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14/08/2008

n°88- Journal du Liban - du 06 au 13/08 - Début - Journal du Liban : «Les Etats-Unis sèment les germes d'une tragédie de longue durée.

n°88- Journal du Liban - du 06 au 13/08 - Début - Journal du Liban :   «Les Etats-Unis sèment les germes d'une tragédie de longue durée.

Journal du Liban    - Début -

 N° 78            06-08 au 13-08  

Par  M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.   - Début -

Tiré à part

Les Etats-Unis s'ingèrent dans les affaires intérieures du Liban

1 Lutte pour la libération du territoire

2  Politique Libanaise  

Suite

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

7 Brèves 7-1 Aoun qualifie le du peuple, l'armée et de la résistance d'identité défensive.

7-2 En cas d'agression, Israël ne distinguera pas entre le gouvernement et le Hezbollah.

7-3 Fatfat : Pas de coexistence possible entre deux États au Liban.

7-4 Marc Henry : Israël met en garde le Liban. 

7-5 Israël interdit les livres pour enfants publiés en Syrie et au Liban.

8 Dossiers

8-1 Point de vue de James Petras : L'Empire US et le Moyen-Orient.

8-2 Point de vue de Rim al-Khatib : Ils ont osé et…se sont effondrés.

Fin

 8-3 Point de vue de Khalil Fleyhane: Pourquoi Israël ne lancera pas d’attaque contre le Liban, du moins dans un futur proche…

8 -4 Point de vue de Issa Goraieb : Exercices de style.

8 -5 Point de vue de Khalil Fleyhane : L'État hébreu s'inquiète auprès de Washington des fournitures US à l'armée Libanaise.

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

9-1 C'était un certain 7 août 2001.

9-2 Entretient avec Gilbert Achcar : «Les Etats-Unis sèment les germes d'une tragédie de longue durée...»  

10 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse

10-1 Analyse de Masri Feki : La composition sociale du Liban est unique au Moyen-Orient.



Tiré à part Les Etats-Unis s'ingèrent dans les affaires intérieures du Liban Un responsable militaire américain a fait état d'une aide ‎de 15 millions de dollars à l'armée du Liban. "Les Etats-Unis ‎augmenteront leurs aides militaires à l'armée libanaise pour ‎renforcer ses capacités, face aux éléments intérieurs.", a annoncé ‎CNN, dans un rapport consacré à la visite de David Petraeus, ‎Commandant des forces américaines déployées en Irak. Ce, ‎alors que la chaîne al-Manar a rapporté qu'un avocat libanais ‎avait déposé une plainte, auprès d'un tribunal libanais, contre ‎l'Ambassadeur américain, à Beyrouth, pour ses ingérences dans ‎les affaires intérieures du pays et pour ses tentatives visant à ‎affaiblir le gouvernement. A noter que l'Ambassadeur ‎américain, au Liban, tout en soutenant le Courant du 14 mars, a ‎demandé que l'on agisse contre le groupe d'opposition, ‎notamment, le Hezbollah. ‎

 07/08/2008

http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=1006785 http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=12090&Itemid=9

L'ombre d'une guerre civile. Au jour le jour 13-08 Un attentat à la bombe a frappé une rue commerçante de la ville de Tripoli dans le nord du Liban, a indiqué un responsable de la sécurité. "18 personnes ont été tuées et 40 blessées dans l'attentat selon un nouveau bilan", Au moins 10 soldats figurent parmi les victimes. Selon ces responsables, la cible de cet attentat était un car militaire qui circulait sur la place Nour dans le centre de la ville portuaire alors que les rues étaient pleines de gens se rendant au travail. AP

Résistance

 Analyse 10-08 Lors d'une réunion du cabinet israélien aux affaires de sécurité mercredi, des responsables militaires se sont alarmés de la possibilité pour le Hezbollah de s'équiper de missiles sol-air ultra-modernes qui pourraient menacer les survols aériens israéliens du Liban, selon la radio publique israélienne. Lors d'une réunion du cabinet de sécurité israélien début juillet, des responsables militaires et des services de renseignements avaient affirmé que le Hezbollah avait triplé sa capacité en roquettes depuis l'été 2006 et disposerait de 40.000 engins prêts à être tirés sur Israël. http://www.lemonde.fr/ http://rplfrance.org/index.php?content=presse/080811afp1-bm.php

11-08 "La résistance assure qu'elle est plus puissante en équipement et en nombre après la guerre de juillet", a affirmé le député Hassan Fadlallah, indiquant que le Hezbollah "ne renoncera pas au renforcement de ses capacités". http://rplfrance.org/index.php?content=presse/080811afp1-bm.php



1 Lutte pour la libération du territoire

Les relents de la guerre a) Liban

11-08 le Hezbollah a accusé Israël d'avoir récemment intensifié ses "violations" du territoire libanais, ce qu'a confirmé l'armée libanaise, et pressé les Nations unies et les autorités libanaises d'agir pour y mettre fin.
"Les Nations unies traitent avec indifférence ces violations qui doivent cesser en vertu de la résolution 1701" de l'Onu, qui avait mis fin aux hostilités en
2006, a souligné M. Fadlallah. http://rplfrance.org/index.php?content=presse/080811afp1-bm.php


b) Israël 12.08. L'armée israélienne a procédé mardi à d'importantes manoeuvres sur le plateau du Golan, conquis à la Syrie en 1967, qui ont été supervisées par le ministre de la Défense Ehud Barak et le chef d'état-major le général Gaby Ashkenazi, a rapporté la radio militaire. "De l'autre côté, il y a un renforcement et ce n'est pas un hasard si nous nous entraînons sur le plateau du Golan de façon intensive et sur une grande échelle", Tout ce qui doit être fait pour nous préparer a été fait", a affirmé à la radio M. Barak en faisant allusion au Hezbollah et à la Syrie. "La résolution 1701 ne parvient pas à remplir ses objectifs", a ajouté le ministre de la Défense. Le point principal de la résolution 1701, prévoyant le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et leur remplacement par l'armée libanaise appuyée par une Finul (Force intérimaire de l'ONU au Liban) considérablement renforcée, a été appliqué. Elle exigeait aussi le strict respect d'un embargo sur les armes à destination, ainsi que la délimitation précise de la frontière libano-israélienne. http://www.lemonde.fr/

c) Finul  10-08 Le général francais Olivier de Bavinchove a pris officiellement ses fonctions au quartier général de Naqoura au poste de chef d’état-major de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL). Il succède au général François Estrate et devient le nouveau représentant des éléments français au Liban. Le général de Bavinchove était depuis 2006 sous-directeur " recrutement " de la Direction du personnel militaire de l’armée de Terre et également depuis 2007, chargé de mission auprès du Ministre de la Défense pour le plan " égalité des chances ". Comptant environ 1600 soldats, le contingent français assure la mission de surveillance de l’application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité dans sa zone de responsabilité et arme notamment la force de réaction rapide sur l’ensemble de la zone FINUL. Source: EMA  http://www.libnanews.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1437:un-nouveau-representant-des-elements-francais-au-liban&catid=47:politique-locale&Itemid=81


2 Politique Liban : 2-1 Déclaration ministérielle ... au jour le jour
08-08 Réunis à la place de l’étoile, les parlementaires libanais en l’absence des députés Walid Joumblatt, Saad Hariri, Michel Pharaon et Mohammed Raad ont commencé l’examen de la déclaration ministérielle présentée par le premier ministre désigné Fouad Saniora avant que ne puisse être organisé le vote de confiance prévu pour mardi prochain.                                                   Libnanews 
 09-08 Le parlement libanais a examiné pour la 2ème journée consécutive la déclaration ministérielle qui défini l’action du gouvernement du premier ministre Fouad Saniora.  http://www.libnanews.com/ 10-08 Le Général Michel Aoun a insisté sur l’unité entre l’Armé, la Résistance et le Peuple. Aoun qui s’exprimé au cours de la première séance du débat de la déclaration ministérielle a affirmé que « chaque citoyen a droit de résister contre n’importe quel occupant ».
Il a ajouté que l’armée travaille d’une manière classique, tandis que les techniques non révélées de la résistance permettent de meilleurs résultats. « Les Armées Arabes unis n’ont pas réussi à vaincre l’armées Israéliennes, tandis que
la Résistance a souligné une victoire honorable pour le Liban », il a noté.
10 août http://www.rplfrance.org/index.php?content=presse/080810tayyar1-bm.php
11-08 Le Parlement libanais entame vendredi soir des discussions sur cette déclaration qui affirme l'autorité de l'Etat sur tous les dossiers, y compris celui des armes du Hezbollah, mais souligne néanmoins "le droit du Liban et de son peuple, son armée et sa résistance à libérer sa terre".
Des ministres de la majorité ont demandé que l'expression "sous l'aile de l'Etat" soit ajoutée à cette clause, mais cette proposition n'a pas été prise en compte.
11 août http://rplfrance.org/index.php?content=presse/080811afp1-bm.php
11-08 La majorité a insisté sur un désarmement du Hezbollah tandis que le Hezbollah a catégoriquement rejeté cette suggestion, estimant que la Déclaration gouvernementale consacrait son "droit à la résistance". : "Evoquer la question des armes de la Résistance n'est désormais pas justifiéle devoir national dicte de poursuivre la résistance et de faire avorter toute tentative pour l'affaiblir", a affirmé le député du Hezbollah Mohamed Raad La déclaration, qui affirme l'autorité de l'Etat dans tous les dossiers, y compris les armes du Hezbollah, souligne "le droit du Liban et de son peuple, son armée et sa résistance à libérer sa terre dans les Fermes de Chebaa, les collines de Kfarchouba et Ghajar", localités frontalières du sud du Liban occupées par Israël. 12-08 Le Parlement libanais devait voter aujourd'hui la confiance au gouvernement d'union nationale au terme de débats houleux centrés, notamment, sur les armes du Hezbollah, a déclaré le président de l'assemblée. "La séance sera consacrée aux dernières allocutions des députés, à la réponse du chef du gouvernement (Fouad Siniora) puis au vote de confiance", a dit le président du Parlement, Nabih Berri, à l'ouverture de la séance. Le débat parlementaire avait commencé vendredi par la lecture de la déclaration de politique générale, dite Déclaration gouvernementale, par M. Siniora. http://www.liberation.fr/actualite/monde/344580.FR.php?rss=true&xtor=RSS-450
12-08 Le vote de confiance semble acquis d'avance en dépit des objections de membres de la majorité. http://www.liberation.fr/
Le gouvernement libanais obtient la confiance du parlement Le gouvernement libanais formé en juillet a obtenu mardi la confiance de la Chambre des députés lors d’un vote validant une déclaration politique qui reconnaît au Hezbollah le droit de recourir à tous les moyens pour libérer le territoire occupé par Israël.
Cent des 128 membres du parlement ont apporté leur soutien au gouvernement d’union, formé par la coalition majoritaire soutenue par les Etats-Unis et l’opposition emmenée par le mouvement chiite, qui dispose d’un droit de veto aux termes de l’accord.
Les principaux partis politiques sont représentés au parlement et ce vote était considéré comme une formalité.
"Nous acceptons ce gouvernement parce que c’est nécessaire et bien qu’il ne soit rien d’autre qu’un gouvernement d’adversaires", a dit Boutros Harb, membre de la majorité.
Le gouvernement devrait rester en place jusqu’aux élections législatives qu’il est chargé d’organiser en 2009.
"Nous voulons que les élections aient lieu et nous allons oeuvrer pour qu’elles se déroulent dans le calme", a dit le Premier ministre Fouad Siniora devant les députés.
La déclaration politique avait été adoptée par l’opposition et la majorité le 1er août dernier après avoir retardée en raison d’un différend sur le rôle politique du Hezbollah.
Elle réaffirme l’engagement du Liban à respecter la résolution du Conseil de sécurité de l’Onu qui a mis fin, lors de l’été 2006, à 33 jours de guerre entre le Hezbollah et Israël.
Elle reconnaît en outre le droit du Liban, de son gouvernement, de son peuple et de la résistance à recourir à tous les moyens possibles pour rétablir la souveraineté libanaise sur le lieu-dit fermes de Chebaa et une partie du village voisin de Ghajjar occupés par Israël.
Prises par l’armée israélienne lors de
la Guerre des Six Jours, en 1967, les fermes de Chebaa sont considérées comme un territoire syrien par Israël et les Nations unies, libanais par Damas et Beyrouth.
Seules quelques protestations se sont fait jour lors du vote de
la Chambre , auquel ont pris part 107 députés.
Cinq d’entre eux se sont abstenus, dont la représentante de la majorité Solange Gemayel, qui s’était opposée aux termes employée dans la déclaration à propos des armes du Hezbollah.
L’arsenal du Hezbollah fera l’objet d’un débat dans le cadre d’une consultation nationale sur la "stratégie de défense nationale" que doit conduire le président libanais Michel Souleïmane en vertu de l’accord de gouvernement.
L’ancien président du parlement Hussein al Husseini a pour sa part renoncé à son mandat de député, jugeant lors d’un discours que la déclaration politique manquait de vision
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4890
13-08 Le gouvernement libanais introniséLe gouvernement d’union nationale du premier ministre, Fouad Siniora, est officiellement entré en fonction, hier, après le vote de la confiance du Parlement, avec cent voix sur cent sept députés présents. François Mazet  http://www.humanite.fr/2008-08-13_International_Le-gouver...

2-4 Election du nouveau chef d’état 12-08 Le discours du Premier ministre libanais envers Israël n'a jamais été très amical, mais il présente désormais une nette connotation agressive. Fouad Siniora a en effet affirmé que Beyrouth doit à tout prix récupérer les fermes de Chebaa et la partie sud de Ghajar contrôlées par Israël. « Les Libanais ont longtemps lutté pour la libération de leur terre, de leurs prisonniers et pour dissuader l'ennemi. Maintenant, nous avons la responsabilité de récupérer la terre encore occupée ». C'était la phrase clef du discours du Premier ministre lors d'une réunion du Parlement libanais où il a présenté la nouvelle plate-forme du gouvernement d'union nationale. Sources Guysens News


3  Politique Israélienne

Olmert  Le premier ministre Olmert vient d'annoncer son intention de quitter ses fonctions : après Haloutz et Peretz, il est le troisième haut dirigeant à avoir payé le prix fort de la guerre du juillet 2006 contre le Liban. Fin juillet 2008, Ehud Olmert a annoncé vouloir démissionner avant les primaires de son parti c'est-à-dire le 17 septembre prochain. Il a affirmé ne pas avoir l'intention de se présenter aux élections internes de son parti. Les experts sont unanimes pour souligner que cette décision s'inscrit dans le cadre des efforts de Kadima destiné à restaurer son image auprès de l'opinion israélienne, image fortement écornée suite aux accusations de malversation qui pèsent sur la personne de premier ministre etsa famille. Il est vrai que depuis la défaite au Liban, les choses n'allaient pas du tout pour Olmert. Et les scandales financiers successifs ont achevé le cercle infernal dans lequel il s'ébat depuis deux ans. Maurice Talinsky, richissime homme d'affaire d'origine américaine a reconnu il y a quelque temps, en effet, d'avoir versé des pots de vin à Olmert entre les années 1991 et 1992, c'est-à-dire à l'époque où il était le ministre du commerce et maire de la ville de Qods. Dans un premier temps, le premier ministre a affiché une grande fermeté et a affirmé ne pas vouloir céder à aucun prix aux pressions. Mais en l'absence d'un réel soutien au sein même de son propre parti empêtré dans des guerres de succession Olmert a fait marche arrière. On donne d’ors et déjà Zipi Livni, actuelle ministre des A.E. comme successeur d'Olmert. Mais Kadima pourra-t-il survivre à ces chocs successifs ? Le sort de Kadima est entouré d'une aura d'incertitude. Les analystes prévoient une perte de vitesse significative du parti centriste au cours des prochaines législatives, voire son retrait forcé du pouvoir. Ces mêmes sources parient sur une montée en puissance des parties classiques (Likoud et travaillistes), ce qui constituera un retour à l'arrière, à l'époque où la droite et la gauche partageaient à tour du rôle la direction de l'exécutif. Les spéculations vont bon train autour de la personne de Benjamin Netanyahou, chef de file de la droite traditionnelle. Il est même confiant dans les sondage qui lui donne une nette avancée par rapport a ses adversaires de gauche et de centre. Cependant avec le départ d'Olmert, le navire sioniste risque de ne pas trouver de sitôt un capitaine capable de le conduire en ces temps de tempêtes. Livni sur qui toutes les intentions sont portées n'est pas celle qui saurait préserver l'unité d'un gouvernement de coalition d'où la décision des instances concernées d'organiser en mars ou février 2009 des élections générales anticipées. Mais qu'en est il de l'avenir du prétendu processus de paix avec les palestiniens ? Coté américain, Ariel Cohen, conseiller de la Maison Blanche a reconnu que la défaite d'Israël au Liban avait fortement joué en défaveur d'Ehud Olmert. « Cette défaite constitue sans doute le pire héritage qu'Olmert laissera à la postérité ». Cohen a émis des doutes quant aux chances des successeurs de l'actuel premier ministre, Livni ou Barak de combler le vide creusé par cet échec.
S'il est vrai que les scandales a succession on fortement ébranlé les bases du chef du gouvernement sioniste, il est tout autant aussi vrai que celui-ci ne pouvait en toute logique survivre aux secousses post défaite ni surtout à sa capitulation dans le dossier de l'échange des prisonniers avec le Hezbollah.
Le départ d'Olmert équivaut à sa mort politique, une mort retardé mais inévitable. Le chef de Kadima paie le prix de son suivisme envers les Etats-Unis et certains états arabes, grands architectes de la guerre de juillet 2006 contre le Hezbollah. Cette fin tragique pour Israël a néanmoins contribué à éclaircir 4 points qui ne vont pas sans susciter la joie des arabes et des musulmans : -Dans le sillage des rapports de la commission Winograd, l'entité sioniste a reconnu officiellement son échec face au Hezbollah.
-Dans le sillage de cet échec, l'Amérique, par la voix de sa secrétaire d'état, a reconnu officiellement l'échec de son projet du Grand Moyen Orient.
-Cet échec n'est pas uniquement de nature politique, il inclut en outre une dimension économique profonde qui s'enracine dans les aventurismes de l'ère Bush au Moyen Orient.
-Désormais vulnérable, Israël se sent menacé sur deux fronts celui du nord et celui du sud, il se sent d'autant plus menacé qu'il a cédé à l'exigence du Hezbollah de procéder à l'échange de prisonniers et qu'il s'apprête à passer les fermes occupé de Chabaa sous la supervision onusiennes.
06 Août http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=12054&Itemid=0 


3-2 Des Canons ... pas du beurre.

12-08 Le gouvernement israélien entame des discussions sur le projet de budget 2009 qui prévoit des coupes de 2,6 milliards de dollars. M. Barak s'est prononcé contre une réduction du budget de la Défense. "Israël ne peut se permettre le luxe de porter atteinte à la sécurité", a-t-il affirmé. http://www.lemonde.fr/ 13-08 Désireux de montrer ses muscles, le gouvernement israélien a fait savoir qu’il se mettait en mesure de préparer d’éventuelles opérations au sud du Liban. Hier, le ministre de la Défense , Ehoud Barak, et l’état-major de l’armée ont ainsi supervisé d’importantes manoeuvres militaires sur le plateau du Golan, qu’Israël occupe depuis 1967. L’ancien premier ministre, de 1999 à 2001, a assuré qu’il se prépare à « une remise en cause de l’équilibre dans la région », un message très rude à destination de la Syrie , et un avertissement fondé presque explicitement sur les mêmes arguments que ceux qui avaient justifié le déclenchement de la guerre de 2006 au Liban. François Mazet http://www.humanite.fr/2008-08-13_International_Le-gouver... 13-08 L'État hébreu a avertit le gouvernement de Fouad Sinoria qu'il le tiendra pour responsable de toute attaque du Hezbollah contre ses intérêts. Une mise en garde directement liée au réarmement du Hezbollah, et à son entrée en force au sein du régime libanais, mais également aux déclarations assez agressives du Premier ministre libanais... Sources Guysens News
13-08
À titre préventif, le cabinet de sécurité israélien a lancé cette semaine une mise en garde adressée à la fois au Hezbollah ainsi qu'à la Syrie. Les ponts, les routes, les centrales électriques au Liban pourraient ainsi devenir des cibles de l'aviation israélienne, a prévenu Ehoud Barak, le ministre de la Défense. Le regain de tension actuel est également alimenté par la présence supposée de missiles portables sol-air d'origine russe dont le Hezbollah affirme vouloir s'équiper. La présence de cette arme dans la région pourrait bouleverser l'équilibre des forces qui s'est établi depuis la guerre de l'été 2006 Sources Guysens News


3-5 Gouvernement cherche coalition désespérément...    Déclaration ministérielle ... au jour le jour

11-08 Le cabinet restreint israélien a estimé que le gouvernement libanais d'union nationale, où l'opposition menée par le Hezbollah dispose d'un droit de veto, "a cédé sur toute la ligne aux exigences" du Hezbollah dans sa déclaration de politique générale adoptée lundi. http://rplfrance.org/index.php?content=presse/080811afp1-bm.php 12-08 Ce compromis semble avoir le don d’énerver passablement les responsables israéliens, qui accusent la coalition de Fouad Siniora de céder « sur toute la ligne aux exigences du Hezbollah ».  Ils font monter la pression sous prétexte que leurs services de renseignements auraient relevé que le gouvernement libanais n’assurait pas le contrôle des armes livrées au mouvement chiite via la frontière avec la Syrie , exigence fixée par la résolution 1701 des Nations unies.

François Mazet  http://www.humanite.fr/2008-08-13_International_Le-gouvernement-libanais-intronise-sous-l-oeil-d-Israel


3-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

10-08 Le Général a demandé la communauté internationale d’aider les réfugiés Palestiniens au Liban ; «car c’est injuste que le Liban subît seul les conséquences du déplacement du peuple palestinien». 10 août http://www.rplfrance.org/index.php?content=presse/080810tayyar1-bm.php


3-11 Politique extérieure. 08-08 Le ministre libanais Faouzi Salloukh a exhorté l’Union Européenne de faire pression sur l’état hébreu afin notamment de résoudre la question des fermes de Chébaa et d’appliquer la résolution 194 du conseil de sécurité prévoyant le retour des réfugiés palestiniens.  http://www.libnanews.com/

n°88- Journal du Liban - du 06 au 13/08 – – Fin -- Journal du Liban : «Les Etats-Unis sèment les germes d'une tragédie de longue durée.

n°88- Journal du Liban - du 06 au 13/08 – – Fin -- Journal du Liban :   «Les Etats-Unis sèment les germes d'une tragédie de longue durée.

Journal du Liban    – Fin -  

N° 78            06-08 au 13-08  

Par  M.Lemaire



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.    – Fin -

8 Dossiers        – Suite 1 -

8-3 Point de vue de Khalil Fleyhane: Pourquoi Israël ne lancera pas d’attaque contre le Liban, du moins dans un futur proche…

8 -4 Point de vue de Issa Goraieb : Exercices de style.

8 -5 Point de vue de Khalil Fleyhane : L'État hébreu s'inquiète auprès de Washington des fournitures US à l'armée Libanaise.

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

9-1 C'était un certain 7 août 2001.

9-2 Entretient avec Gilbert Achcar : «Les Etats-Unis sèment les germes d'une tragédie de longue durée...»  

10 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse

10-01 Analyse de Masri Feki : La composition sociale du Liban est unique au Moyen-Orient.


8-3 Point de vue de Khalil Fleyhane: Pourquoi Israël ne lancera pas d’attaque contre le Liban, du moins dans un futur proche… Aucun pays arabe ou aucune capitale étrangère n’a transmis au Liban des informations selon lesquelles Israël entend lancer des attaques contre des caches d’armes du Hezbollah, à l’heure où l’État hébreu intensifie sa campagne contre le réarmement « tous azimuts » du Hezbollah.
Des sources diplomatiques new-yorkaises assurent que la campagne israélienne est purement et uniquement médiatique ; elle s’explique par une émulation sur le plan interne et par les changements politiques en Israël, notamment l’élection à la tête du parti Kadima le 17 septembre prochain. « Les candidats à la succession d’Ehud Olmert à la tête de ce parti lèvent sensiblement le ton, mais cela ne veut pas dire qu’une nouvelle agression contre le Liban est à l’ordre du jour, au moins au cours des deux prochains mois », ont précisé ces sources. Et de remarquer que la campagne israélienne sur la quantité d’armes arrivée aux mains du Hezb ne comporte aucune menace d’utilisation de la force. « Ils se sont contentés de critiquer le fait que la déclaration ministérielle ait confirmé le droit du peuple, du gouvernement et de
la Résistance de faire face à n’importe quelle agression », ajoutent-elles.
Pour ces sources en question, l’État hébreu privilégie en ce moment la méthode politique, et ce pour plusieurs raisons. Une : les responsables israéliens sont convaincus que toute attaque contre le Liban ou contre des QG ou des équipements appartenant au Hezb mettra directement un terme aux négociations indirectes entre Tel-Aviv et Damas. Deux : aucune attaque ne correspondrait à une promenade de santé pour les militaires israéliens et nuirait à tout homme politique souhaitant prendre les rênes de Kadima et/ou succéder à Ehud Olmert. Trois : Israël souhaite relancer ses négociations avec le Liban dans le cadre de l’opération de paix.
Sauf qu’il est clair qu’Israël n’hésitera pas une seule seconde à lancer une nouvelle guerre contre le Liban si jamais il était la cible de quelque agression que ce soit à partir du territoire libanais, ou si des ressortissants israéliens sont visés, n’importe où dans le monde, notamment en Europe ou en Afrique.
Parallèlement, les sources new-yorkaises rappellent que le mandat de
la Finul sera renouvelé pour six nouveaux mois à partir du 31 août, sans le moindre amendement dans le descriptif de leur mission. On sait également qu’aucun cessez-le-feu ne sera proclamé entre le Liban et Israël, puisque celui-ci continue de violer l’espace aérien libanais et d’occuper les fermes de Chebaa, les collines de Kfarchouba et la partie méridionale du village de Ghajar.
Quant au rapport que Ban Ki-moon présentera aux membres du Conseil de sécurité, il est attendu qu’il ne comportera rien de nouveau ; il se contentera d’évoquer quelques incidents mineurs de terrain et rapportera la position israélienne, selon laquelle le Hezbollah dispose de missiles sol-air capables de descendre un avion israélien lorsqu’il est au-dessus du territoire libanais. Le patron du Palais de Verre reconnaîtra dans ce rapport n’avoir aucune preuve de la présence de ces missiles, tout en invitant de nouveau l’État hébreu à mettre un terme à ces violations de la résolution 1701. Ban Ki-moon saluera enfin l’opération d’échange de prisonniers entre Israël et le Hezbollah.
Dans ce rapport figurera aussi le résultat de la mission onusienne envoyée la semaine dernière au Liban et chargée de contrôler la frontière libano-syrienne.
Khalil FLEYHANE http://www.lorientlejour.com/page.aspx?page=article&id=378738

8 -4 Point de vue de Issa Goraieb : Exercices de style. Trois semaines pour réunir plus ou moins équitablement, en un même cabinet d’union, les pièces disparates du puzzle national. Et ensuite, trois autres et interminables semaines de palabres, souvent orageuses, pour trouver la formule magique permettant de doter ce gouvernement en pièces détachées... d’un programme de gouvernement. Dans notre pays qu’assaillent pourtant toutes sortes d’urgences, c’est apparemment le temps qui manque le moins : paradoxe d’autant plus étrange que le temps est compté, et même bien compté, pour une équipe qui ne dispose que de quelques mois en effet pour accomplir ce qu’on attend d’elle. C’est-à-dire préparer les élections législatives du printemps prochain et parer au plus pressé, pour ce qui est des services étatiques dus aux citoyens.
Une fois de plus, et non sans susciter ici et là de fortes réserves, on se sera rabattu sur ces deux classiques expédients que sont la rhétorique et l’ambiguïté pour résoudre (mais sur le papier seulement) la quadrature du cercle. Ainsi se trouve proclamé, dans le programme gouvernemental publié hier, le droit du Liban, peuple, armée et Résistance, de parachever la libération du territoire national. Cela fait beaucoup trop de monde à la fois, comme on voit ; et il n’est guère précisé qui exactement parle pour tout le peuple, pas plus qu’il n’est expliqué de quelle manière peuple, armée et Résistance devront s’y prendre pour éviter toute bousculade dans toute cette belle ardeur libératrice.
Comme pour tous les autres dossiers litigieux, le débat est renvoyé au dialogue national qui sera lancé bientôt sous les auspices du président Michel Sleiman.
Il n’empêche qu’en attendant, la formule ne laisse pas d’évoquer les funestes accords du Caire qui octroyaient à la guérilla palestinienne une totale liberté d’action, pourvu que fût respectée, on se demande comment, la souveraineté libanaise. Que les bénéficiaires de cette licence soient cette fois libanais n’allège en rien, bien au contraire, la choquante aberration, la totale irrecevabilité du principe.
On peut se demander à ce propos quelle peut être la part effective de l’institution militaire dans l’entreprise de libération, aussi longtemps que d’aucuns s’obstinent à en faire l’arbitre embarrassé ou, bien plus souvent, l’impuissant témoin des heurts armés entre factions rivales. La troupe sait faire davantage que de défiler impeccablement, comme elle l’a donné à voir à la cérémonie de Fayadiyeh, et elle a admirablement livré, l’été dernier, la dure bataille de Nahr el-Bared.
Cruellement atteinte cependant, dans le plus vif de sa chair, par le vil assassinat de son chef des opérations le général François Hajj, l’armée l’a été plus profondément encore dans son moral cette fois, par les mesures disciplinaires prises à l’encontre d’officiers qui avaient défendu leurs positions face aux agressions des émeutiers. Et pour finir, ce n’est pas son absence très remarquée lors des désordres de mai dernier, à Beyrouth et en province, qui a pu rendre à
la Grande Muette quelque peu de sa confiance en soi. Pour toutes ces raisons, on peut se demander sur quelles données nouvelles se fondent les harangues qu’a adressées aux jeunes officiers promus, et plus tard dans la journée à leurs aînés, le président de la République et (pas si) ancien commandant de l’armée, les pressant de sévir contre quiconque ouvrirait le feu sur son concitoyen et de riposter sans crainte et sans complexe à tout tir hostile.
La surprise est heureuse, certes. Il y a surprise quand même...
Issa Goraieb
igor@lorient-lejour.com.lb

8 -5 Point de vue de Khalil Fleyhane  : L'État hébreu s'inquiète auprès de Washington des fournitures US à l'armée Libanaise.
Les États-Unis ont demandé des explications officielles au Liban après les déclarations d’un haut responsable sur des préparations en cours visant à libérer les fermes de Chebaa par les armes au cas où les négociations diplomatiques avortaient.
« Vous nous avez beaucoup surpris », ont ainsi dit les Américains aux Libanais, lesquels se sont empressés d’éclairer leur lanterne et de les rassurer, en leur répétant qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. « Nous allons utiliser l’expression “libérer les fermes par les moyens dont nous disposons” dans les textes officiels », ont précisé les Libanais – sachant que la troupe ne dispose pas des armes adéquates pour libérer les hameaux de Chebaa ou les collines de Kfarchouba.
Selon des sources diplomatiques bien informées, c’est Israël qui se tient derrière cette volonté US de s’informer rapidement auprès de Beyrouth des dessous de cette affaire. C’est la chef de la diplomatie israélienne, Tzipi Livni, qui a évoqué la question au cours de sa dernière escale américaine, tant avec les responsables à Washington qu’avec le patron des Nations unies, Ban Ki-moon. Elle a même demandé à
la Syrie d’arrêter d’envoyer des camions bourrés d’armes au Hezbollah – « des camions en provenance d’Iran »…
Ces sources indiquent que le ministre israélien des Télécoms, Shaul Mofaz, a été dans le même sens, se plaignant du « rapprochement » entre le président Sleiman et le Hezb. À tel point que de nombreux responsables ont organisé des fuites dans la presse israélienne, évoquant les craintes des directions politico-militaires à propos de cette proximité à laquelle, selon eux, n’échappe pas non plus le Premier ministre Siniora. Notamment, après qu’eut été confirmé le droit de
la Résistance « à libérer » – et même si les termes « peuple » et « armée » ont été ajoutés
Les sources précitées estiment en outre qu’Israël ne va pas se contenter de se plaindre auprès des Américains et de Ban, mais qu’il va demander à Washington de ne pas fournir à la troupe des armes dont l’utilisation pourrait menacer sa sécurité. Ces sources ont remarqué que plusieurs États étrangers et/ou arabes, et non des moindres, ne sont pas réellement satisfaits par la façon dont est appliqué l’accord de Doha, tant sur le plan politique qu’au niveau sécuritaire. Politiquement, tout est très lent, estiment ces grandes capitales, et si la sécurité est assurée à Beyrouth et dans
la Montagne , elle reste très fragile, ajoutent-elles, au Nord en général et à Tripoli en particulier. Les sources diplomatiques ont remarqué, aussi, que les craintes des étrangers par rapport à la sécurité au Liban se complètent avec les obsessions du gouvernement telles que stipulées dans cinq paragraphes du brouillon de la déclaration ministérielle.
En un mot comme en cent : la communauté internationale n’est pas très tranquille pour le Liban…
Sources : Lorient le Jour
Posté par Adriana Evangelizt http://usa-menace.over-blog.com/article-21938837.html


9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme 9-1 C'était un certain 7 août 2001.  Une étape sur le chemin de la libération du Liban...
Ce jour là, des centaines de résistants du CPL ont été arrêtés, torturés, emprisonnés par le gouvernement Hariri de l'époque et ses tuteurs syriens pour avoir crié : Liberté, Souveraineté et Indépendance...
Ces mêmes personnages politiques cherchent à être appelés aujourd'hui "Les nouveaux souverainistes".
Comment s'appelleront-ils demain ?
http://www.rplfrance.org/index.php?content=presse/080808olj2-bm.php

9-2 Entretient avec Gilbert Achcar :  «Les Etats-Unis sèment les germes d'une tragédie de longue durée...» Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information Il semble que la seule voie permettent de dépasser les divisions sectaires passe par la mobilisation de la gauche politique et des organisations syndicales, qui dessinent une alternative non confessionnelle et résistent aux politiques néolibérales appliquées dans le pays. Est-ce que le Hezbollah penche vers l’organisation de la résistance contre ces politiques néolibérales ? C’est une illusion complète. Le Hezbollah n’a rien fondamentalement contre le néolibéralisme et, encore moins, contre le capitalisme. Comme vous le savez, son modèle suprême est le régime iranien – qui n’est certainement pas un rempart contre le néolibéralisme. Bien sûr, comme tous les islamiques, ils pensent que l’État et/ou les institutions religieuses devraient venir en aide aux pauvres. Il s’agit là de charité. La plupart des religions préconisent et organisent la charité. Cela présuppose l’existence d’inégalités sociales avec des riches qui donnent aux pauvres leurs miettes. La gauche, par contre, est égalitaire et non «charitable». En tout état de cause, le Hezbollah ne s’intéresse pas vraiment aux politiques sociales et économiques de l’État. Au cours de toutes les années pendant lesquelles Rafik Hariri dominait le gouvernement tandis que les troupes syriennes contrôlaient le pays, les politiques libérales les plus cruelles ont été appliquées, sans que le Hezbollah ne s’y oppose jamais sérieusement. Cela ne fait pas partie de son programme, ni de ses priorités. Les derniers affrontements ont débuté le jour où certains syndicats avaient appelé à une grève générale. Mais il s’agit de syndicats pourris, qui étaient tombés sous la coupe des Syriens avant qu’ils ne quittent le Liban. La précédente fois qu’ils avaient appelé à la grève, ce fut un échec complet, car l’opposition, c’est-à-dire en premier lieu le Hezbollah, ne l’avait pas réellement soutenu, même si elle avait approuvé la grève du bout des lèvres en tant que geste oppositionnel. Cette fois-ci le Hezbollah a utilisé l’occasion de la grève pour mobiliser contre les décisions politiques du gouvernement qui le concernaient et non pour s’opposer à ses politiques économiques et sociales. C’est pourquoi, bien que le conflit ait commencé le jour de la grève, les revendications économiques et sociales sont tombées dans l’oubli. Le Hezbollah ne lutte pas contre le néolibéralisme, bien qu’il puisse parfois chercher à satisfaire sa base électorale plébéienne. La seule force significative qui s’oppose au néolibéralisme au Liban, c’est la gauche, principalement le PCL. Pensez-vous que le mouvement anti-guerre est une force sociale en déclin? Si oui, quelles sont les raisons de ce déclin? Il est clair que par rapport aux mobilisations qui ont eu lieu juste avant l'invasion de l'Irak, le mouvement a connu un déclin. Il y a des raisons de fond et des raisons conjoncturelles qui expliquent cela. Une des raisons conjoncturelles, qui concerne en premier lieu les Etats-Unis mais qui affecte également le reste du monde, est l'élection présidentielle états-unienne et la croyance de beaucoup de gens que celle-ci pourrait conduire à un changement radical dans la politique de Washington à l'égard de l'Irak. Comme d'habitude, l'effet des élections est de démobiliser le mouvement anti-guerre. Une autre raison conjoncturelle est celle qui a déjà été mentionnée, à savoir le succès relatif du "surge". Ceci a également un effet démobilisateur sur le mouvement contre la guerre, car il réduit le sentiment d'urgence pour la lutte contre l'occupation. A ces considérations, il faut ajouter une raison de fond: c'est que la nature des forces qui affrontent l'impérialisme états-unien inspire beaucoup moins de sympathie que par le passé. Au Vietnam les Etats-Unis affrontaient les communistes vietnamiens qui se comportaient de manière très intelligente en s'adressant à la population états-unienne et au monde entier, et qui avaient ainsi réussi à gagner la sympathie de l'opinion publique mondiale. Actuellement, les forces qui affrontent les Etats-Unis sont surtout des ‘intégristes’  islamiques, que représente Al-Qaeda au premier chef. Ils ne peuvent certainement pas rallier la sympathie de l'opinion publique, surtout en Occident où se trouve l'essentiel du mouvement anti-guerre – pour une bonne raison, car celui-ci a un sens surtout dans les pays belligérants. Ainsi, donc, la nature des forces qui affrontent l'impérialisme états-unien ne contribue pas à la construction d'un puissant mouvement contre la guerre. Je crois que c’est le principal problème auquel le mouvement anti-guerre est confronté. La principale tâche du mouvement contre la guerre, du mouvement anti-impérialiste devrait être d'expliquer à l'opinion publique que plus il y a des guerres comme celles-ci, plus il y aura du fanatisme et de l’intégrisme. Et d'expliquer que ces guerres ne feront que renforcer la dialectique de la barbarie, ce que j'appelle "le choc des barbaries", dans laquelle la barbarie majeure est celle de Washington et la mineure celle des bandes fanatiques d’intégristes islamiques. Cela constitue un désastre pour toutes les populations du monde. Il est donc absolument urgent de stopper les guerres et l'agression impérialiste en cours. Voilà le genre de message que le mouvement contre la guerre devrait transmettre, et non pas celui qui consiste à dire «Nous soutenons quiconque combat l'impérialisme états-unien quel qu'il soit et quoi qu'il fasse par ailleurs». Ce n'est pas la manière de gagner un soutien populaire pour la cause anti-guerre. La gauche anti-guerre anti-impérialiste se trouve devant un dilemme parce que dans beaucoup de pays de la région la résistance à l'agression impérialiste est dirigée par l'Islam politique. Comment la gauche peut-elle manifester de la solidarité avec cette résistance sans abandonner pour autant son combat pour la laïcité, pour la libération des femmes et pour les droits des travailleurs? Je ne pense pas qu'il soit possible d'appliquer une règle générale dans ce domaine. Si nous prenons maintenant le cas du Liban ou de la Palestine , où il y a le Hezbollah et le Hamas, des forces intégristes islamiques, qui s'opposent à l'agression israélienne. On peut alors dire: «Nous soutenons la lutte du peuple contre l'agression impérialiste indépendamment de la nature des directions ; nous soutenons la lutte malgré nos réserves sur les directions.» En outre, je suis très opposé à un soutien acritique à quelque direction que ce soit, même les plus progressistes – et à plus forte raison lorsqu'elles ne sont pas progressistes et adhèrent à des idéologies réactionnaires. Lorsque la légitimité du combat ne souffre d'aucune ambiguïté, mais qu'il est dirigé par des forces non progressistes, on devrait déclarer très clairement: «Nous soutenons la lutte, mais nous ne partageons pas les orientations de sa direction.» * Gilbert Achcar, professeur à l'Ecole des études orientales et africaines (SOAS) de l’Université de Londres, est un collaborateur régulier d’Inprecor et de la revue La brèche. Parmi ses ouvrages, on peut citer :
- Le choc des barbaries (Complexe, 2002 ; 10/18, 2004)
- L'Orient incandescent – (Page Deux, 2004)
- La guerre des 33-Jours, avec Michel Warschawski (Textuel, 2007)
- La poudrière du Moyen-Orient, avec Noam Chomsky (Fayard, 2007)

1. Oxymoron : figure de style qui consiste à associer deux mots apparemment contradictoires pour créer un effet paradoxal (silence éloquent, douce violence, réalité virtuelle). (24 juillet 2008) http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9824



10  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information 10-01 Analyse de Masri Feki : La composition sociale du Liban est unique au Moyen-Orient. La composition sociale du Liban est unique au Moyen-Orient. Elle s’exprime dans l’édifice politique actuel par un confessionnalisme répartissant les postes au sein de l’administration entre communautés selon un système de quotas. En plus du confessionnalisme et de ses évolutions, la vie politique libanaise est marquée par le rôle des familles. Les communautés libanaises sont en effet représentées mais aussi divisées par des loyautés claniques à des dynasties familiales.
Un confessionnalisme politique
Le Pacte national de 1943 qui fonde la nation libanaise est basé sur le recensement de 1932. Il assure le partage du pouvoir sur des bases confessionnelles et la prééminence des maronites (chrétiens), communauté majoritaire à l’époque. La présidence de
la République est réservée à un maronite, le poste de président du Conseil à un sunnite et celui de président de la Chambre des députés à un chiite. La Chambre des députés est composée de 99 députés répartis entre 54 chrétiens (30 maronites, 11 grecs-orthodoxes, 6 grecs-catholiques, 4 arméniens apostoliques, 1 arménien catholique, 1 protestant et 1 chrétien d’une autre confession variable) et 45 musulmans (20 sunnites, 19 chiites, 6 druzes). Les postes dans l’administration sont répartis entre chrétiens et musulmans dans un rapport de six à cinq. Le commandement suprême de l’Armée libanaise est réservé à un maronite. Les communautés conservent une autonomie législative et judiciaire en matière de statut personnel, c’est-à-dire par exemple que le mariage civil n’existe pas, que des communautés peuvent reconnaître le divorce et d’autres non. Cette organisation est également fondée sur un compromis sous-jacent : les chrétiens renoncent à la protection française tandis que les musulmans renoncent à l’unité arabe et au projet de Grande Syrie. L’attribution des sièges de député est également répartie selon les régions du pays. Ces conditions parachèvent l’équilibre du confessionnalisme. De nombreuses analyses ont porté sur le système confessionnel libanais qui semble détenir en lui le germe des luttes fratricides qui opposeront les communautés, mais celui-ci remporte à l’époque une large approbation. Ce système consensuel paraît aller dans le sens de l’équité et de la justice mais les évolutions démographiques et le débordement des instabilités régionales entraînent peu à peu la remise en cause des équilibres communautaires du pays et du Pacte national qui en découle. Au fil des ans, le poids des maronites dans la population décroît fortement, celui des sunnites diminue également tandis que celui des chiites augmente rapidement. Les facteurs qui expliquent cette évolution sont relativement simples et semblaient prévisibles. La communauté maronite plus aisée a entamé plus précocement sa transition démographique (diminution de la natalité et de la mortalité) et ses attaches occidentales particulières ont entraîné une forte émigration. Durant la même période les sunnites libanais voient l’arrivée des Palestiniens, très majoritairement sunnites, qui bien que n’ayant pas la nationalité libanaise constituent un allié naturel en armes. Les chiites, demeurant la communauté la plus déshéritée et souffrant des combats israélo-palestiniens dans le sud du pays, possèdent la natalité la plus élevée.
En 1989, les accords de Taëf modifient la répartition confessionnelle des postes à
la Chambre et dans l’administration. Le nombre de députés est porté à 108, répartis à égalité entre chrétiens et musulmans. Dans les institutions publiques, la règle de la représentation confessionnelle est abolie et remplacée par le critère de la qualification et de la spécialisation à l’exception des fonctions de première catégorie qui sont réparties à égalité entre chrétiens et musulmans, sans spécification d’aucune fonction à aucune communauté en particulier. La mention de la confession ou du rite sur la carte d’identité est abolie. Pour finir, l’abolition du confessionnalisme politique est érigée en objectif à valeur constitutionnelle.
On peut enfin s’interroger sur les changements de la scène politique du Liban. Depuis le début du mouvement populaire, l’omniprésence du drapeau libanais – qui remplace les étendards confessionnels – traduit-il pour autant la naissance d’un sentiment patriotique durable ou doit-on craindre la résurgence des clivages antérieurs ?
Le mouvement d’opposition a rassemblé plus de militants que le Hezbollah et les loyalistes, mais cette « union sacrée » sera-t-elle durable ?  La Ligue de l’indépendance a très vite disparu, après 1943. Et le mouvement de 1951 a été le dernier rassemblement pluricommunautaire de l’histoire contemporaine du Liban. Il s’est, lui aussi, très rapidement essoufflé : dès les élections de 1953, on a vu resurgir la variable confessionnelle. Si l’on vient d’assister à une réconciliation à la suite de l’élection des accords de Doha et de l’élection du nouveau président, nul ne peut néanmoins affirmer que cet élan s’est fixé pour idéal une renonciation au communautarisme politique.
Le poids des allégeances claniques et familiales
L’Etat libanais est marqué depuis ses origines par le rôle des familles auxquelles sont associées des réseaux de solidarité et de loyauté claniques qui ont parfois mené à des conflits intra-communautaires violents au gré des retournements d’alliances. Chez les druzes la famille Joumblatt remontant au XVIIème siècle s’est longtemps opposée à la famille Hamadé. Farid Hamadé s’allie par exemple à des groupes chrétiens durant la guerre civile tandis que le Parti Socialiste progressiste de Walid Joumblatt soutient l’intervention syrienne malgré l’assassinat de son père Kamal Joumblatt, fondateur du PSP, le 16 mars 1977 par les services secrets syriens. Farid Hamadé est contraint à l’exil après l’invasion syrienne de 1990 et meurt à Paris neuf ans plus tard. De nos jours Walid Joumblatt fait partie de la majorité anti-syrienne.
Au sein de la communauté maronite, la famille Chamoun donne au Liban un président de 1952 à 1958 : Camille Chamoun. Celui-ci fonde le parti national libéral. Son fils Dany, fondateur des milices du Tigre, est assassiné le 21 octobre 1990 avec sa femme et deux de ses enfants.
Les Gemayel sont une autre famille prépondérante chez les maronites, ceux-ci sont représentés par Pierre Gemayel qui fonde dans les années 1930 les Phalanges (Kataëb), groupe politico-militaire inspiré des structures fascistes européennes (sur le plan organisationnel plutôt qu’idéologique). Son fils Béchir est élu président le 23 août 1982 et assassiné le 14 septembre avant même son entrée en fonction. Un autre de ses fils, Amine, le remplace alors. Pierre Amine Gemayel, fils de Amine et également homme politique, est assassiné le 26 novembre 2006. Son meurtre a été inclus dans le mandat de la commission d’enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri à la demande du Premier ministre Fouad Siniora. On peut aussi citer les familles Eddé, Frangié, Lahoud, Murr qui ont toutes donné au Liban plusieurs générations d’hommes politiques.
Un défi de conserver la diversité
En dépit de ses faiblesses et ses fragilités institutionnelles, le Liban est néanmoins et incontestablement le pays arabe le mieux intégré dans la modernité démocratique. Sa diversité est la source de son modernisme par rapport aux sociétés fermées et aux tendances obscurantistes qui caractérisent si fréquemment le Moyen-Orient. Le pays est réputé pour son ouverture sur le monde qui attire par ailleurs les hommes d’affaires du Golfe désireux de sortir du carcan d’une société uniformisante et oppressante. Le pays du Cèdre doit réaliser le défi de conserver cette diversité et s’affirmer sinon en modèle, du moins en contre-exemple des archaïsmes régionaux. Cette faculté de résistance à l’islamisme et au panarabisme totalisant, ce petit pays de près de quatre millions d’habitants le doit évidemment à la présence multiséculaire d’une communauté chrétienne longtemps majoritaire. Cette présence a permis au pays d’institutionnaliser la diversité culturelle, le pluralisme religieux et de bâtir une démocratie arabe populaire dans une région où celle-ci est souvent perçue comme un artifice impérialiste.
Le Liban est le seul pays du Moyen-Orient où les non musulmans disposent de droits civils et politiques égaux à ceux des musulmans à tel point qu’au moment de la création de l’Etat d’Israël et de l’exode massif des Juifs des pays arabes, le Liban a été le seul Etat de la région après Israël, à attirer – provisoirement il est vrai – les immigrés juifs venus de Syrie et d’Irak.
Ce pays doit demeurer un refuge, une terre préservée du fondamentalisme depuis lequel les chrétiens peuvent parler au nom de leurs coreligionnaires opprimés dans les pays voisins. Pour preuve, les chrétiens libanais représentant moins de deux millions d’individus sont bien plus visibles et audibles que les coptes d’Egypte, forts d’une douzaine de millions de fidèles, qui subissent une persécution latente des autorités égyptiennes et des groupes islamistes. Masri Feki
chroniqueur de Tolerance.ca ®, président, Middle East Pact (MEP)
http://www.tolerance.ca/Article.aspx?ID=19458&L=fr

Liban,Israël,Olmert,colonialisme,Bush,Hezbollah,Finul     

n°88- Journal du Liban - du 06 au 13/08 – Suite 1 - Journal du Liban : «Les Etats-Unis sèment les germes d'une tragédie de longue durée.


Journal du Liban    – Suite 1 -  

N° 78            06-08 au 13-08  

Par  M.Lemaire



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.    – Suite 1 -

3 Politique Internationale

 4 Institutions internationales

5 Autres Pays

7 Brèves

7-1 Aoun qualifie le du peuple, l'armée et de la résistance d'identité défensive. 7-2 En cas d'agression, Israël ne distinguera pas entre le gouvernement et le Hezbollah.

7-3 Fatfat : Pas de coexistence possible entre deux États au Liban.

7-4 Marc Henry : Israël met en garde le Liban. 

7-5 Israël interdit les livres pour enfants publiés en Syrie et au Liban.

8 Dossiers 8-1 Point de vue de James Petras : L'Empire US et le Moyen-Orient. 8-2 Point de vue de Rim al-Khatib : Ils ont osé et…se sont effondrés.

8-3 Point de vue de Khalil Fleyhane: Pourquoi Israël ne lancera pas d’attaque contre le Liban, du moins dans un futur proche…

8 -4 Point de vue de Issa Goraieb : Exercices de style.

8 -5 Point de vue de Khalil Fleyhane : L'État hébreu s'inquiète auprès de Washington des fournitures US à l'armée Libanaise.

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

9-1 C'était un certain 7 août 2001. 9-2 Entretient avec Gilbert Achcar : «Les Etats-Unis sèment les germes d'une tragédie de longue durée...»  

10 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse

10-01 Analyse de Masri Feki : La composition sociale du Liban est unique au Moyen-Orient.



3 Politique Internationale Usa (le parrain)

3-1 Les grandes manœuvres  

06-08 Présidant une délégation militaire américaine, le général David Petraeus, arrivé hier en début de matinée au Liban, a rencontré le Président de la République Michel Sleiman et les autorités militaires libanaises pour discuter de l’aide militaire des USA accordées au Liban, avant de se rendre auprès du ministre de la défense Elias Murr et du commandant par intérim de l’armée libanaise, Chawki al Masri. Il a quitté le Liban en fin d’après midi pour se rendre à Bagdad. Selon un communiqué de l’ambassade américaine au Liban, le général David Petraeus a évoqué les moyens que pourrait obtenir l’armée libanaise pour ses missions de maintien de paix et de protection de la population libanaise. Commandant actuel des forces américaines déployées en Irak, il deviendra en septembre le responsable militaire des troupes américaines déployées au Moyen-Orient et en Asie Centrale au sein du Commandement Central Américain. Certaines sources l’évoquent aussi comme possible candidat à la vice-présidence des USA pour le camp républicain au coté du sénateur John McCain. http://www.libnanews.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1413:liban-visite-surprise-du-gen-david-petraeus&catid=47:politique-locale&Itemid=81


3-2 Des Canons ... pas du beurre 06-08 Les USA ont accordé une aide militaire de USD 270 millions de dollars suite au conflit entre le Liban et Tsahal en juillet 2006. Cette aide est constituée principalement de matériel de transport et de subvention à la formation d’officiers de l’armée libanaise. Selon le gouvernement américain, cette aide vise à aider à la restauration de la souveraineté des forces armées libanaises sur l’ensemble du territoire libanais.(...) http://www.libnanews.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1413:liban-visite-surprise-du-gen-david-petraeus&catid=47:politique-locale&Itemid=81

Union Européenne

08-08Le président du parlement européen &  président du Parlement Italien Hans-Gert Pöttering a poursuivi aujourd’hui sa visite en se rendant au siège du contingent italien de la FINUL à Tibnine. http://www.libnanews.com/ 08-08 Hans-Gert Pöttering a indiqué que le président de la république l’a informé de la situation du Liban notamment par rapport au processus de paix au Moyen Orient avant d’affirmer le soutien de l’Union Européenne à la restauration de la souveraineté du Liban, à la création d’un état palestinien et à l’établissement de relations cordiales libano-syriennes. Hans-Gert Pöttering  a ensuite souligné l’exemple que constitue le Liban dans le domaine de diversité communautaire et d’indiquer avoir abordé la question des fermes de Chébaa. http://www.libnanews.com/i


Europe

3 France Capitalisme français au Proche-Orient.: Les entreprises françaises peuvent compter sur un réseau en Israël au Liban, de dirigeants et de cadres pour faire des investissements au proche et moyen orient. Le réseau le plus important provient de l’ESCP-EAP Ecole de management de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP) qui est l’atout majeur du capitalisme français dans cette région. L’ESA Beyrouth (Ecole Supérieure des Affaires) pole d’enseignement associé à l’ESCP-EAP à formé un nombre important d’élites du Liban (1500 diplômés depuis 10 d’existence). 10 août  http://bellaciao.org/fr/spip.php?article69903



7 Les brèves Ndlr :  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

7-1 Aoun qualifie le du peuple, l'armée et de la résistance d'identité défensive. Le chef du Courant patriotique libre, Michel Aoun a qualifié le peuple, la résistance islamique et l'armée libanaise de trois entités insécables de l'identité défensive du Liban. Lors d'une réunion vendredi après midi à l'assemblée nationale consacrée à l'examen de la déclaration ministérielle, Aoun a salué dans ce texte la mention du peuple, de l'armée et de la résistance et a estimé que le mélange de ces trois incarne l'identité défensive et qu'il ne faut jamais les séparer. Selon Michel Aoun, le peuple procède à la désobéissance civile devant les occupants sionistes, l'armée se charge de la défense classique et la résistance fait, en cas d'attaque la guerre asymétrique. L'assemblée nationale libanaise s'est réunie à partir d'hier pour adopter la déclaration ministérielle et voter confiance aux ministres proposés. Le texte en question réaffirme le droit du peuple, de l'armée et de la résistance à œuvrer pour libérer les fermes de Chebaa, les collines de Kfar Chouba ainsi que le village occupé de Ghajar. 09 Août http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=12145&Itemid=9


7-2 En cas d'agression, Israël ne distinguera pas entre le gouvernement et le Hezbollah. Le quotidien israélien Haaretz a indiqué hier que le gouvernement d’Israël tiendra le « gouvernement d’union nationale libanais pour responsable de tout incident ou événement commis par des citoyens libanais ». Le quotidien a précisé que l’État hébreu fera assumer au Liban la responsabilité de tout acte commis par le Hezbollah et qui aurait pour objectif de venger la mort de son cadre militaire assassiné, Imad Moghniyé. L’article en question souligne que cette attitude détonne singulièrement avec celle adoptée par le passé, Israël ayant toujours cherché à « opérer une distinction entre le gouvernement libanais et le Hezbollah ». Un important responsable militaire a ainsi affirmé à Haaretz que « si le Hezbollah attaque Israël depuis le territoire libanais, ou s’il tire sur des appareils militaires israéliens ou s’il planifie une attaque à l’étranger, Israël répondra de la manière adéquate ». Israël prévoit de faire passer ce message, la semaine prochaine, à la Syrie et au Hezbollah, via les États européens, les États-Unis et la Russie. L ’article précise qu’Israël a veillé à préserver l’infrastructure libanaise durant la guerre de juillet 2006 « en dépit des recommandations de Dan Haloutz, le commandant en chef d’alors ».
Le vice-secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a de son côté répondu en affirmant que « les objections israéliennes sur l’armement du Hezbollah tentent de faire de l’État hébreu une victime, comme s’il ne détenait aucune arme et que ce sont les autres qui sont en train de le menacer ». Le numéro deux du Hezb a ajouté que « sans
la Résistance  » Israël n’aurait pas pu « être vaincu » et n’aurait pas quitté le Liban.
Sources Lorient le Jour


7-3 Fatfat : Pas de coexistence possible entre deux États au Liban. Le député Ahmad Fatfat, membre du Bloc parlementaire du futur, a affirmé, dans une déclaration au site des Forces libanaises, qu’« il ne saurait y avoir de coexistence entre deux États dans le cadre d’un territoire aussi exigu que la scène libanaise ». M. Fatfat a affirmé sur ce plan qu’« il ne peut y avoir de résistance véritable et de défense véritable du Liban que par le biais de l’État libanais, des institutions et de l’armée libanaises ».
« Le contexte actuel est exceptionnel et il est le fruit de l’accord de Doha, a souligné M. Fatfat. Nous sommes dans l’attente des élections législatives et de ce que décidera le peuple libanais. Il faudra alors choisir entre l’État et le mini-État (du Hezbollah). Il est à craindre que le mini-État donne naissance, le cas échéant, à divers mini-États dans l’ensemble du pays. »
M. Fatfat a, d’autre part, vivement stigmatisé l’attitude du député du Hezbollah Ali Ammar qui a entrepris, rappelle-t-on, lors du débat parlementaire sur la déclaration ministérielle, d’interrompre d’une manière intempestive les députés du 14 Mars qui critiquaient la ligne de conduite du Hezbollah. « L’attitude de Ali Ammar est irresponsable et totalement étrangère aux coutumes libanaises, le Hezbollah aurait dû le mettre au pas et le retirer de la séance parlementaire », a déclaré le député de Denniyé.
M. Fatfat a, par ailleurs, souligné que « le grand débat actuellement porte sur le problème de l’armement du Hezbollah ». « Le Herzbollah est tendu en raison des changements dans la région, plus particulièrement au niveau des relations syro-israéliennes », a-t-il précisé. En conclusion, M. Fatfat a souligné qu’au niveau de l’État, il n’y a pas de « dissociation entre la stratégie de défense et la stratégie de libération ».
14/8 http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=379173


7-4 Marc Henry : Israël met en garde le Liban.  La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage cette analyse  mais doit être vu comme information.  Extrait L'État hébreu avertit le gouvernement de Fouad Sinoria qu'il le tiendra pour responsable de toute attaque du Hezbollah contre ses intérêts. Les ponts, les routes, les centrales électriques au Liban pourraient devenir des cibles de l'aviation israélienne. Tel est l'avertissement, pour le moment sans frais, transmis ces derniers jours par l'État hébreu à Beyrouth à la suite de l'entrée en force du Hezbollah dans le gouvernement dirigé par Fouad Sinoria. Ce message transmis par l'intermédiaire des États-Unis et de l'Europe reflète un changement des règles du jeu. Le Hezbollah a en effet obtenu un droit de veto au sein du gouvernement et le feu vert pour maintenir ses combattants sur le pied de guerre dans le sud du Liban face à l'armée israélienne. Deux faits qui, selon les responsables israéliens, permettent de considérer le gouvernement libanais comme responsable de toute attaque que pourrait entreprendre le Hezbollah pour venger notamment Imad Mougnieh. (…) Le chef de l'appareil militaire de l'organisation a été tué en février 2008 lors de la mystérieuse explosion d'une voiture piégée à Damas en Syrie. Le Hezbollah a accusé Israël d’avoir manigancé cette élimination. Infiltrations redoutées Le regain de tension actuel est également alimenté par la présence supposée de missiles portables sol-air d'origine russe dont le Hezbollah affirme vouloir s'équiper. Ce matériel mettrait en danger les vols de reconnaissance menés quotidiennement par l'aviation israélienne dans l'espace aérien libanais. À titre de préventif, le cabinet de sécurité israélien a lancé cette semaine une mise en garde adressée à la fois à la milice chiite ainsi qu'à la Syrie par où transitent les armes en provenance d'Iran destinées au Hezbollah. «Nous n'accepterons pas la poursuite de ce trafic», a prévenu Ehoud Barak, le ministre de la Défense. Le ton est d'autant plus dur que le Hezbollah est plus que jamais considéré comme une «tête de pont» de l'Iran, l'ennemi numéro un de l'État hébreu, qui par cette milice interposée est en mesure de menacer le nord d'Israël. 08/08/ http://www.lefigaro.fr/international/2008/08/09/01003-20080809ARTFIG00105-israel-met-en-garde-le-liban-.php


7-5 Israël interdit les livres pour enfants publiés en Syrie et au Liban. Israël a interdit l'importation de livres pour enfants en arabe en provenance de la Syrie et du Liban, notamment Harry Potter et Pinocchio, sous motif que l'Etat hébreu restait en état de guerre avec ces pays, rapporte lundi la radio militaire israélienne.
Il s'agit aussi bien de livres traduits en arabe, comme Pinocchio ou Harry Potter, que des classiques arabes sans aucun rapport avec Israël.
L'éditeur arabe israélien, Salah Abassi, s'est plaint sur les ondes de s'être vu soudainement interdire leur importation via
la Jordanie.
"Le
ministère de l'Industrie et du Commerce ainsi que le Trésor m'ont averti que l'importation de ces livres était illégale", a-t-il précisé.
Pour justifier sa décision, l'administration a invoqué une ordonnance interdisant d'importer des livres "venant de pays en guerre avec Israël".
Le ministère du Trésor a affirmé au quotidien Maariv que cette interdiction était conforme à la loi et concernait en particulier
la Syrie , le Liban et l'Iran, mais pas d'autres pays arabes comme la Jordanie ou l'Egypte.
L'ordonnance remonte à 1939, à l'époque du mandat britannique en Palestine: elle interdisait d'importer des livres en provenance de pays en guerre avec la Grande-Bretagne.
Elle a ensuite été reprise à son compte par Israël après sa création en 1948.
11 août http://rplfrance.org/index.php?content=presse/080811tv51-bm.php



8  Dossier Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

8-1 Point de vue de James Petras : L'Empire US et le Moyen-Orient. Les régimes clients des USA, au Moyen-Orient et dans la corne de l’Afrique, ont des fonctions spécifiques pour construire l’empire étasunien au Moyen-Orient et pour servir les intérêts israéliens.

