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27/06/2008

n°364 - Journal de la Palestine - 23-06 au 26-06 -Fin- Sarkozy en Israël. : Tentative d'assassinat ?

n°364 - Journal de la Palestine - 23-06 au 26-06 -Fin- Sarkozy  en Israël. : Tentative d'assassinat ?

 


 

Journal de la Palestine        -Fin-                           

N°364                         23-06 au 26-06             

                                                     M.Lemaire



Le signe # veut dire : important (à nos yeux)  


Sommaire     -Fin -

6-5 Les donateurs réunis à Berlin …

6-6 Rice dirige un projet très dangereux dans la région qui vise à faire échouer le dialogue.

6-7 Nouveau groupe de forces de sécurité palestinienne.

6-8 Mahmoud Abbas avec l’appui des Etats-Unis remanie en profondeur ses forces de sécurité. 7 Dossier
7-1 Point de vue de Naela Khalil : « Israël a réussi à nous diviser pour mieux régner ».

7-2 Point de vue de René Naba : Nicolas Sarkozy, le plus pro-israélien des chefs d’Etat de l’Histoire de France 

8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage 8-1 Les forces israéliennes sèment la terreur dans le camp de réfugiés de Deheisheh

6-5 Les donateurs réunis à Berlin …

L’Allemagne espère lever 180 millions de dollars pour financer les forces de l’ordre et l’appareil judiciaire de l’Autorité palestinienne. Sept milliards de dollars de promesses de dons sur trois ans ont été formulées l’an dernier à Paris et la conférence de Berlin, qui réunit les représentants d’une cinquantaine d’Etats, sera l’occasion d’allouer une partie de cette somme à des projets concrets. Frank-Walter Steinmeier, chef de la diplomatie allemande, a exhorté les donateurs, réunis pour la journée à Berlin, à soutenir la police et les institutions judiciaires palestiniennes, mais des divergences politiques sont d’emblée apparues au sujet du Hamas. Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, a jugé essentiel pour la paix de réconcilier le Hamas, et l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas. Le diplomate égyptien a ainsi plaidé en faveur de la levée du "veto" international au dialogue avec le Hamas, après la trêve conclue la semaine dernière avec Israël. "C’est notre responsabilité à tous (...) Les Palestiniens doivent parler d’une même voix", a-t-il souligné, s’attirant une réponse catégorique de la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, également présente à Berlin. "On ne peut parvenir à la paix si l’un des partenaires ne respecte pas le droit à l’existence de l’autre", a-t-elle fait valoir, évoquant la charte du Hamas, qui prône la destruction de l’Etat d’Israël. Les parties se doivent de renoncer à la violence et de se conformer aux accords conclus jusqu’ici, a-t-elle ajouté, énumérant les conditions du dialogue fixées par le "quartet" des médiateurs internationaux. "Personne ne serait plus heureux que moi d’assister à une réconciliation du peuple palestinien. Cette réconciliation doit se faire au moins sur la base du respect des accords internationaux que les palestiniens ont eux-mêmes signés", a insisté Rice. La chancelière allemande Angela Merkel a, quant elle, indiqué que Berlin s’en tiendrait au boycott du Hamas…

CPI 24-06


6-6 Rice dirige un projet très dangereux dans la région qui vise à faire échouer le dialogue.
Le Hamas a affirmé, que la secrétaire d’Etat Rice, dirige un projet très dangereux dans la région qui vise à faire échouer le dialogue, selon la politique américaine extérieure qui maintient à renforcer les désaccords et les conflits entre les peuples et les pays afin de s’emparer de leurs biens et les dominer.
Le porte parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a déclaré, que Rice est la première responsable US qui a fondé les initiatives de la guerre civile entre les palestiniens pour paralyser le choix démocratique dont se maintient solidement le peuple palestinien.
"Nous voyons que la visite actuelle de Rice à la région ne représente que le malheur pour le peuple palestinien", a réaffirmé le porte-parole du Hamas.
le second porte parole du Hamas, Dr. Sami Abou Zouhri a souligné que la visite de Rice à la région vise à activer le processus prétendu de paix, en soulignant qu'elle  arrive pour cacher les crimes sionistes continuels contre les palestiniens et provoquer contre le Hamas.
Abou Zhouhri a confirmé que juste après l'arrivée de Rice aux territoires palestiniens occupés en 1948 (l'entité de l'occupation israélienne), elle a provoqué contre les palestiniens en déclarant que les lancements des roquettes sont devenus insupportables.
Il a ajouté en s'interrogeant :" qui est la vraie victime, l'occupation ou le peuple palestinien encerclé et agressé?"
Les deux portes paroles du Hamas ont affirmé que le président palestinien est devant un réel examen historique pour ne pas se soumettre aux pressions israéliennes et américaines, et agir fortement pour la reprise du dialogue et la réalisation immédiate de l'entente nationale, notamment de soutenir l'appui du front interne et de renforcer les agendas patriotiques qui garantissent les intérêts suprêmes, ainsi que les droits et principes de la questions palestinienne légitime. Gaza 15/06/08 - CPI

6-7 Nouveau groupe de forces de sécurité palestinienne. Hamas : Les déclarations des Américains expriment le réel rôle des services de sécurité d'Abbas Le mouvement du Hamas a fortement condamné les déclarations du consulat américain qui a dit, en marge du festival d'un nouveau groupe de forces de sécurité palestinienne à Ariha, que les préparations militaires de ces forces visent à soutenir l'autorité palestinienne et sa légitimité et à combattre la terrorisme dans la région.
Le porte-parole du mouvement du Hamas Sami Abou Zouhri a dit samedi 21/6, dans un communiqué de presse dont le Centre Palestinien d'Information a reçu une copie, que ces déclarations expriment la culpabilité des Etats-Unis dans les désaccords palestiniens internes et leur soutien donnée à une équipe palestinienne contre une autre.
Il a remarqué que ces déclarations expliquent les raisons des événements de juin 2007, alors que la direction américaine ne veut pas d'entente palestinienne.
Abou Zouhri a affirmé que le consulat américain montre clairement la nature du rôle des services de sécurité palestinienne qui cherchent à frapper les forces de la résistance en Cisjordanie.
Le porte-parole du Hamas a considéré que la continuation des préparations sécuritaires de l'autorité de Ramallah contre les forces de la résistance s'oppose totalement aux appels du président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour le dialogue palestinien interne, car ces services sécuritaires vont aider l'occupant contre le peuple palestinien et ses forces patriotiques.
22 Juin 2008 http://www.alterinfo.net/L-UNRWA-Le-blocus-et-la-punition-contre-les-citoyens-de-Gaza-risquent-leur-vie_a21028.html?PHPSESSID=2ea82aa38ba3c6543764be9063b2edea


6-8 Mahmoud Abbas avec l’appui des Etats-Unis remanie en profondeur ses forces de sécurité.

Avec l’appui des Etats-Unis, le président palestinien Mahmoud Abbas procède à un profond remaniement de ses forces de sécurité, se séparant d’officiers montés en grade à l’époque de Yasser Arafat et renforçant les prérogatives de la Sécurité préventive. Plusieurs milliers d’officiers palestiniens de la "génération Arafat" ont accepté de partir en échange de promotions et d’une retraite équivalente à leur solde de service actif, selon les décrets de la présidence et les interviews de responsables obtenus par Reuters. Cette vaste réforme, qui prévoit de supprimer environ 30.000 postes dans les services de sécurité et de doter l’Autorité palestinienne d’une force de gendarmerie plus ‘efficace’, s’est accélérée ces derniers mois, à la suite de la prise de contrôle de la bande de Gaza par les islamistes du Hamas en juin 2007. Cette volonté d’évolution a provoqué des tensions entre le Premier ministre palestinien, l’économiste Salam Fayyad, formé à l’école occidentale, et la "Vieille Garde" du Fatah. Quelque 4.000 officiers auraient pris leur retraite depuis le début de l’année, profitant de ce décret, a-t-on précisé de sources palestiniennes et occidentales. Fayyad aurait jusqu’ici fait passer les effectifs des forces de sécurité de l’Autorité palestinienne de 83.000 à 60.000 hommes, avec un objectif final de 50.000 hommes. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4765



7 Dossier Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

7-1 Point de vue de Naela Khalil : « Israël a réussi à nous diviser pour mieux régner ». Lauréate du prix Samir Kassir pour la liberté de presse, Naela Khalil fait le point sur le conflit qui ensanglante les territoires palestiniens. Entretien réalisé par Talal El Atrache pour l’Humanité Elle vient d’obtenir le prix Samir Kassir pour la liberté de presse de la Commission européenne pour son article « Les Palestiniens paient le prix de la haine. Arrestations politiques : un règlement de comptes entre Fatah et Hamas », publié le 14 mars 2008 sur le site Internet AMIN (Arab Media Internet Network). La journaliste palestinienne Naela Khalil fait le point sur un conflit fratricide qui ensanglante les territoires palestiniens au profit de l’occupation israélienne en répondant aux questions de l’Humanité. Comment les Palestiniens perçoivent le conflit qui oppose le Hamas au Fatah dans les territoires occupés ? Naela Khalil. Nous sommes habitués à ce que l’oppresseur et le geôlier soient israéliens. Deux de mes frères sont incarcérés pour leur participation à l’Intifada d’Al-Aqsa. Ahmad, vingt ans, a été arrêté par les Israéliens le 20 février 2006 et condamné à quatorze ans de prison. Mahmoud est incarcéré depuis le 26 juin 2006. Il a été condamné à quatre ans de prison après avoir été atteint d’une grenade à la jambe. Mais il est scandaleux maintenant que le geôlier soit palestinien et nous devons dénoncer ses exactions. J’ai vécu l’oppression lorsque mon frère est sorti un jour de la maison et a disparu, sans que nous puissions savoir dans quel camp d’incarcération il se trouvait. Que l’on soit issu du Fatah ou du Hamas, rien ne justifie l’oppression de Palestiniens par des Palestiniens. Qui porte la responsabilité du conflit interpalestinien ? Naela Khalil. Israël a réussi à diviser pour mieux régner, en affaiblissant l’Autorité palestinienne. S’ajoutent les pressions exercées contre le Hamas avant même son coup de force à Gaza, le blocus alimentaire imposé à ce peuple et la domination israélienne dans les territoires palestiniens. Rien ne justifie les exactions du Hamas, mais lorsqu’on condamne toute une population à la famine, il est normal que les gens finissent par s’entre-tuer. Israël et les autorités palestiniennes tentent de relancer les pourparlers de paix. Quel serait l’impact d’une éventuelle reprise du dialogue sur le plan interpalestinien ? Naela Khalil. L’objectif ultime de l’occupant israélien est de briser toute velléité d’union nationale palestinienne. Toute entente entre le Fatah et le Hamas est perçue par Tel-Aviv comme une menace, car cela renforcerait le front interne contre l’occupation. En soutenant une partie des Palestiniens contre l’autre, qu’il condamne à la famine, l’occupant israélien entend éliminer la cause palestinienne. Sa guerre contre les Palestiniens est devenue plus intelligente qu’auparavant. Les Israéliens ont réussi à infiltrer les Palestiniens en promettant au Fatah le soutien de la communauté internationale, notamment celui des États-Unis, s’il prenait ses distances avec le Hamas et s’il refusait de négocier avec ce mouvement. Vous résidez dans le camp de Balata, en Cisjordanie. Quelles sont les procédures requises pour voyager des territoires occupés au Liban ? Naela Khalil. Je suis passée par la Jordanie pour venir à Beyrouth. J’ai dû traverser une dizaine de barrages militaires israéliens déployés à l’entrée de chaque ville et village palestinien en Cisjordanie. Il est inimaginable de circuler librement en Cisjordanie. J’ai trente ans. Bien que la Palestine ait des débouchés maritimes, je n’ai vu la mer pour la première fois de ma vie qu’à l’âge de vingt-cinq ans, en… Grande-Bretagne.
entretien avec Naela Khalil
publié le lundi 23 juin 2008 http://www.france-palestine.org/article9275.html


7-2 Point de vue de René Naba  : Nicolas Sarkozy, le plus pro-israélien des chefs d’Etat de l’Histoire de France, A une semaine de son accession à la présidence de l’Union européenne, Nicolas Sarkozy se rend le 22 juin dans son pays de prédilection, le lieu de formulation du discours fondateur de sa doctrine (1), la plate-forme de sa campagne électorale, le tremplin de sa trajectoire présidentielle, le point fixe de son parcours politique avec les Etats Unis d’Amérique.
Un pays qu’il n’a cessé de magnifier et de glorifier à chaque étape de sa conquête du pouvoir, y faisant référence jusques y compris dans les périodes les plus désastreuses pour son image, comme lors de sa guerre de destruction du Liban, en juillet-août 2006, missionnant au plus fort du conflit, dans une démarche de provocation, un réserviste de son armée, sollicitant l’avis exclusif de son ministre de la sécurité Avi Dechter pour la répression du soulèvement de la périphérie urbaine de l’Automne 2005 en France, dans une transposition symbolique du conflit israélo-palestinien sur le territoire national, se livrant enfin, périodiquement, à des incantations des «Murmures de Yad Vachem» au « Miracle du XXème siècle», au point que cet atlantiste résolu est apparu, au delà de l’attente de ses plus empressés courtisans, ses commensaux habituels des coteries du parisianisme calfeutré, comme un philosioniste exacerbé par le néo-conservatisme américain (2).
Ce pays… c’est Israël qui a célébré, le 14 mai 2008, le 60ème anniversaire de sa déclaration unilatérale d’Indépendance, dont il a voulu que la France réserve à son président la première visite d’Etat de son mandat.
Le premier président français de «sang mêlé», tel qu’il se revendique, est sans la moindre contestation possible le plus pro-israélien des chefs d’Etat de l’Histoire de France, le plus honni aussi des dirigeants français au sein de l’opinion arabe depuis Guy Mollet, l’ancien premier ministre socialiste de sinistre mémoire, l’ordonnateur via son proconsul Robert Lacoste des ratonnades d’Alger, le maître d’œuvre de l’expédition de Suez, en 1956, l’agression tripartite franco-anglo-israélienne contre Nasser, le chef charismatique du nationalisme arabe. Triste record peu enviable dont il aurait pu s’en dispenser, qu’il s’est appliqué néanmoins à gommer lorsqu’il en a pris conscience, en abritant la conférence de réconciliation interlibanaise à la Celle Saint Cloud (Juillet 2007) et la conférence des pays donateurs du futur Etat palestinien (Décembre 2007), renouant des relations avec la Syrie , ostracisée par la cécité proharirienne de son prédécesseur, entreprenant au pas de charge en un temps record des voyages officiels dans onze pays arabes, un nombre équivalent à la moitié des états membres de la Ligue arabe. Un record jamais égalé par aucun de ses prédécesseurs.
Jamais président français n’a manifesté autant d’empressement auprès des pays arabes (3), jamais pourtant président français n’a suscité autant d’aigreurs auprès des Arabes.
Significative de cet état d’esprit est sa prestation devant le conseil consultatif saoudien le 12 janvier dernier. Confondant sans doute le Conseil consultatif et l’Assemblée des Oulémas, sa dissertation sur le thème des religions a été accueillie dans une indifférence polie, alors que les Saoudiens s’attendaient à des clarifications sur la politique du nouveau président du premier pays musulman d’Europe occidentale par son importance numérique, qui fait de l’Islam la deuxième religion de France.
Plusieurs parlementaires saoudiens, selon certains témoignages, n’auraient même pas daigné mettre les écouteurs de traduction pour saisir la portée de la parole présidentielle. L’orateur français s’en est-il au moins rendu compte ? Pas évident tant il était emporté par sa fougue prédicatrice. Son entourage a-t-il eu la possibilité de l’alerter sur cette dérive ? Pas évident non plus tant il est tétanisé par la nouvelle «égocratie» présidentielle. Imagine-t-on chef d’Etat d’un pays musulman tenir pareil discours théologique devant la représentation nationale française ? A-t-on un instant imaginé le tollé que le prédicateur islamique imprudent aurait suscité en France devant une telle entorse aux usages ?
Que l’on ne s’y méprenne pas. L’animosité particulière dont gratifient les Arabes Nicolas Sarkozy tient non à ses inclinaisons politiques et affectives, mais à sa propension à l’outrage. Ses prédécesseurs pratiquaient une politique duale, une politique d’ouverture à l’égard des marchés arabes, sur le plan international, une politique de fermeture, sur le plan domestique, à l’encontre de la composante de la population issue de l’immigration. Nicolas Sarkozy se distinguera de cette duplicité par une stigmatisation permanente unilatérale et continue de l’altérité : Karcher, Racaille, égorgeant «des moutons dans les baignoires» resteront à jamais graver dans les mémoires comme la face hideuse d’une xénophobie institutionnelle véhiculée au plus haut niveau de l’Etat par un homme en charge de symboliser la concorde nationale. Le malaise est patent, le mal irrémédiable, l’activisme présidentiel inopérant quand bien même il est enrobé d’une diplomatie nucléaire.
Que l’on ne s’y méprenne pas là non plus. L’anti-sarkozysme des Arabes n’est pas symétrique de son inconditionnalité pro-israélienne. D’autres dirigeants occidentaux ont affiché un appui plus marqué dans leur soutien à Israël que ne l’est le nouveau Président français, sans susciter autant de pulsions révulsives à l’encontre de leur personne. C’est George Bush, sans doute le plus haï des présidents américains dans le Monde arabe qui aura été le premier dirigeant occidental à se rendre en Palestine, le premier à qualifier d’«occupation» la présence israélienne et de «colonies» les implantations israéliennes dans les territoires palestiniens, sans s’encombrer de préoccupations oratoires.
George Bush et non Nicolas Sarkozy, balbutiant au Caire, fin décembre 2007, les premières syllabes du mot colonie avant de se raviser pour mentionner le terme inexpressif d’«implantation». Pour le champion du parler vrai, il est des prudences qui retentissent comme des reniements ou plutôt comme des révélations.
I - La France , le seul grand pays européen à l’articulation majeure des deux grands fléaux de l’Occident de l’époque contemporaine, la traite négrière et l’extermination des Juifs.
«La politique arabe de la France » qu’il a cherché à déconstruire avec le soutien actif des transfuges atlantistes, -notamment Dominique Strauss Khan, le nouveau socialiste Directeur du Fonds Monétaire International, et, Bernard Kouchner, le nouveau belliciste ministre des Affaires étrangères, ancien urgentiste des zones pétrolifères (Biafra, Kurdistan, Darfour, Gabon et Birmanie) -, a surtout consisté pour les pays arabes à voler au secours de la France , à deux reprises, au cours du XXème siècle, pour l’aider à vaincre ses ennemis, notamment en 1939-1945, en l’aidant à se débarrasser du joug nazi dont une fraction importante de la communauté nationale de confession juive en a lourdement pâti.
Citons pour l’exemple deux illustrations du soutien subliminal et multiforme de la France à Israël, sans mentionner les interventions du CRIF auprès des pouvoirs publics pour s’opposer à la nomination de figures prestigieuses de la diplomatie française à des postes de responsabilités gouvernementales sous la présidence Sarkozy, en l’occurrence Hubert Vedrine, jugé, non pas «pro-arabe», ce qu’il n’est pas plus que de raison, mais carrément «arabe», ce qu’il n’est absolument pas.
Deux sites prestigieux de Paris sont dédiés à la Mémoire de l’ancien premier ministre israélien Itzhak Rabin assassiné par un militant de l’extrême droite israélienne : la Place Fontenoy , face à l’UNESCO et les Jardins de Bercy et une résolution de principe a été adoptée par le conseil municipal de Paris dédiant une rue de la capitale française à Théodore Herzl, le père du sionisme et théoricien de l’Etat juif, alors qu’en contrechamps pas le moindre site dédié à un dirigeant du tiers monde arabe, asiatique ou africain, pas même le co-Prix Nobel de la Paix de Rabin, Yasser Arafat, le dirigeant palestinien. La plaque commémorative de Mehdi Ben Barka, dans le VIè arrondissement de Paris, de même que la place dédiée à Mohamad V devant le parvis de l’Institut du Monde Arabe constituent au premier chef des actes de réparation de la France pour ses forfaits : la disparition du chef de l’opposition marocaine, en 1965 avec la complicité des services français et l’exil du Souverain Marocain durant le combat pour l’Indépendance du Maroc. Sans la moindre protestation contre la colonisation rampante de Jérusalem et la Cisjordanie ni contre l’emprisonnement arbitraire de près de dix mille Palestiniens, la France s’est d’autre part mobilisée pour la libération de M. Gilad Shalit, un bi national franco-israélien, capturé par les Palestiniens alors que ce caporal israélien servait dans une armée d’occupation dans un territoire occupé contre un pays ami de la France , tandis que, parallèlement, l’armée israélienne est autorisée, régulièrement, à lever des fonds dans les grandes villes de France «pour le bien être de l’armée israélienne».
Source : Blog René Naba

http://www.ism-suisse.org/news/article.php?id=9241&ty... 



Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

8-1 Les forces israéliennes sèment la terreur dans le camp de réfugiés de Deheisheh

Les forces israéliennes ont pénétré dans le camp de réfugiés de Deheisheh, près de Bethléhem, le 14 juin 2008.   Cela a commencé comme un samedi matin ordinaire. Nous logeons au centre culturel Ibdaa, dans le camp de réfugiés de Deheisheh, à Bethléhem. J’avais prévu de partir plus tard pour aller voir des amis à Jérusalem et j’étais restée ici avec des amis. Nous étions tous assis à la cafétéria d’Ibdaa, qui se trouve au 4ème étage du bâtiment et qui a des fenêtres sur trois côtés. Nous buvions un café, nous discutions, regardant la télévision quand tout d’un coup, retentit un bruit sourd, comme l’explosion d’une grenade ou d’une bombe. Nous nous précipitons à la fenêtre et ce que nous avons pu voir en premier, c’est de la fumée qui s’élevait de la rue près d’un pâté de maisons. Un par un, nous avons vu les soldats des forces d’occupation israéliennes (FOI) envahir les rues voisines de Deheisheh, puis traverser la rue dans le quartier de Doha où quelques jeeps s’étaient garées devant une maison, puis pénétrer à l’intérieur de la maison pour arrêter un membre de la famille Abu Akar (heureusement, il leur a échappé). Beaucoup de ce qui se passait était caché à notre vue. Nous pouvions seulement voir des soldats arriver et garer leurs jeeps. Puis, plusieurs chars et jeeps sont arrivés par la route nationale de Jérusalem à Bethléhem et se sont arrêtés devant Deheisheh. Les jeunes ont commencé à jeter des pierres sur les jeeps de l’armée israélienne et les tirs ont commencé. Pendant 5 heures, les jeunes ont lancé des pierres sur les jeeps, les soldats d’occupation tiraient à balles réelles, notamment des balles d’acier enrobées de caoutchouc (qui peuvent être tout aussi meurtrières que les balles ordinaires) et lançaient des grenades à gaz lacrymogène, faisant 5 blessés dans le camp. Au milieu de tout cela, un énorme bulldozer Caterpillar a descendu la rue et s’est dirigé vers la maison dans Doha, nous pensions qu’ils allaient l’utiliser pour démolir la maison (heureusement, non). Mais les soldats sont restés là pendant 5 heures pleines, et ils ont emmené quelques prisonniers politiques. Toute la journée a été remplie de bruits assourdissants, aucune voiture ne pouvait rouler dans cette rue habituellement très fréquentée. Tous les magasins avaient fermé leurs portes, seuls, des jeunes étaient dans les rues et projetaient d’énormes pierres sur les chars des FOI, dans et autour d’Ibdaa. Des soldats étaient montés au deuxième étage des boutiques de l’autre côté de la rue, en face du camp, ils y avaient postés leurs snipers, directement face au centre Ibdaa. Les seuls bruits que nous entendions étaient les crissements des chenilles du bulldozer Caterpillar défonçant les rues, les coups de sifflet d’un jeune envoyant un signal à un autre, le sifflement des grenades qui traversaient l’air, le bruit incessant des balles qui sifflaient sur Deheisheh. Au final, Nedal Abel al-Fattah Issa Faraj, 18 ans, a reçu une balle dans la jambe gauche, Ghassan Afif al-A’zzah, 22 ans, une dans la main, et Abdullah Nayif Jadallah, 12 ans, a été touché par une grenade lacrymogène. Adham al-E’wewee a reçu une balle enrobée de caoutchouc et Yahya al-Afandi a été touché également par des lacrymogènes, mais maintenant il se dit que le nombre de blessé est monté à 15. Un ami a été touché par une balle en caoutchouc, mais sans être blessé. Le car d’Ibdaa, qui était garé en bas à l’extérieur du centre, a reçu des dizaines d’impact de balles, de même que les entreprises et les voitures garées aux environ de l’entrée du camp. Quand les FOI sont parties, les gens sont revenus dans la rue faisant pleuvoir des pierres sur les jeeps et ramassant des éclats de grenades sur le sol. Normalement, quand les FOI pénètrent dans Deheisheh pour emmener des prisonniers politiques ou pour terroriser les Palestiniens, elles le font aux premières heures du jour, du moins depuis que je suis ici. Je n’avais jamais vu une telle attaque sur Deheisheh, bien qu’il y en ait eu souvent. Tout s’est passé comme dans l’imprévu, comme si l’armée était d’abord venu pour enlever des Palestiniens, puis quand les jeunes ont commencé à lancer des pierres, car telle est leur façon de résister, l’armée a alors déclenché une énorme puissance de feu. Le bruit le plus fort d’aujourd’hui fut celui des FOI quand elles ont quitté le camp avec les jeunes plein la rue qui leur lançaient des pierres qui atteignaient les jeeps pendant qu’elles se retiraient. Ce que nous ne savions pas, c’est que pendant que la bataille se déroulait à Deheisheh, des soldats qui s’étaient déployés entraient dans la maison d’Abu Akar et démolissaient tout l’intérieur. Et je n’avais pas réalisé que j’avais un ami dans cette famille. Pour la famille, ça a commencé quand 2 soldats des FOI sont entrés dans le secteur de Doha, habillés en civil, essayant de passer pour des Palestiniens. C’est une histoire courante pour beaucoup de gens ici, c’est ainsi que l’époux de la tante de mon ami a été assassiné, avec trois autres hommes palestiniens, par les forces de sécurité israéliennes entrées dans Bethléhem en mars. A l’époque, son fils était en prison et aujourd’hui, il est le jeune qu’ils recherchaient. Il n’était pas dans la maison, il leur a donc échappé. Mais sa famille a été terrorisée. Après les Israéliens déguisés en civil, sont entrés les soldats des FOI, suivis par des tirs sur la porte d’entrée de la maison. Après, ils se sont mis à tirer des centaines de balles partout dans la maison, sur la télévision, les armoires à vêtements, ils ont renversé les meubles et ils ont démoli la salle de bains. La tante de mon ami a voulu enlever tous ses vêtements, elle et sa nièce ont été frappées par les soldats. Ils ont laissé derrière eux de nombreux éléments de preuve. De multiples sortes de balles et de grenades avec des inscriptions en hébreu ont été ramassées par les jeunes enfants de la famille. La maison sentait toujours le gaz. La famille avait préparé un super déjeuner au poulet et au riz pour ce samedi ; les soldats ont pris la réserve d’huile de cuisson et ont tout jeté dans la salle de bains. C’est ainsi que se termine cette histoire, pour le moment, car pour cette famille, ce n’est pas fini. Des menaces lancées montrent que ce qui s’est passé aujourd’hui pourrait se répéter. Le Dr Marcy Newman est professeur d’anglais associée à l’université d’Etat de Boise (Idaho – Etats-Unis). Vous pouvez la contacter sur : http://bodyontheline.wordpress.com/ Dr Marcy Newman le samedi 21 juin 2008. 


26/06/2008

n°372--Les Dossiers d'Irak -26-06 –Début - Le mythe des armes de destruction massives : Clinton aussi est coupable.

n°372--Les Dossiers d'Irak -26-06 –Début - Le mythe  des armes de destruction massives : Clinton aussi est coupable.

Les Dossiers d'Irak   –Début -  

N° 372                          26/06/08 

Par M.Lemaire


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

Tiré à part :

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 1-1 Au coeur de la guerre.

2 Brèves

2-1 John McCain vulnérable en politique étrangère

3 Dossier & Point de vue

3-1 Point de vue de Vincent Remy : Prix du pétrole, bulle immobilière, crise financière... Toutes ces difficultés n’auraient qu’une cause : la guerre en Irak
3-2 Point de vue de DeDefensa : Notre information officielle dirigée : Le laboratoire de la transformation radicale de la guerre.
Seconde partie de dossier(fin)

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage 

4-1  Andrew Cockburn: Le mythe  des armes de destruction massives : Clinton aussi est coupable
4-2 William J. Broad : le gouvernement des USA ont publié les plans de la bombe atomique sur internet.
5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion
5-1 Virginie de Romanet : Contrat international d’objectifs pour l’Irak : Un coup médiatique de plus.
5-2 Juan Chingo : Crise, néo-impérialisme et résistance

Avant propos Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr :  la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  Marc

1-1 Au coeur de la guerre.

Durée : 03:18Pris le : 04 janvier 2007Lieu : Belgique

http://www.dailymotion.com/video/xx21k_ou-coeur-de-la-gue...



2 Les Brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information M

2-1 John McCain vulnérable en politique étrangère

La politique étrangère et la sécurité nationale sont les deux cartes maîtresses dans le jeu de John McCain, mais cette force pourrait devenir faiblesse si Barack Obama parvient à dépeindre son adversaire en tenant du néoconservatisme ou en symbole de contradictions.

Ancien pilote de l'aéronavale prisonnier de guerre au Vietnam, élu depuis 25 ans au Congrès, le candidat républicain a fait de son expérience la force motrice de sa campagne pour l'élection présidentielle du 4 novembre aux Etats-Unis.

Depuis qu'il s'est assuré de l'investiture de son parti, il a tenté de pousser l'avantage face à Barack Obama, qui ne fréquente pour sa part le Capitole que depuis trois ans. Mais les démocrates, Obama en tête, s'efforcent eux d'enfermer McCain dans une continuité de la politique menée par George Bush, à commencer par le dossier irakien qui a fait sombrer la cote de popularité de l'actuel président républicain. "Nous avons l'occasion de porter le combat contre les républicains, de ne pas nous contenter d'être dans une posture défensive sur la politique étrangère et la sécurité nationale mais d'être offensifs", estime Joseph Biden, président démocrate de la commission des Affaires étrangères du Sénat. Selon un sondage du Pew Researh Center, McCain l'emporte assez largement sur Obama sur la validité de leurs propositions en matière de politique extérieure (51% contre 43%). La même étude souligne que 43% des électeurs jugent le sénateur démocrate de l'Illinois "pas assez dur" dans la sphère diplomatique; ils ne sont que 16% à en penser de même à l'égard de McCain. Mais Ted Galen Carpenter, du Cato Institute, un cercle de réflexion libertaire opposé à la guerre en Irak, est persuadé que la candidature de McCain pourrait être sérieusement malmenée si les démocrates se lancent dans une campagne visant spécifiquement les liens qu'entretiennent de longue date républicains et cercles néoconservateurs, à l'origine de la doctrine de guerre préventive reprise à son compte par Bush. "En matière de politique étrangère, John McCain est pratiquement une filiale détenue à 100% par le mouvement néoconservateur", affirme-t-il. "Les démocrates doivent donc passer à l'offensive. Et le message doit être: John McCain et son équipe de conseillers en politique étrangère sont très, très dangereux pour l'Amérique." CONTRADICTIONS ? Dans l'équipe de campagne du sénateur républicain, on réfute cette influence. "McCain sait ce qu'il veut, on ne peut pas le taxer uniformément de tel ou tel trait", dit l'un de ses proches sous couvert d'anonymat. Mais certains analystes, pointant ce qu'ils qualifient de contradiction dans des déclarations de McCain, y voient des tensions entre "néoconservateurs" et "réalistes" dans l'entourage du sénateur. L'appel à l'exclusion de la Russie du G8 lancé en octobre porterait ainsi la marque des cercles néoconservateurs et entrerait en contradiction avec sa volonté plus modérée d'engager avec Moscou des discussions pour réduire les arsenaux militaires. L'idée de constituer une "Ligue des démocraties" qui s'occuperait de la marche du monde, relevant elle aussi de l'idéalisme néoconservateur, se heurte à la nécessité "réaliste" de coopérer avec des régimes autoritaires comme l'Egypte ou l'Arabie saoudite, notent-ils encore. McCain, partisan de l'intervention militaire en Irak, a également fredonné un "bomb Iran" (bombarder l'Iran) sur un air des Beach Boys. Mais il a semblé rectifier le tir en affirmant par la suite qu'"(il) haïssait la guerre". En fait, résume Norman Ornstein, de l'American Enterprise Institute, un think-tank conservateur, "il y a un John McCain réaliste qui tente de coexister pacifiquement avec un John McCain néoconservateur". "Ces deux camps sont à la manoeuvre pour avoir l'oreille de McCain et pour que leur approche l'emporte", ajoute-t-il. Aussi Derek Chollet, du Center for a New American Security et ancien conseiller du démocrate John Edwards, considère-t-il que "les démocrates sont mieux préparés et plus confiants sur les questions de politique étrangère qu'à n'importe quel moment depuis la fin de la Guerre froide". Reuters Version française Henri-Pierre André  jeudi 26 juin 2008, http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/reuter...


3 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Point de vue de Vincent Remy : Prix du pétrole, bulle immobilière, crise financière... Toutes ces difficultés n’auraient qu’une cause : la guerre en Irak.

Prix du pétrole, bulle immobilière, crise financière... Toutes ces difficultés n’auraient qu’une cause : la guerre en Irak, qui aurait coûté 3 000 milliards de dollars, selon Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie. Qui sort gagnant ? Les affairistes de Washington, qui ont profité d’une “McDdonadisation” du militaire sans précédent.
Un "capitalisme du désastre" théorisé par l’altermondialiste Naomi Klein.
Au secours, Obama ! Bientôt huit ans que George W. Bush gouverne l’Amérique, et déjà cinq ans qu’il a proclamé la fin de la guerre en Irak. Les chiffres des morts et des destructions sont connus. La situation intérieure des Etats-Unis l’est moins : pour le seul mois d’avril, le déficit commercial a atteint le record de 60 milliards de dollars, dû aux importations de pétrole, mais aussi d’automobiles et de biens d’équipement que la première économie mondiale ne produit plus ; ce même mois, 243 000 foyers ont perdu leur maison. Le revenu médian des Américains, surendettés, est aujourd’hui plus bas qu’en 1999. La plupart des économistes et analystes financiers, relayés par les médias, évoquent toujours les mêmes causes : prix du pétrole, bulle immobilière, crise financière. Et si on occultait la cause originelle ? Et si la guerre en Irak avait porté un coup fatal à l’économie américaine et accru tous les déséquilibres mondiaux ? Une guerre à 3 000 milliards de dollars ! Le chiffre n’est pas lancé à la légère. Il est le résultat d’une étude détaillée et argumentée menée par Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie 2001. Encore s’agit-il d’une estimation basse, nous dit Stiglitz. A comparer à l’évaluation que Larry Lindsey, conseiller du président Bush, avait faite à la veille de la ­guerre : 200 milliards de dollars. Ce chiffre lourdement sous-évalué ne l’était pas encore assez pour le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, dont l’adjoint, le néoconservateur Paul Wolfowitz, expliquait que la reconstruction d’après-guerre s’autofinancerait grâce aux revenus pétroliers... Or, aujourd’hui, les seules opérations militaires et la reconstruction ont déjà coûté 845 milliards de dollars, hors budget du Penta­gone, qui connaît un taux de croissance plus rapide que jamais.
Pourquoi de telles dépenses ?
Parce que le coût par soldat est de plus en plus élevé, que les planificateurs du conflit ont fait appel à cent mille con­tractants privés, que l’administration Bush a systématisé les contrats sans appel d’offres, d’où un « gros potentiel de corruption », constate Stiglitz, qui souligne que des firmes comme Halliburton ou Blackwater ont été « les seuls vrais vainqueurs de cette guerre ». Stiglitz s’arrête à ce constat. Diplômée de la London School of Economics, auteur du best-seller No logo, Naomi Klein théorise en revanche, dans La Stratégie du choc, livre-somme, la montée d’un « capitalisme du désastre ». De quoi s’agit-il ? D’une stratégie « consistant à lancer des raids systématiques contre la sphère publique au lendemain de ­cataclysmes et à traiter ces derniers comme des occasions d’engranger des profits ». Par un étrange hasard, c’est le 10 septembre 2001, veille des attentats, que Donald Rumsfeld, nouveau secrétaire d’Etat à la Défense de George W. Bush, prononce, devant les employés du Pentagone, un ahurissant discours sur le nouvel ennemi « qui menace la sécurité des Etats-Unis ».
L’islamisme ?
Non, « un des derniers bastions de la planification centrale ». L’ex-ennemi soviétique ? Non, « la bureaucratie du Pentagone » ! Or, souligne Naomi Klein, « Rumsfeld venait de réclamer au Congrès une hausse de 11 % du budget de l’armée ». Il annonçait donc une réduction des effectifs dans le seul but de transférer « une part beaucoup plus grande des fonds publics dans les coffres des entreprises privées ». Ce discours appliquait « le principe fondateur du régime Bush : le gouvernement a pour mission non pas de gouverner, mais bien de sous-traiter cette tâche au secteur privé ». Dans les années 1980-1990, et sans interruption même sous l’administration Clinton, l’eau, l’électricité, les autoroutes, la gestion des ordures avaient été privatisées. Ne restait que le « tronc » de l’Etat : l’armée, les prisons, la surveillance des frontières... Donald Rumsfeld et le vice-président Dick Cheney sont prêts pour le job. Ce dernier, surtout. Secrétaire à la Défense sous Bush père, devenu, sous la présidence Clinton, pdg de Halliburton, il quitte la firme mais refuse de se séparer de ses actions. Il est, affirme Naomi Klein, le véritable concepteur de la « McDonaldisation militaire ». Halliburton fournit aux militaires « le même confort qu’à la maison » : fast-foods, supermarchés, cinémas. Entre 1995 et 2000, Cheney parvient à « doubler les sommes que la société soutirait au Trésor des Etats-Unis ». Il recevra en retour une montagne de stock-options. 11 septembre 2001, l’Amérique en état de choc est prête à accepter un nouveau concept - « la guerre sans fin contre le terrorisme » -, sans savoir que cette guerre a été « conçue dès le départ pour être privée ». La Maison-Blanche accroît de façon spectaculaire les pouvoirs de l’exécutif dans les domaines de la police, de la surveillance, de la guerre. Puis ces fonctions sont « externalisées », aboutissant à un Etat sécuritaire privatisé. Les banlieues de Washington se parsèment de hangars de start-up sécuritaires. Une génération spontanée de lobbyistes voit le jour : cinq cent quarante-trois cabinets de lobbying sécuritaire en 2006, alors qu’il n’en existait que deux avant 2001. L’industrie de la sécurité « dépasse aujourd’hui en importance - et de loin - Hollywood et l’industrie de la musique ». Les pdg des entreprises du secteur voient leur salaire exploser. Il ne restait plus qu’à déclencher la guerre, non pas un acte d’« arro­gance » ou d’« incompétence », comme on le dit souvent, mais au contraire un « choix stratégique rationnel » : il fallait établir, comme le projetait Bush, « une zone de libre-échange entre les Etats-Unis et le Moyen-Orient d’ici à dix ans ». Les dizaines de pages que Naomi Klein consacre à l’apocalypse guerrière qui s’est abattue en mars 2003 sur l’Irak, puis à la désastreuse « reconstruction », monopolisée par les Américains, sont sidérantes. Rappelons seulement qu’un mois après son entrée en fonction l’administrateur Paul Bremer, après avoir remercié cinq cent mille fonctionnaires irakiens - pour la plupart soldats, mais aussi médecins, infirmiers, instituteurs -, annonça la privatisation des deux cents sociétés d’Etat irakiennes, qui produisaient les aliments de base du pays et les matières premières dont avait besoin son industrie. A coups de contrats refilés de sous-traitants en sous-traitants, « les magouilles se poursuivirent pendant trois ans et demi, jusqu’à ce que tous les principaux entrepreneurs américains chargés de la reconstruction eussent fini par quitter le pays, les milliards épuisés, le travail en grande partie inachevé ». Revenons aux chiffres de Joseph Stiglitz. Le coût des opérations militaires dépasse à ce jour celui des douze ans de guerre au Vietnam. Et la note va considérablement s’alourdir, car cette guerre a été entièrement financée par l’emprunt - avec les intérêts, cela représentera 2 000 milliards de dollars ! Or les prêts de l’étranger ne financent que la moitié du déficit, le reste est prélevé sur l’investissement intérieur : autant d’argent qui aurait pu être investi dans la recherche, la santé, l’éducation... On peut aussi imputer à la guerre une bonne part de la hausse des prix pétroliers, « qui ont commencé à grimper au moment précis où la guerre a démarré ». Si l’argent envoyé aux exportateurs de pétrole avait été consacré aux énergies alternatives, il aurait à son tour allégé la facture pétro­lière... et permis de nouveaux investissements productifs. Dernière conséquence de la guerre, inattendue celle-là : la crise immobilière ! Pour financer les déficits et soutenir une économie affaiblie en encourageant la consommation, la Banque centrale américaine a maintenu des taux d’intérêt très bas. Son président, Alan Greenspan, a « invité les ménages à accumuler les risques, allant jusqu’à leur permettre de gager sur leur maison des prêts à la consommation à taux variable ». Joseph Stiglitz, évidemment, soutient la décision de Barack Obama d’engager le retrait d’Irak dès janvier 2009.
Chaque mois qui passe alourdit la facture de 25 milliards de dollars, soit 600 milliards sur deux ans. Une somme à rapprocher du grand plan pour l’environnement qu’envisage le candidat démocrate, d’un coût annuel de 65 milliards.
Il est trop tard pour alléger le fardeau financier qui pèsera dans les années à venir sur chaque famille américaine - 25 000 dollars. Mais pas trop tard pour restaurer l’autorité morale d’un pays gouverné durant huit ans par des rapaces et qui ne se détournerait plus des problèmes cruciaux du monde. En renonçant au « capitalisme du désastre » ? .
Vincent Remy jeudi 26 juin 2008 http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4779


3-2 Point de vue de DeDefensa : Notre information officielle dirigée : Le laboratoire de la transformation radicale de la guerre.

La guerre en Irak est, sans le moindre bruit particulier désormais tant ce conflit est devenu une “habitude” de notre information officielle dirigée, le laboratoire de la transformation radicale de la guerre. C’est aussi le champ de manœuvre de l’effondrement du système. Nous faisons le constat qu’à la lumière de ce conflit, qui engage les conceptions et les moyens de la soi-disant “hyperpuissance” notamment militaire, la guerre selon les normes classiques, – les “normes guerrières”, dirait-on, — est en cours de rapide transformation en un phénomène complètement différent et sans doute impossible à décrire dans ces normes. Les conditions normales de la “violence guerrière”, – avec ses effets divers, matériels, humains, politiques, sociaux, culturels, psychologiques, – sont désormais complétées, et souvent même remplacées par des conditions hors de ces normes. A première vue, on pourrait encore parler de conditions indirectes. Mais le phénomène est d’une telle importance que nous serions plutôt tentés de parler de conditions en pleine évolution à cet égard ; elles tendraient à prendre la place centrale de la manifestation classique de la guerre et deviendraient des conditions directes de la guerre, de cause à effet directement. On a déjà vu à plusieurs reprises des réflexions qui vont dans ce sens. On y ajoute cette fois celle qui nous est suggérée par Joseph Stiglitz, Prix Nobel connu pour ses positions aimablement dissidentes et “comptable” célèbre du coût de la guerre en Irak, – et auteur récent, avec sa complice Linda Bilmes, de The Three Trillion Dollar War. On sait que ce coût (celui de la guerre en Irak) est facilement prolongé par Stiglitz jusqu’à $5.000-$7.000 milliards ($5-$7 trillions, mais nous restons, avec nos cœurs d’enfants, plus impressionnés par le côté “mille milliards de dollars”…). Même un poète n’oserait imaginer cet abracadabrantesque Himalaya de fric. La guerre en Irak est à cet égard un immense mystère: sa capacité d’engloutissement de l’argent de la “plus grande puissance militaire de l'Histoire” doit être effectivement considérée comme une nouvelle forme de la guerre.

Quelques remarques concernant cette évaluation de Stiglitz, dont celles de Stiglitz lui-même, permettent de mieux fixer la dimension du problème. D’abord l’exclamation d’un commentateur célèbre, Bob Herbert du New York Times. Non spécialiste du genre (la guerre et ses coutumes), Herbert termine son article du 5 mars par ce constat qui vaut précisément pour le concept de guerre: «It’s a new era.» Il avait commencé son commentaire en décrivant ce « theater of the absurd».Les deux expressions se complètent. «We’ve been hearing a lot about “Saturday Night Live” and the fun it has been having with the presidential race. But hardly a whisper has been heard about a Congressional hearing in Washington last week on a topic that could have been drawn, in all its tragic monstrosity, from the theater of the absurd. »The war in Iraq will ultimately cost U.S. taxpayers not hundreds of billions of dollars, but an astonishing $2 trillion, and perhaps more. There has been very little in the way of public conversation, even in the presidential campaigns, about the consequences of these costs, which are like a cancer inside the American economy. »On Thursday, the Joint Economic Committee, chaired by Senator Chuck Schumer, conducted a public examination of the costs of the war. The witnesses included the Nobel Prize-winning economist, Joseph Stiglitz (who believes the overall costs of the war — not just the cost to taxpayers — will reach $3 trillion), and Robert Hormats, vice chairman of Goldman Sachs International. »Both men talked about large opportunities lost because of the money poured into the war. “For a fraction of the cost of this war,” said Mr. Stiglitz, “we could have put Social Security on a sound footing for the next half-century or more.” »Mr. Hormats mentioned Social Security and Medicare, saying that both could have been put “on a more sustainable basis.” And he cited the committee’s own calculations from last fall that showed that the money spent on the war each day is enough to enroll an additional 58,000 children in Head Start for a year, or make a year of college affordable for 160,000 low-income students through Pell Grants, or pay the annual salaries of nearly 11,000 additional border patrol agents or 14,000 more police officers. »What we’re getting instead is the stuff of nightmares…» Allons plus loin, pour observer que cette énorme masse d’argent a aussi l’avantage d’être représentée comme ceci: la guerre d’Irak est la cause quasiment directe de la crise financière et économique du crédit aux USA (bulle immobilière et la suite), donc de la récession, donc de la crise mondiale du domaine et ainsi de suite. L’enchaînement est implacable et révélateur. Le quotidien australien The Australian présente bien l’affaire, le 28 février, en citant Stiglitz au cours d’une de ses sorties: «The Iraq war has cost the US 50-60 times more than the Bush administration predicted and was a central cause of the sub-prime banking crisis threatening the world economy, according to Nobel Prize-winning economist Joseph Stiglitz. »The former World Bank vice-president yesterday said the war had, so far, cost the US something like $US3trillion ($3.3 trillion) compared with the $US50-$US60-billion predicted in 2003. […] »Professor Stiglitz told the Chatham House think tank in London that the Bush White House was currently estimating the cost of the war at about $US500 billion, but that figure massively understated things such as the medical and welfare costs of US military servicemen. (…) »The spending on Iraq was a hidden cause of the current credit crunch because the US central bank responded to the massive financial drain of the war by flooding the American economy with cheap credit. »“The regulators were looking the other way and money was being lent to anybody this side of a life-support system,” he said. That led to a housing bubble and a consumption boom, and the fallout was plunging the US economy into recession and saddling the next US president with the biggest budget deficit in history, he said.» C’est là où nous voulons en venir. Cette guerre, qui est minime en importance stratégique constatée (ne parlons pas des théories et complots des commentateurs divers), en espace, en volume de forces, au regard de l’histoire de la guerre, – cette guerre constitue un événement extrêmement puissant de la polémologie, sans aucun

www.dedefensa.org/article.php?art_id=4965


25/06/2008

n°371 - Journal d'Irak 18-6 au 24-06 - Début - Les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique.

n°371 - Journal d'Irak 18-6 au 24-06 - Début - Les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique. Journal d'Irak   

N°371       du 18/06 au 25/06/08

Par M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire :

Tiré à part :

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

1 Analyse

2 Occupation de l'Irak

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos  (dans 2eme partie journal –suite-
5-2 Jeremy Bigwood : Comment les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique.
6 Brèves
6-1 La Chambre vote un compromis sur le financement de la guerre en Irak.
6-2 De nouvelles consignes pour les soldats américains.
6-3 Total prêt à signer un contrat avec l'Irak et à construire une raffinerie à Jubaïl.
7 Dossiers              (dans 3eme partie journal -Fin)
7-1 Robert Kaplan : « le fardeau de l’homme blanc ».
7-2 Point de vue de Ramzy Baroud : Légaliser l’occupation : la dernière combine de Bush.
7-4 Point de vue de Charlotte Raab : L'entourage de McCain débarrassé de proches de Bush. 7-5 Point de vue de Amnesty International :  Les gouvernements abandonnent et induisent en erreur les réfugiés. 

L'Irak en chiffre: du 18-016 au 24/06/08


Tués Blessés
Peuple irakien 3 + x x
Usboys/Autres boys + miliciens 8 9
Policiers, armée et collaborateurs & miliciens 19 34


La résistance contre l'agresseur Analyse & déclaration Réorganisation de l’Armée du Mahdi et ses 60 000 hommes. Moqtada Sadr entame une réorganisation en profondeur de son armée et a dévoilé qu’une unité spéciale serait désormais chargée de combattre l’armée américaine. « Nous continuerons à résister contre l’occupant jusqu’à la libération ou jusqu’à la mort. L’armée sera professionnelle et sera la seule à détenir des armes », a ajouté le leader Selon Moqtada Sadr, ce groupe, présenté comme une unité d’élite, « agira seulement contre l’occupant et aura interdiction d’avoir recours aux armes contre les Iraqiens ». Derrière cette réorganisation, se profile le dessein de s’implanter encore davantage au sein de la population iraqienne, alors que le mouvement est largement implanté dans quasiment toutes les régions du pays En même temps, le mouvement Sadr, une des principales forces politiques en Iraq, a annoncé dimanche qu’il boycotterait des élections provinciales d’octobre Le scrutin, organisé dans les 18 provinces iraqiennes, doit désigner les institutions locales, qui ont des pouvoirs étendus dans le cadre de la décentralisation voulue pour l’Iraq. Dans le quotidien américain Washington Post paru dimanche, le porte-parole du mouvement précise : « Nous ne voulons pas être blâmés ou considérés comme partie prenante d’un gouvernement qui laisse le pays occupé par l’armée américaine ». « Nous estimons que les occupants interfèrent dans le travail des conseils (provinciaux) quand il s’agit des projets économiques et de leurs financements », a justifié pour sa part Liwa Sumaysim, le chef du bureau politique du mouvement sadriste. Source : Al Ahram 23/06 http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2008/6/18/marab1.htm

Rapport : "Mesure de la stabilité et de la 'sécurité' en Irak", Les avancées  "restent fragiles, réversibles et inégaux", selon le rapport trimestriel du Pentagone publié lundi. Le rapport, souligne que "les tendances sur le front sécuritaire, politique et économique en Irak continue d'être positives", mais que ces avancées demeurent "fragiles". "Tous les indicateurs sont en baisse de 40% à 80% par rapport aux niveaux d'avant l'envoi de renforts" américains début 2007, et "le nombre total d'incidents a chuté à son plus bas niveau depuis plus de quatre ans", fait valoir le rapport. Toutefois, "les évènements récents à Bassorah, à Sadr City et ailleurs ont généré de nouveaux défis pour le futur", … AFP / 23 juin 2008



Occupation de l'Irak Paroles & actions des bientôt président...

Obama :  21-06 M. Obama entend consulter l’état-major dès sa prise de fonctions, avec l’objectif de retirer les troupes de combat en 16 mois. http://www.aloufok.net McCain : 21-06 John McCain, convaincu que les Etats-Unis "sont en train de réussir(…) ", s’affirme prêt à laisser des militaires en Irak aussi longtemps que nécessaire. 21/06/08 http://www.aloufok.net



3) Politique a) des collaborateurs Irakiens

Maliki Les grandes manoeuvres

23-06 al-Maliki a annoncé lundi le lancement prochain d’une opération militaire de grande envergure dans la province de Diyala. Les troupes américaines et irakiennes ont déjà mené des opérations similaires mais la mission de l’armée irakienne sera autrement plus difficile dans la province de Diyala dont Baqouba (60 km au nord de Bagdad) est la capitale. Cette province, est considérée comme l’une des plus dangereuses d’Irak depuis 2005 pour les occupants. La région est frontalière de l’Iran, et les éléments de la branche irakienne d’Al-Qaïda sont y sont actifs. http://www.aloufok.net/



4 Lutte pour la libération du territoire

 Pertes déclarée des occupants. Les armées répugnent à donner des chiffres officiels

23-06 Deux militaires américains sont morts dans une attaque à l'arme légère qui a également blessé trois soldats et un interprète à Salman Pak, à 25 km au sud de Bagdad, selon un communiqué de l'armée américaine. Un responsable de la police irakienne a déclaré à l'AFP sous couvert de l'anonymat que les soldats avaient été attaqués par Raad Hammoud Ajil, membre du conseil municipal d'Almadaïn, une ville également appelée Salman Pak et située à 25 km au sud de Bagdad. AFP & Karim TALBI La journée de mardi a été particulièrement meurtrière pour l'armée américaine.

24-06 Trois soldats américains et leur interprète ont été tués mardi soir dans un attaque à la bombe dans la province de Ninive, dont Mossoul est la capitale, a déclaré mercredi l'armée américaine. La baisse relative des attaques à Bagdad et dans tout le pays a conduit les soldats américains à sortir plus souvent de leurs bases pour patrouiller dans les rues. Cette nouvelle situation en fait également des cibles plus faciles pour les résistants notamment dans les quartiers comme Sadr City. Afp 25-06 Attaque d’une mairie de Sadr City. Des soldats américains se trouvaient à l'intérieur pour superviser l'élection de nouveaux membres du conseil municipal, selon un membre de ce conseil. Deux soldats américains et trois employés de la représentation américaine, deux Américains et un Italien, ont été tués. (Les civils américains dépendaient pour l'un, Steven Farley, du département d'Etat, alors que le second américain et l'Italien, d'origine irakienne, travaillaient pour le département de la Défense. ) a indiqué à l'AFP la porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis, Mirembe Nantongo. On comptait également de nombreux blessés: dont un soldat américain, selon diverses sources.  (AFP & AP)

24-06  Un soldat américain a été tué et cinq blessés dans une attaque à 25 km au sud de Bagdad. http://www.aloufok.net/



Les combats par provinces Détails autorisés par la censure.

1-1 Bagdad

22-06 Au moins 16 personnes ont été tuées et 40 blessées dans une attaque kamikaze contre une patrouille de la police. Huit policiers, figuraient parmi les morts. http://www.aloufok.net/ 

24-06 Attaque d’une mairie de Sadr City. "Nous devons élire de nouveaux membres dans la mesure où d'anciens collègues, notamment certains appartenant au mouvement de Moqtada Sadr, ont quitté le conseil municipal", a expliqué le membre du conseil municipal. Au moins six collaborateurs civils irakiens ont  perdu la vie, selon le ministère de l'Intérieur. On comptait également de nombreux blessés: au moins dix collaborateurs civils irakiens & trois membres du conseil local grièvement atteints.  (AFP & AP)

24-06 Des hommes ont abattu mardi le président du conseil local, de Abou Dshir, une enclave dans un quartier du sud de la capitale irakienne. AP


1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija Hit, Houssabayh, Karabilah,  Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi (capitale de la province d'Al-Anbar,) Kaïm (à la frontière avec la Syrie ), Sindjar & Zaidan

Les USA vont 'ceder' la province. L’armée américaine a annoncé lundi qu’elle allait transférer ce week-end aux forces de sécurité irakiennes le contrôle de la province d’Anbar. Selon Mamoune Sami Rachid, gouverneur de cette province, la cérémonie de passation du pouvoir au niveau militaire et policier aura lieu samedi. La province d’Anbar a notamment été le théâtre en 2004 de deux plus sanglantes batailles en cinq années de guerre, lors d’assauts menés par les Américains sur la ville de Falloudja. Anbar est aussi connue pour le massacre d’Haditha, qui a vu des "marines" américains tuer 24 civils irakiens. Anbar sera la 10e des 18 provinces irakiennes rétrocédée. Jusqu’à présent, l’armée américaine a rendu aux autorités irakiennes le contrôle de trois provinces du Kurdistan irakien, dans le nord du pays, et de six provinces chiites dans le Sud. 24/06/08 Source : http://www.aloufok.net/


1-7 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz,   Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb  (La région de Baaqouba, capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord de Bagdad, est le théâtre d'attaques visant quasi quotidiennement contre  les forces colonialistes et ses acolytes sur le terrain

Baaqouba (60 km au nord de Bagdad)

23-06 Une kamikaze a actionné la bombe qu'elle portait tout près d'une patrouille de la police devant l'entrée d'un tribunal. Huit policiers figuraient parmi les victimes, selon une source policière. AFP & http://www.aloufok.net/



1-10 Bassorah (capitale méridionale de l'Irak, à 550 au sud de Bagdad.- (deuxième ville du pays)

Opération "Promesse de paix" L’armée irakienne, appuyée par des militaires US, a lancé jeudi l’opération "Promesse de paix" La plupart des gisements pétroliers sont situés dans le sud, à Bassorah et dans la province de Missane, Le gouvernement n’a pas caché qu’en intervenant à Amara, il voulait reprendre le contrôle de la production pétrolière "Cinq fonctionnaires du conseil de la province, membres du mouvement de Sadr, ont été arrêtés pendant la nuit", a déclaré à l’AFP le colonel Mehdi al-Assadi, porte-parole de la police de la province de Missane dont Amara est la capitale (365 km au sud de Bagdad). L’armée a également arrêté quatre policiers, dont deux capitaines, pour "collaboration avec des milices", a-t-il ajouté sans préciser s’il s’agissait de l’Armée du Mahdi, La veille, la police avait arrêté seize personnes, dont des miliciens de l’Armée du Mahdi. Parmi les seize, la police s’intéresse particulièrement au maire d’Amara, Rafeh Abdel Jabbar, membre du mouvement de Moqtada Sadr. Pour le mouvement Sadr, l’opération s’apparente à une chasse à l’homme. "Dans toute l’Irak, Bassorah, Sadr City à Bagdad, le gouvernement a toujours dit la même chose : Moqtada Sadr et l’Armée du Mahdi ne sont pas ciblés", "Mais après le début de l’opération, ils ont commencé à chercher les sympathisants de Sadr et de l’Armée du Mahdi", "Je ne sais pas si j’arriverai à sauver ma peau", a déclaré par téléphone à l’AFP le chef du mouvement à Amara entré dans la clandestinité. 21/06/08        source: http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4765



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003) L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)
   
Peuple
Civils tués (depuis l'occupation) 680.270
Civils blessés (depuis l'occupation)  707.450 ( chiffre très très minimum)
Civils violés (par les troupes d'occupations) 2.507     (voir Ibrahim Allousch
Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...) 48.938    (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) tués 4165  (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) blessés 3.895   (chiffre minimum)
En prison 150.268. (chiffre minimum)
Embargo 750.000 enfants (chiffre minimal)
Embargo 750.000 adultes (chiffre moyen)
Militaires irakiens tués pendant l'invasion 45.595 (chiffre minimal)
Civils tués pendant l'invasion 120.190 (chiffre minimal)
Coalition
Nombre de Soldats tués (ou décédés a la suites de leurs blessures+ suicide) 34.748
Soldats rapatriés (blessés ou malades) 152.845 (chiffre très minimal)
(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)
Disparus (dans la nature) 1.014
Désertions 5.501
Mutinerie 2 corps + 25
Aide psychologique 320.108***
Suicides       Mercenaires tues                                                                                  30.570 (chiffre repris de Dedefensa ) 300.000 souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure 933
non-combattants accidentés, 27 103
Policiers/soldats irakiens  tués 13.095
Policiers /soldats irakiens blessés 26.211 (chiffre minimal)
Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature) 13.854
Autres tués (collaborateur  & mercenaires & autres) 5.476
Autres blessés ( collaborateur & mercenaires & autres) 13.208
Oléoducs,les infrastructures pétrolières & d'électricité 465 attaques (grand minimum)
Infrastructures du rail 195 attaques (idem)
Hélicoptères 99 ++              (idem)
Avions (& drone) 29 ++
Le taux moyen actuel des suicides, basé sur les chiffres pour 2006 et 2007, est de 18 par jour, 127 par semaine Les totaux sont obtenu par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET 

n°371 - Journal d'Irak 18-6 au 24-06 - Suite - Les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique.

n°371 - Journal d'Irak 18-6 au 24-06 - Suite - Les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique. Journal d'Irak   - Suite -

N°371       du 18/06 au 25/06/08

Par M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire :
5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
5-2 Jeremy Bigwood : Comment les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique.
6 Brèves
6-1 La Chambre vote un compromis sur le financement de la guerre en Irak.
6-2 De nouvelles consignes pour les soldats américains.
6-3 Total prêt à signer un contrat avec l'Irak et à construire une raffinerie à Jubaïl.


5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  5-1 Charles Ferguson : No End in Sight
Documentaire    
Année de production : 2008

De Charles Ferguson
Avec Campbell Scott

Un nouveau regard sur la guerre en Irak menée par l'administration Bush...
http://www.allocine.fr/tags/default_gen_tag=guerre+d'irak.html

5-2 Jeremy Bigwood : Comment les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique.

