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27/04/2008

n°170 - journal Afghan -Suite- Les étrangers nuisibles.

journal de l'Afghanistan   -Suite-

n° 170 - du 19-04 au 27-04

Par M.Lemaire                                                                                 



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
Sommaire : -Suite-

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Bush manipule les analystes militaires.

6-2 Dedefensa : La fabrique du virtualisme

6-3 Dedefensa : Mensonge? Propagande? Ces mots n’ont pas cours avec le virtualisme.

7 Brèves

7-1 Le Pentagone souhaite plus contrôler la formation de militaires étrangers.

7-2 Communiqué de l'Emirat Islamique d'Afghanistan : Concernant le largage d'équipement militaire par hélicoptère en province de Zabul.

7-3 "Nouveau visage de la faim".
7-4 L'Afghanistan peiné par l'espionnage des services de renseignement allemands.


6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

6-1 Bush manipule les analystes militaires.

L'administration du président américain George W. Bush a organisé une vaste entreprise de manipulation des analystes militaires travaillant à la télévision pour obtenir une couverture favorable de la guerre en Irak, affirme le New York Times dimanche. Dans cette entreprise, l'administration a exploité d'une part la loyauté idéologique et militaire de ces analystes, qui sont souvent des gradés de l'armée à la retraite, affirme le quotidien dans une longue enquête. Elle a d'autre part utilisé un puissant levier financier, à savoir les liens que ces analystes entretiennent avec les entreprises militaires impliquées dans les politiques militaires même qu'ils sont chargés d'évaluer à la télévision. Ces commentateurs, qui apparaissent régulièrement sur les grandes chaînes américaines pour analyser les guerre en Irak et en Afghanistan, représentent aussi quelque 150 entreprises militaires, que ce soit en tant que lobbyistes, consultants ou membres du conseil d'administration, ce que les téléspectateurs ignorent totalement. Ces entreprises comprennent des poids-lourds du secteur, mais aussi une myriade de sous-traitants, qui cherchent tous à obtenir une part des centaines de milliards de dollars de contrats générés par les guerres, ajoute le quotidien. Dans cette course aux contrats, l'accès à l'information et aux décideurs gouvernementaux est hautement prisé, souligne le New York Times. Et l'administration Bush a utilisé cette situation pour transformer les analystes en instruments capables de façonner de l'intérieur la couverture des guerres par les grands réseaux de télévision et de radio. Les analystes ont ainsi été invités à des centaines de briefings privés avec des dirigeants militaires, ont été emmenés en Irak, ont eu accès à des renseignements confidentiels et ont eu des briefings avec de hauts responsables de la Maison Blanche , du département d'Etat et du département de la Justice , selon le New York Times. En retour, ils se sont faits la caisse de résonance des points de vue de l'administration, même lorsqu'ils soupçonnaient parfois que l'information était fausse ou exagérée. Le New York Times est arrivé à cette conclusion après avoir examiné quelque 8.000 pages de messages électroniques, de transcriptions et d'enregistrements décrivant plusieurs années de briefings et de voyages en Irak ou à Guantanamo obtenus par le quotidien après avoir remporté un procès contre le Pentagone, dont les responsables n'avaient pu être joints dimanche. Ces dossiers révèlent une relation symbiotique où la ligne de partage habituelle entre gouvernement et journaliste est brouillée, souligne le quotidien. Des documents internes du Pentagone parlent régulièrement des analystes militaires comme des "multiplicateurs de force du message" ou de "substituts" sur qui compter pour transmettre "les thèmes et le message" du gouvernement à des millions d'Américains "sous la forme de leurs propres opinions". Même si les analystes sont des consultants payés par les télévisions, qui gagnent entre 500 et 1.000 dollars par apparition à l'écran, certains ont donné au Pentagone des "trucs" pour contourner les télévisions et d'autres l'ont tenu alerté des reportages en préparation, selon le quotidien. "Bon travail", aurait affirmé Thomas McInerney, général à la retraite de l'armée de l'air et analyste pour Fox news, dans une note écrite au Pentagone après un briefing fin 2006. (Source : AFP / 20 avril 2008)


6-2 Dedefensa : La fabrique du virtualisme.

L’immense article du New York Times du 20 avril, de David Barstow, est une remarquable “brique” de journalisme. Les détails sont considérables, nombreux, incontestables. Le journaliste qui a écrit la chose a réuni plus de 800 documents qui soutiennent ses allégations. L’article nous décrit l’organisation et le fonctionnement d’une “armée” de commentateurs et “consultants” des grands réseaux (surtout TV) d’information aux USA, pour l’essentiel d’anciens militaires (anciens généraux, anciens amiraux, parés du prestige de leur soi-disant expertise). Ils s'occupèrent, à partir de 2002, en marge de la guerre en Irak et à son propos, de répandre une parole “indépendante” favorable à la politique du Pentagone. Les réseaux et chaînes qui les engagèrent savaient ou ne savaient pas, ou bien s’en doutaient un peu, ou bien ne s'en faisaient pas trop à ce propos, etc.

Certains observent le sérieux et la puissance, ainsi que la variété du travail accompli par Barstow. (Cas de Gregg Mitchell, de Editor & Publisher, le 20 avril.) D’autres sont moins impressionnés. Ils notent que des articles, dès 2003 par exemple, mettaient en évidence combien ces “généraux” de réserve étaient des relais du Pentagone. C’est le cas de Glenn Greenwald, dans Salon.com, le 20 avril également.Nous-mêmes, dès 2002 (article de janvier 2002 de notre Lettre d’Analyse dedefensa & eurostratégie mis en ligne le 13 mars 2003), mettions en évidence notre volonté de prendre une distance décisive de l’“information officielle” et de tout ce qui peut en émaner, – notamment ces “consultants”, ex-généraux et autres, dont le titre de gloire est d’être régulièrement “informés” par le Pentagone. Nous assignions à cette “information officielle”, dans nos conceptions, un rôle d’acteur parmi d’autres de l'information en général, et même nécessairement plus suspect que bien d’autres. Ce que nous constations, en un sens, c’était l’acte de décès de la prétention à l’information objective (apparence dont se paraît l'information officielle) durant les événements qui sont le sujet de cette information. Donc, de ce point de vue, l’information soi-disant objective n’existe plus; c’est un progrès, parce que la prétention à l’information objective, dans l’ère de la communication, est une tromperie. Nous baptisons notre époque “l’ère psychopolitique” (plutôt que “l’ère de la communication” par exemple) parce que, notamment pour le propos qui nous intéresse, l’information aujourd’hui dépend de notre psychologie comme outil de notre jugement, – parce que l’information dépend de notre jugement bien plus que de sa soi-disant existence objective. Mais l’article du NYT est tout de même, sous d’autres aspects, d’un très grand intérêt. Nous y distinguons deux raisons, – la première que nous mentionnons en passant, sans nous y arrêter, – la seconde, qui fera le miel de notre commentaire.

 • La première raison, c’est que cet article, par sa masse, ses détails, son effet général, est une bonne piqure de rappel pour les mémoires courtes ou les esprits étroits. Plus encore, il importe plus aujourd’hui en 2008 que ce qu’on disait déjà en 2003, parce qu’en 2008 la résistance à cette évidence de la non-existence d’une information officielle et de son remplacement par une cuisine élaborée pour nous fabriquer de l’information en fast food conformiste est beaucoup plus faible. D’où l’efficacité de la chose. Au-delà, rien de nouveau et rien de plus à dire.

• La seconde raison, c’est, qu’au travers des détails, des déclarations, etc., nous est montrée une “réalité” que nous soupçonnons depuis longtemps. Sa confirmation par la description est une chose bienvenue. Cette réalité, c’est la fabrication de la (d’une) réalité virtualiste. Le titre de cet article du NYT devrait être effectivement “la fabrique du virtualisme”.

Nous donnons ci-après deux extraits qui illustrent en (petite) partie ce que nous voulons dire…

D’abord, un long extrait décrivant la constitution d’une équipe de 75 “consutants” qui vont essaimer sur les grandes chaînes de TV, faire des articles, répondre à des interviews, etc.

«But these were trifling compared with what Ms. Clarke’s team had in mind. Don Meyer, an aide to Ms. Clarke, said a strategic decision was made in 2002 to make the analysts the main focus of the public relations push to construct a case for war. Journalists were secondary. “We didn’t want to rely on them to be our primary vehicle to get information out,” Mr. Meyer said. »The Pentagon’s regular press office would be kept separate from the military analysts. The analysts would instead be catered to by a small group of political appointees, with the point person being Brent T. Krueger, another senior aide to Ms. Clarke. The decision recalled other administration tactics that subverted traditional journalism. Federal agencies, for example, have paid columnists to write favorably about the administration. They have distributed to local TV stations hundreds of fake news segments with fawning accounts of administration accomplishments. The Pentagon itself has made covert payments to Iraqi newspapers to publish coalition propaganda. »Rather than complain about the “media filter,” each of these techniques simply converted the filter into an amplifier. This time, Mr. Krueger said, the military analysts would in effect be “writing the op-ed” for the war. »From the start, interviews show, the White House took a keen interest in which analysts had been identified by the Pentagon, requesting lists of potential recruits, and suggesting names. Ms. Clarke’s team wrote summaries describing their backgrounds, business affiliations and where they stood on the war. »“Rumsfeld ultimately cleared off on all invitees,” said Mr. Krueger, who left the Pentagon in 2004. (Through a spokesman, Mr. Rumsfeld declined to comment for this article.) »Over time, the Pentagon recruited more than 75 retired officers, although some participated only briefly or sporadically. The largest contingent was affiliated with Fox News, followed by NBC and CNN, the other networks with 24-hour cable outlets. But analysts from CBS and ABC were included, too. Some recruits, though not on any network payroll, were influential in other ways — either because they were sought out by radio hosts, or because they often published op-ed articles or were quoted in magazines, Web sites and newspapers. At least nine of them have written op-ed articles for The Times. »The group was heavily represented by men involved in the business of helping companies win military contracts. Several held senior positions with contractors that gave them direct responsibility for winning new Pentagon business. James Marks, a retired Army general and analyst for CNN from 2004 to 2007, pursued military and intelligence contracts as a senior executive with McNeil Technologies. Still others held board positions with military firms that gave them responsibility for government business. General McInerney, the Fox analyst, for example, sits on the boards of several military contractors, including Nortel Government Solutions, a supplier of communication networks.»Several were defense industry lobbyists, such as Dr. McCausland, who works at Buchanan Ingersoll & Rooney, a major lobbying firm where he is director of a national security team that represents several military contractors. “We offer clients access to key decision makers,” Dr. McCausland’s team promised on the firm’s Web site. »Dr. McCausland was not the only analyst making this pledge. Another was Joseph W. Ralston, a retired Air Force general. Soon after signing on with CBS, General Ralston was named vice chairman of the Cohen Group, a consulting firm headed by a former defense secretary, William Cohen, himself now a “world affairs” analyst for CNN. “The Cohen Group knows that getting to ‘yes’ in the aerospace and defense market — whether in the United States or abroad — requires that companies have a thorough, up-to-date understanding of the thinking of government decision makers,” the company tells prospective clients on its Web site. »There were also ideological ties. Two of NBC’s most prominent analysts, Barry R. McCaffrey and the late Wayne A. Downing, were on the advisory board of the Committee for the Liberation of Iraq, an advocacy group created with White House encouragement in 2002 to help make the case for ousting Saddam Hussein. Both men also had their own consulting firms and sat on the boards of major military contractors…»

Plus loin, on nous décrit le voyage en Irak d’une équipe d’analystes et de consultants du même type, exactement comme feraient des journalistes “normaux”. «By summer [2003], though, the first signs of the insurgency had emerged. Reports from journalists based in Baghdad were increasingly suffused with the imagery of mayhem. »The Pentagon did not have to search far for a counterweight. »It was time, an internal Pentagon strategy memorandum urged, to “re-energize surrogates and message-force multipliers,” starting with the military analysts. »The memorandum led to a proposal to take analysts on a tour of Iraq in September 2003, timed to help overcome the sticker shock from Mr. Bush’s request for $87 billion in emergency war financing. »The group included four analysts from Fox News, one each from CNN and ABC, and several research-group luminaries whose opinion articles appear regularly in the nation’s op-ed pages. »The trip invitation promised a look at “the real situation on the ground in Iraq .” »The situation, as described in scores of books, was deteriorating. L. Paul Bremer III, then the American viceroy in Iraq, wrote in his memoir, “My Year in Iraq,” that he had privately warned the White House that the United States had “about half the number of soldiers we needed here.” » “We’re up against a growing and sophisticated threat,” Mr. Bremer recalled telling the president during a private White House dinner. »That dinner took place on Sept. 24, while the analysts were touring Iraq . »Yet these harsh realities were elided, or flatly contradicted, during the official presentations for the analysts, records show. The itinerary, scripted to the minute, featured brief visits to a model school, a few refurbished government buildings, a center for women’s rights, a mass grave and even the gardens of Babylon . »Mostly the analysts attended briefings. These sessions, records show, spooled out an alternative narrative, depicting an Iraq bursting with political and economic energy, its security forces blossoming. On the crucial question of troop levels, the briefings echoed the White House line: No reinforcements were needed. The “growing and sophisticated threat” described by Mr. Bremer was instead depicted as degraded, isolated and on the run. »“We’re winning,” a briefing document proclaimed.» Date de publication : 22/04/2008 - Rubrique : Faits et commentaires


6-3 Dedefensa : Mensonge? Propagande? Ces mots n’ont pas cours avec le virtualisme.

La description qui transparaît au travers de ce très long article est d’un grand intérêt, étonnante d’une certaine façon, révélatrice dans tous les cas. On découvre la technique de l’établissement du virtualisme, qui est une véritable technique systémique. En même temps, on en approche la substance. D’une part, cet article constitue une dénonciation sans ambage ni dissimulation d’une technique de transformation de la réalité (plus que de “dissimulation”), en même temps que sa description dans toute sa crudité, dans tous ses aspects techniques. On ne peut se tromper sur ce qui nous est présenté. On ne peut soupçonner l’auteur de vouloir dissimuler qu’il s’agit d’une action de tromperie sur une très grande échelle. D’autre part, il n’y a nulle part le véritable constat de la dénonciation. En effet, où peut-on voir les mots qui dénoncent la “tromperie”? Nous avons fait un décompte attentif. L’article compte 46.863 signes (7.589 mots). C’est l’équivalent d’un gros communiqué de l’OTAN à Bucarest, ou de 32-33 de nos vieilles pages du bon temps de la dactylographie par machine à écrire. Ce n’est pas rien, c’est même énorme. Sur ce volume, pas une seule fois n’apparaît le mot “mensonge” (“lie” ou “lies”). On note trois fois l’emploi du mot “propaganda”, dont une fois seulement employé dans le contexte pour illustrer l’opération décrite, et encore d’une façon qui tend à dénier l’appréciation qu’on puisse qualifier cette opération de propagande.

Les trois emplois sont les suivants:

• «A few expressed regret for participating in what they regarded as an effort to dupe the American public with propaganda dressed as independent military analysis.» (Rapport avec l’opération, pour la décrire comme une opération de “propagande” mais nous signifiant que fort peu parmi les participants à cette opération acceptent cette définition et regrettent d’y avoir participé, en tant qu’il s’agirait éventuellement d’un effort pour “duper le public américain avec de la propagande…”)

• «The Pentagon’s regular press office would be kept separate from the military analysts.[…] The decision recalled other administration tactics that subverted traditional journalism.[…] The Pentagon itself has made covert payments to Iraqi newspapers to publish coalition propaganda.» (Emploi du mot pour une autre opération que celle qui est décrite, et qui concerne, – il faut le noter vertueusement, – non des journaux US mais des journaux irakiens. Une opération d’une catégorie en-dessous, comme les Irakiens eux-mêmes selon la vision du Pentagone…)

«This was a major theme, for example, with Paul E. Vallely, a Fox News analyst from 2001 to 2007. A retired Army general who had specialized in psychological warfare, Mr. Vallely co-authored a paper in 1980 that accused American news organizations of failing to defend the nation from “enemy” propaganda during Vietnam .» (Cette fois, le mot est employé à contre-emploi, par analogie historique. Ce sont les journaux en général, non informés ou non manœuvrés par le Pentagone du temps du Vietnam, qui sont accusés d’avoir fait de la propagande.)

Dans le contexte général que nous savons, où cet article ne dissimule rien de l’opération du Pentagone mais où l’auteur restitue tout de même l’état psychologique des “coupables” (tous les “consultants“ et autres qu’il a interrogés), nous pouvons avancer l’hypothèse que ce qui nous est offert est un exemple massif et détaillé de fabrication du virtualisme. A aucun moment n’apparaît de manière significative une notion morale de responsabilité, ni de conscience de la dissimulation de la réalité (“mensonge”). On n’a aucunement l’impression, dans le chef de ceux qui la font, d’une opération d’“intoxication” consciente de ce qu’elle est et de ce qu’elle fait. Le sentiment “globalement” général est la bonne foi, avec toutes les vertus qui vont avec. On y trouve même les briefings-bidon lors de voyages arrangés en Irak, dont tout le monde admet qu’il s’agit de briefings-bidon mais dont il ne ressort rien de ce soupçon sur le compte-rendu qu’on fait en rentrant aux USA. Il s'agit bien là, cette absence de conscience de la tromperie et cette croyance “globale” à la fausse réalité qu'on décrit, de la caractéristique du virtualisme. Au-delà, nous donnerions comme explication psychologique de l’acceptation du processus que tous ces hommes défendent une conception, leur propre perception de la vie (celle de militaires, de généraux), et s’ils déforment complètement la réalité c’est parce que “leur” réalité est à la fois plus importante à leurs yeux et plus “réelle” que la “vraie réalité”, et qu'ils la vivent de la sorte, sans machination. Dans ce cas, une fausse “réalité” vécue si intensément n’est-elle pas plus vraie que la soi-disant “vraie réalité”? (Ils pourraient d’ailleurs, s'ils acceptaient la mise en cause de leur “réalité”, nous rétorquer: “pourquoi notre ‘réalité’ ne serait-elle pas plus ‘réelle’ que la vôtre?”, – et, en vérité (?), nous n’aurions rien à répondre qui leur clouât le bec à jamais. Mais ils ne poseront pas cette question puisqu'ils tiennent “leur” réalité pour la réalité.) Nous sommes au coeur du virtualisme, s’appuyant sur l’individualisme qui affaiblit dramatiquement les défenses de l’individu contre la corruption psychologique, dans un système qui n’a pas de références régaliennes mais des références partisanes (parmi lesquelles le “patriotisme”, interprétée comme la “réalité”: à chacun “son” patriotisme, interprété selon “sa” réalité). Le groupe constitué pour cette opération est évidemment caractérisé par son appartenance à un groupe plus vaste, caractérisé comme un “groupe d’intérêt”, qui devrait même être caractérisé comme un “groupe de perception” (dans ce cas, le Pentagone, l’armée, etc., avec leur propre “réalité”). D’ailleurs, comme le montre l’un des extraits, ils se battent aussi bien contre un Bremer, qui représente le State department (autre “groupe de perception”), que contre les journalistes qui écrivent que la situation est mauvaise. L’argent, le corruption vénale, ne jouent qu’un rôle accessoire, même si ce rôle accessoire est souvent confortable, voire plantureux (la plupart des “consultants” sont souvent employés par des sociétés du complexe militaro-industriel et attentifs à favoriser des contrats). Il s’agit à 95% d’une corruption psychologique. Dans le chef de ceux qui l’organisent et qui exécutent cette opération, il n’y a pas de complot au sens subjectif (alors que c’est un complot si l’on considère l’opération d’un point de vue objectif) mais une “opération” au sens militaire du terme, et évidemment pour la bonne cause, – cela va sans dire, à un point tel qu’il n’est pas nécessaire de dire. Il y a une technique, également, dans le processus. A notre sens, elle s’est imposée de façon naturelle, sans machination quelconque, comme une sorte d’auto-défense de tous les participants (ceux qui conçoivent l’opération, ceux qui la montent, ceux qui l’exécutent, de Rumsfeld aux généraux-consultants) pour éviter l’embarras d’une interrogation morale. Cette technique naturelle est de scinder la circulation de l’“information”, de la cloisonner en quelque sorte en évitant toute confrontation sérieuse avec le réel d'une façon globale, de la faire circuler d’étage en étage, de strate en strate, de groupe en groupe, et plus encore de psychologie en psychologie, de façon à renforcer à mesure le crédit de cette information dans l’esprit de ceux qui la véhiculent (puisqu'elle provient de leur système, dans lesquels ils ont professionnellement confiance), jusqu’à la faire paraître vraie à leurs propres yeux. Chacun à son niveau finit par la considérer comme vraie. Il s’agit bien de “crédit” («confiance qu’inspire quelqu’un ou quelque chose», – phénomène naturel), bien plus que de “crédibilité” («Ce qui faut qu’une chose mérite d’être crue», – ce qui peut être un montage). Les constats qu’on peut faire, qui vont dans le sens inverse, sont éliminés comme accidentels ou de peu de signification. Au départ, le “mensonge” l’est si indirectement que le mot n’a pas cours, qu’il n’est pas dans les esprits. Il s’agit de “défendre” le système (le Pentagone) contre des attaques qui mettent en péril son intégrité, son équilibre, son efficacité. Accessoirement, on découvre qu’il s’agit des nouvelles de la guerres. Une catégorie (le journalisme courant) la dépeint sous des “couleurs” trop sombres. Il s’agit d’une querelle de peintre, si l’on veut; les critiques du DoD et de la guerre sont des impressionnistes anti-guerre, qui laissent parler leur mauvais esprit. Comme on sait, l’impressionnisme déforme la réalité. Contre cela, le Pentagone doit répondre par un strict réalisme, qui est évidemment pro-guerre… Où y a-t-il mensonge? Le vrai sujet est la défense du Pentagone, pas vraiment la guerre… Le vrai cadre est complètement virtualiste. Il s’agit de protéger le Pentagone, son mode de vie, sa philosophie, contre les attaques des barbares que l’Amérique recèle malheureusement en grand nombre (les journalistes dissidents, les pseudo-gauchistes anti-militaristes, les idéologues du repli ou de l’isolationnisme, les amis passés à l’ennemi, – c’est-à-dire les ex-militaires consultants qui ne prennent pas leur consigne au bureau du secrétaire à la défense). Un dernier constat, plein d’une joyeuse almacrité. Le fait est que, malgré des efforts de cette envergure (et il y en eut d’autres), ces braves ou ces pauvres gens n’ont pas pu arrêter la réalité. Ils l’ont même multipliée dans ses effets; le “message-multiplier”, nom donné au Pentagone à la technique, a de méchants retours de flamme lorsque la lumière éclaire bruyamment la vessie qu’on a essayée en toute ingénuité de vous faire prendre pour une lanterne. Le fait est qu’aujourd’hui, aux USA, la guerre en Irak est sans doute la plus impopulaire de toutes les guerres qu’ont fait les USA, et qu’elle est en train de casser les reins du système. Résultat net de l’opération? 22 avril 2008 —



7 Les Brèves

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 Le Pentagone souhaite plus contrôler la formation de militaires étrangers

La secrétaire d'Etat Rice, et le secrétaire à la guerre Gates, ont demandé mardi au Congrès américain de débloquer 750 millions de dollars pour l'année fiscale 2008-09, au titre de la formation et l'armement de militaires étrangers. Si cette proposition est approuvée, le Pentagone exercera un contrôle direct sur des programmes jusque là dirigés par le département d'Etat. En échange, le ministère américain de la Défense transfèrerait 200 millions de dollars de son budget vers celui des Affaires étrangères pour financer une force de réaction civile qui assisterait les militaires dans les opérations de "stabilisation" après des conflits. Le secrétaire à la Défense a souligné que le programme de formation et d'armement de militaires étrangers représentait "une obligation vitale et récurrente de l'armée américaine, quelle que soit la capacité des autres ministères, et (que) le contrôle exercé (par le Pentagone) et son financement devraient refléter cette réalité". "Le budget annuel du département d'Etat est de 34 milliards de dollars", a-t-il poursuivi. "C'est moins que ce que le département de la Défense dépense chaque année en soins médicaux". Mme Rice avait déjà présenté son projet de force de réaction civile lors de la présentation du budget 2008-09, qui débute en octobre. Elle l'avait décrit comme un "corps expéditionnaire" qui sera dirigé par des diplomates expérimentés et déployé "dans les 48 heures" dans les pays en crise après un conflit. (Source : AFP / 15 avril 2008)


7-2 Communiqué de l'Emirat Islamique d'Afghanistan : Concernant le largage d'équipement militaire par hélicoptère en province de Zabul .
Date: 18/4/2008
Il y a de cela quelques jours, une quantité de matériel militaire et de denrées alimentaires venant d'hélicoptères des forces d'occupation étrangères, a atterri dans le Département d'Arghandab en province de Zabul, et est tombé entre les mains des gens de la région et des combattants.
Il est à noter que cet hélicoptère n'a pas atterri au sol et a largué les dits articles à partir des airs, et que cet incident est également le premier du genre, et que cette erreur a plusieurs possibilités.
1- Il est probable que l'ennemi ait pensé que la région dans laquelle l'hélicoptère a largué sa cargaison soit sous leur contrôle car il y a de cela quelques temps les forces ennemies étaient situées dans cette région avant d'y être récemment délogées par les Moujahidines, qui est à présent libérée.

2- Il est probable que l'hélicoptère ait été victime d'un problème technique qui l'a obligé à abandonner sa cargaison afin d'alléger le poids.
3- Il est probable que la cargaison soit tombée de l'hélicoptère sans que cela ne soit la volonté de l'ennemi, car la marchandise était suspendue à l'appareil.
4- Il existe un risque important que l'ennemi ait accompli cela de manière planifiée dans le but d'instaurer le doute et de créer des différences entre les Moujahidines et les populations locales.
5- Il est susceptible d'y avoir dans cette cargaison de dangereuses substances destinées à saboter ou à détruire les armes des Moujahidines.
6- Il se pourrait aussi que l'ennemi ait introduit dans cette cargaison du matériel aidant à détecter les repères des Moujahidines afin de pouvoir les bombarder.
L'Emirat Islamique d'Afghanistan rassure tous les Musulmans et les Moujahidines en particulier, que cette erreur n'est en aucun cas le fruit d'un lien quelconque avec un responsable des Moujahidines, et l'Emirat Islamique d'Afghanistan est très attentif à toutes les machinations de l'ennemi et qu'en tenant compte de cela nous devons rassurer tous les Musulmans afin de réfuter et faire échouer les complots et les machinations de l'ennemi.

Le commandement du Conseil Consultatif de l'Emirat Islamique d'Afghanistan Porte-parole de l'Emirat Islamique d'Afghanistan-Taliban Hafiz Muhammad Yussuf (Ahmadi) Source/ (Sawt Al Jihad) le 18/4/2008 Site Officiel de l'Emirat Islamique d'Afghanistan http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=arti...


7-3 "Nouveau visage de la faim".

Le Programme alimentaire mondial (PAM) lance un appel de plusieurs centaines de millions de dollars pour faire face au "nouveau visage de la faim" dévoilé par la crise alimentaire qui a déclenché des émeutes dans une trentaine de pays. La directrice du PAM, Josette Sheeran, a indiqué que l'agence onusienne avait besoin en urgence d'environ 280 millions de dollars simplement pour compenser dans son budget régulier l'augmentation de 40% du coût de la nourriture. Ce budget permet au PAM de fournir de la nourriture aux réfugiés et personnes déplacées en raison de conflits, comme au Darfour, ou aux victimes de catastrophes naturelles et populations nouvellement confrontées à la faim, comme en Afghanistan. Une situation qui va nécessiter plusieurs millions de dollars supplémentaires de financement. Josette Sheeran a prévenu que l'aide alimentaire à quelque 20 millions des enfants les plus pauvres du monde allait notamment devoir être réduite, même si les pays riches débloquent des fonds d'urgence pour alléger la pression causée par la montée en flèche des prix du riz, du blé et d'autres produits de première nécessité. AP


7-4 L'Afghanistan peiné par l'espionnage des services de renseignement allemands.

Le gouvernement afghan est peiné par l'espionnage auquel se sont livrés les services de renseignement allemands sur un de ses ministres mais estime que l'affaire n'entravera pas les relations entre les deux pays, a déclaré samedi un porte-parole afghan. Le ministre des Affaires étrangères allemand Franck-Walter Steinmeier a appelé son homologue afghan pour s'excuser, et assurer que les responsables de l'espionnage des courriels échangés par le ministre afghan du Commerce et de l'Industrie et une journaliste du Spiegel seront sanctionnés, a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. "Nous sommes très peinés par cette affaire, surtout de la part d'un gouvernement allié", a souligné Sultan Ahmad Baheen. "Nous espérons que ce problème n'entachera pas nos relations avec l'Allemagne qui sont fortes et historiques". Le porte-parole a ajouté que le gouvernement afghan avait reçu l'assurance que "ce cas était isolé et que cela ne se répèterait pas". La presse allemande avait révélé jeudi que les services de renseignement allemands (BND) avaient infiltré un "cheval de Troie" informatique dans l'ordinateur du ministre afghan Amin Farhang, pour espionner pendant plusieurs mois, en 2006, ses échanges par courriel. Le porte-parole du gouvernement allemand, Ulrich Wilhelm, avait indiqué vendredi à la presse qu'"une série de mesures" allaient être prises pour tirer les conséquences de cette affaire regrettable. Le directeur du service compétent dans ce dossier au BND, et l'un de ses collaborateurs ont été mis mis à pied, sur ordre de la chancellerie, et une enquête disciplinaire a été ouverte, selon M. Wilhelm.

Le patron du BND, Ernst Uhrlau, et lui aussi été fortement critiqué, autant au parlement qu'à la chancellerie. Selon le quotidien régional allemand, Mitteldeutsche Zeitung (MZ), citant des sources proches du gouvernement à Kaboul, le BND aurait pu espionner plusieurs ministres afghans.

(AFP / 26 avril 2008 )

n°170 - journal Afghan -Suite- Les étrangers nuisibles.

journal de l'Afghanistan   -Suite-

n° 170 - du 19-04 au 27-04

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Sommaire : -Suite-

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Bush manipule les analystes militaires.

6-2 Dedefensa : La fabrique du virtualisme

6-3 Dedefensa : Mensonge? Propagande? Ces mots n’ont pas cours avec le virtualisme.

7 Brèves

7-1 Le Pentagone souhaite plus contrôler la formation de militaires étrangers.

7-2 Communiqué de l'Emirat Islamique d'Afghanistan : Concernant le largage d'équipement militaire par hélicoptère en province de Zabul.

7-3 "Nouveau visage de la faim".
7-4 L'Afghanistan peiné par l'espionnage des services de renseignement allemands.


6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

6-1 Bush manipule les analystes militaires.

L'administration du président américain George W. Bush a organisé une vaste entreprise de manipulation des analystes militaires travaillant à la télévision pour obtenir une couverture favorable de la guerre en Irak, affirme le New York Times dimanche. Dans cette entreprise, l'administration a exploité d'une part la loyauté idéologique et militaire de ces analystes, qui sont souvent des gradés de l'armée à la retraite, affirme le quotidien dans une longue enquête. Elle a d'autre part utilisé un puissant levier financier, à savoir les liens que ces analystes entretiennent avec les entreprises militaires impliquées dans les politiques militaires même qu'ils sont chargés d'évaluer à la télévision. Ces commentateurs, qui apparaissent régulièrement sur les grandes chaînes américaines pour analyser les guerre en Irak et en Afghanistan, représentent aussi quelque 150 entreprises militaires, que ce soit en tant que lobbyistes, consultants ou membres du conseil d'administration, ce que les téléspectateurs ignorent totalement. Ces entreprises comprennent des poids-lourds du secteur, mais aussi une myriade de sous-traitants, qui cherchent tous à obtenir une part des centaines de milliards de dollars de contrats générés par les guerres, ajoute le quotidien. Dans cette course aux contrats, l'accès à l'information et aux décideurs gouvernementaux est hautement prisé, souligne le New York Times. Et l'administration Bush a utilisé cette situation pour transformer les analystes en instruments capables de façonner de l'intérieur la couverture des guerres par les grands réseaux de télévision et de radio. Les analystes ont ainsi été invités à des centaines de briefings privés avec des dirigeants militaires, ont été emmenés en Irak, ont eu accès à des renseignements confidentiels et ont eu des briefings avec de hauts responsables de la Maison Blanche , du département d'Etat et du département de la Justice , selon le New York Times. En retour, ils se sont faits la caisse de résonance des points de vue de l'administration, même lorsqu'ils soupçonnaient parfois que l'information était fausse ou exagérée. Le New York Times est arrivé à cette conclusion après avoir examiné quelque 8.000 pages de messages électroniques, de transcriptions et d'enregistrements décrivant plusieurs années de briefings et de voyages en Irak ou à Guantanamo obtenus par le quotidien après avoir remporté un procès contre le Pentagone, dont les responsables n'avaient pu être joints dimanche. Ces dossiers révèlent une relation symbiotique où la ligne de partage habituelle entre gouvernement et journaliste est brouillée, souligne le quotidien. Des documents internes du Pentagone parlent régulièrement des analystes militaires comme des "multiplicateurs de force du message" ou de "substituts" sur qui compter pour transmettre "les thèmes et le message" du gouvernement à des millions d'Américains "sous la forme de leurs propres opinions". Même si les analystes sont des consultants payés par les télévisions, qui gagnent entre 500 et 1.000 dollars par apparition à l'écran, certains ont donné au Pentagone des "trucs" pour contourner les télévisions et d'autres l'ont tenu alerté des reportages en préparation, selon le quotidien. "Bon travail", aurait affirmé Thomas McInerney, général à la retraite de l'armée de l'air et analyste pour Fox news, dans une note écrite au Pentagone après un briefing fin 2006. (Source : AFP / 20 avril 2008)


6-2 Dedefensa : La fabrique du virtualisme.

L’immense article du New York Times du 20 avril, de David Barstow, est une remarquable “brique” de journalisme. Les détails sont considérables, nombreux, incontestables. Le journaliste qui a écrit la chose a réuni plus de 800 documents qui soutiennent ses allégations. L’article nous décrit l’organisation et le fonctionnement d’une “armée” de commentateurs et “consultants” des grands réseaux (surtout TV) d’information aux USA, pour l’essentiel d’anciens militaires (anciens généraux, anciens amiraux, parés du prestige de leur soi-disant expertise). Ils s'occupèrent, à partir de 2002, en marge de la guerre en Irak et à son propos, de répandre une parole “indépendante” favorable à la politique du Pentagone. Les réseaux et chaînes qui les engagèrent savaient ou ne savaient pas, ou bien s’en doutaient un peu, ou bien ne s'en faisaient pas trop à ce propos, etc.

Certains observent le sérieux et la puissance, ainsi que la variété du travail accompli par Barstow. (Cas de Gregg Mitchell, de Editor & Publisher, le 20 avril.) D’autres sont moins impressionnés. Ils notent que des articles, dès 2003 par exemple, mettaient en évidence combien ces “généraux” de réserve étaient des relais du Pentagone. C’est le cas de Glenn Greenwald, dans Salon.com, le 20 avril également.Nous-mêmes, dès 2002 (article de janvier 2002 de notre Lettre d’Analyse dedefensa & eurostratégie mis en ligne le 13 mars 2003), mettions en évidence notre volonté de prendre une distance décisive de l’“information officielle” et de tout ce qui peut en émaner, – notamment ces “consultants”, ex-généraux et autres, dont le titre de gloire est d’être régulièrement “informés” par le Pentagone. Nous assignions à cette “information officielle”, dans nos conceptions, un rôle d’acteur parmi d’autres de l'information en général, et même nécessairement plus suspect que bien d’autres. Ce que nous constations, en un sens, c’était l’acte de décès de la prétention à l’information objective (apparence dont se paraît l'information officielle) durant les événements qui sont le sujet de cette information. Donc, de ce point de vue, l’information soi-disant objective n’existe plus; c’est un progrès, parce que la prétention à l’information objective, dans l’ère de la communication, est une tromperie. Nous baptisons notre époque “l’ère psychopolitique” (plutôt que “l’ère de la communication” par exemple) parce que, notamment pour le propos qui nous intéresse, l’information aujourd’hui dépend de notre psychologie comme outil de notre jugement, – parce que l’information dépend de notre jugement bien plus que de sa soi-disant existence objective. Mais l’article du NYT est tout de même, sous d’autres aspects, d’un très grand intérêt. Nous y distinguons deux raisons, – la première que nous mentionnons en passant, sans nous y arrêter, – la seconde, qui fera le miel de notre commentaire.

 • La première raison, c’est que cet article, par sa masse, ses détails, son effet général, est une bonne piqure de rappel pour les mémoires courtes ou les esprits étroits. Plus encore, il importe plus aujourd’hui en 2008 que ce qu’on disait déjà en 2003, parce qu’en 2008 la résistance à cette évidence de la non-existence d’une information officielle et de son remplacement par une cuisine élaborée pour nous fabriquer de l’information en fast food conformiste est beaucoup plus faible. D’où l’efficacité de la chose. Au-delà, rien de nouveau et rien de plus à dire.

• La seconde raison, c’est, qu’au travers des détails, des déclarations, etc., nous est montrée une “réalité” que nous soupçonnons depuis longtemps. Sa confirmation par la description est une chose bienvenue. Cette réalité, c’est la fabrication de la (d’une) réalité virtualiste. Le titre de cet article du NYT devrait être effectivement “la fabrique du virtualisme”.

Nous donnons ci-après deux extraits qui illustrent en (petite) partie ce que nous voulons dire…

D’abord, un long extrait décrivant la constitution d’une équipe de 75 “consutants” qui vont essaimer sur les grandes chaînes de TV, faire des articles, répondre à des interviews, etc.

«But these were trifling compared with what Ms. Clarke’s team had in mind. Don Meyer, an aide to Ms. Clarke, said a strategic decision was made in 2002 to make the analysts the main focus of the public relations push to construct a case for war. Journalists were secondary. “We didn’t want to rely on them to be our primary vehicle to get information out,” Mr. Meyer said. »The Pentagon’s regular press office would be kept separate from the military analysts. The analysts would instead be catered to by a small group of political appointees, with the point person being Brent T. Krueger, another senior aide to Ms. Clarke. The decision recalled other administration tactics that subverted traditional journalism. Federal agencies, for example, have paid columnists to write favorably about the administration. They have distributed to local TV stations hundreds of fake news segments with fawning accounts of administration accomplishments. The Pentagon itself has made covert payments to Iraqi newspapers to publish coalition propaganda. »Rather than complain about the “media filter,” each of these techniques simply converted the filter into an amplifier. This time, Mr. Krueger said, the military analysts would in effect be “writing the op-ed” for the war. »From the start, interviews show, the White House took a keen interest in which analysts had been identified by the Pentagon, requesting lists of potential recruits, and suggesting names. Ms. Clarke’s team wrote summaries describing their backgrounds, business affiliations and where they stood on the war. »“Rumsfeld ultimately cleared off on all invitees,” said Mr. Krueger, who left the Pentagon in 2004. (Through a spokesman, Mr. Rumsfeld declined to comment for this article.) »Over time, the Pentagon recruited more than 75 retired officers, although some participated only briefly or sporadically. The largest contingent was affiliated with Fox News, followed by NBC and CNN, the other networks with 24-hour cable outlets. But analysts from CBS and ABC were included, too. Some recruits, though not on any network payroll, were influential in other ways — either because they were sought out by radio hosts, or because they often published op-ed articles or were quoted in magazines, Web sites and newspapers. At least nine of them have written op-ed articles for The Times. »The group was heavily represented by men involved in the business of helping companies win military contracts. Several held senior positions with contractors that gave them direct responsibility for winning new Pentagon business. James Marks, a retired Army general and analyst for CNN from 2004 to 2007, pursued military and intelligence contracts as a senior executive with McNeil Technologies. Still others held board positions with military firms that gave them responsibility for government business. General McInerney, the Fox analyst, for example, sits on the boards of several military contractors, including Nortel Government Solutions, a supplier of communication networks.»Several were defense industry lobbyists, such as Dr. McCausland, who works at Buchanan Ingersoll & Rooney, a major lobbying firm where he is director of a national security team that represents several military contractors. “We offer clients access to key decision makers,” Dr. McCausland’s team promised on the firm’s Web site. »Dr. McCausland was not the only analyst making this pledge. Another was Joseph W. Ralston, a retired Air Force general. Soon after signing on with CBS, General Ralston was named vice chairman of the Cohen Group, a consulting firm headed by a former defense secretary, William Cohen, himself now a “world affairs” analyst for CNN. “The Cohen Group knows that getting to ‘yes’ in the aerospace and defense market — whether in the United States or abroad — requires that companies have a thorough, up-to-date understanding of the thinking of government decision makers,” the company tells prospective clients on its Web site. »There were also ideological ties. Two of NBC’s most prominent analysts, Barry R. McCaffrey and the late Wayne A. Downing, were on the advisory board of the Committee for the Liberation of Iraq, an advocacy group created with White House encouragement in 2002 to help make the case for ousting Saddam Hussein. Both men also had their own consulting firms and sat on the boards of major military contractors…»

Plus loin, on nous décrit le voyage en Irak d’une équipe d’analystes et de consultants du même type, exactement comme feraient des journalistes “normaux”. «By summer [2003], though, the first signs of the insurgency had emerged. Reports from journalists based in Baghdad were increasingly suffused with the imagery of mayhem. »The Pentagon did not have to search far for a counterweight. »It was time, an internal Pentagon strategy memorandum urged, to “re-energize surrogates and message-force multipliers,” starting with the military analysts. »The memorandum led to a proposal to take analysts on a tour of Iraq in September 2003, timed to help overcome the sticker shock from Mr. Bush’s request for $87 billion in emergency war financing. »The group included four analysts from Fox News, one each from CNN and ABC, and several research-group luminaries whose opinion articles appear regularly in the nation’s op-ed pages. »The trip invitation promised a look at “the real situation on the ground in Iraq .” »The situation, as described in scores of books, was deteriorating. L. Paul Bremer III, then the American viceroy in Iraq, wrote in his memoir, “My Year in Iraq,” that he had privately warned the White House that the United States had “about half the number of soldiers we needed here.” » “We’re up against a growing and sophisticated threat,” Mr. Bremer recalled telling the president during a private White House dinner. »That dinner took place on Sept. 24, while the analysts were touring Iraq . »Yet these harsh realities were elided, or flatly contradicted, during the official presentations for the analysts, records show. The itinerary, scripted to the minute, featured brief visits to a model school, a few refurbished government buildings, a center for women’s rights, a mass grave and even the gardens of Babylon . »Mostly the analysts attended briefings. These sessions, records show, spooled out an alternative narrative, depicting an Iraq bursting with political and economic energy, its security forces blossoming. On the crucial question of troop levels, the briefings echoed the White House line: No reinforcements were needed. The “growing and sophisticated threat” described by Mr. Bremer was instead depicted as degraded, isolated and on the run. »“We’re winning,” a briefing document proclaimed.» Date de publication : 22/04/2008 - Rubrique : Faits et commentaires


6-3 Dedefensa : Mensonge? Propagande? Ces mots n’ont pas cours avec le virtualisme.

La description qui transparaît au travers de ce très long article est d’un grand intérêt, étonnante d’une certaine façon, révélatrice dans tous les cas. On découvre la technique de l’établissement du virtualisme, qui est une véritable technique systémique. En même temps, on en approche la substance. D’une part, cet article constitue une dénonciation sans ambage ni dissimulation d’une technique de transformation de la réalité (plus que de “dissimulation”), en même temps que sa description dans toute sa crudité, dans tous ses aspects techniques. On ne peut se tromper sur ce qui nous est présenté. On ne peut soupçonner l’auteur de vouloir dissimuler qu’il s’agit d’une action de tromperie sur une très grande échelle. D’autre part, il n’y a nulle part le véritable constat de la dénonciation. En effet, où peut-on voir les mots qui dénoncent la “tromperie”? Nous avons fait un décompte attentif. L’article compte 46.863 signes (7.589 mots). C’est l’équivalent d’un gros communiqué de l’OTAN à Bucarest, ou de 32-33 de nos vieilles pages du bon temps de la dactylographie par machine à écrire. Ce n’est pas rien, c’est même énorme. Sur ce volume, pas une seule fois n’apparaît le mot “mensonge” (“lie” ou “lies”). On note trois fois l’emploi du mot “propaganda”, dont une fois seulement employé dans le contexte pour illustrer l’opération décrite, et encore d’une façon qui tend à dénier l’appréciation qu’on puisse qualifier cette opération de propagande.

Les trois emplois sont les suivants:

• «A few expressed regret for participating in what they regarded as an effort to dupe the American public with propaganda dressed as independent military analysis.» (Rapport avec l’opération, pour la décrire comme une opération de “propagande” mais nous signifiant que fort peu parmi les participants à cette opération acceptent cette définition et regrettent d’y avoir participé, en tant qu’il s’agirait éventuellement d’un effort pour “duper le public américain avec de la propagande…”)

• «The Pentagon’s regular press office would be kept separate from the military analysts.[…] The decision recalled other administration tactics that subverted traditional journalism.[…] The Pentagon itself has made covert payments to Iraqi newspapers to publish coalition propaganda.» (Emploi du mot pour une autre opération que celle qui est décrite, et qui concerne, – il faut le noter vertueusement, – non des journaux US mais des journaux irakiens. Une opération d’une catégorie en-dessous, comme les Irakiens eux-mêmes selon la vision du Pentagone…)

«This was a major theme, for example, with Paul E. Vallely, a Fox News analyst from 2001 to 2007. A retired Army general who had specialized in psychological warfare, Mr. Vallely co-authored a paper in 1980 that accused American news organizations of failing to defend the nation from “enemy” propaganda during Vietnam .» (Cette fois, le mot est employé à contre-emploi, par analogie historique. Ce sont les journaux en général, non informés ou non manœuvrés par le Pentagone du temps du Vietnam, qui sont accusés d’avoir fait de la propagande.)

Dans le contexte général que nous savons, où cet article ne dissimule rien de l’opération du Pentagone mais où l’auteur restitue tout de même l’état psychologique des “coupables” (tous les “consultants“ et autres qu’il a interrogés), nous pouvons avancer l’hypothèse que ce qui nous est offert est un exemple massif et détaillé de fabrication du virtualisme. A aucun moment n’apparaît de manière significative une notion morale de responsabilité, ni de conscience de la dissimulation de la réalité (“mensonge”). On n’a aucunement l’impression, dans le chef de ceux qui la font, d’une opération d’“intoxication” consciente de ce qu’elle est et de ce qu’elle fait. Le sentiment “globalement” général est la bonne foi, avec toutes les vertus qui vont avec. On y trouve même les briefings-bidon lors de voyages arrangés en Irak, dont tout le monde admet qu’il s’agit de briefings-bidon mais dont il ne ressort rien de ce soupçon sur le compte-rendu qu’on fait en rentrant aux USA. Il s'agit bien là, cette absence de conscience de la tromperie et cette croyance “globale” à la fausse réalité qu'on décrit, de la caractéristique du virtualisme. Au-delà, nous donnerions comme explication psychologique de l’acceptation du processus que tous ces hommes défendent une conception, leur propre perception de la vie (celle de militaires, de généraux), et s’ils déforment complètement la réalité c’est parce que “leur” réalité est à la fois plus importante à leurs yeux et plus “réelle” que la “vraie réalité”, et qu'ils la vivent de la sorte, sans machination. Dans ce cas, une fausse “réalité” vécue si intensément n’est-elle pas plus vraie que la soi-disant “vraie réalité”? (Ils pourraient d’ailleurs, s'ils acceptaient la mise en cause de leur “réalité”, nous rétorquer: “pourquoi notre ‘réalité’ ne serait-elle pas plus ‘réelle’ que la vôtre?”, – et, en vérité (?), nous n’aurions rien à répondre qui leur clouât le bec à jamais. Mais ils ne poseront pas cette question puisqu'ils tiennent “leur” réalité pour la réalité.) Nous sommes au coeur du virtualisme, s’appuyant sur l’individualisme qui affaiblit dramatiquement les défenses de l’individu contre la corruption psychologique, dans un système qui n’a pas de références régaliennes mais des références partisanes (parmi lesquelles le “patriotisme”, interprétée comme la “réalité”: à chacun “son” patriotisme, interprété selon “sa” réalité). Le groupe constitué pour cette opération est évidemment caractérisé par son appartenance à un groupe plus vaste, caractérisé comme un “groupe d’intérêt”, qui devrait même être caractérisé comme un “groupe de perception” (dans ce cas, le Pentagone, l’armée, etc., avec leur propre “réalité”). D’ailleurs, comme le montre l’un des extraits, ils se battent aussi bien contre un Bremer, qui représente le State department (autre “groupe de perception”), que contre les journalistes qui écrivent que la situation est mauvaise. L’argent, le corruption vénale, ne jouent qu’un rôle accessoire, même si ce rôle accessoire est souvent confortable, voire plantureux (la plupart des “consultants” sont souvent employés par des sociétés du complexe militaro-industriel et attentifs à favoriser des contrats). Il s’agit à 95% d’une corruption psychologique. Dans le chef de ceux qui l’organisent et qui exécutent cette opération, il n’y a pas de complot au sens subjectif (alors que c’est un complot si l’on considère l’opération d’un point de vue objectif) mais une “opération” au sens militaire du terme, et évidemment pour la bonne cause, – cela va sans dire, à un point tel qu’il n’est pas nécessaire de dire. Il y a une technique, également, dans le processus. A notre sens, elle s’est imposée de façon naturelle, sans machination quelconque, comme une sorte d’auto-défense de tous les participants (ceux qui conçoivent l’opération, ceux qui la montent, ceux qui l’exécutent, de Rumsfeld aux généraux-consultants) pour éviter l’embarras d’une interrogation morale. Cette technique naturelle est de scinder la circulation de l’“information”, de la cloisonner en quelque sorte en évitant toute confrontation sérieuse avec le réel d'une façon globale, de la faire circuler d’étage en étage, de strate en strate, de groupe en groupe, et plus encore de psychologie en psychologie, de façon à renforcer à mesure le crédit de cette information dans l’esprit de ceux qui la véhiculent (puisqu'elle provient de leur système, dans lesquels ils ont professionnellement confiance), jusqu’à la faire paraître vraie à leurs propres yeux. Chacun à son niveau finit par la considérer comme vraie. Il s’agit bien de “crédit” («confiance qu’inspire quelqu’un ou quelque chose», – phénomène naturel), bien plus que de “crédibilité” («Ce qui faut qu’une chose mérite d’être crue», – ce qui peut être un montage). Les constats qu’on peut faire, qui vont dans le sens inverse, sont éliminés comme accidentels ou de peu de signification. Au départ, le “mensonge” l’est si indirectement que le mot n’a pas cours, qu’il n’est pas dans les esprits. Il s’agit de “défendre” le système (le Pentagone) contre des attaques qui mettent en péril son intégrité, son équilibre, son efficacité. Accessoirement, on découvre qu’il s’agit des nouvelles de la guerres. Une catégorie (le journalisme courant) la dépeint sous des “couleurs” trop sombres. Il s’agit d’une querelle de peintre, si l’on veut; les critiques du DoD et de la guerre sont des impressionnistes anti-guerre, qui laissent parler leur mauvais esprit. Comme on sait, l’impressionnisme déforme la réalité. Contre cela, le Pentagone doit répondre par un strict réalisme, qui est évidemment pro-guerre… Où y a-t-il mensonge? Le vrai sujet est la défense du Pentagone, pas vraiment la guerre… Le vrai cadre est complètement virtualiste. Il s’agit de protéger le Pentagone, son mode de vie, sa philosophie, contre les attaques des barbares que l’Amérique recèle malheureusement en grand nombre (les journalistes dissidents, les pseudo-gauchistes anti-militaristes, les idéologues du repli ou de l’isolationnisme, les amis passés à l’ennemi, – c’est-à-dire les ex-militaires consultants qui ne prennent pas leur consigne au bureau du secrétaire à la défense). Un dernier constat, plein d’une joyeuse almacrité. Le fait est que, malgré des efforts de cette envergure (et il y en eut d’autres), ces braves ou ces pauvres gens n’ont pas pu arrêter la réalité. Ils l’ont même multipliée dans ses effets; le “message-multiplier”, nom donné au Pentagone à la technique, a de méchants retours de flamme lorsque la lumière éclaire bruyamment la vessie qu’on a essayée en toute ingénuité de vous faire prendre pour une lanterne. Le fait est qu’aujourd’hui, aux USA, la guerre en Irak est sans doute la plus impopulaire de toutes les guerres qu’ont fait les USA, et qu’elle est en train de casser les reins du système. Résultat net de l’opération? 22 avril 2008 —



7 Les Brèves

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 Le Pentagone souhaite plus contrôler la formation de militaires étrangers

La secrétaire d'Etat Rice, et le secrétaire à la guerre Gates, ont demandé mardi au Congrès américain de débloquer 750 millions de dollars pour l'année fiscale 2008-09, au titre de la formation et l'armement de militaires étrangers. Si cette proposition est approuvée, le Pentagone exercera un contrôle direct sur des programmes jusque là dirigés par le département d'Etat. En échange, le ministère américain de la Défense transfèrerait 200 millions de dollars de son budget vers celui des Affaires étrangères pour financer une force de réaction civile qui assisterait les militaires dans les opérations de "stabilisation" après des conflits. Le secrétaire à la Défense a souligné que le programme de formation et d'armement de militaires étrangers représentait "une obligation vitale et récurrente de l'armée américaine, quelle que soit la capacité des autres ministères, et (que) le contrôle exercé (par le Pentagone) et son financement devraient refléter cette réalité". "Le budget annuel du département d'Etat est de 34 milliards de dollars", a-t-il poursuivi. "C'est moins que ce que le département de la Défense dépense chaque année en soins médicaux". Mme Rice avait déjà présenté son projet de force de réaction civile lors de la présentation du budget 2008-09, qui débute en octobre. Elle l'avait décrit comme un "corps expéditionnaire" qui sera dirigé par des diplomates expérimentés et déployé "dans les 48 heures" dans les pays en crise après un conflit. (Source : AFP / 15 avril 2008)


7-2 Communiqué de l'Emirat Islamique d'Afghanistan : Concernant le largage d'équipement militaire par hélicoptère en province de Zabul .
Date: 18/4/2008
Il y a de cela quelques jours, une quantité de matériel militaire et de denrées alimentaires venant d'hélicoptères des forces d'occupation étrangères, a atterri dans le Département d'Arghandab en province de Zabul, et est tombé entre les mains des gens de la région et des combattants.
Il est à noter que cet hélicoptère n'a pas atterri au sol et a largué les dits articles à partir des airs, et que cet incident est également le premier du genre, et que cette erreur a plusieurs possibilités.
1- Il est probable que l'ennemi ait pensé que la région dans laquelle l'hélicoptère a largué sa cargaison soit sous leur contrôle car il y a de cela quelques temps les forces ennemies étaient situées dans cette région avant d'y être récemment délogées par les Moujahidines, qui est à présent libérée.

2- Il est probable que l'hélicoptère ait été victime d'un problème technique qui l'a obligé à abandonner sa cargaison afin d'alléger le poids.
3- Il est probable que la cargaison soit tombée de l'hélicoptère sans que cela ne soit la volonté de l'ennemi, car la marchandise était suspendue à l'appareil.
4- Il existe un risque important que l'ennemi ait accompli cela de manière planifiée dans le but d'instaurer le doute et de créer des différences entre les Moujahidines et les populations locales.
5- Il est susceptible d'y avoir dans cette cargaison de dangereuses substances destinées à saboter ou à détruire les armes des Moujahidines.
6- Il se pourrait aussi que l'ennemi ait introduit dans cette cargaison du matériel aidant à détecter les repères des Moujahidines afin de pouvoir les bombarder.
L'Emirat Islamique d'Afghanistan rassure tous les Musulmans et les Moujahidines en particulier, que cette erreur n'est en aucun cas le fruit d'un lien quelconque avec un responsable des Moujahidines, et l'Emirat Islamique d'Afghanistan est très attentif à toutes les machinations de l'ennemi et qu'en tenant compte de cela nous devons rassurer tous les Musulmans afin de réfuter et faire échouer les complots et les machinations de l'ennemi.

Le commandement du Conseil Consultatif de l'Emirat Islamique d'Afghanistan Porte-parole de l'Emirat Islamique d'Afghanistan-Taliban Hafiz Muhammad Yussuf (Ahmadi) Source/ (Sawt Al Jihad) le 18/4/2008 Site Officiel de l'Emirat Islamique d'Afghanistan http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=arti...


7-3 "Nouveau visage de la faim".

Le Programme alimentaire mondial (PAM) lance un appel de plusieurs centaines de millions de dollars pour faire face au "nouveau visage de la faim" dévoilé par la crise alimentaire qui a déclenché des émeutes dans une trentaine de pays. La directrice du PAM, Josette Sheeran, a indiqué que l'agence onusienne avait besoin en urgence d'environ 280 millions de dollars simplement pour compenser dans son budget régulier l'augmentation de 40% du coût de la nourriture. Ce budget permet au PAM de fournir de la nourriture aux réfugiés et personnes déplacées en raison de conflits, comme au Darfour, ou aux victimes de catastrophes naturelles et populations nouvellement confrontées à la faim, comme en Afghanistan. Une situation qui va nécessiter plusieurs millions de dollars supplémentaires de financement. Josette Sheeran a prévenu que l'aide alimentaire à quelque 20 millions des enfants les plus pauvres du monde allait notamment devoir être réduite, même si les pays riches débloquent des fonds d'urgence pour alléger la pression causée par la montée en flèche des prix du riz, du blé et d'autres produits de première nécessité. AP


7-4 L'Afghanistan peiné par l'espionnage des services de renseignement allemands.

Le gouvernement afghan est peiné par l'espionnage auquel se sont livrés les services de renseignement allemands sur un de ses ministres mais estime que l'affaire n'entravera pas les relations entre les deux pays, a déclaré samedi un porte-parole afghan. Le ministre des Affaires étrangères allemand Franck-Walter Steinmeier a appelé son homologue afghan pour s'excuser, et assurer que les responsables de l'espionnage des courriels échangés par le ministre afghan du Commerce et de l'Industrie et une journaliste du Spiegel seront sanctionnés, a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. "Nous sommes très peinés par cette affaire, surtout de la part d'un gouvernement allié", a souligné Sultan Ahmad Baheen. "Nous espérons que ce problème n'entachera pas nos relations avec l'Allemagne qui sont fortes et historiques". Le porte-parole a ajouté que le gouvernement afghan avait reçu l'assurance que "ce cas était isolé et que cela ne se répèterait pas". La presse allemande avait révélé jeudi que les services de renseignement allemands (BND) avaient infiltré un "cheval de Troie" informatique dans l'ordinateur du ministre afghan Amin Farhang, pour espionner pendant plusieurs mois, en 2006, ses échanges par courriel. Le porte-parole du gouvernement allemand, Ulrich Wilhelm, avait indiqué vendredi à la presse qu'"une série de mesures" allaient être prises pour tirer les conséquences de cette affaire regrettable. Le directeur du service compétent dans ce dossier au BND, et l'un de ses collaborateurs ont été mis mis à pied, sur ordre de la chancellerie, et une enquête disciplinaire a été ouverte, selon M. Wilhelm.

Le patron du BND, Ernst Uhrlau, et lui aussi été fortement critiqué, autant au parlement qu'à la chancellerie. Selon le quotidien régional allemand, Mitteldeutsche Zeitung (MZ), citant des sources proches du gouvernement à Kaboul, le BND aurait pu espionner plusieurs ministres afghans.

(AFP / 26 avril 2008 )

n°170 - journal Afghan -Fin- Les étrangers nuisibles.

journal de l'Afghanistan 

 n° 170 - du 19-04 au 27-04

Par M.Lemaire                                                                                 



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Sommaire : (Fin)

8 Dossiers

8-1 Dossier : Président Karzai

1 Karzaï critique

2 Karzai  appelle les forces alliées à adopter une stratégie. 3 Karzaï défend la peine de mort.

9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

9-1 Le Pentagone, plus gros consommateur US de pétrole, s'inquiète de sa flambée.

10-0 Annexe Géopolitique et stratégie

10-1 Robert Gates : Discours pour un temps de cri



8 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8-1 Dossier : Président Karzai

1 Karzaï critique

Le président Karzaï critique, dans une interview publiée par le New York Times, la conduite de la guerre par les troupes américaines et britanniques. Le chef de l'Etat afghan déclare que les forces américaines "doivent cesser" de procéder à des arrestations parmi les taliban et leurs sympathisants car, selon lui, cela les dissuade de se rendre aux autorités. Karzaï critique aussi la guerre menée par la coalition conduite par les Etats-Unis dans les villages afghans, estimant que "Ces sanctuaires doivent disparaître". Le président afghan se plaint par ailleurs des pertes civiles trop élevées causées par les forces étrangères. "Je ne me satisfais pas qu'elles diminuent. Je veux la fin des pertes civiles. Même si on me dit que c'est difficile, je n'accepte pas cet argument." Karzaï réclame enfin plus d'autonomie de décision; "Pour que le monde réussisse en Afghanistan, il faut bâtir l'Etat afghan, pas l'affaiblir". (Source : Reuters 26-04)


2 Karzai  appelle les forces alliées à adopter une stratégie.

Le président afghan appelle les forces alliées à adopter une stratégie qui se rapproche davantage des impératifs de son gouvernement. Dans une entrevue au New York Times, Hamid Karzaï déplore que l'amnistie décrétée dans la foulée du renversement du régime taliban en 2001 soit constamment mise à mal par ses partenaires de l'OTAN. Selon lui, l'intransigeance affichée de façon épisodique, tant par la coalition que par certains chefs de guerre locaux à l'endroit de talibans, a pu en décourager certains de se rendre aux autorités et les pousser à prendre le maquis dans les zones tribales pakistanaises, à la frontière du pays. Le président afghan souhaite que la coalition soit notamment plus prompte à le tenir au courant des talibans, ou de leurs sympathisants, qu'elle arrête, afin de pouvoir prendre en charge leur réintégration. À terme, il espère convaincre la coalition de mettre un terme à ces arrestations. Il donne en exemple de ce qu'il ne souhaite plus  réentendre le récit de cet ex-taliban, devenu un petit commençant, arrêté pourtant à répétition. Excédé par les victimes civiles menée par la coalition sur le territoire afghan, Hamid Karzaï estime que cette tragédie « mine les efforts communs dans la lutte contre le terrorisme » et qu'elle doit trouver une solution définitive. Des impératifs électoraux : Selon le New York Times, cette sortie du président afghan pourrait s'inscrire dans une stratégie visant à démontrer à la population qu'il sait se montrer ferme face aux puissances étrangères qui opèrent au pays, à un an des élections présidentielles. Le quotidien américain ajoute par ailleurs que ces propos reflètent la tension croissante qui existe entre le pouvoir afghan et ses alliés étrangers, engendrée par la recrudescence de la résistance mais aussi par sa gouvernance… Les voix sont de plus en plus nombreuses au sein des pays alliés à dénoncer la corruption du régimeKarzaï précise que l'afflux soudain de la manne étrangère, dans un pays aux grandes disparités, rend illusoire un succès rapide au chapitre de la corruption.