  • Au Liban les maronites chrétiens et le régime fantoche de Fouad Siniora sont financés et armés pour affaiblir la coalition politico-militaire anti-impérialiste de masse conduite par le Hezbollah.
  • Les États clients du Golfe et d’Arabie saoudite fournissent le pétrole, le renseignement et les bases militaires comme bases pour la surveillance du Moyen Orient.
Au Liban le Hezbollah a battu les envahisseurs israéliens et a isolé, de plus en plus, le régime fantoche de Siniora bien que les États-Unis aient réussi à introduire la présence militaire des Nations Unies, une vaine tentative d’isoler le Hezbollah. Les livraisons massives par les USA d’armes à ses mercenaires – chrétiens, druzes et sunnites – en 2007 laissent présager un nouvel effort pour provoquer une "guerre civile" pour affaiblir le Hezbollah et ses alliés anti-impérialistes palestiniens. Au Liban, le régime Siniora terré à Beyrouth n’a pas réussi à affaiblir le Hezbollah et n’existe que grâce au soutien financier (et militaire) des USA, de l’Europe et de l’Arabie saoudite. L’armée libanaise est divisée. Les forces des Nations Unies refusent de désarmer le Hezbollah. Israël a perdu toute envie d’une nouvelle invasion. Il est clair que les États-Unis ont perdu de l’influence au Liban alors que la puissance du bloc Hezbollah-Hamas-Iran se renforce.

8-2 Point de vue de Rim al-Khatib : Ils ont osé et…se sont effondrés. le complot contre la résistance Ils ont osé … toucher aux armes de la résistance. Jumblatt, le chef milicien de la montagne, a décidé de mettre en application le plan de démantèlement des forces de la résistance islamique, la résistance du Hizbullah, afin de satisfaire ses maîtres d’aujourd’hui, les Etats-Unis et les sionistes.
Jumblatt a osé, et ses forces se sont effondrées…. Voilà que les dirigeants sionistes regrettent aujourd’hui sa chute si rapide. Ils déclarent avoir préparé pendant trois ans ce qui s’est effondré en une nuit.
Pourquoi Jumblatt a-t-il osé toucher aux armes de la résistance, en soulevant la question du système de communication du Hizbullah ? Parce que ses amis américains et israéliens lui avaient promis une délivrance prochaine, parce qu’il se préparait un grand coup, pour les prochaines semaines, pendant « l’été chaud » promis par l’américain David Welsh : une attaque israélienne imminente, préparée intérieurement par les alliés des américains, de Welsh, Rice, Bush, Olmert et Barak…, contre le Liban, sa population et sa résistance.
Jumblatt avait monté le ton ces derniers jours, il a accusé, il n’a cessé de tenir conférence de presse sur conférence presse, accusant tour à tour le Hizbullah et Sayyid Nasrullah, mettant en cause le système de sécurité du parti, et son système de communication.
Que faisaient l’ami français de Jumblatt, le député socialiste Pakzad, caméra à la main, devant la maison du secrétaire général du Hizbullah, dans la banlieue sud de Beirut ? Cet ami socialiste, ami et espion des sionistes, a été emmené par le parti de Jumblatt jusqu’à ce lieu, pour le faire arrêter, et pour organiser une conférence de presse par la suite et dénoncer le Hizbullah, accusé d’empêcher les gens de circuler librement dans Beirut, ou plutôt dans la banlieue sud de Beirut. Comment comprendre la mission du sioniste français Pakzad lorsque nous apprenons que
la CIA a mis au point un nouveau système de surveillance et de marquage des zones fréquentées par les dirigeants du Hizbullah, afin de leur porter un coup ?
Ils ont osé… .tirer sur la population civile
Le jour de la grève générale et de la manifestation prévue par l’union des travailleurs, qui n’était pas une journée de mobilisation politique, mais populaire, pour la défense du droit au pain et au travail, les milices de Hariri s’étaient postées aux fenêtres et aux toits des maisons, pour tirer sur la population en colère. Les milices de Hariri sont financées par l’argent saoudien et se sont constituées en enrôlant des pauvres gens des régions défavorisées dans le nord du pays, pendant ces deux dernières années. Les arrestations ont montré qu’ils étaient arrivés à Beirut dans le but de tirer sur la population. Salariés dans des compagnies de sécurité, devenues très fréquentes dans Beirut, ils se sont vite rendus à l’armée libanaise lorsqu’ils ont compris que leur rôle a consisté à susciter une guerre civile.
Selon des informations parues dans la presse libanaise (al-thabât, notamment), la compagnie de sécurité honnie en Irak, Blackwater a ouvert une succursale à Beirut par le biais des hommes de main du sinistre Geagea. Et il est étonnant que la seule possibilité de travail que les financeurs saoudiens trouvent au Liban, c’est de fonder des sociétés de surveillance. Pour qui ? Le Liban est-il devenu une énorme société de surveillance et de renseignements ? Qu’en pensent les intellectuels « éclairés » mais aveugles du parti de Harîrî, à l’allure moderniste et occidentalisée ?
Ils ont osé….susciter une guerre fratricide
Le mufti du palais, Qabbanî, n’a pas eu honte de dénoncer « les étrangers » de Beirut, c’est-à-dire la population shi’ite vivant dans plusieurs quartiers populaires de la capitale, accusant cette minorité confessionnelle dans Beirut d’attaquer la majorité sunnite. Heureusement, les multiples voix sages de la communauté sunnite de Beirut et d’ailleurs ont dénoncé cet appel à la sédition et la guerre fratricide, derrière lesquelles se cachent les gens du pouvoir, chaque fois qu’ils se sentent affaiblis. Le secrétaire général du Hizbullah, sayyid Hassan Nasrullah, avait mis en garde contre de tels appels, contre de telles menaces, disant que cette fois-ci, la menace ne marche plus, car elle n’est basée sur aucune donnée objective. Il n’y a pas et il n’y aura pas de guerre interconfessionnelle, la lutte se déroule entre deux projets : le projet de la résistance et le projet de la collaboration et de l’alignement sur les Etats-Unis. C’est d’ailleurs ce qu’a montré le déroulement de tous les événements au Liban, depuis ce fameux 7 mai, date de la grève générale.
Quoi de plus simple que de susciter les instincts les plus bas ? Comment un mufti peut-il faire appel à la guerre civile ? Pourquoi les shi’ites sont-ils considérés comme étant une population exogène à Beirut, alors qu’ils y vivent depuis près de cent ans ? Qui est la population originaire de la capitale, qui s’est agrandie et embellie (ou enlaidie, cela dépend du point de vue) par le labeur de tous ces pauvres, venus de la montagne, du sud, du nord et de
la Bekaa ?
Au nom de quel critère discriminatoire toute cette population devient étrangère à la capitale ? Les idéologues du parti de Hariri, qui se prétendent cultivés et libéraux aux yeux du monde occidental, sont encore plongés, quant au Liban, dans la pensée sombre et discriminatoire du moyen-âge européen.
Ils ont osé….faire appel à l’étranger contre le peuple et la résistance
Sanioura, chef du gouvernement illégitime, est un menteur effronté. La veille du lundi au mardi soir, son gouvernement prend deux graves décisions : démettre de ses fonctions un officier de l’armée en charge de la sécurité de l’aéroport et remettre en cause et porter devant la justice libanaise le système de communications du Hizbullah, de la résistance. Ces deux décisions, il les a prises sous la menace de Jumblatt, de démissionner si le gouvernement ne les adoptait pas, le soir même. Ce qui fut fait. Sanioura faxa immédiatement la décision au secrétaire général de l’Onu pour faire plaisir à Terry Larsen, le sioniste en poste à l’ONU. Le rapport envoyé par Sanioura devait permettre au conseil de sécurité de l’ONU, qui se réunissait pour voir où en était l’application de la sinistre résolution 1559, de dénoncer la non-application de cette résolution par le parti de la résistance.
Or, quelques jours après, après la vague de mécontentement populaire et la décision de l’opposition de poursuivre son mouvement tant que ces deux résolutions n’étaient pas annulées, Sanioura déclare dans une conférence de presse qu’elles n’ont pas été prises. Le mensonge de Sanioura fut vite dévoilé par le député et responsable politique du mouvement Amal, textes à l’appui. Depuis, Sanioura attend l’aide étrangère.
Ils ont osé….porter atteinte à l’armée libanaise
L’armée libanaise, contrairement aux armées des pays occidentaux et du tiers-monde en général, n’est pas une armée aux mains du pouvoir. Sa constitution en fait un outil assez étrange : elle ne peut prendre partie dans une bataille entre deux camps sinon elle risque la décomposition. Tout au long des premiers jours, l’armée n’a pas pris position contre l’opposition, ni contre le pouvoir, se contentant de ramasser les « miettes », c’est-à-dire de récupérer les armes et les sièges des organisations du pouvoir qui ressemblaient à des bunkers, n’intervenant qu’après les combats.
Or, le sinistre et criminel de guerre Geagea, tout en déplorant la non-intervention de l’armée libanaise contre l’opposition, menace d’une scission à l’intérieur de l’armée, la seule institution pouvant encore assurer l’unité du pays. Sa déclaration fut suivie par l’intervention américaine contre l’armée libanaise, critiquant également son rôle neutre dans les affrontements, mais promettant aussi son aide. Sanioura a également déploré la non-intervention de l’armée contre le peuple dans la rue, tout comme le représentant saoudien à la ligue arabe, c’est-à-dire le ministre des affaires étrangères.
Concernant le sinistre Geagea, la scission de l’armée est un rêve pour lui, qui lui permettrait de créer sa zone sioniste à l’intérieur du Liban : Geagea rêve de dominer une zone à sa mesure, ne pouvant espérer dominer le Liban.
Concernant l’armée, rappelons qu’elle est intervenue, cet hiver, contre les manifestants de la banlieue sud, pendant la révolte contre la vie chère. Plusieurs citoyens furent tués, mais la sagesse du Hizbullah et de l’opposition consista, à l’époque, à réclamer une enquête indépendante, pour délimiter les responsabilités, et juger les officiers et soldats ayant participé à l’assassinat des citoyens. Le Hizbullah n’aurait-il pas pu, à cette époque, démanteler l’armée, s’il l’avait voulu, en faisant scissionner une grande partie de ses effectifs ?
Il y a ceux qui pensent à l’intérêt du pays, dans sa totalité, et ceux qui pensent à leurs fiefs. Les premiers sont la résistance et ses alliés, et les seconds, les chefs de guerre qui ont mis la main sur le gouvernement.
Ils ont osé….appliquer les recommandations du sioniste Vinograd
Suite à sa défaite dans sa guerre contre le Liban, en juillet 2006, Israël a voulu savoir pourquoi le Hizbullah a pu lui tenir tête et lui infliger cette défaite. Le rapport Vinograd qui en est sorti recommande le démantèlement du système de communication de la résistance, qui a été capable d’assurer la liaison, en permanence, entre le commandement et les combattants. C’est ce système de communication que les criminels du gouvernement libanais ont voulu remettre en cause.
Non contents d’insulter la résistance et ses combattants (Jumblatt a maintes fois avoué qu’il veut absolument « désacraliser » le Hizbullah) depuis la fin de la guerre de juillet-août 2006,
Non contents d’avoir en leur sein des personnes directement responsables d’avoir donné des informations aux Américains (Marwan Hamade, ministre des communications, appartenant au parti de Jumblatt et courtisé par les services de renseignements étrangers) et par là, aux sionistes, ayant conduit au pilonnage meurtrier des derniers jours de la guerre (pensant que le dirigeant de la résistance s’y trouvait),
Non contents de leur silence criminel face aux violations incessantes d’Israël de leur sol et de leur air, depuis la guerre de juillet 2006,
Non contents de leur silence effarant concernant les prisonniers libanais toujours détenus dans les prisons israéliennes, concernant les victimes civiles qui tombent toujours à cause des bombes déversées par l’armée sioniste,
Ils ont osé…jouer avec le feu, et essayer de frapper la résistance en remettant en cause une de ses principales armes, qui ont protégé la capitale Beirut au cours de la guerre. Ils veulent offrir le Liban tout nu aux ambitions sionistes, politiques et territoriales.
Dans un pays normal, une telle attitude mériterait une cour martiale.
Ils ont osé…commettre des massacres
Les bandes sauvages enrôlées par l’argent saoudien de Hariri ont attaqué le siège du parti nationaliste syrien (libanais d’origine et de composition) à Halba, dans le nord. 14 membres du parti ont été tués par les gens haineux, qui voulaient élargir la guerre vers le nord du pays. 3 des martyrs du parti furent achevés alors que l’ambulance les emmenait, blessés, à l’hôpital.
Les milices haineuses de Jumblatt ont kidnappé, tué et défiguré les dépouilles de trois membres du Hizbullah, à Aley, dans la montagne, avant de les jeter devant un hôpital.
Le parti nationaliste syrien a remis l’affaire entre les mains de la justice libanaise : les documents visuels de la bataille contre le siège existent et seront dévoilés en temps voulu, lorsque l’armée prendra la sécurité du pays en main et que les juges ne seront pas des supplétifs du pouvoir en place.
Dans le nord, les milices de la haine ont incendié les sièges de plusieurs partis, dont celui de Michel Aoun. Certaines parties, très « généreuses » ont voulu mettre ces actes sur le compte de la « colère » d’avoir été évincés de Beirut. Au nord, la plaque commémorative du prisonnier Yahya Skaf a été arrachée et détruite, parce que Yahya Skaf, combattant libanais de la résistance palestinienne, a représenté pour eux le symbole de la résistance, et il l’est effectivement, pour nous tous.
Ils ont osé…accuser la résistance de sédition
C’est au tour des régimes arabes de prendre le relais, lorsque les gens du pouvoir se sont effondrés face à la résistance et ses alliés. Le ministre saoudien des affaires étrangères a accusé le Hizbullah d’avoir envahi Beirut, comme si Beirut était devenu un fief saoudien, malgré tout l’argent que les saoudiens ont déversé. Il a même osé…proposer l’envoi de troupes arabes pour soutenir le gouvernement de Sanioura, lui qui avait approuvé implicitement et même explicitement le bombardement du Liban en juillet 2006. Et le minitre saoudien a voulu, immédiatement, lancer une guerre arabe contre l’Iran, accusée de soutenir l’opposition. Bref, la même litanie remâchée depuis quelques années. Mais le représentant syrien lui a sèchement répondu : pourquoi ne pas avoir pensé à envoyer vos troupes arabes lors de l’attaque israélienne en juillet 2006 ? Pourquoi intervenir dans les affaires intérieures libanaises, en envoyant des troupes ? La ligue arabe doit se tenir à distance à égalité entre toutes les parties. Si vous tenez tellement à sauver, par les armées, vos frères arabes, pourquoi ne pas les envoyer défendre la population palestinienne à Gaza ? Pourquoi vous restez silencieux face aux massacres quotidiens de civils et des enfants à Gaza ?
Mais la manœuvre saoudienne a échoué. Ils voulaient, par leurs appels à la haine et à la guerre civile, entamer la popularité du Hizbullah auprès des masses et des peuples arabes. Peine perdue, car depuis longtemps, et surtout depuis 2005, lorsque les résistances en Palestine et au Liban ont clairement démontré que les régimes alignés sur les Etats-Unis et Israël sont capables de toutes les perfidies, les peuples arabes ne se font plus avoir par des slogans haineux : le guide des Frères musulmans a envoyé un message de solidarité à la résistance au Liban, plusieurs intellectuels et hommes politiques jordaniens ont clairement affirmé leur soutien au Hizbullah et à l’opposition. Des partis algériens se sont également exprimés, montrant que la bataille en cours n’a rien d’une guerre confessionnelle ou religieuse, tel que le pouvoir libanais veut le faire croire, mais d’une bataille pour la défense de la résistance contre les collaborateurs et les criminels, qui veulent livrer leur pays aux sionistes.
Ils ont osé….mais sont impuissants
Les représentants de
la France ont osé….menacer le Hizbullah et l’opposition. Kouchner va-t-en-guerre a osé… déclarer son alignement aux côtés du gouvernement illégal. Il est vrai que la France ne connaît pas et n’a pas connu, même en pleine guerre de libération, ce que signifie que de larges couches d’un peuple se mobilisent pour défendre la résistance. Non pas vers la fin de la guerre, mais en plein milieu, c’est-à-dire que ces couches n’espèrent aucun gain, sauf l’avenir de leur pays, qu’elles sont prêtes à mourir et à vivre pour que la résistance soit toujours là, forte, attendant le moment crucial de la libération totale. Kouchner espère-t-il pouvoir combattre ces masses mobilisées ? Comme Wi’am Wahhab (homme politique druze allié à la résistance) a recommandé à Geagea d’être sage et de se tenir tranquille, nous disons la même chose aux représentants et dirigeants français : tenez-vous tranquille ! Vous n’êtes pas en mesure de faire face…. Le public de la résistance ne vous pardonnera pas un alignement quelconque.
Ils ont osé…et se sont effondrés.
Rim al-Khatib http://mounadil.blogspot.com/ Liban,Israël,Olmert,colonialisme,Bush,Hezbollah,Finul      

13/08/2008

n°379- Journal de Palestine- 02-08 au 12-0/ - Début- Les Etats-Unis sont responsable de la situation à Gaza

n°379-  Journal  de Palestine- 02-08 au 12-0/ - Début- Les Etats-Unis sont responsable de la situation à Gaza

Journal de la Palestine                                   

 N°379             02-08 au 12-08

Par M.Lemaire


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire

Tiré à part

Les Etats-Unis sont responsable de la situation à Gaza 

Les Etats-Unis, responsables de la poursuite de la colonisation

Accorder aux troupes d’Abbas des munitions, c’est semer la zizanie, dit Abou Zohri

Koreï n'exclut pas de demander un Etat binational avec Israël.

 Olmert propose un retrait israélien de 93% de la Cisjordanie , selon Haaretz.

Résistance

Détails par région:

 Décompte des pertes humaines

1 Politique Palestinienne (en Palestine toujours occupée)

Suite 1

 2 Politique Israélienne 3 Politique internationale des territoires occupés 

 5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Gaza-assiegee-Le-monde-ne-peut-plus-attendre-Les-habitants-de-Gaza-non-plus

5-2 Les-Palestiniens-enregistrent-la-violence-de-l-occupation-israelienne.

5-3 La décision Us de qualifier Al-Aqsa de terroriste est une aberration.

5-4 Les Palestiniens enregistrent la violence de l'occupation israélienne sur vidéo.

Suite 2

6 Les brèves

6-1 Crimes de guerre dans la bande de Gaza : Israël se bat contre les mandats d'arrêt espagnols.

6-2 L'armée israélienne et le Shin Bet discutent sur la conduite à tenir au sujet de la trêve à Gaza.

6-3 Le candidat qui veut le job d’Olmert voulait autrefois « tuer 70 Palestiniens par jour »

6-4 Abdallah Barghouty : les geôliers se vengent sur lui pour la libération de Samir Qintar.

6-5 Des réfugiés palestiniens refusent le retour en Iraq.

6-6 Cérémonie pour saluer les bateaux défiant le blocus israélien.

7 Dossier

7-1 Point de vue de Samah Jabr : « Terrorisme » au bulldozer ? Tout dépend de qui est dessus et qui est dessous.

 Fin

8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

8-1 Jeff Halper : Un Israélien à Gaza.

8-2 Hamas : Les sécuritaires d'Abbas et les forces de l'occupation ont perpétré dix assassinats contre Al Qassam.

8-3 Le lieutenant-colonel Omri Borberg aurait été démis pour avoir ordonné de tirer sur un Palestinien menotté.

8-4 Mofaz et Livni veulent éviter un scrutin anticipé en Israël.

8-5 Pénurie d’argent liquide dans la Bande de Gaza.

9 Analyse - Géopolitique et stratégie

9-1 L’AP tourmente les Palestiniens pour le compte d’Israël.

9-2 Khaled Amayreh : La dernière confrontation entre le Hamas et le Fatah dans la bande de Gaza a élargi le gouffre qui sépare les deux plus grands mouvements politiques palestiniens.



Tiré à part :  

Les Etats-Unis sont responsable de la situation à Gaza   Le mouvement de la résistance islamique de la Palestine (le Hamas)à a considéré les Etats-Unis comme responsables de l'insécurité et des violences dans la bande de Gaza et des entraves mises devant le début des dialogues interpalestiniens. Le Porte-parole du ministère des Affaires intérieures du gouvernement élu palestinien, Aiha b al-Ghassin a confié au journaliste d'Al-Alam que le Hamas souhaite l'établissement de la sécurité et de la stabilité à Gaza mais que Washington, en faisant pressions contre l'Autorité autonome, empêche la réalisation de cet objectif. "Le Hamas est prêt aux négociations avec le Fatah si ce dernier ne voulait pas être dans le camp israélo-américain.", a-t-il indiqué. 04/08/2008 http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=1004411&PHPSESSID=4a0d6e732c901949e79076339bea252b

Les Etats-Unis, responsables de la poursuite de la colonisation 10-08 Tissir Khaled, membre du bureau politique du Front démocratique pour la Libération de la Palestine , FDLP, rend les Etats-Unis responsables, de la poursuite de la colonisation de la ville de Qods et de la Cisjordanie. "Sans soutien formel de Washington, sur le plan politique, diplomatique et financier, le régime sioniste n'est pas en mesure de coloniser la Palestine , a-t-il jugé avant d'évoquer l'enveloppe annuelle de 2.8 millions de dollars d'aide américaine destinée à Israël. 10 Août http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=12168&Itemid=9

Accorder aux troupes d’Abbas des munitions, c’est semer la zizanie, dit Abou Zohri Le général US Dayton avait conseillé de munir l’autorité palestinienne de munitions militaires. Et l’occupation israélienne a donné le feu vert. En fait, le général américain Dayton avait informé l’autorité palestinienne de l’accord de l’Entité sioniste pour fournir à cette autorité des gilets par balles et des véhicules. Tout cela pour améliorer sa combativité contre la résistance palestinienne. Le Hamas voit dans cet acte un nouvel agissement visant à semer plus de zizanie sur la scène palestinienne. En effet, l’administration américaine soutient un parti contre un autre. Dr Sami Abou Zohri, porte-parole du Hamas, dans une déclaration dit que dans les propos de Dayton, on comprend clairement que l’autorité palestinienne a pour rôle de mater la résistance palestinienne, au service de l’occupation israélienne. Ainsi, cette arme n’est pas légale. Au lieu d’être utilisée contre l’occupation, elle est orientée vers le peuple palestinien, insiste-t-il à dire. Dans le même contexte, le général américain a exprimé, dans des déclarations données à la radio hébreu, aujourd’hui vendredi 8 août 2008, sa satisfaction de la capacité des nouvelles recrues palestiniennes et de leur moral. 08/08/ http://www.palestine info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s72gJOlyS%2bwZlBJWPqjJGrPbC4iMAaUi54c1uHLMMPCHKrvs0S%2fpBznCT0JkW4AcDJrSYd9Ij7LuEkYqfSfB%2f4bqYnN339UQt4Djoes%2fo%2bF68%3d  

Koreï n'exclut pas de demander un Etat binational avec Israël. Ahmed Koreï, l'un des principaux négociateurs palestiniens, n'a pas exclu que les Palestiniens demandent à faire partie d'un Etat binational avec Israël, si l'Etat juif continue de rejeter les frontières qu'ils proposent pour un Etat séparé. Koreï, qui dirige la délégation palestinienne aux pourparlers avec Israël sous l'égide des Etats-Unis, a déclaré à huis clos devant des militants du Fatah qu'une solution à deux Etats ne pourrait voir le jour que si Israël accepte de se retirer de tous les territoires occupés depuis la guerre des Six-Jours en 1967. "La direction palestinienne travaille à l'établissement d'un Etat palestinien au sein des frontières de 1967. Si Israël continue de s'opposer à en faire une réalité, la demande palestinienne (...) serait un Etat, un Etat binational", a-t-il déclaré lors de cette réunion dimanche à Ramallah. Ses propos ont été par la suite diffusés dans un communiqué. Israël s'oppose à l'idée d'établir un seul Etat en estimant que l'intégration de millions de Palestiniens pourrait remettre en cause son avenir en tant qu'Etat à population majoritairement juive. Un responsable palestinien a indiqué que Koreï avait aussi déclaré, lors de la réunion, qu'il considérait les pourparlers de paix dans une impasse. Reuters – 11-08/ http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4888  

Olmert propose un retrait israélien de 93% de la Cisjordanie , selon Haaretz. Olmert a proposé au président palestinien Mahmoud Abbas un projet d'accord prévoyant un retrait de 93% de la Cisjordanie , affirme mardi le quotidien israélien Haaretz. Cette information a été démentie par l'Autorité palestinienne alors que le bureau de M. Olmert s'est refusé à tout commentaire. Selon le journal, M. Olmert a soumis à M. Abbas un projet d'"accord de principe" détaillé portant sur les frontières d'un futur Etat palestinien, sur le sort des réfugiés palestiniens et sur des arrangements de sécurité. Ce document prévoit un retrait israélien de 93% de la Cisjordanie. En échange des 7% de cette région qu'Israël entend conserver afin d'annexer les grands blocs d'implantations où vivent la majorité des 250.000 colons israéliens, Israël transfèrera des terres aux Palestiniens près de la bande de Gaza. Les Palestiniens recevraient ainsi l'équivalent de 98% de la superficie totale de la Cisjordanie. Les Palestiniens disposeraient également d'un libre passage entre la bande de Gaza et la Cisjordanie sans contrôle de sécurité israélien. Interrogé par l'AFP, Mark Regev, porte-parole de M. Olmert, s'est refusé à faire le moindre commentaire sur cette information. Il a, en revanche, souligné que lors de "négociations en cours avec les Palestiniens, des progrès ont été enregistrés sur plusieurs sujets en particulier sur les frontières". Le négociateur palestinien Saëb Erakat a pour sa part affirmé à l'AFP que l'information du Haaretz était "dénuée de tout fondement". "Il s'agit de demi-vérités utilisées par les Israéliens comme ballons d'essai pour rejeter sur l'Autorité palestinienne la responsabilité d'un éventuel échec des négociations", a-t-il ajouté. "Nous ne sommes pas dans un bazar. Nous voulons un retrait israélien total des territoires occupés en 1967 y compris Jérusalem et un règlement de toutes les questions du statut final conformément à la légitimité internationale", a-t-il poursuivi. Le porte-parole de M. Abbas, Nabil Abou Roudeina, a de son côté affirmé qu'il s'agissait d'une "vieille offre". "La superficie proposée est inacceptable car tout retrait israélien doit s'effectuer de la totalité des territoires occupés", a-t-il dit à l'AFP. Par ailleurs, le Haaretz a indiqué qu'une fois l'accord accepté, Israël pourra construire sans limite dans les colonies annexées. Les autres implantations situées au-delà de la future frontière seront évacuées. Leurs habitants recevront des indemnités pour s'installer en territoire israélien ou dans les grands blocs d'implantations promis à l'annexion notamment autour de Jérusalem, ajoute le Haaretz. Selon le journal, l'accord prévoit qu'Israël aura immédiatement les mains libres dans les blocs de colonies, mais que le transfert des terres ainsi que l'ouverture du libre passage entre Gaza et la Cisjordanie n'interviendraient que lorsque l'Autorité palestinienne reprendra le pouvoir dans la bande de Gaza, contrôlée par les islamistes du Hamas depuis un coup de force en juin 2007. Le projet stipule que le futur Etat palestinien sera démilitarisé. AFP 12/-08



                                    02-08 au 12-08: Peuple Palestinien : 1 tué  

                                                              Occupants              :  0 tué


Conflit inter-palestinien

L’OLP compte déclarer "région rebelle" la bande de Gaza

Ce projet consiste à déclarer la bande de Gaza ’"un territoire rebelle contrôlé par des miliciens armés", qui pourrait être privé de tous les services, comme la coordination sur l’approvisionnement alimentaire, les dépenses liées à l’électricité et à l’eau, et le versement des salaires des employés. L’ANP pourrait suspendre l’envoi de l’argent à Gaza et appeler l’ONU à envoyer ses forces pour libérer ce territoire palestinien.

L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a envisagé de déclarer la bande de Gaza, actuellement sous le contrôle du Hamas, ’"une région rebelle", a-t- on apprit dimanche de sources bien informées. Le comité exécutif de l’OLP en a discuté récemment, après que des efforts pacifiques visant à mettre fin au conflit entre la Cisjordanie et la bande de Gaza n’eurent acquis aucun résultat, ont expliqué ces sources. "Une forte tendance se cristallise au sein de l’Autorité nationale palestinienne (ANP) à Ramallah qui appelle à mettre fin à la situation dans la bande de Gaza par la force", selon les sources. Pourtant, les dirigeants palestiniens ont l’intention "de donner la dernière chance au gouvernement égyptien et à la Ligue arabe pour convaincre le Hamas à mettre un terme immédiatement à ses attaques et à s’engager dans le dialogue", selon les mêmes sources. "Mais la porte pour le dialogue ne sera pas toujours ouverte et les dirigeants n’accordent qu’un mois pour ces efforts", ont ajouté ces sources. 11 août Sources  Xinhua http://contreinfo.info/

01-08  Abbas a ordonné à ses forces de sécurité de relâcher tous les partisans du Hamas détenus en Cisjordanie. Vingt-et-un d'entre eux ont été libérés vendredi soir mais plusieurs dizaines restaient en détention, a déclaré un responsable de la sécurité en Cisjordanie occupée.. Le Hamas a dit de son côté avoir relâché plus de la moitié des centaines d'activistes du Fatah qu'il détenait, parmi lesquels dix responsables de ce mouvement, dont Ibrahim Abou an Nadja, arrêté vendredi à Gaza. Reuters 03-08 Des hommes du Hamas ont encerclé le faubourg de Chédjaïa, à Gaza, pour arrêter onze membres du clan Helles, lié au Fatah, soupçonnés d'être derrière une série d'attentats à la bombe qui ont fait six morts vendredi dernier. Les membres du clan Helles se sont rendus au Hamas à l'issue de heurts qui ont tués 3 membres des services de sécurité du Hamas et six partisans du Fatah et ont blessé cinq policiers du Hamas et 90 autres personnes, dont seize enfants. Le chef du clan, Ahmed Helles, ainsi que 179 de ses hommes, sont parvenus à trouver refuge en Israël. Un porte-parole de Tsahal a annoncé que les soldats israéliens à la frontière avec Gaza avaient laissé passer les 180 hommes dont certains, blessés, ont été emmenés vers des hôpitaux israéliens. Reuters

03-08 Ehab al Ghsain, porte-parole du ministère de l'Intérieur du Hamas à Gaza, a affirmé que le clan Helles cachait des gens impliqués dans ces attentats. "La famille Helles est devenue une force militaire  et ses membres ont attaqué, enlevé et même tué des gens. Il faut mettre un terme à ces attaques contre des citoyens innocents. Reuters

Les groupes palestiniens appellent à la reprise des pourparlers. Les groupes palestiniens ont appelé à la reprise immédiate des pourparlers nationaux comme l'unique moyen de mettre un terme aux différends. " Des pourparlers entre les groupes palestiniens sont la seule porte d'issue censée mettre fin aux différends et créer l'unité nationale, dans la conjoncture délicate actuelle", a affirmé, Jamil Mazhar, membre du comité central du Front populaire pour la Libération de la Palestine , dans un entretien avec la chaîne Al-Alam. Et en même temps, l'un des dirigeants du Jihad islamique, Khaled al-Batash, a demandé aux groupes palestiniens de reprendre des négociations pour en finir avec les affrontements internes qui peuvent, s'ils se poursuivent, aboutir à la destruction. Et par ailleurs, le Secrétaire de la fraction du Mouvement de la Résistance islamique de la Palestine , Hamas, a plaidé pour un dialogue interpalestinien, loin de toutes les ingérences étrangères.

04 Août http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=11986&Itemid=0

 05-08 Le Hamas libère 80 membres du Fatah arrêtés à Gaza

Les forces de sécurité du Hamas ont relâché mardi 80 détenus du Fatah, a déclaré un responsable du mouvement radical islamiste. Ehab al Ghsaïn, un porte-parole du ministère de l'Intérieur du Hamas, a déclaré que lla preuve ayant été faite qu'ils n'avaient pas pris part aux violences dans la bande de Gaza.

Le Hamas libère 150 détenus du Fateh et en détient 120 autres Le Hamas a annoncé hier la libération de 150 activistes du Fateh, dont un de ses dirigeants, Abdallah Abou Samhadana, arrêtés depuis 13 jours après un attentat qui avait coûté la vie à cinq membres de l’aile militaire du mouvement. Le Hamas en avait déjà libéré mardi 80 et, selon le Fateh, qui nie toute implication dans l’attentat contre les Brigades Ezzedine Kassam, le mouvement islamiste détiendrait encore 120 de ses membres.
Le Centre palestinien pour les droits de l’homme (CPDH) a déclaré hier que le Hamas avait systématiquement dénié à ses avocats l’accès aux prisonniers du Fateh, arbitrairement arrêtés, selon lui.
Citant des témoignages de victimes, le CPDH que déclaré que le Hamas avait maltraité et torturé certains de ses prisonniers. Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas, a estimé « injustes et déséquilibrées » les accusations du CPDH car elles ignorent les arrestations opérées en représailles par le Fateh dans les rangs du mouvement islamiste en Cisjordanie.

05-08 http://www.lorientlejour.com/page.aspx?page=article&id=378709 

 Réaction sur 'L’OLP compte déclarer "région rebelle" la bande de Gaza' Interrogé sur la possible mise en oeuvre de ce projet, le porte- parole du Hamas Fawzi Barhoom a prévu qu’une telle décision "sera un pas dangereux", affirmant qu’il existe des éléments au sein du comité exécutif de l’OLP qui veulent "empêcher toute tentative d’approcher le Hamas et le Fatah". Il a aussi indiqué que la décision envisagée était "une sorte de punition" pour les 1,5 million de Palestiniens de Gaza. 11 août Sources  Xinhua http://contreinfo.info/



La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Résistance  11-08 Une roquette tirée depuis la bande de Gaza s'est abattue lundi dans le sud d'Israël sans faire ni victime ni dégât, selon un porte-parole de l'armée. La roquette est tombée sur un terrain vague au nord de la ville de Sderot. 40 roquettes et obus de mortier ont été tirés à partir de la bande de Gaza, selon l'armée. AF

Hamas : « les menaces de Barack d’attaquer Gaza sont une folie ! »  Le Hamas a estimé ce lundi que les propos menaçants du ministre israélien de la guerre Barak à propos d’une opération militaire à grande échelle contre la bande de Gaza, étaient une folie. « Les déclarations de Barak prouvent que le gouvernement israélien a échoué à faire face au Hamas et à l’immuabilité de la résistance palestinienne, et il a également échoué parce que le peuple palestinien soutient la résistance » a déclaré Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas. Selon Barhoum, les déclarations de Barak n’étaient rien de plus que de la propagande électorale, à la lumière des désaccords et de la rivalité entre les organismes politiques et militaires israéliens. « Barak et son gouvernement impuissant ne comprennent pas que s’ils commettent de telles folies, ils en payeront un prix élevé. La violence, la cruauté et le terrorisme ne peuvent pas garantir à l’occupation la protection et la sécurité, » a ajouté Barhoum. S’exprimant à une réunion du parti travailliste israélien à Jérusalem lundi soir, Barak a déclaré que « quiconque espère des opérations militaires contre Gaza ne doit pas s’inquiéter, ces opérations viendront. » Depuis l’annonce par Olmert qu’il démissionnerait [en septembre], Barak se bat contre Benjamin Netanyahu, le chef du Likud, et la ministre des affaires étrangères Tzip Livni affiliée au parti Kadima, pour devenir premier ministre. 5 août 2008 - Ma’an News Agency
http://www.maannews.net/en/index.ph...
[Traduction : Info-Palestine.net] http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4863  

Shimon Pérez reconnaît la puissance du Hamas 10-08 Le Président Pérez a reconnu la puissance et la popularité du mouvement de la résistance islamique de Palestine, Hamas, dans les territoires autonomes. " Le Hamas qui bénéficie de l'appui populaire, est un groupe influent dans la société palestinienne, a reconnu, Shimon Pérez, dans un entretien au quotidien transrégional, Al-Sharghol Owsat. Le Président du régime sioniste a prétendu, également que le Hamas tergiversait dans les pourparlers de paix entre Israël et l'autorité autonome. Ces allégations de Pérez interviennent alors que le Hamas a été élu par le peuple palestinien, au cours d'une élection démocratique. 10 Août http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=12180



La lutte pour la libération dans les  territoires occupé

Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :   04-08 Un Palestinien de 18 ans a succombé lundi après avoir été atteint à la tête par une balle en ‘caoutchouc’ tirée par l'armée israélienne le 30 juillet lors des obsèques d'un enfant de dix ans, apprend-on de source médicale. Celui-ci avait lui même été tué d'une balle à la tête la veille dans le village cisjordanien de Niline, apprend-on de source médicale. Le policier israélien responsable de la mort du garçonnet a été placé aux arrêts. Reuters


L'armée israélienne poursuit ses attaques contre les villes de Cisjordanie. Quant à Ehud Barak, il a déclaré ce matin : "Que ceux à qui les opérations militaires à Gaza manquent ne se fassent pas de souci, elles viendront".
Elle a envahi Jenin plusieurs fois ce matin. Les véhicules militaires se sont répandus dans les rues alors que les troupes tiraient au hasard et érigeaient un checkpoint près de l'université.
A Naplouse, les troupes ont fouillé et saccagé plusieurs maisons, et kidnappé 4 palestiniens.
Les véhicules militaires israéliens ont parcouru les rues de la ville et ont envahi le village de Kufur Kalil.
A Tulkarem, les troupes ont envahi le camp de réfugiés de Nur Al-Shams et kidnappé 2 civils. L'un des hommes enlevés est un avocat. Ils ont été emmenés en camp de détention après que leurs maisons aient été vandalisées.
A Tubas, l'armée israélienne a envahi le camp de réfugiés d'Al Fara'. Les troupes ont encerclé le camp, saccagé plusieurs maisons et kidnappé 5 personnes. Les témoins ont raconté que les troupes avaient tiré sur les civils. Il n'y a pas eu de blessés.
A Beit Umar, près d'Hébron, les soldats ont fouillé et dévasté plusieurs maisons. Un civil a été enlevé.
D'autre part, toujours près d'Hébron, des témoins ont rapporté qu'un groupe de colons israéliens a jeté des pierres sur des voitures palestiniennes. Ils ont aussi attaqué plusieurs maisons dans le village de Wad Al Nasara et ont essayé de forcer les portes.
Ils ont ensuite attaqué Aish Al-Ja'bari, 80 ans, qui a été légèrement blessé et qui a le corps couvert de bleus. Il a été transporté à l'hôpital local.
Le Ministre israélien de la Défense et chef du Parti travailliste, Ehud Barak, a déclaré qu'une opération militaire dans la Bande de Gaza était toujours d'actualité.
 "Que ceux à qui les opérations militaires à Gaza manquent ne se fassent pas de souci, elles viendront". 5 août http://www.ism-suisse.org/news/article.php?id=9601&type=communique

4-2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)
Civils & résistants tués                                                                            :  5.566  Palestiniens blessés                                                                               :  52.881 Internationaux blessés                                                                             : 201 (chiffre tout a fait minimal) (balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens) Arrêtés     :                                                                                            :  47.733 En prison :                                                                                             : 11.800 Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108 Autres actes            Journalistes tués                                                                                      : 9 Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32 Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275   2-2 Occupants: Israéliens  tués                                                                                        : 1.151                                                                                                                 ( 369 militaires/policiers) Israéliens blessés                                                                                     : 6.490                                                                                                                 ( 473 militaires/policiers)


Les  chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  


1  Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh. 31-07 Abbas a expliqué que les négociations israélo-palestiniennes de Washington n'avaient permis de boucler aucun des six dossiers de la phase finale, et avait mis en doute un accord avant la fin du mandat de George W. Bush. "Les six dossiers sur la table des négociations portant sur les questions relatives à la phase finale (Jérusalem, les réfugiés, les frontières, la sécurité, les prisonniers et les eaux) sont examinées en profondeur et avec sérieux. Toutefois, nous n'avons jusqu'à présent bouclé aucun de ces dossiers", avait-il noté. AP


1-1 Processus de paix. 05-08 Le principal négociateur palestinien Saeb Erekat a annoncé mardi Mahmoud Abbas rencontrera Olmert .Il s'agira de la première rencontre entre les deux hommes depuis qu'Olmert a annoncé qu'il quitterait ses fonctions en septembre L'éventualité d'élections générales risque très probablement de compliquer la tâche des deux parties pour parvenir rapidement à un accord de paix. D'ores et déjà, les deux parties ont réévalué les échéances pour cet accord. AP
1-3 Sur le terrain. 07-08 Le Mouvement de la résistance de la Palestine , le Hamas, a mis en garde contre la violation constante du cessez-le-feu. Un des hauts Commandants du Hamas, Ossamah Al-Mazani, qui s'occupe du dossier du soldat israélien, Gilad Shalit, a averti que le Hamas n'ouvrirait pas le dossier concernant l'échange des prisonniers, tant que les occupants sionistes ne respecteraient pas les clauses du cessez-le-feu. Malgré la trêve conclue le 19 juin entre le Hamas et le régime sioniste, ce dernier, l'a, en effet, violé, jusqu'à présent, à plus de 60 reprises, pour poursuivre ses agressions contre les Palestiniens. Rappelons que le Hamas a subordonné la libération de Gilad Shalit à la libération de 400 Palestiniens qui croupissent dans les geôles du régime sioniste. http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=1006805
1-4 Les grandes manœuvres. 16-07 Le Hamas a démenti les paroles arrogantes publiées par les services de sécurité de Mahmoud Abbas, de la ville de Tulkarem, signalant l'existence de groupes appartenant au Hamas qui de seraient introduit dans la ville Le Hamas considére que ces allégations représentent une justification incorrecte aux citoyens qui expriment leur colère envers les pratiques de ces services.
Le mouvement a ajouté que les services de sécurité d'Abbas affirment poursuivent le même chemin que le gouvernement illégal de Fayyad.
Mercredi 16 Juillet 2008 http://www.alterinfo.net/Haniyeh-visite-la-chaine-d-Al-Aqsa-et-affirme-que-la-decision-americaine-est-une-vanite_a21850.html
1-9 Action & déclaration palestinienne contre la politique colonialiste en général 10-08 Plusieurs centaines de Palestiniens se sont rassemblés, dimanche, près du terminal de Rafah, dans le sud de la Bande de Gaza, pour exiger l'ouverture du passage et la fin du blocus de cette région, a-t-on appris de sources palestiniennes. Le vice-Président du Conseil législatif palestinien, Ahmed Bahar, présent au rassemblement, a demandé au gouvernement égyptien d'ouvrir, au plus vite, le passage frontalier de Gaza, pour mettre un terme au blocus imposé aux Palestiniens de la Bande de Gaza. Le passage de Rafah était surveillé par 700 membres des forces de sécurité égyptiennes déployées de l'autre côté de la frontière. Selon les dernières dépêches, ce rassemblement de protestation a pris fin dans le calme sans heurts entre les forces égyptiennes et les manifestants palestiniens. Au moins, 230 malades palestiniens, ont perdu la vie, faute de soins et à cause d'une pénurie de médicaments, à la suite du blocus imposé par Israël contre la Bande de Gaza. 10 Août http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&ta...
Palestine,Israël,Olmert,colonialisme,Gaza,Bush,Hamas

n°379- Journal de Palestine- 02-08 au 12-0/ - Suite 1- Les Etats-Unis sont responsable de la situation à Gaza

n°379-  Journal  de Palestine- 02-08 au 12-0/ - Suite 1- Les Etats-Unis sont responsable de la situation à Gaza

Journal de la Palestine            - Suite 1-                       

 N°379             02-08 au 12-08

Par M.Lemaire


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire     (                                         - Suite 1-

2 Politique Israélienne

3 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Gaza-assiegee-Le-monde-ne-peut-plus-attendre-Les-habitants-de-Gaza-non-plus

5-2 Les-Palestiniens-enregistrent-la-violence-de-l-occupation-israelienne.

5-3 La décision Us de qualifier Al-Aqsa de terroriste est une aberration.

5-4 Les Palestiniens enregistrent la violence de l'occupation israélienne sur vidéo.



2  Politique Israélienne

Olmert 12-08 Le Premier ministre, impliqué dans une série d'affaires de corruption, a annoncé son intention de démissionner une fois son successeur élu à la tête du Kadima, son parti, lors de primaires prévues le 17 septembre. M. Olmert devrait toutefois rester au pouvoir pendant plusieurs mois, selon les commentateurs en attendant de passer la main ou la tenue d'élections anticipées. AFP 12/8


2-1 Processus de paix.

 11-08 Dans des propos rapportés par le quotidien Haaretz, M. Barak a affirmé que cette trêve était efficace contre les tirs de roquettes. Il a estimé que même une opération militaire de grande envergure à Gaza ne permettrait pas de mettre totalement fin à ses tirs. AFP


2-2 Des Canons ... pas du beurre.

11 août "A la suite d'un tir de roquette de type Qassam vers le territoire israélien, le ministre de la Défense Ehud Barak a ordonné la fermeture demain (mardi) des points de passage entre Israël et la bande de Gaza", a indiqué un communiqué du ministère. Cette mesure devrait concerner notamment le terminal de Nahal Oz, pour les carburants, et le point de passage pour les marchandises de Soufa. AFP


2-3 Sur le terrain .

 04-08 Israël a annoncé lundi Le renvoi vers la Cisjordanie de dizaines de ‘combattants’ du Fatah qui ont fui Gaza Dans un premier temps, le gouvernement israélien avait annoncé le renvoi de ces militants vers Gaza. Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait ordonné aux quelque 200 combattants de rentrer à Gaza, soulignant que le Fatah devait maintenir une présence à Gaza. Un premier groupe de 32 militants avait été renvoyé dimanche à Gaza où ces militants ont aussitôt été arrêtés.. AP & Euronews


2-4 Les grandes manœuvres

12-08 Sur le dossier des réfugiés, M. Olmert a rejeté le "droit au retour". Le projet prévoit aussi une "formule complexe" pour régler ce dossier, ajoute le journal. A propos de l'avenir de Jérusalem-est dont les Palestiniens veulent faire leur capitale, MM. Olmert et Abbas ont convenu de reporter les discussions, affirme le Haaretz. Le quotidien souligne également que M. Olmert souhaite la conclusion d'un accord de principe tant qu'il est en fonction. AFP 12/8


2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

11-08 Le régime israélien a promis de ne construire aucune nouvelle colonie en Cisjordanie lors de la conférence sur le Moyen-Orient organisée par les Etats-Unis en novembre dernier, date à laquelle les dirigeants israéliens et palestiniens ont repris les négociations de paix et ont envisagé de conclure un accord de paix global d'ici la fin de l'année 2008.
Mais le régime israélien n'a encore suspendu aucun projet de construction à Jérusalem-Est, territoire occupé en 1967.
http://www1.irna.ir/fr/news/view/line-95/0808114690104637.htm  


Des groupes de colons attendent l’invasion de Gaza

On s’attend par ailleurs à ce que des groupes de colons israéliens annoncent ce mardi leur intention de réoccuper des colonies unilatéralement évacuée en 2005 par Israël dans la bande de Gaza. Boaz Haetzni, un des chefs du mouvement Homesh, un groupe de colons, a indiqué au journal israélien Haaretz que les colons prévoyaient d’emboîter le pas aux militaires israéliens dans Gaza à l’occasion de la prochaine invasion importante. Haetzni a indiqué à Haaretz que dès que les forces israéliennes pénétreront à nouveau dans la bande de Gaza, « et dans notre esprit la ‘grande opération’ n’est qu’une question de temps, nous les y suivrons. Nous ne demanderons aucune permission à quiconque. Les groupes [de colons] seront prêts, et ce soir nous lançons une pétition pour eux. » 5 août 2008 - Ma’an News Agency -
http://www.maannews.net/en/index.ph...
[Traduction : Info-Palestine.net] http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4863


2-13 Situation dans les geôles israéliennes -

 Prisons & tortures  26 prisonnières dont 3 mineures de plus en 2008

Le ministère palestinien chargé des prisonniers a déclaré que les autorités de l’occupation ont intensifié leur politique répressive envers les femmes, arrêtant depuis le début de l’année 26 citoyennes palestiniennes, la plupart de la province de Nablus (10), puis Bethlehem (4), Al-Khalil (4), Ramallah (4), Jénine (3) et al-Quds (1). Les mineures sont Salwa Salah (17 ans), Sara Sayuri (16 ans) et Afaf Batikh (17 ans), les deux premières en détention administrative. Rappelons que 6 femmes sont des détenues admnistratives : Noura Hashlamon (détention renouvelée 7 fois), Su’ad Shuyukhi (détention renouvelée 3 fois), Muna Qa’dan (renouvelée 3 fois), Haniye Abu Shamle ainsi que Salwa Salah et Sara Sayuri. Trois femmes sont en isolement : Amne Mouna (al-Quds), Abir Amrou (al-Khalil) et Mariam Tarabin (Tabaraya, Palestine 48). Campagne de l’appareil sécuritaire israélien contre la libération des prisonniers La shakab, appareil de renseignements de l’Etat sioniste, mène une campagne contre la libération des prisonniers palestiniens arguant que ceux qui ont déjà été libérés ont repris leurs activités militantes. Pour cet appareil qui a légalisé la pratique de la torture des prisonniers, la libération des prisonniers ne fera qu’accentuer la lutte contre l’occupation, étant donné que les prisonniers ont appris, dans les geôles israéliennes, comment développer leurs capacités combatives. Cependant, la shabak ne veut pas avouer que les mauvais traitements et les tortures pratiquées à l’encontre des prisonniers palestiniens ont détruit la santé de centaines d’entre eux, qui sont décédés quelques mois ou années après leur libération. Saïd Atabeh : 32 ans de détention pour le doyen des prisonniers palestiniens et arabes dans les prisons de l’occupation « En tant que prisonniers, nous puisons notre résistance et notre détermination dans la résistance et des actes héroïques de notre peuple, dont nous continuerons à porter le flambeau jusqu’à arracher la liberté de la Palestine et des prisonniers ». C’est par ces mots que le plus ancien prisonnier palestinien, Saïd Atabeh, détenu depuis le 29 juillet 1977, entame sa 32ème de détention, battant tous les records de détention dans le monde. Pourquoi la communauté internationale, qui a lancé une campagne pour la libération de Mandela, ne lance-t-elle pas une campagne exigeant la libération de Saïd Atabeh ? Est-ce parce que le geôlier est israélien, ami des USA et de l’Europe ?? et que Saïd Atabeh est Palestinien ? http://www.alterinfo.net/Prisonniers-palestiniens-et-arabes-dans-les-prisons-de-l-occupation-sioniste_a22419.html?PHPSESSID=92ba28e9880387f260f0f7fb8e6d0363  

 Israël libère des responsables du Hamas en Cisjordanie  Israël a libéré deux responsables du Hamas arrêtés lors d'une opération de sécurité il y a deux ans en Cisjordanie après l'enlèvement d'un soldat israélien, annoncent leurs familles. Abli Yaich, maire de Naplouse appartenant au Hamas, et Issa al Dja'abari, représentant du Hamas à Hébron, sont rentrés chez eux après avoir avoir quitté le centre de détention israélien d'Ofer, ont précisé les familles. Celles-ci ont dit avoir versé des cautions de 25.000 shekels (7.020 dollars) pour Yaich et de 7.000 shekels pour Dja'abari. Les autorités israéliennes n'ont fait aucun commentaire. Israël et le Hamas négocient, avec le concours de médiateurs égyptiens, la libération de Gilad Shalit, soldat que l'on croit détenu dans la bande de Gaza par des éléments du Hamas. En échange de Shalit, le mouvement islamiste réclame la remise en liberté de tous ses représentants emprisonnés et de centaines d'autres détenus. Dimanche dernier, Israël a libéré un autre responsable en vue du Hamas, Omar Abdel Razek, qui était ministre des Finances lors de son arrestation en juin 2006. Un tribunal militaire l'avait condamné pour appartenance à un mouvement terroriste. Un homme d'affaires de Naplouse, Ziad Anataoui, a aussi retrouvé la liberté mercredi après deux semaines de détention, a indiqué sa famille. Anataoui était au nombre de 14 gérants d'un centre commercial de la ville que l'Etat juif a accusés de liens avec les collectes de fonds du Hamas. Les gérants rejettent l'accusation. Reuters - 6 août  

 Le modèle de Guantanamo pour les enfants palestiniens prisonniers Alors que les voix libres dans le monde dénoncent le sort réservé aux prisonniers détenus dans la sinistre prison américaine de Guantanamo, les autorités israéliennes s’inspirent plutôt de ce modèle : elles veulent imposer la tenue orange pour les enfants prisonniers, tenue qui évoque l’humiliation extrême de tout être humain. Déjà, sans même imposer la tenue de l’humiliation, les autorités carcérales avaient utilisé tous les moyens pour humilier et détruire le moral des prisonniers, enfants ou adultes, femmes ou hommes. Mais la tenue vestimentaire est un plus, significatif de la monstruosité de l’occupation et des soi-disant défenseurs des droits de l’homme dans le monde. Cas d’empoisonnement dans la prison d’Ofer Nadi al-Asir fait état de plusieurs cas d’empoisonnement dans la prison d’Ofer, suite à la visite entreprise par l’avocat de cette association. Une dizaine de prisonniers ont été subitement pris de nausées et ont été transportés à l’hôpital militaire de la prison de Ramleh. Par ailleurs, une attaque de l’armée a eu lieu contre la section 3 de la prison : les prisonniers ont été battus, leurs affaires détruites ou confisquées. Les prisonniers ont été attachés pendant toute une nuit : suite à cette attaque, 15 prisonniers ont été blessés et 30 autres ont été transférés vers d’autres prisons, avec interdiction des visites familiales et du droit à la cantine pendant un mois. Prisonniers palestiniens et arabes dans les prisons de l'occupation sioniste http://www.alterinfo.net/Prisonniers-palestiniens-et-arabes-dans-les-prisons-de-l-occupation-sioniste_a22419.html?PHPSESSID=92ba28e9880387f260f0f7fb8e6d0363



2 Les institutions et leurs satellites

6 Ue L’Europe préoccupée  par la construction des colonies La présidence du Conseil de l’Union européenne est profondément préoccupée par la décision des autorités du régime israélien d’approuver la construction de 400 logements dans la colonie de Neve Yacov et de lancer un appel d’offres pour 286 et 130 logements dans les colonies de Beitar Illit et Har Homa. Cette décision contribue à affaiblir la crédibilité du processus diplomatique en cours.
La présidence du Conseil de l’Union européenne rappelle que l’implantation des colonies où que ce soit dans les Territoires palestiniens occupés, y compris à Jérusalem-Est, est illégale au regard du droit international.
Les activités de colonisation préjugent du résultat des négociations sur le statut final et compromettent la viabilité d’une solution concertée.
La présidence du Conseil de l’Union européenne appelle les deux parties, Israël à respecter les engagements qu’ils ont respectivement réitérés à Annapolis au titre de la Feuille de route, et donc Israël au gel complet des activités de colonisation, y compris celles liées à la « croissance naturelle », y compris à Jérusalem-Est, et au démantèlement des colonies de peuplement sauvage créées depuis 2001.
http://www1.irna.ir/fr/news/view/line-95/0808114690104637.htm



2 Europe

4 UK Des diplomates britanniques pris à partie par des colons à Hébron Une délégation de diplomates britanniques a été prise à partie hier par des colons israéliens à Hébron, en Cisjordanie occupée, a annoncé à Londres le ministère britannique des Affaires étrangères. Cette « attaque par un petit groupe de colons » est survenue alors que les diplomates étaient dans leur voiture et « il n’y a eu aucun blessé », a indiqué le Foreign Office dans un communiqué. « La police israélienne est intervenue et (les autorités britanniques) collaborent à son enquête », a précisé le ministère. Les incidents de ce type sont assez fréquents à Hébron, où vivent 180 00 Palestiniens et 650 colons juifs installés dans des enclaves fortifiées protégées par l’armée israélienne. http://www.lorientlejour.com/page.aspx?page=article&id=378707

11-08 Le porte-parole du gouvernement britannique John Wilkes a appelé également Israël à changer sa politique sur la construction de colonies israéliennes dans les territoires palestiniens. L'obstacle principal du processus de paix en Moyen-Orient est la construction de colonies israéliennes, a estimé M. Wilkes  http://www1.irna.ir/fr/news/view/line-95/0808114690104637.htm

5 Russie

La Russie appelle à la fin de la colonisation des territoires palestiniens Le ministère russe des A.E. demande au régime sioniste de mettre un terme à la colonisation des territoires palestiniens. Dans une déclaration publiée vendredi, le ministère appelle Israël à respecter les résolutions onusiennes et à arrêter immédiatement la construction des colonies de peuplement. Le ministère Israélien de l’intérieur a fait état vendredi de la relance de la construction de 400 logements dans la ville de Qods. Tandiq que le ministère du logement a annoncé pour sa part l'édification de 430 nouvelles unités d'habitation en vertu de ses projets de colonisation à Bethléem et Beït ol-Moghadas. Au mépris des résolutions onusiennes, le régime sioniste continue à implanter de nouvelles colonies de peuplement. 09 Août http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=12146&Itemid=0

 5 Médias/Vidéos 

5-1 Gaza-assiegee-Le-monde-ne-peut-plus-attendre-Les-habitants-de-Gaza-non-plus   http://www.alterinfo.net/Gaza-assiegee-Le-monde-ne-peut-plus-attendre-Les-habitants-de-Gaza-non-plus-_a22616.html?PHPSESSID=b17827856e9accae68b27c502659c34b   


5-2 Les-Palestiniens-enregistrent-la-violence-de-l-occupation-israelienne.  http://www.alterinfo.net/Les-Palestiniens-enregistrent-la-violence-de-l-occupation-israelienne-sur-video_a22476.html

5-3 La décision Us de qualifier Al-Aqsa de terroriste est une aberration. Le premier ministre du gouvernement d'unité nationale Ismaïl Haniyeh a affirmé son refus du projet de décision du congrès américain qui considère que plusieurs chaînes arabes dont Al-Aqsa comme étant des organisations terroristes. Il a considéré que cette décision exprime la vanité de la direction américaine et ses tentatives de renforcer le blocus contre le peuple palestinien.
Lors de sa visite de solidarité au siège de la chaîne d'Al-Aqsa dans la ville de Gaza, Haniyeh a dit que cette décision américaine n'est pas importante, mais qu'elle représente une confirmation de l'échec du blocus, parce qu'elle essaye d'encercler la parole après avoir échoué son blocus contre la position.
Il a affirmé son refus de cette décision injuste conte la chaîne d'Al-Aqsa et d'autres chaînes arabes respectées, et il a salué le rôle de la chaîne dans son soutien donné au peuple palestinien et pour sa défense de ses droits légaux.
Haniyeh a précisé, au sujet de la décision américaine : "J'ai vu et entendu que cette décision ne peut pas casser la volonté des fonctionnaires de cette chaîne".
Mercredi 16 Juillet 2008 http://www.alterinfo.net/Haniyeh-visite-la-chaine-d-Al-Aqsa-et-affirme-que-la-decision-americaine-est-une-vanite_a21850.html
5-4 Les Palestiniens enregistrent la violence de l'occupation israélienne sur vidéo. Un gosse israélien d'un groupe de colons d'extrême-droite dans la ville cisjordanienne d'Hébron lance une pierre dans l'escalier d'une famille palestinienne habitant près de leur colonie et crie: «Je vais vous exterminer." Un autre crache sur cette même famille.
Une autre femme colon montre sa tête à la fenêtre et lance d'une voix rageuse : "putain!"
Par Peter Beaumont

Ce sont des images choquantes. Il y a des séquences de coups de pieds, de leurs séquelles, et de l'indifférence des forces de sécurité israéliennes à ces graves violations des droits de l'homme. Il y a également des images de ces mêmes forces de sécurité humiliant les Palestiniens - et pire – commettant des exactions.
Elles sont contenues dans des archives de plus en plus documentées réunies par le groupe israélien des droits de l’homme, B'Tselem, dans un remarquable projet intitulé «Shooting Back» (ndt : «Filmez-les»
Le groupe a fourni près de 100 caméras vidéo aux vulnérables communautés palestiniennes d’Hébron, du nord de la Cisjordanie et ailleurs, pour documenter et recueillir les preuves d'agressions et de comportement abusif - en grande partie des colons.
"Nous avons donné la première caméra vidéo à Hébron [Janvier 2007]," dit Diala Shamas, un chercheur de Btselem basé à Jérusalem. Mais le projet a décollé pour de bon en Janvier de cette année.
La vidéo est parfois chaotique, instable. Parfois, il n’est enregistré que le son et une paire de bottes de soldats.
Mais ce qui est documenté, c’est la dure réalité est l'expérience quotidienne de l'occupation pour les familles et les communautés les plus vulnérables : cela donne une voix à ceux qui ont été sans voix pendant si longtemps.
«À l'heure actuelle, nous avons environ 100 caméras vidéo», ajoute-t-Shamas. "Le plus grand nombre est dans la région d'Hébron où l’on trouve les plaintes les plus fréquentes des attaques de colons. Et récemment, dans la région nord et dans le secteur proche de la construction du Mur de Séparation où il y a des manifestations."
Elle explique la raison de la mise en place du projet Shooting Back (Filmez-les).
"Le projet a débuté en réponse à la nécessité de recueillir des preuves. Nous déposions constamment des plaintes vaines en raison du manque de preuves, ou… nous ne connaissions pas le nom du colon.
"Maintenant, nous allons avec nos cassettes vidéo à la police israélienne, en les suppliant d’appuyer sur Retour et Stop…….c’est la plus grande partie de notre travail. La valeur des vidéos ne se situe pas seulement au niveau des preuves. Elles ont également eu une valeur remarquable en termes de défense et de campagne.
"Nous avons rapidement réalisé la valeur médiatique de ces images. C’est peut-être une surestimation, mais nous avons commencé à combler le fossé entre ce qui se passe dans les territoires palestiniens occupés et ce que le public israélien peut voir.
«Il y a une conspiration du silence qui entoure en particulier la violence des colons. Ces images sont choquantes pour les Israéliens".
Et il a y a en particulier deux vidéos tournées des Palestiniens cette année et publiées par B'Tselem, qui ont attiré une massive attention internationale et mis sous le feu des projecteurs la question des violations des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés.