Les campagnes domestiques de propagande comme « le fiasco des gourous du Pentagone » ont été exposées et décriées. Les grands médias ont employé des officiers militaires de haut rang pour fournir « une analyse » sur la guerre en Irak.
Mais on a découvert qu’ils avaient des liens avec des entreprises travaillant pour le Pentagone qui avaient un réel intérêt à ce que la guerre continue.
16 juin 2008
Sous le manteau, un autre scandale du journalisme couve : le gouvernement des États-Unis finance secrètement des médias et des journalistes étrangers. Des administrations publiques comme le département d’État, le département de
la Défense , l’Agence des États-Unis pour le Développement International (US Agency for International Development, USAID), le Fonds National pour la Démocratie (National Endowment for Democracy, NED), le Conseil Supérieur de la Radiodiffusion (Broadcasting Board of Governors, BBG) et l’Institut des États-Unis pour la Paix (US Institute for Peace, USIP), financent le développement des médias dans plus de 70 pays. La revue In These Times a découvert que ces programmes concernent des centaines d’organisations non gouvernementales étrangères (ONGs), journalistes, hommes politiques, associations de journalistes, médias, instituts de formation et écoles de journalisme. Le montant des soutiens va de quelques milliers à des millions de dollars.
« Le sujet que nous enseignons est la mécanique du journalisme, qu’il s’agisse de la presse écrite, télévision ou radio », a expliqué Paul Koscak, porte-parole d’USAID. « Comment bâtir une histoire, comment l’écrire de façon équilibrée..., tout ce type de chose que vous attendez d’un professionnel de la presse ».
Mais quelques personnes, spécialement en dehors des États-Unis, ont un différent point de vue.
« Nous pensons que la vraie intention occulte de ces programmes de développement des médias ce sont les objectifs de la politique extérieure [étasunienne] », a déclaré un diplomate vénézuélien de haut niveau qui a demandé de ne pas être nommé. « Quand l’objectif est de changer un régime, ces programmes ont prouvé être des instruments pour déstabiliser les gouvernements démocratiques élus que les États-Unis ne soutiennent pas ».
Isabelle MacDonald, directrice de la communication de Fairness and Accuracy in Reporting (FAIR) - un observatoire à but non lucratif des médias basé à New-York , a aussi une vision critique. « C’est est un système qui, en dépit de son adhésion affichée aux normes de l’objectivité, travaille souvent contre la vraie démocratie » - a-t-elle dit - « en appuyant la dissension et en aidant le gouvernement US à répandre la fausse information utile aux objectifs de la politique extérieure des Etats-Unis ».
Montrez-moi l’agence...
Il semble difficile de mesurer la taille et la portée du développement de ces médias « indépendants » parce que des programmes similaires existent sous diverses rubriques. Quelques agences considèrent que le « développement des médias » appartient à leur propre domaine, tandis que d’autres le classe comme « une diplomatie publique » ou « des opérations psychologiques ». Ainsi, il semble difficile de chiffrer combien d’argent va à ces programmes.
En décembre 2007, le Centre pour l’Aide Internationale aux Médias, (Center for International Media Assístance, CIMA), une officine du Département d’État financée par le NED, a rapporté qu’en 2006 l’USAID a distribué presque 53 millions de dollars pour des activités de développement de médias étrangers. Selon l’étude du CIMA, le Département d’État a estimé à 15 millions de dollars les subvention à de tels programmes. Le budget du NED pour les projets des médias s’élève à 11 millions supplémentaires. Et le petit Institut de
la Paix des États-Unis (USIP), dont le siège est à Washington, a pu avoir contribué avec 1,4 millions supplémentaires, selon le rapport qui n’a pas examiné le financement qu’octroient aux médias le Département de la Défense ni la CIA.
Le
gouvernement des États-Unis est de loin le plus grand fournisseur de fonds pour le développement des médias dans le monde, distribuant plus de 82 millions de dollars en 2006, sans inclure l’argent du Pentagone, de la CIA ou des ambassades des États-Unis dans les pays récepteurs. Pour compliquer le tableau, beaucoup d’ONGs étrangères et de journalistes reçoivent des fonds pour le développement des médias d’autres sources de financement du gouvernement des États-Unis. Certains reçoivent de l’argent de quelques sous-traitants des États-Unis et d’ « organisations internationales indépendantes à but non lucratif », tandis que les autres reçoivent de l’argent directement de l’ambassade des États-Unis dans leur pays.
Trois journalistes étrangers qui reçoivent un financement pour le développement des médias de la part des États-Unis nous informe que tels cadeaux n’affectent pas leur comportement ni ne modifient leur ligne éditoriale. Et ils nient pratiquer l’autocensure. Cependant, aucun ne le dirait publiquement.
Gustavo Guzmán, un ex-journaliste et maintenant ambassadeur bolivien aux États-Unis, a dit : « un journaliste qui reçoit de tels cadeaux n’est pas vraiment un journaliste, mais un mercenaire ».
Une histoire tordue
Le financement de médias étrangers par le gouvernement des États-Unis est une longue histoire. Vers le milieu des années 70, deux enquêtes du Congrès dérivées du scandale de Watergate, - les commissions « Church et Pike », du sénateur Frank Church (D-Idaho) et du représentant Otis Pike (D-NY) -, ont révélé les activités clandestines du gouvernement des États-Unis dans d’autres pays. Les deux commissions ont confirmé que, en plus de journalistes financés par
la CIA (étrangers et étasuniens), le gouvernement de Washington a aussi subventionné la presse écrite étrangère, des radios et des chaînes de télévision - chose que les soviétiques faisaient aussi.
Par exemple, Encounter (Lire le livre de Frances Stonor Saunders :
La CIA et la guerre froide culturelle), une revue littéraire une anticommuniste publiée en Angleterre entre 1953 et 1990, a été démasquée en 1967 comme une opération de la CIA. Et , comme c’est aujourd’hui le cas d’organisations au nom inoffensif tel que le « Congrès pour la Liberté de la Culture / Congress for cultural fredom », ont aussi été des façades de la CIA.
Les
enquêtes du Congrès ont établi que le financement clandestin des États-Unis à des médias étrangers a souvent occupé un rôle décisif dans la politique extérieure, mais nulle part autant qu’au Chili au début des années 70.
« La principale opération de propagande de
la CIA , à travers le journal [conservateur] de l’opposition El Mercurio, a probablement participé le plus directement possible au sanglant renversement du gouvernement d’Allende et de la démocratie au Chili », a dit Peter Kornbluh, analyste du National Security Archive, un institut de recherche [universitaire] indépendant non gouvernemental.
In These Times a demandé à l’agence si elle finance encore des journalistes étrangers. Le porte-parole de
la CIA Paul Gimigliano a répondu : « La CIA , d’ordinaire, ne confirme ni ne nie ce genre d’allégations ».
Les Ennemis du Département d’État ?
Le 19 août 2002, l’ambassade des États-Unis à Caracas, Venezuela, a envoyé le télégramme suivant à Washington :
« Nous attendons à ce que la participation de M. Lacayo à « Grant IV » soit reflétée directement dans son reportage sur les sujets politiques et internationaux. Alors que sa carrière progresse, nos liens plus étroits avec lui signifient que nous gagnerons un ami potentiellement important en position d’influence éditoriale ». [Note de l’éditeur : Le nom de M. Lacayo a été changé pour protéger son identité].
Le département d’État avait choisi un journaliste vénézuélien pour visiter les États-Unis sous le projet connu de "Grant IV", un programme d’échange culturel commencé en 1961. L’année dernière, le département a amené environ 467 journalistes aux États-Unis, pour un coût proche de 10 millions de dollars, selon un fonctionnaire du département d’État qui a demandé l’anonymat.
MacDonald, de FAIR, a dit que les « visites servent à construire des liens entre les journalistes étrangers en visite et les institutions à condition qu’... ils soient extrêmement acritiques sur la politique extérieure des États-Unis et les intérêts corporatifs qu’elle sert ».
Le Département d’État finance le développement des médias à travers plusieurs de ses bureaux, y compris le Bureau des Affaires Educatives et Culturelles (Bureau of Educational and Culturel Affairs), le Bureau de Renseignement et de Recherche (Bureau of Intelligence and Research, INR) et le Bureau de
la Démocratie , des Droits de l’Homme et du Travail (DRL) (Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor, DRL), et aussi directement à partir de ses bureaux et ambassades dans le monde entier. Il finance aussi des journalistes étrangers à travers une autre section, le soi-disant « Bureau de Diplomatie Publique et des affaires Publiques, OPDPA », (Office of Public Diplomacy and Public Affaire, OPDPA). Plus important, le Département d’État décide en général quelles autres agences, tels USAID et NED, doivent investir leurs fonds dans un programme de développement des médias.
(Le Département d’État n’a pas répondu aux demandes d’information d’In These Times à propos de son budget pour le développement des médias, mais l’étude du CIMA 2007 a démontré, par exemple, que le DRL a reçu en 2006 presque 12 millions de dollars pour le seul développement des médias).
Le cas de
la Bolivie est un exemple révélateur d’un pays dans le quel les États-Unis finançaient le développement des médias. Selon le site Web du DRL [Bureau de la Démocratie , des Droits de l’homme et du Travail], en 2006 ce bureau a sponsorisé en Bolivie 15 ateliers sur la liberté de la presse et d’expression. « Les journalistes de ce pays et les étudiants en journalisme ont discuté de l’éthique professionnelle, des bonnes pratiques de diffusion de nouvelles et du rôle des médias dans une démocratie », informe leur site. « Ces programmes ont été envoyés à 200 stations de radio dans des régions lointaines à travers du pays ».
En 2006,
la Bolivie a élu Evo Morales, son premier président indigène, dont les États-Unis et les grands médias boliviens ont tenté à plusieurs reprises d’empêcher l’arrivée au pouvoir. Morales et ses partisans affirment que le gouvernement étasunien est derrière le mouvement séparatiste dans les provinces de l’est de la Bolivie , riches en gaz, et affirment que cet appui caché se traduit dans des réunions pour le développement des médias, selon le journaliste et ex porte-parole du président sortant, Alex Contreras. Koscak, de l’USAID, a nié les accusations.
C’est le BBG.
« Le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (BBG) est plus connu comme le financier de
la Voice of America. Selon son site Internet, BBG est responsable de toute émission internationale, non militaire, sponsorisée par le gouvernement étasunien », qui transmet des nouvelles et des informations en 60 langues et dans le monde entier.
En 1999, le BBG, est devenu une agence fédérale indépendante. Jusqu’en 2006, elle a reçu un budget de 650 millions de dollars, selon les estimations du CIMA, dont près de 1,5 million de dollars destinés au développement des médias et à la formation de journalistes en Argentine, Bolivie, Kenya, Mozambique, Nigeria et Pakistan.
En plus de
la Voix de l’Amérique, le BBG gère aussi quelques autres stations radios et TV. La station de télévision Alhurra, dont le siège est à Springfield, Virginie, « est un réseau commercial libre de télévision par satellite en langue arabe pour le Moyen-Orient, consacré surtout à des news et à l’information », selon son site Web. Alhurra, « libre » en arabe, a été décrit par le Washington Post comme « le plus grand et le plus coûteux effort du gouvernement des États-Unis pour secouer l’opinion publique étrangère via des ondes depuis la création de la Voix de l’Amérique en 1942 ».
BBG finance aussi
la Radio Sawa (pour la jeunesse arabe, avec une présence en Égypte, dans le Golfe Persique, Irak, Liban, Maroc et Soudan), Radio Farda (pour l’Iran) et Radio Free Asia (avec une programmation régionale pour l’Asie). Le BBG finance aussi des transmissions à travers Radio y TV Martí, dont lle coût s’élèverait à presque 39 millions de dollars en 2008, selon le Budget pour les Opérations Étrangères du Congrès (Foreign Operations Congressional Budget Justification).

Les RP du Pentagone
Le Département de
la Défense (DOD) a refusé de répondre à In These Times au sujet de ses programmes de développement des médias. Selon un article de Jeff Gerth, Military’s Information War Is Vast and Often Secretive (la guerre d’information de l’armée est vaste et souvent secrète - ndt), publié dans le The New York Times le 11 décembre 2005, « les militaires gèrent des stations d’émission et des journaux [en Irak et en Afghanistan] mais ne font pas connaître leurs liens étasuniens ».
Le travail de développement des médias en Irak « a été confié au Département de
la Défense , dont les principaux fournisseurs avaient peu ou aucune expérience valable », selon un rapport de l’USIP d’octobre 2007.
Une étude de 2007 du Centre d’Études Globales de Communication de l’École Annenberg pour
la Communication , de l’Université de la Pennsylvanie (Center for Global Communication Studies at the University of Pennsylvania’s Annenberg School for Communication), a découvert que Science Applications International Corp. (SAIC), un sous-traitant du Département de la Défense , a reçu un contrat initial de 80 millions de dollars par un an pour transformer en "indépendant" un système de médias dirigé par le gouvernement, grâce à un style similaire à celui du service de nouvelles nationales de la BBC , pour compenser en partie l’influence d’Al Jazeera sur la région.
«
La SAIC était un bureau du DOD qui s’est spécialisé dans les opérations de guerre psychologique, et plusieurs croient qu’il a contribué à forger l’opinion des Irakiens sur le fait que le Réseau de Médias d’Irak (IMN) n’était principalement qu’un appendice de l’Autorité Provisoire de la Coalition (Coalition Provisional Authority) », est-il expliqué dans le rapport de l’USIP. « Le fonctionnement de la SAIC en Irak a été considéré comme coûteux, non professionnel et raté pour ce qui est d’établir l’objectivité et l’indépendance de l’IMN ». Par hasard, la SAIC a perdu le contrat au profit d’une autre compagnie, l’Harris Corp.
SAIC n’a pas été le seul sous-traitant de médias du Pentagone qui a massivement échoué. Peter Eisler, dans son article Pentagon launches foreign news websites (le Pentagone lance des sites internet d’information à l’étranger) du 30 avril dans le magazine USA Today, a affirmé que le site Web irakien d’information Mawtani.com est un de ces média d’information financé par le Pentagone.

USAID : « de la part des étasuniens »
Le président John F. Kennedy a créé l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) en novembre 1961 pour administrer une aide humanitaire et le développement économique dans le monde entier. Mais tandis que l’USAID professe la transparence pour d’autres nations, elle-même est très peu transparente. C’est particulièrement vrai pour ses programmes de développement des médias.
« Dans de nombreux pays, y compris au Venezuela et en Bolivie, l’USAID agit plus comme une agence impliquée dans une opération de renseignement, comme
la CIA , que comme une agence d’aide ou de développement », a dit Mark Weisbrot, un économiste du Centre pour la Recherche Économique et Politique (Center for Economic and Policy Research), un « think-tank » basé à Washington.
En fait, tandis que les enquêteurs ont pu obtenir les budgets des programmes globaux d’USAID en recourant au Freedom of Information Act, ainsi que les noms des pays ou des régions géographiques où a été versé l’argent, les noms des organisations étrangères spécifiques qui reçoivent ces fonds, en revanche, sont classés secret d’Etat, exactement comment dans le cas de
la CIA.
Et
dans le cas où les noms des organisations récipiendaires sont connues et qu’on demande de l’information sur elles, l’USAID répond qu’il ne peut « ni confirmer ni nier l’existence de ces faits », utilisant le même langage que la CIA. (Note de l’auteur : En 2006, j’ai perdu un procès contre l’USAID, dans une tentative pour identifier les organisations qu’elle finance à l’extérieur).
USAID finance trois opérations importantes de développement des médias : l’International Research et Exchanges Board, plus connu comme IREX, le réseau Internews Network et Search for Common Ground, financé en grande partie par des fonds privés. Pour compliquer le tableau, ces trois opérations ont aussi reçu un financement du département d’État, de
la Middle East Partnership Initiative, MEPI, du Bureau de Renseignement et de Recherche (Bureau of Intelligence and Research) et du Bureau Démocracie, de Droits de l’homme et du Travail.
Selon sa plaquette, l’IREX est une organisation internationale à but non lucratif qui « travaille avec des associés locaux pour améliorer le professionnalisme et le développement économique à long terme de journaux, de stations de radio et de télévision et les médias ’Internet’. La déclaration d’impôts ’990’ pour 2006 de l’IREX a indiqué que ses activités avec les médias incluent « de petites bourses accordées à plus de 100 journalistes et organisations de médias ; une formation pour des centaines de journalistes et d’entreprises de médias » et compte plus de 400 employés qu’ils conseillent et envoient des programmes à plus de 50 pays.
Le réseau Internews Network, appelé communément « Internews », reçoit seulement quelque chose comme la moitié du budget de l’IREX mais il est plus connu. Fondée en 1982, la majorité du financement d’Internews provient de l’USAID, bien qu’il reçoive aussi des fonds du NED et du département d’État. Internews est l’une des plus grandes opérations dans le domaine du développement indépendant des médias, finançant des douzaines d’ONGs, de journalistes, associations de journalistes, instituts de formation continue et des universités de journalisme dans des douzaines de pays à travers le monde.
Les opérations d’Internews ont été stoppées dans des pays tels que
la Biélorussie , Russie et Ouzbékistan, où elle a été accusée de miner les administrations locales et de promouvoir les agendas des États-Unis. Dans un discours à Washington DC en mai 2003, Andrew Natsios, ex-administrateur d’USAID, a décrit les entrepreneurs privés financés par l’Agence comme « un bras du gouvernement des Etats-Unis ».
L’autre plus grand récepteur de fonds d’USAID pour le développement des médias, Search for Common Ground, reçoit plus d’argent du secteur privé que du gouvernement des États-Unis, dans la plupart des cas pour la « résolution de conflits », selon le rapport du CIMA.
Cuba et Iran sont deux cibles importantes de l’USAID pour le développement et l’assistance des médias. Le budget USAID pour la « Liberté des Médias et
la Liberté d’Information » (Media Freedom and Freedom of Information) - pour la « transition » de Cuba sous la Commission d’Assistance pour un Cuba Libre II (Commission for Assistance to à Free la Cuba II , CAFC II) - totalise 14 millions de dollars. Cela représente une augmentation de 10,5 millions par rapport au montant dédié en 2006. Pour l’Iran, l’USAID a prévue un budget d’environ 25 millions de dollars pour le développement des médias en 2008. Cela fait partie d’un paquet de 75 millions destinés à ce que l’USAID appelle « une diplomatie transformationnelle » dans ce pays.

Finançant la "démocratie" à la sauce USA
« Beaucoup de ce que nous faisons aujourd’hui a été fait secrètement fait par
la CIA pendant 25 ans », a dit Allen Weinstein, l’un des fondateurs du National Endowment for Democracy, dans un article publié en 1991 par The Washington Post.
Crée au début des années 80, le NED « est gouverné par une équipe de direction indépendante, non partisane ». Son objectif est d’appuyer des organisations favorables à la démocratie dans le monde. Cependant, historiquement, son agenda a été défini par les objectifs de la politique extérieure de Washington.
« Quand la rhétorique de la démocratie est laissée de côté, le NED est un outil hautement spécialisé pour pénétrer la société civile d’origine populaire d’autres pays » pour atteindre les buts de la politique extérieure des États-Unis, a écrit le professeur William Robinson, de l’Université Santa Barbara, de Californie, dans son livre A Faustian Bargain. Robinson a été au Nicaragua à la fin des années 80 et il a observé comment le travail du NED avec l’opposition nicaraguayenne appuyée par les Etats-Unis affaiblissait l’influence des sandinistes (de gauche) pendant les élections de 1990.
Le NED a aussi été derrière un grand scrutin public au Venezuela, où il a été dénoncé pour le financement du camp anti-Chavez. Dans son livre El Código Chávez (Le Code Chavez), l’avocate vénézuélo-étasunienne Èva Golinger a écrit que les bénéficiaires du NED (et de l’USAID) furent impliqués dans la tentative de coup d’Etat contre le président vénézuélien Hugo Chávez en 2002, et de la même manière dans la conduite des « grèves de travailleurs » contre l’industrie pétrolière du pays. Golinger a aussi observé que le NED a financé Súmate, une ONG vénézuélienne dont l’objectif est de promouvoir l’exercice libre des droits politiques des citoyens, et qui a orchestré le référendum révocatoire raté contre Chavez en 2004.
Dépendance et obligation
Le concept de la séparation des pleins pouvoirs entre la presse et le gouvernement n’est pas seulement un principe de base du système politique des États-Unis, mais aussi de l’article 19 de
la Déclaration Universelle de Droits de l’Homme. Le financement par le gouvernement des États-Unis d’organes de presses risque d’établir une relation client-fournisseur qui empêche de considérer un média comme indépendant.
«Toute donation d’équipement du gouvernement des États-Unis, comme des ordinateurs et des graveurs, affecte le travail des journalistes et des organisations journalistiques », a déclaré le journaliste bolivien Contreras,« parce cela crée une dépendance et une obligation aux agendas souterrains des institutions des États-Unis».
Jeremy Bigwood

* Jeremy Bigwood est un journaliste étasunien.
Article original : In These Times
http://www.inthesetimes.com/article...
Traduction de l’espagnol pour "El Correo" de : Estelle et Carlos Debiasi.
Editée par le Grand Soir le 16 juin 2008
Article en français sur EL CORREO



6 Les brèves Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  Marc

6-1 La Chambre vote un compromis sur le financement de la guerre en Irak.

La Chambre des représentants a adopté jeudi un texte de compromis débloquant près de 162 milliards de dollars pour les guerres en Irak et en Afghanistan. Prix de ce compromis : la majorité démocrate a renoncé à inclure une date limite pour le retrait des troupes. Le texte réduit légèrement, de 165,4 à 161,8 milliards de dollars, la somme déjà votée par le Sénat le mois dernier, qui doit couvrir les coûts des opérations militaires jusqu’à l’été 2009. La partie du texte finançant les opérations militaires a été adoptée par 268 voix contre 155, mais avec seulement 80 voix démocrates (et 188 voix républicaines). La majorité a néanmoins saisi l’occasion pour faire adopter plusieurs mesures auxquelles s’étaient opposés jusqu’alors George W. Bush et les républicains, comme une version modernisée du "GI bill" de l’après-guerre, une loi facilitant l’accès des anciens combattants à l’université. Le texte stipule par ailleurs que le gouvernement irakien doit dépenser autant d’argent que les contribuables américains pour financer la reconstruction, et interdit que l’administration se serve de la nouvelle enveloppe pour établir des bases permanentes en Irak. Les pacifistes de l’organisation CodePink ont été ulcérés par le compromis. "Cela nous dégoûte qu’en coulisses les démocrates et les républicains du Congrès conspirent avec la Maison Blanche pour que cette guerre se prolonge", a déclaré la cofondatrice de CodePink, Medea Benjamin. Le mois dernier, la Chambre avait voté contre l’enveloppe demandée et en faveur d’une mesure exigeant que les troupes commencent à être retirées d’Irak sous 30 jours, une mesure sûre de se heurter au veto présidentiel. Le chef de la majorité démocrate à la Chambre Steny Hoyer a indiqué qu’il espérait que le texte soit rapidement adopté par le Sénat puis promulgué par George W. Bush. 21/06/08 http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4765


6-2 De nouvelles consignes pour les soldats américains. L'armée américaine cherche à se rendre plus populaire en Irak. Dans un document publié samedi en interne et dont l'AFP a eu connaisance mardi, le général David Petraeus, commandant en chef des forces américaines en Irak, a diffusé le week-end dernier de nouvelles consignes à ses soldats La chance naît d'une rencontre entre la préparation et l'opportunité ». Le dicton est signé du philosophe romain Sénèque. Et c'est désormais ce qui doit guider les soldats américains en Irak. Anticiper, mais aussi sympathiser avec la population. Voilà quelques-unes des consignes dispensées par David Petraeus, général quatre étoiles et commandant en chef des forces d'occupation. « Patrouillez à pied, comprenez l'histoire et la culture locales, vivez au milieu des habitants », recommande-t-il à ses hommes. La diminution, toute relative, de la violence permet depuis peu aux GI's de sortir de leurs bases où il étaient jusque là retranchés. Mais l'impopularité de l'armée américaine en fait toujours une cible de choix, comme en témoigne la mort, mardi, de quatre soldats dans un attentat à Sadr City. Le général Petraeus conseille par ailleurs à ses troupes de faire le tri parmi les Irakiens : d'un côté les « non conciliants » qu'il faut « identifier, tuer, capturer, écarter » ; de l'autre les « conciliants » sur lesquels il faut s'appuyer, au besoin en les achetant. « Il faut utiliser l'argent comme une arme », insiste le chef militaire en référence à une méthode qui a fait ses preuves. C'est notamment en versant un salaire - 300 dollars par mois - à d'anciens insurgés reconvertis que l'armée américaine a réussi apaiser certains foyers de violence.  RFI http://www.rfi.fr/actufr/articles/102/article_67853.asp Article publié le 25/06/2008

6-3 Total prêt à signer un contrat avec l'Irak et à construire une raffinerie à Jubaïl.

Dans le premier dossier, il s'agit du grand retour du Français, dans le cadre de négociations entre l'Irak et six pétroliers occidentaux. Dans le second, c'est un investissement de 10 milliards de dollars avec les saoudiens.

Christophe de Margerie a annoncé, ce dimanche 22 juin, que Total est pret à signer un accord sur un champ pétrolifère en Irak, rapporte Reuters. L'annonce officielle des noms des 6 pétroliers occidentaux de retour en Irak devrait être annoncé le 30 juin par le ministre du pétrole irakien. Le patron de Total n'a pas donné d'autres détails sur l'accord. Mais on savait que Total et l'américain Chevron négociaient un contrat de service technique pour aider à développer le champ de Qurna ouest, la troisième plus importante réserve mondiale prouvée. Le gouvernement irakien négocie des contrats d'assistance technique afin d'augmenter sa capacité de production de 500.000 barils/jour avec Royal Dutch Shell, Shell et BHP Billiton, BP et Exxon Mobil et Toatl avec Chevron. enter sa production de pétrole, va attribuer tout prochainement des contrats à 41 compagnies pétrolières étrangères, a indiqué ce dimanche à l'AFP le ministère irakien du Pétrole. Ces contrats à court terme doivent être signés le 30 juin. Le ministère du Pétrole n'a pas précisé leur durée. Ils vont notamment permettre aux géants mondiaux du pétrole de faire leur retour en Irak --un pays aux immenses réserves de brut-- 36 ans après en avoir été chassés par Saddam Hussein. "Nous avons choisi 35 compagnies de niveau international, selon leurs finances et leur expérience et nous leur avons donné la permission d'extraire du pétrole", a déclaré Assim Jihad, porte-parole du ministère du Pétrole. Les entreprises choisies "seront les premières à avoir le droit de développer les gisements", a précisé M. Jihad, ajoutant qu'un appel d'offres serait organisé après l'adoption par le Parlement de la loi sur l'exploitation à long terme des gisements irakiens. Les 41 entreprises retenues extrairont du brut dans le sud et le nord du pays, là où le forage est déjà fait et donc les investissements minimums. L'Irak dispose des troisièmes réserves de brut au monde, de 115 milliards de barils, mais manque cruellement de technologies et de capitaux. Signature officielle pour la construction d'une raffinerie
Christophe de Margerie a annoncé qu'il signerait officiellement ce dimanche la construction de la raffinerie de Jubaïl, en parteneriat avec le groupe saoudien Aramco. La raffinerie, qui devrait coûter plus de 10 milliards de dollars, doit entrer en service fin 2012. Sa production sera surtout composée de distillats moyens et d'essences. Une société commune sera créée au troisième trimestre, détenue à hauteur de 62,5% par Saudi Aramco et de 37,5% par Total.
La Tribune.fr  22/06/08

n°371 - Journal d'Irak 18-6 au 24-06 - Fin - Les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique.

n°371 - Journal d'Irak 18-6 au 24-06 - Fin - Les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique. Journal d'Irak   - - Fin -  -

N°371       du 18/06 au 25/06/08

Par M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire : - Fin -

7 Dossiers

7-1 Robert Kaplan : « le fardeau de l’homme blanc ».

7-2 Point de vue de Ramzy Baroud : Légaliser l’occupation : la dernière combine de Bush.

7-3 Questions sur le passé de John McCain (et la rigueur du NY Times)

7-4 Point de vue de Charlotte Raab : L'entourage de McCain débarrassé de proches de Bush.

7-5 Point de vue de Amnesty International :  Les gouvernements abandonnent et induisent en erreur les réfugiés. 



7 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information Marc

7-1 Robert Kaplan : « le fardeau de l’homme blanc ».

 Robert Kaplan est une réincarnation des impérialistes de la fin du XIXe siècle qui croyaient en un droit inhérent des États-Unis de dominer les races inférieures et estimaient que l’art viril de la guerre est bon pour la civilisation. Dans son ouvrage Imperial Grunts il a parlé sans aucune trace d’ironie de la gloire des soldats américains prenant sur eux « le fardeau de l’homme blanc ». Kaplan était à la fin 2002 un partisan enthousiaste du projet de Bush de s’emparer de l’Irak et d’utiliser ses bases militaires afin de dominer le reste de la région. Il a assuré avec confiance à ses lecteurs que la mise en place d’un nouveau gouvernement ne rencontrerait pas de gros problème une fois que les militaires des États-Unis contrôleraient le pays. « Notre objectif en Irak », a-t-il écrit, « devrait être une dictature laïque de transition qui unit les classes marchandes de toutes les confessions et puisse a terme, après la reconstruction des institutions et de l’économie, conduire à une alternative démocratique. » Cette vision politique s’alignait sur la conviction de Paul Wolfowitz voulant que les ‘chiites’ irakiens ne seraient pas opposés à l’occupation de Nadjaf et Karbala par des troupes étrangères, parce qu’il ne pensait pas que l’Irak ait de villes saintes, comme c’est le cas en Arabie Saoudite. Kaplan joue aussi le rôle d’un « chien de garde » pour la droite impérialiste concernant l’Irak. Dans son dernier éditorial, il avertit que Obama doit changer sa position concernant le retrait des troupes d’Irak ou faire face à de graves conséquences politiques cet automne.

Robert Kaplan, l’un des porte-paroles les plus vindicatifs des thèses néoconservatrices, suggère que Obama sera le candidat de l’Iran s’il n’accepte pas la position de l’administration Bush sur le fait que les États-Unis doivent maintenir une présence militaire en Irak pendant une durée indéfinie. « Si Obama mène la campagne cet automne sans se rendre en Irak, sans reconnaître les progrès accomplis, et sans modifier son calendrier pour le retrait, les Iraniens pourraient décider d’aider ses chances électorales en lançant une nouvelle vague d’attentats à la bombe. » Voici dans son intégralité l’avertissement de Kaplan, écrit d’une main plutôt lourde, vis-à-vis de Obama : « Un retrait précipité pourrait être la dernière chance iranienne de dominer l’Irak dans la mesure où ils l’avaient cru possible en 2006. Si Obama mène la campagne cet automne sans se rendre en Irak, sans reconnaître les progrès accomplis, et sans modifier son calendrier pour le retrait, les Iraniens pourraient décider d’aider ses chances électorales en lançant une nouvelle vague d’attentats à la bombe. » Dans l’avertissement de Kaplan ce n’est pas ce que les Iraniens feraient pour Obama qui est important. C’est ce que la droite impérialiste ferait de lui. Ils désespèrent complètement d’impliquer Obama dans la prochaine débâcle en Irak. Ils préféreraient le voir partager la responsabilité de la politique actuelle. S’il refuse, toutefois, ils ressentent évidemment la nécessité de créer une nouvelle narration affirmant que Obama et les Démocrates permettent à l’Iran d’arracher la victoire en évitant la défaite. Kaplan fait clairement allusion au fait que la droite impériale, qui contrôle aujourd’hui la Maison-Blanche , mais aussi la campagne de McCain, étiquettera Obama comme le candidat de l’Iran à l’automne. L’autre conséquence de cette menace, bien sûr, est qu’il sera également accusé d’avoir « perdu » l’Irak en faveur de l’Iran. L’idée d’établir un lien entre le plan de retrait des troupes de Obama et la position iranienne en Irak n’a pas de sens objectivement, mais c’est la réponse politique logique de ceux qui ont conduit les États-Unis dans une guerre désastreuse. Ce faisant, ils espèrent détourner l’attention du public du problème central de l’administration Bush - le fait que l’invasion de l’Irak a placé les substituts iraniens au pouvoir à Bagdad par l’élimination du principal ennemi de l’Iran, Saddam Hussein, ouvrant ainsi la voie à un Etat chiite . Les élections parrainées par les États-Unis en 2005, qui ont été tellement glorifiées par l’administration Bush et les médias américains, ont réjoui les dirigeants iraniens. Ils ont ouvert la porte du pouvoir d’état aux partis politiques et aux groupes paramilitaires chiites créés en Iran par la Garde Révolutionnaire Islamique pendant la guerre Iran-Irak. L’administration Bush n’avait d’autre choix que de collaborer avec les chiites pro-iraniens en 2004 et 2005, parce qu’elle avait désespérément besoin de l’aide de leurs forces paramilitaires pour combattre les insurgés sunnites. Depuis lors, l’administration Bush et ses alliés impérialistes de droite ont dû nier la réalité évidente que le régime irakien que nous sommes censés protéger de l’Iran était en fait un condominium conjoint américano-iranien. Le scénario pré-électoral de Kaplan d’attentats à la bombe orchestrés par l’Iran est, bien entendu, un non-sens complet. Plutôt que de chercher à attiser une guerre entre les chiites et les Américains, l’Iran a tout simplement convaincu ses amis irakiens (que l’Iran a formé et financé dans les années 1980), de faire en sorte que la proposition de l’administration Bush concernant un accès à long terme a des bases militaires iraquiennes soit rejetée. Dick Cheney n’a pas tari d’éloges sur Abdul Aziz al-Hakim, le leader du principal parti politique pro-iranien, pour sa coopération quand il s’est rendu à Bagdad en Mars, mais des personnalités de premier plan de ce même parti attaquent maintenant la proposition de l’administration Bush d’un « accord-cadre » avec l’Irak comme légitimant l’occupation US. Il en est de même du propre parti du Premier Ministre al-Maliki, le parti Dawa. Maintenant que les bénéficiaires de l’invasion américaine et du renversement de Saddam se joignent a l’Iran pour rejeter les exigences militaires de l’administration Bush, ceux qui ont conduit ce pays dans la guerre doivent savoir qu’ils sont à blâmer pour avoir sacrifié toutes ces vies américaines pour le bénéfice politique de l’Iran. Le stratagème politique consistant à déplacer la responsabilité de l’échec d’une entreprise impériale vers l’autre partie est une vieille histoire dans la politique américaine. Souvenez-vous de la magistrale accusation de Henry Kissinger en 1975 sur le « coup de poignard dans le dos » porté par le Congrès Démocrate à la nation, alors même que l’ancien régime de Saigon fuyait dans la panique ? Kaplan utilise la menace d’une nouvelle série de transfert de responsabilité pour couler Obama en utilisant l’Irak. Ce n’est que la première indication du degré de la bassesse que la campagne est susceptible d’atteindre au sujet de l’Irak. Remise en forme par Marc Lemaire Publication originale Huffington Post, traduction Karim Loubnani pour Contre Info 22 juin 2008 http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2091

7-2 Point de vue de Ramzy Baroud : Légaliser l’occupation : la dernière combine de Bush. L’administration Bush veut maintenant s’assurer que le futur de l’Irak sera autant dominé qu’aujourd’hui par la violence, l’humiliation et la guerre, écrit Ramzy Baroud. Quand les forces des Etats-Unis ont envahi Bagdad il y a cinq ans, elles semblaient ne pas pouvoir être stoppées. L’arrogance militaire avait atteint des sommets, et cela ne semblait qu’une question de temps avant que la même frénésie ne touche Téhéran, Damas et ailleurs. Alors que tout cela se déroulait, les festivités ont commencé à diminuer à peine après qu’elles étaient lancées. On pourrait dire que le jour même où la statue de Saddam était renversée au sol, l’armée américain faisait face à sa vraie bataille en Irak, laquelle continue de gêner toute planification stratégique sur le long terme si ce n’est tous les projets américains pour le Moyen-Orient. Cinq ans de massacres et de bains de sang continuels ont peut-être déçu les attentes de Bush. Le croisé solitaire qui s’était par le passé voué à combattre la tyrannie à n’importe quel coût essaye maintenant de mettre au point un traité qui assoirait indéfiniment les intérêts des Etats-Unis en Irak. Son administration peut tout au plus espérer réaliser ce qu’il considère comme le moins mauvais résultat possible dans la pire des situations possibles. La cooptation des Nations Unies a aidé à fournir une légitimité provisoire à l’occupation. L’organisation internationael, après avoir été laissée de côté, est devenue un point de passage important pour la diplomatie américaine qui cherche à légitimer son occupation dans un pays qui refuse de céder. Même des dirigeants irakiens bien disposés [à l’égard de l’occupant], des élections et des meurtres à grande échelle n’ont apporté ni la stabilité ni la légitimité voulues. Naturellement, la Maison Blanche , le département d’état et les porte-parole militaires américains se répandent en discours sans fin sur la démocratie, la liberté, et de la sécurité afin de faire la cour à un public américain de plus en plus inquiet. Mais l’action des Etats-Unis sur le terrain est le reflet d’une autre réalité : une quête impériale, avec un monopole sur la violence et une négligence du droit international, de la souveraineté nationale de l’Irak, et un mépris presque total des droits de l’homme à l’égard des citoyens irakiens. A présent l’administration Bush est prête à couronner sa parodie en Irak avec une stratégie à long terme qui permettrait à l’occupation de durer. Les Etats-Unis sont « en pourparlers » avec le gouvernement irakien au sujet d’un traité qui remplacerait le mandat des Nations Unies et légaliserait l’occupation américaine de l’Irak d’une façon permanente. Le temps joue en effet contre Bush. Si aucun traité n’est signé avant la fin de l’année, son administration pourrait se trouver obligée de plaider au Conseil de sécurité pour une autre prolongation du mandat. Ce serait un scénario embarrassant et dangereux pour la diplomatie américaine parce qu’il permettrait à la Russie et à la Chine de réapparaître en tant que joueurs importants pouvant utiliser leur pouvoir de veto qui est tant à craindre. En signant un traité à long terme, l’administration Bush limiterait n’importe quelle possibilité d’action pour un futur président irakien désigné démocratiquement. Lorsque le Conseil de Sécurité des Nations Unies a voté à l’unanimité en novembre 2005 la prolongation de la présence en Irak des forces multinationales dirigées par les Etats-Unis, ces derniers ont présenté la décision comme le signe d’un appui international à la transition politique en Irak. John Bolton, alors ambassadeur des Etats-Unis aux Nations Unies, avait à plusieurs reprises fustigé ces mêmes Nations Unies pour ensuite considérer que « l’adoption unanime de cette résolution est une vivante démonstration du large soutien international pour un Irak fédéral, démocratique, pluraliste et unifié. » Dans la foulée le Pentagone avait fait savoir que « les Etats-Unis prévoient de diminuer l’année prochaine le nombre de troupes. » Depuis lors, c’est tout l’opposé qui s’est produit. Les troupes irakiennes n’ont pas réussi leur premier examen sérieux — en échouant à vaincre l’armée d’Al Mahdi — et les forces américaines ont au contraire augmenté en nombre. Pour que les Etats-Unis signent un traité stratégique à long terme avec le gouvernement irakien, il faut un certain niveau de stabilité. Les militaires américains devraient pouvoir contrôler l’Irak à grande échelle tandis que les troupes se replieraient sur leurs bases permanentes — 50 selon un article de Patrick Cockburn paru dans « The Independent » — tandis que leurs alliés irakiens donneraient une illusion de souveraineté en faisant face aux problèmes au jour le jour en Irak. Le problème des Etats-Unis est que cette stabilité souhaitée n’est nulle part en vue. Depuis 2007, les officiels américains, les Nations Unies et l’Irak ont affirmé n’avoir aucune intention de rechercher un nouveau mandat onusien. Le traité américano-irakien serait ainsi la seule option qui légaliserait l’occupation américaine. L’idée du traité est de donner l’impression que le rapport entre les deux n’est pas celui d’un occupé avec son occupant, mais celui de deux partenaires indépendants avec des intérêts communs et des droits identiques. Sans surprise, les Irakiens sont furieux à propos de ce que les Etats-Unis attendent du traité. Selon Cockburn, « les responsables irakiens craignent que l’accord, sous le régime duquel les troupes américaines occuperont des bases permanentes, conduiront des opérations militaires, arrêteront des Irakiens et bénéficieront de l’immunité par rapport à la loi irakienne, déstabilisera la position de l’Irak dans le Moyen-Orient et sera la base d’un conflit sans fin à l’intérieur de leur pays. » Ali Al Dabbagh, porte-parole du cabinet irakien, a été cité par la télévision irakienne comme déclarant que le gouvernement ne compromettra pas la souveraineté de l’Irak, et qu’il s’est engagé à « sauvegarder la pleine souveraineté de l’Irak en conformité avec les résolutions internationales. » Bien qu’il soit difficile de croire à un engagement à la « pleine souveraineté » venant du premier ministre Al Maliki, on ne peut pas sous-estimer la pression qu’il subit au parlement — des alliances sous conditions, des nationalistes de divers milieux, un front chiite instable, une direction sunnite sceptique. Aljazeera a rendu compte de la façon dont deux de ces députés ont témoigné devant le sous-comité des Affaires Etrangères à la chambre des députés : « les troupes des Etats-Unis devraient quitter l’Irak avant que des discussions sur un pacte de sécurité à long terme puissent être engagées. » Khalaf Al-Ulayyan, le fondateur du Conseil National pour le Dialogue veut que les entretiens soient repoussés « jusqu’à ce qu’il y ait une nouvelle administration aux Etats-Unis, » le scénario exact que l’administration de Bush espère éviter. Les Etats-Unis veulent un accord en juillet, qu’il serait difficile d’annuler même pour un président du parti démocrate. Pour éviter les ennuis, « il est tout à fait possible que l’administration Bush, par exemple cet été, force le faible régime du premier ministre Maliki à se soumettre à un diktat sur un accord américano-irakien. » (Robert Dreyfuss, « The Nation »). « Si Maliki signe l’accord et ignore l’opposition du parlement, il perdra immédiatement le peu de crédibilité qu’il lui reste en tant que dirigeant irakien, » ce qui mènera à plus de violence en Irak à la veille des élections américaines. « Ce n’est pas un scénario réjouissant, » affirme Dreyfuss. On pourrait imaginer que du fait d’une présence militaire américaine, aucun scénario déplaisant n’est possible en Irak à aucun moment. Les trésors du passé de l’Irak ont été dispersés juste après sa « libération » par les forces des Etats-Unis, et son présent est dominé par le carnage et l’incertitude. L’administration Bush veut maintenant s’assurer que le futur de l’Irak sera également dominé par la violence, l’humiliation et la guerre. Ramzy Baroud (*) Ramzy Baroud est l’auteur de « The Second palestinian Intifada : A Chronicle of a People’s Struggle » et rédacteur en chef de « PalestineChronicle.com » lundi 23 juin 2008 Traduction de l’anglais : Claude Zurbach http://alternatives-international.net/article2238.html

7-3 Questions sur le passé de John McCain (et la rigueur du NY Times)

* Le 1er en 1958, entrainement. 2e, en Mediterranee, "vol trop bas au - dessus de la Peninsule Iberique ", a sectionne des cables d'alimentation electrique. 3e, vol solo de retour de Philadelphie. 4e , sur le pont du USS Forrestal en 1967, son appareil est touuche par un projectile tire accidentellement d'un autre avion. 5e , 1967, au cours de sa 23e mission au Nord Vietnam, abattu par un missile. Il est fait prisonnier et passe plus de 5 ans en captivite. Et si McCain n’était pas le héros de guerre qu’il prétend ? Et s’il n’était pas le pilote de la Navy , humble et consciencieux décrit dans ses mémoires et par son entourage, mais un soldat sans éclat, dont la carrière a bénéficié de  l’aura de son père et son grand-père, tous deux amiraux 4 étoiles. (Un candidat républicain dont la carrière, et notamment la carrière militaire, résulte de l’appui paternel ça vous rappelle quelque chose ?) Cette thèse est avancée par Jeffrey Klein, journaliste d’investigation, dans un article publié sur Huffingtonpost. Il denonce un article du NY Times publié le 29 mai dernier et qui affirme qu’en 1981 McCain aurait refusé une promotion au rang d’amiral pour poursuivre une carrière politique. Faux, écrit l’auteur, témoignages d’amiraux à l’appui. Ils expliquent qu'un capitaine (le rang de McCain depuis 1979; l'equivalent d'un Colonel dans l' Army) devait patienter quatre à cinq ans avant une telle promotion, et non deux ans. Pourtant l’article du NY Times cite le Secrétaire à la Navy (ministre de la Marine militaire) de l’époque John Lehman. Que fait-il aujourd’hui ce Monsieur Lehman… C’est le conseiller à la Sécurité nationale de la campagne de John McCain, ce que le NY Times a omis de préciser !

Si son engagement remet en doute son objectivité autant se tourner vers les documents officiels. L’armée américaine, comme toutes les armées de la planète aime à consigner par écrit les faits et gestes de ses membres. Le document est accessible si l’intéressé en donne l’autorisation. John Kerry l’avait fait en 2005 et le document correspondait aux informations données pendant la campagne de 2004. Des extraits du dossier de John McCain ont été remis a la presse, le 7 mai dernier.
19 pages d’un dossier qui en compterait plus de 600. Les informations disponibles ne concernent quasiment que les décorations du pilote. Rien sur son intégration au bataillon le plus prestigieux des aviateurs de
la Navy , malgré des performances académiques nettement inférieures a la moyenne, rien non plus sur ses 4 (ou 5 !!!) écrasements d’avion*; dont un seul en combat, rien non plus sur son refus de promotion au rang d’amiral. La campagne est bel et bien entrée dans la ligne droite. Et la presse va redoubler d’efforts pour débusquer les mensonges ou les omissions. À elle de redoubler de rigueur dans son analyse et ses informations. Le NY Times prend un coup sur le bec avec l’article du Huffingtonpost. Ce n'est rien à côté de ce qui attend le candidat McCain si les informations de Jeffrey Klein se vérifient.

Pour respecter une clause de mon contrat de travail, je dois prendre un pseudonyme. Alors, disons que je m’appelle Stéphane pour ce blog. A New York depuis deux ans, je suis employé par un groupe de médias international. 18 juin 2008 http://libenewyork.blogs.liberation.fr/stephane/2008/06/i...


7-4 Point de vue de Charlotte Raab : L'entourage de McCain débarrassé de proches de Bush. L'entourage du candidat républicain à la présidence américaine John McCain illustre le paradoxe de sa situation, cultivant la distance avec la Maison-Blanche de George W. Bush tout en épousant des dogmes du parti présidentiel sortant. Parmi ses principaux conseillers, bien peu de noms sont connus du grand public, bien moins encore sont directement liés à l'administration du très impopulaire George W. Bush.
Mais, pour ce qui est de la politique étrangère, ceux qui dominent sont des néoconservateurs, dont le courant de pensée l'influence depuis les années 1990, et qui ont inspiré la politique étrangère du président Bush après les attentats du 11 septembre.
Ainsi notamment de Randy Scheunemann, principal porte-parole de M. McCain sur les questions de politique étrangère, qui en 2002 avait fondé le Comité pour la libération de l'Irak, officine militant pour la guerre lancée l'année suivante.
M. Scheunemann et Robert Kagan, un autre conseiller de M. McCain, sont des responsables de l'organisation néo-conservatrice Project for a New American century, qui défend une ligne de faucon.
De quoi expliquer les positions dures de M. McCain non seulement sur l'Irak, où il affiche son intention de rester aussi longtemps que nécessaire pour obtenir le «succès», mais aussi sur l'Iran, Cuba,
la Corée du Nord et même la Russie , qu'il veut voir exclue du G8 - en dépit d'un discours prônant le multilatéralisme.
Il est très proche aussi du sénateur Joseph Lieberman, qui fut candidat démocrate à la vice-présidence en 2000, mais que son soutien à la guerre en Irak a mis pratiquement au ban de son parti.
En économie, les inspirations de M. McCain sont très diverses.
Car le sénateur de l'Arizona, qui «fait campagne sur la politique étrangère», a «une approche économique (qui) n'est pas fondée sur des principes», au-delà de la foi dans le marché et de sa promesse de réformer les caisses publiques de retraite et de santé, estime Matt Welch, l'auteur d'une biographie critique («Myth of a Maverick» - «le mythe d'un franc-tireur»).
Andrew Ferguson, de la revue conservatrice The Weekly Standard, avait relevé en février que les personnalités citées par John McCain comme inspirant sa pensée économique sont si disparates que «certaines, si vous les mettiez dans la même pièce déclencheraient une explosion intergalactique comme la collision de la matière et de l'antimatière» - l'opposition principale portant sur la priorité donnée aux baisses d'impôt (que McCain avait critiquées au début de la présidence Bush) ou à l'équilibre budgétaire (qu'il a toujours affirmé rechercher).
Son principal porte-parole sur les dossiers économiques est Douglas Holtz-Eakin, ancien chef du Bureau budgétaire du Congrès, très sourcilleux sur l'orthodoxie budgétaire, prompt à dénoncer les programmes sociaux promis par le démocrate Barack Obama.
Mais une grande partie de la communication économique de M. McCain est laissée à la télégénique Carly Fiorina, ancien PDG de Hewlett-Packard critiquée dans les milieux d'affaires pour avoir présidé à la difficile fusion avec le fabriquant d'ordinateurs Compaq. Son message insiste très classiquement sur les bienfaits des baisses d'impôts.
Sur les questions de justice, un thème sur lequel M. McCain a cultivé la différence avec M. Bush au Sénat, M. McCain laisse de plus en plus souvent s'exprimer en son nom l'ex-maire de New York Rudolph Giuliani, ainsi que Fred Thompson, lui aussi un ancien rival des primaires, mais aussi ancien procureur à la scène (dans la série télévisée New York District) comme à la ville.
Tous deux prônent la fermeté dans la lutte contre le terrorisme. Sur les sujets de société, M. Thompson est plus traditionnel que M. Giuliani, voire que M. McCain, qui s'est pourtant engagé à nommer à
la Cour suprême des juges aussi conservateurs que ceux choisis par le président Bush, John Roberts et Samuel Alito.
Charlotte Raab Le lundi 23 juin 2008 Agence France-Presse

7-5 Point de vue de Amnesty International : Les gouvernements abandonnent et induisent en erreur les réfugiés. 15 juin 2008 La communauté internationale n’assume pas ses responsabilités envers les réfugiés irakiens en faisant croire que la sécurité est rétablie, alors que le pays n’est pas sûr et que les conditions permettant un retour ne sont pas réunies, a déclaré Amnesty International ce dimanche 15 juin 2008.   Dans un nouveau rapport intitulé Irak. La crise des réfugiés irakiens : le discours et la réalité, qui s’appuie sur des recherches et des interviews réalisées récemment auprès de réfugiés irakiens, l’organisation déplore que les pays les plus riches n’apportent pas l’aide nécessaire à ces réfugiés, dont la plupart ont perdu tout espoir et sombrent dans le dénuement. « Alors qu’ils en avaient l’obligation morale, politique et légale, les gouvernements n’ont pratiquement rien fait pour venir en aide conjointement aux réfugiés irakiens, a déclaré Amnesty International. Beaux discours et apathie ont été, dans la plupart des cas, les seules réactions à l’un des problèmes les plus graves de réfugiés dans le monde. »   Le gouvernement de l'Irak et des États ayant participé à l’invasion de ce pays en 2003, les États-Unis et le Royaume-Uni en particulier, mettent l’accent sur l’« amélioration » de la sécurité et les retours « volontaires » en Irak pour des raisons strictement politiques visant à montrer que l’intervention militaire a été un succès.   « Les belles paroles ne peuvent pas masquer la réalité, à savoir que la situation des droits humains en Irak demeure catastrophique. Tous les mois, des personnes sont tuées par des groupes armés, la Force multinationale, les forces de sécurité irakiennes et des membres de sociétés privées chargées d’opérations militaires ou de maintien de l’ordre. Enlèvements, tortures, mauvais traitements et arrestations arbitraires ponctuent le quotidien des Irakiens. La population essaie toujours de fuir bien que cela soit devenu très difficile désormais pour les Irakiens d’obtenir un visa pour la Jordanie ou la Syrie.  » Selon les dernières estimations du haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le nombre actuel d’Irakiens ayant fui de chez eux – 4,7 millions – est le plus élevé depuis l'invasion de l’Irak par la coalition conduite par les États-Unis et le conflit armé qui a ravagé le pays par la suite.    En raison, en grande partie, de l’absence de soutien de la part de la communauté internationale, les deux pays d’accueil les plus importants, la Jordanie et la Syrie , prennent désormais des mesures draconiennes et empêchent d’entrer ou expulsent des personnes risquant d’être persécutées.   Ayant dépensé toutes leurs économies, de nombreux réfugiés vivent maintenant dans le dénuement le plus complet et sous la menace de nouveaux dangers tels que celui d’un retour « volontaire » et le travail des enfants ; de nombreuses familles ont en effet été obligées d’envoyer leurs enfants travailler dans la rue pour les aider à survivre.   Les difficultés rencontrées par certains réfugiés dans leur pays d'accueil les incitent à prendre la décision difficile et dangereuse de rentrer en Irak, soit temporairement pour percevoir une pension ou recevoir des vivres, entre autres raisons, soit pour une plus longue période à cause de leur situation désespérée, et non parce qu'ils pensent qu'ils ne risquent plus d'être victimes d'atteintes à leurs droits fondamentaux en Irak.    Ils prennent cette décision en désespoir de cause.    Militaire chiite à la retraite âgé de soixante deux ans, Majid est veuf et ses sept enfants, adultes, vivent tous à Bagdad. Il a déclaré à Amnesty International en février qu’après avoir cherché refuge en Syrie avec l'équivalent d'un dollar en poche il avait dû retourner en Irak. Il avait très peur mais ayant perdu tout espoir il s’était dit « tant pis si je meurs ». Majid a fui l’Irak en février 2008 après que deux de ses neveux, Mansour et Sami, âgés de dix-sept et dix-neuf ans, eurent été décapités par des membres d’un groupe armé au nord de Bagdad. Ayant épuisé ses économies en Syrie, il n’avait plus rien pour vivre. C’est en sanglotant qu’il a expliqué à Amnesty International qu’il n’avait pas d’autre choix que de rentrer en Irak.   De nombreux pays européens essaient désormais d'expulser des Irakiens, parfois en direction des zones les plus dangereuses comme le sud et le centre du pays. En plus de ces interventions directes pour forcer les Irakiens au retour, ils usent de méthodes indirectes en leur supprimant les services d'aide élémentaires ou en rejetant leur demande d’asile pour les contraindre à un retour « volontaire » en Irak.   La Suède , qui a accueilli le plus grand nombre de réfugiés irakiens en Europe et pouvait être cité en exemple auprès de ses voisins, a changé d'attitude et refuse désormais de protéger les réfugiés irakiens, allant jusqu'à renvoyer certains d'entre eux dans des zones très dangereuses.   Amnesty International craint vivement que l’absence de réaction à cette crise n'entraîne une détérioration d’une situation déjà désastreuse. L’organisation demande donc, entre autres choses, à la communauté internationale de :   •       fournir de manière urgente et durable une aide financière accrue ; •       mettre fin aux pratiques telles que le renvoi forcé qui mettent des vies en danger ; •       mettre fin aux pratiques qui entraînent des retours « volontaires » sous la contrainte ; •       autoriser les personnes à chercher un emploi rémunéré ; et •       accorder à un beaucoup plus grand nombre de réfugiés vulnérables la possibilité d'entamer une nouvelle vie dans un pays tiers. Amnesty International appelle également les gouvernements de l’Égypte, de la Jordanie , du Liban et de la Syrie , ainsi que ceux des autres pays de la région, à laisser entrer librement les personnes fuyant l’Irak, à mettre fin aux expulsions d’Irakiens et à permettre aux réfugiés d'entrer sur le marché du travail.   « La communauté internationale doit s’engager véritablement à aider les personnes déplacées en augmentant de manière substantielle son aide financière, en mettant fin aux retours forcés et aux pratiques conduisant à des retours "volontaires » sous la contrainte et en leur offrant un plus grand nombre de possibilités de réinstallation », a conclu Amnesty InternationalSource : Amnesty International - Service de presse http://www.palestine-solidarite.org/communique.Amnesty.15... juin 2008

24/06/2008

n°186- dossiers de l'Afghanistan- 23-06 --Début- Le mythe de la "guerre propre".

n°186- dossiers de l'Afghanistan- 23-06 --Début-  Le mythe de la "guerre propre".

dossiers de l'Afghanistan --Début- 

n°186 au 23-06 M.Lemaire                                                                                 



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Sommaire :  

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Webster Tarpley : Robert Gates serait le fondateur d’Al-Qaeda..

3 Dossier & Point de vue

3-1 Le bourbier afghan et le Pakistan

1 Le bourbier afghan déborde.

2 Avec ses bases au Pakistan, l'insurrection est invincible

3-2 Point de vue de Syed Saleem Shahzad : Le poker menteur d’Islamabad.

3-3 Dossier de George Monbiot : Que sont devenus les prisonniers secrets de Bush?

3-4 Afghanistan : un des objectifs  du néo-impérialisme français.

3-5 Point de vue de Ginette Hess Skandrani : Sarkozy veut leur(Usa) faire un cadeau en envoyant nos jeunes se faire tuer dans un combat d’occupation. Dans la 2eme partie de journal

3-6 L’Afghanistan, nouveau Rwanda des Belges ? :

1 Le Parlement débat des dangers de l’envoi de F-16 à Kandahar

2 Flahaut en leader de l'opposition sur les F-16.

3- Non à l'envoi de F-16 et de soldats belges en Afghanistan !

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Anne Nivat : Interview de mazan Bachardost : "Karzaï gouverne comme un chef de tribu".

4-2 Sarko nous avait promis qu'il rapatrierait les soldats français d'Afghanistan. 4-3 le journaliste Sayed Perwiz Kambakhsh condamné à mort crie son innocence.

 5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Henriette Hanke Güttinger : L’Europe : Démocraties libres ou satellites des USA?

5-2 Planetenonviolence : Le mythe de la "guerre propre".



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 1-1 Webster Tarpley : Robert Gates serait le fondateur d’Al-Qaeda. Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, les Etats- Unis ont lancé leur guerre contre le terrorisme. L’objectif étant de démanteler Al Qaïda et d’arrêter son leader Oussama Ben Laden. Cette guerre n’a, à ce jour, pas encore obtenu les résultats annoncés au départ. Ben Laden court toujours et Al Qaïda sévit sans discontinuer. Webster Tarpley, historien, journaliste d’investigation sur les réseaux terroristes, a eu à mener par le passé l’enquête sur l’assassinat d’Aldo Moro, à la demande de parlementaires italiens. L’auteur écrit dans son livre « La terreur fabriquée made in USA » qu’Al Qaïda est un outil de déstabilisation.

Le Courrier d Algérie : Vous dites qu’El Qaïda et son chef Ben Laden n’auraient pas existé si les Etats-Unis ne les avaient pas créés pour les utiliser contre la Russie en Afghanistan et continuent de les soutenir à ce jour ? Webster Tarpley : Oui, c’est cela. Al Qaïda a été créée pendant la guerre d’Afghanistan pour monter une guerre armée contre les Soviétiques. Le fondateur d’Al Qaïda n’est autre que ce «petit bonhomme» qui est aujourd’hui ministre de la Défense , Robert Gate. Il était, à cette époque, le numéro deux ou trois de la CIA , il a écrit dans ses mémoires que je cite dans mon livre : «Nous avons pensé à créer une légion arabe contre les Soviétiques.» Si on suit l’histoire d’Al Qaïda, on trouve que cette organisation attaque toujours par principe les ennemis des Etats-Unis. Si une nation est visée par Washington, elle va aussi subir les attaques d’El Qaïda. Par exemple : aujourd’hui, les Etats-Unis sont en train de déstabiliser le Pakistan. Dick Cheney s’est rendu à Islamabad et a demandé à Musharaf de s’associer à la nouvelle guerre que les Etats-Unis planifient contre l’Iran. Musharaf a dit non. Actuellement, la déstabilisation est en plein processus ; le relais est pris par Ben Laden qui déclare la guerre au Pakistan. Les Etats-Unis veulent à tout prix déclencher une guerre contre l’Iran ; Musharaf a eu le mérite de dire non à Cheney !! Après cela, le New York Times a commencé à publier tout de suite après les noms des généraux parmi lesquels il serait susceptible de choisir un nouveau président pour le Pakistan. Dans votre livre «La terreur fabriquée made in USA», vous citez un ancien officier du MI5 ? Vous dites que Sheller a déclaré à des journalistes que les services secrets britanniques avaient financé la tentative d’assassinat contre El Kadhafi ? David Sheller qui était un officier du contre -espionnage britannique du MI5 a observé que les services secrets britanniques étaient en train de donner 100 000 livres sterling à Al Qaïda pour assassiner le président Al Kadhafi, et offrir ainsi le prétexte à l’invasion anglo-américaine de ce pays afin de s’emparer de son pétrole. C’est toujours la même chose qui se passe, le même scénario. Si vous trouvez maintenant en Algérie Al Qaïda, cela indique une volonté de déstabilisation contre votre pays. Il y a aussi le fait qu’au moment où un chef de gouvernement dit : «Je veux me libérer de l’hégémonie du dollar, je ne veux pas de dollars, je veux me faire payer en euro, en yen etc.. Il va être défini comme terroriste, cela s’est déjà passé : vous avez l’exemple de Poutine qui était le pôle de résistance contre les Etats-Unis. Poutine voulait vendre son blé et son pétrole en rouble, résultat : il a été l’objet d’une violente campagne de propagande, même chose avec le président Chavez au Venezuela, ce dernier a cherché à remplacer le dollar dans son pays et à avoir des accords avec Cuba. Il a été catalogué comme terroriste. Il est même défini, lui le catholique de l’Amérique du Sud, comme étant un suppôt d’Al Qaïda. Vous dites également que Ben Laden n’aurait pas survécu bien longtemps sans ses protecteurs et un vaste réseau de soutien. Qui sont ses protecteurs ? L’avocat légal de Ben Laden c’était Madeleine Allbright, qui était alors la secrétaire d’Etat US. Les Soudanais voulaient, à cette époque, livrer Ben Laden à l’Administration américaine directement, et madame Albright a refusé cette opération, disant que c’était impossible, car il n’y a pas d’accusation contre lui. De plus, le président de l’association des amis de Ben Laden, c’est Michael Shayer de la CIA et le valet personnel de Ben Laden, c’est le sergent Ali Mohamed qui était dans l’armée égyptienne, devenu ensuite membre des forces spéciales des Etats-Unis en Caroline du Nord. En tout cas, pour moi Al Qaïda est une véritable machination destinée à déstabiliser les régimes récalcitrants. Vous trouverez des détails appuyés de noms et de lieux dans mon livre «La terreur fabriquée made in USA». Propos recueillis par Meriem Abdou pour le Courrier d’Algérie http://mecanopolis.wordpress.com/2008/06/23/robert-gates-serait-le-fondateur-dal-qaeda/



3  Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Le bourbier afghan et le Pakistan 1 Le bourbier afghan déborde.

Extrait Pour les États-Unis, qui ont injecté des dizaines de milliards de dollars sur plusieurs décennies dans l’armée pakistanaise pour former les combattants islamistes, c’est au Pakistan que les talibans et Al-Qaeda doivent être vaincus.
Pour le nouveau gouvernement civil du Pakistan, la guerre anti-talibane est une affaire que Kaboul, les États-Unis et l’OTAN doivent régler en Afghanistan.
Le président Hamid Karzaï s’est ingéré dans ce gouffre béant entre Washington et Islamabad en affirmant qu’il est prêt, au nom de la légitime défense, à envoyer ses troupes combattre les talibans au Pakistan. Karzaï contrôle à peine Kaboul, et son armée de 58 000 hommes est à peine plus nombreuse que les forces étrangères, OTAN et non-OTAN, qui protègent son régime perçu comme corrompu et féodal par les Afghans. Islamabad a protesté contre ses propos, mais les Pakistanais pensent que ses menaces étaient dictées par Washington. George W. Bush a dit « comprendre » Karzaï et affirmé qu’« il faut priver les terroristes de tout asile ». Des GI au sol ? Karzaï espère « convaincre l’OTAN d’envoyer des troupes au Pakistan avec des soldats afghans », écrit le Pak Tribune. Le journal souligne que « les États-Unis se sont gardés d’envoyer des GI en sol pakistanais », se contentant de frappes aériennes, souvent à l’aide de drones sans pilote.

Pour l’Asia Times Online, « Karzaï a connu une mauvaise semaine », malgré les promesses d’aide de 21 milliards des bailleurs de fonds à Paris. L’opération audacieuse des talibans, qui ont libéré les 1100 détenus de la plus grande prison de Kandahar, tuant une vingtaine de gardiens, et l’aveu du chef du Pentagone devant l’OTAN à Bruxelles que le bilan de la guerre afghane en mai dépassait celui de la guerre en Irak, « expliquent ses frustrations », écrit-il. L’OTAN et Kaboul ont envoyé hier des renforts à Kandahar, où le chef de police de la province, Sayed Agha Saqeb, a révélé que « plus de 500 talibans se sont regroupés dans deux villages du district d’Arghandab, au nord de la ville ». Les propos de Karzaï peuvent « couvrir » d’éventuelles incursions terrestres de l’OTAN outre-frontière, mais les Pakistanais ne pensent pas qu’il soit prêt à s’aventurer au sol dans un pays montagneux de 160 millions d’habitants. J

ooneed Khan, La Presse (Canada), 17 juin 2008
Avec PakTribune, Times of India, Daily Times, Guardian, AP, Reuters et AFP
 

2 Avec ses bases au Pakistan, l'insurrection est invincible

 L'insurrection en Afghanistan persistera tant que ses bases au Pakistan n'auront pas été éliminées, prévient une étude de la RAND Corporation , juste avant la conférence internationale prévue demain à Paris. L'institut de recherche américain affirme aussi que les talibans bénéficient d'appuis au sein du renseignement et des forces paramilitaires pakistanais. «Toutes les insurrections victorieuses en Afghanistan depuis 1979 ont bénéficié de refuges dans des pays voisins et l'insurrection actuelle ne fait pas exception à la règle, constate l'auteur du rapport publié lundi, Seth Jones. À l'heure actuelle, les talibans et d'autres groupes reçoivent une aide d'individus au sein du gouvernement pakistanais, et tant que ce sera le cas, la sécurité à long terme de la région est menacée Cette étude, qui a reçu un financement du Pentagone, fait écho aux récentes déclarations de généraux américains. «S'il y a encore des sanctuaires où ces extrémistes, ces terroristes, ces insurgés peuvent s'entraîner, recruter, se régénérer, alors il y aura encore un problème» dans cinq ans, confiait récemment à l'Associated Press le général Dan McNeill, qui a cédé au début du mois le commandement de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN en Afghanistan. Le rapport souligne que non seulement le renseignement pakistanais et le Frontier Corps, la force paramilitaire déployée à la frontière afghane, n'ont pas réussi à déloger les groupes afghans basés au Pakistan, mais aussi que, dans certains cas, d'anciens ou actuels membres de ces services ont apporté une aide aux talibans, qu'il s'agisse d'une assistance aux blessés ou d'une participation à la formation dans les camps d'entraînement afghans. Et des responsables de l'OTAN ont relevé plusieurs cas où des agents du renseignement pakistanais «renseignaient les forces des talibans sur la localisation et les mouvements des troupes afghanes et de la coalition, ce qui a sapé plusieurs opérations militaires antitalibans des forces américaines et de l'OTAN», ajoute l'étude, sans préciser de dates. Le rapport cite d'autres groupes, comme le réseau dirigé par Jalaluddin Haqqani et son filsj, ainsi que le réseau al-Qaïda, des organisations islamistes radicales comme Hezb-i-Islami de Gulbuddin Hekmatyar et des tribus locales. «Ces groupes insurgés ont trouvé refuge dans les zones tribales administrées fédéralement du Pakistan, la province de la Frontière Nord-Ouest et la province du Baloutchistan, précise le communiqué de RAND. Ils acheminent régulièrement des armes, des munitions et des provisions en Afghanistan depuis le Pakistan et un certain nombre de kamikazes viennent de camps de réfugiés afghans basés au Pakistan.»  Le président afghan, Hamid Karzaï, a déjà appelé la communauté internationale à l'aide sur la question des bases de l'insurrection au Pakistan. Des responsables du renseignement afghan expliquent que des jeunes sans éducation sont recrutés dans les régions frontalières pour devenir kamikazes ou combattre. Après des combats ou des attentats en Afghanistan, ils se replient au Pakistan pour se reposer et se réapprovisionner en armes, disent-ils. Pour RAND, l'un des enjeux cruciaux consiste à convaincre le gouvernement pakistanais d'éliminer ces bases sur son territoire. Le Pakistan, qui soutenait le régime des talibans jusqu'aux attentats du 11-Septembre, nie soutenir les insurgés et assure lutter contre les infiltrations et les bases.