26-04


3 Karzaï défend la peine de mort.

L'Afghanistan est «attaché» à la peine de mort, en vertu de la loi islamique et pour des raisons de sécurité nationale, a indiqué Karzaï, (la coalition internationale emmenée par les Américains a mis en place Karzaï.) sollicité pour commuer une centaine de condamnations récentes à la peine capitale. «La charia (la loi islamique) est très claire sur ce point, le gouvernement et le peuple d'Afghanistan --sur la base de ces règles-- sont attachés (à la peine de mort) et s'y tiendront», «Pour que la justice puisse remplir son rôle et contre ceux qui ont fait de nos enfants des martyrs, ont coupé leurs mains, leurs doigts, leurs oreilles, qui ont enlevé des gens et qui les ont tués, alors dans ces cas, la charia est claire», a martelé Karzai
Quinze condamnés ont été fusillés en octobre dernier, la seconde vague d'exécution depuis fin 2001 Agence France-Presse 22-04

Les articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

9-1 Le Pentagone, plus gros consommateur US de pétrole, s'inquiète de sa flambée. Le Pentagone, premier consommateur de pétrole aux Etats-Unis, a déboursé 15 milliards de dollars pour sa facture carburant en 2007 sous l'effet de la hausse "préoccupante" des prix du pétrole qui pèse sur ses coûts, a indiqué mardi sa responsable financière, Tina Jonas. "Nous avons dépensé 15 milliards de dollars pour 120 millions de barils l'an dernier", a-t-elle indiqué lors d'une conférence organisée par le groupe d'information spécialisé dans la défense Jane's. "Les prix du pétrole nous préoccupent beaucoup en ce moment", a-t-elle souligné, alors le cours du baril a clôturé pour la première fois au-delà de 119 dollars mardi à New York, après avoir frôlé le seuil symbolique des 120 dollars. "Le prix du carburant a plus que triplé sur les quatre dernières années", or "à chaque fois que le prix du carburant augmente d'un dollar, nos coûts gonflent de 130 millions" de dollars, a-t-elle déploré. La flambée des prix de l'or noir est d'autant plus dramatique pour le Pentagone que "le département américain de la Défense est le plus gros consommateur de pétrole au Etats-Unis", a de son côté indiqué dans sa présentation David Trachtenberg, ancien haut responsable du Pentagone chargé de la politique internationale de sécurité. Selon Mme Jonas, le budget global du Pentagone (hors guerres en Irak et en Afghanistan), établi à 515 milliards de dollars pour l'année fiscale 2009, devrait augmenter de 6,5% d'ici 2013, à 549 milliards. Toutefois, en dollars constants (corrigés du taux d'inflation), ceci représente une baisse de 3,3%, a-t-elle précisé. (Source : AFP / 22 avril 2008)  



10-0 Annexe  : Analyse, Géopolitique et stratégie

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  

10-1 Robert Gates : Discours pour un temps de crise.

Le discours de Robert Gates à l’Air War College, Air University, à Maxwell-Gunter Air Force Base, en Alabama, le 21 avril, pourrait constituer une étape importante dans la crise du Pentagone. Qu’il ait été prononcé dans un établissement de l’USAF fait aussitôt penser qu’il s’adressait plus spécifiquement à l’USAF. Cela a été interprété dans ce sens par Associated Press, qui a publié, le même 21 avril, un compte-rendu du discours. Cette interprétation a aussitôt été dénoncée par le Daily Report de l’Air Force Association, le 22 avril: «An Associated Press report picked up by news media around the world declares that Defense Secretary Robert Gates believes the Air Force is not doing enough in the global war on terror. The reporter pointedly referred to the Air Force when he paraphrased remarks from a speech Gates made Monday at Air War College in Alabama , but if you read the transcript, Gates doesn’t single out the Air Force. Instead he declares “our services are still not moving aggressively in wartime to provide resources needed now on the battlefield.”» Cette anecdote est à la fois illustrative de la crise qui se développe au sein du Pentagone, et significative de cette crise. Le discours lui-même l’est également, significatif et illustratif. Un rapport d’AFP, repris par Defense News du 21 avril, rendait compte d’une façon générale de la substance du discours, – un appel à des attitudes innovantes, audacieuses, etc., pour renforcer l’effort des guerres en cours et adapter de façon radicale la machine de guerre US à la guerre asymétrique... Et même si, effectivement, tous les services sont mis en cause, il faut admettre que l’USAF occupe une place de choix. «Defense Secretary Robert Gates on April 21 launched a push for more unmanned drones, complaining that the military is “stuck in old ways” and not moving aggressively to meet battlefield needs. »In a blunt speech at the Air University at Maxwell-Gunter Air Force Base in Montgomery, Ala., Gates called on the Air Force and other services to rethink their priorities in an age of asymmetric warfare. »“I've been wrestling for months to get more intelligence, surveillance and reconnaissance assets into the theater,” he said. “Because people were still stuck in old ways, it's been like pulling teeth.” »Gates said he has formed a Defense Department task force to quickly come up with innovative ways to provide more drones and other operational intelligence gathering assets into the field. »A Pentagon spokesman said the task force, which was formed late last week, will be reporting back to Gates at 30-day intervals on the progress. «The military currently has some 5,000 “unmanned aerial vehicles,” or UAVs, of varying types and sizes, but commanders' demand for them has outstripped their availability. »One barrier has been the Air Force's insistence that the drones, which are controlled remotely over battlefields in Iraq and Afghanistan from as far away as Nevada, be flown by certified pilots.»

Aujourd’hui, le New York Times publie un article sur le discours, – deux jours après qu’il ait été prononcé, ce qui signifie que les sources au Pentagone ont signalé au quotidien “de référence” l’importance de cette intervention. L’article reprend l’appel de Gates pour de “nouvelles idées” et l’effort qu’il attend pour le développement des drones. Il revient également sur la question de savoir à qui s’adressait expressément ce discours, – et nous revenons à la question de l’USAF. «In his speech at Maxwell Air Force Base in Alabama , Mr. Gates did not single out the Air Force for criticism. He said the responsibility should be shared across the military and the vast bureaucracy that researches, develops, builds, buys and fields intelligence assets. »But the Air Force owns most of these airborne surveillance systems, and the message Mr. Gates delivered at the Air War College at Maxwell was clear — and especially painful to a service whose reliance on expensive new jets can seem at odds with 21st-century counterinsurgencies fought in the alleyways of the Middle East. »Mr. Gates said he was convinced that the next war would not be a conventional conflict, and that “asymmetrical conflict will be the dominant battlefield for decades to come, and procurement and training have to focus on that reality.” »In response to Mr. Gates’s criticism, the Air Force Association, a private organization that acts as surrogate and spokesman for the service, issued a statement defending the Air Force’s contributions to the wars in Iraq and Afghanistan. The news release was a throwback to the worst days of interservice rivalry and boiled down, basically, to saying, “Air Force good, Army bad.”»

Il y a sacrément urgence : Ce que suggère Gates est évidemment du rabâchage. Il faut que les forces s’adaptent à la “nouvelle guerre”, la guerre asymétrique. Il faut notamment qu’elles utilisent à fond les technologies nouvelles, de type UAV et UCAV (Unmanned Air Vehicle et Unmanned Combat Air Vehicles). Il faut qu’elles obtiennent plus de renseignement, que leurs interventions offensives soient plus efficaces. Il faut qu’elles profitent du caractère innovant des nouvelles technologies… Il faut, il faut, il faut, et ainsi de suite. Toujours la même rengaine, toujours les mêmes formules, toujours la même référence aux miraculeuses “nouvelles technologies” qui débouchent inéluctablement sur des catastrophes très coûteuses, toujours la même exigence de “s’adapter” à la réalité nouvelle ; en un mot, toujours la même impuissance devant l’insoluble crise du mammouth, du “Mordor”, de la “House of War” de James Carroll, – l’irréformable Pentagone. Par conséquent, il est inutile de s’attarder à spéculer sur le sort de cette réforme. Il n’y aura rien de nouveau sous le soleil. Il n'y aura d'ailleurs guère de temps pour que le soleil brille beaucoup avant que la crise donne tous ses effets. Plus intéressants sont quelques faits chronologiques en apparence secondaires. • Pourquoi Gates parle-t-il maintenant sur ce sujet, d’une façon si abrupte, alors qu’il n’est plus pour très longtemps au Pentagone et qu’il s’est jusqu’ici désintéressé de ces questions internes?

• Quels vont être les effets bureaucratiques des orientations implicites dans ce discours?

Nous procéderons par hypothèse. Si Gates s’attaque à ce problème de la situation interne du Pentagone alors qu’il n’a plus que quelques mois devant lui, c’est que la situation est extrêmement urgente. Au contraire de ce que nous disait le discours de Rumsfeld du 10 septembre 2001, il s’agit effectivement d’un secrétaire à la défense qui n’a aucune ambition réformiste pour son compte, s’il en eut jamais, parce qu’il n’a plus de temps. Gates cède aux pressions internes, tant de la hiérarchie civile du Pentagone que de la bureaucratie. “ll faut faire quelque chose...”, lui dit-on; il lance donc l’idée d’une nième réforme, d’une nième orientation avec une Task Force de surveillance (riche idée), mais bien entendu toujours vers les mêmes illusions salvatrices (les “nouvelles technologies” plus rentables, l’adaptation à la guerre asymétrique). La première chose importante dans ce tableau est l’idée de la situation urgente. La crise du Pentagone commence à s’approcher du point de rupture. La seconde chose importante à observer avec ce discours est que les autorités dirigeantes réalisent cette évolution.Malgré la polémique à ce sujet, malgré la lettre du discours et les communiqués de l’Air Force Association, il est manifeste que c’est l’USAF qui est d’abord visée, pour diverses raisons. La principale de celles-ci est que l’USAF a la charge d’une grande partie de la force d’UAV et d’UCAV dont on attend des merveilles qui tardent à venir, alors qu’elle réclame des sommes exhorbitantes ($20 milliards de plus par an pendant dix ans) pour le seul équipement de ses forces conventionnelles. Nous serions tentés d’observer qu’il s’agit d’un faux procès ou d’un procès sur un point accessoire et que, dans ce cas précisément, l’USAF est surtout le bouc émissaire d’une situation générale catastrophique. D’autre part, l’USAF est sans aucun doute la force qui est la plus affectée par la crise, alors que cette situation est largement ignorée par les autorités diverses qui sont très fortement orientées vers les difficultés des forces engagées directement dans les guerres en cours, c’est-à-dire essentiellement l’U.S. Army et le Marine Corps. La question est de savoir le sérieux de l’orientation qui est suggérée ici (de plus en plus d’UAV et d’UCAV et autres moyens de technologies avancées convenant paraît-il à la “guerre asymétrique”; de moins en moins de grands programmes lourds, coûteux, inutiles, etc.). Dans le cas de l’USAF, on pense au F-22, déjà plus ou moins mis en cause par Gates et surtout son adjoint England. Mais la même logique ne doit-elle pas toucher également le JSF, dont on annonce qu’il pourrait avantageusement être remplacé par des avions sans pilote dès 2020? Mais toutes ces hypothèses n’ont guère d’importance pour notre propos. Elles ne font qu'illustrer ce qui apparaît essentiel, qui est le constat de la montée d’un climat d’urgence, voire de panique au Pentagone devant une situation inextricable, à laquelle les vieilles recettes stupides et grossières (mettre toujours plus de $milliards) ou faussement novatrices (les “nouvelles technologies”) ne peuvent rien puisqu’elles n’apportent que gaspillage et inefficacité supplémentaires. La monstrueuse usine à gaz géante du Pentagone est chargée jusqu’à la gueule de $ milliards et de “nouvelles technologies” et l’on ne voit pas que cela ait apporté autre chose qu’une aggravation constante de sa situation.. www.dedefensa.org - Euredit S.P.R.L23 avril 2008 –  http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=5075


10-2 Alain Gresh : Al-Zawahiri sur l'afghanistan, et d'autres questions.

En décembre 2007, Ayman Al-Zawahiri, le numéro deux d’Al-Qaida a sollicité les internautes. Les réponses ont été publiées le 2 avril sur le site du mouvement Al-Sahab media en arabe et en anglais. Ce texte permet de mieux cerner la pensée (et les contradictions) d’Al-Qaida et aussi les sujets qui préoccupent ceux qui posaient des questions (au total 1888). Sans prétendre faire le tour de tous les problèmes, je donne ci-dessous la substance des réponses sur les principaux sujets abordés :

Sur la mort d’innocents (dans les attentats) « Nous n’avons pas tué d’innocents, ni à Bagdad, ni au Maroc, ni en Algérie, ni nulle part ailleurs. Et si des innocents ont été tués dans des opérations des moudjahidin, c’est ou par erreur ou en cas de nécessité. » (Par nécessité, il entend que les innocents sont des « boucliers humains » au milieu de l’ennemi.)  Concernant les attentats d’Alger du 11 décembre qui ont frappé le siège des Nations unies, de l’Assemblée constitutionnelle et de l’académie de police : « Les Nations unies sont un ennemi déclaré de l’islam : c’est elle qui a légitimé la création de l’Etat d’Israël sur des terres musulmanes. C’est elle qui considère la Tchtchénie comme une partie intégrante de la Russie des croisés ; c’est elle qui considère Ceuta et Mellila comme une partie intégrante de l’Espagne des croisés.

Et c’est elle qui a légitimé la présence des croisés en Afghanistan et en Irak, qui a légitimé l’indépendance de Timor de l’Indonésie, alors qu’elle ne reconnaît pas ce droit à la Tchétchénie , ni aux musulmans du Caucase, du Cachemire, de Ceuta et Mellila ou de Bosnie. » Alain Gresh

Source : Carnets du diplo
http://blog.mondediplo.net/...

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Alain_Gresh.230408.ht

 

26/04/2008

N° 70- Journal du Liban – 04 au 25-04 – (Début) - 33 années de calvaire du Liban

Journal du Liban   

N° 70                 04-04 au 25-04

Par  M.Lemaire


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Edito

Commémoration des 33 années de calvaire du Liban.
33e anniversaire de la guerre.

1 Lutte pour la libération du territoire

2  Politique Libanaise 

Dossiers

Affaire Hariri : Le chef de la commission d’enquête demande plus de temps …

Affaire Rafik Hariri: un témoin à charge "disparaît"

Affaire Rafik Hariri:

Meurtre Hariri: le frère du témoin renouvelle ses attaques contre la France.

Meurtre Hariri


Editorial

Commémoration des 33 années de calvaire du Liban
A quoi bon sortir sa belle plume et avoir recours aux charmantes figures de styles qui ravivent les sentiments patriotiques ou qui au contraire remuent les couteaux dans les plaies. Trop d’encre et de sang ont coulé depuis la déclaration officielle de la guerre civile du Liban le 13 avril 1975. Les chefs cuisiniers régionaux et internationaux avaient préparé les ingrédients depuis mai 1958, et avaient laissé depuis la préparation cuire à feu doux, en attendant d’attiser le feu au début des années 70 afin de porter à ébullition justement en 1975. Et depuis, le feu n’a plus quitté ce pays. Non pas un feu qui réchauffe, mais un feu infernal, qui consume les rêves et les ambitions, qui calcinent les cœurs, qui incinère les citoyens, et qui carbonise le quotidien des Libanais.

 

Le pays continue d’être en flammes, et les apprentis cuisiniers locaux d’années en années s’obstinent à faire partie de l’équipe d’un certain cordon bleu, selon la gastronomie qu’ils élisent plus profitable que d’autres. En parlant de gastronomie, un éventail de menus se déploient à leurs yeux : perse, américaine, européenne, arabe, asiatique, africaine, etc. Et chacun de ces maître-queux  concoctent des recettes à toutes les sauces afin de nourrir ce peuple affamé et ignorant, qui aspire toujours à entrer dans cette cuisine mondiale et se salir l’honneur en mettant la main à la pâte – du jeu politique. Trente-trois ans. L’anniversaire de ce jour fête les trente-trois étés caniculaires où la chaleur torride des combats et des tensions inextricables a toujours régné sur cette terre des cèdres, et continue de le faire. Trente-trois ans, l’âge qu’a atteint un homme venu sur terre au moment où il a été mené au Golgotha, où il a reçu du vinaigre à la place de l’eau, et où il est mort, avec une promesse de résurrection. Le Liban serait-il au pied du mont Golgotha où a-t-il déjà franchi les quatorze stations du calvaire ? Une promesse de résurrection est-elle valable dans cette histoire à l’image de celle du Nazaréen ? Ou bien le sort de ce pays demeure dans une marmite qui bout pour la porter à ébullition et faire évaporer tout le liquide bénéfique et substantiel du plat principal qui sera servi lors du banquet mondial assaisonné de la sauce du marmiton qui aurait réussi à imposer son art culinaire ? Libnanews   - 13 avril -

33e anniversaire de la guerre.

Des centaines de Libanais ont manifesté à Beyrouth dimanche pour dire leur refus d'un nouveau conflit, à l'occasion du 33e anniversaire de la guerre civile dans leur pays plongé dans une grave crise politique. "Nous voulons annoncer que nous sommes contre la guerre civile et contre le sectarisme", a dit l'un des manifestants, Mohammed Khatib, 56, confiné dans sa chaise roulante après des blessures reçues durant la guerre civile qui a éclaté le 13 avril 1975 et pris fin en 1990. Les manifestants ont marché le long de la ligne de démarcation qui avait divisé la capitale libanaise en secteur chrétien et secteur à majorité musulmane pendant cette guerre dévastatrice qui a fait plus de 100.000 morts. "Je voudrais juste savoir s'il sont morts"! lance Fayrouz Chahine, dont les quatre fils et époux avaient été enlevés et sont portés disparus depuis le 18 septembre 1982. "Nous en avons assez. Nous ne voulons pas de guerre", a-t-elle ajouté, retenant ses larmes. Les manifestants ont ensuite planté un olivier, symbole de la paix, dans le Jardin du pardon, situé dans le centre-ville. "Nous traversons une phase où notre société ressent être en danger", a dit l'un des organisateurs de la marche, Melhem Khalaf. "Il s'agit d'un tournant pour la société civile libanaise". Selon lui, tous les journaux libanais doivent paraître lundi avec un seul titre: refus de la guerre et appel à l'unité et la paix.  (AFP / 13 avril 2008


Résistance

Au jour le jour

05-04 L'armée libanaise et la Force des Nations unies au Liban (Finul) ont affirmé être "vigilantes" à la veille d'un exercice de défense passive(…)  en Israël, en vue de contrer toute "violation" à la frontière entre les deux pays. "Lorsque l'ennemi est en train d'effectuer des manoeuvres à la frontière, il est normal que l'armée soit vigilante", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'armée. "De toute façon, l'armée se tient prête depuis deux mois" pour faire face à toute éventualité, en raison de la "tension" au Liban et dans la région, a assuré le porte-parole. De son côté, la porte-parole de la Finul a indiqué que la force allait "intensifier ses activités" dans le sud du pays et notamment à la frontière, sans toutefois être en état d'alerte.. Dans des villages frontaliers, comme celui d'El Ouazzani (sud-est), l'armée libanaise a demandé aux habitants de ne pas s'approcher "pour leur sécurité" des barbelés qui longent la frontière, ont affirmé des habitants au correspondant de l'AFP sur place.

L'objectif officiel de l'opération est de tester les procédures de secours ainsi que les installations censées assurer la protection de la population civile, de même que les mesures devant permettre le fonctionnement des administrations et ministères en cas d'attaques de missiles conventionnels ou chimiques. (AFP)

16-04 Mardi, le Conseil de sécurité a "réaffirmé son attachement à la pleine mise en oeuvre de toutes les dispositions de la résolution 1701". (AFP)

Analyse

23-04 Liban/Israël : violation de l’espace aérien libanais en série

L’ANI (Agence Nationale d’Information) a indiqué dans une dépêche que plusieurs violation de l’espace aérien libanais par des avions de chasse israéliens ont eu lieu ce matin. Des correspondants locaux de l’ANI ont ainsi pu constater visuellement que des avions de chasse israéliens ont survolé les régions de Jezzine et de Tyr au Sud Liban ainsi que la Békaa Occidentale et la région de Rachaya au début de la mâtiné à moyenne et à basse attitude. Ces survols constituent une violation de la résolution 1701 du conseil de sécurité adopté suite au conflit israélo-libanais de juillet-aout 2006, résolution garantissant le respect de la souveraineté libanaise. L'aviation israélienne survole quotidiennement l'espace aérien libanais, et a même effectué des incursions navales et terrestres au cours des deux derniers mois, selon l'armée libanaise . Libnanews

23-04 Le Hezbollah a jugé mercredi partial le rapport du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, sur sa capacité militaire, dénonçant son "manque de crédibilité". Le rapport "s'est limité à des informations provenant d'une partie ennemie, ce qui montre bien qu'il est politisé et partial, qu'il manque de crédibilité et d'exactitude, et qu'il porte ainsi atteinte à la crédibilité même des Nations unies", estime le Hezbollah dans un communiqué. Le Hezbollah accuse Terje Roed-Larsen, envoyé spécial de l'ONU pour la mise en oeuvre de la 1559, d'avoir présenté au Conseil de sécurité des "rapports douteux basés sur des informations fournies par ses maîtres israéliens et par le pouvoir illégitime au Liban". "Le fait que M. Larsen ait justifié les violations et les agressions israéliennes  rend ce fonctionnaire suspect aux yeux des Libanais", poursuit le communiqué.(AFP)

23-04 Le Hezbollah n'a pas commenté l'incident cité par le secrétaire général de l'ONU, selon qui une patrouille de la Force de l'ONU au Liban a rencontré dans la nuit du 30 au 31 mars "des éléments armés non identifiés dans sa zone d'opération". La tension s'est accrue le long de la frontière libano-israélienne depuis la menace du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, de lancer une "guerre ouverte" contre Israël, après l'assassinat d'un haut dirigeant du parti, Imad Moughnieh, en février à Damas. Le Hezbollah a accusé Israël. (AFP)


 Les forces en présence

18-04 Le chef du gouvernement italien élu Silvio Berlusconi a déclaré vendredi que l'Italie allait maintenir sa présence militaire au Liban pour contribuer à la consolidation de la démocratie dans le pays. Avec 2.500 soldats, l'Italie est le principal pays contributeur de la Force Intérimaire des Nations unies (FINUL) au Liban. Elle assure depuis février le commandement de la Force , en remplacement de la France. AP



Les forces en présence.

18-04 Le chef du gouvernement italien élu Silvio Berlusconi a déclaré vendredi que l'Italie allait maintenir sa présence militaire au Liban pour contribuer à la consolidation de la démocratie dans le pays. Avec 2.500 soldats, l'Italie est le principal pays contributeur de la Force Intérimaire des Nations unies (FINUL) au Liban. Elle assure depuis février le commandement de la Force , en remplacement de la France. AP



Politique Libanaise

1 Liban occupé :

2-1 La crise gouvernementale Au jour le jour

07-04 Le président du Parlement libanais, M.Nabih Berri, a discuté lundi à Damas avec le président syrien Bachar al Assad de l’idée de réunir les dirigeants politiques du Liban en vue de mettre fin à la crise politique dans ce pays. Cette proposition de dialogue direct entre les rivaux libanais a été avancée par M.Berri afin de sortir de l’impasse qui dure depuis l’automne dernier et permettre l’élection d’un nouveau président, a-t-on précisé de source libanaise. "Cette visite nous a donné un nouvel élan pour poursuivre le dialogue interlibanais et pour élire un nouveau président", a dit M.Berri à l’issue de la rencontre. (AL-Oufok avec les agences de presse - Reuters)

15-04  Al-Hoss : La crise libanaise ne saurait être réglée que par les Libanais eux-mêmes
M.Salim al-Hoss, ancien premier ministre libanais, a qualifié de "très bonne" l’audience qu’il a eue aujourd’hui avec le président Bachar al-Assad, affirmant que le président Bachar al-Assad avait affirmé la disposition de la Syrie à déployer tous ses efforts pour aider au règlement de la crise libanaise.
Dans une déclaration faite aujourd'hui à l'agence /SANA/, M.al-Hoss a affirmé que la crise libanaise ne saurait être réglée que par les Libanais eux-mêmes loin des ingérences extérieures et à la lumière d'une volonté libanaise commune. R.Jorf

21-04 Nabih Berri dénonce le refus de la majorité d’assister au dialogue interlibanais
Dans une interview publiée par le journal As Safir, le président de la chambre, Nabih Berri, a estimé que sa proposition de relance du dialogue interlibanais constituait la seule méthode pour sauver l’initiative de la Ligue Arabe et permettre l’organisation d’un scrutin présidentiel au Liban.
Le président de la chambre s’est également interrogé sur le refus de la majorité d’assister au dialogue interlibanais, accusant la coalition gouvernementale d’être à l’origine du blocage actuel en insistant sur l’organisation des prochaines élections parlementaires via la loi électorale dite « Ghazi Kenaa » de 2000. Libnanews

22-04 Le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem a dénoncé le risque d'une "internationalisation" de la crise libanaise en fonction des intérêts américains. "Cette réunion complique la crise car les intérêts des grandes puissances vont jouer un rôle pour entraver une solution au Liban", a-t-il dit devant la presse, s'en prenant en particulier aux Etats-Unis, dont la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice était à Koweït AFP


2-2 Election du nouveau chef d’état

07-07 Geagea : Le général Sleimane demeure un candidat consensuel en dépit de sa prochaine démission
En réaction à l’annonce faite par le commandant en chef de l’armée le général Michel Sleimane concernant sa prochaine démission en Août, le président du conseil exécutif des FL a estimé que le général Sleimane est en train d’essayer d’exercer une pression sur tous les partis.
[Libnanews


2-4 Des Canons ... pas du beurre

15-04Selon le quotidien Libanais A-Safir, les pourparlers indirects qui existent entre Israël et le Hezbollah, afin d’obtenir la libération des deux soldats réservistes israéliens Ehoud Goldawasser et Eldad Réguev, auraient enregistré une avancée importante ces dernières semaines. Infolive.tv


Election du nouveau chef d’état

22-04 Le Parlement a ajourné pour la 18ème fois un vote sur le choix du successeur d'Emile Lahoud, qui a quitté ses fonctions à la tête de l'Etat fin novembre, au terme de son mandat. Afp


2-6 Sur le terrain

14-04 Le camp de réfugiés palestiniens dans le nord du Liban a été détruit l'année dernière par les combats entre l'armée libanaise et un groupuscule islamiste, le fatah al-islam. Les nouveaux logements allègeront la pression sur le camp de réfugiés de Beddawi, où les habitants de Nahr el-Bared s'étaient enfuis. La reconstruction du camp, qui abritait 30.000 réfugiés palestiniens, coûtera 200 millions de dollars et constituera le plus projet jamais entrepris par l'UNRWA, a dit la porte-parole adjointe du Secrétaire général, Marie Okabe, lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU, à New York.


2-6 Rafic Hariri:  tribunal international de l'ONU

Au jour le jour 

10-04 Les Etats-Unis se servent du tribunal international comme instrument de pression politique sur la Syrie
Une source responsable du ministère des affaires étrangères trouve dans le contenue du témoignage du secrétaire d’Etat US, Condolezza Rice, devant le Congrès une anticipation sur les résultats de l’enquête internationale encore inachevée et une preuve supplémentaire sur l’exploitation par les Etats-Unis du tribunal international comme instrument de pression politique sur la Syrie.
La déclaration de la source syrienne était faite aujourd'hui en réponse aux propos de la secrétaire d'Etat US, Rice, hier devant l'une des commissions du Congrès Gh.H -Sana

15-04 M. Bellemare a appelé mardi le Conseil de sécurité à patienter avant les premières inculpations et à prolonger son mandat pour pouvoir boucler ses travaux. "Les inculpations ne sont pas pour demain, mais on n'attendra pas non plus des années", a affirmé de son côté à l'AFP Radhia Achouri, conseillère pour la communication au bureau des affaires légales des Nations unies, de passage à Beyrouth. Neuf suspects détenus actuellement au Liban pourraient comparaître devant le tribunal international, qui siègera à la Haye. Parmi eux quatre ex-responsables des services de sécurité libanais, en prison depuis près de trois ans dans cette affaire sans avoir été inculpés, ce qui a suscité les critiques de l'opposition, qui y ont vu une "politisation" de l'affaire. AFP


Dossiers

Affaire Hariri : Le chef de la commission d’enquête demande plus de temps

Le procureur canadien Bellemare a demandé au Conseil de sécurité des Nations Unies de prolonger son mandat de six mois afin de continuer à mener une enquête qu’il compare à "un immense puzzle". Le chef de la commission a affirmé qu’il avait en sa possession des preuves accréditant la thèse que l’assassinat de Rafik Hariri a été commandité par une cellule terroriste responsable d’autres attentats au Liban. "Je ne peux pas vous dire à l’heure actuelle si j’aurai des résultats dans un an, six mois ou trois mois", a dit M. Bellemare à l’occasion d’une conférence de presse. "Tout ce que je peux vous dire c’est que nous ferons tout notre possible pour mener la procédure de la manière la plus humaine qui soit", a-t-il ajouté. M. Bellemare a refusé de donner plus de détails sur l’avancement de l’enquête, par souci de discrétion et pour la bonne conduite des investigations. "Les inculpations ne sont pas pour demain, mais on n’attendra pas non plus des années", a affirmé de son côté à l’AFP Radhia Achouri, conseillère pour la communication au bureau des affaires légales des Nations unies, de passage à Beyrouth. Neuf suspects détenus actuellement au Liban pourraient comparaître devant le tribunal international, qui siègera à la Haye. Parmi eux quatre ex-responsables des services de sécurité libanais, en prison depuis près de trois ans dans cette affaire sans avoir été inculpés, ce qui a suscité les critiques de l’opposition, qui y ont vu une "politisation" de l’affaire. (Samedi, 12 avril 2008 - AL-Oufok avec les agences de presse)

Affaire Rafik Hariri: un témoin à charge "disparaît"

La disparition d’un témoin à charge dans l’affaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri vient jeter une l’ombre sur l’enquête internationale

Où se trouve Mohammad Zouheir Assadiq ?

Beaucoup se posent cette question au Liban après l’annonce du chef de la diplomatie française Bernard Kouchner il y a trois jours que ce témoin syrien, qui résidait depuis 2005 en France, avait "disparu". Son ministère a indiqué ensuite que le témoin avait quitté son domicile en banlieue parisienne il y a près d’un mois. M. Assadiq, surnommé le "témoin roi", avait affirmé que l’ancien président libanais Emile Lahoud et le président syrien Bachar al-Assad avaient donné l’ordre d’assassiner Rafic Hariri. D’après Imad Assadiq, qui a adressé une lettre à la France lui demandant où se trouvait son frère, ce dernier "s’apprêtait à revenir" sur ces propos. Le frère de cet ancien membre des services de sécurité syriens est apparu pour accuser la France et un ministre libanais d’avoir participé à sa "liquidation". Contacté par l’AFP, le ministre libanais des Télécommunications Marwan Hamadé s’est abstenu de tout commentaire. Un quotidien koweïtien a affirmé jeudi avoir été contacté par M. Assadiq, qui a assuré se cacher "en Europe". (AL-Oufok avec les agences de presse)

Affaire Rafik Hariri:

Des membres de l’opposition ont mis en doute la crédibilité de l’enquête et du tribunal international établi pour juger les responsables du meurtre de Hariri. "L’affaire d’Assadiq est un coup de poignard asséné par un Etat qui se dit garant (de la crédibilité) de l’enquête", a déclaré jeudi Hussein el-Khalil, conseiller politique du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah. " La France assume une grande responsabilité dans cette affaire car elle a accentué le mystère au lieu de l’éclaircir", affirme un analyste libanais sous couvert de l’anonymat. "Si Assadiq a quitté la France depuis un mois, pourquoi Paris n’a-t-il pas révélé cela plus tôt ?" Selon des sources policières françaises et le chef de la Commission d’enquête, le Canadien Daniel Bellemare, M. Assadiq n’était pas assigné à résidence ni soumis au contrôle de la Commission. D ’après l’observateur, "l’ambiguïté de cette affaire nourrit la suspicion envers l’enquête". La Syrie a accusé jeudi Washington d’utiliser le tribunal comme "moyen de pression" sur la Syrie et d’anticiper sur les résultats de l’enquête. (AL-Oufok avec les agences de presse)

Meurtre Hariri: le frère du témoin renouvelle ses attaques contre la France.

La disparition d'un témoin à charge dans l'affaire de l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri vient jeter une l'ombre sur l'enquête internationale en cours. Le frère d'un témoin syrien dans l'enquête sur l'assassinat de l'ex-dirigeant libanais Rafic Hariri, qui est porté disparu, a renouvelé jeudi ses attaques contre la France , l'accusant d'avoir participé à une éventuelle liquidation. "Si Zouheir a été assassiné, j'accuse Marwane Hamadé (le ministre libanais des Télécommunications) de l'avoir liquidé avec (le concours) des autorités françaises", a répété devant la presse Imad Assadiq, qui avait porté pareille accusation la veille dans le quotidien syrien Al-Watan. "Nous voulons savoir si notre frère se trouve en territoire français. C'est une demande que nous avons adressée au gouvernement français, qui assume la responsabilité de la vie de notre frère", a expliqué Imad Assadiq, appelant Paris à "remettre Zouheir, s'il est toujours en vie, à la Syrie ". Mercredi, le ministère français des Affaires étrangères avait affirmé que Mohammad Zouheir Assadiq, transfuge syrien qui résidait en France depuis l'été 2005, avait quitté son domicile en banlieue parisienne il y a près d'un mois. Sous le coup d'un mandat d'arrêt international, il avait été arrêté en 2005 près de Paris, dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de M. Hariri le 14 février 2005. La France a refusé l'extradition de M. Assadiq vers le Liban en raison de l'absence de garantie de non application de la peine de mort. La justice libanaise veut entendre cet ancien membre des services de renseignement syriens, qui intéresse également la commission d'enquête internationale sur l'assassinat de Hariri. M. Assadiq avait affirmé que l'ancien président libanais Emile Lahoud, , et le président syrien Bachar al-Assad avaient donné l'ordre de commettre ce crime. Selon Imad Assadiq, son frère "s'apprêtait à revenir" sur ces propos, "soutirés sous la pression et les menaces". Il voulait se livrer à l'ambassade de Syrie à Paris, mais des parties l'ont menacé et lui ont interdit de s'y rendre, a-t-il ajouté, assurant que son frère avait affirmé être l'objet de menaces de mort dans un appel téléphonique, il y a sept mois. "Une fois en Syrie, Zouheir dira la vérité, il indiquera qui était derrière (les accusations portées contre Damas). La personne qui a engagé Zouheir dans cette mauvaise affaire est celle qui a assassiné Rafic Hariri", a-t-il conclu (Source : AFP 11-04)

Meurtre Hariri

Le frère de Mohammad Zouheir Assadiq , ancien membre des services de sécurité syriens, est apparu pour accuser la France et un ministre libanais d'avoir participé à sa "liquidation", ce que Paris a démenti "formellement". Contacté par l'AFP, le ministre libanais des Télécommunications Marwan Hamadé s'est abstenu de tout commentaire. -Aussitôt, des membres de l'opposition libanaise soutenue par Damas et Téhéran ont mis en doute la crédibilité de l'enquête et du tribunal international établi pour juger les responsables du meurtre de Hariri, tué avec 22 autres dans un attentat à la camionnette piégée à Beyrouth. "L'affaire d'Assadiq est un coup de poignard asséné par un Etat qui se dit garant (de la crédibilité) de l'enquête", a déclaré jeudi Hussein el-Khalil, conseiller politique du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah. D'après Imad Assadiq, qui a adressé une lettre à la France lui demandant où se trouvait son frère, ce dernier "s'apprêtait à revenir" sur ces propos, "soutirés sous la pression et les menaces" de mort. " La France assume une grande responsabilité dans cette affaire car elle a accentué le mystère au lieu de l'éclaircir", affirme un analyste libanais sous couvert de l'anonymat. "Si Assadiq a quitté la France depuis un mois, pourquoi Paris n'a-t-il pas révélé cela plus tôt?" Selon des sources policières françaises et le chef de la Commission d'enquête, le Canadien Daniel Bellemare, M. Assadiq n'était pas assigné à résidence ni soumis au contrôle de la Commission.

D'après l'observateur, "l'ambiguïté de cette affaire nourrit la suspicion envers l'enquête".

Source : AFP -15-04 )

N° 70- Journal du Liban – 04 au 25-04 – (suite) - 33 années de calvaire du Liban

N° 70- Journal du Liban – 04 au 25-04 – (suite) - 33 années de calvaire du Liban

Journal du Liban    N° 70                 04-04 au 25-04 Par  M.Lemaire


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.(suite)

1 Lutte pour la libération du territoire

2  Politique Libanaise 

Dossiers Affaire Hariri : Le chef de la commission d’enquête demande plus de temps …

Affaire Rafik Hariri: un témoin à charge "disparaît" Affaire Rafik Hariri:

Meurtre Hariri: le frère du témoin renouvelle ses attaques contre la France.

Meurtre Hariri

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

7 Brèves

7-1 Incursions israéliennes: le Hezbollah critique l'inaction internationale.

7-2 Al-Mouallem exprime son inquiétude vis-à-vis de l’internationalisation de la crise libanaise.

 7-3 Conférence de presse de Berri à l’issue de sa rencontre avec Moubarak.

8 Dossiers

8-1 Point de vue de R.Richa : STRATEGIE DE DEFENSE NATIONALE D’UN ETAT FORT SEUL GARANT DE LA SECURITE DE TOUS LES CITOYENS !!!!

8-2 Point de vue de  Nicolas Qualander : Liban : Confessionnalisme et résistance. 8-3 Pont de vue de R.Richa  : De Ban Ki-moon à Bernard Kouchner…feu tout azimut sur notre Résistance.



3 Politique Internationale des térritoires occupés  3 Politique internationale 02-04 Le numéro deux du réseau Al Qaïda, Ayman al Zaouahri, a estimé que les Nations unies étaient l'ennemi du monde musulman. "Les Nations unies sont l'ennemi de l'islam et des musulmans", déclare-t-il dans le communiqué. "Nous promettons à nos frères musulmans que nous ferons tout ce que nous pouvons pour frapper des Juifs en Israël et à l'étranger, avec l'aide et la bénédiction de Dieu". (Reuters)

a) Pays Arabes & voisins 22-04 Une réunion internationale sur le Liban a lancé mardi un appel à l'élection immédiate d'un président pour sortir ce pays de l'impasse, s'attirant les foudres de la Syrie qui a accusé cette rencontre, où elle était absente, d'aggraver la crise. Cette rencontre "informelle" entre une quinzaine de délégations de pays occidentaux et arabes, ainsi que plusieurs institutions internationales, s'est tenue en marge de la conférence sur l'Irak organisée à Koweït. Les participants à la réunion de Koweït se déclarent "profondément contrariés par la prolongation du blocage politique au Liban" qui dure depuis un an et demi et appellent "toutes les parties à l'intérieur et à l'extérieur du Liban à respecter l'indépendance et la souveraineté" de ce pays. Un communiqué final appelle "à l'élection immédiate du candidat de consensus, le général (Michel) Sleimane comme président, sans conditions préalables", conformément à un plan présenté par la Ligue arabe. Le texte adopté à Koweït demande également, comme le souhaite la Ligue arabe, un gouvernement d'union nationale pour le Liban et l'élaboration d'une loi électorale agréée par toutes les parties en vue des prochaines élections générales. AFP


Egypte

 07-04 Le président Bachar al-Assad a affirmé l'appui de la Syrie au dialogue interlibanais et à l'entente nationale des libanais "seule voie vers la solution de la crise libanaise". C'était au cours de sa rencontre avec le président de la Chambre libanaise des Députés, M. Nabih Berry, qu'il a reçu cet après-midi, avec qui il a examiné exceptionnellement la question libanaise. Le président al-Assad a assuré M. Berry de la disposition de la Syrie , qui préside l'actuel sommet arabe, à apporter toute assistance possible et requise par les frères libanais pour amener la sécurité et la stabilité au Liban.   Sana  Bachar al-Assad : " La Syrie n'a aucune condition pour que l'entente libanaise s'établisse, elle soutient le dialogue entre les Libanais et elle est prête à leur apporter le soutien qu'on lui demande; ça je le dis de la Syrie à nos concitoyens au Liban, aux Arabes et 0 tout le monde", a indiqué M. Berry, précisant que ses entretiens avec le président al-Assad étaient centrés sur la question libanaise, précisément sur le dialogue interlaibanais qu'il a qualifié d'indispensable, et aussi sur les deux dossiers irakien et palestinien. Sana



Organisations mondiales

ONU

 04-04 Le Secrétaire général a informé le Conseil de sécurité de son intention de nommer Johan Verbeke, de la Belgique , Coordonnateur spécial pour le Liban. « Le Coordonnateur spécial pour le Liban est le plus haut responsable chargé de la coordination du travail de l'ONU dans ce pays », a précisé aujourd'hui une porte-parole de Ban Ki-moon lors du point de presse. Johan Verbeke, qui est diplomate de carrière, a été ambassadeur de la Belgique auprès des Nations Unies. A ce titre, il a siégé au Conseil de sécurité ainsi qu'à la Commission de consolidation de la paix. Johan Verbeke a obtenu un Mastère en droit à l'Université de Yale, aux États-Unis, et le Diplôme d'Études Supérieures Européennes de l'Université de Nancy, en France. Il devrait remplacer Geir Pedersen, de la Norvège. Centre de nouvelles ONU 21-04 M. Ban a estimé dans un rapport publié cette semaine que le maintien de la capacité paramilitaire du Hezbollah posait "un défi majeur au monopole du gouvernement libanais sur l'utilisation légitime de la force". "Il est grand temps, 18 ans après la fin de la guerre civile, 8 ans après le retrait d'Israël, trois ans après le retrait des troupes syriennes, et un an et demi après la guerre entre Israël et le Hezbollah, de mettre de côté ces vestiges du passé", a-t-il plaidé. Il s'agit du 7e rapport semestriel sur la mise en oeuvre de la résolution 1559, adoptée en 2004, et qui exige notamment le désarmement et le démantèlement de toutes les milices libanaises ou étrangères opérant au Liban, comme le Hezbollah. M. Ban a fait état par ailleurs d'"informations sur des activités de réarmement et d'entraînement" de la part de milices, sans nommer le Hezbollah. (AFP - AP 22-04 Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a demandé lundi la tenue immédiate d'une élection présidentielle au Liban, sans interférence ni influence étrangère. "Le parlement, qui ne s'est pas réuni depuis un an, doit être autorisé à se rassembler rapidement pour remplir ses obligations constitutionnelles afin d'élire un président", a déclaré Ban Ki-moon. "Il faut qu'une élection présidentielle, libre et juste, sans interférence ni influence étrangère, ait lieu immédiatement. La situation actuelle n'est plus tenable". Le Liban est privé de président depuis le départ dud’Emile Lahoud en novembre 2007. AP 22-04 Ban Ki-moon a invité tous les pays concernés à coopérer avec le secrétaire la Ligue arabe pour l'application du plan adopté par les ministres des Affaires étrangères du monde arabe au Caire en janvier. Ce plan prévoit l'élection de Michel Sleimane, la formation d'un gouvernement d'unité nationale et l'adoption d'une nouvelle loi électorale. AP 21-04



7 Les brèves Ndlr :  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

7-1 Incursions israéliennes: le Hezbollah critique l'inaction internationale.

L'armée libanaise a annoncé lundi que des soldats israéliens ont fait une e incursion dans le territoire libanais dimanche près des fermes de Chebaa (sud-est) occupées par l'Etat hébreu. Le Hezbollah.a indiqué que l'armée israélienne a également effectué des incursions dans les localités de Meis el Jabal (sud), d'El Ouazzani et dans la région de Ghajar (sud-est). L'aviation israélienne survole presque quotidiennement l'espace aérien libanais, mais les violations terrestres ou navales sont rares. Un navire de guerre israélien a pénétré dans les eaux libanaises le 18 mars avant d'être intercepté par la Finul navale. Les survols israéliens du Liban constituent une violation de la résolution 1701 de l'ONU, qui a mis fin en août 2006 à la guerre de 34 jours entre Israël et le mouvement chiite Le Hezbollah a critiqué l'inaction de la communauté internationale face aux récentes incursions de l'armée israélienne dans le territoire libanais, dans un communiqué publié mercredi. "Le champ des violations israéliennes s'étend chaque jour sur le sol libanais au vu et au su du monde et de la force des Nations unies" au Liban (Finul), lit-on dans ce communiqué. "Quelle est la position du Conseil de sécurité, du secrétaire général de l'ONU (Ban Ki-moon) et du gouvernement libanais" face à ces incursions, s'interroge le Hezbollah. "Il faut faire preuve de fermeté à l'égard de l'agression israélienne qui menace la souveraineté du Liban", poursuit le Hezbollah. (AFP / 16 avril 2008 15h42)

7-2 Al-Mouallem exprime son inquiétude vis-à-vis de l’internationalisation de la crise libanaise. M.Walid al-Mouallem, ministre syrien des affaires étrangères, a averti que l’objectif de la réunion, tenue aujourd’hui sur le Liban en présence du secrétaire d’Etat américain, sera l’internationalisation de la crise libanaise, "la chose qui débouchera sur davantage d’escalade de la situation". Au cours d'une conférence de presse qu'il a tenue aujourd'hui au Koweit au terme de la réunion élargie des pays voisins de l'Irak, M.al-Mouallem a averti que cette réunion pourrait viser à enlever la crise libanaise des mains de la Ligue arabe vers l'internationalisation. "Les crises qu'a subi la région arabe ont prouvé que l'internationalisation va compliquer davantage ces crises, car les intérêts des superpuissances vont entraver le règlement de ces crises, dont celle libanaise", a souligné M.al-Mouallem. M.al-Mouallem s'est demandé si les Etats-Unis veulent réellement une solution au Liban?, indiquant que seul Washington qui n'a pas soutenu l'initiative arabe "pour qu'il puisse maintenir la mainmise sur le Liban". M.al-Mouallem a souligné que sa rencontre avec le ministre français des affaires étrangères M.Bernard Kouchner est intervenue à la demande de ce dernier, qualifiant de "sincère" le climat régnant cette rencontre. "Kouchner a affirmé que la France veut une solution au Liban reposant à l'initiative arabe", a indiqué M.al-Mouallem, faisant noter que la France soutient l'initiative arabe et les efforts du secrétaire général de la Ligue arabe dans ce sens. M.al-Mouallem a affirmé que la Syrie ne participera jamais à tout effort visant à l'internationalisation de la crise libanaise. R.Jorf 22-04 Sana

7-3 Conférence de presse de Berri à l’issue de sa rencontre avec Moubarak .
Au cours d’une conférence de presse à l’issue de son entretien avec le président égyptien M. Husni Moubarak, le chef du Parlement libanais M. Nabih Berri actuellement en Egypte, s’est adressé à la presse et a déclaré que sa rencontre avec le chef d’état égyptien a été faite dans un climat de franchise et d’encouragement pour la poursuite des efforts dans le but d’aboutir à une solution à la crise libanaise.
Expliquant qu’il ne détient pas à lui seul l’issue à la crise au Liban, le président de la Chambre a estimé que tous les partis et dirigeants peuvent ensemble arriver à une solution, et qu’aucune nation au monde ne peut prendre la place des Libanais, mais peut en l’occurrence faciliter la voie à la fin du drame du peuple libanais. Indiquant que les portes du Parlement sont constamment ouvertes, M. Berri a affirmé que ceux qui prétendent le contraire ne désirent pas voir un dénouement aux tensions qui paralyse le pays des cèdres, ajoutant que chaque parlementaire jouit du droit d’assister, de s’abstenir, et que le chef du Parlement ne peut en aucun cas mener les députés par le bout du nez. Assurant que son appel à la reprise du dialogue national est basé sur l’initiative arabe qui a reçu l’aval des pays arabes et de la communauté internationale, le chef du Parlement a cependant attesté que si les Libanais parviennent à élire un nouveau président de la République , il est fort possible que le dialogue ne soit plus une nécessité.

Considérant que des données palestiniennes, israéliennes et américaines sont impliquées dans la crise libanaise, le président de l’Assemblée n’a pas écarté la possibilité d’une solution à la crise grâce à un accord saoudo-syrien, ajoutant que les Américains ne sont pas si impatients de voir un aboutissement aux problèmes libanais parce qu’ils sont préoccupés par le drame iraquien. Déclarant que les manœuvres israéliennes ne visent qu’à se venger de la victoire libanaise contre l’état hébreu, M. Berri a par ailleurs indiqué qu’il est hors de question de voir la réunion des ministres arabes des affaires étrangères réussir alors que M. Fouad Siniora ne le veut que pour la forme, et d’ajouter que la cible des entretiens est le dossier des relations syro-libanaises. Libnanews 14-04



8  Dossier Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  8-1 Point de vue de R.Richa : STRATEGIE DE DEFENSE NATIONALE D’UN ETAT FORT SEUL GARANT DE LA SECURITE DE TOUS LES CITOYENS !!!!
Dans son entretien avec le journal Al Safir, monsieur Walid Joumblatt avait déclaré qu’à terme, l’arme résistante sera entre les mains d’un Etat fort garantissant à tous justice et sécurité…
Plus loin, il ajoutait que Hezbollah devra admettre que cet Etat défendra tous les citoyens, les chiites compris, et que ce ne sera pas l’arme résistante, seule, qui le fera…
Ce refrain d’un Etat fort, seul garant de la souveraineté de notre Liban et de la défense des citoyens, maintes fois répété par le dirigeant socialiste, n’est pas une nouveauté fraîchement sortie des poubelles de l’Histoire.
Avant lui, les dirigeants fascistes libanais l’avaient répété et combiné avec l’autre thèse qui affirmait que, face à l’entité sioniste, la force du Liban réside dans sa faiblesse.
Ironie de l’Histoire : un refrain et une thèse farouchement combattus par Kamal Joumblatt, à l’époque où il appela, avec le camarade Georges Haoui, les citoyens aux armes, pour défendre la cause et la Patrie…
Dans ce même entretien, plus loin, Walid Joumblatt admet finalement l’idée d’une stratégie de défense nationale émise par notre Résistance.
Mais franchement à quelle stratégie pense-t-il ?
Serait-ce celle d’un Etat simultanément fort à l’intérieur et face à un pays arabe limitrophe, d’un Etat complètement soumis à l’entité sioniste, transformant notre pays en une grande base par laquelle toutes les manœuvres américano sionistes partiraient ?
Certainement, ce Liban là aurait droit à toutes les nouvelles technologies de l’armement pour deux raisons :
1- du fait de l’abandon national et de la complète collaboration avec l’ennemi, la problématique de la défense du Sud serait définitivement résolue et les frontières seraient ainsi bien ouvertes à toutes les convoitises sionistes
2- l’armement, entre les mains de l’Etat fort, serait exclusivement utilisé, non seulement contre toute émeute ou révolte populaire ébranlant l’ordre de la collaboration et du fascisme, mais aussi contre toute conscience collective de la nécessité de la résistance
Cette stratégie là, fondamentalement contradictoire à celle souhaitée par notre Résistance, est très certainement celle d’une défense nationale de l’entité sioniste menée au-delà des frontières, sur notre terre, et pour pérenniser la soumission de notre Liban, ainsi devenu fer de lance à d’autres convoitises encore, jusqu’à l’accomplissement du Nouveau Moyen Orient.
Belle stratégie que Welch cherche vainement à nous imposer, à travers sa logique qui se résume par la résolution 1559 ?
Bravo Walid Joumblatt qui s’acharne alors à nous la rappeler jusqu’à nous faire avaler la couleuvre.
Mais aussi, ce même Walid a oublié dans son fameux entretien de citer les faits réels suivants enregistrés par les forces de la FINUL :
1- Pour la période de Février 2008, 282 violations de notre espace par l’aviation sioniste
2- Pour la période de Mars 2008, 692 violations
3- Rien que pour la première quinzaine d’Avril 2008, 476 violations
Décidemment, des faits historiques, chiffres à l’appui, n’intéressent ni Walid Joumblatt et ni surtout David Welch

Raymond RICHA
24 Avril 2008
 

8-2 Point de vue de  Nicolas Qualander : Liban : Confessionnalisme et résistance. Avec l’arrivée de trois navires de la VIe Flotte américaine au large des côtes libanaises, l’assassinat à Damas du coordinateur militaire du Hezbollah, Imad Moughnie, le 13 février dernier, et l’appel au départ des ressortissants saoudiens et koweïtiens, les risques d’une nouvelle guerre entre la résistance libanaise et Israël se sont accrus ces deux dernières semaines. de Beyrouth, Nicolas Qualander Américains et Israéliens hésitent encore à lancer une nouvelle guerre contre le Liban. Premièrement, parce qu’Israël ne s’est pas encore remis de sa défaite militaire contre le Hezbollah islamo-nationaliste de l’été 2006 ; que ce dernier semble s’être à la fois réorganisé et réarmé au Sud-Liban, disposant d’un arsenal de missiles de moyenne et longue portée plaçant les principales villes israéliennes sous le feu direct de la résistance. Deuxièmement, parce qu’existe la menace de déclenchement d’une troisième Intifada palestinienne pouvant inclure, selon les services de renseignement israéliens, les Palestiniens des territoires de 1948, c’est-à-dire résidant au sein même du territoire israélien. Enfin, parce que la probabilité est forte que le Hamas lui-même, à Gaza, se soit doté de missiles de type Grad, pouvant frapper durement le sud d’Israël. Bref, c’est la menace d’une multitude de fronts ouverts, au Nord comme au Sud, et un rapport de force militaire plus ou moins rééquilibré qui, pour la première fois de son histoire, fait vraiment hésiter l’état-major israélien sur la possibilité de frappes aériennes et d’une invasion terrestre du Liban.
Division
 Depuis septembre 2004 et l’adoption, par le Conseil de sécurité de l’ONU, de la résolution 1559 demandant à la fois le retrait des troupes syriennes du Liban et le désarmement du Hezbollah, la situation n’a cessé de se dégrader. Jusque-là, la stratégie israélo-américaine était double. D’une part, il s’agissait de permettre à Israël d’intervenir militairement pour frapper et éliminer le Hezbollah au Sud-Liban, et de créer une ligne de démarcation au nord du fleuve Litani : tel était le but de la guerre de 2006, qui s’est soldée pour Israël par un échec total, ses troupes ayant été défaites au sol par le Hezbollah. D’autre part, elle avait pour but de favoriser un processus graduel de guerre civile au Liban entre, d’un côté, l’opposition nationale libanaise et, de l’autre, la majorité parlementaire pro-occidentale dite du 14 Mars. Cette stratégie est toujours à l’ordre du jour. Depuis 2004, les attentats en tout genre, tout comme les affrontements continus et réguliers entre les partisans de l’opposition anti-américaine et ceux du 14 Mars, n’ont cessé de s’amplifier.   Pour l’essentiel, l’opposition nationale libanaise est constituée du Hezbollah et d’Amal (chiites), du Courant patriotique libre du général Michel Aoun – l’une des formations les plus implantées dans la communauté chrétienne maronite –, de petites formations chrétiennes et sunnites – comme le Front d’action islamique (sunnite) à Tripoli (nord du pays) ou le Courant des Maradas, dans la ville chrétienne de Zghorta (non loin de Tripoli) – et, enfin, d’une multitude de formations laïques, nationalistes, de gauche, baasistes ou nassériennes – comme le Mouvement du peuple, de l’ancien député Najah Wakim, ou l’Organisation populaire nassérienne, d’Oussama Saad, très implantée à Saïda (Sud-Liban).   Pour sa part, le Parti communiste libanais (PCL) soutient l’opposition dans ses revendications nationalistes, même s’il critique l’absence de programme social et de sortie du confessionnalisme politique. Le ciment commun de l’opposition reste le rejet du plan américain de Grand Moyen-Orient et la défense des armes de la résistance libanaise du Hezbollah au Sud-Liban. La légitimité de la résistance dans cette zone provient du fait qu’Israël y maintient l’occupation de deux territoires : les fermes de Chebaa et les collines de Kfar Chouba. Enfin, Israël détient toujours des prisonniers libanais. Le caractère transconfessionnel de l’opposition, qui regroupe la majorité des musulmans chiites et une large partie des chrétiens depuis février 2006, et la signature d’un document d’entente entre le Hezbollah et le CPL (courant patriotique libre), tout comme sa diversité politique (courants islamiques, nationalistes, séculiers, de gauche), lui assurent une réelle représentativité dans le pays, et limitent, de fait, les velléités américaines de guerre civile et d’isolement du Hezbollah.  
Résistance historique
 De son côté, le 14 Mars pro-occidental, fortement appuyé par la France et les États-Unis, est composé du Courant du futur (musulmans sunnites), mené par Saad Hariri, le fils de l’ancien Premier ministre assassiné en février 2005, Rafic Hariri, du Parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt (Druzes), et des deux grands partis de la droite chrétienne, les Phalanges libanaises et les Forces libanaises. Le 14 Mars, qui tient les rênes du gouvernement grâce au Premier ministre, Fouad Siniora, se déclare antisyrien et favorable à une double intervention américaine et française au Liban, tout comme à la création d’un tribunal international pour juger les meurtriers de Rafic Hariri, toujours inconnus à ce jour, mais dont ils font d’emblée porter la responsabilité à la Syrie.   Le Liban fait donc office de caisse de résonance régionale, entre les partisans de la présence américaine (Jordanie, Arabie Saoudite, Égypte), et ceux qui lui sont, au contraire, opposés (Syrie, Iran, et les organisations nationalistes séculières ou islamo-nationalistes de la région, plus particulièrement en Palestine et au Liban). Mais le Liban n’est pas qu’une simple caisse de résonance : historiquement, c’est bien là que se sont, en partie, modifiés les rapports de force géopolitiques. De 1982 à 1990, les résistances conjuguées du Front de la résistance nationale libanaise (FRNL, dont le PCL constituait la principale force), d’Amal et du Hezbollah, obligeront aux départs successifs des troupes israéliennes de Beyrouth, ainsi que des forces françaises et américaines du Liban.   De 1990 à 2000, le Hezbollah, seul mouvement autorisé par la Syrie à porter les armes, mènera la résistance à Israël au Sud-Liban occupé, ce qui aboutira à l’événement historique d’ampleur que fut le retrait unilatéral des troupes israéliennes de cette zone, en mai 2000. De 2000 à 2006, le Hezbollah, parti originellement inspiré par la Révolution iranienne de 1979, mais ayant peu à peu renoncé à la perspective de création d’un État islamique au Liban, obtiendra d’autres victoires d’ampleur, comme l’échange de plus de 400 prisonniers palestiniens et libanais, dont de nombreux militants du PCL, contre les corps de soldats israéliens et, enfin, en 2006, la défaite au sol des troupes israéliennes, après 33 jours de guerre. Dans la perspective d’un Grand Moyen-Orient et d’un plan de partition des États arabes, telle que théorisée par les néoconservateurs américains après le 11 Septembre, l’existence d’une résistance libanaise large et continue depuis plus de vingt ans, ayant à son actif des victoires significatives, est une véritable épine dans le pied de l’ordre impérial.   Beaucoup s’étonneront du caractère confessionnel de l’histoire politique libanaise. Le confessionnalisme politique, officiellement institutionnalisé lors du mandat colonial français, de 1920 à 1943, a permis aux différentes forces mondiales et régionales de prendre appui au Liban en dressant une communauté contre d’autres. Composé de dix-huit communautés religieuses, le pays fait ainsi office de maillon faible du Moyen-Orient. En 1860, les troupes de Napoléon III débarquent au Liban, officiellement pour protéger la communauté chrétienne maronite en guerre contre les Druzes. En 1958, les États-Unis appuient les forces chrétiennes maronites du président Camille Chamoun contre les sunnites, majoritairement partisans du président nationaliste égyptien Gamal Abdel Nasser. De 1975 à 1982, Israël soutiendra les Phalanges libanaises, maronites chrétiennes, contre le bloc constitué des Palestiniens et des forces nationalistes et de gauche, à majorité musulmane et druze.   Depuis 2004, les Américains et les Français s’appuient essentiellement sur la majorité des musulmans sunnites, contre les chiites, reflétant les tensions régionales entre l’Arabie Saoudite, sunnite, et l’Iran, chiite. En institutionnalisant le communautarisme politique, qui force par exemple les Libanais à se déterminer en fonction de leurs confessions et oblige les institutions à respecter un strict partage entre chrétiens, chiites et sunnites (le président de la République devant être maronite chrétien, le Premier ministre sunnite et le président du Parlement chiite), les autorités coloniales françaises ont sacralisé un système à même, depuis plus de 60 ans, de provoquer des guerres civiles politico-communautaires à répétition.  
Pressions américaines
 Comme en 1976, lors de la première guerre civile opposant le Mouvement national libanais et ses alliés palestiniens de l’OLP à la droite chrétienne maronite, le Liban se retrouve déchiré au sujet de son identité nationale, et sur le fait de savoir s’il doit être, comme Israël, une enclave pro-occidentale au Moyen-Orient ou, au contraire, s’il doit se considérer comme partie prenante d’une lutte de libération à l’échelle régionale arabe. Ainsi, les configurations confessionnelles ont changé – dans un pays où la question de la libération nationale reste problématiquement arrimée aux configurations communautaires –, l’expérience politique et militaire de la résistance s’est approfondie, tandis que le leadership politique anti-impérialiste n’est plus assuré par la gauche, mais par un parti nationaliste d’inspiration religieuse, le Hezbollah.   Aujourd’hui, beaucoup craignent un conflit civil entre sunnites et chiites, les chrétiens étant divisés entre la majorité et l’opposition. Couplée à une intervention israélienne, ou à une nouvelle résolution onusienne permettant aux troupes étrangères de la Finul de faire usage de la force pour désarmer le Hezbollah, une guerre civile permettrait de prendre en étau la résistance libanaise. D’où la bataille institutionnelle et sécuritaire en cours au Liban : sans gouvernement nationalement reconnu depuis la démission des ministres chiites en décembre 2006, sans président de la République depuis le départ d’Émile Lahoud, le 23 novembre dernier, la bataille est engagée entre le 14 Mars et l’opposition pour le contrôle des institutions, mais aussi des forces armées et des services de sécurité. L’opposition suspecte le gouvernement de Fouad Siniora et les Américains de vouloir modifier la composition confessionnelle et politique de l’armée, afin de la faire basculer contre le Hezbollah. La manifestation du 27 janvier, dans la banlieue sud de Beyrouth, contre la hausse des prix et les coupures d’électricité, lors de laquelle des soldats ont abattu neuf jeunes chiites, constituait un signe clair des divisions de l’armée libanaise, même si nombre d’officiers restent proches de la résistance et de l’opposition. Présidence, armée, gouvernement, forces de sécurité : l’ensemble de ces dossiers ne semble pouvoir être réglé dans les prochains mois, tant les pressions de l’administration américaine sont fortes sur ses alliés libanais et régionaux. Par Nicolas Qualander le mardi, 25 mars 2008 Articles par Nicolas Qualander
25 mar   LIBAN: Confessionnalisme et résistance

 

07 dnbsp;  L’intifada de l’opposition au Liban

 

 

8-3 Pont de vue de R.Richa  : De Ban Ki-moon à Bernard Kouchner…feu tout azimut sur notre Résistance.
Ban Ki-moon, dans un de ses récents propos, avait condamné la mort de soldats israéliens, tombés sous les balles de la Résistance Palestinienne , sur le sol de Gaza.
Il était allé jusqu’à exprimer sa profonde douleur et sa grande inquiétude, en constatant le développement des opérations de la Résistance qui, selon lui, ne feront que développer la violence.
Il ponctua ses propos en admettant le droit d’Israël à se défendre.
Ban Ki-moon ne voit pas plusieurs centaines de corps inanimés d’enfants, de femmes et de malades dont la vie fut fauchée par la machine militaire sioniste, depuis le début du blocus.
Ban Ki-moon ne veut pas admettre qu’en ce moment même, la vie de 20.000 enfants souffrant d’anémie est en danger, par le simple fait que le blocus interdit l’acheminement du moindre soin médical et du moindre équipement ou énergie permettant le fonctionnement des hôpitaux.
Ce premier fonctionnaire des Nations Unies est loin de s’inquiéter du sort de plus de 1.500.000 âmes privées de tout, sauf des missiles israéliens qui ne cessent de poursuivre non seulement nos braves résistants, mais aussi, par hystérie comparable à celle des nazis voyant arriver leur défaite, nos femmes, nos enfants et nos malades.
Ban Ki-moon, à son tour, est frappé d’une profonde amnésie puisqu’il a déjà oublié la frappe israélienne qui faucha la vie de ses soldats au Sud du Liban, en fauchant dans son passage celle des enfants et de leurs mamans à Qana.
Il nie le droit d’un peuple à la résistance sur une terre occupée, soixante ans durant.
Il nie le droit au retour de plusieurs centaines de milliers de femmes et d’hommes dans leur pays.
Alors une question s’impose : Nous admettons que Ban Ki-moon exprime à titre personnel sa douleur de voir l’occupant tombé sous les balles de la Résistance ; mais quel est ce droit international qui lui permet de nier un des droits fondamentaux ayant justifié la naissance des Nations Unies : le droit des peuples à la résistance lorsque leurs patries respectives sont sous l’occupation ?
Ban Ki-moon doit s’inquiéter et s’exprimer de la sorte car régulièrement il a à justifier sa fiche de paie devant ses maîtres G.W. BUSH et les grands du Sionisme International.
Reste-t-il le moindre degré de liberté aux pays membres pour rappeler à ce haut fonctionnaire qu’il a le devoir et l’obligation de défendre le droit à la Justice reconnu pour tous les peuples en lutte pour leur liberté, sans aucune exception ?
De Ban Ki-moon à Kouchner…Tous doivent jouer la note musicale que leur impose la baguette du grand chef d’orchestre, une note qui se résume en six mots : feu tout azimut sur la Résistance.
Tou s ont signé un contrat de fidélité à la grande cause de la lutte contre l’Esprit
et la Lettre des Nations Unies ; par conséquent, et comme pour tout contrat, ils sont soumis à l’obligation de résultats, sinon, sinon, sinon, ils dégagent…
13 avril 2008
Raymond RICHA

N° 70- Journal du Liban – 04 au 25-04 – (fin) - 33 années de calvaire du Liban

N° 70- Journal du Liban – 04 au 25-04 – (fin) - 33 années de calvaire du Liban Journal du Liban   

N° 70                 04-04 au 25-04

Par  M.Lemaire


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.(fin)

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

9-1 Pendant que nous déminons, tu collabores…

9-2 Le billet de Roger AKL : Le jeu trouble de la France dans l'affaire Mohammed As-Siddik.

