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31/07/2008

n° 85- Journal du Liban - 22-7 au 29/7 – Début - Naïm Qassem: la Résistance sera perpétuelle

n° 85- Journal du Liban - 22-7 au 29/7 – Suite - Naïm Qassem: la Résistance sera perpétuelle 

Journal du Liban    Fin-  

N° 85                22-07 au 30-07

M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.    Fin- .

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

9-1 Marie Nassif-Debs : Souvenez-vous de Marwahine.

9-2 Le téléphone arabe.

10 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse

10-1 Sylviane Zehl : Khalilzad appelle Ban à pousser Israël, le Liban et la Syrie à trouver une issue au dossier.

10-2 Uri Avneri : Quand le « meurtrier Kuntar » devient « le héros Samir al-Quntar »

9-3 Analyse de Bert De Belder : La Défense belge passe à l'attaque.



9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

9-1 Marie Nassif-Debs  : Souvenez-vous de Marwahine.

Vous rappelez-vous ce nom : Marwahine ? C’était, il y a deux ans, un petit village vivant paisiblement à l’extrême extrémité du Liban, près de la frontière Sud, là où le ciel est plus bleu et la verdure couvre tout autour des petites maisons. Les gens de Marwahine vivaient dans une certaine quiétude créée par la présence des « Casques bleus » près de leur village. Cette présence, disaient-ils, pourrait, le cas échéant, les prémunir contre de possibles agressions israéliennes, surtout qu’ils en savaient déjà quelque chose sur ce terrorisme, puisque leur village l’avait déjà subi en 1982 et 1996 ... Mais cette présence les a induits en erreur. Au moment où ils sentirent le danger, au moment où ils croyaient pouvoir lui échapper, les forces de la FINUL leur ont refusé la moindre aide et les ont rejetés dans la gueule du loup. Vingt-deux ont succombé quand le camion de fortune qui les transportait fut atteint de plein fouet par une roquette. Vingt-deux, dont des nourrissons et des enfants en bas âge. ... Après Marwahine, il y eut Cana, Srifa, Nabatyeh, Tyr et bien d’autres villes et villages du Sud... Il y eut, surtout, la banlieue Sud de Beyrouth où d’autres enfants libanais ont trouvé la mort sous les décombres de leurs maisons soufflées par les « bombes intelligentes » made in USA... Presque deux mille martyrs ont succombé dans les trente-trois jours de violence et de terrorisme, dont la majorité sont des enfants et des femmes... Il y eut un million de déplacés forcés, des dizaines de milliers de logements détruits ou endommagés et de voitures calcinées... Il y eut des champs rasés, des canaux d’irrigation coupés, des ponts et des routes éventrés, des centrales électriques endommagées, des centaines de millions de litres de fuel déversés dans la mer... Il y eut... Mais peut-on rappeler chaque petite fleur, chaque coin de terre, chaque jouet d’enfant ? Et, tandis que le Conseil de sécurité des Nations Unies, mené par John Bolton, laissait faire tout en préparant la résolution 1701, Israël détruisait le Liban et massacrait son peuple, tout en faisant déferler des millions de bombes à fragmentation et à sous munitions sur ses champs qui continuent à faire des ravages. Marwahine, premier village meurtri, tu resteras à jamais dans notre mémoire, à côté de Cana. Nous nous souviendrons toujours de tes vingt-deux martyrs tombés pour que vive le Liban. Marie Nassif-Debs :
mardi 22 juillet 2008.

9-2 Le téléphone arabe. 25 juillet "Que se passe-t-il au Liban ?"
"pourquoi ?"
"c’est silence radio !"
"ah oui... c’est parce qu’ils sont en train de rédiger la feuille de route gouvernementale"
"et ça se passe comment ?"
"mal... ils butent sur la stratégie de défense à adopter"
"c’est-à-dire ?"
"tu veux une explication courte ou longue ?"
"la plus courte possible"
"la question se résume à : -Faut-il désarmer le Hezbollah ou pas ?-"
"ah d’accord ! ... mais est-ce à ce gouvernement de décider ?"
"certains disent que oui et d’autres que non"
"quel est le principal argument des tenants du oui ?"
"ils disent que c’est une question urgente qui mérite une réponse rapide"
"et que disent ceux du non ?"
"que les accords de Doha ne disent rien à ce sujet"
"hum... hum... et que disent les accords de Doha ?"
"qu’il faut élire Michel Sleimane comme Président de
la République et former un Gouvernement d’unité nationale"
"eh ben... où est le problème ? ... ils ont bien élu Michel Sleimane, Président de
la République  !"
"oui mais, le Gouvernement qu’ils ont formé n’est pas d’unité nationale"
"il est quoi alors ?"
"il est en équilibre fragile sur le confessionnalisme, le clanisme et les intérêts des puissances régionales ou internationales"
"mais y a-t-il autre chose au Liban que des confessions, des clans et des dirigeants à la solde des puissances régionales ou internationales ?"
"oui, quand même... il y a surtout des gens qui veulent travailler et vivre au pays... c’est l’immense majorité !"
"et ces gens-là, que proposent-ils ?"
"il faut savoir ce que tu veux... tu m’as demandé l’explication le plus courte possible !"
"... !?" Al Faraby http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4848  


10  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information 10-1 Sylviane Zehl : Khalilzad appelle Ban à pousser Israël, le Liban et la Syrie à trouver une issue au dossier. Lors d’un débat public qui s’est tenu mardi sur le Moyen-Orient et la situation au Liban, et au cours duquel le Conseil de sécurité de l’ONU a entendu l’exposé du secrétaire général adjoint des Nations unies aux Affaires politiques, B. Lynn Pascoe, l’ambassadeur permanent des États-Unis, Zalmay Khalilzad, a exprimé l’inquiétude de son pays à l’encontre de ce qu’il a appelé « les brèches ouvertes dans l’embargo d’armes » et les déclarations du Hezbollah « sur la reconstitution de sa capacité militaire depuis la guerre de 2006 ». Il a salué par ailleurs tous les progrès effectués au Liban depuis l’accord de Doha et a appelé le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, à s’engager directement auprès d’Israël, du Liban et de la Syrie afin de trouver une issue au problème des fermes de Chebaa. En réponse à une question, M. Khalilzad a qualifié cette affaire d’ « importante », non seulement pour le Liban, mais pour Israël et les autres.
Au cours du même débat, le représentant permanent de Grande-Bretagne, John Sawers, a réaffirmé le soutien de son pays au Liban, notamment dans le domaine sécuritaire, dans l’assistance aux réfugiés palestiniens, dans la mise en place du tribunal international pour le jugement des assassins de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri et dans la mise en application totale de la résolution 1701. Selon lui, « il est important que les milices libanaises ne puissent plus acquérir d’armes via le territoire syrien et nous continuerons à aider les forces de sécurité libanaises à améliorer leur capacité à contrôler les frontières ». M. Sawers a toutefois salué la récente rencontre entre les présidents libanais et syrien, et a espéré la concrétisation des relations diplomatiques entre les deux pays.
Pour sa part, l’ambassadeur du Liban aux Nations unies, Nawaf Salam, tout en insistant sur la coopération entre le Liban et les Nations unies pour « surveiller la frontière libano-syrienne », a commenté les récents propos du ministre israélien de
la Défense , Ehud Barak, qui avait dit que « la résolution 1701 a été un échec ». M. Salam a estimé que si cette résolution n’avait pas été appliquée jusqu’à présent, c’est en raison des multiples et quotidiennes violations israéliennes de l’espace aérien libanais et du refus israélien de remettre aux autorités libanaises les cartes des bombes à fragmentation larguées sur le Sud. Il a par ailleurs rappelé la nécessité d’un « retrait israélien inconditionnel du nord du village de Ghajar » ainsi que « d’une solution à l’occupation israélienne des fermes de Chebaa ».
Sylviane ZEHIL
Sources Lorient le jour
Posté par Adriana Evangelizt
http://palestine.over-blog.net/article-21490347.html

10-2 Uri Avneri : Quand le « meurtrier Kuntar » devient « le héros Samir al-Quntar » Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction l’analyse de l’auteur et doit être vu uniquement comme le point de vue de l’auteur. J’ai passé toute la journée à zapper entre les chaînes israéliennes et Aljazeera. L’expérience était angoissante : en une fraction de seconde, je passais d’un monde à l’autre, mais toutes les chaînes transmettaient exactement le même événement. Les événements se produisaient à une douzaine de mètres de distance, mais d’après les flashs de nouvelles, ils auraient pu tout aussi bien se produire sur deux planètes différentes. Je n’ai jamais vécu le tragique conflit de façon aussi étonnamment immédiate que mercredi dernier, le jour de l’échange de prisonniers entre l’Etat d’Israël et l’organisation du Hezbollah. L’HOMME qui se trouvait au centre de l’événement incarne l’abîme qui sépare les deux mondes : le monde israélien et le monde arabe : Samir al-Quntar. Tous les médias israéliens l’appellent le « meurtrier Kuntar », comme si c’était son prénom. Pour les médias arabes, il est le « Héros Samir al-Quntar ». Il y a vingt-neuf ans, avant que le Hezbollah ne devienne un acteur important, il a débarqué avec ses camarades sur la plage de Nahariya et a mené une attaque dont la cruauté est restée gravée dans la conscience nationale d’Israël. Au cours de l’attaque, une petite fille de quatre ans a été tuée et une mère a accidentellement étouffé son petit pour que les assaillants ne découvrent pas l’endroit où elle se cachait. Quntar avait seize ans ; ce n’était pas un Palestinien, ni un Chiite, mais un Druze libanais et un communiste. L’opération avait été déclenchée par une petite faction palestinienne. Il y a quelques années, j’ai eu une discussion avec mon ami Issam al-Sartawi au sujet d’un incident similaire. Sarwati était un héros palestinien, un pionnier de la paix avec Israël qui fut ultérieurement assassiné à cause de ses contacts avec les Israéliens. En 1978, un groupe de combattants palestiniens (de « terroristes » dans le jargon israélien) ont débarqué sur le rivage au sud de Haïfa pour capturer des Israéliens en vue d’un échange de prisonniers. Sur la plage, ils ont croisé une photographe qui se promenait par là en toute innocence et ils l’ont abattue. Après quoi, ils ont intercepté un bus plein de voyageurs qui ont finalement tous été tués. Je connaissais la photographe. C’était une jeune femme douce, une bonne âme, qui aimait prendre des photos de fleurs dans la nature. J’ai dit à Sartawi combien je trouvais cet acte méprisable. Il m’a répondu : « Tu ne comprend pas. Ces jeunes, presque des enfants, ne sont pas entraînés et ils n’ont aucune expérience ; ils opèrent derrière les lignes de l’ennemi redouté. Ils sont morts de frousse. Ils ne peuvent pas agir de façon logique ». C’est une des rares fois où nous n’étions pas d’accord, même si lui comme moi étions totalement marginalisés, chacun par rapport à son propre peuple. Ce mercredi, la différence entre les deux mondes était absolument évidente. Le matin, le « meurtrier Kuntar » s’est réveillé dans une prison israélienne, et le soir, le « Héros al-Quntar » se trouvait devant cent mille Libanais appartenant à toutes les communautés et à tous les partis. Il ne lui a fallu que quelques minutes pour passer du territoire israélien à la minuscule enclave de Ras-al-Naqura et de là sur le territoire libanais, pour passer du champ de la TV israélienne à celui de la TV libanaise - et pourtant la distance était plus grande que celle que Neil Armstrong a parcourue pour se rendre sur la lune. En parlant continuellement du « meurtrier sanguinaire » qui ne sera jamais libéré, quoi qu’il arrive, Israël a transformé un quelconque prisonnier en un héros pan arabe. De nos jours, il est déjà banal de dire que le terroriste de l’un est le combattant de la liberté de l’autre. Cette semaine, par une petite pression sur la télécommande de la TV on pouvait voir cela de première main. Des deux côtés l’émotion était intense. Le public israélien était plongé dans le chagrin et le deuil pour les deux soldats dont la mort n’avait été confirmée que quelques minutes avant le retour de leur dépouille. Pendant des heures, toutes les chaînes israéliennes ont consacré leurs émissions à l’émotion des deux familles que les médias avaient transformées depuis deux ans en symboles nationaux (et qui faisaient aussi grimper l’audimat). Inutile de dire que pas une voix ne se fit entendre pour parler des 190 familles dont le fils rentrait le même jour au Liban dans un cercueil. Dans ce tourbillon d’apitoiement sur soi-même et de cérémonies de deuil, le public israélien n’avait plus l’énergie ni la curiosité nécessaires pour essayer de comprendre ce qui se passait de l’autre côté. Au contraire : l’accueil réservé au Meutrier et le discours de victoire prononcé par le Maître Assassin n’ont fait que jeter de l’huile sur les flammes de la colère, de la haine et de l’humiliation. Il aurait pourtant valu la peine que les Israéliens suivent les événements se déroulant là-bas, dans la mesure où ils auront beaucoup d’influence sur notre situation. Bien sûr, c’était un grand jour pour Hassan Nasrallah. Aux yeux de millions d’Arabes, il a remporté une énorme victoire. Une petite organisation dans un petit pays avait fait plier Israël, la puissance régionale, tandis que les dirigeants de tous les pays arabes pliaient le genou devant Israël. Nasrallah avait promis de ramener Quntar. A cette fin il avait capturé deux soldats. Après deux ans et une guerre, le prisonnier qui venait de recouvrer sa liberté se trouvait dans une tribune à Beyrouth vêtu de l’uniforme du Hezbollah et au danger de sa vie, Nasrallah lui-même est venu et l’a embrassé devant les caméras de télévision avec une foule qui l’acclamait, folle d’enthousiasme. Face à cette démonstration de courage personnel et d’assurance et à son sens du théâtre qui le caractérise, l’armée israélienne a réagi par une phrase inepte : « Nous ne conseillerions pas à Nasrallah de sortir de son bunker ! ». Aljazeera a transmis tout cela en direct, heure après heure, pour des millions de foyers allant du Maroc à l’Iraq et au monde musulman au-delà. Il était impossible aux téléspectateurs arabes de ne pas être submergés d’émotion. Pour un jeune à Riyad, au Caire, à Amman ou à Bagdad il n’y avait qu’une réaction possible. Voilà l’homme ! Voilà l’homme qui restaure l’honneur arabe après des décennies de défaites et d’humiliation ». Comparé à cet homme, tous les dirigeants du monde arabe sont des nains ! Et quand Nasrallah a annoncé que « A partir de ce moment, la période des défaites arabes est terminée » il a exprimé l’esprit de la journée. Je crois qu’il y a aussi un certain nombre d’Israéliens qui ont fait des comparaisons peu flatteuses entre cet homme et nos propres ministres, champions du verbiage creux et vantard. Par comparaison, Nasrallah se montre responsable, crédible, logique et déterminé, sans manipulation ni mots dénués de sens. La veille de l’énorme meeting, il s’est adressé au public et a interdit que l’on tire en l’air comme cela se fait lors de fêtes arabes. « Quiconque tire, vise ma poitrine, ma tête, mon manteau » a-t-il dit. Pas un seul coup de feu n’a été tiré. Pour le Liban, ce fut une journée historique. Jamais il ne s’était produit quelque chose de semblable : toute l’élite politique du pays, sans exception, était à l’aéroport de Beyrouth pour accueillir Quntar et en même temps pour saluer Nasrallah. Bien sûr, certains grinçaient des dents, mais ils comprenaient très bien d’où venait le vent. Ils étaient tous là : le Président, le Premier Ministre, tous les membres du nouveau cabinet, les dirigeants de tous les partis, de toutes les communautés et de toutes les religions, tous les anciens présidents et premiers ministres. Saad Hariri, qui a accusé le Hezbollah d’avoir trempé dans l’assassinat de son père, le Druze Walid Jumblat, qui a exigé la liquidation du Hezbollah plus d’une fois et le chrétien maronite Samir Geagea, responsable du massacre de Sabra et Shatila ; (ndlr : l’auteur oublie Sharon…) et avec eux, beaucoup d’autres qui jusqu’à hier abreuvaient le Hezbollah d’injures. Dans son discours, le nouveau Président a félicité tous ceux qui avaient participé à la libération de Quntar, légitimant ainsi non seulement l’action du Hezbollah qui avait précipité la guerre, mais aussi le rôle militaire du Hezbollah dans la défense du Liban. Etant donné que jusqu’à récemment, le Président était le commandant de l’armée, cela signifie que l’armée libanaise, elle aussi, embrasse le Hezbollah. Mercredi, Nasrallah devint la personne la plus importante et puissante du Liban. Trois mois après la crise qui a presque provoqué une guerre civile, lorsque le Premier Ministre Fouad Siniora a exigé que le Hezbollah remette son réseau privé de télécommunications, le Liban est devenu un pays unifié. Des exigences telles que le désarmement du Hezbollah sont devenues des chimères. Le Liban est aussi uni dans sa demande de libération des fermes de Shebaa et de la remise par Israël des cartes des champs de mines et des bombes à sous-munitions que notre armée a laissés après les deuxième guerre du Liban. Ceux qui se souviennent d’un Liban paillasson de la région et des Chiites, paillassons du Liban, se rendront compte de l’immensité du changement. En Israël certains accusent l’échange de prisonniers de l’ascension époustouflante de Nasrallah et de tout le camp national-religieux dans le monde arabe. Toutefois, Israël est responsable de cette tendance depuis bien avant les tentatives d’Olmert de détourner l’attention de ses diverses affaires de corruption. Sont à blâmer tous ceux qui ont soutenu la stupide et destructive deuxième guerre du Liban saluée avec enthousiasme le premier jour par tous les médias, par les partis « sionistes » et par les principaux écrivains. Les corps des deux soldats capturés auraient pu être récupérés par le biais de négociations avant le début de la guerre, comme cela s’est passé maintenant. C’est ce que j’avais écrit à l’époque. Le blâme remonte encore plus loin, à la première guerre du Liban d’Ariel Sharon. Cette fois-là aussi, tous les médias, les partis et les grands intellectuels ont salué le premier jour de la guerre avec liesse. Avant cette guerre désastreuse, les chiites étaient nos bons et pacifiques voisins. Sharon est responsable de la montée du Hezbollah et l’armée israélienne, qui a assassiné le prédécesseur de Nasrallah, a donné à ce dernier l’occasion de devenir ce qu’il est maintenant. N’oublions pas non plus Shimon Peres, qui a créé la désastreuse « Zone de sécurité » dans le sud du Liban, au lieu de sortir à temps. Et David Ben-Gourion et Moshe Dayan qui en 1955 ont proposé d’installer comme dictateur au Liban « un major chrétien » qui signerait un traité de paix avec Israël. Le mélange léthal d’arrogance et d’ignorance qui marque tous les rapports israéliens avec le monde arabe est aussi responsable de ce qui s’est passé mercredi. Il serait merveilleux que nos dirigeants en dérivent un peu de modestie et de considération pour les sentiments d’autrui, et qu’ils apprennent à lire la carte de la réalité, au lieu de vivre dans une bulle d’autisme national. Mais je crains que ce ne soit le contraire qui se passe et que l’on n’assiste à la montée de la colère, de la haine, du moralisme et des insultes. Tous les gouvernements israéliens sont responsables de la vague nationale-religieuse qui déferle dans le monde arabe et qui est beaucoup plus dangereuse pour Israël que le nationalisme séculaire de dirigeants comme Yasser Arafat et Bachar al-Assad. Cette semaine, s’est produit un autre événement important : d’un bond, le président syrien est passé de l’isolement imposé par les Etatsuniens à la célébrité mondiale lors d’un grandiose show international à Paris. Les tentatives faites par Olmert, Tzipi Livni et une bande de journalistes israéliens pour serrer la main d’Assad, ou au moins d’un ministre, d’un petit officiel ou d’un garde du corps, étaient pathétiques et avaient des allures de farce. Et cette semaine aussi : le No 3 du Département d’Etat des Etats-Unis a rencontré officiellement des délégués iraniens. Enfin, il est devenu évident que les négociations avec le Hamas au sujet du prochain échange de prisonniers sont toujours gelées. La nouvelle situation présente beaucoup de dangers, mais aussi une foule d’occasions. Du fait de son nouveau statut en tant qu’acteur central dans le jeu politique libanais Nasrallah a des responsabilités à endosser et fera preuve de prudence. Un Assad plus fort peut être un meilleur partenaire pour la paix si nous sommes prêts à saisir l’occasion. Les négociations étasuniennes avec l’Iran peuvent éviter une guerre destructrice qui serait un désastre pour nous aussi. Légitimer le Hamas par le biais de la reprise des négociations pourra conduire à l’unité palestinienne à l’instar de l’unité réalisée maintenant au Liban. Tout accord de paix signé avec le Hamas aura vraiment des assises solides. Dans deux mois, Israël aura peut-être un nouveau gouvernement. S’il le veut, il pourrait lancer une nouvelle initiative de paix avec la Palestine , le Liban et la Syrie. Uri Avneri  24 juillet http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4797

9-3 Analyse de Bert De Belder : La Défense belge passe à l'attaque.

Ces derniers mois, à Lourdes, Washington, Kaboul ou sur le plateau d'une TV belge, le ministre de la Défense , Pieter De Crem a souvent défrayé la chronique,. Au mois de juin, il a présenté sa note d'orientation politique devant la commission Défense de la Chambre. J'ai assisté à cet exercice. J'ai aussi parcouru sa brochure en quadrichromie de 66 pages. Qu'est-ce qui m'a frappé? La bottomline de De Crem qui veut transformer l'armée belge en une force d'intervention facilement mobilisable.
De Crem n'a pas d'autre objectif. "La Défense doit se focaliser sur des tâches essentielles: la facilité d'engagement de nos forces armées en vue d'une participation efficace et effective à des opérations". Se référant à l'augmentation de "l'employabilité" dans nos pays voisins, le ministre veut en permanence, 1200 personnes en mission à l'étranger. Cela représente une augmentation de 35% par rapport aux 5 dernières années. Un choix stratégique qui est problématique à plus d'un titre.
1. Défense!. Ce terme ne suppose-t-il pas la défense de notre propre territoire contre une agression étrangère? Pas pour le ministre De Crem. Il veut jouer au petit soldat, loin de nos frontières car selon lui "bien des menaces contre notre territoire trouvent leur origine à l'étranger", . Cet argument a été utilisé à l'envi par le président Bush. La réalité est tout autre. Les pays qui participent aux guerres d'agression des Etats-Unis s'attirent la colère des peuples et renforcent l'insécurité au niveau mondial.
Dans sa note, De Crem justifie les opérations de l'armée belge à l'étranger, au nom de "la défense des valeurs démocratiques et universelles". Mais très vite, les vraies motivations affleurent car il s'agit avant tout de préserver nos "intérêts vitaux/essentiels" et "de maintenir notre approvisionnement en énergie et en nourriture". La politique de défense belge serait-elle subordonnée aux intérêts des multinationales du pétrole, des groupes miniers ou des entreprises de l'agro-industrie?
2. De Crem veut également que nos troupes "prennent plus de risques" lors de leurs interventions à l'étranger. Les risques doivent être répartis entre tous les alliés (risk sharing). L'extension de la mission belge militaire en Afghanistan illustre cette volonté. Limitée à l'origine à la défense de l'aéroport de Kaboul, elle suppose maintenant la participation de nos F-16 à des opérations de combat dans le sud du pays. Dès lors, comme le demande Hilde Vautmans (Open VLD) au ministre, devons-nous préparer des "body bags" à Melsbroek?
De Crem veut diminuer le caractère "humanitaire" de certaines tâches de l'armée et mettre l'accent sur leurs aspects strictement militaires.
Ainsi, les troupes du génie qui déminent le Sud du Liban et qui participent à la reconstruction de ce territoire (tâches que la population libanaise apprécie tout particulièrement) ont été rappelées en Belgique. Pourtant les opérations de nettoyage et de neutralisation des bombes à sous-munition israéliennes sont loin d'être terminées.
3. Le ministre De Crem estime qu'une force d'intervention opérationnelle doit être mieux équipée, qu'elle doit intégrer des militaires plus jeunes et qu'elle doit bénéficier d'un budget plus élevé. ll déplore que "depuis la chute du mur, la participation belge à des opérations internationales croît, alors que le budget de
la Défense diminue". Pour libérer davantage de moyens et financer ses opérations, le ministre prévoit des économies et des licenciements (des postes qu'il juge non-essentiels). Mais combien va effectivement coûter la mission belge en Afghanistan? C'est un mystère! Ce qui est sûr, c'est que les 30 millions d'euros prévus ne suffiront pas. Ce budget a été honteusement sous-estimé. Cette "mauvaise appréciation des coûts" a conduit Wouter De Vriendt (Groen!) a demandé à De Crem si "le contribuable belge n'avait pas le droit de savoir combien il paie pour ces aventures militaires à l'étranger".
Pour rajeunir les forces armées, le ministre De Crem veut attirer de jeunes volontaires peu scolarisés, recrutés par l'armée dans les écoles.
De la chair à canon bon marché, repérée dans les établissements scolaires comme aux Etats Unis?
4. Pour convaincre le parlement et la population belge que ses soldats doivent aller se battre en Afghanistan pour défendre des intérêts économiques, il fallait que le message soit particulièrement bien présenté. Pour ce faire, Rambo De Crem n'hésite à citer Martin Luther King "l'injustice à l'oeuvre n'importe où dans le monde menace la justice partout dans le monde". Il évoque aussi le concept de "sécurité humaine" développé par le PNUD. Sauf que l'ONU le fait au nom de besoins humains et sociaux et non pour cautionner une logique militaire.
Le ministre souhaite une meilleure collaboration entre le ministère de
la Défense et ceux des Affaires Etrangères, de l'Intérieur, de la Justice et de la Coopération au développement. Cette alliance symbolisée en anglais par l'abréviaion "3D-LO" pour "Diplomacy, Defense, Development, Law & Order" devrait nous permettre de nous gagner les faveurs de la population aghane. Ainsi, sans y être invité, De Crem se mêle de coopération au développement. A plusieurs reprises, il a tenté d'intégrer l'Afghanistan à la liste des pays bénéficiant de l'aide de la coopération au développement belge.
5. De Crem veut une défense européenne forte au sein d'un OTAN fort. Sa note stratégique évoque le Traité de Lisbonne, celui que les Irlandais ont récemment rejeté, parce qu'ils le trouvaient entre autres choses, trop militariste. Le Traité de Lisbonne stipule que "les états membres s'engagent à améliorer graduellement leur puissance militaire". Le domaine militaire est d'ailleurs le seul pour lequel le traité (par ailleurs très néolibéral) exige une augmentation des dépenses publiques. Mais De Crem évoque surtout "notre responsabilité vis-à-vis de l'OTAN". Il souhaite que
la Belgique redevienne un allié fidèle des USA, au sein de cette institution. Un espoir qui fait dire au député Daniel Ducarme (MR) que "le Pentagone aussi approuverait sa note de politique générale".
Bert De Belder
8 juillet 2008
Intal
http://www.stopusa.be/scripts/texte.php?section=BZBA&langue=1&id=25872

9-4 Maurizio Torrealta : Armes à l'uranium et fusion froide. Résumé d'un reportage de Maurizio Torrealta diffusé sur «rainews 24» La fusion froide* a été expérimentée pour la première fois en 1989 par M. Fleischmann et S. Pons. Grâce à une campagne massive, les barons du nucléaire du monde entier ont tenté de bloquer toute recherche liée à cette expérimentation. Mis à part la question de savoir si la fusion froide a réellement l'importance que lui donnent ses promoteurs, il y a au moins une chose indéniable: il pourrait s'agir là d'une source d'énergie réaliste et économique fonctionnant de manière décentralisée et échappant ainsi à l'emprise monopolistique des grands fournisseurs d'énergie. Un autre aspect qui explique la violence de la campagne pourrait résider dans l'utilisation de cette technique dans une nouvelle génération d'armes. Maurizio Torrealta L'enquête thématique de la station de radio italienne «rainews 24» tire son origine d'une étrange coïncidence: Deux journalistes qui travaillaient apparemment sur deux questions différentes se sont rendu compte qu'ils s'occupaient en réalité du même problème mais qu'ils avaient choisi deux approches différentes.
Le premier, Angelo Saso, menait une enquête sur l'histoire étrange d'un groupe de chercheurs de l'Enea (Ente per le Nuove Tecnologie, l'Energia e l'Ambiente – Agence nationale italienne pour les nouvelles technologies, l'énergie et l'environnement) qui avait vérifié les conditions requises pour reproduire l'expérience sur la fusion froide. Malgré le succès obtenu par ce groupe de chercheurs, leurs résultats avaient été passés sous silence, sans la moindre explication ou critique.
Le deuxième journaliste, Flaviano Masella, enquêtait sur la présence inexplicable d'uranium enrichi dans un cratère de bombe israélienne dans le sud du Liban.
Il s'est avéré que ces deux sujets, à première vue sans rapport, étaient liés. Désireux de mieux comprendre l'attitude irritante de l'Enea concernant le «Rapporto 41» qui confirmait la validité de la fusion froide, Angelo Saso a décidé d'interviewer Martin Fleischmann, l'un des inventeurs de la fusion froide. Dans cet entretien, il a appris que la vraie raison de l'hostilité envers la fusion froide résidait dans le fait que l'incorporation d'hydrogène dans des métaux lourds concernait d'importants développements récents en matière d'armement et que ceux-ci étaient top secret. Or, si on réussissait à incorporer du deutérium dans l'uranium plutôt que dans le palladium, l'énergie dégagée, une fois atteint un certain seuil de charge, serait 800 fois plus élevée que celle nécessaire à cette charge. On obtiendrait ainsi de l'énergie sous forme de chaleur, de micro-ondes et de rayons gamma qui généreraient des micro-fusions et des micro-fissions nucléaires.
L'autre journaliste, Flaviano Masella, avait découvert, alors qu'il enquêtait sur la radioactivité dans la région de Khiam, au Liban, que dans un échantillon provenant du cratère de la bombe, le rapport U238:U235 était de 108:1. Cela indiquait qu'il y avait eu manifestement un léger enrichissement de l'uranium, tandis que dans d'autres cratères la relation était de 138:1, ce qui correspond à peu près au rapport observé dans l'uranium naturel. Le journaliste avait également appris que lors d'une analyse de l'urine d'un habitant de la région, on avait trouvé de l'uranium enrichi. Ces résultats sont peu compatibles avec l'hypothèse d'une explosion nucléaire classique. En revanche, ils pourraient s'expliquer par les nouveaux processus physiques que Fleischmann avait décrits dans l'interview accordée à Angelo Saso.
D'autres contradictions rendent plus difficile encore la résolution de cette énigme. Sur d'autres champs de bataille, on a trouvé un taux significatif d'U236, élément qui n'existe pas à l'état naturel. Même s'il est occasionnellement produit dans des réacteurs nucléaires, il s'agit de pourcentages 10 000 fois inférieurs à ceux mesurés sur les champs de bataille.
Qu'est-ce qui s'est donc passé sur ces champs de bataille? Quelles nouvelles armes y ont été utilisées? Quels processus physiques ont été employés? L'uranium appauvri (UA) est-il en cause? Certaines recherches de nos journalistes d'investigation à propos des brevets sur des bombes à l'UA semblent en effet aller dans cette direction.
(Traduction: Horizons et Debats)
* Réaction de fusion nucléaire réalisée dans des conditions de température et de pression ambiantes (ndtr).
Maurizio Torrealta pour «rainews 24» et diffusé le 24 avril 2008. http://www.horizons-et-debats.ch/ Mardi 22 Juillet 2008 http://www.alterinfo.net/Armes-a-l-uranium-et-fusion-froide-Resume-d-un-reportage-de-Maurizio-Torrealta-diffuse-sur-rainews-24-_a22048.html

 


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30/07/2008

n°381- Les Dossiers d'Irak- 29-07- -Fin- «La vie humaine est précieuse» dit Bush; Moins que l'on pourrait le croire » ajoute l'EPA.

n°381-  Les Dossiers d'Irak- 29-07- -Début-  «La vie humaine est précieuse» dit Bush; Moins que l'on pourrait le croire » ajoute l'EPA.
Les Dossiers d'Irak      -Début-   N° 381                 29/07/08  Par M.Lemaire                


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

3 Dossier & Point de vue

3-1 Point de vue de Brian Murphy et Pauline Jelinek : Une prison désaffectée au nord de Bagdad, symbole des ratés de la 'reconstruction' US en Irak.
3-2 Point de vue de Seumas Milne : Bush impose un Statut Colonial classique à l'Irak.
3-3 Point de vue de David Walsh : «La vie humaine est précieuse» dit Bush; Moins que l'on pourrait le croire » ajoute l'EPA.
3-4 Point de vue de Dedefensa : Une guerre chasse l’autre : Bourbiers pour un “camé.

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Richard Hétu : Les femmes kamikazes. Seconde & Dernière partie
5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion
5-1 Analyse de  Michael T. Klare : Les approvisionnements en pétrole à l'étranger sont un sujet primordial de « sécurité nationale pour lzes Etats-Unis.
‘La situation mondiale exige l’ouverture continuelle de nouveaux marchés et demande à trouver l’énergie nécessaire pour faire fonctionner la production industrielle’.
5-2 A qui profite le terrorisme ? 
5-3 Analyse de Franck Kampa : La pertinence du critère d'intensité des combats.

3 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Point de vue de Brian Murphy et Pauline Jelinek : Une prison désaffectée au nord de Bagdad, symbole des ratés de la 'reconstruction' US en Irak

 

Dans les plaines au nord de Bagdad, se dresse une prison vide. Le centre de détention de Khan Bani Saad, dans la province de Diyala, qui aura coûté 40 millions de dollars (25,5 millions d’euros) et reste à ce jour sans affectation, apparaît comme un symbole des innombrables gaspillages et ratés recensés dans les efforts de reconstruction de Washington depuis l’invasion de l’Irak en 2003. "Pour l’instant, c’est un peu un monument dans le désert, car il ne sera pas utilisé comme prison", déplore Stuart Bowen, l’inspecteur général spécial pour la reconstruction américaine. Ses services publiaient lundi un rapport réalisant l’inventaire des problèmes liés à la construction de cette prison, confiée au groupe californien de BTP Parsons. "C’est 40 millions de dollars investis dans un projet pour peu de retours", a ajouté Stuart Bowen dans un entretien accordé à l’Associated Press à Washington. "Quelques bâtiments sont utiles. Autrement, c’est un échec". La prison de Khan Bani Saad est loin de représenter le plus gros raté des investissements américains en Irak ces dernières années. Selon M. Bowen, environ 20% des 21 milliards de dollars (13,4 milliards d’euros) du Fond d’urgence et de reconstruction pour l’Irak -soit quatre milliards de dollars (2,5 milliards d’euros)- ont tout simplement été perdus. Mais cet édifice quasi-inutilisable représente "un microcosme" qui concentre "les lacunes du programme de reconstruction", selon les propres mots de l’auditeur américain. Pour le président du conseil municipal de Khan Bani Saad, Sayyed Rasoul al-Husseini, c’est "un gros monstre qui a avalé de l’argent et des espoirs", dont ceux de créer plus de 1.200 nouveaux emplois dans le secteur. Selon le rapport de M. Bowen et le témoignage de M. Al-Husseini, qui se rend parfois sur les lieux à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Bagdad, de nombreux murs de béton sont insuffisamment renforcés et commencent à se fissurer, et les colonnes sont trop faibles. Au point que certaines parties de l’édifice, qui abritent aujourd’hui des nids d’oiseaux et autres petits animaux, sont tout juste bonnes pour la démolition. "Mais certaines unités de cellules sont bonnes", a cependant souligné M. Al-Husseini. "Donc peut-être elles pourraient devenir une usine. Je ne sais pas. C’est déprimant". La firme Parsons s’est vue confier le contrat de construction d’une prison pour 1.800 détenus en mars 2004 par l’Autorité provisoire de la coalition, mise en place par Washington après la chute du régime de Saddam Hussein l’année précédente. La construction devait être achevée en novembre 2005, mais le début des travaux a été retardé de six mois en raison de la montée en puissance de l’insurrection. Les autorités américaines ont décidé de dessaisir Parsons du projet en 2006, citant des retards et des surcoûts, et ont ré-attribué par la suite le dossier trois fois à d’autres entreprises, sans plus de succès. L’échec de Khan Bani Saad est d’autant plus sérieux que la province de Diyala avait un besoin urgent de capacité carcérale. Dans une autre prison prévue pour 250 détenus, 600 personnes sont actuellement entassées, selon les informations de l’équipe de M. Bowen. Une surpopulation qui aurait provoqué plusieurs décès, selon le rapport. Parsons, qui a quitté l’Irak il y a deux ans, est "le pire sous-traitant que nous ayons recensé", a noté M. Bowen. Sur 53 projets évalués à 900 millions de dollars (573 millions d’euros), seuls 18 ont été terminés. L’entreprise a été payée 333 millions de dollars (212 millions d’euros), dont près de la moitié pour des projets qui n’ont pas abouti. Selon le rapport rédigé par M. Bowen, si certaines difficultés sont "compréhensibles étant donnés la nature complexe et l’environnement sécuritaire instable en Irak, des millions de dollars" ont sans doute été gaspillés. Selon le rapport, Parsons soutient que le gouvernement américain a minimisé les problèmes de sécurité sur le terrain. En août 2005, le gérant d’un sous-traitant de l’entreprise a été abattu dans son bureau. Si Diyala reste une des régions les plus dangereuses du pays, le Corps du génie de l’armée américaine, qui surveillait les travaux à Khan Bani Saad, rétorque que Parsons n’ignorait rien des conditions qui régnaient en Irak à l’époque, et n’a que rarement rapporté des menaces contre ses personnels aux autorités.

AP - Lundi 28 juillet, 15h13 28-07 http://fr.news.yahoo.com/ap/20080728/twl-irak-usa-reconstruction-prison-1def439.html http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4857


3-2 Point de vue de Seumas Milne : Bush impose un Statut Colonial classique à l'Irak. Quelque soit les raisons de la guerre en Irak, on nous a affirmé que ce n'était absolument pas pour le pétrole. Tony Blair a qualifié cette idée de «théorie de la conspiration ». Il s'agissait de démocratie versus dictature, des armes de destruction massive, et des droits de l'homme. Donald Rumsfeld secrétaire à la défense de l'époque a insisté pour dire que le conflit «n'avait rien à voir avec le pétrole. » Quand Alan Greenspan, l'ancien président de la Réserve Fédérale US, a écrit à l'automne « tout le monde sait : la guerre d'Irak est principalement pour le pétrole », il a été traité comme s'il était un vieux gentleman sénile qui avait perdu pied avec la réalité de façon embarrassante.
Cet argument va être bien plus difficile à défendre à partir de la semaine prochaine (cette semaine ndlt) alors que quatre des plus importantes compagnies pétrolières occidentales dans le monde doivent signer des contrats pour le renouvellement de l'exploitation des vastes réserves irakiennes de pétrole. Au départ, il y aura des accords sur deux ans pour augmenter la production des champs pétroliers irakiens les plus importants. Mais non seulement les quatre géants de l'énergie – BP, Exxon Mobil, Shell et Total – ont rédigé eux –mêmes leurs contrats avec le gouvernement irakien, une méthode inconnue jusqu'à présent, mais ils ont aussi obtenu un droit de priorité sur des contrats beaucoup plus lucratifs de 30 ans qui devraient être signés après le vote de la loi sur le pétrole sponsorisée par les US, qui autorise une totale prise de contrôle occidental. « Grand Petrole » (Big Oil) est de retour, et se venge.
C'est la même histoire en ce qui concerne le futur de l'occupation US. La dernière chose qu'ils avaient en tête, nous a-t-on dit, quand les tanks ont pénétré en Irak, c'était un contrôle permanent de l'Irak, encore moins une recolonisation. Il s'agissait pour les Irakiens d'avoir la possibilité de s'occuper de leurs propres affaires en toute liberté. Mais cinq ans plus tard, George Bush et Dick Cheney font pression sur leur gouvernement dans la Zone Verte pour qu'il signe un accord secret pour une occupation militaire d'une durée indéterminée, ce qui réduirait en fait l'Irak à devenir un état vassal sur le long terme.
En avril, j'ai reçu clandestinement une copie de ce « Cadre pour un Accord Stratégique , dont l'objectif est de remplacer l'actuel mandat de l'ONU en fin d'année. Des détails du document qu'une source au sein même du gouvernement irakien a fait circulé ont été publié par The Guardian – dont une autorisation sans durée déterminée pour les US de « mener des opérations militaires en Irak, et de maintenir en détention si nécessaire des individus pour des raisons impératives de sécurité ». Depuis, on en sait beaucoup plus sur cet « accord sur le statut des forces » d'accompagnement que l'Administration US veut imposer : inclus 50 bases militaires US, contrôle total de l'espace aérien irakien, immunité juridique pour l'armée US et les sociétés privées de sécurité (mercenaires ndlt), et le droit de mener des opérations à travers tout le pays sans consulter le gouvernement irakien.
Cela va bien au-delà d'autres accords de ce type que les US ont dans le monde et enchaînerait l'Irak à un statut permanent de pantin. Ce n'est pas surprenant que cela ait donné lieu à une vague de protestation dans le pays et une opposition aux US, où le Congrès se verra refuser un vote sur cet accord parce que l'Administration a choisi de ne pas l'appeler un traité.
Mais cela évoque aussi de puissants souvenirs en Irak qui a déjà subi ce genre de chose auparavant. Après que la Grande Bretagne ait envahi et occupé l'Irak pendant la Première Guerre Mondiale, elle a imposé un traité étonnamment identique sur son gouvernement de marionnettes en 1930 pour préparer l'indépendance du pays. Comme dans la version de George Bush, la Grande Bretagne s'est autorisée à construire des bases militaires, s'est attribué le droit de mener des opérations militaires, et une immunité juridique pour ses forces armées – alors même que les nouveaux pouvoirs US proposés et les restrictions sur la souveraineté de l'Irak vont encore plus loin que dans le traité colonial d'avant la guerre.( 2ème Guerre Mondiale ndlt).
Pour ajouter à cet impression de renaissance impériale, les quatre compagnies pétrolières, qui se préparent maintenant à retourner triomphantes en Irak, étaient les partenaires d'origine de la Compagnie Pétrolière Irakienne, que la Grande Bretagne a laissé complètement libre pour s'emparer dans les années 20 des richesses de l'Irak pour les exploiter à son profit. Le Traité Anglo-Irakien et ses concessions amèrement injustes ont dominé la politique irakienne pendant des décennies, alimentant des insurrections, des soulèvements, et des coups, jusqu'à ce que la monarchie soit renversée, le pouvoir des compagnies pétrolières réduit et les britanniques finalement chassés par le nationaliste radical le Général Qasim en 1958.
Le 50 ème anniversaire de la révolution tombe justement le mois prochain. Mais Bush et Cheney semblent de plus en plus déterminés à faire passer en force à la fois leur accord de sécurité et la loi en suspend de privatisation de l'industrie du pétrole irakien avant l'élection présidentielle US. Il y a des signes que bien qu'il y ait une forte opposition irakienne, la combinaison de tactiques type bras de fer, des pots de vin et une dilution des exigences les plus extrêmes des US, pourrait bien faire en sorte que la totalité du paquet impérial puisse passer.
Quand Bush a contredit le premier ministre irakien Nouri al-Maliki, en début de mois sur l'accord d'occupation et prédit « parions que nous allons signer un accord avec les iIakiens », il avait l'air de savoir de quoi il parlait – de même qu'il avait « confiance » il y a une quinzaine de jours que Gordon Brown n'allait pas diminuer le nombre de troupes britanniques à Basra selon un agenda fixe. De même, le ministre des affaires étrangères irakien, Hoshyar Zebari, semble également confiant d'un « progrès » sur la loi sur le pétrole « parce que les Américains sont très motivés ».
Peut être qu'ils finissent tous par croire la propagande de l'Administration Bush que la déferlante a marché et que l' Irak commence à se « stabiliser d'elle-même « à temps pour les élections US, comme un article de couverture de l'Economiste le titrait la semaine dernière. On fait beaucoup de cas de la baisse des victimes américaines et de la baisse des attaques de la résistance retombées au niveau de 2004, bien qu'on reconnaisse que le facteur derrière cette diminution est de circonstance et précaire. Compte tenu du carnage de ces seuls derniers jours – dont 7 soldats américains tués depuis le week-end et une explosion à la bombe à Bagdad qui a tué 65 personnes – de même que de la publication cette semaine d'un rapport douteux du Government Accountability Office US, portant sur les affirmations de l'Administration «de progrès » en Irak, tout autre point de vue semblerait pervers.
Ce qui est certain, c'est que si la proposition de Bush pour une domination étrangère en Irak et la main mise sur son pétrole sont imposés au peuple irakien, il s'en suivra une augmentation de la résistance et du bain de sang. Bien sûr, c'est vrai que les US et la Grande Bretagne n'ont pas envahi l'Irak simplement pour son pétrole. C'était aussi une projection de la puissance américaine dans la région du monde la plus stratégiquement sensible, avec en son cœur le pétrole, à l'origine d' une catastrophe en Irak, d'un grand danger au Moyen Orient et dans le monde en général. C'est pourquoi le combat pour restaurer l'indépendance de l'Irak est important bien au-delà de ses frontières – c'est une nécessité mondiale.
Seumas Milne 26/06/08 – s.milne@guardian.co.uk - Comment is Free - The Guardian – www.guardian.co.uk
Traduction Mireille Delamarre www.planetenonviolence.org
Irak : le pays des deux fleuves est sans eau http://www.planetenonviolence.org/Bush-Essaie-d-Imposer-un-Statut-Colonial-Classique-a-l-Irak_a1615.html?PHPSESSID=438f4cdcfc57691c0cbf9bb056ec3b66


3-3 Point de vue de Dedefensa : Une guerre chasse l’autre : Bourbiers pour un “camé.

Une guerre chasse l’autre, comme on dit un clou chasse l’autre. Mais l’esprit reste le même, signe que l’esprit bushiste dépassera l’administration de la même qualification, et que GW, idiot du village global et de l’américanisme, est en même temps complètement significatif de son époque. Nous sommes dans une époque bushiste et GW en est l’emblème; on mesure le cloaque où nous sommes, sans doute œuvre du “dernier homme” que Nietzsche nous annonçait, qui nous fait un décor adéquat pour saluer le crépuscule saltimbanque de cette civilisation si contente d’elle-même. Ce qui signifie, concrètement que, si les neocons sont virés comme ils sont peut-être en train de l’être de leur position d’influence à Washington, leur adéquation évidente aux événements paraît devoir subsister dans la persistance de l’extrémisme belliciste. Ce n’est parce que l’époque est celle des neocons, contrairement aux dissertations de philo (Strauss & Cie) que nous eûmes à ce propos, mais parce que les neocons s’inscrivirent avec habileté et un joli sens de la réclame dans une époque américaniste qui exige, réclame l’extrémisme belliciste comme façon d’être. Concrètement (bis), cela signifie ceci: l’Irak, qui était leur tasse de thé (celle des neocons), est en train de passer aux pertes et profits, remplacé par l’Afghanistan. Une guerre chasse l’autre, vous dit-on. C’est, grosso modo, le “message” qui s’est concrétisé avec le passage d’Obama dans nos murs européens, – avec ses allusions répétées à la nécessité de la bataille en Afghanistan, du renforcement qu’on demande aux alliés, autant qu’au renforcement que les USA prévoient eux-mêmes. Non que le candidat démocrate ait eu une pensée politique à cet égard puisque sa tournée n’était que promotionnelle, mais parce que c’est effectivement le grand courant de changement qui est en train de submerger le système américaniste et qu’il en est, lui Obama qui est le candidat du “changement”, nécessairement imbibé. (McCain, avec nombre de ses idées encore trempées au feu de l’épopée irakienne, est, c’est le cas de le dire, en retard d’une guerre.) L’idée d’un transfert de l’extrémisme belliciste de l’Irak à l’Afghanistan est dans l’air depuis plusieurs semaines, depuis qu’il a été réalisé que la situation en Afghanistan ne cesse de se détériorer, – une fois de plus mais cette fois fort gravement, – jusqu’à un point extrêmement alarmant. On pourra avoir une bonne idée des inquiétudes à ce sujet en consultant le Progress Report du 27 juin, sur le site ThinkProgress.org. Plus proche de nous, une analyse de WSWS.org du 21 juillet appuie à la fois sur l’engagement d’Obama dans cette affaire, et sur l’accord entre cet engagement et un “changement fondamental” de stratégie, du Moyen-Orient vers l’Asie Centrale. «The statements made by Barack Obama during his visit to Afghanistan over the weekend verify that his campaign for president is the mouthpiece for a significant section of the American ruling elite that is insisting on a shift in US policy in the Middle East and Central Asia. Far from proposing any retreat from militarism, Obama is arguing for a faster drawdown of troop numbers in Iraq and a reduction in tensions with Iran, only in order to facilitate a major escalation of US military operations in Afghanistan, potentially extending them into Pakistan . »In a lengthy interview with CBS’s Lara Logan yesterday, Obama said the situation in Afghanistan was “precarious and urgent”. Global terrorist networks, he alleged, had “sanctuary” in the region and were financing themselves with the drug trade. He declared: “I don’t think there is any doubt that we were distracted [by the invasion of Iraq ] from our efforts to hunt down Al Qaeda and the Taliban...” (…) »Indicating the concerns in US ruling circles, the current issue of Time magazine has a cover with the headline: “ Afghanistan —the Right War”. It features the call for additional troops by both Obama and his Republican rival, John McCain. »The military situation in Afghanistan sharply deteriorated this summer. The number of attacks launched against the occupation forces has jumped by over 40 percent, and casualties have risen sharply. A measure of the intensified fighting, and the desperation among US and NATO military commanders, is the number of bombs dropped by US aircraft. In June, 646 bombs were dropped—the second highest total for any month in the near seven-year war. In the first half of 2008, 1,853 bombs and missiles were used, 40 percent more than the same period last year. Analysts openly speak of the Afghan war as continuing for 10 to 20 years.   (…) »The Obama candidacy, whether he is ultimately successful or not, is thus being used to effect a shift in foreign policy. During the primary elections and caucuses, millions of people were mobilised on the pretext that Obama was the leader of a grass roots movement against the status quo. As soon as Obama captured the nomination, he began a lurch to the right, embracing policies of the Republican right. Now it is clear that whoever wins the presidency, the wars will continue. »Once again, the US elections are being engineered to deprive the American people of any say over or ability to end the militarist policies of the government. The decisions to escalate the neo-colonial war in Afghanistan have already been made, justified with more propaganda about the “terrorist threat”. The consequences will be the loss of thousands more lives and the squandering of billions more in resources.» WSWS.org a pris farouchement position contre Obama il y a plusieurs mois, estimant qu’il s’agit d’une marionnette manipulée par le système. D’une façon générale, cette analyse rejoint celle qu’on trouve chez nombre de commentateurs antiguerres, comme celle de Justin Raimundo (le 23 juillet), révisant leurs analyses plus tardivement que n’a fait WSWS.org. De ce point de vue, on pourrait être conduit à classer définitivement Obama comme un belliciste, – ce qui n’est pas nécessairement faux ni tout à fait vrai. En cette circonstance, on a vraiment la sensation qu’Obama n’est qu’un porte-parole du système, selon un argumentaire largement éprouvé et sans cesse raffiné par des hommes comme Brzezinski, son principal conseiller (autant adversaire farouche de la guerre en Irak que partisan acharné de celle d’Afghanistan) ; cela signifie qu’il épouse cette cause d’abord par tactique sinon par évidence politicienne, parce qu’elle lui assure le soutien dont il a besoin dans la direction américaniste (dont celle de son parti); cela signifie qu’il ne s’est pas vraiment forgé une opinion de lui-même, – d’ailleurs, peut-être ne le fera-t-il pas et suivra-t-il ce sentier déjà battu du bellicisme extrémiste. Ce changement d’orientation important de la politique US mérite plusieurs réflexions, – essentiellement deux, l’une d’ordre psychologique, l’autre d’ordre politique. Cela doit être conduit dans le cadre de l’appréciation initiale d’une surprise: peu à peu se dégage le jugement qu’il n’y a pas vraiment de débat “guerre-antiguerre” dans l’establishment US, ou idéologues versus réalistes comme on a pu le croire lors de l’épisode de l’ISG (Iraq Study Group de James Baker, qui recommandait en 2006 le désengagement d’Irak). L’impression de plus en plus affirmée est que l’absence de guerre n’est “plus une option” pour les USA, même si la catastrophe irakienne (notamment avec ses répercussions économiques) fait parfois réfléchir aux conséquences terribles de cette activité pour l’équilibre du système. (Cette réflexion ne conduit en général qu'à des conclusions dérisoires. Pour qui connaît un tant soit peu le fonctionnement du Pentagone et ses extraordinaires capacités au gaspillage et de paralysie gestionnaire, il est pathétique d’entendre Obama demander aux alliés européens plus de troupes pour l’Afghanistan pour envisager de réduire l’engagement US prévu de quelques milliers d’hommes et faire passer de l’argent du Pentagone vers les dépenses sociales, – comme si une logique comptable de cette sorte pouvait encore avoir la moindre réalité.) Même si les circonstances ont leur rôle, il y a sans aucun doute une signification psychologique importante dans le fait de l’engagement belliciste des dirigeants du système. Guerroyer c’est respirer, et vice-versa Le système est-il désormais “dépendant” de l’activité guerrière, comme un intoxiqué l’est à la drogue, comme on dit d’un “camé”? (On ne parle pas seulement des activités générales du complexe militaro-industriel [CMI], qui sont pérennes au système depuis1945, mais bien de la guerre directe.) Derrière la rhétorique stratégico-rationnelle, on pourrait le penser très fermement. Il est de plus en plus avéré qu’une position clairement “anti-guerre”, même appuyée sur des arguments rationnels et logique, sur une stratégie justifiée et cohérente qui n’entamerait pas pour autant l’activité du CMI, est devenue plus qu’impossible au sein du système américaniste, – qu’elle est devenue “impensable”. C’en est au point où l’on doit envisager le domaine du fonctionnement de la pensée, chez les experts autant que chez les hommes politiques, sans parler bien entendu des groupes de pression; à l’intérieur du système américaniste, il est devenu psychologiquement impossible de formuler une position qui envisage le refus de conduire une guerre aujourd’hui ou même la mise en question de l’activité guerrière. L’opposition est alors restreinte au fait de savoir quelle guerre il faut conduire. C’est de ce point de vue qu’on peut dire que les neocons, avec leur hystérie guerrière, ont moins influencé et manipulé décisivement la puissance US, qu’ils n’ont exprimé un changement fondamental de la psychologie de cette puissance. Certes, la politique de la puissance US a toujours été, par sa nature, expansionniste et impérialiste, mais d’une façon indirecte, en tentant d’éviter les engagements directs trop coûteux ou trop politiquement dommageables. L’engagement belliciste était la conséquence de l’analyse d’une situation et il n’était pas considéré comme une nécessité, ni même comme une obligation ou une fatalité stratégique. Un échec militaire, ou ce qui s’en rapprochait, engendrait la mise en cause par tous de l’option militaire, au nom de l’intérêt général du système (ce fut le cas avec le Vietnam). Aujourd’hui, on constate l’importance du changement. Le bellicisme actif est devenu le fondement de la politique US, son expression même. Cela en serait à un point où le bellicisme devrait être considéré comme un comportement en soi, une politique en soi, dépassant même les nécessités expansionniste et impérialistes, les nécessités stratégiques, voire même d’éventuelles nécessités défensives. La guerre est devenue, pour les dirigeants du système, la politique en soi du système américaniste, à un point où il faut considérer l’hypothèse que l’attitude n’est plus du seul domaine du politique, qu’elle est désormais du domaine du besoin psychologique. Ce n’est même plus la puissance, la domination, le commerce des armes, le poids du Pentagone qui sont en cause, mais bien l’activité de la guerre elle-même. Bien entendu, on diagnostiquera (terme de médecine) un malaise fondamental affectant la perception de l’état et des nécessités du système par ceux qui en sont autant les prisonniers que les inspirateurs. Il y a un échange évident entre les craintes pour le système, pour sa fragilité, pour sa vulnérabilité, et cette poussée belliciste qui tend à devenir constante sous la forme d’une affection chronique. Littéralement, la guerre est devenue pour le système la seule façon de “se battre” pour ce qui doit être considéré comme sa survie; c’est une bataille qui se livre contre un Ennemi extérieur absolument insaisissable dans sa définition parce que le véritable ennemi se trouve dans le système lui-même, dans sa décadence de fonctionnement, de corruption, de déséquilibre, dans sa décadence absolument déstructurante encore plus pour lui-même désormais que pour le reste. La guerre est devenue un acte de survie pour la psychologie américaniste au même titre que la respiration pour un corps humain. Dans ces conditions, on peut imaginer le sort qui attend les rapports entre alliés, puisque les Européens sont impliqués dans la guerre en Afghanistan, avec l’OTAN elle-même. L’Europe a toujours considéré que l’Irak était une catastrophe, notamment parce qu’elle séparait les Européens (dans une mesure différente selon les pays) des USA. C’est un raisonnement d’une parfaite stupidité ou d’une complète inadéquation (le terme anglais irrelevance avec sa forte nuance d’“hors de propos” décrirait encore mieux la situation). Au contraire, cette séparation évitait les heurts trop violents avec une politique directement enfantée par une psychologie malade. Avec la guerre en Afghanistan, pour laquelle paraît-il tout le monde est d’accord, avec référence aux droits de l’homme, à la civilisation et ainsi de suite, le terrain est au contraire rêvé pour des heurts d’une facture particulièrement incontrôlable. Les Européens ont à s’arranger d’une psychologie américaniste malade, avec les conséquences multiples qu’on sait: irrationalité, enfermement et cloisonnement de l’analyse engendrant notamment une impuissance opérationnelle générale à travers les conditions absurdes qu’imposent les conceptions occidentales (américanistes). Ces conditions ne vont faire que s’aggraver avec l’évolution US et l’engagement renforcé en Afghanistan qui va de pair. Les Européens, – qui ont eux-mêmes leurs travers divers plus ou moins inspirés de l’américanisme mais n’ont pas ce bellicisme exacerbé comme état de leur psychologie, – ont un long chemin à faire pour comprendre que la meilleure façon de s’entendre avec le système de l’américanisme est de se tenir raisonnablement séparé de son aventurisme belliciste désormais pathologique, donc à une distance conséquente de lui (de l'américanisme). Mais tout cela relève d’une rhétorique théorique qui supposerait qu’on a le temps et l’espace pour une éventuelle manoeuvre habile. Il est bien probable que les événements, notamment en Afghanistan puisqu’il se dit que c’est là que se joue le sort de notre civilisation, ne laisseront pas aux Européens le loisir de faire ce chemin, s’il leur en venait l’idée et l’audace, et qu’ils trancheront pour eux. Rubrique : Faits et commentaires http://dedefensa.org/article.php?art_id=5302 28 juillet 2008 –


4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Richard Hétu : Les femmes kamikazes. Inquiets pour leur vie, les soldats américains patrouillant dans les rues en sont venus à contourner les femmes vêtues d’abayas. "A chaque fois qu’on en voit une, on se demande si elle va exploser", lâche un solda US.

Les femmes kamikazes, qui ont multiplié les attaques en Irak ces derniers mois, sont animées par un désir de vengeance ou victimes de leur extrême misère, ont expliqué à l’AFP des sources militaires irakiennes et états-unienne.

Jeudi soir, huit personnes ont été tuées et vingt blessées lorsqu’une kamikaze s’est fait exploser à Baqouba, capitale de Diyala, une province au nord-est de Bagdad, devenue l’une des plus dangereuses du pays pour les occupants et les traitres.

Elle visait une patrouille des comités Al-Sahwa, les "Réveils", des groupes d’ex-insurgés sunnites mobilisés contre Al-Qaïda et payés par l’armée américaine. Il s’agissait d’une nouvelle illustration de l’implication de femmes dans les attaques terroristes attribuées à la mouvance d’Al-Qaïda en Irak, qui ont fait des centaines de victimes à travers le pays.

Le 7 juillet, une femme avait déjà actionné sa bombe sur un marché de Baqouba, tuant deux personnes et en blessant 14, "Souvent, elles ont perdu des parents, des frères ou des enfants dans les combats", a expliqué à l’AFP le capitaine Kevin Ryan, commandant d’une base américaine dans Baqouba.

Le désir de revanche est un facteur déterminant, confirme le colonel Ali Al-Karkhi, de l’armée irakienne, chargé du secteur de Khan Bani Saad, à 30 km au sud de Baqouba. "Certaines veulent se venger parce que leurs familles ont disparu", commente-t-il pour l’AFP et "il est alors facile de les faire viser ceux qu’elles considèrent comme responsables". "L’an dernier, dans le district de Magdadiya, une femme dont les cinq fils avaient été tués par la police irakienne s’est fait sauter près d’un groupe de recrues qui venaient s’engager. Elle a tué 30 civils et 15 policiers", raconte le colonel irakien.

Les kamikazes réduites à la misère laissent à leur famille choisissent l’argent qu’elles posssédent, ajoutent les deux officiers Les forces de sécurité irakiennes, police, armée ou comités Al Sahwa, sont leurs cibles favorites.

Abou Zarra, chef d’un comité Al-Sahwa dans l’ouest de Baqouba, se souvient qu’une femme portant l’abaya, un tissu noir qui recouvre tout le corps, est venue le voir il y a quelques mois. "Elle avait 17 ou 18 ans, elle demandait de l’aide. Elle avait besoin de voir Abou Zarra, disait-elle.

Elle me parlait sans savoir qui j’étais", raconte-t-il. Mais le chef tribal, qui doit se rendre à un mariage, confie à l’un de ses gardes le soin d’écouter la jeune femme. Cette décision lui a sauvé la vie. "Elle a ouvert sa robe et s’est fait exploser", se rappelle Abou Zarra. "On a eu trois morts et deux blessés. Un de mes gars a brûlé vif".

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4849 http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/?p=70422162

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n°381- Les Dossiers d'Irak- 29-07- -Fin- «La vie humaine est précieuse» dit Bush; Moins que l'on pourrait le croire » ajoute l'EPA.

n°381-  Les Dossiers d'Irak- 29-07- -Fin-  «La vie humaine est précieuse» dit Bush; Moins que l'on pourrait le croire » ajoute l'EPA.

Les Dossiers d'Irak    - -Fin-   

N° 381                 29/07/08 

Par M.Lemaire                



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :                        - -Fin- 
5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion
5-1 Analyse de  Michael T. Klare : Les approvisionnements en pétrole à l'étranger sont un sujet primordial de « sécurité nationale pour lzes Etats-Unis.
‘La situation mondiale exige l’ouverture continuelle de nouveaux marchés et demande à trouver l’énergie nécessaire pour faire fonctionner la production industrielle’.
5-2 A qui profite le terrorisme ? 
5-3 Analyse de Franck Kampa : La pertinence du critère d'intensité des combats.

