dénoncent les exactions des ultranationalistes israéliens.
L’armée israélienne, accusée de passivité face aux débordements de colons opposés à un ordre d’évacuation d’une maison dans la ville palestinienne de Hébron, a fini par décréter le secteur zone militaire fermée après plusieurs jours de violences.
L’armée a interdit hier à des colons l’accès aux quartiers palestiniens de Hébron, dans le sud de
la Cisjordanie occupée, à la suite de violentes manifestations d’ultranationalistes ces derniers jours. « Le secteur de la maison est décrété “zone militaire fermée” et il est interdit à des Israéliens de pénétrer dans les quartiers palestiniens », a déclaré à l’AFP un porte-parole militaire. Dans la pratique toutefois, l’armée n’empêche pas l’accès à la maison, même à des militants ultranationalistes, selon un correspondant de l’AFP sur place.
Un responsable militaire, cité par le quotidien Yediot Aharonot, a accusé l’extrême droite en Israël de « vouloir provoquer une guerre de religions » entre juifs et musulmans.
Des responsables parmi les colons eux-mêmes se sont inquiétés d’une « perte de contrôle » sur les jeunes extrémistes alors que la presse était quasi unanime à reprocher aux autorités leur inaction.
Les ultranationalistes, en grande majorité des jeunes, s’opposent à un ordre d’expulsion émis en novembre par
la Cour suprême israélienne d’une maison disputée à Hébron, mais toujours pas appliqué.
Depuis lundi, 20 Palestiniens et 18 Israéliens ont été blessés lors d’affrontements à coups de pierres à Hébron, un haut lieu de tensions depuis l’occupation en 1967 de la ville par Israël.
Parallèlement, le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le président Shimon Peres ont fermement dénoncé les violences des colons alors que le président palestinien Mahmoud Abbas en a fait porter la responsabilité au gouvernement israélien.
« Le désir de laisser un sceau de la présence juive dans l’une de nos villes les plus saintes (Hébron) est parfaitement compréhensible, mais il ne saurait être plus fort que la décision de
la Cour suprême », a déclaré M. Olmert. « À partir du moment où la Cour suprême s’est prononcée pour l’évacuation de cette maison, elle sera évacuée », a-t-il ajouté.
« Ce qui se passe aujourd’hui à Hébron porte un tort considérable à l’État. Celui qui jette une pierre contre un soldat s’attaque à l’État, et cela, on ne peut le permettre », a renchéri M. Peres.
À Ramallah, M. Abbas a fait porter « au gouvernement israélien la responsabilité pour les agressions commises par les bandes de colons ». « Nous appelons la partie israélienne à prendre les mesures qui s’imposent pour mettre fin à ces agressions », a-t-il dit à la presse.
Des groupes de jeunes ultranationalistes ont jeté dans la nuit de lundi à mardi et durant des heures des pierres en toute impunité sur des maisons palestiniennes à Hébron ainsi qu’en direction de jeeps de la police et des gardes-frontières. Ils ont brûlé des voitures, crevé des pneus et brisé des vitres de maisons. Des pierres tombales d’un cimetière musulman à Hébron ont été brisées par des colons extrémistes présumés. Les manifestants israéliens s’étaient rassemblés après des rumeurs selon lesquelles la police et l’armée allaient procéder à l’évacuation du bâtiment disputé.
La maison, baptisée « Maison de la discorde » par les médias israéliens, est située sur la route menant de l’implantation de Kyriat Arba, adjacente à Hébron, au caveau des Patriarches, lieu de pèlerinage commun aux juifs et aux musulmans.
Une centaine d’étudiants de l’Université palestinienne d’Hébron ont marché hier vers la maison disputée pour dénoncer les violences des colons, mais les forces de l’ordre israéliennes ont lancé des bombes assourdissantes pour les disperser, selon des témoins.
Enfin, à Jérusalem, un Palestinien a été blessé à coups de couteau par quatre Israéliens dans ce qui apparaît comme un attentat ultranationaliste.
Source Afp

04 12


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n°403 - Dossier de Palestine - 04-12 – suite 1 - Jusqu’à quand nous tairons-nous devant la mort lente subie par la population de Gaza?

n°403 - Dossier de Palestine - 04-12 – suite 1 -  Jusqu’à quand nous tairons-nous devant la mort lente subie par la population de Gaza?



                    Dossier de Palestine      

                                                N°403                                 04-12

                                                   Par M.Lemaire    



Sommaire

3 Dossier

3 1 Des ONG palestiniennes dénoncent la « discrimination raciale »

3 2 Fares Chahine : La population en otage.

3 3 Gilad ATZMON : Surpris au lit avec le Diable.

3 4 Rim al Khatib : Tous des criminels.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4 1 Leila Shahid : Appel à l'action contre le "rehaussement" des relations UE/Israël.

4 2 L’Union européenne ne doit pas être confondue avec Israël.

4 3 Non Au Renforcement Des Relations UE - Israël, Action Urgente Contre Ce Nouveau Pacte De l'Infamie.

4 4 Jusqu’à quand nous tairons-nous devant la mort lente subie par la population de Gaza?

4 5 Appel aux institutions, les mouvements, les activistes et toux ceux qui soutiennent la justice à exiger la fin du siège de Gaza par Israël.

4 6 Communiqué de presse du  Forum musulman canadien (FMC-CMF).



3 Dossier

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3 1 Des ONG palestiniennes dénoncent la « discrimination raciale »
Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU doit faire cesser « la discrimination raciale institutionnalisée » en Israël, a demandé hier à Genève un collectif d’ONG palestiniennes. À la veille de l’examen de la situation des droits de l’homme en Israël par le Conseil, les ONG ont accusé l’État hébreu d’imposer « un régime d’apartheid ». « Le racisme et la discrimination institutionnalisée basée sur la nationalité, l’ethnie, la race et la religion sont les causes profondes des déplacements forcés actuellement en cours et des expropriations » dont sont victimes les Palestiniens, estime le collectif dans un rapport présenté à la presse. Cette politique de l’État israélien rend « impossible une solution de paix reposant sur la création de deux États », selon le collectif d’ONG.


3 2 Fares Chahine : La population en otage.
Ghaza : De notre correspondant
Au 26e jour du blocus total imposé par Israël à la bande de Ghaza, un million et demi de citoyens vivent une situation humanitaire inquiétante.