La première vidéo est celle d'un groupe de quatre colons masqués de la colonie de Susya armés de ce qui ressemble à des manches de pioche que l’ont voir frapper brutalement un groupe d'agriculteurs palestiniens.
La deuxième – qui ne fait pas partie du programme Shooting Back – mais qui a été fournie à B'Tselem par une étudiante âgée de 17 ans, du village de Ni'ilin en début de mois montrait un manifestant contre la construction du Mur de Cisjordanie sur les terres de son village se faire tirer une balle de caoutchouc dans le pied par un soldat israélien alors qu’il était détenu avec les mains liées et les yeux bandés.
Le manifestant était Ashraf Abu Rahma, 27 ans. La vidéo a été tournée par Salam Kanaan âgée de 17 ans. Présent constamment aux manifestations dans les villages palestiniens des les collines rocheuses de la Cisjordanie , Ashraf est employé par les villages comme garde sur les terres menacées d'être saisies aux villages palestiniens pour la construction du Mur en Cisjordanie.
Il dit qu'il n'était pas au courant de ce qui lui arrivait jusqu'au moment où il a été blessé par balle dans le pied.
C'est seulement quand il a vu la vidéo qu’il a compris ce qui lui était arrivé.
Arrêté au cours d'une manifestation contre le Mur de Cisjordanie le 7 Juillet à Ni'ilin, il a raconté la semaine dernière qu’il avait eu les yeux bandés presque immédiatement.
"Ils ont rassemblés les étrangers [de l'ISM - International Solidarity Movement] et m'ont mis à part ainsi qu’un autre gars.
«Ils m'ont mis dans une jeep et ont commencé à m’insulter et à me frapper en utilisant des gros mots en hébreu et en arabe. Il ne m’est pas venu à l’esprit qu’ils allaient tirer.
«Ils m'ont détenu sous le soleil pendant longtemps. Plus tard, je les ai entendus discuter de ce qu'ils allaient faire de moi.
"Je me souviens d’avoir entendu une conversation sur la façon de me tirer dessus. Ce dont je me souviens, ce sont les mots balle de caoutchouc, balle de caoutchouc ... J'avais les yeux bandés, dont j’étais seulement conscient de leur agression.
"Ce n'est que lorsque j'ai vu la vidéo de Salam que j'ai compris ce qui s'était passé. Le gars me touchait l’épaule droite avant de recevoir une balle.
"Juste avant que cela arrive, ils ont dit qu'ils allaient me frapper. Ils ont dit qu'ils allaient m’envoyer en enfer. Ils me connaissent parce que j'ai participé à chaque protestation."
Ashraf affirme qu’ils ont continué à le maltraiter même quand il était au sol après que le coup de feu ait été tiré. "Lorsque j'ai demandé à être soigné, ils ont dit : ce n'est rien, on va te frapper encore plus".
Bien que l'armée israélienne affirme que le tir était une incompréhension des ordres donnés par le lieutenant-colonel sur les lieux - et que le but était seulement de "faire peur" à Ashraf, la vidéo montre qu’il est difficile de donner du crédit à cette version.
Eyad Haddad, un chercheur de terrain de B'Tselem basé à Ramallah qui a localisé la vidéo du tir de punition sur Ashraf estime que le projet a aidé à fournir des preuves cruciales pour documenter les abus.
"Ces événements se produisent souvent loin ou au milieu de la nuit, quand il n’y a pas de médias.
"Lorsque nous avons vu qu’il y avait beaucoup de violations de la part des colons et en particulier quand il y a des manifestations, nous avons voulu observer le comportement des soldats israéliens et nous avons distribué des caméras vidéo.
"Cela a un bon résultat et cela mettra fin aux violations."

Haddad dit que l'organisation essaie maintenant d'encourager les gens vivant dans les zones de confrontation à utiliser leurs propres caméras - s'ils en ont - ou leurs téléphones portables pour filmer les éventuels mauvais traitements qu'ils rencontrent.
"Nous voulons encourager une mentalité d'utilisation des caméras. C'est la seule arme des civils."
Selon Diala Shamas, la renommée internationale de la vidéo de colons frappant des Palestiniens à Susya et la vidéo sur Ashraf Abu Rahma signifie que le groupe a non seulement été inondé de demandes de caméras de la part des communautés palestiniennes, mais ceux qui ont déjà des caméras fournies par B'Tselem filment de plus en plus leurs expériences quotidiennes.
"Au début, nous supplions presque les gens de prendre les caméras avec eux quand ils sortaient. Ils n’en voyaient pas l'utilisation. Mais après la couverture médiatique sur l'incident de Susya… nous avons eu un afflux de demandes de nos caméras vidéo. Et ceux qui ont obtenu les caméras les utilisent bien plus souvent."
En commentant la video de Ni'ilin, elle dit: "C'est l’une des plus grandes victoires parce que ce sont des soldats et non des colons. Ce n'est pas seulement une «fruit pourri», qui est, en général, la réponse que nous obtenons du porte-parole du gouvernement. Nous n’avons pas donné 100 caméras vidéo pour documenter des fruits pourris. C’était pour montrer qu’il se passe quelque chose de systématique et que cela fait partie de la structure de l’occupation.
"Dans ce cas, c’est remarquable que ce soit effectivement les soldats eux-mêmes. Ils ont en fait ouvert une enquête.
"Ils ne pouvaient pas l'ignorer."
Source : http://www.guardian.co.uk/
Traduction : MG pour ISM

 

Mardi 05 Août 2008 http://www.alterinfo.net/Les-Palestiniens-enregistrent-la-violence-de-l-occupation-israelienne-sur-video_a22476.html

Ndlr : Les vidéos doivent être ouverte par Word.



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n°379- Journal de Palestine- 02-08 au 12-0/ - Suite 1- Les Etats-Unis sont responsable de la situation à Gaza

n°379-  Journal  de Palestine- 02-08 au 12-0/ - Suite 1- Les Etats-Unis sont responsable de la situation à Gaza

 


Journal de la Palestine            - Suite 2-                       

N°379             02-08 au 12-08

Par M.Lemaire


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire                                            - Suite 2-

6 Les brèves

6-1 Crimes de guerre dans la bande de Gaza : Israël se bat contre les mandats d'arrêt espagnols.

6-2 L'armée israélienne et le Shin Bet discutent sur la conduite à tenir au sujet de la trêve à Gaza.

6-3 Le candidat qui veut le job d’Olmert voulait autrefois « tuer 70 Palestiniens par jour »

6-4 Abdallah Barghouty : les geôliers se vengent sur lui pour la libération de Samir Qintar.

6-5 Des réfugiés palestiniens refusent le retour en Iraq. 6-6 Cérémonie pour saluer les bateaux défiant le blocus israélien.

7 Dossier

7-1 Point de vue de Samah Jabr : « Terrorisme » au bulldozer ? Tout dépend de qui est dessus et qui est dessous.

8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

8-1 Jeff Halper : Un Israélien à Gaza.

 8-2 Hamas : Les sécuritaires d'Abbas et les forces de l'occupation ont perpétré dix assassinats contre Al Qassam.

8-3 Le lieutenant-colonel Omri Borberg aurait été démis pour avoir ordonné de tirer sur un Palestinien menotté.

8-4 Mofaz et Livni veulent éviter un scrutin anticipé en Israël. 8-5 Pénurie d’argent liquide dans la Bande de Gaza.

9 Analyse - Géopolitique et stratégie

9-1 L’AP tourmente les Palestiniens pour le compte d’Israël.

9-2 Khaled Amayreh : La dernière confrontation entre le Hamas et le Fatah dans la bande de Gaza a élargi le gouffre qui sépare les deux plus grands mouvements politiques palestiniens.



6 Les brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6-1 Crimes de guerre dans la bande de Gaza : Israël se bat contre les mandats d'arrêt espagnols. A la fin du mois dernier, l'Audiencia Nacional, la Cour nationale d'Espagne (le plus haut conseil juridique espagnol), a délivré des mandats d'arrêt contre six personnalités : Binyamin Ben-Eliezer, Doron Almog, Moshé Ya'alon, Dan Halutz, Giora Eiland et Mike Herzog – en acceptant une plainte du Centre Palestinien pour les Droits de l'Homme qui laissait entendre qu'ils s’étaient rendus coupables de crimes de guerre dans la bande de Gaza au cours de l'été 2002. Israël se bat difficilement pour renverser la décision du tribunal espagnol qui a délivré des mandats d'arrêt contre six anciens et actuels hommes politiques et hauts responsables de l’armée, a déclaré jeudi une source du bureau du Procureur général au Jerusalem Post.
À ce moment-là, Ben-Eliezer était Ministre de la Défense , Ya'alon était chef d'état-major des FDI,; Eiland dirigeait le Conseil de Sécurité Nationale, Halutz était commandant de la FIA , Almog était responsable du Commandement Sud et Herzog était un haut responsable du Ministère de la Défense.
Les plaignants arguent que Ben-Eliezer, a supervisé personnellement
l'assassinat du commandant du Hamas, Salah Shehadeh, un chef «terroriste» palestinien qui était responsable de la mort de dizaines d'Israéliens, au cours duquel 14 civils palestiniens ont trouvé la mort. Israël a ensuite présenté ses excuses pour la mort des victimes civiles.
Le Ministère des Affaires Etrangères a dit seulement que le sujet était pris en charge. Toutefois, le Post a appris d'une source au bureau du Procureur général que des négociations entre Madrid et de Jérusalem étaient en cours afin d’annuler les mandats d’arrêt.
Ce n'est pas la première fois que le PCHR dépose une plainte contre de hauts commandants de l’armée israélienne, mais si la décision du tribunal n'est pas annulée, cela créera un précédent en droit international, a déclaré Ofer Zalzberg, le co-président du YIFC (Young Israeli Forum for Cooperation), un organisme qui fait la promotion des relations entre Israël et l'Union Européenne.
Zalzberg a rappelé un incident survenu en 2005 dans lequel Almog, qui se rendait à Londres pour recueillir des fonds pour les enfants handicapés,
est resté dans son avion à l'arrivée à Londres plutôt que de risquer l'arrestation. Peu de temps après, le mandat d’arrêt britannique pour son arrestation été annulé.
"Cette fois-ci," dit Zalzberg, "nous parlons de plusieurs personnes et d’une initiative très importante et grave. Cela pourrait également provoquer une pluie de poursuites judiciaires provenant de divers groupes et individus en Europe contre les différents responsables israéliens.
Almog a déclaré au Post qu'il pensait que les mandats d’arrêt émis à son encontre, en premier lieu par les tribunaux Britanniques et maintenant par les tribunaux espagnols, ne sont pas dirigés contre lui personnellement, mais contre Israël et son droit à se défendre.
"Certains éléments ayant des motifs et des intentions très clairs utilisent ces procès comme une arme contre Israël. La lutte entre Israël et les terroristes se poursuit sur différentes scènes, et la scène juridique est seulement l’un d'entre elles", a t-il dit.
«Je ne pense pas que la décision du tribunal espagnol indique qu’il y ait une crise dans les relations entre Israël et l’Union Européenne, mais il semble que ces éléments exploitent la loi dans ces pays pour agir contre l'État d'Israël."
Le chef du PCHR, Raji Sorani, se félicitant de la décision du tribunal espagnol de délivrer les mandats d’arrêt, a déclaré : "Nous pensons que ces personnes sont des criminels et qu'ils ont commis des crimes horribles contre l'humanité. Une bombe d’une tonne a été lancée sur un quartier civil de Gaza et 15 personnes ont trouvé la mort."
Ksenia Svetlova : 10-08 http://www.ism-suisse.org/news/article.php?id=9647&type=analyse&lesujet=Poursuites%20judiciaires


6-2 L'armée israélienne et le Shin Bet discutent sur la conduite à tenir au sujet de la trêve à Gaza. La trêve entre Israël et le Hamas approche son deuxième mois mais l'armée israélienne et le Shin Bet (les renseignements généraux israéliens) continuent de discuter sur la meilleure manière de gérer la situation actuelle dans la Bande de Gaza. L'armée israélienne insiste pour poursuivre la trêve avec Gaza, cependant, selon des sources médiatiques israéliennes, le directeur du Shin Bet, Yuval Diskin, a demandé à l'armée de se tenir prête à une attaque militaire qui couvrirait la zone. La direction de l'armée israélienne considère que la trêve a des effets positifs sur la situation dans le Néguev et les secteurs proches de la Bande de Gaza puisque au cours de ces dernières semaines, il n'y a aucune attaque par projectiles. La direction du Shin Bet, d'un autre côté, est emballée par l'idée de lancer une attaque militaire sur la Bande de Gaza et a dit que le Hamas avait profité de la période de calme que constituait la trêve pour entraîner des éléments palestiniens. Le quotidien israélien Ma'ariv a rapporté vendredi que le Shin Bet pense que tout relâchement de la pression sur les Gazans et le Hamas constitue une diminution de la probabilité d'un accord d'échange pour le soldat israélien capturé Gilad Shalit. Jusqu'à maintenant et pendant la durée de la trêve, quatre jeux de projectiles ont été tirés depuis Gaza, ce qui a provoqué une restriction du flux des marchandises dans la Bande. Après plusieurs jours successifs d'accalmie, les frontières ont été progressivement rouvertes, mais le niveau de marchandises transférées est toujours bien moindre que les montants de base stipulés selon l'accord de trêve. Les Gazans se sont aussi insurgés contre l'augmentation de la présence des Israéliens en Cisjordanie, alors qu'ils appelaient à une trêve avec Gaza. La trêve a été compliquée le 25 juillet lorsqu'une bombe placée dans une voiture a tué quatre dirigeants affiliés au Hamas et une petite fille, attentat qui a entraîné une série d'arrestations de partisans du Fatah. S'en est suivie la bataille de rues du 2 août entre la famille Hillis, affiliée au Fatah, et les forces de police du Hamas. La bataille a fait 9 morts et 107 blessés, et presque 200 membres du clan Hillis ont fui Gaza pour la Cisjordanie ; beaucoup ont été soignés dans des hôpitaux israéliens. La complexité interne de la situation à Gaza et l'instabilité dont certains disent qu'elle résulte est la question sur laquelle l'armée israélienne et le Shin Bet semblent discuter. Les deux côtés ont présenté leurs opinions divergentes lors de réunions politiques et de sécurité qui ont eu lieu le mois dernier, des rencontres destinées à étudier les résultats de la trêve, ses effets sur les Israéliens vivant dans le Néguev et les actions futures.
 09/08/
http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7XG8684dX3pn4KgTKtRcw3rOD3OY5zOvwPEVw6STHG4HVjkOHs5Tnqc4gwx4Clusm4H4t7KDS38RYgSWE%2be923uO8Aw1kATFzr4iYDNZzYOc%3d

6-3 Le candidat qui veut le job d’Olmert voulait autrefois « tuer 70 Palestiniens par jour » Shaul Mofaz, l’un des principaux candidats au poste de Premier ministre israélien demandait la mort de 70 Palestiniens à l’époque où il était chef de l’armée lors du deuxième Intifada, selon un best-seller écrit par deux journalistes israéliens. Le compte-rendu d’un exposé s’adressant en Mai 2001 aux principaux commandants de l’armée en Cisjordanie renforce l’image de faucon dont jouit Shaul Mofaz. Il apparaît aujourd’hui comme le principal rival de la Ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, pour la direction du parti Kadima abandonnée par Ehud Olmert. M. Mofaz devrait mettre en avant ses références en tant qu’ancien chef d’Etat-Major et Ministre de la Défense dans sa campagne pour battre Mme Livni, la plus populaire des candidats israéliens auprès de l’opinion publique pour la succession de M. Olmert comme chef du parti. Selon le livre Boomerang, d’Ofer Shelah, journaliste au Yedhiot Aharonot, et Raviv Drucker, de Channel 10, M. Mofaz a convoqué une réunion des commandants de Brigades et de régiments en Cisjordanie occupée à Ammunition Hill à Jérusalem. Cela s’est déroulé au début de la période où Ariel Sharon était premier ministre quand l’Intifada battait son plein. Le livre, qui était très critique, est basé sur de nombreux interviews avec des responsables et sur une recherche documentaire, a surtout fait du bruit lorsqu’il a été publié en 2005 en raison de son allégation que M. Sharon avait, en grande partie, démantelé les colonies juives à Gaza pour éluder la menace d’une inculpation de corruption. Les deux journalistes disent dans le livre que, lors de la réunion de Jérusalem - "dans un acte exceptionnel" - le chef d’Etat-Major a ordonné à la personne habituellement chargée dans de telles occasions d’enregistrer les déclarations des officiers de l’armée d’arrêter le faire. Le général alors prévenu, dit le livre, sans faire de remarques sous forme de citations directes, qu’il n’y aurait plus de "messages à l’Autorité Palestinienne pour lui dire comment agir ». Au lieu de cela, les auteurs disent que M. Mofaz a présenté ce que qu’ils appellent " un prix à fixer". Les auteurs disent qu’il a dit qu’il voulait "tuer 10 Palestiniens" dans chaque brigade territoriale. Le livre continue en rapportant qu’un haut gradé a ensuite chuchoté au commandant du Commandement Central, Yitzhak Eitan, qu’il serait bien avisé de demander un tel ordre par écrit et a ajouté : "Il s’agit de 70 morts par jour". Il a ensuite dit que le général Eitan avait convoqué le lendemain le même groupe d’officiers et "a précisé que ce qu’avait déclaré Mofaz ne devait pas être compris comme un ordre et ne devrait pas être considéré comme une directive d’action". Mais le livre ajoute qu’un haut responsable, le commandant de brigade de la région d’Hébron, le colonel Yehuda Albek, "préférait la version de Mofaz" à celle du Général Eitan. Le lendemain, il a commencé une action près de Dahariya contre la police palestinienne "qui n’avait pas commis d’actes hostiles". Un policier a été tué et plusieurs ont été blessés. Quand le colonel a été sommé au quartier général du Commandement Central d’expliquer l’opération à ses supérieurs concernés, il a déclaré qu’elle correspondait aux observations faites plus tôt par le chef d’Etat-Major, affirme le livre. Hier, le bureau de M. Mofaz n’a pas donné de réponse immédiate aux questions posées sur la version du livre. Pendant ce temps, Benjamin Netanyahu, le chef du Likoud, a appelé à une élection immédiate, élection qu’il gagnerait selon les sondages. "Peu import qui dirige Kadima. Ils font tous partie de la série d’échecs de ce gouvernement », a t-il dit. M. Nétanyahu pourrait y parvenir, si le vainqueur à la direction de Kadima ne parvient pas à former une coalition viable pour rester au pouvoir. Dans ce cas, les élections pourraient avoir lieu au début de l’année prochaine - avec la possibilité que M. Olmert reste comme premier ministre intérimaire. 6 août 2008
Donald Macintyre
Source : http://www.independent.co.uk/ Traduction : MG pour ISM

6-4 Abdallah Barghouty : les geôliers se vengent sur lui pour la libération de Samir Qintar. L’avocat Buthayna Daqmaq, présidente de l’association Mandela, a dévoilé que le prisonnier Abdallah Barghouty, condamné à 67 perpétuités, a été gravement blessé suite à une attaque de la part des geôliers dans sa cellule dans la prison de Ascalan. « Le jour même de la libération de Samir Qintar, alors que je suivais l’événement à la télévision, un groupe de huit geôliers de l’unité Matsada, les visages cagoulés, sont entrés dans la cellule et sans un mot, se sont précipités sur moi et ont commencé à me frapper, ils m’ont jeté à terre et ont poursuivi les coups de plus en plus fort. Ils m’ont ensuite traîné en dehors de la cellule, dans toute la section et m’ont placé dans une pièce, parmi les condamnés juifs de droit commun, pendant quatre heures ». « Lorsqu’ils m’ont ramené à la cellule, on aurait dit une scène de guerre : les geôliers ont détruit tout le contenu, ont abîmé mes vêtements et cassé la télé. » Maître Daqmaq a dénoncé cette grave violation des droits des prisonniers, et surtout des prisonniers isolés. Elle a rappelé que depuis son arrestation, le 5 mars 2003, Abdallah Barghouty subit les mesures les plus répressives, il est transféré d’une prison à une autre, toujours en isolement et est interdit de visite familiale depuis un an.  http://www.alterinfo.net/Prisonniers-palestiniens-et-arabes-dans-les-prisons-de-l-occupation-sioniste_a22419.html?PHPSESSID=92ba28e9880387f260f0f7fb8e6d0363

6-5 Des réfugiés palestiniens refusent le retour en Iraq. Le camp des frontières entre l'Iraq et la Syrie Les réfugiés palestiniens assiégés dans les frontières entre l'Iraq et la Syrie , dans le camp d'Al Tanef, depuis plus de deux ans, ont refusé fortement les tentatives de l'ambassadeur de l'autorité palestinienne à Bagdad, Dalil Al Qassousse qui essaye de les faire retourner en Iraq, après qu'ils l'avaient quitté à cause des crimes d'assassinat, d'enlèvement, d'arrestation, par les milices, les forces sécuritaires iraqienne et l'armée de l'occupation américaine. Ces réfugiés palestiniens ont fermement accusé l'autorité palestinienne d'avoir les négliger et abandonner leur question depuis des années, en l'appelant d'intervenir pour les sauver du désert meurtrier. Les réfugiés ont affirmé au responsable médiatique du comité du secours pour les réfugiés d'Iraq qu'ils préfèrent de vivre en désert que de retourner à l'enfer d'Iraq. Ces réfugiés palestiniens ont refusés de retourner en Iraq ou les assassinats, les arrestations et les enlèvements sont encore perpétuels, tout en critiquant les déclarations de l'ambassadeur de l'autorité qu'avait prétendu que la situation sécuritaire s'est améliorée en Iraq. Les réfugiés palestiniens ont affirmé leur maintien à leurs droits civils et leurs propriétés en Iraq, en espérant le retrait de l'occupation de l'Iraq et de la réalisation sécuritaire sur les territoires iraqiens, en souhaitant une bonne situation et un avenir d'honneur pour l'Iraq. Le nombre des réfugiés palestiniens dans le camp d'Al Tanef, a atteint 800 réfugiés, 1900 autres dans le camp d'Al Walid, alors que 318 autres réfugiés existent dans le camp d'Al Haoul, sous des mauvaises circonstances de dégradation sanitaire, économique et sociale. Ils ont appelé les institutions internationales et humanitaires qui s'occupent des affaires des réfugiés au monde entier à intervenir pour les transporter dans des lieux qui garantissent leur dignité humaine, plus loin aux incendies, tourbillons, inondations, insectes, serpents et scorpions du désert. 07/08 http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7eE0d2VBiIK9DjPXGor%2bnLAZ%2bYbgaLX8M7Pkty9CIZIEf1lvnnvmpwSrqyiNAsFrhP96js1pGLMRn80Q4p9rHKQ4sYBBdelPkIKG60ASzmSU%3d

6-6 Cérémonie pour saluer les bateaux défiant le blocus israélien. Les Palestiniens vont organiser une cérémonie pour saluer les bateaux défiant le blocus israélien, a annoncé dimanche un responsable palestinien. Deux bateaux, en provenance de Chypre, sont attendus dans les jours prochains à Gaza, a indiqué Jamal al-Khodary, le chef du comité populaire contre le blocus. Il a déclaré que son groupe et la Campagne internationale contre le blocus allaient organiser une cérémonie au port de pêche de Gaza. L’initiative a été prise par le Mouvement Gaza libre, composé d’activistes des droits de l’homme, d’avocats, de journalistes et d’activistes de paix. Elle a pour objectif de défier le blocus israélien imposé à la bande de Gaza. Israël, qui contrôle la frontière maritime et aérienne de la bande de Gaza, empêche les bateaux d’entrer dans les eaux de Gaza. 11 août Sources  Xinhuanet http://contreinfo.info/ 


7 Dossier Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

7-1 Point de vue de Samah Jabr : « Terrorisme » au bulldozer ? Tout dépend de qui est dessus et qui est dessous. En l’espace d’à peine trois semaines, deux Palestiniens ont utilisé un bulldozer pour foncer sur des voitures et des passants à Jérusalem. La première fois, Hussam Duwiyat a tué deux hommes et une femme et en a blessé beaucoup d’autres en percutant un car de banlieue rempli de passagers dans Jaffa Street, le 2 juillet. D’après les informations, Duwiyat était un résident de Jérusalem-Est arabe, et travaillait sur un chantier tout proche. Son épouse, juive, a déclaré à la presse qu’il souffrait d’une psychose provoquée par la drogue et qu’il n’appartenait à aucune organisation nationaliste ou religieuse. Dans le second incident, Ghassan Abu Teir, 23 ans, d’Umm Touba, au sud de Jérusalem, a repris la même scène dans le centre de Jérusalem, le 22 juillet, près de l’hôtel du Roi David où le sénateur Barack Obama était descendu pendant sa « tournée électorale » en Israël. La déclaration d’Obama devant la conférence annuelle de l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee - lobby sioniste US) appelant à une Jérusalem unifiée a, certes, courroucé les Palestiniens et spécialement les Jérusalémites. Pour autant, la famille d’Abu Teir a indiqué qu’il s’agissait d’un accident, qu’il avait perdu le contrôle de ses freins et qu’il avait été abattu seulement parce qu’il y avait eu une précédente attaque au bulldozer. Les Palestiniens se souviennent du chauffeur de camion israélien qui a tué 4 travailleurs palestiniens dans la bande de Gaza, en décembre 1987. Cet accident - et les Palestiniens, aujourd’hui encore, sont convaincus qu’il était intentionnel - a été le détonateur de la première Intifada. O combien symbolique ! Mêmes spectaculaires, ces derniers incidents restent dérisoires en comparaison de ce qu’Israël fait avec ses bulldozers. Chaque jour qui passe, Jérusalem-Est arabe disparaît davantage sous les bulldozers qui déblaient des terrains pour toujours plus de colonies israéliennes. Depuis la conférence d’Annapolis de novembre 2007 qui était censée relancer le processus de paix, Israël n’a fait qu’accélérer les constructions dans les colonies et spécialement à Jérusalem ; cela, malgré plus d’une centaine de réunions où les officiels israéliens et palestiniens « négociaient pour la paix ». Les bulldozers représentent aussi des centaines de villages palestiniens rasés et des milliers de maisons démolies dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem, autant de transgressions forcenées par Israël du droit international. Rien qu’en 2004, Israël a mis bas 2 243 maisons à Gaza et en Cisjordanie, laissant quelque 14 000 Palestiniens sans abri. Raser au bulldozer les maisons palestiniennes au prétexte que leur propriétaire n’avait pas de permis de construire est une pratique courante à Jérusalem. Les bulldozers ont provoqué aussi des destructions massives sur tout le chemin du mur de séparation israélien qui serpente à travers la Palestine occupée. Leurs conducteurs israéliens les ont utilisés pour arracher des centaines de milliers d’oliviers, de citrus et autres arbres fruitiers qui représentent le gagne-pain des agriculteurs palestiniens ; pour détruire des centaines de puits et d’entrepôts agricoles ; pour défoncer des routes et en bloquer des milliers d’autres avec des blocs de béton et des monticules de terre. Un cow-boy sur un bulldozer Dans un récit choquant publié par Yediot Aharonot le 31 mai 2002, Moshe Nissim - lequel, soupçonné d’avoir perçu des pots-de-vin d’adjudicataires ou autres entrepreneurs, avait été suspendu de son poste d’inspecteur principal de la municipalité de Jérusalem -, ce Moshe Nissim, donc, raconte dans ce récit son rôle dans l’opération contre le camp de réfugiés de Jénine en avril 2002. Comment, ivre et torse nu, il s’est déchaîné aux commandes d’un monstrueux bulldozer D-9 de l’armée israélienne dans un carnage officiellement autorisé. « Je ne savais même pas comment se conduisait un D-9 » rappelle Nissim. « En deux heures, ils (les soldats israéliens) m’ont montré comment avancer et aplanir un terrain. J’ai attaché le drapeau de l’équipe de foot du "Beitar" à l’arrière du bulldozer et je leur ai dit : "Eloignez-vous, laissez-moi faire". Ils savaient que je n’avais pas peur, que je ne plaisantais pas... » « Pendant 75 heures, sans arrêt, je n’ai fait que démolir et démolir, j’ai continué à boire du whisky pour lutter contre la fatigue. Par haut-parleur, on les prévenait qu’il fallait quitter leur maison avant que j’arrive pour l’abattre. Mais je n’ai laissé à personne la moindre chance. Je n’attendais pas. Je ne me contentais pas de donner un premier coup sur la maison et d’attendre qu’ils sortent. Non, j’enfonçais la maison d’un grand coup pour la faire tomber le plus vite possible et passer aux autres maisons. Pour en faire le plus possible. » « A chaque maison qui s’écroulait, j’éprouvais du plaisir car je savais que s’ils ne se souciaient pas de mourir, ils s’inquiétaient pour leurs maisons. Faire écrouler une maison, c’est comme enterrer 40 à 50 personnes pour des générations. Si je regrette une chose, c’est de ne pas avoir rasé le camp tout entier. » (1)

Rachel Corrie : Ecrasée sous un bulldozer Un an plus tard, en mars 2003, une militante américaine pour la paix de 23 ans, Rachel Corrie, était tuée, écrasée sous un bulldozer Caterpillar de fabrication américaine (2), alors qu’elle essayait d’empêcher l’armée israélienne de démolir la maison d’un pharmacien palestinien, Samir Nasrallah, dans la bande de Gaza. Les internationaux qui étaient avec elle affirment que le soldat israélien aux commandes du bulldozer a roulé délibérément sur Rachel deux fois, en avançant et en reculant, alors qu’elle se tenait sans arme devant la maison. Rachel Corrie, le 16 mars 2003, interpellant le soldat israélien sur son bulldozer,
quelques secondes avant d’être écrasée. (Photo ISM)

Un bulldozer politique « Bulldozer » est aussi le nom de l’ancien Premier ministre belliqueux d’Israël, Ariel Sharon, dont la marche sur Beyrouth et le siège de la capitale libanaise a fait 20 000 morts en 1982. Une commission d’enquête israélienne a établi que Sharon, alors ministre de la Défense , était indirectement responsable du massacre dans les camps de réfugiés de Sabra et Shatila à Beyrouth. Une décennie plus tôt, Sharon, commandant des FDI pour le secteur Sud, a ordonné de démolir aux bulldozers des centaines de maisons palestiniennes pour ouvrir un chemin direct et assez large pour les troupes israéliennes et leurs véhicules blindés lourds, afin qu’elles puissent se déplacer plus aisément dans le camp de réfugiés de Beach à Gaza. Après avoir jeté dans la rue tout ce que possédaient les Palestiniens, les troupes de Sharon sont venues avec leurs bulldozers et ont commencé à saccager la rue, frappant et tuant quiconque osait protester. Cette rue est connue maintenant sous le nom de Rue des Décombres. Rien qu’en août 1971, les soldats sous les ordres de Sharon ont détruit quelque 2 000 maisons dans la bande de Gaza, arrachant à leur foyer 16 000 personnes pour la deuxième fois de leur vie. Une profonde injustice Dans les deux incidents de Jérusalem avec les bulldozers, les auteurs palestiniens ont été immédiatement stoppés de plusieurs balles dans la tête, par un policier et un civil présents. Nissim, lui, a été considéré comme le plus dévoué et le plus brave ; certainement comme le conducteur le plus destructif. Après la publication de son témoignage - et en dépit de celui-ci - l’unité à laquelle il appartenait a été citée, par le commandement militaire, à l’ordre de l’armée pour service exceptionnel. Pas étonnant de la part d’un système et d’une armée qui ont choisi un ivrogne pour cette mission de destructions ! En juin 2003, une enquête de l’armée diligentée par le bureau des juges assesseurs des Forces de défense israéliennes a conclu à la mort accidentelle de Rachel Corrie. « Le conducteur à aucun moment n’a pu voir ou entendre Corrie ». Une commission israélienne a enquêté sur le massacre de Sabra et Shatila et, en février 1983, elle rendait publiques ses conclusions : Ariel Sharon était responsable du massacre. Le 14 février 1983, il était relevé de ses fonctions de ministre de la Défense , pour entrer sur la scène politique en tant que Premier ministre quelques années plus tard, comme sauveur d’Israël. Les crimes perpétrés quotidiennement par les bulldozers restent sans suite et sont acceptés ; on peut s’en remémorer de nombreux, les Israéliens qui conduisent régulièrement sur nos maisons et nos écoles et sur le cou des Palestiniens sont toujours restés impunis. Cela ne devient du terrorisme que lorsque l’auteur est un Palestinien, ou la victime un juif ! Alors que le Shin Bet, le service de sécurité israélien, n’a pas encore conclu officiellement que les attaques de Jérusalem avaient des motivations politiques, les autorités israéliennes s’empressent de sévir contre les résidents de Jérusalem-Est : on assiste à Jérusalem à une présence massive de policiers et de citoyens en armes, les fonctionnaires expédient les procédures d’autorisation pour les mesures de répression, telles que raser la maison de la famille, expulser les familles des Palestiniens impliqués dans des attaques contre des Israéliens et retirer les cartes d’identité israéliennes à leurs proches. Un Palestinien qui crée un incident contre les Israéliens est abattu, qualifié de terroriste et toute sa famille est punie alors qu’un soldat israélien qui tire à bout portant sur un Palestinien qui a les yeux bandés, les mains menottées et qui est désarmé, reste libre ! (3) Est-il besoin de se demander pourquoi les gens s’entretuent dans cette région ? Les deux incidents au bulldozer faisaient suite à une précédente attaque, à Jérusalem-Ouest, où un homme armé de Jérusalem tuait 8 étudiants dans une école religieuse, en mars. Il semble que ni la dissuasion ni la répression ne soient des outils efficaces pour arrêter quelqu’un qui a décidé de sacrifier sa vie pour protester contre l’occupation. Une injustice profonde nous laisse prévoir de nouvelles attaques. Hussam et Ghassan peuvent faire des émules ; il n’existe aucune mesure de sécurité ni aucun moyen pour contrer la réaction palestinienne à l’exploitation du pouvoir par Israël, sauf à faire la paix et à reconnaître les droits nationaux et humains des Palestiniens pour ouvrir la voie à un avenir différent, un avenir qui reflète l’intégration, la tolérance et l’adaptation, et où tous les citoyens de ce territoire mettront en œuvre leurs capacités, leurs possibilités et leurs ressources, même leurs bulldozers, pour construire un Samah Jabr  9 août http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4876



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n°379- Journal de Palestine- 02-08 au 12-0/8 - Fin- Les Etats-Unis sont responsable de la situation à Gaza

n°379-  Journal  de Palestine- 02-08 au 12-0/8 - Fin- Les Etats-Unis sont responsable de la situation à Gaza

Journal de la Palestine            - Fin-                       

N°379             02-08 au 12-08

Par M.Lemaire


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire     (                                         - Fin-

8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

8-1 Jeff Halper : Un Israélien à Gaza.

8-2 Hamas : Les sécuritaires d'Abbas et les forces de l'occupation ont perpétré dix assassinats contre Al Qassam.

8-3 Le lieutenant-colonel Omri Borberg aurait été démis pour avoir ordonné de tirer sur un Palestinien menotté.

8-4 Mofaz et Livni veulent éviter un scrutin anticipé en Israël.

8-5 Pénurie d’argent liquide dans la Bande de Gaza.

9 Analyse - Géopolitique et stratégie

9-1 L’AP tourmente les Palestiniens pour le compte d’Israël.

9-2 Khaled Amayreh : La dernière confrontation entre le Hamas et le Fatah dans la bande de Gaza a élargi le gouffre qui sépare les deux plus grands mouvements politiques palestiniens.



Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

8-1 Jeff Halper : Un Israélien à Gaza. Briser le siège :  
Depuis plus d’un an que dure le siège criminel de Gaza, la situation y est très critique. Des militants palestiniens et internationaux, dont des Israéliens, parmi eux Jeff Halper, tentent de briser le siège par la mer. Le Free Gaza et le Liberty vont tenter d’arriver au port de Gaza, chargés de médicaments et de produits de première nécessité.

"Dans quelques jours, je vais m’embarquer sur les bateaux du mouvement "Libérez Gaza", au départ de Chypre vers Gaza. L’objectif est de briser le siège israélien sur Gaza, un siège parfaitement illégal, et qui a plongé un million et demi de Palestiniens dans une épouvantable situation : emprisonnés sur leurs propres terres, exposés à la plus extrême violence militaire, sans accès aux besoins de base, et privés des droits humains les plus fondamentaux comme de leur dignité. Ce siège viole la règle fondamentale du droit international selon laquelle il est inadmissible de nuire aux populations civiles. Notre voyage met également en lumière les tentatives d’Israël de s’absoudre de toute responsabilité quant à ce qui se passe à Gaza. Israël prétend qu’il n’y a pas d’occupation ou que l’occupation a pris fin lors du "désengagement", ce qui est totalement faux. L’occupation est définie par le droit international comme reposant sur le contrôle total d’un territoire. Si Israël intercepte nos bateaux, il sera clair qu’il est bien une puissance occupante exerçant le contrôle effectif de Gaza. Le siège n’a non plus rien à voir avec des questions de "sécurité". A l’instar de ce qui constitue l’occupation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, où Israël assiège des villes, villages et des zones entières, le siège de Gaza est avant tout politique. Il a pour objectif d’isoler le gouvernement palestinien démocratiquement élu, et de briser sa capacité de résistance face aux tentatives israéliennes d’imposer un régime d’apartheid sur tout le pays. C’est pourquoi un Juif israélien comme moi se sent obligé de faire partie de ce voyage pour briser ce siège. En tant qu’individu oeuvrant pour l’instauration d’une paix juste avec les Palestiniens, et qui comprend (contrairement à ce que nos politiciens nous disent) qu’ils ne sont pas nos ennemis mais plutôt un peuple voulant bénéficier de l’auto-détermination — comme nous-mêmes auparavant —, je ne peux rester sur le bord du chemin. Je ne peux plus assister passivement à la destruction d’un autre peuple opérée par mon gouvernement, pas plus que je ne peux contempler la façon dont l’occupation détruit la structure morale de mon propre pays. Rester passif, ce serait violer mon engagement en matière de droits humains, qui constituent le fondement de la religion prophétique juive comme de sa culture et sa morale, et sans lesquels Israël n’est plus juif mais devient une Sparte vide quoique puissante. Bien sûr, Israël a des préoccupations sécuritaires légitimes, et on ne peut excuser les attaques palestiniennes contre la population civile de Sderot et ailleurs le long de la frontière avec Gaza. Au titre de la Quatrième Convention de Genève, Israël, en tant que puissance occupante, a le droit de surveiller l’entrée d’armes à Gaza sous le motif d’une "nécessité militaire immédiate". En tant que militant s’étant engagé à résister au siège de façon non-violente, je n’ai aucune objection à ce que la marine israélienne monte à bord des bateaux pour y rechercher des armes. Mais seulement cela, et rien de plus. Car Israël n’a pas le droit d’assiéger une population civile, et n’a pas non plus le droit légitime de nous empêcher d’atteindre Gaza puisque nous sommes des personnes privées navigant uniquement dans les eaux internationales et palestiniennes, et ce a fortiori lorsque Israël déclare ne plus occuper Gaza. Lorsque la marine israélienne sera assurée que nous ne posons aucun problème sécuritaire, nous devrions alors être autorisés à poursuivre notre route pacifique et légitime jusqu’au port de Gaza. Des gens ordinaires ont souvent joué un rôle essentiel dans l’histoire, et tout particulièrement dans des situations comme celle-ci, où des gouvernements esquivent la question de leur responsabilité. Si mon voyage vers Gaza est une manifestation de solidarité envers le peuple palestinien alors qu’il souffre, c’est aussi un message adressé à mes concitoyens. En premier lieu, malgré ce que nos dirigeants politiques nous disent, il y a une solution politique à ce conflit, et il y a des partenaires pour la paix. Le simple fait que moi, un juif israélien, serai le bienvenu par les Palestiniens de Gaza en est la preuve. Ma présence à Gaza confirme aussi que toute résolution du conflit doit comprendre tous les peuples du pays, Palestiniens et Israéliens tous ensemble. En conséquence, je fais usage de la crédibilité, quelle qu’elle soit, découlant de mes actions pour en appeler à mon gouvernement afin qu’il entame à nouveau de véritables négociations de paix sur la base du "Document des Prisonniers" qui a été accepté par toutes les factions palestiniennes y compris le Hamas. Car la libération de tous les prisonniers politiques détenus par Israël, y compris les membres du gouvernement et parlementaires relevant du Hamas, et ce contre le rapatriement du soldat israélien Guilad Shalit, permettraient de changer considérablement la donne politique en apportant la preuve d’une confiance et d’une bonne volonté essentielles à tout processus de paix. En deuxième lieu, les Palestiniens ne sont pas nos ennemis. En fait, j’en appelle fortement à mes compatriotes juifs israéliens pour qu’ils se désolidarisent de la ligne politique sans issue poursuivie par nos politiciens qui ont failli, et pour qu’ils déclarent avec les acteurs de paix israéliens et palestiniens : "nous refusons d’être des ennemis". Seule une telle assertion populaire ferait comprendre à notre gouvernement que nous en avons assez d’être manipulés par tous ceux qui profitent de l’occupation. En troisième lieu, en notre qualité de partie la plus forte dans ce conflit et en tant que seule puissance occupante, nous les Israéliens devons admettre notre responsabilité quant au fiasco découlant de notre politique d’oppression. Il n’y a que nous qui puissions mettre fin à ce conflit. Dans sa conception israélienne, le sionisme était supposé permettre aux juifs de contrôler à nouveau leur destinée. Ne nous laissons pas rester otages de politiciens qui menacent le futur de notre société. Rejoignez-nous pour mettre fin au siège de Gaza, et avec elle la fin de l’occupation au grand complet. Nous, les peuples israélien et palestinien, disons à nos dirigeants : nous exigeons une paix juste et durable dans cette Terre sainte torturée." Jeff Halper http://www.france-palestine.org/article9552.html

8-2 Hamas : Les sécuritaires d'Abbas et les forces de l'occupation ont perpétré dix assassinats contre Al Qassam. Gaza- CPI Un Rapport mensuel publié par le Hamas a montré que les services sécuritaires du président Abbas, ont coopéré avec les forces armées de l'occupation, arrêtant ensemble plus de 556 citoyens palestiniens, dans la Cisjordanie , seulement en mai passé. Dans son rapport du  dimanche 3/8, le Hamas a dit que les forces armées sionistes ont continué leur guerre ouverte contre les palestiniens, par leur compagne d'assassinat, d'arrestation, confiscation des terres, dévastation des maisons et colonisation permanente.  Il a montré que le bilan criminel a enregistré l'assassinant de 8 martyrs dont 5 martyrs étaient des brigades d'Al Qassam, 280 citoyens de diverses villes de la Cisjordanie , ont été enlevés durant 146 incursions exécutées par les troupes de l'armée occupante, alors que 23 citoyens ont trouvé leur mort à cause du blocus injuste imposé sévèrement contre les citoyens de Gaza. Ce rapport mensuel a montré que les coopérations sécuritaires entre les sécuritaires d'Abbas et les services de renseignements sionistes persistent fortement, tout en soulignant que les milices d'Abbas ont perpétré des compagnes d'arrestations contre les partisans du Hamas, enlevant 276 citoyens en Cisjordanie, notamment le dirigeant du Hamas Dr.Mohamed Ghazzal, ainsi que d'autres de ses leaders. " Des intellectuels, des oulémas, des écrivains, des académiciens, des journalistes et des professeurs, ont été kidnappés, en Cisjordanie par les sécuritaires de l'autorité, présidée par Abbas, en tentant de frapper la volonté libre des palestiniens et faire face aux agendas patriotiques de la résistance nationale", a rapporté le Hamas dans son rapport mensuel. " Le bureau de l'Ouléma Al Cheikh Hamad Al Bitawi, a été également sauvagement fouillé, par les comploteurs avec l'occupation, allié aux services sécuritaires d'Abbas. D'une autre part, le rapport a révélé que les milices de l'autorité palestinienne ont perpétré plusieurs compagnes de collaboration avec les forces armées sionistes, en arrêtant des résistants, également la coopération entre les deux côtés qu'avait mené à l'assassinat du dirigeant du Hamas, Chehab Eddine Al Netchah, rien pour renforcer les agendas israélo-américains sous le contrôle du général américain Keith Dayton.
Ce même rapport a fortement condamné le crime d'assassinat contre les citoyens en excursion sur la plage de Gaza, ou six palestiniens dont cinq des brigades d'Al Qassam et une fillette, sont tombés en martyrs, au moment ou les rebelles inculpés et allié à Fatah ont tenté toujours, par leur crimes perpétré à Gaza de semer la discorde entre les citoyens Gazouis.
En outre, ce rapport a rapporté que des compagnes des coopérations sécuritaires sont perpétuelles entre les deux cotés, des libérés palestiniens des prisons sionistes, ont été arrêtés par les services d'Abbas et vice versa, en indiquant le détenu Mohamed Sobhi Al Bouhiessi a été enlevé par les sécuritaire d'Abbas juste de sa libération des prisons sionistes. [ 04/08/2008 - 11:08 ]
http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7URxLd%2boDdB4PrR1hrcefZiBfpPAOAYZjwyonYhBOvaHltiqNTbGt59pK1jIixpCFanrYtpgWmHs27t%2fC1le7Vx0rVVj0Rty5y%2bpPSzvxqwk%3d

8-3 Le lieutenant-colonel Omri Borberg aurait été démis pour avoir ordonné de tirer sur un Palestinien menotté. Un officier israélien qui avait ordonné à un garde-frontière de tirer à bout portant une balle caoutchoutée sur un Palestinien menotté a été démis de ses fonctions, mais il n'encourra pas de peine de prison, a-t-on appris mercredi de source militaire. Le lieutenant-colonel Omri Borberg sera uniquement poursuivi pour "conduite non conforme aux normes de l'armée", un chef d'accusation mineur qui n'entraîne ni peine de prison ni inscription au casier judiciaire, selon un accord entre ses avocats et la justice militaire. En vertu de cet accord, qui doit encore être entériné par le chef d'état-major, l'officier ne pourra plus avoir de poste de commandement, sans pour autant être expulsé formellement de l'armée. L'association israélienne de défense des droits de l'Homme B'Tselem a qualifié cet arrangement avec le bureau du procureur militaire de "honteux", dans un communiqué public. "Une armée qui considère qu'un tir à bout portant sur un homme menotté est uniquement +non conforme aux normes+ méprise les principes qu'elle prétend être siens", affirme B'Tselem. L'ONG exige en outre l'ouverture d'une enquête criminelle contre le colonel responsable de tout le secteur, qu'elle accuse d'avoir couvert l'affaire. Dans des images vidéo filmées le 7 juillet par un villageois de la localité de Nilin, à l'ouest de Ramallah (Cisjordanie), on voit le soldat tirer sur la jambe d'un manifestant arrêté, menotté et les yeux bandés, alors que lieutenant-colonel le tenait par le bras. Le manifestant, Ashraf Abou Rahma, 27 ans, avait été légèrement blessé à la jambe et soigné sur place. C'est seulement après le dépôt d'une plainte par B'Tselem et la diffusion de la cassette vidéo par les télévisions palestinienne et israélienne que l'armée avait annoncé l'ouverture d'une enquête. La bavure s'était produite dans Nilin, où l'armée avait imposé un couvre-feu après des manifestations ponctuées de jets de pierres contre la construction par Israël d'une barrière séparant le village de 250 hectares de ses terres. Depuis lors, un enfant palestinien de 12 ans et un jeune homme de 18 ans ont été tués en bordure du village par des tirs de garde-frontières, lors de la répression de manifestations contre la construction de la barrière. Aucun des soldats à l'origine des tirs n'est actuellement sous les verrous. Selon le rapport publié fin juillet par une autre ONG --l'organisation israélienne de défense des droits de l'Homme Yesh Din--, dans 94% des cas l'armée israélienne n'a pas donné suite à des plaintes concernant des exactions présumées de militaires à l'encontre de Palestiniens. Ce rapport indique que sur 1.246 dossiers ouverts entre 2000 et 2007 sur le comportement de militaires à l'encontre de Palestiniens, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, seuls 76 ont abouti à des inculpations. Israël qualifie la "barrière de sécurité" qu'il érige sur plus de 700 km en Cisjordanie, de mesure légitime et nécessaire qui a permis de limiter, selon lui, les attentats palestiniens. Les Palestiniens la qualifient de "mur de l'apartheid". AFP / 06 août  


8-4 Mofaz et Livni veulent éviter un scrutin anticipé en Israël . Les deux candidats donnés favoris pour succéder au Premier ministre israélien Ehud Olmert à la tête du parti Kadima ont annoncé dimanche qu’ils pourraient, en cas de succès, tenter de former un gouvernement d’union nationale.
Un tel geste permettrait d’éviter l’organisation d’élections anticipées mais risquerait de nuire au processus de paix israélo-palestinien.
Le ministre des Transports, Shaul Mofaz, ancien chef d’état-major de Tsahal, a déclaré que s’il était choisi comme chef de file par Kadima lors des primaires de septembre, il formerait pour novembre un gouvernement d’union nationale.
"Israël n’a pas besoin d’élections anticipées", a-t-il affirmé lors d’un rassemblement politique près de Tel Aviv, dans des propos repris par les médias israéliens.
Olmert, soupçonné de corruption par la justice israélienne, ce qu’il dément, a annoncé mercredi qu’il quitterait ses fonctions une fois que son successeur à la tête de Kadima serait désigné.
La ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, donnée favorite pour succéder à Olmert, a également fait part dans une interview de sa volonté de former une "coalition d’unité", terme employé en Israël pour désigner un gouvernement regroupant la gauche et la droite.
"Je pense qu’il est possible de former en Israël un gouvernement qui représente l’unité", a déclaré Livni lors d’une interview à la chaîne CNN. Elle a par ailleurs réitéré son engagement à parvenir à un accord de paix avec les Palestiniens avant la fin de l’année, comme prévu lors des pourparlers d’Annapolis en novembre 2007.
L’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, chef de file du Likoud et qui pourrait à ce titre faire partie d’un gouvernement d’union, s’est montré critique envers le processus de paix et a quitté le gouvernement en 2005, en protestation contre le retrait israélien de la bande de Gaza.
Livni a reconnu qu’elle pourrait ne pas réussir à réunir les différentes facettes du paysage politique dans un gouvernement. "Cela ne dépend pas seulement de ma volonté, de mes intentions, mais aussi de la volonté de l’autre partie israélienne d’en faire autant", a-t-elle concédé.
4/8 http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4871

8-5 Pénurie d’argent liquide dans la Bande de Gaza. Des mêmes auteurs

Plusieurs dizaines de milliers de personnes faisaient lundi la queue devant les distributeurs de billets dans la Bande de Gaza, touchée par une grave pénurie de liquidités. Israël s’est engagé à transférer mardi plus de fonds vers Gaza, mais la situation illustre les nombreuses pénuries auxquelles la population du territoire palestinien est confrontée depuis le blocus imposé par l’Etat hébreu suite à la prise de pouvoir du Hamas à Gaza il y a un peu plus d’un an.
La trêve conclue entre Israël et le Hamas en juin a permis d’alléger le blocus, mais de nombreuses difficultés persistent dans la vie quotidienne pour les Gazaouis.
Le fragile cessez-le-feu a de nouveau été mis en péril lundi par un tir de roquette palestinien sur la ville israélienne de Sdérot, selon la police israélienne. Aucune victime n’était signalée, mais le ministre de la Défense Ehoud Barak a décidé de boucler la Bande de Gaza en représailles, a annoncé son cabinet.
La Bande de Gaza n’a pas de monnaie officielle et ses habitants utilisent le shekel israélien. Mais peu d’argent entre sur le territoire, et les billets de banque en circulation sont soit en très mauvais état, soit amassés et conservés par les habitants.
Lundi, les employés de banque ont repoussé des clients, et de nombreux distributeurs ne fonctionnaient pas. "J’essaie de retirer mon salaire depuis hier matin. Je n’ai pas un shekel en poche", expliquait Bassam, un fonctionnaire de 23 ans qui attendait de pouvoir retirer ses 2.000 shekels (560 dollars) devant une banque de Gaza.
Mohammed Ayyad, porte-parole des services monétaires de l’Autorité palestinienne, a indiqué que les responsables cisjordaniens étaient en contact avec les banques de Gaza pour déterminer la somme d’argent liquide dont a besoin le territoire.
Le ministère israélien de la Défense a de son côté annoncé qu’il transférerait 72 millions de shekels (20 millions de dollars) mardi à Gaza, provenant des fonds rassemblant les frais de douanes que fait payer l’Etat hébreu aux Palestiniens sur leurs importations. Ce transfert sera réalisé malgré le bouclage de la Bande de Gaza, ont précisé des responsables du ministère de la Défense

11 août http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4888


9 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion. Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

9-1 L’AP tourmente les Palestiniens pour le compte d’Israël. Ces jours récents, l’Autorité Palestinienne soutenue par les Etats-Unis (AP) s’est honteusement attaqué à travers toute la Cisjordanie à des intellectuels palestiniens non conformistes, des journalistes, aussi bien qu’à des responsables civils et religieux. Les agences de sécurité de l’AP ont également violemment interdit des rassemblements pacifiques organisés par le Parti pan-Islamique de Libération voulant commémorer la chute du Califat Ottoman. Les témoins sur place ont rapporté que des policiers complètement incontrôlés avaient matraqué les participants, usant de matraques en plastique. Dans Beit Jala, les hommes de l’AP ont tabassé quatre cameramen qui filmaient des voitures de police. Et dans Hébron, un cameraman de Reuter, Yosri al Jamal, a été agressé et son appareil-photo brisé. Les derniers actes de violence ont eu lieu sous les yeux attentifs de l’armée israélienne d’occupation, sans le consentement de laquelle l’AP pourrait difficilement fonctionner. Dans Naplouse et les villes et villages voisins, les agents de sécurité formés par les Etats-Unis se sont attaqués à des propriétés privées, des bâtiments municipaux et des établissements publics, des maires élus, des personnes publiques, des professeurs d’université, des dirigeants étudiants et des personnalités religieuses de premier plan. Une des personnes arrêtées était le professeur Abdul al Sattar Qassem, un écrivain et militant politique bien connu. Ancien candidat à l’élection présidentielle, Qassem n’est affilié ni au Hamas ni à aucune autre organisation politique, mais ses écrits courageux semblent avoir été trop insupportables à une autorité « nationale » autoproclamée qui prétend représenter les espoirs palestiniennes de liberté et d’indépendance. Dans Dura, près de Hébron au sud de la Cisjordanie , les forces de sécurité de l’AP ont arrêté Awadh Rajoub, correspondant en Cisjordanie du service en langue arabe d’al-Jazeera.net après avoir pillé et complètement retourné son bureau de presse puis confisqué son ordinateur. Rajoub est encore détenu au siège des services de sécurité préventive dans Hébron où il a été interrogé à propos d’un rapport qu’il avait rédigé sur le traitement des prisonniers dans les prisons et les geôles de l’AP. Quatre autres journalistes ont également été arrêtés par la police de l’AP récemment : Muhammed Halayka et Alaa al Titi d’Hébron, Ausayd Amareneh de Bethlehem et Mustafa Sabri de Qalqilya. Le porte-parole de l’AP a prétendu que les arrestations avaient lieu selon la loi. Mais il est tout à fait clair que de telles prétentions sont de peu de poids ne fût-ce que parce que la « règle du droit » n’existe pas vraiment dans un état policier (sans état) dont l’existence et la survie dépendent presque totalement de la façon dont cette entité répond aux besoins, obéît aux instructions et sert les intérêts de l’occupation israélienne. Ce sont des faits marquants dont chaque homme, femme et enfant palestiniens peut se rendre compte. Ce serait par conséquent une folie que de vouloir cacher l’évidence à un des peuples les plus politisés sur terre. Fait intéressant, cette grave agression par l’AP contre la liberté d’expression coïncide avec l’horrible escalade des activités criminelles israéliennes et du nettoyage ethnique dans l’ensemble de la Cisjordanie. Durant ces derniers jours, des soldats israéliens à la gâchette facile ont assassiné de sang froid deux mineurs palestiniens, dont un garçon de 10 ans qui participait à une manifestation pacifique contre des projets israéliens de voler encore plus de terre palestinienne sous le prétexte de construire le soi-disant « mur de séparation. » (Le chef de l’état-major israélien Gabi Ashkenazi a admis cette semaine que l’itinéraire du mur a été décidé selon des considérations politiques plutôt qu’en fonction de critères de sécurité comme les officiels israéliens l’avaient prétendu.) De même, Israël a démoli des maisons arabes dont un bâtiment à plusieurs étages dans Jérusalem-est tandis qu’à été donné libre cours aux colons juifs, comparables à des nazis, pour voler la propriété arabe, terroriser et attaquer avec férocité les enfants palestiniens dans les collines au sud d’Hébron afin d’obliger leurs familles à abandonner leurs maisons. Ainsi, comme si le nettoyage ethnique sioniste ne suffisait pas, l’AP trouve nécessaire de compléter les activités criminelles israéliennes en arrêtant, humiliant et maltraitant les patriotes palestiniens qui osent critiquer le régime de Ramallah pour avoir compromis les intérêts nationaux palestiniens et pour s’être carrément jetés dans l’orbite de l’administration Bush qui elle-même est au doigt et à l’oeil d’Israël. Il est vraiment difficile de donner un sens rationnel à ce qui se produit, à moins d’admettre que l’AP ne soit effectivement devenue une autre couche de l’occupation israélienne. Ceci renforce-t-il l’immuabilité de la cause palestinienne face à l’occupation ? Cela augmente-t-il la capacité palestinienne à libérer des mains sionistes la patrie usurpée ? Il n’y a aucun doute qu’à la lumière de son honteux comportement à l’égard du peuple palestinien, l’AP est réellement devenue un sérieux problème affaiblissant la lutte palestinienne pour la liberté et la justice. Une situation où les Palestiniens doivent se demander si leurs enfants seront enlevés par « l’Autorité (palestinienne) » ou « les autorités (de l’occupation israélienne) » est insupportable, pour ne pas dire plus. C’est une marque honteuse que le temp soit venu où des maisons palestiniennes sont envahies dans les heures tranquilles qui précèdent l’aube par des policiers palestiniens qui viennent arrêter de jeunes militants palestiniens. Aujourd’hui, l’AP s’est révélée comme étant un désastre moral, politique, économique et sécuritaire pour les Palestiniens et leur juste de la cause. Les Palestiniens avaient rêvé « d’une autorité libre » qui soignerait leurs blessures, soulagerait leurs peines et renforcerait leurcapacité à résister [...]. Ils n’avaient jamais imaginé vivre dans un « Judenrat » dirigé par des collaborateurs qui arrêteraient, maltraiteraient, tortureraient et assassineraient même des Palestiniens afin de recevoir un certificat de bonne conduite de la part des occupants de notre pays et de leurs anges-gardiens de Washington. Par conséquent, il est primordial pour notre futur et le futur de nos enfants que cet indigne système de l’AP, où les pseudo-nationalistes, les voleurs carriéristes, les porte-manteaux, les opportunistes et les agents probablement étrangers tiennent autant les rênes, soit démantelé aussitôt que possible. On peut aller jusque dire que la dissolution de l’AP est maintenant une condition sine qua non pour une lutte palestinienne victorieuse qui se libérera du sionisme. http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4875


9-2 Khaled Amayreh : La dernière confrontation entre le Hamas et le Fatah dans la bande de Gaza a élargi le gouffre qui sépare les deux plus grands mouvements politiques palestiniens. La "Bataille de Shijaiyeh" a fait rage pendant 48 heures dans la banlieue est de la ville de Gaza, laissant 11 morts et 110 blessés. Plusieurs bâtiments et maisons ont été complètement détruits. Des dizaines d'activistes du Fatah, dont certains seraient responsables du bombardement de la plage de Gaza le 25 Juillet, qui a tué six personnes, parmi lesquelles une petite fille de six ans, ont été arrêtés.
Des centaines de membres du clan Helis allié au Fatah ont fui en Israël après que les forces du Hamas aient envahi leur quartier.
Certains des évadés ont été tués tandis que d'autres ont été refoulés par les troupes israéliennes, pour être arrêtés par le Hamas.
La majorité des hommes du clan ont été autorisés à retourner dans leur famille après que les dirigeants du Hamas aient déclaré que leur "campagne de sécurité" ne ciblait pas une famille en particulier, mais plutôt "des criminels et des assassins" qui se cachaient dans le quartier Shijaiyeh.
Au début, le président de l'Autorité Palestinienne (AP) Mahmoud Abbas a demandé qu'Israël renvoie tous les "réfugiés" à Gaza "parce que nous ne voulons pas laisser Gaza au Hamas". Sa position a déclenché un tollé dans les rangs du Fatah en Cisjordanie, certains de ses dirigeants accusant Mahmoud Abbas de trahir ses disciples en les livrant au Hamas pour être torturés et tués. Finalement, Abbas a cédé et a demandé à Israël de permettre aux fuyards d'entrer en Cisjordanie.
Israël, qui récolte les fruits du conflit inter-palestinien qu'il a exacerbé, a d'abord incarcéré les hommes du Fatah en fuite après les avoir forcés à se déshabiller devant les caméras de télévision.
Cette conduite humiliante n'a déclenché aucune réaction de la part de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie. Puis, le 4 août, plus de 100 membres du clan Helis ont été emmenés à Jéricho où ils ont été hébergés dans un camp de fortune à condition qu'ils restent dans les limites de la ville du désert et qu'ils ne se déplacent pas vers d'autres parties de la Cisjordanie. D'autres évadés ont été emmenés vers une prison militaire israélienne, sans aucune explication.
En Cisjordanie, l'AP dominée par le Fatah a riposté par une vague d'arrestations de personnalités orientées d'un point de vue religieux et soupçonnées de sympathie pour le Hamas. La répression a ciblé des savants religieux, des journalistes, des responsables élus de conseils municipaux et des fonctionnaires. Le Hamas a déclaré que des centaines de ses partisans avaient été arrêtés alors que les forces de sécurité de l'AP fermaient des dizaines d'institutions associées au Hamas, y compris des clubs culturels et sportifs et des centres sociaux. Le Hamas a répondu en arrêtant des dirigeants politiques du Fatah dans la Bande de Gaza, dont Zakaria Al-Agha, membre du Comité exécutif de l'Organisation de Libération de la Palestine , et Ibrahim Abul-Naja, un homme politique local du Fatah.
Les arrestations de dirigeants politiques du Fatah ont attiré de vives réactions, même de certains dirigeants du Hamas en Cisjordanie et à Gaza qui ont fustigé la mesure sans précédent comme "un dépassement de la ligne rouge", et se réduisant à "une imitation du comportement hors la loi du Fatah".
Les critiques ont forcé le Hamas à libérer tous les détenus politiques et à rouvrir les bureaux et institutions affiliés au Fatah précédemment fermés sur ordre de Saïd Siyam, Ministre de l'Intérieur Hamas à Gaza. À Ramallah, Abbas avait ordonné un peu plus tôt la libération des "détenus politiques" raflés par la police de l'AP la semaine dernière, bien que, au moment où nous écrivons ces lignes, beaucoup d'entre eux soient encore en garde à vue.
La défaite du Fatah dans le quartier Shijaiyeh a mis un terme à tous les espoirs que pouvait caresser le Fatah d'arracher Gaza au Hamas par la force. Le Fatah espérait que des bombardements sporadiques et des insurrections localisées génèreraient suffisamment de troubles et de chaos pour provoquer un soulèvement populaire contre le gouvernement Hamas.
Aujourd'hui, la guerre entre les deux, pour un temps au moins, se limite à des mots.
Ziyad Abou Ein, un des plus implacables ennemis du Hamas au sein du Fatah, a appelé la direction de l'Autorité palestinienne à "mettre le Hamas hors-la-loi une fois pour toutes" et à déclarer Gaza "région dissidente".
"Gaza doit être reprise par la violence, le feu et le sang", a-t-il fulminé.
Discours repris par d'autres dirigeants du Fatah, qui ont demandé le déploiement de forces arabes et internationales à Gaza ainsi que la poursuite des dirigeants du Hamas pour crimes contre l'humanité, et qui ont été tournés en ridicule dans la bande de Gaza.
Le faucon dirigeant du Hamas Mushir Al-Masri a raillé les "bruits de bottes" venant de Ramallah, traitant Abou Ein de "absurde et insensé". Un autre dirigeant du Hamas, Sami Abu Zuhri, a prévenu que le groupe militant pourrait envahir la Cisjordanie , tout comme elle a pris le contrôle de la bande de Gaza, si le Fatah le provoquait.
"Le Fatah peut s'attendre à un soulèvement contre lui s'ils continuent à réprimer le Hamas en Cisjordanie. Si les arrestations et les autres formes de répression se poursuivent, elles aboutiront à des réponses spontanées, qu'elles viennent de combattants de la résistance ou du peuple", dit Abu Zuhri.
Ni les menaces du Fatah de reprendre Gaza par la force, ni les menaces du Hamas d'envahir la Cisjordanie ne peuvent être prises au sérieux. Compte tenu des réalités sur le terrain, le Fatah ne pourrait reprendre Gaza que si l'armée israélienne réoccupait l'enclave côtière et la livrait ensuite au Président de l'AP, Abbas, auquel cas le Fatah serait perçue par les Palestiniens et les Arabes comme un entité collaborationniste vis-à-vis d'Israël et une guerre civile palestinienne s'ensuivrait.
Le Hamas et le Fatah semblent tous deux savoir qu'Israël est l'ultime vainqueur et le peuple palestinien le perdant dans ce conflit de plus en plus tribal. Malheureusement, aucun des deux groupes ne semble pour l'instant prêt à abandonner les calculs bornés qui dirigent la confrontation.
Khaled Amayreh Traduction : MR pour ISM  09 Août 2008 http://www.alterinfo.net/Luttes-tribales_a22617.html

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12/08/2008

n°378- Dossier de Palestine - 11-08 - 1- Israël est-t-il un Etat juif ou l'Etat des Israéliens?

n°378- Dossier de Palestine - 11-08 - 1-  Israël est-t-il un Etat juif ou l'Etat des Israéliens?