 5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Analyse de  Michael T. Klare : Les approvisionnements en pétrole à l'étranger sont un sujet primordial de « sécurité nationale pour lzes Etats-Unis Garnisons US et Stations Mondiales de Carburants. Les décideurs politiques US ‘considèrent ‘depuis longtemps que les approvisionnements en pétrole à l'étranger sont un sujet primordial de « sécurité nationale » nécessitant la menace de la force militaire. Cela fait partie maintenant, sans remise en question possible, de la politique étrangère américaine.
C’est sur cette base, que l'Administration Bush (père) a combattu l'Irak lors de la guerre de 1990-1991, et que l'Administration de G. W. Bush a envahi l'Irak en 2003.
Avec les hausses du prix du pétrole et la diminution des réserves pétrolières dans les années à venir, la force militaire sera considérée - quelque soit la nouvelle Administration s'installant à Washington en janvier 2009 - comme la garantie certaine du bien être américain au coeur des champs pétroliers de la planète.
Mais avec les coûts des opérations pétrolières – à la fois en terme de sang versé et de dollars dépensés – qui augmentent précipitamment, n'est-il pas temps de remettre en cause cette «sagesse» ? N'est-il pas temps de se demander si l'implication de l'armée US est raisonnable en terme de sécurité énergétique, et si le fait de s'appuyer sur les forces armées lorsqu'il s'agir de politique énergétique est fiable, rentable ou justifiable ? Michael T. Klare – www.tomdispatch.com – Copyright Michael T. Klare 14/06/08 http://www.planetenonviolence.org/Garnisons-US-et-Stations-Mondiales-de-Carburants_a1635.html?PHPSESSID=679a7c58c29ed061d20f6117fcfb0476


Comment la politique énergétique a été militarisée
L'association entre la « sécurité énergétique » (comme on l'appelle maintenant) et la « sécurité nationale » a été établie il y a longtemps. Le Président Franklin D. Roosevelt est le premier à avoir fait cette association en 1945 quand il s'est engagé à protéger la famille royale d'Arabie Saoudite en échange d'un accès privilégié américain au pétrole saoudien.
La relation a été formalisée en 1980, quand le Président Jimmy Carter a dit au Congrès US que le maintien l'approvisionnement en pétrole du Golfe Persique était un « intérêt vital » pour les Etats-Unis, et que les tentatives par des nations hostiles de couper cet approvisionnement seraient contrées par « tous les moyens nécessaires y compris l'utilisation de la force militaire ».
Pour appliquer cette « Doctrine » Carter a ordonné la création d'un groupe d'intervention de forces conjointes et de déploiement rapide, spécialement destiné à des opérations de combat dans le Golfe Persique. Plus tard, le Président Reagan a transformé cette force en une organisation régionale de combat complète, le Commandement Central US, ou CENTCOM. Depuis Reagan tous les présidents ont ajouté des responsabilités au CENTCOM, lui octroyant plus de bases, de flottes, d'escadrilles aériennes, et autres atouts. Comme le pays est devenu, plus récemment, dépendant du pétrole provenant de la Mer Caspienne et d'Afrique, les capacités militaires des US sont également renforcées dans ces régions.
Résultat, l'armée US est devenue un service de protection mondial du pétrole, gardant les pipelines, les raffineries et les installations d'exportation au Moyen Orient et ailleurs. Selon une estimation fournie par une organisation conservatrice la National Defense Council Foundation, rien que le coût de la « protection » du pétrole du Golfe Persique s'élève à 138 billions de dollars par an, alors qu'il n'était que de 49 billions de dollars juste avant l'invasion de l'Irak.
Pour les Démocrates comme pour les Républicains, l'idée de dépenser de telles sommes pour protéger les approvisionnements étrangers en pétrole est communément acceptée comme raisonnable, et il est inutile d'en discuter sérieusement ou même d'en débattre. On peut trouver un exemple typique de cette attitude dans le "Independent Task Force Report" (Rapport Independant sur la Force d'Intervention) sur les "National Security Consequences of US Oil Dependency" (sur les Conséquences Sécuritaires Nationales de la Dépendance US au Pétrole) publié par le Council on Foreign Relations (CFR) en octobre 2006.
Présidé par l'ancien secrétaire d'état à la défense, James R. Schlesinger, et l'ancien directeur de la CIA , John Deutch, le rapport du CFR a conclu que l'armée US doit continuer à servir dans le futur immédiat comme service mondial de protection. « Au moins pour les deux prochaines décennies, le Golfe Persique sera vital pour les intérêts US en approvisionnements sûrs en pétrole, » est-il noté. Par conséquent, « les Etats-Unis devraient adopter une position militaire forte qui rend possible tout déploiement rapide adéquat dans la région, si nécessaire. » De même, ajoute le rapport : « la protection navale US des voies maritimes utilisées pour le transport du pétrole est d'une importance capitale ».
Michael T. Klare – www.tomdispatch.com – Copyright Michael T. Klare 14/06/08 http://www.planetenonviolence.org/Garnisons-US-et-Stations-Mondiales-de-Carburants_a1635.html?PHPSESSID=679a7c58c29ed061d20f6117fcfb0476


Le Pentagone comme Entreprise d'Insécurité
Ces points de vue,qui sont largement partagé, actuellement et précédemment, par des personnalités clés des deux principaux partis, dominent – ou plus précisément couvrent – la pensée stratégique américaine. Pourtant, l'utilité réelle de la force militaire comme moyen d'assurer la sécurité énergétique reste à démontrer.
Garder à l'esprit que malgré le déploiement de plus de 160 000 soldats US en Irak et des dépenses de centaines de billions de dollars, l'Irak est un pays dominé par le chaos, et le département de la défense, c'est connu, a été incapable d'empêcher le sabotage récurent des pipelines de pétrole et des raffineries par différents groupes d'insurgés et milices, sans mentionner le pillage systématique des approvisionnements gouvernementaux par des fonctionnaires de haut rang supposés être loyaux au gouvernement central soutenu par les US et souvent gardés (opération à haut risque personnel) par des soldats américains.
Cinq ans après l'invasion US, l'Irak ne produit que 2.5 millions de barils par jour – à peu près la même quantité que pendants les pires jours sous Saddam Hussein en 2001. De plus, selon le New York Times, « au moins 1/3, et peut être plus, du carburant de la plus grande raffinerie irakienne – est détourné vers le marché noir, selon des responsables militaires américains. »
Est-ce que cela assure réellement la sécurité énergétique américaine ?
On a constaté les mêmes résultats décevants dans d'autres pays où des régimes dictatoriaux soutenus par les US ont essayé de protéger des installations pétrolières vulnérables. Au Niger par exemple des efforts accrus par les forces armées gouvernementales équipées par les US pour écraser les rebelles dans le Delta du Niger riche en pétrole n'a fait qu'attiser l'insurrection tandis qu'en fait la production nationale baissait. Pendant ce temps, l'armée nigérienne, comme le gouvernement irakien (et les milices associées) ont été accusées de détourner du pétrole brut valant des billions de dollars et de le vendre au marché noir.
En réalité, l'utilisation de la force militaire pour protéger les approvisionnements étrangers en pétrole ne crée finalement aucune « sécurité ». Cela peut, en fait, déclencher des effets « boomerang »violents contre les Etats-Unis. Par exemple la décision par le président Bush père de maintenir une vaste présence militaire permanente en Arabie Saoudite après l'Opération Tempête du Désert au Koweït est maintenant considérée comme une source principale de virulent anti - américanisme dans le royaume et est devenu l'outil principal de recrutement pour Osama Ben Laden dans les mois précédent les attaques terroristes du 11 septembre 2001.
« Pendant plus de sept ans » Bin Laden a proclamé en 1998, « les USA ont occupé les terres d'Islam dans les lieux les plus saints, la Péninsule Arabe , pillant leurs richesses, donnant des ordres à leurs dirigeants, humiliant leurs peuples, terrorisant leurs voisins, et transformant leurs bases militaires en fer de lance pour attaquer les peuples musulmans voisins. Pour repousser cet assaut contre le Monde Musulman, » a-t-il tonné, c'est un devoir individuel pour chaque Musulman « de « tuer des Américains » et de « chasser de toutes les terres d'Islam leurs armées. »
Pour confirmer la véracité de l'analyse de Bin Laden sur les intentions des US, le secrétaire à la défense de l'époque Donald Rumsfeld s'est envolé pour l'Arabie Saoudite le 30 avril 2003 pour annoncer que les bases américaines n'y seraient plus utiles à cause du succès de l'invasion de l'Irak, datant à peine d'un mois. «C'est maintenant une région plus sûre grâce au changement de régime en Irak » a déclaré Rumsfeld. « L'aviation et ceux impliqués pourront désormais partir. »
Alors même qu'il parlait à Riyadh, un nouveau cas dangereux d'effet boomerang avait surgi en Irak : lors de leur entrée dans Bagdad, les forces armées US s'étaient emparées des quartiers généraux du ministère du pétrole livrant au pillage en toute impunité les écoles, les hôpitaux, et les musées. La plupart des irakiens ont depuis considéré cette décision faisant en sorte que le reste de la ville soit pillée, comme la véritable expression du principal motif de l'Administration Bush pour envahir l'Irak.
Ils ont perçu les affirmations répétées de la Maison Blanche pour son engagement pour les droits de l'homme et la démocratie comme de simples feuilles de vigne dissimulant à peine le désir de pillage du pétrole irakien. Tout ce que les responsables américains ont fait depuis n'a pas réussi à effacer cette impression puissante qui pousse à demander le retrait américain.
Ce ne sont là que quelques exemples des pertes en matière de sécurité nationale américaine produites par une approche complètement militaire de la sécurité énergétique. Malgré cela, les effets d'une telle politique mondiale continuent de ne pas être remis en question, les responsables politiques américains persistent à s'appuyer sur la force militaire comme réponse principale aux menaces contre la production sécurisée et le transport du pétrole. Dans une espèce de « Catch 22 » pour l'énergie, la militarisation continuelle de la politique de l'énergie ne fait que multiplier les menaces, cercle vicieux d'une militarisation qui appelle à une militarisation à cause des menaces.
Michael T. Klare – www.tomdispatch.com – Copyright Michael T. Klare 14/06/08 http://www.planetenonviolence.org/Garnisons-US-et-Stations-Mondiales-de-Carburants_a1635.html?PHPSESSID=679a7c58c29ed061d20f6117fcfb0476


Lancement du ‘Commandement US pour l'Afrique (AFRICACOM)’  - son premier commandement de combat à l'étranger depuis Reagan….
Cette année, le Pentagone va lancer le Commandement US pour l'Afrique (AFRICACOM) son premier commandement de combat à l'étranger depuis que Reagan avait crée CENTCOM il y a un quart de siècle. Bien que les responsables du département de la défense évitent de publiquement reconnaître toute relation directe entre la création d'AFRICACOM et une dépendance croissante des US au pétrole de ce continent, ils sont moins discrets lors de discussions privées.
Par exemple, lors d'une rencontre le 19 février dernier à l'Université de la Défense Nationale , le vice commandant d'AFRICACOM, le vice amiral Robert Moeller, a indiqué que « les perturbations du pétrole » au Niger et en Afrique de l'Ouest constitueraient l'un des principaux défis que l'organisation devra affronter.
L'AFRICACOM et des extensions identiques de la Doctrine Carter dans des nouvelles régions productrices de pétrole ne feront que provoquer de nouveaux effets boomerang, tout en injectant des dizaines de billions d'extra dollars dans le budget du Pentagone déjà surgonflé. Tôt ou tard, si la politique US ne change pas, ce prix inclura certainement en plus des pertes de vies humaines américaines, car de plus en plus de soldats seront exposés à un feu hostile et aux explosifs alors qu'ils protègent des installations pétrolières vulnérables dans des régions dévastées par des conflits ethniques religieux et sectaires.
Pourquoi payer un tel prix ? Etant donné la preuve manifeste de l'inefficacité de la force militaire à protéger les approvisionnements en pétrole, n'est-il pas temps de repenser les affirmations régnant à Washington concernant la relation entre la sécurité énergétique et la sécurité nationale ?
 Après tout, en dehors de George W. Bush et du Vice Président Dick Cheney, qui affirmerait que plus de cinq ans après l'invasion de l'Irak, les US et son approvisionnement en pétrole sont effectivement sûrs ?

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Créer une véritable sécurité énergétique.
La réalité concernant la hausse de la dépendance de l'Amérique au pétrole importé ne fait que renforcer la conviction à Washington que la force militaire et la sécurité énergétique sont des jumeaux inséparables. Avec pratiquement 2/3 des besoins journaliers en pétrole importés – et ce pourcentage continue d'augmenter – difficile de ne pas remarquer que d'importantes quantités de notre pétrole proviennent de zones de conflits au Moyen Orient, en Asie Centrale, et en Afrique. Tant que cela sera le cas, les décideurs politiques US regarderont instinctivement vers l'armée pour assurer la sécurité de la livraison en pétrole brut. Cela a peu d'importance que l'utilisation de la force militaire, spécialement au Moyen Orient, n'a fait que déstabiliser la situation en matière d'énergie et la rendue moins fiable, tout en alimentant l'anti-américanisme.
Ceci, bien sûr, n'est pas la définition de la « sécurité énergétique », mais c'est l'opposé. Une approche viable à long terme de l'actuelle sécurité énergétique ne favoriserait pas l'une des sources d'énergie – dans ce cas précis, le pétrole – plus que toutes les autres, exposant régulièrement les soldats américains à un risque plus élevé et les contribuables américains à des risques de banqueroute plus élevés. Plutôt, une politique énergétique américaine raisonnable adopterait une approche holistique pour l'approvisionnement en pétrole, pesant tous les mérites de toutes les sources potentielles d'énergie.
Cela favoriserait naturellement le développement de sources d'énergie domestiques renouvelables qui ne polluent pas l'environnement, ou mettent les intérêts des autres nations en danger. En même temps, il favoriserait un programme d'économie d'énergie particulièrement absent ces deux dernières décennies, qui aiderait à diminuer la dépendance aux sources d'énergie étrangères dans le futur immédiat et ralentirait les effets de serre dans l'atmosphère à l'origine du changement climatique.
Le pétrole continuera de jouer un rôle significatif dans une telle approche. Le pétrole conserve un attrait considérable comme source d'énergie pour les transports (plus particulièrement pour les transports aériens) et pour les produits chimiques dérivés. Mais en tenant compte des bons investissements et des bonnes politiques de recherche – et de la volonté d'avoir recours à autre chose que la force pour les problèmes d'approvisionnement en pétrole – le rôle historique du pétrole comme carburant essentiel mondial pourrait bientôt tirer à sa fin.
Il serait plus particulièrement important que les décideurs politiques américains ne prolongent pas ce rôle artificiellement, comme cela a été le cas pendant des décennies, en subventionnant les principales sociétés pétrolières US, ou, plus récemment, en dépensant 138 billions de dollars par an pour protéger les approvisionnements pétroliers importés. Ai lieu de cela, ces fonds seraient redirigés pour la promotion de l'efficacité énergétique et spécialement pour le développement de sources d'énergie domestiques.
Certains décideurs politiques qui sont d'accord sur le besoin de développer des sources alternatives à l'énergie importée insistent qu'une telle approche devrait commencer par l'extraction du pétrole dans le parc national protégeant la vie sauvage dans l'Artique, et d'autres zones naturelles protégées. Bien que tout en reconnaissant que de tels forages ne réduiront pas substantiellement la dépendance US en pétrole importé, ils insistent pourtant sur le fait que cela est essentiel afin de faire les efforts nécessaires pour substituer le pétrole domestique aux importations dans l'approvisionnement total en énergie de la nation. Mais cet argument ignore le fait que les jours du pétrole sont comptés, et que tout effort pour les prolonger ne fait que compliquer l'inévitable transition à une économie post pétrole.
Une approche beaucoup plus bénéfique, mieux conçue pour promouvoir l'auto suffisance américaine et la vigueur technologique dans le monde intensément compétitif du milieu du XXIème siècle, mettra l'accent sur l'utilisation de l'ingéniosité domestique et les capacités entrepreneuriales pour maximaliser le potentiel des sources renouvelables d'énergie, dont l'énergie solaire, éolienne, géothermique et celle liée à la puissance des marées. Les mêmes aptitudes devront également être appliquées pour développer des méthodes pour produire de l'éthanol de plantes non alimentaires (éthanol cellulosique), pour utiliser le charbon sans dégager du carbone dans l'atmosphère, (en capturant et en stockant le carbone, ou CCS) en miniaturisant des cellules d'hydrogène de carburant, et en augmentant massivement l'efficacité d'utilisation de l'énergie par les véhicules, et les procédés industriels.
Tous ces systèmes de production d'énergie sont très prometteurs et donc ils devraient bénéficier d'un soutien croissant et d'investissements dont ils auront besoin pour sortir du rôle marginal qu'ils jouent actuellement et occuper un rôle dominant dans la nouvelle génération américaine de production d'énergie. Actuellement, il n'est pas possible de déterminer précisément quel est celui (ou quelle est la combinaison de ceux d'entre eux) qui se positionnera le mieux pour assurer la transition d'une petite à une grande capacité commerciale de développement. Par conséquent, tous devraient bénéficier d'un soutien suffisant pour tester leurs capacités à faire la transition.
Cependant, en appliquant ces règles générales, on devrait clairement donner la priorité à de nouvelles formes de transports utilisant du carburant. C'est là que le pétrole a longtemps été roi, et c'est là que le déclin du pétrole sera le plus durement ressenti. C'est à cause de cela que les appels à l'intervention militaire pour sécuriser les approvisionnements additionnels en pétrole brut ont une chance d'augmenter. Donc on devrait mettre l'accent sur le développement rapides de bio carburants, de carburants à l'hydrogène, ou au charbon à carbone extrait au CCS, ou l'utilisation de batteries, et d'autres moyens innovants de trouver du carburant pour les véhicules. En même temps, c'est évident que d'allouer une partie du budget de l'armée US pour le financement du développement des transports publics serait le summum du raisonnable en matière nationale.
Une telle approche améliorerait la sécurité nationale à plusieurs niveaux. Cela accroîtrait la fiabilité de l'approvisionnement en carburants, ferait la promotion d'une croissance économique domestique (plutôt que d'envoyer une véritable vague de dollars dans les coffres de pétro régimes étrangers auxquels on ne peut pas faire confiance), et cela diminuerait le risque d'implication récurrente des US dans des guerres du pétrole à l'étranger. Aucune autre approche –certainement pas celle de l'actuelle dépendance, non remise en question, et non défiée, sur la force militaire – ne peut soutenir une telle affirmation. Il est grand temps d'arrêter de mettre des garnisons dans les stations mondiales de carburants.
http://www.planetenonviolence.org/Garnisons-US-et-Stations-Mondiales-de-Carburants_a1635.html?PHPSESSID=679a7c58c29ed061d20f6117fcfb0476
Michael T. Klare – www.tomdispatch.com – Copyright Michael T. Klare 14/06/08 Traduction, introduction Mireille Delamarre www.planetenonviolence.org
Michael T. Klare est professeur d'études en paix et sécurité mondiale au Hampshire College et l'auteur de plusierus livres sur les politiques de l'énergie dont Ressource Wars (2001), Blood and Oil (2004), et plus récemment , Rising Powers, Shrinking Planet: The New Geopolitics of Energy. http://www.planetenonviolence.org/Garnisons-US-et-Stations-Mondiales-de-Carburants_a1635.html?preaction=nl&id=8073564&idnl=37436&


La situation mondiale exige l’ouverture continuelle de nouveaux marchés et demande à trouver l’énergie nécessaire pour faire fonctionner la production industrielle

9-2 A qui profite le terrorisme ? 

 L’écrivain Gore Vidal affirme, dans son livre La fin de la liberté : vers un nouveau totalitarisme, sans hésiter : « Il existe des preuves accablantes qu’il y a eu un complot impliquant des milices et des agents infiltrés du gouvernement afin de faire signer à Clinton l’antiterrorism Act ». La situation mondiale exige l’ouverture continuelle de nouveaux marchés et demande à trouver l’énergie nécessaire pour faire fonctionner la production industrielle en croissance constante. Les immenses réserve des pays arabes, et la possibilité des se les approprier, d’acheminer cette énergie à travers des zones contrôlées, font désormais l’objet de conflits entre les USA, décidés à asseoir leur hégémonie, et les autres pays d’Europe et d’Asie. S’emparer de telles réserves aux dépends du reste du monde exige une suprématie militaire absolue et d’abord une augmentation considérable du budget de la défense. Mesures que la population américaine n’était, il y a quelques années encore, aucunement disposée à entériner. Le 11 janvier 2001, la commission Rumsfeld évoquait qu’un « nouveau Pearl Harbour constituera l’évènement qui tirera la nation de sa léthargie et poussera le gouvernement américain à l’action.» Les services de renseignements américains, qui prétendaient tout ignorer de l’attentat du 11 septembre, étaient si bien averti dans les heures qui ont suivi, qu’ils pouvaient nommer les responsables, diffuser des comptes rendus de communications téléphonique, des numéros de carte de crédit, et même retrouver inopinément le passeport intact d’un des pilotes terroristes dans les ruines fumantes des deux tours, permettant ainsi de l’identifier ainsi que ses présumés complices. La version des autorités américaines, aggravée plutôt qu’améliorée par cent retouches successives, et que tous les commentateurs se sont fait un devoir d’admettre en public, n’a pas été un seul instant croyable. Son intention n’était d’ailleurs pas d’être crue, mais d’être la seule en vitrine. Le pouvoir est devenu si mystérieux qu’après cet attentat qu’on a pu se demander qui commandait vraiment aux Etats-Unis, la plus forte puissance du monde dit démocratique. Et donc, par extension, on peut se demander également qui peut bien commander le monde démocratique ? Publié 20 juillet 2008 Mecanopolis http://mecanopolis.wordpress.com/ http://mecanopolis.wordpress.com/2008/07/20/a-qui-profite-le-terrorisme-video/


Sur ‘Forum’: Victime du terrorisme ?
- Aux USA  
zéro mort en 2005  
zéro mort en 2004  
zéro mort en 2003  
zéro mort en 2002  
- En Europe  
56 morts en 2005  
2 morts en 2004  
6 morts en 2003  
15 morts en 2002  

Guerre contre le terrorisme  
Des milliers de morts en Afghanistan, dont une majorité de civils  
100.000 morts en Irak, en ne comptant que les civils (selon une étude de The Lancet).
L’attaque de Fallujah, qui, au dire des spécialistes militaire a mobilisé  
20 000 hommes et se trouve être la plus grande bataille terrestre depuis la seconde guerre mondiale, est au sommet de la liste de ces crimes de guerre.
http://forums.france5.fr/cdanslair/Terrorisme/profite-ter...



9-3 Analyse de Franck Kampa : La pertinence du critère d'intensité des combats.
L’introduction du critère d’intensité pour déterminer et classifier les types de conflits et de combats date de la période de la guerre froide et répondit initialement à un besoin américain d’établir une distinction entre engagement militaire central contre les forces du Pacte de Varsovie susceptible de déboucher sur une escalade nucléaire, d’une part, et les conflits ayant peu de chance de déboucher sur ce type d’escalade, d’autre part. Repris par la suite dans un tout autre contexte, le critère d’intensité d’un conflit ou d’un combat répond aujourd’hui à une diversification des formes d’engagement militaire sur le théâtre des opérations et à un besoin de classification par types de forces. Il est par ailleurs porteur d’enjeux politico-militaires non négligeables. Ainsi en est-il au niveau de la relation UE-OTAN à travers la question d’une éventuelle spécialisation de ces organisations dans les conflits de basse intensité pour l’une et de haute intensité pour l’autre. De même en est-il au plan national à travers la question de l’équilibre recherché entre le niveau requis d’équipement matériel des forces et le poids accordé au facteur humain dans le règlement des conflits possibles.
Nature et portée du critère d’intensité conflictuelle On peut qualifier de conflits de haute intensité par nature ceux opposant deux entités étatiques dans un combat de coercition donnant lieu à l’utilisation d’armements lourds (chars, artillerie, etc) parce que le but recherché est la victoire militaire en vue d’obtenir la suprématie opérative et tactique. Pour ce qui la concerne, la notion de conflit de basse intensité traduit tout d’abord le fait qu’il y a peu d’affrontements majeurs et, en tous cas, pas d’affrontement à mort. Elle s’applique donc à des situations conflictuelles dans lesquelles la dimension militaire n’est pas forcément prépondérante. L’objectif assigné aux forces armées y est de réduire le niveau de violence en maîtrisant la capacité d’action militaire des protagonistes sans jamais s’attaquer à leur force de manière résolument offensive. Cette situation répond à la situation des opérations de maintien de la paix dont l’objectif est la maîtrise des espaces et des acteurs de violence. Au niveau le plus élémentaire, elle peut se traduire par des opérations proches des opérations de police. Il en résulte une spécificité du rapport entre la force et le droit ainsi que des règles d’engagement marqué par le souci d’aboutir à la réconciliation des parties. En matière de gestion du conflit, il en résulte également une primauté du critère politico-militaire et non plus exclusivement militaire des conditions de son règlement. Au plan des équipements, ce type de conflit nécessite enfin souvent moins de matériels lourds qu’une capacité de projection rapide. Les contours de la notion de conflit de moyenne intensité apparaissent par contre plus flous. Ce type de conflit tend à recouper des situations qu’on pourrait qualifier d’intermédiaires dont la spécificité est que l’opposition des armées régulières de deux Etats a, contrairement aux conflits de haute intensité, peu de chance de déboucher sur une situation de guerre totale engageant l’ensemble des moyens des nations ou des parties concernées. En général, la notion tend à s’appliquer aux situations dites d’imposition de la paix dont l’objectif premier est de créer, par la menace d’emploi comme par l’emploi de la force, les conditions politico-militaires nécessaires à la reprise des négociations entre belligérants. L’outil militaire engagé y sert principalement à maîtriser les forces belligérantes et requiert des matériels médians ayant pour fonction, d’une part, une meilleure protection des servants et, d’autre part, de permettre le cas échéant un engagement de coercition limité tant dans les objectifs que dans le temps et dans l’espace. Les limites d’une approche graduelle de la nature des conflits Sur le fond, l’approche dite graduelle en intensité des combats ne répond qu’imparfaitement à la réalité de ces mêmes combats ni à celle des postures qu’ils déterminent. Elle peut également apparaître trompeuse en ce qu’elle s’attache à qualifier les seules forces et les matériels susceptibles d’être engagés. Elle est en outre parfois inopérante pour évaluer le caractère mortifère d’un conflit. Les situations au Rwanda et au Kosovo ont à cet égard montré qu’un conflit qu’on pourrait qualifier de basse intensité quant à la situation des belligérants et de leurs moyens matériels pouvait être très mortifère. Par ailleurs, si la haute intensité répond souvent à l’utilisation d’un équipement lourd parce qu’elle s’identifie à la puissance de feu, la basse intensité ne requiert pas forcément l’emploi des seules forces légères. Le principal intérêt de l’approche graduelle est de polariser l’attention sur l’équipement et les matériels. Mais il en est parfois ainsi au détriment d’une approche globale sur les finalités politiques de l’engagement ainsi que sur le nécessaire accompagnement civil de la force. En cela, l’approche en termes de buts politiques recherchés (coercition ou maîtrise de la violence) apparait plus conforme à la réalité des objectifs assignés aux forces comme à la réalité des combats et des contextes politico-militaires. En outre, l’approche graduelle néglige les notions de temps long de la guerre et de réversibilité des formes d’engagement militaire sur les théâtres d’opération. Les guerres évoluent en effet dans le temps comme dans l’espace. Loin d’être figée, l’intensité des opérations militaires connaît dans la durée des pulsions de violence d’intensités très variables associées à des périodes de calme relatif. Dans l’espace, une guerre qui dure n’est ni active ni inactive sur tous les fronts en même temps. Des choix sont faits ou imposés qui font que, sur un même théâtre, une partie de l’espace opérationnel présentera une relative accalmie tandis qu’à proximité les opérations militaires connaîtront des concentrations de forces et un tempo opérationnel pouvant être très intenses. En fait, l‘approche graduelle complexifie faussement la nature des formes d’engagement alors que la vraie distinction est de nature binaire et oppose les opérations de coercition aux opérations de maîtrise de la violence en vue de la réconciliation des acteurs de violence. Vis-à-vis des opinions publiques, l’idée de conflits de basse, voire de moyenne, intensités permet néanmoins de soutenir qu’on n’est pas en guerre quand bien même il y a opération militaire. Or, ceci n’est pas en soi négligeable compte tenu des contraintes institutionnelles nationales qui pèsent souvent sur les décisions relatives à la guerre. Enfin, le débat sur le degré d’intensité d’un conflit peut également traduire, sous une forme technique, une incapacité ou une impossibilité du politique à mieux préciser ses propres objectifs.
Franck Kampa : Sources CIRPES26 juillet 2008
Posté par Adriana Evangelizt

http://usa-menace.over-blog.com/article-21519321.html


Irak,Moqtada Sadr,Bush, résistance,Occupants,Bassorah,bombardements, Al-Qaïda,

29/07/2008

n°380 - Journal d'Irak -20-7 au 28/7 – Début - : Propager la Démocratie = Imposer l'hégémonie impériale US

Journal d'Irak   – Début -

N°380    du 20/07 au 28/07/08

M.Lemaire


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire :      – Début -

Tiré à part :

Humour ? :

« The Lancet », a évalué que depuis juillet 2006 plus de 600,000 Irakiens avaient été tués.

Blair à l'abri de la justice pendant trente ans ...

Exportation accrue du pétrole, afin de financer les occupants.

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur Résistance :

1 Analyse Des résistants

Des occupants
2 Occupation de l'Irak
3 Politique Turquie
 La guerre dans la guerre
4 Libération du territoire
Détails.
L'Irak en chiffre.
Seconde partie
5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
5-3 Vincent Bugliosi : Un ex-procureur accuse Bush de meurtre.
5-4 Pas d'enquête criminelle sur la mort en Irak du journaliste Terry Lloyd. 6 Brèves
 6-1 L'impuissance des puissances.
6-2 La mission de l’armée britannique en Irak changera en 2009.
6-3 Ingérence du ‘gouvernement’ Irakien dans les affaires sportives : Les athlètes irakiens privés de JO.
Dernière partie
7 Dossiers   – Suite -
7-2 Point de vue de 7/7 : Des millions dans la poche des sous-traitants de l’armée US.
7-3 Point de vue de Jules Dufour : Les guerres d'occupation de l'Irak (et de l'Afghanistan): Un bilan horrifiant de portée mondiale.
7-4 Point de vue de Ramzy Baroud : La poignée de main entre Talabani et Barack : un évènement pas si historique que cela.
7-5 Point de vue de Planetrnonviolence : Propager la Démocratie = Imposer l'hégémonie impériale US.

L'Irak en chiffre: du 20-07 au 28/07/08


Tués Blessés
Peuple irakien 53 + x 126 + x
Usboys/Autres boys + miliciens x x
Policiers, armée et collaborateurs & miliciens 8 24


Tiré à part : Humour ?  La Maison Blanche a appelé lundi les Irakiens et leur gouvernement à réagir "avec calme et détermination" à une vague de violences qui a fait au moins 51 morts dans leur pays. "Les Etats-Unis condamnent les violentes attaques perpétrées contre des Irakiens innocents", a dit un porte-parole de la Maison Blanche , Gordon Johndroe. "Nous demandons instamment aux Irakiens et à leur gouvernement de réagir avec calme et détermination à la menace que représentent des extrémistes violents qui cherchent à déstabiliser le pays", a-t-il dit. AFP / 28 juillet 2008    

« The Lancet », a évalué que depuis juillet 2006 plus de 600,000 Irakiens avaient été tués.
Il est environ 10 fois supérieur à la plupart des estimations données dans les médias américains, et est basé sur une enquête scientifique valide sur les pertes irakiennes violentes causées par l’invasion américaine de mars 2003.
Cette étude, publiée dans le prestigieux journal médical « The Lancet », a évalué que plus de 600,000 Irakiens avaient été tués suite à l'invasion depuis juillet 2006.
Les pertes irakiennes n’ont jamais cessé depuis lors. Le compteur ci-dessus fournit une mise à jour quotidienne brute de ce chiffre, basé sur un taux d'augmentation tiré du « Iraq Body Count ». (Voir l'explication complète.)
Ce bilan humain dévastateur demande une plus grande reconnaissance. Il éclipse le génocide rwandais, et les dirigeants des USA en sont directement responsables. Pas étonnant qu’ils ne le disent pas publiquement. Voici le code HTML simple pour afficher le compteur sur votre site Web et aider à passer le mot. http://www.justforeignpolicy.org/iraq/iraqdeaths_fr.html

Blair à l'abri de la justice pendant trente ans ... Les diplomates des Nations unies sont furieux devant la décision de fermer l’agence de l’ONU chargée de la surveillance des armes en Irak (UNMOVIC), sans même l’autoriser à remettre son rapport confirmant que l’Irak ne disposait d’aucune arme de destruction massive, pas plus qu’il ne cherchait à en fabriquer, au moment où la coalition menée par les Anglo-Américains envahit le pays et renversa Saddam Hussein en 2003. Aucune résolution ne fut adoptée pour finaliser la fermeture de l’UNMOVIC, qui existe depuis dix-sept ans et avait retiré ses inspecteurs au début de l’invasion. Il n’y eu qu’une lettre du secrétaire général Ban Ki-moon, ainsi qu’un « rapport » du Conseil de sécurité décrivant la mise en oeuvre d’une résolution bien vague élaborée en 2007. Lyndon LaRouche a dénoncé cette décision le 9 juillet, y voyant une manière de couvrir les méfaits de Blair et Bush : « Blair est l’auteur de la guerre. Il n’y a jamais eu d’armes de destruction massive, et maintenant on essaie d’enterrer cette conclusion [de l’UNMOVIC]. L’administration Bush essaie de couvrir ce qui a déjà été dévoilé, c’est une couverture rétroactive du fait que la guerre a été lancée pour un motif frauduleux. Tous ces gens sont morts pour rien. Tout cet argent dépensé aurait pu financer des hôpitaux. Mais tout a été orienté sur une guerre qui n’aurait jamais dû être déclenchée. Malgré l’étouffement de l’assassinat du Dr Kelly, Blair a lancé la guerre sur un mensonge. » Selon une source haut placée à l’ONU, le Conseil de sécurité a convenu fin juin 2008 de fermer complètement l’UNMOVIC, de transférer son budget à d’autres fonds pour l’Irak gérés par l’ONU et de sceller pour 60 ans toutes les archives « ultra-sensibles » concernant les inspections d’armement, et pour 30 ans pour les informations « sensibles ». Cela fournit, bien sûr, une excellente protection à Tony Blair, Georges W. Bush et Dick Cheney, tous trois démasqués pour avoir falsifié et exagéré les rapports concernant les armes de destruction massive en Irak afin de pouvoir lancer la guerre. Le Conseil de sécurité, selon une autre source officielle de l’ONU, a décidé de ne pas adopter de résolution parce que toute cette affaire est si gênante pour les Nations unies que plusieurs des membres permanents souhaitent que tout ce qui a trait à l’Irak « disparaisse sans bruit ». En effet, les Cinq permanents n’avaient pu se mettre d’accord sur certaines questions critiques. Ainsi, la Russie voulait que la résolution de 2007 mentionne explicitement le fait qu’aucune arme de destruction massive n’avait été trouvée en Irak au moment de l’invasion, ni après, mais les États-Unis et le Royaume-Uni s’y opposèrent. Notre source officielle de l’ONU pense aussi que ce sont les Britanniques et les États-Unis qui ont bloqué la divulgation du rapport final de l’UNMOVIC. La Russie insistait pour que les dossiers de l’UNMOVIC soient mis à la disposition des membres de l’ONU, alors que le Royaume-Uni et les États-Unis voulaient faire accepter comme documentation définitive le « rapport Duelfer », réalisé par le Groupe de surveillance de l’Irak (ISG) au sein de la CIA. D’après cette même source officielle de l’ONU, on ne sait pas s’il existe un précédent pour sceller les archives de l’UNMOVIC pour 30 ou 60 ans. Mercredi 16 Juillet 2008 http://www.alterinfo.net/Irak-Blair-a-l-abri-de-la-justice-pendant-trente-ans_a21855.html

Exportation accrue du pétrole, afin de financer les occupants. Le "New York Times" a fait part de l'augmentation de l'exportation du pétrole irakien en vue d'assurer les frais faramineux de l'occupation de l'Irak. Dans sa dernière édition, le "New York Times", citant l'office de recherches spéciales sur la reconstruction de l'Irak, a écrit que l'exportation du pétrole du nord de l'Irak avait augmenté passant d'un million à 13 millions de barils par jour. Selon le journal, Israël est l'un des principaux acheteurs du pétrole irakien. Plusieurs analystes politiques, notamment américains, estiment que les Etats-Unis avaient attaqué l'Irak, dans le but de faire main basse sur les ressources pétrolières de ce pays 27/07       http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=998837



Paroles & action des bientôt présidents...

Obama : 

 22-07 M. Obama, trouve que "la situation était plus sûre en Irak qu'il y a un an et demi". Mais il ajouté que parler de succès "dépendait de votre façon de voir". Obama, a déclaré :" Mon avis est que nous pouvons nous déployer en toute sécurité en 16 mois de sorte que nos brigades de combat soient hors d'Irak en 2010". "Maintenant nous avons besoin d'une solution politique". Il y avait rencontré le Premier ministre Nouri al-Maliki et assuré que le dirigeant irakien partageait ses vues sur un retrait en 2010. M. Obama a reconnu à Amman être en désaccord avec le général David Petraeus, le commandant des soldats américains en Irak, sur un retrait. "Il ne fait pas de doute que le général Petraeus ne veut pas de calendrier". Obama a ajouté ses responsabilités de président seraient plus larges et comprendraient par exemple l'utilisation de quelque 10 milliards de dollars par mois - le cout de la guerre selon lui - "pour soutenir une économie américaine qui va vraiment mal en ce moment". AFP - Reuters

22-07 Barack Obama s’est entretenu avec les responsables du "Conseil de l’éveil" de Ramadi, l’un de ces groupes collaborateur avec des envahisseurs et occupants de l’Irak. Il a également rencontré Ahmed Abu Risha, le frère aîné d’Abdul-Sattar Abu Risha. Selon un porte-parole de la province d’Anbar, Jamal al-Mashhadani, les entretiens de Barack Obama ont porté surtout sur les demandes du Conseil de l’Eveil, qui réclame un rôle politique plus important en Irak … 22/7 http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4843



Occupation de l'Irak

Analyse & déclaration

USA & CoalitionOtan- Isaf

28-07 Les troupes irakiennes et américaines contrôlent la quasi-totalité de l'Irak et le gouvernement irakien devrait être en mesure d'assumer seul la 'sécurité' d'ici la fin de l'année 2009, estime le commandant en chef des forces US dans le pays, le général David Petraeus. "C'est un changement majeur par rapport à (la situation) il y a seulement un an", a-t-il ajouté, soulignant les progrès "très spectaculaires" réalisés. Petraeus a pris le commandement des forces américaines en Irak en février 2007, . Ses propos laissent entrevoir une nouvelle réduction du contingent américain en Irak, qui compte aujourd'hui quelque 147.000 hommes, le futur chef du commandement central, qui supervise toutes les opérations au Moyen-Orient, devant formuler des recommandations en septembre. Reuters


2-1 Sur le terrain

2-2 Les forces en présence

USA

22-07 La question du départ des quelque 145.000 soldats américains déployés en Irak fait l'objet d'une négociation ardue entre les USA et l’irak La Maison Blanche a indiqué  qu'un accord ne serait pas signé comme prévu, au 31 juillet. AFP



3) Politique a) des collaborateurs Irakiens

Les grandes manoeuvres

Les USA et l'Irak sont "sur la voie" d’un accord

Les gouvernements sont en train de négocier un partenariat à long terme, dont le point le plus important porte sur les conditions de la présence militaire américaine au-delà du 31 décembre, après l'expiration du mandat de l'ONU sous lequel opèrent les soldats américains. Les Etats-Unis et l'Irak sont "sur la bonne voie" pour parvenir à un accord sur la présence américaine à long terme en Irak après l'expiration du mandat de l'ONU fin 2008, a déclaré  le ministre irakien de l'Intérieur Jawad Bolani. Plusieurs déclarations ont signifié que le gouvernement irakien est favorable à ce que les troupes américaines aient quitté l'Irak en 2010. Or cela revient plus ou moins à soutenir le plan Obama de retirer toutes les troupes de combat dans les 16 mois. Et cela contredit ouvertement M. Bush, qui a toujours refusé ce qu'il appelle un "calendrier artificiel" de retrait. AFP / 28 juillet


Confection d'un gouvernement fantoche

Adoption en Irak d’une loi sur les élections provinciales

28-07 Loi électorale : Le parlement irakien a adopté une loi sur les élections provinciales en dépit du boycottage de députés kurdes et des deux vice-présidents du Parlement, Khalid al-Attiya et le Kurde Aref Tayfour. La loi a été approuvé par le Parlement mais rejeté jeudi par le Conseil présidentiel, ce qui risque d'entraîner le report de scrutins provinciaux prévus en octobre. Le parlement avait approuvé mardi soir le projet de loi dans un contexte tendu. Seuls 140 députés sur 275 étaient présents au moment du vote. De nombreux parlementaires avaient dénoncé des irrégularités dans la procédure du vote qui avait été boycotté par les 54 parlementaires kurdes et d'autres législateurs hostiles à la loi. En réaction, le Conseil présidentiel, composé du président Jalal Talabani et de ses deux vice-présidents, a décidé d'opposer son veto au texte. Des députés ont alors entamé la révision du projet de loi, espérant trouver un compromis. Les Kurdes en particulier s'opposent à la loi en raison d'un différend sur la répartition du pouvoir entre les différentes communautés de la région riche en pétrole de Kirkouk. Kirkouk avait été placée par l'ancien président Saddam Hussein hors du Kurdistan irakien, une région indépendante de facto depuis 1991. Alors que les Kurdes ont aujourd'hui consolidé leur pouvoir au sein du nouvel Irak, ils exigent le rattachement de la ville à leur région autonome située à une cinquantaine de kilomètres plus au nord. AFP / 28 juillet 28-07 Le scrutin doit avoir lieu dans les 18 provinces irakiennes dès le mois d'octobre et a été placé sous la supervision de l'ONU. Toutefois la loi prévoit qu'une commission doit régler au préalable la répartition ethnique de la ville et de la province de Kirkouk, où la population se partage entre Kurdes, Arabes et Turkomans. L'organisation des instances de décision prévues par le scrutin dépend de la composition ethnico-religieuse de la populations des provinces. En juin, le mouvement Sadr, une des principales forces politiques en Irak, avait annoncé qu'il boycotterait ces élections provinciales dont le principe est soutenu par Washington. ats / 22 juillet  & http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4843



c) Les voisins

Turquie La guerre dans la guerre

24-07 L'aviation turque a bombardé des positions kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatistes kurdes de Turquie) dans le nord de l'Irak, a annoncé l'armée turque. AFP



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants. Les armées répugnent à donner des chiffres officiels



Les combats par provinces

 Détails autorisés par la censure.

1-1 Bagdad 28-07 Cinq mille policiers et militaires supplémentaires ont été déployés dans Kadhimiyah, a indiqué un responsable du ministère de la Défense. Les soldats ont bouclé le secteur, interrompant le trafic automobile, pendant que les piétons - surtout les femmes - sont soumis à de stricts contrôles de sécurité, a constaté un journaliste de l'AFP.

AFP 29-07 Les autorités irakiennes ont interdit toute circulation dans la capitale et déployé des dizaines de milliers de soldats et de policiers. Les attentats, qui ont fait 32 morts à Bagdad portent un sérieux coup à la confiance des Irakiens. AP


1-4 Kirkoutk dans le nord de l'Irak,

28-07 Un kamikaze a fait exploser sa bombe lundi matin au milieu d'une manifestation de Kurdes  a-t-on appris auprès des forces de sécurité locales. A Kirkouk, les Kurdes manifestaient contre un projet de loi électorale, approuvé le 22 juillet par le parlement mais rejeté ensuite par le Conseil présidentiel, ce qui risque d'entraîner le report de scrutins provinciaux prévus en octobre. Les Kurdes s'opposent à la loi en raison d'un différend sur la répartition du pouvoir entre les communautés --kurdes, arabes, et turkomans-- de la région riche en pétrole de Kirkouk, dans le nord de l'Irak. AFP / 28 juillet http://usa-menace.over-blog.com/article-21558338.html

28-07 Le bilan, toujours provisoire, atteint 27 morts et 126 blessés. Najat Hassan, responsable du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) à Kirkouk, a déclaré que les coups de feu étaient survenus lorsque des manifestants fuyant les lieux de l'explosion s'étaient approchés des bureaux proches d'autres partis politiques locaux. AFP


1-7 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz,   Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb  La province de Diyala serait un bastion de la branche irakienne d'Al-Qaïda. Les résistants  continuent d'y lancer des attaques contre les "Sahwa", ces comités reconvertis dans la collaboration avec l’ennemi. en dépit d'opérations massives des forces américaines et irakiennes. L’armée irakienne s’apprête à lancer le 1er août une vaste opération militaire dans la province de Diyala, Pour l’ensemble de la province de Diyala, 30.000 hommes des forces  irakiennes ont été rameutés de tout le pays, a ajouté une autre source militaire sans préciser la proportion de militaires et de policiers. "L’opération sera dirigée par l’armée irakienne. L’armée américaine ne fera qu’observer a priori. (...) Si les Irakiens demandent de l’aide, nous les aiderons. Sinon, nous ne ferons rien", a expliqué un officier américain sous couvert d’anonymat. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4845
Baaqouba (60 km au nord de Bagdad) 24-07 Attaque kamikaze à un point de passage au nord-est de Bagdad.. L'attaque a eu lieu dans le centre de Bakouba géré des collaborateurs des comités Al-Sahwa, les "Réveils", faisant au moins huit morts et 24 blessés, selon la police. AP & Reuters.


L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)
   
Peuple
Civils tués (depuis l'occupation) 680.324
Civils blessés (depuis l'occupation)  708.423( chiffre très très minimum)
Civils violés (par les trou

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5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : Procédure de destitution contre George W. Bush.

5-2 Vidéo : Vincent Bugliosi : Un ex-procureur accuse Bush de meurtre.

5-3 Vincent Bugliosi : Un ex-procureur accuse Bush de meurtre.

5-4 Pas d'enquête criminelle sur la mort en Irak du journaliste Terry Lloyd. 6 Brèves

6-1 L'impuissance des puissances.

6-2 La mission de l’armée britannique en Irak changera en 2009.

6-3 Ingérence du ‘gouvernement’ Irakien dans les affaires sportives : Les athlètes irakiens privés de JO.

7 Dossiers

7-1 Plainte contre la société ‘Blackwater ‘

1 Point de vue de Pamela Taylor : «Les mercenaires tirent sur les gens et s’en vont».

2 La plainte contre Blackwater.

3 Albert Stahel critique la décision de la justice militaire suisse concernant Blackwater.



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information   26-07 L'armée américaine a reconnu avoir accidentellement tué Arkan Ali Taha, (le fils du rédacteur en chef d'un journal local,) un journal local soutenu par les forces américaines. Après avoir été pris pour cible par des tirs, les soldats américains "ont riposté, tuant un jeune Irakien" dans un taxi, selon un communiqué de l'armée. Le chauffeur du taxi a été placé en garde à vue.( ?) AP.


5-1 Vidéo : Procédure de destitution contre George W. Bush. Alors dans le même temps que Vincent Bugliosi,  hier Denny Kucinich et d'autres sénateurs ont demandé la destitution de George W. Bush... allez voir les videos sur la chaîne You Tube de CSPAN, vous y trouverez toutes les videos relatives aux audience du jeudi 24. 
Sous les videos, les 35 chefs d'accusation contre Bush et Cheney.

Procédure de destitution contre George W. Bush
Denny Kucinich
9 juin 2008
http://usa-menace.over-blog.com/article-21514016.html


5-2 Vidéo : Vincent Bugliosi : Un ex-procureur accuse Bush de meurtre. Alors voilà une video fort intéressante mais elle est en anglais. Vincent Bugliosi, un ex-procureur accuse Bush de meurtre, il a écrit un livre Prosecution of George W Bush for Murder qui est en train de devenir un best-seller et hier il passait devant le Parlement pour étayer son accusation. Regardez la tête de l'Administration Bush en face et du procureur... il faut dire que tout y passe. De l'invasion de l'Irak à l'assassinat de Saddam Hussein, du pillage de l'Irak, la mort des soldats et des Irakiens...
Vincent Bugliosi fut le procureur chargé de l'Affaire Manson, l'assassin de Sharon Tate, femme de Polanski...

 


5-3 Vincent Bugliosi : Un ex-procureur accuse Bush de meurtre.  Vincent Bugliosi, un ancien procureur de Los Angeles, présente toute une argumentation pour accuser de meurtre le président Bush dans la mort d’Américains en Irak. Auteur respecté de plusieurs ouvrages sur le crime, Bugliosi a lancé son livre The Prosecution of George W. Bush for Murder en mai dernier. Son ouvrage est monté au statut de best-seller avec presque aucune poussée des médias qui servent habituellement à faire vendre des livres : la télévision cablée et des critiques dans les grands quotidiens. La publicité dans internet a toutefois été abondante.
En entrevue téléphonique, M. Bugliosi admet s’être attendu a un peu de résistance des médias traditionnels du fait du sujet de son livre – le livre présente un argumentaire juridique qui tient Bush « criminellement responsable» pour la mort de soldats américains en Irak – mais pas à un trou noir total.
Vendredi 25 juillet 2008 http://usa-menace.over-blog.com/article-21512903.html

5-4 Pas d'enquête criminelle sur la mort en Irak du journaliste Terry Lloyd. Le parquet britannique a annoncé qu'il ne disposait pas d'éléments suffisants pour ouvrir une enquête criminelle sur la mort du journaliste britannique Terry Lloyd, tué en Irak en 2003 alors qu'il travaillait pour la chaîne ITV. "Il n'y a pas assez d'éléments à présent pour établir selon les critères d'une enquête criminelle l'identité de la personne ayant tiré la balle qui a tué M. LLoyd", a déclaré Sue Hemming, du département antiterroriste du parquet. En octobre 2006, une enquête judiciaire visant à établir les causes du décès du journaliste, avait conclu à un homicide et le juge en charge de l'affaire avait demandé l'ouverture de poursuites criminelles. M. Lloyd, qui couvrait pour la chaîne britannique ITV l'avancée des troupes de la coalition menée par les Etats-Unis près de Bassorah (sud) au début de l'invasion de l'Irak, a trouvé la mort le 22 mars 2003. Il était alors accompagné d'un interprète libanais Hussein Othman, également tué, du caméraman belge Daniel Demoustier, qui avait été blessé, et du caméraman français Fred Nérac, officiellement porté disparu. Terry Lloyd a d'abord été blessé d'une balle dans le dos après avoir été pris dans un échange de tirs entre Américains et Irakiens. Il a ensuite été tué d'une balle dans la tête, tirée par une arme américaine, alors qu'il était transporté dans un minibus pour être soigné, selon l'enquête judiciaire. Les avocats de la famille du journaliste ont fait part de leur déception dans un communiqué en fin début de soirée. "Il semble que, malgré les demandes d'information du parquet et malgré les déplacements de représentants du parquet à Washington pour rencontrer des responsables américains, les autorités américaines aient refusé de fournir une quelconque aide et continue de cacher les assassins de Terry Lloyd et de leur assurer l'immunité", a indiqué le cabinet Simons Muirhead and Burton. Une porte-parole de la chaîne de télévision a déploré la "non-coopération" des autorités américaines qui n'ont pas aidé à traduire devant un tribunal britannique "l'auteur d'un possible crime de guerre". "Le juge de l'enquête judiciaire Andrew Walker a conclu il y a un peu moins de deux ans que Terry Lloyd avait été assassiné par des soldats américains et (la chaîne de télévision) a fait tout ce qui était possible pour s'assurer que le meurtrier de Terry soit présenté à la justice", a déclaré cette source. AFP / 28 juillet


6 Les brèves Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

6-1 L'impuissance des puissances. « Selon une étude du ministère de la Défense du Royaume-Uni, quasiment la moitié des effectifs militaires de ce pays est prête à abandonner les forces armées. « Ainsi, 47 p. 100 des personnels sondés dans la Royal Army et la Royal Navy , et 44 p. 100 dans la Royal Air Force ont affirmé avoir envie de se retirer des forces armées. « Parmi les inquiétudes mentionnées…, apparaissent les déploiements fréquents à l’étranger, le niveau de la paie et celui du logement. « L’armée de métier accuse déjà un déficit d’environ cinq mille soldats, tandis que des officiers jeunes mais expérimentés et des officiers sans commandement démissionnent à un rythme sans précédents. « Au sujet du moral dans les différents services, 59 p. 100 des personnels interrogés dans l’armée ont jugé qu’il était ’bas’ ou ’très bas’ : 64 p. 100 dans la Royal Navy , 38 p. 100 dans les Royal Marines et 72 p. 100 dans la Royal Air Force. » http://alternatives-international.net/


6-2 La mission de l’armée britannique en Irak changera en 2009. G.Brown annonce un "changement fondamental" de la mission des forces britanniques dans ce pays dès le début de l’an prochain. Brown a précisé que les 4.100 militaires que le ‘gouvernement’ maintiendrait encore "pour quelques mois" dans le sud de l’Irak se concentreraient sur la formation de leurs homologues. "Le secrétaire à la Défense et nos officiers supérieurs vont maintenant travailler avec le gouvernement irakien à la formulation d’un accord sur les modalités d’un tel partenariat, notamment sur ses fondements juridiques", a ajouté Gordon Brown. Plus de 50.000 militaires britanniques avaient participé en mars 2003 aux côtés de l’armée américaine à l’invasion de l’Irak pour renverser le régime de Saddam Hussein avant de prendre le commandement des opérations dans le Sud chiite, d’où ils ont été retirés progressivement. Gordon Brown avait annoncé son intention de réduire le niveau des effectifs britanniques en Irak à 2.500 hommes dès le début 2008, mais une brusque vague d’attaques (en mars dans le Sud, notamment à Bassorah), a différé ce retrait. Se refusant à s’engager sur un calendrier de retrait arbitraire, il a déclaré vouloir procéder aux prochaines réductions d’effectifs en concertation avec les responsables de l’armée britannique et l’allié américain. Par ailleurs, la formation de la 14e division de l’armée irakienne doit être parachevée au début de l’an prochain."Le moment est venu d’achever les tâches que nous nous étions fixées", a souligné Brown. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4843
6-3 Ingérence du ‘gouvernement’ Irakien dans les affaires sportives : Les athlètes irakiens privés de JO. Le Comité international olympique (CIO) a confirmé que l’Irak ne participerait pas aux Jeux olympiques en raison de l’ingérence du gouvernement dans les affaires sportives. Le CIO a suspendu le comité olympique irakien en juin car le gouvernement de Bagdad a limogé les responsables sportifs élus pour installer à leur place ses propres hommes, qui ne sont pas reconnus par le mouvement olympique. La charte olympique interdit les interférences politiques. Quatre athlètes irakiens étaient attendus dans les compétitions olympiques, en tir à l’arc, en judo, en aviron et en haltérophilie. Le CIO affirme que le gouvernement irakien n’a pas accepté une invitation à Lausanne pour une réunion qui aurait permis de mettre un terme au conflit entre les deux parties. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4847

 



7 Dossier & Point de vue Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 Plainte contre la société ‘Blackwater ‘

1 Point de vue de Pamela Taylor : «Les mercenaires tirent sur les gens et s’en vont». Blessé à Bagdad, Hassan Jaber Salman a porté plainte contre la société ‘Blackwater ‘ Gravement blessé par des mercenaires de Blackwater à Bagdad en septembre dernier, Hassan Jaber Salman, a porté plainte contre la société privée de sécurité. Cet avocat irakien est venu à Genève apporter son témoignage à l’occasion du Conseil des droits de l’homme.  
Le 16 septembre 2007, Hassan Jaber Salman était au volant de sa voiture près du square Nisoor, à Bagdad, lorsque les sbires de la société de sécurité privée américaine Blackwater ont ouvert le feu de manière indiscriminée. Résultat: dix-sept civils irakiens morts et de nombreux blessés. Avec onze autres survivants de cet incident, l’avocat a porté plainte aux Etats-Unis contre la société Blackwater.  
Malgré une santé défaillante, un diabète et des balles encore logées dans le corps, Hassan Jaber Salman a fait un voyage exténuant de plus de 30 heures pour venir à Genève témoigner de son histoire devant le Conseil des droits de l’homme, le 4 juin dernier. Tribune des droits humains: Le rapporteur spécial sur les droits de l’homme et les sociétés transnationales, John Ruggie, était présent lors de votre témoignage. Vous a-t-il parlé? Hassan Jaber Salman: Oui, John Ruggie m’a souhaité la bienvenue et  après mon discours, il m’a dit qu’en tant que citoyen américain, il s’excusait auprès de moi et de tous les autres qui ont été blessés. Il a également dit qu’il attendait avec impatience le jour où mon histoire sera entendue, que ce soit par le Congrès des Etats-Unis ou par un tribunal américain. Quel message êtes-vous venus transmettre? Je suis venu à Genève pour dire au monde ce qui s’est passé pour nous et pour obtenir la vérité sur toutes les violations commises par Blackwater. L’attaque à Nisoor Square n’était pas isolé. Mon fils de 24 ans a également été grièvement blessé en 2005, alors qu’il était au volant de son minibus, sur la route de l’aéroport, derrière des jeeps militaires avec des Américains en armes. Nous ne savons pas avec certitude s’ils appartenaient à l’entreprise Blackwater.
Ils ont commencé à tirer sur lui sans raison, alors qu’il était au volant de son bus. Il a reçu deux balles dans la poitrine et, lors de l’opération chirurgicale, on lui a retiré deux côtes. Mon fils a encore besoin de plusieurs opérations. Mais il ne peut obtenir ce type de traitements en Irak.
Aucune explication n’a été donnée par les autorités américaines. C’est ainsi que ces sociétés de sécurité opèrent: ils tirent sur les gens et s’en vont.
Mais la première tâche de ces entreprises n’est-elle pas de protéger leurs clients? Je suis d’accord. Sauf si en protégeant vos clients, vous tuez dix autres personnes. Ces entreprises sont en train de créer plus de problèmes en Irak qu’ils n’en résolvent. Car ils ne rendent pas le pays plus sûr pour les Irakiens. Ils le font uniquement pour les diplomates américains.
Ils ne se soucient pas si des Irakiens sont tués dans le cadre de leur mission. Parce que je suis avocat, j’ai entendu parler de nombreux cas de ce type. Nous discutons de ce problème avec mes collègues presque tous les jours, parce que de nombreux incidents sont commis par ces agents de sécurité.
Vous êtes entré en contact avec le Centre pour les droits constitutionnels à New York, pourquoi? Je ne suis pas le seul cas soumis aux tribunaux américains à l’encontre des sociétés de sécurité travaillant en Irak. Les entreprises privées impliquées à Abou Ghraib font déjà l’objet d’actions en justice. Ce qui m’a encouragé à le faire moi-même. Je suis honoré d’être le client d’un avocat américain, parce que je crois que la justice américaine est juste, équitable et indépendante Comment pouvez-vous tellement faire confiance dans la justice des Etats-Unis, alors que vous avez été si maltraités par des Américains travaillant pour Washington? Il n’y a pas un seul Irakien qui aime l’armée américaine. Mais les Irakiens font la distinction entre les citoyens américains et l’armée américaine. J’ai rencontré beaucoup de bons Américains en Irak qui m’ont présenté des excuses pour ce que leur armée est en train de faire. Nous pensons que les forces américaines devraient partir dès que possible, parce que l’armée américaine et les forces de la coalition ne sont plus les bienvenues dans notre pays. Et ce en raison de leur mauvaise attitude à l’égard du peuple irakien. Quel est votre état de santé? Je continue de souffrir. J’ai des balles et des éclats d’obus dans mon corps. Or, il n’y a pas d’hôpitaux en Irak qui peuvent me soigner. La plupart de nos médecins ont quitté le pays. J’ai maintenant le diabète. Je dois donc prendre des médicaments tous les jours. Ce qui est difficile à trouver en Irak. Malgré mon état, je continue de m’investir professionnellement et à travailler pour aider les autres. Qu’en est-il des hôpitaux dans la zone verte? Ils sont censés être très bons. Oui, mais je ne peux pas y aller sans autorisation. Trois fois, j’ai reçu la promesse des Américains de pouvoir m’y rendre. Mais j’attends toujours. Mon fils souffre plus que moi [il s’arrête pour essuyer des larmes]. Il a désespérément besoin d’être opéré. Mais nous ne savons pas quelle agence de sécurité a tiré sur lui. Dans quel état sont les autres personnes blessées avec vous par Blackwater? Ils ont tous de mauvaises blessures avec des balles dans leurs épaules, dans l’estomac. Un homme a perdu ses deux jambes. Il y avait aussi des enfants. L’un d’eux a été tué. Il avait 10 ans. C’est pour eux que je suis venu témoigner à Genève. Source: INFOSUD / Tribune des Droits humains du 8/6/08; Propos recueillis par Pamela Taylor.


2 La plainte contre Blackwater .
La plainte civile intentée par le Centre pour les droits constitutionnels a été déposée dans le District de Colombie contre Blackwater Lodge and Training.
Selon cette plainte, Blackwater a violé la loi américaine et «créé et encouragé une culture de l’anarchie parmi ses employés, en les encourageant à agir pour les intérêts financiers de la société au détriment de la vie humaine.»
La plainte affirme également que Blackwater déploie régulièrement des tireurs lourdement armés dans les rues de Bagdad en sachant qu’au moins 25% d’entre eux utilisaient
des stéroïdes ou autres substances altérant le jugement. Voir en ligne: The Center for Constitutional Rights (en anglais)

3 Albert Stahel critique la décision de la justice militaire suisse concernant Blackwater.
La justice militaire a mis fin aux poursuites contre un Suisse qui avait travaillé quatre mois en Irak pour la société de sécurité américaine Black water.
Cette décision pourrait avoir des conséquences fâcheuses, déplore Albert Stahel, expert en stratégie de l’Académie militaire de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich: «Cette décision revient à donner carte blanche à Black water pour le recrutement de mercenaires et elle encourage également d’autres organisations, qui ont éventuellement leur siège en Suisse, à aller travailler en Irak, ce qui révèle une réelle faille de la Loi militaire.» Albert Stahel demande une adaptation de la législation et plus de transparence vis-à-vis de ces sociétés. Pour lui, il va de soi que Blackwater est au service des   Etats-Unis.
Source: Radio DRS 1, Heute Morgen du 8/7/08
http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinformation/browse_thread/thread/913848c9be346828

 


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n°380 - Journal d'Irak -20-7 au 28/7 – Suite - : Propager la Démocratie = Imposer l'hégémonie impériale US.

Journal d'Irak   – Fin -

N°380    du 20/07 au 28/07/08

M.Lemaire


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire :                       – – Fin - -

7 Dossiers                                – – Fin - -

7-2 Point de vue de 7/7 : Des millions dans la poche des sous-traitants de l’armée US.

7-3 Point de vue de Jules Dufour : Les guerres d'occupation de l'Irak(et de l'Afghanistan): Un bilan horrifiant de portée mondiale.

7-4 Point de vue de Ramzy Baroud : La poignée de main entre Talabani et Barack : un évènement pas si historique que cela.

7-5 Point de vue de Planetrnonviolence : Propager la Démocratie = Imposer l'hégémonie impériale US.



7-2 Point de vue de 7/7 : Des millions dans la poche des sous-traitants de l’armée US. Un contrat de 900 millions de dollars attribué par l'armée américaine pour construire des palais de justice, des prisons, et des installations pour la police en Irak a manifestement donné lieu au gaspillage de millions de dollars, affirme un audit publié lundi.
L'audit effectué par Stuart Bowen, Inspecteur général spécial pour l'Irak nommé par le Congrès, a déterminé que le sous-traitant Parsons Delaware Inc., n'avait effectué qu'environ un tiers des 53 projets de construction prévus à l'origine.
"Bien que l'échec à effectuer une partie du travail est compréhensible à cause de sa nature complexe et de l'environnement instable de l'Irak en matière de sécurité, des millions de dollars de ce contrat ont vraisemblablement été gaspillés dans des projets inachevés, arrêtés, et abandonnés", peut-on lire dans ce rapport.
Le contrat faisait partie de la dizaine de contrats attribués par l'armée en 2004 pour restaurer les infrastructures irakiennes.
Selon l'audit, plus de 142 millions de dollars "ont été dépensés dans des projets auxquels il a été mis fin ou des projets annulés, même si un certain nombre d'entre eux ont par la suite été achevés".
La construction de deux prisons partiellement construites a notamment dû être annulée, selon l'audit.
L'une d'entre elles, située à Nasiriyah, a été achevée plus tard par un autre entrepreneur, mais la seconde à Khan Bani Saad, a été livrée à moitié terminée au gouvernement irakien qui ne prévoit pas de l'utiliser, explique l'audit, qui affirme que 40 millions de dollars avaient jusque-là été dépensés pour cette prison.
"Le montant total dépensé à ce jour pour ce projet pourrait être en fin de compte gaspillé puisque le gouvernement de l'Irak n'a pour le moment aucune intention de finir la construction de l'installation ou de l'utiliser", ajoute l'audit. 
28/07 http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/361277/2008/07/28/Des-millions-gaspilles-lors-de-la-reconstruction-de-l-Irak.dhtml

7-3 Point de vue de Jules Dufour : Les guerres d'occupation de l'Irak (et de l'Afghanistan): Un bilan horrifiant de portée mondiale.

