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04/12/2008

n°402 - Journal de Palestine - 26-11 au 03-12 -1- : Selon les Palestiniens, Obama ne changera rien.


n°402  - Journal  de Palestine - 26-11  au 03-12  -1- : Selon les Palestiniens, Obama ne changera rien.


Journal de Palestine

n°402                                                            26-11  au 03-12

                                                                                                                     M.Lemaire


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Tiré à part .

Selon les Palestiniens, Obama ne changera rien.

Résistance

Hamas : la riposte d'Al Qassam est une réponse naturelle aux crimes de l'occupation.

1 Politique Palestinienne

Suite

2 Politique Israélienne.

Fin

3 Politique Internationale des territoires occupés

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5 1 Noam Chomsky et Ilan Pappe: dialogue sur le conflit israélo-palestinien.

6 Les brèves

6 1 Tsahal intercepte un bateau libyen.

6 2 Les factions palestiniennes refusent la menace d’Abbas d’élections anticipées


Tiré a part

Selon les Palestiniens, Obama ne changera rien.

Une majorité de Palestiniens pensent que l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis n’aura aucun impact sur les chances d’un règlement du conflit avec Israël, selon un sondage publié mercredi.
L’enquête d’opinion montre que pour 57,5% de Palestiniens l’élection de M. Obama "ne fera aucune différence" par rapport à l’administration sortante en ce qui concerne les négociations de paix israélo-palestiniennes, contre 20,2% qui se disent "plus optimistes" et 17,7% "plus pessimistes", le reste étant indécis.
Une écrasante majorité de Palestiniens (75,7%) n’est en outre "pas du tout satisfaite" du rôle américain dans le processus de paix, dont Washington est le principal parrain, contre 8% seulement de satisfaits.
Relancées en novembre 2007 à Annapolis aux Etats-Unis avec l’objectif affiché de parvenir à un accord de paix cette année, les négociations israélo-palestiniennes ont réalisé très peu de progrès depuis.
Le sondage relève en outre que le président Abbas et son parti, le Fatah, seront victorieux en cas d’élections générales.
La liste du Fatah pour les élections législatives obtiendrait 36,8% des voix contre 19,5% pour celle du Hamas, le reste des voix allant à des formations de moindre importance. A l’élection présidentielle, dans le cas d’un affrontement entre M. Abbas et le chef du gouvernement du Hamas à Gaza Ismaïl Haniyeh, le premier obtiendrait 23.8% des suffrages contre 19,7 pour le second.
M. Abbas a fixé le 24 novembre un ultimatum à ses rivaux du Hamas, qui l’ont délogé du pouvoir à Gaza, pour accepter un dialogue d’ici la fin de l’année, faute de quoi il convoquera des élections générales.
Le sondage a été réalisé par le Jerusalem Media and Communication Center (JMCC) sur un échantillon représentatif de 1.200 personnes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Sa marge d’erreur est de 3%.

03 12

http://www.aloufok.net:80/article.php3?id_article=5180

.



26-11 au 03-12: Peuple Palestinien : 4 tués   -  33 blessés 

                           Occupants            :  0 tué     - 18 blessés



 

Lutte pour la libération dans les  territoires occupé

Bande de Gaza - Au jour le jour

01 décembre

Trois  résistants ont été blessés hier par des tirs dans le secteur central de la bande de Gaza, ont indiqué des sources médicales palestiniennes. Selon ces sources médicales, les trois hommes ont été atteints par des éclats d’obus de char, près de la frontière avec Israël.
Les Comités de la résistance populaire, a affirmé pour sa part que trois de ses hommes avaient été blessés lors d’une incursion israélienne dans ce secteur.

L’Orient-Le Jour

2 décembre

Deux Palestiniens ont été tués et quatre autres blessés dans une frappe israélienne dans le sud de la bande de Gaza, a-t-on appris mardi de source médicale palestinienne.
L’armée israélienne a annoncé avoir attaqué un groupe de résistants ayant tiré des obus de mortier contre ses troupes.

Mais des responsables médicaux palestiniens ont indiqué que les deux morts étaient des civils, précisant qu’il s’agissait de deux frères adolescents frappés devant leur maison.
L’attaque s’est produite dans une zone d’où des obus de mortier avaient été tirés contre les forces israéliennes un peu plus tôt mardi.

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5178


Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour 

Une force israélienne spéciale assassine un membre des brigades d'Al Aqsa dans le camp de réfugiés de Balata près de Naplouse en Cisjordanie.

Selon un témoin palestinien, l'homme a été tué lundi soir dans une embuscade tendue par des membres sous couverture des forces israéliennes. L'armée israélienne a précisé que cet homme a tenté de s'échapper alors qu'il allait être arrêté. Les soldats ont tiré dans les jambes et mort des suites de ses blessures. L'homme a été identifié Mohammed Abou Daragh, était âgé de 27 ans et était membre des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, un groupe de résistance qui a largement cessé ses activités.

Les sources ont ajouté que les forces occupantes ont transporté le jeune Abou Thera'a à l'hôpital de Kafr Saba dans les territoires palestiniens occupés en 1948, puis elles ont informé le côté palestinien de sa mort avant de le transporter à l'hôpital gouvernemental de Rifidia.

On note que ce jeune résistant a obtenu un pardon partiel des forces occupantes avec certains cadres des brigades d'Al Aqsa en échange de renoncer à la résistance après un accord entre les autorités de l'occupation et l'autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas à Ramallah.

La plupart des membres des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa ont été amnistiés par Israël.

AP & CPI

01 12

01 décembre

Des colons israéliens ont crevé durant la nuit de samedi à dimanche les pneus d’une trentaine de voitures palestiniennes et brisé des pare-brise, selon une source policière palestinienne. Selon des sources policières israéliennes, ils ont crevé également les pneus d’une jeep de la police et un jeune parmi eux a été arrêté. Samedi, des colons juifs s’étaient affrontés à des Palestiniens aux abords d’une maison occupée par des colons à Hébron, en Cisjordanie, faisant quatre blessés, selon des sources palestinienne et israélienne.

L’Orient-Le Jour

02 décembre

Des soldats israéliens ont mortellement blessé un Palestinien lors d'une opération menée lundi dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie, a annoncé l'armée. L'homme est décédé dans un hôpital israélien.
Les militaires sont entrés dans Naplouse afin d'arrêter "un homme recherché", a indiqué un porte-parole de Tsahal.

Edicom

 

2 décembre

En Cisjordanie, un adolescent israélien de 16 ans a été grièvement blessé à la tête lors d’affrontements avec des Palestiniens à Hébron, ont annoncé des responsables israéliens.
Ces heurts ont éclaté près d’une maison disputée où sont retranchés des colons israéliens refusant d’obéir à un ordre d’expulsion de la Cour suprême, et ont opposé colons et Palestiniens. Selon des médecins israéliens et palestiniens, 18 Israéliens et sept Palestiniens au total ont été blessés dans ces violences.

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5178

03 12

Depuis lundi, 20 Palestiniens et 18 Israéliens ont été blessés lors d’affrontements à coups de pierres à Hébron, lors de manifestations violentes d'ultra nationalistes israéliens qui protestaient contre un ordre d'expulsion d'une maison disputée à Hébron (Cisjordanie), selon des sources médicales.

Ces violences, qui ont également eu lieu dans d'autres endroits en Cisjordanie occupée, ont provoqué de nombreux dégâts matériels, a constaté un correspondant de l'AFP.

Des groupes de jeunes colons, appuyés par des sympathisants ultra nationalistes venus d'Israël, ont jeté pendant plusieurs heures des pierres en toute impunité sur des maisons palestiniennes ainsi qu'en direction de jeeps de la police et des garde-frontière.

Ces incidents se sont déroulés dans le secteur sous occupation israélienne à Hébron, où vivent quelques centaines de colons sous la protection de l'armée.

Dans le nord de la Cisjordanie, des dizaines de colons se sont heurtés à des Palestiniens et à des garde-frontière, bloquant des routes dans le cadre de la campagne contre l'évacuation de la maison de Hébron.

AFP

03 12

Un résident arabe de Jérusalem-Est a été poignardé mardi soir, près du quartier de Mea Shearim. L'homme, âgé de 31 ans, a immédiatement été transporté à l'hôpital Hadassah Ein Kerem.
Selon son témoignage, quatre hommes portant des kippot l'ont abordé en lui demandant l'heure avant de le poignarder à plusieurs reprises dans le dos.

 

http://www.aloufok.net:80/article.php3?id_article=5180

The Jerusalem Post



4-2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)


Civils & résistants tués                                                                            :  6.119   

Palestiniens blessés                                                                               :  52.732

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.147

                                                                                                                ( 369 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6.494

                                                                                                                ( 468  militaires/policiers)



Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine) 


Statistiques : l'occupation tue 17 palestiniens dans la bande de Gaza durant le mois de novembre

Les forces de l'occupation ont tué, le mois de novembre dernier, 17 palestiniens dans la Bande de Gaza, en levant le nombre à 488 martyrs palestiniens depuis le début de l'année 2008 et 5462 martyrs depuis le déclenchement de l'Intifada d'Al Aqsa, le 28 septembre 2000.

Les forces occupantes ont tué 17 résistants palestiniens dans le cadre d'une série de raids aériens et d'incursions contre la Bande de Gaza, selon les statistiques publiées par "Qods Presse" qui a dit que les forces sionistes ont multiplié leurs opérations contre la Bande de Gaza, en violant l'accord d'accalmie signé, le 19 juin dernier, entre les factions de la résistance palestinienne et l'occupation israélienne, sous une égyptienne.

CPI

[ 02/12/2008]



1  Politique Palestinienne

MM Abbas

30 11

 Abbas avait aussi insisté sur "la trêve et la nécessité de la préserver ainsi que sur la nécessité d’assurer les besoins humanitaires et alimentaires de la bande de Gaza".
Israël a renforcé le 5 novembre le blocus imposé à la bande de Gaza depuis juin 2007, en fermant tous les points de passage et n’autorisant qu’exceptionnellement l’entrée de produits de base et d’aide humanitaire.
(Al Oufok avec les agences de presse)


1-2 Les analyses (du processus de paix).

Fayyad défavorable à un renforcement des relations UE/Israël

Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a jugé inopportun un renforcement des relations entre Israël et l’Union européenne, faute de progrès dans le processus de paix israélo-palestinien, a-t-on appris mardi de sources diplomatiques européennes.
Lors d’une rencontre avec des diplomates européens lundi, M. Fayyad a relevé que la situation sur le terrain dans les territoires palestiniens ne s’était pas améliorée depuis le 16 juin, date à laquelle Union européenne (UE) avait lancé des négociations avec Israël pour approfondir leurs relations, selon les sources.
La commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner avait alors affirmé que l’évolution des relations entre l’UE et l’Etat hébreu devait se faire "en tenant compte des intérêts des deux parties et dans le contexte de la résolution du conflit israélo-palestinien".
M. Fayyad, cité par les sources diplomatiques a affirmé que l’Autorité palestinienne ainsi que des pays membres de l’UE avaient compris qu’un éventuel rehaussement des relations avec Israël était "lié à des progrès dans le processus de paix au Proche-Orient".
Sa rencontre avec les diplomates est survenue avant des réunions du Parlement européen, mercredi, et du Conseil des ministres de l’UE, le 8 décembre, au cours desquelles l’approfondissement des relations avec Israël doit être discuté.
La chef de la diplomatie israélienne Tzipi Livni doit pour sa part en discuter mardi avec la commission des Affaires étrangères du parlement européen.
M. Fayyad a noté qu’"au moment où l’UE discute d’un resserrement (avec Israël), le niveau de misère à Gaza n’a jamais été aussi élevé", en raison du blocus israélien, ont affirmé les diplomates.
Il a aussi relevé la poursuite de la colonisation juive dans les territoires palestiniens occupés, le maintien des barrages militaires et la démolition de maison palestiniennes par Israël, en dépit de la relance des négociations de paix en novembre 2007 à Annapolis aux Etats-Unis.
"Toutes ces actions sur le terrain ont mis en danger la solution basée sur deux Etats et porté un coup à la crédibilité du processus lancé à Annapolis", a encore dit M. Fayyad, selon les diplomates.
Le Premier ministre palestinien a estimé qu’en renforçant ses relations avec Israël dans ce contexte, l’UE enverrait un mauvais message à l’électorat israélien avant les élections prévues le 10 février.
"Le message que vous enverrez à l’électorat israélien consistera à lui dire que l’UE resserre ses relations avec Israël sans tenir compte de son comportement", a dit M. Fayyad aux diplomates.
M. Fayyad avait déjà adressé une lettre à l’UE fin mai l’exhortant à ne pas resserrer ses liens avec Israël, s’attirant de violentes critiques de l’Etat hébreu.


1-3 Sur le terrain.

Le Hamas empêche des pèlerins musulmans de quitter Gaza
La police du Hamas a empêché dimanche des musulmans de quitter Gaza pour participer au pèlerinage annuel à La Mecque, en raison de querelles palestiniennes internes. Cette mesure a suscité, fait rare, les reproches de pays arabes.
La raison : ils avaient des visas du gouvernement Abbas.
Le "hadj" est considéré comme un des cinq piliers de l’Islam.

Les pèlerins doivent arriver à La Mecque d’ici le 5 décembre, selon les autorités de l’Islam.
L’Arabie Saoudite a fixé des quotas par régions, concernant le nombre de pèlerins autorisés à se rendre à La Mecque chaque année. Gaza dispose d’un quota d’environ 3.000 personnes.
Al-Oufok  Site du Mouvement Démocratique Arabe
dimanche 30 novembre
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5174


1-4 Les grandes manœuvres.

KHALED ABU TOAMEH : Purges municipales dans les Territoires
L'Autorité palestinienne (AP) prévoit de remplacer toutes les municipalités contrôlées par le Hamas en en Cisjordanie dans les semaines à venir. Selon des représentants officiels de l'AP à Ramallah, cette
décision vise à affaiblir l'influence du Hamas et, éventuellement, à prolonger le mandat de Mahmoud Abbas au-delà du 9 janvier 2009 - date officielle de son départ.
Le Hamas a pourtant ouvertement déclaré qu'il ne reconnaîtra pas l'autorité d'Abbas après cette date. Depuis plusieurs semaines, les forces de sécurité de l'AP mènent une campagne dure contre les membres et partisans du Hamas. Plus de 500 personnes ont été arrêtées et interrogées.
Le Hamas avait remporté un véritable succès lors des élections municipales de 2004 et 2005 en reprenant le pouvoir à Naplouse, Ramallah, Al-Bireh, Kalkilya et Bethléem. Depuis l'enlèvement de Gilad Shalit, Tsahal a arrêté plusieurs maires et conseillers municipaux affiliés au Hamas.
La fin de mandat de ces conseils municipaux est prévue pour mi-décembre.
Mais en raison des perpétuelles luttes de pouvoir Fatah-Hamas, il y a peu de chances pour que les deux partis s'accordent pour organiser de nouvelles élections. "Le Hamas n'autorisera aucune forme de scrutin dans la bande de Gaza. Pour cela, nous n'envisageons pas d'en organiser non
plus de notre côté", a déclaré une source officielle palestinienne.
Selon un autre représentant, l'unique solution valable consisterait à former des conseils municipaux "de transition", qui pourraient remplacer les conseils actuels jusqu'à de nouvelles élections.
Le Hamas affirme de son côté que toute tentative de destitution des conseils élus sera considéré comme un affront.

12.03.08

The Jerusalem Post
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1227702408902&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull


Fayyad défavorable à un renforcement des relations UE/Israël.

Le ‘Premier ministre’ Fayyad a jugé inopportun un renforcement des relations entre Israël et l'Union européenne, faute de de progrès dans le processus de paix israélo-palestinien, a-t-on appris mardi de sources diplomatiques européennes.

Lors d'une rencontre avec des diplomates européens lundi, M. Fayyad a relevé que la situation sur le terrain dans les territoires palestiniens ne s'était pas améliorée depuis le 16 juin, date à laquelle Union européenne (UE) avait lancé des négociations avec Israël pour approfondir leurs relations, selon les sources.

La commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner avait alors affirmé que l'évolution des relations entre l'UE et l'Etat hébreu devait se faire "en tenant compte des intérêts des deux parties et dans le contexte de la résolution du conflit israélo-palestinien".

M. Fayyad, cité par les sources diplomatiques a affirmé que l'Autorité palestinienne ainsi que des pays membres de l'UE avaient compris qu'un éventuel rehaussement des relations avec Israël était "lié à des progrès dans le processus de paix au Proche-Orient".

La chef de la diplomatie israélienne Tzipi Livni doit pour sa part en discuter mardi avec la commission des Affaires étrangères du parlement européen.

M. Fayyad a noté qu'"au moment où l'UE discute d'un resserrement (avec Israël), le niveau de misère à Gaza n'a jamais été aussi élevé", en raison du blocus israélien, ont affirmé les diplomates.

Il a aussi relevé la poursuite de la colonisation juive dans les territoires palestiniens occupés, le maintien des barrages militaires et la démolition de maison palestiniennes par Israël, en dépit de la relance des négociations de paix en novembre 2007 à Annapolis aux Etats-Unis.

"Toutes ces actions sur le terrain ont mis en danger la solution basée sur deux Etats et porté un coup à la crédibilité du processus lancé à Annapolis", a encore dit M. Fayyad, selon les diplomates.

Le Premier ministre palestinien a estimé qu'en renforçant ses relations avec Israël dans ce contexte, l'UE enverrait un mauvais message à l'électorat israélien avant les élections prévues le 10 février.

"Le message que vous enverrez à l'électorat israélien consistera à lui dire que l'UE resserre ses relations avec Israël sans tenir compte de son comportement", a dit M. Fayyad aux diplomates.

M. Fayyad avait déjà adressé une lettre à l'UE fin mai l'exhortant à ne pas resserrer ses liens avec Israël, s'attirant de violentes critiques de l'Etat hébreu.

AFP

02 12 


1-5 Négociations.

Hamas: Des factions palestiniennes discuteront de l'avenir de la trêve.

Des factions palestiniennes vont  se réunir dans la bande de Gaza pour discuter de l'avenir du  cessez-le-feu avec Israël qui devra prendre fin dans 20 jours, a  affirmé dimanche un porte-parole de la branche militaire du Hamas. 

     Abu Obaida, porte-parole des Brigades Ezz el-Deen al-Qassam, a  écarté la possibilité d'une prorogration du cessez-le-feu "car le  médiateur, l'Egypte, n'arrive pas à presser Israël de respecter  l'accord". 

     L'Egypte demande aux factions palestiniens de proroger le  cessez-le-feu, mais elle ne pourra pas affecter leur décision car  son rôle est "insuffisant" pour faire pression sur Israël. 

     L'Egypte a réussi à convaincre les groupes armés palestiniens  et Israël d'instaurer le cessez-le-feu et Israël l'a déclaré en  vigueur le 19 juin dernier pour la bande de Gaza. Peu après le  début du mois de novembre, la trêve était au bord de l'écroulement en raison de la reprise des opérations violentes. 

     Le 4 novembre, 15 militants palestiniens, en majorité du Hamas, ont été tués dans plusieurs opérations israliennes dans la bande  de Gaza, alors que des groupes palestiniens ont repris les tirs de roquettes sur Israël. 

Le Hamas et le Djihad discutent l'accord de l'accalmie avec l'occupation

Le mouvement du Hamas et du Djihad ont discuté l'accord de l'accalmie dans le cadre de leurs tentatives pour arriver à une position unifiée pour toutes les factions palestiniennes, avant la fin de la période de l'accalmie, le 19 de décembre prochain.

Le leader au mouvement du Hamas, Dr. Ismaïl Redwan, a dit, la nuit dernière, après la fin de la réunion qui a regroupé les délégations des deux mouvements, qu'ils ont étudié et discuté de l'accalmie, en déclarant que l'occupation ne s'engage pas aux points de l'accord de l'accalmie dont l'ouverture des passages, la fin du blocus et l'arrêt des agressions dans le but de l'exécuter également en Cisjordanie.

Il a ajouté que les deux mouvements se sont accordés de poursuivre les contacts avec les autres factions pour prendre une position unifiée envers l'accord de l'accalmie.

De son côté, le porte-parole du mouvement du Djihad islamique, Daoud Chihab, a dit que son mouvement voit que l'accalmie ne réalise pas les résultats prévus parce que l'occupation ne respectent pas ses engagements et escaladent ses agressions contre le peuple palestinien durant ces dernières semaines.

Il a ajouté que l'occupation porte la responsabilité de cette escalade contre la bande de Gaza, ainsi que ses violations à l'accord de l'accalmie.
CPI

 03/12/2008 - 12:19 ]

L'occupation reconnaît l'enlèvement politique des députés.

Le ministre des affaires des captifs et libérés au gouvernement d'unité nationale dirigé par Ismaïl Haniyeh à Gaza a dit que l'enlèvement des députés et ministres palestiniens est basé sur des raisons politiques, dans le but de mettre la pression sur les factions de la résistance palestinienne qui retiennent le soldat israélien Gilad Chalit, dans la bande de Gaza, selon les confirmations des leaders de l'occupation à travers les médias hébreux.

Le directeur du département d'information du ministère des captifs, Riad Al-Achkar, a déclaré, lundi 1/12, dans une déclaration de presse écrite, que l'occupation a reconnu l'enlèvement politique des députés et ministres palestiniens pour les utiliser comme pression contre les factions de la résistance palestinienne qui retiennent Chalit, dans le but de le libérer.

Il a souligné que l'occupation n'a pas prévu la longue période de capture de Chalit, alors qu'elle ne possède aucune accusation pour condamner les députés et ministres palestiniens. Il a aussi déclaré que le silence de la communauté internationale aide l'occupation à poursuivre ses crimes.

[ 02/12/2008

CPI


1-7 Des Canons ... pas du beurre.

Arrêt de la centrale électrique de Gaza à cause de l'épuisement du carburant.

Le vice-président de l'autorité de l'énergie, l'ingénieur Kna'an Obeid, a annoncé l'arrêt complet de la centrale électrique de la bande de Gaza après de l'épuisement du carburant à cause de la continuation de la fermeture des passages de Gaza depuis plus de 27 jours consécutifs.

Dans des déclarations de presse publiées lundi 1/12, Obeid a dit que le travail de la centrale électrique est totalement arrêté, ce lundi, après que son travail a partiellement repris durant les jours derniers.

CPI

[ 02/12/2008]


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n°402 - Journal de Palestine - 26-11 au 03-12 -Suite 1- : Selon les Palestiniens, Obama ne changera rien.

n°402  - Journal  de Palestine - 26-11  au 03-12  -Suite 1- : Selon les Palestiniens, Obama ne changera rien.


Journal de Palestine

n°402                                                            26-11  au 03-12

                                                                                                                     M.Lemaire


Sommaire

2  Politique Israélienne.



2  Politique Israélienne

2-1 Processus de paix.

Livni contre une ingérence européenne dans le processus de paix.

La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni affiche son hostilité à toute intervention européenne visant à amener l’Etat juif et les Palestiniens à conclure un accord de paix.
En visite à Bruxelles mardi, Livni a invité les parlementaires européens à se borner à soutenir le processus de négociations lancé il y a un an à la conférence de paix d’Annapolis sous l’égide des Etats-Unis.
Lors de cette réunion le Premier ministre israélien Ehud Olmert, aujourd’hui démissionnaire, et le président palestinien Mahmoud Abbas avaient promis à George Bush de conclure un accord de paix avant son départ de la Maison blanche, le mois prochain.
Mais les négociations pour un règlement final se sont avérées laborieuses et ni Israël, ni les dirigeants palestiniens ni les Etats-Unis ne pensent aujourd’hui que cette échéance est tenable.
"Même si cela prend plus de temps, nous n’avons pas besoin que la communauté internationale intervienne avec des propositions de compromis. L’impatience de la communauté internationale peut conduire à un échec que personne ne peut se permettre", a souligné Livni.
Livni, qui espère succéder à Olmert lors des élections législatives anticipées prévues en février en Israël, a ajouté que les deux parties n’avaient besoin que du soutien et non pas des propres idées de la communauté internationale.
D’une manière générale, les Israéliens considèrent l’Europe comme trop favorable à la cause palestinienne et les Etats-Unis comme seul médiateur acceptable. L’Etat juif a ainsi fraîchement accueilli l’idée européenne d’un déploiement d’une force internationale dans les territoires palestiniens.
Toutefois, à la suite de l’élection de Barack Obama à la Maison blanche, il y a un mois, Livni avait aussi mis en garde le futur président américain contre la tentation de prendre une initiative "spectaculaire" pour débloquer les pourparlers de paix israélo-palestiniens.
"Nous savons ce que nous faisons, nous sommes des gens responsables. Nous avons besoin de votre aide simplement pour appuyer le processus (de paix) selon les critères et les dispositions que nous avons établis entre nous", avait-elle déclaré le 13 novembre à New York devant des responsables de la communauté juive américaine.
"Nous ne vous demandons pas d’intervenir. S’il vous plaît, c’est une affaire bilatérale. Nous ne voulons pas que vous tentiez de rapprocher nos positions. Ne mettez pas de nouvelles idées sur la table", avait-elle ajouté.
"Je suis déterminée à poursuivre ces négociations", a dit mardi Livni aux parlementaires européens lors d’une audition parfois tendue où elle a été interpellée sur la situation des réfugiés palestiniens et la crise humanitaire à Gaza.
En novembre à New York, le chef de la diplomatie israélienne avait catégoriquement rejeté l’idée d’un "droit au retour" des réfugiés palestiniens chassés de leurs foyers en 1948 lors de la fondation d’Israël.
"D’accord pour parvenir à cette réconciliation historique (avec les Palestiniens) tant qu’on considère que la création d’un Etat palestinien est la réponse à leurs aspirations nationales. Quant à la question des réfugiés qui sont partis en 1948, ce n’est plus un problème israélien", avait-elle souligné.

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5178


2-2 Des Canons ... pas du beurre.

01 12

Israël se doit d'adopter une ligne dure envers le Hamas et d'autres groupes radicaux palestiniens, a déclaré la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni.

"Israël doit systématiquement prendre pour cible le Hamas et les organisations terroristes,( ???) parallèlement au geste envers Abou Mazen (le président Abbas) que représentent ces libérations de prisonniers", a-t-elle affirmé.

(AFP)

01 décembre

Le ministre adjoint israélien de la Défense, Matan Vilnaï, a averti qu’une vaste opération militaire dans la bande de Gaza était de plus en plus probable, après des tirs de mortiers palestiniens ayant blessé la veille sept soldats israéliens près de Gaza. Cette attaque a été revendiquée par les Comités de la résistance populaire.

L’Orient-Le Jour


2-3 Sur le terrain .

Hébron : Heurts entre l’armée et les colons

L’armée israélienne, accusée de passivité face aux débordements de colons opposés à un ordre d’évacuation d’une maison dans la ville palestinienne de Hébron, a fini par décréter le secteur zone militaire fermée après plusieurs jours de violences.
L’armée a interdit mercredi à des colons juifs l’accès aux quartiers palestiniens de Hébron dans le sud de la Cisjordanie occupée, à la suite de violentes manifestations d’ultranationalistes israéliens ces derniers jours.
"Le secteur de la maison est décrétée ’zone militaire fermée’ et il est interdit à des Israéliens de pénétrer dans les quartiers palestiniens", a déclaré à l’AFP un porte-parole militaire.
Dans la pratique toutefois, l’armée n’empêche pas l’accès à la maison même à des militants ultranationalistes, selon un correspondant de l’AFP sur place. Elle a tenté également de calmer les appréhensions de la population palestinienne, face à la multiplication de provocations d’extrémistes israéliens à la faveur du laxisme des autorités.
Le chef de l’administration militaire en Cisjordanie, le général de brigade Yoav Mordehaï, a ainsi fermement dénoncé des "agissements criminels" de colons, promettant à la population palestinienne d’assurer sa protection, dans une série d’interviews à des médias palestiniens.
Un responsable militaire, cité par le quotidien israélien Yedioth Aharonoth, a pour sa part accusé l’extrême droite en Israël de "vouloir provoquer une guerre de religions" entre juifs et musulmans.
Des responsables parmi les colons eux-mêmes se sont inquiétés d’une "perte de contrôle" sur les jeunes extrémistes alors que la presse était quasi-unanime à reprocher aux autorités leur inaction.
Depuis lundi, 20 Palestiniens et 18 Israéliens ont été blessés lors d’affrontements à coups de pierres à Hébron, un haut lieu de tensions depuis l’occupation en 1967 de la ville par Israël, selon le quotidien israélien Haaretz.
Les ultranationalistes, en grande majorité des jeunes, s’opposent à un ordre d’expulsion émis en novembre par la Cour suprême israélienne, d’une maison disputée à Hébron, mais toujours pas appliqué.
Des unités de garde-frontières, mieux adaptées aux tâches de maintien de l’ordre, ont été dépêchées en renfort dans le secteur, selon une source militaire.
Les violences, qui ont touché d’autres régions de Cisjordanie, ont provoqué de nombreux dégâts matériels.
Des groupes de jeunes ultranationalistes ont jeté dans la nuit de lundi à mardi et durant des heures des pierres en toute impunité sur des maisons palestiniennes ainsi qu’en direction de jeeps de la police et des garde-frontières.
Ils ont brûlé des voitures, crevé des pneus et brisé des vitres de maisons. Des pierres tombales d’un cimetière musulman à Hébron ont été brisées par des colons extrémistes présumés.
Les manifestants israéliens s’étaient rassemblés après des rumeurs selon lesquelles la police et l’armée allaient procéder à l’évacuation du bâtiment disputé. Ce bâtiment de quatre étages est l’objet d’un litige sur les droits de propriété entre Morris Abraham, un homme d’affaires juif américain qui se prévaut d’un acte de propriété, et un Palestinien qui conteste la vente.
La maison, baptisée "Maison de la Discorde" par les médias israéliens, est située sur la route menant de l’implantation de Kyriat Arba, adjacente à Hébron, au Caveau des Patriarches, lieu de pèlerinage commun aux juifs et aux musulmans.
Les accrochages se sont déroulés dans le secteur sous occupation israélienne à Hébron, où vivent quelques centaines de colons sous la protection de l’armée.
A Jérusalem, un Palestinien a été blessé à coups de couteaux par quatre israéliens dans ce qui apparaît comme un attentat ultranationaliste.

03 12

http://www.aloufok.net:80/article.php3?id_article=5180


2-4 Les grandes manœuvres

01 12

Les négociations entre le Hamas et Israël pour la libération de ce soldat n'ont jusqu'à présent pas abouti.

Le Hamas exige qu'Israël libère 1.400 prisonniers palestiniens, dont plusieurs centaines responsables d'attaques meurtrières contre des Israéliens, selon un haut responsable militaire israélien. Israël refuse.

(AFP)

M. Barak a réaffirmé, sa position en faveur du maintien de la trêve à Gaza avec le Hamas.

"Je ne regrette aucun des mois d'accalmie" écoulés depuis cette trêve, a déclaré M.

Barak évoquant la situation dans le secteur sud d'Israël proche de la frontière avec la bande de Gaza.

M. Barak a fait valoir que "dans les mois qui ont précédé l'entrée en vigueur de la trêve on enregistrait jusqu'à 500 tirs de roquettes et mortiers par mois contre le sud d'Israël contre une dizaine de tirs par mois depuis la trêve".

"A tous les va-t-en guerre je dis : ce n'est pas vous qui m'apprendrez quoi que ce soit, sur la guerre, la paix et mes responsabilités", a poursuivi le ministre, général de réserve et ancien chef d'état-major.

Je suis ministre de la  défense et non ministre de la guerre et ma tâche consiste à assurer tant que possible le maximum de sécurité pour les citoyens d'Israël", a-t-il déclaré.

"Toutefois, si une opération préventive devait s'avérer nécessaire, l'armée agira", a souligné le ministre rejetant les appels de l'opposition de droite pour une opération d'envergure à Gaza pour mettre fin aux attaques contre le territoire israélien.

La trêve avec le Hamas conclue par l'entremise de l'Egypte est en vigueur depuis le 19 juin pour une période de sept mois jusqu'au 19 décembre.

Elle est secouée depuis le 5 novembre par une brusque flambée de la violence.

(AFP - 24 novembre 2008)


2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

Israël rouvre des points de passage vers la bande de Gaza
Israël a ouvert lundi des points de passage vers la bande de Gaza pour la seconde fois en trois semaines, autorisant un approvisionnement limité en denrées alimentaires et en fioul.
Les organisations humanitaires estiment que cette ouverture n’aura qu’un impact minime pour la population du territoire palestinien, où les réserves s’amenuisent.
Israël a autorisé l’entrée d’une quarantaine de poids-lourds, dont dix à destination de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNWRA), ont déclaré des responsables.

"Ce n’est pas assez", a réagi Christopher Gunness, porte-parole de l’UNWRA. Il estime que l’agence aurait besoin d’être approvisionnée par 15 camions chaque jour, pas seulement en vivres mais aussi en livres scolaires bloqués par Israël depuis des semaines.

Le ministre Barak, a ordonné la réouverture des points de passage après avoir constaté une diminution du nombre de roquettes tirées sur Israël par des activistes de la bande de Gaza.
Le 4 novembre, après un raid de son armée contre des palestiniens, Israël avait interdit à l’UNRWA et autres agences humanitaires de livrer des marchandises au territoire.
Depuis, la seule ouverture des points de passage avait eu lieu le 17 novembre. Une trentaine de camions avaient alors été autorisés à livrer leurs marchandises.
Pour la première fois depuis le 12 novembre, Israël a aussi autorisé l’approvisionnement en combustible de l’unique centrale électrique de la bande de Gaza, une décision qui devrait permettre de limiter temporairement les coupures de courant.
Toutefois, le ministre de la Santé du Hamas, Bassim Naïm, a déclaré que Gaza faisait face à une "véritable crise qui ne (pouvait) pas être atténuée par les stratagèmes sionistes".
Malgré les incidents qui les opposent, l’Etat juif et le Hamas ont laissé entendre qu’ils souhaitaient pérenniser leur trêve conclue sous médiation égyptienne et entrée en vigueur le 19 juin dernier.
Ce cessez-le-feu exige du Hamas qu’il cesse les tirs de roquettes et
autres attaques contre Israël.
Il réclame aussi que l’Etat juif desserre progressivement son blocus.
Al-Oufok 

24 11

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5162

 

600 millions de shekels pour les localités autour de la bande de Gaza

L’Etat a fait savoir hier que le Premier ministre Ehud Olmert a l’intention de faire approuver lors du prochain conseil des ministres un budget de 600 millions de shekels (environ 120 millions d’euros) destiné au blindage des maisons dans les localités israéliennes situées à 4,5 kilomètres ou moins de la bande de Gaza. Cette annonce, écrit le Maariv, a été faite dans le cadre d’un recours engagé par onze de ces localités devant la Cour suprême.

 Maariv

 

Interprétation juridique en Cisjordanie.
Dans un geste inhabituel, le commandement militaire de Cisjordanie s'est adressé à la Cour suprême pour rejeter une décision qui consiste à accorder à des Juifs la possession d'une terre palestinienne qu'ils ont cultivée pendant dix ans.
Cette décision concerne trois parcelles de terre palestiniennes cultivées par la Fondation pour la Terre d'Israël depuis 1998. Afin de se rendre propriétaire de cette terre, la fondation a fait appel à la cour militaire qui a utilisé une loi ottomane pour lui attribuer la propriété.
D'après cette loi, si une personne cultive une terre pendant une durée de dix ans, elle n'a pas besoin de prouver qu'elle l'a acquise en premier lieu.
Avi Licht, représentant de l'Etat, s'est opposé à cet appel qui, par son interprétation de la loi ottomane, pourrait ouvrir la voie à des abus de la procédure d'enregistrement de la terre et mener à des prises de contrôle de terre impropres.
Seul un tiers des terres de Cisjordanie
a été enregistré officiellement par le mandat britannique ou le gouvernement jordanien avant 1967. Les Palestiniens qui ont participé à la plainte prétendent
tous avoir hérité de la terre en question.
D'après Licht, les Palestiniens ont rencontré des difficultés à cultiver leur terre soit parce qu'ils avaient quitté cette région sans pouvoir y revenir, soit à cause de restrictions de déplacement imposées par
l'armée pour des raisons de sécurité.
"Dans ces circonstances, malheureusement, une pratique inacceptable s'est développée par laquelle des terres de Cisjordanie sont occupées.

Si nous acceptons l'interprétation du comité militaire [de la loi ottomane], cela encouragera les contrevenants à la loi", a déclaré Licht.
Suite à la plainte adressée par le commandement militaire, la Cour suprême a émis une injonction temporaire qui interdit l'enregistrement de terres au nom de la Fondation jusqu'au règlement judiciaire de l'affaire.

The Jerusalem Post
12.01.08 


2-13 Politique pénitentaire

Israël décide de libérer 250 prisonniers palestiniens

Le gouvernement israélien a décidé dimanche de libérer prochainement 250 prisonniers palestiniens, suite à une promesse au président Abbas, apprend-on de source gouvernementale.

Le gouvernement israélien a approuvé hier, à la majorité de treize voix contre sept, la libération de deux cent cinquante prisonniers palestiniens, membres du Fatah, à l’occasion de l’Aïd el-Adha, la fête du Sacrifice musulmane, rapporte le Yediot Aharonot. Ont voté contre cette décision les quatre ministres du parti Shas ainsi que trois ministre du parti Kadima, le ministre des Transports, Shaul Mofaz, le ministre du Logement, Zeev Boïm, et le ministre du Développement du Néguev et de la Galilée, Yaakov Edri. Le ministre sans portefeuille Ami Ayalon, qui s’est abstenu, a déclaré : « Je ne vois pas comment une telle démarche peut faire avancer la libération de Guilad Shalit. Malgré mes demandes, au débat n’a eu lieu à ce sujet, ni au sein du gouvernement, ni au sein du cabinet restreint ». 

Le journal note en effet que le Premier ministre n’a pas ouvert hier le débat sur la libération des prisonniers, se contentant ! de faire voter la décision.

Ces libérations doivent intervenir à l'occasion de la fête musulmane d'Al-Adha, prévue le 8 décembre.

Les libérables doivent être désignés par une commission spéciale. Aucun d'entre eux n'appartient au Hama , a précisé un haut responsable israélien.

Quelque 11.000 Palestiniens sont encore détenus par Israël.

Avant la réunion du gouvernement, le ministre de l'Industrie et du Commerce, Eli Yishaï, du Shass (ultra-orthodoxe) a déclaré à la presse qu'il voterait contre la libération des détenus palestiniens.

"La libération de prisonniers réduit les chances d'un accord pour la libération du soldat israélien Gilad Shalit", détenu depuis juin 2006 à Gaza par des groupes armés palestiniens.

Lors de cet entretien, M. Abbas avait aussi insisté sur "la trêve et la nécessité de la préserver ainsi que sur la nécessité d'assurer les besoins humanitaires et alimentaires de la bande de Gaza".

(AFP)

 

01 décembre

Les libérables doivent être désignés par une commission spéciale.

Aucun des prisonniers n’appartient au  Hamas a précisé un haut responsable israélien.
L’Autorité palestinienne s’est « félicitée de la décision israélienne et espère qu’elle portera un jour sur l’ensemble des prisonniers palestiniens », a déclaré à l’AFP le négociateur palestinien, Saëb Erakat.

L’Orient-Le Jour



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n°402 - Journal de Palestine - 26-11 au 03-12 -Fin- : Selon les Palestiniens, Obama ne changera rien.

n°402  - Journal  de Palestine - 26-11  au 03-12  -Fin- : Selon les Palestiniens, Obama ne changera rien.


Journal de Palestine

n°402                                                            26-11  au 03-12

                                                                                                                     M.Lemaire


Sommaire.

3 Politique Internationale des territoires occupés

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5 1 Noam Chomsky et Ilan Pappe: dialogue sur le conflit israélo-palestinien.

6 Les brèves

6 1 Tsahal intercepte un bateau libyen.

6 2 Les factions palestiniennes refusent la menace d’Abbas d’élections anticipées

 


3 Politique Internationale des territoires occupés

1 Pays Arabes & voisins

Certains pays arabes circonspects après la désignation d’Hillary Clinton au poste de secrétaire d’Etat.

Après des mois passés à combattre Hillary Clinton pendant les primaires démocrates, Barack Obama a offert à l'ex-Première dame le poste-clé de secrétaire d'Etat.

Après une semaine de tergiversations, les deux rivaux des primaires démocrates auraient fini par tomber d'accord : Hillary Clinton devrait être la secrétaire d'Etat de Barack Obama.

Le président élu aurait, lui, jugé préférable de faire entrer à son cabinet une figure qui a recueilli le soutien de près de 18 millions de démocrates, bien qu'il l'ait attaquée pendant la campagne pour son "erreur de jugement" sur la guerre en Irak, et son agressivité à l'égard de l'Iran.
La perspective de voir Mme Clinton, une "grande amie d'Israël", chargé de la diplomatie américaine, n'a pas réjoui de nombreux pays arabes circonspects, qui s'interrogent sur les réelles orientations de M.Obama.
Dans un éditorial, le New York Post manie le sarcasme: "Félicitations à Hillary (et Bill) Clinton, qui semblent avoir remporté l'élection présidentielle, malgré les résultats officiels du 4 novembre".
Son choix pour le poste de conseiller à la sécurité nationale serait un ancien général, James Jones, ex-commandant de l'OTAN. Celui-ci n'avait pas pris parti pendant la campagne électorale. Certains éditorialistes, comme David Ignatius, du Washington Post, ont aussi plaidé que Mme Clinton n'incarnait pas le changement dont le monde espère que M. Obama est porteur.
Le mouvement anti guerre US, et bon nombre d'Américains lassés de la politique interventioniste militariste de l'Administration Bush ont voté pour Barak Obama lui permettant d'accéder à la Maison Blanche porté par une vaste majorité.
Pourtant, son choix pour le poste clé en matière de politique étrangère a provoqué certainement une grande désillusion et prouver une nouvelle fois qu'Obama n'aspire nullement au changement.
Lors des primaires pour la nomination Démocrate, Obama et Hillary Clinton se sont précisément le plus affrontés sur ce point. Hillary Clinton - qui avait voté pour la guerre d'Irak ce que n'avait pas fait Obama - s'est opposée de manière tranchée sur toute initiative de paix qu''Obama a proposé dont un agenda pour le retrait des troupes américaines d'Irak, et des négociations directes avec ce que les US désignent comme leurs "ennemis", notamment
l'Iran.
Elle a qualifié de telles démarches de "naïves" et "dangereuses". Hillary Clinton a suggéré à la place d'un agenda de retrait d'Irak, que les troupes US restent stationnées indéfiniment au Kurdistan.

Irna.

23 Novembre 2008.

http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-96/0811237067141825.htm

http://fr.news.yahoo.com/2/20081202/twl-occidentaux-et-chine-saluent-la-nomi-36d2a39_1.html


Syrie

La Syrie demande l’aide de la France pour mettre fin au blocus de Gaza
Le président syrien Bachar el-Assad a exhorté dimanche la France et l’Union européenne à apporter leur aide pour mettre fin au blocus israélien de la Bande de Gaza, a annoncé l’agence de presse SANA.
Selon l’agence de presse, Bachar el-Assad a tenu ces propos dimanche après avoir reçu à Damas Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, et le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, Jean-David Levitte.Israël a resserré son blocus de Gaza au début du mois, en représailles à des attaques au mortier et à des tirs de roquettes.
Selon Bachar el-Assad, le blocus est chaque jour source de nouvelles souffrances.
La Syrie accueille la direction en exil du Hamas, qui a pris le contrôle de Gaza en 2007.

Al-Oufok  Site du Mouvement Démocratique Arabe
dimanche 30 novembre
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5174



2 Le Monde

Usa (le parrain)

Obama nomme Hillary Clinton secrétaire d'Etat, reconduit Gates au Pentagone.

Le président élu américain Barack Obama a confirmé lundi avoir choisi son ex-rivale Hillary Clinton pour diriger la diplomatie de son administration et reconduit Robert Gates à la tête du Pentagone.

"La nomination d'Hillary est un signe aux amis et ennemis du sérieux de mon engagement à renouveler la diplomatie américaine et restaurer nos alliances", a déclaré M. Obama lors d'une conférence de presse à Chicago (Illinois, nord).

"Elle possède une intelligence extraordinaire et une fermeté, et une remarquable éthique de travail. Je suis fier qu'elle soit notre prochaine secrétaire d'Etat", a-t-il ajouté.

Après avoir été désignée secrétaire d'Etat, Mme Clinton a tout de suite affirmé souhaiter rétablir le rang des Etats-Unis comme "force positive de changement" dans le monde.

Son mari, l'ancien président américain Bill Clinton, a accepté de révéler les noms des donateurs de son organisation caritative et s'est engagé à la transparence sur ses futurs engagements et revenus afin d'éviter tout conflit d'intérêt.

M. Obama a reconduit à la tête du Pentagone l'actuel titulaire du poste Robert Gates alors que les troupes américaines sont engagées sur deux fronts, en Irak et Afghanistan. L'ancien directeur de la CIA, réputé pragmatique, est apprécié des deux camps politiques américains.

C'est la première fois qu'un secrétaire à la Défense est reconduit à son poste dans une administration d'un autre bord que la sienne.

M. Obama confiera à Robert Gates la mission de "finir la guerre en Irak de façon responsable" en transférant progressivement le contrôle aux Irakiens, a-t-il dit lundi.

En outre, le président élu s'est déclaré convaincu que les forces armées américaines doivent rester "les plus fortes sur la planète".

Par ailleurs, le futur occupant de la Maison Blanche a également annoncé la désignation de la gouverneur de l'Arizona (sud-ouest), Janet Napolitano, à la tête du département de la Sécurité intérieure.

Le général James Jones, un ancien commandant de l'Otan, sera nommé au poste de conseiller à la sécurité nationale.

Susan Rice, une proche conseillère de M. Obama en matière de politique étrangère, va être nommée ambassadrice à l'ONU.

Le poste de ministre de la Justice revient à Eric Holder, le premier noir a occuper cette fonction.

Des défis d'une ampleur inédite attendent la nouvelle administration Obama, le 20 janvier: crise économique, retrait des troupes américaines d'Irak, révision de la stratégie en Afghanistan, menace nucléaire iranienne, sans compter les tensions entre Pakistan et Inde, ravivées par les récents

En déplacement en Grande-Bretagne, l'actuel secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a estimé lundi, avant même l'officialisation de la nomination d'Hillary Clinton, que celle-ci "apportera(it) énormément d'énergie, d'intelligence et de savoir-faire" à ce poste.

L'ancien président américain Bill Clinton s'est déclaré "fier" lundi de la nomination de son épouse Hillary, dans un communiqué.

La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a pour sa part, jugé "remarquable" l'équipe choisie par M. Obama. "Tous les membres de cette équipe ont une expérience immense, une grande intelligence, une forte capacité à diriger, et sont engagés pour un changement", écrit-elle dans un communiqué lundi.


3- Organisations Mondiales & régionales. 

1 Les institutions et leurs satellites

Onu

Le président de l'Assemblée générale de l'ONU appelle au boycott du régime d'apartheid israélien
L’Assemblée générale de l’ONU a examiné les 24 et 25 novembre 2008 le rapport du Secrétaire général sur la situation en Palestine.
Le président de l’Assemblée, Miguel d’Escoto Brockmann (Nicaragua), a fait de ce débat une question de principes. Ouvrant la séance, il a déclaré :« Je presse la communauté internationale d’élever sa voix contre la punition collective de la population de Gaza, une politique que nous ne pouvons pas tolérer.

Nous exigeons la fin des violations massives des Droits de l’homme et appelons Israël, la Puissance occupante, à laisser entrer sans délai les ressources humanitaires et autres dans la Bande de Gaza. J’ai parlé ce matin de l’apartheid et de comment le comportement de la police israélienne dans les Territoires palestiniens occupés semble si proche de celui de l’apartheid, à une époque
révolue, un continent plus loin. Je crois qu’il est très important que nous, aux nations Unies, employons ce terme. Nous ne devons pas être effrayés d’appeler les choses par leur nom. Ce sont les Nations Unies après tout qui ont élaboré la Convention internationale contre le crime
d’apartheid, explicitant au monde entier que de telles pratiques de discrimination institutionnelle
 doivent être bannies lorsqu’elles sont pratiquées. Nous avons entendu aujourd’hui un représentant de la société civile sud-africaine. Nous savons que partout dans le monde des organisations de la société civile travaillent à défendre les Droits des Palestiniens, et tentent de
protéger la population palestinienne que nous, Nations Unies, avons échoué à protéger. Il y a plus de 20 ans, nous, les Nations Unies, avons pris le relai de la société civile lorsque nous sommes convenus que des sanctions étaient nécessaires pour exercer une pression non-violente
sur l’Afrique du Sud. Aujourd’hui peut être, nous les Nations Unies, devons envisager de suivre l’exemple d’une nouvelle génération dans la société civile, qui appelle à une campagne non violente similaire de boycott, de désinvestissement et de sanctions pour faire pression sur
Israël. J’ai assisté à un grand nombre de réunions sur les Droits du Peuple palestinien. Je suis stupéfait que l’on continue d’insister sur la patience alors que nos frères et nos sœurs palestiniens sont crucifiés. La
patience est une vertu à laquelle je crois. Mais il n’y a aucune vertu à être patient avec la souffrance des autres. Nous devons agir avec tout notre cœur pour mettre fin aux souffrances du Peuple palestinien (…) Je tiens également à rappeler à mes frères et sœurs israéliens que même
s’ils ont le bouclier protecteur des États-Unis au Conseil de sécurité, aucun acte d’intimidation ne changera la résolution 181, adoptée il y a 61 ans, appelant à la création de deux États. Honteusement, il n’y a pas d’État palestinien que nous puissions célébrer aujourd’hui et cette
perspective est plus lointaine que jamais. Quelque soient les explications, ce fait central tourne l’ONU en dérision et nuit gravement à son image et à son prestige. Comment pouvons-nous continuer ainsi ?
».
Rappelons que l’ambassadeur Miguel d’Escoto Brockmann est un prêtre catholique, théologien de la libération et membre du Comité politique du Front sandiniste de libération nationale (FSLN). Personnalité morale reconnue, il a été élu par acclamation, le 4 juin 2008, président de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies.
L’Anti-Defamation League (ADL) a été la première organisation sioniste à réagir. Elle a demandé au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, de mettre fin à ce « cirque » ainsi qu’à « la prétendue journée de solidarité avec le peuple palestinien ». Enfin, elle a dénoncé le caractère selon elle « antisémite » des propos du président Miguel d’Escoto Brockmann qu’elle pense inspirés par un anti-judaïsme catholique séculaire.
Source : Réseau Voltaire
http://www.voltairenet.org/
...
29/11/08 20:57


Le processus politique existe toujours mais l'évolution de la situation sur le terrain reste le plus grand obstacle.

La réunion du 9 novembre du Quatuor sur le Moyen-Orient à Charm el-Cheikh, sous la présidence du Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, a marqué une étape remarquable dans le processus de paix au Moyen-Orient, a affirmé mardi devant le Conseil de sécurité le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe.

Lors de cette réunion, les parties, à l'initiative du Président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et de la Ministre israélienne des affaires étrangères, Tipzi Livni, ont présenté un état des progrès de leurs discussions bilatérales. Selon M. Pascoe, c'est la première fois que les parties se réunissaient conjointement avec le Quatuor (Etats-Unis, Russie, ONU, Union européenne).

M. Abbas et Mme Livni se sont en outre entretenus en tête-à-tête à Charm el-Cheikh. Pour leur part, le Premier Ministre d'Israël, Ehud Olmert, et le Président Abbas se sont entretenus à Jérusalem le 17 novembre, jour où M. Olmert a annoncé l'intention d'Israël de libérer 250 prisonniers palestiniens avant l'Aïd al-Adha, a ajouté le Secrétaire général adjoint à l'occasion de la réunion d'information mensuelle du Conseil de sécurité sur le Moyen-Orient.

M. Pascoe a regretté qu'Israël et l'Autorité palestinienne ne soient pas parvenus à un accord comme le prévoyait le Processus d'Annapolis. Toutefois, ils mènent des négociations directes intensives, a-t-il observé, jugeant ces réunions prometteuses, sans pour autant minimiser les difficultés. Les négociations doivent se poursuivre durant la période qui s'ouvre, a poursuivi le Secrétaire général adjoint, même si la situation politique interne en Israël ne facilite pas les choses. Pour leur part, les Palestiniens restent divisés, a ajouté M. Pascoe, regrettant que le Hamas n'ait pas participé à une réunion organisée au Caire le 9 novembre à l'initiative de l'Égypte.  

L'évolution récente de la situation montre bien les obstacles qu'il reste à surmonter, a ajouté M. Pascoe, qui a ensuite présenté les développements survenus sur le terrain depuis un mois. Il a notamment rappelé que 16 Palestiniens avaient été tués durant la période considérée -15 militants à Gaza et un civil armé en Cisjordanie- et un civil israélien tué d'un coup de couteau. Il a également fait mention du blocage de la bande de Gaza du 4 au 24 novembre par les Israéliens, en observant que cela a restreint gravement l'accès humanitaire à Gaza et amené l'Office de secours et de travaux pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) et le Programme alimentaire mondial (PAM) à suspendre leurs livraisons alimentaires, alors que la centrale de Gaza devait fermer durant deux semaines faute de combustible. M. Pascoe a rappelé que, pendant cette période, les médias n'ont pas eu accès au territoire de Gaza et ont protesté auprès d'Israël.

Le processus politique existe toujours mais l'évolution de la situation sur le terrain reste le plus grand obstacle à une paix durable, a estimé M. Pascoe. Pour que la population puisse croire au processus de paix, il faudra des améliorations tangibles des conditions de vie et de sécurité des civils. Il faudra également que le Quatuor continue, pendant cette période de transition, à soutenir le processus de paix, a-t-il ajouté, rappelant que le Secrétaire général avait incité le Président élu des États-Unis, Barack Obama, à s'engager rapidement en ce sens. « Notre objectif commun reste clair: la fin de l'occupation qui a commencé en 1967 et la création d'un État palestinien indépendant, démocratique et viable vivant aux côtés d'Israël, dans la paix et la sécurité », a rappelé M. Pascoe.

26/11/2008  

WAFA –



5 Médias/Vidéos 

5 1 Noam Chomsky et Ilan Pappe: dialogue sur le conflit israélo-palestinien.

A l'occasion de la sortie de “Le champ du possible”, livre d'entretien avec Noam Chomsky et Ilan Pappe, qui vient de sortir aux éditions Aden.
Beaucoup de gens se posent des questions sur le conflit israélo-palestinien sans pouvoir trouver de réponses. Ils entendent des choses très différentes et contradictoires et ont du mal à se faire un avis clair sur la situation.

Frank Barat
C'est malheureusement aussi l’un des problèmes inhérent à ce conflit. Les contre-vérités, la manipulation des médias et la propagande des gouvernements posent un voile sur la réalité de la situation dans cette partie du monde empêchant ainsi les gens de s'impliquer et d’agir.
L'auteur a donc voulu, en interviewant deux des auteurs les plus respectés et lus sur ce sujet - Noam Chomsky et Ilan Pappe - que chacun puisse se faire sa propre opinion sur des questions aussi variées que complexes.
Les mêmes questions ont été envoyées à Noam Chomsky et Ilan Pappe qui à aucun moment n'ont eu connaissance des réponses de l'autre. Ils en ont seulement pris connaissance au moment où les interviews ont été terminées
.

Extraits:
Frank Barat : Le terme apartheid est de plus en plus utilisé par les Organisations non-gouvernementales pour décrire les actions israéliennes envers les Palestiniens (à Gaza, les TPO mais aussi en Israël même). La situation en Palestine et Israël est-elle comparable à l’apartheid en Afrique du sud ?


Ilan Pappé: Il existe des points communs mais également des différences. L’histoire coloniale porte en elle de nombreux chapitres communs et certains aspects de l’apartheid se retrouvent dans la politique qu’Israël mène contre sa propre minorité palestinienne et contre les habitants des territoires occupés. Certains aspects de l’occupation sont malgré tout pires que la réalité de l’apartheid sud-africain et certains autres aspects dans le quotidien des citoyens palestiniens en Israël ne sont absolument pas comparables à ce que fut l’apartheid. Le point de comparaison essentiel est pour moi l’inspiration politique. Le mouvement anti-apartheid, l’ANC, les réseaux solidaires construits au fil des années en Occident, devraient inspirer une campagne pro-palestinienne plus précise et plus efficace. C’est pour cela que l’histoire de la lutte anti-apartheid doit être apprise plutôt que de s’appesantir à comparer le sionisme avec l’apartheid.

