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07/09/2008

n°204 - journal de l'Afghanistan - 20-08 au 06-09 - Début- Les massacres de civils se multiplient.

n°204 -  journal de l'Afghanistan - 20-08 au 06-09 - Début- Les massacres de civils se multiplient.

journal de l'Afghanistan                                             n° 204 - du 20-08 au 06 -09  

Par M.Lemaire                                                                                 



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire.    - Début-

Tiré à part :

1 Dommages Collatéraux...

1 L'Otan en Afghanistan

2 Paroles & action des bientôt présidents...

1 Afghanistan, « la bonne guerre »

3 L'Afghanistan au cœur des débats.

1 "Taliban": attention à l'amalgame, préviennent des chercheurs français.

1 La résistance contre l'agresseur

Résistance : Analyse & déclaration

Occupation de l'Afghanistan 

Analyse & déclaration

2-1 Sur le terrain

2 Occupation de l'Afghanistan 

Suite 1

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 
6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
6-1 Vidéo : Bavure en Afghanistan.
6-2 Vidéo : Des français à Kapisa.
Fin
7 Brèves
7-1 Les autorités pakistanaises prive d'essence les forces étrangères en Afghanistan.
7-2 Nos soldats français et....
7-3 il n’y a pas un jour qui passe sans qu’il y ait une action militaire contre les forces de l’OTAN.
7-4 Vigilance et renseignement, nouveaux maîtres-mots…
8 Dossiers
8-1 Point de vue de Bellacio : Pourquoi la France a-t-elle envoyé des soldats soutenir l’OTAN en Afghanistan ?
9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage
9-1 Commentaire d'une lectrice de l'article d'alterinfo montrant des photos de morts d'enfants afghans par la coalition
9-2 N'est-il pas grand temps de changer de cap en Afghanistan ?
9-3 La situation en Afghanistan est fonction des développements politiques dans le Pakistan voisin.
10 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion
10-1 Analyse de solidariteetprogres : Comment les britanniques et Cheney protègent l'opium.
10-2 Analyse de Mondialisation : Afghanistan: les barons de l'héroïne par la grâce des Etats-Unis


L'Afghanistan en chiffre du 20-08 au 06/09/07  
tués blessés
Usboys / Autres boys

 21

 15

Policiers, armée et collaborateurs

 x

 x + 2

Peuple Afghan

 112

 7 + x


                                                                                                                Tiré à part : 1 Dommages Collatéraux... 1 L'Otan en Afghanistan : Plus de 100 civils tués dans le bombardement Plus de 100 civils ont été tués vendredi dans l'ouest de l'Afghanistan dans un bombardement de la coalition sous commandement américain, affirme une commission d'enquête mise sur pied par le président Hamid Karzaï. Ce bombardement s'est déroulée vendredi, près du village d'Azizabad, dans le district isolé de Shindand, à quelque 120 km d'Herat, la grande ville de l'ouest du pays. "Nous nous sommes rendus sur place et nous avons constaté que le bombardement a été très intense, beaucoup de maisons ont été détruites et plus de 100 civils, pour la plupart des femmes et des enfants, ont été tués", a déclaré à l'AFP Nematullah Shahrani, ministre des Affaires religieuses et président de la commission d'enquête. La région était calme dimanche, après que des manifestations eurent dégénéré samedi, des habitants brûlant une voiture de police et proclamant "Mort à l'Amérique". Ce genre de bavure (…) - voir les armes sophistiquées dont dispose les USA- ne joue évidemment pas en faveur de la coalition internationale auprès de la population afghane. Le conseil des oulémas (dignitaires religieux musulmans) de l'ouest de l'Afghanistan a condamné "les ennemis de l'Islam qui trempent leurs mains dans le sang des innocents" et appelé à manifester mardi à Herat. "La nation musulmane ne se satisfera pas cette fois de leurs excuses, nous voulons voir jugés les responsables de ce crime", ont-ils écrit dans un communiqué. "La tragédie est beaucoup plus grave que nous ne l'avions initialement pensé", a reconnu dimanche le général Mohammad Zaher Azimi, porte-parole du ministère de la Défense. D'après la Commission afghane indépendante des droits de l'Homme, bien plus de 900 civils ont été tués depuis début 2008 par les forces de sécurité afghanes et internationales.  Karzaï a annoncé dimanche le renvoi de deux officiers de l'armée, pour "négligence et rétention d'information à propos de la frappe aérienne irresponsable ayant frappé le village d'Azizabad, dans le district de Shindand", dans un communiqué.

AFP -24-08 24.08.

Sur place. "Des manifestants ont lancé des pierres sur des soldats afghans, qui ont tiré en l'air pour les disperser. Deux civils ont été blessés et les soldats se sont retirés pour laisser la place à la police", a indiqué le général Akramuddin Yawer, commandant les forces de police dans l'ouest de l'Afghanistan. Les manifestants, qui étaient près de 250, scandaient des slogans hostiles à la coalition et au gouvernement Karzaï, et ont brûlé une voiture de police. Ils s'en sont également pris à un convoi leur apportant de la nourriture.

http://www.rtbf.be/info/monde/

24-08 Plusieurs députés ont protesté vivement contre l'action des forces internationales au Parlement samedi, qui a voté l'envoi d'une mission d'enquête parlementaire. "Chaque jour qui passe voit la situation empirer. Les forces étrangères sont venues en Afghanistan avec leurs propres buts, pas pour améliorer la sécurité", a conclu un député d'Herat. "La coalition a bombardé de manière cruelle et barbare des civils", a renchéri son collègue Said Shafiq. D'après la Commission afghane indépendante des droits de l'homme, plus de 900 civils ont été tués depuis le début de l'année 2008. http://www.rtbf.be/info/monde/

25-08 Les sénateurs ont fermement condamné l'attaque de l'aviation américaine d'il y a quelques jours contre le village Aziz Abad dans la province de Shandad avant de souligner que ce genre d'agissements ne faisait qu'exacerber l'insécurité et la violence. "La coalition doit agir dans le cadre des lois afghanes, ont noté les sénateurs. Ces derniers ont exigé du président Karzai qu'il rédige et propose à l'Assemblée l'avant texte d'un projet de loi encadrant les activités des troupes étrangères. "En cas de refus du président, c'est le sénat qui se chargera de la rédaction de ce texte, ajoutent les sénateurs.

25 Aoûthttp://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=12719&Itemid=0  

Les soldats savent quoi faire pour limiter les pertes civiles, assure MacKay

26 aout La Presse Canadienne le ministre de la Défense Peter MacKay, : "Les troupes canadiennes sont pleinement conscientes de toutes les précautions qui doivent être prises dans l'accomplissement de cette mission", "Nous avons une énorme confiance dans notre leadership, ici en Afghanistan." Les troupes canadiennes ont déjà tué des civils. Ainsi, le mois dernier, deux jeunes enfants ont péri quand des soldats canadiens ont fait feu sur un véhicule.Les victimes civiles sont depuis longtemps source de frictions entre les autorités afghanes et leurs alliés occidentaux. Les dirigeants afghans disent que les décès de civils créent un fossé entre le gouvernement et le peuple afghans, que les talibans, et d'autres forces antigouvernementales, utilisent pour détourner les habitants de leur gouvernement. l'Associated Press,


2 L'Otan en Afghanistan : 2 enfants et leurs parents tués. 28-08 Manifestation sur la route reliant la capitale à l'est du pays pour protester contre la mort d'un couple et leurs deux enfants, tués dans leur maison, par des soldats étrangers. Vendredi, c'était des soldats allemands et des policiers afghans qui tuaient deux enfants et une femme en ouvrant le feu sur une voiture civile qui approchait un barrage militaire dans le nord du pays. 01-09  (AFP) -
3 L'Otan en Afghanistan : 3 enfants tués et 7 civils blessés. La force de l'Otan en Afghanistan a annoncé avoir tué lundi trois enfants et blessé sept civils dans le tir d'un obus qui a manqué sa cible dans le sud-est du pays. L'incident s'est produit lorsque des résistants ont ouvert le feu sur une patrouille de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité (Isaf) de l'Otan, dans le district de Gayan, dans la province de Paktika. La patrouille a alors demandé le soutien de l'artillerie… 01-09 (AFP)

01-09 La tension est encore montée d'un cran lundi matin lorsque plusieurs centaines de manifestants, en banlieue est de Kaboul, ont brièvement coupé la route principale reliant la capitale à l'est du pays pour protester contre la mort d'un couple et leurs deux enfants, tués dans leur maison, par des soldats étrangers. Vendredi, c'était des soldats allemands et des policiers afghans qui tuaient deux enfants et une femme en ouvrant le feu sur une voiture civile qui approchait un barrage militaire dans le nord du pays. 01-09 (AFP) -


4 L'Otan en Afghanistan : Une femme et un enfant  tués.

05-09 Deux civils ont été tués lors d'une opération militaire menée vendredi avant l'aube dans la province de Farah dans l'ouest de l'Afghanistan, a annoncé Ghulam Farooq Nahimi, un commandant de l'armée afghane. Une femme et un enfant qui se trouvaient dans le même bâtiment que le chef ont été tués dans l'opération, qui comportait des frappes aériennes, a ajouté M. Nahimi. AP



2 Paroles & action des bientôt présidents...

1 Afghanistan, « la bonne guerre »  

Dans une tribune du New York Times, reprise dans l’International Herald Tribune du 14 juillet, « Barack Obama : It’s time to begin a troop pullout », le candidat démocrate écrit :  « Terminer la guerre (en Irak) est essentiel pour atteindre nos objectifs stratégiques plus larges, en premier lieu l’Afghanistan et le Pakistan, où l’on assiste à un réveil des talibans et où Al-Qaida dispose de bases sûres (safe heaven). L’Irak n’est pas le front central de la guerre contre le terrorisme et ne l’a jamais été. Comme l’a relevé le président du comité des chefs d’état-major de l’armée américaine, l’amiral Mike Mullan, nous n’aurons pas les moyens suffisants pour finir le travail en Afghanistan tant que nous n’aurons pas réduit nos engagements en Irak. »  « Comme président, je mettrai en œuvre une autre stratégie et commencerai par fournir au moins deux brigades supplémentaires de combat pour appuyer nos efforts en Afghanistan. Nous avons besoin de plus de troupes, de plus d’hélicoptères, d’une meilleure collecte de l’information et de plus d’aide non militaire pour remplir notre mission là-bas. Je ne rendrai pas notre armée, nos ressources et notre politique étrangère otages d’une volonté erronée de maintenir des bases permanentes en Irak. »  Un éditorial publié par l’International Herald Tribune rend hommage le 19 juillet aux positions défendues par le sénateur Obama, sous le titre : « Talking sense on the wars in Iraq and Afghanistan ».« Obama a affirmé qu’il retirerait toutes les troupes combattantes américaines d’ici 2010, déplacerait au moins 10 000 hommes supplémentaires vers l’Afghanistan, et les utiliserait comme moyen de pression pour persuader les alliés de l’OTAN d’accroître eux aussi leur engagement ; qu’il enverrait plus d’aide non militaire à l’Afghanistan et construirait un partenariat plus solide entre l’Afghanistan, le Pakistan et l’OTAN sur les frontières (pakistano-afghanes) non soumises à la loi. Il a aussi promis 2 milliards de dollars supplémentaires dans le cadre d’un nouvel effort international pour traiter le problème des 4 millions de réfugiés irakiens – une crise que l’administration Bush a ignorée avec inconscience. » « Nous avons été encouragés par l’aval donné par Obama à la proposition des dirigeants du comité des relations étrangères du Sénat de tripler l’aide non militaire au Pakistan pour la porter à 7,5 milliards de dollars en cinq ans. Les Etats-Unis doivent investir plus dans le renforcement de la démocratie pakistanaise. »(...) « Plus les Etats-Unis insistent sur le fait qu’il n’envisagent même pas un retrait, moins les Irakiens sont encouragés à régler leurs différends politiques. Les dirigeants irakiens ont demandé un calendrier de retrait et le prochain président des Etats-Unis doit les prendre au mot. Et les candidats (à l’élection présidentielle américaine) doivent se prononcer sur cet objectif et répondre aux menaces réelles en Afghanistan et au Pakistan. »



3 L'Afghanistan au cœur des débats. Pour Karim Pakzad, chercheur associé à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), « associer systématiquement les talibans à Al-Qaida comme étant l’ennemi à détruire est une erreur. Loin de constituer un groupe politique homogène, ils font partie de la réalité ethnique d’un pays où toute solution politique passe nécessairement par un partage ethnique du pouvoir. » La Croix 19/08/2008  http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2347010&rubId=786

1 "Taliban": attention à l'amalgame, préviennent des chercheurs français.  

Qualifier de "taliban tous les combattants anti-occidentaux en Afghanistan est un amalgame erroné qui condamne à ne pas comprendre les menaces et les enjeux, préviennent des experts français de la région. Selon eux, la plupart de ceux qui mènent des attaques contre les forces américaines, canadiennes ou européennes sont soit des nationalistes pashtouns, soit des extrémistes religieux, soit des guerriers tribaux - souvent un mélange des trois -, qui luttent contre ce qu'ils considèrent être des armées d'occupation. Et s'ils peuvent côtoyer par endroits et par moments, surtout dans l'Est du pays, des groupes proches ou affiliés à Al Qaïda, ils ne s'inscrivent pas dans la mouvance du "jihad global", assurent-ils. Mariam Abou Zahab, chercheur au CERI-Sciences Po, regrette que "+Taliban+ soit devenu un terme fourre-tout qui désigne toute personne opposée à la présence militaire étrangère". "Vous avez, surtout dans le Sud, des combattants extrêmement jeunes qui sont avant tout nationalistes. Leur discours est basique mais efficace: des troupes non-musulmanes (ils disent +infidèles+) ont envahi mon pays. C'est mon devoir de les combattre. Point." "Ce sont des gamins ruraux, illettrés", ajoute-t-elle. "Leurs seules références, c'est le mollah et le responsable tribal. C'est très local". Dans un pays où les récits familiaux et les chansons de gestes tribales glorifient les guerres anglo-afghanes du 19e siècle et les faits d'armes contre l'Armée rouge, tirer sur le convoi blindé passant dans la vallée, c'est marcher sur les brisées de prestigieux anciens, assure Bernard Dupaigne. Dans une récente tribune publiée par le Monde, Gérard Fussman, professeur au Collège de France, estime que "les troupes de l'OTAN ne contrôlent pas plus l'Afghanistan que ne le faisaient les Soviétiques". "La raison en est simple: elles se conduisent et sont perçues comme une armée d'occupation (...) Comment veut-on que les Afghans ne se sentent pas plus proches des combattants qui vivent comme eux et meurent pour une foi qui est la leur que d'étrangers dont ils ne voient que les armes, les gilets pare-balles, les blindés et les bombardements ?" Mariam Abou Zahab et Bernard Dupaigne mettent en garde contre un accroissement du nombre de soldats étrangers dans les vallées afghanes qui n'aboutira, selon eux, qu'à radicaliser des populations jalouses de leur indépendance, que personne n'a jamais soumises par la force. "Plus on envoie de troupes, plus il y aura de dommage collatéraux" avertit Mme Abou Zahab. "Davantage de civils tués, et c'est la spirale. Il semble que les leçons du passé n'ont pas été apprises". Pour Bernard Dupaigne, "dire que l'avenir du monde et la guerre contre le terrorisme passent par l'Afghanistan, c'est faux. L'Afghanistan n'est pas une machine à faire des terroristes. Plus on les bombarde, et plus il y aura des gens qui vont nous tirer dessus". AFP - 5 septembre



1 La résistance contre l'agresseur -

Analyse & déclaration Troupes d'occupation Allemagne

27-08 ""Nous assistons à une aggravation de la situation en Afghanistan", a relevé Josef Jung.. Pour cette raison, "nous avions envoyé des renforts à Kunduz" et la patrouille attaquée appartenait à ces forces, a précisé M. Jung, assurant qu'il y avait d'"énormes mesures de protection" autour des soldats. (AFP)

Canada  03-09 Trois soldats canadiens ont été tués mercredi dans le sud de l'Afghanistan par des résistants qui ont attaqué leur véhicule blindé, a déclaré le général Denis Thompson, commandant des forces canadiennes en Afghanistan Cinq autres ont en outre été blessés, dont deux grièvement, a-t-il précisé, ajoutant sans plus de détails qu'il ne s'agissait pas d'un attentat en bord de route.  (Reuters)

Cette attaque est inquiétante, en terme de degré d'élaboration. Le chef d'état-major de la défense, le plus haut gradé de l'armée canadienne, a déclaré que l'attaque de mercred i(03-09)  montrait que les résistants s'en prenait de plus en plus directement aux forces étrangères. "Cette attaque est inquiétante, en terme de degré d'élaboration", a déclaré le général Walter Natynczyk. "La situation sur le plan de la sécurité (...) est difficile car nous avons affaire à de fortes capacités en terme d'entraînement et d'efficacité des taliban", a-t-il déclaré. David Ljunggren et Jeffrey Jones Version française Jean-Philippe Lefief et Gwénaëlle Barzic.



2 Les forces en présence

Troupes d'occupation

USA

24-08 Environ 34.000 soldats américains sont actuellement présents en Afghanistan, le chiffre le plus important depuis le début de la guerre. Le Pentagone a récemment envoyé 175 soldats supplémentaires dans le pays, dans le but de renforcer sa force de frappe en utilisant des unités plus petites et plus spécialisées. AP -  24 août,


Troupes Afghane 26-08 Le gouvernement du Canada consacrera 16 millions $ à l'établissement d'un centre de formation pour jeunes officiers de l'Armée nationale afghane, à Kaboul. L'annonce a été faite mardi par le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, qui effectue une visite à Kandahar en compagnie de son homologue des Finances, Jim Flaherty. La Presse Canadienne
Allemagne 27-08 Les Allemands ont déployé 3.500 soldats dans le cadre de la Force internationale (Isaf) de l'Otan.  (AFP)
Canada 25-08 Le Canada investit dans de nouvelles technologies, comme de petits avions de surveillance sans équipage, qui devraient aider ses troupes à identifier les bonnes cibles, a souligné M. MacKay après avoir participé à une démonstration d'un drone à la base de Kandahar. Le Canada n'a pas ses propres forces aériennes en Afghanistan, et il arrive souvent que les troupes canadiennes fassent appel aux avions de la coalition pour effectuer des attaques aériennes au cours d'opérations dirigées par le Canada. Associated Press,
Danemark 28-08 Le Danemark a environ 700 soldats déployés en Afghanistan, la plupart étant stationnés dans la province de Helmand, au sud-ouest du pays, sous commandement britannique.  (AFP
France 24-08 3.000 soldats français sont déployés en Afghanistan, principalement dans la région de Kaboul et de Kapisa, au nord-est de la capitale. AFP 26-08 Une nouvelle section de 30 hommes du 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) s'apprête à partir en Afghanistan pour remplacer celle qui a été décimée par l'embuscade de la semaine dernière, a indiqué mardi une source militaire à Castres. Le régiment compte 1.150 soldats, dont 550 engagés actuellement en Afghanistan. Ils y restent en moyenne quatre mois. AFP
UK  Les troupes britanniques vont être renforcées La Grande-Bretagne enverra un contingent supplémentaire de 4.500 militaires en Afghanistan pour combattre les talibans, rapporte dimanche un quotidien britannique. Des allégations rejetées par l'armée. Le "News of the World" cite une source militaire anonyme affirmant que ces troupes seraient envoyées en Afghanistan une fois que les soldats seraient rentrés d'Irak, où une diminution massive de la présence britannique a été promise pour début 2009. En juin, le ministre britannique de la Défense Des Browne a annoncé l'envoi de 230 hommes supplémentaires en Afghanistan, pour atteindre un total de plus de 8.000 soldats britanniques. Selon le ministère de la Défense , 116 soldats britanniques sont morts en Afghanistan depuis 2001. AP -  24 août, 

Afg

n°204 - journal de l'Afghanistan - 20-08 au 06-09 – Suite 1- Les massacres de civils se multiplient.

n°204 -  journal de l'Afghanistan - 20-08 au 06-09 – Suite 1- Les massacres de civils se multiplient.

journal de l'Afghanistan                                             n° 204 - du 20-08 au 06 -09  

Par M.Lemaire                                                                                 



Sommaire.

3 Politique 1) collaborateurs afghans 2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire Détails.

L'Afghanistan en chiffre
6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
6-1 Vidéo : Bavure en Afghanistan.
6-2 Vidéo : Des français à Kapisa.

3) Politique Les occupants 

1) Usa Prisons, exactions & torture

Guantanamo: deux détenus ont été transférés en Algérie Les Etats-Unis ont transféré deux détenus du centre de détention de Guantanamo (Cuba) vers l'Algérie, a annoncé le département américain de la Défense , sans préciser leur identité. Deux Algériens avaient déjà été transférés de Guantanamo vers leur pays en juillet dernier. Plus de 65 détenus attendent eux encore leur transfèrement vers leur pays d'origine, a précisé le Pentagone dans son communiqué. Après ces départs, le nombre de prisonniers à Guantanamo est désormais d'"environ 260", selon le département de la Défense. Seuls 21 d'entre eux ont été inculpés pour crimes de guerre et 20 doivent encore comparaître devant des tribunaux militaires d'exception. Le centre de détention a lui été ouvert en janvier 2002. ats / 26 août


L'armée US transfère des combattants étrangers vers leur pays d'origine L'armée américaine a secrètement transféré plus de 200 combattants étrangers capturés en Irak vers l'Arabie Saoudite, l'Egypte et d'autres pays, pour leur confier la détention et les interrogatoires de ces prisonniers, affirme le New York Times publié jeudi. Au total, quelque 214 détenus en Irak et au moins deux en Afghanistan ont été transférés vers leur pays d'origine au cours des quatre dernières années, selon le quotidien qui cite des responsables militaires américains s'exprimant sous couvert d'anonymat. Un porte-parole du Pentagone a confirmé l'existence de transfèrements de prisonniers, tout en refusant de confirmer les détails des opérations décrites dans le New York Times. Ces informations sont "en ligne avec les efforts engagés par le gouvernement américain pour encourager d'autres pays à partager le fardeau d'empêcher ces dangereux individus d'agir", a commenté Bryan Whitman, en précisant que le Pentagone collaborait à cet égard avec "un certain nombre de pays partenaires dans la guerre contre le terrorisme". "Les Etats-Unis disent depuis longtemps ne pas vouloir être le gardien de prison du monde entier", a-t-il souligné, en rappelant que le Pentagone annonçait régulièrement des transfèrements de détenus de la prison américaine de Guantanamo vers leur pays d'origine. La prison américaine de Guantanamo Bay, à Cuba, et les prisons secrètes de la CIA à l'étranger font l'objet de vives critiques de la part d'organisations de défense des droits de l'Homme. Contrairement aux détenus capturés en Afghanistan par les forces américaines au cours des cinq années suivant les attentats du 11 septembre 2001, majoritairement envoyés à Guantanamo, les suspects faits prisonniers en Irak n'ont jamais été transférés dans des prisons hors du pays, et les Etats-Unis n'avaient jamais jusqu'ici fait état de leur rapatriement. Selon les sources citées par le journal, les prisonniers ne sont rapatriés vers leur pays d'origine qu'après leur passage dans un centre de détention géré par les Américains, ce qui signifie que leur nom est répertorié par la Croix-Rouge . D'après le quotidien, la connaissance de la langue maternelle des prisonniers et de leur culture rend les Saoudiens ou les Egyptiens plus aptes à mener les interrogatoires et à agir sur les réseaux de militants actifs dans leur propre pays. (AFP) 28 août 2008

2 Grande Bretagne

Gordon Brown promet une aide de 80 millions d'euros pour le … développement en Afghanistan Le premier britannique a a promis une enveloppe de 120 millions de dollars, soit 80 millions d'euros pour l'aide au développement en Afghanistan. Une somme qui servira à financer les salaires des enseignants et professeurs afghans et qui aidera à développer le système de santé afghan. Le chef du gouvernement britannique a également annoncé que son pays allait consacrer plus de moyens à l'entraînement et à la formation de l'armée afghane qui compte 60 000 hommes. ce chiffre va grimper jusqu'à 80 000 voire 120 000 a ajouté Brown. euronews -21 août



Les Voisins

Iran 28-08 Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a fustigé jeudi à Douchanbé les actions de l'Otan en Afghanistan où l'Alliance n'a "non seulement pas aidé à apporter la sécurité" mais est à l'origine de la "mort d'innocents" à la suite de bombardements. "La présence des forces de l'Otan en Afghanistan n'a non seulement pas aidé à apporter la sécurité mais a entraîné la mort d'innocents à la suite des bombardements réguliers de ces forces", a déclaré M. Ahmadijejad au cours de la réunion l'Organisation de coopération de Shanghaï dans la capitale du Tadjikistan. Le président iranien a notamment accusé l'Otan d'avoir perpétré une "attaque horrible" dans laquelle "plus de 100 enfants et femmes afghans ont été tués" le 22 août dans un bombardement en Afghanistan. (©AFP / 28 août 2008 11h25)



4 Lutte pour la libération du territoire Pertes déclarée des occupants.

US & Isaf 21-08 Trois soldats canadiens ont été tués et un quatrième a été blessé mercredi dans l'explosion d'une bombe au passage de leur convoi dans le sud de l'Afghanistan, annonce leur état-major.  Le commandant en chef des forces canadiennes en Afghanistan a souligné que cette attaque était un nouveau signe du regain d'agressivité des résistants observé depuis le début de l'année. Reuters 24-08 Un hélicoptère de l'Otan s'est écrasé dans la province orientale de Kunar avec plusieurs personnes à son bord, annonce un porte-parole de l'Alliance, sans donner plus de précisions. L'appareil s'est écrasé quelques minutes après avoir décollé d'une base militaire, a indiqué le représentant de l'Otan. Les résistanst ont de leur côté expliqué qu'ils avaient abattu l'hélicoptère. Le porte-parole de l'Alliance n'a donné aucune autre précision sur le nombre de personnes à bord, sur leur état, ainsi que sur leur identité. Reuters 24-08 Un soldat canadien a été grièvement blessé, tandis que cinq autres militaires et deux journalistes ont subi des blessures moins lourdes, lorsque le véhicule blindé à bord duquel ils circulaient a sauté sur un engin explosif improvisé, dimanche en Afghanistan. L'attaque est survenue dans le district de Panjwayi, à l'ouest de Kandahar. Presse Canadienne

27-08

""Ce matin, vers 06H55 notre heure, 09H25 heure afghane, la patrouille a été touchée au sud de son camp de Kunduz. Huit véhicules étaient en route"."Un soldat de l'armée allemande  a été tué dans cette attaque et trois autres soldats allemands ont été blessés", annoncé le ministre de la guerre, Franz Josef Jung. (AFP) 03-09, Trois soldats canadiens ont été tués mercredi dans le sud de l'Afghanistan par des résistants qui ont attaqué leur véhicule blindé, a déclaré le général Denis Thompson, commandant des forces canadiennes en Afghanistan."Les soldats effectuaient une patrouille de sécurité lorsque l'attaque s'est produite Cinq autres ont en outre été blessés, dont deux grièvement, a-t-il précisé, ajoutant sans plus de détails qu'il ne s'agissait pas d'un attentat en bord de route. Les résistants ont revendiqué l'attaque contre les militaires canadiens, selon Site, une société américaine de surveillance . Le communiqué affirme que les forces canadiennes et néerlandaises ont été prises pour cible dans les provinces de Kandahar et d'Uruzgan et que 16 soldats canadiens au total ont été tués dans deux districts de Kandahar. (Reuters) 04-09 Un soldat britannique a été tué par l'explosion d'une bombe alors qu'il patrouillait dans le sud de l'Afghanistan, annonce le ministère de la Défense.Les autorités britanniques ont précisé que le véhicule du soldat avait explosé lors de son passage sur une mine, dans le district de Sangin, situé dans la région du Helmand.  (Reuters)

Pertes des Résistants     

27-08

"Des soldats de l'armée afghane ont tiré sur un prisonnier afghan après l'avoir arrêté, hier soir (mercredi)", a annoncé l'état-major dans un communiqué, précisant que le meurtre s'était produit dans le cadre d'échanges de tirs dans la province de Helmand. Les médias danois ont par ailleurs rapporté que l'Afghan tué avait été dans un premier temps détenu par les soldats britanniques. (AFP)

Détails

Province de Farah (sud-ouest), 05-09 5 résistants et deux civils ont été tués lors d'une opération militaire menée vendredi avant l'aube dans la province de Farah dans l'ouest de l'Afghanistan, a annoncé Ghulam Farooq Nahimi, un commandant de l'armée afghane. Une femme et un enfant qui se trouvaient dans le même bâtiment que le chef ont été tués dans l'opération, qui comportait des frappes aériennes, a ajouté M. Nahimi. AP


Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan).

24-08 Dans la province de Helmand (sud), quatre résistants ont été tués par des avions de l'OTAN et des soldats afghans, a annoncé l'Alliance atlantique dans un communiqué. Les résistants venaient d'attaquer une unité de l'armée afghane qui montait la garde près d'une station satellite dans le secteur de Musa Qala. AP


Province de Kandahar (sud) 

23-08 Les Forces canadiennes ont complété dimanche une importante offensive destinée à ‘sécuriser la principale autoroute traversant la province de Kandahar. Alors qu'une rotation des troupes canadiennes est sur le point d'être effectuée, cette opération a été menée pour améliorer la sécurité des prochains soldats en mission en Afghanistan. Avec le début du Ramadan au mois prochain, les troupes canadiennes espèrent que la cadence des combats ralentira. La Presse Canadienne 24-08 Les Forces canadiennes mènent présentement une opération dans le district de Zhari. Les militaires canadiens ont saisi des armes et du matériel de fabrication de bombes. Presse Canadienne



Enlèvement

27-08 Kazuya Ito, âgé de 31 ans, a été kidnappé mardi matin alors qu'il se rendait sur le site d'un projet d'irrigation, dans le district de Kuz Kunar de la province de Nangarhar (est). Le corps du travailleur humanitaire japonais a été retrouvé mercredi, a-t-on appris auprès du gouverneur du district et de l'ONG qui l'employait. Kazuya Ito était employé par Peshawar-kai, qui s'occupe de centres médicaux au Pakistan et en Afghanistan. L'enlèvement et des combats avec les forces de sécurité ont été revendiqués mardi par un porte-parole Zabihullah Mujahed, dans un entretien téléphonique avec l'AFP. "Nous avons enlevé un Japonais et son interprète afghan. Alors que nous les emmenions, nous avons été attaqués par les forces gouvernementales", avait-il affirmé, faisant état de deux blessés dans les rangs des résistants. AFP



4-1 L'Afghanistan en chiffre  Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 :  "Force combinée 82 "

Civils tués                                                           :     12.346 (Voir Dufour-n° 196)
 Civils blessés                                                     : ? +  2.425 (chiffres trop bas) 

 


Résistants  tués :                                               : ?  +  7.023

Résistant blessés                                               :?  +  1.636 (chiffres trop bas)

Résistances arrêtés :                                           : 23.000 prisonniers


Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1.464

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?   + 13.482 S

uicides                                                           : ?  plus de 1500 tentatives   150.000 souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure

CIA tués :                                                         :          4


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 4.721

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 4.206 (chiffre trop bas)


Collabo   tués                                                      :   1..302

Collabo   blessés                                               :?  +  793 (chiffre trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ? +   3 



Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.


6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information   "Le poids des mots ne vaut pas le choc des images ... L'image, quand elle est forte, oblitère le son et l'oeil l'emporte sur l'oreille." Tiré de "La tyrannie de la communication" d'Ignacio Ramonet) http://www.alterinfo.net/PERSONNE-NE-PLEURE-CES-MORTS-La-...  


 6-1 Vidéo : Bavure en Afghanistan.

Le ministère afghan de l'Intérieur a affirmé vendredi qu'un bombardement américain avait tué 76 civils dans l'ouest de l'Afghanistan jeudi. http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=9590779&wysistatpr=ads_rss_texte            ats / 22 août


6-2 Vidéo : Des français à Kapisa.

Le 9 août 2008, le groupement tactique interarmes (GTIA) Kapisa, fort de ses six cent hommes déployés sur les bases opérationnelles avancées (FOB : Forward operating base) de Nijrab et Tagab, a atteint sa pleine capacité opérationnelle (FOC : Full operational capability). http://www.defense.gouv.fr/ema/enjeux_defense/operations_...


Afghanistan, Al Qaida-Talibans,résistants,occupants,Usa,Attentats,11-Septembre,OTAN,militaire, Belgique, France

n°204 - journal de l'Afghanistan - 20-08 au 06-09 – Fin- Les massacres de civils se multiplient.

n°204 -  journal de l'Afghanistan - 20-08 au 06-09 – Fin- Les massacres de civils se multiplient.

journal de l'Afghanistan   – Fin-                                            n° 204 - du 20-08 au 06 -09  

Par M.Lemaire                                                                                 



Sommaire.                                        – Fin-

7 Brèves

7-1 Les autorités pakistanaises prive d'essence les forces étrangères en Afghanistan.

7-2 Nos soldats français et....

7-3 il n’y a pas un jour qui passe sans qu’il y ait une action militaire contre les forces de l’OTAN.

7-4 Vigilance et renseignement, nouveaux maîtres-mots…

8 Dossiers

8-1 Point de vue de Bellacio : Pourquoi la France a-t-elle envoyé des soldats soutenir l’OTAN en Afghanistan ?

9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

9-1 Commentaire d'une lectrice de l'article d'alterinfo montrant des photos de morts d'enfants afghans par la coalition

9-2 N'est-il pas grand temps de changer de cap en Afghanistan ?

9-3 La situation en Afghanistan est fonction des développements politiques dans le Pakistan voisin.

10 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

10-1 Analyse de solidariteetprogres : Comment les britanniques et Cheney protègent l'opium.
10-2 Analyse de Mondialisation : Afghanistan: les barons de l'héroïne par la grâce des Etats-Unis



7 Les Brèves

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 Les autorités pakistanaises prive d'essence les forces étrangères en Afghanistan. Les autorités pakistanaises ont interrompu samedi les livraisons de carburant à destination des forces occidentales engagées en Afghanistan, après l'opération meurtrière menée cette semaine par l'armée US dans le nord-ouest du Pakistan. Vingt personnes, dont des femmes et des enfants, ont trouvé la mort dans l'opération de mercredi, qui, selon l'US Army, visait des activistes islamistes de la zone tribale du Sud-Waziristan, frontalière de l'Afghanistan. Ce premier raid transfrontalier avéré des forces américaines a suscité de vives protestations à Islamabad. "Nous leur avions dit que nous allions prendre des mesures et c'est ce que nous avons fait aujourd'hui. Nous avons interrompu les livraisons de carburant et cela montre à quel point nous sommes sérieux", a déclaré le ministre de la Défense , Chaudhry Ahmed Mukhtar, devant les caméras de la chaîne Dawn. Les livraisons ont été bloquées au poste de douane de Torkham, près de Peshawar, chef lieu de la province pakistanaise de la Frontière du Nord-Ouest. Les autorités locales avaient auparavant annoncé l'interruption du trafic par mesure de sécurité, des convois à destination de Torkham ayant été attaqués dans le col de Khyber. Le gros du matériel destiné au contingent américain et aux forces étrangères déployées en Afghanistan est acheminé via le Pakistan par les postes de Torkham et de Chaman, au Sud-Ouest. Le trafic n'a pas été interrompu à ce deuxième point de passage, qui permet notamment la desserte de Kandahar, la grande ville du Sud. En avril, la Russie a par ailleurs autorisé l'acheminement de matériel via son territoire, à condition qu'il ne s'agisse pas d'armes. Reuters - 6/9

7-2 Nos soldats français et.... Extraits L’embuscade, le piège tendus à nos militaire est significative, Jacques Follorou a rapporté que lorsque les survivants sont arrivés au col trois heures plus tard, les talibans ont été prévenus par des complices. Les déclarations du général Jean-Louis Georgelin vont dans le même sens lorsqu’il déclare que l’embuscade était bien montée et que les insurgés disposaient suffisamment de munitions. Autrement dit, ils connaissaient exactement la taille de la patrouille.
Faut-il rappeler que l’affrontement a duré plusieurs heures et sans que les talibans soient réellement inquiétés. L’un de nos militaires, cité par J. Follorou, a déclaré que les tirs des talibans n’ont pas cessé pendant 4 heures. Donc, on‘a pas lésiné sur les moyens et leurs lignes d’approvisionnement fonctionnaient bien.
Compte tenu de son importance et de son impact, cette agression, nous fait penser qu’elle n’aurait jamais, jamais, pu avoir lieu sans la complicité (directe ou indirecte) de l’armée afghane et de ses services, et plus probablement, du service des renseignements militaires.
Jacques Follorou, journaliste au journal Le Monde, dépêché en Afghanistan a pu interroger les militaires blessés dont les témoignages sont contraires à la version officielle.
Références
1. Les soldats blessés racontent l’embuscade, les combats, les erreurs… Jacques Follorou. Le monde.fr 20.08.2008

7-3 il n’y a pas un jour qui passe sans qu’il y ait une action militaire contre les forces de l’OTAN. Extraits La liste est longue, il n’y a pas un jour qui passe sans qu’il y ait une action militaire contre les forces de l’OTAN. Ainsi, lundi dernier, une embuscade a été tendue aux militaires français en patrouille de reconnaissance et de renseignement dans la vallée d’Uzbin, au nord-est de Surobi dans un secteur dit RCC (regional Command Capital) situé à 50 kilomètres environ à l’est de la capitale afghane Kaboul. Cette patrouille était composée d’une section de 8ème RPIMa en tête, d’éléments de l’armée nationale afghane suivis d’une section du Régiment de marche du Tchad, et, à l’arrière des éléments des forces spéciales américaines chargées de guider l’appui-feu aérien en cas où la patrouille serait attaquée. L’ensemble est constitué d’une centaine d’hommes. Selon l’état-major de l’OTAN à Kaboul, la mission de cette patrouille est de sécuriser une route dangereuse et peu fréquentée(…)  entre Saroubi d’une part et Tag Ab dans la province voisine de Kapisa d’autre part.
Selon le général Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major des armées, les Français sont tombés dans une "embuscade bien montée". Les talibans ont fait preuve "d’une certaine capacité à manœuvrer et ne manquent pas de munitions".
Eu égard aux informations ci-dessus, comment peut on expliquer de telles réalisations de la part des talibans et leurs alliés ? Il est indiscutable que le facteur commun aux opérations des insurgés citées dans ce texte ou non citées, est sans doute la qualité des informations et des renseignements mises à leurs dispositions.
Fayez Nahabieh / Le 24.08.2008. Membre de l’association « Amis du Monde Diplomatique » La Réunion France http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=43580
7-4 Vigilance et renseignement, nouveaux maîtres-mots… Le général Stollsteiner a ordonné à ses subordonnés "d'accentuer leur vigilance sur les points particuliers de leurs zones et lorsqu'ils ont le moindre doute". L'objectif est de disposer, "à proximité, des appuis" nécessaires, a-t-il expliqué. De source militaire française, on précise que ces appuis, sont apportés par les avions de chasse de la coalition qui sillonnent le ciel afghan, l'artillerie (mortiers, canons de 20mm des transports de troupes blindés...) mais aussi par les démineurs. La conjonction d'embuscades avec des pièges explosifs déposés le long des voies de circulation est un mode opératoire observé tout particulièrement dans le sud du pays, mais aussi dans la province de Wardak (centre-ouest), selon les mêmes sources. Il faut augmenter la "capacité de reconnaissance et renseignement" en Afghanistan, avait souligné vendredi le ministre français de la Défense Hervé Morin dans une interview au quotidien français Figaro. Le général Stollsteiner a précisé qu'il s'agissait de faire davantage appel aux drones - avions sans pilote - mais qu'il pensait aussi aux forces spéciales. "On les avait demandées avant même" l'embuscade de lundi, a-t-il relevé. Si la France a retiré ses forces spéciales d'Afghanistan en janvier 2007, rien n'empêche d'insérer quelques spécialistes de l'acquisition du renseignement dans les unités déployées sur le terrain. La panoplie des moyens de renseignement est particulièrement large. Elle s'étend aux satellites d'observation, aux avions de chasse dotés de nacelles spécialisées et aux "interceptions électromagnétiques" (écoutes). Ces inflexions dans la tactique des forces françaises répondent elles-même à des changements dans le mode d'action de la résistance. Elles feront l'objet d'un document dit de "retour d'expérience" qui doit être communiqué dès ce dimanche à l'état-major à Paris, selon le général Stollsteiner. Ce document doit "décortiquer tout le détail" des événements survenus lundi (chronologie, montage de l'opération, ordres donnés...) et proposera de nouvelles procédures aux forces engagées sur le terrain. A plus long terme, a-t-on expliqué de source militaire, l'analyse de l'équilibre des forces peut conduire à des décisions plus lourdes qui seraient alors prises au plus haut niveau de l'Etat en France. AFP-24-08

Reuters - 6/9



8 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8-1 Point de vue de Bellacio : Le pétrole et le gaz naturel ou Pourquoi la France a-t-elle envoyé des soldats soutenir l’OTAN en Afghanistan. « Bien évidemment, le nombre - démesuré - de responsables de la nouvelle administration Bush issus du secteur de l’industrie énergétique pose question. Tous mesurent parfaitement les enjeux économiques liés à une stabilisation de l’Asie centrale, et aucun d’entre eux n’a oublié les projets de gazoduc développés naguère en Afghanistan. Car après tout, les compagnies pétrolières et gazières du Texas ne forment-elles pas le groupe des premiers contributeurs de la campagne de Bush junior ? Une fois aux affaires, la nouvelle équipe s’en souviendra, en décidant par exemple d’ouvrir à la prospection pétrolière les réserves naturelles d’Alaska (le 29 mars 2001) et en rejetant le protocole de Kyoto sur les émissions polluantes, qui déplaît tant au secteur énergétique. Le curriculum vitae des nouveaux responsables qui servent George W. Bush vaut toutes les explications. Le vice-président Dick Cheney lui-même a longtemps dirigé Haliburton, leader mondial des prestataires de service de l’industrie pétrolière, qu’il a quitté au moment de la campagne présidentielle. Condoleeza Rice, directrice du Conseil national de sécurité, l’organe suprême de sûreté qui chapeaute toutes les agences de renseignement, a passé neuf ans chez Chevron. Au sein de ce géant du pétrole, elle a assumé des fonctions de directrice de 1991 à 2000. Elle intervenait régulièrement sur les dossiers portant sur l’Asie centrale - en particulier le Kazakhstan où Chevron est très implanté -, en sa qualité d’ex-soviétologue accomplie (elle collaborait autrefois aux travaux du Conseil national de sécurité, sous Bush père). Donald Evans, secrétaire au Commerce et ami intime de George W. Bush, a accompli l’essentiel de sa carrière dans le secteur pétrolier, en tant que président de Tom Brown Inc., de même que Spencer Abraham, secrétaire à l’Energie. Quant à Kathleen Cooper, sous-secrétaire au Commerce en charge des affaires économiques, elle était la chef économiste du géant mondial Exxon. À l’intérieur des cabinets ministériels, à des niveaux subalternes, on retrouve semblables pedigrees. Ce personnel politique particulièrement marqué se montre donc soucieux d’adopter une politique énergétique conquérante. » http://www.ben-laden-la-verite-interdite.com/guillaume-dasquie/category/extrait-du-livre/chapitre-1/ Concernant la secrétaire d’Etat des Etats-Unis Condoleeza Rice : elle était salariée par le groupe pétrolier Chevron jusqu’en 2000. Ce groupe pétrolier Chevron a racheté l’entreprise pétrolière et gazière Unocal en 2005. Sur le site de CNN, le 12 décembre 2004, nous apprenions que le président de l’Afghanistan, Hamid Karzai, avait auparavant travaillé pour cette entreprise pétrolière et gazière, Unocal. Hamid Karzai était salarié par Unocal en tant que lobbyiste. « Karzai, a former lobbyist for the U.S. oil and gas company Unocal, cited the desires of the Afghan people, the international community and the United States as the factors behind October’s successful presidential election. » http://www.cnn.com/2004/WORLD/asiapcf/12/12/karzai/index.html  En clair : les Etats-Unis ont envahi l’Afghanistan pour sécuriser le transport du gaz naturel. Les Etats-Unis veulent contrôler le futur pipeline Turkmenistan-Afghanistan-Pakistan-Inde (TAPI) qui traversera l’Afghanistan. Les Etats-Unis ont donc viré du pouvoir les taliban pour y mettre une de leurs marionnettes, Hamid Karzai. Les guerres pour le pétrole et pour le gaz naturel ne font que commencer. Les 10 soldats français sont morts pour défendre les intérêts pétroliers et gaziers des Etats-Unis. Les soldats français n’ont rien à faire en Afghanistan. http://bellaciao.org/fr/spip.php?article70359

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignageNdlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

9-1 Commentaire d'une lectrice de l'article d'alterinfo montrant des photos de morts d'enfants afghans par la coalition. Enfin des photos sur le massacre des enfants d'Afghanistan, qu'on va tuer et mutiler chez eux, dans leur pays! Atroce! C'est à pleurer de dégoût! - Oui, moi je pleure sur ces morts-là... je suis française, d'origine catholique, mais ces enfants, ces femmes, ces hommes tués par la Coalition , ce sont aussi des êtres humains, mes frères, et JAMAIS ils n'ont fait aucun mal à mon pays, eux! - J'ai honte d'avoir Sarkozy comme président, j'ai horreur de Bush, ce serial kiler de guerre, ils ont les mains pleines de sang! - Je les hais! Non, le mot n'est pas trop fort...
Tout ce que je peux faire, c'est publier vidéos, photos sur mon blog pour toucher quelques personnes qui ne savent pas, qui ne savent rien ou ne veulent rien savoir, comme pour
la Palestine , - des enfants meurent en Afghanistan, et leurs mères les pleurent, comme toutes les mères dans le monde! - Merci à alterinfo et aux reporters.
http://www.alterinfo.net/PERSONNE-NE-PLEURE-CES-MORTS-La-_a23090.html


9-2 N'est-il pas grand temps de changer de cap en Afghanistan ? La mort de 10 parachutistes français dans une embuscade tendue par les Talibans en Afghanistan a fait poser une cuisante question : faut-il maintenir le cap en Afghanistan?
Le Tink Tank britannqiue Selnis croit avoir la réponse : pour cette club de pensée, il convient d'élargir la présence des forces étrangères pour éviter que la capitale, Kaboul, tombe dans les escarcelles des extrémistes. Selnis évoque à cet effet de graves divergences qui opposent les membres de l'Otan et demande à ce qu'un consensus soit retrouvé au plus vite. Il est vrai que le nombre des pertes des soldats de la coalition croit ces temps ci de façon exponentielle et que les affrontements se multiplient aussi bien aux environs de la capitale que dans des villes voisines.
Le communiqué que le Tink Tank fait publier tance les Allemands en leur exigeant de mettre de côté leurs réticences de s'engager militairement et plus efficacement pour contrer le péril d'un retour des Talibans.