Extraits IRAK Les guerres d’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak se poursuivent avec leurs contèges de morts et leurs lots de destruction et de désolation. Elles continuent et sont livrées de plus en plus dans l’indifférence générale. Jour après jour, les dépêches en provenance de Kaboul, de Kandahar ou de Bagdad font état des attentats suicides, des attentats à la voiture piégée, d’affrontements sanglants et de bombardements de villes et de villages. Sept ans de guerre en Afghanistan. Cinq ans de guerre en Irak. Les bilans présentés font peu état des dommages aux infrastructures et dressent une comptabilité imprécise des victimes. Quel gâchis! Quel massacre! Combien d’appréhensions, de peurs et de souffrances endurées par des millions d’habitants? Aucune volonté réelle ne se manifeste pour y mettre fin. Et pourtant ce sont des guerres qui affectent le monde entier. Quel bilan peut-on dresser en juillet 2008? Un très grand nombre d’organismes veillent sur cet aspect des conflits armés et, notamment, les organisations internationales des droits humains telles que Human Rights Watch, Amnistie Internationale, Human Rights for Change, Afghanistan Justice Project, War Victims Monitor et International Center for Transitional Justice.. Quel est le décompte? Quel est le nombre de déplacés dans les pays théâtres de ces guerres et vers l’étranger? Quelle est l’ampleur des dégâts et des coûts financiers entraînés par ces deux «opérations»? Nous présentons, ici, un bilan de ces guerres afin de pouvoir en prendre toute la mesure et de mieux comprendre le sens des décisions politiques et militaires qui sont prises par les forces d’occupation. Les données présentées doivent être considérées comme étant des approximations peu importe la source d’où elles proviennent. Nous ferons état des bilans officiels, mais nous considérerons avec beaucoup d’attention les rapports provenant d’organismes reconnus comme indépendants. Nous présentons un bilan succinct des victimes et les coûts globaux de ces guerres. Des bilans indépendants Selon  Unknown News, en date du 16 juillet 2007, la situation globale se présentait ainsi: Au moins 832 962 personnes ont été tuées et 1 590 895 ont été blessés en Afghanistan et en Irak (Unknown news)..

En Irak Selon Adlène Meddi du Quotidien indépendant El Watan, en date du 25 mars 2008,  «si le bilan opérationnel officiel de l’armée américaine en Irak a atteint le seuil symbolique de 4000 morts avec les récentes attaques, l’on est incapable de préciser le nombre des civils irakiens tués dans cette guerre qui dure depuis cinq sanglantes années» (El Watan). Selon cet auteur, «des chercheurs américains de l’Université John Hopkins (Baltimore) et iraquiens, de l’Université Al Mustansiriya (Bagdad), ont estimé la surmortalité depuis l’invasion de l’Irak, de mars 2003 jusqu’à juillet 2006». «Ils estiment à 655.000 le nombre de morts supplémentaires d’Iraquiens (soit 2,5% de la population) par rapport à la période antérieure à l'invasion américaine. Le taux de mortalité était de 5,5 pour mille avant mars 2003 contre 13,3 pour mille désormais...». «Ces travaux, publiés dans la revue médicale The Lancet, n’ont pas compté les corps à la morgue pour calculer la surmortalité. Ils ont enquêté auprès de 47 ensembles, répartis sur tout le territoire, contenant chacun 40 foyers. Ils ont recensé le nombre de naissances et de décès par foyer entre 2001 et 2006 et ont ensuite extrapolé les résultats à l’ensemble de la population iraquienne...».  «Ces chiffres sont très loin des chiffres officiels publiés sur iraqbodycount.org, site qui est censé recenser les civils tués au cours des interventions militaires en Irak (qui avaient été répertoriés jusqu’à ce moment-là)  "que" 45 à 50.000 victimes...» En juillet 2008, selon les données fournies par ce projet le total des morts se situe entre 86 017 et 93 936 (http://www.iraqbodycount.org/ ). 

Des coûts astronomiques Combien ces guerres ont-elles coûté jusqu’à maintenant? Quelle est l’ampleur des dommages causés aux infrastructures? Quels seraient les coûts globaux de leur reconsctruction? Selon un rapport du Service de recherche du Congrès des États-Unis mis à jour le 23 juin 2008, jusqu’au 26 décembre 2007 le Congrès a approuvé la somme totale de 700 milliards de dollars pour les opérations militaires, la sécurité, la reconstruction, l’aide internationale, les dépenses des ambassades et les frais d’assura nces et les soins de santé pour les anciens combattants pour les trois opérations initiées depuis les attaques du 11 septembre. Selon la même source de renseignements, en date du 19 juin 2008, la Chambre a approuvé une nouvelle version du Rapport à la Chambre 2642, un supplément pour l’année fiscale 2008, qui devait être examiné par le Sénat la semaine suivante. Ce projet de loi comprend une somme de 163 milliards de dollars pour les deux années fiscales 2008 et 2009... Si le tout est approuvé, le Service de recherche du Congrès estime que le financement des guerres contre la terreur atteindra le total de 857 milliards de dollars, soit un total de 656 milliards de dollars pour la guerre en Irak, 173 milliards de dollars pour celle de l’Afghanistan et de 29 milliards de dollars pour le renforcement de la sécurité (Belasco, A., 2008). Selon W. T. Wheeler, le Département de la Défense a témoigné devant le Congrès le 31 juillet 2007 que la guerre en Afghanistan avait coûté la somme de 78.1 milliards de dollars (http://www.counterpunch.org/wheeler08292007.html ).  Pour voir le budget autorisé pour la guerre en Irak (en milliards de dollars), cliquez ici. Selon d’autres sources d’information, les coûts réels pourraient atteindre les 3 000 milliards de dollars pour le budget national des États-Unis. Selon Joseph Stiglitz and Linda Bilmes du Journal The Times, en tenant compte des opérations elles-mêmes et des impacts directs de ces guerres sur l’ensemble de l’économie, les coûts des conflits en Irak et en Afghanistan ont pris des proportions fulgurantes et ils les estiment à la somme totale de 3 000 milliards de dollars. Ils concluent ainsi: «Par un brassage malsain de fonds d’urgence, par une série de livres comptables et par des calculs sous-estimés constants des ressources nécessaires à la poursuite de la guerre, nous avons essayé d’identifier combien nous avons dépensé – et combien nous devrons probablement dépenser jusqu’à la fin. Le chiffre auquel nous arrivons correspond à la somme de 3 000 milliards de dollars. Nos calculs sont basés sur des hypothèses conservatrices. Ces calculs sont simples en eux-mêmes, même s’ils se veulent compliqués sur le plan technique. Le chiffre de 3 000 milliards de dollars comme coût total nous apparaît juste et probablement plus bas que la réalité. Inutile de dire que ce total ne représente que le coût assumé par les États-Unis. Il ne reflète pas le coût énorme assumé par le reste du monde et l’Iraq» (Times online ).  Les coûts estimés de la reconstruction En préparation de la réunion de pays donateurs de Madrid sur le projet de reconstruction de l’Irak en 2003 le total de 35.82 milliards de dollars a été estimé pour la période 2004-2007, le tout ayant été préparé par un comité conjoint formé par des représentants des Nations Unies et de la Banque mondiale. Ce total de 36 milliards dollars en provenance des États-Unis seraient consacrés aux 14 secteurs d’intervention suivants: Institutions gouvernementales, éducation, santé, création d’emplois, transport et télécommunications, approvisionnement et assainissement des eaux et disposition des matières résiduelles, électricité, planification urbaine, logement et mise en valeur du territoire, agriculture et ressources en eau, entreprises de l’État, secteur financier, investissement dans la lutte contre les changements climatiques et action contre les mines. Les Autorités provisoires de la Coalition ont estimé qu’il fallait 20 milliards additionnels en incluant cinq milliards de dollars pour la sécurité et la police et 18 milliards pour les infrastructures de l’industrie pétrolière (Wikipedia). Les déplacés et les réfugiés Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNCHR) la guerre en Irak à elle seule est responsable de 4.4 millions de réfugiés et de populations déplacées à l’intérieur des frontières (http://fr.globalvoicesonline.org/2007/06/21/175/ ). «La situation en Irak continue à empirer, avec plus de deux millions d’Irakiens dont on estime qu’ils ont été déplacés à l’intérieur des frontières et 2.2 millions qui ont cherché refuge dans les pays voisins » affirme le rapport de L’UNCHR». «Selon des chiffres gouvernementaux, quelques 1.4 million d’Irakiens se trouvent maintenant en Syrie, jusqu’à 750 000 en Jordanie, 80 000 en Égypte et quelques 200 000 dans la région du Golfe. La Syrie , à elle seule, accueille un minimum de 30 000 Irakiens par mois» (http://fr.globalvoicesonline.org/2007/06/21/175/ ).   

Conclusion Ces guerres, comme on peut le constater, exercent, depuis le début du siècle, un impact majeur sur l’économie mondiale, car elles mobilisent des ressources matérielles et humaines considérables pour tuer et détruire, des ressources en provenance de l’ensemble de la planète. Elles créent un climat d’insécurité globale et provoquent, par le fait même, un puissant effet d’entraînement sur le réarmement d’un très grand nombre de pays avec des sommes colossales qui sont désormais engagées dans le processus de militarisation de continents tout entiers comme c’est le cas en Europe orientale et au Moyen Orient. On peut le constater en analysant le taux de croissance des dépenses militaires mondiales. Depuis 1998 il a été constant et s’est avéré le net reflet de l’impact de ces guerres et celui du processus de réarmement global de la planète. Le total de ces dépenses, selon le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), est passé de 735 milliards à 1339 milliards de dollars entre 1998 et 2007, soit une augmentation de 45% par rapport à 1998 (pour voir le tableau des dépenses militaires mondiales, cliquez ici)). Ce total correspond à 2.5% du produit mondial brut (PMB) et à la somme de $202.00 par personne (SIPRI, 2008). Est-ce qu’une nouvelle administration à la Maison Blanche sera susceptible de stopper ce processus? Il est permis d’en douter, car les dividendes de ces guerres profitent grandement aux grandes industries d’armements et nous savons que celles-ci exercent une forte influence sur les orientations politiques et stratégiques des grandes puissances. Un message clair a été prononcé par George Miller, membre du Congrès du District de Californie et président du comité de l’éducation et du travail. Ce message traduit bien les préoccupations d’un grand nombre d’Étatsuniens concernant la guerre en Irak: “Notre économie et notre pays ne peuvent continuer de supporter le coût de cette guerre, ni pour les soldats et leurs familles qui ont consenti d’énormes sacrifices pour notre pays». Miller ajouta: «Nous devrions reconstruire l’Amérique et non l’Irak, et nous devrions rétablir la force énorme pour le bien que l’Amérique peut accomplir pour la communauté internationale plutôt que de continuer de fragiliser la stabilité régionale et ternir notre réputation à l’étranger en poursuivant cette guerre tragique et inutile. Je presse le Président d’apporter son appui au programme de retrait de nos troupes de l’Irak» (http://georgemiller.house.gov/news/2008/05/rep_miller_and_house_reject_fu.html ).  Ces guerres sont loin d’être terminées selon Albert Legault, chercheur du Centre d’études des politiques étrangères et de sécurité (CEPES) de Montréal: « Les guerres d’Irak et d’Afghanistan sont un désastre militaire, politique, économique, humanitaire et financier. En Irak, la situation militaire n’est pas plus stable qu’autrefois même si le nombre d’incidents violents a diminué –ce qui n’inclut pas les violents combats de Bassorah en mars 2008 et de Sadr Cité en avril – et de l’avis même des militaires américains, l’Afghanistan ne sera pas en mesure de s’occuper seule de sa sécurité avant 2013» (http://www.er.uqam.ca/nobel/ieim/article-cepes.php3?id_article=4232 ). Jules Dufour http://socio13.wordpress.com/2008/07/23/les-guerres-doccu...


7-4 Point de vue de Ramzy Baroud : La poignée de main entre Talabani et Barack : un évènement pas si historique que cela... Barack, Talabani et Abbas appartiennent à des structures politiques et étatiques en grande partie financées et soutenues par le gouvernement des Etats-Unis. Talabani et Barack étalent sur la place publique leur collaboration, sous l’œil ému d’un Abbas jouant les entremetteurs. La plupart des gens ne se seraient pas même rendus compte que le 23ème congrès de l’International Socialiste [structure internationale dans laquelle le parti socialiste français joue un rôle de premier plan] s’était tenu près d’Athènes s’il n’y avait eu le moment où le ministre israélien de la défense Ehud Barak a serré la main du président irakien Jalal Talabani. Un rapport de l’Associated Press, publié dans le quotidien israélien « Haaretz », a répercuté la poignée de main « historique ». L’histoire s’est passée à Athènes le 1er juillet 2008. Ces trois individus appartiennent à des institutions politiques qui sont en grande partie financées et soutenus par le gouvernement des Etats-Unis. Abbas et Talabani sont à la tête de structures politiques pour marionnettes dépourvues de souveraineté ou de volonté politique propre, et sont entièrement dépendants de scénarii rédigés en partie ou en totalité par l’administration Bush. Quant à l’état israélien qui jouit d’un rapport plus favorable avec les Etats-Unis, la normalisation avec les Arabes est quelque chose qu’il convoite et favorise inlassablement, persuadé comme il l’est qu’une telle normalisation n’implique pas de mettre un terme à son occupation des territoires palestiniens ni toute autre concession. On pourrait suggérer que la poignée de main et la très courte réunion qui s’en est suivie n’étaient pas accidentelles du tout. C’est ce qu’a écrit Haaretz, à partir des commentaires de Barak sur la poignée de main. [Barack] « a dit qu’Israël souhaitait aussi bien étendre à l’Irak ses entretiens indirects avec la Syrie.  » C’était une déclaration politique importante faite par Israël — sûrement destinée à isoler encore plus l’Iran, comme le suggèrent clairement les plus récentes initiatives d’Israël concernant la Syrie , le Liban et Gaza. Mais le fait est que les responsables israéliens toujours si prudents ne pouvaient en aucune sorte faire une telle annonce politique de premier ordre sans délibération et sans consensus à l’intérieur du gouvernement israélien avant la poignée de main « accidentelle ». Talabani a fait profiter Barak de plus qu’une poignée de main réciproque, mais d’un remerciement sincère pour sa bonne fortune comme sixième président de l’Irak, nommé en 2005. En effet, avec le temps, pointer du doigt le rôle majeur joué par Israël dans la guerre d’Irak — alors que ce rôle est repris aujourd’hui dans le but de frapper l’Iran — a cessé d’être une discussion répétitive de la part d’auteurs et d’analystes sans connexion avec les médias traditionnels, le gouvernement des Etats-Unis et les chefs des armées. Dans un commentaire récent, l’auteur américain Paul J. Balles a mis en lumière certaines de ces importantes déclarations dont celles du sénateur Ernest Hollings (mai 2004) qui a reconnu que « les Etats-Unis ont envahi l’Irak pour sécuriser Israël », et « que tout le monde le sait. » « Le général quatre étoiles à la retraite et ancien commandant en chef de l’OTAN, Wesley Clark est également cité dans The Independent : « Ceux qui ont favorisé cette attaque (contre l’Irak) vous diront franchement maintenant, et en privé, qu’il est probablement vrai que Saddam Hussein ne représentait aucune menace pour les Etats-Unis. Mais ils craignaient jusqu’à un certain point qu’il puisse décider de s’équiper d’une arme nucléaire pour l’employer contre Israël ». Dans sa dernière analyse du livre de Michael Scheuer « Marcher vers l’enfer : L’Amérique et l’Islam après l’Irak », Jim Miles écrit : « Ce n’est pas tant le lobby israélien lui-même qu’il [Scheuer] critique, mais les « Israël avant tout », c’est-à-dire ceux parmi l’élite qui adoptent de tout coeur la cause israélienne comme cause américaine. Il les décrit comme des « hommes dangereux... cherchant à placer des limites de fait au Premier Amendement au profit de leur attachement prioritaire [Israël]. » Scheuer, un ex-agent de la CIA qui a principalement travaillé pour recueillir des informations sur Oussama Ben Laden et Al-Qaeda, a écrit dans son livre « estimer que cette relation [israélo-américaine] est non seulement un fardeau mais un cancer pour la capacité de l’Amérique à protéger ses véritables intérêts nationaux... et qui vient soit d’un antisémitisme soit d’un manque de patriotisme américain. » Non seulement Israël est directement et indirectement responsable d’une grande part des initiatives guerrières (inutile de rappeler la propagande des médias et « services de renseignements » à propos du fictif programme nucléaire irakien), mais il est aussi très impliqué dans ce qui est survenu après la chute du gouvernement irakien en mars 2003. Dans une étude très complète intitulée « La guerre américaine contre l’Irak : Encore une autre bataille pour protéger les intérêts israéliens ? » édité dans le « Washington Report on Middle East Affairs » en octobre 2003, Delinda C Hanley aborde la question de la participation d’Israël à la suite de l’invasion de l’Irak. L’article pose une question importante, notamment : les conseillers « Israël avant tout » de Bush ont-ils envahi l’Irak afin de s’assurer qu’Israël aurait un accès aisé au pétrole ? — une question qui ne vient pas d’une simple intuition mais plutôt de rapports rédigés par les officiels israéliens dont Joseph Paritzky, ministre de l’infrastructure nationale du pays qui « suggérait qu’après le départ de Saddam Hussein, le pétrole irakien pourrait être acheminé vers l’état juif, pour y être consommé ou redirigé sur le marché à partir de là. » Un article paru le 31 mars 2003 dans Haaretz a rendu compte des projets « de réouvrir une canalisation longtemps inutilisée depuis les gisements de pétrole de Kirkuk en l’Irak jusqu’ au port israélien d’Haïfa. » L’intérêt d’Israël pour le pétrole de Kirkuk, et par conséquent pour les Kurdes irakiens, n’est pas seulement apparent dans les profits économiques, mais va bien au-delà. Seymour M Hersh écrit dans « The New Yorker » daté du 21 juin 2004 : « le gouvernement du premier ministre Ariel Sharon a décidé... de réduire au minimum les dommages que la guerre pouvait causer à la position stratégique d’Israël en renforçant ses relations de longue date avec les Kurdes irakiens et en construisant une présence significative sur le terrain dans la région semi-autonome du Kurdistan... Les services d’espionnage et les militaires israéliens sont maintenant tranquillement au travail au Kurdistan, fournissant une formation aux unités Kurdes de commando et, ce qui est le plus important aux yeux d’Israël, menant à partir de là des opérations secrètes à l’intérieur des régions Kurdes de l’Iran et de la Syrie.  » Peut-être Talabani est-il président de l’Irak, mais il est également le fondateur et le secrétaire général du principal parti politique kurde, l’Union Patriotique du Kurdistan (UPK). Sa revendication d’une souveraineté politique kurde traverse une période de cinq décennies. Ainsi, il est difficile de croire que ce chef influent n’était pas au courant de la présence et de l’intervention d’Israël au nord de l’Irak. Doit un comprendre la poignée de main d’Athènes comme un signe publique de reconnaissance et d’approbation de ce rôle ? Suggérer que la poignée de main Barak-Talabani ait été « historique » est absolument non fondé, sinon une preuve d’ignorance. Ce qui mérite un examen minutieux est de trouver pourquoi les gouvernements de Tel Aviv et de la zone verte [à Bagdad] ont décidé de faire monter d’un cran leurs gestes de « bonne volonté » allant de 2003 jusqu’à une poignée de main publique. Est-ce un ballon d’essai ou y a-t-il un accord public encore « plus historique » à venir ? 16 juillet Ramzy Baroud (*) Ramzy Baroud est l’auteur de « The Second palestinian Intifada : A Chronicle of a People’s Struggle » et rédacteur en chef de « PalestineChronicle.com » http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4762

7-5 Point de vue de Planetrnonviolence : Propager la Démocratie = Imposer l'hégémonie impériale US. Le gouvernement des Etats-Unis a envahi, exploité, manipulé et trompé les nations arabes dans sa quête incessante pour leur dérober leur précieux pétrole. Jouant sur les rivalités et l'instabilité des relations entre différentes factions et groupes de confession islamique, le gouvernement US a violé les peuples du Moyen Orient depuis des décennies. Le terrorisme est le symptôme non la maladie L'Amérique se demande: pourquoi ils nous haissent? Souvenez vous septembre 2001 et comment le Président des Etats-Unis a occulté la réponse à la question : pourquoi les "terroristes" du Moyen Orient haïssent-t-ils l'Amérique ?
L'Amérique se demande: "pourquoi ils nous haïssent ?"
"Il haïssent ce qu'il voient ici dans cet hémicycle – un gouvernement élu démocratiquement. Leurs dirigeants sont eux auto proclamés. Ils haïssent nos libertés – notre liberté de culte, notre liberté d'expression, notre liberté de vote et de réunion, et celle de ne pas être d'accord avec les autres."
Quelle ironie que l'homme qui a utilisé le gouvernorat de son frère, la soif du pouvoir de Khaterine Harris, et la décision corrompue rendue par la Cour Suprême , pour voler les élections présidentielles de 2000, que cet homme là pontifie le public américain et les dirigeants auto- élus du Moyen Orient sur les élections démocratiques aux Etats-Unis. C'est flagrant qu'une amnésie temporaire l'a empêché de se rappeler le fait que certains électeurs aient été privés du droit de vote, les plans de son administration de dépouiller ses citoyens de leurs libertés avec le "Patriot Act" et son intolérance presque totale à l'égard de la dissidence.
Pourquoi les "terroristes" et d'autres personnes au Moyen Orient nous haïssent-ils ? La vérité est beaucoup plus compliquée que la fausse explication propagandiste de George Bush au peuple américain. Cependant, d'une certaine façon, Bush disait vrai. Quand il dit : "Ils haïssent ce qu'ils voient ici dans cet hémicycle". il a compris ce sur quoi se focalise le courroux du monde arabe : le gouvernement américain.
Depuis que faire tourner les moteurs à combustion est devenu un aspect indispensable de la vitalité économique, le gouvernement des Etats-Unis a envahi, exploité, manipulé et trompé les nations arabes dans sa quête incessante pour leur dérober leur précieux pétrole. Jouant sur les rivalités et l'instabilité des relations entre différentes factions et groupes de confession islamique, le gouvernement US a violé les peuples du Moyen Orient depuis des décennies. Le terrorisme est le symptôme non la maladie. Des actes de représailles contre les Etats-Unis sont le résultat de tentatives par des peuples victimisés pour contrer les oppresseurs super puissants et malhonnêtes de Washington.

Il faut prendre en considération le fait que les dirigeants au pouvoir à Washington DC ont soutenu pendant longtemps et continuent de soutenir une monarchie répressive en Arabie Saoudite, connue sous le nom de « la Maison de Saud ». Washington maintient sa relation incestueuse avec ces dirigeants là afin de s'assurer un approvisionnement continu en pétrole brut et qu'ils ont un allié pour héberger les bases régionales militaires à partir desquelles ils perpétuent leurs objectifs d'hégémonie mondiale. (Les Etats-Unis ont récemment réduit significativement leur présence en Arabie Saoudite, mais une fois qu'ils auront établi une occupation stable en Irak, des troupes américaines reviendront en grand nombre dans le Royaume Saoudien).
Le gouvernement américain continue de pomper des mille milliards de dollars en monnaie – pétrole dans les coffres de la Maison de Saud et de fournir les "muscles" pour que les monarques saoudiens restent au pouvoir. En août, le ministre saoudien des affaires étrangères affirmait que les relations avec les Etats-Unis "ne pouvaient être meilleures". Les dirigeants des deux nations travaillent à maintenir cette symbiose répréhensible.
Peut être que l'illustration la plus poignante à l'heure actuelle de comment le gouvernement US alimente l'antipathie arabe c'est l'Irak. En 1963, les Etats-Unis ont aidé à fomenter un coup d'état qui a permis au parti Baath de Saddam Hussein de prendre le pouvoir. Le roi Hussein de Jordanie a confirmé que la CIA avait repéré et signalé les communistes irakiens aux baathistes, qui les ont torturé et tué parce qu'ils s'opposaient à eux. Une fois l'arrivée au pouvoir de Saddam en 1979, Les Etats-Unis sont devenus son ardent défenseur, poussant à la défaite de l'Iran dans la guerre Iran –Irak pendant les années 80. Le Gouvernement américain a fourni de l'argent ( à travers des prêts aux pays du Moyen Orient alliés des Etats-Unis) des armes conventionnelles et l'ancêtre des armes biologiques, à Hussein bien que sachant qu'ils commettaient des crimes de génocides en tuant des dizaines de milliers de Kurdes et qu'il utilisait des armes chimiques contre l'Iran. Le gouvernement américain montrait ainsi sa volonté de soutenir un régime brutal, pour servir ses propres intérêts.
Une fois la guerre Iran-Irak terminée, Hussein est devenu largable, et le gouvernement américain le manipula adroitement pour qu'il envahisse le Koweit en 1990. Bush I déclara que Saddam Hussein était l'ennemi juré des Etats-Unis et lança la guerre du Golfe. Hussein fut battu mais il resta au pouvoir. Pendant la décennie suivante, à la suite de dures sanctions économiques des Nations Unies, suite aux pressions des Etats-Unis, des dizaines de milliers de civils irakiens innocents sont morts. Les sanctions n'eurent aucun effet sur Saddam Hussein, qui en était la cible.
En 2003, Bush II avec l'aide du faillot de Tony Blair, a lancé l'invasion illégale et l'occupation de l'état souverain d'Irak. Ils ont justifié leur attaque par de faux prétextes : Saddam Hussein auraient eu des ADM et aurait été un allié du chef d'Al Qaeda Osama Ben Laden. Les preuves sont nombreuses (Le Mémo de Downing Street) que Bush a menti au public américain et au Congres de façon à s'accaparer le pouvoir nécessaire pour étendre l'empire américain. En violation flagrante du Droit international, l'invasion américaine a provoqué a mort de plus de 100 000 irakiens, la mise en place d'un gouvernement fantoche, et le début d'une occupation américaine à long terme de l'Irak ( 12 bases militaires permanentes y sont en construction).
L'Iran, un membre du triumvirat que Bush a cité dans son « Axe du diable » est une autre victime arabe du terrorisme d'état des Etats-Unis. En 1953, par le biais de l'opération Ajax, la CIA a monté un coup d'état pour remplacer le dirigeant nationaliste le Docteur Mohammed Massadegh, par Mohammad Reza Sha Pahlavi, l'infâme Shah d'Iran. Le Shah a décrété illégal l'existence des partis d'opposition, et a crée la SAVAK , sa force de police secrète. La SAVAK poursuivit sans répit et écrasa toute dissidence contre le gouvernement du Shah. Le Shah pratiquait régulièrement la torture des dissidents dans l'infâme prison d'Evin. Le gouvernement américain a soutenu le Shah et son "occidentalisation" de l'Iran, ce qui eu pour effet de provoquer la colère du peuple iranien et la destitution du Shah en 1979. Lui a succédé le virulent Ayatollah Khomeiny, anti américain notoire.
Bien que soutenant principalement l'Irak, les Etats-Unis ont joué sur les deux fronts en soutenant notamment certaines factions à l'intérieur de l'Iran pendant la guerre Iran Irak, perpétuant ainsi un conflit qui a tué plus d'1 million d'arabes. Aujourd'hui, l'administration Bush continue d'accroître la colère de beaucoup ici au Moyen Orient par ses efforts hypocrites pour empêcher l'Iran de devenir une puissance nucléaire, battant en même temps du tambour pour lancer une nouvelle guerre alors qu'il n'y a pas provocation, contre une nation arabe souveraine.
http://www.planetenonviolence.org/Propager-la-Democratie-imposer-l-hegemonie-imperiale-americaine_a254.html.

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28/07/2008

n°375- Dossier de Palestine- 27-07- Début- Apartheid + pogrom + spoliation des terres + expulsion des indigènes : L'équation toujours incomplète du régime d’occupation.

Dossier de Palestine     - Début- 

N°375                                          27-07                                    

Par M.Lemaire    



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire                    - Début-

2 Les brèves

2-1 Amin Abu Wardeh : Rapport : Israël a tué 801 Palestiniens au cours de cette année.

2-2 L'UE préoccupée par l'extension des colonies de peuplement.

2-3 Poursuite du bouclage militaire à Susiya.

3 Dossier

3-1 Point de vue de Ziad Sad : "C'est un crime d'être palestinien".

3-2 Point de vue de Ziad Medoukh : Gaza l'oubliée.

3-3 Point de vue de 'Convergence des causes : Apartheid + pogrom + spoliation des terres + expulsion des indigènes : L'équation toujours incomplète du régime d’occupation.

3-4 Point de vue de Gilad Atzmon : L’équilibre de pouvoir est l’unique clé de la paix.

Seconde partie

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Vie extrêmement difficile des 1,5 million de Ghazaouis.

4-2 Palestine Solidarity Project : Invasion brutale à Beit Ommar.

4-3 Exigeons la libération immédiate de  Mona Mansour et des élus de Naplouse.

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 Analyse de Alain Gresh : Armand Laferrère, Areva  et Israël.

5-2 Analyse de Khaled Amayreh : La faillite morale d’Israël.

Dernière partie

5-3 Analyse de Janine Roberts : Sur l'influence d'Israël au Parlement britannique.



2 Les brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2-1 Amin Abu Wardeh : Rapport : Israël a tué 801 Palestiniens au cours de cette année. D’après un rapport publié par les avocats Imad Salah al-Din et Sameer Ahmed al-Tubasi de l'International Solidarity Foundation for Human Rights, Israël a tué 801 Palestiniens au cours de cette année et arrêté 5.437,. Le rapport documente également les assassinats de journalistes et les violations contre les sanctuaires, les organismes de bienfaisance et les coopératives palestiniennes, advenues notamment durant ce dernier mois dans la ville de Naplouse. Parmi les 801 Palestiniens tués par les Israéliens, on compte 107 enfants et 33 femmes. 5.437 Palestiniens ont été arrêtés dans cette année, dont beaucoup sont actuellement détenus dans des centres de détention administrative. Dans les prisons israéliennes il y a actuellement plus de 11.000 détenus. Les actions israéliennes contre les journalistes comprennent leur détention, la mise à mort, les blessures et la fermeture des agences de presse locales. 58 journalistes ont été agressés en un an, en violation du droit international et des conventions de Genève. Le droit international appelle également à protéger le caractère sacré des lieux saints et à préserver la culture et le patrimoine de tous les pays. Par contre, Israël a continué à violer des zones sacrées aux Palestiniens, y compris la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem. Les forces israéliennes ont attaqué plus de 88 sanctuaires palestiniens dans cette année. Divers organismes de bienfaisance palestiniennes et des ONG offrent des services de santé et de soutien social dans la région. Plus de 58 attaques ont eu lieu sur ces institutions, dont le matériel a été confisqué, qui ont été forcées à fermer. L'International Solidarity Foundation for Human Rights a également documenté plus de 608 check-point israéliens en Cisjordanie, qui provoquent des conséquences dévastatrices pour la vie des Palestiniens. L'ISF insiste donc sur : - La nécessité d'une pression internationale sur Israël, pour qu'il respecte ses obligations, conformément au droit international. - Le fait que Israël ne peut pas justifier ses divers crimes contre les Palestiniens en raison de "mesures de sécurité" - La fin de l'occupation de la Palestine pourrait bien aboutir à la sécurité, la paix et la stabilité pour tous. - La nécessité de la poursuite de chaque israélien responsable de crimes contre les Palestiniens. Amin Abu Wardeh : Sources ISM Dimanche 27 juillet 2008
Posté par Adriana Evangelizt http://palestine.over-blog.net/article-21541463.html


2-2 L'UE préoccupée par l'extension des colonies de peuplement.    RIB- L'UE s'est déclarée préoccupée par l'extension des colonies de peuplement sioniste dans les territoires occupés palestiniens, la qualifiant de contraire au droit international. La présidence française de l'UE a vivement déploré vendredi le projet israélien d'extension d'une colonie en Cisjordanie, l'implantation de Maskiot, et a appelé Tel-Aviv à y renoncer, a rapporté l'AFP, citant un communiqué publié à Bruxelles. "Cette décision, si elle était confirmée, contribuerait, une nouvelle fois, à affaiblir la crédibilité du processus diplomatique du processus de paix ", ajoute le texte. La présidence de l'UE a indiqué qu'elle était profondément préoccupée par cette annonce qui survient quelques jours après les décisions autorisant l'extension de la zone industrielle de la colonie d'Ariel en Cisjordanie et le lancement des appels d'offres de plus de 1.800 logements dans deux colonies, au sud et au nord d'al-Qods. D'après le communiqué l'implantation des colonies, où que ce soit dans les territoires palestiniens, y compris à al-Qods-Est, est illégale au regard du droit international. http://french.irib.ir/ 26-07

2-3 Poursuite du bouclage militaire à Susiya. Le 23 Juillet au matin, les bergers de Susiya sont sortis pour faire paître leurs moutons dans la vallée située entre leur maison et la colonie. Une équipe de tournage de la NBC et quatre internationaux les ont suivis. Alors qu’ils allaient traverser la vallée, des soldats sont venus vers eux et leur ont dit de repartir. Ils leur ont dit qu'ils se trouvaient dans une zone militaire fermée.
Les bergers ont argumenté pendant un certain temps pour obtenir au moins la permission d'aller jusqu’à leur puits. Les soldats ont fini par accepter et sont repartis.
Quand l’équipe de tournage de la NBC sont partis, les soldats sont revenus. Cette fois, avec un colon. Ils ont essayé de repousser les bergers, une fois de plus, mais les bergers ont revendiqué leur droit d’aller au puits.
Les Palestiniens ont ensuite eu le droit d’aller au puits, mais ils ont dû marcher très vite, voire courir, alors qu'ils n'avaient pas le droit faire paître leurs moutons. Ils ont également dû marcher un par un. L’ensemble de l’action était surveillée par un colon, qui était autorisé à se trouver dans la zone militaire. Aucun soldat n’a essayé de le faire partir.
Pendant ce temps, les soldats se sont confrontés aux internationaux en menaçant de les arrêter s’ils continuaient à filmer et à prendre des photos dans le secteur. Nous ne pouvons pas vous faire voir de document confirmant cette interdiction.
Le lendemain matin, le 24 Juillet, les bergers et quatre internationaux ont essayé de faire paître leurs moutons de l'autre côté de leur maison. Il y a quelque pâturage sur un terrain à côté de l'ancien Susiya.
Peu de temps après leur arrivée, trois colons ont garé leur voiture à côté du terrain et sont restés à observer. Au bout de quelques minutes, cinq colons étaient arrivés à côté du terrain et trois d'entre eux sont allés vers les brebis pour les effrayer.
Les colons ont également insulté les bergers et les internationaux, en leur disant de partir et ils ont appelé l'armée. Les bergers palestiniens ont quitté le terrain avant l’arrivée des soldats. Les colons ont alors accusé les Palestiniens d’arracher les plants d’oliviers. Pour l’instant, personne n'a été arrêté
Source : http://www.palsolidarity.org/ http://www.ism suisse.org/news/article.php?id=9522&type=temoignage&lesujet=Nettoyage%20ethnique
3 Dossier Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Point de vue de Ziad Sad : "C'est un crime d'être palestinien". Refus d'entrée : une autre étape du processus de nettoyage ethnique de Jérusalem
Ziad Sad est l'un des millions de Palestiniens vivant maintenant en diaspora. C'est un habitant de Jérusalem actuellement interdit d'entrée dans son propre pays et sa propre ville. Pour être exact, il est aux Etats Unis, à San Francisco, Californie. Il est séparé de sa femme et de leurs deux enfants.
Entretien réalisé par téléphone par Kristen Ess, en exclusivité pour PNN. Depuis la Cisjordanie occupée, PNN a discuté avec Sad à 2h du matin (PST).
"
Merci beaucoup pour cet entretien. Mes problèmes ont commencé en 2005, lorsque je suis allé au Consulat d'Israël à San Francisco, Californie, et là, au Consulat, ils ont confisqué mon document de voyage israélien et m'ont demandé de quitter immédiatement le Consulat."
"
J'ai dit, 'je viens renouveler mes papiers, ou demander des extensions' ; mais ils m'ont répondu, 'non, nous avons reçu des ordres du Ministère de l'Intérieur israélien de confisquer ces papiers et de ne pas vous les rendre."
"
Ca m'a mis en colère, et j'ai décidé de rester dans le Consulat jusqu'à ce qu'ils me les rendent. Les gens du Consulat m'ont dit, 'Non, nous ne vous les rendrons pas, et si vous ne partez pas tout de suite, nous vous accuserons de terrorisme. Nous appellerons le FBI et ils vous jetteront en prison.' J'ai eu peur et je suis parti, et c'est comme ça [la confiscation de mon Document de Voyage] que j'ai perdu mon droit de résidence à Jérusalem."
"
J'ai pensé néanmoins que si je pouvais obtenir la citoyenneté américaine, que je n'ai pas pour le moment, en tant que citoyen des Etats Unis, je serai en mesure de revenir chez moi à Jérusalem et de voir ma famille. J'ai attendu 2008, lorsque je suis devenu citoyen US, et j'ai pris immédiatement un avion pour Amman, Jordanie ; de là je suis allé au carrefour frontalier du Jourdain, au point Sheikh Hussein. Je suis entré en Israël, et j'ai subi des vérifications sécuritaires très humiliantes, plus humiliantes même que n'importe quelle autre inspection par le passé."
Le Pont Sheik Hussein est utilisé par les étrangers et les voyageurs qui ont un passeport israélien, mais pour ceux qui ne sont pas Israéliens, par rapport à ceux qui sont titulaires de passeports israéliens mais sont Palestiniens, la réalité est très différente.
L'expérience de Sad fut horrible. Il a décrit quelques-unes des mesures sécuritaires qu'il a dû subir, mais n'a pas voulu en donner les détails exacts, parce que, comme il le dit, "
c'était trop humiliant". Mais il a quand même expliqué comment s'est passé sa tentative de revenir chez lui.
"
C'était la première fois que je rentrais avec un passeport US. Je pensais que je serais mieux traité, avec ce passeport, que je ne l'ai été par le passé, mais je me trompais. J'ai subi un traitement encore plus humiliant ; c'était comme si les Israéliens me considéraient toujours comme un Palestinien. Peu importe quels papiers étrangers j'ai, ils me voient comme un Palestinien."
Beaucoup d'études de cas et de témoignages montrent clairement que "c'est un crime d'être palestinien."
Sad continue. "
Ils vous passent une machine le long de mon corps, ça arrive à tout le monde, bien sûr, mais cette fois, ils ont appuyé très fort sur les parties sensibles de mon corps. Je leur ai demandé d'arrêter, mais ils ont dit, 'nous devons le faire, si ça ne vous plaît pas, nous vous renvoyons en Jordanie.'"
"
J'ai dit, 'je veux aller voir ma famille, et vous n'avez pas à appuyer sur mon corps de cette façon', et ils m'ont répondu, 'si vous n'aimez pas ça, repartez en Jordanie.' Ils ont fait ce qu'ils ont fait, puis ils m'ont donné un visa de visite d'une semaine pour aller voir ma famille."
La plupart des gens obtiennent un visa de trois mois à ce carrefour frontalier particulier, mais on ne leur met pas, de force, des objets étrangers dans le corps.
Comme expliqué plus haut, le passage est utilisé par les étrangers, les Juifs et les Palestiniens détenteurs de passeports israéliens. Les autres Palestiniens n'ont qu'une seule option pour entrer en Cisjordanie : c'est le Carrefour King Hussein, appelé également Pont Allenby, qui n'est qu'à une demi-heure d'Amman, Jordanie, et a juste cinq minutes de Jéricho, à l'est de la Cisjordanie. Mais le temps que cela prend est loin d'être court.
Pour les Palestiniens le processus d'entrée ou de sortie, sous contrôle israélien, dure du matin à la nuit. Des témoins ont rapporté avoir passé des heures, assis dans des autobus surchauffés, sans être autorisés à en descendre, et d'autres heures a être interrogés par les forces israéliennes, ou n'ayant aucune idée de ce qui les attend une fois que le soldat israélien a pris leurs papiers d'identité et leur a dit, "
Attendez". Sad est passé par le carrefour nord, Sheikh Hussein, à cause de son passeport US. Pour lui, les démarches n'ont pas été plus simples, comme il continue à les décrire.
"
En réalité, ils ont mis un tampon 'visa de trois mois' sur mon passeport, mais ils l'ont effacé pour écrire à la place 'une semaine'. De toutes façons, pendant l'inspection de sécurité, ils m'ont volé. Ils ont pris 500 US$, dans une veste qui se trouvait dans ma valise. Dès que je suis entré en Israël, je suis allé au poste de police et j'ai raconté l'incident. J'ai une copie du rapport de police montrant qu'ils m'ont volé 500 US$."
"
Je suis resté avec ma famille pendant sept jours et j'ai décidé de ne pas dépasser la durée de mon visa, parce que je ne voulais pas me priver de la possibilité de revenir. Je savais que si je débordais ne serait-ce que d'un seul jour, ils ne me laisseraient plus revenir. J'ai décidé de partir le septième jour et de rester deux jours à Amman, puis d'essayer de revenir. J'espérais que la deuxième fois, en étant gentil avec eux, en d'autres termes en les suppliant, ils me donneraient un visa de séjour plus long."
"
Je suis donc allé deux jours à Amman, puis je suis revenu au Pont, et j'ai subi à nouveau les mêmes choses – les vérifications de sécurité et tout ça, puis ils m'ont fait attendre pendant quelques heures, puis ils sont venus me dire qu'ils avaient des ordres du Ministère de l'Intérieur de ne pas me laisser entrer en Israël."
"
J'ai demandé pourquoi, et ils m'ont dit qu'ils ne savaient pas. Ils ont dit, 'C'est un ordre et vous devez partir maintenant.' Ils m'ont accompagné à l'autobus qui m'a ramené du côté jordanien de la frontière. Je me suis senti très déprimé, j'étais bouleversé, et j'ai réalisé combien la vie est injuste. A l'époque, il y avait un programme à la télévision sur les efforts d'Israël pour faire venir davantage d'immigrants juifs en Israël. Ils font venir des gens qui n'ont aucun lien avec la Palestine ou Israël, ils encouragent ces gens en leur donnant des milliers de dollars pour les convaincre de quitter leur travail, leur vie et leur pays et de venir en Israël."
"
De l'autre côté, il y a des individus comme moi. Leur capitale – comme ils l'appellent, est Jérusalem. Et les gens de cette capitale sont chassés, nettoyés, simplement parce qu'ils ne sont pas juifs. Les Israéliens se nomment eux-mêmes "un oasis de démocratie" au Moyen Orient. C'est ridicule, c'est une honte qu'ils se qualifient de démocratie au Moyen Orient."
Ziad Sad est aux USA, natif de Jérusalem, et l'un des milliers d'habitants de Jérusalem qui ont été ethniquement nettoyés de la capitale de la Palestine. Selon la législation internationale, ce que font les Israéliens à Jérusalem est illégal, et c'est bien connu de tout ceux qui ont étudié les lois ou qui ont vu la situation ici. Les résolutions des Nations Unies condamnent ces pratiques ; cependant, encore faut-il que les Israéliens en tiennent compte.
La femme de Sad a essayé de venir retrouver son mari à Amman après que les Israéliens l'aient obligé à repartir en Jordanie.
"Quand ma femme a réalisé que je ne pourrais pas revenir habiter avec elle et nos enfants à Jérusalem, elle a décidé au moins de venir me voir et de me rejoindre à Amman. Mais lorsqu'elle est arrivée au Pont, les forces israéliennes lui ont dit qu'ils savaient qu'elle avait l'intention de venir me rejoindre, et ils lui ont donné deux options. Ils ont dit, 'soit tu viens avec vos enfants et tu abandonnes ta vie à Jérusalem pour toujours, soit tu ne traverses pas aujourd'hui et tu repars à Jérusalem.'"
"Ma femme était très inquiète au sujet de son droit de résidence et de sa vie à Jérusalem ; toute notre famille y vit, c'est là qu'est notre maison. Oui, je suis maintenant citoyen américain, mais mon véritable lien, c'est avec Jérusalem, pas avec les Etats-Unis ou aucun autre pays au monde. Ma femme m'a dit qu'elle avait réfléchi sur ce qu'elle devait faire, et elle a décidé de rentrer à Jérusalem."
"Alors maintenant, nous sommes séparés. Elle est à Jérusalem et ne peut pas en partir sans perdre son droit à résidence, et je suis en Amérique et je ne peux pas aller en Israël. Alors la famille est séparée. Je ne sais pas quelle sera la solution. J'aime ma femme et j'aime mes gamins – nous avons besoin d'être ensemble, mais cela semble impossible dans le futur proche."
"J'en appelle à ceux qui liront cette histoire, s'il vous plaît, faites quelque chose pour nous aider, moi et ma famille."
Voilà ce qu'est l'occupation israélienne. PNN remercie sincèrement Ziad Sad de nous avoir raconté son histoire et nous espérons que son Droit au Retour, comme statué par la Résolution 194 des Nations Unies, vers sa famille et sa maison à Jérusalem, la capitale du futur Etat palestinien, se réalise un jour. Ziad Sad :
Sources ISM
26 juillet 2008
Posté par Adriana Evangelizt http://palestine.over-blog.net/article-21490810.html


3-2 Point de vue de Ziad Medoukh : Gaza l'oubliée Un appel à la conscience mondiale.
Nous les palestiniens,  nous n'oublierons jamais la solidarité internationale avec notre cause noble, la cause internationale, la cause de tous les gens qui luttent pour un avenir sans violence et sans guerre ;un avenir de paix et de liberté . Les palestiniens appréciaient beaucoup tous les mouvements de solidarité internationales avec sa lutte contre l'occupation, l'oppression et contre l'injustice et en particulier les organisations de solidarité populaires qui continuent à aider les palestiniens par tous les moyens pour avoir ses droits surtout son droit à avoir un état libre et indépendant sur ses territoires occupés.. Les mouvements de solidarité internationales à travers leurs actions et leur mobilisation soit dans leurs pays, soit en Palestine à travers des actions concrètes et des manifestations contre le mur ;contre l’occupation et la colonisation et à travers leur présence permanente avec les palestiniens ont aidé à l'évolution de l'opinion publique internationale surtout en Europe en faveur des droits des palestiniens. C'est vrai que la communauté  internationale, et je parle ici des états, des gouvernements, des organisations internationales y compris les Nations Unis - malgré quelques initiatives courageuses- ils n'ont pas réagi d'une façon objective pour régler ou trouver une solution juste pour le conflit israélo- palestinien qui dure depuis plus de soixante ans sans une solution juste et égale, on peut dire que les palestiniens souffrent de l'occupation certes mais ils souffrent encore de l'absence de la communauté internationale voire de la complicité de cette communauté internationale  ce que a aggravé la souffrance de notre peuple; et l'exemple concret de l'isolement et du blocus imposés sur la Bande de Gaza montre une fois de plus que la communauté  internationale est silencieuse voire absente  devant la situation très difficile pour plus d'un million et demi de palestiniens.

Où sont les solidaires? Il est où le monde libre? Elle est où la communauté  internationale ? Des questions posées et répétées par des simples citoyens de Gaza qui s'interrogent souvent sur leur sort avec cet embargo Imposé par les forces de l'occupation israélienne non contre un mouvement ou une faction mais contre une population civile entière. Ces interrogations innocentes des Gazaouis surtout après les 14 mois de blocus intensif imposé par les Israéliens contre la bande de Gaza donnent une indice que Gaza et les Gazaouis sont oubliés par le reste du monde et que le sort de plus d'un million d'habitants de Gaza va vers l'inconnu. Depuis plus d'un an ; toutes les frontières et tous les passages qui relient Gaza à l'extérieur sont fermés par ordre militaire israélien et ces passages ont été ouverts même pas 30 jours pendant cette année pour faire entrer des aides alimentaires et quelques quantités limites de carburants a peine suffisantes pour satisfaire les besoins énormes de la population en difficulté, au chômage et qui vit dans la misère. Plus de 200 malades ont trouvé la mort à cause de manque de médicaments et de l'interdiction israélienne de leur permettre de se soigner dans les hôpitaux israéliens et voisins. Plus de 9000 usines et ateliers ont été fermés sans oublier les pertes de secteur agricole à cause de ce blocus; et plus de 2000 étudiants ont perdu leur année anniversaire dans les universités arabes et étrangères et plus de 5000 palestiniens ont perdu leur travail et résidence dans les pays arabes et ils sont toujours bloqués à Gaza. Imaginez-vous; des régions et des quartiers à Gaza qui restent deux ou trois jours  entiers sans eau ni électricité avec des conséquences graves sur l’environnement. Le chômage atteint 80% de la population active et 85% de palestiniens de Gaza vivent avec l'aide alimentaire distribuée par les Nations Unies et les organisations humanitaires. Toute la vie est paralysée à Gaza, rien ne fonctionne à Gaza sauf les deux secteurs essentiels : l'éducation et la santé, l’éducation pour nous les Palestiniens est le seul  flambeau qui nous reste  face à l’injustice et l’indifférence. Gaza est devenue une ville fantôme malgré la volonté et les espérances d'un peuple isolé et d'une population affamée. La situation est toujours inquiétante à Gaza malgré les mensonges israéliens d’apaiser le siège ;la situation sur le terrain ne marque aucun signe d’amélioration. En isolant Gaza l'armée israélienne est en train de commettre un crime contre l'humanité, en enfermant la population civile dans une grande prison à ciel ouvert, le gouvernement israélien est en train de tuer tout espoir dans le processus de paix. Devant cette situation très difficile; les Gazaouis se sentent oubliés par tous le monde; par les voisins arabes d'abord, par la communauté  internationale et le monde libre. Devant ces crimes et devant la mort lente qui attend les citoyens innocents de Gaza il n'y a aucune condamnation de la part des organisations internationales y compris les organisations qui défendent les droits de l'homme et les gouvernements  qui prétendent la démocratie et la liberté et c'est  rare qu'un responsable de ces organisations ose visiter la bande de Gaza pour constater au moins la souffrance permanente de cette population en crise. Personne de ce monde libre ose dénoncer l’intolérable de la situation de siège auquel est soumis la population de Gaza. A Gaza tout est mort, tout est perdu sauf l'espoir mais devant ces difficultés, devant la misère, devant ces crimes et devant l'absence et le silence voire la complicité de la communauté internationale cet espoir suffira-t-il pour les Gazaouis d’ oublier leur souffrance, leur isolement? Mais surtout d'oublier qu'ils sont oubliés par le monde entier?!. Ziad Medoukh Gaza, le 13 juillet 2008


3-3 Point de vue de 'Convergence des causes : Apartheid + pogrom + spoliation des terres + expulsion des indigènes : L'équation toujours incomplète du régime d’occupation. 150 colons organisés en milice sont allés détruire les récoltes des fermiers palestiniens du village de Burin. En plus d’évoquer le régime d’apartheid d’Afrique du Sud, sous une forme aggravée car la séparation institutionnalisée par les routes de contournement et le Mur de l’annexion entre les indigènes colonisés et les immigrants juifs  auto-déclarés propriétaires d’une terre qu’ils ont volée selon un droit divin, le leur, le régime sioniste ressemble furieusement à celui des  suprématistes des États du sud des Us(a) avant l’obtention des droits civiques des Noirs.
À Jérusalem-Est, une bande de juifs orthodoxes a lynché le 23 juillet deux Palestiniens et a blessé par un coup de couteau dans l’abdomen un juif israélien qui a tenté de s’interposer et de protéger les Palestiniens.
Ces derniers jours, 150 colons organisés en milice sont allés détruire les récoltes des fermiers palestiniens du village de Burin. Ils ont mis le feu aux champs saccagé les propriétés
.
Un véritable pogrom est ainsi mené sous les yeux de l’armée de l’occupant totalement a-réactive et donc co-responsable de la terreur en Cisjordanie.
Alors, le régime sioniste tiendra-t-il dans l’équation apartheid + pogrom + spoliation des terres + expulsion des indigènes ?
Non, car il faut au moins rajouter deux composantes, celle de la paranoïa élevée au rang d’éthique et du Shoaïsme comme religion privée et étatique.
http://www.convergencedescauses.com/content/view/1331/1/ 25-07-200

3-4 Point de vue de Gilad Atzmon : L’équilibre de pouvoir est l’unique clé de la paix.
En 2003 j’écrivais : « Si la « paix mondiale » est notre principale préoccupation, nous devons instaurer un équilibre des pouvoirs, nous devons permettre aux opprimés de ce monde d’accéder aux armes les plus sophistiquées. L’équilibre de pouvoir est l’unique clé de la paix. » Aujourd’hui, alors qu’Israël et les lobbies qui le soutiennent font tout ce qui est en leur pouvoir pour nous entraîner dans une Troisième guerre mondiale, j’estime nécessaire de le répéter. La seule manière d’épargner au Moyen-Orient et au monde entier un nouveau cycle dévastateur de bains de sang, c’est de laisser les Iraniens posséder leur jouet nucléaire. Mais cela va encore plus loin : apparemment, la seule manière de sauver l’État juif de sa parade impitoyable d’omnipotence belliciste, c’est de laisser l’Iran rejoindre le club nucléaire aussi rapidement que possible. La seule chose qui soit en mesure de refroidir l’enthousiasme génocidaire de l’aile marchante du sionisme, c’est une écrasante puissance de dissuasion de l’Iran. Mais il ne s’agit pas seulement de l’Iran. La seule manière d’apporter la paix à la région, c’est d’équiper la Syrie , le Hezbollah et le Hamas avec les armes qui seront à même d’amener les Israéliens à y réfléchir à deux fois. Autant les Israéliens adorent châtier leurs ennemis, autant ils ont en réalité horreur de faire le sacrifice suprême. Une fois que les Israéliens auront pris conscience de la possibilité réelle de leur propre destruction, ils pourront très rapidement développer un penchant réel à la paix et à la réconciliation. Mais là encore, nous devons nous souvenir qu’Israël n’est pas seul dans ce jeu mortel. D’après le Sunday Times, « le Président George W. Bush a dit au gouvernement israélien qu’il serait éventuellement prêt à approuver à l’avenir une frappe militaire contre une usine nucléaire iranienne. En dépit de l’opposition de ses propres généraux, et d’un scepticisme largement répandu sur la perspective que l’Amérique pourrait être prête à prendre le risque des conséquences militaires, politiques et économiques d’une frappe aérienne contre l’Iran, le président a donné un « feu orange » à une attaque aérienne israélienne visant les principaux sites nucléaires iraniens, au moyen de raids de bombardiers à long rayon d’action. » Apparemment, nous ne souffrons pas d’une pénurie de zinzins. Depuis pas mal de temps, nous sommes entièrement conscients du fait que la route de Jérusalem à Washington est une route imbibée de sang. Toutefois, il y a quelque chose de déficient et même d’amusant dans l’argumentation occidentale en faveur d’une guerre. D’après nos analystes occidentaux, le Président Ahmadinejad serait d’ores et déjà impopulaire auprès de son propre peuple et il serait sur le pointde quitter la scène. L’éditorial du Sunday Times nous a informés hier de ce que « l’an dernier, un sondage réalisé sur Internet à Téhéran auprès de 20 000 personnes a montré que 62,5 % de ceux qui avaient voté pour lui (Ahmadinejad) en 2005 ne voteraient pas pour lui lors de l’élection présidentielle de l’année prochaine. » Je suis un peu perplexe. Si tel est vraiment le cas, si le président iranien est ruiné politiquement, pourquoi sommes-nous tellement empressés de déclencher une nouvelle guerre mondiale ? Ne serait-il pas plus sage d’attendre quelques mois, que cet Ahmadinejad soit viré du pouvoir par son propre peuple ? Apparemment, le Sunday Times et nos très nombreux néocons ne croient pas eux-mêmes à leurs propres mensonges. Dans son éditorial, le Sunday Times s’efforce de donner l’impression qu’Ahmadinejad entraîne son peuple dans la guerre à la seule fin de détourner son attention de sa politique intérieure, qui en train d’échouer. « Avec une inflation frisant les 14 % et un tiers de la population iranienne au chômage, l’objectif proclamé d’Ahmadinejad, à savoir, « mettre les revenus du pétrole sur les tables familiales » est plus éloigné que jamais. » Je serais plutôt suspicieux vis-à-vis de la lecture de la situation interne actuelle de l’Iran faite par le Sunday Times, tout autant que je l˙étais à propos de la lecture qu’il faisait, en 2003, de la situation des armes de destruction massive en Irak• Toutefois, je dois le reconnaître, je ne vis pas en Iran. De fait, je vis en Occident, à Londres, pour être précis. Et c’est bien ici, à Londres, que je constate un désarroi croissant, lié à des prévisions financières extrêmement sombres. C’est bien à Londres que je lis des informations sur l’effondrement d’institutions financières occidentales majeures. C’est bien à Londres que je détecte une récession croissante et la menace d’une dépression financière. Je me demande si la lecture faussée que le Times fait d’Ahmadinejad ne serait rien d’autre qu’une banale projection ? Je suppose que tel est bien le cas. Des faits, il faut remettre les choses à l’endroit. Ce sont nos dirigeants occidentaux, qui sont incapables d’assurer les intérêts de leurs électeurs et de leurs citoyens. Ce sont nos dirigeants occidentaux, qui nous entraînent dans des guerres pour couvrir leur dysfonctionnement désastreux. Ce sont nos dirigeants occidentaux, qui s’apprêtent à déclencher une guerre mondiale, dans le seul but de blanchir l’effondrement du rêve capitaliste occidental. Il faut être aveugle pour ne pas le voir.
Gilad Atzmon : Pour ceux qui ne le connaîtraient pas,Gilad Atzmon .est juif antisioniste, il est né à Tel Aviv en Israel mais il a émigré à Londres depuis de nombreuses années. C'est un saxophoniste de talent très actif dans la dénonciation du sionisme, des lobbies et du communautarisme. Voir sur Wikipedia en anglais. Il écrit de nombreux articles pour dénoncer l'oppression du Peuple Palestinien et les injustices du monde.
Sources Gauche Nationale
Posté par Adriana Evangelizt
http://usa-menace.over-blog.com/article-21520174.html...  Palestine,Israël,Olmert,colonialisme,Gaza,Bush,Hamas

n°375- Dossier de Palestine- 27-07-Suite - Apartheid + pogrom + spoliation des terres + expulsion des indigènes : L'équation toujours incomplète du régime d’occupation.

Dossier de Palestine     -Suite - 

N°375                                          27-07                                    

Par M.Lemaire    



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire      -Suite -

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Vie extrêmement difficile des 1,5 million de Ghazaouis.

4-2 Palestine Solidarity Project : Invasion brutale à Beit Ommar.

4-3 Exigeons la libération immédiate de  Mona Mansour et des élus de Naplouse.

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 Analyse de Alain Gresh : Armand Laferrère, Areva  et Israël.

5-2 Analyse de Khaled Amayreh : La faillite morale d’Israël.



