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17/03/2008

n°160 Dossiers de l'Afghanistan 1 -16-03 (Fin): Droits de l'homme: le rapport du département d'Etat US témoigne de "doubles standards"

n°160 Dossiers de l'Afghanistan 16-03 (Fin)

Par M.Lemaire


Sommaire :

5 Géopolitique et stratégie

5-1 Jürgen Rose : L’effondrement de l’OTAN ? Une chance pour un monde plus pacifique.

  5-2 Analyse de Andy Worthington : Afghanistan : Une guerre brutale et inutile sur laquelle les médias restent silencieux.


5 Géopolitique et stratégie

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Jürgen Rose : L’effondrement de l’OTAN ? Une chance pour un monde plus pacifique.
L’OTAN exige l’envoi de nouveaux contingents en Afghanistan. Chaque État membre devra annoncer sa participation lors du sommet des chefs d’État qui se tiendra à Bucarest, les 3 et 4 avril. Plutôt que d’obéir, les Européens devraient trouver là l’occasion de sortir d’une alliance qui ne leur apporte pas de sécurité et les contraints à la vassalité.
12 mars 2008
Berlin (Allemagne)

Le journaliste Jochen Bittner se demande, plein d’inquiétude, si l’OTAN existe toujours et lance un appel pathétique : « L’ordre de mobilisation [sic !], envoyé la semaine dernière par le ministre de la Défense états-unien à la Bundeswehr , n’est que le début d’une pression grandissante et ouverte pour partager de manière équitable le tribut en vies humaines en Afghanistan. » Cette façon de procéder non seulement rappelle la folie meurtrière de la phase finale de la « guerre totale », mais encore montre à quel point on doit être obsédé pour trouver plaisir à de telles expressions.
Voulez-vous d’autres exemples ? « Mais maintenant les guerriers anglo-saxons en ont assez des Européens qui se contentent de creuser des puits » avec un soupçon teinté de mépris de l’auteur Jochen Bittner qui continue sur le même ton : « À mi-voix, certains militaires états-uniens traitent leurs camarades allemands de lâches », puis il pose la question stupide : « Peut-on relier la culture européenne à la force de frappe américaine ? »
On ne peut poser de questions plus stu­pides. S’il est un élément dont le monde peut se passer, c’est bien de la force de frappe US – ces centaines de milliers de morts que la croisade de Bush a coûtés en Afghanistan et en Irak, en sont l’exemple parfait. Incapable d’un élan humanitaire, la fameuse communauté stratégique déplore non pas les victimes de sa politique de guerre, mais le fait qu’on approche d’une fin peu glorieuse d’une alliance militaire qui a fait son temps.
Et pourtant, l’effondrement définitif de l’OTAN offrirait une chance unique pour un monde plus pacifique. La tentative d’établir sous un faux jour, au mépris du droit international et en ignorant les Nations Unies une alliance de guerre de « pures démocrates » comme prestataire de sécurité aurait échoué. En bref : le loup ne pourrait plus entrer dans la bergerie. On assisterait au début de la fin de l’impérialisme américain, au service duquel se trouve l’OTAN, depuis le début, sur le continent européen, et pour lequel les Européens doivent servir de chair à canon pour les campagnes de mondialisation élaborées à la Maison-Blanche. Certes , avec la fin de l’Alliance le plus grand danger pour la sécurité internationale – les USA – ne serait pas encore complètement enrayé mais massivement réduit.
Il faudrait, bien sûr, trouver un moyen de compenser la perte de l’OTAN, dans le but d’assurer une fonction importante. L’ancien secrétaire général de l’OTAN, Lord Ismay, avait défini le but de cette alliance de la façon suivante : « To keep the US in, the Soviets out and the Germans down » (Garder les États-Unis en Europe, les Sovietiques dehors, et les Allemands en infériorité). Pour l’Allemagne cela signifiait que plus jamais ce pays ne pourrait devenir une puissance militaire autonome au cœur de l’Europe. Cette maxime tient toujours. C’est pourquoi il serait indispensable de trouver un remplaçant à cette OTAN en passe de disparaître.
Cet endiguement de la force militaire allemande, indispensable pour tous ses voisins européens, ne peut être réalisé qu’en intégrant la Bundeswehr dans une armée européenne qui serait à la base d’une union de défense européenne. Les composantes nécessaires à cet objectif sont déjà en place. Une stratégie de défense a déjà été élaborée dans le cadre de la « Poli­tique européenne de sécurité et de défense » et le Comité politique et de sécurité, le Comité militaire, l’état-major militaire et la cellule de planification de l’UE constituent les structures de commandement nécessaires. De plus, il y a depuis longtemps des formations militaires telles que l’Eurocorps et le groupement tactique (European Battle group). L’Europe ne devrait pas hésiter à s’émanciper des États-Unis. C’est ainsi que ce continent pourrait devenir un facteur de paix et que les « lâches Européens » auraient pris le dessus sur les « guerriers anglo-saxons ».
Il semble que le moment est venu de ­cesser d’idéaliser l’OTAN et de s’en débarrasser une fois pour toutes, au lieu d’attendre qu’elle se dissolve d’elle-même dans un processus de putréfaction.
Colonel Jürgen Rose
http://www.voltairenet.org/article155904.html


5-2 Analyse de Andy Worthington : Afghanistan : Une guerre brutale et inutile sur laquelle les médias restent silencieux.

C'est facile d'oublier que la route pour Guantanamo a commencé dans des endroits comme Kandahar et Jalalabad. On dit que les journalistes ont fourni la première version de l'histoire. Avec l'invasion de l'Afghanistan menée par les USA, cette version a conduit à un consensus presque universel, au moins parmi les Américains, selon lequel l'attaque serait un acte d'autodéfense justifié. L'action contre l'Afghanistan est de même communément perçue comme étant un conflit « propre » - une guerre menée avec un minimum de pertes en vies humaines. C’est le type de guerre qui n'a pas provoqué de tollé international contre les USA, comme l’a fait celle qui sera menée contre l'Irak un an plus tard.

Interview réalisée par Joshua Holland pour Alternet 26/02/08 www.alternet.org

Ces points de vue sont également ceux d'un grand nombre d'Américains qui critiquent les excès de l'administration Bush concernant la « guerre contre le terrorisme ». Mais il y a là une coupure d'avec la réalité.

Tout ce qui a suivi – emprisonnements secrets, torture, invasion de l'Irak, assaut mené contre les protestations sur la scène nationale – sont inévitablement la conséquence de l'échec à contester l'affirmation de Bush selon laquelle un acte de terrorisme nécessite une réponse militaire. Les Etats-Unis ont une riche histoire en ce qui concerne l'abandon de leurs valeurs libérales en temps de guerre, et c'est notre acceptation de la façon dont Bush a présenté la guerre qui a conduit aux abus qui ont secoué le statut moral des USA sur la scène mondiale.

Dans son livre The Guantanamo files, l'historien et journaliste Andy Worthington offre une correction particulièrement nécessaire à la vision du conflit en Afghanistan projetée dans les infos le soir devant la plupart des Américains. Worthington est le premier à détailler les histoires de tous les 774 prisonniers qui sont passés par le « trou noir légal » de l'administration Bush à Guantanamo Bay, Cuba. Mais son livre démarre en Afghanistan et montre précisément que la route pour Guantanamo – sans mentionner Abu Graib – a commencé dans des endroits comme Kandahar. Alternet a récemment demandé à Worthington comment se présentait ce parcours à son point d'origine.

Joshua Holland : Je pense que la plupart des Américains croient que nous sommes allés en Afghanistan pour chasser le « jihad » anti-américain et anti-occidental, mais votre livre présente le fait que les USA sont entrés dans une guerre civile existant depuis longtemps et qui n'avait rien à voir avec une sorte de « clash de civilisations » entre l'Occident et L'Orient. Pouvez-vous nous expliquer sur quoi porte ce conflit ? Andy Worthington : Certainement, en fait c'est une très bonne question. En bref, les racines du conflit se trouvent dans la résistance afghane à l'invasion soviétique des années 80, quand les Etats-Unis, via les intermédiaires pakistanais, et les Saoudiens ont financé les Mujahedeen – des seigneurs de guerre afghans et leurs soldats, soutenus par un plus petit nombre de recrues arabes. À la fin des années 80, quand l'Union Soviétique s'est retirée, le pays a plongé dans la guerre civile, car les différents seigneurs de guerre, enhardis par les milliards de dollars d'aide US et saoudienne, se sont battus entre eux pour contrôler le pays. Des dizaines de milliers de civils sont morts, à cause de crimes et violations des droits humains. Majoritairement à cause de cet état de non-droit, les Talibans – à l'origine un groupe d'étudiants religieux ultra-orthodoxes du sud du pays – se sont soulevés pour nettoyer le pays en créant un état purement islamique. Leur projet aussi a vite déraillé à cause de la brutalité et du fondamentalisme religieux qui a choqué l'Occident mais c'est le combat entre les Talibans et les seigneurs de la guerre de l'Alliance du Nord qui a attiré des milliers de combattants en Afghanistan dans les années 90, poussés par des fatwas proclamées par des Cheikhs radicaux dans leurs patries, qui exigeaient d'eux d'aider les Talibans dans leur lutte contre l'Alliance du Nord.

Osama Ben Laden, qui a vécu en Arabie Saoudite et au Soudan dans la période post soviétique, est retourné en Afghanistan en 1996 (dans les années 80, Osama Ben Laden avait combattu les Soviétiques pour le compte de la CIA ndlt) et s'est impliqué dans le financement de camps d'entraînement militaire et la mise sur pied d'un plan mondial de jihad anti-américain. Mais – bien qu'il y ait eu un certain chevauchement entre Al Qaeda et une partie de la direction des Talibans – la vaste majorité des recrues, comme je l'ai indiqué, étaient impliquées non pas dans un « clash des civilisations » mais dans une guerre provinciale civile entre musulmans.

JH : C'est un pont important. Il y a une opinion répandue qu'il existait un lien intégral entre les Talibans et le groupe de Ben Laden, et que celui-ci justifiait notre attaque contre l'Afghanistan, un état nation, comme action « d'autodéfense ». Mais en réalité, les Talibans étaient occupés à combattre cette guerre civile inter musulmane et avaient au sein d'Al Qaeda peu ou pas de rôle. Allons un peu plus loin : quel niveau de collaboration y avait-il ? AW : Selon une officier supérieur des renseignements américains, interviewé par le journaliste David Rose en 2004, cette coopération était minime. Il a dit à Rose qu'en « 1996, elle était inexistante, et ne comprenait pas plus de 50 personnes en 2001. » Cet officier faisait référence à une coopération à un haut niveau dans les deux organisations, et certains commentateurs ont fait remarquer que la « brigade arabe » d'Al Qaeda d'environ 500 soldats a contribué à la force militaire des Talibans. Mais pour revenir à ce dont nous discutions auparavant, ceci se passait dans le contexte d'une guerre civile inter musulmane et non pas une guerre contre les USA. Il y avait certainement des divisions importantes au sein de la direction des Talibans concernant Ben Laden, et même le Mullah Omar, le dirigeant Taliban, n'était apparemment pas impressionné par Ben Laden pendant les années de son retour en Afghanistan. En 1998, Omar avait même prévu de trahir Ben Laden en le livrant aux Saoudiens, mais quand Al Qaeda a attaqué les ambassades US au Kenya et en Tanzanie, et que les USA ont mené des représailles en lançant des missiles de croisière sur les camps d'entraînement en Afghanistan, Omar s'est rapproché de Ben Laden. En dépit de cela, les Talibans ont offert de livrer Ben Laden après le 11 septembre si on leur apportait les preuves de son implication dans les attaques du 11 septembre.

JH : Ils étaient si proches en 1998 – l'accord avait été passé, et deux jets transportant le prince Turki et un groupe de commandos saoudiens avaient effectivement atterri en Afghanistan et attendaient pour récupérer Ben Laden quand l'accord a été rompu.

AW : C'est exact. Et un autre signe clair des mensonges sur « l'intégration complète » à laquelle vous faite référence, c'est ce qui est arrivé le 7 octobre 2001, la première nuit de l'« Opération Enduring Freedom » quand l'armée US a annoncé qu'elle avait bombardé 2 3 camps d'entraînements d'Al Qaeda. Comme je l'ai mentionné dans le livre, des douzaines de camps établis en Afghanistan dans les années 80 et après, la plupart étaient financés par le Pakistan et de riches donateurs des pays du Golfe. Certains étaient dirigés par des seigneurs de guerre, d'autres par des groupes pakistanais, et d'autres par des groupes militants d'autres pays. Bien que Ben Laden ait eu personnellement quelques camps, c'était inexact de décrire tous les camps d'entraînement en Afghanistan comme des « camps d'Al Qaeda ».

JH : Ok, permettez que je revienne brièvement sur un point évoqué auparavant. Des supporters du réseau de prisons « noires » de Bush ont dit que ceux qui s'y sont retrouvés étaient des « combattants illégaux ». Et vous avez dit qu'un grand nombre de personnes dans le monde musulman ont été attirées pour servir comme recrues dans la guerre civile d'Afghanistan, mais dans le livre, vous dites aussi clairement que beaucoup d'entre eux n'étaient même pas des recrues – pas du tout des combattants – mais des étudiants religieux, des travailleurs sociaux, et d'autre jeunes aventuriers, et beaucoup d'entre eux ont été plus tard pris dans le chaos qui a suivi l'invasion et ont échoué à Guantanamo.

AW : Oui c'est exact. Je dirais qu'entre 70 et 100 des détenus non-afghans avaient voyagé en Afghanistan pour fournir une aide humanitaire au peuple afghan, pour enseigner ou étudier le Coran, comme migrants économiques, ou même parce qu'ils étaient curieux de « l'état pur islamique » soi-disant établi par les Talibans dans certains endroits. Un nombre identique a été capturé au Pakistan. Des travailleurs sociaux ont été capturés près de la frontière où ils s'étaient rendus pour fournir une aide dans les camps de réfugiés, et d'autres – dont des missionnaires, des entrepreneurs, des migrants économiques, des réfugiés et des étudiants – ont en fait été capturés ailleurs au Pakistan, dans des villes et villages loin des « champs de bataille » d'Afghanistan. Et puis il y a aussi les détenus afghans qui constituent environ ¼ de la population totale de Guantanamo. Beaucoup d'entre eux étaient des conscrits forcés, qui ont été obligés de servir les Talibans, et la plupart de ceux qui restent ont été capturés sur la base de faux renseignements - parce que les forces US ne savaient pas à qui faire confiance – ou ont été livrés par leurs rivaux, en affaire ou en politique, qui ont raconté des fausses histoires aux Américains.

JH : Et par quel processus l'armée américaine les a-t-elle triés, comment faisaient-ils la distinction entre les « combattants ennemis » et les pauvres poires qui ont été attrapées au mauvais endroit au mauvais moment ?

AW : Il n'y avait pas de processus. Dans toutes les guerres précédentes, l'armée US avait respecté les Conventions de Genève, et, dans le respect des Articles 5 et 3 de la IVe Convention , avait établi des tribunaux sur le champ de bataille pour séparer le bon grain de l'ivraie, pour séparer les combattants des fermiers. Lors de la première guerre du Golfe par exemple, l'armée a établi 1196 tribunaux de ce type, et presque trois quarts des prisonniers ont été de ce fait relâchés. Cependant, en Afghanistan, non seulement il n'y a pas eu de tribunaux sur le champ de bataille, mais Chris Mackey, qui a travaillé comme interrogateur en chef dans les prisons sur les bases aériennes de Kandahar et de Bagram, où les prisonniers de Guantanamo sont passés, a noté dans son livre « The Interrogators » que chaque Arabe qui se retrouvait en détention avait été envoyé à Guantanamo sur ordre de hauts responsables de l'armée et des services de renseignement, lesquels recevaient la liste des prisonniers à leur base au Koweït. Bien que seuls les Afghans ayant « une valeur considérable en matière de renseignement » étaient supposés être envoyés à Guantanamo, il est clair pour Mackey que c’est seulement à partir de juin 2002, alors qu'il y avait déjà 600 prisonniers à Guantanamo, que ceux en charge sur le terrain en Afghanistan ont déterminé une catégorie dite de prisonnier temporaire. C’est à dire de personnes sous contrôle US qui pouvaient être emprisonnées 14 jours sans qu'on leur attribue un chiffre qui rentrait dans le système supervisé par les officiers militaires au Koweït. C'était la seule façon qu'ils avaient de s'occuper d'au moins un certain nombre d'Afghans innocents qui se retrouvaient entre leurs mains.

JH : Quelques-unes des histoires que vous racontez dans votre livre font découvrir ceci ici, aussi j'aimerais vous demander de nous raconter brièvement les histoires de quelques détenus. Selon l'armée US, il y avait 3 adolescents de moins de 16 ans enfermés à Guantanamo. Choisissez l'un des trois, et dites-nous comment il a atterri à Guantanamo.

AW : D'abord il y avait en fait bien plus que 3 détenus âgés de moins de 16 ans et tous ces détenus auraient dû être comptés comme adolescents et traités comme tels, dans toute société civilisée. Cependant, les 3 dont vous parlez sont trois garçons afghans qui étaient âgés de 12, 13, et 14 ans lors de leur capture. Deux ont été capturés lors d'un raid sur la maison d'un petit seigneur de guerre appelé Samoud, et qui semblait avoir beaucoup d'ennemis dont les Talibans, et l'autre – Mohammed Ismaël Agha âgé de 14 ans – a en fait été livré aux forces US par les Talibans. Il cherchait du travail avec un ami et avait été obligé de passer la nuit dans un avant-poste des Talibans. Le matin, les soldats talibans leur ont demandé de se joindre à eux, et quand ils ont refusé, ils ont été livrés à la base US la plus proche.

JH : L'armée dit que des efforts ont été faits pour répondre à « leur besoins spécifiques spéciaux émotionnels et physiques » qu'ils ont été hébergés dans «une prison séparée modifiée pour répondre aux besoins spécifiques des adolescents » et «n'ont pas subi les mêmes restrictions que les détenus adultes ». Est-ce-que c'est ce que vous avez trouvé ?

AW : Jusqu'à un certain point oui. Ces trois-là étaient hébergés séparément dans un bâtiment appelé Camp Iguana et ils ont été relâchés en janvier 2004, bien qu'ils auraient dû être libérés bien plus tôt. Cependant c'était les plus chanceux. Pour donner juste un exemple : le compagnon d'Agha, Abdul Qudus, qui avait aussi 14 ans, n'a pas été libéré avant 2005 ou 2006, et il n'y a pas de preuve que lui et d'autres adolescents détenus aient été détenus séparément du reste de la population adulte, ou même traités différemment. Le cas le plus célèbre d'adolescent détenu à Guantanamo c'est bien sûr le Canadien Omar Khadr, qui avait 15 ans quand il a été capturé après un combat au cours duquel il a paraît-il tué un soldat US. Khadr a été traité de manière horrible en Afghanistan et à Guantanamo, et passe actuellement en jugement devant l'une de ces commissions douteuses de l'administration militaire, au cours de laquelle il a été révélé qu'il ne serait même pas responsable pour la mort du soldat US.

JH : Qui est Mohammed Sadiq ?

AW : Mohammed Sadiq était le prisonnier le plus âgé de Guantanamo. Il avait 88 ans au moment de sa capture. Sadiq a apparemment été arrêté parce que son neveu avait travaillé pour les Talibans. Les forces US ont bombardé sa maison, pris tout ce qui lui appartenait et l'ont envoyé sur la base militaire de Kandahar. Il a été l'un des premiers prisonniers à avoir été libéré en octobre 2002. Mais le seul fait qu'il ait été envoyé à Guantanamo est une honte, et il a été rapporté qu'après sa libération qu'il avait été incapable de surmonter ce qui lui était arrivé.

JH : Et finalement dites- moi qui était Abdul Razeq ?

AW : Abdul Razq était un schizophrène profondément perturbé qui a été gardé en isolement à Kandahar, parce que, entre autres choses, il avait tendance à manger ses excréments. De manière déshumanisante, les soldats parlaient de tous les détenus comme des « Bob » et Razq était connu comme « Bob le fou ». Lui aussi a été envoyé à Guantanamo. Mais il a été renvoyé en Afghanistan en mai 2002. Chris Mackey a noté qu'il était arrivé « attaché au milieu de l'avion comme Hannibal Lecter ». Il a alors été placé dans une cellule de haute sécurité à l'hôpital, où un journaliste l'a interviewé. Il était si perturbé qu'il a décrit la prison de Kandahar comme un « hôtel » et a dit que les Américains l'avaient emmené à Guantanamo pour « traiter ses problèmes mentaux ».

JH : Et les US pensaient que ces personnes étaient…

AW : des « combattants ennemis ». C'est ainsi que cela fonctionnait. Chaque personne qui se retrouvait en détention US était un « combattant ennemi ». En fait, vous réalisez que, en lien avec la « guerre contre le terrorisme », la présomption d'innocence a été complètement liquidée quand vous considérez l'absence de tri en Afghanistan et les échecs du processus judiciaire qui s'est déroulé à Guantanamo à partir de 2004. Ce que le lieutenant colonel Stephen Abraham, qui a travaillé pour eux, a décrit l'année dernière dans un communiqué explosif. Ce communiqué repose sur des « preuves » souvent générales et vagues qui n'avaient rien à voir avec les détenus en question mais avaient essentiellement pour but de justifier leur désignation comme « combattants ennemis ». Pendant les 4 ou 5 années qui ont suivi le 11 septembre, chaque prisonnier était effectivement considéré comme coupable jusqu'à ce qu'il soit reconnu effectivement coupable. D’après les tribunaux, 38 détenus ont été disculpés et relâchés – bien que l'administration, niant le concept d'innocence et d'arrestation par erreur, fasse référence à eux comme « n'étant plus des combattants illégaux ». Un grand nombre l'a été chaque année depuis, mais pour les 281 détenus qui restent, il est évident que les « preuves » contre eux n'ont jamais été réellement testées.

JH : Alors que je lisais le livre, j’ai été frappé que non seulement le public américain – sans même mentionner l'armée et les renseignements – ait un point de vue complètement faux de qui était « l'ennemi », mais qu'il y avait une croyance largement répandue que l'Alliance du Nord, c'était les « bons types ». Je n'ai pas vraiment vu de « bons types » dans votre livre. Avec qui étions-nous alliés ?