18-06-2008 - RAND CORPORATION http://www.afghana.org/1015/index.php?option=content&task=view&id=170 Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information


3-2 Point de vue de Syed Saleem Shahzad : Le poker menteur d’Islamabad. Le Pakistan prétend être l’allié des USA mais mène son propre jeu - double jeu faudrait-il écrire - dans le conflit Afghan. Pour les responsables Pakistanais, les zones tribales, où les talibans trouvent refuge et appui, sont certes un problème de sécurité intérieure au fort potentiel déstabilisateur mais aussi un atout stratégique leur permettant de peser sur le futur d’un Afghanistan qu’ils ont toujours considéré comme devant leur apporter la « profondeur stratégique » qui leur fait défaut. Si en apparence Islamabad accepte de se plier aux exigences de Washington, la réalité est beaucoup plus complexe. De fait l’appareil de sécurité et l’armée entretiennent des relations fort ambiguës avec les militants pachtounes des zones tribales, faites de démonstrations de force et d’alliances secrètes entre hommes qui sur le fond partagent la même détestation des USA. Dans ce jeu de poker menteur, la clé reste Moucharraf, l’homme lige de l’Amérique. Mais c’est un président discrédité dont des centaines de milliers de manifestants réclamaient le départ la semaine dernière. Syed Saleem Shahzad, d’Asia Times, nous propose sa lecture des derniers évènements du conflit en Afghanistan qui devient peu à peu une guérilla frontalière avec le Pakistan. Lorsque le président Afghan Hamid Karzai a menacé la semaine dernière d’envoyer des troupes en territoire pakistanais à la poursuite des Talibans, Islamabad n’a eu aucun doute. Le discours prononcé par Karzaï suivait un scénario préparé par les États-Unis. Le message est évident : l’échec de la coopération du Pakistan au niveau de la stratégie régionale laisse l’OTAN sans autre option que d’envoyer au Pakistan la jeune armée nationale Afghane chaque fois que l’alliance le jugera utile. Karzai a déclaré que son pays avait un droit de « légitime défense », ajoutant : « Quand [les militants talibans] traversent le territoire du Pakistan pour venir tuer des Afghans et tuer des soldats de la coalition, cela nous donne le droit de riposter et de faire la même chose ». « Baitullah Mehsud [1] doit savoir que nous irons désormais à sa poursuite et le frapperons chez lui. Ses autres amis, et le Mollah Omar au Pakistan, doivent le savoir aussi » », a déclaré Karzaï. La réaction de Karzaï intervient après une semaine particulièrement difficile pour le gouvernement afghan et l’OTAN, qui a perdu au moins 15 soldats dans divers incidents. Kaboul a été mis dans l’embarras par une opération soigneusement planifiée dans la ville méridionale de Kandahar, au cours de laquelle des kamikazes et environ 100 Talibans ont attaqué une prison, provoquant la mort de près de 20 membres des forces de sécurité et permettant l’évasion de plus de 1000 prisonniers, dont 380 Taliban. Lors d’une autre attaque samedi dernier, le gouverneur de la province de Helmand a été blessé et le chef de la police tué. Le quartier général de l’OTAN voit dans cette recrudescence de la violence la conséquence de l’entraînement suivi par les Talibans en territoire pakistanais et de leur capacité à traverser facilement la frontière pour se rendre en Afghanistan. Les Talibans ont mené à bien la mise en place de leur dispositif offensif le mois dernier, et ils avaient promis de lancer des attaques ciblées telles que celle visant la prison de Kandahar. En réponse, l’OTAN a tenté de prendre les Taliban en tenaille par un mouvement conjoint des forces pakistanaises opérant dans les zones tribales de Mohmand et Bajaur et celles l’OTAN à travers la frontière des provinces de Kunar et du Nooristan. [2] Asia Times Online a été la première publication à rendre compte des frappes aériennes effectuées par les drones Predator américains. Ultérieurement un compte rendu détaillé a été publié par le New York Times, citant des responsables américains qui ont confirmé les plans d’attaque des talibans et d’al-Qaïda dans les sanctuaires des zones tribales du Pakistan, avec l’aide des pakistanais. A la suite de pressions exercées par les États-Unis, le Pakistan avait préparé un plan d’action, décrit ainsi par Asia Times Online le 6 Mars : Selon nos contacts, une opération militaire serait imminente. Elle serait organisée à partir d’un camp de base situé à Peshawar dans la province de la Frontière du Nord Ouest. L’objectif principal serait les zones tribales de Mohmand et Bajaur, et cette opération viserait à contrecarrer l’offensive de printemps des Talibans en Afghanistan. Dans le cadre du plan initialement prévu, l’opération aurait été largement symbolique et les militants ont été avertis que s’ils soutenaient l’affrontement contre les troupes pakistanaises, leurs positions seraient communiquées aux « superviseurs étrangers » et qu’ils auraient à subir de lourdes pertes. Mais s’ils acceptaient de conclure un cessez-le-feu et se retiraient de leurs positions avancées pour se replier dans les régions frontalières, ils seraient alors aidés et recevraient à l’avance des informations sur d’éventuels raids qui leur permettraient de prendre des mesures pour assurer leur sécurité. Ils ont été fermement avertis que l’opération était inévitable, et qu’il leur serait préférable de se replier vers l’arrière de part et d’autre de la frontière pour assurer leur survie. Les raisons qui ont amené les militaires à adopter cette approche étaient basées sur des motifs pragmatiques : cela devait conduire les militants à évacuer les principales zones tribales et passer en Afghanistan ou à la marge des zones tribales. Ce qui devrait permettre aux pachtounes laïques nationalistes de reprendre pied dans la région et d’y instaurer un climat de paix et de réconciliation. Ce plan devait permettre de se débarrasser des insurgés Talibans au Pakistan et en les contraignant à rejoindre l’Afghanistan. Mais l’OTAN a estimé que c’était une trahison de la part du Pakistan, tout particulièrement s’il fermait les yeux sur les talibans qui franchissent la frontière en toute impunité. Confronté désormais à une menace très réelle de raids de la coalition sur son territoire, le Pakistan pourrait être contraint de relancer les opérations militaires dans les zones tribales. Pendant ce temps, le Président Pervez Musharraf devra jouer un rôle important en assurant Washington que le Pakistan est encore à ses cotés dans la « guerre contre le terrorisme » et que les Américains doivent faire preuve de patience. Mais le temps ne joue pas en sa faveur. Syed Saleem Shahzad, Asia Times, 16 juin 2008 http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2072 Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-3 Dossier de George Monbiot : Que sont devenus les prisonniers secrets de Bush? Nous ne devrions pas être surpris d'apprendre que George Bush a dîné avec un groupe de historiens du dimanche soir sur (1). Le président a passé une grande partie de son deuxième mandat à lutter avec les faits de l'histoire. Mais quelle que soit les efforts de ses groupes de pression pour modifier la mémoire des faits, il sera certainement jugé comme ayant été le pire président que les États-Unis aient jamais eu.
Même si les historiens ont été en quelque sorte d'oublier la guerre illégale, les efforts pour déformer le droit international, le salissement de l'environnement et sociale bien-être, la crise bancaire, le transfert de richesse des pauvres aux riches, une image est estampillé de manière indélébile sur cette présidence: le trussed automates en orange jumpsuits. Elle représente une superpuissance prête à son dehumanise prisonniers, d'emballer, les aveugles et les sourds, de les réduire à des mannequins dans un lieu sombre et industriel comme un poulet-usine d'emballage. Pire encore, le gouvernement est fier de ce qu'il avait fait. Il a été défilant son l'impunité. Il voulait nous de savoir que rien ne se présenterait à sa manière: ses était à la fois le pouvoir souverain et irresponsable.
Trois jours avant que Bush n'arrive en Grande-Bretagne,
la Cour suprême des États-Unis a statué que les détenus de Guantanamo Bay ont le droit de contester leur détention dans les tribunaux civils. C'est la troisième fois que le suprême tribunal a statué contre le camp de prisonniers, mais cette fois, Bush ne peut pas changer la loi: le tribunal a statué que les droits des prisonniers sont constitutionnels. Symboliquement cette décision ne pourrait être plus importante.
Pratiquement, il pourrait être à peine moins. Le ministère de
la Défense peut transférer son prisonniers à une oubliette dans un autre pays, où la Constitution bref ne fonctionne pas. Le public l'atrocité de Guantanamo Bay a fourni une distraction utile de quelque chose d'encore pire: le système tentaculaire de les camps de détention secrets des États-Unis fonctionne à travers le monde.
Nous ne le faisons pas, bien sûr, de savoir beaucoup plus sur ce programme. Bush premier reconnu en Septembre 2006. "Parmi les milliers de terroristes capturés à travers le monde, seulement environ 770 ont déjà été envoyés à Guantanamo "(2). Autres suspects, at-il dit, étaient" tenu secret "par
la CIA. "Beaucoup de détails de ce programme, y compris lorsque ces les détenus ont eu lieu et les détails de leur accouchement, ne peut être divulguées ". Il a de prétendre que tous les secrets détenus avaient maintenant été transférés à Guantanamo Bay.
Plusieurs éléments de preuve donnent à penser que cette affirmation était fausse.
La CIA semble avoir supervisé ou contrôlé, et, dans certains cas encore être en cours d'exécution, sites noirs en Pologne, la Bulgarie , la Roumanie , l'Ukraine, la Macédoine,
Kosovo, le Maroc,
la Libye , l'Égypte, Djibouti, la Somalie , l'Éthiopie, l'Iraq,
Jordanie, l'Afghanistan, du Pakistan, de Thaïlande et peut-être Diego Garcia (3, 4,
5, 6). Les États-Unis semble actuellement en train d'utiliser des navires comme des prisons secrètes (7).
En tout juste deux ans,
la CIA a 283 vols - qui le Conseil de l'Europe
estime étaient utilisés pour le transport de prisonniers secrets - hors de l'Allemagne
seuls 8 (). Il admet qu'il possède 7000 documents sur son fantôme
programme de détention (9). Sommes-nous vraiment de croire que tout cela a été fait
pour les quatorze hommes transférés à Guantanamo Bay? En Iraq, les États-Unis maintenant
reconnaît à la tenue de 22000 détenus sans inculpation dans ses propres installations
(10), dont certains sont connus pour être tenus à l'écart de
la Croix-Rouge et
d'autres visiteurs (11).
En dehors de ces déplacé à Cuba, presque personne, à ce jour, est sortie de ce système. À la fin de l'année dernière, interrogé Mohamed salon.com Bashmilah, qui a été arrêté et torturé par la police jordanienne, a remis à les Américains, puis vers un pays inconnu à l'automne 2003, et a tenu secrètement par la CIA jusqu'à ce qu'il soit transféré à la garde yéménite en Mai (2005) 12. Il relève qu'il a été détenu dans une cellule de la taille d'un van de transit à travers les dix-neuf mois de son accouchement, sans tout contact humain, sauf pendant les interrogatoires. Les feux clignotants et une source
de bruit blanc ont été laissées en permanence. Driven folle et par l'isolement la privation sensorielle, il a tenté de se suicider à plusieurs reprises. En fin de compte, lorsqu'il est devenu évident, même à
la CIA qu'il n'a rien à voir avec le terrorisme, il a été remis au gouvernement yéménite, qui a tenu pour lui une autre année jusqu'à ce qu'il soit remis en liberté sans inculpation.
Les avocats de certains des hommes transférés à Guantanamo Bay font valoir que, tandis que dans le secret de détention, leurs clients ont été laissées en suspens de la plafond par leurs poignets, battus avec des câbles électriques, autour de yanked sur un du chien en laisse, enchaînés nu dans une cellule de gel et de froid arrosé eau. "
La CIA personnes travaillé jour et nuit pendant des mois", un prisonnier rapports. "Beaucoup ont perdu leur esprit. Je pouvais entendre les gens frappent leurs tête contre les murs et les portes, hurlant hors de leurs têtes. "(13)
Se pourrait-il être pire que celui-là?
Oui. En 2003, un responsable américain admis à la Sunday Telegraph que la CIA était en détention et l'interrogatoire des enfants. Discutons de deux garçons âgés de sept et neuf maintenus en détention secrète par les CIA, le fonctionnaire a expliqué: «nous sommes les manipuler avec des gants. Après tout, ils ne sont que des petits enfants, mais nous devons en savoir autant au sujet de leur père activités récentes que possible. Nous avons des enfants psychologues disponible à tout moment et ils sont donné le meilleur de soins. " (14) Selon un autre prisonnier, les garçons avaient déjà été torturé par des gardes pakistanais (15). Un ancien officiel de la CIA a déclaré au New Yorker que "chaque plan [dans le programme de détention secrets] est établi
par des interrogatoires, avant d'être soumis pour approbation au plus haut niveau possible - ce qui signifie que le directeur de
la CIA. Tout changement dans le plan -- Même si un jour supplémentaire d'un certain traitement a été ajouté - a été signé par le directeur de la CIA ". (16)
Jamais l'esprit de détention sans jugement, ce qui est sans détention accusé de réception. Lorsque les hommes et les femmes disparaissent dans ce système, ni eux ni leurs familles savent où ils se trouvent. La Croix-Rouge ne peut atteindre eux, ils sont au-delà de la portée de la loi. Ils ont disparu en Amérique latine sens de ce mot.
Ai-je besoin d'expliquer que ce traitement pauses à peu près tous les articles dans les Conventions de Genève? Ai-je besoin de vous dire que - sans frais, procès, les avocats, de contrôle ou même la reconnaissance - il est tout aussi susceptible de net les innocents comme les coupables? En 2006, George Bush a soutenu que "Ce ne sont pas des criminels de droit commun, ou aux personnes qui a balayé accidentellement sur le champ de bataille - nous avons mis en place un processus rigoureux pour s'assurer que ces tenue à Guantanamo Bay appartiennent à Guantanamo "(17). Mais une nouvelle et enquête détaillée par le groupe de presse McClatchy a constaté que beaucoup d'entre eux étaient en effet soit des criminels de droit commun ou des passants, ou les hommes
vendu aux autorités afin de régler une querelle (18). Qui sait de nombreuses personnes innocentes sont sorties de leur esprit dans le secret de
la CIA les prisons aujourd'hui?
Avec ses victimes innocentes, le gouvernement américain a lui-même enfermé dans ce système. Comme le ministère de
la Justice a fait valoir, ces prisonniers ne peuvent être libérés dans le cas où ils décrivent «l'alternative interrogatoire méthodes "(l'euphémisme qu'il utilise pour la torture) la CIA utilisée sur celles-ci, qui pourrait "raisonnablement attendre qu'elles causent des dommages extrêmement graves" (19). Comme presque tout Bush a fait, ce programme promet de retour de flamme. George Bush restera dans les mémoires non seulement pour la vie, il a cassée, mais aussi pour briser tout ce qu'il prétend défendre.
George Monbiot
Publiée dans le Guardian (Juin 17 2008) www.monbiot.com

3-4 Afghanistan : un des objectifs  du néo-impérialisme français. Livre blanc de la défense : Mystification de taille sur les objectifs du néo-impérialisme français. Le mammouth militaire français ne sera pas "dégraissé", contrairement aux annonces officielles. Il sera, comme c’est de plus en plus le cas dans différents pays, davantage "sous-traité", c’est à dire confié à des mercenaires privés, souvent étrangers. La défense, la police, la santé, l’éducation... tout est appelé à être progressivement privatisé. Une source de profits importante pour quelques-uns... et beaucoup de laissés pour compte, si nous ne réagissons pas. COMMUNIQUE DE COMAGUER :  En mettant en avant la diminution des effectifs militaires et l’équipe SARKOZY-FILLON  réalise une mystification de taille sur les objectifs du néo-impérialisme français La diminution des effectifs militaires ne réduit pas le potentiel militaire de l’armée française elle organise, comme aux Etats-Unis  qui constituent le modèle en la matière, la sous-traitance et la privatisation  - qui pourra même conduire à des délocalisations -  d’une partie des activités de l’intendance : transports, vêtements, nourriture ..... Cette affirmation qui s’inscrit démagogiquement dans la campagne sur la diminution du nombre des fonctionnaires ne peut pas faire oublier que le Président de la République a confirmé que le budget de la Défense ne diminuera pas c'est-à-dire que les économies sur le personnel permettront d’augmenter les dépenses d’armement La fermeture d’un certain nombre de sites militaires en France ne transforme pas la France en pays neutraliste conservant uniquement les moyens de résister à un envahisseur à l’identité aujourd’hui inconnue, elle confirme simplement que la priorité est à l’affirmation du néo impérialisme français embarqué dans les fourgons du néo impérialisme USraelien à l’extérieur de ses frontières.  Nous verrons de moins en moins de soldats français en uniforme dans les rues de France mais dans de nombreux pays où ils seront présents, que ce soit en Europe (Kosovo, Georgie...) en Afrique (Tchad, République centrafricaine, Cote d’Ivoire..) en Asie (Afghanistan...) la France apparaîtra non plus comme le pays des droits de l’homme mais comme un pays qui viole les indépendances nationales, qui soutient des régimes pourris et qui consacre plus de  ressources financières  aux opérations militaires qu’à l’aide au développement. La France , devenue simple supplétif des Etats-Unis  et dont le gouvernement est désormais totalement sous la coupe du complexe militaro-industriel, s’affirme sur la scène internationale comme un pays dangereux et inamical dirigé par une équipe prête à toutes les aventures. Comme pour venir confirmer cette politique militaro-impérialiste le SIPRI (Institut International de recherches sur la paix de Stockholm) dans son nouvel inventaire mondial des forces armées vient de rappeler opportunément que la France est aujourd’hui le : 4° pays au monde pour les dépenses militaire (après les Etats-Unis, hors concours avec 45% des dépenses mondiales, le Royaume-Uni et la Chine )  4° exportateur d’armes mondial (après les Etats-Unis, la Russie et l’Allemagne) 3° détenteur d’armes nucléaires (après la Russie et les Etats-Unis mais devant tous les autres : Chine, Royaume-Uni, Inde, Israel, Pakistan) CAPJPO-EuroPalestine Publié le 19-06-2008 http://www.europalestine.com/spip.php?article3272

3-5 Point de vue de Ginette Hess Skandrani : Sarkozy veut leur(Usa) faire un cadeau en envoyant nos jeunes se faire tuer dans un combat d’occupation. Sarkozy notre président guerrier et se donnant de plus en plus des allures napoléoniennes renforcerait notre présence militaire en Afghanistan selon le « Times ». Décision que notre bouillant président devrait annoncer lors du prochain sommet de l’OTAN de Bucarest le 2 avril 2008. Nous nous imaginons la satisfaction de cette organisation internationale guerrière et coloniale et surtout celle des USA qui sont en train de perdre pied face à la résistance afghane qui refuse l’occupation de son pays. Sarkozy veut leur faire un cadeau en envoyant nos jeunes se faire tuer dans un combat d’occupation d’une terre étrangère. Nous sommes également étonnés d’apprendre par la presse d’outre-manche une décision qui devrait nous concerner en premier lieu. Est-ce la nouvelle démocratie sarkozienne qui préfère nous apprendre par la presse anglaise des décisions qu’il prend sans nous consulter en essayant de nous mettre devant le fait accompli? Est-ce la nouvelle façon de faire de la politique de proximité ? Est-ce cela la nouvelle sarkomanie : envoyer nos jeunes se faire tuer pour satisfaire des vœux de l’OTAN et des USA ? Un nouveau bataillon, d’un millier d’hommes accompagné d’un paquet de forces spéciales devrait bientôt partir pour lutter contre les « Talibans » J’aimerais bien qu’on me dise comment reconnaître un « Taliban » lors de bombardements de villages ou de massacres de population comme cela se pratique souvent en Afghanistan ? ont-ils une couleur spéciale ou bien portent-ils un insigne ou une écriture sur le front ? Nous rappelons qu’il y a déjà  2200 soldats français engagés sur le théâtre d’opérations afghan alors que les Afghans ne nous jamais rien fait. Ce renforcement du contingent français a été mis à l’ordre du jour du sommet franco-britannique qui aura lieu cette semaine à Londres. Nous devons exiger un referendum d’initiative populaire afin de faire savoir que nous sommes en désaccord avec cette décision de notre bouillant président. Le peuple Afghan ne nous a rien fait. L’ancien président a refusé de s’engager dans la guerre de colonisation de l’Irak, le nouveau doit nous dégager de celle de l’Afghanistan.

23 avril 2008 Ginette Hess Skandrani

n°186- dossiers de l'Afghanistan- 23-06 -Fin- Le mythe de la "guerre propre".

n°186- dossiers de l'Afghanistan- 23-06 -Fin- Le mythe de la "guerre propre".

dossiers de l'Afghanistan -Fin-

n°186 au 23-06

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Sommaire :  -Fin-

3-6 L’Afghanistan, nouveau Rwanda des Belges ? :

1 Le Parlement débat des dangers de l’envoi de F-16 à Kandahar

 2 Flahaut en leader de l'opposition sur les F-16.

3- Non à l'envoi de F-16 et de soldats belges en Afghanistan !

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Anne Nivat : Interview de mazan Bachardost : "Karzaï gouverne comme un chef de tribu".

4-2 Sarko nous avait promis qu'il rapatrierait les soldats français d'Afghanistan. 4-3 le journaliste Sayed Perwiz Kambakhsh condamné à mort crie son innocence.

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Henriette Hanke Güttinger : L’Europe : Démocraties libres ou satellites des USA?

5-2 Planetenonviolence : Le mythe de la "guerre propre".



3-6 L’Afghanistan, nouveau Rwanda des Belges ? :  1 Le Parlement débat des dangers de l’envoi de F-16 à Kandahar
AUDITION à la Chambre sur l’envoi de quatre F-16 et de 100 militaires belges dans le sud afghan ce mardi. De Crem a « brillé par son absence ». Le ministre belge de la Défense pouvait difficilement mieux confirmer la décision du gouvernement (Verhofstadt, en février) d’envoyer – sans débat ni soutien parlementaire – des militaires belges dans la fournaise du sud afghan, malgré la situation plus explosive que jamais dans la région de Kandahar. Pieter De Crem (CD&V) se trouvait mardi en Afghanistan, pour une visite éclair révélée par l’agence de presse Belga, au moment même où le Parlement avait enfin prévu de débattre de ce déploiement. Les Belges prévoient d’envoyer en septembre, sous commandement de l’Otan, quatre de nos chasseurs-bombardiers F-16 et une centaine de militaires. Ils viendront en renfort des 370 militaires du contingent belge installés pour l’essentiel dans l’enceinte sécurisée de l’aéroport de Kaboul, la capitale. Pieter De Crem a donc préféré répondre à une invitation du commandant suprême des forces de l’Alliance atlantique, le général américain John Craddock, responsable de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) en Afghanistan. « Le ministre est parti secrètement en Afghanistan plutôt que d’entendre notre commission, ce que je trouve dommage et quelque peu méprisant », a critiqué son prédécesseur André Flahaut (PS) qui siège dans la nouvelle majorité. Le Parlement, a rappelé un député, attend toujours la présentation de la note de politique générale du nouveau ministre… « Le ministre brille par son absence », a renchéri Wouter De Vriendt (Groen !, opposition). Si plusieurs élus ont jugé utile la présence du ministre sur le terrain, les députés siégeant dans les commissions de la Défense nationale et des Relations extérieures de la Chambre ont surtout évalué les dangers de la mission voulue par De Crem, réputé (très) « atlantiste ». Flahaut, qui avait toujours refusé d’envoyer des soldats dans le Sud où les combats font rage, évoque le spectre d’un nouveau Rwanda pour les Belges : « C’est aussi dangereux », dit-il, en référence à la mort de dix Casques bleus belges en 1994 dans ce pays d’Afrique. Mais deux des trois « experts » invités par les parlementaires pour éclairer leur lanterne ont plus largement mis en exergue l’inanité de la stratégie des 52.700 soldats internationaux de l’opération de l’Otan en Afghanistan, censée à ses débuts (en 2003) apporter une aide à la reconstruction du pays et à sa sécurisation, sous mandat de l’ONU. « Donnez à l’Isaf un doigt et l’Isaf prendra votre bras ! », comme elle l’a fait avec les Néerlandais qui ne devaient au départ rester que deux ans en Afghanistan, a dénoncé Arnold Karskens, un « correspondant de guerre » du journal néerlandais De Pers qui a effectué de nombreux séjours en Afghanistan en dehors de tout contrôle de la censure de l’armée des Pays-Bas – avec laquelle les Belges devraient coopérer à Kandahar. « Nous détruisons plus que nous construisons ». En cause, selon le journaliste : l’emploi de l’artillerie lourde… et de F-16 qui font de nombreuses victimes civiles, bien plus que n’en font les talibans, et provoquent en retour une grande hostilité de la population. En 2007, a affirmé Tim Bogaert, de Pax Christi, l’Otan a largué 3.500 bombes en Afghanistan, soit deux fois plus d’engins qu’en Irak. « Ce type de missions vous salit les mains, juge Karskens. Vous faites partie d’une machinerie qui programme ces bombardements », parfois en soutien aux opérations menées hors-Otan directement par les Américains. « L’Afghanistan a fonctionné comme un sanctuaire pour les terroristes », lui a répliqué le Prof. Luc De Vos, de l’Ecole Royale Militaire.  « Les terroristes ne sont plus en Afghanistan, mais ici, à Madrid ou à Londres, répond Arnold Karskens. Il faudrait y aller pour “nous protéger” ? Il vaudrait peut-être mieux chercher à Anderlecht… En Afghanistan, on alimente le terrorisme ».

PHILIPPE REGNIER Le Soir, mardi 17 juin 2008, 22:44


2 Flahaut en leader de l'opposition sur les F-16. L'ancien ministre de la Défense , dans la majorité, demande des règles précises. L'ancien ministre belge de la Défense André Flahaut (PS) estime que la mission des quatre F-16 belges qui seront déployés en septembre à Kandahar reste floue et "aussi dangereuse que le Rwanda". Il l'a dit et répété mardi lors d'une réunion conjointe Défense et Affaires étrangères à la Chambre , qui auditionnait hier trois experts sur la future mission belge : Arnold Karskens, journaliste au quotidien gratuit néerlandais "De Pers", qui a suivi les opérations de l'armée néerlandaise dans la province d'Oruzgan, le professeur Luc De Vos de l'Ecole Royale Militaire et Tim Bogaert, membre de Pax Christi Vlaanderen. Les députés n'ont pas pu entendre le ministre de la Défense , Pieter De Crem (CD & V), invité par le Shape à un voyage en Afghanistan, de retour jeudi, pas plus qu'un représentant de l'Otan, qui a dépêché près de 52 000 soldats sur place. "Dans quelle pièce allons-nous engager ?" a demandé André Flahaut. "Les règles d'engagement restent floues. On ne sait pas si o n va travailler avec les Hollandais ou les Français."  Le gouvernement avait donné le feu vert le 1er février dernier, mais sans précision sur les règles d'engagements des appareils belges qui sont négociées avec l'Otan. Selon le cabinet de M.De Crem, ces règles ne seront pas rédigées avant la mi-juillet. L'Otan se plaint des restrictions imposées par ses alliés. Elles sont plus de 80 en Afghanistan, ce qui pèse dans les opérations. Mais, pour André Flahaut, il est normal qu'un pays "indique très clairement qu'on utilise pas nos hommes et notre matériel n'importe comment". Le professeur De Vos a beau eu rappelé que la Belgique fait partie d'une Alliance, et qu'elle doit à ce titre rester solidaire. Pour lui, les règles d'engagements, c'est "comme l'histoire d'un boxeur à qui on demande à boxer une main dans le dos". En l'absence de De Crem, il était isolé. Le plus radical a été Arnold Karskens qui a accusé l'Otan, avec sa force de frappe aérienne, d'exercer "la seule forme de terrorisme" en Afghanistan, alors que les talibans ne disposent que de kalachnikovs et de lance-roquettes RPG-7. "Ce type de mission vous salit les mains", a-t-il lancé aux députés belges. Ch. Ly.   La Libre Belgique , 18/06/2008

3- Non à l'envoi de F-16 et de soldats belges en Afghanistan!

Diverses associations* en faveur de la solidarité internationale et de la paix dont intal lancent une pétition pour demander au ministre belge de la Défense Pieter De Crem de ne pas envoyer d'avions F-16 et de soldats dans les zones de combat aghanes. Elles dénoncent la dangerosité de cette décision qui n'a pas fait suite à un débat parlementaire approfondi et qui risque de transformer la mission militaire belge, centrée jusqu'ici sur le soutien logistique, en une véritable opération de guerre. *La coupole flamande 11.11.11, Oxfam Solidariteit, UCOS, Pax Christi, StopUSA et Vrede.

 4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

4-1 Anne Nivat : Interview de mazan Bachardost : "Karzaï gouverne comme un chef de tribu". A propos de la récente Conférence des donateurs à Paris, Ramazan Bachardost, 46 ans : "Cette Conférence n'aura bien sûr aucune conséquence sur la vie quotidienne des Afghans, qui savent que l'argent de la commuauté internationale disparait immédiatement dans la poche des politiques. En six ans de présence étrangère, rien n'a changé, sinon pour le pire. Pourquoi? A cause de la corruption généralisée, de l'absence totale du sens des responsabilités des hauts fonctionnaires, de leur inconscience, et j'irais même plus loin: on assiste aujourd'hui à la perte de confiance de la communauté internationale vis-à-vis de l'Afghanistan. "Le president Karzaï a commis récemment deux erreurs au moins: en se vantant qu'Ahmadinedjad, le président iranien, était son ami personnel, et lorsqu'il a rejeté la candidature du Britannique Lord Paddy Ashdown comme représentant spécial des Nations unies en Afghanistan." Ashdown, qui s'était rendu célèbre en Bosnie pour avoir mis au point un plan anticorruption au sommet de l'Etat, prévoyait de tenter la même chose en Afghanistan. Un rapport hostile à beaucoup d'ONG internationales Bachardost dénonce: "Il faut cesser de se présenter et d'agir selon les intérêts de telle ou telle communauté, il faut dépasser tout cela et c'est justement ce que Karzaï est incapable de faire. Le président actuel ne connait pas le système démocratique moderne, ses valeurs sont islamistes et dominées par des loyautés tribales, à l'instar de la plus grande majorité des acteurs sur la scène politique afghane. "Quand j'étais ministre, j'ai vu de mes propres yeux des diplomates iraniens remettre au chef de l'Etat des valises remplies de dollars. J'avais beau lui dire qu'il n'était pas le chef d'une mafia mais bien un président élu devant rendre des comptes à la Nation , cela n'avait aucun impact. Karzaï gouverne comme un chef de tribu et cet argent a sans doute été employé à acheter des gens et leur loyauté!" Mais la plus grande déception de Bachardost, ce qui l'a mené à présenter sa démission après dix mois de travail (de mai à decembre 2004) en tant que ministre du Plan, c'est son rapport sur le dysfonctionnement des ONG étrangères, tellement dérangeant que le président Karzaï a préféré le laisser lettre morte: "J'avais nommé à la tête de cette commission d'enquête sur les ONG une femme très compétente. Après six mois de travail, elle m'a rendu sa copie selon laquelle il fallait annuler la licence de fonctionnement de 1935 organisations non gouvernementales internationales en Afghanistan. Parmi elles, de grandes organisations françaises telles Médecins sans frontières, Médecins du Monde et Action contre la faim. "Nous conservions cependant 420 organisations dont nous avions jugé le travail productif et répondant à des normes éthiques, sans gabegie financière. Le lendemain de l'annonce de l'existence de ce rapport, le porte-parole de Karzaï a organisé une conférence de presse déclarant que les conclusions du document étaient une décision personnelle de ma part! Alors que j'étais ministre en exercice! il ne me restait plus qu'à démissionner, ce que j'ai fait." Plus tard, Karzaï fait de nouveau appel à Bachardost pour prendre la tête d'une Commission indépendante contre la corruption, mise en place sous pression internationale. L'ex-étudiant juriste, dont le père possède une petite échoppe de pièces détachées de voitures et la mère ne travaille pas, qui a fait le choix de rester célibataire afin de mieux se consacrer à la politique dans son pays, aurait accepté si le président Karzaï lui avait garanti de respecter deux conditions, essentielles à ses yeux: débuter la lutte contre la corruption dans le cabinet même du Président et suspendre immédiatement le travail de certains hauts-fonctionnaires, à commencer par les ministres soupçonnés de corruption et qui font déja l'objet de dossiers chez le procureur général. "Mais vous voulez détruire l'Etat afghan", lui aurait immédiatement rétorqué Karzaï, choqué, qui a fini par nommer quelqu'un d'autre, assurément moins dérangeant. Puis, pour l'éloigner de Kaboul, on a proposé à Bachardost des postes de gouverneur de province et des postes d'ambassadeur. Il a tout refusé, n'ayant plus qu'une idée en tête: le prochain scrutin présidentiel, normalement prévu pour l'automne 2009 et pour lequel il a déjà officiellement annoncé sa candidature. Depuis, les médias afghans font pratiquement la queue pour être reçus sous la tente, et j'en verrai quatre différents, dont la télévision privée Tolo TV, pendant les trois heures passées avec Bachardost. Pour illustrer la complexité du jeu politique afghan, voici les explications du candidat concernant le "retour" des talibans: "Les talibans ici n'ont jamais déclaré la guerre contre les 'impies' (les Américains et la communauté internationale occidentale) mais se battent contre les moudjahiddines revenus au pouvoir après 2001 sous le parapluie des Américains notamment. Je sais que c'est difficile à comprendre pour un public occidental, mais, selon la logique talibane, ces gens continuent à se battre comme avant leur propre arrivée au pouvoir en 1996 et cela n'étonne en rien le peuple afghan qui subit les pressions des deux côtés tout en essayant de survivre dans la grande pauvreté! Quand j'arriverai au pouvoir, ma première décision sera de chasser tous ces moudjahiddines des hautes sphères de l'Etat et je pense que cela sera suffisant pour calmer les talibans qui n'auront alors plus aucune raison de prendre les armes…" Parmi la population afghane, la popularité de Bachardost est grandissante et il compte bien sur la "solidarité" des médias afghans, pour, notamment, assurer sa campagne électorale. Car, et l'ex-ministre le sait bien, son point faible reste sa capacité de financement.

Anne Nivat Journaliste |  21/06/2008 |
http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&task=view&id=178&Itemid=42


4-2 Sarko nous avait promis qu'il rapatrierait les soldats français d'Afghanistan.

Quand, pendant sa campagne électorale, Sarko nous promettait de retirer les troupes françaises d'Afghanistan... Il nous mentait, naturellement, comme il a fini par nous l'avouer dans sa conférence de presse du 8 janvier 2008.        Bonjour à toutes et à tous,     Lors de la campagne électorale, histoire de gagner quelques voix, Sarko nous avait promis qu'il rapatrierait les soldats français d'Afghanistan. En voici la preuve en vidéo, il s'agit d'un extrait de l'interview de Sarko qui eut lieu sur France 2 le 26 avril 2007 dans l'émission d'Arlette Chabot "À vous de juger" :     Cliquer ici pour télécharger l'extrait vidéo   ou ici : http://ch.indymedia.org/media/2008/02//57012.avi     Par contre, lors de sa fameuse conférence de presse du mardi 8 janvier 2008, Sarko nous a dit qu'il n'était pas question de retirer les troupes françaises d'Afghanistan. On sait qu'au contraire la présence militaire française en Afghanistan s'est très nettement accentuée depuis l'élection de Sarkozy.     Alors que, dans cette conférence de presse du 8 janvier 2008, il nous parlait beaucoup de "politique de civilisation", Sarko nous a dit que là-bas, en Afghanistan, la fRANCE faisait la guerre contre les "barbares". Voilà... d'un côté la "civilisation" et de l'autre les "barbares". C'est ça la "politique de civilisation" : c'est la justification de la guerre ! On va "civiliser" les "barbares" !     Sarko nous a dit que les caisses sont vides, mais combien coûte la guerre contre l'Afghanistan ? (rappelons que les Afghans ne nous ont rien fait !)     Dans sa conférence de presse du 8 janvier 2008, le sarkonazi a effectivement utilisé le mot "barbare" pour justifier la guerre contre l'Afghanistan, et il a effectivement justifié cette guerre au nom de sa "politique de civilisation". En voici la preuve vidéo :     Cliquer ici pour télécharger l'extrait vidéo    ou ici : http://ch.indymedia.org/media/2008/02//57013.avi     Mais il a dû se rendre compte que ça la foutait mal, aussi a-t-il supprimé ça de son compte-rendu soit-disant intégral :     http://www.sarkozynicolas.com/nicolas-sarkozy-conf...

  Comme menteur, sarkozy se pose un peu là !     Vous noterez que j'ai laissé durer cet extrait-vidéo un peu plus longtemps que la démonstration le nécessitait. C'est afin de vous offrir le plaisir de voir Sarko se planter entre "Afghanistan" et "Pakistan" au moment même où il nous "explique" pourquoi il va faire la guerre en Afghanistan. Cela rappelle son grand ami américain George W. Bush qui avait confondu l'Irak et l'Iran en nous parlant de sa guerre contre l'Irak. À propos de "cohérence", mot prononcé par Sarko vers la fin de l'extrait-vidéo expliquant la vérité ultime de sa politique (en fait de sa guerre) de "civilisation", vous pouvez constater qu'il y a une cohérence parfaite entre le Sarkonazi et son maître américain G.W. Bush !         Merci pour votre attention,
        Meilleures salutations,
        do
        http://mai68.org
VIDÉOS INDISPENSABLES ! http://mai68.org/ag/1311.htm
http://cronstadt.org/ag/1311.htm
http://kalachnikov.org/ag/1311.htm


4-3 le journaliste Sayed Perwiz Kambakhsh condamné à mort crie son innocence.
... de ne pas avoir enfreint la charia...
Le jeune journaliste afghan condamné à mort dans le nord de l'Afghanistan sous l'accusation d'avoir blasphémé l'islam, a nié avoir blasphémé et plaidé non coupable, dimanche lors de l'ouverture de son jugement en appel à Kaboul.
Sayed Perwiz Kambakhsh, 23 ans, a été condamné le 22 janvier à la peine capitale par la première chambre du tribunal de Mazar-i-Sharif, dans la province de Balkh, en l'absence d'un avocat et sans lui laisser le temps de se défendre.
La cour d'appel lui a donné une semaine, jusqu'à dimanche prochain, pour présenter sa défense. "La cour vous donne une semaine pour préparer votre défense", a décidé le juge Abdul Salam Qazizada. Le jeune journaliste a déclaré au juge que son premier procès avait été "injuste" car il n'avait eu que trois minutes pour se défendre lui-même. Il a précisé qu'il serait défendu par un avocat lors de la prochaine audience.
Le journaliste, qui a lu des versets du coran a déclaré: "J'ai été forcé de signer les documents d'accusation. J'ai été torturé (par les forces de sécurité), je n'avais pas d'autre choix que d'accepter les accusations". Il a également nié avoir blasphémé, affirmant: "Je suis musulman et je ne me permettrai jamais d'insulter ma religion".
Déjà emprisonné durant trois mois avant d'être jugé, le jeune homme a fait appel de sa condamnation qui a suscité un tollé dans le monde tant au niveau des organisations de défense des droits de l'Homme et des journalistes que des gouvernements. Nombre d'appels avaient été lancés à l'adresse du président Hamid Karzaï pour qu'il annule cette décision.
Le journaliste, était employé par une publication locale, Jahan-e Naw (Nouveau Monde), tout en poursuivant des études universitaires. Kambakhsh avait été arrêté le 27 octobre pour avoir distribué à ses camarades d'université de Balkh (nord) un article "insultant pour l'islam et interprétant de manière erronée des versets du Coran", selon l'acte de condamnation.

La constitution de 2001 défend la liberté d'expression mais repose sur la loi islamique (charia). Son interprétation radicale requiert la peine de mort pour des actes jugés contraires à l'islam.

Belga/7sur7 18-05-2008



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion  
La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Henriette Hanke Güttinger : L’Europe : Démocraties libres ou satellites des USA? L’étude scientifique de l’historien Daniele Ganser intitulée «Les armées secrètes de l’OTAN – Réseaux Stay Behind, Gladio et terrorisme en Europe de l’Ouest» est parue en 2007 en français1. Dans cet ouvrage brillamment rédigé, Ganser présente les faits de manière nuancée et aisément compréhensible pour le profane. Ce qu’il nous apprend va changer fondamentalement l’historiographie de l’époque de la guerre froide. Ce livre se lit comme un roman. Extraits Ganser montre que de la fin de la Seconde Guerre mondiale à 1990 existaient dans les pays membres de l’OTAN, à côté des troupes ordinaires de l’Alliance, des armées secrètes de l’OTAN (nommées aussi Stay-Behind ou Gladio) qui avaient été mises en place par la CIA et le MI6 britannique.2 Ces armées secrètes de l’OTAN étaient commandées et coordonnées par un bureau de la sécurité secret au sein du quartier général de l’OTAN à Bruxelles. Selon l’ex-président américain Richard Nixon, L’OTAN elle-même était soumise au Pentagone.3
Les représentants des armées secrètes se réunissaient chaque année dans l’une des capitales européennes. «Des représentants de
la CIA étaient toujours présents aux réunions des armées stay-behind» se souvient le général Gerardo Serravalle qui avait commandé le Gladio en Italie entre 1971 et 1974.4
Le but de ces armées secrètes était de créer des structures clandestines pour armer l’Europe de l’Ouest contre une invasion soviétique et pour empêcher la prise de pouvoir des communistes dans les pays européens.5
La CIA et le MI6 financèrent la constitution et le fonctionnement de ces troupes de guérilla clandestines, ils les entraînèrent et aménagèrent des caches secrètes remplies d’armes et d’explosifs.
Ganser décrit les activités6 des armées secrètes de l’OTAN en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en Italie, en France, en Espagne, au Portugal, en Belgique, aux Pays Bas, au Luxembourg, au Danemark, en Norvège, en Allemagne, en Grèce7 et en Turquie.
Dans ces pays, il n’y avait que quelques représentants politiques bien choisis qui étaient informés de l’existence de ces armées secrètes. De manière générale, les parlementaires élus par le peuple ne se doutaient de rien. Ainsi ces armées de l’OTAN opéraient en dehors de tout contrôle démocratique.

Field Manual 30-31B

Selon un document de l’état-major américain (Field Manuel 30-31B)8 les armées secrètes de l’OTAN avaient entre autres aussi la mission d’empêcher ou d’éliminer des gouvernements qui ne convenaient pas aux Etats-Unis. En 1961, elles planifièrent, mais sans succès, un putsch contre le gouvernement de Gaulle. En 1967, elles renversèrent en Grèce le gouvernement Papandréou et y installèrent une junte militaire des plus brutales. En Turquie, elles participèrent aux putschs militaires de 1960, de 1971 et à celui du général Evren de 1980.

Opérations sous fausse bannière

Dans le Field Manual 30-31B sont décrites des «opérations sous fausse bannière»9. Il s’agit d’attentats terroristes initiés ou perpétrés par des services secrets ou les armées clandestines de l’OTAN et qui ont ensuite été imputés aux communistes ou aux socialistes. Dans certains pays membre de l’OTAN, on a, selon Ganser, eu recours à ce concept secret: «Cette lutte contre l’ennemi intérieur faisait partie du concept dans certains pays. Elle faisait partie de la «stratégie de la tension» et reposait sur le terrorisme. C’est sans doute en Italie et en Turquie10 que cette stratégie quasi diabolique fut appliquée avec le plus de succès, à l’aide d’attentats à la bombe et de massacres contre la population que l’on attribua ensuite à l’adversaire politique, c’est-à-dire à la gauche.»11

La guerre secrète en Turquie

La Turquie avait et a toujours une importance particulière pour les intérêts géopolitiques des USA.14 Pendant la guerre froide, elle avait des frontières communes avec les pays du Pacte de Varsovie, notamment avec la Russie. L ’OTAN installa donc du matériel de pointe dans le pays qui servit dès lors aux USA de poste d’écoute. Mais la Turquie servit aussi de base arrière pour les opérations menées par les USA et l’OTAN dans les pays pétroliers du Moyen-Orient et dans les républiques du Caucase, notamment lors de la guerre du Golfe de 1991.15
Pour constituer en Turquie une armée stay-behind anticommuniste, communément appelée contre-guérilla, les USA16 utilisèrent la mouvance dominante, mais violente du panturquisme17, où le colonel Alparsan Türks, officier proche de l’extrême droite et admirateur de Hitler, joua un rôle central.18 La contre-guérilla fut responsable de trois coups d’Etat sanglants contre des gouvernements trucs légitimement élus ainsi que du massacre de Kizildere (1972), du terrible massacre d’Istanbul (1er mai 1977), du massacre de Bahcelivler (1978). L’attentat contre le pape Jean Paul II est également à mettre sur le compte de la contre-guérilla. Les escadrons de la mort de cette armée secrète turque de l’OTAN jouèrent aussi un rôle sinistre lors de la répression sanglante des Kurdes turcs.

Des liens avec les pays neutres

Lors de ses recherches, Ganser a constaté qu’il existait dans quatre pays neutres (Finlande, Autriche, Suède, Suisse) des armées secrètes ayant des liens indirects avec l’OTAN. L’auteur a également écrit sur ce sujet.19

L’Europe, colonie américaine

Lorsqu’on apprit, après 1990, que des armées secrètes étaient à l’œuvre dans tous les pays européens, le scandale fut grand. Bien que dans tous les parlements des voix demandaient que l’on fasse la lumière sur ce sombre chapitre, seules la Belgique , l’Italie et la Suisse mirent sur pied des commissions d’enquête dont les résultats furent rendus publics. Tous les autres pays, et également l’UE, pratiquèrent le mensonge et la dissimulation. Ils ne reconnurent que ce qui pouvait être prouvé. Ganser se heurta à un même mur du silence lors de son enquête sur les armées secrètes de l’OTAN en Europe. On ne mit à sa disposition que les documents officiels. L’OTAN et le MI6 lui refusèrent l’accès à leurs archives. Il s’agit là d’un fait choquant. Des opérations des services secrets (meurtres, massacres, coups d’Etat et attentats terroristes) menées dans des démocraties européennes ne peuvent pas être élucidées parce que l’OTAN et le MI6 refusent d’ouvrir leurs archives, si bien que Ganser ne put enquêter que sur la partie visible de l’iceberg. Ce qu’il a révélé est sinistre et pose la question de savoir dans quelle mesure les Etats européens sont souverains.20 Les démocraties sont des farces et les représentants du peuple des marionnettes qui ignorent tout des opérations secrètes menées dans leurs pays depuis 1945.

Politique de souveraineté limitée

Les recherches concernant les armées secrètes de l’OTAN21 partent de l’idée que les services secrets des pays membres de l’OTAN ont dû, lors de leur adhésion, s’engager à empêcher que les communistes prennent le pouvoir dans leurs pays. Cela représente une immixtion dans les affaires intérieures de ces pays. En 1966, quand de Gaulle décida de se retirer du commandement conjoint de l’OTAN, il dénonça ce procédé comme une atteinte à la souveraineté nationale.22
En 1967, des journalistes norvégiens publièrent un document interne ultrasecret et non-daté de l’OTAN qui était signé par le général américain J. P. McConnel, vice-commandant des forces américaines en Europe. Ce document prouvait que les Etats-Unis étaient prêts à intervenir en Europe occidentale si leurs intérêts dans la région étaient mis en cause: «En cas de troubles intérieurs susceptibles d’entraver la mission des troupes américaines, tels qu’une insurrection militaire ou un vaste soulèvement populaire contre le gouvernement du pays hôte, [l’armée américaine] doit tout mettre en œuvre pour enrayer ces troubles en utilisant ses propres ressources.»23

Conséquences pour la recherche historique

Vu les crimes que la recherche sur les armées secrètes de l’OTAN a déjà pu prouver jusqu’à présent, les hommes politiques et les historiens devraient exiger de leurs parlements que les archives secrètes des pays membres de l’OTAN soient mises à la disposition de la recherche historique dès maintenant. L’histoire de la guerre froide va devoir être réécrite. Alors qu’à la suite de 1989, l’ouverture des archives a mis au jour l’histoire de la politique extérieure et intérieure de l’Union soviétique24, une grande partie des populations de l’Occident s’imagine toujours que les Etats-Unis ont restauré la liberté en Europe en 1945. Les historiens devront montrer que ce n’est malheureusement pas le cas.

1     Les recherches de Ganser ont été publiées en anglais en 2005 (NATO’s Secret Armies –Operation Gladio and Terrorism in Western Europe) et en allemand en 2008 (Nato Geheimarmeen in Europa – Inszenierter Terror und verdeckte Kriegsführung).
2     Dans beaucoup de ces pays, les Américains recrutèrent des partisans de l’extrême droite pour former les réseaux Stay-Behind de l’OTAN. C’est ainsi que l’officier SS et responsable de
la Gestapo Klaus Barbie, le «Boucher de Lyon», avait été recruté en 1947 par le CIC (Counter Intelligence Corps) américain qui l’avait ensuite aidé à échapper aux poursuites pour crimes de guerre (Procès de Nuremberg) avant d’organiser sa fuite d’Europe vers l’Argentine en 1951. De même Reinhard Gehlen, un des généraux de Hitler et d’autres nazis ont été recrutés pour Gladio par les Américains. Cf. «La guerre secrète en Allemagne» in: Ganser, OTAN, p. 261-290.
3    «Le seul organisme international qui ait jamais fonctionné, c’est l’OTAN, tout simplement parce qu’il s’agit d’une alliance militaire et que nous étions aux commandes». Citation du Président Nixon dans: Ganser, OTAN, p. 56.
4    Citation de Serravalle in: Ganser, OTAN, p. 59.
5     Le National Security Council (NSC) adopta en 1947 sa directive 4-A qui ordonnait à
la CIA d’entreprendre une large série d’actions clandestines destinées à écarter le risque d’une victoire des communistes lors des élections italiennes imminentes.
La directive NSC 10/2 de 1948 autorisa
la CIA à effectuer des missions clandestines dans tous les pays du monde et la mise en place d’armées anticommunistes secrètes du réseau Gladio en Europe de l’Ouest. Cf. Ganser, OTAN, p. 89-91.
6     Ganser les qualifie de guerres secrètes.
7     
La Grèce était une base importante pour les USA. Le quartier général de la CIA d’Athènes devint, selon Ganser, «la base arrière des activités de la CIA dans la péninsule balkanique et au Moyen-Orient, jusqu’en Iran.» cf. Ganser, OTAN, p. 298.
8    Document de l’état-major américain de 1970 (signé par Westmoreland): «Ce Field Manual 30-31B est un document explosif découvert en Italie. Il concerne non seulement les armées secrètes mais fondamentalement la collaboration des services secrets américains avec ceux des autres pays et les opérations anticommunistes secrètes. On y trouve décrites les «false flag operations», fausses attaques terroristes destinées à persuader la population du danger communiste. (Ganser, Basler Zeitung du 16/12/2004)
Henriette Hanke Güttinger pour Horizons et débats http://www.reopen911.info/News/2008/06/22/l%e2%80%99europe-apres-la-seconde-guerre-mondiale-democraties-libres-ou-satellites-des-usa/

5-2 Planetenonviolence : Le mythe de la "guerre propre". Extrait Les nouvelles armes à l'UA permettent aussi d'entretenir le mythe de la "guerre propre" fabriqué dans les officines de propagande (think-tank) américaines : le recours à une ogive à UA ne déclenche pas le spectaculaire champignon qui symbolise la bombe atomique " classique", tout en provoquant au moins autant de dégâts. Après les essais des années soixante-dix à Los Alamos (Etats-Unis), les armes à l'UA ont été testées en grandeur nature en Irak en 1991, en Bosnie en 1994-95, en 1999 au Kosovo et en Serbie, en Afghanistan en 2001 et de nouveau en Iraq depuis 2003. Alors que les obus antichars utilisés dans la Guerre du Golfe ne dépassaient pas 5 kilogrammes, les charges contenues dans les bombes téléguidées déversées sur l'Afghanistan contenaient jusqu'à une tonne et demi d'UA. Chaque guerre permet ainsi une amplification et une prolongation des tests effectués au cours des guerres précédentes. Enfin, en l'absence de toute réaction de la communauté internationale, l'UA est utilisé de façon beaucoup plus massive encore en Irak depuis son invasion par l'alliance anglo-américaine en 2003. ... Une aubaine pour l'industrie nucléaire : transformer les pays agressés en poubelles radioactives gratuites L'usage militaire de l'UA est un débouché idéal pour l'industrie nucléaire qui en produit chaque année 50.000 tonnes ; les stocks mondiaux actuels sont estimés à plus d'un million et demi de tonnes, dont 700.000 aux Etats-Unis. Les pays nucléarisés se débarrassent ainsi à bon compte de déchets dont le stockage est très coûteux, en faisant des pays attaqués de véritables « déchetteries radioactives » (Sara Flounders). D'autant que la demi-vie (dite « période ») de l'uranium appauvri est de 4,5 milliards d'années (l'âge de la terre !)
(Mise à jour le 31.08.2005 de l'article paru dans MEDECINES NOUVELLES, 3e trimestre 2002, pp.79-90, et diffusé sur plusieurs sites Internet sous le titre « Escalade des armes à l'uranium appauvri »).
http://www.planetenonviolence.org/index.php?action=articl...

23/06/2008

n° 185 - journal de l'Afghanistan- 16-06 au 22-06 -Début- L'offensive de la résistance ' Ibrat' fait craindre une attaque majeure.

n° 185 - journal de l'Afghanistan- 16-06 au 22-06 -Début-  L'offensive de la résistance ' Ibrat' fait craindre une attaque majeure.

journal de l'Afghanistan -Début- 

n° 185                    du.16-06 au 21-06 M.Lemaire                                                                                 



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire.    -Début- 

Tiré à part  Une base de l’Otan essuie des tirs de mortiers

Réflexions : Fin des combats, des centaines de talibans tués ou blessés, selon le gouverneur

2 Occupation de l'Afghanistan 

4 Lutte pour la libération du territoire

 Détails.

L'Afghanistan en chiffre

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
6-1 Assassinat du journaliste afghan Abdul Samad Rohani .
6-2 Courrier International : Des médias très (peu) libres ...

Tiré à part : Une base de l’Otan essuie des tirs de mortiers  « Une base de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) et un camp de l’armée nationale afghane situés dans la province de Paktykâ (sud-est) ont été samedi la cible de tirs de mortier venus du Pakistan  », a annoncé la FIAS dans un communiqué publié dimanche. « Trois obus ont atterri à proximité de la base de l’Isaf et trois autres à l’intérieur d’un camp de l’armée afghane ». « La FIAS a déterminé que les tirs venaient de l’autre côté de la frontière, au Pakistan, et a riposté par des tirs d’artillerie », a-t-elle ajouté. « Cet échange de tirs s’est produit vers 17H15 (12H45 GMT samedi) et les autorités militaires pakistanaises ont été aussitôt prévenues », selon la force de l’OTan, qui ne fait état d’aucune victime. Avec AFP 21-06 http://bassirat.net/


Réflexions : Fin des combats, des centaines de talibans tués ou blessés, selon le gouverneur (Source : Nasrat SHOAIB AFP - 19/06/08)

a) Fin des combats, des centaines de talibans tués ou blessés, selon le gouverneur ...et ce dans des "incidents mineurs" selon l'Otan. [RM]  

b) "La pression des insurgés sur la population a provoqué la fuite de 700 familles ..", la pression des insurgés et pas comme on aurait pu stupidement le croire, la crainte des bombardements de précision de l'Otran. [RM]



L'Afghanistan en chiffre du 16-06 au 22/06/08  
tués blessés
Usboys / Autres boys  16  18
Policiers, armée et collaborateurs  13  9
Peuple Afghan  32  4 + x

                   1 La résistance contre l'agresseur Résistance : Analyse & déclaration

19-06 Les attaques provenant de la résistance dans la région orientale du pays, occupée principalement par les troupes américaines, ont augmenté de 50 pour cent en avril, selon les statistiques fournies par le commandant sortant des forces de l’OTAN dans le pays, le général Dan McNeill, lors d’une conférence de presse du Pentagone donnée vendredi.
Les attaques ont, pour la première fois, amené les morts américaines en Afghanistan à un niveau numériquement plus élevé que celles souffertes en Irak.
19 juin 2008



2 Occupation de l'Afghanistan

2-2 Les forces en présence

Afghanistan: composition de la force de l'OTAN par pays
La Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN en Afghanistan totalise actuellement quelque 52.700 hommes de 40 pays. (26 Otan & 16 non-Otan) Les Etats-Unis en sont le plus gros contributeur, devant le Royaume-Uni, l'Allemagne et le Canada.  Par ailleurs, la coalition sous commandement américain compte environ 19.000 soldats.
L'ISAF souligne sur son site Web que les chiffres au 10 juin 2008 ne reflètent pas le nombre exact de militaires sur le terrain.
Allemagne: 3.370 hommes
23-06 Le ministère allemand de la Défense envisage l’envoi de 1 000 supplémentaires sur le théâtre afghan pour affronter la progression de la rébellion dans le Nord et le Nord-Est. « Nous allons formuler un nouveau plafonnement du mandat donnant davantage de flexibilité à la Bundeswehr   », l’armée allemande, a annoncé le ministre de la Défense , Franz Josef Jung. Ces troupes fraîches devraient notamment renforcer l’aide à la reconstruction civile. http://www.bassirat.net/+Afghanistan-1-000-soldats+.html
Belgique: 375
Bulgarie: 420
Canada: 2.500
Danemark: 690
 18-06 Le Danemark veut envoyer 85 soldats supplémentaires en Afghanistan et doubler son ‘aide’, a annoncé le gouvernement danois ‘, alors qu'il dévoilait un plan stratégique de quatre ans concernant son engagement en Afghanistan. "Il est important que la composition et la taille du contingent danois restent flexibles", indique le plan du gouvernement, ajoutant que le nombre de soldats danois en Afghanistan serait porté à 750. Le plan doit encore être approuvé par le parlement danois. Principalement stationnées dans la province d'Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, les troupes danoises devraient entraîner également les forces afghanes. L'aide pour l'Afghanistan doublerait à 400 millions de couronnes à partir de 2009, contre 200 millions en 2007 (26,8 millions d'euros). AFP / 18 juin 2008 

Espagne: 800
Estonie: 120
Etats-Unis: 23.550
France: 2.200
(
dont un renfort de 700 soldats et un détachement de forces spéciales annoncé en avril)
Grande-Bretagne: 8.530
Grèce: 150
Hongrie: 205
Islande: 10
Italie: 2.350
Lettonie: 75
Lituanie: 200
Luxembourg: 9
Norvège: 580
Pays-Bas: 1.770
Pologne: 1.140
Portugal: 165
République tchèque: 370
Roumanie: 570
Slovaquie: 70
Slovénie: 70
Turquie: 760
Les contingents des pays non membres de l'OTAN:
Albanie: 140
Australie: 1.100
Autriche: 2
Azerbaïdjan: 45
Croatie: 210
Finlande: 65
Géorgie: 1
Irlande: 7
Jordanie: 90
Macédoine: 140
Nouvelle-Zélande: 160
Singapour: 2
Suède: 250
Ukraine: 3
Total: 52.700.
Source : AP


Troupes Afghane Une armée de 58 000 hommes

4 Lutte pour la libération du territoire Résistance

19-06 Les attaques provenant de la résistance dans la région orientale du pays, occupée principalement par les troupes américaines, ont augmenté de 50 pour cent en avril, selon les statistiques fournies par le commandant sortant des forces de l’OTAN dans le pays, le général Dan McNeill, lors d’une conférence de presse du Pentagone donnée vendredi.
Les attaques ont, pour la première fois, amené les morts américaines en Afghanistan à un niveau numériquement plus élevé que celles souffertes en Irak.
17 soldats et marines américains sont morts en Afghanistan le mois dernier, comparés à 14 en Irak. Le nombre de soldats faisant partie d’autres contingents de l’OTAN qui ont été tués dans le pays s’élève à 23, le plus haut total mensuel depuis août dernier. Jusqu’à maintenant, 8 soldats américains ont été tués en Afghanistan ce mois-ci. 19 juin 2008
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9386
 


US & Isaf

Pertes déclarée des occupants.

19-06 Selon les statistiques fournies par le commandant sortant des forces de l’OTAN dans le pays, le général Dan McNeill, les attaques ont, pour la première fois, amené les morts US  en Afghanistan à un niveau numériquement plus élevé que celles en Irak. Selon lui 17 soldats et marines américains sont morts en Afghanistan le mois dernier, comparés à 14 en Irak. Le nombre officiel de soldats faisant partie d’autres contingents de l’OTAN qui ont été tuésjusqu'à présent dans ce mois dans le pays s’élève à 23, le plus haut total mensuel depuis août dernier. Jusqu’à maintenant, 8 soldats américains ont été tués en Afghanistan ce mois-ci.


18-06 L'explosion d'une bombe posée le long d'une route a tué quatre soldats des troupes de l'Otan dans la province afghane d'Helmand, annonce l'alliance mercredi. Les militaires étaient en patrouille lorsque l'engin a sauté mardi au passage de leur véhicule dans cette province méridionale, selon un communiqué de l'Otan. Deux autres soldats ont été blessés. Les nationalités des victimes n'ont pas été indiquées. Sayed Salahuddin http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080618/twl-afghanistan-explosion-bd5ae06.html

18-06 Deux soldats US de la Force internationale dirigée par l’Otan ont été tués mercredi dans la province de Paktykâ, au sud-est du pays, à annoncé l’Alliance. Selon l’armée américaine, les deux soldats ont été mortellement blessés par des tirs de roquettes visant leur patrouille. Dix autres soldats ont été blessés dans cette attaque. http://www.bassirat.net/+Afghanistan-deux-soldats,5318+.html 

20-06 Mohammad Hussein Andiwal, le chef de la police de la province d'Helmand : le kamikaze qui circulait à pied a déclenché les explosifs qu'il portait vendredi alors qu'un convoi de l'OTAN traversait la ville de Gereshk. Nb : Un porte-parole des forces de la coalition conduite par les Etats-Unis en Afghanistan a déclaré qu'un(…)  de ses soldats avait été tué dans l'attaque. Il a refusé de dévoiler la nationalité de ce soldat. Andiwal, à donné dans un premier temps un bilan faisant état de dix tués, a précisé que parmi les  morts 5 étaient civils. Quatre autres civils ont été blessés.

AP  20-06 Mohammad Hussein Andiwal, le chef de la police de la province d'Helmand : le kamikaze qui circulait à pied a déclenché les explosifs qu'il portait vendredi alors qu'un convoi de l'OTAN traversait la ville de Gereshk. Andiwal, qui avait donné dans un premier temps un bilan faisant état de dix tués, a précisé que parmi les  morts 5 étaient civils. Quatre autres civils ont été blessés. AP 21-06 Dans la nuit de vendredi à samedi, un soldat polonais de la Force internationale dirigée par l’Otan a été tué lors d’une patrouille dans le district de Dila, dans la province de Paktykâ, au sud-est du pays. La patrouille a été la cible d’un engin explosif qui a également fait quatre blessés par les soldats polonais. Avec AP http://www.bassirat.net/+Afghanistan-un-soldat-polonais-d... 21-06 Quatre soldats de la coalition sous commandement américain ont été tués et deux blessés dans l'explosion d'une bombe artisanale  dans la province de Kandahar, a indiqué la coalition dans un communiqué.. La Coalition n'a révélé ni l'identité, ni la nationalité des victimes, elle en laisse systématiquement le soin aux autorités des pays d'origine. AFP / 21 juin 2008 


Pertes des armées privées

19-06 Un agent de sécurité travaillant pour une compagnie indienne de travaux publics a été tué dans l’attaque d’un complexe sécurisé par les résistanst  dans la province de Paktia, au sud-est du pays. Un autre agent a été blessé dans l’assaut. Avec Pajhwok http://www.bassirat.net/+Afghanistan-un-agent-de-securite+.html


Détails

Province de Djawzdja  20-06 Un porte-parole Zabiôllah Moudjahed, a annoncé l’exécution de Zabit Khairi, ancien commandant affilié au Djamiat-e Islami qui occupe des fonctions officielles dans la province septentrionale de Djawzdjan. La police locale a confirmé la mort violente du commandant Khairi survenue dans le district de Faizabad. Elle l’attribue a la résistance. 20-06-2008 http://www.bassirat.net/


Province de Farah (sud-ouest),

18-02 Un kamikaze a été repéré alors qu’il allait attaquer un convoi de la coalition internationale dans le district de Delaram, a annoncé un responsable local des forces de police. L’homme a néanmoins réussi à déclencher les explosifs qu’il portait, tuant trois civils( ?)  et en blessant plusieurs autres. Pajhwok et AFP


Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan)   20-06 Mohammad Hussein Andiwal, le chef de la police de la province d'Helmand : le kamikaze qui circulait à pied a déclenché les explosifs qu'il portait vendredi alors qu'un convoi de l'OTAN traversait la ville de Gereshk. Andiwal, qui avait donné dans un premier temps un bilan faisant état de dix tués, a précisé que parmi les  morts 5 étaient civils. Quatre autres civils ont été blessés. AP 20-06 La province d'Helmand borde la province de Kandahar où une offensive lancée par les forces afghanes et de l'OTAN a contraint les talibans à se retirer d'une série de villages stratégiques dont ils s'étaient emparés dans les faubourgs de Kandahar, la grande ville du sud de l'Afghanistan. Selon les autorités afghanes, l'armée afghane, qui a enregistré deux morts dans ses rangs, a repris le contrôle des villages du distric d'Arghanbad. Les résistants ont cependant laissé derrière eux des centaines de mines avant de se replier. AP lire : Offensive anti-résistants ou propagande des autorités?


Province de Kandahar (sud) 

Opération Doar Bukhou (demi-tour) 19-06 L'offensive engagée par un millier de soldats afghans soutenus par la force de l'Otan contre des résistants regroupés dans des villages du sud de l'Afghanistan se poursuivait jeudi, mais ne provoquait que des "incidents mineurs", les résistants "refusant le combat", selon l'Otan. Le général Branco n'a pas donné de chiffres des pertes, mais il a regretté la mort d'un civil, dans des circonstances non éclaircies. Il a également fait état d'un cameraman, employé civil de l'Otan, blessé au bras au cours d'une fusillade, sans préciser sa nationalité ou son identité. Mercredi, les autorités afghanes avaient affirmé : "Des dizaines de terroristes ont été tués au cours de bombardements de l'Otan et de l'artillerie de l'armée afghane. Les corps de 16 d'entre eux ont été retrouvés", En outre, "trois trésistants ont été tués au cours d'une fusillade", a ajouté le ministère, qui déplore également la perte de deux de ses soldats. Un seul engagement des moyens aériens de l'Otan a eu lieu jusqu'à présent, a précisé le porte-parole. "Un hélicoptère pris pour cible a riposté en légitime défense, après AFP / 19 juin 2008 lire dans dossier  : Offensive anti-résistants ou propagande des autorités?


Province de Khost (sud-est)   18-06 Mercredi, l’explosion d’un engin explosif improvisé au passage d’un véhicule de police sur une route du district d’Alisher, a été fatale à quatre policiers affectés à la surveillance de la frontière, a annoncé un responsable local. Trois policiers ont également été blessés dans l’explosion. http://www.bassirat.net/+Afghanistan-quatre-policiers-tues+.html 21-06 (Propagande ?) Une femme et trois enfants ont été tués samedi soir à Asadabad, chef-lieu de la province de Khôst, au sud-est de l’Afghanistan, par des tirs de roquettes en provenance du Pakistan voisin, a annoncé dimanche le gouverneur de la province. Sept personnes ont également été blessées. http://www.bassirat.net/+Afghanistan-quatre-civils-tues+....


Province de Koundouz   18-06 Mercredi soir, des inconnus ont abattu un docteur et son garde du corps dans le district de Qala-e Zal, dans la province de Koundouz, au nord-est de l’Afghanistan. Le Docteur Masoum travaillait pour une Ong britannique appelée Merlin. Avec Pajhwok http://www.bassirat.net/+Afghanistan-un-docteur-assassine-a+.html


Province de Paktiâ (sud-est) 15-06 Des centaines de gens ont manifesté dimanche contre la mort de civils causée par un bombardement aérien américain dans la province de Paktia, au Sud-Est. 19 juin 2008
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9386


Province de Paktikâ (sud-est) 14-06 Samedi soir, des résistants ont attaqué le district de Gayan, a annoncé le gouverneur de la province, le Docteur Akram Khpalwak. Selon lui, le chef de la police a livré un des ses hommes aux taliban avant de se rendre aux résistants. Ceux-ci affirment avoir pris le contrôle du district. http://www.bassirat.net/+Afghanistan-un-chef-de-la-police...


Province de Parwan 19-06 Un engin explosif improvisé a explosé au passage d’un convoi d’officiels de la province de Parwan, située au nord-est de Kaboul, blessant cinq responsables provinciaux, dont un membre des services de renseignements et des militaires, et un policier. Avec Pajhwok http://www.bassirat.net/+Afghanistan-cinq-responsables+.html

Province de Zabol (sud-est) 19-06 Jeudi, les forces de sécurité afghanes ont annoncé la mort de trois résistants au cours d’une escarmouche qui s’est déroulée dans le district de Shah Joy. Quatre autres aurait été blessés. Ils appartenaient à un groupe qui venaient d’établir un barrage sur l’autoroute A1, qui relie Kaboul à Kandahâr. Avec Pajhwok http://www.bassirat.net/+Afghanistan-trois-rebelles-abatt...


Enlèvement 20-06 Un homme d'affaires français enlevé en Afghanistan fin mai a été "libéré" jeudi avec ses deux accompagnateurs afghans et il est "en bonne santé", a-t-on appris vendredi auprès du ministère français des Affaires étrangères. "Johan Freckhaus a été libéré hier (jeudi) de même que ses deux accompagnateurs afghans", a-t-on déclaré au Quai d'Orsay. "Il est en bonne santé. Il est en route pour la France ", a-t-on précisé de même source. Le Français, âgé de 37 ans et établi depuis de nombreuses années en Afghanistan, dirigeait une entreprise de construction. Il avait été enlevé le 29 mai dans la province de Ghazni, sur la route entre Kandahar (sud) et Kaboul, en compagnie d'un collaborateur et de son chauffeur. Son enlèvement n'avait pas été revendiqué et les porte-paroles des talibans avaient assuré à plusieurs reprises ne pas en être responsables. AFP / 20 juin 200


4-1 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 :  "Force combinée 82 "


Civils tués                                                           : ? +  3.982

Civils blessés                                                    : ? +  2.363 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                               : ?  +  6.886

Résistant blessés                                               :?  +  1.630 (chiffres trop bas) Résistances arrêtés :                                                               : 23.000 prisonniers



Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1.359

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?   + 1.374 (chiffre invraisemblablement bas...)