Noam Chomsky: Il ne peut y avoir de vraie réponse à cette question. Il existe des similarités et des différences. En Israël même, il y a de réelles discriminations mais on est très loin de l’apartheid de l’Afrique du sud. Dans les Territoires Occupés, l’histoire est tout autre. En 1997, j’ai prononcé un discours d’ouverture à l’Université Ben Gourion dans le cadre de l’anniversaire de la guerre de 1967. J’ai lu un paragraphe lié à l’histoire de l’Afrique du sud. Aucun commentaire n’a été nécessaire.

En y regardant de plus près, la situation dans les Territoires Occupés diffère de l’apartheid à de nombreux égards. Sur certains aspects, l’apartheid sud-africain fut beaucoup plus vicieux que ce qui se pratique en Israël et sur d’autres aspects, on pourrait dire l’inverse. Pour prendre un exemple, l’Afrique du sud blanche existait par le travail noir. La grande majorité de la population ne pouvait être exclue. A un moment donné, Israël reposait sur une main-d’œuvre palestinienne bon marché et corvéable à merci mais celle-ci a été remplacée depuis longtemps par de petites mains venues d’Asie, d’Europe de l’Est et d’ailleurs. Les Israéliens seraient soulagés si les Palestiniens disparaissaient. Et l’on peut dire que les politiques qui prennent forme suivent de près les recommandations de Moshe Dayan pendant la guerre de 1967: les Palestiniens “continueront de vivre comme des chiens et ceux à qui cela ne plaît pas, peuvent partir”. D’autres recommandations encore pires ont été émises par certains humanistes américains de gauche grandement reconnus. Michael Waller, par exemple, de l’Institute of Advanced Studies à Princeton et rédacteur du journal démocrate socialiste Dissent, a émis l’idée voilà 35 ans, que les Palestiniens étant des “marginaux de la nation”, on devrait leur “donner les moyens” de partir. Il parlait des citoyens palestiniens en Israël et c’est une idée largement reprise encore récemment par l’ultranationaliste Avigdor Lieberman et relayée aujourd’hui parmi les principaux courants d’opinion en Israël. Je mettrais de côté les vrais fanatiques comme le professeur de droit d’Harvard, Alan Dershowitz qui déclare qu’Israël ne tue jamais de civils mais seulement des terroristes — ce qui reviendrait à dire que “terroriste” signifie “tué par Israël” — et qu’Israël devrait avoir pour objectif un ratio de 1000 pour zéro ce qui sous-entend “exterminer les brutes”. Ceci est lourd de sens lorsqu’on sait que ceux qui défendent de telles idées sont largement respectés dans les cercles les plus éclairés aux États-Unis et même en Occident. On peut imaginer ce que seraient les réactions si de tels propos étaient tenus à l’égard des Juifs.

Pour revenir à la question, il n’y a pas de réponse claire à apporter sur une possible analogie.

FB : www.counterpunch.org a publié le mois dernier un débat très intéressant comparant les solutions à un ou deux États.

Ceci fait partie d’un article de Michael Neumann établissant “la solution à un État comme une illusion” suivi d’autres articles d’Asaf Kfoury titré “Un ou deux États? – Un Débat stérile fondé sur de fausses Alternatives” ou de Jonathan Cook “Un ou Deux États, non, le problème est le Sionisme”.

Quelle est votre opinion sur ce point et pensez–vous que les faits sur le terrain (colonies, déviations de routes…) voulus par Israël, puissent encore laisser une place à une solution à deux États?

Ilan Pappé: Les événements sur le terrain ont condamné la solution à deux états depuis bien longtemps. Les faits ont démontré qu’Israël n’a et n’aura jamais la volonté de laisser naître un état palestinien autre qu’un pseudo-état fait de deux bantoustans en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, sous un contrôle israélien total.

Il existe déjà un état et le défi est d’en changer sa nature et son régime. Que le nouveau régime et la base constitutionnelle soient binationaux ou démocratiques voire les deux, ne sont pas si élémentaires à cet égard. Tout contexte politique qui pourrait remplacer la conjoncture raciste est la bienvenue. Et une telle situation devrait également permettre le retour des réfugiés et l’installation définitive des émigrés les plus récents.

Noam Chomsky: Il faut faire la distinction entre propositions et plaidoyers. On peut proposer que chacun doive vivre en paix. Cela devient un plaidoyer lorsque lorsqu’on dessine un schéma précis allant d’un point A à un point B. A mon sens, une solution à un seul état n’a pas grand sens, elle en a avec deux états. On a pu défendre une telle thèse de 1967 jusqu’au milieu des années 70 et c’est ce que j’ai fait, à travers de nombreux écrits, des conférences et dans un livre. Les réactions, dans une grande majorité, n’ont été que fureur. Après que l’idée de droits nationaux pour les Palestiniens a fait son chemin au milieu des années 70, il est devenu possible de prôner le binationalisme (et je continue de le faire) mais seulement par le biais d’un accord à deux états en accord avec le consensus international. Cette résultante, probablement la meilleure envisageable à court terme, est quasiment parvenue à son terme lors des négociations de Taba en janvier 2001 et selon les participants, si ces négociations n’avaient pas été interrompues par le Premier Ministre israélien, Barak, elle aurait pu être atteinte. En effet il fut un moment où, depuis 30 ans, les deux États “réjectionnistes” (U.S.A et Israël) ont brièvement mais sérieusement considéré s’aligner sur le consensus international, un instant où un accord diplomatique a semblé pouvoir voir le jour. Beaucoup de choses ont changé depuis 2001 mais je ne vois aucune raison de croire que les conditions de l’époque ne puissent exister aujourd’hui.

Il est intéressant, et je dirais même édifiant, de voir que les propositions d’une solution à un seul état soient communément admises aujourd’hui contrairement à l’époque où sa revendication était réalisable et ne débouchait que sur des condamnations. Aujourd’hui de telles propositions sont publiées dans le New York Times, le New York Review of Books et ailleurs. On en conclura qu’elles sont acceptables aujourd’hui parce qu’irréalisables – elles restent des propositions au lieu d’être des revendications. En pratique, les propositions apportent de l’eau au moulin du rejet américano-israélien et sapent progressivement l’unique solution binationale.

Il y a deux options pour les Palestiniens aujourd’hui. L’une est l’abandon de l’attitude réjectionniste de la part des États-Unis et d’Israël, et un accord reprenant les lignes de ce qui fut évoqué à Taba. L’autre possibilité est la continuation des politiques actuelles qui mènent inexorablement à l’intégration de ce que souhaite Israël : au minimum, le Grand Jérusalem, les zones qu’incluent le mur de séparation (ou d’annexion désormais), la Vallée du Jourdain et les colonies de Ma’aleh Adumin et Ariel (ainsi que les liens entre ces deux colonies). Le reste (état Palestinien) se verra découpé en cantons ingouvernables, par de vastes infrastructures, des centaines de points de contrôles et autres dispositifs qui condamneront les Palestiniens à continuer à vivre comme des chiens.
Il y a ceux qui pensent que les Palestiniens devraient tout bonnement laisser Israël prendre le contrôle total de la Cisjordanie et poursuivre leur mouvement de revendication de droits civils et une lutte anti–apartheid. Mais c’est une illusion. Ils vont maintenir les politiques actuelles et refuseront de céder la moindre responsabilité aux Palestiniens disséminés dans la région qu’ils souhaitent voir intégrée au territoire israélien.
Pour commander ce livre:
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http://www.michelcollon.info:80/articles.php?dateaccess=2008-12-01%2016:36:23&log=invites

http://www.michelcollon.info:80/articles.php?dateaccess=2008-12-01%2016:36:23&log=invites



6 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6 1 Tsahal intercepte un bateau libyen.
un navire libyen qui a été intercepté par les forces navales israéliennes au moment où il entrait dans les eaux territoriales d'Israël, violant ainsi les lois internationales. Il transportait à son bord 3000 tonnes de denrées alimentaires et de médicaments pour la population de Gaza. Après l'intervention de Tsahal, le bateau a fait demi-tour et s'est dirigé vers l'Egypte. Il serait question qu'il dépose sa cargaison à El Arish et que les marchandises soient ensuite acheminées par camions à Gaza.
L'incident s'est produit lundi matin. C'est une vedette de l'armée israélienne qui a surpris l'embarcation et l'a immédiatement empêché de franchir la frontière maritime d'Israël.

Les soldats israéliens ont donné l'ordre à l'équipage libyen, par haut-parleur, de retourner sur ses pas et l'ont averti que s'il n'obtempérait pas, ils seraient contraints de l'arraisonner et de faire usage, si nécessaire, de la force.
Le bateau libyen a alors amorcé son demi-tour, et s'est ensuite dirigé vers les côtes égyptiennes. Suite cet incident, un haut responsable
sécuritaire a déclaré : " les services de sécurité envisageaient de durcir les mesures à l'encontre de telles embarcations dont les passagers cherchaient à faire de la provocation en arrivant sur les plages de Gaza sous prétexte de vouloir "lever le siège" imposé sur la région.
Les services de sécurité n'ont d'ailleurs pas du tout approuvé cet assouplissement en faveur de ces militants venus protester contre la politique israélienne vis-à-vis de Gaza.
Arouts7

1 décembre

2eme version

Gaza : la marine israélienne intercepte un cargo libyen chargé d’aide humanitaire

Un bateau libyen en route pour la bande de Gaza, bouclée par Israël, a été intercepté par la marine israélienne et contraint à rebrousser chemin, ont indiqué lundi des sources palestinienne et israélienne.

Le cargo, chargé d'aide humanitaire, a été intercepté au large de Gaza par des bâtiments israéliens qui l'ont sommé de regagner le port égyptien d'El-Arich, a indiqué le député palestinien Jamal Al-Khoudari, qui dirige un Comité populaire luttant contre le blocus israélien.

Le Al-Marwa était le premier bateau d'un pays arabe à se diriger vers Gaza pour tenter de briser le blocus israélien imposé au territoire contrôlé par les islamistes du Hamas. Des embarcations privées transportant des militants pro-palestiniens étrangers avaient fait le voyage ces derniers mois mais la marine israélienne les avaient laissé passer.

Une association caritative du Qatar a annoncé lundi son intention d'acheminer par bateau une tonne de médicaments aux Palestiniens de la bande de Gaza.

Israël a confirmé avoir refoulé le bateau libyen.

"Des navires de la marine se sont approchés du bateau libyen et l'ont sommé par radio de rebrousser chemin", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor.

"Quiconque souhaite acheminer de l'aide humanitaire à Gaza doit le faire en coordination avec Israël et à travers les points de passage connus. Ils peuvent aussi contacter l'Egypte", a-t-il ajouté.

Le terminal de Rafah, à la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte, est fermé quasiment en permanence depuis juin 2006 et ne peut fonctionner sans le feu vert d'Israël.

Réagissant à l'interception du bateau, un porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a affirmé dans un communiqué que cette mesure "révèle le vrai visage criminel de l'occupant".

Il a aussi appelé l'Egypte à rouvrir le terminal de Rafah. "Le maintien de sa fermeture entrera dans l'Histoire comme un crime commis par tous ceux qui assiègent la bande de Gaza", a affirmé M. Barhoum.

A Tripoli, une source officielle libyenne a déclaré a l'AFP que l'équipage du bateau était en contact avec les autorités libyennes. "L'équipage nous a indiqué que le bateau, bien que chargé d'aide humanitaire, faisait l'objet de tracasseries de la part d'embarcations de guerre israéliennes".

Elle a ajouté que le bateau, faute de pouvoir décharger sa cargaison à Gaza n'aurait d'autre choix "que de revenir en Libye".

Le blocus de la bande de Gaza, en vigueur depuis juin 2007, a été renforcé début novembre.

Le bateau libyen transportait 500 tonnes d'huile, 750 tonnes de lait, 1.200 tonnes de riz, 500 tonnes de farine de blé et 100 tonnes de médicaments, selon le Fonds libyen d'aide et de développement en Afrique, qui a affrété le navire.

Pour protester contre le blocus, des militants ont déjà organisé à trois reprises -- parfois accompagnés de personnalités politiques -- des traversées depuis Chypre depuis le mois d'août, afin de livrer des denrées et du matériel humanitaire.

A chaque fois, les autorités israéliennes avaient fini par laisser passer les bateaux après avoir menacé de les intercepter.

AFP

lundi 1er décembre 2008.

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5176


6 2 Les factions palestiniennes refusent la menace d’Abbas d’élections anticipées.

Le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas a fait savoir que des élections législatives et présidentielles simultanées pourraient avoir lieu au début de l’année prochaine 2009. Les factions palestiniennes ont refusé ces propos, les considérants anticonstitutionnels et illégaux. Une telle action ne fera qu’agrandir la division sur la scène palestinienne, déjà grave.

Abbas a fait ses déclarations dans la séance d’ouverture de la réunion du Comité central de l’OLP, dimanche 23 novembre 2008. « Si le dialogue ne réussissait pas d’ici le début de l’année, il y aurait un décret présidentiel appelant à des élections présidentielles et législatives (immédiates) », a-t-il dit.

Un appel anticonstitutionnel

Le mouvement du Hamas, par le biais du leader Dr. Mahmoud Az-Zahhar, dit : « Abbas ne possède aucunement le droit d’imposer des élections anticipées. Il n’a pas le droit non plus de prolonger son mandat présidentiel ». Ses décisions n’engagent que le mouvement du Fatah. Le comité a perdu toute crédibilité, insiste-t-il à dire.

Pour sa part, Ossama Hamdan, représentant du mouvement du Hamas au Liban, pense que le président du Comité exécutif de l’OLP ne possède aucune légitimité. On ne compte ni sur ses propos ni sur positions politiques.

Dans une déclaration faite à notre Centre Palestinien d’Information (CPI), Ossama Hamdan, représentant du mouvement du Hamas au Liban, dit que le président du Comité exécutif de l’OLP a perdu sa crédibilité pour trois raisons. Abbas n’a pas été élu dans des élections organisées par le Comité national palestinien. Puis il a laissé tombé les principes de l’organisation. Enfin, le Comité exécutif de l’OLP, lui-même, a perdu sa crédibilité en perdant la moitié des ses membres.

La loi palestinienne ne place pas le président au-dessus du parlement, dit Fawzi Barhoum, porte-parole du mouvement du Hamas. Personne ne pourra défaire le parlement avant la fin du mandat en 2010, dit Barhoum.

Plus de division

De son côté, le mouvement du Djihad Islamique affirme que les propos du président Abbas ne font qu’aggraver l’état de division, déjà dramatique.

Dans une conférence de presse, donnée le 23 novembre 2008, le mouvement du Djihad Islamique affirme que le président Abbas devrait vaincre tous les obstacles se trouvant dans le chemin du dialogue inter-palestinien. Et sans arriver à se mettre autour d’une table, tout acte sans l’accord de tout le monde ne fera que compliquer la situation.

Accord national

Pour sa part, le Front populaire pour la libération de la Palestine, par la voix de Khaled Charara, membre du bureau politique et député du Conseil Législatif Palestinien, a fait savoir qu’il n’est pas contre des élections présidentielles et législatives simultanées, à condition qu’elles soient organisées par un accord national.

Le Front a montré son étonnement de voir le président Abbas continuer ses négociations avec l’Entité sioniste au moment où elles n’amènent nulle part. Il faut les arrêter et revoir totalement le système de négociation commencé à Oslo. Le dialogue national reste la seule solution de la division palestinienne.

Le mandat présidentiel

La fin du mandat présidentiel met Abbas dans l’embarras, puisqu’il veut rester à tout prix à la tête de l’autorité palestinienne. Il devra emprunter un des deux chemins, l’un moins légitime que l’autre : soit il appelle à des élections législatives et présidentielles anticipées, soit il ne quitte son poste jusqu’aux prochaines élections législatives.

Le mouvement du Hamas exige que le président Abbas accepte la fin de son manant qui arrivera à terme le 9 du mois de janvier prochain. C’est l’institution palestinienne, réformée le 18 août 2005, qui délimite son mandat à quatre ans. Il faudra la respecter, si on veut rester légitime.

CPI

[ 02/12/2008]

                                              


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03/12/2008

n°97 - Journal du Liban -22-11 au 02-12 - Début- : Les Pays arabes circonspects après la désignation d'Hillary Clinton.

n°97 - Journal du Liban  -22-11 au 02-12 - Début- : Les Pays arabes circonspects après la désignation d'Hillary Clinton.


Journal du Liban - Début-

                                     N° 95     22-11 au   2-12

              Par  M.Lemaire



Sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse :fa032881@skynet.be


 

 


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

1 Lutte pour la libération du territoire

2 Politique Libanaise  

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

- Suite

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6 1 Le Hezbollah ne croit pas vraiment en Obama.

7 Brèves

7 1 L’armée réaffirme ses engagements.

7 2 Le président Sleimane en Iran.

7 3 Général Michel Aoun: « Je pars en Syrie pour récupérer la clé de Beyrouth »

7 4 François Fillon veut croire en la paix au Liban malgré sa "fragilité".

7 5 Le véritable test aura lieu au printemps avec les élections législatives.

Fin

8 Dossiers

8 1 Notre Résistance se maintiendra jusqu’à sa victoire.

8 2 Obama nomme Hillary Clinton secrétaire d'Etat, reconduit Gates au Pentagone.

8 3 Les Pays arabes circonspects après la désignation d’Hillary Clinton.

8 4 Occidentaux et Chine saluent la nomination de Hillary Clinton, pas la Russie.

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

9 1Jeanine JALKH : Aïn el-Héloué : des solutions en gestation.

10 Géopolitique et stratégie- Analyse

10 1 Hezbollah : une Résistance acharnée.

11 Annexe

11 1Jean Ziegler : "La haine de l’Occident".

11 2 Texte intégral de la résolution 1701 de l’ONU



Tiré à part :

25.11.
En cas d'une nouvelle guerre  Israël
ne limitera pas ses frappes sur des cibles du Hezbollah mais visera également des infrastructures libanaises, le Hezbollah faisant désormais partie du gouvernement à Beyrouth.
The Jerusalem Post



Au jour le jour

Dans le Sud
François Fillon s’est rendu auprès du contingent français de la Finul et s’est félicité « des progrès » de la paix au Liban tout en insistant sur son caractère « fragile ». Le chef du gouvernement français s’est rendu au camp de Tiri, à dix kilomètres de la frontière israélienne où est
stationnée une partie des 1 900 hommes du contingent français.
« Beaucoup reste à bâtir au Liban-Sud. La paix n’est pas entièrement ni définitivement acquise. Mais chaque jour des progrès s’accomplissent », a estimé François Fillon qui a passé plus d’une heure sur la base militaire des Casques bleus.

Même si le survol régulier de l’armée israélienne et l’arsenal en possession du Hezbollah sont des facteurs « inquiétants », « on revient de très loin », a-t-il ajouté.
« La situation politique du Liban s’est nettement améliorée depuis le déploiement renforcé en 2006, mais cette paix encore fragile nous invite à intensifier notre effort dans tous les domaines », a-t-il affirmé.

22 novembre 2008.

L’Orient-Le Jour

http://www.google.fr/search?hl=fr&q=n+%3A+Les+survols+isra%C3%A9liens+et+l%E2%80%99arsenal+du+Hezbollah+sont+des+&btnG=Recherche+Google&meta=lr%3Dlang_fr&aq=f&oq=

02 12

Les étudiants libanais ont manifesté mardi à Beyrouth pour soutenir les Palestiniens qui subissent le blocus israélien dans la Bande de Gaza.

Près de 2.000 étudiants ont défilé dans la matinée jusqu'au siège de l'ONU au Liban, dans le centre de Beyrouth. Ils se sont rassemblés pendant une trentaine de minutes à l'extérieur du bâtiment où ils ont entonné des chansons anti-israéliennes, avant de se disperser pacifiquement.

Israël a resserré son blocus de la Bande de Gaza le mois dernier, une mesure qui a été largement critiquée dans le monde arabe.

AP



1 Lutte pour la libération du territoire

Les relents de la guerre

a) Liban

Kahwaji : L’Armée libanaise confrontera l’ennemi israélien

S'adressant à des unités militaires de la Bekaa au cours d'une tournée qu'il a effectuée hier, le commandant en chef de l'armée libanaise, le général Jean Kahwaji, a appelé les troupes à confronter les menaces israéliennes.

Soulignant le rôle de l'armée libanaise dans la défense du territoire de la préservation de sécurité, le général Jean Kahwaji a noté que l'institution militaire constitue la seule garantie d'un Liban uni et indépendant, avant de mettre en garde les unités stationnées dans la Bekaa, vallée décrite comme « une arène où des ennemis peuvent prendre leur revanche contre les pays arabes frères », avant d’indiquer que l'armée libanaise confrontera l'ennemi en dépit des menaces israéliennes actuelles.

Le commandant de l'armée libanaise a également rendu hommage aux unités ayant permis le démantèlement d'un réseau d'espionnage israélien et l'arrestation des deux frères Jarrah le composant le réseau, estimant que cette arrestation permettra d'améliorer la sécurité et la stabilité du pays des cèdres.

Libnanews

27 novembre --

http://www.libnanews.com/index.php?option=com_content&view=article&id=2004:kahwaji-larmee-libanaise-confrontera-lennemi-israelien&catid=47:politique-locale&Itemid=81

 

Le Hezbollah a "triplé sa puissance" depuis la guerre de l'été 2006

Le Hezbollah libanais a "triplé sa puissance de feu" depuis la seconde guerre du Liban en 2006, a affirmé lundi le ministre israélien de la guerre Barak, (menaçant l'Etat libanais de représailles en cas d'un nouveau conflit. )

Le Hezbollah possède aujourd'hui 42.000 missiles", a affirmé M. Barak au Parlement." Il possède des missiles qui peuvent atteindre les villes d'Ashkelon, Beersheba et Dimona (sud d'Israël).

"L'intégration du Hezbollah dans l'Etat libanais expose le Liban et ses infrastructures à des attaques en profondeur dans l'éventualité d'un futur conflit", a averti M. Barak.

 (AFP / 24 novembre )



Politique

1 Liban :

1-5 Les grandes manoeuvres

25.11.
Le Hezbollah a(urait) donné des dizaines de milliers de dollars à groupes palestiniens pour qu'ils mènent des attaques sur Israël dans le but venger l’assassinat de leur dirigeant Imad Moughniyeh.
(Le Hezbollah accuse Israël d'avoir éliminé Moughniyeh à Damas dans un attentat à la voiture piégée le 12 février dernier)
The Jerusalem Post


1-6 Politique extérieure

Le Liban et la Syrie ont enfin, depuis le 15 octobre, des relations diplomatiques.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction est d'acord avec l'auteur mais doit être vu comme information

Alors que pour la première fois de leur histoire, la Syrie et le Liban ont établi des relations diplomatiques officielles, les Libanais se demandent toujours à quelle sauce leurs voisins syriens et israéliens vont les manger. En fait, même si les survols du territoire libanais par l’aviation israélienne se poursuivent quotidiennement, même si quelques militaires israéliens narguent parfois la FINUL [1] en passant au peigne fin un petit coin du Liban-sud, c’est surtout la frontière nord et la Syrie qui inquiètent les Libanais.

Le récent déploiement de dix mille soldats syriens dans cette zone frontalière viserait certes à lutter contre la contrebande – notamment de produits pétroliers – qui pénalise l’économie syrienne.

Mais surtout à contrôler la circulation des hommes et des armes à travers ce que certains n’hésitent pas à qualifier de « passoire » du nord-Liban. 

  Khalid

http://www.bakchich.info/article5449.html



2  Politique Israélienne

25.11.

Le ministre de la guerre Barak a prévenu que la capacité militaire du Hezbollah avait triplé. Il est aujourd'hui en possession de roquettes pouvant atteindre Dimona, où se trouve le centre de recherche nucléaire.
D'après les renseignements militaires, le Hezbollah tente également de se procurer des missiles antiaériens destinés à abattre les avions israéliens survolant le Liban.

The Jerusalem Post


2-5 Les grandes manoeuvres

25.11.
Le Hezbollah a(urait) donné des dizaines de milliers de dollars à groupes palestiniens pour qu'ils mènent des attaques sur Israël dans le but venger l’assassinat de leur dirigeant Imad Moughniyeh.
(Le Hezbollah accuse Israël d'avoir éliminé Moughniyeh à Damas dans un attentat à la voiture piégée le 12 février dernier)
The Jerusalem Post


2-6 Politique extérieure

Toute visite d'un responsable libanais, tributaire de l'approbation du Conseil, selon le 14 Mars

Extrait

Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion du secrétariat général des forces 14 Mars, la majorité parlementaire a indiqué que toute visite d'un responsable politique ou militaire à Damas devra être approuvée par le gouvernement libanais et annoncée dans l'ordre du jour lors des réunions du conseil.

Le 14 mars à accuser Damas de refuser de commencer des procédures de démarcation des fermes de Chébaa, zone actuellement occupée par l'État hébreu est revendiquée par le Liban, de révéler le sort des détenus et des personnes de nationalité libanaise et disparues, et d'utiliser le groupuscule terroriste Fatah al Islam, pour mener des opérations terroristes au liban, « malgré l'accord clair et explicite entre les présidents libanais et syriens d'établir des relations diplomatiques au niveau des ambassades dans le cadre de bonnes relations et de l'établissement de relations indépendantes entre deux états, constituant fruit des sacrifices et des luttes et une victoire pour le peuple libanais, et en dépit des promesses du régime syrien à la communauté internationale afin de se désengager de son isolement.

 Le communiqué estime également que la visite d'hommes politiques libanais à Damas minimise l'importance du Liban au sein de la communauté internationale et la mise en place de relations équilibrées entre les deux pays, visite ayant, selon une majorité parlementaire, comme objectif des gains électoraux.

Sa majorité parlementaire rappelle donc que toute visite d'hommes politiques ou fonctionnaires militaires se rende à Damas suite à l'approbation par le conseil des ministres avant d'appeler à ce que le retour du fonctionnement du conseil suprême syro-libanais soit gelé en attendant à ce que les accords entre les deux pays puissent être révisés.

Libnanews

1er décembre --

http://www.libnanews.com/index.php?option=com_content&view=article&id=2013:toute-visite-dun-responsable-libanais-tributaire-de-lapprobation-du-conseil-selon-le-14-mars&catid=46:a-la-une&Itemid=80



 3 Politique internationale

b) Usa (le parrain)

Les grandes manœuvres 

 

Obama se dit prêt à utiliser toute la force de son pays pour « éliminer la menace du terrorisme ».
Le président élu Barack Obama a confirmé hier avoir choisi son ex-rivale Hillary Clinton pour mener la diplomatie américaine et reconduit Robert Gates à la tête du Pentagone. « La nomination d’Hillary est un signe aux amis et ennemis du sérieux de mon engagement à renouveler la diplomatie américaine et restaurer nos alliances », a déclaré M. Obama lors d’une conférence de presse à Chicago (Illinois, Nord). « Elle possède une intelligence extraordinaire et une fermeté, et une remarquable éthique de travail. Je suis fier qu’elle soit notre prochaine secrétaire d’État », a-t-il ajouté. Après avoir été désignée secrétaire d’État, Mme Clinton a tout de suite affirmé souhaiter rétablir le rang des États-Unis comme « force positive de changement » dans le monde.
M. Obama a également reconduit à la tête du Pentagone l’actuel titulaire du poste Robert Gates alors que les troupes américaines sont engagées sur deux fronts, en Irak et en Afghanistan. L’ancien directeur de la CIA, réputé pragmatique, est apprécié des deux camps politiques américains. C’est la première fois qu’un secrétaire à la Défense est gardé dans une administration d’un autre bord que le sien. M. Obama confiera à son futur secrétaire à la Défense Robert Gates la mission de « finir la guerre en Irak de façon responsable » en transférant progressivement le contrôle aux Irakiens, a-t-il dit hier. M. Obama s’est par ailleurs engagé hier à ce que les forces armées américaines restent « les plus fortes sur la planète ».
Le futur occupant de la Maison-Blanche a également annoncé la désignation de la gouverneure de l’Arizona (Sud-Ouest), Janet Napolitano, à la tête du département de la Sécurité intérieure. Le général James Jones, un ancien commandant de l’OTAN, sera nommé au poste de conseiller à la Sécurité nationale. Susan Rice, une proche conseillère de M. Obama en matière de politique étrangère, va être nommée ambassadrice à l’ONU. Le poste de ministre de la Justice revient à Eric Holder, le premier Noir à occuper ce poste.
Des défis d’une ampleur inédite attendent la nouvelle administration Obama, le 20 janvier : retrait des troupes américaines d’Irak, révision de la stratégie en Afghanistan, menace nucléaire iranienne, sans compter les tensions entre Pakistan et Inde, ravivées par les récents attentats meurtriers à Bombay. M. Obama a affirmé hier qu’il avait été tenu au courant de la situation en Inde pendant le week-end et que le FBI avait été envoyé dans la région. « Moi-même et mon équipe derrière moi sommes absolument déterminés à éliminer la menace du terrorisme », a-t-il affirmé hier, ajoutant que la diplomatie et la politique devaient être utilisées en plus de la force militaire pour faire face au défi.
En déplacement en Grande-Bretagne, Condoleezza Rice a estimé hier, avant même l’officialisation de la nomination d’Hillary Clinton, que celle-ci « apportera énormément d’énergie, d’intelligence et de savoir-faire » à ce poste. Pour leur part, le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner ont salué hier la nomination de Mme Hillary Clinton comme future secrétaire d’État. À Moscou, le ton était plutôt pessimiste. Le chef de la commission des Affaires étrangères de la Douma (Parlement russe), Konstantin Kossatchev, a indiqué hier que cette nomination n’augure aucune amélioration dans les relations russo-américaines. Mme Clinton comme M. Gates sont de « fermes partisans des idées de domination des États-Unis dans le monde et d’une défense dure des intérêts américains par n’importe quel moyen », selon lui.

La future administration Obama
Voici la liste des membres de la future administration américaine de Barack Obama désignés jusqu’à présent par le président élu. Certaines de ces nominations devront être ratifiées par le Sénat après l’entrée en fonctions de la nouvelle administration le 20 janvier 2009.

- Vice-président : Joe Biden
- Secrétaire d’État : Hillary Clinton
- Secrétaire à la Défense : Robert Gates
- Secrétaire à la Sécurité intérieure : Janet Napolitano
- Ministre de la Justice : Eric Holder
- Secrétaire au Trésor : Timothy Geithner
- Directeur du budget à la Maison-Blanche : Peter Orszag
- Conseiller à la Sécurité nationale : le général James Jones
- Ambassadeur aux Nations unies : Susan Rice
- Directeur du Conseil économique national : Lawrence Summers
- Conseiller pour la reconstruction économique : Paul Volcker
- Conseillère économique : Christina Romer
- Directrice du Conseil de politique intérieure : Melody Barnes
- Secrétaire général de la Maison-Blanche : Rahm Emanuel
- Principal conseiller : David Axelrod

- Porte-parole de la Maison-Blanche : Robert Gibbs

http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=386865


c) Europe

UE

Belgique

30 11

La Belgique à Tebnine pour confirmer l'effort en coopération ...

Le Premier ministre Yves Leterme et le ministre de la Coopération Charles Michel se sont rendus dimanche à Tebnine, dans le sud du Liban, où ils ont visité l'hôpital civil que la Belgique s'apprête à réhabiliter en compensation du retrait annoncé de l'hôpital de campagne l'année prochaine.
La réhabilitation de l'hôpital civil de Tebnine sera opérée grâce à l'investissement de la Coopération technique belge (CTB), à hauteur de 3 millions d'euros. La mission est prévue pour six mois en 2009. Tout est à refaire à l'hôpital qui manque de lits, d'infrastructures, de conditions d'hygiène permettant des interventions médicales.

L'objectif est de faire évoluer la capacité de 2 à 75 lits. Le projet belge comprend deux parties: la réhabilitation du bâtiment lui-même, vétuste, et l'apport en équipement, manquant.

Les travaux de réhabilitation sont entièrement à charge de la Belgique et seront exécutés par la CTB pour environ 750.000 euros. En ce qui concerne les équipements, la Belgique contribuera à hauteur de 775.000 euros. 455.000 euros sont également prévus en formations et 525.000 euros pour renforcer le système de santé au niveau du district. (CYA)


France

De la part de Rima : Sans commentaire !
Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien.
Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être.
Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire.
Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! Cette roue tourne à vide.
L’homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux.
Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.
Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.
Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n’éprouve pas quelque surprise.
On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue !
Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé ".
Victor HUGO,
dans " Napoléon, le petit " (Réédité chez Actes Sud)
A qui d'autre pensiez vous...?!?

http://libanresistance.blogspot.com/2008/11/clin-dil-au-peuple-frere-de-france-de.html

 

22 11

La France serait prête à envoyer des observateurs pour superviser les élections législatives qui se tiendront au Liban au printemps 2009, selon l’entourage du Premier ministre français. L’aide de la France au Liban « pourrait relever de l’organisation de ces élections ou bien par l’envoi d’observateurs, éventuellement dans un cadre européen », a indiqué à l’AFP une source au sein de la délégation.

22 novembre 2008.

L’Orient-Le Jour

22 novembre

François Fillon a estimé  que « L’intérêt de tous plaide pour la normalisation rapide des rapports entre le Liban et la Syrie, a-t-il en outre ajouté. L’ouverture d’une ambassade syrienne à Beyrouth a été annoncée. Elle doit signer une reconnaissance claire et nette de l’indépendance du pays. Nous attendons que son projet soit suivi d’effet avant la fin de l’année, conformément aux engagements pris. D’autres mesures indispensables doivent l’accompagner au plus tôt : délimitation de la frontière, renforcement de son contrôle, traitement du dossier si douloureux des disparus…

La renaissance libanaise passe par celle de l’État libanais souverain. Elle passe aussi par le refus de l’impunité. C’est pourquoi la France apporte son plein soutien à la formation du tribunal international. »
François Fillon a aussi félicité les sociétés CMA CGM, 3e groupe mondial du transport maritime, et ADPI qui développe des plates-formes aéroportuaires, de leur décision d’implanter leurs sièges régionaux à Beyrouth. Il a fait part de la signature d’un avenant « qui permettra, dès 2009, le versement d’une 2e tranche de soutien budgétaire de 125 millions d’euros, en élargissant les critères d’attribution de la ligne de crédit concessionnel aux PME libanaises, pour 125 autres millions ».
« D’autres accords importants complètent le document-cadre (signé jeudi)
», a-t-il précisé.
Le Premier ministre français s’est en outre dit « séduit » par la proposition du président de la République, Michel Sleiman, de créer un centre de recherche méditerranéen au Liban, dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée.
« Pour faciliter le développement du commerce courant, a-t-il annoncé, la Coface, assureur des entreprises françaises à l’international, rouvrira dès 2009 sa couverture en moyen terme pour les contrats importants (avec le Liban). Cette extension de la garantie de l’État français vient s’ajouter à l’encours actuel de 200 millions d’euros pour les opérations commerciales régulières de court terme. »
Et François Fillon de conclure : « Notre attachement au Liban libre, souverain et démocratique est indéfectible. Notre amitié ancienne scelle notre avenir commun. »

22 novembre 2008.

L’Orient-Le Jour

http://www.google.fr/search?hl=fr&q=n+%3A+Les+survols+isra%C3%A9liens+et+l%E2%80%99arsenal+du+Hezbollah+sont+des+&btnG=Recherche+Google&meta=lr%3Dlang_fr&aq=f&oq=

 

Fillon : Les survols israéliens et l’arsenal du Hezbollah sont des facteurs inquiétants
Le Premier ministre français, François Fillon, a clôturé hier sa tournée au Liban par une visite au Sud, après avoir parrainé la signature de plusieurs accords de coopération entre Paris et Beyrouth..
À l’issue de la visite, Saad Hariri a déclaré à la presse que « la France ne modifiera pas sa politique à l’égard du Liban libre et indépendant ». « Certaines forces régionales parient sur des changements au niveau international. Il reste que les États (occidentaux) sont démocratiques et croient aux droits de l’homme », a-t-il poursuivi.
Le chef du gouvernement français s’est ultérieurement rendu au Grand Sérail où il a passé en revue, avec Fouad Siniora, les moyens de renforcer la coopération économique et commerciale entre le Liban et la France. Les deux Premiers ministres ont ensuite participé à une rencontre élargie qui a été suivie d’un débat entre les responsables libanais et la délégation d’hommes d’affaires français.
Au début de la séance, Fouad Siniora a pris la parole pour saluer « les relations exceptionnelles qui unissent le Liban et la France » ainsi que le « soutien continu » de Paris à Beyrouth. « Nous souhaitons renforcer la coopération entre les secteurs privés de nos deux pays qui doivent refléter la solidité des relations historiques entre la France et le Liban. Nous comprenons que vous êtes fortement intéressés par les risques politiques, économiques et sécuritaires du pays, a-t-il ajouté à
l’adresse des chefs d’entreprise français. Nous nous devons de rappeler que le Liban dispose d’atouts exceptionnels qui lui permettront toujours de surmonter toute crise (…) tout en persévérant dans le chemin de la croissance. »
François Fillon a estimé que «notre volonté commune de travailler ensemble pour renforcera la coopération entre nos deux pays. (…) La France se tient aux côtés du Liban », a-t-il poursuivi.
« Le président Sleiman sait qu’il bénéficie du soutien entier de la France (dans la poursuite de la réconciliation internationale). (…) La France se dit prête, si le gouvernement libanais le désire, à apporter son concours technique au scrutin » du printemps 2009, a également souligné le locataire de Matignon.

22 novembre 2008.

L’Orient-Le Jour

http://www.google.fr/search?hl=fr&q=n+%3A+Les+survols+isra%C3%A9liens+et+l%E2%80%99arsenal+du+Hezbollah+sont+des+&btnG=Recherche+Google&meta=lr%3Dlang_fr&aq=f&oq=



Liban,Israël,Olmert,colonialisme,Bush,Hezbollah,Finul,Etats-Unis,France,Nasrallah


n°97 - Journal du Liban -22-11 au 02-12 – Suite 1- : Les Pays arabes circonspects après la désignation d'Hillary Clinton.

°97 - Journal du Liban  -22-11 au 02-12 – Suite 1- : Les Pays arabes circonspects après la désignation d'Hillary Clinton.


Journal du Liban

                                     N° 95     22-11 au   2-12

              Par  M.Lemaire



 

Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6 1 Le Hezbollah ne croit pas vraiment en Obama.

7 Brèves

7 1 L’armée réaffirme ses engagements.

7 2 Le président Sleimane en Iran.

7 3 Général Michel Aoun: « Je pars en Syrie pour récupérer la clé de Beyrouth »

7 4 François Fillon veut croire en la paix au Liban malgré sa "fragilité".

7 5 Le véritable test aura lieu au printemps avec les élections législatives.



6  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information 

6 1 Le Hezbollah ne croit pas vraiment en Obama.

Lors d'un discours, le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, a mis en garde ses partisans contre les espoirs suscités par la victoire de Barack Obama à l'élection présidentielle américaineors d'un discours, le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, a mis en garde ses partisans contre les espoirs suscités par la victoire de Barack Obama à  l'élection présidentielle américaine.

LEMONDE.FR | 12.11.08 | 12h49  •

http://www.lemonde.fr/ameriques/video/2008/11/12/le-hezbollah-ne-croit-pas-vraiment-en-obama_1117597_3222.html



7 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  

 

7 1 L’armée réaffirme ses engagements.
À l’occasion de la fête de l’Indépendance, le commandement de l’armée a réaffirmé hier, son engagement à défendre le pays, notamment contre Israël et le terrorisme, et sa volonté de se maintenir à l’écart des tiraillements politiques.
Après un long historique sur la lutte pour l’indépendance et les phases difficiles que le Liban a traversées par la suite, ainsi que sur l’action entamée par le nouveau commandant en chef, le général Jean Kahwaji, le commandement de l’armée réaffirme les principes sur lesquels repose sa doctrine, à la fois sur le plan militaire que sur celui de sa mission sécuritaire à l’intérieur :
« - L’armée est une institution nationale qui respecte les lois et les règlements en vigueur. Sa doctrine dans la détermination de l’ennemi et de l’ami est claire et bien ancrée. Les ennemis sont en premier lieu Israël, en deuxième lieu le terrorisme et en troisième lieu tous ceux qui tentent de porter atteinte à la sécurité ou de nuire à la stabilité.
Quant aux amis, ce sont les États arabes, ainsi que les États qui aident le Liban, lui veulent du bien et lui souhaitent la stabilité et la prospérité.
« - Il est nécessaire de tenir l’armée à l’écart du sentiment confessionnel qui, d’ailleurs, s’effiloche tout au long de la formation nationale et militaire que reçoit tout engagé sous les drapeaux.
« - Il est nécessaire aussi de rester à l’écart des tiraillements politiques. L’armée met en œuvre les décisions du pouvoir réglementaire, dans le cadre de l’intérêt national supérieur.
« - L’armée doit demeurer totalement impartiale face aux citoyens, et appliquer les principes de la justice et de l’égalité en accomplissant ses missions, dans le souci de sauvegarder la démocratie, les libertés publiques et les droits de l’homme.

« - Il faut assurer la continuité de la mise œuvre des opérations et des mesures sécuritaires grâce à la transparence dans le commandement, la gestion et la prise de position. »
Réitérant par ailleurs son souci permanent d’assurer à la troupe la modernisation et l’équipement adéquats, le commandement de l’armée évoque le renforcement de ses relations avec « les armées sœurs ou amies ».
« Dans ce cadre, le commandement se dit fier de ces relations, qui trouvent leur source dans l’amitié entre les États, la volonté de coopérer avec leurs armées, et d’échanger les expériences et les
compétences.
« L’armée libanaise continuera à accepter dans le futur les aides militaires, comme il l’a fait par le passé, dans le but de renforcer ses capacités militaires. Cependant, ces aides ne sauraient en aucun cas conduire à une quelconque redéfinition de la politique de l’armée, à une ingérence dans son action ou à une modification de son rôle national.

Celui-ci trouve sa source uniquement dans la volonté nationale et dans la décision politique du pouvoir réglementaire », poursuit le texte.
« L’armée continuera à assumer son message national, fière de son héritage, soudée par le sang de ses martyrs et forte de la confiance du peuple », conclut le message du commandement de l’armée.

22 11
http://www.lorient-lejour.com.lb/


7 2 Le président Sleimane en Iran.
Le président Michel Sleimane est arrivé lundi à Téhéran pour des entretiens qui porteront selon la radio officielle iranienne sur la "coopération en matière de défense"..
Selon la radio iranienne, l’"échec" de la politique américaine au Moyen-Orient ouvre la voie à l’expansion des relations entre Téhéran et Beyrouth.

La visite de M. "Sleimane est importante parce qu’elle ouvre un nouveau chapitre dans la coopération entre les deux pays en matière de défense", explique la radio iranienne qui ajoute qu’"accroître la puissance défensive de l’armée libanaise et les autres instances de sécurité renforcera le Liban face au danger du régime sioniste", selon la radio iranienne".
L’armée libanaise ne possède quasiment pas de capacités de défense aérienne ni de moyens aériens et certains spéculent sur son intérêt pour un système de défense anti-aérienne qui lui permettrait de contrer les fréquentes violations de son espace aérien par l’aviation israélienne.
L’Iran est considéré comme un fournisseur d’armes majeur pour le Hezbollah et l’avenir de ses armes devrait figurer au menu des discussions entre Michel Sleimane et son homologue iranien.
La majorité parlementaire libanaise a réclamé à plusieurs reprises une stratégie de défense qui intégrerait à terme l’arsenal du Hezbollah dans l’armée nationale. Le Hezbollah a rejeté les appels lui demandant de désarmer, expliquant que ses armes sont nécessaires pour protéger le
Liban face à Israël.
Al-Oufok  Site du Mouvement Démocratique Arabe

24 11

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5162


7 3 Général Michel Aoun: « Je pars en Syrie pour récupérer la clé de Beyrouth »

Durant une interview télévisée sur la chaîne « Al Qods », le Général Michel Aoun a affirmé son soutien envers les Palestiniens afin qu’ils obtiennent leurs droits civiques : « J’appelle les palestiniens à la solidarité car leur cause est juste. Il est inacceptable de laisser un peuple sans terre et sans identité. Il ne suffit pas de refuser l’implantation des Palestiniens, il faut travailler pour leur retour. Les droits de l’Homme ont été brûlés le 15 mai 1948, quand le monde a abandonné le peuple palestinien, Ainsi, les pays qui soutiennent réellement ce droit de retour doivent prendre des mesures concrètes ». Toutefois, Le Général a rappelé avec intransigeance que les camps palestiniens ne doivent pas se transformer en refuge pour les hors-la-loi, d’ailleurs, le contrôle de la sécurité à l’intérieur de ces camps doit être complet. Il a reproché à quelques pays arabes le fait de recruter une main d’œuvre asiatique plutôt que de recruter les Palestiniens.
Concernant le Président Sleiman, le Général a souligné que ce dernier ne veut pas constituer un bloc parlementaire du « centre », ainsi ceux qui cherchent à l’entraîner dans cette démarche essayent tout simplement de blanchir leur propre dossier. « Je soutiens le président de la République de façon absolue. Nous sommes décidés à faire les élections et ceux qui veulent les entraver prennent le risque d’un nouveau 7 mai » a-t-il ajouté. Le Général a rappelé qu’il est réconcilié avec tout le monde : « Après mon retour au Liban, j’ai rencontré Samir Geagea en prison – je n’étais pas responsable de cet emprisonnement - et je lui ai dit que l’histoire nous jugera ».
Le Général considère qu’une nouvelle guerre israélienne contre le Liban ne va rien changer et sera une grosse bêtise : « Nous sommes blindés comme une forteresse contre ces attaques, utilisées pour nous dissuader. Actuellement, le vrai danger est le pétrodollar, car le besoin et la pauvreté peuvent aliéner les gens, mais on ne peut pas substituer l’argent à la sécurité, et on n‘achètera pas notre reddition.
Concernant l’Iran, le général Aoun a rappelé que ce pays n’a pas soutenu un Libanais contre un autre, à savoir que l’Iran n’a pas besoin de la résistance libanaise pour se défendre.
Le Général s’oppose aux critiques gratuites qui cherchent à juger le Liban selon des intentions ou des préjugés. A ce propos, le choc militaire du 7 mai a permis de mettre un terme à quelques problèmes et a démontré le vrai poids de chacun. Cependant, il a précisé que les accords de Doha n’ont pas été conclus selon le principe de victoire ou de perte qui ont eu lieu sur le terrain. « Nous sommes pour la politique de l’entente et nous œuvrons à la renforcer. C’était cela le sens de notre action pendant la guerre de juillet. Je le redis, mon entente avec le Hezbollah est un accord sur un ensemble de points, je ne l’ai pas fait contre les autres partis. Dans tous les cas, les Libanais feront leur choix lors des élections législatives».
Abordant le sujet de la Syrie, le Général a expliqué qu’il est important de dépasser la phase de confrontation entre le Liban et la Syrie et qu’il fallait garder les frontières ouvertes avec la Syrie pour éviter que le Liban soit à l’origine d’une quelconque déstabilisation de la Syrie. « Nous refusons de représenter le ventre mou de la Syrie. Je vais en Syrie suite à une invitation. Il faut considérer ma visite en Syrie en toute simplicité, en la compliquant on ne pourra pas la comprendre. Cette visite doit avoir lieu, les choses doivent rentrer dans l’ordre. Je ne demande rien aux Syriens, car je n’ai pas de responsabilité officielle pour signer des accords. Cependant, j’ai une crédibilité que tout le monde respecte, y compris les adversaires, car je respecte jusqu’au bout toute position que j’annonce. J’y vais aussi pour récupérer les clés de Beyrouth (NDLR : que Rafic Hariri a offert à Ghazi Kanaan, chef de renseignement secrets syriens au Liban la veille de son remplacement par Rustom Ghazalé). Toute guerre a une fin, nous sommes les enfants de la vie. La conscience collective englobe tout le monde, il y a des questions humanitaires à régler, et des affaires à clarifier et à résoudre ». Le Général n’a pas tenu à dévoiler la date de sa visite pour des raisons de sécurité. Enfin, le Général a insisté sur l’importance d’une bonne coordination entre tout les pays arabes, y compris la Syrie, pour faire face à la crise économique actuelle.

Michel Aoun sur la chaîne Al Qods:

RPLFrance.org
Traduit par le Bureau de R.A

Publié le 25 novembre 2008 avec l'aimable autorisation du RPL
Source : RPL
http://www.rplfrance.org/...


7 4 François Fillon veut croire en la paix au Liban malgré sa "fragilité".

Le Premier ministre Fillon a clôturé vendredi sa visite au Liban en se rendant auprès du contingent français de la Finul et s’est félicité "des progrès" de la paix au pays du Cèdre tout en insistant sur son caractère "fragile".
Le chef du gouvernement s’est rendu au camp d’At-Tiri, à dix kilomètres de la frontière israélienne où est stationnée une partie des 1.900 hommes du contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) chargée depuis trente ans de sécuriser cette région très sensible.
A l’été 2006, une guerre meurtrière avait encore opposé le Hezbollah, majoritaire dans cette zone, et Israël.
"Beaucoup reste à bâtir au sud-Liban. La paix n’est pas entièrement, ni définitivement acquise. Mais chaque jour des progrès s’accomplissent", a estimé M. Fillon qui a passé plus d’une heure sur la base militaire des casques bleus.
Même si le survol régulier de l’armée israélienne et l’arsenal en possession du Hezbollah sont des facteurs "inquiétants", "on revient de très loin" selon le Premier ministre français.
"La situation politique du Liban s’est nettement améliorée depuis le déploiement renforcé en 2006" mais "cette paix encore fragile nous invite à intensifier notre effort dans tous les domaines", a-t-il affirmé.

Si le danger pour le Liban peut venir de son voisin israélien, la "concorde" nationale est aussi menacée par des oppositions entre confessions. Les accords de Doha (Qatar) de mai ont ainsi mis fin à une crise politique de plus d’un an et demi.

(22 novembre  - Al-Oufok avec les agences de presse)


7 5 Le véritable test aura lieu au printemps avec les élections législatives.

La France est prête à fournir son concours "technique" si le Liban le demande, a indiqué M. Fillon.
Dans son entourage, on précise qu’est envisagé l’envoi d’observateurs dans un cadre européen.
Il s’agit du deuxième scrutin de ce genre depuis que la Syrie, ancienne puissance de tutelle, a retiré ses troupes du territoire de son petit voisin en 2005, après une présence d’environ 30 ans.

M. Fillon s’est félicité de l’établissement de relations diplomatiques entre le Liban et la Syrie, qui selon lui "doit signer une reconnaissance claire et nette de l’indépendance du pays" du Cèdre.
"Nous attendons que ce projet soit suivi de faits avant la fin de l’année conformément aux engagements pris", a-t-il souligné, en référence à l’ouverture prévue d’ambassades dans les deux Etats.
Selon lui, d’"autres mesures indispensables doivent" être mises en oeuvre, comme "la délimitation de la frontière (entre les deux pays), le renforcement de son contrôle" et "le traitement du dossier douloureux des disparus".

 (22 novembre  - Al-Oufok avec les agences de presse)



Liban,Israël,Olmert,colonialisme,Bush,Hezbollah,Finul,Etats-Unis,France,Nasrallah


n°97 - Journal du Liban -22-11 au 02-12 – Suite 1- : Les Pays arabes circonspects après la désignation d'Hillary Clinton.

n°97 - Journal du Liban  -22-11 au 02-12 – Suite 1- : Les Pays arabes circonspects après la désignation d'Hillary Clinton.


Journal du Liban

                                     N° 95     22-11 au   2-12

              Par  M.Lemaire



 

Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6 1 Le Hezbollah ne croit pas vraiment en Obama.

7 Brèves

7 1 L’armée réaffirme ses engagements.

7 2 Le président Sleimane en Iran.

7 3 Général Michel Aoun: « Je pars en Syrie pour récupérer la clé de Beyrouth »

7 4 François Fillon veut croire en la paix au Liban malgré sa "fragilité".

7 5 Le véritable test aura lieu au printemps avec les élections législatives.



6  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information 

6 1 Le Hezbollah ne croit pas vraiment en Obama.

Lors d'un discours, le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, a mis en garde ses partisans contre les espoirs suscités par la victoire de Barack Obama à l'élection présidentielle américaineors d'un discours, le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, a mis en garde ses partisans contre les espoirs suscités par la victoire de Barack Obama à  l'élection présidentielle américaine.

LEMONDE.FR | 12.11.08 | 12h49  •

http://www.lemonde.fr/ameriques/video/2008/11/12/le-hezbollah-ne-croit-pas-vraiment-en-obama_1117597_3222.html



7 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  

 

7 1 L’armée réaffirme ses engagements.
À l’occasion de la fête de l’Indépendance, le commandement de l’armée a réaffirmé hier, son engagement à défendre le pays, notamment contre Israël et le terrorisme, et sa volonté de se maintenir à l’écart des tiraillements politiques.
Après un long historique sur la lutte pour l’indépendance et les phases difficiles que le Liban a traversées par la suite, ainsi que sur l’action entamée par le nouveau commandant en chef, le général Jean Kahwaji, le commandement de l’armée réaffirme les principes sur lesquels repose sa doctrine, à la fois sur le plan militaire que sur celui de sa mission sécuritaire à l’intérieur :
« - L’armée est une institution nationale qui respecte les lois et les règlements en vigueur. Sa doctrine dans la détermination de l’ennemi et de l’ami est claire et bien ancrée. Les ennemis sont en premier lieu Israël, en deuxième lieu le terrorisme et en troisième lieu tous ceux qui tentent de porter atteinte à la sécurité ou de nuire à la stabilité.
Quant aux amis, ce sont les États arabes, ainsi que les États qui aident le Liban, lui veulent du bien et lui souhaitent la stabilité et la prospérité.
« - Il est nécessaire de tenir l’armée à l’écart du sentiment confessionnel qui, d’ailleurs, s’effiloche tout au long de la formation nationale et militaire que reçoit tout engagé sous les drapeaux.
« - Il est nécessaire aussi de rester à l’écart des tiraillements politiques. L’armée met en œuvre les décisions du pouvoir réglementaire, dans le cadre de l’intérêt national supérieur.
« - L’armée doit demeurer totalement impartiale face aux citoyens, et appliquer les principes de la justice et de l’égalité en accomplissant ses missions, dans le souci de sauvegarder la démocratie, les libertés publiques et les droits de l’homme.

« - Il faut assurer la continuité de la mise œuvre des opérations et des mesures sécuritaires grâce à la transparence dans le commandement, la gestion et la prise de position. »
Réitérant par ailleurs son souci permanent d’assurer à la troupe la modernisation et l’équipement adéquats, le commandement de l’armée évoque le renforcement de ses relations avec « les armées sœurs ou amies ».
« Dans ce cadre, le commandement se dit fier de ces relations, qui trouvent leur source dans l’amitié entre les États, la volonté de coopérer avec leurs armées, et d’échanger les expériences et les
compétences.
« L’armée libanaise continuera à accepter dans le futur les aides militaires, comme il l’a fait par le passé, dans le but de renforcer ses capacités militaires. Cependant, ces aides ne sauraient en aucun cas conduire à une quelconque redéfinition de la politique de l’armée, à une ingérence dans son action ou à une modification de son rôle national.

Celui-ci trouve sa source uniquement dans la volonté nationale et dans la décision politique du pouvoir réglementaire », poursuit le texte.
« L’armée continuera à assumer son message national, fière de son héritage, soudée par le sang de ses martyrs et forte de la confiance du peuple », conclut le message du commandement de l’armée.

22 11
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7 2 Le président Sleimane en Iran.
Le président Michel Sleimane est arrivé lundi à Téhéran pour des entretiens qui porteront selon la radio officielle iranienne sur la "coopération en matière de défense"..
Selon la radio iranienne, l’"échec" de la politique américaine au Moyen-Orient ouvre la voie à l’expansion des relations entre Téhéran et Beyrouth.