AW : Une brève réponse c'est que pour tenter de ne pas s'enliser comme l'avait été l'Union Soviétique, l'invasion US a seulement impliqué quelques centaines d'agents des forces spéciales qui se sont alliés avec différents dirigeants de l'Alliance du Nord, dans le Nord de l'Afghanistan, et les ont soutenus avec de l'argent, des armes et la puissance aérienne. Il y avait quelques commandants militaires à principes dans l'Alliance du Nord – dont Ahmed Shah Massoud, le dirigeant charismatique de l'Alliance, qui a été tué par des assassins d'Al Qaeda juste deux jours avant le 11 septembre – mais même des hommes de Massoud ont été accusés d'atrocités commis pendant des années, et on devrait peut être considérer qu'à la base de tout, l'Afghanistan est un pays disproportionnément bien armé qui a été brutalisé psychologiquement par une guerre de maintenant bientôt 30 ans. Néanmoins, l'invasion a conduit à des événements horribles, pour lesquels l'armée US a été au moins partiellement complice. En novembre 2001, après la reddition de la ville de Kunduz, le général Rashid Dostum, l'un des dirigeants de l'Alliance, a massacré des centaines si ce n'est des milliers d'autochtones et de combattants Talibans étrangers en provoquant leur suffocation dans des camions containers en route pour sa prison de Sheberghan (la mort dans les camions containers est une innovation plutôt récente pratiquée par les deux camps). Il y a des preuves que les forces américaines n'ont pas été rebutées par la tournure prise par les évènements, et que de plus, elles ont été impliquées dans le traitement particulièrement brutal de certains des survivants à la prison de Dostum. Bien sûr on pourrait voir cela comme faisant partie des réalités de la guerre, mais l'action US n'est pas meilleure dans le sud du pays, où, pour tenter d'obtenir le soutien au cœur des terres des Talibans/Pashtouns, les forces US ont passé de nombreux accords avec divers chefs de guerre à qui on ne pouvait pas faire confiance, ce qui a conduit de nombreux Afghans innocents à être envoyés à Guantanamo.

JH : En fait dans le livre, vous décrivez une scène de chaos total juste après l'invasion, et l'une des affirmations les plus répandues parmi les nombreux détenus qui se sont retrouvés à Guantanamo, c'est qu'ils avaient été vendus aux troupes US par ces alliés – ou par des chefs de tribus ou des unités de Talibans ou quiconque les rencontrait - - jusqu'à 5 000 $ par tête. Il y avait effectivement de réelles incitations financières permettant d'affirmer que des recrues malchanceuses ou étudiants coraniques étaient des agents de haut niveau d'Al Qaeda.

AW : Oh, absolument. Les équipes militaires de psyops sont venus avec plus d'une centaine de prospectus différents et en ont largué des millions d'exemplaires sur l'Afghanistan. La plupart ont offert, sans succès, des récompenses de 25 millions de $ pour la capture d'Osama Ben Laden, Yaman Al Zawahin et Mullah Omar, mais l'un d'eux en particulier portait ce message : « Vous pouvez recevoir des millions de $ en aidant les forces anti-talibans à attraper les tueurs d'Al Qaeda et Talibans. Ceci représente assez d'argent pour prendre en charge votre famille, votre village, votre tribu pour le reste de votre vie – payer pour du bétail, des visites chez le docteur, et des livres d'école, et des maisons pour toutes les personnes sous votre responsabilité. » Et au Pakistan il a été dit que la situation était encore plus corrompue. Dans son autobiographie de 2006 « In The Line of Fire », le Président Musharraf s'est vanté qu'en retour pour avoir remis 369 suspects de terrorisme (dont un grand nombre ont été transférés à Guantanamo) « on a été grassement payé avec des millions de dollars ».

JH : Et ceux qui ont été remis par différents clans n'ont pas été chanceux. Je pense que la plupart des gens seraient choqués de la façon abusive et violente avec laquelle les troupes US se sont comportées vis-à-vis des détenus en Afghanistan.

AW : Je pense que vous avez raison de soulever ce point, parce que Kandahar et Bagram étaient les véritables lignes de front dans la « guerre contre le terrorisme », où les conditions étaient, je pense que c'est juste de le dire ainsi, primitives, brutales et terribles. Lors des premiers mois, les prisonniers ont été battus, humiliés, et empêchés de se parler entre eux. Les pires abus cependant se sont passés à Bagram de juillet 2002 et au-delà. C'est à ce moment-là qu'au moins deux prisonniers ont été assassinés- dont un, un chauffeur de taxi innocent nommé Dilawar, dont je parle dans mon livre, et qui est aussi un point central de l'excellent documentaire d'Alex Gibney « Taxi For The Dark Side ». Et il y a eu des prisons encore pires en Afghanistan – un certain nombre de prisons secrètes gérées par la CIA (à ce jour personne ne sait exactement combien), dont deux près de Kabul. «Dark Prison » ressemblait à un donjon de torture médiéval, mais avec de la musique et du bruit 24h sur 24, et l'autre s'appelait « Salt Pit ». Des douzaines de détenus de Guantanamo sont passés par là, de même que d'autres « prisonniers fantômes » qui ont ensuite disparu.

JH : et c'est un modèle qui a ensuite était reproduit à Abu Graib, de même qu'à Gitmo ?

AW : C'est tristement vrai. L'équipe responsable pour ses pires violences à Bagram – au moment des meurtres – a en fait été transférée à Abu Graib, et une grande partie de la violence institutionnalisée à Guantanamo s'est inspirée de celle qui est pratiquée dans les prisons afghanes. On doit cependant aussi noter ce qui s'est passé à Guantanamo fin 2002. L'administration était déçue par le manque de qualité des renseignements obtenus des détenus et a décidé que c'était parce qu'ils avaient été entraînés par Al Qaeda à résister aux interrogatoires, alors même que la plupart n'étaient que de simples recrues et des hommes innocents et qu'ils n'avaient aucune information importante à révéler. Pour tenter de « briser » les détenus, le Pentagone a autorisé l'utilisation de « techniques d'interrogatoires poussées (un euphémisme pour torture ndlt) » dont le maintien prolongé en isolement, la nudité forcée, l'utilisation de températures extrêmes chaudes et froides, l’humiliation sexuelle et l'utilisation prolongée de positions douloureuses. Le commandant de l'époque était Geoffrey Miller, il a plus tard été envoyé à Abu Graib pour « Gitmo-iser » les opérations en Irak, avec les résultats qui ont horrifié le monde entier, quand le scandale a été révélé en avril 2004.

JH : Changeons un peu de sujet pour le moment. Les apologistes de Bush excusent souvent ce type d'abus que vous avez décrit en affirmant que les prisonniers retenus à Gitmo avaient été « capturés sur le champ de bataille ». Est-ce que c'était toujours le cas ?

AW : Non pas du tout. La grande majorité n'ont pas été capturés sur un quelconque champ de bataille, et comme le montre une analyse faite de documents du Pentagone par l'école de droit de Seton Hall, n'ont même pas été capturés par les forces US. 86 % ont été capturés par les alliés des Américains, qui ensuite les leur ont remis, ou vendus, comme discuté plus haut. Il faut noter que plusieurs douzaines de détenus ont été capturés dans 17 autres pays, dont l'Azerbaïdjan, la Bosnie , l'Egypte, la Gambie , la Georgie , l'Indonésie, l'Iran, la Mauritanie , la Thaïlande et la Zambie. Après le 11 septembre, de nombreux pays étaient prêts à coopérer avec les US pour tenter de traquer des terroristes potentiels. Mais c'est aussi important de comprendre que l'administration a fait énormément pression sur ces pays. Par exemple, c'est ce qui est arrivés aux six Bosniaques d'origine algérienne et qui sont toujours à Guantanamo. (Il semblerait que l'Algérie ait accepté récemment qu'ils y soient rapatriés à condition de pouvoir y être jugés ndlt). Le gouvernement US les a accusés d'avoir comploté pour faire sauter l'ambassade US de Sarajevo. Les Bosniaques les ont alors emprisonnés, ont mené une enquête pendant trois mois mais n'ont trouvé aucune preuve confortant cette accusation. Cependant, dès qu'ils ont été relâchés, des agents US se sont emparés d'eux et ils ont été envoyés à Guantanamo. Les Bosniaques ont été incapables d'empêcher cela.

JH : Je pense que nous arrivons au coeur de votre livre. L'administration dit que ceux qui sont à Gitmo sont « le pire du pire ». Mais vous affirmez que, sur près de 800 êtres humains que les US ont capturés ou achetés, et détenus incognito sans aucun droit légal, régulièrement battus et dans quelques cas assassinés, seulement environ 40 étaient des durs, des terroristes anti-US. Comment en êtes-vous arrivés là ? Est-ce que de vrais terroristes n'affirmeraient-ils pas qu'ils sont de simples innocents capturés au mauvais endroit au mauvais moment ?

AW : Mon affirmation est basée premièrement sur des déclarations faites par des douzaines de sources des renseignements et de hauts gradés militaires citées par The New York Times en juin 2004, alors que 749 détenus se trouvaient à Guantanamo. Ces responsables ont dit qu'aucun de ces prisonniers « ne pouvait être catalogué comme dirigeants ou agents de haut niveau d'Al Qaeda » et que « seulement une poignée – certains ont cité le chiffre d’une douzaine, d'autres plus de deux douzaines – étaient reconnus comme étant membres d'Al Qaeda ou d'autres militants capables d'élucider le fonctionnement interne de l'organisation. » Dix autres détenus ont été transférés à Guantanamo à partir de prisons secrètes de la CIA en septembre 2004, bien que je n'ai aucun doute que tous n'étaient pas des terroristes. Et en plus, 14 autres détenus de « haute valeur » - dont Khalid Sheikh Mohammed et 4 autres hommes accusés récemment de lien avec les attaques du 11 septembre- y ont été transférés en septembre 2006. 40 est peut-être un chiffre trop bas, mais je suis sûr que ce n'est pas plus de 50. Comparativement à la population totale de Guantanamo, c'est juste 6%, un chiffre décevant et honteux.

JH : Finalement, vous affirmez que toutes ces politiques ont été dictées aux échelons les plus élevés du gouvernement US. Pouvez-vous expliquer brièvement ce qui vous fait penser cela ?

AW : Bien sûr. Dick Cheney et ses conseillers – spécialement David Addington, son conseiller légal (et maintenant chef du personnel) - est l'auteur de l'ordre militaire de novembre 2001 qui autorisait le président à capturer quiconque était considéré comme un terroriste partout dans le monde, le déclarer « combattant ennemi » et l’ emprisonner sans chef d'accusation ou procès. Ce même document établissait également les commissions militaires. Puis Cheney et sa cabale ont persuadé le président d'accepter que les prisonniers ne soient pas considérés comme protégés par les Conventions de Genève. Et en août 2002, un « Mémo sur la Torture » a cherché à établir que les interrogatoires constituaient un acte de torture seulement si la souffrance subie était « d'une intensité identique à celle qui accompagne une blessure physique telle que défaillance d'un organe, troubles des fonctions corporelles ou même mort ». Ceci a donc encouragé l'utilisation étendue de « techniques d'interrogatoires poussées » qui, à Guantanamo, ont été explicitement approuvées par Donald Rumsfeld. De nombreux Américains à principes corrects, ont essayé de résister à ces innovations, ou se sont exprimés contre, mais la citation la plus introspective que j'ai trouvée sur les implications de ces politiques est celle de Milton Bearden, un ancien chef de bureau de la CIA , qui a dit à David Rose : « Peu importe la distribution de ce Mémo ou s'il a été contrôlé de façon serrée. Cette forme de pensée imprégnera le système de bouche-à-oreille. Quiconque suggère que celui-ci ou d'autres mémos officiels sur ce sujet n'ont pas d'impact ne connaît pas comment ces choses fonctionnent sur le terrain. »

Traduction, introduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Samedi 08 Mars 2008 

16/03/2008

° 159 journal de l'Afghanistan du 09/15-03 Début: je suis un être humain", rappelle Mohammed Jawad, un jeune détenu de Guantanamo.

n° 159 journal de l'Afghanistan du 09/15-03 :(Début)

Par M.Lemaire

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse fa032881@skynet.be

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance . idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.(Début)

Tiré à part :

Bombardement aérien britannique

Depuis 2001, la ‘participation’ canadienne aux opérations de l'OTAN en Afghanistan aurait coûté 7,5 milliards de dollars.

Rapport de Ban Ki-moon

2 Occupation de l'Afghanistan 

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 


Tiré à part :

Bombardement aérien britannique

12-03 Un bombardement aérien britannique, ordonnée après une embuscade contre des soldats au sol, a tué quatre civils afghans dans le sud du pays, a annoncé mercredi l'armée.  « Lors d’une opération de lla FIAS dans le secteur du Commandement régional Sud hier, un groupe a attaqué des forces de l’Isaf», dit la FIAS dans un communiqué. "« Un groupe de civils a été touché, ce qui a causé la mort de deux femmes et deux enfants ». Un enfant a également été blessé dans cette opération, selon le communiqué. Reuters

11-03 L'amiral William Fallon, le commandant en charge des guerres menées par les Etats-Unis en Irak et en Afghanistan, a démissionné après avoir été décrit étant en désaccord avec les positions belligérantes de Bush. L'amiral Fallon soulignant que : "de récents articles de presse suggérant une différence entre mes opinions et les objectifs de la politique menée par le président ont provoqué de la distraction à un moment critique, et ont freiné les efforts du commandement dans la région". Interrogé sur l'affirmation d'Esquire selon laquelle un départ de Fallon signifierait que Washington se prépare à déclarer la guerre à l'Iran, M. Gates a rétorqué: "c'est tout simplement ridicule". Fallon sera remplacé à partir du 31 mars par le général Martin Dempsey, vice-commandant des opérations militaires au Moyen-Orient. McCain, lui a rendu hommage dans un communiqué, soulignant que sous son commandement, "la situation en Irak s'est améliorée de façon spectaculaire". Le chef de la majorité démocrate au Sénat Harry Reid a estimé que ce départ constituait "un nouvel exemple du fait que l'indépendance des experts et l'expression franche et ouverte de leurs opinions ne sont pas bien vues par cette administration". (AFP)

Depuis 2001, la 'participation' canadienne aux opérations de l'OTAN en Afghanistan aurait coûté 7,5 milliards de dollars,

11-03 Selon un document de la Défense nationale obtenu par le journal La Presse en vertu de la loi sur l'accès à l'information, les Forces canadiennes auraient consacré à la mission en Afghanistan, lors de l'exercice financier 2007-2008, plus de 1 milliard de dollars de plus que prévu. En six mois, du 1er avril au 30 septembre 2007, les dépassements auraient atteint près 540 millions de dollars, et pour les six mois suivants, du 30 septembre au 31 mars, on estime qu'ils auront atteint à peu près le même montant, pour un total de près de 1,08 milliard de dollars. Depuis 2001, la participation canadienne aux opérations de l'OTAN en Afghanistan aurait coûté 7,5 milliards de dollars, soit au moins 3,6 milliards de dollars de plus que prévu. Selon le lieutenant-colonel à la retraite Gilles Paradis, « Ce sont des coûts additionnels amenés par la nature de la mission en Afghanistan. Les militaires ont jugé qu'il fallait de l'équipement supplémentaire, des chars d'assaut Leopard entre autres, qui ont été loués d'abord aux Allemands, ensuite une autre série de chars d'assaut, une centaine, qui seront achetés et qui seront acheminés vers l'Afghanistan », dit-il. Selon lui, il a aussi fallu ajouter des mesures de protection supplémentaires pour les militaires voyageant dans les véhicules à cause de la menace des mines. On a aussi dû ajouter du blindage et ensuite du matériel pour détecter les mines, puis le coût du transport du matériel vers Kandahar. La Presse Canadienne  

Rapport de Ban Ki-moon

Un nouveau rapport de Ban Ki-moon, (secrétaire général des Nations unies)  conclut que les résistants sont néanmoins loin d'être défaits, malgré des « succès tactiques » des forces de la coalition internationale. Le rapport, daté du 6 mars, brosse le portrait d'un pays qui fait face à une intensification de la guerre qui oppose différents groupes de résistants, et au premier plan les talibans, aux forces de l'Armée nationale afghane et des troupes de la coalition internationale. Ainsi, plus de 8000 personnes ont été tuées dans des combats ou des attaques kamikaze en 2007, dont un peu plus de 1500 civils. Cela se traduit par une moyenne de 566 morts par mois, comparativement à 425 en 2006. Il s'agit d'une augmentation de 33 %. Ce rapport daté du 6 mars fait état d'un changement de stratégie des résistants en 2007. Ils préfèrent à présent des attaques "asymétriques", de petite échelle, sur l'armée afghane. La stratégie repose sur le plus sur "des engins explosifs, des attaques kamikaze", dit-il. L'ONU dénombre également un total de 160 attaques kamikaze sur le territoire afghan en 2007 contre 123 l'année précédente.

Le rapport souligne également que les résistants ont modifié leur stratégie de façon « notable » l'année dernière. « La supériorité des forces internationales afghanes dans les combats conventionnels a forcé les groupes d'opposants à adopter des tactiques asymétriques à petite échelle visant largement les forces de sécurité afghanes et, dans certains cas, les collaborateurs » L'année 2007 a été marquée par l'enlèvement de nombreux étrangers, l'attentat contre un groupe de parlementaires afghans à Baghlan (63 morts) et l'attentat contre l'hôtel Serena (6 morts), un hôtel accueillant de nombreux personnalités étrangères située en plein coeur d'un quartier ‘hautement protégé’  de Kaboul.

Concentration des attaques Les attaques ont été beaucoup plus nombreux en 2007, a annoncé le secrétaire général de l'Onu en présentant un nouveau rapport. Dans ce rapport au Conseil de sécurité de l'Onu rendu public lundi, Ban Ki-moon affirme qu'il y a eu en moyenne 566 attaques exécutées par des "insurgés " par mois l'an dernier, contre 425 par mois en 2006. Les attaques sont essentiellement concentrée dans le sud et l'est du pays. Quelque 70 % des attaques répertoriées ont eu lieu dans 40 districts - l'Afghanistan en compte 376.

l'ONU rapporte que des attaques commencent aussi à être recensés dans le nord-ouest du pays. En raison du manque de sécurité, les agences onusiennes sont incapables de mener leurs opérations dans 78 districts. De ce nombre, 36 demeurent même « largement inaccessibles » au gouvernement afghan lui-même. Pas moins de 130 attaques contre des convois d'agences (dites) humanitaires se sont d'ailleurs produites en 2007. Elles se sont traduites par la mort de 40 travailleurs et l'enlèvement de 89 autres, dont 7 ont finalement été assassinés par leurs ravisseurs.

Réfugiés et élections Le rapport note également que 365 410 Afghans sont retournés vivre dans leur pays en 2007, ce qui porte à plus de 4 millions le nombre de réfugiés qui ont choisi de rentrer au bercail depuis 2002. Pas moins de 2,8 millions de réfugiés afghans demeurent toujours à l'extérieur du pays, dont 80 % se trouvent dans cette situation depuis 20 ans. M. Ban appelle la communauté internationale à fournir de l'argent afin que des élections puissent avoir lieu en 2009 (…). Comme prévu, Ban a recommandé au Conseil de sécurité de prolonger d'un an le mandat de la mission de l'Onu en Afghanistan, qui expire le 23 mars. Source : Louis Charbonneau Reuters - Mardi 11 mars,


L'Afghanistan en chiffre du 09-03 au 15-03-08 
tués blessés
Usboys / Autres boys/ milices privees  1+ xx  6+x
Policiers, armée et collaborateurs  20 +x  12
Peuple Afghan  44   1+ x

1Occupation de l'Afghanistan 

Déclarations :

 Canada 

06-03 Le Canada a menacé de retirer ses propres troupes de ce pays s'il n'obtenait pas plus d'aide des autres pays membres de l'Alliance atlantique. Lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN, à Bruxelles, le Secrétaire britannique au Foreign Office David Miliband s'est dit optimiste’ l'OTAN répondra aux attentes du Canada et enverra des troupes supplémentaires en Afghanistan.’

Rice a aussi manifesté sa confiance de trouver les 1000 soldats supplémentaires pour appuyer les militaires canadiens dans le sud de l'Afghanistan. La Presse Canadienne

13-03 Le Parlement canadien a donné jeudi son feu vert jeudi à la prolongation, jusqu'en 2011, de la mission de ses 2.500 soldats dans le sud de l'Afghanistan. Les députés ont adopté par 198 voix contre 77 une résolution qui prévoit la prolongation jusqu'en 2011 de la mission du contingent canadien déployé dans la région de Kandahar, mais à la condition expresse qu'il recoive de l'Otan un renfort d'un millier de soldats. (AFP)

14-03 La Chambre des communes a approuvé jeudi la prolongation jusqu'en 2011 l’occupation militaire du Canada en Afghanistan. La prorogation de ce mandat est conditionnée à l'envoi par l'OTAN d'un millier de soldats, d'hélicoptères et d'avions de reconnaissance sans pilote pour appuyer les forces canadiennes dans la province de Kandahar (sud), fief de la résistance où elles sont déployées. Le Canada a 2.500 soldats en Afghanistan AP


Occupation de l'Afghanistan

Otan- Isaf 

11-03 L'Isaf comprend plus de 47.000 hommes originaires de 40 pays, dont 19.000 en provenance des Etats-Unis, selon des chiffres actualisés, cités par le général Craddock. Ce dernier a précisé que l'armée afghane jouait un rôle plus actif dans les opérations de l'Isaf mais déploré la corruption au sein de la police afghane. (AFP)

11-03 Selon la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) placée sous le commandement de l’OTAN, outre les plus de 10 000 soldats – américains pour la plupart – engagés dans la lutte contre les résistants la FIAS comprend plus de 33 000 soldats.
D’après Oxfam International, l’armée américaine dépense toutes les minutes 65 000 dollars en Afghanistan (35 milliards en 2007).
Les organisations humanitaires et certains experts doutent cependant que l’augmentation des dépenses militaires soit la solution pour enrayer la résistance en Afghanistan.».   (Source : IRIN)


Canada

12-03 Le Parlement canadien devrait approuver jeudi la prolongation de sa mission militaire en Afghanistan jusqu'à la mi-2011. Le mandat actuel expire en février 2009. Le Canada a envoyé 2.500 hommes en Afghanistan. La Presse Canadienne


UK 

12-03 Plus de 7.000 soldats britanniques sont déployés en Afghanistan, sous commandement de l'OTAN. La majorité d'entre eux se trouvent dans la province de Helmand AP Reuters


3) Politique

1) Usa

Occupation

13-03 Les Etats-Unis insistent pour que les pays membres de l'Otan adhèrent, lors du sommet de l'Alliance à Bucarest en avril, à un plan de lutte sur cinq ans contre les forces ‘anti-gouvernementales’ (…) afghanes. Selon les termes de ce plan, les membres de l'Otan s'engageraient à combler tout déficit d'effectif et à fournir en nombre suffisant des troupes bien entraînées tout en assurant le soutien aux forces afghanes. L'Otan commande dans le pays la Force internationale (Isaf), qui compte 43.000 hommes. (Reuters)

13-03 Les Etats-Unis proposent de fixer des objectifs afin de mesurer les progrès sur le terrain, comme la capacité du gouvernement afghan à mettre sur pied une armée de 70.000 hommes et une police professionnelle de 82.000 hommes. La proposition américaine s'inscrit dans un projet de déclaration stratégique sur l'Afghanistan qui sera dévoilée lors du sommet de Bucarest du 2 au 4 avril. Mark John, (Reuters)  version française Jean-Stéphane Brosse


Les tortionnaires US

14-03 Le Pentagone a annoncé vendredi la capture par la CIA et le récent transfert à Guantanamo de Mohammed Rahim,  un Afghan présumé proche d'Oussama ben Laden. "Au moment de sa capture, il fournissait de l'aide à des milices agissant contre la coalition et à des groupes alliés à Al-Qaïda", a ajouté le porte-parole du Pentagone. Les Etats-Unis gardent prisonniers à Guantanamo des personnes soupçonnées de terrorisme et Mohammed Rahim est le 16e haut responsable d'Al-Qaïda à y être détenu, a indiqué le porte-parole du département d'Etat Bryan Whitman. (AFP).