9-3 Petits battements d’ailes de papillon.

10 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse

10-1 Thierry Meyssan : Qui veut encore connaître la vérité sur l’assassinat de Rafic Hariri ? »

10-2 Alain Gresh : Al-Zawahiri sur le camp de Nahr El-Bared.



9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

dlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme informatio,.

9-1 Pendant que nous déminons, tu collabores…

A ce jour, les responsables israéliens n’ont fourni aucun plan et aucune information, à la demande des Nations Unies maintes fois réitérée, permettant de faciliter les recherches et de rendre plus efficace le nettoyage.

Selon le centre de déminage, organisme des Nations Unies, 39.000.000 m2 de la surface du Sud Liban furent pollués par les grappes de la mort (BASM) durant l’agression de juillet - août 2006. A ce jour, 42% de cette superficie polluée furent définitivement nettoyés, avec le déminage d’environ 142 mille bombes à sous munitions. Selon ce centre, le bilan des pertes est comme suit :

   · 245 personnes parmi la population civile atteintes, dont 27 tuées et 218 blessées parmi lesquelles des handicapées à vie

     · 47 personnes atteintes parmi les techniciens de déminage (FINUL, organismes internationaux et Armée Libanaise), dont 13 tuées et 34 blessées

Les catégories de BASM utilisées par l’armée israélienne furent les M42, M77, LBU63 (de fabrication américaine) et M85 (de fabrication israélienne) ; l’utilisation de cette dernière catégorie se caractérisant  par un système d’auto déclenchement est prohibée par les Nations Unies. A ce jour, les responsables israéliens n’ont fourni aucun plan et aucune information, à la demande des Nations Unies maintes fois réitérée, permettant de faciliter les recherches et de rendre plus efficace le nettoyage.

Suite à l’utilisation intensive des BASM par Israël, lors de l’agression de juillet - août 2006, plusieurs organisations humanitaires ont récemment engagé des discussions en vue d’un nouveau traité international concernant ces grappes qui sera soumis à la signature des pays lors d’un prochain congrès qui se tiendra à Dublin, en Irlande.  Quant au maître de notre Sérail, bouche cousue sur ce dossier, il s’atèle, en permanence et dans ses actes, à prouver son attachement à la politique et aux manœuvres américano israéliennes d’ingérence, d’intimidation, d’occupation de territoires, de massacres répétés, d’épurations ethniques et d’éclatement ou de fragmentation de nations sur des bases racistes, tribales ou confessionnelles.

5 avril 2008   Raymond RICHA


9-2 Le billet de Roger AKL : Le jeu trouble de la France dans l'affaire Mohammed As-Siddik. Je reviens au sujet de l’arrestation injuste des quatre généraux libanais accusés d’avoir trempé dans l’assassinat du premier Ministre libanais et sujet du roi d’Arabie saoudite, Rafic Hariri. J’y reviens parce que ces quatre généraux et quatre civils ont été arrêtés sur les accusations de Monsieur Mohammed Zouhair As-Siddik, qui ont été prouvées comme mensongères, par l’enquêteur des Nations Unies Serge Brammertz. Malgré cela, les juges libanais continuent depuis deux ans à emprisonner les accusés, sans aucun acte d’accusation, ni même un début de preuve, de manière injuste et arbitraire, à tel point que le groupe de travail, désigné par la commission des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, UNHCHR, a fait un rapport disant : « La privation de liberté de Jamil El Sayed, Moustapha Hamdane, Raymond Azar et Ali El Haj, Ayman Tarabay, Moustapha Talal Mesto, Ahmad Abdel Aal et Mahmoud Abdel Aal est arbitraire en ce qu’elle contrevient aux dispositions des articles 9 et 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques auquel le Liban est partie »… Il faut savoir que le gouvernement libanais, appuyé et sponsorisé par les Etats-Unis et l’Europe et par tous les gouvernements arabes sunnites, dits « modérés » car obéissants aux désirs américains, n’en est pas à son premier comportement injuste, inconstitutionnel et antidémocratique. Pourtant, les pouvoirs des pays occidentaux et des pays arabes sunnites non démocratiques, comme l’Arabie saoudite et l’Egypte, l’appuient comme étant un parangon de démocratie. Etonnamment, la France gardait Mohammed Zouhair Al Siddik « sous protection policière » sans permettre aux juges libanais, chargés de l’affaire, de l’interroger, même s’ils venaient le faire en France. Aujourd’hui, le ministre français des affaires étrangères, Monsieur Bernard Kouchner affirme que Monsieur Al Siddik « a disparu et la France ne sait pas où il se trouve ». Cela n’a pas manqué de provoquer un scandale dans les pays arabes, notamment en Syrie et au Liban, où les frères du « témoin roi », comme l’enquêteur Detlev Mehlis, avait appelé Siddik, au moment où la propagande mondiale condamnait sans preuves les généraux, de « l’assassinat du siècle », accusent la France rien moins que de vouloir le faire disparaître pour permettre son assassinat (journal Al Hayat du 10/4/200  . En fait, l’enquête avait fini par démontrer que ce « témoin roi » était un menteur invétéré qui aurait été « payé » pour témoigner ainsi et, depuis, il avait disparu « protégé » par la France. Quant au député libanais Hassan Fadlallah, il se demande publiquement si le gouvernement français n’a pas quelque chose à cacher, en ce qui regarde l’enquête concernant l’assassinat de Monsieur Rafic Hariri . « Est-ce qu’il n’y aurait pas, a-t-il demandé, accord, avec un parti local (gouvernement libanais), ayant intérêt à cacher la vérité ? » (journal As Safir du 10/4/2008). Ce qui est encore plus étonnant, c’est que l’opposition et les médias français n’ont même pas posé une toute petite question pour savoir les raisons qui font qu’un personnage « protégé » ait pu disparaître sans laisser de traces. Quant aux Libanais, ce qui les intéresse surtout c’est qu’enfin leur gouvernement, dont la justice, aidée par des enquêteurs internationaux, est incapable de découvrir le plus petit fil conduisant aux assassins qui tuent leurs personnalités par dizaines, leur gouvernement, incapable de démissionner, par peur des « représailles » étrangères, leur gouvernement fasse au moins sortir de prison les innocents qu’il a accusés injustement. En effet, les Libanais savent bien qu’ils ne peuvent pas demander aux puissances mondiales, qui gouvernent le monde et qui les maltraitent pour des intérêts corporatistes et pétroliers très compréhensibles, les Libanais savent très bien qu’ils ne peuvent pas leur demander une vérité, toujours contraire à la civilisation du mensonge, dans laquelle l’univers politique mondial s’est enlisé au point d’étouffer. Heureusement, les médias internationaux ont bien voulu nous montrer comment les sociétés pétrolières sont en train de détruire les forêts équatoriales et l’atmosphère universelle. Si les peuples américains et européens s’en fichent du Liban, de la Palestine et de l’Irak, peut-être feraient-ils un peu plus attention à la destruction de l’avenir de leurs enfants et en demanderont-ils des comptes à leurs gouvernements, aux dirigeants des corporations internationales qui les appuient et aux médias qui en font partie. [Le billet de Roger AKL - Revue Europe & Orient - 10/04/2008]

http://www.spcm.org/Journal/spip.php?article16204
SourcesLibertés et Internet



9-3 Petits battements d’ailes de papillon.

Désormais, ces petits battements d’ailes de papillon, du grand pays entre les deux fleuves à celui des cèdres éternels, en passant par celui du Nil, grandiront dans la résistance jusqu’à la chute de l’oppression et de la collaboration…
Les faces des pyramides, fières de leur géométrie bâtie dans le sang, résonneront avec la voix de cette maman privée de pain et de lait, allaitant son bébé, sur cette terre d’Egypte, comme à Gaza ou ailleurs.
Ces faces là plieront l’espace jusqu’à ce que les quatre points cardinaux de notre grande nation arabe se confondent, dépassant ainsi les mœurs, les croyances, les dialectes et les idéologies et abolissant, par le seul acte de résistance, toutes les formes d’exploitation, d’oppression, d’obscurantisme, d’abandon national et de collaboration avec l’ennemi.
Battements d’ailes
De papillon,
Belles et rebelles
Résistantes,
Je vous épouserai
Partout,
Au Liban
Comme en Palestine,
Du fin fond du Maghreb
Jusqu’au pays de l’Euphrate,
Me niant
Et me reniant,
Jusqu’à atteindre
L’amour des miens,
Vrai et généreux
Juste et infini

20 avril 2008,
Raymond RICHA



10 Annexe - Géopolitique et stratégie - Analyse

Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

10-1 Thierry Meyssan : Qui veut encore connaître la vérité sur l’assassinat de Rafic Hariri ? »

Depuis une dizaine d’années, je poursuis une étude systémique des États-Unis : comment ils ont choisi, à la faveur de la disparition de l’Union soviétique, de se transformer en un empire global.

Article après article, j’ai observé leur conquête du monde et analysé leur mode de fonctionnement. Cela m’a conduit à publier en 2002 L’Effroyable imposture sur les attentats du 11 septembre, l’instauration de l’état d’exception permanent aux États-Unis, et la conquête de l’Afghanistan. L’ouvrage a connu un succès mondial et a été décrié par la presse atlantiste à la hauteur de son succès. Non seulement rien de ce qui s’y trouvait n’a été démenti depuis, mais la prospective qui en découlait s’est malheureusement trouvée vérifiée avec l’invasion de l’Irak. C’est par l’étude de l’Empire états-unien que j’en suis venu à m’intéresser à la guerre israélienne contre le Liban de 2006 et à écrire ce nouvel ouvrage, L’Effroyable imposture 2. Le regard que je porte sur votre pays est donc singulièrement différent de celui que vous pouvez avoir. Je n’y ai aucun intérêt à défendre, je suis étranger aux passions qui le déchirent, et j’observe les événements qui s’y déroulent à partir des influences extérieures qu’il subit et non à partir des forces qu’il produit. En écrivant ces articles, puis ce livre, je n’ai pas cherché à appuyer un parti ou un autre, j’ai juste voulu comprendre et faire partager au public mes interprétations de ces événements. Je suis convaincu que c’est sur cette terre meurtrie que se joue l’avenir —et je pense aujourd’hui la défaite— de ce projet impérial que les États-uniens eux-mêmes appellent « globalisation ». Pourquoi au Liban et pas en Palestine ou en Irak ? Parce que cet impérialisme est issu de la conjonction entre des intérêts économiques et une idéologie, entre le contrôle des hydrocarbures et le sionisme ; parce qu’il passe par la domination des populations du Grand Moyen-Orient, lesquelles sont représentées au Liban comme nulle part ailleurs. Briser la résistance au Liban, c’est la briser dans toute la région. Dans ce livre, je me suis donc attaché à la fois à décrire les événements récents, la longue liste des crimes politiques et l’agression israélienne, et à étudier les superstructures, c’est-à-dire la place du sionisme dans l’empire et les plans militaires de domination des ressources énergétiques. Tout cela semble connu, mais à y regarder de plus près, on n’en a souvent qu’une connaissance très superficielle, voire erronée. Je me suis contraint à vérifier chaque point auprès de la source originale et à la citer en note à la fin de l’ouvrage. Le résultat, vous le lirez, est fort surprenant. Tout auteur qui s’intéresse au Liban rencontre des difficultés méthodologiques tant les sources libanaises sont contradictoires. Le Liban étant selon l’expression consacrée un « État faible », il n’était pas jusqu’en 2006 le maître de son destin. Lorsqu’un événement survenait, chacun le subissait et élaborait une hypothèse pour l’interpréter, selon ses préjugés. Mais lorsque des éléments nouveaux permettaient de confirmer ou d’infirmer une hypothèse, rares étaient les leaders politiques qui en tenaient compte. Au lieu d’ajuster le discours, on changeait de sujet. L’écrivain, lui, a le privilège de revenir en arrière pour reconstituer l’enchainement des faits et faire surgir leur cohérence. C’est ce que j’ai fait. Et il est toujours plus facile de comprendre a posteriori plutôt que lorsque les protagonistes cachent encore leur jeu. J’ai fait le choix méthodologique de départ de privilégier les sources écrites non-libanaises. Ayant l’honneur de présider le Réseau Voltaire, je suis en contact avec de nombreux journalistes, diplomates et militaires dans le monde qui m’ont signalé des documents dispersés que je n’aurais probablement pas trouvé si vite seul. J’ai également eu accès aux confidences de quelques hauts responsables, mais s’ils ont guidé mes recherches, je me suis interdit d’en faire usage pour mon raisonnement et ne me suis fié qu’aux documents vérifiables et aux éléments matériels.

Enfin, je dois dire que je ne suis pas sorti indemne de cette recherche. Je suis arrivé l’esprit vierge, mais je me suis pris de passion pour ce pays où s’expriment le pire et le meilleur de la dimension humaine. J’ai compris la passion que mon grand-père avait éprouvé pour cette terre et pour ce peuple, lui, qui présida, il y a soixante ans, la commission d’armistice Israël-Liban. Au lendemain de la guerre, deux grandes questions se posaient : d’une part pourquoi avait-on tué Rafic Hariri (d’un point de vue non pas judiciaire mais historique, la question du mobile est beaucoup plus importante que celle des assassins et des commanditaires) ? et d’autre part, pourquoi Israël avait attaqué le Liban (étais-ce en riposte à l’action du Hezbollah comme déclaré, ou pour des motifs stratégiques régionaux) ? Si l’on part des documents des thinks tanks états-uniens et du Pentagone, les choses s’éclairent vite : l’agression israélienne était planifiée de longue date et supposait en préalable à la fois le départ de l’armée syrienne pour que le pays soit sans défense et le retrait de Rafic Hariri pour écarter l’influence française. Je m’étonne que des questions de cette importance soient aujourd’hui reléguées au second plan sans avoir été totalement éclaircies. Il y a peu de temps encore, des affiches réclamaient sur les murs de cette ville « la vérité ». Depuis que tous les indices et témoignages susceptibles d’étayer la piste syrienne ont été l’un après l’autre invalidés, plus personne ne semble vouloir connaître « la vérité ». La France , qui avait arrêté —sur requête de la justice libanaise et à l’initiative du chef de mission de l’ONU d’alors, Detlev Mehlis— Mohammad Al-Saddiq, le témoin capital de la piste syrienne, déclare ingénument l’avoir « perdu » depuis le 13 mars. C’est que cet individu, qui accusait les présidents Bachar el-Assad et Émile Lahoud, avait été confondu et que la piste syrienne s’était effondrée avec ses mensonges. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui avait soutenu de manière partisane et acharnée ses accusations, se dit incapable de retrouver « son » témoin. Les quatre généraux libanais qui avaient été arrêtés sur la seule base de ces accusations et qui croupissent en prison depuis, n’ont toujours pas été libérés. Le Conseil des Droits de l’homme de l’ONU a lui même établi que leur détention —voulue par Detlev Mehlis— est exclusivement politique et viole les normes internationales. Mais en les écartant de leurs fonctions de sécurité, ceux qui manient l’assassinat politique conservent les mains libres.
Quoi qu’il en soit, comme je l’indique dans ce livre, nous pouvons affirmer premièrement que ce crime profite à Israël et aux États-Unis et deuxièmement qu’un groupe proche de la CIA, l'US Committee for a free Lebanon , en avait connaissance à l’avance.
De même, il est important de savoir si c’est le Hezbollah qui a provoqué la guerre en livrant une escarmouche à l’armée israélienne ou si nous avons affaire à une guerre de soixante ans qui a été rallumée sous ce prétexte. Or, de nombreux documents attestent de la préparation de cette guerre pour l’automne 2006 et de sa mise en œuvre précipitée, sous le prétexte de cette escarmouche. Ceci est d’ailleurs confirmé depuis par la Commission Winograd. J’explique, dans le livre, que cette précipitation visait à interrompre l’enquête en cours sur un « réseau criminel » libanais installé par le Mossad et qui aurait pu participer à l’assassinat de Rafic Hariri ; une piste vers laquelle s’oriente désormais le juge Bellemare, président de la mission d’enquête de l’ONU, ainsi que l’atteste le rapport qu’il a présenté la semaine dernière au Conseil de sécurité. C’est pour stopper la plainte du Liban à l’ONU sur ce réseau criminel, et non en réaction à une action militaire du Hezbollah, qu’Ehud Olmert a déclenché la guerre. Il s’en suit que la guerre de 2006 n’est pas une guerre d’Israël contre le Hezbollah, même si c’est celui-ci qui lui a opposé une résistance victorieuse, mais une guerre d’Israël contre le Liban. À travers elle, se jouait la guerre des États-Unis contre le monde arabe. Peut-être savez-vous que les deux principaux distributeurs français ont essayé, dans un premier temps, d’empêcher la diffusion de ce livre dans mon pays, et que les grands médias ont longtemps refusé à la fois d’en faire mention dans leurs articles et émissions et ont toujours refusé de vendre des espaces publicitaires pour le faire connaître. Cela n’a pas empêché son succès, mais l’a ralenti. C’est que ce livre comprend un crime de lèse-majesté et une hérésie. En annexe de l’ouvrage, vous trouverez des reproductions de « unes » et d’éditoriaux du quotidien Le Monde, fleuron de l’intelligentsia atlantiste. Vous y trouverez des exemples de propagande outrancière, comme cette « une » qui annonce la prise de Bint Jbeil par Tsahal, alors qu’Israël y vécu une cuisante défaite, ou cette autre qui montre l’armée israélienne sortir victorieuse de la guerre ; une version que même Ehud Olmert ne saurait tenir ! Voilà pour le crime de lèse-atlantisme. L’hérésie, c’est la partie de l’ouvrage qui retrace l’histoire du mouvement sioniste d’Oliver Cromwell à George W. Bush. J’y montre, preuves à l’appui, qu’à l’origine le sionisme n’était pas une idéologie juive, mais une doctrine politico-religieuse puritaine, on dirait aujourd’hui évangélique. Cela a toutes sortes de conséquences. D’abord les relations entre Washington et Tel-Aviv ne doivent pas être analysées en termes d’influences réciproques, mais au regard de l’idéologie qu’ils partagent, tout au moins lorsque les puritains sont au pouvoir à Washington. D’autre part, la nature de l’État d’Israël ne doit pas être envisagée comme une réponse aux persécutions subies par les juifs d’Europe, mais comme un projet colonial religieux impliquant à terme un strict système d’apartheid. Enfin, et pour faire vite vu le temps qui nous est imparti, les clivages religieux dans la région n’opposent pas les chrétiens aux musulmans, mais les chrétiens évangéliques et juifs d’un côté aux catholiques et musulmans de l’autre. Le sionisme anglo-saxon voue aux mêmes gémonies les musulmans et les maronites. Toute alliance entre les maronites et les États-Unis est suicidaire, tout au moins tant que les évangéliques sont au pouvoir à Washington, comme l’ont parfaitement compris Benoît XVI et Mgr Sabbah. Je note qu’à ce jour, alors que ce livre contient des milliers d’informations précises, les lecteurs de la version française n’y ont trouvé que deux erreurs mineures portant sur la composition sociologique de la population libanaise. Elles seront corrigées dans les versions ultérieures et n’affectent au demeurant pas le raisonnement qui j’y développe. De même pour quelques imprécisions de vocabulaire dans la traduction arabe.

En conclusion, je voudrais souligner l’importance de ce qui s’est passé ici à l’été 2006. Alors qu’aucune chancellerie au monde ne doutait de la victoire israélienne et que la diplomatie internationale visait uniquement à limiter vos souffrances, vous avez renversé le cours de l’Histoire. Alors que l’asymétrie des forces —et notamment l’usage de l’arme aérienne— auraient dû vous plonger dans « le choc et la stupeur », vous avez tenu sous les bombardements et vous avez repoussé l’invasion terrestre. Vous avez montré que l’Empire n’est pas invincible et qu’il ne pouvait pas vous asservir. Vous êtes un exemple pour le reste du monde. Je voulais vous dire mon admiration, et j’en suis sûr, celle de tous ceux —où qu’ils soient— qui se battent pour la liberté. Thierry Meyssan

Thierry Meyssan : Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).  Sources Ya !basta
Posté par Adriana Evangelizt


10-2 Alain Gresh : Al-Zawahiri sur le camp de Nahr El-Bared.

En décembre 2007, Ayman Al-Zawahiri, le numéro deux d’Al-Qaida a sollicité les internautes. Les réponses ont été publiées le 2 avril sur le site du mouvement Al-Sahab media en arabe et en anglais. Ce texte permet de mieux cerner la pensée d’Al-Qaida et aussi les sujets qui préoccupent ceux qui posaient des questions (au total 1888). Sans prétendre faire le tour de tous les problèmes, je donne ci-dessous la substance des réponses sur les principaux sujets abordés : Dans un autre développement, Zawahiri explique : Sur le camp de Nahr El-Bared

Sur le siège du camp palestinien de Nahr El-Bared au Liban, Zawahiri explique qu’il a eu beaucoup de question pour savoir pourquoi il n’avait pas parlé de ces événements. Il affirme qu’il n’en a parlé qu’indirectement « parce que les frère du Fatah Al-Islam étaient accusés par les agents de l’Amérique d’être une branche d’Al-Qaida, ce qu’ils niaient et j’avais peur que si je les soutenais ouvertement je leur créerai des difficultés à un moment où nous étions incapable de les aider. Maintenant, toutefois, je déclare que les frères du Fatah Al-Islam sont des héros. (...) Et ce qui leur est arrivé à eux et aux musulmans à Nahr Al-Bared est un crime que nous n’oublierons jamais »...

Combating Terrorism Center de West Point (centre qui s’inscrit tout à fait dans l’idéologie de la guerre mondiale contre le terrorisme) publie The Power of Truth ? Questions for Ayman al-Zawahiri, publie une analyse des questions posées par les internautes et des réponses du numéro 2 d’Al-Qaida. L’étude a été faite par Jerret Brachman, Brian Fishman et Joseph Felter.

Certains éléments quantitatifs sont intéressants.

Le Centre a recensé un total de 1188 questions.

93 questions (4,9%) portaient sur le Hamas, seulement 5 questions portaient sur Qaradawi et

23 sur les Frères musulmans (alors qu’Al-Zawahiri a accordé aux deux une grande place dans ses réponses ;

8 questions portaient sur le Fatah Al-Islam,

6% portaient sur l’Irak et sur l’Etat islamique d’Irak ;

78 questions portaient sur l’Iran (4,2%).

Voici les quatre conclusions que les auteurs tirent de cette recherche :

 Zawahiri est inquiet du mécontentement croissant parmi les djihadistes, notamment par les actions qui tuent des civils ;

 Zawahiri a révélé des informations sur la tactique de propagande d’Al-Qaida reconnaissant de facto que le dirigeant de l’Etat islamique d’Irak Abou Omar Al-Baghdadi n’existait sans doute pas ;

 le conflit avec le Hamas va grandissant, de même que l’intérêt d’Al-Qaida pour le Liban ;

 Al-Qaida continue de considérer les Frères musulmans comme un de ses plus importants adversaires

Alain Gresh

Source : Carnets du diplo
http://blog.mondediplo.net/...

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Alain_Gresh.230408.htm


25/04/2008

n°345 – Dossier de Palestine - 24-04– (début) - Israël, état voyou

n°345 – Dossier de Palestine - 24-04– (début) - Israël, état voyou                                                        

Dossier de Palestine (début)     

N°345                24-04

Par M.Lemaire    



Vous retrouverez ce journal 

a) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire (début)

Tiré à part

Abbas rend des comptes à Washington …

Gaza/Israël : John Duggard appelle à une intervention internationale.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1Une Interview de Robert Fisk par Dan Glazebrook : " rôle du journalisme en temps de guerre.

1-2 GWB, l’homme “maistrien” de la montée aux extrêmes.

1-3 Funérailles de Fadel Chanaa : Ménard a brillé par son absence…

2 Les brèves

2-1  L’autorité d’occupation a engagé le processus de construction de nouvelles habitations dans des colonies de Cisjordanie occupée.

2-2 La coupure de l’électricité de Gaza va paralyser tous les secteurs de la vie.

3 Dossier

3-1 Interrogation de Silvia Cattori : Israël, état voyou ?



Tiré a part

Abbas rend des comptes à Washington …

Bush a cherché jeudi à rassurer le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas sur les chances d’un accord sur un Etat palestinien, le présentant comme "une haute priorité" pour son administration dont le mandat s’achève en janvier. M. Abbas s’est dit "sûr" que M. Bush "oeuvre pour voir un règlement se conclure avant la fin de son mandat". Les déclarations de Bush sur "la définition" d’un Etat palestinien semblent rejoindre celles de M. Abbas qui s’était dit dimanche déterminé à parvenir un "accord cadre" jetant les bases d’un traité de paix avec Israël avant la fin du mandat de Bush et rejetant un éventuel "accord de principes" plus vague. Bush : "J’ai confiance dans le fait que nous parviendrons à définir un Etat (palestinien). J’ai aussi confiance dans le fait que cela exigera de travailler dur", a dit Bush "La question sur laquelle je concentre mon attention est comment définir un Etat (palestinien) qui serait acceptable pour les deux parties (les Palestiniens et Israël). Je suis confiant que cela se fera", a-t-il ajouté. Bush : "Le facteur temps est très important et nous sommes dans une course contre la montre", a-t-il ajouté. Il a prévenu que "le chemin de la paix n’est pas semé de fleurs mais d’obstacles qu’il faudra éliminer pour arriver à la paix". Bush a en outre indiqué qu’il rencontrerait à nouveau M. Abbas en mai lors de sa visite prévue au Proche-Orient notamment pour participer aux célébrations marquant le 60e anniversaire de la création d’Israël. Il n’a pas précisé le cadre de de cette rencontre en dépit des interrogations sur les attentes à placer dans ce voyage et sur l’éventualité d’un sommet avec MM. Bush et Abbas et Ehud Olmert. En l’absence de toute percée dans les négociations israélo-palestiniennes, la porte-parole de Bush, Dana Perino, a reconnu jeudi que le processus lancé à Annapolis "n’avance pas assez vite". La Maison Blanche a "bon espoir" d’un accord, "mais nous savons aussi qu’il nous reste un sacré paquet de travail", a-t-elle dit. Source : Al –Oufok 24-04


Gaza/Israël : John Duggard appelle à une intervention internationale

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

« Combien de temps cette folie va-t-elle se perpétuer sans intervention internationale sérieuse », a demandé aujourd'hui le Rapporteur des droits de l'homme pour les territoires palestiniens occupés depuis 1967.

« Les effusions de sang à Gaza et dans une moindre mesure en Cisjordanie se poursuivent ». « Mercredi 16 avril, près de 20 Palestiniens ont été tués lors d'opérations militaires israéliennes. La majorité des tués étaient des civils et cinq d'entre eux des enfants. Le même jour trois soldats israéliens ont été tués », a rappelé John Duggard dans un communiqué publié aujourd'hui à Genève.

« Le manque de volonté de la part d'Israël de parler au Hamas est compréhensible, compte tenu de l'hostilité du Hamas envers l'Etat d'Israël. Mais il n'y a pas de raison pour que les Nations Unies, par l'intervention du Conseil de sécurité ou du Secrétaire général, n'intervienne pas et ne fasse pas valoir son rôle de médiateur », a souligné l'Expert des Nations Unies.

« C'est un rôle joué traditionnellement par les Nations Unies, même lorsqu'une des parties a été qualifiée de 'terroriste' », a-t-il insisté.

John Duggard a appelé à ce que l'ONU ouvre des « voies de communication entre Israël, le Hamas et l'Autorité palestinienne à Ramallah, afin de les amener à la table de négociations. Une telle initiative contribuerait aussi à la promotion de l'unité nationale palestinienne – un autre domaine dans lequel l'ONU a manqué d'agir ».

« Il n'est sûrement pas trop demandé que d'attendre du Conseil de sécurité, et, s'il ne peut agir, du Secrétaire général, de protéger la vie humaine, même si cela implique de parler à un groupe que l'on désapprouve politiquement », a souligné l'Expert.  17 avril 2008 –    

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=16353&Cr=pales&Cr1=moyen



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Une Interview de Robert Fisk par Dan Glazebrook : " rôle du journalisme en temps de guerre.

Extrait Robert Fisk a la réputation bien méritée d’être un des correspondants étrangers les plus honnêtes et pugnaces parmi les medias britanniques. Il a travaillé en Irlande du Nord où il révéla la présence des SAS (forces spéciales – NDT) au milieu des années 70, ainsi qu’en Bosnie, Palestine, Irak et Liban. C’est ici, comme témoin au lendemain du massacre de réfugiés palestiniens organisé par Israël à Sabra et Chatila en 2000 que son journalisme prit sa forme actuelle : coléreux, passionné, et comme il le dit lui-même « partial du côté des victimes » - un style de journalisme qui, malheureusement, n’est pas très répandue parmi la profession. Au milieu des flots de mensonges et propagande émis par les médias au sujet de la politique Britannique et Etats-unienne au Moyen Orient, les écrits de Fisk constituent une bouffée d’air frais - même si la réalité sordide qu’il décrit n’en fait pas une lecture agréable.

Lorsque j’ai rencontré Fisk au Christchurch College, entre une conférence à Bristol et une autre au Festival Littéraire d’Oxford – apparemment sans un moment de répit – nous avons commencé à parler du rôle du journalisme en temps de guerre. Je lui ai d’abord demandé si le journalisme, en aseptisant ou en justifiant la guerre, ne jouait pas un rôle dans son déclenchement.  Il y a plusieurs choses. Avant tout, il y a l’incapacité chez de nombreux journalistes aux Etats-Unis à dire la vérité sur la situation Israelo-palestinienne. Ainsi, des territoires occupés sont appelées des territoires disputées, un mur est qualifié de barrière de sécurité, une colonie est appelée un voisinage ou un campement. Ce qui signifie que si vous voyez un Palestinien jeter une pierre, et s’il s’agit d’une occupation, là vous comprenez son geste.  Mais s’il s’agit d’une « litige », qui pourrait être réglée autour d’une bonne tasse de thé, alors les Palestiniens apparaissent comme des êtres intrinsèquement violents. Vous rabaissez ainsi une des parties de ce terrible conflit. 

 Puis il y a ce que la télévision ne veut pas montrer pour des raisons soi-disant de « mauvais goût ». Je me souviens d’un coup de fil, avec un rédacteur de la télévision à Londres, lorsqu’on avait demandé à la chaine Al Jazeera quelques images sur des enfants tués et blessés par des tirs d’obus britanniques à Bassorah. Le type s’est mis à dire « inutile de nous envoyer ces images, nous ne pouvons pas les montrer ».  La première excuse fût « les gens seront en train de boire leur thé, alors on ne peut pas montrer ces images ». Puis ensuite l’excuse est devenue « c’est comme pour la pornographie, ce n’est pas montrable ». Puis il a terminé par dire – c’est vraiment incroyable d’entendre de telles choses – «  il faut respecter les morts ».  Eh oui, on ne montre aucun respect pour eux lorsqu’ils sont vivants, on les fait d’abord exploser en mille morceaux et ensuite il faut leur montrer du respect. A cause de cela – et tous les généraux à la retraite en train de pontifier bien à l’abri – tout ça devient un jeu. Vous commencez par répandre l’idée que la guerre est d’abord une affaire de victoire ou de défaite - alors qu’en fait c’est une affaire de mort et de douleurs immenses.

 J’étais en Irak en 1991, lorsque les Britanniques et les Américains ont bombardé une autoroute. Il y avait des femmes et des enfants morts et déchiquetés, et tous ces chiens ont surgi du désert et ont commencé à les manger. Si vous aviez vu ce que j’ai vu, il ne vous viendrait jamais à l’idée de soutenir une guerre quelle qu’elle soit, contre qui que ce soit.  Evidemment, les politiciens – nos dirigeants – sont très heureux que ces images ne passent pas, parce qu’ainsi ils rendent la guerre plus séduisante, moins pénible.

 …. Que dire du silence des autres, de tous ceux qui ont moins d’excuses ? Avec un nombre chaque jour plus faible de manifestants contre la guerre, avons-nous oublié ce qui se passe dans ces pays qui souffrent de la « libération » occidentale ? Il faut sans cesse leur répéter « mais c’est réel » parce que la plupart des gens en occident n’ont aucune expérience de la guerre. Aucun de nos dirigeants politiques n’a eu une expérience de guerre. Bush l’a esquivé. Cheney l’a esquivé. Powell était au Vietnam, mais il est parti. Leur seule expérience de la guerre, c’est Hollywood. Alors lorsque vous envoyez des gens faire la guerre, et que votre expérience se limite à Hollywood, vous pouvez vous retrouver un tantinet choqué de les voir mourir. Pour eux, la guerre n’a rien de concret.  Mais elle n’est que trop concrète pour les habitants du Moyen Orient, qui subissent depuis des décennies les guerres éclaires et les massacres initiés par l’Occident – depuis l’exode des palestiniens en passant par l’invasion du Liban par Israël en 1982, l’armement de l’Irak par les Etats-Unis pendant la guerre de 8 ans contre l’Iran, la "guerre" du Golfe en 1991, puis les sanctions économiques génocidaires de l’ONU contre l’Irak – sans parler du soutien occidental aux dictatures en Egypte, en Arabie Saoudite, au Koweït. Fisk a été témoin de tous ces événements, et il pense que le monde musulman a fait preuve d’une incroyable retenue devant tant d’oppression. Ce qui m’étonne c’est que le 11 Septembre n’ai pas eu lieu plus tôt. Peut-être parce que l’opération a demandé beaucoup de préparation, je ne sais pas, mais je suis étonné de voir qu’on peut aller frapper à n’importe quelle porte en Cisjordanie et ne pas recevoir une baffe. Au lieu de ça, ils vous offrent un café ou à manger. Imaginez le contraire, que nous soyons bombardés et occupés par des pays arabes et qu’un journaliste arabe vienne gentiment bavarder avec nous, je ne sais pas si nous ouvririons la porte. Vous le feriez, vous ? Robert Fisk 18 avril 2008

Dan Glazebrook écrit pour le journal Morning Star et est l’un des coordinateurs de la branche britannique de l’Union Internationale des Parlementaires pour la Palestine. danglazebrook2000@yahoo.co.uk

Traduction VD pour le Grand Soir http://www.counterpunch.org/glazebr...

Source : Le Grand Soir
http://www.legrandsoir.info/...http://www.palestine solidarite.org/analyses.Robert_Fisk.180408.htm

CounterPunch


1-2 GWB, l’homme “maistrien” de la montée aux extrêmes.

Le président a établi, dans l’histoire des fameux sondages Gallup, deux records: celui de président le plus populaire (90% des personnes interrogées en septembre 2001) et celui de président le plus impopulaire (28% en avril 2008) dans l’histoire statistique des USA. Ces deux extrêmes tendraient en effet à être absolus puisqu’ils concernent toute l’histoire du sondage Gallup, qui commence en 1938 pour cette sorte d’enquête, et que Gallup est considéré comme le premier mécanisme de sondage fiable dans ce domaine.

GW Bush est donc un personnage historique par sa capacité à monter aux extrêmes.

Le sondage est présenté le 22 avril par USA Today: «In a USA Today/Gallup Poll taken Friday through Sunday, 28% of Americans approve of the job Bush is doing; 69% disapprove. The approval rating matches the low point of his presidency, and the disapproval sets a new high for any president since Franklin Roosevelt. »The previous record of 67% was reached by Harry Truman in January 1952, when the United States was enmeshed in the Korean War. »Bush's rating has worsened amid “collapsing optimism about the economy,” says Charles Franklin, a political scientist at the University of Wisconsin-Madison who studies presidential approval. Record gas prices and a wave of home foreclosures have fueled voter angst. »Bush also holds the record for the other extreme: the highest approval rating of any president in Gallup 's history. In September 2001, in the days after the 9/11 attacks, Bush's approval spiked to 90%. In another record, the percentage of Americans who say the invasion of Iraq was a mistake reached a new high, 63%, in the latest poll. »Assessments of Bush's presidency are harsh. By 69%-27%, those polled say Bush's tenure in general has been a failure, not a success.»

A côté de l’explication assez piètre, anecdotique et sans signification autre que par le sarcasme de “GW, personnage historique”, une autre explication doit être considérée. On comprendra qu’elle nous est plus chère. L’hypothèse devient qu’il s'agit plutôt d’une époque exceptionnelle, où les dirigeants sont les jouets des événements plus qu’ils n’en sont les maîtres. Dans ce cas, les sondages concernant la popularité de GW auraient une toute autre signification, extrêmement “maistrienne”. Ses 90% de septembre 2001 ne seraient évidemment que l’effet de l’événement 9/11 sur la fonction en tant que symbole, tandis que ses 28% ne sont que l’effet sur cette même fonction d’une situation générale qui est le déclin général de la puissance américaniste, encore plus que d’une politique particulière. Cette analyse rejoindrait l’appréciation que la politique US depuis septembre 2001 n’est nullement un effet de la seule volonté et des “plans” de l’administration mais un effet de l’évolution inéluctable de la puissance US, – en d’autres mots, de la mise à jour des faiblesses cachées de cette puissance. (Les jugements de plus en plus nombreux sur la véritable signification de “l’influence” des néo-conservateurs vont dans ce sens. Ils disent que les neocons, loin d’usurper la politique US, n’ont fait qu’en exprimer d’une façon activiste les véritables tendances.)

La question plus immédiate et plus terre-à-terre de cette situation est de savoir comment cette interprétation, si elle est bonne, va jouer sur l’élction présidentielle.

La question plus précise est de savoir si cette situation va marquer la candidature McCain. Le problème de McCain deviendrait alors, face au problème déjà identifié des démocrates, de voir dans quelle mesure le candidat républicain ne sera pas prisonnier de ses liens inévitables avec l’administration républicaine.Pour l’instant, la confusion du côté démocrate empêche de se faire une idée précise de cette possibilité. Si l’interprétation se confirme, le caractère de “Guerre Civile” de l’élection en sera fortement renforcé. Mis en ligne le 24 avril 2008 à 06H19  - www.dedefensa.org - Euredit S.P.R.L


1-3 Funérailles de Fadel Chanaa : Ménard a brillé par son absence
Gaza: des centaines de personnes aux funérailles d'un journaliste de Reuters
Des centaines de personnes, dont des dizaines de journalistes, ont participé jeudi aux funérailles de Fadel Chanaa, un journaliste de l'agence britannique Reuters, tué la veille par un tir israélien dans le centre de la bande de Gaza.
Les participants, parmi lesquels les collègues du jeune homme tué, ontporté son corps, recouvert d'un drapeau palestinien, en quittant l'hôpital Chiffa de Gaza.
Ils avaient disposé sur un autre brancard sa caméra brisée et son gilet pare-balles encore couvert de sang. D'autres portaient un portrait du journaliste, âgé de 23 ans.
 "Non à l'assassinat de journalistes", "Les journalistes poursuivront leur travail", "L'assassinat de Fadel est une cicatrice sur le visage de l'occupation", indiquaient des banderoles en arabe et en anglais.
Des responsables politiques du Hamas, du Fatah et d'autres factions palestiniennes se sont joints aux funérailles.
Selon l'agence de presse Reuters, Fadel Chanaa était sorti de son véhicule pour filmer un char, à plusieurs centaines de mètres, participant aux opérations l'armée israélienne dans le centre de la bande de Gaza. La vidéo du journaliste, quelques secondes avant sa mort, montre le char ouvrant le feu. "Deux secondes après, une fumée apparaît autour du canon, la bande devient noire, apparemment au moment où Chanaa est touché", a indiqué Reuters.
 Le véhicule du journaliste portait les insignes "TV" et "Press", a ajouté Reuters.
 
 Dans un premier temps, des témoins avaient indiqué que Fadel Chanaa avait été tué dans son véhicule, lorsqu'un missile israélien l'avait touché. Dix-huit Palestiniens, dont une majorité de civils, et trois soldats israéliens ont été tués mercredi dans les opérations israéliennes dans la bande de Gaza. Parmi les victimes figurent cinq Palestiniens âgés de moins de 15 ans.
17-04-2008 10:29:12
(AFP) -


2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
2-1   L’autorité d’occupation a engagé le processus de construction de nouvelles habitations dans des colonies de Cisjordanie occupée.

18-04 270.000 Israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie, et 200.000 autres sont installés dans une douzaine de quartiers érigés dans le secteur oriental de Jérusalem, conquis et annexé en juin 1967. 270.000 Israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie, et 200.000 autres sont installés dans une douzaine de quartiers érigés dans le secteur oriental de Jérusalem, conquis et annexé en juin 1967.

L’autorité d’occupation a engagé vendredi le processus de construction de nouvelles habitations dans des colonies de Cisjordanie occupée Son ministère de l’Habitat a lancé vendredi un appel d’offres pour la construction de cent logements dans deux colonies de Cisjordanie occupée.  L’appel d’offres, publié dans la presse, concerne la construction de 52 logements dans la colonie d’El Kana et de 48 autres dans celle d’Ariel, toutes deux dans le nord de la Cisjordanie.  C’est la première fois qu’un tel appel d’offres est lancé concernant des colonies hors Jérusalem-est annexée, depuis la relance formelle le 27 novembre des négociations de paix israélo-palestiniennes à Annapolis aux Etats-Unis. Le porte-parole d’Ehud Olmert, Mark Regev, a justifié cette décision en affirmant qu’elle "s’inscrit dans la politique du gouvernement de construire dans des blocs d’implantations existants". Cette décision est "conforme avec ce que nous avons dit : un, pas de nouvelle colonie, deux, pas de confiscation de terres, et trois, pas de politique d’extension hors des limites des colonies déjà existantes", a affirmé Regev 

 Al-Oufok avec les agences de presse

18-04 L’autorité d’occupation a engagé vendredi le processus de construction de nouvelles habitations dans des colonies de Cisjordanie occupée "Nous condamnons fermement la poursuite de la colonisation. Une telle décision sabote le processus de paix et les négociations" entre Israël et les Palestiniens, a déclaré l’un des principaux négociateurs palestiniens, Saëb Erekat. Il a indiqué que l’Autorité palestinienne avait "contacté les Etats-Unis et les représentants du Quartette, suite à cette nouvelle violation des engagements israéliens". La Feuille de route, le dernier plan international mis au point en 2003 par le Quartette (Etats-Unis, Russie, Union européenne, Nations unies) prévoit un gel de la colonisation israélienne et l’arrêt des violences du côté palestinien. Elle est restée jusqu’à ce jour lettre morte.   Al-Oufok avec les agences de presse


2-2 La coupure de l’électricité de Gaza va paralyser tous les secteurs de la vie.
Le directeur général de la centrale électrique de la bande de Gaza, Rafiq Maleha, a averti, hier samedi 12/4, de l’arrêt total de la centrale à cause de la crise de carburant et de la fermeture totale de tous les passages par les autorités de l’occupation. Dans ses déclarations de presse, Maleha a dit que la centrale va complètement arrêter son travail pendant quelques jours, paralysant tous les secteurs de la vie dans la Bande , si les autorités de l'occupation ne fournissent pas de carburant.
On note que la compagnie d'électricité à Gaza travaille dans le cadre d'un programme de distribution d'électricité aux différentes régions de la bande de Gaza. De son côté, le porte-parole de la compagnie palestinienne de distribution d'électricité Jamal Al-Darsawi a averti d'une vraie catastrophe si l'occupation continue à empêcher l'entrée du carburant dans la Bande. Le président de la commission populaire pour la lutte contre le blocus, le député Jamal Al-Khoudri, a averti dans un communiqué de presse que l'arrêt de la centrale électrique va conduire à la  détérioration totale de tous les secteurs de vie dans la Bande. Gaza - CPI 13-04

3 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Interrogation de Silvia Cattori : Israël, état voyou ?

Les soldats d'Israël ont fait de Gaza un tombeau.
Des F16 israéliens dans le Camp de Bureij qui ont fait 9 morts et 50 blessés le 19 février 2008
(rafahtoday.org)

 « Ce qu’Israël fait subir aux Palestiniens est une abomination » a déclaré l’ancien Président des Etats-Unis, Jimmy Carter, lors de sa récente tournée au Moyen Orient. M. Carter a eu, de plus, le courage de braver le courroux des gouvernements israélien et états-uniens en rencontrant, à Damas, le chef du mouvement Hamas, M. Khaled Meshal, rompant ainsi l’isolement et la diabolisation dans lesquels la diplomatie « occidentale » s’obstine à maintenir cette force politique, démocratiquement sortie des urnes en janvier 2006 [1].

Merveilleux Jimmy Carter ! Par son geste, de simple diplomatie humaine, il a, à lui seul, effacé notre honte d’appartenir à cette société « occidentale » qui continue de soutenir aveuglément un État colonial qui a effacé la Palestine de la carte et qui mène, depuis 60 ans contre un peuple sans défense, des opérations militaires à caractère terroriste, une politique d’apartheid et des assassinats ciblés dits « extrajudiciaires ». Nous aurions apprécié que d’autres chefs d’État aient le courage de dénoncer les crimes de guerre d’Israël avec la même clarté que M. Carter.

Israël a mis le Moyen-Orient à feu et à sang. Il s’est rendu coupable de crimes gravissimes, en violation de toutes les règles du droit international. Et l’Union européenne a encore l’indécence de demander aux Palestiniens, et à leurs frères arabes, de reconnaître « le droit d’Israël à exister » en tant qu’ « État juif », ce qui reviendrait à légitimer l’apartheid et à dénier aux réfugiés palestiniens leur droit inaliénable à retourner, comme tout autre réfugié dans le monde, sur les terres et dans les maisons dont ils ont été chassés ! Comme le relevait si justement l’intellectuel palestinien Omar Barghouti, « aucun État n’a le droit d’exister comme État raciste » [2]. Un Etat qui fait régner la terreur, en tuant quotidiennement des femmes et des enfants, que leurs proches, au désespoir, retrouvent déchiquetés ; un État qui peut massacrer, comme cela s’est passé à Gaza, en l’espace de quelques jours, des centaines de civils innocents, en lançant contre eux des bombes qui dispersent des centaines de fléchettes acérées, pénètrent le corps, mutilent, tuent, génèrent des souffrances atroces, -sans que cela ne soulève , il faut bien le dire, l’indignation de nos démocraties - devrait être mis au ban des nations. Alors que nous avons droit aux meilleurs soins, accès à des hôpitaux et des médicaments pour soulager et guérir nos maladies et nos blessures, à Gaza, les malades meurent car Israël ne laisse rien entrer et les hôpitaux sont pris pour cible. L’armée israélienne a dévasté, le 16 avril, « El Wafa Medical Rehabilitation », mettant la vie des patients et soignants en danger, les privant d’électricité et d’approvisionnement en eau, contraignant les chirurgiens à cesser d’opérer.

A Gaza, depuis une année, des blessés et des malades, qui auraient pu guérir, sont morts faute de soins. Suhha Al Jumbass, 22 ans, malade de cancer, est décédée, en ce mois d’avril effroyable, parce que l’armée israélienne lui a refusé, comme à 133 autres personnes décédées avant elle récemment, d’aller se faire soigner en Egypte. Au lendemain du massacre de Boureij [3], le Premier ministre israélien, Ehud Olmert a eu l’arrogance de dire qu’Israël fera « payer au Hamas le prix de ce qui se passe à Gaza ». Mais qui paye le prix des souffrances ? L’agresseur ou l’agressé qu’il met à mort ? Que peut encore faire « payer » Israël à ces enfants qu’il affame, qui souffrent de la malnutrition et dont l’état psychologique est inquiétant, et à ces milliers de malades apeurés, laissé à l’abandon faute de soins, qui vont continuer de mourir faute de médicaments ? Comment nos sociétés peuvent-elles tolérer autant d’horreurs et d’injustices ? Pourquoi nos gouvernements se bornent-ils à appeler « les deux parties à la retenue », comme si l’on pouvait établir une symétrie entre l’occupant et l’occupé, entre le bourreau et sa victime !

Nous n’en pouvons plus de cette attitude biaisée qui ménage Israël et méprise les victimes arabes. Une résidente de Rafah nous disait récemment avec amertume : « Ils nous liquident en tirant des missiles remplis d’explosifs lourds de 3’000 pounds. Une tonne de ces explosifs ZNT est capable de raser tout un quartier. C’est un missile de ce type que l’armée israélienne a lancé contre une mosquée à Rafah et qui a détruit également quinze autres maisons. Ils nous condamnent à mourir, ils nous empoisonnent, ils nous enferment, ils nous coupent les vivres, ils nous bombardent, ils nous privent de tout accès aux médicaments, ils nous privent des produits vitaux comme le chlore pour assainir l’eau et ensuite ils nous vendent leurs laitues empoisonnées par les insecticides, à un prix exorbitant ».

Les Palestiniens ont droit à la vie et à être protégés, comme tout peuple opprimé par plus fort que lui. Jamais une guerre menée par un État colonial n’a été aussi durablement couverte par le mensonge, la désinformation, l’hypocrisie. Même les soit disant « amis de la Palestine  », les pacifistes israéliens que l’on idéalise, ne sont pas sans reproches. Car, se contenter de condamner l’occupation israélienne et ses crimes ne suffit pas à régler les torts causés. Il faut avoir l’honnêteté d’aller à la racine du problème en exigeant, non seulement la fin de l’occupation, mais également le droit au retour des réfugiés, et la fin du racisme institutionnalisé contre les Palestiniens, et cela dans un État qui garantisse des droits égaux à tous ses habitants. Les gens de confession juive qui s’identifient à Israël ne peuvent continuer à se prévaloir des crimes commis par les nazis pour justifier l’existence d’un État raciste sur des terres volées aux Arabes. Tout cela est inacceptable. Gaza est, pour ses habitants, une prison d’où personne ne peut sortir, hormis les Palestiniens munis d’un laisser passer VIP délivré à la « tête du client » et d’entente avec l’occupant, par l’Autorité palestinienne de Ramallah. Une Autorité corrompue, qui participe à la liquidation du Hamas et va à l’encontre des aspirations de son peuple. Les Palestiniens, déjà brutalisés par l’armée d’occupation, ne méritaient pas cette suprême trahison. Reste à augurer que le temps viendra où ceux qui ont commis des crimes ou qui ont servi, d’une manière ou d’une autre, les intérêts de l’occupant israélien, seront appelés à répondre devant l’histoire.

Silvia Cattori  21 avril 2008

[1] M. Carter avait déjà suscité une tempête en énonçant des vérités qui dérangent Israël dans son livre « Palestine : Peace Not Apartheid ».

[2] Voir : « Omar Barghouti : Aucun État n’a le droit d’exister comme État raciste », Réseau Voltaire, 6 décembre 2007.

[3] Le 16 avril, des missiles lancés par des avions et des chars sur le camp de réfugiés miséreux de Boureij, ont massacré 18 civils palestiniens, dont cinq enfants. Le même jour Fadel Chanaa, 23 ans, caméraman palestinien de l’agence Reuters, a été délibérément pris pour cible, tué avec une bombe à sous-munitions par le soldat israélien posté en face de lui dans un char.

Source : Silvia Cattori 

http://www.silviacattori.net/...

n°345 – Dossier de Palestine - 24-04– (Suite) - Israël, état voyou

n°345 – Dossier de Palestine - 24-04– (Suite) - Israël, état voyou                                                        

Dossier de Palestine (Suite)     

N°345                24-04

Par M.Lemaire    



Vous retrouverez ce journal 

a) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

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Sommaire (Suite)

3 Dossier(suite)

3-2 Point de vue de Barah Mikaïl : Les déclarations du Hamas, une opportunité à saisir.

3-3 Point de vue de Ramzy Baroud : Pourquoi l'unité palestinienne n'est pas une option pour Abbas.

3-4 Point de vue de Alain Gresh : Al-Zawahiri sur le Hamas, l'Iran et d'autres questions.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Rapport de John Dugard : Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967.

4-2 Amnesty International Belgique Francophone : Action Urgente


3 Dossier(suite)

3-2 Point de vue de Barah Mikaïl : Les déclarations du Hamas, une opportunité à saisir. Ndlr : La publication de l’analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs, mais doit être vu comme information

Faut-il croire le Hamas sur parole ?   Alors que l’ancien président américain Jimmy Carter vient d’achever une « tournée pour la paix » moyen-orientale d’une durée de 9 jours, le débat (ré)amorcé aujourd’hui sur l’actualité du conflit israélo-palestinien a au moins un aspect positif : celui de contribuer à mettre les points sur les « i ». On ne compte en effet plus le nombre d’hypothèses et diverses contre-thèses qui ont pu accompagner les interprétations liées aux évolutions du principal épicentre conflictuel du Moyen-Orient depuis le 26 janvier 2006 particulièrement, date d’accès du Hamas au pouvoir dans les Territoires palestiniens. Les uns y voyaient l’émergence d’une nouvelle donne compromettante pour la paix dans la région, arguant du déni existentiel affiché par cette formation vis-à-vis de l’Etat d’Israël ; les autres tentaient, au contraire, d’y voir une opportunité pleinement exploitable, conformément au principe selon lequel seuls les ennemis mutuels (soit le Hamas d’une part, et l’exécutif israélien) peuvent négocier concrètement les termes d’une paix. Il aura cependant fallu passer par de profonds tiraillements inter-palestiniens, de nouvelles – et graves - inflexions dans l’état des relations israélo-palestiniennes, ainsi que par une donne israélo-libanaise exacerbée, pour en arriver à un constat : le Hamas, pas plus que le Hezbollah libanais, n’ont finalement courbé l’échine. Deux ans après l’accès du Hamas au pouvoir, et un an et demi après la fin officielle du dernier des affrontements israélo-libanais d’ampleur, retour à la case départ donc, avec l’échec des Israéliens, des Américains, et de leurs alliés occidentaux à tordre le cou tant à leurs principaux ennemis régionaux (Hamas et Hezbollah) qu’à leurs parrains supposés ( la Syrie et l’Iran).
Une donne régionale toujours aussi explosive implique ainsi de trouver des solutions nouvelles, et durables. Dans ce contexte, la récente annonce du Hamas, qui se dit disposé à respecter une trêve militaire de longue durée avec Israël si toutefois ce dernier acceptait se retirer sur les frontières territoriales qui prévalaient à la veille de l’éclatement de la guerre des Six-Jours de juin 1967, est-elle à placer dans la catégorie des propositions nouvelles et sérieuses formulées par une formation qui a réussi à maintenir ses assises contre vents et marées ?

Pas vraiment.   Une fois encore, le Hamas fait en effet montre d’une reconnaissance implicite de sa part de l’Etat hébreu, et quand bien même il refuse de procéder à une énonciation formelle de son accommodation du fait israélien, il convient de ne pas oublier que le cheikh Ahmad Yassine lui-même, ancien chef spirituel du Hamas, avait procédé à une proposition similaire au début de l’année 2004, quelques semaines tout juste avant son assassinat par l’armée israélienne. La trêve n’est pas une reconnaissance, disent les Israéliens ; pas de reconnaissance de notre part, mais des garanties de sécurité en cas d’un retrait des Israéliens de nos territoires occupés depuis 1967, rétorquent les Palestiniens du Hamas. Et l’on voit mal comment les positions des uns et des autres pourraient en venir à évoluer plus avant dans les prochains temps. Le Hamas a le soutien de la « rue palestinienne » en effet, si l’on en croit les sondages d’opinion à tout le moins ; le gouvernement d’Ehoud Olmert, pour sa part, ne voit pas pourquoi il devrait prendre en considération les affirmations du Hamas alors que le Fatah est beaucoup plus acquis à ses volontés. Même si les termes d’une alliance objective ne sont jamais totalement exclus dans l’alchimique et complexe moule proche-oriental, on ne voit ainsi pas ce qui pourrait réellement les motiver aujourd’hui.
Car, une fois n’est pas coutume, le verdict hypothétique des urnes est bel et bien un déterminant incontournable des évolutions intervenant tant côté palestinien qu’israélien, et c’est en ce sens que les perspectives prévalant d’un côté comme de l’autre se font une fois encore miroir.