La capitale risque d'être attaquée régulièrement d'ici peu, si les renforts n'arrivent pas à temps pour garantir la sécurité de la ville. Selon le texte, les dirigeants des pays occidentaux divergent sur le nombre exact des combattants "terroristes" et leur capacité de mobilisation et de déplacement à travers le pays, mais ceci ne les empêche de se demander par où est venu l'échec. Plus de 176 soldats étrangers ont perdu la vie en Afghanistan depuis le début de l'année en cours et le déboire n'est prêt à prendre fin.

Admin  :  23 Août http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=12638
9-3 La situation en Afghanistan est fonction des développements politiques dans le Pakistan voisin. Le départ de Musharaf marque en effet une nouvelle défaite de la politique pakistanaise de la Maison Blanche et lance de nouveaux défis à Bush et à son successeur. Selon l'institut du proche orient qui siège à Washington, la démission de l'ancien général a provoqué un vide politique qui ne bénéficie en rien à la cause anti-terroriste. Simon Handerson qui médite sur la question juge très maigres les chances du premier ministre Guilani de pouvoir se hisser à la tête de l'état. Pour Handerson, deux noms disputeront la présidence, Assef Ali Zardari, président du parti du peuple et Navaz Sharif, ancien premier ministre. Il va sans dire que le tropisme pro américain de Musharraf a ligué tout un pays contre lui et son refus de faire face avec plus d'efficacité aux miliciens quaidistes a fini par lui porter le coup de grâce. Pour Handerson, plus de 10 milliards de dollars d'aide américaine octroyé sous la présidence Musharaf au Pakistan n'auraient servi à extirper le terrorisme mais à renforcer l'arsenal atomique pakistanais face à son éternel rival indien. L'élimination de Musharraf de la scène est peut être bénéfique pour une démocratie qui se cherche mais il n'est pas sûr que cette recherche aboutisse dans un contexte où les institutions politiques et judiciaires sont très affaiblies par la crise et que les querelles intestines continuent à diviser le paysage politique au Pakistan. Le problème est que Zardari et Sahrif aspirent tous deux à occuper le poste de la magistrature suprême et aucun d'eux n'est prêt de se contenter du fauteuil du numéro deux. Aux Etats-Unis, les politiciens savent depuis longtemps que c'est l'armée pakistanaise qui dirigent le pays. Or les politiciens d'Islamabad tentent de les convaincre du contraire. Handerson plaident pour une coopération continue avec le Pakistan nonobstant de la couleur politique de celui qui succèdera à Musharraf. Le danger selon cet analyste vient de la propension des pakistanais à élargir de plus ne plus leurs relations avec les chinois et les saoudiens pour se procurer de l'arme. Mais Bush aura-t-il assez de temps pour mettre de l'ordre dans le volet pakistanais de sa politique. L'analyste en doute fort, lui qui préfère plutôt regard vers l'avenir et celui qui remplacera Bush. admin     23 Août http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=12638

10 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

10-1 Analyse de solidariteetprogres : Comment les britanniques et Cheney protègent l'opium. Un article publié par Le Figaro du 23 août fait le bilan de l’échec (…)  du gouvernement Karzaï dans la lutte antidrogue, en s’appuyant sur les déclarations de Thomas Schweich, ancien coordinateur de la lutte antinarcotique pour les autorités américaines (secrétaire adjoint du Bureau of International Narcotics and Law Enforcement Affairs). Joint par Le Figaro, Schweich a confirmé ses propos au vitriol publiés le mois dernier dans le New York Times Magazine « Is Afghanistan a Narco-State ». Pour lui, la lutte anti-drogue est « un échec complet jusqu’ici » Si en 2006, les autorités afghanes annonçaient une production d’opium en baisse, Schweich n’était pas dupe et anticipait que la production allait exploser. En effet, en 2007, l’Afghanistan s’est hissé au chiffre record de 93% de la production mondiale d’héroïne. Dès 2006, Schweich s’est entretenu avec le vice-président américain Dick Cheney, la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et Donald Rumsfeld, le secrétaire d’Etat à la Défense de l’époque, pour les avertir de cette réalité et ses conséquences militaires. Le premier responsable désigné par Schweich : « le président afghan Karzaï lui-même » est entièrement corrompu et soucieux de garder des bonnes relations avec ses pairs pachtouns du Helmand au sud du pays, dont il compte obtenir le soutien lors des présidentielles de 2009. Mais selon le responsable, ce « narco-état » afghan, « se repaît de la pusillanimité du Pentagone » écrit Le Figaro. Si le quotidien français adopte un ton diplomatique, l’article du responsable américain n’y va pas de main morte quand il affirme que le « Pentagone était hostile à la mission antidrogue ». Schweich rapporte que le Lieutenant Général Karl Eikenberry, en charge des opérations de l’armée américaine en Afghanistan, a affirmé à Anne Patterson, du Bureau of International Narcotics (BIN) que certes, la drogue était une chose mauvaise, mais que d’après les ordres reçus, la drogue n’était pas la priorité de l’armée US en Afghanistan. Patterson, ex-ambassadrice américaine en Colombie, lui a rappelé alors que les FARC Colombiens finançaient leur guérilla avec l’argent de la cocaïne. Eikenberry a répondu que le Pentagone avait une stratégie « séquentielle » : « battre les talibans, et laisser quelqu’un d’autre régler la question de la drogue », alors même que l’argent de la drogue finance directement les talibans. Cependant, raconte Schweich, « les militaires anglais étaient encore plus hostiles que les militaires américains à la mission antidrogue. Les forces britanniques – basées au Helmand – ont même parachuté des tracts et ont acheté des annonces à la radio pour faire savoir aux criminels locaux que le déploiement de l’armée anglaise ne faisait pas parti de l’opération anti-drogue. J’ai dû prendre un vol pour Bruxelles afin de montrer un de ces tracts au Commandement des forces de l’OTAN pour mettre fin à cette campagne d’information contreproductive… » Schweich a dénoncé le fait que les Britanniques ont fait pression sur les autorités américaines afin qu’elles ne s’avancent pas dans un combat efficace. Le Major Général Britannique Peter Gilchrist, ancien commandant adjoint des forces alliées en Afghanistan et actuellement stationné à Washington, lui a signifié que son plan « n’était pas acceptable » pour l’Angleterre. « L’Angleterre, écrit Schweich, apparemment rejointe par la Suède (qui déploie moins de 500 hommes dans des régions où il n’y a aucune culture de pavot), a envoyé des lettres à Karzaï pour lui sommer de rejeter des éléments fondamentaux du plan américain ». Thomas Schweich dit pourtant avoir essayé de convaincre ses interlocuteurs afghans de soutenir une campagne d’éradication aérienne du pavot, seule à même, selon lui, si elle est combinée avec des mesures d’aide aux cultures vivrières, de produire des résultats. Karzaï s’y serait opposé avec la dernière énergie. Schweich fait aussi voler en pièces le mythe qui dit que le pavot constitue la seule ressource traditionnelle des « pauvres paysans afghans ». Il indique notamment que 80% des terres utilisées pour la culture du pavot dans le sud, sont des cultures nouvelles. Depuis deux ans, c’est l’opium qui est venu y remplacer les cultures traditionnelles de légumes, du coton et du blé. En dépit des prix record des céréales, les grands producteurs d’opium ont surtout profité de la complaisance politique et de l’absence de toute opposition pour démarrer des productions à grande échelle. Cette analyse a été confirmée début 2008 par un rapport de l’ONU qui démontre que la culture du pavot décroît dans les régions pauvres tandis qu’elle s’accroît dans les régions riches ! Pour creuser le sujet : focus Jeudi 28 Août 2008 http://www.solidariteetprogres.org


10-2 Analyse de Mondialisation : Afghanistan: les barons de l'héroïne par la grâce des Etats-Unis.
En Afghanistan, sous la tutelle des «libérateurs» états-uniens et avec la participation des troupes de l'Otan, on engrange cette année la plus grande récolte d'opium que le monde ait jamais vue. Selon les rapports de l'ONU, il y avait eu, en 2006 déjà, la plus grande récolte d'opium de l'histoire. Elle avait dépassé le record précédent de 60%. Probablement ce record sera battu de façon massive cette année encore.
Tandis que le trafic d'opium était presque entièrement bloqué et défendu sous le régime des Talibans, l'occupation de six ans a rendu possibles de nouveaux records concernant la culture du pavot somnifère et la production d'opium brut. Cependant, l'Afghanistan n'exporte aujourd'hui plus guère l'opium brut, car le pays a réussi à augmenter «la plus-value» à l'intérieur du pays – l'Afghanistan exporte aujourd'hui de l'héroïne pure!
L'héroïne n'est plus produite dans des caves-laboratoires, mais dans de vraies fabriques à partir d'opium brut. Des millions de litres des produits chimiques nécessaires sont importés en Afghanistan et on les transporte sur les routes qui ont été construites comme «aide aux Tiers-Monde». Comment une chose pareille a-t-elle pu se passer? La réponse nous est donnée par l'ancien ambassadeur anglais en Ouzbékistan, Craig Murray: «La réponse est simple. Les quatre auteurs principaux de ce jeu sont tous membres du gouvernement afghan pour lequel nos soldats se battent et meurent. Quand nous avons attaqué l'Afghanistan, l'armée de l'air états-unienne a recouvert le pays de bombes, pendant que
la CIA a armé et équipé les barons de la drogue et les seigneurs de guerre afghans pour qu'ils effectuent les opérations terrestres – puis nous les avons nommés ministres. Le président Karzai est un bon garçon. Mais personne ne croit réellement qu'il a voix au chapitre dans le pays. Les Etats-Unis ignorent ses vœux de manière glaciale. Et avant tout, il n'a aucune influence sur les barons de la drogue et les chefs de tribus dont chacun contrôle strictement son domaine et dont chacun s'enrichit personnellement avec le trafic de drogue.
Tout cela, je l'ai appris pendant mon séjour en tant qu'ambassadeur en Ouzbékistan. J'étais près du ‹pont de l'amitié› à Termez et j'observais les véhicules qui transportaient l'héroïne à travers le pays en direction de l'Europe. Et j'observais les camions-citernes qui roulaient en direction de l'Afghanistan. Mais cependant, j'étais incapable d'amener mon propre pays à entreprendre quelque chose là-contre.»
Et d'ajouter: «Maintenant on récolte de l'opium partout en Afghanistan mais en quantité spécialement grande dans la région contrôlée par le général Abdul Rashid Dostum. Aujourd'hui, le général Dostum est le chef suprême de l'armée afghane. Là aussi mon propre gouvernement n'a reculé devant aucun effort pour cacher ces faits. Il a prétendu que la plupart de l'héroïne provenait de la région contrôlée par les Talibans. Mais cette région est formée en majeure partie de déserts rocheux et infertiles. Il est tout à fait impossible que cette énorme quantité d'opium puisse provenir de cette région.
Le fait que le général Dostum soit l'actuel ministre de
la Défense de l'Afghanistan est un signe supplémentaire que notre politique est pourrie. Car ce n'est pas un secret que Dostum fait assassiner prisonniers et opposants de manière atroce. Aussi triste cela soit-il, mais Dostum n'est probablement pas même le pire des marchands de drogue qui siègent au gouvernement afghan sous la tutelle de l'OTAN. Et la prochaine fois que vous entendrez parler du nombre des victimes de la guerre en Afghanistan, n'oubliez pas qu'il faut y ajouter les jeunes gens, dont la vie a été ruinée et sacrifiée par l'héroïne. Eux aussi sont les victimes de notre guerre d'intervention en Afghanistan», a déclaré Craig Murray amèrement.
Source: Internationaler Hintergrundinformationsdienst für Politik, Wirtschaft und Wehrwesen, inter info, partie 344, juillet et août 2007
Traduction Horizons et débats, no 35, 10 septembre 2007
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=6768 http://www.alterinfo.net/Afghanistan-comment-les-britanniques-et-Cheney-protegent-l-opium_a23269.html

Mondialisation.ca, Le 13 septembre 2007
Horizons et débats


Afghanistan, Al Qaida-Talibans,résistants,occupants,Usa,Attentats,11-Septembre,OTAN,militaire, Belgique, France

 


En Vacances

Bonjour,

 

Nous sommes en congé jusqu’au

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06/09/2008

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01/09/2008

n°5 - Nouvelle guerre de l'Otan.-31/08 -Début- Otan contre la Russie

n°5 - Nouvelle guerre de l'Otan.-31/08 -Début- Otan contre la Russie

Nouvelle guerre de l'Otan -Début-

n°5- 15-08

Par M.Lemaire                                                                                 



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Sommaire.                                                        

Tiré à part : Le général Leonid Ivachov, signale : Washington a testé une intervention contre l'Iran. "Attacking Iran via South Ossetia"

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Guerre made in USA pour aider McCain.

2 Brèves

 2-1 L’OTAN, combien de divisions?

2-2 La Sixième flotte « humanitaire » arrive en Mer Noire et Missiles nucléaires « humanitaires » dans les ports géorgiens.

2-3 Jeux dangereux sur les rives de la Mer Noire.

2-4 Ossétie du Sud: le Hezbollah salue l'échec de "l'aventure" américano-israélienne.

Suite

3 Dossier & Point de vue

3-1 Point de vue de John Laughland : L'OTAN, une alliance de papier.

3-2 Point de vue de John Laughland : L’OTAN en “Fantasyland”

3-3 Point de vue de John Nicolas Bárdos-Féltoronyi : Pourquoi l'Ossétie et l'Abkhazie intéressent la Géorgie , pourquoi la Géorgie intéresse les USA

3-4 Point de vue de  Manlio Dinucci : Missiles nucléaires « humanitaires » dans les ports géorgiens.

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Analyse de Susan Cornwell : Sanctionner Moscou aurait un coût pour les Etats-Unis. Suite

6 Annexe :

6-1 Déclaration Officielle du Ministère des Relations Extérieures de Russie à propos de la reconnaissance de l’Abakhazie et de l’Ossétie du Sud,

Pièce jointe : Pourquoi l'Ossétie et l'Abkhazie intéressent la Géorgie , pourquoi la Géorgie intéresse les USA (demande par mail)



Tiré à part : Le général Leonid Ivachov, signale : Washington a testé une intervention contre l'Iran.
Les Etats-Unis ont armé la Géorgie et l'ont poussée à un conflit en Ossétie du Sud pour tester un projet d'opération militaire contre l'Iran, a estimé jeudi le général Leonid Ivachov, président de l'Académie des problèmes géopolitiques, lors d'une conférence de presse à Moscou.
"Nous sommes au bord d'un conflit majeur: les Etats-Unis et les pays de l'OTAN préparent une offensive stratégique. L'opération menée par l'OTAN sur le territoire géorgien a été dirigée contre la Russie , et les Sud-Ossètes en sont des otages. Nous la considérons comme une répétition de frappes sur l'Iran. Il y a beaucoup de "nouveautés" qui sont testées aujourd'hui dans cette région", a-t-il indiqué.
Selon M. Ivachov, la probabilité d'une guerre contre l'Iran se renforce de jour en jour.
"Finalement, la situation sera entièrement bouleversée dans la région. Le chaos et l'instabilité deviennent les objectifs de la politique officielle de Washington", a-t-il estimé.
S'agissant du conflit osséto-géorgien, M. Ivachov considère que cette "
opération géopolitique" de l'OTAN avait pour objectif d'évincer la Russie de l'arène des "grands".
La Géorgie a lancé le 8 août une offensive militaire contre l'Ossétie du Sud et a pilonné Tskhinvali, la capitale, tuant près de 2.100 civils selon les autorités sud-ossètes. Pour protéger les Sud-Ossètes, dont la majorité sont de nationalité russe, la Russie a déclenché une riposte militaire de grande envergure, tandis que l'OTAN a qualifiée armée russe ‘d'usage disproportionné de la force’, suspendant les réunions du Conseil Russie-OTAN à tous les niveaux.
27 août – RIA Novosti.
Notons aussi cet article du Guardian, qu'il faut prendre avec réserve

"Attacking Iran via South Ossetia"
En substance, l'auteur pense que la claque que vient de subir les USA en Géorgie va pousser le régime Bush à bombarder l'Iran, pour ne pas quitter sur cet échec.
Les navires de guerre étasuniens les plus sophistiqués en matière de surveillance, et d'autres porteurs de lance-missiles nucléaires, arrivent en Mer Noire, sous commandement Otan, pour apporter aux enfants géorgiens des brosses à dents et des couches... Mission humanitaire : propre et sec, comme le tri sélectif.  http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2008/aug/20/usforeig


Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 1-1 Guerre made in USA pour aider McCain. Vladimir Poutine sait décidé ment utiliser les médias mieux que son  successeur Dmitri Medvedev. Son choix d’une interview par CNN pour lancer la plus lourde des accusations contre l’administration Bush –avoir orchestré la guerre en Ossétie du Sud, en y participant avec ses propres militaires, pour donner un avantage au candidat républicain McCain (sauf qu’il a l’habileté de ne pas citer de nom, NDT)-  est un coup de maître : la chaîne étasunienne a un tout autre impact sur l’opinion publique internationale que les médias russes, et l’accusation –lancée dans une petite phrase non circonstanciée- est de celles qui intriguent et  qui, à la longue, se déposent dans l’inconscient des gens.  Cela pourrait être un très bon point pour Obama si le candidat républicain voulait faire une campagne agressive  contre son rival ; mais cela ne semble pas être le cas. Le premier ministre russe a en tout cas fait de son mieux pour diviser le front occidental, en assortissant sa très lourde accusation  contre les Usa d’un engagement à ne pas utiliser l’arme énergétique (les livraisons de gaz et pétrole) pour répondre à d’éventuelles  sanctions européennes.  "Nous, nous ne politisons pas  les relations économiques – a déclaré Poutine, en ajoutant avec malice (l’auteur a écrit malignement, je préfère traduire en changeant le terme et le signale, NdT) que « nous nous étonnons de voir des émissaires étasuniens qui circulent  à travers les pays européens en essayant de les convaincre de ne pas acheter  nos produits ». Le fait est que le gouvernement russe allonge en ce moment la liste des  produits étasuniens (tous du secteur alimentaire)  qu’il est interdit d’importer en Russie pour des « motifs sanitaires » ou qui sont lourdement taxés. Poutine a aussi évoqué une contre-mesure  russe qui fait très peur :  « Mais si notre opinion  est si peu importante, si on veut nous tenir à l’extérieur du G8 ou autres instances, pourquoi alors, grands dieux,  les occidentaux ne se débrouillent-ils pas  tout seuls avec l’Iran ? ». Quant aux  hypothétiques sanctions brandies tout est encore très confus. Un porte-parole de la Maison Blanche a admis qu’« il est prématuré de parler » de sanctions étasuniennes. La seule  mesure à l’étude est le blocus du méga-accord sur le nucléaire pacifique, accord dont le blocus, au demeurant, porterait tort de façon équivalente aux entreprises étasuniennes et russes. Les grandes entreprises US font en effet pression discrètement sur la Maison Blanche pour qu’elle traîne les pieds sur le terrain des sanctions.  L’Union européenne de son côté bredouille dans la confusion la plus totale, qui reflète la réalité des rapports bien plus que les retentissantes déclarations des leaders des 27. Mercredi le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait exclus qu’on puisse parler de sanctions au sommet européen de lundi prochain (1er septembre) ; hier, en y repensant, il a par contre annoncé que oui, on discutera de ça ; mais pour se démentir après qu’un porte-parole de la Commission européenne  ait déclaré sèchement « il n’en est pas question ». Le ministre des Affaires étrangères russe, Serguei Lavrov, n’a pas tort quand il dit simplement de Kouchner : « Notre collègue parle beaucoup ». Le front est dans le brouillard. L’OTAN promet « un appui total » à la Géorgie , et ses leaders  encouragent le président ukrainien  Viktor Youchenko  à se montrer de plus en plus agressif envers Moscou ; mais les appels de Michaïl Saakashvili pour une entrée rapide dans l’Alliance sont élégamment snobés (« les procédures de contact avec nos partenaires géorgiens se poursuivront régulièrement », récite hypocritement  un communiqué , ce qui veut dire qu’on en reparlera  en décembre), et l’Ukraine est de fait laissée seule  avec ses désastres (sauf des apparitions à Kiev de tel ou tel leader occidental). Hier un énorme dépôt de munitions  proche (de Kiev ? NdT)  a sauté : des sources russes affirment que c’est de là justement qu’était en train de s’organiser  un transfert d’explosifs destinés à la Géorgie.

ASTRIT DAKLI il manifesto 29 août 2008 Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/29-Agosto-2008/art35.html



2 Brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 L’OTAN, combien de divisions? Selon des sources bienveillantes, le sommet de mardi de l’OTAN fut un succès. L’abondance fut sans aucun doute médiatique, avec près de 300 journalistes “du monde entier“. On trouva une unité de bon aloi et les échanges furent courtois et consensuels, y compris en session à huis clos. Les délégations étaient réduites, montrant qu’il s’agissait de dire vite des choses tonitruantes mais sans conséquences considérables malgré les apparences du communiqué. Pour la première fois depuis très, très longtemps, il n’y avait pas de représentant européen, qui est normalement le Haut Représentant Solana. Plus qu’une intrigue anti-européenne, nous y verrions un autre signe de l’importance mineure de fond de cette réunion, au contraire de l’importance formelle tonitruante qu’on a voulu lui donner. Mais il faut bien dire qu’aujourd’hui, à l’“Ouest” et à l’OTAN, la forme c’est l’essentiel et c’est le fondement; donc, contrairement à ce que le bon sens nous entraîne à écrire, cette réunion fut essentielle et fondamentale… A la conférence de presse du secrétaire général, un journaliste britannique demanda ce que l’OTAN ferait si la Russie n’évacuait pas la Géorgie , comme l’OTAN le lui demandait. La réponse ressemble éventuellement à une sorte de borborygme sur le temps qu’il fait. Il faut dire que l’appel en forme de pseudo ultimatum qu’a lancé l’OTAN est, selon notre comptabilité pusillanime, la sixième occurrence importante où l ‘“Ouest” (les gens sérieux en Occident) exige le retrait russe de Géorgie (une fois Bush, deux fois Rice, une fois Sarkozy, une fois Merkel…). Le fait assez évident qui couronne la réunion de l’OTAN, où l’OTAN a pris une position dialectique forte mais qui n’engage à rien, est effectivement que la réponse russe devrait être in fine une variation sur le thème de la fameuse question de Staline (“le Pape, combien de divisions ?”), – cette fois appliquée à l’OTAN : “l’OTAN, combien de division ?” La question est justifiée puisque c’est dans ce domaine de la puissance que l’OTAN prend l’affaire de Géorgie, et c’est dans ce domaine que la question doit être posée à propos des capacités et des possibilités de l’OTAN. La réponse n’est pas triste, ou bien disons qu’elle n’est pas gaie. Les Russes ont commenté la réunion de l’OTAN de mardi à Bruxelles comme ayant généré pour l’essentiel “des mots creux”. Ont-ils tort? On y a beaucoup parlé de l’adhésion de la Géorgie à l’OTAN, en affirmant que la chose reste d’actualité, qu’elle est même “on track” selon le ministre britannique des affaires étrangères, le jeune Millibrand, par exemple parce qu’une commission OTAN-Géorgie sur les modalités d’un rapprochement intégré de la Géorgie de l’OTAN sera établie. Première remarque: pourquoi faire cette commission puisque, depuis 2003, les forces armées de la Géorgie ne sont qu’intégration dans l’OTAN et rien d’autre puisqu’elles sont un clone de l’U.S. Army et rien d’autre? Deuxième remarque : monsieur le jeune ministre britannique, cette mesure est nommée en Belgique “encommisionnement”, et l’on sait ce que cela signifie pour l’affaire qui en est la victime plutôt que l’objet. [...] 20 août 2008
http://www.dedefensa.org/article-l_otan_combien_de_divisi...


2-2 La Sixième flotte « humanitaire » arrive en Mer Noire et Missiles nucléaires « humanitaires » dans les ports géorgiens. "Dimanche dernier (24 août 2008) est arrivé dans le port géorgien de Batoumi le contre-torpilleur lance-missiles « McFaul », le premier des navires de guerre étasuniens officiellement destiné au transport d’ « aides humanitaires », dans une opération  dirigée par le  Commandement des  forces navales étasuniennes en Europe, basé à Naples. Pendant que le navire déchargeait des kits hygiéniques, bouteilles d’eau minérale et autres denrées  « données par l’Usaid », le capitaine John Moore, commandant de la Task Force Us assurait : « Nous sommes ici en mission humanitaire ».(...)

Le McFaul – rappelle le journal- est doté d’un « système radar très sophistiqué » et de divers  armements, dont « des missiles  de croisière Tomahawk qui peuvent transporter des missiles conventionnels ou nucléaires, même si la marine, pour des raisons de sécurité,  ne précise pas  si les navires transportent des armes nucléaires ».

Sous peu, avec d’autres navires de guerre eux aussi en « mission humanitaires » arrivera en Mer Noire, venant de Gaeta, le Mount Whitney, navire amiral de la 6ème flotte, doté du système de communication et surveillance le plus sophistiqué du monde". Pour rire un bon coup, ou peut relire ce que disait «la communauté internationale» au lendemain de la déclaration d'indépendance du Kosovo : Indépendance, le joli mot Manlio Dinucci.

2-3 Jeux dangereux sur les rives de la Mer Noire. "La base aéronavale de Sigonella (Sicile) a été mobilisée, officiellement, pour l’envoi d’ « aides humanitaires » en Géorgie. Le premier avion  est arrivé à destination avec 2.200 kits hygiéniques contenant des peignes, des rasoirs, des brosses à dents, des dentifrices, des serviettes rafraîchissantes et (très important) du papier hygiénique. L’expédition est assurée par le Fleet Logistic Support Squadron 46, transféré en toute hâte, il y a trois semaines, de la base aéronavale de Marietta aux Usa à Sigonella. Cette même unité s’occupe de l’envoi en Géorgie, par un pont aérien depuis l’aéroport (italo-étasunien… NdT) de Pise, des « aides humanitaires provenant de la base (étasunienne en territoire italien, à côté de Pise, NdT) de Camp Darby". (...) aux côtés de la marine, est aussi arrivé sur le terrain le corps des marines en Europe, qui a envoyé en Géorgie 8.000 lits de camp. Dans un communiqué diffusé hier, on précise  que le matériel provient d’un dépôt « prépositionné », contenant des armements et autre matériel militaire, situé dans six cavernes en Norvège centrale. La guerre froide terminée, le dépôt n’a pas été démantelé, il est resté en pleine fonction pour réapprovisionner aussi d’autres  commandements de combat, en particulier  « pour les opérations de guerre globale  contre le terrorisme, menées en Irak et en Afghanistan, et pour des situations comme celle de la Géorgie  ». Rien de plus facile, donc, si du dépôt  des marines en Norvège, de Camp Darby, de Gaeta et de Sigonella partent pour la Géorgie non seulement des lits de camp et des rouleaux de papier hygiénique  mais aussi des armes pour l’armée géorgienne, (etc.) Manlio Dinucci,géographe, et contributeur extérieur au journal il manifesto,

2-4 Ossétie du Sud: le Hezbollah salue l'échec de "l'aventure" américano-israélienne. La crise en Ossétie du Sud est le résultat d'une "aventure" orchestrée par les Etats-Unis et Israël, a estimé jeudi soir à Beyrouth le leader du mouvement islamiste libanais Hezbollah, Hassan Nasrallah. "Ce qui se passe en Géorgie est une bonne leçon pour tous ceux qui souhaitent se laisser entraîner par les Etats-Unis dans leurs aventures", a-t-il estimé dans un discours prononcé à l'occasion du 2e anniversaire de la fin de la guerre israélo-libanaise de 2006, retransmis par la télévision libanaise. Toutes les actions entreprises par Washington sont "coordonnées avec Israël" et visent en fin de compte à "sauver l'Etat hébreu" et à "garantir ses intérêts", a poursuivi M. Nasrallah, arguant que l'armée géorgienne était équipée d'armes israéliennes et qu'étaient présents en Géorgie des inspecteurs et des généraux israéliens, qui avaient dirigé l'intervention armée contre le Liban. Les projets américains visant à "briser la région (du Proche-Orient) pour complaire à Israël" sont "voués à l'échec", a résumé le leader du Hezbollah. 15 août - RIA Novosti. http://fr.rian.ru/world/20080815/116056083.html

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n°5 - Nouvelle guerre de l'Otan.-31/08 –Suite 1- Otan contre la Russie

°5 - Nouvelle guerre de l'Otan.-31/08 –Suite 1- Otan contre la Russie

Nouvelle guerre de l'Otan –Suite 1-

n° 5- 15-08

Par M.Lemaire                                                                                 



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Sommaire.                                                                  –Suite 1-

3 Dossier & Point de vue

3-1 Point de vue de John Laughland : L'OTAN, une alliance de papier.

3-2 Point de vue de John Laughland : L’OTAN en “Fantasyland”

3-3 Point de vue de John Nicolas Bárdos-Féltoronyi : Pourquoi l'Ossétie et l'Abkhazie intéressent la Géorgie , pourquoi la Géorgie intéresse les USA

3-4 Point de vue de  Manlio Dinucci : Missiles nucléaires « humanitaires » dans les ports géorgiens.

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Analyse de Susan Cornwell : Sanctionner Moscou aurait un coût pour les Etats-Unis.



3  Dossiers Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Point de vue de John Laughland : L'OTAN, une alliance de papier.  Alors que la poussière commence à se disperser après le conflit en Ossétie du Sud et qu'au fur et à mesure ce sujet disparaît des gros titres de la presse occidentale, il devient parfaitement évident que la Géorgie n'adhérera jamais à l'OTAN et que le rapport des forces dans le monde a radicalement changé à la suite de cette petite guerre de cinq jours.  Au cours du conflit, de nombreux représentants des médias russes (comme, sur le plan général, la population du pays) n'ont cessé, semble-t-il, de penser aux conséquences de l'évaluation négative de la position de la Russie qui a prédominé dans les médias occidentaux. Effectivement, les médias de toute l'Europe occidentale et de l'Amérique du Nord ont clairement accordé leur préférence à la position géorgienne et leurs commentaires avaient une tendance très antirusse. Il est également évident que cette évaluation négative est le résultat d'une longue période de détérioration des rapports entre la Russie et l'Occident qui a atteint son apogée aussitôt après le conflit en Ossétie du Sud, lorsque Condoleezza Rice s'est rendue à Varsovie pour signer l'accord sur le déploiement du nouveau système américain de défense antimissile sur le territoire de la Pologne.   D'autre part, bien que les réalités politiques soient aujourd'hui, pour beaucoup, créées de toute pièce par la réalité virtuelle de la télévision (ou, au moins, sous l'influence de celle-ci), le fait que les problèmes fondamentaux en politique - en particulier la question de savoir qui a le droit de diriger - soient habituellement réglés par la force apparaît comme un élément inévitable de l'histoire de l'humanité. Dans le cas de l'Ossétie du Sud, les déclarations de l'Occident dirigées contre Moscou (l'hypocrisie occidentale irrite beaucoup les dirigeants russes) font, en fait, office de compensation psychologique du fait que les leaders occidentaux savent, dans leur for intérieur, qu'ils ne peuvent entrer en guerre contre la Russie à cause de la Géorgie et qu'ils ne le feront pas.  La Russie occupe la deuxième place dans le monde pour le degré d'armement, elle est une puissance nucléaire redoutable. En outre, l'Occident mène une guerre prolongée en Irak et en Afghanistan, par conséquent, il a les mains liées. Puisque les pays de l'OTAN ne sont pas prêts à combattre contre l'armée russe à cause d'un petit lopin de terre autour de Tskhinvali dont les Occidentaux ne connaissaient même pas l'existence avant le début des hostilités, la Géorgie ne pourra jamais adhérer à cette alliance, dont les membres sont tenus de lutter pour l'intégrité territoriale de chacun de leurs semblables. Autrement dit, les promesses faites depuis plus de dix ans à la Géorgie de l'inviter à rejoindre l'OTAN se trouvent maintenant reportées aux calendes grecques (bien que l'Occident ne le reconnaisse pas ouvertement). Bien plus, c'est non seulement l'admission de la Géorgie , mais aussi tout le processus d'élargissement de l'Alliance qui marque un coup d'arrêt. Si la Géorgie n'adhère pas à l'OTAN, l'Ukraine n'y adhérera pas non plus. L'admission de ces deux Etats riverains de la mer Noire à l'Alliance de l'Atlantique Nord faisait partie d'un même plan stratégique qui s'est volatilisé au moment même où les troupes russes sont entrées en Géorgie. Ce n'est pas par hasard que les frictions au sein du bloc pro-occidental en Ukraine ont entraîné une grande tension aussitôt après le conflit ossète. Le président Viktor Iouchtchenko a accusé sa première ministre Ioulia Timochenko de trahison, celle-ci ayant tenté de s'assurer le soutien de Moscou dans ses ambitions présidentielles. Agissant selon les bonnes vieilles méthodes soviétiques, il a déclaré qu'il mettrait à ses trousses tous ses services secrets. Bien entendu, Ioulia Timochenko rejette ces accusations. Mais une chose est sûre: à l'instar de nombreux Ukrainiens, elle en est arrivée à la conclusion que son grand pays, essentiellement russophone, ne pourra jamais devenir membre d'une alliance militaire dont les missiles nucléaires sont dirigés contre les Russes résidant en Fédération de Russie. Nous sommes face à un tournant dans l'Histoire. Après le démembrement de l'Union soviétique en 1991, l'Occident n'a cessé d'étendre son influence sur l'ancien territoire de l'URSS. Le Caucase, avec ses pipelines transportant du pétrole de la Caspienne vers l'Occident, a été l'une des principales régions concernées par cette expansion. Les troupes russes se trouvent actuellement à une heure de route d'un de ces pipelines et l'Occident ne peut rien y faire. D'ailleurs, il est fort peu probable que le fameux bouclier antimissile que les dirigeants russes qualifient à juste titre de projet antirusse devienne effectivement opérationnel. A présent que le projet d'expansion de l'OTAN est stoppé - et il n'est pas exclu que ce soit pour toujours - l'objectif de créer un monde unipolaire gravitant autour de la puissance américaine globale essuie un échec. Tout cela aurait certainement pu être pressenti il y a longtemps, il suffisait d'écouter la célèbre chanson d'un Géorgien: l'OTAN ressemble aujourd'hui au soldat de papier de Boulat Okoudjava: Il voulait refaire le monde, Pour que chacun soit heureux, Mais il ne tenait qu'à un fil, Car il n'était qu'un soldat de papier. John Laughland, John Laughland, historien et politologue britannique, est vice-directeur de l'Institut de la démocratie et de la coopération à Paris. RIA Novosti
27/ 08/ 2008  http://fr.rian.ru/analysis/20080827/116327886.html