Les alliés (des Usa) dans le monde

Organisation 1 Onu

10-03 Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a remis au Conseil de sécurité un rapport alarmant sur la situation en Afghanistan. Dans ce rapport adressé à la plus haute instance des Nations Unies, Ban a déclaré que plus de 8.000 personnes avaient trouvé la mort en 2007 dans le cadre de la guerre, ajoutant que le nombre attaques contre les occupants est à son plus haut niveau depuis l'invasion du pays en 2001 passant de 425 (2006) à 566 en un an.AP

10-03 Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a remis au Conseil de sécurité un rapport sur la situation en Afghanistan. Dans ce rapport adressé à la plus haute instance des Nations Unies, Ban a déclaré que plus de 8.000 personnes avaient trouvé la mort en 2007 dans le cadre de la guerre, ajoutant que le nombre attaques contre les occupants est à son plus haut niveau depuis l'invasion du pays en 2001 passant de 425 (2006) à 566 en un an. AP

12-03 Le secrétaire  général de l'ONU, Ban Ki-moon, participera à la réunion  internationale sur l'Afghanistan organisée le 3 avril prochain à  Bucarest, en Roumanie, a annoncé mercredi le centre de nouvelles  de l'ONU.  Cette rencontre réunira Karzaï et des acteurs internationaux clés, notamment des représentants de haut  niveau des pays membres de l'OTAN, de nations non membres de l'ONU qui contribuent à la Force internationale d'assistance à la  sécurité (ISAF), ainsi que des représentants d'organisations  internationales phares comme l'Union européenne et la Banque  mondiale.  Cette annonce intervient alors que le dernier rapport du  secrétaire général sur l'Afghanistan fait état des graves  problèmes que doit affronter le pays…  (Xinhua)

12-03 Le Conseil de sécurité a été appelé mercredi à redéfinir le mandat de la Mission d'aide de l'ONU en Afghanistan (Unama) en accroîssant sa capacité de coordination. Le projet, dont l'adoption est prévue le 20 mars, vise ainsi à charger l'Unama et le nouveau représentant de l'ONU en Afghanistan, le diplomate norvégien Kai Eide, de "promouvoir un soutien plus cohérent de la communauté internationale au gouvernement afghan(…) " pour accélérer l'application des objectifs de la Stratégie nationale de développement (ANDS).

L'Otan dirige une Force internationale (Isaf) de plus de 43.000 hommes, issus de 40 pays.  L'Isaf se retrouve engagé dans des combats contre la résistance nationale qui multiplient les attaques dans le sud du pays. (Source : AFP)


4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants - US & Isaf.

Province de Kunar (est de l'Afghanistan)

09-03 Le ministère de la Défense a annoncé la mort dimanche de quatre résistants lors de combats dans la vallée de Korengal, dans la province orientale du Kounar. Des soldats étrangers qui participait aux affrontements ont également été blessé, précise le texte. AP

11-03 Un soldat québécois a été retrouvé mort dans la base militaire principale de Kandahar, en Afghanistan. Le brigadier général Guy Laroche a affirmé que son décès n'est pas relié à une opération militaire. Presse canadienne.

12-03 Les résistants ont attaqué ont attaqué un convoi canadien de l'Otan dans la ville de Kandahar (sud),. Une explosion a visé un convoi militaire canadien de l'Otan, en pleine ville de Kandahar,  a constaté un journaliste de l'AFP. L'explosion puissante a provoqué d'importants dommages au véhicule, qui arborait un drapeau canadien, et a mis le feu à une maison proche que des pompiers s'efforçaient d'éteindre, a également indiqué le journaliste. Selon un témoin, Hari Ghani, un camion s'est dirigé très rapidement vers le convoi, et une fois rendu tout près, il l'a frappé. Quelques minutes plus tard, il dit avoir vu un homme transporté en ambulance vers l'hôpital, puis, après quelques minutes, un autre homme emmené à bord d'une ambulance. Selon un reporter présent sur les lieux, un véhicule militaire a été détruit par la déflagration. Les soldats de l'OTAN ont installé un cordon de sécurité autour des lieux de l'attaque, et n'autorisaient ni les journalistes ni la police à s'approcher des véhicules.

Un soldat canadien a subi des blessures, a fait savoir un porte-parole des Forces armées canadiennes, le capitaine Sylvain Chalifour. Le porte-parole n'a pas voulu fournir d'autres détails … Des véhicules de police mais aussi des forces canadiennes arrivés sur place ont bloqué la route, généralement utilisée pour accéder à la base militaire aérienne de l'Otan, située à l'extérieur de la ville.  (AFP & La Presse Canadienne )

13-03 Kaboul, L'attaque d'Abdullah contre des soldats étrangers dans deux véhicules a été remplie avec succès ils ont tous péris", a affirmé le porte-parole Zabihullah Mujahid Les carcasses du véhicule kamikaze et et ceux touchés étaient en flammes a constaté un photographe de l'AFP. Selon les sources officielles afghanes : Quatre soldats américains ont été blessés, (ndlr : Combien de morts ?) qui se trouvaient dans les deux véhicules du convoi, qui ne faisaient pas partie de l'Isaf, mais d'une unité chargée de former l'armée et la police afghanes, sur la route très fréquentée de l'aéroport à Kaboul, Interrogée, une porte-parole de la Force internationale de l'Otan a déclaré qu'elle "ne pouvait confirmer ces informations. Dans sa déclaration Zabihullah Mujahid met les forces étrangères en garde d’une recrudescence des attaques "cet été, qui sera pour elles un été de sang". Un porte-parole sous commandement US le colonel Davis Johnson, a déclaré à l'AFP que "des militaires américains avaient été impliqués dans cette attaque". "Quatre soldats de la coalition faisaient partie de ce convoi". (AFP & Reuters).

15-03  Au moins un soldat de l'Otan à été blessé lorsqu'un kamikaze a fait exploser sa charge près d'un convoi militaire étranger dans l'est de l'Afghanistan, selon des sources officielles. L'attaque s'est produite  juste à l'extérieur de la ville de Khost, chef-lieu de la province du même nom, frontalière avec le Pakistan. Un porte-parole de la Force internationale (Isaf) de l'Otan a précisé à l'AFP que "vers 11h00 (05h30 GMT), un convoi de quatre véhicules de l'Isaf roulait dans la province lorsqu'un kamikaze a actionné sa charge près du convoi". Un chauffeur de taxi témoin de l'incident a déclaré à l'AFP: "J'ai vu un véhicule en flammes et un autre renversé de l'autre côté de la route. Beaucoup de soldats étrangers ont bouclé le périmètre". (AFP)


Les combats par provinces

Détails autorisés par la censure.

Province de Farah (sud-ouest),

13-03 Les autorités ont retrouvé mercredi le corps sans vie du chef du district de Pousht Rod.  Il avait été kidnappé la veille avec cinq autres policiers dont le sort n’est pas connu. AP


Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan)

12-03 Selon le gouverneur de la province de Nimrouz, au sud-ouest du pays, 41 résistants ont été tués, dont un commandant local,  mercredi matin alors qu’ils tentaient de franchir la frontière afghano-pakistanaise Les  résistants ont été attaqués par des soldats afghans et étrangers appuyés par des moyens aériens. Les combats ont duré quatre heures, a-t-il précisé. Ces informations n’ont pas été confirmées ni l’Otan ni par la résistance. Avec AP

13-03 La coalition a annoncé jeudi la mort d'une douzaine de résistants lors de perquisitions dans le district de Garmsir. AFP


Province d'Herat (ouest de l'Afghanistan)

11-03 Mardi soir, des hommes ont attaqué un pylône de télécommunications dans la province occidentale de Hérât. Ils ont incendié le générateur, le réservoir de carburant et l’antenne du pylône qui appartient à la compagnie de téléphonie Areeba. AP

12-03 La grève lancée samedi par le personnel de santé de la ville de Hérât, dans l’ouest de l’Afghanistan, prend de l’ampleur. Mercredi, ce sont les commerçants et les employés des usines et ateliers de la ville qui se sont associés au mouvement lancé pour protester contre le kidnapping du fils d’un médecin et, d’une manière générale, contre la dégradation de la situation. Avec BBC


Province de Kapiza

09-03 Un soldat afghan a été tué au nord-est de Kaboul, a annoncé le ministère de l’Intérieur. AP


Province de Kandahar (sud) 

14-03 Une bombe le a tué vendredi trois ouvriers afghans travaillant à la construction d'une route, a indiqué un responsable administratif à l'AFP Niaz Mohammad Sarhadi. (AFP)


Province de Kunar (est de l'Afghanistan)

09-03 Le ministère de la Défense a annoncé la mort dimanche de quatre résistants lors de combats dans la vallée de Korengal, dans la province orientale du Kounar. Des soldats étrangers qui participait aux affrontements ont également été blessé, précise le texte. AP


Province de Nimroz (ouest)

13-03 14 résistants ont été tués mercredi dans une attaque terrestre et aérienne, a annoncé le gouverneur provincial. (Reuters)


Province d'Oruzgan (sud de l'Afghanistan)

10-03 Lundi, les forces de l’ordre ont affronté les résistants dans le district de Deh Rawoud, a annoncé le chef de la police provinciale, le général Juma Gôl Himat. Dix résistants ont été tués, a-t-il affirmé tandis que deux policiers ont été blessés. Avec AP


Province du Wardak, (sud-ouest de Kaboul)

13-03 Dans le centre de l'Afghanistan, trois policiers ont été tués et quatre blessés jeudi matin dans une explosion au passage de leur convoi, sur le principal axe routier reliant le sud à la capitale.Le convoi remontait de Ghazni vers Wardak, au nord, a précisé à l'AFP Muzafarudin, un haut responsable régional de la police. AFP -Reuters)


Province de Zaboul (sud-est)

09-03 Une centaine de résistants a attaqué dimanche un poste de police dans la province de Zabôl, tuant huit policiers et en blessant deux, selon un officiel en poste dans la province. L’attaque s’est produite vers deux heures du matin dans le district d’Arghandab, au nord de la province.

Selon les villageois, les résistants ont perdu quelques hommes dont ils ont emporté les corps.

Cette attaque est le derniere d’une longue série dans cette province frontalière du Pakistan.

Fin juillet, le vice-gouverneur de la province tirait la sonnette d’alarme et demandait à l’armée américaine d’intervenir pour chasser les résistants qui avaient pris le contrôle du district de Day Chopan, au nord de la province. Toutefois, le gouverneur démentait les propos de son adjoint alors que d’autres sources faisaient été de la nomination d’une administration parallèle. Néanmoins, quelques semaines plus tard, le gouverneur était remplacé et les Américains lançaient une importante opération militaire qui ne semble pas avoir permis de chasser les résistants de la province, comme le prouve l’attaque de dimanche. La région montagneuse de DAy Chopan sert de lieu de transit pour les résistants qui avaient aménagé des grottes pour permettre à leurs combattants en provenance du Pakistan de se reposer avant de mener des attaques dans toutes les provinces voisines et au-delà. Bassirat.net & Reuters, 12 octobre 2003.

13-03 Jeudi, un engin explosif actionné à distance a explosé au passage d’une voiture de police, tuant un policier et en blessant quatre autres. L’attaque s’est produite dans le district de Saydabad,. Avec AP

13-03 Des résistants ont attaqué le centre administratif du district de Mizan.

Le bilan communiqué par les différentes sources diverge. Trois policiers ont été tués si l’on en croit les résistants. Avec AP et Pajhwok

13-03 Selon Fazl Bari, chef du district de Daychopan, les forces afghanes et les soldats de l’Otan ont lancé mercredi une opération contre une réunion de combattants tchétchènes. Trois Tchétchènes ont été tués et six autres blessés au cours des combats qui, selon le chef du district ont duré deux heures. Avec AP et Pajhwok

14-03 Trois résistants présumés sont morts et deux ont été blessés vendredi au cours d'affrontements avec des soldats afghans et de l'OTAN Les résistants ont pris en embuscade les forces de sécurité, qui ont répliqué, a indiqué le chef du secteur Mohammed Younous Akhunzada.. AP



4-1 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 :  "Force combinée 82 "


Civils tués ou morts                                          : ? +  3.692

Civils blessés                                                   : ? +  2.101 (chiffres trop bas) 

 


Résistants afghan tués :                                   : ?  +  6628

Résistances afghans blessés                         :?  +  1.585 (chiffres trop bas)

Résistances afghans arrêtés :                        : ?  + 2.320


Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1203

 

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?   + 1262 (chiffre invraisemblablemen

Suicides                                                           : ?  +  20

CIA tués :                                                         :          4


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 3.979

 

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?   + 3.904 (chiffre trop bas)

Collabo   tués                                                      :   1.078

Collabo   blessés                                               :?  +  564 ( chiffre trop bas) Collaborateurs disparus                                       : ? +   3 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.

 

° 159 journal de l'Afghanistan du 09/15-03 : (Fin) je suis un être humain", rappelle Mohammed Jawad, un jeune détenu de Guantanamo.

n° 159 journal de l'Afghanistan du 09/15-03 :(Fin)

Par M.Lemaire

Sommaire.(Fin)

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

7 Brèves

7-1 Les jeunes rejoignent les rangs de la résistance

7-2 Afghanistan: les réticences de l'Otan…

7-3 Le Canada peine….

7-4 Constatation.

7-5 Quai d’Orsay - Point presse du 4 mars 2008.

7-6 Guantanamo & les prisons afghanes & de la CIA  : Les Brèves

1 Khaled Abdou Ahmed Saleh al-Maqtari, décrit la torture dans les prisons secrètes de la CIA.

2 Je suis un être humain", rappelle Mohammed Jawad, un jeune détenu de Guantanamo.

3 Comment sont traités les prisonniers afghans par les soldats canadiens ?

8 Dossiers

8-1 Point de vue de André Duchesne : Canada Le budget de la mission défoncé d'un milliard.

8-2 Dossier M.Lemaire : Manifestations contre les Guerres.

9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

9-1 Jésus doit se retourner dans sa tombe - Propagande militaire pendant les Fêtes.

9-2 Rapport du Senlis Council.

9-3 Rapport du FMI

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

11-03 Sayed Yaqub Ibrahimi a évoqué la situation de son frère, Sayed Perwiz Kambakhsh, condamné à mort à Mazar-i-Charif (Nord), lors d’une rencontre avec la presse au siège de Reporters sans frontières à Paris, le 11 mars 2008. "J’ai vu mon frère pour la dernière fois vendredi 7 mars. Comme tout condamné à mort, il est très anxieux. Et surtout il est en danger à chaque instant car, dans sa cellule, il y a une trentaine de criminels. Il faut qu’il soit transféré dans une prison où il sera en sécurité. J’ai demandé au gouvernement de ne pas l’incarcérer avec des résistanst à Kaboul", a déclaré Sayed Yaqub Ibrahimi.

Contredisant de nombreux témoignages, Sayed Yaqub Ibrahimi, lui-même journaliste, a assuré que son frère n’avait ni téléchargé, ni imprimé, ni distribué un texte controversé sur les droits des femmes dans le Coran. "C’est un groupe d’étudiants proches de fondamentalistes qui ont ajouté son nom à ce texte. Ils ont ensuite alerté les services secrets et des religieux. Tout cela a été monté de toutes pièces. Perwiz n’a jamais distribué ce texte. Il faut que cela soit clair", a expliqué le journaliste. "Après vingt jours, la lettre demandant le transfert à Kaboul du dossier de mon frère est enfin parvenue à Mazar-i-Charif. Cela permet d’espérer que le procès en appel se tiendra dans de meilleures conditions, d’autant que nous avons trouvé un avocat qui a accepté de défendre Perwiz", a expliqué Sayed Yaqub Ibrahimi. RSF ...


7 Les brèves

7-1 Les jeunes rejoignent les rangs de la résistance

Abdoul Malik, 17 ans, avait rejoint les rangs des résistants, dans le sud du pays. Peu de temps après, sa dépouille était ramenée à sa famille.« Il a été tué au cours d’une opération militaire, près du district de Moussa Qala [dans la province de Helmand] », a confié à IRIN son frère aîné, à Lashkargah, capitale de la province de Helmand.
« Bon nombre de jeunes garçons de notre district acceptent de rejoindre les rangs des résistants  contre de l’argent de poche, un téléphone portable ou pour d’autres motivations financières », a expliqué Safiullah, un habitant de Sangin, un district de la province de Helmand.
Les taux élevés de pauvreté et de chômage en milieu rural expliquent également  pourquoi des jeunes gens comme Abdoul Malik rejoignent la résistance.
Dans les provinces du sud, il n’existe pas de statistiques sur le chômage. Toutefois, d’après un rapport de la Commission indépendante des droits de l’homme en Afghanistan sur les droits économiques et sociaux des Afghans, le taux de chômage atteindrait jusqu’à 60 pour cent dans certaines régions du pays.
Le nombre élevé de pauvres dans les régions rurales s’explique également par le fait que l’agriculture, qui emploie plus de 60 pour cent des quelque 26,6 millions d’habitants que compte le pays, n’a bénéficié que de 300 à 400 millions de dollars américains sur les plus de 15 milliards employés pour l’occupation.

Edward Girardet, journaliste spécialiste des problèmes humanitaires et directeur du programme d’études à Media21 Global Journalism Network, une organisation sise à Genève, a expliqué à IRIN
que selon M. Girardet, Oxfam et d’autres organisations, les milliards de dollars d’aide versés à ce pays déchiré par la guerre ont été détournés et/ou mal gérés et n’ont produit que très peu de résultats.
(Source : IRIN)


7-2 Afghanistan: les réticences de l'Otan…

L'Afghanistan et la Force internationale d'assistance et de sécurité (Isaf) de l'Otan sont à "un tournant critique", a-t-il affirmé lors d'une audition devant le comité des Affaires étrangères du Sénat. A quelques semaines d'un sommet de l'Otan début avril en Roumanie, le général Craddock a déploré que certains gouvernements limitent l'utilisation(…)  de leurs forces en Afghanistan Les réticences des pays européens membres de l'Otan à prendre une part plus active aux combats mettent en danger la vie des troupes de l'alliance, a estimé mardi le commandant en chef des forces de l'Otan, le général. Ces restrictions "augmentent le risque pour chaque soldat de l'armée de terre, de la marine, de l'armée de l'air et chaque Marine déployés sur le théâtre" des opérations, a ajouté le général américain. (Source : AFP / 11 mars 2008)


7-3 Le Canada peine….

12-03 Deux pays, les Etats-Unis et la France , représentent maintenant la meilleure chance pour Ottawa d'obtenir les 1000 soldats supplémentaires requis pour l'extension de sa mission à Kandahar. A la veille du vote de confiance crucial de jeudi aux Communes sur la motion visant à prolonger jusqu'en 2011 la mission des Forces armées canadiennes dans le sud de l'Afghanistan, le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, a clairement indiqué qu'Ottawa n'était intéressé à travailler qu'avec un partenaire additionnel membre de l'OTAN. "Notre question est bien simple: nous avons demandé à nos alliés d'avoir un partenaire avec nous dans le sud", a déclaré M. Bernier à des journalistes, à l'occasion d'une rencontre d'information du ministère, mercredi. Le sort de la motion sur la prolongation de trois ans de la mission dépend des renforts que fournira l'OTAN et de l'obtention d'hélicoptères de combat et d'avions sophistiqués (drones) par le ministère de la Défense. Murray Brewster, La Presse Canadienne


7-4 Constatation.

Les Américains et les Français sont, à l'heure actuelle, les deux seuls pays membres de l'alliance militaire à pouvoir remplir entièrement l'exigence du millier de soldats supplémentaires. Déjà engagée dans de durs combats dans la province afghane de Helmand et en Irak, la Grande-Bretagne n'a plus de troupes disponibles.L'Allemagne refuse toujours de redéployer un seul de ses 3500 soldats, actuellement au nord, dans la région violente du sud afghan.

L'automne dernier, les Néerlandais avaient dû se bricoler des renforts à partir des troupes d'une multiplicité de petits pays membres de l'OTAN et avaient prévenu les Canadiens qu'ils devraient vraisemblablement faire de même. Les commentaires du ministre Bernier surviennent au moment où de plus en plus d'indices montrent que les Etats-Unis seraient prêts à venir en renfort aux Canadiens afin de s'assurer qu'ils restent à Kandahar. Mais des sources au sein de la Défense disent que les Américains attendent de voir ce que les alliés européens, particulièrement la France , comptent faire. Au début du mois dernier, les Français avaient témoigné d'un certain intérêt à répondre à la demande d'aide d'Ottawa. Par ailleurs la Défense nationale tient des pourparlers avec l'armée américaine au sujet de l'achat d'hélicoptères Chinook, et un appel d'offres a été fait pour l'acquisition de drones. Murray Brewster, La Presse Canadienne


7-5 Quai d’Orsay - Point presse du 4 mars 2008.

Q / Des médias français et canadiens indiquent que la France va envoyer des soldats à l’Est de l’Afghanistan et pas au Sud. Est-ce que cela veux dire que la France rejette l’appel du Canada demandant de l’aide àl’Afghanistan ?