Dossier de Palestine      

 N°378                       11-08                  

                      Par  M.Lemaire    



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part David Nir : A Bil`in et à Ni`lin. du 'NJDW', dont la puanteur pourrait être comparé à plonger la tête dans un bassin où fermentent des eaux usées, est envoyé sur les manifestants.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Mahmoud Darwich s'est éteint.

1-2 Mohammad Bakri : Mon crime ? Montré la vérité dans mes films.

1-3 Le Comité national palestinien (CNP) lance le site Internet du 'Mouvement global' BDS.

2 Les brèves

2-1 Israël: pression sur des malades palestiniens pour obtenir des informations. 2-2   483 453 colons : soit 39 fois plus de colons en Palestine depuis 1972. Seconde partie.

3 Dossier

3-1 Point de vue de Ana Carbajosa : La bombe qui détruira le régime israélien. 3-2 Point de vue de Frank Scott : Une démocratie à 50 états aux USA, et une démocratie à un Etat en Palestine.

3-3 Point de vue de Jonathan Cook : Nettoyage ethnique silencieux de Jérusalem.

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Ana Carbajosa : À la chasse à l'immigrant.

4-2 Paola : La crise actuelle de l'eau en Israël est la plus grave depuis 1948. Dernière partie.

4-3 Campagne pour briser le siège de Gaza.

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 Analyse de Alain Policar : Israël est-t-il un Etat juif ou l'Etat des Israéliens? 5-2 Ana Carbajosa : La forte croissance de la population arabe déclenche l’alarme en Israël.


Tiré a part

David Nir : A Bil`in et à Ni`lin. du 'NJDW',  dont la puanteur pourrait être comparé à plonger la tête dans un bassin où fermentent des eaux usées, est envoyé sur les manifestants.
A Nilin (et à Bilin), nous étions là comme d'habitude, les Israéliens, les internationaux et bien sûr les locaux "dépossédés".
Pourquoi mettre les Israéliens en premier dans la liste ?
Parce qu'il est de notre responsabilité avant celle des autres de s'opposer à ce vol criminel et d’aider au renversement de la situation, car «nous» en sommes à l’origine, même si nous en sommes "nous-même" à des années-lumière
Eh bien, c’est quoi en fait le «NJDW» ? C’est un appareil ressemblant à un lance-flammes porté par un soldat obéissant et bien entraîné qui est lui-même équipé d’un masque de protection contre l'empoisonnement, qui pulvérise un flot de liquide puant des plus horribles avec une portée de 20 à 30 mètres.
Il n’y a pas de mots pour le décrire : une puanteur des plus dégoûtantes qui va au-delà de l'imagination (peut-être un record olympique israélien), et ceux qui ont été surpris et n’avaient pas suffisamment le pied léger ont été durement touchés par la puanteur du "NJDW", dont l'effet pourrait être comparé à plonger la tête dans un bassin où fermentent des eaux usées depuis des années.
Je me suis éloigné très rapidement, mais ceux qui ont été touchés ont dû abandonner les diversions de l'occupation et retourner rapidement au village pour se doucher et changer de vêtements - mais ce n'était pas vraiment utile : Il s’est avéré que la puanteur des FDI adhère à la peau et peut-être même qu’elle la pénètre. La puanteur de l'occupation refuse tout simplement de quitter ses victimes.
Bon, ensuite les soldats nous ont forcés à retourner au village en utilisant un gaz décent et une pluie de balles de caoutchouc et le Mur Voleur est resté intact.
Il s’est passé la même chose à Bilin. Le mystère de la composition chimique de ce nouvel ajout aux éléments de représailles des FDI a été dissipé plus tard, quand l'un de nous s’est souvenu d’un article datant de plusieurs années décrivant les nouvelles mesures élaborées par l'Oncle Sam pour disperser les manifestations ou pour obtenir une supériorité sur des foules indisciplinées : Il s'avère que la puanteur des plus repoussantes est composée à la base du corps d'un chien crevé depuis plus d'une semaine - oui, un chien – le meilleur ami de l’homme (et non des êtres humains ou d'autres animaux) !
Alors quoi d'autre sur les chiens ? Introduits lors de la manifestation de la veille, plusieurs chiens d'attaque de l’occupant ont renforcé les notoires éléments de représailles (mais muselés, pour l'instant).
Il s'avère que dans le célèbre du camp d'Ofer, il y a un centre d’entrainement pour les chiens de l’occupant, et au grand dam de l'un de nos "potes", l’un de ses parents y fait son armée.
En tant que propriétaire de deux labradors, j'ai du mal à feindre une réaction d'hostilité envers les chiens, même s’ils sont dédiés (involontairement) aux malversations de l’occupation.
Il y a plus d'un mois, lorsque nous avons été les cobayes d'une précédente version de l’arme du Jugement dernier à Bilin (un appareil générant des cris stridents et fort désagréables positionné derrière un écran), les "FDI" avaient installé également un équipement vidéo pour enregistrer les effets sur ceux qui ont en horreur l'occupation – effets qui sont tout à fait remarquables mais pas aussi graves que ceux du "NJDW" car ils pouvaient être neutralisés en se bouchant les oreilles.
Il est très possible que les artistes cinématographiques se trouvaient à Nilin mais je ne les ai pas vus en raison de l’affolement.
Pour rentrer à la Métropole , nous avons retrouvé une victime du NJDW de Bilin, l'un des "potes" et un artiste bien connu, qui avait été touché à l’aine, il y a deux semaines, par une boite de gaz (blessure cicatrisée maintenant). Avant d'entrer dans la voiture, il s’est rincé ainsi que ses vêtements, ce qui n’a pas aidé beaucoup.
Nous avons couvert son siège d'un épais morceau de plastique et il s’est arrosé d’eau avec un pulvérisateur – mais cela n’a encore pas marché. Nous avons dû garder les fenêtres ouvertes pendant tout le chemin du retour : l’effet du "NJDW" était plus fort !
Avant de remettre le véhicule à son propriétaire, j’ai aspergé l’intérieur avec le pulvérisateur à eau, et la première chose que j’ai faite en rentrant à la maison a été de me laver ainsi que mes vêtements.
Nouvelle encourageante le lendemain : K a indiqué que bien que la puanteur était incrustée dans la peau, un bain prolongé dans l’eau de mer faisait le travail. Plus tard, j'ai constaté qu’un effet similaire était obtenu par la diffusion de sel humidifié sur la peau et un rinçage à l'eau quelques minutes plus tard.
David Nir Ramallah - 10-08-2008 Source : http://www.kibush.co.il/ Traduction : MG pour ISM http://www.ism-suisse.org/news/article.php?id=9644&type=analyse&lesujet=Non%20Violence


1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Mahmoud Darwich s'est éteint.

Mahmoud Darwich, considéré comme l'un des des plus grands poètes du monde arabe, qui souffrait de maladie cardiaque, est décédé samedi aux Etats-Unis dans un hôpital où il avait subi une intervention chirurgicale.
"M. Darwich est décédé à 13H35 locales (18H35 GMT)", a indiqué sans autre précision à l'AFP Ann Brimberry, porte-parole du Memorial Hermann-Texas Medical Center à Houston où il était traité.
Considéré comme l'un des principaux poètes arabes de sa génération, Mahmoud Darwich est né en 1941 à Al-Birweh, en Galilée, alors en Palestine sous mandat britannique et aujourd'hui dans l'Etat d'Israël.
Lors de la guerre israélo-arabe de 1948, ce village est rasé et ses habitants sont forcés à l'exil.
La famille Darwich s'enfuit au Liban, où elle restera un an, avant de rentrer clandestinement en Israël où elle s'installe dans la localité de Deir Al-Assada, avec un statut précaire.
Après ses études (en arabe et hébreu) dans des écoles arabes israéliennes, Darwich s'installe à Haïfa, le grand port du nord d'Israël, où vit une importante communauté arabe.
Début des années 1970, il choisit l'exil. Il part pour Moscou étudier l'économie politique puis se rend au Caire en 1971.
A Beyrouth, en 1973, il travaille comme rédacteur en chef au Centre de recherche palestinien de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) rejoignant l'organisation alors en guerre avec Israël.
Après la guerre israélienne au Liban durant l'été 1982, qui a forcé la direction de l'OLP à trouver refuge à Tunis, Darwich reprend la route de l'exil: Le Caire, Tunis puis Paris.
En 1993, il démissionne de l'OLP pour protester contre les accords d'Oslo, estimant qu'ils n'apporteront pas une "paix juste" pour les Palestiniens.
Le poète se rend en 1995 dans la bande de Gaza après l'avènement de l'Autorité palestinienne, avant de s'installer à Ramallah, en Cisjordanie.
En mai 1996, il est autorisé à fouler le sol d'Israël pour la première fois depuis son exil afin d'assister aux funérailles de l'écrivain arabe israélien Emile Habibi.
Le poète critiquait la "mentalité israélienne de ghetto" et la politique israélienne qui empêche la création d'un Etat palestinien viable.
Au festival des musiques du monde à Arles (sud-est) en juillet dernier, il confiait préférer les thèmes universels de l'amour, la vie, la mort à ceux purement politiques de ses débuts et vouloir être lu "comme un poète", "pas comme une cause".
Source : AFP 09/08/2008

1-2 Mohammad Bakri : Mon crime ? Montré la vérité dans mes films.
Dire la vérité a été mon crime Je ne l’ai pas fait parce que j’étais un héros, mais uniquement parce que j’y ai été forcé. C’est ainsi que j’ai fait mes trois documentaires. Je dis « forcé » parce que je suis un acteur et non pas un metteur en scène. J’ai néanmoins aimé mes trois films comme un père aime ses enfants. J’y ai été forcé parce que dans ces films, j’étais simplement une personne défendant son récit interdit (son récit officieux),et que depuis 60 ans Israël nous raconte sa version qui nie et contredit la mienne. Mon premier film, produit en 1998, traitait des 50 années écoulées depuis la Nakba. Le deuxième, produit en 2002, était intitulé Jenin, Jenin et montrait des gens du camp de réfugiés de Jénine qui me racontaient ce qu’ils avaient vécu pendant l’invasion israélienne d’avril 2002. Le dernier, Since you left, relate ce qui m’est arrivé à moi, et à nous Palestiniens, depuis le décès de mon ami et professeur, l’écrivain et intellectuel palestinien Emile Habiby. Dans ce film, je visite son tombeau dans sa bien aimée Haïfa et je lui parle comme à un ami de tout ce qui est arrivé depuis qu’il est mort. Quand Jenin, Jenin est sorti en 2002, il a été interdit par le bureau de la censure cinématographique israélienne. Deux ans plus tard, j’ai réussi à obtenir de la Haute Cour israélienne un permis annulant l’interdiction. Depuis 2002 - pendant six ans - cinq soldats israéliens m’ont traîné en justice m’accusant de mensonge, de diffamation et d’avoir détruit leur « bonne réputation ». Ils me réclament 2,5 millions de shekels (720.000 dollars E.U.) en dommages-intérêts. Ces soldats prétendent qu’ils n’ont pris part à l’invasion qu’en tant que réservistes. Pourtant, je ne les connais pas et je ne les mentionne même pas dans le film. Ils prétendent que Jenin, Jenin, les a blessés et a compromis leur réputation. Le tribunal a récemment statué et a rejeté leur action en justice. Toutefois, dans sa décision, le tribunal a dit que je ne pouvais pas prouver que le film était véridique et que j’aurais dû traîner ceux qui y figurent devant un tribunal israélien afin qu’ils y jurent que ce qu’ils avaient dit sur l’écran était la vérité, rien que la vérité. Le tribunal a aussi dit que je mentais quand je disais que j’avais fait le film avec de bonnes intentions, que je l’avais fait au contraire, avec de mauvaises intentions ! Il a toutefois statué que le droit israélien me protège néanmoins, parce que la diffamation portait sur l’ensemble de l’armée israélienne et non pas sur les cinq soldats en question ! Ô merci, loi israélienne ! Je vous le demande : qu’est ce que je devais faire quand un soldat israélien a ouvert le feu sur une actrice de théâtre, une collègue à moi, (Valentina Abu’Aqsa) ? Je ne suis pas un soldat qui puisse la défendre avec des armes. Il se trouve que j’avais ma caméra et que je me rendais au camp de réfugiés de Jénine après l’invasion. Le soldat a-t-il ouvert le feu parce que nous manifestions contre l’invasion au poste de contrôle d’al-Jalma, au nord de Jénine ? Israël a fait un gros scandale au sujet de ce film. Il a battu le rappel de tous ses ambassadeurs pour qu’ils attaquent le film et l’empêchent d’arriver sur les écrans partout dans le monde. Et il a réussi. A coup de menaces et de pressions, il a réussi à empêcher que le film passe sur la chaîne satellite Arte, le 1er avril 2003, alors qu’il avait été programmé pour cette date. Israël a sali ma réputation sur ses chaînes de télévision, ses journaux et depuis la tribune de la Knesset m’accusant de terrorisme. Aux yeux de certains je ne vaux pas mieux que Ben Laden ! Moi, qui me bats pour la paix depuis 35 ans ? Jetez un coup d’œil sur mon passé et mes films. Regardez entre autres Private, Beyond the Walls, Hanna K.,La masseria delle allodole, Cup Final, Haifa, The Pessoptimist. En outre, l’empire sioniste des médias a produit des douzaines de films qui me visent et je ne suis pas allé me plaindre auprès des tribunaux. Mon seul crime a été de mettre ces trois films en scène à titre de réponse (j’ai donc été forcé à les faire et je ne suis pas un héros). Israël a sorti trois films réfutant Jenin Jenin et les a diffusés pendant les heures de grande écoute. Le premier était Reservists’ Notebooks (dans lequel on voyait trois des cinq soldats qui ont intenté une action contre moi). Le deuxième, The Road to Jenin, par un metteur en scène français travaillant sous un faux nom, Pierre Rahuf. Le troisième, par un metteur en scène canadien juif, intitulé Jenin : Massacring the Truth. Ces films ont été diffusés à répétition pour une population israélienne déjà trompée et endoctrinée. Entre temps, mon film est toujours interdit et attaqué bien que j’aie gagné trois fois en justice, deux fois contre la censure israélienne, et la troisième fois contre les cinq vaches sacrées. Mohammad Bakri 31 juillet 2008 The Electronic Intifada
Mohammad Bakri (http://www.mohammadbakri.com/) est un acteur de réputation internationale, un homme de théâtre et un metteur en scène. Il a remporté quatre prix de meilleur acteur pour des premiers rôles lors de festivals de films internationaux. Il est Palestinien de nationalité israélienne. The Electronic Intifada – Vous pouvez consulter cet article à :http://electronicintifada.net/v2/ar...

Traduction : amg
Sources Info Palestine

http://palestine.over-blog.net/article-21735363.html


1-3 Le Comité national palestinien (CNP) lance le site Internet du 'Mouvement global' BDS. Aujourd’hui, 3e anniversaire de l’appel de la Société civile palestinienne pour le BDS contre Israël, le CNP lance un nouvel instrument important online pour la campagne globale BDS. Depuis qu’elle a été lancée le 9 juillet 2005, l’Appel des la Société civile palestinienne unifiée pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions s’est propagé dans tout le mouvement de solidarité pour la Palestine. Des initiatives BDS se sont répandues graduellement et constamment dans le monde entier, et le BDS est devenu une tactique majeure de solidarité avec le peuple palestinien, offrant un nouveau moyen de s’opposer aux multiples formes d’oppression raciste et coloniale d’Israël contre la population indigène de Palestine.  Le site mouvement BDS veut réunir des nouvelles, du matériel de campagnes et des ressources en provenance de Palestine et de militants globaux en un seul site pour soutenir, coordonner et fournir de l’information, des mises à jour et des analyse concernant le mouvement BDS international. Le site Internet vise l’entièreté des actions et initiatives, pour réunir les acteurs palestiniens et internationaux qui luttent pour renforcer le mouvement. Comme un espace partagé pour l’échange d’idées et d’expériences, il donne une vue d’ensemble des appels palestiniens pour le BDS, les innombrables initiatives locales et un instrument online, et un large éventail d’informations et d’analyses de fond. Au centre du Site se trouve l’Appel palestinien au BDS, qui s’est révélé être un grand tournant pour le mouvement de solidarité pour la Palestine dans le monde entier. Cet appel a guidé le mouvement en procurant des tactiques de pression effectives, liées au contexte et efficaces que des gens dans le monde entier peuvent adopter créativement pour contribuer à la cause d’une paix juste en Palestine et dans la région. D’après l’Appel, il faut isoler Israël « jusqu’à ce que Israël remplisse ses obligations de reconnaître les droits inaliénables du peuple palestinien à l’autodétermination et se soumette totalement aux préceptes du droit international en : 1. Mettant fin à l’occupation et la colonisation de toutes les terres arabes et en démantelant le Mur ; 2. Reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens arabes israéliens à la pleine égalité et 3. Respectant, protégeant et promouvant les droits des réfugiés palestiniens au retour dans leurs maisons et propriétés comme c’est stipulé dans la Résolution 194 de l’ONU ». Le CNP qui dérive des principales forces politiques et sociales palestiniennes, des organisations et des unions de masse, a été créé pour servir de point de référence palestinienne et de coordination pour le BDS et le mouvement anti-normalisation. Ses positions seront publiées sur le site, pour établir le programme de la campagne en cours. Le site qui traduit la diversité du mouvement BDS global travaillant dans le cadre de l’Appel palestinien, encouragera une série d’approches diverses adoptées internationalement. Le CNP croit que ce site Internet peut contribuer à établir des ponts entre les distances géographiques et politiques entre militants BDS pour trouver un terrain commun pour une action globale. L’Appel unifié palestinien pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions forme l’épine dorsale de la politique éditoriale du site. Nous travaillons étroitement avec d’autres initiatives de sites Internet pour le BDS dans le monde, pour assurer que le site rassemble les efforts au lieu de fragmenter le mouvement et ses ressources. Le Réseau de Coordination International pour la Palestine (RCIP) a adopté le site comme un outil pour soutenir les efforts de mises en réseau et de coordination. Le contenu du site sera alimenté et mis à jour par des militants et des organisations en Palestine et dans le monde. Les Palestiniens fourniront des mises à jour concernant le travail en Palestine et de la diaspora. Les militants globaux contribueront par des nouvelles et des informations sur les tactiques BDS. Des sections spéciales ont été créées pour les syndicats et des groupes basés sur la religion. Le CNP insiste auprès des militants globaux pour qu’ils soutiennent le site en s’y liant, en publiant les RSS ( ???) et en échangeant les informations sur les actions et initiatives BDS pour publication sur le site. Il existe déjà une section intensive de matériel militant pour soutenir les initiatives BDS globales. Le site Internet BDS doit constamment croître et se développer. Actuellement des sections de langues différentes sont en construction, des sections détaillant les multinationales et les compagnies qui soutiennent l’occupation israélienne sont en formation. Nous espérons que le site se développe en un espace où nous pourrons identifier les cibles pour le BDS de manière constante, suivre les flots d’argent vers l’occupation militaire israélienne et d’autres formes d’oppression. La campagne BDS se développe rapidement, et nous avons besoin de l’apport de militants palestiniens et globaux pour assurer que le site réponde aux nécessités des initiatives développées sur le terrain. Merci aux nombreux militants BDS d’Europe, des Amériques, d’Afrique du Sud et d’Asie qui ont contribué par des idées, des commentaires et des suggestions pour le cadre du site. Un remerciement particulier va à un groupe d’Indiens et d’autres militants solidaires qui ont contribué financièrement et ont travaillé dur pendant des mois en volontaires pour faire de ce site une réalité et la Campagne de la base palestinienne contre le Mur de l’Apartheid pour avoir pris l’initiative de développer le site.   Visitez http://www.bdsmovement.net et signez l’Appel palestinien pour BDS pour témoigner votre soutien à la campagne en cours pour isoler l’apartheid israélien. 9 juillet 2008 Visitez le site : http://www.bdsmovement.net

2 Les brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
2-1 Israël: pression sur des malades palestiniens pour obtenir des informations.
Les services israéliens de sécurité font pression sur des malades et des blessés palestiniens de Gaza venant se soigner en Israël en vue de leur soutirer des informations, affirme dans un rapport publié lundi l'association israélienne "Médecins pour les droits de l'Homme".   Ces patients sont "devenus une cible importante et commode pour les services de renseignements dans leur recherche d'informations", indique cette ONG. Elle cite à l'appui onze témoignages détaillés, recueillis sous serment, dans lesquels les malades disent avoir été emmenés dans des pièces en sous-sol à Erez, point de passage entre la bande de Gaza et Israël, où ils ont été interrogés pendant des heures à propos de leurs familles et de leurs voisins. Selon le témoignage anonyme d'un vieil homme, auprès de l'association et de l'AFP, les agents israéliens de sécurité ont dit: "Tu as un cancer et il va rapidement atteindre ton cerveau si tu ne nous aides pas". D'après "Médecins pour les droits de l'homme", ces méthodes violent le droit international et notamment la quatrième convention de Genève, qui interdit explicitement de faire pression sur des civils pour obtenir des informations. Le porte-parole de l'armée israélienne, Shlomo Dror, souligne que "toute personne entrant en Israël (devait) être interrogée sur ses motivations, et particulièrement si elle appartient à une organisation terroriste". "Ces personnes ne peuvent pas nous aider car, à l'instant même où elles rentrent à Gaza, elles sont soupçonnées d'être des collaborateurs", a ajouté Shlomo Dror.
Sources Le Monde
Posté par Adriana Evangelizt sur http://palestine.over-blog.net/article-21733269.html

2-2   483 453 colons : soit 39 fois plus de colons en Palestine depuis 1972.
Le Bureau Central Palestinien de Statistique (BCPS) a publié ce dimanche [3 août] un rapport sur le nombre de colonies israéliennes [illégales au regard du droit international] dans les territoires palestiniens sur l'année 2007.
Le nombre d’implantations coloniales en Cisjordanie s’est élevé en 2007 à 440 : 

  - 144 sont des colonies, 
  - 96 des avant-postes à l’intérieur des limites des colonies

  - 109 des
avant-postes en dehors des limites des colonies
  - 43 sont classées
en tant qu’autres
 -
 48 sont des bases militaires. Nombre de colonies, 26, sont dans le gouvernorat de Jérusalem, dont 16 ont été annexées au territoire israélien. La surface des terres rendues inaccessibles aux Palestiniens à cause des colonies dans les secteurs palestiniens en Cisjordanie s’élève à 38.3%. La surface des terres occupées par les différentes colonies a atteint 2,35 millions de mètres carrés. Les données disponibles indiquent que le nombre de colons en Cisjordanie en 2007 a atteint le chiffre de 483 453. Plus de la moitié vivent dans le gouvernorat de Jérusalem où sont installés 256 037 colons. Dans les gouvernorats de Ramallah et Al-Bireh vivent 81 851 colons. Dans celui de Bethlehem sont installés 50 507 colons, et 30 947 colons dans celui de Salfit. Le gouvernorat de Tubas a le nombre de colons le moins important avec 1319. Le rapport met en évidence que le nombre de colons établis dans des implantations coloniales israéliennes dans les Territoire Palestiniens sous Occupation a augmenté 39 fois entre 1972 et 2007. En comparaison, la population israélienne dans les territoires israéliens (frontière "verte" et hauteurs occupées du Golan comprises) a augmenté environ 2 fois au cours de la même période.
Sources Info Palestine http://palestine.over-blog.net/article-21733577.html


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n°378- Dossier de Palestine - 11-08 - Suite- Israël est-t-il un Etat juif ou l'Etat des Israéliens?

n°378- Dossier de Palestine - 11-08 - Suite-  Israël est-t-il un Etat juif ou l'Etat des Israéliens?

Dossier de Palestine    - Suite-    

N°378                       11-08                  

                        Par  M.Lemaire    



 Sommaire                                   - Suite- 

3 Dossier

3-1 Point de vue de Ana Carbajosa : La bombe qui détruira le régime israélien. 3-2 Point de vue de Frank Scott : Une démocratie à 50 états aux USA, et une démocratie à un Etat en Palestine.

3-3 Point de vue de Jonathan Cook : Nettoyage ethnique silencieux de Jérusalem.

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Ana Carbajosa : À la chasse à l'immigrant.

4-2 Paola : La crise actuelle de l'eau en Israël est la plus grave depuis 1948.



3 Dossier Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Point de vue de Ana Carbajosa : La bombe qui détruira le régime israélien. Le quotidien espagnol El Pais aborde un des aspects essentiels du conflit palestino-sioniste, il s'agit de la question démographique. A la différence des conflits armés classiques, c'est la variable démographique qui détermine l'issue du conflit colonial. Aucune domination coloniale, en effet, n'a pu s'établir définitivement tant que subsitait une population indigène en nombre important : les colonisations de peuplement "réussies" comme celle des Etats-Unis ou d'Australie ont eu pour corollaire l'élimination physique de la population autochtone qui subsiste en tant que petite minorité. Parallèlement une immigration allogène venue en nombre s'est substituée aux indigènes : domination - substitution sont les deux termes qui conviennent le mieux pour décrire la colonisation de peuplement. A contrario, les colonisations qui ont échoué sont celles où le colonisateur n'a pu, pour diverses raisons, ni éliminer la population autochtone ni se substituer à elle. Ce fut le cas en Algérie et encore plus nettement en Rhodésie (actuel Zimbabwé) et en Afrique du sud. Seule la matérialisation de l'échec colonial peut varier : expulsion par la force des armes ou plus ou moins pacifique. La "bombe" démographique est l'arme principale des peuples qui refusent de se soumettre à un oppresseur qui dispose de la supériorité matérielle. Le cas de l'entité sioniste ne déroge pas à cette règle et les sionistes ne l'ignorent pas qui savent que la principale menace pour eux n'est pas une rudimentaire fusée Qassam ni même l'épouvantail iranien (qui a d'autres soucis que de mener à bien la destruction de l'entité sioniste). Le sionisme a certes réussi à peupler la Palestine essentiellement par l'immigration mais il a par contre échouer à expulser l'ensemble des palestiniens qui se trouvaient sur la portion de territoire qui appartient officiellement à son Etat. Selon l'article, les Arabes Palestiniens constitueraient 20 % de la population de l'Etat sioniste et les Juifs les 80 % restants. Ceci reste à vérifier car comme le remarque C. Bollyn, les chiffres de la population de l'entité sont un secret bien gardé. Il est notamment certain que les 80 % en question ne sont pas tous Juifs, il faut compter parmi eux des travailleurs migrants sans parler de tous ces Russes qui se sont fait passer pour Juifs en vue d'obtenir la nationalité sioniste avant de retourner à leur culte chrétien orthodoxe. D'autre part, les Palestiniens qui n'ont pas fui au Liban, en Syrie ou dans d'autres pays arabes sont venus d'ajouter à ceux qui résidaient en Cisjordanie et à Gaza. L'erreur commise par les sioniste a été d'entreprendre de coloniser ces territoires après les avoir occupés en 1967. S'il est vrai que l'ampleur de cette colonisation en Cisjordanie interdit la création d'un Etat palestinien, elle interdit aussi à terme la pérennisation d'un Etat juif pour les Juifs. C'est le casse-tête auquel sont confrontés les dirigeants sionistes et dont ils ne semblent pas prêts de trouver la solution même si, oserai-je dire, ils ont limité les dégâts en quittant Gaza qu'ils se contentent désormais d'assiéger de manière ignominieuse. En effet, en dehors des tenants d'une ligne extrême comme Netanyahu, tous les politiques sionistes admettent que la solution à leur problème dépend de l'instauration d'un Etat palestinien dont ils ont cependant rendu la création impossible. Et encore, les sionistes ne tiennent pas compte de la population palestinienne réfugiée hors de la Palestine historique, soit plus de 3 millions de personnes. C'es tout sauf un hasard si la question du droit au retour de ces réfugiés, droit imprescriptible, est la pierre d'achoppement des "discussions" entre l'autorité palestinienne d'Abou Mazen et l'entité sioniste. Bref, c'est vers une solution à un Etat que la réalité démographique nous emmène sauf si les Juifs de par le monde décident en masse de quitter leurs patries et de faire leur aliya. C'est peu probable car, comme on le comprend en filigrane à la lecture de l'article, la principale motivation du "retour" à Sion n'est généralement pas ou plus religieuse ou idéologique mais essentiellement matérielle. Et il est difficile d'inciter des gens à quitter leur pays alors qu'ils y vivent convenablement, voire confortablement . C'est cette amélioration du niveau de vie qui, entre autres, explique le tarissement de l'immigration en provenance de Russie. Quitte à émigrer, les Russes, Juifs ou pas, préfèrent de loin le faire aujourd'hui vers le Royaume-Uni, le Canada ou les USA. Chose qui était presque impossible pour les Juifs à l'époque de l'URSS car l'émigration juive russe se fasait quasi exclusivement en direction de l'entité sioniste. Alors cet Etat unique sera-t-il un Etat d'apartheid? En lisant soigneusement l'article, on s'apercevra que c'est déja le cas et que les sionistes le reconnaissent. Simplement pour eux, il y a apartheid seulement quand la population dominée est majoritaire! Ils comprennent bien surtout que cet apartheid, quand il touchera la majorité de la population sera jugé intolérable par l'opinion publique internationale! Ana Carbajosa El Pais (Esp) 06/08/2008 Traduit de l’espagnol par Djazaïri http://mounadil.blogspot.com/2008/08/la-bombe-qui-dtruira...


3-2 Point de vue de Frank Scott : Une démocratie à 50 états aux USA, et une démocratie à un Etat en Palestine. Dominés par une propagande qui nous dit que les Juifs israéliens innocents sont persécutés par les Arabes palestiniens mauvais, les USA continuent de subventionner l'Etat juif, et entraînent la nation dans des guerres destructrices, en son nom. Ressasser continuellement l'histoire de l'épouvantable persécution passée donne l'impression que parce que les nazis allemands ont brutalisé les Juifs européens, les Ashkénazes israéliens sont moralement justifiés à brutaliser les Arabes palestiniens. i["La loyauté première de la configuration du pouvoir sioniste va à l'Etat d'Israël et sa politique est conçue pour coloniser le congrès US au nom et au bénéfice de la 'mère patrie', Israël"]i. James Petras James Petras parle d'une réalité rarement discutée dans des cercles habitués à au mieux murmurer des critiques sur le soutien des USA à Israël. Il parle du Congrès, mais l'exécutif a été "colonisé" de la même façon. Le comportement téléguidé des principaux candidats à la présidence, faisant des courbettes devant le lobby israélo-américain ou priant devant le Mur des lamentations à Jérusalem, en sont des preuves suffisantes. La domination exercée par ce qu'il appelle la Configuration du Pouvoir Sioniste est un problème très grave pour un public qui n'a généralement pas conscience de son existence, et moins encore du contrôle qu'il exerce sur notre système politique. Avec une économie paralysée et des forces armées sur-augmentées, des groupes du vieil establishement américain essaient de reprendre le contrôle avant que le dévouement stupide à l'Etat juif ne mène à la ruine totale. Une coterie du vieux pouvoir WASP (protestant blanc anglo-saxon) revitalisé se trouve en lutte avec le bloc du pouvoir juif plus récent. Cet affrontement de gangs au sein de l'establishment n'apportera pas la justice sociale et la paix à l'Amérique, mais il peut donner au public l'opportunité de revenir à la raison. Le soutien à un Etat raciste qui brutalise sa population autochtone d'une manière qui choque les vétérans de l'Afrique du Sud de l'apartheid ne peut que continuer, avec un public maintenu dans le noir. Dominés par une propagande qui nous dit que les Juifs israéliens innocents sont persécutés par les Arabes palestiniens mauvais, les USA continuent de subventionner l'Etat juif, et entraînent la nation dans des guerres destructrices, en son nom. Ressasser continuellement l'histoire de l'épouvantable persécution passée donne l'impression que parce que les nazis allemands ont brutalisé les Juifs européens, les Ashkénazes israéliens sont moralement justifiés à brutaliser les Arabes palestiniens. Sur une terre qu'ils croient, sans aucune preuve à part la foi juive, être celle de leur origine, les colons sont vus comme les indigènes, alors que le peuple qui y vit depuis des siècles est expulsé, traité de terroristes et, en dépit de ses origines sémites, traité d'antisémite par ceux dont le seul lien avec le sémitisme est leur système de croyance. Cette situation serait digne de la dernière comédie macabre si elle n'était si dangereuse pour l'humanité toute entière. Israël est dirigé par quelques personnalités sérieusement perturbées, qui n'ont pas en main une hache, mais des armes nucléaires. Ce qui n'est bien sûr jamais mentionné par ce qu'on appelle la communauté internationale, ce qui veut dire l'Amérique, Israël et une poignée d'états larbins. Comment les USA peuvent-ils poursuivre leur multi-milliards de dollars d'aide à Israël, les guerres interminables et le maintien de bases militaires dans des centaines de pays étrangers, alors que son peuple subit un statut économique en sérieux déclin ?
C'est seulement avec l'aide de médias qui nous dirons que l'origine de nos problèmes se trouve dans des endroits lointains plutôt qu'à la maison, et que notre allié le plus important au monde est Israël. Les deux sont dans un déni total de réalité. Une attitude individuelle sur de telles présomptions serait jugée cliniquement folle et vaudrait à son auteur l'internement psychiatrique. Notre société se comporte comme si les illusions étaient la réalité, les mensonges la vérité et un comportement psychotique le signe d'une excellente santé mentale.
Les USA ont pour des milliards de dollars de dettes et sont haïs non seulement au Moyen Orient, mais aussi dans de plus en plus d'autres endroits du monde, ce qui entraîné les appels au changement qui ont vu les WASP revenir, reprendre le contrôle au bloc au pouvoir qui a joué un rôle majeur dans la création de la crise actuelle, à part celui, non reconnu, qui est là depuis plus longtemps, le capitalisme lui-même. Cette menace majeure sur l'avenir de l'humanité dépend peu du caractère "gentil" ou juif du groupe dirigeant, mais du fait qu'il permette ou non que le système détruise la planète entière, et pas seulement le Moyen Orient. La relation entre la politique et la manière dont elle est rapportée est claire dans la préparation des Américains à une guerre avec l'Iran, et puis leur suggérant une indécision peut-être oui – peut-être non. Chaque fois que les discours enflammés sur l'Iran refroidissent légèrement, le prix du gasoil descend. Jusqu'à la prochaine poussée de brouhaha fanatique qui clamera que l'Iran veut atomiser Israël et exterminer tous les Juifs, auquel cas le prix remontera.
Ces fluctuations entre la rhétorique maniaque et le prix du pétrole font partie de la lutte pour exercer le contrôle sur la politique US au Moyen Orient.
Le fait que les Américains n'utilisent pas autant d'essence n'a pas échappé à la vigilance du pétro-capital et cela joue sûrement un rôle dans la diminution récente du prix, qui est encore bien plus haut qu'il ne l'était il y a un an. On continue pourtant à faire croire que ce sont les puissances pétrolières qui nous poussent à la guerre en Irak, en dépit du fait que cela voudrait dire que Big Oil a décidé de compromettre ses relations étrangères et d'observer les Américains consommer moins de son produit. Cette histoire ridicule est à la mesure de l'étendue du pouvoir juif-israélien non seulement sur le gouvernement, mais sur les médias qui contrôlent la connaissance du public américain. Des fables continuelles sur une prétendue menace iranienne, basée sur la même preuve fictive, des craintes surnaturelles et des tendances psychotiques qui transforment Israël en un cauchemar national pour les Arabes palestiniens en Disneyland paradisiaque pour les Juifs israéliens, rendent encore plus vital que jamais de mettre un terme à cette folie. Elire un nouveau membre de la population colonisée à la présidence, que ce soit aux USA ou en Palestine, ne fera pas une grosse différence. Plutôt que d'un simple changement au sommet, qui est une partie du problème, nous avons besoin que les masses populaires de la base se réveillent à l'action, ce qui pourrait apporter une réelle solution : une démocratie à 50 états aux USA, et une démocratie à un Etat en Palestine. Frank Scott Les commentaires politiques de Frank Scott apparaissent dans The Coastal Post, une publication mensuelle de Marin County, Californie, et sur de nombreux sites web, ainsi que sur son blog : http://legalienate.blogspot.com/ Source : [Online Journal]url:http://onlinejournal.com/artman/publish/article_3591.shtml
http://ism-france.org/news/article.php?id=9618&type=a...

3-3 Point de vue de Jonathan Cook : Nettoyage ethnique silencieux de Jérusalem.
Les principes d'urbanisme qui nous sont enseignés à l'université en Espagne sont bien mis en pratique par les Israéliens, mais pour servir un objectif diamétralement opposé. Les règles d'urbanisme ici visent non pas à améliorer la vie des Palestiniens mais à la rendre plus misérable.
Les Palestiniens sont confrontés à une vague de démolitions de maisons par Israël Aux premières lueurs du jour, Nader Elayan avait été réveillé par l’appel d’un voisin qui l’avertissait de se rendre très vite à sa maison qu’il avait pratiquement fini de construire. Quand il y est arrivé, il était trop tard : un bulldozer avait abattu les murs. Plus de 100 agents de la sécurité israélienne tenaient à l’écart les habitants du quartier. Cette démolition a eu lieu il y a quatre ans, elle a laissé Mr Elayan, 37 ans, son épouse Fidaa, actuellement enceinte, et leurs deux jeunes enfants sans abri, sauf une simple pièce dans la maison exiguë de son frère. Sa maison avec le terrain étaient son seul bien et il avait investi toutes ses économies pour la construire, et maintenant elle était détruite. Ces dernières années, le sort des Elayan fut le même que celui des dizaines d’autres familles d’Anata, petite ville palestinienne à la périphérie de Jérusalem-Est. Des centaines d’autres familles ont reçu des ordres de démolition qui menacent leurs maisons. « Dans mon quartier, personne n’a un permis (de construire) » dit Mr Elayan. Le problème des démolitions de maisons concerne les Palestiniens dans tous les territoires occupés. Mais, selon Hatem Abdelkader, conseiller de Salam Fayyad, Premier ministre palestinien, la situation est particulièrement grave dans la région de Jérusalem-Est. Il indique que la politique israélienne des refus de permis de construire à un grand nombre des 250 000 Palestiniens de Jérusalem-Est a conduit à ce que 20 000 maisons y soient classées comme illégales depuis le début de l’occupation, en 1967. Rien que l’an dernier, la municipalité de Jérusalem a publié plus de 1 000 ordres de démolition pour « domiciles illégaux ». On estime que trois maisons palestiniennes sur quatre dans la cité sont aujourd’hui construites sans permis. « L’illégalité de la construction n’est qu’un prétexte pour détruire les maisons et la vie des familles palestiniennes », dit Jeff Halper, responsable du Comité israélien contre la démolition des maisons (ICAHD). « Ces démolitions font partie d’une politique qui vise à empêcher toute expansion naturelle des communautés palestiniennes, dans et autour de Jérusalem, libérant ainsi le maximum de terrain pour l’usage des colons israéliens », continue Halper. « Les démolitions font monter la pression sur les Palestiniens pour les amener à aller en Cisjordanie, ainsi, ils perdent leur droit à résider dans la ville. » En signe de défi, l’organisation d’Halper et 40 volontaires internationaux ont aidé les Elayan à reconstruire leur maison cette semaine, pour essayer de mettre en lumière ce que le comité appelle le « nettoyage ethnique silencieux » de Jérusalem-Est. Les travaux ont été effectués pendant un camp d’été de deux semaines financé par le gouvernement espagnol. Madrid a également payé pour la participation de 18 bénévoles espagnols. « C’est la première fois qu’un gouvernement soutient la reconstruction d’une maison palestinienne "illégale", démolie par les autorités israéliennes » dit Halper.(*) Cette question des démolitions revient dans l’actualité à l’occasion de deux incidents successifs, courant juillet, où des Palestiniens résidents de Jérusalem se sont déchaînés aux commandes de leur bulldozer à travers la ville, tuant trois Israéliens et en blessant beaucoup plus. les officiels israéliens, Bien que les Palestiniens aient été abattus sur place, les officiels israéliens, notamment demandent que leur maison soit détruite, faisant de leurs familles des sans abri pour dissuader les autres de prendre le même chemin. Ce type de destructions punitives de maisons avait cessé en 2005 sous la menace de plainte judiciaire, mais pas avant que quelque 270 maisons n’aient été rasées pour des raisons de sécurité dans les premières années de l’Intifada. D’après Halper, cependant, la pratique des démolitions contres les Palestiniens accusés de les avoir construites en dehors de la loi constitue un problème beaucoup plus important. « Nous estimons à au moins 18 000 le nombre de maisons détruites au cours des quatre décennies d’occupation. En réalité, Halper est convaincu que le nombre réel des démolitions représente probablement le double du chiffre officiel. Beaucoup de destructions ne sont pas enregistrées, réalisées par les Palestiniens eux-mêmes dans la crainte d’une lourde amende si les forces armées israéliennes appliquent l’ordre de démolition. D’après Halper, cependant, la pratique des démolitions contres les Palestiniens accusés de les avoir construites en dehors de la loi constitue un problème beaucoup plus important. « Nous estimons à au moins 18 000 le nombre de maisons détruites au cours des quatre décennies d’occupation. » En réalité, Halper est convaincu que le nombre réel des démolitions représente probablement le double du chiffre officiel. Beaucoup de destructions ne sont pas enregistrées, réalisées par les Palestiniens eux-mêmes dans la crainte d’une lourde amende si les forces armées israéliennes appliquent l’ordre de démolition. « La plupart des démolitions concernent des immeubles à plusieurs étages qui sont les domiciles de plusieurs familles, ce qui signifie que beaucoup plus de 100 000 Palestiniens ont pu devenir des sans-abri à cause de la politique administrative israélienne » dit-il. Depuis sa création il y a dix ans, l’ICAHD a reconstruit 150 maisons de Palestiniens dans le cadre de sa campagne qui a pour but de porter le problème des démolitions à l’attention des juifs israéliens et de la communauté internationale. C’est une lutte acharnée, déclare Mr Halper. L’Union européenne, qui a récemment renforcé ses relations avec Israël, a annoncé ce mois-ci qu’elle se retirait du financement de l’ICAHD. Mais le camp de travail de cette année pourrait bien rendre la poursuite des démolitions de maisons à Anata un peu plus difficile, estime Halper : « C’est une chose de détruire une maison dite construite illégalement par un Palestinien, c’en est une autre que d’en détruire une financée par le gouvernement espagnol. » Halper croit aussi qu’en mettant en avant des organisations comme les camps d’été de bénévoles qui aident les Palestiniens dans leur situation dramatique, l’opinion publique peut commencer à percevoir la réalité de cette situation. Alonso Santos, un étudiant en architecture de 21 ans, de Madrid, dit avoir beaucoup appris en voyant de près et par lui-même quelle était la vie des Palestiniens sous l’occupation. « Cela nous a ouvert les yeux et nous réalisons que les principes d’urbanisme qui nous sont enseignés à l’université sont bien mis en pratique par les Israéliens, mais pour servir un objectif diamètralement opposé à celui qui est normalement le leur. Les règles d’urbanisme ici visent non pas à améliorer la vie des Palestiniens mais à la rendre plus misérable. » Les volontaires ont été reçus au centre de la paix d’Anata, construit à l’endroit même de la maison de Salim Shawamreh qui a été démolie 4 fois par les autorités israéliennes. Sous le nom de Maison Arabiya, nom de l’épouse de Salim, l’immeuble est orné sur un côté par un tableau mural représentant les derniers moments de Rachel Corrie, cette militante étasunienne pour la paix qui fut écrasée, le 16 mars 2003, par un bulldozer israélien qui détruisait une maison à Rafah, dans la bande de Gaza. « Imaginez vos enfants partant le matin pour l’école et qui, au retour, voient que leur maison, tout leur monde, a disparu pendant qu’ils étaient partis » dit Shawameh. « C’est ce qui est arrivé à mes enfants, quatre fois. La cruauté dépasse les mots eux-mêmes. » Shawamreh, dont les membres de la famille sont des réfugiés du nord Néguev en 1948, indique qu’avec l’ICAHD, ils ont créé ce centre de la paix pour faire connaître la situation dramatique des Palestiniens à Anata. Aujourd’hui, la maison est dominée par une station de police israélienne sur l’autre pente de la vallée, qui fait partie de l’extension d’une importante colonie juive, Maale Adumin, qui, selon les Palestiniens et les organisations pour la défense des droits de l’homme, va permettre à Israël de couper la Cisjordanie en deux. Le centre de la paix se trouve à proximité également de la route sinueuse qui longe le mur de séparation d’Israël et d’une nouvelle route de contournement - ce que les critiques appellent le système routier d’apartheid -, construite pour permettre aux colons juifs de conduire sur des routes sans Palestiniens, dans toute la Cisjordanie. La Maison Arabiya est sous le coup d’un sursis provisoire de démolition, les tribunaux israéliens n’ayant pas encore décidé de son sort. Pour Halper, les juges se montrent réticents pour confirmer l’ordre de destruction parce que son groupe de volontaires a menacé de porter l’affaire devant la Cour internationale de Justice si la décision était défavorable. (*) - Ndt : on peut lire aussi Viva España ! de Michel Warschawski (Le tribunal national espagnol s’est déclaré compétent pour juger officiers israéliens accusés de crime de guerre). Bravo l’Espagne ! Vidéo : Vous pouvez écouter un entretien de W. Seaman avec Jeff Halper, le 31 décembre 2006, à Jérusalem : http://video.google.com/videoplay?d... ainsi qu’avec l’auteur, le 28 décembre 2006, sur son livre Israël et le choc des civilisations : http://video.google.com/videoplay?d...(en anglais).
Jonathan Cook – Counterpunch
Jonathan Cook est écrivain et journaliste. Il vit à Nazaretz, Israël. Ses derniers livres sont : Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East (Pluto Press) et Disappearing Palestine : Israel ’s Experiments in Human Despair (Zed Books). Son site : http://www.jkcook.net Du même auteur :  Un ou deux Etats ? Là n’est pas le problème 
 "Ce que veut dire « Shoah » pour Gaza" 
 "Liban : les crimes délibérés d’Israël" 
  "Pourquoi l’Iran ne commence-t-il pas par rayer ses propres Juifs de la carte ?"

Sources :Info Palestine
Posté par Adriana Evangelizt  sur http://palestine.over-blog.net/article-21735185.html

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 Ana Carbajosa : À la chasse à l'immigrant.
L'Agence Juive est chargée de recruter des juifs de par le monde et de les faire venir en Israël. Ils viennent pour réaliser leur rêve religieux, sioniste ou simplement pour améliorer leur situation matérielle. La loi du retour leur donne le droit d'immigrer par le fait d'avoir une ascendance familiale juive et leur accorde une série d’avantages, dont la citoyenneté, des cours d'hébreu gratuits, un logement provisoire ou 15.000 dollars (9.700 EURO) dans ce qu’on appelle "panier intégration ".
Jusqu'à présent, ce projet a été un succès par lequel trois millions de juifs ont fini par s’installer en Israël. Le problème se pose maintenant, puisque la majorité des juifs qui restent ailleurs dans le monde vivent dans des pays où ils ne sentent pas menacés et jouissent d'un bon niveau de vie.
La clé est en Russie. L'ancienne Union Soviétique constituait la plus grande réserve de juifs du monde. En 1990, avec l'effondrement de l’URSS, les portes se sont ouvertes et c’est alors un million de Soviétiques qui se sont installés en Israël. Mais à chaque année qui passe, ce sont mille russes de moins qui arrivent par rapport à l’année précédente. « Le niveau de vie en Russie s’est beaucoup amélioré et c'est pourquoi les juifs qui restent là-bas trouvent moins d'intérêt à venir ", explique Michael Jankelowitz, porte-parole de l'Agence Juive.
C'est pourquoi, il a été décidé de regarder du côté des Etats-Unis, le pays qui compte la plus grande Communauté juive du monde et où, bien que jouissant d'un bon niveau de vie, il y a beaucoup d'aspirants à l’émigration pour des motifs religieux. Pour séduire les juifs américains qui susceptibles de compenser la baisse de l’immigration russe, l'Agence Juive a mis en place des campagnes par terre, mer et air.
Un de ces programmes attire chaque année 10 000 jeunes des Etats-Unis qui viennent passer un semestre dans une université israélienne dans l’idée que quelques uns finiront par venir s’établir. 1500 jeunes Israéliens sont également envoyés chaque année dans des camps d’été de l’autre côté de l’Atlantique. Ils sont appelés « émissaires, » parce que, dans une perspective sioniste, ils expliquent le rôle que joue Israël dans leurs vies, » explique Jankelowitz. Ana Carbajosa El Pais (Esp) 06/08/2008 Traduit de l’espagnol par Djazaïri http://mounadil.blogspot.com/2008/08/la-bombe-qui-dtruira...


4-2 Paola : La crise actuelle de l'eau en Israël est la plus grave depuis 1948.
Tel Aviv- Des experts israéliens de l'eau ont déclaré que la situation actuelle est "la plus dangereuse depuis l'établissement d'Israël en 1948". La semaine prochaine le niveau de l'eau du lac de Tibériade touchera la "ligne rouge", et d'ici au mois octobre le  niveau baissera jusqu'à la "ligne noire", à un niveau de 215 mètres, le plus bas jamais mesuré depuis 1948.
Il y aura des graves repercussions sur le lac et selon le Professeur Ouri Shani, directeur général de l'Autorité des Eaux, "ce sera difficile de retirer l'eau jusqu'à la fin de l'année".
Cette crise aura également des graves conséquences pour les Palestiniens qui vivent sous l'occupation israélienne, qui n'ont pas le droit d'accéder à l'eau du Jordan: depuis 1967, Israël a élaboré une législation rigoureuse limitant le droit des populations arabes (Druzes du Golan et Palestiniens) d'utiliser l’eau des Territoires occupés (sévères restrictions sur les forages, quotas stricts,...).
Les Israéliens à l'intérieur des frontières israéliennes consomment, par habitant, quatre fois plus d'eau que les Palestiniens, et les colons israéliens en Cisjordanie sept fois plus que les Palestiniens: Israël et les colonies juives utilisent environ 81% de cette eau, n’en laissant que 19% aux Palestiniens de Cisjordanie.
D'après le chercheur Abu Kishek, le tracé du mur israélien à l'intérieur de la Cisjordanie suit exactement le cours des bassins aquifères et les nappes phréatiques.
Cette crise est donc le résultat de la sécheresse des derniers quatres ans, de l'évaporation (qui fait baisser le niveau de l'eau d'un centimètre par jour) et du gaspillage israélien, exercé par exemple à travers les piscines des colonies.
Avec les falaises qui s'étendent du Mont Carmel à la bande de Gaza et celles entre la plaine de Zirein au nord et Ber Seba à sud, le Lac de Tibériade est la troisième source principale d'eau pour Israël. La qualité de l'eau s'est déjà détériorée en raison de l'accroissement de la salinité et le développement de flaques toxiques.
Chaque source fournit à Israël près d'un tiers de l'eau pour l'usage domestique et l'agriculture, et selon Pinchas Green, de l'administration du lac de Tibériade "Il y a deux usines de dessalement de l'eau de mer en Israël, et si on ne commence pas à économiser l'eau, on devra faire face à une grave crise." Ouri Shani prévoit maintenant l'interdiction, sous-amende, de l'arrosage des parcs publics et des jardins familiaux.
Les répercussions les plus graves de cette crise seront ressenties par les Palestiniens, notamment dans la Bande de Gaza, où l’eau des nappes aquifères locales est intensivement pompée par Israël au profit de ses colonies et de ses installations agricoles proches, dans le Néguev.  
 L'''or bleu", nationalisé en Israël en 1949, reste ainsi au coeur du conflit.
Paola
Sources PNN
http://palestine.over-blog.net/article-21777595.html
Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

Palestine,Israël,Olmert,colonialisme,Gaza,Bush,Hamas

n°378- Dossier de Palestine - 11-08 - Fin- Israël est-t-il un Etat juif ou l'Etat des Israéliens?

n°378- Dossier de Palestine - 11-08 - Fin-  Israël est-t-il un Etat juif ou l'Etat des Israéliens?


 

Dossier de Palestine    - Fin- 

N°378                       11-08                  

                      Par  M.Lemaire    



 Sommaire                                   - Fin- 

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage     - Suite-    

4-3 Campagne pour briser le siège de Gaza.

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 Analyse de Alain Policar : Israël est-t-il un Etat juif ou l'Etat des Israéliens? 5-2 Ana Carbajosa : La forte croissance de la population arabe déclenche l’alarme en Israël.