4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 Vie extrêmement difficile des 1,5 million de Ghazaouis. La trêve conclue le 19 juin dernier, entre le Hamas et le gouvernement israélien n’a pas apporté beaucoup de changements au cours de la vie extrêmement difficile des 1,5 million de Ghazaouis. Malgré la trêve entre Hamas et l’Etat hébreu Le terminal de Rafah, seule portière de la bande de Ghaza vers le monde extérieur, est resté fermé, causant de gros dégâts à beaucoup de catégories de la population, surtout ceux résidant à l’étranger, dont la plupart ont vu leurs cartes de séjour annulées faute de n’avoir pu regagner leurs pays respectifs dans les délais. Les étudiants fréquentant les universités étrangères sont les autres victimes de cette fermeture, surtout après la parution des résultats du baccalauréat et le désir de milliers d’étudiants de faire des études que les universités palestiniennes sont incapables de fournir faute de moyens et de cadres qualifiés. Les malades nécessitant des soins hors des territoires palestiniens, hormis quelques rares exceptions, ne peuvent passer ce poste frontière. Depuis l’imposition par Israël du blocus total à la bande de Ghaza, suite au coup de force du mouvement islamiste, Hamas, au mois de juin 2007, contre l’Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas, plus de 200 malades sont morts faute de soins adéquats, car indisponibles dans ce territoire pauvre et manquant de tout. Le carburant est toujours indisponible à la vente libre dans les stations d’essence. Le mouvement Hamas et le gouvernement d’Ismaïl Haniyeh qui le représente contrôlent la vente de ce produit stratégique. Aucune vente libre n’est permise dans les stations d’essence, ce qui laisse la porte ouverte à beaucoup de dépassements. L’essence, plus rare sur le marché, se vend au noir, à des prix incroyables, certainement les plus élevés de la planète. Un litre d’essence a atteint le prix de 10 dollars américains. Ceci a poussé beaucoup de conducteurs de voitures à utiliser l’huile de cuisson en remplacement du gaz oil, malgré toutes les menaces qu’elle représente pour la santé publique et l’environnement. Même les 40 km de plage de ce minuscule territoire n’ont pas été épargnés. Toutes les eaux usées s’y déversent sans avoir été traitées, ce qui a causé des maladies diverses aux estivants. Les autres aspects de la vie n’ont connu aucune évolution. La pauvreté augmente de jour en jour, l’économie est complètement paralysée. Les 70 000 salaires que verse Ramallah aux employés militaires (sans travail actuellement) et aux civils qui font bouger légèrement cette économie risquent, à leur tour, de disparaître si les pays donateurs ne tiennent pas leurs promesses et ne fournissent pas à temps les sommes nécessaires. Cette éventualité représentera un coup de plus asséné à l’Autorité palestinienne et à son président, Mahmoud Abbas, par la communauté internationale qui ne fait rien pour le renforcer ou même le supporter en face de ses frères ennemis, le mouvement Hamas, ou envers l’occupant israélien. Le gouvernement de l’Etat hébreu, qui n’a jamais été autant satisfait de voir les Palestiniens aussi divisés, fait de gros efforts pour maintenir cette situation qui lui permet de se dérober à toutes les exigences du règlement du conflit, arguant cette désunion palestinienne, d’où l’absence d’un partenaire pour la paix. Le Premier ministre du gouvernement, Salam Fayad, a accusé ouvertement Israël de vouloir affaiblir l’Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas. Le taux des incursions israéliennes et des opérations militaires dans les villes de Cisjordanie occupée ont augmenté de facon significative. Depuis la conclusion de la trêve à Ghaza, ce taux a atteint 50% de celui le plus élevé depuis l’instauration de l’Autorité palestinienne. Séparer la bande de Ghaza de la Cisjordanie occupée est un vieux plan israélien que le mouvement Hamas a aidé à se réaliser. Ceux qui refusent la présence de forces arabes dans la bande de Ghaza et partout dans les territoires palestiniens se mettent au travers des aspirations palestiniennes et aident Israël, que ce soit en connaissance de cause ou pas. Source : http://www.info-palestine.net/


4-2 Palestine Solidarity Project : Invasion brutale à Beit Ommar.
27-07
Les soldats des forces israéliennes d'occupation sont d'abord arrivés à Beit Ommar le mercredi 23 juillet au matin, installant un checkpoint à l'entrée du village et vérifiant les papiers d'identité de tout Palestinien entrant ou sortant.
Ils ne semblaient pas chercher quelqu'un en particulier, mais continuaient plutôt leur campagne croissante d'invasion et de harcèlement, qui avait pris un autre tour, plus tôt dans la semaine, lorsqu'un couvre-feu a été annoncé dans le milieu de l'après-midi pour être levé un peu plus tard, après intrusion de nombre de maisons et copieux tirs de gaz lacrymogènes.
Mercredi, les événements ont encore empiré. Quelques heures après que les soldats aient semblé avoir quitté le village, 3 jeeps et 3 véhicules militaires transporteurs de troupes sont arrivés dans le village vers 20h. Ils ont commencé à lancer des gaz lacrymogènes et des tirs massifs de grenades fumigènes dans les rues, effrayant les enfants au moment où le soleil se couchait.
Pendant près de 3 heures, les soldats se sont contentés de rouler dans le centre du village, attendant que les jeunes sortent et lancent sur les véhicules blindés des pierres ou des bouteilles inoffensives, puis se précipitant hors de leurs jeeps, éparpillant les gamins avec des bombes lacrymogènes et des grenades assourdissantes.
Cependant, vers 23h30, les soldats ont commence à envahir les maisons, tirant des jeunes hors des maisons et les arrêtant sans explication.
Vers minuit, ils ont tiré, à moins de 20 mètres, une balle caoutchouc-acier dans la poitrine d' Ibrahim Awwad, qui travaille avec la police palestinienne, alors qu'il se tenait sur le pas de porte de sa maison.
Alors que sa mère et ses tantes essayaient de le tirer à l'intérieur de la maison, les soldats se sont précipités et se sont mis à tabasser les femmes, leur donnant des coups de pieds alors qu'elles étaient à terre. Ils ont alors pris Ibrahim, disant qu'ils l'emmèneraient à leur propre centre médical. Mahmoud Awwad a été blessé lui aussi, d'une balle tirée à très faible distance dans la jambe.
Après que les soldats aient retardé l'ambulance pendant presque une heure à l'entrée du village, Mahmoud a lui aussi été évacué et emmené à l'hôpital d'Hébron.
Un troisième jeune, Mohammed Samir Awwad, 18 ans, a reçu dans la nuque une balle caoutchouc-acier, qui peut être mortelle tirée de près. Lui aussi a été transporté à l'hôpital, plus d'une heure après qu'il ait été blessé.
A la fin de la soirée, 10 adolescents et hommes, dont le plus jeune a 15 ans, avaient été arrêtés.
Les activistes palestiniens et internationaux de Palestine Solidarity Project sont alors allés à l'entrée du village où ils ont affronté les soldats qui partaient avec les prisonniers.
Alors que les militants prenaient des photos, un vieux monsieur s'est approché d'eux et leur a dit que son fils, qui venait d'être arrêté, souffrait d'un problème de santé et avait besoin de prendre un traitement régulièrement. Une des internationaux a dit aux soldats qu'elle voulait parler à leur commandant. Les soldats, qui quelques minutes auparavant avaient ordonné aux internationaux de quitter les lieux en anglais, n'arrivaient plus soudain à comprendre sa demande. Elle a été violemment bousculée et écartée de force de la jeep par un soldat qui l'a traitée de "pute" en arabe, dans une tentative évidente de mettre les Palestiniens en colère.
Lorsque les soldats ont sauté dans leurs jeeps, l'un d'entre eux à commencer à chanter dans le haut-parleur : "Va te faire enculer, va te faire enculer, va te faire enculer" en anglais, et à rire aux éclats.
Le chauffeur de l'autre véhicule a fait un doigt aux militants en partant, traitant clairement cette nuit de blessures et de terreur comme une blague, ou un jeu, avec un manque de considération total et un mépris flagrant pour les vies qu'ils avaient affectées.
Sources ISM 26/7
Posté par Adriana Evangelizt http://palestine.over-blog.net/article-21541357.html


4-3 Exigeons la libération immédiate de  Mona Mansour et des élus de Naplouse. Mona Mansour, députée au Conseil Législatif Palestinien, où elle y représente la ville de Naplouse depuis 2006, vient d'être kidnappée, le 21 juillet, par les autorités d'occupation israélienne. Cette opération, menée brutalement, comme le pratiquent régulièrement ces forces qui ont investi la ville, s'est accompagnée de l'arrestation de 25 citoyens. La semaine précédente plusieurs conseillères municipales avaient elles aussi été arrêtées.  Sans aucun respect pour des femmes et des hommes qui ont été élus le plus régulièrement du monde, Israël applique un plan visant à démanteler la résistance palestinienne, tout particulièrement à Naplouse. Rappelons que dès la constitution du gouvernement d'union nationale en février 2007 les arrestations de députés et ministres ont été pratiquées : ils sont maintenant 45 en prison. Le maire de Naplouse est dans la même situation. La pratique coloniale ne supporte pas la démocratie palestinienne.  Dans le processus dit de paix, les Palestiniens ont tout, sauf la paix. Certes actuellement la trêve est respectée à Gaza. Mais l'occupant israélien y maintient son blocus. C'est une véritable guerre qu'il mène, en Cisjordanie, et notamment à Naplouse, après Hébron en mars, contre la résistance. Dispensaire, institutions scolaires, maintenant le « Mall »( galerie commerciale et administrative de la ville), sont la cible de l'occupant. Ce matin, on apprend un projet de nouvelle colonie en Cisjordanie tandis que des colons viennent, à proximité de Naplouse, d'agresser la population palestinienne et de blesser  20 personnes. L'entreprise d'expulsion commencée il y a soixante ans se poursuit.  Il n'est guère possible de continuer à se borner à de belles paroles de paix, prononcées par les dirigeants occidentaux en tournée en Israël, ou celles encore, tenues à Paris, lors du lancement de l'Union pour la Méditerranée. Il ne suffit pas de gémir pour l'arrêt de la colonisation : il faut l'imposer. La complicité avec les dirigeants israéliens doit cesser. Cela vaut tout particulièrement pour le gouvernement français qui est en mesure de peser sur le gouvernement israélien. Il doit exiger la libération immédiate de Mona Mansour et de tous les élus palestiniens arrêtés.  L'Association France Palestine Solidarité Nord-Pas de Calais sollicite à cet effet l'intervention des élus de la région Nord-Pas de Calais, dont la métropole Lille, est jumelée avec Naplouse. Elle assure la population de Naplouse, ses élus, de sa solidarité. Elle se mobilise pour que celle-ci s'exprime afin de faire barrage à l'entreprise colonialiste israélienne. Communiqué de l'AFPS 59/62    24 juillet 2007


 5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion. Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

5-1 Analyse de Alain Gresh : Armand Laferrère, Areva  et Israël.
Dans le numéro spécial de Commentaire (printemps 2008) paru à l'occasion du trentième anniversaire de la revue, Armand Laferrère, présenté comme Conseiller référendaire à la Cour des comptes et président d'Areva Canada, propose un article sur Israël que chacun devrait lire. Il condense tous les préjugés pro-israéliens et anti-palestiniens que l'on peut imaginer. Et quelques mensonges à l'appui... Nous apprenons que le passage d’Israël à un rythme structurel de croissance rapide « a eu lieu au milieu d’une guerre. il date de 2003, alors que l’Arafada (la guerre terroriste lancée en 2000 par Yasser Arafat sous le nom d’ “Intifada al Aqsa” ou de “deuxième Intifada”) faisait encore rage ». M. Laferrère ignore les déclarations des chefs des service de renseignement israéliens affirmant qu’Arafat n’a pas déclenché l’Intifada, ou le fait que le bilan du premier mois de l’Intifada se chiffre en centaines de victimes palestiniennes contre quelques victimes israéliennes – un déséquilibre difficile à comprendre si la stratégie d’Arafat avait été planifiée (rappelons que les premiers attentats-suicides datent d’après la victoire aux élections législatives de M. Ariel Sharon, le 6 février 2002). Comme l’auteur l’écrit plus loin, «  l’Arafada a été clairement gagnée par Israël : 15 victimes du terrorisme en Israël en 2007 contre 451 en 2002 ». Effectivement... Mais Laferrère ne parle pas des morts palestiniens ; sans doute que le bilan de plus de 4 000 tués ne l’intéresse pas. Les Palestiniens sont-ils des êtres humains ? Une des raisons de cette victoire israélienne est la barrière de sécurité. Cette barrière de sécurité « érigée depuis 2002 avait fait l’objet en son temps d’une campagne internationale de condamnation dont le ton strident paraît, face aux vies sauvées, bien indécent ». Cette campagne « indécente », rappelons-le, avait été entérinée par la Cour internationale de justice dans un jugement de 2004. Mais Israël n’est-il pas au-dessus du droit ? Et cette barrière de sécurité, dont la longueur finale sera deux fois celle de la ligne frontière entre Israël et les territoires palestiniens, nécessite l’annexion de 10% de la Cisjordanie. Pourquoi fatiguer les lecteurs avec de tels détails ? Les paysans palestiniens coupés de leurs champs sont-ils des êtres humains ? L’auteur ne s’intéresse qu’aux menaces qui pèsent sur Israël, petit Etat entouré de méchants ennemis. Vu du Liban, ces remarques apparaissent dérisoires... Il suffit d’avoir visité le sud du Liban, parlé avec ses habitants, chassés de chez eux à plusieurs reprises (1978, 1982, 1996, 2006) par les invasions et les bombardements israéliens, écouté leurs histoire, vu les dizaines de personnes mutilées par les bombes à fragmentation lancées par Israël le dernier jour du conflit de 2006 et qui ne frappaient que des civils.... Mais les paysans libanais sont-ils des êtres humains ? Et quand Laferrère explique que la prise du pouvoir à Beyrouth est la grande préoccupation du Hezbollah, on peut mesurer son abyssale ignorance. Le Hezbollah a tous les moyens miliaires pour s’emparer du pouvoir, il l’a montré en mai dernier à Beyrouth. Mais il ne le souhaite pas. Dans le nouveau gouvernement libanais d’union nationale, il s’est contenté d’un ministère... Bien que la France , selon l’auteur, ait adopté une position plus ferme à l’égard de l’Iran, ce dont il se félicite, elle doit, « si elle tient à son honneur, s’interroger sur la manière dont la question d’Israël est présentée dans ses médias et sa société ». Laferrère reproche d’abord aux médias de ne pas désigner les auteurs d’attentats en Israël par leur nom, des terroristes. Je ne pense pas qu’il aurait désigné Menahem Begin, Itzhak Shamir ou leurs collègues, dans les années 1940, par ce terme-là. Mais, il faut le reconnaître, ce ne sont pas des Arabes. Et quant à la violence d’Etat israélienne, elle est évidemment « démocratique ». Le caractère démocratique d’une bombe lancée par un F-15 sur le sud du Liban ou sur un camp palestinien peut ne pas être perçu par ceux qui la reçoivent, mais ce ne sont que des Arabes.... Et, évidemment, on revient à l’affaire al-Dura. La presse, paraît-il, « refuse tout débat » au sujet de l’enfant tué par des balles israéliennes aux premiers jours de l’Intifada. Sans doute Armand Laferrère, qui pantoufle au Canada, ne lit-il pas la presse française, et on peut lui pardonner son ignorance. Mais ce qu’il ne supporte pas dans cette affaire, c’est ce que l’image symbolise : une armée israélienne qui tire sur des enfants. Rappelons-lui quelques faits : entre le début de l’Intifada et juin 2002, 116 mineurs ont été tués à Gaza et 253 en Cisjordanie, selon la journaliste israélienne Amira Hass. Et Le Monde du 24 novembre 2000 nous rapportait cet entretien avec un soldat israélien : « Vous ne tirez pas sur un enfant qui a 12 ans ou moins. Au-dessus de 12 ans, c’est autorisé. » Mais les enfants palestiniens sont-ils des enfants ? Durant la guerre d’Algérie, des intellectuels français se mobilisaient pour défendre l’honneur de l’armée terni par ces traîtres qui dénonçaient les tortures. Au moins, on sait dans quel camp Armand Laferrère aurait été dans ces années-là... Terminons par deux questions. La note signature explique que l’auteur est Conseiller référendaire à la cour des comptes : n’est-il pas tenu au devoir de réserve ? Elle signale aussi qu’il est président d’Areva Canada. Dans quelle mesure Areva Canada est-il engagé par ses propos ? Et une précision sur sa biographie. De 2002 à 2004, il a été conseiller personnel de Nicolas Sarkozy (alors ministre français de l’Intérieur), et responsable du budget du ministère et des réformes de la fonction publique. Alain Gresh 
Vendredi 25 juillet 2008
Blog Alain Gresh Monde Diplomatique
Posté par Adriana Evangelizt http://palestine.over-blog.net/article-21490705.html


5-2 Analyse de Khaled Amayreh : La faillite morale d’Israël, Les récentes agressions de l’armée israélienne contre les œuvres caritatives palestiniennes, les salons de coiffure et les commerces montrent sans équivoque la faillite morale d’Israël, écrit Khaled Amayreh de Naplouse. Si vous vous imaginez encore qu’il reste des lignes rouges qu’Israël n’a pas franchies dans sa façon de traiter les Palestiniens, détrompez-vous. Ces dernières semaines et ces derniers jours, l’armée israélienne a vandalisé, saccagé et saisi des institutions civiles palestiniennes dans les principales villes et municipalités cisjordaniennes, notamment à Ramallah, siège du prétendu gouvernement palestinien. Des témoins découragés et des victimes en pleurs ont parlé d’une « brutalité sans précédent » et d’un « comportement à la Gestapo  » alors que les forces d’occupation israéliennes traversaient le centre et le nord de la Cisjordanie pour détruire ce qui restait du secteur caritatif palestinien dont dépendent des milliers de familles appauvries pour leur survie. Israël a visé des orphelinats et des internats ainsi que des soupes populaires et des ateliers de couture au service des orphelins de la région de Hébron. La campagne de terreur, avec ses scènes horrifiantes de cruauté et d’inhumanité, a sérieusement creusé l’hostilité et la haine à l’égard d’Israël. Nablus L’armée israélienne envahit Naplouse Celui-ci ne se soucie apparemment pas de la survie, ni de la vie des Palestiniens. Il est après tout le tourmenteur, le meurtrier et l’oppresseur perpétuel du peuple palestinien. Le dernier cas de sauvagerie s’est produit la semaine dernière quand des douzaines de véhicules militaires israéliens, notamment des blindés, ont envahi le centre d’affaires de Naplouse, à 90 kilomètres au nord de Jérusalem. Naplouse est l’une des villes que l’Autorité palestinienne (AP) a déclarée « souveraine », surtout après le déploiement de centaines de « forces de sécurité » formées par les Étasuniens et bien armées. Quand les Israéliens ont violé la ville la semaine dernière, les forces de sécurité palestiniennes étaient introuvables. Les troupes israéliennes ont envahi des écoles, des centres commerciaux, des clubs de sport, des centres culturels, un important centre médical, une station de télévision, des salons de coiffure ainsi que de nombreux bureaux d’ONG, saccageant et détruisant leur équipement. Dans un cas, elles ont détruit et jeté dans la rue du matériel scolaire (squelettes didactiques, microscopes et meubles scolaires). De plus, des soldats ont volé des ordinateurs et beaucoup d’appareils électriques et électroniques dans les bâtiments visés, tous déclarés « propriété de l’armée israélienne ». A la station de télévision Afaq dans le centre de Naplouse, l’armée israélienne a confisqué tout l’équipement et le mobilier. « En partant, les militaires ont posté sur la porte d’entrée un avis annonçant que le bâtiment était fermé pour un an » a dit un des propriétaires, directeur de la station Issa Abul-Ezz dans une déclaration envoyée à Al-Ahram Weekly. C’est toutefois dans le centre commercial comprenant des douzaines de commerces que la barbarie a atteint son paroxysme. L’armée israélienne a fermé les lieux et annoncé que tout Palestinien pénétrant dans le bâtiment qui comporte plusieurs étages, serait arrêté et emprisonné pour cinq ans. A Ramallah, des soldats israéliens ont envahi le bâtiment du conseil municipal d’Al-Bireh, ville proche de Ramallah, situé à quelques centaines de mètres des bureaux du Président de l’AP, Mahmoud Abbas, et de celui de son Premier Ministre, Salam Fayyad. Les soldats israéliens, armés de gros marteaux et d’équipement de soudure ont forcé les portes des bureaux, confisqué des ordinateurs et détruit le mobilier. Là encore, les forces de l’AP sont restées dans leur caserne pour « honorer les accords et les arrangements » passés avec Israël. Les officiels de l’AP, y compris le Premier Ministre Fayyad, se sont évertués à dire que toutes les institutions sociales, culturelles, éducatives, sportives et commerciales visées par Israël travaillaient en conformité avec la loi et que leurs activités n’avaient rien à voir avec Israël. « Il s’agit d’institutions palestiniennes légitimes et les attaquer a pour but d’affaiblir et d’humilier l’Autorité palestinienne » a dit Fayyad en visitant les bâtiments visés. Il a ajouté qu’il se plaindrait auprès des États-Unis et de Tony Blair, envoyé du Quartette pour le processus de paix palestino-israélien. Pourtant pas un mot n’est venu de ces deux entités pour critiquer la dernière vague de sauvagerie israélienne. Les autorités d’occupation israéliennes ont prétendu que des individus religieux qui pouvaient avoir des sympathies pour le Hamas, mouvement palestinien islamique de résistance, étaient les propriétaires ou les administrateurs des institutions visées. Toutefois, l’armée israélienne et son bras du renseignement, le Shin Bet, n’ont pas présenté la moindre preuve impliquant ces institutions dans des actes de violence. L’ironie veut que ce soient des provocations comme celles-ci qui affaiblissement sérieusement l’image de l’AP tout en renforçant celle du Hamas. Fayyad a dit que l’attaque israélienne contre les œuvres caritatives et les autres institutions palestiniennes radicaliserait la société palestinienne et intensifierait la haine contre Israël. Il est toutefois évident qu’Israël ne se préoccupe pas des effets à long terme de ses actions vindicatives contre les Palestiniens et que son but est de prendre plaisir à les voir souffrir. L’assaut brutal contre la ville de Naplouse et l’embarras dans lequel il a mis l’AP, partenaire de paix d’Israël, n’a guère ému la communauté internationale qui semble avoir renoncé à contenir la sauvagerie sans frein d’Israël contre ses victimes palestiniennes pratiquement sans défense. La réaction la plus véhémente est venue de Louisa Morgantini, vice-présidente de l’Union européenne, qui a qualifié les raids israéliens de « violation évidente du droit international ». « Les actuels raids, fermetures et saisies perpétrés par l’armée israélienne contre des institutions, des associations, voire des écoles à Naplouse sont illégaux ; ils constituent non seulement une violation évidente du droit international, ils infligent encore plus de souffrances et d’injustices à la population palestinienne, mais ils attaquent aussi directement le gouvernement palestinien du Premier Ministre Salam Fayyad. « Les incursions, les arrestations, les fermetures et les bombes sonores qui explosent pendant les invasions nocturnes, l’ordre de fermer le centre commercial de Naplouse avec ses 50 magasins et ses bureaux ; la menace d’envoyer en prison pour cinq ans quiconque pénètre dans le centre constituent des ordres illégaux et non valables émanant des militaires israéliens ». Le 10 juillet, Fayyad a fait une tournée à Naplouse et a incité les commerçants et les habitants à rouvrir leurs magasins et faire de la résistance non violente. L’armée a réagi à la « l’attitude provocante » de Fayyad en revenant à Naplouse et en fermant d’autres lieux tout en réitérant ses avertissements à l’endroit de ceux qui enfreindraient les ordres : ils seraient emprisonnés et leurs maisons seraient dynamitées. Furieux et clairement embarrassé par l’audace des raids israéliens, Fayyad a demandé au Hamas de travailler à la formation d’un gouvernement d’unité nationale parce que « c’est la seule manière de présenter un front palestinien uni face à l’agression israélienne ». La société israélienne qui a dérivé ardemment vers le fondamentalisme talmudique et le fascisme chauvin a généralement fermé les yeux sur le comportement honteux de son armée en Cisjordanie. A deux exceptions près. Le petit groupe pacifiste, bien connu , Gush Shalom, a publié une déclaration dans le journal Haaretz intitulé « Orphelins et veuves ». L’article disait ce qui suit : « Dans le cadre des actions menées contre le Hamas, le gouvernement Olmert détruit des orphelinats, des écoles et des associations caritatives en Cisjordanie. Il n’y a pas d’autres institutions qui puissent s’y substituer. Les orphelins, les veuves et les pauvres seront jetés à la rue. Est-ce que c’est ainsi qu’on isolera le Hamas ? Bien au contraire ». La seconde exception est un article écrit par le journaliste non conformiste Gideon Levy, publié lui aussi dans Haaretz. Levy a parlé de l’oppression épouvantable qu’inflige l’armée israélienne aux Palestiniens. « L’occupation prouve une fois de plus que dans la vie des Palestiniens, rien n’est à l’abri, que l’occupation ne connaît pas de frontières ». « Une armée qui ferme une école, une bibliothèque, une boulangerie, un internat ; des soldats qui opèrent une descente dans une station de télévision commerciale légale, qui confisque son équipement et la menace de fermeture comme cela est arrivé récemment à la station de télévision AFaq à Naplouse... De telles opérations émettent un message clair : l’occupation a perdu toute in hibition morale et toute trace de sagesse ». « Comme elle est misérable" poursuit Levy, "l’armée qui vide les hangars de nourriture et de vêtements pour les nécessiteux ; combien est ridicule la signature d’ordres militaires fermant des salons de coiffure, combien est pathétique un raid militaire contre des boulangeries et combien est cruelle une occupation qui ferme des dispensaires pour n’importe quel prétexte ». N’oublions pas que ces opinions ne reflètent pas celles de l’ensemble des Israéliens qui sont ouvertement racistes. Et c’est la raison pour laquelle le silence accueille les atrocités de l’occupation. Khaled Amayreh – Weekly Ahram -  26 juillet http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4809

n°375- Dossier de Palestine- 27-07--Fin -- Apartheid + pogrom + spoliation des terres + expulsion des indigènes : L'équation toujours incomplète du régime d’occupation.

Dossier de Palestine     -Fin -

N°375                                          27-07                                   

 Par M.Lemaire    



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire      -Fin -

5-3 Analyse de Janine Roberts : Sur l'influence d'Israël au Parlement britannique.
Nous autres Britanniques, nous ne sommes pas comme les Américains, nous ne saurions tolérer que des lobbyistes israéliens chaperonnent nos hommes politiques, comme à Washington, et s’arrogent de fait les rênes du pouvoir.
Ils seraient alors en position d’influencer gravement notre politique étrangère…
L’influence d’Israël sur Washington est largement documentée. Elle repose sur de puissantes organisations juives de Washington, mais aussi de plus en plus sur les associations de chrétiens sionistes. [ndt : Aux USA, le terme de « Chrétiens », désigne assez largement l’ensemble des sectes et mouvements religieux issus principalement du protestantisme.].
Il y a environ deux semaines [ndt : début mai 2008], quelques 600 chrétiens américains sont venus à Jérusalem célébrer l’anniversaire d’Israël, au nom d’un puissant groupe pro-israélien U.S. qui prétend regrouper près de 40 millions de chrétiens sous la bannière des « Christians United for Israel » [Chrétiens Unis pour Israël], que mène le richissime Révérend John Hagee.
A la tête d’une église texane, celui-ci dirige aussi une chaîne de télévision chrétienne à forte audience. Leur organisation est calquée sur l’AIPAC [ndt : American Israel Public Affairs Committee : Comité des Affaires Publiques Israélo-Américaines, principal lobby juif aux USA], dont le congrès annuel, a réuni l’an dernier quelque 6 000 participants à Washington.
A Jérusalem, ces Chrétiens étaient venus revendiquer qu’Israël puisse faire valoir ses droits sur l’intégralité de Jérusalem. Après avoir défilé Rue Jaffa en arborant les drapeaux américains et israéliens, une centaine d’entre eux se rendirent le 3 avril dans la vaste colonie israélienne d’Ariel, pour se joindre à une grande fête qu’animaient des danseuses habillées à la texane [ndt : façon rodéo]. Cette fête avait été organisée en leur honneur par le maire de la colonie en remerciement pour leur contribution de plusieurs millions de dollars à la construction d’un « vaste complexe de sports et de loisirs », dont toute une aile portait en grandes lettres le nom du donateur, le Révérend Hagee.
Celui-ci se déclara « ravi d’être à Ariel ce soir, ce fief de l’Amérique profonde en Judée-Samarie ! » Plus tard, le 9 avril, au cours d’une réception à Jérusalem où il retrouvait son vieil ami Benjamin Netanyahu, le chef du Likoud, tous deux annoncèrent pour 6 millions de dollars de donations supplémentaires à diverses causes israéliennes.
Le pasteur déclara alors que « céder tout ou partie de Jérusalem aux Palestiniens reviendrait à livrer la ville aux Talibans. »
Leur conférence de 2007 avait attiré à Washington plus de 4 250 participants. Le clou de la conférence était une « apparition-surprise » du sénateur John McCain, candidat Républicain aux élections présidentielles, fort du soutien de Hagee. Son discours s’ouvrait sur cette phrase : « C’est dur de faire le travail de Dieu dans la cité de Satan ! » La suite fut gratifiée de sept standing ovations. [ndt : lorsque l’assistance se lève pour applaudir encore plus fort].
Sous la pression du lobby sioniste, Barak Obama a dû, lui aussi, montrer patte blanche : « Personne n’a plus souffert que les Palestiniens du refus de leurs dirigeants de reconnaître Israël… » Et Hillary Clinton d’aller encore plus loin, elle en appelle à une « Jérusalem indivisée devenue capitale d’Israël » [ndt : C’est textuellement la prétendue « bourde » du discours d’Obama le 4 juin 2008, au congrès de l’AIPAC]. Définitivement, c’est assez pour faire d’elle la favorite des sionistes. Depuis 2004, Obama a reçu de l’AIPAC quelques 93 700 $, tandis qu’Hillary en empochait 349 073 [ndt : soit près de quatre fois plus].
On peut néanmoins se réjouir qu’à la veille de la visite de Hagee à Ariel, le rabbin Eric Yoffie, président de l’Union for Reform Judaism [ndt : l’Union pour un Judaïsme Réformé] – la plus grande organisation juive des Etats-Unis avec plus d’un million et demi de membres – ait dénoncé Hagee et ses ouailles pour leur extrémisme religieux.
On n’a jamais vu une chose pareille chez nous en Angleterre, n’est-ce pas ?
Au contraire… Sous bien des rapports, les succès du lobby sioniste sont encore plus remarquables dans notre pays – non seulement historiquement, ne fut-ce que par la Déclaration Balfour , mais bien plus encore très récemment. On compte aux Etats-Unis treize juifs au Sénat et trente à la Chambre des Représentants, alors qu’au Royaume-Uni, où la communauté juive est vingt fois plus petite, ils sont nettement mieux représentés au Parlement. Ils sont 18 à la Chambre des Communes et 41 à la Chambre des Lords. La communauté juive n’est nulle part mieux représentée en Occident, et cet exploit est en grande partie celui de Tony Blair.
Avant l’invention du New Labour [ndt : le « Nouveau Parti Travailliste »], les travaillistes étaient clairement plus favorables aux Palestiniens. Pour Jon Mendelsohn, du Labour Friends of Israël [ndt : l’association des Travaillistes Amis d’Israël], voici ce qui a changé : « Blair s’est attaqué directement à l’anti-israélisme qui imprégnait le Parti Travailliste. La politique de l’ancien Parti Travailliste, c’était les cow-boys et les Indiens, pour ce qui est des soutiens, on faisait feu de tous bois. Mais le milieu a changé. Le sionisme est omniprésent dans le New Labour. La présence de Blair aux meetings des Travaillistes Amis d’Israël est automatique. » .
Une des premières initiatives de Blair, à peine élu député, fut de devenir membre des Travaillistes Amis d’Israël. Mais le changement majeur ne se produisit qu’une fois qu’il eut pris le contrôle du Parti Travailliste. Pour imposer ses projets politiques, il devait briser la position de force des syndicats dans le financement du parti. Il lui fallait donc un allié disposant de moyens financiers considérables.
En 1994, un ami et collègue de barreau, Eldred Tabachnik – Juge d’instruction auprès de la Cour d’Angleterre, ancien président du Board of Deputies of British Jews [ndt : le Conseil des Représentants des Juifs Britanniques (l’équivalent britannique du Consistoire Israélite Français)], lui présenta Michael Levy – magnat de la pop musique, collecteur de fonds pour diverses causes juives et israéliennes, membre du Jewish Agency World Board of Governors [ndt : le Conseil Mondial des Gouverneurs de l’Agence Juive] et membre fondateur de l’Holocaust Educational Trust [ndt : organisation qui s’active en haut lieu, au plan international, pour défendre la place de la Shoah dans l’éducation]. C’était à un dîner de gala que donnait le diplomate israélien Gideon Meir.
Blair ne tarda pas à avoir ses entrées au palais et sur les cours de tennis de M. Levy. Pour Andrew Porter de The Business, Levy expliqua qu’il pouvait « collecter pour le parti des sommes considérables » à condition qu’il soit « tacitement entendu que plus jamais, aussi longtemps que Blair le dirigerait, le Parti Travailliste ne serait anti-israélien. »
Ce qui fut dit fut fait. Lévy dirigea les caisses du Bureau du Président du Labour [ndt : le Parti Travailliste], et finança la campagne de Blair aux législatives de 1997. Levy devint véritablement la cheville ouvrière du New Labour. Il en fut d’ailleurs instantanément gratifié du titre de Lord, ainsi que plusieurs des principaux donateurs, qui furent anoblis eux aussi. Levy, qui se considère comme un « sioniste international de premier ordre », a par la suite largement rendu hommage à Tony Blair pour son « soutien sans faille et sincère à l’Etat d’Israël. »
Pour réduire l’influence des syndicats, Blair avait cependant besoin d’une source de fonds constante. De toute évidence, il lui fallait aussi en dissimuler l’origine, de peur qu’elle ne soit mise en cause. L’une des personnalités les plus en vue chez les Travaillistes Amis d’Israël est David Abrahams, un riche promoteur immobilier. Le Président de la Fédération Sioniste , Eric Moonman, le compte parmi ses hommes de confiance : « Je connais bien David, et j’ai voyagé avec lui à de nombreuses occasions. » Abrahams fut donc chargé d’alimenter secrètement une partie des caisses du New Labour. Il y fit verser par quatre de ses prête-noms plus de 650 000 livres – une pratique reconnue depuis comme illégale par le Premier ministre Gordon Brown, mais qui n’a jusqu’ici donné lieu à aucune poursuite.
En général, Abrahams se contente d’expliquer qu’en tant que « personne privée » il préférait simplement garder l’anonymat. Dans la British Jewish Chronicle, il se montre cependant plus loquace. Il y explique que s’il versa secrètement des fonds au Labour, c’est qu’il préférait qu’on ne puisse établir de lien entre « l’argent juif » et le Parti Travailliste, pensant qu’on pourrait soupçonner que cela cachait une conspiration juive.
Dans un premier temps, les responsables du Parti Travailliste nièrent avoir eu connaissance de ces méthodes secrètes, mais il a depuis été démontré que Abrahams collaborait dès cette époque très étroitement avec Jon Mendelsohn, directeur de campagne du Premier ministre Gordon Brown et accessoirement ex-président du lobby « Les Travaillistes Amis d’Israël. » D’autres juifs membres des Travaillistes Amis d’Israël contribuaient aussi au financement du parti. Lord Sainsbury apporta un million de livres sterling. Début 2001, Levy en avait déjà récolté 15 millions. Ainsi, le lobby israélien permit-il au Parti Travailliste de briser la puissance des syndicats, en échange d’un remaniement complet de la scène politique britannique, au bénéfice d’Israël.
Aussi étonnant qua cela puisse paraître, une fois l’affaire révélée à la presse, celle-ci traita cette histoire de dons secrets avec des pincettes. Fort rares furent les journalistes qui demandèrent ce que le lobby israélien pouvait bien espérer en retours de donations aussi colossales. Aucun, que je sache, ne demanda si la décision de garder ces donations secrètes venait de Tony Blair lui-même, et auquel cas pour quelle raison… Bien peu enfin cherchèrent à en déduire les implications en matière de politique étrangère.
Plus personne n’ignore aujourd’hui que l’Irak n’a jamais été une menace pour le Royaume-Uni – mais que c’en était une potentielle pour Israël. S’adressant à des juifs, Blair disait simplement : « Un Irak stable sera pour Israël un heureux événement. » Il évita aussi scrupuleusement toute initiative susceptible de mettre fin au conflit lors des bombardements d’Israël sur le Liban [ndt : en juillet-août 2006].
Levy devint pour sa part notre « représentant spécial » au Proche-Orient, bien que clairement partie prenante dans le conflit. Supposé négocier de façon impartiale avec Palestiniens et Israéliens, il se mit à collecter des fonds pour l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak, et à faire du lobbying pour Israël au Royaume-Uni. Il a en Israël un bureau, une maison, et se définit d’ailleurs lui-même comme « sioniste international. »
Dans la Jewish Chronicle , une publicité du Parti Travailliste, vantait le chiffre record de 57 députés travaillistes qui, depuis 1997, s’étaient rendus en Israël – pour la plupart par l’entremise des Travaillistes Amis d’Israël et aux frais de l’association. « Voila qui augmente considérablement le nombre des parlementaires déterminés à équilibrer les positions de la Chambre des communes sur le Proche-Orient. Les députés travaillistes se sont plus fréquemment rendus en Israël que ceux d’aucun autre parti ! » Cette publicité vantait également le fait que le Terrorism Act de 2000 – pour la promulgation duquel le lobby des Travaillistes Amis d’Israël avait pesé de tout son poids – « interdit [sur le territoire britannique] les organisations terroristes telles que le Hamas, le Hezbollah ou le Jihad Islamique Palestinien », adversaires notoires d’Israël, plutôt que du Royaume-Uni.
Gordon Brown est encore bien plus personnellement investi que Blair dans le sionisme. Il en est littéralement imprégné depuis l’enfance. Récemment, lors d’un rassemblement, il déclarait : « Cela a été pour moi une fierté d’être membre des Travaillistes Amis d’Israël pendant plus de trois décennies. Mon père passait chaque année de nombreuses semaines en Israël, il était président du Comité Israélien de l’Eglise d’Ecosse. Il s’y est rendu deux fois par an pendant plus de vingt ans pour y rencontrer des gens. »
Dans un discours, Gordon Brown expliquait : « Ce sont des diapositives passées sur un vieux projecteur, qui ont fait mon éducation, toutes ces photographies sur l’histoire d’Israël qu’il avait ramenées, ces livres sur Israël… Et j’ai été mis au fait très jeune (et de première main par mon père), des luttes, des sacrifices et des accomplissements du nouvel Etat d’Israël et du peuple israélien. Je voudrais donc simplement vous dire, à vous qui êtes aussi des amis d’Israël, combien j’ai été éduqué dans cette conviction profonde que l’avenir d’Israël est important, non pas seulement pour Israël, mais qu’il l’est pour le monde entier, et je continuerai de faire mon possible pour défendre à la fois Israël et… »
Il déclarait aussi : « Mon éducation m’a laissé fortement impressionné par les souffrances et le courage des juifs, sensible aux exploits remarquables qui ont permis la création de l’Etat d’Israël, et surtout admiratif de cette détermination à combattre toutes les formes de discriminations, d’où qu’elles puissent provenir (sic). »
L’une des premières initiatives de Gordon Brown en tant que Premier ministre, fut donc d’accepter le poste de directeur du Fonds National Juif. Fondé en 1901, ce Fonds est celui auquel le gouvernement israélien a vendu les terres spoliées aux réfugiés Palestiniens, avant de déclarer ces terres exclusivement disponibles aux implantations juives [ndt : le très controversé programme de « rédemption » des terres bibliques du gouvernement israélien]. Il y a planté des forêts à la place des oliviers, arrachés aux terres où vivaient jadis des Palestiniens. Ce Fonds possède à l’heure actuelle près de 14 % de la surface d’Israël.
Brown annonça alors que dans chaque lycée britannique, deux enfants se verraient offrir un voyage au site du camp de la mort d’Auschwitz. Le Holocaust Educational Trust n’a d’ailleurs pas manqué de lui en rendre grâce. Il a aussi soutenu des projets d’investissements en Cisjordanie, défendus par le Portland Trust de Lord Ronald Cohen.
Mais les « parachutages » de Brown sont bien plus préoccupants encore. Il a sécurisé la poursuite du financement juif du New Labour en nommant Mendelsohn, membre des Travaillistes Amis d’Israël, comme responsable de la collecte des fonds pour sa prochaine campagne électorale. Il a également nommé Simon McDonald, ancien ambassadeur de Grande-Bretagne en Israël, au poste de premier conseiller en politique étrangère. Israël a exprimé sa satisfaction devant ce choix, estimant que McDonald était « un véritable ami d’Israël »…
A James Purnell – Président des Travaillistes Amis d’Israël de 2002 à 2004 – Gordon Brown a confié la fonction de secrétaire d’Etat à la culture, aux médias et au sport, lui donnant la haute main sur la BBC [British Broadcasting Corporation] et sur l’intégralité des médias britanniques. Dans une lettre publiée en décembre 2004 dans Prospect, Purnell écrivait : « Certaines personnes s’efforcent de faire passer Israël pour « le méchant » planétaire, le nouveau régime paria, en lieu et place de ce qu’était l’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid… Lorsque certains présentent Israël comme le pays qui a tous les tors, je demande pourquoi. La seule réponse que je puisse trouver, c’est qu’il y a quelque chose de profondément ancré dans la mémoire de notre culture, qui nous rend plus enclins à accuser les juifs. » (En 2008, Brown a chargé Purnell des pensions et retraites ).
Gordon Brown a aussi nommé Jim Murphy – qui fut Président des Travaillistes Amis d’Israël de 2000 à 2002 – ministre d’Etat chargé de l’Europe, et responsable de BBC World Service [ndt : La section des programmes internationaux de la BBC ] et du British Council [ndt : Institut qui représente la culture britannique et en assure le rayonnement sur le plan international, à l’instar de ce qu’est l’Alliance Française pour la France ]. Plus inquiétant encore : son nouveau ministre chargé du Proche-Orient est Kim Howells, qui fut lui aussi Président des Travaillistes Amis d’Israël. Celui qui dirige les Travaillistes Amis d’Israël, c’est David Mencer. Il a servi comme engagé volontaire dans les Forces Israéliennes de Défense…
Les Travaillistes Amis d’Israël comptent de plus en plus de membres à la Chambre des Communes. D’aucuns y voient même un tremplin pour ceux qui veulent réussir en politique. Personne ne manque les réceptions que donne le lobby, qui se flatte de faire salle comble avec des hôtes tels Gordon Brown, l’ambassadeur d’Israël et le vice-ministre israélien de la défense. Lors des congrès du Parti Travailliste, le Premier ministre assiste aux meetings des Travaillistes Amis d’Israël à l’instar de bon nombre des membres de cabinets ministériels. Il n’est pas si fréquent que des séances tenues en marge d’un Congrès réunissent autant de beau monde.
Le Smith Institute, qui détermine les grands axes de la politique du Parti Travailliste, est désormais presque totalement sous l’influence du lobby israélien. Son président est Lord Haskel, qui est également membre du Conseil Exécutif Parlementaire des Travaillistes Amis d’Israël. Au conseil d’administration du Smith Institute on trouve notamment la Baronne Meta Ramsay, longtemps officier du MI-6 [ndt : Services de Renseignements Britanniques, assez récemment accusés par l’enquête Hutton, d’avoir falsifié les rapports sur les Armes de Destruction Massive en Irak pour favoriser le déclenchement du conflit]. C’est elle qui représente la Chambre des Lords à la présidence des Travaillistes Amis d’Israël. Evidemment Tony Blair, pour sa part, est désormais l’envoyé spécial du Quartet au Moyen-Orient… [ndt : « Quartet » : Groupe de 4 Etats et Organisations Internationales chargés de la médiation dans le conflit israélo palestinien (USA, UE, Russie, ONU)].
Tout ce beau monde contrôle activement les médias afin d’en évacuer toute analyse trop critique à l’encontre d’Israël. Ainsi, lorsque l’ambassadeur de France se permet d’appeler Israël « ce petit pays de merde », au cours d’un dîner offert par Conrad Black, les Travaillistes Amis d’Israël exigèrent immédiatement par courrier que l’ambassadeur soit démis de ses fonctions. De même ont-ils monté un dossier contre Ken Livingstone [ndt : qui a récemment perdu la mairie de Londres].
Yasmin Alibhai-Brown est semble-t-il la seule journaliste de la presse à grand tirage [ndt : elle travaille pour The Independent] à avoir osé s’en prendre ouvertement aux Travaillistes Amis d’Israël. Dans un article du 3 décembre 2007 intitulé « De tels lobbyistes et leur poids en coulisses laissent franchement mal à l’aise », elle écrivait :
« Désolée de poser la question – je ferais sans doute mieux de me taire. Pour éviter les ennuis, mieux vaut, dit-on, éviter certains sujets. Inquiète ? A peine… Mais pas question de laisser ces questions de côté ou de regarder ailleurs. Elles me tournent dans la tête depuis qu’a éclaté la querelle des donateurs du Parti Travailliste, la semaine dernière. Je pose la question en toute bonne foi. Je n’ai nulle envie de m’attirer les foudres de Moïse et je me doute que je serai taxée d’antisémitisme pour avoir osé la poser mais : Quelqu’un pourrait-il expliquer ce qu’est exactement le rôle des Travaillistes Amis d’Israël (TAI) dans notre vie politique – et par la même occasion celui de son alter ego, les Conservateurs Amis d’Israël (CAI) ? »
« Dans une démocratie ouverte, n’est-il pas légitime de chercher à le savoir ? C’est même réellement un devoir ! David Abrahams, le mystérieux intrigant au centre de cette explosive affaire de financements occultes n’était-il pas un gros bonnet du TAI ? A l’instar de Jon Mendelsohn, l’ingénieux collecteur de fonds choisi par Gordon Brown comme gestionnaire des « caisses du Parti » pour le financement de la prochaine victoire Travailliste. Lord Levy n’est-il pas lui aussi un membre clé du TAI ? »
« Dans les affaires de pairie [ndt : une série d’anoblissements douteux ou d’attributions contestées du titre de Lord et des privilèges afférents, par le gouvernement Blair], nous avons tous été témoins de la tortueuse enquête policière sur l’affaire des « achats de titres de noblesse », mais pas une seule fois on n’a examiné les liens de Levy avec le TAI, et la manière dont ceux-ci pouvaient être à l’origine de l’offre d’une position aussi prestigieuse que celle d’envoyé spécial au Proche-Orient, faite à Lord Levy par son partenaire de tennis, Tony Blair. »
« Sioniste acharné et lobbyiste éhonté, Mendelsohn est décrit par la Jewish Chronicle comme « l’un des courtiers en pouvoir les plus influents qui soient. » On peut donc en déduire que le TAI pèse assez lourdement sur tout ce qui détermine notre politique étrangère au Proche-Orient – la plus explosive poudrière qui soit au monde à l’heure actuelle. »
« Et c’est aussi choquant qu’injuste. Par définition, le TAI penche nécessairement côté Israélien. Sa raison d’être est précisément de défendre les positions et objectifs d’Israël. Il ne peut absolument pas se montrer impartial ou bienveillant envers « l’ennemi. » J’irais même jusqu’à avancer que l’attitude abjecte de Tony Blair au moment de l’agression israélienne du Liban [ndt : l’Operation Hot Summer de juillet 2006] provenait notamment des relations particulières qu’il entretenait avec le TAI. Il est ahurissant que nous ayons pu en laisser le réseau envahir à ce point les arcanes du pouvoir et y insuffler l’air qu’on y respire. Pareille corruption est aussi invisible qu’inodore. Elle n’en est pas moins mortelle et on doit la stopper dès maintenant, à sa source. »
Un récent exploit des Travaillistes Amis d’Israël
Ils ont mené un lobbying aussi acharné qu’efficace tant au Royaume Uni qu’auprès de l’Union européenne pour que soit bloquée l’aide financière à la bande de Gaza, tant que le gouvernement du Hamas – bien que démocratiquement élu – resterait au pouvoir. Ils partagent donc avec Israël la responsabilité des conditions de vie et de dénuement épouvantables qui règnent désormais dans la bande de Gaza, et notamment de ces enfants qui meurent parce qu’on leur refuse l’accès aux hôpitaux israéliens et que les sanctions privent délibérément les hôpitaux de Gaza de toute fourniture médicale [ndt : en totale violation des Conventions de Genève].
Les Travaillistes Amis d’Israël dictent la ligne du Parti :
« Le manifeste électoral du Hamas n’est pas aussi dur que sa charte, en ce qu’il se garde d’appeler explicitement à la destruction de l’Etat d’Israël. Il n’en prône pas moins la poursuite de la lutte armée, et il ne propose rien de plus qu’une longue « hudna » (trêve) en échange d’un retrait israélien jusqu’aux frontières de 1967 et de la création d’un Etat palestinien avec Jérusalem pour capitale. Israël est toléré comme une regrettable réalité, mais son droit à l’existence en tant qu’Etat juif n’est pas reconnu. Ce refus de reconnaître la légitimité d’Israël ou tout accord signé par l’OLP avec cet Etat, et l’insistance du Hamas sur la poursuite de la lutte armée, font qu’on peut difficilement imaginer un futur gouvernement Hamas partenaire de négociations de paix, non seulement avec Israël mais aux yeux de la communauté internationale. De fait, les USA, le Quartet et l’UE, tandis qu’ils saluaient le processus démocratique en Palestine, ont unanimement prévenu que sans abandon définitif du terrorisme et sans reconnaissance d’Israël, il ne pourrait y avoir de négociations avec un gouvernement formé par le Hamas. Amener le Hamas à changer de position dépend très largement de l’unité d’un tel front au sein de la communauté internationale. » [ndt : Les USA et l’UE font partie du Quartet. La Russie aussi mais à l’instar de l’ONU, le quatrième membre, elle n’adhère pas à cette idée. Le « front uni dont il s’agit ici est donc les USA et l’UE contre le respect du droit international et de la Charte des Nations Unies, dont plusieurs résolutions exigent déjà d’Israël le retrait sur les frontières de 1967, le droit au retour des réfugiés palestiniens sur leurs terres et la désignation de Jérusalem comme capitale de la Palestine].
« Les recommandations du MAI […] Pour une économie qui dépend si lourdement de l’aide étrangère – à hauteur d’un milliard de dollars par an, venant des pays donateurs et 55 millions de dollars supplémentaires par mois, en taxes collectées par Israël – la suppression de cette aide exercerait une intense pression sur un gouvernement Hamas qui a refusé de modifier sa politique. »
« Pour autant, la communauté internationale et Israël ne peuvent, en pratique, interrompre totalement le transfert d’argent, par crainte de faire basculer l’économie palestinienne, de la crise humanitaire dont elle souffre actuellement, dans une catastrophe humanitaire majeure. »
Quant à l’Union européenne…
Benita Ferrero Waldner, commissaire européenne aux relations extérieures, s’est déclarée plus encline à s’efforcer de resserrer les liens avec Israël qu’avec littéralement aucun autre pays du pourtour méditerranéen. Outre son insistance à souligner qu’Israël est « plus proche que jamais de l’Union européenne », elle a annoncé qu’un « groupe de réflexion » s’efforçait actuellement de déterminer comment les relations de part et d’autre pourraient être élevées à un « statut véritablement spécial. » Alors que des organismes officiels ont été mis sur pied pour régler la question des droits de l’homme au Maroc et en Jordanie, seul un « groupe de travail » informel est chargé de cette question concernant Israël. Israël est généralement traité comme un pays de l’Union européenne, bien qu’il n’en fasse pas partie – comme c’est le cas pour le Football ou le concours de l’Eurovision – mais les fondements théocratiques de sa constitution handicapent lourdement son adhésion.
Les Palestiniens ont déjà payé un tribut particulièrement lourd du fait de l’ascension du New Labour et assurément, il serait grand temps d’inverser la tendance.
[ndt : Heureusement, en France il est impossible de publier ce genre d’article sous peine de poursuites.]
Janine Roberts  25 juillet 2008 Journaliste d’investigation en Angleterre pour The Independent et The Financial Times, Janine Roberts est également largement publiée dans la presse australienne.
Diffusé en Angleterre par la BBC et aux USA sur Frontline WGBH, son documentaire « The Diamond Empire » [L’Empire du diamant], dénonce les implications économiques mondiales du commerce international du diamant. L’enquête fut notamment conduite en Israël.

Version originale (avec l’intégralité des appels de notes) :
http://www.palestinechronicle.com/view_article_details.php?id=13821

Traduit de l’anglais par Dominique Arias
(Les notes entre [ndt : …] sont du traducteur et n’engagent que lui)

Sources
Posté par Adriana Evangelizt http://usa-menace.over-blog.com/article-21491103.html

27/07/2008

n°374 - Journal de Palestine -22-7/26-07 - Début - L’occupation pratique le crime organisé, avec ses assassinats ciblés.

Journal de Palestine                                  

 N°374                          22-07 au 26-07

Par M.Lemaire



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Sommaire                                       - Début

Tiré à part

51 violations a Gaza et plus de 400 attaques en Cisjordanie depuis l'accalmie déclarée le 19-06.

Un tribunal espagnol ordonne l’arrestation de six chefs militaires israéliens - accusés d’avoir commis des crimes de guerre.

Paroles & actions des bientôt président cette semaine ...

Ce qu’a raté Obama au Moyen-Orient

John McCain, Joe Lieberman et leurs amis évangélistes

Résistance

L'incident au bulldozer serait un accident pas une attaque

Détails par région:

Décompte des pertes humaines

Seconde partie

1 Politique Palestinienne (en Palestine toujours occupée)

2 Politique Israélienne

Une nouvelle colonie en passe d’être construite en Cisjordanie

3 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Un journal israélien publie la prière déposée par Obama entre deux pierres du Mur des lamentations.

5-2 En Palestine, même une caméra ment…

5-3 Le père de la jeune fille qui a filmé le tir sur Ashraf Abu Rahme à Nilin et un militant canadien arrêtés à Nilin.

 Derniére partie

6 Les brèves

6-1 Les USA jugent «inopportun» d'évoquer l'extension d'une colonie israélienne.

6-2 Youssef Nada otage des listes noires.

7 Dossier
7-1 L’occupation e pratique le crime organisé, avec ses assassinats ciblés.

7-2 Point de vue de Serge Dumont : Pour ses opposants, Tzipi Livni n'est pas une héroïne du Mossad.

7-3 Point de vue de Ali Abunimah : Un ministre israélien menace d’ “holocauste” mais l’opinion veut un cessez-le-feu.



Tiré à part :  51 violations à Gaza et plus de 400 attaques en Cisjordanie depuis l'accalmie déclaré le 19-06 Les Sarayas d'Al-Qods, branche militaire du mouvement du Djihad islamique en Palestine, ont affirmé que les forces de l'occupation israélienne ont perpétré 51 violations de l'accalmie dans la bande de Gaza et plus de 400 attaques, ainsi que 170 incursions, et que 300 citoyens palestiniens ont été arrêtés en Cisjordanie, au cours des cinq semaines qui ont suivi l'accalmie signée à Gaza, le 19 juin dernier. Dans un rapport qui enregistre les violations sionistes durant la cinquième semaine et dont le Centre Palestinien d'Information a reçu une copie, les Sarayas d'Al-Qods ont dit, aujourd'hui jeudi 24/7, que les forces de l'occupation israélienne ont poursuivi leurs violations de l'accord d'accalmie signée le 19 juin dernier avec les factions de la résistance palestinienne, sous la surveillance de l'Égypte. Elles ont dit que l'occupation a perpétré huit violations de l'accalmie au cours de la cinquième semaine seulement. Elle a notamment blessé un citoyen palestinien au nord de la bande de Gaza et en a enlevé deux autres à l'est de Khan Younès (au sud de la bande de Gaza). Le rapport a souligné que les forces occupantes ont poursuivi leurs agressions et incursions dans les villes, villages et camps de la Cisjordanie , où l'occupation lance une guerre sauvage contre les organisations de bienfaisance et les citoyens palestiniens, sans qu'il n'y ait d'intervention officielle pour arrêter ces attaques sionistes. Depuis le début de l'accalmie dans la bande de Gaza, les forces occupantes ont effectué plus de 385 attaques contre les citoyens palestiniens en Cisjordanie, tuant six résistants et en blessant plus de 124 autres lors de 144 incursions dans les villes, villages et camps de la Cisjordanie. Les forces occupantes ont arrêté plus de 235 citoyens palestiniens en Cisjirdanie pendant la même période. 24/07/ http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7rTZU7sPIvjO%2brUkTp0WYcP0ft9hOfdwrqD7QlpDqo53P6HXIjbsr3VIFZPhCMxWD%2fiN0aGh5p%2bwDDX2EEOPpU4fOoxycvzAsFbOjsQqoObo%3d

Un tribunal espagnol ordonne l’arrestation de six chefs militaires israéliens - accusés d’avoir commis des crimes de guerre. Le tribunal national espagnol, la plus haute instance juridique du pays, a ordonné l’arrestation de plusieurs hauts responsables israéliens. Il les accuse d’avoir commis des crimes de guerre. Ils avaient en effet donné l’ordre de lâcher une bombe d’une tonne sur la maison de Salah Chahata, membre des brigades d’Al-Qassam. Non seulement lui et sa femme y ont perdu la vie, mais également quinze de leurs voisins. Des voisins qui n’avaient rien à voir avec la politique ou avec les activités de Salah. Le crime a été commis il y a six ans, jour pour jour. C’est le Centre Palestinien des droits de l’homme qui avait présenté une requête devant ce tribunal contre sept anciens responsables militaires israéliens. Ils sont accusés d’avoir supervisé ledit crime. Le tribunal a dès lors ordonné l’arrestation des ces Israéliens dès qu’ils mettent les pieds sur le sol espagnol. Benjamin Alyazer, le ministre israélien de la défense de l’époque, fait partie de la liste. En font également partie le responsable des services de renseignements (Shabak), le chef de l’armée de l’air, le chef d’état-major, le chef de la région du Sud, le chef du Conseil National, le conseiller militaire du ministre de la guerre de l’époque. Notons enfin que le gouvernement de l’époque a reconnu qu’il savait que le recherché Salah était accompagné de sa femme et de sa fille lors de l’opération. 25/07 http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7QTCX24UNL%2f4RdGzc%2bdPd%2bnwvtAI%2fbs958y%2b02kEUitEmEYaaAul3%2bnHjEFiushoD2Nuig%2fm1F3Ubo75IIfscfCz9iYrZrtC1Fl%2bagJkrotM%3d


Paroles & actions des bientôt président cette semaine ...

Ce qu’a raté Obama au Moyen-Orient Quel qu’il soit, celui qui sera élu devra affronter une situation évolutive en Palestine/Israël... Pour faire la paix dans cette nouvelle réalité, les dirigeants devront être prêts à écouter et à parler avec toutes les parties au conflit et à envisager des alternatives à la solution moribonde à deux Etats Barack Obama présenté par le maire de Sderot, Eli Moyal, avec un t-shirt de la ville, sous le regard du ministre de la Défense Ehud Barak, après avoir inspecté les roquettes palestiniens artisanales.  Quand, à Chicago, et avec d’autres Américains-Palestiniens, j’ai connu Barack Obama au début, dans les années 1990, il était conscient de l’oppression à laquelle les Palestiniens étaient confrontés sous l’occupation israélienne. Il avait compris qu’un médiateur sincère ne pouvait pas être la principale pom-pom girl, le financier, et en même temps le fournisseur d’armes d’une partie au conflit. Il assistait souvent à des évènements communautaires américano-palestiniens et savait que les Palestiniens avaient vu leurs avis repoussés lors des principales négociations. Au cours des derniers mois, Obama a cherché à dissiper les inquiétudes persistantes des groupes pro-israéliens en se repositionnant comme un fidèle partisan d’Israël et en se rapprochant des positions de l’AIPAC, le puissant et radical lobby pro-israélien américain. Il s’est éloigné lui-même de ses principaux conseillers car les groupes pro-israéliens s’étaient montrés opposés à leurs demandes d’impartialité. A l’instar de McCain, Obama a apporté son soutien à Israël pour le bombardement du Liban en 2006, qui a fait plus de 1 200 tués dans la population, la plupart des civils, et pour le blocus et le bombardement de la bande de Gaza, estimant qu’il s’agissait là d’actes d’ « autodéfense ». Sous tous les angles, la visite d’Obama en Palestine/Israël de cette semaine a semblé destinée à rassurer davantage les groupes pro-israéliens. Comme tout postulant à la plus haute fonction américaine, il s’est rendu au mémorial israélien de l’Holocauste et sur le Mur occidental. Il a rencontré les dirigeants de tout l’échiquier politique juif israélien - mais pas les dirigeants arabes israéliens. Il est allé dans la ville juive israélienne de Sderot qui, jusqu’à ce qu’intervienne le cessez-le-feu le mois dernier, faisait souvent l’expérience des roquettes lancées depuis la bande de Gaza. A chaque étape, Obama a proclamé chaudement son soutien à Israël et condamné la violence palestinienne. En dehors d’une visite éclair de 45 minutes dans la Ramallah occupée pour rencontrer le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, les Palestiniens n’ont pas obtenu grand-chose. D’après un assistant d’Abbas, Obama aurait donné l’assurance qu’il sera un « partenaire constructif dans le processus de paix ». Certains observateurs se sont consolés avec la promesse qu’il allait s’engager « à la minute même où il ferait son serment de nouveau président ». Mais Obama n’a rien dit sur la question de Jérusalem, après avoir impudemment promis, lors d’un discours à l’AIPAC le mois dernier, que la cité serait la capitale « indivisible » d’Israël, puis être revenu en arrière face à la vague d’indignation qu’il avait soulevée dans le monde arabe (*). Obama a raté une occasion en n’allant pas dans les camps de réfugiés palestiniens, ni dans les écoles, ni même dans les centres commerciaux car il aurait pu témoigner en première main des dommages causés par l’armée et les colons israéliens, il aurait pu voir comment les Palestiniens s’en sortaient sous ce que beaucoup appellent un « apartheid ». Rien que cette année, plus de 500 Palestiniens, dont 70 et quelques enfants, ont été tués par l’armée israélienne - dépassant le total de 2007 et éclipsant les deux dizaines de tués israéliens du fait de la violence du conflit. Obama n’a rien dit sur l’expansion incessante des colonies israéliennes sur les territoires occupés. Il n’a pas suivi le chemin courageux de l’ancien président Jimmy Carter ni rencontré les représentants démocratiquement élus du Hamas, bien qu’Israël ait négocié un cessez-le-feu avec eux. Que de telles mesures soient inconcevables montre à quel point est déformé le débat sur la Palestine aux Etats-Unis. Beaucoup des personnes avec lesquelles je discute se sont résignées à l’idée conformiste que ceux qui aspirent aux hautes fonctions politiques nationales ne peuvent se permettre d’être jugés comme compatissant aux préoccupations des Palestiniens, des Arabes et des musulmans. Ces gens espèrent qu’Obama, s’il est élu, fera preuve de l’impartialité qui lui manque dans sa campagne. Sans totalement exclure la possibilité d’un changement dans la politique américaine, il n’en est pas moins vrai que les pressions politiques qui se manifestent dans une campagne ne disparaissent pas comme par enchantement une fois la campagne terminée. Et que tout changement ne va pas obligatoirement dans le bon sens. Il y a un risque qu’un président Obama ou qu’un président McCain en revienne simplement à l’approche connue à l’ère Clinton, où les Etats-Unis agissaient en fait comme « l’avocat d’Israël », comme avec Aaron David Miller qui a travaillé au département d’Etat US, de façon mémorable pendant 25 ans, à la paix au Moyen-Orient. Ce qui a conduit au doublement des colonies israéliennes en Cisjordanie, à une recrudescence de la violence et à l’échec du sommet de Camp David en 2000, où Clinton faisait pression sur Arafat pour essayer de lui faire accepter un bantoustan. Une caractéristique déprimante de cette visite d’Obama est le rôle de consultant en vue de Dennis Ross, l’officiel en charge du processus de paix sous Clinton, et fondateur d’un organisme devenu un think-tank pro-israélien sponsorisé par l’AIPAC. Quel qu’il soit, celui qui sera élu devra affronter une situation évolutive en Palestine/Israël. Un certain nombre de changements sont en cours simultanément. D’abord, le consensus en faveur de la solution à deux Etats est en train de se désintégrer, les colonies israéliennes ayant rendu celle-ci irréalisable. Deuxièmement, la direction nationale palestinienne traditionnelle est éclipsée par les nouveaux mouvements, dont le Hamas. Et, comme les gouvernements occidentaux et arabes sont vraiment devenus des poltrons face aux violations israéliennes des droits humains, une campagne a été lancée par les Palestiniens, modelée sur la stratégie anti-apartheid pour le boycott, le désinvestissement et des sanctions, ceci avec le soutien de la société civile mondiale. Enfin, l’évolution démographique en Palestine/Israël vers une majorité absolue pour les Palestiniens, sur l’ensemble des territoires d’Israël, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, va se réaliser dans les trois ou cinq années à venir. Pour faire la paix dans cette nouvelle réalité, les dirigeants devront être prêts à écouter et à parler avec toutes les parties au conflit et à envisager des alternatives à la solution moribonde à deux Etats comme, par exemple, le partage du pouvoir, une confédération ou un Etat démocratique unique. Il faudra par-dessus tout du courage, de l’imagination et la volonté politique pour remettre en cause l’état actuel des choses, de domination israélienne et de dépossession palestinienne, une situation qui a conduit à toujours plus de violence au fil des années. (*) - Ndt : Barack Obama a réaffirmé hier, 23 juillet, à Sdérot, ville du sud d’Israël régulièrement bombardée par les activistes palestiniens, que Jérusalem était la capitale de l’Etat hébreu, sans prononcer toutefois le terme d’« indivisible ». [...] (Libération - 24 juillet 2008) Co-fondateur de The Electronic Intifada, Ali Abunimah est l’auteur de One Country : A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse (Metropolitan Books, 2006).  25 juillet    http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=480


John McCain, Joe Lieberman et leurs amis évangélistes.
Mardi, l¹un des soutiens les plus importants du candidat républicain John  McCain a fait l¹éloge d¹un leader évangéliste dont McCain s¹était éloigné après qu¹une série de remarques douteuses avaient été rendues publiques.
Le sénateur du Connecticut Joe Lieberman, indépendant (ex-démocrate, ndt) qui fait souvent campagne avec McCain, a déclaré que le soutien à Israël du pasteur John Hagee l¹emportait largement sur les remarques qui avaient conduit McCain à refuser son soutien à sa candidature.
Lieberman a précisé qu¹on lui avait demandé ne pas s¹exprimer devant le groupe d¹Hagee, les Chrétiens Unis pour Israël.
 "L¹attachement que je ressens envers le pasteur Hagee et chacun d¹entre vous est beaucoup plus fort que cela, et je suis donc très fier d¹être parmi vous ce soir", a dit Lieberman à plusieurs milliers de membres de ce groupe, qui milite pour pousser les Etats-Unis à soutenir Israël. "Je ne suis pas
d¹accord avec tout ce qu¹a fait ou dit le pasteur Hagee S mais il y a des choses bien plus importantes sur lesquelles nous sommes d¹accord."
McCain, pour toucher les évangélistes dont l¹électorat est l¹un des plus fidèles au Parti républicain, avait accepté le soutien d¹Hagee en mars dernier, puis l¹avait refusé en mai après avoir appris que le prêcheur du Texas avait dit que Dieu avait permis la Shoah parce que celle-ci avait mené à la création d¹Israël. L¹année dernière, McCain était venu s¹exprimer devant les Chrétiens Unis pour Israël. Son QG de campagne s¹est refusé à tout commentaire.
Hagee, qui est à la tête de l¹Eglise Cornerstone de San Antonio, forte de 19.000 membres, avait également été critiqué pour avoir qualifié l¹Eglise catholique de "grande putain" et affirmé que Dieu avait puni La Nouvelle Orléans en lui infligeant l¹ouragan Katrina pour avoir organisé une Gay
Pride. Depuis, il s¹est excusé auprès des catholiques en disant que les médias avaient déformé ses propos.
"Que dirai-je quand on me demandera de soutenir un candidat à la présidence? Jamais plus", a-t-il dit à une foule enthousiaste qui agitait des drapeaux américains et israéliens.
 Hagee a écrit que les événements du Moyen-Orient indiquent l¹imminence d¹une apocalypse que les chrétiens doivent accueillir avec satisfaction. Dans plusieurs ouvrages, il décrit sa vision d¹une prochaine bataille paroxystique en Israël qui aboutirait à un second avènement de Jésus. 
Les Chrétiens Unis pour Israël ont une position sans compromis vis-à-vis des ennemis d¹Israël et s¹opposent à tout compromis territorial avec les Palestiniens.  
Hagee a déclaré que c¹était aux Israéliens de décider des termes de la paix et que son groupe ne tentait pas de provoquer une apocalypse d¹ordre biblique au Moyen-Orient : "Nous ne croyons pas qu¹il soit en notre pouvoir d¹accélérer d¹une seconde le moment du Jugement dernier, car Dieu a montré que c¹est lui qui fixe le calendrier."
J Street (http://www.jstreet.org/), une organisation qui milite pour une paix négociée au Proche-Orient, avait remis à Joe Lieberman une pétition qui avait réuni 42 000 signatures lui demandant de ne pas s¹exprimer devant le groupe de John Hagee. Joe Lieberman a passé outre. 
 Ha¹aretz, 23 juillet 2008
 http://www.haaretz.com/hasen/spages/1004845.html
Traduction : Gérard pour La Paix Maintenant
(1) Voir aussi : "Ces juifs américains qui sont un danger pour Israël" :
http://www.lapaixmaintenant.org/article1776


  22-07 au 26-07: Peuple Palestinien : 7 tués   -  37 blessés                               Occupants              :  0 tué      -  0 blessé


La lutte pour la libération dans les  territoires occupés Résistance 24-07 Tsahal et le Hamas observent depuis le 19 juin une trêve négociée. Le Mouvement de la résistance islamique, qui s'efforce de la faire respecter, fait pression sur les autres organisations pour empêcher les tirs de roquettes en direction du territoire israélien. Ses services de sécurité ont procédé à plusieurs arrestations après des violations du cessez-le-feu. Reuters 24/07

Au jour le jour L'incident au bulldozer serait un accident pas une attaque

Rappel : 22-07 Un chauffeur, (Palestinien de Jérusalem Est et disposait d’un permis de résidence), d’un engin de construction a foncé mardi sur des véhicules, heurtant plusieurs voitures dans le centre de Jérusalem à plusieurs centaines de mètres de l’hôtel de luxe où le candidat démocrate à la présidentielle américaine Barack Obama est supposé séjourner mardi soir à l’occasion de sa visite en Israël. Le chauffeur a été abattu. 16 personnes ont été blessées dans l’attaque. A la suite des juifs orthodoxes ont blessé deux Palestiniens dans le quartier de Mekor Baruch, à Jérusalem ouest. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4843  

L'incident au bulldozer serait un accident pas une attaque

Voyez un peu la fausse propagande... en fait ce serait un accident et le jeune aurait perdu le contrôle de l'engin. Les forces terroristes israéliennes ont saccagé sa maison, arrêté son père. Imaginez en France, quelqu'un commet un délit, on va chez lui, on casse tout et on embarque sa famille. Que l'on n'entende pas dire que c'est civilisé. Surtout pas et encore moins que c'est une démocratie. C'est tout sauf ça. Il faut que les juifs normaux se désolidarisent complètement de ça. Ca nuit profondément à l'image dans le monde entier.
Adriana Evangelizt Ghassan Mustafa Abu Tair, qui venait d'avoir 23 ans, est mort mardi après-midi après avoir touché par balles par un civil israélien armé, puis rapidement après par les forces israéliennes, alors qu'il ait heurté un autobus et cinq voitures près de l'Hôtel du Roi David.
D'après un de ses collègues de travail, "Ghassan travaillait sur ce bulldozer depuis 7 ans et il semble que ce soit un accident de la circulation, et pas plus, parce que Ghassan n'appartenait à aucune faction politique." Le trafic dans le secteur où l'incident a eu lieu est intense et plusieurs disent qu'Abu Tair a heurté l'autobus par accident, puis a perdu le contrôle du bulldozer, ce qui a provoqué les chocs contre les voitures.
Les membres du gouvernement israélien menacent de démolir la maison de sa famille et d'annuler leur papier d'identité jérusalémites.
On dit qu'il y a eu 19 blessés israéliens, mais un seul est dans un état grave, selon les rapports médicaux israéliens.
Peu de temps après l'opération, les forces israéliennes ont pris d'assaut la maison de sa famille et ont arrêté son père.
Abu Tair est le cousin du membre du Conseil Législatif Palestinien emprisonné Mohammand Abu Tair. Les forces israéliennes le détiennent en prison depuis deux ans.
Ghassan Abu Tair habitant dans le ville de Umm Tuba, à Jérusalem Est, un des nombreux villages qui souffrent des politiques israéliennes de nettoyage ethnique de la population palestinienne indigène.
Peu de temps qu'il ait été identifié, les forces israéliennes sont allées chez lui, ont saccagé la maison, interrogé la famille et arrêté son père, Abu Ghassan Abu Tair, 47 ans.
- Après l'incident, des Israéliens ont attaqué au couteau plusieurs ouvriers palestiniens à Jérusalem Ouest. Parmi les blessés, se trouvent le jeune Abdullah Musa Ali Mustafa, son oncle Fadi Ali Musa Mustafa et son cousin Ali Ahmed Mustafa. Tous ont été hospitalisés. Les Israéliens blessés ont été transportés dans des hôpitaux, alors que Ghassan est mort et que son cousin, membre du CLP, reste dans les prisons israéliennes.
Les forces israéliennes continuent de démolir au bulldozer les maisons palestiniennes à Jérusalem Est, Ce n'est jamais que le deuxième incident au bulldozer. Les deux ont eu lieu ce mois-ci à Jérusalem Ouest. Palestine News Networks
Sources ISM
Posté par Adriana Evangelizt 25 juillet 2008 http://palestine.over-blog.net/article-21489931.html

Bili'n: les FOI blessent des dizaines de personnes 26/7 Les Forces d'Occupation Israéliennes (FOI) ont réprimé, hier, la marche hebdomadaire contre le Mur de l'apartheid dans le village de Bil'in, faisant des dizaines de blessés dont un journaliste israélien. Accompagnés de pacifistes étrangers, les villageois ont marché après la prière du vendredi, en direction du Mur de l'apartheid, qui empiète sur de vastes surfaces de terres du village. Selon des témoins, les villageois, ont brandi des pancartes scandant des slogans contre l'occupation, la colonisation, et la saisie de leurs terres. Ils ont également demandé de poursuivre en justice le colonel qui avait tiré sur un june homme menotté dans le village de Nallin. Les FOI ont reprimé la marche en utilisant des gaz lacrymogènes et des grenades éblouissantes. Des dizaines de personnes ont été blessées dont un journaliste israélien et une pacifiste française a-t-on appris de source médicale. http://french.wafa.ps/

La lutte pour la libération dans les  territoires occupé

Depuis 406 semaines les résidents de la bande de Gaza ont connu de brefs moments d'accalmie. Depuis 3 semaines c'est au tour de la Cisjordanie. Jacques Salles Ne faiblissons pas dans la transmission de l'information. C'est VITAL pour eux(Jacques Salles) 25 juillet 2008


Bande de Gaza -

Au jour le jour 26-07 Des bombes ont explosé vendredi dans un café et au domicile d'un responsable politique du Hamas à Gaza. Elles ont causé la mort d'un Palestinien au moins, a-t-on appris auprès du mouvement islamiste et de témoins. La première bombe a été mise à feu devant un café très couru du centre de Gaza. Elle a coûté la vie à un passant qui n'a pas été identifié. La deuxième a explosé quelques minutes plus tard sans faire de victimes devant la maison de Marouane Abou Rass, un représentant du Hamas. Sources Edicom.. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4849

26-07 Une bombe a explosé vendredi à proximité d’une voiture utilisée par les Brigades Ezzedine al Kassam, aile militaire du Hamas, tuant 4 résistants et une fillette, a annoncé le Hamas et des responsables des services médicaux. 15 Palestiniens ont été blessés, ont précisé les services médicaux, et notamment le fils de Khalil al Hayya, du Hamas. Parmi les victimes figurent aussi des passants qui se rendaient à la plage. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4849

27-07 Un responsable médical de Gaza a affirmé samedi que l'explosion d'une voiture la veille au soir sur la plage très fréquentée avait fait au moins six morts, avec le décès dans la nuit de deux autres membres du Hamas. AP & AFP


Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  

Au jour le jour  24-07 Les Forces d'Occupation Israéliennes (FOI) ont mené une vaste campagne d'arrestations dans le gouvernorat d'Hébron, en Cisjordanie. Selon des sources au sein de la Sécurité nationale, Ibrahim Mahmoud et  Mohammad Awad ont été blessés par des tirs de soldats israéliens, qui ont envahi le village de Beit Ummar. Entre-temps, onze hommes ont été transférés vers une destination inconnue. http://french.wafa.ps/



4-2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 200)
Civils & résistants tués                                                                            :  5.551 

Palestiniens blessés                                                                               :  52.802 Internationaux blessés                                                                             : 199 (chiffre tout a fait minimal) (balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens) Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108 Autres actes            Journalistes tués                                                                                      : 9 Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32 Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275  

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.151              

n°374 - Journal de Palestine -22-7/26-07 - Suite - L’occupation pratique le crime organisé, avec ses assassinats ciblés.