R / Tout d’abord sur ce sujet les éventuelles décisions seront annoncées au Sommet de Bucarest par le président de la République. Je voudrais par ailleurs vous rappeler que nous sommes déjà présents en Afghanistan. Comme l’avait dit le président de la République , le 7 novembre à Washington, je le cite ’’ La France restera engagée en Afghanistan aussi longtemps qu’il le faudra car ce qui est en cause dans ce pays c’est l’avenir de nos valeurs et celui de l’Alliance atlantique’’. Nous sommes un contributeur important et nous avons renforcé nos efforts militaires depuis un an, en particulier pour soutenir la formation d’une armée afghane crédible et opérationnelle : c’est pour nous une priorité. Nous avons 4 nouvelles OMLT (équipes de monitoring) dans le Sud, nous avons déplacé à Kandahar des avions de combat et nous coopérons avec les Allemands pour la formation des forces de sécurité.04-03


7-6 Guantanamo & les prisons afghanes & de la CIA  : Les Brèves.

1 Khaled Abdou Ahmed Saleh al-Maqtari, décrit la torture dans les prisons secrètes de la CIA

Khaled Abdou Ahmed Saleh al-Maqtari, originaire du Yémen accuse des agents américains de l'avoir soumis à diverses formes de torture lors de ses près de trois années passées dans les prisons secrètes de la CIA. "A aucun moment, on ne lui a dit "où il était ni pourquoi", accuse Amnesty International. Khaled Abdou Ahmed Saleh al-Maqtari, 31 ans, avait été arrêté par des soldats américains à Falloujah en Irak en janvier 2004, avec une soixantaine d'autres personnes, selon son récit à l'organisation de défense des droits de l'Homme, dont le siège est à Londres. Transféré ensuite à la prison irakienne d'Abou Ghraïb, où il compte au rang des "détenus fantômes", Al-Maqtari décrit à Amnesty les violences, les privations de sommeil, les positions de stress, les séances d'intimidation par des chiens, les hypothermies provoquées et autres formes de torture. Il raconte, qu'une fois, il a été battu par trois hommes dans une petite pièce, avoir été forcé, de se tenir debout, nu, sur une chaise devant une puissante climatisation, avec une caisse remplie de bouteilles d'eau dans les mains. Selon son témoignage, il était régulièrement plongé dans l'eau froide, qui le faisait tellement trembler qu'il pouvait à peine tenir debout. On le suspendait la tête en bas, les mains menottées dans le dos, avec un système de poulie pour le faire aller et venir dans l'eau. Après neuf jours d'interrogatoire à Abou Ghraïb, Al-Maqtari a été transféré en Afghanistan dans un vol secret de la CIA , poursuit Amnesty, qui assure avoir retrouvé les traces d'un plan de vol corroborant ses dires. Là, il a subi d'autres mauvais traitements: isolement, privation de sommeil, exposition au froid ou à la chaleur, port prolongé de chaînes, perte de sens provoqué par des lumières ou des bruits.

Fin avril 2004, Al-Maqtari a été transféré vers un autre site secret de la CIA , peut-être en Europe de l'Est, selon Amnesty. Il a été détenu là pendant 28 mois, avant d'être renvoyé vers le Yémen, où il est resté emprisonné jusqu'en mai 2007. "Il n'avait d'accès ni à des avocats, ni à sa famille, ni au Comité international de la Croix-Rouge , ni à toute personne autre que le personnel impliqué dans ses interrogatoires, sa détention ou son transfert. C'est clairement une violation des obligations internationales des Etats-Unis", a dénoncé Anne Fitzgerald, conseiller spécial d'Amnesty. (Source : ats / 14 mars 2008 )


2 Je suis un être humain", rappelle Mohammed Jawad, un jeune détenu de Guantanamo.

Mohammed Jawad, accusé d'avoir lancé une grenade qui a blessé deux soldats américains et leur interprète en Afghanistan, a jugé mercredi illégal et injuste le tribunal militaire de Guantanamo. Il a refusé de participer à la suite de la procédure. "J'ai été torturé. Je suis un être humain. Je n'ai violé aucune loi", a déclaré Mohammed Jawad, lors de la première audience de son procès pour tentative de meurtre et blessures graves causées à autrui. "J'ai été amené ici illégalement. Je suis innocent. C'est une injustice à mon égard", a ajouté ce jeune homme qui avait seize ans lors de sa capture en décembre 2002. Mohammed Jawad, qui a refusé d'être représenté par un avocat, a affirmé que plusieurs années de détention dans une prison à l'éclairage agressif lui avait donné un mal de tête permanent qui le rendait incapable d'écouter plus avant, puis il a enlevé les écouteurs lui permettant d'entendre le traducteur et a posé sa tête sur la table. Le juge Ralph Kohlmann a expliqué que le procès continuerait avec ou sans sa participation et exhorté Jawad à accepter d'être assisté par un avocat militaire américain qui défendrait sa position selon laquelle son traitement viole le droit américain et international. Il a toutefois accepté de reporter le moment où il devra plaider coupable ou non coupable. Washington tente actuellement de faire avancer les procédures visant les détenus de Guantanamo dans des tribunaux créés par l'administration Bush. Il s'agit des premiers tribunaux militaires mis en place depuis la Seconde guerre mondiale en-dehors de la justice militaire et civile traditionnelle. Des centaines de prisonniers ont été détenus à Guantanamo pendant plusieurs années. Seuls 14 d'entre eux ont été inculpés dans le cadre du nouveau système de tribunaux militaires mis en place. Treize de ces dossiers sont encore en cours, y compris ceux de six détenus de Guantanamo qui pourraient être exécutés s'ils sont jugés coupables d'implication dans les ‘attentats’ du 11 septembre 2001 (Source : ats / 13 mars 2008 04:15)


3 Comment sont traités les prisonniers afghans par les soldats canadiens ?

Devant le manque de transparence du gouvernement, le président de la Commission des plaintes de la police militaire a décidé de prendre les grands moyens pour l'obliger à lui dévoiler des documents nécessaires à son enquête sur la façon dont les prisonniers afghans sont traités par les soldats canadiens. Mercredi, le président de la commission, Peter Tinsley, a annoncé qu'il se voyait forcé de convoquer une audience d'intérêt public sur la controversée question étant donné le refus du ministère des Affaires étrangères et du Service correctionnel du Canada (SCC) de lui donner accès à tous les documents. "Compte tenu de la pertinence des renseignements (...) la commission doit maintenant chercher à obliger le gouvernement à fournir ces renseignements qu'il a refusé de fournir volontairement", a déclaré M. Tinsley, par voie de communiqué. Une audience d'intérêt public donnerait à la commission un pouvoir d'assignation pour obtenir des documents complets, non censurés, ou encore pour faire témoigner des individus. L'organisme aurait aussi la possibilité de faire appel à un tribunal pour forcer le gouvernement à dévoiler les documents.

Cette démarche s'inscrit dans le cadre d'une enquête ouverte il y a plus d'un an. Amnistie Internationale Canada et l'Association pour les libertés civiles de la Colombie-Britannique avaient porté plainte à la commission à la suite de la publication d'informations sur les agissements des membres de la police militaire dans le transfert des détenus aux autorités afghanes. La plainte des deux groupes de défense des droits humains avançait que la police militaire avait transféré à au moins 18 occasions des détenus malgré des informations laissant croire que la torture était pratiquée dans les prisons afghanes.

Si au départ le gouvernement niait vivement les allégations de torture, l'armée a dû suspendre les transferts de prisonniers à la suite d'un cas particulièrement troublant, en novembre dernier, où un représentant canadien a pu observer des preuves de torture dans une prison de Kandahar. Les transferts des prisonniers ont repris il y a deux semaines. Bien qu'une audience d'intérêt public pourrait coûter jusqu'à 2 millions $ au Trésor public en plus d'étirer la durée de l'enquête, M. Tinsley dit ne pas avoir "d'autre choix" face au manque de transparence du gouvernement. Reste à voir si le gouvernement acceptera de débloquer les fonds pour défrayer les coûts de cette démarche. Mercredi, le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, s'est défendu de ne pas collaborer suffisamment. "Nous sommes très transparents et nous agissons dans le respect des lois canadiennes en ce qui concerne la transparence et la divulgation des documents", a déclaré M. Bernier. Même pressé de questions il n'a pas détaillé les lois auxquelles il faisait référence, disant ne pas vouloir "embarquer dans les détails".

Pour l'opposition, ce n'est là qu'un autre exemple de la culture du secret qui a cours au sein du gouvernement. "C'est le fonctionnement de ce gouvernement de toujours s'opposer à faire la lumière, de ne pas répondre aux questions ou encore de dire exactement le contraire de la réalité", a résumé le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.

Pour le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), il s'agit d'un autre exemple où le gouvernement tente de "camoufler" les faits. "Si le gouvernement refuse de donner des informations à cette commission qui détient toutes les autorisations de sécurité, qui est en fait un organisme autonome de supervision, c'est vraiment préoccupant", a expliqué Jack Layton. Les démarches d'Amnistie Internationale Canada et de l'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique ont par ailleurs subi un contrecoup, mercredi, lorsqu'une juge de la Cour fédérale a conclu que les prisonniers afghans ne sont pas protégés en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés. La juge Anne Mactavish a déterminé que les lois afghanes et les lois internationales s'appliquent dans ces cas. Les deux groupes tentaient de faire cesser les transferts en passant par les tribunaux canadiens. Jusqu'à présent, leurs efforts se sont avérés vains. Aux Communes, le premier ministre Stephen Harper s'est réjoui de la décision du tribunal "qui s'est rendu aux arguments du gouvernement" au sujet "des prisonniers talibans". Isabelle Rodrigue, La Presse Canadienne 12-03


8  Dossier Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

8-1 Point de vue de André Duchesne : Canada Le budget de la mission défoncé d'un milliard.

Lorsque la présente année financière se terminera le 31 mars prochain, les Forces canadiennes auront dépassé de plus d’un milliard de dollars leur budget annuel consacré à la mission en Afghanistan.

C’est ce que révèle un document synthèse de la Défense nationale sur les coûts de la mission obtenu par La Presse en vertu de la loi d’accès à l’information.
Pour l’année financière 2007-2008, les coûts additionnels au budget initial ont atteint 538 millions durant les six premiers mois, soit du 1er avril au 30 septembre 2007. On estime qu’ils atteindront 539 millions entre le 1er octobre 2007 et le 31 mars 2008, pour un dépassement total de 1,077 milliard.
Cela portera à 3,622 milliards de dollars les dépenses additionnelles faites par les Forces canadiennes depuis le début du déploiement à l’automne 2001.
Le document obtenu nous apprend aussi qu’au 31 mars prochain, le coût total de la mission aura atteint au minimum 7,5 milliards de dollars. « Au minimum », parce que l’armée n’a pas précisé quel était le budget initial pour la période du 1er octobre 2007 au 31 mars 2008.
Selon le scénario actuel, la mission doit prendre fin en février 2009. Mais les députés de la Chambre des communes s’apprêtent à voter sur son prolongement jusqu’en 2011. Ce qui fera encore gonfler les coûts.
Appui aux troupes en théâtre, équipements sur le terrain, transport, munitions, entraînement pré-déploiement. À peu près tous les postes budgétaires de la mission afghane font, d’une année à l’autre, l’objet de révisions à la hausse.
Par coûts additionnels, il faut comprendre des « dépenses supplémentaires » au budget initial, prévu par la Défense nationale.
Prenons par exemple l’année financière 2006-2007. Le document de la Défense indique que le coût total de la mission cette année-là était de 1,916 milliard dont 803 millions en coûts additionnels. Ce qui signifie que les coûts additionnels équivalaient à 41,9 % du budget.
Les premiers soldats canadiens sont arrivés en Afghanistan en février 2002. Mais les opérations ont débuté pratiquement au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 avec la préparation de navires affectés à la patrouille dans le golfe Persique.
Pas surprenant
Selon Yves Bélanger, professeur de sciences politiques à l’Université du Québec à Montréal, on ne peut s’étonner de tous ces dépassements de coûts. C’est la façon dont est structuré le budget de la Défense nationale depuis des années qui en est responsable.
« Aux États-Unis, toutes les dépenses pour les missions à l’étranger sont faites en surplus des budgets de fonctionnement de l’armée, dit ce spécialiste de questions militaires. Au Canada, on prévoit des sommes pour les missions étrangères dans les budgets de fonctionnement de l’armée. Mais les coûts changent selon la nature des missions. L’armée demande alors une rallonge. »
La mission afghane n’est pas la première où le budget prévu au départ est dépassé. « Cela a par exemple été le cas lors de la première guerre du Golfe », dit M. Bélanger.
Ce dernier, qui s’intéresse à la présence canadienne en Afghanistan, a fait ses propres estimations quant aux coûts totaux. « Entre le début de la mission et la fin de mars 2007, j’en suis arrivé à un total de 6,3 milliards, dont 2,7 milliards en coûts additionnels », dit M. Bélanger. Les deux estimations sont relativement semblables.
À noter que les estimations faites par le Ministère dans le document ne tiennent pas compte du prolongement de la mission. La Chambre des communes doit voter jeudi sur une motion autorisant son prolongement jusqu’en 2011. Il semble acquis que les libéraux joindront leurs voix à celles des conservateurs en faveur du projet.
Coûts additionnels
Le document de la Défense fait aussi une ventilation des 3,1 milliards en coûts additionnels en date du 30 septembre 2007. Les postes budgétaires où l’excédent des dépenses sur les budgets prévus est le plus élevé sont le soutien des troupes en théâtre (873 millions), l’ajout d’équipements (936 millions), les transports stratégiques (404 millions), l’entraînement pré-déploiement (314 millions).
On annonce aussi 74 millions de plus pour l’achat de munitions. Et 70 millions de plus seraient dépensés sous peu pour le même poste budgétaire, indique-t-on.
On estime enfin que l’accroissement des forces de protection et l’actuel tempo des opérations canadiennes dans les régions éloignées de Kandahar se traduiront par des dépenses supplémentaires de 230 millions entre octobre 2007 et la fin de mars 2008.
En 2008-2009, on prévoit déjà qu’un surplus de 33 millions de dollars sera nécessaire pour maintenir les activités du quartier général de la Force de commandement régional au sud du pays.
André Duchesne La Presse
Avec
la collaboration de William Leclerc de notre bureau d’Ottawa.

http://www.cyberpresse.ca/article/20080311/CPACTUALITES/8...


8-2 Dossier M.Lemaire : Manifestations contre les Guerres.

Canada Ils étaient des milliers de Canadiens à brandir des drapeaux et des banderoles Les Canadiens ont manifesté samedi leur opposition à la mission en Afghanistan, et ont rappelé que la guerre en Irak aura bientôt cinq ans. Des manifestations étaient organisées dans une vingtaine de communautés, notamment à Toronto, Ottawa et Montréal, pour réclamer du gouvernement fédéral le retour des troupes de l'Afghanistan et à adopter le rôle qui revient au Canada, soit celui de gardien de la paix. . Maureen Adelman, 74 ans, a déclaré qu'il était dans la rue pour inciter le gouvernement "à transférer toutes ces dépenses et ces ressources humaines vers la recherche de solutions pacifiques". Les manifestants ont fait écho aux cris d'un pacifiste qui s'exprimait avec un micro, monté sur un camion. Le message d'Alan Truesdale était bien simple : le Canada doit mettre fin à l'occupation de l'Afghanistan. Il a ajouté sous les clameurs de la foule : "La guerre est une erreur, nous ne pouvons pas gagner et nous mettons des vies innocentes en danger" Plus de 1000 personnes ont ensuite marché quelques kilomètres au centre-ville de Toronto sous le regard déconcerté d'automobilistes, de résidants et de touristes. "Une majorité de Canadiens souhaitent que les soldats reviennent à la maison, a déclaré Diane Alexopoulos, lors d'un rassemblement devant Queen's Park, à Toronto. Honte au Parlement." Parmi la foule bigarrée de diverses ethnies et différents âges se trouvaient Kevin Barrett et son fils de six ans, Caleb, qui a dû être rassuré face à l'imposante présence policière. "Il avait peur que les policiers tirent sur lui, a confié M. Barrett, qui se tenait un peu à l'écart des marcheurs. Et il se demandait pourquoi la police était là, alors que nous ne sommes qu'un groupe de personnes concernés par la paix." Le chef du Nouveau Parti Démocratique (NPD), Jack Layton, a pris part à la manifestation à Toronto et s'est dit impressionné par le nombre de protestataires. M. Layton a affirmé que ces milliers de gens qui ont marché un peu partout au pays samedi représentaient le point de vue de millions de Canadiens. "Il est vital que la voix des citoyens soit entendue, a-t-il déclaré. Continuons à travailler pour la paix." Les chutes de neige n'étaient pas propices à la marche à Ottawa, mais la foule s'en est prise au gouvernement Harper et à l'opposition libérale pour avoir voter en faveur de l'extension de la mission en Afghanistan jusqu'en 2011. Jessica Carpinone, 21 ans, a confié qu'elle était sceptique face aux raisons évoquées par le Canada pour envoyer des soldats dans un pays en guerre. "Les premières justifications se basaient sur les attentats du 11 septembre 2001, puis on a voulu nous dire qu'on était en Afghanistan pour implanter la démocratie, a lancé la jeune femme. Au début, on était là pour notre propre sécurité. Maintenant, on y est pour protéger les Afghans." …

Royaume-Uni : entre 35.000 et 40.000 personnes ont manifesté samedi dans plusieurs grandes villes du Royaume-Uni pour réclamer le retrait des troupes britanniques d'Irak et d'Afghanistan, une mobilisation organisée à l'occasion du cinquième anniversaire de l'intervention militaire en Irak. Selon les organisateurs, les manifestants à Londres ont fait le déplacement jusqu'à Trafalgar square, point de ralliement des manifestants à midi (même heure GMT) avant le départ vers 14H00 GMT du cortège en direction du parlement de Westminster situé à quelques encablures. Les manifestants ont protesté contre un éventuel lancement par les Etats-Unis d'une intervention en Iran et plaidé pour la levée du "siège" de Gaza. Parmi les orateurs à Trafalgar square, l'ancien secrétaire général du gouvernement travailliste de l'ex-Premier ministre Tony Blair, Tony Benn, a relevé que les "troupes en Irak ont entraîné la désolation. C'est la même chose en Afghanistan". La députée européenne écologiste Caroline Lucas a estimé que Tony Blair et son successeur, le travailliste Gordon Brown, "devraient être jugés pour crimes de guerre par le tribunal international de La Haye. Ils doivent apprendre que l'on ne peut se frayer un chemin vers la paix à l'aide de bombes". Cette manifestation avait été organisée par la coalition Stop the war dans le cadre d'une mobilisation mondiale, à l'occasion du 5e anniversaire du début de l'intervention menée par les Etats-Unis en Irak le 20 mars 2003. En 2003, près d'un million de personnes avaient défilé à Londres contre le déclenchement de la guerre en Irak. Par ailleurs, selon la police locale, entre 1.000 et 1.500 personnes ont également défilé en début d'après-midi dans les rues de Glasgow en Ecosse. Munies de pancartes et de sifflets, elles ont progressé aux chants de "Libérez l'Irak et la Palestine " et "Faites rentrer les troupes maintenant".

Pays scandinaves

Dans les pays scandinaves également, plusieurs centaines de personnes ont manifesté contre la guerre en Irak

. A Stockholm, quelque 500 personnes ont manifesté contre la présence américaine en Irak, portant des pancartes sur lesquelles on pouvait notamment lire "Cinq ans de guerre, un million de morts". "L'occupation est une violation des lois internationales, et des civils en Irak souffrent énormément", a protesté Robert Lilja, un manifestant âgé de 27 ans.

De même, en Norvège, environ 200 personnes ont manifesté dans le centre d'Oslo contre la guerre en Irak.

Au Danemark, une centaine de personnes se sont regroupées à Aalborg, dans le nord du pays. "Ils manifestent chaque année pour l'anniversaire de l'invasion (de l'Irak, ndlr)... La manifestation s'est déroulée dans le calme", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la police locale Ole Christensen. (Source :AFP/Reuters)


9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme informaion

9-1 Jésus doit se retourner dans sa tombe - Propagande militaire pendant les Fêtes.

Chères et chers amies/is, J'ai reçu, d'une amie de longue date, croyante, très sincère, vivant au Québec depuis longtemps, le texte et les photos de soldats états-uniens en train de prier devant un drapeau des États-Unis, que vous trouverez ci-dessous. Le texte commence par : «Que la paix règne sur la terre ... surtout en cette période de réjouissances. chaîne de prières pour nos militaires, canadiens, etc., de toutes nations ... Prière : Seigneur, tenez nos troupes entre vos mains aimantes. Protégez-les comme ils nous protègent. Bénissez-les ainsi que leurs familles pour les actes désintéressés qu'ils posent pour nous dans ces temps difficiles. Ainsi-soit-il.»

Furieux de lire cette suite de mensonges gobés par certains chrétiens peut-être sincères mais fortement manipulés par les politiciens et les médias, j'ai d'abord envoyé le texte de mon amie dans la poubelle de mon ordinateur en essayant de ne plus y penser. À quoi bon répondre?

Mais je n'ai pas pu résister et j'ai écrit à mon amie la lettre suivante.

Elle s'adresse à toutes et tous les croyants. Il est important d'alerter le public sur deux campagnes que mènent gouvernements, politiciens, médias, «Think Tanks» (centres de recherche et de propagande politique) au Québec, au Canada et dans le monde :

1) Campagne de propagande militariste, belliciste et hégémoniste, de lavage des cerveaux, de fascisation des masses, d'instauration d'un l'état de guerre perpétuelle, de promotion de l'impérialisme pour des raisons humanitaires (Lire «L'impérialisme humanitaire» de Jean Bricmond - http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005-11-07%2011:27:10&log=invites ), de promotion de la nécessité de guerres pour assurer la prospérité des travailleuses/eurs, pour favoriser les plans en faveur d'une série de guerres pour la domination mondiale par l'impérialisme US.  Nous devons inlassablement dénoncer cette propagande, qui ne peut mener qu'à une autre guerre mondiale, que l'impérialisme US se croit encore capable de mener victorieusement, comme Hitler le croyait.

 2) L'accroissement de l'utilisation de la religion, du nationalisme étroit et du chauvinisme de grande nation, de l'identité religieuse et nationale pour diviser les peuples et les nations pour que l'impérialisme puisse régner sur des nations et des peuples qui se battent, alors que l'intérêt des peuples est de lutter contre l'impérialisme US et contre les autres impérialismes, qui pour l'instant ne se manifestent pas avec violence. Nous devons souligner l'utilisation de la religion et du nationalisme, par des leaders démagogiques ou des dictateurs :

- Franco en Espagne;

- Salazar au Portugal;

- le maréchal Pétain, collaborateur des nazis;

- Maurice Duplessis au Québec;

- Bush et ses prédécesseurs, qui comptent tous sur l'appui à la droite religieuse;

- Pauline Marois du Parti québécois veut défendre les valeurs de la religion chrétienne comme facteur d'"identité culturelle et nationale" de la nation québécoise;

- Sarkozy; - etc.