3-2 Point de vue de John Laughland : L’OTAN en “Fantasyland” Premier adage: quand on roule des mécaniques, il faut être prêt à donner des coups. L’OTAN roule des mécaniques mais n’est prête à rien du tout. Celui qui citait l’U.S. Air Force avec l’assurance de l’expert qui connaît la région, («As one expert with long experience of the region put it yesterday: “The thought of the US Air Force on its way would have deterred even Vladimir Putin”»), – celui-là ferait bien de se souvenir que, depuis trois ans, les USA menacent d’employer la force contre l’Iran, qu’ils ne s’y résolvent pas, qu’ils sont freinés des quatre fers notamment par leurs militaires, – bref, qu’ils ne font rien du tout à cet égard. Nous ne sommes plus au temps du Kosovo et Poutine n’est pas Milosevic. L’OTAN qui roule des mécaniques n’est même pas obligée à faire tout ce qu’il faut à l’égard d’un de ses membres. Cette même affirmation de l’expert évoquant l’intervention automatique de l’USAF si la Géorgie était membre de l’OTAN, puisque son argument entend faire la promotion de cette adhésion de la Géorgie , implique, au nom du fameux Article 5 du traité de l’Atlantique Nord, que l’intervention de l’OTAN ne ferait pas un pli si la Géorgie était membre de l’OTAN. Là aussi, il s’agit de “wishful thinking” et non d’une certitude. L’évocation formelle des obligations d’intervention des autres pays de l’OTAN en cas d’attaque de l’un d’entre eux est un bon sujet de discours mais un cas juridique ambiguë. On oublie souvent que l’Article 5 du traité n’est pas du tout contraignant sur la forme et les moyens de l’intervention des autres (contrairement, par exemple, aux obligations équivalentes du traité de Bruxelles de l’UEO) mais qu’il laisse le choix aux pays membres de la forme de leur réaction. La partie essentielle de l’Article 5 du traité, qu’il faut lire en son entier, avec l’ambiguïté supplémentaire que cet article parle seulement de “la sécurité dans la région de l’Atlantique Nord”, – ce qui n’inclut pas précisément le Caucase (le souligné en gras est bien sûr la conséquence de notre impertinente intervention [NDLR]): «Les parties conviennent qu'une attaque armée contre l'une ou plusieurs d'entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d'elles, dans l'exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l'article 51 de la Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d'accord avec les autres parties, telle action qu'elle jugera nécessaire, y compris l'emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l'Atlantique Nord.» L’OTAN a voulu prendre le problème de la Géorgie de haut, du haut de sa puissance, en prenant comme référence effectivement la question de la puissance, après avoir réglé le cas juridique de l’affaire ( la Géorgie , l’Ossétie, etc.) selon une stricte et piètre interprétation de la lettre des choses. (Lorsqu’il s’agit du Kosovo, c’est différent paraît-il, – mais passons.) De ce point de vue effectivement, la condamnation de la Russie , d’ailleurs fort prudente, paraîtrait inévitable. Mais condamnation à quoi? Une menace d’adhésion de la Géorgie (plutôt virtuelle que réelle d’ailleurs, compliquant encore la chose avec un tour de passe-passe de plus) qui n’implique pas une riposte automatique, ne garantit rien là non plus. (Vu la latitude que donne l’Article 5, une attaque contre la Géorgie membre de l’OTAN appelant l’OTAN au secours ferait éclater l’OTAN bien plus que l’armée russe.) Le leit-motiv est là, – pas de moyens militaires pour l’OTAN, à moins d’une refonte complète de l’appareil militaire, avec retour de la conscription. (Dans l’état actuel des choses, la situation est dramatique; un officier du US Army Staff College, le major Berry, a publié en 2007 un rapport envisageant la nécessité d’une invasion terrestre de l’Iran : il faudrait 1.250.000 hommes pour l’U.S. Army, c’est-à-dire un processus de mobilisation long de quatre années. Le cas étant étendu à l'affaire Géorgie-Russie, on peut envahir vingt-cinq Géorgie dans l’entretemps.)  Donc, l’OTAN se met en position d’antagonisme, pour l’instant très modérée, mais dont la logique peut l’entraîner loin si les Russes ne reculent pas d’une façon décisive, – ce qui impliquerait, de leur part, l’assurance de l’abandon de l’usage de la force, bien plus qu’un simple recul de leurs chars en Géorgie. Les Russes sont-ils prêts à cela? On ne voit aucun signe de la chose, ni que cela soit de leur intérêt d’ailleurs. Il s’agit d’une situation sur leurs frontières, où il leur est facile d’intervenir, – et eux, ils ont les moyens de le faire. D’autre part, ils sont fondés de juger que l’évolution de la crise est à leur avantage. L’unanimité de l’OTAN est bien entendu une façade de conformisme sans surprise. Elle peut d’autant plus exploser en cas de tension que le discours de l’OTAN est martial. De toutes les façons, les Russes savent qu’ils confrontent au bout du compte l’OTAN à un dilemme insupportable: si l’affrontement terrestre est impossible, c’est l’affrontement nucléaire qui est au terme.  Y a-t-il d’autres moyens de faire céder les Russes? Les mesures de rétorsion, économiques, commerciales, financières? C’est à voir. D’abord, toutes ces mesures sont à double face, double sens, elles touchent tout le monde. (Il n’est pas nécessaire de détailler le cas de l’énergie.) Ensuite, il y a d’autres moyens d’action. Que faire si des mesures extérieures de représailles contre les Russes amenaient la Russie à armer l’Iran et à soutenir ce pays au Conseil de Sécurité?  D’autre part, comment l’OTAN pouvait-elle réagir autrement? Ceux qui acclament la démonstration d’unité de l’OTAN de mardi confondent, comme dans le cas de l’adhésion de la Géorgie à l’OTAN, la cause et la conséquence. (La pression contre la Géorgie n’est pas la cause justifiant une adhésion à l’OTAN mais la conséquence de son intention d’adhérer à l’OTAN ; tout le démontre, à commencer par la chronologie et en poursuivant par la géographie.) C’est parce que l’unité de l’OTAN est si menacée que tout le monde participe à un effort de radicalisation, malgré les risques qu’implique l’absence de moyens, parce que seule la radicalisation peut refaire l’unité. Non seulement l’OTAN n’a pas de divisions (ricanements de Staline dans sa moustache), mais elle est comme un bateau ivre qui s’est enfermé dans une logique antagoniste dont il est prisonnier, pieds et poings liés.  Face à eux, face aux Occidentaux, les Russes ont profondément changé d’attitude. A l’imitation immédiate des Américains et d’autres Occidentaux plutôt qu’en référence lointaine à l’Histoire (les psalmodies occidentales sur 1938 et 1968), ils n’hésitent plus à employer la force; ils le font à leur manière propre, dilatoire, pleine de ruse et de faux semblants, alternant la pression brutale et la promesse ambiguë, qui met les Occidentaux à rude épreuve. Plus encore, sur les cas envisagés, il reste de nombreuses possibilités qui ne sont pas du tout à l’avantage de l’OTAN. Que ferait l’OTAN si, la Géorgie étant sur le point d’adhérer à l’OTAN, les Russes, retirés entretemps, intervenaient à nouveau dans le pays et y faisaient traîner leurs chars comme on les voit faire aujourd’hui? Appellerait-on l’U.S. Air Force ou bien installerait-on Evere à Tbilissi? Que dire de la perspective d’une adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, vers où leur propre logique maximaliste enferme les Occidentaux, alors que la volonté d’adhésion de ce pays dépend d’un seul homme déjà notablement discrédité et isolé, le président Ioutchenko, que la Première ministre Timochenko a déjà été accusée de “trahison” il y a deux jours par le Président parce qu’elle aurait pris langue avec les Russes, qu’il existe une majorité de rechange représentant la partie russophone du pays et ouvertement pro-russe, que la majorité du pays est contre l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN? En vérité, l’OTAN vit à Evere, en Fantasyland, et elle n’est pas sortie de l’auberge. Ce n’est pas en allant à Tbilissi qu’elle en sortira puisqu’elle ne fera alors qu’aller à Canossa, façon postmoderne, c’est-à-dire en faisant allégeance aux causes irresponsables dont Saakachvili est l’un des fleurons, ces causes fabriquées de toutes pièces par les excès d’une politique américaniste qui s’est curieusement réduite à ces seuls excès parce qu’elle est elle-même réduite à cet expédient par le système dont elle dépend. Pour l’instant, l’OTAN est enchaînée à une logique de confrontation qu’elle n'a ni les moyens, ni la volonté, ni la force, ni le courage de soutenir, dont elle est condamnée à être la victime finale. Il est possible qu’elle y perde, non pas son âme puisqu’on sait ce qu’il en est d’ores et déjà, mais sa cohésion même, voire son existence. Il n’est pas assuré qu’on la pleurera énormément John Laughland, RIA Novosti
27/ 08/ 2008

3-3 Point de vue de John Nicolas Bárdos-Féltoronyi : Pourquoi l'Ossétie et l'Abkhazie intéressent la Géorgie , pourquoi la Géorgie intéresse les USA Le différend apparent entre la Russie et la Géorgie concerne des territoires que l’on appelle l'Ossétie du Sud et l’Abkhazie. En tant que telle, l’Ossétie historique s’étend aux deux côtés du Caucase. La partie au sud est située à la frontière méridionale de la Russie qui ne reconnaît pas la souveraineté du territoire mais qui continue à maintenir des relations et récemment, à renforcer ses liens. De son côté, l’Abkhazie se situe entre la Russie et la mer Noire, à l’ouest des chaînes du Caucase. Titre original : Conflit russo-américain dans la Caucasie méridionale dont la Géorgie
Antécédents récents et guerre brève

Depuis l'indépendance de la Géorgie vis-à-vis de l'URSS en 1991, l'autonomie accordée aux Ossètes du Sud a été supprimée par l'État géorgien, provoquant l'exode de la population vers la république d'Ossétie du Nord. En1992, un territoire du côté de la mer Noire déclare l’indépendance sous le nom de la République autonome d'Abkhazie, profitant de la faiblesse du nouvel État géorgien. Cette dernière bénéficie le soutien de Moscou. En 1994, les nationalistes ossètes proclament, à leur tour, l'indépendance de l'Ossétie du Sud, avec la bénédiction de la Russie.
Depuis l’avènement d'un pouvoir pro américain à Tbilissi en 2003-4, l'Ossétie du Sud est un des enjeux politiques entre la Russie et le président géorgien Mikheil Saakachvili « guidé » par les USA. De plus en plus autoritaire(1) , le président revendique la réintégration des régions considérées sécessionnistes au sein du territoire de la Géorgie. Les indépendantistes ossètes, majoritaires en Ossétie du Sud, ambitionnent une indépendance complète. La Fédération de Russie préfère garder le statu quo et ainsi laisser le pouvoir géorgien, tourné résolument vers Washington, dans l'embarras. Les indépendantistes d'Ossétie du Sud souhaitent une réunification avec l'Ossétie du Nord, mais ni la Fédération de Russie, ni l'OSCE et encore moins la Géorgie ne soutiennent encore cette solution.
La République d'Ossétie du Sud a tenu un deuxième référendum sur son indépendance le 12 novembre 2006, le premier référendum ayant eu lieu en 1992. Une très large majorité des votants semblent s'être prononcés pour cette indépendance. Le gouvernement géorgien, les USA et l'UE considèrent ce référendum comme illégal alors que la Russie le reconnaît. La Russie est dès à ce moment-là présente sur ce territoire à titre du « maintien de la paix » avec 1000 soldats (2). Après plusieurs incidents militaires depuis 2007 (3), les forces géorgiennes lancent une offensive soigneusement préparée en août 2008, entraînant une menace d'interventions, suivie d’interventions des Forces armées de la fédération de Russie (Reuters, 7.8.2008, NZZ, 11 et 22.8.2008 & FT, 8, 9, 11.8.2008) (4) . Cette intervention s’étend même sur l’autre territoire contesté : l’Abkhazie .(5) L’offensive géorgienne rencontre une contre offensive russe qui conduit à l’échec de Tbilissi, échec humiliant pour les conseillers militaires américains et israéliens (FT, 12.8.2008).
Les autorités s'abstiennent pour l'instant d'analyser cette défaite écrasante de l'armée géorgienne qui ne s'est pas montrée à la hauteur de l'adversaire malgré l'assistance des USA et une hausse importante des dépenses militaires ces dernières années, soit de 5 à 16% du PIB. Washington a dépensé des millions de dollars pour la formation militaire, l'équipement et l'armement de la Géorgie. Au moment de la nuit de l’attaque, l’armée géorgienne a utilisé les rampes et véhicules lance-missiles sol-air en série, de style "Katiouchkas", probablement d’origine tchèque ou ukrainienne. C’est de cette manière qu’elle a pu détruire une partie notable de la capitale d’Ossétie du Sud et tuer ou blesser un grand nombre de civils (NZZ, 22.8.2008). Par après, la supériorité russe dans l'air a cependant été cruciale. Les Géorgiens étaient incapables d'y faire face avec leur système de défense antiaérien.
La Russie a déployé des avions d'attaque au sol Su-24 et Su-25, ayant pour tâche d'apporter une couverture aux forces terrestres et de détruire les troupes et infrastructures ennemies. Moscou avait aussi déployé des bombardiers stratégiques Tu-22. La Géorgie ne dispose que de 10 à 15 appareils Su-25 dont certains ont été détruits et les autres immobilisés après les attaques russes contre les aéroports militaires du pays. Elle s’est concentrée sur l'infanterie et les chars qui sont inutilisables s'ils ne sont pas couverts depuis le ciel.
Position spécifique de la Géorgie
Nicolas Bárdos-Féltoronyi Suite lire Piece jointe

3-4 Point de vue de  Manlio Dinucci : Missiles nucléaires « humanitaires » dans les ports géorgiens.   Dimanche dernier (24 août 2008) est arrivé dans le port géorgien de Batoumi le contre-torpilleur lance-missiles « McFaul », le premier des navires de guerre étasuniens officiellement destiné au transport d’ « aides humanitaires », dans une opération dirigée par le Commandement des forces navales étasuniennes en Europe, basé à Naples. Pendant que le navire déchargeait des kits hygiéniques, bouteilles d’eau minérale et autres denrées « données par l’Usaid », le capitaine John Moore, commandant de la Task Force US assurait : « Nous sommes ici en mission humanitaire ». Le New York Times indique (24 août) que, de cette façon, Moore « amenuisait la signification d’un torpilleur qui apporte des aides ». Le McFaul – rappelle le journal- est doté d’un « système radar très sophistiqué » et de divers armements, dont « des missiles de croisière Tomahawk qui peuvent transporter des missiles conventionnels ou nucléaires, même si la marine, pour des raisons de sécurité, ne précise pas si les navires transportent des armes nucléaires ». Sous peu, avec d’autres navires de guerre eux aussi en « mission humanitaires » arrivera en Mer Noire, venant de Gaeta, le Mount Whitney, navire amiral de la 6ème flotte, doté du système de communication et surveillance le plus sophistiqué du monde .  Entre-temps, quatre navires de guerre sont entrés en Mer Noire le 21 août, navires appartenant aux Usa, Allemagne, Pologne et Espagne, pour une manœuvre de l’Otan dont la durée est prévue sur trois semaines. Le groupe naval, a déclaré le vice commandant de la Composante maritime alliée, effectue « une visite de routine en Mer Noire, déjà programmée, pour interagir avec la Roumanie et la Bulgarie , nos partenaires Otan ». Il précise cependant que le groupe naval constitue « un noyau fondamental de la Force de riposte de l’Otan (Nrf) ». Quand elle est utilisée, la Nrf dont les unités sont fournies par rotation par les pays de l’Otan, est directement mise aux ordres du Commandant Suprême Allié en Europe (toujours un général étasunien). Avec cette manœuvre, l’Otan est donc en train de se préparer à un éventuel envoi de la Nrf dans la région du Caucase, tandis qu’arrivent en Mer Noire des navires de guerre étasuniens, dont le navire amiral de la 6ème flotte. C’est un défi ouvert qui est lancé à la Russie , non pas en paroles mais par des faits, juste au moment où la marine russe est en train de faire rentrer dans ses bases de Sébastopol, en Crimée, les unités qui avaient été utilisées dans le conflit géorgien. On annonce en même temps une autre manœuvre militaire en Géorgie, après « Immediate Response 2008 », à laquelle avaient participé des troupes étasuniennes, géorgiennes, ukrainiennes, azéris et arméniennes, juste avant l’attaque contre l’Ossétie du Sud par la Géorgie. La nouvelle manœuvre, appelée Georgian Express 2008, emploiera des forces spéciales britanniques, qui instruiront les géorgiens sur les opérations dans les zones aériennes urbaines. Les militaire britanniques, tout comme ceux des Usa dans la précédente manœuvre, seront déployés dans la base de Vaziani, à moins de 100 Kms de la frontière russe. Il est clair que les USA et l’Otan entendent reconstruire au plus vite le potentiel militaire géorgien, sorti assez mal en point du conflit avec l’armée russe. Pour preuve, les visites effectuées au ministère de la défense géorgien du général Bantz J. Craddock, chef du Commandement européen des forces US, et par Robert Simmons, représentant spécial pour le Caucase et l’Asie centrale du secrétariat général de l’Otan. Mais ce n’est pas les seul objectif. A travers la brèche ouverte par la crise géorgienne, les USA et l’Otan essaient de conquérir des positions encore plus à l’est, en faisant pression sur la Russie pour l’évincer de l’Asie centrale ex-soviétique : zone d’immense importance, que ce soit pour ses réserves énergétiques de la Caspienne comme pour sa position géostratégique par rapport à la Russie , la Chine et l’Inde. Est ainsi créé sur un front déplacé vers l’est, une confrontation qui n’est pas moins dangereuse que celle de la guerre froide.  Manlio Dinucci
Edition de mardi 26 août 2008 de il manifesto
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/26-Agosto-2008/art38.html


5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 5-1 Analyse de Susan Cornwell : Sanctionner Moscou aurait un coût pour les Etats-Unis

Face à la reconnaissance par Moscou de l'indépendance des deux provinces séparatistes de Géorgie, les Etats-Unis ne disposent que de maigres options, notamment parce que Washington ne peut se passer du soutien russe pour tenter de contenir le programme nucléaire iranien. L'administration américaine pourrait certes être tentée d'exclure la Russie des grandes enceintes internationales, comme l'Organisation mondiale du commerce (OMC), mais cela n'aurait qu'un impact limité sur Moscou, jugent des analystes. "Un pays qui s'est senti suffisamment sûr de lui pour écraser la Géorgie et arracher une partie de son territoire ne se laissera pas effrayer par l'OMC ou le G8. Les Russes sont désormais au-delà de cela", souligne Janusz Bugajski, du Centre des études stratégiques et internationales.  Depuis le conflit entre l'armée russe et les troupes géorgiennes, au début du mois, les Etats-Unis ont déjà annoncé une série de mesures limitées, comme l'annulation d'un exercice militaire conjoint avec la Russie. Washington a également averti le Kremlin qu'il mettait en danger son adhésion à l'OMC ou au G8. Les Américains ont parallèlement signé avec Varsovie l'accord prévoyant l'implantation en Pologne de batteries de missiles d'interception dans le cadre du bouclier antimissile. De sources autorisées, on indique que l'administration Bush envisage aussi de revoir le pacte de coopération nucléaire civile avec Moscou. L'idée d'une intervention militaire semble elle impensable. Mais ces mesures pas plus que les mises en garde verbales n'ont empêché le président russe Dmitri Medvedev de reconnaître mardi l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud. Au département américain d'Etat, on souligne que l'administration étudie les options à sa disposition mais on sait que des sanctions exposeraient Washington à des mesures de rétorsion.

UNE BALLE DANS LES DEUX PIEDS ? La difficulté, explique Dimitri Simes du Nixon Center de Washington, tient à la nécessité d'un soutien de la Russie , membre permanent du Conseil de sécurité de l'Onu, dans le dossier du nucléaire iranien. On voit mal le Kremlin accepter d'être sanctionné pour sa politique dans le Caucase et apporter dans le même temps son soutien à un nouveau train de sanctions contre Téhéran, par exemple. "Si les Russes ont le sentiment qu'un rapprochement avec l'Ouest n'est plus une option, ils se tourneront vers d'autres alliés potentiels, à commencer par Téhéran et Caracas", ajoute Dimitri Simes. Simes envisage plutôt, à condition que l'armée russe se retire du reste de la Géorgie , une évolution "style Kosovo" qui verrait Washington et Moscou admettre leur désaccord sur le statut de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, de même que sur l'indépendance du Kosovo reconnue cet hiver par les Etats-Unis mais rejetée par la Russie. Après une période de refroidissement diplomatique, les Etats-Unis devraient se tenir prêts à une poursuite des discussions avec la Russie , notamment sur la question du contrôle des armements, poursuit-il. "Nous tirer une balle dans notre second pied parce que notre premier pied est déjà blessé ne serait pas une très bonne politique", dit Simes. Janusz Bugajski, du Centre des études stratégiques et internationales, envisage lui une approche beaucoup plus ferme, notant que Washington pourrait s'engager en faveur d'une adhésion de la Géorgie et de l'Ukraine à l'Otan, voire soutenir des mouvements sécessionnistes à l'intérieur des frontières russes, comme en Tchétchénie.  "Je ne dis pas que nous allons les soutenir, je dis que c'est une option potentielle. Si les Russes jouent salement, nous ne devons pas être des gentils garçons. Il ne s'agit pas de prendre le thé chez le pasteur", dit-il.

Susan Cornwell – Reuters
27 août 2008
Version française Henri-Pierre André

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n°5 - Nouvelle guerre de l'Otan.-31/08 –Fin-- Otan contre la Russie

n°5 - Nouvelle guerre de l'Otan.-31/08 –Fin-- Otan contre la Russie

Nouvelle guerre de l'Otan –Fin-

n°5- 15-08

Par M.Lemaire                                                                                 



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.                                                                  –Fin-

6 Annexe : 6-1 Déclaration Officielle du Ministère des Relations Extérieures de Russie à propos de la reconnaissance de l’Abakhazie et de l’Ossétie du Sud,



6 Annexe :

6-1 Déclaration Officielle du Ministère des Relations Extérieures de Russie à propos de la reconnaissance de l’Abakhazie et de l’Ossétie du Sud,

exposé des motifs : Peuples frères en face de la politique agressive et chauvine de Tbilissi.
Cette politique est fondée sur le mot d’ordre de   Zviadi Gamsajurdia proclamant en 1989 ” La Georgie pour les géorgiens” , mot d’ordre qu’il tenta de mettre en éxécution en 1992 en décidant l’annulation de l’autonomie de Sujumi et Tsjinvali et en tentant d’imposer par la force une administration illégale. Déjà alors dans l’Ossétie du sud avait eu lieu un génocide. Les ossètes étaient exterminés ou envoyés en exil.
Grâce à la résistance pleine d’abnégation des peuples qui se sont dressés contre l’agresseur et grâce aux efforts de la Russie on a réussi à mettre un terme à l’effusion du sang, à finir par signer des conventions de cesser le feu et à créer les organismes du maintien de la paix tout en pesant tous les termes de l’accord En Ossétie du Sud ce fut en 1992, et en Abakhazie en 1994, que furent créées les forces de paix et formées les structures pour l’assistance, avec la médiation de la Russie , en vue de la consolidation de la confiance et de la solution des problèmes de restauration sociale et économique et les questions de statut politique. Ces actions furent appuyées par l’ONU et la OSCE qui furent incorporés dans le travail des organismes correspondants et envoyèrent leurs observateurs dans les zones de conflit. Les organismes de garantie de la paix et chargés des négociation ont fonctionné, même avec les difficultés, en aidant à rapprocher les positions et aboutissant à des accords concrets. Néanmoins, les perspectives qui s’étaient ouvertes réellement furent fermées après que à la fin de 2003  en georgie  Mijaíl Saakashvili soit arrivé au pouvoir avec les méthodes « révolutionnaires »  et ait commencé immédiatement à menacer de recourir à la solution armée des problèmes ossète du sud et Abakhaze.
Déjà en mai 2004, les divisions spéciales et les forces du Ministère de l’Intérieur de la Géorgie ont pénétré en Ossétie du Sud, et en août
Tsjinvali fut canonée dans l’intention de s’emparer de la cité. Avec la médiation active de la Russie le premier Ministre de la Georgie   Zurab Zhvania et le dirigeant de l’ossétie du Sud Eduard Kokoiti signèrent un protocole de cesser le feu, et en novembre 2004 le document prévoyant les étapes de la normalisation des relations.
Après la mort mystérieuse de Zurab Zhvania, un homme d’Etat avisé, en février 2005, Mijaíl Saakashvili a catégoriquement renoncé à tout accord.
Il adopta la même attitude en ce qui concerne l’accord pour l’Abakhazie qui se basait sur la Convention de Cesser le Feu et la Séparation des belligérants signé à Moscou le 14 mai 1994. En conformité avec cette Convention dans la zone du conflit géorgien-Abakhaze avaient été installées   les Forces Collectives pour le Maintien de la Paix. De la même manière un Bureau de l’ONU a été institué pour le Suivi en Géorgie et  fut institué le Groupe d’Amis du Secrétaire général de l’ONU pour la Géorgie. Après avoir introduit en 2006 le contingent militaire géorgien dans le défilé de Kodori Superior, en violant tous les accords et résolutions de l’ONU, Mijaíl Saakashvili a bloqué tout progrès dans  le processus d’accord qui commençait à se développer dans le cadre de ces organismes, y compris les accords qui avaient été signés entre Vladímir Putin et Eduard Shevardnadze en mars 2003 sur le travail commun pour le retour des réfugiés  et l’ouverture de la ligne ferroviaire Sochi- Tbilissi.. Mijaíl Saakashvili, en méprisant ouvertement les engagements de la Géorgie et les accords signés dans le cadre de l’ONU et de l’OSCE, créa des  structures administratives occupées par des  marionnettes pour l’Abakhazie et Ossetie du Sud dans le but d’enterrer définitivement le processus de négociation. Les années du gouvernement de Mijaíl Saakashvili ont été marquées par son incapacité absolue à n égocier, par les provocations et les éternelles manoeuvres dans les zones des conflits, par des attaques contre les forces de paix russes et par une attitude méprisante à l’égard de dirigeants d’Abakhazie et d’Ossétie du Sud, élus démocratiquement. Depuis qu’au début des années 90 les conflitsprovoqués par Tbilisi  n’ont cessé de surgir en Abakhazie et en ossétie du Sud, la Russie a fait tout son possible pour parvenir à un accord en posant le principe de l’intégrité territoriale de la Géorgie. La Russie a pris cette position bien que, quand la Géorgie s’était proclamée indépendante elle ait violé le droit de l’Abakhazie et de l’Ossétie du Sud à une autodétermination. En conformité avec la Loi de l’URSS “Du procédé pour solutionner des problèmes en relation avec l’abandon de l’URSS pour une république fédérative », les autonomies En conformité avec la Loi de l’URSS “Du procédé de la solution des problèmes relatifs à l’abandon de l’URSS pour une République Fédérée”, les territoires  autonomes à l’intérieur des républiques fédérées avaient le droit de résoudre en toute indépendance les problèmes de leur rapport à l’Union et de leur statut social légal dans le cas de l’abandon de l’URSS par cette république. La Géorgie a empêché que l’Abakhazie et l’ossétie du Sud jouissent de ce droit. Néanmoins, la Russie en est resté d’une manière conséquente fidèle à sa ligne, accomplissant de bonne foi ses fonctions pacificatrices et de médiatrice, elle s’est employée à contribuer aux accords de paix et a manifesté retenue et patience face aux provocations. Nous n’avons même pas abandonné notre position après la proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo.
Mijaíl Saakashvili a rayé lui-même d’une croix  l’intégrité territoriale de la Géorgie en agressant Ossetia du Sud à l’aube du 8 août 2008, ce qui a causé de nombreuses victimes humaines, même parmi les forces de paix et d’autres citoyens de la Russie , et en préparant un acte analogue contre l’Abakhazie.
Mijaíl Saakashvili, a toujours usé de la force militaire brutale contre les peuples,  comme il disait lui-même, qu il voulait voir à l’intérieur de son État, il ne leur a pas laissé une autre option que celle de la lutte pour leur sécurité et le droit à l’existence grâce à l’autodétermination en qualité des États indépendants. Il paraît douteux que Mijaíl Saakashvili ne prévoyait  pas les conséquences pour l’État géorgien de sa tentative de résoudre par force les problèmes de l’ossétie du Sud et de l’Abakhazie.contre leurs peuples.Déjà en février 2006 il a déclaré au cours d’une interview : “Je n’ordonnerai pas de réaliser une opération militaire. Je ne veux pas que des personnes meurent parce que le sang versé au Caucase ne l’est pas seulement pour des décennies, il l’est pour des siècles”. Donc il savait ce qu’il entreprenait. Nous ne pouvons pas éviter de mentionner le rôle qu’ont joué ceux qui soutenaient toutes ces années le régime militariste de Mijaíl Saakashvili, ils lui fournissaient des armements offensifs en violant les règles de l’OSCE et de l’Union Européenne, ils le dissuadaient de s’engager à ne pas utiliser de la force et ils entretenaient chez lui un complexe d’impunité, y compris quand il agissait de manière tyrannique face aux protestations à l’intérieur de la Géorgie. Nous savons qu’il y a eu des cas où les protecteurs externes ont essayé d’empêcher  que Mijaíl Saakashvili réalise ses aventures de guerre insensées, mais il est clair qu’il échappait à tout contrôle. Il est dramatique que nous n’ayons pas pu tirer ensemble les conclusions de  cette tragédie.  . Les espérances qui étaient nées de l’initiative conjointe des Présidents de la Russie et de la France du 12 août 2008 ont disparu quand, avec rudesse, Tbilisi a repoussé cette initiative, et les défenseurs de Mijaíl Saakashvili ont marché selon sa volonté. En premier lieu les Etats-Unis. et quelques capitales européennes se sont mis à promettre à Mijaíl Saakashvili une intégration protectrice dans l’OTAN, ils ont appelé à réarmer le régime de Tiblissi et ont commencé à lui fournir les armements. Ce qui était une invitation directe à de nouvelles aventures. En tenant compte des appels des peuples d’ossétie du Sud et Abakhazes, les parlements et présidents des deux Républiques, l’opinion du peuple de Russie et la position des Chambres de l’Assemblée Fédérale, le président de la Fédération de Russie a décidé de reconnaître l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abakhazie et de conclure avec elles un traité d’amitié, de coopération et d’assistance mutuelle. Dans la prise de cette décision, la partie russe s’est appuyée sur les dispositions de la Charte de l’ONU, l’Acte Final de Helsinki et d’autres instruments basiques internationaux, inclus la Déclaration de 1970 des Principes du Droit international Référants aux Relations Amicales entre les États. Il est nécessaire de souligner qu’en conformité avec la dite Déclaration chaque État doit s’abstenir des actions violentes qui privent les peuples de leur droit à l’autodétermination, à la liberté, l’indépendance, le respect dans leurs actions au principe d’égalité de droits et l’autodétermination à avoir un gouvernement qui représente tout le peuple du dit territoire. Il n’y a aucun doute que le régime de
Mijaíl Saakashvili ne correspond en aucune manière à ces normes établies par la communauté mondiale.
La Russie qui éprouve des sentiments sincères d’amitié et de sympathie pour le peuple géorgien est sûr que tôt ou tard le peuple géorgien trouvera des dirigeants dignes qui pourront s’occuper véritablement de leur pays et entretenir des relations mutuellement respectueuses, équitables et de bon voisinage avec tous les peuples du Caucase. Les Russes sont disposés à contribuer à cela par tous les moyens.
26 aout 2008. traduction de Danielle Bleitrach pour http://socio13.wordpress.com/Source
http://www.mid.ru/brp_4.nsf/0bfc8450684c217243256999005bcbb6/65acba6fe324f9f0c32574b2003b0cfd?OpenDocument

 

Le caractère très dangereux de l’actuelle situation caucasienne et ses effets mondiaux. Face au déferlement médiatique anti-russe que subit la population occidentale (et même mondiale vu le poids des agences de presse « occidentales ») nous avons jugé utile de diffuser ce document publié par Nouvelles d’URSS , « Bulletin trimestriel d’information sur la vie et les luttes du mouvement communiste et ouvrier à travers l’URSS », reçu ce jour. Ce document qui cherche à rétablir la vérité sur la guerre de Géorgie ne se veut pas une défense de l’actuelle direction russe – voir le dernier paragraphe - mais souligne le caractère très dangereux de l’actuelle situation caucasienne et ses effets mondiaux. EXTRAIT DES « NOUVELLES D’URSS » n° 93 (septembre-octobre 2008)  OSSETIE DU SUD Dans la nuit du 7 au 8 août 2008, jour de l’ouverture des Jeux olympiques à Pékin, le Président de la Géorgie Saakachvili a commencé des opérations de guerre de grande envergure contre les habitants de l’Ossétie du Sud, contre son propre peuple. Dans cette guerre, Saakachvili emploie du matériel de guerre des plus modernes, acquis ces derniers temps, et des cadres militaires bien formés par des spécialistes militaires des USA. Une puissante préparation par missiles, au moyen des systèmes «Grad» et de l’artillerie à longue portée, de la capitale de l’Ossétie du Sud, la ville de Tskhinvali, durant deux jours a rayé de la surface de la terre et la ville et les villages avoisinants avec leurs habitants. On peut qualifier de façon non équivoque de génocide l’anéantissement planifié de la population civile et de tous les objectifs qui assurent les conditions de vie: boulangeries, hôpitaux, sous—stations électriques, système de distribution du gaz et de l’eau, ainsi que les écoles, l’extermination physique de toute la population civile qui se trouvait dans les rues, l’achèvement à coups de crosse ou la fusillade à bout portant des blessés ou de la population civile (vieillards, femmes et petits enfants) qui s’était cachée dans les caves des maisons, ainsi que l’extermination des forces de maintien de la paix de Russie. Ceux qui ont fui Tskhinvali et qui sont allés durant plusieurs kilomètres dans les montagnes, sous les tirs des soudards géorgiens, ont parlé de Tskhinvali à Poutine

: -    Les Géorgiens ont chassé les femmes comme du bétail, les ont enfermées dans leurs maisons et y ont mis le feu... -    Nous avons vu une vieille femme qui se sauvait avec deux enfants, tandis qu’un char (géorgien) leur est passé dessus... -    Ils ont égorgé un enfant d’un an et demi... (Les «Izvestia» du 11—08—2008). -    Tskhinvali maintenant, c’est comme Khatin’*. Ou même pis encore.

À l’un des bureaux de recrutement pour la mobilisation des réservistes à Batoumi (Géorgie), une femme a déclaré: «Pourquoi mon enfant devrait—il aller faire la guerre? Pour Saakachvili ? Pour rien au monde! ». Nous condamnons vigoureusement l’agression militaire organisée par le gouvernement géorgien de Saakachvili., leader de la «révolution des roses», qui brûle d’envie d’entrer dans l’OTAN, au mépris de la volonté du peuple géorgien.
Nous accusons Saakachvili d’avoir organisé une boucherie criminelle contre la population civile sans défense; nous qualifions cela de génocide du peuple ossète.
Nous accusons Saakachvili de s’être livré à un nettoyage ethnique. Nous condamnons le Président géorgien, qui a exécuté avec soumission et qui continue à exécuter délibérément la volonté malfaisante d’autrui, ce qui fait de lui, Saakachvili, un criminel de guerre. L’agression militaire perpétrée par Saakachvili contre l’Ossétie du Sud a été soigneusement préparée de longue date. Sous Saakachvili, les dépenses militaires ont été accrues de 30 fois et plus en 4 ans et représentent de 9 à 10 p. 100 du P.I.B. (2,9 %  en Russie). Le budget militaire global de la Géorgie se monte à près de 1 milliard de dollars pour 2008. La Géorgie a rééquipé son armée de nouveaux armements. Un armement lourd a été acheté: à l’Ukraine, 12 canons automoteurs 253; à la Tchéquie , 24 canons automoteurs Dana plus performants; à Israel, des systèmes lance—missiles Gradiar à tir en salve à longue portée jusqu’à 45 km; plusieurs systèmes lance—missiles de 262 mm M—87 Orkan à tir en salve à longue portée ont été acquis auprès de la Bosnie —Herzégovine. Le parc de chars de l’armée a été substantiellement renouvelé ou modernisé (en particulier, les 165 chars T—72 ont été modernisés: ils sont à présent équipés d’un système de navigation GPS, de la TV dans le système de conduite du tir et d’un système de liaison plus performant). Pour les forces aériennes, des avions tchèques d’entrainement L—39 ont été achetés et, à l’Ukraine, des hélicoptères Mi—8 et Mi—21+ avec systèmes antichars «Chtourm». Israel a livré à la Géorgie des avions de reconnaissance sans pilote Elbit Hermts 450. C’est également en Israel qu’a été modernisée une partie du parc d’avions d’attaque au sol Su—25 jusqu’au niveau des Su—25KM. Kiev a livré à Tbilissi deux stations radar de détection des objectifs aériens 36D6M, un système de détection passive «Koltchouga». Son apparition en Irak avait fait grand scandale en son temps entre Kiev et Washington parce qu’il n’existe pas aujourd’hui de stations radar plus performantes pour la détection de tous les types d’avions. Kiev a également remis des systèmes vieillis «Osa—AKM» et des systèmes modernes «Tor» pour la batterie de missiles antiaériens S—125 déjà en possession de la Géorgie. De la part des USA, la Géorgie a reçu non seulement de puissants financements, mais encore un important lot de fusils de tireurs d’élite du dernier modèle, L’énorme financement des dépenses militaires va au fonds de la prévision négative de l’économie géorgienne, laquelle vit sur les ressources énergétiques azerbaidjanaises, kazakhes, russes.., La liste des modernisations apportées par la Géorgie à son armée témoigne de ce que l’intervention militaire contre l’Ossétie du Sud et par la suite également contre l’Abkhazie, à en juger par le stationnement d’unités militaires et d’armes lourdes sur les frontières de la Géorgie avec l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie début août de l’année en cours) a été soigneusement préparée en vue d’une Blitzkrieg (guerre clair) dans la mesure où il n’existait tout simplement pas de groupements de troupes aussi puissants dans la région (exception faite de la Russie ). Faisons remarquer qu’au début des opérations de guerre géorgiennes contre l’Ossétie du Sud, les troupes géorgiennes étaient de 12 fois supérieures aux forces de maintien de la paix de Russie dans le Caucase. Quelles sont donc les véritables prémisses de la guerre d’agression, monstrueuse par son vandalisme, déclenchée par Saakachvili contre l’0ssétie du Sud et de la situation de catastrophe humanitaire qui y a été créée et pourquoi brûle t’il si passionnément d’envie d’entrer dans l’OTAN ? Saakachvili en brûle d’envie ou bien l’y entraîne t’on de force ? Dans un entretien fugitif qu’il a eu avec Poutine à l’Olympiade pékinoise, G. Bush a malicieusement déclaré que «personne n’a besoin de la guerre». EN EST’IL VRAIMENT AINSI ? 

Non, il n’en est pas du tout ainsi. La régularisation des conflits territoriaux avec l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, qui est l’un des principaux obstacles sur la voie de l’entrée de la Géorgie dans l’OTAN, est indispensable à Saakachvili. Cette régularisation, Saakachvili n’en voit l’obtention que dans l’emploi de la force. En organisant son agression armée contre l’Ossétie du Sud, Saakachvili a également compté sur le soutien de la communauté mondiale, désinformée par lui et par les moyens d’information de masse qui ne manqueront pas, pensait—il, de « prendre partie pour la petite Géorgie sur laquelle est tombée la Russie ». Les troupes de l’OTAN seront alors introduites à Tbilissi. L’analyse des évènements qui se sont déroulés en Ossétie du Sud et leur comparaison avec les évènements des Balkans (Yougoslavie) de 15 ans plus anciens, d’Afghanistan, d’Irak, conduisent à une seule et même conclusion: le donneur d’ordre et le bailleur de fonds de tous ces forfaits est une seule et même «personne»: le fascisme contemporain — le groupe de pression sioniste mondial — noyau dirigeant de l’impérialisme américain qui n’a pas abandonné son but illusoire: la domination mondiale, la possession de toutes les sources mondiales de matières premières énergétiques et des ressources minières, la conquête des régions géopolitiquement importantes dans le monde. Le groupe de pression sioniste mondial des USA a projeté d’établir la domination de l’OTAN (ou des USA., ce qui revient au même) dans le Caucase par l’intermédiaire de l’adhésion de la Géorgie à l’OTAN et, par ce moyen, de s’ouvrir un passage pour le pétrole de la Caspienne (par l’intermédiaire de l’Azerbaïdjan loyal) et de contrôler les oléoducs qui traversent le Caucase. La population d’Ossétie du Sud se trouverait ainsi sacrifiée comme prétexte aux troupes de l’OTAN pour s’installer à Tbilissi et contrôler la situation dans le Caucase. Par ailleurs, il est important pour les USA de s’approcher d’un peu plus près de l’Iran, de tenter de faire baisser les prix du pétrole et, là—dessus, de se maintenir encore un certain temps dans les conditions de crise mondiale du système, d’approfondissement de la récession de l’économie des USA, de chute du cours du dollar et de perte graduelle de leur force comme puissance impérialiste dominante dans le monde. La guerre pour le pétrole de la Caspienne ne peut pas ne pas se répercuter dans la région de la mer Noire et elle y répond déjà en un écho retentissant pour autant que l’on ne peut pas garantir de manière sûre le transport du pétrole de la Caspienne vers les pays de l’OTAN tant que la Flotte russe de la mer Noire y contrôle les routes de transport des ressources énergétiques. D’où le zèle du Président de l’Ukraine Youchtchenko à «pressurer» Sébastopol’ de la Flotte russe de la mer Noire et à en recevoir sa part «en cadeau» pour l’acheminement du pétrole en Europe dans le secteur en question. La position de Kiev prise dans cette affaire est la preuve de ce que l’escalade du conflit militaire s’accentue, lequel se transformera inévitablement en tragédie en mer Noire également.
L’organisation de l’agression armée contre l’Ossétie du Sud. vise encore un autre but: conforter tous les traîtres à l’U.R.S.S. en la personne de leurs créatures, les leaders qui sont arrivés au pouvoir à la suite de «révolutions florales», tous «indépendants» qui «se sont séparés» de l’U.R.S.S., et créer une situation tendue sur tout le périmètre des frontières de la Fédération de Russie. Un autre but est en même temps visé:celui de brouiller entre eux des peuples qui autrefois formaient un seul et même peuple soviétique. Enterrer de cette façon l’idée même de renaissance de l’U.R.S.S. Enfin le but est également visé de détourner l’attention des problèmes qui submergent les USA et d’affaiblir la Russie en tant que concurrent impérialiste actuellement fort respectable dans toute une série de domaines.
L’agression militaire contre l’Ossétie du Sud a été très soigneusement préparée de longue date sur tous ses axes, non seulement par le financement accordé à la Géorgie , mais également par la modernisation de ses forces armées. Il a également été procédé à une puissante préparation idéologique et informationnelle. Nous avons en vue les nombreuse visites de la Géorgie par de hauts fonctionnaires des USA, les voyages de Saakachvili lui—même aux USA.
Il y a un mois, le ministre des Affaires étrangères des USA. Condoleeza Rice a visité la Géorgie et a eu des «entretiens amicaux» avec Saakachvili sur la question de l’entrée de la Géorgie dans l’OTAN, ayant fait part à Saakachvili de son complet soutien... Des spécialistes militaires des USA — qui ont pris part nominativement à la préparation des opérations militaires et en Afghanistan, et en Irak, encore bien avant en Yougoslavie — sont depuis longtemps stationnés sur le territoire de la Géorgie.
Les moyens «objectifs» d’information de masse de l’Occident ont également été bien préparés qui, ayant sciemment ignoré l’information concernant le début des opérations militaires de la Géorgie et qui ont ensuite désinformé avec zèle le public occidental par la prétendue bestialité des Russes en montrant des images de la bestialité, bien réelle celle—là, de la soldatesque géorgienne. En d’autres termes, ils ont tout complètement inversé et ont tenté d’accuser la Russie de tout, prétendant qu’un grand pays est tombé sur un petit. Grâce à la désinformation des moyens occidentaux d’information de masse, la critique objective de ce qui s’est réellement passé dans le Caucase fait jusqu‘à ce jour défaut en Occident. Les quatre séances du Conseil de sécurité de l’O.N.U. ont échappé la qualification de génocide contre son propre peuple des actes de Géorgie envers l’Ossétie du Sud, vraisemblablement à cause de la complète méconnaissance ou de l’incompréhension de ce qui se passe effectivement en Ossétie du Sud du fait de la désinformation des moyens occidentaux d’information de masse, ainsi que des interventions cyniques et mensongères de Saakachvili lui—même à la télévision. Le Pékin officiel se tait, complètement immergé qu’il est dans son extase olympique et ne réagit pas à ce qui se passe dans le Caucase: les « amis» américains ont fort bien choisi leur moment pour les opérations Saakachvili. La Russie n’est pas en état de guerre avec la Géorgie. Les forces de maintien de la paix de la Russie ne font que «forcer l’une des parties au conflit à la paix», conformément au mandat de l’O.N.U. que possède la Russie. Dans la situation politique qui s’est créée, la Russie agit avec une grande prudence, strictement dans le cadre du droit international et du mandat international de sa mission de maintien de la paix dans cette région du Caucase: seulement des opérations cessation de la violence et du génocide, de protection de la population civile et des citoyens russes sur le territoire de l’Ossétie du Sud, de rétablissement de la paix et de liquidation de la catastrophe humanitaire. Tout en soutenant la mission pacificatrice et humanitaire de la Russie pour protéger les citoyens d’Ossétie du Sud et les forces russes de maintien de la paix, nous ne pouvons pas en même temps ne pas parler d’une certaine inexactitude de la position de la direction de la Russie qui a déclaré, par exemple, que «le conflit géorgio—ossète est l’héritage du passé soviétique»(?)... et, ensuite, de sa tentative de disculper la politique étrangère expansionniste criminelle de G. Bush; nous avons en vue les propos tenus par notre représentant au Conseil de sécurité de l’O.N.U. suivant lesquels «Saakachvili , prétendument, a incorrectement compris les signes de Washington (!), interprétant la déclaration qu’a faite Saakachviii au cours de l’interview télévisée qu’il a donné à un auditeur occidental en vendant la mèche de ce qu’il aurait dû taire, à savoir des donneurs d’ordre de la sanglante aventure militaire, et plus précisément de ce qu’il était toutes les heures en liaison avec G. Bush, aussi bien durant la période de l’agression militaire qu’avant celle—ci et qu’il a conversé avec lui... (en d’autres termes, qu’il a reçu des instructions de G. Bush en vue de l’opération).  Aujourd’hui, les intérêts des requins mondiaux du business pétrolier se retrouvent dans le Caucase. Les autorités de Russie, en tant que personnification du business russe des ressources énergétiques, font tout ce qu’elles peuvent pour conserver leur influence dans le Caucase, dans la Caspienne et en mer Noire. Tout cela équivaut à la conservation de l’influence du pouvoir dans le pays, car la perte 1’influence de la Russie dans la région du Caucase et de la Caspienne entraînera après elle le partage ultérieur de la propriété dans le pays au profit des partisans des USA avec pour conséquence la dislocation du pays.
Il semble que les requins de l’impérialisme mondial s’efforceront malgré tout de s’entendre entre eux après s’être débarrassés de ceux qui se sont montrés être de «mauvais élèves». La question est seulement de savoir COMMENT va se comporter le groupe de pression sioniste mondial des USA.... Tout dépendra de la combinaison concrète des facteurs objectifs et subjectifs à l’instant donné. Mais le fait que l’intervention armée de Saakachvili contre l’Ossétie du Sud ait rapproché le monde au plus près de la limite de la catastrophe universelle est une évidence. Et qu’aujourd’hui ce soit dans le Caucase que se décide le sort de la civilisation est une des conséquences de la destruction de l’U.R.S.S.
N. A. Andréyéva, Secrétaire générale du CC. du P.C.B.tUS
LENINGRAD, le 11 août 2008.   (Texte reçu par fax le 15—08—2008) * Khatin’ : petit village de Biélorussie dont tous les habitants, femmes, enfants et vieillards compris, furent enfermés dans une grange et brûlés vifs en mars 191+3 par les flics collabos du 118e Bataillon de police de représaille commandé par le fasciste ukrainien G. N. Vassyoura. (Ne pas confondre avec la forêt de Katin’, près de Smolensk, où plusieurs milliers d’officiers et soldats polonais prisonniers de guerre furent exterminés par les hitlériens en septembre
1941).