Journal de Palestine    - Suite                              

N°374                          22-07 au 26-07

Par M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire                                       - Suite -

2 Politique Israélienne

Une nouvelle colonie en passe d’être construite en Cisjordanie

3 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Un journal israélien publie la prière déposée par Obama entre deux pierres du Mur des lamentations.

5-2 En Palestine, même une caméra ment…

 5-3 Le père de la jeune fille qui a filmé le tir sur Ashraf Abu Rahme à Nilin et un militant canadien arrêtés à Nilin. 6 Les brèves 6-1 Les USA jugent «inopportun» d'évoquer l'extension d'une colonie israélienne. 6-2 Youssef Nada otage des listes noires.

7 Dossier
7-1 L’occupation e pratique le crime organisé, avec ses assassinats ciblés.

7-2 Point de vue de Serge Dumont : Pour ses opposants, Tzipi Livni n'est pas une héroïne du Mossad.

7-3 Point de vue de Ali Abunimah : Un ministre israélien menace d’ “holocauste” mais l’opinion veut un cessez-le-feu.



1  Politique Palestinienne

1-4 Les grandes manœuvres. 16-07 Le Hamas a démenti les paroles arrogantes publiées par les services de sécurité de Mahmoud Abbas, de la ville de Tulkarem, signalant l'existence de groupes appartenant au Hamas qui de seraient introduit dans la ville Le Hamas considére que ces allégations représentent une justification incorrecte aux citoyens qui expriment leur colère envers les pratiques de ces services.
Le mouvement a ajouté que les services de sécurité d'Abbas affirment poursuivent le même chemin que le gouvernement illégal de Fayyad.
Mercredi 16 Juillet 2008 http://www.alterinfo.net/Haniyeh-visite-la-chaine-d-Al-Aqsa-et-affirme-que-la-decision-americaine-est-une-vanite_a21850.html



2  Politique Israélienne 2-2 Des Canons ... pas du beurre. Le Chef du Shabak a demandé l'occupation de la Bande de Gaza   24/07 Le Chef des services de sécurité intérieure du régime sioniste, le Shabak, dit aussi SBK, a souligné que l'armée israélienne devait intensifier la politique de destruction des maisons des Palestiniens, dans la Bande de Gaza, et réoccuper cette région. Selon l'Agence de presse Qodsona, Yuval Diskin a lancé une mise en garde, quant au renforcement de la structure militaire des groupes palestiniens, lors de la trêve, avant de réitérer : "Si nous ne réoccupons pas la Bande de Gaza et si nous n'y avons pas une présence militaire, nous serons témoins, dans un proche avenir, d'attaques par missiles en profondeur de nos colonies." Diskin a répété sa vive opposition au récent accord de cessez-le-feu avec le Hamas, avant de prétendre que ce mouvement avait profité de cette occasion pour planter des mines dans les régions frontalières avec Israël. D'autre part, le ministre israélien de la Guerre , Ehud Barak, cité, par le journal arabophone londonien, "Al-Shargh-ol-Ossat", a rendu hommage au Hamas, pour avoir respecté le cessez-le-feu. IRIB http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=997118


2-3 Sur le terrain. Des colons saccagent un village palestinien en Cisjordanie

26-07 Une vingtaine de colons juifs ont attaqué jeudi un village palestinien en Cisjordanie, endommageant des voitures, cassant des vitres et coupant des fils électriques, selon des responsables de la sécurité palestinienne. Il n’y aurait pas eu de blessés lors de cet incident qui s’est déroulé dans le village de Burin, près de Naplouse. D’après des policiers palestiniens, plusieurs dizaines de maisons et de voitures ont été endommagées, alors que des coups de feu ont été tirés en l’air quand des soldats israéliens sont arrivés sur place. Micky Rosenfeld, porte-parole de la police israélienne, a précisé qu’il y avait eu des heurts près du village, entre des Palestiniens et des Israéliens, sur la route menant à la colonie voisine de Yitzhar. Quand des policiers et des soldats sont intervenus pour rétablir l’ordre, un colon s’est saisi du fusil d’un soldat et a tiré en l’air, avant d’être désarmé et arrêté, selon M. Rosenfeld. Il a ajouté que les colons brûlaient des pneus sur la route pour protester contre la démolition par les autorités israéliennes d’une structure non autorisée près de Yitzhar, quand des Palestiniens ont commencé à leur jeter des pierres. Yitzhar est connu pour être un foyer d’Israéliens ultranationalistes croyant que la Cisjordanie fait partie de la terre sainte d’Israël promise par Dieu au peuple juif. Ils s’opposent à toute concession aux Palestiniens. 26/7 http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4847


2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies) Une nouvelle colonie en passe d’être construite en Cisjordanie "Nous condamnons cette position israélienne (sur Maskiot) dans les termes les plus vifs", a dit le négociateur palestinien Saeb Erekat. "Cela nous sabote, et tue et détruit le processus de paix." Le ministère israélien de la Défense a relancé un projet de construction de vingt unités de logement à Maskiot, une base militaire abandonnée en Cisjordanie, pour des familles de colons expulsés de la bande de Gaza en 2005, rapportent des responsables du gouvernement. Le projet, gelé en 2006 sous la pression des Etats-Unis, doit encore obtenir l’aval du ministre de la Défense , Ehud Barak, et du Premier ministre Ehud Olmert, qui n’a pas encore reçu de requête à ce propos, selon son porte-parole. "Israël continuera d’honorer ses engagements. Il n’y aura pas de nouvelles implantations, pas d’expansion des implantations existantes et pas d’expropriation de terres pour construire des implantations", a déclaré Mark Regev. Olmert a continué d’autoriser des constructions dans des implantations de Cisjordanie qu’Israël considère comme appartenant à Jérusalem. Les Palestiniens dénoncent une colonisation qui les privera d’un Etat viable et contigu. Selon la radio israélienne, le projet est un gage donné par le ministère de la Défense aux représentants des colons pour qu’ils acceptent d’évacuer des avant-postes illégaux en Cisjordanie. 25 juillet http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4847

Laurie Copans : Israël va construire une nouvelle colonie en Cisjordanie
L'un des principaux comités a approuvé la construction de la première nouvelle colonie juive en Cisjordanie depuis une décennie, a déclaré jeudi un responsable israélien. La nouvelle a suscité la colère des Palestiniens qui ont déclaré que la décision pourrait paralyser les efforts de paix.
Le seul obstacle restant est le Ministre de la Défense , Ehud Barak, qui envisage d'approuver la colonie de Maskiot, dans les semaines à venir, a déclaré le responsable. Barak avait indiqué au Comité d’Urbanisme national qu'il devrait autoriser le projet, selon le responsable.
Ce responsable a requis l'anonymat parce que le Ministère de la Défense n'a pas officiellement annoncé la construction de cette colonie dans la vallée du Jourdain, une bande de terre aride qui sépare Israël de la Jordanie.
Interrog é sur les raisons des motivations d’Israël sur un tel projet aussi lourd politiquement
, le responsable a répondu que ce projet était dans les tuyaux depuis des années.
A l’orinigine, en 2006, Israël avait annoncé qu'il construirait Maskiot, puis il a gelé le projet après un international. Mais en début d’année, neuf familles israéliennes se sont installées dans des caravanes sur le site, que réclament les Palestiniens dans le cadre de leur futur Etat.
Les colons disent qu’environ deux autres dizaines de familles attendent de les rejoindre.
Le négociateur palestinien, Saeb Erekat, a accusé Israël de saper le plan de paix soutenu par les Etats-Unis.
«Cela détruit le processus de solution à deux États», a déclaré Erekat. «J'espère que les Américains feront revenir les Israéliens sur leur décision. Je pense qu'ils peuvent le faire."
L'ambassade américaine n'a pas commenté. Mais lors de sa dernière visite dans la région en Juin, la secrétaire d'Etat américain Condoleezza Rice avait déclaré que la création de colonies »avaient le potentiel de nuire aux négociations."
Lorsque les pourparlers ont repris l'an dernier après sept ans d’arrêt total, Israël avait promis de ne pas construire de nouvelles colonies en Cisjordanie. Les deux parties se sont fixées l’objectif de parvenir à un accord de paix définitif d'ici la fin de l'année, mais depuis elles ont réduit leurs ambitions, en partie parce que des différends au sujet des colonies israéliennes ont entravé les progrès vers la paix.
Palestiniens veulent un accord final pour dessiner les grandes ligne du futur État palestinien sur la plupart de la Cisjordanie , la bande de Gaza et Jérusalem-Est. Israël a saisi ces territoires lors de la guerre de 1967.
Quand le porte-parole du gouvernement israélien Mark Regev a été interrogé sur la relance du projet de construction de Maskiot, il a répondu : «Israël respectera ses engagements", et a noté que Barak n'avait pas encore donné son approbation définitive pour la construction.
Il n’a pas voulu s’étendre. Mais Israël a toujours interprété ses engagements concernant l'arrêt de l'expansion des colonies différemment du reste de la communauté internationale.
La communauté de Maskiot est composée de colons évacués par Israël de Gaza quand il a « quitté » le territoire il y a trois ans. Quand il s’est retiré de Gaza, Israël avait promis de ne pas réinstaller les colons évacués en Cisjordanie.
En début d’année, le président palestinien Mahmoud Abbas avait brièvement annulé les discussions de paix suite aux constructions israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
Le Secrétaire d'État Condoleezza Rice avait fortement critiqué ces constructions, en disant qu’elles entravaient les efforts de paix, mais les États-Unis n'ont pas sanctionné Israël.
Il y a plusieurs décénnies, Maskiot a été créée comme base militaire, et il y a quatre ans une école religieuse y a été installée. Mais jusqu’en février, personne ne vivait sur le site.
De nombreuses colonies israéliennes ont été établies précisément de cette façon, en commençant par une base militaire qui s’est peu à peu transformée en jeune communauté et s’est développée progressivement.
À l'instar de nombreux colons, ceux qui sont installés à Maskiot sont des juifs orthodoxes qui croient que Dieu a donné la Cisjordanie - la Terre biblique des Israéliens qu’ils appellent la Judée et la Samarie , - au peuple juif.
Sources ISM
Posté par Adriana Evangelizt
http://palestine.over-blog.net/article-21489629.html



3 Politique Internationale des territoires occupés

Le Monde 1 Usa (le parrain)

Rice: les négociations israélo-palestiniennes doivent être secrètes La Secrétaire d'Etat américaine Dr Condoleezza Rice a souligné que les négociations israélo-palestiniennes qui se dérouleraient à Washingtion la semaine prochaine devraient être secrètes. Mme Rice en visite en Australie, a rappelé, hier lors d'une conférence de presse, que les accords d'Annapolis pourraient servir de  base à un règlement définitive au conflit israélo-palestinien. Elle a ajouté que 'nous avons encore du temps pour parvenir à un accord de paix d'ici à la fin de 2008.' 'Pour que les avancées du processus de paix se confirment et pour que la paix soit instaurée, les négociations doivent être secrètes,' selon Mme Rice.   26 -7 http://french.wafa.ps/?action=detail&id=4422  G.R


3- Organisations Mondiales & régionales

L'UNRWA appelle à un déblocage urgent de Gaza La bande de Gaza, l'un des endroits les plus densément peuplés de la planète, abrite près de 1,5 million d'habitants. L'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a appelé mercredi au déblocage urgent de la bande de Gaza en raison de la situation de plus en plus précaire dans laquelle se trouve la population locale. "Les simples Palestiniens ne peuvent pas bénéficier de la trêve en vigueur, car leur situation empire de jour en jour face à la réduction des livraisons de marchandises, de combustibles et de cargaisons humanitaires dans la bande de Gaza", a estimé le coordinateur de l'UNRWA, John Ging, lors d'une conférence de presse organisée dans le camp de réfugiés d'Al-Chati, à Gaza-Ouest, où se trouve un point de distribution d'aide humanitaire. "Contrairement à ce qui est convenu par la trêve, ce qu'on laisse passer par les postes de contrôle frontalier ne représente que 25% des besoins de l'enclave palestinienne", a affirmé le responsable de l'ONU. S'adressant aux autorités du régime sioniste, M. Ging s'est dit étonné qu'elles ne permettent pas aux pêcheurs palestiniens de faire leur métier loin du littoral en les obligeant à pêcher dans les eaux côtières très polluées. D'après lui, même les agriculteurs viennent chercher de l'aide humanitaire pour nourrir leurs familles alors qu'eux-mêmes devraient pouvoir ravitailler des couches plus pauvres de la population palestinienne. John Ging a exhorté tous les intéressés à mettre à profit la trêve israélo-palestinienne pour contribuer à la réouverture des points de passage, avertissant que les Palestiniens étaient "à bout de nerfs" et que l'UNRWA ne pouvait pas à lui seul remédier à la situation catastrophique de la population civile. L'UNRWA a récemment décidé d'accorder 6,5 millions de dollars d'aide d'urgence aux 92.000 réfugiés palestiniens résidant à Gaza. IRIB 24/7 http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=997080



5 Médias/Vidéos 

5-1 Un journal israélien publie la prière déposée par Obama entre deux pierres du Mur des lamentations. Le quotidien "Maariv" a publié vendredi le texte de la prière que le candidat démocrate à la présidentielle américaine a déposée, comme c’est la tradition, dans une anfractuosité entre les pierres du Mur des lamentations à Jérusalem. Le fait que "Maariv" l’ait publié a déclenché un tollé et la colère de Shmuel Rabinovitz, le rabbin responsable du Mur des lamentations. Ces petits billets doivent rester "entre une personne et son créateur. Il est interdit de les lire ou de les utiliser", a-t-il en autre décalré sur les ondes de la radio de l’armée. (…) Le porte-parole d’Obama, Bill Burton, n’avait pas immédiatement répondu à la sollicitation de l’Associated Press sur ce sujet. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4849


5-2 En Palestine, même une caméra ment… 26 juillet Akram Salhab
Selon Benny Morris, les Palestiniens (ou les Arabes, comme il les appelle) ont un « penchant à l’exagération », par conséquent on ne peut les considérer comme des sources crédibles. Les Arabes, nous dit-il, sont tout simplement incapables de dire la vérité. Outre les abus légitimés par le régime d’apartheid, les soldats, individuellement, violent en permanence et en toute impunité la mince protection juridique dont profitent les Palestiniens. Je conduis une délégation d’étudiants britanniques en Cisjordanie et je me demandais si ce voyage pouvait profiter au peuple palestinien. Quand les étudiants dépensent de l’argent ils participent à l’activité économique des Palestiniens, leur solidarité aide à faire remonter le moral et quand ils sont les témoins d’abus et mauvais traitements, ils contribuent à établir le bien-fondé des réclamations palestiniennes contre l’oppression. La force que donnent aux Palestiniens les qualifications internationales relatives aux mauvais traitements et aux abus a été démontrée en début de cette semaine par la publication d’une vidéo montrant un soldat tirant un coup de fusil sur un jeune palestinien. Dans la vidéo, on voit un militaire qui saisit un jeune homme et le tire vers lui. Le jeune homme a les yeux bandés et les mains menottées et, le voyant dans une position instable, l’officier supérieur qui le tient donne l’ordre à un soldat tout proche de lui tirer une balle dans la jambe. Le soldat lève son fusil et tire, à ce moment-là, surprise, la jeune fille qui filme la scène arrête sa caméra et quand la caméra revient sur la victime, celle-ci est au sol et parait vraiment souffrir. (Voir : Un soldat tire à bout portant sur un prisonnier palestinien, menotté et les yeux bandés) Quand les Forces de défense israéliennes ont eu à s’expliquer sur cet incident, leur combine habituelle où elles prétendent n’être absolument pas au courant n’a pas marché : malheureusement pour elles, l’incident avait été filmé. Elles ont suggéré sans insister trop que le moment où la caméra n’était plus sur le sujet était dû à une sinistre manœuvre de montage, mais elles ont aussi rapidement laissé tomber par crainte d’embarras. Finalement, elles n’avaient plus qu’à s’excuser, à contre cœur, et à essayer de faire croire autant que possible que ce n’était qu’un fait isolé. L’incident, a prétendu Ehud Barak, « était sérieux et une faute, mais non représentatif des normes des FDI », « les guerriers ne se comportent pas comme ça », a-t-il conclu philosophiquement. On peut raisonnablement supposer qu’Ehud Barak, dans sa longue et violente carrière, a au moins et sans pour autant le respecter entendu parler de ce genre de chose qu’on appelle Rapport sur les droits de l’homme. Ce type original de document contient normalement une évaluation de ce qui se passe dans certaines parties du monde et indique si les actions des communautés dans tel ou tel endroit répondent, ou ne répondent pas, aux normes établies par les accords internationaux sur les droits de l’homme. Pour quelqu’un qui n’a jamais lu un tel rapport sur la Palestine , regarder une vidéo montrant un Palestinien se faire tirer dessus sans nécessité immédiate doit être en effet surprenant. Mais pour un ministre israélien, il n’y a pas d’excuse. B’Tselem est une organisation israélienne pour les droits de l’homme qui édite fréquemment des publications sur les abus et mauvais traitements qui ont lieu, et elle tire cette conclusion : « L’armée et la police des frontières ont encore à clarifier explicitement auprès des forces de sécurité en poste dans les territoires occupés qu’il est absolument interdit de maltraiter et de frapper les Palestiniens ». Jusqu’à ce jour, estime B’Tselem, quand elles l’ont fait, c’était « du bout des lèvres et non pour essayer franchement et honnêtement d’éradiquer le phénomène une fois pour toutes. » Le rapport d’Amnesty International sur la façon dont les soldats traitent les Palestiniens mérite aussi d’être cité longuement : « L’impunité est restée généralisée pour les soldats et les colons israéliens responsables d’actes illégaux, meurtres, mauvais traitements et autres violations des droits de l’homme sur les Palestiniens et agressions contre leurs biens. Les enquêtes et poursuites relatives à de tels abus sont rares et, habituellement, elles n’existent que lorsque les abus sont dénoncés par des organisations pour les droits de l’homme et par des médias. » Des rapports semblables par Human Rights Watch, Al-Haq, Physicians for Human Rights, Breaking the Silence et beaucoup, beaucoup d’autres, montrent un même tableau ; outre les abus systématiques, en Cisjordanie, légitimés par le régime d’apartheid, les soldats, individuellement, violent en permanence et en toute impunité la mince protection juridique dont profitent les Palestiniens. Pour quelqu’un qui prend le temps de faire une recherche sur Droits de l’homme et Israël, la brutalité de la situation que connaissent les Palestiniens apparaît facilement évidente, et il voit que l’incident filmé sur la vidéo, au lieu d’être un fait isolé exceptionnel, est en réalité pleinement représentatif de la façon dont les « guerriers » israéliens se comportent. Pourquoi, alors, un tel débordement de colère et de lamentations dans ce cas particulier fixé sur la pellicule ? Il faut assurément évoquer la force de l’image. Une photographie, c’est souvent le cas, vaut mille mots et on le voit souvent, elle convainc. Mais au-delà des clichés, il y a une raison plus profonde, plus sinistre qui explique pourquoi malgré les monceaux de preuves, dans d’autres cas, l’image ne fait qu’attirer l’attention, à défaut de la justice qu’elle mérite. L’attitude habituelle qui fait que les réclamations des Palestiniens restent ignorées est manifeste dans tous les aspects de l’histoire et de la politique de la Palestine. Benny Morris, l’un des historiens les plus francs d’Israël passés commentateurs politiques, a écrit tout un livre sur le plus grand crime perpétré contre les Palestiniens, la Nakba , en produisant très peu des précieuses preuves de première main émanant des témoins palestiniens. La raison ? Parce que, selon Morris, les Palestiniens (ou les Arabes, comme il les appelle) ont un « penchant à l’exagération », par conséquent on ne peut les considérer comme des sources crédibles. Les Arabes, nous dit-il, sont tout simplement incapables de dire la vérité. Edward Saïd a écrit, il y a trente ans, sur le comportement orientaliste de l’Occident dans ses rapports avec le monde arabe. Il met en avant que l’Arabe y est représenté comme « le bon sauvage », implacable, impitoyable et indigne de confiance. Quand on observe aujourd’hui l’occupation de la Palestine et la façon avec laquelle les réclamations palestiniennes à propos des abus sont ignorées, on ne peut s’empêcher de penser que l’orientalisme est toujours vivant et se porte bien. Alors que notre délégation avait entendu, maintes fois, parler de coups, de tortures et de harcèlements quotidiens, l’un d’entre nous s’est senti obligé de me demander : « S’il y a tant de cas de mauvais traitements et tant de témoignages de première main, alors pourquoi n’y a-t-il pas des mesures de prises ? ». Un homme que la délégation a rencontré a expliqué comment sa mère avait été abattue sur les marches devant leur maison. Il nous a emmenés sur sa tombe, il nous a parlé des blessures qui l’ont touchée à mort et montré les impacts des balles sur les murs proches. Pourquoi attendait-il toujours que justice soit rendue ? Un autre rapport de B’Tselem indique que lorsque des Palestiniens viennent se plaindre de mauvais traitements, ils se trouvent face à « un système qui tend à ne pas les croire, mais qui tend à protéger, plutôt qu’à les poursuivre, ceux qui les ont maltraités ». Dans la plupart des cas où un crime a été commis, la procédure consiste à prendre la version des évènements des gens incriminés, et à la retenir comme preuve des faits qui se sont déroulés, et ainsi rendre la justice en conséquence. Le fait que les plaintes des Palestiniens sont écartées d’emblée montre que les Palestiniens ne sont pas jugés assez humains pour être considérés comme des témoins sérieux. Une partie de ce qu’a déclaré Barak est très révélatrice à cet égard. Parmi le flot de mots creux et les larmes de crocodiles, il s’est engagé « à exiger toute la loi dans ce cas ». « Seulement dans ce cas », car aucun Palestinien, avec leur façon de mentir, ne sera jamais en mesure de prouver au monde que les mauvais traitements qu’il a subis sont réels, et même s’il y arrivait, à moins que le crime soit aussi patent que l’incident filmé en vidéo, même s’il y arrivait, il a pu fabriquer un mensonge approprié pour les établir. Même un crime fixé sur pellicule, cependant, n’est pas une preuve suffisante pour une condamnation, et du fait que le soldat qui a tiré lors de l’incident cité était encore libre le mardi [8 juillet, les faits se sont déroulés le 7], les Palestiniens se demandent ce qu’ils doivent faire pour que le monde prenne au sérieux les agressions quotidiennes auxquelles ils sont confrontés. En Palestine, semble-t-il, même la caméra ment.
Akram SAlhab est Palestinien de Jérusalem qui prépare actuellement un diplôme universitaire de premier cycle en Politique, à l’Université de Leeds. Il participe activement au mouvement étudiant britannique « Action Palestine », et il est aussi coordinateur national des étudiants pour la Campagne Solidarité Palestine. Il travaille avec ces organisations aux campagnes de sensibilisation sur la situation désespérée des Palestiniens et pour donner un élan au mouvement de Boycott, désinvestissement et de sanctions pour la fin de l’apartheid. Il a participé à cet article pour
PalestineChronicle.com  http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4810

5-3 Le père de la jeune fille qui a filmé le tir sur Ashraf Abu Rahme à Nilin et un militant canadien arrêtés à Nilin. Le 23 Juillet, le père de la jeune fille qui a filmé le tir d’un soldat israélien sur un détenu palestinien, Ashraf Abu Rahme et un activiste canadien ont été arrêtés au cours d'une manifestation non violente contre la construction du mur de l'apartheid à Nilin.
Les arrestations ont eu lieu lors d’une manifestation non-violente de femmes contre la construction du mur. Ils ont été tous les deux arrêtés alors qu’ils observaient la marche en direction du chantier de construction.
Lorsque l'armée israélienne a attaqué la manifestation, Amirra allait protéger les manifestants, tandis que Victor MacDiarmid, un citoyen canadien, prenait des photos. Les deux hommes ont été arrêtés en quelques minutes.
Interrogée le matin même sur la télévision palestinienne, la jeune fille de 14 ans avait exprimé ses craintes que sa famille soit maintenant visée par l'armée israélienne en raison de la diffusion de son film.
Sa vidéo a été diffusée dans le monde entier a provoqué une onde de choc en Israël, où un soldat a été arrêté et une enquête officielle a été lancée.
Victor MacDiarmid est de Kingston, en Ontario. Il avait déjà été touché à deux reprises par des balles de caoutchouc alors qu'il tentait d’apporter du ravitaillement à Ni'lin pendant le siège de 4 jours imposé au village par l’armée israélienne début juillet. Il sera traduit en justice le 24 juillet à Jérusalem.
Pour l’instant, les informations au sujet de Jamal Amirra qui est toujours en garde à vue ne sont pas très claires.
24 juillet
Victor MacDiarmid est passé devant le juge ce matin à Jérusalem. Il a été condamné à une interdiction de séjour à Nilin pour une durée de 15 jours et a été relâché.
Jamal Amirra est toujours détenu dans la base militaire de Shaere Benyamin. Les avocats de Btselem font actuellement leur possible pour obtenir sa libération.
http://www.ism-suisse.org/news/article.php?id=9510&type=temoignage&lesujet=Non%20Violence

n°374 - Journal de Palestine -22-7/26-07 - Fin - L’occupation pratique le crime organisé, avec ses assassinats ciblés.

Journal de Palestine    - Fin -

N°374                          22-07 au 26-07

Par M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire                                       - Fin -

6 Les brèves

6-1 Les USA jugent «inopportun» d'évoquer l'extension d'une colonie israélienne.

6-2 Youssef Nada otage des listes noires.

7 Dossier
7-1 L’occupation e pratique le crime organisé, avec ses assassinats ciblés.

7-2 Point de vue de Serge Dumont : Pour ses opposants, Tzipi Livni n'est pas une héroïne du Mossad.

7-3 Point de vue de Ali Abunimah : Un ministre israélien menace d’ “holocauste” mais l’opinion veut un cessez-le-feu.

6 Les brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information


 6-1 Les USA jugent «inopportun» d'évoquer l'extension d'une colonie israélienne. La Maison Blanche a refusé jeudi de commenter spécifiquement le projet israélien d'extension d'une de ses colonies en Cisjordanie mais a estimé qu'en général de tels commentaires étaient «inopportuns». «Nous ne pensons pas que parler de colonies supplémentaires soit opportun. Je ne sais pas (ce qu'il en est) au sujet de cette colonie en particulier», a indiqué la porte-parole de la Maison-Blanche Dana Perino.
«Nous avons dit que cela n'était pas opportun; Cela n'inspire pas confiance quand les Palestiniens et les Israéliens sont en train de tenter d'avancer sur une solution à deux Etats,» a-t-elle ajouté.
Plus tôt dans la journée, un haut responsable du ministère de la Défense avait indiqué que le ministre israélien de la Défense Ehud Barak allait autoriser la construction de vingt logements dans une colonie du nord de la vallée du Jourdain en Cisjordanie.
Les autorités locales de la vallée du Jourdain ont publié mercredi un appel d'offres pour la construction, a précisé ce haut responsable, mais «le ministre de la Défense doit encore donner son autorisation (...) il n'y a aucune raison qu'il ne la donne pas», a-t-il ajouté.
La communauté internationale a demandé à plusieurs reprises à Israël de geler toutes les activités de colonisation en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-est, considérant que la colonisation portait atteinte aux efforts pour parvenir à un accord de paix avec les Palestiniens.
Sources : Cyberpresse
Posté par Adriana Evangelizt  
   http://palestine.over-blog.net/article-21490134.html
6-2 Youssef Nada otage des listes noires.
La Suisse n’est pas tenue d’appliquer les sanctions de l’ONU Est-il possible que la Suisse , Etat de droit, dépositaire des Conventions de Genève, assigne à résidence, en le privant de soins médicaux, un homme que les tribunaux suisses ont reconnu innocent ? Cela, pour la simple raison que les Etats-Unis refusent, sans la moindre justification, de le rayer de la liste des personnes suspectées de soutenir le « terrorisme » ? N’importe quel citoyen suisse vous répondrait : c’est impossible ! C’est pourtant exactement ce que subit depuis 7 ans M. Youssef Nada, citoyen italien d’origine égyptienne. Car, comme il habite Campione, une petite enclave italienne en territoire suisse, il devrait obligatoirement passer par la Suisse pour se rendre en Italie ou dans un hôpital suisse. Or, la Suisse applique contre lui les sanctions de l’ONU lui interdisant ce passage. Nous demandons à Madame Micheline Calmy-Rey, cheffe du Département fédéral des affaires étrangères de la Confédération suisse d’avoir le courage politique de mettre un terme à cette injustice, en lui rappelant que des millions d’Arabes et de musulmans sont choqués par la manière injuste avec laquelle les pays "occidentaux" traitent leurs frères sous prétexte de « lutte contre le terrorisme ». 24 juillet 2008 |  Youssef Nada


7 Dossier Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

7-1 L’occupation israélienne pratique le crime organisé, avec ses assassinats ciblés. Les forces israéliennes d'occupation n’ont pas cessé un jour leurs crimes contre le peuple palestinien. Elles continuent les pires des assassinats en utilisant tous les moyens, l’aviation en particulier. Le Hamas est le premier visé Les forces israéliennes d'occupation visent, dans leurs opérations d’assassinats, toutes les organisations palestiniennes. Et bien évidemment, les brigades d’Al-Qassam, branche militaire du mouvement de la résistance islamique Hamas, sont les premières visées. Parmi les crimes les plus affreux se trouve l’opération de liquidation de Salah Chahata, un des chefs d’Al-Qassam. Il y a six ans de cela, jour pour jour, les chasseurs israéliens F16 ont bombardé sa maison pour finalement tuer 17 Palestiniens et pour en blesser plus de 150 autres. C’était le 22 juillet 2002. Trois ans après le déclenchement de l’Intifada d’Al-Aqsa, l’occupation israélienne a montré ses dents, d’une façon des plus sauvages. Les crimes d’assassinat ont commencé à connaître une escalade sérieuse. La plupart des personnalités du Hamas ont soit échappé à des tentatives de liquidation, soit elles sont tombées en martyre. Les autorités de l’occupation israélienne avaient même déclaré qu’aucun membre du Hamas n’allait être épargné, avant qu’elles n’aient assassiné l’ingénieur Ismaël Abou Chanab. 177 assassinats Durant les quatre années qui ont suivi l’Intifada d’Al-Aqsa, le nombre de liquidations politiques pratiquées contre des leaders et des activistes palestiniens a atteint 177 opérations. 374 Palestiniens y ont péri, dont cinq enfants. Autour de ces assassinats ciblés, 135 Palestiniens dont 14 femmes, 45 enfants et 18 personnes âgées ont été tués. Et 787 autres y ont été blessés. Terrorisme d’Etat Afram Snih, ancien vice-ministre israélien de la défense, dit que les officiers israéliens avaient mis en place une liste de noms palestiniens à liquider dont les membres du Hamas. Les Israéliens poussent le bouchon encore plus loin lorsque leur avocat général militaire dit que l’armée de l’occupation israélienne aura la main libre pour tuer qui que ce soit dans les territoires palestiniens. Tsahi Hanghi, président de la commission dans le parti au pouvoir Kadima, va encore plus loin. Il lance des menaces à l’encontre de la personne d’Ismaël Haniyeh, premier ministre palestinien. A savoir que Haniyeh reste un symbole de la légitimité palestinienne. Liquider toute une famille Les crimes crapuleux israéliens ne sont pas peu nombreux. Une fois, l’aviation israélienne lâche une bombe de plus d’une tonne sur un quartier de la bande de Gaza, région densément peuplée. 17 personnes y laissent la vie sur-le-champ. 150 autres en sortent blessées à différents degrés. Une autre fois, les forces israéliennes d'occupation écrasent et tuent une famille toute entière : la famille de Abou Salima. En fait, le 12 juillet 2006, un bombardier israélien F16 lâche une autre bombe d’une tonne sur la maison de Dr Nabil Abou Samia. Toute la famille y périt. Le père, la mère et les sept enfants perdent la vie, sur-le-champ. Le peuple palestinien tout entier est pris en cible par les Sionistes. Tout le monde y passe, petits comme grands. Les Israéliens continuent à pratiquer des assassinats. Des crimes contre l’humanité, puisqu’ils sont pratiqués contre des civils, la plupart du temps non armés. 25/07/ http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s73%2fF%2fTeua7R0FYSHKRoEqHTRzOTVV%2bAIibvncG2Qe7g4AhMJl19nyTV2H8ZwjICaeY2sTlGlJUR%2fejrf71WM1JQn2u%2bbs1vh4G5Jou9yhCjE%3d


7-2 Point de vue de Serge Dumont : Pour ses opposants, Tzipi Livni n'est pas une héroïne du Mossad.
Le voile a été levé sur le passé de la ministre des Affaires étrangères.
«La poignardeuse». C'est ainsi que l'entourage d'Ehoud Olmert qualifie la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni. Parce qu'elle a entamé une campagne pour «une politique propre» alors que le premier ministre est empêtré dans une sombre affaire de corruption. Et parce que, sondages à l'appui, elle se profile comme le probable futur leader du parti Kadima. Donc comme le futur chef du gouvernement au lendemain de primaires prévues à la mi-septembre. 
 Barrer la route
Certes, Tzipi Livni n'est pas la seule à briguer ce fauteuil puisque le ministre de l'Intérieur, Meïr Shitrit, et celui des Transports, Shaoul Mofaz, sont également candidats. A en croire les sondages, le premier n'aurait aucune chance mais pas le second, qui met en avant sa carrière de chef de l'état-major au début de la deuxième Intifada, puis de ministre de la Défense d'Ariel Sharon.
De l'avis de la plupart des commentateurs, Mofaz «n'est pas très charismatique mais son passé militaire parle pour lui». Unis à ceux d'Ehoud Olmert, ses partisans tentent en tout cas de barrer la route de Tzipi Livni en l'accusant de «manquer d'expérience sécuritaire au moment où le pays est confronté à la menace nucléaire iranienne».
La ministre des Affaires étrangères ne se laisse pas faire. Son entourage rappelle ainsi à l'envi qu'elle a été un agent du Mossad entre 1980 et 1984. Donc qu'elle n'est pas selon eux «ignare en matière sécuritaire». Tous les coups sont permis dans le cadre de la lutte actuelle pour la conquête du pouvoir. Le mois passé, des sympathisants de Tzipi Livni ont ainsi inspiré une série d'articles selon lesquels la future ministre aurait «mené au risque de sa vie la chasse aux terroristes de l'OLP (l'Organisation de libération de la Palestine )» au début des années 1980.
Les ennemis de la ministre ont riposté cette semaine en révélant une partie du secret couvrant les activités de Tzipi Livni au Mossad. Considérée comme une «brillante recrue», Tzipi Livni aurait d'abord opéré dans plusieurs capitales européennes, dont Paris. Là, dotée d'une fausse identité, elle était semble-t-il chargée de maintenir en état les «safe houses» (appartements clandestins) louées par le service. Elle veillait à ce que les lumières y soient régulièrement allumées, à ce que le courrier soit relevé et à ce que la consommation en eau et en gaz soit constante. Cela afin de ne pas éveiller les soupçons de voisins ou d'agents de quartier.
Débuts «prometteurs»
A son retour à Tel-Aviv, la future ministre a été admise au cours de formation d'agents opérationnels, le «saint des saints» du Mossad. Ses débuts dans ce séminaire ont, dit-on, été «prometteurs». Mais, un beau jour, elle a surpris ses instructeurs en présentant sa démission pour épouser l'homme d'affaires avec lequel elle est encore mariée aujourd'hui. Selon les spécialistes de la presse israélienne, il est donc impensable qu'elle ait mené des opérations dangereuses en Europe, puisqu'elles sont réservées aux agents spécialement formés pour cela.

Serge Dumont
  Sources Le Temps
Posté par Adriana Evangelizt

http://palestine.over-blog.net/article-21489524.html 


7-3 Point de vue de Ali Abunimah : Un ministre israélien menace d’ “holocauste” mais l’opinion veut un cessez-le-feu.

 La question reste de savoir pourquoi, quand la grande majorité des Israéliens et des Palestiniens, et les dirigeants du Hamas, sont prêts à discuter d’un cessez-le-feu, les gouvernements israéliens et américains le refusent. Un médecin palestinien porte un bébé blessé par un missile israélien qui a détruit le siège du syndicat, 28 février Les responsables israéliens ont tenté de limiter les dégâts après la déclaration du vice-ministre de la Défense , Matan Vilani, menaçant d’« holocauste » les Palestiniens de la bande de Gaza occupée. Ces propos ont été tenus le lendemain de l’assassinat, par les forces d’occupation israélilennes, de 31 Palestiniens, dont 9 enfants, l’un n’ayant que 6 mois, lors d’une série de raids sur la bande de Gaza. Israël a prétendu qu’il s’agissait de représailles après une pluie de roquettes tirées par des combattants de la résistance de la bande de Gaza qui avaient tué un Israélien à Sderot, le mercredi 27 février. D’après les groupes de la résistance palestinienne, dont le Hamas, les roquettes venaient en représailles en réponse à l’exécution extrajudiciaire de 5 membres du Hamas, perpétrée par Israël, ce mercredi matin. Les forces d’occupation israéliennes ont tué plus de 200 Palestiniens depuis le sommet d’Annapolis, organisé par les USA en novembre dernier. Dans la même période, 5 Israéliens ont été tués par les Palestiniens. S’exprimant à la radio de l’armée israélienne le 29 février, Vilnai a déclaré « Plus les tirs de Qassam s’intensifieront et la portée des roquettes s’allongera, et plus forte sera la shoah qui s’abattra sur eux, car nous utiliserons toute notre force pour nous défendre ». (1) Un article sur le site de la BBC News , intitulé Israël menace Gaza d’« holocauste, indique que le mot « holocauste » - shoah en hébreu - est un « terme rarement utilisé en Israël en dehors des discussions sur le génocide nazi de la Deuxième Guerre mondiale. » La BBC précise ensuite : « De nombreux collègues de Mr. Vilnai ont rapidement pris leurs distances avec ses paroles et tenté de les minimiser, disant qu’il n’avait pas voulu parler de génocide. » Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien, Arye Mekel, prétend que Vilnai a utilisé le mot « dans le sens de désastre ou de catastrophe, et pas celui d’holocauste. » Cette velléité de limiter les dégâts causés par les paroles de Vilnai n’est pas pour surprendre. Il a été révélé récemment comment un autre officiel israélien, le major-général Doron Almog, avait échappé de peu à l’arrestation sur l’aéroport Heathrow de Londres, en septembre 2005, suite à allégations de crimes de guerre perpétrés contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée. La police britannique avait craint un affrontement armé au cas où elle tenterait d’embarquer dans l’avion civil de la compagnie El Al qui avait amené Almog, et dans lequel il s’est terré jusqu’à ce qu’il puisse quitter le Royaume-Uni et rentrer en Israël, fuyant la justice. L’incitation au génocide est un crime punissable en vertu de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, adoptée en 1948 après l’holocauste nazi [Assemblée générale des Nations unies du 9 décembre 1948, résolution 260 A (III)]. Les 8 étapes du génocide, écrit par Greg Stanton, président de Genocide Watch, énonce un certain nombre de signes avant-coureurs de l’imminence d’un génocide, notamment la « déshumanisation » des groupes de victimes potentielles et sa préparation où les victimes potentielles « sont souvent isolées dans des ghettos, déportées dans des camps de concentration, ou enfermées dans une région frappée par la famine et où l’on meurt de faim. » La menace d’holocauste par Vilnay, même si les officiels israéliens tentent de la requalifier, s’inscrit dans un ensemble cohérent de déclarations et d’actions agressives des responsables israéliens. Israël a tenté d’isoler la population de Gaza, restreignant délibérément les approvisionnements vitaux, tant en nourriture, en médicaments qu’en énergie, une politique approuvée par la Haute Cour israélienne mais condamnée par les responsables internationaux en tant que punition collective illégale. Comme The Electronic Intifada l’a rapporté précédemment, les déclarations déshumanisantes des responsables politiques et religieux israéliens dirigées contre les Palestiniens sont coutumières (voir Top Israeli rabbis advocate genocide, 31 mai 2007, et Déshumaniser les Palestiniens, Ali Abunimah, 21 septembre 2007). Le 28 février, les collègues de Vilnai y ajoutent leurs propres paroles incendiaires. Meir Sheetrit, du cabinet du Premier ministre, déclare qu’Israël doit « frapper tout ce qui bouge » dans Gaza « avec armes et munitions », ajoutant, « Je ne pense pas que nous ayons à faire preuve de pitié à l’égard de quiconque cherche à nous tuer ». Et aujourd’hui, Tzachi Hanegbi, ancien membre du parti Kadima du Premier ministre israélien, Ehud Olmert, dit qu’Israël doit envahir Gaza pour « renverser le régime terroriste du Hamas » et que les forces israéliennes qui renforcent actuellement l’occupation de Gaza depuis sa périphérie et par l’aviation, doivent se préparer à rester à l’intérieur de ce territoire « pour des années ». Pendant que les dirigeants israéliens font monter la violence et les menaces, d’autres, de haut rang, et une grande majorité de l’opinion israélienne, souhaitent des négociations directes avec le Hamas pour arriver à un cessez-le-feu réciproque, ce que le Hamas ne manque pas de proposer depuis des mois. « Pour 66% des Israéliens, le gouvernement doit engager des pourparlers avec le gouvernement Hamas à Gaza afin d’obtenir un cessez-le-feu et la libération du soldat Gilad Shalit », indique le quotidien israélien Ha’aretz le 27 février, citant un sondage de l’université de Tel Aviv. L’article note que la moitié des sympathisants du Likud et la grande majorité des électeurs du Kadima et de ceux du Parti travailliste approuvent de tels pourparlers, 28% seulement des Israéliens s’y opposant encore. Yossi Beilin, député à la Knesst , dirigeant du parti sioniste de gauche Meretz-Yahad, a appelé à un cessez-le-feu négocié avec le Hamas, notant qu’« il y a eu au moins deux demandes de cessez-le-feu de la part du Hamas, par l’intermédiaire de tiers », indique le Ha’aretz de ce 29 février. Le ministre à la Sécurité publique israélien, Avi Dichter, en visite hier à Sderot, a critiqué l’escalade militaire d’Israël, disant : « Certains parlent d’entrer et d’occuper la bande de Gaza, ce sont des idées populistes auxquelles je ne m’associe pas et à mon avis, elles ne viennent pas de personnes intelligentes. » Et, lors d’une interview au magazine Mother Jones du 19 février, l’ancien chef du Mossad, les renseignements israéliens, Efraim Halevy, a répété ses appels à Israël et aux USA pour négocier un cessez-le-feu avec le Hamas. Rejetant la rhétorique épouvantable sur le collectif, Halevy a déclaré : « le Hamas n’est pas al-Qaida », « il n’est pas inféodé à Téhéran ». La question reste de savoir pourquoi, quand la grande majorité des Israéliens (dont certains hauts responsables) et des Palestiniens, et les dirigeants du Hamas, sont tous prêts à discuter d’un cessez-le-feu, pourquoi le gouvernement israélien le refuse et pourquoi les USA refusent d’appeler à un cessez-le-feu. La secrétaire d’Etat US, Condoleezza Rice, fait porter la responsabilité de l’escalade sanglante entièrement sur le Hamas, et elle n’a pas appelé à un cessez-le-feu. Ceci fait écho à son soutien au bombardement impitoyable du Liban par Israël, en 2006, et on se souvient qu’elle l’avait célébré ouvertement comme « les douleurs de l’enfantement d’un nouveau Moyen-Orient ». Les populations palestiniennes et israéliennes en ont assez des bains de sang incessants, quoique inégaux. Elles paient le prix d’un échec politique essuyé par Washington et ses fidèles régionaux, dans leurs tentatives de diaboliser, d’isoler et de détruire tout mouvement qui s’oppose à l’ordre que les Etats-Unis cherchent à imposer dans la région. (1)     - Voir aussi Ha’aretz, 1er mars 2008 (ndt) 1er mars  Ali Abunimah - The Electronic Intifada 
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=3896&var


26/07/2008

n°196 - dossiers de l'Afghanistan -25-07 - Suite- Les guerres d'occupation de l'Afghanistan et de l'Irak: Un bilan horrifiant de portée mondiale.

dossiers de l'Afghanistan   - Suite-

n°131 - 25-07 Par M.Lemaire                                                                                 



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire :  (suite)

1-3 Guantanamo : Les dossiers   
1 Les avocats de M. Hamdan ont dénoncé un procès "injuste" et "malhonnête"
2 Guantanamo: le chauffeur de Ben Laden plaide non coupable à l'ouverture de son procès.
3 Guantanamo : Imbroglio juridique autour de la recevabilité des "preuves".
2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage
2-1 Torpillons l’OTAN!  Tous et toutes au contre-sommet de l’Otan. 2-2 Adrien Jaulmes : Des soldats français en renfort ...
3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion
3-1 "Une impasse militaire totale et durable".
3-2 Les forces d’occupation des Usa & de l’Otan ont eu tort de penser qu'en occupant Kaboul, ils tiendraient le pays.
3-3 La résistance s’avère être particulièrement redoutable pour l’armée d’occupation.
3-4 Le chef de l'armée canadienne admet (enfin) que la situation en Afghanistan se détériore.
3-5 Jules Dufour : Les guerres d'occupation de l'Afghanistan et de l'Irak: Un bilan horrifiant de portée mondiale.
3-6 L’évolution d’une théorie du complot


1-3 Guantanamo : Les dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1 Les avocats de M. Hamdan ont dénoncé un procès "injuste" et "malhonnête" Une vingtaine de détenus dont cinq accusés d'avoir participé aux attentats du 11 septembre 2001 doivent comparaître devant des tribunaux militaires. Dans la salle d'audience de Guantanamo, le tribunal devait choisir lundi cinq juges militaires pour conduire le procès de M. Hamdan. La majorité des deux tiers sera nécessaire pour déclarer ou non la culpabilité et le même jury prononcera le verdict. Les avocats de M. Hamdan ont déjà dénoncé un procès "injuste" et "malhonnête" et annoncé qu'ils feront appel de la décision finale devant la justice civile. "Ce sera un procès équitable", a estimé à l'inverse Bryan Whitman, porte-parole du Pentagone devant la presse lundi. "Il s'agit de personnes qui ont accompli des actes illégaux, contre lesquels il y a suffisamment de preuves pour les tenir pour responsables de leurs crimes", a-t-il ajouté. Pour ses avocats, M. Hamdan n'était qu'un simple employé du chef d'Al-Qaïda et n'a pas participé à des actions terroristes. Lors du procès, ils vont essayer d'obtenir l'invalidation de certaines "preuves" retenues contre leur client et obtenues sous la contrainte, voire la torture, selon l'accusation elle-même. En créant les commissions militaires fin 2006, le Congrès américain avait refusé les "preuves" obtenues sous la torture mais, n'avait pas interdit celles obtenues à l'issue d'interrogatoires musclés ou humiliants, comme celui que Hamdan assure avoir subi sous la conduite d'une femme. Dans ces derniers cas, le Congrès laissaient les juges décider de la recevabilité de ces "preuves" au coup par coup. Selon des documents révélés par l'accusation, Salim Hamdan a en outre été réveillé toutes les heures pendant cinquante jours en 2003, une tactique d'épuisement avant interrogatoires. Quoi qu'il en soit, même en cas d'acquittement, M. Hamdan ne sera pas forcément remis en liberté. Il a en effet été déclaré précédemment "combattant ennemi", une qualification suffisante pour légitimer une détention illimitée. Sources Le Point par JC publié dans : La manipulation Al Qaïda
Posté par Adriana Evangelizt

2 Guantanamo: le chauffeur de Ben Laden plaide non coupable à l'ouverture de son procès.
L'ancien chauffeur de Ben Laden, a plaidé non coupable lundi matin sur la base de (Cuba) à l'ouverture de son procès, le premier devant un tribunal militaire d'exception, a-t-on appris auprès du Pentagone. Toute possibilité d'un accord entre l'accusation et la défense, qui aurait suspendu la tenue de ce premier procès devant une commission militaire depuis la seconde guerre mondiale, est donc annulée. Yéménite âgé d'une quarantaine d'années, Salim Hamdan comparaît pour "complot" et "soutien matériel au terrorisme", soupçonné d'avoir suivi des entraînements dans des camps d'Al-Qaïda en Afghanistan et d'avoir livré des armes à travers le pays. Après plus de six ans d'enfermement à Guantanamo, il encourt la prison à vie à l'issue d'un procès prévu pour durer deux semaines. Si l'ouverture de ce premier procès constitue une victoire pour l'administration Bush après des années de bataille juridique, d'autres procédures en cours devant une cour fédérale de Washington pourraient, elles, compliquer sa tâche. La Cour suprême a en effet autorisé mi-juin les détenus de Guantanamo à contester leur détention devant la justice civile. Quelque 250 dossiers sont actuellement entre les mains des juges. Sources Le Point par JC publié dans : La manipulation Al Qaïda
Posté par Adriana Evangelizt

3 Guantanamo : Imbroglio juridique autour de la recevabilité des "preuves". Le juge du tribunal militaire d'exception estime que les déclarations de Salim Hamdan, premier détenu à comparaître, sur la base de Bagram ne peuvent être utilisées en raison des conditions "de forte contrainte" dans lesquelles elles ont été obtenues. Il estime en revanche que celles faites à Guantanamo sont recevables. Salim Hamdan (Sipa) Le procès de Salim Hamdan, ancien chauffeur d'Oussama ben Laden devant un tribunal militaire d'exception à Guantanamo, a peut-être connu un moment décisif, mardi 22 juillet, puisqu'un juge a estimé que certaines de ses déclarations, obtenues sous la contrainte, étaient inexploitables.
A l'ouverture du procès lundi, le juge militaire, le capitaine Keith J. Allred a estimé que les procureurs ne pouvaient utiliser les déclarations faites par l'accusé sur la base de Bagram en Afghanistan après sa capture fin 2001 parce qu'elles avaient été obtenues "sous une forte contrainte".
Le juge a toutefois refusé de retoquer les déclarations effectuées par Salim Hamdan sur la base militaire américaine à Cuba, estimant que cette fois, il n'y avait pas eu contrainte.
Il a néanmoins précisé que l'accusation devait produire les interrogatoires de Salim Hamdan pour montrer les conditions dans lesquelles ils s'étaient déroulés.
Le procès du "cerveau" présumé du 11 septembre remis en cause ?
Cette décision pourrait augurer de difficultés lors des futurs procès des autres détenus de Guantanamo, dont certains, comme Khaled Cheikh Mohammed, le "cerveau" présumé des attentats du 11 septembre, ont été exposés à des "contraintes" autrement plus sévères.
La CIA a reconnu l'avoir soumis notamment à la simulation de noyade en 2003, comme deux autres détenus.
Yéménite âgé d'une quarantaine d'années, Salim Hamdan comparaît pour "complot" et "soutien matériel au terrorisme", soupçonné d'avoir suivi des entraînements dans des camps d'al-Qaïda en Afghanistan et d'avoir livré des armes à travers le pays.
Après plus de six ans d'enfermement à Guantanamo, l'ancien chauffeur d'Oussama ben Laden qui a plaidé non coupable lundi, encourt la prison à vie à l'issue d'un procès prévu pour durer deux semaines.
Marge d'appréciation ténue
Selon le New York Times, le capitaine Allred a décidé de rejeter les déclarations faites sur la base de Bagram car il a découvert que Salim Hamdan avait les pieds et mains liés 24h/24, était à l'isolement complet et qu'un soldat lui avait mis un genou entre les omoplates et lui avait ordonné de "parler".
Il a estimé en revanche que l'enfermement à Guantanamo ne constituait pas une "contrainte inhérente", comme le faisait valoir la défense, et a donc autorisé l'exploitation des déclarations de Salim Hamdan effectuées sur la base.
En créant les commissions militaires fin 2006, le Congrès américain avait refusé les "preuves" obtenues sous la torture mais n'avait pas interdit celles obtenues à l'issue d'interrogatoires musclés ou humiliants. Dans ces derniers cas, le Congrès laissait les juges décider de la recevabilité de ces "preuves".
Les détenus pourront faire appel devant la justice civile
"Nous acceptons le jugement, et nous irons au procès mardi", a déclaré le colonel Lawrence Morris, principal responsable de l'accusation, selon des propos rapportés par le Washington Post. "On ne peut pas toujours obtenir ce que l'on veut, mais ça n'atténue pas ma confiance en notre capacité à démontrer le comportement criminel de Salim Hamdan", a-t-il ajouté.
Les avocats de Salim Hamdan dénoncent de leur côté un procès "injuste" et "malhonnête" et ont déjà annoncé qu'ils feront appel de la décision finale devant la justice civile.
La décision du capitaine Allred est intervenue quelques heures seulement après la sélection des six officiers désignés comme jurés.
Les déclarations préliminaires doivent avoir lieu mardi dans la journée.
Une vingtaine d'autres détenus de Guantanamo, dont cinq accusés d'avoir participé aux attentats du 11 septembre, doivent comparaître devant des tribunaux militaires.
Ces procédures pourraient être entravées par la décision mi-juin de
la Cour suprême d'autoriser les détenus de Guantanamo à contester leur détention devant la justice civile. Quelque 250 dossiers sont actuellement entre les mains des juges.
 22.07 http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20080722.OBS3900/guantanamo__imbroglio_juridique_autour_de_la_recevabili.html

 



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information 2-1 Torpillons l’OTAN!  Tous et toutes au contre-sommet de l’Otan. Le prochain sommet de l’Otan doit se tenir en avril 2009 à Strasbourg (France) et Kehl (Allemagne). Comme à chaque fois, lors de ce sommet, les dirigeants des états membres prendront des décisions lourdes de conséquences à notre place. En effet, l’Otan est en guerre, et ses états membres avec, c’est ainsi que nous sommes des millions à être impliqués malgré nous dans les conflits en Irak ou en Afghanistan. L’Otan a été créé en 1949 dans un but défensif pour contrer la menace de l’URSS et ses satellites, or depuis 1989 sans contrepoids et sans adversaire, l’Otan a les coudées franches pour n’être qu’une coalition militaire au service des riches et des puissants. Cela a d’abord commencé par l’ex-Yougoslavie où sous couvert d’opération humanitaire, l’Alliance atlantique est intervenue pour la première fois de son histoire. Ensuite, sa stratégie d’ingérence s’est transformée en protection active des intérêts de ses membres hors de ses frontières (Afghanistan, Irak) : installation de bases militaires au Moyen-Orient, protection des approvisionnements en pétrole, encerclement de l’Iran, etc. De plus, l’Otan, et ce dès sa création, a été un outil pour les États-Unis et leurs plus proches alliés. Grâce à l’Otan ces derniers conservent jusqu’à maintenant des troupes en Europe, y a-t-il des troupes européennes au Canada ou aux Etats-unis ? Les critères militaires définis par l’ Alliance atlantique permettent aussi de favoriser les complexes militaro-industriels nationaux (États-unis, en particulier). L’ Alliance permet aussi par ses critères d’adhésion de contrôler non seulement les aspects militaires de ses membres mais aussi leur organisation politique. L’Otan est d’autant plus dangereuse qu’elle rassemble trois états possédants l’arme nucléaire (France, Etats-Unis, Royaume-Uni). L’Otan possède donc des milliers d’ogives nucléaires dont on sait quelle puissance phénoménale de destruction elles peuvent avoir. Et l’Alliance risque de se servir de ces ogives nucléaires pour des opérations préventives, surtout qu’une partie des militaires souhaitent le développement de mini-bombes nucléaires, moyen d’en banaliser l’utilisation. L’Alliance atlantique et ses forces armées sont pour nous l’expression même de la violence, de la contrainte. Et comme toute armée elle révèle la nature profonde des États faite d’autoritarisme, de hiérarchie, de violence au service des intérêts des riches et des puissants. Comme toute armée, elle n’a de sens que dans la protection des intérêts de quelques-uns, quel qu’en soit le prix, quel que soit le nombre de morts. Une armée ne peut exister que par le mensonge, le bourrage de crâne ; les pseudo armes de destruction massives en Irak ne constituent qu’un exemple parmi d’autres. L’Otan ne sert pas les populations de ses états membres, elle ne sert que ces derniers et le porte-feuille des plus fortunés. Et pourtant ce sont essentiellement les pauvres qui crèvent pour défendre les intérêts des riches et des puissants, situation facilitée en cela par l’escroquerie du nationalisme ou du concept de défense de la civilisation occidentale. Nous n’avons que faire de défendre ces gens-là, nous ne luttons pas pour les intérêts capitalistes ou un quelconque pouvoir, mais pour mettre à bas la domination et les inégalités en dépassant les frontières. Ce sommet est important, car outre le fait que l’on y célébrera les 60 ans du traité, ce devrait être l’occasion pour la France de réintégrer pleinement la structure militaire de l’Alliance (commandement intégré). La mobilisation contre ce sommet sera donc capitale pour faire reculer le nucléaire militaire, l’autoritarisme, le militarisme, et empêcher les riches et les puissants de prendre pour leur profit des décisions à notre place ! 21 juillet  Tous et toutes au contre-sommet de l’Otan http://bellaciao.org/fr/spip.php?article69281


2-2 Adrien Jaulmes : Des soldats français en renfort ... Le ministre de la Défense , Hervé Morin, est allé soutenir ce week-end les militaires qui se déploient dans la province de Kapissa, sous commandement direct de l'Otan. Le drapeau tricolore flotte sur le fort, perché sur une crête au confluent de deux vallées, rubans verts entre les montagnes beiges. La vallée de Tagab, qui descend entre les pentes abruptes des contreforts de l'Hindoukouch, re­joint celle d'Afghania, en direction du sud et de la rivière Kaboul. Le fort a été construit par les Américains pour contrôler ce verrou stratégique sur une route qui traverse la province de Kapissa et donne accès à celle de Kaboul. Les remparts sont des empilements de «bastion walls», ces gabions pliants du Génie américain, remplis de terre et de cailloux. Il a été baptisé Morales-Frazier, en l'honneur de deux de leurs soldats, tués dans un accrochage avec les talibans. Car si la vallée de Tagab, peuplée de Tadjiks, est relativement calme, celle d'Afghania, à majorité pachtoune, est infestée de rebelles. Les insurgés afghans utilisent cette région comme base arrière pour préparer des attentats contre la capitale afghane. Ce paysage majestueux est donc, d'un point de vue militaire, un «sale coin». C'est depuis le 14 juillet le fief des Français du Groupement tactique interarmes (GTIA), formé par le 8e régiment de parachutistes d'infanterie de ma­rine (RPIMa), qui a relevé la semaine dernière les Américains de la 101e di­vision aéroportée dans ce quadri­latère fortifié et entouré de ­barbelés situé en plein «territoire comanche». Fort de quelque 400 hommes, le GTIA fait partie des renforts français, longtemps réclamés par nos alliés, et dont l'envoi en Afghanistan a été décidé lors du sommet de l'Otan au printemps. Le colonel Arragones, commandant le 8e RPIMa, sait que le terrain est favorable à l'adversaire. «Les montagnes sont très découpées, le terrain est très compartimenté et favorise la surprise. Les champs et les vergers au fond des vallées forment un couvert dense qui permet de se camoufler. Tout est favorable à des embuscades», ex­plique l'officier français. «Nous sommes dans un secteur difficile, et le 8e RPIMa est une unité aguerrie, dit le général américain Milley, le commandant adjoint de la 101e division. Nous sommes heureux que nos alliés français soient déployés à nos côtés «Au milieu du gué» Le détachement sera au complet début août, déployé sur deux forts, celui de Nijrab et celui de Tagab, à une trentaine de kilomètres plus au sud. Les premiers éléments français ont déjà pris contact avec leurs adversaires talibans. «Nous avons eu quatre accrochages dans la vallée d'Afghania ; nos mortiers ont ouvert le feu, et nous avons fait deux demandes d'appui aérien», dit le colonel Arragones. «Je suis ici pour remplir une mission de guerre», conclut-il, avec la simplicité des soldats qui ne s'encombrent pas de périphrases. L'Otan fait face à une résistance qui a étendu ses zones d'action depuis l'an dernier et fait preuve de beaucoup de mordant. Les 70 000 hommes de la coalition présents en Afghanistan sont trop peu nombreux pour tenir le terrain et les états-majors réclament des renforts. Les Canadiens, Britanniques et Américains, qui subissent les plus lourdes pertes dans le sud et l'est du pays, demandent à leurs alliés de prendre leur part de risque dans cette première opération de l'Otan en dehors des frontières de l'Europe. Le déploiement du GTIA en province de Kapissa marque le début de l'engagement terrestre français direct dans la guerre. Un bataillon français déployé à Kaboul participe depuis 2002 à la stabilité des institutions afghanes et à la sécurité de la ville, mais il n'a ja­mais mené d'opérations offensives. Les instructeurs français détachés auprès de la jeune armée afghane dans les équipes ont, eux, déjà été sous le feu, mais toujours en appui des Afghans. Le GTIA est, lui, une unité de combat, placée sous commandement direct de l'Otan, représenté par un général américain. «C'est la première fois depuis la guerre de Corée que des troupes françaises seront commandées par des Amé­ricains», constate le colonel Arra­gones. Ses règles d'engagement seront les mêmes que celles des autres troupes de la coalition. Les Français feront appel aux appuis aériens de l'Otan, des bombardiers américains qui décolleront de la base de Bagram toute proche seront guidés en anglais par les contrôleurs avancés français. Le ministre de la guerre Hervé Morin, qui faisait ce week-end le tour du dispositif français en Afghanistan, passant notamment une nuit dans le fort de Nijrab, a expliqué cet engagement accru : «Notre mission en Afghanistan est majeure. Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser l'Afghanistan redevenir une base arrière pour tous les terroristes.(lire pour tous les résistans)» Adrien Jaulmes, envoyé spécial à Nijrab
21/07/2008
http://www.lefigaro.fr/international/2008/07/21/01003-20080721ARTFIG00229-avec-les-soldats-francais-en-renfort-en-afghanistan-.php


3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information 20-07 Ceux qui parient sur le développement du pays qui apporterait la stabilité, doivent lire l'excellent article de Serge Michailof, ancien directeur des opérations de l'Agence française de développement et de la Banque mondiale, dans le dernier numéro de la revue Commentaire. Son titre résume son propos : "L'échec de l'aide internationale en Afghnanistan".  