Le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, a encore une fois justifié le maintien de l’embargo par les roquettes palestiniennes.Barak et son gouvernement exigent du mouvement Hamas, qui contrôle la bande de Ghaza depuis le mois de juin 2007, avec lequel a été conclu un accord d’accalmie, le calme total à la frontière entre la bande de Ghaza et l’Etat hébreu. L’accalmie, d’une durée de 6 mois qui devrait prendre fin au mois de décembre, a été bien suivie des deux côtés, avant de voler en éclats au début du mois de novembre, suite à une série d’agressions militaires israéliennes qui ont fait 17 morts, dont la plupart sont des éléments des brigades Ezzeddine El Qassam, la branche armée du Hamas. Plusieurs factions militaires actives dans la bande de Ghaza, dont le Hamas, ont répondu par une reprise des tirs de roquettes artisanales en direction des localités proches de ce territoire, surtout celle de Sderot, à la portée de ce genre d’armes. Evoquant un consensus entre les différents mouvements palestiniens actifs, Hamas empêchait auparavant tout tir de roquette, usant parfois de la force.
Cette question de tirs de roquettes artisanales a de tout temps été un sujet de grande discorde entre le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et les responsables du Hamas. Alors que le premier a toujours qualifié ces roquettes de futiles, n’ayant aucune efficacité dans le conflit qui oppose les Palestiniens à Israël, le Hamas, qui n’a jamais accepté les appels de Abbas d’y mettre un terme, lui répondait par des accusations graves et essayait de le montrer comme un homme qui travaille au bénéfice de l’ennemi israélien.

Aujourd’hui, alors que le Hamas est prêt à revenir à l’accord d’accalmie au cas où Israël arrêtait ses agressions contre la bande de Ghaza, certains mouvements, à l’image du Djihad islamique, la refusent, à cause de la mort de 17 militants,
dont des éléments de ce mouvement, ce qui risque de provoquer une confrontation interne entre les deux camps. Un autre dossier qui inquiète beaucoup les Palestiniens, celui des pèlerins de la bande de Ghaza.
A la surprise générale, le mouvement Hamas a ordonné aux policiers du gouvernement présidé par Ismail Haniyeh d’interdire par la force à des milliers de pèlerins de quitter la bande de Ghaza par le terminal de Rafah, ouvert à cette occasion pour 3 jours par les autorités
égyptiennes.

 Selon des témoins, pas moins de 13 pèlerins ont été blessés au niveau des barrages montés spécialement pour les empêcher d’arriver au terminal de Rafah. Nafez Azam, un responsable du Djihad islamique, a dénoncé l’agression commise contre Aala Salama, un correspondant d’une radio locale, appartenant à son mouvement, au niveau d’un barrage routier à Rafah, alors qu’il essayait de couvrir l’événement. Sur la chaîne qatarie Al Jazeera, le ministre des Affaires religieuses du gouvernement du Hamas, Taleb Abou Chaar, a déclaré que ces futurs hadji, inscrits sur des listes conçues par le gouvernement de Salam Fayad, installé en Cisjordanie, sont illégitimes. Il a refusé leur départ vers les Lieux saints.

L’Arabie Saoudite, qui reconnaît le gouvernement de Ramallah, a refusé de traiter avec deux gouvernements palestiniens. Ainsi, plus de 3000 pèlerins palestiniens qui n’appartiennent pas à un courant politique précis, se voient sanctionnés par la confrontation qui oppose les frères palestiniens. Aucune situation aussi catastrophique quelle qu’elle soit, même du temps de l’occupation directe de la bande de Ghaza par Israël, n’a pu empêcher les pèlerins de se rendre en pèlerinage, ce qui montre la gravite de la réalité palestinienne
d’aujourd’hui.
Fares Chahine
02 décembre 2008.

 El Watan (Algérie)

http://www.elwatan.com/Crise-interpalestinienne


3 3 Gilad ATZMON : Surpris au lit avec le Diable.

Les points de passage vers Gaza sont fermés depuis presque deux semaines, ce qui a provoqué l’arrêt de l’unique centrale électrique du territoire, par manque de fuel. La semaine dernière, l’UNRWA, l’agence de secours et de travaux des Nations unies a épuisée ses stocks
alimentaires et a donc interrompu ses distributions de rations à 750 000 des habitants de Gaza.
> Bien que l’ont soit désormais au bord de la crise humanitaire à Gaza, les médias occidentaux se gardent bien de rapporter la catastrophe qui s’annonce. Apparemment, il y a des choses bien plus intéressantes à couvrir, beaucoup plus intéressantes que quelques millions de Palestiniens que l’État juif est en train d’affamer.
> Toutefois, la presse a eu la bonté de nous informer que le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband a passé cette semaine quelques jours en Israël. Il a été fort occupé par les questions relatives à l’avocat (le fruit, NdT), ainsi qu’à d’autres questions éthiques d’épicerie. Il désirait proposer une méthode plus claire d’étiquetage des produits alimentaires originaires de Cisjordanie occupée qui sont vendus aux consommateurs en Grande-Bretagne. Cela aurait pu, tout aussi bien, être une occasion, pour
la Grande-Bretagne et l’Union européenne, de tenter de modérer l’enthousiasme meurtrier d’Israël, mais Miliband n’a pas du tout été à la hauteur, loin de là. En fin de
compte, ce Miliband est ce qu’on pourrait appeler un humaniste d’épicerie. Sa pensée morale tourne autour de la bouffe et de la digestion éthique. C’est là, apparemment, la forme la plus dégradée, et probablement la plus basse, de la pensée de gauche. Je veux au moins croire que la gauche ne peut continuer à descendre encore plus bas que ça !
> Pourtant, Miliband est une personne dynamique. En raison de l’escalade de la violence dans la région, il s’est rendu à Sderot, accompagné par le ministre israélien de
la Défense Barak. Il a carrément soutenu la politique criminelle d’Israël, disant : « Israël doit, par-dessus tout, chercher à protéger ses propres citoyens », et comme si cela ne suffisait pas, il a ajouté : « Si je suis ici, aujourd’hui, à Sderot, c’est parce que Sderot est désormais la ligne de front de la sécurité d’Israël. Il est très important que des pays tel que le mien et d’autres démontrent leur solidarité à l’égard des gens de Sderot, et c’est ce que je fais, ici, aujourd’hui.
> De manière ostensible, Miliband ne s’est pas rendu à Gaza.. Il n’a pas non plus mentionné le fait que des pays, dont le sien, devraient exprimer leur « solidarité » avec des millions de réfugiés palestiniens dépossédés, que l’on bombarde et affame pour leur amener à soumission. Bien que Miliband se soucie sincèrement d’avocats et d’alimentation éthique, le fait que des millions de Palestiniens n’aient plus que du sable à manger ne semble pas l’affecter un tant soit peu.
> Toutefois, Miliband n’a pas pu rester très longtemps dans la région, car il a dû rentrer précipitamment. À Londres, il est supposé rencontrer
rien de moins que le Président israélien, M. Shimon Peres, ce politicien vétéran qui a été le pionnier du projet nucléaire israélien. L’homme qui a introduit les armes de destruction massive au Moyen-Orient, l’homme qui a plus de sang sur les mains que n’importe quel homme politique
israélien vivant aujourd’hui (excepté le légumineux Sharon). Miliband devait être à Londres en temps voulu, afin de rencontrer le Président Peres et de dévoiler une plaque commémorative spéciale, au Foreign Office, honorant les diplomates britanniques qui ont aidé à sauver des juifs de l’Holocauste.
> Je me demande combien il y aura de diplomates britanniques qui seront honorés pour avoir sauvé ne serait-ce qu’un seul gosse palestinien durant l’Holocauste Israël actuellement infligé aux Palestiniens ?