Car l’aspect relativement nouveau de cette actualisation des exigences du Hamas pour la pacification des perspectives réside dans son annonce selon laquelle il serait prêt à accepter les termes d’une paix négociée entre l’Autorité palestinienne (représentée donc par le Fatah) et le gouvernement israélien à l’une des conditions suivantes : soit que les Palestiniens signifient par référendum leur accord vis-à-vis d’un tel et hypothétique texte ; soit que cette même disposition soit validée par un nouveau Conseil législatif palestinien qui aurait été consacré par la voie des urnes.

Le Hamas sait, en effet, que les sondages lui sont favorables aujourd’hui, et qu’ils ne jouent par contre en rien en faveur du Fatah ; dès lors, il voit mal pourquoi il se priverait d’un recours à une telle piqûre de rappel. Ce scénario annoncé, quand bien même il n’aboutirait pas concrètement, ne lui donnerait en effet pas moins des arguments supplémentaires, sur le principe selon lequel toute absence de prise en compte de ses propositions est en soi-même un aveu de faiblesse de la part des négateurs. Quant à Ehoud Olmert, auquel les sondages d’opinion ont été beaucoup plus favorables depuis qu’il a validé tour à tour, ces derniers mois, un bombardement sur un site nucléaire syrien supposé (septembre 2007) ainsi qu’une nouvelle série d’opérations musclées à l’encontre de la bande de Gaza, il voit probablement très mal pourquoi il devrait acquiescer à une prise en compte sérieuse des déclarations du Hamas dans un contexte où un tel acte pourrait être synonyme, aux yeux de sa population, d’un aveu de faiblesse vis-à-vis des Palestiniens. Autant dire que les perspectives demeurent loin d’abonder en faveur de la réouverture d’un canal diplomatique franc entre Israéliens et Palestiniens, et que l’on ne saurait d’ailleurs voir Israël dire oui au Hamas à un moment où il n’hésite pas à faire valoir bien des oppositions à la volonté américaine de voir la création d’un Etat palestinien aboutir d’ici à la fin de l’année 2008.
Il ne faut pourtant pas en déduire une quelconque inutilité dans la démarche courageuse entreprise ces derniers jours par J. Carter, qui, c’est le moins que l’on puisse dire, a été très sérieusement tancé par les exécutifs israélien comme israélien.
Ces nouvelles déclarations du Hamas ont en effet au moins un mérite : celui de montrer que la voie militaire est loin d’être le choix stratégique exclusif de cette formation. Ce n’est ainsi pas le moindre des mérites de J. Carter que d’avoir contribué, si besoin en était, à la clarification de cet aspect. Quant à Israël, aux Etats-Unis, mais aussi à l’Union européenne (ou du moins la majorité de ses membres), leur boycott du Hamas a, au bout de deux ans, montré ses limites : la formation islamiste a su se maintenir, sa popularité n’a pas subi l’érosion initialement escomptée, et ses revendications assumées restent intactes. Il n’est ainsi en rien inutile de rappeler qu’il est, plus que jamais, urgent pour les pays occidentaux de consacrer le Hamas au rang de partenaire politique, au même titre que le Fatah. Cela ne signifie en rien d’acquiescer à l’ensemble des conditions que pourrait en venir à afficher cette formation pour l’avenir des relations israélo-palestiniennes, bien entendu. Ce serait, au contraire, une manière de la responsabiliser, et de lui montrer qu’elle peut obtenir un gain politique conséquent à partir du moment où elle ferait montre de pragmatisme, et surtout de souplesse supplémentaire. Car, si le Hamas est capable de parler d’une trêve avec Israël en dépit de la guerre à outrance qu’il connaît depuis plus de deux ans, rien n’empêche de penser qu’il pourrait se montrer encore plus souple et réaliste à compter du moment où il trouvera face à lui des interlocuteurs efficaces, et probants. Jusqu’à preuve du contraire en effet, pas une négociation à l’international n’a été initiée au départ de postures initiales consensuelles de la part des protagonistes concernés. Il n’y a pas de raisons qu’il y en aille différemment dans le cas du conflit israélo-palestinien. Barah Mikaïl

Barah Mikaïl Chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), spécialisé sur le Moyen-Orient. Auteur de La Politique américaine au Moyen-Orient (Dalloz, 2006)
Source : IRIS  http://www.iris-france.org/...

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Barah_Mikail.220408.htm


3-3 Point de vue de Ramzy Baroud : Pourquoi l'unité palestinienne n'est pas une option pour Abbas.
Quelques heures seulement après l'affrontement Hamas-Fatah à Gaza en juin dernier, c'est un président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas semblant ferme et posé qui serrait les mains des membres de son nouveau gouvernement d'urgence. Pour s'assurer que sa démarche apparaisse aussi légitime que possible, il a émis des décrets qui mettaient hors la loi les milices armées du Hamas, et également suspendu des clauses importantes de la Loi fondamentale palestinienne, qui avait jusque là servi de constitution.
La Loi fondamentale stipule que pour qu'il soit constitutionnel, tout gouvernement doit être approuvé par le Parlement palestinien. Abbas a simplement décrété l'invalidité de cette clause, dérobant ainsi aux Palestiniens une de leurs plus grandes réussites collectives – la démocratie.
Ce système, lorsqu'il est véritablement représentatif, est bien sûr précieux et significatif.
Si l'on considère les circonstances impossibles dans lesquelles la démocratie palestinienne en particulier a été engendrée et nourrie – occupation militaire, pression internationale, extrême pauvreté – c'était également profondément historique. Contrairement aux idées reçues qui ont suivi l'occupation US de l'Irak, les Arabes se montraient capables, en fin de compte, de conduire un processus démocratique.

Malheureusement, la réalisation de la démocratie ne garantit pas sa conservation.
Presque immédiatement après la victoire du Hamas aux élections de janvier 2006, tant les forces locales qu'internationales se sont ruées pour étouffer et renverser le résultat de ce vote.
Des intellectuels prétentieux ont écrit sur l'incompatibilité entre Islam et démocratie, des hommes politiques ont dénigré la victoire du Hamas comme étant le signe de l'envahissement du militarisme et de l'extrémisme, et des dirigeants mondiaux se sont rapprochés du "légitime" Abbas, comme opposition à "l'illégitime" Hamas. C'était bien sûr ridicule.
Pour Israël, l'affrontement entre le Fatah d'Abbas et le Hamas islamique fut une chance en or, comparable aux bénéfices glanés lors d'un autre moment opportun, les attaques terroristes du 11 septembre, que le leader du Likud israélien, Benjamin Netanyahu, a qualifiées récemment, et ce n'est pas la première fois, de "bonnes" pour Israël (Haaretz, 16 avril).
Le combat palestinienne fut aussi une bonne chose pour Israël ; ç'en était fini de cette énervante démocratie palestinienne faisant de la concurrence à l'auto proclamée "seule démocratie du Moyen Orient" d'Israël.De plus, les Palestiniens ont été une fois de plus dépeints comme la populace incontrôlée, incapable de produire des artisans pour la paix responsables ni de créer un environnement de "sécurité", que l'Etat d'Israël clame si souvent convoiter.
De même pour Abbas et ses ministres, ils savaient fort bien que l'affection américano-israélienne de fraîche date à leur égard était conditionnelle.
Après tout, ils sont les mêmes personnes, occupant les mêmes postes et jouant les mêmes rôles qu'ils ont toujours joués. Ils sont les ministres, les conseillers, les amis et les responsables de l'Autorité palestinienne de feu le Président Yasser Arafat, qu'ils évitaient soigneusement, comme leur Président. Ils ont aussi très bien compris leur nouvel intérêt à représenter l'antithèse au Hamas. Au lieu de refuser le rôle de larbins, les ministres du gouvernement Abbas sont entrés dans le jeu.
Soudain, le conflit, qui apparaissait jusque là comme étant entre Israël et les Palestiniens s'est transformé comme conflit entre Abbas et ses soutiens (Israël et les USA) d'un côté, et le Hamas tout seul de l'autre. Le problème, comme rapporté dans les principaux médias, a cessé d'être les colonies, l'occupation et les violations des lois internationales, mais les "forces de l'ombre" antidémocrates à Gaza opposées aux forces de paix et de civilisation à Ramallah et à Tel Aviv.

Pour donner du poids à ces images hautement trompeuses par une "action", Abbas et le premier ministre israélien Ehud Olmert ont amorcé leur recherche d'une paix illusoire. Cela a commencé à Annapolis et fut suivi de séries de discussions aussi régulières que vaines. Bien peu sont ceux qui espéraient que ces rencontres déboucheraient sur des résultats significatifs ; leur seul objectif était d'isoler davantage le Hamas et de souligner l'alliance Abbas-Israël.
Par Ramzy Baroud   24 avril 2008 Sources ISMpar Adriana Evangelizt publié dans : Gaza


3-4 Point de vue de Alain Gresh : Al-Zawahiri sur le Hamas, l'Iran et d'autres questions.

En décembre 2007, Ayman Al-Zawahiri, le numéro deux d’Al-Qaida a sollicité les internautes. Les réponses ont été publiées le 2 avril sur le site du mouvement Al-Sahab media en arabe et en anglais. Ce texte permet de mieux cerner la pensée (et les contradictions) d’Al-Qaida et aussi les sujets qui préoccupent ceux qui posaient des questions (au total 1888). Sans prétendre faire le tour de tous les problèmes, je donne ci-dessous la substance des réponses sur les principaux sujets abordés :

Extraits …. Sur la Palestine et le Hamas

Il accuse Al-Qaradawi de ne pas avoir d’objection à la reconnaissance d’Israël si un Etat palestinien est créé. « Je mets en garde, poursuit-il, contre une orientation qui se répand dans la direction d’un groupe musulman bien connu (il vise les Frères musulmans, rappelons que Qaradawi est considéré comme un de leurs leader spirituels) et dans la direction de groupes islamistes en Palestine, une orientation qui appelle à la création d’un Etat palestinien sur les territoires qui ont été occupés en 1967 et oubliant les parties de la Palestine qui ont été volées avant. Le masque est tombé avec les accords de la Mecque qui ont abandonné les quatre cinquièmes de la Palestine  ». Al-Zawahiri revient ensuite sur le Hamas : « J’ai adopté une approche graduelle à l’égard du Hamas. D’abord un soutien puis des conseils répétés puis des mises en garde et, enfin, une critique générale. Quand ils ont signé les accords de la Mecque , cette critique était indispensable. J’ai adopté une approche graduelle à leur égard, mais ils n’ont pas répondu aux conseils de leurs frères et ont continué sur la même voie, de la participation aux élections (de janvier 2005) dans le cadre d’une constitution laïque, à leur abandon de leurs frères en Tchétchénie, finissant par leur abandon des quatre cinquièmes de la Palestine.  » Zawahiri continue en affirmant qu’il fait la différence entre la direction politique du Hamas et les moudjahidin (les brigades Ezzedine Al-Qassam), qu’il appelle les musulmans à soutenir (un appel destiné spécialement, dit-il, aux « tribus du Sinaï »). Dans un autre développement, Zawahiri explique : « Il est du devoir des moudjahidin des brigades Al-Qassam de conseiller leurs dirigeants et de leur demander de retourner à une ligne correcte, et de leur expliquer tout cela. Et si ces dirigeants ne répondent pas, alors la loyauté à Allah et à son messager doit être plus forte que la loyauté à l’égard de leurs dirigeants. » Répondant à la question de savoir si on peut qualifier les dirigeants du Hamas d’incroyants : « Je ne suis pas d’accord avec ceux qui mettent un signe d’égalité entre le Fatah et le Hamas. Le Hamas affirme son affiliation à l’islam alors que le Fatah est un mouvement laïque. Et je ne pense pas que l’on puisse dénoncer les dirigeants du Hamas comme incroyants. Déclarer que des individus sont des incroyants est une affaire très sérieuse (...). »

A plusieurs reprises, Zawahiri accuse les Frères musulmans égyptiens, leur reproche leur participation aux élections et accuse les Frères musulmans en Irak et en Afghanistan de participer au pouvoir. Plusieurs questions portent sur le fait qu’A-Qaida ne mène pas le combat en Palestine. Dans une réponse, Al-Zawahiri explique que l’organisation a mené des attaque contre les juifs à Djerba (Tunisie), contre des touristes israéliens à Mombasa (Kenya). Il explique ensuite que Ben Laden, dans son dernier discours, a affirmé que les moudjahidin, après avoir libéré l’Irak, se dirigeront vers Jérusalem. Ailleurs, il précise : « Je veux assurer notre peuple, particulièrement en Palestine, que nous étendrons notre djihad, si Dieu le veut, et que nous ne reconnaîtrons jamais les frontières issues des accords Sykes-Picot (accords de partage du Proche-Orient entre la France et le Royaume-Uni signés durant la première guerre mondiale) ni les dirigeants que le colonialisme a mis en place. Nous, par Dieu, ne vous avons pas oubliés après les événéments du 11 (septembre), car un homme peut-il oublier sa famille ? Mais, à la suite de ces raids bénis (du 11-Septembre) qui ont frappé la tête et le coeur du siège mondial de l’incroyance et l’allié principal de l’entité sioniste, l’Amérique, nous sommes occupés à l’attaquer et à la combattre ainsi que ses agents, d’abord en Irak, en Afghanistan, dans le Maghreb islamique et en Somalie. Et si elle et ses agents sont battus, avec l’aide de Dieu, il ne se passera pas beaucoup de temps avant les moudjahidin mettent en place des brigades de Bagdad, d’Al-Anbar, de Mossoul, de Diyala et de Salahaddine pour nous ramener, avec l’aide de Dieu, à Hittin. » (Victoire de Saladin contre les Croisé en 1187 qui permit la reconquête par les musulmans de Jérusalem.)

Combating Terrorism Center de West Point (centre qui s’inscrit tout à fait dans l’idéologie de la guerre mondiale contre le terrorisme) publie The Power of Truth ? Questions for Ayman al-Zawahiri, publie une analyse des questions posées par les internautes et des réponses du numéro 2 d’Al-Qaida.

L’étude a été faite par Jerret Brachman, Brian Fishman et Joseph Felter.

Certains éléments quantitatifs sont intéressants. Le Centre a recensé un total de 1188 questions. 93 questions (4,9%) portaient sur le Hamas, seulement 5 questions portaient sur Qaradawi et 23 sur les Frères musulmans (alors qu’Al-Zawahiri a accordé aux deux une grande place dans ses réponses ; 78 questions portaient sur le Fatah Al-Islam, 6% portaient sur l’Irak et sur l’Etat islamique d’Irak ; 78 questions portaient sur l’Iran (4,2%). Voici les quatre conclusions que les auteurs tirent de cette recherche :

 Zawahiri est inquiet du mécontentement croissant parmi les djihadistes, notamment par les actions qui tuent des civils ;

 Zawahiri a révélé des informations sur la tactique de propagande d’Al-Qaida reconnaissant de facto que le dirigeant de l’Etat islamique d’Irak Abou Omar Al-Baghdadi n’existait sans doute pas ;  le conflit avec le Hamas va grandissant, de même que l’intérêt d’Al-Qaida pour le Liban ;  Al-Qaida continue de considérer les Frères musulmans comme un de ses plus importants adversaires  Alain Gresh Source : Carnets du diplo
http://blog.mondediplo.net/...
 http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Alain_Gresh.230408.htm



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 Rapport de John Dugard : Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967. 

 Résumé du rapport  : Cette année marque le quarantième anniversaire de l’occupation du territoire palestinien. Les obligations d’Israël en tant que puissance occupante n’ont pas diminué du fait du caractère prolongé de cette occupation.  ( De fait,  60 ans d'occupation et de la NAKBA.. .NDLR). Israël demeure la puissance occupante à Gaza bien qu’il affirme que Gaza est un «territoire hostile». Ceci signifie que ses actes doivent être mesurés à l’aune des normes du droit international humanitaire et du droit des droits de l’homme. Si on le juge au regard de ces normes, Israël est en violation grave de ses obligations juridiques. La punition collective qu’inflige Israël à Gaza est expressément interdite par le droit international humanitaire et a provoqué une grave crise humanitaire. La situation des droits de l’homme en Cisjordanie a empiré, alors que l’on espérait qu’elle s’améliorerait à la suite de l’éviction du Hamas de l’administration de la Cisjordanie. Les colonies s’agrandissent, la construction du mur continue et le nombre de points de contrôle augmente. Les incursions militaires et les arrestations se multiplient; 779 détenus palestiniens ont été libérés mais 11 000 demeurent dans les prisons israéliennes. Le droit du peuple palestinien à l’autodétermination est gravement menacé par la séparation de Gaza et de la Cisjordanie qui résulte de la prise du pouvoir par le Hamas à Gaza en juin 2007. La communauté internationale ne doit rien ménager pour rétablir l’unité palestinienne. Le 27 novembre, un nouveau processus de paix a été engagé à Annapolis. Ce processus doit se dérouler dans un cadre normatif qui respecte le droit international, le droit international humanitaire et les droits de l’homme.

L’avis consultatif de la Cour internationale de Justice sur les Conséquences juridiques de l’édification d’un mur dans le territoire palestinien occupé (1) est une composante essentielle de ce cadre et ne peut être passé sous silence par le processus de paix d’Annapolis ni par les autorités israéliennes et palestiniennes, le Quatuor et l’Organisation des Nations Unies. Le Secrétaire général, en sa qualité de représentant de l’Organisation des Nations Unies, doit veiller à ce que l’avis consultatif, qui représente la loi de l’ONU, soit respecté par toutes les parties engagées dans le processus d’Annapolis. NDLR:  S'il n'y avait qu'un seul ouvrage que vous ayez le temps de lire sur la situation, la vie, les exactions que vivent les palestiniens sous occupation, sous colonisation, sous apartheid (John Dugard est formel à cet effet) alors lisez ce rapport sur les droits de l'homme (et de la femme) en Palestine outragée. 

Disponible pour téléchargement à cette adresse : http://www.robertbibeau.ca/palestine/RapportJohnDugard.doc   http://www.robertbibeau.ca/palestine/RapportJohnDugard.doc

Toujours du nouveau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


4-2 Amnesty International Belgique Francophone : Action Urgente.

Muhammad al Hurani (h), 25 ans ;

Rami Al Arouqi (h), 29 ans ;

Karima Abu Dalal (f), 34 ans ;

Rami al Masri (h), 25 ans ;

Sameer Taleb (h), 47 ans ainsi qu’au moins neuf autres personnes (cinq hommes et quatre femmes) atteintes d’un cancer

MDE 15/019/2008 - AU 103/08

Extrait : Les autorités israéliennes empêchent des Palestiniens gravement malades habitant la bande de Gaza de quitter cette zone afin de recevoir des traitements médicaux qui n'y sont pas disponibles. Ces dernières semaines, les personnes nommées ci-dessus et au moins neuf autres, qui souffrent toutes d’un cancer ou d’autres affections mettant leur vie en danger, se sont vu refuser l’autorisation de bénéficier d’une prise en charge médicale qui pourrait leur sauver la vie en dehors de Gaza. Les 1,5 million de Palestiniens habitant la bande de Gaza ne peuvent sortir de cette région qu’avec une autorisation délivrée par l’armée israélienne, qui leur permet d’emprunter le seul point de passage en fonctionnement pour entrer sur le territoire israélien. La vaste majorité des demandes de ce type, y compris celles, nombreuses, concernant des patients en attente de soins qui pourraient leur sauver la vie, sont refusées. D’après la section israélienne de l’organisation internationale Médecins pour les droits humains (MDH-Israël), le nombre de patients originaires de Gaza qui n’ont pas obtenu l’autorisation des autorités israéliennes a considérablement augmenté au cours des deux dernières semaines. Cette association a traité les cas de 11 personnes qui se sont vu refuser l’accès à des centres médicaux en Israël depuis le début du mois d’avril.

Nufuz Husni, une femme âgée de quarante-quatre ans qui souffre d’une tumeur maligne située près du rein, en fait partie. Ces deux dernières années, elle s’est rendue quatre fois en Israël pour y être soignée. Cependant, après que ses médecins de Gaza l'ont récemment orientée de toute urgence vers des soins spécialisés à la suite d'une grave hémorragie, elle s'est vu refuser l’autorisation de franchir la frontière. Les autorités israéliennes ont mis en service une navette, surveillée par les forces de sécurité israéliennes, afin de transporter dans des centres médicaux en Égypte ou en Jordanie les patients ayant besoin de soins urgents qui n’ont pas obtenu l'autorisation de quitter Gaza. Cependant, selon MDH-Israël, ce bus ne roule en moyenne qu’une fois toutes les cinq semaines. Les annulations de dernière minute sont fréquentes et le nombre de places limité contraint certains patients à attendre son prochain passage. La semaine dernière, trois navettes qui auraient permis à des dizaines de personnes d'accéder à des soins ont été annoncées puis annulées. Ces patients sont bloqués à Gaza. Les autorités israéliennes ont désormais fermé les frontières de la bande de Gaza et de la Cisjordanie jusqu'à la fin des festivités de la pâque juive, le 27 avril. Actuellement, aucune indication n’a été donnée quant au départ d'une prochaine navette.

L’une des personnes qui espéraient pouvoir emprunter ce moyen de transport, Karima Abu Dalal, est en très mauvaise santé. Depuis novembre 2007, elle n’a pas pu obtenir l’autorisation de quitter Gaza pour être soignée. Normalement, le traitement du lymphome de Hodgkin, dont elle souffre, a un taux de réussite élevé. Le 26 mars, après qu’Amnesty International a évoqué son cas une fois de plus, les autorités israéliennes ont annoncé qu’elles lui avaient accordé l’autorisation de se rendre en Égypte et en Jordanie. Toutefois, en raison de l'annulation du passage de la navette, elle ne peut toujours pas rejoindre l'Égypte. Ces derniers mois, une quarantaine de patients gravement malades sont morts après que leur départ de la bande de Gaza a été retardé ou empêché. Les autorités israéliennes affirment qu’elles ne pouvaient permettre à ces personnes, ainsi qu’à d’autres, de quitter Gaza, pour des raisons de « sécurité » non spécifiées. Refuser le passage à des patients qui ont désespérément besoin d’une prise en charge médicale n’est absolument pas justifié d’un point de vue sécuritaire, car toutes ces personnes sont soumises à des contrôles de sécurité stricts à la frontière.

INFORMATIONS GÉNÉRALES : Des Palestiniens sont bloqués à Gaza depuis qu’Israël a totalement fermé, le 9 juin 2007, le point de passage de Rafah vers l’Égypte, leur principale porte vers le monde extérieur. Les rares habitants de Gaza qui ont depuis été autorisés à quitter cette zone sont passés par Erez pour entrer sur le territoire israélien. Les infrastructures médicales de Gaza manquent de personnel et d'équipements spécialisés pour traiter un certain nombre d'affections. Les hôpitaux et autres centres de soins sont également touchés par une pénurie croissante de pièces détachées pour le matériel médical, en raison des blocus imposés par Israël sur les importations de Gaza. En vertu du droit international, Israël n’a pas le droit, en tant que puissance occupante, d’imposer une sanction ou des représailles collectives à la population palestinienne et doit veiller à ce que les résidents de la bande de Gaza et de la Cisjordanie bénéficient du même accès aux soins médicaux et hospitaliers que ses propres citoyens. La navette, qui a effectué très peu de trajets depuis le début de l’année 2008, ne satisfait en aucun cas à ces obligations au regard du droit international.


Links:
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n°345 – Dossier de Palestine - 24-04– (Fin) - Israël, état voyou

n°345 – Dossier de Palestine - 24-04– (Fin) - Israël, état voyou                                                        

Dossier de Palestine (fin)     

N°345                24-04

Par M.Lemaire    



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b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

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Sommaire (Fin)

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-3 Donald Macintyre : Notre règne de terreur, par l'armée israélienne.

4-4 Jeremy Bowen : Un «tsunami» des égouts à Gaza.

5 Annexe - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

5-1 Rapport du Centre Palestinien d'Information : Les opérations de qualité de la résistance mettent l'armée d'occupation dans une mauvaise posture.

5-2 Rory McCarthy : Les Israéliens défendent des règles qui rejettent 94% des demandes non-juives de permis de construire.



4-3 Donald Macintyre : Notre règne de terreur, par l'armée israélienne.

Dans des témoignages choquants qui révèlent enlèvements, raclées et torture, des soldats israéliens confessent l'horreur qu'ils ont infligée aux Palestiniens, à Hébron. Ce jeune homme de 22 ans aux cheveux bruns, en T-shirt noir, blue-jeans et Crocs rouges, est assis à une table de pique-nique dans le décor déconcertant d'un site israélien de toute beauté. Comme on peut le comprendre, il est hésitant. Nous connaissons son nom et, si nous le révélions, il risquerait de faire l'objet d'une enquête judiciaire avec une peine de prison à la clef. Accompagné par le chant des oiseaux, il décrit en détail certaines "choses" qu'il a faites et qu'il a vu d'autres faire, en tant que simple soldat à Hébron. Et ces choses sont des actes criminels : des incidents où des véhicules palestiniens sont stoppés sans raison, où leurs fenêtres sont brisées et les occupants tabassés pour avoir répondu avec "insolence" - pour avoir dit, par exemple, qu'ils sont en route pour l'hôpital ; le vol de tabac chez un commerçant palestinien qui est ensuite "réduit en bouillie" lorsqu'il se plaint ; des grenades cataplexiantes lancées par les fenêtres des mosquées alors que les gens font la prière. Et pire.
Le jeune homme [que nous interviewons] a quitté l'armée en fin d'année dernière et s'il a décidé de parler, c'est dans le cadre de l'effort sérieux d'exposer le prix moral payé par les jeunes appelés israéliens, dans ce qui est probablement l'affectation la plus problématique dans les territoires occupés. À commencer par le fait qu'Hébron est la seule ville palestinienne dont le centre est directement contrôlé, 24h/24 et 7j/7, par Tsahal, qui est là pour protéger les colons juifs, particulièrement jusqu'au-boutistes, qui y habitent. Il déclare fermement regretter aujourd'hui ce qui s'est déroulé régulièrement pendant ses tours de garde.
Mais ses petits rires nerveux et ses fréquents rictus trahissent une certaine bravade, comme celle qu'il aurait pu montrer à ses copains, dans un bar, en vantant ses exploits. Il cite régulièrement l'ancien soldat plus âgé qui l'a persuadé de nous parler et, comme pour se rassurer, il dit : "Vous savez comment c'est à Hébron !"
L'autre ex-soldat plus âgé, qui se nomme Yehuda Shaul et qui, au pic de l'Intifada, a servi dans une unité de combat dans cette ville, "sait vraiment comment cela se passe à Hébron". Il est l'un des fondateurs de Shovrim Shtika [Rompre le Silence], qui publiera dimanche les témoignages dérangeants de 39 israéliens - dont celui de ce jeune homme - qui ont servi dans l'armée entre 2005 et 2007, à Hébron. Ces témoignages couvrent tout un éventail d'expériences, de la colère et l'impuissance face aux abus souvent violent commis par des colons juifs jusqu'au-boutistes contre les Arabes, jusqu'aux tracasseries de la part des soldats et aux soldats tabassant sans provocation des habitants palestiniens, pillant leurs maisons et leurs boutiques et ouvrant le feu sur des manifestants non armés.
Les mauvais traitements infligés aux civils sous occupation sont communs à de nombreuses armées du monde - dont l'armée britannique, de l'Irlande du Nord à l'Irak.
Mais, de façon paradoxale, à part en Israël, peu de ressortissants d'autres pays disposent d'une ONG, telle que Rompre le Silence, qui cherche - à travers les expériences des soldats eux-mêmes -, et ainsi que son site internet l'exprime, à "forcer la société israélienne à parler de la réalité qu'elle a créée" dans les territoires occupés.
Cette année, on a donné au public israélien un aperçu peu flatteur de la vie militaire à Hébron, lorsqu'un jeune lieutenant de la Brigade Kfir , dénommé Yaakov Gigi, a été condamné à 15 mois de prison : il avait emmené avec lui cinq soldats pour s'emparer de force d'un taxi palestinien. Une conduite, que les médias israéliens ont rapporté comme étant un "saccage", au cours duquel l'un des soldats à tiré sur un civil palestinien et l'a blessé, parce qu'il se trouvait au mauvais endroit. Ensuite, ce soldat a essayé de mentir pour s'en sortir.
Dans une interview-confession à l'émission d'enquête Uvda, de la chaîne israélienne Channel Two, Gigi, qui avait été, de diverses manières, un soldat exemplaire, a parlé de "perdre la condition humaine" à Hébron. Interrogé sur ce qu'il entendait par-là, il a répondu : "Perdre la condition humaine est devenir un animal".
Contrairement à Gigi, le soldat qui a tiré sur le Palestinien n'a pas été poursuivi par l'armée israélienne. Mais Tsahal insiste sur le fait "que les événements qui se sont produits au sein de la Brigade Kfir sont très inhabituels".
Mais, comme le confirme le témoignage donné à Rompre le Silence du soldat de 22 ans qui était aussi dans la Brigade Kfir , il semble que cet événement aurait pu ne pas être exceptionnel. Dans son interview, il nous a bien dit qu'il s'est trouvé de "nombreuses fois" dans des groupes qui réquisitionnaient des taxis, qui installaient le chauffeur à l'arrière et lui demandaient de les diriger vers des endroits "où ils haïssent les Juifs" afin d'y "mettre un balagan" - un "grand désordre" en hébreu.
Ensuite, il y a la lutte inter-clanique palestinienne : "On nous disait d'aller là-bas et de voir ce qui se passait. Notre chef [de section] était un peu dérangé. En tout cas, nous localisions les maisons et il nous disait : 'Ok, tous ceux que vous voyez avec des pierres ou n'importe quoi d'autre - tirez !' Tout le monde pensera qu'il s'agit d'une guerre des clans…" Le commandant de la compagnie était-il au courant ? "Personne ne le savait. Ces actions étaient des initiatives propres à la section".
Vous leur avez tiré dessus ? "Assurément, pas seulement sur eux. Sur quiconque s'approchait … En particulier aux bras et aux jambes. Certains ont aussi été touchés à l'abdomen … Je pense qu'à un moment ils ont réalisé qu'il s'agissait de soldats, mais ils n'en étaient pas sûrs parce qu'ils ne pouvaient pas penser que des soldats feraient cela, vous savez".
Ou utiliser un enfant de 10 ans pour localiser et punir un lanceur de pierres de 15 ans : "Donc nous attrapions quelques gamins palestiniens qui se trouvaient dans le coin, nous savions qu'il savait qui avait fait cela. Disons que nous le battions un peu - c'est un euphémisme - jusqu'à ce qu'il nous le dise. Vous savez, la façon dont les choses se déroulent lorsque votre tête est déjà perturbée et que vous n'avez plus de patience pour Hébron, ni avec Arabes, ni avec les Juifs là-bas.

"Le gosse avait vraiment peur, réalisant que nous étions après lui. Le chef qui était avec nous était un peu fanatique. Nous avons remis ce garçon au chef, et ce dernier lui a mis une raclée monumentale … Il lui a montré toutes sortes de trous dans le sol le long du chemin, en lui demandant : 'Est-ce ici où tu veux mourir ? Ou là ?' Et le gosse répondait, 'Non, non !'
"En tout cas, on tenait le gosse debout car il ne tenait pas tout seul sur jambes. Il pleurait déjà … Et notre chef continuait, 'Ne fais pas mine !' Et il lui donnait quelques coups de pieds supplémentaires. Et ensuite [le nom a été retiré], qui avait toujours du mal avec ce genre de chose, est arrivé. Il a attrapé le chef d'escadron et lui a dit 'Ne le touche plus, ça suffit !' Le chef de section lui a répondu, 'Vous êtes devenu gauchiste, c'est ça ?' Et celui-ci a répondu : 'Non, c'est juste que je ne veux pas voir ce genre de choses'.
"Nous nous trouvions juste à côté lorsque cela s'est produit mais nous n'avons rien fait. Vous savez, nous étions indifférents. Bon ! C'est seulement après les faits que l'on commence à réfléchir. Pas tout de suite. Ces choses que nous faisions étaient quotidiennes … C'était devenu une habitude … "Et les parents [du gamin] l'ont vu. Notre chef a ordonné [à la mère], 'Ne t'approches pas !' Il a armé son pistolet, qui avait déjà une balle dans la culasse. Elle était effrayée. Il a pratiquement mis le canon dans la bouche du gamin. 'Que quelqu'un s'approche et je le tue ! M'emmerdez pas ! Je tue. Je n'ai aucune pitié'. Alors le père … a attrapé la mère et lui a dit, 'Calme-toi, laisse-les, ainsi ils le laisseront tranquille'".
Tous les soldats qui servent à Hébron ne deviennent pas un "animal". Iftach Arbel, 23 ans, issu de la classe-moyenne supérieure, d'une famille de centre-gauche à Herzlia, a servi à Hébron en tant que chef de peloton, juste avant le retrait de Gaza. Il pense que l'armée voulait lui montrer qu'elle pouvait être aussi dure avec les colons. Et beaucoup de ces témoignages, dont celui de M. Arbel, décrivent comment les colons apprennent aux enfants, dès l'âge de quatre ans, à lancer des pierres contre les Palestiniens, à attaquer leurs maisons et même à dérober leurs possessions. Pour M. Arbel, les colons d'Hébron sont "purement diaboliques" et la seule solution est de "retirer les colons".
Il pense que cela serait possible, même avec les contraintes de mieux traiter les Palestiniens. Il ajoute : "Nous avions des activités nocturnes. Nous choisissions une maison au hasard, sur une photo aérienne, afin de nous entraîner au combat de routine et tout ça, ce qui est instructif pour les soldats, je veux dire… je suis à 100% pour. Mais ensuite, à minuit, on réveillait quelqu'un et nous mettions toute sa maison sens dessus dessous avec tout le monde qui dormait sur les matelas, etc."
Mais M. Arbel dit que la plupart des soldats se situent quelque part entre ses propres, extrêmes et ceux des plus violents. En écoutant simplement deux de ses camarades qui ont témoigné, vous pouvez voir ce qu'il veut dire.
Comme l'un d'eux le dit : "Nous faisions toutes sortes d'expérimentation pour voir qui serait le plus adroit à Abou Snena. Nous placions [des Palestiniens] contre un mur, nous faisions comme si nous les fouillions et nous leur demandions d'écarter les jambes. Ecarte ! Ecarte ! Ecarte ! C'était un jeu pour voir qui le faisait le mieux. Ou nous vérifions lequel pouvait retenir sa respiration le plus longtemps. "Les étouffer. Un type arrivait, ferait comme s'il les contrôlait et soudain commencerait à crier qu'ils avaient fait quelque chose et les étoufferait … en bloquant leurs voies respiratoires : il faut presser la pomme d'adam. Ce n'est pas agréable. Tu regardes ta montre pendant que tu le fais, jusqu'à ce qu'il s'évanouisse. Celui qui met le plus temps avant de s'évanouir a gagné".
Et d'autres violences comme le vol. "Il y a cette boutique d'accessoires automobiles, là-bas. A chaque fois, les soldats prenaient un lecteur de CD ou autre. Ce type, si tu vas lui demander, te racontera plein de choses que les soldats lui ont fait.
"Tout un roman … Ils faisaient régulièrement une razzia sur sa boutique. 'Ecoute ! Si tu nous dénonces, nous confisquerons toute ta boutique, nous casserons tout'. Vous savez, il avait peur de les dénoncer. Il négociait déjà, 'Ecoutez les gars, vous me causez un tort financier'. Personnellement, je n'ai jamais pris la moindre chose, mais je t'affirme que les gens avaient l'habitude de lui voler des haut-parleurs, des stéréos complètes.

"Il disait : 'S'il te plaît, donne-moi 500 shekels, je perds de l'argent'. 'Ecoute, si tu continue - on prend tout ton magasin !' 'Ok, Ok, prend-le, mais ne prenez pas plus de 10 chaînes par mois'. Quelque chose comme ça.
"'Je suis déjà en faillite !' Il était si misérable. De retour chez eux, les gars de notre unité avaient l'habitude de revendre ces choses, de faire du business. Les gens sont tellement bêtes !"
L'armée a déclaré que les soldats des Forces de Défense israéliennes opèrent selon "des règles morales strictes" et que l'adhésion à ces règles que l'on attend d'eux ne fait "que croître partout et à chaque fois que les soldats de Tsahal entrent en contact avec des civils". Elle a ajouté que "si des preuves soutenant ces accusations sont découvertes, des mesures seront prises pour que ceux qui seraient impliqués soit poursuivis avec la grande sévérité". Elle a aussi déclaré : "L'Avocat Général de l'Armée a procédé à un grand nombre d'inculpations contre des soldats, à cause d'accusations de conduite criminelle … Les soldats reconnus coupables ont été sévèrement punis par le Tribunal Militaire, proportionnellement à l'infraction commise". Jusqu'à hier soir, l'armée n'avait toujours pas donné le nombre de ses inculpations.
Dans son introduction aux témoignages, Rompre le Silence dit ceci : "La détermination des soldats à remplir leur mission apporte des résultats tragiques : "Les normes requises deviennent méprisables, l'inconcevable devient la routine … [Les] témoignages sont là pour illustrer la façon dont ils sont entraînés dans la réalité brutale qui règne sur le terrain, une réalité selon laquelle les vies des familles palestiniennes sont à la merci douteuse de jeunes gens. Hébron donne une image flagrante et précise de la réalité vers laquelle de jeunes représentants d'Israël sont constamment envoyés".
Une force pour la justice
Rompre le Silence a été créé il y quatre ans par un groupe d'anciens soldats, dont la plupart ont servi dans des unités de combat de Tsahal à Hébron. Un grand nombre de ces soldats sont réservistes et font un séjour dans l'armée chaque année. Cette association a collecté 500 témoignages de la part d'anciens soldats qui ont servi en Cisjordanie et à Gaza. Sa première exposition publique était avec une exposition de photos, prises par des soldats servant à Hébron, et cette association organise régulièrement des visites d'Hébron pour les étudiants et les diplomates israéliens. Elle reçoit un financement de la part d'associations aussi diverses que le Fonds Juif philanthropique Moriah, le Fonds pour un Nouvel Israë ll'ambassade britannique à Tel Aviv et l'UE.
Donald Macintyre The Independent : article original : "Our reign of terror, by the Israeli army"

Traduction : JFG/QuestionsCritiques  Publié le 22 avril 2008 avec l'aimable autorisation de Questions Critiques Source : Questions Critiques
http://questionscritiques.free.fr/...


4-4 Jeremy Bowen : Un «tsunami» des égouts à Gaza.

Sadi explique que les bassins sont 11 mètres plus hauts que les terrains environnants et que seuls les murs de terre autour retiennent la merde à l'intérieur.
Rien que dans cet endroit - et il dit que
dans d'autres parties de Gaza, c'est pire - les bassins sont si grands que si les digues cèdent, un tsunami d'eaux usées de 6 à 7 mètres de haut submergera une zone habitée par 10.000 personnes.
Un bébé de cinq mois est couché sur une couverture à l'ombre d'une cabane en tôle.
Des fines branches d'arbres ainsi que des feuilles et des brindilles sont attachées autour des extrémités de la cabane pour la protéger du vent chaud qui souffle dans les dunes de sable, traversant le mur frontalier pour se diriger vers Israël.
La mère du bébé est assise les jambes croisées sous elle, une grande partie de son visage cachée derrière son foulard noir. Il bouge légèrement avec la brise, et elle s'en sert pour essuyer ses larmes et étouffer ses sanglots.
La femme s’appelle Aziza Abu Otayek. Elle pleure parce qu'elle se souvient de la mort de l'un de ses fils, un matin de mars l'année dernière, juste après que ses ainés soient partis à l'école.
Jusqu'à ce jour-là, leur maison se trouvait en bas d’un bassin profond d’eaux usées, acheminées vers un creux dans les dunes et retenues par des murs de terre parce que les services chargés de l'eau dans la bande de Gaza n'avaient aucun endroit où les mettre.
"Mur de déchets humains"
Le 27 mars 2007, les murs ont cédé.
Aziza a entendu quelqu'un crier, lui disant de s'enfuir. Elle est sortie de la cabane, puis est retournée à l’intérieur parce qu'elle avait oublié son foulard.
Le mur d'ordures s’est abattu sur eux. Il l’a faite tomber et a arraché le bébé de ses bras.
Il s'est noyé. Ils ont trouvé son corps contre le mur de la mosquée à une centaine de mètres. Il avait neuf mois.
Sa grand-mère aussi a été noyée.
Aziza s’inquiète au sujet de son nouveau bébé qui est né à la fin de l'année dernière, parce que quand elle a été touchée par le déluge, elle a avalé une partie des eaux usées et elle pense que c'est peut-être nocif.
Ils ont appelé le nouveau bébé Mohammed, en souvenir de son frère décédé.
Pendant qu’elle parle, il gazouille gaiement, même pas dérangé par les mouches qui bourdonnent autour de ses yeux et de ses lèvres.
Aziza a un fils aîné, âgé de quatre ans qui s’appelle Ramadan. Son père dit qu'il pose des questions à propos de la mort de son frère, et quand il est contrarié, il dit qu'il préférait le premier Mohammed.
Ramadan semble plutôt enjoué, mais il fait des cauchemars sur l'inondation.
Il regarde les lacs d’eaux d'égout à peine traités qui s’étendent encore à côté de chez eux et il demande à ses parents si une autre vague va venir.
Cela pourrait arriver. Le bassin qui a tué le frère et la grand-mère de Ramadan n'est pas le seul à proximité de leur domicile. Les autres sont beaucoup plus imporotants et remplis d'eaux usées.
Augmentation de la population
Un ingénieur palestinien des eaux a appelé Sadi Ali qui m'a emmené faire une visite. Il m’a expliqué que les bassins d'eaux usées s’étaient agrandis de façon importante en raison de l'augmentation de la population de Gaza - 1,4 millions de personnes dont la moitié ont moins de 16 ans - a débordé les équipements qui étaient de toutes façons inadéquats pour traiter les eaux usées.
A son grand regret, même s’ils déversaient tous les jours des dizaines de milliers de litres d'eaux usées non traitées dans la Méditerranée , il faudrait qu’ils s’occupent des autres.
Sadi explique que les bassins sont 11 mètres plus hauts que les terrains environnants et que seuls les murs de terre autour retiennent la merde à l’intérieur.
Rien que dans cet endroit - et il dit que dans d'autres parties de Gaza, c’est pire - les bassins sont si grands que si les digues cèdent, un tsunami d'eaux usées de 6 à 7 mètres de haut submergera une zone habitée par 10.000 personnes.
Conflit avec Israël
Sadi Ali a peur qu'une bombe ou un missile brise une digue.
Il existe un projet de 80 millions d’euros financé par des donateurs internationaux, pour la construction d’un bon système de traitement des eaux usées au nord de Gaza.
Sadi Ali cherche à le construire. Mais il est en retard sur le calendrier.
Le problème est le même que celui qui domine tous les aspects de la vie ici : le conflit avec Israël.
Les restrictions imposées par les Israéliens - qui, selon eux sont nécessaires à la protection de leur population - ont ralenti, et parfois complètement arrêté l'importation de matières premières pour la construction telles que le ciment et les tuyauteries.
Les entrepreneurs n'ont pas été en mesure de se déplacer librement. Le dernier problème est le manque de carburant.
Essayez de construire un réseau d'égouts pendant une guerre.
Gaza est meurtrie par des années de combats.
Lorsque nous avons installé la caméra de télévision près des bassins d’égouts, un gamin aux pieds nus, tout juste en âge de marcher, est venu et a demandé si nous allions attaquer les positions israéliennes.
Il aurait pu demander s’il allait pleuvoir.
Pour lui, et pour plusieurs centaines de milliers d'autres enfants de Gaza, les explosions font partie de leurs vies. Le gamin a dû penser que la caméra et son trépied ressemblait à une arme.
Après cela, nous avons accéléré le travail au cas où les Israéliens penseraient la même chose.

Jeremy Bowen : 24 avril 2008    Sources ISM   Posté par Adriana Evangelizt



5 Annexe - Analyse- Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

5-1 Rapport du Centre Palestinien d'Information : Les opérations de qualité de la résistance mettent l'armée d'occupation dans une mauvaise posture.

Les brigades d'Al-Qassam ont effectué, mercredi dernier, le 16 avril, une opération héroïque et de qualité, c’est le moins qu’on puisse dire. Trois soldats d'élites de l'armée d'occupation israélienne y ont trouvé la mort. Cette opération a fait couler beaucoup d'encre. En effet, elle est porteuse d'innombrables indications. La branche militaire du Hamas se montre aussi développée que l'armée israélienne moins efficace. De plus, elle vient quelques jours seulement après la réussite de la résistance à s’infiltrer dans la position militaire de Nahel Oz. Une position tant fortifiée. Quant aux pertes, cette opération a augmenté le nombre de morts israéliens à huit soldats, pendant les trois mois et demi de cette année 2008, ressent le journal hébreu Maariv.

Montée en puissance Si le cours des choses va à ce rythme, il y aura 25 soldats israéliens tués jusqu'à la fin de l'année 2008, contre 3 seulement pour l'année passée, compare Omayr Ribabort, analyste du même journal. Cela ne montre-t-il pas, se demande-t-il, la montée en puissance de la résistance palestinienne, aussi bien sur le plan des armes que sur celui de la tactique militaire ? La capacité de la résistance palestinienne se rapproche, de plus en plus, de celle du Hezbollah libanais. A Gaza, la résistance étudie la manière de travailler de l'armée israélienne pour en tirer des leçons et pour mieux l'affronter, résume Cohen Anayte, un autre analyste du même journal. Par ailleurs, la presse israélienne remarque la variation des opérations pratiquées par la résistance palestinienne sur toute la longueur du mur de démarcation, tellement fortifiée. Il y a, entre autres, les obus, les mines, les pièges, les snipers, les confrontations en face à face... La récente bataille passée à l'est d'Al-Baridj (le champ de la mort) était trop difficile pour les soldats israéliens. Ils avouent que les combattants du Hamas sont durs, très durs. La mort de plusieurs soldats avait provoqué un grand choc terrible dans les rangs de cette armée. Elle s'en est alors prise aux civils. En quelques heures seulement, elle a tué 18 Palestiniens dont un photographe de l'agence de presse Reuters, ainsi que plusieurs enfants.

L'attaque Tactiquement, les résistants n'attendent pas toujours les incursions des soldats sionistes pour les affronter. Désormais, ils les attaquent. L'attaque a ceci d'atout qu'elle permet aux résistants de décider du lieu et du moment de la confrontation. L'ennemi perd la surprise. Il aura cependant le choc qu'il mérite. Dans la plupart de ses guerres, l'armée israélienne profite de l'effet de surprise. Et elle essaie toujours de mener ses combats sur les terrains de l'adversaire. C'est pourquoi son choc était incomparable, lorsque les missiles de la résistance libanaise tombaient dans la profondeur de son entité, durant la guerre qu'elle avait conduite contre le Liban en 2006. La situation actuelle est semblable. Ses casernes, ses responsables, ses soldats, ses villes, ses colonies, tous sont visés. Très récemment, son ministre de la sécurité intérieure aurait été pris dans une embuscade.

Stratégie Cette montée en puissance de la branche militaire du Hamas aura des conséquences politiques et stratégiques, croit l'analyste Roben Ben Yeshay, dans le journal hébreu Yadiot Ahronot. Tout d'abord, les décideurs du gouvernement d'occupation pourraient se trouver obligés d'accepter les conditions du Hamas pour une trêve. Puis, le Hamas croit que la guerre qu'il mène sur ses frontières mettra ces décideurs dans une hésitation totale quant à une invasion de grande envergure à Gaza. Ils ont désormais peur d'en subir des pertes considérables. Leur armée subit déjà de grandes pertes dans des terrains découverts. Comment seraient alors les choses, si la guerre se déroule dans des rues densément peuplées ? Comment serait le moral de leurs soldats ? En troisième lieu, ces opérations n'entament pas la réputation du Hamas, sur le plan international. En fait, elles n'ont pas les mêmes effets que les opérations martyres ou les missiles qui frappent dans la profondeur de l'entité. Ces derniers frappent les civils, si on croit les Israéliens. Du reste, ces opérations donnent à la résistance palestinienne tout le soutien moral, toute la confiance, toute l'audace dont elle a besoin pour casser l'arrogance de l'armée d'occupation. Briser le mythe de l'armée invincible.

L'initiative Les branches de la résistance palestinienne maintiennent toujours l'initiative dans leur guerre. Par contre, l'armée sioniste la perd, en dépit de toutes les opérations qu'elle mène, à l'image de celle de « L'hiver chaud », qui était un véritable holocauste contre les civils. Dans le fond et dans l'état actuel des choses, la résistance palestinienne a mis le gouvernement israélien dans une mauvaise posture. Il hésite à s'engager dans une vaste opération terrestre. Il craint les pertes humaines, constatant les opérations de qualité de la résistance. Il lui reste alors la conclusion d'une trêve avec le Hamas. Mais la situation actuelle ne la lui permet pas. Toute trêve serait considérée comme une victoire pour le Hamas. Et le gouvernement israélien ne veut pas lui donner cette joie ! Source : CPI   22-04    http://www.palestine-info.cc/...    

http://www.palestine-solidarite.org/rapport.CPI.220408.htm


5-2 Rory McCarthy : Les Israéliens défendent des règles qui rejettent 94% des demandes non-juives de permis de construire. En fin de compte, cela s'est ramené à une lettre d'une seule page, écrite en hébreu et en arabe, remise en mains propres par un officier de l'armée israélienne qui a frappé à la porte. La lettre annonçait la destruction imminente de la maison de trois niveaux, blanchie à la chaux, et du petit jardin bordé d'arbres pour lesquels Bassam Sulaiman a mis si longtemps à économiser et qu'il a ensuite construit avec sa famille il y a dix ans.

C'était un ordre de démolition définitif, avec instruction d'évacuer la maison dans les trois jours.
Si Sulaiman avait le moindre doute des intentions de l'armée israélienne, il n'avait qu'à regarder par la porte de derrière de sa maison où de grandes piles de gravats et de béton fracassé marquent les restes des sept maisons de ses voisins qui ont été démolies de la même façon l'année dernière.
"Que ressentiriez-vous lorsque vous avez passé 20 ans pour achever le projet de toute votre vie ?" a dit Sulaiman, un professeur de 38 ans. Il a commencé à déménager ses meubles après avoir reçu la lettre le 31 janvier, envoyée par l'administration de Judée et de Samarie, le département du ministère de la défense responsable de la Cisjordanie occupée par les Israéliens. A présent, il y a juste deux chaises en plastique dans son salon et, dans l'entrée, les tapis sont roulés, prêts à être déménagés. Les vêtements sont empilés sur le sol et les étagères sont vides, à l'exception d'une pile de documents retraçant l'histoire de la démolition imminente. Son frère, Husam, a déjà quitté l'appartement du rez-de-chaussée, mais la nouvelle machine à laver et le nouveau réfrigérateur sont toujours enveloppés dans leur plastique. Sulaiman, sa femme et leurs deux enfants attendent les bulldozers.
"Tout ce que j'ai fait dans ma vie a été pour cette maison et à présent elle va être détruite", dit Sulaiman. "C'est très difficile pour moi de trouver un autre endroit pour vivre".
Les autorités israéliennes soutiennent que la maison de Sulaiman a été construite dans une partie de la Cisjordanie connue sous le nom de zone C, une désignation de l'époque des Accords d'Oslo, qui signifie qu'Israël en a le contrôle administratif et militaire total. Pour pouvoir construire, un Palestinien doit demander un permis aux autorités israéliennes. S'il n'y a pas de permis - comme dans le cas de Sulaiman - la construction est susceptible d'être démolie.

Illégal La zone C couvre 60% de la Cisjordanie , où habitent environ 70.000 Palestiniens. C'est aussi la partie dans laquelle la plupart des colonies juives, toutes illégales selon la loi internationale, sont construites. Une preuve statistique accablante montre que les colonies continuent de croître rapidement, tandis qu'il est extrêmement difficile pour les Palestiniens d'obtenir des permis de construire.
Les recherches de l'association israélienne La Paix Maintenant ont découvert qu'entre 2000 et septembre 2007, 94% des demandes de permis de construire déposées dans la Zone C par les Palestiniens ont été refusées. Seuls, 91 permis de construire ont été accordés [pendant cette période] aux Palestiniens, alors que 18.472 unités d'habitation ont été construites dans les colonies juives. En conséquence des ordres de démolition, 1.663 constructions palestiniennes ont été démolies, contre seulement 199 dans les colonies. "Les refus de permis de construire aux Palestiniens à une telle échelle fait craindre l'existence d'une politique spécifique par les autorités pour encourager le 'transfert silencieux' de la population palestinienne de la zone C", a déclaré La Paix Maintenant.
Cett e année, selon le bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires, il y a une augmentation prononcée des démolitions : 138 entre janvier et mars, la plupart dans la zone C, à comparer avec les 29 démolitions au cours des trois derniers mois de l'année dernière. En conséquence, depuis le début de l'année, 400 Palestiniens ont déjà été déplacés. A un moment où le processus de paix est relancé pour créer un Etat palestinien indépendant, la réalité de la Cisjordanie est que les colonies juives croissent et que les démolitions des maisons palestiniennes sont en augmentation.
Les problèmes du village de Far'un, au sud de Tulkarem, sont complexifiés par la grande barrière de Cisjordanie, qui coure ici loin de la ligne de cessez-le-feu de 1949, qui dépare Israël des territoires palestiniens. La large clôture métallique qui passe à juste quelques dizaines de mètres de la maison de Sulaiman, coupe le village d'une partie de ses terres agricoles et des ses nappes phréatiques et a transformé cette zone en un endroit très dangereux : en décembre 2006, une palestinienne de 14 ans, qui jouait non loin, a été abattue par un soldat israélien.
La maison de Sulaiman et celle de son voisin Emad Hassahsi, qui a reçu lui aussi un ordre de démolition, ont été construites avant que la barrière ne soit installée, dans une zone où on leur a dit - et ils ont de nombreuses lettres qui semblent soutenir leur revendication - qu'elle se trouvait en zone B, dans laquelle les Palestiniens ont le contrôle administratif et, par conséquent, ils pensaient quelque part qu'ils pouvaient construire en toute sécurité. Ce n'est que plus tard que les Israéliens ont soutenu qu'il s'agissait en fait de la zone C. Ailleurs en Cisjordanie, il y a des conflits similaires sur la délimitation exacte des différentes zones.
L'administration civile d'Israël n'a fourni aucune explication pour la croissance des démolitions et voici ce qu'elle a déclaré au Guardian : "Les procédures qui sont menées avant la matérialisation d'un ordre de démolition incluent : l'émission d'un ordre pour cesser de construire, qui est habituellement émis au début de la construction ou des fondations, de nombreuses délibérations au haut comité de planification et de découpage par zones, et, bien sûr, une porte ouverte vers la cour suprême de justice. Ces procédures sont valables de façon identique, à la fois pour les Palestiniens et les Israéliens". Elle dit que les constructions démolies à Far'un ont été "construites illégalement sans les permis requis".
Un effet des restrictions strictes programmées est de limiter la croissance des villages palestiniens. "Si vous regardez la façon dont les Israéliens mettent en application cette planification et ces régulations de construction, vous voyez qu'elles ne sont appliquées que dans un sens", a dit Avi Berg, directeur de recherche de l'association B'Tselem, leader en matière des droits de l'homme, qui a travaillé sur l'affaire de Far'un.
La croissance des colonies se poursuit rapidement malgré le fait que les pourparlers actuels de paix soient basés sur la Feuille de Route américaine, en vertu de laquelle Israël doit geler l'activité de colonisation. Dans un autre rapport, La Paix Maintenant a déclaré que depuis que les pourparlers ont commencé à Annapolis en novembre dernier, Israël construisait toujours 500 logements en Cisjordanie et avait émis des appels d'offre pour 750 logements dans les colonies de Jérusalem-Est. Ces rapports semblent indiquer que 1.400 logements supplémentaires seront construit dans deux colonies à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.
Le gouvernement israélien prend la défense de la construction continue de colonies, en particulier dans les colonies majeures qu'il appelle des "centres de population", disant qu'il ne construira pas de nouvelles colonies ou expropriera plus de terres. "Dans les centres de population et à Jérusalem, la réalité sur le terrain, dans le futur, ne sera pas la même qu'aujourd'hui", a déclaré le Premier ministre Ehoud Olmert le mois dernier. "Il y aura plus de constructions supplémentaires, ce qui fait partie de la réalité de la vie et c'est quelque chose qui a été expliquée… "
Tous les cas de démolitions n'impliquent pas que des logements. En janvier, les forces israéliennes ont déraciné 3.200 arbres, détruit des citernes d'eau et quelques terrasses de pierre dans des champs, à proximité de Beit Ula, proche d'Hébron, au sud de la Cisjordanie. Une fois encore, c'était dans la zone C. L'administration civile a dit que cette démolition était une "mesure d'application de la loi", entreprise après les avertissements légaux.
Mais dans ce cas, la cible était un programme de 64.000 € de la commission européenne qui a commencé il y a deux ans, pour apporter un moyen de subsistance aux villageois, dont plusieurs d'entre eux ont mis aussi leur propre argent dans cette plantation.
"Cela a été une tragédie pour nous", a dit Sami al-Adam, 46 ans, un agriculteur qui a mis dans ce programme 45.000 shekels. "Ils m'arrachent par les racines. Ils veulent détruire les agriculteurs palestiniens psychologiquement et économiquement".

Rory McCarthy
The Guardian, publié le 17 avril 2008

article original : "Area C strikes fear into the heart of Palestinians as homes are destroyed"

Traduction : JFG/QuestionsCritiques
Sources Questions Critiques
Posté par Adriana Evangelizt

24/04/2008

n°343 - Journal de la Palestine - 16-04 au 23-04– (début) - Carter : "Le blocus de Gaza est un crime et une atrocité"

n°343 - Journal de la Palestine- 16-04 au 23-04– (début) - Carter : "Le blocus de Gaza est un crime et une atrocité" Journal de la Palestine                                   

N°344                          16-04 au 23-04

Par M.Lemaire


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be
Sommaire

Tiré à part :

1) Situation à Gaza.

La Libye a comparé la situation à Gaza aux camps de concentration nazis pendant la Seconde guerre mondiale.

Gaza : la distribution de vivres va s’arrêter si l’autorité d’occupation ne fournit pas de carburant, avertit l’ONU.

Bouclage de la Cisjordanie et de Gaza pour la Pâque

2 Paroles & actions d'un ex-président cette semaine ...

Jimmy Carter en tournée

Jimmy Carter : "Le blocus de Gaza est un crime et une atrocité"

Hamas : nous allons répondre aux propositions de Carter sans présenter des renonciations

PO : le Hamas préfère l’Egypte comme médiateur aux négociations avec Israël (Carter)

Obama critique l’ouverture au Hamas de Jimmy Carter

3 Processus de paix.

Proche-Orient : le Hamas prêt à accepter un accord de paix avec Israël
Nous donnons notre accord à un Etat sur la base des frontières antérieures à 1967

Résistance

Al-Haya : Nous allons frapper l’ennemi sioniste partout pour mettre fin au blocus injuste contre Gaza

Les brigades d’Al-Qassam ont pris en cible des postes militaires avec 223 roquettes et obus



16-04 au 23-04: Peuple Palestinien : 18 tués   -  19 blessés 

               Occupants     :  0 tué      -  14 blessés



Tiré à part :

1) Situation à Gaza.

La Libye a comparé la situation à Gaza aux camps de concentration nazis pendant la Seconde guerre mondiale.

Selon les récits de plusieurs diplomates, l'ambassadeur libyen délégué à l'ONU Ibrahim Dabbashi a ensuite pris la parole et conclu un long discours sur les malheurs des Palestiniens en comparant la situation de Gaza aux camps de concentration nazis sous la Seconde guerre mondiale. Six millions de Juifs et 220.000 à 500.000 tsiganes ont été tués y ont été tués. Les membres du Conseil étaient en train de discuter la possibilité de publier un communiqué de presse sur les événements récents au Proche-Orient en fin d'après-midi, après que la sous-secrétaire Angela Kane ait décrit l'escalade de violences et le difficultés humanitaires croissantes rencontrées par les habitants de Gaza, sans oublier les tirs de roquette contre Israël.Les diplomates britannique, américain, belge, francais, et costaricain ont alors quitté la pièce, ont raconté des diplomates. L'ambassadeur sud-africain Dumisani Kumalo, l'actuel président du conseil, à ensuite clôt la réunion. Il n'a toutefois pas confirmé que la sortie des diplomates marquait de la désapprobation. "Les ambassadeurs sortent et rentrent tout le temps", a-t-il remarqué, ajoutant qu'il avait préférer ajourner la réunion car les membres du conseil n'étaient visiblement pas prêts de se mettre d'accord sur les termes du communiqué. AP & AFP


Gaza : la distribution de vivres va s’arrêter si l’autorité d’occupation ne fournit pas de carburant, avertit l’ONU. John Ging, responsable de l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) a averti mercredi qu’Israël doit fournir immédiatement du carburant à la Bande de Gaza, faute de quoi les Nations unies ne seront pas en mesure de distribuer de l’aide aux habitants.John Ging a expliqué que l’agence allait manquer d’essence à partir de jeudi. Quelque 860.000 des 1,4 million d’habitants de la Bande de Gaza reçoivent une aide de l’UNRWA et 270.000 autres obtiennent une assistance du Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU.  Israël est la seule source de la Bande de Gaza en matière de carburant. Les derniers approvisionnements en essence datent d’avant une attaque lancée par des résistants contre un dépôt israélien de carburant le 9 avril. La situation économique difficile que connaissent les habitants de la Bande de Gaza s’est encore aggravée depuis le blocus du territoire palestinien décidé par l’autorité d’occupation en juin.