Suicides                                                           : ?  plus de 1000 tentatives   150.000 souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure

CIA tués :                                                         :          4

Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 4.201

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 4.104 (chiffre trop bas)

Collabo   tués                                                      :   1.207

Collabo   blessés                                               :?  +  773 (chiffre trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ? +   3 
Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 6-1 Assassinat du journaliste afghan Abdul Samad Rohani . 16-06 Abdul Samad Rohani travaillait pour le bureau de la BBC à Kaboul et il était chargé des bulletins d’information en langue pachtoune du service de radiodiffusion mondiale de la BBC (BBC World Service) dans la province du Helmand. Il est le quatrième journaliste tué en Afghanistan depuis un an, d’après la Fédération internationale des journalistes (FIJ). Le Directeur général a adressé une lettre à la BBC , dans laquelle il affirme son soutien à la profession, qui a perdu un autre reporter le même jour, Nasteh Dahir Farah, tué en Somalie.
L’UNESCO est la seule agence des Nations Unies qui dispose d’un mandat pour défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. L’article 1 de son Acte constitutif déclare que l’Organisation se propose « d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». Pour y parvenir, l’Organisation doit favoriser « la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses et recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image…» http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&task=view&id=167&Itemid=41


6-2 Courrier International : Des médias très (peu) libres ... Dans ce pays chaotique, les médias cherchent à conquérir leur liberté, relate USA Today. Mais elle leur est strictement mesurée – par les fondamentalistes islamistes comme par le gouvernement proaméricain. La version afghane de Nouvelle Star est un excellent indice des bouleversements culturels que traverse le pays. Cette année, l’un des trois finalistes était originaire de la province – particulièrement agitée – de Kandahar. Un véritable progrès pour cette région conservatrice, berceau des talibans, ces fondamentalistes islamistes opposés à toute influence occidentale, dont le régime a été renversé par l’intervention américaine en 2001.
Autre fait plus remarquable encore : ce finaliste issu de Kandahar était… une finaliste – une jeune femme de 20 ans.
Mais selon Dauod Sediqi, le présentateur de l’émission, il faudra encore beaucoup de temps pour faire évoluer les mentalités. Lors des épreuves de sélection, il est allé à Kandahar en avion plutôt qu’en voiture par peur d’être la cible d’un attentat islamiste. “Dans les grandes villes, les gens m’adorent”, explique Sediqi, 27 ans, qui arbore des chemises Dolce & Gabbana. “Mais il y a des coins où ma vie est en danger.” Le monde des médias afghans, en pleine expansion et en pleine mutation, doit assumer ces contradictions. Des dizaines de chaînes de télévision, de journaux et de magazines se multiplient et cherchent à repousser les limites des convenances, tandis que les talibans et leurs sympathisants continuent de stigmatiser cette influence étrangère hérétique. Mais cette volonté de contrôler les contenus des programmes télévisés n’est pas uniquement le fait d’extrémistes. Le gouvernement du président Hamid Karzai, pourtant pro-occidental et proaméricain, n’hésite pas à intervenir quand il juge que les limites de la bienséance ont été dépassées. En avril, le ministre de la Culture et de l’Information a ainsi interdit d’antenne cinq feuilletons indiens à succès, jugés incompatibles avec les valeurs islamiques et afghanes. Les télévisions afghanes avaient pourtant réalisé le doublage dans les langues locales et coupé au montage toutes les scènes susceptibles d’offenser – montrant des femmes trop dénudées, faisant référence à la religion, où les acteurs consommaient de l’alcool –, mais ce n’était apparemment pas suffisant.
En mars dernier, la chambre basse du Parlement a demandé que la danse et d’autres pratiques non conformes à l’islam disparaissent des écrans de télévision. Cette résolution a été adoptée à la suite de la diffusion par la chaîne privée Tolo TV – la plus populaire du pays – d’images d’hommes et de femmes qui dansaient ensemble lors d’une cérémonie de remise de prix. “Je ne suis pas contre le divertissement”, a déclaré Enayatullah Baligh, membre du Conseil des religieux, un groupe consultatif favorable à la censure dans les médias. “Mais les programmes qui montrent des femmes en train de danser, des femmes dénudées ou sans voile, ou qui dansent avec des hommes sont intolérables.”
Tolo TV, créée en 2004 par l’homme d’affaires australo-afghan Saad Mohseni et ses proches, est de loin la chaîne préférée des Afghans. Installée derrière des murs de pierre et des barbelés, elle abrite une rédaction bourdonnante d’activité, un jardin où les journalistes relisent leurs notes et une cantine où des femmes en jeans et des hommes en tee-shirts échangent idées et indiscrétions. Tous les mercredis soir, Tolo diffuse son émission la plus regardée : Danger Bell, où, par le biais de chansons satiriques, de sketchs et de gags, le comique Hanif Hamgam se paie la tête des hommes politiques de tous bords. “Je ne respecte personne, dit-il. Même quand les nouvelles sont mauvaises, il faut que les gens rient.” Le ministre de la Culture , Abdul Karim Khurram, nommé il y a deux ans avec l’aval des fondamentalistes, est son bouc émissaire préféré. Il le traite régulièrement d’”inculte”. Convaincu que Khurram est un ennemi de la liberté d’expression, Tolo TV a diffusé une vidéo où le ministre déclare : “Ces trucs que veulent nous apporter l’Occident et l’Europe et qu’ils appellent la liberté d’expression et autres fantaisies : c’est du vent.” Khurram, ancien partisan du chef de guerre fondamentaliste Gulbuddin Hekmatyar, explique que ses propos ont été sortis de leur contexte. “J’ai vécu en Occident”, rappelle le Ministre, qui a fait ses études en France. “Je veux les mêmes droits pour les Afghans.”
Mais Khurram reconnaît que certains programmes vont trop loin. Selon lui, le petit écran doit se garder de montrer des femmes sans voile, des gens en train de danser ou de chanter, ou d’évoquer des religions autres que l’islam : “C’est incompatible avec notre culture.”
Courrier International, 20/06/2008  http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&...

n° 185 - journal de l'Afghanistan- 16-06 au 22-06 -Fin- L'offensive de la résistance ' Ibrat' fait craindre une attaque majeure.

n° 185 - journal de l'Afghanistan- 16-06 au 22-06 -Fin-  L'offensive de la résistance ' Ibrat' fait craindre une attaque majeure.


journal de l'Afghanistan -Fin- 

 n° 185                    du.16-06 au 21-06 M.Lemaire                                                                                 



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire. -Fin- 

7 Brèves

7-1 Drones déployés pour la chasse à l’homme.

7-2 Disposent-ils de "projectiles explosifs" iraniens ?

7-3 Guantanamo : Les Brèves.

1 Le rôle de la CIA , dans l'exercice de la torture, à Guantanamo.  

2 Décret de la cour suprême sur les prisonniers détenus à Guantanamo  

8 Dossiers

 8-1 Prison de Kandahar

1 Point de vue de 'Mondialisation' : Une évasion massive accentue la crise du régime fantoche des Etats-Unis.

 2 Steve Rennie : Ottawa aurait été averti dès 2006 de l'usure(...)  avancée de la prison de Kandahar.

3 Le succès de cette évasion est une indication du traitement horrible qui y était infligé aux détenus.

8-2 Alexander Panetta : 'IBRAT' : l'offensive de la résistance fait craindre une attaque majeure.

8-3 Offensive anti-résistants : Opération Doar Bukhou (demi-tour)

1 La contre-attaque est lancée      2 L’opération se poursuit 3          3eme jour.

 8-4 Point de vue de Afghana : Offensive anti-résistants ou propagande des autorités?

8-5 Point de vue de Anne Nivat : Une victoire «qui ne sert à rien».

8-6 Point de vue de Afghana : La France hésite à s'exposer dans le Sud afghan...

9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage 9-1 Blog ‘Secret Défense’ : Exclusif: pour l'Afghanistan, cherche brouilleurs désespérément...



7 Les Brèves Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information Marc

 7-1 Drones déployés pour la chasse à l’homme. Dans leur chasse aux évadés, les troupes de l’OTAN avec les soldats afghans, la police et les agents de sécurité ont bouclé les environs de Kandahar, le lieu d’origine des talibans qui ont été chassé du pouvoir lors de l’invasion américaine en 2001. Les forces de sécurité ont érigé des barrages routiers et fouillé les maisons. Pendant ce temps, les forces dirigées par les États-Unis près de l’aéroport Kandahar ont envoyé des avions-espions, incluant des drones (des avions sans pilote), à l’extérieur de la zone de la ville pour tenter de retrouver les prisonniers manquants. L’agence de nouvelles française AFP rapportait que l’un des évadés avait informé les journalistes que les fugitifs étaient cachés en zone sûre. « Ils sont entrés et nous ont libérés », a dit cet homme, qui s’identifiait sous le nom d’Abdullah. « Ceux qui ne pouvaient pas embarquer dans l’autobus se sont échappés à travers les champs de pommetiers. Nous sommes tous en sécurité maintenant. » Kandahar est à moins de deux heures de route de la frontière avec le Pakistan, où l’on soupçonne que plusieurs des prisonniers se seraient réfugiés. 19 juin 2008
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9386


7-2 Disposent-ils de "projectiles explosifs" iraniens ? La mort en dix jours de neuf militaires britanniques en Afghanistan, dont quatre ont été tués par une seule explosion, relance les spéculations sur la possible utilisation par les taliban de "projectiles explosifs" fournis par l'Iran. Les quatre militaires, dont une femme, première soldate britannique tuée en Afghanistan, ont été tués par une puissante explosion au passage de leur convoi sur une route de la province de Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, théâtre de combats acharnés contre les taliban. Généralement, une explosion au passage d'un convois ne fait pas plus d'une ou deux victimes, de sorte que cette attaque a relancé l'hypothèse EFP - Explosively formed projectiles, ou projectiles explosifs - une technologie permettant de tirer du métal en fusion, habituellement du cuivre, avec force telle que l'on peut détruire un véhicule blindé. Cette technologie est déjà largement utilisée en Irak, selon les militaires américains qui accusent l'Iran de fournir le matériel et la technologie à des milices. Le nombre d'explosions extrêmement puissantes recensées cette année en Afghanistan donne à penser que l'Iran fournit maintenant cette technologie aux taliban. L'Iran a pour principe de considérer que les ennemis de ses ennemis sont ses amis, relève Francis Tusa, expert militaire et responsable de la revue Defence Analysis. En soutenant les taliban, bien que ces derniers soient des adversaires historiques, les Iraniens maintiennent les Etats-Unis et leurs alliés occupés sur le terrain afghan. Le général Dan McNeil, ancien commandant des forces de l'Otan en Afghanistan, a été parmi les premiers à mettre en cause l'Iran après la découverte, l'an dernier à Kaboul, d'un dispositif similaire aux EFP, mais d'autres experts jugent que les preuves sont insuffisantes à l'appui d'un soutien iranien et ils font valoir que les taliban peuvent parfaitement se passer d'une assistance iranienne. Un article du Janes Terrorism and Security Monitor concluait catégoriquement l'an dernier que rien ne permettait de dire avec certitude que les Iraniens fournissent des EFP aux taliban. En outre, les agents iraniens n'auraient pas intérêt à encourager l'utilisation d'armes signant leur ingérence alors que l'Afghanistan regorge déjà d'armes abandonnées au fil des batailles depuis l'invasion soviétique de 1979. En outre, même si les taliban avaient recours à des EFP, ils n'auraient pas nécessairement besoin des taliban pour leur en expliquer le mode d'emploi, que n'importe qui peut se procurer sur internet, note une spécialiste des technologies militaires. Luke Baker Reuters – Vendredi 20 juin


7-3 Guantanamo : Les Brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1 Le rôle de la CIA , dans l'exercice de la torture, à Guantanamo.   D'après les enquêtes du Congrès américain, la CIA a joué un rôle dans l'exercice de tortures, lors des interrogatoires, à Guantanamo. Le "Washington Post" a écrit, mercredi, qu'à en croire des documents publiés, mardi, par les enquêteurs du Congrès américain, l'un des avocats de la CIA avait conseillé aux responsables du Pentagone, lors d'une réunion tenue, fin 2002, d'avoir recours à la torture, lors des interrogatoires des prisonniers de Guantanamo, défendant des méthodes de tortures, telles que le simulacre de noyades et d'autres exactions, interdites, aussi bien par le Droit international que par la loi américaine. Le Sénateur républicain, Lindsay Graham, de la Caroline du sud, cité, par le "Washington Post", a rappelé que les conseils et consultations présentés sur cette affaire pouvaient être considérés comme l'interprétation juridique la plus irresponsable remise aux milieux, militaire et de renseignement américain. IRIB 19/06/2008 http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=968164

  2 Décret de la cour suprême sur les prisonniers détenus à Guantanamo.    06 20-06 Dans son décret, la cour ‎suprême permet aux prisonniers détenus à Guantanamo d'exiger ‎d'être jugés devant des tribunaux non militaires Bush a examiné le décret ‎de la cour suprême à propos des prisonniers détenus à ‎Guantanamo, en prétendant que ce décret augmentera les menaces ‎’terroristes’ contre les Etats-Unis,(…)  a rapporté l'agence de presse ‎iranienne Mehr. Dans son décret, la cour ‎suprême permet aux prisonniers détenus à Guantanamo d'exiger ‎d'être jugés devant des tribunaux non militaires IRIB http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=969087

8 Dossiers Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8-1 Prison de Kandahar 1 Point de vue de 'Mondialisation' : Une évasion massive accentue la crise du régime fantoche des Etats-Unis. De nombreux soldats de l’OTAN et des forces afghanes ont poursuivi durant le week-end la recherche essentiellement infructueuse de plus de 1000 prisonniers qui se sont échappés d’une prison de la ville de Kandahar au sud du pays. Le raid spectaculaire qui a libéré ces prisonniers débuta dans la nuit de vendredi lorsqu’un camion-citerne bourré d’explosif défonça l’entrée principale de la prison de Sarposa. Ensuite, un second véhicule fut utilisé pour créer une brèche dans un mur situé à l’arrière des installations pénitentiaires. Dans la foulée de l’explosion, quelque trente guérilleros sur des motocyclettes armés de mitraillettes et de grenades tuèrent quinze gardes avant d’ouvrir systématiquement toutes les cellules et de transporter des centaines de prisonniers politiques dans des camionnettes. L’attaque fut une véritable humiliation pour le gouvernement à la solde de l’Occident du président Hamid Karzaï qui a souligné sa faiblesse, son incompétence et sa corruption. Elle souligne de la même façon l’échec de l’occupation de l’OTAN à réprimer l’insurrection croissante, malgré le déploiement record de troupes étrangères dans le pays. À la suite de l’évasion, les forces américaines ont été victimes samedi 13  de l’attaque la plus mortelle cette année lorsqu’un engin explosif a éclaté sous un Humvee dans la province de Farah, tuant quatre marines américains. Dimanche, des représentants afghans affirmaient n’avoir réussi qu’à capturer 20 des prisonniers en fuite. Selon un porte-parole de l’OTAN, plus de 1150 prisonniers se seraient évadés. Un sous-ministre au ministère afghan de la Justice , Mohammad Qasim Hashimzai, déclara à l’agence de presse Reuters que l’évasion « était une attaque tout à fait sans précédent ». Il affirma que les responsables du régime « tentent de découvrir ce qui s’est vraiment passé. Nous essayons de déterminer s’il y a eu de l’aide de l’intérieur ». Les Canadiens ont examiné le périmètre de la prison et ont déterminé que, contrairement à ce qui a été rapporté, un seul trou avait été fait dans les murs du bâtiment lors de l'attaque spectaculaire qui a eu lieu la semaine dernière. Le trou serait toutefois assez grand pour laisser passer un Boeing 747. La Presse Canadienne - 17-06 Une telle « aide de l’intérieur » avait déjà été identifiée lors d’une précédente attaque, où des tireurs avaient infiltré en avril dernier une parade militaire célébrant une fête nationale à Kaboul, et avaient ouvert le feu sur la foule, manquant Karzaï de peu. Des représentants des ministères de la Défense et de l’Intérieur furent arrêtés le mois dernier pour avoir participé au complot. Ces événements entretiennent internationalement le sentiment que le gouvernement Karzaï est sur le point de s’effondrer. L’évasion est survenue seulement une journée après qu’une conférence internationale à Paris se soit engagée à verser 20 milliards $ pour les efforts de reconstruction en Afghanistan. Cependant, les donateurs se virent obligés dans leurs déclarations d’exiger du régime afghan qu’il combatte la corruption et fasse respecter « la loi ». Nombreux sont ceux qui doutent que les fonds iront au développement national et qu’ils se retrouveront plutôt dans les comptes de banque à l’étranger des partisans de Karzaï. 19 juin 2008
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9386


2 Steve Rennie : Ottawa aurait été averti dès 2006 de l'usure(...)  avancée de la prison de Kandahar. Des militaires canadiens avaient mis en garde Ottawa, dès janvier 2006, de l'usure avancée des murs de la plus grande prison de Kandahar, où une attaque d'insurgés a entraîné l'évasion vendredi dernier de centaines de talibans et de criminels. Des notes internes du ministère de la Défense , obtenues grâce à la Loi sur l'accès à l'information, révèlent que des militaires avaient sonné l'alarme sur une structure qui risquait de s'écrouler. Des experts soutiennent aujourd'hui que l'état de décrépitude des murs pourrait avoir rendu la prison de Sarposa plus vulnérable à une attaque talibane comme celle de la semaine dernière. "S'ils n'ont pas été réparés et ont continué de se détériorer pendant deux ans, il est très possible que l'état des murs ait facilité la tâche aux talibans", a soutenu l'analyste de la Conférence des associations de la défense, Brian MacDonald. Les partis d'opposition à Ottawa ont aussi fait état d'un document interne du Service correctionnel du Canada, rédigé en février 2007 à partir de Kandahar, pour tenter de faire la preuve qu'Ottawa était au courant des problèmes à la prison mais avait décidé d'ignorer les avertissements. Le ministre de la défense a ajouté que le Canada avait aidé les autorités afghanes à construire des tours de contrôle dans le cadre d'un programme de 1,5 million $ mis en place à l'automne. Selon les notes internes du ministère de la Défense , la structure vieille de 35 ans - un mélange de briques et de pierres, soutenue par du béton ou du mortier - nécessitait des travaux urgents de réparation.  mardi 17 juin Par Steve Rennie, La Presse Canadienne http://qc.news.yahoo.com/s/capress/080617/monde/prison_kandahar_5

3 Le succès de cette évasion est une indication du traitement horrible qui y était infligé aux détenus. Les groupes de défense des droits de l’homme en Afghanistan ont dit entre temps que le succès de cette évasion était au moins en partie une indication du traitement horrible qui y était infligé aux détenus, plusieurs ayant été détenus par les forces américaines, et ensuite transférés aux autorités afghanes en vertu d’une entente conclue l’an dernier. Alors que les représentants du gouvernement et de l’OTAN rapportaient que certains des commandants de second et de haut rang faisaient partis des fugitifs, l’Organisation des droits de l’homme d’Afghanistan (AHRO) a dit que beaucoup parmi les détenus se trouvaient en prison simplement suite à des rafles de sécurité. Plusieurs centaines de prisonniers faisaient une grève de la faim, et approximativement 40 s’étaient cousu la bouche en guise de protestation contre leur détention sans accusation, dans certains cas pour une durée de deux ans ou plus, victimes de torture systématique. Les représentants de l’AHRO ont dit qu’ils avaient prévenu le régime afghan que la colère et le désespoir des prisonniers et de leurs familles dans la région étaient une menace majeure à la sécurité. « Plusieurs des prisonniers qui se sont maintenant échappés de Sarposa ont subi des formes inimaginables de torture et souffrent de sévères problèmes mentaux en raison des abus » a dit le président de l’AHRO Lal Gul, un mandataire. « Les prisonniers se sont plaint d’agression sexuelle à l’aide de chiens entraînés et de torture physique entraînant la perte de membres ou de parties du corps. Les gens dans la région étaient, de manière compréhensible, outrés par ces abus et ils se sentaient de plus en plus désespérés car la plupart des gens détenus là-bas n’avaient rien à voir avec les talibans. » 
Le représentant pour les droits de l’homme a affirmé que les talibans gagnaient de l’appui dans la région, autant en raison de ces abus qu’à cause de la campagne de bombardement américaine qui s’accentue et qui a causé la mort de civils, dont des femmes et des enfants.
Le régime afghan a adopté les standards utilisés par l’administration Bush dans sa supposée « guerre contre le terrorisme », refusant tout droit aux détenus désignés comme étant des partisans des talibans, que ce soit en tant que criminel suspect ou en tant que prisonnier de guerre. Le résultat inévitable a été leur torture, sous la garde des Etats-Unis comme sous la garde afghane.
Près de sept ans après que Washington eut lancé son « Opération liberté immuable » avec des raids aériens et une intervention au sol en Afghanistan avec l’aide de près de 70 000 troupes américaines et de l’OTAN occupant le pays, l’insurrection gagne en force. L’hostilité populaire envers l’occupation étrangère et le régime de Karzaï a été nourrie par le massacre de civils lors de raids aériens américains, par la répression et la corruption du gouvernement et par la pauvreté et la faim persistantes.
19 juin 2008
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9386

8-2 Alexander Panetta : 'IBRAT' : l'offensive de la résistance fait craindre une attaque majeure. Des militants ont détruit des ponts, installé des mines et investi plusieurs villages dans le district stratégique d'Arghandab, mais les autorités militaires canadiennes ont tenté, mardi, de minimiser les craintes d'une offensive majeure aux portes de Kandahar. Les résistants ont remporté un gain important vendredi dernier, lorsqu'ils ont attaqué une prison de Kandahar et libéré des centaines d'insurgés. L'opération IBRATa semé la panique parmi les résidants de Kandahar et des environs.  A Washington, le Pentagone a réfuté l'hypothèse que les résistants s'apprêteraient à attaquer Kandahar elle-même.  Les autorités canadiennes ne contestent pas la possibilité que les insurgés aient accru leur présence dans la vallée de l'Arghandab, à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Kandahar, la deuxième ville en importance en Afghanistan. Le lieutenant-colonel Dave Corbould, du groupement tactique du 2e bataillon du Princess Patricia, a fait savoir que les troupes de la coalition ont renforcé leur présence dans le district d'Arghandab sans incident majeur. "Il est clair que la ville de Kandahar demeure sous le contrôle du gouvernement et du peuple afghans", a-t-il soutenu, ajoutant que les talibans ne semblaient pas avoir l'emprise qu'ils prétendent détenir.  L'OTAN a diffusé un communiqué semant le doute sur la possibilité d'affrontements majeurs. Malgré tout, il semble que des milliers d'habitants ont abandonné leurs fermes et pris la fuite en pleine saison des récoltes, craignant que des affrontements n'éclatent, maintenant que les troupes canadiennes et afghanes se sont déplacées à proximité. En entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne , le porte-parole Qari Yousaf Ahmadi a affirmé que 450 prisonniers échappés de la prison vendredi se sont joints aux unités dans plusieurs régions. Selon ce porte-parole, plus de 500 résistants sont dans le secteur d'Arghandab et prêts à amorcer une opération nommée IBRAT, ce qui signifie "Tirer la leçon des gestes passés". Mark Laity a indiqué que 700 militaires afghans ont fait le voyage de Kaboul à Kandahar. Par ailleurs, des avions de l'OTAN ont distribué des tracts incitant les résidants de la région à rester chez eux pour leur sécurité. Selon l'Associated Press, plus de 700 familles, soit environ 4000 personnes, ont fui le secteur d'Arghandab à bord de tracteurs, de camions et de taxis. Contrairement à ce qu'affirment les sources canadiennes et celles de l'OTAN, un policier local a indiqué à l'AP que des centaines de résistants contrôlent neuf ou dix villages. 17 juin, 18 h 25 Par Alexander Panetta, La Presse Canadienne http://qc.news.yahoo.com/s/capress/080617/monde/talibans_villages_3 http://qc.news.yahoo.com/s/capress/080617/monde/talibans_villages_2

3 Offensive anti-résistants : Opération Doar Bukhou (demi-tour) 1 La contre-attaque est lancée Au moins deux bataillons de l'armée nationale afghane, appuyés de militaires canadiens, ont lancé une contre-offensive, mercredi, dans le nord-ouest de Kandahar. Les forces de l'OTAN et l'armée afghane, qui a reçu d'importants renforts au cours des dernières heures, se préparaient depuis hier à prendre d'assaut le district d'Arghandab, séparé de Kandahar par une simple rivière. D'ailleurs, des combattants ont oeuvré, mardi, à renforcer leurs positions en faisant exploser plusieurs ponts stratégiques sur la rivière Arghandab et en minant les routes entre la région et la ville de Kandahar. 17-06 2 L’opération se poursuit. Les opérations se poursuivent dans la province de Kandahar et elles se sont étendues au district d'Arghandab, conduites par les forces de sécurité afghanes, avec le soutien des troupes canadiennes de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan, a confirmé Mark Laity, porte-parole civil de l'Otan. "Il y a eu quelques contacts mineurs, et aucune perte n'est à signaler. Il n'y a pas eu de frappe aérienne", a-t-il ajouté. ats / 18 juin 2008  3eme jour. L'offensive engagée par un millier de soldats afghans soutenus par la force de l'Otan contre les résistants regroupés dans des villages du sud de l'Afghanistan se poursuivait jeudi, mais ne provoquait que des "incidents mineurs", les résistants "refusant le combat", selon l'Otan. Le général Branco n'a pas donné de chiffres des pertes, mais il a regretté la mort d'un civil, dans des circonstances non éclaircies. Il a également fait état d'un cameraman, employé civil de l'Otan, blessé au bras au cours d'une fusillade, sans préciser sa nationalité ou son identité. Mercredi, les autorités afghanes avaient affirmé : "Des dizaines de terroristes ont été tués au cours de bombardements de l'Otan et de l'artillerie de l'armée afghane. Les corps de 16 d'entre eux ont été retrouvés", En outre, "trois trésistants ont été tués au cours d'une fusillade", a ajouté le ministère, qui déplore également la perte de deux de ses soldats. Un seul engagement des moyens aériens de l'Otan a eu lieu jusqu'à présent, a précisé le porte-parole. "Un hélicoptère pris pour cible a riposté en légitime défense, après avoir identifié sa cible", a-t-il assuré. Le district d'Arghandab, véritable voie d'accès à Kandahar, revêt une grande importance stratégique. La progression des troupes dans cette zone couverte de vergers et de jardins est lente, en raison des craintes de bombes dissimulées, selon l'Isaf. AFP / 19 juin 2008

8-4 Point de vue de Afghana : Offensive anti-résistants ou propagande des autorités?
L'opération qui a mobilisé un millier de soldats afghans et étrangers contre les talibans dans le sud de l'Afghanistan s'est achevée jeudi avec des clameurs de victoire, bien à propos après le revers qu'a constitué quelques jours plus tôt une évasion massive de détenus.
Baptisée Doar Bukhou ("Demi-tour"), l'opération, qui a duré deux jours, visait des talibans regroupés dans des villages du district d'Arghandab, à moins de
20 km de Kandahar, la grande ville du sud du pays.
Mais elle a surtout donné le sentiment aux observateurs d'assister à deux opérations différentes, selon qu'ils se placent du point de vue des autorités afghanes ou de l'Otan.
Kaboul, relayé par les autorités locales à Kandahar, a fait état de la présence de "centaines de talibans" retranchés, alors que l'Otan a sans cesse répété qu'"aucune concentration de talibans n'a été observée".
Il est vrai que les autorités afghanes ont obtenu la complicité involontaire des talibans, entraînés par leur propre propagande, alors que la province de Kandahar constitue le berceau de leur mouvement et l'un de leurs bastions.
"Nous n'avons pas l'intention d'abandonner le moindre mètre du territoire d'Arghandab, que nous allons utiliser pour mener des attaques dans Kandahar", a ainsi assuré un porte-parole des talibans, Yousuf Ahmadi.
Au final, le bilan de l'opération ne plaide pas en faveur d'"une des plus importantes batailles en Afghanistan ces dernières années", comme l'ont écrit certains médias.
Le gouverneur de la province de Kandahar, Asadullah Kahled, a certes d'abord évoqué "des centaines de talibans tués ou blessés". Mais ces propos ont été nuancés par le porte-parole du ministère de
la Défense , le général Mohammad Zahir Azimi.
"Le district d'Arghandab a été entièrement nettoyé de toute présence ennemie. Au cours de l'opération, 56 ennemis ont été tués. Deux soldats ont perdu la vie, ainsi qu'un civil", a-t-il dit.
Il était impossible de vérifier ces bilans de source indépendante. Mais d'après le ministère lui-même, 12 des 56 insurgés tués l'ont été au cours d'un affrontement qui n'était pas lié à l'opération et qui a eu lieu dans un district différent, à Maiwand, toujours dans la province de Kandahar.
"Il n'y a eu que des incidents mineurs. Les insurgés étaient là, mais certainement pas aussi nombreux ni aussi bien installés qu'ils le disaient", a affirmé pour sa part le général Carlos Branco, porte-parole de l'Isaf.
"Il s'agit davantage d'une série de petits engagements avec l'intervention ponctuelle de frappes aériennes et d'artillerie que d'une vraie bataille", a approuvé Mark Laity, porte-parole civil de l'Otan.
Un officier occidental, qui a requis l'anonymat, a fait état de la difficulté d'obtenir des chiffres précis des autorités afghanes: "Ils gonflent systématiquement les bilans. Pour eux, la seule mesure d'efficacité, c'est le nombre d'ennemis tués".
De fait, les autorités afghanes semblent avoir largement survendu leur offensive, dans l'espoir de faire oublier la faillite majeure survenue quelques jours plus tôt, l'évasion massive de la prison de Sarposa à Kandahar.
Vendredi 13 juin, un commando de talibans a pris d'assaut la prison de Sarposa, libérant de 900 à 1.100 prisonniers, parmi lesquels 400 talibans présumés, au cours d'une opération audacieuse et parfaitement réussie, au lendemain de la conférence de Paris où Kaboul a obtenu la promesse de plus de 20 milliards de dollars d'aide de la communauté internationale.
"Après la récente évasion, nos capacités ont été remises en cause. Nous avons apporté une réponse rapide et convaincante" lors de l'opération à Arghandab, s'est d'ailleurs félicité jeudi Mark Laity. 20-06-2008 http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&task=view&id=176&Itemid=41
8-5 Point de vue de Anne Nivat : Une victoire «qui ne sert à rien». La riposte des soldats canadiens et de leurs alliés aurait permis de chasser les talibans des villages de la région de Kandahar. Mais rien n'a vraiment été réglé, nous explique la journaliste indépendante Anne Nivat, auteure de plusieurs essais, dont l'un sur la guerre en Tchétchénie qui lui a valu le prix Albert Londres. L'amateurisme des autorités est tel que bon nombre d'Afghans préfèrent se jeter dans les bras des talibans. Si, officiellement, l'opération spéciale des derniers jours conjointement menée par l'Armée nationale afghane (ANA) et les forces canadiennes de l'ISAF est terminée, pour les habitants de cette région du sud de l'Afghanistan, rien n'a vraiment été réglé et ce type de menace talibane pourrait réapparaître à tout moment.
«Voilà typiquement une victoire militaire qui ne sert à rien, explique devant un verre de thé, dans son humble logement du centre de la ville, Shahida Hussein, 54 ans, une militante des droits de la femme qui avait fait campagne en 2005 pour devenir députée, mais n'a pas été élue.
«Il devient de plus en plus difficile de travailler ici: je suis même obligée de limiter mes activités par peur d'y passer. Depuis quelques mois, je reçois des coups de fil anonymes: on me fait écouter des poèmes talibans puis une voix m'accuse d'être «la fille des États-Unis», uniquement parce que, dans le passé, j'ai eu quelques contacts avec des organisations humanitaires occidentales.»
Et d'ajouter: «Je sais pertinemment que si les talibans veulent venir me chercher ici, chez moi, ils n'auront aucune peine et aucun policier ne sera là pour me défendre!»
Du coup, la famille s'organise, son mari a fait l'acquisition de deux kalachnikovs conservées en lieu sûr. Khalid, 25 ans, un des cinq fils de Shahida qui travaille comme ingénieur dans une entreprise de construction, ne tarit pas de critiques vis-à-vis de la faiblesse du gouvernement de Kaboul et de la corruption de ses représentants dans les provinces.
«Les gouverneurs régionaux sont tous des amis du président Karzaï et lorsqu'ils ont fait leur temps quelque part, on les parachute ailleurs.» Or, selon lui, la population n'est pas dupe et cet amateurisme contribue à jeter les gens dans les bras des talibans, qui profitent du vide laissé par l'administration centrale.
Cette opinion est largement partagée par Yousef, un «poète» de 30 ans assez proche des talibans pour ne pas vouloir décliner sa véritable identité, rencontré dans un lieu public par mesure de sécurité. «Mes amis et moi, affirme-t-il d'une voix douce, à peine audible, nous nous considérons comme des talibans sans les armes, mais s'il le faut, nous finirons par rejoindre nos frères combattants.
«Car on en a assez de cette situation: d'un côté, des anciens chefs de guerre aux mains pleines de sang (ceux qui ont combattu contre l'Union Soviétique des les années 80) sont devenus ministres du gouvernement, de l'autre, mollah Omar (le leader autoproclamé des talibans) et Gulbuddin Hekmatyar (ancien chef de guerre devenu terroriste) ont été diabolisés et sont exclus du pouvoir! C'est à n'y plus rien comprendre. Nous - et je crois exprimer là l'opinion d'une majorité d'Afghans - voudrions tout simplement une plus grande justice dans la répartition des postes, et cela passe forcément par des négociations avec les talibans.»
L'étudiant en religion a amené avec lui un acolyte témoin de ce qui s'est passé à Arghandab. Sans avouer sa participation directe aux combats, le jeune homme de 20 ans à peine insiste pour témoigner.
«La plupart des combattants étaient arrivés du Pakistan deux jours avant l'attaque de la prison. Ils portaient des pakouls (couvre-chef porté au Pakistan) et parlaient ourdou; ils ont squatté chez les familles qui fuyaient vers la ville et se sont habillés comme les gens de chez nous. Juste avant l'offensive, ils nous ont dit qu'ils reviendraient pour de nouvelles opérations; la plupart d'entre eux sont originaires de Quetta», explique-t-il.
«De toute façon, en tuant un taleb, les autorités en créent 10 nouveaux!» s'esclaffent les deux compères avant de tourner les talons.
Anne Nivat La Presse

http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&task=view&id=185&Itemid=42


8-6 Point de vue de Afghana : La France hésite à s'exposer dans le Sud afghan... En envoyant de façon imprévue des renforts dans le sud du pays, l'armée afghane oblige la France à s'engager un peu plus dans la guerre. Trois jours après l'audacieuse attaque de la prison de Kandahar par les talibans, qui ont libéré vendredi dernier plus de 1 000 prisonniers, dont 400 des leurs, des unités afghanes stationnées dans la ré­gion de Kaboul ont été mises en alerte. Elles devraient être transportées par voie aérienne vers Kandahar, pour y renforcer les troupes afghanes et les contingents de l'Otan qui donnent la chasse aux évadés, dans des provinces en rébellion quasi ouverte contre le gouvernement central. Certains de ces bataillons, ou Kandaks, sont encadrés par des détachements français. Appelés OMLT (acronyme pour Operational Mentoring & Liaison Teams), ces détachements assurent des fonctions de conseil tactique, de soutien logistique, et de liaison, notamment avec les appuis aériens de la coalition. Ils participent à ce titre aux opérations menées par l'armée afghane contre les talibans. En avril dernier, les OMLT fran­çaises étaient parties prenantes d'une opération lancée contre des insurgés dans la vallée d'Alasay, dans la province de Kapissa, au nord-est de Kaboul. Hier, le 1er Kandak du 201e corps de l'armée afghane a été mis en route sans préavis vers Kandahar. Son OMLT, composée d'une cinquantaine d'officiers et de sous-officiers de la Légion étrangère, devrait logiquement être déployé avec l'unité afghane qu'elle soutient. Mais ce départ soudain prend Paris de court. Si quelques questions logistiques restent à régler, en particulier concernant les véhicules blindés, qui doivent être acheminés par la route, l'hésitation est surtout politique. Déployer des OMLT françaises à Kandahar signifierait rejoindre l'un des théâtres les plus meurtriers d'un conflit qui ressemble de plus en plus à un enlisement sans fin prévisible. L'engagement français en Af­ghanistan a longtemps été considéré comme un peu ambigu par certains alliés de l'Otan. Présent dans la région de Kaboul depuis 2002, le bataillon français est toujours resté cantonné dans une mission relativement claire : assurer la sécurité de la capitale et de ses environs, pour permettre au gouvernement afghan de reprendre progressivement le contrôle du pays. La situation a cependant radi­calement changé au cours des ­der­nières années. L'insurrection dis­pute à présent au gouvernement de Hamid Karzaï des provinces en­tières du sud de l'Afghanistan. Elle est composée d'anciens talibans, de nou­veau djihadistes formés dans les madrasas pakis­ta­naises, de ­combattants du Hezb e-Islami, le parti du moudjahidine fondamentaliste Goul­boudine Hek­ma­tyar, ainsi que de seigneurs de la guerre s'estimant lésés par Kaboul. Ces «militants anticoalition», selon la terminologie en vigueur dans l'Otan, infligent à présent de lourdes pertes aux troupes engagées contre eux, malgré la disproportion des moyens. Les combats sont particulièrement meurtriers dans le sud. Les Britanniques, qui vont envoyer 230 hommes en renfort d'ici au printemps 2009, comme l'a annoncé Gordon Brown hier, ont perdu plus de 100 soldats, les Canadiens plus de 80. Quant aux Américains, leurs pertes du mois de mai en Afghanistan ont dépassé celles essuyées en Irak pendant la même période. Une province volatile Les autres alliés de l'Otan, Français, Allemands, Italiens, Turcs et Espagnols se sont longtemps bien gardés de s'engager dans ces ré­gions difficiles, se cantonnant dans les provinces plus calmes du reste du pays. À la demande insistante de ses alliés, la France a finalement ac­cepté début 2008 d'envoyer des renforts en Afghanistan. Un ba­taillon de 700 hommes doit arriver en août prochain dans la province de Kapissa, un secteur tout sauf calme, mais proche de Kaboul. Une OMLT d'une cinquantaine d'hommes doit être aussi dépêchée cet été en Uruzgan, une province volatile du Sud que le contingent hollandais se garde bien de provoquer par une activité exces­sive. La France a aussi basé six avions de combat Mirage 2000 et Mirage F1 à Kandahar, qui fournissent de l'appui-feu aux troupes de la coalition. L'engagement soudain d'OMLT françaises dans l'une des provinces les plus volatiles d'Afghanistan re­présente une escalade imprévue. Paris peut difficilement refuser de soutenir l'armée afghane dans cette mission. La formation et l'équipement d'une armée capable d'assurer un jour à elle seule la défense du pays représente l'unique espoir pour les Occidentaux de pouvoir se retirer un jour d'Afghanistan la tête haute. 17-06-2008 http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&task=view&id=169&Itemid=41


Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  9-1 Blog ‘Secret Défense’ : Exclusif: pour l'Afghanistan, cherche brouilleurs désespérément... L'envoi de renforts en Afghanistan oblige l'état-major à de dangereuses contorsions. On sait que, dans ce pays, la menace principale provient des IED (engins explosifs improvisés). Pour s'en protéger, il faut absolument équiper les véhicules de brouilleurs. Or, les Français n'en ont pas assez. Résultat: nous sommes contraints d'en emprunter plus d'une trentaine aux Américains. Et surtout, de demander au contingent français au Sud-Liban de bien vouloir fournir à leurs camarades une partie de ceux qu'il utilise (plus d'une vingtaine, selon nos informations). En espèrant que le Hezbollah ou les groupes radicaux se tiendront tranquilles sur le bord des routes du Sud-Liban... Ce manque d''équipement pour assurer la sécurité des troupes françaises est stupéfiant, même s'il est en voie de réglement. Rappellons également que le prochain contingent qui partira en Afghanistan cet été le fera toujours sans VAB à tourelleaux téléopérés. Certes, le programme est lancé mais les premiers ne seront pas livrés à temps. Servir dans un VAB sans tourelleau oblige le serveur de la mitrailleuse de bord à s'exposer à l'air libre. Notons aussi que les chasseurs alpins, qui se préparent actuellement pour la relève suivante, doivent faire des miracles pour obtenir les munitions nécessaires à leur entraînement au tir. Blog Secret Défense 

 


22/06/2008

n°363- Dossier de Palestine - 21-06 - Début- : Trève !- La trêve à Gaza : une défaite israélienne.

n°363- Dossier de Palestine - 21-06 - Début- :  Trève !- La trêve à Gaza : une défaite israélienne.                                                       


Dossier de Palestine   - Début-   

N°345                               21-06

Par M.Lemaire    



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire   - Début-

Tiré à part La trêve La trêve entre Israël et le Hamas à Gaza entre en vigueur. 2 Les brèves

2-1 La trêve entre doutes et interrogations.

2-2 Gaza: les agriculteurs profitent de la trêve pour constater les dégâts.

2-3 Continuation de la trêve ? Tout dépend des Etats-Unis.

3 Dossier

3-1 Michel Warschawski : La trêve à Gaza : une défaite israélienne.

3-2 Point de vue de Doron Rosenblum : Moments d¹accalmie dans un nid de coucou.

3-3 Benjamin Barthe (Le Monde): Le tracé de l'Etat palestinien vu par Israël, selon le négociateur Mohammed Shtayyeh.



Tiré a part

La trêve La trêve est signée pour 6 mois. Cet accord très fragile porte sur 2 engagements   L'arrêt des tirs de roquettes palestiniens  L'arrêt des bombardements et intrusions Israéliennes

Un petit accord sur le fond, car rien n'est réglé en profondeur, mais un soulagement pour les populations qui vivent toujours dans la peur perpétuelle. Malheureusement, si l'accord ne va pas plus loin, il sera forcément de courte durée. Israël pourrait assouplir les contrôles aux points de passages entre les 2 pays si la trêve dure. Si la trêve tient, le Hamas verrait son image renforcée au détriment du gouvernement de Mahmoud Abbas. Mais surtout il deviendrait surtout un acteur incontournable des négociations aux yeux d’Israël. L'accord de trêve prévoit aussi un allègement progressif du blocus imposé par l'Etat hébreu à la bande de Gaza, un territoire exigu de 362 km2 où s'entassent 1,5 million de Palestiniens. Le blocus a ruiné l'économie du territoire palestinien, déjà fragile: environ 80% des Palestiniens de Gaza dépendent de l'aide alimentaire. Le calendrier de la trêve prévoit la réouverture progressive, en principe à partir de dimanche, des terminaux routiers reliant Israël et la bande de Gaza, fermés quasiment en permanence depuis la prise de pouvoir par le Hamas en juin 2007. Source seconde partie : Joseph KRAUSS AFP 21 juin,


La trêve entre Israël et le Hamas à Gaza entre en vigueur. Le point sur ce que l'on sait des termes de l¹accord Israël-Hamas, conclu par l¹intermédiaire de l¹Egypte L'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza a pris effet jeudi matin à 6h, un jour après que 30 roquettes Qassam se sont abattues sur les agglomérations israéliennes en bordure de la frontière.
Quelques minutes avant l¹entrée en vigueur de la trêve, des avions israéliens ont tué un membre d¹une équipe de lancement de roquettes du camp de réfugiés de Bureij. Selon des sources palestiniennes, l¹homme faisait partie des milices du Hamas.
De son côté, le Hamas a indiqué que la marine israélienne avait tiré 4 obus dans les eaux de la ville de Gaza, juste après le début de la trêve. Mais ces obus sont tombés à quelque 300 m de la côte et il n¹y avait aucune cible apparente dans la zone ; d¹après des témoins, ce qui semble indiquer qu¹il pourrait s¹agir d¹un exercice. L¹armée israélienne n¹a fait aucun commentaire.

La reprise de la livraison de produits depuis Israël vers la bande de Gaza par le passage de Sufa a eu lieu après le début du cessez-le-feu. Selon des sources militaires, le nombre de camions autorisés à livrer des produits augmenterait dimanche matin, passant de 60 à 80 ou 90.
Jeudi, Ehoud Olmert a averti le Hamas que ce cessez-le-feu constituait sa dernière chance avant une incursion militaire israélienne dans la bande de Gaza. Olmert a déclaré au quotidien australien Sydney Morning Herald que les Gazaouis en avaient « marre » du Hamas après des années de violences. (S)
Mercredi, au cours de la discussion sur la tahadiyeh, terme employé par les Palestiniens pour désigner la trêve, Olmert a dit qu¹elle était « fragile et peut-être très courte ». Il a ajouté que l¹accord indirect avec le Hamas n¹oubliait pas le sort du caporal Gilad Shalit, détenu dans la bande de Gaza. Il a également souligné que cette trêve constituait la dernière chance du Hamas avant une opération militaire israélienne dans la bande de Gaza
En Cisjordanie, qui ne fait pas partie du cessez-le-feu, des troupes israéliennes ont arrêté jeudi matin 14 Palestiniens recherchés, et un officier israélien a été légèrement blessé lors d¹un échange de tirs avec des miliciens de Naplouse.
Entre-temps, les forces israéliennes postées sur la frontière avec la bande de Gaza ont reçu des instructions de retenue. Elles sont censées éviter toute opération offensive. Selon ces instructions, les soldats sont autorisés à répondre en cas de feu ennemi. Mais jeudi matin, les instructions n¹étaient pas davantage précisées.
Des sources au sein du Hamas ont précisé qu¹il n¹avait pas l¹intention de déployer une force quelconque le long de la frontière pour prévenir toute opération israélienne. Ces sources ont indiqué : « Il y a une décision de toutes les factions selon laquelle chaque organisation s¹occupera du cas de quiconque violerait l¹accord. »
La branche armée du Hamas, Iz al-Din al-Qassam, a annoncé son intention de respecter le cessez-le-feu. Dans un communiqué publié alors que la trêve prenait effet, le groupe a déclaré que le cessez-le-feu « n¹était en aucune manière un cadeau gratuit » et averti Israël pour toute violation éventuelle : « Les Brigades des Qassam (Iz al-Din al-Qassam) sont prêtes à lancer une frappe militaire qui secouerait l¹entité sioniste au cas où elle ne respecterait pas tous les termes de l¹accord. L¹ennemi sioniste serait responsable de tout acte inconsidéré qu¹il commettrait. »
Le Jihad islamique a également annoncé qu¹il respecterait l¹accord.
Le chef du département politique et sécurité au sein du ministère de la défense, le général (réserve) Amos Gilad, a déclaré mercredi à Ha¹aretz que l¹épreuve véritable de la trêve serait « la cessation totale des actes terroristes. Une seule roquette Qassam lancée par une petite faction, ce serait une violation flagrante de l¹accord. Une seule Qassam peut tuer, et il faut garder à l¹esprit qu¹il s¹agit d¹une arme de peur. » Selon lui, le Hamas est en position d¹imposer le respect de la trêve aux autres factions : « Ils en ont la capacité, c¹est juste une question de volonté. »
Détails sur les termes de l¹accord
Dans une première phase, les milices doivent stopper leurs attaques contre Israël et Israël doit cesser ses incursions. Si le calme prévaut, Israël allégera dimanche le blocus de Gaza en permettant un certain nombre de livraisons. Une semaine plus tard, Israël lèvera encore les restrictions imposées aux passages frontaliers, fermés à toute livraison autre qu¹humanitaire.
Dans un avenir proche, les produits seront transférés par le point de passage de Sufa. Celui de Karni, fermé depuis l¹année dernière, sera rouvert à une date indéterminée. L¹establishment militaire souligne que les travaux de rénovation du point de passage de Kerem Shalom, gravement endommagé à la suite d¹un attentat en avril dernier, n¹avaient fait que commencer. 3 mois seront nécessaires avant la réouverture de Kerem Shalom. Ces sources militaires ont ajouté que le rythme des transferts de produits dépendrait du respect du cessez-le-feu par le Hamas. 
Lors d¹une dernière phase, les négociations aborderont l¹exigence du Hamas de réouverture du passage de Rafah entre Gaza et l¹Egypte, ainsi que la libération de Gilad Shalit par le Hamas.
 L¹année dernière, Rafah a été fermé du jour au lendemain après le coup de force du Hamas à Gaza. Bien que Rafah se trouve sur la frontière Gaza-Egypte, Israël avait la faculté de le rendre inopérant à cause de la
présence d¹observateurs européens dont la sécurité dépendait de  ses soldats. Depuis le coup de force du Hamas, Israël n¹a pas donné de feu vert concernant la garantie de sécurité des Européens.
Le ministère de l¹intérieur du Hamas a adressé jeudi un email à des journalistes, dans lequel il affirme que 260 Palestiniens bloqués en Egypte après y avoir recherché un traitement médical étaient retournés à Gaza pendant la nuit par Rafah. 5 517 Gazaouis, dont des étudiants et des Palestiniens résidant à l¹étranger, ont demandé à partir [d¹Egypte] si Rafah était rouvert. « Nous espérons de très bonnes nouvelles dans les prochains jours », dit le ministère, suggérant qu¹une ouverture temporaire pourrait permettre à ces personnes de rentrer à Gaza.
 Par ailleurs, le général Amos Gilad a déclaré qu¹une partie importante des pourparlers qui auront lieu mardi prochain en Egypte sera consacrée au sort de Gilad Shalit. « Il a été accepté qu¹il  y aurait un gros effort sur cette question », a-t-il dit en ajoutant qu¹il existait une base pour que des pourparlers sérieux reprennent. Une source politique haut placée a d¹ailleurs affirmé mercredi que les négociations sur Shalit reprendraient mardi prochain en Egypte. Ofer Dekel, chargé par le premier ministre du dossier des soldats enlevés, se rendra au Caire où il rencontrera Omar Suleiman, chef du renseignement égyptien. Des sources palestiniennes ont
confirmé mercredi que des discussions intensives sur un échange de prisonniers débuteraient la semaine prochaine.
Source : Liste de diffusion La Paix Maintenant Ha¹aretz, 19 juin 2008 
http://www.haaretz.com/hasen/spages/994148.html
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant

Trêve : 78% des palestiniens interrogées se sont dites favorables à la trêve. Un accord de trêve dans la bande de Gaza est négocié depuis plusieurs mois par Israël et le Hamas par l'entremise de l'Egypte, où un émissaire israélien est arrivé jeudi pour de nouvelles discussions sur cette question. (afp/7sur7) a) Côté palestinien, 78% des personnes interrogées se sont dites favorables à la trêve, mais seulement si elle englobe aussi la Cisjordanie et permet la levée du blocus imposé à la bande de Gaza.
Ce taux de soutien baisse de 20% si la trêve n'inclut pas laCisjordanie et ne conduit pas à la levée du blocus.
Enquête d'opinion réalisée par l'Institut de recherche Harry S. Truman pour la promotion de la paix, relevant de l'Université hébraïque, et le Palestinian Centre for Policy and Survey Research. Le sondage a été réalisé sur un échantillon de 1.006 Israéliens et 1.270 Palestiniens. Sa marge d'erreur est de 3%.

Trêve : 30% des israéliens interrogées se sont dites favorables à la trêve. Une majorité d'Israéliens est opposée à un accord de trêve avec le Hamas dans la bande de Gaza, surtout s'il ne garantit pas la libération d'un soldat israélien détenu dans le territoire palestinien, selon un sondage publié jeudi.
68% des personnes interrogées se sont dites contre une trêve si elle ne prévoit pas la libération du soldat Gilad Shalit, enlevé en juin 2006 lors d'une attaque d'un commando palestinien à la lisière de la bande de Gaza, contre 30% de l'avis contraire, selon le sondage.
Même si un tel accord devait garantir la libération de Shalit, 50% d'Israéliens y sont opposés alors que 47% le soutiennent, d'après l'enquête d'opinion réalisée par l'Institut de recherche Harry S. Truman pour la promotion de la paix, relevant de l'Université hébraïque, et le Palestinian Centre for Policy and Survey Research. Le sondage a été réalisé sur un échantillon de 1.006 Israéliens et 1.270 Palestiniens. Sa marge d'erreur est de 3%. 12/06/08 16h16


2 Les brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
2-1 La trêve entre doutes et interrogations. Pour le million et demi de palestiniens qui habitent dans la bande de Gaza, c'est une année de privations qu'ils veulent voir derrière eux : "J'espère qu'ils vont ouvrir les points de passage, et laisser passer des produits, qu'on puisse vivre comme les autres pays, dignement..". Les pêcheurs de Gaza ont repris leur travail dès l'entrée en vigueur de la trêve, pour certains il était temps : "Nous voulons vivre comme tout le monde, dans la paix, et la sécurité, personne n'aime la guerre, nous voulons vivre tranquilles. Ca fait deux ans et demi que nous ne pouvons plus aller pêcher en mer". La pêche n'est pas la seule activité économique sinistrée. Les principaux secteurs, paralysés de force, ont subi les faillites, le depart des entrepreneurs, l'effondrement est total. Les pertes s'élèvent à plus de 193 millions d'euros dans l'immobilier, le textile, l'agriculture et le bâtiment... A plus de 29%, le chômage frôle 39% à Khan Younes. Dans cette plaine agricole près du point de passage de Karni, les agriculteurs espèrent pouvoir revenir s'occuper de leurs cultures. Ces derniers mois, ils ont subi les tirs israéliens qui visaient des miliciens, en plus de l'embargo sur leurs exportations. Certains habitants d’Israël ne voient dans cette trêve qu'une manoeuvre du Hamas. "Elle n'a qu'un seul message : celui d'une réorganisation du Hamas. Avec ce cessez-le-feu, le Hamas est montré à ses militants en vainqueur, il leur apportera plus de nourriture et de vêtements".  EuroNews Jeudi 19 juin

2-2 Gaza: les agriculteurs profitent de la trêve pour constater les dégâts. Mazen déblaie les restes blanchis et desséchés de dizaines d'oliviers détruits dans une incursion israélienne: dans la bande de Gaza, les agriculteurs constatent les dégâts sur leurs terres, au troisième jour de la trêve entre le Hamas et Israël. Les Israéliens viennent avec des chars et des bulldozers", estime Mazen Mouhanna. Il montre de la main les sillons des chars mêlés aux branches brisées de ses arbres. Son champ, situé à Al-Qarara, dans le sud du territoire, à quelques kilomètres de la frontière, a été dévasté il y a moins de deux semaines: "Mon père a planté ces arbres. Ils sont plus vieux que moi et j'ai 45 ans. Mais ils (les Israéliens) les ont détruits en moins d'une minute". Après plusieurs mois de raids israéliens quasi quotidiens et de pénurie de denrées alimentaires et de carburant, l'accord de trêve, négocié par l'entremise de l'Egypte, a été accueilli avec soulagement par la population. Mais dans les champs situés à proximité du territoire israélien, la tension reste palpable. Siham Smeri n'a pas cultivé sa terre depuis deux ans. Elle explique que les soldats israéliens continuent de tirer en l'air quand les agriculteurs s'approchent de la frontière. "Au premier jour de la trêve, nous sommes montés sur une colline proche de la frontière (avec Israël). Un soldat arabe israélien a crié: "Partez d'ici ou nous allons vous tirer dessus et rompre la trêve", relate-t-elle. Depuis, Siham ne s'est plus aventurée sur sa terre… Source : Joseph KRAUSS AFP 21 juin,

2-3 Continuation de la trêve ? Tout dépend des Etats-Unis. Dénouement de la crise libanaise, trêve à Gaza, reprise des négociations israélo-syriennes: mais tout reste suspendu à la prochaine élection présidentielle aux Etats-Unis, selon des analystes. Résultat de "l'absence de rôle" de Washington dans cette période électorale aux Etats-Unis, ou de "l'échec" de la politique américaine, ils estiment que cet apaisement a pu être réalisé parce que les parties régionales ont pris le dessus. "Les Etats-Unis sont absents en raison de la campagne électorale, ce qui a permis aux parties régionales de se lancer dans une activité diplomatique qui a réalisé des succès partiels, mais cela ne signifie pas une véritable stabilisation du Proche-Orient", affirme Amr Hamzoui, un expert du Carnegie Endowment for International Peace à Washington. "C'est une période de pause temporaire", affirme Gamal Abdel Gawad, chercheur du Centre d'études politiques et stratégiques d'Al-Ahram du Caire. "Le désamorçage partiel des crises a pour but d'éviter une explosion, mais les inquiétudes persistent car le dossier nucléaire iranien n'a pas été réglé et Israël est toujours préoccupé par le Hamas, le Hezbollah et l'alliance syro-iranienne", dit-il. Selon lui, "l'initiative est venue des parties régionales qui souhaitent réaliser chacune des gains tactiques en attendant que les choses s'éclaircissent à la Maison Blanche " après la présidentielle de novembre. L'administration de George W. Bush a "fini par appuyer ces initiatives après un constat d'échec de sa politique visant à isoler la Syrie , l'Iran, le Hezbollah et les mouvements arabes radicaux comme le Hamas", poursuit-il. "Washington ressemble à un homme qui a décidé d'escalader un arbre et qui ne savait plus comment redescendre. L'administration Bush croyait que le processus lancé à la conférence d'Annapolis (novembre 2007) pour parvenir à une paix israélo-palestinienne lui servirait d'échelle, ce qui n'a pas été le cas" note-t-il. Pour l'ex-député arabe-israélien Azmi Béchara, "il est très prématuré de parler d'une vraie détente, nous assistons plutôt à une usure de la politique des néo-conservateurs entourant M. Bush". Résultat, selon lui, "les parties arabes modérées ont constaté l'échec de leur pari, notamment le président palestinien Mahmoud Abbas qui, faute d'avoir obtenu d'Israël ce qui lui permet de sauver la face, contrairement aux promesses américaines, a dû se rétracter en appelant à une reprise du dialogue avec le Hamas pour une entente nationale". Mona SALEM AFP – Jeudi 19 juin,


3 Dossier Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Michel Warschawski : La trêve à Gaza : une défaite israélienne. L’accord de trêve conclu hier entre le gouvernement israélien et le Hamas est une double victoire pour le parti islamique palestinien. Tout d’abord, il a réduit à néant la décision israélienne de ne pas traiter avec le Hamas : Ehud Olmert n’avait d’autre choix que de négocier, indirectement, avec une organisation avec laquelle il prétendait ne jamais parler. Ensuite, Israël a été obligé de cesser son agression meurtrière contre Gaza et sa population. Contrairement à ce qu’écrivent la plupart des journaux israéliens ce matin, le récent cycle de violence n’avait pas commencé avec les roquettes Qassam sur Sderot, mais avec la décision israélo-étasunienne de placer Gaza sous siège, d’imposer un embargo international sur une population de plus d’un million cinq cent mille civils et d’envoyer des centaines de tonnes de bombes et d’obus sur ce petit territoire surpeuplé pour essayer de pousser la population de Gaza à se débarrasser du gouvernement qu’elle avait elle-même démocratiquement élu. Comme quiconque qui n’est pas contaminé par l’arrogance coloniale l’a certainement compris, la violence militaire israélienne n’a fait que renforcer la popularité du gouvernement élu. On aurait pu s’attendre à ce qu’Olmert et ses généraux tirent quelque leçon du fiasco libanais de 2006 où, en réaction aux bombardements massifs israéliens et aux destructions dans Beyrouth, Tyr et Bint Jbeil, la plus grande partie du peuple libanais s’est rassemblée derrière le Hezbollah, y compris toutes ces femmes et tous ces hommes qui n’étaient certainement pas des sympathisants du Hezbollah. La fierté et la dignité sont des éléments qui rentrent dans le jeu politique, mais l’histoire a prouvé maintes fois que les gouvernements coloniaux n’étaient pas capables de les prendre en considération. L’échec de la stratégie qui visait à imposer des changements par la force militaire ne représente pas seulement une défaite pour Israël, c’est un échec de plus pour l’ensemble de la stratégie néoconservatrice US de « guerre préventive permanente contre le terrorisme ». De l’Afghanistan au Liban, de l’Iraq à la Palestine , la stratégie US a échoué, comme cela a été confirmé par le rapport Baker-Hamilton. Et la plus grande partie de l’establishment dominant aux USA prie actuellement pour que, jusqu’à ce qu’il ait définitivement disparu de la scène politique d’ici quelques mois, le président Bush ne lance pas une dernière agression dans une tentative malheureuse pour inverser ce qui a échoué de façon si pathétique au cours de la dernière décennie, un échec qui a coûté la vie à des centaines de milliers de civils innocents, surtout au Moyen-Orient. En 2006, Israël a été obligé de se retirer du Liban, laissant derrière lui un gouvernement pro-américain plus faible qu’avant. Aujourd’hui, en 2008, Israël signe une trêve avec le Hamas, qui conduit à un renforcement du pouvoir et de la popularité du Hamas en Cisjordanie aussi bien que dans la bande de Gaza. Benjamin Netanyahu a raison quand il pointe l’échec de la stratégie de guerre d’Olmert/Bush. Mais l’alternative qu’il propose à l’échec du siège et des bombardements brutaux de Gaza, c’est encore plus de brutalité, un siège plus dur et des pressions internationales plus fortes sur la population palestinienne. Ce qui ne marche pas avec la violence peut-il marcher avec plus de violence ? Très improbable ! La fierté et la dignité sont parfois plus fortes que la force militaire. Michel Warschawski publié le vendredi 20 juin 2008. Alternative Information Center traduction : JPP


3-2 Point de vue de Doron Rosenblum : Moments d¹accalmie dans un nid de coucou. Réflexions sur la trêve Israël-Hamas sous forme d¹éloge de la prudence et de l¹humilité. Beaucoup de mots entre guillemets : Rosenblum aime bien "déconstruire" (un peu) le langage]
Même le mot hébreu soigneusement choisi pour désigner la situation nouvelle (regi¹a, accalmie) atteste la condition clinique dans laquelle à la fois Israël et le Hamas se retrouvent aujourd¹hui.
Pas d¹"accord provisoire", de"cessez-le-feu" ni de "trêve", termes qu¹il est de coutume d¹employer entre des armées et des Etats pris dans un conflit ordinaire, mais "accalmie", qui renvoie aux images de cinéma où l¹on voit des malades mentaux enragés conduits à l¹hôpital psychiatrique. Dans le nid du coucou, quelqu¹un a perdu les pédales, a pris un électrochoc ou un tranquillisant et dort maintenant calmement dans sa cellule capitonnée.
Alors que s¹intensifiaient les efforts pour ramener le calme, ils ne faisaient que révéler encore plus clairement la folie de la bagarre, où l¹un des côtés ne tire que parce qu¹il le peut et l¹autre ne tire que parce qu¹il ne peut pas ne pas tirer, où la souffrance d¹un côté est compensée par la satisfaction de voir la souffrance infligée à l¹autre. "Victoire" ? Aucun des deux ne saurait dire en quoi elle consisterait.
Pendant des années, Israël, par une attitude qu¹on pourrait qualifier de "snobisme sécuritaire", a tenté de se dissocier avec dégoût des organisations terroristes et de leur logique (pour nous) de dingues. Mais, insensiblement, Israël a été happé par cette même sorte de mentalité. Le Hamas et Israël (surtout Israël) parlent de «victoire», non en termes diplomatiques mais machistes. Le vainqueur est celui qui tue le plus, ou qui tue le dernier. Il n¹est pas étonnant que, jusqu¹au dernier moment, les deux côtés étaient encore engagés dans une bataille qui déterminerait «qui [aurait] le dernier mot» (cf. notre dernier article : http://www.lapaixmaintenant.org/article1815 ), c¹est-à-dire qui se débrouillerait pour frapper l¹autre plus fort avant de s¹effondrer chacun, épuisés, l¹un sans paix et l¹autre sans Etat.
Pour de nombreuses raisons, logiques et empiriques, les adversaires de cette accalmie ont raison, en particulier quand on tire les leçons du désengagement de Gaza, du renforcement militaire du Hezbollah et de l¹oubli volontaire par Israël des mouvements de missiles le long du canal de Suez
-1après la Guerre d¹usure (1). Et pourtant, au-delà de la question pratique consistant à savoir qui (y compris Youval Steinitz lui-même) suivrait le député Steinitz (2) et ses copains, qui appellent Israël à "pénétrer dans Gaza", "frapper un coup mortel" et "vaincre le terrorisme", alors qu¹eux-mêmes avouent ne pas savoir exactement évaluer ni le coût ni les conséquences de ce qu¹ils proposent, nous devons avouer qu¹en général, Israël n¹agit que quand il n¹a pas le choix, ou quand la situation est
devenue réellement très grave. Qu¹y pouvons-nous ? C¹est une faiblesse, si l¹on peut dire.
De fait, une guerre d¹usure tous azimuts est encore en cours entre Israël et ses ennemis. Et, dans cette guerre, Israël, de par sa nature démocratique et son souci pour la vie de ses citoyens, succombe toujours le premier. Ni les postures martiales ni l¹évocation de "dissuasion" en "ayant le dernier mot"
ne peuvent dissimuler ce fait. Mais n¹est-ce pas en réalité la preuve d¹une certaine santé mentale ? Car il faut être véritablement fanatique et fou, comme le Hamas, comme Al-Qaida, pour ne pas sentir l¹usure de la guerre, justement, et peut-être ne faut-il pas avoir honte de cette faiblesse qui est la nôtre. Laissons le Hamas avoir le «dernier mot» et déclarons sa victoire dans la boue et l¹huile à fusils de Gaza. Israël vivra et prospérera, comme il l¹a toujours fait pendant les éclaircies entre deux
nuages de guerre. 
Ces jours-ci, on dénonce la "faiblesse" et "l¹indécision" de nos dirigeants (exactement comme était critiqué leur «esprit de décision» au début de la guerre du Liban), et la dernière mode est de lancer la meute sur Ehoud Barak : de demander ce qui est arrivé à sa fameuse résolution à la hache ; de
moquer ses "hésitations", ses "bégaiements"  et les "messages peu clairs" qu¹il délivre aujourd¹hui. Mais, dans la logique complexe et imprévisible du Moyen-Orient, il se peut que cette hésitation et cette prudence constituent la forme de santé mentale aujourd¹hui nécessaire, ou possible, chez ceux qui se sentent encore un peu responsabiles de notre sort. Peut-être l¹homme a-t-il appris de ses erreurs et de celles des autres. Sans nous laisser emporter par l¹enthousiasme (dans la maison de fous du Moyen-Orient, après tout, qui est lucide et modéré le matin peut piquer une crise le soir), il
faut reconnaître que cette humilité momentanée a comme un parfum de grâce. 
C¹est vrai, la logique froide dit d¹aller écraser l¹ennemi en temps voulu. Mais, comme pour le tango, il faut être deux pour pratiquer la logique. Au Moyen-Orient, il a été prouvé plus d¹une fois que la plus logique des décisions pouvait mener à la plus cruelle des surprises.
(1) La «Guerre d¹usure» entre Israël et l¹Egypte (bombardements réciproques le long du canal de Suez entre 1968 et 1970) est considérée et répertoriée, au moins en Israël, comme une guerre en soi (ndt).
 (2) Youval Steinitz (Likoud), ancien président de l¹influente commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset , est le représentant par excellence de la droite israélienne dure et va-t¹en-guerre (ndt).