La visite de M. "Sleimane est importante parce qu’elle ouvre un nouveau chapitre dans la coopération entre les deux pays en matière de défense", explique la radio iranienne qui ajoute qu’"accroître la puissance défensive de l’armée libanaise et les autres instances de sécurité renforcera le Liban face au danger du régime sioniste", selon la radio iranienne".
L’armée libanaise ne possède quasiment pas de capacités de défense aérienne ni de moyens aériens et certains spéculent sur son intérêt pour un système de défense anti-aérienne qui lui permettrait de contrer les fréquentes violations de son espace aérien par l’aviation israélienne.
L’Iran est considéré comme un fournisseur d’armes majeur pour le Hezbollah et l’avenir de ses armes devrait figurer au menu des discussions entre Michel Sleimane et son homologue iranien.
La majorité parlementaire libanaise a réclamé à plusieurs reprises une stratégie de défense qui intégrerait à terme l’arsenal du Hezbollah dans l’armée nationale. Le Hezbollah a rejeté les appels lui demandant de désarmer, expliquant que ses armes sont nécessaires pour protéger le
Liban face à Israël.
Al-Oufok  Site du Mouvement Démocratique Arabe

24 11

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5162


7 3 Général Michel Aoun: « Je pars en Syrie pour récupérer la clé de Beyrouth »

Durant une interview télévisée sur la chaîne « Al Qods », le Général Michel Aoun a affirmé son soutien envers les Palestiniens afin qu’ils obtiennent leurs droits civiques : « J’appelle les palestiniens à la solidarité car leur cause est juste. Il est inacceptable de laisser un peuple sans terre et sans identité. Il ne suffit pas de refuser l’implantation des Palestiniens, il faut travailler pour leur retour. Les droits de l’Homme ont été brûlés le 15 mai 1948, quand le monde a abandonné le peuple palestinien, Ainsi, les pays qui soutiennent réellement ce droit de retour doivent prendre des mesures concrètes ». Toutefois, Le Général a rappelé avec intransigeance que les camps palestiniens ne doivent pas se transformer en refuge pour les hors-la-loi, d’ailleurs, le contrôle de la sécurité à l’intérieur de ces camps doit être complet. Il a reproché à quelques pays arabes le fait de recruter une main d’œuvre asiatique plutôt que de recruter les Palestiniens.
Concernant le Président Sleiman, le Général a souligné que ce dernier ne veut pas constituer un bloc parlementaire du « centre », ainsi ceux qui cherchent à l’entraîner dans cette démarche essayent tout simplement de blanchir leur propre dossier. « Je soutiens le président de la République de façon absolue. Nous sommes décidés à faire les élections et ceux qui veulent les entraver prennent le risque d’un nouveau 7 mai » a-t-il ajouté. Le Général a rappelé qu’il est réconcilié avec tout le monde : « Après mon retour au Liban, j’ai rencontré Samir Geagea en prison – je n’étais pas responsable de cet emprisonnement - et je lui ai dit que l’histoire nous jugera ».
Le Général considère qu’une nouvelle guerre israélienne contre le Liban ne va rien changer et sera une grosse bêtise : « Nous sommes blindés comme une forteresse contre ces attaques, utilisées pour nous dissuader. Actuellement, le vrai danger est le pétrodollar, car le besoin et la pauvreté peuvent aliéner les gens, mais on ne peut pas substituer l’argent à la sécurité, et on n‘achètera pas notre reddition.
Concernant l’Iran, le général Aoun a rappelé que ce pays n’a pas soutenu un Libanais contre un autre, à savoir que l’Iran n’a pas besoin de la résistance libanaise pour se défendre.
Le Général s’oppose aux critiques gratuites qui cherchent à juger le Liban selon des intentions ou des préjugés. A ce propos, le choc militaire du 7 mai a permis de mettre un terme à quelques problèmes et a démontré le vrai poids de chacun. Cependant, il a précisé que les accords de Doha n’ont pas été conclus selon le principe de victoire ou de perte qui ont eu lieu sur le terrain. « Nous sommes pour la politique de l’entente et nous œuvrons à la renforcer. C’était cela le sens de notre action pendant la guerre de juillet. Je le redis, mon entente avec le Hezbollah est un accord sur un ensemble de points, je ne l’ai pas fait contre les autres partis. Dans tous les cas, les Libanais feront leur choix lors des élections législatives».
Abordant le sujet de la Syrie, le Général a expliqué qu’il est important de dépasser la phase de confrontation entre le Liban et la Syrie et qu’il fallait garder les frontières ouvertes avec la Syrie pour éviter que le Liban soit à l’origine d’une quelconque déstabilisation de la Syrie. « Nous refusons de représenter le ventre mou de la Syrie. Je vais en Syrie suite à une invitation. Il faut considérer ma visite en Syrie en toute simplicité, en la compliquant on ne pourra pas la comprendre. Cette visite doit avoir lieu, les choses doivent rentrer dans l’ordre. Je ne demande rien aux Syriens, car je n’ai pas de responsabilité officielle pour signer des accords. Cependant, j’ai une crédibilité que tout le monde respecte, y compris les adversaires, car je respecte jusqu’au bout toute position que j’annonce. J’y vais aussi pour récupérer les clés de Beyrouth (NDLR : que Rafic Hariri a offert à Ghazi Kanaan, chef de renseignement secrets syriens au Liban la veille de son remplacement par Rustom Ghazalé). Toute guerre a une fin, nous sommes les enfants de la vie. La conscience collective englobe tout le monde, il y a des questions humanitaires à régler, et des affaires à clarifier et à résoudre ». Le Général n’a pas tenu à dévoiler la date de sa visite pour des raisons de sécurité. Enfin, le Général a insisté sur l’importance d’une bonne coordination entre tout les pays arabes, y compris la Syrie, pour faire face à la crise économique actuelle.

Michel Aoun sur la chaîne Al Qods:

RPLFrance.org
Traduit par le Bureau de R.A

Publié le 25 novembre 2008 avec l'aimable autorisation du RPL
Source : RPL
http://www.rplfrance.org/...


7 4 François Fillon veut croire en la paix au Liban malgré sa "fragilité".

Le Premier ministre Fillon a clôturé vendredi sa visite au Liban en se rendant auprès du contingent français de la Finul et s’est félicité "des progrès" de la paix au pays du Cèdre tout en insistant sur son caractère "fragile".
Le chef du gouvernement s’est rendu au camp d’At-Tiri, à dix kilomètres de la frontière israélienne où est stationnée une partie des 1.900 hommes du contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) chargée depuis trente ans de sécuriser cette région très sensible.
A l’été 2006, une guerre meurtrière avait encore opposé le Hezbollah, majoritaire dans cette zone, et Israël.
"Beaucoup reste à bâtir au sud-Liban. La paix n’est pas entièrement, ni définitivement acquise. Mais chaque jour des progrès s’accomplissent", a estimé M. Fillon qui a passé plus d’une heure sur la base militaire des casques bleus.
Même si le survol régulier de l’armée israélienne et l’arsenal en possession du Hezbollah sont des facteurs "inquiétants", "on revient de très loin" selon le Premier ministre français.
"La situation politique du Liban s’est nettement améliorée depuis le déploiement renforcé en 2006" mais "cette paix encore fragile nous invite à intensifier notre effort dans tous les domaines", a-t-il affirmé.

Si le danger pour le Liban peut venir de son voisin israélien, la "concorde" nationale est aussi menacée par des oppositions entre confessions. Les accords de Doha (Qatar) de mai ont ainsi mis fin à une crise politique de plus d’un an et demi.

(22 novembre  - Al-Oufok avec les agences de presse)


7 5 Le véritable test aura lieu au printemps avec les élections législatives.

La France est prête à fournir son concours "technique" si le Liban le demande, a indiqué M. Fillon.
Dans son entourage, on précise qu’est envisagé l’envoi d’observateurs dans un cadre européen.
Il s’agit du deuxième scrutin de ce genre depuis que la Syrie, ancienne puissance de tutelle, a retiré ses troupes du territoire de son petit voisin en 2005, après une présence d’environ 30 ans.

M. Fillon s’est félicité de l’établissement de relations diplomatiques entre le Liban et la Syrie, qui selon lui "doit signer une reconnaissance claire et nette de l’indépendance du pays" du Cèdre.
"Nous attendons que ce projet soit suivi de faits avant la fin de l’année conformément aux engagements pris", a-t-il souligné, en référence à l’ouverture prévue d’ambassades dans les deux Etats.
Selon lui, d’"autres mesures indispensables doivent" être mises en oeuvre, comme "la délimitation de la frontière (entre les deux pays), le renforcement de son contrôle" et "le traitement du dossier douloureux des disparus".

 (22 novembre  - Al-Oufok avec les agences de presse)



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n°97 - Journal du Liban -22-11 au 02-12 – Fin- : Les Pays arabes circonspects après la désignation d'Hillary Clinton.

n°97 - Journal du Liban  -22-11 au 02-12 – Fin- : Les Pays arabes circonspects après la désignation d'Hillary Clinton.


Journal du Liban

                                     N° 95     22-11 au   2-12

              Par  M.Lemaire



 

Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

8 Dossiers

8 1 Notre Résistance se maintiendra jusqu’à sa victoire.

8 2 Obama nomme Hillary Clinton secrétaire d'Etat, reconduit Gates au Pentagone.

8 3 Les Pays arabes circonspects après la désignation d’Hillary Clinton.

8 4 Occidentaux et Chine saluent la nomination de Hillary Clinton, pas la Russie.

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

9 1Jeanine JALKH : Aïn el-Héloué : des solutions en gestation.

10 Géopolitique et stratégie- Analyse

10 1 Hezbollah : une Résistance acharnée.

11 Annexe

11 1Jean Ziegler : "La haine de l’Occident".

11 2 Texte intégral de la résolution 1701 de l’ONU


 


8  Dossier

Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8 1 Notre Résistance se maintiendra jusqu’à sa victoire.

La clique de Bush, ses alliés occidentaux allant des néo libéraux jusqu’à l’Internationale Socialiste, sans oublier leurs alliés fidèles arabes, notamment libanais, jouent en ce moment leurs dernières et ultimes cartes, après avoir constaté leur cuisant échec dans leur tentative d’imposer à nos peuples leur très cher Grand Moyen Orient.

D’abord, en Cisjordanie, la logique de collaboration, malgré les dollars et euros que lui injectent en permanence l’Occident et ses alliés de toutes les couleurs, éprouve de grandes difficultés à éradiquer l’esprit et l’acte résistants palestiniens.

A Gaza, malgré le blocus sioniste fortement soutenu par l’Occident et ses alliés et qui nous fait penser à celui du ghetto de Varsovie, un million cinq cent mille palestiniens refusent de renoncer à la résistance.

En Iraq, malgré leurs tentatives de faire perdurer l’Occupation ou tout au moins de soumettre définitivement le pays à leur diktat, malgré les blessures infligées à nos pères, mères et enfants par la terreur qu’ils ont eux-mêmes fabriquée et financée, la Résistance grandit de jour en jour.

Au Liban, en ce moment la clique bat ses dernières cartes : négocier le retrait des forces d’occupation de nos terres occupées en échange d’une politique intérieure d’éradication de notre Résistance.
Ils n’ont pas encore compris que notre Résistance, dans toutes se composantes et sa diversité, à travers toutes les formes qu’elle embrasse, est non seulement bien enracinée dans nos cœurs, mais surtout
bien ancrée dans notre conscience collective.
Cette résistance là se maintiendra car il est de
son devoir patriotique de libérer non seulement les collines de Kfarshouba, les fermes de Chebaa, Ghajar et Abbasieh, mais aussi Tarkikha, Abil Al-Qamh, Hunin, Al-Malikiyya, Al-Nabi Yusha, Qadas et Saliha.
Notre Résistance
se maintiendra tant que, au-delà de nos frontières sud, une entité expansionniste et fondamentalement néo nazie perdure.
L’arc-en-ciel de toutes les couleurs, jaune, rouge, verte, orange et tant d’autres…, de toutes les croyances et de toutes les différences se maintiendra et vaincra.
Pour conclure, nous dédions aux peuples de notre Terre Mère, cette petite page ayant été vécue par Aïtaroun, petit village de notre Grand Sud.
25 novembre 2008
Raymond RICHA


8 2 Obama nomme Hillary Clinton secrétaire d'Etat, reconduit Gates au Pentagone.

Le président élu américain Barack Obama a confirmé lundi avoir choisi  Hillary Clinton pour diriger la diplomatie de son administration et reconduit Robert Gates à la tête du Pentagone.

"La nomination d'Hillary est un signe aux amis et ennemis du sérieux de mon engagement à renouveler la diplomatie américaine et restaurer nos alliances", a déclaré M. Obama lors d'une conférence de presse à Chicago (Illinois, nord).

"Elle possède une intelligence extraordinaire et une fermeté, et une remarquable éthique de travail. Je suis fier qu'elle soit notre prochaine secrétaire d'Etat", a-t-il ajouté.

Après avoir été désignée secrétaire d'Etat, Mme Clinton a tout de suite affirmé souhaiter rétablir le rang des Etats-Unis comme "force positive de changement" dans le monde.

Son mari, l'ancien président américain Bill Clinton, a accepté de révéler les noms des donateurs de son organisation caritative et s'est engagé à la transparence sur ses futurs engagements et revenus afin d'éviter tout conflit d'intérêt.

M. Obama a reconduit à la tête du Pentagone l'actuel titulaire du poste Robert Gates alors que les troupes américaines sont engagées sur deux fronts, en Irak et Afghanistan.

L'ancien directeur de la CIA, réputé pragmatique, est apprécié des deux camps politiques américains.

C'est la première fois qu'un secrétaire à la Défense est reconduit à son poste dans une administration d'un autre bord que la sienne.

M. Obama confiera à Robert Gates la mission de "finir la guerre en Irak de façon responsable" en transférant progressivement le contrôle aux Irakiens, a-t-il dit lundi.

En outre, le président élu s'est déclaré convaincu que les forces armées américaines doivent rester "les plus fortes sur la planète".

Par ailleurs, le futur occupant de la Maison Blanche a également annoncé la désignation de la gouverneur de l'Arizona (sud-ouest), Janet Napolitano, à la tête du département de la Sécurité intérieure.

Le général James Jones, un ancien commandant de l'Otan, sera nommé au poste de conseiller à la sécurité nationale.

Susan Rice, une proche conseillère de M. Obama en matière de politique étrangère, va être nommée ambassadrice à l'ONU.

Le poste de ministre de la Justice revient à Eric Holder, le premier noir a occuper cette fonction.

Des défis d'une ampleur inédite attendent la nouvelle administration Obama, le 20 janvier: crise économique, retrait des troupes américaines d'Irak, révision de la stratégie en Afghanistan, menace nucléaire iranienne, sans compter les tensions entre Pakistan et Inde, ravivées par les récents attentats meurtriers à Bombay.

M. Obama a affirmé lundi qu'il avait été tenu au courant de la situation en Inde pendant le week-end et que le FBI avait été envoyé dans la région.

"Moi-même et mon équipe derrière moi sommes absolument déterminés à éliminer la menace du terrorisme", a-t-il affirmé lundi en ajoutant que la diplomatie, et la politique devaient être utilisées en plus de la force militaire pour faire face au défi.

En déplacement en Grande-Bretagne, l'actuel secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a estimé lundi, avant même l'officialisation de la nomination d'Hillary Clinton, que celle-ci "apportera(it) énormément d'énergie, d'intelligence et de savoir-faire" à ce poste.

L'ancien président américain Bill Clinton s'est déclaré "fier" lundi de la nomination de son épouse Hillary, dans un communiqué.

La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a pour sa part, jugé "remarquable" l'équipe choisie par M. Obama. "Tous les membres de cette équipe ont une expérience immense, une grande intelligence, une forte capacité à diriger, et sont engagés pour un changement", écrit-elle dans un communiqué lundi.

http://fr.news.yahoo.com/2/20081202/twl-obama-nomme-hillary-clinton-secretai-36d2a39.html


8 3 Les Pays arabes circonspects après la désignation d’Hillary Clinton.

Certains pays arabes circonspects après la désignation d’Hillary Clinton au poste de secrétaire d’Etat

Après des mois passés à combattre Hillary Clinton pendant les primaires démocrates, Barack Obama a offert à l'ex-Première dame le poste-clé de secrétaire d'Etat.

Après une semaine de tergiversations, les deux rivaux des primaires démocrates auraient fini par tomber d'accord : Hillary Clinton devrait être la secrétaire d'Etat de Barack Obama.

Le président élu aurait, lui, jugé préférable de faire entrer à son cabinet une figure qui a recueilli le soutien de près de 18 millions de démocrates, bien qu'il l'ait attaquée pendant la campagne pour son "erreur de jugement" sur la guerre en Irak, et son agressivité à l'égard de l'Iran.

La perspective de voir Mme Clinton, une "grande amie d'Israël", chargé de la diplomatie américaine, n'a pas réjoui de nombreux pays arabes circonspects, qui s'interrogent sur les réelles orientations de M.Obama.

Dans un éditorial, le New York Post manie le sarcasme: "Félicitations à Hillary (et Bill) Clinton, qui semblent avoir remporté l'élection présidentielle, malgré les résultats officiels du 4 novembre".

Son choix pour le poste de conseiller à la sécurité nationale serait un ancien général, James Jones, ex-commandant de l'OTAN. Celui-ci n'avait pas pris parti pendant la campagne électorale. Certains éditorialistes, comme David Ignatius, du Washington Post, ont aussi plaidé que Mme Clinton n'incarnait pas le changement dont le monde espère que M. Obama est porteur.

Le mouvement anti guerre US, et bon nombre d'Américains lassés de la politique interventioniste militariste de l'Administration Bush ont voté pour Barak Obama lui permettant d'accéder à la Maison Blanche porté par une vaste majorité.

Pourtant, son choix pour le poste clé en matière de politique étrangère a provoqué certainement une grande désillusion et prouver une nouvelle fois qu'Obama n'aspire nullement au changement.

Lors des primaires pour la nomination Démocrate, Obama et Hillary Clinton se sont précisément le plus affrontés sur ce point. Hillary Clinton - qui avait voté pour la guerre d'Irak ce que n'avait pas fait Obama - s'est opposée de manière tranchée sur toute initiative de paix qu''Obama a proposé dont un agenda pour le retrait des troupes américaines d'Irak, et des négociations directes avec ce que les US désignent comme leurs "ennemis", notamment
l'Iran.

Elle a qualifié de telles démarches de "naïves" et "dangereuses". Hillary Clinton a suggéré à la place d'un agenda de retrait d'Irak, que les troupes US restent stationnées indéfiniment au Kurdistan.

Téhéran.Irna.

23 Novembre 2008.


8 4 Occidentaux et Chine saluent la nomination de Hillary Clinton, pas la Russie.

Des alliés occidentaux des Etats-Unis ont salué lundi la décision du président élu Barack Obama de choisir son ancienne rivale démocrate Hillary Clinton pour diriger dans l'avenir la diplomatie américaine, mais la Russie a déclaré qu'elle n'augurait rien de bon.

"Je serai heureux de pouvoir travailler, dès qu'elle aura pu officiellement prendre ses fonctions, avec Hillary Clinton au renforcement de l'amitié franco-américaine", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, peu après l'annonce officielle par M. Obama de la nomination de Mme Clinton et du maintien de Robert Gates à la tête du département de la Défense.

M. Kouchner a adressé à la future secrétaire d'Etat ses "félicitations les plus chaleureuses et les plus amicales". "J'ai souvent eu l'occasion d'apprécier ses compétences, ses convictions et ses qualités humaines", a-t-il déclaré dans un communiqué.

"La France et l'Union européenne sont prêtes à travailler étroitement" avec Mme Clinton "dans le cadre d'un partenariat transatlantique renouvelé", a ajouté M. Kouchner, dont le pays assure jusqu'à la fin de l'année la présidence de l'UE.

A Londres, le secrétaire au Foreign Office, David Miliband, a salué la nomination de Mme Clinton. "Evidemment, la sénatrice Clinton apportera une expérience énorme à ses nouvelles fonctions", a estimé M. Miliband, lors d'une conférence de presse conjointe avec la secrétaire d'Etat sortante, Condoleezza Rice. Complimentant Mme Rice, M. Miliband a estimé qu'il serait "très difficile d'être à la hauteur" pour la personne qui lui succéderait.

La Chine a également félicité Hillary Clinton, ainsi que James Jones, futur conseiller à la sécurité nationale, en espérant, selon un télégramme du ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi, "travailler sans relâche avec eux pour faire progresser les liens de coopération constructifs entre la Chine et les Etats-Unis".

En revanche, le choix de Mme Clinton, comme celui de M. Gates, a suscité une réaction négative de la Russie, qui a eu des relations très tendues avec l'administration sortante du président George W. Bush. "Ces nominations n'inspirent aucun optimisme", a déclaré Konstantin Kossatchev, chef de la Commission des Affaires étrangères de la Douma, la chambre basse du Parlement russe. "Elles impliquent la continuité, et non une réforme de la conception de la politique étrangère à la Maison Blanche", a ajouté M. Kossatchev, parlant à l'agence de presse russe Interfax.

Mme Clinton et M. Gates sont de "fermes partisans des idées de domination des Etats-Unis dans le monde et d'une défense dure des intérêts américains par n'importe quel moyen", a estimé le responsable russe, pour lequel "le dialogue bilatéral ne sera pas moins compliqué que sous l'administration de George W. Bush".

A Stockholm, le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, s'est félicité de la nomination de Mme Clinton. "Je me réjouis à l'avance de travailler avec elle sur diverses questions", a-t-il déclaré sur son blog. M. Bildt s'est déclaré "convaincu" que les alliés des Etats-Unis trouveraient en Mme Clinton une partenaire "engagée et compétente". A Madrid, le Parti socialiste espagnol (PSOE, au pouvoir) a salué la nomination de Mme Clinton et le maintien au Pentagone de M. Gates.

"Nous aurons une équipe d'une compétence indiscutable, et je pense que c'est une décision sage (de la part de M. Obama), car il aura besoin de cela", a déclaré Elena Valenciano, secrétaire aux relations internationales du PSOE. "Le changement dans l'administration américaine est aussi évident que la nécessité de compter sur des personnes ayant une expérience démontrée", a ajouté la porte-parole.

La nomination de l'épouse de l'ancien président Bill Clinton a également été bien accueillie à Jérusalem. "La sénatrice Clinton est une amie de l'Etat d'Israël et du peuple juif", a déclaré le Premier ministre Ehud Olmert, selon un communiqué. "Je suis certain que dans ses nouvelles fonctions, elle va continuer à promouvoir les relations spéciales entre les deux pays", a dit M. Olmert.

Lors de sa campagne pour l'investiture démocrate, finalement remportée par M. Obama, Mme Clinton avait pris des positions très fermes pour la défense d'Israël, particulièrement face à la menace que constituerait un Iran disposant de l'arme nucléaire.

http://fr.news.yahoo.com/2/20081202/twl-occidentaux-et-chine-saluent-la-nomi-36d2a39_1.html



9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

9 1Jeanine JALKH : Aïn el-Héloué : des solutions en gestation.
Extraits

Une chose est cependant sûre : le mot d’ordre local, régional et même international est à la clôture du dossier de Fateh el-Islam, notamment depuis que le feu vert a été donné par Damas. En effet, la Syrie veut en finir avec le poids des islamistes, qui pèse lourd désormais, et que Damas essaye de rentabiliser coûte que coûte dans le cadre de sa nouvelle tentative d’ouverture en direction de l’Occident.
Le feu vert a également été donné aux Palestiniens eux-mêmes, qui, d’une voix bien accordée, semblent pour la première fois dans l’histoire convenir de la nécessité de ne pas réitérer l’expérience de Nahr el-Bared, très coûteuse sur le plan humain, mais aussi sur le plan de l’image des réfugiés lassés de se voir taxés de terroristes ou de fauteurs de troubles.
Ainsi, et à l’image de Beddaoui où les factions palestiniennes ont joint leurs efforts pour contribuer à l’arrestation de plusieurs membres de Fateh el-Islam, il y a de cela une semaine, des opérations sécuritaires similaires sont prévues à Aïn el-Héloué, où plusieurs membres-clés du groupuscule islamiste radical sont cachés, y compris Awad, semble-t-il.
C’est donc au comité sécuritaire mixte – constitué notamment du Fateh, de Jund Allah et de Isbat el-Ansar – qu’incombera la mission d’arrêter et de remettre aux autorités libanaises Abdel Rahman Awad – ancien membre de Jund el-Cham, promu auprès de Isbat el-Ansar pour finir dans les rangs de Fateh el-Islam –, cheikh Oussama el-Chahabi, le prédicateur du groupe et responsable de la mobilisation religieuse, Mohammad Ahmad el-Doukhi, un ami à Awad et son assistant personnel, ainsi qu’une trentaine de militants, tous soupçonnés de collaboration avec Fateh el-Islam. La plupart des membres de ce groupuscule, qui a fait tandem
avec ses « confrères » de Nahr el-Bared avant et durant la fameuse confrontation avec l’armée, sont issus du camp de Aïn el-Héloué et ont
fait leur entrée dans l’activisme en rejoignant les rangs du Fateh, de Jund el-Cham, voire même de Isbat el-Ansar qui a depuis achevé de « purifier » ses rangs, histoire de ne plus s’attirer d’ennuis avec les autorités libanaises.

Conditions préalables
C’est d’ailleurs sur la contribution de Isbat el-Ansar en particulier que mise l’armée libanaise. Celle-ci espère que ce groupuscule, qui s’est désormais rangé dans les rangs des islamistes modérés, pourra avoir les arguments nécessaires pour négocier une issue pacifique avec les plus radicaux de Fateh el-Islam et les convaincre de se rendre.
« Isbat el-Ansar n’est plus ce qu’elle était. La majorité de ses membres a mûri, par la force de l’âge et l’expérience combinée », assure une source militaire, en réponse à une question sur la confiance que peuvent investir les forces de l’ordre en une telle organisation.
Pour accepter de collaborer et « sortir Awad de sa cachette », Isbat el-Ansar aurait mis comme condition préalable aux services de l’armée « de ne pas élargir le périmètre des arrestations, ce qui risque d’englober ses propres membres ». Pour les services de l’armée, Isbat
el-Ansar a eu le temps de faire ses preuves, en « purifiant » ses rangs et en faisant montre de volonté de collaboration dans l’espoir de pouvoir modifier son image auprès de l’opinion publique, mais également pour éviter au camp des drames. C’est pour les mêmes raisons et à quelques nuances près que s’efforcent également les autres factions à Aïn el-Héloué de mettre fin à la série noire de Fateh el-Islam. C’est le cas du Fateh par exemple, qui, malgré ses nombreuses dissensions internes et ses multiples courants antagonistes dans le camp, œuvre d’arrache-pied pour épargner aux civils palestiniens un désastre semblable à celui de Nahr el-Bared. Les factions palestiniennes cherchent en outre à faire preuve de leurs bonnes intentions, pour augurer de meilleures relations avec les autorités libanaises et parvenir notamment à un règlement concernant le dossier des armes « illégales et illégitimes » à l’intérieur des camps, une question qui va de pair avec l’obtention par les réfugiés de plus de droits civils.
Quoi qu’il en soit, la question de Abdel Rahman Awad reste pour l’heure entière, et rien n’indique encore si la solution pacifique, la médiation ou une éventuelle solution militaire limitée pourrait extraire – s’ils y sont toujours – les membres restants de Fateh el-Islam. Selon une source sécuritaire autorisée, le scénario le plus plausible serait la disparition du chef de bande et de quelques-uns de ses colistiers, « qui seront probablement liquidés par la suite ». Seuls quelques membres moins influents seront remis aux autorités. Tout le monde y trouvera ainsi son compte.

22 novembre 2008

Jeanine JALKH
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=386252



10  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

10 1 Hezbollah : une Résistance acharnée.

Le Parti est né sur une base confessionnelle comme tout les partis politiques Libanais, en l’occurrence Chiites, en réaction à l’invasion Israélienne.  

Un ennemi fantôme, très organisé, disposant de snipers, de missiles, roquettes, armes automatique lourdes et semi lourdes, d’une grande mobilité, de passages souterrains, procédant par des attaques en embuscades et des batailles de tranchés, des attaques ciblés sur des positions militaires qui ont brisé le mythe de l’invincible armée Israélienne considéré comme la 2eme armée la plus efficace du monde après les USA et ont fait des soldats Israéliens de la génération 1985-2006 « les soldats du doutes »

Depuis sa création en 1982, le Hezbollah est passé d'un petit groupe de Résistance à une véritable force armée, pesant de tout son poids dans la région, et qui fût la première à infliger à Israël une sévère défaite, les forçant à battre en retraite et à abandonner leurs positions en catastrophe le 25 mai 2000 sans qu'aucun accord n'ait été signé au-préalable.



11 Annexe

11 1Jean Ziegler : "La haine de l’Occident".

Membre du haut Conseil des droits de l’Homme aux Nations Unies et ancien rapporteur des Nations Unies sur l’alimentation, Jean Ziegler, dans son nouveau livre "La haine de l’Occident", ne dresse pas seulement un saisissant réquisitoire contre "l’ordre meurtrier de l’Occident", contre son arrogance et son déni de justice à l’égard des pays du Sud, c’est à dire des trois quarts de la population mondiale. Il montre que la "mémoire collective resurgie" des peuples affamés, pillés, assassinés, est une force historique qui peut changer le monde

Après un enfouissement des traumatismes par les sociétés qui ont subi un choc...nous vivons le temps du retour à la mémoire. Les peuples ’brusquement’ se souviennent des humiliations, des horreurs subies dans le passé. Ils ont décidé de demander des comptes à l’Occident".

Et c’est une bonne chose, explique Jean Ziegler.

Tout d’abord, parce que le passé négrier et colonial de l’Europe est "moralement, spirituellement indéfendable", comme disait Aimé Césaire, et parce qu’il est sans aucune comparaison avec toute autre forme d’exploitation et de meurtre dans l’histoire de l’humanité. Jean Ziegler reprend à son compte le commentaire d’Edgar Morin : "La domination de l’Occident est la pire de l’histoire humaine dans sa durée et son extension planétaire", d’autant que les Occidentaux n’ont jamais dépassé 24 % de la population mondiale et qu’aujourd’hui ils n’en représentent que 12,8 %.

Et pour tous ceux qui n’auraient pas une vue complète des horreurs commises par les puissances occidentales, ou qui penseraient qu’elles sont loin derrière nous, Jean Ziegler développe plusieurs chapitres largement méconnus de ces 500 ans de crimes contre l’humanité et de cette "obsession occidentale de détruire les cultures et identités qui les avaient précédées".

Pour ne citer que ceux-là :

 le rapt des enfants autochtones en Tasmanie (Australie) admis par les Anglais depuis 1836 jusqu’en 1969, date de son abolition ( !). Puisque par ordre de la Couronne, tous les enfants autochtones à partir de l’âge de 3 ans étaient enlevés à leur famile et mis dans un orphelinat où ils étaient castrés, stérilisés, violés, mutilés.

 même phénomène au Canada où s’est pratiqué le rapt des enfants d’ethnie indienne jusqu’en 1960. Ce n’est que le 10 juin 2008, que le gouvernement britannique a présenté des excuses aux peuples autochtones pour les 150 000 enfants enlevés, agressés sexuellement et psychologiquement.

Jean Ziegler rappelle que ce que Karl Marx écrivait déjà en son temps : "Le capital arrive au monde suant le sang et la boue par tous les pores. Il fallait pour piedestal à l’esclavage dissimulé des salariés en Europe, l’esclavage sans fard dans le nouveau monde (...) Les trésors directement estorqués hors de l’Europe par le travail forcé des indigènes réduits en esclavage par la concussion, le pillage et le meurtre, refluaient à la mère patrie pour y fonctionner comme capital", est toujours vrai.

A propos des conséquences bien actuelles de cette politique, qui a pris le nouveau visage du néo-libéralisme, il souligne à quel point "le sous-développement a été accru par les mercenaires de l’OMC et du FMI".

Toutes les 5 secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim. 100.000 personnes meurent ainsi chaque jour. 500 000 femmes sont mortes en couches en 2007 en Afrique sub-saharienne.1,7 milliard d’être humains n’ont pas accès aux soins primaires (vaccinations, médicaments...). 123 millions de personnes sont sous-alimentées en permanence, alors que l’agriculture mondiale est actuellement capable de nourrir 12 milliards d’êtres humains. Et entre 2001 et 2007, 125 000 paysans indiens se sont suicidés à cause de la "libéralisation" de l’agriculture (et de manière horrible, c’est à dire en avalant un bidon de pesticides, la substance qui les avait ruinés).

Aucune fatalité, donc, dans tout cela. "Un enfant qui meurt de faim aujourd’hui, est un enfant assassiné", fait-il remarquer, condamnant le "négationnisme" et "l’arrogance" de nos dirigeants, tel un Sarkozy refusant de s’excuser sur les massacres de Sétif ou allant déclarer à Dakar que "l’homme africain est responsable des malheurs de l’Afrique".

"Un Occident dont les pratiques démentent constamment les valeurs qu’il proclame. D’où la méfiance, voire l’aversion des pays du sud pour cet Occident qui tente depuis des siècles de confisquer à son seul profit le mot "humanité". D’où la "ruine des Nations Unies", souligne-t-il.

Jean Ziegler illustre ce double langage avec l’exemple du Nigéria, pays le plus peuplé d’Afrique et l’un des plus riches du monde "mis en coupe réglée par les seigneurs de la guerre économique mondiale".

"la Haine raisonnée de l’Occident", "l’affirmation identitaire autochtone face à la prétention universaliste du dominateur occidental", sont une "nécessité". Elles ont permis pour la première fois depuis 500 ans, l’arrivée au pouvoir, en Bolivie, d’un paysan indien, Evo Morales, qui reprend le contrôle des immenses richesses de ce pays, pour les restituer à une population qui est, paradoxalement, parmi les plus pauvres du monde.

C’est donc sur l’espoir d’un nouvel ordre mondial créateur de justice et d’équité que débouche "la Haine de l’Occident". (Editions Albin Michel. 20 euros. En vente dans toutes les bonnes librairies, dont la librairie Résistances !)

CAPJPO-EuroPalestine

A lire absolument : "La haine de l’Occident" de Jean ZIEGLER

Publié le 20-11-2008
http://www.europalestine.com/spip.php?article3489


11 2 Texte intégral de la résolution 1701 de l’ONU

Résolution 1701 du Conseil de Sécurité des Nations Unies

Clôturant plusieurs semaines de négociations, le Conseil de sécurité adopte le 11 août 2006 une résolution d'envergure qui appelle à une cessation totale des hostilités entre le Hezbollah et Israël, au déploiement de l’armée libanaise au Sud-Liban et au renforcement du mandat de la FINUL. La guerre avait commencé le 12 juillet après l'enlèvement de deux soldats israéliens par la milice chiite à la fontière israélo-libanaise.

Le Conseil de sécurité s’est réuni en présence de représentants d'Israël et du Liban et a adopté à l’unanimité la résolution 1701 parrainée par le Danemark, les Etats-Unis, la France, la Grèce, la Slovaquie, et le Royaume-Uni.

La résolution 1701 s’apparente à un rappel des résolutions précédentes qui visaient l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance politique du Liban à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues, comme prévu dans l’Accord général d’armistice israélo-libanais du 23 mars 1949;

A travers la résolution 1701 le Conseil de Sécurité des Nations Unies:

  • Demande une "cessation totale des hostilités" basée sur "la cessation immédiate par le Hezbollah de toutes les attaques et la cessation immédiate par Israël de toutes les offensives militaires";
  • Autorise la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban), renforcée et portée à un effectif maximum de 15 000 hommes, à surveiller l'application du cessez-le-feu et à prendre toutes les mesures nécessaires pour remplir sa mission;
  • Prie le gouvernement libanais de déployer des soldats dans le Sud, jusqu’alors sous contrôle de la milice du Hezbollah;
  • Demande formellement à tous les Etats de s’engager à empêcher la vente ou la fourniture d'armes, de formation et de tout matériel militaire ou paramilitaire à des entités ou individus situé au Liban autres que ceux autorisés par le Gouvernement libanais, l’armée libanaise, ou par la FINUL;
  • Demande à Israël de retirer ses forces du sud Liban parallèlement au déploiement des soldats de l’armée libanaise et des soldats de la FINUL;
  • Appelle les deux parties à veiller expressément au bon déroulement de l’acheminement de l’aide humanitaire et condamne toute action qui vise à enfreindre ce dernier

 Prie le secrétaire général d'obtenir du Liban et d'Israël leur accord de principe sur l'observance d'un cessez-le-feu permanent et la création d'une zone tampon de laquelle doit être exempte toute milice.  

Voici le texte intégral de la résolution adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies vendredi soir, à l’unanimité de ses quinze membres, appelant à la cessation des hostilités au Liban et jetant les bases d’un règlement durable du conflit, qui dure depuis un mois. La résolution, qui prend le numéro 1701, appelle la milice chiite libanaise Hezbollah à cesser immédiatement toutes ses attaques et Israël à cesser immédiatement toutes ses opérations militaires offensives au Liban.

« Le Conseil de sécurité, Rappelant toutes ses résolutions précédentes relatives au Liban, en particulier les résolutions 425 et 426 (1978), 520 (1982), 1559 (2004), 1655 (2006) et 1680 (2006), ainsi que les déclarations de son président touchant la situation au Liban, en particulier les déclarations des 18 juin 2000, 19 octobre 2004, 4 mai 2005, 23 janvier 2006 et 30 juillet 2006,

Se déclarant extrêmement préoccupé par la poursuite de l’escalade des hostilités engagées au Liban et en Israël depuis l’attaque du Hezbollah en Israël le 12 juillet 2006, qui ont déjà fait des centaines de morts et de blessés des deux côtés, cause des dégâts considérables aux infrastructures civiles et contraint des centaines de milliers de personnes à se déplacer à l’intérieur de leur pays,

Soulignant que la violence doit cesser et soulignant dans le même temps qu’il faut remédier d’urgence aux causes qui ont donné naissance à la crise actuelle, notamment en obtenant la libération inconditionnelle des soldats israéliens enlevés,

Conscient du caractère délicat de la question des prisonniers et encourageant les efforts visant à régler d’urgence la question des prisonniers libanais détenus en Israël,

Se félicitant des efforts du Premier ministre libanais et de l’engagement pris par le gouvernement libanais, dans son plan en sept points, d’étendre son autorité sur son territoire, par l’intermédiaire de ses propres forces armées légitimes, de sorte qu’aucune arme ne s’y trouve sans le consentement du gouvernement libanais et qu’aucune autorité ne s’y exerce autre que celle du gouvernement libanais,

Se félicitant également de son engagement vis-à-vis d’une force des Nations unies dont les effectifs, le matériel, le mandat et le champ des opérations seront complétés et renforcés, et ayant à l’esprit sa demande, formulée dans ce plan, de retrait immédiat des forces israéliennes du Sud-Liban,

Déterminé à agir de telle sorte que ce retrait intervienne le plus tôt possible, Prenant dûment note des propositions faites dans le plan en sept points concernant le secteur des fermes de Chebaa,

Se félicitant de la décision unanime prise par le gouvernement libanais le 7 août 2006 de déployer une force armée libanaise de 15 000 hommes au Sud-Liban en même temps que l’armée israélienne se retire en deçà de la ligne bleue et de demander l’assistance de forces supplémentaires de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), selon que de besoin, pour faciliter l’entrée des forces armées libanaises dans la région, et de réaffirmer son intention de renforcer les forces armées libanaises en les dotant du matériel nécessaire pour leur permettre de s’acquitter de leurs tâches,

Conscient de la responsabilité qui lui incombe d’aider à garantir un cessez-le feu permanent et une solution à long terme au conflit,

considérant que la situation au Liban constitue une menace à la paix et à la sécurité internationales,

1. Lance un appel en faveur d’une cessation totale des hostilités fondée, en particulier, sur la cessation immédiate par le Hezbollah de toutes les attaques et la cessation immédiate par Israël de toutes les offensives militaires ;

2. Dès la cessation totale des hostilités, demande au gouvernement libanais et à la Finul, comme elle y est autorisée par le paragraphe 11, de déployer leurs forces ensemble dans tout le Sud, et demande au gouvernement israélien, alors que ce déploiement commence, de retirer en parallèle toutes ses forces du Sud-Liban ;

3. Souligne qu’il importe que le gouvernement libanais étende son autorité à l’ensemble du territoire libanais, conformément aux dispositions des résolutions 1559 (2004) et 1680 (2006), et aux dispositions pertinentes des accords de Taef, afin d’y exercer intégralement sa souveraineté, de sorte qu’aucune arme ne s’y trouve sans le consentement du gouvernement libanais et qu’aucune autorité ne s’y exerce autre que celle du gouvernement libanais ;

4. Réaffirme son ferme appui en faveur du strict respect de la ligne bleue ;

5. Réaffirme également son ferme attachement, comme il l’a rappelé dans toutes ses résolutions précédentes sur la question, à l’intégrité territoriale, à la souveraineté et à l’indépendance politique du Liban à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues, comme prévu dans l’Accord général d’armistice israélo-libanais du 23 mars 1949 ;

6. Demande à la communauté internationale de prendre des mesures immédiates pour prêter son concours financier et humanitaire au peuple libanais, notamment en facilitant le retour en toute sécurité des personnes déplacées et en rouvrant les aéroports et les ports sous l’autorité du gouvernement libanais, conformément aux paragraphes 14 et 15, et lui demande également de fournir dans l’avenir une aide à la reconstruction et au développement du Liban ;

7. Affirme que toutes les parties sont tenues de veiller à ce que ne soit menée aucune action, contraire au paragraphe 1, qui pourrait être préjudiciable à la recherche d’une solution à long terme, à l’accès de l’aide humanitaire aux populations civiles, notamment au passage en toute sécurité des convois humanitaires, au retour volontaire et dans la sécurité des personnes déplacées, et demande à toutes les parties de s’acquitter de cette responsabilité et de coopérer avec le Conseil de sécurité ;

8. Lance un appel à Israël et au Liban pour qu’ils appuient un cessez-le-feu permanent et une solution à long terme fondés sur les principes et éléments suivants :

- Strict respect par les deux parties de la ligne bleue ;

- Adoption d’un dispositif de sécurité qui empêche la reprise des hostilités, notamment établissement, entre la ligne bleue et le Litani, d’une zone d’exclusion de tous personnels armés, biens et armes autres que ceux déployés dans la zone par le gouvernement libanais et les forces de la Finul autorisées en vertu du paragraphe 11 ;

- Application intégrale des dispositions pertinentes des accords de Taef et des résolutions 1559 (2004) et 1680 (2006) qui exigent le désarmement de tous les groupes armés au Liban, afin que, conformément à la décision du gouvernement libanais du 27 juillet 2006, seul l’Etat libanais sera autorisé à détenir des armes et à exercer son autorité au Liban ;

- Exclusion de toute force étrangère au Liban sans le consentement du gouvernement libanais ;

- Exclusion de toute vente ou fourniture d’armes et de matériels connexes au Liban, sauf celles autorisées par le gouvernement libanais ;

- Communication à l’Onu des cartes des mines terrestres posées au Liban encore en la possession d’Israël ;

9. Invite le secrétaire général à appuyer les efforts visant à obtenir dès que possible des accords de principe de la part du gouvernement libanais et du gouvernement israélien concernant les principes et éléments en vue d’une solution à long terme tels qu’énoncés au paragraphe 8, et exprime son intention de rester activement engagé ;

10. Prie le secrétaire général de mettre au point, en liaison avec les acteurs internationaux clés et les parties intéressées, des propositions pour mettre en œuvre les dispositions pertinentes des accords de Taef et des résolutions 1559 (2004) et 1680 (2006), notamment de celles relatives au désarmement, et pour délimiter les frontières internationales du Liban, en particulier dans les zones où la frontière est contestée ou incertaine, y compris en s’occupant de la question des fermes de Chebaa, et de les lui présenter dans les 30 jours ;

11. Décide, en vue de compléter et renforcer les effectifs, le matériel, le mandat et le champ d’opérations de la Finul, d’autoriser un accroissement des effectifs de celle-ci pour les porter à un maximum de 15 000 hommes, et décide que la force devra, en sus de l’exécution de son mandat au titre des résolutions 425 et 426 (1978) :
- a. Contrôler la cessation des hostilités .

El Watan, 13 août 2006


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02/12/2008

n° 16 - Dossier des Guerres de l'Otan. - 01-12 - Début- Les États-Unis s'apprêtent à remplacer Saakachvili.

n° 16 - Dossier des Guerres de l'Otan. - 01-12 - Début-  Les États-Unis s'apprêtent à remplacer Saakachvili.


Sommaire.

Tiré à part

Nino Bourdjanadze: "Je reviens en politique"

Les États-Unis s’apprêtent à remplacer Saakachvili.

2  Brèves

2 1 Géorgie et Ukraine dans l'Otan: Moscou "satisfait" de la décision US.

3 Dossiers

3 1 Géorgie: guerre de frontières ou pétrole?

5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5 1 Vladimir Frolov : Pax Moscova - Medvedev à Obama : Nous venons non pas pour enterrer l'Amérique mais pour l'Acheter.

- suite- 

5 2 John Laughland : L’OTAN est une alliance  en papier.

Fin- 

5 3  Vadim Stolz et Comaguer : Un piège pour la Russie : les néolibéraux étasuniens et les fascistes ukrainiens derrière l’opération « Table rase »



Tiré à part :

Citation de  Mikheïl Saakachvili

"En ce qui me concerne, j'y suis, j'y reste, a indiqué le chef de l'Etat géorgien. La victoire ou la défaite est décrétée à la fin de la lutte.
La lutte n'est pas terminée, l'intégrité territoriale du pays n'ayant pas été rétablie".

29 novembre 2008.

RIA Novosti Agence russe

 

Nino Bourdjanadze: "Je reviens en politique"
"Suite aux tragiques événements d'août 2008, j'ai décidé de reprendre mes activités politiques afin de m'opposer aux tendances qui s'accentuent aujourd'hui en Géorgie", a déclaré Nino Bourdjanadze dans une interview accordée au magazine russe Ogoniok.
L'ancienne présidente du parlement géorgien a accordé cette interview à l'issue du congrès constitutif du parti qui porte son nom.
Mme Bourdjanadze ne cache pas son intention de se présenter aux prochaines législatives, car "la situation en Géorgie est telle qu'il faut commencer par élire un parlement". Elle est persuadée que "l'équipe qui a perdu la guerre doit au moins demander au peuple s'il la soutient.
J'ai de sérieux griefs contre le président, le gouvernement et les collectivités locales".
Néanmoins, d'importants progrès ont été réalisés pendant les quatre années au cours desquelles elle a fait partie de l'équipe Saakachvili, estime Mme Bourdjanadze.

Il s'agit de "progrès inconcevables avant la Révolution des Roses. Nous avons résolu des problèmes auxquels personne ne s'attaquait depuis des années (...) Nous disposions de potentialités si importantes que nous étions en mesure de redresser le pays".
C'est précisément alors que les premiers faux-pas ont été commis. "Nous avons été pris par le vertige du succès", vertige qui "a marqué le début d'une crise. Le président a trop renforcé son pouvoir, ce qui n'a pas
tardé à provoquer des tendances négatives". Les gens du peuple n'ont pas pardonné à l'équipe Saakachvili de faire fi de leurs intérêts.
Ce mécontentement les a incités à descendre dans la rue en automne 2007.
"Si le président avait créé les conditions nécessaires à l'émergence d'un parlement vraiment indépendant et d'une opposition indépendante et forte, la tragédie d'août 2008 ne serait sans doute pas advenue", estime Mme Bourdjanadze par la position de la Russie "qui a cherché à nous attirer dans un guet-apens, à nous pousser vers la guerre".
Evoquant le conflit russo-géorgien, la mère de la Révolution des Roses affirme qu'elle aurait tout fait pour l'éviter. "Je connais l'histoire et je suis consciente que la petite Géorgie ne saurait gagner une guerre contre la grande Russie".
Et pourtant, Tbilissi ne renoncera jamais à l'Abkhazie ni à l'Ossétie du Sud, souligne Mme Bourdjanadze. En reconnaissant l'indépendance de ces deux républiques autoproclamées, "Moscou s'est fourvoyé dans une impasse et y a également acculé la communauté internationale". La Russie a commis une erreur fatale: elle a "ouvert la boîte de Pandore".
"Nous n'accepterons jamais la perte de nos territoires. Quelle que soit mon opinion sur les démarches du président Saakachvili en août 2008, celles-ci ne justifiaient nullement les activités de Moscou. La Russie a
violé toutes les ententes qui nous liaient", affirme l'ancienne parlementaire.
Caractérisant la position Moscou sur le conflit dans le Caucase du Sud, Mme Bourdjanadze qualifie de "non civilisé" le comportement des autorités russes qui ont refusé de traiter avec M. Saakachvili, "pour la
simple raison qu'il ne leur plaît plus".
Elle s'en prend également à Moscou qui cherche selon elle à entraîner la Géorgie dans son orbite: "Vous [les Russes] n'avez pas le droit de me dire qui je dois élire. Vous n'avez pas le droit de m'indiquer qui doit diriger mon pays. Cela ne vous regarde pas! C'est l'affaire du peuple géorgien".

RIA Novosti Agence russe

http://fr.rian.ru/analysis/20081128/118596295.html

 

Nino Bourdjanadzé : Saakachvili doit répondre aux "questions de fond sur sa gestion de la crise".

L'ancienne alliée du président géorgien passée dans l'opposition, Nino Bourdjanadzé, avait réclamé dès la mi-septembre "une enquête" sur les événements qui ont conduit au conflit armé russo-géorgien, estimant que Mikheïl Saakachvili devait répondre aux "questions de fond sur sa gestion de la crise".

"Une analyse sérieuse et une enquête complète doivent être réalisées pour établir la vérité sur les événements qui ont précédé la crise", avait estimé Mme Bourdjanadzé.

Mercredi, l'ancien ambassadeur de Géorgie en Russie, Erossi Kitsmarichvili, avait affirmé que la Géorgie et la Russie se préparaient à une guerre depuis des mois, assurant que Tbilissi avait initialement prévu une offensive contre sa république rebelle d'Abkhazie en mai.

"Il y a eu de grands débats et une date (pour une offensive) a été fixée. Selon les informations dont je dispose, c'était début mai et cela coïncidait avec l'investiture du président russe Dmitri Medvedev", avait déclaré M. Kitsmarichvili sur la radio Echo de Moscou.

Cette décision "a été prise par le président géorgien Mikheïl Saakachvili personnellement en novembre de l'année dernière" et "concernait initialement l'Abkhazie. A un moment donné, l'objectif a changé pour (devenir) Tskhinvali", capitale de l'Ossétie du Sud, avait-il encore affirmé.

"Une opération d'envergure contre l'Ossétie du Sud était prévue pour juillet-août", selon M. Kitsmarichvili.

AFP

29 novembre

 

28 11 –

Gueorgui Gougava, un des chefs de file du Parti travailliste de Géorgie, a déclaré vendredi lors d'une conférence de presse à Tbilissi que Saakachvili, son entourage et le gouvernement se préparaient à fuir le pays et avaient commencé à transférer de l'argent vers des banques étrangères.

M.Saakachvili a affirmé avoir plus d'une fois déclaré aux membres du gouvernement que si l'accomplissement de cette tâche était au-dessus de leurs forces, "ils pouvaient quitter la Géorgie avec leurs familles".
RIA Novosti. 11

Gueorgui Gougava, un des chefs de file du Parti travailliste de Géorgie, a déclaré vendredi lors d'une conférence de presse à Tbilissi que Saakachvili, son entourage et le gouvernement se préparaient à fuir le pays et avaient commencé à transférer de l'argent vers des banques étrangères.

M.Saakachvili a affirmé avoir plus d'une fois déclaré aux membres du gouvernement que si l'accomplissement de cette tâche était au-dessus de leurs forces, "ils pouvaient quitter la Géorgie avec leurs familles".
RIA Novosti.

 

 

Saakachvili dément vouloir quitter le pays

Intervenant vendredi devant la commission parlementaire d'enquête sur les événements d'août dernier, le président Saakachvili a formellement démenti les allégations selon lesquelles il s'apprêterait à fuir à l'étranger, en qualifiant de "tragédie personnelle" les événements d'août.
Le 8 août dernier, l'armée géorgienne a lancé une offensive militaire contre l'Ossétie du Sud, détruisant Tskhinvali, la capitale, et tuant des centaines de civils et des soldats de la paix russes déployés dans cette province indépendantiste.

La Russie a opposé une riposte militaire de grande envergure destinée à contraindre la Géorgie à la paix avant de reconnaître le 26 août l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.

28 novembre –

RIA Novosti.

http://fr.rian.ru/world/20081128/118601872.html

 

 

Les États-Unis s’apprêtent à remplacer Saakachvili.
Les États-Unis s’appêtent à remplacer le président géorgien, Mikheïl Saakachvili, a affirmé hier l’ambassadeur russe auprès de l’OTAN, Dmitri Rogozine, en pronostiquant une élection anticipée dans cette ex-république soviétique, dans des interviews aux médias russes. « Les amis de la Géorgie à l’OTAN sont déçus par Saakachvili.

Il comprend lui-même qu’une autre décision a été prise » à Washington, a déclaré M. Rogozine sur la chaîne de télévision Vesti. « Ce sera probablement Nino Bourdjanadze », ex-présidente du Parlement et alliée de M. Saakachvili pendant la révolution de la rose qui l’avait porté au pouvoir, a ajouté
M. Rogozine.

 Il a qualifié Mme Bourdjanadze de « femme forte, intelligente et très ferme », mais qui « n’est pas schizophrène et ne mâche pas sa cravate », en référence à une image très médiatisée de Mikheïl Saakachvili prenant en bouche sa cravate rouge pendant la guerre.
Interviewé par ailleurs par la radio Echo de Moscou, M. Rogozine a estimé que les États-Unis « n’avaient plus intérêt à avoir affaire à un homme politique qui a fait faillite » à la suite de la guerre
russo-géorgienne en août, qui s’est soldée par la reconnaissance par Moscou des deux territoires séparatistes géorgiens.
L’Orient-Le Jour
29 novembre 2008.

http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&a...



2 Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2 1 Géorgie et Ukraine dans l'Otan: Moscou "satisfait" de la décision US.

La Russie est "satisfaite" de la décision des Etats-Unis de renoncer à l'octroi du statut de candidat officiel à l'adhésion à l'Otan pour la Géorgie et l'Ukraine, a déclaré vendredi le président russe Dmitri Medvedev.

"Je suis satisfait que la raison ait prévalu", a déclaré M. Medvedev, cité par l'agence Ria-Novosti depuis la Havane, tout en déplorant que cela s'est passé "malheureusement à la fin de l'activité de l'actuelle administration américaine".

"Le plus important est qu'on ne fait plus avancer cette idée avec acharnement et absurdité, comme c'était le cas il y a quelques années", a souligné le président russe, effectuant une visite à Cuba, dernière étape de sa tournée latino-américaine.

La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a annoncé mercredi qu'elle n'insisterait pas sur l'octroi à la Géorgie et l'Ukraine du statut de candidat officiel à l'adhésion à l'Otan, principal point à l'ordre du jour d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Alliance les 2 et 3 décembre à Bruxelles.

En revanche, Mme Rice a préconisé de transformer "la commission Otan-Géorgie et la commission Otan-Ukraine" en "structures au sein desquelles nous pouvons intensifier notre dialogue et nos activités" avec les deux pays.

Lors du sommet de l'Otan en mars à Bucarest, les 26 pays membres de l'Otan n'avaient pu s'entendre pour accorder le Plan d'action en vue de l'adhésion à l'Alliance atlantique (MAP) à Kiev et Tbilissi.

Les Etats-Unis et la plupart des pays d'Europe centrale le souhaitaient, mais pas l'Allemagne et la France, soucieux de ménager la Russie hostile à cette perspective. Les dirigeants alliés avaient cependant reconnu que la Géorgie et l'Ukraine avaient vocation à entrer un jour dans l'Otan et convenu que la question du MAP ferait l'objet d'une "première réévaluation" en décembre.

www.20minutes.fr/article/276284/Monde-Georgie-et-Ukraine-dans-l-Otan-Moscou-satisfait-de-la-decision-americaine.php

28 novembre 2008.



3  Dossiers 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3 1 Géorgie: guerre de frontières ou pétrole?

L'occupation de la Géorgie aura-t-elle lieu? Cette guerre est-elle celle des géorgiens et des ossètes, ou bien l'affrontement de la sphère états-unienne face à l'ancien empire de Moscou?