Source : Contre la guerre, comprendre et agir -  Bulletin n°198– 29 Août 2008 

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31/08/2008

n° 4 - Nouvelle guerre de l'Otan.-30/08-Début- Les Mensonges

n° 4 - Nouvelle guerre de l'Otan.-30/08-Début- Les Mensonges

Nouvelle guerre de l'Otan.  -Début-

 n°4                                                    30-08

Par M.Lemaire                                                                                 



Sommaire.

Tiré à part 

C’est un crêpage de chignons mais ce sont les missiles nucléaires qui vont finir par voler.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Ossétie: le mensonge gouverne le monde.

1-2 Le prêt à penser dans la presse à grand tirage, un exemple parlant.

Suite  

1-3 De la Géorgie au Bassin de Sibérie Occidentale. En attendant que les propagandes se dissipent…

3 Dossier & Point de vue

3-1 Point de vue de Manlio Dinucci : Jeux dangereux sur les rives de la Mer Noire.

3-2 Les confidences du Canard sur l’implication U.S. en Géorgie.

Fin

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Otan.  

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Analyse de De Defensa : Qui est isolé, et comment ?

6 Annexe

6-1 Bernard Kouchner : Indépendance, le joli mot...



Tiré à part : C’est un crêpage de chignons mais ce sont les missiles nucléaires qui vont finir par voler. Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.
Les États-Unis responsables, selon Poutine.
Le Premier ministre russe Vladimir Poutine, qui appelle désormais un chat un chat et le président des Etats-Unis quasiment un menteur, a accusé les États-Unis d’avoir interféré dans le conflit en Géorgie. Il a  affirmé que sur le terrain, des “ordres” étaient donnés par les Américains “pour des raisons de politique intérieure”, dans une déclaration sur la chaîne CNN. “Le fait est que les citoyens américains se trouvaient vraiment dans la zone de conflit pendant les hostilités. Il devrait être admis qu’ils étaient là après avoir reçu des ordres de leurs supérieurs”, a estimé Vladimir Poutine. “Par conséquent, ils ont agi en exécutant ces ordres. Et le seul qui peut donner de tels ordres, c’est leur dirigeant.”
La Maison-Blanche a jugé “non rationnelle” cette accusation du Premier ministre russe. Et a aussitôt envoyé une aide américaine: le président américain George W. Bush va débloquer 5,75 millions de dollars pour aider la Géorgie à faire face aux problèmes des réfugiés.
Coopération nucléaire menacée. Washington a indiqué qu’il envisageait d’annuler le pacte de coopération nucléaire civile avec la Russie en réponse aux actions de Moscou en GeorgieÉchanges d’amabilités, on pouvait croire difficile d’aller plus bas que ce degré zéro de la diplomatie, pourtant Kouchner notre ministre tient le challenge. “ La France n’a pas l’esprit malade, la France était sur place en Géorgie et en Russie pour faire son travail de président de l’Europe (…). Je n’ai pas l’esprit malade. Les Russes sont un peu nerveux ces derniers temps”, a en effet déclaré Bernard Kouchner sur les ondes d’Europe 1. Il est rare d’entendre un ministre des Affaires étrangères donner des garanties sur sa santé mentale sur les ondes mais ce fut fait…
Qu’est ce qui a provoqué cette réplique qui se voulait ferme et spirituelle et qui n’était qu’incongrue  ? L’accusation de Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe envers son homologue français, lui attribuant une ‘”imagination maladive”. Jeudi matin, Bernard Kouchner avait expliqué que certains pays européens envisageaient “des sanctions” contre la Russie avant le sommet extraordinaire de lundi à Bruxelles, mais que ce n’était pas une proposition française. On remarquera la manière dont notre ministre non seulement se défausse mais pratique la délation doublée d’un procès d’intention : Paris ne “pense pas” à des sanctions, avait-il précisé. Bernard Kouchner avait également estimé que Moscou pouvait avoir, après la Georgie “d’autres objectifs”, dont “ la Crimée , l’Ukraine, la Moldavie ”. [d'où l'allusion de Lavrov à la grande imagination de Dr K - RM]
Sanctions européennes envisagées contre la Russie. Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a indiqué pour la première fois que des “sanctions (étaient) envisagées” contre la Russie par les pays européens qui se réuniront en sommet extraordinaire lundi sur la crise géorgienne. “Je ne vais pas préfigurer moi-même des sanctions, alors que la réunion n’a pas eu lieu, mais nous travaillons avec nos 26 partenaires (de l’UE) en ce moment (…). Nous essayons d’élaborer un texte fort signifiant notre volonté de ne pas accepter la situation en Georgie a précisé le chef de la diplomatie française. On se demande ce qu’ils vont bien pouvoir inventer? Peut-être à l’approche de l’hiver vont-ils refuser le gaz russe ? Le fait est que ce genre de discours dont Kouchner est coutumier n’impressionne personne. La réponse de la Russie ne s’est pas fait attendre. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a aussitôt ironisé sur ces menaces de sanctions européennes contre Moscou, affirmant que l’Union européenne était “simplement irritée” par les déconvenues de la Georgie “petit chouchou” de l’Occident. Là je dois dire que Sergueï Lavrov se rapproche dangereusement du niveau de notre ministre Kouchner.
Défi russe.
La Russie a effectué un essai de missile Topol, capable de percer une défense antimissile. “Les forces stratégiques nucléaires et les forces spatiales ont effectué à 14 h 36 heure de Moscou un test de routine de missile balistique intercontinental PC-12M Topol”, a déclaré un porte-parole des forces stratégiques Alexandre Vovk. Une annonce qui fait directement allusion à l’accord signé mercredi 20 août entre la Pologne et les États-Unis, prévoyant l’installation d’éléments du bouclier antimissile américain sur son sol à l’horizon 2012 . À la suite de cet accord, Dmitri Medvedev avait déclaré à la chaine de télévision Al-Jazeera que “la réponse de la Russie à l’installation d’un bouclier antimissile américain en Pologne et en République tchèque sera(it) de nature militaire”.
Je signale que personne n’est sûr des capacités réelles du bouclier antimissiles et nous commençons déjà à recevoir des missiles russes. Napoléon se plaignait de l’incapacité politique des Polonais et encore lui il avait Marie Waleska comme lot de consolation alors que nous nous n’avons que Kaczynsky avec ses fantasmes antisoviétiques… Soyons sérieux qui serait assez fou en Europe pour confier sa sécurité et celle de ses enfants à un Bush flanqué d’un des frères Kaczynski? Et bien il faut vous faire une raison, si un tel mot peut encore être utilisé, l’Otan nous conduit en ce sens… Tandis que nous appuyons un espèce de mafieux qui se fait prendre en photo avec un drapeau européen derrière lui.
Position unie de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS ) . La Chine et les autres alliés asiatiques de Moscou au sein de l’OCS ont adopté “une position unie” sur les actions de la Russie en Géorgie, selon Dmitri Medvedev. “Je suis sûr que la position unie des États membres de l’OCS aura un retentissement international et j’espère qu’elle servira de message fort à ceux qui essayent de transformer le noir en blanc et de justifier cette agression”, a affirmé le président russe. L’Organisation de coopération de Shanghai réunit la Chine , la Russie et quatre des cinq ex-républiques soviétiques d’Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan). [Signalons aussi cette déclaration 'oubliée' par les médias occidenhtaux : "Les dirigeants des pays membres de l'OCS saluent l'approbation par Moscou des six principes du règlement du conflit en Ossétie du Sud et soutiennent le rôle actif de la Russie dans le maintien de la paix et la coopération dans cette région" - RM]
La Biélorussie suit son voisin. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a défendu la Russie en certifiant qu’elle n’avait pas eu “d’autre choix moral” que de reconnaître l’indépendance des républiques séparatistes de Géorgie, son ambassadeur à Moscou laissant entendre que Minsk allait en faire de même. Et tandis que nous occidentaux proclamons l’isolement des Russes, le monde entier soutient avec un certain soulagement la Russie qui montre les dents après des années de harcélement, cela peut même donner des idées à d’autres pays…
Loin de se rendre compte de l’étroitesse de leur marge de jeu, les occidentaux continuent à le prendre de haut:
Le procureur général de la République séparatiste prorusse d’Ossétie du Sud a annoncé que 1.692 personnes avaient été tuées dans les attaques géorgiennes, selon un bilan provisoire. Vous en êtes sûrs? déclare l’Allemagne qui a l’émotion sélective, la sienne ne se mobilisant comme celle de la plupart des européens pour les Géorgiens.
L’Allemagne demande une enquête internationale . Le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier (SPD), a appelé dans une interview la Russie à permettre une enquête internationale pour vérifier ses accusations d’exactions des forces géorgiennes en Ossétie du Sud. Dans cette interview au quotidien Süddeutsche Zeitung , Frank-Walter Steinmeier relève que le Kremlin “affirme que des actes de cruauté ont été perpétrés contre la population d’Ossétie du Sud”. Or “pour déterminer si c’est le cas et dans quel ordre de grandeur, il revient à la Russie ou aux Ossètes du Sud de l’étayer”. “ La Russie ferait bien de donner la possibilité, par exemple à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), de faire une enquête sur ces accusations”, suggère-t-il.
Sarkozy s’est entretenu avec Medvedev . Nicolas Sarkozy s’est entretenu mercredi soir au téléphone avec son homologue russe Dmitri Medvedev. Au cours de cette conversation, le chef de l’État “a souligné l’urgente nécessité de faire baisser la tension et d’appliquer pleinement les six points de l’accord de cessez-le-feu”. “La mise en oeuvre des mesures additionnelles de sécurité, ainsi que la question des réfugiés ont fait l’objet de discussions approfondies”, indique l’Élysée. Nicolas Sarkozy a également rappelé les positions de la présidence du Conseil de l’Union européenne concernant la décision russe de reconnaître l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du sud. La tenue d’un Conseil européen extraordinaire le 1er septembre, consacré à la crise en Georgie a aussi été évoquée.
Une journée pareille ne pouvait pas se conclure autrement qu’elle n’avait commencé. C’est au Conseil de Sécurité que les propos sont désormais les moins feutrés. Celui-ci s’est réuni en fin de journée sur demande de la Georgie et si la réunion n’a abouti à rien le pittoresque de son contenu n’a pas déçu.
Après que plusieurs de ses collègues eurent déploré l’usage de la force par Moscou en Georgie l’ambassadeur russe, Vitaly Tchourkine, a ironisé en rappelant les interventions américaines en Irak et en Afghanistan.”Avez-vous trouvé les armes de destruction massive en Irak ou les cherchez-vous toujours?”, a-t-il lancé à son collègue américain.
Quant aux critiques de la décision russe de reconnaître l’indépendance des deux territoires géorgiens séparatistes, M. Tchourkine a rappelé  la reconnaissance par les Occidentaux de la déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo en février.”Où étiez-vous quand nous discutions du Kosovo?”, a-t-il dit à ses homologues américain et européens.
Les Occidentaux ont rejeté ces comparaisons, le représentant américain, Alejandro Wolff, les qualifiant de “spécieuses”. “Les faits sont têtus. La Russie a envahi la Georgie , elle l’occupe et elle en profite pour la démembrer”, a-t-il affirmé
Deux projets de résolution visant à régler la crise géorgienne, d’inspiration russe et française, sont toujours sur la table du Conseil mais n’ont aucune chance d’être adoptés dans un avenir proche, selon eux.
Les Occidentaux insistent en effet pour que toute résolution réitère l’attachement du Conseil de sécurité à l’intégrité territoriale de la Géorgie , ce que la Russie refuse, estimant que l’on doit prendre en compte les nouvelles réalités sur le terrain. [Et que l'on condamne, ce qui aurait du être la moindre des chose, l'agression de la Georgie

-RM]
La reconnaissance mardi par Moscou de l’indépendance des deux régions séparatistes a rendu illusoire toute solution en provenance du Conseil de sécurité. Publié 28 août 2008

http://socio13.wordpress.com/2008/08/28/nouvelles-du-jour-les-etats-unis-responsables-leurope-envisage-des-sanctions/


Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 1-1 Ossétie: le mensonge gouverne le monde. La percée informationnelle vers la vérité sur la guerre en Géorgie a été inattendue. Cela n'a pas été le résultat des efforts de la "propagande russe". Cette percée est le fruit d'un concert organisé à Tskhinvali, rasée par les bombardements géorgiens, un concert donné par le grand Valeri Guerguiev en mémoire des centaines (des milliers?) de personnes tuées le premier jour de la guerre, alors que les troupes russes n'avaient pas encore eu le temps de s'interposer pour arrêter ce carnage. La percée du blocus de l'information a commencé grâce aux paroles prononcées par le maestro avant le début du concert. C'est que Valeri Guerguiev n'est pas un spécialiste de la propagande. Il est chef de l'Orchestre symphonique de Londres, du Metropolitan Opera à New York et directeur général du Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg. Apparemment, il est le premier musicien de Russie et - sans aucun doute - l'un des cinq (ou même trois) premiers musiciens du monde. Qui plus est, il est Ossète, un fait jusqu'ici méconnu de la majorité du public russe et étranger. Guerguiev fait ce qu'il veut, il peut confirmer n'importe quelle position en n'importe quel endroit du monde et à n'importe quel moment. Il est difficile de négliger ce que dit ou fait cet homme. Il était donc intéressant d'observer si au moins quelques uns des nombreux journalistes étrangers envoyés de Moscou en Ossétie pour constater la présence de ruines et examiner les positions depuis lesquelles les lance-roquettes Grad géorgiens avaient tiré sur Tskhinvali citeraient ou non le discours de Guerguiev. En effet, ils l'ont cité. Et ont par-là même finalement mentionné au moins quelques faits relatifs aux événements survenus le 8 août, ce qui semble être un véritable miracle. Ils l'ont fait, bien qu'on sente parfaitement que c'était contre leur gré. Voilà par exemple un échantillon de style du Washington Post: "Nous sommes là pour que le monde apprenne la vérité", a dit Guerguiev, Ossète d'origine né à Moscou, alors que des hommes en treillis camouflé brandissaient des drapeaux russes et sud-ossètes. "Nous devons nous souvenir de ceux qui sont morts tragiquement, à cause de l'agression géorgienne". Il ne fallait pas brandir les drapeaux, n'est-ce pas? Ou bien fallait-il obliger les gens à retirer leurs treillis camouflés? Et voici un fragment du texte publié par Associated Press: "Jeudi, le chef d'orchestre, la barbe en brosse, a cité les déclarations précédentes des autorités russes selon lesquelles 2.000 civils étaient morts lors des combats, bien que les personnalités officielles n'aient pour l'instant confirmé que 133 morts. Il a remercié les soldats russes pour leur intervention". On pourrait se montrer mesquin en précisant que ces personnes ne sont pas mortes "lors des combats", mais AVANT ceux-ci, au cours des bombardements massifs effectués de nuit par les Géorgiens contre les quartiers résidentiels, ou encore lorsque le lendemain matin, les soldats géorgiens exécutèrent les citadins. Il n'y avait alors aucun combat, les soldats russes étant arrivés plus tard. On pourrait aussi leur rappeler que les 133 personnes en question ne sont que les premiers morts enregistrés dans les documents officiels, conformément aux règles de procédure. Le travail d'enquête se poursuit, et se poursuivra encore longtemps. Les enquêteurs russes qui ont cité ce chiffre ajoutaient en plus que de nombreuses tombes fraîches étaient éparpillées dans les parcs et jardins de la ville, car les 8 et 9 août, il avait fait +30°C à Tskhinvali. Les chiffres ne sont donc pas définitifs. Mais ne soyons pas mesquins. Car avant le requiem de Guerguiev interprété sur la place en ruines, il était tout à fait impossible, en lisant les dépêches des agences et journaux, de comprendre ce qui avait poussé l'ours russe à attaquer tout d'un coup la Géorgie démocratique. Génocide de la population civile de l'Ossétie du Sud? Tapis de bombes et exécution d'enfants ossètes? Que dites-vous, c'est la Géorgie qui souffre, voilà ce qui importe. L'ours s'y est introduit tout bêtement, en raison de son inimitié envers la démocratie. Le stress psychologique des journalistes s'étant retrouvés en Ossétie, mais également celui de leur audience, atteint aujourd'hui une envergure colossale. D'où ces nombreuses tentatives pour ajouter des remarques "dans l'esprit de la vieille époque" à chaque fait prétendument nouveau qu'il est déjà impossible de passer sous silence. N'exigeons pas trop de la part de personnes qui vivent un tel choc. A propos, il faut tout simplement s'imaginer à quel point les raisons du blocus de toute sorte d'information ne provenant pas de Tbilissi étaient sérieuses. En effet, depuis plusieurs années, on érigeait Saakachvili en exemple de démocratie à l'américaine et on livrait des armements à son armée. A présent, ces mêmes armements américains ont été utilisés pour supprimer la population civile. Comment peut-on avouer un tel fait à l'approche d'élections? Il n'y a qu'un seul moyen: bloquer toute information en gardant un visage de marbre, ne serait-ce que les premiers jours [du conflit]. Or, ces informations auraient démontré à tout le monde que les troupes russes ont fait ce qui ferait l'orgueil de n'importe quelle armée du monde: elles ont arrêté un génocide. Par la suite, d'autres événements s'ensuivront, comme par exemple l'implantation de bases militaires américaines en Géorgie, et tout le monde oubliera ce par quoi l'affaire a commencé. (En effet, qui se souvient aujourd'hui des exécutions de masse en Yougoslavie en 1999 et avant, et qui sait qui en a été le véritable auteur?) L'essentiel est que la conscience collective ne retienne qu'une seule chose: "maintenant, tout est clair avec la Russie ". En fin de compte, le concert donné à Tskhinvali par Valeri Guerguiev sera lui aussi oublié, et on aura la chance de revenir au paysage informationnel habituel, déformé. Il y a deux remarques à ajouter à cette triste histoire. La première concerne la "machine de propagande russe". Celle-ci n'existe pas. Quant à ce qui existe néanmoins, même si tout cela fonctionnait rapidement et sans problèmes, on n'obtiendrait même pas le centième du potentiel dont dispose ce qu'on a l'habitude de nommer "l'Occident". Certes, les Russes ont longtemps interdit aux journalistes d'entrer à Tskhinvali, alors que la propagande géorgienne (puis, à sa suite, américaine et européenne) montrait les images de cette ville détruite en prétendant qu'il s'agissait de la "sauvagerie des Russes". En effet, le concert de Guerguiev est le premier cas dans lequel l'Etat russe a fait quelque chose de façon normale, bien qu'en restant toujours maladroit dans les détails. Cependant, à en juger par les informations disponibles, c'est le chef d'orchestre Guerguiev lui-même qui a incarné cette "machine de propagande". Il a en horreur l'odieux mensonge sur l'Ossétie (ou l'absence de vérité sur ce qui s'est passé), tout comme beaucoup d'autres Russes, mais à la différence de ceux-ci, la voix de ce musicien est mieux entendue. D'autre part, il est notoire que les bureaucrates russes ne savent pas "percer les rideaux de fer de l'information". C'est comme ça. Mais ce n'est pas une raison pour fausser le tableau de cette guerre, en faisant passer l'agresseur, c'est-à-dire la Géorgie , pour la victime. Autre remarque, à propos de la vérité et du mensonge. Un groupe de pays, qu'on a l'habitude de désigner comme Occident, se trouve face à un grand problème, celui de savoir comment se comporter à présent avec la Russie. Les diplomates, eux, ont déjà commencé à expliquer à Moscou qu'il importait de conserver les bonnes relations et que tout serait bientôt réglé, mais ce ne sont pas eux qui comptent. Ce qui compte, c'est le fait que l'opération spéciale mensongère menée contre la Russie aura un impact sur les sentiments que les Russes éprouveront désormais envers les Européens et les Américains. La Russie sait bien ce qui se passe. Les exemples d'art journalistique - et notamment la façon dont les médias "internationaux" ont informé leur public sur cette guerre - sont bien connus en Russie, ils y sont largement cités et suscitent un choc profond. L'homme est un être bizarre: il n'aime pas le mensonge. Il est prêt à pardonner une violence grossière plutôt qu'un mensonge ou, pire encore, un mensonge par omission, qui est un type de mensonge particulièrement cynique. Les Russes se souviendront pendant des années et même peut-être pendant des générations du fait que les principaux médias occidentaux ont soigneusement passé sous silence pendant plus d'une semaine le génocide géorgien en Ossétie, en présentant ainsi le soldat russe comme un agresseur et un oppresseur de la Géorgie. L'époque communiste, en raison de la stupidité de la machine de propagande de l'URSS, encline elle aussi à tout passer sous silence, avait engendré des générations entières de Russes pro-occidentaux. L'époque postcommuniste, à cause de l'implacabilité bornée de la machine de propagande occidentale, engendre des générations de personnes qui ressentent du dégoût pour l'Occident. Et ceci n'est certainement pas un problème russe. Si l'on se rappelle de surcroît les tendances semblables en ex-Yougoslavie, en Indonésie (en raison du Timor oriental) et dans plusieurs autres pays encore, pays qui ont vécu des histoires identiques, on en arrive à la conclusion que le mensonge revient trop cher aux Européens et Américains. Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur. Dmitri Kossyrev,  RIA Novosti http://fr.rian.ru/analysis/20080826/116297932.html

1-2 Le prêt à penser dans la presse à grand tirage, un exemple parlant. Dans un article intitulé « Russie-Occident, : les nouveaux rapports de force »  (Le Figaro, mardi 26 août 2008), Isabelle Facon, spécialiste des questions de défense russe  à Paris nous offre un exemple intéressant de ce que peut être le discours d’un ou d’une spécialiste sur des questions d’actualités.à la Fondation pour la Recherche stratégique . La géopolitique n’est peut-être pas totalement un science, elle n’est pas exactement une mécanique des fluides ou une thermodynamique mais, on doit tout de même attendre d’un ou d’une spécialiste que son discours ressemble le plus possible – puisqu’on parle de rapports de force – à un discours relevant des sciences physiques. Lorsqu’en sciences physiques on fait une expérience au cours de laquelle on est amené à comparer des débits ou des pressions entre différents fluides, on ne s’attend pas à ce que le commentateur de l’expérience prenne parti pour le fluide A ou le fluide B. On jugerait très extravagant qu’un scientifique adopte une posture « idéologique » par rapport à une expérience ayant pour but de révéler les propriétés intrinsèques de la matière. Or, la géopolitique révèle les propriétés intrinsèques des États, indépendamment de l’idéologie des personnages, petits ou grands, qui se trouvent à leur tête à un moment donné. A la lecture de l’article d’Isabelle Facon, on est surpris de la manière dont le discours est élaboré et notre surprise s’accroît lorsqu’on décide de prêter une attention soutenue au vocabulaire choisi par l’auteur. En effet, ce texte est porteur de nombreuses prises de positions implicites et nous avons choisi de nous livrer à une explicitation de son contenu inavoué. Dans le paragraphe qui suit, les passages entre guillemets sont tirés de l’article du Figaro : Lors des derniers événements en Géorgie, les Russes, « amers au souvenir des années 90 » et porteurs d’un « discours vindicatif » devant les succès de l’OTAN en Europe de l’Est, ont « tenté de faire une opportunité stratégique (…) d’un faux pas fatal du président géorgien Saakachvili. » En effet, les Russes ont « des revendications de puissance », et pratiquent une « diplomatie de l’énergie aux accents pour le moins musclés » parce qu’ils ont de l’ « ambition ». Ils ont donc profité de la brèche ouverte par la président Saakachvili le 7 août 2008, lorsqu’il a décrété l’offensive contre Tskhinvali, la capitale d’Ossétie du Sud. Depuis, les rapports avec l’Occident ont changé – d’où le titre de l’article – et les Russes cherchent à « peser fortement dans le jeu international ». En témoignent « l’excès de ses opérations militaires et la lenteur avec laquelle elle retire ses troupes du territoire géorgien au mépris des exhortations répétées de l’OTAN. » L’excès est d’autant plus flagrant pour Isabelle Facon que « l’espace post-soviétique n’est qu’un théâtre parmi d’autres. » Pour conclure, « il est affligeant que la Géorgie , si volontaire dans son effort de rapprochement avec l’Europe, en fasse si cruellement et durablement les frais. » Suivent les conseils que l’auteur donne aux intéressés.

Comment le lecteur d’un tel article va-t-il se figurer les acteurs de ce « jeu » qui se joue sur ce « théâtre parmi d’autres », c’est-à-dire un théâtre somme toute assez provincial ?
Les Russes : Ils sont amers, vindicatifs, opportunistes, ambitieux, excessifs, musclés, pesants, méprisants, d’une mauvaise volonté qui frise la provocation (cf : leur «lenteur»). Le président Saakachvili : il est volontaire (comme la Géorgie qu’il incarne), il fait des efforts (comme la Géorgie qu’il incarne bis), malheureusement il est maladroit, il a fait un faux pas, un seul, et la punition qu’il a reçue est injuste, cruelle, excessive et durable. Les Occidentaux : Ils exhortent, c’est-à-dire qu’ils encouragent par des paroles. On exhorte à faire ce qui est juste et ce qui est bien. Les Occidentaux sont la voix et la voie de la raison. Ils sont mesurés dans leurs jugements. Ils ignorent l’excès.
Voici donc l’article d’Isabelle Facon mis à nu quant aux choix lexicaux et aux représentations que ces choix font naître dans l’esprit du lecteur.
Examinons maintenant quelques affirmations :  
Il est dit dans l’article que le président Saakachvili a ouvert le cycle des révolutions colorées.
Les révolutions colorées sont des insurrections très médiatisées qui ont eu le soutien – au moins moral et médiatique - des Occidentaux. L’Open Society Institute de George Soros entretient des liens avec les pays qui sont passés par le tamis de ces révolutions – liens qui attendent que des chercheurs entreprennent une exploration sérieuse de leur nature et de leurs modalités. Ces révolutions colorées n’ont d’ailleurs pas débuté en Géorgie mais en Serbie avec le groupe OTPOR qui a ensuite agi en Géorgie – où a été créé le mouvement KMARA - et en Ukraine – où a agi le mouvement PORA – afin de favoriser des régimes pro-occidentaux. Fleuries ou colorées, ces révolutions surprennent par le soin que leurs leaders ont apporté au marketing politique les entourant et par l’insistance des media occidentaux à les relayer et à vouloir peser dans la balance. Ces insurrections se sont appuyées sur des théories que Gene Sharp a élaborées et compilées dans un manuel intitulé De la dictature à la démocratie (From Dictatorship To Democracy), téléchargeable, dans 22 langues étrangement ciblées, sur le site officiel de l’organisation qu’il a co-fondée avec Robert Helvey, l’Albert Einstein Institution. L’institution est ainsi nommée en souvenir de l’admiration qu’Albert Einstein vouait aux méthodes non violentes mises au point par Ghandi. L’Albert Einstein Institution se consacre « à examiner le potentiel de la lutte non violente pour résoudre le problème permanent de la violence politique » (http://www.aeinstein.org/ ). Oleh Kyriyenko, le leader de PORA, a évoqué ses liens – un peu plus qu’épistolaires – avec le théoricien de l’Albert Einstein Institution dans une interview accordée à Radio Netherlands : « Le livre de Gene Sharp a été la Bible de PORA, il a été aussi utilisé par OTPOR ; il s’intitule De la dictature à la démocratie. Les activistes de PORA l’ont traduit eux-mêmes. Nous avons écrit à M. Sharp et à l’Albert Einstein Institution aux États-Unis, et M. Sharp a manifesté beaucoup de sympathie envers notre initiative et l’institution a fourni les fonds permettant d’imprimer 12000 copies de ce livre à distribuer gratuitement . »  (Radio Netherlands ). On a vu M. Saakachvili une rose à la main exiger le départ de Chevarnadze. Quels sont ses liens personnels avec Gene Sharp ou avec George Soros ? Cette question mérite d’être examinée. Si des manœuvres ont été ourdies et s’ourdissent encore dans le but d’offrir la liberté, la sécurité et le bien-être à des gens qui ont jusqu’à présent vécu sous des régimes dictatoriaux ou contraignants, alors il faut donner les moyens aux chercheurs de répondre complètement la question.  Les Géorgiens sont-ils plus heureux sous Saakaschvili que sous Chevarnadze ? La révolution des roses est-elle un succès ? Il faut aussi répondre à cette question et ne pas tomber dans le discours angélique qui fait du président géorgien un innocent maladroit. Bombarder une ville n’est pas une maladresse. Combien cette prétendue maladresse a-t-elle fait de morts ? Les Russes disent 2000. A voir. Car, il est dit dans cet article que Monsieur Saakachvili a fait « un faux pas ». Comment Isabelle Facon peut-elle en être aussi certaine ? Qui le lui a dit ? Dans quel document officiel ou officieux, dans quelle archive non encore ouverte puisque trop récente a-t-elle vu la preuve que le président Saakachvili a décidé de son propre chef une offensive alors que la Géorgie venait  de participer à des manœuvres conjointes avec l’armée américaine, alors que le Canard enchaîné vient de révéler (dans son édition du mercredi 20 août) l’implication d’officiers américains – certainement pas free lance – dans le bombardement de la capitale ossète ? Comment Isabelle Facon peut-elle passer sous silence l’existence officielle d’une organisation appelée GUUAM, destinée à permettre à la Géorgie , à l’Ukraine, à l’Azerbaïdjan et à la Moldavie (le second U n’a plus de raison d’être dans ce sigle car il correspondait à l’Ouzbekistan – Usbekistan en anglais – et ce membre s’est retiré de l’organisation) de se rapprocher à tous points de vue, culturellement, énergétiquement, économiquement et militairement de l’Occident et en particulier des États-Unis ? Comment a-t-elle pu oublier de signaler que la dernière réunion du GUUAM s’est tenue à Tbilissi les 18 et 19 juin derniers? Comment a-t-elle pu passer sous silence qu’une conférence, intitulée « GUAM and the Geopolitics of Eurasia », fut tenue à Washington, au Sénat, le 17 mai 2000, en présence, entre autres, de l’Ambassadeur d’Ukraine Kostyantyn Gryshchenko,  de l’Ambassadeur de Moldavie Ceslav Ciobanu, de l’Ambassadeur de Géorgie Tedo Japaridze et de l’Ambassador d’Azerbaïdjan Hafiz Pashayev ? Beaucoup de bruit pour rien que cette organisation. Beaucoup de rencontres et de remue-ménage pour un « espace postsoviétique qui n’est qu’un théâtre parmi d’autres » (site officiel de l’organisation Guuam). Pour finir, je renverrai le lecteur à un certains nombres d’auteurs qui comptent en matière de géopolitique et qui tous accordent la plus grande importance au contrôle de l’Eurasie et du « Heartland », c’est-à-dire de cet espace postsoviétique qui est en réalité le théâtre numéro 1 aux yeux de Washington : j’ai nommé  Alfred Thayer Mahan, Halford MacKinder, Nicholas Spykman, et plus récemment Zbigniew Brzezinski (Pour ce dernier, voir deux références dans mon précédent article intitulé « De la Géorgie au bassin de Sibérie Occidentale »). Qu’Isabelle Facon préfère un appartement sur la cinquième avenue à une cabane chauffée à la tourbe au pied de l’Oural, qu’elle préfère être payée en dollars ou en euros plutôt qu’en roubles, qui le lui reprochera ? Qu’elle fasse le choix du rayonnement tous azimuts et par tous les moyens de l’Occident, dont elle estime les valeurs plus universelles et plus libérales que toutes celles du reste du monde, soit. Mais qu’elle le dise ouvertement. Ses confrères d’outre Atlantique ne se gênent pas pour ça. En abordant cet article écrit avec beaucoup d’aisance par une spécialiste dont on ne peut qu’avoir soif de partager les connaissances, on tombe sur un message qui cadre trop bien avec ce prêt à penser qu’on étend comme du linge propre sur toutes les antennes et toutes les paraboles. On aurait préféré qu’on nous mette le nez dans les chiffons sales de la diplomatie, ces chiffons que nos représentants dissimulent pudiquement sous leurs costumes impeccables. Nous ne sommes pas rassasiés. Et puis, il serait bon qu’Isabelle Facon sache qu’il y a des gens dans le monde qui pensent que l’Occident est opportuniste, ambitieux, excessif, musclé, pesant, méprisant, d’une mauvaise volonté qui frise la provocation et que sa revendication de puissance prend parfois, ou souvent – certains pensent « systématiquement » - la forme de la confrontation ? En cherchant bien, on doit pouvoir trouver des exemples qui leur donneront raison, même dans les journaux. On peut aimer l’Occident – tout ou partie - et savoir cela.

Bruno Adrie

 Le 27 août 2008                      Mondialisation.ca


n° 4 - Nouvelle guerre de l'Otan.-30/08-Suite1- Les Mensonges

n° 4 - Nouvelle guerre de l'Otan.-30/08-Suite1- Les Mensonges

Nouvelle guerre de l'Otan.  -Suite1-

 n°4                                                    30-08

Par M.Lemaire      


1-3 De la Géorgie au Bassin de Sibérie Occidentale. En attendant que les propagandes se dissipent…

3 Dossier & Point de vue

3-1 Point de vue de Manlio Dinucci : Jeux dangereux sur les rives de la Mer Noire. 3-2 Les confidences du Canard sur l’implication U.S. en Géorgie.