S’il existe de tels hommes politiques et diplomates britanniques, Miliband n’en fera certainement pas partie ! À lire ce qu’il avait à dire aux gens de Sderot, il n’est rien moins qu’un partisan enthousiaste des crimes israéliens institutionnalisés contre l’humanité.
> Pendant ce temps, le Président Peres a du bon temps à Londres, cette semaine. Dans le cadre de sa visite, il a tout un programme de rencontres avec
la Reine, le Prince Charles, le Premier ministre Gordon Brown, David Miliband, ainsi qu’avec le chef de l’opposition, David Cameron.
> On lui remettra
la Grand Croix des Chevaliers du très distingué ordre de Saint-Michel et Saint-Georges, la sixième décoration par ordre d’importance dans le système britannique, servant généralement à honorer des individus ayant rendu des services importants en relation avec
des pays étrangers. Apparemment, en Grande-Bretagne, tuer des civils libanais innocents et affamer des millions de personnes, doit être considéré comme un « service important ».

En Belgique, en revanche, une activité très similaire est considérée comme un crime contre
l’humanité.
 Buckingham Palace, 20/11/2008 :
La Reine décore Peres de la Grand Croix de Chevalier de l'Ordre de Saint-Michel et Saint-Georges.
> Le Président Peres doit aussi recevoir un doctorat honoraire du Kings College pour ses efforts visant « à promouvoir la paix au Moyen-Orient ». Je pense que vu l’usage, par Peres, des technologies balistiques contre des civils innocents, un doctorat en physique aurait été plus
approprié.
> Face à cela, au moment où l’État juif est en train de pratiquer les formes les plus dévastatrices de crimes contre l’humanité, le gouvernement, le Parlement, la famille royale britanniques ainsi qu’une institution universitaire britannique de renom sont, tous, surpris au lit  avec rien de moins qu’un boucher nucléaire azimuté.
> Je suis très impressionné. Plus que jamais, je suis fier d’être Britannique. Une telle ouverture à l’égard de la vilenie est, probablement, la forme suprême de la gentillesse et de la capacité de pardon britanniques. C’est une chose que je n’avais jamais vu jusqu’ici, dans ma patrie.
En observant le Parlement, Miliband et la famille royale, force m’est bien de reconnaître que j’ai encore beaucoup à apprendre en matière de compassion, avant de devenir un authentique citoyen britannique.
Source : Caught in Bed with Evil
Article original publié le 26/11/2008
Traduit par Fausto Giudice , Tlaxcala
Sorprendidos en la cama con el Mal
 


3 4 Rim al Khatib : Tous des criminels.
Il y a plusieurs semaines, des associations de colons envisageaient d'investir la ville arabo-palestinienne d'Umm al Fahem, située dans les territoires occupés en 48, dans la région du Triangle. Umm al-Fahem est l'une des grandes villes palestiniennes de l'intérieur, qui a conservé son caractère arabe, malgré la judaïsation menée depuis 1948 dans la région qui l'entoure avec la création de plusieurs colonies, notamment celles qui séparent le Triangle de
la Cisjordanie.
Um
m al-Fahem, c'est la ville que la police sioniste investit chaque fois qu'elle veut arrêter sheikh Raed Salah, dirigeant du mouvement islamique ou des responsables de l'association al-Aqsa, comme à la fin du mois d'août dernier, après le congrès de l'association, qui s'est tenu à Umm al-Fahem.
Sitôt la menace des associations de colons lancée, la population d'Umm al-Fahem se prépare à riposter : aucun sioniste ne rentrera dans la ville.
La police et les appareils de l'Etat essaient de calmer la situation, mais les colons réclament l'intervention de la cour suprême de l'Etat: celle-ci, fidèle chien de l'Etat, autorise les colons à investir Umm al-Fahem, il y a environ trois semaines.
Forts de ce soutien, les colons se préparent : ils ont annoncé il y a quelques jours que le 15 décembre, ils investiraient la ville palestinienne.
La population d'Umm al-Fahem les attend, soutenue par les partis et associations arabes, de 48.
Que signifie l'attaque d'Umm al Fahem ?
Comme l'attaque  à Akka, il y a plus d'un mois, l'attaque d'Umm al Fahem par les colons vise à créer un sentiment de panique au sein des Palestiniens de 48, pour leur faire comprendre qu'ils ne sont pas chez eux, qu'ils ne sont que des "hôtes indésirables" de l'Etat colonial . Les dirigeants de l'Etat accentuent depuis quelques années leur politique de judaïsation de
la Palestine occupée en vue de poursuivre ce qui a été commencé lors de la Nakba, suivant en cela les conseils du célèbre historien Benny Morris : il faut parachever ce qui a été commencé, puisque l'erreur commise par les sionistes en 48 aurait été celle d'avoir laissé des Palestiniens dans leur pays.
Face à la montée de la mobilisation des Palestiniens de 48, notamment depuis 2000, les sionistes sont devenus enragés : ils vont utiliser tous les moyens pour provoquer l'expulsion des Palestiniens de 48 et poursuivre le nettoyage ethnique commencé en 1948 :
la Nakba se poursuit !!!!

C'est la signification de l'Etat juif pour les Juifs.
Après les massacres de Kafr Qassem (56), de
la Journée de la terre (76), de la révolte d'al-Aqsa (2000), de Shefa Amr (2005), après le mini-pogrom de Akka (octobre 2008), que préparent les sionistes pour Umm al-Fahem ?
Il est évident que les Palestiniens ne les laisseront pas investir la ville. Ils se mobilisent déjà.