        Voici quatre propositions de réponses:

A. Le phénomène est local, il s'agit d'un problème d'identités nationales et de frontières.

B. Les russes ont volontairement massé leurs troupes à proximité pour que la Géorgie se sente menacée et perde son sang-froid, allant jusqu'à l'agression infiniment maladroite contre l'Ossétie du sud. A partir de là, Moscou avait un bon prétexte pour répliquer et mettre la Géorgie au pas en s'y implantant militairement, d'une façon ou d'une autre, mais de toute façon en intensifiant sa présence dans le sud Caucase. Cela correspondrait à l'histoire séculaire de la Russie et de ses frontières qu'elle a toujours souhaité agrandir.

C. Les Etats-Unis auraient laissé croire au président géorgien qu'il pouvait se montrer agressif; de cette manière, les USA pouvaient parvenir à déclencher une guerre tout en prenant soin d'y paraître totalement étrangers et même de ne pas s'y intéresser du tout (absence de réactions juste après les premiers bombardements). Moscou aurait ainsi, par voie de conséquence, été amené lui aussi à la faute, c'est à dire à une riposte disproportionnée (ce qui fut le cas).

D. La réponse A correspond à une réalité, laquelle a été exploitée soit par les russes, soit par les états-uniens, soit par les uns et les autres à la fois (réponses B. et C., qui sont différentes mais ne s'excluent nullement l'une lautre)!

MAIS... en plus de cela, l'essentiel:

les états-uniens vont manquer de pétrole, il doivent absolument contrôler l'acheminent du précieux carburant via la Géorgie, cet itinéraire de l'or noir qui permet de contourner la Russie!

§§§

        Notre préférence va à cette dernière supposition, car l'affolement états-unien face à la crise économique et énergétique qui commence est de nature à faire perdre la raison à un Bush déjà si peu raisonnable au cours des années passées!

        Dans le même sens, un autre argument se profile, un peu ironique celui-là: les Etats-Unis ne peuvent pas assumer une nouvelle guerre, étant trop occupés avec celles qu'ils mènent, ou auxquelles ils participent en Irak et en Afghanistan. Comme il y a une sottise à faire, gageons que Bush ou ses conseillers n'ont pas raté l'occasion: se lancer dans un affrontement perdu d'avance, au vu des circonstances de départ!

        Dans le même sens, on peut évoquer la tentative constante de la part des Etats-Unis (depuis la chute de l'empire soviétique) d'isoler Moscou, de l'entourer, de placer des forces militaires tout autour de l'ancien empire...

        Hélas pour ceux qui, aux Etats-Unis, ont (ou auraient peut-être) fait ce calcul: on rêve aussi à Moscou, et le rêve de Moscou est très probablement de contrôler ce même passage du pétrole de façon à dominer le monde par le goulot d'étrangelement de l'énergie gazière et pétrolière. Ce rêve russe correspondrait également à la tendance séculaire rappelée ci-dessus: grandir, toujours grandir, notamment vers le Caucase...

        Et dans un avenir qui devient désormais tout proche, on pourra voir Moscou s'entendre avec Téhéran et dominer très largement l'avenir énergétique du monde. Moscou saura jouer les intermédiaires futés entre l'Iran et les pays qui souhaitent l'arrêter dans sa progression nucléaire, Moscou saura se faire de l'Iran un ami et un allié.

        Tout ce qui précède n'est que conjectures. Mais la partie mérite réflexion et nous pouvons surveiller maintenant ce qui se passe dans ce coin de la planète! Ainsi verrons-nous se dessiner les nouvelles et futures frontières des grands ensembles stratégiques et économiques mondiaux de demain.

.......

Posté par JesadomPri3z à 20:3

http://montemoncoeur.canalblog.com/archives/2008/08/16/10255880.html



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  

5 1 Vladimir Frolov : Pax Moscova - Medvedev à Obama : Nous venons non pas pour enterrer l'Amérique mais pour l'Acheter.

Selon l'opinion de notre journaliste Vladimir Frolov, le Président russe Dmitry Medvedev préférerait avoir à faire au premier.En appui à son raisonnement, Frolov écrit une lettre imaginaire.
Le Président russe Dmitry Medvedev est allé récemment à Evian en France, pour décrire sa vision des actions à entreprendre par les gouvernements du monde entier pour stopper la crise financière qui a démarré aux Etats Unis. Bien que Medvedev se soit exprimé devant une audience majoritairement européenne, ceux à qui le message d'amour non permissif était adressé se trouvaient à Washington. Medvedev a critiqué la politique financière américaine et décrié ce qu'il a appelé "l'égoisme économique d'un pays". C'est le thème régulièrement martelé par Medvedev ces derniers temps.
J'ai pensé qu'il serait utile pour Medvedev de communiquer son message à Washington. Pour des raisons de protocole diplomatique le Kremlin ne peut pas exprimer toute la gamme des émotions qui ont submergé les dirigeants russes alors qu'ils regardaient la contagion financière américaine décimer les gains impressionnants de la Russie cette derniere décennie. J'ai donc pensé qu'il était approprié d'exprimer cela sous forme de lettre imaginaire de Medvedev à un dirigeant US. Comme cela ne sert à rien de l'adresser à G.W. Bush, qui passera à l'histoire dans trois mois, il m'a semblé opportun d'adresser le message de Medvedev à quelqu'un qui à de grandes chances d'occuper la Maison Blanche en janvier 2009 - le candidat à la présidentielle Démocrate, Barak Obama. Et bien sûr, tous deux étant des dirigeants modernes appartenant à la même génération, Medvedev et Obama correspondraient probablement par email (notez svp que les emails mentionnés ci dessous sont fictifs)

A Barak Obama barack@barackobama.com
De Dmitry Medevedev Medevedev DA@gov.ru
Cher Barak
Puis je t'appeler Barak ? Tu peux m'appeler Dima, comme ils me surnomment à Moscou.
Dans trois mois, sauf acte terroriste catastrophique sur le territoire américain qui pourrait changer le cour de l'élection en faveur de cette vieille baderne de McCain, tu seras élu prochain Président des Etats Unis. Le premier Afro Américain dans l'histoire de l'Amérique à s'installer à la Maison Blanche ! Félicitations ! Ce sera une victoire remarquable pour un homme dont les principales réalisations sont toutes à venir !
Je peux resentir ton étonnement. Moi-même j'ai été élu Président il y a moins d'un an, parce qu'un type nommé Vladimir Poutine, qui est l'homme le plus populaire en Russie, a dit que je ferais un formidable " prez" (diminutif de président en américain ndlt).
Je pense que le temps est venu d'établir une ligne directe de communication. Il y a temps de choses dans ce monde interconnecté qui dépendent du fait que nos deux nations se parlent ou non.
Je sais cela grâce à mes lectures sur mon site internet favori. Je suis, à tout point de vue, le premier président russe qui se connecte sur iGoogle pour ses informations quotidiennes. Par le passé, Poutine et Boris Yeltsin lisaient les notes quotidiennes du SVR-FSB qui recyclaient simplement tous ce qu'on peut trouver en ligne. Je suspecte les notes quotidiennes de la CIA d'être du même cru.
Certains de mes conseillers me disent que ce serait mieux pour nous si McCain était élu. C'est un Républicain et on a tendance à mieux s'entendre avec les Républicains à la Maison Blanche. Poutine et Bush ont été de très bons amis jusqu'à tout récemment.
Mes conseillers ont tort. Je ne comprends pas comment on peut communiquer avec un type qui ne sait même pas comment utiliser un email, sans parler d'une messagerie instantanée.
McCain a seulement deux priorités en matière de politique étrangère - - l'Irak et Mikheil Saakashvili, tandis que sa co listière, cette charmante donzelle de Wassilia, en Alaska, scrute constamment l'horizon pour voir venir des bombardiers russes du Pôle Nord. Elle peut se relaxer. Cela fat 18 ans qu'aucune mission aérienne n'a eu lieu dans cette zone.
Barak, je n'ai pas encore eu l'occasion de te regarder dans les yeux pour sentir ton âme ( j'ai l'intention de le faire dés notre première rencontre présidentielle d'ici quelques mois) mais je n'ai aucun doute qu'avec un type qui communique ses décisions crutiales, comme celle du choix de son colistier, à ses supporters par un SMS, je ne puisse partager une même vision du monde. J'espère que tu utilises un 3G iphone stylisé comme je le fais, pas ce mauvais matériel nommé Blackberry qui n'a pas obtenu de license ici en Russie parce que le FSB ( le successeur du KGB ndt) n'a pas accés à son code.
Barak, j'ai lu tous tes discours sur la Russie ( et tu en as fait avec une régularité présidentielle) et ils m'apparaissent équilibrés. Tu ne fermes jamais aucune porte et conserves une ligne de communication ouverte pour tout un chacun, inclus les iraniens. C'est exactement notre approche.
J'ai aimé ce que tu as dit sur Saakashvili récemment. A l'invers de McCain tu sembles saisir qui est ce type. C'est un imbécile qui a secoué la queue de l'Amérique pour son propre profit politique.
J'ai du faire des déclarations plutôt rudes ces derniers temps sur les Etats Unis. L'Administration Bush le mérite vraiment. Ils ont eu une chance énorme pour forger une vraie alliance stratégique avec la Russie en 2001-2002, ils l'ont gaspillée.
Nous aurions pu être de bien meilleurs amis, plus utiles, que ces types, Viktor Yuschenko ou Saakasvhili. Vous auriez pu utiliser nos conseils sur les ADM de l'Irak, et vous n'y auriez pas perdu plus de 3000 vies américaines pour rien. Nous aurions pu vous donner un ou deux conseils pour l'Afghanistan ( nous avons appris à par mal connaître ce pays dans les années 80) et nous aurions pu avoir une coopération bien plus proche sur le nucléaire nord coréen et iranien.
Nous avons retiré notre station SIGINT ( station radar ndlt) de Cuba, et démanteler la base navale au Vietnam. Et nous n'avons pas même eu un "merci" de Bush. Au lieu de cela, noua avons eu des bases de défense anti missiles en Pologne et en République Tchèque. Nous avons eu le souffle coupé d'entendre votre secrétaire d'état, cette charmante dame de Stanford, faire le seul discours sur la politique de la Russie en 8 ans, et parler d'endiguement. Dis lui qu'elle n'est pas Churchill et que nous n'avons pas besoin d'un nouveau Fulton.
Barak ton pays est dans une situation catastrophique. Vous avez perdu des institutions financières vénérables et des sociétés comme Général Motors et Ford sont au bord de la faillite. Comme Poutine notre premier ministre dit " vous et votre Wall Street n'obtiendrez jamais plus le même respect". Vous avez besoin de construire votre pays aux Etats Unis, et beaucoup de travail pour réparer votre économie. Quand tu vas prendre tes fonctions tu auras besoin de toute l'aide que tu peux trouver.
Nous en Russie on peut justement vous offrir cela - - de l'aide. Nous sommes assis sur une pile de liquidités et nous pouvons venir secourir vos institutions financières en échange d'égalité et de contrôle. Sérieusement, nous pouvons gerer vos finances bien mieux que vous ne le faites, et nous pouvons offrir de meilleurs crédits que Fanny et Freddle.
Vous pouvez laisser nos sociétés comme Severstal, Evraz, Metalloinvest, ou Norilsk Nickel acquérir toute votre industrie métallurgique. Et nous pouvons fournir des technologies russes pour sauver General Motors d'une complète disparition en échange d'une délocalisation du Michigan au Kaluga (ils n'ont pas de coûts stratosphériques de couverture sociale à Kaluga).
C'est une bonne affaire pour l'Amérique, et vous devriez vous dépécher avant que la Chine, qui possède plus de mille milliards de dollars de bons du trésor, ne fasse une demande de remboursement qui engloutirait tout l'économie des US.
Je sais de quoi je parle, parce que nous venons juste de sauver l'économie de l'Islande, un membre de l'OTAN, en lui garantissant 4,5 milliards d'euros de prêts d'urgence. Dis moi, l'OTAN sert à quoi si elle ne peut pas sauver l'un de ses membres de la noyade ? Ils sont encore entrain de construire des défenses contre les tanks russes, mais ils ne peuvent pas se défendre des prêts russes. Quand la Pologne fera faillite, nous saisirons cette base de défense anti missiles qui vous appartient comme guarantie.
Barak, la crise financière a détruit la direction américaine. Quand tu deviendras Président en janvier prochain, tu seras surpris d'apprendre que quand tu dis quelque chose, peu de pays écoutent. Bien sûr avec un chic type comme toi à la Maison Blanche, l'Amérique sera un pays bien plus attrayant que sous Bush. Mais votre puissance ne sera jamais plus la même. Votre période unipolaire est terminée et maintenant vous devez affronter un monde "sans pole".
Dans ce monde l'Amérique a beaucoup d'ennemis, mais la Russie n'en fait pas partie. Sois en sûr - nous ne voulons pas que l'Amérique coule. Nous voulons acheter ou louer le tout tant que c'est bon marché.
Barak, dans cette post crise mondiale, nous aurons besoin d'une architecture mondiale financière et sécuritaire complètement différente pour affronter de nouveaux défis. J'ai dit cela depuis mon premier discours de politique étrangère à Berlin que beaucoup ont rejeté. J'ai essayé d'accrocher Bush sur ce sujet lors du sommet du G8 en juillet, mais il était plus intéréssé par le sauvatage du Zimbabwe.
J'ai été surpris que tu contournes Moscou lors de ton mystérieux voyage magique en juillet, bien que je comprennes que tu voulais plus ressembler à Jack Kennedy à Berlin qu'à Bill Clinton à Moscou.
Barak, tu es un homme intelligent, et je sais que nous pouvons travailler ensemble pour faire du monde un meilleur endroit. Tout ce que nous voulons en Russie c'est le respect qui nous est du et la reconnaissance de notre pouvoir d'achat.
Le secrétaire à la défense, Bob Gates, semble le comprendre. J'entends beaucoup de monde à Washington te demander de le garder dans ton Administration. Mais puis je faire une sugestion ? Fais de Gates ton secrétaire d'état. Pour sûr, on lui déroulera le tapis rouge pour le recevoir ici à Moscou. Je croiserai les doigts pour toi Barak, et je t'appellerai sur Skype pour te féliciter le jour de l'élection.
Bien à toi
Dima
Vladimir Frolov 17/10/08 www.counterpunch.org.

Vladimir Frolov est journaliste pour Russia Profile. Premiere parution de cet article sur Russia Profile.
Introduction traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

http://www.planetenonviolence.org/Pax-Moscova-Medvedev-A-...&



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n° 16 - Dossier des Guerres de l'Otan. - 01-12 - suite- Les États-Unis s'apprêtent à remplacer Saakachvili.

n° 16 - Dossier des Guerres de l'Otan. - 01-12 - suite-  Les États-Unis s'apprêtent à remplacer Saakachvili.


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5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5 2 John Laughland : L’OTAN est une alliance  en papier.



5 2 John Laughland : L’OTAN est une alliance  en papier.

Mao Tse Toung affirmait déjà en 1956 : « L’impérialisme américain est un tigre en papier », en estimant que les forces révolutionnaires et anti-impérialistes devaient en tenir compte tactiquement tout en le méprisant stratégiquement. « Aujourd’hui, les Etats-Unis sont puissants, mais à envisager les choses dans un cadre plus large, dans leur ensemble et à longue échéance, du fait qu’ils sont impopulaires, que leur politique est détestée et qu’ils oppriment et exploitent le peuple, le tigre est voué à la mort ».

A cela, d’autres communistes avec Kroutchev répondaient que « le tigre de papier avait des dents atomiques ». De concessions en abandons puis en capitulations cette vision défaitiste et opportuniste, n’est pas pour rien me semble-t-il, dans l’effondrement de l’URSS. L’OTAN aujourd’hui, c’est l’impérialisme américain avec ses vassaux euro- atlantistes, occidentalistes et ses autres supplétifs qui dans le monde entier, mènent en permanence des guerres d’agression.

Les dirigeants russes avec le soutien de leur peuple ont réagi légitimement et à bon escient à l’agression par marionnettes géorgiennes interposées, des néo-conservateurs U S conduits par Dick Cheney, que le vice président du parlement russe qualifie de principal ennemi de l’humanité.

Les peuples du monde ainsi que les nations libres - à l’exemple du Vénézuéla - devraient exprimer leur reconnaissance et leur solidarité envers la Russie agressée à travers l’Ossétie du sud. Ils sont également les bénéficiaires de ce coup d’arrêt porté à l’OTAN impérialiste et à sa frénésie de guerres tous azimuts. Claude Beaulieu.

L’OTAN EST UNE ALLIANCE DE PAPIER.

Alors que la poussière commence à se disperser après le conflit en Ossétie du Sud et qu’au fur et à mesure ce sujet disparaît des gros titres de la presse occidentale, il devient parfaitement évident que la Géorgie n’adhérera jamais à l’OTAN et que le rapport des forces dans le monde a radicalement changé à la suite de cette petite guerre de cinq jours.

Au cours du conflit, de nombreux représentants des médias russes (comme, sur le plan général, la population du pays) n’ont cessé, semble-t-il, de penser aux conséquences de l’évaluation négative de la position de la Russie qui a prédominé dans les médias occidentaux.

Effectivement, les médias de toute l’Europe occidentale et de l’Amérique du Nord ont clairement accordé leur préférence à la position géorgienne et leurs commentaires avaient une tendance très antirusse. Il est également évident que cette évaluation négative est le résultat d’une longue période de détérioration des rapports entre la Russie et l’Occident qui a atteint son apogée aussitôt après le conflit en Ossétie du Sud, lorsque Condoleezza Rice s’est rendue à Varsovie pour signer l’accord sur le déploiement du nouveau système américain de défense antimissile sur le territoire de la Pologne.

D’autre part, bien que les réalités politiques soient aujourd’hui, pour beaucoup, créées de toute pièce par la réalité virtuelle de la télévision (ou, au moins, sous l’influence de celle-ci), le fait que les problèmes fondamentaux en politique - en particulier la question de savoir qui a le droit de diriger - soient habituellement réglés par la force apparaît comme un élément inévitable de l’histoire de l’humanité. Dans le cas de l’Ossétie du Sud, les déclarations de l’Occident dirigées contre Moscou (l’hypocrisie occidentale irrite beaucoup les dirigeants russes) font, en fait, office de compensation psychologique du fait que les leaders occidentaux savent, dans leur for intérieur, qu’ils ne peuvent entrer en guerre contre la Russie à cause de la Géorgie et qu’ils ne le feront pas.

La Russie occupe la deuxième place dans le monde pour le degré d’armement, elle est une puissance nucléaire redoutable. En outre, l’Occident mène une guerre prolongée en Irak et en Afghanistan, par conséquent, il a les mains liées. Puisque les pays de l’OTAN ne sont pas prêts à combattre contre l’armée russe à cause d’un petit lopin de terre autour de Tskhinvali dont les Occidentaux ne connaissaient même pas l’existence avant le début des hostilités, la Géorgie ne pourra jamais adhérer à cette alliance, dont les membres sont tenus de lutter pour l’intégrité territoriale de chacun de leurs semblables.

Autrement dit, les promesses faites depuis plus de dix ans à la Géorgie de l’inviter à rejoindre l’OTAN se trouvent maintenant reportées aux calendes grecques (bien que l’Occident ne le reconnaisse pas ouvertement). Bien plus, c’est non seulement l’admission de la Géorgie, mais aussi tout le processus d’élargissement de l’Alliance qui marque un coup d’arrêt. Si la Géorgie n’adhère pas à l’OTAN, l’Ukraine n’y adhérera pas non plus. L’admission de ces deux Etats riverains de la mer Noire à l’Alliance de l’Atlantique Nord faisait partie d’un même plan stratégique qui s’est volatilisé au moment même où les troupes russes sont entrées en Géorgie.

Ce n’est pas par hasard que les frictions au sein du bloc pro-occidental en Ukraine ont entraîné une grande tension aussitôt après le conflit ossète. Le président Viktor Iouchtchenko a accusé sa première ministre Ioulia Timochenko de trahison, celle-ci ayant tenté de s’assurer le soutien de Moscou dans ses ambitions présidentielles. Agissant selon les bonnes vieilles méthodes soviétiques, il a déclaré qu’il mettrait à ses trousses tous ses services secrets. Bien entendu, Ioulia Timochenko rejette ces accusations. Mais une chose est sûre : à l’instar de nombreux Ukrainiens, elle en est arrivée à la conclusion que son grand pays, essentiellement russophone, ne pourra jamais devenir membre d’une alliance militaire dont les missiles nucléaires sont dirigés contre les Russes résidant en Fédération de Russie.

Nous sommes face à un tournant dans l’Histoire. Après le démembrement de l’Union soviétique en 1991, l’Occident n’a cessé d’étendre son influence sur l’ancien territoire de l’URSS. Le Caucase, avec ses pipelines transportant du pétrole de la Caspienne vers l’Occident, a été l’une des principales régions concernées par cette expansion. Les troupes russes se trouvent actuellement à une heure de route d’un de ces pipelines et l’Occident ne peut rien y faire. D’ailleurs, il est fort peu probable que le fameux bouclier antimissile que les dirigeants russes qualifient à juste titre de projet antirusse devienne effectivement opérationnel. A présent que le projet d’expansion de l’OTAN est stoppé - et il n’est pas exclu que ce soit pour toujours - l’objectif de créer un monde unipolaire gravitant autour de la puissance américaine globale essuie un échec.

Tout cela aurait certainement pu être pressenti il y a longtemps, il suffisait d’écouter la célèbre chanson d’un Géorgien : l’OTAN ressemble aujourd’hui au soldat de papier de Boulat Okoudjava :

Il voulait refaire le monde,

Pour que chacun soit heureux,

Mais il ne tenait qu’à un fil,

Car il n’était qu’un soldat de papier.

par John Laughland

Ria Nonosti 27 août 08

John Laughland, historien et politologue britannique, est vice-directeur de l’Institut de la démocratie et de la coopération à Paris.

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article76


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n° 16 - Dossier des Guerres de l'Otan. - 01-12 - Fin- Les États-Unis s'apprêtent à remplacer Saakachvili.

n° 16 - Dossier des Guerres de l'Otan. - 01-12 - Fin-  Les États-Unis s'apprêtent à remplacer Saakachvili.


Sommaire.  - Fin- 

5 3  Vadim Stolz et Comaguer : Un piège pour la Russie : les néolibéraux étasuniens et les fascistes ukrainiens derrière l’opération « Table rase »

Le noyau dur de ce bulletin COMAGUER est constitué par la traduction d’un article paru dans la revue russe en ligne LEFT.RU .
Il s’agit de la transcription d’un entretien téléphonique entre un journaliste russe présent en Azerbaïdjan, tout prés de la Géorgie, où, mais ce n’est pas dit, il se trouvait probablement avant cet entretien et sa collègue basée à Moscou. L’entretien a lieu le 13 AOUT 2008, c’est-à-dire que la très brève « guerre de Géorgie » vient de s’achever et que l’onde de choc géopolitique qu’elle a créée n’en est qu’à ses débuts.

L’intérêt principal de cet entretien réside dans le fait qu’il donne d’emblée la portée mondiale de l’évènement. La « guerre de Géorgie » qui, dans sa matérialité, a duré 4 jours , s’est déroulée sur un territoire minuscule ( l’Ossétie du Sud couvre 3900 km2 , elle compte 70 000 habitants et l’Abkhazie a été à peine touchée) constitue un renversement de tendance dans la politique impérialiste unipolaire de domination à spectre total instituée par les États-Unis après la disparition de l’Union Soviétique, politique dans la Guerre du Golfe avait sonné la première charge dévastatrice.

A ce titre, l’apport le plus décisif de l’analyse de VADIM STOLZ est de faire comprendre que l’initiative de la guerre de Géorgie ne revient pas au seul SAAKASHVILI, mais ceci a fini par être largement admis après les premières tentatives médiatiques d’inversion des rôles , mais surtout de révéler, ce qui est essentiel, que l’objectif de l’agression géorgienne était de fixer au sol l’armée russe à l’extérieur de la Russie , de la placer en position d’envahisseur, de rejouer en plus petit la guerre d’Afghanistan (1979-1989) et d’étendre l’abcès ainsi créé à la totalité du Caucase Nord et Sud , zone qui reste, du fait de l’extrême diversité de ses populations, une des zones du monde les plus difficiles à gouverner.

Or, la Russie, qui n’ignorait pas les préparatifs de l’agression, a déjoué le piège en ce sens qu’elle a porté son attaque sur le territoire géorgien en détruisant très vite une bonne partie du dispositif conçu pour un encerclement prolongé de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie. En d’autres termes, la Russie est sortie préventivement et victorieusement de la position d’assiégé qui lui avait été assignée par ses adversaires. C’est ce que l’Occident a dû, bon gré mal gré, assez vite reconnaître en qualifiant l’action militaire russe de « disproportionnée ». Elle n’était pas disproportionnée, elle était imprévue et désarçonnante.

Le 13 Aout VADIM STOLZ ne peut pas encore prévoir les suites politiques de la « guerre de Géorgie » : condamnation lointaine par les Etats-Unis de l’action russe qui veulent d’abord faire croire qu’ils ne sont pas directement impliqués mais qui, n’y parvenant pas, vont lancer navires militaires à l’appui, une lourde opération humanitaro-militaire en Géorgie destinée en fait à remplacer le matériel détruit par l’armée russe et vont dépêcher DICK CHENEY sur le terrain pour redonner courage à des amis décontenancés. Cette mission n’a d’ailleurs pas été un succès.
Négociations au sommet Union Européenne-Russie qui impliquent directement l’UE dans le maintien de la paix et non dans la poursuite de l’agression antirusse Reconnaissance par la Russie des deux républiques nouvelles débouchant sur un accord de défense militaire qui garantit la présence permanente de troupes russes en Ossétie du Sud et en Abkhazie (il est question de 3500 à 4000 hommes)
L’approfondissement de la crise politique ukrainienne, le premier ministre GYULIA TIMOSHENKO s’étant abstenue de toute critique de l’action russe alors que le Président YUSCHENKO était un des principaux soutiens, politiques et militaires de l’agression géorgienne Toute une série d’initiatives diplomatiques de la Russie dont le cadre général est clarifié par MEDVEDEV qui déclare que la période ouverte par les attentats du 11 septembre 2001 qui a vu la Russie apporter son soutien à la »guerre contre le terrorisme » est close et que la Russie, sans vouloir rouvrir une nouvelle guerre froide dont a disparu le contenu idéologique ( opposition capitalisme-socialisme), refuse l’unilatéralisme et la résolution des problèmes comme ceux de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud par la force

Cette réflexion générale faite, il a paru utile de faire suivre différentes séquences de l’entretien de précisions sur les personnes, organismes ou événements cités qui, pour le lecteur non spécialement averti des arcanes de la politique russe ou étasunienne, sont nécessaires à la bonne compréhension du texte.
Le style journalistique et oral donne à l’entretien un petit caractère de roman d’espionnage mais l’importance qu’il donne à certains personnages ne contredit pas les mouvements politiques profonds qui sont en cause et dont ces personnages ne sont aucunement les démiurges mais bien au contraire de simples agents.
Les précisions de COMAGUER s’intercalent donc au fil de l’entretien (à na pas confondre avec les notes de l’Editeur établies par la rédaction de LEFT.RU et qui figurent dans l’original).

Vadim Stolz et Comaguer

Mondialisation.ca, Le 24 octobre 2008

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=10674

Par VADIM STOLZ (Burtsev)

Ceci est la transcription d’une interview de Vadim Stolz (VS) président du Comité Editorial International de burtsev.ru - groupe de journalistes d’investigation affilié à l’hebdomadaire internet LEFT RUSSIA (www.left.ru)
Interview réalisée le 13 Aout 2008 par Natasha Barch (NB) membre du groupe de Moscou de burtsev.ru. VS parlait au téléphone depuis l’Azerbaïdjan.

Natasha Barch - Vadim, que pouvez-vous nous dire sur ceux qui ont conçu et préparé l’attaque génocidaire contre le peuple ossète par l’armée géorgienne ?

Vadim Stolz - Nous pensons que cette conspiration s’est formée au printemps 2008 dans le triangle formé par l’équipe de campagne de Mac Cain, d’anciens membres du « groupe super secret » de BOB GATES de 1989-1991 et les représentants du centre clandestin BANDEROVITE (NDT : Banderovites : fascistes ukrainiens, voir plus loin) dans le service central du renseignement militaire du Ministère Ukrainien de la Défense.

NB
  Pourriez-vous être plus précis et nous donner des noms et des détails ?

VS
  OK. D’abord, je mentionnerais le bureau du Vice-président DICK CHENEY comme le lien entre la campagne MAC CAIN et le pouvoir exécutif. Chez MAC CAIN nous avons identifié deux personnages clés : RANDY SCHEUNEMANN et ROBERT KAGAN. SCHEUNEMANN est le conseiller de MAC CAIN pour les affaires internationales. Il est également patron d’une firme de lobbying engagée par SAAKASHVILI pour favoriser l’entrée de la Géorgie dans l’OTAN. En 2002, SCHEUNEMANN a fondé le COMITE POUR LA LIBERATION DE L’IRAK et est devenu le principal propagandiste de la guerre US contre ce pays. Il a pris part à la falsification du renseignement US sur les armes de destruction massive de l’Irak et à la mise sur pied du gouvernement irakien fantoche. Il était proche du fameux AHMED CHALABI du Conseil National Irakien. CHALABI a été la principale source de désinformation de la CIA et du Pentagone et leur a fourni les alibis quand le trucage est devenu évident. Il est probable que SCHEUNEMANN ait travaillé avec l’ex-officier de haut niveau de la CIA FRITZ ERMARTH dans cette opération de désinformation. A cette époque ERMARTH était employé de la SAIC un des plus gros fournisseurs du Pentagone, de la CIA et du FBI qui comptait ROBERT GATES parmi ses administrateurs et était très impliquée dans l’invasion de l’Irak. Un des contrats de la SAIC était de former les membres du gouvernement irakien fantoche mis en place hâtivement par Washington.

[Note de l’éditeur FRITZ ERMARTH sert de lien entre un groupe d’anciens agents du renseignement soviétique opérant sous la bannière de la compagnie FARWEST LLC et les groupes de droite du complexe militaro-industriel et la classe politique.]

Quant à ROBERT KAGAN, il est le conseiller informel de MAC CAIN émanant des élites de l’extrême-droite atlantiste et leur idéologue à la mode qui milite pour un retour à l’impérialisme occidental d’avant la Première Guerre Mondiale. Sa femme est le représentant US à l’OTAN. Ils vivent à Bruxelles. Avec WILLIAM CHRISTOL, KAGAN a cofondé le PNAC (Projet pour un nouveau siècle américain) qui a été le porte-drapeau du projet militaro-politique proto-fasciste qui inclut les néoconservateurs, l’extrême droite des Républicains, des éléments racistes et les Likudniks, tous à la recherche de la domination mondiale.

Les personnes du « groupe secret » qui ont participé au dernier coup du Caucase sont ROBERT GATES, CONDI RICE, ERMARTH et ERIC EDELMAN qui travaille pour GATES en qualité de sous-secrétaire à la Défense. C’est un groupe idéologiquement cohérent de vétérans de la guerre secrète contre l’URSS et la Russie.

Nous pensons que le rôle principal dans le « coup » a été joué par les services de renseignement ukrainiens, représentés par leurs chefs informels : les généraux VLADIMIR FILIN (né Vladimir Vladimirovitch Litouchenko) et ALEXI LIKHVINTSEV (né Alexei Alexevitch Kolosovskii)

[Note de l’éditeur : Le général FILIN a plusieurs visages. Outre ses fonctions au service central du renseignement militaire ukrainien, il est le Vice-président de FARWEST LLC (précédemment FARWEST LTD) dont le siège est à Dubaï. Cette société commerciale sert de paravent à une alliance antirusse des services de renseignement US, britanniques, Saoudiens, Ukrainiens et quelques autres. FILIN intervient également comme « politologue » dans deux publications qui appartiennent à FARWEST LLC : Forum.msk.ru et Pravda.info. Jusqu’à récemment, lui et ses partenaires de FARWEST écrivaient également dans la revue Zavtra, principal hebdomadaire « nationaliste » qu’il soutenait financièrement. Un autre ami de FILIN est l’homme d’affaires brésilien FT CARVALLO qui possède plusieurs usines d’éthanol et s’est récemment associé aux entreprises d’éthanol de GEORGE SOROS au Brésil]

Selon nos sources en Ukraine, FILIN et LIKHVINTSEV représentent le centre BANDEROVITE au ministère de la Défense ukrainien. Leurs partenaires sont le colonel en retraite du service de renseignement militaire russe ANTON SURIKOV, le général RUSLAN SALDOV, conseiller de RUSLAN MIRZAEV, ministre de la Défense de l’Ouzbékistan et le chef du service illégal de renseignement extérieur de la République Tchétchène. Je dois aussi citer le prince saoudien RASHEED, Président de FARWEST LLC et un parent du prince TURKI AL FAISAL. Ce troisième groupe d’agents de renseignement n’a pas de poids politique significatif. Ce sont des collaborateurs des atlantistes, saoudiens, panturkistes et nationalistes ukrainiens.

 

 

<<< Comaguer : note N°1

Banderovite : mouvement fasciste ukrainien héritier de STEFAN BANDERA, nationaliste ukrainien anti-soviétique qui à la tête de ses milices combattit l’Armée Rouge aux côtés des Nazis. Réfugié en Occident après la guerre, il fut assassiné par les services secrets soviétiques en 1959.

La division de la société ukrainienne entre « pro russes » et « anti russes » même si elle ne conduit pas à des formes de guerre civile reste cependant une donnée actuelle de la vie politique ukrainienne et explique l’instabilité permanente de ce pays depuis la révolution orange, aucun des deux camps ne parvenant à s’imposer et la division entre un Ouest plus pro-occidental et où l’antisémitisme reste vivace et un Est plus pro-russe n’a pas disparu.
Depuis son accession à la Présidence, Yuschenko n’a pas manqué une occasion de rendre hommage aux « nationalistes » ukrainiens pronazis et antisémites et il a certainement œuvré pour placer ses amis « banderovites » aux bons endroits.

Entre la chute du mur de Berlin (1989) et la dissolution de l’URSS, ROBERT GATES,

aujourd’hui Ministre de la Défense de BUSH, va mettre en place un groupe chargé de suivre au jour le jour les évènements importants qui se déroulent à Moscou et éventuellement de faire quelques interventions pour peser sur leur cours en veillant en particulier à s’assurer certaines amitiés dans les nouvelles équipes dirigeantes. Après avoir trempé dans tous les complots reaganiens (Contras Nicaraguayens et Irangate) dans le cadre de ses fonctions à la CIA il prend la tête de celle-ci en 1991.

Le pan turkisme est une doctrine dont s’inspirent les mouvements d’extrême droite en Turquie et qui ferait des populations turcophones (en Turquie mais aussi chez les turcophones du Caucase et en Asie Centrale) un peuple racialement supérieur. Le Pan Turkisme aussi appelé Pan Touranisme évoque le nazisme et la « supériorité raciale aryenne. »

Que d’anciens « agents » soviétiques soient passés à l’Ouest n’a rien d’étonnant. Les Etats-Unis ont déjà recyclé de la même manière une bonne partie des services secrets nazis après 1945 et pour poursuivre leur œuvre de démembrement de la Russie ils avaient besoin d’hommes des terrain, russophones et prêts à tout , dollars aidant. >>>

 

 

<<< Comaguer : note N°2

Avant d’être candidat Républicain à la Présidence, MAC CAIN a été très impliqué dans les ingérences étasuniennes partout dans le monde en qualité de patron de l’« INTERNATONAL REPUBLICAN INSTITUTE » (IRI) la structure qui reçoit des fonds d’Etat via la NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY et les utilise pour créer des structures pro-US (ONG diverses, agences de communication, imprimeries, station de radios et de télévisons oppositionnelles ou pirates selon les cas...dans les pays pas assez soumis à WASHINGTON. Dans le cadre de ces fonctions il est beaucoup intervenu dans les préparatifs des révolutions de couleur en Géorgie et en Kirghizie. MAC CAIN est toujours membre du Conseil d’Administration de l’IRI.

Randy Scheunemann a fondé l’entreprise ORION qui a été recrutée comme conseiller de SAAKASHVILI.

L’IRI a un pendant démocrate animé par MADELEINE ALBRIGHT qui se livre au même type d’activités.

FRITZ ERMATH ancien de la CIA travaille aujourd’hui au NIXON CENTER présidé par HENRY KISSINGER. Il est à noter que, avant son accession à l’Elysée, NICOLAS SARKOZY DE NAGY BOCSA a détaillé sa future politique internationale dans une publication du NIXON CENTER. >>>

NB
  Que pouvez-vous dire de l’histoire du « coup » ?

VS
  Du point de vue politique, l’attaque géorgienne sur l’Ossétie du Sud est une nouvelle phase de ce que nous appelons BARBAROSSA n° 3, le projet de démembrer la Russie sur le modèle du démembrement de l’URSS et de prendre le contrôle de ses ressources naturelles et de son arsenal nucléaire. Avant le printemps 2008 le principal objectif de FARWEST était de salir la direction russe, en particulier le groupe de SILOVIKI autour d’IGOR SECHIN. Les services de renseignement ukrainiens ont même créé un groupe spécial « R » [R pour Russie] occupé par d’anciens espions soviétiques pour rassembler des informations « sales » sur le groupe SECHIN et sur d’autres groupes de la haute administration et du business russes. L’idée était de susciter des conflits entre eux et peut-être de provoquer un coup d’Etat à Moscou et de détruire la Russie de l’intérieur. POUTINE devait soit être assassiné, soit être pris en otage par le groupe SECHIN. Finalement POUTINE a été capable de conjurer le plan en utilisant la vieille méthode du bon flic et du mauvais flic (MEDVEDEV ET SERGUEI IVANOV). Le transfert de pouvoir à MEDVEDEV s’est fait en douceur. La description détaillée de cette bataille est écrite dans le livre « TROISIEME BARBAROSSA » d’ANTON BAUMGARTEN.

Sa principale victime, le lieutenant-général ALEXANDER BULBOV, chef du service opérationnel de l’Agence Fédérale de contrôle du trafic de drogue et ses adjoints qui ont pris « des mesures préventives » contre FARWEST. Ils ont été arrêtés fin 2007 et, malgré les protestations du bureau du Procureur Général, restent en prison sous de fausses charges fournies contre eux par l’allié de SECHIN, ALEXANDER BASTRYKIN, chef du Comité des enquêtes du bureau du Procureur général.

Une nouvelle phase de la guerre secrète contre la Russie a commencé quand l’échec de la tentative de profiter du transfert du pouvoir présidentiel au Kremlin en créant du désordre est devenu patent et lorsque les Républicains ont vu se profiler la menace d’une défaite aux Présidentielles. Dans cette nouvelle phase, la place centrale est revenue aux régimes « oranges » de SAAKASHVILI et YUSCHENKO. Leur rôle a été de provoquer une crise militaire avec la Russie qui pourrait servir à convaincre la « vieille Europe » qu’une nouvelle guerre froide avec la Russie était inévitable, à la faire s’aligner sur les Etats-Unis et à lever toutes les objections à la rapide intégration de la Géorgie et de l’Ukraine dans l’OTAN. Non moins important était l’objectif de dynamiser la campagne poussive de MAC CAIN. A cet égard, il faut noter que pour de nombreux observateurs ROBERT GATES a été impliqué dans l’ « OCTOBER SURPRISE » de 1980 qui a porté REAGAN et BUSH à la Maison Blanche. Nombre de commentateurs occidentaux ont relevé cette ressemblance avec l’attaque géorgienne.

Il y avait d’autres considérations plus générales. Conformément à la proposition de KAGAN pour un nouvel impérialisme, l’ONU doit être dissoute et remplacée par une « LIGUE DES DEMOCRATIES » pour défendre la « civilisation » contre une « LIGUE DES AUTOCRATIES ». Il va sans dire que la Russie (et la Chine) appartiennent à ce second groupe. Il s’ensuit que les ATLANTISTES ont besoin d’une nouvelle guerre froide en vue de cimenter l’alliance ULTRA IMPERIALISTE, dénommée « L’OUEST ». Dans la vision de KAGAN, le système des relations internationales sera mis sur la touche, laissant une table rase pour l’affrontement final entre les forces de la Lumière occidentale et celles des ténèbres orientales. KAGAN rêve d’u retour à l’époque d’avant la Première Guerre Mondiale, quand les impérialistes occidentaux, ignorant superbement la correction politique décident de rosser les sauvages et les barbares .......

Cette fois, les barbares seront appelés « La ligue des autocrates » qui menacent les libertés de « l’humanité civilisée ». KAGAN appelle cela le « retour à l’Histoire et la fin des rêves ». Si l’on en juge par l’abondante publicité dont bénéficient ces conneries fascistes à l’Ouest, KAGAN peut être considéré comme le leader idéologique des élites Atlantistes et des Post-Nazis. L’opération « table rase » était idéologiquement enracinée dans la doctrine KAGAN et dans les discours de SAAKASHVILI, la Géorgie est présentée comme « le bastion de la civilisation » contre « l’esclavage asiatique ». Le discours géorgien officiel est plein de telles stupidités racistes.

 

<<< Comaguer  : note N°3

SILOVIKI est la dénomination russe de tous les personnages du monde du renseignement et de l’espionnage. Il ne s’agit pas pour autant d’un groupe organisé et homogène car « les guerres des services » comme la corruption existent en Russie comme d’ailleurs en atteste l’épisode « Bulbov » dont parle VADIM STOLZ.

IGOR SECHIN est un des personnages-clés du régime. Secrétaire particulier de Poutine à la Présidence il vient récemment de le rejoindre dans la même fonction chez le Premier Ministre. Quand il parle de « prise d’otage de Poutine par le groupe SECHIN » l’article semble lui prêter des ambitions personnelles mais il est difficile de corroborer cette affirmation.

La manœuvre de POUTINE à laquelle VADIM STOLZ fait allusion est la méthode du « bon flic » et du « mauvais flic ». Elle fait référence aux préparatifs de la succession de POUTINE à

la Présidence. On se souvient qu’à l’approche du terme de second mandat consécutif, l’Occident a déclenché une grande campagne pour faire croire que Poutine allait se représenter et violer ainsi la Constitution qui interdit trois mandats consécutifs (mais pas trois mandats !). S’il était tombé dans ce panneau il aurait endossé lui-même le costume de dictateur qui lui avait déjà été taillé. Mais il lui fallait en même temps déjouer les manœuvres locales qui l’auraient empêché de choisir le successeur qui avait ses préférences. D’où le lancement de la candidature de SERGEI IVANOV qui se trouva soudain promu du Poste de Ministre de la Défense à celui de Premier Ministre et présenté aussitôt comme présidentiable. SERGEI IVANOV considéré comme un « dur » en Occident va donc jouer le rôle du mauvais flic, celui qui fait peur et permettre à DIMITRI MEDVEDEV de rester dans l’ombre le plus longtemps possible et d’apparaître comme un doux ou un faible au point qu’il a été rapporté que sitôt après la vigoureuse riposte russe à l’attaque Géorgienne de l’Ossétie du Sud, BUSH a téléphoné à MEDVEDEV et lui a manifesté sa surprise en lui disant : « je croyais que vous étiez un libéral ! » La subtilité politique de BUSH n’est évidemment pas très développée mais il ne faisait que répéter ce que son entourage lui avait dit : « on a échappé au méchant (IVANOV) on a eu le gentil (MEDVEDEV) ». L’occasion de faire remarquer que le pouvoir politique à Moscou fait l’objet d’une surveillance minutieuse des services officiels du gouvernement des Etats-Unis et de toutes les fondations et ONG pro US installées à Moscou et que cette surveillance n’a guère diminué depuis l’ère soviétique. Mais la preuve est faite aussi que Poutine et les SILOVIKI connaissent toujours la musique !

Le Livre d’ANTON BAUMGARTEN ne semble exister que dans sa version originale russe. Un bref résumé en anglais est disponible sur le site de LEFT.RU.

Le thème de la « LIGUE DES DEMOCRATIES » a été repris récemment par MAC CAIN dans sa campagne. Sans surprise ! Il est un nouveau symptôme de la volonté des néoconservateurs et de la droite étasunienne de détruire tout l’édifice du droit international construit après 1945 autour de l’ONU. De la même façon le discours sur les « barbares orientaux » rappelle tristement le discours nazi et en particulier la haine des slaves qu’il n’était pas moindre que celle des juifs.

Sur les armes nucléaires ukrainiennes :

La dissolution rapide de l’URSS a posé la question de l’armement nucléaire stratégique encadré en particulier par les accords REAGAN-GORBATCHEV connus sous le nom de SALT 1. Les armes nucléaires soviétiques étaient réparties dans 4 républiques de l’Union : Russie, Belarus, Kazakhstan, et Ukraine. Les discussions de ces 4 Etats entre eux d’une part et avec les Etats-Unis d’autre part aboutirent à un nouvel accord au terme duquel la Russie remplaçait l’URSS et devenait le seul partenaire des Etats-Unis dans les accords SALT et les 3 autres républiques étaient dénucléarisées. Le Belarus, le moins pourvu (quelques dizaines de bombes), ne fit aucune difficulté pour renvoyer ces armes en Russie, le Kazakhstan obtint en plus un financement des Etats-Unis pour le démantèlement de ses bases nucléaires, financement obtenu d’autant plus facilement qu’en échange les Etats-Unis obtenaient des permis de recherche pétrolière au Kazakhstan. Par contre l’Ukraine fit beaucoup de difficultés pour se « dénucléariser » (il fallut prés de 5 ans de négociations) et cela peut donner corps à l’hypothèse que, dans la vaste pétaudière qu’a été l’Ukraine nouvellement indépendante et qu’elle demeure assez largement aujourd’hui, quelques bombes auraient été dissimulées et non déménagées en Russie. >>>

 

NB
  Les néo-conservateurs US et les origines idéologiques du génocide géorgien contre le peuple ossète sont un sujet très important et nous en traiterons. . Mais que pouvez-vous nous dire sur la préhistoire de l’opération « Table rase » ?

VS
  Il y a quelque temps nous avons publié l’information, basée sur nos sources au ministère de la Défense ukrainien, que le général FILIN a, fin 2007, été affecté au département spécial « R » pour coordonner l’activité des services de renseignement ukrainien et géorgien. En pratique, cela veut dire que FILIN contrôlait la circulation des renseignements ukrainiens sur l’armée russe à la Géorgie.

Les services de renseignement géorgiens n’avaient pas les moyens de faire ce travail et devaient s’appuyer sur les ukrainiens. FILIN disposait de cadres expérimentés, beaucoup ayant travaillé pour les services soviétiques, et d’un puissant réseau d’information de terrain en Russie du Sud et à Moscou. FILIN avait aussi des informateurs au Ministère russe de la Défense, au FSB et dans d’autres services officiels. FILIN et ses partenaires de FARWEST LLC ont développé ces sources via des « contrats commerciaux » ou avec des partenaires dans le crime, le trafic de drogue et le trafic d’armes. On peut dire que , pour la partie renseignement humain, l’opération « Table rase » était soutenue par le renseignement militaire ukrainien et pour la partie renseignement technique qu’elle était assurée par les services US installés autour de la ville de GORI et ailleurs.

Selon nos sources allemandes, mi-mars 2008, ROBERT KAGAN a tenu une première réunion avec la direction de FARWEST LLC, FILIN, RUSLAN SAIDOV et ANTON SURIKOV. Ils ont été présentés à KAGAN à Bruxelles par FRITZ ERMARTH, aujourd’hui membre de la fondation NIXON. Cette réunion permit d’établir les liaisons entre FARWEST LLC et les responsables pour la politique étrangère et le renseignement de la

campagne MAC CAIN. Ensuite en Mai, FILIN commença son chantage nucléaire contre la Russie, laissant entendre que l’armée ukrainienne avait conservé quelques armes nucléaires en violation de l’accord de Budapest de 1995. Il continua aussi à diaboliser les Sociaux-démocrates allemands en comparant le Chancelier SCHRÖDER et le Ministre des Affaires étrangères STEINMEIER à des nazis et le pipeline NORTH STREAM au pacte MOLOTOV-RIBBENTROP.

NB
  FILIN pouvait-il soulever la question de la renucléarisation de L’Ukraine sans l’accord de Washington.

VS
  Ceci est hors de question. Les affirmations de FILIN furent évidemment approuvées par l’entourage de DICK CHENEY et suggérées par des personnes de la campagne de MAC CAIN très probablement KAGAN et SCHEUNEMANN .C’est évident quand on considère la suite. En Mai, BUSH va à Berlin et dit à MERKEL que les Ukrainiens sont décidés à avoir la bombe si les allemands n’approuvent pas leur entrée dans l’OTAN. Après sa rencontre avec BUSH, MERKEL va à Kiev où le renseignement militaire a préparé pour YUSCHENKO et le Conseil National de Sécurité un projet de déclaration sur la sortie de l’Ukraine du traité de Budapest et sa décision de ne pas demeurer un Etat sans armement nucléaire. A Kiev, MERKEL temporise sur la question de l’OTAN mais convainc YUSCHENKO d’attendre avant de faire sa déclaration. Pendant ce temps, la presse ukrainienne répond à la publication de lefr.ru en ouvrant une discussion publique sur le statut nucléaire de l’Ukraine. Très vite, le député communiste LEONID GRACH demande officiellement une enquête sur une supposée violation par l’Ukraine du traité de Budapest. Il écrit à YUSCHENKO et aussi à l’ambassadeur US WILLIAM TAYLOR. Pendant que la presse russe continue à faire croire qu’il ne se passe rien, le maire de Moscou LUZKHOV réitère ses propos provocants sur la Crimée et de non moins provocantes publications anti-ukrainiennes sortent de l’écurie des « politologues » de SURKOV et BELKOVSKII. Les passions se mirent à monter des deux côtés. C’est précisément ce que souhaitent les organisateurs de l’opération « Table rase ».

Finalement, quelques jours avant l’attaque géorgienne, le prince RASHEED [note de l’éditeur : Président de FARWEST LLC] SAIDOV, FILIN et SURIKOV vinrent aux USA, apparemment pour faire les dernières mises au pont avec les soutiens politiques de l’opération et les hommes de GATES à la DIA [DIA renseignement militaire US qui dépend directement du Pentagone, ne pas confondre avec la CIA] FILIN vole directement des USA vers la Géorgie. Selon nos sources, son rôle à Gori était d’éviter la fermeture du tunnel stratégique de ROKI par les Géorgiens. Après que les premiers bataillons de la 58° armée eurent atteint Tskhinvali, FILIN se déplaça vers les gorges de Kodori en Abkhazie. Nous pensons que son rôle était double. Dans la mesure où la défaite géorgienne était imminente, il devait assurer une évacuation sans danger des spécialistes militaires ukrainiens et s’assurer que les Abkhazes prenaient le contrôle de la totalité des gorges. Cette ultime et importante tâche avait une portée stratégique pour les plans de FARWEST et ses sponsors Atlantistes et Panturkistes. Les gorges de Kodori sont un lien entre les Abkhazes et leurs cousins Tcherkesses du Nord Caucase. L’organisation des indépendantistes Tcherkesses anti-russes : « le congrès Tcherkesse » et les LOUPS GRIS turcs envisagent la création d’une « grande Tcherkessie » comme partie d’un empire pan-turk : « le grand Touran ». ANTON SURIKOV est considéré comme chargé des services de sécurité du « Congrès Tcherkesse » et de leur liaison avec les LOUPS GRIS en Turquie.

NB
  Si votre récit est correct, FILIN a réellement aidé l’armée russe. Pourquoi voulaient-ils garder le tunnel ouvert ?

VS
  C’est parce qu’amener les russes en Géorgie était le principal objectif de l’opération « Table rase » au moins pour ses sponsors US et Ukrainiens sinon pour SAAKASHVILLI .Ils ne pouvaient pas imaginer que l’armée géorgienne se désintégrerait si vite. Leur objectif stratégique était d’attirer la Russie dans une guerre prolongée aussi sanglante et épuisante que possible, avec de grandes pertes dans la population civile et la propagation du chaos dans tout le Caucase et au-delà à l’intérieur de la Russie. N’oubliez pas que la même attaque génocidaire était planifiée aussi contre l’Abkhazie. Les plans militaires géorgiens sur lesquels l’armée russe a mis la main, montrent l’encerclement des forces abkhazes et de la majorité de la population. Il est probable que la plus forte concentration de spécialistes militaires ukrainiens se trouvait dans les gorges de Kodori plus qu’autour de Tskhinvali. Mais l’armée russe ne s’est pas attardée à Tskhinvali et sa progression comme l’éclair stupéfia les militaires US. Même l’utilisation des spécialistes ukrainiens n’aida pas l’armée géorgienne. Selon nos sources, ce sont des missiles ukrainiens SAM, dirigés par des équipages ukrainiens qui ont abattu les 4 avions perdus par les russes. Mais cela eut peu d’incidence sur l’issue de la guerre. Peut-être la perte des deux bombardiers stratégiques TU 22 a-t-elle ralenti le mouvement des troupes russes. Mais, aussitôt les Géorgiens délogés de leurs positions sur les hauteurs autour de Tskhinvali, nous avons commencé à avancer rapidement vers Gori. Face au « blitzkrieg » russe, FILIN a évacué les ukrainiens des gorges de Kodori. Je pense que c’était une toute petite partie de leur plan dans tous les cas. Personne ne pouvait sérieusement escompter une victoire finale de la Géorgie. Ils ont utilisé la Géorgie comme un pays sacrifiable comme un appât et un hameçon pour la Russie. Le projet ukrainien était tout autre. Le lobbying de FILIN pour la dénucléarisation de l’Ukraine avait commencé en prélude à la guerre russo-géorgienne qu’il a contribué à provoquer.

 

<<< Comaguer : note N°4

Quelques éclaircissements sur les opérations militaires du 7 au 12 Aout :

Pour parvenir en Ossétie du Sud les troupes russes ne pouvaient pas emprunter la « route stratégique » qui relie VLADIKAVKAZ en Ossétie du Nord (donc en Russie) à TBILISSI puisqu’elles auraient ainsi directement envahi le territoire géorgien, elles n’avaient donc qu’un seul itinéraire possible : la route qui franchit le Caucase sous le tunnel de ROKI et qui est le seul et unique lien direct entre l’Ossétie du Nord et l’Ossétie du Sud. Si le tunnel de ROKI avait été détruit, l’intervention au lieu d’être massive (régiments entiers arrivant par la route) devenait une opération de commandos héliportés inévitablement moins percutante. Mais comme l’objectif était de piéger l’armée russe en Ossétie du Sud il fallait au contraire qu’elle puisse arriver en force et en nombre.

Ce qui a déjoué le plan géorgien c’est la décision russe de ne pas rester en Ossétie du Sud et de pénétrer aussitôt en Géorgie pour y anéantir les forces et les équipements militaires qui étaient destinées à détruire les siennes et , cette mission accomplie, de s’installer en Géorgie dans la zone tampon périphérique créée autour l’Ossétie du sud jusqu’à l’arrivée, ces derniers à détériorer encore plus nos relations avec l’Ouest, ce qui allait sérieusement contrarier nos alliés comme STEINMEIER et les autres. jours, des « casques bleus » de l’Union Européenne.

Dans le cas de l’Abkhazie le projet était le même : laisser libre le passage par les gorges de KODORI, entre l’Abkhazie et sa voisine du Nord la république Tcherkesse de Karatchevo-Tcherkessie pour que le maximum de troupes russes puissent pénétrer sur le territoire abkhaze et s’y trouver ensuite enfermées. De plus une force présence militaire russe en Abkhazie aurait permis d’allumer un nouveau feu « indépendantiste » islamiste et antirusse dans cette république.

Dernier point important : de l’avis des experts militaires, les troupes russes qui ont été engagées dans la « guerre de Géorgie » sont les meilleures troupes russes actuelles et n’ont plus grand-chose à voir avec « l’armée en déroute » des années 90 mal payée, ravagée par l’alcool et corrompue au point de vendre ses armes aux groupes indépendantistes qu’elle était supposée combattre. C’était évidemment ces troupes là qu’il fallait immobiliser dans le siège programmé de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie. >>>

NB
  Aurions-nous pu éviter de mordre à l’hameçon ?