 


1-3 De la Géorgie au Bassin de Sibérie Occidentale. En attendant que les propagandes se dissipent…

Dans une dépêche Reuter datée du 18 août 2008, on peut lire ceci : « MOSCOU - Le président de la province séparatiste d'Ossétie du Sud, Edouard Kokoity, a déclaré qu'il refuserait la présence dans ce territoire d'une mission d'observateurs internationaux : "Il n'y aura plus d'observateurs internationaux sur le territoire de l'Ossétie du Sud", a déclaré Kokoity lors d'une interview à Reuters. "Nous ne faisons pas confiance à ces observateurs internationaux, à ces gens qui déforment la vérité."
L'organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) disposait d'observateurs dans la région jusqu'à leur retrait lors de l'offensive lancée le 8 août par la Géorgie pour reprendre le contrôle de sa province. Kokoity a ajouté « avoir l'intention de demander à la Russie d'établir une base permanente en Ossétie du Sud. »

20 août 2008
Monsieur Kokoity, ancien patron de casinos à Saint-Petersbourg et actuel président ossète, ne lit pas la presse à grand tirage occidentale. Il ne regarde pas non plus les chaînes de télévisions occidentales, ces pupitres virtuels où des speakers aux cravates luisantes comme des dos de maquereaux invitent les troupeaux de crédules à écouter les formules creuses concoctées à Washington, Londres, Berlin ou Paris. Monsieur Kokoity ne veut pas entendre ces petites messes où on dit que les Russes sont plus massacreurs que les Américains ou les Géorgiens. Monsieur Kokoity se bouche les oreilles lorsque le petit diacre Saakashvili apparaît à la télévision avec, sur le visage, sa grimace humanitaire, cette grimace qu’il ne peut imiter qu’en posant ses paumes à plat sur ses joues et en les tirant vers le bas. Monsieur Kkoity sourit devant son miroir.
Monsieur Kokoity qui sait observer, remarque qu’avant de se diffuser lui-même, le proconsul Saakashvili prend bien soin de placer derrière lui un drapeau européen, tout bleu, azur, avec des étoiles dorées, rassurantes, civilisées (Acrimed a publié un article en ligne à ce sujet récemment). Il n’aime pas cet avocat inscrit au barreau de New York qui joue les proconsuls de l’empire étasunien entre le Caucase et les rives de la mer Noire. Il n’aime pas ce membre de facto de la nomenklatura cosmopolite de la mondialisation heureuse, que des manœuvres habiles ont porté au pouvoir il y a six ans maintenant, lors d’une révolution jardinière - la révolution des roses - inventée et mise en scène par l’Open society Institute de George Soros (entre autres), d’après un scénario non violent imaginé par Gene Sharp et mise en scène grâce au savoir-faire des militants serbes d’Otpor, cette association très active qui avait fait ses premières armes contre Slobodan Milosevic et qui, après la Géorgie , s’est attaquée à l’Ukraine lors d’une révolution prétendument orange. Pourquoi orange s’interroge Monsieur Kokoity ? Sans doute pour la vitamine C. Car il en faut pour mener à bien une révolution, même fabriquée de toutes pièces. Une révolution fruitière donc. Ces « révolutions, la jardinière et la fruitière», Monsieur Kokoity sait que les media occidentaux les ont à chaque fois portées aux nues médiatiques afin d’obtenir l’assentiment automatique des spectateurs sans opinions, qui reçoivent les nouvelles du monde - de ce vaste monde fait de cartes postales étranges, inquiétantes et exotiques - entre renvois contenus et déglutitions forcées. Monsieur Kokoity veut des bases russes en Ossétie. C’est décidément un allié de Moscou.
A Moscou, le président Medvedev ne lâche pas prise. Il promet même des représailles écrasantes contre quiconque serait tenté de fouler un seul brin d’herbe de la province sécessionniste – un éclair lui révèle alors l’éclat glacé des bottes de salon de Jaap de Hoop Scheffer, le secrétaire général de l’OTAN, ce guerrier des moquettes épaisses qui n’ a appris à escalader que le moelleux des divans et des fauteuils d’avions. Medvedev sait que les journalistes occidentaux le prennent pour une poire, simplement parce qu’il est l’homme de paille de Vladimir Poutine. Pourquoi pas son allié ? George Bush II, lui, n’est pas un homme de paille, juste la marionnette bourrée de chiffons d’une clique qui a des idées très précises sur ce que doit devenir le monde de demain et qui réfléchit jour après jour, depuis Washington, au meilleur moyen de le faire naître. Mais Washington met du temps à accoucher, et semble cette fois dépassée - l’est-elle vraiment ? - par ces contractions ossètes qu’elle voudrait inattendues et contre lesquelles elle lutte aujourd’hui avec un sérieux qui frise le burlesque. L’impériale parturiente surveille ceux qui l’approchent. S’ils ont intention de faire remonter dans ses entrailles le dernier tentacule de l’OTAN, elle les écrasera sous ses grosses pattes de proboscidien.
L’attaque russe contre les forces géorgiennes s’est produite dans un contexte bien particulier dont il convient de rappeler quelques éléments – malheureusement épars - au chercheur de vérité :
- En avril 2008, a eu lieu à Bucarest, le dernier sommet de l’OTAN. Ce sommet avait, entre autres objectifs, de discuter de l’entrée de l’Ukraine et de la Géorgie au sein de l’Organisation. Il s’est clos sur la promesse de réunir à nouveau ses délégations au mois de décembre de cette année pour dresser un premier bilan.
- Fin juillet 2008, l’armée géorgienne s’est lancée dans des manœuvres terrestres conjointes avec l’armée américaine. D’après Russia Today, le représentant d’Ossétie du Sud en Russie, Dimitri Medoyev, a rapporté que des troupes géorgiennes qui avaient pris part à ces exercices conjoints avec l’OTAN, ont dirigé des tirs d’artillerie vers la capitale sud ossète, le 1er août, tuant 6 personnes.
- D’après le site GlobalSecurity, les forces navales géorgiennes et américaines se sont livrées pour la première fois à des manœuvres maritimes le 2 août 2008. Ces manœuvres se sont déroulées dans le port de Poti. Étrangement, ce port a été partiellement détruit vers la mi-août par l’armée russe.
- D’après une dépêche de l’Associated Press, « l’Ossétie du Sud a commencé à évacuer plusieurs centaines d’enfants vers l’Ossétie du Nord le dimanche 3 août 2008.» Ces évacuations ont fait suite à « une flambée de violences vendredi soir et samedi matin, lors desquelles des tirs d’armes à feu et de mortiers ont été échangés entre les forces géorgiennes et d’Ossétie du Sud. »
- Selon un article de la Pravda en anglais , le président Kokoity a affirmé que la Géorgie avait fait appel à des mercenaires étrangers, dont des Américains, lors de l’agression menée contre sa nation.
- Selon le site de Michel Chossudovsky, Mondialisation.ca/Global Research (http://www.mondialisation.ca/ ), la Géorgie a débuté son offensive contre l’Ossétie du sud le jeudi 7 août 2008.
- Le 8 août, en réponse à cette agression, l’armée russe intervient en se prenant les pieds dans: la couverture médiatique qu’on connaît.
Les Géorgiens sont-ils tombés dans un piège tendu par la Russie , comme le croit ou feint de le croire un journaliste du Turkish Daily News (Hadi ULUENGIN, « The Russian Trap that Saakashvili fell into ») ?
Monsieur Saakashvili s’est-il senti fort et a-t-il bombé le torse avant de bombarder ses voisins alors qu’il avait derrière lui ses alliés washingtoniens, comme le prétend le dirigeant sud ossète ?
Washington a-t-il voulu tester les Russes par personne interposée afin de ne pas porter le chapeau en cas d’échec de la manœuvre, comme le croit Mike Whitney (« US complicit in Georgia’s invasion of South Ossetia », in Online Journal ?
Avons-nous besoin d’une réponse immédiate à ces questions précises ? Les Russes comme les Occidentaux sont capables de transformer les faits comme de les inventer. La diplomatie et la guerre s’accompagnent toujours d’un discours de propagande. Ce qui compte, c’est de ne pas prendre à la légère cette bagarre qui éclate soudain et qui n’a pas le caractère purement local qu’on pourrait lui prêter de prime abord. Car c’est la future adhésion de la Géorgie à l’OTAN qui est la cause de cette instabilité. Le pendule de l’Histoire est lancé. Cet événement n’est qu’une étape du processus qui doit aboutir à la mise en place de la Pax Americana.
(Si nous) regardons la carte de l’Eurasie de loin, nous comprendrons mieux les détails et verrons que chaque événement, apparemment isolé, fait partie en réalité d’un plan soigneusement élaboré mais ô combien dangereux d’encerclement de la Russie , d’une Russie qu’on veut réduire à son espace européen, c’est-à-dire à des dimensions acceptables stratégiquement, économiquement, démographiquement, acceptables et devant permettre aux États-Unis de la vaincre, à terme, sans affrontement direct. Car l’encerclement prévu ne se limite pas à l’intégration des anciens satellites de l’Union Soviétique dans l’OTAN ou dans l’UE, comme ceci s’est produit jusqu’à aujourd’hui. Il ne se limite pas à guerroyer en Afghanistan ou à ouvrir des bases U.S. dans les ex républiques soviétiques d’Asie Centrale. L’encerclement ne vise pas seulement à contrôler l’ancienne route de la soie. L’encerclement dont je parle se veut total et définitif et a pour but de déposséder la Russie de sa partie asiatique.
Quelles que soient les corrections à apporter aux théorèmes du géopoliticien MacKinder, son enseignement reste d’actualité non seulement parce qu’un certain nombre de dirigeants civils et militaires actuels l’ont assimilé, mais parce que cette géopolitique fut fondée sur un besoin qui n’a pas fondamentalement changé depuis son premier énoncé en 1904 : la nation thalassocratique dominante - les États-Unis – ne peut survivre et garantir sa supériorité globale sans contrôler l’Eurasie, c’est-à-dire sans se donner des moyens d’accès privilégiés aux richesses de l’Eurasie et, en particulier, à son cœur – le Heartland – qui correspond à la Russie d’Europe. On peut trouver des preuves de la vitalité de cette conception dans les écrits du géopoliticien Zbigniew Brzezinski (NDLR- ancien conseiller à la sécurité du président des Etats-Unis entre 1977 et 1981 et un des stratèges les plus influents de Washington) qui joue depuis quelques décennies un rôle décisif dans l’élaboration des actions extérieures officielles et officieuses des États-Unis :
« Les implications géostratégiques pour l’Amérique sont claires : l’Amérique est trop éloignée pour être dominante dans cette partie de l’Eurasie, mais elle est trop puissante pour ne pas s’engager. » (The Grand Chessboard, 1997, p. 76.)
“Le supercontinent eurasiatique est l’axe du monde. Un pouvoir qui dominerait l’Eurasie exercerait une influence décisive sur les 2/3 des régions les plus économiquement productives, l’Europe de l’Ouest et l’Est de l’Asie » (“A Geostrategy for Eurasia”, in Foreign Affairs, sept-oct 1997, Volume 76, No. 5, p. 50.)
Du point de vue géopolitique, c'est-à-dire du point de vue de la force uniquement, l’arrivée des États-Unis sur le sol européen fut le point de départ de cette conquête de l’Eurasie par l’ouest. Zbigniew Brzezinski ne le cache pas
“ Il y a soixante-dix ans, quand le premier numéro de Foreign Affairs a vu le jour, les Etats-Unis étaient une puissance volontairement isolée dans l’hémisphère occidental, engagée de façon ponctuelle en Europe et en Asie. La Seconde Guerre Mondiale et la Guerre Froide qui s’est ensuivie ont poussé les Etats-Unis à s’engager de façon durable en Europe de l’Ouest et en Extrême Orient. » (“A Geostrategy for Eurasia”, in Foreign Affairs, sept-oct 1997, Volume 76, No. 5, p. 50.)
Depuis la fin de la guerre froide – qui n’a sans doute jamais pris fin – l’OTAN a avancé à pas de géant en Europe de l’Est, recrutant systématiquement les anciens clients de l’Union Soviétique avant que l’Union Européenne – sa vassale – ne le fasse à son tour. Depuis quelques années, nous assistons à une poussée vers le Heartland.
En novembre 1997, le département de l’énergie américain publia un rapport de 166 pages, intitulé Oil and Gas Resources of the West Siberian Basin dans lequel l’utilisateur d’Internet pouvait découvrir à quel point la région qui commençait après l’Oural et correspondait grosso modo aux bassins de l’Ob et de l’Yrtich, était une zone qui devrait compter dans les années à venir. En effet, après enquête, cette zone se révélait être l’endroit où se trouvaient 70% du pétrole russe et 90% de son gaz (soit presque le tiers des réserves mondiales prouvées).
Coïncidence ? En septembre 1997, Zbigniew Brzezinski publiait l’article déjà cité de Foreign Affairs intitulé A Geostrategy for Eurasia (Foreign Affairs, sept-oct 1997, Volume 76, No. 5, pp. 50-64.), dans lequel il exposait la vision du monde de demain lissé et rendu praticable grâce à l’ubiquité rassurante des armées américaines. Il écrivait à la page 52 de cet article : « La seule alternative au leadership américain, c’est l’anarchie internationale. » Brzezinski a le mérite de proposer un mélange de realpolitik et d’idéologie missionnaire avec une grande franchise et même une certaine innocence. Or à la page 60 de cet article figure une carte de la Russie découpée au pointillé en trois parties d’égales superficies intitulées d’ouest en est : Russie, Sibérie et République Extrême Orientale. Ces trois entités sont regroupées sous l’appellation « Confédération Russe. » Brzezinski a proposé ce découpage dans le but de libérer la Sibérie Occidentale et sa voisine Orientale de la mainmise bureaucratique de Moscou. On trouve une explication détaillée de ce principe dans The Grand Chessboard déjà cité, à la page 56 :
“Une Russie confédérée et rendue souple – composée d’une Russie européenne, d’une République de Sibérie et d’une République Extrême-orientale – tisserait plus facilement des liens avec ses voisins. Chacune des entités confédérées aurait la possibilité de développer son propre potentiel créatif, étouffé depuis des siècles par la lourde bureaucratie moscovite. D’autre part, une Russie décentralisée serait moins susceptible de nourrir des ambitions impériales. »
N’insistons pas sur l’hypocrisie involontaire – les plus grands missionnaires politiques sont ceux qui y croient – de ce penseur qui oublie que les États-Unis eux-mêmes ont fait la guerre de sécession pour éviter une telle partition. Sa carte d’une Russie confédérée et affaiblie correspond à l’étape ultime du rêve de MacKinder. Réduite au statut de capitale d’un état européen comme les autres, privée de ses matières premières et des espaces stratégiques qu’elle contrôlait - dont les accès aux mers et aux océans – Moscou ne serait plus bonne qu’à être grignotée par les enseignes clinquantes que l’Occident placarde à profusion le long des trottoirs bitumés de la planète.
Le but du sommet otanien d’avril 2008 était, entre autres, d’étudier les candidatures de l’Ukraine et de la Géorgie. Redisons-le mieux que ça : le but de ce sommet était d’étudier la diminution de l’accès à la mer Noire de la Russie. Et bientôt, l’Ukraine otanisée fera valoir ses droits sur la péninsule de Crimée où est postée la flotte russe.
En témoigne cette dépêche RIA Novosti du 24 juin 2008 que je cite intégralement : « Flotte russe de la mer Noire en Crimée : date butoir le 29 mai 2017 » (Kiev)
24/06/2008 16:26 KIEV, 24 juin - RIA Novosti. La question du stationnement de la Flotte russe de la mer Noire ne saurait faire l'objet d'un marchandage, la flotte doit quitter ses bases sur le territoire ukrainien le 29 mai 2017, a déclaré mardi le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères Vassili Kirilitch. C'est en ces termes que le diplomate ukrainien a commenté, lors d'un point de presse, la déclaration du vice-ministre russe des AE Grigori Karassine selon laquelle Moscou pourrait augmenter le loyer du séjour de sa flotte en Crimée après 2017, à l'expiration de l'accord de 1997.
"La position est nette, elle a été rendue publique: la question du stationnement de la Flotte de la mer Noire de la Fédération de Russie ne saurait faite l'objet d'un marchandage.", a expliqué le porte-parole.
Selon lui, la Constitution ukrainienne en vigueur ne stipule pas le stationnement d'unités militaires étrangères sur le territoire national.
"Le séjour de la Flotte russe de la mer Noire sur le territoire de l'Ukraine s'achève le 28 mai 2017. Le 29 mai, la Flotte doit quitter ses bases sur le territoire ukrainien. Le sujet ne souffre pas la discussion", a insisté le diplomate ukrainien.
La flotte de la mer Noire est basée en Crimée depuis sa fondation sous Catherine II, après l'entrée du Khanat de Crimée (1783) à l'Empire russe. A l'époque soviétique, la presqu'île a fait partie de la Fédération de Russie jusqu'en 1954, année où elle a été cédée à l'initiative de Nikita Khrouchtchev à l'Ukraine, à l'occasion du 300e anniversaire de la réunification des deux pays. Actuellement, sa présence à Sébastopol est régie par un traité avec Kiev qui ne cache pas ses projets de restreindre ses activités, avant son retrait définitif prévu pour 2017, sur fond de rapprochement avec l'OTAN. »
Lorsque les Américains feront accoster des vaisseaux de leur VIème Flotte dans le port otanien de Sébastopol, qui se souviendra du fait que la constitution ukrainienne « ne stipule pas le stationnement d’unités militaires étrangères sur le territoire national. »
S’il n’y avait les victimes, ceux qui n’ont rien compris de part et d’autre, et si l’Histoire ne s’écrivait pas « avec des pâtés de sang et des montagnes de morts », la diplomatie serait une longue histoire drôle.
Bruno Adrie
Source: Mondialisation.ca


3  Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

3-1 Point de vue de Manlio Dinucci : Jeux dangereux sur les rives de la Mer Noire.
Le torpilleur lance-missiles McFaul, arrivé dimanche dernier de Crète dans le port géorgien de Batoumi, a terminé le déchargement des 34 tonnes d’ « aides humanitaires » (kits hygiéniques, eaux minérales et autres denrées « offertes par l’ Usaid »), dans le cadre de l’opération  dirigée par le Commandement des forces  navales Us en Europe, basé à Naples.  Mais ensuite le McFaul n’est  pas rentré en Crète pour charger d’autres « aides humanitaires », il est resté  en Mer Noire : c’est ce qu’a communiqué le commandant  Scott Miller, porte-parole de la Sixième Flotte. Ce que fera aussi le garde-côtes Dallas, qui a cependant été dérouté du port de Poti, où il aurait du arriver hier (mercredi 27 août) vers le port de Batoumi. On peut prévoir  ainsi que le Mount Whitney aussi, le navire amiral  de la Sixième Flotte qui devrait partir pour la Georgie, restera en Mer Noire après avoir déchargé ses « aides humanitaires ».    
Ainsi les Etats-Unis pourront disposer en Mer Noire, au bord du territoire russe, de l’unité navale dotée du système de communication et espionnage le plus sophistiqué du monde. Il y a actuellement en Mer Noire 10 navires de guerre étasuniens et de l’Otan,  et ce chiffre devrait  sous peu monter à 18. On calcule  que les navires actuels ont à bord plus de 100 missiles de croisière Tomahawk, dont la moitié est sur le McFaul ; missiles qui peuvent  être armés de têtes conventionnelles ou nucléaires. « Pour des raisons de sécurité » l’US Navy ne précise pas si les bateaux transportent des armes nucléaires. « Le déploiement naval Otan en Mer Moire nous préoccupe » a prévenu hier le général Anatoly Nogovitsyn, chef–adjoint de l’état-major russe, en qualifiant de « diabolique » le plan  qui consiste à transporter des aides en Géorgie avec des navires de guerre. Les réactions russes ne sont cependant pas seulement verbales. Le croiseur lance-missiles Moskva, navire amiral de la flotte russe en Mer Noire, a de nouveau levé l’ancre de sa base de Sébastopol en Ukraine,  pour aller se positionner  face à Sukhumi, chef-lieu de l’Abkhazie, dont le territoire n’est qu’à quelques dizaines de kilomètres du port géorgien de Poti (c’est probablement pour cette raison et à cause de la présence de check-points russes à l’intérieur et autour même du port , qu’il a été décidé de ne pas faire accoster  le Dallas à Poti mais plus au sud, à Batoumi, où par contre les russes ne sont pas présents). Selon l’agence Reuters, le Moskva devrait aussi  accomplir en mer un exercice avec des missiles de croisière (qu’on peut armer de  têtes aussi bien conventionnelles que nucléaires) et  un test de communication.La marine étasunienne est aussi en train d’activer son aviation. La base aéronavale de Sigonella a été mobilisée, officiellement, pour l’envoi d’ « aides humanitaires » en Géorgie. Le premier avion  est arrivé à destination avec 2.200 kits hygiéniques contenant des peignes, des rasoirs, des brosses à dents, des dentifrices, des serviettes rafraîchissantes et (très important) du papier hygiénique. L’expédition est assurée par le Fleet Logistic Support Squadron 46, transféré en toute hâte, il y a trois semaines, de la base aéronavale de Marietta aux Usa à Sigonella. Cette même unité s’occupe de l’envoi en Géorgie, par un pont aérien depuis l’aéroport (italo-étasunien… NdT) de Pise, des « aides humanitaires provenant de la base (étasunienne en territoire italien, à côté de Pis, NdT) de Camp Darby.Et, aux côtés de la marine, est aussi arrivé sur le terrain le corps des marines en Europe, qui a envoyé en Géorgie 8.000 lits de camp. Dans un communiqué diffusé hier, on précise  que le matériel provient d’un dépôt « prépositionné », contenant des armements et autre matériel militaire, situé dans six cavernes en Norvège centrale. La guerre froide terminée, le dépôt n’a pas été démantelé, il est resté en pleine fonction pour réapprovisionner aussi d’autres  commandements de combat, en particulier  « pour les opérations de guerre globale  contre le terrorisme, menées en Irak et en Afghanistan, et pour des situations comme celle de la Géorgie  ». Rien de plus facile, donc, si du dépôt  des marines en Norvège, de Camp Darby, de Gaeta et de Sigonella partent pour la Georgie non seulement des lits de camp et des rouleaux de papier hygiénique  mais aussi des armes pour l’armée géorgienne, comme le président russe Medvedev lui-même a déclaré le craindre.  Dans sa visite au ministère de la défense à Tbilissi, le général Bantz J. Craddock, qui dirige le commandement européen des forces étasuniennes, a de fait déclaré que les Etats-Unis sont prêts à fournir encore une assistance « pour le développement ultérieur et la modernisation des forces armées géorgiennes ». La Géorgie reçoit des aides militaires étasuniennes depuis 1997. Par le biais surtout du Georgia Train and Equip Program, lancé en 2002, le Pentagone a transformé les forces armées géorgiennes en une armée qui est de fait sous ses ordres. Un contingent de 2 mille hommes des forces spéciales géorgiennes a été envoyé combattre sous commandement étasunien en Irak, et un autre contingent en Afghanistan. La répétition générale a été effectuée par Immediate Response 2008, la manœuvre à laquelle ont participé des troupes des Usa,  Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan et Arménie, juste avant l’attaque contre l’Ossétie du Sud. Il n’est donc pas crédible que l’attaque se soit passée à l’insu ou contre la volonté de Washington.  C’est une action qui a clairement été orchestrée  pour, une fois de plus, mettre la Russie devant un fait accompli ou, en cas de forte réaction russe (comme cela s’est passé) pour ouvrir une crise qui permette aux Etats-Unis et à l’Otan de conquérir des positions  encore plus à l’est dans la ruée vers l’or noir de la Caspienne.
Source : il manifesto
Edition de jeudi 28 août 2008. Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/28-Agosto-2008/art37. html

 

 


3-2 Les confidences du Canard sur l’implication U.S. en Géorgie. L’édition du mercredi 20 août 2008 du Canard Enchaîné (en page 3), a confirmé la participation d’officiers  américains au côté des Géorgiens lors de l’offensive du 7 août dirigée contre Tskhinvali, la capitale d’Ossétie du Sud. L’article débute par cette phrase :  « Le 7 août, avant même de lancer son offensive en Ossétie du Sud, le président Saakachvili savait qu’il allait disposer d’une aide américaine sur le terrain. » D’après le Canard, les analystes de la Direction du renseignement militaire français sont formels : non seulement des officiers américains ont participé directement aux opérations du 7 août, mais ils ont en plus suggéré aux Géorgiens de lancer « des centaines de missiles sol-sol sur la capitale ossète. »
Rencontre de Mikhail Saakashvili avec le président des États-Unis, le 10 mai 2005.
Ces informations émanent d’une source qu’on peut sans crainte qualifier de sûre. Au sommet de Bucarest de début avril, la France et l’Allemagne se sont montrées
hostiles à la candidature de la Géorgie pour devenir membre de l’OTAN. Pour justifier leurs réticences, ces deux pays ont invoqué le problème des séparatismes ossète et abkhaze. Ce qui doit gêner, en outre, l’Allemagne et la France , même si elles n’en ont rien dit, c’est qu’elles savent bien que l’OTAN est le portier en uniforme de l’Union Européenne (1), ce « nain politique » qui est né de la nécessité étasunienne de conserver une tête de pont en Eurasie (2), et que l’admission de la Géorgie dans l’Alliance serait annonciatrice d’une admission dans l’Union. Après le sommet de Bucarest, les alliés se sont quittés en se promettant de se revoir en décembre 2008, afin d’examiner les évolutions qui se seraient produites durant le laps de temps en Géorgie et d’évoquer à nouveau son adhésion. Les Américains ont-ils cherché à précipiter les événements afin de ne pas retarder l’agenda de l’OTAN ? Ont-ils, dans ce but, donné la consigne d’invasion de l’Ossétie ? Ceci semble probable aujourd’hui. Leurs manœuvres conjointes de cet été qui avaient sans doute comme objectif d’intimider la Russie n’ont pas eu l’effet escompté. Car au lieu d’émettre des condamnations de principe, Moscou a réagi militairement, comme on sait, conduisant à l’échec de l’offensive américano-géorgienne.  

Habitués à jouer leur rôle de chiens de luxe qui donnent la patte pour qu’on remplisse leur gamelle cinq étoiles, les media occidentaux se sont alors mobilisés afin de faire oublier les origines de cette guerre.

Ils ont montré du doigt – d’un doigt passé maître dans l’art d’accuser les autres devant les caméras - cette barbarie russe qui écrase tout sur son passage et méprise la liberté des peuples : ça marche toujours (3). Les télévisions ont filmé des civils géorgiens, des petites gens qui souffraient pour de bon et souffrent encore à l’heure qu’il est. Mais comme toujours, les média ne garderont que les pleurs et le sang. La souffrance ne se filme pas et ceux qui souffrent s’oublient vite. On objectera que des avions cargos militaires et les navires de guerre ont fait depuis quelques jours le plein de palettes humanitaires et qu’ils sont venus les distribuer aux sinistrés. Mais où sont les avions civils ? Et où sont les navires civils ? Perdus dans le Triangle des Bermudes sans doute. Les palettes humanitaires, c’est pour les armées. Les armées d’aujourd’hui, elles avancent couvertes de palettes humanitaires, comme ces généraux d’opérette qu’on voit croulant sous des placards de médailles qui brillent.  

Mais revenons à la souffrance, restée là-bas, chez les Géorgiens qu’on a filmés et chez les Ossètes invisibles.

Trop épaisse, trop charnelle, trop chargée de l’odeur des corps pour remonter dans le câble qui ne boit que du sang abstrait, du sang politique, du sang à messages que sirotent chaque soir des téléspectateurs qui croient tout savoir mais qui ne savent rien, couchés sous les rafales d’une propagande, pardon, d’un marketing, qui leur décoiffe la comprenette, inlassablement. Georges Bernanos a révélé, il y a longtemps, la substance de notre monde, dans cette formule que j’emprunte à ses Ecrits de Combats : « Etre informé de tout et condamné à ne rien comprendre, tel est le sort des imbéciles. »   Que vont donc faire George W. Bush et son équipe néoconservatrice, ces hommes et ces femmes qui décrètent, sans nous avoir consulté à ce sujet,  que « la domination américaine est bonne pour l’Amérique et bonne pour le Monde. » (4) Vont –ils manquer leur rendez-vous ? Vont-ils le reporter ? Vont-ils agir en sous-main, convaincus qu’ils sont d’être les soldats de Dieu au service de la seule superpuissance capable de faire descendre le Paradis sur Terre depuis la chute du mur de Berlin ?   Pour Julianne Smith, la directrice du programme européen au Centre des études stratégiques internationales à Washington citée par l’édition du Figaro, du 13 août dernier :  « La crise n'a fait qu'enhardir deux camps bien distincts à l'intérieur de l'Alliance. D'un côté, pour l'Allemagne, la France et d'autres pays qui s'opposent à ces candidatures en arguant que la Géorgie et l'Ukraine ne sont pas encore prêtes, les événements qui viennent de se passer sont la preuve que les défis internes et autres conflits frontaliers rendent ces pays bien trop instables pour être admis rapidement. D'un autre côté, vous avez des pays, principalement emmenés par les États-Unis, qui ont maintenant des sentiments partagés. Eux aussi reconnaissent que l'on est confronté à une situation très instable et que si l'Otan avait pris des engagements en vertu de l'article 5 (qui stipule qu'une attaque contre l'un de ses membres est considérée comme une attaque contre tous, NDLR), il aurait été pratiquement impossible de déployer des troupes dans la région. » (Le Figaro)
Un article du 15 août 2008, intitulé « Jeu d’échec géopolitique : coulisses d’une mini guerre dans le Caucase » ('Geopolitical Chess: Background to a Mini-war in the Caucasus'), écrit par le sociologue américain Immanuel Wallerstein va encore plus loin. Pour Immanuel Wallerstein, les États-Unis « ne sont plus une superpuissance » et « les Américains n’ont pas compris les nouvelles règles du jeu ». Ils les découvrent pourtant. Ils n’ont répondu à la présence militaire russe en Géorgie que par « de la rhétorique ». Ils sont dans l’incapacité d’agir militairement car la guerre coûte cher et leurs troupes sont déjà mobilisées en Afghanistan et en Irak. L’ironie du sort que souligne le sociologue de Yale, est que le président Saakachvili a dû ordonner le rapatriement d’Irak des deux mille hommes que la Géorgie avait envoyés pour prêter main forte à la coalition. La Géorgie ne sauvera pas l’Amérique, car l’Amérique ne peut sauver la Géorgie.

La Pravda peut donc caracoler en publiant le 24 août un article intitulé « La Russie qui était à genoux se relève » (Russia stands up from its knees). Nous dirigeons-nous vers un rééquilibrage entre les deux puissances ? Il est encore trop tôt pour l’affirmer et nous laisserons les spécialistes trancher le moment venu. Car l’Histoire nous a appris à nous méfier. Les grandes puissances ont toujours une main qui traîne dans la boîte de Pandore des prétextes de guerre, ce coffre pour jouets fabriqués dans les coulisses des chancelleries et les arrières cours des boutiques bancaires. Les États-Unis, même s’ils ne sont pas les seuls à le faire, n’ont jamais été les derniers à piocher dans cette boîte pleine de farces et attrapes dont on tire des hochets et des kaléidoscopes qui hypnotisent les nations pour mieux les convainc re de s’adonner à l’étripement généralisé. Une discipline qui manque encore aux Jeux Olympiques et où l’important est de participer et, si possible, d’y rester afin que d’autres en recueillent les bénéfices après vous avoir bâti un mausolée. Ceux d’en bas devraient faire l’effort de comprendre les intérêts de ceux d’en haut. 

Notes 
(1) Je renvoie le lecteur au site Acrimed qui a relevé le premier la présence étrange du drapeau de l’Union Européenne derrière le président Saakachvili lors de ses interventions télévisées. 
  (2) Ce que les plan Fouchet ont cherché à remettre en question en proposant un conception européenne, eurasienne de l’Europe et non ne Europe forgée par le banquiers et « patriote américain » Robert Schuman.    (3) L’Occident a l’habitude de se pardonner ses propres fautes. En condamnant l’invasion de la Géorgie par les forces russes, la dilomatie américaine avait préalablement effacé de sa mémoire l’invasion de l’Irak.   (4) Expression extraite de la « Declaration of Principles » du think tank néoconservateur Project For a New American Century dont le nom a été directement emprunté à la formule « American Century » forgée par Henry Luce avant la seconde guerre mondiale pour proclamer le rôle de bon samaritain pour ne pas dire d’empire que devraient jouer les Etats-Unis dans la seconde moitié du XXème siècle. Bruno Adrie Le 25 aout 2008   Mondialisation.ca

 


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n° 4 - Nouvelle guerre de l'Otan.-30/08-Suite1- Les Mensonges

n° 4 - Nouvelle guerre de l'Otan.-30/08-Suite1- Les Mensonges


Nouvelle guerre de l'Otan.  -Suite1- n°4                                                    30-08 Par M.Lemaire                                                                                 



Sommaire.                                                          -Suite1-

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Otan.  

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Analyse de De Defensa : Qui est isolé, et comment ?

6 Annexe

6-1 Bernard Kouchner : Indépendance, le joli mot...


4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Otan

Otan créee en 1949 comme une alliance DEFENSIVE contre les empiètements de l'URSS dit cet article ci-dessous? De qui se moque t-on? Le Pacte de Varsovie a été créé six ans après l'OTAN( 1955) C'est ce Pacte qui est défensif par rapport à l'OTAN qui, lui, a des buts clairement offensifs A vrai dire, en 2008, cela apparaît des plus clairement Et puis, faut-il encore rappeler que les USA sont le seuls pays au monde à avoir utilisé l'arme nucléaire(dès 1945  en Irak, en Yougoslavie!)???? Actuellement, ils détiennent plusieurs centaines de bases militaires dans le monde entier  La menace nucléaire qui pèse sur nous tous est ETASUNIENNE C'est un "fait objectif".  Les faits parlent d'eux-mêmes Les faits, les "faits objectifs" disent très simplement et très clairement  d'où vient la menace pour l'Humanité Seuls les faits(tels qu'ils se sont produits et non tels qu'ils sont cachés ou déformés) disent la menace pour l'Humanité et sa source LES FAITS, bon sang! Pas les discours médiatiques! pas la propagande de guerre! Nous(les peuples dont la population française qui sommes dans le camp agressif)  avons notre part de responsabilité Ou nous acceptons les mensonges, la manipulation, la propagande de guerre  et nous allons à la catastrophe ou nous résistons à la manipulation, imposons la vérité et nous stoppons la marche vers la catastrophe  On parle d'"EMPIRE" soviétique dans ce texte De qui se moque t-on? Empire US, ok, empire britannique ,OK, empire français, OK Empire soviétique?!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Empire russe actuel  ?!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!  Accuser l'autre des fautes que l'on commet soi-même... Voila bien une pratique  à laquelle les pays occidentaux et d'abord les USA adorent recourir  Perversité, quand tu nous tiens! Mélusine Je regroupe ci-dessous quelques points de vue divergents autour de la question de la consistance de la menace d'une confrontation militaire Russie-Occident : d'une part il y a l'accumulation dans la Mer Noire des navires de guerres otaniens, et puis la propagande éhontée qui s'est à nouveau bien emballée comme à la veille de chaque guerre; d'autre part on doute quand même que l'Otan et les USA englués en Afghanistan, mal en point en Irak puissent maintenant envisager sérieusement un nouveau conflit avec une puissance majeure.
Notons en passant la menace dans l'article de Reuters, de "réactiver" la Tchétchénie.. .
Missiles nucléaires « humanitaires » dans les ports géorgiens
Libération : Moscou met l’Occident devant le fait accompli

 


5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Analyse de De defensa : Qui est isolé, et comment ?

Un des enjeux de la crise géorgienne semble être, dans l’esprit des divers acteurs, le facteur de l’isolement. Qui est isolé? L’“Ouest” ou la Russie ? L’“Ouest”, – dans tous les cas ses diverses directions politiques, – agit comme à l’accoutumée; il se congratule lui-même en observant son apparente unité d’appréciation de la crise, il se baptise “communauté internationale”, il juge qu'il exprime l’“indignation internationale” et conclut évidemment que la Russie est isolée. La Russie argumente d’une façon plus nuancée: d’une part, elle affirme qu’elle ne craindrait pas un isolement éventuel, de la même façon qu’elle affirme ne pas craindre un éventuel retour à la Guerre froide; d’autre part, elle affirme ne pas être isolée du tout.

Les commentaires, en Occident également, sont plus nuancés que les discours péremptoires des directions politiques. Certains commentateurs, notamment dans la presse britannique qui a adopté un ton à la fois très dramatique (jugeant la crise très grave) et dans certains cas très critique de la politique occidentale, estiment que l’isolement de la Russie est un leurre. C’est le cas, aujourd’hui dans le Guardian, de Seumas Milne. Son texte est plus général que sur la seule question de l’isolement ou pas, puisqu’il aborde la question générale de la prépondérance de l’“Ouest” et trace un diagnostic très pessimiste, que le titre suffit à rendre: «Georgia is the graveyard of America's unipolar world.»   La georgie est le cimetière du monde unipolaire étatsunien] Dans le cours de cet article, Milne aborde la question qui nous intéresse.
"Il a beaucoup été question parmi les hommes politiques occidentaux au cours des derniers jours de la Russie s'isolant elle-même de la communauté internationale. Mais à moins que cela ne signifie simplement l'Amérique du Nord et en Europe, rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Alors que les États-Unis et les médias britanniques se sont déchaîné sur le mode de la pleine guerre froide sur la crise géorgienne, le reste du monde l'a vu dans une lumière très différente. Comme Kishore Mahbubani, l'ancien ambassadeur de Singapour aux Nations Unies, a observé dans le Financial Times il ya quelques jours, «la plus grande partie du monde est médusé par le fait que l'Occident se fait moralisateur sur la Georgie. Alors que le point de vue occidental est que le monde "devrait soutenir le plus faible,la  Georgiecontre la Russie ... la plupart soutiennent la Russie contre l'intimidation occidentale. L'écart entre le récit occidental et le reste du monde ne saurait être plus clair
C’est le cas, aujourd’hui dans le Guardian, de Seumas Milne. Son texte est plus général que sur la seule question de l’isolement ou pas, puisqu’il aborde la question générale de la prépondérance de l’“Ouest” et trace un diagnostic très pessimiste, que le titre suffit à rendre: «Georgia is the graveyard of America's unipolar world.» 
Replaçons les citations dans leur contexte, qui est celui du texte très intéressant du Singapourien Kishore Mahbubani, publié dans le Financial Times du 20 août. Le texte est une critique violente de l’absence de sens stratégique de l’action occidentale (encore une fois, l’“Ouest” considéré comme un bloc, – vision qu’on peut et doit déplorer mais où les Européens ont au moins 120% de responsabilité). Cette absence de sens stratégique est perçue par l’auteur comme la cause principale de l’hostilité qu’il décèle contre l’action, ou plutôt contre la position occidentale dans la crise géorgienne et contre la position occidentale vis-à-vis de la Russie.
« L'après guerre froide a commencé sur une note de triomphalisme de l'Ouest, symbolisé par le livre de Francis Fukuyama , La Fin de l'Histoire. Le titre était audacieux, mais il capté l'esprit du temps occidental. L'histoire avait pris fin avec le triomphe de la civilisation occidentale. Le reste du monde n'avait d'autre choix que de capituler devant l'avance de l'Occident.
La Georgie
, la Russie a déclaré haut et fort qu'il ne capituleront plus face à l'Occident. Après deux décennies d'humiliation, la Russie a décidé de revenir brusquement. Peu de temps après, d'autres forces feront de même. À la suite de son écrasante puissance, l'Occident a pénétré dans l'espace géopolitique d'autres pays en sommeil. Ils ne sont plus endormis, en particulier en Asie.
En effet, la majeure partie du monde est médusé de voir l'Occident faire la morale sur la Georgie
Les USA ne tolèreraient pas la présence de la Russie dans sa sphère géopolitique en Amérique latine.  Et donc les Latino-Américains d'Amérique voir clairement le double standard. Il en va de même tous les commentaires musulmans qui notent que les États-Unis ont envahi l'Irak illégalement, également. Ni l'Inde ni la Chine n'a bougé pour protester contre la Russie. Cela montre combien le point de vue occidental sur la Georgie est isolé : que le monde devrait soutenir le plus faible, la Georgie contre la Russie. En réalité, la plupart soutiennent la Russie contre l'intimidation occidentale. L'écart entre le récit occidental et le reste du monde ne saurait être plus clair.

Il est donc essentiel pour l'Occident, d'apprendre les leçons correctes de la Georgie
. Il doit réfléchir de manière stratégique sur les options limitées dont il dispose. Après l'effondrement de l'Union soviétique, les penseurs occidentaux avaient supposé que l'ouest n'aurait jamais besoin de faire des compromis géopolitiques. Qu'il pourrait dicter les termes. Maintenant, il doit reconnaitre la réalité. La population combinée de l'Occident en Amérique du Nord, dans l'Union européenne et dans l'Asie australe est de 700 millions, soit environ 10 pour cent de la population du monde. Les autres 90 pour cent ont cessé d'être des objets de l'histoire du monde pour en devenir les sujets. Le gros titre du Financial Times du18 août 2008 proclamait : "L'Ouest en front uni sur la Georgie". Il aurait dû être lu : "Le reste du monde prend en défaut l'Ouest sur la Georgie". Pourquoi? Un manque de réflexion stratégique
Il existe d’autres signes que l’isolement proclamé de la Russie par l’“Ouest” ne rencontre guère les réalités. Si l’on tient compte de la rencontre entre Medvedev et le roi de Jordanie en marge de l’exposition MVSV-2008 sur les armements terrestres qui a eu lieu à Moscou du 20 au 24 août (voir notre Bloc-Notes du jour), ce sont au moins trois chefs d’Etat ou de gouvernement de pays stratégiquement importants, dont deux d’habitude alignés sur l’Occident, qui ont rencontré le président russe sans être gênés le moins du monde par l’affaire géorgienne: le Premier ministre turc Erdogan, le président syrien Assad Junior et le roi de Jordanie.

Stratégie ou psychologie?

L’“isolement” russe est donc, dans la situation actuelle, un vœu pieux de l’“Ouest”, – un “Ouest” qui n’est d’ailleurs, à son tour, qu’une figure de style tant les pensées et les analyses sont divergentes. (De même, les références aux précédents d’août 1914 ou de la Guerre froide sont largement déraisonnables, si l’on s’en tient à la réalité. Milne précise cela dans des termes classiques: «Les comparaisons avec août 1914 sont évidemment ridicules, et même la spéculation sur une nouvelle guerre froide est exagérée. Malgré toutes les manoeuvres dans la mer Noire et les menaces nucléaires, la confrontation entre la Russie et les États-Unis n'est de loin pas comparable aux événements qui ont mené à la première guerre mondiale. De même, les tensions actuelles n'ont rien de comparable aux dimensions idéologiques et globales qui ont façonné les 40 ans de confrontation entre l'Ouest et l'Union soviétique.»)
Ces observations nous conduisent à la question de la réalité, justement. L’“isolement” qui est ici en discussion n’a pas de réelle référence diplomatique stable, parce que les références de la crise varient considérablement. Les pays du “reste du monde” ont une vision beaucoup plus régionale de la crise que celle que nous avons. Pour eux, il n’est effectivement question que de la Georgie et, dans ce cas, l’attitude occidentale est souvent jugée, par rapport aux pratiques occidentales courantes (du Kosovo à l’Irak), au moins fautive pour ne pas dire grossière, et l’attitude russe beaucoup plus justifiée par conséquent. Il est vrai qu’à l’aune de cette réalité de référence, comment peut-on une seconde supporter les criailleries de l’“indignation internationale” réduite aux articles de nos presses officielles, à la prose de BHL et aux discours d’un Milibrand complètement allumé appelant le monde à se regrouper derrière l’Ukraine? (“Derrière l’Ukraine”, – on sait ce dont il s’agit quand on connaît la situation et la personnalité de Ioutchenko. Ces gens, nos ministres et compagnie, choisissent-ils leur thème de discours dans une pochette-surprise?) Il est vrai qu’il existe dans ce cas un abîme d’incompréhension entre “le reste” et l’“Ouest”. (Rien à voir, effectivement, ni avec 1914, ni avec la Guerre froide.)

Le Singapourien Kishore Mahbubani soulève un coin du voile, – mais pas plus, et sans aller au-delà, – lorsqu’il signale la perception dans “le reste du monde” du vide de la pensée stratégique occidentale, non sans avoir mentionné un titre du 18 août du Financial Times dont on doit goûter le virtualisme grotesque lorsqu’on sait qu’il se réfère à la réunion de l’OTAN du lendemain (ces gens-là, du FT, savent-ils comment se passent ces réunions et à quoi correspond un communiqué de l’OTAN?): «The Financial Times headline of August 18 2008 proclaimed: “West in united front over Georgia”.
It should have read: “Rest of the world faults west on Georgia ”. Why? A lack of strategic thinking.»
Certes, il faut aller plus loin. Ce qui est mis en évidence n’est pas seulement le constat du “vide de la pensée stratégique occidentale”, – la chose va de soi; ce qui est mis en évidence, au-delà, est le constat non explicité, ou pas assez explicité de la pathologie de la psychologie occidentale, avec la pathologie américaniste comme matrice. C’est d’ailleurs ce qu’implique inconsciemment notre auteur lorsqu’il termine un paragraphe ironique sur la croyance occidentale à l’unité du monde derrière l'Occident, en employant le terme relevant de l’affabulation, et par conséquent de cette psychologie malade, de “narrative”: «The gap between the western narrative and the rest of the world could not be greater.» (En effet, nous interprétons le mot “narrative” plus comme “affabulation”, ou “fable”, que comme une “narration” qui présente une allure un peu trop objective.)
...Car, répétons cette interprétation constante d’une certaine croyance des directions occidentales à cette “narrative”; à côté d’une reconnaissance variable dans son intensité, qui vous est dite en “off”, par tel ou tel fonctionnaire européen, de la folie de la politique américaniste qui a conduit à cette salade russe, il y a une conviction partagée par ces mêmes sources que, tout de même, au bout du compte, la position occidentale est appuyée sur une validité morale supérieure et dominante. La “narrative” est tout de même crue en partie, plus ou moins bonne ou plus ou moins grande, par ceux qui la récitent, de Kouchner à Merkel et à Milibrand – sans parler de la direction de l’administration GW, de ses successeurs, de la majorité du Congrès, des experts, de la presse officielle, etc.
Ainsi l’isolement de l’“Ouest” est-il encore plus psychologique que politique.
De ce point de vue, effectivement, le “reste du monde” est du côté de la Russie , même si certains dans ce “reste” n’approuve pas nécessairement la Russie ; mais ils sont tous du même monde, qui est celui de la réalité. L’“Ouest” continue à évoluer dans une “narrative” qui fait que, malgré tout, s’il est vide et creux, quasiment écrit par les services de communication de Saakachvili et mauvais comme un cochon, l’article type minimum syndical de BHL reste une référence pour les analystes de politique étrangère. Ce qu’on décrit de l’état d’esprit de l’“Ouest” n’est évidemment que partiel, et en confrontation permanente avec des constats de bon sens que font également les Occidentaux, avec les résultats catastrophiques de la politique et ainsi de suite. (Cette confrontation entre la “narrative” et le réel nourrit le désarroi visible, la désorientation palpable de la politique occidentale dans cette crise.)