Bulletin électronique Mondialisation.ca

1 décembre 2008

URL de cet article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=11238

www.Mondialisation.ca



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4 1 Leila Shahid : Appel à l'action contre le "rehaussement" des relations UE/Israël.
Si ce texte est adopté, cela signifie qu'en douce, toutes les demandes du gouvernement israélien seront satisfaites, à savoir sa participation à tous les programmes européens, lui donnant le statut de quasi membre de l'Union européenne, bénéficiant de tous les avantages sans aucune obligation, ni aucun devoir vis-à-vis des Palestiniens. Aucune conditionnalité de respect du droit international, des droits de l'Homme ou de respect des termes des « négociations de paix » avec les Palestiniens.

Contre la ratification par les parlementaires européens du « rehaussement » des relations UE/Israël: appel à action
Dans sa réunion du 5 novembre à Bruxelles,
la Commission des Affaires étrangères et de Sécurité du Parlement européen a avalisé une proposition de la Commission Européenne et du Conseil quant à la participation d’Israël aux programmes communautaires européens.
Ce nouveau protocole de coopération offre à Israël un accès illimité au programme de recherches scientifiques, académiques et techniques.
Pour son entrée en vigueur, l’accord doit cependant avoir l’aval du Parlement européen (PE). Il sera soumis au vote lors de la réunion plénière du jeudi 4 décembre à Bruxelles. La ministre israélienne des Affaires étrangères se rendra au Parlement Européen le mardi 2 décembre pour exercer des pressions sur les eurodéputés pour un vote en faveur de cet accord.
Ce nouveau protocole de coopération UE-Israël intervient alors que, sur le terrain, Israël accélère la construction de colonies, renforce le bouclage des territoires palestiniens, notamment dans la bande de Gaza, et pratique de nombreuses formes de violation des droits de l’Homme.
Je voudrais par ce message vous inviter à mobiliser l’ensemble des organisations non gouvernementales de vos pays, pour intervenir auprès du PE afin de ne pas accorder ce privilège à Israël avant qu’il mette en œuvre les principes de la paix.
Voici un lien Internet où vous pouvez trouver toutes les informations nécessaires pour contacter vos députés européens.
http://www.europarl.europa.eu/membe...
Amicalement,
Leila Shahid

http://www.europarl.europa.eu/members.do?language=FR


4 2 L’Union européenne ne doit pas être confondue avec Israël.

Lettre ouverte aux Députés européens

Mesdames et Messieurs les députés,

Nous avons appris que vous aurez à voter jeudi 4 décembre 2008 un projet qui, s’il était adopté, rapprocherait Israël encore davantage de l’Union européenne pour qu’il soit mieux protégé pour ses crimes contre le peuple palestinien. Ce projet a été accepté pour être débattu grâce au lobby israélien actif au sein de votre honorable institution, dont les membres agissent pour le compte d’Israël, et ce au nom des peuples des États membres que vous représenter pour le compte d’Israël pour le compte d’Israël. Auparavant, ils avaient réussi à rendre caduques les sanctions qui ont été prises par l’UE contre Israël pour le non respect des résolutions de l’ONU, des droits des Palestiniens et pour avoir torpillé le processus de paix.

Maintenant, ces députés israélophiles veulent passer à la vitesse supérieure : permettre à Israël de contrôle carrément l’UE de son intérieur. Ce projet consiste à préparer l’admission d’Israël en tant que membre permanent dans des commissions stratégiques de l’UE pour empêcher toute opposition à ses projets de recherche et développement de ses armes biologiques, qu’il possède déjà, alors que l’UE s’oppose, à juste titre, à d’autres pays d’en posséder.

 Dans le même temps, Israël veut assurer l’impunité de ses dirigeants pour tous les crimes qu’ils ont déjà commis ou commettront contre les Palestiniens. A son tour, ce teste sera le prélude d’autres projets plus importants pour soumettre définitivement l’UE aux service d’Israël. Permettre à un Etat étranger de participer aux commissions stratégiques de l’Union européenne, c’est rendre ses membres complices des crimes commis par cet Etat hors la loi contre le peuple palestinien (pour ne parler que de ce peuple dont il occupe la terre avec tous ses espaces). Et nous ne pensons pas que les lecteurs des députés qui voteraient pour ce projet en seront fiers.

Ceci dit, vous êtes confrontés à une responsabilité historique face à vos lecteurs et à vos peuples. Jeudi prochain, 4 décembre 2008, vous aurez à voter pour ou contre cette tentative d’Israël de rendre complices dans ses crimes les 27 États membres de l’UE.

Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les députés, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Chérif BOUDELAL

Vice-président du Collectif « Paix comme Palestine »


4 3 Non Au Renforcement Des Relations UE - Israël, Action Urgente Contre Ce Nouveau Pacte De l'Infamie.

Contre la ratification le 4 Decembre par les parlementaires européens du « rehaussement » des relations UE/Israël. Citoyens Européens agissez auprès de vos parlementaires contre ce nouveau Pacte de l'Infamie.

Pas de récompense pour les crimes de guerre dont le blocus de Gaza en cours, pas de nouveau Pacte de l'Infamie
Dans sa réunion du 5 novembre à Bruxelles,
la Commission des Affaires Etrangères et de Sécurité du Parlement européen a avalisé une proposition de la Commission Européenne et du Conseil quant à la participation d'Israël aux programmes communautaires européens. Ce nouveau protocole de coopération offre à Israël un accès illimité au programme de recherches scientifiques, académiques et techniques.
Pour son entrée en vigueur, l'accord doit cependant avoir l'aval du Parlement européen (PE). Il sera soumis au vote lors de la réunion plénière du jeudi 4 décembre à Bruxelles.
Si ce texte est adopté, cela signifie, qu’en douce, toutes les demandes du gouvernement israélien seront satisfaites, à savoir, sa participation à tous les programmes européens, lui donnant le statut de quasi membre de l’Union Européenne, bénéficiant de tous les avantages sans aucune obligation en contre partie, ni respect du droit international, ni respect des droits de l’homme Agissez auprès de vos parlementaires européens contre ce nouveau Pacte de l'Infamie
http://www.europarl.europa.eu/membe...