VS
  Aucune chance. Ils savaient que la Russie ne pouvait pas attendre et assister à un génocide en Ossétie du Sud. Aussi ont-ils poussé SAAKASHVILI à cette aventure stupide et criminelle. Leur but n’était pas d’occuper l’Ossétie du Sud. Les américains s’en fichent. Autrement la première chose qu’ils auraient eu à faire aurait été de détruire le tunnel de Roki. Au lieu de quoi ils ont commencé par tuer les casques bleus et la population civile comme pour inviter la Russie à les secourir. Leur calcul était juste. La Russie avait le choix entre le très mauvais et le pire, entre la guerre et l’abandon des Sud-Ossètes à l’extermination. Nous devions choisir la guerre et contribuer

 

 

 <<< Comaguer  : Note N°5

STEINMEIER vient d’être choisi par le SPD allemand comme leur tête de file pour les élections parlementaires allemandes et ses chances de remplacer ANGELA MERKEL ne sont pas minces. >>>  

NB
  Mais pourquoi n’avons-nous pas lancé une frappe préventive ? Bien sur je pense que c’est une question stupide, ils nous auraient présentés comme les agresseurs.

VS
  C’est certain ; Dans ce cas, la Russie aurait payé beaucoup plus pour sauver deux mille vies. L’Ukraine aurait eu le feu vert pour rentrer dans l’OTAN et nous aurions du agir rapidement et avec une grande force au risque de conséquences dangereuses.

NB
  En d’autres termes, notre victoire en Ossétie du sud n’a, somme toute, pas été une victoire.

VS
  Niunevictoire, ni une défaite. Après tout en russe le mot a deux sens opposés.Nous avons échouéà protéger la vie de deux mille personnes et à empêcher les destructions. Nous avons du mordre à l’hameçon, parce qu’ils avaient l’initiative stratégique et que rien ne les arrêterait. Mais nous avons gagné moralement. C’est la chose la plus importante.

Ils ne peuvent plus prévoir quoi que ce soit, notre activité diplomatique commence à produire des résultats qu’ils n’attendaient pas.

NB
  Le régime de SAAKASHVILI a été armé jusqu’aux dents par l’Ukraine, Israel, et les USA. Quel était le rôle de FARWEST dans l’armement de la Géorgie ?

VS
  Leur rôle était exceptionnel. FILIN et LIKHVINTSEV représentent les services secrets ukrainiens dans l’organisation de la coopération militaire avec les pays étrangers. Ils étaient également des partenaires en affaires du Ministre de la défense OKRUASHVILI, vendant des armes à la Géorgie avec leur maison-mère FARWEST LTD et ensuite à travers BIVIS-RU. Au passage, c’est la raison pour laquelle la publication dans PROFIL au sujet de transports d’armes d’Ukraine en Géorgie, en Azerbaïdjan et aux Etats-Unis a provoqué une réaction hystérique de FILIN. Cet article accusait ouvertement l’Ukraine de pousser à la guerre et de déclencher une course à l’armement dabs le Caucase. Comme je le rappelle c’est à ce moment-là que FILIN a pour la première fois présenté la Russie et l’Ukraine comme adversaires militaires potentiels et a menacé de rendre publique l’information sur les rétro-commissions dans les ventes d’armes de la Russie au venezuela. FARWEST a vendu à la Géorgie non seulement des armes provenant des arsenaux du Ministère de la Défense ukrainien mais aussi des armes produites dans des usines clandestines en Pologne, en Bulgarie et en Jordanie.

NB
  Qu’est ce qui va se passer ?

VS
  Ils vont débarquer SAAKASHVILI. Pour les USA il est devenu remplaçable depuis longtemps. Au printemps il avait été décidé de mettre BURDJANADZE [présidente du parlement géorgien après la « révolution des roses »] à sa place. Depuis lors, elle avait pris ses distances avec SAAKASHVILI. YUSCHENKO est dans le même bateau que SAAKASHVILI. Les américains et les BANDEROVITES vont le remplacer par TIMOSHENKO. Ils pensent qu’ils peuvent la contrôler. Pendant un certain temps elle a défendu son indépendance mais finalement FILIN, GALAKA, LIKHVINTSEV et les BANDEROVITES l’ont brisée psychologiquement. [Note de l’éditeur : GALAKA est le chef des services de renseignement ukrainiens]

Maintenant, TIMOSHENKO pense qu’ils la tueraient si elle désobéissait. La Russie va devoir faire face à de nouvelles provocations à Sébastopol puisqu’ils vont tenter de nous entrainer dans une guerre avec l’Ukraine. S’ils réussissent, il sera impossible d’éviter une nouvelle guerre froide et l’ouest poussera les BANDEROVITES à devenir une puissance nucléaire. Le noyau des ultras nationalistes en Ukraine est très capable de lancer la bombe sur Moscou. KADYROV [Ndt : Président de la République Tchétchène] et ses 25000 combattants de régime DOUDAEV-MASHKADOV (ne pas confondre avec le bataillon héroïque pro-Moscou des forces spéciales tchéchènes « Est et Ouest ») se tiennent tranquilles pour l’instant. Ils ne constituent pas une menace. Mieux vaut les laisser tranquilles. Nous avons mieux à faire pour le moment. En Turquie les LOUPS GRIS ont utilisé la Cour Suprême pour intimider ERDOGAN. Il a peur et recherche la compréhension et le soutien de la Russie. Israël, où tous les politiciens sont obsédés par l’Iran et se font concurrence pour être le plus dur au risque de se trouver dans la position de SAAKASHVILI au cas où Israel attaquerait l’Iran. Les USA et les arabes du Golfe veulent qu’Israël y aille parce qu’ils ont peur de l’Iran et souhaitent l’affaiblir par personne interposée. Les USA ont des négociations en coulisses avec la Chine. A ce que nous savons, les chinois veulent avoir leur propre secteur de responsabilité en Afghanistan. Ceci fera immédiatement de l’Asie Centrale et du Kazakhstan leur sphère d’influence. En échange ils peuvent utiliser l’Iran comme une monnaie d’échange avec les USA. Malheureusement nous ne pouvons pas vérifier cette information.

Autant que nous puissions voir, les relations entre Pékin et Moscou demeurent bonnes, mais il ya des efforts constants à l’intérieur comme à l’extérieur pour enfoncer un coin entre les deux. La presse occidentale et la presse russe contrôlée par FARWEST dépeint délibérément POUTINE comme un fasciste. L’exclusion de la Russie du G8 est presque inévitable. Dans la CEI personne n’a soutenu ouvertement la Russie. MEDVEDEV et POUTINE ont demandé personnellement à LUKASHENKO, NAZARBAEV et KARIMOV leur soutien mais ils ont refusé.

C’est tout ce que j’ai à dire pour le moment


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01/12/2008

n 15 - Journal des Guerres de l'Otan du 11-11 au 30-11 - Début- :-Un piège pour la Russie

n°15  -  Journal des  Guerres de l'Otan du 11-11 au 30-11 - Début- :-Un piège pour la Russie


 

Journal des Guerres de l'Otan 

                        n° 15                                                    11-11 au 30-11

                                                       M.Lemaire      

 



Sommaire.

1 Au jour le jour

2 Positions

a) Ossétie 

b) des voisins.

3 Politique 

a) Russe



Au jour le jour

15 11

Les forces sud-ossètes ont commencé samedi à se retirer du village géorgien de Perevi, à la frontière entre la Géorgie et la province sécessionniste qui a été reconnue par Moscou.

"Ce matin, ils ont commencé à détruire leur point de contrôle. Maintenant, ils ont pratiquement rassemblé tout leur matériel et repassent de l'autre côté de la frontière, ils quittent le village", a précisé à Reuters un responsable de la police géorgienne.

Dimanche dernier, le gouvernement géorgien avait annoncé que deux chars sud-ossètes et une cinquantaine d'hommes avaient pénétré dans ce village de la zone tampon établie entre l'Ossétie du Sud et la Géorgie.

Edouard Kokoïti, président de l'Ossétie du Sud, avait pour sa part affirmé que ses forces étaient entrées seulement dans la partie du village située à l'intérieur des frontières de sa région, qui a proclamé son indépendance en août à la suite d'un bref conflit russo-géorgien.

Les troupes russes se sont retirées de la zone tampon entourant l'Ossétie du Sud durant la première quinzaine d'octobre. Elles avaient cependant conservé jusqu'au 8 novembre un poste de contrôle à Perevi, localité qui compte un millier d'habitants.

Plus de 200 observateurs européens non armés s'assurent du respect du cessez-le-feu dans la région, où les accusations de violations de frontières et d'enlèvements vont bon train de part et d'autre.

Reuters

16 11

Des observateurs européens du cessez-le-feu en Géorgie se sont fait tirer dessus près de la "frontière" avec la région séparatiste d'Abkhazie, alors qu'ils enquêtaient sur la mort par balles d'un policier géorgien, a annoncé dimanche la mission d'observation de l'Union européenne dans un communiqué.

L'incident, qui n'a pas fait de blessés, est qualifié d'"inacceptable" par la mission d'observation, qui réclame une enquête de la part des responsables abkhazes.

Les 225 observateurs de l'UE sont chargés de superviser le fragile cessez-le-feu qui a mis fin à la guerre russo-géorgienne du mois d'août, déclenchée après que Tbilissi a tenté de reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud. Moscou a depuis reconnu l'indépendance des deux régions séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud.

A

17 11

"Aujourd'hui vers 15h00 (11h00 GMT), l'espace aérien de la Géorgie a été violé par un drone russe de reconnaissance qui s'est écrasé sur le territoire du village de Plavi, dans la région de Shida Kartli", dit un communiqué du ministère géorgien.

"Deux officiers de police du ministère géorgien de l'Intérieur ont été tués dans l'explosion de l'engin aérien peu de temps après l'arrivée d'une unité de la police", précise le texte.

Le communiqué ajoute que huit autres policiers et un enfant de 10 ans ont été blessés dans l'explosion.

Un porte-parole du ministère russe de la Défense, cité par l'agence Itar-Tas, a démenti l'information.

"Il s'agit d'une nouvelle provocation médiatique des dirigeants géorgiens", a répondu un porte-parole du ministère russe de la Défense.

Le village de Plavi se trouve à proximité de la frontière avec la région séparatiste d'Ossétie du Sud dont l'indépendance a été reconnue par Moscou.

Reuters

 

20 11

Les forces russes et séparatistes ont attaqué jeudi à l'aube un poste de police géorgien non loin de la province séparatiste d'Abkhazie, a annoncé le porte-parole du ministère géorgien de l'Intérieur Chota Outiachvili

Selon lui, des combattants séparatistes abkhazes épaulés par deux blindés russes de transport de troupes, ont tiré au lance-roquette et à l'arme automatique sur ce poste de police près du village de Ganmukhuri. Le local a été endommagé mais personne n'a été blessé, selon lui. 

AP

25 11

Le gouverneur d'un district et un villageois ont été tués lors d'une fusillade qui serait survenue lors d'une patrouille de police en compagnie d'observateurs européens.

Un peu avant les échanges de tirs, une explosion s'était produite non loin, blessant plusieurs autres personnes.

Comité Valmy

Euronews

25 octobre,

30 11

Le gouvernement géorgien et les autorités séparatistes d'Ossétie du Sud s'accusent mutuellement dimanche d'avoir ouvert le feu le long de la ligne de séparation entre les deux entités.

Le gouvernement d'Ossétie du Sud a affirmé dimanche qu'un village avait été la cible de tirs sporadiques d'armes automatiques provenant du territoire contrôlé par la Géorgie, pendant plusieurs heures samedi.

Les forces armées d'Ossétie du Sud n'ont pas répliqué, selon la même source.

La porte-parole du ministre géorgien de l'Intérieur, Shota Utiashvili, a reconnu que les soldats géorgiens avaient tiré mais elle a affirmé qu'ils répondaient à des coups de feu provenant du territoire contrôlé par l'Ossétie du Sud.

AP



2) Politique

a) Georgie

Saakachvili défend sa décision sur la guerre en Ossétie

28 11

Le président géorgien, Mikheïl Saakachvili, a rejeté vendredi les critiques sur l'offensive militaire déclenchée en août dans le territoire séparatiste géorgien pro-russe de l'Ossétie du Sud.

"Oui, nous avons décidé d'entreprendre des actions militaires à Tskhinvali. Nous avons pris cette décision. C'était une décision difficile que n'importe quel gouvernement responsable aurait prise pour assurer la sécurité de ses citoyens", a-t-il dit en allusion à la capitale de l'Ossétie du Sud, lors d'une audition devant une commission d'enquête parlementaire.

L'immense majorité des habitants d'Ossétie du Sud a des passeports russes.

(AFP)

29 11

J’ai décidé de reprendre mes activités politiques afin de m'opposer aux tendances qui s'accentuent aujourd'hui en Géorgie", a déclaré Nino Bourdjanadze dans une interview accordée au magazine russe Ogoniok.
L'ancienne présidente du parlement géorgien a accordé cette interview à l'issue du congrès constitutif du parti qui porte son nom.
Mme Bourdjanadze ne cache pas son intention de se présenter aux prochaines législatives, car "la situation en Géorgie est telle qu'il faut commencer par élire un parlement". Elle est persuadée que "l'équipe qui a perdu la guerre doit au moins demander au peuple s'il la soutient.
Et pourtant, Tbilissi ne renoncera jamais à l'Abkhazie ni à l'Ossétie du Sud, souligne Mme Bourdjanadze. En reconnaissant l'indépendance de ces deux républiques autoproclamées, "Moscou s'est fourvoyé dans une impasse et y a également acculé la communauté internationale". La Russie a
commis une erreur fatale: elle a "ouvert la boîte de Pandore".
"Nous n'accepterons jamais la perte de nos territoires. Quelle que soit mon opinion sur les démarches du président Saakachvili en août 2008, celles-ci ne justifiaient nullement les activités de Moscou. La Russie a violé toutes les ententes qui nous liaient", affirme l'ancienne parlementaire.
29 novembre 2008.

RIA Novosti Agence russe


b) Russie 

L'octroi du statut de candidat officiel à l'adhésion à l'Otan pour la Géorgie et l'Ukraine, a déclaré le président russe Dmitri Medvedev.

"Je suis satisfait que la raison ait prévalu", a déclaré M. Medvedev, cité par l'agence Ria-Novosti depuis la Havane, tout en déplorant que cela s'est passé "malheureusement à la fin de l'activité de l'actuelle administration américaine".

"Le plus important est qu'on ne fait plus avancer cette idée avec acharnement et absurdité, comme c'était le cas il y a quelques années", a souligné le président russe, effectuant une visite à Cuba, dernière étape de sa tournée latino-américaine.

La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a annoncé mercredi qu'elle n'insisterait pas sur l'octroi à la Géorgie et l'Ukraine du statut de candidat officiel à l'adhésion à l'Otan, principal point à l'ordre du jour d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Alliance les 2 et 3 décembre à Bruxelles.

En revanche, Mme Rice a préconisé de transformer "la commission Otan-Géorgie et la commission Otan-Ukraine" en "structures au sein desquelles nous pouvons intensifier notre dialogue et nos activités" avec les deux pays.

Lors du sommet de l'Otan en mars à Bucarest, les 26 pays membres de l'Otan n'avaient pu s'entendre pour accorder le Plan d'action en vue de l'adhésion à l'Alliance atlantique (MAP) à Kiev et Tbilissi.

Les Etats-Unis et la plupart des pays d'Europe centrale le souhaitaient, mais pas l'Allemagne et la France, soucieux de ménager la Russie hostile à cette perspective.

Les dirigeants alliés avaient cependant reconnu que la Géorgie et l'Ukraine avaient vocation à entrer un jour dans l'Otan et convenu que la question du MAP ferait l'objet d'une "première réévaluation" en décembre.

Sarko, le croisé néocon-sioniste, exige des US une position super agressive vis à vis de l'Iran. L'éventualité d'un dialogue US Iran sous la Présidence d'Obama l'irrite au point qu'il a fait savoir à ce dernier que cela serait "très problématique". Il prévoit de faire pression dans ce sens .

AFP

29/10/2008


c) Abkhazie

L'Abkhazie renforce sa frontière avec la Géorgie (représentant présidentiel)
L'Abkhazie a l'intention de fortifier sa frontière avec la Géorgie qui poursuit ses activités subversives, comme en témoigne la récente tentative de pénétration d'un groupe terroriste dans le district de Gali, en Abkhazie, a confié à RIA Novosti Rouslan Kichmaria, représentant du président abkhaze dans le
district.
"Les services spéciaux géorgiens mettent la partie abkhaze à l'épreuve et cherchent à établir ce qu'elle fait pour renforcer sa frontière nationale", a-t-il déclaré.

15 novembre 2008.

RIA Novosti Agence russe
http://fr.rian.ru/world/20081115/118332084.html

15 11

Les forces sud-ossètes se sont retirées samedi du village géorgien de Perevi, à la frontière entre la Géorgie et la province sécessionniste d'Ossétie du Sud, dont l'indépendance a été reconnue par Moscou.

"Tous les Ossètes qui s'y trouvaient sont partis, mais il reste des Russes. Il y a 20 à 25 Russes au poste de contrôle en ce moment et ils ont dressé deux tentes là-bas", a déclaré à Reuters un responsable de la police géorgienne.

Dimanche dernier, le gouvernement géorgien avait annoncé que deux chars sud-ossètes et une cinquantaine d'hommes avaient pénétré dans ce village de la zone tampon établie entre l'Ossétie du Sud et la Géorgie.

Edouard Kokoïti, président de l'Ossétie du Sud, avait pour sa part affirmé que ses forces étaient entrées seulement dans la partie du village située à l'intérieur des frontières de sa région, qui a proclamé son indépendance en août à la suite d'un bref conflit russo-géorgien.

Les troupes russes se sont retirées dans leur grande majorité de la zone tampon entourant l'Ossétie du Sud durant la première quinzaine d'octobre.

Plus de 200 observateurs européens non armés veillent au respect du cessez-le-feu dans la région, où les accusations de violations de frontières et d'enlèvements vont bon train de part et d'autre.

Les observateurs ont fait part samedi de leur préoccupation face à la situation à Perevi, localité d'un millier d'habitants, et appelé toutes les parties "à empêcher les provocations".

Reuters


USA

Rice fait une concession aux Européens sur la Géorgie et l'Ukraine

26 11

Rice, a fait une concession aux Européens en annonçant mercredi qu'elle n'insisterait pas sur l'octroi à la Géorgie et l'Ukraine du statut de candidat officiel à l'adhésion à l'Otan la semaine prochaine à Bruxelles.

"Nous pensons que la Commission Otan-Géorgie et la commission Otan-Ukraine peuvent devenir les structures au sein desquelles nous pouvons intensifier notre dialogue et nos activités avec la Géorgie et l'Ukraine", a déclaré la chef de la diplomatie américaine au cours d'une conférence de presse.

"Par conséquent, il n'est pas nécessaire, en ce moment, de discuter du MAP", le Plan d'action en vue de l'adhésion à l'Alliance atlantique, a-t-elle ajouté.

Mme Rice a assuré qu'il ne s'agissait pas d'un changement de la politique américaine. "La question est simplement de savoir comment nous mettons en oeuvre la déclaration de Bucarest. Ce n'est pas un changement de politique", a-t-elle affirmé.

Cette déclaration apparaît cependant comme une concession aux Européens, les Etats-Unis faisant jusque là pression pour que la Géorgie et l'Ukraine accèdent au MAP, le processus formel donnant de facto le statut de candidat officiel à l'Otan.

La veille, l'adjoint de Mme Rice chargé des Affaires européennes, Daniel Fried, avait laissé entendre que les Etats-Unis étaient prêts à lâcher du lest à Bruxelles, mais il avait été moins clair.

"Je ne peux pas vous dire ce qui va sortir de ce débat entre les ministres des Affaires étrangères", avait déclaré M. Fried au cours d'une conférence de presse. "Mais nous pensons que plutôt qu'un grand débat sur le MAP (...) nous devrions nous concentrer sur ce qui fait déjà l'objet d'un accord, à savoir que ces pays rejoindront l'Otan mais ont beaucoup de travail à accomplir" pour y arriver.

"Je pense qu'il est juste de prédire qu'il n'y aura pas d'offre d'adhésion à l'Otan pour ces pays (la Géorgie et l'Ukraine) pendant quelques années", avait-il ajouté.

L'Otan a refusé au printemps, lors de son sommet à Bucarest, de décerner le statut de candidates à la Géorgie et à l'Ukraine et a remis l'affaire à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Alliance atlantique prévue mardi et mercredi à Bruxelles.

Mais l'Otan reste divisée. La France et l'Allemagne sont franchement opposées à l'octroi du statut aux deux aspirants en décembre. Pour Paris et Berlin, la guerre du mois d'août entre la Géorgie et la Russie n'a fait que confirmer les risques qu'il y aurait à voir ce pays entrer dans l'Otan.

Au cours d'un voyage à Saint-Pétersbourg le 2 octobre, la chancelière allemande Angela Merkel avait déclaré qu'il était trop tôt pour que l'Otan octroie le MAP à la Géorgie et à l'Ukraine.

"La Géorgie et l'Ukraine ne sont pas prêtes pour une adhésion, c'est très clair", a reconnu Mme Rice.

"Mais il y a d'autres moyens pour préparer des pays à une adhésion", a-t-elle poursuivi, notant que la Pologne et la République Tchèque ne sont jamais passées par cette phase avant d'adhérer à l'Alliance atlantique.

La secrétaire d'Etat américaine a souligné que l'idée d'utiliser les commissions bilatérales et non le MAP avait été proposée par la Grande-Bretagne.

La présidence ukrainienne a admis lundi que Kiev aurait du mal à décrocher le statut du candidat officiel à l'Otan lors de la réunion ministérielle de l'Alliance début décembre, en raison de l'instabilité politique en Ukraine et de l'insuffisance des réformes.

La semaine dernière, le président géorgien Mikheïl Saakachvili a pressé les pays européens membres de l'Otan d'engager le processus d'intégration de la Géorgie à l'Alliance atlantique, soulignant qu'il s'agissait là d'une "décision stratégique pour l'Europe" et que "refuser serait mal perçu et aurait des répercussions sur le terrain".

Sylvie LANTEAUME

AFP


L'Otan & alliés

30 11

L'espoir de la Géorgie et de l'Ukraine de devenir candidats à l'Otan à la prochaine réunion ministérielle de l'Alliance s'est quasiment évanoui suite à la désastreuse guerre  et à l'affaiblissement du soutien américain à ce projet.

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, dont le pays faisait jusqu'ici pression sur les Européens pour qu'ils soutiennent Tbilissi et Kiev, a finalement déclaré mercredi que ce dossier n'était plus d'actualité.

"Il n'est pas nécessaire, en ce moment, de discuter du MAP" (Membership action plan, plan d'action pour l'adhésion), a-t-elle relevé. Accéder au MAP donne de facto à un pays le statut de candidat à l'adhésion à l'Otan.

En avril dernier, les pays de l'Otan avaient déjà refusé d'accorder le MAP à l'Ukraine et à la Géorgie, mais promis d'intégrer à plus long terme ces deux ex-républiques soviétiques pro-occidentales.

La question doit de nouveau être réexaminée à la réunion ministérielle prévue mardi et mercredi à Bruxelles, mais les Alliés restent divisés à ce sujet.

Si Mme Rice assure qu'il ne s'agit pas d'un revirement américain, sa déclaration apparaît toutefois comme une concession à ceux des Européens, en premier lieu les Allemands et les Français, qui sont opposées à l'octroi du statut à ces pays pour ménager Moscou, très hostile à cette idée.

Sans surprise, la Russie s'est déclarée "satisfaite" de la décision américaine, qui semble repousser sine die toute perspective de rapprochement entre l'Alliance et ces deux aspirants.

"Il semble que rien ne se produira plus avant longtemps (...) c'est devenu beaucoup plus compliqué à cause de la guerre", commente l'analyste politique géorgien Tornike Charachenidzé.

Au lendemain de l'invasion russe en Géorgie, Tbilissi et Kiev estimaient que le conflit avait mis en lumière l'agressivité du Kremlin, augmentant ainsi leurs chances de rejoindre l'Otan. Nombre d'Européens pensaient d'ailleurs que l'Ukraine pourrait être la prochaine cible de Moscou.

Mais pour Paris et Berlin, cette guerre n'a fait que confirmer les risques qu'il y aurait à voir Tbilissi entrer dans l'Otan, estiment des experts.

"L'Otan est un système de sécurité et ils se sont rendu compte que cette sécurité peut être affaiblie par toute manoeuvre visant à l'intégration de la Géorgie à l'Otan", a relevé Paata Zakareichvili, analyste du Centre pour le développement et la coopération à Tbilissi.

Autre source de frilosité pour l'Alliance: les doutes sur la santé de la démocratie en Géorgie, apparus après la violente répression d'une manifestation d'opposition à Tbilissi en 2007.

"La Géorgie n'a pas encore atteint les standards démocratiques d'un membre de l'Otan", ce qui suscite la "déception" de l'Occident, souligne l'analyste géorgien Chalva Lazarichvili lié à l'opposition.

Pour sa part, l'Ukraine a découragé les Occidentaux par ses interminables crises politiques et les querelles entre le président Viktor Iouchtchenko et sa rivale, le Premier ministre Ioulia Timochenko.

Les chances de Kiev d'accéder au MAP en décembre ou lors du prochain sommet de l'Otan en 2009 sont "inexistantes", a prédit cette semaine l'ex-ministre de la Défense Anatoly Grytsenko, un ardent pro-occidental.

Même la présidence, optimiste jusqu'ici, a fini par admettre un éventuel échec à Bruxelles.

"La situation politique en Ukraine n'est pas favorable à ce que les membres de l'Alliance approuvent maintenant la décision sur l'octroi à l'Ukraine du MAP", a déclaré lundi un haut responsable de la présidence, Andri Gontcharouk. Illustration parfaite de la fracture au sein du pouvoir, il en a aussitôt rendu le gouvernement Timochenko responsable.

AFP



e)  Institutions internationales.

1) ONU

Alexandra TROUBNIKOFF : Russes et Géorgiens se parlent pour la première fois à Genève

Russes et Géorgiens se sont retrouvés mercredi à Genève pour la première fois depuis le conflit d'août autour d'une table pour évoquer les problèmes de sécurité et des déplacés, sous l'égide de l'Union européenne, de l'ONU et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe

Un mois après une première tentative avortée et trois mois à peine après une guerre éclair sanglante, les discussions sur le conflit dans le Caucase ont enfin pu débuter, engageant un processus qui doit se poursuivre au mois de décembre, ont annoncé les participants.

"C'est la première fois depuis les évènements tragiques du mois d'août que tous les participants et donc les parties au conflit se sont rencontrés directement", a relevé le diplomate français Pierre Morel, représentant l'UE.

"Désormais, les discussions internationales sont entrées dans une phase pleinement opérationnelle", s'est encore félicité M. Morel en précisant que la prochaine rencontre est prévue pour les 17 et 18 décembre.

"Nous avons fait un saut qualitatif important, nous avons quitté les débats stériles de procédures et engagé les débats de substance", a renchéri le représentant de l'ONU en Géorgie Johan Verbeke.

Ces progrès, très vite salués par Washington, ont été acquis grâce à la décision des participants de lâcher du lest sur les "questions politiques lourdes" pour parer au plus pressé, la sécurité sur le terrain qui se dégrade de jour en jour.

Le soulagement était général, après le clash du premier rendez-vous manqué de Genève en octobre. La tension était alors tangible entre les parties, les Russes voulant imposer au cours d'une réunion plénière la présence de représentants pro-russes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, les deux républiques géorgiennes unilatéralement proclamées indépendantes à l'origine du conflit entre Moscou et Tbilissi.

Cette fois, les organisateurs ont choisi de ménager "les susceptibilités" et d'abaisser le niveau de la rencontre à des groupes de travail informels où les participants étaient représentés à titre individuel, selon une source diplomatique.

Trois heures durant, UE, ONU, OSCE, Russes, Géorgiens et leurs représentants respectifs d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud ont eué des discussions "directes, très pertinentes" et "qui nous ont aidé à clarifier les positions de toutes les parties", a expliqué le chef de la délégation russe, le vice-ministre des Affaires étrangères, Grigori Karassine.

Le thème de la sécurité a toutefois dominé les débats : "tous les participants ont convenu que la situation sur le terrain était terrible", a indiqué l'homologue géorgien de M. Karassine, Giga Bokeria.

"Des cas dramatiques se produisent pratiquement tous les jours", a reconnu M. Morel. A cet égard, trois personnes ont été tuées ces derniers jours et la mission d'observation de l'UE en Géorgie a essuyé des tirs dimanche près de l'Abkhazie.

Diverses propositions ont été faites, et notamment la mise en place d'"un mécanisme de prévention et de règlement des différends" destiné à mieux coordonner des forces en place, a fait savoir le diplomate français, sans plus de détails.

La question du passage des civils entre les deux républiques séparatistes et la Géorgie a été également été évoquée, M. Verbeke estimant que ces passages devront "si possible être gérés internationalement".

Un peu sceptique, le chef de la délégation géorgienne a espéré que ces bonnes pensées se concrétisent rapidement.

"Il est très important que ces progrès se traduisent sur le terrain", a dit M. Bokéria, craignant "une nouvelle vague de 'nettoyage ethnique' dans les territoires occupés" (en Ossétie du Sud et en Abkhazie).

En attendant la prochaine réunion, une mission de l'UE, l'OSCE et l'ONU doit se rendre sur le terrain pour évaluer la situation des personnes réfugiées et déplacées à l'approche de l'hiver.

AFP

19 11

Alexandra TROUBNIKOFF

 

Discussions Russie-Géorgie sur le Caucase: un "saut qualitatif" important, pour l'ONU

Les discussions entre les Russes et les Géorgiens sur le conflit dans le Caucase sont entrées mercredi dans le vif du sujet, marquant un "saut qualitatif important" après un premier échec il y a un mois, a estimé le représentant de l'ONU en Géorgie.

"Nous avons fait un saut qualitatif important, nous avons quitté les débats stériles de procédures et engagé les débats de substance", a expliqué au cours d'un point de presse Johan Verbeke.

Selon lui, les participants russes, géorgiens et des républiques sécessionnistes de Géorgie (Abkhazie et Ossétie du Sud) sont tombés d'accord sur un "point de méthode très politiquement chargé" consistant à délaisser "les questions politiques lourdes" (tel le statut des républiques unilatéralement proclamées indépendantes, ndlr) pour "s'occuper en attendant des questions concrètes de sécurité de la population".

"C'est la première fois depuis les évènements tragiques du mois d'août que tous les participants et donc les parties au conflit se sont rencontrés directement", a pour sa part relevé le diplomate français Pierre Morel, représentant l'Union européenne qui copréside les discussions avec l'ONU et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

"Les participants sont tombés d'accord pour se rencontrer les mercredi 17 et jeudi 18 décembre au Palais des Nations", a-t-il précisé.

Les organisateurs avaient échoué en octobre dans leur tentative de faire se rencontrer Russes et Géorgiens avec leurs représentants respectifs d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, les deux territoires séparatistes géorgiens.

Cette fois, les organisateurs ont choisi un format informel avec deux groupes de travail dans lesquels les participants étaient présents à titre individuel, a expliqué une source diplomatique.

Les discussions ont ainsi porté sur la sécurité et le sort des personnes déplacées et réfugiés.

La situation en matière de sécurité est "tout à fait insatisfaisante" en Géorgie où des "cas dramatiques se produisent pratiquement tous les jours", a souligné M. Morel, ajoutant qu'elle devait "mobiliser l'attention" des prochaines réunions.

"Un mécanisme de prévention et de règlement des différends" est à l'étude de façon à améliorer la sécurité en coordonnant les actions des différentes forces sur place, a encore dit M. Morel, sans vouloir donner plus de détails.

Autre point discuté : la question du passage pour les civils entre les deux républiques séparatistes et la Géorgie.

"Nous devons faire en sorte que les différents points de passage restent ouverts", a insisté M. Verbeke, considérant qu'ils devront "si possible être gérés internationalement".

Pour les réfugiés et déplacés, l'UE, l'OSCE et l'ONU ont obtenu qu'une mission se rende sur place d'ici aux prochaines discussions pour évaluer la situation.

Tous les participants "ont reconnu la nécessité de faciliter le retour des déplacés dans des conditions de sécurité et de dignité", ce qui s'avère d'autant plus important à l'approche de l'hiver, a encore dit le diplomate français.

AFP

19 11


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n° 15 - Journal des Guerres de l'Otan du 11-11 au 30-11 - Fin- :-Un piège pour la Russie

n° 15  -  Journal des  Guerres de l'Otan du 11-11 au 30-11 - Fin- :-Un piège pour la Russie


 

Journal des Guerres de l'Otan 

                        n° 15                                                    11-11 au 30-11

                                                       M.Lemaire      

 



Sommaire.

b) L'Otan & alliés

6 Brèves

6 1 Couloirs énergétiques  Ankara rejoint des pays d’Europe de l’Est.

7 Dossiers

7 1 Interview du president russe Dmitri Medvedev au quotidien français 'Le Figaro'.

7 2 L'OTAN finance Indirectement La Camorra

7 3 Point de vue de kamizole.blog : Guerre Géorgie - Russie : les vrais ressorts du conflit.



e) Organisations internationales.

L'union Européenne

Russes et Géorgiens à Genève pour des discussions informelles

Les discussions entre la Russie et la Géorgie sur le conflit dans le Caucase ont commencé mercredi à Genève sous forme de groupes de travail informels chapeautés par l'Union européenne, un mois après une première tentative avortée.

"Les deux groupes de travail ont commencé à travailler, tout le monde est là", a annoncé une porte-parole de l'ONU qui copréside avec l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) les discussions prévues par l'accord de paix entre Moscou et Tbilissi, signé en septembre sous l'égide de l'UE.

Il semble cette fois que les organisateurs soient parvenus à faire se rencontrer les membres des délégations russe et géorgienne, arrivées dans la matinée au Palais des Nations, avec les représentants respectifs des deux républiques géorgiennes sécessionnistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud.

Un point essentiel, le premier round de discussions ayant échoué en octobre sur la présence à une réunion plénière d'un haut représentant abkhaze pro-russe.

Moscou et Tbilissi ne se parlent plus directement depuis l'été après la tentative de la Géorgie de récupérer sa république séparatiste d'Ossétie du Sud, qui avait provoqué une intervention de l'armée russe sur son territoire.

Un arrêt des hostilités négocié par l'UE a conduit au retrait des troupes russes début octobre et à la mise en place d'une mission d'observation, ouvrant également la voie à un processus de discussions, préalable à des pourparlers.

Pour éviter un nouveau clash et ménager les différentes "susceptibilités", trois mois à peine après le conflit meurtrier, les organisateurs ont décidé de descendre d'un cran le niveau des discussions de mercredi.

Ils n'ont prévu pour la journée que deux groupes de travail, un sur la sécurité, l'autre sur le sort des déplacés et réfugiés. Les participants y sont présents à titre individuel, sans leur nom ni leur pays d'origine, selon une source diplomatique.

Ce format semblait mieux convenir aux délégations.

"Nous sommes beaucoup plus optimistes que le mois dernier", reconnaissait mardi une source diplomatique européenne.

"Les participants sont prêts à s'asseoir à la même table", a assuré à la presse le vice-ministre abkhaze des Affaires étrangères (pro-russe), Maxim Gvinjia, avant le début des réunions.

"Nous n'allons pas discuter du statut" des deux républiques (dont l'indépendance a été reconnue par Moscou, ndlr) mais "nous espérons avoir des discussions constructives", a-t-il précisé.

La délégation russe et les Géorgiens, dont certains se vouent une haine farouche, selon la même source diplomatique européenne, se sont déjà rencontrés mardi soir pour un dîner, destiné à mettre de l'huile dans les rouages.

"Ils se sont parlés durant la soirée, même sans intermédiaire", a indiqué cette source.

Toutefois, les sujets qui doivent être abordés n'augurent pas de discussions faciles alors que les incidents sont de plus en plus nombreux sur le terrain, témoignant selon l'UE d'un "accroissement des tensions".

Trois personnes ont été tuées ces derniers jours. Quant à la mission d'observation de l'UE en Géorgie, elle a essuyé des tirs dimanche près de l'Abkhazie.

En outre, sur la question des personnes déplacées, l'UE espère obtenir un accès à trois villages géorgiens contrôlés par les séparatistes ossètes et abkhazes, pour y faire le point sur la situation de la population, a encore indiqué la source diplomatique.

Alexandra TROUBNIKOFF

Afp

17 11

Lettre de Giulietto Chiesa à la Commissaire européenne pour les relations extérieures

"Je note d’après des informations de presse que la Commission  Européenne a attribué 300 millions d’euros pour la “reconstruction de la Géorgie ».

Je note qu’une conférence des donateurs, avec participation et  promotion de l’Union Européenne, a recueilli des engagements pour  plus de 4,5 milliards d’euros afin de « reconstruire des parties de la Géorgie qui ont subi des dommages ». (to rebulid parts of Georgia that were damaged in its war with Russia).

Ma question est la suivante : à qui vont aller ces sommes énormes ?"

(suite en pj)



6 Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

6 1 Couloirs énergétiques  Ankara rejoint des pays d’Europe de l’Est.

La Turquie s’est jointe pour la première fois à des pays d’Europe de l’Est et du Caucase réunis hier à Bakou pour un sommet visant à promouvoir les couloirs énergétiques de la Caspienne à l’Europe, pour contourner la Russie dont le Vieux Continent cherche à réduire sa dépendance.
Le président turc, Abdullah Gül, a participé à cette rencontre aux côtés des leaders azerbaïdjanais, géorgien, lituanien, polonais et ukrainien, le quatrième sommet énergétique organisé par ce groupe de pays pro-occidentaux.
Devenue un acteur énergétique important au Proche-Orient et dans le Caucase, la Turquie entend jouer un plus grand rôle diplomatique dans cette région, théâtre d’un conflit armé entre la Russie et la Géorgie en août. « La crise qui a éclaté en août en Géorgie a confirmé que des conflits non réglés dans la région constituaient une menace majeure pour la sécurité et la stabilité », a déclaré M. Gül. Pour sa part, le président géorgien, Mikheïl Saakachvili, a condamné l’attaque de la Russie en août contre son pays, qui avait pour but, selon lui, de mettre en doute la viabilité des couloirs énergétiques à travers le Caucase.
La crise gazière russo-ukrainienne de 2006 a mis en lumière la position de dépendance énergétique de l’UE face à la Russie qui contrôle plus ou moins entièrement les réseaux d’approvisionnement et de transit du pétrole et du gaz naturel vers l’UE. Au cours du sommet, les dirigeants de l’Azerbaïdjan, la Géorgie et l’Ukraine se sont longuement réunis pour discuter des projets de renforcement des couloirs énergétiques reliant la Caspienne riche en énergie à l’Europe.
Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, dont le pays riche en ressources énergétiques est au centre des efforts de ces nations, « se réjouit de développer les partenariats énergétiques dans la région »,
a-t-il dit.
Évoquant des préoccupations selon lesquelles le Caucase et l’Europe de l’Est seront une priorité moins grande pour le nouveau président américain élu, Barack Obama, le secrétaire d’État américain à l’Énergie, Samuel Bodman, a affirmé qu’il s’attendait à ce que la nouvelle administration reste engagée dans ces régions. Soutenues par des pays occidentaux, des sociétés énergétiques ont beaucoup investi dans la construction d’oléoducs et de gazoducs de l’Azerbaïdjan à la Turquie en
passant par la Géorgie, et ensuite vers les marchés occidentaux demandeurs.
Le sommet énergétique intervient au lendemain de l’annonce par l’UE d’une stratégie détaillée de diversification de ses fournisseurs énergétiques, confirmant sa méfiance vis-à-vis de son grand partenaire russe pour le gaz et le pétrole.
Ce plan vise à développer certains projets d’infrastructure clefs, facilitant les importations non russes.

15 novembre 2008.

L’Orient-Le Jour
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&a...



 7  Dossiers 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7 1 Interview du president russe Dmitri Medvedev au quotidien français 'Le Figaro'.

 M. le Président, vous accordez au Figaro votre première interview à la presse étrangère depuis l'élection de Barack Obama à la présidence des États-Unis. Vous avez menacé de déployer des missiles à Kaliningrad. N'était-ce pas placer vos relations avec le nouveau président américain sur un mode conflictuel ?

Dmitri MEDVEDEV. - Je tiens à dire que mon intervention du 5 novembre devant le Parlement n'est pas liée aux élections aux États-Unis ou à des événements internationaux particuliers. Il s'agit d'un message en premier lieu à usage interne. La décision de l'actuelle Administration américaine de déployer un système de défense antimissile sans avoir obtenu le consentement de l'Europe ni de ses partenaires de l'Otan est un vrai problème. Nous avons posé à plusieurs reprises des questions claires à nos partenaires américains : à quoi vous sert ce système ? Qui vise-t-il ? Sera-t-il efficace ? Nous n'avons pas reçu de réponse appropriée. Mieux, nous avons fait des propositions sur un système de sécurité globale, nous avons offert d'utiliser nos systèmes radar ainsi que les systèmes de nos proches alliés comme l'Azerbaïdjan, sans être entendus. Nous ne pouvons pas ne pas réagir au déploiement unilatéral des missiles et des radars.

Mais nous sommes prêts à abandonner cette décision de déployer des missiles à Kaliningrad si la nouvelle Administration américaine, après avoir analysé l'utilité réelle de système pour répondre à des «États voyous», décide d'abandonner son système antimissile. La première réaction des États-Unis montre que la nouvelle Administration réfléchit là-dessus. Nous sommes prêts à négocier sur une «option zéro». Nous sommes prêts à réfléchir à un système de sécurité globale avec les États-Unis, les pays de l'Union européenne et la Fédération de Russie.

Quant à mes relations personnelles avec le président élu Barack Obama, je peux dire que j'ai eu un bon entretien au téléphone avec lui. Nous espérons bien créer des relations franches et honnêtes et résoudre avec la nouvelle Administration américaine les problèmes que nous n'avons pas réussi à régler avec l'Administration actuelle.

Le nouveau président américain bénéficie d'un très grand capital de confiance. Il a été élu dans une période très compliquée et je lui souhaite beaucoup de chance dans l'exercice de ses fonctions.

LE FIGARO. - Aurez-vous l'occasion de rencontrer Barack Obama en marge de la réunion du G20 ce week-end à Washington ?

Dmitri MEDVEDEV. - C'est une question de cuisine interne américaine. Aux Américains de décider de l'opportunité pour le président élu de participer à la réunion. En tout cas, nous nous sommes mis d'accord pour nous rencontrer sans tarder.

Demain, vous serez à Nice pour un sommet Russie-Union européenne. Certains pays membres sont toujours préoccupés par le maintien d'effectifs militaires russes en Ossétie du Sud et en Abkhazie plus importants qu'avant le 7 août. Allez-vous réduire ces effectifs ?

Dmitri MEDVEDEV. - Aucun texte, y compris notre accord avec le président Sarkozy, ne réglemente nos contingents militaires. Lorsqu'il s'agissait de débloquer la situation, nous parlions du retrait de nos forces de maintien de la paix. Mais cette étape est terminée. À présent, les effectifs et la localisation des bases militaires sont définis par les accords de coopération bilatéraux signés par la Russie avec ces deux pays, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud. Cela dans le but de préserver la vie des habitants et d'éviter une catastrophe humanitaire. Ce qui justifie un certain effectif.

LE FIGARO. - L'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud est-elle irréversible ?

Dmitri MEDVEDEV. - Notre décision de reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie est irréversible. Du point de vue du droit international, ces deux entités existent.

LE FIGARO. - Le président Sarkozy a convaincu ses partenaires européens de reprendre les négociations pour établir un partenariat stratégique entre l'UE et la Russie. Qu'en attendez-vous ?

Dmitri MEDVEDEV. - Je voudrais rendre hommage aux efforts du président Sarkozy pour renforcer les relations entre l'UE et la Russie dans tous les domaines. Nous avons besoin des investissements réciproques. L'Europe est le plus grand consommateur de l'énergie russe, nous sommes de grands acheteurs des technologies et produits européens. Rien qu'avec la France, nos échanges s'élèvent à 16 milliards de dollars par an et progressent. Nous avons besoin de fondations solides à nos relations, c'est l'objet de ce nouvel accord. La Russie a été, demeure, et restera une partie intégrante de l'Europe. Notre intérêt est d'avoir des relations aussi étroites que possible.

LE FIGARO. - Vous participez ce week-end au sommet de Washington sur la crise. Arrivez-vous à Washington avec des propositions précises ?

Dmitri MEDVEDEV. - Non seulement je vais arriver avec des propositions mais je les ai déjà envoyées au président Sarkozy, au premier ministre Berlusconi, à la chancelière Merkel, au premier ministre Brown. Ce n'est pas un secret, nous partageons la même vision de la genèse et de la nature de la crise. Nous devons trouver des solutions pour stabiliser durablement le système financier et le réformer. Comment minimiser les dégâts de la crise actuelle ? Comment éviter la répétition d'une telle crise ? Nous devons trouver les réponses à ces deux questions clés.

La nouvelle architecture financière mondiale doit être en premier lieu plus transparente, plus prévisible. Il faut jeter les bases d'un nouveau Bretton Woods qui comprendra de nouvelles institutions internationales de crédit, un nouveau système de comptabilité, un nouveau système d'assurance du risque. Nous avons proposé l'idée d'un système d'alerte préalable des risques, qui doit être repris à leur compte par tous les pays.

LE FIGARO. - La Russie n'est pas à l'abri de la récession économique mondiale. Êtes-vous prêts à un plan massif de relance comparable par exemple à celui qui a été annoncé par la Chine ?

Dmitri MEDVEDEV. - C'est un défi majeur. Tous les dirigeants du pays sont prioritairement chargés de minimiser les conséquences de cette crise globale. Nous avons déjà adopté une série de mesures importantes, notamment dans le secteur bancaire dont nous avons augmenté les liquidités, et dans le secteur productif. Nous continuons de suivre la situation très attentivement, ainsi que les décisions de nos partenaires européens et chinois. Cependant, bien qu'il s'agisse d'une crise mondiale, il n'y a pas de recette universelle, et chaque économie est différente.

LE FIGARO. - Pourriez-vous être amenés à nationaliser les banques, dès lors qu'une partie de l'argent que vous injectez part à l'étranger ?

Dmitri MEDVEDEV. - Il y a effectivement une fuite de capitaux à l'étranger. Pour autant, la nationalisation n'est pas la solution. Il faut sauvegarder les banques clés du système, celles qui assurent la circulation financière dans le pays. Il faut également protéger l'épargne des citoyens qui est garantie par l'État. Si nécessaire, nous pouvons prendre des mesures telles que des prises de participation par l'État, comme cela a été fait avec succès aux États-Unis ou en Grande-Bretagne. Mais même si une partie du capital des banques est transférée à l'État, cela doit être provisoire. Ces actions seront revendues sur le marché. J'ai dit dans mon message au Parlement que nous n'avons pas besoin d'une économie étatisée. Nous avons besoin d'une économie efficace, d'une économie de marché fondée sur la propriété privée.

LE FIGARO. - La forte baisse du prix du pétrole va peser lourdement sur le budget de la Russie. Imaginez-vous que le pétrole puisse remonter rapidement ?

Dmitri MEDVEDEV. - Les baisses considérables des cours comme les hausses spéculatives déstabilisent la situation. Bien sûr, nous ne pouvons nous réjouir quand les prix plongent en deçà d'un seuil jugé raisonnable par tous les pays producteurs de pétrole. Mais notre budget est bien protégé contre cette baisse grâce à notre fonds de réserve qui permet de maintenir les dépenses budgétaires sociales et économiques. À long terme, je suis sûr que la tendance du prix du pétrole sera orientée à la hausse. Dans l'immédiat, personne n'est capable de le dire. La science économique en est réduite à être transformée en art.

LE FIGARO.-Vous avez annoncé l'allongement du mandat présidentiel de quatre à six ans. Certains observateurs en ont conclu que c'était un moyen pour M. Poutine de redevenir président. Avez-vous l'intention d'aller au bout de votre mandat ? Excluez-vous de démissionner ?

Dmitri MEDVEDEV.-Je travaille ! Pourquoi voulez-vous me pousser à une telle décision ? (sourire). Je peux vous dire avec certitude que ces nouveaux mandats seront seulement appliqués au candidat qui se présentera au scrutin présidentiel après l'entrée en vigueur de ces amendements. La durée du mandat des députés ou du président doit servir les intérêts de la nation. Voyez en France, lorsque la Constitution du général de Gaulle a été adoptée, on a reconnu qu'un septennat était nécessaire, et cette durée a permis à l'époque de résoudre de grands problèmes posés à la République française. Ultérieurement, la société française a jugé qu'elle n'avait plus besoin d'une durée aussi longue, et on a raccourci le mandat présidentiel. Qui vivra verra. Qui peut dire ce qui se passera dans trente ou quarante ans ?

LE FIGARO.-Pour bien comprendre, ce mandat de six ans s'appliquera-t-il à vous ou à votre successeur ?

Dmitri MEDVEDEV.-Ces dispositions ne sont pas rétroactives. Ces amendements ne s'appliqueront qu'à mon successeur. Quant à moi, mon mandat est défini par la Constitution en vigueur, c'est-à-dire qu'il est de quatre ans.

LE FIGARO.-La violence semble persister dans le Caucase. Redoutez-vous un regain du terrorisme et une déstabilisation dans cette région ?

Dmitri MEDVEDEV.-Il est prématuré de dire que les problèmes du terrorisme dans le Caucase sont résolus. On ne peut les isoler du terrorisme international. Nous avons été confrontés à ce problème dans les années 1990. Des régions entières de la Russie étaient régies par des bandits. Nous avons réussi à rétablir l'ordre constitutionnel en Tchétchénie et dans d'autres républiques. Les problèmes existent dans d'autres régions du monde. Récemment, il y a eu un attentat terroriste en Ossétie du Nord. L'objectif poursuivi par les auteurs est de provoquer des affrontements. Nous allons déployer tous les efforts nécessaires pour lutter contre ce fléau. C'est dans ce contexte que j'ai pris une série de décision, visant à stabiliser la situation dans cette région, à lui donner plus de dynamisme, et renforcer les cadres dirigeants de ces républiques. Le terrorisme et la criminalité progressent dans une région aussi chaude que le Caucase lorsqu'apparaissent des forces extérieures. La crise du mois d'août montre que lorsque certains dirigeants «sortent de leurs gonds», ce qui leur pousse à commettre une agression, cela déstabilise une région tout entière. Si la Russie n'avait pas mis de l'ordre dans cette région, on ne sait pas ce qui aurait pu s'y passer. Il y aurait pu avoir un bain de sang et des actes terroristes visant à provoquer des scissions au sein des États existants.

Le texte intégral de l'interview de Dmitri Medvedev est disponible en russe sur le site officiel du Kremlin.

l'interview de D. Medvedev pour le Figaro publiée sur le site russe Ria-Novosti

13/ 11/ 2008

http://fr.rian.ru/analysis/20081113/118286043.html


7 2 L'OTAN finance Indirectement La Camorra

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Des officiers de l'OTAN ont loué une villa, propriété du chef de la Mafia de Naples, Antonio Iovine Des officiers américains de l'OTAN ont loué près de Naples pendant des années une villa qui appartient, indirectement, à Antonio Iovine, un chef de clan de la Camorra, la Mafia Napolitaine. ..

Mr Iovine, 44 ans, surnommé "o'ninno" - le bébé - à cause de sa petite stature, est recherché pour meurtre et pour d'autres crimes, et est sur la liste des 30 plus dangereux crminels d'Italie. il est en fuite depuis 12 ans.
Selon une enquête publiée dans le Corrière della Sera d'hier ( 26/10/08 ndlt), la villa de Mr Iovine pourrait être la partie émergée de l'iceberg. Des sources policières italiennes ont suggéré qu'il y avait un grand nombre de cas identiques dans la région de Naples de personnel de l'OTAN vivant dans des maisons appartenant à la Camorra. Il y a plusieurs installations de l'OTAN dans la région, notamment un centre de télécommunications US à Bagnoli et la base aétrienne de l'US Air Force à Capodichino.
"C'est grotesque n'est ce pas ?" Les caisses de l'OTAN, remplies également par l'Italie, (et par la France ndlt) aident à remplir les coffres de la Camorra" a dit le coordinateur du bureau local anti mafia, Franco Robert.
La villa louée par les officiers américains près de la ville de San Cipriano d'Aversa a été achetée en 1986 par la mère de Mr Iovine, avec ce que les enqueteurs pensent être les revenus de ses activités criminelles. Parce q'uelle est enregistrée à son nom, les procureurs n'ont pas à ce jour réussi à présenter des preuves suffisantes des origines criminelles.
La villa de deux étages est entourée d'un haut mur surmonté de barbelés avec plusieurs caméras vidéo le long de son périmètre. Elle est située à peine à 30 Km des bases US.
Le colonel Carmelo Burgio, à la tête des 1360 carabiniers de la région de Naples, qui est infestée de clans familiaux qui constituent la Camorra, a dit : "l'année dernière, nous avons réussi à bloquer 100 millions de biens appartenant au clan Bianco - Corvino, dont environ 50 villas. Nous avons découvert que 40 de ces villas étaient louées par du personnel de l'OTAN. La plupart y vivent encore, à la différence prés que les loyers, qui s'échelonnent de 1500 à 3000 euros par mois, sont maintenant versés dans un fond d'état."
Le colonel Burgio a dit que les clans de la Camorra étaient maîtres dans l'art de camoufler leurs achats, utilisés pour blanchir des revenus illégaux. Il a dit que la femme de Mr Iovine, qui a été arrêtée en Juillet pour extorsion et pour organiser les contacts entre son mari et d'autres chefs de clans " a des lettres d'amis disant qu'ils lui ont donné comme cadeaux tout ce qui a de la valeur dans la maison, meubles, TVs, vêtements, tout." Il y avait même des centaines de paires de chaussures trés chères, chacune d'elle avec "une note cadeau" d'un ami.
L'officier militaire en service à l'ambassade US à Rome a dit qu'il n'était pas au courant de la situation et a refusé de faire tout commentaire. Le personnel militaire aux quartiers généraux des forces conjointes américaines à Naples et à la base de Capodichino ont également dit qu'ils ne savaient rien sur le sujet et que personne n'était disponible pour commenter.
Paul Bompard Rome-

27/10/08 www.timesonline.co.uk
Traduction Mirelle Delamarre pour www.planetenonviolence.org

http://www.planetenonviolence.org/L-OTAN-Finance-Indirectement-La-Camorra-Mafia-Napolitaine-_a1712.html?preaction=nl&id=8073564&idnl=41030&

29/10/2008


7 3 Point de vue de kamizole.blog : Guerre Géorgie - Russie : les vrais ressorts du conflit ? 

J’ai été alertée au sujet d’un article de Michel Chossudovsky (qui écrit souvent pour le Monde diploma-tique, ce qui est un gage de sérieux pour les analyses) paru sur le site “Mondialisation” Guerre dans le Caucase : Vers un affrontement militaire plus large entre la Russie et les États-Unis ?
Comme il est passablement long et parfois redondant, je vais tâcher d’en donner l’essentiel.
C’est très intéressant et éclairant mais alors, pas du tout rassurant !…
On aurait pu croire que la machine de guerre US en avait assez pris sur le coin de la g… en Irak et en Afghanistan, on pouvait espérer qu’elle s’abstiendrait en Iran mais, à en croire l’article, tout cela ne préparerait qu’une offensive américaine contre ce troisième pays…
Avec en arrière-plan une union Turquie-Israël (ce pays armant et “conseillant” d’ailleurs la Géorgie) sur arrière-fond de main mise sur le pétrole caucasien.
Si cela se réalise, à mon avis, les Palestiniens ne sont pas prêts de voir l’avènement de leur Etat !
Je ne saurais dire si les Américains ont intérêt à un affrontement direct avec les Russes, comme semble le soutenir Michel Chossudovsky.
Il me semble plus probable que, comme au temps de la “guerre froide” et un peu plus tard, de l’invasion de l’Afghanistan, ils se contenteront de menaces et d’actions par pays et armées interposées, voire en armant des “rebelles”… Ce qui leur a particulièrement réussi avec les Talibans !…
Ceci dit, qu’ils veuillent déstabiliser la “poudrière du Caucase” pour contrer les ambitions russes et faire main basse sur les ressources pétrolières (l’anglaise British Petroleum - B.P. - s’y emploie !) dans une région limi-trophe du Proche et Moyen-Orient semble évident.
Toujours est-il que la Géorgie est le “fer de lance” des Etats-Unis et de l’Otan dans la région, contre les intérêts russes : «La Géorgie est un avant-poste des États-Unis et des forces de l’OTAN, aux frontières immédiates de la Fédération Russe et à proximité du théâtre de guerre du Moyen-Orient, en Asie Centrale. L’Ossétie du Sud est aussi au carrefour stratégique de l’itinéraire des pipelines pétrolier et gazier.»
De même qu’un bon dessin vaut souvent mieux qu’un long discours (mais étant piètre dessinatrice j’inflige souvent de trop longs développements !) il me semble que des cartes géographiques facilitent nettement la compréhension des implications géo-politiques… Je ne saurais dire pourquoi mais j’ai toujours été fascinée par les cartes de géographie, qu’elles traitent de la géographie physique, économique (notamment les ressources naturelles, pétrole et mines, lesquelles en apprennent souvent beaucoup sur les appétits des voisins et/ou des grandes puissances : voir comment actuellement la Chine essaie de “dépecer” la RDC !) et politique (villes, subdivisions administratives, régions “autonomes”, etc…).
En m’absorbant dans ces cartes je me suis souvent étonnée de la proximité géographique de certains pays à “haut risque”… notamment en ce qui concerne le Proche et Moyen-Orient.
Vous trouverez donc en fin d’article 4 cartes qui me paraissent essentielles pour comprendre les implications proches et lointaines de ce conflit. Elles sont dues au même site que l’article de Michel Chossudovsky : “Mondialisation“.