Doron Rosenblum
Ha¹aretz, 20 juin 2008 Traduction : Gérard pour La Paix Maintenant
http://www.haaretz.com/hasen/spages/994599.html


3-3 Point de vue de C.Ayad & D.Mattheissent : Israël et le Hamas, de trêve lasse. Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  Extraits Bande de Gaza. Sous la pression de populations usées, les deux camps se sont entendus. La journée d’hier a commencé comme d’habitude dans la bande de Gaza, par un bilan : six Palestiniens tués dans trois raids d’hélicoptères israéliens. C’est en début d’après-midi qu’elle est sortie de l’ordinaire, lorsque l’agence officielle égyptienne a annoncé la conclusion d’une trêve entre Israël et le Hamas. L’arrêt des tirs de roquettes palestiniens vers l’Etat hébreu et des incursions et bombardements israéliens est censé entrer en vigueur à partir de 6 heures du matin demain. Israël et le mouvement islamiste, qui contrôle la bande de Gaza depuis un an, négociaient depuis des semaines par l’intermédiaire de l’Egypte, puisqu’ils n’entretiennent aucun contact direct. Le Caire, dont le chef des services de renseignements, Omar Souleimane, s’est dépensé sans compter pour arracher cet accord, a promis de lutter efficacement contre le trafic d’armes vers la bande de Gaza. Prisonniers. Mais Israël, comme le Hamas, a dû revoir ses exigences à la baisse. Le Hamas réclamait la levée du blocus de la bande de Gaza : elle sera graduelle et conditionnée à la bonne application de la trêve. Israël exigeait aussi la libération du caporal Gilad Shalit, enlevé en lisière de la bande de Gaza par des activistes palestiniens il y a deux ans, en échange d’un arrêt des incursions et bombardements. L’Etat hébreu a dû renoncer à cette exigence dans l’immédiat et le sort du caporal a été renvoyé à des discussions ultérieures. Le Hamas, qui a transmis la semaine dernière une lettre de Shalit, souhaite obtenir la libération de plusieurs centaines de prisonniers palestiniens, dont le plus célèbre d’entre eux, Marwan Barghouti, le chef du Fatah pour la Cisjordanie emprisonné depuis 2003 et condamné à la détention à perpétuité par un tribunal israélien. Barghouti, qui a déjà annoncé son intention de se présenter à la présidentielle palestinienne, reste une carte maîtresse dans les mains d’Israël dans le cadre des tumultueuses relations entre le Fatah et le Hamas. Les deux partis palestiniens ont d’ailleurs entamé, sous l’égide du Yémen, des discussions en vue d’une réconciliation encore très hypothétique. Cette trêve ne peut qu’alléger la pression sur le président palestinien Mahmoud Abbas, accusé de négocier avec Israël alors qu’1,5 million de Palestiniens subissent de plein fouet les rigueurs du blocus israélien. Pour la population de Gaza, que le blocus et les restrictions de voyager a mis à genoux, l’annonce de cette trêve est un soulagement. Mais chacun reste circonspect tant les échecs passés incitent à la prudence. Côté israélien aussi, le scepticisme domine. Limor Livnat, députée du Likoud (opposition), a déclaré à la radio militaire : «Cette trêve ne mène nulle part et ne fait que fragiliser notre sécurité. Ce sera peut-être calme pendant quelques mois mais ils [le Hamas] disent eux-mêmes qu’ils recommenceront. […] Nous aurions dû refuser ces négociations avec le Hamas qui vont à l’encontre de tous les principes de l’Etat d’Israël. […] Nous ne pouvons pas nous contenter de "peut-être dans un deuxième temps" concernant la libération de Gilad Shalit.» Lundi, devant la commission des Affaires étrangères et de la défense de la Knesset , Yossi Beiditz, chef du département de la recherche des renseignements militaires israéliens, déclarait : «Si une trêve est conclue avec le Hamas et les groupes terroristes, elle sera temporaire et fragile.» Le chef d’état-major de l’armée, le général Gaby Ashkenazi, a renchéri : «L’armée donne son feu vert à une telle trêve, tout en se préparant à agir.» CHRISTOPHE AYAD et DELPHINE MATTHIEUSSENT QUOTIDIEN : mercredi 18 juin 2008

3-2 Benjamin Barthe (Le Monde): Le tracé de l'Etat palestinien vu par Israël, selon le négociateur Mohammed Shtayyeh. Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  Assis à son bureau situé sur les hauteurs de Ramallah, Mohammed Shtayyeh, l’un des membres de l’équipe de négociateurs palestiniens pilotée par l’ancien premier ministre Ahmed Qoreï, saisit un stylo et esquisse sur une feuille volante la carte de la Cisjordanie telle que l’envisagent ses homologues israéliens au terme de l’accord de paix en cours de discussion. Son trait reproduit d’abord les contours de la barrière de séparation qui englobe les principaux blocs de colonies et annexe de facto 8 % de terres palestiniennes. Puis il délimite une large bande hachurée, le long de la vallée du Jourdain, considérée comme une "zone de sécurité". Et, enfin, il exclut la région de Jérusalem, dont les négociateurs israéliens, dirigés par la ministre des affaires étrangères, Tzipi Livni, refuse pour l’instant de parler. "Vous voyez que la proposition israélienne n’est pas sérieuse", s’exclame Mohammed Shtayyeh, directeur du Conseil palestinien pour la reconstruction et le développement et, à ce titre, responsable du dossier des infrastructures dans les négociations avec l’Etat hébreu. Le Monde n’a pas été en mesure de recouper les affirmations de M. Shtayyeh auprès de sources israéliennes. "Nous ne divulguons pas les détails des négociations. Les discussions sont difficiles mais nous progressons", se borne à déclarer Aryeh Mekel, le porte-parole du ministère des affaires étrangères. Cependant, les quelques fuites parues dans la presse ainsi que d’autres entretiens menés sous le couvert de l’anonymat avec un diplomate étranger et avec deux autres négociateurs palestiniens tendent à corroborer les propos de M. Shtayyeh. Leur précision rompt avec le quasi-mutisme auquel les négociateurs palestiniens se sont astreints depuis la relance des pourparlers de paix, en novembre 2007, lors de la conférence d’Annapolis aux Etats-Unis. Tout en exprimant leur scepticisme quant à la possibilité d’aboutir à un accord de paix d’ici à la fin de l’année conformément au voeu du président américain George Bush, ceux-ci ont toujours évité de rentrer dans les détails des cartes. Sept mois après la grand-messe d’Annapolis, alors que la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice effectuait ce dimanche une énième navette dans la région, les révélations de M. Shtayyeh trahissent donc le profond désenchantement, pour ne pas dire le ras-le-bol, qui anime la délégation palestinienne. "Nos approches sont complètement antithétiques, explique un négociateur palestinien. La nôtre consiste à partir du droit international et des frontières de 1967 et à négocier, sur cette base, quelques arrangements. Celle des Israéliens consiste à partir des faits accomplis sur le terrain. Ils disent que le droit international n’a rien à voir avec notre conflit. Ils affirment qu’ils ont un titre de propriété sur Eretz Israël (la terre d’Israël), qu’il ne s’agit pas de nous rendre des territoires, mais de nous en donner." Sur le fond, le croquis de M. Shtayyeh révèle deux éléments importants de ces négociations. Le premier est que l’Etat hébreu entend faire de la barrière de séparation sa frontière orientale avec les Palestiniens, contrairement à ses déclarations officielles et alors même que cet ouvrage a été jugé illégal par la Cour internationale de justice de La Haye. La présence au sein de l’équipe de négociation israélienne du colonel de réserve Dany Tirza, l’homme qui a dessiné le tracé de la barrière sous la dictée du premier ministre Ariel Sharon, est à ce titre révélatrice. Le second élément important est qu’Israël, conformément à ses positions passées, ambitionne de conserver une forme de contrôle sur la vallée du Jourdain, une zone que les Palestiniens revendiquent comme leur frontière avec le royaume jordanien. "Nos homologues refusent d’aborder ce dossier avant d’avoir négocié des arrangements sécuritaires", assure un membre de la délégation palestinienne. Et qu’en est-il de l’échange de terre, ce principe élaboré en 2000, à la fin du processus d’Oslo, par lequel Israël monnayerait l’annexion de certaines colonies par une cession aux Palestiniens d’une partie de ses terres ? D’après un diplomate étranger familier du dossier, "la carte israélienne ne fait pas mention" d’un tel mécanisme. "L’idée des Israéliens est que le corridor prévu entre Gaza et la Cisjordanie vaut plus que la superficie exacte sur lequel il est établi, dit-il. Ils envisagent également de donner aux Palestiniens un accès au port d’Ashdod." Confrontés à cette carte, qui est à la fois lacunaire (sur le statut de Jérusalem), floue (sur la question de la vallée du Jourdain) et expansionniste (le long de la barrière), les adjoints d’Ahmed Qoreï peinent à progresser, même sur les dossiers les moins sensibles. "Comment traiter de la question des infrastructures s’il n’est pas possible de parler de l’aéroport de Qalandiya (inclus dans les frontières municipales de Jérusalem, donc exclu des négociations) ?", s’interroge Mohammed Shtayyeh. "Comment faire avancer les tractations économiques, si l’on ne sait pas où seront situés les postes-frontières et donc les douanes ?", ajoute-t-il. La carte palestinienne semble beaucoup plus détaillée. D’après un diplomate étranger qui a pu l’examiner, elle suppose qu’Israël ne s’empare que de 2 % de la Cisjordanie et prévoit un échange de terres de taille et de qualité similaires. "Les pourparlers avancent très doucement, dit-il. A ce stade, il est normal que les négociateurs soient tentés de durcir leurs positions pour maximiser leurs gains. Il n’empêche qu’en comparant ces deux cartes, l’israélienne et la palestinienne, on se rend compte que l’écart entre les deux camps est un véritable gouffre. Benjamin Barthe - Le Monde du 18 juin 2008 Publié par Al-Oufok http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4764

n°363- Dossier de Palestine - 21-06 - Fin- : Trève !- La trêve à Gaza : une défaite israélienne.

n°363- Dossier de Palestine - 21-06 - Fin- :  Trève !- La trêve à Gaza : une défaite israélienne.                                                       


Dossier de Palestine  - Fin    

N°345                               21-06

Par M.Lemaire    



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire - Fin

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Les troupes des forces israéliennes d'occupation rompent la trêve à Gaza et tirent sur un pêcheur palestinien.

4-2 Une diplomate française retenue dix-sept heures au passage d’Erez. 5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 La colonisation n'affectera pas les négociations sur le statut final"

 5-2 Quel futur pour Israel/Palestine? Un entretien avec Noam Chomsky et Ilan Pappe.



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage. Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 Les troupes des forces israéliennes d'occupation rompent la trêve à Gaza et tirent sur un pêcheur palestinien. Au moins 3 violations israéliennes de la toute nouvelle trêve, parrainée par l'Egypte, dans la Bande de Gaza ont été répertoriées quelques heures après le début du cessez-le-feu, jeudi ; les troupes des forces israéliennes d'occupation ont ouvert le feu, à la mitraillette, sur des pêcheurs palestiniens et des fermiers.
Par Palestine Info
Selon les sources palestiniennes locales, les navires israéliens ont tiré sur des pêcheurs palestiniens qui essayaient de gagner leur vie ; il n'y a pas eu de blessés.
A l'est de Khan Younis, les chars et l'artillerie israéliens ont tiré sur des fermiers palestiniens à Khuza'a, qui, selon les sources, profitaient de la trêve pour récolter leurs cultures, en plus d'une autre attaque sur les maisons de villageois palestiniens, à l'est de Qarara ; ces attaques israéliennes n'ont pas fait de blessés.
Les médias hébreux ont reconnu les violations de la trêve par leurs troupes, prétendant que les pêcheurs palestiniens étaient en train de pêcher dans une zone "interdite", obligeant, a ajouté la source hébreu, les navires israéliens à leur tirer dessus. Les sources n'ont cependant donné aucune explication aux tirs à Qarara.

Réussite du Hamas
Entre temps, les analystes politiques israéliens ont convenu que la trêve était une grande réussite du Mouvement Hamas "à tous les points de vue", remarquant que le Mouvement accroîtrait son pouvoir militaire pendant la durée de la trêve.
Alex Fishman, analyste militaire au quotidien hébreu Yedioth Ahronoth, a dit que l'accord de trêve s'améliorerait encore, en dépit des déclarations des dirigeants politiques et militaires israéliens selon lesquelles la trêve était fragile et temporaire.
Il a ajouté que le côté israélien avait été obligé d'abandonner sa demande de lier le cas du caporal des FIO Gilad Shalit capturé, à l'accord de trêve ; pourtant, a-t-il ajouté, la seule chose qui peut être considérée comme une réussite pour Israël est la promesse égyptienne de lutter contre la contrebande d'armes entrant dans la Bande de Gaza par les tunnels, aux frontières Gaza-Egypte.
Pour sa part, l'analyste militaire du quotidien hébreu Maariv, Amir Rapaport, a affirmé que le Hamas avait réussi à imposer ses conditions à Israël en maintenant le cas de Shalit en dehors de l'accord, ajoutant que les tactiques d'usure utilisées par le Hamas contre Israël avaient réussi à forcer Israël à lever le siège sur les points de passage de Gaza ce qui, a-t-il indiqué, renforcera la position du Hamas sur la scène internationale comme Mouvement fort sur le terrain.
Il a aussi appuyé les prévisions de Fishman sur le renforcement de la force militaire du Hamas par la fabrication de davantage d'armes et l'entraînement de ses combattants, ce qui, a-t-il précisé, coûtera cher aux troupes des FIO en cas de tentative d'envahir Gaza.
De plus, Rapaport a mis en relief que l'accord de trêve enverrait un message clair au monde arabe qu'Israël ne comprend que le langage de la force, décrivant l'accalmie comme un "coup sévère" au chef de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas qui, selon le journaliste israélien, a négocié avec les Israéliens pendant longtemps mais n'a retiré aucun fruit de ces négociations.
Source : Palestine Info Vendredi 20 Juin 2008
Traduction : MR pour ISM  http://www.alterinfo.net/Les-troupes-des-forces-israeliennes-d-occupation-rompent-la-treve-a-Gaza-et-tirent-sur-un-pecheur-palestinien_a20977.html?PHPSESSID=7caac2204da525016086adb8b0c3d683


4-2 Une diplomate française retenue dix-sept heures au passage d’Erez. Franchir le point de passage d’Erez, au nord de la bande de Gaza, pour pénétrer en Israël est rarement une chose simple. Les contrôles sont tatillons, l’attente interminable et le cheminement incommode dans les différents sas. Mercredi 11 juin, une diplomate française, Catherine Hyver, consul adjointe de France à Jérusalem, ainsi qu’un agent de sécurité de la représentation française l’ont expérimenté. En pire. Pendant dix-sept heures, du mercredi à 16 h 30 au jeudi matin 9 h 30, ces deux personnes disposant d’un passeport diplomatique ont été retenues dans les locaux de ce terminal, sans boire ni manger, parce qu’elles ont refusé, comme l’autorisent les pratiques diplomatiques internationales, que leur véhicule, doté de la plaque diplomatique, soit fouillé. Au départ, cinq personnes se trouvaient à bord du véhicule diplomatique. Dont un photographe qui eut la malencontreuse idée de laisser son matériel dans la voiture avant d’emprunter la file de contrôle réservée aux non-diplomates. Les agents diplomatiques ayant affirmé que tout ce qui se trouvait à bord de leur voiture leur appartenait, y compris l’équipement du photographe, ils furent immédiatement accusés par les responsables de la sécurité d’être "des menteurs". Ceux-ci exigèrent alors une fouille complète du véhicule bien que le matériel du photographe ait pu être examiné de fond en comble. La fouille étant contraire aux usages diplomatiques et notamment à la convention consulaire de Vienne de 1963, Mme Hyver s’y est opposée. Rien n’y a fait. Pas plus les interventions de l’ambassade de France à Tel-Aviv, du consulat général à Jérusalem, du ministère israélien de la défense. Les diplomates ont proposé de sortir tous les bagages. Ce n’était pas suffisant. Un responsable du Shin Bet (sécurité intérieure) n’a cessé d’invectiver les deux diplomates. Les trois compagnons des deux "naufragés d’Erez" ont quant à eux pu finalement franchir la frontière. Vers 23 heures, le terminal a fermé ses portes. Le personnel est parti, laissant les deux diplomates assis sur des chaises en plastique dans un hall puissamment éclairé, sans une goutte d’eau, ni une miette de pain, avec les moustiques pour seuls compagnons. A leur demande, des soldats les ont accompagnés aux toilettes. A 7 heures du matin, après une nuit sans sommeil, il a fallu parlementer longuement avec la nouvelle équipe pour pouvoir accéder à la machine à café. Voyant que la sécurité israélienne n’était pas prête à céder, que la tension montait, Mme Hyver et son compagnon d’infortune ont fini par céder. La voiture fut entièrement vidée, le contenu passé aux rayons X, y compris le courrier diplomatique. UNE VIOLATION DES CONVENTIONS Selon les conventions de Vienne qui réglementent les usages diplomatiques et consulaires, les voitures sont assimilées à des locaux et sont donc inviolables. Mais depuis le début de l’année, les Israéliens ont, plusieurs fois, passé outre ces mesures de protection diplomatique. Le consul général de France, Alain Rémy, a ainsi été retenu pendant plus de trois heures, le 25 janvier, au check-point de Bethléem après avoir, lui aussi, refusé d’ouvrir le coffre de la camionnette qui le suivait et transportait des cadeaux de Noël pour des religieuses. La même mésaventure est arrivée au Père Charles-Eugène Galichet qui, ayant oublié son passeport de service, a été, pendant six heures, empêché de franchir le même check-point puis conduit au commissariat pour un interrogatoire. Enfin, depuis le 28 janvier, le bus scolaire portant une plaque consulaire qui transporte la quinzaine d’élèves palestiniens de Bethléem vers le lycée français de Jérusalem ne peut franchir le même point de passage s’il n’y a pas un diplomate à bord. Sinon, la fouille des cartables est de rigueur. Toutes les protestations et les notes verbales sont restées jusqu’à présent sans effet. 18.06.08. Michel Bôle-Richard http://www.protection-palestine.org/spip.php?article6328

 


5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion. Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 5-1 La colonisation n'affectera pas les négociations sur le statut final". Les activités israéliennes de colonisation "n'affecteront pas les négociations sur le statut final" d'un Etat palestinien et ses "frontières définitives", a assuré dimanche la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice lors d'une conférence de presse à Ramallah. "Aucune partie ne devrait prendre de mesure à ce stade qui pourrait porter préjudice au résultat des négociations. Il doit être clair que les Etats-Unis considèreront que ces activités (de colonisation) n'auront pas de conséquences sur le statut final des négociations, en particulier les frontières finales", a averti Mme Rice, en référence aux récentes annonces israéliennes de construction à Jérusalem-est. Il s'agit d'une des critiques les plus nettes exprimées par l'administration américaine face à la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Elle a également estimé que la poursuite de la colonisation et les récentes annonces faites sur la construction de colonies "ont un effet négatif sur l'atmosphère des négociations et ce n'est pas ce que nous voulons". Selon elle, les frontières devront être "négociées par les parties et selon les résolutions de l'ONU". Mme Rice a par ailleurs averti que les projets et les nouvelles constructions dans les colonies affectaient "la confiance" des Européens dans le processus de paix israélo-palestinien. Le président palestinien Mahmoud Abbas a de son côté estimé lors de la conférence de presse que la colonisation israélienne "représente le plus important obstacle dans le processus de paix". Une commission israélienne de planification urbaine a récemment approuvé un projet de construction de 1.300 logements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-est annexée. Les logements doivent être construits dans le quartier de Ramat Shlomo, qui comprend déjà quelque 2.000 unités d'habitation, dans la partie nord de la ville, selon la municipalité de Jérusalem. Mark Regev, porte-parole du Premier ministre Ehud Olmert, a pour sa part réaffirmé auparavant les positions d'Israël. "Jérusalem c'est Jérusalem, et la Cisjordanie c'est la Cisjordanie ", a-t-il dit. Il faisait ainsi allusion au fait qu'Israël considère que la partie arabe de Jérusalem conquise durant la guerre de juin 1967 fait partie de son territoire et que les constructions de logements peuvent s'y poursuivre. La communauté internationale, y compris les Etats-Unis, n'ont jamais reconnu cette annexion de Jérusalem-est, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur futur Etat. Mme Rice avait rencontré dans la matinée la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak et le chef d'état major le général Gaby Ashkenazi. Elle doit encore participer dimanche à Jérusalem à une discussion trilatérale avec Mme Livni et le négociateur palestinien Ahmad Qoreï. Dans la soirée elle est invitée à dîner par M. Olmert. 15 juin 2008 Sylvie LANTEAUME AFP

5-2 Quel futur pour Israel/Palestine? Un entretien avec Noam Chomsky et Ilan Pappe. Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs, mais doit être vu comme information  Interview réalisé par email par Frank Barat, journaliste et cameraman amateur basé a Londres entre Avril et Juin 2008. Interview d'Ilan Pappé-Noam Chomsky
Merci d'avoir accepté cet entretien. J'aimerais, tout d'abord connaître les sujets sur lesquels vous travaillez et dont vous souhaiteriez nous parler.
Ilan Pappé : Je termine actuellement plusieurs livres. Le premier traite de manière concise de l'histoire de l'occupation israélienne en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, un autre évoque la minorité palestinienne en Israël et enfin je termine un ouvrage édité comparant la situation en Palestine à celle de l'Afrique du Sud.
Noam Chomsky: Divers articles, débats, etc… Je n'ai pas suffisamment de temps en ce moment pour mener d'autres projets majeurs.
Un deputé britannique a récemment declaré, à propos d'Israël, avoir ressenti un changement notable au cours de ces cinq dernières années.
Aujourd'hui, les députés britanniques soutiennent des EDM (Early Day Motions*) condamnant plus que jamais Israël et ce même député précise qu'il est désormais possible d'émettre des critiques à l'égard d'Israël y compris lorsqu'on s'exprime sur les campus aux Etats-Unis.
De même, ces dernières semaines, John Dugard, enquêteur indépendant sur le conflit israélo-palestinien auprès du Conseil des Droits de l'Homme pour les Nations Unies, a déclaré que “la terreur palestinienne était le résultat inévitable de l'occupation”, le Parlement européen a adopté une résolution exposant “la politique d'isolement de la Bande de Gaza en tant qu'échec tant sur le plan politique qu'humanitaire”.
Enfin les Nations Unies et l'Union Européenne ont condamné Israël pour son usage excessif et disproportionné de la force dans la Bande de Gaza. Peut-on interpréter cela comme un changement d'attitude envers Israël ?
Ilan Pappé: Ces deux exemples indiquent un changement de l'opinion publique et de la société civile. Malgré cela, le problème reste le même depuis soixante ans: ces élans et ces énergies ne se concrétisent pas et n'ont pas vocation à être traduites, dans un future proche, en politiques réelles sur le terrain. Et le seul moyen de soutenir la transition d'un appui de la base vers des politiques concrètes est de développer l'idée de sanctions et de boycott. Ceci peut donner une orientation claire et une direction à prendre pour les nombreux militants et les organisations non-gouvernementales qui ont montré leur solidarité à la cause palestinienne pendant toutes ces années.
Noam Chomsky: un changement très clair est apparu ces dernières années, sur les campus américains et dans les autres auditoires également. Il n'y a pas si longtemps, une protection policière faisait partie de tout débat critique à l'égard d'Israël, les réunions étaient interrompues, les assemblées très hostiles et injurieuses. C'est tout à fait différent aujourd'hui à quelques rares exceptions près. Les apologistes de la violence israélienne tendent souvent à être davantage sur la défensive plutôt qu'arrogants ou autoritaires. Mais la liberté de critique envers Israël est très réduite parce que les faits élémentaires sont systématiquement occultés. Ceci est particulièrement vrai dans le rôle décisif que les Etats-Unis prennent en tant qu'obstacle aux options diplomatiques, à miner la démocratie et à soutenir de manière indéfectible le programme israélien visant à saborder l'éventualité d'un possible règlement politique. Mais présenter les Etats-Unis comme un ”intermédiaire légitime”, quelque part incapable de poursuivre ses objectifs bienveillants est tout à fait révélateur et pas seulement dans ce domaine.
Le terme apartheid est de plus en plus utilisé par les Organisations non-gouvernementales pour décrire les actions israéliennes envers les Palestiniens (à Gaza, les TPO mais aussi en Israël même). La situation en Palestine et Israël est-elle comparable à l'apartheid en Afrique du sud ?
Ilan Pappé : Il existe des points communs mais également des différences. L'histoire coloniale porte en elle de nombreux chapitres communs et certains aspects de l'apartheid se retrouvent dans la politique qu'Israël mène contre sa propre minorité palestinienne et contre ceux des territoires occupés. Certains aspects de l'occupation sont malgré tout, pires que la réalité de l'apartheid sud africaine et certains autres aspects dans le quotidien des citoyens palestiniens en Israël ne sont absolument pas comparables à ce que fut l'apartheid. Le point de comparaison essentiel est pour moi l'inspiration politique. Le mouvement anti-apartheid, l'ANC, les réseaux solidaires construits au fil des années en Occident, devraient inspirer une campagne pro-palestinienne plus précise et plus efficace. C'est pour cela que l'histoire de la lutte anti-apartheid doit être apprise plutôt que de s'appesantir à comparer le sionisme avec l'apartheid.
Noam Chomsky: Il ne peut y avoir de vraie réponse à cette question. Il existe des similarités et des différences. En Israël même, il y a de réelles discriminations mais on est très loin de l'apartheid en Afrique du sud. Dans les Territoires Occupés, l'histoire est toute autre. En 1997, j'ai prononcé un discours d'ouverture à l'Université Ben Gourion dans le cadre de l'anniversaire de la guerre de 1967. J'ai lu un paragraphe lié à l'histoire de l'Afrique du sud. Aucun commentaire n'a été nécessaire.
En y regardant de plus près, la situation dans les Territoires Occupés diffère de l'apartheid à de nombreux égards. Sur certains aspects, l'apartheid sud-africain fut beaucoup plus vicieux que ce qui se pratique en Israël et sur d'autres, on pourrait dire l'inverse. Pour prendre un exemple, l'Afrique du sud blanche existait par le travail noir. La grande majorité de la population ne pouvait être exclue. A un moment donné, Israël reposait sur sur une main-d'oeuvre palestinienne bon marché et corvéable à merci mais ils ont été remplacés depuis longtemps par de petites mains venus d'Asie, d'Europe de l'Est et d'ailleurs. Les Israéliens seraient soulagés si les Palestiniens disparaissaient. Et on peut dire que les politiques qui prennent forme, suivent de près les recommendations de Moshe Dayan pendant la guerre de 1967: les Palestiniens “continueront de vivre comme des chiens et ceux à qui ça ne plaît pas, peuvent partir”. D'autres recommandations encore pires ont été émises par certains humanistes américains de gauche grandement reconnus. Michael Walzer, par exemple, de l'Institute of Advanced Studies à Princeton et rédacteur du journal démocrate socialiste Dissent, a émis l'idée voilà 35 ans, que les Palestiniens étant des “marginaux de la nation”, on devrait leur “donner les moyens” de partir. Il parlait des citoyens palestiniens en Israël et c'est une idée largement reprise encore récemment par l'ultra-nationaliste Avigdor Lieberman et relayée aujourd'hui parmi les principaux courants d'opinion en Israël. Je mettrais de côté les vrais fanatiques comme le professeur de droit d'Harvard, Alan Dershowitz qui declare qu'Israël ne tue jamais de civils mais seulement des terroristes ce qui reviendrait à dire que “terroriste” signifie “tué par Israël”; et qu'Israël devrait avoir pour objectif un ratio de 1000 pour zero ce qui sous-entend “exterminer les brutes”. Ceci est lourd de sens lorsqu'on sait que ceux qui défendent de telles idées sont largement respectés dans les cercles les plus éclairés aux Etats-Unis et même en Occident. On peut imaginer ce que seraient les réactions si de tels propos étaient tenus à l'égard des Juifs.
Pour revenir à la question, il n'y a pas de réponse claire à apporter sur une possible analogie.
-Israël a annoncé récemment le boycott de la conférence des Nations Unies sur les Droits de l'Homme à Durban “parce qu'il serait impossible d'empêcher cette conférence de devenir un festival d'attaques anti-israéliennes” et a également annulé une réunion avec des officiels costaricains sous le prétexte que ce pays reconnaît formellement l'Etat palestinien. Le fait qu'Israël refuse toute forme de critique à son encontre pourrait-il se retourner contre elle ?
Ilan Pappé: On peut espérer que ce retournement de situation se produise un jour. Mais tout est lié à un équilibre des pouvoirs sur un plan global et sur un plan régional, pas uniquement aux excès israéliens. Les deux points, c'est à dire l'équilibre des pouvoirs et l'intransigeance israélienne pourraient être liés dans le futur. Si un changement apparaissait dans la politique menée par les Etats-Unis ou si son rôle hégémonique dans la région venait à changer alors l'attitude inflexible d'Israël pourrait conduire certains pays à adopter une position plus critique envers Israël et accentuer la pression sur l'état juif afin qu'il cesse sa politique d'occupation et de dépossession de la Palestine.
Noam Chomsky: On peut s'accorder ou pas de ces décisions mais elles n'impliquent absolument pas “un refus de quelque critique que ce soit envers sa politique”. Je doute que ces décisions-là puissent jouer contre Israël ou même avoir le moindre écho.
- Comment Israël pourrait-elle trouver un accord avec une organisation qui refuse de reconnaître son existence et dont le fondement même repose sur l'idée de destruction de l'Etat juif ? Si le Hamas souhaite vraiment cet accord, pourquoi ne reconnaît-il pas Israël ?
Ilan Pappé: La paix se règle entre ennemis, pas entre amoureux. Le résultat final du processus de paix peut être une reconnaissance politique islamique sur la place des Juifs en Palestine et au Moyen-Orient en général, soit dans un Etat propre soit dans un Etat “partagé”. L'OLP a entamé des négociations sans changer ses idées ce qui n'est pas si différent lorsqu'on parle de l'attitude à l'égard d'Israël. Donc la solution réside dans l'élaboration d'un texte, d'une solution et d'une structure politique qui intègrent un ensemble et qui permettent à toutes les nationalités, ethnies, religions et ideologies de cohabiter.
Noam Chomsky: Pour le Hamas, reconnaître Israël, ce serait comme si le Kadima reconnaissait la Palestine ou si le parti Démocrate aux Etats-Unis reconnaissait l'Angleterre. On peut se demander si un gouvernement dirigé par le Hamas doit reconnaître Israël ou si un gouvernement mené par le Kadima ou le parti Démocrate doit reconnaître la Palestine. Jusqu'ici tous ont refusé de le faire, bien que le Hamas ait au moins appelé à la possibilité d'une solution à deux Etats, comme le long processus international s'accorde à le faire alors que le Kadima et le parti Démocrate refusent d'aller aussi loin, restant sur une position de rejet que les Etats-Unis et Israël affichent de manière isolée depuis plus de 30 ans. Mais pour ce qui est des mots, lorsque le Premier Ministre Olmert déclare devant le Congrès américain, qu'il croit “à notre droit éternel et historique sur la totalité de cette terre” et qu'il y reçoit une ovation, il fait sans aucun doute référence non seulement à la Palestine du Jourdain jusqu'à la mer mais également à l'autre rive du Jourdain, fief historique du Likoud, une revendication qui n'a jamais été officiellement abandonnée, à ce que je sache. Pour ce qui est du Hamas, je pense qu'ils devraient renoncer à cette partie de leurs revendications et passer de l'idée d'une solution à deux états à l'idée de reconnaissance mutuelle. Il faut quand même garder à l'esprit que ses positions restent plus ouvertes que celles d'Israël et des Etats-Unis.
-Ces derniers mois, Israël a accentué ses attaques sur Gaza et évoque la possibilité d'une attaque terrestre imminente, il y a aussi une forte présomption sur son implication dans l'assassinat du leader du Hezbollah, Mughniyeh et appelle à de plus fortes sanctions (y compris militaires) contre l'Iran.
Pensez-vous que les vélléités guerrières d'Israël puissent la mener à sa propre perte?

Ilan Pappé: Oui je pense que l'agressivité se fait plus forte et Israël se montre de plus en plus hostile non seulement à l'encontre de la Palestine mais aussi à l'encontre du monde arabe et de l'Islam. L'équilibre militaire du pouvoir aujourd'hui réside dans la présence d'Israël mais cela peut changer à tout moment en particulier si les Etats-Unis réduisaient leur soutien.
Noam Chomsky: J'ai écrit il y a quelques dizaines d'années que ceux qui se proclament “défenseurs d'Israël” sont en réalité les défenseurs de sa dégénérescence et probable auto-destruction. Je crois également depuis longtemps que le choix très clair d'Israël de renforcer sa politique sécuritaire et ce, depuis le refus de paix global proposé par le president Sadat en 1971 pourrait très bien mener Israël à sa perte.
-Que faudrait-il pour que les Etats-Unis retirent leur soutien inconditionnel à Israël?
Ilan Pappé: Hors de ses frontières, un effondrement de sa politique au Moyen-Orient, en particulier à travers l'échec de l'un de ses alliés. Ou bien mais c'est moins probable, la montée d'un contre-pouvoir européen.
Sur son territoire, une crise économique majeure et le succès des forces de coalition actuelles qui travaillent au sein de la société civile pourraient provoquer ce changement.
Noam Chomsky: Pour répondre à cette question, il faut connaître les sources de ce soutien. Le secteur industriel aux Etats-Unis qui dessine les contours de la politique à mener, paraît tout à fait satisfait de la situation actuelle. L'un des indicateurs est le flux d'investissement en Israël d'Intel, Hewlett Packard, Microsoft et d'autres leaders de l'industrie high tech. Les relations militaires et de renseignements restent très fortes. Depuis 1967, les intellectuels vivent une histoire d'amour avec Israël pour des raisons qui sont d'abord propres aux Etats-Unis selon moi. Cela affecte lourdement l'image qui est donnée des évènements dans les medias et les journaux américains. Les Palestiniens sont faibles, dispersés, isolés et n'apportent rien en matière de concentration des pouvoirs aux Etats-Unis. Une large majorité des Américains soutiennent le consensus international d'une solution à deux Etats et appellent même à une égalité de l'aide entre Israël et la Palestine. Sur ce point et tant bien d'autres domaines, les deux principaux partis sont en décalage avec la population. 95% des Américains pensent que leur gouvernement devrait davantage prêter attention à l'opinion de la population, un avis rejeté parmi les élites (parfois de manière très claire, d'autres fois de manière plus discrète). La prochaine étape plus impartiale serait une “promotion démocratique” au sein même des Etats-Unis. Au delà de ce point, il faudrait que certains évènements mènent à une nouvelle répartition des intérêts parmi les elites.
-www.counterpunch.org a publié le mois dernier un débat très intéressant comparant les solutions à 1 ou 2 Etats.
Ceci est parti d'un article de Michael Neumann établissant “la solution à 1 Etat comme une illusion”suivi d'autres articles d'Assaf Kfoury titré “Un ou deux Etats? – Un Débat Stérile Fondé sur de Fausses Alternatives” ou de Jonathan Cook “Un ou Deux Etats, non, le problème est le Sionisme”.
Quelle est votre opinion sur ce point et pensez – vous que les faits sur le terrain (colonies, déviations de routes…) provoqués par Israël puissent encore laisser une place à une solution à 2 Etats?

Ilan Pappé: Les évènements sur le terrain ont condamné la solution à 2 états depuis bien longtemps. Les faits ont démontré qu'Israël n'a et n'aura jamais la volonté de laisser naître un état palestinien autre qu'un état apatride fait de deux bantoustans en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza sous un total contrôle israélien.
Il existe déjà un état et le défi est d'en changer sa nature et son régime. Que le nouveau régime et la base constitutionnelle soient bi-nationaux ou démocratiques voire les deux n'est pas si élémentaire à cet égard. Tout contexte politique qui pourrait remplacer la conjoncture raciste est la bienvenue. Et une telle situation devrait également permettre le retour des réfugiés et l'installation definitive des émigrés les plus récents.
Noam Chomsky: Il faut faire la distinction entre propositions et plaidoyers. On peut proposer que chacun doive vivre en paix. Cela devient un plaidoyer lorsque lorsqu'on dessine un schéma précis allant d'un point A à un point B. A mon sens, une solution à un seul état n'a pas grand sens, elle en a avec deux états. On a pu défendre une telle thèse de 1967 jusqu'au milieu des années 70 et c'est ce que j'ai fait, à travers de nombreux écrits, conférences et dans un livre. Les réactions, dans une grande majorité, n'ont été que fureur. Après que l'idée de droits nationaux pour les Palestiniens ait fait son chemin au milieu des années 70, il est devenu possible de prôner le bi-nationalisme (et je continue de le faire) mais seulement par le biais d'un accord à 2 états en accord avec le consensus international. Cette résultante, probablement la meilleure envisageable à court terme, est quasiment parvenue à son terme lors des négociations de Taba en janvier 2001 et selon les participants, aurait pu être atteinte si ces négociations n'avaient été interrompues par le Premier Ministre israélien, Barak. Cela fut le moment depuis 30 ans où les deux états “réjectionnistes” (U.S.A et Israel) ont brièvement mais sérieusement considéré s'aligner sur le consensus international et l'instant où un accord diplomatique a semblé pouvoir voir le jour. Beaucoup de choses ont changé depuis 2001 mais je ne vois aucune raison de croire que les conditions de l'époque ne puissent exister aujourd'hui.
Il est intéressant et je dirais même édifiant de voir que les propositions d'une solution à 1 seul état soient communément admises aujourd'hui contrairement à l'époque où sa revendication était réalisable et ne débouchait que sur des condamnations. Aujourd'hui de telles propositions sont publiées dans le New York Times, le New York Review of Books et ailleurs. On en conclura qu'elles sont acceptables aujourd'hui parce qu'irréalisables – elles restent des propositions au lieu de revendications. En pratique, les propositions apportent de l'eau au moulin du rejet américano-israélien et sapent progressivement l'unique solution bi-nationale .
Il y a deux options pour les Palestiniens aujourd'hui. L'une est l'abandon de l'attitude réjectionniste américano-israélienne et un accord reprenant les lignes de ce qui fut évoqué à Taba. L'autre possibilité est la continuation des politiques actuelles qui mène inexorablement à l'intégration de ce que souhaite Israël: au minimum, le Grand Jérusalem, les zones qu'incluent le mur de séparation (ou d'annexion désormais), la Vallée du Jourdain et les colonies de Ma'aleh Adumin et Ariel (ainsi que les liens entre ces deux colonies). Le reste (Etat Palestinien) se verra découpé en cantons ingouvernables, par de vastes infrastructures, des centaines de points de contrôles et autres dispositifs qui condamneront les Palestiniens à continuer à vivre comme des chiens.
Il ya ceux qui pensent que les Palestiniens devraient tout bonnement laisser Israël prendre le contrôle total de la Cisjordanie et poursuivre leur mouvement de revendication de droits civils et une lutte anti – apartheid. Mais c'est une illusion. Ils vont maintenir les politiques actuelles et refuseront de céder la moindre responsabilité aux Palestiniens disséminés dans la région qu'ils souhaitent voir intégrée au territoire israélien.
-Au cours de mon récent voyage en Israël / Palestine, j'ai pu noter de manière évidente (en parlant avec les gens sur place, en lisant la presse ou en regardant la télévision) qu'il existe un point qui semble grandement effrayer Israël: un boycott. Etes – vous en faveur de ce type d'action et pensez-vous qu'il puisse avoir un effet?
Ilan Pappé: J'y suis tout à fait favorable et je crois que ça pourrait avoir des conséquences notables sur le terrain.
Noam Chomsky: Les boycotts ont parfois du sens. Pour exemple, de telles actions contre l'Afrique du sud ont été efficaces même si l'administration Reagan s'est dédouanée des sanctions en déclarant l'ANC de Nelson Mandela comme organisation terroriste (en 1988). Les actions furent efficaces parce qu'un travail de terrain a été opéré en termes d'éducation et d'activisme. Avant d'être mis en place, ce boycott a reçu un soutien conséquent aux Etats-Unis via les parties politiques, les métiers et même le secteur industriel. Rien de tout cela n'a été fait de près ou de loin dans le cas qui nous intéresse. De ce fait, tous les appels au boycott se retournent inévitablement contre les Palestiniens qui subissent des politiques toujours plus dures et plus brutales.
Les boycotts, s'ils sont clairement formulés, ont parfois du sens: le boycott des fabriquants d'armes qui fournissent Israël ou de Caterpillar Corporation qui livrent des équipements pour la destruction de la Palestine. Ces opérations sont totalement illégales et les boycotts pourraient trouver un écho auprès de l'opinion publique.
Les boycotts sélectifs peuvent aussi avoir un effet sur des états beaucoup plus violents et cruels qu'Israël, comme les Etats-Unis. Evidemment, sans le soutien massif et sa participation, Israël ne pourrait pas poursuivre sa politique expansionniste illégale et ses autres crimes. Il n'y a pas d'appel au boycott contre les Etats-Unis pas par principe mais à cause du pouvoir de cette nation – des faits qui soulèvent d'évidentes interrogations relatives à la légitimité morale d'actions menées contre ses clients.
-De retour d'Israël et de Palestine, il y a quelques semaines, le Directeur de l'ICAHD (Comité Israélien contre les destructions de maisons palestiniennes) au Royaume-Uni a declaré qu'après Annapolis, “pas un pas n'avait été fait (…) au regard de la “judaïsation” du pays j'ai un sentiment de dégoût et de colère”. Pensez-vous que la résistance palestinienne (presque toujours pacifique jusqu'ici à l'exception du Hamas) pourrait revenir à une lutte armée et engendrer une troisième Intifada encore plus violente?
Ilan Pappé: Il est difficile de répondre à cette éventualité, en théorie c'est une possibilité, la question est de savoir si les résultats seraient différents des deux premiers soulèvements, mon sentiment est que c'est fort peu probable.
Noam Chomsky: Mon avis a toujours été que les leaders palestiniens ont toujours fait le cadeau à Israël et à ses soutiens aux Etats-Unis de recourir à la violence et d'appeler à la révolution – en dehors du fait, au delà des considérations tactiques, que le recours à la violence porte en lui une très lourde charge en terme d'arguments. Rien n'est plus utile aujourd'hui à Israël et aux faucons américains que l'utilisation de rockets Qassam qui les autorisent à pousser des cris d'effroi concernant le droit d'accroître le taux de mortalité à l'infini (toute victime étant classée comme terroriste). J'ai également le même avis que certains de mes amis (comme Edward Said et Eqbal Ahmad) qui ont été en contact avec les leaders palestiniens : une opposition non-violente aurait eu des perspectives considérables dans l'optique d'un succès. Et j'y crois toujours, c'est même la seule perspective possible.
-Sur quels sujets, les Organisations non-gouvernementales et caritatives travaillant pour la justice en Palestine devraient se concentrer dans les prochains mois?
Ilan Pappé: Ils savent ce qu'ils doivent faire et je n'ai pas de réels conseils à leur donner. Je crois qu'ils nous donnent des lignes directrices par leurs appels au boycott et de telles initiatives comme celles-là peuvent être très utiles. Mais le plus important serait qu'ils poursuivent leur combat pour la réconciliation et l'unité du peuple palestinien.
Noam Chomsky: L'urgence au quotidien est la lutte contre les violations inacceptables des droits de l'homme les plus élémentaires et les implantations illégales soutenues par les Etats-Unis ainsi que les projets de développement voués à miner tout accord politique. Au delà, il faut essayer d'établir la base d'un combat réussi menant à un accord prenant en compte les demandes légitimes des différentes parties – c'est un travail difficile, contraignant, qui réclame dialogue et organisation mais qui est la base d'une avancée en terme de justice et de paix. J'ai déjà exposé ce que cela comporte, par exemple commencer par une promotion efficace de la démocratie dans la superpuissance au pouvoir.
*Les Early Day Motions
Il s'agit des motions dont la discussion est renvoyée à un jour prochain. Elles sont généralement déposées par les députés " de base ", qui n'ont que peu de chances de voir leurs autres motions discutées. Presque jamais débattues, elles permettent cependant d'attirer l'attention sur un sujet et de mesurer le soutien obtenu au nombre de signatures recueillies.
Mardi 17 Juin 2008 http://www.alterinfo.net/Quel-futur-pour-Israel-Palestine-Un-entretien-avec-Noam-Chomsky-et-Ilan-Pappe_a20877.html?PHPSESSID=62ba13784bbed96375ea747bac165a32 

Rapport : Cessez-le-feu à Gaza après un an de blocus.
Les informations contenues dans ce site web vous sont parvenues via IRIN, un département d'informations humanitaires des Nations Unies, mais ne reflètent pas nécessairement les vues des Nations Unies ou de ses agences. Si vous réimprimez, copiez, archivez ou renvoyez ce bulletin, merci de tenir compte de cette réserve. Toute citation ou extrait devrait inclure une référence aux sources originales. Toute utilisation par des sites web commerciaux nécessite l'autorisation écrite d'IRIN. UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs 2008. Copyright © IRIN 2008 Après un an de blocus strict de la bande de Gaza, les habitants de l’enclave assiégée ont des raisons d’être optimistes, depuis la mise en œuvre d’un accord de cessez-le-feu entre le Hamas et Israël, le 19 juin, à six heures du matin, heure locale.
Le Hamas, groupe islamique qui contrôle Gaza depuis le renversement, en juin dernier, des forces du Fatah, faction rivale fidèle au président Mahmoud Abbas, ne reconnaît pas Israël, et le gouvernement israélien lui-même ne négocie pas directement avec le groupe islamique.
Pourtant, les deux parties ont consenti, sous les auspices de l’Egypte, à cesser les hostilités. Les Palestiniens de Gaza espèrent que cet accord permettra de mettre fin aux sanctions imposées sur les carburants, et à l’interdiction d’exporter et d’importer une majorité de produits.
Ces 12 derniers mois, surtout depuis la fin de l’année 2007, Israël a en effet limité les importations à un minimum de carburant et de produits essentiels, tels que les vivres et les médicaments. La fermeture des points de passage a abouti à une recrudescence de la contrebande dans l’enclave.
« Les seules chaussures que j’arrive à trouver pour mes enfants sont celles qui ont été passées en contrebande depuis l’Egypte », a récemment expliqué à IRIN un habitant de Gaza. « Elles sont de moins bonne qualité et plus chères que celles que nous achetions avant. Trop chères, en fait ».
Les points de passage ont également été fermés à la circulation d’une majorité d’habitants, coincés dans l’enclave, à l’exception d’une brève période au cours de laquelle les militants avaient détruit des pans du mur frontalier entre l’Egypte et la Palestine.
« Le seul moyen de partir, c’est de monter sur une Qassam », a lancé un Palestinien, sur le ton de la plaisanterie, employant le nom générique donné aux roquettes tirées par les militants palestiniens sur le sud d’Israël.
Ces roquettes suscitent des craintes chez bon nombre d’habitants et ont fait plusieurs victimes civiles.
« Cela ne fait qu’un an, et les sanctions les plus strictes n’ont été mises en place qu’en octobre. Cela ne fait pas longtemps, mais les sanctions se font déjà sentir », a indiqué Antoine Grand, du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Gaza.
Les agriculteurs sans emploi
En raison du blocus, les agriculteurs, qui cultivaient essentiellement pour l’exportation, ne peuvent pas exporter leur production ni recevoir de semences et de fertilisants. Ce blocus, auquel viennent s’ajouter les pénuries de carburant qui empêchent les paysans d’entretenir leurs champs, a contraint bon nombre d’entre eux de cesser leurs activités.
Globalement, selon les observateurs, la situation humanitaire à Gaza s’est aggravée au cours des 12 derniers mois depuis la prise de contrôle de Gaza par le Hamas, mais la crise a pu être évitée, essentiellement grâce aux efforts des organisations humanitaires.
« Personne ne meurt de faim à Gaza parce que l’UNRWA [l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens] et le PAM [le Programme alimentaire mondial] nourrissent une majorité de la population », des propos maintes fois entendus par IRIN au cours d’entretiens avec plusieurs hauts responsables humanitaires.
« Ils empêchent les populations de sombrer », a ajouté une travailleuse humanitaire, qui a souhaité conserver l’anonymat, n’ayant pas été autorisée à s’exprimer au sujet d’autres organisations.
Mais même l’aide massive apportée par les Nations Unies et les organisations non-gouvernementales (ONG) n’a pas pu compenser l’impact de ce siège sur les infrastructures de Gaza.
Les hôpitaux et autres institutions ne parviennent pas à obtenir les pièces détachées et la machinerie lourde dont ils ont besoin. L’équipement et les produits manquants vont des appareils de radiologie aux articles plus simples, tels que les ampoules électriques, les stylos ou le papier.
L’interdiction de circulation a également pénalisé de nombreux patients, qui n’ont pas pu quitter la Bande pour être soignés, ainsi que des médecins, qui n’ont pas pu suivre de formation spécialisée à l’étranger.
De même, les pêcheurs et les chauffeurs ont des difficultés à réparer leurs bateaux et leurs voitures sans matériel importé de l’étranger. Selon M. Grand du CICR, les prises de sardines, au mois d’avril de cette année, ne représentaient que 28 pour cent des captures enregistrées à la même période, en 2007.
Suspension des opérations de développement
Les opérations de développement, déjà ralenties en raison des sanctions financières internationales imposées après la victoire du Hamas aux élections de 2006, ont été d’autant plus paralysées après la prise de contrôle.
« Il nous restait à peine quelques semaines avant d’achever l’installation d’un réservoir d’eau destiné à assurer un approvisionnement régulier en eau salubre à 30 000 habitants de Rafah », a indiqué Martha Meyers, de CARE International.
CARE n’étant plus en mesure d’importer l’acier, les pompes, les canalisations et autres biens nécessaires, le projet a été suspendu et l’équipe a décidé de se concentrer sur une station de pompage-relais (le matériel nécessaire se trouvant déjà dans l’enclave), même si cela n’était pas son objectif principal.
« On ne peut pas priver les populations des produits essentiels dont elles ont besoin, juste parce qu’on est en colère contre les dirigeants palestiniens », a remarqué avec frustration un spécialiste du développement.
Source : IRIN 20 juin 2008 (IRIN)
http://www.irinnews.org/fr/...

 

21/06/2008

n°362 - Journal de la Palestine -13 au 20/06 -1- Trêve entre Israël et le Hamas - Cessez-le feu - Y a-t-il une raison d'y croire ?

n°362  - Journal de la Palestine -13 au 20/06 -1- Trêve entre Israël et le Hamas  - Cessez-le feu - Y a-t-il une raison d'y croire ?


Journal de la Palestine                                   

N°362                       13-06 au 20-06                                

M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Tiré à part

La trêve entre Israël et le Hamas à Gaza entre en vigueur aujourd'hui

Cessez-le feu - Y a-t-il une raison d’y croire ?  - (3x)

Palestine : 78% des personnes interrogées se sont dites favorables à la trêve Paroles & actions des bientôt président

cette semaine ... Tous les candidats à la Maison Blanche disent : Oui au Lobby. Résistance

Détails par région:

Décompte des pertes humaines

1 Politique Palestinienne (en Palestine toujours occupée)


Tiré à part : La trêve entre Israël et le Hamas à Gaza entre en vigueur aujourd'hui Le point sur ce que l'on sait des termes de l¹accord Israël-Hamas, conclu par l¹intermédiaire de l¹Egypte L'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza a pris effet jeudi matin à 6h.
La reprise de la livraison de produits depuis Israël vers la bande de Gaza par le passage de Sufa a eu lieu après le début du cessez-le-feu. Selon des sources militaires, le nombre de camions autorisés à livrer des produits augmenterait dimanche matin, passant de 60 à 80 ou 90.
Les forces israéliennes postées sur la frontière avec la bande de Gaza ont reçu des instructions de retenue. Elles sont censées éviter toute opération offensive. Selon ces instructions, les soldats sont autorisés à répondre en cas de feu ennemi. Mais jeudi matin, les instructions n¹étaient pas davantage précisées.
Des sources au sein du Hamas ont précisé qu¹il n¹avait pas l¹intention de déployer une force quelconque le long de la frontière pour prévenir toute opération israélienne. Ces sources ont indiqué : « Il y a une décision de toutes les factions selon laquelle chaque organisation s¹occupera du cas de quiconque violerait l¹accord. »
La branche armée du Hamas, Iz al-Din al-Qassam, a annoncé son intention de respecter le cessez-le-feu. Dans un communiqué publié alors que la trêve prenait effet, le groupe a déclaré que le cessez-le-feu « n¹était en aucune manière un cadeau gratuit » et averti Israël pour toute violation éventuelle : « Les Brigades des Qassam (Iz al-Din al-Qassam) sont prêtes à lancer une frappe militaire qui secouerait l¹entité sioniste au cas où elle ne respecterait pas tous les termes de l¹accord. L¹ennemi sioniste serait responsable de tout acte inconsidéré qu¹il commettrait. »
Le Jihad islamique a également annoncé qu¹il respecterait l¹accord.
Détails sur les termes de l¹accord
Dans une première phase, les milices doivent stopper leurs attaques contre Israël et Israël doit cesser ses incursions. Si le calme prévaut, Israël allégera dimanche le blocus de Gaza en permettant un certain nombre de livraisons. Une semaine plus tard, Israël lèvera encore les restrictions imposées aux passages frontaliers, fermés à toute livraison autre qu¹humanitaire.
Dans un avenir proche, les produits seront transférés par le point de passage de Sufa. Celui de Karni, fermé depuis l¹année dernière, sera rouvert à une date indéterminée. L¹establishment militaire souligne que les travaux de rénovation du point de passage de Kerem Shalom, gravement endommagé à la suite d¹un attentat en avril dernier, n¹avaient fait que commencer. 3 mois seront nécessaires avant la réouverture de Kerem Shalom. Ces sources militaires ont ajouté que le rythme des transferts de produits dépendrait du respect du cessez-le-feu par le Hamas. 
Lors d¹une dernière phase, les négociations aborderont l¹exigence du Hamas de réouverture du passage de Rafah entre Gaza et l¹Egypte, ainsi que la libération de Gilad Shalit par le Hamas.
Ha¹aretz, 19 juin 2008 
http://www.haaretz.com/hasen/spages/994148.html

Cessez-le feu - Y a-t-il une raison d’y croire ?  -1 - Quelques heures à peine après que les sources égyptiennes et palestiniennes avaient fait savoir qu’on était arrivé à un accord, les Israéliens lançaient des raids aériens et tuaient 6 Palestiniens, dont 5 étaient membres des Brigades Al Quds du Jihad islamique. En deux jours, les attaques militaires israéliennes avaient tués 10 personnes dans la bande de Gaza Il est pratiquement impossible pour les Palestiniens de s’empêcher d’espérer en apprenant qu’un accord tahdiya a été conclu, grâce à la médiation égyptienne, à compter du 19 juin. L’accord a été en gestation pendant des mois. Cette fois, l’accord s’est finalement conclu et il a été annoncé le 17 juin que les deux cotés s’étaient entendus pour « mettre fin à toutes les hostilités et à toutes les activités militaires » dans la bande de Gaza. Selon l’accord, les passages frontaliers réservés au commerce seront ouverts et le blocus sera levé pour les marchandises essentielles. Après deux semaines de cessez-le-feu, l’Egypte recevra les représentants du Hamas, la présidence palestinienne et les parties européennes au Caire pour discuter d’un mécanisme permettant de rouvrir le passage frontalier de Rafah, entre la bande de Gaza et l’Egypte. Apparemment, le cessez-le-feu est prévu pour six mois et, d’après l’Egypte, il sera alors appliqué en Cisjordanie.  20 juin 2008 Source : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4597

Cessez-le feu - Y a-t-il une raison d’y croire ?  -2 - Israël a toujours dit qu’il se réserve le droit d’agir indépendamment de tout accord ou de trêve conclus avec les Palestiniens. Autrement dit, il peut envahir la bande de Gaza, assassiner ses militants, araser la terre et fermer les passages à chaque fois que sa « sécurité » est menacée. Le Hamas a parfaitement saisi cela, il a donc déclaré qu’il ripostera aussitôt si Israël viole l’accord. Dans le meilleur des cas, un tel accord de cessez-le-feu constituera un tremplin pour des trêves plus globales entre Israël et les Palestiniens et, peut-être, apportera quelque paix aux habitants de la bande de Gaza qui ont souffert trop longtemps du blocus exténuant d’Israël et de ses agressions militaires continuelles. Toutefois, le scénario le plus probable - au risque d’être rabat-joie -, c’est que le cessez-le-feu apportera un répit provisoire à la population, une pause dans les attaques israéliennes contre les Gazaouis et un arrêt des tirs de roquettes artisanales palestiniennes sur Israël, mais on sera constamment au bord de la rupture. Ce n’est pas pour déprécier les efforts des Egyptiens dans leur médiation pour le cessez-le-feu, ni ceux des Palestiniens et des Israéliens qui y ont consenti, c’est surtout une analyse de la réalité plutôt que tout autre chose. Aussi longtemps qu’Israël maintiendra son occupation sur la Palestine , y compris dans sa forme révisée s’agissant de la bande de Gaza, aucun accord de cessez-le-feu ne pourra jamais être durable. Source : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4597 20 juin 2008

Cessez-le feu - Y a-t-il une raison d’y croire ?  -2 - C’est une opportunité également pour Israël. Si Gaza a pu servir les intérêts d’Israël en maintenant la désunion chez les Palestiniens, ce ne serait plus le cas avec une incursion israélienne d’envergure dans la bande de Gaza. Israël a appris avec la guerre du Liban que les incursions militaires dans un quelconque territoire inconnu peut souvent coûter très cher sans avoir à récolter des gains politiques significatifs. Ainsi, que le cessez-le-feu tienne les six mois ou non, au moins il donnera à la population un moment pour reprendre son souffle. Même, quelques mois sans bombardement israélien, sans incursions et avec un assouplissement des frontières valent mieux que la prison à ciel ouvert dans laquelle ils sont enformés depuis si longtemps. Source : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4597  20 juin 2008

Palestine : 78% des personnes interrogées se sont dites favorables à la trêve Un accord de trêve dans la bande de Gaza est négocié depuis plusieurs mois par Israël et le Hamas par l'entremise de l'Egypte, où un émissaire israélien est arrivé jeudi pour de nouvelles discussions sur cette question. (afp/7sur7) a) Côté palestinien, 78% des personnes interrogées se sont dites favorables à la trêve, mais seulement si elle englobe aussi la Cisjordanie et permet la levée du blocus imposé à la bande de Gaza.
Ce taux de soutien baisse de 20% si la trêve n'inclut pas la
Cisjordanie et ne conduit pas à la levée du blocus.
b) Une majorité d'Israéliens est opposée à un accord de trêve avec le Hamas dans la bande de Gaza, surtout s'il ne garantit pas la libération d'un soldat israélien détenu dans le territoire palestinien, selon un sondage publié jeudi.
68% des personnes interrogées se sont dites contre une trêve si elle ne prévoit pas la libération du soldat Gilad Shalit, enlevé en juin 2006 lors d'une attaque d'un commando palestinien à la lisière de la bande de Gaza, contre 30% de l'avis contraire, selon le sondage.
Même si un tel accord devait garantir la libération de Shalit, 50% d'Israéliens y sont opposés alors que 47% le soutiennent, d'après l'enquête d'opinion réalisée par l'Institut de recherche Harry S. Truman
pour la promotion de la paix, relevant de l'Université hébraïque, et le Palestinian Centre for Policy and Survey Research.
Le sondage a été réalisé sur un échantillon de 1.006 Israéliens et 1.270 Palestiniens. Sa marge d'erreur est de 3%. 12/06/08 16h16

Paroles & actions des bientôt président ...

cette semaine ... Tous les candidats à la Maison Blanche disent : Oui au Lobby.
AIPAC, au sein du Congrès, est effectivement une bête sauvage. L'ancien Président Bill Clinton l'a défini comme « extrêmement efficace ». L'ancien porte parole du Sénat, Next Gingrich, l'a appelé «le groupe d'intérêt général le plus efficace partout sur la planète ». Le New York Times comme étant « l'organisation la plus importante ayant un impact sur la relation de l'Amérique avec Israël ». Le Premier Ministre israélien mal en point, Ehud Olmert, avant son implication dans un scandale de corruption a dit : « Dieu merci, nous avons AIPAC, le plus grand supporter et ami que nous ayons dans le monde. »
AIPAC a quasiment main mise sur le Congrès US. En dehors de Walt et de Mearsheimer, d'autres critiques du lobby d'Israël sont aussi d'accord pour dire qu' AIPAC empêche toute possibilité d'un débat ouvert sur la politique des US à l'égard d'Israël. A rapprocher d'un rapport du Conseil Scientifique de Défense du Pentagone qui disait : « les musulmans ne haïssent pas notre liberté, mais plutôt ce qu'ils haïssent c'est notre politique ».
Il ne faut pas fâcher AIPAC. Il récompense qui soutient son agenda, et punit ceux qui ne le font pas. Finalement, tout est une question d'argent – tout spécialement les financements de campagnes électorales. De 2000 à 2004, selon le Washington Post, les gros bonnets d'AIPAC ont contribué à hauteur de 72 000 dollars chacun pour les campagnes et les comités politiques. Pour les politiciens pro AIPAC l'argent afflue tout simplement des quatre coins des Etats-Unis.
Chaque membre du Congrès US reçoit la newsletter bi hebdomadaire d'AIPAC, le Near East Report. Walt et Mearsheimer ont fait remarquer que « les membres du Congrès et leur personnel s'adressent généralement à AIPAC quand ils ont besoin d'infos ; on demande à AIPAC d'écrire des discours, de travailler sur des propositions de lois, de donner des conseils sur des tactiques, de rassembler des soutiens et d'orienter les votes. »
Hillary Clinton a appris il y a longtemps qu'elle ne devait pas fâcher AIPAC. Clinton avait l'habitude de soutenir un état palestinien en 1998. Elle a même embrassé la femme de Yasser Arafat, Suha Arafat, en 1999. Après bien des remontrances, elle s'est brusquement mise à défendre vigoureusement Israël, et des années plus tard elle a soutenu de tout cœur la guerre d'Israël en 2006 contre le Hezbollah au Liban. C'est probable que Clinton a obtenu une grande partie des dons des Juifs Américains pour sa campagne présidentielle de 2008.
Rice a aussi appris à partir de faits sur le terrain. Elle a essayé de redonner vie à l'éternel moribond « processus de paix » lorsqu'elle a visité le Moyen Orient en mars 2007. Avant le voyage, elle a reçu une lettre d'AIPAC signée par pas moins de 79 sénateurs US lui disant de ne pas parler au nouveau gouvernement d'unité nationale palestinien tant « qu'il n'a pas reconnu Israël, renoncé au terrorisme, et accepté de respecter les accords palestino-israéliens ».



13-06 au 20-06: Peuple Palestinien : 22 tués   -  18 blessés                             Occupants              :  0 tué      -    3 blessés


La lutte pour la libération dans les territoires occupé

Résistance              Au jour le jour

13-06 Abou Obayda, porte-parole des brigades Al-Qassam, confirme que les brigades d’Al-Qassam répliqueront à toute agression israélienne par les moyens qu’elles voient propices. « Nous ne resterons pas les bras croisés, tant que l’occupation israélienne essaie de briser notre volonté », exprime-t-il. Les brigades d’Al-Qassam continuent cependant à bombarder les colonies. Elles ne donneront jamais à cette occupation une assurance absolue d’un arrêt permanent du lancement des missiles. http://www.palestine-info.cc/fr/d 12-06 Les brigades d’Al-Qassam ont publié, plusieurs communiqués militaires. Les communiqués confirment des bombardements intensifs pratiqués contre les positions israéliennes entourant la bande de Gaza. Treize missiles Qassam et une centaine d’obus de mortier ont été tirés. http://www.palestine-info.cc/fr/d 16-06 Le Jihad islamique a annoncé lundi avoir attaqué à l'aube une unité israélienne à l'est de la ville de Khan Younès, sur la frontière entre Israël et la bande de Gaza. Le Jihad islamique a affirmé que les résistants avaient fait exploser une jeep de l'armée israélienne lors de l'accrochage. Un porte-parole militaire israélien a confirmé l'accrochage, cette source dit qui n'a pas fait état de victimes du côté israélien.. AFP 16-06 "Une personne a été  blessée  quand une roquette de type Grad tirée à partir de la bande de Gaza s'est abattue à Ashkelon", sur le littoral méditerranéen d'Israël, au sud de Tel-Aviv, a affirmé une porte-parole israelienne. AFP 20-06 Des tirs ayant blessés trois étudiants religieux près de Ramallah en Cisjordanie. Les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa ont revendiqué l’attaque, affirmant quequ'il ne respecterait "jamais" la trêve.  http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4765


Bande de Gaza - Les actions des Forces d’Occupation Israéliennes 

Au jour le jour  Infos Gaza  : Une semaine ….en Palestine occupée.

Au cours de la semaine du 12 au 18 juin les Forces d’Occupation Israéliennes (FOI) ont tué 22 Palestiniens et elles en ont blessé 18 autres.

Les conditions de vie de la population continuent de se détériorer à cause du manque de nourriture et de médicaments et de la montée vertigineuse des prix à cause du siège.

Depuis 11 mois, 900  Palestiniens emprisonnés en Israël n’ont eu droit à aucune visite Le nombre des grands malades devant se faire soigner en Cisjordanie ou à l’étranger a encore diminué. L’approvisionnement en carburants et en fioul a encore diminué cette semaine (voir tableaux en fin de rapport). Les 125 stations de pompage ont encore réduit l’alimentation en eau potable réduisant à quelques heures par jour la distribution dans les familles et les 35 stations de retraitement des eaux usées, à court de fioul, rejettent au moins 50.000 m3 à la mer ce qui peut déjà avoir des conséquences en matière de pollution environnementale Jeudi 12 juin – 07h00 -  Depuis la frontière au nord de Al Sayafa à l’extrême NO de Gaza les FOI tirent des obus en direction d’un regroupement de résistants à environ 700m de la frontière. Mohammed Jamal Doula, 20 ans  et Khaled Ahmed Zuhod, 24 ans sont démembrés par l’explosion. Les équipes médicales ayant été interdites jusqu’à 19h00, les corps des 2 résistants n’ont pu être conduits à l’hôpital que dans la soirée.

15h.40 -  l’aviation tire un missile sur des résistants des brigades Izziddin Al Qassam, bras armé du Hamas, regroupés dans Khuza’a Village à l’est de Khan Younis, 2 d’entr’eux sont blessés.

22h.30 depuis la frontière à la hauteur de Khan Younis les FOI pointent un missile sol-sol sur des résistants de Khuza’a. le missile ayant été  mal ciblé, on ne déplore aucune victime. Toutefois l’aviation intervient immédiatement sur la zone. Mousa Ahmed Hammouda, 27 ans,  Mustafa Sa’di al-Batash, 23 ans et  Mahmoud Zaki Khader, 19 ans  sont tués.

Lundi 16 – 05h.30 Des bruits de tirs et d’explosions sont entendus dans Khuza’a village. Un peu plus tard les sites internet de l’armée israélienne informent que ses troupes avaient détecté 3 palestiniens armés, tout proches de la frontière. Les FOI ont alors franchi la frontière et ab attu Yasser Fayez Abu ‘Olayan, 23 ans , ‘Alaa’ Rawhi al-Braim, 20 ans et  Mahmoud Salem Abu Shab, 19. ans . Peu de temps après des blindés se présentent sur les lieux et ouvrent le feu tous azimuts. A 08h.10 l’aviation tire un missile sur le lieu supposé regrouper la résistance de Khuz’a. 3 blessés. A 12h.00 lorsque les FOI se retirent les équipes médicales peuvent récupérer les corps des 3 résistants.