Voici le message que j'ai écrit à cette amie :

«Je te souhaite de très bonnes fêtes. En lisant ton message sur les pauvres soldats canadiens je me suis dit : «Jésus doit se retourner dans sa tombe!» Je crois que tu dois relire le lamentable texte que tu as envoyé à tes amis. Je ne te comprends pas. J'ai pensé aux pauvres soldats canadiens qui tuent des guérilléros afghans et des civils afghan. Le Canada a envahi leur pays, et les guérilléros défendent leur famille, leur village, leur pays de l'invasion. Ce sont les soldats canadiens qui sont allés envahir leur pays.

Pourquoi? Est-ce que tu le sais pourquoi?  Ce ne sont pas les Afghans qui menacent les Canadiens. Ce ne sont pas les Afghans qui détruisent les familles, les villages et les villes du Canada. Et j'ai pensé aux pauvres soldats portugais qui allaient tuer des guérilléros angolais, mozambiquais, guinéens. La "tropa" jouait au soccer avec les têtes des guérilléros. Je militais en 1970 contre la guerre de Salazar puis de Caetano contre les peuples africains. Je militais avec l'Associação Democrática Portuguesa et avec le journal «O Lusitano». Je militais contre la guerre du Vietnam, la dictature du Brésil, d'Haïti, du Portugal, d'Espagne, d'Afrique du Sud.

Et j'appuyais et j'appuierai toujours les guérilléros qui se battent contre le fascisme.

Je ne suis pas chrétien et je suis content d'apprendre que la Résistance tue des soldats fascistes et impérialistes. Dommage pour les pauvres soldats canadiens, mais ils n'ont rien compris. Ils ne comprennent pas le sens de l'histoire. Et si un jour les États-Unis et le Canada gagnent une guerre, la Résitance contre les États-Unis et contre le Canada continuera. La Résistance contre l'injustice existera jusqu'à la détruiction de l'empire états-unien. La guerre d'Afghanistan est en train d'entraîner les peuples canadien et états-unien dans la misère, la crise économique, l'effondrement d'une civilisation.

Cette civilisation se dit chrétienne et démocratique. 

1) Comme tu le sais, je suis athée;

2) Je crois que les croyances religieuses sont contraires à la pensée scientifique;

3) Je parle de Jésus parce que plusieurs historiens pensent qu'il a existé;

4) On ne sait pas exactement quel était son message.  Seulement 1 des 4 évangélistes l'a connu;

5) Il est possible que son enseignement oral ait reproduit correctement par écrit par les 4 évangélistes, mais ce n'est pas sûr; 

6) D'après certains théologiens non-fascistes actuels (Hans Küng, dom Helder Câmara, Mgr Desmond Tutu, etc.), l'enseignement de Jésus semble montrer que c'était un homme religieux qui avait une interprétation basée sur ce que nous appelons aujourd'hui la non-violence et les droits de la personne.

7) On peut croire qu'il s'opposait aux riches et aux puissants, comme les prophètes de l'Ancien testament, qui exploitent les travailleurs, oppriment les peuples.  Il s'opposait à l'État romain, à la violence, aux soldats, aux invasions.

8) Mais je ne sais pas si les 4 évangiles n'ont pas été écrits sous les pressions du temps et pour ne pas attirer plus de massacres contre les chrétiens.

9) Jésus ne serait peut-être pas certainement pas du côté de l'invasion de l'Afghanistan, du côté des fascistes, du côté Bush, de Harper et de tous ces assassins.

10) Jésus serait du côté des soldats pour les plaindre, pas pour les appuyer.

Pauvres soldats et soldates! Elles et ils se sont laissé embarquer dans une telle carrière de tueurs à gages. Bush, Harper, les politiciens, les médias les ont trompés. Ils font de terribles sacrifices (amputations, syndrome de stress post-traumatique et stress dû au combats, transformation des soldats peu solides en malades mentaux, divorces, mort). Mais ils ne meurent pas pour le peuple canadien. Ils meurent, et les politiciens et les journalistes le savent, pour les intérêts des millionnaires. Ils meurent pour les plans de conquête mondiale de l'impérialisme US. Ils meurent pour les transnationales du pétrole et pour des fabriquants d'armes. Ils meurent pour des millionnaires et de petits actionnaires ou épargnants n'ont rien de chrétien.

Et l'Armée et le gouvernement utilisent la religion, utilisent les évêques et les prêtres pour cette horrible boucherie.

Marx disait «La religion est l'opium (Valium) du peuple».

Avec la religion les gens cessent de penser. Car les gens ne peuvent pas penser si les écoles ne leur ont jamais expliqué comment fonctionne le capitalisme.

Et les médias n'expliquent jamais comment fonctionne le capitalisme. Les soldats sont de pauvres êtres humains qui se sont laissés convaincre par la propagande de l'État canadien. Ils croyaient choisir une carrière qui ne serait pas dangereuse. Ils espéraient ne jamais avoir à combattre mais faire des études et avoir un bon salaire. Ils ont choisi d'exercer leur métier de tueurs à gage au nom des capitalistes canadiens. Ils et elles se battent en vérité contre la paix, contre la justice, contre les peuples et finalement contre le peuple canadien. Pendant ce temps, les Canadiennes/iens nantis vivent tranquillement et regardent ces pauvre soldates/ats se battre et appuient leurs sacrifices. Ils ne comprennent pas toutes les souffrances qu'ils causent aux peuples du Moyen Orient. Par ignorance, par indifférence, par désinformation des médias, le peuple canadien est divisé. Une faible partie de l'électorat a choisi le lamentable fasciste Harper, marionnette de Bush. Une faible partie du peuple canadien appuie l'assassinat de plusieurs peuples (Palestine, Irak, Afghanistan). Comme le peuple allemand appuyait Hitler.

Changeons de sujet. Je te souhaite de bonnes fêtes.

Antonio» Montréal, le jeudi 27 décembre 2007


9-2 Rapport du Senlis Council. (Organisation non indépendante - voir articles précédants)
« Le gouvernement [aghan] n’a pas les moyens de subvenir aux besoins de ses citoyens et, pour une bonne partie de la population, il n’est pas en mesure de créer des opportunités d’emploi durable.
En conséquence, le sud est une zone de recrutement de plus en plus importante pour les Talibans », a indiqué le Senlis Council, un centre international d’études politiques, implanté à Londres, dans un rapport publié en février 2008.
« Partout où le gouvernement n’est pas en mesure d’assurer des services de base, les Talibans pallient souvent les insuffisances de l’Etat avec des solutions plus radicales. Cela signifie que ce sont les militants radicaux, et non le gouvernement élu, qui jouissent de la confiance tant recherchée de la population afghane », selon le rapport Afghanistan – Point de décision 2008.
« L’étude menée par le Senlis Council depuis 2005 montre de manière probante que l’aide destinée au sud ne parvient pas à la population », pouvait-on lire dans le rapport.
Source : IRIN)


9-3 Rapport du FMI (Organisation non indépendante - voir articles précédants) Pour le Fonds monétaire international (FMI), la situation est tout autre. En effet, d’après un rapport du FMI, le pays a connu un fort taux de croissance économique au cours des six dernières années et le produit intérieur brut par habitant a augmenté de 53 pour cent, passant de 200 dollars en 2001 à 306 dollars en 2007.

« Le taux de croissance réel se situait entre 26 pour cent en 2002-03 et 14 pour cent en 2005-06 », peut-on lire dans le rapport 2008 du FMI relatif aux avancées en matière de réduction de la pauvreté en Afghanistan, et publié le 20 février.
L’augmentation des dépenses militaires est-elle la solution ?
Pour combattre efficacement la résistance,
certains bailleurs de fonds ont exigé une augmentation des effectifs des troupes de l’OTAN.
(Source : IRIN)

14/03/2008

N° 68 Journal du Liban 03 au 14-03 (Début)

N° 68 Journal du Liban  03 au 14-03 (Début)

Par  M.Lemaire


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be
Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.(Début)

Tiré à part

Verdict du tribunal international des citoyens pour le Liban.

Une source responsable syrienne : Les Etats-Unis sont les moins placés à juger de l’état des droits de l’homme dans le monde.

1 Lutte pour la libération du territoire

2  Politique Libanaise 

2  Politique Libanaise  

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Le chercheur américain en sciences politiques Norman Finkelstein :  “Israël va connaître la défaite”

7 Brèves

7-1 Liban : 16ème report au 25 mars du scrutin présidentiel.

7-2 Nouveau report de la présidentielle au Liban.

7-3 Berri : Pas de solution à la crise au Liban sans un accord entre la Syrie et l’Arabie Saoudite.

7-4 Saïda victime de l’indifférence du gouvernement Sinioura et de ses alliés…

7-5 Mohammad Raad accuse les USA d’avoir fait échouer les initiatives françaises et arabes.

7-6 Alain Aoun : Le gouvernement n’a pas le droit de représenter le Liban au sommet arabe de Damas.

7-7 L’ambassade saoudienne au Liban exhorte ses ressortissants à quitter le pays(…)

8 Dossiers

8-1 61%........oui mais. 8-2 Dossier Stuart Littlewood : Israël utilise-t-il des armes « thermobariques »?



Tiré à part :

Verdict du tribunal international des citoyens pour le Liban

Wednesday, 27 February 2008

Extraits
Attendu que les victimes et
la Société civile libanaise, au travers de leurs organisations et représentants, ont nommé un jury international en tant que tribunal indépendant de tout Etat, pour juger les actes accomplis par Israël pendant la guerre du Juillet- Août 2006, suivant le droit international et en particulier la Charte des Nations Unies, les quatre Conventions de Genève de 1949, et le Statut de la Cour Pénale Internationale de 1998;
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CONSIDÉRANT
1. FAITS
Le 12 Juillet 2006 les Forces Armées israéliennes envahissaient le Liban, en dépassant la « ligne bleue » établie en 1982 par
la FINUL pour délimiter les territoires sous régulière juridiction du gouvernement de Beyrouth, et les territoires occupés par Israël pendant l'invasion de cette année là;
Les autorités israéliennes justifiaient le déclenchement de l'agression comme étant en "représailles" pour l’enlèvement de deux de ses soldats, accompli dans le territoire sous son contrôle par des forces libanaises irrégulières qui depuis longtemps opéraient dans le sud du pays afin de rétablir, au de là de la ligne bleu, la pleine souveraineté du Liban sur les territoires encore sous occupation étrangère.
Les représailles ont rapidement pris la forme d’une invasion terrestre de la part de l'armée israélienne, et ensuite, après la forte résistance des Forces Armées irrégulières libanaises opérants en proximité de la frontière, d'une agression de grand ampleur par des bombardements aériens, pas seulement sur les régions frontalières ou du sud, mais même sur la vallée de
la Bekaa et sur les quartiers le plus peuplés de Beyrouth.
Les témoignages et la documentation recueillies au cours des débats, en confirmant ce qui a été remarqué par
la Commission d'enquête de ONU du novembre 2006, ont pu vérifier que pendant les évènements de la guerre qui s’est déroulée du 12 Juillet 2006 au 24 août 2006 les forces d'invasion israéliennes :

- ont effectué presque 7000 attaques aériens sur un territoire substantiellement dépourvu - sauf quelques avions et une petite flotte d'hélicoptères - de défense aérienne;
- ont tué plus de 1100 personnes, parmi lesquelles beaucoup d'enfants, femmes, vieux;
- ont bombardé, avec une systématicité qui ne laisse pas de doutes sur l'intentionnalité des attaques, une grande partie des infrastructures du pays, telles que routes, ponts, aéroports, bassins d'approvisionnement d'eau, centrales électriques, dépôts de carburant, ainsi que terrains agricoles et d'élevage;
- ont bombardé des habitations civiles, hôpitaux, colonnes d'automobiles non militaires en fuite avec le clair but de tuer le plus grand nombre de civils possible;
- ont bombardé des musées, lieux religieux et cérémonies religieuses, comme dans le cas d’un cortège funèbre;
- ont bombardé des petits supermarchés de petits villages;
- ont attaqué des villages et quartiers sans défense militaire et opéré des actes de punitions collectives et de représailles contre les civils des zones occupées;
- ont attaqué le personnel médical et sanitaire libanaise lors du secours apporté à la population civile ;
- ont utilisé, lors de ces bombardements, des armes prohibées et visant à causer des dommages immédiats ou différés à la population civile, y compris les enfants: bombes jouet, bombes à fragmentation, bombes à l'hélium et selon la déposition rendue par un des témoins, bombes à l'uranium appauvri: sur ce dernier type de bombes l'avis des experts n'est pas unanime, parce que les vérifications par compteur geiger accomplies par le témoin lui-même et son équipe de techniciens, n’ont pas été vérifié ni par
la Commission d'enquête des Nations Unies de septembre-octobre 2006 – qui a vérifié au contraire l’usage de toutes autres types de bombes - ni par l’enquête mené dans la même période par l’Association de Juristes Américains;

Tous les actes qui ont été cités mettent en évidence en raison de leur systématicité, constance et continuité, que la population civile a constitué la cible principale si non exclusive des attaques israéliennes ;
Les témoignages et la documentation recueillies au cours des débats, ont pu aussi vérifier l’ampleur approximative, mais dans tous les cas considérable, des dommages soit immédiats soit différés dans le temps de nature personnelle, économique, environnementale et psychologique subis par le peuple libanaise du fait des actes de guerre israéliennes:
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POUR TOUS CES MOTIfS
le Jury de Tribunal des Citoyens pour le Liban, suivant le Droit international conventionnelle et coutumière, et les normes impératives contenues dans les Conventions de Genève de 1948 et 1949, dans le Protocole A du 1977 et dans le Statut de la CPI du 1998, constatant les énormes crimes commis par Israël (bombardements et destructions indiscriminés, assassinats de plus de mille personnes parmi les quelles enfants, femmes et vieux, énormes dommages de la vie économique and sociale) déclares les autorités israéliens responsable de la guerre contre le Liban de 2006 et coupables de crimes internationaux suivants:
1. crime de guerre
2. crimes contre l’humanité
3. crime de génocide


Une source responsable syrienne : Les Etats-Unis sont les moins placés à juger de l’état des droits de l’homme dans le monde.
Une source du ministère des affaires étrangères affirme que les Etats-Unis sont les moins placés à juger de l’état des droits de l’homme dans le monde.

"Guantanamo, Abou Ghreib et les lieux secrets de détention, l'exercice de la torture excessive et le veto contre toute interdiction des tortures excessives, témoignent des violations flagrantes par l'administration américaine des droits de l'homme", affirme la source en réponse au rapport annuel publié par l'établissement d'Etat US sur l'état des droits de l'homme dans le monde et ce qu'il contenait d'accusation contre la Syrie. Soulignant que l'évaluation faite par le rapport n'est point objectif et qu'elle relève des considérations politiques, la source indique que si l'administration américaine était objective dans l'élaboration de ce rapport, elle se serait mise parmi les pays les plus en transgression des droits de l'homme dans le monde. La source rappelle dans ce sens la position de l'administration américaine qui avait ignoré les violations israéliennes des droits de l'homme, récemment, à Gaza où Israël avait tué des enfants et des nourrissons en témoignage vivante de son mépris des droits de l'homme, "ce qui fait, insiste-t-elle, de cette administration la moins placée à juger de l'état des droits de l'homme dans le monde". Sana : Gh.H. 12-03



Résistance

Au jour le jour

07-03 Un correspondant de l’ANI a indiqué que les forces de la FINUL déployées au Sud Liban ont pris des mesures préventives suite à la tentative d’infiltration d’une patrouille israélienne en territoire libanais à proximité de la localité de Wazzani. Ainsi,  le contingent espagnol de la force multinationale ont augmenté le nombre de patrouilles motorisées alors que du coté israélien, on note un mouvement limité entre sites militaires. Libnanews

07-03 Le commandement de l’armée libanaise a fait part d’une nouvelle violation de l’espace aérien libanais par 3 avions de reconnaissance israéliens entre 17h24 et 20h10 hier soir. Ces avions ont effectué un survol du territoire libanais jusqu’à la localité de Damour avant de survoler diverses régions libanaises toujours localisées au Sud Liban. Ces différentes violations constituent une infraction à la résolution 1701 du Conseil de Sécurité garantissant le respect de la souveraineté du Liban. Libnanews


Politique Libanaise

1 Liban occupé :

2-2 Election du nouveau chef d’état

10-03
Selon des sources proches du président de
la Chambre des députés M. Nabih Berri, le seizième report de la session parlementaire en vue de l’élection d’un président de la République sera le sujet d’une annonce officielle au cours de ce lundi, faute d’accord entre les deux camps rivaux de la majorité parlementaire et de l’opposition. La date de la prochaine session sera le mardi 25 mars. Libnanews


2-4 Des Canons ... pas du beurre

04-03 Israël affirme que le Hezbollah est en train de se réarmer et que son arsenal compte 10.000 roquettes de longue portée et 20.000 roquettes de courte portée dans le sud-Liban, selon un nouveau rapport Le rapport ne confirme pas les allégations d’Israel. Mais le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a réitéré ses inquiétudes après les déclarations du Hezbollah et les témoignages faisant état de ruptures dans l’embargo sur les armes auquel l’ONU soumet le Mouvement. Ban Ki-moon s’est dit inquiet des "menaces de guerre ouverte contre Israël" proférées par le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah.     (Mardi, 04 mars 2008 - Avec les agences de presse)

05-03 En réaction aux propos tenus par le secrétaire général des Nations Unis M. Ban Ki-Moon dans le cadre du rapport sur la résolution 1701 du Conseil de Sécurité, le Hezbollah a publié aujourd’hui un communiqué dans lequel il indique partager les préoccupations de Ki-Moon au sujet des tensions qui règnent dans la région, tout en estimant que si le secrétaire général de l’ONU aurait pu être moins partial et subjectif, il aurait épargné tout lecteur du rapport la peine de tenter de trouver la vraie source qui cause tout ce souci.
 Libnanews.


2  Politique Israélienne

2-5 Les grandes manoeuvres

10-03 Le gouvernement a entendu des rapports d'évaluation des différents services de renseignement et de sécurité sur les menaces provenant notamment de l'Iran, du Hezbollah libanais, selon une source officielle. Les services de renseignement ont noté par ailleurs "un renforcement de la coopération et des liens militaires entre l'Iran et la Syrie , d'une part, entre le Hezbollah et les organisations palestiniennes, d'autre part", a-t-il indiqué. "Les chances de l'initiative d'une attaque d'envergure contre Israël courant 2008 sont faibles. Toutefois, selon eux, celles d'une reprise des hostilités du Hezbollah contre Israël s'accroissent", a-t-il souligné.


3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

Ligue arabe

06-03 Le chef de la Ligue arabe Amr Moussa a indiqué qu'il s'était entretenu avec le président syrien Bachar al-Assad des "préparatifs" du sommet arabe prévu les 29 et 30 mars à Damas. Nous avons évoqué "les problèmes dangereux qui provoquent les tensions entre pays arabes", a souligné M. Moussa, estimant qu'"un sommet réussi à Damas" était de l'intérêt de tous. Il s'agira du "premier sommet à Damas depuis la création de la ligue arabe", a avancé Amr Moussa. Selon des médias arabes, l'Arabie saoudite et d'autres pays membres pourraient boycotter le sommet de Damas, ou envoyer des délégations de bas niveau, si la question du vide présidentiel au Liban n'était pas réglée au préalable. "Tout le monde veut qu'un président soit élu au Liban. L'élection d'un président au Liban est une question importante, de nombreux dirigeants arabes la considèrent comme nécessaire", a lancé M. Moussa. Amr Moussa a déjà effectué plusieurs missions de médiation à Beyrouth pour tenter de faire adopter un plan arabe qui prévoit l'élection immédiate du chef de l'armée, le général Michel Sleimane, à la présidence, suivie de la formation d'un gouvernement d'union nationale, mais sans minorité de blocage comme le réclame l'opposition, et de l'élaboration d'une nouvelle loi électorale.  06-03


Syrie

01-03 La Syrie a lancé samedi une violente attaque contre les Etats-Unis, qui ont déployé le navire de guerre USS Cole au large du Liban, accusant les Etats-Unis de vouloir imposer par la force une solution américaine à la crise politique de ce voisin. "La présence du navire de guerre au large du Liban montre que les Etats-Unis oeuvrent pour entraver toutes les solutions politiques" au Liban, a tout d'abord déclaré Walid Mouallem. L'envoi de l'USS Cole est un "message en premier lieu à la mission d'Amr Moussa, au plan arabe et à la Ligue arabe", a encore estimé le ministre syrien. "Les Etats-Unis ne peuvent pas imposer une solution au Liban", a poursuivi M. Mouallem, s'en prenant vivement à la politique américaine dans la région. (Al-Oufok avec les agences de presse)

 01-03 Les relations syro-américaines sont au plus bas . Le ministre syrien a notamment soutenu que Washington n'appuyait pas le plan de la Ligue arabe pour l'élection d'un président au Liban, sans chef d'Etat depuis le 24 novembre. (Al-Oufok avec les agences de presse)

05-03 La Syrie , invitera les dirigeants Libanais et et Saoudiens au sommet arabe prévu les 29 et 30 mars à Damas. La Syrie a invité tous les autres membres de la Ligue arabe, annonce le ministre des Affaires étrangères Walid al Moualem. Les autorités syriennes, avaient exprimé l’intention d’attendre que le Liban élise un nouveau président pour inviter Beyrouth et Ryad au sommet. L’Arabie saoudite appuie Siniora et son gouvernement. "Si un président libanais n’est pas élu avant le sommet arabe, le Liban choisira la personne qui le représentera", a déclaré Moualem, selon l’agence égyptienne Mena. De source politique, on note que les Syriens souhaitent voir venir à Damas un autre représentant que Siniora. (Al-Oufok avec les agences de presse)


Organisations mondiales

ONU

04-03 Israël affirme que le Hezbollah est en train de se réarmer et que son arsenal compte 10.000 roquettes de longue portée et 20.000 roquettes de courte portée dans le sud-Liban, selon un nouveau rapport Le rapport ne confirme pas les allégations d’Israel.