Cet état d’esprit des experts, fonctionnaires, intellectuels et dirigeants occidentaux s’accompagne en général d’une perception très négative de la Russie , tant au niveau moral qu’à divers niveaux d’activité modernistes qui participent à l'établissement de la vertu morale. Cela implique une perception qui dénie à la Russie la capacité de la “modernité”, et qui peut persister même lorsqu’on reconnaît les capacités et les succès de la politique et des dirigeants russes. Cela conduit en général à voir dans les Russes des barbares, même s’ils sont capables “d’accoucher des génies”, – comme l’écrit Ralph Peters le 14 août: «The Russians are alcohol-sodden barbarians, but now and then they vomit up a Genius...». Cette vision “isole” également les Occidentaux, ou, dans tous les cas, les adeptes de la culture américaniste autant que les croisés de la modernité si nombreux dans nos salons. Le plus souvent, si l’on confronte un Chinois, un Arabe, voire un Singapourien, avec la culture américaniste, c’est-à-dire la modernité, d’un côté, la Russie de l’autre, son choix pour utiliser le terme de “barbare” va rarement à la Russie ; qui plus est, il perçoit la Russie , dans ce cas, comme victime d’une forme de suprématisme occidental qui s’exerce également contre lui en général; ce suprématisme, qui est un racisme aggravé, est d’autant plus insupportable qu’il apparaît de plus en plus comme une imposture dans l’activité même de la modernité occidentale, comme le montrent les caractères et les effets de l’activisme occidental depuis le 11 septembre 2001. Cette tendance joue son rôle dans cette crise, pour accentuer, voire même définir l’isolement de l’“Ouest”, parce que cette crise met d’autant plus en évidence ce décalage de la perception.
De ce point de vue, si la crise géorgienne peut être perçue par l’extérieur comme plutôt régionale et manquant d’une dimension stratégique cohérente, elle est effectivement globale et même systémique au niveau psychologique. L’affrontement de l’“Ouest” avec la Russie devient l’affrontement de la “narrative occidentale, ou virtualisme occidental pour reprendre notre terme favori, avec la réalité à laquelle le “reste du monde” continue à se référer.
De Defensa 28 août 2008
http://www.dedefensa.org/article-qui_est_isole_et_comment...


6 Annexe 6-1 Bernard Kouchner : Indépendance, le joli mot...
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.
Kouchner, (ministre des Affaires étrangères et européennes) : Le Kosovo est désormais un État indépendant.
Et la France lui souhaite la bienvenue dans la communauté internationale, sans pour autant rejeter ses amis serbes. Nous sommes tous dans la même et nécessaire Europe.  Je me souviens de ma première impression en arrivant au Kosovo, il y a presque dix ans : au-delà des douleurs et des ruines d'un pays meurtri par la guerre, au-delà des blessures d'une population éprouvée par les déchirements, je sentais, sans le dire, venir l'inéluctable.  Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, j'avais la tâche de tenter l'impossible : faire cohabiter les communautés du Kosovo, serbe et albanaise notamment, qui venaient de s'entre-tuer ; construire un État ; trouver une solution au problème du statut de cette province qui fut autonome et que le régime de Milosevic poussa vers la rébellion.  Nous n'avions ni préférence ni haine pour les uns et les autres. Nous avons vite compris que la réconciliation ne se ferait pas par le statu quo. Les débordements nationalistes, les haines et les tensions avaient laissé des traces indélébiles, nous savions que plusieurs générations seraient nécessaires et que la séparation devait être envisagée.  Trop longtemps dans les Balkans, l'Europe et le monde avaient assisté, spectateurs impuissants, à une succession de guerres et de massacres. À Sarajevo, on se battit de longues années, puis il y eut l'intervention internationale au Kosovo, en 1999. Elle fut positive. Les victimes ont été moins nombreuses qu'en Bosnie où nous avions trop attendu avant d'agir. À force de persévérance, de détermination, de dialogue, nous sommes peu à peu parvenus à un apaisement au Kosovo, puis à entamer une négociation sur l'avenir d'une province qui paraissait déjà si éloignée de la Serbie. J'étais , je reste proche des Serbes qui avaient eu le courage de rester, minoritaires (8 %), dans une province dominée par les Albanais (90 %).  Dès l'été dernier, prévoyant les difficultés nées de l'intransigeance de chacune des parties, la France a voulu faire en sorte que tout soit tenté pour offrir une dernière chance à une négociation de quatorze mois menée par M. Ahtisaari. Cinq mois passés entre Vienne, Belgrade et Pristina, Bruxelles et New York, Washington et Moscou, confirmèrent les blocages. Cette dernière tentative ne put aboutir. Mais les efforts consentis par la communauté internationale ces dernières années n'ont pas été vains. Ils ont permis d'élaborer un projet de règlement salué par la plupart des pays européens. Ce plan, qui vise à assurer le respect de toutes les communautés et le maintien de la présence internationale, le Parlement du Kosovo l'a fait sien dimanche, en acceptant formellement son obligation de le mettre en œuvre. Ce dimanche a donc vu la naissance d'un nouvel État sur le sol de l'Europe. C'est le dernier soubresaut d'une fédération yougoslave qui avait su faire cohabiter ses peuples. C'est un succès pour la communauté internationale et c'est un grand succès pour l'Europe. Neuf ans de troubles et de batailles, c'est trop long pour les peuples et bien court pour l'Histoire.  C'est aussi, pour nous, Européens, un défi. Que devons-nous faire ? Présente depuis dix ans sur le terrain pour aider à la solution du conflit et accompagner les populations civiles, l'Europe jouera au Kosovo un rôle de premier plan. Nous avons décidé d'y déployer, dans les prochaines semaines, une mission de police et de justice dont l'objectif principal sera d'aider les Kosovars à assurer le respect de toutes les communautés vivant sur leur territoire. Tous les Kosovars, quelles que soient leur origine ou leur religion, doivent pouvoir vivre en paix chez eux. Surtout les Serbes.  Nous devons tendre la main aux Kosovars. Et nous devons aussi tendre la main aux Serbes, qui, dans les élections récentes, ont adressé un signal en faveur de l'apaisement et de l'Europe. Soyons prêts à répondre à cet appel. Leur avenir, c'est l'Europe, c'est l'Union européenne. Symbole de cette marche de l'Histoire, la Slovénie , premier pays à quitter brutalement la fédération yougoslave, préside aujourd'hui aux destinées de l'Union et va saluer le dernier pan de cette Fédération éclatée : le Kosovo.  Oui, je me souviens avec émotion du jour où je suis arrivé au Kosovo et de mes amis serbes et de mes amis kosovars. Je me souviens aussi de l'amitié historique entre la France et la Serbie , et de nos combats communs. La France sera aux côtés de la Serbie sur son chemin vers l'intégration européenne. Nous tournons une page de plus de quinze ans de violences : la plus grande blessure de la jeune histoire de l'Union. Je mesure, comme tous les Européens, l'importance de ce jour et les responsabilité s qui pèsent désormais sur l'Union européenne comme sur les dirigeants du nouvel État kosovar : Indépendance, Union, ce sont deux jolis mots. http://www.lefigaro .fr/debats/ 2008/02/19/ 01005-20080219AR TFIG00324- independance- le-joli-mot- .php
19/02/2008
 OTAN,militaire,Russie,Etats-Unis,Europe,Georgie,Ossetie,bush,sarkozi, Union européenne,guerre, repli.

30/08/2008

n°383 - Dossier de Palestine - 29-07 – Début - : Bateaux pour Gaza : Ne serait-ce que comprendre !

n°383 - Dossier  de Palestine - 29-07 – Début - : Bateaux pour Gaza : Ne serait-ce que comprendre !

Dossier de Palestine     – Début -   

N°383                                      29-07

Par M.Lemaire    



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire                         

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Censure et sionisme - Vidéo :

1-2 La menace ‘terroriste’ : un instrument pour limiter nos libertés. 

2 Les brèves

2-1 340 enfants souffrent dans les prisons de l'occupation israélienne.

2-2 Le président Abbas : 'nous n'ajournerons aucune question du statut final dans le processus de négociations avec Israël'.

2-3 Mahmoud Abbas se déclare opposer à l’implantation des réfugiés palestiniens au Liban.

Seconde partie

3 Dossier

3-1 Point de vue de Azmi Bishara : Les Arabes et Obama.

3-2 Point de vue de Raymond Richa : Sarkozy délire.

 4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

 4 Bateau pour Gaza.(en 9 parties)

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 Uri Avnery : Le sabot du diable.

5-2 L’Etat d’Israël, quelle légitimité



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Censure et sionisme - Vidéo : Une vidéo de la conférence de Richard Labévière qui devrait intéresser tout un chacun y compris les rédactions de journaux locaux dont certaines, pourtant, m'adressent ce type de message : Veuillez arrêter de nous envoyer une copie de tous vos mails dont 95 % ne concernent pas notre édition du Vaucluse!

Peut-être que cette information se situera dans les 5%. GP  http://fr.youtube.com/watch?v=3osvZo8hL1U


1-2 La menace ‘terroriste’ : un instrument pour limiter nos libertés. 

Entretien avec le parlementaire Balthasar Glättli, Les Services de Renseignements suisses se seraient-ils laissé influencer, comme leurs voisins, par ces puissances étrangères belliqueuses qui exagèrent la « menace islamique », pour entraîner d’autres Etats - qui n’ont jamais été confrontés à des attentats - à adopter des mesures « antiterroristes », à entrer dans leur guerre ; et à accorder aux services de renseignements des pouvoirs accrus, pour surveiller de manière plus intense et systématique les populations ? 28 août 2008 Après le scandale des « fiches » qui, en 1989 avait révélé que 900.000 personnes et organisations étaient surveillées par la police fédérale, ainsi que par les polices cantonales, assiste-t-on à un nouveau scandale de fichage ? Alors même que la loi ne permet pas de surveiller des activités politiques, les Suisses découvrent aujourd’hui, avec stupeur, que tel journaliste, tel parlementaire, tel député, figurerait sur le fichier de gens surveillés par le Service de renseignement intérieur, alors qu’il n’a aucun titre à s’y trouver. Et que des sociétés privées participeraient à ces investigations illégales en violation des droits fondamentaux des citoyens. Sept ans après les attentats de 2001, la guerre déclarée par les Etats-Unis au terrorisme a eu des conséquences désastreuses sur les droits fondamentaux des citoyens, en Suisse aussi. L’extension du fichage des populations concerne désormais tous les pays prétendument démocratiques. S’opposer à la guerre antimusulmane de l’axe Tel Aviv-Washington, suffit à faire de vous un suspect. Voir sa vie privée soumise à un contrôle, par des filatures, par la violation du secret du courrier électronique et du téléphone, est un sentiment qui rend la vie irrespirable. Nous pensons que ceux qui se voient ainsi humiliés, et savent identifier les « taupes », doivent le faire savoir, afin que cet édifice immonde s’écroule. Le parlementaire zurichois, Balthasar Glättli, 36 ans, qui a récemment eu la désagréable surprise de découvrir qu’il était mis sous la surveillance d’agents secrets, évoque ici son histoire et appelle les gens à s’assurer qu’ils ne sont pas "fichés" eux aussi.

Silvia Cattori : Comment en êtes-vous venu à découvrir que vous faisiez l’objet d’une surveillance de la part des services de renseignements helvétiques [1] ?

Balthasar Glättli : Fin mars 2008, avec d’autres associations et personnes qui travaillent dans nos bureaux [2], nous avons eu la curiosité de savoir si nos noms figuraient sur l’ordinateur de la banque de données du Service d’Analyse et de Prévention ; autrement dit, si nous étions « fichés ». Nous avons décidé d’adresser une demande à M. Thür, le « Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence ». Le 17 juillet 2008, nous avons reçu, en réponse, un petit résumé où M. Thür nous signifiait que notre association ne figurait pas dans le fichier mais que mon nom y figurait. C’est ainsi que j’ai découvert que j’étais « fiché » à titre personnel [3] et que l’inscription de mon nom, sur la banque des données de la Police fédérale, avait commencé en 2005 ; période où j’avais adressé à la ville de Zurich une demande d’autorisation à manifester en soutien au peuple palestinien. Je tiens à préciser qu’il n’y avait eu aucune violence lors de cette manifestation. Silvia Cattori : Etait-ce une raison suffisante pour faire de vous un suspect et instaurer des mesures de surveillance policière à votre encontre ? Balthasar Glättli : La loi fédérale instituant des « Mesures visant au maintien de la sûreté intérieure » (LMSI), dit clairement que personne ne peut être mis sous surveillance, ni être « fiché », à cause de son engagement politique [4]. Il n’y a qu’une exception qui autorise cette surveillance : lorsque des personnes se servent de l’exercice de leurs droits politiques pour dissimuler des actions extrémistes ou terroristes.

Silvia Cattori : Si j’ai bien compris, votre activité, en défense des droits des Palestiniens, est à l’origine de cette surveillance secrète. Ce qui voudrait dire que la police fédérale considère que les personnes qui soutiennent la cause des Palestiniens sous occupation israélienne, sont assimilables à des « extrémistes » ?

Balthasar Glättli : Sur la base des rares informations fournies, on ne peut que le conjecturer. Dans le cadre du contexte légal actuel, je n’ai rien reçu de précis qui me permette de savoir ce qui a été réellement inscrit sur ma « fiche » ; je n’ai reçu qu’un résumé succinct établi par le Préposé à la protection des données. Silvia Cattori : Ce fichage révèle que la police s’en prend à des gens pour délit d’opinion ! N’est-ce pas là une grande nouvelle ? Balthasar Glättli : Oui, c’est une grande nouvelle. Selon l’organisation « Droits fondamentaux » [5] je suis même la première personne à bénéficier d’une telle indication.

Silvia Cattori : Toute personne qui veut savoir si elle est surveillée peut-elle déposer une demande ?

Balthasar Glättli : Selon la loi fédérale LMSI, tout un chacun peut adresser une demande au Préposé fédéral pour savoir si son nom est inscrit dans la banque des données de la police fédérale. Il faut savoir que le Préposé fédéral ne peut consulter cette banque de données que lorsqu’une personne lui en adresse la demande. Dès qu’il introduit le nom d’une personne, il peut voir si elle est « fichée ». Et, si c’est le cas, il peut lire le contenu et savoir dans quelles circonstances la police a commencé à mettre cette personne sous surveillance. Toutefois, la réponse du Préposé fédéral ne permet pas à la personne qui en a fait la demande de savoir si elle est « fichée ». Car il s’agit d’une « lettre standard » qui se limite à dire que le « Service d’analyse et de prévention » a agi conformément à la loi. Rien de plus. Lors de cette vérification, le Préposé fédéral a le devoir d’examiner si les informations policières collectées l’ont été en conformité avec la loi. S’il découvre des erreurs, il doit demander à l’Office fédéral de les corriger. C’est ainsi que la procédure fonctionne depuis l’entré en vigueur de la LMSI en juillet 1998. Il y a néanmoins, dans cette loi, un paragraphe qui accorde une exception [6]. Cette exception concerne, par exemple, des gens qui, en cas de fichage incorrect, se verraient refuser des postes dans l’administration fédérale. Le Préposé fédéral peut, dans ce cas, à titre exceptionnel, fournir aux personnes qui en font la demande, un bref résumé qui leur permet de savoir s’ils sont fichés et, en cas d’erreurs, de les faire rectifier.. Bien que je ne me trouvais pas dans ce cas de figure, le Préposé fédéral, a choisi de me mettre au bénéfice de ce droit d’exception. C’est ce droit d’exception qui m’a permis de savoir que je faisais l’objet d’une surveillance depuis trois ans. Silvia Cattori : L’autorité administrative a donc fait là un choix significatif ! Devant un cas aussi problématique - la découverte que des agents secrets espionnaient un homme politique – le Préposé devait-il répondre à votre requête comme il l’a fait ? De façon à ce que cette affaire éclate au grand jour ? Balthasar Glättli : Le Préposé fédéral est une instance de contrôle indépendante de la police politique et de l’administration. Je pense que, dans ce cas, M. Thür a pleinement assumé son rôle de responsable. Il est l’avocat du peuple et non pas de l’administration. C’est la philosophie de ce poste qui le veut. Certes, une autre personne à sa place, n’aurait peut-être pas agi de la même façon. Silvia Cattori : L’article de loi, qui permet d’espionner des gens soupçonnés de « préparation ou exécution d’actes relevant du terrorisme », ne prête-t-il pas à ce genre d’abus ? Avez-vous le sentiment que le contrôle parlementaire et les commissions de gestion fonctionnent bien ? Balthasar Glättli : Le risque de tels abus existe ; il ne pourra pas être totalement empêché, aussi longtemps que l’on est dans cette situation de sureté intérieure. Sans doute pourrait-on réduire sensiblement le risque d’abus si, premièrement, l’on rétablissait le droit d’accès direct aux fiches pour tous ; si deuxièmement, l’on donnait davantage de pouvoirs et de compétences à la commission parlementaire de contrôle ; si troisièmement, l’on accordait au Préposé fédéral à la protection des données davantage de personnel et un pouvoir de contrôle direct. Voilà trois exigences, clairement exprimées à l’époque, en réaction au « scandale des fiches », qui, malheureusement, ne sont toujours pas remplies à ce jour. Silvia Cattori : D’autres personnalités politiques ont également été mises sous surveillance [7]. Ces révélations suggèrent-elles que la Suisse est entrée dans un système de contrôle policier pire que celui qu’elle avait connu entre 1960 et 1990 ? Cela ne laisse-t-il pas supposer qu’il y a des dysfonctionnements à tous les étages ?

Balthasar Glättli : Oui. Après « l’affaire des fiches » en 1990, qui avait révélé qu’il y avait une véritable police politique, non seulement au niveau fédéral, mais aussi au niveau cantonal - dans la ville de Zurich par exemple, il y a eu une enquête parlementaire sur l’activité de la police politique communale. Une Commission de gestion (CdG) locale a ensuite été chargée de contrôler les activités de la police fédérale et les données policières, en association avec une sous-commission. Silvia Cattori : La police fédérale disposerait actuellement de 110’000 fiches ? Balthasar Glättli : Ce chiffre n’est pas confirmé ; il pourrait s’avérer plus grand encore. Silvia Cattori : Que comptez-vous faire maintenant ? Balthasar Glättli : Je veux maintenant chercher à obtenir l’entier de ce qui a été collecté et inscrit sur ma fiche. Et je vais écrire à l’Office fédéral pour exiger que les informations collectées à mon sujet soient retirées de la banque de données. Imaginez cette chose incroyable : on m’a mis sous surveillance ; donc je suis soupçonné d’avoir un lien avec le terrorisme, alors que je ne suis qu’un simple militant, un membre du parti écologique VERT, qui mène une action politique publique. Je suis donc un bon exemple pour démontrer que la police fédérale est en train de passer la limite ; que cette police n’accepte pas de se conformer aux règles clairement établies par la loi.

Silvia Cattori : Allez-vous encourager les gens, dont l’opinion ou l’activité politique est susceptible d’intéresser la police, à connaître leur situation en matière de fichage ? Y a-t-il des forces politiques, des associations, avec lesquelles vous comptez agir pour exiger des autorités qu’elles mettent un terme aux activités illégales de cette police secrète ?

Balthasar Glättli : Oui, notre association entend porter à la connaissance des gens cette affaire de fichage pour les encourager à savoir s’ils font l’objet d’une surveillance et s’assurer qu’ils ne sont pas fichés abusivement. Il est impératif que le plus de gens possible déposent leur demande auprès du Préposé fédéral, M. Thür, pour savoir s’ils sont fichés. Nous sommes bien évidemment conscients qu’aujourd’hui, avec les archives électroniques, il est plus difficile de vérifier ce qui se passe que lors de la précédente « affaire des fiches ». C’est pourquoi, nous allons exiger du Conseil fédéral qu’il prenne toutes les précautions pour que la police politique ne puisse en rien modifier ou effacer le contenu des fiches. Il est impératif que toutes les informations collectés illégalement soient soustraites au « Service d’analyse et de prévention » et consigné dans les archives fédérales. Ceci pour s’assurer que ce service de police n’y ait plus du tout accès et ne puisse en aucun cas effacer les traces de toute cette activité illégale. D’après la loi, et l’ordonnance respective, les données et les dossiers devenus inutiles, ou destinés à être effacés, doivent être transmis aux archives de la Confédération  [8]. Ceci de manière à ne plus permettre à la police de les modifier. Nous demandons également, que toutes les fiches soient examinées et, qu’après un certain délai, elles puissent être accessibles, non seulement à ceux qui font des recherches scientifiques, mais aussi aux « fichés » eux-mêmes. Silvia Cattori : Qu’attendez-vous de la part des autorités locales et fédérales ? Balthasar Glättli : Je suis intervenu auprès de la sous-commission de contrôle de la ville Zurich, pour lui demander de vérifier ce qu’il y a dans les archives de la police communale à mon sujet. J’attends donc des autorités locales qu’elles interviennent et agissent de façon à obtenir que tout le monde ait la possibilité de consulter sa fiche. J’espère vivement que nos démarches conduiront à un changement de la politique suivie jusqu’ici par Berne. Pour l’instant, si j’en juge par les déclarations de M. Urs von Daeniken, chef de la Division principale du « Service d’analyse et de prévention », les choses ne vont pas dans la bonne direction. Au journaliste du Sonntag Blick qui lui demandait pourquoi on m’a mis sous surveillance, "fiché" pour le simple fait d’avoir demandé l’autorisation d’une manifestation pacifique, il a répondu :« Il y a bien sûr des raisons pour que l’on ait constitué cette fiche ». La presse locale a repris les affirmations de M. Daeniken qui maintiennent en substance, que ce ne sont pas les fiches le problème, que le vrai problème ce sont les moyens de contrôle limités qui entravent les services de police dans leur tâche de "protéger les Suisses du terrorisme". Ce genre de propos, qui tendent à insinuer que de graves suspicions pèsent sur moi, que je serais assimilable à des « terroristes » ou des « extrémistes », sont intolérables. C’est pourquoi je ne vais pas en rester là. Je veux savoir tout ce qui s’est passé. Je veux savoir si la police locale a collecté des informations me concernant, dans d’autres circonstances que celles évoquées, mais qui n’apparaissent pas sur l’ordinateur de la police fédérale. Je veux savoir quel genre d’information la police de Zurich a transféré à la police fédérale durant trois années de surveillance et aussi combien de personnes sont concernées par ce fichage. Je pars de l’hypothèse que, même si il n’y a pas de fichier ou d’informations stockées sur telle ou telle personne dans la banque de données fédérales, il se pourrait que, dans les Cantons, ou au niveau local, il y ait également des informations archivées. En effet, le processus de surveillance, de collecte et de fichage, est le fait de policiers cantonaux et – pour la ville de Zurich, ou de n’importe qu’elle localité, de policiers communaux. Ce sont donc les policiers locaux qui rédigent des rapports sur les gens surveillés et leurs activités ; ils transfèrent ensuite ces rapports à la police fédérale. C’est cette dernière qui décide si telle ou telle information sera stockée et conservée dans la banque de données fédérale. Silvia Cattori : Je vous remercie de nous avoir accordé cet entretien.

 Silvia Cattori Sur l’érosion des libertés, voir :
« Jean-Claude Paye : Les populations sous surveillance », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 15 février 2008

[1] Il s’agit du « Service d’Analyse et de prévention » (SAP). Ce service de renseignement fédéral a été vivement critiqué en 2006, quand les Suisses ont découvert qu’il avait fait surveiller par un agent secret le centre islamique de Genève, dirigé par M. Hani Ramadan, un intellectuel suisse] de confession musulmane. Les méthodes illégales du SAP, dans la surveillance de M. Ramadan, et les raisons de cette infiltration abusive, restent encore à éclaircir.

[2] M. Balthasar Glättli est Directeur de l’association « Solidarité sans frontières ». Il est membre du Parlement de la ville de Zurich, parti VERT.

[3] Voir la réponse du PFPDT à M. Glättli.

[4] L’article de loi qui règle les limites du fichage (état au 1er août 2008), L’ensemble de la loi.

[5] Voir :
http://www.droitsfondamentaux.ch/2008/aktuell23072008.shtml

[6] L’Art. 18 règle le Droit d’être renseigné. Dans les cas de M. Glättli, le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT) s’est basé sur le paragraphe 18.3 qui prévoit une réponse sommaire dans des cas exceptionnels (et non pas l’art 18.1 qui n’apprend rien au requérant).

[7] L’arrestation du journaliste de la Wochen Zeitung (WoZ) à Berne, lors d’une manifestation de protestation contre le Forum économique mondial (WEF) le 19 janvier 2008, par un agent secret qui avait suivi le journaliste les jours précédents, a permis de lever un coin du voile sur les activités réelles de la police fédérale. La découverte que six députés socialistes à Bâle étaient espionnés, agite depuis quelques mois les milieux politiques concernés.

[8] Voir l’Ordonnance sur le système de traitement des données relatives à la protection de l’Etat, article 20.

Source : Mondialisation.ca
http://mondialisation.ca/...

2 Les brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
2-1 340 enfants souffrent dans les prisons de l'occupation israélienne. La communauté internationale donne une grande importance aux enfants. Les enfants restent l’avenir de toute société. Cependant, les occupants israéliens continuent à garder des centaines d’enfants palestiniens dans leurs prisons, en ne respectant aucune convention internationale. Des chiffres Plus de 3500 enfants palestiniens ont été enlevés par les Israéliens depuis le déclenchement de l’Intifada d’Al-Aqsa, dit l’association Waïd pour les captifs et les libérés. 340 dont sept filles d’entre eux sont encore détenus dans leurs prisons. Ils passent leur vie dans des conditions déplorables, c’est le moins qu’on puisse dire. A noter que 213 enfants sont déjà jugés, et 107 autres attendent toujours ce jugement. 10 enfants sont enfermés sous ce fameux régime de « Détention administrative » qui veut dire : détention sans chef d’accusation, ni jugement ! Parmi ces enfants, 82 ont 15 ans et moins. Il y en a même un qui n’a que treize ans. Beaucoup d’autres enfants ont eu leur majorité dans les prisons. Leur nombre dépasse les 450 personnes. 99% des enfants arrêtés sont le sujet de toutes sortes de torture : frappes, sac sur la tête, position trop difficile à supporter (Chabah), dit un rapport publié par l’association Waïd. Contre les lois Le rapport de cette association juridique précise que le gouvernement israélien d’occupation réagit de façon discriminatoire vis-à-vis des enfants palestiniens. Il justifie ses jugements sur l’ordre 132 donné par le chef militaire israélien de la Cisjordanie. Cet ordre qualifie toute personne de moins de 16 ans comme un enfant, à l’encontre de la convention de l’enfant. Cette loi qualifie d’enfant toute personne dont l’âge ne dépasse 18 ans. Même dans la loi israélienne, tout individu dont l’âge ne dépasse les 18 ans est un enfant. Mais le gouvernement israélien ne l’applique, cette loi, qu’aux enfants israéliens. Y a-t-il une discrimination pire que celle-là ? Pire, les ordres militaires de l’occupation israélienne permettent la détention d’enfants de 12 ans seulement ! Quelles conditions ! Et dans les prisons, les enfants, comme les adultes d’ailleurs, souffrent de cette politique de négligence médicale. Eux aussi, ils n’ont que ce fameux cachet d’Akamol pour toutes sortes de mal. Les enfants captifs sont entassés dans des cellules où il manque les conditions minimums d’une vie normale. Des cellules malpropres, avec beaucoup trop d’insectes… La nourriture y est insuffisante et de très mauvaise qualité. Sans parler du manque de jeu, nécessaire aux enfants. Sans parler également de l’éducation. En outre, ils les volent en leur imposant des amendes financières… Témoignage Un enfant de 17 ans, originaire de Bethléem, apporte son témoignage. Il avait été arrêté par les forces israéliennes d'occupation, il y a deux mois et demi de cela. La nuit, des soldats israéliens ont investi la maison familiale. Ils l’ont tiré de son lit pour lui bander les yeux et l’enchaîner. Dans la colonie sioniste de Maalih Adomim, il a reçu des coups. Il a même été frappé avec des bâtons, pour qu’il tombe par terre et qu’il y reste pour plusieurs heures. Et comme si toute cette torture ne suffisait pas, les soldats l’ont torturé avec un spot qui a laissé des brûlures sur son visage. Puis ils ont lâché un chien sur lui. Et quand le petit s’était plaint d’avoir très mal à la jambe, un soldat israélien a pris le soin de lui frapper dessus. Et dans la foulée, les soldats ont obligé l’enfant à signer des papiers en hébreu, langue qu’il ne connaît pas. Et sur la route vers le camp militaire Al-Jabal, les soldats de l’occupation israélienne ont frappé de façon collective le petit dont les yeux étaient bandés. L’enfant est toujours enfermé dans le camp Atsion. Les enfants otages ! L’association Waïd pour les captifs et les libérés a catégoriquement condamné les autorités israéliennes pour le fait de garder les enfants chez elles comme des otages. Ces autorités ne font que duper le Monde, en libérant de temps à autre quelques centaines de détenus dont la durée de leurs peines est sur le point de s’achever. Pourtant, elles laissent moisir dans leurs cellules des centaines et des centaines d’enfants, de malades, de femmes et de détenus dont la durée de la peine est longue. L’association a appelé toutes les organisations des Nations Unies qui s’intéressent aux droits de l’enfant et aux droits de l’homme et toutes les organisations juridiques internationales à intervenir pour faire toutes les pressions nécessaires sur le gouvernement israélien d’occupation, pour qu’il respecte les droits de l’enfant et la quatrième convention de Genève. Source : Centre Palestinien d'Information
http://www.palestine-info.cc/fr/...
http://www.palestine-solidarite.org/dossier.enfants_de_Palestine-cpi.250808.htm

2-2 Le président Abbas : 'nous n'ajournerons aucune question du statut final dans le processus de négociations avec Israël'. Le président Mahmoud Abbas a affirmé aujourd'hui que 'nous n'ajournerons aucune question du statut final dans le processus de négociations avec Israël.' Lors d'une conférence de presse conjointe avec le Ministre libanais des Affaires Etrangères Fawzi Saloukh à Beyrouth, le président a souligné: 'nous voulons un règlement qui traite de toutes les questions importantes: Jérusalem, les ressources d' eau, le dossier de prisonniers, les réfugiés, le tracé de frontières, la sécurité et les colonies. Nous allons poursuivre le processus de paix jusqu'obtenir un règlement politique  juste à notre cause légitime.' 'Nous insistons sur la libération du Golan, des fermes de Chebaa et des territoires palestiniens occupés, conformément à l'Initiative de paix Arabe,' a-t-il ajouté. Le Ministre libanais des Affaires Etrangères a affirmé que son pays continuerait de soutenir le peuple palestinien dans sa lutte pour la liberté.   WAFA-              le 28 août 2008,

2-3 Mahmoud Abbas se déclare opposer à l’implantation des réfugiés palestiniens au Liban. Mahmoud Abbas a souligné l’absence de litige entre les 2 pays et appelé au renforcement de l’autorité palestinienne sur l’intégralité du territoire du pays des cèdres suite notamment à l’unanimité des factions libanaises au sujet des armes palestiniennes avant de rappeler que « les réfugiés palestiniens doivent bénéficier du droit du retour dans leur patrie ». Le Président a également informé Michel Sleiman des progrès dans les négociations avec l’état hébreu et notamment sur les questions du statut de la ville de Jérusalem, des colonies israéliennes en Cisjordanie, du tracés des frontières et du retour des réfugiés avant de se féliciter de l’ouverture de négociations indirectes entre l’état hébreu et la Syrie. Dans une courte conférence de presse à l’issue de leur réunion, le président Libanais Michel Sleiman a appelé son homologue palestinien à relever les défis du terrorisme résultant de la privation de leur droits fondamentaux avant de souligner le nécessaire désarmement de ceux-ci à l’extérieur des camps et la suppression des camps d’entraînements conformément aux décisions prises lors du dialogue interlibanais de 2006. Le président libanais a également abordé la question de la reconstruction du camp palestinien de Nahr Bared au Nord Liban. Cali H Libnanews Jeudi, 28 Août 2008 19:25

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n°383 - Dossier de Palestine - 29-07 – Suite 1- : Bateaux pour Gaza : Ne serait-ce que comprendre !

n°383 - Dossier  de Palestine - 29-07 – Suite 1- : Bateaux pour Gaza : Ne serait-ce que comprendre !

Dossier de Palestine        

N°383                                    

29-07 Par M.Lemaire    


Sommaire                             – Suite 1-

3 Dossier

3-1 Point de vue de Azmi Bishara : Les Arabes et Obama.

3-2 Point de vue de Raymond Richa : Sarkozy délire.

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4 Bateau pour Gaza.(en 9 parties)

 – Début-



3 Dossier Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Point de vue de Azmi Bishara  : Les Arabes et Obama.
 « Obama étant totalement assimilé à la machine politique américaine et la désunion des Arabes étant aussi totale qu’il est possible, le Moyen-Orient ferait bien de n’escompter le moindre changement dans l’immédiat », écrit Azmi Bishara. Le phénomène Obama est une nouveauté majeure dans la vie politique des Etats-Unis. Les gens des médias, là-bas, se plaisent à qualifier ça de ’bouffée d’air frais’. Ça a injecté un renouveau de vie dans la politique, inspiré un plus haut niveau d’intérêt dans l’opinion publique (ainsi qu’un taux plus important d’inscription sur les listes électorales), enfin, ça a fourni une abondante matière première à la machine médiatique… Un élément fondamental de la saison électorale qui s’ouvre aux Etats-Unis, c’est le désir des Américains d’en découdre avec l’administration Bush, qui a trahi le peuple, à la suite des attentats du 11 septembre (2001), son aventurisme militaire et sa mise en œuvre e l’idéologie néoconservatrice dans la politique étrangère américaine. Le phénomène Obama étanche cette soif d’en découdre, le candidat lui-même, aspirant à la responsabilité et au pouvoir d’un président, bénéficie de ce climat, sans avoir, pour cela, à offrir quoi que ce soit de réellement nouveau – mis à part, toutefois, une flamboyance rhétorique qui tranche de manière frappante sur la langue de plomb de Bush, ainsi qu’un certain talent à formuler des arguments judicieux, qui n’outrepassent jamais les limites du politiquement correct, et qui apportent une contribution toute verbale au débat interne au parti démocrate, mais qui sont formulées avec un soin extrême afin de n’offenser quiconque, à droite. Il « sympathise » avec les Afro-Américains sortant du boulot, et il « ressent » ce que vivent les femmes blanches qui vivent dans la hantise de la criminalité. Il est lisse. Il est très intelligent dans le choix de son ton. Il suscite l’admiration et il ne menace personne. Votez Obama, et vous aurez le changement sans peine. Votez Obama, et soulagez votre conscience sans vous infliger la douleur inhérente à l’introspection. Obama : deux films, pour le prix d’un ! La revanche que prend l’opinion publique américaine sur le fait de s’être laissé embobiner dans la guerre, et d’avoir trouvé, de surcroît, le moyen de voter derechef pour un deuxième mandat – encore plus catastrophique que le premier – de Bush se produit bien tard. Confrontée qu’elle est à la seule élection dans laquelle elle peut laisser libre cours à sa fureur et où elle peut essorer ses consciences blessées, on a l’impression d’une frénésie d’auto-purgation, qui n’est pas sans rappeler celle qu’avait provoqué, en son temps, le phénomène Kennedy. A l’époque, la conscience blanche américaine avait cherché à purger la faute de son passé raciste, et à créer un prétexte pour une réconciliation entre les petits-enfants des esclaves amenés d’Afrique et l’establishment américain. Mais Obama n’est pas un descendant d’esclaves, pour ce qui le concerne ; il n’est pas représentatif de la souffrance des Afro-Américains. C’est le fils relativement aisé d’un Africain qui avait émigré aux Etats-Unis, des siècles après la fin du trafic d’esclaves transatlantiques. Pour les Blancs non-extrémistes des Etats-Unis, Obama représente, de ce fait, une offre bien trop alléchante pour la refuser… Avec lui, ils peuvent libérer leur conscience sans avoir à faire quoi que ce soit pour mettre un terme au racisme ; tout ce qu’ils ont à faire, c’est s’abstenir de voter pour McCain. Facile, et bon marché. De fait, dès lors qu’au grand dam des Républicains, McCain ne peut que rappeler aux électeurs ce à quoi ressemblera Bush dans vingt ans, le pari est archi-fastoche… Reste que ce que la campagne d’Obama a remué, dans la jeunesse américaine, est quelque chose d’effectivement nouveau. Là, nous trouvons un énorme sursaut d’intérêt et un enthousiasme à participer au processus démocratique. C’est une réponse colérique et relativement rapide à l’invasion des valeurs ultraconservatrices et du militarisme revanchard, et c’est aussi un reflet d’une résolution d’en finir une bonne fois pour toutes avec des tabous non-dits tels que l’impossibilité d’élire une femme ou un Noir à la présidence américaine. C’est là, indiscutablement, une évolution très importante dans la société américaine. Incontestablement, c’est une évolution que l’élite au pouvoir va contenir via les machinations de son complexe militaro-industriel, ses banques, ses médias et ses institutions culturelles. Quant à l’individu Obama, il est parfaitement sous contrôle, au sein de ladite élite. De fait, cela fait des années qu’il se bat pour y être admis, et il a montré qu’il peut être parfaitement à l’aise lorsqu’il s’agit pour lui de retourner sa veste, afin de faciliter le processus digestif dudit establishment  D’une certaine manière, de ce fait, on peut dire qu’Obama est « moins noir » que Rice, en ceci qu’il ne représente pas l’expérience afro-américaine (non que la nomination de Condy au poste de Secrétaire d’Etat ait contribué en quoi que ce soit à modifier la politique extérieure américaine). Certes, nous parlons ici d’un ministère, et non pas de la présidence. Mais même la nomination d’une femme afro-américaine à ce poste aurait été inconcevable, voici de cela quarante ans encore. Il y a aussi le fait que Rice n’a pas eu à dénier son héritage islamique, comme a dû le faire Obama. Elle n’avait nul besoin de toutes ces acrobaties verbales et de ces virages rhétoriques en épingles à cheveux pour démontrer qu’elle faisait bien partie de l’establishment. Elle en est un pur produit. Non qu’elle dût considérer un ancêtre musulman comme une tache sur sa réputation, dès lors que, d’ancêtre musulman, elle n’en avait aucun… Mais Obama, lui, si, il a dû faire ça. Et les managers de sa campagne électorale, ses sous-traitants du monde de la publicité, ses partisans sionistes et les experts ès courants occultes et intrigues de la politique intérieure américaine ont dû le faire, eux aussi. Obama a dû voir dans ses origines musulmanes une faille, une flétrissure. Autant dire qu’il a échoué au test du racisme, en ce qui concerne le respect des Arabes et des musulmans. En tant que personne, Obama n’a assurément rien de bien nouveau. C’est un homme politique ambitieux, un homme jeune qui a eu besoin d’une énorme quantité d’opportunisme, d’une épaisse carapace et de principes ultra-flexibles, pour arriver là où il est. De plus, toute son insistance sur la manière dont il est un bon chrétien, à un point pas croyable, est une véritable caricature de la laïcité à l’américaine. Apparemment, pour devenir Président des Etats-Unis, vous devez proclamer, comme un revivaliste chrétien : « J’ai ouvert mon cœur à Jésus ! ». Mais la vague qui porte Obama, la base sociale sur laquelle repose sa popularité, n’est pas dépourvue de quelques nobles traits. Plus nobles, en tout cas, qu’il ne l’est lui-même… Cette élection peut vouloir signifier un certain changement dans la politique américaine, ou plus précisément, elle peut refléter des changements dont le temps est venu. L’élection de Bush à un deuxième mandat fut une expression de changement politique, comme l’avaient été celle de Reagan et celle de Roosevelt. Toutefois, dès lors qu’il s’agit de la politique étrangère de la superpuissance américaine, le changement est limité par les intérêts de ce pouvoir, et ceux-ci sont définis par l’establishment, les groupes d’intérêts spéciaux qui l’entourent et leurs instruments de formatage de l’opinion publique. Il n’y a strictement rien d’altruiste dans ce processus, quels que soient ceux qu’il affecte. Le changement rendu possible par l’élection prochaine peut consister en la définition du terme de la présence militaire directe des Etats-Unis en Irak, dans le cadre de l’accord sécuritaire entre les deux pays. Cet accord dangereux restera probablement dans son état actuel pendant encore plusieurs administrations à venir. Toutefois, le changement n’inclura nul changement dans la politique américaine vis-à-vis d’Israël, et donc vis-à-vis de la cause palestinienne. Nul besoin, à ce sujet, d’énumérer les raisons archi-connues qui font qu’Israël est tellement important pour les Etats-Unis qu’il s’agit pour eux davantage d’une affaire intérieure que d’une question de sécurité nationale. La position de Washington sur la cause palestinienne ne changera pas, en raison des mécanismes internes du système politique américain. A l’intérieur des Etats-Unis, Israël gagne. Toujours. Seules, des pressions extérieures qui seraient exercées sur des intérêts américains, aux Etats-Unis et à l’étranger, seraient à même de provoquer un tel changement, comme cela s’est produit en Irak, par exemple. Et pourtant, les Arabes ont toujours cette manie persistante, et toujours renaissante, qui veut qu’en dépit d’un flot ininterrompu de déceptions causées par les présidents américains successifs, dès qu’une année électorale est annoncée, ils sont inévitablement les victimes de l’illusion selon laquelle cela a quelque chose de prometteur pour la cause palestinienne. Depuis que des théoriciens du complot ont fait circuler l’idée que ce seraient « les juifs » qui auraient assassiné Kennedy au motif qu’il avait l’intention de résoudre la question palestinienne, la même mentalité, le même modèle de comportement naïf ne cesse de se répéter, y compris dans la presse arabe. Ainsi, d’une élection à la suivante, nous voyons les Arabes miser leurs espoirs sur tel candidat ou tel autre, suivre jour après jour la façon dont il mène sa campagne et, le jour de l’élection venu, rester assis sur le bord de leur siège, anticipant les résultats. Ce qu’il y a d’étonnant, toutefois, c’est le fait que cette lubie des Arabes a déteint sur Obama. Son estomac qui se met à gargouiller de sa fringale d’entrer dans les bonnes grâces de l’Aipac, des dirigeants israéliens et de l’idéologie sioniste, en général ; sa sympathie totale pour la situation des habitants de Sderot, sans la moindre once de compréhension de la situation à Gaza ; et son psittacisme des clichés de l’administration Bush sur le terrorisme et les Palestiniens, traduisent non seulement l’étendue de son opportunisme, mais aussi l’ampleur de son mépris pour les Arabes, et peu importe qu’il croie sincèrement, ou non, à ce qu’il raconte au sujet d’Israël… N’ont qu’il ait eu en face de lui un front arabe uni qui l’eût amené à les prendre en considération, ou qui lui eût donné, au minimum, quelques conseils. Bien entendu, il a dû entendre des avis contradictoires de la part des Arabes, et ses conseillers lui ont certainement fait état de rapports tout aussi contradictoires en ce qui concerne les espoirs et les attentes des Palestiniens. Et, naturellement, il a dû entendre parler de l’initiative des pays arabes qui excellent à se faire mutuellement des crocs-en-jambes, à instiguer des antagonismes mutuels et à promouvoir secrètement leur propre agenda en ce qui concerne la reddition d’un semblant de justice aux Palestiniens. C’est là sans doute la principale raison pour laquelle les Arabes ne devraient s’attendre à nulle promesse d’un président des Etats-Unis quel qu’il soit – cette promesse, ils ne se la sont toujours pas faite entre eux. Il n’y a strictement aucune raison pour que les Arabes puissent escompter un changement quelconque à une situation dans laquelle de si nombreux facteurs avantagent Israël, tandis que les Arabes ne font strictement rien pour tirer l’échelle vers eux-mêmes. La principale faiblesse des Arabes tient au fait qu’ils sont désunis, fragmentés, qu’il leur manque un agenda commun, ainsi que la résolution et le pouvoir de soutenir une quelconque décision commune, ni aucune action qu’ils entreprennent. Aussi, même quand une crise pendante les pousse à se réunir et à produire une déclaration commune, ils sont incapables d’appuyer leurs paroles verbales au moyen d’une action concrète quelconque. Il n’y a pas de recette miracle. Les Arabes ne constateront aucun changement en leur faveur tant qu’ils ne feront pas le nécessaire pour que leur présence soit ressentie comme un facteur de cohésion incontournable dans l’arène internationale.
Dans l’attente, les choses étant ce qu’elles sont, il y a bel et bien quelque chose de nouveau aux Etats-Unis.
Mais, malheureusement, il n’y a toujours strictement rien de nouveau, pour les Arabes. Azmi Bishara in Ahram Weekly, 21-27 août 2008, n° 911
http://weekly.ahram.org.eg/2008/911/op2.htm Source et traduction : Marcel Charbonnier http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Azmi_Bishara.210808.htm Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier © Copyright Al-Ahram Weekly. All rights reserved



3-2 Point de vue de Raymond Richa : Sarkozy délire.