Amicalement,

* Leila Shahid est représentante de la Palestine auprès de l’Union Européenne

Ci dessous la lettre de Jean Bricmont

Mesdames et Messieurs les députés,
J’apprends avec consternation et colère qu’un texte demandant la "revalorisation" des relations de l'Union européenne avec Israël sera soumis au vote des parlementaires européens ce jeudi 4 décembre 2008, suite à la réunion du 5 novembre à Bruxelles de
la Commission des Affaires étrangères et de Sécurité du Parlement Européen.
Au cours de cette réunion,
la Commission a avalisé une proposition de la Commission Européenne et du Conseil quant à la participation d’Israël à des accords communautaires européens. Ce nouveau protocole de coopération offre à Israël un accès illimité aux programmes de recherches scientifiques, académiques et techniques. Il offre un statut de quasi membre de l’Union Européenne à un Etat qui viole, depuis des décennies et en toute impunité, toutes les conventions relatives au Droit international, et ne respecte même pas les décisions de la Cour Internationale de Justice de La Haye, qui, le 9 juillet 2005, a jugé illégale la construction du mur israélien dans les territoires palestiniens occupés et a demandé son démantèlement.
Non seulement j’attends que vous me représentiez en pesant de tout votre poids pour empêcher que cette manœuvre israélienne réussisse, mais de plus, je vous demande de dénoncer l’Accord d’Association avec l’Union Européenne dont bénéficie Israël de façon indue, aussi longtemps que cet Etat ne respectera aucune des lois internationales et poursuivra sa politique d’apartheid et de nettoyage ethnique du peuple palestinien.
Recevez l'expression de mes sentiments très distingués,
Jean Bricmont Professeur de Physique théorique,


4 4 Jusqu’à quand nous tairons-nous devant la mort lente subie par la population de Gaza?

SOLIDARITE  GAZA  PALESTINE
CONTRE  LE  BLOCUS ET  LES  CRIMES  DE  GUERRE  D’ISRAEL 
SAMEDI  6  DECEMBRE  2008
JOURNEE  NATIONALE  D’ACTION

Jusqu’à quand nous tairons-nous devant la mort lente subie par la population de Gaza (1.500.000 personnes) depuis janvier 2006 suite au blocus terre-air-mer imposé par la puissance coloniale sioniste, qui peut compter sur la complicité de l’Union Européenne et de
la France et sur la collaboration active de certains Etats arabes tels que l’Egypte, en vue de mettre les Palestiniens à genoux.
En conséquence de cette guerre :
80% de la population de Gaza vit en-dessous du seuil de pauvreté, 1.100.000 personnes dépendent des aides humanitaires, 60% des enfants souffrent de malnutrition, 260 personnes sont mortes soit parce qu´elles ont été empêchées d´aller se faire soigner à l´étranger, soit par manque de médicaments.
Le taux de chômage atteint 65%, 97% des usines et des ateliers ont cessé de travailler, le revenu par personne est de 1.36 euros/jour.
La liberté de circulation entre la bande de Gaza et
la Cisjordanie, Jérusalem et le monde extérieur est bloquée, plus de 1.500 cargaisons et containers de matières premières sont détenus dans les ports israéliens, les projets de construction et de développement des hôpitaux, des cliniques et d´établissements éducatifs sont suspendus et les coupures de courant dépassent les 10 heures par jour.


4 5 Appel aux institutions, les mouvements, les activistes et toux ceux qui soutiennent la justice à exiger la fin du siège de Gaza par Israël.
Les Palestiniens de la bande de Gaza sont menacés d'une crise humanitaire créée par un blocus économique qui dure depuis deux ans, lequel a exacerbé les effets de soixante ans d'une oppression coloniale impitoyable. Au cours des deux dernières semaines, le blocus de toute fourniture alimentaire et médicale a élevé cette crise humanitaire à un niveau tel qu'il sonne l’heure de la menace d’une destruction totale.
Nous sommes indignés mais non surpris de cette escalade. Comme cela a été annoncé par des auteurs politiques comme Ilan Pappe et Toufic Haddad, le désengagement unilatéral israélien de Gaza a préparé le terrain. Après le retrait, Israël a maintenu le contrôle des frontières de Gaza, de l'espace aérien et de l'espace maritime, isolant ainsi le territoire pratiquement et politiquement. Cela s'est poursuivi avec le soutien inconditionnel des Etats-Unis et de leurs alliés et la complicité d'une large partie de la communauté internationale, y compris des voisins de Gaza.
On peut comparer les avertissements sur Gaza à d'autres dans l'histoire. Ainsi le grand poète yiddish Mordekhai Gebirtig, a écrit son fameux poème "S'Brent" (ça brûle) en 1938, après le pogrom de 1936 à Przytyk, avertissant de la catastrophe qui s'abattra sur les Juifs d'Europe.
La fin du cessez-le-feu entre Israël et le HAMAS – la justification israélienne pour la reprise des hostilités – a été en fait provoquée par Israël pendant les élections présidentielles aux USA.

En toute mauvaise foi, Israël a attaqué des civils de Gaza et argué ensuite de la riposte palestinienne pour justifier cet accroissement de souffrance. Les agissements d'Israël à Gaza sont une attaque contre la vie elle-même, une forme de punition collective et un crime contre l'humanité inacceptable.
Israël a retenu la leçon du gouvernement nazi à Varsovie et autres régimes d'oppression. En kidnappant et retenant en otage des travailleurs de l’aide humanitaire et des observateurs internationaux des droits humains. Israël empêche les témoignages et les informations sur ce qui se passe à Gaza.
La dernière démonstration de violence par Israël et le mépris arrogant des leaders israéliens envers l'humanité du peuple de Gaza et ainsi envers l'humanité de nous tous, devraient convaincre les institutions, les organisations non gouvernementales, les groupes animés par la foi et tous les êtres conscients d'intervenir immédiatement.
Ceux qui ont soutenu le refus d'Israël de reconnaître l'élection démocratique du gouvernement HAMAS devraient maintenant comprendre qu’affamer Gaza est la conséquence inévitable de ce soutien.
Stop à l'encerclement et au blocus de Gaza !
Stop à la prise en otage des intervenants humanitaires et des observateurs des droits humains.
Seule une campagne de boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël à une chance de mettre fin à la violence israélienne.
Si l'artiste et révolutionnaire juif Mordekhai Gebirtig vivait aujourd'hui, il écrirait "S'Brent" pour Gaza.
26 novembre 2008
Traduit de l’anglais

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5176

 

J A N (International Jewish AntiZionist Network)


4 6 Communiqué de presse du  Forum musulman canadien (FMC-CMF).