Mais le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a réitéré ses inquiétudes après les déclarations du Hezbollah et les témoignages faisant état de ruptures dans l’embargo sur les armes auquel l’ONU soumet le Mouvement. Ban Ki-moon s’est dit inquiet des "menaces de guerre ouverte contre Israël" dites par Hassan Nasrallah. (Mardi, 04 mars 2008 - Avec les agences de presse)  Pour parfaire votre opinion lisez Discours de Sayyed Hassan Nasrallah,


Les Pays

a) Usa (le parrain)

Les grandes manœuvres

27-02  Washington a annoncé jeudi avoir déployé l'USS Cole au large du Liban (Al-Oufok avec les agences de presse)

05-03 Les Etats-Unis ont remplacé au large des côtes du Liban le contre-torpillleur "USS Cole" par deux autres bâtiments de l'US Navy, le croiseur "USS Philippine Sea" et le contre-torpilleur "USS Ross", a annoncé mardi la marine de guerre américaine. En outre, un troisième bâtiment, chargé du ravitaillement, continue de croiser dans la région, invisible du littoral libanais comme les deux autres navires de l'US Navy, a précisé un responsable sous le sceau de l'anonymat. La présence de la marine de guerre américaine au large du pays du Cèdre a pour objectif d'affirmer le soutien de Washington au proaméricains  Libanais.(Reuters).


Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Le chercheur américain en sciences politiques Norman Finkelstein :  “Israël va connaître la défaite” (Vidéo)

Le 20 janvier 2008, Future TV diffuse une interview de Finkelstein :   les questions sont en arabe et les réponses en anglais. Extraits :  “Peu m’importe le Hezbollah en tant qu’organisation politique. Je ne   sais pas grand-chose de sa politique et ce n’est pas un sujet   pertinent” ; “Qui n’a pas soutenu l’Union soviétique quand elle a   vaincu les Nazis ? (…) Qui a droit à tous les honneurs ? La  résistance.” ; “J’ai envie d’exprimer ma solidarité envers [le  Hezbollah] et je ne vais pas être lâche ou hypocrite [en me privant de le faire]” ; “Je vais faire honneur au Hezbollah : ils font preuve de courage et de discipline, et je respecte cela.”

VIDEO :http://www.youtube.com/watch?v=Bqs-OPK7VaE&eurl=http://mecanopolis.wo...

 Souce : "desinformationmenso...@gmail.com"  Publié 20 février 2008 http://mecanopolis.wordpress.com/2008/02/20/le-chercheur-...
sélectionné par
http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinforma...


7 Les brèves Ndlr :  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

7-1 Liban : 16ème report au 25 mars du scrutin présidentiel.
Selon des sources proches du président de
la Chambre des députés M. Nabih Berri, le seizième report de la session parlementaire en vue de l’élection d’un président de la République sera le sujet d’une annonce officielle au cours de ce lundi, faute d’accord entre les deux camps rivaux de la majorité parlementaire et de l’opposition. La date de la prochaine session sera le mardi 25 mars. De source médiatique, M. Berri espère que cette date puisse améliorer le climat tendu avant le sommet arabe qui se tiendra à Damas le 29 mars prochain avec l’élection d’un nouveau chef d’état pour éviter que le sommet se tienne sans la présence du président libanais. Ce climat de report a été également pressenti dans les déclarations des députés de la majorité et de l’opposition, tel que le membre du PSP M. Wael Abou Faour qui a attesté qu’il n’y aura pas de session parlementaire ce mardi, le député M. Hadi Hobeiche qui a affirmé qu’il n’y aura pas d’élection le 11 mars, et le député du Hezbollah M.  Hassan Fadlallah qui a prévu un report à la manière des fois précédentes. Libnanews 11-03


7-2 Nouveau report de la présidentielle au Liban.

( Lundi, 10 mars 2008 ) Pour la 16e fois depuis le mois de septembre, la séance du Parlement libanais destinée à élire le président, qui était prévue mardi 11 mars, a été reportée jusqu'au 25 mars, alors que les factions rivales campent sur leurs positions quant au partage du pouvoir dans le prochain gouvernement. Le Parlement se réunissait pour l'élection comme président le chef de l'armée Michel Sleimane. Sa désignation est la seule chose sur laquelle s'entendent la majorité parlementaire et l'opposition. Toutefois, le partage du pouvoir ainsi que la composition du futur gouvernement constituent les deux pierres d'achoppement dans les tractations, l'opposition réclamant un droit de veto sur les décisions du prochain cabinet. Le 23 février dernier, le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, avait quitté Beyrouth après avoir prolongé son séjour pour continuer sa médiation en assurant avant son départ qu'il restait encore "de l'espoir" qu'une initiative arabe puisse aider à résoudre la crise politique libanaise. Deux jours plus tard, Amr Moussa était de retour dans la capitale libanaise pour une deuxième rencontre tout aussi infructueuse. Faute d'un accord entre les partis libanais, le Liban est sans président depuis l'expiration du mandat du président Emile Lahoud le 23 novembre 2007 à minuit.


7-3 Berri : Pas de solution à la crise au Liban sans un accord entre la Syrie et l’Arabie Saoudite.
En réaction aux déclarations américaines qui avaient dénoncé le report des élections annoncé par le chef du Parlement libanais, M. Nabih Berri s’en est violemment pris aux autorités américaines, signalant que la solution à la crise actuelle dépend du rétablissement des liens entre
la Syrie et l’Arabie Saoudite, estimant qu’une amélioration au niveau des relations syro-saoudiennes auraient une répercussion positive sur le Liban. Indiquant qu’il ne voit aucun signe d’une solution de la crise libanaise avant une réconciliation arabe, le président de la Chambre a affirmé qu’une fois que les Arabes se serreront la main, les Libanais vont tout de suite se réconcilier. Libnanews 11-03


7-4 Saïda victime de l’indifférence du gouvernement Sinioura et de ses alliés…
Un flanc complet de la montagne d’ordures déposées sur les côtes de l’antique Sidon s’est effondré, venant ainsi polluer les eaux maritimes, ceci suite aux derniers tremblements de terre ayant secoué cette région.
Cette pollution aura de néfastes conséquences sur l’activité de nos pêcheurs, la faune maritime devant en souffrir et les filets de pêche risquant fort de ne recueillir que des déchets de toutes sortes et de se détériorer.
La municipalité de Saïda appelle au lancement immédiat d’un programme d’urgence en vue d’éradiquer définitivement cette pollution ; cependant des milieux politiques s’attèlent en ce moment à torpiller ses efforts……
Encore une preuve de plus que les vraies urgences au pays des cèdres ne sont nulle part inscrites au calendrier de Sinioura et de ses alliés, l’unique et absolue urgence du moment, pour eux, étant de soumettre notre peuple au diktat américano sioniste.
L’antique Sidon n’est pas au rendez-vous avec ceux qui nous gouvernent…Mais un jour viendra où la justice lui sera rendue.
28 février 2008
Raymond RICHA

7-5 Mohammad Raad accuse les USA d’avoir fait échouer les initiatives françaises et arabes.
Le député Mohammed Raad président du bloc parlementaire de
la Loyauté à la Résistance (Hezbollah - Amal) a indiqué que la demande de l’opposition de l’application de la loi électorale de 1960 est de stimuler la discussion avec les factions libanaises et se déclare tenir à la coexistence interlibanaise avant d’accuser certains cercles de la majorité de vouloir se maintenir au pouvoir. Le député du Hezbollah s’est ensuite demandé si la majorité souhaite le cas échéant de vouloir organiser les prochaines élections législatives par le loi électorale de 2000 avant d’accuser la secrétaire d’état américaine Condoleeza Rice et son assistant David Welch d’avoir fait échouer l’adoption par les factions libanaises du plan de la Ligue Arabe et de vouloir faire échouer le sommet des dirigeants des pays membres de l’organisation prévu à Damas les 29 et 30 mars prochains. Il indique à ce sujet que les autorités américaines ne souhaitent pas l’application d’initiative de la Ligue Arabe , ne demandant que l’élection d’un nouveau locataire au Palais de Baabda et non le volet concernant la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale et l’adoption d’une nouvelle loi électorale. Il accuse Washington d’avoir également fait échouer l’initiative menée par Paris l’année dernière. 08-03 Libnanews
7-6 Alain Aoun : Le gouvernement n’a pas le droit de représenter le Liban au sommet arabe de Damas.
Le député membre du bloc parlementaire de
la Réforme et du Changement Alain Aoun a estimé, que le gouvernement illégitime du Premier ministre Fouad Siniora n’a pas le droit de représenter le Liban au sommet arabe de Damas parce qu’il ne représente pas tous les Libanais. Indiquant qu’aucun progrès n’est à enregistré depuis la dernière rencontre quadripartite entre le secrétaire général de la Ligue Arabe M. Amr Moussa, l’ancien président de la République Amine Gemayel et le chef du bloc de la majorité parlementaire Saad Hariri représentant la majorité, ainsi que le chef du CPL le général Michel Aoun représentant l’opposition, Aoun a rappelé que l’opposition réclame toujours une participation juste et équitable au sein du gouvernement. 05-03 Libnanews
7-7 L’ambassade saoudienne au Liban exhorte ses ressortissants à quitter le pays(…)

L’Arabie saoudite a exhorté samedi ses ressortissants au Liban à faire preuve de vigilance et à quitter le pays le plus vite possible, selon des responsables libanais et saoudien. Aucun responsable n’a souhaité préciser les raisons pour ces recommandations. Plusieurs Saoudiens résidant au Liban ont déclaré avoir reçu des appels ou des SMS de leur ambassade samedi, les exhortant à quitter le pays. Selon un ressortissant saoudien, l’ambassade lui a expliqué que les femmes et les enfants étaient tout particulièrement incités à quitter le Liban dans les 48 heures. "Les responsables de l’ambassade ont confirmé qu’ils demandaient aux ressortissants saoudiens d’être vigilants lorsqu’ils voyageaient au Liban ou de quitter le pays si possible", a fait savoir un responsable libanais, qui se prononçait sous le couvert de l’anonymat. Un responsable du ministère saoudien des Affaires étrangères a de son côté confirmé les recommandations de l’ambassade à Beyrouth, mais n’a pas souhaité se prononcer sur les raisons qui ont incité Riyad à recourir à une telle mesure. Cette décision fait suite à un avertissement émis le 18 février dernier par la diplomatie saoudienne à ses ressortissants, leur conseillant de ne pas se rendre au Liban en raison de l’insécurité régnant dans ce pays. (Samedi 1er mars 2008 - Avec les agences de presse)


8  Dossier

8-1 61%........oui mais

Le Centre des Recherches et des Informations de Beyrouth a procédé à un sondage auprès de l’opinion publique sur les questions suivantes :
1- Soutenez-vous l’action permettant la chute de l’entité sioniste ?
2- Soutenez-vous le droit légitime de
la Résistance de réponse à l’assassinat de Moughnieh ?
3- Pensez-vous que cette réponse ne ciblera pas les populations civiles ?
4- Pensez-vous que l’actuel gouvernement ne soutiendra pas
la Résistance , dans le cas d’une nouvelle agression ?
Les résultats de ce sondage :
1- 85%
2- 61%
3- 61%
4- 53%

Permettez-moi de réagir à ce sondage et à ses résultats.
1- La chute de l’entité sioniste est un processus historique, certes lent, mais inéluctable d’abord du fait des conditions objectives nécessaires et non suffisantes dans lesquelles ce processus se développe.
A supposer donc que 99,99% de nos compatriotes ne soutiennent pas l’effort en vue de la chute de cette entité, ça serait alors, de notre part, une faute grave de ne pas admettre ce processus.
2-
La Résistance ne cherche pas la moindre légitimité de ses actes ; elle est historiquement naturelle et logique, et donc, nécessaire.
A supposer que 99,99% de nos compatriotes ne reconnaissent pas son supposé « droit légitime » de répondre à l’agression, croiriez-vous qu’un tel résultat modifierait la marche l’Histoire ?
A titre d’exemple,
la Résistance Française , pendant l’occupation nazie, n’a jamais eu à son crédit 61% de français la soutenant. Pourtant sa victoire était inéluctable…
3- L’
authenticité d’une résistance se mesure, entre autre, par sa capacité d’identifier l’ennemi, de bien viser avant de frapper là où il le faut et quand il le faut.
4- Jamais un gouvernement de nature vichyste soutiendrait
concrètement la Résistance.
Un tel gouvernement agira toujours selon sa logique de collaboration.
26 février 2008
Raymond RICHA


8-2 Dossier Stuart Littlewood : Israël utilise-t-il des armes « thermobariques » interdites  ?
Le rapport déclarait : «Les caractéristiques communes à tous les corps des victimes sont l’absence de plaies importantes... Toutes les victimes ont un grave œdème interne et une hémorragie avec des pertes de sang par tous les orifices du corps. Tous les corps étaient couverts d’une poudre sombre et ils donnaient l’impression d’être noirs, mais ils n’ont pas été brûlés. Les vêtements et les cheveux n'ont été ni endommagés ni brûlés."
Non content de leur opération « bain de sang » et aux nombreuses mutilations le week-end dernier, les Israéliens ne pouvaient pas résister à l’envie de revenir dans la bande de Gaza la nuit dernière pour faire pire.
Le gouvernement britannique ne semble pas critiquer le meurtre et le chaos imposés à
la Bande de Gaza. Notre secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères, David Miliband, a déclaré : «Je condamne les attaques à la roquette contre Israël. Ce sont des actes terroristes. Ils doivent être pris pour ce qu'ils sont : une tentative de briser le processus politique en cassant la volonté de ceux qui sont attachés à la paix. »
Aucune condamnation des actes terroristes d'Israël, alors.
Pas de reconnaissance que tout processus politique impliquant des hommes non représentatifs comme Abbas et Fayyad est voué à l'échec.
Pas de reconnaissance que la perspective de paix a déjà été sabordée par l'accélération des saisies de terres et le programme de colonisation illégale d'Israël.
Et le cher garçon semble encore tout à fait inconscient de l'inévitable ... Que quelqu'un, tôt ou tard, devra parler avec le Hamas.
Les bonnes manières l’exigent, même si le bon sens fait défaut.
De toute façon, qui est Miliband, m’a demandé quelqu'un ? Et a-t-il écrit lui-même son discours ou les paroles lui sont fournies par certains écrivaillons sionistes de
la Maison-Blanche ?
Eh bien, je n'en ai aucune idée.
Miliband est sorti un jour du placard des « jeunes et brillants Travaillistes" et tout à coup il est devenu Secrétaire aux Affaires Etrangères sans aucune qualification pour le poste, une folie aggravée par le fait qu’il est un proche de l'ancien président des Travaillistes Amis d'Israël et de
la Ministre pour le Moyen-Orient, le Dr Kim Howells.
Miliband a déclaré "catégoriquement" au Daily Mail qu'il ne croyait pas en Dieu. Peut-être cela explique-t-il pourquoi il a voté pour la guerre en Irak.
Alors, peut-on considérer également qu'il ne condamne pas les armes thermobariques quand ses copains américains et israéliens les utilisent contre des civils ? La question se pose parce que je viens de recevoir du Ministère de
la Santé de la Bande de Gaza un rapport sur les effets des armes prohibées qu’Israël est soupçonné utiliser.
En juillet 2006, des médecins au Liban et à Gaza ont déclaré : «Nous n'avions jamais vu avant des plaies et des cadavres comme ceux qui nous arrivent ... quelles sont ces nouvelles armes qui causent ces horribles blessures et ces morts ? »
La grande majorité des victimes dans les deux endroits étaient des femmes, des enfants et des vieillards pris dans des attaques israéliennes dans la rue, au marché et dans leurs maisons.
Les bombes et les grenades thermobariques
ne laissent aucune blessure visible.
Ce qu'ils ont vu a conduit les médecins à penser qu'une nouvelle génération d'armes était utilisée dans les deux territoires. Par exemple, à Sidon, 8 victimes (3 enfants, 4 hommes et une femme) ont été décrits ainsi : « On peut penser qu'ils ont été brûlés, mais
ils ne l’ont pas été, seule leur couleur est sombre, ils sont gonflés, et ils ont un terrible odeur. Les cheveux ne sont pas brûlés et ils n’ont aucune blessure sur le corps».
En raison de la forte odeur des cadavres, le médecin-chef a dit qu'il ne pouvait pas respirer correctement pendant au moins 12 heures après s’en être occupé.
Le rapport déclarait : «Les caractéristiques communes à tous les corps des victimes sont
l’absence de plaies importantes... Toutes les victimes ont un grave œdème interne et une hémorragie avec des pertes de sang par tous les orifices du corps. Tous les corps étaient couverts d’une poudre sombre et ils donnaient l’impression d’être noirs, mais ils n’ont pas été brûlés. Les vêtements et les cheveux n'ont été ni endommagés ni brûlés
Des échantillons de peau de six cadavres ont été analysés pour l'histologie dans deux laboratoires indépendants. Les résultats n'ont révélé aucune altération des éléments de la peau et du derme et aucun signe de brûlures. Tous les échantillons ont montré des particules de couleur sombre qui couvrent la peau, une coloration histologique pour le fer.
Une étude au microscope électronique a montré la présence de phosphore, de fer et de magnésium au-dessous du niveau normal de détection. Une analyse d’éléments déposés sur la peau d'une victime a révélé qu'ils contenaient principalement du carbone et de l'oxygène, et des quantités moindres en fer, silicium et calcium. Certains de ces éléments sont utilisés dans la formule des particules comme
additifs pour carburants afin d’augmenter l'explosion des bombes ou grenades thermobariques.
Les explosifs thermobariques,
ou Fuel-Air-Explosive (FAE), fonctionnent en deux étapes. L’obus, ou le réservoir, s’ouvre en propageant le mélange explosif comme un excellent aérosol, puis il s’enflamme, créant une onde de choc de surpression se déplaçant à 3 km par seconde, et brûlant tout l’oxygène disponible.
Le site internet de Global Security décrit l'effet d'une bombe thermobarique : «
Ceux à proximité du point d'impact sont détruits. Ceux qui sont à la périphérie risquent de souffrir de nombreuses blessures internes et donc invisibles, y compris l’éclatement des tympans et l’écrasement des organes internes de l’oreille, de graves commotions, un éclatement des poumons et des organes internes, et éventuellement une cécité. La destruction, la mort et les blessures sont causées par l'onde de choc. »
Une amélioration de la performance est obtenue en ajoutant un surplus de métaux au mélange explosif, l'aluminium et le magnésium étant des métaux de choix.
Un rapport sur le site de Defense Technology estime qu'au lieu de blessures par shrapnel/morceaux d'obus, un dispositif thermobarique produit un
effet de souffle.
«
Chaque type de tissu, en interagissant avec l'onde de choc, est comprimé, étiré, tordu ou désintégré par une surcharge en fonction de ses propriétés physiques. Les organes internes qui contiennent de l'air (les sinus, les oreilles, les poumons et les intestins), sont particulièrement vulnérables à l'explosion
Les Etats-Unis utilisent des mignonnes grenades thermobariques de 40mm mises au point pour la guerre en Afghanistan.
Est-ce un trop gros effort d'imagination que de supposer qu'ils en fournissent pour une utilisation dans des lieux comme Gaza ?
Ces petites beautés produisent « une explosion de surpression thermobarique plutôt qu’une fragmentation. La suite de la réaction thermoïnique, tout ennemi personnel se trouvant à portée du rayon subira des effets mortels par opposition aux munitions à fragmentation conventionnelles. »
Les grenades ressemblent à des lance-roquettes et sont tirées par une arme d’épaule agressive à cylindre rotatif multi chambre. "Vous pouvez tirer six coups sur cible en moins de trois secondes," dit un caporal du Corps des Marines. "J'ai pensé que cette chose était malsaine." Juste le boulot, alors, pour éliminer les lanceurs de roquettes Qassam et leurs familles et amis et toute personne qui se trouve autour ....
Dans les cas des victimes examinées, l'arme utilisée
n'a laissé aucune trace visible à l'œil nu ou détectable par des instruments couramment utilisés dans les hôpitaux et les urgences. Il est d'autant plus difficile d'offrir des soins pour les blessés.
«Ces armes ne laissent pas de fragments sur ou dans les corps des victimes et ce fait les place déjà en dehors des conventions de guerre établies, peu import

N° 68 Journal du Liban 03 au 14-03 (fin)

N° 68 Journal du Liban  03 au 14-03 (Fin)

Par  M.Lemaire


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be
Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.(Début)

8 Dossiers (suite)

8-3 Point de vue de Thierry Meyssan* : L’OTAN installe une hiérarchie parallèle dans la FINUL.

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

9-1 Aux hommes libres du Liban et de la Terre

9-2 Quoi de neuf sur la scène ?

9-3 Un observateur militaire signale qu’Israël était en train de mener « une campagne de terreur contre le peuple libanais », juste avant d’être tué par une bombe israélienne, au Liban.

10 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse

10-1 Discours de Sayyed Hassan Nasrallah....

10-2 Analyse de M.Lemaire : Attaque d'un centre d’entraînement à l’occupation illégale,et  aux assassinats ...

10-3 Philip Morris et compagnies. : Finance la survie d'Israël.