17h.30 depuis la frontière à la hauteur de Gaza Ville les FOI pointent un missile sol-sol sur un groupe de résistants à 1300m de la frontière. Mo’taz Fu’ad Tafesh, 28 ans, est tué. Un autre est  blessé. Ils étaient en train de tirer des roquettes de fabrication artisanale sur des localités israéliennes.

21h.20 l’aviation tire un missile sur l’atelier de Khalil Jawaher dans Khan Younis, l’atelier est détruit ainsi que l’atelier voisin appartenant à Ibrahim Al Bashati.

Mardi 17 – 12h.10 l’aviation tire un missile sur une voiture  engagée dans la rue Al Brouk à l’ouest de Der Al Balah. Le missile explose à côté de la voiture ce qui permet aux résistants de « l’armée de l’Islam » de s’enfuir. Par contre, Marwan Talab Mezyed, 25 ans ,Mohammed Talab Mezyed, 24 ans et  Isma’il ‘Ali Mezyed, 18 ans des civils qui étaient sur place sont blessés. Aussitôt les FOI ciblent un 2ème missile sur les résistants en fuite, 3 d’entr’eux sont blessés. Salah Saber Sallouha, 23 ans  décèdera de ses blessures quelques heures plus tard.

14h.30 l’aviation cible un missile sur une voiture qui roule à l’intersection de Al Qarrara et de Khan Khounis.  Mo’taz Mohammed Jom’a Dughmosh, 29 ans, Mohammed ‘Aamer Mohammed ‘Assaliya, 21 ans , Nidal Khaled Sa’id al-Sedoudi, 21 ans ,  Mahmoud Mohammed al-Shindi, 27 ans et  Mousa Fawzi Suleiman al-‘Adini, 35 ans  sont tués sur le coup. Leurs corps sont transportés à l’hôpital Nasser de Khan Younis. Les 5 victimes seront identifiées quelques heures plus tard comme membres de l’Armée de l’islam.  Source : Infos Gaza - 401 - 17-06

Autres sources

12-06 Tandis que les pourparlers se poursuivaient en Egypte, 13 Palestiniens ont été tués jeudi. AP ndlr : 4 des 12 ont été noté dans le journal précédent

14-06 Au moins sept Palestiniens ont été blessés samedi dans des affrontements entre plusieurs centaines de personnes et des soldats israéliens près de Bethléem en Cisjordanie occupée, ont indiqué des responsables de la sécurité palestinienne et des témoins. Les accrochages ont éclaté après qu'une dizaine de jeeps de l'armée israélienne eurent encerclé un immeuble d'habitation dans le village d'Al-Doha, bouclant les routes alentours, ont affirmé des témoins palestiniens. Un attroupement de plusieurs centaines de Palestiniens, des jeunes pour la plupart, s'est alors formé. Des Palestiniens ont commencé à lancer des pierres sur les militaires qui ont répliqué en tirant, blessant sept Palestiniens par des balles réelles ou caoutchoutées, selon les responsables de la sécurité. Une dizaine de véhicules militaires israéliens, dont des blindés, ont été dépêchés en renfort par l'armée. Les militaires israéliens ont par la suite jeté des pierres sur les manifestants palestiniens, touchant plusieurs personnes, y compris un photographe de l'AFP, et un photographe de l'agence Reuters. AFP 16-06 Khan Younès : l'armée israélienne a mené un raid aérien contre un groupe de résistants  blessant trois d'entre eux, selon les services d'urgence. AFP

16-06 Selon le Hamas, trois résistants ont été blessés dont un se trouve dans un état critique dans une frappe aérienne israélienne. AP

17-06 Six Palestiniens ont été tués dans trois attaques aériennes israéliennes sur des voitures civiles au sud et au centre de la bande de Gaza ce mardi après-midi. Les témoins ont dit que la première attaque a visé une voiture près de la ville d’Al-Qarara, au nord de la ville de Khan Younis, tuant cinq personnes et en blessant d’autres. Une deuxième attaque aérienne a visé une autre voiture près de la côte méditerranéenne, dans le governorat d’Al-Balah de Deir au centre de la bande de Gaza, tuant une personne et blessant une deuxième, dont l’une sérieusement. La troisième attaque a visé une voiture Hyundai dans la rue d’Al-Baraka dans la ville de Deir Al-Balah, moins d’une demi-heure après les précédentes attaques. Les milieux médicaux ont confirmé que trois personnes ont été blessées dans l’incursion, l’une d’entre elles sérieusement. Les attaques israéliennes ont tué neuf personnes dans Gaza en moins de deux jours. La forces terrestres israéliennes ont assassiné quatre combattants palestiniens lundi. http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4584

20-06 Des élèves d’une école talmudique orthodoxe d’une colonie de Cisjordanie ont tiré une roquette de fabrication artisanale sur un village palestinien, ont annoncé

20-20- 06 vendredi des responsables de la sécurité israélienne. Selon ces responsables, les soldats israéliens dans le secteur ont entendu une grosse explosion et ont d’abord cru à une attaque palestinienne sur la colonie d’Yitzhar où l’école talmudique est située. Un porte-parole de la police, Danny Poleg, a précisé que les policiers israéliens ont fouillé la colonie juive de peuplement et interrogé les colons sans procéder à une arrestation. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4765



4-2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)

Palestine Civils & résistants tués                              :  5.463  dont 2 par les forces d'Abbas

Civils & résistants  blessés                                                                      :  53.201   + 145 par le blocus et 5 par les forces d'abbas

Internationaux blessés                                                                             : 197 (chiffre tout a fait minimal) (balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens) Arrêtés     :                                                                                            :  47.733 En prison :                                                                                             : 11.800 Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108 Autres actes            Journalistes tués                                                                                      : 10 Journalistes blessés                                                                                :  ? + 33 Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275 2-2 Occupants: Israéliens  tués                                                                                        : 1.159                                                                                                                 ( 380 militaires/policiers) Israéliens blessés                                                                                     : 6.519                                                                                                                ( 486  militaires/policiers)


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  


1  Politique Palestinienne MM Abbas & Haniyeh.

6 fois Isma’il Haniyeh :

 Cessez-le-feu avec les israéliens,

16-06 Le premier ministre du gouvernement d'unité nationale Ismaïl Haniyeh a affirmé qu'un accord pour une accalmie avec l'occupation israélienne est proche après la séparation entre la question du soldat capturé par les factions de la résistance palestinienne à Gaza Gilad Shalit et le dossier de la trêve.
Il a exprimé son espoir que cette accalmie réponde aux demandes du peuple palestinien et que l'occupation cesse ses agressions et ouvre les passages, tout en précisant que la trêve doit être simultanée.
16 juin Isma’il Haniyeh : « il dépendra du comportement israélien. S’ils répondent franchement à la proposition égyptienne, le terrain sera prêt pour un cessez-le-feu. Le seul obstacle est le marchandage et l’ambiguïté de la part des israéliens quand ils discutent d’un cessez-le-feu avec les médiateurs égyptiens. Ils ont parlé d’un cessez-le-feu mutuel, puis d’une période temporaire, puis de rouvrir graduellement les passages frontaliers dont celui de Rafah. Ils veulent que nous assurions la police en leur nom, et les Egyptiens n’accepteraient pas cela. Nous voulons que le blocus soit levé plutôt que seulement un cessez-le-feu mutuel. C’est ce que nous voulons. » [Traduction : Info-Palestine.net] Source : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4574

Président Abbas

16 juin Isma’il Haniyeh : « L’attitude du président Abbas n’a pas changé ; il n’y a eu un changement que dans le ton, et nous avons fait bon accueil à cette nouvelle tonalité puisque nous voulons considérer le verre comme étant à moitié plein, »  Il a ajouté avoir envoyé un message au président Abbas il y a deux semaines, dont la lecture [il cite] « vous étonnera, avec des étapes que vous n’attendez pas si nous entamons un dialogue. » En ce qui concerne le président Abbas, Haniyeh a indiqué : « nous espérons qu’un accord [entre le Hamas et le Fatah] sera conclu avant la fin de son mandat, et sinon, nous déciderons quoi faire. Nous ne discuterons pas de cette question avant six mois, au plus tôt. » [Traduction : Info-Palestine.net] Source : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4574

17-06 Le premier ministre a également appelé la présidence de l'autorité palestinienne à cesser ses négociations avec l'occupation pour répondre à la décision sioniste de construire 40 mille unités coloniales. 17 Juin 2008 Source : http://www.alterinfo.net/Netanyahu-appelle-a-envahir-Gaza,-et-Bouim-a-peur-de-perdre-la-force-de-dissuassion_a20868.html?PHPSESSID=e8a4720c2dd4e3391005301e4854290b

20-06 Le président du bureau politique du Hamas a exprimé également cet optimisme réservé quand il a approuvé le cessez-le-feu et il a également prévenu Israël que s’il le violait, le Hamas rendrait aussitôt la pareille. « Si vous reculez, nous reculons » a-t-il déclaré simplement. Source : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4597 20 juin 2008

Gilad Shalit 16 juin L’un des principaux points de désaccord était le sort du soldat israélien Gilad Shalit, fait prisonnier par le Hamas en juin 2006. Israël a toujours exigé que Shallit soit libéré avant de conclure tout accord de cessez-le-feu. Le Hamas n’acceptait pas cette exigence, arguant pour sa part qu’il fallait, en échange, libérer les prisonniers palestiniens des prisons israéliennes. Selon l’Egypte, Israël a accepté de séparer le problème Shalit de l’accord de cessez-le-feu. 16 juin Haniyeh a exprimé sa volonté de résoudre le problème de Gilad Shalit, le soldat israélien fait prisonnier : « Nous souhaitons résoudre ce cas aujourd’hui si les Israéliens acceptent les demandes de ceux qui l’ont capturé. » [Traduction : Info-Palestine.net] Source : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4574

Réunions entre des responsables du Hamas et du Fatah : 16 juin Isma’il Haniyeh :  « L’unité entre la Cisjordanie et la bande de Gaza, l’unité du système politique, ce qui signifie une autorité et un gouvernement, respectant des élections démocratiques et acceptant leurs résultats, respectant la légitimité palestinienne avec tout ce que cela implique, respectant la loi fondamentale palestinienne et étant liée à elle, et la restructuration des services de sécurité palestiniens sur des bases professionnelles plutôt que sur l’affiliation politique, et sans intervention externe. [Traduction : Info-Palestine.net] Source : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4574

Forces militaires des pays arabes 16 juin Haniyeh a fait connaître son refus qu’il y ait des forces militaires des pays arabes dans la bande de Gaza. « Personne ne pense à envoyer de forces arabes à Gaza excepté la presse. Nous n’acceptons pas de forces arabes dans Gaza pour s’interposer entre les Palestiniens, mais nous sommes d’accord sur leur participation à la libération des Territoires Palestiniens Occupés. » [Traduction : Info-Palestine.net] Source : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4574

Priorités de son gouvernement, 16 juin Haniyeh a indiqué : « il y a une tendance à élever le niveau de la résistance de façon à pouvoir frapper le système israélien et changer la donne au niveau politique. Nous ne sommes pas sous pression, et en dépit du blocus qui a touché ici chaque maison, notre première priorité est de reconstruire l’unité nationale et de faire lever le siège. » Il a encore ajouté : « je crois que la région sera un meilleur endroit sans l’administration Bush, et nous nous préparons à tous les scénarios. L’unité nationale et l’appui du monde Arabe nous aideront à rester fermes face à n’importe quelle agression, et si vous me demandez où nous allons, je réponds qu’à la lumière de l’unité de notre peuple, nous allons à Jérusalem. »
[Traduction : Info-Palestine.net] Source : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4574

n°362 - Journal de la Palestine -13 au 20/06 -Suite- Trêve entre Israël et le Hamas - Cessez-le feu - Y a-t-il une raison d'y croire ?

n°362  - Journal de la Palestine -13 au 20/06 -Suite- Trêve entre Israël et le Hamas  - Cessez-le feu - Y a-t-il une raison d'y croire ?

 


Journal de la Palestine     -Suite-                              

 N°362                       13-06 au 20-06                                

M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire  -Suite-

1 Politique Palestinienne (en Palestine toujours occupée) -fin-

2 Politique Israélienne

3 Politique internationale des territoires occupés.

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5 -1 Ils ont osé tirer à balles réelles !

5-2 Une attaque brutale par des colons masqués dans le village de tentes de Sushia.

5-3 Photos de Palestine.

1-9 Action & déclaration palestinienne contre la politique colonialiste en général

15-06 Abbas a estimé,que la colonisation israélienne représentait "le plus important obstacle dans le processus de paix". Source : Sylvie LANTEAUME AFP



2  Politique Israélienne

2-2 Des Canons ... pas du beurre.

15-06 Mark Regev, porte-parole du Premier ministre Ehud Olmert, a réaffirmé les positions d'Israël. "Jérusalem c'est Jérusalem, et la Cisjordanie c'est la Cisjordanie ", a-t-il dit. Il faisait allusion au fait qu'Israël considère la partie arabe de Jérusalem, conquise durant la guerre de juin 1967, comme une partie de son territoire et que les constructions de logements peuvent s'y poursuivre. La communauté internationale, y compris les Etats-Unis, n'ont jamais reconnu cette annexion de Jérusalem-est, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur futur Etat. Source : Sylvie LANTEAUME AFP 17-06 Netanyahu appelle à envahir Gaza, et …Bouim a peur de perdre la force de dissuasion Le chef  sioniste du parti d'opposition  Likoud, Benyamin Netanyahu, a exprimé son refus de l'accalmie avec le mouvement du Hamas et les autres factions de la résistance palestinienne dans la bande de Gaza, et il soutient une vaste opération militaire contre la Bande.
Netanyahu dit à la radio hébreu qu'on ne doit pas permettre au mouvement du Hamas de préparer de nouvelles attaques contre l'Etat de l'occupation à travers une trêve, en ajoutant que le gouvernement doit utiliser toutes ses forces, maritimes, aériennes et terrestres, contre le mouvement du Hamas.
D'un autre côté, Netanyahu a appelé à l'organisation d'élections anticipées.
Dans le même contexte, deux ministres sionistes ont appelé l'armée de l'occupation à se préparer pour frapper le mouvement du Hamas à Gaza et contrôler totalement la bande de Gaza.
Le ministre Bouim Zeev a appelé le mini-conseil ministériel sioniste à prendre une décision pour lancer une vaste opération militaire contre la bande de Gaza.
Le ministre des transports sioniste Shaul Mofaz a également appelé son gouvernement à poursuivre ses frappes contre le mouvement du Hamas dans la bande de Gaza.
Source : http://www.alterinfo.net/Netanyahu-appelle-a-envahir-Gaza,-et-Bouim-a-peur-de-perdre-la-force-de-dissuassion_a20868.html?PHPSESSID=e8a4720c2dd4e3391005301e4854290b

2-4 Les grandes manœuvres

18-06 Un haut fonctionnaire du ministère de la Défense israélien a dit le 18 juin qu’Israël « épuisera toutes les possibilités » mais que le cessez-le-feu n’était en aucune manière un accord de paix. Presque dans la foulée des officiels du gouvernement israélien ont prévenu : Israël est prêt à lancer une action militaire de grande envergure à l’intérieur de la bande de Gaza. Source : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4597


2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

14-06 L’autorité d’occupation a confirmé vendredi un projet de construction de 1.300 logements supplémentaires à Jérusalem-Est, une annonce qui a été immédiatement condamnée par les autorités palestiniennes. Selon une porte-parole du ministèrede l’Intérieur de l’autorité d’occupation, Sabine Hadad, la construction de ces nouveaux appartements dans le quartier ultra-orthodoxe de Ramat Shlomo a été approuvée pour contribuer à répondre à la crise du logement à Jérusalem. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4752

14-06 Zeev Boim a déclaré à la radio israélienne que les appels d’offres allaient être bientôt lancés pour 350 appartements dans le quartier de Har Homa et pour 750 autres logements à Pigsat Zeev. Israël a occupé Jérusalem-Est lors de la Guerre des Six Jours de juin 1967. Contrairement à la communauté internationale et aux Palestiniens, Israel ne considère pas que les constructions qui s’y font entrent dans le cadre de celles des colonies juives de peuplement. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4752 15-06 La municipalité de l’occupation israélienne dans la ville occupée d’Al-Qods a signé le projet de Uri Lupolianski pour construire 40 mille unités coloniales dans plusieurs quartiers de la ville. Lupolianski a déclaré que ces unités vont être construites dans les quartiers de Tour, Al-Issaouia, Shifat et les quartiers coloniaux de Ramout et de Jilo. Il a dit à la radio hébreu, dimanche 15/6, que la ville occupée d'Al-Qods n'est pas une colonie et que la construction dans ses quartiers est continuelle, visant à encourager les nouveaux mariés à habiter dans la ville d'Al-Qods. Le journal hébreu "Haaretz" a rapporté de l'organisation sioniste "Nir Amim" que le nombre d'unités coloniales approuvées depuis le congrès d'Annapolis a atteint 7974 unités coloniales, à l'exception des 40 mille colonies approuvées Source : CPI 15/6.



3 Politique Internationale des térritoires occupés

1 Pays Arabes & voisins

Égypte Tahdiya ? : L’Egypte a le mérite d’avoir acquis ce point de départ prometteur. Il faut reconnaître au moins à l’Egypte le mérite d’avoir acquis ce point de départ prometteur. Tout de même, soyons réalistes, que pouvons-nous espérer de cette nouvelle tahdiya ? Alors que la présidence palestinienne a pris le train en marche avec un président Abbas qui a approuvé le cessez-le-feu, le calme dans la bande de Gaza ne tient toujours qu’à un fil. La méfiance mutuelle Israël/Hamas a déjà commencé à s’installer des deux côtés, chacun menaçant de riposter durement si l’autre fait un faux pas. Israël s’est avancé un peu vite, avant même que le cessez-le-feu ne voit le jour, en posant comme postulat sa crainte que les factions armées palestiniennes ne portent une attaque sur des cibles israéliennes juste avant la prise d’effet du cessez-le-feu, simplement pour chercher à en imposer. Dans un tel climat de suspicion, associé au fait que l’accord ne va même pas jusqu’à régler les questions clé de la bande de Gaza, tout est sujet au doute. Source : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4597 20 juin 2008



2 Le Monde

Usa (le parrain)

2 Les grandes manœuvres

15-06 Le processus de paix vise à parvenir à un accord d'ici la fin de l'année. Bien que cet objectif paraisse problématique, Mme Rice a affirmé qu'elle comptait "intensifier ses efforts" pour y parvenir, en privilégiant notamment les réunions trilatérales. Car "nous sommes en juin, et je pense qu'il va falloir travailler de plus en plus dur". "Je ne peux pas affirmer qu'ils parviendront à un accord", a-t-elle noté. Mais l'idée qu'il n'y a aucune chance d'y parvenir avant la fin de l'année est à mon avis erronée". Source : Sylvie LANTEAUME AFP


3 Politique colonialiste israélienne.(vue des USA)

15-06  Mme Rice a exprimé son irritation à l'égard d'un nouveau projet de construction de 1.300 logements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-est annexée. Les activités israéliennes de colonisation "n'affecteront pas les négociations sur le statut final" d'un Etat palestinien et ses "frontières définitives", a-t-elle prévenu lors d'une conférence de presse à Ramallah, en Cisjordanie. "Aucune partie ne devrait prendre de mesure à ce stade qui pourrait porter préjudice au résultat des négociations. Il doit être clair que les Etats-Unis considèreront que ces activités (de colonisation) n'auront pas de conséquences sur le statut final des négociations", a averti Mme Rice. "Le problème, c'est que depuis Annapolis, il y a eu un niveau d'activité (de colonisation) qui soulève des questions et ils doivent y répondre", a-t-elle ensuite précisé à Jérusalem au cours d'une table-ronde avec quelques journalistes. Source : Sylvie LANTEAUME AFP



2 Les institutions et leurs satellites

Ue

Réunion secrète entre l’Union européenne et Israël : Lettre de Francis Wurtz à José Barroso

Monsieur le Président, Permettez-moi de m’adresser à vous au sujet d’un fait relaté dans différents organes de presse européens et qui appelle, à l’évidence, une clarification urgente. Il apparaît que des négociations secrètes sont en cours depuis un an entre l’Union européenne et les dirigeants de l’Etat d’Israël. Non pas, hélas, pour tenter de débloquer le processus de paix avec les Palestiniens - à cet égard, on ne peut que vivement déplorer l’impunité dont bénéficient les autorités israéliennes, malgré les violations lourdes et permanentes du droit international dont ils se rendent coupables -, mais pour examiner une demande proprement inimaginable de la part de Tel Aviv : celle de conquérir les droits d’un quasi-Etat membre de l’Union européenne ! Selon certaines sources, il semblerait qu’Israël ne demande rien de moins que sa participation à tous les niveaux aux réunions de l’UE sur les questions de sécurité et de dialogue stratégique ; aux délibérations du Conseil sur le Maghreb et le Mashrek comme sur les activités de l’UE au sein de l’ONU ! Tel Aviv demanderait en outre à pouvoir participer aux Conseils traitant de thèmes comme l’économie, les finances, l’énergie, l’environnement, les transports, les medias, la jeunesse, l’enseignement supérieur ; ou encore à voir constituer une structure parlementaire conjointe Union européenne - Israël... J’ajoute que l’on apprend que la demande israélienne en question date ... du 5 mars de l’année dernière ; qu’un « groupe de réflexion » s’est réuni sur le sujet le ... 4 juin 2007 ; qu’une seconde réunion s’est tenue le 9 octobre dernier pour préparer une Déclaration du Conseil. Et tout cela sans que la moindre information n’en ait été donnée à la représentation parlementaire de l’Union ! Or, le 16 juin prochain, le Conseil d’Association Union européenne-Israël doit se réunir pour examiner officiellement ce dossier. Etant donné le contexte international dans lequel cet examen intervient- je viens de le rappeler- il paraitrait totalement inconcevable qu’une suite favorable puisse être réservée à la demande israélienne. Aussi une information autorisée au sujet de cette affaire extrêmement sensible me semble-t-elle indispensable. Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération très distinguée. Francis WURTZ Président du groupe GUE/GNL au Parlement européen 14 juin 2008 http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6790

 


Feu vert européen à une intensification des relations Union Européenne-Israël L’Union européenne a accepté le principe d’une intensification de ses relations avec Israël. "L’Union européenne est déterminée à développer un partenariat avec Israël", peut-on lire dans une déclaration adoptée par les ministres des Affaires étrangères de l’UE. Jérusalem a fait des propositions très ambitieuses pour ce partenariat et souhaite notamment participer au processus de décision des Vingt-Sept dans certains domaines, ainsi que la tenue de sommets entre les dirigeants européens et israéliens. "Israël est soutenu par pas mal d’Etats membres de l’Union européenne", a expliqué un diplomate de haut niveau. Mais le président palestinien Mahmoud Abbas a averti les Vingt-Sept que cela reviendrait à donner un feu vert à la poursuite par Israël de la colonisation des territoires occupés, ce qui risque de torpiller le processus de paix. Les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept, ont donc dans leur déclaration à replacer cette initiative dans un contexte "qui inclut notamment la résolution du conflit israélo-palestinien par le biais de la mise en oeuvre d’une solution basée sur deux Etats". Ils ont également limité la portée de leur coopération par rapport aux demandes israéliennes. L’intensification des relations portera sur la politique sociale, la coopération dans les hautes technologies et l’accès au marché européen. Ces domaines de coopération sont déjà prévus par l’accord d’association conclu il y a sept ans entre Israël et l’UE, à l’instar des accords conclus avec des pays arabes. Les pays arabes pourraient décider de boycotter le premier sommet de l’Union pour la Méditerranée (UPM), le 13 juillet à Paris, si l’UE s’engage dans cette voie. 17/06/08 http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4758


5 Médias/Vidéos 

5 -1 Ils ont osé tirer à balles réelles !

L’armée israélienne n’hésite pas à tirer à balles réelles, - avec la volonté délibérée de tuer contre une manifestation, non-violente de surcroît - contre des villageois désarmés, venus défendre leurs terres et rappeler qu’ils sont, ici, chez eux ! Ils ont, aujourd’hui, franchi, un nouveau degré dans l’escalade de la violence contre des villageois pacifiques, à Bil’in, symbole de la résistance populaire non-violente. Oui, ils ont osé ! Ils ont osé, parce qu’ils pensent qu’aucune publicité ne sera faite sur leurs actes d’assassins, parce qu’ils pensent qu’ils jouissent d’une silencieuse immunité, parce qu’ils savent enfin que le peuple palestinien est le grand oublié et que ceux qui nous gouvernent parlent beaucoup et ne font rien pour arrêter cette tuerie contre tout un peuple qui n’aspire qu’à la paix et désire faire de sa terre, la Palestine , une terre où il fera bon vivre. Bil’in, petit village de Cisjordanie. Vendredi 13 mai, comme chaque vendredi les villageois, soutenus par des Israéliens pacifistes et des Internationaux, manifestent contre le mur qui a annexé 60% de leurs terres cultivables. Sans violence, les mains nues, ils marchent vers le mur. Face à eux, de « vaillants » soldats, défenseurs de la sécurité d’Israël, cow-boys arrogants et plein de morgue, armés de leurs flingues, grenades lacrymogènes, et autres armes sophistiquées, viennent rappeler à ces « paysans » palestiniens que, s’ils se croient chez eux, c’est Israël et son armée qui entend régner ici. Soudains, des tirs. Le jeune Ibrahim tombe fauché par trois balles REELLES. Jacqueline Kissous
17 juin 2008 Voir la vidéo sur U-Tube : Video http://www.france-palestine.org/article9250.html


5-2 Une attaque brutale par des colons masqués dans le village de tentes de Sushia. B’Tselem est un groupe israélien des droits de l’homme qui a fourni des cameras aux palestiniens pour leur permettre d’avoir les preuves des agressions qu’ils subissent de la part des colons. Les Palestiniens s’en sont servi et ont réussi à filmer une attaque brutale par des colons masqués dans le village de tentes de Sushia. "Le raisonnement qui sous-tend le projet est que lorsqu’un problème surgit, plutôt que de faire une simple déclaration à la police ou à l’armée israélienne, montrer la vidéo donne beaucoup plus de poids." - http://www.alterinfo.net/Des-colons... "Lundi dernier 9 juin, six colons juifs masqués de l’avant-poste voisin illegal de Havat Ya’ir, armés de fusils automatiques et de gourdins, ont attaqué un petit groupe de Palestiniens, principalement des femmes, dans leur village de tente de Susiya, dans les collines du sud d’Hébron. Susiya, qui est situé à portée de vue de la frontière sud de la Cisjordanie avec Israël, est maintenant constitué de tentes et de grottes habités. Environ 300 personnes y vivent, sur une terre qui leur appartient légalement. Depuis 1985, lorsque les forces armées israéliennes ont détruit la vieille ville, les fermiers ont reconstruit leurs habitats à trois reprises, pour les voir chaque fois détruits, pour les forcer à abandonner leurs terres. Leurs puits ont été bouchés et les gens, qui vivent en petits groupes familiaux isolés et vulnérables, sont sous constante menace d’attaque et de harcèlement par des gangs armés venant des colonies israéliennes illégales des alentours. 16 juin 2008
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article67739 

5-3 Photos de Palestine.  

 http://poetryforpalestine.spaces.live.com/photos/cns!92AA638F9B6EA940!2383/

 

  http://www.robertbibeau.ca/palestine/Children.pps#256,2,D...

  

n°362 - Journal de la Palestine -13 au 20/06 –Suite 2- Trêve entre Israël et le Hamas - Cessez-le feu - Y a-t-il une raison d'y croire ?

n°362  - Journal de la Palestine -13 au 20/06 –Suite 2- Trêve entre Israël et le Hamas  - Cessez-le feu - Y a-t-il une raison d'y croire ?

Journal de la Palestine     -Suite 2-                              

 N°362                       13-06 au 20-06                                

M.Lemaire



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7 Dossier

7-1 Point de vue de  Pepe Escobar : Gaza Camp de Concentration Extermination...STOP.

7-2 Point de vue de Alter-info : Les habitants de Gaza sous blocus sont réellement des détenus dans un camp de concentration.

7-3 Journée internationale des réfugiés: Plus de six millions de réfugiés palestiniens dans le monde.



7 Dossier Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

7-1 Point de vue de  Pepe Escobar : Gaza Camp de Concentration Extermination... STOP La Xénophobie Anti Islam pousse l'Europe à Soutenir Inconditionnellement et à Améliorer ses Liens avec Israël.  Une attaque massive contre Gaza est en suspens mais pour combien de temps ? Pendant ce temps l'UE, servile, s'apprête à améliorer ses liens avec Israël, lui faisant quasiment bénéficier du statut de membre. Lire en pièce jointe un communiqué de la député européenne belge, Veronique De Keyser, expliquant et protestant contre les demandes exorbitantes d'Israël Le Sénateur Démocrate et candidat à la présidentielle Barack Obama est allé la semaine dernière à Washington à la conférence d'AIPAC, l'ultra puissant Comité des Affaires Publiques Amérique Israël, et a dit sans ambiguïté que Jérusalem devait être la capitale « indivisée » d'Israël. L'auditorium rempli à craquer a pu exploser de joie. Mais l'opinion publique dans le Monde Arabe –où il y a une énorme bonne volonté concernant Obama – a été consternée si ce n'est choquée.
Mais alors c'est peut être la secrétaire d'état Condoleezza Rice, qui a jeté la vraie bombe à AIPAC. Elle s'en est violemment prise comme prévu à l'Iran, au Hezbollah Shi'ite du Liban, et au Hamas en Palestine, ses mots faisant écho à ceux du candidat Républicain à la présidentielle, John MacCain. Puis, au beau milieu de son discours elle a dit :«l'extension de la violence au Moyen Orient rend la création d'un état palestinien pacifique plus urgent et pas moins urgent. »
« L'opportunité actuelle n'est pas parfaite, loin sans faut, mais c'est mieux que tout ce qui s'est présenté ces dernières années, et nous devons saisir celle-ci. Les Israéliens ont attendu trop longtemps la sécurité qu'ils souhaitent et méritent, et les Palestiniens ont attendu trop longtemps parmi les humiliations quotidiennes pour la dignité d'un état palestinien. »
il faut un énorme courage politique pour faire ce genre de remarque devant des supporters endurcis d'AIPAC, même si vous êtes la secrétaire d'état des US. Comme on pouvait s'y attendre après ces paroles, la salle chauffée à blanc a sombré dans un silence de mort.
Entrez au Goulag
Qu'en est-il des personnes dépossédées qui souffrent de ces humiliations quotidiennes auxquelles a fait référence Rice, de l'autre côté du monde, qu'en penseraient –ils ?
Gaza – principalement un immense Goulag – est actuellement un endroit encore plus désespéré que d'ordinaire. Israël a mis un embargo total sur le carburant. De nouveau la punition collective est en place – non seulement contre le Hamas, qui contrôle la Bande de Gaza depuis un an maintenant, mais contre la population civile désespérée de 1.5 millions de Palestiniens.
Pendant tout ce temps, Gaza a été bombardée et affamée à mort. Ce qui reste de terre arable a été détruit au bulldozer par l'armée israélienne. Toute cette souffrance parce que le peuple palestinien de Gaza a choisi d'être dirigé par le Hamas lors d'une élection démocratique en janvier 2005. C'est quelque chose que Washington et Tel Aviv ne peuvent tout simplement pas admettre.
Israël était juste sur le point d'envahir Gaza – une nouvelle fois. Le Premier ministre Ehud Olmert – qui fait face à un scandale de corruption – aurait été enchanté d'une telle tactique de diversion. De retour de Washington – où il a participé à la conférence d'AIPAC et a eu une réunion en face à face avec le Président George W. bush, essayant de vendre des renseignements israéliens plus actualisés sur l'Iran que les données US du NIE ( National Intelligence Estimate) – Olmert a dit, « comme cela apparaît maintenant, nous nous rapprochons d'un opération militaire à Gaza plus que tout autre type d'accord (diplomatique) ».
Israël se retient d'envahir Gaza – au moins pour le moment – non pas à cause d'un quelconque souci humanitaire. Il n'envahit pas Gaza parce qu'il craint qu'il y ait des victimes israéliennes – et surtout parce qu'il n'a pas de stratégie de retrait. L'invasion pourrait durer jusqu'à six mois – selon des experts militaires israéliens. Et puis quoi faire ?
En ce qui concerne la trêve elle est vouée à l'échec. Selon des sondages, c'est comme cela que le voit les israéliens. Et alors l'invasion sera inévitable – à nouveau. Et ce sera Israël contre le Hamas équipé d'armes de meilleure qualité.
Yuval Diskin, le chef du Shin Bet, les services de sécurité d'Israël, est convaincu que le Hamas va devenir une menace stratégique pour Israël. Le général Amos Yadlin, chef des renseignements militaires, est contre tout type de cessez le feu. Il croit que cela donnera du pouvoir au Hamas, non seulement militairement mais surtout politiquement
La logique derrière cela c'est la même vieille règle impériale du diviser pour mieux régner. Israël et les US s'accordent le droit de discuter avec le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas – considéré universellement par l'élite israélienne comme un « partenaire sûr. » Mais en même temps, Israël et les US ne veulent pas qu'Abbas parle avec le Hamas – alors même qu'ils sont tous Palestiniens.
Entrée du sauveur
Tandis que Rice s'accroche désespérément au rêve d'un plan de paix – peut être le dernier espoir de sauver l'échec de l'héritage historique de l'Administration Bush- l'élite israélienne semble toujours être enfermée dans son fonctionnement en mode guerre. Considérez Ephraim Sneh, un homme que beaucoup d'Israéliens – et de Juifs Américains – pensent qu'il devrait être le prochain premier ministre israélien. Sneh n'est pas une colombe, mais ce n'est pas un fanatique non plus. C'est un ancien vice ministre de la défense (1999 – 2001) un général à la retraite, et un député travailliste très influent au sein du parlement. Sneh s'est vendu à la conférence d'AIPAC comme ayant la solution finale pour Gaza.
Selon Sneh «le problème de Gaza c'est qu'il y a 1 million de personnes qui y vivent dans la pauvreté et maintenant n'ont aucun travail ni espoir. Et si vous voulez déraciner le Hamas – ce qu'Israël doit faire un jour – la façon de le faire ce n'est pas simplement par une opération militaire, qui briserait la force militaire du Hamas, mais aussi de permettre au gouvernement légitime du premier ministre Salam Fayyad de restaurer son autorité, et immédiatement après cela d'appliquer un plan de développement économique pour construire par le biais d'entreprises privées 100 000 emplois à Gaza. »
Sneh a une formule claire pour vendre son offre : « actuellement Gaza est comme Mogadishu (capitale du Soudan). Cela pourrait être Dubaï (dans les Emirats Arabes Unis). Ce qu'il faut c'est déraciner les terroristes et permettre aux forces démocratiques d'agir ».
Le problème de Sneh, avec toutes se propositions modérées, c'est le problème de l'élite israélienne : le Hamas est considéré comme rien d'autre qu'un gang de « terroristes » - alors que sa popularité est totalement niée.
Sneh semble même comme certains (Arabes) qui diabolisent le Hamas telle la TV Al-Arabiya , un bras médiatique armé de facto de la Maison des Sauds, qui cultive les bizarreries telles qu'un reportage intitulé « Israël se réserve l'option d'une stabilisation pacifique de Gaza ».
Selon Sneh, la côte de popularité du Hamas à Gaza est « un autre cliché sans fondement. Le Hamas n'est pas populaire à Gaza. Le Hamas contrôle Gaza par la force brutale – en fait c'est comme cela qu'ils ont pris le pouvoir à Gaza. » Ce n'est pas vrai : le Hamas a gagné une élection libre et équitable en janvier 2005, sous la surveillance de la communauté internationale. Et le Hamas est populaire parce qu'il a développé un système de sécurité sociale et à cause de son absence de corruption, à l'inverse du Fatah d'Abbas.
Entre parenthèses, Sneh connaît très bien Abbas. Ils se rencontrent « assez fréquemment ». Abbas est considéré comme « un homme de paix » qui « représente la majorité du peuple palestinien, qui veut la normalité et sait que le terrorisme est contre productif. » L'ancien premier ministre israélien, Ariel Sharon, avait l'habitude de dire la même chose d'Abbas.
Sneh rejette complètement le résultat des élections de Gaza : « ils n'avaient pas la majorité, mais ils ont utilisé le système de découpage par district pour s'approprier plus de sièges au parlement. Même lorsqu'ils étaient au sommet de leur influence, ils représentaient seulement 43 % de la population palestinienne. Actuellement ils sont moins populaires qu'ils ne l'étaient par le passé. »
Les politiciens dans les démocraties occidentales ne peuvent que rêver d'avoir 43% de vote. Les présidents US sont élus par moins d'un quart de toute la population. En janvier 2005, le Hamas a obtenu 75 des 118 sièges.
Sneh insiste sur le fait que le Hamas « a prouvé qu'ils ne peuvent pas résoudre les problèmes généraux de Gaza. Ils ne peuvent construire la stabilité, ils ne peuvent pas construire la prospérité. Ils ne peuvent pas nourrir les enfants de Gaza avec des balles de fusils ». Il pourrait ajouté que personne ne peut construire quoi que ce soit dans un Goulag sous total embargo.
Donc Gaza peut être un nouveau Dubaï – mais d'abord le Hamas doit être écrasé. Quiconque est familier de Gaza sait que cette proposition schizophrénique ne se réalisera jamais – sauf si 1.5 millions de personnes sont exterminées. Il semble que « Mogadishu » est là pour rester.
Mais tout le drame de Gaza va bien au-delà du Hamas. C'est directement lié à la confrontation plus large entre Israël et les US contre l'Iran – et la campagne ininterrompue de diabolisation contre l'Iran à la fois en Israël et aux US.
La République Islamique soutient activement la Syrie , le Hezbollah, et le Hamas. Bien qu'il ne le déclare pas publiquement, écraser le Hamas et handicaper l'Iran est essentiel pour la faction des élites israéliennes sionistes et militaristes, pour faire avancer le plus grand projet de « Eretz Israël. « Ce Grand Israël devrait inclure la majeure partie si ce n'est toute la Cisjordanie , Gaza, le Golan et le Sud Liban jusqu'à la rivière Litani, une source extrêmement précieuse d'eau et une raison majeure de l'attaque israélienne contre le sud Liban lors de la guerre de 2006, que le Hezbollah a gagné.
Donc est ce bien Dubaï ou Mogadishu ? Au-delà de tout cela, il s'agit de l'Iran et de l'eau.
Pepe Escobar
14/O6/08
Traduction Mirelle Delamarre http://www.planetenonviolence.org/Gaza-Mogadishu-ou-Dubai-Pepe-Escobar-La-Xenophobie-Anti-Islam-pousse-l-Europe-a-Soutenir-Inconditionnellement-et-a_a1605.html?PHPSESSID=dd0de3f72622618035d048126e5cdce2


7-2 Point de vue de Alter-info : Les habitants de Gaza sous blocus sont réellement des détenus dans un camp de concentration. Déjà contraints de vivre entassés les uns sur les autres, les habitants de Gaza sous blocus sont réellement des détenus dans un camp de concentration, écrit Saleh Al-Naami Après une année complète de blocus, Israël — sous les yeux de la planète — continue à priver de nourriture et à punir collectivement la population civile de Gaza, ostensiblement pour se venger du peuple de Gaza qui s’était démocratiquement exprimé et qui continue à faire le choix de la résistance à l’occupation plutôt que celui de l’humiliation, de la trahison et de la servitude. Zahir Abu Shaaban a vécu dans l’incertitude ces sept derniers mois. Il a peur que le rêve de sa vie — achever ses études universitaires supérieures de génie informatique aux Etats-Unis — ne se transforme pas en réalité. Il avait pensé que son rêve était à portée de la main quand il s’est vu attribuer une bourse d’études par le programme Fulbright, que le département d’état des États-Unis attribue tous les ans à un certain nombre d’étudiants palestiniens. Abu Shaaban et six autres Palestiniens ont été selectionnés parmi des centaines de candidats, et Abu Shaaban avait imaginé que le département d’état garantirait son voyage et celui de ses collègues. Il a été douloureusement déçu lorsqu’Israël a bloqué son voyage. Les services israéliens de renseignements ont même essayé d’exercer un chantage à son égard, stipulant que pour pouvoir voyager il devrait se transformer en informateur et fournir des informations sur les mouvements de résistance. Mardi dernier, Abu Shaaban s’est présenté au bureau du Shin Bet à la frontière d’Erez pour obtenir la permission de voyager à Jérusalem afin d’obtenir un visa d’entrée aux Etats-Unis auprès du consulat américain. Il a déclaré à « Al-Ahram Weekly » qu’il s’était étonné que l’officier du Shin Bet ait essayé de lui faire du chantage. L’officier a en effet demandé à Abu Shaaban de l’informer au sujet de tous les employés de l’université islamique affiliés au Hamas, juste parce qu’il y travaille en tant que maître-assistant. Abu Shaaban a essayé de convaincre l’officier qu’il était indépendant et n’appartenait à aucune organisation, mais l’interrogateur était obstiné et cassant : soit Abu Shaaban acceptait de coopérer avec les services israéliens, soit il devrait abandonner l’espoir de poursuivre ses études aux Etats-Unis. Après qu’Abu Shaaban ait repoussé les menaces et le chantage de l’officier, lequel a essayé durant deux heures de le convaincre, il a été jeté hors du bureau et obligé d’attendre deux heures jusqu’à ce que les soldats lui rendent sa carte d’identité et lui ordonnent de retourner à Gaza. Il y a actuellement 4000 Palestiniens qui étudient à l’étranger mais se languissent de Gaza en raison du siège et du refus des autorités israéliennes de leur permettre de réintégrer leurs universités. John King, directeur de l’UNRWA [United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees] était le premier à faire le rapprochement entre la vie dans la bande de Gaza sous blocus et la réalité d’une prison. Il avait estimé que du point de vue des services fournis, les conditions de vie des détenus en prison sont encore meilleures que celles des Palestiniens qui vivent dans la bande de Gaza. Quiconque prend honnêtement en compte les conditions de vie dans Gaza trouvera frappant la ressemblance avec la vie en prison. Ce sont 178 Palestiniens qui sont morts jusqu’à maintenant parce qu’ils ont été empêchés de quitter la bande pour suivre un traitement médical à l’étranger. Rami abdu, porte-parole du Comité Populaire pour la Résistance au Siège, a indiqué au « Weekly » que 30% des patients qu’Israël a empêchés de se déplacer à l’étranger étaient des enfants de moins de 15 ans. Abdu a indiqué également que ce pourcentage n’incluait pas les centaines de malades et de blessés qui ne tentent même pas de quitter Gaza parce qu’ils sont certains que les occupants [Israël] rejetteront leurs demandes. Farah Said Al-Sawaf, âgée de deux ans, souffre d’une tumeur à son rein droit. Ses parents veulent organiser un voyage à l’extérieur pour qu’elle suive un traitement mais les occupants n’ont toujours pas accepté leur demande. La semaine dernière, la mère de Farah a participé à une conférence de presse organisée par les familles des enfants malades qui ont été empêchés de quitter le territoire. En pleurant, elle a demandé, « qui peut supporter tant de douleur ? Qu’est-ce que je peux faire alors que mon enfant meurt dans mes bras ? Seulement quelques heures nous séparent de son destin. » Le cas de Mohamed Bulbul, lui aussi âgé de deux ans, n’est pas moins tragique. Il a une tumeur à l’estomac et son père explique qu’il doit suivre un traitement de radiologie dans les 10 jours, sinon il mourra. Pour poursuivre l’analogie, des détenus en prison ne sont en général pas privés de lumière le soir, mais les Palestiniens qui vivent sous le siège dans la bande de Gaza se sont accoutumés à la vie dans l’obscurité quand l’électricité est interrompue pendant des heures. Israël limite la quantité du combustible entrant dans le territoire pour faire fonctionner l’unique station de production d’électricité. Par conséquent toutes les familles palestiniennes passent leurs soirées à la lueur de chandelles ou dans une profonde obscurité. Dans cette prison, les gens se sont également accoutumés à faire de longues distances à pied à cause de la forte diminution du nombre de taxis qui roulent suite au manque drastique de carburant. N’importe qui se tenant près de la route de Salaheddin, qui relie la bande de Gaza du nord au sud, verra des centaines de personnes marchant à pied comme si elles suivaient un entraînement. De plus, en raison des marchandises en nombre limités autorisées à entrer, beaucoup de magasins ont fermé leurs portes. Et les magasins qui ont une partie de ce dont les gens auraient besoin en ont réduits à fermer leurs portes tôt à cause du manque de clients — un effet de la détérioration des conditions économiques et de l’incapacité des voitures de rouler par manque de carburant. Les conditions environnementales dans cette vaste prison se sont sérieusement détériorées en raison de la pollution provoquée par l’utilisation d’huile de cuisine comme carburant pour les voitures suite à la pénurie d’essence. Suleiman Al-Awawdeh, un mécanicien, a indiqué au « Weekly » que la pollution provient de l’incapacité des voitures de consumer entièrement l’huile de cuisine, qui se répand dans l’air en étant pollué avec du gaz oxydé. Les milieux médicaux dans la bande de Gaza ont confirmé que ceci contribuait au développement de maladies cancéreuses. Par conséquent, n’importe qui se déplaçant dans les rues de Gaza notera que beaucoup de personnes portent des masques afin de limiter la quantité de gaz oxydé qu’elles inhalent. La vie dans cette prison a diminué les espoirs et les ambitions de chacun au point que l’on commence à considérer le minimum pour vivre comme un luxe dont on peut se passer. Osama Abu Sharaf, âgé de 44 ans, vit dans la ville de Deir Al-Balah. La semaine dernière, à l’insistance de ses quatre enfants, il a essayé de trouver un genre de melon qui est connu pour sa douceur. Il a dit au « Weekly » avoir vérifié tous les stands de fruits exposés le long de la section de la route Salaheddin qui relie Deir Al-Balah au camp de réfugiés d’Al-Nuseirat au centre de la bande de Gaza, mais qu’il n’a pas trouvé ce qu’il cherchait. Chaque année à cette saison ces stands sont remplis de ce genre de melons, mais les fournisseurs ont dit à Abu Sharaf qu’il n’en trouverait pas cette année. Ce melon est cultivé dans des serres chaudes dans les zones agricoles le long de la frontière à l’est de la bande de Gaza, près d’Israël. Les bulldozers israéliens ont détruit les serres chaudes, les mettant à terre. Parmi les implications les plus sérieuses du siège se trouve la détérioration générale des conditions économiques. Maher Al-Taba, directeur des relations publiques à la chambre de commerce palestinienne, indique que les pertes subies par l’économie palestinienne dépassent le milliard de dollars. Un rapport qu’il avait préparé un an auparavant au moment où le siège a été imposé relève que les pertes directes dues à la seule fermeture des postes-frontières commerciaux représentaient environ 360 millions de dollars. Al-Taba indique que le siège a détérioré les secteurs de la production, de l’investissement, du commerce extérieur, de l’agriculture, de l’industrie et d’une façon générale du travail. Cette détérioration a produit des problèmes sérieux sur les plans sociaux et psychologiques, ainsi que sur le plan de la santé et de l’éducation. La décision d’Israël d’annuler les procédures douanières concernant la bande de Gaza a fait s’arrêter les importations directes dans Gaza, privant l’autorité palestinienne de recettes douanières substantielles. Al-Taba ajoute que la décision israélienne de rouvrir le poste-frontière de Sufa au sud de la bande de Gaza pour l’entrée de l’aide humanitaire, de produits alimentaires, de fruits et de fournitures médicales n’est pas suffisante pour répondre aux besoins du territoire. Le poste frontalier n’est pas équipé pour recevoir des marchandises et dans le passé il a seulement été employé pour le passage de matériaux de construction, alors que le poste frontalier de Karam Abu Salem, à l’est de Rafah, était employé pour les marchandises et les fournitures de base. Al-Taba indique que les postes de Sufa et de Karam Abu Salem peuvent gérer 70 à 100 camions par jour, alors que les besoins quotidiens de la bande de Gaza nécessitent de 150 à 200 camions de marchandises pour simplement répondre aux nécessités de base. Le siège a également un impact négatif sur les institutions d’enseignement par manque de fournitures scolaires. D’ailleurs, beaucoup de familles palestiniennes sont incapables de payer des frais d’inscription à l’université à leurs enfants ou d’acheter les sacs et uniformes pour l’école. Al-Taba s’attend à ce que cette réalité conduise les enfants et la jeunesse de Gaza « à un profond sentiment d’abandon » et au chômage dans le futur. Selon le Bureau central palestinien de statistiques, approximativement 20% de la jeunesse palestinienne veut émigrer à l’étranger et des milliers l’ont fait en 2006. La bande de Gaza est considérée comme ayant la densité de population la plus élevée dans le monde. Un million et demi de personnes vivent sur une surface de 365 kilomètres carrés. Même sans blocus ce territoire peut être considéré comme une prison, mais le siège impose sa réalité à tous. Plus qu’une prison, la bande de Gaza est le propre camp de concentration d’Israël. http://www.alterinfo.net/Le-goulag-israelien_a20956.html

7-3 Journée internationale des réfugiés: Plus de six millions de réfugiés palestiniens dans le monde.
A la veille de la Journée internationale des réfugiés, Bureau central palestinien de statistique (PCBS) a publié une étude statistique sur la situation des réfugiés palestiniens. Les principales conclusions sont résumées comme suit:
-- Selon l'UNRWA dossiers des réfugiés palestiniens enregistrés au total de 4,56 millions à la fin de 2007, dont 41,7% en Jordanie, 23,0% dans la bande de Gaza, 16,3% en Cisjordanie, 9,9% en Syrie et 9,1% au Liban. Environ 1,5 millions de Palestiniens réfugiés sont estimés comme non-réfugiés enregistrés. Par conséquent, le total de réfugiés palestiniens de plus de six millions de dollars.
-- Le pourcentage des réfugiés palestiniens dans le territoire palestinien 2006, représente 44,6% du total territoire palestinien population, dont 19,4% en Cisjordanie et 25,2% dans la bande de Gaza
-- Les réfugiés dans le territoire palestinien sont qualifiés de population jeune, 45,8% d'entre eux sont âgés de moins de 15 ans par rapport à 45,3% pour les non-réfugiés. D'autre part, 2,8% des réfugiés âgés de 65 ans et plus, comparativement à 3,1% pour les non réfugiés dans le territoire palestinien pour l'année 2006.
-- Le pourcentage de réfugiés palestiniens de moins de 15 ans du nombre total de réfugiés en Jordanie en 2000 ont atteint 41,7%, 33,1% en Syrie en 2003, et 33,0% au Liban en 2006.
-- Taux de masculinité de la population réfugiée dans le territoire palestinien est presque identique à celle de la non-réfugiés à 101,8 et 102,0 hommes pour un à cent femmes respectivement, par rapport à 102,3 pour les réfugiés palestiniens en Syrie, et 98,5 pour les réfugiés palestiniens au Liban.
-- Taux de fertilité total des réfugiés dans le territoire palestinien était de 4,9 naissance par femme en 2006, d'autre part le taux de fécondité total des femmes de réfugiés palestiniens en 2000 en Jordanie était de 4,6 enfants par rapport à 2,4 en Syrie et au Liban, 2,3 en 2006.
-- La taille moyenne des ménages pour les réfugiés dans le territoire palestinien pour 2006 était de 6,3 personne. Considérant que, en Jordanie, la Syrie et le Liban sont 5,4, 4,1 et 3,8 respectivement.
-- 2,6% des réfugiés palestiniens sont handicapés par rapport à 2,4% pour les non-réfugiés.
-- 9,8% des réfugiés palestiniens souffrent des maladies chroniques et de recevoir des médicaments qui est plus élevé que le taux national de 9,6% et les non-réfugiés pourcentage de 9,4%.
-- Pourcentage des ménages pauvres dirigés par des réfugiés palestiniens est de 43,1% du total des ménages pauvres dans le territoire palestinien.
-- Taux de chômage des réfugiés palestiniens de 15 ans et plus dans le territoire palestinien au cours du premier trimestre de 2008, a été de 26,1% par rapport à 20,0% pour les non réfugiés.
-- Environ 62,5% des salariés sont salariés (67,7% pour les réfugiés et 58,9% pour les non-réfugiés). Le pourcentage de ceux qui sont propriétaires de leur entreprise est de 24,3% (21,0% pour les réfugiés et 26,5% pour les non-réfugiés).
-- Taux d'analphabétisme des réfugiés palestiniens de 15 ans et plus dans le territoire palestinien au cours du premier trimestre de 2007, était de 5,7% par rapport à 6,5% pour les non réfugiés.
-- Taux d'analphabétisme parmi les réfugiés palestiniens en Jordanie, les camps de réfugiés en 2000 était d'environ 17,6%, en Syrie, le taux en 2006 était de 16,5%, au Liban et le taux en 2006 était de près de 25,5%.
-- Taux d'abandon pour les réfugiés âgés de 6 ans et plus dans les écoles dans le territoire palestinien en 2006 a atteint 22,6%, dont 23,4% pour les hommes et 21,8% pour les femmes par rapport à 27,2% pour les non-réfugiés, dont 28,6% pour les hommes et 25,7% pour les femmes.
Bureau central palestinien de statistique (PCBS)
Loay Shehadeh
Directeur du Service des relations publiques
Bureau central palestinien des statistiques
PO Box 1647, Ramallah

7-4 Salam Fayyad, un Premier ministre technocrate expatrié et obscur. Lorsqu’il a été appelé par le président Mahmoud Abbas à conduire le gouvernement palestinien après la chute de Gaza aux mains du Hamas, il y a un an, peu de Palestiniens connaissaient son nom. Les rares Palestiniens qui avaient entendu parler de Salam Fayyad le considéraient comme un technocrate expatrié et obscur, n’ayant qu’une vague idée de leurs problèmes quotidiens. Un an plus tard, l’ancien fonctionnaire international à la Banque mondiale et au FMI, arrivé au pouvoir en l’absence de toute base populaire, cherche à faire passer auprès de son peuple un message d’espoir. Cet économiste formé aux Etats-Unis, souvent en désaccord avec certains responsables du Fatah d’Abbas, tranche avec les leaders palestiniens formés à l’école de la guérilla contre Israël, laquelle n’a pas jusqu’à présent atteint son objectif d’aboutir à la création d’un Etat palestinien. Le langage de Fayyad est, lui aussi, différent. Bien qu’il soit très critique envers l’occupation israélienne, il veut que les gens cessent de se plaindre et abordent de façon positive la dure réalité des choses. "Arrêtons de discuter et de nous plaindre. Il y aurait même de quoi pleurer. Mais nous devrions plutôt agir et créer des faits positifs sur le terrain. Mon message, c’est que nous pouvons accomplir, pour faire avancer notre cause, des choses dont le monde entier parlera, et avec respect", confie-t-il dans une interview à Reuters. Soutenu par les Etats-Unis et les autres puissances occidentales, qui ont levé leurs sanctions contre le gouvernement palestinien lorsque Mahmoud Abbas en a évincé les dirigeants du Hamas, il y a un an, Fayyad travaille étroitement avec les donateurs d’aide pour assainir les finances publiques et promouvoir en Cisjordanie des investissements porteurs de croissance. Sa formulation "faits sur le terrain", longtemps associée aux faits accomplis de l’occupation israélienne, vise à convaincre ses compatriotes de prendre eux-mêmes leurs affaires en main pour améliorer leur quotidien. "Aujourd’hui nous reprenons l’expression pour lui donner un autre sens, celui de la création de faits positifs sur le terrain pour répondre à notre aspiration à la liberté", explique-t-il. Fayyad ne manque pas d’adversaires, notamment au sein du Fatah, où certains aimeraient le voir laisser filer les dépenses et d’autres craignent de l’avoir comme adversaire lors d’une future élection présidentielle. Mais Fayyad, ancien ministre des Finances de Yasser Arafat, puis du gouvernement d’Abbas dominé par le Hamas, s’empresse de dissiper cette crainte. "Je ne brigue aucune fonction élective", assure-t-il à 56 ans. Depuis qu’il dirige le gouvernement, sa devise est de "construire un Etat malgré l’occupation", ce qui ne l’empêche pas de réclamer d’Israël qu’il desserre son étau sur l’économie palestinienne. "Le statu quo est un désastre", estime-t-il. Fayyad parcourt les villages et les camps de réfugiés pour écouter les doléances, marteler son message "positiviste" et faire connaître ses projets communautaires, que ce soit des forages de puits ou des agrandissements d’écoles. "Lorsque je viens parler aux gens je cherche à extirper le défaitisme de leur esprit", explique Fayyad, qui cherche aussi à consolider les forces de sécurité palestiniennes pour convaincre Israël et les Etats-Unis que l’Autorité palestinienne peut assurer elle-même les tâches de sécurité. L’opinion publique palestinienne, où sa gestion stricte des dépenses publiques tranche avec les subventions généreuses auxquelles les Palestiniens avaient été habitués dans le passé, est partagée sur l’action de Fayyad, note l’analyste Abdel-Majid Soueïlem. "Il y en a qui le considèrent comme l’homme du FMI chargé de mettre en oeuvre ses directives et il y a ceux qui le voient comme un homme qui tient ses promesses et qui fait la différence", résume-t-il. "Mais il a sans aucun doute un programme. Il pense que les gens peuvent affronter l’occupation (...) sans se soumettre politiquement et sans recourir à la violence", ajoute Soueïlem. La prochaine élection présidentielle est prévue en 2010. Abbas a proposé de l’avancer mais cela paraît peu réalisable dans la situation actuelle de partition entre Gaza et la Cisjordanie. Le moment venu, la politique menée par Fayyad pourrait peser dans la balance, bien que l’intéressé nie farouchement nourrir des ambitions politiques personnelles. "Lorsque je quitterai mon poste actuel, je ferai quelque chose de complètement différent", affirme-t-il. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4752

n°362 - Journal de la Palestine -13 au 20/06 –Fin- Trêve entre Israël et le Hamas - Cessez-le feu - Y a-t-il une raison d'y croire ?

n°362  - Journal de la Palestine -13 au 20/06 –Fin- Trêve entre Israël et le Hamas  - Cessez-le feu - Y a-t-il une raison d'y croire ?


 

Journal de la Palestine     -Fin-                              

N°362                       13-06 au 20-06                                

M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire  -Fin

7 Dossier -Fin

7-5 Point de vue de Ran HaCohen : Colonialisme, Sionisme : Attention à Ehud Barak !

7-6 Palestine-info. : Haniyeh et le dialogue inter-palestininen.

8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

8-1 Interview de Daniel Vanhove : La démocratie comme paravent.

8-2 Réunion secrète entre l’Union européenne et Israel : Lettre de Francis Wurtz à José Barroso.

9 Analyse - Géopolitique et stratégie

9-1 La décision de ne pas laisser passer les denrées alimentaires à Gaza est un crime de guerre 


7-5 Point de vue de Ran HaCohen : Colonialisme, Sionisme : Attention à Ehud Barak ! Le ministre de la « défense » israélien, actuellement en visite de deux jours à Paris, où il vient planifier la prochaine guerre contre l'Iran, est certainement l'homme le plus dangereux au Moyen Orient. Le ministre de la « défense » israélien, Ehud Barak, est définitivement l'homme politique le plus dangereux au Moyen Orient. Ahmadinejad ne peut que rêver d'avoir les pouvoirs déjà aux mains de Barak : politique et militaire, conventionnel et non conventionnel. Netanyahu et d'autres hommes politiques israéliens d'extrême droite disent ce qu'ils pensent et sont catalogués comme étant des extrémistes, donc ils sont en permanence surveillés. Barak est plus extrémiste que Netanyahu, mais c'est un extrémiste qui le dissimule.
La personne qui a détruit le processus d'Oslo et initié la deuxième Intifada, la personne qui a démoli le camp de la paix israélien de l'intérieur en répandant le mythe de « l'offre généreuse » rejetée par les Palestiniens, en persuadant les israéliens qu'il avait « démasqué » Arafat, et qu'il n'y avait pas de partenaire palestinien – cette personne continue de s'appeler elle –même « le chef du camp de la paix israélien ».
C'est l'un des traits les plus dangereux de Barak : sa tendance à mentir, se présentant lui-même comme l'opposé de ce qu'il est réellement. ( c'est nous qui soulignons en gras)
Barak n'a pas changé. Comme l'a annoncé, le Yediot Aharonot (quotidien israélien ndlt) il y a juste quelques mois de cela : « le dirigeant du parti travailliste est plus à droite que Netanyahu » (le 10 août 2007). Barak a décrit la reprise des discussions de paix comme « une fantaisie », a dit « il n'y a pas de différence entre le Hamas et le Fatah »; promis »je n'enlèverai aucun barrage en Cisjordanie » ; et répété son vieux Mantra : « il n'y a aucune chance d'un accord avec les Palestiniens. »
En fait, Barak s'est opposé en permanence au Sommet d'Annapolis. Son opposition s'est transformée en soutien réservé quelques semaines avant sa tenue, quand il est devenu évident que la rencontre ne serait rien de plus qu'une opération pour la photo souvenir. Par-dessus le marché, pour être sûr que rien ne sortirait de ce processus nouvellement lancé, Barak a appelé à plusieurs reprises à relancer les négociations de paix avec la Syrie en parallèle à celle avec les Palestiniens. Un sale tour caractéristique de Barak : pousser à reprendre les discussions avec la Syrie permet à Barak d'améliorer son image d'homme de paix alors qu'il agit sciemment pour saboter toute perspective de paix. Dans un rapport officiel écrit à l'époque ou il était premier ministre en 2000, et récemment obtenu par le quotidien en hébreu Haaretz (13/12/07), le chef du bureau de Barak écrivait que résumer les négociations avec la Syrie avait mené à une méfiance extrême et un raidissement du côté palestinien, et, de plus, l'équipe israélienne avait été incapable de gérer simultanément les négociations sur les deux fronts. En d'autres termes, reprendre les négociations avec la Syrie est une démarche pour faire en sorte que celles menées avec les Palestiniens n'aboutissent pas, et Barak utilise cette sale carte de jeu pour la deuxième fois.
Barak avait promis de quitter la coalition d'Olmert après la publication (2007 ndlt) du rapport de la Commission Winograd (sur la guerre menée par Israël en 2006 contre le Liban ndlt), qui a fait porter la responsabilité de l'échec à Ehud Olmert (qui n'a pas démissionné malgré la sévérité des accusations contre lui ndlt). Ensuite il a laissé entendre via ses « aides » qu'il ne tiendrais pas sa promesse (Barak ne parle jamais aux médias ; il envoie ses « aides » pour faire part de ses intentions, de sorte que personne ne peut le tenir pour responsable de ce qu'il dit). C'est fort probable que la logique perverse utilisée par Barak le conduira à revenir occuper le bureau de premier ministre par le biais d'une « petite guerre ». Une fois qu'Olmert sera complètement discrédité (à l'échec de la guerre du Liban se sont ajoutés les soupçons de corruption qui pèsent actuellement sur lui ndlt), Barak, en tant que ministre de la défense, peut espérer bénéficier d'une nouvelle guerre réussie – une grande opération contre Gaza « qui se rapproche de plus en plus « comme Barak le répète inlassablement, une guerre contre la Syrie , une attaque contre l'Iran, ou une combinaison de tout cela. Une telle guerre serait une raison excellente de ne pas respecter sa promesse de quitter la coalition : après tout ce serait « irresponsable » de quitter le gouvernement alors qu'une guerre est imminente.
Barak sait mieux que quiconque comment précipiter Israël dans la guerre, même dans le dos du gouvernement si besoin est : après tout c'est le jeune général Barak qui au début des années 80 avait recommandé à ses supérieurs dans l'armée d'utiliser la tromperie pour embobiner le gouvernement et le public israélien pour qu'ils soutiennent la guerre contre le Liban.
Ran HaCohen 27/12/07 –www.antiwar.com
Ran HaCohen est professeur d'université et critique littéraire au Yediot Aharonot. Il publie régulièrement des analyses pointues sur la situation au Moyen Orient sur le site américain Antiwar. Traduction Mireille Delamarre www.planetenonviolence.org http://www.planetenonviolence.org/Attention-a-Ehud-Barak-!_a1609.html?PHPSESSID=b2a3a5d535d0ed836a9cbfd05c05a708

7-6 Palestine-info. : Haniyeh et le dialogue inter-palestininen.
Le premier ministre palestinien du gouvernement d’entente nationale, Ismaïl Haniyeh, a affirmé que son gouvernement et le mouvement du Hamas ne cherchent plus une rencontre bilatérale entre le Hamas et le Fatah seulement, mais ils sont très intéressés par des mesures adéquates pour parvenir au succès du dialogue national, tout en attirant l’attention sur la nécessité d’un dialogue direct entre le Hamas et le Fatah.
Lors de son discours devant les journalistes, Haniyeh a éclaircit les quatre principaux points suivants : le dialogue national, l'accalmie et les agressions sionistes, les rencontres avec les européens et le dossier des espions. Le dialogue national : Haniyeh a insisté, lors de sa réponse aux questions des journalistes, sur la nécessité d'une reprise immédiate de l'entente nationale selon un dialogue sérieux et général, basé sur les droits, intérêts suprêmes et principes du peuple palestinien, tout en soulignant que le veto israélo américain interdisait tout rapprochement entre le Fatah et le Hamas. Il a souligné que le retard actuel pour commencer le dialogue n'a aucune relation avec le veto américain, mais les arabes attendent l'efficacité de cet appel qui est venu d'une façon surprenante et inattendue, au moment où tout le peuple palestinien inspire que ses leaders surmontent la crise inacceptable dans la scène nationale. Haniyeh a insisté sur les auspices arabes qui ont toujours soutenu la légitimité de la question palestinienne, notamment l'Arabie Saoudite et l'Egypte, tout en saluant les efforts déployés par les pays arabes et musulmans pour parvenir à l'entente palestinienne. Haniyeh a souligné que le discours concernant le déploiement des forces arabes dans la bande de Gaza n'était que des propagandes médiatiques, en niant toute décision officielle dans ce sens, en espérant que le dialogue inter palestinien va commencer bientôt, notamment avant la fin du mandat du président palestinien qui a annoncé qu'une mesure sera prise si le dialogue ne sera pas entamer avant la fin cette période. Il a également confirmé que les problèmes et les difficultés s'accumulant en Cisjordanie entre le gouvernement de Fayyad et le Fatah, les arrestations des résistants et les leaders de la résistance, la fermeture des associations civiles, les violations contre les droits de l'homme et la liberté d'expression, ont prolongé évidement les désaccords palestiniens. "La situation en Cisjordanie occupée est très dangereuse et sème en nous des douleurs et colères profondes", a réaffirmé Haniyeh. "La judaïsation d'Al Qods, le continuation de la construction du mur de séparation raciste, l'expansion du colonialisme, les centaines de barrages, les violations continuels contre les droits du peuple palestinien consistent une image très douloureuse de cette pire situation en Cisjordanie occupée", a ajouté le premier ministre du gouvernement de l'entente nationale. Haniyeh a nié toute nouvelle initiative officielle venant d'un tel ou tel pays, et même pas de l'Egypte qui possède un rôle historique dans la scène palestinienne, tout en insistant sur l'importance des auspices arabes pour garantir la réalisation de l'entente nationale, ainsi que le rapprochement entre le mouvement du Fatah et du Hamas.
Il a appelé également l'Égypte d'ouvrir le passage de Rafah tout en condamnant la poursuite du blocus inhumain imposé par l'occupation et ses alliés, contre un million et demi des habitants de la bande de Gaza.
Il a insisté que les palestiniens, notamment le Hamas veut des mesures réelles et urgentes pour la reprise du dialogue selon la base des accords conclus, tel que le document de l'entente palestinienne, l'accord de la Mecque et du Caire ainsi que l'annonce de Sanaa.  L'accalmie et les agressions sionistes : En réponse à une question concernant la décision sioniste publiée dans les masses médias pour l'exécution d'une opération de grande envergure contre la bande de Gaza et le Hamas, Haniyeh a montré que l'entité sioniste témoigne d'une grande crise dont des dossiers très dangereux, très compliqués et très fâcheux dont les scandales de corruption contre des leaders israéliens comme Ehoud Olmert, en plus du rapport de Vinograd qui approfondissent les désaccords sionistes, tous ces dossiers et d'autres vont empêcher l'exécution d'une décision de ce genre. Il a prouvé également que l'occupation est encerclé de tout coté par les forces patriotiques qui défendent leur cause et leurs droits légaux.
Il a ajouté que l'occupation tente d'entamer une accalmie avec les palestiniens, après son échec d'aboutir à ses objectifs pour frapper la résistance et affaiblir la volonté du peuple palestinien qui soutient fortement les projets et agendas patriotiques.
Haniyeh a souligné qu'aucune preuve de faiblesse n'a été enregistrée contre le Hamas et le gouvernement de l'entente nationale, et que ces menaces ne vont jamais effrayer le mouvement, ni le gouvernement d'entente, ni le peuple palestinien, indiquant à la réalité très remarquable que le Hamas fait partie de toutes les branches du peuple palestinien qui appuient fortement son pouvoir et sa domination dans la scène palestinienne. Il a attiré l'attention sur les agressions continuelles des autorités sionistes contre les palestiniens innocents, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, ainsi que les massacres, les assassinats, les confiscations des terres agricoles, les destructions des infrastructures du peuple palestinien, le blocus injuste imposé depuis deux ans contre les citoyens de Gaza, tout en confirmant que l'état hébreu vise à travers ses propagandes de l'exécution d'une opération de grande échelle pour cacher ses crimes quotidiens.
En ce qui concerne le dossier de l'accalmie, Haniyeh a affirmé que l'entêtement de l'entité sioniste paralyse ce dossier, alors que ses leaders n'ont pas clairement traiter ce dossier avec les égyptiens, tout en soulignant que les sionistes cherchent à isoler le passage de Rafah des discussions de l'accalmie, sans ouverture immédiate des passages, alors que les palestiniens exigent la levée du blocus, une trêve réciproque, générale et simultanée.

il a souligné que les palestiniens font une grande distinction entre le sujet de l'accalmie et celui du soldat Gilad Chalit dont les occupants exigent sa libération comme une condition préalable à toute trêve, chose qui a été refusée par les palestiniens.