Communiqué de presse

À la veille du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, le FMC espère que toute l’humanité en bénéficie

À la veille du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, le Forum musulman canadien (FMC-CMF) a publié un communiqué de presse. Nous voulons souligner l'importance de cette déclaration et nous espérons que toute l’humanité en bénéficie.
«Bien que la déclaration universelle des droits de l'homme existe depuis 60 ans déjà, nous n'avons toujours pas une application complète de ces droits» a déclaré Mohamed S. Kamel, président du FMC. Il ajoute également que «la moitié de la population souffre encore de discrimination et de racisme dû à la négligence de cette déclaration si précieuse.»
«Malheureusement, Cette déclaration des droits de l'homme est devenue de plus en plus politisée où vous auriez besoin du pouvoir à vos côtés pour l'application de ces droits» a ajouté le président du FMC. «Le Forum musulman canadien, ainsi que tous les défenseurs des droits de l'homme, croient réellement que le seul moyen d'instaurer la paix et la justice est par le respect de cette déclaration.»
Le Forum musulman canadien (FMC-CMF) rappelle à tous que la  déclaration universelle des droits de l'homme ne pourra jamais voir la lumière à moins que nous travaillions tous très fort pour défendre nos droits. Nous ne devons pas oublier que nous avons une grande responsabilité de défendre nos droits et ceux des autres, même si nous ne partageons pas les mêmes points de vue ou croyances.
Le Forum musulman canadien (FMC-CMF) espère que tout le monde, y compris les organisations gouvernementales et non gouvernementales saisiront cette occasion pour renouveler notre engagement envers le principe de la déclaration universelle des droits de l'homme et à travailler plus fort pour l'établissement d'une véritable compréhension de la déclaration et pour l'égalité entre les peuples.

www.fmc-cmf.com

Fondé en 1993, le Forum musulman canadien (FMC-FMC) est une organisation communautaire, non partisane sans but lucratif.

Le FMC-CMF  représente l’intérêt commun et collectif de la communauté musulmane sur les questions relatives à la politique publique et veille à protéger leurs droits civils.

Différent mais égaux- Different but equal


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n°403 - Dossier de Palestine - 04-12 – fin - Jusqu’à quand nous tairons-nous devant la mort lente subie par la population de Gaza?

n°403 - Dossier de Palestine - 04-12 – fin -  Jusqu’à quand nous tairons-nous devant la mort lente subie par la population de Gaza?



                    Dossier de Palestine      

                                                N°403                                 04-12

                                                   Par M.Lemaire    



Sommaire

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5 1 Richard Falk : Situation des droits de l’homme dans le territoire palestinien.

5 2 Amira Hass : C’est ça, Gaza.

5 3 Rapport : Pourquoi l’invasion de Gaza ? Raisons électorales israéliennes ou faiblesse.

5 4 Nahla Chahal : Un peu de dignité !

6 Annexe

6 1 Les Israéliens consomment cinq fois plus que les Palestiniens.



5  Analyse - Géopolitique et stratégie

5 1 Richard Falk : Situation des droits de l’homme dans le territoire palestinien.

Le présent rapport, qui est le premier soumis par Richard Falk, porte sur le respect des normes internationales humanitaires et relatives aux droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés par Israël depuis 1967, au cours du premier semestre 2008.

Situation des droits de l’homme dans le territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.
Version intégrale du rapport téléchargable en PDF sur :http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5161

Une attention particulière y est accordée aux conséquences d’une occupation prolongée durant laquelle les directives de l’ONU relatives au respect des droits reconnus par la loi ont été systématiquement ignorées.
Il est également pris note de l’entreprise liée à la relance du processus de paix lors du sommet d’Annapolis de décembre 2007, en particulier du fait que l’on comptait qu’Israël gèlerait l’expansion des colonies et assouplirait les restrictions à la circulation imposées en Cisjordanie. Il est décourageant de constater que les faits montrent que les colonies se développent et que de nouvelles restrictions sont imposées en Cisjordanie.
Il est en outre fait état de la violation du droit international humanitaire liée à l’existence du mur de séparation, et des victimes palestiniennes, notamment parmi les enfants, en conséquence du recours excessif des Israéliens à la force pour mettre fin à des manifestations non violentes. L’attention est par ailleurs appelée sur les exactions commises par Israël aux points de passage de la frontière, le harcèlement et les agressions dont sont victimes les journalistes palestiniens étant particulièrement préoccupants. Le rapport porte essentiellement sur la crise en matière de soins de santé, spécialement à Gaza.
Le Rapporteur spécial déplore qu’Israël n’applique pas les recommandations de
la Cour internationale de Justice, que l’Assemblée générale a faites siennes, et appelle à une définition plus claire des droits du peuple palestinien en recommandant que l’Assemblée générale recueille un avis juridique sur la mesure dans laquelle l’occupation met en danger la réalisation du droit des Palestiniens à l’autodétermination.

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-11-28%2018:21:45&log=invites


5 2 Amira Hass : C’est ça, Gaza.

Quand ce n’est pas le courant électrique qui est coupé et l’obscurité épaisse qui enveloppe des quartiers entiers, c’est l’eau qui n’arrive pas aux étages supérieurs et le gaz de cuisine qui fait défaut sur le marché. S’il y a un générateur électrique, un petit quelque chose s’y est cassé et il n’est pas possible de le réparer car depuis avant l’actuel blocus hermétique qui dure déjà depuis trois semaines, Israël interdit l’entrée de toute pièce de rechange – de machines, de voitures et d’appareils électriques ménagers. Et si on parvient à réunir l’argent pour un générateur passé par les tunnels de la contrebande (le prix a doublé ou triplé depuis le mois passé), ce ne peut être qu’aux dépens de l’achat d’un appareil de chauffage (non électrique bien sûr), de leçons d’anglais ou de vêtements pour les enfants, et de visites chez le médecin.

Est-ce là le vrai Gaza de novembre 2008 ? A l’évidence. De même que Gaza, ce sont les entrepôts de l’UNRWA en train de se vider, et les agriculteurs qui ont semé et irrigué mais à qui Israël interdit de vendre en dehors de la Bande de Gaza, des tomates, des goyaves et des fraises, et aussi la sérénité avec laquelle est accueillie la soudaine obscurité, et les blagues portant sur le fait qu’il n’y a, de toute façon, pas grand-chose à perdre dans le réfrigérateur – Gaza, c’est la capacité de trouver à plaisanter en toute situation – et aussi la vexation brûlante, jusqu’aux larmes, qu’il n’y ait pas d’eau courante depuis maintenant trois ou quatre jours, mais les enfants s’en vont tout de même pimpants et soignés à l’école.