8-3 Point de vue de Thierry Meyssan* : L’OTAN installe une hiérarchie parallèle dans la FINUL.
La
discrète arrivée de l’OTAN au Liban

L’OTAN, qui avait été exclue des forces de maintien de la paix, à l’issue de la guerre israélo-libanaise de 2006, s’est discrètement introduite au Liban ces jours-ci. D’une part, le destroyer USS Cole qui croise au large du pays du cèdre participe à la guerre que l’Alliance atlantique poursuit contre « le terrorisme ». D’autre part, révèle Thierry Meyssan, le nouvel amiral des casques bleus et des éléments de la FINUL ne relèvent pas seulement de l’ONU, mais aussi de l’OTAN. Ce dangereux mélange des genres et la hiérarchie parallèle qu’il institue sont susceptibles à tout moment de modifier la nature du conflit régional. L’annonce par Washington de l’envoi de l’USS Cole au large du Liban, le 28 février 2008, soulève bien des interrogations au Proche-Orient. Quel mauvais coup prépare le Pentagone avec ce destroyer, fleuron de la technologie états-unienne, équipé d’un système de radar Aegis, d’un système de tir vertical et de systèmes avancés de combat anti-aérien et anti-sous-marin ainsi que des missiles d’attaque Tomahawk ? Selon un « un haut responsable de l’administration Bush ayant requis l’anonymat » : « Les États-Unis estiment qu’un signe de soutien est important pour la stabilité régionale. Nous sommes très préoccupés par la situation au Liban. Elle dure depuis trop longtemps (…) Notre sentiment est que la nervosité s’accroît, avec les menaces du Hezbollah et l’impression générale qu’on ne va pas vers une solution ». L’envoi de l’USS Cole, a-t-il poursuivi, « fait partie d’une série de mesures de notre part et de la part d’autres membres de la communauté internationale pour exprimer notre inquiétude au sujet du comportement des Syriens » [1]. Comme toujours, la presse libanaise a commenté ces propos dans la fièvre, partagée entre sa volonté d’éclairer ses lecteurs et ses réflexes partisans. Les journaux et chaînes de télévision de la majorité populaire ont craint une nouvelle agression militaire contre un pays qui n’a cessé d’en connaître depuis 60 ans. Ceux qui soutiennent la majorité parlementaire ont, au contraire applaudit à l’arrivée de leurs sauveurs, convaincus que Washington est enfin prêt à écraser « l’opposition » et son soutien logistique syrien. Plutôt que de nous joindre à ce faux débat où les partis-pris tiennent lieu d’arguments, analysons les faits et revenons à la déclaration citée en ouverture de cet article. Qu’est-ce que l’administration Bush cherche à nous dire ?
 Décrire l’envoi d’un destoyer comme « un signe de soutien important pour la stabilité régionale » signifie que l’US Navy n’a pas l’intention d’attaquer, mais de dissuader le Hezbollah de mettre à exécution ses menaces contre Israël.
 Souligner que la crise politique libanaise dure depuis trop longtemps et que l’on ne se dirige pas vers une solution, lorsque l’on en est le principal organisateur, signifie que l’on ne veut pas céder, mais que l’on ne veut pas laisser pour autant ses adversaires tirer profit de cette période.
 Plus étrange : déclarer que ce déploiement « fait partie d’une série de mesures de notre part et de la part d’autres membres de la communauté internationale » indique que l’envoi de l’USS Cole ne doit pas être interprété seul, mais en relation avec d’autres mesures, d’autres États.
 Enfin, la stigmatisation du « comportement des Syriens », vise à se justifier juridiquement en rejetant sur d’autres la responsabilité de l’internationalisation de la crise. À défaut, les États-Unis pourraient être accusés de rejouer un nouvel épisode de leur classique « politique de la canonnière », c’est-à-dire de menacer d’user de la force pour s’ouvrir des marchés [2].
La Task Force maritime de la FINUL En réalité, l’USS Cole était déjà présent au large du Liban depuis plusieurs jours, comme d’ailleurs la nouvelle flotte russe de Méditerranée, tous matériels d’interception électronique à l’écoute (décidément, les grandes puissances se pressent dans ce bras de mer entre Chypre et le Liban). Washington a choisi la date de cette annonce pour la faire coïncider avec les mesures d’autres États auxquelles elle est liée. Pour comprendre ce qui passe, nous devons légèrement tourner notre regard et passer de la 6ème flotte US à la composante maritime de la Force des Nations Unies pour le Liban (FINUL). Renforcée à la fin de la guerre israélo-libanaise de juillet-août 2006, la FINUL est chargée par les résolutions 1701 et 1773 du Conseil de sécurité de suivre l’application du cessez-le-feu et d’assister l’armée libanaise dans le contrôle de son propre territoire, en prenant toutes les initiatives nécessaires pour le désarmement des groupes armés.
Dans la pratique, tant que l’armée libanaise ne sera pas équipée de manière à pouvoir défendre le pays contre une énième agression israélienne, elle n’a aucune raison de requérir
la FINUL pour désarmer la Résistance , ce qui équivaudrait à livrer la nation à l’ennemi. Par ailleurs, aucun État n’ayant osé doter la FINUL du matériel nécessaire pour dissuader Israël de violer quotidiennement l’espace aérien libanais, il ne reste guère aux casques bleus que deux occupations : faire rempart de leurs corps pour prévenir un nouvelle invasion du Liban, et empêcher la prolifération d’armes. Dans cette perspective, la FINUL a composé une Task Force maritime qui inspecte les bateaux croisant au large du Liban et de la Syrie.
Pour
les uns, cette mission a montré son efficacité. Les casques bleus ont perquisitionné des milliers de navires et dissuadé toute livraison maritime. Pour les autres, elle a au contraire montré son inutilité puisque le Hezbollah a réussi à importer un gigantesque arsenal —peut-être par des voies non-maritimes—, sans que jamais aucune cargaison ne soit interceptée.
Selon le porte-parole de l’ONU, la flotte de la FINUL est une puissante armada. Elle est composée de :
 2 vaisseaux italiens, la frégate Espero et le patrouilleur Commandante Bettica (305 hommes)
 1 vaiseau français, la frégate Courbet (153 hommes)
 2 vaisseaux grecs (290 hommes)
 1 vaisseau turc (250 hommes)
 4 vaisseaux allemands (425 hommes)
 1 vaisseau espagnol, le patrouilleur Vencedora (118 hommes) qui rejoindra l’ensemble seulement à la mi-mars.

L’Euromarfor Surprise : à partir du 29 février au soir, les navires italiens, français et espagnol ne sont pas affectés à cette Task Force au titre de leur pays d’origine, mais à celui de l’Euromarfor (contraction de « Force maritime européenne »). Cependant, contrairement à ce que pourrait faire croire le drapeau européen qu’elle hisse sur ses mâts, l’Euromarfor ne sera un outil de l’Union européenne qu’à partir de l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, prévu en 2009. Les « 27 » n’ont jamais débattu de son engagement, même s’ils en ont été informés. L’Euromarfor est une structure franco-hispano-italo-portugaise placée sous le commandement d’un état-major conjoint des seuls « 4 ». Pour le moment, l’Union européenne dispose d’une autre force maritime, l’Eumarc, qui n’existe que sur le papier. L’Euromarfor peut-être activée soit au titre de l’article 5 du Traité de Bruxelles modifié (Union de l’Europe Occidentale — UEO), soit au titre de l’article 5 du Traité de Washington (Organisation de l’Atlantique-Nord — OTAN) [3]. Dans la pratique, l’exécutif de l’UEO étant moribond, l’Euromarfor a été activée exclusivement par l’OTAN. Créée en 1995, elle s’est livrée à de nombreux exercices, mais n’a reçu à ce jour que deux missions, toutes deux prises en application d’une décision adoptée à la suite des attentats du 11 septembre 2001. À ce moment, Washington et Londres avaient assuré que les États-Unis et le Royaume-Uni [4] avaient été attaqués par des terroristes étrangers, sans toutefois en fournir la preuve. Ils avaient alors enrôlés leurs alliés dans une « guerre au terrorisme ». En octobre-novembre 2002, l’Euromarfor conduisit l’opération Coherent Behavior, en Méditerranée orientale, c’est-à-dire au large… de la Syrie et du Liban. Au sein d’Enduring Freedom, l’Euromarfor intégra la Task Force 150 de la Coalition des volontaires et surveilla le trafic maritime dans l’Océan indien, au large de la Corne de l’Afrique de février 2003 à décembre 2004 et à nouveau après août 2005.

Il s’ensuit que la participation de l’Euromarfor à la FINUL (Opération Impartial Behavior), si elle se fait officiellement sous l’autorité du Comité interministériel franco-hispano-italo-portugais, peut simultanément être comprise comme une participation de l’OTAN, dans le cadre de la guerre au terrorisme.

Or, les bâtiments états-uniens présents sur zone, qu’il s’agisse de l’USS Cole ou de l’USS Nassau, ou encore de leurs ravitailleurs, sont rattachés à la 6ème flotte US, c’est-à-dire la flotte de l’OTAN en Méditerranée, placée sous le commandement de l’amiral Mark Fitzgerald  La Task Force maritime de la FINUL est désormais commandée par l’amiral de l’Euromarfor, l’Italien Ruggiero Di Biase. Celui-ci se trouvera dans une étrange situation : au titre de la FINUL , il dépend de l’ONU, mais au titre de l’Euromarfor, il est rattaché à l’OTAN. Au titre de la FINUL , il applique les résolutions 1701 et 1773, qui établissent un certain équilibre entre Israël et le Liban, mais au titre de la guerre atlantique au terrorisme, il lutte contre les éléments qu’il accuse d’être ou d’avoir été impliqués dans des opérations terroristes (notamment la destruction du campement des Marines US à Beyrouth, en 1983).

Comme l’OTAN n’établit pas de listes d’organisations terroristes et que ses membres divergent à ce propos (le Hezbollah est terroriste selon Washington, mais pas selon Paris), l’Euromarfor ne peut être accusée d’être explicitement tournée contre le Hezbollah, principale composante de la Résistance libanaise aux agressions israéliennes. Cependant, au-delà des circonvolutions rhétoriques, il n’y a aucun quiproquo possible : on ne voit pas —en dehors du Hezbollah— quelle autre cible pourrait être visée ici par l’OTAN.

L’OTAN Que signifie donc cette irruption de l’Alliance atlantique au Proche-. Orient, et pourquoi se déploie-t-elle masquée ? Dans le plan israélo-US d’invasion du Liban à l’été 2006, il avait été prévu que l’avancée israélienne serait interrompue par la pression internationale et que l’OTAN serait déployée, sous mandat de l’ONU, pour continuer la chasse au Hezbollah. Dans cette perspective, le planificateur de la guerre, le général Bantz Craddock, avait été nommé à la tête de l’OTAN. Il aurait dû commander en continu la guerre israélienne, puis la guerre atlantique. Ce plan avait été abandonné, sous la pression de la France (alors dirigée par les gaullistes) lors de la conférence de Rome. Washington et Tel-Aviv avaient été contraints de se contenter d’une FINUL renforcée [5]. Par la suite, toute tentative d’impliquer l’OTAN avait été bloquée par le président libanais, Emile Lahoud. Celui-ci ayant quitté ses fonctions, l’OTAN revient à la charge dans la plus grande discrétion. Toutefois, le possible rôle de l’OTAN a changé entre-temps. Il ne s’agit plus de chasser le Hezbollah à la place d’Israël, mais de protéger Israël face à un Hezbollah victorieux et menaçant. Par ailleurs, le Pentagone, conscient du surdéploiement militaire US dans le monde, tente actuellement de se retirer de plusieurs théâtres d’opérations, sans pour autant les abandonner. Il entend utiliser le sommet de l’Alliance atlantique, les 3 et 4 avril à Bucarest, pour transférer une partie du fardeau sur ses alliés. Déjà, il les implique en Afghanistan pour se donner une respiration. Il souhaite aussi leur léguer une partie du fardeau que représente la protection de la colonie sioniste de Palestine qu’il considère comme la tête de pont occidentale en Orient. L’USS Cole n’est pas venu prêter main-forte au gouvernement de facto libanais, mais superviser un passage de relais aux Européens qui pourrait se concrétiser à l’occasion de l’accession de la France à la présidence tournante de l’Union européenne, le 1er juillet.

En définitive, ce qui paraissait au départ comme une bonne nouvelle pour les collaborateurs du département d’État US au Liban a plutôt de quoi les inquiéter. Il leur faudra bientôt traiter avec les Européens qui connaissent mieux le Levant que les États-uniens et se montreront plus exigeants au plan politique. Surtout, il est clair qu’aucune puissance ne « mettra le paquet » en leur faveur, et qu’aucun soutien ne sera éternel.
Au demeurant, en envoyant cette flotte, Washington reconnaît implicitement que le rapport de forces s’est inversé au Proche-Orient : Tsahal, que l’on finissait par croire invincible, a échoué au Liban en 2006 et vient d’échouer à Gaza en 2008

[1] « Un navire de guerre américain dépêché au large du Liban », par Sue Pleming, Reuters, 28 février 2008.

[2] La coalition conduite par le Hezbollah d’Hassan Nasrallah et le Courant patriotique libre de Michel Aoun, a mis en garde le gouvernement de facto : elle considère que les privatisations annoncées seront un casus belli si elles sont réalisées.

[3] L’article 5 du Traité de Washington dispose :
« Les parties conviennent qu’une attaque armée contre l’une ou plusieurs d’entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d’elles, dans l’exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l’article 51 de
la Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d’accord avec les autres parties, telle action qu’elle jugera nécessaire, y compris l’emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l’Atlantique Nord.
Toute attaque armée de cette nature et toute mesure prise en conséquence seront immédiatement portées à la connaissance du Conseil de Sécurité. Ces mesures prendront fin quand le Conseil de Sécurité aura pris les mesures nécessaires pour rétablir et maintenir la paix et la sécurité internationales ».

[4] Les deux pays ont évoqué la légitime défense solidairement devant les Nations-Unies, bien que les attentats n’aient eu lieu que sur le sol américain.

[5] Sur la guerre israélienne contre le Liban de l’été 2006, on lira L’Effroyable imposture 2, par Thierry Meyssan, éd. Alphée, 2007

Thierry Meyssan
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban


9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme

9-1 Aux hommes libres du Liban et de la Terre.
Le
président des Etats-Unis, George W. Bush, se prépare à poursuivre son agression barbare, commencée en Irak, contre les peuples arabes et dont le résultat fut, jusqu’à ce jour, plus d’un demi million de morts, des millions de blessés et de mutilés et la destruction systématique et organisée des institutions et des villes irakiennes.
En effet, au moment où son allié stratégique israélien noie la bande de Gaza dans un bain de sang, après avoir tenté, à l’aide de l’Egypte, de l’étrangler par le blocus, au moment où ses bombardiers, made in USA, assassinent les enfants en bas âge et détruisent les maisons sur la tête de ses occupants, et tandis que les chefs de l’armée israélienne concentrent leurs troupes près des frontières libanaises et que leurs avions violent l’espace aérien libanais, au vu et au su des représentants des Nations unies, George W. Bush axe son agression contre le Liban : ses destroyers se dirigent, l’un à la suite de l’autre, vers nos côtes, sous prétexte qu’il veut soutenir le gouvernement du Liban « élu légalement » contre ce qu’il appelle « la menace syrienne contre le Liban ».

Cet acte agressif ne nous a pas surpris, surtout que, durant les dernières semaines, les discours guerriers s’étaient multipliés et des responsables étasuniens, ainsi que certains de leurs alliés libanais, avaient annoncé des changements imminents. Sans oublier la déclaration de David Saturnienne concernant le refus étasunien de l’initiative de la Ligue arabe pour mettre fin à la crise présidentielle libanaise. Cependant, et vu la scission intérieure aiguë et, aussi, les divisions inter arabes, qui annoncent la fin même de la Ligue arabe, cet acte guerrier risque de provoquer une explosion qui aboutirait à pousser le Liban dans les flammes d’une guerre civile recherchée par Israël et les Etats-Unis qui ne pardonnent pas la défaite subie pendant l’été 2006.

Le Parti Communiste libanais voit dans la nouvelle menace étasunienne une tentative visant à porter la terreur dans notre pays et à liquider notre Résistance nationale, de manière à permettre à Washington de donner un nouvel élan à son projet radical contre la région arabe, le projet du « Moyen Orient nouveau », dont le but est de diviser le monde arabe en mini Etats antagonistes, afin de servir Israël déclaré par George W. Bush « Etat des juifs de la Planète », tout en faisant des peuples arabes des tribus se faisant inlassablement la guerre, tandis que les richesses que recèle leur terre sont pillés ; surtout qu’on parle de la présence au Liban d’une nappe de pétrole.

Le Parti Communiste libanais appelle le peuple libanais à faire face à cette nouvelle agression étasunienne et à empêcher la réalisation de ses objectifs.
Il revendique de la part du gouvernement présidé par Fouad Sanioura la déclaration des Etats-Unis « Ennemis du Liban » et le renvoi des diplomates étasuniens présents au Liban, tout en demandant à toutes les forces politiques libanaises, y compris celles qui avaient, à un certain moment, pensé que les Etats-Unis allaient nous aider à recouvrer notre indépendance et notre souveraineté, de s’unir pour sauver leur pays.
Il réitère son initiative concernant l’élection d’un nouveau président de la République et la formation d’un gouvernement transitoire permettant les réformes politiques nécessaires.
Il appelle tous les peuples arabes et les peuples de
la Planète , ainsi que leurs forces vives, à de larges manifestations afin d’empêcher cette nouvelle agression.
Il demande aux gouvernements des pays européens de
la Méditerranée une position claire concernant cette agression et, surtout, l’utilisation par Washington des bases militaires érigées dans ces pays dans ses buts agressifs contre un petit peuple qui a levé l’étendard de la Résistance afin de libérer son pays et de défendre sa souveraineté et son indépendance.

Beyrouth, le 29 février 2008
Le Bureau politique du Parti Communiste libanais


9-2 Quoi de neuf sur la scène ?

En ce moment, la scène de toutes les hypocrisies envers les deux peuples palestinien et libanais s’active intensémentLes forces pro américaines au pays des cèdres sous la baguette de leur chef d’orchestre logé a la maison Blanche cherchent à gagner du temps, le temps nécessaire, en torpillant toute initiative pour une solution, en particulier la dernière.
Il faut absolument que la crise perdure afin qu’à leur tour, les dirigeants américains, puissent prétexter, montrer du doigt
la Syrie et enfin justifier une présence militaire au large des côtes méditerranéennes, prête à intervenir.Quant aux régimes arabes « modérés », bien connus pour leur lourd silence lors des trente trois jours d’agression sioniste contre le Liban, à la fois ils s’attèlent à faire pression sur la Syrie afin qu’elle divorce avec les résistances palestinienne et libanaise et ils affichent indifférence et silence parfait vis-à-vis du blocus contre Gaza et des massacres perpétrés par les criminels de Tel Aviv.
Malheureusement, le Président Abbas et son autorité sont également présents sur la scène.
Ils ont fait leur choix entre deux thèses : celle de résister et de réaffirmer avec détermination le droit au retour des réfugiés dans leur pays et la seconde qui se résume par un seul mot : collaboration ; cependant, ils l’ont fait en camouflant la principale contradiction par une prétendue défense de la démocratie…
Drôle de scène où chacun a un rôle précis qui lui a été assigné par le maître du monde Georges W. Bush et par son fidèle, le criminel Ehud Olmert.
Chacun des acteurs devra fortement contribuer à la réussite de la pièce, celle qui devra conclure par la liquidation physique des deux résistances au Liban et en Palestine.
De son côté, Israël poursuit son blocus, l’accompagnant de crimes et de massacres qui se répètent et qui n’épargnent même plus nos bébés. Mais aussi, elle s’active sur terre et au ciel, contre le Liban, avec évidemment le rôle assigné aux forces de
la F.I .N.U.L sur cette même scène.
Printemps ou été 2008 s’annonce par des moments difficiles et décisifs que traverseront le Liban et
la Palestine.
Su
r la scène de toutes les hypocrisies, les acteurs motivés par leur collaboration avec l’ennemi, s’activent intensément…
Quant au metteur en scène, entouré de ses techniciens spécialistes en crimes contre l’Humanité et en guerres d’extermination des peuples, il leur crie : « J’arrive,… ».
De loin, à l’horizon méditerranéen, se dessine déjà une silhouette, celle de COLE, à la fois symbole de puissance, de domination et des « valeurs universelles » de l’Occident…Et sur scène, les acteurs applaudissent pendant qu’un bébé palestinien tombe, le corps déchiqueté par un missile, bourré de toutes les technologies et téléguidé par la haine des haines : le Sionisme.

QUE COLE FRAPPE POUR QUE BUSH RECONNAISSE SON ERREUR FATALE D’AVOIR OUBLIE QU’IL MANQUAIT LA LETTRE « U »
QUELQUE PART DANS « COLE »

29 février 2008
Raymond RICHA


9-3 Un observateur militaire signale qu’Israël était en train de mener « une campagne de terreur contre le peuple libanais », juste avant d’être tué par une bombe israélienne, au Liban.

CBC News : Un officier canadien observateur de l'ONU tué par un bombardement ciblé israélien venait d'envoyer à sa famille un mail décrivant des crimes de guerre israéliens. Sa veuve témoigne : Cynthia Hess-von Kruedener est persuadée que son mari, Paeta, et trois autres observateurs de l’Onu, ont été visés délibérément par Israël, lors du bombardement de leur poste d’observation.
Un observateur militaire de l’Onu a envoyé chez lui, au Canada, des méls indiquant qu’Israël était en train de bombarder des écoles et de mener « une campagne de terreur contre le peuple libanais », juste avant d’être tué par une bombe israélienne, au Liban, a déclaré sa veuve.

Le Major Paeta Hess-von Kruedener, de Kingston (Ontario), membre de la Princess Patricia ’s Canadian Light Infantry, fut l’un des quatre observateurs militaires de l’Onu à avoir été tué lors d’un bombardement d’un poste de l’Onu clairement identifié, par l’armée israélienne, le 25 juillet 2006 (au cours de la deuxième guerre du Liban, ndt). Cynthia Hess-von Kruedener a dit que la mission de son mari consistait à faire des rapports sur les hostilités dans la région où il était affecté, et qu’elle est persuadée que c’est précisément la raison pour laquelle le poste d’observation de l’Organisation de Supervision de la Trêve (relevant) des Nations-Unies [United Nations Truce Supervision Organization (UNTSO)] a été pris pour cible par l’armée israélienne, en dépit des dénégations israéliennes, selon lesquelles il se serait agi d’un « bombardement accidentel » [!]. « A l’évidence, le fait que des observateurs voient ce qu’ils faisaient ne leur plaisait pas du tout… Peut-être ce mél les gênait-il terriblement, lui aussi ? » a-t’elle expliqué. « Tout ce que je sais, c’est que mon mari faisait état de crimes de guerre... J’imagine que les Israéliens ne veulent pas avoir à rendre des comptes sur ce genre de chose… » Mme Hess-von Kruedener a expliqué que si elle a décidé d’en parler publiquement, cette semaine, c’est parce qu’un rapport d’un comité d’enquête de l’armée canadienne vient d’être publié, au sujet de ce bombardement, et que ce rapport laisse beaucoup de questions sans réponse. Le rapport, rendu public le 31 janvier, rend l’armée israélienne responsable de l’incident, mais il constate aussi que l’armée israélienne a refusé de fournir, parmi les documents qu’on lui avait demandés, autre chose qu’un résumé de sa propre enquête interne, « insuffisamment détaillé pour pouvoir explorer certaines questions jusqu’au fond. » Le rapport indique que l’Onu a, elle aussi, refusé de fournir des documents pourtant nécessaires à l’enquête. Un porte-parole du gouvernement israélien, Ariyeh Mekel, a déclaré, mercredi, à Jérusalem, qu’Israël est en train d’examiner le rapport canadien, et qu’il n’est pas encore en mesure d’y répondre. Mekel a, par ailleurs, présenté les condoléances d’Israël [un signe ? ndt] aux familles des quatre observateurs tués dans le bombardement.