·  Sur le plan militaire

La thèse qu’il défend est celle-ci : la Géorgie n’est pas encore totalement partie prenante de l’OTAN (ce que redoutent les Russes) mais déjà passablement “intégrée” par le biais d’une part de son adhésion à une alliance militaire de l’OTAN (GUAM) en avril 1999 et d’autre part un accord de coopération bilatérale avec les USA, accords militaires visant à protéger les intérêts pétroliers anglo-américains (Mer Caspienne) et les itinéraires des pipelines.
La Géorgie a bénéficié d’une aide militaire considérable depuis 1999 (matériel, entraînement des troupes, etc…). Les Etats-Unis et l’OTAN, plus des conseillers israéliens («actifs dans la fabrication militaire et le conseil en sécurité en Géorgie») seraient militairement présents en Géorgie.
D’où la thèse centrale : non seulement la Géorgie n’a pu agir militairement sans l’assentiment de Washington mais divers “scénarios” ont été étudiés par les conseillers américains et le Pentagone. Une action militaire contre l’Abkhazie (trop fortifiée pour être prenable par l’armée géorgienne) qui aurait été envisagée dans un premier temps par la Géorgie n’a pas été retenue… C’est donc l’Ossétie du Sud qui a été choisie pour l’offensive.
En préalable, depuis le 12 juillet, des manoeuvres militaires communes des forces de l’OTAN et des troupes géorgiennes (dénommées «réponse immédiate») qui se sont déroulées en Géorgie -1200 Américains et 800 Géorgiens - se sont terminées une semaine avant l’attaque de l’armée géorgienne.
Que ces manoeuvres aient été vues du plus mauvais oeil par les Russes est pur euphémisme. Ils y ont répondu en organisant leurs propres manoeuvres dans le Nord Caucase.
Enfin, pour Michel Chossudovsky, le “timing” de l’offensive militaire tous azimuts contre la capitale de l’Ossétie du Sud, Tskhinvali, intervenue dans la nuit du 7 août ne doit rien au hasard : la coîncidence avec l’ouverture des J.O. à Pékin était destinée à affaiblir la portée médiatique de l’opération militaire géorgienne…

·  Sur le plan pétrolier

«Israël fait maintenant partie de l’axe militaire anglo-américain, qui sert les intérêts des géants pétroliers occidentaux au Moyen-Orient et en Asie Centrale» écrit Michel Chossudovsky.
Israël (qui importe plus de 20 % de son pétrole d’Azerbaïdjan) est partenaire dans l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC) - voulu par les Américains et dirigé par B.P. - qui achemine pétrole et gaz à l’Est de la Méditerranée. Cet oléoduc a changé la géopolitique en Méditerranée occidentale et au Caucase en créant un nouveau “bloc” pro-occidental : Azerbaïdjan, Géorgie, Turquie et Israël.
La Turquie et Israël négocient actuellement, outre la construction de pipelines sous-marins destinés à transporter vers Israël de l’eau, de l’électricité, du gaz naturel, celle d’un oléoduc qui permettrait de relier le pipeline BCT depuis Ceyhan jusqu’au port israélien d’Ashkelon et de là, en empruntant au pipeline trans-israélien (”Tipline d’Israël”) jusqu’au port d’Eilat sur la Mer Rouge, l’intention d’Israël étant d’exporter ensuite par bateau une partie de ce pétrole vers les marchés asiatiques.
Sur le plan stratégique Israël jouerait ainsi un rôle considérable en assurant la sécurité des transports de pétrole : surveillance des pipelines de Ceyhan et protection du trafic pétrolier en Méditerranée orientale.

L’article de Michel Chossudovsky contredit singulièrement la thèse du “grand méchant loup” russe agressant sauvagement l’agneau géorgien… Laquelle semble prévaloir dans la presse.

http://kamizole.blog.lemonde.fr/



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30/11/2008

n° 403 -Journal d'Irak - 25/11 au 29/11/08 - Début - Le plan Irak.

n° 403 -Journal d'Irak -  25/11 au 29/11/08 - Début - Le plan Irak.


Journal d'Irak   

n°403  du 25/11 au 29/11/08

M.Lemaire



Sommaire :

Tiré à part :

Bush se voit comme un libérateur ...

Occupation de l'Irak

Désengagement de l'armée US (au jour le jour)

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre

Fin

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 écouter  Adel Al Kayar Politologue et universitaire irakien

5-2 Ayman Al-Zawahari : tous les gains territoriaux des Américains en Irak sont temporaires.

6 Brèves

6-1 L’accord avec les USA adopté à une large majorité.

6-2 Abbas Al-ANI : Deuil sadriste après l'accord avec les Etats-Unis.

7 Dossiers

7-1 Manlio Dinucci : Le plan Irak.
-2 La victoire sera “made in USA” ou ne sera pas.

7-3 Les Irakiens veulent abattre les murs.

8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

8-1 Ali Gharib : DROITS DE LA PERSONNE - ÉTATS-UNIS : LES OPPOSANTS À LA TORTURE DISENT NON À UNE AMNISTIE POUR DICK CHENEY, ENTRE AUTRES

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 Accord Irak US : Les US Ont Gagné La Premiere Manche Mais Tout Va Se Jouer Au Parlement Irakien.

9-2 Un coup de théâtre. 


L'Irak en chiffre: du 25-11 au 29/11/08

The War in Iraq Costs

 

le 29/10 à 7H54

$575,267,922,093

 

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home



 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

2

X

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

X

X

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Tiré à part :

Bush se voit comme un libérateur ...

George W. Bush voudrait laisser dans l'histoire l'image d'un président qui a libéré 50 millions d'Afghans et d'Irakiens, qui a oeuvré à la paix et qui, loin de "vendre son âme", est resté fidèle de bout en bout à ses valeurs.
"J'aimerais qu'on se souvienne de moi comme d'un président qui a libéré 50 millions de personnes et qui a contribué à la paix", a dit M. Bush dans un entretien dont la Maison Blanche a diffusé des extraits aujourd'hui.
M. Bush, qui laissera la place à Barack Obama le 20 janvier, voudrait aussi qu'on se rappelle son action en faveur des personnes âgées aux Etats-Unis et contre le sida et la malaria en Afrique.
"Je voudrais qu'on se souvienne de moi d'abord comme d'une personne qui n'a pas vendu son âme pour arranger la pratique politique. Je suis arrivé à Washington avec des valeurs, et je la quitte avec les mêmes valeurs", a-t-il dit.
M. Bush a consulté la Bible "tous les jours depuis que je suis président". "Toutefois, je conseillerais à ceux qui font de la politique de se montrer prudents avec la foi sur la place publique", a-t-il dit.
M. Bush, qui a beaucoup dit à l'approche de la fin de son mandat que le contact avec les soldats lui manquerait, a ajouté en plaisantant quelques motifs de regret: les voyages à bord de l'avion présidentiel Air Force One, les voies dégagées devant sa voiture, la résidence présidentielle de Camp David... et le cuisinier de
la Maison Blanche.
Ce qui ne lui manquera pas en revanche, c'est l'exposition médiatique: "Franchement, les feux de la rampe, ça ne va pas me manquer beaucoup.

Etre président a été un expérience fabuleuse. Mais ce sera agréable de voir les projecteurs se braquer ailleurs".
L'entretien a été réalisé par la soeur de M. Bush, Doro Bush Koch, et Storycorps, un programme d'histoire orale. La bande complète ne doit être accessible qu'à la bibliothèque du Congrès et au musée présidentiel consacré à M. Bush, selon Storycorps.

28/11/2008 |
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/11/28/01011-200811...



Occupation de l'Irak

Désengagement de l'armée US(au jour le jour)

Jooneed Khan ; Accord sur le retrait des GI des GI: le débat s'annonce ardu au parlement d'Irak

Le Parlement d'Irak tentera demain d'examiner l'accord sur le retrait des troupes américaines du pays, mais le débat s'annonce plus ardu cette fois, les opposants ayant découvert de nouvelles failles dans le texte négocié durant plus d'un an.

Déjà, côté américain, des élus démocrates jugent trop vague la formulation sur le statut des 150 000 GI durant les trois années qu'il leur restera en Irak - ils seront sous commandement conjoint américano-irakien, et ils tomberont, avec les sous-contractants civils du Pentagone, sous le coup de lois irakiennes.

Côté irakien, il y a ceux, comme le bloc chiite de Moqtada Sadr, qui trouvent que l'accord prolonge l'occupation américaine de trois ans. Ils ont manifesté vendredi en brûlant George W. Bush en effigie à Bagdad, sur le socle même de la statue de Saddam Hussein renversée par des GI en avril 2003, place Firdous.

Avoirs irakiens menacés

D'autres opposants soulignent que l'accord ne dit rien de la libération des 16 500 détenus de l'armée américaine, et surtout qu'il ne met pas le pétrole et les avoirs irakiens à l'abri de saisies pour les milliards de dollars de dommages réclamés à l'ancien régime de Saddam Hussein.

L'actuel mandat de l'ONU couvrant l'occupation protège les avoirs et le pétrole irakiens. Mais ce mandat expire le 31 décembre.

Des Irakiens et des Américains qui appuient l'accord ont reconnu dimanche que Washington et Bagdad devront négocier une garantie séparée.

Selon un conseiller du premier ministre Nouri al-Maliki, des officiels américains, dont l'ambassadeur Ryan Crocker, «ont donné des garanties morales et politiques qu'ils défendront les droits de l'Irak». Mais, a-t-il admis, «ces garanties n'ont aucun impact juridique».

«Aucun gouvernement responsable ne signerait un tel accord», a dit le député Mahdi al-Hafedh, l'un des premiers à identifier le problème.

Des sunnites soulignent que, selon l'accord, les États-Unis remettront leurs détenus aux autorités irakiennes qui risquent d'exercer contre eux des exactions et des actes de vengeance.

L'Iran y a mis son grain de sel hier en qualifiant l'accord de «mirage». «L'accord va créer des problèmes», a dit Ali Larijani, président du Parlement iranien. Il a dénoncé «l'immunité judiciaire» accordée aux GI, et il a ajouté que l'accord ne «donnait aucune garantie sur le départ des Américains».

Des analystes cités par le Los Angeles Times estiment que Maliki veut s'imposer comme «un Saddam Hussein chiite et bienveillant» en devenant «celui qui aura mis fin à l'occupation américaine de l'Irak». Il prône un pouvoir central fort, et il mise sur les élections provinciales de janvier, disent-ils.

Pétrole: Kurdes et Chinois

Le ministre du Pétrole, Hussein al-Shahristani, a rencontré hier des chefs kurdes pour débloquer la loi nationale du pétrole, alors que les Kurdes ont conclu une vingtaine d'accords énergétiques avec des firmes étrangères.

L'Irak et la Chine viennent de signer un contrat pétrolier de 3,5 milliards US. «La négociation du contrat remonte à l'époque de Saddam Hussein», a dit un officiel du ministère. C'est le premier gros contrat pétrolier signé par l'Irak depuis l'invasion américaine de 2003.

Sur le terrain hier, trois attentats ont fait 17 morts et 25 blessés à Bagdad. À Washington, le groupe Solidarité chrétienne internationale (CSI) a lancé un appel au premier ministre Maliki et au président désigné américain Barack Obama pour «empêcher l'extinction de la communauté chrétienne et des minorités en Irak».

Selon le CSI, les chrétiens de Mossoul font l'objet d'une «campagne de terreur» qui a fait 13 morts et 13 000 déplacés début octobre.

Avec Afp, Ap, Reuters, Upi, Lat, Nyt, Bbc, Cnn

Jooneed Khan

La Presse

25 novembre 2008

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200811/25/01-804034-accord-sur-le-retrait-des-gi-le-debat-sannonce-ardu-au-parlement-dirak.php


L'Irak veut un référendum sur l'accord de désengagement de l'armée US

Les dernières heures de tractations sur l'accord de désengagement de l'armée américaine en Irak, qui donne trois ans supplémentaires à Washington pour évacuer ses cent cinquante mille soldats d'ici à 2011, ont donné lieu à un coup de théâtre, mercredi 26 novembre.

Alors que cet accord doit être ratifié jeudi par le Parlement irakien, et entrer en vigueur au 1er janvier prochain,

Bagdad réclame désormais qu'il soit également soumis à un référendum en juillet 2009.

LEMONDE.FR avec AFP |

 26.11.08
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2008/11/26/l-...


Irak : le Parlement adopte l’accord prévoyant le retrait des troupes américaines à la fin 2011
L’accord de sécurité avec les Etats-Unis qui prévoit le retrait des troupes américaines d’Irak à la fin 2011 a été adopté jeudi par le Parlement irakien, par 144 voix sur 198 votants, lors d’une séance
retransmise à la télévision officielle.
Cette adoption est l’aboutissement de près d’un an d’âpres discussions entre Bagdad et Washington. L’accord, qui comprend 30 articles, a été approuvé par les principaux groupes parlementaires sunnites, chiites et kurdes.
La séance, retransmise en direct, a commencé par l’adoption du projet de loi "sur les réformes politiques", qui reprend une partie des demandes des sunnites pour une meilleure répartition du pouvoir et une amnistie des prisonniers soupçonnés d’avoir participé à la résistance contre les agresseurs.
C’était la condition posée par les groupes sunnites pour voter avec les chiites et les Kurdes en faveur de l’accord de sécurité.
Aussitôt après a commencé la lecture du texte intégral de l’accord, sous les huées des députés de Moqtada Sadr, qui se sont levés, chantant "Non à l’occupation !" et brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Non à l’accord".

jeudi 27 novembre 2008.
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5168


Ce n'est pas seulement le Parlement qui doit se prononcer sur cet accord mais le peuple irakien

"Ce n'est pas seulement le Parlement qui doit se prononcer sur cet accord mais le peuple irakien, lors d'un référendum le 30 juillet afin qu'il puisse juger de son bien-fondé six mois après sa mise en application", a annoncé, mercredi sur la chaîne Al-Arabiya, le conseiller à la sécurité nationale irakien, Mouaffak al-Roubaïe. En "cas de rejet par le peuple irakien, le gouvernement devra soit l'annuler, soit le renégocier", a pour sa part déclaré le député chiite Reza Jawad Taki, de l'Alliance unifiée irakienne, le plus grand groupe parlementaire.

Si le "non" l'emporte lors du référendum de juillet 2009, et que Bagdad décide d'annuler l'accord, l'Irak devra alors notifier sa décision à Washingto Rice, a assuré, mercredi, que l'éventualité d'un référendum "ne retarderait pas" la mise en oeuvre de l'accord qui doit entrer en vigueur le 1er janvier prochain. 

NEUF MOIS DE NÉGOCIATIONS
Le vote du Parlement devait initialement avoir lieu mercredi mais il a été repoussé à jeudi pour donner plus de temps aux tractations et permettre que le texte soit adopté par une large majorité.

Selon le site Internet de l'Union patriotique du Kurdistan, les Kurdes ont demandé l'établissement de nouvelles relations avec Bagdad, ce qui signifie davantage d'autonomie, alors que les sunnites veulent participer plus activement à la prise de décision et exigent l'annulation de la loi sur la débaassification.

L'accord avait été approuvé par le gouvernement le 16 novembre après neuf mois d'âpres négociations.

Il prévoit que les soldats américains, qui occupent le pays depuis l'invasion du 20 mars 2003, devront avoir plié bagages avant le 31 décembre 2011 (au lieu du 31 décembre prochain), étant entendu que tous les combattants de l'US Army devront avoir quitté les agglomérations d'Irak d'ici au 30 juin 2009.



2-1 Sur le terrain

2-2 Les forces en présence

Le Japon met fin à son engagement militaire en Irak

Le Japon a annoncé le rapatriement de ses éléments aériens d'Irak, mettant ainsi fin à son engagement militaire dans ce pays.

"Le gouvernement a décidé de mettre fin à la mission de transport des forces aériennes d'auto-défense en Irak cette année, compte tenu du fait qu'elle a rempli son objectif", a déclaré dans un communiqué le Premier ministre Taro Aso.

L'engagement militaire japonais en Irak, qui avait débuté en 2004, a suscité des critiques dans le pays.

L'attention se porte désormais sur la réponse qu'apportera le gouvernement japonais aux demandes insistantes venant, selon la presse de Tokyo, de Washington pour une implication japonaise plus importante en Afghanistan.

Selon les médias, les Etats-Unis ont demandé au Japon de fournir une aide dans le transport aérien en Afghanistan.

Reuters

27 11



 

3) Politique

a) des collaborateurs Irakiens

3°Sur le terrain 

28 11

Manifestation à Bagdad contre l'accord avec les États-Unis

Plusieurs milliers d’irakiens ont manifesté vendredi à Bagdad au lendemain du vote par le parlement de l'accord de sécurité conclu entre l'Irak et les Etats-Unis.

Les manifestants ont brûlé un drapeau américain et brandi des banderoles disant "Non à l'accord". Une manifestation similaire a réuni environ 2.500 personnes à Bassorah, dans le sud du pays.

"J'exprime mes condoléances au peuple irakien en cette grave occasion", a déclaré Sadr dans un communiqué lu en son nom. Il a qualifié le pacte de "honte" et d'"avilissement".

Sadr avait demandé à ses fidèles de manifester tout de noir vêtus en signe de deuil après l'adoption de l'accord, qui prévoit le retrait des troupes américaines d'ici à la fin 2011.

Les saadristes réclament, eux, le départ immédiat des quelque 150.000 soldats américains..

Reuters



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels

25 11

Deux soldats US ont été tués mardi alors qu’ils distribuaient des bombons dans le nord de l’Irak, a annoncé un haut responsable de l’armée.
Selon les premiers éléments, un homme vêtu d’un uniforme militaire irakien a ouvert le feu en direction des soldats mardi après-midi près de Baaj, à l’ouest de Mossoul.
Le haut responsable de l’armée américaine a expliqué sous couvert de l’anonymat qu’on ignorait si l’assaillant était un soldat irakien ou un résistant.

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5164

 



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)

Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)

679.562

Civils blessés (depuis l'occupation) 

70.764 ( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.940   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.002 (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.885   (chiffre minimum)

En prison

40.268. (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.596 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.200 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.558

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

52.726 (chiffre très minimal)

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.595 (chiffre très minimal)

933

non-combattants accidentés,

27 103

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

12.233

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

26.299 (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.854

 

 

Autres tués (collaborateur  & mercenaires & autres)

5.350

Autres blessés (collaborateur & mercenaires & autres)

9.369

 

 

Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicoptères

102  ++              (idem)

Avions (& drone)

28 ++

 


Ces   totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET 

 


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n° 403 -Journal d'Irak - 25/11 au 29/11/08 - Fin - Le plan Irak.

n° 403 -Journal d'Irak -  25/11 au 29/11/08 - Fin - Le plan Irak.


Journal d'Irak   

n°403  du 25/11 au 29/11/08

M.Lemaire



Sommaire :           - Fin -

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 écouter  Adel Al Kayar Politologue et universitaire irakien

5-2 Ayman Al-Zawahari : tous les gains territoriaux des Américains en Irak sont temporaires.

6 Brèves

6-1 L’accord avec les USA adopté à une large majorité.

6-2 Abbas Al-ANI : Deuil sadriste après l'accord avec les Etats-Unis.

7 Dossiers

7-1 Manlio Dinucci : Le plan Irak.
-2 La victoire sera “made in USA” ou ne sera pas.

7-3 Les Irakiens veulent abattre les murs.

8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

8-1 Ali Gharib : DROITS DE LA PERSONNE - ÉTATS-UNIS : LES OPPOSANTS À LA TORTURE DISENT NON À UNE AMNISTIE POUR DICK CHENEY, ENTRE AUTRES

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 Accord Irak US : Les US Ont Gagné La Premiere Manche Mais Tout Va Se Jouer Au Parlement Irakien.

9-2 Un coup de théâtre. 

 


5 Médias  et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

5-1 écouter  Adel Al Kayar Politologue et universitaire irakien

écouter 03 min

«Le peuple irakien voudrait savoir si cet accord militaire va libérer ou mettre l'Irak dans une zone américano-militaire.»

En Irak, le vote du Parlement sur l'accord sécuritaire avec les Etats-Unis a été reporté. Les députés doivent se prononcer sur ce texte qui prévoit le départ des forces américaines avant fin 2011. Le gouvernement irakien a annoncé que les citoyens du pays devront également se prononcer par référendum sur ce texte, le 30 juillet 2009.

Kamel Djaider

[27/11/2008

http://www.rfi.fr/actufr/articles/107/article_75320.asp

 

5-2 Ayman Al-Zawahari : tous les gains territoriaux des Américains en Irak sont temporaires.

(d'après SITE, un groupe US spécialisé dans le renseignement…)

Ayman Al-Zawahari numéro 2 d'Al-Qaïda affirme dans une vidéo que tous les gains territoriaux des Américains en Irak sont temporaires.

Dans ce nouvel opus, Ayman Al-Zawahari applaudit le combat mené par ces hommes dans plusieurs pays,

AP



6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

6-1 L’accord avec les USA adopté à une large majorité.

Le Parlement irakien a adopté hier, à une large majorité, l’accord avec les États-Unis prévoyant le retrait des troupes américaines d’Irak d’ici à 2011, huit ans après l’invasion qui a renversé l’ancien dictateur Saddam Hussein mais aussi plongé le pays dans le chaos.
Le texte, qui comprend 30 articles, a été adopté par 149 députés sur 198 présents, 35 ayant voté contre, a indiqué à l’AFP le vice-président du Parlement, Khaled al-Attiyah. Il a été approuvé par les principaux groupes parlementaires sunnites, chiites et kurdes. Selon le deputé sunnite Ayad al-Samarraï, 14 députés issus de tous les groupes parlementaires se sont abstenus. Le Parlement compte 275 sièges. Le président américain, George W. Bush, a immédiatement « félicité les représentants élus » irakiens après l’adoption de cet accord, qui semblait impossible il y a encore quelques mois. Il a été le fruit d’âpres discussions entre Bagdad et Washington, et de négociations à l’arraché entre les principaux groupes parlementaires chiites, sunnites et kurdes. Il doit encore être ratifié par le Conseil présidentiel, qui compte, outre le président Jalal Talabani, deux vice-présidents sunnite et kurde. Dès qu’a commencé la lecture du texte intégral de l’accord, les députés du chef chiite radical Moqtada Sadr se sont levés, chantant « Non à l’occupation ! Oui à l’Irak » et brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Non à l’accord ».
Le texte prévoit notamment que « toutes les forces américaines », actuellement au nombre de 150 000, « devront avoir quitté le territoire irakien le 31 décembre 2011 au plus tard ». Au 30 juin 2009 au plus tard, toutes les forces de combat américaines devront s’être retirées des villes, villages et localités d’Irak. « Le territoire irakien ainsi que son espace aérien et ses eaux ne pourront être utilisés comme point de départ ou de passage pour des attaques contre d’autres pays. (...) En cas de menace ou d’agression interne ou externe envers l’Irak (...) les États-Unis prendront toutes les mesures, diplomatiques, économiques ou militaires, nécessaires pour y faire échec », dit aussi le texte.
La séance parlementaire, retransmise en direct, avait commencé par l’adoption d’un projet de loi sur les réformes politiques, qui reprend une partie des exigences des sunnites pour une meilleure répartition du pouvoir et une amnistie des prisonniers soupçonnés d’avoir participé à l’insurrection. C’était la condition posée par les sunnites pour voter avec les chiites et les Kurdes en faveur de l’accord de sécurité. Le projet de loi stipule aussi que la commission électorale devra organiser, avant le 30 juillet, un référendum populaire sur l’accord de sécurité avec les États-Unis. Sans inclure la requête des groupes sunnites de mettre fin complètement à la politique de débaassification, le projet fait allusion à une « révision des lois qui empêchent le retour du personnel qualifié », c’est-à-dire qu’il ouvre la voie à un nouvel assouplissement des interdictions formulées à l’encontre des ex-baassistes. Beaucoup de cadres du Baas, le parti de Saddam Hussein, rendu illégal, avaient été exclus de la fonction publique par un décret de 2003 sur la débaassification. Dans un communiqué distribué à Najaf, Moqtada Sadr s’est insurgé contre « les demandes visant à faire revenir au pouvoir les saddamistes » et à « abandonner les poursuites à leur encontre alors qu’ils ont ruiné le pays ».

http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=386615


6-2 Abbas Al-ANI : Deuil sadriste après l'accord avec les Etats-Unis.

Annonce par Moqtada Sadr de trois jours de deuil dans l'ensemble de l'Irak pour exprimer son refus de l'accord de sécurité avec les Etats-Unis ratifié jeudi par le Parlement de Bagdad.

Selon un communiqué officiel de son bureau dans Najaf, Moqtada Sadr a appelé ses partisans "à mettre partout des drapeaux noirs, organiser durant trois jours des cérémonies de condoléances dans tout le pays et manifester pacifiquement".

Lors d'une conférence de presse, un proche collaborateur de Moqtada Sadr, Aws al-Khafaji, a ajouté: "Nous persistons dans notre refus de cet accord humiliant et nous allons résister par tous les moyens".

"C'est une conspiration contre les Irakiens. Nous condamnons et rejetons cet accord et le referendum prévu dans six mois est inutile car les responsables de ce pays n'écouteront pas la voix peuple irakien", s'est écrié Hassan al-Husseini, l'imam de la prière de vendredi dans le quartier pauvre de Sadr City, un fief du chef radical.

Le Parlement a voté vendredi en faveur d'un referendum sur l'acord avant la fin juillet 2009.

"Non, non à l'Amérique ! Non, non au Diable !", les fidèles ont manifesté après la prière et ont brûlé, comme ils le font traditionnellement, un drapeau américain.

Jeudi, lors de la lecture du texte de l'accord, les députés sadristes avaient scandé : "Non à l'occupation! Oui à l'Irak", brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Non à l'accord".

AFP

27 11


7 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.


Obama et les promesses sur le retrait des troupes américaines d’Irak...

Publié le 25-11-2008

 

Ci-dessous deux articles, l’un de COMAGUER et l’autre du quotidien Italien Il Manifesto (traduit par Marie-Ange Patrizio), montrant que l’arrivée au pouvoir d’Obama n’est pas synonyme de fin de la guerre en Irak.

Les marchands d’armes et les pilleurs de ressources ont plus d’un tour dans leur sac !

7-1 Manlio Dinucci : Le plan Irak.

Le « pacte de sécurité avec les Etats-Unis », approuvé par le gouvernement irakien, a été défini par la Maison Blanche comme « un pas important et positif » : il autorise les forces USA à rester en Irak trois années de plus après 2008. Après 2011, a précisé le porte-parole irakien « il appartiendra au gouvernement de conclure un autre accord ». En même temps, le président élu B. Obama a déclaré dans une interview à CBS News que, dès son investiture, il « commencera à mettre opérer un plan de réduction des troupes en Irak, à la lumière, en particulier, des problèmes que nous avons en Afghanistan, où la situation continue à empirer ». Obama confirme ainsi son programme. « Il est temps de tourner la page », a-t-il déclaré dans le discours prononcé à Washington le 1er août 2007 : « quand je serai président, je mènerai la guerre qui doit être gagnée, avec une stratégie générale : sortir d’Irak et passer au juste champ de bataille en Afghanistan et au Pakistan ; développer les capacités et le partenariat dont nous avons besoin pour détruire les terroristes ».

Le problème, que l’administration Bush passe à celle d’Obama, est « comment sortir d’Irak », où les USA se sont embourbés en dépensant jusqu’à présent pour la guerre environ 700 milliards de dollars au rythme de plus de 10 mois (plus de dix milliards de dollars par mois, vous avez bien lu, NdT).

C’est là qu’entre en jeu le futur vice-président, Joe Biden, l’influent sénateur démocrate qui a cependant jusqu’à présent gardé profil bas. Le 26 septembre 2007, il a fait passer au Sénat, avec un vote bipartisan (47 démocrates et 26 républicains), un amendement en faveur d’ « une solution politique en Irak fondée sur le fédéralisme ». Cela prévoit « la décentralisation (dans le texte original, decentramento, NdT) de l’Irak en trois régions semi-autonomes : chiite, kurde et sunnite » avec un « gouvernement central limité, à Bagdad ».

Le plan, auquel l’administration Bush s’est opposée, a suscité en Irak un fort contentieux, car la majeure partie des réserves pétrolifères se trouve dans les régions chiite et kurde.

L’administration Obama va-t-elle suivre la voie ouverte par l’amendement Biden ? Un pays avec un « gouvernement central limité », pratiquement démembré en trois « régions semi-autonomes », permettrait aux Etats-Unis de maintenir cette zone stratégique sous son contrôle, en passant des accords avec des groupes de pouvoir locaux et en en exploitant les rivalités. Cela leur permettrait aussi de stipuler des accords séparés pour maintenir une présence militaire, directe ou indirecte, dans les zones clés, surtout celles pétrolifères. Les compagnies sont déjà en train de s’accaparer de lucratifs contrats par des accords, plus qu’avec le gouvernement central, avec des groupes de pouvoir régionaux : Shell a conclus, le 22 septembre, un accord de joint-venture qui devrait exploiter le gaz produit par l’extraction pétrolifère de Bassora. Tout cela devrait fonctionner, sur le papier. La désastreuse expérience de l’administration Bush a pourtant démontré que les soucis ont justement commencé quand le président avait annoncé, triomphalement, en 2003, « mission accomplie ».

Ce qui vient ensuite compliquer le cadre est le fait que l’administration Bush, bien qu’ayant ses jours comptés, ne reste pas les bras croisés. Au Barhein, siège du commandement central des forces navales Us et de la Cinquième flotte, est arrivé dans la zone de la Sixième flotte, (basée à Gaeta) le navire d’assaut amphibie Iwo Jima, qui conduit un groupe expéditionnaire d’attaque de sept unités, ayant à bord 6.000 marines et marins. Une des unités de débarquement du groupe Iwo Jima, le Carter Hall, en mission dans le Golfe arabique, joue le rôle de « base d’entraînement flottante » de marines et de marins irakiens, pour qu’un jour « ils assument éventuellement la tâche, aujourd’hui accomplie par la coalition, de protéger les infrastructures maritimes ». Quant à l’Afghanistan, c’est par contre le porte-avions Theodore Roosevelt qui s’en occupe, accompagné de quatre navires de guerre, déployés dans le Golfe d’Oman : c’est de là que les avions bombardent l’Afghanistan pour appuyer les forces de la coalition. Ils interviennent ainsi sur le « juste champ de bataille ».

Edition de mardi 18 novembre 2008 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/18-Novembre...
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


7-2  La victoire sera made in USA ou ne sera pas.

Extrait

La tâche vitale de l’information (médias) est en train d’être prise en main par les Américains et, elle aussi, “américanisée”, c’est-à-dire complètement soumise au contrôle de la propagande militaire US, comme ce fut le cas en Irak. Il n’y aura donc plus de mauvaises nouvelles de la guerre, comme on lit dans les journaux européens, et l’on pourra songer à remporter la victoire. Il s’agit d’un processus complet d’“américanisation” de la guerre.

Ainsi, le programme de Washington new age semble-t-il tracé, à l’intention d’Obama et de tous les amis.

Chouette... refaire l'Irak en Afghanistan

Nos sources citées plus haut résumaient l’esprit et l’organisation de la chose en observant: «En Afghanistan, les Américains ne veulent plus entendre parler de l’OTAN, ils détestent l’OTAN...»; puis, poursuivant jusqu’à la conclusion: «Ils sont en train de se préparer pour refaire ce qu’ils ont fait en Irak.»

La hache de guerre entre Petraeus et la direction du Pentagone (Gates-Mullen), si vivement maniée du temps de l’amiral Fallon à la tête de Central Command, est aujourd’hui enterrée opportunément. Petraeus s’avère maniable et adaptable selon la fortune politique du temps, ce qui ne peut étonner. Il a été confirmé à la tête de Central Command à la fin octobre par le Congrès, cela aussi pour marquer le début de la transition si l’on veut. (Ce curieux délai entre sa nomination en avril et sa confirmation fin octobre laisse également à penser; profitons-en pour constater qu’il n’est pas interdit de penser que l’explication pourrait en être un accord entre l’équipe Gates-Mullen et Petraeus conditionnant l’accès effectif de ce dernier à ce poste à une date de prise de commandement où l’influence des fous type Cheney n’est plus à craindre.) L’attitude de Petraeus vis-à-vis de l’Irak et de la région alentour a complètement changé et il recherche désormais des arrangements conformément à la stratégie Gates-Mullen (Fallon), évidente depuis 2007, qui est d’abandonner le “front” irakien pour le “front” Afghanistan-Pakistan. (On a vu cela en septembre, lorsque Petraeus a voulu rencontrer le président syrien Assad; cela lui a été refusé par Bush et il devra attendre l’entrée en fonction d’Obama.)

De ce point de vue, la pièce est en place et les personnages réalignés selon les nouvelles tendances dominantes.

Où trouve-t-on Obama dans ce schéma? Dans ce cas, contrairement à celui du système BMDE ou dans celui, plus ambigü, de l’Irak, il est totalement prisonnier de ses promesses électorales. C’est lui-même qui, aiguillonné par des conseillers qui répercutaient la pensée Gates-Mullen du Pentagone, a lancé l’idée d’une concentration sur le front Afghanistan-Pakistan. Considérée (déjà) rétrospectivement, la chose ne manque pas de piquant; Obama n’a fait que suivre une tendance d’ores et déjà évidente, comme on l’a vu, chez des gens comme Fallon dès 2007 et qui est aujourd’hui imposée par les événements (Gates réclame depuis plusieurs mois le transfert de plusieurs brigades d’Irak en Afghanistan, ce qui résume en termes militaires, selon le Pentagone, le programme “politique” d’Obama vis-à-vis des guerres extérieures: “retrait” d’Irak, renforcement de la guerre en Afghanistan). Obama peut difficilement aller contre cette tendance, qui implique un retour à, ou plutôt un maintien de la formule “maximaliste” du Pentagone, notamment du point de vue budgétaire et des embouteillages logistiques, mise au point avec un succès si convaincant en Irak. (Il faut avoir le coeur bien accroché pour voir dans l’Irak d’aujourd’hui, dans ses ruines, dans ses divisions, dans sa nouvelle proximité de l’Iran, un “succès” américaniste et occidental. C’est une spécialité américaniste et occidentale, le coeur bien accroché.)

On retrouve dans ce cas des points de blocage sévères de l’exécutif et du gouvernement des USA, notamment au niveau du budget et de la situation financière et comptable de ce même gouvernement. Le Pentagone continuera son escapade hors de tout contrôle. La puissance US continuera sa pente d’auto-dévastation, sous le regard intéressé des Russes avec lesquels il faudra s’arranger sur le “front” européen pour qu’ils permettent les voies d’accès du ravitaillement vers l’Afghanistan par la Russie. Obama rencontre effectivement une de ces occurrences où il se trouvera tragiquement pris en sandwich entre les réalités exigées par le système et ses promesses électorales, mais des promesses qu’il est très difficile d’oublier comme c’est l’habitude parce que la crise économique et sociale ne souffre pas d’attendre.

Bien, on ne fait ici qu’évoquer un des scénarios possibles. Mais on le fait en notant combien il est logique qu’il soit développé, combien il est déjà en train d’être développé, notamment grâce à l’opportun général Petraeus. On le fait en remarquant également qu’à chaque perspective risquée, même involontaire, d’Obama, on retrouve le Pentagone avec le CMI en sautoir, ou l’inverse, et déjà au travail pour préparer la présidence Obama. C’est le noeud gordien de cette présidence éventuellement “révolutionnaire”, qui va commencer évidemment par être une présidence verrouillé... Ne perdez jamais espoir, camarades: plus elle sera verrouillée, plus la crise fera pression sur elle, plus il sera peut-être nécessaire qu’elle devienne “révolutionnaire” pour espérer s’en sortir (voir notre très sympathique “American Gorbatchev”).

 22 novembre 2008 —
http://www.dedefensa.org/article-en_afghanistan_la_victoire_sera_made_in_usa_ou_ne_sera_pas_22_11_2008.html


7-3 Les Irakiens veulent abattre les murs.
Un mur très controversé

Pour apaiser la polémique au sujet de la construction d’un mur destiné, selon elle, à protéger un quartier sunnite de Bagdad, l’armée américaine se dit prête au « dialogue » avec le gouvernement irakien, afin d’examiner d’autres mesures de sécurité. Des responsables irakiens de tous bords s’opposent à cette initiative rappelant, à leurs yeux, l’ancien Mur de Berlin ou l’ancienne ligne verte de démarcation à Beyrouth, entre quartiers chrétiens et musulmans, et surtout l’horrible mur de l’apartheid construit par Israël, privant les Palestiniens de leurs territoires. NDLR (Lesogres)

Ahmed Janabi - Al Jazeera.net

Pendant que le parlement irakien tente de discuter de l’accord entre les États-Unis et l’Irak (US-Iraq Status of Forces Agreement - Sofa), les habitants de Bagdad demandent au gouvernement de démolir les murs qui séparent leurs quartiers les uns des autres. Photo de couverture : Cette barrière de cinq kilomètres de long est censée protéger une enclave sunnite entourée de quartiers chiites, dans une partie de la capitale meurtrie par les violences interconfessionnelles.

 

Les Irakiens disent que les murs ont été conçus pour renforcer le sectarisme et pour établir un certain nombre de cantons ; maintenant que la sécurité s’est améliorée, il n’y a selon eux plus aucune raison de tolérer que ces murs restent en place.

Maysoon Abd Al-Hamid, un ingénieur de 57 ans originaire d’Adhamiya, explique que les murs sont un cauchemar. « Je ne peux pas croire que cela nous arrive à nous, au 21ème siècle... que nous vivions dans une prison à ciel ouvert, mis en cage comme des animaux. Les murs ont coupé nos quartiers en morceaux et ont changé la carte de notre capitale. »

Après l’invasion des Etats-Unis et la chute de l’ancien gouvernement, Adhamiya, est un quartier principalement sunnite où vivent surtout des gens de la classe moyenne et d’anciens officiers de l’armée irakienne.

En avril de cette année, les forces américaines en Irak ont commencé à construire un mur de séparation autour de la zone nord, qui a par le passé accueilli le siège du califat Abbaside et qui après 2003 était devenu un bastion pour ceux qui s’opposaient à l’occupation militaire américaine.

A l’est d’Adhamiya, la plus grosse partie du quartier shiite de « Sadr city » est aussi encerclée par un mur de séparation. Fondé par Abd Al-Karim Qassim, le premier ministre irakien en 1958, ce quartier a accueilli des paysans venus à Bagdad depuis la campagne.

Le quartier a alors grandi et est devenu l’un des plus importants de Bagdad.

Renforcer le sectarisme

Mais les autorités d’occupation en Irak expliquent que les murs ont été construits pour limiter les activités de la milice [la résistance] qui a utilisé les deux zones comme bases à partir desquelles lancer des attaques dans Bagdad.

Abdellatif Rayan, correspondant pour les médias pour les forces multinationales en Irak et qui a quitté ses fonctions peu de temps après avoir été interviewé par Al Jazeera, a déclaré : « Les forces de la coalition ne construisent pas des murs pour séparer les communautés. Nous rendons les quartiers sûrs, les marchés sûrs, et les routes sûres. »

Selon lui « les murs ont limité la libre circulation de l’ennemi et ont protégé le peuple irakien. » « Nous avons constaté le succès de cette tactique dans l’ensemble de Bagdad, » a-t-il encore dit à Al Jazeera.

Abu Saif, un habitant d’Adhamiya, explique quant à lui que les déclarations officielles américaines au sujet des murs sont hypocrites.

« Nous pensons que le mur sont une tactique pour les protéger eux et pas nous ; nous avons vu les pertes qu’ils ont endurées. S’ils étaient vraiment préoccupés de nous-mêmes, ils auraient démoli ces murs il y a longtemps, étant donné les difficultés que cela a généré pour les habitants des quartiers d’Adhamiya et de Sadr. »

Kamal Al-Hayani, un enseignant d’Al-Sadr, ressent les murs comme une humiliation.

« Que signifient ces murs ? Ils signifient que les gens qui vivent derrière eux sont dangereux et sont des criminels. Je refuse d’être moi-même traité comme un meurtrier parce qu’un groupe de criminels vivrait dans mon voisinage, » nous dit-il.

Le commerce affecté

Les murs ont également eu un effet économique négatif sur les communautés qu’ils encerclent.

Les prix des produits de base ont brusquement augmenté car les négociants sont obligés de traverser une myriade de points de contrôle et de murs en béton.

Abu Farah, un épicier qui possède un magasin dans Adhamiya, nous explique que les habitants ne peuvent pas se permettre d’acheter un grand nombre des produits qu’il propose à la vente.

Il dit également que le mur dans certaines parties d’Adhamiya empêche de voir plusieurs des magasins. « Dans les magasins concernés, les affaires sont tombées à un minimum, et les négociants n’ont eu d’autre choix que d’augmenter les prix pour composer leurs pertes. »

Styles de vie altérés

Maysoon qui est ingénieur à Adhamiya, explique que les murs ont détruit le système des adresses dans Bagdad.

« Quand vous avez des visiteurs, au lieu de leur donner votre adresse juste comme vous le feriez dans n’importe quelle ville civilisée, vous devez leur donner une borne sur le mur et les y attendre, » dit-elle. « C’est très pénible. »

Mais Abdellatif Rayan [des forces américaines doccupation] prétend que les murs ont permis aux habitants d’Adhamiya de vivre dans un environnement plus sûr.

« Il y avait des lignes rouge à partir desquelles la milice et al-Qaeda combattaient, expulsant et même parfois tuant des familles, » dit-il. « En circulant dans Adhamiya, quartier où il y avait une présence significative d’al-Qaeda, on peut estimer que les murs ont permis un certain degré de contrôle sur les accès. »

Source : en anglais et en français

Traduction de l’anglais : AIO

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=categories&op=newindex&catid=1



8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

8-1 Ali Gharib : DROITS DE LA PERSONNE - ÉTATS-UNIS : LES OPPOSANTS À LA TORTURE DISENT NON À UNE AMNISTIE POUR DICK CHENEY, ENTRE AUTRES –

À en juger par les rares fuites survenues depuis l'arrivée de l'équipe de transition du président élu des États-Unis, Barack Obama, les enquêtes et les poursuites de haut niveau contre des hauts fonctionnaires de l'administration Bush pour des actes de torture et pour des crimes de guerre sont peu probables. 

Mais le fait qu'elles soient ou non possibles ne s'empêche pas les experts de débattre de la question de savoir si les personnes responsables doivent ou non rendre des comptes.

(...) Si Obama ne prend pas des responsabilités au sujet des actes de torture qui se sont produits, au lieu de simplement mettre fin à cette pratique, la porte peut être laissée ouverte pour qu'à l'avenir les gouvernements des États-Unise ressuscitent les plus dures techniques d'interrogatoire, a déclaré Ratner lors d'un récent forum à la Faculté de droit de l'Université de Georgetown.
«Si Obama veut vraiment garantir que nous (N. du T. : les États-Unis) n'allons plus torturer, il doit lancer une enquête criminelle», a déclaré Ratner, l'auteur de «The Trial of Donald Rumsfeld: A Prosecution in Book» (Le procès de Donald Rumsfeld - Une accusation sous forme de livre). (...)

Ali Gharib - IPS News

Traduction Google révisée - Antonio Artuso –

 le 25 novembre 08 (IPS)



9  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

9-1 Accord Irak US : Les US Ont Gagné La Premiere Manche Mais Tout Va Se Jouer Au Parlement Irakien.

Suite à la ratification par le cabinet du texte de l' Accord de Statut des Forces avec les Etats Unis règlementant la présence US en Irak, le premier ministre Nuri al-Maliki a eu énormément de mal à convaincre les irakiens que le pacte est " au mieux de leurs interêts". Cependant, dans son fort intérieur, avec l'Iran regardant par dessus son épaule, il se pourrait qu'il mise sur un rejet du pacte par le Parlement.
Dimanche, 38 ministres, dont Maliki et ses deux vices premiers ministres, ont finalement signé le texte de l'accord controversé de sécurité avec les US.Sur le fond, il dit que les 152 000 soldats US ont jusqu'au 30 juin 2009 pour se retirer des cités et villes partout en Irak, et jusqu'au 31 décembre 2011 pour se retirer complètement du pays ravagé par la guerre. Le Parlement votera la semaine prochaine pour soit accepter soit rejeter le pacte tel quel sans pouvoir apporter de changement.
Le Président Jalal Talabani a essayé à la dernière minute, via l'ambassadeur US Ryan Crochker, d'obtenir du président Bush plus d'amendements au texte pour qu'il puisse le présenter au peuple irakien" la tête haute" mais sans résultat. Après avoir déjà fait des concessions, Bush semblait satisfait avec le texte et est determiné à ce qu'il soit signé avant la fin de son mandat en Janvier.
Apparemment Maliki a accepté l'actuel texte après avoir mis l'accent sur la date limite de retrait fin 2011, et ayant fait en sorte que les soldats US s'ils commettent des crimes sur le territoire irakien puissent être poursuivis selon la loi irakienne. La totalité du texte n'a pas été publié mais les paramètres généraux inclus un mandat de 10 ans pour les US pour garantir la sécurité de l' Irak, en échange du droit d'utiliser le territoire irakien, les ressources en eau, l'espace aérien, y baser et entraîner des troupes et stocker des équipements militaires. En plus des 50 bases US, l'arrangement éxige une supervision américaine à long terme du ministère de l'intérieur et de la défense.
Ceci donne aux Américains le droit presque exclusif de reconstruire l'Irak, entraîner ses forces et maintenir leur personnel militaire sur le territoire irakien. Cela donne aux US le droit d'arrêter ou persécuter tout irakien travaillant contre ses interêts, à l'intérieur de l'Irak, et les engagent à protéger l'Irak de toute guerre, coup ou révolution. Cela donne également aux US le contrôle de l'espace aérien irakien.
Le vice premier ministre Barhan Saleh a dit que les Américains avaient menaçé de geler pas moins de 50 milliards de dollars de reserves irakiennes et de conserver toutes les dettes d'argent irakiennes envers les US si un accord n'était pas signé avant Décembre, date à laquelle le mandat de l'ONU sur la présence américaine en Irak expire.
La plupart des Irakiens - à la fois Sunnites et Shi'ites- s'opposent avec véhémence à ce pacte, de même que son voisin l'Iran. Le Grand Ayatollah en Irak Ali Sistani a demandé au gouvernement Maliki de réfléchir par deux fois avant d'engager l'Irak dans un accord que les Irakiens de base considérent comme un "pacte d'humiliation".
Le dirigeant shi'ite, Muqtada al-Sadr, a appelé ses fidèles à établir une nouvelle milice appelée le "Jour du Jugement" pour faire échouer l'appilication du pacte US. Après être arrivé au pouvoir en 2005, Maliki s'est évertué à se défendre contre les accusations d'être une marionnette US, disant : " je me considère comme un ami des US, mais je ne suis pas l'homme de l'Amérique en Irak".
Il essaie actuellement de vendre l'accord - qu'il n'a pas soutenu dès le premier jour - comme étant au mieux des interêts de l'Irak. Il argumente en disant que les Emirats Arabes Unis ont un traité de défense opérationnel avec les US depuis 1994 qui permet à 2 000 membres de l'armée US de rester sur le territoire de l'EAU. Le Qatar a un accord avec les US depuis 1992.
Mis à part les membres de son cabinet, peu accepte son argument, certainement pas les Iraniens, qui sont furieux de la ratification de Dimanche. Les Iraniens affirment que l'accord est une menace sécuritaire directe en général pour la région et en particulier pour l'Iran. Les ennemis traditionnels des US tels Abdul Aziz al-Hakim, président du SIIC, Supreme Iraqi IslamicCouncil, (Conseil Islamique Supreme Irakien) et Muqtada se sont activé ces dernieres semaines pour faire pression sur Maliki pour qu'il ne signe pas.
Le premier à avoir manifesté publiquement et dénoncé violemment l'accord c'est l'Ayatollah Kazem al-Hairi basé à Qom, une autorité religieuse tres influente dans les affaires domestiques irakiennes à l'égal de Sistani. Il a publié un décret religieux - une fatwa - interdisant la ratification d'un tel accord bien avant que des déclarations semblables aient été faites à Najaf, la ville sainte shi'ite en Irak.
Une source irakienne qui a demandé à conserver l'anonymat à dit à Asia Times Online, " je n'ai jamais fait confiance à Nuri al-Maliki. Après lui avoir serrer la main je comptais mes doigts. Bien que nous n'ayons aucune preuve pour le moment, c'est clair que plein d'argent a été généreusement distribué la semaine dernière à Bagdad, pour être sûr que tout le cabinet - sans exception- ratifie le texte de l'accord avec les Etats Unis. Un jour cela émergera des archives US actuellement classées secrètes, peut être dans 30 ans".
Les pièces du puzzle ont commencé à se mettre en place, a-t-il ajouté, " nous réalisons maintenant pourquoi aucun effort sérieux n'a été fait pour ramener au sein du cabinet Maliki les ministres démissionaires du bloc sunnite, l'Iraqi Accordance Front, ou du bloc Shi'ite de Muqtada al Sadr. Maliki savait que s'ils étaient à leur poste ils auraient certainement rejeté l'accord au sein du cabinet ministériel."
Beaucoup en Irak n'accepte pas tout simplement l'arguement que Maliki est un homme faible qui ne peut pas dire "Non" aux diktats américains. Et même s'il l'était, ils affirment qu'il aurait été plus honorable pour lui de démissionner que d'enchaîner le pays à un accord à long terme avec un pays que tous les Irakiens considèrent comme une force d'occupation.
Toute l'attention se porte dorénavant sur les 275 sièges du Parlement, qui peuvent entériner ou rejeter le pacte de sécurité.Le partie de Maliki, United Iraqi Alliance, qui déteint 128 sièges, votera probablement l'accord. Cela ne s'appliquera pas aux 44 membres de l'Accordance Front ou aux parlementaires du bloc de Sadr. Dans ce qui paraît comme une décision cruciale, le Parlement doit encore décider quelle majorité est nécessaire pour que le pacte soit ratifié.

Ce qui s'est passé Dimanche en Irak c'est en fait une guerre d'influence entre l'Iran et les US. C'était une lutte pour l'Irak. Cependant, ce n'est pas clair si Maliki a dit "Oui" à l'accord après avoir consulté l'Iran, où s'il a agi contre la volonté de ses patrons iraniens. Cette derniere hypothèse est improbable, étant donné les liens forts du premier ministre avec les Iraniens et son engagment fort en soutien au nationalisme shi'ite.
Les Iraniens ont probablement réfléchi qu'il serait préférable que Maliki approuve l'accord, et puis travaille à ce qu'il soit rejeté ou sapé au sein du système irakien. Cela vaut mieux que de le voir chassé du pouvoir par les Américains et remplacé par quelqu'un qui coopérera avec Washington et snobera les mollahs de Téhéran.
Au moins, Maliki a la capacité d'oeuvrer sur la corde raide tendue entre les deux capitales et ne travaille pas contre les interêts iraniens en Irak. Maliki et ses alliés ont perdu une bataille contre les US Dimanche. Ils n'ont pas perdu la guerre. Le fait que le cabinet signe le pacte ne veut pas dire qu'il sera approuvé par le Parlement le 24 Novembre, le premier ministre pouvant penser que c'est là que l'héritage de G.W Bush en Irak expirera.
Sami Moubayed 18/11/08 –

 www.atimes.com –

Sami Moubayed est éditeur en chef de Forward Magazine en Syrie.
Titre Introduction Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org
Note : Une traduction non officielle de l'accord (arabe - anglais) a été faite.


9-2 Un coup de théâtre.

Les dernières heures de tractations sur l’accord avec les Etats-Unis concernant la présence militaire américaine en Irak, qui sera soumis jeudi au parlement irakien, ont donné lieu à un coup de théâtre
mercredi, Bagdad réclamant un référendum populaire en juillet pour l’avaliser.
Le vote au Parlement sur l’accord, qui doit aboutir à l’évacuation de 150.000 soldats américains d’ici 2011, devait avoir lieu mercredi mais il a été repoussé à jeudi pour donner plus de temps aux tractations et permettre que le texte soit adopté par une large majorité."Ce n’est pas seulement le Parlement qui doit se prononcer sur cet accord mais le peuple irakien, lors d’un referendum le 30 juillet afin qu’il puisse juger de son bien-fondé six mois après sa mise en application", a annoncé mercredi sur la chaîne Al-Arabiya le conseiller irakien à la Sécurité nationale, Mouaffak al-Roubaïe.
Interrogé par l’AFP, le député chiite Reza Jawad Taki, de l’Alliance Unifiée Irakienne (AUI), le plus grand groupe parlementaire, a affirmé qu’en "cas de rejet par le peuple irakien, le gouvernement devra soit l’annuler, soit le renégocier", avec les Etats-Unis.
Il s’agissait d’une condition émise par le principal groupe parlementaire sunnite du Front de la Concorde Nationale (39 députés) pour voter l’accord au Parlement.
"Il a été décidé qu’un référendum aura lieu au plus tard le 30 juillet", a dit le chef de ce groupe parlementaire, Iyad al-Samarrai. "Le référendum est important car l’accord est important et le peuple irakien doit avoir son mot à dire", a-t-il ajouté.
Conscients que le président Jalal Talabani, le Premier ministre Nouri al-Maliki et Ali Sistani, chef spirituel de la communauté chiite, souhaitaient que le pacte soit adopté par une large majorité, les partis kurdes et sunnites ont fait monter les enchères mercredi.
La journée s’est donc passée en tractation et dans la soirée le président du Parlement, Mahmoud Al-Machhadani, a annoncé à la tribune que "l’atmosphère générale évoluait vers un accord et les dirigeants politiques avaient résolu tous les points en discussion. Il ne reste qu’un seul point à négocier, c’est pourquoi nous repoussons la séance à demain (jeudi) 10H00", a-t-il dit.
Les députés devront voter les trente articles de "l’accord entre les Etats-Unis et l’Irak sur le retrait des forces américaines et l’organisation de leurs activités durant leur présence en Irak".
"Nous disposons au Parlement d’assez de voix pour voter l’accord à une majorité simple mais (...) nous ne voulons pas le faire passer avec trois ou quatre voix de différence. C’est pourquoi nous ne relâchons pas nos efforts pour rassembler une large majorité", avait affirmé mardi à l’AFP le vice-président du Parlement, Khaled al-Attiyah.
Selon le site internet de l’Union Patriotique du Kurdistan, les Kurdes ont demandé l’établissement de nouvelles relations avec Bagdad, ce qui signifie davantage d’autonomie alors que les sunnites veulent participer plus activement à la prise de décision et exigent l’annulation de la loi sur la debaassification.
Si l’accord est voté, sa ratification interviendra après onze mois d’âpres discussions où, pour la première fois depuis cinq ans, les Irakiens ont négocié d’égal à égal.
Car si Washington avait la puissance militaire, Bagdad savait que Bush tenait à cet accord avant de quitter la Maison-Blanche.Cet accord, adopté le 16 novembre par le gouvernement, a fait l’objet de
débats houleux lors de son examen au Parlement et, fait rarissime, il y a même eu des échanges de coups avec les députés favorables à Moqtada Sadr, violemment opposés à ce pacte qu’ils qualifient "d’humiliant"."Si l’accord n’est pas approuvé par une large majorité et s’il n’a pas le soutien des trois communautés chiite, sunnite et kurde, sa crédibilité sera faible. Les gens diront que la moitié du Parlement n’a pas voté en faveur", a dit pour sa part à l’AFP le député kurde Mahmoud Othmane.
L’accord prévoit notamment que "toutes les forces américaines devront avoir quitté le territoire irakien le 31 décembre 2011 au plus tard" et auparavant, au 30 juin 2009 au plus tard, toutes les forces de combat américaines devront s’être retirées des villes, villages et localités d’Irak.