Al-Oufok avec les agences de presse)


Bouclage de la Cisjordanie et de Gaza pour la Pâque

L’armée d’occupation a imposé vendredi le bouclage pour au moins une semaine à la Cisjordanie et à la Bande de Gaza en raison des traditionnels congés accompagnant les fêtes juives de Pessah., la Pâque juive. Il restera en vigueur au moins pendant toute la durée de cette fête qui commence samedi et dure huit jours.La population de la bande de Gaza se doit de rester sans approvisionnements de base y compris les matériels alimentaires jusqu'au 2 mai, fin des fêtes juives.    Ce bouclage qui est entré en vigueur tôt dans la matinée interdit à des dizaines de milliers de Palestiniens de se rendre en Israël pour affaires ou y travailler. En dehors de quelques rares exceptions pour des raisons humanitaires et pour les Palestiniens chrétiens rendant visite à leur famile pour la Pâque , environ 50.000 Palestiniens qui se rendent régulièrement en Israël pour leur travail ne sont pas autorisés à le faire jusqu’au 26 avril, selon un communiqué du commandement militaire de l’autorité d’occupation. Al-Oufok avec les agences de presse - ats - )



2 Paroles & actions d'un ex-président cette semaine ... Jimmy Carter en tournée  Les efforts déployés par Carter envers le Hamas ont fait grincer des dents en Israël et à Washington. 

 17-04 Selon l’analyste palestinien Ali Badouane, les initiatives de Carter, "personnalité respectée", sapent les efforts d’Israël et de l’administration de George Bush pour isoler le Hamas et "pourraient en encourager d’autres en Occident" à nouer des contacts avec les dirigeants du Hamas.  Elles "montrent que le Fatah n’a plus le monopole de la décision palestinienne". "Nous entendons même des voix israéliennes appelant au dialogue avec le Hamas", a-t-il noté.  Al-Oufok avec les agences de presse

17-04 Carter, qui avait reçu jeudi au Caire deux autres leaders du Hamas basés à Gaza, Israël lui ayant dénié l’accès au territoire palestinien soumis à blocus, juge que le Hamas doit être associé d’une manière ou d’une autre aux efforts de règlement au Proche-Orient.  L’ex-président a qualifié jeudi de "crime" et d’"atrocité" ce blocus d’étroite bande côtière surpeuplée, où la population en est réduite, selon lui, à "mourir de faim". Il a prédit que les efforts israélo-américains pour tenter d’affaiblir le Hamas seraient nuisibles au processus de paix.  "Politiquement parlant, je crois que cela a même contribué à renforcer la popularité du Hamas au détriment de celle du Fatah", a-t-il dit, en assurant que le Hamas serait prêt à accepter un accord de paix entre le président palestinien Mahmoud Abbas et Israël pourvu qu’il soit soumis à référendum.  Al-Oufok avec les agences de presse

17-04  Mahmoud Zahar, un des chefs du Hamas à Gaza rencontrés par Carter, se montre toutefois intransigeantj dans les colonnes du Washington Post. Il affirme que "la résistance demeure la seule option" pour les Gazaouis vivant "dans la plus grande prison à ciel ouvert du monde" - une situation qu’il compare à celle du ghetto de Varsovie. Zahar admet que les initiatives de Carter sont un "encouragement moral bienvenu", mais il affirme que le processus de paix en cours entre Abbas et Israël "ne pourra même pas bouger d’un iota" si les exigences de son mouvement ne sont pas satisfaites.  Il faut, selon lui, "qu’"Israël se replie d’abord sur les frontières de 1967, démantèle toutes ses colonies, retire tous ses soldats de Gaza et de la Cisjordanie , renonce à son annexion illégale de Jérusalem, libère tous les prisonniers et mette un terme à son blocus de nos frontières internationales, de notre littoral et de notre espace aérien". "Cela servirait de point de départ pour des négociations justes et poserait les fondations pour le retour de millions de réfugiés", poursuit Zahar, en ajoutant : "Au vu de ce que nous avons perdu, ce serait la seule base sur laquelle nous pourrions repartir de zéro."  Al-Oufok avec les agences de presse

17-04 Le leader du Hamas Dr. Al-Zahhar a affirmé que la rencontre de la direction de son mouvement avec l’ancien président américain Jimmy Carter au Caire vient pour confirmer la légitimité du Hamas. Al-Zahhar a dit, que la rencontre avec Carter adresse des messages à ceux qui ne reconnaissent pas la légitimité du mouvement du Hamas et les résultats des élections législatives, tout en soulignant que la rencontre va discuter des diverses questions de l'actuelle situation. CPI

17-04  L’ancien président américain Jimmy Carter, en tournée au Moyen-Orient, a rencontré jeudi au Caire des responsables du Hamas. M. Carter, prix Nobel de la paix en 2002, s’est entretenu avec Mahmoud Zahar et Saïd Siam, venus de la bande de Gaza.  En Israël, il a appelé au dialogue avec le Hamas et la Syrie. Jimmy Carter est un homme "bien disposé, et nous avons besoin de ça", a déclaré à l’AFP Ibrahim al-Darrawy, le coordinateur du mouvement palestinien au Caire. D’après M. Darrawy, ses interlocuteurs devaient l’informer de "la situation dans la bande de Gaza et lui dire que le Hamas est un mouvement de libération nationale". Al-oufok avec les agences de presse 

 17-04  Le Hamas a engagé un débat interne sur les propositions avancées par Jimmy Carter pour un cessez-le-feu unilatéral avec Israël et une plus grande souplesse politique, apprend-on de sources politiques palestiniennes.  Al- Oufok avec les agences de presse

19-04  Carter a quitté samedi Damas pour Ryad après un entretien au petit matin avec le chef politique en exil du mouvement, Khaled Méchaal. Vendredi soir déjà, les deux hommes avaient parlé pendant plus de quatre heures des conditions qui pourraient amener le Hamas à intégrer un processus de paix ou à lever son opposition aux pourparlers actuellement menés entre Israël et le président palestinien Mahmoud Abbas. Carter a réclamé l’arrêt des tirs de roquettes sur Israël pendant qu’il s’emploie à lever le blocus imposé par l’autorité d’occupation à la bande de Gaza, ont précisé des responsables proches des entretiens. "Carter a également demandé à Méchaal d’adopter des déclarations publiques plus souples et lui a parlé comme à un dirigeant d’un mouvement de libération nationale, non comme le terroriste qu’Israël et l’Amérique essaient de dépeindre", a déclaré l’un de ces responsables.  "Méchaal n’est pas seul au sein de la direction du Hamas. Il doit obtenir l’accord du reste de ses compagnons", a-t-il ajouté.  Al-oufok avec les agences de presse

19-04 Carter a indiqué que les responsables du Hamas au Caire lui avaient dit qu’ils accepteraient un accord de paix négocié par Israël et Abbas si les Palestiniens l’approuvaient par référendum. Al- Oufok avec les agences de presse

21-04 Carter avait assuré dans un discours prononcé à Jérusalem et clôturant sa tournée de neuf jours dans la région que le Hamas était prêt à soumettre à référendum tout accord de paix, et disposé à accepter le droit d’Israël à "vivre comme un voisin en paix" aux côtés des Palestiniens. Carter a de nouveau justifié son initiative en soutenant que la stratégie de l’isolement est contre-productive. "Nous ne croyons pas que la paix soit vraisemblable, et certainement pas que la paix puisse être durable, à moins de trouver une façon d’inclure le Hamas dans les discussions", a souligné Carter. "L’actuelle stratégie visant à exclure le Hamas et à exclure la Syrie ne marche tout simplement pas". Selon Carter, le Hamas l’a assuré qu’il ne saperait pas les négociations de paix entre Israël et le président palestinien Mahmoud Abbas, tant que tout accord est soumis à référendum aux Palestiniens. Les responsables du Hamas qu’il a rencontré ont dit, selon lui, qu’ils "accepteraient le droit d’Israël à vivre comme un voisin en paix". (21-04- Al-Oufok avec les agences de presse)

21-04 Israël, a expliqué Jimmy Carter, accepte le principe d'une libération de 1.000 prisonniers palestiniens en échange du jeune caporal israélien. Les négociations se déroulent via des intermédiaires égyptiens et Israël, jusqu'à présent, n'a accepté qu'une liste de 71 prisonniers dont le Hamas réclame la libération, a poursuivi M. Carter. Khaled Mechaal a paru confirmer lundi ce chiffre de 71 prisonniers. Une fois qu'Israël les aura relâchés, le Hamas "remettra Schalit aux Egyptiens" puis "poursuivra les négociations jusqu'à ce que le nombre de prisonniers atteigne 1.000", a ajouté le responsable islamiste. Il a ajouté avoir autorisé Gilad Schalit à "envoyer un message à ses parents" pour les rassurer sur son état de santé. Le Hamas, a-t-il ajouté, est d'accord pour des pourparlers directs avec Israël concernant la question du soldat Schalit, comme le propose Jimmy Carter, mais uniquement sur ce dossier. AP


Jimmy Carter : "Le blocus de Gaza est un crime et une atrocité" L’ancien président américain Jimmy Carter a qualifié de crime et d’atrocité le blocus de la bande de Gaza, ajoutant que les tentatives de Washington pour affaiblir le Hamas se révélaient contre-productives. Prenant la parole à l’Université américaine du Caire, Carter a dit que les Palestiniens de la bande côtière étaient réduits à "mourir de faim" et recevaient moins de calories par jour que les habitants des régions les plus pauvres d’Afrique. "C’est une atrocité qui est perpétrée en guise de châtiment contre la population de Gaza, c’est un crime (...) J’estime que c’est une abomination que cela continue", a-t-il déclaré. Israël impose le plus clair du temps un blocus à Gaza depuis la prise de contrôle du territoire par le Hamas en juin dernier, en ne laissant y entrer que des produits de première nécessité. Carter a estimé qu’Israël et Washington cherchaient à rendre les conditions de vie à Gaza nettement pires qu’en Cisjordanie, où est installé le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas. "Politiquement parlant, je crois que cela a même contribué à renforcer la popularité du Hamas au détriment de celle du Fatah", a-t-il ajouté en faisant ainsi allusion au fait que les Etats-Unis souhaitent parvenir au résultat opposé. L’ex-président a noté que les dirigeants du Hamas qu’il avait rencontrés se disaient prêts à accepter un accord de paix avec Israël négocié par Abbas à condition que les Palestiniens l’entérinent par référendum. "L’une des raisons pour lesquelles j’ai tenu à venir rencontrer les Syriens et le Hamas était de donner un exemple que d’autres pourraient suivre (...) Je sais qu’il y a au gouvernement israélien des responsables tout à fait disposés à rencontrer le Hamas, ce qui arrivera peut-être dans un proche avenir", a-t-il encore dit. Source : Jeudi, 17 avril 2008 – Al-oufok avec les agences de presse)
Hamas : nous allons répondre aux propositions de Carter sans présenter des renonciations
Le Hamas a dit qu’il va discuter les propositions de l’ancien président Carter, au sujet de la trêve avec l’entité sioniste, mais sans présenter de renonciations.
Le vice-président du bureau politique du mouvement Hamas, Dr. Moussa Abou Marzouq, a affirmé, hier samedi 19/4, que son mouvement va discuter et étudier les propositions de l'ancien président américain, Jimmy Carter, au sujet de la trêve avec l'occupation, tout en soulignant que les réponses seront positives mais la trêve ne sera pas gratuite car on doit respecter les intérêts du peuple palestinien. Il a ajouté que le président Carter est un homme très respecté par tout le monde dont le mouvement du Hamas et le peuple palestinien, notamment après ses positions libres et justes en annonçant que les palestiniens vivent sous un blocus injuste et que le Hamas est un mouvement de libération nationale et non pas une organisation terroriste comme prétend la direction américaine, en conséquence, pour cela nous nous occupons de sa proposition de trêve. Le vice-président du bureau politique du Hamas a dit que les propositions de Carter comportent trois principaux points dont l'échange du soldat sioniste, Gilad Chalit, la trêve et la fin du blocus sioniste imposé contre Gaza. Il a ajouté que le leader du Hamas, Dr Mahmoud Zahhar et le président du bloc parlementaire du Hamas, Saïd Siam, vont arriver à Damas pour participer aux négociations du mouvement autour des propositions de Carter. CPI 20-04
PO : le Hamas préfère l’Egypte comme médiateur aux négociations avec Israël (Carter)
Le Hamas préfère l’Egypte à titre de médiateur aux négociations sur l’échange de prisonniers avec Israël, a déclaré lundi dans une interview à la chaîne de télévision satellitaire qatarie al-Jazeera l’ex-président américain Jimmy Carter. Antérieurement, M. Carter avait eu des négociations avec la direction du Hamas sur un éventuel cessez-le-feu entre l'Etat hébreu et les mouvements palestiniens, ainsi que sur un échange de prisonniers palestiniens contre le soldat israélien Gilad Shalit.
"Je voudrais accélérer le processus d'échange de prisonniers palestiniens contre le soldat israélien Shalit", a indiqué l'ancien président des Etats-Unis. Et de rappeler qu'Israël avait donné son accord de principe pour remettre en liberté des prisonniers palestiniens en échange de Shalit, mais que les parties n'arrivaient toujours pas à concerter les noms des prisonniers. "Ces négociations peuvent durer des années", a fait remarquer M. Carter. De son côté, l'ex-président américain a proposé de libérer les députés et les anciens ministres du gouvernement du Hamas, détenus dans les prisons israéliennes, ainsi que les femmes et les enfants palestiniens en échange de la libération immédiate de Shalit. "Le Hamas a examiné ma proposition, mais a finalement décidé qu'il était dans son intérêt de poursuivre les négociations avec l'Egypte qui intervenait en tant que médiateur", a indiqué M. Carter. Par ailleurs, il a appris que le Hamas avait refusé d'arrêter unilatéralement les tirs de roquettes contre le territoire israélien. Auparavant, dans une conférence de presse à Jérusalem, M. Carter a dit que le Hamas serait prêt à reconnaître un accord de paix palestino-israélien s'il était approuvé par référendum. D'après le Hamas, un tel référendum ne pourrait être considéré comme légitime que si des millions de réfugiés palestiniens à travers le monde, et non seulement les habitants de la bande de Gaza et de la Cisjordanie , y participaient. RIA Novosti
21-04


Critiques

Obama critique l’ouverture au Hamas de Jimmy Carter

Barack Obama, a critiqué mercredi l’ancien président Jimmy Carter pour sa volonté de rencontrer des membres du Hamas, tentant ainsi de rassurer les électeurs juifs américains sur ses desseins en politique extérieure, et notamment vis-à-vis d’Israël, s’il est élu président. Le sénateur de l’Illinois se prononçait devant des responsables de la communauté juive de Philadelphie. Il s’agissait de ses premiers commentaires sur la visite proche-orientale de M. Carter, qui doit notamment rencontrer cette semaine à Damas le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal. Lundi, le candidat républicain à la présidentielle américaine, John McCain, avait appelé M. Obama à se distancer de M. Carter, issu du même parti que lui.M. Obama a déclaré à ses interlocuteurs mercredi qu’il avait un "différend fondamental" avec M. Carter, qui a été très critiqué en Israël, mais aussi par l’administration américaine actuelle. M. Carter, de son côté, soutient qu’il est impératif de discuter avec le Hamas, puisqu’il devra nécessairement être impliqué dans un accord de paix final entre Palestiniens et Israéliens. "Nous ne devons pas négocier avec un groupe terroriste décidé à détruire Israël", a estimé M. Obama. "Nous ne pouvons nous asseoir avec le Hamas que s’ils renoncent au terrorisme, reconnaissent le droit d’Israël à exister, et respectent les accords passés". M. Obama souhaite rassurer les électeurs juifs américains après les propos de son pasteur Jeremiah Wright qui, outre des mots très durs pour la politique des Etats-Unis, avait également critiqué Israël. (Mercredi 16 avril 2008 – Al-oufok avec les agences de presse) 

3 Processus de paix.

Proche-Orient : le Hamas prêt à accepter un accord de paix avec Israël
Le Hamas se dit prêt à reconnaître des accords de paix si ceux-ci sont conclus entre Palestiniens et Israéliens et approuvés par un référendum, a annoncé lundi l’ancien président américain Jimmy Carter qui a rencontré la semaine dernière les leaders du mouvement islamiste. " Le Hamas ne sapera pas les efforts entrepris par le chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour parvenir à un accord de paix et se dit prêt à reconnaitre le futur accord si le peuple palestinien l'approuve lors d'un référendum", a déclaré M. Carter à Jérusalem. (L'ex-président américain Jimmy Carter a rencontré vendredi et samedi à Damas le chef du mouvement islamiste palestinien Hamas en exil, Khaled Mechaal - ndlr.) Selon M. Carter, lors des négociations en Egypte et en Syrie, les dirigeants du Hamas auraient indiqué qu'ils seraient prêts à accepter un Etat palestinien indépendant vivant en paix avec Israël dans les frontières de 1967, à condition que cette question soit soumise à l'approbation des Palestiniens. "Le Hamas acceptera cette décision, même s'il ne la partage pas", a souligné M. Carter dont les rencontres avec les responsables islamistes du Hamas avaient suscité de vives critiques de la part d'Israël et des Etats-Unis. RIA Novosti 21-04


Nous donnons notre accord à un Etat sur la base des frontières antérieures à 1967 "Le Hamas se dit prêt à reconnaître des accords de paix si ceux-ci sont conclus entre Palestiniens et Israéliens et approuvés par un référendum, a annoncé lundi l’ancien président américain Jimmy Carter qui a rencontré la semaine dernière les leaders du mouvement islamiste. " Les commentaires de Khaled Mechaal apparaissent donc comme la plus grande ouverture faite par le Hamas en vue d’une solution à deux Etats. Khaled Mechaal a expliqué avoir fait cette offre de "hudna", ou "trêve", lors de sa rencontre samedi avec Jimmy Carter : "Nous avons offert une trêve si Israël se retire jusqu’aux frontières d’avant 1967, une trêve de dix ans comme preuve de reconnaissance". (21-04- Al-Oufok avec les agences de presse)
Résistance

Al-Haya : Nous allons frapper l’ennemi sioniste partout pour mettre fin au blocus injuste contre Gaza 
Le  leader du Hamas Dr. Khalil Al-Haya a affirmé que son mouvement va frapper l’ennemi sioniste partout pour mettre fin au blocus imposé injustement contre la bande de Gaza, en appelant les pays arabes, notamment l’Égypte, à ouvrir les passages pour réduire la souffrance du peuple palestinien.
Al-Haya a: "Nous allons frapper tous les passages et nous allons faire face à toutes les difficultés pour casser le blocus".
Il a ajouté : "Nous allons utiliser tous les moyens possibles pour frapper l'occupation partout et l'obliger à mettre fin au blocus, et nous allons appeler à une trêve selon nos conditions".
Dans son discours, Al-Haya s'est adressé aux Arabes en disant : "Croyez-vous que les Etats-Unis et l'Etat de l'occupation vont vous donner le feu vert pour ouvrir les passages et mettre fin au blocus ?" Il a souligné que son mouvement n'acceptera aucune trêve sans l'arrêt des agressions sionistes contre le peuple palestinien et sans la fin du blocus injuste. Il a de nouveau confirmé que son mouvement est prêt à reprendre le dialogue palestinien interne, tout en appelant le mouvement du Fatah à essayer le dialogue pour discuter de toutes les questions palestiniennes. CPI


Les brigades d’Al-Qassam ont pris en cible des postes militaires avec 223 roquettes et obus
Les brigades d’Al-Qassam, la branche militaire du Hamas, ont affirmé que leurs résistants ont mené de violents combats avec les forces de l’occupation israéliennes, en prenant en cible, mercredi 16/4, des postes militaires avec 223 roquettes et obus de mortier, lors du déploiement de son armée dans différentes régions de la bande de Gaza. Les brigades d'Al-Qassam ont affirmé que leurs résistants ont fait face avec obstination aux troupes armées d'invasion, notamment dans la région d'Al-Boureidj, et que leurs armes anti-aériennes ont chassé les avions de guerre de l'occupation. Les brigades ont affirmé que les postes militaires sionistes de Nahel Oz, Kissoufim, Al-Camera et Abou Qatrane ont été directement pris en cible par les armes de leurs résistants. "Différents postes militaires, chars et jeeps de l'armée de l'occupation ont été frappés directement, et des accrochages très violents se sont déroulés avec les troupes d'invasion au nord, au sud et à l'ouest de la bande de Gaza", ont affirmé les brigades d'Al-Qassam. CPI 17-04
Au jour le jour

17-04 Une des roquettes est tombée au sud d'Ashkelon, une ville israélienne située à une douzaine de kilomètres au nord de la bande de Gaza, sans faire de victimes. (AFP)

17-04 Le Hamas a appelé dans un communiqué sa branche armée, les Brigades Ezzedine al-Qassam, à "frapper l’ennemi  partout et par tous les moyens possibles en réponse aux crimes de Boureij (car) l’ennemi ne comprend que le langage de la force". Al-oufok avec les agences de presse

17-04 Selon la radio militaire, les responsables de l’autorité d’occupation hésitent à lancer une vaste opération terrestre à Gaza de crainte que le Hamas tire "une pluie de roquettes" sur le sud d’Israël durant la célébration de la Pâque juive qui débute samedi et dure huit jours. Al-oufok avec les agences de presse 

18-04 L'armée israélienne a fait état vendredi de l'explosion de deux roquettes tirées depuis la Bande de Gaza dans la localité frontalière israélienne de Sderot.. D'après l'armée israélienne, l'une des roquettes a atterri près d'une école et a causé un incendie. Une autre roquette est tombée à proximité d'un cimetière. AP 19-04 Plusieurs résistants, sous le couvert de tirs de mortier et d’un épais brouillard, ont attaqué le passage de Kerem Shalom après que des kamikazes eurent fait exploser une voiture sur le site, entre Israël et l’extrême sud de la bande de Gaza, selon l’armée d’occupation.

 19-04 Trois résistants ont été tués dans les échanges de tirs qui ont suivi. D’autres résistants ont dans le même temps pénétré sur le site à bord d’un autre véhicule piégé qui n’a cependant pas explosé, a dit la porte-parole militaire à l’AFP. Au moins 13 soldats ont été blessés, dans cette série d’attaques survenue à quelques heures du début de la célébration de la Pâque juive qui commence samedi soir et s’achève le 26 avril, a-t-elle ajouté. C’est la cinquième fois en une semaine que des résistants lancent des raids contre les points de passage du territoire palestinien, selon l’armée d’occupation. .Un porte-parole de l'aile militaire du Hamas, Abou Oubaida, a expliqué que l'attaque marquait le lancement d'une campagne du Hamas visant à "briser le siège" de la bande de Gaza.  (ats / 19 avril 2008 15:39- Al- Oufok avec les agences de presse)

 19-04 Le Hamas a déclaré que l'opération de samedi était un avertissement et a dit avoir d'autres "surprises" pour briser le blocus. "Si les parties n'interviennent pas immédiatement pour sauver Gaza, qui est en train de mourir du siège, le Hamas oeuvrera à mettre fin au siège par tous les moyens", a dit un porte-parole du mouvement Sami Abou Zouhri dans un communiqué. (Reuters)

 

21-04 Un porte-parole du Hamas, Abou Jandal, a déclaré que les attaques contre des points de passage entre la Bande de Gaza et Israël, allaient s’intensifier, assurant que les opérations effectuées à ce jour n’étaient qu’un "entraînement". (21-04- Al-Oufok avec les agences de presse)

20-04 Dimanche, la résistance à Gaza ont tiré au moins une roquette contre un Kibboutz du sud d'Israël, selon l'armée. (Reuters)

21-04 Un garçonnet israélien a été blessé par un éclat d'une roquette qui avait explosé près de la voiture de ses parents dans une ville proche de la frontière, a indiqué l'armée israélienne. Les tirs de roquettes ont été revendiqués par le Djihad islamique.

(Reuters)

n°343 - Journal de la Palestine - 16-04 au 23-04– (début) - Carter : "Le blocus de Gaza est un crime et une atrocité"

n°343 - Journal de la Palestine- 16-04 au 23-04– (milieux) - Carter : "Le blocus de Gaza est un crime et une atrocité" Journal de la Palestine                                   

N°344                          16-04 au 23-04

Par M.Lemaire


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Sommaire

La Palestine en chiffre & au jour le jour

Détails par région:

Décompte des pertes humaines

1 Politique Palestinienne (en Palestine toujours occupée)

2 Politique Israélienne

3 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Shahana a filmé sa propre mort.

5-2 Le HRW veut une enquête sur la mort du caméraman de Reuters à Gaza.

5-3 Cameraman tué à Gaza: HRW met en cause l'attitude des militaires israéliens.

6 Les brèves

6-1 Abbas veut un "accord cadre" avec Israël

6-2 Abbas annule sa décision d’honorer des captives palestiniennes à causes des critiques sionistes
6-3 Gaza/Israël : John Duggard appelle à une intervention internationale.

6-4 Le gouvernement ‘Haniyeh’ : le massacre de Jouhr Al-Dick représente un nouveau génocide.


La lutte pour la libération dans les  territoires occupé

Au jour le jour

Bande de Gaza -

17-04 Attaque du point de passage de Kerem Shalom, à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, Un résistant a été tué, et deux autres blessés, selon des sources médicales palestiniennes. (AFP) Al- Oufok avec les agences de presse

19-04 Le résistant Imad Abou Amar, 22 ans, a été tué samedi matin dans la ville de Gaza lors d'une incursion israélienne appuyée par l'aviation, a-t-on appris par une source des services palestiniens de sécurité.Peu après l'attaque, les blindés se sont retirés du secteur pour regagner le territoire israélien, a-t-on ajouté de même source. (AFP)

19-04 Samedi soir, dans le nord de la bande de Gaza, une frappe aérienne de Tsahal a tué au moins quatre résistants.  (ats)

20-04 Au moins un résistant a été tué dans le nord de la bande de Gaza par une frappe aérienne israélienne, rapportent le Hamas et des sources médicales. Cinq autres ont été blessés. L'attaque mortelle, est survenue à l'aube, à l'est de la ville de Gaza, près de la frontière avec Israël,. (ats)

20-04 Deux adolescents palestiniens touchés lors d’un tir de missile israélien qui a tué mercredi un cameraman de Reuters dans la bande de Gaza ont succombé dimanche à leurs blessures, apprend-on de sources médicales. Leurs décès portent à six le bilan total des victimes de ce tir imputé par plusieurs témoins à un blindé de l’armée d’occupation distant de 1,5 km de sa cible. Les deux nouvelles victimes ont respectivement 16 et 17 ans. Al-Oufok avec les agences de presse

20-04 Dimanche, deux adolescents palestiniens sont morts des blessures reçues quatre jours auparavant. Ahmed Najar, 17 ans, and Bilal Deheini, 16 ans, avaient été touchés par des tirs israéliens, a indiqué une source médicale. (Reuters)

20-04 Deux résistants d ont été tués et six autres blessés dans deux frappes menées par l’aviation des forces d’occupation à Gaza, selon les services de secours palestiniens. Les missiles ont été tirés tôt dimanche dans l’est de la ville de Gaza et dans le nord du territoire. Al-Oufok avec les agences de presse (Reuters)

21-04 Une opération avait été menée près de Beit Hanoun, une ville située près de la frontière. Les troupes d’occupation ont tiré sur deux hommes  qui avaient tenté de les attaquer et interpellé une trentaine de Palestiniens avant de se retirer, a déclaré la porte-parole. Le résistant du Hamas a été atteint par un obus tiré par un char, et est décédé .a-t-on appris auprès des hôpitaux. (21-04- Al-Oufok avec les agences de presse)

21-04 Trois résistants ont été blessés par la suite dans un raid aérien près de la frontière dans le nord de la bande de Gaza, dit-on de sources hospitalière et militaire. (Reuters)


Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 : 17-04 Des soldats de la force d’occupation ont tué deux Palestiniens, un résistant du Djihad islamique et un adolescent de 16 ans, lors d’une opération jeudi dans le camp de réfugiés de Kabatya, près de Djénine, en Cisjordanie occupée, ont annoncé les services de sécurité palestiniens.

18-04 Hani al-Kaabi, 26 ans, chef local des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa a été tué tôt vendredi lors d'un échange de tirs avec des militaires d'une "unité spéciale" opérant déguisés en Palestiniens, dans le camp de réfugiés de Balata à Naplouse dans le nord de la Cisjordanie , selon une source sécuritaire palestinienne. Selon martyrs d’Al-Aqsa’un autre résistant du Djihad islamique a été grièvement blessé. Al-Oufok avec les agences de presse

22-04 Quatre jeunes ont été blessés par des balles réelles tirées par des soldats en patrouille à bord de jeeps qui ont ouvert le feu contre des jeunes Palestiniens qui leurs lançaient des pierres dans le camp de Dheisheh, proche de Bethléem (sud), selon des témoins et la source hospitalière. (AFP)  


4-2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)
Palestine

Civils & résistants tués                                                                            :  5.338

Civils & résistants  blessés                                                                      :  52.806

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 10

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.155  ( 377 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6.474   ( 486  militaires/policiers)



Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  
1  Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh.

17-04 Face à la nouvelle escalade de terreur, Mahmoud Abbas a appelé à organiser "au plus vite" une conférence sur le Proche-Orient dans la capitale russe, affirmant que les négociations de paix avec Israël n’avançaient pas suffisamment. Il a aussi de nouveau appelé à un "cessez-le-feu immédiat" à Gaza aux termes duquel les groupes résistants mettraient fin aux tirs de roquettes contre Israël et ce pays arrêterait ses opérations et lèverait le blocus imposé au territoire palestinien.  Al-oufok avec les agences de presse
1-1 Processus de paix.

21-04 Dans un entretien téléphonique avec l’Associated Press, M. Abou Roudeina a précisé que les négociations avec les Israéliens "demeurent en difficulté". "Le fossé est encore profond et les positions sur les six questions essentielles sont divergentes", a-t-il regretté, s’agissant notamment du statut de Jérusalem, des colonies juives en Cisjordanie occupée, du dossier des réfugiés palestiniens et de celui du tracé de frontières. "Nous allons demander à la partie américaine d’intervenir pour réduire le fossé et donner l’impulsion nécessaire à ces négociations", a ajouté le porte-parole, réitérant "l’attachement de la partie palestinienne à parvenir à un accord dans le cadre de ce qui a été convenu lors de la conférence d’Annapolis (Maryland) en novembre dernier". "Nous allons voir quel est le degré de sérieux de la partie israélienne et de son attachement aux engagements pris", a-t-il martelé. (21-04- Al-Oufok avec les agences de presse)


1-3 Elections

L'Université de Bir-Zeit, située près de Ramallah, compte près de 7.000 étudiants La liste du parti Fatah du président Mahmoud Abbas a obtenu 25 sièges, contre 19 au Hamas, cinq au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), cinq au Jihad islamique et deux à des indépendants. le taux de participation au scrutin n'était pas disponible dans l'immédiat. A l'issue des dernières élections dans cet établissement il y a un an, le Hamas avait formé la coalition au Conseil des étudiants après avoir obtenu 22 sièges, contre 19 au Fatah. (AFP)


1-7 Des Canons ... pas du beurre. 18-04

Le Hamas a attiré l’attention sur les menaces de l’occupant israélien d’assassiner les leaders du mouvement. C’est une guerre ouverte : C'est une lutte contre l'occupant usurpateur. La victoire viendra avec la patience et l'endurance."Nous continuons le choix de la résistance et du djihad. Nous restons fidèles à nos martyrs. Leur sang renforce notre volonté et notre attachement à la résistance, jusqu'à la libération de notre terre de Palestine", confirme le mouvement. CPI


1-12 Diplomatie 

 Le premier ministre au gouvernement d'unité nationale Ismaïl Haniyeh a exprimé son espoir de voir réussir la visite de la délégation du mouvement du Hamas au Caire pour mettre fin à la tension des relations avec l'Égypte afin d'ouvrir le passage de Rafah et de mettre un terme au blocus sioniste imposé contre la bande de Gaza, depuis plus de dix mois. Il a renouvelé son appel à l'ancien président américain Jimmy Carter à visiter la Bande pour voir la situation catastrophique et la souffrance des habitants de la Bande , tout en souhaitant que l'Égypte facilite son entrée dans la bande de Gaza. CPI


1-13 Déclaration et situation dans les geôles israéliennes - Prisons & tortures 19-04  Le ministre de l’Industrie et du Commerce de l’autorité d’occupation Eli Yishai, membre du parti religieux Shas, s’est dit prêt à rencontrer Méchaal pour évoquer la libération du sergent Gilad Shalit. Carter, qu’Olmert a refusé de rencontrer durant sa visite à Jérusalem, doit transmettre à Méchaal un message de Yishai, seul ministre qui l’ait reçu à Jérusalem. Ehud Olmert, qui a récusé la liste des détenus palestiniens dont le Hamas souhaiterait la libération en échange de la restitution de Shalit, n’a fait aucun commentaire sur l’initiative de son ministre.  Al-Oufok avec les agences de presse  CPI
La résistance reste le seul moyen pour libérer les captifs, confirme Bahar
Le président du Conseil Législatif palestinien par intérim Dr. Ahmed Bahar a confirmé que le seul moyen pour libérer les 11700 captifs palestiniens, enfermés dans les prisons de l’occupation israélienne, reste la résistance. L’occupant ne comprend que le langage de la force.
Bahar attire l'attention sur le fait que le Conseil soutient le projet de la résistance, en particulier dans ses efforts destinés à libérer les captifs palestiniens. Ces captifs souffrent le martyre dans les prisons de l'occupation. L'occupant fait tout pour casser leur volonté et leur résistance, ajoute Bahar. Dans son discours, il a salué les députés qui avaient refusé le chantage de l'occupant pour qu'ils quittent leurs sièges au Conseil contre leur libération. Il a aussi salué le rôle des captifs dans l'unification du peuple palestinien. Ils mettent beaucoup d'efforts dans ce domaine. La charte des captifs, base d'un dialogue palestino-palestinien, n'en est qu'un exemple. Quant aux captives palestiniennes, les mères en particulier, Bahar montre son étonnement du fait que le monde dit démocratique laisse tomber leur affaire et celle de plus 11700 captifs dont des enfants, au moment où les délégations viennent et partent pour un seul soldat israélien enlevé sur son tank duquel il tirait sur des civils palestiniens ! A la fin de son discours, Bahar a appelé les résistants palestiniens à mettre tous leurs efforts pour capturer des soldats israéliens, un moyen pour libérer nos captifs. Gaza - CPI - 18-04
"Shalit immédiatement relâché si l’autorité d’occupation libère 450 détenus Palestiniens"

Le soldat israélien Gilad Shalit, enlevé par des résistants près de la frontière avec Gaza en juin 2006, sera "immédiatement" relâché si l’autorité d’occupation libère des détenus palestiniens, a affirmé vendredi un responsable du Hamas. "Nous avons demandé la libération d’un nombre précis de prisonniers. Nous ne sommes pas pressés et nos conditions sont claires", a déclaré Mahmoud Zahar, cité par l’agence officielle égyptienne Mena. 1

18-04  Les dirigeants du Hamas ont jugé qu’une offre de libérer Shalit en échange de 600 prisonniers palestiniens était "raisonnable" étant donné le nombre élevé - 11.000 - de détenus palestiniens dans les geôles israéliennes. Al- Oufok avec les agences de presse

18-04"Si Israël respecte ces conditions et libère les détenus condamnés à de longues peines de prison, nous accepterons immédiatement ce marché", à savoir la libération du soldat Shalit, a-t-il ajouté. Le Hamas a fait parvenir à l’autorité d’occupation, par l’intermédiaire de l’Egypte, une liste de 450 prisonniers dont il réclame la libération en échange de Gilad Shalit, mais elle a estimé que la plupart de ces résistants avaient été impliqués dans des attaques meurtrières contre des Israéliens et ne pouvaient par conséquent être libérés.Un haut dirigeant du Hamas, Moussa Abou Marzouk, avait évoqué début avril dans un entretien à un journal koweïtien le chiffre de 350 prisonniers.  Le 31 mars, Khaled Mechaal, chef en exil du mouvement, a indiqué sur la chaîne britannique Skynews que Gilad Shalit était toujours en vie et bien traité. Le caporal franco-israélien Gilad Shalit, 21 ans, a été capturé le 25 juin 2006 en territoire israélien à la lisière de la bande de Gaza par trois groupes résistants, dont le Hamas.  18-04 Al-Oufok avec les agences de presse


2  Politique Israélienne

2-3 Sur le terrain.

21-04 Les Forces d’Occupation Israéliennes (FOI) ont refusé de faire entrer, dans la bande de Gaza, des dizaines de tons des aides alimentaires offertes par l’Egypte. Une source officielle égyptienne a indiqué hier, dans une déclaration à la presse, que 'nous avons contacter les autorités israéliennes, en vue de l'accès des camions portant des aides alimentaires à la population de Gaza, mais nous n'avons reçu aucune réponse.' WAFA

23-04 "Un million de litres de fioul destiné à la centrale électrique de Gaza est en train d'être transféré par le passage de Nahal Oz qui a rouvert ce matin", a affirmé une porte-parole de l'armée. Israël a "commencé à livrer des quantités de fioul qui s'élèvent jusqu'à présent à 800.000 litres pour faire fonctionner la centrale", a affirmé à l'AFP son directeur, Rafik Maliha, soulignant que ce carburant permettrait de produire de l'électricité "pour deux à trois jours". Cette centrale fournit environ 30% de l'électricité dans la bande de Gaza, le reste étant fourni par Israël et par l'Egypte, dans une moindre mesure. Israël a imposé de sévères restrictions à l'acheminement des marchandises vers la bande de Gaza depuis la prise du pouvoir par les islamistes du Hamas en juin 2007. Il a durci ses sanctions en janvier en imposant un blocus du territoire dans le cadre de sa riposte aux tirs de roquettes sur le sud d'Israël. AFP)


2-4 Les grandes manœuvres 18-04

 L’autorité d’occupation va laisser les Palestiniens rouvrir 20 postes de police en Cisjordanie, a rapporté  un de ses responsables militaires. Peter Lerner, un responsable militaire, a précisé que quelque 500 policiers palestiniens seraient déployés dans des villages cisjordaniens Ce sera la première fois que la police palestinienne fera son retour dans des zones rurales de Cisjordanie. Les postes de police, approuvés vendredi, seront opérationnels après un entretien prévu la semaine prochaine entre des responsables des services de sécurité de l’autorité d’occupation et palestiniens..Le contrôle de la sécurité dans ces zones restera entre les mains de l’autorité d’occupation, mais les Palestiniens disposeront désormais d’agents pour maintenir l’ordre public et faire appliquer la loi. Al-Oufok avec les agences de presse dont AP


2-6 Pays corrompu cherche …

22-04 Ben-ami Kadish, (unn ancien ingénieur en mécanique de l'armée américaine)  est accusé d'avoir transmis des informations secrètes à Israël et a été arrêté mardi. Il est soupçonné d'avoir transmis des documents classifiés concernant la défense américaine à un employé du consulat israélien, qui avait également reçu des informations de Jonathan Pollard, agent du Pentagone condamné pour espionnage. Ben-ami Kadish, qui travaillait au Centre de recherche en armement, de développement et d'ingénierie de Dover dans le New Jersey. Il devait être présenté mardi devant un juge d'un tribunal fédéral à Manhattan pour quatre chefs de complot. Il est notamment accusé d'avoir révélé des documents concernant la défense nationale américaine à Israël et d'avoir agi comme agent du gouvernement américain. La plainte déposée contre lui l'accuse d'avoir emporté chez lui plusieurs documents classés entre 1979 et 1985 et d'avoir laissé l'employé du gouvernement israélien les photographier dans sa cave. Les documents contenaient des informations sur l'armement nucléaire et sur le système américain de défense anti-missiles aériens Patriot. AP 


3 Politique Internationale des térritoires occupés

2 Les institutions et leurs satellites

Onu

17-04 Le Secrétaire général s’est dit « extrêmement inquiet » devant l’escalade de la violence dans Gaza et le sud d’Israël aujourd’hui.Centre de nouvelles ONU


3- Organisations Mondiales & régionales

17-04  Le Foreign Office a déploré "la mort de civils, d’enfants innocents et du journaliste de Reuters, que nous jugeons particulièrement troublante". Al-oufok avec les agences de presse

6 Ue

17-04 l’Union européenne, emboîtant le pas au patron de l’ONU Ban Ki-moon, a appelé à la retenue. Al-oufok avec les agences de presse


5 Médias/Vidéos  Les dernière images de Fadal Shahana, caméraman de l’agence Reuters tué à GazaFadal 5-1 Shahana a filmé sa propre mort. Sur cette vidéo, le caméraman Fadel Shahana, présent hier sur le terrain des opérations à Gaza, a été touché par un obus, tiré depuis un tank israélien.
Voir la suite ... http://www.infolive.tv/fr/infolive.tv-21474-israelnews-les-derniere-images-de-fadal-shahana-cameraman-de-lagence-reuters-tu

5-2 Le HRW veut une enquête sur la mort du caméraman de Reuters à Gaza. Le mouvement de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) a réclamé vendredi l’ouverture d’une enquête indépendante sur la mort d’un caméraman de Reuters et de plusieurs civils palestiniens dans la bande de Gaza. Fadel Chana, le reporter palestinien âgé de 23 ans, a été tué mercredi alors qu’il filmait un char des forces d’occupation enterré un kilomètre plus loin. "Les investigations de Human Rights Watch sur le site suggèrent que l’équipage d’un char israélien a imprudemment ou délibérément ouvert le feu sur l’équipe du journaliste", indique dans un communiqué l’organisation dont le siège se trouve à New York. "Les soldats israéliens ne sont pas assurés qu’ils visaient une cible militaire avant d’ouvrir le feu et certains éléments suggèrent qu’ils ont effectivement visé le journaliste", ajoute HRW. Un examen aux rayons X a révélé la présence dans le torse, et les jambes de Chana, ainsi que dans son gilet pare-balles frappé du mot "Press", de "fléchettes" de métal de projetées par des munitions controversées utilisées par l’armée d’occupation. Les dernières images qu’il a tournées montrent le char ouvrant le feu puis une explosion à quelques mètres du sol. Selon Reuters, deux jeunes passants ont également été tués par l’explosion et le preneur de son qui accompagnait Chana a été légèrement blessé. Le Centre palestinien des droits de l’homme fait en revanche état de trois morts, âgés de 14, 17 et 22 ans. Al-Oufok avec les agences de presse 18-04 

5-3 Cameraman tué à Gaza: HRW met en cause l'attitude des militaires israéliens.

L'organisation de défense des Droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a mis en cause dimanche l'attitude des militaires israéliens dans la mort du caméraman palestinien de l'agence britannique Reuters, tué mercredi à Gaza par un tir de char israélien. "Les militaires israéliens ne se sont pas assurés au préalable qu'ils visaient un objectif militaire avant de tirer et il y a des indices selon lesquels ils ont visé les journalistes", affirme Joe Stork, le directeur d'HRW pour le Proche-Orient, dans un communiqué. Fadel Chanaa, 23 ans, a été tué mercredi par un tir de char israélien alors qu'il filmait des confrontations entre l'armée israélienne et des groupes armés palestiniens à Gaza. S'appuyant sur les images filmées par le cameraman et des témoignages recueillis sur place, HRW estime qu'il n'y avait pas d'activités militaires palestiniennes dans le secteur quand le char a tiré. Une porte-parole militaire israélienne, interrogée par l'AFP, a démenti cette version des faits. "Le photographe se trouvait en zone de combats, alors que nos forces essuyaient des tirs" a-t-elle affirmé, soulignant que l'armée israélienne ne prenait "pas pour cible des journalistes". Selon son agence de presse, Fadel Chanaa était sorti de son véhicule siglé "TV" pour filmer un char, à plusieurs centaines de mètres de lui, qui participait aux opérations de l'armée israélienne dans le centre de la bande de Gaza. La vidéo du journaliste, filmée quelques secondes avant sa mort, montre le char ouvrant le feu. Dix-sept autres Palestiniens, pour la plupart des civils, et trois militaires israéliens ont été tués le même jour. Selon une enquête de B'Tselem, organisation israélienne pour la défense des droits de l'Homme, le journaliste a été victime d'un obus de char de type "Fléchette", dont l'usage particulièrement en zone peuplé est dénoncé par les ONG. "Nous exigeons de l'armée israélienne qu'elle cesse immédiatement d'utiliser à Gaza de tels obus qui en explosant projettent des milliers d'éclats de métal dans un rayon de 300 mètres et mettent ainsi indistinctement en danger des civils innocents, en violation du droit humanitaire international", a affirmé B'Tselem dans un communiqué. Mercredi, le chef de la rédaction de Reuters, David Schlesinger, avait "exigé une enquête immédiate sur cet incident par l'armée israélienne". Mais, dimanche soir, l'armée israélienne n'avait toujours pas annoncé d'enquête. Par ailleurs, une cinquantaine de journalistes et autres employés des médias ont participé dimanche à un sit-in de protestation à Ramallah, en Cisjordanie, à la suite de la mort de leur confrère, arborant des pancartes avec des inscriptions: "arrêter de tuer des journalistes" et "Fadel Channa tué par l'occupation" israélienne, a constaté un correspondant de l'AFP. ©AFP / 20 avril 2008 17h25)

6 Les brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6-1 Abbas veut un "accord cadre" avec Israël

Le président Abbas s'est dit déterminé à parvenir à un "accord cadre" jetant les bases d'un traité de paix avec Israël avant la fin du mandat de Bush qu'il doit rencontrer mercredi à Washington. "Notre objectif prioritaire, qui est aussi celui du président Bush, est d'achever les négociations en 2008", Il a dit souhaiter conclure avec Israël "non pas un accord de principes mais un accord cadre jetant les bases du règlement pour chaque dossier en négociation". Selon lui, la conclusion d'un tel accord "revient à parapher un traité de paix" entre les Palestiniens et Israël. "Si on parvient à cet accord cadre, le reste sera plus simple", a-t-il souligné. "Un accord doit tout englober, sinon il n'y en aura pas un en 2008", a-t-il prévenu. "Si l'année s'achève sans résultat, nous connaîtrons une situation difficile", a prévenu M. Abbas. "Il faudra deux ans à la nouvelle administration (américaine) pour se familiariser avec la donne internationale. Nous voulons éviter à notre peuple un tel désarroi", a-t-il ajouté. "Il ne fait pas de doute qu'il est dans l'intérêt du président Bush de voir un accord se conclure pendant son mandat", a estimé M. Abbas. Il a en outre affirmé qu'il soumettrait tout traité de paix qui serait conclu à l'approbation du peuple palestinien par référendum "Si le peuple accepte (le traité) et le Hamas le rejette, celui-ci se dressera alors contre la volonté du peuple", a-t-il dit. (AFP / 20 avril 2008)


6-2 Abbas annule sa décision d’honorer des captives palestiniennes à causes des critiques sionistes
La présidente sioniste de la Knesset a affirmé à Abbas que l'idée de donner ces médailles d'honneur crée la colère au sein de la société sioniste et chez plusieurs députés de la Knesset , et elle a ajouté s'opposer aux négociations pacifiques entre les deux parties Des sources israélienne  ainsi que la radio hébreu ont dit, ce matin, jeudi 17/4, que le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas a informé, la nuit dernière, la présidente du parlement (Knesset), Dalia Itzik, lors d’un contact téléphonique, qu’il a annulé sa décision d’honorer des captives palestiniennes condamnées par les autorités de l’occupation. Iloétait prévu que le président Abbas donne des médailles d'honneur à des captives palestiniennes dans le siège de l'autorité à Ramallah. 18-04 –CPI
6-3 Gaza/Israël : John Duggard appelle à une intervention internationale.
« Combien de temps cette folie va-t-elle se perpétuer sans intervention internationale sérieuse », a demandé aujourd’hui le Rapporteur des droits de l’homme pour les territoires palestiniens occupés depuis 1967, après la nouvelle vague de violence.
« Les effusions de sang à Gaza et dans une moindre mesure en Cisjordanie se poursuivent ». « Mercredi 16 avril, près de 20 Palestiniens ont été tués lors d'opérations militaires israéliennes. La majorité des tués étaient des civils et cinq d'entre eux des enfants. Le même jour trois soldats israéliens ont été tués », a rappelé John Duggard dans un communiqué publié aujourd'hui à Genève. « Le manque de volonté de la part d'Israël de parler au Hamas est compréhensible, compte tenu de l'hostilité du Hamas envers l'Etat d'Israël. Mais il n'y a pas de raison pour que les Nations Unies, par l'intervention du Conseil de sécurité ou du Secrétaire général, n'intervienne pas et ne fasse pas valoir son rôle de médiateur », a souligné l'Expert des Nations Unies. « C'est un rôle joué traditionnellement par les Nations Unies, même lorsqu'une des parties a été qualifiée de 'terroriste' », a-t-il insisté. John Duggard a appelé à ce que l'ONU ouvre des « voies de communication entre Israël, le Hamas et l'Autorité palestinienne à Ramallah, afin de les amener à la table de négociations. Une telle initiative contribuerait aussi à la promotion de l'unité nationale palestinienne – un autre domaine dans lequel l'ONU a manqué d'agir ». « Il n'est sûrement pas trop demandé que d'attendre du Conseil de sécurité, et, s'il ne peut agir, du Secrétaire général, de protéger la vie humaine, même si cela implique de parler à un groupe que l'on désapprouve politiquement », a souligné l'Expert. Centre de nouvelles ONU 17-04
6-4 Le gouvernement ‘Haniyeh’ : le massacre de Jouhr Al-Dick représente un nouveau génocide.
Le gouvernement d’unité nationale dirigé par Ismaïl Haniyeh a annoncé au monde la mort des citoyens palestiniens tués par les bombardements des avions sionistes qui ont ciblé, hier soir mercredi 16/4, les enfants et les civils dans la région de Jouhr Al-Dick, au milieu de la bande de Gaza.
Dans un communiqué de presse dont le Centre Palestinien d'Information a reçu une copie, le gouvernement de Haniyeh a dit que le grand nombre de martyrs ainsi que les incursions continuelles des forces occupantes dans toutes les villes de la Cisjordanie montrent le terrorisme programmé de l'état de l'occupation sioniste contre un peuple innocent encerclé et désarmé. Le gouvernement a considéré que ces agressions et massacres sionistes viennent dans le cadre des politiques et plans de génocide programmés contre le peuple palestinien, selon les déclarations des chefs de l'occupation. Il a déclaré que le silence arabe et islamique, et la politique de deux poids de mesure utilisée par la communauté internationale ainsi que les déclarations de certains responsables palestiniens à Ramallah qui justifient les crimes sionistes sont les raisons directes du massacre où ils ont encouragé l'occupation à tuer nos enfants et femmes. Il a appelé dans un communiqué à la fin du blocus, l'ouverture du passage de Rafah et l'arrêt des agressions sionistes, tout en appelant également les ministres, les leaders, les parlementaires, les organisations officielles et locales dans le monde arabe, islamique et la communauté internationale à visiter la bande de Gaza pour voir la situation dangereuse et désastreuse à cause des politiques agressives de l'occupation. Gaza - CPI 17-04
6-5 Dr. Bahr : Les massacres prouvent la faillite des Sionistes.
La présidence du conseil législatif palestinien a fortement condamné le massacre lâche et honteux perpétré par les autorités sionistes, mercredi 16/04.
Elles ont tué plus de 12 Palestiniens, majoritairement des enfants, après leur sortie de la mosquée d’Essalam, à l’est du quartier de Choujaïa, à l’est de la bande de Gaza. Il est à noter que la présidence du conseil législatif a condamné l'assassinat du journaliste palestinien Fadhl Chanaa, qui a été assassiné par les forces armées sionistes alors qu'il assumait son devoir médiatique. Sa voiture a été prise en cible, mais lorsqu'il est descendu pour essayer de couvrir les évènements du massacre d'Al-Bouriedj, il a été assassiné volontairement pour arrêter sa caméra, une fois pour toute.
Ce nouveau massacre a été qualifié par le chef du conseil législatif palestinien par intérim de honte et de lâcheté, et il a souligné qu'il prouve la faillite des autorités sionistes et de leurs soldats lâches et peureux qui n'ont pas pu combattre les héros résistants palestiniens sur le terrain, s'appuyant sur les avions de guerre pour commettre des massacres contre les civils citoyens palestiniens innocents.
Le conseil législatif palestinien a avertiles occupants, tout en soulignant qu'ils sont responsables des conséquences désastreuses de leurs crimes, et en déclarant que le peuple palestinien soutient avec force sa résistance nationale et son droit légitime de lutter contre les crimes de l'occupation. CPI 17-04
6-6 Construction de nouvelles habitations dans des colonies de Cisjordanie occupée … sans tenir compte des protestations palestiniennes. Le ministère israélien de l'Habitat a lancé vendredi un appel d'offres pour la construction de cent logements dans deux colonies de Cisjordanie occupée. L'appel d'offres, publié dans la presse, concerne la construction de 52 logements dans l'implantation d'El Kana et de 48 autres dans la colonie d'Ariel, toutes deux dans le nord de la Cisjordanie. C'est la première fois qu'un tel appel d'offres est lancé concernant des colonies hors Jérusalem-est annexée, depuis la relance formelle le 27 novembre des négociations de paix israélo-palestiniennes à Annapolis aux Etats-Unis.

Le porte-parole du Premier ministre israélien Ehud Olmert, Mark Regev, a justifié cette décision en affirmant qu'elle "s'inscrit dans la politique du gouvernement de construire dans des blocs d'implantations existants".Cette décision est "conforme avec ce que nous avons dit: un, pas de nouvelle colonie, deux, pas de confiscation de terres, et trois, pas de politique d'extension hors des limites des colonies déjà existantes", a affirmé M. Regev. "Nous condamnons fermement la poursuite de la colonisation. Une telle décision sabote le processus de paix et les négociations" entre Israël et les Palestiniens, a déclaré l'un des principaux négociateurs palestiniens, Saëb Erekat.

Il a indiqué que l'Autorité palestinienne avait "contacté les Etats-Unis et les représentants du Quartette, suite à cette nouvelle violation des engagements israéliens".

n°343-Journal de la Palestine-16-04 au 23-04– (Fin) - Carter : "Le blocus de Gaza est un crime et une atrocité"

n°343 - Journal de la Palestine- 16-04 au 23-04– (Fin) - Carter : "Le blocus de Gaza est un crime et une atrocité"

Journal de la Palestine                                   

N°344                          16-04 au 23-04

Par M.Lemaire


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Sommaire (fin)

7 Dossier

7-1 BILLET D’HUMEUR de Xavière Jardez : Robert Ménard, le Tibet et la Palestine

7-2 John Dugard : « Combien de temps cette folie va-t-elle se perpétuer sans intervention internationale sérieuse »

7-3 Rapport juridique : L’occupation a enlevé 750.000  palestiniens depuis 1967.

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 Raymond Richa : Nous sommes Dimanche, 20 Avril 2008…

8-2 Centre Palestinien d'information : L’arrestation des parents, une autre manière pour déchirer la famille palestinienne


7 Dossier

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

7-1 BILLET D’HUMEUR de Xavière Jardez : Robert Ménard, le Tibet et la Palestine

On les reconnaît les petits roquets à la solde de l’Occident ; ils s’agitent, ils se démènent en tous sens comme des puces sur un chien galeux. Tel est le sieur Ménard, président de Reporters sans Frontières, se contorsionnant derrière le représentant chinois, lors de la cérémonie de l’allumage de la Flamme des Jeux Olympiques, pour déployer sa banderole, dénonçant la répression chinoise au Tibet qui, selon certains chiffres, a fait une centaine de morts. Il gagnerait nos faveurs s’il s’était élevé avec une semblable véhémence contre la répression israélienne – qualifiée sous d’autres cieux de « légitime défense »- dans la bande de Gaza, fin février, donc peu avant le soulèvement au Tibet. Plus de 120 Palestiniens, dont la moitié était des civils, et un sur cinq, un enfant, ont été tués par l’armée israélienne, d’après l’organisation des droits de l’homme , B’Tselem.  Que ne s’est-il insurgé contre les propos du vice-ministre de la défense de l’état juif, Matan Vinai, menaçant les Palestiniens d’un « holocauste » si les tirs de roquettes persistaient sur le sud d’Israël alors que ceux-ci n’ont, en sept ans, enregistré 14 victimes contre 323 morts palestiniens depuis la Conférence d’Annapolis, fin janvier 2008.

Si la Chine est une puissance occupante d’un Tibet qui a, toujours, été sous la suzeraineté chinoise, qu’est donc Israël qui, il y a 60 ans, n’existait pas et qui, depuis 40 ans occupe des territoires palestiniens, sans oublier le Golan syrien, acquis par la force,  s’y enracine par la multiplication de ses colonies et refuse le retour des réfugiés palestiniens ? Il ne nous semble pas, à moins d’un murmure, que R. Ménard ait protesté avec autant de violence contre la construction du Mur de la honte, qui enclave les Palestiniens, les ghettoïse, ni contre les sévices subis par les prisonniers irakiens dans la prison d’Abou Ghraib, ou encore contre l’assassinat de plus de 250 journalistes irakiens.

l n’y a pas si longtemps, dans le temps historique, les maîtres à penser US de R. Ménard ne laissaient subsister aux Etats-Unis qu’une fragile portion des tribus amérindiennes, les réduisant à n’être qu’une attraction touristique dans leurs réserves, anéantissant leur culture, leur identité, leur religion sur une telle échelle que le « génocide culturel » dont la Chine est accusée paraît dérisoire.

Il faut en finir avec le matraquage de l’information, la désinformation anesthésiante qui, du flacon d’anthrax de C. Powell au rapport plagié de Tony Blair, a engendré la tragédie irakienne et engendrera d’autres tragédies, en Iran ou en Chine qu’à nouveau on cherche à démembrer.  Peut-être alors, aurons-nous d’authentiques reporters sans frontières.


7-2 John Dugard : « Combien de temps cette folie va-t-elle se perpétuer sans intervention internationale sérieuse » 

« Combien de temps cette folie va-t-elle se perpétuer sans intervention internationale sérieuse », a demandé aujourd’hui le Rapporteur des droits de l’homme de l’ONU pour les territoires palestiniens occupés depuis 1967, après la nouvelle vague de violence. M. Dugard appelle au dialogue avec le Hamas.

ONU, 17 avril 2008

« Les effusions de sang à Gaza et dans une moindre mesure en Cisjordanie se poursuivent ». « Mercredi 16 avril, près de 20 Palestiniens ont été tués lors d’opérations militaires israéliennes. La majorité des tués étaient des civils et cinq d’entre eux des enfants. Le même jour trois soldats israéliens ont été tués », a rappelé John Duggard dans un communiqué publié aujourd’hui à Genève.« Le manque de volonté de la part d’Israël de parler au Hamas est compréhensible, compte tenu de l’hostilité du Hamas envers l’Etat d’Israël. Mais il n’y a pas de raison pour que les Nations Unies, par l’intervention du Conseil de sécurité ou du Secrétaire général, n’intervienne pas et ne fasse pas valoir son rôle de médiateur », a souligné l’Expert des Nations Unies.

« C’est un rôle joué traditionnellement par les Nations Unies, même lorsqu’une des parties a été qualifiée de ’terroriste’ », a-t-il insisté. John Duggard a appelé à ce que l’ONU ouvre des « voies de communication entre Israël, le Hamas et l’Autorité palestinienne à Ramallah, afin de les amener à la table de négociations. Une telle initiative contribuerait aussi à la promotion de l’unité nationale palestinienne - un autre domaine dans lequel l’ONU a manqué d’agir ». « Ce n’est sûrement pas trop demander que d’attendre du Conseil de sécurité, et, s’il ne peut agir, du Secrétaire général, de protéger la vie humaine, même si cela implique de parler à un groupe que l’on désapprouve politiquement », a souligné l’Expert.   Publication originale ONU   conflit Israelo-Palestinien ? 18 avril 2008
7-3 Rapport juridique : L’occupation a enlevé 750.000  palestiniens depuis 1967.
Un rapport juridique a affirmé que les forces armées de l’occupation sionistes ont arrêté 750 mille palestiniens depuis 1967, ce qui correspond à 25% de la totalité du peuple palestinien qui habite dans les territoires occupés en 1967.

Parmi eux, 65 mille personnes ont été kidnappées durant l’Intifada d’Al-Aqsa seulement.

À l'occasion du jour du captif, le ministère des affaires des captifs et des libérés a publié 1un rapport, tirant la sonnette d'alarme sur les escalades des arrestations par les forces armées sionistes contre les citoyens palestiniens.

Le rapport a indiqué que les pratiques criminelles des arrestations sionistes ont enregistré une augmentation de 62% durant l'année 2006 par rapport à l'année 2005, alors que l'année 2007 a témoigné d'une progression de 34,2%, enregistrant un accroissement de 118% durant l'année 2007 par rapport aux arrestations de 2005. Au sujet des captives, les troupes armées de l'occupation ont arrêté plus de dix mille citoyennes palestiniennes depuis 1967, dont 750 captives durant l'Intifada d'Al-Aqsa, au moment où 97 citoyennes souffrent jusqu'à cette heure dans les prisons de l'occupation dont des jeunes filles âgées moins de 18 ans, des mères, des étudiantes, ainsi que la député Mariam Salah. 5 captives sont en détention administrative. Le rapport a souligné que quatre captives ont accouché dans les prisons de l'occupation et souffrent actuellement avec leurs bébés dans leurs cellules, sous des circonstances inhumaines et insupportables avec notamment des négligences médicales. Ce rapport juridique a montré que le plus petit captif au monde dans les prisons sionistes est le bébé Youssef, qui est âgé de moins de trois mois.   