En affirmant que le boycott général et total international a été imposé contre le gouvernement de l'entente nationale et le Hamas, Haniyeh a déclaré que cette stratégie injuste n'a pas atteint ses buts destinés, et après que tout le monde a compris l'inefficacité de cette stratégie et que le Hamas va continuer à dominer solidement la scène palestinienne, plusieurs leaders européens, internationaux et même sionistes ont préféré de contacter le Hamas. En critiquant fortement la position de l'union européenne envers le conflit israélo-palestinien, après son alignement derrière la politique et les engagements des Etats-Unis au profit de l'entité sioniste, Haniyeh a espéré une attitude courageuse et juste de l'union européenne, notamment lors de la présidence française, tout en reconnaissant l'existence des contacts avec certains leaders européens et internationaux. Haniyeh a souhaité que l'EU doive jouer un rôle historique et politique dans la scène palestinienne pour aider les palestiniens à récupérer leurs droits et intérêts suprêmes confisqués par l'occupation sioniste, en critiquant leur rôle humanitaire qu'il a  qualifié d'insuffisant pour trouver une solution au conflit le plus épineux dans l'histoire du colonialisme.
 Le dossier des espions et de la sécurité :
Lors d'une question concernant le dossier des espions qui visent à bouleverser la situation actuelle dans la scène palestinienne,  Haniyeh a précisé que malgré l'annonce de la complicité de 77 espions, mais tout le monde connaît que les espions ne sont pas tous au même degré de menace. "Ces espions ne sont pas tous inculpés dans des opérations d'assassinat, et malgré cela nous sommes très intéressés de ce sujet et nous poursuivons ce dossier sécuritaire très compliqué et très dangereux", a ajouté Haniyeh. "Nous avons prouvé que les circonstances de non paix et non guerre témoignent d'une forte dégradation du projet israélo-américain, au moment où on enregistre une progression très remarquable des projets de lutte et de résistance face aux agendas des ennemis dans toute la région, ainsi que la volonté très solide du peuple palestinien qui maintien fortement sa question légitime", a réaffirmé Haniyeh. Finalement, Haniyeh a souligné en disant :" Notre priorité est d'insister sur la reprise, immédiate, de notre entente nationale, afin d'éviter toute intervention étrangère et lever le blocus avant la fin  2008, nous allons attendre donc les évènements qui vont apparaître d'ici jusqu'à cette période, mais la situation dans notre région serait, certainement, plus meilleur sans la présidence de Bush".  http://www.palestine-info.cc/Fr/


Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

8-1 Interview de Daniel Vanhove : La démocratie comme paravent. Comme bénévole à l’Association belgo-palestinienne, Daniel Vanhove a encadré une trentaine de délégations en Palestine et il en a accompagné huit sur le terrain. Il a témoigné de cette expérience dans son livre « Si vous détruisez nos maisons, vous ne détruirez pas nos âmes ». Il vient de son sortir son 2ème livre au titre éloquent « La démocratie mensonge » pour « alerter les consciences sur le fait que cet acquis que constitue l’espace d’expression des libertés et des volontés du peuple (la démocratie) est aujourd’hui singulièrement malmené ». 60 ans après sa fondation, Israël invoque constamment son droit de se défendre. Qu’y répondez-vous ?
Daniel Vanhove : Que c’est un retournement de situation, une manipulation du langage, un mensonge ! Ce ne sont pas les Palestiniens qui occupent Israël, mais l’inverse. Ce sont les Palestiniens qui doivent se défendre de cette agression permanente. Si le gouvernement israélien voulait vraiment la paix, il arrêterait la poursuite de la colonisation et se replierait à l’intérieur de ses frontières. Or, presque chaque semaine de nouvelles colonies s’implantent en Cisjordanie. Et la création de nouveaux logements pour les colons juifs dans la partie Est de Jérusalem (la partie palestinienne) se poursuit sans discontinuer. Il faut donc dénoncer ce mensonge et déclarer que le gouvernement israélien ne désire rien d’autre que la poursuite de l’occupation par vols de terres palestiniennes… ce qui s’inscrit à opposé de la paix !
Israël, relayé par des dirigeants américains et européens, se proclame ‘la seule démocratie au Moyen-Orient’. Vous contestez ?
Daniel Vanhove : La démocratie israélienne ne l’est que pour ses citoyens juifs. Les autres citoyens n’ont pas les mêmes droits que les citoyens juifs. Les différences de traitement entre citoyens israéliens sont nombreuses (j’en énumère une série dans mes livres). Il en est même dont les villages ne sont pas repris sur les cartes routières, c’est dire s’ils sont niés en tant que citoyens israéliens !
Ensuite, je pense que la Palestine fonctionne sur un mode démocratique également. Pour preuve, les élections de début 2006 validées par une cohorte de dignitaires occidentaux jusqu’à l’ancien président américain Carter… mais invalidées ensuite, parce que ne correspondant pas aux attentes de nos gouvernements. Un coup de poignard dans le dos !
Enfin, le Liban me semble également appartenir au camp de ce que l’on qualifie de démocratie… Et très étrangement, vous constaterez que ces deux pays sont malmenés par ceux-là mêmes qui clament que c’est bien de démocratie qu’ils veulent inonder les pays dans lesquels ils ne cessent d’intervenir… Quelle comédie… quel mensonge !
Au sujet de l’aide européenne aux Palestiniens, vous citez la journaliste israélienne Amira Hass : « L’aide européenne prévient les désastres humanitaires allumés par la politique israélienne et en même temps la subsidient ». Que doit faire alors l’Europe ?
Daniel Vanhove : L’Europe devrait avoir un minimum de courage politique qu’elle n’a pas ! Au lieu de jouer au Père Noël en distribuant de l’aide humanitaire (ce que vous et moi payons par nos impôts) et ainsi entretenir (ou comme le dit A. Hass « subsidier ») cette occupation, l’Europe devrait indiquer à Israël que l’occupation coloniale n’est plus d’actualité. L’Europe devrait arrêter de se profiler dans l’ombre du gendarme américain et se positionner clairement vis-à-vis d’Israël. L’Europe a dans ses textes, quantité de moyens légaux pour exercer des pressions sur Israël, mais n’ose s’en servir par peur d’être traitée d’antisémite… ce douteux « joker » utilisé par certains, dans le camp sioniste.
Vous rejetez le droit d’ingérence ? Faut-il dès lors assister passivement aux drames dans le monde ?
Daniel Vanhove : Je rejette le « droit d’ingérence » parce qu’à l’analyse des faits, il s’avère être encore et toujours le droit du plus fort. Tant que ce « droit » sera variable en fonction des situations et surtout des intérêts que nous pouvons tirer de nos ingérences, je pense qu’il est des plus suspects. Cela ne veut pas dire que nous devions assister passivement aux drames dans le monde… Quand un tsunami fait 225.000 victimes il faut proposer des secours. Mais quand la Serbie , l’Afghanistan, l’Irak ou le Darfour connaissent des problèmes, il faut s’interroger sur la nature de ces problèmes. Et l’observation de ces exemples démontre que souvent les situations dans lesquelles nous proposons d’intervenir sont le résultat de nos politiques antérieures… Et que si nous nous y précipitons, ce n’est pas sans intérêt !
Vous dites que le ‘terrorisme’ sert de prétexte à des interventions. Et vous ne prêtez pas beaucoup de crédibilité à l’affirmation de certains que les pays occidentaux interviennent pour instaurer ou protéger ‘la démocratie’ ?
Daniel Vanhove : Je dénonce l’usage qui est fait du mot terrorisme, dès lors qu’il est utilisé à dans quantité de situations qui sont sans rapport avec ce terme. Quand certains qualifient à chaque occasion les Palestiniens de terroristes, c’est un mensonge. L’on veut nous persuader qu’un peuple qui résiste depuis 60 ans à sa brutale occupation pratique du terrorisme ! Les résistants algériens étaient aussi traités de terroristes par les colonisateurs français. Et les résistants français l’ont été ensuite par les occupants allemands. C’est faux et face à une telle imposture il convient de rappeler que la Résolution 2621 de 12/10/1970 des Nations unies affirme « le droit des peuples coloniaux de lutter par tous les moyens nécessaires contre les puissances coloniales qui répriment leur aspiration à la liberté et à l’indépendance. » C’est clair et sans équivoque : les Palestiniens ne sont pas terroristes, ils sont résistants !
D’autre part, je suis effectivement persuadé que la démocratie ne s’instaure pas à coups de bombes. Demandez donc aux populations dont toute la vie est ruinée, détruite par les bombardements de nos pays occidentaux ce qu’ils pensent des bienfaits de notre démocratie… Dans l’exemple irakien tout le monde sait que ce qui est visé par l’intervention américano-britannique sont les réserves de pétrole.
Ce qui est très grave, c’est que la démocratie sert de paravent pour camoufler nos ignominies et nos crimes.
Vous qualifiez le « choc des civilisations » d’idéologie puante. Pourquoi ?
Daniel Vanhove : Parce que je pense qu’une telle idéologie est empreinte de xénophobie pour ne pas dire de racisme qu’il convient de dénoncer. En outre, elle instaure sans le dire une classification des civilisations – et donc des individus – étant entendu que l’Occident (des Lumières) serait supérieur à l’Orient (des Ténèbres). Or, l’Histoire nous indique le sens de son évolution : au fil du temps, les populations qui n’ont cessé de voyager, se sont croisées, brassées, mélangées… Et aujourd’hui, c’est ce socle métissé qui est l’avenir du monde. Tout repli identitaire, tout communautarisme, toute classification qui instaure une hiérarchie entre les peuples et leurs cultures constitue un pas arrière dans la marche de l’Histoire.
Daniel Vanhove, « La démocratie mensonge. Terrorisme, mondialisation, liberté, droit d’ingérence… Ces prétextes qui nous arrangent ! » Edition M.Pietteur – Coll. « Oser dire », 2008
http://www.stopusa.be/scripts/texte.php?section=BR&langue=1&id=25841


8-2 Réunion secrète entre l’Union européenne et Israel : Lettre de Francis Wurtz à José Barroso. Francis Wurtz, Président du groupe GUE/GNL au Parlement européen
jeudi 12 juin 2008
“Monsieur le Président,
Permettez-moi de m’adresser à vous au sujet d’un fait relaté dans différents organes de presse européens et qui appelle, à l’évidence, une clarification urgente.
Il apparaît que des négociations secrètes sont en cours depuis un an entre l’Union européenne et les dirigeants de l’Etat d’Israël. Non pas, hélas, pour tenter de débloquer le processus de paix avec les Palestiniens - à cet égard, on ne peut que vivement déplorer l’impunité dont bénéficient les autorités israéliennes, malgré les violations lourdes et permanentes du droit international dont ils se rendent coupables -, mais pour examiner une demande proprement inimaginable de la part de Tel Aviv : celle de conquérir les droits d’un quasi-Etat membre de l’Union européenne !
Selon certaines sources, il semblerait qu’Israël ne demande rien de moins que sa participation à tous les niveaux aux réunions de l’UE sur les questions de sécurité et de dialogue stratégique ; aux délibérations du Conseil sur le Maghreb et le Mashrek comme sur les activités de l’UE au sein de l’ONU ! Tel Aviv demanderait en outre à pouvoir participer aux Conseils traitant de thèmes comme l’économie, les finances, l’énergie, l’environnement, les transports, les medias, la jeunesse, l’enseignement supérieur ; ou encore à voir constituer une structure parlementaire conjointe Union européenne - Israël…
J’ajoute que l’on apprend que la demande israélienne en question date … du 5 mars de l’année dernière ; qu’un « groupe de réflexion » s’est réuni sur le sujet le … 4 juin 2007 ; qu’une seconde réunion s’est tenue le 9 octobre dernier pour préparer une Déclaration du Conseil. Et tout cela sans que la moindre information n’en ait été donnée à la représentation parlementaire de l’Union !
Or, le 16 juin prochain, le Conseil d’Association Union européenne-Israël doit se réunir pour examiner officiellement ce dossier. Etant donné le contexte international dans lequel cet examen intervient - je viens de le rappeler - il paraitrait totalement inconcevable qu’une suite favorable puisse être réservée à la demande israélienne. Aussi une information autorisée au sujet de cette affaire extrêmement sensible me semble-t-elle indispensable.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération très distinguée.
Francis WURTZ”
http://www.eutopic.lautre.net/coordination/spip.php?article3190

9 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion. Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

9-1 La décision de ne pas laisser passer les denrées alimentaires à Gaza est un crime de guerre   La campagne européenne pour la levée du blocus a qualifié mercredi, le 11/6, la décision de l'occupation d'interdire la livraison de substances alimentaires nécessaires vers Gaza de crime de guerre, et elle a fortement condamné cette décision injuste qui viole de manière flagrante les droits de l'homme.
La campagne européenne a dit dans son communiqué publié mercredi que les autorités sionistes tiennent régulièrement, de manière bien programmée et volontaire, à punir collectivement les citoyens palestiniens, imposent violemment des souffrances et propagent la tragédie, notamment contre les malades, enfants et Palestiniens âgés.
La campagne européenne a qualifié la punition collective imposée par les autorités sionistes contre les citoyens de Gaza de crime de guerre eu égard à la huitième proposition de la charte fondamentale du tribunal international des peines.
La campagne européenne a fortement condamné la continuation de ce blocus injuste, inhumain et criminel.
Elle a remarqué que la poursuite de ce blocus injuste et continuel dure depuis environ trois ans, une violation très dangereuse des droits, chartes, règles et lois internationaux, et que tous les pays concernés n'ont pas respectés leurs obligations envers le génocide palestinien perpétré par l'occupation israélienne, notamment dans la bande de Gaza.
Ces déclarations très importantes de la campagne européenne sont venues après que les autorités sionistes ont renouvelé l'interdiction de livrer les matières premières et la nourriture nécessaires à la vie des citoyens de Gaza. Elle a appelé les pays européens à agir pour mettre fin à la tragédie continuelle des Palestiniens.
palestine-info.cc 13/06/2008 http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=963068

 


20/06/2008

n°370 - Les Dossiers d'Irak - 20-06 - 1- La guerre des États-Unis contre les civils irakiens : sauvagerie et la brutalité!!!

°370  - Les Dossiers d'Irak - 20-06 - 1- La guerre des États-Unis contre les civils irakiens : sauvagerie et la brutalité!!!

 

Les Dossiers d'Irak

N° 370               20/06/08 

Par M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be




Sommaire :

Tiré à part :

L'armée US a égaré des pièces de missiles nucléaires...

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Matthis refuse de servir en Irak.

1-2 Naomi Klein : La Montée d'un capitalisme du désastre.

2 Brèves

2-1 USA: la Chambre vote le compromis sur le financement de la guerre.

2-2 Reprendre le contrôle de la production pétrolière

1 Offensive en préparation

2 Mise en place

2-3 ‘Chirurgiens pour les droits de l'homme’ : Des cas de torture attestés par des examens médicaux.

3 Dossier & Point de vue

Status of Forces Agreement (Sofa)

3-1 Point de vue de Bernard Estrade: Sofa -Un accord en douce pour maintenir les GI's en Irak.

3-2 Point de vue de Della Porta : « 17 Guantanamo flottantes »

3-3 Bush, faucon devenu colombe

1 Jérôme GUILLAS : Etonnant George W. Bush.

2 George Bush, l’autre guerre du golf.

Avant propos Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister... 


Tiré à part :

L'armée US a égaré des pièces de missiles nucléaires...

L'armée américaine ne retrouve pas plusieurs centaines de pièces de missiles nucléaires pourtant répertoriées dans ses inventaires. Il s'agit du troisième incident de ce type en quelques mois. L'aviation américaine n'arrive pas à retrouver plusieurs centaines de composants pour missiles nucléaires, révèle jeudi 19 juin le site du Financial Times.
D'après un rapport du Pentagone que le quotidien économique s'est procuré, l'armée américaine ne retrouve pas ces pièces pourtant répertoriées dans ses inventaires. Le nombre de composants disparus pourrait atteindre le millier.
Une source haut-placée, non identifiée, estime cependant que ce rapport "met en lumière des problèmes de suivi des inventaires" des composants nucléaires, mais ne suggère pas que ces éléments manquants aient pu entrer en possession de pays non habilités à en disposer.
Incidents à répétition
Début juin, deux responsables civil et militaire de l'aviation américaine avaient été limogés. Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates leur reprochait deux grossières erreurs dans le contrôle et la gestion de l'arsenal nucléaire américain.
Robert Gates avait indiqué qu'"un grand nombre" de généraux et colonels feraient l'objet de mesures disciplinaires après une enquête sur la livraison à tort de composants nucléaires à Taïwan.
Déjà, un premier incident était survenu avec le transfert accidentel de missiles de croisières armés d'ogives nucléaires d'une base à une autre au-dessus des Etats-Unis.
Inquiétudes
Interrogé par le Financial Times, le directeur de l'Association pour le contrôle des armements à Washington, Daryl Kimball, souligne que ces nouvelles révélations "sont très sérieuses et particulièrement troublantes", car elles démontrent que le Pentagone ne contrôle pas correctement ses armes et matériels.
"Cela pose une grave question : où ont bien pu passer ces éléments pour têtes nucléaires dont la trace est perdue ?", demande Daryl Kimball, qui "ne serait pas surpris si l'incident concernant Taïwan n'était pas un cas isolé". Pour sa part, le Conseil national de sécurité américain n'a pas souhaité faire de commentaire.
NOUVELOBS.COM | 19.06.2008 | 15:49 http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20080619.OBS9266/larmee_us_aurait_egare_des_pieces_de_missiles_nucleaire.html sélectionné par medias-mensonges-desinformation@googlegroups.com

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Matthis refuse de servir en Irak. VIDEO http://fr.news.yahoo.com/afp/20080616/video/vwl-matthis-r...


1-2 Naomi Klein : La Montée d'un capitalisme du désastre.
Pour atteindre ses objectifs, le nouveau capitalisme a urgemment besoin de nouveaux désastres, soutient la célèbre journaliste et réalisatrice canadienne Naomi Klein dans un remarquable livre-enquête, très troublant.
Extrait de l’interview réalisé pour la parution du livre de N.Klein Voir

Elias Levy : Vous rappelez dans votre livre que cette "nouvelle économie" a le vent en poupe depuis le 11 septembre 2001.

Naomi Klein : Tout à fait. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, nous assistons, impavides, à un phénomène semblable à celui du développement de la bulle Internet, mais dans le secteur de la sécurité et de la surveillance. Des milliers de nouvelles entreprises privées spécialisées dans la sécurité ont fleuri après le 11 septembre. Désormais, des cabinets pratiquant le lobbying relaient les intérêts du secteur de la sécurité privée auprès du gouvernement américain et aident des entreprises opérant dans ce créneau à décrocher des contrats très lucratifs. En Irak, le gouvernement Bush a privatisé la guerre. Au début de l'intervention, on comptait un contractuel pour 10 soldats américains. À présent, il y a 180 000 contractuels chargés de la sécurité pour 160 000 militaires américains. Le contrôle des frontières est le nouvel eldorado du capitalisme du désastre. L'entreprise Blackwater, spécialisée dans le domaine de la sécurité, est en train d'ouvrir un nouveau centre d'opérations près de la frontière entre les États-Unis et le Mexique. La compagnie Halliburton fait de même en construisant des prisons privées en prévision d'un soudain afflux de réfugiés. Les situations de désastre provoquent généralement des arrivées massives de réfugiés. Ces entreprises essaient de maximiser leurs profits en exploitant ces tragédies humaines."

Naomi Klein 19 juin 2008 Ndlr : la publication dune partie de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information. Elias Levy pour VOIR
http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&section=11&article=58949
sélectionné par http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinformation



2 Les Brèves Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 USA: la Chambre vote le compromis sur le financement de la guerre. La Chambre des représentants américaine a adopté jeudi soir un projet de loi de compromis sur le financement des opérations militaires en Irak et en Afghanistan. L'enveloppe de près de 162 milliards de dollars est censée financer les opérations militaires jusqu'à l'été 2009. Le projet de loi doit encore être adopté par le Sénat. Fruit d'un compromis entre la majorité et les alliés républicains du président George W. Bush, il ne fixe pas d'échéance pour le retrait des troupes déployées en Irak, au grand dam d'une bonne partie des démocrates. Il comporte également une version modernisée du "GI Bill" de l'après-guerre, destiné à ouvrir les portes de l'Université aux anciens combattants. La partie du projet de loi dégageant les fonds pour les opérations militaires a été adoptée par 268 voix contre 155, avec une majorité de voix républicaines. La présidente démocrate de la Chambre Nancy Pelosi avait prévenu qu'elle voterait contre. En revanche la partie du projet de loi comportant les mesures en faveur des anciens combattants, ainsi que la mesure sur l'allocation chômage et une enveloppe pour venir au Midwest sinistré par les intempéries a été adoptée à une majorité massive de 416 voix contre 12. ats / 20 juin 2008 


2-2 Reprendre le contrôle de la production pétrolière

1 Offensive en préparation Des milliers de soldats et des blindés, soutenus par des détachements américains dotés de chars d'assaut et prêts à en appeler, à leurs bombardiers et hélicoptères de combat, se sont déployés depuis quelques jours dans et autour de cette ville de 450 000 habitants, située à 320 km au sud-est de Bagdad. Proche de la frontière iranienne, Amara, capitale de la province de Maysan, est  dirigée par le mouvement sadriste depuis les élections de 2005,
Sources Le Monde &  (AP, AFP.)
Posté par Adriana Evangelizt

2 Mise en place "L'armée irakienne menait jeudi son opération commencé pendant la nuit (de mercredi à jeudi) et la situation est normale. Il n'y a eu aucun problème", a indiqué Mehdi al-Assadi, le porte-parole de la police de la province de Missane, dont Amara(365 km au sud de Bagdad) est la capitale. La plupart des gisements pétroliers irakiens sont situés dans le sud, à Bassorah et dans la province de Missane. Le gouvernement irakien n'a pas caché qu'en intervenant à Bassorah, et désormais à Amara, il voulait reprendre le contrôle de la production pétrolière. Source : Benjamin MORGAN AFP


2-3 Chirurgiens pour les droits de l'homme’ : Des cas de torture attestés par des examens médicaux.

Les examens pratiqués sur onze anciens prisonniers de l'US Army, ont révélé des affections durables dues à des sévices physiques et psychologiques relevant de la torture. Ces conclusions émanent d'un rapport de l'organisation américaine ‘Chirurgiens pour les droits de l'homme’ publié mercredi. Elle a présenté son rapport comme le document le plus détaillé - preuves médicales à l'appui - sur les sévices infligés par des militaires américains. Coups, sévices sexuels, isolement, privation de vêtements et maintien dans des positions douloureuses ont notamment été évoqués par les anciens détenus, dont sept disent avoir songé au suicide. "Les examens fournissent la preuve d'infractions à la législation interdisant la torture et de crimes de guerre commis par le personnel américain", souligne l'organisation. Les mauvais traitements subis par des détenus irakiens aux mains de leurs geôliers américains d'Abou Ghraïb, ont été révélés au grand jour par des vidéos diffusées en avril 2004.  Source : ats / (19 juin 2008 03:40)

3 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Status of Forces Agreement (Sofa) L’accord, baptisé Status of Forces Agreement (Sofa), doit donner des bases légales à la présence de troupes américaines sur le sol irakien au-delà du 31 décembre, à l'expiration d'une résolution de l'ONU régissant leur présence.

3-1 Point de vue de Bernard Estrade: Sofa -Un accord en douce pour maintenir les GI's en Irak.
"L’anarchie et le chaos en Irak sont liés à l’occupation. Il ne sera pas possible de parvenir aux relations équilibrées entre les Etats-Unis et l’Irak que nous voulons tant que les troupes [américaines] ne se seront pas retirées". Cette déclaration catégorique n’est pas celle d’un insurgé fondamentaliste. Elle émane d’un membre du Parlement irakien, Nadim al-Jaberi, co-fondateur du parti chiite al-Fadhila. Et elle a été prononcée le 4 juin devant la Commission des affaires étrangères du Sénat américain (vous pouvez visionner ici cette intervention). Le gouvernement irakien et le Congrès américains, globalement, partagent cette analyse. Dans ces deux institutions on considère que le temps est venu de préparer le départ des GI’s.  Mais à Washington, l’exécutif résiste. Seule contre tous, la Maison Blanche s’y oppose. Bush entend faire passer en force un accord d’État à État, qui rendrait légitime la présence permanente des troupes américaines en Irak. Or, le temps lui est compté.  Le 31 décembre 2008 arrive en effet à échéance la résolution 1511 des Nations Unies qui reconduit, d’année en année, l’autorisation de la présence militaire des Etats-Unis en Irak. Et Bush quitte lui-même ses fonctions le 20 janvier prochain. Il s’agit donc d’imposer un nouveau cadre juridique, tant aux autorités irakiennes, à la communauté internationale qu’à son successeur à la Maison Blanche.   Les personnalités politiques irakiennes l’ont pressenti et on décidé de prendre l’opinion publique à témoin ; à l’image de Nadim al-Jaberi devant le Congrès à Washington. Face à cette fronde, le vice-président Dick Cheney pilote une offensive politique pour contraindre les différents interlocuteurs à revoir leurs positions.

Ryan Croker, l’ambassadeur des Etats-Unis en Irak a été chargé de promouvoir un nouvel accord, le US Iraq Security Agreement. Ce texte est préparé depuis le mois de novembre 2007 et l'entourage de la Maison Blanche a entrepris de le faire signer, selon une procédure bilatérale, avant le 31 juillet. Le 1er avril dernier, l'organe d'audit du Congrès américain a rendu un rapport sur les implications de ce projet. Depuis, les dirigeants irakiens qui ont pris connaissance des détails de cet accord ont trouvé les diktats américains si choquants qu’ils les critiquent ouvertement.  Si il était signé, les Etats-Unis pourraient disposer de plus de cinquante bases militaires en Irak. Le double du nombre qu’ils entretiennent actuellement ! Ils auraient également la liberté de mener sur l’ensemble du territoire irakien –espaces aérien et maritime compris- les activités militaires de leur choix et pourraient l’utiliser pour frapper n’importe quel autre pays.  Cet accord autorise aussi les Etats-Unis à arrêter et détenir n’importe quel ressortissant irakien et garantit l’immunité légale à tous les soldats américains ainsi qu’aux sous-traitants, c’est-à-dire les mercenaires. À ce texte proprement militaire est joint un "accord cadre stratégique" qui fait des Etats-Unis les garants de la sécurité de l’Irak face à toutes les menaces, qu’elles soient extérieures ou intérieures. 

Même pour des dirigeants mis en place à Bagdad par le Pentagone, un tel accord est difficile à accepter.  D’autant plus qu’ils savent que le peuple le rejettera massivement et qu’il provoquera leur défaite aux prochaines élections. Les membres du Congrès américain estiment, quant à eux, qu’il lierait les mains de la prochaine administration qui se verrait contrainte de maintenir des troupes en Irak. Ils veulent donc qu’il soit soumis à un débat et à un vote public.  L’administration Bush-Cheney espère passer outre : elle affirme, une fois de plus, que  l’autorité exécutive dont elle dispose lui permet de signer un tel texte sans l’aval des législateurs. Surtout si les autorités irakiennes en place acceptent. Pour les faire plier, elle dispose d’un argument de poids : les 50 milliards de dollars de l’Irak qui dorment dans les coffres de la Réserve Fédérale de New York.  Les dirigeants de Bagdad ont été ainsi informés que, s’ils ne signaient pas, ces fonds ne seront plus couverts par l’immunité reconnue à tout pays souverain.  Bernard Estrade 13.06.08  ©www.geopolitique.com http://www.geopolitique.com/enquetes-analyses/un-accord-en-douce-pour-maintenir-les-gis-en-irak-595.html

Note : Le ministre des Affaires étrangères irakien Hoshyar Zebari a  fait état de progrès dans les tractations grâce à des concessions faites selon lui par les Américains. Ces derniers ont ainsi abandonné leur demande d'immunité pour les sous-traitants américains vis-à-vis de la justice irakienne, et ont accepté la création d'un centre opérationnel irako-américain censé donner aux Irakiens de la visibilité sur les futures opérations militaires américaines, a-t-il dit à la presse américaine. De son côté, le gouvernement irakien a accepté que les Américains aient un contrôle continu de l'espace aérien,... AFP / 19 juin 2008 


3-2 Point de vue de Della Porta : « 17 Guantanamo flottantes »

Prisons secrètes étasuniennes et complicités britanniques « 17 Guantanamo flottantes »  Pas une, mais 17 Guantanamo. Avec des prisonniers enfermés non pas sur une île mais sur 17 navires de guerre. La dénonciation provient de l’ONG « Reprieve », d’après laquelle des navires de guerre étasuniens seraient utilisés comme prisons pour détenir, interroger –avec des méthodes proches de la torture- et déplacer de par le monde une partie des prisonniers capturés pendant la « guerre à la terreur ». L’utilisation de navires prisons aurait commencé fin 2001 (au début donc de la campagne contre l’Afghanistan des talibans). Le rapport de Reprieve sera publié dans les prochains jours mais a été anticipé hier par le quotidien britannique Guardian.

Il avait déjà été question dans ces dernières semaines de la possibilité que les USA exploitassent des navires de guerre en déplacement pour cacher des détenus illégaux. Selon les éléments recueillis par l’ONG, au moins 200 cas de rendition –transferts illégaux dans des prisons secrètes délocalisées dans des pays où il est possible de pratiquer la torture - auraient été vérifiés depuis 2006. Et pourtant, il y a deux ans, le président Georges Bush avait assuré que de telles pratiques étaient finies. Clive Stafford Smith, le responsable juridique de Reprieve, a déclaré au Guardian que les Etats-Unis « ont choisi les bateaux afin de garder leurs méfaits loin des yeux des médias et des avocats des associations humanitaires ; mais à la fin nous arriverons à réunir tous ces détenus fantômes et à faire valoir leurs droits ». « Les Etats-Unis – poursuit Smith- détiennent en ce moment, de leur propre aveu, 26.000 personnes dans leurs prisons secrètes, mais nos estimations sont qu’au moins 80.000, à partir de 2001, sont passées dans l’engrenage du système. Il est temps que l’administration Us montre un engagement concret à respecter les droit humains ». Parmi les nombreux témoignages recueillis dans les documents de l’ONG britannique on peut lire celui d’un prisonnier de Guantanamo (où environ 300 musulmans restent prisonniers en régime de détention administrative, sans accusation formelles à leur charge) qui rapporte l’expérience d’un de ses voisins de cage : « Il me raconta qu’ils étaient une cinquantaine sur ce navire, enfermés au fond de la cale, et qu’ils étaient plus tabassés qu’à Guantanamo ». Le rapport suspecte en outre que certains prisonniers fantômes aient transité par des structures de la base militaire de « Diego Garcia », dans l’Océan Indien. Ce qui coïnciderait avec la reconnaissance partielle du ministre des Affaires Etrangères de Londres, David Miliband, qui avait dit en février dernier que deux avions étasuniens en mission de type « rendition » avaient fait escale dans cette base. « Pas à pas – a commenté Andrew Tyrie, président de la Commission parlementaire sur les missions torture - la vérité sur les « renditions » voit le jour : ce n’est qu’une question de temps. Le gouvernement ferait mieux d’éclaircir ça immédiatement ». Un porte-parole de la marine militaire étasunienne a cependant démenti les conclusions de Reprieve. « Il n’y a pas de prisons américaines » a dit le commandant Jeffrey Gordon au Guardian.  Mais c’est désormais un fait établi que les missions-torture étasuniennes aient été consolidées et soient de pratique commune : des bases secrètes de la CIA – dit le Guardian- opéraient en Roumanie, Pologne, Thaïlande et Afghanistan. « Toutes ces bases secrètes font partie d’un réseau global dans lequel les gens sot détenus indéfiniment, sans que des chefs d’accusation soient formalisés, et sont soumis à la torture – en violation totale de la Convention de Genève et de la Charte des droits de l’homme de l’ONU », avait dit Ben Griffin, ex-membre des forces spéciales britanniques. Griffin fut ensuite réduit au silence par le ministre de la Défense qui obtint, à ses dépens, une mise en demeure du Tribunal. Edition de mardi 3 juin 2008 de il manifesto http://www.ilmanifesto.it/argomenti... 11 juin 2008 Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio illustration : carte des prisons secrètes, http://indexresearch.blogspot.com/2008/02/robicheauxs-nig...

3-3 Bush, faucon devenu colombe

1 Jérôme GUILLAS : Etonnant George W. Bush.
En tournée d'adieux sur le Vieux continent, le 43e président américain a accordé une interview au Times depuis Air Force one qui l'amenait en Slovénie. George Bush a reconnu des erreurs, notamment sur sa gestion du conflit irakien même s'il "ne regrette rien". L'homme fait son mea culpa et a appelé, mercredi, à un règlement pacifique de la question du nucléaire iranien.
Trop tard?
Huit fois trop tard? Après deux mandats et à sept mois de sa "retraite" politique, l'hôte de la Maison blanche semble prêt à tout pour redorer un blason qui a perdu de son lustre. George Bush, qui cherche désespérément à relever un bilan qu'il sait plombé par la guerre en Irak, en Afghanistan et par quelques scandales politico-financiers, s'est confié au Times et a admis quelques erreurs dans sa présidence. Certes, George W. Bush ne renie pas tout, bien au contraire, mais le président américain poursuit son virage vers la figure d'un homme de paix qu'il souhaite désormais incarner. Une inclinaison entamée réellement avec le "chantier" d'Annapolis qui doit permettre d'instaurer la paix et de créer un Etat palestinien en 2009.
Des regrets. Pour quelques décisions qu'il a prises et aussi pour le malentendu sur le rôle et l'image de l'Amérique à travers le monde. Non, les Etats-Unis ne sont pas le mal. "L'Amérique oeuvre pour le bien, l'Amérique oeuvre pour le liberté, l'Amérique combat les maladies", déclare George Bush en évoquant les initiatives pour lutter contre le sida et la malaria. Si le fond du discours de Bush a quelque peu changé, c'est surtout la forme et le ton qui diffèrent. Martial lorsqu'il s'est lancé à l'assaut de la Maison blanche, aidé en cela par les faucons de son administration et les attentats du 11-septembre, le langage se fait dorénavant plus conciliant, plus ouvert.
"Avec le recul..."
Oublié l'axe du mal.
Les Etats-Unis, qui brandissaient la menace militaire contre l'Iran, sont désormais prêts à un règlement pacifique de la question du nucléaire. Raillé de toute part pour son bilan médiocre à l'international, George Bush veut désormais laisser un héritage multilatéral. "Mon objectif dans le temps qui m'est encore imparti est de laisser des bases qui permettront au prochain président de dialoguer et d'aborder plus facilement les problèmes du globe", a confié George Bush aux journalistes du Times. Et quant à l'Irak, s'il soutient toujours la nécessité de l'intervention, l'ancien gouverneur du Texas reconnait, "avec le recul" qu'il "aurait pu utiliser un ton différent" et de jurer que beaucoup de gens ignorent que les Etats-Unis ont exploré toutes les voies diplomatiques.
Et si le résident de la Maison blanche a été la cible de tant de flèches assassines, c'est la conséquence toute simple des dures, radicales mais justes décisions qu'il a dû prendre, à la mesure des diffcultés posées par le 21e siècle. Il semble loin le temps où Geroge Bush, en 2001, lançait à Jacques Chirac: "Vous êtes avec nous ou contre nous". "Certaines phrases que j'ai pu prononcées, comme 'ramenez-le moi mort ou vif", ont laissé penser que je n'étais pas un homme de paix ", s'est ému George W. Bush. Mieux vaut tard que jamais?
Il lui reste sept mois pour inverser la tendance et relever des défis, comme le délicat sujet du réchauffement climatique, sur lesquels il n'aura pas su convaincre ses partenaires huit années durant. Un bilan d'ores et déjà trop lourd à redresser.
Jérôme GUILLAS
LeJDD
Posté par Adriana Evangelizt
 


2 George Bush, l’autre guerre du golf.

 Arrivée à Paris d’un président américain décrédibilisé et raillé par son peuple. De notre correspondant à Washington PHILIPPE GRANGEREAU Normalement, un président devient un «canard boiteux» après l’élection de son successeur, en novembre. Mais George W. Bush, qui doit arriver aujourd’hui en France dans le cadre de sa tournée d’adieu, claudique depuis déjà longtemps. Sa cote de popularité (25 %) est comparable à celle du président Richard Nixon (24 %) pendant l’affaire du Watergate. Il est boudé par son propre camp, et le candidat républicain à sa succession, John McCain, fait tout pour éviter d’être photographié ou filmé en sa présence. «Corleone». Pour tenter de remonter dans l’estime de ses concitoyens, le Président accorde des entretiens informels à des journalistes de télévision qui lui sont encore favorables. Mais le dernier de ces exercices maladroits a mal tourné. «Monsieur le Président, vous n’avez pas joué au golf ces dernières années. Est-ce que c’est en rapport avec l’Irak ?» lui demandait au mois de mai un journaliste à qui cette question étrange a probablement été soufflée. «Oui, c’est vrai. Je ne veux pas qu’une mère dont le fils est mort récemment voie le commandant en chef jouer au golf. Je crois que je dois à ces familles d’être le plus solidaire possible. Et jouer au golf en pleine guerre est un mauvais signal», énonce Bush, racontant que cette louable idée de lui est venue sur un parcours de 18 trous au Texas. Ses adjoints, dit-il, venaient de lui annoncer la mort, dans un attentat, de Sergio Vieira de Mello, le représentant des Nations unies à Bagdad (le 19 août 2003). «Ils m’ont fait sortir du green et j’ai dit : "Ça ne vaut plus la peine de continuer".» Le couac est qu’après-coup, on a retrouvé des images de Bush jouant au golf deux mois plus tard, le 13 octobre 2003… Keith Olbermann, un commentateur de la chaîne MSNBC n’a pas hésité à s’adresser en direct au Président, qu’il traite de malade «paranoïaque» : «4 000 soldats américains ont donné leurs vies et vous, votre sacrifice, c’est de renoncer au golf ! Et de surcroît, c’est même pas vrai. […] Vivement que votre présidence s’achève.» Lorsque, le mois dernier, il a marié sa fille Jenna, plutôt qu’une cérémonie en grande pompe à la Maison Blanche qui l’aurait exposé aux quolibets, le président honni a préféré célébrer à l’abri des regards, dans son ranch de Crawford, au Texas. «Aussi discret que [le célèbre mafieux] Corleone», a ironisé l’éditorialiste du New York Times, Frank Rich. Il est vrai que beaucoup d’Américains regardent désormais George W. Bush avec un effarement comparable à celui qu’éprouverait une famille de Brooklyn découvrant soudain que leur parrain appartient à la mafia. Le mois dernier, la presse révélait en outre que les tortures à infliger aux suspects d’Al-Qaeda incarcérés étaient débattues, en détail, dans les salles de réunion de la Maison Blanche. Un rapport publié la semaine dernière par le Sénat confirme, si besoin est, que «W» et son équipe ont bel et bien trompé sciemment le public sur la présence d’«armes de destruction massive» en Irak, ainsi que sur l’existence de liens entre le régime de Saddam Hussein et le réseau terroriste Al-Qaeda. «Remplir mes caisses». George W. Bush n’est plus le président consensuel qu’il aspirait à être en 2000, mais un homme dont il faut se méfier. Sur la station de radio nationale NPR, un panel de discussion s’inquiétait cette semaine de savoir si le chef d’état-major pouvait désobéir aux ordres du Président si celui-ci lui ordonnait le bombardement de l’Iran. Déchu avant l’heure, George Bush songe déjà très sérieusement à ce qu’il fera après le 20 janvier 2009. «Je vais donner des discours payés pour remplir mes caisses, expliquait-il fin 2007. Mon père se fait payer entre 50 000 et 75 000 dollars par discours, et Bill Clinton se fait pas mal d’argent lui aussi.» PHILIPPE GRANGEREAU QUOTIDIEN : vendredi 13 juin 2008


n°370 - Les Dossiers d'Irak - 20-06 -Suite- La guerre des États-Unis contre les civils irakiens : sauvagerie et la brutalité!!!

n°370  - Les Dossiers d'Irak - 20-06 - La guerre des États-Unis contre les civils irakiens : sauvagerie et la brutalité!!! Les Dossiers d'Irak -Suite-

N° 370               20/06/08  Par M.Lemaire




3-4 William J. Broad : Les USA ont publié les plans de la bombe atomique sur internet

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Chris Hedges : La guerre des États-Unis contre les civils irakiens : sauvagerie et la brutalité!!!


3-4 William J. Broad : Les USA ont publié les plans de la bombe atomique sur internet. 20 juin 2008 Les Etats-Unis, qui affirment vouloir assurer la sécurité globale et au nom de cet objectif s’arrogent le droit d’attaquer l’Iran, présentent la dissémination de la technologie nucléaire comme un risque majeur, inacceptable. Il s’agit là d’un argument sérieux, qui semble devoir mériter considération. A ceci près qu’en 2006, dans sa frénésie de prouver rétrospectivement le bien fondé de son invasion de l’Irak, la Maison Blanche a publié sur le net la recette de la bombe sur un site mettant à disposition du public les archives saisies après la guerre. Au grand dam de l’AIEA. Extraits En mars 2006, le gouvernement des USA a créé un site Web destiné à rendre publiques les nombreuses archives de documents irakiens saisis durant la guerre. L’administration Bush a pris cette décision sous la pression des élus Républicains du Congrès qui espéraient mettre à profit Internet « pour trouver de nouvelles preuves des dangers posés par Saddam Hussein, avant le déclenchement de la guerre ». Mais au cours des dernières semaines, le site « Opération Iraqi Freedom Document Portal » a publié des informations que les experts en armement jugent dangereuses. Il s’agit des comptes rendus détaillés des programmes Irakiens secrets de recherche nucléaire, datant d’avant la première guerre du golfe en 1991. Selon les experts, ces documents fournissent un guide de base pour la fabrication d’une bombe atomique. La nuit dernière, le gouvernement a fermé ce site après que le New York Times se soit fait l’écho des protestations émises par les spécialistes des systèmes d’armes et les fonctionnaires internationaux chargés du contrôle des armements. Un porte-parole du directeur des services de renseignement a annoncé que l’accès au site avait été suspendu « en attendant un examen destiné à s’assurer que son contenu convienne à une diffusion publique. » Les fonctionnaires de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, craignant que ces informations puissent faciliter le développement d’armes nucléaires pour des Etats comme l’Iran, ont adressé la semaine dernière une protestation officieuse au délégué américain auprès de l’AIEA, affirment des diplomates européens qui ont choisi de garder l’anonymat. Un diplomate déclare que les experts techniques de l’agence « ont été choqués » par cette divulgation. Les documents incriminés, au nombre d’une douzaine environ, sont des diagrammes, des schémas, des formules mathématiques ainsi que de longs textes explicatifs sur la fabrication de bombes nucléaires. Les experts qui les ont consultés estiment que ces informations vont au-delà de ce qui est disponible sur Internet ou dans d’autres forums publics. Ces documents fournissent des informations détaillées sur le processus de fabrication des circuits de tir nucléaire et de déclenchement des explosifs, ainsi que sur les noyaux radioactifs des bombes atomiques. « Pour les Etats-Unis, c’est très irresponsable de lancer un allumette sur un terrain aussi inflammable », juge Bryan A. Siebert, ancien responsable de la classification des documents au ministère de l’Energie, chargé des programmes d’armement nucléaire. « Il y a beaucoup de choses concernant les armes nucléaires qui sont secrètes et doivent le rester. » Le gouvernement avait déjà reçu des avertissements sur le contenu de ce site Web. Au printemps dernier, après que le site ait publié des documents irakiens traitant des armes chimiques, les fonctionnaires des Nations Unies en charge du contrôle des armements avaient obtenu le retrait d’une page qui fournissait des informations sur la production du tabun et du sarin, des agents neurotoxiques mortels qui provoquent une insuffisance respiratoire. Des diplomates européens ont déclaré cette semaine que certains des documents rendus disponibles sur ce site sont identiques à ceux présentés au Conseil de sécurité de l’ONU à la fin 2002, alors que les USA se préparaient à envahir l’Irak. Mais contrairement à la version publiée sur Internet, les documents transmis au Conseil de Sécurité avaient été largement censurés, afin de dissimuler des informations sensibles sur les armes non conventionnelles. Cette expurgation, selon les diplomates, avait été réalisée en accord avec les responsables américains et ceux des nations maîtrisant la technologie nucléaire. Mohammed El Baradei, le directeur de l’Agence Internationale de l’Energie, qui fut responsable d’une partie des inspections en Irak, avait déclaré au Conseil de Sécurité fin 2002 que ces précautions étaient « consistantes avec la règle selon laquelle les informations sensibles ne doivent pas être rendues publiques. » Un diplomate européen de haut rang note que des experts ont étudié ces documents nucléaires publiés sur ce site et ont jugé leur publication potentiellement dangereuse. « C’est un livre de cuisine », déclare ce diplomate, qui s’exprime anonymement en raison de son obligation de réserve. « Si vous disposez de cela, cela accélère un tas de choses. » Le New York Times a examiné des dizaines de ces documents et a demandé à plusieurs experts nucléaires d’en évaluer certains. Peter D. Zimmerman, un physicien qui a travaillé au service de l’état, les a qualifié de « très sensibles, dont une grande partie relève sans aucun doute de données classifiées. » William J. Broad, New York Times, 3 novembre 2008 – http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2083



4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 4-1 Chris Hedges : La guerre des États-Unis contre les civils irakiens : sauvagerie et la brutalité!!! Cet article a été adapté de l’introduction d’un ouvrage publié tout récemment, Collateral Damage: America's War Against Iraqi Civilians (Dégâts collatéraux : la guerre des États-Unis contre les civils irakiens)par Chris Hedges et Laïla al-Arian (Nation Books, 2008). Large extraits
Quand une armée combat des forces d’insurrection, comme c’est le cas en Irak, à Gaza ou au Vietnam, elle est confrontée à des « situations propices à commettre des atrocités ». Le fait d’être entouré d’une population hostile transforme des actes simples – par exemple, se rendre dans un magasin pour y acheter une canette de Coke – en actes dangereux. La crainte et le stress poussent les militaires à voir des ennemis dans toutes les personnes qui évoluent autour d’eux. L’hostilité pèse encore plus lorsque cet ennemi, comme en Irak, est indécelable, furtif et pratiquement insaisissable. La rage impuissante éprouvée par les soldats après l’explosion d’une bombe au bord d’une route et la mort ou la mutilation de certains de leurs camarades, est du genre à se tourner aisément et très vite contre les civils innocents dont on suppose qu’ils aident et soutiennent les rebelles. 
Aux yeux des troupes assaillies de toutes parts, civils et combattants ne sont qu’une seule et même entité. Ces civils, qui ont rarement des échanges avec les soldats ou les marines, n’ont souvent pas de nom ni de visage, mais se muent aisément en abstractions de haine, aux yeux de la plupart des militaires des troupes d’occupation. Ils sont méprisés comme des êtres moins qu’humains. Il s’agit d’un pas psychologique bref. Mais, moralement, il s’agit d’un bond massif. C’est la distance entre le fait de tuer, de détruire quelqu’un qui a la capacité de vous faire du mal – et celui de commettre un meurtre – s’en prendre à quelqu’un qui ne peut vous faire du mal, avec l’intention de le tuer. 
La guerre en Irak est devenue avant tout une affaire de meurtre. Il y a peu de destructions d’individus. La sauvagerie et la brutalité de l’occupation déchirent les militaires qui ont été déployés en Irak. Comme les informations viennent de nous l’apprendre, 115 soldats américains se sont suicidés, en 2007.
Soit une augmentation de 13 % par rapport à 2006. Et les suicides, comme ce fut le cas dans les années de guerre au Vietnam, ne feront qu’augmenter lorsque les vétérans, rongés par les angoisses, rentreront dans leurs foyers, se débarrasseront des couches d’ouate auto-protectrice qui les empêchaient de ressentir quoi que ce fût et affronteront l’horrible réalité de ce qu’en Irak, ils ont fait à des innocents.
Les marines et les soldats américains se sont socialisés, à l’égard des atrocités. Ce n’est pas en ces termes que le projet de destruction est décrit à un public lointain. Les hommes politiques parlent toujours en termes abstraits de gloire, d’honneur, d’héroïsme, de nécessité d’un monde meilleur ; et, dans un style plus relevé, de renouveau politique et spirituel. Ceux qui tuent des nombres importants de personnes prétendent toujours qu’il s’agit d’une vertu. La campagne visant à débarrasser le monde du terrorisme a été articulée dans les confins de cette rhétorique comme si, une fois tous les terroristes anéantis, le mal lui-même allait disparaître. 
La réalité derrière le mythe, toutefois, est très différente. La réalité et l’idéal se télescopent de façon tragique lorsque les soldats et les marines réintègrent leurs foyers. Ces vétérans des combats sont souvent aliénés vis-à-vis du monde qui les entoure, d’un monde qui croit toujours au mythe de la guerre et des vertus de la nation. Ils sont confrontés à la grave crise existentielle de tous ceux qui passent par les combats et comprennent que nous ne détenons pas le monopole de la vertu, qu’en guerre, nous devenons aussi barbares et sauvages que les ennemis qui nous font face.
La foi subit ici une crise profonde qui fracasse les mythes, tant nationaux que religieux, dont avaient été nourris ces jeunes hommes et ces jeunes femmes avant de s’en aller pour l’Irak. Bref, ils découvrent le mensonge qu’on leur a raconté. Leur relation avec la nation ne sera plus jamais pareille. Ces vétérans nous donnent une narration véridique de la guerre, une narration qui dénonce la vaste entreprise de boucherie industrielle qui s’est déchaînée en Irak. Ils dénoncent un mensonge.

La guerre en tant que trahison
« Cette unité est affectée au point de contrôle de la circulation, ici, et le gamin de 18 ans que voici est juché au sommet d’un Humvee blindé, avec une mitrailleuse .50 », rappelait le sergent Geoffrey Millard, qui a servi à Tikrit avec la 42e Division d’Infanterie. « Quand cette voiture fonce sur lui à bonne allure, le gamin décide en une fraction de seconde qu’il s’agit d’un porteur de bombe suicide, il appuie sur la détente papillon et envoie 200 projectiles dans la voiture en moins d’une seconde. Cela a tué une mère, un père et deux enfants : un garçonnet de quatre ans et une fillette de trois. »
« Et ils l’ont rapporté au général », ajouta Millard, « et avec des détails atroces. Ils avaient des photos, je veux dire. Ils lui ont envoyé le tout. Et voilà ce colonel qui se retourne sur tout l’état-major de la division et qui dit : ‘Si ces enfoirés d’hadjis apprenaient à conduire, de telles merdes ne se produiraient pas.’ » 
Millard et des dizaines de milliers d’autres vétérans souffrent non seulement de réactions retardées au stress mais également de cette même crise de la foi. Le Dieu qu’ils ont connu ou pensé connaître leur a fait faux bond. L’église ou la synagogue ou la mosquée, qui promettaient la rédemption si on servait Dieu et son pays, ne les ont pas préparés à l’horrible trahison de cette religion civique, à cette capacité que nous avons tous pour les atrocités humaines, aux histoires d’héroïsme destinées à masquer la réalité de la guerre.
La guerre est toujours une affaire de trahison : trahison des jeunes par les anciens, des idéalistes par les cyniques et des militaires par les hommes politiques. Cette amère connaissance de la trahison s’est infiltrée dans les rangs des vétérans américains de la guerre en Irak. Elle a lâché un nouveau déferlement de vétérans désillusionnés tel qu’on n’en avait plus vu depuis la guerre du Vietnam. Elle nous a donné une nouvelle fois la possibilité de découvrir progressivement le masque mortuaire de la guerre et de comprendre notre complicité dans le mal. 
« Puis, vous savez, cette sorte de sentiment que j’ai, ce ‘qu’est-ce que nous foutons ici, bordel ?’, que j’ai ressenti de cette façon en Irak », lâcha le sergent Ben Flanders, en calculant qu’il avait dirigé des centaines de convois militaires en Irak. « C’est le genre d’insanité de la chose et le fait qu’elle la réduit. Hé bien, je crois que c’est ce que la guerre fait, de toute façon, mais j’ai ressenti qu’il y avait cette énorme diminution de ma compassion à l’égard des gens. La seule chose qui comptait encore, en fin de compte, c’était moi-même et les gars avec qui j’étais. Et que n’importe qui d’autre aille au diable, que vous soyez irakien… Je suis navré, je suis navré que vous viviez ici, je suis navré que ce soit une situation terrible et je suis navré que vous ayez affaire avec, vous savez, tous ces véhicules militaires qui sillonnent les environs, et qui tirent, et ces rebelles et tout ce bazar… » 
Cet univers irakien à la Hobbes , tel que Flanders le décrit, est un monde où l’éthique se résume à tuer ou être tué. Toute nuance et distinction avait disparu, pour lui. Il avait l’impression, à l’instar de la plupart de ses compagnons, d’être dans un monde binaire : eux et nous, les bons et les mauvais, ceux qui sont dignes de vivre et ceux qui ne le sont pas. L’immense majorité des civils irakiens, pris au milieu du fracas déclenché entre les milices, les escadrons de la mort, les gangs criminels, les combattants étrangers, les bandes de kidnappeurs, les terroristes et les troupes d’occupation lourdement armées, n’étaient juste qu’un obstacle de plus qui, s’il encombrait d’aventure la voie, devait être éradiqué. Ces Irakiens n’étaient plus humains. Ils n’étaient plus que des abstractions à forme humaine.
« Le premier briefing, vous le recevez en descendant de l’avion, au Koweït, et quand vous quittez l’avion, c’est en tenant un sac de marin à chaque main », rappelait Millard, « vous avez votre flingue en bandoulière et un autre sac sanglé sur le dos. Vous étouffez de chaleur. Vous êtes crevé. Vous avez en plus le décalage horaire dans les pattes. Votre esprit est bêtement envahi de sentiments à la con. Et, par-dessus le marché, vous avez la trouille, parce que, vous savez, vous êtes au Koweït, vous n’êtes plus aux États-Unis… Et ainsi, la crainte s’installe. Après ça, ils vous font asseoir dans cette petite salle de briefing et vous subissez ce briefing sur la façon dont, sachez-le bien, vous ne pouvez faire confiance à aucun de ces hadjis de merde, parce que tous ces hadjis de merde vont vous tuer. Et le mot ‘hadji’ est toujours utilisé comme un terme de mépris et, généralement, suivi des mots ‘de merde’. » 
La façon dont la presse couvre la guerre en Irak montre rarement la pathologie tordue de cette guerre. Nous voyons la guerre selon la perspective des militaires ou selon celle, tout aussi déformée, des journalistes étrangers, calfeutrés dans les hôtels, entourés de chauffeurs, d’interprètes et d’escortes sécuritaires ou militaires officielles. Il y a des moments où le visage de la guerre peut éventuellement se montrer à ces voyeurs et à ces tueurs professionnels depuis le siège arrière d’une voiture, par exemple, où une fillette est en train de mourir, avec le cerveau qui lui dégouline de la tête. Mais, la plupart du temps, ce véritable visage demeure caché. Et il faut bien dire que tout ce que nous savons de la guerre en Irak manque de la portée et de la profondeur qui surgiront bien un jour, mais peut-être pas avant des années, lorsqu’un garçonnet irakien atteindra l’âge adulte et nous déballera la triste et tragique histoire de l’invasion et de l’occupation sanglante de son pays.
À mesure que la guerre se mue en déception – puisqu’elle ne correspond plus en rien au récit mythique qui fait de nous des libérateurs et des vainqueurs –, elle disparaît progressivement de notre vue. Les shows des informations par câble qui ont emballé la guerre pour mieux nous la vendre, ont cessé de la couvrir, de faire commerce de l’horrible carnage des explosions de bombes à Bagdad au profit des sagas des feuilletons à la guimauve de Roger Clemens, Miley Cyrus ou à la Britney Spears et son éternelle fusion. La couverture mensuelle moyenne de la guerre en Irak dans les infos d’ABC, de NBC et de CBS mises ensemble a été réduite de moitié, passant de 388 minutes en 2003 à 274 en 2004 et à 166 en 2005. Et les journaux, y compris ceux comme le Boston Globe, ont fermé leurs bureaux à Bagdad. Privés d’une narration claire et épique, contrôlés et contingentés par les préoccupations sécuritaires, ils ont fini par s’en aller. 

La plupart des journalistes savent…
… que l’invasion et l’occupation ont été une catastrophe. Ils savent que les Irakiens ne veulent pas de nous. Ils savent, à propos des renseignements truqués, administrés à la grosse louche à une presse servile par le Bureau des plans spécieux et par le Groupe de la Maison-Blanche concernant l’Irak, dirigé par Lewis Libby. Ils savent, à propos de Curveball (1), des documents falsifiés en provenance du Niger, des gens de la CIA mis hors circuit et des dossiers bidon des renseignements britanniques, tirés en fait d’anciens articles de magazines. Ils savent que les armes de destruction massive avaient été détruites bien avant que nous ne fussions sur place. Ils savent que nos militaires, de même que notre Garde nationale et nos unités de réserve, se couvrent de honte et se font décimer. Ils savent que cette guerre n’a rien à voir avec le don de la démocratie à l’Irak, que tous les clichés concernant la volonté de rester dans la course et de parachever la mission sont utilisés pour assurer au président et à ses alliés que, tant qu’ils seront au pouvoir, ils n’auront pas à payer un tribut politique pour leurs gaffes et leur démence. 
La presse sait tout cela et, si les journalistes avaient pris la peine de regarder, ils auraient pu le savoir depuis belle lurette. Mais la presse ou, du moins, la plupart des gens de la presse, a perdu la passion, le sens de l’offuscation et celui de sa mission, lesquels, jadis, poussaient les journalistes à défier le pouvoir et à dire la vérité. 

Les légions des hommes perdus et des damnés
La guerre, c’est la pornographie de la violence. Elle a une beauté sombre, tout imprégnée de monstruosité et de grotesque. La Bible dit d’elle qu’elle est « le plaisir de l’œil » et elle met les croyants en garde contre elle. La guerre nous permet de nous engager dans des désirs et des passions que nous gardons tapis au plus profond de nous-mêmes et de nos vies imaginaires. Elle nous permet de détruire non seulement des choses et des idées, mais également des êtres humains. 
En ce moment de destruction tous azimuts, nous brandissons le pouvoir du divin, le pouvoir de révoquer le droit d’autrui à la vie sur cette terre. La frénésie de cette destruction – et quand la discipline unitaire est rompue, ou quand il n’y a plus de discipline unitaire comme point de départ, « frénésie » est le mot qui convient – voit des bandes armées rendues démentes par l’élixir vénéneux que fournit notre pouvoir de provoquer l’anéantissement d’autrui. Toutes choses, y compris les êtres humains, deviennent des objets – des objets qu’il convient soit de gratifier, soit de détruire, voire les deux. Personne, pour ainsi dire, n’est à l’abri. La contagion de la foule veille à ce qu’il en soit ainsi.
Des êtres humains se font mitrailler et bombarder depuis le ciel, les lance-grenades automatiques truffent les masures et les quartiers populaires d’engins explosifs à haute puissance et les convois se font la course à travers l’Irak tels les trains de marchandises de la mort. Ces militaires et ces marines ont au bout de leurs doigts la capacité troublante de commander des frappes aériennes et une puissance de feu à même d’anéantir des paysages et des villages entiers en les transformant en enfers dantesques. Ils peuvent en un instant accorder ou reprendre la vie humaine et c’est un pouvoir qui finit par les rendre malades et déments. L’univers moral est mis sens dessus dessous. Tous les êtres humains sont utilisés comme des objets. Et personne ne quitte les lieux sans avoir été contaminé. 
La guerre nous plonge dans un tourbillon de douleur et d’extase flottante. Elle nous plonge dans un monde où la légalité n’a que peu d’importance, où la vie humaine est bon marché et où la satisfaction de l’instant présent se mue en désir primordial qu’il fait assouvir avant tout, même au détriment de la dignité de la vie d’autrui. 
« Un tas de types ont réellement soutenu à fond ce concept, vous savez, qui dit que s’ils ne parlent pas l’anglais et qu’ils ont une peau plus sombre, ils ne sont pas aussi humains que nous, de sorte que nous pouvons faire ce que nous voulons », disait le soldat spécialiste Josh Middleton, qui servait dans la 82e Aéroportée en Irak. « Et, vous savez, des gosses de vingt ans se font gueuler dessus par derrière et par devant à Fort Bragg, et nous devons ramasser des mégots de cigarettes et nous faire engueuler tous les jours parce que notre arme n’est pas nickel. Mais, là-bas, c’est comme la vie et la mort. Et des Irakiens de quarante ans nous regardent avec crainte et nous pouvons – vous voyez ce que je veux dire ? –, nous avons ce pouvoir que vous ne pouvez avoir vous-même. C’est vraiment libérateur. La vie est juste rabaissée à son niveau primaire, vous savez, celui où vous vous inquiétez de l’endroit d’où va s’amener la prochaine bouffe, le prochain endroit où vous allez pieuter ou la prochaine patrouille et, surtout, où vous vous inquiétez de rester en vie. 
« C’est comme, enfin, vous avez l’impression, je ne sais pas, c’est comme si vous étiez un homme des cavernes », ajouta-t-il. « Vous voyez ce que je veux dire ? C’est juste comme, vous savez, je veux dire, c’est comme ça que la vie est censée être. La vie et la mort, essentiellement. Pas de TV. Rien de toute cette merde. » 
Il faut peu de chose, en tant de guerre, pour transformer des hommes ordinaires en tueurs. La plupart s’abandonnent volontiers à la séduction du pouvoir illimité de destruction. Tout sentent la pression de leurs pairs qui les incite à agir selon la conformité. Peu, une fois au combat, trouvent la force de résister. Le courage physique est commun, sur un champ de bataille. Le courage moral, dont les vétérans ont fait preuve en nous disant la vérité sur cette guerre, ne l’est pas. 
Les machines militaires et les bureaucraties d’État, qui cherchent à nous faire obéir, cherchent aussi à imposer le silence à ceux qui s’en reviennent de la guerre et qui s’en prennent verbalement à sa réalité. Elles poussent de côté ces témoins pour les soustraire à un public avide d’histoires de guerre faisant coïncider le récit narratif de gloire et d’héroïsme et l’essence de la guerre, c’est-à-dire la mort. La guerre, nous expliquent ces vétérans, révèle la capacité au mal qui se tient juste sous la surface, à l’intérieur de chacun d’entre nous. Telle est la vérité à laquelle ces vétérans ont dû être confrontés et, souvent, avec une grande douleur. 
…..
L’historien Christopher Browning a fait la chronique de la facilité avec laquelle on peut tuer dans Ordinary Men (De simples hommes), une étude qu’il a rédigée sur le 101e Bataillon des réservistes de la police, en Pologne, durant la Seconde Guerre mondiale. Le matin du 12 juillet 1942, la bataillon, constitué de recrues d’âge moyen, fut obligé d’exécuter mille huit cents Juifs dans le village de Jzefw, au cours d’une action qui devait durer toute une journée. Les hommes de l’unité durent rassembler les Juifs, les faire marcher en direction de la forêt et leur ordonner de se coucher l’un après l’autre en ligne. Les victimes, parmi lesquelles des femmes, des bébés, de enfants et des personnes âgées, furent abattues à bout portant.  ….
Chaque génération répond à la guerre en se targuant de son innocence. Chaque génération découvre ses propres désillusions, souvent moyennant un prix individuel terrible. Et la guerre en Irak a commencé à produire des légions d’hommes perdus et de damnés, dont un grand nombre combattent le traumatisme émotionnel et physique issu du fait de tuer et d’être exposé soi-même à la violence.