Nicolas Sarkozy menace l'Iran « d'accroître les sanctions dans tous les domaines » Fragments de son discours :
« La communauté internationale ne peut pas accepter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire »…
« Personne n'a de meilleure stratégie à proposer et, si nous devions échouer, chacun connaît l'alternative catastrophique devant laquelle le monde serait placé : la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran »…
Tout en tenant ce discours, il menaça d'accroître les sanctions dans tous les domaines, si Téhéran ne répond pas aux exigences internationales.
De quel droit Monsieur Sarkozy parle-t-il au nom de la Communauté Internationale , à moins de comprendre par « Communauté Internationale », sa chère communauté qui le lie économiquement, politiquement et militairement aux Etats-Unis ?
Poursuivant son discours, il évoque les exigences internationales que seul l’individu dupe avale ; en effet, ses exigences sont celles de ses maîtres faucons américano-sionistes qui s’acharnent à renforcer leur domination économique et militaire sur le reste du monde.
Si Monsieur Sarkozy était sincère, il commencerait par fonder sa politique extérieure sur les principes suivants :
1- soutien inconditionnel au droit du retour des réfugiés palestiniens dans leur Pays, la Palestine Libre
2- levée immédiate du blocus imposé à plus d’un million et demi de palestiniens à Gaza
3- agir énergiquement pour l’arrêt total de la colonisation sioniste en Palestine et pour une Palestine Libre et Démocratique
4- agir immédiatement pour un Moyen Orient totalement dépourvu d’armes nucléaires, ceci en commençant par la destruction de l’arsenal nucléaire militaire de l’entité sioniste

Enfin, je dédie à celles et ceux qui sont sous l’emprise des médias à sa solde, ce petit détail du jour, ce petit fragment de la réalité quotidienne en Palestine Occupée qui laisse malgré tout indifférents et bouches cousues Monsieur Sarkozy et son ministre Kouchner :
Un bébé palestinien, le plus jeune détenu dans notre monde, entre les mains menottées de sa mère également détenue, assistant à sa condamnation
De surcroît, ses mains ainsi menottées, elle n’avait pas pu l’allaiter, douze heures durant !!!
Aux menaces de Monsieur Sarkozy, nous répondons par un seul mot :
Résistance 28 Août 2OO8
Raymond RICHA



4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1  C’est la loi "Il vous est interdit de rentrer dans ce territoire !"
"pourquoi ?"
"c’est la loi... vous avez enfreint la loi"
"quelle loi ?"
"la loi de l’Etat d’Israël interdisant à tout citoyen israélien de pénétrer dans ce territoire"
"pourquoi ?"
"parce qu’il est administré par une entité ennemie"
"quand je vais à Ramallah personne ne m’arrête"
"c’est pas pareil"
"pourquoi ?"
"parce que Ramallah et Gaza ne sont pas sur le même territoire"
"et depuis quand ces deux villes palestiniennes ne sont pas sur le même territoire ?"
"depuis que le Hamas a pris le pouvoir à Gaza"
"mais les élus du Hamas ont la majorité absolue à l’Assemblée nationale palestinienne, de plus, ils ont été élus démocratiquement sous supervision de la communauté internationale"
"oui mais cette même communauté internationale a décrété que le Hamas est hors la loi"
"si je comprends bien, chacun fait sa loi"
"jusqu’à un certain seuil de tolérance"
"comment ça... je ne comprends pas"
"il y a des lois au-dessus d’autres"
"qui décident de cette hiérarchie des lois ?"
"les plus forts"
"c’est donc la loi du plus fort"
"c’est ça... "
"et comme je ne suis pas assez fort, je dois obéir à votre loi"
"c’est bien... tu comprends vite... on nous avait avertis que tu étais intelligent et muni d’un grand sens de la provocation"
"je ne comprends toujours pas..."
"quoi ?"
"pourquoi vous ne m’avez pas arrêté au moment où je rentrais dans ce territoire ?"
"on n’avait pas encore reçu l’ordre de le faire"
"parce qu’en plus, il vous faut un ordre pour appliquer votre loi du plus fort !?"
"c’est la loi"
"une loi au-dessus de la loi du plus fort ?"
"c’est la loi"
"je vois..."
"vous voyez quoi ?"
"que vous n’êtes plus en mesure de comprendre"
"on ne nous demande pas de comprendre mais d’obéir aux ordres, dans l’intérêt de l’Etat"
"de l’Etat de droit..."
"non celui d’Israël"
"qui est au-dessus de toutes les lois... c’est bien ça ?"
"... !?" Al Faraby
27 août 2008
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4922


4-2 Les solidaires internationaux brisent l’embargo maritime.
Les 26 solidaires internationaux qui sont arrivés à Gaza à bord de deux bateaux ont pu traverser jusqu’à 10 mille mètres dans les profondeurs des eaux régionales de la bande de Gaza, avec des barques de pêcheurs palestiniens, brisant l’embargo maritime sioniste qui interdit la pêche à partir d’une profondeur de deux mille mètres seulement.
Des journalistes palestiniens qui ont accompagné les activistes juridiques sur des barques de pêcheurs palestiniens ont dit que l'armée de l'occupation et ses bateaux ont encerclé leurs barques, pendant plusieurs heures, avant de leur permettre de continuer leur chemin.
Des sources palestiniennes à Gaza ont affirmé que les pêcheurs ont pêché jusqu'à une profondeur de 10 milles mètres, pour la première fois depuis plus de 20 ans. Gaza – CPI 26/8

4-3 Bahr honore les activistes internationaux qui ont brisé le blocus israélien.
Le chef du conseil législatif palestinien, par intérim, Dr. Ahmed Bahr a honoré dans le siège du parlement palestinien les activistes internationaux des deux bateaux de la liberté, en évaluant fortement leur rôle majeur pour mettre fin au blocus imposé par l’occupation et ses alliés.
Il a salué leur acte humanitaire, en critiquant fortement le silence international qui ignore complètement la situation tragique d'un million et demi de palestiniens, étouffés par un blocus sévère,  sans précédent, dans l'histoire de l'humanité.
Bahr a salué également les activistes des bateaux" Free Gaza" et "liberty", tout en leurs encourageant que leur acte majeur et humain, va certainement pousser d'autres activistes internationaux, arabes, musulmans et les gouverneurs arabes de se mettre au diapason de leur juste ténacité visant à briser complètement le blocus arbitraire et inhumain. Il a fortement condamné la politique israélo américaine envisageant à mettre l'impasse devant l'expérience démocratique du peuple palestinien que le monde entier a témoigné sa transparence.  Le dirigeant palestinien a protesté sévèrement contre les violations israélo américaines au sein des droits de l'homme et des lois, règles et chartes internationales, notamment contre le droit de pratiquer réellement les valeurs démocratiques. Il a expliqué aux activistes internationaux les énormes souffrances de 40 ministres et députés, enlevés par les autorités sionistes suite de leurs victoires démocratiques et transparentes durant la dernière compagne électorale, tout en insistant aux souffrances du chef du conseil législatif, Dr .Aziz Dweik. " Est-t-il logique d'accepter qu'un chef d'un tel conseil législatif au monde entier est enlevé d'une manière barbare et jeté dans une incarcération inconfortable, d'un mètre et demi, rien parce qu'il est chef". " L'occupation continue à violer toutes les règles, chartes et lois internationale, au su et vue de la communauté internationale, nos députés et nos ministres souffrent énormément dans les prisons sionistes", a-t-il également proclamé devant les activistes internationaux. "Les autorités occupantes mettent au vrai danger la vie des palestiniens autochtones dans la ville occupée d'Al Qods. La judaïsation et le colonialisme sont en persistance dans la ville sainte", a également leurs informé. Bahr a appelé les solidaires internationaux qui entame leur troisième journée dans la bande de Gaza à presser sur les pays occidentaux pour lever le veto israélo-américain imposé contre le dialogue inter- palestinien et d'aider le peuple palestinien à récupérer ses droits , la libération de ses terres pour qu'il puisse vivre en pax dans la région. Gaza – CPI 26/8

4-4 Israël arrête un militant pacifiste pour avoir accosté à Gaza
La police israélienne a arrêté mardi l'un des militants pacifistes qui avaient accosté samedi dans la bande de Gaza, en l'accusant d'avoir enfreint une interdiction d'entrer dans ce territoire palestinien.
Jeff Halper, ressortissant israélien qui possède aussi la nationalité américaine, était au nombre de 44 militants de l'association "Gaza libre" originaires de 17 pays qui avaient fait avec succès la traversée de Chypre à Gaza par bateau en dépit du blocus israélien.
"Il est interrogé au poste de police de Sderot pour être entré dans la bande de Gaza en infraction à un décret militaire qui interdit aux citoyens israéliens de le faire", a déclaré un porte-parole de la police.
Halper, qui est juif, a passé trois jours dans la bande de Gaza avant d'entrer en Israël par le point de passage d'Erez, où il a été interpellé pour interrogatoire.
Les militants pacifistes pensent reprendre en bateau la direction de Chypre jeudi et ont promis d'emmener avec eux plusieurs Palestiniens, dont des étudiants qui n'ont pas été autorisés par Israël à quitter la bande de Gaza pour aller étudier à l'étranger.
Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré qu'aucune décision n'avait encore été prise concernant les Palestiniens qui chercheraient à quitter ainsi Gaza
. (Reuters)

4-5 Israel Shamir : De bonnes nouvelles depuis la Palestine ! Deux bateaux, le Free Gaza [Libérez Gaza !] et le Liberty, avec à leur bord une quarantaine de militants de divers pays, ont atteint sans encombre la côte de la bande de Gaza assiégée. Ils sont passés à travers le blocus naval instauré par les Israéliens, apportant un message d’espoir, sans oublier quelques provisions pour les assiégés. Ce fut la conclusion loin d’évidente et attendue d’une entreprise audacieuse ; il y a, de cela, vingt ans, une tentative similaire se termina en catastrophe. En 1988, l’OLP mit en scène une tentative (non aboutie) de relier en bateau Chypre à Haïfa. Des hommes-grenouilles israéliens [ frogmen attached ] fixèrent une mine sous la coque du bateau, le Sol Phryne, rebaptisé Exodus II, tandis qu’il mouillait dans le port de Limassol, ce, après avoir, la veille, mis une bombe dans la voiture de l’équipage, tuant trois de ses membres. Ce voyage avait été programmé de façon à coïncider avec les quarante ans de la Nakba et de la fondation d’Israël. Pendant vingt ans, personne ne mentionna plus cette tentative, ni personne ne tenta de réitérer le voyage suicidaire. Le présent voyage entendait marquer, quant à lui, le soixantième anniversaire de la Nakba  : il a été couronné de succès. C’est un événement heureux : nous devons être contents de l’arrivée des bateaux sains et saufs. Que l’on se souvienne de ces frêles esquifs, en compagnie du Granma et de l’Exodus, sinon de la Santa Maria de Cristophe Colomb, car ils ont accompli un exploit historique. Le siège de Gaza est en train de s’effondrer. Les autorités israéliennes ont déclaré qu’il n’était pas dans leur intention d’interférer avec les bateaux afin de ne pas leur faire de publicité. Mais les événements ont leur dynamique propre ; et nous pouvons espérer que les dirigeants israéliens ne pourront pas retrouver aussi facilement leurs mauvaises manières d’hier. Une petite manifestation peut aboutir à la révolution. Cette opération doit être étendue, il faut la multiplier : ce n’est plus deux bateaux, qu’il faut diriger sur Gaza, mais des milliers ! Nos félicitations aux hommes et aux femmes courageux qui ont piloté ces bateaux jusqu’aux côtes de Gaza. Et nos félicitation particulières à Uri Davis, un des militants de Free Gaza, qui a vu la lumière, de bien des façons différentes. Après avoir été, depuis toujours, un athée sans dieu, il est venu à Dieu, et il a embrassé l’Islam. Après avoir vécu longtemps seul, il a épousé une femme palestinienne, appartenant à la noble famille Husseini. Tous nos veux à Uri Davis ! Un juif de moins, et un célibataire de moins, d’un seul coup, d’un seul !!  Par sa triple bonne action, Uri Davis a apporté une cinglante réponse à son ami d’hier, Uri Avnery. Celui-ci, en effet, a écrit un article dans lequel il menace les Palestiniens : n’imaginez pas vivre avec les juifs dans un unique Etat, parce que les juifs préfèreront vous expulser, ou vous exterminer ! Notre ami John Spritzler a écrit une longue réplique à Avnery,
[ http://spritzlerj.blogspot.com ], dans laquelle il écrit : « Cela ne diffère en rien d’un malfrat de la mafia donnant son « conseil d’ami » à un propriétaire d’échoppe, en l’avertissant des conséquences du non-paiement de la « protection » assurée par la Mafia. Ici , nous voyons Avnery laisser tomber son masque de « cher ami des Palestiniens » et rendre parfaitement claire sa position véritable : défiez le projet sioniste d’une souveraineté exclusivement juive sur la quasi-totalité de la Palestine , et nous nous unirons, tous autant que nous sommes, nous autres, les juifs, telle une « droite fasciste unie », pour vous chasser de Palestine ! »
Mais Uri Davis est arrivé, et il a envoyé une taloche dans la tronche à Avnery : si même lui, un parangon de l’athéisme juif, peut se convertir et embrasser les Palestiniens, non pas seulement dans un Unique Etat, mais dans une Unique Communauté croyant en un Dieu Unique, en une Famille Unique et en un Lit Unique, alors, pour sûr, la fermeté juive est en train de s’effondrer. Israël est le seul endroit au monde où cela semble encore une étrangeté : aux Etats-Unis et en Russie, la majorité des mariages sont des mariages mixtes. Les juifs jettent leur judéité aux orties aussi vite que possible. Inshallah, bientôt, il n’y aura plus suffisamment de juifs pour imposer le blocus naval ! Free Gaza Israel Shamir :
26 août 2008
Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier

4-6 Al-Khoudri met au courant, les activistes internationaux, des violations de l'occupation. "La fermeture des passages de Gaza, malgré l'entrée en vigueur de l'accalmie, représente une punition collective contre les habitants de Gaza", a déclaré, mercredi 27/8, le chef du comité populaire pour la lutte contre la blocus Djamel Al-Khoudri à Gaza. Al-Khoudri a expliqué aux solidaires internationaux les grandes souffrances des citoyens à cause des fermetures continuelles des passages de Gaza, en insistant sur le fait que l'occupation persiste à violer tous ses engagements concernant l'accalmie signée à travers la médiation de l'Égypte.
Il a attiré l'attention des activistes internationaux à la nécessité d'ouvrir tous les passages afin de soulager les souffrances d'un million et demi de Palestiniens assiégés depuis plus deux ans. Al-Khoudri a indiqué que l'occupation présente toujours des prétextes inacceptables pour justifier ses violations des droits légitimes des Palestiniens. Il a souligné que Gaza nécessite chaque jour l'entrée de 400 camions de produits indispensables dans tous les domaines de la vie, qu'ils soient économiques, sanitaires ou autres, et pendant le mois de Ramadan. Enfin, il a appelé les activistes internationaux qui soutiennent les Palestiniens à transmettre la réalité des souffrances des habitants de Gaza à cause du blocus et des fermetures des barrages. Il leur a demandé d'activer la question palestinienne au niveau mondial.
27/08/ Gaza – CPI

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n°383 - Dossier de Palestine - 29-07 – Fin-- : Bateaux pour Gaza : Ne serait-ce que comprendre !


n°383 - Dossier  de Palestine - 29-07 – Fin-- : Bateaux pour Gaza : Ne serait-ce que comprendre !

Dossier de Palestine      – Fin-  

N°383                                     29-07

 Par M.Lemaire    


Sommaire                             – Fin-

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4 Bateau pour Gaza.(en 9 parties)   – Fin-

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 Uri Avnery : Le sabot du diable.

5-2 L’Etat d’Israël, quelle légitimité ?



4-7 Gaza: deux bateaux ayant brisé le blocus s'apprêtent à repartir à Chypre. Extraits +/- publiable : Des militants pro-palestiniens qui ont brisé symboliquement par la mer le blocus israélien imposé à la bande de Gaza s'apprêtaient à repartir jeudi pour Chypre à bord de deux bateaux en emmenant quelques Palestiniens bloqués dans le territoire. Les deux bateaux de pêche, "Free Gaza" et "SS Liberty", arrivés samedi au port de Gaza avec 44 militants à bord, devaient appareiller en début d'après-midi. Un petit groupe de Palestiniens, notamment des étudiants inscrits dans des universités étrangères incapables de quitter Gaza en raison du blocus, doivent se joindre aux militants, a indiqué le Mouvement "Liberté pour Gaza (Free Gaza)", qui a organisé le voyage. "Nous allons repartir aujourd'hui avec quelques cas humanitaires, entre sept et neuf personnes, et attendons à présent la réponse des autorités chypriotes qui examinent la liste des noms des passagers palestiniens", a indiqué à l'AFP l'une des organisatrices, Houwaida Arraf. "En venant à Gaza, nous avons constaté l'ampleur du drame et des souffrances vécus par sa population. Ce qui se passe ici est un véritable crime de guerre", a-t-elle ajouté. Moushir Al-Farra, l'un des militants arrivés à bord des bateaux, a affirmé que l'objectif du voyage avait été atteint. "Nous avons réussi à briser le blocus malgré l'occupation israélienne et sa flotte qui n'a pas été capable de défier les militants pro-palestiniens", a-t-il dit. "C'est la première fois en 40 ans que des bateaux (étrangers) arrivent au port de Gaza". L'objectif des militants, qu'Israel a laissé gagner les côtes de Gaza samedi, était d'attirer l'attention sur le sort des 1,5 million de Palestiniens qui vivent dans cette enclave pauvre de 362 km2 en bordure de la Méditerranée. Israël lui impose un blocus depuis juin 2007,  Ce blocus avait été renforcé en janvier 2008 pour riposter aux tirs de roquettes palestiniennes sur l'Etat hébreu. Un organisateur, Vaggelis Pissias, a estimé que les autorités israéliennes ne devraient pas intercepter les bateaux sur le chemin du retour, alors que les médias israéliens évoquent une possible intervention de la marine pour contrôler l'identité des passagers palestiniens. "Israël n'a pas le droit d'intercepter ces bateaux. Les Palestiniens doivent avoir les mêmes droits que les autres peuples, comment se fait-il qu'ils sont le seul peuple de la Méditerranée à ne pas avoir accès à leurs eaux?", s'est-il interrogé. Le seul Israélien ayant fait le voyage depuis Chypre a été appréhendé mercredi par la police à son retour en Israël par le terminal routier d'Erez. Jeff Halper, un universitaire natif des Etats-Unis, a été détenu près de 24 heures à la prison d'Ashkelon, au sud de Tel-Aviv, les autorités israéliennes lui reprochant d'être entré illégalement dans un territoire considéré comme "hostile", le Hamas étant qualifié de groupe "terroriste". Les militants pro-palestiniens avaient été reçus dimanche par des responsables du Hamas dont M. Haniyeh qui leur a symboliquement attribué la nationalité palestinienne. Aux termes des accords avec l'Autorité palestinienne, Israël contrôle l'accès par mer et air de la bande de Gaza, évacuée en 2005 par son armée. Israël et le Hamas observent une trêve des violences depuis le 19 juin qui s'est traduite par un allègement du blocus. AFP –   28 août

4-8 Je vais à Chypre pour me faire poser une prothèse"  Des militants pro-palestiniens qui ont brisé symboliquement par la mer le blocus israélien imposé à la bande de Gaza sont repartis jeudi pour Chypre à bord de deux bateaux, en emmenant sept des Palestiniens bloqués dans le territoire. Les deux bateaux de pêche, "Free Gaza" et "SS Liberty", arrivés samedi au port de Gaza avec 44 militants à bord, ont appareillé du port de Gaza vers 12H30 GMT. Neuf militants qui ont décidé de rester plus longtemps à Gaza n'ont pas embarqué alors qu'un dixième, un Américain, devait tenter de se rendre en Israël jeudi par le terminal routier d'Erez, a indiqué le Mouvement "Liberté pour Gaza (Free Gaza)", qui a organisé le voyage. Sept Palestiniens, notamment des étudiants inscrits dans des universités étrangères incapables de quitter Gaza en raison du blocus et des malades, se sont joints aux militants sur les bateaux, selon la même source. Parmi eux figure Saëd Misleh, 12 ans, amputé d'une jambe il y a plus deux ans après avoir été blessé dans l'explosion d'un obus israélien. "Je vais à Chypre pour me faire poser une prothèse", a dit le garçon à l'AFP. "Les menaces israéliennes d'intercepter les bateaux ne nous font pas peur. On va briser le blocus pour que mon fils ait son prothèse", lance son père, Khaled Misleh, qui l'accompagne. Ismaïl Haniyeh, le chef du gouvernement du Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza, a salué les militants dans le port avant leur départ. Il a leur symboliquement remis des passeports diplomatiques palestiniens. "Votre venue à Gaza récompense l'endurance du peuple palestinien face à l'occupation", a-t-il dit. "En venant à Gaza, nous avons constaté l'ampleur du drame et des souffrances vécus par sa population. Ce qui se passe ici est un véritable crime de guerre", a pour sa part indiqué à l'AFP l'une des organisatrices, Houwaida Arraf. Moushir Al-Farra, l'un des militants, a affirmé que l'objectif du voyage avait été atteint. "Nous avons réussi à briser le blocus malgré l'occupation israélienne et sa flotte qui n'a pas été capable de défier les militants pro-palestiniens", a-t-il dit. "C'est la première fois en 40 ans que des bateaux (étrangers) arrivent au port de Gaza". L'objectif des militants, qu'Israël a laissé gagner les côtes de Gaza samedi, était d'attirer l'attention sur le sort des 1,5 million de Palestiniens qui vivent dans cette enclave pauvre de 362 km2 en bordure de la Méditerranée. Israël lui impose un blocus depuis juin 2007, après la violente prise de pouvoir par Hamas aux dépens du Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas. Ce blocus avait été renforcé en janvier 2008 pour riposter aux tirs de roquettes palestiniennes sur Israël. De petites embarcations de pêche ont accompagné les deux bateaux battant pavillon grec sur quelques milles au large de Gaza. "Israël n'a pas le droit d'intercepter ces bateaux. Les Palestiniens doivent avoir les mêmes droits que les autres peuples, comment se fait-il qu'ils sont le seul peuple de la Méditerranée à ne pas avoir accès à leurs eaux?", s'est interrogé un autre organisateur, Vaggelis Pissias,. Le seul Israélien ayant fait le voyage depuis Chypre a été appréhendé mercredi par la police à son retour en Israël par le terminal routier d'Erez. Jeff Halper, un universitaire natif des Etats-Unis, a été détenu près de 24 heures à la prison d'Ashkelon, au sud de Tel-Aviv, les autorités israéliennes lui reprochant d'être entré illégalement dans un territoire considéré comme "hostile", le Hamas étant qualifié de groupe "terroriste".(1) La majorité des militants, âgés entre 22 ans et 81 ans, sont Américains et Britanniques, y compris Lauren Booth, belle-soeur de l'ex-Premier ministre Tony Blair, le représentant du Quartette pour le Proche-Orient. Celle-ci fait partie de ceux ayant décidé de rester à Gaza. ( Jeudi, 28 août 2008 ) http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4925
4-9 Bateaux pour Gaza : Ne serait-ce que comprendre ! Ce monde est-il vraiment tombé si bas pour qu’un élan de générosité de volontaires âgés soit nécessaire afin d’attirer son attention sur un crime contre non seulement l’humanité, mais tout ce qui la fait aussi et qui dure depuis soixante ans ? Pour attirer l’attention du monde sur le caractère inhumain et immonde de ce qui se passe à Gaza, une quarantaine de personnes venues d’horizons divers, dont la moyenne d’âge (selon Le Monde du jeudi 21 août) avoisine les 60 ans, ont décidé d’y aller par bateau, comptant sur la médiatisation de leur action. Initiative fort louable en soi et, de ce côté de l’humanité, nous ne pouvons que dire merci pour l’intention. Seulement, voilà ! En humains, justement, nous ne pouvons pas éviter de nous poser des questions, beaucoup de questions. D’abord, ce monde est-il vraiment tombé si bas pour qu’un élan de générosité de volontaires âgés soit nécessaire afin d’attirer son attention sur un crime contre non seulement l’humanité, mais tout ce qui la fait aussi et qui dure depuis soixante ans ? Ensuite, pourquoi ce monde est-il toujours si prompt à se dresser, et même à des Palestiniens, il semble émarger au rayon des abonnés absents ? L’exemple le plus récent est celui de la Géorgie où, dès que le premier char russe a franchi la frontière, Union européenne, Etats-Unis d’Amérique, Otan et que sait-on encore, se sont tous levés pour crier au scandale et faire montre de la plus grande fermeté, alors qu’en Palestine, les chars israéliens ne cessent de faire feu, de détruire, de démolir, de déraciner, d’écraser même des êtres démunis depuis plus d’un demi-siècle, sans que ce même monde trouve quoi dire, même pas une menace, même pas une condamnation, en dehors des gesticulations à l’ironie à peine voilée ! Est-il donné de proférer des menaces lorsqu’il s’agit d’autres lieux et d’autres peuples, alors que lorsqu’il s’agit de comprendre, ne serait-ce que comprendre, pourquoi ce monde-là se plaît-il à faire semblant de ne rien voir de ce qui se passe, juste là, en Irak, et même participer activement à sa destruction, alors que, prétendant tout voir dans la brume tibétaine si loin pourtant, il ne cesse de hurler et de pousser ses crieurs au scandale à longueur de jours ? Est-il permis de penser, face à ces défenseurs autoproclamés du droit d’expression, pourquoi lorsqu’on confond, le plus souvent volontairement et de manière ostentatoire, entre musulmans et terroristes, ils ne se sentent pas dérangés outre mesure, alors qu’il suffit que quelqu’un émette, du fin fond de l’univers, le doute scientifique sur un évènement banal et sans grande signification pour l’humanité, pour que tous les médias de ce monde se dressent, baïonnette à la main ? Que des personnes âgées aient décidé de « prendre un bateau » pour Gaza, nous applaudissons et remercions pour l’intention. Que les médias nous présentent cela comme une preuve de moralité et de générosité de ce monde, voilà qui ne peut pas, qui ne peut plus passer ! 23 août Aïssa Hirèche - Le Quotidien d’Oran


5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion. Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 5-1 Uri Avnery : Le sabot du diable.

La "vision" de l’Etat binational appartient à l’avenir lointain, mais le résultat immédiat de la campagne en sa faveur est de supprimer tous les obstacles à l’effort de colonisation. J’ai été choqué quand j’ai lu le titre du Haaretz. Il faisait dire à Sari Nusseibeh "Il n’y a pas de chambre pour deux", signifiant par là deux Etats entre la Méditerranée et le Jourdain. Quoi ? Nusseibeh a-t-il abandonné son soutien à une solution basée sur la coexistence entre l’Etat d’Israël et l’Etat de Palestine ? J’ai lu son long entretien avec Akiva Eldar et retrouvé mon calme. Calmé et aussitôt après en colère. Parce que le titre était une déformation flagrante. Il ne reflétait pas ce qui était dit dans l’interview. Et comme beaucoup de gens ne lisent que les titres et ne prennent pas la peine d’étudier le texte qui suit, c’est une tromperie. Comment de telles choses se produisent-elles ? Dans Haaretz, comme dans la plupart des autres journaux, la règle est que les titres ne sont pas choisis par les auteurs mais par le rédacteur en chef. Ceci peut aboutir à des titres complètement trompeurs – par ignorance, par négligence ou intentionnellement. Cette fois-ci, la question et la personne de l’auteur sont trop importantes pour passer ce fait sous silence. POUR TOUT DIRE, j’aime beaucoup Sari Nusseibeh. Un jour nous avons défilé main dans la main en tête d’une manifestation dans la Vieille Ville de Jérusalem. Nous avons partagé un prix pour la paix en Allemagne (Le prix Lev Kopelev de 2003, du nom du militant russe des droits humains exilé). J’ai connu son père, Anwar Nusseibeh, un vrai aristocrate palestinien, qui fut ministre de la Défense pendant l’occupation jordanienne et ambassadeur à la cour de Saint James. Juste après le début de l’occupation israélienne, je lui ai demandé confidentiellement s’il préférerait revenir sous administration jordanienne ou avoir un Etat palestinien indépendant. Il me répondit en termes non ambigus qu’il préférait la seconde solution. Sari bénéficia d’une éducation britannique en même temps que palestinienne. Certaines personnes le trouvent distant et même hautain, mais je pense qu’il est sensible et modeste. Il est très courageux, tant moralement que physiquement, exprimant souvent des opinions très impopulaires. C’est pourquoi il a été plusieurs fois frappé. Il y a cinq ans, en coopération avec l’amiral israélien (et actuel ministre sans portefeuille) Ami Ayalon, il publia un plan de paix clair, prévoyant l’établissement d’un Etat palestinien à côté de l’Etat d’Israël, avec des frontières situées sur la Ligne Verte et avec Jérusalem comme capitale des deux Etats. Le plan n’était pas très différent du précédent plan de paix de Gush Shalom ou de l’Initiative de Genève postérieure. Donc j’ai été choqué quand j’ai lu le titre. Se pouvait-il que Nusseibeh ait abandonné le point central de cette proposition ? DANS L’interview, Nusseibeh dit quelque chose de tout-à-fait différent. Non seulement, il ne dit pas qu’"il n’y a pas de chambre pour deux", mais au contraire, il loue la solution des deux Etats comme la meilleure solution pratique. Cependant, il ajoute un avertissement aux Israéliens : du fait de l’expansion rapide des colonies, le temps pour la réalisation de cette solution est en train d’expirer. Il fixe même une date limite : la fin de 2008. Ceci équivaut à un ultimatum : si les Israéliens ratent cette occasion, qui est toujours là, et s’ils continuent d’accélérer l’activité de colonisation à Jérusalem-est et en Cisjordanie, les Palestiniens tourneront le dos à cette solution. A la place, ils accepteront l’annexion à Israël des territoires occupés palestiniens, c’est-à-dire un gouvernement israélien sur l’ensemble du pays entre la mer et le fleuve, et ils se battront pour l’égalité des droits civils à l’intérieur de l’Etat. Il appelle cela une "alternative par défaut". Nusseibeh tient le pistolet démographique sur la tempe des Israéliens. Il leur dit en effet : les Palestiniens seront une grosse minorité dans un tel Etat. Leur combat pour l’égalité contraindra Israël, en fin de compte, à leur accorder la pleine citoyenneté. Dans quelques années, les citoyens arabes constitueront la majorité. Exit le rêve sioniste. Exit l’Etat juif. (Soit dit en passant, Tsipi Livni est en train de dire la même chose.) Nusseibeh connaît bien les Israéliens. Il sait que l’obsession démographique les rend fous. Le démon démographique les poursuit dans leurs rêves. La discussion effrénée sur ce sujet domine le discours israélien. Il croit donc que cette menace obligera les Israéliens à se dépêcher d’accepter la solution des deux Etats. C’est le principal objectif de l’interview. AVEC TOUT le respect et l’amitié que j’ai pour Nusseibeh, je crois que cette tactique est imprudente. Très imprudente. A ses yeux, et aux yeux de certains intellectuels des deux côtés, il n’y a que deux possibilités : la "solution des deux Etats" ou "la solution d’un seul Etat". Un Etat palestinien à côté de l’Etat d’Israël ou un Etat binational dans lequel l’égalité entre tous les citoyens, juifs et arabes, est assurée. C’est une dangereuse méprise. La "solution d’un seul Etat" est un oxymore, une contradiction dans les termes. L’idée d’un seul Etat n’est pas une solution, mais une anti-solution. C’est une recette pour un conflit sanglant continu. Pas un rêve mais un cauchemar. Il n’y a aucune chance que les Juifs acceptent, dans cette génération ou la prochaine, de vivre comme une minorité dans un Etat dominé par une majorité arabe. 99,99% de la population juive se battra contre cela bec et ongles. La démographie ne cessera pas de les hanter, mais au contraire, elle les poussera à faire des choses qui sont impensables aujourd’hui. Le nettoyage ethnique deviendra un programme pratique. Même les Israéliens modérés seront poussés dans les bras de la droite fasciste. Tous les moyens d’oppression deviendront acceptables quand la majorité juive aura pour but de faire en sorte que les Arabes partent avant d’avoir une chance de devenir majoritaires. Les vrais partisans de l’idée de l’Etat binational diront : OK, faisons-le. Nous aurons une ou deux générations de bain de sang, d’état de guerre civile, mais à la fin nous persuaderons les Juifs et les obligerons à accorder la citoyenneté et l’égalité aux Palestiniens. Mais quelle personne normale prendrait un tel risque ? En réalité, le choix est donc : la "solution des deux Etats" ou "la solution du nettoyage ethnique". Dans le meilleur des cas, l’Etat binational n’est pas réaliste. Je suppose que Nusseibeh, aussi, sait cela. A ses yeux, la menace est une manœuvre tactique. Il va même plus loin et suggère de mettre en œuvre la menace immédiatement à Jérusalem. Les résidents arabes de Jérusalem-est ne sont pas citoyens israéliens et ne peuvent pas prendre part aux élections législatives. Toutefois ils ont le droit de vote aux élections municipales. Jusqu’à présent, ils ont boycotté ces élections parce qu’y participer impliquerait la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur Jérusalem-est. Nusseibeh soulève la possibilité que les résidents arabes cessent le boycott et mettent en place une liste électorale qui leur soit propre. Ils sont à peu près un tiers de la population de la ville, et la majorité juive est divisée entre les orthodoxes et les laïques si bien que les Arabes pourraient décider qui serait le prochain maire. Nusseibeh ne rejette pas l’idée de postuler lui-même à cette fonction. Il croit que cela effraierait les Juifs au plus haut point. LE VRAI danger dans cette tactique n’est pas qu’elle convertirait les gens à accepter l’idée de l’Etat binational. Le danger est beaucoup plus grand et beaucoup plus immédiat. Le principal danger est ceci : si l’ensemble du pays est sur le point de devenir un Etat binational de toute façon, il n’y a plus aucune raison de restreindre la colonisation juive du tout. Nusseibeh avance que le temps pour la solution des deux Etats est bientôt écoulé à cause de l’activité de colonisation en Cisjordanie, et en particulier à Jérusalem-est. Mais c’est précisément l’idée d’un seul Etat qui ouvre les vannes à une colonisation juive débridée. En théorie, la colonisation permet aussi aux Palestiniens d’adopter cette option – mais le fait même de mentionner cette possibilité révèle son absurdité. Le vrai combat aujourd’hui porte sur la colonisation. Il est mené dans tout le pays, pour chaque colonie, chaque "avant-poste", chaque route de contournement, chaque projet de construction de logements. C’est un combat titanesque qui est conduit partout, depuis la colonie "Har Homa" à Jérusalem jusqu’au "mur de séparation" (qui n’est rien d’autre qu’un moyen d’élargir la colonisation, comme même la Cour suprême israélienne le reconnaît maintenant.) La tactique de Nusseibeh coupe l’herbe sous le pied de tous ceux qui comme nous se battent contre le vol de la terre et la colonisation – des courageux militants qui chaque jour manifestent et sont blessés dans leur lutte contre le mur, à nos amis à l’étranger qui s’adressent à l’opinion publique dans leurs propres pays. La "vision" de l’Etat binational appartient à l’avenir lointain, mais le résultat immédiat de la campagne en sa faveur est de supprimer tous les obstacles à l’effort de colonisation. C’EST aussi l’objectif qu’Ehoud Olmert, avec ses manœuvres tortueuses, a en tête. Il proclame haut et fort qu’il est favorable à la solution des deux Etats, mais il faut être fou pour le prendre au sérieux si l’on considère ce qu’il fait sur le terrain. Il y a deux semaines, ses proches ont dévoilé le plan de paix qu’il soumet à l’Autorité palestinienne. Un plan innocent, et même positif. Ses principales composantes : Israël rendra tous les territoires occupés à l’Etat palestinien, sauf 7% de la surface, où sont situés les blocs de colonies. En échange de ces 7%, Israël rendra aux Palestiniens des zones d’Israël-même, égales à 5,5% de la surface de la Cisjordanie. De plus, Israël permettra aux Palestiniens d’utiliser un passage qui sera ouvert entre la bande de Gaza et la Cisjordanie. Cela compensera la différence entre les surfaces de terres échangées. Alors où est l’arnaque ? Le diable, comme on dit, se cache dans les petits détails. L’accord serait un "shelf agreement" [c’est-à-dire un accord en suspens – ndt]. Il sera mis en œuvre à l’avenir. Quand ? Eh bien... Les territoires occupés de Cisjordanie seront rendus aux Palestiniens quand l’Autorité palestinienne prouvera qu’elle est capable de les contrôler. Qui le décidera ? Nous, bien sûr. Les zones israéliennes qui sont destinées à être rendues aux Palestiniens, en échange des zones qui seront annexées à Israël, sont situées le long de la bande de Gaza. Quand seront-elles transmises ? Après que l’administration Hamas dans la bande de Gaza aura été renversée et que l’Autorité palestinienne se fera respecter. La même chose s’applique pour le passage entre la bande de Gaza et la Cisjordanie. Quand cela arrivera-t-il ? Comme disaient les Romains : "aux calendes grecques". (Dans le calendrier romain, les calendes étaient les premiers jours du mois – le calendrier grec n’avait pas de calendes.) L’arnaque réelle est devenue évidente quand des proches d’Olmert ont expliqué que, immédiatement après l’acceptation du "shelf agreement" par les Palestiniens, Israël commencera à accélérer l’activité de colonisation, puisque, selon l’accord, les blocs de colonies deviendront dans tous les cas partie intégrante d’Israël. Même les Américains ne pourraient rien objecter à cela, après que les Palestiniens eux-mêmes auront accepté l’annexion de ces zones à Israël. Pour dire les choses simplement : tous ces accords sont des mots vides de sens, et une seule chose est concrète et immédiate : les colonies seront étendues sans cesse. Dans la MYTHOLOGIE chrétienne, le diable a un sabot fourchu. Quelquefois ce sabot se voit sous sa longue robe, ce qui le trahit. Notre sabot du diable, ce sont les colonies. Lors de l’examen de toute idée ou de tout plan, il faudrait soulever le bas de la robe pour voir ce que celle-ci dissimule en réalité. Uri Avnery Article écrit le 23 août 2008, publié en hébreu et en anglais le 24 sur le site de Gush Shalom
Traduit de l’anglais "The Devil’s Hoof" pour l’AFPS : SWPHL
Source : AFPS
http://www.france-palestine.org/... http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Uri_Avnery.2...