4-3 Campagne pour briser le siège de Gaza.
« E la Nave va » Voilà des gens confiants en la noblesse de leur geste, mais aussi partagés, entre l’espoir de réussir et la crainte des actes de sabotages de la puissance militaire israélienne. 6 août Voilà des gens qui s’apprêtent à dénoncer, par une action concrète en mer, la cruelle politique de sanctions imposée aux Palestiniens par les grandes nations, et les conditions ignobles dans lesquelles sont contraints de vivre les 1,4 millions d’habitants de Gaza. Voilà des gens qui ont le courage de lever la voile pour tenter de mettre fin à une des plus grandes catastrophes humaines organisée de notre temps. Une catastrophe qui n’est pas due aux éléments naturels mais qui a été cyniquement planifiée par un Etat colonial, Israël ; ceci avec la complicité des gouvernements européens qui se sont associés à ses inhumaines punitions collectives ou ont laissé faire. Une catastrophe dans laquelle, de manière délibérée, tout un peuple se voit privé de soins, réduit à boire une eau insalubre, interdit de toute vie normale. Une catastrophe qui ressemble aux « premiers jours du ghetto de Varsovie » durant la Deuxième Guerre mondiale [1]. Voilà des gens, venus de tous horizons pour crier à nos gouvernants que les droits humains ne sont pas un slogan, que l’on peut afficher, comme ça, sélectivement, quand il s’agit d’épingler le Soudan ou la Chine , et mettre en sourdine, quand l’oppresseur est l’Etat d’Israël. L’idée était simple. Il fallait y penser. Mais aussi persévérer ; alors que peu voulaient y croire. Et ensuite se donner les moyens de la réaliser. Équipés avec l’argent difficilement récolté, les bateaux « Free Gaza » et « Liberty » devraient atteindre Gaza par les eaux internationales, sans passer par Israël ou par l’Egypte. Aucun groupe sollicité n’a soutenu ce projet inventif dans les pays francophones. C’est grâce à la ténacité de quelques californiens, britanniques, et autres nationalités dispersées, que le projet "Free Gaza » s’est transformé en un rassemblement de gens, reliés par internet, et qu’il voit enfin ces bateaux appareiller, élargir le mouvement. Ce sont ainsi une cinquantaine de personnes, universitaires, journalistes, avocats, physiciens, enseignants, musiciens, âgé de 22 à 83 ans, venus de 17 pays, qui sont prêtes à aller défier les navires de guerre israéliens qui croisent, illégalement, dans les eaux palestiniennes. Leur objectif : contraindre ce qu’il est convenu d’appeler la « communauté internationale » à faire cesser l’étranglement de la population de Gaza. Elles ont été rejointes ces jours-ci par d’autres personnes d’exception, aussi inattendues que variées : comme la charmante et fort respectée Lauren Booth, belle sœur de M. Tony Blair ; ou la journaliste britannique Yvonne Ridley, bien connue pour avoir été otage des Talibans et pour s’être convertie à l’Islam après sa libération. Cela pourrait paraître un jeu, une aventure. Mais ce n’est rien de tout cela. C’est une action très bien étudiée, qui se prépare depuis deux ans, et qui a mobilisé le temps et les énergies d’une poignée de gens, avancés en âge pour la plupart. Tout a été pensé. Y compris comment garder le secret, ruser pour échapper à la surveillance des agents de renseignements du Mossad, qui, on se l’imagine, avaient comme unique préoccupation d’infiltrer le groupe, et d’empêcher qui sait, par des actions de sabotage, ce projet d’arriver à bon port. Divers médias ont montré d’emblée un réel enthousiasme pour ce projet original qui interpelle la diplomatie et les chancelleries. Il faut bien comprendre que ce voyage n’a pas été conçu spécialement pour apporter une aide humanitaire, même si du matériel sera livré. Il s’agit avant tout d’un geste éminemment politique, destiné à faire comprendre au monde que les gens de Gaza ne souffrent pas à cause d’une catastrophe naturelle, mais à cause d’une politique programmée par Israël, à cause d’une politique de privations et de coercitions délibérée, qui a du reste obtenu le soutien des grandes puissances. Israël va-t-il, comme à son habitude, répondre à ce message d’amour et d’humanité par l’intimidation et la violence ? Les organisateurs ont prévenu qu’ils n’accepteront pas qu’Israël intervienne dans des eaux où il n’a aucune souveraineté ; qu’ils n’accepteront pas d’être soumis à ses ordres. Selon la loi internationale, Israël n’a aucun droit d’empêcher ce voyage en mer palestinienne. Mais, dans la mentalité arrogante de cet Etat, tout acte, aussi légitime soit-il, est tout de suite qualifié de « terrorisme ». La marine israélienne considère les eaux territoriales de Gaza comme une « zone de sécurité spéciale », « interdite à tous les bateaux ». Nous nous sommes entretenue, le 5 août, avec trois participantes à cette expédition :  Greta Berlin [2], 67 ans, californienne, l’organisatrice et brillante porte parole de ces modernes « boat people » qui, sous ses airs fragiles, s’est montrée capable d’une grande force et ténacité face aux obstacles rencontrés, ne se résignant jamais au sort qui est fait aux Palestiniens et qui leur a consacré deux ans d’efforts gigantesques pour concrétiser ce projet ;  La souriante et douce Hedy Epstein [3], 83 ans, qui, malgré son grand âge, ne rechigne pas à se plier aux difficiles exigences de ce genre d’expédition ;  Lauren Booth [4], 41 ans, journaliste, la demi-sœur de Cherie Booth, épouse de l’ancien premier ministre britannique Tony Blair. Silvia Cattori : Greta Berlin, après plus de deux années d’intenses préparatifs, le moment de lever la voile est arrivé. Quels obstacles vous restent-ils encore à surmonter ? Greta Berlin : Bien évidemment nous craignons que les autorités israéliennes fassent tout pour empêcher ce projet de se réaliser. Elles ne veulent pas que nous y allions. Nous ne sommes pas à l’abri d’un sabotage de leur part. Nous n’avons pas oublié ce qu’elles ont fait par le passé pour empêcher d’autres d’y aller. Les deux bateaux, le “Free Gaza”, long de 21 mètres, et le “Liberty”, 18 mètres, sont sous bonne garde, bien protégés ; ils naviguent en ce moment dans les mers grecques. Comme l’a dit Paul Larudee [5], toute tentative de causer des dommages à ce projet sera considéré comme un acte d’agression envers une mission internationale des droits de l’Homme. Nous avons appris que le gouvernement israélien a tenté de convaincre les autorités chypriotes de ne pas laisser nos bateaux partir en mer. Mais Chypre leur a répondu que nous sommes autorisés. Nos bateaux devraient entrer dans les eaux de Gaza à la fin de la semaine. La traversée depuis Chypre devrait prendre environ 20 heures. C’est une mission qui concerne les droits de l’Homme. Notre objectif est de briser définitivement le siège imposé par Israël à Gaza. Silvia Cattori : Que répondez-vous aux accusations des autorités israéliennes disant que vos bateaux pourraient transporter des armes ? Greta Berlin : Laisser entendre que nous transportons quoi que ce soit d’autre que des fournitures médicales, est un total non-sens. Dans cette région de la Méditerranée , les seuls bateaux qui transportent des canons, des munitions et des roquettes, appartiennent à Israël. Les deux bateaux vont être inspectés par un service de sécurité spécialisé et indépendant. On pourra ainsi montrer que ces accusations, qui n’ont pour but, bien évidemment, que de discréditer notre action, sont grotesques. Nous devrions accoster au port de Gaza, la semaine prochaine. Nous n’avons rien à cacher. La seule chose que nous avons gardée secrète est la localisation des bateaux, au vu de ce qu’Israël a déjà fait dans le passé. Vous savez que, en 1988, des Palestiniens avaient tenté de naviguer depuis Chypre en direction du port d’Haïfa. Mais leur bateau avait été attaqué par une mine [6]. Silvia Cattori : À Gaza, vous êtes attendus avec joie par les assiégés. Ils sont en train de préparer une grande cérémonie pour vous accueillir. Avez-vous pensé à leur déception si, comme on peut s’y attendre de la part de la marine militaire israélienne, celle-ci vous empêche d’accoster ? Greta Berlin : Les gens de Gaza sont braves. Ils ont été très patients durant toutes ces années où Israël les a soumis aux bombardements et aux privations. Gaza est une prison. Elle a été maintenue en état de siège de façon continue pendant deux ans. Israël affirme qu’il n’occupe plus la bande de Gaza. On ne va donc pas demander la permission à Israël de laisser nos bateaux passer ; nous ne lui permettront pas de les arraisonner. Nous allons à Gaza ; il n’y a pas de raison que nous n’y entrions pas. Nous espérons avec ces bateaux, réussir à attirer l’attention du monde sur l’état de détresse de ces Palestiniens qu’Israël martyrise et affame depuis si longtemps. Navire militaire israélien
au large de Gaza
 Nous risquons, après tous nos efforts, de nous faire torpiller. Mais c’est la juste chose à faire. Nous sommes tous, depuis longtemps, attachés à défendre les droits de l’Homme. Nous nous devons de faire quelque chose pour sauver Gaza. Si les Israéliens veulent se débarrasser de nous, ils nous laisseront entrer. Mais le plus probable est qu’ils nous bloquent. Si nous passons librement, ils pourraient nous tirer dessus. Si nous sommes empêchés de rejoindre Gaza, nous allons rester en mer une dizaine de jours. Nos bateaux sont équipés de moyens très modernes de communication par satellite qui permettront une couverture médiatique du voyage en temps réel.
Silvia Cattori : Votre expédition démarre en même temps que les jeux olympiques. Pensez-vous que votre projet va intéresser les médias ? Greta Berlin : Il y a de nombreux journalistes internationaux qui veulent venir avec nous. Plus que nous ne pouvons en transporter [7]. C’est pourquoi nous sommes en train de chercher un bateau pour ceux des journalistes pour lesquels nous n’avons plus de place sur nos bateaux. Dans un bateau il y aura des journalistes de la BBC , d’Aljazeera, de Ramattan par exemple ; dans un autre bateau, des journalistes de toutes les parties du monde. Silvia Cattori : Madame Hedy Epstein, vous sentez-vous prête ? Hedy Epstein : Oui, je suis prête. Je suis en de très bonnes mains et je suis optimiste quant au fait que nous parviendrons à Gaza. Je pense que ce que nous faisons n’est rien d’autre que d’observer un des commandements de l’Ancien Testament, du Lévitique, qui dit que l’on ne peut pas rester tranquillement assis quand son voisin est assassiné. Et je pense qu’en allant à Gaza, nous allons aux côtés de notre voisin, dans ce cas les habitants de Gaza ; nous ne restons pas assis mais nous allons à leurs côtés, à l’écoute de leurs souffrances, de leur manque de soins médicaux, de leur manque de tout ce que les Israéliens leur ont enlevé. Ainsi, nous accomplissons le commandement du Lévitique. Silvia Cattori : Madame Booth, que pense Mme Blair, votre sœur, de vous savoir participer à une action qui conteste le siège israélien de la bande de Gaza ? Lauren Booth : Je n’en ai pas parlé à Cherie. Si elle le sait, ce sera parce que les médias en ont parlé. Silvia Cattori : Qu’attendez-vous de cette action ? Lauren Booth : J’espère que notre geste conduira nos gouvernements à comprendre qu’ils ont des engagements vis-à-vis d’une législation sur les droits de l’Homme qu’ils ne respectent pas. Une action aussi directe devrait rendre clair ce message : les eaux internationales n’ont pas le droit d’être fermées. Les gouvernements devront se pencher là-dessus, et cela aura alors des effets d’une grande portée. Je souhaite que le monde qui suivra cet évènement commencera à se préoccuper du siège de Gaza et de la misère à laquelle est acculée la population palestinienne, tout particulièrement à Gaza. Je crois que ces deux bateaux sont le début d’un véritable mouvement visant à briser le blocus. S’il leur arrive quelque chose, il y en aura d’autres. Silvia Cattori : Pensez-vous vraiment atteindre Gaza ? Sinon êtes-vous prête à rester en mer le temps qu’il faudra ? Lauren Booth : Il n’existe aucune raison pour laquelle on devrait m’interdire d’atteindre Gaza. Les militants des droits humains et les journalistes qui montent à bord avec nous, devraient pouvoir y aller normalement. Que l’on nous y autorise est une autre question. Tous les navigants sont prêts à rester et à attendre dans les eaux internationales jusqu’à ce que la voie vers Gaza nous ait été ouverte. Silvia Cattori : Quand avez-vous découvert qu’il y avait urgence à mobiliser l’opinion sur la gravité de la situation à Gaza ? Lauren Booth : Je suis allée à Gaza pour la première fois en 2005, à l’invitation de Afif Safieh qui était à l’époque le délégué palestinien auprès du Royaume Uni. Je lui ai dit que je ne pouvais pas comprendre pourquoi les médias nous montraient de "méchants" garçons jetant des pierres aux Israéliens. J’ai eu beaucoup de bonnes discussions avec cet homme. Après quoi, j’ai compris qu’il me manquait une bonne partie de l’histoire. Les habitants de Gaza sont des civils ; plus de la moitié d’entre eux sont des enfants. Tous ont droit à une vie quotidienne décente, comme celle dont nous jouissons. Nous ne pouvons pas nous détourner de cette triste réalité créée par des politiques. Silvia Cattori Voir :
 Le
site web de Free Gaza
 La
chanson composée pour le voyage

Voir aussi les articles publiés antérieurement sur ce site, sur l’opération Free Gaza :
 « 
Dicing with death for the freedom of Gaza », par Yvonne Ridley, 3 août 2008.
 « 
À Chypre, l’heure du départ approche », par Silvia Cattori, 26 juillet 2008.
 
« Setting Sail on August 5th 2008 to Break the Siege of Gaza » - Press release of the Free Gaza Movement UK , 24 juillet 2008.
 « Le cessez-le-feu à Gaza promet une traverse couronnée de succès » – Communiqué de presse du Free Gaza Movement, 24 juin 2008.
 « 
Nous sommes déterminés à lever la voile pour Gaza – Entretien avec Hedy Epstein et Greta Berlin », par Silvia Cattori, 11 août 2007.
 « 
Pourquoi nous allons naviguer jusqu’à Gaza – Entretien avec Greta Berlin », par Silvia Cattori, 6 juin 2007.
 « 
Projet Free Gaza », avril 2007. [1] Ce sont les termes du Dr Paul Larudee, 62 ans, résidant aux Etats-Unis, qui est, avec Greta Berlin, à l’origine de cette idée de se rendre à Gaza par bateaux pour briser le siège.
Sur Paul Larudee, voir :
http://www.palestinefreedom.org/ ?q=node/19

[2] Voir les deux entretiens avec Greta Berlin cités dans l’encadré. [3] Voir l’entretien avec Hedy Epstein et Greta Berlin cité dans l’encadré, et également :
 « 
Je n’étais pas préparée à toutes les horreurs que j’ai vues – Entretien avec Hedy Epstein », par Silvia Cattori, 14 juin 2007.
 « 
Quelles leçons doit-on tirer de l’Holocauste – Entretien avec Hedy Epstein », par Silvia Cattori, 11 janvier 2008. [4] Lauren Booth est la demi-soeur de Cherie Blair et la sixième fille de l’acteur Tony Booth. A son sujet, voir :
« 
Time To Go Demonstration », 23 septembre 2006. [5] Voir note 1 [6] En 1988 un ferry prêt à ramener 130 Palestiniens déportés hors de Palestine par Israël, a été attaqué par une mine au port de Limassol à Chypre. Trois organisateurs palestiniens ont été assassinés le lendemain. Les services secrets du Mossad avaient été accusés par l’OLP d’avoir place une mine dans le ferry. Les autorités israéliennes n’ont jamais nié avoir commis ces attentats, et le ministre des transports avait averti que si un autre bateau essayait de repartir « ils feraient la même chose ». [7] Les médias qui se sont annoncés comme intéressés à couvrir cette traversée sont les suivants : ALJAZEERA / CBS / AP / REUTERS / CNN / BBC / ABC / FRANCE 24 / ANN / ABU DABI TV / DUBAI / 1 OK TV / ALHIWAR / ITV / CHANNEL 4 UK / 5TV NEWS UK / PRESS / NBC AMERICA / NHK JAPAN / ALMANAR / FRANCE 3 / ALNIEL EGYPT / ALRAY / MSNBC / RADIO FEDERATION / TF.FR / RTBF / RAI NEWS / SF DRS / SUDAN TV / AND MANY OTHER TV PROVIDER AND TV STATIONS.


5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion. Ndlr :  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

 

5-1 Analyse de Alain Policar : Israël est-t-il un Etat juif ou l'Etat des Israéliens?
Il est courant de subordonner la survie d’Israël à la perpétuation de sa nature juive. Une communauté nationale, dit-on, ne peut faire fi des valeurs et du passé supposés la constituer. Cette thèse communautariennne (défendue notamment par Amitai Etzioni, l’un des chefs de file de ce courant) se pare des vertus de l’évidence : on ne pourrait fonder le vivre-ensemble que sur la proximité identitaire (nonobstant les très nombreuses façons d’être juif, en Israël comme en diaspora).
Contre quel adversaire se déploie cette thèse, incontestablement peu discutée bien que fort discutable ? Contre les tenants d’une conception de la citoyenneté fondée sur les droits individuels, conception, aux yeux de ses adversaires, strictement procédurale, qui priverait l’appartenance à la nation de toute réelle substance. J’entends montrer ici que la légitimité nationale, tout particulièrement là où est contesté le simple droit à l’existence, peut et doit être justifiée autrement. La laïcité, moyen de parvenir à une culture de paix civile? Israël, il est trivial de le rappeler, n’est pas un Etat laïc. Nombreux sont ceux qui imaginent que la laïcité, c’est-à-dire la neutralité de l’Etat, constituerait une rupture avec le projet sioniste. Mais, première objection, que reste-t-il de celui-ci, aussi légitime qu’il ait pu paraître ? Les juifs diasporiques, dans leur grande majorité, n’envisagent aucunement d’émigrer et, le voudraient-ils, il est raisonnable de penser qu’ils chercheraient avant tout un havre de paix. Perspective, hélas, de plus en plus éloignée dans un pays durablement installé dans la culture de guerre, pour reprendre l’expression d’Henry Laurens. C’est précisément une culture de paix civile qu’est susceptible d’apporter la laïcité, définie comme une sorte de « dispositif aveugle » (Catherine Kintzler) à l’égard des appartenances préalables. Mais dira-t-on si le sionisme n’est plus la source de légitimité d’Israël, comment ce pays pourra-t-il justifier son existence aux yeux du monde ? La réponse n’est certes pas aisée et elle ne le serait pour aucun Etat confronté à la question de son droit moral à se perpétuer malgré les guerres injustes qu’il a conduites (ce qui signifie que la question ici posée vaut pour un très grand nombre d’entités étatiques). Une esquisse de solution peut être recherchée dans une conception civique de l’appartenance nationale. Il est parfaitement concevable qu’un citoyen se sente affecté (positivement ou négativement) par les actes politiques formels accomplis au nom de sa communauté. Songeons au cas, cité par Rawls, d’un orchestre : c’est la performance réussie de l’orchestre comme tout qui permet à chaque musicien d’éprouver de la fierté, indépendamment de la qualité de la prestation individuelle. On comprend, dès lors, que les citoyens, dans cette perspective, puissent considérer que vivre au sein d’une communauté injuste diminue la valeur de leur propre vie et qu’ils partagent « l’idée que la politique est une entreprise coopérative en un sens particulièrement fort : que tout un chacun […] a un intérêt personnel […] à promouvoir la justice non seulement pour lui-même mais pour tous les autres également » (Dworkin). Il me semble que ce sentiment est très largement partagé parmi les opposants israéliens à la politique d’occupation, politique qui, outre les souffrances qu’elle inflige, ruine le sentiment d’appartenir à une communauté juste. Ne pas réserver l’appartenance nationale aux seuls membres de la culture majoritaire La neutralité de l’Etat exige également que la justification des politiques publiques ne puisse se fonder sur une préférence pour une conception du bien commun controversée. Ce refus du perfectionnisme politique constitue une base nécessaire de toute société démocratique pluraliste. Dans une telle société, l’appartenance nationale ne saurait être réservée aux seuls membres de la culture majoritaire mais proposée à tous ceux qui font le choix de la citoyenneté, indépendamment de leurs origines. Ce nationalisme civique, défendu notamment par Yaël Tamir et David Miller, est de nature à concilier préservation de l’« ethos national » et attention à la diversité des composantes de la société politique israélienne. Cela impliquerait le courage de renoncer à la Loi du retour qui, en posant une affinité élective avec une catégorie d’hommes, constitue une entorse aux principes démocratiques. Cette renonciation, de surcroît, pourrait faciliter celle au droit systématique au retour des réfugiés palestiniens. Ainsi d’Etat juif, Israël deviendrait l’Etat de ses citoyens juifs et arabes, bref l’Etat des Israéliens. Il va sans dire que ceci ne signifie nullement qu’Israël doive cesser d’être un éventuel refuge pour les Juifs persécutés. Une communauté juste ne peut rester insensible à la persécution, et l’histoire et l’identité israéliennes se sont largement construites dans l’attention au désarroi des Juifs de la diaspora. Devenir une « société décente » (Avishai Margalit) exige donc désormais une semblable attention aux souffrances des Palestiniens. On ne peut qu’ardemment souhaiter que les années à venir donnent au monde l’image d’un Etat des Israéliens composé de citoyens pourvus de suffisamment de lucidité pour prendre conscience du tort infligé à autrui et trouver dans cette lucidité reconquise les ressorts d’un autre type d’attachement à la nation. Alain Policar
Professeur de Sciences Sources Rue 89
http://palestine.over-blog.net/article-21777187.html


5-2 Ana Carbajosa : La forte croissance de la population arabe déclenche l’alarme en Israël.
Les politiciens cherchent des formules pour consolider et renforcer la majorité juive
Le premier ministre israélien Ehud Olmert s’en va. Dans quelques mois il laissera un gouvernement démoli par quelques uns des multiples scandales qu’il a accumulés. Olmert s’en va, mais subsiste sa conviction qu’Israël ne sera plus un Etat viable le jour où les Palestiniens deviendront majoritaires tant à l’intérieur de ses frontières que dans les territoires occupés. Les politiciens en lice pour succéder à Olmert partagent la conviction que les projections démographiques, qui montrent une forte croissance de la population arabe en même temps qu’une diminution du nombre d’immigrants juifs, dicteront les politiques adoptées dans cette région de la planète, dont la création d’un Etat palestinien.
En matière de démographie, comme dans presque tout le reste, Israël est un cas unique. C'est un pays qui en 60 ans a quintuplé sa population. Il compte actuellement un peu plus de sept millions d'habitants, contre 650.000 en 1948 quand l'État a été fondé. Cette croissance vertigineuse a été possible grâce à une forte natalité et au débarquement de trois millions d'immigrants juifs.
Le changement qui se profile pourrait être aussi rapide, sauf que cette fois il serait contraire aux intérêts du projet sioniste, comme le signalent les démographes qui commencent à montrer les statistiques. D'une part, de moins en moins de juifs font l’aliya, l’émigration vers Israël : 2007 a été la première année depuis 1989 où le nombre d’immigrants juifs n'a pas dépassé les 20.000. Et, d’autre part, la population arabe, tant dans les frontières de l'État d’Israël qu’à Gaza et en Cisjordanie, augmente deux fois plus vite que la population juive, selon les données traitées par Sergio Della Pergola, professeur à l'Université hébraïque de Jérusalem qui fait autorité en la matière. Ces données indiquent que tandis que les juifs ont en moyenne de 2.7 enfants, les palestiniens en ont quatre. « Dans une vingtaine d’années, les Arabes qui vivent à l’intérieur d'Israël représenteront 30% de l’ensemble de la population [contre 20 % actuellement]. « Une nation avec une minorité de 30 % n’est déjà plus une société unitaire, elle est binationale, » déclare Della Pergola.
Mais les politiciens israéliens sont préoccupés par les statistiques qui concernent non seulement l’évolution démographique à l’intérieur des frontières de l’Etat d’Israël mais aussi dans les 28 000 km2 qui séparent la Méditerranée du fleuve Jourdain ou, c’est la même chose, la Palestine du mandat britannique. « Si nous ajoutons les habitants Gaza et de la Cisjordanie au million et demi d'arabes qui vivent en Israël, et si nous le comparons avec le nombre juifs Israéliens, la différence qui en résulte est minime. Mais si nous tenons compte la rapidité de la croissance de la population arabe, ils seront bientôt plus nombreux ", ajoute Della Pergola.
Ce sont ces chiffres qui ont fait déclenché toutes les alarmes dans la classe politique, à gauche comme à droite, et qui en ont amené beaucoup, y compris Olmert, à concevoir la création d'un État palestinien non comme un cadeau, mais comme la bouée de sauvetage du projet sioniste. Parce que soutient Olmert qui le jour où le nombre de d'arabes dépassera celui de juifs, l'existence elle-même de l'Israël sera en danger. « Le jour où la solution de deux États [palestinien et israélien] échouera, et si nous devons faire face à une lutte pour l’égalité des droits du style sud-africain, ce jour s’il arrive sera la fin de l’Etat d’Israël, » avait soutenu Olmert à Washington après la conférence d’Annapolis qui devait déboucher sur la création d’un Etat palestinien. Yossi Beilin, du parti de gauche Meretz, partage le point de vue d’Olmert. « Une minorité de Juifs dominant une majorité palestinienne, ce serait comme le régime sud-africain. Le monde ne le tolèrera pas. »
Les candidats à la succession d’Olmert analysent aussi le conflit du Proche-Orient à travers ce prisme démographique même s’ils lui donnent des solutions très différentes. « Pour les trois [Tzipi Livni, Benjamin Netanyahu et Shaul Mofaz] il s’agit d’une question cruciale, » assure Arnon Soffer, le prophète de « la menace démographique arabe » et professeur de géostratégie à l’université d’Haïfa. Ces trois responsables politiques sont passés dans son amphi et se sont laissé pénétrer par ses prédictions, indique Soffer.
Selon le professeur, Netanyahu, chef du parti de droite Likoud, et favori selon certains sondages, l’a encore appelé pour le consulter sur ce sujet. A l’inverse d’Olmert ou de Livni, la préoccupation démographique n’amène pas Netanyahu à défendre la nécessité de la création le plus vite possible d’un Etat palestinien. Au contraire, des sources proches du candidat conservateur expliquent que « tout en considérant la démographie comme un problème critique, il [Netanyahu] considère impossible d’aboutir à un accord avec les palestiniens dans les circonstances actuelles, avec le Hamas au pouvoir à Gaza. » Mais il prévoit des mesures pour éviter que les Arabes Israéliens altèrent le caractère juif de son pays.
Mais si bonne partie de la classe politique israélienne ressent une telle urgence pour un accord qui conduise à la création d'un État palestinien, ou pour fixer au moins des frontières définitives, pourquoi les faits sur le terrain, comme l'expansion des colonies, vont-ils dans la direction opposée? Parce que comme le dit Calev Ben-Dor, analyste de Reut, un think-tank de Tel-Aviv, une chose est de vouloir qu'il existe un État palestinien « et une autre qui il y ait consensus sur ses frontières, ce qu’il faut faire pour Jérusalem ou avec les réfugiés ". Et, conclut Beilin : « Nous savons tous que le statu quo est indéfendable et qu'il faut avancer vers la partition, la question est de savoir si nous avons des chefs disposés à le faire ". Ana Carbajosa El Pais (Esp) 06/08/2008 Traduit de l’espagnol par Djazaïri http://mounadil.blogspot.com/2008/08/la-bombe-qui-dtruira...

 


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11/08/2008

n°384- Journal d'Irak -03-au 10/08 - 1 - : Deux Irakiens, deux Afghans, un Palestinien, ont hisser une longue banderole devant le Village olympique.

n°384- Journal d'Irak -03-au 10/08 - 1 - : Deux Irakiens, deux Afghans, un Palestinien, ont hisser une longue banderole devant le Village olympique.

Journal d'Irak   

N°384  du 03/08 au 10/08/08  

M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 A consulter
Uruknet : informations sur l’Irak occupé http://www.uruknet.info/?p=-5&l=e
Basrah.net : actualité de la résistance irakienne http://www.albasrah.net/moqawama/english/iraqi_resistance.htm

Sommaire :

Tiré à part : Deux Irakiens, deux Afghans, un Palestinien, ont hisser une longue banderole devant le Village olympique.

Le mandat de la mission de l'Onu en Irak renouvelé pour un an

Dommages Collateraux...

Huit membres d’une famille tués par une mine trouvée par un enfant à Nassiriya Lutte pour la libération du territoire

1 Analyse

Des résistants

Des occupants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

4 Libération du territoire

Détails.

Seconde partie.

L'Irak en chiffre.

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Crime de guerre :

5-2 Liberté d'expression

5-3 Baisse du nombre de journalistes tués dans les zones de guerre.

5-4 Ali Al- Mashhadani, prisonnier de l’armée US.

6 Brèves

6-1  Accord en vue sur un retrait des troupes combattantes d'Irak d'ici octobre 2010,

6-2 L'adieu aux armes de Sadr.

6-3 Le rôle du Mossad dans l'assassinat des savants irakiens.

7 Dossiers

7-1 Point de vue du ’Courrier international’ : Kirkouk, le compromis impossible. 8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

8-1 Six milliards de dollars pour reconstruire Bagdad d'ici trois ans.



L'Irak en chiffre: du 03-08 au 10/08/08

Tués Blessés
Peuple irakien 10 + x 1 + x
Usboys/Autres boys + miliciens 4 4
Policiers, armée et collaborateurs & miliciens 27 68

Tiré à part : Deux Irakiens, deux Afghans, un Palestinien, ont hisser une longue banderole devant le Village olympique. Coup de théâtre à Pékin, profitant des Jeux olympiques: deux Irakiens, deux Afghans, un Palestinien, envoyés spécialement sur place par des organisations "terroristes", viennent de hisser une longue banderole devant le Village olympique.
On pouvait y lire:
fermez les camps de concentration ricains de Guantanamo et d' Abou Grahïb, les centres de "rétention" (sic) dans les pays de l' Euro-dictature, les goulags sionistes en Palestine occupée !
Aussitôt des athlètes de différents pays sont dare-dare rentrés à Washington, Londres, Paris, Bruxelles, Tel-Aviv, rapporter le message dans leur pays où les médias sécurisés de ces pays "démocratiques" la ferment et se font pour la plupart complices des violations des Droits de l'homme, des enlèvements, des tortures et emprisonnements arbitraires, d'agressions militaires de la part des pays capitalistes et impérialistes.
Roger Romain.
 

Le mandat de la mission de l'Onu en Irak renouvelé pour un an

Le Conseil de sécurité de l'Onu a approuvé jeudi le renouvellement pour un an de la mission des Nations unies en Irak (Unami) dont Bagdad a souhaité une implication accrue. L'extension de son mandat, qui expirait le 10 août, a été approuvée à l'unanimité par les quinze membres du Conseil de sécurité. "L'approbation unanime de l'extension du mandat est la reconnaissance que les événements actuels en Irak sont importants pour le monde entier", a déclaré le représentant permanent des Etats-Unis, Zalmay Khalilzad. "Tout le monde souhaite que l'Irak réussisse et que l'Onu joue un rôle pour aider les Irakiens". Reuters- 08-08  

Dommages Collateraux...

Huit membres d’une famille tués par une mine trouvée par un enfant à Nassiriya

Huit membres d’une même famille ont été tués hier matin dans l’explosion d’une mine qu’un enfant avait rapportée chez lui, dans un village à l’est de Nassiriya, à 350 km au sud de Bagdad, a indiqué la police irakienne. Un neuvième membre de la famille a été blessé. Selon l’artificier, les restes de l’engin ont été envoyés dans un laboratoire pour déterminer s’il s’agit d’un explosif de l’ancienne armée irakienne ou du contingent italien de la force multinationale qui était déployé dans cette région durant trois ans jusqu’à son retrait en décembre 2006. 08-08 http://www.lorientlejour.com/page.aspx?page=article&id=378712



Occupation de l'Irak

La guerre d'Irak est la seconde guerre du XXIe siècle caractérisée par la doctrine Bush de 'guerre préventive' et la deuxième concernant ce que certains appellent le nouvel empire américain (la première étant celle contre l’Afghanistan). Elle est notamment l'occasion, pour les États-Unis et leurs alliés, de tester de nouvelles méthodes de guerre urbaine, utilisant les technologies de l'information les plus récentes, et de nouveaux concepts de combat en réseau[4]. Après avoir lancé une offensive en Afghanistan,  George W.Bush charge Donald Rumsfeld et Tommy Franks de constituer un plan d'attaque contre l'Irak, c'est le plan d'opération 1003, qui est une « évolution » du plan de guerre de la première guerre du Golfe.        http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_en_Irak



2-1 Sur le terrain

2-2 Les forces en présence

La Géorgie va rappeler ses soldats déployés en Irak 08-08 Le président Saakachvili a annoncé le rappel des soldats géorgiens déployés en Irak, sur fond de violents affrontements dans la région séparatiste de l'Ossétie du Sud. La Géorgie, alliée des Etats-Unis, compte quelque 2.000 militaires en Irak dans le cadre des forces de la coalition, ce qui en fait le troisième pays contributeur après les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. AP



3) Politique a) des collaborateurs Irakiens

Sur le terrain

Rapport budgétaire de la Cour des comptes américaine (GAO) pour l’Irak: Budget en excédent, mais peu de dépenses seront attribué à la reconstruction … L'Irak a cumulé un important excédent budgétaire issu de ses revenus sur l'exportation du pétrole mais dépense peu pour sa reconstruction, selon un rapport de la Cour des comptes américaine (GAO). Le rapport du GAO (Government Accounting Office) précise que l'Irak, compte-tenu de sa balance budgétaire sur la période 2005-2007 et des projections pour 2008, aurait amassé un excédent de 79,3 milliards de dollars sur des recettes estimées à 182,2 milliards de dollars. Mais seule une petite partie de cet argent a été utilisée pour la reconstruction des infrastructures civiles, selon le GAO, qui affirme qu'entre 2005 et 2007, "le gouvernement irakien, n'y a consacré qu'1% de ses dépenses". L'Irak a dépensé, entre 2005 et 2008 dans les secteurs de la sécurité, de l'essence, de l'électricité et de l'eau, seulement 3,9 milliards de dollars, affirme le GAO. Le rapport indique également que le gouvernement irakien a versé 29,4 milliards de dollars en 2007 au fonds gouvernemental pour le développement de l'Irak. Une partie de cet argent provient des 31,4 milliards de dollars collectés en devises étrangères par Bagdad en 2007. AFP / 06 août


Confection d'un gouvernement fantoche Report des élections provinciales

Les autorités irakiennes ont annoncé jeudi le report des élections provinciales prévues le 1er octobre  considéré comme une étape cruciale dans le processus de réconciliation nationale.
Hamdiya el-Husseini, membre de la commission électorale indépendante d’Irak (CEII) : "Il n’y aura pas d’élections en octobre car nous avons besoin de trois mois après le vote de la loi pour organiser les élections".
Adopté par le gouvernement en avril, le projet de loi électorale avait été approuvé, après de longues discussions, le 22 juillet par le Parlement dans un contexte tendu : seuls 140 des 275 députés étaient présents et de nombreux parlementaires avaient dénoncé des irrégularités dans la procédure du vote, boycotté par les 54 députés.
La principale pomme de discorde reste Kirkouk, riche ville pétrolière au nord de Bagdad que les Kurdes veulent contrôler.
Pour cela, ils s’opposent à l’article 24 de ce projet de loi qui propose une répartition à part égale du pouvoir au Conseil provincial de Kirkouk entre les trois communautés arabe, kurde et turcomane.
"Nous sommes pour la répartition du pouvoir à Kirkouk mais pas à parts égales. La répartition doit dépendre des résultats électoraux", a souligné en début de semaine le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani.
07-08 http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4879 06-08 Le Parlement n’était pas parvenu à un accord sur une proposition de l’ONU suggérant le report d’un an du scrutin à Kirkouk afin de permettre la tenue des élections provinciales dans le reste de l’Irak.
"Nous regrettons qu’ils ne soient pas parvenus à terminer leur travail ur cette question", a affirmé à l’AFP Mirembe Nantongo, une porte-parole de l’ambassade américaine à Bagdad. "Nous ne pensons pas que la problème de Kirkouk doit prendre en otage la loi électorale", a-t-elle ajouté.
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4879 08-08 Le président du Parlement, Mahmoud al-Machhadani, a affirmé que des députés continueraient à travailler durant ce mois sur le contenu du projet.
"Nous avons décidé de créer un nouveau comité qui négociera un accord sur les élections sous la supervision de l’ONU", a déclaré M. Machhadani.
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4879


Politique intérieure & extérieure

 

08-08 L'ambassadeur d'Irak auprès des Nations unies a dit souhaiter que la mission de l'Onu renforce sa présence et son poids dans le pays. Une partie du rôle de l'Unami, a-t-il souligné, consiste à aider le gouvernement irakien à régler ses différends territoriaux internes et à faciliter ses relations avec les pays voisins. Créée il y a cinq ans, la mission de l'Onu en Irak est composée de plus d'un milliers de militaires, de personnels civils et de personnels de sécurité. Son mandat a été renforcé l'année dernière pour élargir son rôle politique. Reuters



B) Politiques des occupants  3-1 Usa

 

Occupation de l'Irak Rapport budgétaire de la Cour des comptes américaine (GAO) pour les états-unis.

 06-08 Le rapport, du GAO (Government Accounting Office) signale que depuis 2003, les Etats-Unis ont consacré 42 milliards de dollars à la reconstruction en Irak. Sur ce total, 23,2 milliards de dollars ont été investis dans les secteurs de la sécurité, de l'essence, de l'électricité et de l'eau. AFP / 06 août


Les alliés (des Usa)dans le monde

 

 L’ONU émet de sérieux doutes sur la tenue du scrutin cette année. Les élections provinciales du 1er octobre reportées, le Parlement toujours divisé sur Kirkouk Les autorités irakiennes ont annoncé hier le report des élections provinciales prévues le 1er octobre, et l’ONU a même émis de sérieux doutes sur la tenue cette année du scrutin considéré comme une étape cruciale dans le processus de réconciliation nationale.
«Je peux vous confirmer que nous avons déjà perdu l’opportunité de tenir comme prévu les élections en octobre », a déclaré à l’AFP Kassem al-Aboudi, directeur administratif de la Commission électorale indépendante d’Irak (CEII). « Il n’y aura pas d’élections en octobre car nous avons besoin de trois mois après le vote de la loi pour organiser les élections », a précisé pour sa part à l’AFP Hamdiya el-Husseini, membre du CEII, après une réunion avec des représentants de l’ONU, chargée de superviser le scrutin.
Adopté par le gouvernement en avril, le projet de loi électorale avait été approuvé, après de longues discussions, le 22 juillet par le Parlement dans un contexte tendu : seuls 140 députés sur 275 étaient présents et de nombreux parlementaires avaient dénoncé des irrégularités dans la procédure du vote, boycotté par les 54 députés kurdes et d’autres législateurs hostiles à la loi. En réaction, le Conseil présidentiel, composé du chef de l’État Jalal Talabani et de ses deux adjoints, avait décidé d’y opposer son veto. La principale pomme de discorde reste Kirkouk, riche ville pétrolière au nord de Bagdad que les Kurdes veulent contrôler au dam des Arabes et des Turcomans. Ils s’opposent à l’article 24 de ce projet de loi qui propose une répartition à part égale du pouvoir au conseil provincial de Kirkouk entre les trois communautés arabe, kurde et turcomane. « Nous sommes pour la répartition du pouvoir à Kirkouk, mais pas à parts égales. La répartition doit dépendre des résultats électoraux », a souligné en début de semaine le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani.
Mercredi, le Parlement n’était pas parvenu à un accord sur une proposition de l’ONU suggérant le report d’un an du scrutin à Kirkouk afin de permettre la tenue des élections provinciales dans le reste de l’Irak. L’ONU, pour sa part, s’est montrée très sceptique sur la tenue en 2008 de ces premières élections provinciales depuis la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, souhaitées par l’administration américaine de George W. Bush. « Nous savons depuis juillet qu’il sera impossible de les tenir comme prévu le 1er octobre. Si les députés n’arrivent pas à se mettre d’accord dans les prochains jours, ce sera de plus en plus difficile de les tenir d’ici à la fin de l’année », a affirmé à l’AFP Saïd Arikat, porte-parole de la Mission d’assistance de l’ONU à l’Irak (Unami). Mais, a-t-il ajouté, « l’ONU ne ménagera aucun effort pour que le scrutin se tienne cette année ».
Les députés irakiens sont partis mercredi en vacances jusqu’au 9 septembre, mais le président du Parlement, Mahmoud al-Machhadani, a affirmé que des députés continueraient à travailler durant ce mois sur le contenu du projet. « Nous avons décidé de créer un nouveau comité qui négociera un accord sur les élections sous la supervision de l’ONU », a déclaré M. Machhadani.
Le porte-parole de l’ONU a également noté que si les élections étaient repoussées à l’année prochaine, cela entraînerait des retards supplémentaires. « En Irak, le droit de vote est fixé à 18 ans. C’est l’année de naissance qui prévaut et non la date de naissance. Ce qui veut dire qu’il faudra enregistrer les nouveaux électeurs, et cela prendra bien sûr du temps », a-t-il souligné. Le responsable onusien a également noté que si ce scrutin est reporté à l’année prochaine, l’Irak connaîtra en 2009 deux élections : les provinciales et les législatives.
http://www.lorientlejour.com/page.aspx?page=article&i... 


 4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

09-08 - Deux marin's US ont été tués, a déclaré dans un communiqué le porte-parole de l'armée d’occupation. Le porte-parole militaire n'a fait aucune allusion aux détails de cette attaque. http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=12142&Itemid=9 1

0-08 Selon un communiqué de l'armée américaine, une attaque "audacieuse" a eu lieu à Tarmiyah, à une quarantaine de kilomètres au nord de Bagdad. Alors que des soldats américains venaient d'arriver sur les lieux après l'explosion d'une bombe, un kamikaze a actionné sa ceinture d'explosifs causant la mort d'un soldat américain, a-t-elle précisé. Deux GI's ont été blessés, ainsi que trois policiers irakiens et trois collaborateurs financés par l'armée américaine pour lutter contre la résistance. (AFP)

10-08 L’armée US a annoncé la mort d'un de ses soldats dans l'explosion d'une bombe en bordure de route à Bagdad. Deux autres militaires ont été blessés dans la déflagration. Selon un communiqué, l'attaque s'est produite vendredi soir dans la capitale irakienne. AP



Les combats par provinces

 

Détails autorisés par la censure.

1-1 Bagdad 06-08 Mercredi soir, au ‎centre de Bagdad, une bombe a explosé, au passage d'un ‎convoi appartenant à une société étrangère en charge de ‎la sécurité. Deux employés de cette société et deux civils ‎irakiens ont perdu la vie au cours de cet incident. Des dizaines de firmes étrangères sont actives, en ‎Irak, sous prétexte d'y assurer la sécurité des ‎responsables américains et irakiens
http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=12081&Itemid=9

10-08 Dans l'est de Bagdad, deux fonctionnaires ont trouvé la mort et dix ont été blessés par une bombe placée devant une banque où attendaient des employés de l'Etat venus percevoir leur salaire, selon des sources policière et hospitalière. (AFP)

10-08 Cinq attaques ont visé des militaires irakiens et des gardes ‘de sécurité’.

a) Un soldat a été tué et cinq autres ont été blessés dans une explosion à Madaïn, à l'entrée sud de Bagdad, selon la police.

 b) Trois soldats ont été blessés par une bombe dans le quartier de Kazimiyah (nord-ouest de Bagdad), au passage d'un convoi mixte des forces américaines et irakiennes, a indiqué une source du ministère de l'Intérieur.

c)  deux soldats et deux civils ont été blessés dans une déflagration à Zayouné, dans l'est de Bagdad, qui visait une patrouille irakienne, a affirmé cette source.

d) A Hay al-Amal, dans le sud-ouest de Bagdad, deux gardes irakiens et deux civils ont été blessés par un engin visant un convoi d'une compagnie de sécurité privée, selon la police.

e) Sur la place Khillani, dans le centre ville, trois personnes ont été tuées, dont un soldat, et neuf ont été blessées, dont quatre soldats, par un engin explosif au passage d'une patrouille militaire et d'un convoi du ministère des Finances qui transportaient des fonds. (AFP)

10-08 Trois obus sont tombés sur la Zone verte, secteur ultra-protégé de Bagdad, où se trouve notamment l'ambassade américaine. Aucun bilan n'était disponible dans l'immédiat. (AFP)


1-3 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar )

 

Mossoul Mossoul est considérée par les militaires US comme l'épicentre de la résistance. 05-08 Une ‎bombe a explosé sur le trajet du sous-préfet de Ninive sur ‎la place Al-Ramouk, à l'ouest de Mossoul, au nord d'Irak. ‎Un garde de corps du sous-préfet y a perdu la vie et six ‎autres personnes ont été blessées. ‎ http://french.irib.ir/ 07-08 Une ‎patrouille de l'armée nationale, au centre de la ville de ‎Mossoul, a été prise pour cible d'un attaque à la bombe. ‎Il y au moins, 3 morts et 14 blessés. http://french.irib.ir/

Tal Afar dans le nord de l'Irak. 09-08 Une explosion a fait au moins 21 morts (combien de policiers irakiens ?) et des dizaines de blessés L'armée d’occupation a confirmé le bilan des morts mais a fait état de 66 blessés, dont au moins cinq policiers irakiens. Cet attaque est la derniere d'une série d'attaques meurtrières exécuter par des résistants. AP


1-9 Kirkouk

 

 05-08 Plusieurs centaines d'habitants du quartier ‎d'Ahamiyah, à Bagdad, ont manifesté, lundi soir, contre le ‎projet de rattachement de la ville pétrolière de Kirkuk à la ‎région du Kurdistan irakien. Portant des drapeaux irakiens, ‎ils ont scandé: "Non à la division de l'Irak", "Oui à l'unité ‎du pays". Cette manifestation est intervenue après le vote ‎du bloc kurde jeudi, lors d'une réunion extraordinaire du ‎conseil de la province, pour demander le rattachement de ‎Kirkouk à la région du Kurdistan irakien. La Constitution ‎irakienne prévoit la tenue d'un référendum à Kirkuk via ‎lequel les habitants doivent dire s'ils veulent oui ou non ‎être rattachés au Kurdistan irakien. ‎http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=12017&Itemid=0


1-10 Bassorah (capitale méridionale de l'Irak, à 550 au sud de Bagdad.- (deuxième ville du pays) 08-08 Les chefs de Bassora dans le sud de l'Irak se sont réunis pour réitérer leur protestation contre l'accord sécuritaire avec les Etats-Unis. « Le gouvernement irakien qui s'efforce de reprendre la souveraineté totale de l'Irak, ne doit pas accepter de signer l'accord sécuritaire avec les Etats-Unis. Cela fera échouer tous ses efforts », ont annoncé les participants à cette réunion, cités par la chaîne Al-Alam. L'IRIB   

1-11  Province de Salahedinne : Baïji et Samarra sont situées dans la province de Salaheddine, qui a pour capitale Tikrit, Cette région est l'un des bastions de la résistance. Dans Salaheddine, les résistants ont lancé une nouvelle série d'attaques contre les responsables des forces de sécurité et les chef tribaux ralliés à l'armée US.

1-13 Les autres villes de l'Irak occupée Khanaqine, à 200 km au nord-est de Bagdad,

10-08 Trois civils ‘collaborateurs ont été tués et 20 blessés par l'explosion devant le bureau du maire, selon le commandant militaire de la ville. (AFP)


Youssifiyah, ville située à une vingtaine de kilomètres au sud de Bagdad, 05-08 Le chef d'un des groupes alliés aux forces américaines al-Karbouli a été exécuté, a-t-on appris mardi auprès d'un membre de ce "Conseil de l'éveil" ayant requis l'anonymat.Des hommes armés ont monté une embuscade, tuant le al-Karbouli et six de ses gardes. AP

05-08 La police a découvert les cadavres de trois membres du Conseil de l'éveil enlevés plusieurs jours auparavant, selon le général Sarhat Qadir.AP

n°384- Journal d'Irak -03-au 10/08 - Fin- : Deux Irakiens, deux Afghans, un Palestinien, ont hisser une longue banderole devant le Village olympique.

n°384- Journal d'Irak -03-au 10/08 - Fin- : Deux Irakiens, deux Afghans, un Palestinien, ont hisser une longue banderole devant le Village olympique.

Journal d'Irak   - Fin-

N°384  du 03/08 au 10/08/08

M.Lemaire


Sommaire :                             - Fin-

4 Libération du territoire

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Crime de guerre :

5-2 Liberté d'expression

5-3 Baisse du nombre de journalistes tués dans les zones de guerre.

5-4 Ali Al- Mashhadani, prisonnier de l’armée US.

6 Brèves

6-1  Accord en vue sur un retrait des troupes combattantes d'Irak d'ici octobre 2010,

6-2 L'adieu aux armes de Sadr.

6-3 Le rôle du Mossad dans l'assassinat des savants irakiens.

7 Dossiers

7-1 Point de vue du ’Courrier international’ : Kirkouk, le compromis impossible. 8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

8-1 Six milliards de dollars pour reconstruire Bagdad d'ici trois ans.



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)
   
Peuple
Civils tués (depuis l'occupation) 680.337
Civils blessés (depuis l'occupation)  708.429 ( chiffre très très minimum)
Civils violés (par les troupes d'occupations) 2.507     (voir Ibrahim Allousch
Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...) 48.938    (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) tués 4294  (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) blessés 3.895   (chiffre minimum)
En prison 150.268. (chiffre minimum)
Embargo 750.000 enfants (chiffre minimal)
Embargo 750.000 adultes (chiffre moyen)
Militaires irakiens tués pendant l'invasion 45.595 (chiffre minimal)
Civils tués pendant l'invasion 120.190 (chiffre minimal)
Coalition
Nombre de Soldats tués (ou décédés a la suites de leurs blessures ) 34.766
Soldats rapatriés (blessés ou malades) 152.849 (chiffre très minimal)
(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hôpital)
Disparus (dans la nature) 1.014
Désertions 5.501
Mutinerie 2 corps + 25
Aide psychologique 320.108***
Suicides       Mercenaires tues                                                                                  30.724(chiffre repris de Dedefensa ) 300.000 souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure 933
non-combattants accidentés,   27 103  
Policiers/soldats irakiens  tués 13.202
Policiers /soldats irakiens blessés 26.169 (chiffre minimal)
Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature) 13.867
Autres tués (collaborateur  & mercenaires irakien & autres) 5.528
Autres blessés (collaborateur & mercenaires & autres) 13.322
Oléoducs,les infrastructures pétrolières & d'électricité 465 attaques (grand minimum)
Infrastructures du rail 195 attaques (idem)
Hélicoptères 99 ++              (idem)
Avions (& drone) 29 ++

Ces  totaux sont obtenu par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET 


5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  5-1 Crime de guerre : http://www.dailymotion.com/video/x5hfav_irak-crime-de-gue... http://actualite.alvinet.com/article-691563-irak-trois-ci...

5-2 Liberté d'expression Voilà ce que l'on obtient si l'on veut accéder au RESEAU VOLTAIRE

http://www.voltairenet.org/fr

http://www.voltairenet.org/

Melusine : Tuesday, August 05, 2008 10:23 PM http://actualite.alvinet.com/

5-3 Baisse du nombre de journalistes tués dans les zones de guerre. Selon un décompte publié jeudi par l'organisation de défense des journalistes Presse Emblème Campagne (PEC), depuis le début de l'année, 48 journalistes ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions, contre 76 journalistes entre janvier et juillet 2007 (117 sur toute l'année dernière), selon la PEC , basée à Genève. En juillet, trois journalistes ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions, un au Cambodge, un en Irak et un au Zimbabwe (cinq en juillet 2007). "Les campagnes des organisations de défense des journalistes commencent à porter leurs fruits, afin que les employés des médias, en première ligne pour témoigner, soient mieux protégés ", s'est félicitée la présidente de la PEC Hedayat Abdelnabi. " L'Irak reste toutefois le pays le plus dangereux, avec 10 employés des médias tués depuis janvier", précise la PEC. AFP – 31/7

5-4 Ali Al- Mashhadani, prisonnier de l’armée US. Le cameraman de l’agence de presse Reuters, Ali Al-Mashhadani, est bien détenu par les forces armées américaines. D’après l’agence de presse AFP, l’armée américaine a confirmé, le 1er août 2008 sa détention. Ali Al-Mashhadani, cameraman de l’agence de presse Reuters, a été arrêté le 26 juillet 2008 par les forces américaines, dans la zone verte, alors qu’il se trouvait dans le centre d’informations du parlement irakien. Ali Al-Mashhadani est détenu sans qu’aucune charge ne soit formulée contre lui. Le journaliste serait détenu car il pourrait, selon l’armée américaine, constituer un danger pour la sécurité de l’Irak et des forces de coalition. Ali Al-Mashhadani se trouve probablement au camp Cropper, une base américaine proche de l’aéroport de Bagdad. L’arrestation par les forces américaines d’un journaliste et sa mise en détention sous des prétextes sécuritaires est inacceptable ”, a déclaré Reporters sans frontières et l’observatoire de la liberté de la presse  qui demandent sa libération. Ali Al-Mashhadani avait déjà été placé en détention par les forces américaines, d’août 2005 à janvier 2006, après la découverte d’une vidéo et de photos sur la résistance dans la province d’Anbar. Il a également été détenu pendant deux semaines en 2006. Aucune charge n’avait été retenue contre lui. 01-08 Sur le même sujet : Ahmad Al-Nouri, cameraman de l’agence de presse Associated Press a été arrêté par les forces américaines, le 4 juin 2008, pour des raisons de sécurité. Il est toujours en détention sur une base américaine à Tikrit (nord de Bagdad). 01-08 Source :Reporters sans frontières et l’Observatoire de la liberté de la presse en Irak demandent la libération d’un cameraman de l’agence Associated Press, détenu depuis cinq jours


6 Les brèves Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  6-1  Accord en vue sur un retrait des troupes combattantes d'Irak d'ici octobre 2010, Bagdad et Washington négocient actuellement un nouvel accord de sécurité qui fournira une base légale à la présence de troupes américaines lorsque expirera le mandat de l'Onu pour les forces étrangères à la fin de l'année. Les autorités états-unienne et irakiennes serait proches d'un accord au terme duquel toutes les forces combattantes US quitteraient l'Irak d'ici octobre 2010 et celles non affectées au combat environ trois ans plus tard, a-t-on appris jeudi auprès de deux responsables irakiens. (Un responsable US a clairement laissé entendre que la date d'octobre 2010 paraissait trop ambitieuse). L'un des responsables américains a précisé que Rice et al-Maliki avaient eu mercredi une longue et "très difficile" conversation téléphonique au cours de laquelle Mme Rice a invité M. Maliki à davantage de flexibilité, notamment sur la question de l'immunité. AP - 07-08

6-2 L'adieu aux armes de Sadr. Moqtada Sadr aurait effectue un virage majeur. Il invitera vendredi 08-08 les membres de l'armée du Mahdi à abandonner la lutte armée contre les forces US Un journaliste du Wall Street Journal a(urait) par ailleurs obtenu une brochure qui circule au sein du mouvement et qui donne l'essence de ce que l'imam dira vendredi . Un porte-parole de Sadr a cependant nuancé ces propos en disant qu'il ne s'agit pas d'un désarmement complet parce que Moqtada Sadr veut se réserver quelques cellules spéciales d'hommes armés qui vont répondre à des demandes particulières contre les troupes américaines. La stratégie de Moqtada Sadr dépendrait du statut à long terme des forces américaines en Irak. De plus, des membres de l'armée du Mahdi ont refusé le cessez-le-feu initié l'année dernière. Quelque 5000 soldats seraient d'ailleurs regroupés en… Iran. Depuis un an, l'imam a contribué à la diminution des attaques grâce au cessez-le-feu et à son revirement contre Al-Qaida…. AST

6-3 Le rôle du Mossad dans l'assassinat des savants irakiens.

D'après le Département d'Etat américain, le Mossad a assassiné plus de 350 savants atomistes et 300 professeurs d'université irakiens. Citant le site d'informations Mohit, l'Agence d'informations Farsnews a rapporté que le rapport envoyé par le Département d'Etat américain au Président Bush, révélait que le Mossad avait procédé, en 2003, à la formation militaire de Kurdes et de membres de certains partis, avec l'objectif de renverser le gouvernement irakien de l'intérieur du pays. La principale mission des officiers et des snipers du régime sioniste, en Irak, dont les activités ont commencé, il y a un an, est d'éliminer les savants irakiens, d'après ce même rapport, qui indique qu'un groupe sécuritaire américain spécial avait, aussi, aidé les forces israéliennes à réaliser cet objectif. 07/08/2008 http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=1006812



7 Dossier & Point de vue Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

7-1 Point de vue du ’Courrier international’ : Kirkouk, le compromis impossible Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information Le statut de la ville pétrolifère de Kirkouk, dans le nord de l'Irak, reste indéterminé depuis 2003. Cette question menace à présent la stabilité de tout le pays : les Kurdes irakiens veulent l'annexer à leur région autonome et bloquent par conséquent l'adoption d'une nouvelle loi électorale Depuis l'invasion de l'Irak, en 2003, Kirkouk, la ville riche en pétrole située dans le nord du pays, est une bombe à retardement qui est passée largement inaperçue tant les combats étaient la priorité. Maintenant, les dirigeants irakiens n'ont plus d'excuse pour tarder à décider pacifiquement de l'avenir de la ville. Leurs tergiversations ont déjà créé des tensions et risquent d'éroder un peu plus le fragile tissu social de l‘Irak et de provoquer d'autres bains de sang. Il ne faut pas laisser les Kurdes qui administrent la région semi-autonome du Kurdistan annexer unilatéralement Kirkouk, qu'ils considèrent comme leur capitale historique mais où vivent également des Turkmènes et des Arabes. La Constitution irakienne leur garantit un référendum sur le sujet, mais aucune solution durable ne peut voir le jour sans la participation de toutes les communautés. Les Kurdes, qui pèchent par excès de confiance, et leurs protecteurs américains ne sont pas particulièrement enclins au compromis.
Le problème a pris un tour aigu il y a deux semaines [le 22 juillet], lorsque le Parlement irakien a adopté une loi régissant les prochaines élections provinciales en vertu de laquelle le référendum sur Kirkouk était reporté (prévu initialement pour la fin de 2007).
Les Kurdes sont convaincus que, lors du référendum, les électeurs approuveront le rattachement de Kirkouk et de ses environs au Kurdistan, ce qui accroîtra leurs revenus pétroliers et favorisera leur objectif d'indépendance. De leur côté, les chefs de file turkmènes et arabes veulent que la ville reste dans le giron du gouvernement central. Les 54 parlementaires kurdes [sur 275] ont boycotté cette séance [du 22 juillet] et ont ainsi invalidé l'adoption de la nouvelle loi électorale.
Le problème ne se limite pas au référendum sur Kirkouk. Si les Kurdes continuent de prendre en otage la loi électorale, les élections provinciales attendues pour le début de l'année prochaine seront également menacées. Ce scrutin est essentiel pour la stabilité politique du pays et les efforts de réconciliation parce qu'il donnera aux Arabes minoritaires une chance d'entrer pour la première fois au gouvernement depuis leur boycott des élections de 2005. Certains irakiens qui se sont montrés collaborateurs aux côtés des forces d’occupations contre la résistance, sont déjà remplis d'amertume devant le peu d'empressement du gouvernement, à recruter nombre d'entre eux pour des emplois de sécurité, comme promis.
En théorie, un compromis sur Kirkouk reste possible, mais seule l'ONU semble s'efforcer d'en trouver un. Ce qui ne manquera pas de surprendre puisque personne, à part les Irakiens, n'a autant intérêt que les Etats-Unis à contenir la violence et à éviter les tensions avec la Turquie et l'Iran. Les Irakiens ont démontré leur habileté manœuvrière après la chute de Saddam Hussein, lorsqu'ils ont adopté, au début de l'année, le budget, la loi d'amnistie et le texte définissant les pouvoirs provinciaux. Il serait intéressant de voir si les tractations sur la loi pétrolière, capitale mais actuellement dans l'impasse, et sur d'autres dossiers litigieux comme les droits des minorités et la redistribution des pouvoirs aboutiraient à un accord sur Kirkouk acceptable pour toutes les communautés ethniques.
Si les dirigeants irakiens ne parviennent pas à régler la question, ils devraient sans doute envisager de placer Kirkouk et ses environs sous administration des Nations unies, comme cela a été le cas pour Brcko après les guerres dans les Balkans. Il est impératif de s'assurer que l'avenir de Kirkouk ne se décidera pas dans le sang.
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=88299



8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

 

8-1 Six milliards de dollars pour reconstruire Bagdad d'ici trois ans.  Les responsables irakiens veulent lever six milliards de dollars auprès d'investisseurs étrangers pour réhabiliter d'ici trois ans Bagdad, meurtrie par les violences depuis l'invasion américaine de 2003 ainsi que par l'embargo international qui l'avait précédée. "Il faut trois milliards de dollars sur trois ans pour l'infrastructure et un montant équivalent pour les projets d'investissements", a affirmé mardi à la presse Tahsine al-Cheikhli, porte-parole du volet civil du plan de sécurité de Bagdad. "Le gouvernement irakien n'a pas les fonds suffisants pour mener à bien le développement de Bagdad et nous appelons donc les compagnies étrangères à venir investir en Irak", a-t-il ajouté. "Certaines sociétés étrangères ont commencé à le faire et nous avons posé il y deux jours la première pierre d'un hôpital irako-allemand. Des compagnies européennes et du Golfe sont venues nous dire qu'elles souhaitaient investir en Irak et nous leur avons donné toutes les facilités prévues par la loi irakienne sur l'investissement", a-t-il ajouté. En octobre 2006, le gouvernement irakien a approuvé une loi sur l'investissement qui protège les placements effectués dans ce pays. "Il y a un an, nous n'étions pas en mesure de parler de tels projets car nous étions préoccupés par des questions de sécurité. Nous avons réussi dans ce domaine et nous réussirons la reconstruction", a assuré ce responsable irakien. "Maintenant que nous avons éliminé le spectre de la peur à Bagdad et dans le reste de l'Irak en coopérant avec nos amis la voie est ouverte à un plan de développement", a-t-il encore dit. M. Cheikhli a annoncé la construction de plusieurs tours dans la rue Haïfa, une des grandes artères de la ville, et dans d'autres secteurs de la capitale. Il a également annoncé l'édification d'hôtels de luxe dans la quartier chiite historique de Kadhamiyah, ainsi que des restaurants et centres commerciaux au coeur de Bagdad. Le plan directeur prévoit aussi la construction de nouvelles routes et d'autoponts (ponts réservés aux automobiles et qui enjambent des carrefours, ndlr) pour éviter les embouteillages asphyxiant la ville. Tahsine al-Cheikhli a promis que tous les projets respecteraient "le patrimoine de la capitale et l'environnement". "Il y a aussi des projets pour reconstruire la rue Abou Nawas", célèbre allée qui longe le fleuve Tigre, a-t-il ajouté. AFP / 05 août


Irak,Moqtada Sadr,Bush, résistance,Occupants,Bassorah,bombardements, Al-Qaïda,

10/08/2008

n°200 - dossiers de l'Afghanistan - 09-08 - Suite - L’armée américaine, de l’incompétence au Folamour.

n°200 - dossiers de l'Afghanistan - 09-08 - Suite - L’armée américaine, de l’incompétence au Folamour.

dossiers de l'Afghanistan - Suite - n°200 du 09-08 M.Lemaire                                                                                 

Sommaire :                                                               - Suite -

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

 4-1 Robert Gates serait le fondateur d’AL-Qaeda.

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1  Analyse de Karim Lakjaa : France: Une rénovation de ses relations avec l’OTAN.

5-2 Analyse de Sam's : Big Brother s’installe insidieusement et durablement, avec des moyens auxquels Georges Orwell n’aurait même pas songé de son vivant.