Punir la population locale
Le sergent Camilo Meja qui, finalement, demanda à devenir objecteur de conscience alors qu’il était toujours en service actif, dit que la facette hideuse du racisme et du chauvinisme américains apparut dès l’instant où son unité arriva au Moyen-Orient. Ses collègues soldats ridiculisèrent automatiquement les toilettes à la turque parce qu’ils allaient devoir « chier comme les chiens ». Les soldats qui l’accompagnaient traitaient les Iraquiens, dont ils ne parlaient pas la langue et dont la culture leur était étrangère, à peine mieux que des animaux.
Le mot « hadji » devint bien vite une insulte pour désigner les Irakiens, de la même manière que « chinetoques » était utilisé pour rabaisser les Vietnamiens et « raghead » (litt. « tête à chiffon », « enturbanné ») pour faire de même avec les Afghans. Bientôt, les compagnons de Meja se mirent à se moquer de la « bouffe hadji », des « bicoques hadji » et de la « musique hadji ». Des prisonniers désorientés, qu’on avait rassemblés au cours de razzias inutiles et sans discrimination, étaient dévêtus et laissés debout, terrifiés, des heures durant, sous un soleil torride. Ils étaient soumis à un flot permanent de brimades verbales et physiques. « J’ai vécu une confusion horrible », se souvient Meja, « je ne sais plus si j’étais davantage effrayé par les détenus ou par ce qui allait se produire si je faisais quoi que ce fût pour leur venir en aide. » 
Ces scènes de mauvais traitements, qui débutèrent immédiatement après l’invasion américaine, n’étaient guère plus que des actes collectifs de sadisme. Meja assista, sans oser intervenir mais en étant de plus en plus écoeuré, aux traitements infligés aux civils irakiens. Il vit comment l’abus de pouvoir brutal et incontrôlé déboucha d’abord sur l’aliénation parmi les Irakiens et donna ensuite naissance à une haine primaire à l’égard des forces d’occupation. Quand des unités de l’armée faisaient des razzias dans des maisons, les soldats faisaient irruption au beau milieu des familles effrayées, les forçaient à la pointe du fusil de se tapir dans les coins et faisaient eux-mêmes main basse sur la nourriture et divers objets qu’ils trouvaient à l’intérieur. 
« Après avoir arrêté des conducteurs », rappelait-il, « nous choisissions les véhicules qui nous plaisaient, nous refaisions le plein à l’aide de jerrycans confisqués et nous menions des patrouilles incognito à bord des voitures que nous avions rackettées. 
« Mais, à ce jour, je ne puis trouver une seule réponse satisfaisante au fait que je restais sans rien faire durant les mauvais traitements infligés à ces prisonniers, en dehors, évidemment, de ma propre lâcheté », fit-il également remarquer.
Les familles irakiennes se faisaient très régulièrement tirer dessus parce qu’elles s’approchaient de trop près des postes de contrôle. Il y eut un incident au cours duquel un père sans armes et conduisant une voiture fut décapité à côté de son petit garçon par une mitrailleuse .50. Les soldats tiraient pour trouer les jerrycans d’essence en vente le long de la route, puis balançaient des grenades incendiaires dans les mares pour y mettre le feu. « C’est marrant de foutre tout cette merde en l’air », déclara un soldat. Quelqu’un ouvrit le feu sur des petits gosses qui lançaient des cailloux. Et quand des EEI (engins explosifs improvisés) sautaient, les troupes y allaient de fusillades sauvages dans les quartiers très peuplés, laissant derrière elles d’innocentes victimes que le langage brutal de la guerre muait en « dégâts collatéraux ». 
« Nous roulions du mauvais côté de la route afin de réduire le risque d’être frappé par un EEI », racontait Meja à propos des bombes routières mortelles. « Cela obligeait les véhicules venant d’en face à se déplacer de l’autre côté de la route et cela ralentissait considérablement l’écoulement du trafic. Afin d’éviter de rester coincé au milieu des embouteillages, où quelqu’un aurait pu faire rouler une grande sous nos camions, nous roulions tout simplement sur les trottoirs, renversant les poubelles et tamponnant même des véhicules civils afin de les écarter de notre chemin. Ces tactiques faisaient hurler de rire des tas de soldats. »
À un certain endroit, l’unité avait été entourée par une foule en colère qui protestait contre l’occupation. Meja et son escouade ouvrirent le feu sur un Irakien qui tenait une grenade, criblant le corps de l’homme de balles. Meja vérifia son chargeur par la suite et découvrit qu’il avait tiré onze balles sur le jeune homme. Les unités, dit-il, ouvraient le feu comme si de rien n’était dans les quartiers peuplés, avec de lourdes mitrailleuses M-240 Bravo, ou des lanceurs AT-4, ou encore des mitrailleuses Mark 19s, qui tiraient des chapelets de grenades.
« La frustration résultant de notre incapacité à riposter contre ceux qui nous attaquaient », ajouta Meja, « débouchait sur des tactiques qui semblaient destinées tout simplement à punir la population locale qui les soutenaient. » 

L’algèbre de l’occupation
C’est l’anonymat de l’ennemi qui alimente l’escalade de la fureur. Des camarades sont mutilés ou tués et il n’y a personne contre qui riposter, hormis les infortunés civils qui vivent dans le voisinage de l’endroit où l’explosion ou l’embuscade a eu lieu. Soldats et marines peuvent effectuer deux ou trois périples en Irak et, en fait, ne jamais voir l’ennemi, bien que leurs unités soient la cible d’attaques et subissent de nombreuses pertes. Ces troupes, qui sont entrées à Bagdad en triomphe au moment de l’occupation de l’Irak, n’ont pas tardé à voir leur victoire décisive sur l’armée de Saddam Hussein se muer en une guerre d’usure confuse.
La puissance de feu supérieure et la victoire éclatante ont été annulées par ce que Thomas E. Lawrence appela jadis l’« algèbre de l’occupation ». Dans un texte traitant de l’occupation de l’Irak, après l’effondrement de l’Empire ottoman lors de la Première Guerre mondiale, et plus précisément des leçons que les vétérans devaient apprendre d’eux-mêmes, Lawrence, mettait en lumière ce qui a toujours perdu les puissances étrangères conventionnelles.
« La rébellion doit avoir une base imprenable : elle doit avoir un ennemi étranger sophistiqué, sous la forme d’une armée d’occupation disciplinée, trop peu nombreuse pour dominer efficacement le territoire tout entier à partir de postes fortifiés », écrivait Lawrence. « Elle doit avoir une population amicale, pas amicale de façon active, mais animée de sympathie au point de ne pas trahir les mouvements rebelles au profit de l’ennemi. Les rébellions peuvent être constituées de 2 pour cent d’actifs dans leur force de frappe et de 98 pour cent de sympathie passive. Une mobilité garantie, des délais de sécurité et la victoire de la doctrine incomberont aux insurgés car, en fin de compte, les facteurs algébriques seront décisifs. » 
L’échec en Irak est le même que celui qui a tourmenté les Français en Algérie, les États-Unis au Vietnam et les Britanniques qui, durant huit cents ans, ont molesté, emprisonné, déporté, abattu et pendu des centaines de milliers de patriotes irlandais. L’occupation, dans chaque cas, a transformé les occupants en véritables bêtes et a nourri l’insurrection. Elle a créé des schémas selon lesquels des innocents, comme en Irak, ont été terrorisés et tués. La campagne contre un ennemi généralement invisible, ont affirmé bien des vétérans, a donné naissance à une culture de la terreur et de la haine parmi les militaires américains au point qu’un grand nombre d’entre eux, en perdant du terrain, ont déclaré dans les faits la guerre à tous les Irakiens.
Meja a déclaré, à propos des Irakiens tués aux points de contrôle : « Ce genre de pertes parmi les civils a cessé depuis longtemps de susciter beaucoup d’intérêt, voire de commentaires. »
Meja vit également des soldats de son unité s’en prendre à des corps d’Irakiens tués. Il raconta comment, au cours d’un incident, des soldats se moquèrent d’un cadavre irakien tombé de l’arrière d’un camion. « Prends une photo avec moi et ce nique-sa-mère », dit en passant son bras autour du corps l’un des soldats qui avait fait partie de l’escouade de Meja dans le Troisième Peloton. 
Le linceul tomba du corps, montrant un jeune homme qui ne portait que ses pantalons. Il avait un impact de balle dans la poitrine.
« Diable, ils t’ont vraiment baisé, non ? » rigola le soldat.
La scène, nota Meja, eut lieu en présence des frères et des cousins du mort.
Les officiers supérieurs, protégés par des enceintes lourdement fortifiées, ont rarement vécu des combats. Ils ont envoyé leurs troupes accomplir des missions futiles dans leur désir de se voir décerner des CIB (Combat Infantry Badges – insignes de l’infanterie au combat. Cette reconnaissance, nota Meja, « était essentielle pour la progression future de leur carrière d’officier ».
Cette façon de faire signifiait que « très peu d’officiers de haut rang, en réalité, sortaient pour participer à des actions » et que « les officiers subalternes étaient effrayés de les contredire quand ils étaient dans leur tort ». Quand les insignes – portant l’emblème d’un mousquet au chien relevé et reposant sur une couronne de feuilles de chêne – étaient finalement décernés, les commandants les apportaient chez des tailleurs irakiens afin de les faire coudre sur les poches de poitrine gauches de leurs uniformes de combat dans le désert.
« C’était une des rares occasions où nos officiers supérieurs marchaient devant depuis le front », note Meja avec amertume. « Ils étaient parmi les premiers à se précipiter chez les tailleurs afin de se faire coudre leurs petits bouts de gloire près du cœur. »
La guerre est fertile en actes de violence et d’atrocités gratuits, insensés et répétés. User de violence sur des personnes impuissantes et sans défense se mue en une sorte de perversion sportive, chez les militaires. 
« Je veux dire que si quelqu’un possède un ventilateur, c’est qu’il s’agit d’une famille en cols blancs », déclara le soldat spécialiste Philip Chrystal, qui avait effectué des razzias dans des maisons irakiennes à Kirkuk. « Ainsi, nous avons commencé ce jour-là, précisément. Et ça commence par les véhicules ‘op-psy’ [utilisés dans les opérations psychologiques] que vous voyez là, vous savez, avec les haut-parleurs gueulant un message en arabe ou en farsi ou en kurde ou en n’importe quel langage et disant en gros, déposez vos armes, si vous en avez, près de la porte d’entrée de votre maison. S’il vous plaît, sortez, blablabla, blablabla. Et nous avions des Apache survolant l’endroit pour assurer la sécurité, s’il le fallait, et c’est également une bonne démonstration de force. Et nous courrions à gauche et à droite et, à ce moment, nous avions déjà fait quelques maisons, et j’étais avec mon chef de peloton et peut-être un ou deux autres gars, mais je ne m’en souviens pas vraiment.
« Et nous nous sommes approchés d’une maison de cette zone agricole ; elles sont construites comme ça, avec de petites cours intérieures », dit-il. « Ainsi, ils ont comme qui dirait la maison principale, l’aire commune. Ils ont comme une cuisine et ils ont comme une partie du genre remise pour leurs réserves. Et nous nous approchions et ils avaient un chien domestique. Et il aboyait férocement, parce qu’il faisait son boulot. Et mon chef d’escouade, sorti tout juste de nulle part, il tire comme ça sur le chien. Et il ne l’a pas – l’enculeur de sa mère –, enfin, il a tiré dessus, et la balle est entrée dans la mâchoire et elle est ressortie de l’autre côté.
« Et ainsi, je vois ce chien – et j’aime énormément les animaux. J’aime les animaux – et ce chien a de ces yeux ! Et il court dans tous les sens en répandant du sang partout. Et la famille est assise là, avec trois petits gosses et la mère et le père horrifiés. Et je ne sais pas quoi dire. Et ainsi, je lui crie dessus. Je suis comme… ‘Mais qu’est-ce que tu m’ fous, bordel ?’ Et le chien hurle de douleur. Il hurle et n’a plus de mâchoire. Et je regarde la famille, et ils sont tous effrayés. Et, ainsi, je leur dis, j’étais comme… ‘Bordel, achève-le !’… vous savez. ‘Au moins, tue-le, parce que ça ne peut pas se refaire. Il souffre.’ Et, en fait, j’attrape les larmes aux yeux, là, maintenant, juste au moment où je vous dis ça, mais – et j’avais des larmes à ce moment-là aussi – et je regarde les gosses et ils ont l’air d’être si effrayés. Et, ainsi, je ramène l’interprète avec moi et je sors mon portefeuille et je leur ai donné vingt dollars, parce que c’était tout ce que j’avais. Et, vous savez, je le leur ai fait dire que j’étais tellement désolé que ce trou du cul ait fait ça. Que c’était vraiment minable.
« A-t-on jamais rentré un rapport à ce propos ? » demanda-t-il. « A-t-on jamais fait quelque chose ?A-t-on sorti la moindre punition ? Non, absolument pas. »

Les saints de plâtre de la guerre
Les vaincus connaissent la guerre. Ils lisent au travers du chauvinisme creux de ceux qui recourent aux mots abstraits tels « gloire », « honneur » et « patriotisme » pour masquer les cris des blessés, les tueries brutales, les bas profits de la guerre et le chagrin qui pèse sur les poitrines. Ils connaissent les mensonges que les vainqueurs, bien souvent, ne veulent pas admettre, les mensonges que recouvrent les monuments de guerre érigés par l’État et les récits mythiques engendrés par la guerre, pleins d’histoires de courage et de camaraderie. Ils connaissent les mensonges qui suintent des épais mémoires d’hommes d’État enflés de leur propre importance et qui font les guerres sans savoir ce qu’elles sont ou représentent. 
Les vaincus connaissent l’essence de la guerre : la mort. Ils saisissent très bien que la guerre est synonyme de nécrophilie. Ils comprennent que la guerre est un état de péché presque absolu, avec ses objectifs de haine et de destruction. Ils savent comment la guerre favorise l’aliénation, conduit inévitablement au nihilisme et à quel point elle constitue une façon de se détourner de la sainteté et de la préservation de la vie. Tout ce que l’on raconte d’autre sur la guerre devient trop facilement la proie de l’attrait et de la séduction de la violence et celle de l’attirance pour le pouvoir divin qui distribue des permis de tuer en toute impunité.
Mais les mots des vaincus viennent plus tard, parfois longtemps après la guerre, lorsque des hommes et des femmes adultes déballent les souffrances qu’ils ont endurées lorsqu’ils étaient enfants : ce que ce fut de voir leur mère ou leur père tué ou emmené, ou de perdre leur foyer, leur communauté, leur sécurité et d’être laissé de côté tel un déchet humain. Mais, à ce moment-là, très peu les écoutent. La vérité à propos de la guerre ressort toujours mais, généralement, trop tard. Les faiseurs de guerre nous assurent que ces histoires n’ont rien à voir avec la glorieuse et violente entreprise que la nation s’apprête à inaugurer. Et, nous abreuvant du mythe de la guerre et du sentiment de pouvoir qu’elle confère, nous préférons ne pas regarder. 
Nous avons été piégés dans une néfaste guerre d’usure, en Irak. Nous nous sommes fourvoyés dans un pays dont nous ne savons guère de chose et qui est la proie d’amères rivalités entre des groupes ethniques et religieux ennemis. L’Irak a été un véritable merdier pour les Britanniques, en 1917, quand ils l’ont occupé. Et ça va en être un autre pour nous aussi. Nous nous sommes embarqués dans une occupation qui va abîmer notre âme tout autant que notre prestige, notre sécurité et notre pouvoir. Nous sommes devenus des tyrans pour d’autres personnes plus faibles que nous. Et nous croyons, à tort, que notre capacité à mener la guerre nous donne le droit de le faire. 
Nous façonnons nos héros dans l’argile. Nous encensons leurs actes de bravoure et leur donnons des uniformes avec des rubans de couleur sur leurs poitrines pour les actes de violence qu’ils ont commis ou endurés. Ils sont les faux dépositaires de notre gloire et de notre honneur, ou de notre puissance, ou de la satisfaction que nous pouvons avoir de nous-mêmes, ou de notre patriotisme, ou de notre adoration onaniste, ou de tout ce que nous sommes disposés à croire de nous-mêmes. Ils sont nos saints de plâtre de la guerre, les icônes que nous encourageons à nous défendre afin de nous apporter la grandeur, à nous et à notre nation. Ils sont les supports de notre religion civique, de notre amour du pouvoir et de la force, de notre foi en notre droit, en tant que nation élue, d’exercer cette force sur les faibles et de les dominer. Telle est l’idolâtrie de notre nation vis-à-vis d’elle-même. Et cette idolâtrie a corrompu les institutions religieuses, non seulement chez nous, mais dans la plupart des nations, au point qu’il nous est devenu impossible de séparer la volonté de Dieu de celle de l’État.
Les prophètes ne sont pas ceux qui parlent de piété et de devoir depuis leur chaire – il n’est guère de gens de chaire qui vaillent la peine qu’on les écoute – mais ce sont les épaves meurtries, hommes et femmes, qui reviennent de l’Irak et qui prononcent les discours hésitants que nous ne voulons pas entendre, ces mots que nous devrions pourtant écouter afin d’apprendre à nous mieux connaître. Ils nous disent que la guerre est un immense vide sans âme. Ils ont vu et ressenti à quel point la guerre pouvait nous plonger dans la perversion et le traumatisme, dans une orgie débordante de mort. Et ce sont leurs témoignages qui ont le pouvoir rédempteur de nos sauver de nous-mêmes.

Chris Hedges

Chris Hedges est l’ancien responsable du bureau du Moyen-Orient du New York Times. C’est un ancien lauréat du prix Pulitzer. 
11th June 2008
(1) Curveball : pseudonyme attribué par la CIA à Rafid Ahmed Alwan, un citoyen irakien qui avait fui l’Irak en 1999, prétendant qu’il avait travaillé en qualité d’ingénieur chimiste dans une usine qui fabriquant des laboratoires mobiles d’armes biologiques dans le cadre du programme irakien d’armes de destruction massive. Le rapport définitif de l’Irak Survey Group a démenti formellement ces affirmations en 2004.

Traduit de l’anglais par Jean-Marie Flémal pour Investig’Action
Tomdispatch.com / Alternet

http://www.stopusa.be/scripts/texte.php?section=BDBG&langue=3&id=25844 sélectionné par http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinformation

Posté le 6 juin 2008, publié le 11 juin 2008 sur www.alternet.org/story/87235/


n°370 - Les Dossiers d'Irak - 20-06 -Fin- La guerre des États-Unis contre les civils irakiens : sauvagerie et la brutalité!!!

n°370  - Les Dossiers d'Irak - 20-06 -Fin- La guerre des États-Unis contre les civils irakiens : sauvagerie et la brutalité!!! Les Dossiers d'Irak -Fin-

N° 370               20/06/08 

Par M.Lemaire



Sommaire : -Fin

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Tom Engelhardt : De Guernica à Arab Jabour : la banalisation de la guerre aérienne. Un article de Ned Parker et de Saif Rasheed paru dans le Los Angeles Times du 21 Janvier, débute par le récit d’un attentat suicide inter-ethnique durant un rassemblement à Fallujah où furent tués des membres du « Conseil du Réveil d’Anbar » pro-américain. (« Répondant à la question pourquoi un membre de sa tribu Albu Issa en assassinerait un autre, Aftan, un témoin, fit le rapprochement avec les tueries dans les lycées aux États-Unis »). 26 paragraphes plus tard, l’article se finissait ainsi :
« Les militaires américains déclarent dans un communiqué qu’ils ont largué 10 tonnes de bombes sur les terres agricoles d’Arab Jabour dans le sud de Bagdad. Les frappes ciblaient des explosifs artisanaux enterrés et des caches d’armes. »
« Ces 10 derniers jours, les militaires ont largué pas loin de 50 tonnes d’explosifs dans cette zone, considérée auparavant comme un point passage vers Bagdad pour les militants sunnites. »

Et voici le paragraphe 22 d’un article qui en compte 34 dans le NY Times du 22 Janvier, rédigé par Stephen Farrel :
« La menace posée par les explosifs artisanaux enterrés était notoire avant l’opération [d’Arab Jabour]. Afin d’assainir la zone, les militaires ont largué près de 50 tonnes de bombes afin de détruire caches d’armes et EEI (engins explosifs improvisés). »
Farrel débute son article en rapportant la mort d’un soldat américain à Arab Jabour lorsqu’un EEI détruisit un MRAP, un nouveau véhicule « résistant aux mines et protégé contre les embuscades » sur lesquels comptent les militaires américains pour réduire les pertes causées par les bombes placées au bord des routes en Irak.
Notez que les deux articles commencent par des informations au sujet d’explosions - dans un cas, un attentat suicide tuant plusieurs irakiens, dans l’autre une bombe dissimulée qui tue un soldat américain et en blesse plusieurs autres.
Mais l’information la plus importante, celle des bombardements de ces derniers jours, celle des 50 tonnes d’explosifs que les avions américains ont largué sur une petite zone au sud de Bagdad, est simplement annoncée sans autre commentaire à la toute fin de l’article du LA Times , et expédiée en une seule phrase dans le NY Times .
Aucun article n’est revenu - pour autant que je le sache - sur le sujet, alors que c’est indubitablement l’utilisation la plus massive de frappes aériennes en Irak depuis l’invasion de l’administration Bush en 2003 et qu’il s’agit manifestement un sérieux changement de la stratégie militaire américaine dans ce pays. Malgré quelques dépêches routinières, personne dans les médias de masse n’a pris la peine de couvrir l’événement convenablement.
Pour ceux qui connaissent un peu l’histoire de l’arme aérienne, qui est au coeur de la stratégie guerrière américaine depuis la Seconde Guerre Mondiale, ce chiffre de 50 tonnes aurait dû leur mettre la puce à l’oreille.
Le 27 avril 1937, en pleine Guerre Civile en Espagne (un prélude à la Seconde Guerre ), les avions allemands de la Légion Condor attaquèrent la ville historique de Guernica, au pays basque.
Les premières vagues pilonnèrent le village, les suivantes l’incendièrent. C’était jour de marché et il y avait dans la ville, qui a été largement détruite dans cette tempête de feu, entre 7 000 et 10 000 personnes, dont des réfugiés.
Plus de 1600 personnes seraient mortes ce jour là (certaines estimations sont inférieures à ce chiffre). Les allemands auraient largué alors environ 50 tonnes de bombes dans la ville.
Durant les soixante-dix ans séparant ces deux chiffres de « 50 tonnes, » c’est une sombre page d’histoire de notre temps qui s’est écrite.
Arab Jabour, la communauté agricole sunnite située à environ 7 kilomètres de la capitale irakienne, qui a été la cible de ce dernière bombardement de 50 tonnes d’explosifs, était encore récemment largement en dehors des limites d’opérations des troupes américaines et alliées. Les militaires américains désignent systématiquement tout insurgé sunnite résistant comme appartenant à Al Qaeda, et dans une telle situation, il est difficile de dire exactement qui occupait cette zone.
A Guernica, comme à Arab Jabour 71 ans plus tard, aucun reporter n’était présent lorsque les bombes tombèrent. Dans le cas espagnol, pourtant, 4 reporters présents dans la ville proche de Bilbao, dont George Steer du Times de Londres, se rendirent rapidement sur le lieu des destructions. Le premier article de Steer pour le Times (également publié dans le New York Times) titrait «  la Tragédie de Guernica » et qualifiait l’assaut de « sans précédent dans l’histoire militaire ». (Évidemment, une telle annonce ne saurait être faite dans le cas d’Arab Jabour aujourd’hui.) Steer insistait dans son article sur le fait que c’était une attaque sur la population civile, essentiellement un bombardement destiné à répandre la terreur.
La barbarie évidente de cet événement, le premier bombardement de population civile largement médiatisé, provoqua l’horreur de la communauté internationale. C’était sans précédent pour l’ensemble de la planète. Il inspira sans doute la peinture la plus connue du siècle dernier, le Guernica de Picasso, ainsi que d’innombrables romans, pièces de théâtre, poèmes, et autres oeuvres d’art. Ian Patterson écrit dans son livre Guernica and Total War
« Bien des attaques depuis lors, notamment celles que nous nous sommes habitués à voir en Irak et au Moyen-Orient ces dernières années, ont été d’une telle échelle que le destin de Guernica nous parait presque insignifiant en comparaison. Cependant il est pratiquement impossible de surestimer l’outrage que cela a causé en 1937... Des témoignages du bombardement ont été largement publié dans la presse américaine et ont provoqué une véritable colère et indignation dans la plupart des communautés... »
Les deux derniers paragraphes cités ci-dessus de l’article de Parker et de Rasheed du LA Times en disent long sur les 71 années écoulées, qui ont vu se dérouler le bombardement allemand de Rotterdam et l’attaque éclair sur Londres et sur d’autres villes britanniques ; le bombardement japonais de Shanghai et sur d’autres villes chinoises ; les bombardements incendiaires sur des villes allemandes et chinoises ; la destruction nucléaire américaine d’Hiroshima et de Nagazaki ; la Guerre Froide et sa « Destruction Mutuelle Assurée » ( ndt : en anglais MAD : fou) pour laquelle les deux super-puissances menacèrent d’utiliser l’arme ultime pour vitrifier la planète ; la campagne de bombardement américaine, considérable pendant plusieurs années contre la Corée du Nord et plus tard sur le Nord et le Sud Vietnam, le Laos et le Cambodge ; les victoires aériennes américaines de la première Guerre du Golf et en Afghanistan (2001) ; et l’assaut « Shock and Awe » aux missiles Air-Sol et Mer-Sol de l’administration Bush sur Bagdad en mars 2003, qui, alors qu’il devait « décapiter » le régime de Saddam Hussein, ne tua pas un seul membre du gouvernement irakien ni aucune figure du parti Baas, mais seulement des civils irakiens. Lors de ces sept décennies, les pertes humaines et les dommages causés par la guerre, au sol ou dans les airs, ont été subies de plus en plus par les populations civiles, alors que les États-Unis sont devenus dépendant de l’Air Force pour imposer sa volonté dans la guerre.
Aujourd’hui, en regard de cette histoire, « 50 tonnes » de bombes sont un chiffre relativement modeste. Pendant l’invasion d’Irak en 2003, une seule escadrille de l’USS Kitty Hawk, un porte-avion positionné dans le Golf Persique, faisait ce genre de dégât en moins d’une journée et c’était, comme la semaine dernière encore, une performance que les militaires était fiers de communiquer sans craindre l’indignation internationale ou que l’idée de « barbarie » puisse venir à l’esprit :
« Entre mercredi matin et jeudi après-midi, l’escadrille a accompli 69 missions de frappes sur Bassora, sur et autour de Bagdad, mobilisant 27 F/A-18 Hornets et 12 Tomcats. Ils ont largué près de 50 tonnes de bombes, déclarait le lieutenant Brook DeWalt, officier des relations publiques du Kitty Hawk. »
Pour ce qu’on en sait, il n’y avait aucun journaliste irakien ou occidental, à Arab Jabour quand les bombes tombèrent, et l’Irak étant ce qu’il est, aucun journaliste américain ne s’y précipita, en personne ou via un téléphone satellite, pour aller vérifier les dommages.
En Irak et en Afghanistan, lorsqu’elle parvient aux médias de masse, une explosion n’est en général significative que si c’est une attaque par bombe artisanale ou une attaque suicide quelconque. Les médias sont intéressés par ces bombes qui peuvent être produite pour environ “le prix d’une pizza” (comme certaines EEI le sont), ou si les véhicules les transportant sont des voitures ou simplement des corps humains diaboliquement harnachés. Mais lorsqu’elles tombent du ciel, même 50 tonnes de bombes n’ont tout simplement aucune importance.
Cela provient en partie du succès du Pentagone à créer un langage anesthésiant et déresponsabilisé pour formuler la guerre aérienne. « Dommages Collatéraux » remplace la mort de civils, même si en règle général dans une guerre moderne, le dommage collatéral devrait être considéré comme étant celui des soldats tués, et non pas le pourcentage toujours grossissant des pertes civiles. Et la mort, évidemment, est administrée « précisément » par des armes « guidées et de précision ». Tout cela donne à la guerre aérienne l’apparence d’une guerre propre, voire innocente. Le Colonel Terry Ferrel, par exemple, décrivit à la conférence de presse de Bagdad les attaques aériennes sur Arab Jabour d’une manière tout-à-fait détachée :
« Le but de ces attaques était de préparer le champs de bataille et d’éliminer les menaces notoires avant que les troupes au sol l’investissent. Notre but était de neutraliser tous les avantages dont l’ennemi aurait pu bénéficier grâce à l’utilisation d’EEI et d’autres armes. »
Des témoignages, dont la crédibilité est souvent difficile à établir, ont malgré tout filtré hors de la région, indiquant qu’il y avait des pertes civiles, possiblement en nombre significatif ; que des ponts et des routes étaient “coupés” et sans aucun doute endommagés ; que les fermes et les terres étaient endommagées ou détruites. Selon Hamza Hendawi d’Associated Press, il semblerait que les troupes irakiennes et américaines avançaient à travers les « citronneraies calcinées » d’Arab Jabour, déjà sérieusement détruite par des années de combats,

Mais comment n’y aurait il pas de pertes civiles et des dégâts matériels ?
Après tout, l’explication officielle pour cette mini-version de la campagne « shock and Awe » dans une petite région agricole est que les troupes américaines et les forces alliées irakiennes avaient été absentes de cette zone durant un temps, et que le bombardement était supposé détruire les infrastructures locales, en frappant les bombes artisanales et les caches d’armes ou les pièges laissés dans les structures existantes. Comme le précise la phrase « éliminer la menace notoire avant que les troupes au sol n’avancent » , c’était une tentative pour minimiser les pertes parmi les troupes américaines (et les alliés irakiens) en délivrant une énorme puissance de feu pour faire face à une situation où les informations sur place étaient au mieux éparses. Avec un tel scénario, les civils seront toujours victimes.
Mais c’est pourtant vers quoi semble se diriger la stratégie américaine en Irak.

L’abc de la guerre aérienne en Irak
Considérons un instant la puissance aérienne américaine en Irak et rassemblons quelques informations rarement rapprochées. Ces dernières années, le Pentagone a investi des milliards de dollars pour construire les infrastructures nécessaires au déploiement de sa puissance aérienne en Irak et alentour. Pour commencer, il a construit l’une de ses plus grosses bases de toute la planète hors États-Unis à environ 80 kilomètres au nord de Bagdad. La base aérienne de Balad a été décrite par Newsweek « comme une mini-ville rectangulaire de 10 kilomètre de côté avec des milliers de remorques et de dépôts de véhicule », dont l’aéroport accueille 27 500 décollages et atterrissages par mois.
Réputée venir en « seconde place seulement sur l’échelle du trafic mondial après l’aéroport Heathrow de Londres », elle pourrait supporter un trafic semblable à l’aéroport international O’Hare de Chicago. Avec environ 140 000 tonnes de marchandises par an, la base est l’aéroport le plus fréquenté parmi ceux relevant de par le monde du Département de la Défense.
C’est également la résidence d’environ 40 000 personnels militaires, contractuels privés et employés civils du Pentagone. Elle possède ses propres lignes de bus, ses établissements de restauration rapide, ses rues, ainsi que deux « PX », ces supermarchés réservés aux militaires qui ont la taille des implantations de K-Marts, la chaîne de grande distribution américaine. Selon Thomas Ricks du Washington Post, elle possède également des quartiers résidentiels comme “KBR-land’ pour les contractuels civils et “CJSOTF” (Force d’opération spécial combinée), « résidence d’une unité d’opérations spéciales, dissimulée par des murs particulièrement hauts ».
Les contrôleurs aériens de la base gèrent quotidiennement « plus de 550 opérations aériennes pour un seul jour ». Pour un montant qui se chiffre en milliards de dollars, les pistes de Balad et les autres équipements ont été modernisés - et continuent de l’être, pour plusieurs années d’utilisation intensives. Selon la presse militaire, la rénovation devrait commencer ce mois-ci avec un système ultra-moderne de contrôle et de commandement du champs de bataille qui intégrera toute la gestion du trafic aérien au-dessus de l’Irak.
Le correspondant à la Défense de la National Public Radio, Guy Raz a effectué une visite de la base l’année dernière et l’a qualifiée en ces termes : « un immense site de construction..., les bruits des chantiers et les vrombissements des générateurs accompagnent partout les visiteurs. Vue de nuit depuis le ciel, la base ressemble à Las Vegas : Alors que les villages aux alentours ne reçoivent que 10 heures d’électricité par jour, les lumières ne s’éteignent jamais sur la Base aérienne de Balad ».
Cette construction aux dimensions gigantesques a été conçue pour un usage à long terme. Comme Josh White du Washington Post l’écrivait récemment dans l’un des articles relativement rares (et peu incisifs) traitant de l’utilisation de la puissance aérienne en Irak, il y a eu 5 fois plus de frappes en 2007 qu’en 2006 ; et 2008 a débuté de façon retentissante, littéralement, avec ces 50 tonnes de bombes lâchées au sud-est de Bagdad. Ce chiffre semble inclure les 20 tonnes de bombes qui ont fait les gros titres pour avoir été larguées en à peu près 10 minutes sur la zone d’Arab Jabour la semaine précédente, mais pas les 8 tonnes de bombes que White déclare avoir été utilisées au nord de Bagdad à la même période environ ; ni évidemment les 7,5 tonnes de bombes visant Arab Jabour plus récemment. (Et aucun de ces chiffres ne semble inclure ceux qui relèvent des opérations menées par les Marines 1., qui n’ont évidemment pas été publiés.)
Comment pourrait-on oublier l’attention extrême qui a été portée sur la stratégie d’escalade du Président au début de l’année dernière ? Mais quel média a, ne serait-ce que noté, même récemment, ce que Bob Deans du Cox News Service a qualifié d’ “escalade aérienne” qui a accompagné les 30 000 troupes en renfort dans la capitale irakienne et alentour ? Au même moment, les unités aériennes étaient de plus en plus concentrées dans et autour de l’Irak. Par exemple, à la mi-2007, Associated Press rapportait déjà :
« Des escadrilles d’attaque sont venues s’ajouter à la flotte déjà basée dans le pays. La force de reconnaissance aérienne a été pratiquement doublée depuis l’année dernière. De puissants bombardiers B1-B ont été rappelés au combat sur l’Irak... Plus tôt cette année, l’Air Force a envoyé discrètement une escadrille d’avions d’attaque A10 “Warthog”, soit une douzaine ou plus d’appareils, qui seront déployés à la base aérienne d’Asad dans l’ouest de l’Irak. Dans le même temps, elle a ajouté une escadrille de F-16C Fighting Falcon... à Balad ».
Dans le même temps, l’an passé, des porte-avions accompagnés des navires de leurs groupes de combat on été stationnés dans le Golf Persique et les équipements des sites proches de Bagdad comme l’énorme base d’Al-Udeid au Qatar continuent d’être modernisés.
La description de cet accroissement des forces ne dit pourtant pas tout sur l’intensification de la guerre aérienne. Lolita Baldor de Associated Press a récemment rapporté que « L’utilisation par les militaires des drones qui savent espionner, chasser et parfois tuer des insurgés a dépassé les 500 000 heures de vol, la plupart au dessus de l’Irak. » L’utilisation de ces « engins aériens sans pilote » (UAV), incluant des Predators armés de missile Hellfire, a doublé au cours des dix premiers mois de 2007- les heures de vol des Predators augmentant de 2000 à 4300. selon Baldo. L’armée de terre à elle seule dispose maintenant de 361 drônes actifs en Irak. A l’avenir, ils devraient être beaucoup plus nombreux.
Les portes parole militaires américains et les membres du gouvernement ont pendant des années stigmatisé les insurgés irakiens et afghans, leur reprochant de se cacher derrière les populations civiles, et les accusant à la fois d’immoralité et de lâcheté. Quand de tels portes parole admettent infliger des « dommages collatéraux » sur les populations civiles, ils reprochent aux combattants d’utiliser les civils en « boucliers ». Et tout cela est régulièrement et consciencieusement relaté par notre presse. Par contre, personne ici ne considère l’utilisation de drones de la même façon, tandis que les UAVs comme les Predators ou le plus récent Reapers, beaucoup plus lourdement armé, sont généralement pilotés par des opérateurs stationnés sur des consoles informatiques situés par exemple à la base Nellis de l’Air Force à proximité de Las Vegas. C’est de là qu’ils lancent leurs missiles contre des « force anti-irakiennes » ou contre des talibans, entraînant des morts civiles en Irak comme en Afghanistan.
Ainsi que le disait un pilote américain qui a tiré des missiles de Predator à partir de Nellis :
« Je reviens de la gym et je pénètre en Afghanistan, ou en Irak... Ça prend du temps de s’y habituer. A Nellis, vous devez vous rappeler constamment, “je ne suis pas à Nellis". Quoi que ce soit ce que je faisais il y a 30 minutes, comme parler à ma banque, ça n’est plus important. »
Au reporters américains, cela ne semble n’être ni lâche, ni en aucun cas barbare, juste tout ce qu’il y a de plus normal. Personne ne dit que ces pilotes se cachent dans des déserts éloignés ou parmi la population civile des joueurs du Caesar’s Palace.
Quoi qu’il en soit, l’équation qui sous tend cette situation est celle-ci : militairement, les forces américaines, utilisées à l’excès, ne peuvent pas soutenir l’effort de l’escalade sur le terrain beaucoup plus longtemps. La plupart des 30 000 hommes, si ce n’est tous, qui ont déferlé en Irak dans la première moitié de 2007 vont bientôt rentrer au pays. Mais la force aérienne restera. Le personnel de l’Air Force dans la région est déployé selon un planning de rotations courtes. Au Vietnam, à la fin des années 60 et au début des années 70, au moment où les troupes au sol étaient évacuées, la puissance aérienne augmentait. Il semble que ce soit le même schéma à nouveau. Il y a toutes les raisons de croire que ce schéma décrive le futur de la présence américaine en Irak.

De la Barbarie à la Norme
La
guerre aérienne n’est tout simplement pas visible pour la plupart des américains qui dépendent des médias de masse. C’est en partie parce que les reporters américains qui couvrent tous les autres types d’engagements en Irak refusent simplement de lever le nez.
Il ne faut donc pas être surpris que la possibilité d’une escalade de la guerre aérienne ait été évoquée en premier par un journaliste qui n’avait jamais mis les pieds en Irak ni de ce fait s’être interdit de tourner son regard vers le ciel. Dans un article de décembre 2005, titré « Haut dans le ciel », le journaliste d’investigation Seymour Hersh suggéra qu’un « élément clé de tout plan de désengagement, pourtant ignoré dans les déclarations publiques du Président, était que le départ des troupes américaines serait compensé par la puissance aérienne américaine... Le danger , me disaient des experts militaires, était que tandis que le nombre des pertes américaines se réduirait avec le retrait des troupes au sol, le degré général de violence et le nombre de pertes irakiennes augmenterait, à moins qu’il y ait un contrôle rigoureux de qui bombarde quoi. »
Après que Hersh ait publié son article, le silence fut assourdissant. Que je sache, un seul reporter, est allé à bord d’un avion - David S. Cloud du New York Times, qui a volé dans un B-1 d’un « aéroport du Moyen-Orient » non identifié, lors d’une mission en Afghanistan. Thomas Ricks s’est rendu dans la base aérienne de Balad et fit un excellent rapport en 2006, mais aucun reporter ne semble avoir pris la peine de discuter avec des pilotes américains, et aucun des résultats des bombardements, tirs de missile, mitraillages à basse altitude n’a vraiment été enregistré dans la presse. La guerre aérienne est encore largement reléguée à des évocations sommaires de raids, basées sur les communiqués de presse et les annonces du Pentagone dans des résumés des nouvelles quotidiennes en provenance d’Irak.
Au vu de l’histoire militaire américaine depuis 1941, il y a là quelque chose d’étrange. Une patrouille de marine saccageant un village irakien peut en effet faire un titre ; mais des bombes américaines ou des missiles mettant une partie de la ville en ruine ou les mitrailleuses d’un hélicoptère dévastant un village est, au mieux, un sujet noyé dans la masse — un paragraphe ou deux comme dans ce reportage AP sur les récents combats dans une partie indubitablement dense de la ville de Mosul :
« Un officier, s’exprimant sous anonymat car il n’a pas été autorisé à divulguer cette information, déclare que trois civils ont été blessés et que des hélicoptères ont bombardé des immeubles dans le quartier Sumar au sud-est, lieu de fréquentes attaques contre les forces US et irakiennes, ce qui les a amené à y conduire une série de raids ».
Les résultats dévastateurs et prévisibles d’hélicoptères « bombardant » un quartier urbain dans une grande ville irakienne, si ils sont rapportés, seront traités simplement comme un « dommage collatéral, » allant de soi durant la guerre telle que nous la connaissons. Chez nous, ce qui était auparavant la barbarie de la guerre aérienne, sa véritable horreur, a été transformé en une monotonie ordinaire (ceci à condition bien entendu de n’être ni Afghan ni Irakien pris sous ces bombes), qui ne fait l’objet que de communiqués de presse de l’Air Force largement ignorés. C’est tout aussi insignifiant (et tout aussi américain) qu’une tarte au pomme, et ne mérite certainement pas d’être raconté à maman et aux enfants.
Peut-être le moment est-il venu pour Seymour Hersh d’aller y voir à nouveau. Ou pour la communauté mondiale de l’Internet de se saisir du sujet. Peut-être, tôt ou tard, les journalistes des grands médias américains en Irak (et leurs rédacteurs en chefs aux États-Unis) finiront effectivement par tourner leurs regards vers le ciel, y remarqueront ces traînées laissées par les jets, constateront l’impact de ces bombes et de ces missiles de « précision », et se demanderont si l’on a réellement à faire à une période monotone et routinière lorsque l’Air Force US lâche 50 tonnes d’explosifs sur une zone agricole aux portes de Bagdad. Peut-être des artistes commenceront à nouveau à exprimer leur indignation sur la vraie nature de la guerre aérienne dans des oeuvres d’art, dont une au moins deviendra iconique et voyagera à travers le monde pour nous rappeler simplement ce que la « libération » d’Irak, après 5 ans, a vraiment signifié pour les irakiens.
D’ici là, accrochez vous. La guerre aérienne continue. http://www.stopusa.be/scripts/texte.php?section=BY&la...
Tom Dispatch

Publication originale Tom Dispatch,  traduction NS pour Contre Info. Tom Engelhardt, qui dirige Tomdispatch.com, publié par le Nation Institute , est le co-fondateur du American Empire Project..  Son livre, The End of Victory Culture (University of Massachusetts Press) a été minutieusement mis à jour dans une édition récemment publiée qui traite des séquelles catastrophiques de la guerre en Irak.
Notes de lectures sur la guerre aérienne, par Tom Engelhardt :
Le Centre des Études Internationales et Stratégiques (CSIS) a publié une étude en décembre 2007 sur la guerre aérienne en Irak, On peut y trouver des informations chiffrées sur l’intensification de l’usage de l’arme aérienne - semblables à celles que le Washington Post a utilisé récemment. Sur le contexte historique de la puissance aérienne des USA et le bombardement de non-combattants, je suggère de consulter “A forgotten Holocaust” de Mark Seden.

Contre Info www.contreinfo.info/article.php3?id_article=1692
Publication originale Tom Dispatch,

Traduction NS pour Contre Info.

19/06/2008

n°369- Journal d'Irak -12 au 18-06 -Début- « Les Etats-Unis sèment les germes d’une tragédie de longue durée... »

n°369- Journal d'Irak -12 au 18-06 -Début- « Les Etats-Unis sèment les germes d’une tragédie de longue durée... » Journal d'Irak       -Début-

N°369                du 12/06 au 18/06/08

Par M.Lemaire


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire :                -Début-

Tiré à part : Londres envisage de signer un accord de sécurité avec Bagdad. Résistance : Les américains dans les rues de Washington

Analyse & déclaration

Sadr va créer un nouveau groupe de résistance pour combattre les forces US 1 Lutte pour la libération du territoire

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

 2) occupants 

3) Les voisins

Turquie La guerre dans la guerre 4 Libération du territoire Détails.

L'Irak en chiffre.


 

Tiré à part :

Londres envisage de signer un accord de sécurité avec Bagdad.  A un moment où les protestations contre la signature d'un ‎éventuel accord de sécurité entre l'Irak et les Etats-Unis ne ‎cessent de croître, le gouvernement britannique a annoncé ‎vouloir signer un accord similaire avec Bagdad. Le porte-parole ‎du gouvernement britannique a annoncé que le gouvernement ‎tentait de signer cet accord avant la fin de l'année en cours. " La ‎Grande Bretagne attend les résultats des négociations entre l'Irak ‎et les Etats-Unis au sujet de la signature d'un accord de ‎coopération à long terme" a-t-il ajouté. Les négociations ‎concernant un accord de sécurité entre l'Irak et les Etats-Unis ‎ont suscité une polémique en Irak, car divers groupes politiques, ‎grands dignitaires religieux et l'opinion publique s'y sont ‎opposés, ce qui a amené le gouvernement de Nourri Al-Maliki ‎d'annoncer être en désaccord avec les Américains sur certaines ‎clauses et articles dudit accord. Les récentes déclarations du ‎Premier ministre irakien ont surpris les autorités américaines. " ‎Les négociations avec les Etats-Unis au sujet de l'accord de ‎sécurité ont abouti à l'impasse" a déclaré le Premier ministre ‎irakien, Nourri al-Maliki. En fait, un tel accord enlève au ‎gouvernement irakien toutes ses prérogatives dans la gestion des ‎affaires du pays. Dans une telle conjoncture, la Grande Bretagne ‎tout comme les Etats-Unis envisage de signer un accord de ‎sécurité avec l'Irak afin d'y créer des bases militaires d'une part ‎et de l'autre d'obtenir sa part dans le partage des ressources ‎irakiennes avec les Etats-Unis. Ceci dit, les Britanniques ‎semblent être inquiets du processus de l'évolution des ‎évènements en Irak, car ils craignent que la signature d'un ‎accord de sécurité entre l'Irak et les Etats-Unis ne mette pas un ‎terme à leur influence et à leurs activités économiques en Irak. ‎C'est pour cette raison, que le Premier ministre britannique, ‎Gordon Brown tente, en dépit de vives oppositions intérieures, ‎d'assurer la présence et l'influence de la Grande Bretagne en ‎Irak. Ce alors que l'un des objectifs du gouvernement de Brown ‎était de rendre le terrain favorable au retrait des troupes ‎britanniques d'Irak. Mais, aujourd'hui, prétextant l'accord de ‎sécurité envisagé entre les Etats-Unis et l'Irak, les autorités ‎britanniques s'efforcent de signer un accord similaire pour ‎réaliser leurs intérêts mercantiles, à long terme. Mais, de vives ‎protestations intérieures en Irak constitueront un grand obstacle ‎à la réalisation des objectifs des occupants. IRIB 17/06/2008 http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=965921



Résistance : Les américains dans les rues de Washington  

« L’escalade en Irak ? Sens interdit », proclamaient les banderoles, tandis que la foule reprenait en choeur : « Ramenez les troupes maintenant ! ». Venus de tous les États-Unis, des dizaines de milliers de personnes opposées à la poursuite de la guerre en Irak et, a fortiori, à l’escalade programmée par l’administration Bush ont défilé, des heures durant, samedi dans le centre de Washington vers le Capitole, siège du Congrès. Les organisations antiguerre qui ont réussi là leur plus grand rassemblement, selon la plupart des observateurs, depuis les manifestations de septembre 2005 (plus de 100 000 personnes s’étaient alors retrouvées dans les rues de la capitale fédérale), s’adressaient en tout premier lieu aux parlementaires, et tout particulièrement à ceux de la nouvelle majorité démocrate. C’est-à-dire à ceux qui ont été élus en surfant précisément sur la vague de rejet de la guerre, devenue largement majoritaire dans l’opinion lors des récentes élections du midterm. respecter le choix des citoyens Interpellant ces nouveaux élus, les participants à cette « marche de Washington » leur ont signifié que la masse des citoyens avait voté dans un sens très clair et voulaient maintenant que leur choix soit respecté. Ils rejoignaient un peu, selon l’allusion malicieuse de quelques responsables d’associations, la démarche des manifestants des pays de l’Est européen en d’autres temps qui scandaient, on s’en souvient, en direction de dirigeants totalement sourds à leur préoccupation : « Nous sommes le peuple. » « Notre but était moins de nous adresser au président George W. Bush, qui se fiche vraiment de ce que pensent les Américains », qu’au nouveau Congrès, reconnaît Leslie Kagan, dirigeante de l’organisation United for Peace, qui fédère les nombreuses associations antiguerre du pays. Car, justifie-t-elle, la majorité parlementaire a changé de bord et le Parlement « a le pouvoir de mettre fin à cette guerre ». La pression sur la majorité du Congrès qui n’a pris jusqu’ici aucune mesure sérieuse pour bloquer le nouveau plan de George W. Bush prévoyant l’envoi de 21 000 hommes supplémentaires en renfort en Irak - hormis la perspective de motions condamnant certes l’orientation présidentielle, mais... « sans caractère contraignant » - devrait s’accroître encore dans les heures qui viennent. Les manifestants ont décidé en effet de continuer à travailler au corps les élus démocrates, en poursuivant l’action sous de multiples formes, avec la mise en oeuvre de ce qu’ils appellent un intense « lobbying » auprès d’eux. « Si les démocrates gaspillent cette opportunité, ils ne saisiront jamais l’occasion de couper les fonds de la guerre, ni de destituer le vice-président Dick Cheney et le président George W. Bush », a expliqué à l’AFP Len Singer, un des manifestants qui a parcouru plusieurs centaines de kilomètres pour se rendre dans la capitale fédérale. Il pointait ainsi au passage, comme de nombreux autres participants, la pusillanimité de la nouvelle majorité non seulement à l’égard de la guerre, mais aussi à propos de la procédure d’impeachment que la Chambre des représentants s’est refusée à engager contre le président. « Alors que tout devrait l’y conduire, souligne l’un des porte-parole du Centre pour les droits constitutionnels (CCR) des États-Unis, une association de juristes progressistes qui a répertorié - de la violation des droits fondamentaux avec le patriot act et Guantanamo, aux mensonges pour justifier le déclenchement de la guerre en Irak en passant par l’incurie de l’administration alors que la population était confrontée aux ravages du cyclone Katrina - quatre « dossiers en béton » contre le locataire de la Maison-Blanche. Des stars au rendez-vous « Cela fait trente-quatre ans que je ne m’exprime pas dans un rassemblement antiguerre, parce que j’avais peur que, à cause des mensonges propagés sur moi (et la guerre du Vietnam), je sois utilisée pour nuire à ce nouveau mouvement antiguerre, mais le silence n’est plus une option », a lancé Jane Fonda, soixante-neuf ans, qui avait répondu présent au rendez-vous aux côtés de quelques autres stars progressistes du monde hollywoodien comme Tim Robbins, Susan Sarandon ou Sean Penn. Prenant la parole, ce dernier a été accueilli par un tonnerre d’applaudissements lorsqu’il a affirmé : « Nous sommes venus dire aux responsables politiques que s’ils ne se ressaisissent pas et s’ils ne votent pas une résolution aussi contraignante que le bilan humain (de la guerre), nous n’allons pas les soutenir ! » Bruno Odent Article publié dans le journal L’Humanité 18/06/07 http://agircontrelaguerre.free.fr/article.php3?id_article=528


La résistance contre l'agresseur

Analyse & déclaration

Sadr va créer un nouveau groupe de résistance pour combattre les forces US Moqtada Sadr a annoncé vendredi la création prochaine d'un nouveau "groupe spécial" pour combattre l'"occupant" américain en Irak. "Vous devez savoir que la résistance sera assurée exclusivement par un groupe spécial dont j'annoncerai plus tard" la création, a déclaré Moqtada Sadr "Nous continuerons à résister contre l'occupant jusqu'à la libération ou jusqu'à la mort. Ce groupe sera professionnel et sera le seul à détenir des armes", en précisant que ce groupe aura "l'interdiction d'avoir recours à ses armes contre les Irakiens". Moqtada Sadr commande l'Armée du Mahdi, (60.000 hommes) créé en 2003 et considéré comme la plus puissante des milices irakiennes. En 2004, de violents combats avaient opposé ses miliciens aux troupes US a Najaf, à 160 km au sud de Bagdad. Les résistants avaient établi dès lors leurs réputation de combattants prêts à tous les sacrifices. L'Armée du Mahdi est présente dans toutes les régions ‘chiites’ d'Irak, mais de plus particulièrement bien implantée dans Sadr City, au nord-est de Bagdad. Source : AFP / 13 juin 2008



Occupation de l'Irak

17-06 De guerres en Afghanistan et en Irak créent de nouvelles vagues de réfugiés, indique l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) dans un rapport publié mardi. Le document montre qu'environ trois millions d'Afghans ont fui vers le Pakistan et l'Iran, tandis que deux millions d'Irakiens ont quitté leur pays, à destination de la Syrie et de la Jordanie pour la plupart. Les réfugiés issus de ces deux pays représentent près de la moitié des personnes prises en charge par l'ONU en 2007.    http://fr.news.yahoo.com/ap/20080617/twl-onu-gb-refugies-1be00ca.html AP -  17 juin


Australie

Le 3 juin 2008, Kevin Rudd annonce le retour au pays des 550 soldats stationnés en Irak depuis cinq années.
Cet ancien diplomate assortit cette décision d’explications devant le Parlement qui mettent en cause le bien-fondé de cette invasion de l’Irak.
Les attaques terroristes n’en ont pas été prévenues, preuve en est les victimes des attentats du métro à Madrid.
Les armes de destruction massives, prétexte de l’occupation, n’ont jamais été découvertes.
Après cinq années d’occupation, l’Australie conserve encore près de 800 éléments relevant du personnel militaire en Irak et autour de l’Irak, en particulier un détachement de 110 hommes qui assure la sécurité des diplomates à Baghdad, des équipages de navires de guerre dans le Golfe Arabo-persique et de la flotte aérienne.
Ainsi l’évacuation des troupes australiennes de l’Irak est loin d’être totale.
Mais qu’elle ait été un thème de la campagne électorale et qu’elle soit partiellement appliquée quelques mois après la victoire du Labor Party est révélateur de la perte de crédit du bellicisme étasunien auprès d’un électorat majoritairement blanc, anglo-saxon et dont l’origine coloniale raciste est encore trop récente pour avoir été effacée dans les mœurs et le comportement. Les leaders politiques qui peuvent difficilement être suspectés d’anti-américanisme mettent en cause non pas le principe d’une guerre mais l’inefficacité politique de l’administration étasunienne dans une contrée qui n’est elle-même que le résidu d’un ex-empire britannique. 5 juin 2008


USA & Coalition Paroles & actions des bientôt président...

16-06

 L'Irak est un des principaux thèmes d'affrontement entre Obama et  McCain.

Le premier s'était prononcé contre la guerre avant même l'invasion de l'Irak, le second est un fervent partisan de l'envoi de renforts décidé en 2007. Barack Obama promet de mettre fin à la guerre et prévoit de ramener aux Etats-Unis les troupes de combat en 16 mois. John McCain accuse les démocrates de préparer la reddition, et ne fixe aucune limite de temps à l'engagement américain. AFP McCain : 12-06 Le candidat républicain à la présidentielle américaine John McCain a déclaré mercredi que la date de retour des soldats mobilisés en Irak n'était "pas très importante", Récemment, McCain avait dit envisager un retrait des troupes vers 2013, mais a refusé de fixer une date. yahoo.


3) Politique a) des collaborateurs Irakiens

Talabani & Maliki Maliki

Les grandes manoeuvres

L’accord de sécurité avec les USA sera prêt en juillet

L'accord de sécurité entre les Etats-Unis et l'Irak sera prêt en juillet a déclaré dimanche le ministre des Affaires étrangères irakien Hoshyar Zebari. La résolution de l'ONU qui règle la présence des troupes américaines en Irak expire à la fin 2008. Selon la presse, les négociations avec les Américains achoppent sur quatre points: l'immunité accordée aux soldats et personnels des compagnies privées de sécurité, le contrôle de l'espace aérien, des bases militaires américaines permanentes et le calendrier de retrait des troupes. Washington stationne toujours quelque 150 000 hommes dans des bases en Irak. ats / 16 juin 2008 



B) Politiques des occupants 

3-1 Usa

13-06 Des milliers de Français ont accueilli vendredi à ‎leur manière Bush.aux cris notamment de "Bush Go Home !" ou de "Bush assassin, Sarko complice !" Des manifestants ont été des milliers à battre le pavé des rues ‎de la capitale française pour dénoncer les politiques ‎bellicistes de Bush. L'opposition de gauche a été ‎largement présente dans ce défilé. Les protestataires ‎scandaient des slogans contre Bush et Sarkozy et ont ‎exigé la fin de la guerre en Irak et en Afghanistan. La ‎tournée d'adieu de Bush en Europe l'a déjà conduit en ‎Slovénie, en Allemagne et en Italie. ‎ IRIB & AFP http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=963779


Bush

16-06 Commentant les derniers sondages faisant état d'une cote de popularité en berne, M. Bush a répondu que la fidélité aux principes l'intéressait beaucoup plus que la popularité.
"Il est impossible d'être un leader mondial si l'on prête l'oreille à une chose aussi passagère que les indices de popularité", a-t-il conclu
RIA-Novosti http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=965162

11-06 Bush a prédit que les Etats-Unis parviendraient à un accord réglementant la présence des troupes américaines dans ce pays, malgré l'opposition qu'il suscite en Irak. "Je crois que nous parviendrons à un accord stratégique avec l'Irak. Il y a beaucoup de déclarations contradictoires dans leur système politique et dans le nôtre", a-t-il ajouté. La résolution de l'ONU qui règle la présence des troupes américaines en Irak expire à la fin 2008. L'Irak et les Etats-Unis négocient un nouvel accord très controversé à Bagdad. (AFP) 13-06 Bush a exalté vendredi à Paris l'amitié avec la France , et demandé à l'Europe de faire plus, aux côtés des Américains, pour l'Afghanistan et l'Irak. Le président américain, fait étape durant deux jours chez son "ami" Nicolas Sarkozy en compagnie de sa femme, Laura.    Bush : " La France a été la première amie des Etats-Unis et au cours des siècles nos nations sont restées unies lors des moments clef", les deux guerres mondiales, la guerre froide et le 11 septembre, a souligné M. Bush. . AFP 13-06 M. Bush a estimé que les relations "n'ont jamais été aussi larges et dynamiques" entre les Etats-Unis et l'Europe, un "continent puissant et déterminé". M. Bush a appelé les pays européens à faire plus pour l'Afghanistan et l'Irak. Il est "dans l'intérêt de chaque nation de ce continent de soutenir un Irak stable et démocratique. La France évoque aussi la nécessité de rénover la relation entre l'Europe et les Etats-Unis pour la placer sur "un pied d'égalité". Peu avant l'arrivée de M. Bush, les chefs de la diplomatie française Bernard Kouchner, espagnole, Miguel Angel Moratinos, et portugaise, Luis Amado, ont appelé à un partenariat transatlantique renouvelé avec la future administration américaine. AFP


Faits marquants

Los Angeles Times : L'armée américaine est épuisée  

Le quotidien américain Los Angeles Times a écrit dans son dernier numéro que l'armée américaine est épuisée et n'a plus d'efficacité. Le quotidien a rappelé que l'armée américaine est l'armée la plus puissante du monde du point de vue d'équipements et de forces humaines, mais qu'elle a absolument besoin de la restructuration à l'heure actuelle. Le quotidien a ajouté que sous Bush, l'armée américaine s'est lancée dans deux guerres en Afghanistan et en Irak, ce qui a épuisé considérablement les forces militaires américaines. Le quotidien estime que les dirigeants de la Maison Blanche doivent entamé le plus tôt possible un projet de modernisation et de reconstruction des forces armées. Par ailleurs, un grand nombre de commandants militaires estiment que les unités de l'armée stationnées en Irak ne sont pas adaptées aux missions qui leur ont été confiées dans ce pays.

IRIB 16/06/2008 http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=964952

Prisons, exactions & torture

Tuerie de Haditha en Irak: non-lieu pour le colonel des Marines Jeffrey Chessani.(et encore un) Un colonel des Marines qui devait être jugé pour son rôle dans l'affaire de la tuerie de Haditha en 2005, a bénéficié d'un non-lieu . Le juge qui devait présider au procès en cour martiale de l'accusé à Camp Pendleton (130 km au sud de Los Angeles) a décidé d'abandonner toutes les charges contre lui, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la base. Chessani, (le plus haut gradé à avoir été inculpé dans une affaire de crime de guerre en Irak) était accusé d'avoir "manqué à son devoir d'officier" et de ne "pas avoir exécuté un ordre légal".(…) AFP / 17 juin 2008 



d) Les alliés (des Usa)dans le monde

Nations Unies

17 -06 Les conflits en Afghanistan et en Irak créent de nouvelles vagues de réfugiés, indique l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) dans un rapport publié mardi. Le document montre qu'environ trois millions d'Afghans ont fui vers le Pakistan et l'Iran, tandis que deux millions d'Irakiens ont quitté leur pays, à destination de la Syrie et de la Jordanie pour la plupart. Les réfugiés issus de ces deux pays représentent près de la moitié des personnes prises en charge par l'ONU en 2007. http://fr.news.yahoo.com/ap/20080617/twl-onu-gb-refugies-1be00ca.html


Dans le monde

Pays

France

13-06

Des milliers de Français ont accueilli vendredi à ‎leur manière Bush.aux cris notamment de "Bush Go Home !" ou de "Bush assassin, Sarko complice !" Des manifestants ont été des milliers à battre le pavé des rues ‎de la capitale française pour dénoncer les politiques ‎bellicistes de Bush. L'opposition de gauche a été ‎largement présente dans ce défilé. Les protestataires ‎scandaient des slogans contre Bush et Sarkozy et ont ‎exigé la fin de la guerre en Irak et en Afghanistan. La ‎tournée d'adieu de Bush en Europe l'a déjà conduit en ‎Slovénie, en Allemagne et en Italie. ‎ IRIB & AFP http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=963779

Grande-Bretagne 12-06 Un haut responsable des renseignements au sein du gouvernement britannique a été suspendu des ses fonctions après que des documents confidentiels portant sur Al-Qaïda et la situation en Irak ont été abandonnés dans un train de banlieue et retrouvés par un passager, a annoncé le gouvernement jeudi. Les deux documents gouvernementaux. Ils ont été trouvés dans un train de banlieue de la région de Londres par un passager qui les a remis à la BBC , qui a son tour a révélé l'affaire. Dans un précédent communiqué, le gouvernement avait précisé que deux documents classés secret avaient été "laissés dans un train" et "remis à la BBC ". Les documents étaient en possession d'un haut responsable des renseignements, selon le communiqué qui précise qu'une enquête a été confiée à la police métropolitaine de Londres. Une enquête interne était également en cours. Le premier document est un rapport de sept pages faisant état des faiblesses d'Al-Qaïda. Le second, classé top-secret, est une évaluation des forces de sécurité irakiennes. AP

Turquie La guerre dans la guerre 17-06 Des unités d'artillerie turques ont tué la plupart des 21 membres d'un groupe de résistants kurdes du PKK, Parti des travailleurs du Kurdistan qui s'approchaient de la frontière avec la Turquie dans le nord de l'Irak, a annoncé l'armée turque mardi. Dans un communiqué l'armée explique que les kurdes ont été visés par des bombardements alors qu'ils se trouvaient à 3 kilomètres de la frontière, dans la région de Zap lundi soir.. Associated Pres


4 Lutte pour la libération du territoire Pertes déclarée des occupants.

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels

Néant


Les combats par provinces Détails autorisés par la censure.
1-1 Bagdad +l'Opération paix+", 17-06 Quatre miliciens ‘anti-Al-Qaïda’ ont été tués par l'explosion d'une moto piégée dans le nord de Bagdad, selon une source des services de sécurité. La bombe artisanale, cachée dans une moto, avait explosé à un barrage tenu par un groupe de miliciens des "Fils d'Irak". Les "Fils d'Irak" sont soutenus par le gouvernement irakien et armés par les Américains pour lutter contre la branche irakienne d'Al-Qaïda. fr.news.yahoo


1-2 Province de Missane, Amara 13-06 al-Maliki a donné jusqu'à mercredi aux résistants se trouvant à Amara, pour déposer leurs armes avant une intervention de l'armée. "Nous avons décidé qu'à partir d'aujourd'hui la province de Maysan (dont Amara est la capitale, ndlr) est interdite aux armes", a déclaré M. Maliki "Ceux qui possèdent des armes lourdes ou moyennes, des explosifs ou des fusils à lunette, doivent les rendre aux forces de sécurité dans les quatre jours, d'ici au 18 juin, en échange d'argent", AFP / 15 juin 2008 15-06 "Nous avons très peur que cette campagne soit dirigée directement contre les sadristes", a déclaré le porte-parole de Moqtada Sadr, Salah al-Obeïdi. Nous ne voulons pas que les événements de Bassorah se répètent à Amara", a insisté le porte-parole sadriste. Le contrôle de la province de Maysan a été transféré des Britanniques aux Irakiens en avril 2007. AFP / 15 juin 2008 15-06 Des troupes irakiennes et américaines se sont déployées en grand nombre samedi à Amara Les hôpitaux, ainsi que la police et l'armée, ont été mis en alerte. Et les premiers points de contrôle sont apparus dès samedi après-midi dans la ville. Mais pour l'instant, aucun couvre-feu n'a été décrété. Le porte-parole du ministère irakien de la Défense , le général Mohammed al-Askari, a assuré qu'il ne s'agissait pas d'une "opération militaire" tout en indiquant que des troupes spéciales, des unités de soldats et l'armée de l'air avaient été déployées. AFP / 15 juin 2008 15-06 L'opération a commencé pendant la nuit (de mercredi à jeudi) et la situation est normale. Il n'y a eu aucun problème", a indiqué Mehdi al-Assadi, le porte-parole de la police de la province de Missane, dont Amara est la capitale. Selon un général de police, membre du commandement de l'opération, l'offensive a commencé à 5H00 locales (02H00 GMT). Nous n'avons pas rencontré de résistance", a ajouté le haut responsable, précisant que l'armée et la police resteraient à Amara après l'opération. Jeudi matin, le porte-parole du ministère de la Défense , Mohammmed al-Askari, a indiqué que les soldats "combattaient les personnes qui sont opposés au gouvernement". Mercredi, une soixantaine de miliciens seulement se sont rendus aux forces de sécurité, selon Saad al-Harbiyah, le chef de la police de la province. Située à 365 km au sud de Bagdad, Amara abriterait justement des miliciens qui ont quitter Bassorah et Sadr City après les combats. En avril 2007, le contrôle de la province de Missane avait été transféré des forces britanniques aux Irakiens. Depuis, les observateurs considéraient que l'Armée du Mahdi contrôlait la ville. La plupart des gisements pétroliers irakiens sont situés dans le sud, à Bassorah et dans la province de Missane. Le gouvernement irakien n'a pas caché qu'en intervenant à Bassorah, et désormais à Amara, il voulait reprendre le contrôle de la production pétrolière. fr.news.yahoo


L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)

 

 
Peuple
Civils tués (depuis l'occupation)

680.267

Civils blessés (depuis l'occupation)  707.450 ( chiffre très très minimum)
Civils violés (par les troupes d'occupations) 2.507     (voir Ibrahim Allousch
Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...) 48.938    (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) tués 4165  (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) blessés 3.895   (chiffre minimum)
En prison