5-2 L’Etat d’Israël, quelle légitimité ? Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information L’Etat d’Israël dont la création fut votée en 1947 par l’ONU, avait un territoire au 2/3 désertique, pris à 80% sur des terres propriétés juives ou achetées à des Arabes, le reste étant pris sur le domaine public. Les 14.000 km² du Plan de partage de l’ONU sont devenus 20.700 km² à l’issue de la guerre d’éradication de 1948-49 déclenchée par une coalition arabe. Extraits Informatif Légitimité juridique Dans la "délégitimation" de l’Etat d’Israël, il y a tout d’abord le volet juridique. Certains contestent à l’Etat hébreu son droit à exister. Au début du XXème siècle, la Palestine est une province de l’Empire ottoman. Le gouvernement britannique, en guerre contre celui-ci, publie en 1917 la déclaration Balfour, promettant un Foyer national juif en Palestine. Cette dernière passe sous tutelle britannique en 1918 quand l’Empire ottoman perd la guerre et est démantelé. Certains contestent, à juste titre, la légitimité démocratique de la déclaration Balfour. Sauf qu’elle fut reprise dans l’article 2 du mandat de la SDN , en 1922, mandat qui donna droit à la Grande-Bretagne d’administrer la Palestine et d’y promouvoir un Foyer national juif, dans le respect des droits civils et religieux de tous ses habitants. Article 2 : Le mandataire assumera la responsabilité d'instituer dans le pays un état de choses politique, administratif et économique de nature à assurer l'établissement du foyer national pour le peuple juif, comme il est prévu au préambule, et à assurer également le développement d'institutions de libre gouvernement, ainsi que la sauvegarde des droits civils et religieux de tous les habitants de la Palestine , à quelque race ou religion qu'ils appartiennent. C’est dans cet article du mandat de 1922 que se trouve la légitimité juridique de l’Etat d’Israël, décision entérinée dans la résolution N° 181 de son successeur, l’ONU, en 1947, quand fut voté le plan de partage de la Palestine en deux Etats, l’un juif, l’autre arabe. On peut toujours aujourd’hui épiloguer sur ces décisions internationales et sur les difficultés d’application qu’elles suscitent. Mais remettre en question cette légitimité juridique, c’est aussi ouvrir une terrible boîte de pandore. C’est par exemple remettre en question l’Etat libanais, qui tout comme la Palestine , est une partie de la Grande Syrie. Au début du XXème siècle, Liban, Palestine, une partie de la Jordanie actuelle et la Syrie actuelle formaient la Grande Syrie , entité historique, culturelle et géographique que revendique encore plus ou moins le pouvoir alaouite en place à Damas. (Ndlr Primo : Faut-il rappeler que la Jordanie , créée en 1920, constituait les deux tiers du territoire palestinien. Cette "légitimité" n'a jamais été remise en question). On peut toujours aujourd’hui discuter des découpages et des créations (ou non créations, comme pour les Kurdes) des nombreux Etats sur les territoires colonisés, que ce soit au Moyen-Orient, en Afrique ou en Asie… Mais proclamer l’illégitimité juridique de l’Etat hébreu, c’est mettre le doigt dans un engrenage à l’odeur sulfureuse. Ceux qui s’y emploient montrent tout simplement un rejet particulier de l’Etat d’Israël. Légitimité concernant la terre Un intellectuel arabe palestinien, Elias Sanbar, qui est tout sauf un intégriste du Hamas, a dit un jour que dans les premières décennies du XXème siècle, les Arabes ont vu le développement des Juifs en Palestine comme « un cancer ». C’est effectivement ce qui domine dans la mémoire collective arabo-palestinienne, même si des exceptions ont existé, qui ont vu au contraire dans le sionisme une source de développement profitable. Comment interpréter cette condamnation sans appel du sionisme ? En effet, un cancer détruit, tue le milieu dans lequel il se développe. Or, avec le sionisme, la Palestine s’est développée économiquement et socialement d’une façon spectaculaire, y compris indirectement pour les Arabes, faisant de cette région indigente la région la plus dynamique du Proche-Orient. Parler du sionisme comme d’un cancer est pour le moins contradictoire, ne serait-ce qu’au regard de l’immigration arabe en Palestine dans la première moitié du XXème siècle. En 1915, l’Empire ottoman recensait 515.000 Arabes en Palestine. Les Britanniques en dénombraient 642.000 en 1922, et enfin, le même Elias Sanbar évoque 1.400.000 Arabes en 1948 (1). Cela fait, quels que soient les chiffres considérés, une croissance démographique d’au moins + 2,5 % par an, ce qui correspond à une très très forte immigration. Les USA, à la même époque, avec une forte natalité et une forte immigration, avaient une croissance démographique d’à peine + 1,5 % par an. Comment concilier ces chiffres avec un sionisme cancéreux aurait détruit la société arabe de Palestine ? En 1948, près de la moitié des Arabes de Palestine étaient des immigrés de première ou de deuxième génération, venus là non pas en dépit de, mais du fait même du développement engendré en partie par le sionisme. Evidemment, ce développement ne s’est pas déroulé comme sur des roulettes. Des injustices ont eu lieu. Si des Arabes ont trouvé du travail grâce au développement de la Palestine , d’autres, notamment des métayers, ont perdu le leur. L’achat de terres par les Juifs a entraîné des pertes d’emplois et des pertes de ressources pour des familles entières, car les Juifs n’ont pas acheté que des terres incultes. L’administration britannique, qui a dû légiférer face à ce problème, a évalué le nombre de ces familles à environ 1500 entre 1919 et 1939. L’historien israélien Benny Morris, un des chefs de file des "nouveaux historiens", sans complaisance aucune vis à vis du sionisme et de l’Etat d’Israël, évalue quant à lui un nombre plus élevé de familles victimes des changements de propriétaires ou du surendettement, et ainsi touchées par la perte d’emploi …. (Suite Partie II et III) Jean-Daniel Chevalier

29/08/2008

n°382 - Journal de Palestine - 18-08 au 28-08 - Début- Israël Palestine : un, deux ou trois Etats ?

n°382 - Journal  de Palestine - 18-08 au 28-08 - Début- Israël Palestine : un, deux ou trois Etats ?


Journal de Palestine  - Début-                                

N°382                     18-08 au 28-08            

Par M.Lemaire


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire                     

Tiré à part

Gaza : nouvelle rupture de la trêve, Israël ferme les points de passage.

Politique

Suite

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo: Les radars, connus sous le nom de X-Band, seront déployer dans le désert du Neguev.

5-2 Vidéo : 2 Militants de ‘Génération Palestine’ blessés par l’armée israélienne à NILIN.

5-3 Vidéo : ne vous inquiétez pas de la pression américaine sur Israël.

5-4 La décision Us de qualifier Al-Aqsa de terroriste est une aberration.

 5-5 Richard Labévière et  la liberté de la presse.  

6 Les brèves

6-1 Cisjordanie : Washington et Tel Aviv étalent leurs divergences sur la colonisation.

2eme version : Cisjordanie : Washington et Tel Aviv étalent leurs divergences sur la colonisation.

6-2 Point de vue  du CPI : Le sommet de Rice/Livni vise à renforcer le blocus contre Gaza.

6-3 Abbas: les efforts déployés en faveur de la paix aboutiront à un règlement juste.

6-4 Qu'est-ce qui peut bien pousser le ministre de la Guerre Barak , à se rendre au Caire?

6-5 Des personnalités palestiniennes dévoilent des plans israéliens pour judaïser al-Aqsa.

6-6 Réfugiés palestiniens en détresse.

6-7 Abbas appelle au droit au retour des réfugiés palestiniens.

Fin .

7-2 Point de vue de Yossi Alpher - Hassan Khatib : Israël Palestine : un, deux ou trois Etats ?



Tiré a part Gaza : nouvelle rupture de la trêve, Israël ferme les points de passage
Israël a décidé de fermer les points de passage vers la bande de Gaza jusqu’à mardi en riposte à une nouvelle violation de la trêve par les combattants palestiniens, annonce la radio Kol La décision ad hoc a été prise par le ministre israélien de la Défense Ehud Barak et son adjoint Matan Vilnay suite au tir de deux roquettes lundi dans les environs de Sderot, qui n'ont fait ni victimes ni dommages.
Depuis le début de la trêve conclue par l'entremise de l'Egypte entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza il y a deux mois, une cinquantaine de roquettes ont été tirées. La partie israélienne riposte à chaque fois en fermant les points de passage par lesquels transite le fret humanitaire et commercial à destination de l'enclave. RIA Novosti 26/8

La lutte pour la libération dans les  territoires occupés 26-08 Les Forces d’Occupation Israéliennes (FOI) ont arrêté, mardi, Jeff Halper, professeur israélien- américain qui est arrivé dans la Bande de Gaza sur le bateau d’antiblocus venant de Chypre.
WAFA 26/8

Bande de Gaza - Au jour le jour 28-08 Israël a ouvert jeudi les points de passage commerciaux de la Bande de Gaza. Mardi dernier, le Ministre de l'armée israélienne, Ehoud Barak, avait ordonné la fermeture de tous les points de passage vers la Bande de Gaza, invoquant des raisons sécuritaires. Israël a fermé le point de passage de Rafah, situé au sud de la Bande de Gaza, à quelques kilomètres de l'Egypte depuis juin 2007.    http://french.wafa.ps/?action=detail&id=4475...

Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour  28-08 Des troupes israéliennes sont entrées à l'aube dans la ville de Naplouse, où elles ont effectué des perquisitions et procédé à l'arrestation de six étudiants. Selon un correspondant de WAFA, il s'agit de Walid Saba'ana, Hikmat Jamil, Abdullah Bshaarat, Ahmed Al Faris, Al'a Wahdan et Waél Bsharat. Entre-temps, et selon des témoins, quatre jeunes hommes ont été arrêtés par une unité israélienne dans la ville de Tulkarème.   WAFA


Mort de 46 malades dont 10 enfants depuis l’annonce de l’accalmie à Gaza
Le ministère de la santé au gouvernement d’unité nationale dirigé par Ismaïl Haniyeh à Gaza a averti de la politique des autorités de l’occupation qui retardent l’exécution des articles et des engagements de l’accord d’accalmie, dont la fin immédiate du blocus et l’ouverture des passages. Il a précisé que la continuation de ces fermetures va conduire à de dangereux résultats, notamment pour les malades palestiniens.
Dans un communiqué de presse dont le Centre Palestinien d'Information a reçu une copie, le ministère a dit qu'il ne cesse d'y avoir de victimes 78 jours après la signature de l'accord d'accalmie, alors que les dizaines de malades palestiniens qui se trouvent dans les salles de soins dans les hôpitaux de la Bande sont menacés de mort.Le communiqué a ajouté que 46 malades palestiniens dont 10 enfants sont morts depuis l'annonce de l'accalmie, le 19 juin dernier.
Le ministère a appelé l'Égypte à mettre la pression sur l'occupation israélienne pour ouvrir le passage de Rafah, transporter les malades et faire entrer des médicaments et des produits médicaux. Il a appelé la ligue arabe, l'organisation de la conférence islamique, la Croix-Rouge internationale ainsi que toutes les organisations juridiques et humaines et tous les hommes libres du monde à intervenir immédiatement pour mettre fin au blocus et ouvrir les passages. Gaza – CPI 27/8

Mort de 46 malades dont 10 enfants depuis l’annonce de l’accalmie à Gaza
Le ministère de la santé au gouvernement d’unité nationale dirigé par Ismaïl Haniyeh à Gaza a averti de la politique des autorités de l’occupation qui retardent l’exécution des articles et des engagements de l’accord d’accalmie, dont la fin immédiate du blocus et l’ouverture des passages. Il a précisé que la continuation de ces fermetures va conduire à de dangereux résultats, notamment pour les malades palestiniens.
Dans un communiqué de presse dont le Centre Palestinien d'Information a reçu une copie, le ministère a dit qu'il ne cesse d'y avoir de victimes 78 jours après la signature de l'accord d'accalmie, alors que les dizaines de malades palestiniens qui se trouvent dans les salles de soins dans les hôpitaux de la Bande sont menacés de mort.
Le communiqué a ajouté que 46 malades palestiniens dont 10 enfants sont morts depuis l'annonce de l'accalmie, le 19 juin dernier. Le ministère a appelé l'Égypte à mettre la pression sur l'occupation israélienne pour ouvrir le passage de Rafah, transporter les malades et faire entrer des médicaments et des produits médicaux. Il a appelé la ligue arabe, l'organisation de la conférence islamique, la Croix-Rouge internationale ainsi que toutes les organisations juridiques et humaines et tous les hommes libres du monde à intervenir immédiatement pour mettre fin au blocus et ouvrir les passages. Gaza – CPI 27/8


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  

1  Politique Palestinienne 1-4 Les grandes manœuvres. La sécurité ‘préventive’ d’Abbas envahit l’organisation d’Al Afaf à Toulkarem
Des éléments de la sécurité préventive qui appartiennent au président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ont envahi, hier après midi, mardi 26/8, l’organisation de bienfaisance "Al Afaf" dans la ville de Toulkarem, ainsi que le club des étudiants dans le village de Dir Al Ghoussoun en lançant une campagne de fouille avant de convoquer les membres de direction de ces organisations pour se présenter au siège de la sécurité préventive à Toulkarem.
 Des sources locales et des témoins oculaires ont dit qu'un groupe d'éléments de la sécurité préventive ont envahi le siège de l'organisation "Al-Afaf", au milieu de la ville de Tulkarem, et l'ont fermée après avoir confisqué son contenu.
A Dir Al-Ghoussoun, trois jeeps de la sécurité préventive ont envahi le village et ont attaqué le siège du club des étudiants, demandant aux membres de la direction de se présenter au siège de la sécurité préventive. Ramallah – CPI 27/8 . http://www.palestine-info.cc/fr.

2  Politique Israélienne

2-2 Des Canons ... pas du beurre.

 26-08 Le commandant Ido Nehoushtan a décrit le transfert de la base aérienne de Lod vers l’une des plus grandes bases du Moyen-Orient, située à Névitim au centre du Néguev comme un jour historique.
Infolive.tv 26/8 26-08
Les Etats-Unis et Israël ont convenu de déployer un système puissant de radars dans le désert du Neguev dans le sud d’Israël.
Ces radars, connus sous le nom de X-Band, seront liés à un réseau d’alerte américain par satellite et pourraient doubler voire tripler le rayon d’identification des missiles,
Voire  vidéo : http://www.infolive.tv/fr/infolive.tv-28227-israelnews-face-la-menace-iranienne-les-etats-unis-deploient-le-radar-x-band-da
Infolive.tv 


2-4 Les grandes manœuvres Ehoud Barak juge la médiation de l’Egypte essentielle pour la libération du soldat Schalit L’Egypte peut jouer un rôle-clé pour obtenir la libération du soldat israélien Gilad Schalit, enlevé en 2006 par des militants islamiques liés au Hamas, a estimé mardi le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak, en visite dans le pays.
Israël considère la médiation égyptienne comme "essentielle" pour atteindre cet objectif, a déclaré M. Barak à la presse après un entretien avec le président égyptien Hosni Moubarak à Alexandrie. Le Caire est déjà intervenu pour tenter d’obtenir la libération du caporal Schalit, mais jusqu’ici sans succès.
M. Barak a précisé avoir demandé, lors de son entretien avec M. Moubarak, que l’Egypte redouble d’efforts pour obtenir que le Hamas relâche Gilad Schalit, qui serait toujours en vie. "Tous les efforts devraient contribuer à la réussite des négociations et à ramener le soldat à la maison", a-t-il déclaré.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit a promis que Le Caire poursuivrait sa médiation pour la libération de Schalit.
En contrepartie de la libération du soldat, le Hamas veut qu’Israël relâche 450 prisonniers palestiniens, une demande rejetée par l’Etat hébreu
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4919


2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies) 2600 unités de logements sont en cours de construction en Cisjordanie.
Le mouvement israélien ’ La Paix Maintenant ’ a révélé aujourd’hui, que ’2600 unités de logements sont en cours de construction dans plusieurs colonies en Cisjordanie.’
Selon un rapport publié par ce mouvement, 55% de ces unités de logements se situent à l'est du Mur de séparation. Certains d'entre eux se trouvent près de Ramallah et de Bethléem.
Le rapport a ajouté qu''Israël avait construit 433 unités de logements en Cisjordanie entre le 1er janvier et le 31 mai 2008.' Il indique que le Ministre du logement israélien avait lancé des appels d'offre pour construire des appartements à Jérusalem. La  Paix Maintenant a mis en garde que de telles mesures israéliennes portent atteinte à la continuité géographique du futur Etat palestinien. WAFA 26/8


2-14 Prisons & tortures : Déclaration  27-08 Une cour militaire israélienne a condamné mardi,  l'ancien maire de la ville de Djénine, en Cisjordanie, à six ans de prison. Hatem Djarrar, 62 ans, avait été arrêté en 2006 en raison de ses liens présumés avec le Hamas, selon un de ses proches. 'L'accusé s'est mis au service d'une organisation terroriste criminelle', d'après un juge militaire israélien. Le maire adjoint de Jénine, Ali Chati, a dénoncé cette condamnation, soulignant qu'elle était intervenue après une longue période d'incarcération sans procès et qu'elle n'avait "aucune valeur légale" venant d'un pouvoir occupant. AFP / 26 août  WAFA

3 Politique Internationale des térritoires occupés

1 Pays Arabes & voisins

Égypte L’Egypte promet d’ouvrir bientôt le passage de Rafah.
Le dirigeant du Hamas Ayman Taha a affirmé, lundi 25/8, que les Egyptiens ont promis d’ouvrir le passage de Rafah durant deux jours, avant le mois de Ramadan, pour des raisons humanitaires.
Taha a dit dans une déclaration que la direction égyptienne a promis au gouvernement palestinien à Gaza d'ouvrir le passage de Rafah pour deux jours avant le mois de Ramadan.
Le dirigeant du Hamas a nié toute ouverture du passage de Rafah, après que certains médias avaient prétendu son ouverture pour les malades et les suspendus. CPI 27/8

Traitement du désaccords entre le Hamas et le Fatah

Dr Mohammed Al Hindi : "Le ministre égyptien Omar Souleymane a insisté sur la nécessité de mettre fin aux désaccords entre le Hamas et le Fatah", a-t-il indiqué dans une déclaration de presse dont le contre palestinien a reçu une copie, le mardi le 26/8. Al Hindi a souligné que sa délégation a montré clairement sa position concernant sa vision stratégique pour la lutte contre l'occupation. "On a appelé à l'arrêt total des négociations inutiles avec l'occupation, surtout après que le dirigeant du groupe palestinien qui négocie avec les occupants, Ahmed Qorea, et qui a reconnu, récemment, qu'après vingt ans de négociations les résultats sont nuls", a ajouté le dirigeant du Djihad. Il a attiré l'attention que leur débat s'est consacré aux souffrances du peuple palestinien, notamment la situation critique des Gazaouis après le sévère blocus injuste de l'occupation qui continue toujours. Gaza- CPI 27/08/ http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7yNd1Si2wuY14Q%2bVU0Z0F5n5Y%2bc7kxOu1rxUL 2fHX07eqIiULqKNnLpVjkcTMhxVylbpkxO0LnBTxqJEyPhOuxg9LKkS4DlO0AbLg0YoPAQPs%3d



2 Les institutions et leurs satellites

3 Onu

 Un expert de l’ONU salue le passage de deux bateaux d’aide humanitaire.
L’arrivée à Gaza de deux bateaux transportant des cargaisons humanitaires affrétées par des militants des droits de l’homme est une victoire symbolique importante, a estimé lundi un expert indépendant auprès du Conseil des droits de l’homme.
Le rapporteur spécial sur les droits fondamentaux dans les territoires palestiniens, Richard Falk, a estimé que cette initiative non violente du mouvement « Libérez Gaza » a attiré l'attention mondiale sur la dure réalité du siège punitif enduré par les 1,5 millions d'habitants de Gaza depuis plus d'un an, indique un communiqué.
« Ce siège est une forme de punition collective qui constitue une grave violation de l'article 33 de la Quatrième Convention de Genève », a-t-il affirmé en référence à la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, qui dispose en son article 33 qu' »aucune personne protégée ne peut être punie pour une infraction qu'elle n'a pas commise personnellement ». « En restreignant l'entrée de nourriture, de carburant et de médicaments, les droits économiques et sociaux de la population de Gaza ont été violés de façon systématique », a déclaré Richard Falk. Les deux bateaux sont entrés dans Gaza avec l'autorisation des autorités israéliennes, qui continuent de contrôler l'espace maritime, aérien et les frontières terrestres de Gaza, a noté le rapporteur spécial, pour qui ce contrôle, malgré le « désengagement israélien » de 2005, continue de faire de Gaza un territoire « sous occupation » israélienne. « Avec le cessez-le-feu qui tient depuis le 19 juin, peut-être que cette autorisation donnée sans interférence marque une légère modification de l'approche de Tel Aviv et montre un plus grand respect pour le droit international humanitaire et pour les droits fondamentaux », selon M. Falk. Les bateaux transportaient notamment des appareils auditifs, pour quelque 200 personnes. « Il y a beaucoup de personnes atteintes de surdité à Gaza, à cause du bruit produits par les avions israéliens », a-t-il expliqué. Richard Falk a par ailleurs appelé le gouvernement israélien à donner des permis de sortie à plusieurs Palestiniens qui ont obtenu la prestigieuse bourse américaine Fulbright pour étudier aux Etats-Unis, et qui pourraient repartir par les bateaux arrivés ce week-end. Centre d’actualités de l’ONU


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n°382 - Journal de Palestine - 18-08 au 28-08 – Suite 1 - Israël Palestine : un, deux ou trois Etats ?

°382 - Journal  de Palestine - 18-08 au 28-08 – Suite 1 - Israël Palestine : un, deux ou trois Etats ?

Journal de Palestine                                  

N°382                     18-08 au 28-08            

Par M.Lemaire



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo: Les radars, connus sous le nom de X-Band, seront déployer dans le désert du Neguev.

5-2 Vidéo : 2 Militants de ‘Génération Palestine’ blessés par l’armée israélienne à NILIN.

5-3 Vidéo : ne vous inquiétez pas de la pression américaine sur Israël.

5-4 La décision Us de qualifier Al-Aqsa de terroriste est une aberration.

5-5 Richard Labévière et  la liberté de la presse.

Les brèves

6-1 Cisjordanie : Washington et Tel Aviv étalent leurs divergences sur la colonisation.

 2eme version : Cisjordanie : Washington et Tel Aviv étalent leurs divergences sur la colonisation.

 6-2 Point de vue  du CPI : Le sommet de Rice/Livni vise à renforcer le blocus contre Gaza.

6-3 Abbas: les efforts déployés en faveur de la paix aboutiront à un règlement juste.

6-4 Qu'est-ce qui peut bien pousser le ministre de la Guerre Barak , à se rendre au Caire?

6-5 Des personnalités palestiniennes dévoilent des plans israéliens pour judaïser al-Aqsa.

6-6 Réfugiés palestiniens en détresse.

6-7 Abbas appelle au droit au retour des réfugiés palestiniens.



5 Médias/Vidéos   5-1 Vidéo: Les radars, connus sous le nom de X-Band, seront déployer dans le désert du Neguev.
Les Etats-Unis et Israël ont convenu de déployer un système puissant de radars dans le désert du Neguev dans le sud d’Israël. Ces radars, connus sous le nom de X-Band, seront liés à un réseau d’alerte américain par satellite et pourraient doubler voire tripler le rayon d’identification des missiles,.
Voire  vidéo : http://www.infolive.tv/fr/infolive.tv-28227-israelnews-face-la-menace-iranienne-les-etats-unis-deploient-le-radar-x-band-da
Infolive.tv 
5-2 Vidéo : 2 Militants de ‘Génération Palestine’ blessés par l’armée israélienne à NILIN. Nouvelles exactions de l’armée israélienne à Nilin : 2 militants de Génération Palestine blessés alors qu’ils participaient à une manifestation non-violente contre le Mur de l’Apartheid. VOIR LA VIDEO SUR : http://indigenes-republique.org/spip.php?article1555 23 août Toutes les dernières informations, sur l’actualité de la Palestine et des mobilisations passées et à venir, sont sur notre site : www.generation- palestine. Org
5-3 Vidéo : ne vous inquiétez pas de la pression américaine sur Israël. Je vais vous dire quelque chose de très clair ; ne vous inquiétez pas de la pression américaine sur Israël, nous, le peuple Juif, contrôlons l'Amérique, et les américains le savent." ... vidéo : http://www.dailymotion.com/video/k4EV7HtG2XS32ltkiS...

5-4 La décision Us de qualifier Al-Aqsa de terroriste est une aberration. Le premier ministre du gouvernement d'unité nationale Ismaïl Haniyeh a affirmé son refus du projet de décision du congrès américain qui considère que plusieurs chaînes arabes dont Al-Aqsa comme étant des organisations terroristes. Il a considéré que cette décision exprime la vanité de la direction américaine et ses tentatives de renforcer le blocus contre le peuple palestinien.
Lors de sa visite de solidarité au siège de la chaîne d'Al-Aqsa dans la ville de Gaza, Haniyeh a dit que cette décision américaine n'est pas importante, mais qu'elle représente une confirmation de l'échec du blocus, parce qu'elle essaye d'encercler la parole après avoir échoué son blocus contre la position.
Il a affirmé son refus de cette décision injuste conte la chaîne d'Al-Aqsa et d'autres chaînes arabes respectées, et il a salué le rôle de la chaîne dans son soutien donné au peuple palestinien et pour sa défense de ses droits légaux.
Haniyeh a précisé, au sujet de la décision américaine : "J'ai vu et entendu que cette décision ne peut pas casser la volonté des fonctionnaires de cette chaîne".
Mercredi 16 Juillet 2008 http://www.alterinfo.net/Haniyeh-visite-la-chaine-d-Al-Aqsa-et-affirme-que-la-decision-americaine-est-une-vanite_a21850.html
5-5 Richard Labévière et  la liberté de la presse. Extrait : La télévision "Al Manar", du Hezbollah, a diffusé dans son journal du soir, des extraits de la conférence de presse tenue aujourd’hui à Beyrouth par Richard Labévière, le rédacteur licencié de RFI. Labévière, victime du lobby juif en France, a préféré organiser sa conférence de presse à Beyrouth et non à Paris, car la liberté d’expression y est plus grande. Parmi les quelques personnalités présentes à la conférence figure, en premier rang, Thierry Meyssan. Labévière, a lancer une virulente attaque contre les responsables de l’audiovisuel français, notamment de l’audiovisuel extérieur comme « RFI », « TV5 monde » et « France 24 », placés sous la houlette d’Alain de Pouzilhac et de Christine Okrent Kouchner. Selon Labévière, « l’épouse du ministre des Affaires étrangères s’emploie à imposer une pensée unique favorable à Israël, et qui travestit la réalité ». Selon le conférencier, « les responsables médiatiques français imposent aux agences de presses et aux médias l’utilisation d’un vocabulaire favorable à Israël, avec lequel l’Etat hébreu devient un pays de paix, et qui tend à défendre son armée qui respecte les valeurs humaines et qui ne tue jamais les femmes, les enfants et les vieillards palestiniens ». Pour Okrent et Pouzilhac, « le mur de séparation raciste devient une clôture de sécurité... », regrette Labévière. 26 août  par Mediarabe.info http://mediarabe.info/spip.php?article1497


6 Les brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 6-1 Cisjordanie : Washington et Tel Aviv étalent leurs divergences sur la colonisation. Les frontières de l'Etat palestinien et d'Israël seront déterminées par un accord, souligne le chef de la diplomatie américaine. La chef de la diplomatie américaine Condoleezza Rice et son homologue israélienne Tzipi Livni ont étalé hier leurs divergences sur la colonisation juive en Cisjordanie, principal obstacle dans les négociations de paix israélo-palestiniennes censées aboutir en 2008. «Je pense qu’il ne s’agit pas d’un secret: j’ai dit à mes interlocuteurs israéliens que je ne pensais pas que les activités de colonisation aident au processus» de paix, a affirmé la secrétaire d’Etat américaine lors d’une conférence de presse commune avec Mme Livni à Jérusalem. «Ce dont nous avons besoin maintenant, ce sont des mesures qui renforcent la confiance entre les deux parties, et tout ce qui peut miner cette confiance doit être évité», a ajouté Mme Rice. «En fait, les frontières de l’Etat palestinien et d’Israël seront déterminés par un accord», a également souligné Mme Rice. Mme Livni a, en revanche, estimé que le processus de paix n’était «pas affecté par les activités de colonisation». «En fin de compte, le rôle des dirigeants est de tenter de trouver un moyen de vivre en paix à l’avenir et ne pas laisser le moindre bruit lié à la situation sur le terrain se faire entendre dans la salle de négociations», a ajouté la ministre israélienne. «La politique du gouvernement israélien n’est pas d’agrandir les implantations, de construire de nouvelles implantations ou de confisquer des terres palestiniennes», a également affirmé Mme Livni. Peu avant cette conférence de presse, le mouvement anticolonisation « la Paix Maintenant » a indiqué dans un rapport que la construction de logements dans les colonies israéliennes de Cisjordanie avait pratiquement doublé depuis le début 2008 par rapport à la même période de 2007. Durant les cinq premiers mois de l’année, 433 logements étaient en cours de construction dans les implantations contre 240 durant la même période de 2007, selon ce rapport, qui cite des chiffres officiels du Bureau central des statistiques. Selon des enquêtes effectuées par « la Paix Maintenant » à l’aide de photographies aériennes et de visites sur le terrain, ce «boom» de la construction est encore plus important, avec un millier de nouveaux bâtiments comprenant 2600 logements en chantier. A l’issue de la conférence de presse avec Mme Livni, Mme Rice a rencontré le Premier ministre israélien Ehud Olmert pour la première fois depuis que celui-ci - impliqué dans des scandales de corruption - a annoncé fin juillet son intention de démissionner prochainement. Elle devait ensuite se rendre à Ramallah pour s’entretenir avec le président palestinien Mahmoud Abbas, avant de quitter la région. Il s’agit de la 18e visite de Mme Rice dans la région en deux ans et sa 7e depuis la relance des négociations de paix israélo-palestiniennes à Annapolis, aux Etats-Unis, en novembre 2007. Ces négociations, censées aboutir avant la fin de l’année en cours, n’ont enregistré aucune percée, butant notamment sur la poursuite de la colonisation juive en Cisjordanie et dans la région de Jérusalem. Dans des déclarations à la presse lundi, Mme Rice a reconnu qu’Israéliens et Palestiniens avaient «beaucoup de travail» à accomplir s’ils désiraient parvenir à un accord avant la fin de l’année. Un responsable du département d’Etat qui a requis l’anonymat a pour sa part souligné que les Etats-Unis ne voulaient pas «répéter les erreurs du passé», lorsque les précédentes administrations américaines avaient tenté de parvenir à arracher un accord. «Nous ne voulons pas faire cela au dépens des progrès qui ont été enregistrés» a-t-il dit. Peu avant l’arrivée de Mme Rice lundi, Israël a libéré le même jour 198 prisonniers palestiniens, dont deux parmi les plus anciens, dans un geste à l’égard de M.Abbas. Mme Rice a salué cette mesure, la qualifiant de «très bon pas». Source :  26 août 2008. 26 août 2008. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4919

 2eme version : Cisjordanie : Washington et Tel Aviv étalent leurs divergences sur la colonisation Source : L'Expression : http://www.lexpressiondz.com/...  Publié le 27 août 2008 avec l'aimable autorisation de l'Expression : http://www.palestine-solidarite.org/analyses.R.I.270808.htm 27 août 2008

6-2 Point de vue  du CPI : Le sommet de Rice/Livni vise à renforcer le blocus contre Gaza. Le Hamas a fortement condamné la participation du négociateur palestinien Saëb Erekat au sommet soutenu par la ministre US des affaires étrangères, Rice, avec son homologue sioniste Tzipi Livni. Il a considéré que ce sommet représente une tentative américaine pour mettre la pression sur les Palestiniens afin qu'ils présentent de nouvelles concessions, profitant des désaccords palestiniens internes. Le leader du mouvement Hamas Aymen Taha a dit, aujourd'hui mardi, dans des déclarations de presse, que ce sommet vient dans le cadre du renforcement du blocus pour isoler la bande de Gaza du monde extérieur. "Le sommet de Rice ne sert pas les intérêts du peuple palestinien, mais il renforce le sévère blocus imposé par l'occupation israélienne contre les Palestiniens", a ajouté Taha. Il a poursuivi que le dialogue national palestinien est une ligne rouge imposé par les Américains et que les visites des factions palestiniennes au Caire ne représentent pas le début du dialogue qui est paralysé par les Américains. Il a aussi indiqué que le dossier des négociations concernant l'opération d'échange de prisonniers est bloqué. De son côté, le mouvement d'Al-Ahrar a considéré que la promesse de Bush est finie et qu'il cherchait à travers ce nouveau complot à gagner du temps dans le but de créer un fait accompli sur le terrain en ce qui concerne la colonisation, la construction du mur d'apartheid et la coopération sécuritaire. CPI 26/08/ http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s70nR5AxtipgrNzmujgUPx8htNBQco6tpCP8PWhndLLzkTxO5rFge134PlyJcujHmvCRfkPBgw96sqXvCfAyeuJsN3xB0xWv5o%2fu50I6gshkM%3d

6-3 Abbas: les efforts déployés en faveur de la paix aboutiront à un règlement juste
Le président Abbas et la Secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice ont exprimé leur espoir que les Palestiniens et les Israéliens parviennent à la paix d'ici la fin 2008.
M. Abbas a vivement remercié les Etats-Unis pour leurs efforts visant à mettre un terme au conflit israélo-palestinien. Il a déclaré : ' Un règlement juste doit prendre en compte les questions sensibles suivantes: Jérusalem, les ressources d' eau, le dossier de prisonniers, les réfugiés, le tracé de frontières, la sécurité et les colonies'.   Il a rappelé qu'Israël avait libéré hier 198 prisonniers, et ajouté : 'nous allons continuer les négociations jusqu'à la libération de tous les prisonniers.' La question des colonies a aussi été au centre de la discussion : 'J'ai discuté avec Mme Rice de la poursuite de activités coloniales par Israël, ce qui constitue un grand obstacle à la paix et qui met en danger la possibilité de réaliser le projet américain, (deux Etats contigus vivant en paix).' Pour sa part, la secrétaire d’Etat américaine a chaleureusement remercié le président Abbas pour son dévouement dans l’avancée des négociations. Elle a ensuite déclaré que les colonies israéliennes ne créent pas d’environnement favorable aux négociations, et a insisté sur le caractère délicat d’un règlement de la situation :  « c’est très très dur. Si c’était facile, vous pensez bien que cela aurait été réglé depuis longtemps ».Quant aux avancées des négociations après sept visites en Palestine, depuis Annapolis, elle avance qu’on ne peut les mesurer : « Je tiens à rappeler que le processus de paix était inexistant l’année dernière à la même période'. « Les palestiniens ont beaucoup de choses contre eux, comme les colonies, et malgré cela, il y a des progrès »a-t-elle conclu. WAFA

6-4 Qu'est-ce qui peut bien pousser le ministre de la Guerre Barak , à se rendre au Caire? Pour ceux et celles qui suivent de près les évolutions politiques au Proche Orient, les explications officielles du genre "parler de la trêve Hamas-Israël conclue sous l'auspice égyptienne" ne sont pas convaincantes, car de cette trêve, il ne reste, désormais, plus grande chose, si ce n'est un bout de papier multiplement sans valeur, en raison des violations répétitives d'Israël. En terre des Pharaons où les représentants de tous les régimes arabes dit modérés se donnent, ces temps-ci, rendez-vous, il est question, en vérité, du plan saoudo-égyptien de gestion arabe des territoires occupés. Un plan en 11 points qui vise à consacrer la Jordanie comme principal gestionnaire des affaires sécuritaires et administratives de la Cisjordanie , de la Bande de Gaza et de Beitolmoghadas Est. Des réminiscences venues de loin nous rappellent qu'au cours de la première guerre arabo-sioniste, Gaza était passé sous la tutelle égyptienne, pour tomber, quelques années plus tard, c'est-à-dire, au terme de la guerre de six jours, en 1967, dans l'escarcelle du régime occupant Qods, qui a annexé, pour l'occasion, la Cisjordanie et Beitolmoghadas Est. Mis à part la faisabilité d'un tel plan, en termes stratégiques, une question traverse tous les esprits : Israël se résignera-t-il à renoncer à plus d'une centaine de colonies sauvages, peuplés, par plus de 200.000 colons, et ce, pour plaire à ses amis jordaniens? Le dilemme apparaît d'autant plus insolvable que ces colons n'accepteront pour rien au monde d'être placés sous le contrôle des Arabes, même si ces Arabes ont, depuis longtemps, fait le deuil de leur vocation à toute résistance anti-sioniste, et qu'ils sont devenus, par conséquent, des alliés inoffensifs, sinon fidèles. Mais ceci n'est que le côté, si l'on peut s'exprimer ainsi, sioniste de l'affaire. Côté palestinien, les choses semblent encore plus compliquées, car qui ose, en effet, proposer au Palestinien, prototype de l'errant, d'être privé, par un interminable jeu de forces, de sa terre natale, de renoncer à un rêve légitime vieux de 60 ans, alors qu'il est parvenu, aujourd'hui, et après de moult tâtonnements, à trouver la voie de sa réalisation? Quand, en 2006, les Palestiniens ont voté, massivement, en faveur du Hamas, et qu'ils l'ont porté au pouvoir, ils savaient, pertinemment, qu'ils venaient de poser là un geste précurseur, un geste, qui donnait au monde un avant goût de ce que devrait être un Etat palestinien et des qualités de ceux qui devraient le diriger. Ce n'est pas leur faute si le monde arabe n'a pas voulu les entendre ou pire s'il a décidé, dans un incompréhensible élan pro-colonialiste, de mettre des bâtons dans leurs roues. IRIB- 27 Août

6-5 Des personnalités palestiniennes dévoilent des plans israéliens pour judaïser al-Aqsa.
Des personnalités palestiniennes ont lié la fermeture de l’Etablissement d’al-Aqsa pour la reconstruction des lieux islamiques à la saisie de grandes quantités de documents historiques et documentaires inappréciables qui remontent à deux siècles auparavant. Les personnalités ont dévoilé des plans israéliens pour la judaïsation de la mosquée d’al-Aqsa et la confiscation de l’histoire".
Citant M. Ali Abou Cheikha, président de l'Etablissement d'al-Aqsa, la chaîne al-Jazira a indiqué que l'offensive israélienne intervient pour venger de l'Etablissement qui avait dévoilé, le 12 courant, les plans d'occupation visant à établir un gîte dans le quartier al-Maghariba, dans une tentative de judaïser la mosquée.
Abou Cheikha a indiqué que la confiscation a atteint des dizaines de milliers de documents dont des documents concernant les cadastres globaux des lieux de Wakfs islamique et chrétiens en Palestine entamés en l'an 2000, précisant que les documents saisis couvrent près de /75%/ des lieux saints en Palestine.
"Les documents concernent également les Wakfs des grandes villes telles que Jafa, Haïfa, Akka, Loud et Ramlah pendant les deux dernières siècles et l'archive de dizaines de milliers de photos et de films documentaires sur les violations par les colons et les renseignements israéliens de la mosquée al-Aqsa", a ajouté Abou Cheikha qui a indiqué que les autorités israéliens ont confisqué également des centaines d'attestations verbales historiques, photos et voix à l'appui, après des interviews avec des vieillards qui étaient témoins d'al-Nakbé.
Pour sa part, le chef du mouvement islamique du sud, cheikh Raëd Salah, a démenti les prétentions des autorités israéliennes sur la relation d'al-Aqsa avec le mouvement de Hamas, réaffirmant que la Mosquée est pour tous les Musulmans et que les Israéliens n'ont pas droit en un seul pouce de son sol.
Raghda Bittar Sana 26/8

6-6 Réfugiés palestiniens en détresse. Au cours du débat de confiance, plusieurs députés ont soulevé le cas des réfugiés palestiniens et l’un d’eux a proposé que les Etats arabes allègent le poids qu’ils constituent au Liban en leur permettant de travailler sur leurs territoires. Dans le même temps, le haut commissariat pour les affaires des réfugiés faisait état, cette semaine, de plus de 2.300 réfugiés palestiniens bloqués depuis deux ans à la frontière syro-irakienne.  En précisant que l’Islande en recevait une trentaine chaque année, la priorité étant donnée aux filles non mariées, aux mères et aux veuves. La Suède en accueille aussi un petit nombre. Le haut commissariat ajoute que ces réfugiés venus du pays du Rafidain, n’ont pu être admis dans les camps aménagés en territoire syrien, deux d’entre eux en hébergeant, le camp d’Al-Walid 1.400 et celui d’At-Tanaf près d’un millier.
Il existe encore 10 et 15.000 réfugiés palestiniens en Irak, vivant dans des conditions désastreuses.
Les réfugiés du Liban ne sont donc pas les seuls à vivre dans des conditions difficiles, alors que notre pays avec ses ressources limitées et ses crises successives, ne parvient pas à assurer une vie digne à ses fils de condition modeste et à revenu limité...
Aussi, beaucoup parmi eux, surtout les jeunes, s’expatrient-ils pour s’établir sous des cieux plus cléments et assurer leur avenir.
http://www.rdl.com.lb/2008/q3/4171/evenement.html
6-7 Abbas appelle au droit au retour des réfugiés palestiniens.  Le président palestinien Mahmoud Abbas a réitéré, lors de sa visite à Beyrouth jeudi, le refus de l'Autorité palestinienne d'une implantation des réfugiés palestiniens au Liban, insistant sur le droit au retour de tous les réfugiés. "Les réfugiés doivent jouir du droit au retour (en Palestine) et nous discutons de ce dossier avec les Israéliens", a déclaré à la presse M. Abbas à l'issue d'une rencontre avec le président libanais Michel Sleimane. "Nous refusons l'implantation des Palestiniens au Liban", a-t-il insisté, alors que ce sujet épineux était au centre de sa visite de deux jours au pays du Cèdre. M. Abbas a par ailleurs indiqué qu'il était "pleinement d'accord" avec la position du gouvernement libanais concernant le désarmement des Palestiniens à l'extérieur des camps de réfugiés. "Au Liban, nous ne sommes au-dessus de la loi", a-t-il dit. Les différentes parties libanaises s'étaient mises d'accord en 2006 sur le désarmement de groupes palestiniens pro-syriens, mais l'Etat n'a pas pu jusqu'à présent mettre en oeuvre cette décision. "Nous avons discuté avec le président de la situation à l'intérieur des camps et à laquelle nous allons mettre fin", a indiqué le dirigeant palestinien en référence notamment à la situation tendue à Aïn Héloué (sud), le plus grand des 12 camps palestiniens (45.000 habitants). Les camps palestiniens au Liban sont considérés comme des poudrières. Des groupes extrémistes s'y sont implantés à la faveur de la misère qui y règne. En 2007, des combats ont opposé pendant plus de trois mois l'armée libanaise au mouvement islamiste Fatah al-Islam dans le camp de Nahr al-Bared (nord), faisant plus de 400 morts, dont 168 soldats libanais. M. Abbas doit également rencontrer le président du Parlement Nabih Berri, le Premier ministre Fouad Siniora, ainsi que les représentants de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et des factions palestiniennes. D'après l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), les réfugiés palestiniens sont quelque 400.000 au Liban. Quelque 760.000 Palestiniens ont été poussés à l'exode après la création de l'Etat d'Israël en 1948. Ils seraient aujourd'hui 4,3 millions, répartis entre la Jordanie , le Liban, la Syrie , la bande de Gaza et la Cisjordanie , selon l'Unrwa. En 2004, Mahmoud Abbas --qui n'était pas encore président--, avait été le premier responsable palestinien à se rendre à Beyrouth depuis 1982, date à laquelle l'OLP avait été chassée de la capitale libanaise par l'armée israélienne. Il s'y est rendu pour la première fois en qualité de président en juillet 2005. Le bureau de représentation palestinien à Beyrouth a rouvert ses portes en 2006. AFP / 28 août

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