Gaza, c’est la longue rue Nasser barrée au trafic depuis plus d’un an. Bitume arraché, nids de poule, tas de sable. Dès lors qu’Israël a bloqué l’entrée de tous matériaux de constructions et de matières premières dans la Bande de Gaza, les travaux de réfections ont été interrompus sur cette rue centrale, principal axe d’accès aux trois hôpitaux dont le matériel médical risque toujours d’être mis à l’arrêt si certaines parties devaient tomber en panne. Mais Gaza, c’est aussi la sécurité éprouvée par les parents de laisser leurs enfants jouer seuls à la maison ou se rendre seuls à la plaine de jeux pourtant éloignée de la maison ou faire seuls le trajet pour aller chez leur grand-mère, dans le camp de réfugiés de Jabaliya (dans les rues parallèles à la rue Nasser).

Gaza, ce sont les rapports sur des policiers qui s’en prennent à des sympathisants du Fatah à l’université, ou la police qui fait fermer un restaurant pour un soir parce que ses propriétaires n’ont pas annoncé préalablement une journée de discussions organisée dans leur salle par un centre d’études lié à l’autorité de Ramallah, avec la participation de représentants du Hamas.

C’est l’institutrice qui impose à ses élèves filles de se couvrir la tête, en dépit du fait que les hauts responsables assurent que ce n’est pas là la politique du Ministère de l’Enseignement. Mais ce sont aussi les exagérations et les fausses rumeurs, comme lorsque des détenus du Fatah ont rapporté que dans les salles d’interrogatoires, des caméras avaient été placées pour s’assurer que les interrogateurs agissaient conformément à la loi. C’est aussi la surprise lorsque la police « du Hamas » se soucie de restituer un bien volé à son propriétaire (même quand celui-ci n’a pas pris la peine de déclarer le vol).

Gaza, c’est le sentiment des membres du Fatah que le pouvoir leur a été volé, et la peur que font planer sur eux les services de la sécurité, et c’est la confiance en soi du Hamas, la comparaison avec les méthodes d’intimidation du temps d’Arafat et l’échange d’informations sur la répression des activités du Hamas en Cisjordanie. Et c’est la colère de toute une population, membres du Fatah compris, contre ce qui semble une négligence délibérée et un manque de considération de Ramallah pour le sort de la Bande de Gaza et de ses habitants.

Gaza, ce sont ceux qui rêvent de s’en aller de là et ceux qui en sont partis, il y a des années de cela, pour aller étudier et travailler, et qui en ont la nostalgie. Gaza, ce sont ceux qui ne peuvent pas rejoindre ici leur famille parce que même s’ils parvenaient à trouver une faille dans les points de passage fermés par Israël, ils se retrouveraient emprisonnés ici et devraient renoncer complètement à leur liberté de mouvement et à leur liberté de choix.

Tout est tellement intense ici. « Notre vie, nous la mesurons en minutes, pas en jours ni en semaines », disait quelqu'un, un homme du Fatah dont l’existence a été bouleversée en juin 2007 et continue de l’être chaque jour, du fait de la déchirure politique. Il voulait parler des gens du Fatah comme lui, persuadé que les gens du Hamas en Cisjordanie mesurent, eux aussi, « leur vie en minutes ». Mais sa description s’applique à tout le monde : les changements sont à ce point brusques, violents, rapides et fréquents qu’il n’y a pas moyen d’élaborer le moindre contrôle sur eux : qu’il s’agisse de « haute » politique ou des heures de lessive.

Gaza, c’est cette tentative permanente des gens pour s’accrocher à une normalité de vie en dépit du fait qu’Israël leur impose des conditions anormales, celles d’un emprisonnement, d’un isolement du reste du monde et d’une détérioration vers une dépendance insultante à l’égard des programmes internationaux de charité.

Amira Hass

Haaretz, 27 novembre 2008

Version anglaise : This is Gaza -  www.haaretz.com/hasen/spages/1041345.html 

 (Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)

www.haaretz.co.il/hasite/spages/1041491.html 


5 3 Rapport : Pourquoi l’invasion de Gaza ? Raisons électorales israéliennes ou faiblesse ?

Improbable reste la chance qu’une opération militaire israélienne de très grande envergure soit menée contre la bande de Gaza, croient des observateurs.

Plusieurs raisons poussent à croire à cette idée. Tout d’abord, il y a les élections législatives israéliennes. Puis les Israéliens ont de mauvais souvenirs avec la résistance palestinienne dont les capacités n’arrêtent pas de se renforcer. Et en troisième lieu vient la peur des conséquences d’une invasion de grande envergure menée contre la bande de Gaza.

L’hésitation de Barak

Quelques signes venant de la tête de la machine militaire israélienne indiquent qu’il y a une possibilité que l’accalmie avec les factions palestiniennes continue ; Barak, ministre israélien de la guerre, dit que la décision d’une attaque pourra être dangereuse pour la sécurité d’"Israël".

Et un peu plus tard, le 17 novembre, dans la colonie d’Asdrot et accompagné par le ministre des affaires étrangères britannique, il revient sur l’affaire en voulant rectifier ses propos. L’armée de l’occupation israélienne est prête, mais elle ne mènera une opération militaire qu’en temps voulu, lorsque les conditions seront réunies.

Avertissements

Le journal hébreu Haaretz rapporte que des officiers israéliens ont critiqué plusieurs ministres. Ils ont également critiqué Mofaz qui a appelé à liquider des leaders du mouvement du Hamas.

Haaretz ajoute que le ministre de la guerre et le chef d’état-major Achkanazi posent des réserves à une opération de grande envergure contre la bande de Gaza. Ils se montrent inquiets du fait qu’un certain nombre de politiciens israéliens essaient d’attirer l’armée vers des discussions politiques. Ils lancent des avertissements contre des déclarations qui ne font que provoquer le mouvement du Hamas.

Choix stratégiques

Le journal hébreu Maariv, pour sa part, appelle Ehud Olmert, premier ministre israélien, à arrêter ses verbiages et à arrêter d’exposer son choix stratégique au peuple.

Olmert a deux choix. Soit il prend la décision de liquider le mouvement du Hamas. Soit il reconnaît son existence pour ensuite fermer définitivement les frontières avec lui, mais en lui laissant la liberté de passage maritime et terrestre avec l’Egypte, dit le journal.

En ce qui concerne l’escalade militaire israélienne contre la bande de Gaza, Dr. Mahmoud Abbas voit qu’elle est venue pour couvrir des problèmes internes israéliens. Les leaders israéliens veulent bâtir un avenir sur le dos du peuple palestinien.