Gaza - CPI 20-04



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

8-1 Raymond Richa : Nous sommes Dimanche, 20 Avril 2008…

Gaza, Samedi, 19 Avril 2008,18h, heure locale, les ambulances, toutes les ambulances, par manque de carburant, se sont arrêtées…
Quant à l’or noir arabe, il coule à flot, venant alimenter toutes les énergies qui font le confort des peuples d’Occident, jusqu’à alimenter l’engin volant de toutes les haines racistes et fascistes, tirant ses missiles intelligents, cette fois-ci, non seulement sur nos enfants, mais aussi sur la caméra qui témoigne…
Gaza, Samedi, 19 Avril 2008, toutes les salles d’opération chirurgicale ne fonctionnent plus…
Désormais, la chair vivante, blessée, qu’elle soit résistante ou simplement enfant, est abandonnée à son sort…
Ailleurs, bien loin de toutes les luttes, les Moubarak, Abbas et Sinioura fouillent dans les poubelles de l’Histoire, à la recherche de la moindre justification de leur ignoble logique de collaboration ; toutes les hypocrisies sont à prendre, jusqu’aux larmes du crocodile…
Dimanche, 20 Avril 2008, Gaza, malgré ses profondes blessures, puisant ses forces de ces petits battements d’ailes de papillon venus de Mahallah Al Kubra, de Bassorah et de Qana vêtue en robe blanche pour honorer ses enfants tombés hier, résiste jusqu’au martyre à l’hystérie de l’occupant…
Dimanche, 20 Avril 2008, désormais, ces petits battements d’ailes de papillon, du grand pays entre les deux fleuves à celui des cèdres éternels, en passant par celui du Nil, grandiront dans la résistance jusqu’à la chute de l’oppression et de la collaboration…
Les faces des pyramides, fières de leur géométrie bâtie dans le sang, résonneront avec la voix de cette maman privée de pain et de lait, allaitant son bébé, sur cette terre d’Egypte, comme à Gaza ou ailleurs.
Ces faces là plieront l’espace jusqu’à ce que les quatre points cardinaux de notre grande nation arabe se confondent, dépassant ainsi les mœurs, les croyances, les dialectes et les idéologies et abolissant, par le seul acte de résistance, toutes les formes d’exploitation, d’oppression, d’obscurantisme, d’abandon national et de collaboration avec l’ennemi.

20 avril 2008,
Raymond RICHA


8-2 Centre Palestinien d'information :  L’arrestation des parents, une autre manière pour déchirer la famille palestinienne
Il est naturel que l’arrestation d’un membre d’une famille sème un état de panique et d’attente dans leur maison. Quel sera cependant l’état de cette maison, lorsque toute la famille sera arrêtée ? Des pères derrière les barreaux
La famille a pris plusieurs nominations. Une fois, c’est la famille immigrée. Une autre fois, elle est réfugiée. Et aujourd'hui, c’est la famille emprisonnée. Fawad Al-Khafach, directeur d'Ahrar, centre de recherches sur les captifs, confirme que lorsque le père est arrêté, la mère prend le rôle de chef de famille. Elle rassemble les enfants autour d'elle et essaie d'amoindrir l'effet de l'absence de leur père. Mais que feront les enfants lorsque et le père et la mère sont emprisonnés, chacun dans une prison différente ? La famille vivra dans des conditions très difficiles, difficilement imaginables pour beaucoup de sociétés.

Accouchement dans la prison Al-Khafach parle aussi du cas de Madame Khawla Zitawi, originaire du village Jama'ai. Elle a été arrêtée le 25 janvier 2007. C'est dans la prison militaire de Hacharoun qu'elle a mis au monde sa petite fille Ghada. Son mari Mohammed Saïd Abou Omar avait été arrêté peu de temps avant elle, le 7 décembre 2006. Il est enfermé dans une autre prison sioniste. Ni elle ni leur petite Ghada ne peuvent le voir. Quant à leur fille Salsabile, âgée de quatre ans seulement, elle n'a plus la tendresse de sa mère, ni la présence de son père. Sa vie est déchirée entre la maison de sa grand-mère et celles de ses oncles.

Mère de sept enfants Le directeur d'Ahrar parle aussi de l'histoire de la captive Nora Al-Hamchlmoun. Elle avait été emprisonnée il y a deux ans de cela, ainsi que son mari. Depuis le premier moment de leur arrestation, ils ont entamé plusieurs grèves de la faim. L'importance de cette histoire, c’est que ces deux parents laissent derrière eux sept enfants. Aussi intentionnée soit-elle, la grand-mère ne pourra les remplacer.

Un autre couple Al-Khafach parle également de la captive Attaf Alayyan. Elle a passé les meilleures parties de sa jeunesse en se déplaçant d'une prison à une autre. Il en est de même pour son mari, l'écrivain Waleed Al-Hodli. Ils souffrent de cette fameuse « détention administrative ». Leur petite, Ayha, avait vécu avec sa mère avant qu'elle ne sorte et vive avec sa grand-mère, loin de ses parents.

Des histoires inimaginables Les histoires de ces captifs palestiniens sont à peine croyables et imaginables. Et elles n'ont pas l'air de diminuer en nombre. Qui peut décrire, dit Al-Khafach, à titre d'exemple, les sentiments et les souffrances de cette mère qui se réveille un matin pour voir ses cinq garçons interpellés, incarcérée et dispersés sur cinq prisons sionistes. Ils sont été condamnés à des durées inimaginables. 2600 ans pour Moath. 150 ans pour Othman. Abada a été mieux chanceux avec sa peine de 10 ans ! Leur père est mort sans pouvoir les voir. Leur mère implore Dieu de ne pas avoir la même fin. Cette prière devient fréquente chez les mères palestiniennes. C’est encore pire pour madame Fazea Sawafta. Les Sionistes lui ont interdit de jeter un dernier regard sur le corps son fils qu'ils avaient tué, confisquant son corps ! Ils ont aussi emprisonné ses trois frères que leur mère espère voir avant de faire ses adieux à ce bas monde. A la fin de son rapport, Al-Khafach confirme que ces histoires ne donnent qu'une image très simpliste des souffrances et du déchirement que la famille palestinienne endure sous une occupation des plus inhumaines. Palestine - CPI 20-04

23/04/2008

n°352- Les Dossiers d'Irak- 22/04 (Début) La guerre en Irak et le réchauffement global

Les Dossiers d'Irak(Début) 

N°352                                                                         22/04/08 

Par M.Lemaire                


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Sommaire : (Début)
Avant propos

La guerre en Irak et le réchauffement global

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 La fabrique du virtualisme

2 Brèves

2-1  Contrôler la formation de militaires étrangers…
2-2 L’artiste égyptien Mahmoud Yassin met l’accent sur les efforts que déploie la Syrie pour aider les réfugiés Irakiens sur son territoire.

3 Dossier & Point de vue

3-1  Point de vue de DeDefensa : La “guerre majeure” implique la “débâcle majeure”

3-2 Point de vue de Juan Cole : les guerres d’Irak.

3-3 Point de vue de Juan Cole : Bush se trompe d’ennemi

3-4  Point de vue de DeDefensa : Déconstruction de la puissance.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Le Pentagone en collaboration avec des universités et des hôpitaux va financer un institut de médecine régénérative pour blessés de guerre.

4-2 Mohamed Al Daïni : L'horreur à la prison de Bâakouba.

5 Annexe Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Irak: une "immense débâcle", selon Joseph Collins

Avant propos

La guerre en Irak et le réchauffement global

IL s’agit d’un résumé du rapport qui vient d’être publié sur la contribution de la guerre en Irak au réchauffement global. Voici certaines de ses conclusions :

1 – Le coût total pour les Etats-Unis de la guerre en Irak pourrait couvrir la totalité de l’argent nécessaire pour tous les investissements dans des énergies renouvelables jusqu’en 2030.

2 – La guerre a été responsable, depuis mars 2003, d’au moins 141 tonnes métriques de CO2. Pour mettre cette quantité en perspective :  - Le CO2 émis équivaut aux émissions de 25 millions de voitures.  - Si les émissions de la guerre étaient comptabilisées pour un pays particulier, celui-ci émettrait plus de CO2 annuellement que 139 pays dans le même laps de temps.  - Se situant entre la Nouvelle-Zélande et Cuba, la guerre émet annuellement plus de 60% des émissions de l’ensemble des pays. - Les émissions jusqu’à aujourd’hui sont deux fois et demi plus importantes que celles qui auraient pu être évitées entre 2009 et 2016 si la Californie avait mis en place les autorégulations proposées et que Bush a refusées.

3 – Les 600 000 millions de dollars que le gouvernement étasunien a « investis » en Irak jusqu’à présent, auraient suffi pour construire 9 000 parcs éoliens (d’une capacité de 50MW chacun)

4 – En 2006 les Etats-Unis ont dépensé plus d’argent pour la guerre en Irak que le monde entier en investissements pour les énergies renouvelables.

5 – Le candidat présidentiel Barack Obama a promis d’investir « 150 000 millions de dollars dans les 10 prochaines années pour la prochaine génération en technologie et infrastructures de l’énergie douce ». Les Etats-Unis dépensent presque cette quantité en 10 mois en Irak. Ces estimations sont basées sur la guerre elle-même (utilisation intensive de combustible), les feux dans les puits de pétrole, l’augmentation des explosions de gaz, le boom dans la consommation de ciment à cause de la reconstruction et de la sécurité, l’emploi énorme d’explosifs et de produits chimiques qui contribuent au réchauffement global. Les estimations sont très conservatrices car il est difficile d’évaluer correctement l’utilisation du combustible pour le transport des troupes et de marchandises. Nous sommes convaincus que l’enquête que nous sommes en train de réaliser nous montrera une plus grande quantité d’émissions. Le rapport complet sera présenté cette même année. (Nikki Reisch et Steve Kretzmann, globalizate.org) La Havane. 22 Avril 2008 GRAMMA


Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  Marc

1-1 La fabrique du virtualisme.

L’immense article du New York Times du 20 avril, de David Barstow, est une remarquable “brique” de journalisme. Les détails sont considérables, nombreux, incontestables. Le journaliste qui a écrit la chose a réuni plus de 800 documents qui soutiennent ses allégations. L’article nous décrit l’organisation et le fonctionnement d’une “armée” de commentateurs et “consultants” des grands réseaux (surtout TV) d’information aux USA, pour l’essentiel d’anciens militaires (anciens généraux, anciens amiraux, parés du prestige de leur soi-disant expertise). Ils s'occupèrent, à partir de 2002, en marge de la guerre en Irak et à son propos, de répandre une parole “indépendante” favorable à la politique du Pentagone. Les réseaux et chaînes qui les engagèrent savaient ou ne savaient pas, ou bien s’en doutaient un peu, ou bien ne s'en faisaient pas trop à ce propos, etc. Certains observent le sérieux et la puissance, ainsi que la variété du travail accompli par Barstow. (Cas de Gregg Mitchell, de Editor & Publisher, le 20 avril.) D’autres sont moins impressionnés. Ils notent que des articles, dès 2003 par exemple, mettaient en évidence combien ces “généraux” de réserve étaient des relais du Pentagone. C’est le cas de Glenn Greenwald, dans Salon.com, le 20 avril également. A l’égard de l’“information officielle” et de tout ce qui peut en émaner, – notamment ces “consultants”, ex-généraux et autres, dont le titre de gloire est d’être régulièrement “informé” par le Pentagone, – nous-mêmes, dès 2002 (article de janvier 2002 de notre Lettre d’Analyse dedefensa & eurostratégie mise en ligne le 13 mars 2003), mettions en évidence notre volonté de prendre une distance décisive. Nous lui assignions, dans nos conceptions, un rôle d’acteur de l’information parmi d’autres, et même nécessairement plus suspect que bien d’autres. Ce que nous constations, en un sens, c’était l’acte de décès de la prétention à l’information objective (apparence dont se paraît l'information officielle) durant les événements qui sont le sujet de cette information. Donc, de ce point de vue, l’information soi-disant objective n’existe plus; c’est un progrès, parce que la prétenion à l’information objective, dans l’ère de la communication, est une tromperie. Nous baptisons notre époque “l’ère psychopolitique” (plutôt que “l’ère de la communication” par exemple) parce que, notamment pour le propos qui nous intéresse, l’information aujourd’hui dépend de notre psychologie comme outil de notre jugement, – parce que l’information dépend de notre jugement bien plus que de sa soi-disant existence objective. Mais l’article du NYT est tout de même, sous d’autres aspects, d’un très grand intérêt. Nous y distinguions deux raisons, – la première que nous mentionnons en passant, sans nous y arrêter, – la seconde, qui fera le miel de notre commentaire.

• La première raison, c’est que cet article, par sa masse, ses détails, son effet général, est une bonne piqure de rappel pour les mémoires courtes ou les esprits étroits. Plus encore, il importe plus aujourd’hui en 2008 que ce qu’on disait déjà en 2003, parce qu’en 2008 la résistance à cette évidence de la non-existence d’une information officielle et de son remplacement par une cuisine élaborée pour nous fabriquer de l’information en fast food conformiste est beaucoup plus faible. D’où l’efficacité de la chose. Au-delà, rien de nouveau et rien de plus à dire.

• La seconde raison, c’est, qu’au travers des détails, des déclarations, etc., nous est montrée une “réalité” que nous soupçonnons depuis longtemps. Sa confirmation par la description est une chose bienvenue. Cette réalité, c’est la fabrication de la (d’une) réalité virtualiste. Le titre de cet article du NYT devrait être effectivement “la fabrique du virtualisme”. Nous donnons ci-après deux extraits qui illustre en (petite) partie ce que nous voulons dire… D’abord, un long extrait décrivant la constitution d’une équipe de 75 “consutants” qui vont essaimer sur les grandes chaînes de TV, faire des articles, répondre à des interviews, etc. «But these were trifling compared with what Ms. Clarke’s team had in mind. Don Meyer, an aide to Ms. Clarke, said a strategic decision was made in 2002 to make the analysts the main focus of the public relations push to construct a case for war. Journalists were secondary. “We didn’t want to rely on them to be our primary vehicle to get information out,” Mr. Meyer said. »The Pentagon’s regular press office would be kept separate from the military analysts. The analysts would instead be catered to by a small group of political appointees, with the point person being Brent T. Krueger, another senior aide to Ms. Clarke. The decision recalled other administration tactics that subverted traditional journalism. Federal agencies, for example, have paid columnists to write favorably about the administration. They have distributed to local TV stations hundreds of fake news segments with fawning accounts of administration accomplishments. The Pentagon itself has made covert payments to Iraqi newspapers to publish coalition propaganda. »Rather than complain about the “media filter,” each of these techniques simply converted the filter into an amplifier. This time, Mr. Krueger said, the military analysts would in effect be “writing the op-ed” for the war. »From the start, interviews show, the White House took a keen interest in which analysts had been identified by the Pentagon, requesting lists of potential recruits, and suggesting names. Ms. Clarke’s team wrote summaries describing their backgrounds, business affiliations and where they stood on the war. »“Rumsfeld ultimately cleared off on all invitees,” said Mr. Krueger, who left the Pentagon in 2004. (Through a spokesman, Mr. Rumsfeld declined to comment for this article.) »Over time, the Pentagon recruited more than 75 retired officers, although some participated only briefly or sporadically. The largest contingent was affiliated with Fox News, followed by NBC and CNN, the other networks with 24-hour cable outlets. But analysts from CBS and ABC were included, too. Some recruits, though not on any network payroll, were influential in other ways — either because they were sought out by radio hosts, or because they often published op-ed articles or were quoted in magazines, Web sites and newspapers. At least nine of them have written op-ed articles for The Times. »The group was heavily represented by men involved in the business of helping companies win military contracts. Several held senior positions with contractors that gave them direct responsibility for winning new Pentagon business. James Marks, a retired Army general and analyst for CNN from 2004 to 2007, pursued military and intelligence contracts as a senior executive with McNeil Technologies. Still others held board positions with military firms that gave them responsibility for government business. General McInerney, the Fox analyst, for example, sits on the boards of several military contractors, including Nortel Government Solutions, a supplier of communication networks. »Several were defense industry lobbyists, such as Dr. McCausland, who works at Buchanan Ingersoll & Rooney, a major lobbying firm where he is director of a national security team that represents several military contractors. “We offer clients access to key decision makers,” Dr. McCausland’s team promised on the firm’s Web site. »Dr. McCausland was not the only analyst making this pledge. Another was Joseph W. Ralston, a retired Air Force general. Soon after signing on with CBS, General Ralston was named vice chairman of the Cohen Group, a consulting firm headed by a former defense secretary, William Cohen, himself now a “world affairs” analyst for CNN. “The Cohen Group knows that getting to ‘yes’ in the aerospace and defense market — whether in the United States or abroad — requires that companies have a thorough, up-to-date understanding of the thinking of government decision makers,” the company tells prospective clients on its Web site. »There were also ideological ties. Two of NBC’s most prominent analysts, Barry R. McCaffrey and the late Wayne A. Downing, were on the advisory board of the Committee for the Liberation of Iraq, an advocacy group created with White House encouragement in 2002 to help make the case for ousting Saddam Hussein. Both men also had their own consulting firms and sat on the boards of major military contractors…» Plus loin, on nous décrit le voyage en Irak d’une équipe d’analystes et de consultants du même type, exactement comme feraient des journalistes “normaux”.  «By summer [2003], though, the first signs of the insurgency had emerged. Reports from journalists based in Baghdad were increasingly suffused with the imagery of mayhem. »The Pentagon did not have to search far for a counterweight. »It was time, an internal Pentagon strategy memorandum urged, to “re-energize surrogates and message-force multipliers,” starting with the military analysts. »The memorandum led to a proposal to take analysts on a tour of Iraq in September 2003, timed to help overcome the sticker shock from Mr. Bush’s request for $87 billion in emergency war financing. »The group included four analysts from Fox News, one each from CNN and ABC, and several research-group luminaries whose opinion articles appear regularly in the nation’s op-ed pages. »The trip invitation promised a look at “the real situation on the ground in Iraq .” »The situation, as described in scores of books, was deteriorating. L. Paul Bremer III, then the American viceroy in Iraq, wrote in his memoir, “My Year in Iraq,” that he had privately warned the White House that the United States had “about half the number of soldiers we needed here.” » “We’re up against a growing and sophisticated threat,” Mr. Bremer recalled telling the president during a private White House dinner. »That dinner took place on Sept. 24, while the analysts were touring Iraq . »Yet these harsh realities were elided, or flatly contradicted, during the official presentations for the analysts, records show. The itinerary, scripted to the minute, featured brief visits to a model school, a few refurbished government buildings, a center for women’s rights, a mass grave and even the gardens of Babylon . »Mostly the analysts attended briefings. These sessions, records show, spooled out an alternative narrative, depicting an Iraq bursting with political and economic energy, its security forces blossoming. On the crucial question of troop levels, the briefings echoed the White House line: No reinforcements were needed. The “growing and sophisticated threat” described by Mr. Bremer was instead depicted as degraded, isolated and on the run. »“We’re winning,” a briefing document proclaimed.»

Mensonge? Propagande? Ces mots n’ont pas cours avec le virtualismeLa description qui transparaît au travers de ce très long article est d’un grand intérêt, étonnante d’une certaine façon, révélatrice dans tous les cas. On découvre la technique de l’établissement du virtualisme, qui est une véritable technique systémique. En même temps, on en approche la substance. D’une part, cet article constitue une dénonciation sans ambage ni dissimulation d’une technique de transformation de la réalité (plus que de “dissimulation”), en même temps que sa description dans toute sa crudité, dans tous ses aspects techniques. On ne peut se tromper sur ce qui nous est présenté. On ne peut soupçonner l’auteur de vouloir dissimuler qu’il s’agit d’une action de tromperie sur une très grande échelle. D’autre part, il n’y a nulle part le véritable constat de la dénonciation. En effet, où peut-on voir les mots qui dénoncent la “tromperie”? Nous avons fait un décompte attentif. L’article compte 46.863 signes (7.589 mots). C’est l’équivalent d’un gros communiqué de l’OTAN à Bucarest, ou de 32-33 de nos vieilles pages du bon temps de la dactylographie par machine à écrire. Ce n’est pas rien, c’est même énorme. Sur ce volume, pas une seule fois n’apparaît le mot “mensonge” (“lie” ou “lies”). On note trois fois l’emploi du mot “propaganda”, dont une fois seulement employé dans le contexte pour illustrer l’opération décrite, et encore d’une façon qui tend à dénier l’appréciation qu’on puisse qualifier cette opération de propagande.

Les trois emplois sont les suivants:

• «A few expressed regret for participating in what they regarded as an effort to dupe the American public with propaganda dressed as independent military analysis.» (Rapport avec l’opération, pour la décrire comme une opération de “propagande” mais nous signifiant que fort peu parmi les participants à cette opération regrettent d’y avoir participé, en tant qu’il s’agirait éventuellement d’un effort pour “duper le public américain avec de la propagande…”)

• «The Pentagon’s regular press office would be kept separate from the military analysts.[…] The decision recalled other administration tactics that subverted traditional journalism.[…] The Pentagon itself has made covert payments to Iraqi newspapers to publish coalition propaganda.» (Emploi du mot pour une autre opération que celle qui est décrite, et qui concerne, – il faut le noter vertueusement, – non des journaux US mais des journaux irakiens. Une opération d’une catégorie en-dessous, comme les Irakiens eux-mêmes selon la vision du Pentagone…)

• «This was a major theme, for example, with Paul E. Vallely, a Fox News analyst from 2001 to 2007. A retired Army general who had specialized in psychological warfare, Mr. Vallely co-authored a paper in 1980 that accused American news organizations of failing to defend the nation from “enemy” propaganda during Vietnam .» (Cette fois, le mot est employé à contre-emploi, par analogie historique. Ce sont les journaux en général, non informés ou non manœuvrés par le Pentagone du temps du Vietnam, qui sont accusés d’avoir fait de la propagande.)

Dans le contexte général que nous savons, où cet article ne dissimule rien de l’opération du Pentagone mais où l’auteur restitue tout de même l’état psychologique des “coupables” (tous les “consultants“ et autres qu’il a interrogés), nous pouvons avancer l’hypothèse que ce qui nous est offert est un exemple massif et détaillé de fabrication du virtualisme. A aucun moment n’apparaît de manière significative une notion morale de responsabilité, ni de conscience de la dissimulation de la réalité (“mensonge”). On n’a aucunement l’impression, dans le chef de ceux qui la font, d’une opération d’“intoxication” consciente de ce qu’elle est et de ce qu’elle fait. Le sentiment “globalement” général est la bonne foi, avec toutes les vertus qui vont avec. On y trouve même les briefings-bidon lors de voyages arrangés en Irak, dont tout le monde admet qu’il s’agit de briefings-bidon mais dont il ne ressort rien de ce soupçon sur le compte-rendu qu’on fait en rentrant aux USA. Il s'agit bien là, cette absence de conscience de la tromperie et cette croyance “globale” à la fausse réalité qu'on décrit, de la caractéristique du virtualisme. Au-delà, nous donnerions comme explication psychologique de l’acceptation du processus que tous ces hommes défendent une conception, leur propre perception de la vie (celle de militaires, de généraux), et s’ils déforment complètement la réalité c’est parce que “leur” réalité est à la fois plus importante à leurs yeux et plus “réelle” que la “vraie réalité”, et qu'ils la vivent de la sorte, sans machination. Dans ce cas, une fausse “réalité” vécue si intensément n’est-elle pas plus vraie que la soi-disant “vraie réalité”? (Ils pourraient d’ailleurs, s'ils acceptaient la mise en cause de leur “réalité”, nous rétorquer: “pourquoi notre ‘réalité’ ne serait-elle pas plus ‘réelle’ que la vôtre?”, – et, en vérité (?), nous n’aurions rien à répondre qui leur clouât le bec à jamais. Mais ils ne poseront pas cette question puisqu'ils tiennent “leur” réalité pour la réalité.) Nous sommes au coeur du virtualisme, s’appuyant sur l’individualisme qui affaiblit dramatiquement les défenses de l’individu contre la corruption psychologique, dans un système qui n’a pas de références régaliennes mais des références partisanes (parmi lesquelles le “patriotisme”, interprétée comme la “réalité”: à chacun son “patriotisme”). Le groupe constitué pour cette opération est évidemment caractérisé par son appartenance à un groupe plus vaste, caractérisé comme un “groupe d’intérêt”, qui devrait même être caractérisé comme un “groupe de perception” (dans ce cas, le Pentagone, l’armée, etc., avec leur propre “réalité”). D’ailleurs, comme le montre l’un des extraits, ils se battent aussi bien contre un Bremer, qui représente le State department (autre “groupe de perception”), que contre les journalistes qui écrivent que la situation est mauvaise. L’argent, le corruption vénale, ne jouent qu’un rôle accessoire, même si ce rôle accessoire est souvent confortable, voire plantureux (la plupart des “consultants” sont souvent employés par des sociétés du complexe militaro-industriel et attentifs à favoriser des contrats). Il s’agit à 95% d’une corruption psychologique. Dans le chef de ceux qui l’organisent et qui exécutent cette opération, il n’y a pas de complot au sens subjectif (alors que c’est un complot si l’on considère l’opération d’un point de vue objectif) mais une “opération” au sens militaire du terme, et évidemment pour la bonne cause, – cela va sans dire, à un point tel qu’il n’est pas nécessaire de dire. Il y a une technique, également, dans le processus. A notre sens, elle s’est imposée de façon naturelle, sans machination quelconque, comme une sorte d’auto-défense de tous les participants (ceux qui conçoivent l’opération, ceux qui la montent, ceux qui l’exécutent, de Rumsfeld aux généraux-consultants) pour éviter l’embarras d’une interrogation morale. Cette technique naturelle est de scinder la circulation de l’“information”, de la cloisonner en quelque sorte en évitant toute confrontation sérieuse avec le réel d'une façon globale, de la faire circuler d’étage en étage, de strate en strate, de groupe en groupe, et plus encore de psychologie en psychologie, de façon à renforcer à mesure le crédit de cette information dans l’esprit de ceux qui la véhiculent (puisqu'elle provient de leur système, dans lesquels ils ont professionnellement confiance), jusqu’à la faire paraître vraie à leurs propres yeux. Chacun à son niveau finit par la considérer comme vraie. Il s’agit bien de “crédit” («confiance qu’inspire quelqu’un ou quelque chose», – phénomène naturel), bien plus que de “crédibilité” («Ce qui faut qu’une chose mérite d’être crue», – ce qui peut être un montage). Les constats qu’on peut faire, qui vont dans le sens inverse, sont éliminés comme accidentels ou de peu de signification. Au départ, le “mensonge” l’est si indirectement que le mot n’a pas cours, qu’il n’est pas dans les esprits. Il s’agit de “défendre” le système (le Pentagon) contre des attaques qui mettent en péril son intégrité, son équilibre, son efficcacité. Accessoirement, on découvre qu’il s’agit des nouvelles de la guerres. Une catégorie (le journalisme courant) la dépeint sous des “couleurs” trop sombres. Il s’agit d’une querelle de peintre, si l’on veut; les critiques du DoD et de la guerre sont des impressionnistes anti-guerre, qui laissent parler leur mauvais esprit. Comme on sait, l’impressionnisme déforme la réalité. Contre cela, le Pentagone doit répondre par un strict réalisme, qui est évidemment pro-guerre… Où y a-t-il mensonge? Le vrai sujet est la défense du Pentagone, pas vraiment la guerre… Le vrai cadre est complètement virtualiste. Il s’agit de protéger le Pentagone, son mode de vie, sa philosophie, contre les attaques des barbares que l’Amérique recèle malheureusement en grand nombre (les journalistes dissidents, les pseudo-gauchistes anti-militaristes, les idéologues du repli ou de l’isolationnisme, les amis passés à l’ennemi, – c’est-à-dire les ex-militaires consultants qui ne prennent pas leur consigne au bureau du secrétaire à la défense). Un dernier constat, plein d’une joyeuse almacrité. Le fait est que, malgré des efforts de cette envergure (et il y en eut d’autres), ces braves ou ces pauvres gens n’ont pas pu arrêter la réalité. Ils l’ont même multipliée dans ses effets; le “message-multiplier”, nom donné au Pentagone à la technique, a des retours de flamme lorsque la lumière éclaire bruyamment la vessie qu’on a essayée de vous faire prendre pour une lanterne. Le fait est qu’aujourd’hui, aux USA, la guerre en Irak est sans doute la plus impopulaire de toutes les guerres qu’ont fait les USA, et qu’elle est en train de casser les reins du système. Résultat net de l’opération? Date de publication : 22/04/2008 - Rubrique : Faits et commentaires   www.dedefensa.org Euredit S.P.R.L



2 Les Brèves Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1  Contrôler la formation de militaires étrangers…

La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, et le secrétaire à la guerre Gates, ont demandé mardi au Congrès américain de débloquer 750 millions de dollars pour l'année fiscale 2008-09, au titre de la formation et l'armement de militaires étrangers. Si cette proposition est approuvée, le Pentagone exercera un contrôle direct sur des programmes jusque là dirigés par le département d'Etat, et certain élus se sont inquiétés du rôle croissant de l'armée dans des domaines traditionnellement réservés aux diplomates. En échange, le ministère américain de la Défense transfèrerait 200 millions de dollars de son budget vers celui des Affaires étrangères pour financer une force de réaction civile qui assisterait les militaires dans les opérations de "stabilisation" après des conflits. "Nous apportons notre plein soutien à cette proposition", a déclaré la chef de la diplomatie américaine, rappelant que c'était grâce à une aide militaire d'urgence des Etats-Unis --obtenue à l'aide d'un programme temporaire-- que l'armée libanaise a vaincu l'an dernier des insurgés dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared. "Je voudrais souligner que cela ne remplacera pas un financement plus substantiel de l'aide militaire à l'étranger. Mais nous sommes très favorables" à la reconduction du programme temporaire, a ajouté Mme Rice, qui témoignait au côté de M. Gates devant la commission des Forces armées de la chambre des Représentants. Pour sa part, le secrétaire à la Défense a souligné que le programme de formation et d'armement de militaires étrangers représentait "une obligation vitale et récurrente de l'armée américaine, quelle que soit la capacité des autres ministères, et (que) le contrôle exercé (par le Pentagone) et son financement devraient refléter cette réalité". Le président de la commission, le représentant démocrate du Missouri Ike Shelton, a indiqué que la proposition avait obtenu un large soutien au Congrès. "Nous sommes cependant un peu inquiets", a-t-il ajouté. "Il semble qu'il y ait un transfert de certaines activités du département d'Etat vers le département de la Défense ".  Contrairement à son prédécesseur Donald Rumsfeld, dont les relations avec Mme Rice étaient notoirement tendues, M. Gates s'est alors révélé un ardent défenseur des besoins financiers des diplomates. "Le département d'Etat n'a ni l'autorité, ni les ressources, ni le pouvoir de jouer le rôle de principal ministère en charge de la politique étrangère américaine", a regretté M. Gates. "Et cela fait des décennies que le Congrès refuse de donner au département d'Etat les ressources, le personnel et l'autorité dont il a besoin pour jouer décemment son rôle dans la politique étrangère américaine". "Le budget annuel du département d'Etat est de 34 milliards de dollars", a-t-il poursuivi. "C'est moins que ce que le département de la Défense dépense chaque année en soins médicaux". Mme Rice avait déjà présenté son projet de force de réaction civile lors de la présentation du budget 2008-09, qui débute en octobre. Elle l'avait décrit comme un "corps expéditionnaire" qui sera dirigé par des diplomates expérimentés et déployé "dans les 48 heures" dans les pays en crise après un conflit. (Source : AFP / 15 avril 2008)


2-2 L’artiste égyptien Mahmoud Yassin met l’accent sur les efforts que déploie la Syrie pour aider les réfugiés Irakiens sur son territoire.
L’artiste égyptien Mahmoud Yassin, ambassadeur du Programme alimentaire mondial /PAM/ pour la lutte contre la faim, a mis l’accent sur les grands efforts qu’a déployé la Syrie pour accueillir environ un million et demi réfugiés irakiens sur son territoire "la chose qui pèse lourd sur son économie". Dans une conférence de presse qu'il a tenue aujourd'hui après sa rencontre avec les familles irakiennes à /al-Saïda Zaynab/ à la campagne de Damas, L'artiste égyptien a appelé la communauté internationale et les donateurs à accorder des dons urgents pour que le /PAM/ puisse assurer les assistances alimentaires aux réfugiés irakiens en Syrie.
M.Yassin a rejeté sur les Etats-Unis la pleine responsabilité de la pauvreté et de la faim dont souffrent les Irakiens à l'intérieur et à l'extérieur de l'Irak. Notons que l'artiste égyptien est devenu en 2004 un ambassadeur du PAM pour la lutte contre la faim. R.Jorf - Sana-15-04

3 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1  Point de vue de DeDefensa : La “guerre majeure” implique la “débâcle majeure”  Un rapport d'un Institut dépendant du Pentagone décrit la guerre US en Irak comme une “débacle majeure”. Il donne l'occasion d'avancer encore dans la définition de la G 4G.

Un jugement particulièrement sévère sur la guerre en Irak est donné par un rapport d’un institut dépendant du Pentagone, l’INSS (Institute for National Strategic Studies), dépendant lui-même de la National Defense University qui est l'université nationale du Pentagone. Daté d’avril 2008 et rédigé par Joseph J. Collins, le rapport est disponible sur le site de l’INSS.Jonathan S. Landay and John Walcott, de McClatchy Newspapers, signalent le 17 avril la publication de ce rapport avec l’appréciation suivante, pour en situer l’importance: «The report carries considerable weight because it was written by Joseph Collins, a former senior Pentagon official, and was based in part on interviews with other former senior defense and intelligence officials who played roles in prewar preparations.» L’essentiel du jugement que porte ce rapport sur la guerre en Irak se trouve résumé dans les deux premiers paragraphes du texte d’introduction: «Measured in blood and treasure, the war in Iraq has achieved the status of a major war and a major debacle. As of fall 2007, this conflict has cost the United States over 3,800 dead and over 28,000 wounded. Allied casualties accounted for another 300 dead. Iraqi civilian deaths—mostly at the hands of other Iraqis—may number as high as 82,000. Over 7,500 Iraqi soldiers and police officers have also been killed. Fifteen percent of the Iraqi population has become refugees or displaced persons. The Congressional Research Service estimates that the United States now spends over $10 billion per month on the war, and that the total, direct U.S. costs from March 2003 to July 2007 have exceeded $450 billion, all of which has been covered by deficit spending.1 No one as yet has calculated the costs of long-term veterans’ benefits or the total impact on Service personnel and materiel. »The war’s political impact also has been great. Globally, U.S. standing among friends and allies has fallen.2 Our status as a moral leader has been damaged by the war, the subsequent occupation of a Muslim nation, and various issues concerning the treatment of detainees. At the same time, operations in Iraq have had a negative impact on all other efforts in the war on terror, which must bow to the priority of Iraq when it comes to manpower, materiel, and the attention of decisionmakers. Our Armed Forces— especially the Army and Marine Corps—have been severely strained by the war in Iraq. Compounding all of these problems, our efforts there were designed to enhance U.S. national security, but they have become, at least temporarily, an incubator for terrorism and have emboldened Iran to expand its influence throughout the Middle East.» Le rapport n’apporte pas de grande nouveautés factuelles et importe essentiellement par son jugement général sur l’ensemble de cette guerre, ses effets, la perception qu’on en a, les conséquences qu’elle entraîne. Il est basé sur des chiffres officiels et accepte la plupart des appréciations officielles sur le déroulement de la guerre. Il accepte notamment la thèse que le “surge” lancé début 2007 est un succès, ce qui est de plus en plus largement contesté, et avec bien des arguments: «Despite impressive progress in security, the outcome of the war is in doubt. [...] For many analysts (including this one), Iraq remains a “must win,” but for many others, despite obvious progress under General David Petraeus and the surge, it now looks like a “can't win.”» Les chiffres des pertes, notamment civiles, reprennent les estimations officielles. Le calcul du coût de la guerre s’en tient aux budgets demandés par l’administration au Congrès. (Aucune référence, par exemple, aux estimations de Stiglitz-Blimes.) Enfin, comme on le voit mentionné ci-dessus, l’auteur du rapport partage la thèse officielle selon laquelle la guerre pourrait encore être gagnée, – ce qui relève d'une certaine contradiction avec le jugement général. Ces remarques rendent évidemment d’autant plus frappant le diagnostic posé. Qu’il émane d’un organisme du Pentagone n’a rien pour étonner (l’INSS est d’ailleurs connue pour sa liberté de jugement). On a, du point de vue structurel, un exemple de plus de la parcellisation des pouvoirs et des groupes d’intérêt, bureaucratiques ou autres, aux USA. Au reste, l’INSS ne fait là qu’exprimer un sentiment désormais notablement répandu au Petagone, où la guerre d’Irak, la “guerre de Rumsfeld”, n’a jamais été très populaire. La distance séparant la “narrative” officielle et le jugement posé même par des milieux qui ne sont a priori pas défavorable à une politique de sécurité nationale offensive, à laquelle cette guerre prétend se référer, est très grande et très significative.

La “splendide petite guerre” que voilà L’expression vaut son pesant d’or (souligné en gras, l’expression qui nous séduit, dans la première phrase du rapport): «Measured in blood and treasure, the war in Iraq has achieved the status of a major war and a major debacle.» L’appréciation va plus loin que la simple notation anecdotique. Elle constitue une notation révolutionnaire. Elle nous donne une précieuse indication de plus, dans notre entreprise de redéfinition de la guerre dans notre époque postmoderne. On a souvent fait l’exercice de considérer, avant le début du conflit, les forces en présence pour observer l’extraordinaire disproportion entre la puissance des USA et la faiblesse de l’Irak, non seulement par ses données objectives, mais par l’accablement d’un pays (l’Irak) soumis à des contraintes terribles depuis sa défaite de 1991.

Ce devait être une petite guerre, une “chouette petite guerre”, une “splendide petite guerre”. L’analogie était souvent faite de ce point de vue de l’évaluation qu’on qualifierait de “publicitaire”, avant le déclenchement des opérations, entre la guerre en Irak et la guerre contre l’Espagne avec l’invasion de Cuba par les USA en 1898. Cette guerre de 1898 fut qualifiée de l’expression fameuse de «splendid little war» à cause du peu de risque militaire, de la dimension limitée du conflit, de la faiblesse de l’adversaire (l’Espagne), de la fabrication d’une cause “juste” assurant le bon esprit de l’aventure, de l’assurance d’une victoire éclatante avec des effets politique d’affirmation de puissance. Le contrat fut rempli à Cuba et les USA frappèrent ainsi les trois coups de leur vocation de puissance mondiale hégémonique. Ils s’étaient bien gardés, bien entendu, de donner à la «splendid little war» un «status of a major war». Pas si bête, c’est-à-dire pas imprudent du tout. Le constat irakien que nous ferions à la lumière de ces remarques est de trois ordres:

• Par leur présentation de la guerre, par leur conceptualisation idéologique de la guerre, par leurs habitudes logistiques (immense rassemblement de matériels, transféré sur un laps de temps important), par leur façon de mener la guerre avec l’emploi massif de la puissance de feu, par l’avancement de leurs technologies qui affirment également la puissance et sont mises en vedette dans ce sens, ce sont les Américains qui ont élevé cette guerre au «status of a major war». Ce n’est pas la guerre qui est d’elle-même devenue une «major war» en devenant une «major debacle»; elle avait été élevée au rang de «major war» parce qu’on en attendait une “major victory”. Devenue ainsi, artificiellement mais sans discussion, une «major war», la débacle qui s’ensuit est une «major debacle».

• La question qu’on peut se poser est de savoir si, en effectuant cette opération de promotion de la guerre en «major war», les Américains n’ont pas renforcé, sinon suscité la résistance qui s’est ensuite affirmée; s’ils ne se sont pas rendus plus vulnérables encore en s’enfermant dans un schéma de guerre aussi spécifique et aussi insupportable, alors que le basculement dans la guérilla les précipitait soudain dans une situation où il avait déjà une vulnérabilité traditionnelle à cause de leur impréparation à cette sorte de guerre et de leur incapacité d’adaptation notoire dans cette occurrence. Nous aurions évidemment tendance à proposer une réponse positive à cette question.

• Autrement dit, la formule deviendrait: en donnant à cette guerre le «status of a major war», ils ont nécessairement ouvert la porte à leur débacle parce que la débacle est la seule issue possible dans les conditions exposées plus haut; et une débacle qui devient, tout aussi nécessairement, «a major debacle». C’est sans doute là l’un des secrets de la guerre de la 4ème génération (G4G).

La véritable “vertu” de la G 4G, qui devient ainsi une vertu “anti-moderne” au sens générique du terme, n’est pas tant d’amener l’adversaire asymétrique sur le terrain de son adversaire plus faible (la guérilla dans ce cas) mais bien de le contraindre à rester sur son terrain alors que la situation devient celle de la guérilla. Dans ce cas, il s’agit de contraindre les USA à rester dans le domaine de la guerre de haute technologie, même confrontés à une guerre de guérilla de basse intensité. Mais “contraindre” n’est pas le mot qui convient, puisqu’avec les forces armées US il n’y qu’à laisser faire. Ces forces sont incapables d’évoluer sur un autre terrain que le leur (alors que les forces asymétriques type-G4G ne sont fixées sur aucun terrain particulier, comme on l’a vu avec le Hezbollah utilisant dans certains cas des hautes technologies dans sa bataille contre l’IDF israélienne en juillet-août 2006). On peut alors dire que la G 4G n’a pas été créée par ceux qui la pratiquent mais qu’elle est enfantée naturellement par les forces armées US elles-mêmes, avec leur incapacité de trouver des adversaires sur le terrain qu’elles ont choisi tout en étant incapables de quitter elles-mêmes ce terrain où il n’y a personne à affronter. L’agression des forces US déclenche chez l’agressé la production d’anti-corps nommés G4G, qui évoluent à leurs propres conditions et non à celles de l’agresseur.

Bien entendu, cette description d’une situation militaire n’implique nullement que le processus soit limité au domaine militaire. Il vaut pour d’autres domaines, comme la culture notamment, certaines actions politiques, etc. Le sigle G4G doit absolument être dégagé de la réduction au seul domaine militaire et, partant, au domaine idéologique manichéen fabriqué par le virtualisme. C’est dire que la G 4G n’est pas l’apanage de tel ou tel groupe à l’affreuse réputation, mais le signe d’une époque qui est en train de redéfinir les notions de force et de puissance. D’autres actes complètement étrangers au domaine doivent être considéré comme faisant partie du concept. Le résultat négatif du référendum français sur la constitution europénne en mai 2005 en fait partie, c’est une bataille de type G4G dans le cadre de la guerre en cours entre le courant déstructurant du libéralisme américaniste et le reste.

http://www.dedefensa.org/section.php?section_id=9

18 avril 2008 —

n°352- Les Dossiers d'Irak- 22/04 (Fin) La guerre en Irak et le réchauffement global

Les Dossiers d'Irak(Fin)

N°352                                                                         22/04/08 

Par M.Lemaire                


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire : (fin)

3-2 Point de vue de Juan Cole : les guerres d’Irak.

3-3 Point de vue de Juan Cole : Bush se trompe d’ennemi.

3-4  Point de vue de DeDefensa : Déconstruction de la puissance.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Le Pentagone en collaboration avec des universités et des hôpitaux va financer un institut de médecine régénérative pour blessés de guerre.

4-2 Mohamed Al Daïni : L'horreur à la prison de Bâakouba.

5 Annexe Géopolitique et stratégie – Réflexion.

5-1 Irak: une "immense débâcle", selon Joseph Collins
3-2 Point de vue de Juan Cole : les guerres d’Irak. Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

17 avril 2008 Vue de Washington, la question irakienne se réduit souvent à celle du succès ou de l’échec du « surge » à Bagdad. . Durant les auditions menées sur l’Irak par le Congrès la semaine dernière, on a entendu parler de progrès, de calendrier de retrait, du nombre des soldats blessés ou tués, mais une question a été largement ignorée : Quelle superficie de l’Irak les troupes américaines peuvent-elles vraiment espérer contrôler ? Les responsables américains et les médias ont tendance à mettre l’accent sur l’insurrection à Bagdad et dans ses environs, mais la capitale de représente seulement qu’une petite partie de l’ensemble du problème irakien. Lorsque les États-Unis ont renversé le régime de Saddam Hussein en 2003, ils ont déclenché une série de luttes de pouvoir à travers tout le pays. Aujourd’hui, l’Irak est plongé dans trois guerres civiles différentes, et les troupes américaines ne sont intervenues de manière significative que dans une seule d’entre elles. Ces trois conflits ont provoqué la majeure partie des violences dans le pays, et sont couverts de façon très complète dans la presse irakienne, que je lis de près. Le prochain président héritera de ces conflits irakiens en cours tout comme des conflits régionaux et d’une question épineuse : l’Amérique peut-elle y faire face et si oui, comment ? Parmi toutes les opinions qui sont exprimées concernant la guerre en Irak, ce sont ces conflits que les candidats - et le pays - doivent réellement examiner.

Bassora Les informations les plus importantes de ces deux dernières semaines sont celles en provenance de Bassora, où le gouvernement central irakien a mené une importante opération militaire contre les partisans du dignitaire religieux Moqtada Sadr. Cette campagne soudaine a surpris bon nombre d’observateurs, bien que cela n’aurait pas du être le cas : avant même les derniers combats, Bassora était déjà le théâtre d’une lutte armée pour le pouvoir opposant Moqtada Sadr et deux autres partis chiites fondamentalistes. Bassora, qui jouxte l’Iran, est une ville cruciale pour l’économie de l’Irak. Non seulement elle produit 80% du pétrole, mais la plupart des importations et des exportations du pays transitent par cette province et son port situé sur le Golfe Persique. La région est en grande partie chiite, et ses élus aux conseils provinciaux sont divisés presque également entre les fondamentalistes du Parti de la Vertu Islamique et les fondamentalistes du Conseil Suprême de l’Irak, dirigé par le mollah pro-Iranien Abdul Aziz al-Hakim. Les deux organisations ont leurs propres milices. Tout comme Moqtada Sadr, le chef religieux nationaliste qui vit à Najaf mais jouit d’une popularité et d’une influence croissante, surtout chez les déshérités. Les différentes factions se sont livrées des guerres répétées, pour tenter de contrôler la contrebande de l’essence et du kérosène, qui procure plusieurs milliards de dollars de revenus par an. Cette situation d’anarchie est encore aggravée par la présence des mafias tribales nées dans les clans que Saddam Hussein avait déplacés de la région des marais, et qui sont également en concurrence pour la contrebande de pétrole et le racket. Il n’y a qu’environ 500 soldats américains dans la région de Bassora. La Grande Bretagne , qui a la responsabilité de cette zone, y déploie seulement 4 700 soldats, qui sont stationnés à l’aéroport. Le 24 mars, le Premier ministre Nouri al-Maliki s’est rendu à Bassora pour superviser une offensive militaire visant à désarmer la milice de Moqtada Sadr, l’Armée du Mahdi. Les chasseurs-bombardiers américains ont fourni un appui aérien tactique aux forces gouvernementales irakiennes, et quelques éléments des forces spéciales ont participé aux combats, mais les miliciens de l’Armée du Mahdi ont contre attaqué avec succès à coup de lance-roquettes antichars et par un feu intensif de ses tireurs d’élite, arrêtant net la 14e division irakienne dans sa progression. Parmi les fonctionnaires et les troupes gouvernementales, un millier au moins, voire plusieurs milliers, ont déserté leurs postes. Certains d’entre eux, ainsi que des membres de la police locale, ont rejoint l’Armée du Mahdi. Le gouvernement central de Bagdad a besoin pour pouvoir fonctionner des recettes provenant du pétrole de Bassora et des exportations. S’il ne parvient pas à rétablir la sécurité, sa survie pourrait être mise en danger.

Kurdistan Irakien  Les Kurdes du nord de l’Iraq ont depuis toujours résisté au gouvernement de Bagdad. Musulmans sunnites pour la plupart, ils parlent une langue indo-européenne qui partage des racines linguistique avec l’anglais. Ils ressentent une plus grande affinité avec les Kurdes de l’Iran, de la Syrie et de la Turquie voisines qu’avec le gouvernement irakien. Ils ont été impitoyablement opprimés par Saddam Hussein, et après la première guerre du Golfe, les États-Unis ont établi une zone d’exclusion aérienne pour les protéger. Les Kurdes irakiens ont créé leur propre gouvernement autonome, le Gouvernement Régional du Kurdistan. Les dirigeants kurdes veulent annexer la province de Kirkuk, riche en pétrole, qui jouxte la région qu’ils contrôlent. Un Kurdistan irakien qui engloberait les champs pétrolifères de Kirkouk pourrait gagner un statut de puissance régionale. Cela mettrait en danger non seulement le gouvernement irakien, mais aussi ses voisins - en particulier la Turquie , qui abrite également une minorité kurde rétive. Préoccupés par la montée en puissance du Kurdistan, les responsables turcs ont averti qu’ils entreraient en guerre plutôt que de laisser le gouvernement kurde se saisir de Kirkouk. Par ailleurs, Kirkouk est une province à la population mélangée, habitée par de nombreux Arabes et des Turkmènes, qui sont violemment opposés à l’annexion de la ville par les Kurdes. En outre, la zone kurde en Irak offre un refuge pour la guérilla du Parti des Travailleurs Kurdes (PKK), qui avait mené une terrible campagne  dans l’est de la Turquie dans les années 1980 et 1990, contrée par une réaction tout aussi brutale de l’armée turque. Au cours des sept derniers mois, la situation à la frontière avec la Turquie s’est dégradée : les guérilleros du PKK se sont infiltrés en Turquie à partir de l’Irak et ont tué des dizaines de soldats turcs. La Turquie a riposté par des bombardements sur les villages frontaliers en Irak, où la guérilla a ses repaires, et elle a également franchi la frontière irakienne pour attaquer le PKK en Irak. Le problème de Kirkouk et la présence du PKK font de la région nord de l’Irak un dangereux baril de poudre. Les États-Unis se retrouvent pris entre leurs deux alliés, les Kurdes qui ont résisté à Saddam et les Turcs qui sont leurs plus proches alliés dans le monde musulman. Il n’y a que très peu de troupes américaines à l’extrême nord de l’Irak, ce qui limite leur capacité d’intervention. Le scénario le plus favorable serait celui où les Kurdes abandonneraient leurs objectifs expansionnistes. Le pire, celui d’un conflit opposant les Kurdes aux autres irakiens, surgissant au même moment qu’une invasion de la Turquie , ce qui déstabiliserait l’ensemble de la Méditerranée orientale.

Bagdad Quand les Américains se représentent la guerre en Irak, ils pensent le plus souvent à la lutte pour le contrôle de la capitale. C’est là où la majorité des troupes américaines sont stationnées. Bagdad est traversée par les lignes d’affrontement culturels et religieux divisant le pays : c’est là où se rencontrent le sud chiite et les régions à majorité sunnite de l’ouest et du centre. Le pouvoir de Saddam Hussein était basé à Bagdad et il en avait fait un centre du nationalisme arabe, en tirant parti de sa réputation d’ancien pivot de la civilisation islamique. Aujourd’hui, celui qui contrôle la capitale peut espérer contrôler l’ensemble du pays. Après la chute de Saddam, l’ancienne élite sunnite arabe, surreprésentée dans les rangs du Parti Baas, a été évincée du gouvernement et a perdu ses emplois et ses positions dans l’armée. La majorité chiite, traditionnellement défavorisée, a gagné le contrôle du gouvernement lors des élections, ce qui s’avère crucial dans la mesure où c’est le gouvernement qui est le premier employeur à Bagdad. L’actuel gouvernement irakien et une bonne partie de la ville est donc dirigé par les chiites, au bénéfice des chiites. Les groupes sunnites, maintenant défavorisés, mènent une insurrection armée contre le gouvernement et les troupes américaines qui le soutiennent. Ils sont également engagés dans une guerre souterraine avec l’Armée du Mahdi et la Brigade Badr , les deux milices chiites les plus puissantes qui dominent actuellement la capitale. En 2006, les arabes sunnites ont perpétré un attentat contre la mosquée de Samarra, qui est un important sanctuaire chiite, déclenchant une guerre civile confessionnelle à Bagdad et dans les provinces environnantes qui a fait plus de 2500 victimes par mois. Ce bain de sang a motivé l’envoi de renforts, le surge, décidé en 2007 par les USA. En 2006, les chiites étaient en train de gagner la guerre civile. Sous le couvert du surge, pendant lequel les États-Unis ont commencé à désarmer les insurgés arabes sunnites, laissant leurs quartiers sans défense, les milices chiites se sont déchaînées chaque nuit en se livrant à un nettoyage ethnique contre les sunnites. Lorsque les États-Unis ont pris Bagdad en 2003, la ville était à peu près également partagée entre les sunnites les chiites. En janvier 2007, Bagdad était chiite à 65%. L’été 2007, cette proportion a atteint 75%. Des centaines de milliers d’arabes sunnites ont fui vers la Syrie.  À l’heure actuelle, Bagdad est devenue une ville très majoritairement chiite, ce qui représente une défaite humiliante pour le nationalisme arabe sunnite. Cela crée une situation extrêmement instable : les sunnites irakiens n’accepteront sûrement pas cette défaite. Ils ont de riches bailleurs de fonds et nombre d’entre eux ont une expérience militaire. Lorsque les réfugiés sunnites seront à court d’argent et reviendrons de Syrie - ou en seront expulsés par la Syrie pour laquelle ils deviennent un fardeau financier insupportable - la capitale très instable pourrait voir renaître la guerre civile, menaçant du même coup la stabilité précaire que l’Irak a réussi à instaurer. Juan Cole,

 Boston Globe, 13 avril 2008 Juan Cole enseigne l’histoire à l’université du Michigan. Il a publié récemment « L’Egypte de Napoléon : L’invasion du Moyen-Orient » Publication originale Boston Globe, traduction Contre Info


3-3 Point de vue de Juan Cole : Bush se trompe d’ennemi. Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

L’escalade décidée par Bush en Irak est bâtie sur une profonde incompréhension de qui sont les ennemis, comment se comporter face à eux, et sur les limites de l’emploi de la force. Misreading the ennemy - extrait (...)  

Qui est l’ennemi en Irak, exactement ? En premier lieu, c’est environ 50 groupes principaux de guérilla arabes sunnites. Ceux-ci ont des noms tels que les brigades de la révolution 1920, l’armée de Mohammad, et le Conseil du Guerrier Saint. Certains ont leurs racines dans le parti Baas, un parti nationaliste et socialiste arabe qui avait dirigé l’Irak a partir de 1968. D’autres ont une base dans des quartiers urbains ou dans les clans ruraux. Certains se composent de musulmans fondamentalistes. Un de ces groupes se fait appeler « Al-Qaida » mais n’a aucun vrai lien avec Oussama Ben Laden et son organisation, et a simplement adopté le nom. Les Baasistes et les néo-Baasistes, menés par Izzat Ibrahim al-Douri (un ancien bras droit de Saddam Hussein), sont probablement les plus importants et les plus dangereux de ces groupes de guérilla. Ces cellules de guérilla sont enracinées dans le secteur arabe sunnite, environ 20 pour cent de la population de l’Irak, qui avaient apprécié des siècles de domination en Irak. En sont issus les hauts bureaucrates, les directeurs des compagnies, les employés qualifiés, les gens qui savent comment faire les choses. Ils savent où se trouvent environ 200.000 tonnes restants d’explosifs cachés, disséminés dans le pays par l’ancien régime. Ils ne peuvent pas pour la plupart accepter d’être dirigés par ce qu’ils voient comme un nouveau gouvernement d’Ayatollahs chiites et de seigneurs de guerre Kurdes, ou d’être occupés par l’armée et les marines américains. Ces Sunnites irakiens ont l’appui de millions de Co-religionnaires dévoués, et parfois riches, en Syrie, en Jordanie, en Arabie Saoudite et les royaumes du pétrole du golfe Persique. (...) Les guérilleros savent qu’ils ne peuvent pas combattre de front les militaires des États-Unis. Mais ils n’en ont pas besoin. Ils savent quelque chose que les Américains ne pourraient pas entièrement comprendre. L’Irak est un pays de clans et de tribus, de Hatfields et de McCoys, de rancune et d’inimitié. Les clans sont plus importants que les identités religieuses telles que Sunnite ou Chiite. Ils sont plus importants que les appartenances ethniques telles que Kurde ou Arabe ou Turkmène. Tous les membres du clan sont liés par l’honneur pour défendre ou venger chacun des autres membres. Ils sont des bandes non pas de frères mais de cousins. (...) Le Président Bush dans son discours mercredi a imaginé que les guérilleros parvenaient aux voisinages de Bagdad et dans les villes de la province d’Al-Anbar de l’extérieur. Il a proposé que, comme solution à ce problème, les États-Unis et les troupes irakiennes devraient les dégager hors de là puis ensuite tenir les quartiers urbains pendant un certain temps, pour les empêcher de revenir. Mais les guérilleros ne sont pas des étrangers. Ils sont les habitants de ces quartiers urbains, qui gardent des armes dans leurs W-C et sortent masqués la nuit pour s’adonner au massacre et au sabotage. Bush croit que $1 milliards investis dans un programme d’emplois produiront de l’emploi ce qui amènerait les jeunes hommes a moins probablement succomber aux flatteries des recruteurs de guérilleros. Mais sans sécurité vous ne pouvez pas avoir une économie prospère qui puisse produire des emplois, et n’importe quel argent que vous mettez dans une telle situation sera simplement du gaspillage. Les guérilleros font souvent $300 par mois, un très bon salaire dans l’Irak d’aujourd’hui. Il y a peu de probabilité que le programme d’emplois de Bush produira beaucoup d’emplois qui convaincront les Irakiens de quitter leurs groupes de guérilleros et milices. Pour beaucoup d’entre eux, servir est une question de protection du voisinage ou d’engagement idéologique. Tout n’est pas question d’argent. Une autre raison pour laquelle les $1 milliards de Bush pour la création d’emplois ne sont pas impressionnants est que l’Iran offre à l’Irak $1 milliards d’aide dans le même temps. Et on estime que les guérilleros dans le port méridional de Bassora volent et passent en contrebande $2 milliards par année du pétrole détourné des raffineries de la ville. Faites le total, et vous verrez que les Etats-Unis sont battus d’une large marge. Puisque les guérilleros arabes sunnites ne peuvent être défaits ou empêchés de provoquer des inimitiés massives de clans qui déstabilisent le pays, il n’y a qu’une façon de sortir du bourbier. Les Etats-Unis et le gouvernement Chiite d’Irak doivent négocier un règlement mutuellement satisfaisant avec les chefs arabes sunnites de guérillas. Ces discussions seraient plus faciles si les guérilleros formaient un parti politique agissant comme leur porte-parole. Ils devraient être encouragés à suivre cette voie. Leur première et plus pressante demande est que les Etats-Unis établissent un calendrier pour le retrait de ses troupes. Les Etats-Unis devraient accepter leur offre de pourparlers une fois qu’un calendrier est annoncé. L’engagement de Bush de plus de 20.000 troupes est prévu pour faire face a seulement une des tactiques des guérilleros, consistant a conquérir puis tenir des quartiers. En cela, il se concentre sur seulement une petite partie des territoires arabes sunnites. Les guérilleros n’ont pas besoin de tenir de tels voisinages pour continuer à s’engager dans le sabotage et la provocation des inimitiés artificielles. Tant que les Arabes sunnites de l’Irak seront si profondément mécontents, ils continueront à amplifier la rébellion. Bush suit une tactique militaire pour gagner une guerre qui peut seulement être gagnée par la voie des négociations. Juan Cole Traduction Monsieur K, Blog du Monde Diplomatique. Source : Mercury News


3-4  Point de vue de DeDefensa : Déconstruction de la puissance.(Extrait)

Les USA sont depuis cinq ans en Irak. : Il en est pour nous expliquer que c’était voulu, que le chaos installé là-bas fait “partie des plans”, que c’est là une fine tactique plaquée sur une stratégie sans un pli. Ils nomment cela “chaos créateur”. La chose est si bien faite, avec cette guerre des $3.000 milliards (au moins) qu’elle entraîne l’Amérique elle-même, l’Amérique et son système qui est le nôtre, dans un trou noir sans fond, – même si certains autres nous expliquent que “les trillions de dollars, qu’est-ce que ça veut dire?”, – auxquels nous serions tentés d’ajouter, pour corser l’affaire: “la fin de l’Amérique, qu’est-ce que ça signifie?”. La raison ne supporte d’être prise en défaut. Il faut qu’elle s’en explique.

Avec l’Amérique, artefact par définition manipulateur de la raison avec l’aide de la communication dans une Histoire entrée dans l’ère psychopolitique, la raison est servie. Il est intéressant d’observer la puissance étonnante de fascination de l’Amérique sur la raison, notamment et plus précisément la raison de ceux qui se désignent comme les plus violents adversaires de l’Amérique. Cette fascination les pousse à imaginer des prodiges de machination dans le chef de cette même Amérique pour expliquer certaines de ses entreprises les plus folles. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? La raison opine. Mais, comme l’on sait, nous avons, nous aussi, nos faiblesses coupables et, par conséquent, un faible pour la fascination. Alors oui, nous aussi, l’Amérique nous fascine. Cette “hyperpuissance” évidemment sans précédent a inventé cette chose évidemment sans précédent, cette envolée extraordinaire vers la chute finale, en empruntant tous les raccourcis possibles, toutes les tangentes imaginables, tous les trucs concevables. Le résultat est une tentative, souvent réussie, de nous faire prendre justement, – la fascinante trouvaille, – écoutez ceci : nous faire prendre une “chute finale” pour une “envolée sans précédent”. ”...

Cette tendance qu’on décrit dans cette revue de détails approximatifs pour l’Irak est une tendance qui affecte tout le système. La catastrophe irakienne est une catastrophe systémique de la civilisation occidentale, nullement une chose concernant un conflit particulier qu’on nommerait “guerre d’Irak”. Elle bénéficie des mêmes faux-semblants, des mêmes habillages, des mêmes incertitudes que nous prêtons à la réalité au nom des certitudes de notre raison enfiévrée. Cela écrit sans intention de nuire, passons au principal, cinq ans après le début des festivités.