4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Robert Gates serait le fondateur d’AL-Qaeda. Extrait : Robert Gates, Directeur de la CIA (1991-1993) avec le ministre de la défense, HERVE MORIN. Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, les Etats- Unis ont lancé leur guerre contre le terrorisme. L’objectif étant de démanteler Al Qaïda et d’arrêter son leader Oussama Ben Laden. Cette guerre n’a, à ce jour, pas encore obtenu les résultats annoncés au départ. Ben Laden court toujours et Al Qaïda sévit sans discontinuer. Webster Tarpley, historien, journaliste d’investigation sur les réseaux terroristes, a eu à mener par le passé l’enquête sur l’assassinat d’Aldo Moro, à la demande de parlementaires italiens. L’auteur écrit dans son livre « La terreur fabriquée made in USA » qu’Al Qaïda est un outil de déstabilisation. Le Courrier d Algérie : Vous dites qu’El Qaïda et son chef Ben Laden n’auraient pas existé si les Etats-Unis ne les avaient pas créés pour les utiliser contre la Russie en Afghanistan et continuent de les soutenir à ce jour ? Webster Tarpley : Oui, c’est cela. Al Qaïda a été créée pendant la guerre d’Afghanistan pour monter une guerre armée contre les Soviétiques. Le fondateur d’Al Qaïda n’est autre que ce «petit bonhomme» qui est aujourd’hui ministre de la Défense , Robert Gate. Il était, à cette époque, le numéro deux ou trois de la CIA , il a écrit dans ses mémoires que je cite dans mon livre : «Nous avons pensé à créer une légion arabe contre les Soviétiques.» Si on suit l’histoire d’Al Qaïda, on trouve que cette organisation attaque toujours par principe les ennemis des Etats-Unis. Si une nation est visée par Washington, elle va aussi subir les attaques d’El Qaïda. Par exemple : aujourd’hui, les Etats-Unis sont en train de déstabiliser le Pakistan. Dick Cheney s’est rendu à Islamabad et a demandé à Musharaf de s’associer à la nouvelle guerre que les Etats-Unis planifient contre l’Iran. Musharaf a dit non. Actuellement, la déstabilisation est en plein processus ; le relais est pris par Ben Laden qui déclare la guerre au Pakistan. Les Etats-Unis veulent à tout prix déclencher une guerre contre l’Iran ; Musharaf a eu le mérite de dire non à Cheney !! Après cela, le New York Times a commencé à publier tout de suite après les noms des généraux parmi lesquels il serait susceptible de choisir un nouveau président pour le Pakistan. Vous dites également que Ben Laden n’aurait pas survécu bien longtemps sans ses protecteurs et un vaste réseau de soutien. Qui sont ses protecteurs ? L’avocat légal de Ben Laden c’était Madeleine Allbright, qui était alors la secrétaire d’Etat US. Les Soudanais voulaient, à cette époque, livrer Ben Laden à l’Administration américaine directement, et madame Albright a refusé cette opération, disant que c’était impossible, car il n’y a pas d’accusation contre lui. De plus, le président de l’association des amis de Ben Laden, c’est Michael Shayer de la CIA et le valet personnel de Ben Laden, c’est le sergent Ali Mohamed qui était dans l’armée égyptienne, devenu ensuite membre des forces spéciales des Etats-Unis en Caroline du Nord. En tout cas, pour moi Al Qaïda est une véritable machination destinée à déstabiliser les régimes récalcitrants. Vous trouverez des détails appuyés de noms et de lieux dans mon livre «La terreur fabriquée made in USA». Source: mecanopolis http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=2709



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 5-1  Analyse de Karim Lakjaa : France: Une rénovation de ses relations avec l’OTAN. Nicolas Sarkozy, « Nous avons besoin de l’OTAN et d’une défense européenne. Nous avons besoin des Etats-Unis et les Etats-Unis ont besoin d’alliés forts. (sommet de l’OTAN de Bucarest, le 3 avril 2008,) Cela ouvre la porte pour la France à une rénovation forte de ses relations avec l’OTAN."[1] Cette politique n’est pas pour déplaire outre-Atlantique où certains observateurs aussi avisés qu’Anthony Codersman, tirant les leçons de la guerre en Iraq et en Afghanistan[2] notent que « Les Etats-Unis ne sont une superpuissance que dans le cadre d’alliances ». Cette tête pensante du Center for Strategic and International Studies (CSIS) ajoute que les guerres se gagnent ou se perdent notamment en raison de la qualité des alliances contractées.
Le 17 juin 2008, dans son discours sur la défense et la sécurité nationale, le Président de la République poussait la logique qui l’anime à son paroxysme : « Chaque époque historique a un esprit. L’esprit du XXIème siècle, c’est la mondialisation. Prendre notre place dans ce monde nouveau, c’est notre premier objectif. Nous avons tout pour y figurer au premier rang. Le dynamisme de notre population. Notre vitalité démographique. La puissance de notre industrie. L’excellence de nos technologies. La qualité de nos infrastructures. La richesse de notre patrimoine. Les enseignements de notre histoire. Nous avons le devoir d’y figurer au premier rang. Nous sommes membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, nous portons une responsabilité particulière pour le maintien de la paix et de la sécurité internationale. Être membre permanent, ce n’est ni un statut, ni un privilège. C’est une mission au service du monde. J’ajoute que les pays qui souhaitent exercer ces responsabilités doivent aussi comme nous être prêts à en payer le prix du sang. J’entends que la France soit capable d’assumer cette responsabilité et de s’engager pour mettre en œuvre les principes de la Charte et la responsabilité de protéger. C’est ce qu’elle a fait encore cette année au Tchad, en prenant l’initiative, cher Bernard KOUCHNER, du déploiement de l’EUFOR. Et si la France n’avait pas été là, qui aurait fait à notre place ? C’est ce que nous faisons en Afghanistan avec le renforcement de notre contingent, dans le cadre des mandats de l’ONU ».
Il ne s’agit pas là, de simples mots mais bien d’une réalité concrète. Comme le soulignait avec fierté l’ambassade de France au Canada[3] sur son site internet, avec 16 000 hommes, la France est le deuxième contributeur au monde par le nombre de troupes déployées à l’étranger dans des opérations de gestion des crises. Elle est également le 3ème contributeur à l’OTAN. Or, maintenir un tel niveau d’engagement des forces militaires en OPEX (opérations extérieures) est en contradiction avec l’organisation stratégique française actuelle, encore tournée pour partie vers l’URSS défunte. Le système militaire hexagonal tant dans ses moyens humains, financiers que matériels n’est plus adapté à une situation de guerre permanente et mondialisée. Ainsi de 16 000 soldats en OPEX en 2006, la France[4] est-elle passée à 12 000 en juillet 2008 : 5555 en Afrique, 2750 en Asie centrale (Afghanistan), 2150 en ex Yougoslavie, 1620 au Proche – Orient (Liban et Sinaï), 30 en Haïti….
Malgré cette difficulté, le Président Français de la République n’avait pas hésité à annoncer, lors du sommet de l’OTAN de Bucarest : « la France a pris la décision d’envoyer un bataillon supplémentaire dans l’est. Et la France prendra aussi le commandement de la région Centre à compter de cet été ». 
1000 militaires français en renfort des 1500 déjà présents en Afghanistan Chose promise, chose faîte. Plus de 2600 militaires français sont aujourd’hui déployés en Afghanistan ainsi qu’au Tadjikistan, au Kirghizistan et dans l’océan Indien aux cotés de 52 700 soldats de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité (FIAS ou ISAF), et de 20 000 militaires d’Enduring Freedom. Les principaux contingents[5] viennent des Etats-Unis (19 000), du Royaume-Uni (7 750), d'Allemagne (3 490), du Canada (2 500), d'Italie (2 360), des Pays-Bas (1 730), de France (1 430) et d'Australie (1 100).
Suite aux attentats du 11 septembre 2001, les Américains ont lancé l’Opération Enduring Freedom (OEF) destinée à éliminer le régime Taliban et à lutter contre le « terrorisme ». La France y participe dans le cadre des Task Force 150 et 57.
Quant à l’ISAF, elle prend appuie sur la résolution 1386, adoptée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, le 20 décembre 2001, autorisant « la constitution pour six mois d’une force internationale d’assistance à la sécurité pour aider l’Autorité intérimaire afghane à maintenir la sécurité à Kaboul et dans ses environs, de telle sorte que l’Autorité intérimaire afghane et le personnel des Nations Unies puissent travailler dans un environnement sûr ». Le 11 août 2003, l'OTAN a pris la direction de l'ISAF, succédant à la Grande-Bretagne , la Turquie , l'Allemagne et aux Pays-Bas. Selon, Jaap de Hoop Scheffer, Secrétaire général de l’OTAN, «Cette tâche est l’une des plus délicates que l’OTAN ait jamais eu à entreprendre, mais c’est une contribution essentielle à la sécurité internationale ».
Les actions menées par les soldats français relèvent donc soit d’Enduring Freedom soit de la FIAS (ISAF). Elles étaient jusqu’à présent diverses ; la majorité du contingent hexagonal ne participant pas directement aux combats mais contribuant au contrôle de Kaboul, au soutien à la montée en puissance de l’armée nationale afghane par la formation, et au fonctionnement des Operational Mentor and Liaison Team (OMLT : équipes intégrées dans les unités opérationnelles de l'armée nationale afghane).
Néanmoins, les hommes du Commandement des Opérations Spéciales[6],
la Marine et l’Armée de l’Air ont concouru et concourent à des actions de combat principalement dans le cadre d’Enduring Freedom.
Contrairement aux troupes françaises de l’ISAF, « les forces spéciales françaises sont sous commandement américain », comme le soulignait le 11 avril 2006, le général Benoît Puga, commandant des opérations spéciales, devant la Commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale. Le COS comprend diverses unités comme le 1er RPIMa (Régiment Parachutiste d'Infanterie de marine), les Commandos-Marine (FORFUSCO), Les CPA (Commandos parachutistes de l'air N°10), le 13ème RDP (Régiment des Dragons Parachutistes), la DAOS (division des opérations spéciales), l'EHS – (Escadrille des hélicoptères spéciaux). Ses missions relèvent du renseignement et de la guerre électronique, qui permettent notamment de réaliser des écoutes de réseaux terroristes. Selon le général Benoît Puga, «  en Afghanistan, ces écoutes constituent un véritable atout et contribuent à hauteur de 40 % à la lutte contre l'utilisation d'engins explosifs improvisés ». Le COS mène également des missions d’action : attaques d’objectifs (centre de gravité ou point décisif), neutralisation d’installations, de réseaux ou des lignes de communication,  capture ou récupération de personnel ou de matériel, actions de diversion ou de déception, contre-terrorisme (libération, reprise de contrôle), fourniture d’appuis spéciaux (commandement, transport, feu…). A cela s’ajoutent des missions d’environnement : formation, conseil et encadrement d’unités militaires étrangères,  participation au processus d’évaluation et d’aide à la décision, notamment lors de l’ouverture d’un théâtre d’opérations, protection de personnalités.
Le 11 avril 2006, le général Benoît Puga, devant la Commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale résumait l’action de ses troupes : « En ce qui concerne l'Afghanistan, la décision du Président de la République d'engager les troupes françaises, prise en mai 2003 en marge du G8 d'Evian, concrétise l'engagement de la France dans la lutte contre le terrorisme, déjà manifesté après le 11 septembre 2001, et a permis de resserrer les liens avec les militaires américains. Le Président de la République a souhaité que les missions des forces spéciales en Afghanistan se déroulent dans une très grande confidentialité pour deux raisons : d'une part, cela correspond au mode de fonctionnement des forces spéciales américaines, qui ne reçoivent jamais les journalistes ni les parlementaires sur leurs lieux de déploiement ; d'autre part, cette confidentialité constitue la première mesure de sécurité pour les soldats engagés, qui opèrent par petites équipes de quatre ou cinq personnes, loin de leurs bases. Un strict secret doit s'imposer à tous, y compris lors de l'analyse des missions effectuées, compte tenu de la dangerosité des terroristes. La mission des forces spéciales en Afghanistan est de rechercher les renseignements et de neutraliser les Talibans. La situation militaire du pays peut être considérée comme totalement sous contrôle. Les Talibans n'ont plus la capacité de mener une opération militaire d'envergure contre la coalition ou l'OTAN, même si de petits groupes terroristes peuvent localement constituer une nuisance mortelle, en utilisant des engins explosifs improvisés et en raison de leur connaissance du terrain. La France travaille de concert avec l'armée afghane afin de permettre au gouvernement afghan d'assumer ses responsabilités en matière de sécurité et de défense »[7].
Il ajoutait « En Afghanistan, il convient de souligner que les forces américaines partagent sans réticence les matériels et les clés de cryptage avec les forces françaises. L'effort budgétaire doit être poursuivi dans ce domaine capital. Pour les drones, la question est de savoir si les forces spéciales elles-mêmes doivent en être dotées ou si elles doivent les utiliser ponctuellement. Actuellement, en Afghanistan, le COS bénéficie de tous les moyens américains, des B52 aux drones Predator en passant par les avions de combat. Les forces spéciales françaises expérimentent un drone spécifique, conçu en collaboration avec le 1er RPIMa, mais ce type de drones légers, très utiles en combat urbain, manque de discrétion car ils signalent instantanément la proximité de leurs utilisateurs ». Les hommes du COS ont également eu à plusieurs reprises recours à des avions français en Afghanistan.
En effet, « des Mirage 2000 ont été placés sous son commandement opérationnel lorsqu'ils participaient à une opération spéciale »[8]. Depuis octobre 2001, la France apporte un soutien aérien aux opérations OEF et FIAS. Ce soutien s’applique dans les domaines de l’appui des troupes au sol, du renseignement, du transport et du ravitaillement.  Il s’exerce de manière permanente depuis Kandahar (Afghanistan), Douchanbé (Tadjikistan) et Manas (Kirghizistan). En plusieurs occasions, il a été renforcé par le groupe aérien mis en œuvre depuis le porte-avions Charles de Gaulle navigant dans le nord de l’océan Indien.  Les avions de combat qui opéraient depuis Douchanbé au Tadjikistan, ont été redéployés sur la base OTAN de Kandahar en Afghanistan, le 26 septembre 2007. 1120 missions et 3715 heures de vol ont été effectuées de cette date à juin 2008 par des Mirage 2000 D, des Mirage F1, des SEM (Super Etendards Modernisés) et des Rafales pour lesquels l’Afghanistan constitue une merveilleuse vitrine commerciale. Les Rafales utilisent notamment des bombes AASM (Armement air-sol modulaire)[9] à 143 000 € pièce. En Iraq comme en Afghanistan, le nombre d’aéronefs est crucial[10]. Sur ces deux théâtres militaires, l’US Air Force a réalisé 130 000 missions de soutien aérien et 375 000 heures de vol[11]. Anthony Cordesman adresse d’ailleurs une mise en garde au sujet de cet usage massif du Close Air Support (CAS – Appui sol)[12] en invitant les forces armées à mettre en œuvre une très grande prudence en matière d’attaques aériennes, afin de réduire les dommages collatéraux parmi les civils[13].
Quant à la composante marine de l'opération Enduring Freedom (TF 150 et TF 57), elle a pour mission de contrôler l'espace aéro-maritime du nord de l'Océan Indien (Mer Rouge, Mer d'Oman, Mer d'Arabie), d'empêcher le mouvement de «terroristes» de la zone Afghanistan vers la péninsule arabique ou la corne de l'Afrique, de lutter contre les trafics illicites (armes, drogues), contre la piraterie et le brigandage, de protéger les installations pétrolières en mer.
La France , en cet été 2008, a donc répondu favorablement à la demande formulée brutalement cet hiver par son allié US à travers la voix du secrétaire américain à la Défense , Robert Gates : «Je crains beaucoup que l'Alliance ne devienne une alliance à deux vitesses, dans laquelle certains alliés sont prêts à se battre et à mourir pour assurer la sécurité des gens, et d'autres qui ne le sont pas. Et je pense que cela va assombrir l'avenir de l'Alliance, si cela dure et si éventuellement cela empire»[14].
Elle renforce son niveau de participation en Afghanistan qui   « est le théâtre d’une guerre ethnico-religieuse intense reflétant des divisions tribales et des intérêts divergents de manières plus complexe qu’en Iraq »[15]. Or, comme le souligne Anthony Cordesman du CSIS, « le problème en Afghanistan dépasse largement la seule question du niveau des effectifs des troupes »[16]. Il constate également en guise de leçon tactique ceci : « des forces adaptées constituent la clé du succès »[17] capable de mener des actions de type « Kill the cadre, not the low-level figthers »[18]. Karim Lakjaa: Diplomé du Centre d'Etudes Diplomatiques et Strétagiques de Paris, Doctorant en Droit international à l'Université de Reims, Collaborateur occasionnel de la Revue militaire Suisse, de Damoclès (CRDPC) et du Quotidien d'Oran (Algérie) [1] http://www.ambafrance-ca.org/IMG/pdf/03.04_Discours_sommet.pdf [2] Anthony Cordesman, “Stability Operations: The Lessons of Iraq and Afghanistan ”, Center for Strategic and International Studies, 10 juillet 2008, page 2. [3] Ambassade de France au Canada http://www.ambafrance-ca.org/spip.php?article1321 [4] http://www.dicod.defense.gouv.fr/ema/content/download/121943/1067310/file/carte_opex.pdf [5] Marie Simon, Afghanistan: le point sur les forces déployées, L’Express, , 17 juillet 2008, http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afghanistan-le-point-sur-les-forces-deployees_471611.html [6]http://www.defense.gouv.fr/ema/decouverte/organismes_et_directions_interarmees/commandement_des_operations_speciales/le_cos [7] http://www.assemblee-nationale.fr/12/cr-cdef/05-06/c0506031.asp [8] http://www.assemblee-nationale.fr/12/cr-cdef/05-06/c0506031.asp [9] http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2008/04/en-afghanistan.html [10] Anthony Cordesman, “Stability Operations: The Lessons of Iraq and Afghanistan ”, Center for Strategic and International Studies, 10 juillet 2008, page 26. [11] Jefrrey Kappenman, « Army Unmanned Aircraft Systems : decisive in battle », JFP, n°49, 2ème trimestre 2008, page 20. [20] Los Angeles Times, http://latimesblogs.latimes.com/babylonbeyond/2008/06/afghanistan-ira.html [21] http://en.wikipedia.org/wiki/Coalition_casualties_in_Afgh... [22] David Galula, « Contre-insurrection : Théorie et pratique », Economica. [23] Juan Manuel Santos « Les défis pour l’Afghanistan : l’expérience de la Colombie est riche en enseignements », Revue de l’OTAN, n°3/2007. Voir également http://www.cdef.terre.defense.gouv.fr/publications/cahiers_drex/cahier_recherche/Colombie.pdf [24] Les grandes lignes du livre blanc de la défense, http://www.defense.gouv.fr/content/download/120339/1053664/version/1/file/Les+grandes+lignes+du+Livre+blanc.pdf [25] Quinze illustrations concrètes du Livre blanc : http://www.defense.gouv.fr/content/download/120345/1053707/version/1/file/Quinze+illustrations+concr%C3%A8tes+du+Livre+blanc.pdf [26] Anthony Cordesman, “Stability Operations: The Lessons of Iraq and Afghanistan ”, Center for Strategic and International Studies, 10 juillet 2008, page 17. [27] Arnaud de la Grange et Jean-Marc Balencie, « Les guerres bâtardes : Comment l'Occident perd les batailles du XXIe siècle », 2008, Perrin.   Karim Lakjaa: Diplomé du Centre d'Etudes Diplomatiques et Strétagiques de Paris, Doctorant en Droit international à l'Université de Reims, Collaborateur occasionnel de la Revue militaire Suisse, de Damoclès (CRDPC) et du Quotidien d'Oran (Algérie) Mardi 05 Août 2008 http://www.alterinfo.net/Mutation-de-l-appareil-militaire-francais-Adaptation-aux-besoins-d-une-guerre-permanente-mondialisee_a22483.html Mardi 05 Août 2008 http://www.alterinfo.net/Mutation-de-l-appareil-militaire-francais-Adaptation-aux-besoins-d-une-guerre-permanente-mondialisee_a22483.html

5-2 Analyse de Sam's : Big Brother s’installe insidieusement et durablement, avec des moyens auxquels Georges Orwell n’aurait même pas songé de son vivant. On vous l’a déjà dit je ne sais combien de fois ici-même : la guerre contre le terrorisme décrétée dans la foulée des attentats du 11-Septembre n’existe pas, dans le sens où ce ne sont pas les terroristes que l’on poursuit et que l’on vise, mais bel et bien au passage n’importe quel citoyen que l’on cherche à surveiller, en l’ayant suffisamment effrayé au préalable pour qu’il vote lui-même, via ses représentants, des lois restrictives à son égard. Un véritable tour de passe-passe, un piège à citoyen efficace : une nation devient ainsi purement masochiste, avec ce système non démuni de perversité. Ce qui est plutôt paradoxal, mais avec une bonne propagande et un chiffon rouge agité régulièrement appelé Ben Laden, on arrive à tout en très peu de temps. Trois exemples récents démontrent ce qui n’est plus une théorie, mais bien une réalité : l’un est américain, l’autre italien, le dernier est anglais, des pays à direction à poigne s’étant engouffrés dans ce modèle d’outre-Atlantique. On n’a pas pourtant nécessairement et obligatoirement besoin d’une “guerre au terrorisme”, commencent à dire ouvertement des chroniqueurs intelligents, appuyés par le récent rapport de la Rand. Cela , on s’en doutait depuis toujours ici-même. Et pourtant… on continue à se servir de la notion comme d’un chiffon rouge que l’on agite devant des foules qui n’y voient goutte, car on leur a fait suffisamment peur pour qu’elles gobent n’importe quelle mesure restreignant leur liberté de parole, de pensée ou de circulation. Sans s’apercevoir s’être fait rouler dans la farine par leur propre gouvernement. Aux Etats-Unis, c’est l’annonce surprise,hier par Robert Gates lui-même du démantèlement hier d’un service fort controversé depuis au moins trois ans (depuis qu’on s’est aperçu de son existence !), celui du système TALON (pour Threat and Local Observation Notice) inauguré par le Counterintelligence Field Activity (CIFA), un organisme créé de toutes pièces en septembre 2002 par Donald Rumsfeld dans la foulée de la grande peur générée dans le pays par les attentats du 11-Septembre. Un memo de 2003 signé Wolfowitz, l’homme qui inondait de cadeaux sa maîtresse, annonçait son activité réelle “raw information reported by concerned citizens and military members regarding suspicious incidents”, à savoir la surveillance de n’importe quel citoyen pouvant avoir des activités telles que le… pacifisme, jugé par les faucons qui dirigent le pays comme étant un soutien indirect aux activités terroristes. Ne souriez pas, ici-même, chez Agoravox, des gens qui viennent régulièrement tenter de briser le fil des discussions pensent exactement la même chose. Pour eux, dénoncer l’emprise du gouvernement actuel sur le monde, c’est préparer le terrain aux attentats terroristes. Leur rhétorique est idiote, mais elle a cours, et il est difficile de l’éviter. La vieille notion du pacifisme obligatoirement bêlant traîne dans leurs posts : pour eux, ne pas vouloir de guerre, c’est être un mouton, rien d’autre. Wolfowitz, à l’origine du projet avec Rumsfeld, avait tout prévu, en ratissant le plus large possible en acceptant de mettre sous écoute des personnes dont le savoir était ou non précis, ou bien les activités débutées ou pas : “may or may not be related to an actual threat, and its very nature may be fragmented and incomplete”. Dans un tel flou artistique, on le comprend, n’importe qui pouvait du jour au lendemain être mis sous écoute ou jeté en prison pour atteinte à la sûreté de l’Etat. L’un des rares à s’en être offusqué en 2005 fut Nicolas Benveniste, membre de la commission sur le 11-Septembre, qui déclarait avoir de fortes suspicions sur le rôle exact du CIFA : “I am particularly apprehensive about the expansion of our military’s role in domestic intelligence gathering”, et ce d’autant plus qu’à l’époque l’activité de surveillance des citoyens américains avait déjà démarré… à leur insu ou presque : “The Pentagon’s collection of data, he said, was a “cause for concern,” partly because little is known about it publicly”, précise Walter Pincus dans un article du Washington Post du 11 décembre 2005. Pour lui, comme pour Benveniste, le CIFA était une réminiscence directe d’un système mis en place sous Nixon pour surveiller les opposants à la guerre du Vietnam, pas moins : “The Pentagon’s emphasis on domestic intelligence has raised concerns among some civil liberties advocates and intelligence officials. For some of them, the Talon system carries echoes of the 1960s, when the Pentagon collected information about anti-Vietnam War groups and peace activists that led to congressional hearings in the 1970s and limits on the types of information the Defense Department could gather and retain about U.S. citizens.” Dès 2002, grâce à Wolfowitz et ses amis, voilà les citoyens américains tous redevenus des Joan Baez ou des Jane Fonda potentielles. Selon la NBC , cité par Pincus le 15 décembre 2005, les 1 500 premières surveillances concernaient effectivement les tout premiers meetings ou rassemblement de protestation contre la guerre en Irak… En 1970, le Congrès américain avait sévèrement limité la collecte d’information de ce type, au nom de la liberté du citoyen : trente-cinq ans après, les faucons au pouvoir aux Etats-Unis revenaient sur leur Mai-68, comme en France certains sont revenus sur les acquis de cette période… étrange similitude d’approche. Les deux ont en tête la vieille notion d’ennemi intérieur, celle héritée de la fameuse hypothèse de la cinquième colonne, une appellation que n’hésitent pas à reprendre non plus ici-même nos plus extrêmistes lecteurs, signe que l’idée continue son chemin. Celle d’un complot des individus contre un Etat, qui, pour s’en prémunir, doit en jeter le maximum en prison. La notion est bien fascisante et paranoïaque. Sans le travail de NBC News et de William M. Arkin, du Washington Post, un ancien officier des services secrets américains et auteur d’un blog, Early Warnings, personne n’aurait eu vent des activités du CIFA. L’organisme était totalement inconnu des citoyens. Le programme Talon n’était autre, en fait, qu’une émanation d’un autre programme appelé Eagle Eyes, programme anti-terroriste sorti des cerveaux embrumés de l’AirForce Office of Special Investigations (AFOSI) qui avait imaginé ainsi surveiller au départ les citoyens américains résidant à côté des bases militaires américaines (a neighbourhood watch). A partir donc d’un concept paranoïaque, le projet a grossi au point de vouloir mettre en fiches l’intégralité du pays sous prétexte de menaces potentielles. Un fichage qui ne s’arrêtait pas aux habituelles bretelles de raccordement téléphoniques, mais à une surveillance individuelle par prises de photos ou de collectes d’éléments privés : “Another trigger for reporting would be attempts by individuals to monitor U.S. facilities, including the taking of pictures, annotating maps or drawings of facilities, use of binoculars or other vision-enhancing devices” or attempts to obtain “security-related or military specific information.” Dément, absolument dément. Prendre en photos, voler l’intimité des gens et établir des fiches descriptives. Quand on évoque ce genre de choses, on pense à la STASI. A part que là elle est américaine, et que personne n’était au courant de son existence. Les Américains mettront trois années pour s’apercevoir de la mise en place du programme. Le premier à s’en émouvoir est le sénateur démocrate Ron Wyden, de l’Oregon, qui dénonce le fait que le programme est avant tout complètement secret et ordonne à des militaires de surveiller des civils : “we are deputizing the military to spy on law-abiding Americans in America. This is a huge leap without a congressional hearing”. Ce à quoi CounterPunch, par la voix de Mike Whitney, répondait par un incendiaire “Is this the first time that the naïve Wyden realized that the war on terror is actually directed at the American people ?”. Le journal relevait par la même occasion une rareté administrative nouvelle aux Etats-Unis, la création du National Security Service (sur le site allez voir la page “Kids Page”, c’est ahurissant !), chargé de contrôler le FBI, un organisme dépendant directement de la seule volonté de W. Bush. Selon Counter Punch, “this is the first time we’ve had a “secret police” in our 200 year history. It will be run exclusively by the president and beyond the range of congressional oversight.” On est bien dans les termes d’un pouvoir dictatorial qui agit en secret sans rendre de comptes à personne. Une activité renforcée par celle du National Clandestine Service, émanant de la CIA depuis sa création en 2005, pour un travail similaire à celui du CIFA : “expand reporting of information and intelligence value from state, local and tribal law enforcement entities and private sector stakeholders”. A savoir l’autorisation d’exercer des coups tordus dans d’autres pays (la Colombie ?)sans avoir à en référer à qui que ce soit. Seymour Hersh avait levé une partie de cet iceberg récemment en Iran, où les troupes spéciales infiltrées préparent quelque chose à n’en point douter (“preparing the battlefield”). Tous ces points avaient été décrits en fait dans le détail par le fameux think thank “The Project for the New American Century (PNAC)”, qui semble plus que jamais avoir guidé l’administration de W. Bush. En ce sens, il sera tout le temps resté fidèle à sa doctrine. Celle d’un neo-con. Dans toute sa splendeur En Italie, patrie d’un Berlusconi-Tartuffe qui souhaite tout régenter comme tout malade du pouvoir personnel, l’annonce a elle aussi surpris. Mais pas dans le sens du mieux-aller démocratique souhaité par Robert Gates, qui s’éloigne progressivement à mille lieux de G. W. Bush, mais bien dans le sens d’une coercition supplémentaire. Celle d’obtenir par l’exemple de la rue un assentiment à une politique essentiellement répressive de la gestion des étrangers dans le pays. Depuis la semaine dernière, des militaires italiens sont dans la rue aux abords des centres d’accueil des étrangers, ainsi montrés du doigt comme étant potentiellement perturbateurs. Le procédé est infect et bien digne de celui qui doit sa place à sa frange électorale d’extrême droite. C’est de la pure démagogie, de la xénophobie d’Etat. C’est le principe de faire peur, d’agiter un chiffon rouge et de focaliser l’ensemble de la population sur une partie d’elle-même pour la dénoncer et la vilipender. En affirmant viser, je cite, “les voleurs, les violeurs, les criminels” et en déployant les soldats devant les centres d’accueil pour étrangers, on souhaite ouvertement établir une relation de cause à effet. Le procédé est odieux, mais Berlusconi est un habitué du genre. La théorie étrangers = criminels nous évoque sans l’ombre d’un doute les vieilles théories fascistes chères à Mussolini. “Moi et les autres”, la vieille antienne de ceux qui ne savent pas s’occuper de leur propre population : un Brice Hortefeux n’en est pas loin, non plus, lui qui aujourd’hui accuse (avec dépôt de plainte !) les organisations d’aide aux expulsés d’inciter à mettre le feu aux centres de rétention. Tous des gauchistes, c’est bien connu. Le troisième pays qui vient juste de faire déborder la surveillance anti-terroriste vers la surveillance de son pay

n°200 - dossiers de l'Afghanistan - 09-08 - Début - L’armée américaine, de l’incompétence au Folamour.


n°200 - dossiers de l'Afghanistan - 09-08 - Début - L’armée américaine, de l’incompétence au Folamour.

dossiers de l'Afghanistan    - Début - n°200 du 09-08 M.Lemaire                                                                                 


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Sommaire :                                                                - Début -

Tiré à part : Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Les USA admettent avoir tué quatre femmes et un enfant.

Enfants tués : le père en veut aux Canadiens L'Afghanistan au cœur des débats.

Deux Irakiens, deux Afghans, un Palestinien, ont hisser une longue banderole devant le Village olympique.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 1-1 Tom Feeley, le responsable du site Information Clearing House a été menacé.

2 Brèves

2-1 Le service des forces afghanes va être prolongé de 30 jours. 2-2 Les militaires belges en route pour Kandahar.

3 Dossier & Point de vue 3-1 Point de vue de James Petras : L’Empire US et le Moyen-Orient: Des clients instrumentalisés.

3-2 Point de vue d'Etienne de Durand : "La communauté internationale a commis d'énormes erreurs".

Seconde partie

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Robert Gates serait le fondateur d’AL-Qaeda.

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1  Analyse de Karim Lakjaa : France: Une rénovation de ses relations avec l’OTAN.

5-2 Analyse de Sam's : Big Brother s’installe insidieusement et durablement, avec des moyens auxquels Georges Orwell n’aurait même pas songé de son vivant.

Dernière partie

5-3 Analyse de 'Morice' : L’armée américaine, de l’incompétence au Folamour.

5-4 Analyse de DeDefensa : Que vaut la “guerre contre la terreur” qui a bouleversé le monde ?

5-5 Les USA devraient repenser leur « Guerre contre le Terrorisme »



Tiré à part :

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Les USA admettent avoir tué quatre femmes et un enfant.

Les forces américaines ont admis vendredi avoir tué quatre femmes et un enfant lors d'une opération dans la province de Ghazni, au sud-ouest de Kaboul. Une enquête a été ouverte. Selon un communiqué de l'US Army, les soldats, menacés par "plusieurs activistes armés" alors qu'ils approchaient d'un repaire présumé de combattants étrangers, ont ouvert le feu à l'arme légère, "tuant plusieurs des activistes et par inadvertance(…)  quatre femmes et un enfant qui se trouvaient avec eux". Ats- 09-08  

Enfants tués : le père en veut aux Canadiens Le père des deux enfants afghans qui ont été tués par des militaires canadiens, dimanche dernier, dans la région de Kandahar, affirme que s'il en a l'occasion, il tuera des Canadiens. Rozi Mohammed, qui réside dans la communauté de Chalaghor, a émis cette menace jeudi lors d'une entrevue à la CBC.
S
a fille Mulkia, âgée de 5 ans, et son fils Thor Jan, qui avait 2 ans, ont péri lorsque les troupes canadiennes ont ouvert le feu sur un véhicule-taxi dont ils soupçonnaient les occupants de vouloir attaquer leur convoi militaire.
Les Forces armées canadiennes affirment que le conducteur de la voiture-taxi n'a pas ralenti aux signaux d'avertissement répétés lui demandant de ne pas s'approcher davantage du convoi.
Cependant, Rozi Mohammed maintient que la voiture dans laquelle il prenait place avec ses enfants s'est retirée au passage du second véhicule du convoi canadien et que la décharge est venue du troisième véhicule.
Rozi Mohammed exhorte les autorités canadiennes à cesser de tuer d'innocents civils.
La Presse Canadienne
http://www.cyberpresse.ca/article/20080801/CPMONDE/808010...
  L'Afghanistan au cœur des débats.

Deux Irakiens, deux Afghans, un Palestinien, ont hisser une longue banderole devant le Village olympique. Coup de théâtre à Pékin, profitant des Jeux olympiques: deux Irakiens, deux Afghans, un Palestinien, envoyés spécialement sur place par des organisations "terroristes", viennent de hisser une longue banderole devant le Village olympique.
On pouvait y lire:
fermez les camps de concentration ricains de Guantanamo et d' Abou Grahïb, les centres de "rétention" (sic) dans les pays de l' Euro-dictature, les goulags sionistes en Palestine occupée !
Aussitôt des athlètes de différents pays sont dare-dare rentrés à Washington, Londres, Paris, Bruxelles, Tel-Aviv, rapporter le message dans leur pays où les médias sécurisés de ces pays "démocratiques" la ferment et se font pour la plupart complices des violations des Droits de l'homme, des enlèvements, des tortures et emprisonnements arbitraires, d'agressions militaires de la part des pays capitalistes et impérialistes.
Roger Romain.



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Tom Feeley, le responsable du site Information Clearing House a été menacé. Mike Whitney, 6 août 2008 ​​​Mon ami Tom Feeley est dans de beaux draps. Il dirige le site informationclearinghouse.info qui actualise chaque jour les « nouvelles que vous ne trouverez pas sur les médias traditionnels. » Ce site est fortement anti-guerre.

​​​Tom a eu sa part de menaces de mort au fil des ans, mais ce qui est arrivé cette semaine est beaucoup plus grave.

​​​Il y a deux jours, sa femme a trouvé trois hommes bien habillés dans leur cuisine. L'homme qui a tenu toute la conversation a dit à sa femme (que je ne nommerai pas) que Tom devait « Arrêter ce qu'il fait sur Internet, MAINTENANT ! » Aussi fou que ça puisse paraître, il a ouvert son revers et a montré son arme de manière qu'elle ne puisse l'identifier. Comme je l'ai dit, Tom a fait l'objet de menaces, mais rien de ce genre. Il y a quatre ans, il était dans un parking à Long's Drug Store dans le sud de la Californie , et quand il a essayé d'ouvrir sa porte pour sortir, un homme dans une voiture à côté a ouvert sa porte au même moment, empêchant Tom de descendre. Ensuite, un homme d'une quarantaine d'années est sorti du côté passager du véhicule et s'est approché de Tom en disant : « Vous devez arrêter ce que vous faites sur le web. »

​​​Tom a dit que l'homme était trop gros et que sa chemise était tendue. « C'est quoi ce bordel ? Qui pensez-vous être pour me dire ce que je dois faire ? »

 ​​​L'homme a répondu : « Tom, je vous donne juste de bons conseils. Vous devez les accepter, Tom. » C'est tout ce que je sais à propos de l'incident. Depuis lors, il y a eu parfois des menaces de mort, mais rien de pareil à ce qui s'est passé dimanche. La femme de Tom est dans tous ses états et n'est pas revenue à la maison depuis l'incident. Elle a contacté le FBI, mais ils ont répondu ne rien pouvoir faire. Tom et sa femme se sont séparés récemment après 30 ans de mariage, de cette manière, il publie depuis un lieu différent. L'homme bien habillé a dit à la femme de Tom qu'il savait où vit son fils, quel métier et combien d'enfants il a. 

​​​La nuit dernière, le fils de Tom et un ami se baladaient dans le quartier où vit sa mère pour voir si quelque chose d'étrange se passait. Ils sont tombés sur deux hommes dans une voiture, à un demi-pâté de maisons du domicile de leur mère, qui utilisaient leur ordinateur portable aux alentours de minuit et demi. Quand le fils de Tom et son ami se sont approchés, la voiture est partie à toute allure. Tom, ne sait pas si c'est en relation avec sa situation, mais il est sans aucun doute soupçonneux. J'ai parlé à Tom ce matin et il fait avec, mais il est manifestement bouleversé. Je ne connais pas ses plans, mais je sais qu'il s'est débarrassé de son téléphone portable et (je suppose) qu'il passera autant que possible dans la clandestinité. Il prévoit de continuer la publication. ​​​Je vous dirai ceci à propos de Tom Feeley : ce n'est pas un baratineur. C'est le meilleur, complètement engagée à dévoiler pour la foule ce qui se trame à présent dans notre pays. Il ne comprend pas pourquoi, (comme il dit) « Ils descendent JUSQU'ICI pour trouver quelqu'un qui dirige juste un site Web. » Mais, la vérité est qu'ils le font. Quelqu'un veut qu'il « se taise » et ils ont apparemment la force de le faire taire. Il se sait être en danger. J'entendrai probablement Tom rarement sur ce point. Mais je mettrai à jour les informations que je reçois. Tom, connaît quelques-uns des meilleurs auteurs sur Internet. Nombre d'entre eux parlent régulièrement et avec force de la question des libertés civiles et de la guerre. Tout ce qu'ils peuvent faire pour attirer l'attention sur la situation de Tom améliorera grandement ses chances de passer à travers cette épreuve sans danger. À part cela, je n'ai aucune idée sur ce qui peut être fait pour aider. Original : www.thetruthseeker.co.uk/article.asp?ID=9111
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info



2 Brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Le service des forces afghanes va être prolongé de 30 jours. Le service d'un millier de "marines" américains affectés à l'entraînement des forces de sécurité afghanes va être prolongé de 30 jours, a annoncé lundi un responsable de la défense américaine. Le Pentagone a également décidé d'envoyer quelque 200 hommes en renfort afin de permettre aux soldats de combattre les insurgés tout en poursuivant leur mission de formation, a ajouté ce responsable qui a requis l'anonymat. La prolongation du service des "marines" n'a pas encore été annoncée officiellement. Une décision similaire avait déjà été prise le mois dernier pour une autre unité de "marines" aux prises avec des insurgés dans le sud de l'Afghanistan. L'augmentation de la durée des tours de service intervient dans un contexte de violences croissantes imputées aux groupes insurgés que les Etats-Unis soupçonnent d'être entraînés par le Pakistan.(…) (Reuters) : David Morgan, version française Grégory Blachier 05-08


2-2 Les militaires belges en route pour Kandahar. 08 août Un premier détachement de militaires belges s’envolera ce vendredi à destination de Kandahar pour préparer l’arrivée, dès ce 1er septembre, des quatre F-16 que le gouvernement a décidé d’envoyer pour participer à la force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) dirigée par l’OTAN en Afghanistan. Cette quarantaine de militaires seront issus du « Field Accommodation Unit » de Beauvechain ainsi que du 4e Bataillon de Génie de Amay. Leur mission consistera à préparer les infrastructures nécessaires au déploiement, dès le début du mois prochain, des quatre chasseurs-bombardiers et de la centaine de militaires belges qui les accompagneront pendant une période initiale de 6 mois renouvelables. Plusieurs avions C-130 de la Défense nationale, ainsi que deux avions de transport de gros gabarit Antonov, seront mobilisés pour amener tout le matériel nécessaire, les véhicules ainsi que les tentes climatisées dans lesquelles les militaires belges logeront sur la base de Kandahar, immense base accueillant à l’heure actuelle quelque 150 aéronefs et 14.000 militaires issus de différents pays de la coalition. Déployés dans le cadre d’une mission baptisée « Guardian Falcon », les quatre F-16 belges serviront à des missions de dissuasion, de surveillance des lignes de communication (routes) dans le sud afghan, ainsi qu’en appui aérien aux forces de l’ISAF déployées au sol. A titre exceptionnel, les appareils belges pourront également intervenir au bénéfice des forces américaines participant à la mission « Enduring Freedom » (Liberté Immuable), mais uniquement si celles-ci devaient se trouver en situation de danger de mort face à des insurgés talibans. Pour mener leur mission, les avions belges, qui sortiront toujours par deux, seront exclusivement équipés de bombes à guidage laser d’une puissance de 250 kg d’explosifs. Ces engins de puissance plutôt modeste sont jugés les plus appropriés pour détruire des véhicules, des caches d’armes ou des petits rassemblements de combattants tout en réduisant le risque de dommages collatéraux. Ces bombes seront dirigées soit par un système de guidage embarqué, ou par des soldats de l’ISAF au sol équipés de pointeurs laser servant à désigner une cible. Les pilotes belges observeront les mêmes « règles d’engagement » (les circonstances dans lesquelles les pilotes peuvent faire usage de leur armement) que celles observées par les autres forces participant à l’ISAF. Le gouvernement a toutefois imposé quelques restrictions, appelées « caveats » dans le jargon politico-militaire, pour assurer le plein respect des opérations avec les lois et règles belges. Celles-ci sont toutefois classées « confidentiel » pour des raisons de sécurité. (d’après Belga) http://www.lesoir.be/actualite/belgique/les-militaires-belges-en-2008-08-08-624457.shtml RTL,  5 août


3  Dossiers Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Point de vue de James Petras : L’Empire US et le Moyen-Orient: Des clients instrumentalisés. Étant donné les coûts politiques et économiques élevés de la participation prolongée, à grande échelle et extensive des forces armées aux guerres coloniales, Washington a augmenté sa dépendance par rapport aux régimes clients et aux organisations terroristes, pour lui fournir des forces militaires et de renseignement mercenaires. Le financement massif par les USA des forces "iraquiennes" de sécurité, qui éventuellement devraient remplacer les troupes terrestres étasuniennes comme principaux défenseurs du régime fantoche et des bases militaires étasuniennes, est un exemple. L’entraînement, le conseil et le financement par Washington et d’Israël des Kurdes en Iraq du Nord, en Iran et en Syrie est un autre exemple.
Par l’instrumentalisation des mercenaires locaux, Washington atteint plusieurs buts politiques et de propagande.

  • En premier lieu, cela crée l’illusion que Washington "cède" graduellement le pouvoir au régime fantoche "local".
  • Deuxièmement, cela donne l’impression que le régime fantoche est capable de gouverner.
  • Troisièmement .Washington peut répandre le mythe qu’une armée "stable" et "fiable", basée localement, existe.
  • Quatrièmement la présence de mercenaires locaux crédibilise le mythe que le conflit est une "guerre civile" plutôt qu’une lutte de libération nationale contre une puissance coloniale.
Les régimes clients des USA, au Moyen-Orient et dans la corne de l’Afrique, ont des fonctions spécifiques pour construire l’empire étasunien au Moyen-Orient.
  • L’Afghanistan a à sa tête le "président" fantoche, Hamid Karzai, allié des narco-seigneurs de guerre afghans qui produisent 80% de l’héroïne vendue en Europe et dans le reste du monde.
Les États-Unis ont complètement échoué dans la construction d’une alliance de "partage de pouvoir" au Moyen-Orient, dans le style OTAN - excepté avec la Turquie et Israël - pour plusieurs raisons.
  • La majorité écrasante (80 à 95%) de la population arabe rejette un tel accord qui risque de lui enlever le peu d’autorité qui reste aux régimes clients.
  • Les USA n’offrent rien en "compensation" (quid pro quo) pour le soutien arabe en échange de la défense de la suprématie impériale des États-Unis – même pas une pression sur Israël pour qu’il cède un territoire semi-aride comme celui de la Cisjordanie aux Palestiniens.
  • La structure du pouvoir d’une alliance entre les États-Unis et le Moyen-Orient est si asymétrique – le rapport de forces est tellement en faveur de Washington – qu’il y a peu de base pour des négociations et le partage des coûts et des gains.
  • à cause de l’inégalité du pouvoir, certains gouvernements, comme celui de l’Arabie saoudite, qui a un imposant pouvoir économique, craignent de se faire absorber par les États-Unis.
En conséquence, plutôt qu’une alliance moyen-orientale formelle entre les USA et les Arabes, il y a des accords bilatéraux et des concessions spécifiques, tels que:
  • des bases militaires (Oman, Arabie saoudite et Turquie),
  • des accords relatifs au renseignement et les interrogatoires sous la torture (Syrie, Égypte et Jordanie),
  • des accords de distribution du pétrole (Pays du Golfe et Arabie saoudite).

Ces accords bilatéraux fournissent à Washington une influence significative mais pas le contrôle formel sur la richesse – étant donné que le pétrole est nationalisé – ni ne permettent l’usage de la force militaire pour la promotion de la suprématie régionale des États-Unis et d’Israël. James Petras, 4 avril 2007 James Petras, professeur émérite de sociologie à l’Université de Binghamton, New York, a à son actif 50 ans d’adhésion à la lutte de classe et 61 ouvrages. Conseiller des mouvements de sans terre et de chômeurs au Brésil et en Argentine et co-auteur de Globalization Unmasked (Zed).Dernier ouvrage paru : The Power of Israel in the United States Original : www.informationclearinghouse.info/article17482.htm 
Traduit de l’anglais par Alexandre Moumbaris et révisé par Fausto Giudice, membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft pour tout usage non-commercial : elle est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner sources et auteurs.
URL de cet article : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=2413&lg=fr http://www.tlaxcala.es/pp.asp?lg=fr&reference=2413 L’Empire US et le Moyen-Orient: Le sionisme, les régimes fantoches et les alliés politiques


3-2 Point de vue d'Etienne de Durand : "La communauté internationale a commis d'énormes erreurs".
La France a pris aujourd'hui, pour la deuxième fois, le commandement de la force de l'Otan dans la région de Kaboul (Regional command capital, RCC), en Afghanistan. Sa mission est de transférer, d'ici un an, la responsabilité de la région capitale aux forces de sécurité afghanes. Etienne de Durand, responsable du Centre des études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (Ifri), répond aux questions de L'Express.fr
Le processus d'"afghanisation" est-il une nécessité pour vaincre les taliban?
Si l'Otan veut parvenir à créer un Etat afghan viable, celui-ci doit prendre à un moment donné des responsabilités.
Dans un premier temps, cela entraînera des dysfonctionnements. Rien de plus normal. Il faut bien que cet Etat passe par une phase d'apprentissage. C'est valable pour les individus comme les organisations. Il va de soi que vous ne pouvez pas vous installer dans la durée dans un pays sans la coopération de la population et des élites. Depuis longtemps, les ONG et les agences de développement parlent de local ownership: elles ont de plus en plus tendance à embaucher des personnels locaux, afin d'éviter qu'il y ait trop d'expatriés. D'une manière générale, les gens doivent s'approprier le processus politique de développement ou de ‘démocratisation’ qu'on leur propose. L'afghanisation est donc une idée qui se défend, même si le terme évoque des précédents historiques malheureux, notamment celui de la "vietnamisation", dont l'échec tient autant à la politique américaine qu'au Vietnam lui-même. Quand on regarde des processus de pacification au temps des grandes conquêtes coloniales, il y avait bel et bien, d'une façon ou d'une autre, la cooptation ou le ralliement d'une élite locale ou d'une partie de la population. C'est inévitable.
Est-ce faisable?
Oui, je le pense. Cependant, ce sera un processus long et douloureux. Le pays est très fracturé. La société n'est pas seulement divisée sur le plan ethnique entre Pachtounes, Tadjiks, Hazaras et Ouzbèques, comme on le dépeint trop souvent, mais aussi sur le plan politique, entre pachtounes par exemple. Trente ans de guerre ont également laissé de nombreuses séquelles. L'Etat connaît des difficultés à fonctionner au niveau central comme au niveau local.
Dans le sillage des accords de Bonn, à la fin de 2001, la communauté internationale a ainsi favorisé Etat centralisé, pour éviter la mainmise des seigneurs de guerre ; je ne suis pas sûr que ce choix soit adapté à la réalité afghane. En outre, à tous les niveaux, les personnels ne sont pas bien formés. Ils ne sont pas bien armés pour résister à la corruption. En face, il y a enfin une insurrection organisée, qui a des bases arrières au Pakistan. On ne peut donc la vaincre militairement -sauf à envahir ce pays!- mais seulement la contenir. En définitive, la sortie de la crise revient bien à l'Etat afghan, au sens le plus régalien de ce terme. Il faut que l'Otan concourre à l'émergence d'une armée, d'une police, mais aussi des douanes, d'une justice solide, etc.
Ces corps sont-ils prêts?
La police afghane n'est absolument pas prête. Elle est corrompue et inefficace. A cet égard, la communauté internationale a commis d'énormes erreurs depuis 2002, qu'il s'agisse de la formation ou du recrutement local. Comment voulez-vous qu'ils aillent ensuite arrêter le seigneur de guerre de la région où réside leur famille?
Le pays aurait plutôt besoin d'une gendarmerie ou d'une garde civile lourdement armée pour répliquer aux lance-roquettes RPG ou aux kalachnikovs des taliban, des petits seigneurs de guerre ou des trafiquants de drogue locaux. Il y a là un gros effort à fournir, qui prendra entre 5 et 10 ans. Quant à l'armée nationale afghane (ANA), elle s'est beaucoup améliorée. Certes, il reste des taux de désertion important, mais, la plupart du temps, les soldats repartent simplement dans leur famille et reviennent par la suite. Comme les policiers, ils ne sont pas assez payés. C'est un problème que la communauté internationale doit régler. En réalité, la question de fond n'est pas technique. La difficulté majeure réside dans l'absence d'esprit de corps. Il faut que les soldats adhèrent un minimum à leur Etat et à leur président, mais aussi à leurs régiments. "L'esprit de corps" ne se crée pas du jour au lendemain. Croire que l'on va gagner la guerre en alignant des chiffres importants de soldats formés en quelques mois est une illusion.
Est-ce le bon moment?
La réponse est non. On ne peut pas passer le relais aux Afghans maintenant. Bien sûr, la situation est différente selon les zones. Le nord est plus pacifié que le sud ou l'est, où les combats sont intenses. La région centre de Kaboul est particulière. Elle est verrouillée militairement, et c'est là que les taliban concentrent les attentats. Kaboul est le siège de l'Isaf, la force de l'Otan, et le coeur du pouvoir du président Hamid Karzaï. Elle abrite les services de renseignement, un corps d'armée afghan, etc. Dans les faits, la région est afghanisée depuis un certain temps. Ce serait donc une transition naturelle. De plus, les Occidentaux resteront présents, afin d'épauler le gouvernement. Cependant, je ne voudrais pas qu'avec cet exemple, l'on donne l'impression, en France et en Europe, que l'on va pouvoir prochainement passer la main aux Afghans dans tout le pays. Ce serait un mensonge, car le processus prendra au mieux une dizaine d'années.
Etienne de Durand, responsable du Centre des études de sécurité de l'Institut français des relations internationales L'Express, 6 août 2008

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n°200 - dossiers de l'Afghanistan - 09-08 - Fin - L’armée américaine, de l’incompétence au Folamour.

n°200 - dossiers de l'Afghanistan - 09-08 - Fin - L’armée américaine, de l’incompétence au Folamour.

dossiers de l'Afghanistan - Fin -

n°200 du 09-08 M.Lemaire                                                                                 


Sommaire :                                                               - Fin -

5-3 Analyse de 'Morice' : L’armée américaine, de l’incompétence au Folamour.

5-4 Analyse de DeDefensa : Que vaut la “guerre contre la terreur” qui a bouleversé le monde ?

5-5 Les USA devraient repenser leur « Guerre contre le Terrorisme »


5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-3 Analyse de 'Morice' : L’armée américaine, de l’incompétence au Folamour. Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de auteur mais doit être vu comme information. Extraits Le  lobby militaire dont le but n’est pas de gagner une guerre, mais de vendre le maximum d’appareils et d’armes afin de satisfaire une poignée de milliardaires, dont plusieurs à la tête du pays. Le but n’est plus de gagner les guerres, donc, mais bien de les faire durer le plus longtemps possible. En ponctionnant au maximum les citoyens américains, dont une majeure partie des impôts sert à nourrir ce lobby militaire dont Eisenhower nous avait prévenus de se méfier. Des citoyens leurrés par une propagande et par le manque de diffusion des erreurs journalières de cette armée tombée aux mains des société privées, qui font désormais la loi, celle du plus fort et du plus offrant.
….
Le meilleur exemple de cet imbroglio, ce sont les seuls succès obtenus en Afghanistan, par une méthode fort particulière, celle appliquée par les soldats hollandais et leur état-major. Celle d’aller au-devant de la population, de pactiser et de discuter, et d’entrer en contact souvent avec cette population.
Les soldats hollandais sont les seuls à faire leurs tournées sans nécessairement porter leur casque. Et sont ceux aussi qui ont le ratio le plus faible de pertes en engagement. Le phénomène avait été particulièrement bien décrit dans un remarquable article du New York Times. La méthode marche, ou plutôt marchait. ... Les Hollandais ont démontré la démarche à suivre, et n’ont pas été suivis : en deux ou trois bombardements massifs de la coalition, leurs espoirs ont été vite ruinés. Tout était à refaire. Une seule erreur et c’est le travail d’approche de trois années qui se retrouvait flanqué par terre. Le problème étant qu’il n’y en a pas eu qu’une seule. Les populations commençaient juste à prendre confiance et à rompre l’omerta sur les exactions et les pressions talibanes. Les occupants perdaient progressivement leur statut de troupe d’occupation pour prendre l’uniforme plus respecté de la défense du pays face à l’agression talibane. Raté.
Comparativement, en Irak, le choix de faire venir plus de 7 000 véhicules blindés à coque en V pour résister aux roadsides bombs dévastatrices les a à nouveau enfermés entre des plaques de blindages et des meurtrières étroites : plus aucun contact possible dans ces tanks légers.
Les contacts étant déjà fort restreints en raison de l’écueil de la langue, ils sont désormais réduits à des échanges furtifs. La population voit défiler à toute vitesse des voitures blindées fermées, alors que les généraux qui les envoient parlent de sociologie et de psychologie des populations ! Ce n’est pas le seul paradoxe de ce conflit insoluble désormais. Les Américains, pour paraphraser Odierno, viennent de s’apercevoir que Bagdad n’était pas Houston, que les paysages de Tikrit n’étaient pas ceux du Texas, et que les individus qu’ils croisaient n’étaient pas tous nécessairement des poseurs de bombes. Mais des êtres humains, avec un énorme défaut il est vrai : de ne pas parler la langue de l’oncle Sam, car il est évidemment impossible à un soldat moyen bardé de tatouages irrévérencieux, voire franchement racistes, d’imaginer que c’est à lui d’apprendre les rudiments de la langue du pays. Et ce, à un stade fort avancé de l’organisation de l’armée : c’est ainsi qu’on a appris via des revues spécialisées d’aviation que l’US Air Force a longuement tardé pour mettre à bord de ses Boeing RC-135 River Joint Elint des traducteurs, les Américains interceptant pendant des mois des conversations téléphoniques qui ne pouvaient être utilisées en temps réel, faute de compréhension immédiate. Les talibans, en Afghanistan, avec leurs dialectes pachtounes l’ont bien compris. Ils ne s’embarrassent pas de crypter leurs échanges, persuadés qu’à l’autre bout pas un seul interprète n’existe, pas un seul ne comprend. On en est au stade de l’usage d’un patois pour déstabiliser la plus grande armée du monde ! Les talibans ont tout compris à l’usage du téléphone portable, comme nous avons déjà pu le dire dans ces colonnes. Des téléphones portables à la base du déclenchement des bombes de bords de route, ces engins à moins de 20 dollars pièce capables de volatiliser des jeeps à 650 000 dollars. Toute l’absurdité de cette guerre dans ce second exemple.
Le fiasco est à tous les étages. Yingling est celui qui en parle le mieux, en prime : comme Gentile, c’est un homme de terrain, qui commandait le 1er bataillon de la 21e division d’artillerie en Irak. L’exemple qu’il raconte résume toute l’étendue de la différence entre un système militaire juché sur ses  habitudes et les contraintes nouvelles d’un conflit récent. Un jour, on a demandé à Yingling de garder des prisonniers. Pour cela, il a fait un rapport à sa hiérarchie demandant l’acquisition de matériels spécifiques et de gens formés pour ça, en bon responsable et en homme conscient des limites de son bataillon. Pour toute réponse, on lui a envoyé des véhicules lanceurs de missiles... Selon lui, l’armée armée américaine s’est trompée de guerre en 1990 quand ont été construits ces véhicules inadaptés, et aujourd’hui la hiérarchie, en utilisant ces matériels à contre-usage, détruit tout simplement à petits feux cette même armée.
On a longuement évoqué ici le cas des Humvees inadéquats et pourtant envoyés par dizaines de milliers sur place.
Petraeus, qui, on l’a vu, des collègues l’ont bien décrit ici même, n’est pas une bille, s’est entouré d’une meute de conseillers d’un certain pedigree : James Mattis, le commandant de l’US Joint Forces Command, David Kilucen, un Australien employé au département d’Etat, devenu spécialiste des zones tribales, Peter Mansoor, un colonel lui aussi enseignant l’histoire militaire, et John Nagul, lieutenant colonel en retraite, celui qui a rédigé le manuel qui a valu à Petraeus d’être nommé à son poste actuel, devenu
la Bible actuelle pour l’Irak, "CounterInsurgency Field Material", surnommé dossier FM34 dans la nomenclature de l’armée. Mais aussi Janine Davidson, une spécialiste des opérations spéciales, première pilote femme de C-130, à lire impérativement ici ! Ou encore une anthropologue, Montgomery McFate, auteur d’un rapport fondamental, aidée par d’autres rapporteuses telles que Charlotte Hunter et même une spécialiste des droits de l’homme comme Sarah Sewall (conseillère de Barack Obama !).