26 novembre 2008.
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5166


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

Irak,Moqtada Sadr,Bush, résistance,Occupants,Bassorah,obama,Al-Qaïda, 


29/11/2008

n° 220 - journal de l'Afghanistan - du 24-11 au 28-11- Début - Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires occupants.

n° 220 - journal de l'Afghanistan - du 24-11 au 28-11- Début - Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires occupants.


 journal de l'Afghanistan n° 220 - du 24-11 au 28-11

                                              M.Lemaire                                                                                 


Sommaire.

 Tiré à part :

Ali Gharib : les enquêtes et les poursuites de haut niveau contre des hauts fonctionnaires de l'administration Bush pour des actes de torture et pour des crimes de guerre sont peu probables

Dommages Collateraux... le Pentagone prolonge

Extrait du Rapport de Hilde F. Johnson, directeur exécutif-adjoint de l'Unicef

Bavure …

Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires

Paroles & action des bientôt présidents...

Obama promet de faire de la lutte contre le terrorisme (…)  en Afghanistan une priorité

1 La résistance contre l'agresseur

Résistance :

Analyse & déclaration

Occupation de l'Afghanistan 

Analyse & déclaration

2-1 Sur le terrain

2 Occupation de l'Afghanistan 

3 Politique

4 Lutte pour la libération du territoire

L'Afghanistan en chiffre

Détails.

Suite

7 Brèves

7-1 S'il le pouvait, Karzaï abattrait les avions US.

7-2 Guantanamo : Les Brèves

1 L'ancien chauffeur de Ben Laden transféré au Yémen.

8 Dossiers

8-1 En Afghanistan, la victoire sera “made in USA” ou ne sera pas.

8-2 Obama Est Un Faucon, Dans La Grande Tradition Américaine.

Commentaire de la traductrice Mireille Delamarre sous forme de citations

8-3 Ali Gharib : amnistie pour Cheney et acolytes ?

8-4 Guantanamo : Les dossiers

1 La Suisse a refusé l'asile à trois anciens détenus de Guantanamo.

10 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

10-1 Obama et Lincoln (…et Lyautey

11 Annexe

11-1 "Dream Team” et désordre.



L'Afghanistan en chiffre du 24-11  au 28/11/08  

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 4

 4

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 17

18

 

 

 

Peuple Afghan

 26

4 + x

 


 

Tiré à part :

Ali Gharib : les enquêtes et les poursuites de haut niveau contre des hauts fonctionnaires de l'administration Bush pour des actes de torture et pour des crimes de guerre sont peu probables.

À en juger par les rares fuites survenues depuis l'arrivée de l'équipe de transition du président élu des États-Unis, Barack Obama, les enquêtes et les poursuites de haut niveau contre des hauts fonctionnaires de l'administration George W. Bush pour des actes de torture et pour des crimes de guerre sont peu probables.  Mais le fait qu'elles soient ou non possibles ne s'empêche pas les experts de débattre de la question de savoir si les personnes responsables doivent ou non rendre des comptes.

(...) Si Obama ne prend pas des responsabilités au sujet des actes de torture qui se sont produits, au lieu de simplement mettre fin à cette pratique, la porte peut être laissée ouverte pour qu'à l'avenir les gouvernements des États-Unise ressuscitent les plus dures techniques d'interrogatoire, a déclaré Ratner lors d'un récent forum à la Faculté de droit de l'Université de Georgetown.
«Si Obama veut vraiment garantir que nous (N. du T. : les États-Unis) n'allons plus torturer, il doit lancer une enquête criminelle», a déclaré Ratner, l'auteur de «The Trial of Donald Rumsfeld: A Prosecution in Book» (Le procès de Donald Rumsfeld - Une accusation sous forme de livre). (...)
Traduction Google révisée

Ali Gharib - IPS News

25 novembre 08 (IPS)

 Antonio Artuso - pueblo@sympatico.ca - Montréal, jeudi 27 nov. 08


Dommages Collateraux... le Pentagone prolonge

22 11

Extraitdu Rapport de Hilde F. Johnson, directeur exécutif-adjoint de l'Unicef

L'Unicef note que les opérations militaires occidentales frappent souvent les enfants et donne l'exemple d'un bombardement aérien en juillet dernier dans lequel 30 des 47 personnes tuées étaient des enfants.

 version française Pascal Liétout

Reuters


Bavure …

Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires

28 11

Des dizaines d'habitants de Kaboul s'en sont pris à la police après la mort d'un civil, tué par des soldats britanniques à la suite d'un "malentendu", a déclaré le chef de la police de la ville.

Quatre autres personnes ont été blessées dans cette fusilade;

 Selon des témoins, le convoi transportant les Britanniques a ouvert le feu sur un minibus. Les habitants ont ensuite jeté des pierres sur les forces de l'ordre.

Reuters



Paroles & action des bientôt présidents...

Obama promet de faire de la lutte contre le terrorisme (…)  en Afghanistan une priorité

Le président-élu américain Barack Obama a assuré au président Karzaï que la lutte contre le terrorisme et l'insurrection "en Afghanistan, et dans la région -une référence, apparemment, au Pakistan- serait une de ses premières priorités lorsqu'il sera en fonction, ont annoncé dimanche les services de la présidence afghane.

Le gouvernement afghan a fait pression pendant longtemps sur les Etats-Unis pour s'attaquer à ce qu'il appelle les bases du terrorisme au Pakistan. Karzaï a accusé les services de renseignement pakistanais de soutenir les talibans dans la préparation d'attaques en Afghanistan - des affirmations que le Pakistan, allié des Américains, nie catégoriquement.

Durant la campagne pour l'élection présidentielle, il a affirmé que "si le Pakistan ne peut pas ou ne veut pas agir, nous viseront des cibles terroristes de haut niveau, comme Ben Laden, si nous les avons en ligne de mire".

Obama s'est engagé à augmenter l'aide américaine en Afghanistan, selon le communiqué de la présidence afghane.

Un proche de Karzaï a précisé que cette promesse s'applique à l'aide économique et militaire.

Les Etats-Unis disposent de 32.000 soldats en Afghanistan, un chiffre qui augmentera de plusieurs milliers l'an prochain.

AP

22 11

"...Comprendre Obama comme président des Etats Unis, n'est pas possible sans comprendre les exigences d'un système de pouvoir toujours le même : c'est en fait un grand jeu médiatique..."



1 L'agresseur - Analyse & déclaration

 Troupes d'occupation

De sommet en sommet, de Londres (G20) à Strasbourg (OTAN)

Il se chuchote avec de plus en plus d’insistance que la date du 2 avril 2009 serait retenue pour le prochain sommet du G20 de crise à Londres, dont le principe a été décidé au premier sommet de crise du G20 à Washington le 15 novembre. Stupeur et inquiétude dans ce cas, dans les milieux atlantistes et de la défense, notamment à Bruxelles où se trouve le siège de l’OTAN: le 3 avril 2009 se tient le sommet de Strasbourg des chefs d’Etat et de gouvernement de l’OTAN, pour le soixantième anniversaire de l’Alliance. «Si c’est le cas, observe une source dans ces milieux de défense à Bruxelles, c’est une catastrophe médiatique pour Strasbourg, toute l’attention sera retenue par Londres. Mais ce n'est pas tout...»

Plus encore que l’aspect médiatique, il y a l’interprétation politique de l’adoption d’une telle date pour Londres. L’argument pour ce choix concernerait surtout les Américains (Obama & compagnie), et il serait pratique, mais déjà avec une signification politique: on ferait ainsi un seul déplacement et, semble-t-il, le plus rapide possible, – crise économique aux USA oblige.

Une telle coïncidence de date, dans de telles conditions où l’on “groupe” les grandes occasions avec l’OTAN en queue de liste, indiquerait combien on tient le sommet de l’OTAN en assez piètre estime, comme d’une importance assez moyenne; combien, par conséquent, on tiendrait le sort de l’OTAN comme une question assez accessoire…

Le “sort de l’OTAN”?

En effet, les mêmes sources observent que ce sommet de Strasbourg devait être à l’origine une grande fiesta médiatique destinée à redonner des couleurs à l’Alliance. Si l'événement essentiel tourne à l’événement accessoire, les couleurs en seront d’autant moins rehaussées.

Pourtant, l’OTAN en a bien besoin, de couleurs rehaussées. Le climat au sein de l’Alliance est absolument délétère, avec ces questions empoisonnées du système anti-missiles (BMDE) et de l’élargissement actuellement en suspens, déjà largement compromises par la nouvelle attitude de la Russie et le regroupement de plus en plus général pour accepter cette attitude; avec l’attitude à venir de l’administration Obama, qu’on devine, de plus en plus, surtout pressée d’accentuer une “détente” avec la Russie, ce qui se ferait au détriment de l’OTAN, imprudemment montée aux extrêmes dans ces affaires, – comme si les copains et les coquins de l’administration Bush et consort étaient là pour l’éternité. (Avec, comme amère cerise sur la gâteau, la situation en Afghanistan, où les Américains se passeraient bien de l'OTAN.)

Si toutes ces choses (la date du 2 avril pour le G20 et les effets politiques envisagés) se confirment, comment doit-on envisager le retour de la France dans une telle OTAN dévaluée, voire menacée? L’affaire prend une tout autre tournure. Certains voient alors dans ce retour une évolution pour placer la France en meilleure posture au sein d’une Organisation aux abois, qui pourrait voir en son sein se développer des discussions pour des restructurations radicales, ressemblant à quelque chose qui s’apparenterait à une liquidation en douceur. La France serait là, littéralement, pour avoir son mot à dire et sa part dans le processus de restructuration et les restes de l’OTAN dont il faudrait déterminer quoi faire. Effectivement, à Bruxelles, aujourd’hui, c’est cette sorte de réflexion qu’on entend sur l’évolution de cette grande organisation dont on nous a si longtemps et souvent dit qu'elle pérennisait les “valeurs” occidentales et transatlantiques. Les temps changent.

26/11/2008 - Bloc-Notes

 

Mis en ligne le 26 novembre 2008 à 14H54



2 Les forces en présence

Résistance

Troupes d'occupation

22 11

Une brigade américaine de 3 500 à 4 400 hommes va être envoyée en renfort en janvier 2009 en Afghanistan et déployée dans l’est du pays, afin d’aider à lutter contre les infiltrations  depuis le Pakistan, a annoncé un porte-parole de l’armée US.

Cette brigade fait partie des renforts réclamés par les responsables militaires américains, qui pourraient se monter au total à 20 000 soldats, a poursuivi le colonel Greg Julian lors d’une conférence de presse à Kaboul. Quelque 165 postes-frontières doivent être bâtis pour aider à lutter contre les infiltrations ddepuis le Pakistan, a ajouté le colonel Julian.

L’Afghanistan partage avec le Pakistan une frontière de 2 430 km.
AP


UK

27 11

La Grande-Bretagne compte 8.300 hommes déployés en Afghanistan, pour la plupart dans la province de Helmand, vaste région ou les résistants demeurent actifs et forts.

Reuters


France

26 11

La France n'est pas favorable à un calendrier de retrait.

La France a indiqué mercredi qu'elle n'était pas favorable à la définition d'un "calendrier" pour les troupes étrangères d'Afghanistan demandée par Karzaï, lui préférant une stratégie de transfert progressif de la sécurité aux forces afghanes.

"Le sens de notre engagement est de rendre le plus tôt possible à l'Afghanistan la maîtrise de son destin en l'aidant notamment à recouvrer les moyens d'exercer pleinement ses responsabilités en matière de sécurité", "Il nous paraît plus important aujourd'hui de veiller à maintenir cette dynamique que de définir à ce stade un calendrier global de retrait", a-t-il ajouté, interrogé sur les déclarations du président Karzaï.

Ces troupes n'ont toutefois "pas vocation à rester indéfiniment en Afghanistan", a déclaré à la presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Eric Chevallier, en soulignant que la solution dans ce pays "n'est pas uniquement militaire".

Sur ce dernier point, M. Chevallier a déclaré que "le dialogue de paix inter-afghan et les efforts menés en vue d'une réconciliation nationale relevaient de la responsabilité des autorités afghanes".

"Comme les autorités afghanes, nous considérons que les groupes ou individus susceptibles de rallier le cadre légal doivent reconnaître la Constitution afghane, déposer les armes et renoncer à tout lien avec le terrorisme international", a-t-il déclaré, écartant implicitement l'idée d'un dialogue avec les éléments les plus radicaux.

Environ 70.000 soldats étrangers, dont quelque 2.800 Français, sont présents en Afghanistan au sein de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement US.

AFP



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

25 11

Le président Karzaï a demandé mardi à la communauté internationale un "calendrier" précis "sur la durée" de son intervention militaire dans son pays, faute de quoi il serait contraint de négocier avec les résistants.

AFP

Karzai veut la paix à tout prix

Rencontrant la presse à Kaboul, en compagnie du secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, M. Karzai a lancé un ultimatum à la communauté internationale.

Il réclame un calendrier précis de son intervention dans le pays, à défaut de quoi il sera obligé de négocier avec les talibans. Il a répété qu'il était prêt à fournir sa protection au mollah Mohammad Omar, si ce dernier acceptait un accord assurant la paix en Afghanistan, quitte à s'attirer des reproches.

Que cela plaise ou pas à la communauté internationale, je [lui] fournirai ma protection.

Le 16 novembre, il avait proposé une offre semblable au mollah Omar, mais les talibans avaient exigé le départ des troupes étrangères avant de négocier.

En plus de cette demande, le président afghan voudrait que cessentles frappes aériennes des troupes internationales et les fouilles de maisons afghanes. Il a même déclaré que s'il le pouvait, il abattrait les avions américains qui bombardent les villages afghans.

J'aimerais pouvoir intercepter les avions sur le point de bombarder les villages afghans, mais je n'en ai pas les moyens.

On prête au chef d'État afghan l'intention de briguer un nouveau mandat l'an prochain, et depuis quelques semaines, il dénonce régulièrement les raids qui ont tué des dizaines de civils.

Plutôt que de survoler l'Afghanistan, le président Karzai préférerait que la coalition s'attaque aux poches de résistants.

Enfin, M. Karzaï s'en est pris aux équipes militaires et civiles de reconstruction et de développement qui, dit-il, minent l'autorité des provinces. Sans développer davantage, il a déclaré que ces équipes constituaient ni plus ni moins que des structures de pouvoir parallèles.

Bien que 65 000 soldats étrangers appuient les 130 000 membres des forces de sécurité afghanes, les résistants ont renforcé leurs positions dans leur bastion traditionnel du sud et de l'est du pays. Ils ont aussi étendu leur influence aux alentours de la capitale, Kaboul.

27 11

(AFP



e) Les voisins

L’Arabie saoudite

22 11

L’Arabie saoudite dément avoir offert l’asile à Omar
Le gouvernement saoudien a démenti des informations de presse du magazine allemand Der Spiegel selon lesquelles le roi Abdallah avait offert l’asile politique au chef des talibans Omar.

Le roi a fait sa proposition sur médiation et pression du président Karzaï, et du président sortant, Bush, d’après ces sources.

M. Karzaï espère ainsi pouvoir engager un processus de réconciliation avec les résistants. Il a garanti au mollah Omar toute liberté de mouvement, s’il voulait revenir en Afghanistan.
AP


4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

24 11

Un soldat d'élite des Royal Marines britanniques a été tué dans l'explosion d'une mine au passage de son véhicule près de Kajaki, dans la province d'Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, annonce le ministère de la Défense à Londres.

Reuters

27 11

L’explosion d'une bombe a tué jeudi un soldat des forces sous commandement de l'Otan et en a blessé plusieurs autres dans la province d'Uruzgan, dans le sud du pays, a déclaré un responsable de l'Alliance à Kaboul. Il n'a donné aucun détail sur la nationalité des victimes.

Reuters

27 11

Deux soldats britanniques ont été tués dans une attaque  jeudi dans la province de Helmand, (sud de l'Afghanistan,)  annonce le ministère de la Défense à Londres.

Ces deux éléments des Royal Marines patrouillaient à pied...

Reuters


Pertes des résistants

26 11

Les forces de la coalition sous commandement américain auraient  tué 25 résistants dans trois opérations distinctes menées en Afghanistan, déclare l'armée américaine.

Reuters


Pertes armée Afghane

27 11

Des résistants ont tendu une embuscade à des soldats afghans dans le nord-ouest de l'Afghanistan, tuant 13 militaires et en capturant 16 autres, a annoncé vendredi un responsable afghan

Selon Abdul Ghani Sabri, vice-gouverneur de la province de Bala Murghab les affrontements qui se sont produits jeudi soir.

Il a précisé qu'un groupe de 300 talibans avait attaqué un convoi de la police et de l'armée afghanes dans le village d'Akazai, déclenchant des combats qui ont duré plusieurs heures.

AP

 



Détails

Kaboul

27 11

Une voiture a explosé à environ 200 mètres de l'entrée principale de l'ambassade des Etats-Unis à Kaboul alors que des civils américains s'apprêtaient à pénétrer dans le complexe à l'occasion de la fête de Thanksgiving.

Au moins quatre personnes ont été tuées et 18 autres blessées au cours de cet ateaque qui s'est produite vers 8h30 locales, a précisé le ministère de la Santé.

L'ambassade accueillait une course à pied à l'occasion de Thanksgiving, et des Américains et d'autres Occidentaux entraient dans l'ambassade au moment de l'explosion.

AP

 



4-1 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 :  "Force combinée 82 "


 

Civils tués                                                             :   12.555 (Voir Dufour-n°196)

Civils blessés                                                     : ? +  2.474 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                               : ?  +  7.163

Résistant blessés                                               :?  +  1.647  (chiffres trop bas)

Résistances arrêtés :                                           : 23.000 prisonniers


Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1.430

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?   + 13.543

Suicides                                                           : ?  plus de 1500 tentatives   150.000 souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure

 

CIA tués :                                                         :          4


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 4.827

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 4.539 (chiffre trop bas)


Collabo   tués                                                      :   1..341

Collabo   blessés                                               :?  + 871  (chiffre trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ?  +   3 


 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net. 



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n° 220 - journal de l'Afghanistan - du 24-11 au 28-11- Suite1 - Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires occupants.

n° 220 - journal de l'Afghanistan - du 24-11 au 28-11- Suite1 - Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires occupants.


 journal de l'Afghanistan n° 220 - du 24-11 au 28-11

                                              M.Lemaire                                                                                 


Sommaire.

7 Brèves

7-1 S'il le pouvait, Karzaï abattrait les avions US.

7-2 Guantanamo : Les Brèves

1 L'ancien chauffeur de Ben Laden transféré au Yémen.

8 Dossiers

8-1 En Afghanistan, la victoire sera “made in USA” ou ne sera pas.

8-2 Obama Est Un Faucon, Dans La Grande Tradition Américaine.

Commentaire de la traductrice Mireille Delamarre sous forme de citations

8-3 Ali Gharib : amnistie pour Cheney et acolytes ?


7 Les Brèves

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 S'il le pouvait, Karzaï abattrait les avions US.

Tension croissante entre les ’dirigeants’ afghans et les puissances occidentales occupantes.

Karzaï a déclaré que s'il le pouvait, il abattrait les avions qui bombardent les villages afghans.

Ces propos dénotent la tension croissante entre l'Afghanistan et les puissances occidentales qui le soutiennent face à une insurrection taliban de plus en plus confiante.

Alors que les Occidentaux dénoncent la corruption et l'inefficacité du gouvernement afghan, le chef de l'Etat, qui briguera sans doute un nouveau mandat l'an prochain, réplique en dénonçant les raids alliés qui ont fait des dcentaines de morts parmi les civils.

Ces dernières semaines, Hamid Karzaï a imputé aux Occidentaux l'aggravation de la situation dans le pays, en jugeant l'Otan incapable de s'attaquer aux sanctuaires des résistants au Pakistan et en réclamant que la coalition cesse de frapper les localités du pays.

"Nous n'avons pas d'autre choix, nous n'avons pas les moyens d'arrêter ces avions. Si nous pouvions, si je pouvais (...), nous les arrêterions, nous les abattrions", a déclaré Hamid Karzaï au cours d'une conférence de presse.

"Si nous avions un chelak (une sorte de lance-pierres), nous le jetterions pour arrêter les avions américains.

Nous n'avons pas de radars pour les arrêter, nous n'avons pas d'avions. J'aimerais pouvoir intercepter les avions sur le point de bombarder les villages afghans, mais je n'en ai pas les moyens."

Malgré la présence de 65.000 soldats étrangers épaulant les 130.000 hommes des forces de sécurité afghanes, les résistants ont consolidé cette année leur assise dans leur bastion traditionnel du sud et de l'est du pays et ont aussi étendu leur influence aux alentours de la capitale, Kaboul.

POURPARLERS

Hamid Karzaï a déploré trente ans de conflits et de misère, depuis 1979.

"Nous n'avons pas eu l'occasion de nous préserver du Mal, nous faisons donc de notre mieux pour chercher une solution à travers des pourparlers de paix", a-t-il ajouté en tendant à nouveau la main au chef  Mohammad Omar.

Karzaï a proposé à nouveau de garantir personnellement la sécurité du mollah s'il acceptait de se rendre et de respecter la constitution afghane.

Des responsables afghans ont pris contact en septembre avec d'anciens dirigeants taliban, sous l'égide de l'Arabie saoudite, mais les spécialistes jugent peu probable que la direction des taliban s'engage dans un dialogue sérieux alors qu'ils perçoivent le désarroi de leurs ennemis et sentent que le conflit pourrait basculer en leur faveur.

En visite à Kaboul, le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer a estimé que c'était au gouvernement afghan de décider ou non d'engager des pourparlers de réconciliation.

Karzaï "J'ai demandé un calendrier pour l'élimination du terrorisme dans cette campagne militaire. Je n'ai pas demandé un calendrier de retrait des troupes étrangères",."Nous demandons à la communauté internationale de venir en Afghanistan pour améliorer la situation, pas pour l'aggraver. Nous ne voulons plus la guerre, nous voulons un bel avenir." a-t-il précisé

Reuters

26 11


7-2 Guantanamo : Les Brèves

Ndlr : La publication des articles  ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1 L'ancien chauffeur de Ben Laden transféré au Yémen.
Le gouvernement américain a transféré l'ancien chauffeur d'Oussama ben Laden, condamné en août par un tribunal militaire pour soutien au terrorisme, de la base de Guantanamo à une prison au Yémen. L'homme y purgera les dernières semaines de sa peine, a annoncé mardi le Pentagone.
Le Yéménite Salim Hamdane avait été condamné à cinq ans et demi de prison à l'issue du premier procès pour crimes de guerre organisé par les Etats-Unis depuis le second conflit mondial.

En raison des 61 mois passés en préventive, Hamdan devrait être remis en liberté à la fin de
l'année.
Au moment du verdict, le Pentagone avait fait savoir qu'Hamdan resterait détenu à l'expiration de sa peine en tant qu'"ennemi combattant", ce qui permet au gouvernement de le maintenir en détention sans limitation de durée. Le Pentagone ne mentionne plus cet aspect de la question dans son
communiqué mardi.
Hamdan était le premier détenu de Guantanamo jugé en vertu des procédures d'exception controversées mises en place par l'administration Bush pour des prisonniers non américains accusés de terrorisme et dont les aveux, ont été extorqués par la violence et la torture.
Le Yéménite, âgé d'une quarantaine d'années, avait été capturé en novembre 2001 en Afghanistan, puis envoyé à Guantanamo en mai 2002.
Le tribunal de Guantanamo l'avait jugé coupable de soutien au terrorisme parce qu'il avait notamment servi de chauffeur et de garde du corps à Ben Laden entre 1996 et novembre 2001 en Afghanistan. En revanche, le jury l'avait innocenté du chef d'inculpation de complot avec Al Qaïda en vue de commettre des crimes de guerre.
26 novembre 2008

Edicom
http://www.edicom.ch/fr/news/international/l-ancien-chauffeur-de-ben-laden-transfere-au-yemen_1188-5854632



8 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8-1 En Afghanistan, la victoire sera “made in USA” ou ne sera pas.

Des indications venues de sources dans les milieux de la défense à Bruxelles et un éditorial du New York Times qui recoupent ces indications en fixant leur “esprit” permettent de reconstituer les projets US pour l’Afghanistan avec la nouvelle présidence.

Sont-ce ceux d’Obama ou non?

C’est une autre affaire et il est encore trop tôt pour y répondre, – nous verrons plus loin nos spéculations à cet égard.

D’une part, nos “sources dans les milieux de la défense à Bruxelles”, à partir de constats très récents sur place, à un niveau significatif des consultations, permettent d’observer une forte poussée pour l’“américanisation“ des structures de cette guerre. L’appréciation générale est qu’il existe un processus de marginalisation accélérée de l’OTAN en tant que telle.

L’actuel chef de l’ISAF, l’Américain David McKiernan, ne suit plus la chaîne de commandement de l’OTAN. Il rend compte directement au nouveau commandant de Central Command, le général Petraeus.

Cerise sur le gâteau: comme les relations entre Petraeus et le SACEUR (commandant en chef suprême de l’OTAN, – le général Bantz J. Craddock, de l’U.S. Army comme Petraeus, on est en famille) sont exécrables, – «Ils se détestent», constatent nos sources, – le rôle de l’OTAN est ainsi complètement marginalisé au niveau du contrôle des opérations.

La tâche vitale de l’information (médias) est en train d’être prise en main par les Américains et, elle aussi, “américanisée”, c’est-à-dire complètement soumise au contrôle de la propagande militaire US, comme ce fut le cas en Irak. Il n’y aura donc plus de mauvaises nouvelles de la guerre, comme on lit dans les journaux européens, et l’on pourra songer à remporter la victoire. Il s’agit d’un processus complet d’“américanisation” de la guerre.

On trouve dans l’éditorial du New York Times, du 21 novembre la confirmation “conceptuelle” et selon “la ligne du Parti” suivi pas à pas par la Pravda locale (circa Brejnev), – comme dirait John R. MacArthur. En gros, nous dit l’article:

• Cessez vos gamineries de vouloir parler sérieusement aux talibans (une idée britt, ça, avec toutes les poules mouillées de l’OTAN prêtes à se jeter dessus). Bien sûr, on peut offrir le thé à l’un ou l’autre après exament hygiénique réglementaire mais, en général, ces gens ne sont pas fréquentables, point final. Extraits (le “(as well as us)” vaut son pesant de “Pravda locale”).

«At the same time, we are deeply skeptical that there is any deal to be cut with Taliban leaders who gave sanctuary to Al Qaeda before 9/11 and would undoubtedly insist on re-imposing their repressive, medieval ways, including denying education and medical care to women.

»We fear that some NATO members may be so eager to withdraw their troops that they would be willing to trade away the Afghans' future. Or that the Afghan president, Hamid Karzai, may be far too eager to compromise in hopes of increasing his re-election chances. He made aides to Obama (as well as us) nervous this week with an offer, since rejected, to draw the Taliban leader Mullah Mohammad Omar into negotiations.»

• Nous n’avons jamais fauté dans cette affaire afghane, y compris du temps (NDLR: maudit, semble-t-il désormais) de l’affreux G.W. Bush. Au contraire, les cloches sonnèrent et l’on cria “Noël, Noël” lorsqu’arrivèrent les armadas américanistes... «There was real joy in Afghanistan - and around the world - when America and its Afghan allies defeated the Taliban and Al Qaeda. Seven years later, both are back with a vengeance.»

• Si Bush est un crétin, et il l’est fort réglementairement en vérité, c’est pour n’avoir pas cogné assez fort en Afghanistan, à cause de sa “disastrous war” en Irak (que le Congrès, démocrates compris, soutint, que nous-même, de la “Pravda locale”, soutînmes avec tant de zèle, tant d’amour et tant de “real joy in [Iraq] – and around the world”)... «President Bush shortchanged the Afghan war in favor of his disastrous Iraq war. Karzai is also culpable. His government's venality and ineptitude has driven his people back to the extremists. Bush has belatedly woken up to the mess he created and sent more – although still not enough – troops to Afghanistan.»

• Mais, comme le savent les humanistes, «Force alone will not defeat the militants». Alors, la meilleure chance de l’Afghanistan, c’est un engagement massif des USA. Avec tout le tralala, – la démocratie, l’aide économique toujours si judicieuse, le rétablissement des bonnes moeurs avec la fin de la corruption dont on sait combien les USA sont prompts et habiles à l’éradiquer, et ainsi de suite.

«Afghanistan's only chance is a long-term U.S. commitment that also includes far more economic assistance and support for political development. Washington also must come up with a better mixture of incentives and pressures to persuade Pakistan to shut down havens of the Taliban and Al Qaeda. Karzai must cut all ties with corrupt officials and clean up and strengthen his national police.»

• ...Et surtout, surtout, nous allions oublier, – vite, vite, des soldats en plus, sans attendre par pitié... «Instead of leaving it to Obama, Bush should quickly authorize the extra 20,000 U.S. troops that his commanders have requested...»

Ainsi, le programme de Washington new age semble-t-il tracé, à l’intention d’Obama et de tous les amis.

Chouette... refaire l'Irak en Afghanistan

Nos sources citées plus haut résumaient l’esprit et l’organisation de la chose en observant: «En Afghanistan, les Américains ne veulent plus entendre parler de l’OTAN, ils détestent l’OTAN...»; puis, poursuivant jusqu’à la conclusion: «Ils sont en train de se préparer pour refaire ce qu’ils ont fait en Irak.»

Dans tous les cas, on doit remarquer avec quel zèle et quelle précocité on est en train de “préparer le terrain” pour les ambitions supposées du président Obama vis-à-vis de l’Afghanistan. Ses déclarations de campagne ont été interprétées au mot près, et au-delà, et le Pentagone prépare à sa façon la transition. La hache de guerre entre Petraeus et la direction du Pentagone (Gates-Mullen), si vivement maniée du temps de l’amiral Fallon à la tête de Central Command, est aujourd’hui enterrée opportunément. Petraeus s’avère maniable et adaptable selon la fortune politique du temps, ce qui ne peut étonner. Il a été confirmé à la tête de Central Command à la fin octobre par le Congrès, cela aussi pour marquer le début de la transition si l’on veut. (Ce curieux délai entre sa nomination en avril et sa confirmation fin octobre laisse également à penser; profitons-en pour constater qu’il n’est pas interdit de penser que l’explication pourrait en être un accord entre l’équipe Gates-Mullen et Petraeus conditionnant l’accès effectif de ce dernier à ce poste à une date de prise de commandement où l’influence des fous type Cheney n’est plus à craindre.) L’attitude de Petraeus vis-à-vis de l’Irak et de la région alentour a complètement changé et il recherche désormais des arrangements conformément à la stratégie Gates-Mullen (Fallon), évidente depuis 2007, qui est d’abandonner le “front” irakien pour le “front” Afghanistan-Pakistan. (On a vu cela en septembre, lorsque Petraeus a voulu rencontrer le président syrien Assad; cela lui a été refusé par Bush et il devra attendre l’entrée en fonction d’Obama.)

De ce point de vue, la pièce est en place et les personnages réalignés selon les nouvelles tendances dominantes.

La méthode, elle, n’a pas changé. Si l’Afghanistan devient le “théâtre” n°1 du Pentagone, cela se jouera conformément à la partition US habituelle: concentration totale des pouvoirs chez les généraux US, mise au pas des alliés, communication sous contrôle, extension de la tactique déjà connue (frappes aériennes, “surges” divers ici ou là, le tout saupoudré d’un peu de “winning hearts and minds”). On peut même s’attendre à une accentuation des aspects les plus gênants pour le Pentagone, qui serait dans ce cas la liquidation de Karzaï, pas assez docile. (Il importe de ne pas recommencer l’expérience Maliki de l’Irak, ce Premier ministre élu “démocratiquement” qui menace de priver le Pentagone de la grosse poignée de bases géantes qu’il veut conserver dans ce pays.)

Où trouve-t-on Obama dans ce schéma? Dans ce cas, contrairement à celui du système BMDE ou dans celui, plus ambigü, de l’Irak, il est totalement prisonnier de ses promesses électorales. C’est lui-même qui, aiguillonné par des conseillers qui répercutaient la pensée Gates-Mullen du Pentagone, a lancé l’idée d’une concentration sur le front Afghanistan-Pakistan. Considérée (déjà) rétrospectivement, la chose ne manque pas de piquant; Obama n’a fait que suivre une tendance d’ores et déjà évidente, comme on l’a vu, chez des gens comme Fallon dès 2007 et qui est aujourd’hui imposée par les événements (Gates réclame depuis plusieurs mois le transfert de plusieurs brigades d’Irak en Afghanistan, ce qui résume en termes militaires, selon le Pentagone, le programme “politique” d’Obama vis-à-vis des guerres extérieures: “retrait” d’Irak, renforcement de la guerre en Afghanistan). Obama peut difficilement aller contre cette tendance, qui implique un retour à, ou plutôt un maintien de la formule “maximaliste” du Pentagone, notamment du point de vue budgétaire et des embouteillages logistiques, mise au point avec un succès si convaincant en Irak. (Il faut avoir le coeur bien accroché pour voir dans l’Irak d’aujourd’hui, dans ses ruines, dans ses divisions, dans sa nouvelle proximité de l’Iran, un “succès” américaniste et occidental. C’est une spécialité américaniste et occidentale, le coeur bien accroché.)

On retrouve dans ce cas des points de blocage sévères de l’exécutif et du gouvernement des USA, notamment au niveau du budget et de la situation financière et comptable de ce même gouvernement. Le Pentagone continuera son escapade hors de tout contrôle. La puissance US continuera sa pente d’auto-dévastation, sous le regard intéressé des Russes avec lesquels il faudra s’arranger sur le “front” européen pour qu’ils permettent les voies d’accès du ravitaillement vers l’Afghanistan par la Russie. Obama rencontre effectivement une de ces occurrences où il se trouvera tragiquement pris en sandwich entre les réalités exigées par le système et ses promesses électorales, mais des promesses qu’il est très difficile d’oublier comme c’est l’habitude parce que la crise économique et sociale ne souffre pas d’attendre.

Que fait l’OTAN “dans ce schéma”? Elle est critiquée, détestée, vilipendée, méprisée, mais elle sera mise à contribution, cette fois sans concession au niveau de l’apparence du commandement, de l’apparence du contrôle des forces, de toutes les apparences qui font qu’elle semble encore exister. Les pays membres de l’OTAN, eux, seront invités à rester à leur place, qui leur sera aménagée en fonction du nouveau commandement US, avec des renforts si possible, sinon proclamés nécessaires, – par exemple, comme le leur avait demandé le candidat Barack Obama. La formule irakienne, qui a si bien marché, pourrait être reconduite, type “coalition of the willing“ à-la-Rumsfeld”, tout le monde étant convié “à vouloir” avec le petit doigt sur la couture du pantalon. On a déjà commencé dans ce sens, avec l’invitation pressante faite aux Britanniques d’interrompre leur retrait d’Irak vers leur métropole, pour le transformer en transfert d’Irak vers l’Afghanistan. Contents? C’est pourtant déjà du Obama, bien plus que du Bush, – et c’est toujours pour défendre la civilisation contre ces moeurs médiévaux (ceux des talibans et assimilés divers)...

Bien, on ne fait ici qu’évoquer un des scénarios possibles. Mais on le fait en notant combien il est logique qu’il soit développé, combien il est déjà en train d’être développé, notamment grâce à l’opportun général Petraeus. On le fait en remarquant également qu’à chaque perspective risquée, même involontaire, d’Obama, on retrouve le Pentagone avec le CMI en sautoir, ou l’inverse, et déjà au travail pour préparer la présidence Obama. C’est le noeud gordien de cette présidence éventuellement “révolutionnaire”, qui va commencer évidemment par être une présidence verrouillé... Ne perdez jamais espoir, camarades: plus elle sera verrouillée, plus la crise fera pression sur elle, plus il sera peut-être nécessaire qu’elle devienne “révolutionnaire” pour espérer s’en sortir (voir notre très sympathique “American Gorbatchev”).

 22 novembre 2008 —
http://www.dedefensa.org/article-en_afghanistan_la_victoire_sera_made_in_usa_ou_ne_sera_pas_22_11_2008.html

22/11/2008 - Faits et commentaires


8-2 Obama Est Un Faucon, Dans La Grande Tradition Américaine.

Dans son dernier article pour The New Stateman, John Pilger revient sur l'histoire du parti Démocrate et décrit sa tradition guerrière et expansioniste. Il y a peu de chance que Barak Obama ne la suive pas.
En 1941, l'editeur, Edward Dowling écrivait : " les deux plus grands obstacles à la Démocratie aux Etats Unis sont, premièrement, l'illusion trés répandue chez les pauvres que nous avons une Démocratie, et deuxièmement, la terreur chronique chez les riches qu'on en est une". Qu'est ce qui a changé ?

La terreur des riches n'a jamais été aussi grande, et les pauvres ont transmis leur illusion à ceux qui croient que quand George. W. Bush finira finalement son mandat en Janvier, les nombreuses menaces qu'il fait courir au reste de l'humanité vont diminué.
L'élection à venir ( cet article a été rédigé avant le résultat des élections, et est prémonitoire de ce qui va se passer ndlt) de Barak Obama qui selon un commentateur en extase " marque un moment véritablement excitant et historique dans l'histoire des US" est le produit d'une nouvelle illusion. En fait cela semble nouveau. Mais des moments historiques vraiment excitants ont été fabriqués lors de campagnes présidentielles US aussi loin que je puisse m'en souvenir, créant ce que l'on peut simplement décrire comme de la "merde" (bullshit) à grande échelle.

La race, le sexe, l'apparence, le langage corporel, les épouses, les enfants, même les crises à dimension tragique (style la grand mère maternelle d'Obama meurt - est débranchée - la veille de l'élection ndlt), tout cela est manipulé par le marketing et la "fabrique d'image", maintenant magnifiée par la technologie "virtuelle". Grâce à un système collégial électoral non démocratique (ou, dans le cas de Bush, des machines à voter trafiquées) seuls ceux qui à la fois contrôlent et obéissent au système peuvenr gagner. C'est le cas depuis la véritable victoire historique et excitante d'Harry Truman, le Démocrate libéral, qu'on a dit être un homme humble issu du peuple, et qui a montré combien c'était un homme de poigne en rasant deux villes avec la bombe atomique
Comprendre Obama comme président des Etats Unis, n'est pas possible sans comprendre les exigences d'un système de pouvoir toujours le même : c'est en fait un grand jeu médiatique. Par exemple, depuis que j'ai comparé Obama à Robert Kennedy dans ces pages, il a fait deux déclarations importantes, dont les implications n'ont pas été autorisées à spolier les festivités. La première faite à la conférence d'AIPAC, le lobby sioniste, qui, comme l'a fait remarqué Ian Williams, " fera qu'on vous accusera d'anti sémitisme si vous citez sont propre site (AIPAC) sur son pouvoir". Obama a déjà offert sa genuflexion, mais le 4 juin il est allé plus loin. il a promis de soutenir " une Jérusalem indivisible" comme capitale d'Israël. Aucun gouvernement sur terre ne soutient l'annexion par Israël de tout Jerusalem, y compris le régime de Bush qui reconnait la résolution de l'ONU désignant Jerusalem comme ville internationale.

Sa deuxième déclaration, largement ignorée, a été faite à Miami le 23 mai. S'adressant à la communauté d'expatriés cubains- qui depuis des années produit immanquablement des terroristes, des assassins, et des trafiquants de drogue pour les administrations US - Obama a promis de continuer l'embargo qui paralyse Cuba depuis 47 ans, et qui a été déclaré illégal par l'ONU d'année en année.
De nouveau Obama est allé plus loin que Bush. Il a dit que les Etats Unis avaient "perdu l'Amérique Latine". Il a décrit les gouvernements démocratiquement élus du Venezuela, de la Bolivie, du Nicaragua comme des " vides" à combler. Il a soulevé le problème de l'influence iranienne en Amérique Latine, un non sens, et a approuvé le "droit de frapper les terroristes qui cherchent refuge dans des zones transfrontalières" de la Colombie. Traduit cela veut dire le "droit" pour un régime dont le président et les plus importants hommes poliques sont liés aux escadrons de la mort, d'envahir ses voisins de la part de Washington. Il a aussi approuvé l'initiative dite de Merida, qu'Amnesty International et d'autres ont condamnée pour que les US transplante la "solution colombienne" au Mexique. Il ne s'est pas arrêté là. "Nous devons de même faire pression plus au Sud" a-t-il dit. Même Bush n'avait pas dit cela.
Il est temps que les penseurs bien intentionnés grandissent politiquement et discutent du monde du pouvoir tel qu'il est et non pas tel qu'ils espèrent qu'il soit. Tout comme les candidats sérieux à la présidentielle, passés et présents, Obama est un faucon et un expansioniste. Il est issu d'une tradition Démocrate ininterrompue, comme les présidents guerriers, Truman, Kennedy, Johnson, Carter et Clinton l'ont prouvé. La différence d'Obama peut être c'est qu'il se sent un besoin encore plus grand de montrer combien il peut être dur. Même si la couleur de sa peau fait sortir à la fois supporters et racistes, pour le grand jeu du pouvoir cela ne compte pas. "Le véritable moment excitant et historique, dans l'histoire des US" n'aura lieu que quand ce jeu sera contesté.
John Pilger 12/06/08 www.johnpilger.com - John Pilger est journaliste et producteur de films.
Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Commentaire de la traductrice Mireille Delamarre sous forme de citations
"Ce n'est pas suffisant pour les journalistes de se voir comme de simples messagers sans comprendre les agendas cachés du message et des mythes qui l'entoure."John Pilger

"Ce que nous voyons c'est le plus haut degré de résignation et d'apathie et d'impuissance que j'ai jamais vu. Nous ne parlons pas de remue ménage, nous ne parlons pas d"espoir". Nous ne parlons pas de rhétorique. Nous ne parlons pas d'"Obama rock star". Nous parlons de la question qui est posée partout où je vais : que reste-t-il aux peuple américain en matière de décision si ce n'est sur ce qui les concerne personnellement et ce dans des circonstances de plus en plus restrictives d'année en année ? Et la réponse est rien. (Interview, RealNews.com, 4 Novembre http://therealnews.com/t/index.php?option=com_content&task=view&id=31&Itemid=74&jumival=2717).

L'image de marque politique de l'Amérique avec les desastres d'Irak et d'Afghanistan est mal en point, d'où la nécessité d'un "lifting", pour qu'elle renaisse, soit vendue et relancée, remise au goût du jour grâce à une nouvelle équipe.

Comme un dirigeant l'a écrit trés clairement dans le Times le 5 Novembre :

"La nation américaine refera le plein de confiance qu'elle a perdu ces derniers temps. Aux yeux du monde l'ardoise sera vierge et le prétexte, toujours fallacieux, pour l'anti américanisme n'aura plus lieu d'être" (http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/leading_article/article5084156.ece)

Critiquer Obama, un métisse à la Maison Blanche, sera taxé de raciste.

Comme critiquer Israël, '"l'état juif" est taxé d'antisémitisme.

http://www.planetenonviolence.org/Obama-Est-Un-Faucon,-Dans-La-Grande-Tradition-Americaine_a1725.html?PHPSESSID=d24188e4e491f5d2b39ef87fc39e2e4b


8-3 Ali Gharib : amnistie pour Cheney et acolytes ?

A en juger par les rares fuites de Président élu de Barack Obama équipe de transition, les enquêtes et les poursuites de haut niveau, George W. Bush fonctionnaires de l'administration pour les actes de torture et de crimes de guerre sont une perspective lointaine. Mais susceptible ou non, qui ne s'arrêtent pas les experts de débattre de la question de savoir si les personnes responsables doivent rendre des comptes.
Indépendamment du fait que Vice President Dick Cheney, ancien secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld ou d'autres sont traînés devant des jurys, un changement flagrant semble absolument certaine: Obama est sans équivoque contre la torture, et la pratique est susceptible de prendre fin en vertu de son administration.
«Même si j'ai été déçu par les autres présidents dans le passé, je ne l'écoute et je crois Obama quand il a dit que nous ne la torture. Je pense que c'est crucial», a déclaré Michael Ratner, le président du Center for Constitutional Rights .
Mais renonciation à controverse et la rigueur des méthodes d'interrogatoire mai ne suffira pas à rétablir de façon permanente le terrain moral élevé que Obama l'administration a promis de ramener à l'américaine, l'interaction avec le reste du monde.
Si Obama ne tient pas sur la torture qui se sont produits, plutôt que de simplement cesser la pratique, la porte mai être laissée ouverte pour l'avenir de ressusciter les administrations les plus dures de techniques d'interrogatoire, a déclaré Ratner lors d'un récent forum à l'Université de Georgetown Law School.
"Si Obama veut vraiment nous assurer que nous n'allons pas la torture, il doit lancer une enquête criminelle", a déclaré Ratner, l'auteur de "Le procès de Donald Rumsfeld: une poursuite dans le livre."
Il a dit que les objectifs d'une telle enquête serait facilement identifiable "acteurs clés" et "principes" de l'administration Bush qui éclos plans de permettre et de justifier juridiquement des méthodes d'interrogatoire dures critiques allèguent que sont la torture, y compris la controversée «waterboarding» simulé technique de la noyade.
Ces poursuivi, a déclaré Ratner, comprendra des hauts fonctionnaires de l'administration, tels que Cheney, Rumsfeld, et l'ancien Central Intelligence Agency chef George Tenet, ainsi que l'équipe juridique qui fûts de ce qui est maintenant considéré comme un négligé juridique pour justifier la torture.
Key administration Bush avocats impliqués dans la fourniture de couverture juridique à des pratiques dures, y compris de vives critiques de la "torture mémo" du ministère de la Justice du Bureau du Conseiller juridique (OLC), notamment ancien procureur général, et plus tôt conseiller de la Maison Blanche Alberto Gonzales; Cheney du chef d'état-major et ancien conseiller juridique auprès du Vice President du bureau de David Addington, et l'Université de Californie, Berkeley, professeur de droit et ancien avocat OLC John Yoo.
Si les personnages derrière les techniques douteuses ne sont pas tenus responsables pour les États-Unis et en violation des lois internationales, a déclaré Ratner, présidents après mai Obama simplement dire: «Eh bien, au nom de la sécurité nationale, je peux simplement refaire ce que Obama vient de mettre en place. Je peux aller de nouveau la torture. "
Ratner a également parlé de la préoccupation que, de l'avis du reste du monde, "de ne pas faire une enquête et de poursuites, donne l'impression d'impunité."

Mais Ratner opposés sur l'estrade, Stewart Taylor, Jr. a fait valoir que l'enquête et les poursuites ne sont pas appropriées.
"Les gens qui sont appelés" les criminels de guerre par [Ratner] et d'autres ne pense pas qu'ils agissent en toute impunité », a déclaré Taylor, Brookings Institution boursier et fréquemment au Newsweek et le National Journal.
Dans le 21 juillet édition de Newsweek, Taylor a demandé à Bush préventive grâce à une administration officielle, qui pourraient être tenus de rendre des comptes pour les actes de torture ou de crimes de guerre. Taylor a été la raison que, sans crainte de poursuites, et un vrai compte de ce qu'il a appelé "la tombée de la nuit actes» ne pourrait jamais venir à la lumière.
En outre, à la Georgetown Law cas Taylor a déclaré enquête et de poursuite éventuelle "déchirer le pays".
Mai être que la pensée de Obama, qui, en plus de conseils, il ne serait pas enquêter sur les malversations et l'administration Bush, a déclaré son intention de gouverner en tant que président de la réconciliation politique dans son discours de victoire électorale.
Dans Grant Park à Chicago le 4 nov. Obama rabâchage une citation de tués leader des droits civils Martin Luther King, Jr., mais au lieu de la rhétorique de flexion "arc de l'histoire» vers la «justice», comme le Roi a appelé Obama pour elle à être plié "vers l'espoir d'un meilleur jour."
Mais Ratner a déclaré que le pays était déjà divisé, et que diviser ce qui est exactement une future administration pourrait exploiter politiquement à rétablir la torture. Il a dit que Obama doit fermer le fossé et de le faire n'est pas rehashing le passé.
"Vous êtes en veillant à ce que dans l'avenir, nous ne sommes pas encore la torture," a déclaré Ratner. "Ce n'est pas regarder en arrière."
Un autre problème potentiel avec les enquêtes et les poursuites, dit Taylor, est que les fonctionnaires de l'administration Bush a manifestement cherché à savoir si les méthodes qu'ils étaient sur le point d'approuver étaient justifiées, et, en fait, on leur a dit qu'ils étaient dans l'ordre juridique clair.

"Il n'y a pas de preuve que les hauts fonctionnaires ont agi avec une intention criminelle", at-il dit. "Ils étaient en s'appuyant sur la bonne foi de l'avis de l'avocat."
Taylor a déclaré que, depuis l'origine des conseils juridiques du ministère de la Justice, il serait erroné pour le même ministère de la Justice à "tourner" et de poursuivre les personnes pour les actions que sa précédente incarnation a dit explicitement sont légales.

Mais Taylor, du point rate deux questions: que les crimes auraient été donné un feu vert en raison de la collusion avec la Maison Blanche, et que Ratner propose d'enquêter sur ces mêmes fonctionnaires de la Justice qui ont participé à donner l'approbation.
Malgré se référant à John Yoo comme un "gonzo exécutif impérialiste", Taylor a déclaré que «les fonctionnaires, comme eux ou pas, ont été honorablement motivés» parce qu'ils étaient "désespérément peur" d'une autre attaque terroriste.
Ratner insiste sur le fait que les fonctionnaires, une partie d'un groupe, cabale ou conspiration ", mai être coupable parce qu'ils étaient" secouristes et abetters ".
"[OLC] n'est pas de donner un conseil indépendant", a insisté Ratner. «Ils ont été l'élaboration des notes de service pour adapter une politique qui a déjà été déterminé."
Et tandis que Taylor a été prompt à souligner que de nombreuses administrations américaines ont été accusés de crimes de guerre par diverses sources, Ratner a répondu que c'était la première fois que toute l'administration a fait "agressé l'interdiction de la torture".
Cela pourrait être une des raisons pour lesquelles, si les États-Unis ne prend pas soin de sa propre maison, responsables de l'administration Bush va probablement se poursuivre sur les frais en Europe et ailleurs.
Dans les tribunaux internationaux, a déclaré Ratner, ces fonctionnaires ne seront pas en mesure de se cacher derrière le bouclier juridique de notes internes du gouvernement ou de décrets exécutifs.
«Ils n'ont pas de défense en droit international", at-il dit. «Ils sont finis."
Ali Gharib

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Nov 25 (IPS) -
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Texte original :

http://www.ipsnews.net/news.asp?idnews=44854

RIGHTS-US: No Amnesty for Cheney et al, Say Torture Opponents

By Ali Gharib


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n° 220 - journal de l'Afghanistan - du 24-11 au 28-11- Fin - Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires occupants.

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 journal de l'Afghanistan n° 220 - du 24-11 au 28-11

                                              M.Lemaire                                                                                 


Sommaire.     - Fin -

8 Dossiers      - Fin -

8-4 Guantanamo : Les dossiers

1 La Suisse a refusé l'asile à trois anciens détenus de Guantanamo.

10 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

10-1 Obama et Lincoln (…et Lyautey

11 Annexe

11-1 "Dream Team” et désordre.


 


8-4 Guantanamo : Les dossiers

1 La Suisse a refusé l'asile à trois anciens détenus de Guantanamo.

Comme d'autres, ils attendent dans leur prison de la base militaire américaine une terre d'accueil, alors qu'aucune charge ne pèse sur eux.

Des ex-prisonniers de Guantanamo trouvant une terre d'accueil en Suisse? Le pas aurait pu être franchi. En été 2008, des demandes d'asile ont été introduites auprès de l'Office fédéral des migrations (ODM) au nom des trois détenus se trouvant toujours sur la base américaine.

Mais les requêtes des requérants, un Libyen, un Algérien et un Chinois Ouïgour, ont été déboutées le 10 novembre. Leur représentant à Berne, Dominik Heinzer, s'apprête, avec le soutien d'Amnesty International (AI), à déposer un recours auprès du Tribunal fédéral. AI a invité cette semaine en Suisse les avocates étasuniennes des détenus pour témoigner des conditions de vie à Guantanamo.

Innocent maintenu en isolement

Depuis janvier 2002, des centaines de combattants ennemis ont été incarcérés illégalement et torturés sur l'île cubaine. Plus de 250 personnes y sont toujours en captivité. Cinquante de ces détenus – dont les trois requérants pour la Suisse – n'ont aucune charge contre eux, mais attendent en prison de trouver une terre d'asile.

«Leurs conditions de détention sont très dures», affirme Gitanjali Gutierrez. L'avocate américaine arrive tout juste de l'île où elle a rencontré son client libyen Abdul Ra'uf al Quassim. «Bien que reconnus innocents, ils continuent d'être maintenus en isolement dans des cellules sans fenêtres. Leurs sorties se limitent à une petite cour couverte d'où ils peuvent voir un bout de ciel en levant la tête.»

Un vent d'espoir

L'élection de Barak Obama aux Etats Unis devrait apporter un vent d'espoir. Le futur président s'est engagé à mettre un terme aux détentions illégales à Guantanamo. «Pour 80% des prisonniers, cela signifie la liberté. Pour les 20% restant, cette nouvelle est terrifiante, poursuit l'avocate. Car il y a de fortes chances qu'ils soient renvoyés chez eux où ils risquent d'être torturés dans des lieux secrets.» Et de citer l'exemple de son client libyen qui préfère rester à Guantanamo plutôt que d'être rapatrié dans son pays.

De son côté, Dominik Heinzer n'est pas satisfait des arguments avancés par l'office des migrations.

«Tout en reconnaissant que les prisonniers risquent bel et bien d'être persécutés s'ils sont renvoyés chez eux, l'ODM estime que ces personnes n'ont pas besoin de la protection de la Suisse car elles ne sont pas menacées de renvoi dans leur pays d'origine, explique-t-il. Pourtant, il y a eu des précédents: des détenus ont été refoulés en Libye où ils se trouvent maintenant en détention arbitraire dans des lieux secrets. Il y a aussi des Russes qui ont été refoulés et torturés et des Algériens qui ont disparu à leur retour. Dans la majorité de ces cas, leurs pays d'origine avaient donné des assurances diplomatiques, mais celles-ci n'ont pas été respectées.»

Et le juriste bernois de rappeler que la Suisse et l'Espagne sont les seuls pays d'Europe qui acceptent de traiter les demandes d'asile déposées, via l'ambassade ou un avocat, par des personnes se trouvant à l'étranger.

Contacté par téléphone, le porte-parole de l'ODM, Roman Cantieni a confirmé que «trois demandes ont effectivement été déposées et ont fait l'objet de décisions. Mais pour des raisons de protection des données, nous ne pouvons donner aucun autre renseignement.»

Trop proches des milieux terroristes

Autre raison invoquée par la Suisse pour justifier son refus: les questions de sécurité. Selon Dominik Heinzer, l'ODM reprocherait aux requérants d'être trop proches des milieux terroristes: «La Suisse se réfère pour cela au fait qu'ils soient considérés par l'administration Bush comme combattants ennemis».

«Quasiment tous les prisonniers sont qualifiés de combattants ennemis, précise Gitanjali Gutierrez. Nous avons une foule d'informations prouvant l'innocence de nos clients, mais nous ne pouvons les rendre publiques car elles ont été «classifiées» par Washington. En revanche, nous pouvons affirmer qu'ils ont été torturés. Malgré cela, il n'y a aucune charge contre eux.»

Et le juriste suisse d'ajouter: «Il est clair que s'il y avait le moindre indice qu'ils aient participé à un crime terroriste, ils seraient jugés aux Etats Unis, comme l'a été le chauffeur de Ben Laden.» Selon lui, Washington veut à tout prix maintenir l'appellation combattants ennemis pour les détenus de Guantanamo pour justifier les 6 à 7 années de détention. Seul le Chinois en a été relevé, comme d'ailleurs tous les Ouïgours détenus à Guantanamo.

L'ODM aurait aussi exprimé des craintes sur les difficultés d'intégrations du fait que les requérants sont musulmans. «Je ne comprends pas cet argument, déclare encore Dominik Heinzer. La communauté musulmane est très importante en Suisse. Et on n'a pas à refuser un requérant à cause de sa religion.»