3-1 "Une impasse militaire totale et durable". La situation en Afghanistan est une "impasse militaire totale et durable". Telle est l'analyse que l'on fait désormais dans les milieux français de renseignement. Une évaluation, partagée par l'ensemble des grands services occidentaux, bien loin de l'optimisme officiel, alors que le ministre de la Défense rentre cette nuit d'une visite de deux jours auprès des troupes françaises en Afghanistan. "Il va falloir trouver d'autres portes de sorties" estime-t-on de même source, en particulier envisager de négocier avec une partie de la coalition qui combat les forces occidentales et le régime du président Karzaï. Cette analyse française est corroborée par celle d'un officier britannique qui vient de démissionner de l'Army. S'exprimant dans le Sunday Times, le lieutenant-colonel Stuart Tootal, ancien commandant du 3ème Batallion du Parachute Regiment, qualifie de "whisful thinking" l'attitude des chefs militaires et des responsables politiques de son pays concernant l'Afghanistan. Il compare le "niveau d'opposition" rencontré par ses hommes dans la province du Helmand à celui auxquels ont été confrontés les Russes il y a vingt ans.


3-2 Les forces d’occupation des Usa & de l’Otan ont eu tort de penser qu'en occupant Kaboul, ils tiendraient le pays. «Les forces d’occupation des Usa & de l’Otan qui les ont délogés (ndlr : La Résistance ) ont eu tort de penser qu'en occupant Kaboul, ils tiendraient le pays», commente Karim Pakzad, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques de Paris (Iris).
Comment sont-ils parvenus à regagner du terrain? D'abord, en se réorganisant depuis Kandahar où ils sont nés en 1994, et à partir de leur base arrière des zones tribales «où la branche pakistanaise des talibans se renforce».
Cependant : «Les résistants avancent dans toute la zone pachtoune. Ils ont la logistique pour frapper au coeur de Kaboul mais ne sont pas implantés dans la très protégée capitale», pense Karim Pakzad. Ensuite, les résistants ont changé de stratégie. Après l'échec relatif de leur offensive de 2006, ils ont choisi les armes de la guerre asymétrique: attaques ciblées et spectaculaires comme celui visant le président Karzaï. Vis-à-vis de la culture de l'opium ils ont pris un virage à 180°, s'opposant à la politique d'arrachage du gouvernement. Cela leur a permis de gagner la sympathie des paysans et de -financer leur action. Réalistes encore, ils se sont bien gardés de déstabiliser les pouvoirs locaux dans leur zone d'influence. Karim Pakzad.  y voit -surtout une façon de ménager l'alliance actuelle avec d'autres forces. Les Jihadistes affiliés à Al-Qaida, les nationalistes pachtounes et les commandants de la résistance tels l'islamiste Hekmatyar ou le respecté commandant Haqqani, se sont ralliés. Ils ont été rejoints par la population hostile à l'occupation par des troupes étrangères (70 000 soldats de l'OTAN et de l'opération «Liberté immuable» sous commandement américain). Car, comme pour le scénario irakien, «les bombardements (700 tués depuis début 2008) ont nourri un antiaméricanisme -mobilisateur», reconnaît Karim Pakzad. Par ailleurs, «l'aide internationale à la reconstruction (de l’armée) est un échec, et l'armée n'est toujours pas reconstituée», note t’il «L'insurrection ne gagnera pas», déclarait le général Mc Kiernan, commandant des forces de l'OTAN, comme pour conjurer le sort. Elle a pourtant des chances de réussite. Le Sénat afghan et même l'OTAN ont déjà envisagé d'ouvrir des pourparlers politiques avec les talibans. Les Etats-Unis et les milices du mollah Omar y sont pour l'instant opposés. 19-07 Source : http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&task=view&id=228&Itemid=41

3-3 La résistance s’avère être particulièrement redoutable pour l’armée d’occupation. En juin 2005, seize soldats avaient été tués dans la chute de leur hélicoptère touché par une roquette. Ils venaient en aide à un commando de quatre Navy Seal pris dans une embuscade. Trois avaient trouvé la mort alors que le quatrième avait été recueilli par des villageois
Cette opération qui a duré toute la journée de dimanche, s’inscrit dans la lignée des attaques audacieuses et spectaculaires menées depuis le début de l’année par les rebelles d’autant plus que le poste avancé (Forward Operation Base – FOB – dans le jargon militaire anglo-saxon) de Wanat était occupé depuis moins de cinq jours par les soldats de l’Otan. Auparavant, ils étaient stationnés dans la province voisine du Nouristan. Leur déplacement avait été qualifié par
la FIAS de « repositionnement pour des raisons logistiques et opérationnelles ». En juin dernier, un commando a attaqué la prison de Kandahâr, libérant quelque 1000 détenus, dont 400 liés aux taliban. En avril à Kaboul, un autre commando avait attaqué le défilé militaire commémorant le seizième anniversaire de la victoire des moudjahidine sur les communistes, tuant six personnes, dont un parlementaire. Le président afghan, Hamid Karzaï, participait à cette cérémonie. En janvier, une autre attaque spectaculaire avait fait également six morts dans l’hôtel de luxe Serena, situé dans l’un des quartiers les plus protégés de Kaboul. Le mode opératoire rappelle celui employé dans l’opération visant la prison de Kandahâr. Un commando de quatre hommes avaient participé à l’attaque. L’un d’eux s’était fait exploser à l’entrer de l’hôtel, ouvrant la voie à ses camarades. Ils avaient lancé des grenades et ouvert le feu à la Kalachnikov , avant de prendre la fuite. En mars, des rebelles avaient également attaqué un complexe gouvernemental abritant, dans la province de Khôst, une base de l’Otan en deux temps, combinant un assaut conventionnel pour éliminer les gardes avant de lancer une attaque suicide à l’aide d’un camion bourré d’explosifs. Cette opération qui a duré toute la journée de dimanche, s’inscrit dans la lignée des attaques audacieuses et spectaculaires menées depuis le début de l’année par les rebelles d’autant plus que le poste avancé (Forward Operation Base – FOB – dans le jargon militaire anglo-saxon) de Wanat était occupé depuis moins de cinq jours par les soldats de l’Otan. Auparavant, ils étaient stationnés dans la province voisine du Nouristan. Leur déplacement avait été qualifié par la FIAS de « repositionnement pour des raisons logistiques et opérationnelles ». En avril à Kaboul , un autre commando avait attaqué le défilé militaire commémorant le seizième anniversaire de la victoire des moudjahidine sur les communistes, tuant six personnes, dont un parlementaire. Le président afghan, Hamid Karzaï, participait à cette cérémonie. En mars, des rebelles avaient également attaqué un complexe gouvernemental abritant, dans la province de Khôst, une base de l’Otan en deux temps, combinant un assaut conventionnel pour éliminer les gardes avant de lancer une attaque suicide à l’aide d’un camion bourré d’explosifs. Cette opération qui a duré toute la journée de dimanche, s’inscrit dans la lignée des attaques audacieuses et spectaculaires menées depuis le début de l’année par les rebelles d’autant plus que le poste avancé (Forward Operation Base – FOB – dans le jargon militaire anglo-saxon) de Wanat était occupé depuis moins de cinq jours par les soldats de l’Otan. Auparavant, ils étaient stationnés dans la province voisine du Nouristan. Leur déplacement avait été qualifié par la FIAS de « repositionnement pour des raisons logistiques et opérationnelles ». La voix des Opprimés : (Source : Los Angeles Times ( latimes) et AFP)

3-4 Le chef de l'armée canadienne admet(enfin) que la situation en Afghanistan se détériore.  Le chef d'état-major de la défense du Canada, Walter Natynczyk,  a admis dimanche que la situation en Afghanistan se détériorait. Le général Walter Natynczyk a dit que d'autres troupes de l'OTAN seraient nécessaires pour faire face à la "contre-insurrection complexe" qui pose des défis dangereux pour les soldats canadiens. En interview à l'émission "Question Period", diffusée sur le réseau CTV, le général Natynczyk a affirmé que la sécurité s'était effritée à Kaboul, la capitale, dans l'est et dans le sud du pays, là où se trouvent les soldats canadiens. Le chef d'état-major s'est dit d'accord avec le point de vue américain, selon lequel "la frontière (entre l'Afghanistan et le Pakistan) est poreuse à un point tel que les résistants peuvent traverser à partir des zones tribales du Pakistan en toute impunité". Il a également dit qu'il y avait un sentiment général que les insurgés faisaient tout ce qu'ils voulaient. "Les résistants interdisent l'accès aux autoroutes et poursuivent les forces de sécurité afghanes en entrant et en sortant de Kaboul. Alors Kaboul se sent en état de siège, à n'en pas douter", a-t-il expliqué.  20 juin  http://qc.news.yahoo.com/s/capress/080720/nationales/natynczyk_afghanistan_11

3-6 L’évolution d’une théorie du complot.
Dans un article paru le 4 juillet 2008, BBC News fait le point sur l’état actuel du Mouvement pour
la Vérité sur le 11 Septembre. Malgré l’usage du vocabulaire abusif des pro-VO, avec des termes comme conspirationistes ou théorie du complot, ce texte a néanmoins le mérite de témoigner de l’ampleur qu’a pris le Mouvement en Europe  comme aux Etats-Unis, en revenant sur son histoire et sur les principaux éléments relevés par les "Truthers". Article paru sur BBC News le 4 juillet 2008
Il n’y a pas que les Tours Jumelles qui se sont effondrées le 11 Septembre. Une 3ème tour du World Trade Center (WTC), qui n’avait pas été frappée par des avions, s’est également écroulée. Alors qu’un rapport exposant les résultats d’une enquête sur
la Tour 7 est sur le point d’être publié, Mike Rudin examine comment cette théorie du complot a pris une telle ampleur.
Le 11/9 est la théorie du complot de l’ère de l’internet.
Tapez « 9/11 conspiracy » (conspiration du 11/9) dans Google et vous obtiendrez 7,9 millions de résultats… Tapez « 9/11 truth » (vérité sur le 11/9) et ce sera plus de 22 millions.
Aux Etats-Unis, des sondages ont traduit les doutes largement répandus au sein de la population américaine.
En 2006, un sondage New York Times/CBS News a démontré que 53% des personnes interrogées pensaient que l’administration Bush… Un grand nombre d’Americains se demandent ce qui s’est vraiment passé le 11 Septembre
Au Royaume-Uni, une enquête menée par GfkNOP en 2006 pour l’émission télévisée de
la BBCThe Conspiracy Files (Les Dossiers du Complot) a mis en évidence que 16% des personnes interrogées pensaient qu’il existait une « conspiration plus vaste dans laquelle serait impliqué le gouvernement américain. »
Cet été sera un moment clé pour les sceptiques de l’explication officielle des évènements qui se sont déroulés le 11 septembre 2001, pour ce soi-disant « 9/11 Truth Movement » (« Mouvement pour
la Vérité sur le 11/09 »).
Quasiment 7 ans après les terribles événements de ce jour de septembre, les autorités américaines sont sur le point de publier le rapport final sur la 3ème tour qui s’est également écroulée le 11/9.  
Contrairement aux Tours Jumelles, ce gratte-ciel de 47 étages et d’une hauteur de
186 mètres n’avait pas été frappé par un avion.
Ainsi,
la Tour 7 est devenue un élément clé pour des « Truthers » comme Dylan Avery, le réalisateur du film sur le 11/9 diffusé sur internet, Loose Change.
« Le Mouvement pour
la Vérité se focalise énormément sur le bâtiment  
7, et beaucoup de gens ont, à juste titre, de graves soupçons sur ce qui s’est réellement passé ce jour-là, » dit-il.
wtc7 demolition vue par une fenêtre [mini vidéo] envoyé par Introcrate Avery précise que des locataires inhabituels étaient hébergés dans la Tour 7 : La CIA , les Services Secrets, le Pentagone et surtout le bureau de la Gestion des Situations d’Urgence (Office of Emergency Management), l’agence qui était justement chargée de gérer des  désastres ou des attentats terroristes à New York. Et certains pensent que la Tour 7 est l’endroit où le complot du 11/9 a été fomenté. L’explication officielle est que de simples incendies ont été à l’origine de l’effondrement de la Tour 7. Ceci en ferait le premier et unique gratte-ciel au monde à s’écrouler à la suite d’incendies.
Mais malgré cela, la totalité des milliers de tonnes d’acier du bâtiment a été embarquée et fondue.
La façon dont les organismes officiels ont enquêté sur
la Tour 7 a conduit certaines personnes à penser qu’ils cachent quelque chose. Sa  destruction n’est jamais mentionnée dans le Rapport Officiel de la Commission du 11/9.
Une enquête de l’Agence Fédérale de
la Gestion des Situations  
d’Urgence (Federal Emergency Management Agency) a affirmé que le bâtiment s’était écroulé en raison de violents incendies qui auraient  duré des heures entières, nourris par des milliers de litres de gazole stockés dans la tour pour l’alimentation des générateurs de secours.  
Mais le rapport a stipulé que « la probabilité d’une telle situation était faible » et qu’il fallait des études complémentaires. C’était en mai 2002.

La tâche est aujourd’hui confiée à l’Institut National des Standards et de la Technologie (NIST - National Institute of Standards and Technology) situé sur un vaste campus près de Washington DC. Cela fait  
plus de 2 ans et demi que les scientifiques y étudient
la Tour 7. Il est évident que les chercheurs ont été critiqués sous prétexte qu’ils seraient lents et même qu’ils auraient peur de publier (leurs travaux). Mais Shyam Sunder, chef des investigations au NIST et chargé de l’enquête sur le WTC, explique que 2 ans et demi est la durée habituelle d’une enquête sur un accident d’avion. Il ajoute que ce  
n’est que depuis ces dernières années qu’il a reçu des critiques de la part du Mouvement pour
la Vérité. Graphique montrant la position du WTC7
« Ce n’est qu’à la toute fin 2005 que ce groupe a commencé à se faire entendre et qu’on a commencé à les voir à quelques-unes de nos réunions. Mais pendant longtemps ils n’étaient même pas présents. Ce n’est pas vraiment le retard qui les a motivés, ils se sont tout simplement réveillés un beau jour avec l’idée qu’ici se trouvait un problème qu’ils devaient gérer.  » Une grande remise en question.
En avril 2005, les 1000 premiers DVD de Loose Change de Dylan Avery ont été gravés. Sa production n’a coûté que 2000 dollars. Ce fut un moment critique pour le développement du mouvement. Les producteurs de Loose Change affirment que plus de cent millions de personnes l’ont  
visionné. Steven Jones, ancien professeur à l’Université de Brigham Young, qui est devenu la première voix académique du mouvement, avait regardé une vidéo de l’effondrement de
la Tour 7 pour la première fois au printemps 2005. Mais quand il le fit, le physicien qu’il était fut déconcerté. La conversion de l’architecte américain, Richard Gage eut lieu en 2006 quand, au volant de sa voiture, il écoutait une station de radio indépendante en train d’interviewer le théologien David Ray Griffin. « Il fallait que je remette tout en question et que je fasse des recherches. Et plus je découvrais, plus j’étais perturbé et je me suis rendu compte que ce que je cherchais c’était… les architectes et les ingénieurs. »
Constatant que ces derniers n’étaient pas encore vraiment entrés dans la bataille, Gage décida qu’il lui fallait agir. [NdT - Voir la vidéo de l’interview de Richard Gage traduite et sous-titrée par ReOpen911] « Ça m’est venu comme ça, il fallait que je fonde une organisation nommée « Architectes et Ingénieurs pour
la Vérité sur le 11/9 » (Architects and Engineers for 9/11 Truth). » Les polémiques se calmeront-elles un jour ?
Le cinquième anniversaire du 11/9 fut un moment énorme pour les « truthers ». Sous le feu des projecteurs des médias, les manifestations  se sont intensifiées, des sites web ont vu le jour et des films ont proliféré sur internet.
Avec la publicité, sont arrivés aussi les « déboulonneurs » (debunkers) qui mettaient les « truthers » à l’épreuve à chaque étape. Après Loose Change il y a eu le site web Screw Loose Change (Que Loose hange aille se faire foutre). Et puis le film internet 9/11 Mysteries   (Les Mystères du 11/9) a été suivi par Screw 9/11 Mysteries (Que les Mystères du 11/9 aillent se faire foutre). Les scissions de la conspiration.
Et les « truthers » ont riposté. Quand le magazine américain de technologie Popular Mechanics a sorti un livre intitulé Debunking 9/11  
Myths (La démysitification des Mythes du 11/9) il a été contredit paru un livre de David Ray Griffin intitulé Debunking 9/11 Debunking (
La Démystification de la Démystification du 11/9). Avec le temps, la portée du complot présumé a pris de l’ampleur,  mettant en cause non seulement des sections de l’administration Bush et les services secrets, mais aussi les pompiers, la police, les premiers secours, des enquêteurs officiels, des experts, le propriétaire des bâtiments (WTC) et les médias et puis, ah oui ! même   la BBC. Et , avec le temps, des scissions sont apparues au sein du Mouvement  
pour
la Vérité sur le 11/9. Des soi-disant « Pas-d’avionistes » croient que des avions de ligne ne  
se sont pas vraiment écrasés contre les Tours Jumelles, contre le Pentagone ou dans un champ en Pennsylvanie. Certains soutiennent que des lasers envoyés depuis l’espace ont été utilisés. Les « Avionistes » croient que des avions ont effectivement été employés mais affirment que l’effondrement des tours du WTC ne peut véritablement être expliqué que par des démolitions contrôlées.

Selon le Mouvement pour la Vérité sur le 11.09, Georges Bush cache quelque chose
Et puis il y a les LIHOPs et les MIHOPs. La plupart des « Truthers »  sont des MIHOPs- ils croient que le gouvernement a « fait en sorte que ça arrive » (Made It Happen On Purpose), en élaborant et orchestrant les attentats du 11/09.
Mais les LIHOPs soutiennent que le gouvernement n’a fait que « laisser  sciemment les évènements se produire » (Let It Happen On Purpose) pour lui permettre de justifier les guerres en Afghanistan et en Irak et pour appliquer des mesures de répression des libertés civiles à l’intérieur de son propre pays. C’est dans cette atmosphère fébrile que le rapport officiel final sur le 11/9 fait son apparition. On saura cet été si le rapport du NIST est parvenu à répondre aux multiples questions soulevées ou s’il rencontrera le même destin que   la Commission Warren chargée d’enquêter sur l’assassinat du Président  américain John F. Kennedy et qui, en définitive, n’a fait qu’alimenter  les théories du complot. Published on juillet 19, 2008 par GeantVert Traduit de l’anglais par Kate G. et Stéphane Barthe pour ReOpen911 http://groups.google.fr/group/medias-mensonges desinformation/browse_thread/thread/e0c0542ac19061f5 sélectionné par http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinformation

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n°196 - dossiers de l'Afghanistan -25-07 - Fin- Les guerres d'occupation de l'Afghanistan et de l'Irak: Un bilan horrifiant de portée mondiale.

dossiers de l'Afghanistan   - Fin-

 n°131 - 25-07 Par M.Lemaire                                                                                 



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire : (Fin)

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion (fin)

3-5 Jules Dufour : Les guerres d'occupation de l'Afghanistan et de l'Irak: Un bilan horrifiant de portée mondiale.

3-6 RFI a interrogé le spécialiste des conflits Gérard Chaliand.



3-5 Jules Dufour : Les guerres d'occupation de l'Afghanistan et de l'Irak: Un bilan horrifiant de portée mondiale. Les guerres d’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak se poursuivent avec leurs contèges de morts et leurs lots de destruction et de désolation. Elles continuent et sont livrées de plus en plus dans l’indifférence générale. Jour après jour, les dépêches en provenance de Kaboul, de Kandahar ou de Bagdad font état des attentats suicides, des attentats à la voiture piégée, d’affrontements sanglants et de bombardements de villes et de villages. Sept ans de guerre en Afghanistan. Cinq ans de guerre en Irak. Les bilans présentés font peu état des dommages aux infrastructures et dressent une comptabilité imprécise des victimes. Quel gâchis! Quel massacre! Combien d’appréhensions, de peurs et de souffrances endurées par des millions d’habitants? Aucune volonté réelle ne se manifeste pour y mettre fin. Et pourtant ce sont des guerres qui affectent le monde entier. En ce 13 juillet 2008, encore une dépêche en provenance de Kaboul qui nous informe de la mort de plusieurs personnes que l’on prend soin de trier en cinq catégories: les soldats de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS ou ISAF) de l’OTAN, les soldats de l’armée afghane, les soldats de la coalition internationale sous commandement américain, les insurgés et la population civile. Les victimes des trois premières catégories semblent comptabilisées et pour les autres la formule habituelle est de mise: «Bien qu'aucun bilan final n'ait pu être établi, les insurgés ont probablement subi de lourdes pertes» (cyberpresse).  Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que le bilan des morts, des blessés, des victimes et des déplacés causés par ces guerres d’invasion depuis leur déclenchement ne soit pas connu et peu rapporté. Et il l’est de moins en moins pour en occulter, aux yeux du public, les conséquences tragiques pour les peuples qui en sont les victimes. Lors de la Guerre du Golfe on avait vite compris que le taux d’acceptation des guerres est proportionnel à celui de l’ignorance que l’on en a. Et c’est l’approche qui est privilégiée depuis. Le palmarès de victimes anonymes Jusqu’à maintenant, la nationalité des soldats tués ou blessés était rapportée dans la nouvelle. Maintenant, ils font partie d’une statistique plus globale qui les prive, après leur décès de leur identité. Ce ne seront désormais que des chiffres selon une décision rendue par l’Isaf et ce sera au pays d’origine du soldat de transmettre cette information: « L’Isaf, qui comprend des soldats de 40 nations, n'a révélé ni l'identité, ni la nationalité des victimes, elle en laisse systématiquement le soin aux autorités des pays d'origine»  (cyberpresse); ainsi, l’on pourra en retarder la divulgation, ce qui permettra de minimiser l’importance de chaque épisode et le tout viendra se perdre dans les colonnes statistiques, ce qui aura pour effet de contribuer à la banalisation de la guerre et ainsi à sa plus grande acceptation par le public. En bref, le bilan global des victimes de ces guerres ne fait pas l’objet d’une grande diffusion. Il semble, avec le temps, devenir en soi l’objet d’un rapport comme un autre. L’indignation n’est plus au rendez-vous ni même la consternation ou la tristesse. Il se présente plutôt un sentiment d’indifférence qui laisse la place aux questions de stratégies sur le terrain et à celles relatives aux conditions qui permettront de «gagner» la guerre avant d’effectuer un retrait dit progressif. Quel bilan peut-on dresser en juillet 2008? Un très grand nombre d’organismes veillent sur cet aspect des conflits armés et, notamment, les organisations internationales des droits humains telles que Human Rights Watch, Amnistie Internationale, Human Rights for Change, Afghanistan Justice Project, War Victims Monitor et International Center for Transitional Justice.. Quel est le décompte? Quel est le nombre de déplacés dans les pays théâtres de ces guerres et vers l’étranger? Quelle est l’ampleur des dégâts et des coûts financiers entraînés par ces deux «opérations»? Nous présentons, ici, un bilan de ces guerres afin de pouvoir en prendre toute la mesure et de mieux comprendre le sens des décisions politiques et militaires qui sont prises par les forces d’occupation. Les données présentées doivent être considérées comme étant des approximations peu importe la source d’où elles proviennent. Nous ferons état des bilans officiels, mais nous considérerons avec beaucoup d’attention les rapports provenant d’organismes reconnus comme indépendants. Nous présentons un bilan succinct des victimes et les coûts globaux de ces guerres.  Des bilans indépendants Selon  Unknown News, en date du 16 juillet 2007, la situation globale se présentait ainsi: Au moins 832 962 personnes ont été tuées et 1 590 895 ont été blessés en Afghanistan et en Irak (Unknown news).. 

  En Afghanistan

Selon le dossier concernant les victimes civiles de Marc W. Herold de l’Université du New Hampshire les bombardements américains ont tué, entre 3 485 et 4 034 civils entre octobre 2001 et juin 2004 (http://pubpages.unh.edu/~mwherold/ ). Selon des données rapportées par Matrix Masters, un total estimé de 1 500 personnes ont été tuées en 2005 dans ce pays (matrixmasters.com ). Quelques 600 policiers auraient été tués entre l’élection de Hamid Karzai en décembre 2004 et la mi-mai 2005 (Wikipedia). Selon un rapport d’Human Rights Watch, en 2006, 4 400 Afghans ont été tués dont 1000 civils. De plus, un total de 2 077 insurgés ont péri dans les opérations conduites par les forces de la coalition entre le 1er septembre et le 13 décembre 2006. Pour la même période, les données rapportées par Associated Press basées sur les rapports du gouvernement afghan, de l’OTAN et des représentants de la coalition font état d’un total inférieur à 4 000 morts, la plupart d’entre eux étant des insurgés. Plus de 1 900 personnes avaient été tuées au cours des huit premiers mois de l’année (Wikipedia). En 2007, on estime que 7 100 personnes ont été tuées y compris 926 policiers afghans, 4 478 insurgés, 1 500 civils et 232 soldats étrangers (Wikipedia). En mars 2008, après plus de six ans de combat, selon les données de l’Aghanistan Conflict Monitor se référant à un article de M. Weaver du Guardian, le total de ceux qui ont péri dans cette guerre dépasse les 8 000 personnes en 2007 (M. Weaver, The Guardian, 11 mars 2008) lequel se base sur les données d’un rapport produit par les Nations Unies: «Les Nations Unies ont brossé une évaluation sombre du conflit en Afghanistan, en faisant état du fait que la violence s’est intensifiée considérablement au cours de la dernière année, ce qui a entraîné la mort de plus de 8 000 personnes y compris au moins 1 500 civils» (M. Weaver, 2008) (Afghan conflict monitor). Au cours des six premiers mois de 2008, plus de 2 100 personnes ont été tuées y compris 698 civils, 502 insurgés (jusqu’au 14 mars). En juin seulement, 613 personnes sont mortes dans des actes de violence causés par les insurgés y compris 473 insurgés, 34 civils et 44 membres des forces de sécurité afghans. 72 policiers afghans ont été tués au cours du mois d’avril (Wikipedia). Les Nations Unies ont rapporté en juin 2008 que près de 700 civils afghans avaient été tués depuis le début de l’année dont les deux tiers étaient dus à des attaques perpétrées par les insurgés et 255 dans des opérations militaires (Wikipedia). Selon ces données approximatives il est permis d’avoir un aperçu de l’ampleur du nombre de personnes tuées dans cette guerre, mais elles ne peuvent traduire l’importance des effectifs de population affectés, car il ne s’agit pas d’une simple occupation militaire, mais d’une guerre totale. Nous aurions donc un total estimé entre 20 000 et 25 000 personnes qui ont perdu la vie en Afghanistan entre octobre 2001 et juin 2008.   Des coûts astronomiques Combien ces guerres ont-elles coûté jusqu’à maintenant? Quelle est l’ampleur des dommages causés aux infrastructures? Quels seraient les coûts globaux de leur reconsctruction? Selon un rapport du Service de recherche du Congrès des États-Unis mis à jour le 23 juin 2008, jusqu’au 26 décembre 2007 le Congrès a approuvé la somme totale de 700 milliards de dollars pour les opérations militaires, la sécurité, la reconstruction, l’aide internationale, les dépenses des ambassades et les frais d’assura nces et les soins de santé pour les anciens combattants pour les trois opérations initiées depuis les attaques du 11 septembre. Selon la même source de renseignements, en date du 19 juin 2008, la Chambre a approuvé une nouvelle version du Rapport à la Chambre 2642, un supplément pour l’année fiscale 2008, qui devait être examiné par le Sénat la semaine suivante. Ce projet de loi comprend une somme de 163 milliards de dollars pour les deux années fiscales 2008 et 2009... Si le tout est approuvé, le Service de recherche du Congrès estime que le financement des guerres contre la terreur atteindra le total de 857 milliards de dollars, soit un total de 656 milliards de dollars pour la guerre en Irak, 173 milliards de dollars pour celle de l’Afghanistan et de 29 milliards de dollars pour le renforcement de la sécurité (Belasco, A., 2008). Selon W. T. Wheeler, le Département de la Défense a témoigné devant le Congrès le 31 juillet 2007 que la guerre en Afghanistan avait coûté la somme de 78.1 milliards de dollars (http://www.counterpunch.org/wheeler08292007.html ). Dans la première année de guerre en Afghanistan, selon les propos de EuropUSA.com, «sans parler des vies humaines perdues du fait de la guerre qu’on ne peut bien entendu pas chiffrer, le coût financier de la guerre en Afghanistan s’éleverait à $1 milliard par mois. Avec l’avancée spectaculaire de l’Alliance du Nord et la prise de Kaboul, on imagine que ce coût astronomique va bientôt se réduire… Les États-Unis ont déjà envoyé 6000 missiles et bombes sur le sol afghan. Le coût de certains missiles s’élève à $1 million pièce. Attention à ne pas se tromper de cible !. Les 50.000 militaires américains basés en Asie touchent en guise de motivation $150 par mois…et la gloire en plus bien sûr. Autre chiffre « étonnant » : le coût par heure des avions de combat. Par exemple, les F14 coûte $5000 par heure. Personne ne gagne à faire la guerre sauf peut-être l’industrie militaire…»(http://www.europusa.com/?ID=FRa25b394e83f0494e9&nosniff=1 ). Selon les données du National Priorities Project, si toutes les demandes additionnelles sont approuvées par le Congrès le coût de la guerre en Iraq atteindrait, pour le budget étatsunien, à la fin de l’année fiscale 2008, la somme totale de 611 milliards de dollars (http://www.nationalpriorities.org/publications/more_war_funding_requested ).  Pour voir le budget autorisé pour la guerre en Irak (en milliards de dollars), cliquez ici. Selon d’autres sources d’information, les coûts réels pourraient atteindre les 3 000 milliards de dollars pour le budget national des États-Unis. Selon Joseph Stiglitz and Linda Bilmes du Journal The Times, en tenant compte des opérations elles-mêmes et des impacts directs de ces guerres sur l’ensemble de l’économie, les coûts des conflits en Irak et en Afghanistan ont pris des proportions fulgurantes et ils les estiment à la somme totale de 3 000 milliards de dollars. Ils concluent ainsi: «Par un brassage malsain de fonds d’urgence, par une série de livres comptables et par des calculs sous-estimés constants des ressources nécessaires à la poursuite de la guerre, nous avons essayé d’identifier combien nous avons dépensé – et combien nous devrons probablement dépenser jusqu’à la fin. Le chiffre auquel nous arrivons correspond à la somme de 3 000 milliards de dollars. Nos calculs sont basés sur des hypothèses conservatrices. Ces calculs sont simples en eux-mêmes, même s’ils se veulent compliqués sur le plan technique. Le chiffre de 3 000 milliards de dollars comme coût total nous apparaît juste et probablement plus bas que la réalité. Inutile de dire que ce total ne représente que le coût assumé par les États-Unis. Il ne reflète pas le coût énorme assumé par le reste du monde et l’Iraq» (Times online ).   Les coûts estimés de la reconstruction En préparation de la réunion de pays donateurs de Madrid sur le projet de reconstruction de l’Irak en 2003 le total de 35.82 milliards de dollars a été estimé pour la période 2004-2007, le tout ayant été préparé par un comité conjoint formé par des représentants des Nations Unies et de la Banque mondiale. Ce total de 36 milliards dollars en provenance des États-Unis seraient consacrés aux 14 secteurs d’intervention suivants: Institutions gouvernementales, éducation, santé, création d’emplois, transport et télécommunications, approvisionnement et assainissement des eaux et disposition des matières résiduelles, électricité, planification urbaine, logement et mise en valeur du territoire, agriculture et ressources en eau, entreprises de l’État, secteur financier, investissement dans la lutte contre les changements climatiques et action contre les mines. Les Autorités provisoires de la Coalition ont estimé qu’il fallait 20 milliards additionnels en incluant cinq milliards de dollars pour la sécurité et la police et 18 milliards pour les infrastructures de l’industrie pétrolière (Wikipedia). Conclusion Ces guerres, comme on peut le constater, exercent, depuis le début du siècle, un impact majeur sur l’économie mondiale, car elles mobilisent des ressources matérielles et humaines considérables pour tuer et détruire, des ressources en provenance de l’ensemble de la planète. Elles créent un climat d’insécurité globale et provoquent, par le fait même, un puissant effet d’entraînement sur le réarmement d’un très grand nombre de pays avec des sommes colossales qui sont désormais engagées dans le processus de militarisation de continents tout entiers comme c’est le cas en Europe orientale et au Moyen Orient. On peut le constater en analysant le taux de croissance des dépenses militaires mondiales. Depuis 1998 il a été constant et s’est avéré le net reflet de l’impact de ces guerres et celui du processus de réarmement global de la planète. Le total de ces dépenses, selon le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), est passé de 735 milliards à 1339 milliards de dollars entre 1998 et 2007, soit une augmentation de 45% par rapport à 1998 (pour voir le tableau des dépenses militaires mondiales, cliquez ici)). Ce total correspond à 2.5% du produit mondial brut (PMB) et à la somme de $202.00 par personne (SIPRI, 2008). Est-ce qu’une nouvelle administration à la Maison Blanche sera susceptible de stopper ce processus? Il est permis d’en douter, car les dividendes de ces guerres profitent grandement aux grandes industries d’armements et nous savons que celles-ci exercent une forte influence sur les orientations politiques et stratégiques des grandes puissances. Un message clair a été prononcé par George Miller, membre du Congrès du District de Californie et président du comité de l’éducation et du travail. Ce message traduit bien les préoccupations d’un grand nombre d’Étatsuniens concernant la guerre en Irak: “Notre économie et notre pays ne peuvent continuer de supporter le coût de cette guerre, ni pour les soldats et leurs familles qui ont consenti d’énormes sacrifices pour notre pays». Miller ajouta: «Nous devrions reconstruire l’Amérique et non l’Irak, et nous devrions rétablir la force énorme pour le bien que l’Amérique peut accomplir pour la communauté internationale plutôt que de continuer de fragiliser la stabilité régionale et ternir notre réputation à l’étranger en poursuivant cette guerre tragique et inutile. Je presse le Président d’apporter son appui au programme de retrait de nos troupes de l’Irak» (http://georgemiller.house.gov/news/2008/05/rep_miller_and_house_reject_fu.html ). Ces guerres sont loin d’être terminées selon Albert Legault, chercheur du Centre d’études des politiques étrangères et de sécurité (CEPES) de Montréal: « Les guerres d’Irak et d’Afghanistan sont un désastre militaire, politique, économique, humanitaire et financier. En Irak, la situation militaire n’est pas plus stable qu’autrefois même si le nombre d’incidents violents a diminué –ce qui n’inclut pas les violents combats de Bassorah en mars 2008 et de Sadr Cité en avril – et de l’avis même des militaires américains, l’Afghanistan ne sera pas en mesure de s’occuper seule de sa sécurité avant 2013» (http://www.er.uqam.ca/nobel/ieim/article-cepes.php3?id_article=4232 ). Jules Dufour

http://socio13.wordpress.com/2008/07/23/les-guerres-doccupation-de-lafghanistan-et-de-lirak-un-bilan-horrifiant-de-portee-mondiale/

 


3-6 RFI a interrogé le spécialiste des conflits Gérard Chaliand. RFI : Quelles sont les difficultés auxquelles les soldats français vont se trouver confrontés sur le sol afghan ? Gérard Chaliand : La première difficulté, c’est le fait qu’il y a trop peu de troupes, d’une façon générale, pour occuper un terrain extrêmement difficile dans un pays vaste comme une fois un quart, la France. En d’autres termes, on dispose aujourd’hui au total, côté occidental, d’environ 63 000 hommes. Les Russes en avaient le double et ils ne l’ont pas emporté (NDLR au cours de la première guerre d'Afghanistan 1979-1989). Le problème, c’est qu’on ne peut pas contrôler le terrain. On peut empêcher les talibans de gagner militairement, compte tenu de la supériorité du feu, mais on ne peut pas contrôler le terrain une fois qu’on a dominé l’adversaire, en quelque sorte. RFI : On entend beaucoup parler des faits d’armes des talibans dans l’Est et le Sud, mais on entend peu parler d’affrontements dans la vallée de Kapisa. Pourquoi les Français ont-ils choisi cette vallée pour se déployer ? G. Chaliand : Dans la mesure où c’est une province moins exposée aux risques, pour l’instant. Ceci dit, ces choses-là peuvent changer. Mais effectivement, pour l’instant, c’est le Sud le plus dangereux, là où se trouvent les troupes américaines, britanniques et canadiennes. Et puis, l’est est également fort troublé. Mais aujourd’hui, malheureusement, tout ce qui entoure Kaboul devient aussi zone de combats. RFI : Il y a une semaine, dans l’est, dans la province de Kunar, l’ISAF a dû abandonner une base opérationnelle avancée. Comment analysez-vous ce qui s’est passé ? C’est un revers important ? G. Chaliand : C’est un revers, car il y a eu neuf soldats américains tués d’un seul coup, chose qui ne s’était probablement pas produite depuis le début de cette guerre. Cela montre aussi que dans cette province qui jouxte le Nouristan –zone la plus difficile du point de vue alpestre- tenir une position n’est possible que si l’on a suffisamment d’hommes. Si par contre on est pris par surprise par un adversaire qui a concentré des troupes, on est dans une situation difficile. C’est ce qui leur est arrivé. Ce que l’on peut noter depuis un an, c’est une détérioration régulière de la situation militaire, d’où la nécessité d’augmenter le nombre des troupes européennes et surtout, de former davantage de troupes afghanes. Finalement, il n’y a que 58 000 hommes dans l’armée afghane alors qu’en Irak, les Américains ont réussi à former 170 000 hommes pour une population équivalente. RFI : Quel est l’état d’esprit de ces troupes afghanes, vous qui les avez fréquentées et qui revenez tout juste d’Afghanistan ? G. Chaliand : Je viens de passer cinq semaines sur place dont une semaine entière à Kandahar. D’une façon générale, le moral de ces troupes est loin d’être mauvais. Contrairement à ce que l’on a l’habitude d’entendre, les troupes afghanes combattent de façon tout à fait honorable, elles sont beaucoup moins bien équipées que les troupes de l’OTAN qui, elles-mêmes, sont moins bien équipées que les troupes américaines. Donc il faudrait vraiment que l’on fasse un effort, surtout du côté américain mais aussi du côté des Occidentaux en général, pour former rapidement et le mieux possible une armée faisant beaucoup plus en nombre des 80 000 prévus. En fait, il faudrait 150 000 hommes du côté afghan pour arriver à peser sur la situation.   RFI : Comment jugez-vous l’efficacité du dispositif français qui envoie des mentors pour entraîner des Afghans au cours d’opérations dans le cadre de ce que l’on appelle des OMLT ? G. Chaliand : Je crois que c’est excellent, c’est exactement ce qu’il faut faire, seulement il faudrait le faire à une échelle autrement plus vaste que ce que nous faisons, nous, ou les Américains aussi d’ailleurs. L’ensemble de l’aide occidentale militaire ou autre a été extrêmement modeste entre 2002 et 2004 à cause de la guerre d’Irak. Maintenant, depuis 2005, l’Occident paie ce retard causé par l’expédition en Irak. RFI : Aujourd’hui, l’équipement des Français est-il de nature à faire face à la situation ? G. Chaliand : Oui, tant que l’on dispose des moyens d’observation américains. RFI : Nous n’avons pas nos propres moyens d’observation ?  G. Chaliand : On n’a pas de moyens d’observation du niveau de ceux des Américains, c’est indiscutable. De la même façon qu’en projection de force –même si en Afghanistan, on n’a pas besoin de les projeter très loin- nous sommes en dessous de ce qu’il faudrait. C’est d’ailleurs le cas de tous les Européens. Nous avons tous, par rapport aux Etats-Unis, un retard considérable dans ces deux domaines : observation et projection de force.    RFI : Pour l’appui aérien les soldats français déployés dans la vallée de Kapisa, dépendent-ils des Américains ? G. Chaliand : En hélicoptère, effectivement, je pense que si nous avions à faire face à un engagement sérieux, nous serions obligés de faire appel aux Américains. C’est ce qui est arrivé déjà aux Britanniques et aux Canadiens. RFI : Est-ce que cela peut poser problème ? G. Chaliand : Non, à condition de coopérer. Evidemment, c’est toujours mieux de disposer de son propre matériel. Cela se fait, en fin de compte, à la sympathie, au niveau des états-majors. Disons qu’en général, les Américains et les Canadiens s’entendent bien. Les Britanniques, avec eux, c’était très bien au début. Depuis, il y a eu des frictions sur la façon de travailler dans la province d’Helmand, sur la façon de traiter directement avec les talibans par-dessus la tête du gouvernement afghan, comme par-dessus la tête des Américains. En ce qui concerne les Français, on va voir comment cela va se passer. Nous n’en sommes qu’au début. Par Sophie Malibeaux

22-07

Source : Ministère de la Défense /Thomas Goisque http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&task=view&id=232&Itemid=41

25/07/2008

n°195 - journal de l'Afghanistan - du 18-07 au 24-07-Début- L'OTAN prépare- t’elle son retrait d'Afghanistan ?

journal de l'Afghanistan Début-

n° 195 -                        du 18-07 au 24-07

 Par M.Lemaire                                                                                 



 NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire

Tiré à part : La résistance reprend la moitié de l'Afghanistan.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

"Tirs amis"

Paroles & action des bientôt présidents...

L'Afghanistan au cœur des débats.

L'OTAN prépare- t’elle son retrait d'Afghanistan ?

1 La résistance contre l'agresseur

Résistance : Analyse & déclaration

Occupation de l'Afghanistan 

Analyse & déclaration

2-1 Sur le terrain

Seconde partie.

2 Occupation de l'Afghanistan 

4 Lutte pour la libération du territoire Détails.

L'Afghanistan en chiffre.
6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
6-1 Une loi qui modernise la Loi d’espionnage et octroie l’immunité aux sociétés de télécommunications qui collaborent avec le gouvernement… 
6-2 Libéralisme, Ultra-liberalisme, néo-liberalisme, 10 repaires pour comprendre un peu mieux...
6-3 Guantanamo : 
1 Guantanamo : la vidéo qui choque le monde mais pas le gouvernement canadien.
Dernière partie.
2 Nouvelles preuves sur la torture et les mauvais traitements infligés à un enfant. 7 Brèves
7-1 Déployer de nouvelles troupes "au plus tôt".
7-2 La vision changeante du chef d'état-major des Forces canadiennes, le général Walter Natynczyk.
7-3 Manlio Dinucci : En Mer Noire, les USA jouent à la bataille navale.
7-4 Pas d'instructeurs belges dans le sud afghan cette année.
7-5 Karzaï, entrave la lutte contre le trafic de stupéfiants et protège les barons de la drogue.

7-5 Guantanamo : Les Brèves

1 L'Attorney General pour une déclaration de guerre à al Qaïda.

2 Point de vue de B.Drewsk .sur les propos de L'Attorney General(déclaration de guerre à al Qaïda)

3 Maintien du procès du chauffeur de Ben Laden, lundi à Guantanamo. 

4 Le Canada réitère son appui à la détention de Khadr à Guantanamo Bay.



L'Afghanistan en chiffre du 18-07 au 24/07/07  
tués blessés
Usboys / Autres boys

 4+ x

 10

Policiers, armée et collaborateurs

 58

12

Peuple Afghan

 29+ x

 21 + x
 


 Tiré à part : La résistance reprend la moitié de l'Afghanistan.

 il y a plus de GI qui tombent en Afghanistan qu'en Irak. On croyait les résistants –défaits-, relégués aux poubelles de l'histoire Mais ils n’ont pas disparuse De plus depuis deux mois, plusieurs forces de résistance ont rejoint l'insurrection. Et depuis, il y a plus de GI qui tombent en Afghanistan qu'en Irak. Derniers exemples : Dimanche, neuf soldats américains ont été tués lors de l'attaque d'un poste militaire abandonné depuis dans le district de Kunar, et un attaque a fait 24 morts dans la province d'Uruzgan. Mercredi, Gates, le secrétaire Us a la guerre, déclarait vouloir «envoyer plus de troupes en Afghanistan et réduire le contingent en Irak», car 'urgence est désormais de lutter contre le retour en force de la résistance. 19-07 Source : http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&task=view&id=228&Itemid=41


Dommages Collateraux... le Pentagone prolonge

Bavures et "tirs amis" meurtriers en Afghanistan Bavures Deux nouvelles bavures (…)  ont été commises, dimanche 20 juillet, par les forces étrangères présentes en Afghanistan. La Force internationale (Isaf) de l'OTAN a ainsi annoncé avoir tué "accidentellement"  quatre civils dans la province de Paktika (est), Trois autres personnes pourraient avoir été tuées, a indiqué l'Isaf dans un communiqué, précisant que quatre civils avaient été blessés. 20-07 La FIAS a reconnu être responsable de la mort de quatre civils dans une attaque au mortier qui s’est produite dans le district de Barmal, dans la province de Paktykâ, au sud-est du pays, dans la nuit de samedi à dimanche. « Une unité de la FIAS a tiré deux obus de mortier, qui sont tombés à près d’un kilomètre de l’objectif visé », dit un communiqué de la FIAS qui fait état, outre les morts, de quatre civils blessés. bassirat.net  20-07 Une dizaine de civils ont été blessés dans des tirs de soldats de l’Otan visant des résistants dans la province de Kounar, selon le gouverneur, Abdoul Jalal Jalal. bassirat.net  

"Tirs amis" Des combats ont également éclaté tôt dimanche dans la province de Farah (ouest) lorsque des policiers d'une part, des soldats afghans et des forces internationales d'autre part se sont pris réciproquement pour des résistants…, a déclaré le gouverneur provincial adjoint, Mohammad Younus Rasouli. La police a ouvert le feu sur les soldats étrangers et afghans, qui ont réclamé un soutien aérien, a-t-il poursuivi."L'Isaf a bombardé le poste de police, tuant neuf policiers et en blessant cinq autres", a affirmé le responsable local. La coalition internationale dominée par les Etats-Unis a confirmé qu'un incident s'était produit mais ne parle pas des pertes subies dans leur rang…. A plusieurs reprises, les forces internationales ont été accusées d'un défaut de coordination avec les troupes afghanes. (Le Monde)
 (Source : AFP Le Monde -20-07)


Paroles & action des bientôt présidents...

Que dit Obama? Dans un long discours-programme intitulé "une nouvelle stratégie pour un nouveau monde", Barack Obama a promis mardi de retirer la majeure partie des troupes américaines d'Irak dans les seize mois et de concentrer les efforts en Afghanistan (et au Pakistan.) AFP / 19 juillet

Obama : ""une nouvelle stratégie pour un nouveau monde", Barack Obama : "Le front central de la guerre contre le terrorisme n'est pas l'Irak, et ça ne l'a jamais été", Dans un long discours-programme intitulé "une nouvelle stratégie pour un nouveau monde", Obama a promis mardi de retirer la majeure partie des troupes américaines d'Irak dans les seize mois et de concentrer les efforts en Afghanistan (et au Pakistan.) Barack Obama a prévu, s'il est élu, d'accorder plus d'aide à l'Afghanistan pour aider le pays à vaincre l'insurrection, qui s'est accrue ces dernières semaines avec une série d'attaques meurtrières. Dans une interview au New York Times lundi, il a déclaré que les Etats-Unis devraient déployer plus de 10.000 soldats supplémentaires en Afghanistan, en plus des 70.OOO militaires de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain, déjà présents dans le pays. "Nous avons besoin de plus d'hommes, de plus d'hélicoptères, de plus de sources de renseignement, de plus d'assistance non militaire pour accomplir notre mission ici", a déclaré M. Obama au journal. Selon M. Obama, un plus grand effort devrait être porté sur la formation et l'équipement de l'armée et de la police afghanes et a aussi appelé à un plus grand engagement de la part de l'Europe et de l'Otan. "La base d'Al-Qaïda est en train de s'étendre au Pakistan, probablement pas plus loin de son ancien sanctuaire afghan qu'un trajet de train entre Washington et Philadelphie", a-t-il précisé dans ce discours. "Nous ne pouvons tolérer un sanctuaire terroriste et en tant que président, je ne le ferai pas", a-t-il ajouté. Source : AFP / 19 juillet 20*07 Barack Obama, a estimé, dimanche, que l'augmentation des troupes américaines dans le pays devait se faire "maintenant". "Si nous attendons la nouvelle administration, il pourrait se passer une année avant que ces troupes supplémentaires soient sur le terrain, ici, en Afghanistan", a-t-il déclaré. "Nous devons comprendre que la situation en Afghanistan est précaire" et appelle une réaction "urgente", a ajouté M. Obama.  ( (Source : AFP)  

Que dit McCain? 20-07 McCain, a estimé qu'il fallait "unifier le commandement de façon plus efficace pour coordonner nos opérations militaires". L'envoi de militaires "seul" ne sera "pas suffisant", le gouvernement afghan doit faire plus, a-t-il indiqué, toujours à l'image de ce qu'a dit son adversaire."Il commence à y avoir un consensus sur le fait qu'il est temps pour nous de retirer des troupes en Irak pour les déployer en Afghanistan", a encore avancé le candidat démocrate. –   (Source : AFP)


L'Afghanistan au cœur des débats.

L'impuissance des puissances. « Selon une étude du ministère de la Défense du Royaume-Uni, quasiment la moitié des effectifs militaires de ce pays est prête à abandonner les forces armées. « Ainsi, 47 p. 100 des personnels sondés dans la Royal Army et la Royal Navy , et 44 p. 100 dans la Royal Air Force ont affirmé avoir envie de se retirer des forces armées. « Parmi les inquiétudes mentionnées…, apparaissent les déploiements fréquents à l’étranger, le niveau de la paie et celui du logement. « L’armée de métier accuse déjà un déficit d’environ cinq mille soldats, tandis que des officiers jeunes mais expérimentés et des officiers sans commandement démissionnent à un rythme sans précédents. « Au sujet du moral dans les différents services, 59 p. 100 des personnels interrogés dans l’armée ont jugé qu’il était ’bas’ ou ’très bas’ : 64 p. 100 dans la Royal Navy , 38 p. 100 dans les Royal Marines et 72 p. 100 dans la Royal Air Force. » http://alternatives-international.net/

Les renforts pour l'Afghanistan font débat…  Barack Obama, John McCain et George Bush sont tous d'accord sur un point: il faudrait plus de soldats américains en Afghanistan. Mais feraient-ils vraiment la différence? Pour beaucoup d'experts, des troupes de combat supplémentaires pourraient contribuer à endiguer un conflit en pleine expansion mais les problèmes du pays exigent bien plus que cette seule solution militaire. Une forte hausse des effectifs de la police et de l'armée afghane, ainsi que de leurs instructeurs étrangers, sont les autres pistes régulièrement évoquées par les analystes pour controler le pays. Obama, a promis de concentrer les efforts militaires américains sur l'Afghanistan, au détriment de l'Irak, et l'envoi rapide d'au moins deux brigades, soit 7.000 hommes.   McCain, estime que les commandants sur le terrain devraient pouvoir obtenir les trois brigades qu'ils réclament. Mais il soutient la politique Bush qui maintient l'Irak comme priorité et occupe l'armée américaine sur deux fronts, retardant l'arrivée de troupes en renfort. Bush s'est engagé à envoyer d'autres militaires en Afghanistan mais peu s'attendent à les voir arriver avant son départ de la Maison blanche en janvier. Source : Andrew Gray Reuters - 23/7  

L'OTAN prépare- t’elle son retrait d'Afghanistan ? En public, l'OTAN demande à ses alliés de contribuer équitablement aux efforts actuels, notamment en terme de troupes disponibles pour combattre en Afghanistan Mais, derrière les portes closes, un document a circulé pouvant servir de base à une stratégie de retrait de ces troupes. OTAN : Document Secret de Stratégie pour un Retrait d'Afghanistan. Selon un article de Matthias Gebauer publié dans Der Spiegel anglais le 04/04/08 intitulé « Does NATO Want Out of Afghanistan ? Secret Exit Strategy Circulated ». Des diplomates de l'OTAN ont travaillé à ce document, largement resté dans l'ombre, et qui porte sur une stratégie ayant des implications importantes pour les opérations en cours en Afghanistan.
Pour certains, le secret est nécessaire car le dossier contient des détails qui pourraient compromettre la sécurité des troupes de l'OTAN en Afghanistan.
D'autres se sont montrés un peu plus directs disant que le document est simplement trop sujet à controverse pour être rendu public. Apparemment Sarkozy n'était pas au courant puisqu'il a décidé d'envoyer en renfort plusieurs centaines de jeunes soldats français pour combattre dans une zone fortement contaminée à l'Uranium Appauvri.
http://news.stcom.net/ 18 juillet 2008



1 La résistance contre l'agresseur -

 Analyse & déclaration  Résistance 20/7 Les attaques de la résistance ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70 000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'OTAN (Isaf), l'autre sous commandement américain (Opération Liberté Immuable). http://www.lemonde.fr/web/video/0,47-0@2-3216,54-1073074@51-1049814,0.html

23-07 La résistance dirigée par les talibans est essentiellement concentrée dans le sud et l'est du pays, mais des combats sont également signalés dans l'ouest et le centre.AP



2 Les forces en présence

Troupes d'occupation Davantage des soldats en Afghanistan…

Le chef d'état-major de la défense du Canada, le général Natynczyk croit que la coalition en Afghanistan devrait imiter Washington dans sa décision d'envoyer davantage des soldats en Irak. Le numéro un de l'armée canadienne a affirmé avoir compris de l'expérience américaine "que l'augmentation des soldats en Irak a eu un effet significatif, et que nous savons que l'Afghanistan n'a pas assez de troupes de la coalition et de l'OTAN pour faire face à cette insurrection. Et il s'agit d'une contre-insurrection complexe", a-t-il argué "Alors comme nous l'avons dit dans le secteur canadien à Kandahar, au Commandement régional Sud, nous avons besoin de troupes supplémentaires. Et nous allons très certainement en avoir avec le bataillon américain qui sera déployé dans cette région."  20 juin http://qc.news.yahoo.com/s/capress/080720/nationales/natynczyk_afghanistan_11


Belgique 55 soldats belges partiront pour Kandahar dès le 3 août.
Le conseil restreint des ministres (kern) a approuvé jeudi l'envoi de 55 soldats du Génie qui partiront dès le 3 août pour Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan. Le kern a aussi approuvé définitivement la mission et les règles d'engagement des quatre F-16 belges qui, dès début septembre, pourront "prêter main forte aux troupes alliées quand celles-ci seront dans une situation d'urgence".
La mission des 55 soldats sera de préparer l'arrivée du contingent belge. En plus des pilotes des quatre F16; une centaine d'hommes seront, à terme, déployés
La note du ministre de
la Défense Pieter De Crem (CD&V) a été introduite au kern vingt-quatre heures après le début des vacances parlementaires, ce qui a suscité la colère de son prédécesseur, André Flahaut (PS).
La note fixe le cadre dans lequel l'armée belge va se déployer au Sud de l'Afghanistan. Le mandat des soldats belges est fixé à six mois, renouvelable sur décision du Conseil des ministres. Une intervention sur le sol pakistanais des F-16 belges n'est pas exclue si trois conditions sont remplies: qu'elle soit la seule solution possible, en vue du retrait de forces alliées en difficulté et avec l'accord d'un officier de liaison de l'armée pakistanaise.
cette décision, qui doit être avalisée au Conseil des ministres de ce vendredi, n'est pas anodine. Elle a déjà fait l'objet d'intenses débats parlementaires car elle envoie des soldats belges dans une véritable zone de combat.
L'opération coûtera à l'armée(donc aux contribuables)-ML-) 14,31 millions d'euros brut (5,2 millions d'euros nets) cette année et 8,3 millions d'euros brut (3,1 net) l'année prochaine.
L'Inspection des Finances a remis au gouvernement une note très défavorable sur cette mission estimant que "ce projet n'est pas tenable" sur le plan budgétaire.
RTBF 25.07.08 - 08:01

France 20-07 En dépit des déclarations du Président Bush et de son secrétaire à la Défense sur l'envoi de troupes supplémentaires, en Afghanistan, le Pentagone a annoncé que cette décision ne saurait être réalisée, dans un avenir proche, autrement dit, la France s'est engagée, auprès des Etats-Unis, et doit donc envoyer de nouveaux soldats, en Afghanistan. IRIB http://www.alterinfo.net/ 20-07 Les militaires français sont déployés à l'est et au nord-est de la capitale, Kaboul, et à Kandahar, au sud du pays, où la France compte près de 2.000 effectifs militaires, 3 avions de type super étendard et 3 mirages. IRIB http://www.alterinfo.net/

Italie 20-07 Après avoir évalué la situation, l’Italie a annoncé sa décision de réduire ses effectifs militaires, IRIB

http://www.alterinfo.net/



3) Politique

Dans le monde

France Nicolas Sarkozy n'avait pas imaginé, que la situation en Afghanistan, allait s'aggraver, L'augmentation du nombre des tués dans les rangs des troupes US et des forces de l'OTAN, sont devenues sources de préoccupations pour les pays qui ont y déployé des soldats, en particulier, la France , d'autant plus que le Président français, Nicolas Sarkozy, avait promis à son homologue américain de dépêcher, avant la fin du mois d'août, 700 soldats supplémentaires, en Afghanistan, après le rejet des Etats européens, membres de l'OTAN, de la demande de Washington d'augmenter leurs effectifs, au nom du développement de la coopération franco-américaine et pour obtenir des avantages, en Afghanistan et en Irak. Nicolas Sarkozy n'avait peut-être pas imaginé, à l'époque, que la situation en Afghanistan, allait s'aggraver, à tel point que même les forces américaines y sont actuellement incapables de trouver une solution. Dans une telle conjoncture, la visite de Morin a pour objectif de faire un bilan de la situation des troupes françaises, puisque les dépêches, en provenance de l'Afghanistan, sur le moral des forces étrangères, ne sont guère réjouissantes. La guerre devenue latente en Afghanistan et la difficulté d'identifier l'ennemi, ainsi que l'objectif de l'occupation, expliquent l'enlisement des troupes étrangères. IRIB  http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=993966


n°195 - journal de l'Afghanistan - du 18-07 au 24-07-Suite - L'OTAN prépare- t’elle son retrait d'Afghanistan ?

journal de l'Afghanistan -Suite -

n° 195 -                        du 18-07 au 24-07

Par M.Lemaire                                                                                 



Sommaire.                         -Suite -

4 Lutte pour la libération du territoire Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
6-1 Une loi qui modernise la Loi d’espionnage et octroie l’immunité aux sociétés de télécommunications qui collaborent avec le gouvernement… 
6-2 Libéralisme, Ultra-liberalisme, néo-liberalisme, 10 repaires pour comprendre un peu mieux...
 6-3 Guantanamo : 
1 Guantanamo : la vidéo qui choque le monde mais pas le gouvernement canadien.
2 Nouvelles preuves sur la torture et les mauvais traitements infligés à un enfant. 7 Brèves
7-1 Déployer de nouvelles troupes "au plus tôt".
7-2 La vision changeante du chef d'état-major des Forces canadiennes, le général Walter Natynczyk.
7-3 Manlio Dinucci : En Mer Noire, les USA jouent à la bataille navale.
7-4 Pas d'instructeurs belges dans le sud afghan cette année.
7-5 Karzaï, entrave la lutte contre le trafic de stupéfiants et protège les barons de la drogue.