 

Ou encore Eric M. Simpson, membre du think thank démocrate "Center for a New American Society", et d’autres spécialistes de l’anti-guérilla : Colin Kahl, Nate Fick, Roger Carstens, Shawn Brimley, etc. Une équipe assez hétéroclite, mais très ouverte, qui n’a pas l’heur des militaires traditionnels, qui ne digèrent pas de recevoir des ordres en provenance de ces conseillers, surtout s’ils sont féminins, et où Nagl est perçu comme celui n’ayant jamais été promu colonel... et pourtant, l’équipe de Petraeus semble bien avoir compris des choses. …. Car le piège est en train de se refermer sur l’armée américaine. Elle a déjà affirmé, par la voix de Robert Gates, confiant (un peu trop !) dans le calme relatif qui s’installe, de se détourner de l’Irak, où un dénommé Moqtada-Al Sadr n’attend que cela pour s’emparer du pouvoir, pour aller relever l’Afghanistan, où les talibans sont en train de regagner la partie, faute d’un nombre de soldats suffisants dans la coalition. Des informations de la CIA indiquent en effet cette semaine que les dirigeants d’Al-Quaïda qui étaient en Irak se sont déjà réfugiés en Afghanistan, suivant l’exemple de ce qu’avait fait leur chef après Tora Bora. Le hic, c’est que l’Afghanistan est un joli piège, tendu par le Pakistan à son propre allié américain. Selon la CIA , en effet, les derniers attentats meurtriers contre l’ambassade indienne sont bien le fait de l’ISI, les services secrets Pakistanais, vexés des accords nucléaires passés entre l’Inde et les Etats-Unis. On le sait, on l’a vu, notamment ici, le rôle de l’ISI n’a jamais été clair, et son soutien à la cause talibane désormais évident, confirmé aujourd’hui par la CIA. Le spectre de Bhutto réapparaît aussitôt, ainsi que celui du double jeu de Musharraf, en guerre contre le terrorisme selon Washington, alors qu’il n’eut de cesse de protéger ses dirigeants. Le peu d’empressement à les traquer, et le fait de s’être parfois fait massacrer par des bombardements américains en faisant semblant de le faire n’ont pas arrangé les choses : si l’Irak, un jour, sort de son bourbier, l’Aghanistan en a un de tout prêt juste à côté, qui ne demande qu’à enliser les soldats qui y mettront les pieds, Français y compris. L’Irak s’enlise, et son voisin est la proie d’une lutte féroce d’influence entre deux vieux ennemis héréditaires, l’Inde et le Pakistan, qui pourraient facilement en venir aux mains par têtes nucléaires interposées. http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=42925
5-4 Analyse de DeDefensa : Que vaut la “guerre contre la terreur” qui a bouleversé le monde ?  …“Intéressante question” car, si l’on comprend bien les arguments et les constats qui sont développés, les guerres en cours sont “vitales” mais elles ne servent à rien (sinon éventuellement à aggraver les situations qu'elles prétendent améliorer). La logique générale qui sous-tend le document de la RAND comme celui de Gates est bien que le facteur militaire doit nécessairement être réduit, éventuellement passer au second plan, éventuellement et plus sûrement encore disparaître, au profit de tout un arsenal de mesures plus “soft”, comme le travail de renseignement, de police, le soutien à des régimes en butte au terrorisme, la lutte contre les conditions économiques et politiques qui favorisent le terrorisme, etc. «[S]uccess in Iraq and Afghanistan is crucial to winning this conflict, but it alone will not bring victory»: à la lumière de la logique générale qu’on a signalée, cette phrase, qu’on se permettra de lire entre les lignes, signifie qu’il faut bien mener les guerre en cours et affirmer leur importance parce qu’elles sont en cours et qu’il n’est pas question de les perdre, – mais en réalité elles ne servent pas à grand’chose, pour ne pas dire: à rien du tout. Ce point ouvre la réflexion et il la fermera en quelque sorte. Voici donc la réinvention de la roue grâce au fil à couper le beurre. Ce que nous expose le “Progress Report” revient à redécouvrir le “b-a ba” de la lutte anti-terroriste, tel qu’il s’impose depuis l’origine des temps où exista le terrorisme, tel qu’il tombe sous le sens et relève de l’évidence. C’est une bonne chose, pourrait-on dire, mais c’est une chose bien singulière que, sept ans après 9/11, on en soit encore à redécouvrir gravement et à l’aide d’études sophistiquées une position qui était la position évidente à tenir avant 9/11 pour ce qui concerne le terrorisme. Nihil nove sub soli par conséquent, et “plus ça change plus c’est la même chose”. Par conséquent, on ne sera pas étonné de poursuivre en observant que cette mise en lumière d’une évidence est loin d’éclaircir les choses. La situation à Washington est d’une confusion extrême à cet égard puisque chacun joue depuis sept ans avec des dès pipés, en projetant sur la situation internationale les manœuvres, manigances, tromperies et querelles d’intérêt internes au système. Les Européens, systématiquement “suivistes” des USA par vassalisation systématique, – que de systématisme, grand Dieu, – ne cessent de répéter ce que la RAND et Gates découvrent aujourd’hui et suivent effectivement les Américains dans leurs aventures faussaires et catastrophiques dont ils reconnaissent en a parte l’inanité. (Certes, tout le monde continue à proclamer que la guerre en Afghanistan est “vitale” pour la défense de la civilisation sans pour autant expliquer de quelle façon. C'est par exemple l'esprit de l'engagement français récemment renforcé.) En effet, après ces éclaircissements sur le fil à couper le beurre, la situation du terrorisme qui devrait être définie selon l’évidence retrouvée de la lutte classique contre ce phénomène est en réalité complètement paralysée par les guerres en cours, particulièrement l’Afghanistan (nous laissons désormais de côté la guerre en Irak qui évolue comme l’on sait, pour la facilité du propos, – mais tout cela relève de la même logique, ou du même illogisme). Ces guerres ont été déclenchées au nom de la lutte contre le terrorisme et l’on admet aujourd’hui qu’on ne lutte pas contre le terrorisme de cette façon, qu’on ne fait en général qu’accentuer le terrorisme en agissant de cette façon. Tout le monde s’accorde donc plus ou moins désormais pour reconnaître in fine que la guerre en Afghanistan est la pire formule possible pour la lutte contre le terrorisme et tout le monde est plus que jamais lié à la guerre en cours en Afghanistan. • Les opposants aux thèses de Gates sur le terrorisme le sont essentiellement parce que ces thèses s’accompagnent de l’affirmation qu’il faut gagner en Afghanistan, alors que la guerre en Afghanistan (et ailleurs) mobilise un volume impressionnant de moyens et paralyse la réflexion stratégique sur des types de guerre plus conventionnelles. C’est le cas, notamment, au sein du Pentagone, de l’USAF, accusée par Gates de ne pas donner assez de moyens pour la guerre en Afghanistan ; l’USAF qui réplique qu’elle donne ce qu’elle peut, mais que ce qui importe est qu’elle soit prête en cas de vraie grande guerre conventionnelle. Le “terrorisme”, faux-enjeu de la “guerre en Afghanistan”, n’est utilisé que pour alimenter une guerre bureaucratique. Le vrai “enjeu” s'exprime donc par le renforcement de la guerre inutile en Afghanistan. • Les candidats à la présidence US se mobilisent aujourd’hui, non pas autour de l’évidence retrouvée de la lutte contre le terrorisme mais autour de la nécessité de la victoire en Afghanistan. Ils sont prêts à augmenter l’effort de guerre, lequel implique un engrenage type “escalade” qui nous enchaîne encore plus dans ce conflit jugé comme inutile. Ils désignent cela, avec emphase, comme une “lutte contre le terrorisme”. (Par ailleurs, comme on a vu, Obama appelle, comme à une initiative nouvelle et remarquable, à une solidarité et une coopération transatlantiques dans la forme de lutte anti-terroriste que réclame Gates, alors que cette solidarité et cette coopération existent déjà depuis plusieurs années et fonctionnent très bien.) • L’OTAN s’est toute entière engagée en Afghanistan, dans une guerre qu’elle fait très mal et qui ne cesse de secouer ses structures et mettre en cause sa solidarité. Pour l’OTAN, cette “guerre-qui-ne-sert-à-rien” a en vérité une utilité essentielle: si elle n’est pas gagnée, elle aura prouvé l’inutilité de l’OTAN et peut-être compromis son destin de façon décisive ; si elle est gagnée, l’OTAN pourra proclamer qu’elle sert à quelque chose, – gagner les “guerres-qui-ne-servent-à-rien”. De toutes les façons, on sait que l'OTAN ne peut pas gagner et que “failure is not an option”. Bon vent. • Les Européens, qui savent depuis longtemps qu’on ne lutte pas contre le terrorisme en faisant la guerre en Afghanistan, n’envisagent pourtant leur stratégie centrale aujourd’hui qu’en fonction de leur engagement en Afghanistan. Leur stratégie peut se résumer à ces deux questions: Comment s’engager en Afghanistan sans trop s’aliéner l’opinion publique? Comment ne pas trop s’engager en Afghanistan sans trop s’aliéner les USA? Le résultat est un engagement contraint, suffisant pour les enchaîner au conflit, insuffisant pour espérer triompher. Courage, on les aura. Tout se concentre donc aujourd’hui, au cœur de la stratégie occidentale, autour d’un conflit qu’il est “vital” de gagner sans que personne ne soit évidemment capable de dire à quoi il sert, alors que tout le monde laisse entendre qu'il est évident qu’il ne sert à rien. Les seuls qui ont une réponse à la question de l’utilité du conflit, ce sont les talibans et, éventuellement, les divers terrorismes renforcés par cette guerre. Eux, au moins, savent que cette guerre a pour but d’affaiblir les Occidentaux, notamment en mettant en évidence l’absence de tout fondement de leur stratégie. (Pour info, il y a aussi les stratèges très sophistiqués, qui savent à quoi sert la guerre en Afghanistan. Comme le révèle Gérard Chaliand, pour maintenir des forces à l’Est de l’Iran et au cœur de la région stratégique de l’ensemble. Le fait d’y être et d’y subir ce qu’on y subit jusqu'à plus soif est le cœur de cette subtile stratégie. Lorsqu’on s’interrogeait sur la présence US au Vietnam dans les années 1960, les stratèges très sophistiqués vous répondaient que le fait de maintenir 500.000 G.I.’s au sud de la Chine était une stratégie en soi. On connaît la suite.) Le document RAND et Gates, tout fondés qu’ils soient, ne dissiperont pas les contradictions étonnantes qui affectent la “stratégie” occidentale, essentiellement à cause du legs de Bush qui a été d’engager des conflits militaires dont on ne voit pas le terme parce qu’ils s’auto-alimentent dans leur inutilité, qu'ils produisent donc l’effet inverse à celui qu’on cherche prétendument. Ces documents vont être accueillis comme la preuve que, plus que jamais, le terrorisme est l’ennemi fondamental, que, plus que jamais, importe la lutte contre le terrorisme; à partir de là, chacun présentant cette “lutte contre le terrorisme” sous des jours non seulement radicalement différents, mais radicalement contradictoires; chacune des interprétations étant liée à l’autre par des exigences de statut, d’apparence de puissance, etc. Le résultat final est qu’il importe de poursuivre plus que jamais la “guerre contre la Terreur ” version-Afghanistan en n’ignorant rien de son inefficacité ni de son absurdité. Mais nous savons, après tout, que l’art de “la guerre-qui-ne-sert-à-rien” est sa vertu même: mettre en évidence le nihilisme systémique de la stratégie occidentale. C'est fait. Décidément, ce constat est inévitable: la présidence GW Bush a fiché au cœur de l’ensemble occidental des mécanismes implacables qui entraînent des enchaînements à des conflits et à des stratégies absurdes. Ce legs destiné à durer fonctionne comme une sorte de diabolus ex machina mettant à jour toutes nos contradictions. GW, messager zélé d’une Histoire dont il ignore tout mais qu'il sert à mesure, est décidément impayable et nous le regretterons. http://dedefensa.org/article.php?art_id=5319

5-5 Les USA devraient repenser leur « Guerre contre le Terrorisme » Selon un rapport de la Rand Corporation La Rand Corporation vient de publier une étude qui analyse le « terrorisme » et conseille à Washington de ne plus parler de « guerre contre le terrorisme », mais de « contre terrorisme ». Introduction Note éditoriale
La Rand dans son rapport intitulé « How Terrorist Groups End : Lessons for Countering al Qaeda « utilise le mot « terrorisme » de matière très extensive incluant notamment tout ce qui est activité de résistance, d'opposition politique. Dans ce contexte notre traduction utilisera les « guillemets » pour ce mot « terrorisme » sauf pour al Qaeda.
Brève présentation (traduction du site de la RAND )
Comment les groupes terroristes finissent. Leçons pour contrer al Qaeda- De G.Jones, Martin C. Libicki

Tous les groupes « terroristes » ont finalement une fin. Mais comment finissent-ils ? Depuis 1968, les preuves indiquent que l a plupart des groupes ont cessé leurs activités parce que (1) ils ont rejoint le processus politique (43%), ou (2) la police locale et les agences de renseignements ont arrêté des dirigeants ou les ont tués (40%). La force militaire a rarement été la principale raison à l'origine de la fin des groupes « terroristes «, et peu de groupes dans ce cadre temporel ont obtenu la victoire. Ceci a des implications significatives pour affronter al Qaeda, et suggère de repenser fondamentalement la stratégie contre terroriste des US post 11 sept : les décideurs politiques doivent saisir là où ils doivent faire des efforts en priorité avec des ressources et une assistance limitées. Les auteurs rapportent que l'élimination des groupes « terroristes »religieux prend plus de temps que celle d'autres groupes, qui atteignent rarement leurs objectifs. Les groupes les plus étendus atteignent plus souvent leurs objectifs et durent plus longtemps que les groupes les plus petits. Finalement, les groupes dans les pays ayant des revenus élevés sont plus généralement des groupes gauchistes ou nationalistes et moins enclin à être motivés par la religion. Le rapport conclut que mener des actions de police et des services secrets plutôt que d'utiliser la force militaire, devraient former la colonne vertébrale des efforts US contre al Qaeda. Et les décideurs politiques US devraient arrêter d'utiliser la phrase « guerre contre le terrorisme » car la solution pour vaincre al Qaeda n'est pas sur un champ de bataille.
Les US devraient repenser la stratégie de « guerre contre le terrorisme » pour confronter le renouveau d'al Qaeda - Communiqué de la RAND publié le 29 juillet 2008 Al Qaeda a été impliqué dans plus d'attaques terroristes depuis le 11 septembre qu'il ne l'avait été dans son histoire antérieurement à cette date, et depuis, les attaques du groupe se sont étendues de manière exponentielle avec des cibles en Europe, en Asie, au Moyen Orient et en Afrique, selon des chercheurs.
En étudiant comment les groupes « terroristes » ont cessé leurs activités, l'étude de
la RAND a trouvé que la fin de la plupart des groupes terroristes est due au fait que soit ils se joignent au processus politique, soit la police locale et les services secrets arrêtent ou tuent leurs membres dirigeants. La police et les services secrets, plutôt que la force militaire, devraient être les principaux instruments contre al Qaeda dans la majeure partie du monde, et les Etats Unies devraient abandonner l'utilisation de la phrase « guerre contre le terrorisme » ont conclu les chercheurs.
« Les Etats Unies ne peuvent pas mener une campagne efficace de contre terrorisme à long terme sans comprendre comment se passe la fin des groupes « terroristes » a dit le principal auteur de l'étude, Seth Jones, qui est également chercheur en science politique à
la RAND , une organisation de recherche à but non lucratif. « Dans la plupart des cas, la force militaire n'est pas le meilleur instrument. »
L'étude analyse 648 groupes « terroristes » qui ont existé entre 1968 et 2006, à partir d'une banque de données sur le « terrorisme » gérée par
la RAND , et le Memorial Institute for the Prevention of Terrorism ». La fin la plus commune aux groupes « terroristes » - 40% - est due à l'arrestation ou à l'assassinat par la police et les services secrets des principaux dirigeants de ces groupes. Les actions de police sont plus particulièrement efficaces pour s'occuper des « terroristes » parce que la police maintient une présence permanente dans les villes ce que lui permet de collecter efficacement des informations, a dit Jones.
La force militaire n'a été efficace que dans 7% des cas examinés ; dans la plupart des cas la force militaire est trop abrupte pour réussir contre des groupes « terroristes » bien qu'elle peut être utile pour étouffer les insurrections dans lesquelles les groupes « terroristes » ont un pouvoir étendu, sont bien armés et bien organisés, selon les chercheurs. Dans un certain nombre de cas, la fin des groupes est due au fait qu'ils se scindent, avec des membres qui se joignent à d'autres groupes ou forment de nouvelles factions. Les groupes « terroristes » finissent victorieux que dans 10% des cas étudiés.
Jones dit que l'étude à des implications cruciales pour la stratégie US face à al Qaeda et d'autres groupes « terroristes ». Comme le but d'al Qaeda est d'établir un califat pan islamique, une solution politique ou un accord négocié avec des gouvernements au Moyen Orient est peu probable. L'organisation terroriste s'est également faite de nombreux ennemis, et ne bénéficie pas d'un soutien de masse dont peuvent bénéficier d'autres organisations comme le Hezbollah au Liban, principalement parce que al Qaeda ne s'est pas engagé dans le financement de services sociaux, de cliniques médicales ou d'hôpitaux.
L'étude recommande que les Etats Unis adoptent une stratégie sur deux fronts : s'appuyer sur la police et les services de renseignements pour éliminer les dirigeants « terroristes » en Europe, en Amérique du Nord, en Asie et au Moyen Orient, et avoir recours à la force militaire, pas nécessairement celle des US, si confrontés à des insurrections.
Les Etats Unis devraient éviter d'utiliser le terme « guerre contre le terrorisme» et le remplacer par le terme « contre terrorisme ». Presque tous les alliés des US, notamment l'Australie et
la Grande Bretagne ont arrêté d'utiliser « guerre contre le terrorisme » et Jones a dit que c'est plus qu'un simple problème de sémantique.
« Le terme que nous utilisons pour décrire notre stratégie à l'égard des « terroristes » est important car de ce terme dépendent les forces utilisées » a dit Jones.« Les « terroristes » devraient être perçus et décrits comme des criminels et non pas comme de saints guerriers, et notre analyse suggère qu'il n'y a pas de solution sur un champ de bataille contre le « terrorisme ».
Parmi d'autres conclusions, l'étude note :
Les groupes religieux terroristes sont plus longs à éliminer que d'autres groupes. Depuis 1968, environ 62 % de tous les groupes « terroristes » ont cessé leurs activités, tandis que seulement 32 % des groupes « terroristes » religieux l'ont fait.
Depuis 1968, aucun groupe « terroriste » religieux n'a été victorieux.
La taille est un élément important pour prédire le sort du groupe. De grands groupes comprenant plus de 10 000 membres ont été victorieux dans plus de 25% des cas, tandis que la victoire est rare quand les groupes comprennent moins de 1 000 membres.
Il n'existe pas de corrélation statistique entre la durée d'un groupe « terroriste » et la motivation idéologique, les conditions économiques, le type de régime ou l'étendue des objectifs « terroristes ».
Les groupes « terroristes » qui participent à une insurrection ne cessent pas facilement leurs activités. Dans prés de 50% des cas cela se termine par un accord négocié avec le gouvernement, dans 25% des cas ils sont victorieux et dans 19% des groupes militaires les ont vaincus.
Les groupes « terroristes » des pays à haut revenus ont plus de probabilité d'être gauchistes ou nationalistes, et beaucoup moins motivé par la religion.
« Les Etats Unis ont les outils nécessaires pour vaincre al Qaeda, ils ont simplement besoin de changer de stratégie et de garder à l'esprit que les groupes « terroristes » ne sont pas éradiqués en une nuit » a dit Jones.
Cette étude, Copyright RAND, peut être lue en pdf sur le site de
la RAND
Le
rapport a été préparé par le RAND National Defense Research Institute, un centre d'étude et de développement financé au niveau fédéral, qui fait des recherches pour le bureau du secrétaire de la défense, l'état major conjoint, les commandements unifiés, et d'autres agences de la défense.
La RAND Corporation se définit elle-même comme une organisation de recherche à but non lucratif qui fournit des analyses objectives et des solutions efficaces pour les défis auxquels sont confrontés les secteurs publics et privés dans le monde entier.
Pour l'utilisation de ce rapport voir sur le site de la RAND.
Original ; http://www.rand.org/pubs/monographs/MG741/
Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org
http://www.planetenonviolence.org/Les-US-Devraient-Repenser-la-Guerre-Contre-le-Terrorisme-Selon-un-rapport-de-la-Rand-Corporation_a1642.html?PHPSESSID=f963f9d6d1505dee5dc51063ff8e2cff

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémonique de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Les médias occidentaux dans leur large majorité accepte les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. . Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre! Sa diffusion est un acte de résistance.

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09/08/2008

n°199- journal de l'Afghanistan- 31/07-08-08 -Début - Pentagone : la guerre du président Bush est hors sujet.

n°199- journal de l'Afghanistan- 31/07-08-08 -Début - Pentagone : la guerre du président Bush est hors sujet.


journal de l'Afghanistan -Début -

 n° 199 - du 31-07 au 08-08

Par M.Lemaire                                                                                 



Sommaire.                                           -Début -

Tiré à part : Manifestation anti-Bush aux Etats-Unis Bush sous les huées de milliers de manifestants en Corée du Sud

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

l'Afghanistan au cœur des débats.

1 La résistance contre l'agresseur

Résistance : Analyse & déclaration

2-1 Sur le terrain

2 Occupation de l'Afghanistan 

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire  - Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 
Seconde Partie
6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
7 Brèves
7-1 Pentagone : la guerre du président Bush est hors sujet.  
7-2 Ottawa louera des hélicos ...
7-3   3 espions US liquidés au Warizistan.
7-4 Les Américains revoient leur plan.
7-5 Guantanamo : 
Les Brèves 1 Nombre de prisonniers de Guantanamo ne seront jamais libérés.   8 Dossiers
8-1 Point de vue de Giles Boti : Afghanistan : les crimes de l'impérialisme.
8-2 Point de vue de Sam's : Big Brother s’installe insidieusement et durablement, avec des moyens auxquels Georges Orwell n’aurait même pas songé de son vivant.
8-3 Point de vue de Webster Tarpley : Gates fondateur d’AL-Qaeda.
8-4 Point de vue de Souleiman : Halte au massacre perpétré à l'encontre de la population Afghane.
9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage
9-1 Karim Lakjaa : La France renforce son dispositif en Afghanistan sur fond de dégradation de la situation militaire.


L'Afghanistan en chiffre du 31-07 au 08/08 
tués blessés
Usboys / Autres boys 3  19
Policiers, armée et collaborateurs 6  2
Peuple Afghan 10  6 + x

Tiré à part : Manifestation anti-Bush aux Etats-Unis Ils étaient des millions de personnes, ceux qui ont battu le pavé hier samedi à travers les Etats-Unis en signe de protestation contre les politiques de la Maison Blanche au Moyen-Orient. Les manifestants, mobilisés par 45 groupes et organisations pacifistes, ont réclamé le retrait des forces d'occupation d'Irak et d'Afghanistan. Les protestataires ont également scandé des slogans tels que "Stop à la guerre", exigeant le retour de leurs enfants à la maison. 03 Août http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=11948&Itemid=9 

Bush sous les huées de milliers de manifestants en Corée du Sud Bush s’est rendu dans la capitale sud-coréenne sur fond de manifestations de rues et de protestations. D’après l’agence EFE,  ses déclarations de soutien au président sud-coréen ont été accompagnées d’un message l’invitant à envoyer des troupes en Afghanistan. Dans les rues de Séoul, la police a réprimé à coup de lances à eau et de gaz lacrymogènes des milliers de personnes qui manifestaient contre la politique guerrière des Etats-Unis, leur présence dans la région et les accords économiques conclus entre la Corée du Sud et ce pays, qualifiés de désavantageux et de préjudiciables à la souveraineté.
http://www.granma.cu/frances/2008/agosto/juev7/miles-f.html


Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

25-07 Province de Ghazni Deux civils ont péri dans le raid aérien, a annoncé le chef du district d’Ajristan, rad Mohammad Waziri.

25-07 Province de Kandahâr Des soldats de l’Otan ont ouvert le feu sur un véhicule civils leur semblant suspect, tuant deux enfants et blessant un homme, a annoncé lundi l’Otan dans un communiqué. L’incident s’est produit dimanche.

Province du Nouristan Lundi, une roquette tirée depuis un lieu inconnu a frappé une zone résidentielle, tuant trois civils, a annoncé le gouverneur de la province. Avec Reuters, Xinhua et Pajhwo  http://www.bassirat.net/Point-sur-la-situation-securitair... 



1 La résistance contre l'agresseur - Analyse & déclaration Résistance

01-08 L'intensité des attaques de la résistance a atteint, au cours des six premiers mois de l'année, des niveaux inégalés depuis l'invasion de 2001. L'ACBAR estime que le nombre d'attaques a bondi de plus de 50 % lors des six premiers mois de 2008 par rapport à pareille date, l'an dernier, passant de 1362 «attaques» à 2056. Et pendant ce temps, l'escalade militaire se poursuit en Afghanistan, les états-majors occidentaux peinant à contenir une résistance qui gagne de plus en plus de terrain et qui, désormais, menace même de se répandre dans les provinces naguère pratiquement pacifiées, dans le nord et l'ouest du pays. On estime que depuis le début de l'année, plus de 10 000 soldats supplémentaires sont venus grossir des contingents de l'OTAN et des États-Unis et qu'un nombre équivalent a été intégré à l'armée afghane. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2008/08/01/003-afghan-ong-violence.shtml 01-08 D'après un récent rapport de l'armée américaine, les attaques ont augmenté de 40% dans l'est de l'Afghanistan. Cette escalade serait liée à la signature par le Pakistan de cessez-le-feu avec des groupes pakistanais établis dans les zones tribales qui ont indiqué qu'ils poursuivraient le djihad (guerre sainte) en Afghanistan. AFP


France. Mutation de l'appareil militaire français: Adaptation aux besoins d'une guerre permanente mondialisée : La France vit une véritable révolution de ses affaires militaires, comme le prouvent la publication en juin 2008 du livre blanc de la défense, le reformatage de son appareil militaire, le niveau important de ses opérations extérieures, la nomination d'un nouveau chef d'Etat major de l'armée de terre spécialiste des opérations extérieures et l'ouverture d'une nouvelle base dans les Emirats Arabes Unis.
L'actuel président de
la République en a décidé ainsi, même si ces mesures sont mal vécues par une partie de son électorat (militaires et personnels, élus locaux des collectivités locales et populations dépendantes économiquement de la présence militaire).
Cette restructuration traduit la volonté présidentielle de maintenir
la France parmi les grandes nations militairement présentes aux cotés des Etats-Unis, dans la guerre mondialisée dont le symbole majeur est représentée par le 11 septembre 2001
 Karim Lakjaa :

2 Les forces en présence Troupes d'occupation

06-08 On compte quelque 53.000 soldats de 27 pays servant en Afghanistan. Au total, il y a 32.000 soldats américains dont 14.000 servent au sein des troupes de l'OTAN et 18.000 qui assurent la formation des forces afghanes et sont chargés des opérations contre la résistance. AP


Troupes Afghane 05-08 Le service d'un millier de "marines" affectés à l'entraînement des forces afghanes va être prolongé de 30 jours, a annoncé lundi un responsable de la défense. Le Pentagone a également décidé d'envoyer quelque 200 hommes en renfort afin de permettre aux soldats de combattre les insurgés tout en poursuivant leur mission de formation, a ajouté ce responsable qui a requis l'anonymat. Reuters

3) Politique a) Les collaborateurs afghans

 01-08 Selon l'ACBAR,( une fédération d'organisations non gouvernementales)  la population afghane est particulièrement exposée à une crise humanitaire accélérée par la sécheresse qui frappe actuellement le pays et la hausse mondiale des prix des denrées alimentaires. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2008/0...


L'Afghanistan a sa première association d'avocats de la défense

L'Afghanistan s'est doté la semaine dernière de son tout premier Barreau, une association représentant les avocats de la défense. Rarement pris au sérieux par les juges, les procureurs, la police et les gardiens de prison, qui ne comprennent pas toujours leur rôle, les avocats de la défense sont souvent expulsés des tribunaux. La pénurie d'avocats de la défense signifie également que la majorité des accusés ne sont même pas représentés devant les tribunaux, en dépit du fait qu'il s'agit d'un droit fondamental en vertu de la constitution afghane adoptée en janvier 2004.  Jusqu'à présent, les avocats de la défense devaient s'inscrire auprès du ministère afghan de la Justice pour pouvoir pratiquer. Comme de nombreux Afghans se méfient de leur gouvernement, qu'ils perçoivent souvent comme corrompu, la création d'une instance professionnelle indépendante était nécessaire, selon Alex Wilks, spécialiste auprès de l'International Bar Association, qui a contribué à mettre sur pied l'association juridique en collaboration avec le gouvernement afghan et d'autres organisations. Selon M. Wilks, les avocats afghans pourront maintenant être véritablement indépendants du gouvernement. Il a dit espérer que cela accroisse la confiance du public envers le travail des avocats. Pour les défenseurs des droits de la personne, la création d'un Barreau afghan peut faire espérer un meilleur accès à la justice pour les 10 000 détenus des prisons afghanes, qui ont souvent été incarcérés dans des circonstances douteuses. 01-08 cf.rss.news.yahoo.com/s/capress/080803/monde/afghanistan_barreau - 29k –


Extension des guerres ?-  Inde

L'Inde promet 450 millions de dollars d'aide à l'Afghanistan pour des projets de lutte contre les résistants.Le Premier ministre indien Manmohan Singh annonce que son gouvernement va prochainement verser 450 millions de dollars d'aide supplémentaire aux autorités afghanes, et ce pour financer des projets de lutte contre les résistants

Singh : "Nous nous sommes entendus sur le fait que nous ne laisseront pas le ‘terrorisme’ se dresser sur notre chemin, et que nous le combattrons ensemble les résistants, avec toute notre détermination", pour cela "Nous allons allouer une aide supplémentaire de 450 millions de dollars (...) afin de satisfaire aux exigences de nos projets en cours et à venir", Reuters 05-08


Les alliés :  5 Nations Unies

01-08 Les Nations unies ont déploré l'augmentation du nombre d'attaques contre les convois humanitaires qui parcourent le pays. Un porte-parole de l'ONU a précisé qu'au moins 12 convois des Nations unies ont été attaqués depuis le début de l'année, http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2008/0...



4 Lutte pour la libération du territoire Pertes déclarée des occupants. US & Isaf

Non noté dans le journal précédent.

25-07 Province de Helmand : Un soldat danois a été tué et trois autres blessés vendredi par l’explosion d’une mine ou d’un engin explosif improvisé au passage de leur véhicule blindé, a annoncé le ministère danois de la Défense. L ’équipage du blindé avait été appelé pour porter assistance à des soldats afghans encadrés par des militaires américains et britanniques pris sous les tirs des résistants.

25-07 Province de Helmand : Un conducteur de chien britannique et son chien spécialisé dans la détection d’explosifs ont été tués jeudi, a annoncé vendredi le ministère britannique de la Défense. Six autres soldats ont été blessés. Leur patrouille a été prise sous le feu des résistants La mort du soldat porte officielement à 112 le nombre de Britanniques tués en Afghanistan depuis la fin 2001.


01-08 Cinq membres du contingent de la Force internationale  (Isaf), placée sous le commandement de l'Otan, ont péri victimes de deux engins explosifs en Afghanistan, annonce un porte-parole de la coalition internationale. La première explosion, qui a tué quatre soldats de l'Isaf et un collaborateur civil afghan, s'est produite dans la province de Kunar, où la majorité des soldats de l'Alliance sont américains. Les résistants ont revendiqué cette action et ont dit avoir utilisé un engin explosif déclenchable à distance. La seconde déflagration est survenue dans la province orientale de Khost, tuant un cinquième militaire de l'Otan, où là aussi la plupart des soldats font partie de l'US Army. Reuters AFP & http://www.bassirat.net/

 03-08 Un membre de la coalition menée par les Etats-Unis en Afghanistan a été tué dimanche dans la banlieue de Kaboul par l'explosion d'une bombe placée en bordure d'une route au passage du convoi dans lequel il se trouvait, a annoncé un responsable de la coalition. Un témoin a précisé qu'un hélicoptère dépêché sur place avait évacué trois soldats étrangers, membres de l'équipage d'un véhicule touché par l'explosion. L'attaque s'est produite dans le village d'Hussein Kheil, près de la capitale afghane, alors que le convoi se rendait vers un centre d'entraînement de la police. Selon un responsable de la police locale, Bariyalay Khan, les hommes qui se trouvaient dans la convoi étaient des Américains. AP- Reuters

04-08 Lundi soir, un engin a explosé au passage d’un convoi de la coalition internationale, blessant quatre soldats étrangers, a annoncé mardi la coalition dans un communiqué. L’attaque s’est produite dans la province de Farah. http://www.bassirat.net/

07-08 Six soldats canadiens ont subi des blessures lors d'un accrochage, jeudi, dans le district de Zhari, à l'ouest de la ville de Kandahar. L'incident s'est produit quand le véhicule des militaires a frappé une mine artisanale et qu'ils ont dû en descendre. Ils ont rapidement été attaqués par la suite. Les soldats ont été évacués par hélicoptère vers l'aéroport de Kandahar Les combats pouvaient être entendus depuis le nouveau Joint District Co-ordination Centre, où des invités de marque comme le brigadier-général Dennis Thomson et la diplomate canadienne Elissa Goldberg participaient à un événement. La Presse Canadienne



Détails Kaboul

La région de Kaboul sous commandement français La France a pris mardi, et pour un an, le commandement tournant de la force de l'Otan dans la région de Kaboul, qui était jusque là assuré par l’Italie. C’est une des conséquences de l’engagement accru de la France en Afghanistan, annoncé par Sarkozy lors du sommet de l'Otan à Bucarest début avril. 5.000 soldats internationaux dont 1.800 Français sont déployés dans cette zone qui doit passer sous la responsabilité des forces de sécurité afghanes d’ici un an. "Notre mission, c'est de transférer d'ici un an la responsabilité de la Région capitale aux forces de sécurité afghanes", a expliqué le général français Michel Stollsteiner. Ce transfert se fera en plusieurs étapes, en commençant par le centre de Kaboul dès cet été, puis en l'élargissant progressivement à l'ensemble de la région, les forces internationales se plaçant progressivement en retrait, en "deuxième rideau". 05-08 http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&task=view&id=256&Itemid=41


Province de Ghanzi (centre de l’Afghanistan) 05-08 Lundi, un convoi de l’armée afghane a été attaqué,  a annoncé le ministère de la Défense dans un communiqué qui ajoute qu’un soldat a été tué lors de cette attaque. http://www.bassirat.net/+Afghanistan-un-soldat-afghan-tue-dans-une-embuscade
Province de Kandahar (sud)  01-08 Cinq policiers afghans ont été tués et deux blessés jeudi soir dans l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule dans la province de Kandahar, a déclaré à l'AFP le chef adjoint de la police du district, Bismillah Khan. AFP 05-08 Abdoullah Khân, numéro deux de la police du district de Panjwayi, dans la province méridionale de Kandahâr, a annoncé mardi la mort de cinq résistants dans l’attaque d’un véhicule de police en patrouille.(qui oublie de parler de ces pertes) http://www.bassirat.net/+Afghanistan-cinq-rebelles-tues-d... 07-08 Les soldats canadiens et afghans ont lancé à une opération dans le district de Maywand. Un porte-parole militaire a indiqué que cette opération est nécessaire pour ouvrir la voie aux opérations de reconstruction et de développement (...) dans cette région située à l'ouest de Kandahar. La Presse Canadienne
Province de Kunar (est de l'Afghanistan) 01-08 La province de Kunar se situe à la frontière avec les zones tribales du Pakistan, où les résistants ont reconstitué leurs forces. La plupart des soldats qui y sont déployés sont Etats-uniens. AFP
Province de Nimroz (ouest), 01-08 "Un adolescent agé de 14 ans, s'est fait exploser devant le domicile d'un responsable des services de renseignements au moment où la police ouvrait le feu sur lui a Zarandj, chef-lieu de la province de Nimrouz, au sud-ouest de l’Afghanistan", a expliqué à l'AFP le gouverneur de Nimroz, Gulam Dastgir Azad. "Deux enfants et un homme ont péri dans l'explosion et cinq personnes ont été blessées", a-t-il ajouté. AFP / 01 août  
Province d'Oruzgan (sud de l'Afghanistan) 06-08 Des centaines de soldats français ont été déployés dans une région clé et particulièrement dangereuse pour les coalisés  du sud de l'Afghanistan où ils seront, dans le cadre de l'ISAF (Force internationale), chargés d'entraîner et d'encadrer les forces de sécurité afghanes a annoncé l'OTAN, jeudi. Les soldats à bord de 94 véhicules ont effectué le voyage entre Kandahar et la province d'Uruzgan dans l'un des plus importants convois militaire depuis des années dans le sud de l'Afghanistan, a précisé l'Alliance dans un communiqué. L'OTAN n'a pas donné le nombre exact de soldats déployés et l'Alliance ne précise pas non plus s'il s'agit de soldats déjà présents dans d'autres régions en Afghanistan ou s'ils viennent d'arriver dans le pays. AP
Enlèvement

 02-08 Mohammed Ghias Haqmal, chef du district de Marawara, dans la province orientale du Kounar, a été enlevé par des hommes armés à son domicile, ont annoncé un représentant des forces étrangères déployées dans cette région et un porte-parole des talibans. http://www.bassirat.net/

02-08Deux expatriés français de l'organisation humanitaire Action contre la Faim (ACF) qui avaient été enlevés à la mi-juillet dans le centre de l'Afghanistan ont été libérés samedi et sont "apparemment en bonne santé", a annoncé l'ONG dans un communiqué. Un porte-parole des résistants Zabihullah Mujahed, avait démenti que son groupe soit derrière les deux enlèvements. AFP


4-1 L'Afghanistan en chiffre  Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 :  "Force combinée 82  "

Civils tués                                                           :     12.222 (Voir Dufour-n° 196)

Civils blessés                                                     : ? +  2.414 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                               : ?  +  6.986

Résistant blessés                                               :?  +  1.636 (chiffres trop bas)

 Résistances arrêtés :                                           : 23.000 prisonniers


Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1.409

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?   + 13.446

Suicides                                                           : ?  plus de 1500 tentatives   150.000 souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure

CIA tués :                                                         :          4


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 4.669 Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 4.202 (chiffre trop bas)
Collabo   tués                                                      :   1.292 Collabo   blessés                                               :?  +  791 (chiffre trop bas) Collaborateurs disparus                                       : ? +   3 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.

01-08 En juillet, pour le troisième mois consécutif, davantage de soldats des forces internationales ont été tués en Afghanistan qu'en Irak, en dépit d'une présence numérique plus faible. 28 soldats étrangers sont morts en Afghanistan et ceci alors que les soldats étrangers déployés sur le sol afghan (quelque 70.000 hommes) représentent moins de la moitié du contingent international en Irak. 56 soldats étrangers, en majorité américains, avaient péri en Afghanistan en juin, mois le plus meurtrier depuis le renversement du régime des talibans fin 2001. AFP

01-08 Quelque 800 membres des forces de sécurité afghanes ont été tués dans des attaques depuis le début de l'année 2008, selon les autorités afghanes. AFP

 


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n°199- journal de l'Afghanistan- 31/07-08-08 - Fin - Pentagone : la guerre du président Bush est hors sujet.

n°199- journal de l'Afghanistan- 31/07-08-08 - Fin - Pentagone : la guerre du président Bush est hors sujet.

journal de l'Afghanistan 

 n° 199 - du 31-07 au 08-08

 Par M.Lemaire                                                                                 



Sommaire.

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Le plan d’une guerre générale se précise.

7 Brèves

7-1 Pentagone : la guerre du président Bush est hors sujet.

7-2 Ottawa louera des hélicos ...

7-3   3 espions US liquidés au Warizistan.

7-4 Les Américains revoient leur plan.

7-5 Guantanamo : 

Les Brèves

1 Nombre de prisonniers de Guantanamo ne seront jamais libérés.  

8 Dossiers

8-1 Point de vue de Giles Boti : Afghanistan : les crimes de l'impérialisme.

8-2 Point de vue de Sam's : Big Brother s’installe insidieusement et durablement, avec des moyens auxquels Georges Orwell n’aurait même pas songé de son vivant.

8-3 Point de vue de Webster Tarpley : Gates fondateur d’AL-Qaeda.

8-4 Point de vue de Souleiman : Halte au massacre perpétré à l'encontre de la population Afghane.

9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

9-1 Karim Lakjaa : La France renforce son dispositif en Afghanistan sur fond de dégradation de la situation militaire.



6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information 6-1 Le plan d’une guerre générale se précise. Cette vidéo démontre une fois de plus que Ben Laden n’a jamais été l’objectif de la « guerre contre le terrorisme », et plus encore que cette dernière n’a été qu’un leurre, un prétexte de conquête pour l’Empire. Ben Laden est encore utile, car il est maintenant nécessaire de repositionner Al-Qaeda sur d’autres objectifs, comme par exemple agiter la population musulmane de la région autonome ouïgoure du Xinjiang (nord-ouest de la Chine ).       Alors que l’on ne cesse de nous parler de « voie diplomatique privilégiée » avec l’Iran, en coulisse, les préparatifs de guerre se précisent tous les jours un peu plus. Israël au premier plan, qui n’attend plus que le feu vert de Washington pour bombarder des « sites stratégique ».      Mais avant cela, il convient de déstabiliser d’avantage l’ensemble de la région. Dans son édition du vendredi 2 août, le New York Times affirme que l’administration Bush tiendrait des preuves irréfutables de l’implication des services secrets du Pakistan (ISI) dans l’attentat à la bombe contre l’ambassade d’Inde à Kaboul, la capitale afghane, survenu le 7 juillet dernier. Les renseignements américains disent en effet avoir intercepté des communications peu équivoques entre «des responsables de l’Inter Services Intelligence» et les terroristes qui ont perpétré cet attentat meurtrier.      Quelques jours auparavant directeur adjoint de la CIA s’était rendu à Islamabad, où il a présenté à de hauts responsables pakistanais des preuves de liens entre l’ISI et les activistes opérant dans les zones tribales du pays, accusés d’être responsables du regain de violence en Afghanistan. Pourtant, dans les années 90 c’est la Unlocal qui, avec la CIA , avait considéré que de toutes les milices présentes en Afghanistan, seules les Talibans constituaient une force disciplinée et en mesure d’imposer cette discipline à l’ensemble du pays. De concert avec la CIA , elle décida alors de soutenir l’effort de guerre des Talibans, en leur fournissant de l’argent, des armes et des renseignements ; leur allié, Oussama Ben Laden et son organisation Al-Qaeda bénéficièrent de la même assistance (voir notre article Les guerres de Bush pour le pétrole) Le plan qui se dessine aujourd’hui de plus en plus net : Déstabiliser la Chine par le terrorisme, raviver les tensions entre la Pakistan et l’Inde et provoquer l’Iran dans un conflit qui, finalement, dépassera largement les frontières du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. Publié 3 août

Vidéo  http://www.wikio.fr/international/terrorisme/guerre_contr...



7 Les Brèves

7-1 Pentagone : la guerre du président Bush est hors sujet. 2 août Un rapport publié mercredi par une commission du Pentagone affirme que la guerre conduite par l’administration Bush depuis sept ans est hors sujet. La stratégie en cours destinée à vaincre le réseau international al-Qaïda a échoué et il est peu probable qu’elle soit efficace sans un changement d’orientation, indique le rapport, réalisé par la compagnie Rand sous la tutelle d’une commission du Pentagone. Selon le rapport, al-Qaïda a procédé depuis 2001 à un plus grand nombre d’attaques, couvrant une dimension géographique plus étendue qu’à aucun autre moment de son histoire. Les auteurs du rapport considèrent l’organisation actuelle comme "puissante" et "compétente". Par conséquent, l’étude appelle à "une réflexion fondamentale sur la stratégie états-unienne", pour qu’elle se concentre désormais sur la réduction des opérations militaires au strict nécessaire et sur le renforcement de la collecte de renseignements ainsi que des partenariats avec les agences d’application de la loi à travers le monde. Pourtant, le rapport ne désavoue pas clairement l’un des piliers de la stratégie de la guerre de l’administration Bush : la caractérisation du conflit comme "guerre mondiale". Mais le rapport de 200 pages suggère que l’usage de l’étiquette "guerre mondiale" bouleverse les priorités etats-unienne et envoie des messages politiques erronés. "La quasi-totalité de nos alliés, de la Grande-Bretagne à l’Australie, a cessé d’employer le concept de guerre mondiale contre le terrorisme", explique-t-il. Sources  Xinhuanet   http://contreinfo.info/


7-2 Ottawa louera des hélicos ... Les troupes canadiennes déployées dans le sud de l'Afghanistan pourront compter prochainement sur une capacité de transport aéroporté tactique. Le ministre de la Défense , Peter McKay, et son collègue des Travaux publics, Christian Paradis, ont détaillé, jeudi, un programme de location d'hélicoptères et de drones de surveillance. À court terme, Ottawa louera donc au moins 6 hélicoptères de fabrication russe Mil Mi-8 pour permettre à ses troupes de bénéficier d'un transport héliporté sur le terrain. Ottawa a aussi acheté auprès de l'armée américaine 6 hélicoptères Chinook usagés qui seront disponibles pour les forces canadiennes dès le début de l'an prochain. Des pilotes canadiens s'entraînent d'ailleurs au pilotage de ses appareils sur une base militaire américaine depuis mars dernier. Le ministre McKay a aussi rendu publique la signature par Ottawa d'un contrat pour la location pendant 9 mois de petits drones de surveillance. Ce contrat devrait combler les lacunes à ce niveau jusqu'en février 2009, date d'entrée en service des drones tactiques plus évolués qu'Ottawa louera pour deux ans. Les officiers chargés de la mission afghane ont déjà déploré que les troupes canadiennes n'aient pas d'hélicoptères de transport consacrés exclusivement à leurs besoins. 7 août Presse canadienne


7-3   3 espions US liquidés au Warizistan. Des tueurs non identifiés ont tué quatre personnes le vendredi, trois soupçonnés d'espionnage pour les forces de l'OTAN, et un chef local d'une madrassa.
Le corps des trois hommes suspectés d'espionnage ont été retrouvés dans le sud du Warizistan , une note rédigée en pashtoon a été laissée près des cadavres les accusant d'espionnage et affirmant que d'autres espions américains seront liquidées.
Au nord du Warizistan c'est un dénommé Maulana Abdullah responsable d'une madrassa qui a été tué par des militants non identifiés alors qu'il se tenait debout devant la madrassa les assassins ont eu le temps de s'enfuir dans un véhicule aux vitres teintées. Il est à rappeler que des combats font rages ces derniers mois contre les forces de
l'occupation de l’Otan.
En effet le dimanche 13 juillet 9 Soldats américains de la force internationale ont été liquidés lors d'une attaque de grande envergure par les résistants.
Le poste avancé occupé par l'Otan dans la région de Wanat (province orientale de Kounar) a fait l'objet d'une irruption sans précédent de la part des moujahidines via une petite brèche
.Source: Dailytimes.com.pk - Illizi: http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=categories&op=newindex&catid=2


7-4 Les Américains revoient leur plan. Le Pentagone serait sur le point d'approuver deux mesures visant à lutter plus efficacement contre la menace grandissante que pose la résistance, principalement dans le sud du pays. Selon le New York Times, le secrétaire américain à la Défense , Robert Gates, appuie l'idée d'investir 20 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années pour porter à 120 000 le nombre de soldats afghans en uniforme, soit presque deux fois plus qu'actuellement. L'argent serait destiné à payer les responsables de la formation, l'équipement, la nourriture et les logements des futurs soldats. Les pays alliés seraient priés de financer une partie de cette opération. Qui plus est, M. Gates serait disposé à signer d'ici la fin du mois d'août un ordre en vertu duquel le général américain David McKiernan, qui commande les 45 000 soldats de l'OTAN déployés sur le terrain, dirigerait aussi les 19 000 soldats américains qui ne relèvent actuellement pas de l'organisation militaire. « Le général McKiernan sera dans la meilleure position possible pour déployer efficacement toutes les ressources au profit de la mission globale », a confirmé un porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell. « Cela créera un commandement unique responsable de toutes les forces, et établir une structure pour les déployer d'une manière qui sert le mieux la mission et qui améliore la synchronisation de l'effectif militaire ». Actuellement, la mission de l'OTAN, qui comprend environ 15 000 soldats américains, a pour objectif de stabiliser l'Afghanistan afin de reconstruire le pays, tâche qui se heurte à la guérilla dans le sud. La mission américaine a pour objectif de débusquer et de tuer les insurgés et d'entraîner les forces de sécurité afghanes. Des sources au Pentagone soutiennent que la nouvelle structure envisagée par M. Gates, après consultations avec l'OTAN, n'équivaut pas à une fusion des deux missions. Un certain nombre de soldats chargés de traquer les talibans ou les membres d'Al-Qaeda demeureraient sous commandement américain. Le Pentagone voudrait que la mise en œuvre de cette nouvelle structure achève de persuader des pays qui imposent des restrictions à leurs troupes de les laisser aller prêter main-forte plus facilement à d'autres troupes situées à l'extérieur de leur théâtre d'opérations normal. Les soldats canadiens, qui assurent la sécurité de Kandahar, seraient concernés par cette façon de faire. M. Gates a déjà déclaré que les États-Unis cherchent à envoyer deux brigades additionnelles en Afghanistan, ce qui accroîtrait les effectifs sur le terrain de 6000 à 10 000 soldats. L'envoi de troupes supplémentaires ne surviendra toutefois pas avant que des troupes ne soient rapatriées d'Irak, ce qui ne surviendra pas avant l'année prochaine.  8 aout, http://qc.news.yahoo.com/s/08082008/3/world-afghanistan-les-americains-revoient-leur-plan.html


7-5 Guantanamo : Les Brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 1 Nombre de prisonniers de Guantanamo ne seront jamais libérés.   Un grand nombre de prisonniers de Guantanamo sont condamnés à rester pour toujours dans cette prison. Cité, par Press TV, le Porte-parole du Pentagone, Jeff Morel, a prétendu, devant les journalistes, qu'un certain nombre de prisonniers de Guantanamo étaient considérés comme une menace pour la sécurité internationale et qu'ils ne seraient donc jamais libérés. Morel a ajouté que même les prisonniers qui ont été acquittés, sont considérés comme des "combattants ennemis" et qu'ils resteraient, donc, emprisonnés pendant une période indéterminée. 07/08/2008 IRIB http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=1006801

8 Dossiers Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8-1 Point de vue de Giles Boti : Afghanistan : les crimes de l'impérialisme. Les pertes du mois de juin ont été les plus importantes pour les soldats de la coalition depuis 2001, avec plus de morts qu'en Irak. Les attaques à la bombe sont désormais quotidiennes à Kaboul. L'affrontement sanglant entre les résistants (dont font partie les talibans), et le gouvernement d'Hamid Karzaï soutenu à bout de bras par les armées étrangères présentes dans le pays, se déroule désormais au cœur même de la capitale.
Les opérations militaires menées à grande échelle ne parviennent plus, malgré les déclarations fanfaronnes des militaires, à masquer le poids grandissant de la résistance dans une grande partie du pays. Au contraire, les bombardements aériens provoquent la mort de civils par centaines chaque mois, même s'ils sont systématiquement niés par les autorités militaires. (Le dernier en date a eu lieu le week-end dernier dans la province de Nangarhar. )
Bien que le porte-parole désigné par la coalition, le sergent Jœl Perry, ait annoncé la mort d'entre « 5 et 10 taliban lors d'une frappe aérienne » après que les militaires « se sont assurés qu'il n'y avait pas de civils à proximité », les protestations des autorités locales et le médecin qui a examiné les victimes ont démontré qu'il s'agissait de femmes et d'enfants rassemblés à l'occasion d'un mariage ! les comptes-rendus autour des multiples exactions des armées étrangères a contraint cette fois le gouvernement en place à annoncer l'ouverture d'une enquête. Lors de la conférence internationale sur l'Afghanistan tenue à Paris le 12 juin dernier, Sarkozy avait confirmé l'envoi de troupes françaises supplémentaires sur place, ce qui devrait porter progressivement l'effectif à près de 1 500 hommes. Mais l'augmentation des forces militaires étrangères dans la région ne fait qu'ajouter à l'impasse de sang et de misère dans laquelle les interventions impérialistes, ont plongé cette région du monde.
Basé sur l’article de Gilles BOTI. 11/7 http://www.lutte-ouvriere-journal.org/


8-2 Point de vue de Webster Tarpley : Gates fondateur d’AL-Qaeda. La réponse actuelle ... Robert Gates, Directeur de la CIA (1991-1993)  :  Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, les Etats- Unis ont lancé leur guerre contre le terrorisme. L’objectif étant de démanteler Al Qaïda et d’arrêter son leader Oussama Ben Laden. Cette guerre n’a, à ce jour, pas encore obtenu les résultats annoncés au départ. Ben Laden court toujours et Al Qaïda sévit sans discontinuer. Webster Tarpley, historien, journaliste d’investigation sur les réseaux terroristes, a eu à mener par le passé l’enquête sur l’assassinat d’Aldo Moro, à la demande de parlementaires italiens. L’auteur écrit dans son livre « La terreur fabriquée made in USA » qu’Al Qaïda est un outil de déstabilisation. Le Courrier d Algérie : Vous dites qu’El Qaïda et son chef Ben Laden n’auraient pas existé si les Etats-Unis ne les avaient pas créés pour les utiliser contre la Russie en Afghanistan et continuent de les soutenir à ce jour ?

Webster Tarpley : Oui, c’est cela. Al Qaïda a été créée pendant la guerre d’Afghanistan pour monter une guerre armée contre les Soviétiques. Le fondateur d’Al Qaïda n’est autre que ce «petit bonhomme» qui est aujourd’hui ministre de la Défense , Robert Gate. Il était, à cette époque, le numéro deux ou trois de la CIA , il a écrit dans ses mémoires que je cite dans mon livre : «Nous avons pensé à créer une légion arabe contre les Soviétiques.»

Si on suit l’histoire d’Al Qaïda, on trouve que cette organisation attaque toujours par principe les ennemis des Etats-Unis. Si une nation est visée par Washington, elle va aussi subir les attaques d’El Qaïda. Par exemple : aujourd’hui, les Etats-Unis sont en train de déstabiliser le Pakistan. Dick Cheney s’est rendu à Islamabad et a demandé à Musharaf de s’associer à la nouvelle guerre que les Etats-Unis planifient contre l’Iran. Musharaf a dit non. Actuellement, la déstabilisation est en plein processus ; le relais est pris par Ben Laden qui déclare la guerre au Pakistan. Les Etats-Unis veulent à tout prix déclencher une guerre contre l’Iran ; Musharaf a eu le mérite de dire non à Cheney !! Après cela, le New York Times a commencé à publier tout de suite après les noms des généraux parmi lesquels il serait susceptible de choisir un nouveau président pour le Pakistan.

Dans votre livre «La terreur fabriquée made in USA», vous citez un ancien officier du MI5 ? Vous dites que Sheller a déclaré à des journalistes que les services secrets britanniques avaient financé la tentative d’assassinat contre El Kadhafi ? David Sheller qui était un officier du contre -espionnage britannique du MI5 a observé que les services secrets britanniques étaient en train de donner 100 000 livres sterling à Al Qaïda pour assassiner le président Al Kadhafi, et offrir ainsi le prétexte à l’invasion anglo-américaine de ce pays afin de s’emparer de son pétrole. C’est toujours la même chose qui se passe, le même scénario. Si vous trouvez maintenant en Algérie Al Qaïda, cela indique une volonté de déstabilisation contre votre pays. Il y a aussi le fait qu’au moment où un chef de gouvernement dit : «Je veux me libérer de l’hégémonie du dollar, je ne veux pas de dollars, je veux me faire payer en euro, en yen etc.. Il va être défini comme terroriste, cela s’est déjà passé : vous avez l’exemple de Poutine qui était le pôle de résistance contre les Etats-Unis. Poutine voulait vendre son blé et son pétrole en rouble, résultat : il a été l’objet d’une violente campagne de propagande, même chose avec le président Chavez au Venezuela, ce dernier a cherché à remplacer le dollar dans son pays et à avoir des accords avec Cuba. Il a été catalogué comme terroriste. Il est même défini, lui le catholique de l’Amérique du Sud, comme étant un suppôt d’Al Qaïda. Vous dites également que Ben Laden n’aurait pas survécu bien longtemps sans ses protecteurs et un vaste réseau de soutien. Qui sont ses protecteurs ? L’avocat légal de Ben Laden c’était Madeleine Allbright, qui était alors la secrétaire d’Etat US. Les Soudanais voulaient, à cette époque, livrer Ben Laden à l’Administration américaine directement, et madame Albright a refusé cette opération, disant que c’était impossible, car il n’y a pas d’accusation contre lui. De plus, le président de l’association des amis de Ben Laden, c’est Michael Shayer de la CIA et le valet personnel de Ben Laden, c’est le sergent Ali Mohamed qui était dans l’armée égyptienne, devenu ensuite membre des forces spéciales des Etats-Unis en Caroline du Nord. En tout cas, pour moi Al Qaïda est une véritable machination destinée à déstabiliser les régimes récalcitrants. Vous trouverez des détails appuyés de noms et de lieux dans mon livre «La terreur fabriquée made in USA». Source: mecanopolis http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=2709


8-3 Point de vue de Souleiman : Halte au massacre perpétré à l'encontre de la population Afghane. Nous ne visons que des cibles militaires et des camps d'entraînement de ''terroristes" (dixit Colin Powell). L’intervention armée US en Afghanistan et ses émules qui y ont activement participé a un prix exorbitant et les stratèges qui ont peaufiné les plans d’attaque et d’invasion de ce pays devront l’assumer à part entière. La tragédie qui se déroule au vu et au su de tout le monde ne doit pas nous laisser insensible au sort réservé aux enfants et aux personnes civiles innocentes qui sont pris pour cible par l’aviation US. Cette tragédie ne doit pas nous laisser indifférent face aux velléités de domination et aux visées impérialistes qui ont mis à feu et à sang plusieurs pays musulmans dont l’Afghanistan. Très peu de voix s’élèvent et montent au créneau pour dénoncer la barbarie de l’OTAN et les cruautés US auxquelles se livrent les occidentaux et la mainmise impérialiste dans le pays de Djamel Eddine El Afghani et ou les prédateurs et les militaires cupides ont fait main basse face à une ONU impassible et qui ne sait gérer que le fait accompli. Halte au massacre de la population Afghane, tel devra être le mot d’ordre, telle une déclaration solennelle visant à exiger de toutes les forces étrangères de l’Afghanistan qu’elles se retirent sans condition, après avoir exporté dans ce pays le terrorisme et la désolation. Changement de stratégie ou l’armée US semble avoir privilégié et opté irrémédiablement pour un changement de tactique en s’en prenant directement à la population civile. Cette « stratégie » va précipiter les forces de la coalition dans un échec consommé et sera susceptible de transmuer l’hyper puissance en une force destructrice prépondérante incontrôlable dans un déclin qui a commencé depuis que Washington s'est forgé le mythe d'une nation suprême et d'un leadership indétrônable qu'elle s'est conférée unilatéralement en usant de moyens indignes et peu recommandables, dont le terrorisme pour faire avancer plus rapidement ses pions dans un monde qu'elle veut façonner conformément à ses "valeurs (?)" judéo-chrétiennes". SOULEIMAN le 19 juillet http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=categories&op=newindex&catid=2


9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
9-1 Karim Lakjaa : La France renforce son dispositif en Afghanistan sur fond de dégradation de la situation militaire Les troupes françaises rejoignent l’Afghanistan à un moment critique. Les Talibans, où ceux qualifiés de tels, sont loin d’être éliminés après de 7 année de combats. Ils passent même à l’offensive, obligeant parfois les troupes de l’OTAN à céder du terrain, voire à abandonner des camps militaires. En juin 2008, à Kandahar 1000 prisonniers se sont évadés collectivement dont 400 talibans. Le Porte parole de l’OTAN en Afghanistan[19] constate « qu’Il y a eu plus de combats en 2008 qu’en 2007. » Au mois de juin, 49 soldats étrangers sont morts en Afghanistan. C’est le mois le plus sanglant pour la force internationale déployée sur place depuis 2001. Pour la deuxième fois, le décompte  mensuel des morts militaires étrangers en Afghanistan est supérieur à celui de l’Iraq. 513 soldats américains sont morts en Afghanistan de 2001 à juin 2008 (4 086 en Iraq depuis 2003)[20]. Toutes nationalités confondues, 900 soldats de la coalition sont morts en Afghanistan[21]. La France arrive au 8ème rang pour les pertes (au nombre de 14) sur 40 nations présentes. Alors que ces hommes n’étaient pas stationnés dans les zones les plus dangereuses et que leurs missions n’étaient pas les plus exposées. La situation est telle que beaucoup parlent d’échec en Afghanistan et recherchent des solutions expérimentées ailleurs et parfois hier : en Algérie[22] pour le passé avec les hélicoptères et la lutte contre la guérilla, ou aujourd’hui en Colombie. La revue de l’OTAN publiait, ainsi, dernièrement un article intitulé « « Les défis pour l’Afghanistan : l’expérience de la Colombie est riche en enseignements » [23] dans lequel le lecteur pouvait lire ceci : «Il est bon que les personnes impliquées dans la consolidation du contrôle territorial dans des environnements caractérisés par des menaces complexes comme la Colombie ou l'Afghanistan partagent régulièrement leurs expériences et leur expertise, faute de quoi des espaces voués à l'anarchie continueront à alimenter le terrorisme et le crime ». Un tournant stratégique majeur pour la France ciblant un axe géographique prioritaire, allant de l’Atlantique jusqu’à la Méditerranée , au Golfe arabo-persique et à l’Océan indien La présence militaire française renforcée en Afghanistan s’inscrit donc dans la refonte des armées françaises dictée dans le livre blanc de juin 2008. Nous ne présenterons pas toutes les mesures annoncées dans ce très long document. Nous nous attacherons simplement à celles qui nous semblent le plus proche du sujet de notre article.
En 1er lieu, il y a le renforcement de la capacité de projection de forces. Le champ territorial de cette projection est précis et vaste : « un axe géographique prioritaire, allant de l’Atlantique jusqu’à
la Méditerranée , au Golfe arabo-persique et à l’Océan indien. Cet axe correspond aux zones où les risques impliquant les intérêts stratégiques de la France et de l’Europe sont les plus élevés »[24].  Le format de la puissance à projeter est connu : « une force opérationnelle terrestre de 88 000 hommes, autorisant une projection à distance de 30 000 hommes déployables en six mois, un dispositif d’alerte permanent de 5 000 hommes et une capacité mobilisable sur le territoire national, en appui des autorités civiles, de 10 000 hommes en cas de crise majeure » ; appuyée par « une projection à l’extérieur du territoire national de 70 avions et un dispositif d’alerte opérationnelle de l’ordre de 10 avions » prélevés sur « un parc unique de 300 avions de combat (Rafale et Mirage 2000 modernisés), air et marine, autorisant une présence permanente sur le territoire d’environ 5 escadrons ».
Ces opérations extérieures nécessiteront davantage de moyens matériels, d’où l’acquisition[25] :
- De 650 véhicules blindés modernes pour le combat d’infanterie ; - De plusieurs centaines de véhicules porteurs blindés protégés contre les bombes et les mines (les IED (mines et bombes sont la principale cause de décès en Afghanistan et en Iraq) - De drones de surveillance et de drones armés - De bâtiments de projection et de commandement (BPC) de type Mistral, avec leur capacité amphibie, aéromobile et d’état-major. - De capacités de détection et d’alerte : La priorité donnée aux satellites se traduit, d’une part, par un doublement des crédits consacrés aux systèmes spatiaux militaires par rapport aux crédits actuels (380 M €) en 2008.
Toutefois,
la France de 2008 n’est plus si autonome que cela. La dimension européenne est incontournable. Le livre blanc le réaffirme : « L’ambition européenne constitue une priorité. Faire de l’Union européenne un acteur majeur de la gestion des crises et de la sécurité internationale est une composante centrale de notre politique de sécurité. La France souhaite que les Européens se dotent des capacités militaires et civiles correspondantes ».  La présence de l’EUFOR au Tchad en est une exemplification.
Le Livre blanc propose plusieurs objectifs concrets pour l’Europe de la défense dans les prochaines années :
- une capacité d’intervention globale effective de 60 000 hommes, déployables pendant un an sur un théâtre éloigné, avec les composantes aériennes et maritimes nécessaires ; - la capacité de déployer pour une durée significative, deux à trois opérations de maintien ou de rétablissement de la paix, et plusieurs opérations civiles moins importantes, sur des théâtres différents ; - une montée en puissance des capacités européennes de planification et de conduite d’opérations, militaires et civiles, parallèle au développement des interventions extérieures de l’Union ;
Le 17 juin 2008, dans son discours sur la défense et la sécurité nationale, le Président de
la République rappelait que « les Européens sont engagés massivement dans les forces de l’OTAN en Afghanistan et au Kosovo où je le rappelle, ils forment la moitié des effectifs ». Un effort financier unique au profit de cette politique de participation à la guerre  mondialisée Ce n’est donc pas un hasard si le Livre blanc souligne, au demeurant « la complémentarité entre l’Union européenne et l’Alliance atlantique » et préconise « une pleine participation de la France aux structures de l’Organisation atlantique ».
Tout cela a bien sur un coût. Comme le proclame Anthony Cordesman, « Dollars are bullets »
[26].

Le livre blanc annonce donc la couleur de l’addition: “La France consacrera à sa défense un effort financier majeur et cohérent avec les choix retenus pour ses capacités militaires. Ainsi, les crédits de défense ne baisseront pas. Dans un premier temps, les ressources annuelles (hors charges de pension) seront maintenues en volume, c’est-à-dire croissant au rythme de l’inflation. Elles pourront comporter des ressources exceptionnelles. Dans un second temps, dès l’année 2012, le budget sera accru au rythme de 1 % par an, en volume, c'est-à-dire de 1% en plus de l’inflation. D’ici 2020, l’effort total consenti pour la défense, hors pensions, s’élèvera à 377 milliards d’euros. En parallèle, les restructurations se traduiront par une diminution importante des effectifs sur six à sept ans et une réduction des coûts de fonctionnement du ministère et des armées. Les marges qui seront dégagées seront intégralement réinvesties au profit de la condition du personnel, mais surtout au profit du budget d’équipement qui passera de 15,2 milliards d’euros en 2008 à 18 milliards d’euros en moyenne par an pour la période 2009-2020 ». 
Cet effort financier servira la participation de
la France à la guerre permanente mondialisée que le livre blanc dépeint en plusieurs occasions. La conclusion de son introduction est la suivante « s’adapter aux bouleversements engendrés par la mondialisation ». Dans l’introduction au Chapitre 1er, on peut lire que « La mondialisation structure donc profondément l’évolution de la sécurité internationale ». En page 33, il y est écrit que « La mondialisation ne crée un monde ni meilleur ni plus dangereux qu’il y a deux décennies. Elle dessine en revanche les contours d’un système international nettement plus instable ».
Cette instabilité, les Français vont donc la payer dans un 1er temps par leur impôt pour financer la refonte des armées françaises.  Il risque aussi de la régler par leur sang à l’occasion «d’actes de terrorisme en France» en guise de réponse en l’engagement de troupes françaises en Afghanistan. A moins que la «menace iranienne» décrite dans le livre blanc comme capable « de déséquilibrer tout le Moyen-Orient et au-delà » n’entraîne une nouvelle guerre. Mais rassurons nous, si le ministère de la défense ferme de nombreuses bases militaires en France, dès 2009, il disposera d’une nouvelle flambant neuve aux Emirats Arabes Unis, à quelques kilomètres seulement de Téhéran. Tout a été prévu dans le meilleur des mondes… Dans ces guerre batardes[27],
la France tiendra son rang quel qu’en soit le prix à en croire Nicolas Sarkozy.

  [20] Los Angeles Times, http://latimesblogs.latimes.com/babylonbeyond/2008/06/afghanistan-ira.html [21] http://en.wikipedia.org/wiki/Coalition_casualties_in_Afgh... [22] David Galula, « Contre-insurrection : Théorie et pratique », Economica. [23] Juan Manuel Santos « Les défis pour l’Afghanistan : l’expérience de la Colombie est riche en enseignements », Revue de l’OTAN, n°3/2007. Voir également http://www.cdef.terre.defense.gouv.fr/publications/cahiers_drex/cahier_recherche/Colombie.pdf [24] Les grandes lignes du livre blanc de la défense, http://www.defense.gouv.fr/content/download/120339/1053664/version/1/file/Les+grandes+lignes+du+Livre+blanc.pdf [25] Quinze illustrations concrètes du Livre blanc : http://www.defense.gouv.fr/content/download/120345/1053707/version/1/file/Quinze+illustrations+concr%C3%A8tes+du+Livre+blanc.pdf [26] Anthony Cordesman, “Stability Operations: The Lessons of Iraq and Afghanistan ”, Center for Strategic and International Studies, 10 juillet 2008, page 17. [27] Arnaud de la Grange et Jean-Marc Balencie, « Les guerres bâtardes : Comment l'Occident perd les batailles du XXIe siècle », 2008, Perrin.   Karim Lakjaa: Diplomé du Centre d'Etudes Diplomatiques et Strétagiques de Paris, Doctorant en Droit international à l'Université de Reims, Collaborateur occasionnel de la Revue militaire Suisse, de Damoclès (CRDPC) et du Quotidien d'Oran (Algérie) Mardi 05 Août 2008 http://www.alterinfo.net/Mutation-de-l-appareil-militaire-francais-Adaptation-aux-besoins-d-une-guerre-permanente-mondialisee_a22483.html

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08/08/2008

n°87 - Les dossiers du Liban -07/-08 - Début- : Toute résistance sera considérée comme terroriste, tout désaccord sera considéré comme crime contre l'humanité.

n°87 - Les dossiers du  Liban -07/-08 - Début- : Toute résistance sera considérée comme terroriste, tout désaccord sera considéré comme crime contre l'humanité.

Les dossiers du  Liban  - Début- N° 67                                            07-08 Par  M.Lemaire 


Sommaire :                                                                     - Début-

2 Les brèves

2-1 Les Etats-Unis s'ingèrent dans les affaires intérieures du Liban. 