Pour sa part, Dr. Salah Al-Bardawil, porte-parole du groupe parlementaire du Hamas, voit que cette escalade n’est que une jauge destinée à savoir à quel point la résistance palestinienne est prête, militairement parlant.

Al-Qassam, la résistance

De leur côté, les brigades d’Al-Qassam, branche militaire du mouvement du Hamas, insistent à dire que cette escalade militaire n’est qu’une tentative israélienne pour calmer la grogne de la rue.

Toute tentative d’invasion se butera au mur de la résistance palestinienne. Elle coûtera cher aux agresseurs. Abou Obayda, porte-parole des brigades d’Al-Qassam, dit que ses brigades ont envoyé aux Israéliens des messages les informant que les brigades ne seront pas désolées, si les Israéliens minent l’accalmie. Nous sommes prêts et aurons des répliques qui seront très dures à avaler pour vous.

Al-Bardawil, dans des déclarations données le 16 novembre 2008, dit que si les Israéliens décidaient de briser l’accalmie, nous serrions prêts à toute éventualité. Le gouvernement israélien se rendra compte que son armée n’aura le choix que de céder aux conditions de la résistance palestinienne et aux droits du peuple palestinien.

Les déclarations israéliennes parlant d’une volonté de liquider le mouvement du Hamas ne reflètent que le désordre régnant sur la scène politique et militaire israélienne, croient des observateurs.

En "Israël", c’est le courant appelant à préserver l’accalmie qui prendra le dessus, disent des observateurs. En fait, la guerre du Liban de 2006 fait encore de l’ombre aux Israéliens. Ils ne veulent pas un autre échec, cette fois dans la bande de Gaza.

30/11/2008 - CPI


5 4 Nahla Chahal : Un peu de dignité !

Pourquoi Mahmoud Abbas se sent-il obligé de prendre à tout bout de champ Ehoud Olmert dans ses bras ? Certains diront que, au point où il en est, Abbas n’en est plus à un compromis près. Avant sa dernière rencontre avec Olmert, il a parlé de “crimes de guerre” à Gaza… puis s’en est allé enlacer le criminel. Les représentants des Nations unies sur place publient communiqué sur communiqué pour rappeler la gravité de ce qui se passe dans la bande de Gaza, délibérément affamée et humiliée de mille manières. Cela dépasse probablement la définition juridique des crimes de guerre.

Le crime est donc connu du public. Toute manifestation d’affection exagérée entre ennemis est de trop. On justifie l’afféterie des responsables de l’Autorité palestinienne vis-à-vis des Israéliens par la nécessité de prouver à la diplomatie internationale que les Palestiniens ne sont pas des brutes. Mais on parle aussi d’une cynique alliance implicite contre l’ennemi commun : le Hamas. Ajoutons la possibilité d’une affection de façade destinée à obtenir quelques allégements des conditions de vie des Palestiniens.

Mais aucune de ces justifications n’est satisfaisante. Ce qui est critiquable, c’est la gratuité de l’acte. Personne n’attend des Palestiniens qu’ils aiment leurs bourreaux. Comment demander à la communauté internationale de soutenir la cause palestinienne alors qu’il y a ces embarrassantes embrassades ? Reste l’alliance contre le Hamas. Si elle doit exister, le prix sera élevé pour celui qui confond son propre camp, si divisé qu’il soit, avec celui d’en face. Les méfaits d’Israël s’étendent à tout le peuple palestinien. La preuve en est la punition collective infligée aux habitants de la bande de Gaza pour les tirs de roquettes du Hamas. Juste avant la dernière rencontre entre Abbas et Olmert, ce dernier a annoncé la libération de 250 prisonniers palestiniens “pragmatiques”. Cela constitue une innovation dans le langage politique. Comment un prisonnier peut-il être pragmatique ? Cela signifie-t-il qu’il coopère avec l’occupant et qu’il respecte le système carcéral et ses gardiens ?

2 décembre 2008

Source : CCIPPP
http://www.protection-palestine.org/...http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Nahla_Chahal.021208.htm



6 Annexe

6 1 Les Israéliens consomment cinq fois plus que les Palestiniens.

Les disparités dans la répartition des ressources en eau entre Israéliens et Palestiniens sont énormes.

Un tiers de la population palestinienne n'a pas accès à l'eau courante.

Selon une étude publiée mardi à Genève, les Israéliens consomment près de cinq fois plus d'eau que les Palestiniens.

La consommation moyenne d'un Palestinien en Cisjordanie est de 70 à 90 litres d'eau par jour, celle d'un Palestinien dans la bande de Gaza de 60 litres par jour. Comparativement, un Israélien consomme près de 400 litres d'eau par jour et un colon israélien 800 litres par jour.

La quantité minimum recommandée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) est de cent litres par jour et la moyenne mondiale de 170 litres par jour.

Pas de développement

«Un tiers de la population palestinienne n'a pas accès à l'eau courante et dépend du passage de camions citerne. Or, sans eau, il n'y a pas de développement, il n'y a pas de vie et les villageois doivent émigrer», a affirmé Laurent Calligé, l'un des auteurs de l'étude.

Le secteur agricole irrigué utilise environ 70% des ressources en eau. La prospérité des cultures pratiquées dans les colonies israéliennes contraste avec l'aridité des terres palestiniennes.

«L'eau est une arme de guerre. C'est un problème politique, car les solutions techniques existent: usines de dessalement de l'eau de mer, recyclage des eaux usées, changements dans la production agricole», souligne Laurent Calligé.

Pas de soutien diplomatique

L'étude «De l'eau et de la paix - conflit et coopération israélo-palestiniens» est le fruit d'un projet lancé dès 2004 par l'Institut international de recherches pour la paix (GIPRI) à Genève.

«Cette étude scientifique devait être accompagnée par un processus diplomatique et l'organisation d'une conférence pour discuter de la question de la répartition des ressources en eau», a expliqué le directeur du GIPRI Gabriel Galice. Mais l'Institut n'a obtenu aucun soutien pour ce projet, a-t-il déploré.

Approchés, les membres du Quartette (Etats-Unis, Russie, ONU, Union européenne) n'ont pas donné suite. «Il n'y a pas de soutien politique à la relance du processus de paix au Proche-Orient», a constaté Gabriel Galice.

L'étude fait des recommandations concrètes. Elle préconise la négociation de projets de coopération sur le plan local, les projets plus ambitieux se heurtant à l'impasse politique.

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/13940695
Source: SDA/ATS



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