Quelle “drôle de guerre” :Quels que soient les buts et les ambitions qu’on peut prêter aux stratèges US, toutes les explications rationnelles se sont perdues, comme la guerre elle-même, d’abord dans les sables mésopotamiens, ensuite sous les amoncellements de réalités rationnellement incompréhensibles.Voici le cas du volume de carburant consommé par l’armée occupante en Irak (l’armée US, pour ne pas la nommer), qui ne fait, après avoir accompli des choses catastrophiques, pratiquement plus rien que subventionner ses ex-ennemis en attendant qu’ils le redeviennent; que ce volume équivaille à 3% à 4% de la production de pétrole du pays conquis, pays censé être l’un des trésors des réserves mondiales de pétrole et dont la production devait assurer dès 2003-2004 (selon une des stars de l’expertise du système, Wolfowitz) le coût de la guerre et celui de la reconstruction, et celui des bénéfices d’Halliburton, – voilà l’un de ces mystères auxquels Eugène Sue n’aurait jamais songé. La guerre d’Irak est un conflit historiquement fondamental, en ceci notamment:  • La guerre d’Irak a accéléré d’une façon géométrique, à la fois le chaos du système et, surtout, la perception psychologique (non pas mesurée rationnellement mais perçue inconsciemment par nos psychologies) que notre système ne peut avancer que dans la voie du chaos, et avancer selon un mode de déplacement en accélération géométrique. L’Irak nous donne une sensation d’inéluctabilité du destin du système parce que le conflit montre que c’est le système lui-même, et non la guerre qu’il conduit ni les adversaires qu’il affronte après les avoir fabriqués, qui crée ce chaos que semble être la guerre. • La guerre d’Irak a complètement, absolument transformé la nature même de la guerre. Elle montre d’une façon irréfutable que les conditions extérieures de la guerre, – sa préparation, son entretien, sa perception, ses effets indirects, son accompagnement, voire son commentaire, etc., – ces conditions extérieures de la guerre sont, en temps historique réel (et non plus dans ses conséquences éloignées dans le temps) et en valeur historique, infiniment plus importantes que le conflit lui-même, quelle que soit sa cruauté. Ce qui compte dans l’Irak n’est pas l’Irak mais les effets de la guerre en Irak, en-dehors de l’Irak, en-dehors du champ stratégique et militaire direct, mais au cœur de notre système. Il est devenu impossible de compter sur la guerre pour nous libérer de nos contradictions internes et mortelles, – grand événement, cela, la guerre qui ne joue plus le jeu… Il est inutile et vain de mesurer ce que cette guerre accomplit en termes militaires ou produit en effets stratégiques. Tout cela est largement dépassé, submergé, rapetissé en importance relative, par les effets directs extérieurs, avec leurs propres effets directs immédiats qui enchaînent. En quelque sorte, et si l’on considère que les USA ont toujours su mener des guerres extérieures où leur propre situation intérieure n’était pas affectée par les “violences” de ces guerre, et donc ne semblant pas y être impliqués, littéralement comme des “neutres” qui ne subissent pas la “violence” de la guerre, alors la guerre d’Irak est la première guerre où ceux qui sont directement le plus gravement touchés sont les “neutres” qui ne sont pas impliqués dans le conflit, – et le plus “neutre” en apparence d’entre tous, notre système occidental lui-même, que mènent et transforment à leur image les USA. Ainsi s’agit-il d’un nouveau type de conflit et, nous en sommes persuadés, d’une nouvelle définition universelle de la guerre. Nous n’en prenons pas conscience d’une façon irréfutable, comme avec la Blitzkrieg imposant sur l’instant, en 1939-40, une nouvelle méthode de guerre, parce que la “violence” de la guerre n’a plus aujourd’hui, ni l’apparence, ni la substance de la violence de la guerre d’hier. (Il est évident que la chose est infiniment plus importante que la Blitzkrieg. ) La guerre d’Irak devrait plutôt être nommée “guerre en Irak”, comme si elle n’était pas liée à sa localisation géographique, comme s’il s’agissait de l’ “expérimentation” d’un événement tout à fait nouveau. Elle constituerait alors une formule absolument inédite de l’effondrement d’une civilisation qui se caractérise par une volonté systémique, niveleuse, de conquête du monde par la destruction des structures de ce monde; cette civilisation se heurtant effectivement à la formule de sa propre destruction lorsqu’elle se lance dans son œuvre de déstructuration, se déstructurant elle-même par le fait. La cruauté de cette guerre, les souffrances infligées aux Irakiens, sont des choses affreuses et épouvantables, mais elles n’ont qu’une importance mineure par rapport aux effets directs (insistons sempiternellement sur ce qualificatif) qu’elle a sur le reste, – “le reste” étant sans aucun doute notre système. En effectuant cette extraordinaire “expérimentation”, la guerre a employé divers moyens dont on s’aperçoit combien leur addition revient à porter un coup terrible, peut-être fatal, au concept de “puissance” selon la représentation traditionnelle qu’on s’en fait. La “guerre en Irak” a réalisé, d’ailleurs avec la complicité très active de ceux qui l’ont déclenchée et qui sont ainsi les premières victimes du processus, une attaque d’une force terrible contre la matérialité de la puissance, en mettant en évidence cette chose terrible: que l’accumulation de puissance accroît d’autant, dans un rapport à peu près constant, l’impuissance à agir d’une façon efficace. C’est l’équation que nous avons déjà proposée (“invincibilité = impuissance”). La “guerre en Irak” constitue un acte fondamental de déconstruction du concept de puissance. La chose va évidemment de pair avec l’ébranlement catastrophique du système qui s’est lancé dans cette aventure. On peut certes poursuivre l’exploration géostratégique du domaine et conclure de l’enlisement catastrophique US en Irak qu’il profite à ses adversaires ou à ses concurrents. Il s’agirait alors d’évaluer les gains que l’Iran retirerait de la situation. Mais nous sommes conduits également à écarter cette démarche, selon notre logique initiale qui tend à écarter les facteurs conjoncturels apparents du conflit, fussent-ils stratégiques, géopolitiques, etc. Si les USA ne peuvent gagner cette guerre, cela ne signifie pas que d’autres le peuvent. En changeant la nature de la guerre, l’Irak réduit à néant les notions de “victoire” et de “défaite”. L’importance de cela n’est d’ailleurs que très marginal, on le comprend aussitôt. Il est évident qu’on ne peut s’arrêter ni à l’Irak ni à la situation au Moyen-Orient. Il est évident que l’Irak forme un maillon fondamental, mais un maillon seulement, d’une chaîne formant elle-même la crise systémique de la civilisation. Sans génie particulier mais par la seule logique de l’expertise, Stiglitz a établi un rapport direct entre l’Irak et la crise financière qui secoue les USA, et la crise générale de cette puissance. En d’autres termes, ce qui se passe en Irak et ce qui se passe à Wall Street sont deux maillons d’une même chaîne qui est une crise, qui est la crise de notre civilisation. dedefensa.org Date de publication : 19/03/2008 - Rubrique : Faits et commentaires© www.dedefensa.org - Euredit S.P.R.L http://www.dedefensa.org/section.php?section_id=9



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Le Pentagone en collaboration avec des universités et des hôpitaux va financer un institut de médecine régénérative pour blessés de guerre.

Le Pentagone va subventionner un institut médical pour développer des méthodes de régénérescence d'organes, de muscles ou même de membres de soldats blessés, ont indiqué des responsables jeudi. "Ce nouvel institut travaillera à développer des techniques qui aideront nos soldats à se reconstituer" a déclaré le médecin-chef de l'armée américaine, le général Eric Schoomaker. "Nous utiliserons les propres cellules souches des soldats pour réparer les dommages neurologiques, reconstituer les tissus de muscles, des tendons, soigner les brûlures et les aider à guérir sans cicatrices" a-t-il dit. Il a indiqué que des nouvelles techniques pour reconstituer des membres, des mains, des doigts, des oreilles et des nez endommagés et reconstruire des boites crâniennes abîmées seront également développées. Ce nouvel institut de médecine régénérative du Pentagone coordonnera les recherches de centres à la pointe comme Wake Forest University, l'université de Pittsburgh, Rutgers University et la Cleveland Clinic. Le Pentagone contribuera 85 millions de dollars au cours des cinq prochaines années et les autres institutions apporteront 80 millions de dollars tandis que 100 millions de dollars de subventions seront fournis par le National Institute of Health. "A notre connaissance, il s'agit du plus important consortium de recherches financé par le gouvernement américain dans le domaine de la médecine régénérative" a déclaré Schoomaker. Dans l'équipe de chercheurs figure le docteur Tony Atala de Wake Forest University, un pionnier dans ce domaine, qui a pu pu reconstituer des vessies à partir de cellules couches adultes. "Toutes les parties de votre corps, de vos tissus, de vos organes représentent un dépôt de cellules qui sont prêtes à se reproduire lorsqu'une blessure intervient" a précisé le docteur Atala. (Source : AFP / 18 avril 2008)


4-2 Mohamed Al Daïni : L'horreur à la prison de Bâakouba.il avait dénoncé les crimes de l’occupation La Grande-Bretagne vient de refuser un visa d’entrée sur son territoire au député irakien Mohamed Al Daïni, invité à Londres par des parlementaires, des organisations anti-guerre et des associations des droits de l’homme
Le député irakien Mohamed Al Daïni est originaire de Diyala et a été élu sur une liste indépendante lors des dernières élections en Irak.
C’est lui qui a révélé le premier à la presse internationale, les graves abus et les tortures les plus ignobles que subissent les détenus irakiens sunnites dans les prisons irakiennes de la part des escadrons de la mort et avec la complicité des fonctionnaires du ministère de l’intérieur et de l’administration pénitentiaire. Ses enquêtes ont coûté la vie à 10 membres de sa famille, tous assassinés à Diyala, à la suite de leur publication. Elles ont été utilisées dans un documentaire britannique sur les escadrons de la mort en Irak. Le député irakien tout comme ses hôtes ont été surpris par la décision du Foreign Office. Pour sa part le député britannique Georges Galloway compte interpeller le gouvernement, lors de la prochaine session parlementaire, sur les raisons d’un tel refus, pour un député irakien « élu démocratiquement, dans un processus politique que le gouvernement britannique avait soutenu de toutes ses forces ». Ci-dessous la traduction d’une interview du député Mohamed Al Daïni, accordée à Ahmed Abou Salah pour albasrah.net le 14 octobre 2006 Ci-dessous la traduction d’une interview du député Mohamed Al Daïni, accordée à Ahmed Abou Salah pour albasrah.net le 14 octobre 2006

Un documentaire et des rapports médicaux attestent des scandales de l’occupation et de ses agents.
Le viol de 300 détenus irakiens, hommes et femmes, à la prison de Bâakouba.

L’Imam d’une mosquée, âgé de plus de 60 ans, raconte les détails de sa sodomisation à deux reprises.
120 000 détenus dans les prisons de l’occupation, dont des milliers ont été violés. Des parlementaires et des responsables irakiens sont impliqués dans les crimes de l’occupant.



5 Annexe Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Irak: une "immense débâcle", selon Joseph Collins (ancien haut responsable du Pentagone) et ancien adjoint de Rumsfeld.

La guerre en Irak est "une immense débâcle", affirme un ancien haut responsable du Pentagone sous l'ex-ministre de la Défense Donald Rumsfeld. "Si on mesure la guerre en Irak en sang et en argent dépensé, elle est devenue une guerre majeure et une immense débâcle", Elle a créé une véritable pépinière à résistants. "Nos efforts là-bas (en Irak) devaient améliorer la sécurité des Etats-Unis, mais ils ont donné l'audace nécessaire à l'Iran pour étendre son influence" à travers la région,  écrit Joseph Collins (ancien haut responsable du Pentagone sous l'ex-ministre de la Défense Donald Rumsfeld), dans une étude publiée par l'Université de la défense nationale. De 2001 à 2004, M. Collins était adjoint du ministre de la guerre de l'époque, Donald Rumsfeld, qui est aussi l'un des principaux artisans de l'invasion de l'Irak en mars 2003. Joseph Collins reproche à son ancien patron d'avoir opté pour une force d'invasion trop petite et au chef de l'autorité provisoire en Irak, Paul Bremer, d'avoir formalisé l'occupation au risque d'aliéner les sunnites et ce sans consulter Washington. Les Etats-Unis payent aujourd'hui le prix de ces erreurs: moins de respect dans le monde, une armée trop sollicitée, et un impact négatif sur la guerre contre le terrorisme "qui doit maintenant laisser la priorité à l'Irak, en termes de moyens humains, de matériels et de l'attention des responsables", souligne M. Collins. "Nos efforts là-bas (en Irak) devaient améliorer la sécurité des Etats-Unis, mais ils ont donné l'audace nécessaire à l'Iran pour étendre son influence" à travers la région, ajoute M. Collins. (Source : ats / 19 avril 2008 02:32)


Nouvel épisode de la lutte meurtrière entre la résistance et des collaborateurs ralliées aux états-uniens..

Un kamikaze s’est fait exploser au milieu d’une cérémonie de condoléances dans le village de Bou Mohammed, dans la province de Diyala, considérée comme l’une des plus dangeureuses d’Irak. L’attaque a fait également 22 blessés, La famille des deux victimes avait reçu des menaces pour ne pas qu’elle organise de funérailles, a indiqué un responsable de la police, parlant sous couvert de l’anonymat. Les deux jeunes gens étaient les fils d’un chef tribal local puissant, le cheikh Karim Kamel Minshidh de la tribu des Azzawi. Ils avaient participé à la mobilisation il y a dix jours du premier "Réveil" local. Le gouvernement voit ces groupes de combattants avec suspicion, craignant qu’ils ne deviennent des milices  indépendantes.  (Jeudi, 17 avril 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse)

Autre article

Réunis au sein de "Réveils" locaux ou de groupes de "Fils de l’Irak", ou de "Citoyens concernés", ces combattants sont en grande majorité d’anciens soldats qui étaient engagés dans la résistance anti-américaine.Ils ont été incités par le commandement américain, moyennant finance, à tourner leurs armes contre lAl-Qaïda, que l’armée irakienne et les unités américaines combattent dans le nord du pays. Ces combattants tribaux, au nombre de quelque 80.000 selon les estimations américaines, sont accusés d’être des traîtres et sont devenus les cibles privilégiés. Les attaques qui se multiplient contre ces groupes ralliés font craindre qu’ils ne renoncent à leur alliance avec les forces américaines, si celles-ci ne sont pas en mesure de les défendre. (Depuis des mois, l’armée régulière irakienne et l’armée américaine d’occupation sont engagées dans des opérations contre la résistance dans quatre provinces au nord de Bagdad : Diyala, Salaheddine, Ninive et Kirkouk.)

(Jeudi, 17 avril 2008 – AL-Oufok avec les agences de presse)

22/04/2008

n°351-Journal d'Irak - 14 au 21/04 (Début) "Cinq ans d'invasion en Irak et des décennies d'injustices produites par des tyrans"

n°351-Journal d'Irak - 14 au 21/04 (Début)  "Cinq ans d'invasion en Irak et des décennies d'injustices produites par des tyrans"
Journal d'Irak      (Début)  

n°351         du 14/04 au 21/04/08

Par M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be
Sommaire :

Tiré à part :

USA: l'administration Bush manipule les analystes militaires

"Cinq ans d'invasion en Irak et des décennies d'injustices produites par des tyrans"

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse Des résistants

Des occupants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

3) Les voisins

4 Libération du territoire

Détails.(début



L'Irak en chiffre: du 14-04 au 21/04/08

Tués Blessés
Peuple irakien 90+ x 155 + x
Usboys/Autres boys + miliciens 6 13
Policiers, armée et collaborateurs & miliciens 101 120

Tiré à part :

USA: l'administration Bush manipule les analystes militaires

L'administration du président américain George W. Bush a organisé une vaste entreprise de manipulation des analystes militaires travaillant à la télévision pour obtenir une couverture favorable de la guerre en Irak, affirme le New York Times dimanche. Dans cette entreprise, l'administration a exploité d'une part la loyauté idéologique et militaire de ces analystes, qui sont souvent des gradés de l'armée à la retraite, affirme le quotidien dans une longue enquête. Elle a d'autre part utilisé un puissant levier financier, à savoir les liens que ces analystes entretiennent avec les entreprises militaires impliquées dans les politiques militaires même qu'ils sont chargés d'évaluer à la télévision. Ces commentateurs, qui apparaissent régulièrement sur les grandes chaînes américaines pour analyser les guerre en Irak et en Afghanistan, représentent aussi quelque 150 entreprises militaires, que ce soit en tant que lobbyistes, consultants ou membres du conseil d'administration, ce que les téléspectateurs ignorent totalement. Ces entreprises comprennent des poids-lourds du secteur, mais aussi une myriade de sous-traitants, qui cherchent tous à obtenir une part des centaines de milliards de dollars de contrats générés par les guerres, ajoute le quotidien. Dans cette course aux contrats, l'accès à l'information et aux décideurs gouvernementaux est hautement prisé, souligne le New York Times. Et l'administration Bush a utilisé cette situation pour transformer les analystes en instruments capables de façonner de l'intérieur la couverture des guerres par les grands réseaux de télévision et de radio. Les analystes ont ainsi été invités à des centaines de briefings privés avec des dirigeants militaires, ont été emmenés en Irak, ont eu accès à des renseignements confidentiels et ont eu des briefings avec de hauts responsables de la Maison Blanche , du département d'Etat et du département de la Justice , selon le New York Times. En retour, ils se sont faits la caisse de résonance des points de vue de l'administration, même lorsqu'ils soupçonnaient parfois que l'information était fausse ou exagérée. Le New York Times est arrivé à cette conclusion après avoir examiné quelque 8.000 pages de messages électroniques, de transcriptions et d'enregistrements décrivant plusieurs années de briefings et de voyages en Irak ou à Guantanamo obtenus par le quotidien après avoir remporté un procès contre le Pentagone, dont les responsables n'avaient pu être joints dimanche. Ces dossiers révèlent une relation symbiotique où la ligne de partage habituelle entre gouvernement et journaliste est brouillée, souligne le quotidien. Des documents internes du Pentagone parlent régulièrement des analystes militaires comme des "multiplicateurs de force du message" ou de "substituts" sur qui compter pour transmettre "les thèmes et le message" du gouvernement à des millions d'Américains "sous la forme de leurs propres opinions". Même si les analystes sont des consultants payés par les télévisions, qui gagnent entre 500 et 1.000 dollars par apparition à l'écran, certains ont donné au Pentagone des "trucs" pour contourner les télévisions et d'autres l'ont tenu alerté des reportages en préparation, selon le quotidien. "Bon travail", aurait affirmé Thomas McInerney, général à la retraite de l'armée de l'air et analyste pour Fox news, dans une note écrite au Pentagone après un briefing fin 2006. (Source : AFP / 20 avril 2008)


"Cinq ans d'invasion en Irak et des décennies d'injustices produites par des tyrans" (Enregistrement vidéo à l'occasion du 5e anniversaire de l'invasion américaine de l'Irak) :  La première partie de l'enregistrement s'intitule "Cinq ans d'invasion en Irak et des décennies d'injustices produites par des tyrans". Dans ce passage, Ayman al-Zawahri appelle tous les musulmans du monde entier à soutenir le djihad et les activistes d'Al-Qaïda. Ayman Al-Zawahiri, estime que l'Irak deviendra "très bientôt la forteresse de l'islam",

Le n°2 d'Al-Qaïda Ayman al-Zawahri affirme que les cinq années d'occupation américaine en Irak sont "un échec, une défaite". "Lé vérité est que si Bush conserve tous ses soldats en Irak jusqu'au Jugement dernier et jusqu'à leur entrée en enfer, ils ne connaîtront que des temps de crise et la défaite par la volonté divine", "Si les forces américaines partent, elles perdront tout. Et si elles restent, elles saigneront jusqu'à la mort" explique-t-il. Plus loin, l'idéologue d'Al-Qaïda interprète la récente décision de Washington de suspendre les retraits de troupes en Irak comme une "tentative ridicule de camoufler les échecs" de la politique menée par George Bush dans le pays depuis 2002. Zawahiri, d'origine égyptienne, accuse en outre l'Iran de chercher à annexer le sud de l’Irak. Selon lui, "l'Iran a des objectifs clairs, qui sont l'annexion du sud de l'Irak et de l'est de la péninsule arabique  ", Selon lui, un éventuel "complot" fomenté contre l'Irak par les Etats-Unis et l'Iran provoquerait une "explosion de la région". Capté par SITE Intelligence Group, un centre spécialisé dans la surveillance des sites, le message contient des références à l'audition le 8 avril devant le Congrès du général David Petraeus, plus haut gradé américain en Irak. Des preuves, selon SITE, qu'il a été enregistré récemment. "Bush a déclaré qu'il donnera à Petraeus tout le temps qu'il voudra (...) ce qui permet à Bush d'échapper à la décision de retirer les troupes. Le n°2 de l'organisation considère en outre que l'attitude adoptée par Bush ces dernières semaines est une façon de reconnaître "l'échec de sa croisade en Irak" et en laissant le problème au prochain président, Bush déclare la défaite de l'invasion ". Ayman al-Zawahiri a en outre tourné en ridicule les tribus locales su ralliées aux forces américaines pour combattre Al-Qaïda. Réunis au sein de "Réveils", ces combattants sont en grande majorité d'anciens membres de résistance antiaméricaine. "Alors où sont ces 'Conseils de Réveils' alors que Petraeus a annoncé voilà six mois qu'ils allaient remporter la victoire en Irak? Ces Conseils ont-ils besoin de quelqu'un pour les défendre et les protéger?" a-t-il raillé. Encore jeudi, des miliciens membres de ces Conseils ont été pris pour cible dans des attaques qui ont fait au moins 53 tués. (AP & AFP)



La résistance contre l'agresseur

Résistance :

20-04 Si les forces d'Al-Sadr se soulevaient, la résistance contre l’ennemi pourrait reprendre de plus belle... Al-Qaïda en Irak semble aussi prêt à repartir à l'offensive. Samedi Al-Qaïda a annoncé une nouvelle offensive d'un mois dans un message audio sur Internet de son chef présumé, Abou Ayyoub al-Masri. Après une semaine de batailles , on craint que les résistants n'aient commencé à se regrouper dans le nord. Du coup, Américains et Irakiens ont renforcé leur présence à Mossoul, considéré comme l'un des derniers bastions urbains d'Al-Qaïda en Irak. Associated Press

19-04 Les forces gouvernementales irakiennes ont annoncé qu'elles avaient pris samedi le contrôle du faubourg de Hayaniya, Un porte-parole de Sadr, Salah al Oubaïdi, a déclaré que la situation humanitaire à Hayaniya était "tragique". "Ils ont bouclé le quartier et empêchent les blessés d'aller à l'hôpital. Ils ont ensuite lancé une attaque au sol", a-t-il dit à Reuters. "C'est un quartier très peuplé et ils l'ont attaqué à la roquette comme s'il s'agissait d'une base militaire". Harith al Idhari, responsable du bureau de Sadr à Bassorah, a assuré que les combattants de l'Armée du Mahdi n'opposaient aucune résistance, conformément au cessez-le-feu déclaré par l'imam. (Reuters)


Analyse & déclaration

20-04 Moqtada Al-Sadr  a dénoncé "la visite de la secrétaire d'Etat américaine, demandant au gouvernement d'interdire l'entrée des occupants terroristes sur notre terre ".(Reuters)

20-04 Le chef d’Al Qaïda en Irak a appelé à la multiplication des attaques contre les forces américaines au cours du mois à venir, a indiqué l’institut SITE, basé aux Etats-Unis.

20-04 Moqtada al-Sadr a refusé, de démanteler l’Armée du Mahdi, comme l'exige le gouvernement al-Maliki. M. Al-Maliki ayant déclaré que si la milice de Moqtada al-Sadr, n'était pas démantelée, son organisation ne pourrait pas présenter de candidats aux élections provinciales de l'automne prochain. Associated Press



Occupation de l'Irak

USA & Coalition

21-04 Le chef du Pentagone souligne que les Etats-Unis doivent restés engagés en Irak "pour éviter que la lutte prenne une plus mauvaise tournure ou pour éviter un danger accru à l'avenir". Toutefois, ajoute le secrétaire à la guerre."une baisse du niveau des forces américaines en Irak est inévitable avec le temps" et les forces américaines doivent se préparer à de nombreuses années de lutte contre la résistance. "Le genre d'ennemis auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui ne nous laisseront pas en paix",."On ne peut pas faire comme si ce défi générationnel n'existait pas, on ne peut pas fixer de calendrier, il n'y a pas de stratégies de sortie", poursuit Gates évoquant "de nombreuses années d'un combat incessant et engagé partout dans le monde à des degrés d'importance et d'intensité différents". (Reuters) –


3) Politique

a) des collaborateurs Irakiens

Talabani & Maliki

Maliki 17-04 Nouri al-Maliki s'est déclaré convaincu de ce que son pays était sur le point de l'emporter contre Al-Qaïda en Irak et de parvenir à la stabilité politique dans le pays. M. Maliki a affirmé lors d'une intervention au Parlement européen à Bruxelles que les dirigeants irakiens étaient "déterminés à arracher la victoire contre le terrorisme(…) ". "Nous sommes plus sûrs que jamais auparavant d'approcher du point où nous pourrons crier victoire sur Al-Qaïda (...) et ses alliés", a-t-il dit. Il a ajouté cela n'empêcheraient pas la tenue des élections provinciales. Combattre "les milices, que ce soit dans le Sud ou à Bagdad, à Mossoul (nord) (...) c'est s'assurer qu'aucune milice n'interférera avec ces élections et qu'il n'y aura pas de résultats trompeurs", a-t-il estimé. M. Maliki a par ailleurs une nouvelle fois mis en garde les voisins de l'Irak, Iran, Turquie, Arabie Saoudite et Syrie, contre toute ingérence dans la politique intérieure de son pays. (Al-Oufok 1 AP


Les grandes manoeuvres

19-04 Moktada Sadr a brandi samedi la menace d'une "guerre ouverte" contre le gouvernement irakien si ce dernier ne choisissait pas ce qu'il a appelé "le chemin de la paix".. "Je lance mon dernier avertissement et mon dernier mot au gouvernement irakien: soit il revient à la raison et prend le chemin de la paix (...) soit il sera pareil que le précédent gouvernement",  "S'ils ne reviennent pas à la raison et ne réduisent pas l'infiltration des miliciens, nous nous allons déclarer une guerre ouverte jusqu'à la libération." "Voulez-vous une troisième insurrection ?", a demandé Sadr, ajoutant qu’il souhaitait que les dirigeants religieux du pays fixent une date pour le départ des forces américaines. La menace de Sadr tombe particulièrement mal pour le gouvernement irakien. Vendredi, les forces américaines d’occupation ont dit disposer d’informations selon lesquelles Al Qaïda, préparait un retour dans la capitale où elle prévoirait de mener des attaques de grande ampleur. Reuters Yates, version française Natacha Crnjanski


Confection d'un gouvernement fantoche

20-04 Le Front de la concorde qui a quitté le gouvernement à l’an dernier, est sur le point d’y revenir et a soumis une liste de candidats à des postes ministériels, a déclaré le président Djalal Talabani.  Talabani. : "Les principaux obstacles ont été levés. Le Front de la concorde a soumis au Premier ministre les noms de ses candidats à des ministères. Deux noms pour chaque ministère", Al-Oufok



B) Politiques des occupants 

3-1 Usa        Rice

20-04 Rice : "en visite" La secrétaire Rice salué M. Maliki en estimant qu’il y avait "une consolidation du centre dans la politique irakienne" "Jamais les sunnites, les responsables kurdes, et ceux des chiites qui n’ont pas de lien avec les +groupes spéciaux+ n’ont aussi bien travaillé ensemble", a-t-elle assuré. Les responsables américains désignent par "groupes spéciaux" des groupes de résistance que Washington accuse d’être financés, équipés, et entraînés en Iran pour mener des opérations antiaméricaines en Irak. Selon un diplomate américain, Mme Rice doit également rencontrer des employés de l’ambassade américaine, qui a été visée récemment par des volées de roquettes et d’obus de mortiers Al-Oufok 20-04 Rice : "les Etats-Unis veulent que les Pays Arabes se mobilisent en Irak" les Etats-Unis tentent d’inciter les pays voisins, en particulier l’Arabie Saoudite, à s’investir(…)  davantage en Irak, Mme Rice a de nouveau appelé les pays arabes à faire face à "leurs obligations" à l’égard de l’Irak, et les avait notamment pressés de rouvrir leurs ambassades à Bagdad. Washington de l’Iran. Al-Oufok Mme Rice a également rendu ‘hommage’ aux Américains tués dans la "Zone verte" à Bagdad,

21-04 Des discussions ont porté sur l'allègement de la dette irakienne (Selon le Club de Paris, la dette totale de l'Irak était évaluée à environ 120 milliards de dollars fin 2004. A en croire le département d'Etat, cette dette a été réduite de 66,5 milliards USD ces trois dernières années) et l'ouverture d'ambassades arabes à Bagdad. Mais Rice a annoncé aucune percée sur ces deux domaines jugés cruciaux. Washington espère qu’une mobilisation arabe plus forte dans ce pays soit un contrepoids efficace à l'influence de l'Iran.(…) "Je crois que c'est un processus qui va avancer", a déclaré Mme Rice après sa rencontre avec ses homologues arabes, au lendemain d'une visite surprise à Bagdad. "Certains pays autour de la table ont évoqué leur désir d'avoir des représentants permanents" en Irak, a-t-elle affirmé. "Les termes d'un allègement de la dette (irakienne) sont connus depuis longtemps. Il s'agit juste de mener à bien les négociations". De son côté, le chef de la diplomatie bahreïnie Khaled ben Ahmad al-Khalifa, a affirmé que son pays était engagé "dans le processus de choix d'un ambassadeur" qui serait envoyé à Bagdad, sans toutefois donner de calendrier précis. Dimanche, le Koweït a annoncé sa décision d'envoyer un ambassadeur à Bagdad, alors que la Ligue arabe a aussi signalé qu'elle nommerait un chef pour sa mission diplomatique à Bagdad.  (AFP)



c) Les voisins

Turquie ou La guerre dans la guerre

16-04 L'armée turque a annoncé mercredi que son aviation avait mené des frappes dans le nord de l'Irak. Les avions turcs ont visé  la région d'Avasin-Basyan dans le nord de l'Irak près de la ville frontalière turque de Cukurca.On ignore encore s'il y a des victimes. AP

16-04 L’armée turque a annoncé mercredi qu'un kurde avait été tué dans des accrochages en territoire turc dans les provinces de Diyarbakir et Sirnak.AP

17-04 Un soldat turc a été tué dans la nuit de mercredi à jeudi dans un accrochage avec les kurdes à proximité de la frontière sud-est avec l'Irak. Les services du gouverneur de la province de Sirnak ont précisé que cet accrochage s'était produit dans le secteur montagneux de Kupeli. AP



Les Organisations de contrôle

15-04 Selon l'Organisation internationale de la migration ‘ Refugees International’ 2,7 millions d'Irakiens ont été déplacés et 2,4 millions d'autres se sont exilés depuis l'invasion de leur pays par les troupes anglo-américaines en mars 2003. Refugees International estime que le gouvernement de Maliki, qui est soutenu par les Etats-Unis, est "peu disposé" à gérer cette crise humanitaire, qu'il "nie très largement", ou bien qu'il en est "incapable". Source : Dean Yates Reuters Version française Marc Delteil



Dans le monde

Canada

17-04 Un entrepreneur canadien accusé de voies de fait graves alors qu'il travaillait pour l'armée américaine en Irak devra demeurer incarcéré pendant que les responsables militaires déterminent s'il sera traduit en procès ou non. Ali, qui travaillait comme interprète pour l'armée américaine, est accusé d'avoir poignardé un autre entrepreneur à quatre reprises au cours d'une bagarre. Il est détenu depuis le 29 février à proximité de l'aéroport international de Bagdad Associated Press



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes occupants.

Mossoul Mossoul est considérée par les militaires US comme l'épicentre de la résistance.

15-04 Une voiture à explosé au passage d'un convoi américain et une seconde lorsque la police a bouclé le secteur. Cette attaque aurait fait 17 blessés parmi les soldats et policiers (Reuters)

15-04 L’armée d’occupation US a révélé qu’elle a perdu deux soldats; l’un à Bagdad et l’autre dans la province de Salaheddin.• Gramma

18-04 Une attaque s'est produite peu avant 14h alors qu’un groupe de soldats effectuait une patrouille de combat à Bagdad. Leur véhicule a été touché par une bombe posée en bordure de route au nord de la capitale. Un soldat américain, membre de la Division multinationale en poste à Bagdad, a été tué, a annoncé l'armée américaine. l'Associated Press & Al-Oufok

20-04 A Bassorah, un convoi militaire américain a été frappé par l'explosion d'une bombe posée en bord de route, selon l'armée. Elle a annoncé qu'il y avait des victimes, sans fournir plus de précisions. Des images tournées par Associated Press Television News montraient un véhicule en flammes sur un pont au-dessus d'une autoroute. Associated Press


Pertes milices collaboratrices & Analyse

17-07 Une guerre meurtrière oppose dans le nord et l'ouest de l'Irak les résistants aux collaborateurs ralliés dans les derniers mois aux forces américaines. Réunis au sein de "Réveils" locaux, de groupes de "Fils de l'Irak", ou de "Citoyens concernés", ces collaborateurs sont en grande majorité d'anciens engagés dans la résistance antiaméricaine. Ils ont été incités par le commandement américain, moyennant finance, à tourner leurs armes. Ces  quelque 80.000 éléments selon les estimations américaines, sont accusés de traîtrise par Al-Qaïda et sont devenus les cibles privilégiées de la résistance. afp 



Les combats par provinces

Détails autorisés par la censure.

1-1 Bagdad 

20-04 A Sadr City, les soldatsUS  et policiers se font attaquer là où elles protègent la construction d'un mur en béton, entamée mardi dernier, pour tenter de protéger la Zone verte des tirs d'obus et roquettes en provenance de Sadr City. En ses plus hauts points, le mur en construction fait 3,6 mètres de haut. Associated Pressµ

20-04 Selon des habitants de Sadr City les hauts-parleurs des mosquées ont diffusé le communiqué publié samedi soir par Moqtada Sadr, menaçant d’une "guerre ouverte" si les troupes irakiennes et américaines ne cessaient pas leurs attaques contre son mouvement ont lancé les hauts-parleurs,. "Nous voulons que le siège de Sadr City soit levé", ont encore réclamé les appels nocturnes diffusés par des partisans de Moqtada Sadr. Les messages ont également accusé les Etats-Unis de semer la zizanie parmi les chiites, et ont exhorté les troupes irakiennes, sous les ordres du Premier ministre al Maliki, "à ne pas combattre leurs frères". Al-Oufok

Et à Bagdad. pendant de ce temps..?

15-04 Accrochages entre l'armée américaine et l'armée du mahdi Selon le commandement américain une patrouille aurait été prise pour cible et aurait riposté, tuant six hommes. L'opération appuyée par un raid de l'aviation américaine aurait également fait des victimes parmi les civils selon les autorités irakiennes. EuroNews

15-04 De nouveaux combats ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi. L'armée américaine a annoncé avoir tué une dizaine de sadristes à Sadr City,. Quatre autres ont été tués par un tir de char américain. La police irakienne parle pour sa part de dix morts et 26 blessés dans ces accrochages…. (Reuters)

18-04 La police a décrit les affrontements qui ont débuté vendredi après-midi pendant une tempête de sable comme les plus violents dans la capitale depuis le lancement de l'opération. Les forces américaines et irakiennes ont tenu leurs positions tandis que les miliciens attaquaient sous des nuages de sable aveuglants. Le lieutenant-colonel Steven Stover, porte-parole américain, a déclaré que les forces américaines avaient été impliquées dans des heurts sporadiques qui se sont poursuivis samedi. Dans la nuit de vendredi à samedi une attaque menée par un hélicoptère des forces américaines a tué deux combattants, a-t-il dit. (Reuters) -

19-04 Des combats se sont poursuivis dans la nuit dans le bidonville de Sadr City. La police a fait état de 12 morts et les hôpitaux ont accueilli plus de 130 blessés,  portant à plus de 110 le bilan des morts dans les combats depuis le 6 avril, selon des sources médicales. Le commandement américain a annoncé de son côté la mort de "deux criminels" qui s’apprêtaient à utiliser un mortier, par un de tir de missile à partir d’un hélicoptère. (Reuters -Al-Oufok)

20-04 Selon des sources médicales et de sécurité, huit personnes ont été tuées et 22 blessées dans la nuit de samedi à dimanche, dans Sadr City. Al-Oufok

20-04 Dans la matinée, attaque d’un poste de contrôle américain à Sadr City, à Bagdad. Les soldats américains ont répliqué, tuant sept résistants, puis deux snipers irakiens qui leur tiraient dessus depuis un toit, selon un porte-parole de l'armée américaine, le colonel Steve Stover. Qui ne parle bien entendus pas des pertes parmi ces hommes… Selon le colonel Stover, ces troupes ont aussi affronté des miliciens dans d'autres quartiers de Bagdad, mais ces combats n'auraient pas fait de morts…. (Reuters)

 20-04 Affrontements  :  Le colonel Steven Stover, porte-parole de l’armée américaine d’occupation, a fait état d’une série de fusillades et de frappes aériennes, au cours desquelles 20 personnes ont trouvé la mort. "Je dirais que ça a été la nuit la plus chaude depuis quelques semaines", a-t-il dit. "Je crois que depuis hier soir, la violence est montée d’un cran." Stover a évoqué deux tirs de missile effectués par des hélicoptères qui ont tué chacune trois combattants. Neuf autres ont péri dans une fusillade survenue dans la matinée et deux autres encore dans des échanges de tirs en soirée. Trois combattants enfin ont trouvé la mort dans l’explosion d’une bombe qu’ils étaient en train de poser, qui a provoqué une fusillade.

20-04 Des roquettes ont frappé dimanche la "Zone verte", enclave gouvernementale fortifiée de Bagdad Le colonel Steven Stover, porte-parole de l'armée américaine, a fait état également  d'une série de fusillades. (Reuters)

Les miliciens ont tiré des roquettes et des mortiers contre la Zone verte. Selon un officier de police de Bagdad, les affrontements à Sadr City ont tué trois policiers et trois civils. Associated Press

Quartier de Bagdad

New Baghdad

20-04 Les affrontements qui secouent Sadr City se sont étendus à un autre bastion quartier New Baghdad, au sud-est, faisant six morts, dont deux enfants, et blessant trois personnes.(policiers ?) selon des responsables hospitaliers. L'armée américaine n'avait pas de commentaire dans l'immédiat sur les combats de la nuit… Associated Press

n°351- Journal d'Irak - 14 au 21 /04 (milieux) : "Cinq ans d'invasion en Irak et des décennies d'injustices produites par des tyrans

n°351- Journal d'Irak - 14 au 21 /04 (fmilieux) : "Cinq ans d'invasion en Irak et des décennies d'injustices produites par des tyrans"

Journal d'Irak     (fin) 

N°351          du 14/04 au 21/04/08

Par M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be
 Sommaire :

4 Libération du territoire

détails.(suite)

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1  "dalikoum fa doukou!" "Tenez goutez donc ça!"

5-2 Tim Carr : La presse ne fait plus son boulot, elle ne sert qu'à manipuler et distraire l'attention.

5-3 Le photographe d’AP Bilal Hussein libéré.

6 Brèves

6-1 Résistance contre l'occupation.

6-2 La force ne suffira pas face aux sadristes en Irak.

6-3 Les soldats d’occupation construisent un nouveau mur de plusieurs mètres de haut dans Sadr City

6-4 Irak: fin de mission … pour deux généraux en charge de Bassorah.

6-5 Irak: accord proche sur une loi pour doper les investissements pétroliers.

6-6 L'Europe en passe de sceller un accord énergétique avec l'Irak.


Libération du territoire

détails.(suite)

1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija Hit, Houssabayh, Karabilah,  Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi (capitale de la province d'Al-Anbar,) Kaïm (à la frontière avec la Syrie ), Sindjar & Zaidan

Ramadi, 

15-04 Un kamikaze a déclenché sa bombe dans un restaurant fréquenté par les collaborateurs. Treize personnes ont perdu la vie.


1-5 Kirkourk

17-04 Au moins 45 personnes ont été tuées et des dizaines ont été blessées dans une action kamikaze lors d'une cérémonie de condoléances de deux membres d'une milice luttant contre la résistance , tués il y a deux jours dans Bou Mohammad, à 120 km au sud de Kirkouk, a annoncé un responsable de la police locale. (AFP)


1-7 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz,   Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb  (La région de Baaqouba, capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord de Bagdad, est le théâtre d'attaques visant quasi quotidiennement contre  les forces colonialistes et ses acolytes sur le terrain

Baaqouba (60 km au nord de Bagdad)

15-04 Une explosion a fait 40 morts et quelque 70 blessés selon le dernier bilan communiqué par la police irakienne. La bombe a explosé devant le siège du gouvernement provincial.  (ats)


1-10 Bassorah (capitale méridionale de l'Irak, à 550 au sud de Bagdad.- (deuxième ville du pays)

16-04 Un missile a atteint un groupe de cinq hommes qui transportait des grenades RPG, et un deuxième engin a détruit leur véhicule, a précisé le commandant Tom Holloway qui précise que 4 résistants serait tués.( alors que la police irakienne a fait état de six morts et trois blessés…) Il n’a pas précisé quel type d’appareil avait été employé, ni par quelles forces d’occupation, britanniques ou américaines. Les deux pays disposent d’hélicoptères et d’avions dans la région et des équipes de surveillance au sol peuvent diriger les tirs de missiles. (Al-Oufok)

19-04 Le commandant irakien à Bassorah, le général Mohan al Fouraidji, a déclaré à Reuters que les forces gouvernementales, appuyées par les bombardements de l’aviation américaine et de l’artillerie britannique, s’étaient emparées du centre de Hayaniya après une démonstration de force de l’aviation américaine et de l’artillerie britannique. De violents tirs d’artillerie et des explosions ont retenti à l’aube, d’une intensité sans précédent Le commandant Tom Holloway, porte-parole militaire britannique, a déclaré que l’opération avait débuté par un bombardement nourri mené par l’aviation américaine et l’artillerie britannique "afin de donner une démonstration de la puissance de tir disponible si nécessaire".. On ne dispose dans l’immédiat d’aucune précision sur les éventuelles victimes. Les responsables militaires américains ont estimé que l’opération de mars à Bassorah avait été mal préparée et lancée trop brusquement. Le gouvernement a limogé 1.300 soldats et policiers pour avoir refusé de combattre. Al-Oufok


1-13 Les autres villes de l'Irak occupée

Nasiriyah au sud de Bagdad

19-04 "La résistance a attaqué les forces de sécurité irakiennes le matin du 19 avril. L'armée précise que ces combats ont notamment impliqué "une force combinée de plus de 300 membres de l'armée et de la police irakiennes, "conseillée par les forces d'opérations spéciales américaines". Les résistants ont battu en retraite, sous un déluge de feu, vers un bureau local de Moqtada Sadr, où ils ont été finalement appréhendés, et tués (10 résistants) selon la même source. Moqtada Sadr a condamné ce massacre : "J'ai entendu que les forces irakiennes et l'occupant irakien ont attaqué des résistants et les ont tués brutalement", a-t-il dit dans un communiqué. "Ils ont brûlé leurs corps et ne veulent pas les remettre pour les funérailles", a-t-il ajouté. "Nous porterons plainte contre ceux qui ont fait ça et assurons que des tels actes ne seront pas répétés", a-t-il dit.  (AFP)

19-04 Un correspondant de Reuters à Nassiriah, autre chef-lieu de province du sud, a aussi fait état dans une ville voisine d'affrontements entre forces gouvernementales et miliciens de l'Armée du Mahdi. Un couvre-feu a été imposé. L'hôpital a dit avoir admis trois policiers blessés. (Reuters)



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003
   
Peuple
Civils tués (depuis l'occupation) 679.645
Civils blessés (depuis l'occupation)  70.763 ( chiffre très très minimum)
Civils violés (par les troupes d'occupations) 2.507     (voir Ibrahim Allousch
Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...) 8.938    (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) tués 4064   (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) blessés 3.885   (chiffre minimum)
En prison 40.268. (chiffre minimum)
Embargo 750.000 enfants (chiffre minimal)
Embargo 750.000 adultes (chiffre moyen)
Militaires irakiens tués pendant l'invasion 45.595 (chiffre minimal)
Civils tués pendant l'invasion 120.190 (chiffre minimal)
Coalition
Nombre de Soldats tués (ou morts...)  34.570
Soldats rapatriés (blessés ou malades) 52.779 (chiffre très minimal)
(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)
Disparus (dans la nature) 1.014
Désertions 5.501
Mutinerie 2 corps + 25
Aide psychologique 320.108***
Suicides Mercenaires tues                                                                                 

79

933

non-combattants accidentés, 27 103
Policiers/soldats irakiens  tués 12.054
Policiers /soldats irakiens blessés 26.096 (chiffre minimal)
Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature) 13.854
Autres tués (collaborateur  & mercenaires & autres) 5.423
Autres blessés ( collaborateur & mercenaires & autres) 9.120
Oléoducs,les infrastructures pétrolières & d'electricité 464 attaques (grand minimum)
Infrastructures du rail 195 attaques (idem)
Hélicopteres 98 ++              (idem)
Avions (& drone) 29 ++

Ces totaux sont obtenu par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux.

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

5-1 "dalikoum fa doukou!" "Tenez goutez donc ça!"

Vidéo exclusive publiée par Le Mouvement de la Résistance Islamique Irakien: Hamas. Groupe armé luttant contre les forces d'occupations américaines et leurs alliés!
Titre originale de la vidéo: "dalikoum fa doukou!" "Tenez goutez donc ça!" "
ذلكـم فذوقـــوه. pour voir: pour télécharger:
http://www.dailymotion.com/bookmarks/Ansar-Al-Khilafat/video/x5068u_80408-tenez-goutez-donc-ca-hamas-of_news


5-2 Tim Carr : La presse ne fait plus son boulot, elle ne sert qu'à manipuler et distraire l'attention.

Au cours de ces deux dernières semaines, suite aux demandes répétées de militants de défense des droits de l’homme, le Département de la Justice a été obligé de révéler au public une note rédigée par John Yoo, le conseiller juridique de l’Administration Bush. Dans cette note, John Yoo détaille les manoeuvres juridiques à mettre en oeuvre pour permettre au président des Etats-unis de violer la loi et de torturer des prisonniers. Au cours du débat public qui a suivi cette révélation, il est apparu à travers de nombreux témoignages, que l’Administration Bush avait de facto considéré que le 4è amendement à la Constitution des Etats-Unis ne pouvait s’appliquer aux “opérations militaires intérieures” (domestic military operations) sur le territoire des Etats-unis. En d’autres termes, si jamais l’armée devait être appelée à réprimer une dissidence aux Etats-unis, elle aurait le droit de vous priver de toutes vos libertés individuelles, de vous maintenir en détention indéfiniment, de vous torturer et de vous exécuter sans jugement. Interrogé à ce sujet, le Ministre de la Justice a tenté de se justifier en inventant un évènement inexistant dont la découverte éventuelle aurait pu permettre de prévenir les attentats du 11 septembre. Il a également menti ouvertement sur la portée des lois de surveillance et des affaires judiciaires en cours dans ce domaine. Autrement dit… il y avait largement de quoi faire plusieurs “Unes”, “Editions spéciales” et autres “Editoriaux” sur cette violente attaque contre les libertés constitutionnelles des citoyens américains… Oui, mais… pendant ce temps là, Barack Obama continuait sa campagne électoral en Pennsylvanie, participant notamment à une séance de bowling. Si on fait une recherche dans la base de données de presse NEXIS sur les sujets qui ont le plus mobilisé la presse aux Etats-unis ces 30 derniers jours, on arrive aux résultats suivants :

  • Recherche : “Yoo + torture” - 102 articles
  • Recherche : “Mukasey + 9/11″ - 73 articles
  • Recherche : “Yoo + Fourth Amendment” - 16 articles
  • Recherche : “Obama + bowling” - 1,043 articles
  • Recherche : “Obama + Jeremiah Wright” - plus de 3 000 articles
  • Recherche : “Obama + patriotism” - 1,607 articles
  • Recherche : “Clinton + Lewinsky” - 1,079 articles

Il faut préciser que la base de presse NEXIS n’indexe pas la presse “pipeul”. C’est vous dire l’ampleur du désastre. Et après on s’étonne que les gens n’achètent plus de journaux… [Tim Carr - IES News Service - 14/04/2008 - Trad. Grégoire Seither] http://libertesinternets.wordpress.com


5-3 Le photographe d’AP Bilal Hussein libéré.

Le photographe de l’Associated Press Bilal Hussein a été remis en liberté mercredi par l’armée américaine d’occupation qui l’a détenu pendant plus de deux ans sans l’inculper. Il a été remis à ses collègues de l’agence de presse américaine mercredi à Bagdad. L’armée américaine d’occupation l’avait accusé d’entretenir des liens avec l’insurrection irakienne mais elle a déclaré lundi dans un communiqué qu’il n’était plus considéré comme une menace. Une commission judiciaire irakienne l’avait lavé de tout soupçon peu auparavant. Soutenu par l’AP qui a mené sa propre enquête, Bilal Hussein, 36 ans, a toujours nié avoir noué des contacts douteux et maintenu qu’il avait travaillé normalement, comme n’importe quel photographe dans une zone de guerre. Il avait été arrêté le 12 avril à Ramadi par les Marines américains. (Al-Oufok)



6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

6-1 Résistance contre l'occupation.

15-04 Vouée à la résistance contre l'occupation américaine, l'Armée du Mahdi est aussi devenue la principale organisation humanitaire du pays, souligne l'ONG Refugees International dans un rapport publié mardi. Selon ce document, l'Armée du Mahdi et les autres milices, étendent leur influence en subvenant aux besoins des victimes irakiennes de la guerre. Selon Refugees International, une ONG basée à Washington, l'Armée du Mahdi fonctionne sur le modèle du Hezbollah qui fournit toute une gamme de services humanitaires aux Libanais du Sud chiite. "Par le biais de ce système comparable à celui du Hezbollah, le mouvement sadriste s'est imposé comme le principal prestataire de services dans le pays", note l'organisation en soulignant que des centaines de milliers de chiites irakiens bénéficient de ce "programme durable". Dans le cadre de celui-ci, l'Armée du Mahdi loge gratuitement des déplacés et leur fournit nourriture, chauffage et de quoi subsister. "D'autres groupes gagnent pareillement du terrain et de l'influence en fournissant nourriture, carburant, électricité, vêtements et argent aux civils vivant dans leurs fiefs", relève encore Refugees International. "Non seulement ces milices jouissent maintenant d'un quasi-monopole de l'assistance à grande échelle en Irak, mais en outre elles enrôlent un nombre croissant de civils dans la résistance, y compris des personnes déplacées." PS : L'attrait massif à l'approche des élections régionales d'octobre est une cause de souci pour les responsables américains, qui jugent que réduire l'influence des milices est un des principaux défis pour le gouvernement de Nouri al Maliki.Source : Dean Yates Reuters Version française Marc Delteil

20-04 Moqtada Sadr :  "Je demande au gouvernement d’exiger de l’occupant un calendrier de retrait dans les plus brefs délais" Moqtada Sadr a menacé samedi de lancer "une guerre ouverte" si les opérations des forces irakiennes et américaines d’occupation contre son mouvement se poursuivaient. "Je donne un dernier avertissement, et je donne ma parole, au gouvernement irakien pour qu’il choisisse le chemin de la paix et arrête les violences contre son propre peuple, sinon il sera un gouvernement de destruction", assure le jeune chef religieux. "S’il n’arrête pas l’action des milices qui ont infiltré le gouvernement, nous déclarerons une guerre ouverte jusqu’à la libération", avertit Moqtada Sadr, dont l’armée du Mahdi, la plus puissante d’Irak, compte quelque 60.000 combattants. "Je demande au gouvernement d’exiger de l’occupant un calendrier de retrait dans les plus brefs délais", ajoute Moqtada Sadr. Moqtada Sadrassure : "ils m’accusent d’être entre les mains de l’Iran, mais j’appartiens à l’Irak. J’appartiens à la volonté de mon peuple." "L’occupant nous a pris pour cible avec ses avions, ses chars, ses bombardements et ses tireurs embusqués" "Sans notre soutien, ce gouvernement n’aurait jamais été formé. Mais à cause de son alliance avec les forces d’occupation, il n’est ni indépendant, ni souverain, comme nous aimerions qu’il soit". "Gaza était encerclé, et tout le monde s’est tu. Aujourd’hui, c’est au tour de Sadr City et de Bassorah, et tout le monde se tait. Où sont les droits de l’homme ? Où sont les lois que vous adoptez, au nom de la liberté et de la démocratie ?", se demande t’il en conclusion. Al-Oufok avec les agences de presses 20-04


6-2 La force ne suffira pas face aux sadristes en Irak. La ‘confrontation’ entre le gouvernement irakien et Moktada Sadr, (qu’il menace de transformer en "guerre ouverte",) ne pourra pas se régler par la force, estiment les experts du conflit. Après des mois d’apaisement tout relatif des violences, la campagne de répression lancée fin mars par les ‘autorités’ contre l’armée du Mahdi ouvre la perspective d’une réaction de Moktada Sadr. Mais si Maliki, est soutenu par Bush, Moktada Sadr peut compter sur le dévouement sans faille de ses partisans. Dans de nombreuses régions pauvres les sadristes fournissent des vivres ou des soins ainsi qu’une protection armée que le gouvernement s’est montré jusqu’ici incapable de livrer. Ses bastions dans les quartiers les plus pauvres de Bagdad sont une zone de grand danger pour les soldats et ses miliciens, bien équipés, ne cachent pas leur impatience d’en découdre, surtout depuis que Sadr, a menacé de rompre une trêve déclarée en août 2007. "C’est une menace qui doit être prise très au sérieux", souligne Reidar Visser, rédacteur en chef du site historiae.org spécialisé sur l’Irak. "Les sadristes représentent un mouvement populaire fort profondément enraciné dans la société irakienne et il est complètement irréaliste de vouloir le traiter uniquement par des solutions militaires", ajoute cet expert du Sud irakien. Officiellement, la campagne contre les sadristes s’inscri(rai)t dans le cadre plus général du gouvernement d’interdire toute milice armée. Les sadristes notent que d’autres partis, y compris celui du Premier ministre, possèdent eux aussi leurs milices. Maliki a menacé d’écarter le mouvement sadriste de la vie politique si l’armée du Mahdi n’est pas démantelée. Moktada Sadr a soutenu l’accession au pouvoir de Maliki en 2006 avant de claquer la porte de son gouvernement l’année suivante pour protester contre son refus de fixer un calendrier de retrait des forces américaines. "Sadr appelle à un calendrier de retrait, ce qui est une exigence parfaitement négociable et n’est pas plus extrémiste que ce que beaucoup d’Américains réclament", souligne Visser. Sur le plan militaire, les forces gouvernementales soutenues par l’armée américaine sont plus susceptibles de l’emporter contre les sadristes que l’inverse, estime un expert de l’Irak au Centre d’études stratégiques et internationales de Washington. "Il est important de noter (...) que les sadristes n’ont pas gagné leurs précédentes confrontations (avec les forces américaines et britanniques en 2004), explique Anthony Cordesman. Pourtant, ajoute-t-il, il est plus facile de provoquer ce mouvement par des attaques que "de le vaincre en tant que force politique et religieuse". "Les plus pauvres et les plus religieux d’Irak ne disparaîtront pas, quels que soient les gains militaires engrangés contre l’armée du Mahdi." Sur le plan gouvernemental, les sadristes soupçonnent des arrière-pensées politiques à l’approche des élections municipales et provinciales d’octobre, à l’issue desquelles ils pourraient contrôler plusieurs provinces aux dépens de Maliki, en particulier dans le sud du pays. "Si les sadristes sont empêchés de participer aux élections provinciales, il y a le risque d’une confrontation à grande échelle", prévient Saad al Hadissii, professeur à l’université irakienne. AFP
6-3 Les soldats d’occupation construisent un nouveau mur de plusieurs mètres de haut dans Sadr City

Des soldats irakiens et américains ont entamé la construction d'un mur de béton de plusieurs mètres de haut dans le bastion de Sadr City, un ‘ouvrage’ qui devrait, selon le commandement américain samedi, prévenir les tirs de roquettes. Selon le commandement américain, il devrait empêcher les infiltrations dans la zone au sud du mur des équipes de tireurs de roquettes ou de mortiers qui prennent pour cible régulièrement la "zone verte", enclave fortifiée qui abrite le gouvernement irakien et l'ambassade des Etats-Unis. Ce mur doit empêcher ces groupes de se positionner à distance de tir de cette "zone", installée dans un ancien domaine de Saddam Hussein, sur la rive ouest du Tigre, dans le centre de Bagdad. Cette barrière "doit séparer le secteur et permettre de contrôler les allers et venues", a expliqué à l'AFP un porte-parole américain, le colonel Steven Stover. Nb : Des centaines de murs de béton ont été érigés à Bagdad depuis le début de l'occupation américaine en avril 2003 pour tenter de prévenir les attaques qui ont visé le contingent américain, les troupes irakiennes.   Ils ont été mis en place pour protéger des positions militaires, des bâtiments officiels.Ils ont également été érigés pour séparer des quartiers les uns des autres, suivant des lignes ethnique. Ces constructions provoque encore toujours la colère des habitants des quartiers concernés qui voient dans ces ouvrages une volonté de morceler la capitale irakienne, pour la diviser en secteurs homogènes, et mieux la contrôler. Moqtada Sadr, a condamné cet ouvrage qui divise le quartier de plus de deux millions d’habitants, où les troupes irakiennes et américaines d’occupation affrontent par intermittence depuis la fin mars la résistance. Le porte-parole du mouvement sadriste à Najaf, Salah al-Oubeidi, a dénoncé cette mesure, qui, selon lui, "va créer de nouveaux problèmes pour les habitants de Sadr City et les isoler davantage. Cette barrière est destinée à couper le quartier d’importantes institutions irakiennes". (Source :Al-Oufok aves les agence de presses dont AFP)


6-4 Irak: fin de mission … pour deux généraux en charge de Bassorah.

Le général Kassem Atta, porte-parole du plan de sécurité de Bagdad, a assuré devant la presse que le général Mohan al-Furaiji, des forces armées, et le général Abdul-Jalil Khalaf, de la police, avaient terminé une mission qui leur avait été confiée temporairement. Une mission temporaire de trois mois leur avait été confiée. Elle avait été prolongée de trois autres mois. Cette période a touché à sa fin, et de nouveaux responsables ont été désignés", a déclaré à la presse le général Kassem Atta. Il a ajouté que les deux hommes devaient "retrouver leurs affectations à Bagdad Des informations de presse avaient auparavant fait état de mesures de sanctions à leur égard, après les combats qui ont opposé à la fin du mois de mars les forces de sécurité irakiennes et des miliciens chiites. Des centaines de soldats et policiers avaient alors refusé de combattre, et 1.300 policiers avaient été mis à pied après ces affrontements, qui ont fait des centaines de victimes dans la grande ville portuaire du sud. Certains des policiers avaient notamment été sanctionnés pour avoir remis leurs armes aux miliciens qu'ils étaient censés combattre. "Les membres des forces de sécurité qui n'ont pas fait leur devoir à Bassorah et à Kout ont été renvoyés", avait indiqué dimanche à l'AFP le porte-parole du ministère de l'intèrieur(Source : AFP / 16 avril 2008)


6-5 Irak: accord proche sur une loi pour doper les investissements pétroliers.

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a affirmé mercredi qu'un accord était proche en vue de l'adoption par son pays d'une loi sur le pétrole visant à doper les investissements dans le secteur énergétique et à renforcer la coopération notamment avec l'Union européenne. "Nous sommes proches d'un accord définitif sur la loi sur le pétrole et le gaz, qui permettra de sceller des accords stratégiques de partenariat et de développer les investissements", a-t-il déclaré devant la Commission des affaires étrangères du Parlement européen, à l'occasion d'une visite à Bruxelles. Ce projet de loi sur le secteur énergétique irakien est considéré par les Occidentaux comme une étape essentielle pour la réconciliation nationale en Irak et une condition pour voir les investissements se développer dans ce secteur. Ce texte vise à partager équitablement les revenus du pétrole brut entre les 18 provinces et constitue à ce titre un sujet particulièrement sensible dans ce pays déchiré par les violences interconfessionnelles. En attendant, les compagnies pétrolières hésitent à investir en Irak. L'Irak dispose des troisièmes réserves de brut au monde, de 115 milliards de barils, mais manque cruellement de technologies et de capitaux. M. Maliki, qui se trouve à Bruxelles notamment pour parler des dossiers énergétiques, a affirmé vouloir "renforcer la coopération avec l'Union européenne",  soucieuse de diversifier ses sources d'approvisionnement pour limiter sa dépendance à l'égard de la Russie qui lui fournit un quart de son gaz.Les Européens espèrent en particulier pouvoir s'entendre avec Bagdad pour que les Irakiens acheminent à terme du gaz vers l'UE via le gazoduc Nabucco. Le projet Nabucco, de 3.300 km de long, vise à transporter le gaz en provenance du Moyen-Orient et d'Asie centrale vers l'Union européenne, en passant par la Turquie et le Sud-Est de l'Europe, et donc en contournant la Russie. Le Premier ministre irakien est accompagné de son ministre du pétrole Hussein Chahristani, qui doit s'entretenir de cette question dans la journée avec le commissaire européen à l'Energie Andris Piebalgs. (Source : AFP / 16 avril)


6-6 L'Europe en passe de sceller un accord énergétique avec l'Irak.