7-5 Guantanamo : Les Brèves

1 L'Attorney General pour une déclaration de guerre à al Qaïda.

2 Point de vue de B.Drewsk .sur les propos de L'Attorney General(déclaration de guerre à al Qaïda)

7-3 Maintien du procès du chauffeur de Ben Laden, lundi à Guantanamo. 

7-4 Le Canada réitère son appui à la détention de Khadr à Guantanamo Bay.



4 Lutte pour la libération du territoire

Un week-end de feu et de sang : 21 juillet Le week-end a été marqué par un grand nombre d’attaques qui ont fait de très nombreux morts dans les rangs des forces internationales, des forces de sécurité afghanes, des résistants et de la population civile. http://bassirat.net/Un-week-end-de-feu-et-de-sang,3912.html


Pertes déclarée des occupants. US & Isaf 1

8-07 Vendredi soir, un soldat canadien avait été tué par l’explosion d’un engin explosif improvisé lors d’une patrouille à pied dans le district de Panjwayi, au sud-ouest de la ville de Kandahâr. Un autre soldat a été blessé. bassirat.net  - Presse Canadienne.- Alexander Panetta IRIB 20-07 Dimanche, un soldat de l’Otan a été tué dans la province de Khôst. Les résistants ont tendu une embuscade à des policiers, tuant l’un d’eux, a annoncé le porte-parole du gouverneur de la province. Des hélicoptères de combat et des avions ont été appelés en renfort. 21-07  « Un soldat de la coalition est mort ce matin des suites des blessures reçues hier dans l’explosion d’une bombe dans la province de Helmand », a indiqué la coalition, qui n’a pas révélé la nationalité du mort. bassirat.net

22-07 Mardi, un soldat britannique a été tué et 3 autres blessés dans la province méridionale de Helmand. Selon le communiqué du ministère britannique de la Défense , les soldats appartenaient à une patrouille prise pour cible par les résistants dans la région de Kadjaki. Un des soldat britannique a été blessé par une mine tandis qu’il ouvrait le feu. Deux autres militaires ont été blessés quand leur véhicule a explosé en quittant les lieux de l’attaque. http://www.bassirat.net/+Afghanistan-un-soldat-britannique-tue-dans-la-province-de-Helmand+.html AP 23-07

Dans le district de Bakwa, un volontaire de la mort a vélo s’est fait exploser à l’approche d’une patrouille de la coalition alors que dans le district de Golestan, une patrouille de la coalition a été la cible d’un engin explosif improvisé. Aucun bilan n’a été fourni.

http://www.bassirat.net/

Helmand 18-08 Deux employés afghans de la société américaine USPI ont été tués dans le district de Gereshk par l’explosion d’une mine à proximité de leurs bureaux.

bassirat.net


 Détails

Kaboul 22-07 Mardi matin, un volontaire de la mort s’est fait exploser à proximité d’un poste de contrôle de la police établi à proximité de site historique et touristique des jardins de Babour, fondateur au XVIe siècle de la dynastie moghole. Selon le ministère de l’Intérieur, cinq civils (policiers ?) ont été blessés par l’explosion. http://www.bassirat.net/


Province de Farah (sud-ouest), 23-07 Des combats opposent depuis lundi soir les résistants aux forces afghanes et de la coalition dans le district de Bala Bolok, a annoncé mardi le porte-parole de la police, Abdoul Rauf Ahmadi. Une dizaine de résistants ont été tués ou blessés, a-t-il ajouté tout en précisant que deux policiers ont été tués et trois autres blessés dans les combats qui ont impliqué l’aviation de la coalition. http://www.bassirat.net/  24-07 Les Résistants ont tendu une embuscade contre une voiture de la police en patrouille dans le province de Farah, dans le sud-ouest, dans la nuit de mercredi à jeudi, tuant trois policiers et en blessant trois autres (Reuters- AFP)

Province de Ghanzi (centre de l’Afghanistan) 18-07  Un responsable de la police a été tué vendredi par l’explosion d’une bombe au passage du convoi du chef de la police provinciale. Le chef de la police a survécu à l’attentat, a annoncé le ministère de l’Intérieur. bassirat.net 21-07

 21-07 Lundi, les résistants ont affirmé avoir pris le contrôle du district d’Ajiristan. L’information a été confirmée par le ministère de l’Intérieur qui a reconnu que les forces de sécurité ont été contraintes de quitter le district sous la pression de dizaines de rebelles. Un groupe de résistants s'est emparé d'un district du centre de l'Afghanistan, après en avoir pris d'assaut les bâtiments officiels, tuant un policier.
L'attaque s'est produite peu après minuit, dans le district de Agiristan, dans la province de Ghazni (centre). "Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Zemaraï Bachary, qui a aussi fait état de deux policiers blessés.
L’information a été confirmée par le ministère de l’Intérieur qui a reconnu que les forces de sécurité ont été contraintes de quitter le district . (afp) http://www.7sur7.be/7s7/f  -bassirat.net  

21-07 Lundi soir, des résistants ont également tué quatre frères, tous policiers, et enlevé leur père dans la province de Ghazni (centre), a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Associated Press & http://www.bassirat.net/

24-07 Opération conjointe de l'armée afghane et des forces de l'Otan visant à reprendre le district d'Ajiristan, dans la province de Ghazni (centre). "Au moins 5 résistants ont été tués et plusieurs autres blessés depuis (mercredi)", a indiqué Ismail Jahangir, porte-parole du gouvernement provincial. (Reuters- AFP)


Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan). 18-07 Vendredi soir, dans le district de Nawa, trois agents de sécurité afghans ont été tués et quatre autres blessés par l’explosion d’un engin(…)  au passage de leur véhicule. Ils assuraient la protection d’un convoi de la coalition. bassirat.net  

19-07 Samedi, trois résistants avaient péri dans l’attaque d’un poste de police, a annoncé un porte-parole des forces de sécurité. bassirat.net

20-07 Ouest Dimanche matin, neuf policiers afghans ont été tués dans une frappe aérienne de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) dans le district d’Anar Dara, situé dans la province occidentale de Farah. Selon les autorités locales, des policiers ont pris des soldats afghans et de l’Otan pour des taliban. L’armée afghane « a réclamé un soutien aérien et la FIAS a bombardé le poste de police, tuant neuf policiers et en blessant cinq autres », a expliqué le vice-gouverneur de la province, Mohammad Younous Rasouli. Le chef de la police du district figure parmi les blessés. bassirat.net

 20-07 Est Dans la soirée de dimanche, des résistants ont attaqué un poste de police. Trois policiers ont été enlevés, ont précisé les autorités locales. bassirat.net

21-07 Dans la nuit de dimanche à lundi, deux policiers ont été tués. « Les forces de sécurité ont lancé une contre-attaque au cours de laquelle des insurgés ont été tués », a-t-il assuré, tout en précisant que son estimation des pertes ennemies se fondait sur des déclarations de villageois. bassirat.net  

23-07 Des soldats afghans ont tué mardi cinq résistants lors d'affrontements, a expliqué le chef de la police provinciale Mohammed Hussein Andiwal en précisant qu'un policier et deux soldats afghans avaient été blessés. AP


Province de Kandahar (sud)  19-07 Quatre policiers ont été tués samedi dans l’explosion d’un engin explosif improvisé au passage de leur véhicule dans le district de Maywand. Un autre policier a également été blessé. Le même jour, un volontaire de la mort s’est fait exploser à proximité d’un poste de contrôle établi dans le district de Daman, sur la route qui mène à la principale base de l’Otan à Kandahâr, blessant un policier et un enfant. bassirat.net

21-07 Lundi, une nouvelle attaque visant un convoi de camions ravitaillant les forces internationales dans le district de Shar-i-Safa.a fait quatre morts parmi les gardes chargés de les escorter. bassirat.net

Province de Kapiza

Des militaires français à Kapisa. Le déploiement des Français du 8ème régiment parachutiste d’infanterie de marine en Afghanistan devrait arriver à son terme dans le courant du mois d’août 2008. Quelque 700 soldats sont attendus. D'ores et déjà, les renforts ont pris le contrôle d’une base opérationnelle avancée dans la vallée de Kapisa, au nord-est de Kaboul. C’est à cette occasion que le ministre de la Défense , Hervé Morin, effectue son troisième voyage en Afghanistan. L’envoi de ces renforts a été annoncé en avril, au sommet de l’OTAN à Bucarest. Les Français permettent ainsi aux soldats américains positionnés jusqu’ici dans cette province de Kapisa, non loin de la base de Bagram, de se redéployer sur des théâtres d’affrontements plus intenses, dans le sud et l’est du pays. RFI a interrogé le spécialiste des conflits Gérard Chaliand.  Source : Ministère de la Défense /Thomas Goisque)

Province de Khost (sud-est) 20-07 Un camionneur afghan a perdu la vie dans l’attaque d’un convoi de camions ravitaillant une base de l’Otan. bassirat.net

Province de Laghman (est) 20-07 Des résistants ont tiré des roquettes en direction d’un camion-citerne, tuant deux camionneurs, a annoncé un responsable de la police locale. L’attaque s’est produite dimanche.  bassirat.net http://bassirat.net/Un-week-end-de-feu-et-de-sang,3912.html
Province de Nangarhar(orientale) 23-07 Explosion au passage du chef de la police du district de Chaparhar, a annoncé le chef du district, Sayed Mohammad Palawan. Qayoom Khan a été tué par l’explosion et deux policiers ont été blessés. http://www.bassirat.net/+Afghanistan-un-chef-de-la-police-tue-dans-l-Est+.html
Province d'Oruzgan (sud de l'Afghanistan) 23-07 Des combats entre des policiers et les résdistants dans la province voisine d'Helmand tôt mercredi matin ont fait trois morts dans les rangs des policiers, selon le responsable des forces de police de la province Juma Gul Himat. AP

Province de Paktiâ (sud-est) 18-07 Vendredi, quatre officiers de police sont morts et deux ont été portés disparus après l’attaque de leur position par des rebelles dans le district de Wazi Zadran, situé dans la province de Patkia, a annoncé le ministère de l’Intérieur. bassirat.net 19-07 Samedi, un agent de sécurité afghan a été tué et trois autres blessés par l’explosion d’un engin explosif improvisé alors qu’ils escortaient un convoi de logistique destiné à l’Otan. L'attaque s’est produite sur la route reliant les provinces de Khost et de Paktia. bassirat.net 22-07 Dans la nuit de lundi à mardi, Ghamai Khan Mohammadyar, responsable de l’information & porte-parole du gouverneur de la province, a été exécuté à son domicile, a déclaré Din Mohammad Darwish, responsable de l’information et de la culture de Paktia, province voisine de Paktykâ, où résidait le porte-parole. « Sa femme, un de ses neveux et une nièce ont été blessés dans la fusillade et son frère a été capturé  », a-t-il ajouté. http://www.bassirat.net/+Afghanistan-le-porte-parole-du-gouverneur-de-la-province-de-Paktyka-a-ete-abattu+.html 

 24-07 Quatre policiers ont été tués et deux autres blessés dans l'explosion d'une bombe au passage de leur convoi dans la province de Paktia (est de l'Afghanistan) tôt jeudi, a indiqué le chef-adjoint de la police provinciale Ghulam stageer Azad. (Reuters- AFP)


Province de Paktika( 22-07 Tôt mardi, des assaillants ont tué Ghamai Khan Mohammadyar, porte-parole du gouverneur de la province de Paktika, et blessé son épouse, son frère et sa mère. Associated Press
Province du Wardak, (sud-ouest de Kaboul) 23-07La coalition a tué plusieurs résistants au cours d’une opération menée dans le district de Sayyed Abad, dans la province du Wardak, au sud-est de Kaboul, selon un communiqué publié par l’armée américaine. Les militaires de la coalition ont été pris sous le feu alors qu’ils fouillaient des habitations. Les militaires ont répliqué et demandé un appui aérien. http://www.bassirat.net/ & AP

Province de Zabol (sud-est) 20-07 Dans la province voisine de Zâbol,( Kandahâr) 3 résistants ont trouvé la mort dans un affrontement avec les forces de sécurité, a annoncé samedi l’adjoint au chef de la police Gholam Jailani. La fusillade a éclaté lorsque les résistants ont attaqué un convoi devant approvisionner des bases de l’Otan situées dans la région, a déclaré ce responsable. bassirat.net 24-07 Affrontements autour d'un axe routier de la province de Zaboul : Les combats ont éclaté à la suite d'informations faisant état d'une embuscade tendue par les résistants. Un porte-parole, Yousuf Ahmadi a, affirmé que 12 soldats avaient été tués pendant ces affrontements, dont les résistants étaient ressortis indemnes, (Reuters- AFP)


 Pakistan

3 espions US liquidés au Warizistan
Des tueurs non identifiés ont tué quatre personnes le vendredi, trois soupçonnés d'espionnage pour les forces de l'OTAN, et un chef local d'une madrassa.
Le corps des trois hommes suspectés d'espionnage ont été retrouvés dans le sud du Warizistan, une note rédigée en pashtoon a été laissée près des morts les accusant d'espionnage et affirmant que d'autres espions  seront liquidées.
Au nord du Warizistan c'est un dénommé MaulanAbdullah responsable d'une madrassa qui a été tué par des militants non identifiés. Il est a rappeler que des combats font rages ces derniers mois contre les forces de  l'occupation de l'Otan. .
Le poste avancé occupé par l'Otan dans la région de Wanat (province orientale de Kounar) a fait l'objet d'une irruption sans précédent de la part des moujahidines.Source: Dailytimes.com.pk La voix des Opprimés : (Source : Los Angeles Times ( latimes) et AFP)



Enlèvement 19-07 Action contre la faim (ACF) a annoncé l’enlèvement de deux humanitaires français à Nili, dans la province de Day Koundi, au centre du pays. AFP

21-07 Les deux ingénieurs turcs enlevés il y a une semaine dans la province occidentale de Hérât ont été libérés dans la nuit de dimanche à lundi par leurs ravisseurs contre paiement d’une rançon. « Nous ne savons pas qui a payé la rançon, ni à combien elle s’élevait. L’entreprise de construction qui employait les Turcs ne nous a pas informé de ses efforts  », a déclaré Abdoul Raouf Ahmadi, porte-parole de la police pour l’ouest de l’Afghanistan. Avec AFP http://www.bassirat.net/+Afghanistan-liberation-des-deux-ingenieurs-turcs+.html

23-07 Un chef local, le commandant Sedaqat a téléphoné à Radio Liberty, station radio ‘parrainée’ par les États-Unis, pour revendiquer l’enlèvement dans la nuit de vendredi à samedi des deux membres français de l’Ong Action contre la faim (ACF) Sedaqat a expliqué qu’il entendait ainsi protester contre son éviction du pouvoir par les autorités locales. Selon Radio Liberty, Sedaqat est un commandant fidèle à Mohammad Akbari qui, a combattu aux côtés des résistanst pendant trois ans entre 1996 et 2001 avant de rejoindre le gouvernement afghan Reuters et Radio Liberty/Radio Free Europe



4-1 L'Afghanistan en chiffre  Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 :  "Force combinée 82 "

Civils tués                                                           :  12.200 (Voir Dufour-n° 195 - du 18-07 au 24-07)

Civils blessés                                                     : ? +  2.408 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                               : ?  +  6.981

Résistant blessés                                               :?  +  1.636 (chiffres trop bas)

Résistances arrêtés :                                           : 23.000 prisonniers

Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1.401

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?   + 13.427

Suicides                                                           : ?  plus de 1500 tentatives   150.000 souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure

CIA tués :                                                         :          4


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 4.350

 Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 4.199 (chiffre trop bas)


Collabo   tués                                                      :   1.292

Collabo   blessés                                               :?  +  791 (chiffre trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ? +   3 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.


6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

6-1 Une loi qui modernise la Loi d’espionnage et octroie l’immunité aux sociétés de télécommunications qui collaborent avec le gouvernement…  S’il est quelque chose qui blesse la sensibilité des gens dans n’importe quel système, c’est l’irrespect à leur vie privée. Des lois protégeaient la correspondance, puis, plus tard, les communications téléphoniques, un moyen plus rapide et instantané. Or, le 9 juillet dernier, alors que Bush était réuni avec ses collègues du G-8 et que Washington prétend s’ériger – malgré les massacres qu’il réalise – en champion des droits de l’homme, le Sénat a voté, par 68 voix contre 28, « une loi qui modernise la Loi d’espionnage et octroie l’immunité aux sociétés de télécommunications qui collaborent avec le gouvernement… »

La lutte contre le terrorisme en est le prétexte éculé.

De toute façon, les écoutes se faisaient depuis des années sans le moindre mandat. « Maintenant, il sera plus facile de protéger les Etasuniens », a déclaré Bush, de retour au pays, depuis la roseraie de la Maison-Blanche . « Cette initiative autorise sans mandat judiciaire les écoutes téléphoniques de ceux qui utilisent les réseaux des USA, qu’ils soient Etasuniens ou étrangers. » La loi antérieure, qui date de 1978, « ne concernait pas les nouvelles technologies de communications comme les portables, l’Internet et le courrier électronique ». Comme les autorités étasuniennes interceptent l’immense majorité des communications, « la mesure votée protège les sociétés de communications contre les demandes de personnes qui allèguent de violation de leur vie privée ». La loi est à effet rétroactif. « L’Union américaine des libertés civiles a taxé cette loi d’ ’inconstitutionnelle’ et d’ ’attaque aux libertés civiles et au droit à la vie privée’. » http://alternatives-international.net/

6-2 Libéralisme, Ultra-liberalisme, néo-liberalisme, 10 repaires pour comprendre un peu mieux... ... les mots les plus employés de notre époque et qui restent pourtant si abstrait pour la plus-part d’entre nous. Entretien avec Gérard Dumenil (vidéo 12mn) http://levillagedesfacteursdimages.org/facteursdimages/sp... 

6-3 Guantanamo : 

1 Guantanamo : la vidéo qui choque le monde mais pas le gouvernement canadien. C'est un témoignage exceptionnel des conditions d'interrogatoire à Guantanamo. La vidéo a été tournée à l'insu de ses protagonistes, grâce à une caméra cachée. Les images datent de février 2003 et montrent un jeune canadien Omar Khadr, 16 ans à l'époque, arrêté en Afghanistan et accusé d'avoir tué un soldat américain avec une grenade. Le jeune homme est interrogé par trois membres des services secrets canadiens venus lui rendre visite. Il pleure, montre ses blessures, et demande même qu'on le tue. Les extraits vidéo couvrent 4 jours d'interrogatoire. Ils ont été diffusés par les avocats de la victime après une longue bataille juridique avec le gouvernement canadien. La diffusion de ce document intervient moins d'une semaine après la publication de documents officiels canadiens montrant qu'Ottawa était au courant dès 2004 qu'Omar Khadr était victime de mauvais traitements. Selon ces documents, un responsable du ministère canadien des Affaires étrangères lui a rendu visite à Guantanamo le 30 mars 2004. Là-bas des officiers américains lui avaient expliqué qu'ils privaient Omar Khadr de sommeil et le changeaient de cellule toutes les trois heures pour le rendre plus docile lors des interrogatoires. Stephen Harper, premier Ministre canadien ne s'est pas ému outre mesure de ces révélations et a estimé qu'Omar Khadr était dans un processus qui devait se poursuivre.
PIERRE BOHM / DSS
http://desourcesure.com/guerreterrorisme/2008/07/guantana...


n°195 - journal de l'Afghanistan - du 18-07 au 24-07-Suite - L'OTAN prépare- t’elle son retrait d'Afghanistan ?

journal de l'Afghanistan -Fin -


Sommaire.                         -Fin -

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-3 Guantanamo : 

 2 Nouvelles preuves sur la torture et les mauvais traitements infligés à un enfant.

7 Brèves

7-1 Déployer de nouvelles troupes "au plus tôt".

7-2 La vision changeante du chef d'état-major des Forces canadiennes, le général Walter Natynczyk. 7

-3 Manlio Dinucci : En Mer Noire, les USA jouent à la bataille navale.

7-4 Pas d'instructeurs belges dans le sud afghan cette année.

7-5 Karzaï, entrave la lutte contre le trafic de stupéfiants et protège les barons de la drogue.

7-5 Guantanamo : Les Brèves

1 L'Attorney General pour une déclaration de guerre à al Qaïda.

2 Point de vue de B.Drewsk .sur les propos de L'Attorney General(déclaration de guerre à al Qaïda)

3 Maintien du procès du chauffeur de Ben Laden, lundi à Guantanamo. 

4 Le Canada réitère son appui à la détention de Khadr à Guantanamo Bay.



6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-3 Guantanamo :  2 Nouvelles preuves sur la torture et les mauvais traitements infligés à un enfant. Des documents et une vidéo du gouvernement canadien récemment rendus publics ont fourni de nouvelles preuves que le citoyen canadien Omar Khadr a été maltraité et torturé par l'armée américaine durant sa détention dans le camp de concentration du gouvernement des Etats-Unis à Guantanamo Bay.
Par Graham Beverley et Keith Jones
Ces nouvelles révélations montrent à quel point le gouvernement canadien est complice dans la persécution de Khadr, qui est détenu par l’armée américaine depuis 2002, ayant été appréhendé alors qu’il avait 15 ans. La vidéo, qui date de février 2003, montre un interrogateur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) ignorant et ridiculisant les plaintes de Khadr qui soutient être maltraité. A un certain moment, on peut entendre un agent du SCRS menaçant Khadr de représailles contre sa famille, qui vit en majorité au Canada. Le gouvernement canadien a toujours insisté qu’il n’avait aucune raison de penser que Khadr était torturé. Mais les documents, comme la vidéo, rendus publics malgré les objections du gouvernement et sous ordonnance de la cour, montrent que les autorités canadiennes étaient savaient en 2004 que Khadr avait été soumis à un programme de privation de sommeil. La vidéo et les documents ont alimenté le tollé dans la population face à la complicité du gouvernement canadien dans les mauvais traitements infligés à Khadr, le seul citoyen occidental encore détenu dans le camp manifestement illégal de Guantanamo Bay et accusé sous le tribunal irrégulier des commissions militaires de l’administration Bush. Malgré tout, le gouvernement conservateur de Stephen Harper demeure intransigeant en réitérant son appui pour la détention de Khadr et son procès par l’armée américaine. De nouvelles preuves de la complicité du Canada En tout, sept heures d’extraits vidéo ont été rendues publiques mardi dernier. Elles documentent l’interrogatoire que les agents du SCRS ont mené durant quatre jours en février 2003 avec Khadr, alors âgé de 16 ans. La vidéo a été fortement éditée pour empêcher que ne soient identifiés les trois agents du SCRS et pour se conformer aux clauses de « sécurité nationale » de la Loi sur la preuve au Canada. Au début de la première séance, Khadr est soulagé de constater que ses interrogateurs, qui lui ont apporté du fast-food et des boissons gazeuses pour gagner sa collaboration, sont canadiens. Manifestement soulagé, il dit : « Ça fait longtemps que je demande l’aide du gouvernement canadien. » Mais l’humeur de Khadr changera complètement au fur et à mesure qu’il se rendra compte que les agents du SCRS sont totalement indifférents à ses plaintes et qu’ils ne veulent que lui soutirer de l’information. Khadr affirme aux agents du SCRS que les révélations qu’il avait faites aux responsables américains ont été extraites en raison d’une longue période de torture et de mauvais traitements. Mais l’interrogateur du SCRS rejette les assertions de Khadr. A un certain moment, Khadr retire sa chemise pour montrer aux agents du SCRS que ses blessures par balle survenues l’été précédent, lorsque les forces spéciales américaines prirent d’assaut des bâtiments afghans dans lesquels il vivait, n’étaient pas encore complètement guéries. On peut voir du sang suinter d’une de ses blessures. Khadr affirme de plus que les autorités de Guantanamo Bay lui refusent depuis longtemps des soins médicaux adéquats. Mais l’interrogateur du SCRS demeure insensible. Il affirme que, « Tes blessures me semblent bien guérir... Je crois que tu reçois de bons soins. » Lorsque Khadr se plaint qu’il a perdu l’usage normal de ses yeux et de ses pieds en raison des blessures et des mauvais traitements infligés aux mains des militaires américains, l’agent du SCRS se moque de lui : « Tu as encore tes yeux et tes pieds sont toujours au bout de tes jambes. » Les agents du SCRS deviennent ensuite plus agressifs et accusent Khadr de mentir et d’utiliser ses blessures et son état d’esprit pour éviter de répondre à leurs questions. Khadr, traumatisé, lance : « Vous ne vous souciez pas de moi », et s’effondre en larmes. Les agents du SCRS quitte la salle d’interrogation. Khadr continue de pleurer. A un certain moment, on peut l’entendre gémir en appelant sa mère en arabe. À un autre moment de la vidéo, un agent du SCRS dit à Khadr que s’il aime vraiment sa famille, il parlera, c’est-à-dire qu’il avouera sa culpabilité afin que « d’autres membres de ta famille… ne finissent pas dans la même situation que toi. » Les Etats-Unis prétendent que Khadr a tué un sergent des Forces spéciales américaines pendant un combat de quatre heures dans lequel il fut arrêté. Lorsqu’il fut questionné là-dessus, Khadr a nié toute implication, disant qu’il était trop jeune pour se sauver de l’abri à Ayoub Kheyl, en Afghanistan, où son père, un sympathisant et un prétendu membre d’al-Qaïda, l’avait laissé. L’interrogateur du SCRS lui a ensuite mis de la pression, disant : « Ton père t’a laissé là pour une raison… tu penses que c’est bien ce que tu as fait. » « Je n’ai rien fait, a répliqué Khadr. Qu’est-ce que j’ai fait ? J’étais dans une maison. » La vidéo de la séance finale montre les interrogateurs du SCRS de plus en plus frustrés. L’interrogateur en chef se lève de sa chaise et dit : « Merci beaucoup pour ton temps… mais nous avons autre chose à faire. » Khadr réplique : « Vous voulez juste entendre ce que vous voulez bien entendre… Je ne sais pas ce que vous pensez que je suis. Vous me posez des questions comme si j’étais quelqu’un d’al-Qaïda ou je ne sais quoi d’autre. » La scène finale montre les interrogateurs canadiens quittant la pièce et Khadr s’enfouissant la tête dans ses mains en pleurant. Le 9 juillet, six jours avant la sortie de la vidéo, des documents du gouvernement canadien furent rendus publics, sous ordre de la Cour , qui montrent qu’un haut responsable des Affaires étrangères canadiennes fut informé en 2004, avant l’interrogatoire de Khadr, que lors des trois semaines précédentes, le jeune captif avait été déplacé toutes les trois heures vers une cellule différente, afin de l’empêcher de dormir de façon ininterrompue. Le gouvernement canadien fut aussi informé que, après son départ, Khadr « sera bientôt placé en isolement pour une période allant jusqu’à trois semaines et il sera ensuite interrogé à nouveau. » Les séances de 21 jours de privation de sommeil, une pratique spécifiquement prohibée par le droit internationale et les Conventions de Genève, étaient réalisées selon le document afin de rendre Khadr « … plus maniable et plus enclin à parler ». Le document canadien critique la pratique, mais seulement du point de vue qu’elle était inefficace. Le rôle de l’État canadien dans la persécution de Khadr La sortie de la vidéo de l’interrogatoire par le SCRS du jeune Khadr de 16 ans a, avec raison, provoqué un vent de protestation au Canada et internationalement. Mais, l’agence principale de renseignements du Canada a vigoureusement défendu les gestes de ses agents. Le porte-parole du SCRS, Manon Bérubé, a dit que les agents qui avaient interrogé Khadr avaient agi « de manière appropriée » et « de bonne foi » et que l’agence n’avait « pas d’information avant sa rencontre initiale avec Omar Khadr qu’il avait reçu des mauvais traitements ». Bérubé a gaiement ignoré ce que tout le monde peut voir dans la vidéo : les agents du SCRS réagissent avec hostilité aux accusations de mauvais traitements provenant de Khadr. De plus, elle a affirmé que le SCRS n’a pas d’obligation légale à défendre les droits des Canadiens à l’étranger. Encore plus importante et révélatrice que le soutien continu de l’État canadien pour l’administration Bush et la persécution de Khadr par l’armée américaine a été la réponse du gouvernement conservateur de Harper. « Le point essentiel est que le gouvernement n’a pas changé sa position » a dit Kory Teneycke, le porte-parole du premier ministre Stephen Harper. « Ce fut très conséquent, pas seulement lors de la durée de ce gouvernement, mais aussi du gouvernement précédent,… Il y a un processus judiciaire pour s’occuper des accusations sérieuses qui ont été portées contre M. Khadr et ce processus, qui n’est pas politique, doit déterminer son sort. » Harper a dit à peu près la même chose lors de la conférence de presse qu’il a tenue le 10 juillet lors de la conclusion du sommet du G8 à Tokyo. Lorsqu’on lui demanda directement s’il chercherait maintenant l’extradition de Khadr, Harper a répondu : « Ma réponse est non. M. Khadr est accusé de crimes très sérieux… Il y a un processus légal en cours aux Etats-Unis et il pourra présenter les arguments de sa défense pendant ce processus. » Harper a aussi mis l’accent sur la continuité entre la position des gouvernements libéraux précédents et celle du présent gouvernement conservateur concernant Khadr en disant : « … nous agissons toujours en tant que gouvernement en fonction de nos avis juridiques et de nos obligations légales. Le gouvernement [libéral] précédent a pris toute l’information en compte lorsqu’ils ont pris leurs décisions sur la manière de procéder avec le cas Khadr. » Affirmer que Khadr est dans « un processus légal », comme le fait Harper, est une supercherie. Les détenus de Guantanamo ont été désignés de façon arbitraire comme étant des « combattants ennemis », détenus indéfiniment sans accusation et sans procès et soumis à la torture, y compris la privation du sommeil et le supplice de la noyade. Même la Cour suprême américaine a été forcée de reconnaître que le gouvernement et l’armée des Etats-Unis ont systématiquement violé la loi américaine et internationale avec leur camp de concentration de Guantanamo. Dans un affidavit qu’il a fait sous serment en février dernier, Khadr a décrit le traitement brutal auquel il a été soumis aux mains de ses gardiens, y compris de longues périodes dans des positions de stress en étant enchaîné sur le plancher, l’abus physique alors qu’il récupérait de ses blessures et la menace de viol. Les commissions militaires de l’administration Bush nient les principes juridiques les plus élémentaires, y compris l’admissibilité de la preuve obtenue sous la torture. De plus, il y a des faits indiquant fortement que le gouvernement et l’armée des Etats-Unis ont l’intention de piéger Khadr, se vengeant sur lui des activités de son père et de la mort d’un soldat américain lors de l’assaut sur le bâtiment d’Ayoub Kheyl. Les autorités américaines ont supprimé et même altéré la preuve qui établissait que Khadr n’était pas la seule personne toujours vivante dans le bâtiment lorsque la grenade qui a tué le sergent Christopher Speer a été lancée. A la fin du mois de mai, le Pentagone a remplacé le juge militaire entendant la cause de Khadr après qu’il ait critiqué le gouvernement pour ne pas avoir transmis les documents liés aux traitements qu’a subis Khadr à Guantanamo. Pour finir, mais non le moindre, même si Khadr était directement impliqué dans un combat armé avec les forces américaines, ce qu’il nie vigoureusement, il l’a fait dans des conditions où les forces américaines menaient un assaut sur le bâtiment dans lequel il vivait comme partie de leur invasion et leur occupation de l’Afghanistan. Il a donc, selon les lois de la guerre, agi en légitime défense et, de plus, en tant qu’« enfant-soldat », il n’est pas légalement responsable de ses actes. 22 Juillet http://www.alterinfo.net/Nouvelles-preuves-sur-la-torture...



7 Les Brèves Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 Déployer de nouvelles troupes "au plus tôt". Robert Gates, le secrétaire à la Défense , a indiqué mercredi dernier que les services du Pentagone planchaient sur la possibilité de déployer de nouvelles troupes "au plus tôt", mais aucune recommandation n'a encore été fixée. Les Etats-Unis disposent actuellement de 36.000 soldats en Afghanistan. Quelque 17.500 d'entre eux sont intégrés à l'Isaf (la Force internationale d'assistance à la sécurité de l'Otan); les autres participent à l'opération Liberté immuable (Enduring Freedom, sous commandement américain). Au total, l'Isaf compte 53.000 hommes, un chiffre nettement insuffisant aux yeux de Sean Kay, expert de l'Otan à l'Université Wesleyan, dans l'Ohio. Les résistants sont parvenus à reprendre le contrôle des régions qu'ils avaient abandonnées dans le sud et l'est du pays, parce que les troupes de la coalition n'y étaient pas assez nombreuses pour assurer la sécurité, souligne-t-il. Aux militaires de l'Otan et de l'opération Liberté immuable s'ajoutent 63.000 soldats afghans et 79.000 policiers, ce qui fait un total de 214.000 hommes, selon les responsables américains.  En Irak, les Etats-Unis ont 147.000 hommes et le pays compte quelque 170.000 militaires et 365.000 policiers. COMBIEN D'HOMMES? Le nombre d'hommes en renfort qu'il faudrait déployer en Afghanistan fait débat. Seth Jones, spécialiste du pays pour le groupe d'études Rand Corporation, n'est pas certain que les chiffres cités çà et là soient fondés sur une analyse très rigoureuse. Le général Dan McNeill, ancien commandant de l'Isaf, a affirmé qu'il fallait plus de 300.000 hommes pour combattre la résistance dans un pays avec une superficie et une population comme celles de l'Afghanistan, si l'on se réfère aux formules appliquées par les manuels de tactique de l'armée américaine. John Nagl, un expert de la lutte contre la guérilla, évoque un besoin de 150.000 hommes en renfort. Une majorité devrait à son avis être recrutée dans la population afghane et le pays devrait instituer la conscription. "C'était bien le cas pour les Etats-Unis jusqu'en 1973", souligne cet ancien officier de l'armée de terre. "Pourquoi ce ne serait pas bon pour le cinquième pays le plus pauvre du monde, confronté à une insurrection difficile ?" Beaucoup de spécialistes soulignent qu'une stratégie d'alliance avec les milices locales est capitale pour combattre les résistants. Carter Malkasian, du groupe de recherche CNA qui a conseillé le Pentagone, pense que le recrutement de forces tribales anciennement alliées à Al Qaïda pour assurer le contrôle dans la province irakienne de l'Anbar s'est révélé payant. Cette mesure, "efficace en termes de coût" dit-il, serait "moins onéreuse que l'envoi de renforts dans le pays ou de nouveaux sacrifices pour nos hommes, même si nous ne pourrons pas non plus les éviter". Source : Andrew Gray Reuters - 23/7


 7-2 La vision changeante du chef d'état-major des Forces canadiennes, le général Walter Natynczyk.  20 juin Le diagnostic sur l'Afghanistan du nouveau chef d'état-major des Forces canadiennes, le général Walter Natynczyk, est passé d'une extrême à l'autre en l'espace d'une semaine. Alors que dimanche dernier, lors d'une visite dans le pays, il qualifiait d'« insignifiante » l'augmentation de la violence dans la région de Kandahar en 2008, il a tenu un tout autre discours, une semaine plus tard, sur les ondes du réseau CTV. En entrevue à l'émission Question Period, il a admis que la sécurité à Kaboul, ainsi que dans l'est et le sud de l'Afghanistan, se détériorait à l'heure actuelle. « Les talibans interdisent l'accès aux autoroutes et poursuivent la population et les forces de sécurité afghanes en entrant et en sortant de Kaboul. Alors Kaboul se sent en état de siège, à n'en point douter », a-t-il déclaré. Le général Natynczyk a dit partager les inquiétudes des États-Unis quant à la facilité qu'ont les talibans à traverser la frontière afghane en provenance des zones tribales du Pakistan. Il a affirmé que la « contre-insurrection complexe » représentait un défi dangereux pour les soldats canadiens déployés dans le Sud afghan. Il a ajouté qu'il croyait, comme plusieurs, que les talibans tentent de nuire aux efforts du gouvernement afghan et des forces internationales en prévision des élections prévues l'année prochaine. Le général estime que des troupes de l'OTAN supplémentaires sont nécessaires, tout comme les 3200 soldats américains additionnels déployés par le Pentagone l'étaient, le printemps dernier. Il soutient que l'ajout de militaires a eu un effet positif en Irak, et croit que la situation en Afghanistan nécessite le même investissement. http://qc.news.yahoo.com/s/20072008/3/national-guerre-en-afghanistan-la-vision-changeante-du-general.html
7-3 Manlio Dinucci : En Mer Noire, les USA jouent à la bataille navale. Dans la région de la Mer Noire est en train de se dérouler la manœuvre militaire « Sea Breeze » (Brise de mer…) 2008 qui a commencé le 15 juillet et va durer jusqu’au 26. Participent aux manœuvres, qui ont lieu en territoire ukrainien, 14 navires de guerre, 17 avions et plus de 2200 soldats de 11 pays de l’OTAN –Etats-Unis, Canada, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Norvège, Danemark, Turquie, Grèce, Lituanie et Roumanie- et de cinq autres pays – Ukraine, Géorgie,  Azerbaïdjan, Arménie, Macédoine- adhérents du programme  « Partenariat pour la paix » de l’OTAN. La manœuvre se déroule « dans l’esprit du partenariat pour la paix de l’Otan » mais, comme spécifié par l’ambassade Usa en Ukraine, « elle n’est pas sponsorisée par l’OTAN ». Elle est « accueillie par l’Ukraine et par les Usa lesquels,  dans le rôle de « co-hébergeurs » ont invité certaine pays de la région, membres de l’OTAN et du Partenariat pour la paix de l’OTAN ». Les Etats-Unis font  donc les maîtres de maison en Ukraine. Et, parmi les « pays de la région » invités, seule une minorité a une façade sur la Mer Noire. Derrière le but officiel de la manœuvre –accroître « la capacité des nations de la Mer Noire dans le maintien de la sécurité maritime » - il y en a donc d’autres. Manlio Dinucci Edition de mardi 22 juillet 2008 de il manifesto Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio  http://www.ilmanifesto.it/oggi/art38.html

7-4 Pas d'instructeurs belges dans le sud afghan cette année..
"Ce n'est absolument pas à l'ordre du jour actuellement", a affirmé le chef de
la Défense , le général August Van Daele. Mais "je ne dis pas qu'il est impossible que, dans le cadre des opérations de l'année prochaine, un pays nous demande de prendre un OMLT", a-t-il ajouté.
Le "patron" de l'armée belge, le général August Van Daele, a à son tour démenti mardi tout projet immédiat d'envoi d'instructeurs belges dans le sud de l'Afghanistan, évoqué la semaine dernière par l'ancien ministre de
la Défense , André Flahaut, tout en reconnaissant que les renforts dépêchés dans le nord pourraient s'avérer plus nombreux que prévu.
"Ce n'est absolument pas à l'ordre du jour actuellement", a affirmé le chef de
la Défense (CHOD), dans une interview publiée par le journal La Dernière Heure. "Dire que nous déploierons des hommes dans le sud de l'Aghanistan prochainement n'est que pure invention", ajoute-t-il.
Le général Van Daele souligne toutefois qu'un tel engagement n'est pas exclu pour l'an prochain. "Je ne dis pas qu'il est impossible que, dans le cadre des opérations de l'année prochaine, un pays nous demande de prendre un OMLT ("Operational Mentoring and Liaison Team", une équipe d'instructeurs au profit de l'armée afghane) dans le sud, mais nous n'avons pas pris le moindre engagement à ce sujet", explique-t-il.
Le ministre de
la Défense , Pieter De Crem (CD&V), avait déjà démenti la semaine dernière tout projet d'envoi d'une OMLT belge dans le sud de l'Afghanistan. "Je serai très clair: je n'ai reçu aucune demande (allant) en (un) tel sens", avait assuré M. De Crem en commission de la défense de la Chambre , en réponse à une question de son prédécesseur, M. Flahaut. "Je suis formel", avait-il ajouté.
M. Flahaut avait fait état de projets de déployer quelque 80 militaires belges supplémentaires dans le sud de l'Afghanistan, où la seule présence belge annoncée sera celle d'une centaine de personnes pour mettre en oeuvre, à partir du 1er septembre, quatre chasseurs-bombardiers F-16 depuis la base aérienne de Kandahar, en vertu d'une décision prise le 1er février par le gouvernement Verhofstadt III.
Le gouvernement a également décidé le même jour d'envoyer une équipe d'une vingtaine d'instructeurs pour encadrer l'armée afghane à Kunduz, dans le nord, en collaboration avec les Allemands.
Dans son interview, le général Van Daele a cependant prévenu que la taille de cette équipe -il cite le chiffre de 22 personnes- pourrait "passer à 60 ou 70 hommes compte tenu de la logistique, de la communication, ...".
Le chef de
la Défense défend par ailleurs le choix -contesté par le nouveau ministre- d'un canon de 90 mm pour équiper les nouveaux véhicules blindés de type AIV ("Armoured Infantry Vehicles") Piranha IIIC acquis en 2006. "Compte tenu de nos ambitions, à savoir un engagement dans des opérations de maintien de la paix et de gestion de crise, avec l'éventualité d'occuper certains niches dans le spectre supérieur de violence, le canon de 90 mm était l'outil idéal", ajoute le général. Il laisse toutefois la porte ouverte au choix d'un canon d'un calibre plus élevé. "Si nous décidons désormais d'intervenir dans un contexte plus violent, il faudra naturellement un autre armement. On pourrait alors passer au 105 mm", admet-il. "Cela nécessite donc des investissements et, peut-être, la revente de canons de 90 mm" - comme le souhaite M. De Crem -, conclut le CHOD.
belga, 08/07/08


7-5 Karzaï, entrave la lutte contre le trafic de stupéfiants et protège les barons de la drogue.

Alors dans l'article précédent de Thierry Meyssan, il est dit : Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [10].  Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.
I
l est quand même curieux que ce Mr Thomas Schweich, tout d'un coup, accuse Karzaï... il accuse tout le monde sauf la CIA... étrange. Adriana Evangelizt

Le président afghan, Hamid Karzaï, entrave la lutte contre le trafic de stupéfiants et protège les barons de la drogue, affirme un ancien diplomate américain dans une tribune à paraître dimanche dans le New York Times magazine.

"S'il est vrai que les ennemis taliban de Karzaï financent (leur insurrection) grâce au commerce de drogue, beaucoup de ses partisans le font aussi", écrit Thomas Schweich, chargé jusqu'au mois dernier auprès de l'ambassade des Etats-Unis à Kaboul de la lutte contre le trafic de drogue. "La narco-corruption a atteint le sommet du gouvernement afghan", ajoute-t-il, soulignant que les trafiquants achètent les faveurs de centaines de chefs de la police, magistrats et autres responsables. Selon Thomas Schweich, le président Karzaï profiterait de la situation pour accuser les Occidentaux de tous les maux et être réélu en 2009. Il a répondu jeudi que l'explosion du trafic de drogue, considéré comme une menace pour la pérennité de l'Etat, n'était pas imputable à l'Afghanistan. "Comme je l'ai dit il y a deux ans, l'Afghanistan n'est pas en cause (...) Désespérée, en guerre, la nation afghane (...) a été forcée de recourir à cela", a dit le président afghan lors d'une conférence de presse aux côtés du secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer. "Sans doute certains Afghans sont des trafiquants de drogue, mais la majorité d'entre (les trafiquants) font partie de la mafia internationale qui ne vit pas en Afghanistan", a-t-il dit. Hamid Karzaï a souligné que les autorités avaient emprisonné des centaines de criminels et demandé une solution sérieuse pour combattre cette menace. Thomas Schweich, qui a démissionné du service des stupéfiants du département d'Etat le mois dernier, juge néanmoins que le gouvernement afghan n'est pas le seul fautif dans l'expansion du trafic. Il reproche au Pentagone son refus d'envoyer des renforts et l'idée que l'éradication du trafic doit attendre la fin de la guerre, alors que c'est l'argent de la drogue, assure-t-il, qui entretient l'insurrection. Il condamne enfin les réticences des alliés au sein de l'Otan à s'impliquer dans cette lutte. "Une étrange cabale d'Européens timorés, de médias aveugles, d'Afghans corrompus, d'officiers du Pentagone bornés, de démocrates aux motivations politiciennes et de taliban ont empêché la mise en oeuvre d'un programme anti-drogue efficace", conclut-il. La culture du pavot s'est rapidement développée depuis 2006 en Afghanistan. Le pays fournit actuellement 90% de l'héroïne mondiale. Selon Thomas Schweich, les destructions de champs de pavot cette année représenteront le tiers de celles de 2007. Anthony Boadle, avec Hamid Shalizi à Kaboul, version française Grégory Blachier
Sources
L'Express
Posté par Adriana Evangelizt
http://usa-menace.over-blog.com/article-21491026.html


7-5 Guantanamo : Les Brèves 1 L'Attorney General pour une déclaration de guerre à al Qaïda.
Le Congrès devrait officiellement déclarer la guerre à al Qaïda et, en réponse à l'habeas corpus reconnu le mois dernier par
la Cour suprême aux détenus de Guantanamo, règlementer la possibilité de déposer des requêtes pour les personnes soupçonnées de terrorisme, a déclaré lundi l'Attorney General américain (ministre de la Justice ). Michael Mukasey a exhorté le Congrès à adopter ces dispositions alors que s'ouvrait le premier procès pour crimes de guerre devant la juridiction militaire à la base navale américaine de Guantanamo, à Cuba. Les Démocrates, majoritaires au Congrès, et les groupes de défense des droits de l'homme ont réagi froidement aux propositions de Mukasey, disant qu'elles visaient à éviter une supervision judiciaire et qu'elles piperaient les dés en faveur du gouvernement. Une nouvelle législation est nécessaire pour se conformer au jugement de la Cour suprême reconnaissant aux détenus de Guantanamo le droit de contester leur détention devant des tribunaux fédéraux, a dit Mukasey dans un discours à l'American Enterprise Institute. La nouvelle loi devrait interdire aux tribunaux d'ordonner qu'un détenu soit relâché sur le sol américain, elle devrait protéger les secrets lors des audiences au tribunal; faire en sorte que des soldats ne soient pas pris du champ de bataille pour témoigner et empêcher que des requêtes retardent les procès.ENNEMIS COMBATTANTS En outre, a dit Mukasey, "Tout texte de loi doit à nouveau reconnaître, et explicitement, que ce pays reste engagé dans un conflit armé avec al Qaïda, les taliban et des organisations associées qui se sont déjà déclarées en guerre contre nous". "Le Congrès doit réaffirmer que pendant la durée du conflit, les Etats-Unis peuvent arrêter en tant qu'ennemis combattants ceux qui ont participé à des hostilités ou ont soutenu en connaissance de cause al Qaïda" et des groupes associés, a-t-il ajouté. Une semaine après les attentats du 11 septembre 2001, le Congrès a autorisé "toute force nécessaire et appropriée" contre les nations et les groupes qui ont préparé ou soutenu les attentats. Il n'a pas mentionné spécifiquement al Qaïda ou leurs alliés taliban. Une nouvelle déclaration de guerre nommant spécifiquement al Qaïda donnerait au gouvernement davantage de pouvoirs pour interpeller les suspects, notamment en limitant la possibilité pour les tribunaux de déterminer les liens d'un suspect avec le terrorisme, note Vincent Warren, directeur du Centre pour les droits constitutionnels. Randall Mikkelsen (Reuters) - Version française Nicole Dupont
Sources La Tribune
http://usa-menace.over-blog.com/article-21454133.html


2 Point de vue de B.Drewsk .sur les propos de L'Attorney General(déclaration de guerre à al Qaïda)L'Attorney General est pour une déclaration de guerre à Al Qaïda. Pauvre de lui !  Comme son manège est pitoyable. Comme si on ne savait pas pour qui il oeuvre ? Michael Mukasey est d'origine russe par son père, jusque là tout va bien, mais son père est aussi un juif orthodoxe et l'actuel Attorney General a fait ses études à la Ramaz School qui est un établissement juif orthodoxe affilié à la synagogue Congregation Kehilath Jeshurun qui possède un lien indéfectible avec l'Etat d'Israel. Voir le topo de la synagogue en Anglais ICI. Voir le pedigree en Anglais de Mukasey. Dans ces conditions, il sait très bien qui est derrière Al Qaïda, comme nous.  Et la nouvelle législation qu'il veut mettre en place n'a qu'un seul but priver encore davantage les Américains de liberté. Parce que cette fameuse loi ferait de tout suspect un terroriste. Les zionistes et néocons sont en train de préparer un gros coup aux USA, c'est certain. Tout comme il se murmure outre-atlantique qu'ils vont faire en sorte de garder le pouvoir. Ce qui signifie qu'il n'y aurait pas d'élections. Anticipons.  Pourquoi il n'y aurait pas d'élection ? Parce que la guerre en Iran aurait éclaté. On ne parle même pas de l'assassinat d'Obama parce que c'est aussi à l'ordre du jour. Toujours d'après nos sources outre-atlantiques. Et une source bien renseignée puisqu'il a travaillé pour la CIA dans les années 70-80. Le Zionistan est à toutes les branches du gouvernement US au grand désespoir des Américains qui ne sont plus dupes.

On parle du Peuple, bien entendu.
Envoi de B.Drewski
23 juillet 2008

7-3 Maintien du procès du chauffeur de Ben Laden, lundi à Guantanamo.  Vous dire le vice. Il est clair et net que Salim Hamdan n'est pas coupable parce qu'il a été le chauffeur de ben Laden, vu que ce n'est pas le cheick qui a commis ces attentats. C'est un inside job. Mais les sionistes notoires Mukasey et Whitman veulent des coupables bien entendu. Ils disent qu'ils ont des preuves. Lesquelles ? Qu'ils nous les montrent. Adriana Evangelizt Un juge fédéral a décidé jeudi à Washington que le procès de Salim Hamdan, ancien chauffeur de Ben Laden, s'ouvrirait bien comme prévu lundi devant un tribunal d'exception à Guantanamo (Cuba), alors que la défense avait demandé son report. Le procès de Salim Hamdan, accusé de "complot" et de "soutien matériel au terrorisme", est le premier devant se dérouler selon les procédures d'exception mises au point par l'administration Bush. L'avocat de la défense Neal Katyal avait fait valoir jeudi que le procès ne devrait pas dérouler devant la commission militaire formée en tribunal d'exception pour l'occasion, une procédure qu'il avait qualifiée d'"injuste", et qu'il ne devrait pas intervenir tout de suite. "L'intérêt public exige qu'on arrête les commissions militaires", avait-il dit, jugeant qu'il était trop tôt pour engager les Etats-Unis dans ce processus d'exception inédit depuis la Deuxième guerre mondiale. "Imaginez le désastre si le jugement rendu contre des hommes accusés de crimes très graves était cassé par la suite", par une cour d'appel ou même par la Cour suprême, avait ajouté M. Katyal. Salim Hamdan, ancien chauffeur et garde du corps de Oussama Ben Laden, avait été arrêté en novembre 2001. Il risque la prison à vie. Le juge James Robertson avait le dernier mot pour décider ou non du maintien du procès. AFP / 17 juillet

7-4 Le Canada réitère son appui à la détention de Khadr à Guantanamo Bay. Le Parti libéral et Khadr Reconnaissant que la population canadienne est de plus en plus en colère du soutien du gouvernement canadien pour la détention de Khadr à Guantanamo, les libéraux, qui étaient au pouvoir lors des premiers trois ans et demi de sa détention par l’armée américaine, n’ont que tout récemment appelé en faveur de son rapatriement au Canada. Une fois de retour dans son pays de naissance, se sont empressés d’ajouter les libéraux, il devra faire face au système judiciaire canadien. En expliquant la position libérale, le responsable des affaires étrangères du parti, Bob Rae, a noté que les deux candidats présidentiels aux élections américaines, Barack Obama et John McCain, avaient déclaré qu’ils souhaitaient la fermeture du camp de prisonniers de Guantanamo. « Stephen Harper est aujourd’hui presque la seule personne en Occident défendant encore le processus juridique à Guantanamo. » Les libéraux et les autres partis de l’opposition ont insinué que le gouvernement conservateur défend le système des commissions militaires et la détention d’Omar Khadr à Guantanamo parce qu’il est loyal à l’administration Bush. Il ne fait pas de doute qu’il y a du vrai là-dedans : Harper est un idéologue néo-conservateur et son gouvernement est un proche allié du président américain en diplomatie internationale et dans la « lutte mondiale contre le terrorisme ». Toutefois, il est clair que les gestes de l’élite dirigeante canadienne en ce qui concerne Omar Khadr font partie d’un ensemble plus large, y compris la complicité du gouvernement canadien, tant sous les gouvernements libéraux que conservateur, dans la torture de citoyens canadiens tels Maher Arar, Abousfian Abdelrazik et d’autres. Les libéraux tentent maintenant de se présenter comme des opposants du camp de détention de Guantanamo détesté internationalement et de la persécution d’un homme de 21 ans qui fut appréhendé lorsqu’il était enfant et qui y a vécu presque le tiers de sa vie. Mais pas plus les libéraux que les autres partis d’opposition ne sont prêts à mener une lutte sérieuse pour exposer la complicité du Canada dans la torture et à alerter la classe ouvrière sur la façon  dont cela est une partie d’un assaut plus large de la classe dirigeante sur les droits démocratiques fondamentaux 22 Juillet http://www.alterinfo.net/Nouvelles-preuves-sur-la-torture-et-les-mauvais-traitements-infliges-a-un-enfant-Le-Canada-reitere-son-appui-a-la_a22052.html

 


24/07/2008

n°373 - Dossier de Palestine -23-07-Début- Que dit Obama ? - Obama promet son soutien "indéfectible" à Israël.

Dossier de Palestine     -Début-

n°373                                       23-07

 M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire                                        -Début-

Tiré à part Que dit Obama? Obama  promet son soutien "indéfectible" à Israël.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Video : Barack Obama à Yad Vashem en Israel
1-2  Vidéo : la centrale nucléaire de Dimona révélée par Vanunu. 1-3 Point de vue de  Chérif Boudelal : Reporters avec frontières bien claires.

2 Les brèves

2-1 L'entêtement de l'occupation encourage le choix de prise d'otages

3 Dossier

3-1Dossier M.Lemaire : Terrorisme contre la Cisjordanie.

Seconde partie

3-1Dossier M.Lemaire : Terrorisme contre la Cisjordanie. -Suite-
4 Courrier des lecteurs &
trouvé sur le net & témoignage

4-1 Le "mur de séparation", Cette barrière gigantesque dite "mur de séparation" reste illégale.

4-2 Nilin : Ville qui lutte pour sa survie.

4-3 ‘Scottish Palestine Solidarity Campaign’ : Solidarité avec le peuple héroïque et assiégé de Gaza.

4-4 Babel-sur-Loire en Palestine: "Dessine moi une passerelle"

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1  Israël: Un Etat édifié sur le mensonge.

5-2 Texte fondateur de l’UPM (l’Union pour la Méditerranée ) : la déclaration conjointe n’en finit pas de faire des vagues.

Dernière partie

5-3 Denis Sieffert : l’UPM ou La stratégie du contournement.

5-4 L'expansion continue des colonies juives en Cisjordanie et des deux côtés du mur de "séparation", toujours illégal !

5-5 La poignée de main entre Talabani et Barack (sous l’œil ému d’Abbas ) : Un évènement pas si historique que cela.



Tiré a part

Que dit Obama? Obama  promet son soutien "indéfectible" à Israël

a) M. Obama a soutenu le refus d’Israël de négocier directement avec le Hamas. "Si quelqu’un tirait des roquettes sur ma maison où mes deux filles dorment chaque soir, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour faire cesser cela", a poursuivi le candidat, soulignant que le Hamas devait reconnaître l’existence d’Israël. Un porte-parole du Hamas, Ismaïl Radwane, a condamné ces déclarations depuis Gaza http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4845

b) Obama, a promis mercredi un soutien "indéfectible" à Israël, estimant que l’Iran doté de la bombe atomique constituerait "une grave menace" pour le monde. "L’Etat d’Israël fait face à des ennemis déterminés qui cherchent sa destruction, mais il a aussi un ami et un allié, les Etats-Unis, qui sera toujours à ses côtés", a assuré le sénateur. "J’apporte ici un soutien indéfectible à la sécurité d’Israël", a-t-il poursuivi, après avoir qualifié la création du pays de "miracle". http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4845

c) Obama a estimé qu’il existait une occasion à saisir dans le processus de paix. "Je n’attendrai pas quelques années de mon mandat ou de mon second mandat si je suis élu pour faire avancer le processus. Je pense qu’il existe actuellement une fenêtre (d’opportunité) que nous devons exploiter", a-t-il affirmé. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4845

d) Jérusalem,   Obama a répété que la ville sainte "sera la capitale d’Israël", sans mentionner quelle serait la capitale d’un futur Etat palestinien. "Je n’ai pas changé mes déclarations", a-t-il insisté. "Je continue à dire que Jérusalem sera la capitale d’Israël. Je l’ai déjà dit et je le dirai encore (...) mais j’ai aussi dit qu’il s’agit d’une question faisant partie" des négociations sur le statut final d’un futur Etat palestinien. Obama avait provoqué la colère des Palestiniens en juin quand il avait qualifié Jérusalem de capitale indivisible de l’Etat hébreu. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4845

e) Barack Obama s’est engagé  à oeuvrer dès le lendemain de son éventuelle élection à la Maison blanche à la conclusion d’un accord de paix entre Israël et les Palestiniens, tout en se disant conscient que ce sera difficile. "Le gouvernement israélien est déstabilisé. Les Palestiniens sont divisés entre Fatah et Hamas. Il est donc difficile pour chacune des parties d’accomplir les gestes audacieux qui apporteraient la paix", a estimé le sénateur démocrate de l’Illinois lors d’une escale à Amman. "Je compte m’assurer que nous travaillerons, dès la première minute de ma prise de fonctions, en vue de parvenir à des avancées", a dit Barack Obama aux journalistes, mais il a ajouté qu’il serait irréaliste d’attendre d’un président américain "qu’il obtienne la paix d’un simple claquement de doigts". Source : AFP



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 1-1 Video :

Barack Obama à Yad Vashem (Israël)

23 juillet 2008 http://usa-menace.over-blog.com/article-21460040.htm


1-2  Vidéo : la centrale nucléaire de Dimona révélée par Vanunu.

Une vidéo venant d'une chaîne israélienne avec des images de synthèse.  visible sur You Tube (http://fr.youtube.com/watch?v=1g0tGQuLymg ) avec des images de synthèse. Le présentateur explique ce que Vanunu aurait divulgué avec les photos qu'il a prises sur le site.
La question à se poser est "Où sont enterrés les déchets nucléaires ?"... Est-ce que cette centrale est suivie, contrôlée ? Et pour finir, est-ce que les juifs sont vraiment en sécurité là-bas quand on sait que les Zionistes poussent à l'attaque de l'Iran ? D'autant qu'il y a beaucoup de tremblements de terre par là-bas.

23-07 http://usa-menace.over-blog.com/article-21453872.html


1-3 Point de vue de  Chérif Boudelal : Reporters avec frontières bien claires. L’organisation des « Reporters sans frontières » n’est pas le défenseur - comme elle le prétend - de tous les confrères ; mais elle dresse bien des écrans et barrières devant ceux qui n’ont pas « le flaire » de sa politique américano israélianiste bien claire ! Nous avons vu les « reporters sans frontières » - mais aussi d’autres défenseurs des droits de l’Homme au faciès - manifester leur mécontentement contre la présence du président syrien, Bashar El-Assad, parmi les invités de la France à l’occasion de la commémoration du 14 juillet. A leur tête Robert Ménard, les membres de RSF sont allés sur les Champs Élysée «défendre les journalistes et « bloggeurs » emprisonnés en Syrie» par l’« un des pires dictateurs du Moyen Orient », selon Vincent Brossel. Dans le même temps le premier ministre israélien, Ehud Olmert, l’un des criminels de haut rang, assassins du peuple palestinien, était à la même tribune que le président syrien, mais les Ménard de RSF ne l’ont pas vu. Protester contre Bashar El-Assad pour avoir fait mettre en prison des gens pour leur opinion politique ou leurs travail de journaliste est louable en soi. Mais se taire dans le même temps sur la présence du chef d’un gouvernement dont les pratiques contre le peuple palestinien n’ont rien à envier à celles du nazisme, cela relève d’une approbation, voire d’une complicité avec la politique israélienne. A moins que Ménard et ses complices considèrent Olmert comme un héros pour avoir repris la tâche de Sharon et mettre en exécution le projet sioniste de « nettoyer » la Palestine de ses habitants arabes. Nous sommes presque persuadés que ces derniers « ignorent » qu’il y a dans les prisons israéliennes plus de onze milles prisonniers politiques palestiniens dont des journalistes ! Soyons clairs, l’organisation « Reporters sans frontières » n’est pas aussi ouverte envers ses « confrères » à travers le monde comme son nom veut le faire croire. Elle a dressé des murs entre elle et les journalistes qui ne sont pas dans son moule, et notamment ceux qui rapportent la vérité sur les crimes d’Israël et des Américains US. Donc elle est plutôt un instrument de propagande, de désinformation ou de diversion au service d’un lobby qui ne dit pas son nom : le lobby « américano israélianiste ».[1] Ses représentants sont allés jusqu’en Chine (entre autres) pour manifester leur solidarité avec les Tibétains et contre le gouvernement chinois, mais ils n’ont pas bougé leur petit doigt pour protester contre les assassinats des journalistes qui ne font pas partie de leur clan, en Palestine, en Afghanistan et en Irak. Ils n’ont pas soufflé mot sur l’enlèvement de « leurs confrères » d’Aljazeera, Tayssir Allouni (ressortissant espagnol d’origine syrienne) et Sami al Haj (Soudanais). Le premier a passé deux ans en prison en Espagne pour avoir rencontré Oussama Ben Laden, après le 11 septembre 2001. Quant au second, Sami al Haj, qui a été « vendu » par le régime pakistanais à l’armée américaine, a passé six ans à Guantanamo, sans aucune justification. Son seul « crime » est d’avoir rapporté sur les écrans d’Aljazeera des images d’horreurs commises par l’aviation américaine (USA) contre les populations civiles afghane. Cependant, après la libération de Sami Al-Haj en mai 2008, Reporters « sans frontières -USA » s’est emparé de l’affaire pour montrer qu’il s’en occupait, se vantant d’avoir, en 2007, essayer de le rencontrer à Guantanamo et qu’elle est allé voir sa famille à Khartoum. Mais, dans un communiqué RSF s’est trahie en considérant que Sami Al-Haj « n’aurait jamais dû être détenu aussi longtemps ». Ce qui signifie que sa détention à Guantanamo était quand même justifiée ! Nous n’avons pas vus ces reporters « sans frontière » enquêter en Irak sur plusieurs journalistes arabes tués délibérément par l’armée US. Nous ne les avons pas vus non plus en Palestine où les armés israélienne font systématiquement des carnages, détruisant des maisons, tuant des journalistes, bombardant les locaux des radios palestiniennes, enlevant des élus et les emprisonnant - sachant que les prisons israéliennes enfermes plus de onze mille détenus palestiniens dont 40 députés du Hamas, y compris le président du parlement, et autant d’autres élus locaux. Tout cela n’a pas réveillé la conscience des membres de RSF. Ceci prouve que les frontières de ces reporters sont bien délimitées, à la manière de leurs amis de l’association « avocats sans frontières » qui constituent une organisation politico idéologique au service de la politique impérialiste d’Israël et des USA.  (15 juillet 2008) Chérif BOUDELAL

[1] Si l’on croit Maxime Vivas (cyberdissidents), RSF est inféodé à la « CIA et aux Faucons du Pentagone » - voir son livre « La face cachée de reporters sans frontières - de la CIA aux Faucons du Pentagone», éditions Aden.