3 Dossier

3-1 Point de vue de Issa Goraieb : La formule magique permettant de doter ce gouvernement en pièces détachées... d’un programme de gouvernement.

3-2 Point de vue de Georges Corm: Pourquoi Israël s’acharne sur le Liban.

3-3 Point de vue de Mecanopolis : Toute résistance sera considérée comme terroriste, tout désaccord sera crime contre l’humanité.

Seconde partie 4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

4-1 La déclaration ministérielle.

1 La déclaration ministérielle sera adoptée malgré les réserves de Lahoud, les Forces Libanaises et les Phalangistes.

2 Le Hezbollah met en garde.

3 Accord sur une déclaration de politique générale du gouvernement.

4 Déclaration de politique adoptée.

4-2 Les déplacés de Tripoli submergés par la misère.

4-3 Samir Qintar enfin libéré dans sa 30ème de détention !

5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Analyse de Khalil Fleyhane : Pourquoi Israël ne lancera pas d’attaque contre le Liban, du moins dans un futur proche…

5-2 James Petras : L'Empire US et le Moyen-Orient: Le sionisme, les régimes fantoches et les alliés politiques.

5-3 Uri Avnery : Des planètes différentes.



2 Les brèves

2-1 Les Etats-Unis s'ingèrent dans les affaires intérieures du Liban.

Un responsable militaire américain a fait état d'une aide ‎de 15 millions de dollars à l'armée du Liban. "Les Etats-Unis ‎augmenteront leurs aides militaires à l'armée libanaise pour ‎renforcer ses capacités, face aux éléments intérieurs.", a annoncé ‎CNN, dans un rapport consacré à la visite de David Petraeus, ‎Commandant des forces américaines déployées en Irak. Ce, ‎alors que la chaîne al-Manar a rapporté qu'un avocat libanais ‎avait déposé une plainte, auprès d'un tribunal libanais, contre ‎l'Ambassadeur américain, à Beyrouth, pour ses ingérences dans ‎les affaires intérieures du pays et pour ses tentatives visant à ‎affaiblir le gouvernement. A noter que l'Ambassadeur ‎américain, au Liban, tout en soutenant le Courant du 14 mars, a ‎demandé que l'on agisse contre le groupe d'opposition, ‎notamment, le Hezbollah. ‎ 07-08 http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_ar...



3 Dossier Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1  Point de vue de Issa Goraieb : La formule magique permettant de doter ce gouvernement en pièces détachées... d’un programme de gouvernement. Exercices de style Trois semaines pour réunir plus ou moins équitablement, en un même cabinet d’union, les pièces disparates du puzzle national. Et ensuite, trois autres et interminables semaines de palabres, souvent orageuses, pour trouver la formule magique permettant de doter ce gouvernement en pièces détachées... d’un programme de gouvernement. Dans notre pays qu’assaillent pourtant toutes sortes d’urgences, c’est apparemment le temps qui manque le moins : paradoxe d’autant plus étrange que le temps est compté, et même bien compté, pour une équipe qui ne dispose que de quelques mois en effet pour accomplir ce qu’on attend d’elle. C’est-à-dire préparer les élections législatives du printemps prochain et parer au plus pressé, pour ce qui est des services étatiques dus aux citoyens.
Une fois de plus, et non sans susciter ici et là de fortes réserves, on se sera rabattu sur ces deux classiques expédients que sont la rhétorique et l’ambiguïté pour résoudre (mais sur le papier seulement) la quadrature du cercle. Ainsi se trouve proclamé, dans le programme gouvernemental publié hier, le droit du Liban, peuple, armée et Résistance, de parachever la libération du territoire national. Cela fait beaucoup trop de monde à la fois, comme on voit ; et il n’est guère précisé qui exactement parle pour tout le peuple, pas plus qu’il n’est expliqué de quelle manière peuple, armée et Résistance devront s’y prendre pour éviter toute bousculade dans toute cette belle ardeur libératrice.
Comme pour tous les autres dossiers litigieux, le débat est renvoyé au dialogue national qui sera lancé bientôt sous les auspices du président Michel Sleiman. Il n’empêche qu’en attendant, la formule ne laisse pas d’évoquer les funestes accords du Caire qui octroyaient à la guérilla palestinienne une totale liberté d’action, pourvu que fût respectée, on se demande comment, la souveraineté libanaise. Que les bénéficiaires de cette licence soient cette fois libanais n’allège en rien, bien au contraire, la choquante aberration, la totale irrecevabilité du principe.
On peut se demander à ce propos quelle peut être la part effective de l’institution militaire dans l’entreprise de libération, aussi longtemps que d’aucuns s’obstinent à en faire l’arbitre embarrassé ou, bien plus souvent, l’impuissant témoin des heurts armés entre factions rivales. La troupe sait faire davantage que de défiler impeccablement, comme elle l’a donné à voir à la cérémonie de Fayadiyeh, et elle a admirablement livré, l’été dernier, la dure bataille de Nahr el-Bared.
Cruellement atteinte cependant, dans le plus vif de sa chair, par le vil assassinat de son chef des opérations le général François Hajj, l’armée l’a été plus profondément encore dans son moral cette fois, par les mesures disciplinaires prises à l’encontre d’officiers qui avaient défendu leurs positions face aux agressions des émeutiers. Et pour finir, ce n’est pas son absence très remarquée lors des désordres de mai dernier, à Beyrouth et en province, qui a pu rendre à la Grande Muette quelque peu de sa confiance en soi. Pour toutes ces raisons, on peut se demander sur quelles données nouvelles se fondent les harangues qu’a adressées aux jeunes officiers promus, et plus tard dans la journée à leurs aînés, le président de la République et (pas si) ancien commandant de l’armée, les pressant de sévir contre quiconque ouvrirait le feu sur son concitoyen et de riposter sans crainte et sans complexe à tout tir hostile.
La surprise est heureuse, certes. Il y a surprise quand même...
Issa Goraieb.
igor@lorient-lejour.com.lb


3-2 Point de vue de Georges Corm: Pourquoi Israël s’acharne sur le Liban. Israël a toujours craint le caractère multiconfessionnel du Liban et misé sur sa désintégration. Mais, contrairement aux précédents, ce conflit ne semble pas avoir réussi à y rallumer la guerre civile. Israël dès sa naissance, en tant qu’« Etat des juifs », pour reprendre le titre du livre de Theodor Herzl, fondateur du mouvement sioniste en 1897, s’est heurté à la survivance plus que millénaire du pluralisme religieux au Proche-Orient, notamment entre chrétiens orientaux et musulmans sunnites, chiites, druzes ou alaouites. En Palestine, en Syrie, au Liban, en Irak, en Egypte, des communautés religieuses diverses, y compris juives, vivent entrelacées (1). Créer dans ce milieu pluriel un Etat exclusivement pour les juifs n’allait donc pas manquer de se heurter à une vive résistance. Les premiers à s’alarmer du côté arabe, dès le début du XXe siècle, furent les chrétiens de Palestine, du Liban et de Syrie : ils sentirent la menace que faisait planer sur leur propre sort l’avènement d’un tel Etat, fondé sur le monopole d’une communauté alimentée par un apport démographique étranger à la région : les juifs ashkénazes fuyant les persécutions en Russie et en Europe orientale. Aux yeux des communautés chrétiennes orientales, l’entreprise sioniste, appuyée par les puissances coloniales européennes, ne manquerait pas de ressembler aux croisades, et donc mettrait en péril les bonnes relations séculaires entre chrétiens et musulmans du Proche-Orient. Par ailleurs, un tel succès pourrait amener certains, dans les communautés chrétiennes locales, à vouloir jouir du même droit que les juifs venus d’outre-mer à un Etat communautaire chrétien. Les colons juifs, de leur côté, avant même la création de l’Etat d’Israël, considérèrent parfois les minorités chrétiennes du Proche-Orient comme de possibles alliés. Leur espoir fut cependant déçu : les chrétiens du Grand Liban, établi par la France mandataire en 1919, restèrent dans l’ensemble insensibles. En prêchant un retour aux sources phéniciennes du Liban, le poète libanais d’expression française Charles Corm ne cherchait nullement à copier l’idéologie sioniste, mais à fonder un nationalisme libanais moderne transcendant les clivages entre chrétiens et musulmans. A cette même époque, le nationalisme égyptien invoque aussi des racines pharaoniques, et le nationalisme irakien naissant le glorieux patrimoine babylonien. Michel Chiha, un autre Libanais francophone et francophile, brillant journaliste à l’influence politique profonde, mit en garde les Libanais contre la déstabilisation qu’Israël allait provoquer dans tout le Proche-Orient. Il les sensibilisa à l’hostilité que le Liban allait polariser, son pluralisme communautaire en faisant l’antithèse de l’exclusivisme communautaire israélien. Sans doute, celui qui sensibilisa le plus les Libanais au destin difficile de leur pays, confronté à l’épreuve de l’émergence de l’Etat d’Israël, fut un prêtre maronite, Youakim Moubarac, qui consacra son œuvre abondante au dialogue islamo-chrétien et à la place centrale du Liban et de la Palestine dans ce dialogue (2). Il n’est donc pas étonnant de voir l’armée libanaise participer aux combats de la guerre de 1948, aux côtés des autres armées arabes ; en 1949, un accord d’armistice est signé entre le Liban et Israël. Sagement, l’armée libanaise s’abstint de participer à la guerre de juin 1967, durant laquelle Israël occupa le Sinaï égyptien, le Golan syrien ainsi que Jérusalem-Est, la Cisjordanie et la bande de Gaza palestiniennes. Pourtant, le Liban ne réussit pas à échapper aux tensions de plus en plus vives que cette guerre avait créées au Proche-Orient. Ses libertés démocratiques et la multiplicité des sensibilités politiques le transformèrent en caisse de résonance des graves troubles suscités dans tout le monde arabe par la victoire israélienne de 1967. Par ailleurs, l’ampleur de la défaite des pays arabes et l’occupation de toute la Palestine entraînent de profonds bouleversements dans la société palestinienne, avec l’affirmation de mouvements armés recrutant dans les camps de réfugiés, notamment en Jordanie et au Liban – qui en accueillirent le plus grand nombre par rapport à leur population et à leur taille. Chassés de Jordanie en 1969 par la répression de l’armée jordanienne (« Septembre noir »), les mouvements de résistance palestiniens élargissent leur implantation au Liban, d’où ils mènent parfois des opérations de guérilla contre Israël à partir de la frontière. D’où la politique de représailles massives de l’armée israélienne contre les pays qui les abritent. Au Liban, en décembre 1968, un commando aéroporté israélien détruit toute la flotte civile aérienne libanaise, y provoquant de profonds remous politiques et une paralysie de plus en plus évidente du gouvernement. En fait, à partir de la guerre israélo-arabe de 1973, le Liban devient le champ de bataille unique de la confrontation avec Israël, les fronts syriens et égyptiens étant totalement neutralisés (3). Ainsi s’ouvre le chemin qui mènera à la conflagration de 1975. Proposé par beaucoup de partis palestiniens comme un modèle pour une future Palestine laïque et démocratique, intégrant juifs, chrétiens et musulmans sur un pied d’égalité, le Liban sombre dans la violence (4).Une coalition de partis laïques libanais se met en place sous l’étiquette de Mouvement national, solidaire des groupes armés palestiniens. Celui-ci comprend les diverses factions d’obédience nassérienne, largement implantées dans la communauté sunnite, le Parti communiste, le Parti populaire syrien et le Parti socialiste de Kamal Joumblatt, père de M. Walid Joumblatt. En face, le Parti phalangiste, sous l’influence d’un ancien ministre des affaires étrangères, Charles Malik, très proche des Etats-Unis, commence à s’armer et prétend regrouper tous les chrétiens sous l’emblème d’un Front libanais. Ce dernier entend libérer le Liban de l’emprise révolutionnaire palestinienne, soutenue par l’URSS et les pays arabes dits « radicaux ». Pour Israël, cette conjoncture libanaise, alimentée par sa politique de représailles massives, remet à l’ordre du jour un dessein stratégique datant du début des années 1950 : faire émerger, au Liban, un Etat chrétien allié de l’Etat juif et justifiant la légitimité de ce dernier au Proche-Orient (5). En envahissant le sud du Liban jusqu’au fleuve Litani en 1978, son armée, conformément au vieux plan de David Ben Gourion, met en place une milice de supplétifs débauchés de l’armée libanaise, avec à sa tête un officier chrétien dissident ; cette milice proclame en avril 1979 un Etat du « Liban libre » sur les 800 km2 que l’armée israélienne occupera jusqu’en 2000, en infraction à la résolution 425 du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU). Dans le même temps, bien que l’armée syrienne entre au Liban au printemps 1976 pour arrêter une avance des troupes de la coalition des mouvements palestiniens (6) et du Mouvement national contre les places fortes du Front libanais, les partis composant ce dernier entrent en relation avec Israël avec la bénédiction de Washington. Se met progressivement en place une stratégie commune visant à imposer un changement politique total au Liban : le Parti phalangiste, profitant d’une nouvelle invasion israélienne, prendrait le pouvoir et conclurait un accord de paix avec Israël sous patronage américain ; les mouvements armés palestiniens seraient éradiqués. Cette stratégie se concrétise lors de l’invasion de 1982, au cours de laquelle le général Ariel Sharon assiège Beyrouth de juin à fin août, puis installe un pouvoir phalangiste au Liban, avec la caution des Occidentaux, de l’Arabie saoudite et de l’Egypte. En pleine agression, le Parlement libanais élit un président de la république phalangiste (Bechir Gemayel), puis, à la suite de l’assassinat de celui-ci, son frère Amine. Sous pression américaine, le nouveau pouvoir signe un traité de paix inégal avec Israël en 1983. Dans le même temps, deux cent mille chrétiens de la zone du Chouf – région montagneuse au sud-est de Beyrouth – sont déplacés par la force : l’armée israélienne avait encouragé les milices chrétienne et druze à s’entretuer, avant de se retirer de cette zone. Quant aux organisations armées des partis laïques libanais, piliers de la résistance à l’occupation depuis 1978, le pouvoir phalangiste les désarme et les pourchasse, avec l’appui de la Force multinationale d’interposition expédiée au Liban en août 1982 pour aider à l’évacuation des combattants palestiniens et protéger les populations civiles – avec le succès que l’on sait à Sabra et Chatila... Voilà qui crée les conditions de la constitution du Parti de Dieu, le Hezbollah, qui recrute dans la communauté chiite, galvanisée par la révolution religieuse iranienne, et de sa mobilisation tenace pour en finir avec l’occupation israélienne du Sud. Faute d’avoir pu être satellisé aux Etats-Unis et à Israël, le Liban s’enfonce dans une spirale de désintégration communautaire. En 1990-1991, en récompense de son ralliement à la coalition anti-irakienne, les Occidentaux en accordent le contrôle à la Syrie. Le pays se transforme en condominium saoudo-syrien, lorsque Rafic Hariri, l’homme de confiance du roi d’Arabie saoudite, accède au poste de premier ministre : il l’occupera sans interruption de 1992 à 1998, puis de 2000 à 2004, entraînant le pays dans une vague sans précédent de spéculations foncières et financières. Le Liban hérite ainsi d’une dette de 40 milliards de dollars, mais une kyrielle de proches, de courtisans, de princes arabes, d’officiers syriens, de banques locales et de fonds d’investissement s’enrichissent au-delà de toute imagination. Adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU en septembre 2004, la résolution 1559 vient remettre en cause le statut fragile du Liban. A la suite de l’invasion de l’Irak et conformément à leur projet de « Nouveau Moyen-Orient », les Etats-Unis refusent de laisser le pays du Cèdre dans l’orbite de l’axe syro-iranien, dont le Hezbollah, selon eux, représente une simple émanation : ils entendent donc l’éradiquer. La résolution condamne toute reconduction du mandat du président libanais Emile Lahoud (considéré comme le principal appui de cette organisation déclarée « terroriste » par les Etats-Unis) ; elle exige le retrait des troupes syriennes, le déploiement de l’armée libanaise au sud du Liban et le désarmement de toutes les milices – entendez le Hezbollah, pourtant qualifié de « résistance » au Liban et dans tout le monde arabe, mais aussi les organisations palestiniennes encore présentes. Avec un aveuglement peu commun, la diplomatie française prit l’initiative de cette résolution, sans doute afin de se réconcilier avec les Etats-Unis après la brouille sur l’Irak. Mais, du même coup, elle faisait sombrer le Liban dans la pire déstabilisation, le renvoyant à sa situation entre 1975 et 1990 : un espace d’affrontement entre toutes les forces antagonistes au Proche-Orient. Les plans de réoccupation du sud du Liban furent alors mis en route. Parallèlement, les Etats-Unis et la France , après l’assassinat de Rafic Hariri, travaillèrent activement à faire émerger au Liban un pouvoir local favorable aux thèses américaines, dites du 14 mars, cimentées autour de la famille Hariri et de M. Joumblatt. Le Conseil de sécurité se saisira d’ailleurs de l’assassinat de l’ancien premier ministre, adoptant une série impressionnante de résolutions concernant la constitution d’une commission d’enquête internationale, puis celle d’un tribunal international, ainsi que la réaffirmation de la nécessité de voir le gouvernement libanais appliquer la résolution 1559. Cette agitation de l’instance suprême des Nations unies contraste étrangement avec sa passivité, lorsque, en juillet 2006, Israël prend en otage l’ensemble du peuple libanais, détruit des régions entières, dont il assassine les habitants par centaines et condamne des dizaines de milliers d’autres à l’exode... Décidément, le Liban continue de gêner considérablement Israël et la « communauté internationale », qui soutient ou laisse lâchement se perpétrer cette agression hors normes, parallèle à celle qui est exercée à l’encontre de ce qui reste de la Palestine. Le couple américano-israélien n’a pas mieux réussi, en 2006, la « chirurgie » pratiquée en 1982 qui a mis le Liban à l’agonie durant de nombreuses années, tout comme la Palestine aujourd’hui. La « guerre des civilisations », cadre théorique de la doctrine de la guerre contre le « terrorisme » et le « fascisme islamique », prêchée par l’administration américaine depuis 2002 ne risque-t-elle pas de plonger à nouveau les Libanais dans une guerre sanglante entre communautés ? La vocation libanaise de terre symbole du pluralisme religieux, qui contrarie tant les Israéliens, pourra-t-elle survivre à ce nouveau coup de boutoir ? Il est certes réconfortant de voir que la majorité des chrétiens du Liban, à la différence de leur état d’esprit en 1975, retrouvent leur patrimoine intellectuel et politique évoqué ci-dessus. Ancien général en chef de l’armée libanaise qui tenta vainement, en 1989-1990, de bouter la Syrie hors du Liban, le général Michel Aoun fait désormais figure d’homme le plus populaire dans la communauté chrétienne. Lui-même enfant de la banlieue sud de Beyrouth, il s’est déclaré solidaire du nouveau malheur qui frappe le pays, mais encore plus durement la communauté chiite dont les zones d’habitation ont été ravagées. Ce faisant, il a érigé un barrage contre la nouvelle discorde communautaire que la violence hors normes de l’action israélienne s’efforce de provoquer : celle-ci constituerait le meilleur atout de l’Etat juif et de ses alliés à Washington pour tenter à nouveau, comme en 1982, de briser cette nation « rebelle » et de la satelliser. Les sirènes du « clash des civilisations » et la lassitude de tout un pays qui, depuis 1975, supporte seul, avec les Palestiniens, le poids de la machine de guerre israélienne n’auront-elles pas raison, à la longue, de l’admirable résistance de la société libanaise à tous les malheurs qu’elle affronte ? Les nombreuses lacunes de la résolution 1701 du Conseil de sécurité ne vont-elles pas être utilisées pour permettre à Israël et aux Etats-Unis de dicter leur volonté au gouvernement libanais et de s’immiscer dans ses affaires intérieures, comme ils n’ont cessé de le faire depuis l’adoption de la résolution 1559 ? Nombre de Libanais souhaitent voir leur pays neutralisé dans le conflit israélo-palestinien, coupé de son arrière-pays syrien, devenant ainsi un Monte-Carlo pour riches émirs pétroliers du « nouveau Moyen-Orient » promis par M. George W.Bush. Mais ce vieux rêve pusillanime ne saurait permettre au Liban de faire face aux défis historiques qui lui sont lancés. De plus, le spectre de la guerre civile à laquelle, sous couvert de « démocratisation. Cette désintégration participe des plans israéliens et américainsGeorges Corm


3-3 Point de vue de Mecanopolis : Toute résistance sera considérée comme terroriste, tout désaccord sera crime contre l’humanité. Extrait : Il est grand temps de faire le point.Premièrement, tout ce qui est rabâchage dans les médias est sujet à caution. Dit clairement, c’est de la pure manipulation. Tout ce qui est gênant pour l’Ordre Mondial se mettant en place est traité rapidement, lorsque c’est traité, ou bien en page 8, en bas, à droite, en tout petit. Ou cela fait l’objet d’un reportage, sur Arte, à 25h78, le 31 février.

Nous l’avons vu avec l’Irak. Après avoir servi de laboratoire de technologie éliminatrice de perses dans les années 80, y compris chimiquement, il fallait à tout prix prendre le contrôle de cette région charnière du Golfe Arabo Persique. Alors un nouvel Hitler, ami d’hier, est montré tel le diable sortant de sa boite Pandorienne…

….

Aujourd’hui, l’Iran, la Syrie et le Liban sont tous les jours sur nos écrans. Ils peuvent trembler, ces pauvres gens, toute la virtuosité sanglante de l’Occident va leur tomber dessus. Cela a débuté en été 2006 avec l’agression innommable d’Israël sur le nain Liban…

L’écho de la giffle reçue résonne encore comme un chant salvateur de liberté et de résistance.

….

Est-il raisonnable de revenir sur le 11 septembre 2001 et de cette “guerre contre le terrorisme”, pure invention politico-économique, tellement grosse, que dis-je, tellement énorme, que l’on se demande comment ils peuvent encore mentir ainsi tous les jours?…

Les seuls terroristes sont ceux qui détiennent les médias, les banques, qui emploient nos politiciens en les corrompant ou les amusant, ceux qui ont des actions dans toutes les activités économiques de la planète. Y compris et surtout la valeur économique la plus sûre et la plus rentable; LA GUERRE.

Tout est aujourd’hui en place pour le lancement du Nouvel Ordre Mondial. La crise économique annoncée est là, aujourd’hui, et elle est le signal du grand bouleversement. Attendez vous à un grand choc, car il faudra un grand choc pour imposer en “douceur” ce Nouvel Ordre. Ce choc tuera un ou plusieurs milliards de personnes.

Je vous le disais dans un précedent billet…Je n’ai pas vraiment de bonnes nouvelles.

Le Père Noël n’existe pas.

Mais le Père Fouettard, si.

Et il n’est pas tout seul…

Source : http://mecanopolis.wordpress.com/2008/07/12/1050/

Publié 12 juillet 2008 


Liban,Israël,Olmert,colonialisme,Bush,Hezbollah,Finul     

n°87 - Les dossiers du Liban -07/-08 - Fin- : Toute résistance sera considérée comme terroriste, tout désaccord sera considéré comme crime contre l'humanité.

n°87 - Les dossiers du  Liban -07/-08 - Fin- : Toute résistance sera considérée comme terroriste, tout désaccord sera considéré comme crime contre l'humanité.


Les dossiers du  Liban  - Fin-

N° 67                                            07-08

 Par  M.Lemaire 



Sommaire :                            - Fin-

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

4-1 La déclaration ministérielle.

1 La déclaration ministérielle sera adoptée malgré les réserves de Lahoud, les Forces Libanaises et les Phalangistes.

2 Le Hezbollah met en garde.

3 Accord sur une déclaration de politique générale du gouvernement.

4 Déclaration de politique adoptée.

4-2 Les déplacés de Tripoli submergés par la misère.

4-3 Samir Qintar enfin libéré dans sa 30ème de détention !

5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Analyse de Khalil Fleyhane : Pourquoi Israël ne lancera pas d’attaque contre le Liban, du moins dans un futur proche…

5-2 James Petras : L'Empire US et le Moyen-Orient: Le sionisme, les régimes fantoches et les alliés politiques.

5-3 Uri Avnery : Des planètes différentes.



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme

4-1 La déclaration ministérielle.

1 La déclaration ministérielle sera adoptée malgré les réserves de Lahoud, les Forces Libanaises et les Phalangistes. 14 mars : réunification du 14 mars invocation du 7 mai à des fins électorales et Aoun les appelle à rejoindre « l’entente »
Le courant du futur et ses alliés aura mis environ « trois ans pour réaliser que le document d’entente signé entre le CPL et le Hezbollah est le seul chemin vers la stabilité » selon les termes du député du Bloc du Changement et de la Réforme Ibrahim Kanaan.
Le général Aoun aurait invité le chef du courant du futur, Saad Hariri, à « se joindre à notre accord avec le Hezbollah » lui offrant ainsi au 14 mars une issue à la crise intérieure qui menace son unité suite aux mauvais calculs politiques et sécuritaires. Le courant du Futur est en effet dans une phase de « délabrement » et le projet américain dans la région semble avoir changé, les Etats-Unis souhaitent trouver une solution à « la question israélienne qui soit dans leur propre intérêt et non dans celui du Liban ».
Et si les longues discussions de la commission de rédaction de la déclaration ministérielle pendant environ trois semaines, ont dévoilé les divergences au sein du parti du 14 mars suite à l’absence d’une vision politique et stratégique unique, l’arrivée de ce parti aujourd’hui au conseil des ministres afin d’adopter cette déclaration de manière officielle et définitive – à contrecoeur - malgré les réserves émises par Nassib Lahoud soutenues par les forces libanaises et les phalangistes montre néanmoins de manière claire l’état de délabrement dont souffre leur cohésion. Et l’image offerte par ce parti d’une charrue poussée par plusieurs bœufs uniquement motivés par leurs intérêts politiques et électoraux, a poussé le chef du courant du futur à tenir une réunion nocturne d’urgence dans l’objectif de convaincre les différents membres d’unifier un minimum leur position afin de faire passer la déclaration ministérielle du gouvernement Siniora aujourd’hui, dans l’espoir que la confiance qui lui sera accordée et sa durée de vie limitée contribue à redorer le blason en préparation des élections prévues au printemps et afin de limiter les dégâts faute de pouvoir les éviter.
Le chef de l’ancienne « majorité », le député Saad Hariri a bien analysé la situation dans laquelle se trouve le parti du 14 mars, les changements qui se sont opérés suite à la date du 7 mai, le pari perdu qu’il a fait sur les américains ainsi que les différentes évolutions sur le plan régional qu’il n’avait pas comprises dans ses calculs. Il a également bien vu l’unité de l’opposition et la constance de ses positions, ce qui l’a décidé à entreprendre une unification du courant du futur, tant que celle du 14 mars semble compliquée, à travers une opération d’autocritique et de réévaluation. Dans ce cadre et sur la base de ce qui s’est produit le 7 mai, il a relevé l’ancien député Selim Diab de ses fonctions de coordinateur au sein du courant du futur et l’a remplacé par l’ancien ministre de l’intérieur, Hassan Sabaa en espérant qu’il ait acquis une expérience plus importante que son prédécesseur dans les domaines des élections et de la sécurité. Hariri a également accéléré le processus d’élaboration du règlement intérieur du courant du futur en vue de préparer la campagne électorale par des alliances surprenantes. Cette démarche serait un « message » à l’attention des bœufs égarés du parti du 14 mars et notamment Joumblat dont les changements incessants quasi quotidiens de discours présageraient une future séparation de ce parti pour des raisons électorales, le dernier changement en date est celui d’hier lorsqu’il a déclaré s’être allié avec la « garantie » Talal Arslan.
Et malgré les termes de la déclaration rendue publique hier suite à la réunion nocturne présidée par Saad Hariri dans une tentative de réunir tous les piliers de ce parti sous l’expression « alliance politique et nationale à laquelle participent toutes les forces et personnalités réunies par la même volonté de changement par des élections libres », cette déclaration a néanmoins adressé des messages implicites en employant le terme « alliance politique et nationale à laquelle participent toutes les forces et personnalités réunies par la même volonté de changement » et non « les forces du 14 mars », ceci soulève les doutes des chrétiens du parti qui craignent le terme « changement », étant donné qu’il est rattaché au Bloc présidé par le général Aoun autant qu’ils craignent les changements successifs de Joumblat. Et c’est à la lumière des élections parlementaires qu’il faudrait lire la l’intensification des attaques faites par les forces libanaises et les phalangistes contre le CPL et notamment contre le document d’entente signé entre le CPL et le Hezbollah. Et l’ancien député et ministre, Sleiman Frangieh a, en réponse à la déclaration de Geagea qui « convoite toutes les places de l’Etat », dit « celui qui a autant d’ennemis que Geagea n’a pas besoin de campagne électorale ».
Le général Aoun a, quant à lui, conscient de la décadence qui touche le parti du 14 mars, adressé au chef du bloc du Changement et de la Réforme un conseil sincère l’appelant à rejoindre l’entente signée avec le Hezbollah - invitation qu’il avait également faite le jour de la signature du document d’entente – car une « alliance » politique » électorale n’est pas « projet national » et la chute de « l’alliance quadripartite » en serait la preuve.
Le chef du bloc du futur aura-t-il le pouvoir de s’affranchir de ses obligations et engagements envers l’extérieur pour franchir ce pas capable d’unifier le projet national et de le libérer du réseau d’intérêts régionaux et internationaux ?
Général Aoun : Nos portes sont ouvertes si Hariri veut se joindre à notre entente avec le Hezbollah
Joumblat : A fait l’éloge de son allié Arslan et la révolte du 6 février » : nous ne valons rien sans notre arabité et il faut récupérer les fermes par tous les moyens
Amal : Pour l’ouverture de tous les canaux de dialogue
Gemayel : La déclaration ministérielle mène le Liban là où nous ne souhaitons pas qu’il aille
Nasib Lahoud : J’émettrai mes réserves sur la déclaration ministérielle au conseil des ministres
Mohammad Raad : Nous voulons un Etat libanais et non un Etat au Hezbollah
Ibrahim Kanaan : 3 ans pour que certains comprennent l’intérêt du document d’entente
14 mars : Insiste sur la totale solidarité de ses membres et adopte les réserves émises sur la déclaration ministérielle
Hassan Fadlallah : Nous avons prouvé dans la déclaration ministérielle notre droit à la résistance
04 aout http://rplfrance.org/index.php?content=presse/080804tayyar-ec.php


2 Le Hezbollah met en garde. Une déclaration ministérielle qui peine à naître ! Le ‎retard dans l'annonce du texte a suscité l'inquiétude des ‎groupes et des personnalités libanais et, à ce propos le ‎Hezbollah a mis en garde quant aux démarches en coulisses ‎pour supprimer la Résistance de la déclaration ‎ministérielle. Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah ‎Mohammad Raad a évoqué l'importance de la question de ‎ la Résistance avant de souligner que la Résistance , cette ‎‎« constance nationale » fait l'unanimité au Liban. Les ‎derniers sondages confirment les déclarations des ‎responsables du Hezbollah concernant la place notoire de la ‎Résistance chez le peuple. Selon ces sondages effectués par ‎le Centre d'études et de Recherches de Beyrouth en juillet ‎au sujet de la Résistance , ses armes et les priorités du ‎gouvernement d'unité nationale, 79 % des Libanais ‎partagent la même idée que le Secrétaire général du ‎Hezbollah Seyyed Hassan Nasrallah quant à la participation ‎du peuple en bloc à la Résistance face au régime sioniste. ‎‎75 % estiment que la lutte contre les complots permanents ‎du régime d'Israël exige une Résistance constante. Et pour ‎‎69 % des Libanais l'arme de la résistance est le garant du ‎Liban, estimant insuffisante la diplomatie sans Résistance ‎dans la restitution de leurs droits. Pourtant, malgré l'accent ‎mis par le président du Parlement Nabih Berry sur ‎l'introduction de la question de la Résistance dans la ‎déclaration ministérielle, ainsi que l'hommage rendu par le ‎Président Michel Sleimane à la Résistance , une vérité ‎indéniable qui repose sur la vox populi, le 14 mars ‎composé des groupes libanais pro-occidentaux s'emploie à ‎entraver l'inclusion de la Résistance dans la déclaration ‎ministérielle. Du fait que la Résistance est un solide ‎obstacle face au régime sioniste, l'acharnement du 14 mars ‎à son encontre, traduit un complot dangereux, qu'il est en ‎train de concocter contre le peuple libanais. Les ‎tergiversations du 14 mars et ses politiques exclusivistes ‎ont fait retarder l'annonce de la déclaration ministérielle et ‎cette question a fait que le gouvernement d'unité nationale ‎ne parvienne pas à commencer ses travaux, après un mois ‎de sa formation. Et ce alors que vu la situation névralgique ‎du Liban, toujours exposé aux complots du régime de Tel-‎Aviv et de ses protecteurs, l'ouverture des travaux du ‎gouvernement, axée sur la Résistance , est une nécessité ‎indéniable sur laquelle persiste le peuple et la grande ‎majorité des autorités du haut rang du Liban. Mardi 29 Juillet 2008 http://www.alterinfo.net/Le-Hezbollah-met-en-garde_a22269.html
3 Accord sur une déclaration de politique générale du gouvernement. 1er août Le nouveau gouvernement libanais d’union nationale a accepté une déclaration politique qui, selon des sources politiques, reconnaît le droit du Hezbollah à recourir à tous les moyens possibles pour libérer le territoire occupé par Israël. Le document, accepté lors de la 14e réunion d’une commission ministérielle chargée de le mettre au point, sera présenté la semaine prochaine au parlement pour le soumettre à un vote de confiance. La déclaration politique a été retardée par un différend sur le rôle du Hezbollah (lqui représente une partie de la résistance qui a gagné la guerre de 34 jours contre l’envahisseur Israël en 2006.) Le Premier ministre Siniora et sa coalition pro-états-unienne voulaient initialement ne pas mentionner le droit du Hezbollah à reprendre le territoire libanais occupé et laisser un dialogue national présidé par le chef de l’Etat, Michel Souleïmane, trancher cette question. Selon des sources politiques, la déclaration réitère l’adhésion du Liban à la Résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’Onu qui a mis fin à la guerre de 2006 et affirme qu’une "stratégie de défense nationale" élaborée grâce à un dialogue national qui doit débuter dans les prochaines semaines fixera le sort des armes du Hezbollah. La déclaration adopte aussi des réformes économiques décidées lors d’une conférence internationale d’aide qui s’est tenue à Paris en 2007. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4865
4 Déclaration de politique adoptée. Le gouvernement libanais d'union nationale a adopté sa déclaration de politique générale, qui affirme l'autorité de l'Etat sur tous les dossiers, y compris celui des armes du hezbollah. "L'ébauche de la déclaration a été approuvée à l'unanimité", a déclaré le ministre de l'Information Tarek Mitri, à l'issue d'une réunion du Conseil des ministres présidée par le chef de l'Etat, Michel Sleimane.
La rédaction de la déclaration a achoppé pendant trois semaines sur la question de l'arsenal du Hezbollah, chef de file de l'opposition et fer de lance de la lutte contre l'occupation israélienne du sud Liban jusqu'au retrait d'Israël en mai 2000.
Le ministre de l'Information a précisé que quatre ministres avaient exprimé des "réserves" concernant la clause liée à "la résistance contre Israël".
La déclaration souligne "le droit du Liban et de son peuple, son armée et sa résistance à libérer sa terre dans les Fermes de Chebaa, les collines de Kfarchouba et Ghajar", localités frontalières du sud du Liban occupées par Israël.
Des ministres de la majorité ont demandé que l'expression "sous l'aile de l'Etat" soit ajoutée à cette clause, mais cette proposition n'a pas été prise en compte...
05 août http://rplfrance.org/index.php?content=presse/080805figaro1-bm.php
4-2 Les déplacés de Tripoli submergés par la misère. Des centaines de familles de Tripoli, déplacées en raison de violents combats dans les quartiers pauvres de leur ville du nord du Liban, se retrouvent plongées dans l'indigence la plus totale, poussent les autorités locales à tirer la sonnette d'alarme. "La situation est désastreuse", affirme Mervat el-Hoz, membre du Conseil municipal de Tripoli.
Selon elle, "près de 20.000 familles sont touchées directement ou indirectement" par les combats qui ont opposé à plusieurs reprises depuis mai des sunnites à des habitants appartenant à la communauté alaouite, dans plusieurs quartiers de la ville côtière et fait 23 morts.
"On compte 800 familles déplacées, qui vivent entassées dans des écoles de Tripoli ou sont réfugiées dans des régions proches", comme le Akkar (nord-est), ajoute-t-elle.
Selon l'Unicef, le Fonds de l'Onu pour l'enfance, plusieurs familles alaouites ont trouvé refuge chez des familles déjà très pauvres dans des villages du Akkar, où
la Croix-Rouge tente de fournir des cliniques mobiles.
Dans l'une des salles de classe aménagées en "chambres à coucher" temporaires, Moukhalissa Khaled al-Sayyed, 70 ans, peine à retenir ses larmes.
"Vivre ici est intenable. Je souffre du coeur et du diabète, et je n'ai plus d'argent pour acheter mes médicaments", dit cette femme qui a passé auparavant deux nuits dans un camion avec sa famille.
"C'est la première fois que je vis une situation pareille, je préfère la mort plutôt que d'attendre que quelqu'un veuille bien m'aider", ajoute-t-elle. Sa maison de Moukhalissa est parmi les 236 habitations qui ont été détruites lors des combats, selon les chiffres de la municipalité.
Mais au-delà des dégâts matériels, ce sont surtout les conséquences sociales et sanitaires qui préoccupent les organisations humanitaires.
Dans les quartiers de Bab Al-Tebbaneh, à majorité sunnite, ou de Jabal Mohsen, secteur alaouite, "les habitants vivaient déjà sous le seuil de pauvreté", explique Mme Hoz, la plupart travaillant par heure et sans emploi fixe. Là-bas, ils vivent dans le plus grand dénuement, c'est la misère totale".
"60% des enfants ne sont pas allés à l'école (cette année) et entre 14 et 19 ans, on enregistre un taux d'abandon scolaire de 57%", l'un des plus élevés au Liban, poursuit-elle.
"Nous tirons la sonnette d'alarme, affirme de son côté Fatima Odaymat, une responsable de l'Unicef. "Nous craignons les contagions, notamment parmi les enfants qui n'ont pas été vaccinés".
"Nous allons organiser une campagne de vaccination car nous avons déjà eu un cas de rougeole et un autre d'oreillons", poursuit-elle.
Des médicaments ont été également fournis à environ 4.000 enfants, mais la responsable craint que "la situation ne s'aggrave".
Dans les neuf écoles où sont disséminées les familles, des vieux dorment dans les couloirs en raison de la chaleur des salles, des enfants courent les pieds nus et des femmes lavent à la main des vêtements dans les lavabos.
"En quittant leurs maisons, ils n'ont rien apporté avec eux et la plupart sont aux abois, dit Mme Hoz. Certains nous ont même demandé
1.000 livres libanaises (environ 0,5 euro) pour pouvoir se déplacer et aller inspecter leurs maisons".
La nourriture est assurée notamment par l'institution de Rafic Hariri, du nom de l'ancien Premier ministre sunnite libanais assassiné il y a trois ans.
"Nous avons installé une ligne rouge 24 heures sur 24 et créé un comité d'urgences qui a fourni draps et ventilateurs", précise Mme Hoz.
Mais le temps presse.
"Dans un mois, les écoles vont rouvrir leurs portes. Que feront alors tous ces gens qui ont tout perdu?" demande Mme Odaymat.
"Je n'ai plus d'argent pour aller ailleurs", se lamente Nimr Hamadé Bab Al-Tebbaneh, père de cinq enfants. "Nous ne pouvons plus supporter de rester ici, avec une dizaine d'autres personnes dans une même salle".
01 août
Par Omar Ibrahim
http://rplfrance.org/index.php?content=presse/080801lematin1-bm.php

4-3 Samir Qintar enfin libéré dans sa 30ème de détention ! Samir Qintar, Maher Kourani, Khodr Zaydane, Muhammad Srour et Hussayn Sleimane ont été libérés grâce à la plus audacieuse des opérations d’échanges menées, indirectement, entre le Hezbollah et l’Etat sioniste. Le 16 juillet 2008, soit presque deux ans après la capture des soldats sionistes, prétexte pour déclencher l’effroyable guerre contre le Liban, l’Etat sioniste est contraint de faire libérer les cinq détenus libanais et près de deux cents corps de martyrs, arabes de toutes nationalités, et surtout palestiniennes, qu’il avait enterrés dans des fosses après les avoir numérotés ! La barbarie de l’Etat colonial quant à sa pratique envers les corps des martyrs, est dévoilée au grand jour ! Des dizaines de corps de martyrs palestiniens sont encore enfouis dans des fosses. L’Etat d’Israël les utilise comme otages, comme les prisonniers vivants ! Jusqu’à quand la communauté internationale continuera-t-elle à fermer les yeux sur le sort des prisonniers, vivants et décédés, détenus par l’occupation ? Mais les régimes arabes du camp de la collaboration ne veulent toujours pas tirer les leçons de  la victoire de la résistance : en Jordanie, le résistant Sultan Ajlouni et ses frères sont toujours détenus dans une prison jordanienne, selon l’accord passé entre la Jordanie et Israël, il y a un an, où les cinq résistants passeraient d’une prison israélienne à une prison jordanienne, c’est ainsi que le régime jordanien conçoit la libération des héros qui ont résisté à Israël ! D’autres régimes ont peur de recevoir leurs martyrs, de les accueillir et enterrer dans des cérémonies populaires, de crainte de déplaire à leur maître sioniste et américain !   Abdallah Barghouty : les geôliers se vengent sur lui pour la libération de Samir Qintar L’avocat Buthayna Daqmaq, présidente de l’association Mandela, a dévoilé que le prisonnier Abdallah Barghouty, condamné à 67 perpétuités, a été gravement blessé suite à une attaque de la part des geôliers dans sa cellule dans la prison de Ascalan. « Le jour même de la libération de Samir Qintar, alors que je suivais l’événement à la télévision, un groupe de huit geôliers de l’unité Matsada, les visages cagoulés, sont entrés dans la cellule et sans un mot, se sont précipités sur moi et ont commencé à me frapper, ils m’ont jeté à terre et ont poursuivi les coups de plus en plus fort. Ils m’ont ensuite traîné en dehors de la cellule, dans toute la section et m’ont placé dans une pièce, parmi les condamnés juifs de droit commun, pendant quatre heures ». « Lorsqu’ils m’ont ramené à la cellule, on aurait dit une scène de guerre : les geôliers ont détruit tout le contenu, ont abîmé mes vêtements et cassé la télé. » Maître Daqmaq a dénoncé cette grave violation des droits des prisonniers, et surtout des prisonniers isolés. Elle a rappelé que depuis son arrestation, le 5 mars 2003, Abdallah Barghouty subit les mesures les plus répressives, il est transféré d’une prison à une autre, toujours en isolement et est interdit de visite familiale depuis un an.Source : CIREPAL (Centre d'’Information sur la Résistance en Palestine) : Bulletin d'’informations n° 9 (08/08)

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Analyse de Khalil Fleyhane : Pourquoi Israël ne lancera pas d’attaque contre le Liban, du moins dans un futur proche… Aucun pays arabe ou aucune capitale étrangère n’a transmis au Liban des informations selon lesquelles Israël entend lancer des attaques contre des caches d’armes du Hezbollah, à l’heure où l’État hébreu intensifie sa campagne contre le réarmement « tous azimuts » du parti chiite.
Des sources diplomatiques new-yorkaises assurent que la campagne israélienne est purement et uniquement médiatique ; elle s’explique par une émulation sur le plan interne et par les changements politiques en Israël, notamment l’élection à la tête du parti Kadima le 17 septembre prochain. « Les candidats à la succession d’Ehud Olmert à la tête de ce parti lèvent sensiblement le ton, mais cela ne veut pas dire qu’une nouvelle agression contre le Liban est à l’ordre du jour, au moins au cours des deux prochains mois », ont précisé ces sources. Et de remarquer que la campagne israélienne sur la quantité d’armes arrivée aux mains du Hezb ne comporte aucune menace d’utilisation de la force. « Ils se sont contentés de critiquer le fait que la déclaration ministérielle ait confirmé le droit du peuple, du gouvernement et de
la Résistance de faire face à n’importe quelle agression », ajoutent-elles.
Pour ces sources en question, l’État hébreu privilégie en ce moment la méthode politique, et ce pour plusieurs raisons.
Une : les responsables israéliens sont convaincus que toute attaque contre le Liban ou contre des QG ou des équipements appartenant au Hezb mettra directement un terme aux négociations indirectes entre Tel-Aviv et Damas. Deux : aucune attaque ne correspondrait à une promenade de santé pour les militaires israéliens et nuirait à tout homme politique souhaitant prendre les rênes de Kadima et/ou succéder à Ehud Olmert. Trois : Israël souhaite relancer ses négociations avec le Liban dans le cadre de l’opération de paix.
Sauf qu’il est clair qu’Israël n’hésitera pas une seule seconde à lancer une nouvelle guerre contre le Liban si jamais il était la cible de quelque agression que ce soit à partir du territoire libanais, ou si des ressortissants israéliens sont visés, n’importe où dans le monde, notamment en Europe ou en Afrique.
Parallèlement, les sources new-yorkaises rappellent que le mandat de
la Finul sera renouvelé pour six nouveaux mois à partir du 31 août, sans le moindre amendement dans le descriptif de leur mission. On sait également qu’aucun cessez-le-feu ne sera proclamé entre le Liban et Israël, puisque celui-ci continue de violer l’espace aérien libanais et d’occuper les fermes de Chebaa, les collines de Kfarchouba et la partie méridionale du village de Ghajar.
Quant au rapport que Ban Ki-moon présentera aux membres du Conseil de sécurité, il est attendu qu’il ne comportera rien de nouveau ; il se contentera d’évoquer quelques incidents mineurs de terrain et rapportera la position israélienne, selon laquelle le Hezbollah dispose de missiles sol-air capables de descendre un avion israélien lorsqu’il est au-dessus du territoire libanais. Le patron du Palais de Verre reconnaîtra dans ce rapport n’avoir aucune preuve de la présence de ces missiles, tout en invitant de nouveau l’État hébreu à mettre un terme à ces violations de la résolution 1701. Ban Ki-moon saluera enfin l’opération d’échange de prisonniers entre Israël et le Hezbollah.
Dans ce rapport figurera aussi le résultat de la mission onusienne envoyée la semaine dernière au Liban et chargée de contrôler la frontière libano-syrienne.
Khalil Fleyhane  http://www.lorientlejour.com/page.aspx?page=article&id=378738


5-2 James Petras : L'Empire US et le Moyen-Orient: Le sionisme, les régimes fantoches et les alliés politiques. Extrait : Les régimes clients des USA, au Moyen-Orient et dans la corne de l’Afrique, ont des fonctions spécifiques pour construire l’empire étasunien au Moyen-Orient et pour servir les intérêts israéliens.
  • Au Liban les maronites chrétiens et le régime fantoche de Fouad Siniora sont financés et armés pour affaiblir la coalition politico-militaire anti-impérialiste de masse conduite par le Hezbollah.
  • Les États clients du Golfe et d’Arabie saoudite fournissent le pétrole, le renseignement et les bases militaires comme bases pour la surveillance du Moyen Orient.
Au Liban le Hezbollah a battu les envahisseurs israéliens et a isolé, de plus en plus, le régime fantoche de Siniora bien que les États-Unis aient réussi à introduire la présence militaire des Nations Unies, une vaine tentative d’isoler le Hezbollah. Les livraisons massives par les USA d’armes à ses mercenaires – chrétiens, druzes et sunnites – en 2007 laissent présager un nouvel effort pour provoquer une "guerre civile" pour affaiblir le Hezbollah et ses alliés anti-impérialistes palestiniens. Au Liban, le régime Siniora terré à Beyrouth n’a pas réussi à affaiblir le Hezbollah et n’existe que grâce au soutien financier (et militaire) des USA, de l’Europe et de l’Arabie saoudite. L’armée libanaise est divisée. Les forces des Nations Unies refusent de désarmer le Hezbollah. Israël a perdu toute envie d’une nouvelle invasion. Il est clair que les États-Unis ont perdu de l’influence au Liban alors que la puissance du bloc Hezbollah-Hamas-Iran se renforce. 

5-3 Uri Avnery : Des planètes différentes.
Ndlr : Lla publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'analyse mais doit être vu comme information Jamais auparavant je n’avais ressenti le conflit tragique avec une intensité aussi forte que ce dernier mercredi, le jour de l’échange de prisonniers entre l’Etat d’Israël et le Hezbollah. J’AI CONSACRÉ toute la journée à jongler entre les chaînes israéliennes et Aljazeera. Cela a été une expérience éprouvante : en une fraction de seconde, je pouvais évoluer entre deux mondes, mais toutes les chaînes émettaient leurs informations au même moment. Dans l’un des sujets relatifs aux dernières nouvelles, les faits se passaient à une petite douzaine de mètres les uns des autres, mais ils au­raient pu aussi bien se dérouler sur deux planètes différentes. Jamais auparavant je n’avais ressenti le conflit tragique avec une intensité aussi forte que ce dernier mercredi, le jour de l’échange de prisonniers entre l’Etat d’Israël et le Hezbollah. L’HOMME qui occupait une place centrale dans l’événement personnifie l’abîme qui sépare les deux mondes, le monde israélien et le monde arabe : Samir al-Kuntar. Tous les medias israéliens l’appellent "l’assassin Kuntar", comme s’il s’agissait de son prénom. Pour les médias arabes, il est le "Héros Samil al-Kuntar". Il y a 29 ans, avant que le Hezbollah ne soit devenu une force qui compte, il a atterri avec ses camarades sur la plage de Nahariya pour mener une attaque qui s’est imprimée dans la mémoire nationale israélienne par sa cruauté. Au cours de cette attaque, une petite fille de quatre ans fût assassinée, tandis qu’une mère étouffa accidentellement son bébé en essayant de l’empêcher de révéler l’endroit où ils se cachaient. Kuntar avait alors 16 ans – il n’était ni palestinien ni chiite, mais druze libanais et communiste. Le coup avait été monté par un groupuscule palestinien. Il y a quelques années j’ai eu une discussion avec mon ami Issam al-Sartaoui à propos d’un événement semblable. Sartaoui était un héros palestinien, un pionnier de la paix avec Israël, qui devait plus tard se faire assassiner en raison de ses contacts avec des Israéliens. En 1978, un groupe de combattants palestiniens (des "terroristes" en langage israélien) avaient atterri sur la côte au sud de Haïfa avec pour objectif de capturer des Israéliens en vue d’un échange de prisonniers. Sur la plage, ils se trouvèrent nez à nez avec une photographe qui se promenait innocemment par là et la tuèrent. Après cela ils ont intercepté un bus plein de passagers, et à la fin tous ont été tués. Je connaissais la photographe. C’était une charmante jeune femme, une personne bien, qui aimait photographier des fleurs dans la nature. Je fis des reproches à Sartaoui pour cet actes méprisable. Il m’a dit : "Vous ne comprenez pas. Ce sont des jeunes, presque des enfants sans entraînement et sans expérience, qui interviennent derrière les lignes d’un ennemi redoutable. Ils sont paniqués à mort. Ils sont incapables d’agir selon une logique froide." Ce fut l’une des rares occasions où nous n’avons pas été d’accord – bien que nous fussions, l’un comme l’autre, chacun au sein de sa communauté, des marginaux parmi les marginaux. Ce mercredi, la différence entre les deux mondes était manifeste de la façon la plus extrême. Le matin, "l’assassin Kuntar" s’est réveillé dans une prison israélienne, le soir le "héro al-Kuntar" était devant une foule de cent mille Libanais enthousiastes appartenant à toutes les communautés et à tous les partis. Il ne lui a fallu que quelques minutes pour passer du territoire israélien à la minuscule enclave des Nations unies de Ras-al-Naqura et de là au territoire libanais, du royaume de la TV israélienne au royaume de la TV libanaise – et la distance était plus grande que celle franchie par Neil Armstrong lors de son voyage vers la lune. En ne cessant d’évoquer "l’assassin aux mains tâchées de sang" qui ne serait jamais libéré, quoiqu’il arrive, Israël a fait de ce prisonnier parmi d’autres un héros de l’ensemble du monde arabe. Aujourd’hui, c’est déjà une banalité de dire que le terroriste de quelqu’un est pour un autre un combattant de la liberté. Cette semaine, un léger mouvement du doigt sur la télécommande de la télé suffisait à en faire l’expérience en direct. LES ÉMOTIONS S’EXPRIMAIENT intensément de part et d’autre. Le public israélien était immergé dans une mer de chagrin et de deuil pour les deux soldats, dont la mort n’a été confirmée que quelques minutes avant le retour de leurs corps. Pendant des heures ensuite, toutes les chaînes israéliennes ont consacré leurs émissions aux sentiments des deux familles, que les médias s’étaient employé ces deux dernières années à transformer en symboles nationaux (et aussi en instruments d’accroissement de leur audience). Inutile de signaler que pas une voix en Israël n’a prononcé la moindre parole concernant les 190 familles dont les corps des fils ont été ramenés au Liban ce même jour. Dans ce tourbillon d’apitoiement sur soi-même et de cérémonies de deuil, le public israélien n’avait plus ni énergie ni curiosité pour essayer de comprendre ce qui se passait de l’autre côté. Au contraire, la réception faite à l’Assassin et le discours de victoire de l’Inspirateur des Assassins ne firent que jeter de l’huile sur le feu de la fureur, de la haine et de l’humiliation. Mais il aurait été vraiment utile pour les Israéliens de suivre les événements qui se déroulaient là-bas, parce qu’ils vont avoir de nombreuses incidences sur notre situation. CE FUT, naturellement, le grand jour de Hassan Nasrallah. Aux yeux de dizaines de millions d’Arabes, il a remporté une victoire considérable. Une petite organisation d’un petit pays a mis à genoux Israël, la puissance de la région, tandis que les dirigeants de tous les pays arabes se mettent à genoux devant Israël. Nasrallah avait promis de ramener Kuntar. C’est pour cela qu’il avait capturé les deux soldats. Après deux années et une guerre, le prisonnier qui vient d’être libéré se tenait à la tribune à Beyrouth, vêtu de l’uniforme du Hezbollah, et Nasrallah lui-même, risquant sa sécurité personnelle, est apparu pour l’embrasser devant les caméras de télévision, tandis qu’une foule en délire manifestait son enthousiasme. Face à cette manifestation de courage personnel et d’assurance, un sens aigu de l’opportunité si caractéristique du personnage, l’armée israélienne a réagi par cette déclaration inepte : "Nous ne conseillons pas à Nasrallah de quitter son bunker !" Al Jazeera a fait voir cela, pris sur le vif, heure après heure, à des millions de foyers du Maroc à l’Irak et, au-delà, à tout le monde musulman. Il était impossible pour des spectateurs arabes de ne pas se laisser porter par les vagues d’émotion. Pour un jeune de Riyad, du Caire, d’Amman ou de Bagdad, il n’y avait qu’une seule réaction possible : voici l’Homme ! Voici l’homme qui réhabilite l’honneur arabe après des décades de défaites et d’humiliation ! Voici l’homme, en comparaison duquel tous les dirigeants du monde arabe sont des nains ! Et quand Nasrallah a annoncé que "à partir de ce moment, le temps des défaites arabes est révolu !" il a exprimé les sentiments du jour. Je présume qu’il y a eu aussi beaucoup d’Israéliens à faire des comparaisons peu avantageuses entre cet homme et les ministres de notre propre gouvernement, les champions des paroles creuses et des fanfaronnades. Comparé à eux, Nasrallah apparaît responsable, crédible, logique et déterminé, sans faux-fuyants et sans mots creux. Á la veille de cet immense rassemblement, il s’est adressé au public et a interdit de tirer en l’air comme c’est l’usage dans les fêtes arabes. "Quiconque tire, tire dans ma poitrine, dans ma tête, dans mon vêtement !" Pas un coup de feu n’a été tiré. POUR LE LIBAN ce fut un jour historique. Rien de tel ne s’était produit dans le passé : toute l’élite politique du pays, sans exception, s’est dirigée vers l’aéroport de Beyrouth pour souhaiter la bienvenue à Kuntar, et dans le même temps saluer Nasrallah. Quelques uns d’entre eux grinçaient des dents, bien sûr, mais ils comprenaient parfaitement dans quel sens soufflait le vent. Ils étaient tous là : le Président du Liban, le Premier ministre, tous les membres du nouveau gouvernement, les dirigeants de tous les partis, toutes les communautés et toutes les religions, tous les anciens présidents et premiers ministres encore en vie. Le sunnite Saad Hariri qui a accusé le Hezbollah d’implication dans l’assassinat de son père ; le druze Walid Jumblat qui a exigé plus d’une fois la liquidation du Hezbollah ; et le chrétien maronite Samir Geagea qui porte la responsabilité du massacre de Sabra et Chatila ; avec beaucoup d’autres qui hier encore couvraient le Hezbollah d’injures. Dans son discours, le nouveau Président a félicité tous ceux qui avaient participé à la libération de Kuntar, conférant ainsi une légitimité nationale non seulement à l’action du Hezbollah qui a mené à la guerre mais aussi au rôle militaire du Hezbollah dans la défense du Liban. Dans la mesure où le Président était encore récemment le commandant en chef de l’armée, cela veut dire que l’armée libanaise , aussi, accueille le Hezbollah. Mercredi, Nasrallah est devenu le personnage le plus important et le plus puissant du Liban. Trois mois après la crise qui a failli causer une guerre civile, lorsque le Premier ministre Fouad Siniora a exigé que le Hezbollah abandonne son réseau privé de communication, le Liban est devenu un pays unifié. Des exigences comme le désarmement du Hezbollah sont devenues illusoires. Le Liban est uni également pour exiger la libération des fermes de Shebaa et la fourniture par Israël des cartes des champs de mines et des terribles bombes à fragmentation abandonnées par notre armée après la seconde guerre du Liban. Ceux qui se souviennent du Liban comme d’un paillasson dans la région et des chiites comme d’un paillasson au Liban, peuvent évaluer l’immensité du changement. EN ISRAЁL, il y a des gens pour critiquer l’échange de prisonniers en raison de l’accroissement étourdissant d’audience de Nasrallah et de l’ensemble du camp national-religieux dans le monde arabe. Mais la responsabilité d’Israël dans cette évolution est engagée depuis bien avant les tentatives d’Ehoud Olmert pour détourner l’attention de ses diverses affaires de corruption. Sont à blâmer tous ceux qui ont apporté leur soutien à la stupide et destructive seconde guerre du Liban à laquelle ont applaudi dès le premier jour tous les médias, les partis "sionistes" et les intellectuels en vue. Les corps des deux soldats capturés auraient pu être récupérés par la négociation avant la guerre de la même façon que cela vient de se faire. C’est ce que j’avais écrit à l’époque. Mais on peut faire remonter la critique beaucoup plus loin, à la première guerre du Liban d’Ariel Sharon. Á l’époque aussi, tous les médias, les partis et les intellectuels en vue avait fait un accueil délirant à la guerre le premier jour. Avant cette guerre désastreuse, la communauté chiite était pour nous un bon et tranquille voisin. Sharon porte la responsabilité de l’ascension du Hezbollah ; et l’armée israélienne, qui a assassiné le prédécesseur de Nasrallah, a fourni à Nasrallah l’opportunité de devenir ce qu’il est aujourd’hui. Il ne faudrait pas oublier non plus Shimon Peres qui a été le créateur de la désastreuse "Zone de Sécurité" au Sud Liban au lieu de s’en retirer à temps. Et David Ben Gourion et Moshe Dayan qui, en 1955, proposèrent d’installer comme dictateur au Liban un "major chrétien" qui pourrait ensuite signer un traité de paix avec Israël. Le mélange mortel d’arrogance et d’ignorance qui caractérise toutes les relations israéliennes avec le monde arabe est responsable aussi de ce qui est arrivé mercredi. Il aurait été surprenant que cela ait donné à nos dirigeants une leçon de modestie pour prendre en considération des sentiments des autres et les ait rendus capables de lire la carte de la réalité au lieu de vivre dans une bulle d’autisme national. Mais je crains que ce soit le contraire qui se produise : un renforcement des sentiments de colère, d’insulte, d’autosatisfaction et de haine. Tous les gouvernements israéliens portent la responsabilité de la vague de nationalisme religieux dans le monde arabe qui est plus dangereuse pour Israël que le nationalisme laïque de dirigeants comme Arafat et Bashar al-Assad. . CETTE SEMAINE, un autre événement important s’est produit : d’un grand bond, le président syrien est passé d’un isolement imposé par l’Amérique à un vedettariat mondial dans un show international grandiose à Paris. Les tentatives pathétiques d’Olmert, de Tzipi Livni et d’une bande de journalistes israéliens pour serrer la main d’Assad ou au moins celle d’un ministre, d’un officiel de rang inférieur ou d’un garde du corps étaient une pure farce. Et il s’est encore produit quelque chose de plus cette semaine : le N°3 du Département d’État des États Unis a rencontré officiellement des représentants iraniens. Et il est devenu évident que les négociations avec le Hamas au sujet du prochain échange de prisonniers étaient encore gelées. La nouvelle situation comporte de nombreux dangers, mais aussi un grand nombre d’opportunités. Le nouveau statut de Nasrallah comme figure centrale dans le jeu politique libanais lui impose une responsabilité et de la prudence. Un Assad renforcé peut être un meilleur partenaire pour la paix, si nous sommes prêts à en saisir la chance. Les négociations des Américains avec l’Iran peuvent éviter une guerre destructrice qui serait désastreuse pour nous aussi. La légitimation du Hamas, par les négociations, lorsqu’elles seront reprises, peut conduire à l’unité palestinienne, comme l’unité réalisée au Liban. Tout accord de paix que nous pourrions signer avec eux aurait réellement des chances de s’imposer.

Dans deux mois Israël est susceptible d’avoir un nouveau gouvernement. S’il en a la volonté, il pourrait engager une nouvelle initiative de paix avec la Palestine , le Liban et la Syrie.

Uri Avnery   19 juillet 2008 Traduit de l’anglais "Different Planets" pour l’AFPS : FL Source : AFPS
http://www.france-palestine.org/... http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Uri_Avnery.190708.htm

07/08/2008

n°86- journal du Liban- 27/07 au 06-08 - 1- La Résistance prête à libérer le territoire si les efforts diplomatiques n'aboutissent pas.

n°86- journal du Liban- 27/07 au 06-08 - 1- La Résistance prête à libérer le territoire si les efforts diplomatiques n'aboutissent pas.

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