Ce sont là les réserves de pétroles en Irak, les troisièmes au monde. Des réserves qui intéressent l'Union européenne à l'heure où elle cherche à diversifier ses sources d'approvisionnement. C'est donc pour parler énergie que le Premier ministre irakien a été convié à Bruxelles. Un accord sur un partenariat stratégique entre Irakiens et Européens est d'ailleurs proche. Nouri al-Maliki s'en est félicité et a dit espérer que cette nouvelle coopération permettrait au secteur irakien du gaz et du pétrole de se développer. En clair, l'Irak mise sur des investissements massifs. Le président de la Commission José Manuel Barroso a de son côté dit espérer conclure au plus tôt ces négociations. Ce serait seulement une question de semaines. L'Europe a aussi en tête un approvisionnement en gaz irakien via le projet de gazoduc Nabucco. Mais pour cela, les Irakiens doivent résoudre les conflits internes et donner des gages de sécurité aux importateurs. Bagdad y travaille. Une loi sur le pétrole et le gaz est sur le point d'être bouclée. EuroNews

n°351- Journal d'Irak - 14 au 21 /04 (fin) : "Cinq ans d'invasion en Irak et des décennies d'injustices produites par des tyrans"

Journal d'Irak   (fin)  

 N°351      du 14/04 au 21/04/08

Par M.Lemaire


Sommaire : (fin)

7 Dossiers

7-1 Affirmation de vue de  Pauline Jelinek : 650.000 militaires US sont revenus d’Irak & de l’afghanistan en dépression et des lésions au cerveau,

9 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse

9-1 La réaction du Ministère iranien des Affaires étrangères au rapport de général David Petraeus sur l’Irak.



7 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

7-1 Affirmation de vue de  Pauline Jelinek : 650.000 militaires US sont revenus d’Irak & de l’afghanistan en dépression et des lésions au cerveau,

300.000 soldats américains qui ont ‘servi’ en Irak et en Afghanistan souffrent de dépression grave ou de stress post-traumatique, et 320.000 ont subi des lésions au cerveau, selon une nouvelle étude publiée par le centre d'étude Rand. MmeTerri Tanielian, co-responsable du projet et chercheuse pour Rand, une organisation américaine à but non lucratif signale : "S'ils ne reçoivent pas de soins appropriés et efficaces pour ces conditions sanitaires mentales, il y aura des conséquences à long terme pour eux et pour le pays

Cette étude, qui a débouché sur un rapport de 500 pages, est la première du genre, privée, réalisée à grande échelle auprès de 1.965 militaires du pays, issus de toutes les branches des forces armées, qu'ils soient encore actifs ou qu'ils aient quitté l'armée. Ces résultats semblent en phase avec plusieurs rapports sur la santé mentale réalisés par le gouvernement, bien que le département de la Défense n'ait pas dévoilé le nombre de ses employés actuellement soignés pour des problèmes mentaux.

La dernière étude réalisée sur les soldats américains qui étaient au front à l'automne dernier a fait apparaître que 18,2% d'entre eux souffraient de problèmes mentaux comme la dépression, l'anxiété ou le stress en 2007, comparativement à 20,5% l'année précédente.

L'étude Rand, terminée en janvier, montre que 18,5% de ces soldats souffraient de ce type de troubles. Ce chiffre est basé sur des données du Pentagone selon lesquelles plus de 1,6 million de militaires ont été déployés dans des zones de conflits depuis le début de la guerre en Afghanistan fin 2001. Pauline Jelinek AP 16-04

Second article.

Près de 20% des soldats revenant d'Irak et d'Afghanistan, soit 300.000 en tout, souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure, alors qu'à peine la moitié se font soigner, indique un rapport de la RAND Corporation jeudi. Cette étude du centre de recherches américain a été menée auprès de 1.965 soldats venant de 24 régions des Etats-Unis. Depuis octobre 2001, environ 1,6 million de soldats ont été déployés lors des guerres contre l'Irak et l'Afghanistan. Parmi les 20% d'anciens combattants présentant des syndromes de stress post-traumatique (SSPT) et des dépressions, la moitié expliquent qu'ils ont été le témoin de la mort d'un camarade ou de ses blessures graves.

Quelque 45% racontent qu'ils ont vu des tués ou gravement blessés.

Enfin 10% disent qu'ils ont été eux mêmes blessés et hospitalisés.

Les taux de SSPT et de sérieuse dépression sont plus importants dans le corps des Marines et de l'Armée de terre. Les femmes et les hispaniques y sont aussi davantage sujets mais il apparaît que le facteur commun de l'émergence d'une dépression est toujours l'exposition au combat. Pourtant, près de la moitié des soldats souffrants de troubles psychologiques ne cherchent pas à se soigner parce qu'ils craignent que cela ne les handicape plus tard pour trouver un emploi. Et lorsqu'ils le font, souligne l'étude, la moitié n'obtiennent que des soins psychologiques minimum. Les chercheurs ont évalué que les syndromes de stress post-traumatiques et dépressions des soldats allaient coûter au pays 6,2 milliards de dollars au cours des deux ans ayant suivi leur déploiement. Ces coûts comprennent les dépenses de soins directes mais aussi les coûts de productivité perdue et les suicides, indique le rapport qui estime qu'investir dans un traitement de qualité de ces troubles psychologique permettrait d'économiser de 2 milliards de dollars. Les coûts sociaux sur deux ans d'un ancien combattant psychologiquement en détresse peuvent aller de 6.000 dollars à 25.000 dollars par cas. "Si les SSPT et la dépression ne sont pas traités ou à peine, il y a une cascade de conséquences", indique Terri Tanielian, co-auteur de l'étude. "Usage de drogues, suicides, problèmes de couple, chômage sont autant de conséquences (...) qui ne sont bonnes ni pour les individus ni pour la société en général". Le centre de recherches RAND Corporation suggère à l'armée de créer un système de soins mentaux qui assure la confidentialité. (AFP / 17 avril 2008 )



8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

8-1 La réaction du Ministère iranien des Affaires étrangères au rapport de général David Petraeus sur l’Irak.
Le récent rapport du commandant des forces américaines d’occupation en Irak, David Petraeus, au Congrès, est un compte rendu inerte et inefficace, et qu’il est établi en raison de l’échec et de la politique erronées et ratée des Etats-Unis, en Irak ; a déclaré, Le porte-parole de la diplomatie iranienne Mohammad Ali Hosseini. "Le rapport de Petraeus démontre que Washington n'a pas su parvenir à ses objectifs déclarés, malgré le renforcement de ses forces, une politique qui s'est, seulement, traduite par le massacre et la mise en péripétie des Irakiens innocents et la destruction des zones résidentielles et des infrastructures de ce pays.", a a précisé, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.
En se déresponsabilisant et en faisant endosser aux autres les problèmes de l'Irak, les Américains ne pouvaient pas justifier leur occupation et espérer régler les affaires.
Faisant allusion au vaste mécontentement des Américains vis-à-vis de l'action du gouvernement Bush, le Porte-parole de la diplomatie iranienne a rappelé que l'échec des politiques américaines, en Irak, a intensifié les différends, au sein de l'administration américaine, et aggravé la crise politique, économique et psychologique, dans ce pays.
"La seule solution véritable de la crise irakienne est de respecter le droit des Irakiens et de confier la gestion des affaires du pays au gouvernement populaire, et de fixer un calendrier pour le retrait des forces occupantes de l'Irak.", a-t-il conclu.

 Irna 11-04

21/04/2008

n°169 Dossiers de l'Afghanistan -(fin) 21-04 -1-: Participer à la guerre en Afghanistan est une bonne affaire pour les industries de l'aérospatiale et de la défense.

dossiers de l'Afghanistan (fin)

n°169                                      21-04

M.Lemaire                                                                                 



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
Sommaire : 

1 Dossier & Point de vue (fin)

2-3 André Duchesne : Afghanistan: pour se détendre, les soldats jouent...à la guerre.

2-3  De jolis jouets (de guerre) pour des 'grands enfants'.

2-4 Christophe Cornenvin : 'Quadri France' : Une sentinelle du troisième type dans le ciel...

3 Annexe - Analyse Géopolitique et stratégie

3-1 Le Canada dans la guerre d'occupation en Afghanistan.

3-2 Edouard BRION : Envoyer des troupes en Afghanistan, une bonne idée ?


2-3  De jolis jouets (de guerre) pour des 'grands enfants'.

La technologie et la connaissance du corps humain atteignent un point qui ouvre la porte, actuellement, à tout un arsenal d'armes nouvelles. Une profusion d'armes non létales apparaissent et vont apparaître dans le domaine du maintien de l'ordre, tandis qu'à l'échelon militaire les armes à énergie-dirigée et les lasers solides permettent des exploits encore inédits dans l'art de tuer et de découper en morceaux les êtres humains. Les armes à énergie dirigée et autres outils de coercition ou de surveillance sont l'aboutissement de recherches menées depuis des décennies, en grande majorité par l'armée américaine. Les connaissances qui sous-tendent ces nouvelles armes sont largement dues aux progrès scientifiques dans la compréhension des phénomènes ondulatoires et électromagnétiques ; et à la connaissance des mécanismes cérébraux. Voici un petit résumé non exhaustif des nouvelles réjouissances qui attendent les manifestants, les dissidents ou les délinquants de demain (et d'aujourd'hui). Vous trouverez ici une liste plus complète, plus détaillée et tenue à jour.

Le caillou qui voit  Un certain nombre de ces gadgets est présenté chaque année au salon international Milpol. C'est à l'occasion de l'opus 2007 qui s'est tenu à Paris (le pays change chaque année) que des reporters de France Inter (là-bas si j'y suis) ont découvert l'existence d'un pavé motorisé équipé d'une caméra sans fil assez bien dissimulée pour être indétectable. Cet outil digne de James Bond est en fait utilisé depuis plusieurs années par la police, notamment lors des émeutes de 2005 dans les banlieues françaises. Sa portée varie de 2 à 5 km selon le terrain.

Le Taser Impossible de poursuivre cet exposé sans évoquer le désormais célèbre pistolet Taser. Ce charmant jouet lance des électrodes sur sa cible à une vitesse de 50 m/s et à une distance maximale de 7 mètres, puis électrise sa victime en envoyant une série de décharges à 50 000 V / 2 mA pendant au moins 5 secondes. La personne s'effondre au sol, momentanément paralysée dans une intense douleur musculaire. Le signal électrique envoyé par le Taser interférerait avec l'onde T du système nerveux, qui correspond notamment à la repolarisation des ventricules cardiaques, moment de vulnérabilité dans le cycle des battements. L'arme est présentée comme un gadget, mais elle a déjà fait plus de 200 morts aux Etats-Unis. Ici une liste des victimes recensées en 2006. Amnesty International, le Raidh, le Comité pour la prévention de la torture (ONU), la Ligue des droits de l'homme protestent et appellent à un moratoire sur ce type d'arme, dans l'attente d'une étude sérieuse et indépendante, qui aujourd'hui fait défaut. Las, plus de 4 000 pistolets ont d'ores et déjà été distribués aux policiers et gendarmes français, et d'autres commandes sont prévues. En août 2006, une mobilisation de parlementaires alertés pas les associations de défense des droits de l'homme a obtenu le classement du Taser en arme de 4e catégorie, au même titre que les 357 Magnum, par exemple. Pendant ce temps, la société Taser est très active. D'un côté, elle a attaqué Amnesty International et le Raidh en justice. Elle a perdu son procès contre Amnesty ; le second est en cours. D'un autre côté, elle développe de nouvelles armes et décline l'offre de ses tasers. Il existe une version militaire plus puissante (50 000 V / 2,7 mA), et récemment une version grand public est apparue : le Stoper-C2 (sur la photo). Il est moins puissant que son grand frère le X-26, mais tout aussi efficace selon Taser. En effet, les spécifications du C2, trouvées sur le site internet de Taser indiquent une puissance exactement identique à celle du X-26. C'est seulement le nombre d'impulsions envoyées par seconde qui est un peu plus bas. La portée (4,5 m au lieu de 6 ou 7 m), ainsi que son poids léger et sa compacité (en plus de sa coque rose ou léopard) différencient également ce Taser. Très proche de son grand frère, le Taser X-26, arme de 4e catégorie, celle-ci est en vente libre en France. Cette information nous a semblé tellement incroyable que nous avons téléphoné au revendeur parisien, SMP Technologies, situé dans le 16e arrondissement pour en savoir plus. Pas de problème, nous pouvons sans difficulté acheter un Stoper-C2, cela nous coûtera 499 € plus une formation gratuite obligatoire d'une heure et demie. Nous pourrons repartir immédiatement avec l'arme en poche. Voilà qui va plaire à tous les braqueurs... en plus le pistolet fait même lecteur MP3. Taser développe, entre autres, deux autres types de matériels : un robot télécommandé ou autonome armé d'un taser d'une part, et un système de vidéosurveillance, le Trad : Taser Remote Area Denial, capable de taser les intrus. Ce système peut aussi fonctionner de façon autonome ou télécommandée. Là où l'on va bien rigoler, c'est quand les gens vont commencer à se faire taser en rentrant chez eux ou au bureau, parce qu'ils auront oublié de couper l'alarme ! Vous pouvez voir d'abord le robot, ensuite le système de vidéosurveillance armé. Encore plus fort, la version militaire pour protéger les sites sensibles d'une intrusion, le Taser Shockwave.

Le Quadri-France Le ministère de l'Intérieur français est séduit par un nouvel engin baptisé Quadri-France, développé par Antoine Di Zazzo, ingénieur des arts et métiers et directeur général de Taser France. Il s'agit d'un nouveau drone doté de quatre moteurs, télécommandé et guidé par GPS, équipé d'une caméra infrarouge capable de tout observer à 360° et éventuellement d'un Taser (probablement sur le mode XREP, comme le système de vidéosurveillance), de façon à pouvoir électrocuter un délinquant, un manifestant, un intrus... à partir du ciel. L'engin a déjà été testé à Reims. Il peut voler de 0 (géostationnaire) à 80 km/h, monter jusqu'à 9 000 pieds et repérer des différences thermiques au sol d'une précision de 5 degrés. Il sait zoomer automatiquement lorsqu'il repère un suspect (individu ou départ de feu), et transmettre à la police sa position GPS et l'image enregistrée.

L'ADS D'autres idées germent dans les cerveaux prolifiques des militaires, et nombreux sont les élus qui partagent leur hobby... L'une de leurs dernières inventions nommée Active Denial System, consiste à employer des micro-ondes à 95 Ghz et à les projeter sur une zone donnée. La portée de l'antenne que vous pouvez observer sur la photo, en l'occurrence montée sur un véhicule, est de 650 mètres environ, l'onde pénétrerait le corps de seulement 0,3 mm. En deux secondes, la surface de la peau atteint 55 °C, ce qui déclenche un réflexe de fuite. Il faudrait, selon les concepteurs du système, environ 4 minutes pour que la peau commence à brûler. Les individus qui reçoivent ces ondes ressentent une intense sensation de brûlure et doivent reculer et se disperser. On ne constate aucun effet secondaire, mais on ne sait rien sur ce que cette arme pourrait provoquer à long terme, d'autant que les seuls tests disponibles sont ceux des constructeurs. Il apparaît dans ces expérimentations que la cornée est beaucoup plus vulnérable que la peau et qu'elle risquerait d'être endommagée par ce type d'arme. Source : global security.org.   Voyez cette présentation officielle du procédé.

Le AHD Le système AHD (Acoustic Haling Device), qui utilise la technologie LRAD, permet aux forces armées de projeter un message sonore à environ 2 kilomètres en étant certain qu'il sera parfaitement intelligible et qu'il n'atteindra que la zone visée, contrairement aux sons naturels qui se propagent de façon sphérique autour de la source. Cette technologie, qui couple un générateur de son électrique avec des ondes électromagnétiques permet soit d'avertir en diffusant un message soit de nuire en émettant des sons dont le volume est douloureux. Des systèmes de sécurité combinant écoute à distance, caméras vidéos infrarouges et AHD sont en vente. Il existe plusieurs entreprises sur ce créneau.

Les lasers Les seuls systèmes laser connus sont du type THEL : Tactical High Energy Laser. Elaboré conjointement par Israël et les Etats-Unis depuis plusieurs décennies, et de façon beaucoup plus intense depuis 1995 dans l'objectif de créer un système antimissile capable de protéger l'Etat hébreu des missiles envoyés par le Hezbollah, ce système, dont le diamètre n'est que de quelques centimètres, peut chauffer intensément l'acier à plus de 200 mètres de distance. Il se compose d'un centre de commande, d'un radar, d'un pointeur infrarouge et du laser lui-même. Une version mobile nommée M-THEL a été développée pour offrir la couverture d'une zone plus large, en l'occurrence la frontière Israël/Liban. Plus d'infos. Mais ce type d'arme cache peut-être une autre utilisation du laser, beaucoup moins propre. Les modèles militaires de type offensif sont développés à partir d'une technologie de laser à solide, qui permettent d'atteindre des puissances et des niveaux de miniaturisation jusqu'alors inimaginables, avec les technologies de laser à liquide ou à gaz. Ainsi la société Northrop Grumman Corporation a été choisie par l'armée américaine pour développer la phase 3 de son projet de laser solide haute puissance. Disposant un budget de 56,68 millions de dollars sur 36 mois, l'objectif visé est d'équiper les navires, les véhicules et les avions américains de dispositifs lasers antimissiles pour fin 2010. Après la mise au point d'un laser de 67kW, record absolu, il s'agit d'atteindre les 100 kW. Le dernier modèle est déjà capable de perforer 2,5 cm d'acier en 10 secondes (voir la photo). Comme dit Randy Buff, chargé du programme laser à état solide pour le US Army's Space and Missile Defense Command : « Nous avons franchi une étape considérable (...) Nous avons hâte d'aller dans le terrain et de faire quelque chose. » Dont acte ? Telle est la question que l'on peut se poser en visionnant ce documentaire de 26 minutes, qui commence par décrire des situations ressemblant fort à des essais grandeur nature de l'arme laser. Les armes en cours de développement produisent des rayons lasers invisibles, ce qui correspond bien à ce qu'ont vécu ces Irakiens...

Conclusion C'est un changement total de paradigme qui est en train de s'opérer avec ce type d'armement. Les armes laser agissent à la vitesse de la lumière, ce qui leur permet d'abattre un nombre considérable de cibles en très peu de temps. Les systèmes déjà opérationnels sont entièrement automatisés, et il est à craindre que cette option demeure une possibilité pour les applications futures, embarquées dans un avion ou sur un véhicule de terrain. Les armes à énergie dirigée se développent et elles inaugurent une nouvelle ère. Le saut est du même ordre que celui qui a suivi l'apparition de la poudre et la généralisation des armes à feu. Cette fois-ci nous allons vivre dans un monde où le vecteur de l'agression sera invisible, posté à des kilomètres, potentiellement automatisé (pas d'intervention humaine), et agissant à la vitesse de la lumière. Il y aura évidemment des parades : pour les lasers, la fumée, la poussière, la brume ; pour les micro-ondes une combinaison protectrice. Il existe vraiment deux niveaux de développement de ces nouvelles armes : celles, non létales, qui sont réservées aux populations des pays en paix, notamment des pays occidentaux et celles, mortelles, que les Etats-Unis utilisent sur leurs théâtres d'opérations, au premier rang desquels se trouve l'Irak. Il n'est pas question pour le Pentagone d'utiliser des armes à micro-ondes en Irak, malgré les vies humaines qui pourraient être épargnées (cette fois-ci, véritablement ; à l'inverse de la propagande de Taser auprès des polices). Le risque le plus élevé serait son détournement pour en faire un instrument de torture - mais les GI's ont prouvé qu'ils ne manquaient pas d'idées en la matière.

Il existe comme une culture militaire qui consisterait à vouloir tuer absolument, et à ne pas faire confiance à des armes intermédiaires, non mortelles. La guerre, dans son aspect traditionnel a toujours consisté à "tuer ou être tué", ce qui explique peut-être cet atavisme. Cependant les conflits d'un genre nouveau, comme l'occupation américaine en Irak, marquent un nouveau type de confrontation qui ressemble beaucoup aux dynamiques de répression ou de maintien de l'ordre. Les militaires ignorent sans cesse s'ils sont confrontés à des civils inoffensifs ou à des terroristes, et cela les amène à commettre d'innombrables bavures. Dans ce cas de figure, des armes non létales seraient d'une aide considérable. Mais elles ne sont pas employées. Elles le sont par les polices occidentales contre leurs populations, là où cette utilisation marque une dégradation des rapports police/population, en augmentant les abus et les violences.   Raphaël   Agoravox – Lundi 14 avril, 14h30 http://fr.news.yahoo.com/agoravox/20080414/tot-de-jolis-jouets-pour-les-grands-enfa-89f340e.html Plus d'infos sur ce sujet. : www.ramassi.net/index.php/2008/04/09/84-de-jolis-jouets-pour-les-grands-enfants


2-4 Christophe Cornenvin : 'Quadri France'  : Une sentinelle du troisième type dans le ciel...

Le petit aéronef en carbone composite, équipé de caméras thermiques, peut atteindre la vitesse de 80 km/h et voler jusqu'à une altitude de 9 000 pieds AVEC ses courbes de soucoupe volante, l'aéronef semble tout droit sortir d'un roman de H.G. Wells. Pourtant, loin de toute science-fiction, cette sentinelle du troisième type est bel et bien à l'essai dans le ciel de France. En toute discrétion. Susceptible de devenir un précieux atout pour les services de sécurité, l'engin, encombré d'électronique, est capable de détecter depuis le ciel un départ d'incendie, de scruter une bande de casseurs dans une manifestation ou de rechercher un enfant perdu en forêt. Associant la matière grise d'un réseau de 240 ingénieurs et chercheurs, cet appareil 100 % français a été imaginé par Antoine Di Zazzo. À l'inverse d'un fantaisiste Geo-Trouvetout, cet ingénieur des arts et métiers est directeur général de Taser France, la société qui a équipé policiers et gendarmes de pistolets électriques. « Les tentatives de surveillances menées depuis des drones ou des hélicoptères se sont avérées inadaptées et disproportionnées, considère cet ancien élève de Stanford. Seul un appareil géostationnaire sophistiqué, petit et silencieux, peut combler les défaillances des systèmes de recherches. ».
Fuselé en carbone composite, propulsé par quatre moteurs alimentés au lithium, ce « gendarme du ciel » d'un genre nouveau vole à 80 km/heure, jusqu'à 9 000 pieds d'altitude. Un microprocesseur traitant 16 millions d'informations à la seconde en stabilise l'assiette, même en période venteuse. Une batterie de tests en soufflerie, puis dans le Vaucluse par des rafales de 40 km/h, ont été concluants. Commandé depuis le plancher des vaches, l'appareil, parfaitement silencieux, balaie ses puissantes caméras thermiques à 360° pour repérer une variation de température de 5 degrés à 235 mètres de hauteur. « L'engin fournit aussitôt sa position GPS, zoome sur la source suspecte et transmet les images au central, explique Antoine Di Zazzo. En cas d'incendie, chaque minute gagnée épargne un nombre considérable d'hectares boisés... »
Un redoutable mouchard
Baptisé « Quadri France », l'appareil a été dévoilé début mars dans une caserne d'Arcueil (Val-de-Marne) à des gendarmes. Outre la recherche de disparus en rase campagne comme en haute mer, il a la capacité de lire les plaques d'immatriculation pour optimiser la traque des chauffards. Ce redoutable mouchard, sensible à la moindre fumée, pourrait aussi survoler les cités en cas de violences urbaines. Selon nos informations, les concepteurs se rendront le 20 mai prochain dans le désert du Nevada, afin de mener des tests avec le Pentagone. Objectif : embarquer des poudres ou des gaz hilarants qui seraient largués sur des émeutiers... Cinq prototypes, de 80 centimètres à 2 mètres, sont gardés dans un hangar secret d'Ile-de-France. Deux modèles seront offerts aux pompiers du Vaucluse où s'installerait une usine de montage accueillant 200 salariés hautement qualifiés. Coût de l'investissement : 25 millions d'euros. Si l'entreprise fleurit, le ciel de France sera colonisé par la première flotte d'ovnis volant aux couleurs de l'État.

CHRISTOPHE CORNEVIN
15/10/2007 | Mise à jour : 01:12 |  http://fr.news.yahoo.com/agoravox/20080414/tot-de-jolis-jouets-pour-les-grands-enfa-89f340e.html


3 Annexe Géopolitique et stratégie

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Le Canada dans la guerre d'occupation en Afghanistan.

Ce document est le résultat de lectures, de réflexions et de discussions au sein du Collectif Échec à la guerre.  Suite à la rédaction d’une première ébauche, il a été enrichi par de nombreux apports individuels et par d’autres débats au sein d’organismes membres du Collectif.  Dix-huit questions sont formulées, regroupées en 5 sections.  L’ordre dans lequel ces questions sont abordées répond à une certaine logique; mais la plupart du temps les réponses formulées sont indépendantes les unes des autres, ce qui permet de les explorer selon les préoccupations et les priorités de chacune.  La table des matières donne un aperçu rapide de l’ensemble des questions et permet, en cliquant sur l’une ou l’autre question, de se rendre directement à la portion du texte qui y répond.
Avant d’aborder cet argumentaire détaillé, résumons la position générale du Collectif concernant la guerre en Afghanistan :

  • La guerre en Afghanistan n’est pas une « guerre juste »; l’invasion de l’Afghanistan n’a pas été autorisée par le Conseil de sécurité et ne peut se justifier par la légitime défense.
  • La « reconstruction » et l’appui aux « efforts du peuple afghan vers la démocratie » ne sont, au pire, que propagande mensongère et, au mieux, que rationalisation de bonne conscience.  Après 5 ans d’intervention étrangère en Afghanistan, la situation actuelle du pays est vraiment lamentable, totalement contraire aux belles intentions professées.
  • En réalité, cette guerre visait et vise toujours à installer dans ce pays un régime favorable aux intérêts des États-Unis et de leurs alliés.  Elle s’inscrit dans l’offensive plus large – la soi-disant « guerre contre le terrorisme » – pour agrandir l’empire étasunien en Asie centrale, au Moyen-Orient et en Europe de l’Est.
  • Le Canada y participe pour préserver et approfondir son partenariat stratégique avec les États-Unis,  plusieurs grandes corporations canadiennes espérant ainsi y trouver leur profit.
  • Pour toutes ces raisons, le Collectif appelle au retrait des troupes canadiennes de l’Afghanistan.

L’argumentaire qui suit n’a pas reçu l’assentiment des instances décisionnelles de tous les groupes membres du Collectif.  Mais nous croyons qu’il représente une contribution utile à l’avancement du débat sur la présence des troupes canadiennes en Afghanistan et à la systématisation d’un point de vue cohérent d’opposition à la guerre d’occupation en Afghanistan.– Le Comité de suivi du Collectif Échec à la guerre

Table des matières    (Pour pouvoir ouvrir une des question R/V : pièce jointe a otenit en lm'enoyant un message )

http://www.aqoci.qc.ca/ceg/index.php?id=48

Le collectif

Plate-forme initiale

À l’automne 2002, la plate-forme initiale du Collectif Échec à la guerre était entièrement centrée sur l’imminence de l’agression étasunienne contre l’Irak. Nos trois objectifs de base étaient :

  • affirmer notre opposition totale à l'agression que les États-Unis préparent contre le peuple irakien;
  • exiger du gouvernement canadien qu'il refuse toute participation à cette agression et qu'il la condamne fermement;
  • exhorter les nations du monde à résister au chantage des États-Unis visant à obtenir, en violation du droit international, l'aval des Nations Unies à leur projet belliqueux.
  • Plate-forme actuelle
Au printemps 2003, suite à l’invasion, nos discussions sur la signification plus générale de cette guerre d’agression nous ont amené à situer notre action dans un contexte plus large.  Dorénavant, c’est sur la lutte contre la tendance ouverte à la domination militaire des États-Unis sur la planète –et particulièrement contre la collusion et la participation canadienne à cette tendance– qu’allait se fonder le travail du Collectif Échec à la guerre. Voici donc la nouvelle plate-forme adoptée au cours de ces discussions, suivie du document de réflexion qui avait alors alimenté nos discussions.

IMPORTANT : La formulation plus générale de nos objectifs n’invalide en rien les revendications que le Collectif a développées face à l’invasion, puis à l’occupation, de l’Irak et qui demeureront certes au cœur de notre travail des prochains mois. Nous cherchons simplement à fournir à ce travail une assise plus stable qu’une liste de revendications qu’il faudra constamment adapter à l’évolution rapide de la conjoncture. Cette nouvelle formulation constituera donc une base d’adhésion plus solide pour l’ensemble des groupes membres du Collectif.

A. NON À LA GUERRE , PLACE À LA PAIX !

De façon générale, le Collectif Échec à la guerre s’oppose à toute guerre d’agression, à toute volonté de domination ou de contrôle entre pays, nations ou autres communautés humaines. Il préconise un monde de paix, reposant sur des rapports internationaux de justice, d’équité et de solidarité.
3-2 Edouard BRION : Envoyer des troupes en Afghanistan, une bonne idée ?

La décision inopinée du Président Sarkozy d’envoyer des renforts en Afghanistan et la réunion de l’OTAN à Bucarest, où la question des opérations militaires qui y sont menées, donne un regain d’actualité à la décision prise par notre gouvernement le 1 février dernier. Se rend-on compte qu’envoyer quatre avions F-16 et une centaine de soldats dans ce qu’on appelle « l’enfer de Kandahar » en Afghanistan témoigne d’un saut qualitatif dans l’implication de notre pays dans cette zone du monde. Il y avait déjà l’engagement belge sous la forme de 400 militaires affectés à la garde de l’aéroport de Kaboul. Avec cette décision du ministre CD&V Pieter De Crem, un seuil est franchi dans l’escalade de la violence.  En effet, il s’agit d’envoyer des bombardiers. Dans la phase actuelle des opérations, ceux-ci entraîneront un grand nombre de destructions matérielles et de victimes. Dans la phase précédente, au début du conflit où on donnait priorité à la mise en place d’un pouvoir politique à la place des talibans, les frappes aériennes avaient été dirigées contre les capacités militaires de l’adversaire. Par la suite, l’accent a été mis sur l’occupation du territoire, ce qui a donné lieu à des bombardements en tapis sur de vastes zones, causant un grand nombre de victimes innocentes jamais chiffré.

Les bombardiers B-1B pouvaient  porter chacun 30 « bombes à fragmentation » CBU 87, pesant chacune 450 kg et contenant 202 petites bombes équipées chacune d’un parachute permettant aux petites bombes de se disperser sur une superficie équivalant à trois terrains de football. Parmi celles-ci, 5% n’explosent pas et restent présentes comme autant de mines anti-personnes. La Belgique , qui s’est distinguée par un rôle pionnier pour condamner de telles armes, va-t-elle être amenée à les utiliser ? Tout à fait inadmissible !

D’autre part, l’organisation américaine Human Rights Watch a publié en 2004 un rapport dénonçant l’usage disproportionné de la force par les troupes américaines en Afghanistan. Elle vise en particulier la méthode des « tirs répressifs » (« suppressing fires ») consistant à tirer de manière massive et continue à partir d’hélicoptères ou d’avions sur des villages ou des quartiers résidentiels. «  Le premier venu aujourd’hui, du haut des airs, peut liquider en vingt minutes des milliers de petits enfants avec le maximum de confort, et il n’éprouve de nausées qu’en cas de mauvais temps. » (Bernanos, La France contre les robots). Entre temps, nous assistons à une escalade de la violence depuis que les talibans ont repris l’offensive en 2006 dans le sud du pays, où les vies de nos troupes seront fortement menacées. 14 soldats néerlandais ont déjà été tués dans cette région. Même si la diffusion du film islamophobe Fitna de leur compatriote Geert Wilders ne semble pas provoquer dans l’ensemble du monde islamique une levée de boucliers comme à l’occasion des caricatures du Prophète, on peut craindre que dans les lieux des combats on connaître un regain de violence et que nos troupes souffriront de se trouver associés aux militaires hollandais au sud de l’Afghanistan. N’oublions pas aussi le risque de contamination par les armes à uranium appauvri, dont furent victimes certains soldats italiens. Et cela dans une guerre qui s’éternise depuis plus de six ans et dont plus personne ne sait au juste quels sont les objectifs : capturer Ben Laden ? éradiquer la culture du pavot ? établir une démocratie ? sécuriser le pays ? Tant que ne sera pas trouvée une solution négociée, non militaire mais politique, dont la nécessité est affirmée tant par les Etats-Unis que par leurs alliés, les troupes belges seront peut-être amenées à des comportements qui pourraient s’apparenter à des crimes de guerre. Comment, quelques jours après la décision d’envoyer des avions en Afghanistan, le sénateur Philippe Monfils (MR), ancien président de la commission de la Défense de la Chambre pouvait-il affirmer que « les opérations auxquelles la Belgique peut être appelée à participer visent le maintien ou le rétablissement de la paix » ? On croit rêver. Regrettons que le parlement belge n’ait pas traité au préalable cette question. D’autant que, au moment où cette décision a été prise, le petit nombre de points à l’ordre du jour laissait toute latitude à un tel débat. Pourquoi une telle précipitation ?

Quant aux citoyens que nous sommes, sans remonter aux villes rasées lors de la guerre de 40-45 (Coventry, Dresde, Namur, Houffalize), si les bombardements américains au Vietnam habitent toujours nos coeurs, combien plus serons-nous motivés pour éviter destructions et morts causées par nos concitoyens. Peut-on dire que nos concitoyens se reconnaissent dans cette décision d’envoyer soldats et bombardiers en Afghanistan ?

Edouard BRION, Président du Mouvement Chrétien pour la Paix (MCP) avril 2008

Carte Blanche parue dans la Libre Belgique , 16 avril 2008.


20/04/2008

n° 168(bis)- journal d’Analyse Géopolitique et stratégie de l'Afghanistan -20-04

journal d’Analyse  Géopolitique et stratégie de l'Afghanistan 

n° 168 (bis)- du 11-04 au 19-04

M.Lemaire                                                                                 


Ps : # veut dire important (a mes yeux)
Sommaire

9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

9-1 L’ONU tente de réagir à la crise alimentaire qui frappe le pays.

10-0 Annexe Géopolitique et stratégie

10-1 Véronique Tison : Une majorité de Français s’opposent à l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan.

10-2 La "stratégie d’ensemble" de la coalition internationale en Afghanistan & Sarkozy.




Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 9-1 L’ONU tente de réagir à la crise alimentaire qui frappe le pays.

Bassirat.net      mercredi 16 avril 2008

Contrairement à d’autres autres pays, l’Afghanistan n’a pas, , encore connu d’émeutes de la faim. Néanmoins, le directeur adjoint du Programme alimentaire mondial (PAM), Gemmo Lodesani, s’attend à de « nouvelles émeutes urbaines » dans les pays « où les populations sont les plus exposées au risque de famine », dont l’Afghanistan.

Le pain est l’aliment de base de la population afghane Le constat de la FAO , organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, est alarmant. En raison de l’augmentation du prix des céréales, l’importation de blé est devenue trop chère pour l’Afghanistan, où le prix du blé s’est accru en moyenne de 60 % au cours de l’année dernière, voire de 80 % dans certaines régions du pays, selon le Programme alimentaire mondial de l’Onu (PAM). Selon les estimations de la FAO , les besoins en importations de blé de l’Afghanistan s’élevaient en 2007-2008 à 550 000 tonnes, dont 100 000 au titre de l’aide alimentaire. « Personne ne croit que nous allons retourner au niveau de prix d’il y a douze ou dix-huit mois », a déclaré Rick Corsino, directeur du Pam en Afghanistan. « Ce que cela signifie, c’est ces gens, qui sont les plus affectés par la hausse des prix, ne bénéficieront probablement d’aucune accalmie », a-t-il ajouté. Paradoxalement, la récolte 2007, selon les données de la FAO , a été exceptionnelle. Elle s’est établie à plus de 4,6 millions de tonnes. En 2006, la récolte n’avait été que de 3,9 millions de tonnes. En revanche, une récolte relativement mauvaise est à craindre pour 2008, en raison de faibles précipitations en début d’année, selon M. Corsino. Dans un entretien accordé récemment à l’hebdomadaire français L’Express, Tamara Kummer, chargée de l’Information au PAM, déclarait que les citadins sont les premiers touchés par la hausse des prix. « Le ménage afghan moyen dépense aujourd’hui, en moyenne, 45 % de ses revenus pour la nourriture, par rapport à 11% en 2006. Pour les citadins, c’est pire : 75 % de leurs revenus sont consacrés à l’alimentation », a-t-elle dit. En début de semaine, le PAM a commencé la distribution de 30 000 tonnes de nourriture (blé, huile végétale, sel et légumes secs) à environ 400 000 personnes. 58 000 tonnes supplémentaires seront distribuées d’ici l’été. Cette aide « cible les ménages les plus vulnérables », a expliqué Rick Corsino. Il s’agit de familles nombreuses ne disposant que d’un seul revenu, de familles monoparentales dirigées par des femmes et de familles dont le chef est handicapé. En janvier dernier, le président afghan Hamid Karzaï avait lancé un appel à l’aide internationale. 77 millions de dollars étaient nécessaires pour fournir une aide alimentaire à plus de 2,5 millions de personnes.   Avec Reuters, AP, L’Express



10-0 Analyse  Géopolitique et stratégie

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

10-1 Véronique Tison : Une majorité de Français s’opposent à l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan.

Une majorité de Français s’opposent à l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan, montre un sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France rendu public samedi. Sur un échantillon représentatif de 1.004 personnes interrogées les 3 et 4 avril, 55% se disent opposées au renforcement de la présence française contre 45% y sont favorables. "Ce résultat (du sondage) est en retrait par rapport aux résultats enregistrés lors des interventions au Darfour (55%) et au Kosovo (58%), ainsi qu’en comparaison du score obtenu lors de l’engagement des troupes françaises en Afghanistan en 2001 après les attentats du 11 septembre (55%)", signale l’Ifop dans un communiqué. Dans l’enquête à paraître dimanche, seule une courte majorité des personnes interrogées (51%) considère légitime la présence des forces internationales en Afghanistan, bien que découlant de plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unes. Mais elles sont 66% à la juger nécessaire pour combattre le terrorisme international et 62% à penser qu’elle est nécessaire pour installer un régime démocratique en Afghanistan. Reuters - 5 avril 2008

Véronique Tison


10-2 La "stratégie d’ensemble" de la coalition internationale en Afghanistan & Sarkozy.

La décision de Nicolas Sarkozy d’envoyer un bataillon de soldats français supplémentaire en Afghanistan, annoncée au sommet de l’OTAN à Bucarest, était, selon Paris, soumise à plusieurs conditions posées aux alliés. Parmi elles, une plus forte "afghanisation" des efforts de sécurité(..)  et de développement, et une meilleure coordination entre l’action militaire et l’effort de reconstruction. Qu’en est-il, concrètement, de cette contrepartie ?

Alors que le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, effectue, samedi 12 et dimanche 13 avril, une visite à Kaboul et à Kandahar, des doutes s’expriment sur l’idée que Paris aurait obtenu des inflexions notables sur la "stratégie d’ensemble" de la coalition internationale en Afghanistan. Des sources diplomatiques européennes et américaines, ainsi que des analystes indépendants, tendent à relativiser l’impact dont la France voudrait se prévaloir sur la conception de l’engagement de l’OTAN en Afghanistan. L’effort militaire français est certes applaudi, mais il n’efface pas entièrement la modestie des contributions de la France , ces dernières années, en envoi de troupes et d’argent, en comparaison avec celles d’autres pays, notamment le Royaume-Uni. " A Bucarest, la France a recherché de la visibilité. Elle a fait très plaisir aux Américains. Elle veut pouvoir dire maintenant qu’elle a pris la tête de la politique internationale en Afghanistan", commente une source européenne. Mais l’approche de la communauté internationale en Afghanistan reste dominée par la piste militaire que privilégie Washington, acteur dominant sur le terrain. La composante politique d’une solution à l’imbroglio afghan, pourtant évoquée comme une nécessité croissante par les responsables français, n’apparaît pas avoir été renforcée. A ce stade, les idées françaises pour remodeler l’opération internationale semblent porter essentiellement sur un contrôle plus judicieux de l’aide étrangère, et des éléments de décentralisation. Paris évite de se positionner sur la délicate question de savoir s’il faut entrer, ou non, dans un processus de dialogue avec des talibans dits "modérés". A Bucarest, un document tenu secret a été adopté par les pays de l’OTAN sur un "plan politico-militaire d’ensemble". "Rien n’indique que les Français aient obtenu des Américains une quelconque refonte de la stratégie, dit l’expert Daniel Korski, du Conseil européen pour les relations internationales. A Paris, en juin, les Afghans doivent présenter leur programme économique aux donateurs."

Source : Natalie Nougayrède    Le Monde - 12 avril 2008   Sur le Web Source 

                              

n°168 - journal de l'Afghanistan - 11-04/19-04- 1- Les attaques ont augmenté de 40 % depuis le début de l’année 2008

n°168 - journal de l'Afghanistan - 11-04/19-04- 1- Les attaques ont augmenté de 40 % depuis le début de l’année 2008

journal de l'Afghanistan 

n° 168 - du 11-04 au 19-04

M.Lemaire                                                                                 



Ps : # veut dire important (a mes yeux)
Sommaire.

Tiré à part :

Afghanistan : le gouvernement va enquêter sur l’utilisation d’uranium appauvri par l’armée états-unienne.

Les attaques ont augmenté de 40 % depuis le début de l’année 2008

Reprise des offensives dans le sud et l'est de l'Afghanistan.

Assassinats collatéraux

La mort d’un résistant conduit sa famille à se venger en prenant les armes contre l’armée britannique. ...

Près de 650.000 militaires US sont revenus malades des missions en Irak & afghanistan.

Le coût de la guerre a grugé les budgets réservés à la Marine et à l'armée de l'air du Canada

2 Occupation de l'Afghanistan 

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 



Tiré à part :

Afghanistan : le gouvernement va enquêter sur l’utilisation d’uranium appauvri par l’armée états-unienne.samedi 19 avril 2008

Le gouvernement afghan a annoncé samedi son intention d’ouvrir une enquête afin de déterminer si l’armée américaine a utilisé ou non de l’uranium appauvri lors de la campagne qui a permis, fin 2001, la chute du régime des taliban. Faizôllah Kakar, ministre adjoint de la Santé publique chargé des affaires techniques, a déclaré, en s’appuyant sur les recherches d’un expert américain anonyme, que plusieurs cas de bébés malformés avaient été recensés dans les régions soumises à d’intenses bombardements de l’aviation américaine, notamment les montagnes de Tora Bora. « Nous avons décidé d’effectuer une étude (...). Nous prendrons des échantillons de sol, de roche, d’eau dans différents secteurs où la guerre s’est déroulée dans le passé », a-t-il dit. « C’est alors que nous pourrons dire ce qui se passe. Avant cela, cela reste de la spéculation », a-t-il déclaré en précisant que le financement de cette étude restait à déterminer. « En Afghanistan, nous avons beaucoup de problèmes de déficience nutritionnelle, comme l’acide folique. Il est donc difficile de dire si c’est dû à l’uranium appauvri ou à des problèmes de nutrition ou à d’autres questions génétiques », a-t-il dit. assirat.net


Les attaques ont augmenté de 40 % depuis le début de l’année 2008

Ndlr :la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Bassirat.net     dimanche 13 avril 2008

  La tendance est claire. : Les accrochages impliquant des militants opposés au gouvernement ont progressé de 40 % au cours des trois premiers mois. L’augmentation est plus importante encore dans les régions qui entourent Kaboul.

Graphique 1  : Le premier graphique montre l’évolution du nombre d’incidents imputés aux taliban (TB) et aux éléments opposés au gouvernement (AGE). Il montre que le nombre d’incidents est supérieur en ce début d’année 2008 à ce qu’il était en 2007 alors que la « saison des combats » n’a pas encore commencé. Le deuxième graphique permet une comparaison régionale. On observe que toutes les régions enregistrent une augmentation des incidents, y compris le centre de l’Afghanistan (identifié CG sur le graphique) où l’activité de la rébellion est marginale. Dans la région Est (ER), 241 incidents ont été recensés sur les trois premiers mois de l’année 2008 contre 186, soit une augmentation de 30 %. Dans les provinces du sud-est du pays (SER), la rébellion est plus présente, probablement en raison de la proximité du Pakistan, dont les zones tribales servent de base arrière aux insurgés. Ainsi, on recense 336 incidents pour le premier trimestre de cette année contre 238 pour le premier trimestre 2007, soit une augmentation de 40 %.

Graphique 2 : Le Sud (SR) connaît, et ce n’est pas une surprise, le plus d’incidents (336). Entre début 2007 et début 2008, la progression est de 41%. Elle est du même ordre dans l’Ouest (WR), où le niveau de violence est moindre (77 incidents au premier trimestre 2008 dans ces régions contre 336 dans le Sud). Deux ensembles régionaux connaissent une stagnation ou une augmentation moins importante du nombre d’incidents. Il s’agit du Nord-Est (NER) avec + 15 % et du Nord (NR).  En revanche, la plus forte progression du nombre d’incidents concerne les provinces qui entourent Kaboul (CR sur le graphique). Il s’agit notamment des provinces du Logar, du Wardak, de Parwan. 80 incidents se sont produits au cours du premier trimestre 2008 contre 47 l’année précédente, soit une augmentation de 70 %. Cette lecture de la situation ne correspond pas aux dernières déclarations officielles de responsables militaires américaines et britanniques. Dans une interview accordée jeudi à l’Associated Press, le colonel américain Martin Schweitzer, responsable de la zone frontalière, a affirmé que les opérations des taliban et d’al-Qaïda ont été réduites de manière significative depuis un an. Selon cet officier qui s’apprête à quitter le théâtre afghan, les informations faisant état d’un renforcement de l’emprise des taliban relèvent de la propagande. « S’ils étaient si forts ou si puissants qu’ils l’affirment, ils contrôleraient le terrain, ils contrôleraient des chefs-lieux de district », a-t-il estimé. Selon lui, 72 des 86 districts situés dans les six provinces de la zone Est soutiennent le gouvernement afghan. À son arrivée en Afghanistan en janvier 2007, seuls 24 districts étaient considérés comme appartenant au giron gouvernemental. « Cela ne signifie pas qu’il existe 72 zones libres et sûres, celui signifie juste que 72 régions ont choisi le gouvernement et non les taliban », a-t-il ajouté. De retour d’Afghanistan après un séjour de six mois dans la province méridionale de Helmand, le commandant de la 52e brigade d’infanterie de l’armée britannique, le général Andrew MacKay, a fait état de « réels signes de progrès ». « Il y a une meilleure sécurité, les gens rentrent chez eux », a-t-il déclaré à la BBC en référence à la ville de Moussa Qala reprise aux taliban par ses hommes. « Il y a des régions de la province de Helmand où nos bases avancées n’ont pas été attaquées depuis deux ou trois mois », a-t-il précisé.

Avec AP, BBC et Vigilant Strategic Services Afghanistan (VSSA) pour les données sur le niveau de violence et les graphiques.


Retiré
Reprise des offensives dans le sud et l'est de l'Afghanistan.

14-04 La fin de l'hiver dans les montagnes pakistano-afghanes semble s'accompagner, encore une fois cette année, d'une reprise des attaques dans le sud et l'est de l'Afghanistan. Ainsi, les opérations de l'insurrection contre les policiers afghans, considérés comme le maillon faible de la chaîne sécuritaire de ce pays, se sont multipliées au cours des derniers jours. Lundi, une cinquantaine derésistants ont pris d'assaut un poste de police isolé du district d'Arghandab, dans la province de Kandahar, et y ont abattu 11 policiers. La veille, 8 autres policiers ont été tués lors de deux attaques dans les provinces méridionales de Kandahar et de Helmand. L'an dernier, plus de 10 % des effectifs policiers de l'Afghanistan, soit près de 1200 personnes, ont été tués. Bassirat.net


Assassinats collatéraux

13-04 Dimanche un représentant du Conseil provincial, Rahmatullah Rashidi, avait évoqué la mort "d’au moins 20 personnes, dont des combattants et des civils" et des dizaines d’autres blessées, dont des habitants. Bassirat.net

14-04 Les autorités de l’est de l’Afghanistan ont accusé lundi la coalition internationale sous commandement américain et des commandos de l’armée afghane d’avoir tué des civils dans une opération lancée dimanche. La coalition et le ministère de la Défense avaient uniquement annoncé dimanche avoir tué "de nombreux insurgés" lors d’une opération contre les résistants alliés au Hezb-i-Islami de l’ancien Premier ministre Gulbuddin Hekmatyar, dans les villages de Shok et Kendal, deux de leurs places-fortes dans la province du Nouristan (est). "Il n’y a pas pour l’heure d’informations sur des pertes civiles", avait alors indiqué la coalition. Mais le gouverneur-adjoint de la province, Mohammad Aleem, a affirmé lundi que "selon ses informations, 33 personnes, tous des civils, ont été tuées et plus de 50 autres blessées" dans le village de Shok du district de Do’aab. Le chef de district, Qari Daoud, a fait état d’"au moins 28 civils tués et plusieurs autres blessés". "Huit civils, dont un adolescent de 12 ans, ont été capturés", a-t-il ajouté affirmant qu’ils "n’étaient pas de l’opposition". Bassirat.net 


La mort d’un résistant conduit sa famille à se venger en prenant les armes contre l’armée britannique. ...

15-04 Selon des informations recueillies par le Sunday Times, l’armée britannique aurait tué 7.000 combattants au cours des deux dernières années dans la province méridionale de Helmand. Les responsables militaires espèrent maintenant réduire le nombre de tués dans les rangs de la résistance. En effet, ils estiment que la mort d’un résistant conduit sa famille à se venger en prenant les armes contre l’armée britannique. ... Bassirat.net avec The Sunday Times


Près de 650.000 militaires US sont revenus malades des missions en Irak & afghanistan.

Quelque 300.000 soldats américains qui ont servi en Irak et en Afghanistan souffrent de dépression grave ou de stress post-traumatique, et 320.000 ont subi des lésions au cerveau, selon une nouvelle estimation. Seulement la moitié de ces militaires ont demandé un traitement, précise l'étude. "Ces hommes et ces femmes qui ont servi notre pays en Irak et en Afghanistan font face à une crise sanitaire majeure", a averti Terri Tanielian, co-responsable du projet et chercheuse pour Rand, une organisation américaine à but non lucratif. "S'ils ne reçoivent pas de soins appropriés et efficaces pour ces conditions sanitaires mentales, il y aura des conséquences à long terme pour eux et pour le pays", a-t-elle précisé dans un entretien accordé à l'Associated Press. Cette étude, qui a débouché sur un rapport de 500 pages, est la première du genre, privée, réalisée à grande échelle auprès de 1.965 militaires du pays, issus de toutes les branches des forces armées, qu'ils soient encore actifs ou qu'ils aient quitté l'armée. Ces résultats semblent en phase avec plusieurs rapports sur la santé mentale réalisés par le gouvernement, bien que le département de la Défense n'ait pas dévoilé le nombre de ses employés actuellement soignés pour des problèmes mentaux. Le département des Anciens combattants a affirmé ce mois-ci que, d'après ses propres dossiers, des troubles mentaux ont été diagnostiqués chez quelque 120.000 personnes ayant servi dans les deux guerres et qui ne sont plus dans l'armée aujourd'hui. Le département des Anciens combattants est responsable de la santé des militaires une fois qu'ils ont quitté l'armée, alors que le Pentagone traite des problèmes des militaires actifs et des réservistes. Le manque d'information dont dispose ce département a été l'une des motivations de l'étude Rand, selon Terri Tanielan. La dernière étude réalisée sur les soldats américains qui étaient au front à l'automne dernier a fait apparaître que 18,2% d'entre eux souffraient de problèmes mentaux comme la dépression, l'anxiété ou le stress en 2007, comparativement à 20,5% l'année précédente. L'étude Rand, terminée en janvier, montre que 18,5% de ces soldats souffraient de ce type de troubles. Ce chiffre est basé sur des données du Pentagone selon lesquelles plus de 1,6 million de militaires ont été déployés dans des zones de conflits depuis le début de la guerre en Afghanistan fin 2001. Pauline Jelinek AP - 18 avril, 18h10AP


Le coût de la guerre a grugé les budgets réservés à la Marine et à l'armée de l'air du Canada

18-04 Le ministre de la Défense , Peter MacKay, a reconnu vendredi que le coût de la guerre en Afghanistan avait grugé les budgets réservés à la Marine et à l'armée de l'air du pays Selon M. MacKay, "des opérations de grande importance" à Kandahar forcent le gouvernement à placer ses "ressources là où elles sont le plus nécessaires" mais, a-t-il ajouté, les priorités sont constamment réévaluées. "Comme vous pouvez vous en douter, nous prenons des décisions d'opération qui peuvent quelques fois donner l'impression de perturber l'équilibre budgétaire", a déclaré M. MacKay lors de son passage à l'Université St. Mary's, à Halifax, vendredi. Mais jamais nous ne négligeons l'importance d'investir dans des navires de guerre et dans certains types d'avions", a-t-il ajouté. Des documents issus du budget fédéral confirment que la guerre "a des répercussions sur la planification au chapitre de la défense" et que dans certains cas, le ministère "devra investir dans des enveloppes budgétaires autres que celles réservées à l'équipement standard et à l'entretien des infrastructures". Selon ces mêmes documents, "la capacité des Forces canadiennes à réagir promptement pourrait être diminuée en fonction de la réorientation des priorités". Murray Brewster, La Presse Canadienne



L'Afghanistan en chiffre du 11-04 au 19/04/08  
tués blessés
Usboys / Autres boys  5  22
Policiers, armée et collaborateurs  81  63
Peuple Afghan 118  38 + x


1 La résistance contre l'agresseur

Résistance : Analyse & déclaration

16-04 La résistance a prévenu, le mois dernier, qu'elle comptait lancer une nouvelle offensive printanière dès que les conditions météorologiques seraient plus favorables dans les cols montagneux qui servent de frontière naturelle entre le Pakistan et l'Afghanistan. Bassirat.net & AFP



Occupation de l'Afghanistan 

Analyse & déclaration

USA & Coalition

16-04 La Maison blanche (…) a fait savoir mercredi que le Congrès américain devait accepter le déblocage de fonds supplémentaires pour les guerres en Irak et en Afghanistan :"Le Congrès doit financer nos soldats d'ici Memorial Day (NDLR qui tombe le 26 mai cette année)", a déclaré le directeur du budget de la Maison blanche, Jim Nussle, à la commission des dépenses du Sénat. "Une incapacité à agir rapidement pourrait entraîner une réédition malheureuse de la situation en décembre dernier", a ajouté Nussle. Il faisait référence à des avis de licenciement distribués fin 2007 à certains soldats non combattants, juste avant que le Congrès ne se prononce sur le déblocage de 70 milliards de dollars de plus pour les guerres américaines. Ces 70 milliards faisaient partie d'une enveloppe d'environ 172 milliards réclamée début 2007 par Bush pour les opérations de combat en Irak et en Afghanistan. Si le Congrès accorde à Bush cette année les 102 milliards restants pour ces deux guerres, leur coût total pour les Etats-Unis depuis 2001 s'établira à 752 milliards, selon l'Office budgétaire du Congrès (Congressional Budget Office). Reuters)


Canada 

15-04 Le chef d'Etat-major canadien, le général Rick Hillier, connu pour son franc parler, a décidé de quitter son poste, a indiqué mardi le premier ministre Stephen Harper. Le général Hillier était en poste depuis 2005 et a présidé au déploiement de quelque 2.500 soldats canadiens dans la région de Kandahar dans le sud de l'Afghanistan. La presse canadienne avait fait état de désaccords entre le général et le Premier ministre Harper qui avait alors démenti des informations selon lesquelles il voulait le limoger. (AFP)

18-04 M. Hillier a nié jeudi que les Forces canadiennes avaient dû "déshabiller saint Pierre pour habiller saint Paul" afin de financer la guerre, rappelant que le ministère de la guerre avait obtenu les approbations nécessaires pour couvrir les surplus de dépenses. Toutefois, le Bureau du Conseil privé, le centre névralgique du gouvernement du Canada, avait apparemment avisé le ministère l'automne dernier que ces privilèges étaient révolus et que les dépenses reliées au conflit proviendraient dorénavant du budget général de la guerre , qui a été majoré à 18,2 milliards $ cette année, une hausse de 1,4 milliard $. L'ampleur des nouveaux investements requis au chapitre de la guerre  a visiblement secoué les conservateurs. Lors de la dernière campagne électorale, ces derniers avaient promis d'accroître à 75 000 le nombre de soldats au pays et de porter à 35 000 le nombre de réservistes. Mais selon des documents fédéraux produits l'automne dernier, les conservateurs n'ont pas gardé en réserve, lors du budget de 2006, suffisamment d'argent pour atteindre ces objectifs, forçant les planificateurs du ministère de la Défense à revoir cette expansion à 68 000 soldats et 26 000 réservistes d'ici 2011-2012. Dans sa planification stratégique, élaborée avant la présentation du dernier budget, la force aérienne exigeait un montant additionnel de 110 millions $ à ce qui avait été prévu à l'origine pour couvrir les coûts d'opération. Le chef d'état-major de la force aérienne avait averti, en novembre dernier, qu'il serait contraint de laisser des avions au sol si cette augmentation n'était pas accordée. Murray Brewster, La Presse Canadienne


France

13-04 Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a rappelé dimanche que la résolution du guerre nécessairement par une implication plus importante du Pakistan, où les résistants  disposent de bases arrières grâce à une frontière poreuse."Régler en particulier le problème de la ligne Durand, ce serait très beau, j'en ai parlé hier avec le président Hamid Karzaï", a ajouté M. Kouchner. Cette frontière artificielle, sépare des populations de même ethnie, les Pachtounes, d'où sont principalement issue les talibans. La "ligne Durand", définie en 1893, est héritée de la colonisation britannique….  (AFP)



7-9 Mise au point du Canada sur le remplacement du gouverneur de Kandahar, Assadôllah Khalid. 

Le ministre canadien des Affaires étrangères Maxime Bernier a démenti lundi avoir réclamé le remplacement du gouverneur de la province de Kandahar, dans une mise au point sur des propos dans lesquels il suggérait une telle mesure. "L'Afghanistan est un État souverain qui prend ses propres décisions en matière de nominations gouvernementales. Je peux vous assurer que le Canada respecte pleinement ce fait et qu'il ne demande nullement au gouvernement afghan de faire des changements dans ce domaine", a déclaré M. Bernier dans un communiqué visant à "clarifier" sa position. Plus tôt, à l'issue d'une visite de trois jours en Afghanistan, M. Bernier, interrogé sur les mesures à prendre contre la corruption, avait suggéré que le président afghan Hamid Karzaï devrait remplacer le gouverneur de la province de Kandahar, Asadullah Khalid.

"Le gouverneur de Kandahar doit être plus présent sur le terrain, il doit exercer son autorité et le président Karzaï doit répondre à certaines questions par rapport à l'efficacité du gouverneur", avait déclaré M. Bernier dont les propos ont été retransmis par la chaîne publique Radio-Canada, en évoquant l'éventuelle désignation d'un "nouveau gouverneur". "Le président doit décider de l'avenir du gouverneur. Est-ce la bonne personne, à la bonne place, au bon moment pour que le gouvernement afghan soit présent avec nous sur le terrain", avait ajouté M. Bernier, sans critiquer directement l'actuel gouverneur. Celui-ci avait été accusé d'avoir personnellement battu un prisonnier, ce qu'il avait démenti. "En fait notre but premier est de promouvoir l'autonomie de l'Afghanistan vis-à-vis tous les aspects de l'identité nationale, y compris le développement, la sécurité et la gouvernance", a souligné M. Bernier dans sa clarification. "Nous continuerons d'oeuvrer en étroite collaboration avec tous les ordres du gouvernement afghan pour atteindre cet objectif", a-t-il ajouté. (Source : AFP / 14 avril 2008)


7-10 Le parlement prépare une législation rappelant les talibans.

 Une loi rappelant celles des talibans, actuellement élaborée par une commission parlementaire en Afghanistan, veut interdire le maquillage et la danse en public aux femmes et les ornements jugés féminins pour les hommes, a-t-on appris mercredi auprès du parlement. Pour entrer en vigueur, ce projet dont l'AFP a obtenu copie doit être approuvé par les deux chambres des députés et des sénateurs, avant d'être signé par le président Hamid Karzaï. "Femmes et jeunes filles ne se maquilleront pas, porteront des vêtements acceptables (rien de provoquant) et le hijab (long voile couvrant la tête et le corps, à l'iranienne) lorsqu'elles sont au travail ou à l'école", stipule le projet. Il s'agit d'une évolution par rapport aux talibans, au pouvoir de 1996 à fin 2001, qui imposaient le port de la burqa, couvrant entièrement le corps et le visage de la femme et ne laissant qu'un grillage au niveau des yeux pour voir. La Commission des affaires morales et de la lutte anti-drogue prévoit également dans ce projet d'interdire aux femmes de danser lors de concerts et autres manifestations publiques, y compris à la télévision. "Les médias, dont la télévision et les chaînes diffusées par câble, doivent éviter la diffusion de programmes contraires à la morale islamique", dit le texte sans entrer dans les détails. La gent masculine se voit interdite de bracelets, colliers, "robes de femmes" et de catogans (queues de cheval), lit-on encore dans leur projet. Le parlement afghan, dominé par les ex-combattants anti-soviétiques, a appelé récemment à interdire aux chaînes de télévision de montrer des danses entre hommes et femmes et des séries télévisées "soap opera". Enfin pour les réunions publiques, en particulier les mariages, les femmes et hommes doivent être séparés et la musique de faible volume, estime le projet de loi. Le projet comporte également une interdiction des combats d'animaux -chiens, coqs ou chameaux-, conformément à la loi islamique, et bannit l'élevage de pigeons et les jeux vidéos très populaires en Afghanistan. Si le projet était adopté, les contrevenants risqueraient entre 10 et 100 dollars d'amende. Source : 16 avr 2008 (AFP)