Les pays européens complices

Pour le juriste, le refus de la Suisse serait surtout d'origine politique: «Comme les autres pays européens, la Suisse ne veut pas être le premier pays à accueillir les ex-prisonniers de Guantanamo. L'ensemble de l'Europe considère qu'elle n'a pas à nettoyer les pots cassés de l'administration Bush et que les Etats-Unis doivent montrer l'exemple.»

Dominik Heinzer rappelle toutefois que, si Washington peut être désignée comme responsable de l'existence de Guantanamo, les pays européens en sont complices! Comme le démontre le rapport du sénateur Dick Marty sur les prisons secrètes de la CIA, les transferts pour Guantanamo se faisaient sur territoire européen.

swissinfo, Carole Vann/InfoSud



10 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

10-1 Obama et Lincoln (…et Lyautey)

Il est courant, surtout aux USA, de s’intéresser, à l’arrivée d’un nouveau président ou dans le cours de sa présidence, à son “modèle de président”, à sa référence dans la liste de ceux qui l’ont précédé. Obama a souvent été et est couramment considéré comme une sorte de “réplique” de Franklin Delano Roosevelt, essentiellement à cause des circonstances. Il s’avère que sa référence est républicaine (ce point-là anecdotique, on en conviendra) et que c’est l’un des géants de l’histoire des USA: Abraham Lincoln, l’homme de la crise totale des Etats-Unis d’Amérique.

Obama a déjà beaucoup cité Lincoln dans ses discours. Il a composé son discours d’inauguration du 20 janvier 2009 en se référant intellectuellement et spirituellement à Lincoln. Il s'inspire du thème d’un des plus fameux textes de la littérature politique US, la Gettysburg Adress de Lincoln, à la fin de la bataille de Gettysburg de 1863 qui fut le tournant de la Guerre de Sécession, – un texte court, magnifique au moins par sa puissance et sa forme, sur le thème d’“une deuxième naissance de la liberté”.

CNN.News donnait, le 19 novembre, une analyse sur cette démarche intellectuelle d’une proximité entre Obama et Lincoln. Certains sont sceptiques quant à l’utilisation qu’il faut faire de ce trait intellectuel, ou de l’importance qu’il faut lui accorder. C’est le cas du professeur d’histoire de la Columbia University, Eric Foner, un spécialiste de Lincoln et l’auteur de Our Lincoln: New Perspectives on Lincoln and His World. «Lincoln is a great man, and people should learn from him. But I think, as a historian, people ought to calm down a little about these comparisons. They are entirely different situations, worlds, political systems. There aren't I think a lot of exact direct lessons one can or should necessarily try to learn from Lincoln. […] Lincoln is a Rorschach test. Everybody finds themselves in Lincoln. Everybody finds what they want to find in Lincoln. There are dozens of Lincolns out there. So saying “I'm reading Lincoln or modeling myself on Lincoln” doesn't really tell us a heck of a lot.»

Obama lui-même croit à cette référence, puisqu’il cite souvent Lincoln et dit s’inspirer de l’exemple de ce président. L’analyse citée, qui donne la parole à divers historiens, s’attache surtout à deux aspects d’une possible comparaison: la composition des cabinets respectifs, surtout avec la nomination d'Hillary Clinton par Obama au département d’Etat, et la situation du pays.

«In a recent CBS interview, Obama said he's been spending a lot of time reading up on Lincoln, a further sign that he may try to channel the former president's successes. Obama said he was reading presidential historian Doris Kearns Goodwin's 2005 book ‘Team of Rivals,’ which focuses on Lincoln's Cabinet. “There is a wisdom there and a humility about his approach to government, even before he was president, that I just find very helpful,” he told ‘60 Minutes‘ correspondent Steve Kroft. When asked whether he would be willing to put political enemies in his Cabinet, Obama responded, “Well, I tell you what, I find him a very wise man.”

»Lincoln, after all, put a political rival in his administration: fellow Republican and New York Sen. William Seward. He fought a hard campaign against Lincoln, often using his experience as a reason why he should win the party's nomination over the Illinois politician. Seward later lost the vote. The same held true for Obama's former primary rival Sen. Hillary Clinton, who is being discussed now as a potential pick for secretary of state. Like Seward, Clinton is a senator from New York and fought a long, bruising primary battle, albeit a Democratic one. Watch analysts weigh in on Clinton's future »

»But as Obama considers Clinton and even Republicans for the Cabinet, the use of a Lincoln playbook may not help. “A lot of what has been said as a historian strikes me as a little misguided. [Obama], for example, is modeling himself after Lincoln by [possibly] putting Hillary Clinton in the secretary of state,” Forner said. “But, by the way, that was typical in the 19th century. Most presidents took a major figure of their own political party, often someone who wanted the job himself, and made him secretary of state. That was a fairly conventional thing to do.”

»[Ronald White, author of the upcoming book ‘A. Lincoln: A Biography’] said Lincoln's strategy was to surround himself with people who were equally strong. “And I think one of the comparisons to recent presidents is that they often have put in people from their own states who often are 'yes people' to them. Therefore, they have not been given the benefit of strong contending points of view,” he added. So would a team of rivals work today? “I think this is the great question. Would it be possible? I hope it is. I think it's a more difficult task today," White said. “The Civil War also helped kind of say, ‘we have to have kind of a unity government.’ This is a big challenge. I hope [Obama] can do it. I'm not sure he can.”

»Harold Holzer, one of the country's leading authorities on Lincoln and the Civil War, said the state of the nation today may be a major barrier to putting in place Lincoln's playbook. “Sen. Obama could have never contemplated a state leaving the country in reaction to his election, which was pretty rough. Lincoln could have never imagined nuclear war, the kind of foreign challenges that occur,” Holzer said.

»Holzer's new book, ‘Lincoln President-Elect: Abraham Lincoln and the Great Secession Winter 1860-1861,’ examines the period between his election and inauguration. But Holzer said that although the nation's challenges may be different, “leadership comes not from experience alone or sometimes not from experience at all. It comes from a gravitas and self-deprecation and understanding of other people. It's going to be a very interesting period.”»

Il y a beaucoup de similitudes entre Lincoln et Obama: la jeunesse au moment de l'accession au pouvoir, le talent oratoire, la croyance dans la puissance du verbe, voire une certaine dimension spirituelle de la démarche politique, etc. Il y a une certaine similitude aussi dans la perception qu’on a de deux personnages, à la fois énigmatiques (avant leur prise de pouvoir) et, peut-être, à la fois conscients de prendre le pouvoir à un moment d’une crise intense et gravissime du pays. Y a-t-il une différence de caractère ou une similitude de caractère? Le point est important.

Lincoln est apparu récemment, dans les écrits historiques qui ont exploré des aspects jusqu'ici délaissés, sans doute par conformisme, de sa personnalité, comme un personnage angoissé, dépressif (en plus, avec une femme psychologiquement malade); une psychologie tourmentée et d’essence très pessimiste, affectée de ce que les Romains nommaient le “tædium vitae ” (“dégoût de vivre”). Cela peut paraître surprenant par rapport à l’image historique officielle qu’on en a, d'un Lincoln nécessairement optimiste pour le bien de l'américanisme, – mais surprise de courte durée lorsqu’on se rappelle ce que l’histoire officielle, surtout aux USA où elle n'est que promotion de l'américanisme, fait des personnages dont elle veut se servir.

Pour cerner rapidement ce trait de caractère fondamental de Lincoln, nous citons cet extrait d’une interview de Arnaud Teyssier, auteur d’une biographie du maréchal Lyautey, paru dans La Nouvelle Revue d’Histoire, en février 2006. Teyssier fait une comparaison révélatrice entre les caractères de Lincoln et Lyautey.

La NRH: «Votre biographie de Lyautey, récemment publiée, s’écarte de la littérature pieuse. Vous insistez souvent sur le caractère torturé, la nervosité, la fréquente déréliction de cet homme d’exception. Comment définiriez-vous son tempérament?»

Arnaud Teyssier: «Lors d’un récent voyage à New York, j’ai lu un important article sur Lincoln, – un personnage qui m’a toujours intéressé – dans la revue américaine “The Atlantic”… Il nous révèle que cette figure mythique de l’histoire américaine était un dépressif et un mélancolique, qui transcendait ses pulsions autodestructrices par l’action politique et la construction d’un grand rêve collectif. Je dis bien qu’il “transcendait”, ou “sublimait”, mais en aucun cas ne cherchait vraiment à guérir cette profonde maladie de son âme. J’ai été saisi par cette lecture parce que j’ai retrouvé “mon” Lyautey. Lyautey était un homme torturé par la mélancolie, qui fut malheureux toute sa vie. Mais, chose extraordinaire, il ne s’inclina pas devant son mal, mais au contraire en usa comme d’un ressort pour agir, pour servir son pays, ses idées, entraîner la jeunesse dans son sillage. Lyautey disait lui-même qu’il souffrait du ‘tædium’, mot latin qui évoque un véritable “dégoût” de la vie. Sa psychanalyse, à lui, ce ne fut pas le divan, mais l’action…»

Il s’agit évidemment d’un facteur essentiel qui est ici exploré, aussi bien dans le cas de Lincoln que dans celui de Lyautey, – et question tout aussi importante, on le comprend, si le caractère d’Obama a cette proximité-là de celui de Lincoln. Jusqu’ici, rien ne l’a montré, mais c’est dans la nature même de la chose que de ne pas se montrer, puisqu’il y a effectivement “sublimation” et que cette démarche est destinée essentiellement à l'action politique, donc à la vie publique. La question revient à savoir si Obama est un caractère tragique, et la réponse donnerait une précieuse indication sur ce que sera son gouvernement, et, surtout, sur la façon dont il abordera la crise.

24/11/2008

Bloc-Notes de DeDefensa



11 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

11-1 "Dream Team” et désordre.

Sorti de quelques pensées “bling bling” (“Dream Team”, “The Best and the Brightest”) qui rassurent les chroniqueurs européens qui ne demandent qu’à être rassurés, il est vrai qu’il y a beaucoup à dire sur la façon dont Obama constitue son administration.

On s’est beaucoup attardé à l’équipe économique mais nous préférons nous attarder à l’équipe de sécurité nationale. Et nous notons d’abord:

• L’équipe de sécurité nationale (Clinton au département d’Etat, Gates à la défense, James Jones au NSC) sera présentée la semaine prochaine. L’équipe économique a été présentée lundi dernier. Cette préséance n’est pas indifférente. L’équipe économique est la plus sollicitée, la plus importante, la plus nécessaire. La priorité est totalement intérieure. La crise gronde.

• Cette façon de procéder, en mettant en place l’administration par “équipes”, est très inhabituelle. D’habitude, on opère par individualités, sans ordre de préséance particulière sinon celle de la coutume, sans qu’il faille voir une indication dans la façon de procéder. Cette fois, au contraire, cette présentation a un sens, ou, disons, elle crée un sens, aidée en cela par les événements. Ce sens nous confirme ou nous dit : 1) que les affaires économiques et financières priment tout, et 2) que l’administration semble se décomposer en plusieurs “équipes”, ou “modules” comme l’on dirait aujourd’hui, qui prennent l’allure après tout de plusieurs petits gouvernements dans un gouvernement; il y a principalement le gouvernement économique et le gouvernement de sécurité nationale, auquel pourrait s’adjoindre par exemple un gouvernement des domaines nationaux (infrastructures, sécurité intérieure, justice, etc.).

On a compris qu’au départ Obama sera plutôt et très fortement préoccupé par son “gouvernement économique”. En raison de l'autorité indéniable du nouveau président, la composition et le fonctionnement “naturel” de ce “gouvernement”-là sont moins importants que ceux du “gouvernement de sécurité nationale”, qui devrait être plus laissé à lui-même. C’est à celui-là que nous nous attachons. Effectivement, l’équipe de sécurité nationale sera présentée la semaine prochaine, avec Hillary Clinton au département d’Etat, Gates restant au Pentagone, le général des Marines à la retraite et ancien SACEUR, James Jones, comme directeur du National Security Council (NSC). Antiwar.com donne, le 25 novembre, quelques détails et références sur la chose.

Plus intéressant pour notre propos est le commentaire de Steve Clemons du 25 novembre également, sur son site The Washington Note. Il parle d'abord de la nomination de Gates (son maintien au Pentagone), qui est considérée comme quasiment acquise. Puis il enchaîne, – c’est ce qui nous intéresse surtout, – sur les relations dans l’équipe de sécurité nationale ainsi formée.

«I had moved close to the view that Gates should go. My thinking at the time was that Gates played a vital role “Out-Cheneying Cheney” in the last couple of years of G.W. Bush's term, but that his skill at crunching out the ambiguity in the national security decision making process that Cheney and Rumsfeld exploited would not be necessary in the Obama White House ecosystem. In other words, one needed Gates to be a constraint on Bush, but why would Obama want to run the risk that Gates would constrain his team?

»After speaking to some other national security policy experts very close to Bob Gates and General Brent Scowcroft, I changed course and began to see the value of Gates staying at DoD. My hunch is that Gates wants a chance to make the kind of leaps in the Middle East I have been writing about for some time. He wants to try and push Iran-US relations into a constructive direction. He wants to change the game in Afghanistan – and the answer will not be a military-dominant strategy. He wants to try and stabilize Iraq in a negotiated, confidence building process that includes Saudi Arabia, Iran, Turkey and other regional forces. And he wants to support a big push on Israel-Palestine peace and reconfigure relations between much of the Arab League and Israel.

»This is a big order. And he wants to lurk in the shadows, behind the scenes and away from cameras and let other of Obama's team get the spotlight and credit. National Security Advisor-to-be Jim Jones is on the same page as Gates – and the two of them will constitute a considerably strong axis of power inside the Obama White House. My hunch is that Hillary Clinton and her State Department Deputy James Steinberg will work collaboratively to achieve this vision.

»It's a big gamble. There is a large chance of paralysis between big foreign policy/national security guns that don't like yielding to power rivals in an administration. But the gamble could be a very big payoff for Obama and the country – and would actually deliver the “change” that so many are expecting.…»

Clemons est habituellement vu comme un modéré et un réaliste, son public est plutôt du même calibre. Il faut pourtant lire les commentaires de cet article qui, en général, ne sont pas tendres. D’une façon générale, c’est une levée de boucliers, sur le thème: “Obama avait promis du changement et tout ce qu’il fait, c’est de recycler de vieilles têtes archi-connues, qui ont déjà bien servi et bien montré ce qu’elles pouvaient donner…”. Le seul “changement” que semble attendre Clemons de la formule, c’est, justement, que la formule marche, – que la synergie entre quelques vieux briscards produise quelque chose de nouveau. L’idée est intéressante mais la part faite à la “magie” d’Obama peut-être un peu excessive.

Affrontement d’ambitions et d’autorités

Sans trop s’engager sur des perspectives qui sont difficiles à distinguer, on peut tout de même faire quelques remarques. Elles s’enchaînent, se complètent, pour décrire une situation qui caractérise non pas quelques personnalités, non pas une possible “formule” mais bien cette sorte de “gouvernement de la sécurité nationale” de l’administration Obama qui se mettrait en place et dans lequel Obama n’aurait un départ qu’un intérêt secondaire, étant complètement accaparé par la crise intérieure aux USA.

D’abord, il y a la remarque que le “considerably strong axis of power” que vont former Jones et Gates concerne deux personnalités qui ont effectivement des affinités politiques, professionnelles et conceptuelles, deux personnalités qui se sont opposées chacune à leur façon à la politique extrémiste de GW Bush mais qui ont une forte culture liée au complexe militaro-industriel. Nous parlons moins, ici, d’orientation politique que d’autorité et de contrôle bureaucratique. A eux deux, Jones et Gates, ils peuvent prétendre contrôler la bureaucratie du CMI dans le sens qui leur importe, même si les rapports d’un Gates avec sa propre bureaucratie du Pentagone ne sont pas excellents; nous parlons ici d’un regroupement face à une concurrence possible de pouvoir, face à “l’extérieur”.

… L’“extérieur”, en l’occurrence c’est le département d’Etat, le concurrent naturel de la bureaucratie militaro-industrielle dans la formulation et la conduite de la politique de sécurité nationale. C’est-à-dire, Hillary Clinton.

Clinton, au contraire, est d’une autre culture. Son monde est la politique pure, avec ses réseaux d’influence, à Washington et au-delà. Elle a et elle aura à ses côtés (on le lui rapproche assez), son mari Bill avec ses multiples réseaux internationaux; certains sont parfois embarrassants parce que Bill, qui est une personnalité fantasque et entreprenante, ne s’embarrasse pas de précautions lorsqu’il s’agit de récolter de l’argent, mais cet ensemble lui donne une incontestable puissance. C’est “la maison Clinton”, dite “Billary”, qui est une puissance politique en soi, qui s’installe au département d’Etat. A première vue et sachant ce que l’on sait, il paraît improbable, sinon complètement vain, d’attendre de la “maison Clinton” une quelconque retenue au nom d’une sorte de solidarité gouvernementale. Les Clinton ne contrôlent pas la bureaucratie de sécurité nationale mais ils possèdent une formidable capacité d’influence et une ambition continuelle, non pour un but quelconque mais pour affirmer leur propre puissance. C’est ainsi que fonctionne Washington, c’est ainsi qu’ils fonctionnent.

Ce sont les situations respectives en place, telles qu’elles apparaissent. Elles forment une situation générale dont il est difficile de ne pas croire qu’il s’agit d’une situation idéale pour une concurrence d’ambitions et un affrontement comme Washington en a le secret, sinon l’habitude. La tension très grande de la situation internationale autant que la position nécessairement en retrait d’Obama sont des facteurs idéaux pour alimenter cette concurrence et cet affrontement. Les uns et les autres ont assuré leur position auprès d’Obama, notamment leur situation d’accès et d’influence auprès du président. Pour Jones, directeur du NSC, c’est une chose normale; pour Gates, qui a le poids du Pentagone affirmé durant la présidence Bush, c’est également normal. Hillary, elle, a bien montré ses intentions, en réclamant et, semble-t-il, en obtenant des conditions précises pour accepter la fonction.

Leonard Doyle, dans The Independent, du 23 novembre, précise ces conditions, – mentionnant d’ailleurs sans le relever précisément un autre facteur qui accentuera l’affrontement avec le NSC, qui est le probable transfert vers cet organisme des principaux conseillers de politique étrangère d’Obama adversaires d’Hillary: «Before Hillary Clinton has been formally offered the job as Secretary of State, a purge of Barack Obama's top foreign policy team has begun. The advisers who helped trash the former First Lady's foreign policy credentials on the campaign trail are being brutally shunted aside, as the price of her accepting the job of being the public face of America to the world. In negotiations with Mr Obama this week before agreeing to take the job, she demanded and received assurances that she alone should appoint staff to the State Department. She also got assurances that she will have direct access to the President and will not have to go through his foreign policy advisers on the National Security Council, which is where many of her critics in the Obama team are expected to end up.»

En un sens, on pourrait rapprocher la situation de l’équipe de sécurité nationale qui s’esquisse de celle qui exista avec Jimmy Carter de 1977 à 1980, avec la concurrence ouverte et constante entre Zbigniew Brzezinski (NSC) et Cyrus Vance (département d’Etat), mais avec le secrétaire à la défense Harold Brown restant relativement neutre. Encore cette situation reposait-elle sur une réalité, c’est-à-dire la dualité de Carter hésitant entre une politique ferme contre l’URSS (prônée par Brzezinski) et la recherche d’un réel compromis (défendu par Vance); et la démission de Vance, en avril 1980, entérina une évolution décisive de Carter, devenu fortement anti-soviétique avec l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques en décembre 1979. (L’invasion avait été en partie suscitée par des mesures de soutien aux islamistes afghans, de Brzezinski, dès l’été 1979, et c’est là qu’on peut dire que Brzezinski l’emporta contre Vance.)

Mais la comparaison s’arrête là. La concurrence Brzezinski-Vance avait un objet compréhensible et, dirions-nous, “constructif”: l’orientation de la politique. Il n’en sera rien avec le “gouvernement de sécurité nationale” d’Obama, où les uns et les autres sont assez d’accord pour une poursuite à peine modérée de la politique extérieure actuelle. De même ne peut-on comparer cette situation avec celle de l’administration Bush, pourtant avec un président infiniment effacé; dans ce cas, il n’y eut ni affrontement, ni concurrence, Rumsfeld prenant très vite l’autorité centrale de la politique post-9/11, avec le soutien actif de Cheney et celui, bien entendu, de GW perdu dans ses rêves de grandeur. Powell fut complètement isolé au département d’Etat et Rice (directrice du NSC) alla vers où poussaient les vents dominants. (Le deuxième terme de GW n’a pas d’intérêt exemplaire: c’est un chaos qui enchaîne sur le premier terme et est déterminé par lui, donc sans valeur de référence propre.)

Le “gouvernement de sécurité nationale” d’Obama semble un cas exceptionnel parce qu’il devrait avoir une certaine autorité, par la seule volonté de ce président de s’attacher d’abord et essentiellement à la crise intérieure et déléguant de facto une partie de sa propre autorité pour les affaires extérieures. Les prétendants à la direction de ce “gouvernement” n’auront nulle part le moindre frein d’un éventuel sentiment d’illégitimité. La politique suivie n’étant pas vraiment en cause, il s’agira surtout d’une concurrence d’autorité, d’un affrontement de puissance, auxquels la propre dynamique des intérêts des uns et des autres pousseront évidemment et fortement. (La possibilité d’un rôle du vice-président Biden, spécialiste en politique extérieure, devrait renforcer plutôt qu’apaiser cette confrontation en rendant encore plus nécessaire l’affirmation des positions d’autorité des uns et des autres.) On pourrait alors se trouver devant un paradoxe. Alors qu’au départ, la politique extérieure semblerait fixée sur une continuité avec quelques aménagements de forme, les inévitables concurrences et affrontements pourraient justement conduire à des interférences graves dans cette politique, d’autant plus fortes qu’elles se feraient sans intention dans ce sens, donc sans véritable souci de leurs conséquences. C’est-à-dire que le désordre, la situation qui semblerait la plus improbable dans les conditions d’autorité d’Obama qui nous sont décrites actuellement, pourrait en être le résultat.

Le vœu de Clemons nous paraît singulièrement pieux, et son “intuition” («My hunch is that Hillary Clinton and her State Department Deputy James Steinberg will work collaboratively to achieve this vision») dépendre plutôt d’un désir idéalisé qu’enfin les USA se sortent du cloaque laissé par GW. D’ailleurs, il le sent bien, le brave Clemons, et nous dirions que c’est là sa bonne intuition lorsqu’il tempere son hypothèse: «It's a big gamble. There is a large chance of paralysis between big foreign policy/national security guns that don't like yielding to power rivals in an administration.» Ainsi Obama pourrait-il se réveiller, un triste matin, avec une politique de sécurité nationale en crise, en plus de sa crise intérieure.

Notons en post scriptum qu’il peut aussi y avoir l’inattendu, par exemple qu’en dernière minute l’accord avec Hillary ne se concrétise pas (l’annonce officielle est pour la semaine prochaine). Dans ce cas, comme le note aujourd’hui Adrian Hamilton dans The Independent…the appointment of Hillary Clinton, generally expected within the next week (it would be a huge blow to Obama's prestige now if it did not go through)»), ce serait un formidable revers pour Obama. D’ores et déjà et d’une façon ou l’autre, Hillary Clinton doit imprimer sa marque dans l’administration Obama, et avec une probabilité bien plus grande que ce soit vers le pire plutôt que vers le meilleur.

27 novembre 2008.

 


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28/11/2008

N°401- Dossier de Palestine - 26-11- Début - Des Européens brisent le blocus.

N°401- Dossier de Palestine - 26-11- Début - Des Européens brisent le blocus.                                                       



Dossier de Palestine

                                              N°401                                          26-11

                                                                        Par M.Lemaire    


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

2 Les brèves

2-1 Situation des droits de l’homme dans le territoire palestinien occupé  par Israël depuis 1967.

2-2 Mahmoud Abbas parle d’élections à défaut d’accord avec le Hamas.

2-3 Mahmoud Abbas envisage des élections seulement en Cisjordanie.

2-4 Rebecca Serfaty : Commerce maritime : boycott arabe contre Israël.

2-5 Israël rouvre des points de passage vers la bande de Gaza.

3 Dossier

3-1 Jonathan Cook : L’objectif d’Israël : mettre Gaza à genoux.

3-2 Rania Adel : Un constat d’échec.

Suite 1

3-3 Robert Bibeau : Si le dialogue interpalestinien échoue, Abbas convoquera des élections début 2009.

3-4 Ginette Hess Skandrani : Un seul Etat démocratique pour tous ceux qui aiment cette terre et veulent la construire ensemble.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Une descente de l’armée israélienne recherchant des enfants ayant "jeté des pierres".

4-2 «Le sionisme égale racisme - Israël égale apartheid».

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 K. Selim : Scandale absolu

5-2 Situation des droits de l'homme dans le territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

- Fin –

5-3 Dori Gold : Palestine : Les enfants délibérément pris pour cibles.

5-4 Salama A. Salama : Des Européens brisent le blocus.

6 Annexe

6-1 Yrom : Obama, l’Afrique et le Monde.

6-2 Jean Ziegler : "La haine de l’Occident"

A lire absolument 



2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2-1 Situation des droits de l’homme dans le territoire palestinien occupé  par Israël depuis 1967.
sur le respect des normes internationales humanitaires et relatives aux droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés par Israël particulière y est accordée aux conséquences d’une occupation prolongée durant laquelle les directives de l’ONU relatives au respect des droits
reconnus par la loi ont été systématiquement ignorées.
Il est également pris note de l’entreprise liée à la relance du processus de paix lors du sommet d’Annapolis de décembre 2007, en particulier du fait que l’on comptait qu’Israël gèlerait l’expansion des colonies et assouplirait les restrictions à la circulation imposées en Cisjordanie. Il est décourageant de constater que les faits montrent que les colonies se développent et que de nouvelles restrictions sont imposées en Cisjordanie.
Il est en outre fait état de la violation du droit international humanitaire liée à l’existence du mur de séparation, et des victimes palestiniennes, notamment parmi les enfants, en conséquence du recours
excessif des Israéliens à la force pour mettre fin à des manifestations non violentes.

L’attention est par ailleurs appelée sur les exactions commises par Israël aux points de passage de la frontière, le harcèlement et les agressions dont sont victimes les journalistes palestiniens étant particulièrement préoccupants. Le rapport porte essentiellement sur la crise en matière de soins de santé, spécialement à Gaza.
Le Rapporteur spécial déplore qu’Israël n’applique pas les recommandations de
la Cour internationale de Justice, que l’Assemblée générale a faites siennes, et appelle à une définition plus claire des
droits du peuple palestinien en recommandant que l’Assemblée générale recueille un avis juridique sur la mesure dans laquelle l’occupation met en danger la réalisation du droit des Palestiniens à l’autodétermination.
lundi 24 novembre 2008.
Al-Oufok  Site du Mouvement Démocratique Arabe
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5161
Version française
http://www.aloufok.net/onurap.pdf


2-2 Mahmoud Abbas parle d’élections à défaut d’accord avec le Hamas.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré dimanche qu’il organiserait des élections présidentielles et législatives en 2009 si aucun accord de réconciliation avec le Hamas n’est conclu avant le 31 décembre.
Cette position a aussitôt été rejetée par le Hamas.

Le chef de l’Autorité autonome a déclaré devant la direction de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) qu’il préside qu’il  prendrait éventuellement un décret en ce sens au début de l’an prochain."Si le dialogue avec le Hamas échoue, au début de l’an prochain j’appellerai à des élections présidentielles et législatives simultanées", a-t-il dit, sans avancer de date.
Les élections pourraient avoir lieu 90 jours après la publication de ce décret.
"C’est un appel illégal et anticonstitutionnel", a déclaré Faouzi Barhoum, porte-parole du Hamas, qui y a vu une confirmation de "l’intention d’Abbas de saboter le dialogue" entre les deux factions
palestiniennes.
Le mandat d’Abbas expire en janvier, celui du Conseil législatif palestinien, dominé par le Hamas, en 2010.

Mahmoud Abbas n’a donné aucune idée de la manière dont pourraient être organisées des élections sur le territoire contrôlé par le Hamas ni envisagé un boycott de la part du Hamas qui a menacé de ne plus reconnaître Mahmoud Abbas comme président à l’expiration de son mandat, le 9 janvier prochain. Il réclame une nouvelle présidentielle mais rejette l’idée d’organiser en même temps des élections législatives qui pourraient lui être défavorables.
Abbas affirme de son côté que la loi lui donne le droit de rester au pouvoir jusqu’en 2010.
Le président de l’Autorité palestinienne a jugé que les efforts de réconciliation n’étaient pas terminés. "Nous poursuivons nos efforts, nous continuerons", a-t-il assuré devant la direction de l’OLP réunie à
Ramallah.
En 2006, les Américains avaient pressé Israël de ne pas empêcher la participation du Hamas aux résistance
"Je doute que ça se répète", a affirmé un député du Likoud, la droite israélienne. "En cas de victoire du Hamas, Israël n’aurait plus aucun interlocuteur de l’autre côté", a-t-il souligné.

(23 novembre 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse)


2-3 Mahmoud Abbas envisage des élections seulement en Cisjordanie.
Mahmoud Abbas envisage d’organiser des élections générales uniquement en Cisjordanie si le Hamas empêche qu’elles se tiennent aussi à Gaza, a déclaré un conseiller du président palestinien.
Dimanche, devant le Conseil central de l’Organisation de libération de
la Palestine (OLP), Abbas avait annoncé son intention d’organiser en 2009 des élections présidentielle et législatives faute d’un accord de réconciliation avec le groupe islamiste d’ici à la fin de l’année.
Le mandat présidentiel d’Abbas expire début janvier, mais celui du Conseil législatif palestinien, dominé par le Hamas, qui contrôle Gaza depuis 18 mois, ne s’achève qu’en 2010. Le Hamas a jugé
"illégal et inconstitutionnel" l’appel d’Abbas à des élections législatives anticipées et assuré que cette initiative visait à saboter les efforts de réconciliation déployés par l’Egypte pour réconcilier les
deux ailes du mouvement palestinien.
Le Hamas s’est dit favorable en revanche à une élection présidentielle à l’expiration du mandat de Mahmoud Abbas, le 9 janvier, et a menacé de ne plus le reconnaître au-delà de cette échéance alors que l’OLP, dont le mouvement islamiste ne fait pas partie, l’a symboliquement proclamé
dimanche président du futur Etat palestinien.
"Pourquoi menacer d’organiser des élections ?

Ce dont nous avons besoin,
c’est d’une réconciliation nationale", a dit le chef du Hamas Khaled Méchaal

Pour sa part, Abbas, dans une allocution télévisée, a de nouveau précisé qu’il laissait jusqu’à la fin de l’année au Hamas pour reprendre les négociations suspendues ce mois-ci lorsque le Hamas a refusé de se rendre au Caire pour des discussions.
"Faute de réponse positive, nous organiserons de nouvelles élections présidentielle et législatives", a dit le président palestinien.
Mais pour Méchaal, si Abbas peut demander un scrutin présidentiel, "il ne peut organiser des élections législatives"."Tous les efforts actuels sont centrés, jusqu’au début de l’an prochain,
sur le succès du dialogue national", a déclaré à Reuters Nimer Hammad, conseiller d’Abbas, tout en admettant implicitement ne pas y croire.
En cas l’élections générales, a-t-il poursuivi, Mahmoud Abbas dépêchera des fonctionnaires électoraux à Gaza. "Si le Hamas les empêche par la force de préparer les élections à Gaza, cela ne va pas empêcher la tenue des élections. Nous organiserons les élections en Cisjordanie et le
Hamas sera responsable d’avoir empêché les élections à Gaza", a-t-il dit.
"Un tel stratagème politique ne va pas le sauver", a déclaré Mahmoud Zahar à propos d’Abbas. "L’appel aux élections est une manifestation de la crise dans laquelle il vit. Il ne pourra se concrétiser tant qu’il ne sera pas décidé par une majorité parlementaire."
"Et cela ne peut avoir lieu tant que nos dirigeants sont en prison et tant qu’il y aura une forte possibilité de fraude", a ajouté ce dirigeant en faisant référence à l’arrestation par Israël de certains parlementaires du amas.
"Cette soi-disant entité du Hamas à Gaza doit cesser et nous espérons que cette division se terminera par la voie des urnes. Le Hamas ne veut ni dialogue ni élections. Nous ne pouvons accepter la poursuite de cette division", a affirmé pour sa part Hammad.
Al-Oufok  Site du Mouvement Démocratique Arabe
24 novembre 2008.
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5162



2-4 Rebecca Serfaty : Commerce maritime : boycott arabe contre Israël.
Israël essaie d’agir contre le boycott arabe appliqué aux compagnies de navigation dont les bateaux ont mouillé dans les ports israéliens, selon la radio Galei Tsahal. Le boycott est de plus en plus grave et s’exprime, entre autres, par des amendes et des taxes élevées demandées aux bateaux dans les ports des pays arabes ; les sommes payées causent de grosses pertes aux compagnies. Le boycott est appliqué en réaction aux sanctions économiques prononcées par l’occident contre des pays qui
financent le terrorisme comme l’Iran et
la Syrie.
Selo
n des personnes travaillant dans le domaine de l’exportation, des compagnies de commerce maritime dont les bateaux ont mouillé en Israël sont inscrites sur une liste noire dans les pays arabes, et quand leurs bateaux arrivent dans leurs ports de ces pays les autorités portuaires leur imposent taxes et amendes.

A cause de ce boycott, de moins en moins de compagnies sont prêtes à faire escale dans les ports israéliens, ce qui cause des pertes aux exportateurs, principalement à ceux qui vendent des produits agricoles et des phosphates.
« Quand le nombre de bateaux est limité, il est évident que les quantités transportées le sont aussi, il en résulte que les produits sont plus chers », a expliqué l’officier naval Avraham Ysor, spécialiste
international de transport réfrigéré.

Selon Ysor, ces derniers temps, il a reçu de la part de compagnies de commerces internationales de nombreux messages qui témoignent des difficultés crées par le boycott arabe.
Le ministère de l’Agriculture a été sommé de se pencher sur le problème et a indiqué que des efforts sont faits afin de persuader les autorités commerciales américaines de formuler de nouvelles règles selon lesquelles les compagnies qui se plient au boycott ne recevraient pas les services des ports américains.
« Aux Etats-Unis, il y a des lois très claires qui fixent que se plier au boycott arabe est un délit », explique Tsvi Alon, sous directeur du ministère, « mais bien entendu, ces lois ne s’appliquent qu’aux
compagnies et citoyens américains ». Alon estime que beaucoup de temps passera jusqu’à ce que les américains acceptent de se mêler du conflit et encore plus de temps jusqu’à ce que les ports américains donnent des instructions en ce sens.
Rebecca Serfaty

21 novembre 2008. –

Arouts7
http://a7fr.net/Article/59768.htm

23 11


2-5 Israël rouvre des points de passage vers la bande de Gaza.

Israël a ouvert lundi des points de passage vers la bande de Gaza pour la seconde fois en trois semaines, autorisant un approvisionnement limité du territoire palestinien en denrées alimentaires et en fioul.

Les organisations humanitaires estiment que cette ouverture n'aura qu'un impact minime sur la population de l'enclave, où les réserves s'amenuisent.

Israël a autorisé l'entrée de 45 camions, dont dix à destination de l'Office de secours et de travaux de l'Onu pour les réfugiés de Palestine (UNWRA), par le point de passage de Kerem Shalom, ont déclaré des responsables.

"Ce n'est pas suffisant", a réagi Christopher Gunness, porte-parole de l'UNWRA. Il estime que l'agence aurait besoin d'être approvisionnée par 15 camions chaque jour, non seulement en vivres mais aussi en livres scolaires bloqués par Israël depuis des semaines.

Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a ordonné la réouverture des points de passage après avoir constaté une diminution du nombre de roquettes tirées sur Israël par des activistes de la bande de Gaza.

Le 4 novembre, après un raid de son armée contre des activistes palestiniens, Israël avait interdit à l'UNRWA et à d'autres agences humanitaires de livrer des marchandises au territoire.

CENTRALE ÉLECTRIQUE ALIMENTÉE

Depuis, la seule ouverture du passage de Kerem Shalom avait eu lieu le 17 novembre. Une trentaine de camions avaient alors pu livrer leurs marchandises.

Pour la première fois depuis le 12 novembre, Israël a aussi autorisé l'approvisionnement en combustible de l'unique centrale électrique de la bande de Gaza, décision qui devrait permettre de limiter temporairement les coupures de courant.

Le ministre de la Santé du Hamas, Bassim Naïm, a déclaré que Gaza faisait face à une "véritable crise qui ne (pouvait) pas être atténuée par les stratagèmes sionistes".

Selon un représentant palestinien, Israël a accepté de rouvrir les passages à la suite d'une médiation de l'Egypte, qui a obtenu que les activistes de Gaza cessent en même temps de procéder à des tirs de roquettes.

Des responsables israéliens ont dit que les futures livraisons humanitaires dépendraient du contrôle exercé sur les éléments qui perturbent la trêve entrée en vigueur le 19 juin dernier le long de la frontière Israël-Gaza. Elle expire en décembre.

Malgré les incidents qui les opposent, l'Etat juif et le Hamas ont exprimé la volonté de pérenniser ce cessez-le-feu conclu sous médiation égyptienne, qui exige du Hamas l'arrêt des tirs de roquettes et d'autres attaques visant Israël.

L'accord de cessez-le-feu prévoit aussi que l'Etat juif desserre progressivement son blocus imposé il y a plus d'un an sur le territoire, quand le Mouvement de résistance islamique s'en est emparé aux dépens des forces du Fatah de Mahmoud Abbas.

Reuters

23 11

Avec Adam Entous et Dan Williams à Jerusalem, version française Jean-Stéphane Broose, Clément Dossin et Philippe Bas-Rabérin



7 Dossier

3-1 Jonathan Cook : L’objectif d’Israël : mettre Gaza à genoux.

La question demeure : qu’attend Israël des Gazaouis une fois qu’ils seront dans la misère totale et dans une insécurité de plus en plus grande face aux représailles militaires israéliennes ?

Le dernier resserrement de l’étranglement israélien sur Gaza - l’arrêt de tout approvisionnement dans la bande de Gaza pendant plus d’une semaine - a eu des conséquences immédiates et désastreuses pour les un million cinq cent mille Palestiniens qui vivent dans la bande de Gaza.

Le refus d’autoriser les carburants a obligé la seule centrale électrique de Gaza à fermer, un arrêt qui a poussé les Palestiniens à sortir dans les rues avec des bougies pour protester, la semaine dernière. On s’attend maintenant à une crise de l’eau et du sanitaire.

Et jeudi, les Nations unies ont annoncé qu’elles n’avaient plus les produits alimentaires de base pour ravitailler 750 000 Gazaouis qui en ont un besoin désespéré. « C’est devenu un blocus contre les Nations unies elles-mêmes » déclare un porte-parole.

Y ajoutant un coup supplémentaire, la banque Hapoalim, une grande banque israélienne, a déclaré qu’elle refusera toute transaction avec Gaza d’ici la fin du mois, imposant de fait un blocus financier sur une économie qui dépend du shekel israélien. D’autres banques envisagent de suivre, coincées par la déclaration d’Israël de septembre 2007 déclarant Gaza « entité ennemie ».

Il y aura probablement bien peu de témoins à la descente de Gaza dans un hiver de ténèbres et de famine. La semaine dernière, tous les journalistes se sont vus refusé l’accès à Gaza, de même qu’un groupe de hauts diplomates européens. Quelques jours plus tôt, de nombreux universitaires et médecins qui devaient participer à une conférence d’évaluation des dommages causés sur la santé mentale des Gazaouis ont été eux aussi refoulés.

Israël : A Gaza, ce sont tous des Hamas !

Israël prétend que ce qui a provoqué les récentes restrictions des aides et du carburant à Gaza, c’est la violation par le Hamas d’un cessez-le-feu de 5 mois avec ses tirs de roquettes depuis la bande de Gaza. Mais Israël a contribué à la remise en cause de l’accord de cessez-le-feu : pendant que le monde était accaparé par les élections présidentielles américaines, l’armée a envahi Gaza, tuant 6 Palestiniens et provoquant ainsi les tirs de roquettes.

La catastrophe humanitaire qui frappe Gaza est pour une grande part sans lien avec les derniers cycles agressions/représailles entre Hamas et Israël. Il y a près d’un an, Karen Koning AbuZayd, commissaire générale de l’office des Nations unies pour les réfugiés lançait un avertissement : « Gaza est sur le point de devenir le premier territoire à être intentionnellement réduit à un état de misère sordide. »

Elle accusait directement Israël de l’étranglement de Gaza, mais elle visait aussi la communauté internationale comme complice. Les uns et les autres ont commencé à bloquer les aides début 2006, après l’élection du Hamas à la tête de l’Autorité palestinienne (AP).

Les Etats-Unis et l’Europe ont approuvé cette mesure sur le principe qu’il fallait forcer les gens de Gaza à revoir leur soutien au Hamas. La logique se voulait la même que celle qui avait conduit aux sanctions contre l’Iraq sous Saddam Hussein au cours des années 90 : quand les civils de Gaza en auront assez de souffrir, ils se soulèveront contre le Hamas et se donneront de nouveaux dirigeants acceptables par Israël et l’Occident.

Un homme pleure la mort d’un parent. (Afp)Comme l’a dit Mme AbuZayd, ce moment a marqué le début d’une complicité de la communauté internationale avec la politique de punition collective de la bande de Gaza, au mépris de la Quatrième Convention de Genève qui définit de tels traitements à l’égard des civils comme un crime de guerre.

Le blocus a été maintenu depuis, sans relâche, même si le résultat escompté n’a pas été obtenu dans la bande de Gaza plus qu’il ne l’avait été en Iraq. Au contraire, le Hamas a assis son pouvoir et cimenté la séparation physique de la bande de Gaza d’avec la Cisjordanie dominée par le Fatah.

Loin de reconsidérer sa politique, la direction israélienne a réagi en resserrant l’étau toujours plus fort, à un point tel que la société de Gaza est maintenant sur le point de s’effondrer.

Il est vrai pourtant que ce n’est qu’indirectement que la catastrophe qui grandit et qui est provoquée sur Gaza est liée à l’accession du Hamas au pouvoir et aux tirs de roquettes.

Ce qui préoccupe le plus Israël, c’est ce que représente chacun de ces développements, à savoir le refus des habitants de Gaza d’abandonner leur résistance contre l’occupation continue d’Israël. Les deux fournissent à Israël un prétexte pour se dégager des protections auxquelles ont droit les civils de Gaza en vertu du droit international, afin de les soumettre.

A un moment embarrassant, les médias israéliens ont révélé ce week-end que l’un des premiers actes d’Ismail Haniyeh en tant que Premier ministre Hamas, élu en 2006, avait été d’envoyer un message à la Maison-Blanche de Bush en lui proposant une trêve de longue durée en échange de la fin de l’occupation israélienne. Sa proposition n’a même pas été réceptionnée.

Au lieu de cela et d’après le Jerusalem Post, les décideurs israéliens ont cherché à renforcer l’impression qu’ « il était inutile pour Israël de renverser le Hamas car la population (de Gaza) est Hamas ». Sur cette base, la punition collective se trouve justifiée puisqu’il n’y a pas de vrais civils à Gaza. Israël est en guerre avec chaque homme, chaque femme et chaque enfant, individuellement.

Montrant à quel point cette opinion est partagée, le cabinet a débattu la semaine dernière d’une nouvelle stratégie pour rayer des villages gazouis dans une tentative pour arrêter les tirs de roquettes, une redite des tactiques d’ailleurs remises en question qu’Israël a utilisées au Sud Liban dans sa guerre de 2006. Les habitants seraient avertis avant le début des bombardements aveugles.

En réalité, la volonté d’Israël de boucler la bande de Gaza et d’en terroriser la population civile est même antérieure à la victoire électorale du Hamas. On peut la situer à l’époque du désengagement d’Ariel Sharon en été 2005, quand le règne du Fatah sur l’Autorité palestinienne était incontesté.

La façon dont Mr Sharon envisageait l’isolement de Gaza fut révélée peu après le retrait, en décembre 2005, quand ses officiels ont proposé, pour la première fois, de couper l’électricité à la bande de Gaza.

Cette politique n’a pas été appliquée, soulignent les médias locaux à l’époque, à la fois parce que ces collaborateurs avaient pensé que cette violation de la loi internationale serait dénoncée par les autres nations et qu’il était à craindre qu’une telle démarche entamerait les chances du Fatah de gagner les élections, le mois d’après.

Avec le résultat du vote, toutefois, Israël s’est trouvé le prétexte dont il avait besoin pour commencer à dégager sa responsabilité à l’égard de sa population civile. Il a déplacé sa relation avec Gaza d’une situation d’occupant à une situation de partie ennemie en guerre. Une politique de punition collective qui était manifestement illégale à la fin 2005 devenait alors une procédure d’exploitation standard d’Israël.

Juin 2006, Israël bombarde la seule centrale électrique de la bande de Gaza. (PCHR) Les discussions - de plus en plus véhémentes de la part des officiels, culminant en février avec l’observation tristement célèbre du vice-ministre de la Défense Matan Vailnai à propos de créer une « shoah », ou un Holocauste, à Gaza - sont allées de pair avec les mesures prises par Israël. L’armée a bombardé la centrale électrique de Gaza en juin 2006 et depuis, a progressivement coupé les fournitures de carburant. En janvier, Mr Vilnai a fait valoir qu’Israël devait se dégager de « toute responsabilité » à l’égard de Gaza et deux mois plus tard, Israël signait un accord avec l’Egypte pour que celle-cie construise une centrale électrique pour Gaza dans le Sinaï.

Toutes ces initiatives sont conçues avec le même objectif en tête : convaincre le monde que l’occupation de la bande de Gaza par Israël est terminée, et qu’Israël est en droit alors d’ignorer les lois de l’occupation et d’utiliser une force implacable contre Gaza.

Les ministres ont fait la queue pour exprimer les uns après les autres de tels sentiments. Ehud Olmert, par exemple, a déclaré que les Gazaouis ne devaient pas être autorisés à « vivre une vie normale » ; Avi Dichter a estimé qu’une punition devait être infligée « quel qu’en soit le coût pour les Palestiniens » ; Meir Sheetrit a soutenu qu’Israël devait « décider d’un quartier à Gaza et le raser » - politique qui fut discutée par les ministres la semaine dernière.

Conjointement, Israël a fermé relativement les yeux sur le commerce clandestin croissant avec les tunnels de Gaza vers l’Egypte. La qualité de vie matérielle des Gazaouis retombe plus lourdement sur les épaules égyptiennes de jour en jour.

La question demeure : qu’attend Israël des Gazaouis une fois qu’ils seront dans la misère totale et dans une insécurité de plus en plus grande face aux représailles militaires israéliennes ?

Eyal Sarraj, directeur du Programme de santé mentale de la communauté de Gaza, a déclaré cette année que l’objectif à long terme d’Israël était d’obliger l’Egypte à cesser ses contrôles le long de sa courte frontière avec la bande de Gaza.

Après que la frontière sera ouverte, a-t-il prévenu : « Attendre l’exode ».

Voir en ligne : www.info-palestine.net
Jonathan Cook

mercredi 19 novembre 2008
http://alternatives-international.net/article2725.html?lang=fr

3-2 Rania Adel : Un constat d’échec.
La trêve conclue le 19 juin entre Israël et les mouvements palestiniens a volé en éclats, faisant plonger les territoires occupés dans de sombres perspectives avec une situation humanitaire qui se dégrade.
Tout dans les territoires palestiniens laisse présager une situation des plus alarmantes. La trêve battue en brèche, le président palestinien a plaidé auprès du premier ministre israélien de la maintenir lors de leur rencontre lundi 17 novembre, alors que la situation humanitaire ne cesse de se dégrader. Des ordres ont été donnés par le premier ministre israélien aux responsables de la sécurité pour soumettre des propositions le plus tôt possible sur les moyens d’agir avec les
Palestiniens, de sorte qu’un plan d’action puisse, en cas de besoin, être soumis à l’approbation du gouvernement. M. Olmert a également donné comme instruction aux autorités judiciaires et militaires de mettre un terme à leurs discussions, qui durent depuis trop longtemps, afin d’être
en mesure de présenter différents plans d’action contre le régime terroriste du Hamas.
Tzipi Livni, la chef du parti au pouvoir Kadima, qui pourrait être amenée à remplacer M. Olmert en cas de victoire du mouvement aux élections anticipées du 10 février, est allée dans le même sens. « La
trêve a été violée, c’est un fait. Israël ne peut accepter une violation sans agir. L’armée doit nous présenter des options pour déterminer la nature de notre réaction », a-t-elle dit. La trêve de six mois entre Israël et le Hamas est entrée en vigueur le 19 juin après une médiation de l’Egypte.
Côté palestinien, le Hamas a rejeté les accusations israéliennes, qualifiées de « manipulations médiatiques », et affirmé qu’elles « ne reflètent pas la réalité ». « La poursuite de la trêve est conditionnée à l’arrêt de la machine de guerre sioniste qui tue des Palestiniens et la fin du siège injuste », a affirmé le premier ministre du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh. Les propos du premier ministre ont coïncidé avec le meurtre de quatre militants palestiniens tués dans un raid
aérien israélien dimanche dans le nord de la bande de Gaza.
Un porte-parole de Tsahal a précisé que l’attaque de dimanche, menée à l’est de la ville de Gaza, visait des activistes qui se préparaient à tirer des roquettes sur le territoire israélien. Les Comités de
résistance populaire ont déclaré que les quatre victimes étaient des membres de leur branche armée. « Nous avons le droit de riposter aux attaques sionistes. Le gouvernement israélien a fait échouer la trêve et n’a pas respecté ses engagements », a dit le porte-parole du Hamas à Gaza, Faouzi Barhoum.
Dix-sept combattants palestiniens ont été tués depuis le 4 novembre, lorsque l’armée israélienne a mené un raid dans la bande de Gaza pour détruire un tunnel creusé par les activistes dans le but d’enlever un soldat de Tsahal de l’autre côté de la frontière.
A court de vivres
Côté humanitaire, à la suite de la reprise des tirs de roquettes sur l’Etat juif, les Israéliens ont bouclé la bande de Gaza, suspendant la livraison de l’aide humanitaire et du fioul destiné à l’unique centrale
électrique du territoire. Israël a maintenu fermés les points de passage « jusqu’à nouvel ordre ».
Avant cette période de tension, quelque 160 camions franchissaient quotidiennement les deux principaux points de passage de Kerem Shalom et de Karni avec à leur bord des denrées alimentaires, des médicaments, du matériel médical, ainsi que du ciment et d’autres matériaux de
construction, selon l’armée israélienne. Les organisations humanitaires et l’Onu se sont alarmées de la situation dans la bande de Gaza, mettant en garde contre une prochaine crise alimentaire dans ce territoire, où les conditions de vie n’ont cessé de se dégrader depuis la prise du pouvoir du Hamas en juin 2007.
« Nous sommes à court de vivres ce soir et tant que les points de passage frontaliers seront fermés, nous ne pourrons rien faire », a dit l’un des responsables de l’agence de l’Onu, John Ging, qui a précisé que la situation économique à Gaza était « désastreuse ».
Quelques colis de nourriture ont pu être remis dans la journée à des habitants du petit territoire palestinien mais la distribution a dû être suspendue en soirée faute de ravitaillement.
C’est dans ce contexte que l’Union européenne a appelé Israël à rouvrir les points de passage vers la bande de Gaza, au moins pour les convois humanitaires. La présidence française de l’UE « déplore la décision prise par le gouvernement israélien de fermer les points de passage vers
Gaza. Cette décision disproportionnée conduit une nouvelle fois à punir collectivement l’ensemble de la population civile à Gaza, où la situation humanitaire est très préoccupante », a-t-elle indiqué dans un communiqué. Elle « appelle donc instamment à la réouverture des points de passage et à la reprise immédiate des livraisons de fioul et de produits humanitaires ».
Pire encore, le ministre israélien de
la Défense Ehud Barak a approuvé ces derniers mois des dizaines de projets de construction dans des colonies de Cisjordanie occupée, en contradiction avec les engagements internationaux d’Israël, a indiqué vendredi le quotidien Haaretz. Selon ce journal, le ministre a approuvé depuis avril la construction d’au moins 315 logements dans la colonie de Beitar Illit, de 48 à Ariel, de 60 à Eshkolot et d’un centre commercial à Efrat. Pourtant, la Feuille de route, un plan international de paix lancé en 2003 et approuvé par Israël, prévoit la fin des violences israélo-palestiniennes ainsi que le gel de toutes les opérations de colonisation. Peut-on parler donc d’un
probable retour à la case départ en cas de victoire du Likoud aux législatives du 10 février prochain ? Nombreux sont ceux qui s’y attendent.
Rania Adel

Al-Ahram Hebdo  Semaine du 19 au 25 novembre 2008, numéro 74
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2008/11/19/marab1.htm


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N°401- Dossier de Palestine - 26-11- 1 - Des Européens brisent le blocus.

N°401- Dossier de Palestine - 26-11- 1 - Des Européens brisent le blocus.                                                       



Dossier de Palestine


3-3 Robert Bibeau : Si le dialogue interpalestinien échoue, Abbas convoquera des élections début 2009.

3-4 Ginette Hess Skandrani : Un seul Etat démocratique pour tous ceux qui aiment cette terre et veulent la construire ensemble.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Une descente de l’armée israélienne recherchant des enfants ayant "jeté des pierres".

4-2 «Le sionisme égale racisme - Israël égale apartheid».

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 K. Selim : Scandale absolu

5-2 Situation des droits de l'homme dans le territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

5-3 Dori Gold : Palestine : Les enfants délibérément pris pour cibles.


3-3 Robert Bibeau : Si le dialogue interpalestinien échoue, Abbas convoquera des élections début 2009.

Israël a décidé hier de maintenir la fermeture des points de passage avec la bande de Gaza, en représailles à des tirs de roquettes depuis le territoire palestinien.
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a annoncé hier qu’il convoquerait des élections générales faute d’une réconciliation avec le Hamas. « Nous sommes prêts à poursuivre le dialogue (avec le Hamas) et nous n’épargnerons aucun effort afin que ce dialogue réussisse. Mais s’il ne réussit pas, au début de l’année prochaine, j’appellerai à des élections présidentielle et législatives », a affirmé M. Abbas devant le Conseil central de l’OLP (CCOLP). Il a précisé qu’un décret présidentiel serait publié en ce sens, tout en appelant à la tenue d’un nouveau round de négociations avec les islamistes. L’actuelle législature, dominée par le Hamas, arrive à son terme en janvier 2010 et
la Loi fondamentale palestinienne (Constitution) n’autorise pas le président à la dissoudre. M. Abbas n’a pas précisé quels arguments juridiques il allait faire prévaloir pour organiser de nouvelles élections. En outre, le CCOLP a désigné M. Abbas « président de l’État de Palestine ». Cette mesure semble destinée à renforcer M. Abbas face au Hamas.
Pour sa part, le Hamas a immédiatement refusé l’éventualité de tels scrutins. « Nous rejetons l’appel à des élections qui est illégal et inconstitutionnel », a affirmé à l’AFP un porte-parole du Hamas à Gaza, Fawzi Barhoum. « Le mandat du président Abbas s’achève le 9 janvier. La législature est, quant à elle, de quatre ans (et s’achève ainsi en janvier 2010). La loi n’accorde aucune autorité au président sur le Parlement et personne ne peut le dissoudre de manière anticipée », a ajouté un autre porte-parole du Hamas, Taher al-Nounou. Il a toutefois espéré que le « dialogue réussisse et que la présidence établisse un climat propice, en libérant par exemple les prisonniers (du Hamas) en Cisjordanie ». Le Hamas avait annulé une réunion de réconciliation au Caire, prévue début novembre, en signe de protestation contre les arrestations de ses militants en Cisjordanie par les forces de sécurité palestiniennes.
Laissant la porte ouverte au dialogue, M. Abbas a proposé un document qui, selon lui, devra servir de base de discussion avec le Hamas. Reprenant les grandes lignes d’un document égyptien, il prévoit « la création d’un gouvernement provisoire accepté par toutes les factions et respectant le programme de l’OLP ». L’OLP a reconnu Israël et accepté le principe de deux États – israélien