2 Les brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2-1 L'entêtement de l'occupation encourage le choix de prise d'otages Le porte-parole Abou Obeida des brigades d'Al-Qassam, la branche militaire du Hamas, a affirmé que l'entêtement de l'occupation israélienne à propos du dossier de l'opération d'échange de prisonniers palestiniens avec le soldat capturé par la résistance palestinienne dans la bande de Gaza, Gilad Chalit, encourage le choix de prise en otages d'autres soldats sionistes par les brigades, pour obliger l'occupation à accepter les conditions de la résistance.
Le quotidien palestinien "Palestine" a précisé, que selon les brigades d'Al-Qassam, l'opération du Hezbollah a affirmé la fin des normes sionistes et que les pressions de la résistance peuvent réaliser de grandes victoires.
Le journal a ajouté : "Nous considérons que cette opération est très honorable et qu'elle présente un grand intérêt pour la résistance libanaise ainsi que pour projet de la résistance en général, et elle exprime de l'espoir, car cette opération encouragera l'exécution d'une opération d'échange avec les résistants de la bande de Gaza".
Abou Obeida a dit que l'occupation doit répondre aux conditions de la résistance pour effectuer cette opération.
Enfin, Abou Obeida a affirmé que le blocus sioniste contre la bande de Gaza frappe la vie de tous les citoyens palestiniens et représente une punition collective, sans qu'elle ne puisse pourtant frapper l'attachement au choix de la résistance. 20 Juillet http://www.alterinfo.net/Haniyeh-nous-sommes-prets-pour-entamer-un-dialogue-immediat-et-sans-conditions_a21967.html?PHPSESSID=3a2ecd170b6796aa118268087db9ab2e



3 Dossier Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1Dossier M.Lemaire : Terrorisme contre la Cisjordanie.

1 A Naplouse,  fermeture du "Mall" Un accord avait pourtant été conclu entre l’Autorité palestinienne et l’Etat juif à l’automne 2007 : les forces de police palestiniennes avaient été considérablement renforcées ; les combattants des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa avaient rendu leurs armes ; le calme était revenu en dépit des raids fréquents de Tsahal, qui s’est réservé un droit d’incursion nocturne. CHOC IMMENSE A Naplouse, le choc a été immense lorsque l’ordre de fermeture du "Mall" a été signifié le 9 juillet. L’armée a décidé de saisir cette galerie commerciale de quatre étages comportant 70 magasins et des bureaux officiels de l’Autorité palestinienne. La raison invoquée par les Israéliens est que la société qui chapeaute ce complexe serait proche du Hamas. Les soldats ont condamné avec des barres de fer soudées entre elles les boutiques vides, fermé les locaux de la société, brisé les caméras de surveillance et laissé sur les vitrines l’ordre de déguerpir avant le 15 août car, à partir de cette date, l’utilisation des locaux sera passible d’une peine de cinq ans de prison. Les lieux deviendront la propriété de Tsahal et les équipements seront confisqués, indique le décret militaire, qui précise : "Si vous restez dans le magasin après le 15 août, vous serez considéré comme travaillant pour le Hamas." La décision de fermer le "Mall" a immédiatement été prise très au sérieux par l’Autorité palestinienne. Le premier ministre, Salam Fayyad, s’est rendu tout de suite sur les lieux pour dénoncer cette "humiliation qui va entraver (nos) efforts pour rétablir l’ordre et l’autorité en Cisjordanie". Une délégation du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) est venue sur place, lundi 14 juillet, pour prendre la mesure du "sinistre", selon le mot d’Azzamal Ahmad, dirigeant du Fatah. Le gouverneur Jamal Muheisen (Fatah) proteste contre la fermeture d’institutions "utiles au peuple palestinien" et dément que le "Mall" soit contrôlé par le Hamas. "Qu’on nous le prouve !", s’insurge un commerçant qui s’emporte contre les dirigeants de l’OLP, demandant des actes plutôt que des belles paroles. Quant à Yasser Abed Rabbo, proche conseiller de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, il s’interroge sur le point de savoir "si c’est la loi israélienne ou la loi palestinienne qui prévaut à Naplouse". Pour les commerçants, la réponse est claire. Ils envisagent différents types d’action "pour empêcher que le crime ne se produise", selon la formule d’Omar Al-Khayyat, propriétaire d’un restaurant et d’un café. Que faire contre "l’emprise croissante des Israéliens, qui veulent tout régenter" ? s’inquiète Nabil Mabroukeh, un autre commerçant. "L’occupation israélienne est devenue folle", s’alarme, de son côté, le journaliste israélien Gideon Levy, dans le quotidien Haaretz. Il qualifie d’"absurde" la politique consistant à "rendre plus pauvre et plus désespérée une population afin de combattre le Hamas". "Israël n’a-t-il rien appris de l’échec du blocus de la bande de Gaza ?", s’indigne-t-il. Le Hamas fait remarquer que ces magasins opéraient avec une licence délivrée par l’Autorité palestinienne. "Est-ce que, demain, Israël va fermer les mosquées, les écoles, les librairies, les dispensaires au prétexte que ces établissements sont contrôlés par le Hamas ?", s’interroge Omar Al-Khayyat. "Les écoles et les orphelinats du Hamas éduquent des générations dans l’esprit du djihad (guerre sainte) et de l’endoctrinement du Hamas comme valeur suprême", indique le ministère des affaires étrangères, rappelant qu’Ehoud Barak, ministre israélien de la défense, vient de bannir 36 organisations de charité qui, à travers le monde, permettraient de financer le mouvement islamiste. Michel Bôle-Richard  18.07 http://www.france-palestine.org/article9454.html


2 Hebron : Des soldats terrorisent sept familles. Le 10 juillet des soldats israéliens se sont approchés d’un immeuble de sept étages dans le quartier Hawuz à Hébron où habitent les familles Amro, Abu Khalaf, Husseini et Butran. A l’aide d’un haut-parleur, les soldats ont demandé aux hommes dont ils citaient les noms de sortir.
Le propriétaire du bâtiment, Samir Mohammad Amro, a reconnu le commandant qui lui a dit : "Nous sommes à la recherche d’armes et nous allons retourner ce bâtiment."
Les soldats ont ensuite jeté cinq bombes assourdissantes dans le bâtiment, provoquant la panique générale parmi les sept familles dont vingt-six enfants et ils ont saccagé les appartements, en disant qu'ils étaient à la recherche d'armes. Ils ont renversé les canapés et les chaises et ouvert les coussins avec des couteaux (mais pas de façon à ce que les entailles puissent révéler des armes cachées.)
Après avoir arraché des murs des appartements les cadres de versets du Coran, les soldats ont marché dessus et cassé le verre. Les soldats avaient également des chiens et une machine pour creuser dans les égouts.
Les soldats ont obligé tous les hommes à sortir du bâtiment et ils ont exigé qu'ils se déshabillent pour ne garder que leurs sous-vêtements, en refusant aux membres des familles de donner aux hommes des couvertures pour qu’ils se couvrent.
Un homme vivant dans l’immeuble a dit aux CPTers que le soldat pointant son fusil sur lui s’endormait et il avait peur que le soldat appuie sur la gâchette de façon accidentelle.
Les soldats ont frappé un homm qui souffrait déjà de problèmes au cou – jusqu’à ce qu’il tombe inconscient.
Quand ils en sont repartis  ils ont emmené Abou Khalef en garde à vue sur une civière. Les soldats ont également volé à la famille des euros, des shekels et des dinars jordaniens d'un montant total d’environ 1000 $, ainsi que la plupart des téléphones portables et ordinateurs des familles.
Un membre de la famille vivant en Allemagne était en visite avec ses enfants. La mère a dit  que ses filles de quinze et seize ans avaient déclaré : "Nous n’avions vu cela qu'au cinéma" Un garçon a même fait dans son pantalon à plusieurs reprises tellement il a eu peur.
 Les familles ont toutes déclaré qu’elles étaient encore sous le choc et que c'était la raison pour laquelle elles se comportaient calmement et sortaient des blagues. 
"Trouvez un pays où nous pouvons vivre et nous irons», dit un homme, mais il a ajouté: «Si nous allons sur la lune, les soldats israéliens nous suivront avec leurs fusils."
16 Juillet http://www.alterinfo.net/Des-soldats-terrorisent-sept-familles-dans-une-attaque-cauchemardesque-contre-un-immeuble_a21825.html Ci-dessous, vidéo des conséquences de l'invasion et des interviews des membres des familles (en anglais)
:
http://www.youtube.com/watch?v=IEYD0aFgq5I&eurl=http://www.alterinfo.net/Des-soldats-terrorisent-sept-familles-dans-une-attaque-cauchemardesque-contre-un-immeuble_a21825.html

3 Enlèvement de femmes en Cisjordanie = Crime contre l’ensemble des Palestiniens La responsable du mouvement féministe du Hamas Raja Al-Halabi a fortement condamné les campagnes d'arrestation effectuées par les forces de l'occupation israéliennes contre plusieurs femmes palestiniennes en Cisjordanie.
Al-Halabi a dit dans un communiqué dont le Centre Palestinien d'Information a reçu une copie, que ces arrestations sont illégales, et elle a souligné que Khouloud Al-Masri, chargée des travaux du président de la municipalité de Naplouse, travaille de façon légale, car elle a été élue légalement.
Elle a également condamné l'arrestation de la membre de la direction de l'organisation de l'union féministe Hanine Drouza, dans le cadre de la campagne lancée par les forces occupantes contre les associations islamiques et de bienfaisance en Cisjordanie.
Al-Halabi a souligné que cette campagne vient en parallèle au silence de la présidence de l'autorité palestinienne et de ses services qui ne font rien devant les forces occupantes.
Enfin, elle a appelé toutes les organisations juridiques et féministes à porter leurs responsabilités envers les crimes sionistes contre le peuple palestinien innocent qui vit sous l'occupation.
Mercredi 16 Juillet 2008 http://www.alterinfo.net/Haniyeh-visite-la-chaine-d-Al-Aqsa-et-affirme-que-la-decision-americaine-est-une-vanite_a21850.html

n°373 - Dossier de Palestine -23-07-Début- Que dit Obama ? - Obama promet son soutien "indéfectible" à Israël.

Dossier de Palestine     -Suite-

n°373                                   23-07

M.Lemaire



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Sommaire                                        -Suite-

3 Dossier

3-1 Dossier M.Lemaire : Terrorisme contre la Cisjordanie. -Suite-
4 Courrier des lecteurs &
trouvé sur le net & témoignage

4-1 Le "mur de séparation", Cette barrière gigantesque dite "mur de séparation" reste illégale.

4-2 Nilin : Ville qui lutte pour sa survie.



3-1 Dossier M.Lemaire : Terrorisme contre la Cisjordanie. -Suite-
4 Histoires de lutte et de famine à Naplouse
La pauvreté et la destruction ravagent la Vieille Ville de Naplouse alors que les Forces d'Occupation Israélienne continuent leurs attaques et leurs fermetures. On trouve de plus en plus de familles vivant dans de petits espaces, dans une seule pièce.
Ramener de la nourriture pour une famille est de plus en plus difficile.

La vieille ville a une population de 30.000 personnes et elle a été classée «zone sinistrée». Les anciens bâtiments sont souvent détruits, puisque les tanks ou les bulldozers qui investissent périodiquement le quartier ébranlent les sous-sols de la ville romaine au point d’entraîner de nouvelles destructions.
La famille Al Aqaba est représentative des centaines de familles dans
la Vieille Ville touchées par le chômage, le surpeuplement et l’emprisonnement de membres de la famille.
La pièce où ils vivent n'excède pas six mètres carrés qui est utilisée au cours de la journée pour recevoir des invités et la nuit, les enfants dont les parents sont emprisonnés y dorment avec leur grand-mère. Il s’agit de Samah, 11 ans, et son frère, Jihad, 12 ans. Leurs parents ont été condamnés à 18 et 13 ans de prison par Israël.
Samah tient la photo de ses parents emprisonnés, parents à qui elle n'a pas été autorisée à rendre visite depuis quatre mois.
Les grands-parents de Samah et Jihad ont plusieurs autres enfants. Maher a été libéré au bout de deux ans, mais il ne trouve pas de travail. Le fils aîné, Akram, vient juste de prendre sa retraite de policier et Bayer purge une peine de 22 ans de prison.
Une autre maison dans
la Vieille Ville ressemble à une tombe. Wahid Abdel Haid n’a qu’une pièce au sous-sol qui est remplie d’enfants. Sept enfants dorment là et au-dessus de la pièce au sous-sol, il y a une pièce pour son fils qui s’est marié récemment.
L'histoire de Khaled Kandil ressemble également à celle de beaucoup d’autres. Le mari, l’épouse, leurs enfants et la belle-mère vivent dans une seule pièce aménagée dans une réserve avec une seule fenêtre qui donne sur la Casbah. La cuisine et la salle de bains sont collées dans un mètre carré et demi sans porte extérieure.
Khalid Ibn Imad vit dans une maison voisine qui a été le théâtre d'actes de sabotage lors de l'invasion de Naplouse en avril 2002. Après ce qui est arrivé à son domicile et à sa famille, elle a commencé à voir un médecin pour ses nerfs.
Maintenant, elle gagne sa vie en vendant des pains aux graines de sésame. Toutefois, dit-elle, "les ventes fluctuent et je ne gagne pas plus de 30 shekels par jour, ce qui n'est pas suffisant pour les sept membres de ma famille."
Mais c'est une fille déterminée à achever ses études. "Je rêve de devenir médecin pour aider les gens dans le besoin." Un fils de la famille a été blessé par les forces d’occupation israélienne en 2006, une nouvelle charge financière pour le père qui tente, avec ses femmes, de gagner sa vie pour entretenir sa famille. Elle doit se lever d’un bond pour s’occuper de son bébé de 4 mois qui pleure.
Selon le Directeur du Bureau des Comités Populaires de
la Vieille Ville , Amjad Eran, la proportion d'extrême pauvreté dans la Vieille Ville se situe à entre 60 et 70%, 10 à 15% des habitants vivant de miettes. La plupart vivent sous le seuil de pauvreté et souffrent des conditions sociales et médicales et du chômage.
Il fait observer que, depuis l'année 2006,
la Vieille Ville n'a reçu aucune aide concrète, et n'a trouvé aucune aide pour couvrir même 1% de ses besoins.
Selon une enquête réalisée par une clinique médicale de
la Vieille Ville via une organisation du Centre de Ressources Communautaires pour le Développement français, les enfants de la Vieille Ville souffrent d’un faible taux de croissance et d’un manque de fer et de vitamines. Ils s’occupent de 70% des familles. La plupart mangent deux repas par jour composés de haricots ou de lentilles et de falafels.
30% ne peuvent pas acheter d’oeufs, de riz, d'huile d'olive, de fromage, de pain ou de tomates. Le poulet est consommé par certains une seule fois par semaine.
Le Directeur du Centre de Ressources Communautaires pour le Développement, Ayman Taha, a déclaré que 100% des familles dans
la Vieille Ville disent dit qu'elles ne peuvent pas acheter de la viande, seulement 4% disent qu’elles peuvent acheter des fruits dans certains cas, et 64% des familles disent qu'il est difficile d'acheter du pain en quantité suffisante. Cet aliment de base a été mis sur la liste des "produits de luxe."
Selon l'étude, il est clair que les enfants souffrent de malnutrition en raison d’une carence en vitamines qui pourrait être éliminée s’ils pouvaient manger des aliments riches en fer, des légumes de toutes sortes, et des fruits pour les éléments nutritifs comme la vitamine C.
L'enquête a montré que les familles ayant trois adultes et trois enfants dans la maison gagnent un revenu mensuel de 620 shekels (environ 116 Euros).
Les fonctionnaires disent que la pauvreté a causé des troubles sociaux et psychologiques, et a affaibli l'unité familiale et les possibilités d'éducation.
Le professeur d'Economie à l'Université An Najah, M. Youssef Abdul Haq, a déclaré que l'épicentre de la pauvreté à Naplouse est concentré dans
la Vieille Ville. "Cela est apparu pendant les années de l'Intifada en raison du harcèlement des Forces d’Occupation Israélienne qui a mené à un arrêt des activités commerciales avec les restrictions à la libre circulation et à l’impossibilité de s’approvisionner en matériel de base"
Selon un rapport préparé par 40 institutions de la société civile à Naplouse, les pertes subies par la ville sur une période de six ans s'élèvent à 31 millions d’Euros par an.
Les Forces d’Occupation Israélienne effectuent quotidiennement des incursions. Le taux de chômage est de 35% et il augmente de 8% par an, comparé à d’autres secteurs où il est de 18%.
Depuis le 29 Septembre 2000, les Forces d’Occupation Israélienne ont tué 564 Palestiniens de Naplouse, ce qui représente 28% de l’ensemble des Palestiniens tués en Cisjordanie, alors que la population de Naplouse représente seulement 16% de l’ensemble de la population de Cisjordanie.
Concernant les blessés, 29% sont de Naplouse, dont 10% sont handicapés à vie.
Quant aux prisonniers, 1505 sont des habitants de Naplouse, soit 17% des prisonniers de Cisjordanie.
Amin Abu Warda
20-07
http://www.ism-suisse.org/news/article.php?id=9474&type=analyse&lesujet=Famine

B’Tselem avertit qu’un grave déficit en eau menace la Cisjordanie Le déficit chronique en eau en Cisjordanie qui découle d’une distribution injuste de ressources en eau entre les Palestiniens et Israël sera beaucoup plus grave cet été à cause de la sécheresse. Dans le nord de la Cisjordanie , la consommation en eau est tombée à un tiers de la quantité minimale nécessaire. La sécheresse de 2008, la plus grave dans la région de cette décennie, aggrave le déficit intrinsèque et constant d’eau en Cisjordanie. La pluviosité dans le nord de la Cisjordanie cette année était d’une moyenne de 64% alors que dans les sections sud de la Cisjordanie elle était de 55%. En conséquence, l’eau de pluie stockée a déjà été utilisée. La « Palestinian Water Authority (PWA) » estime le déficit en Cisjordanie de cette année de 42 à 69 millions de mètres cubes (Mm3). La consommation totale en Cisjordanie est de 79 Mm3. La PWA a déjà demandé à Mekorot (la compagnie d’eau israélienne) une provision urgente de 8Mm3. Grave déficit en eau pour les besoins personnels Selon l’OMS, la quantité minimum per capita pour les besoins domestiques et urbains est de 100 litres par jour. Suite au déficit chronique, la consommation dans le nord de la Cisjordanie est tombée à un tiers de cette quantité. A Tubas, la consommation per capita est de 30 litres ; à Jénine, elle est de 38 litres. A Naplouse et dans les Collines Sud de Hébron, le chiffre est légèrement au-dessus de 50 litres par jour. La consommation moyenne per capita dans toute la Cisjordanie est de 65 litres, soit un tiers de la quantité minimale nécessaire selon l’OMS. Ces chiffres incluent l’eau pour le bétail ce qui signifie que la consommation personnelle est encore moindre. En comparaison, la consommation moyenne en eau dans les villes israéliennes est de 235 litres et de 214 litres dans les conseils municipaux locaux soit 3.5 fois supérieur à la consommation en eau de la Cisjordanie. Villages non reliés au réseau d’eau Un total de 227.500 Palestiniens dans 220 villes et villages de Cisjordanie ne sont pas connectés au réseau d’eau, 75% d’entre eux se trouvent dans le nord de la Cisjordanie. 190.000 autres Palestiniens vivent dans des villages qui ne sont que partiellement reliés au réseau. Quelques 20% de Palestiniens en Cisjordanie ne sont pas connectés à un réseau de distribution d’eau. Même dans les villes et villages qui sont reliés au réseau, l’alimentation en eau n’est pas régulière une grande partie de l’année. L’eau n’est approvisionnée que quelques heures dans la journée et parfois en alternance. Dans les zones distantes, l’approvisionnement en eau peut être déconnecté pendant des jours voir des semaines. Les habitants des communes qui ont un réseau connecté à Mekorot rapportent que la compagnie les discrimine, réduisant l’alimentation en eau aux habitants palestiniens afin de pouvoir répondre aux besoins accrus des colonies. Ce qui aggrave encore la situation c’est que les fermiers se raccordent illégalement au réseau de distribution d’eau dans les communes palestiniennes dans la Zone C. Les autorités israéliennes qui sont responsables du renforcement de la loi dans ces régions, ne mettent pas fin au piratage. L’eau à prix gonflés Par manque d’alimentation en eau, beaucoup de Palestiniens sont obligés d’acheter l’eau à des marchés privés. L’année dernière le prix d’un mètre cube d’eau allait de 15 à 30 shekels soit trois à six fois le prix payé par les ménages israéliens. Cette année, le prix de l’eau risque d’être encore plus élevé. Le taux élevé de chômage et de pauvreté en Cisjordanie fait que l’achat d’eau devient une charge économique pour une grande partie de la population. Discrimination dans la répartition des sources d’eau Israël a un contrôle total sur les sources d’eau qui sont partagées entre Israël et les Palestiniens, principalement le « Mountain Aquifer », et un ordre de l’armée interdit à tout Palestinien de forer des puits sans permis. En même temps, Israël tire de la Cisjordanie (principalement de la Vallée du Jourdain) quelques 44 Mm3, soit 5 millions de plus que l’approvisionnement qu’elle fournit à l’Autorité Palestinienne. Israël n’alloue aux Palestiniens que 20% de l’eau en provenance du « Mountain Aquifer » et elle empêche la PWA (Palestinian Water Authority) de développer d’autres sources d’eau qui pourraient permettre d’apporter plus d’eau aux Palestiniens de Cisjordanie. Les obligations d’Israël selon la loi internationale En tant que puissance occupante, Israël a le devoir selon la loi humanitaire internationale d’assurer l’ordre public et la sécurité dans les territoires occupés et ce, sans discrimination. De plus, la Convention sur les Droits Economiques, Sociaux et Culturels, (convention ratifiée par Israël) garantit l’accès à de l’eau potable propre sans discrimination. La loi humanitaire internationale garantit également le droit aux Palestiniens d’utiliser et de jouir librement de leurs ressources naturelles. B’Tselem demande au gouvernement israélien de garantir immédiatement et sans discrimination, un approvisionnement adéquat et régulier en eau à tous les habitants de la Cisjordanie. B ’Tselem presse également le gouvernement à permettre à l’Autorité Palestinienne de développer de nouvelles sources d’eau. 17 juillet http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4750


Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage. Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 Le "mur de séparation", Cette barrière gigantesque dite "mur de séparation" reste illégale. Le 9 juillet 2004, la Cour Internationale de Justice (CIJ) de La Haye a jugé illégale le soi-disant "mur de séparation", la barrière gigantesque qu'Israël est en train de construire en Cisjordanie. Le mur n'est pas encore fini, principalement à cause de problèmes de procédure et financiers. Mais lorsqu'il sera terminé, il engloutira près de 46% de la Cisjordanie , dont 10% seront isolés du côté "israélien" de la barrière. Ce qui veut pratiquement dire annexion.
Par Khaled Amayreh > amayreh@p-ol.com
Ceci ajouté à Jérusalem Est et aux villages arabes alentours, ce qui constitue 4% de la Cisjordanie occupée. Israël a déjà isolé Jérusalem Est, avec son quart de million de Palestiniens, avec une barrière de 8m de haut, les coupant du reste de la Cisjordanie.
L
a décision de la CIJ , qui constitue une étape décisive, déclare que la gigantesque barrière, construite principalement sur la terre arabe occupée par Israël En 1967, est une violation de la législation internationale et devait être détruite. La décision réaffirme également que toutes les colonies juives bâties en Cisjordanie, à Jérusalem Est et dans la Bande de Gaza sont elles aussi illégales selon la loi internationale, et devaient être démantelées.
Les Palestiniens ayant subi des pertes résultant du mur, a décidé
la CIJ , devront être dédommagés par Israël. Israël, enhardi par son gardien et allié les Etats-Unis, a rejeté la décision avec défi, arguant que son point de vue n'avait pas été pris en compte par les juges de la CIJ.
E
n fait, loin de prêter la plus petite attention à la décision de la CIJ , Israël a vraiment accéléré sa saisie des terres palestiniens, avec la Haute Cour de Justice israélienne agissant comme caution dans les mains de l'armée d'occupation israélienne pour donner à l'énorme vol de terre une façade de légalité qu'il ne peut avoir.
Les Palestiniens en général ont vu la décision comme une importante victoire de leur cause. Cependant, peu d'entre eux se faisaient la moindre illusion sur les chances réalistes d'obtenir que la "communauté internationale" dominée par les USA s'assure de la mise en œuvre de la décision de
la CIJ sur le terrain. Après tout, de nombreuses autres résolutions des Nations Unies et de son Conseil de Sécurité déclarant les actions israéliennes illégales et nulles et non avenues sont restées à l'état de simple "encre sur du papier".
Récemment, les Palestiniens partout en Cisjordanie ont marqué le 4ème anniversaire de la décision de
la CIJ , avec une détermination renouvelée pour mettre fin à 41 ans d'occupation israélienne de leur patrie. La construction de l'affreuse barrière, qualifiée par beaucoup de "mur de la honte", n'est bien sûr qu'un symptôme de l'occupation israélienne, tout comme la prolifération de colonies et de routes exclusivement pour Juifs partout dans les territoires occupés.
La semaine dernière, huit manifestations de protestation ont eu lieu en Cisjordanie, de Jenine au nord à Bethléem, au sud. Les protestataires, dont des militants pour la paix étrangers, ont brandi les drapeaux palestiniens, ainsi que des pancartes appelant à la démolition du mur.
A Deir Al-Ghusun, près de Tulkarem (au nord de
la Cisjordanie ), les manifestants ont marché vers le mur qui isole leurs vergers et leurs fermes. Un manifestant a qualifié la saisie de sa terre par l'armée israélienne de "viol". Il a accusé Israël "de tromper et de mentir au monde".
"Ils ont commencé par dire que le mur était une structure sécuritaire, pas une frontière politique. Toutefois, les décisions et les actions israéliennes indiquent qu'Israël considère le mur comme une frontière politique", dit-il.
Très vite cependant, les troupes israéliennes d'occupation ont empêché la manifestation, envahissant le village par les portes à usage militaire insérées dans le mur. Le but de ces portails est de permettre à l'armée israélienne d'avoir un accès facile aux villages palestiniens adjacents, facilitant ainsi le contrôle de la population locale.
Le 11 juillet, les villageois palestiniens et les militants internationaux ont marché vers le mur dans les villages de Jayyous, Nilin, Bilin et Al-Khadr, où ils se sont affrontés aux troupes israéliennes défendant le mur. Les villageois ont décrit avec amertume les bulldozers militaires israéliens décimant et pulvérisant leurs oliveraies centenaires et leurs fermes ancestrales, dont dépend l'essentiel de leur subsistance.
Pour leur part, les soldats israéliens d'occupation n'étaient pas d'humeur à permettre aux victimes des politiques israéliennes d'apartheid et de nettoyage ethnique de communiquer leurs griefs, même pacifiquement, au reste du monde. Avant même que les manifestants n'arrivent sur le site des vergers décimés, les soldats d'occupation les ont aspergé de balles caoutchouc-acier, de bombes soniques et de gaz lacrymogènes. Un villageois a été grièvement blessé, et plus de 50 oliviers ont été incendiés par les bombes et les grenades.
Il ne fait aucun doute que le mur a infligé des pertes incalculables de proportion nationale aux Palestiniens de Cisjordanie, couvrant tous les aspects de leur existence et de leur survie. Selon Abdul-Hadi Hantash, cartographe et expert sur les colonies juives, la mur mesure 786 mètres de long et il est construit sur les principales nappes phréatiques de Cisjordanie, qui produise 460 millions de m3 d'eau potable par an. Environ 5% de ce total va aux Palestiniens, pendant qu'Israël s'empare du reste.
Hantash a dit que le mur avait d'ores et déjà isolé plus de 70 villages et hameaux palestiniens, soit une population totale de 223.000 personnes. Il est aussi la cause de l'arrachage ou de la destruction de 108.000 arbres adultes, dont 84.00 oliviers.
Hantash pense que l'Autorité Palestinienne ne devrait pas séparer la question du mur. "Ce mur sinistre fait partie intégrante de la politique de colonisation juive. Il est le symptôme de l'occupation, et comme nous le savons tous, les symptômes ne peuvent être éliminés sans traiter d'abord la racine du problème".
Hantash a fait une conférence le 11 juillet lors d'un symposium qui s'est tenu à Dura, près d'Hébron, pour marquer les 4 années depuis l'adoption par
la CIJ de la décision historique contre le mur.
Talab Al-Sanie, membre palestinien du parlement israélien, qui a participle lui aussi au symposium, a souligné que la construction du mur était motive par un désir irresistible d'Israël d'imposer unilatéralement des frontières politiques entre Israël et un futur Etat palestinien.
Al-Sanie a toutefois argumenté que la décision de
la CIJ prouvait que le mur était "un phénomène illégitime issu d'un autre phénomène tout aussi illégitime, à savoir l'occupation israélienne de la terre arabe". Il a souligné qu'Israël essayait simplement de résoudre ses problèmes et craintes démographiques au dépens du peuple palestinien.
"Les Juifs devraient réaliser que cette occupation militaire abominable ne leur apportera pas la sécurité. Ils devraient aussi comprendre que leur ennemi n'est pas le peuple palestinien, mais l'occupation, dont la fin pourrait régler le conflit dans la région".
A son grand regret, la plupart des Israéliens, en particulier leur gouvernement et leur appareil militaire, dénoncent le point de vue de Al-Sanie, justifiant l'expansion continue des colonies juives sur toute
la Cisjordanie et des deux côtés du mur de "séparation".
22 Juillet http://www.alterinfo.net/Toujours-illegal_a22043.html


4-2 Nilin : Ville qui lutte pour sa survie. En sachant que depuis deux mois, les habitants de Ni'lin ont réussi à marquer l'histoire de l'opposition populaire, la couverture limitée de leur campagne n'est pas qu’une simple négligence.
L'histoire de Ni'lin est l’histoire d’une dépossession croissante. Les habitants de cette ville agricole ont perdu une grande partie de leurs terres dans la guerre de 1948. Après la guerre de 1967, Israël a profité de la localisation de la ville près de
la Ligne Verte reconnue au niveau international et a commencé à confisquer ses terres pour des colonies juives.
«Le «terroriste» au bulldozer de Jérusalem tue 3 personnes dans un acte de violence", titrait CNN dans un article décrivant la récente attaque d'un ouvrier du bâtiment palestinien qui a tué trois Israéliens et fait des dizaines de blessés.
Une recherche sur Google News indique que l’agression brutale été mentionnée dans 3525 articles de journaux. USA Today, le New York Times, le Los Angeles Times,
la BBC , Fox News et Al Jazeera ainsi que tous les autres grands médias ont couvert l’incident.
Des médias moins connus, comme le Khaleej Times, aux Émirats Arabes Unis, l'Edmonton Sun au Canada et B92 en Serbie, ont également couvert l'événement. En effet, on pourrait supposer que presque tous les journaux du monde entier ont publié un reportage sur l'attaque.
Une autre recherche sur Google News, celle-ci en utilisant le nom Ni'lin, ne donne que 75 résultats. Quelques grands journaux ont parlé de la résistance courageuse des habitants de cette ville palestinienne de Cisjordanie occupée face aux saisies de ses terres par Israël, mais CNN, le Los Angeles Times et USA Today ne l’ont pas fait. Des journaux comme le Wall Street Journal et le New York Times ont diffusé un court article mais pas plus.
En sachant que depuis deux mois, les habitants de Ni'lin ont réussi à marquer l'histoire de l'opposition populaire, la couverture limitée de leur campagne n'est pas qu’une simple négligence.
L'histoire de Ni'lin est l’histoire d’une dépossession croissante. Les habitants de cette ville agricole ont perdu une grande partie de leurs terres dans la guerre de 1948. Après la guerre de 1967, Israël a profité de la localisation de la ville près de
la Ligne Verte reconnue au niveau international et a commencé à confisquer ses terres pour des colonies juives. D'abord, 74 dunams (1dunam = 1000 m2) ont été expropriés pour la colonie de Shilat. Ensuite, 661 autres dunams ont été saisis pour construire la colonie de Mattityahu.
En 1985, 934 dunams ont été confisqués pour construire Hashmonaim, et six ans plus tard, 274 dunams ont été affectés à Mod'in Illit.
Enfin, en 1998, 20 autres dunams ont été placés sous séquestre pour la colonie de Menora. Au total, plus de 13% des terres de la ville de terres ont été expropriées pour l'implantation de colonies.
En 2002, Israël a commencé à construire la barrière de séparation (ndt : Mur d’Apartheid), qui est illégale selon
la Cour Internationale de Justice. Récemment, la construction de la portion près de Ni'lin a commencé/ Si elle est achevée, 2500 autres dunams, soit environ 20% des terres restant en possession des habitants, seront saisies.
Cependant, cette fois-ci, les habitants en ont eu marre. Au début du mois de Mai, ils ont lancé une campagne populaire pour mettre fin à la dépossession, et malgré les tentatives brutales de réprimer le soulèvement - qui a inclus un couvre-feu et des tirs qui ont fait près de 200 blessés - ils ne sont pas disposés à laisser tomber.
Ce n'est pas un mince exploit, car les annales de l'histoire laissent à penser qu'il est extrêmement rare qu’une ville entière se lève comme un seul homme et pratique quotidiennement des actes de désobéissance, en particulier lorsqu'ils sont confrontés à une telle réaction violente.
Les événements qui se déroulent à Ni'lin donnent également les ingrédients parfaits à une bonne histoire.
Lors des trois premiers jours du couvre-feu, les ambulances n'ont pas été autorisées à pénétrer dans la ville, le corps d’un homme décédé a été gardé pendant quatre heures à l’entrée de Ni'lin avant que l'armée laisse sa famille ramener sa dépouille pour l'enterrement, une femme en travail a été empêchée de quitter le village et a été forcée d’accoucher chez elle, un garçon de 12 ans a été pris à son domicile par des soldats et détenu pendant deux jours sans inculpation, des femmes âgées ont été frappées et trois habitants ont été grièvement blessés par des balles réelles.
Alors, pourquoi la plupart des médias ne couvrent-ils pas cette campagne?
La raison en est simple : couvrir la lutte à Ni'lin ébranlerait la perception stéréotypée du conflit israélo-palestinien fournie par les sources d'information.
Contrairement à l'attaque au bulldozer, qui renforce la compréhension généralisée de ce conflit, les événements de Ni'lin montrent une réalité bien plus complexe. Cette histoire n'implique pas des actes de terrorisme de Palestiniens contre une population civile, mais des actions populaires de désobéissance civile qui persistent malgré la répression impitoyable d'une puissance occupante.
Un autre aspect de Ni'lin qui va à l’encontre des stéréotypes existants, c’est que les Palestiniens et les Juifs ne combattent pas chacun de leur côté, mais de nombreux militants étrangers et juifs israéliens se tiennent aux côtés des habitants Palestiniens quand ils tentent d’arrêter la destruction des terres de Nilin par les bulldozers de l’armée. En effet, parmi les blessés, il y a de nombreux Israéliens.
En d’autres termes, l'histoire de Ni'lin est l'histoire d'un peuple colonisé qui résiste à la colonisation. Ce n'est pas la façon dont les médias traditionnels ont l'habitude de représenter le conflit israélo-palestinien, et à en juger par les résultats de Google News, la plupart des éditeurs ne sont pas prêts à changer leur approche.
21-07-
Par Neve Gordon
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9497&type=analyse&lesujet=Non%20Violence  

Pour info : La Cour suprême doit tenir une audience concernant le nouveau tracé de la muraille à Bil'in

Comme je l’ai indiqué il y a quelques jours, l’avocat Michael Sfard, qui représente les habitants de Bil’in, a demandé à la Cour de conclure que le nouveau tracé de la barrière de séparation constitue un outrage à la décision de la Cour de Septembre 2007. Il convient de souligner que cette demande est exceptionnelle, car les habitants de Bil’in n’ont pas encore utilisé leur droit de s’opposer à la nouvelle route, et de déposer une plainte contre la Cour. Le 9 juillet, le Président de la Cour suprême, Dorit Beinish, a ordonné de tenir une audience concernant la demande de Sfard dès que possible. L’audience (HCJ 8414/05) est prévue pour le 27 juillet 2008 à 9h00, au Hall C de la Cour suprême à Jérusalem, devant des juges Beinish, Rivlin et Prokachya. 21/07 http://www.bilin-village.org/francais/articles/temoignage...

n°373 - Dossier de Palestine -23-07-Fin- Que dit Obama ? - Obama promet son soutien "indéfectible" à Israël.

Dossier de Palestine     -Fin-

n°373                                   23-07

M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be
Sommaire                                        -Fin-

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage . -Fin-

4-3 ‘Scottish Palestine Solidarity Campaign’ : Solidarité avec le peuple héroïque et assiégé de Gaza.

4-4 Babel-sur-Loire en Palestine: "Dessine moi une passerelle"

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1  Israël: Un Etat édifié sur le mensonge.

5-2 Texte fondateur de l’UPM (l’Union pour la Méditerranée ) : la déclaration conjointe n’en finit pas de faire des vagues.

5-3 Denis Sieffert : l’UPM ou La stratégie du contournement.

5-4 L'expansion continue des colonies juives en Cisjordanie et des deux côtés du mur de "séparation", toujours illégal !

5-5 La poignée de main entre Talabani et Barack (sous l’œil ému d’Abbas ) : Un évènement pas si historique que cela.


4-3 ‘Scottish Palestine Solidarity Campaign’ : Solidarité avec le peuple héroïque et assiégé de Gaza. Les médicaments envoyés à Gaza par les écossais de l’organistation ‘Scottish Palestine Solidarity Campaign’ sont actuellement en Egypte et se dirigent vers El Arish Les 1,5 tonnes de médicaments envoyés par l’Écosse à Gaza sont maintenant en Égypte, et Khalil et Linda espèrent être à El Arish, sur la côte méditerranéenne égyptienne, dans deux heures. Ils sont attendus là-bas par des militants locaux. El Arish est le dernier arrêt avant Gaza, où ils espèrent offrir ce modeste témoignage de notre solidarité au peuple héroïque et assiégé de Gaza, et de notre dégoût du gouvernement britannique qui aide et encourage le siège cruel imposé à ce peuple. La fourgonnette est escortée par un responsable égyptien. Le voyage de 5 jours s’est transformé en un voyage de 10 jours puisqu’ils ont été refoulés par les autorités croates et ont dû traverser la Hongrie , la Roumanie et la Bulgarie pour atteindre la frontière turque. Là, ils ont été initialement confrontés à un refus d’entrée avant d’obtenir l’autorisation de transporter les médicaments à travers la Turquie , la Syrie , la Jordanie et l’Égypte pour arriver jusqu’à la population de Gaza. De toute évidence, il s’agit d’un geste très modeste pour montrer notre soutien à la population de Gaza, pour l’essentiel une population de réfugiés, qui subit les sombres conséquences d’une crise créée par l’homme. Nous devons tous redoubler nos efforts pour mettre fin au large soutien de l’Union Européenne au siège cruel imposé par Israël et plus largement à sa politique de nettoyage ethnique du peuple palestinien.

Les 1,5 tonnes de médicaments sont maintenant à quelques mètres de la porte d’entrée à Gaza, dans la partie égyptienne de la ville de Rafah, de l’autre côté du mur que les Israéliens ont construit pour enfermer la population de cette région, composée principalement de réfugiés depuis des décennies. Les autorités égyptiennes à Rafah ont refusé l’entrée des médicaments à Gaza et demandent aujourd’hui que Khalil et Linda emmènent leur camionnette loin de leur destination, en direction d’El Arish. Elles les menacent de charger la camionnette sur un camion et de la saisir avec les médicaments. Khalil et Linda, qui ont surmonté de nombreux obstacles sur la route entre l’Écosse et Rafah pour amener ces médicaments, refusent de conduire les médicaments ailleurs qu’en passant par la porte dans le Mur pour entrer à Gaza.  Par Iman > secretary@scottishpsc.org.uk
21 juillet 
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article69267


4-4 Babel-sur-Loire en Palestine: "Dessine moi une passerelle" (Partie 1 & 2/5) 1-5. Les enfants palestiniens de la ville de Battir, située à quelques encablures de Bethléem, ont-ils matière à échanger avec leurs camarades orléanais de l’école Maxime Perrard? Pour les six porteurs du projet culturel «dessine moi une passerelle» réunis au sein de l’association Babel-sur-Loire, la réponse ne fait aucun doute. Ils viennent d’atterrir en Palestine pour mener à bien ce projet mêlant graphisme, vidéo, urbanisme et jeux. «Nous souhaitons que les enfants palestiniens puissent donner leur propre point de vue sur leurs conditions d'existence», expliquent, de concert, Fred, Walid, Sina, Sandrine, Zach et Benaouda. Ils sont musicien, cadreur, monteur, animateur et voient, aujourd’hui, aboutir un projet né en décembre 2007. (Lire la suite...)  «En France, les enfants ont une conscience virtuelle et dégradée de la guerre», insiste Fred. «Ils ont la télé, les Dvd, la playstation», poursuit Sandrine. «Nous voulons les mettre face à une autre réalité de vie». Passées les quelques tracasseries administratives liées au franchissement des check points et la difficulté, en France, de «faire comprendre aux potentiels bailleurs de fonds, le côté apolitique du projet», les voici plonger dans les travaux pratiques pour une durée de cinq semaines. Chaque vendredi, LibéOrléans, en duplex avec Battir, se fera l’écho de l’avancée du projet avec des témoignages, des instantanées et des vidéos captées par les animateurs de Babel-sur-Loire.

Mourad Guichard 2-5 Les messagers orléanais de la mission «dessine moi une passerelle» (LibéOrléans du 11 juillet 2008) réunis sous la bannière Babel-sur-Loire  sont effectivement arrivés à Battir, la ville palestinienne située à quelques encablures de Bethléem. À l’aéroport, deux des missionnaires aux "faciès douteux" ont été longuement interrogés. «Ils ont été interrogés pendant plus de deux heures sur les raisons de leur présence en Israël», raconte l’un des membres. «Ça a fini par passer, Mais il y a clairement des contrôles à la tête du client. Certaines personnes sont renvoyées directement». Bonjour rudesse. Une fois cette barrière franchie, les six acolytes ont goûté les joies de l’accueil palestinien. À leurs dires, leurs hôtes furent curieux et chaleureux. «L’accueil en Palestine fut au-delà de toutes espérances. Chacun s’est fait une joie de nous accueillir. Il fallait, et il faut toujours se battre pour refuser de manger huit fois par jour ou pour faire la vaisselle…». (Lire la suite...) Après leur installation, Fred et ses amis ont visité Jérusalem et Bethléem. Ils en sont ressortis confortés dans leurs appréhensions de départ. «Jérusalem est interdite à une grande majorité de Palestiniens, notamment à tous ceux qui ont fait de la prison, c’est à dire beaucoup d’hommes», rapportent-ils. «Il y a des restrictions telles que ceux qui nous hébergent n’y ont pas mis les pieds depuis dix ans».
D’autres tracasseries matérielles sont au rendez-vous, comme l’approvisionnement en eau. «Ici, l eau, acheminée par Israël, est coupée depuis deux jours. Chaque famille dispose d’un système de récupération de l’eau de pluie relié au système domestique. Après traitement, elle remplace l’eau courante».
Fort heureusement, côté projet, les choses avancent positivement. L’équipe a même reçu le soutien de la communauté de Battir pour son projet de centre de loisirs. «On n’hésite pas a nous prêter des outils, du matériel et même à proposer de gérer des ateliers», se réjouissent les militants associatifs. «Nous alternons les pratiques et les modes de fonctionnement: peinture, théâtre, musique, jeux, décoration du centre, récupération de matériaux dans le village. On essaie, quand cela est possible, de leur laisser le choix des ateliers, encore que certains jours, on leur impose un roulement pour qu'ils profitent également des ateliers vers lesquels ils ne seraient pas forcement allés». Ainsi va la vie à Battir.
  Et les échanges culturels semblent également aller bon train. «L’échange prend forme grâce a l’alternance entre contes palestiniens et contes français. Le premier conte choisi est le Petit chaperon rouge, commun aux deux cultures ("Leila et le loup", ici), et nous répartissons les enfants en trois groupes: mime, théâtre et décors, accessoires et déguisements et musique. Puis nous les réunissons a la fin de la journée pour une représentation». Si la langue constitue toujours un barrage, ce dernier tend à s’estomper. «Nous avons eu quelques difficultés à cause du langage, mais le soutien de personnes, ici, nous a permis de nous faire comprendre. Maintenant, nous avons un contact beaucoup plus intuitif avec les enfants, que l’on commence a connaître, et les activités que nous leur proposons suffisent à la compréhension». Mourad Guichard 23/07/2008 http://www.libeorleans.fr/libe/2008/07/babel-sur-loi-1.html



5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

5-1  Israël: Un Etat édifié sur le mensonge Revenant au début du sionisme politique et de son « père spirituel », Theodore Herzl (1860-1904), journaliste d’origine hongroise, qui fut fasciné par le proverbe français : Qui veut la fin veut les moyens [Ndt : en français dans le texte]. Expliquant rétrospectivement comme lui était venue l’idée d’un État juif, il en présentait une vision frelatée. Il écrivit dans un essai en défense de son sionisme que pendant le procès et l’humiliation publique de Dreyfus en France, il avait entendu des foules crier : « Mort aux Juifs ».Quelques années auparavant, Herzl avait écrit des reportages de l’épreuve de triste notoriété d’Alfred Dreyfus, un capitaine Juif de l’Armée Française, pour un journal de Vienne. Ses articles rapportaient que la foule avait hurlé : « Mort au traître. » Herzl trahit lui-même son propre jeu plus tard quand il admit que les Juifs en France se voyaient eux-mêmes quasiment comme partie prenante du courant social dominant.Confronté aux accusations des juifs français selon lesquels son sionisme gênait leur assimilation totale dans la nation française, il devint sarcastique et écrivit : « Si certains ou tous les juifs français protestent contre cet arrangement [d'un État juif], parce qu’ils « sont déjà assimilés », ma réponse est simple. SOULEIMAN le 22 juillet LA VOIX DES OPPRIMES http://news.stcom.net/


5-2 Texte fondateur de l’UPM (l’Union pour la Méditerranée ) : la déclaration conjointe n’en finit pas de faire des vagues. La fin du sommet de l’Union pour la Méditerranée a été marquée par un violent incident entre la délégation palestinienne et les négociateurs français, en charge de l’élaboration du texte final. Selon le ministre des Affaires étrangères palestinien, Riyad al-Maliki, « la déclaration conjointe, approuvée par l’ensemble des participants, a été en réalité modifiée au dernier moment par l’Elysée, sans l’accord des Palestiniens ». Les Palestiniens contestent le texte fondateur de l’UPM Selon le ministre des Affaires étrangères palestinien, Riyad al-Maliki, un paragraphe essentiel du texte final a été changé à la dernière minute par la partie française sans que les Palestiniens soient au courant Deux jours après la fin du sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée , la déclaration conjointe n’en finit pas de faire des vagues. Sa formulation est en effet contestée ouvertement par la délégation palestinienne par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki. Selon lui, un paragraphe essentiel du texte final a été changé à la dernière minute par la partie française sans que les Palestiniens soient au courant. Pour Riyad al-Maliki, il n’est pas question pour les Palestiniens d’accepter en l’état, la déclaration fondamentale de l’UPM. Le texte, que les négociateurs palestiniens avaient approuvé, contenait un certain nombre de références essentielles, qui encadrent le processus de paix israélo-palestinien comme l’explique le ministre palestinien Riyad al-Maliki : « Les termes de référence parlaient d’une paix juste et globale, basée sur la solution de la terre contre la paix. Toutes les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies y figuraient. Le texte faisait notamment référence à la feuille de route, ainsi qu’à l’initiative de paix arabe ». « Tout cela était clairement indiqué dans un des paragraphes, poursuit Riyad al-Maliki. Ce que nous disons, c’est : pourquoi les termes de référence ont été totalement annulés ? Sur quelle base ? Pour quelles raisons ? Jusqu’à maintenant, nous ne savons pas, nous n’avons jamais reçu une explication satisfaisante sur la raison pour laquelle c’est arrivé. Ce n’est pas seulement nous, les Palestiniens, qui avons été choqués et surpris par le fait qu’à la fin, ce qui nous a été montré n’était pas le véritable texte, qui a cependant été publié ». Considérant avoir été floués, les Palestiniens refusent d’accepter la déclaration publiée à l’issue du sommet de l’Union pour la Méditerranée. Sans trop d’illusions, ils attendent des éclaircissements de l’Elysée, pour déterminer la marche à suivre.
Eric Chevallier, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères 
: « Les Palestiniens pensaient que cela remplaçait une partie du paragraphe alors que nous pensions que cela cela remplaçait l’ensemble du paragraphe. 
 15/07 http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4765

Pour écouter (1mn 7s)


5-3 Denis Sieffert : l’UPM ou La stratégie du contournement.
Comme un lapsus dans un discours, c’est un incident pour ainsi dire mineur, du moins aux yeux de notre ministre des Affaires étrangères, qui a révélé les failles de cette Union pour la Méditerranée. Un « blocage » de dernière minute, a commenté avec un certain angélisme Bernard Kouchner : « Au dernier moment, nous avons échoué, peut-être à une demi-heure près, sur un mot. » Oui, mais ce minuscule blocage s’appelle le conflit israélo-palestinien. Aurait-il suffi d’une demi-heure de plus, ou d’une ultime habileté langagière, pour le faire oublier ? On a tenté de faire admettre aux Palestiniens le caractère juif de l’État d’Israël, c’est-à-dire de leur faire entériner le fait que 20 % de la population – Arabes musulmans ou chrétiens – seraient illégitimes en ce pays. Et on a tenté de leur faire renoncer jusqu’à l’éventualité même du droit au retour. Pour dire la vérité, on a tenté de contourner le cœur du conflit pour amener ses protagonistes à parler d’autre chose. C’était même toute la stratégie de ce sommet. Mais comment amener les Palestiniens à se passionner pour la dépollution de la Méditerranée , à laquelle ils n’ont pas droit d’accès, ou à s’intéresser à des projets économiques alors qu’ils sont prisonniers dans leur propre territoire, que tout ce qu’ils bâtissent est systématiquement détruit, et qu’ils ne sont autorisés à construire ni un port ni un aéroport ? Plusieurs commentateurs ont finement analysé la stratégie française en la comparant à celle des pères fondateurs de l’Europe. D’abord l’économie, la politique suivra. On ne sache pas que la construction européenne soit une si belle réussite qu’il faille la donner en modèle. Mais il y a surtout une différence de taille. Si la réconciliation franco-allemande a pu s’enraciner dans des projets économiques communs, c’était après-guerre. Les projets économiques communs, pendant la guerre, avaient moins bonne réputation, et à juste titre. Autrement dit, on peut peut-être par cette méthode hâter une réconciliation, mais certainement pas résoudre un conflit. C’est qu’il y a dans cette stratégie une idée sous-jacente selon laquelle le conflit israélo-palestinien serait sans objet. Cette illusion, ou cette escroquerie, est amplifiée, hélas, par beaucoup de nos confrères : Ehud Olmert et Mahmoud Abbas se sont-ils parlé ? Se sont-ils souri ? Oui, bien sûr, ces deux-là ne font que ça depuis près d’un an. Le Premier ministre israélien et le Président syrien se sont-ils serré la main ? Il a fallu que Bachar al-Assad rappelle que l’objet du conflit n’est pas un refus mutuel de se serrer la main, mais l’occupation du plateau du Golan par Israël. Pas davantage que le conflit entre Israël et la Palestine résulterait d’un manque de civisme entre MM. Abbas et Olmert, mais de l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens par Israël. Certes, il y a tout de même dans cette affaire quelque chose de positif. C’est le retour au dialogue avec la Syrie. Mais quelle interprétation donner à ce virage politique français ? S’agit-il d’un écart par rapport à la ligne américaine ? Ou bien, au contraire, l’initiative française s’inscrit-elle pleinement dans l’agenda américain. La première interprétation serait rassurante. La France voudrait anticiper une victoire de Barack Obama au mois de novembre ? Ou, mieux encore, elle voudrait s’autonomiser, et autonomiser l’Union européenne par rapport aux États-Unis. Nous penchons malgré tout pour la seconde explication. Souvenons-nous que les États-Unis et Israël ont accompli ces temps derniers plusieurs travaux d’approche avec la Syrie. Notamment par l’intermédiaire de la Turquie. Il s’agirait d’isoler un peu plus l’Iran et le Hezbollah libanais. Et d’isoler – ce qui va de pair – la question palestinienne. Trente ans après la négociation séparée de Camp David avec l’Égypte, les États-Unis et Israël répéteraient la même opération avec la Syrie. Quitte à lui céder du terrain, au propre comme au figuré. À condition qu’elle rompe avec l’Iran, renonce à soutenir le Hezbollah et cesse d’invoquer la cause palestinienne – ce qui fait beaucoup –, la Syrie serait accueillie à bras ouverts dans le concert des nations. S’il marchait dans cette affaire, Bachar al-Assad, du jour au lendemain, ne serait plus dans nos médias un « dictateur » – qu’il n’est d’ailleurs pas plus que le Tunisien Ben Ali ou l’Égyptien Moubarak. On le verrait alors à tous les 14 Juillet. S’il refuse, il sera rapidement l’égal de Ben Laden. Au fond, on lui demande d’adhérer à la stratégie qui a présidé à ce sommet de l’Union pour la Méditerranée  : celle du contournement du problème palestinien. Après quoi, il s’agira de fonder une zone de libre-échange aux allures nettement asymétriques : le Nord vend et le Sud achète. Et le Sud règle chez lui ces problèmes d’immigration qui importunent nos pays.
Denis Sieffert
  Sources Politis
Posté par Adriana Evangelizt

5-4 L'expansion continue des colonies juives en Cisjordanie et des deux côtés du mur de "séparation", toujours illégal ! Le 9 juillet 2004, la Cour Internationale de Justice (CIJ) de La Haye a jugé illégale le soi-disant "mur de séparation", la barrière gigantesque qu'Israël est en train de construire en Cisjordanie. Le mur n'est pas encore fini, principalement à cause de problèmes de procédure et financiers. Mais lorsqu'il sera terminé, il engloutira près de 46% de la Cisjordanie , dont 10% seront isolés du côté "israélien" de la barrière. Ce qui veut pratiquement dire annexion.
Ceci ajouté à Jérusalem Est et aux villages arabes alentours, ce qui constitue 4% de la Cisjordanie occupée. Israël a déjà isolé Jérusalem Est, avec son quart de million de Palestiniens, avec une barrière de 8m de haut, les coupant du reste de la Cisjordanie.
L
a décision de la CIJ , qui constitue une étape décisive, déclare que la gigantesque barrière, construite principalement sur la terre arabe occupée par Israël En 1967, est une violation de la législation internationale et devait être détruite. La décision réaffirme également que toutes les colonies juives bâties en Cisjordanie, à Jérusalem Est et dans la Bande de Gaza sont elles aussi illégales selon la loi internationale, et devaient être démantelées.
Les Palestiniens ayant subi des pertes résultant du mur, a décidé
la CIJ , devront être dédommagés par Israël. Israël, enhardi par son gardien et allié les Etats-Unis, a rejeté la décision avec défi, arguant que son point de vue n'avait pas été pris en compte par les juges de la CIJ.
E
n fait, loin de prêter la plus petite attention à la décision de la CIJ , Israël a vraiment accéléré sa saisie des terres palestiniens, avec la Haute Cour de Justice israélienne agissant comme caution dans les mains de l'armée d'occupation israélienne pour donner à l'énorme vol de terre une façade de légalité qu'il ne peut avoir.
Les Palestiniens en général ont vu la décision comme une importante victoire de leur cause. Cependant, peu d'entre eux se faisaient la moindre illusion sur les chances réalistes d'obtenir que la "communauté internationale" dominée par les USA s'assure de la mise en œuvre de la décision de
la CIJ sur le terrain. Après tout, de nombreuses autres résolutions des Nations Unies et de son Conseil de Sécurité déclarant les actions israéliennes illégales et nulles et non avenues sont restées à l'état de simple "encre sur du papier".
Récemment, les Palestiniens partout en Cisjordanie ont marqué le 4ème anniversaire de la décision de
la CIJ , avec une détermination renouvelée pour mettre fin à 41 ans d'occupation israélienne de leur patrie. La construction de l'affreuse barrière, qualifiée par beaucoup de "mur de la honte", n'est bien sûr qu'un symptôme de l'occupation israélienne, tout comme la prolifération de colonies et de routes exclusivement pour Juifs partout dans les territoires occupés.
La semaine dernière, huit manifestations de protestation ont eu lieu en Cisjordanie, de Jenine au nord à Bethléem, au sud. Les protestataires, dont des militants pour la paix étrangers, ont brandi les drapeaux palestiniens, ainsi que des pancartes appelant à la démolition du mur.
A Deir Al-Ghusun, près de Tulkarem (au nord de
la Cisjordanie ), les manifestants ont marché vers le mur qui isole leurs vergers et leurs fermes. Un manifestant a qualifié la saisie de sa terre par l'armée israélienne de "viol". Il a accusé Israël "de tromper et de mentir au monde".
"Ils ont commencé par dire que le mur était une structure sécuritaire, pas une frontière politique. Toutefois, les décisions et les actions israéliennes indiquent qu'Israël considère le mur comme une frontière politique", dit-il.
Très vite cependant, les troupes israéliennes d'occupation ont empêché la manifestation, envahissant le village par les portes à usage militaire insérées dans le mur. Le but de ces portails est de permettre à l'armée israélienne d'avoir un accès facile aux villages palestiniens adjacents, facilitant ainsi le contrôle de la population locale.
Le 11 juillet, les villageois palestiniens et les militants internationaux ont marché vers le mur dans les villages de Jayyous, Nilin, Bilin et Al-Khadr, où ils se sont affrontés aux troupes israéliennes défendant le mur. Les villageois ont décrit avec amertume les bulldozers militaires israéliens décimant et pulvérisant leurs oliveraies centenaires et leurs fermes ancestrales, dont dépend l'essentiel de leur subsistance.
Pour leur part, les soldats israéliens d'occupation n'étaient pas d'humeur à permettre aux victimes des politiques israéliennes d'apartheid et de nettoyage ethnique de communiquer leurs griefs, même pacifiquement, au reste du monde. Avant même que les manifestants n'arrivent sur le site des vergers décimés, les soldats d'occupation les ont aspergé de balles caoutchouc-acier, de bombes soniques et de gaz lacrymogènes. Un villageois a été grièvement blessé, et plus de 50 oliviers ont été incendiés par les bombes et les grenades.
Il ne fait aucun doute que le mur a infligé des pertes incalculables de proportion nationale aux Palestiniens de Cisjordanie, couvrant tous les aspects de leur existence et de leur survie. Selon Abdul-Hadi Hantash, cartographe et expert sur les colonies juives, la mur mesure 786 mètres de long et il est construit sur les principales nappes phréatiques de Cisjordanie, qui produise 460 millions de m3 d'eau potable par an. Environ 5% de ce total va aux Palestiniens, pendant qu'Israël s'empare du reste.
Hantash a dit que le mur avait d'ores et déjà isolé plus de 70 villages et hameaux palestiniens, soit une population totale de 223.000 personnes. Il est aussi la cause de l'arrachage ou de la destruction de 108.000 arbres adultes, dont 84.00 oliviers.
Hantash pense que l'Autorité Palestinienne ne devrait pas séparer la question du mur. "Ce mur sinistre fait partie intégrante de la politique de colonisation juive. Il est le symptôme de l'occupation, et comme nous le savons tous, les symptômes ne peuvent être éliminés sans traiter d'abord la racine du problème".
Hantash a fait une conférence le 11 juillet lors d'un symposium qui s'est tenu à Dura, près d'Hébron, pour marquer les 4 années depuis l'adoption par
la CIJ de la décision historique contre le mur.
Talab Al-Sanie, membre palestinien du parlement israélien, qui a participle lui aussi au symposium, a souligné que la construction du mur était motive par un désir irresistible d'Israël d'imposer unilatéralement des frontières politiques entre Israël et un futur Etat palestinien.
Al-Sanie a toutefois argumenté que la décision de
la CIJ prouvait que le mur était "un phénomène illégitime issu d'un autre phénomène tout aussi illégitime, à savoir l'occupation israélienne de la terre arabe". Il a souligné qu'Israël essayait simplement de résoudre ses problèmes et craintes démographiques au dépens du peuple palestinien.
"Les Juifs devraient réaliser que cette occupation militaire abominable ne leur apportera pas la sécurité. Ils devraient aussi comprendre que leur ennemi n'est pas le peuple palestinien, mais l'occupation, dont la fin pourrait régler le conflit dans la région".
A son grand regret, la plupart des Israéliens, en particulier leur gouvernement et leur appareil militaire, dénoncent le point de vue de Al-Sanie, justifiant l'expansion continue des colonies juives sur toute
la Cisjordanie et des deux côtés du mur de "séparation".
Par Khaled Amayreh > amayreh@p-ol.com 22 Juillet http://www.alterinfo.net/Toujours-illegal_a22043.html
5-5 La poignée de main entre Talabani et Barack (sous l’œil ému d’Abbas ) : un évènement pas si historique que cela. Barack, Talabani et Abbas appartiennent à des structures politiques et étatiques en grande partie financées et soutenues par le gouvernement des Etats-Unis. Talabani et Barack étalent sur la place publique leur collaboration, sous l’œil ému d’un Abbas jouant les entremetteurs. La plupart des gens ne se seraient pas même rendus compte que le 23ème congrès de l’International Socialiste [structure internationale dans laquelle le parti socialiste français joue un rôle de premier plan] s’était tenu près d’Athènes s’il n’y avait eu le moment où le ministre israélien de la défense Ehud Barak a serré la main du président irakien Jalal Talabani. Un rapport de l’Associated Press, publié dans le quotidien israélien « Haaretz », a répercuté la poignée de main « historique ». L’histoire s’est passée à Athènes le 1er juillet 2008. Ces trois individus appartiennent à des institutions politiques qui sont en grande partie financées et soutenus par le gouvernement des Etats-Unis. Abbas et Talabani sont à la tête de structures politiques pour marionnettes dépourvues de souveraineté ou de volonté politique propre, et sont entièrement dépendants de scénarii rédigés en partie ou en totalité par l’administration Bush. Quant à l’état israélien qui jouit d’un rapport plus favorable avec les Etats-Unis, la normalisation avec les Arabes est quelque chose qu’il convoite et favorise inlassablement, persuadé comme il l’est qu’une telle normalisation n’implique pas de mettre un terme à son occupation des territoires palestiniens ni toute autre concession. On pourrait suggérer que la poignée de main et la très courte réunion qui s’en est suivie n’étaient pas accidentelles du tout. C’est ce qu’a écrit Haaretz, à partir des commentaires de Barak sur la poignée de main. [Barack] « a dit qu’Israël souhaitait aussi bien étendre à l’Irak ses entretiens indirects avec la Syrie.  » C’était une déclaration politique importante faite par Israël — sûrement destinée à isoler encore plus l’Iran, comme le suggèrent clairement les plus récentes initiatives d’Israël concernant la Syrie , le Liban et Gaza. Mais le fait est que les responsables israéliens toujours si prudents ne pouvaient en aucune sorte faire une telle annonce politique de premier ordre sans délibération et sans consensus à l’intérieur du gouvernement israélien avant la poignée de main « accidentelle ». Talabani a fait profiter Barak de plus qu’une poignée de main réciproque, mais d’un remerciement sincère pour sa bonne fortune comme sixième président de l’Irak, nommé en 2005. En effet, avec le temps, pointer du doigt le rôle majeur joué par Israël dans la guerre d’Irak — alors que ce rôle est repris aujourd’hui dans le but de frapper l’Iran — a cessé d’être une discussion répétitive de la part d’auteurs et d’analystes sans connexion avec les médias traditionnels, le gouvernement des Etats-Unis et les chefs des armées. 16 juillet Ramzy Baroud (*) Ramzy Baroud est l’auteur de « The Second palestinian Intifada : A Chronicle of a People’s Struggle » et rédacteur en chef de « PalestineChronicle.com » http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4762