Mme Hess-von Kruedener a fait savoir qu’elle n’est absolument pas satisfaite de la réponse du gouvernement canadien, lequel, affirme-t-elle, n’a même pas protesté contre le refus d’Israël de coopérer à l’investigation. « Vous savez, dans ce genre de situation, vous vous attendez à ce que votre gouvernement retrousse les manches et fasse ce qu’il y a à faire… Mais tel ne semble pas avoir été le cas… », a-t-elle dit. « Aussi, nous sommes simplement… Nous ne savons plus à qui nous adresser. Nous sommes hors de nous, et paumés. Voilà, oui, c’est ça… »

Le Premier ministre veut aller au fond des choses : Le Premier ministre canadien, Stephen Harper, avait déclaré, peu après le bombardement, qu’il ne pensait pas qu’Israël ait visé délibérément le poste d’observation de l’Onu, mais qu’il allait demander à son homologue israélien Ehud Olmert « sa pleine coopération dans l’obtention de toute la vérité, à ce sujet. »

Israël a déclaré que l’attaque était accidentelle, mais il a reconnu sa responsabilité dans les erreurs qui, selon lui, auraient conduit à ce bombardement. Dans une déclaration publiée mercredi, Mme Hess-von Kruedener a appelé la Chambre des Communes à débattre des conclusions du rapport de la commission d’enquête, en présence du ministre des Affaires étrangères, et de porter la question devant le Conseil de Sécurité et l’Assemblée générale de l’Onu. Elle a aussi demandé à ses concitoyens de s’engager, en écrivant à leurs députés.

« Je sais que mon mari, Paeta, aurait voulu, lui aussi, que la communauté internationale élève la voix », a-t-elle dit. « Je ne suis qu’une voix… J’ai absolument besoin que d’autres personnes prennent la parole, et disent que les choses ne peuvent pas rester en l’état. »

http://www.cbc.ca/canada/ottawa/story/2008/02/06/ot-von-kruedener-080206.html?ref=rss

Source et traduction : Marcel Charbonnier Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier


10 Annexe - Géopolitique et stratégie - Analyse Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information 10-1 Discours de Sayyed Hassan Nasrallah.

22 février 2008
Extraits du discours dédiés à nos francophones

Sur la décision de guerre
La décision de guerre a été décidée par Israël, et ce, depuis 1948 ; tandis que nous avons décidé de nous défendre et défendre le Liban.
Il en est de même pour ce qui est de la décision d’une « guerre ouverte » ; elle a été décidée par Israël depuis 1948….

La Résistance plus que jamais déterminée
Nous sommes prêts à défendre notre pays et à les affronter s’ils comptent nous attaquer.
En cas de guerre, nous lutterons et combattrons.
L’armée d’Israël sera vaincue et cette entité, dépourvue de son armée, périra.
La stratégie de
la Résistance Libanaise est de défendre le Liban.
Mais aussi il faut savoir que la légitime défense est différente lorsque nous sommes assassinés en dehors du Liban. Nous nous défendrons par la méthode et dans l’espace que nous choisirons, au moment opportun et avec le moyen approprié.

Sur les décisions prises par des pays concernant leurs ressortissants et leur présence sur le sol libanais
Nous sommes très surpris par les pays qui ont décidé de fermer leurs centres et d’aviser leurs citoyens.

Sur la nécessité et la condition d’un dialogue national
Nous soutenons toujours un dialogue national qui mène à une stratégie de défense nationale.

Sur la majorité populaire
Les forces au pouvoir déclarent que l’après 14 février 2008 sera différent, faisant comprendre par là qu’elles sont majoritaires dans le pays.
Je leur suggère deux propositions :
1. Je propose que les deux parties organisent deux manifestations, sans aucune évocation des martyres et sur des revendications politiques et voyons qui, de la majorité ou de l’opposition, rassemblera le plus
2. Déterminons par comparaison laquelle était plus populaire, la commémoration de l’Alchoura dans la banlieue sud ou la manifestation du 14 février sur
la Place des Martyres ?

Sur le refus permanent de l’entente nationale
Les forces du 14 février espèrent voir réaliser un scénario de guerre dans la région qui achèvera le Hezbollah. C’est pour cette raison qu’elles patientent en refusant toute sortie de la crise et en torpillant en permanence toute tentative de réconciliation nationale.

Sur la disparition d’Israël
La fin d’Israël est inéluctable du fait d’un cheminement historique et des éléments objectifs suivants :
· Son existence est étrangère et soudaine
· Israël existe grâce à un appui extérieur
· La persévérance et la détermination de la Résistance Palestinienne
· La dénégation surtout populaire, mais aussi celle de certains pays arabes
…..J’ai déjà cité Ben Gourion qui avait déclaré, je cite : « Si Israël perd une guerre, alors elle cessera d’exister ».


Sur le tribunal international
On nous rabâche de nous nous référer au tribunal international chaque fois que notre pays est attaqué.
Qu’a-t-il fait ce tribunal lorsque nos enfants de Qana furent assassinés ?......
Quel est ce tribunal international dont le Procureur Général réside à Maarab (Samir Geagea) et le Juge à Clémenceau (Walid Joumblatt) ?

Liban Résistance


10-2 Analyse de M.Lemaire : Attaque d'un centre d’entraînement à l’occupation illégale,et  aux assassinats ...

La chaîne du Hezbollah libanais Al Manar a affirmé jeudi soir qu'un groupe jusqu'à présent inconnu, les "Kataëb Ahrar el-Jalil (Brigades des hommes libres de la Galilée )-Groupe du Martyr Imad Moughnieh et les martyrs de Gaza", avait revendiqué l'attaque à Jérusalem-ouest. "Le porte-parole du groupe nous a contactés ce soir pour revendiquer l'attaque", a affirmé à l'AFP un responsable de la rédaction de la chaîne d'Al Manar "Il semble que ce soit un groupe nouveau. c'est la première fois qu'on entend parler de lui", a-t-il ajouté, sans donner plus de précisions. Le responsable des relations extérieures du Hezbollah, Nawaf Moussaoui, a déclaré à l'AFP "n'avoir aucun commentaire" à faire. D'autres responsables étaient injoignables. Au Liban, l'annonce de l'attentat a été suivie de manifestations de joie dans les camps palestiniens de Bourj el-Barajneh à Beyrouth, de Wivel dans la plaine de la Békaa , de Aïn Héloué dans le sud du Liban et de Baddaoui au nord, ainsi que dans certaines zones de la banlieue sud de Beyrouth contrôlée par le Hezbollah chiite et dans les environs de Baalbeck (est), selon les correspondants de l'AFP.

Le groupe porte le nom du dirigeant militaire principal du Hezbollah, Imad Mougnieh, assassiné le 12 février à Damas. Il était l'un des fondateurs de la branche armée du Hezbollah et a été tué dans un attentat à la voiture piégée qui n'a jamais été revendiqué. Moughnieh était recherché pour de nombreux attentats et enlèvements tant au Liban qu'à l'étranger. A la suite de ce meurtre, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a déclaré, le 14 février, une "guerre ouverte" à Israël. "Vous avez assassiné en dehors du territoire naturel, vous avez dépassé les frontières", a-t-il dit, menaçant implicitement les Israéliens de faire l'objet de représailles à l'extérieur de leur territoire. Il avait également promis de venger l'assassinat de Mougnieh en "écrasant l'armée" d'Israël, dont "la disparition est inévitable".

Extrait  de Annexe : Géopolitique et stratégie – Réflexion. : Jean Baumgarten.: Le Mercaz HaRav : un centre d’entraînement à l’occupation illégale, aux assassinats ... Un Palestinien (Hisham Abu Dheim, ndt) a abattu huit étudiants israéliens dans un centre de formation d’un mouvement de colonisation. Des centaines d’étudiants de ce séminaire (yéshiva, ndt), quelques instants après, scandaient : « Mort aux Arabes ! » devant le portail de leur centre de formation [1]. Ce détail semble avoir échappé aux cameramen de la BBC. Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, dans le sillage de Bush, s’empressa de condamner « les assassinats » de ces Israéliens, « perpétrés » dans ce centre de formation de colons [2]...

La BBC aurait voulu nous faire gober que la yéshiva Mercaz HaRav serait une école ordinaire, où des « étudiants en religion » [3] poursuivraient des études théologiques quelque peu ésotériques.  En réalité, le Mercaz HaRav est le principal centre de formation et d’éducation du mouvement israélien fanatique de colonisation Gush Emunim [héb. Armée des Croyants, ndt], que le quotidien britannique The Independent qualifie (observez l’euphémisme) de « mouvement de colons controversé ». Beaucoup de diplômés du Mercaz HaRav viennent grossir les rangs du Gush Emunim [4] qui organise des agressions contre les Palestiniens à partir des colonies réservées aux seuls juifs, dans l’ensemble de la Cisjordanie , dans le cadre de son objectif déclaré de déposséder les Palestiniens des 100 % de la Palestine [5]. L’organisation-mère, le Gush Emunim, est armé jusqu’aux dents, et perpètre les crimes les plus révoltants contre des Palestiniens innocents dans toute la Cisjordanie [6]. J’ai personnellement pu visiter le village palestinien de Yanun après que des colons y aient lavé leurs chiens dans la source d’eau potable alimentant sa population


10-3 Philip Morris et compagnies. : Finance la survie d'Israël. Les sociétés dont la liste est donnée ci-dessous ont très récemment lancé ouvertement une très large campagne de soutien financier direct à Israël, sous les mots d’ordre « finançons la survie d’Israël » ou encore « soutenons Israël dans la liquidation des terroristes arabes ».
A titre d’exemple,
StarBucs Coffee Company consacre 2 milliards de dollars par an de ses bénéfices pour venir en aide à l’entité sioniste.
Aux lyonnais (ses), cette société vient d’ouvrir un de ses points au 2, rue de la République , à Lyon.
Ses points sur Paris sont :
Starbucks Echelle - 2, rue de l’échelle, 75001
Starbucks Saint André des Arts – 62 rue Saint André des arts, 75006
Starbucks Haussmann - 32 boulevard Haussmann, 75008
Starbucks Saint Dominique - 88-90, Rue Saint Dominique, 75007
Starbucks Arcades Champs-Elysées - 76-78, Avenue des Champs-Elysées, 75008
Starbucks Musée du Louvre - Allée du Grand Louvre, 75001
Starbucks St-Michel Cluny - 24 boulevard St-Michel, 75006
Starbucks Archives - 13, rue des Archives, 75004
Starbucks Avenue de France - 107 avenue de France, 75013
Starbucks Beaubourg - 4, rue Aubry le Boucher, 75004
Starbucks Bercy Parc - 5 rue de l'Ambroisie, 75012
Starbucks Boulevard Montmartre - 18, boulevard Montmartre, 75009
Starbucks Rue de Sèze - 4 rue de Sèze, 75009
Starbucks Faubourg Saint Antoine - 29, rue du Faubourg Saint-Antoine, 75011
Starbucks Forum des Halles - Centre commercial Forum des Halles, niveau -3, place de
la Rotonde , 75001
Starbucks Général Leclerc - 76-80 avenue du Général Leclerc, 75014
Starbucks Montparnasse - 70, boulevard du Montparnasse, 75014
Starbucks Odéon - 91, boulevard Saint-Germain, 75006
Starbucks Opéra - 26, avenue de l’Opéra, 75001
Starbucks Passage du Havre - 10 rue du Havre, 75009
Starbucks Petits Carreaux - 21 rue des Petits Carreaux, 75002
Starbucks Poissonnière - 7 bd Poissonnière, 75002
Starbucks Saint Lazare - 106 bis, rue Saint-Lazare, 75008
Starbucks Victor Hugo - 90 avenue Victor Hugo, 75016 Paris
Starbucks Monge - 118 rue Monge, 75005
Starbucks Sébastopol - 11 boulevard Sébastopol, 75001
Starbucks
La Boétie - 37 rue La Boétie , 75008
Starbucks St Michel - 13 Boulevard Saint-Michel, 75005
Starbucks Capucines - 3 boulevard des Capucines, 75002
Starbucks Berri - 29-31 rue de Berri, 75008
Starbucks Passy Plaza - 53 rue de Passy, 75016
Starbucks Saint Philippe du Roule - 162, rue du Faubourg Saint Honoré, 75008
Starbucks Pépinière - 2, rue Pépinière, 75008
Starbucks Vache Noire - Centre Commercial de
la Vache Noire , 94110 - Arcueil

Quant à la société
Philip Morris International, elle consacre 12% de ses gains, par jour, dans le même but.
Dans le monde arabe, les consommateurs de cette cigarette offrent à Israël environ 12 millions de dollars par jour.Il faut savoir qu’un F16, dernier cri technologique, coûte 50 millions de dollars et ainsi nous offrons à Israël, par notre cigarette, un F16 tous les 4 jours.
La liste :
StarBucs Coffee Company
McDonalds
Burger King

Pizza Hut
Coca Cola
Pepsi Cola
Fuddruckers (hamburgers et restaurants)
Chilies

13/03/2008

N° 328 Dossier de Palestine 13-03 Israël : Un État colonial et raciste condamné par l'Afrique du sud et par les forces progressistes du monde.

N°328  Dossier de Palestine  13-03 (Début)

Par M.Lemaire    


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be
Sommaire

Tiré à part

- Extrait  de Annexe :  Géopolitique et stratégie – Réflexion. : Jean Baumgarten.: Le Mercaz HaRav : un centre d’entraînement à l’occupation illégale, aux assassinats ...

- Extrait  de Dossier : 3-1 Point de vue de Jean Baumgarten : Un État colonial et raciste condamné par l'Afrique du sud et par les forces progressistes du monde; un Etat protégé par Bush, l'Union européenne et Sarkosy.

2 Les brèves

2-1 Fragments de nouvelles de Palestine.

3 Dossier

3-1 Point de vue de Silvia cattori : L’eau : Une arme de guerre a l’usage d’israël.

3-2 Point de vue de Jean Baumgarten : Un État colonial et raciste condamné par l'Afrique du sud et par les forces progressistes du monde.

3-3 Point de vue de Francis Wurtz : « En finir avec l'impunité des dirigeants israéliens ». 

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1  La justice dans ce bas monde.
Tiré a part

Extrait  de Annexe : Géopolitique et stratégie – Réflexion. : Jean Baumgarten.: Le Mercaz HaRav : un centre d’entraînement à l’occupation illégale, aux assassinats ...

Un Palestinien (Hisham Abu Dheim, ndt) a abattu huit étudiants israéliens dans un centre de formation d’un mouvement de colonisation. Des centaines d’étudiants de ce séminaire (yéshiva, ndt), quelques instants après, scandaient : « Mort aux Arabes ! » devant le portail de leur centre de formation [1]. Ce détail semble avoir échappé aux cameramen de la BBC.

Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, dans le sillage de Bush, s’empressa de condamner « les assassinats » de ces Israéliens, « perpétrés » dans ce centre de formation de colons [2].

Cela contraste avec le silence de tombeau observé par le gouvernement britannique durant les récents massacres perpétrés par Israël dans la bande de Gaza.

La BBC aurait voulu nous faire gober que la yéshiva Mercaz HaRav serait une école ordinaire, où des « étudiants en religion » [3] poursuivraient des études théologiques quelque peu ésotériques.

 En réalité, le Mercaz HaRav est le principal centre de formation et d’éducation du mouvement israélien fanatique de colonisation Gush Emunim [héb. Armée des Croyants, ndt], que le quotidien britannique The Independent qualifie (observez l’euphémisme) de « mouvement de colons controversé ». Beaucoup de diplômés du Mercaz HaRav viennent grossir les rangs du Gush Emunim [4] qui organise des agressions contre les Palestiniens à partir des colonies réservées aux seuls juifs, dans l’ensemble de la Cisjordanie, dans le cadre de son objectif déclaré de déposséder les Palestiniens des 100 % de la Palestine [5].

L’organisation-mère, le Gush Emunim, est armé jusqu’aux dents, et perpètre les crimes les plus révoltants contre des Palestiniens innocents dans toute la Cisjordanie [6]. J’ai personnellement pu visiter le village palestinien de Yanun après que des colons y aient lavé leurs chiens dans la source d’eau potable alimentant sa population [


Extrait  de Dossier : 3-1 Point de vue de Jean Baumgarten : Un État colonial et raciste condamné par l'Afrique du sud et par les forces progressistes du monde; un Etat protégé par Bush, l'Union européenne et Sarkosy.

L’attentat qui s’est produit à Jérusalem le jeudi 6 mars dans une école talmudique doit jeter le discrédit sur la politique raciste et coloniale de l’État israélien ! Un jeune homme armé a pénétré le 6 mars dans une école talmudique de Jérusalem et a tiré sur les étudiants : il y a eu 8 morts ( de 18 à 20 ans), une dizaine de blessés. Cet attentat va changer la donne au sein de l’État israélien qui est le seul État colonial et raciste existant actuellement au monde. Personne n’imaginait, au moment où cet attentat a été connu, qu’un arabe israélien en était l’auteur....


2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
2-1 Fragments de nouvelles de Palestine.
La Résistance Palestinienne rejette toute trêve sans les deux conditions préalables :
1- Arrêt total des agressions et crimes en Cisjordanie et à Gaza
2- La levée définitive du blocus contre Gaza

-Le général américain Keith Dayton dépêché par Bush annonce son plan : des élections anticipées écartant Hamas et procédant à des changements à la tête du Fatah.

- Le journal hébreu ’ Haaretz’ dévoile un document élaboré par des proches d’Ehud Olmert et par des conseillers du Président Abbas proposant le renoncement au droit des réfugiés au retour dans leur pays en échange de compensations à hauteur de 90 milliards de dollars.

- Le gouvernement israélien projette de construire 2000 unités coloniales à Al Qods et en Cisjordanie.

- Préparatifs sionistes en vue de la démolition de la mosquée Al Aqsa.

Source : http://libanresistance.blogspot.com/2008/03/en-vrac.html

Dépêches des  9 et 10 mars 2008


3 Dossier Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Point de vue de Silvia cattori : L’eau : Une arme de guerre a l’usage d’Israël.

Les habitants de Gaza condamnés à boire une eau polluée.

11 mars 2008 Les habitants de Gaza ont toute raison de craindre pour leur vie, depuis qu’Israël a bouclé leur territoire et interdit de laisser entrer les produits nécessaires pour purifier l’eau polluée, comme le chlore. L’eau qu’ils sont obligés de boire compromet la santé d’un million et demi de personnes.(*) Ce qui les expose à une mort lente car elle est impropre à la consommation. Hier, une mère de sept enfants de Jabalyia nous a fait part de son extrême inquiétude de n’avoir d’autre choix que de continuer à cuisiner avec l’eau contaminée par l’infiltration des eaux usées et de la donner à boire à ses enfants tout en sachant que cette eau, très salée et empoisonnée compromet gravement leur santé. « Nous avons tous mal aux reins et à l’estomac, mais je n’ai pas les moyens d’acheter de l’eau minérale. On est obligés de boire cette eau absolument imbuvable ».

Cela ne date pas d’aujourd’hui. Nous avions évoqué ce grave problème d’eau en mars 2007 [1]. Et en janvier 2008 en diffusant ce témoignage : « L’approvisionnement en eau, ainsi que l’évacuation des eaux usées, qui dépendent du raccordement au réseau d’électricité, ne sont plus assurés depuis longtemps. D’ici à demain nous allons nous effondrer si rien ne change. Notre réserve d’eau est terminée…Depuis qu’Israël l’avait bombardée en 2006, la centrale électrique ne fonctionnait plus qu’au minimum de ses capacités. Si rien ne se passe dans les heures qui suivent, nous allons mourir de soif » [2]. Depuis, la situation s’est encore plus gravement détériorée.

Les autorités israéliennes sont en train de tout mettre en œuvre pour mettre à genoux ce peuple, dont l’esprit de résistance leur est insupportable, créant ainsi une catastrophe humanitaire, en l’affamant et en ne lui laissant que des filets d’eau polluée. Au moment même où des enfants et des adultes risquent de mourir à Gaza de maladies dues à l’eau polluée, la société EDEN SPRINGS -distributeur, dans de nombreux pays européens, de bouteilles d’eau- avertit sa clientèle européenne que « pour fonctionner convenablement notre corps a besoin d’au moins 2 litres d’eau par jour », et lui propose d’acheter EDEN « une eau fraîche, pure et intacte ( …) extraite naturellement d’une source rigoureusement sélectionnée (…)parfaitement équilibrée en magnésium et en calcium » apportant ainsi« les bienfaits de sa pureté pour le bon fonctionnement et le bien-être de l’organisme » [3].

Or il se trouve qu’une association écossaise de défense des droits des Palestiniens (Scottish Palestine Solidarity Campaign) a lancé un appel au boycottage contre la branche anglaise de cette société, "Eden Springs UK Ltd", parce qu’elle serait « possédée, dirigée et contrôlée par Eden Springs Ltd/Mayanot Eden [4], une compagnie israélienne coupable de graves violations du droit international. Eden Springs viole directement les droits humains des habitants du Golan syrien occupé par le vol de leurs ressources naturelles, incluant la terre et l’eau. La Compagnie Eden Springs profite directement de l’exploitation de l’eau du Golan » [5]. Cet appel souligne que la motivation du boycottage n’est pas l’origine de l’eau distribuée au Royaume Uni par "Eden Springs" – qui ne vient pas du Golan – mais « la question centrale (…) des violations du droit international par la compagnie parente Eden Springs Ltd/Mayanot Eden », basée en Israël.

(*) "Epidemics and diseases looming up in Gaza Strip", Popular Committee Against Siege, 27 février 2008

[1] « "Filtre de vie" pour Gaza », silviacattori.net, 30 mars 2007.

[2] « Le ghetto de Gaza raconté par ceux qui y sont enfermés », silviacattori.net, 31 janvier 2008.

[3] Source : site internet de la société.

[4] Eden Springs Ltd/Mayanot Eden et cotée en bourse à Tel Aviv sous le nom de société Mey Eden ou Mayanot Eden. Le fondateur de cette société est M. Roni Naftali, voir : « Marketing Mey Eden », 14 février 2005.

Le nom de M. Roni Naftali est cité parmi les participants au « Deuxième symposium OTAN-Israël » tenu en octobre 2007 à Herzliya, (« 142. Mr. Roni Naftali, Chairman, Eden-Springs Ltd. »).

Un article du « Renard International » indique que la société « Soltam Systems », qui « s’est diversifiée de la production d’ustensiles de ménage à la fabrication d’armes […] a été vendue à Koor Industries (NYSE : KOR ; TASE : KOR) et Roni Naftali dans les années 1990 ».

Sur les armes de guerre produites par la société « Soltam Systems », voir le site internet de la société.

[5] Plus de détails sur l’appel au boycottage, voir : « CANCEL EDEN SPRINGS CONTRACT - Support universal human rights - not illegal occupation », by Scottish Palestine Solidarity Campaign « International law on water - the laws Israel & Eden Springs are violating » sur le site internet de Scottish Palestine Solidarity Campaign.

Source : Silvia Cattori 
http://www.silviacattori.net/...


3-2 Point de vue de Jean Baumgarten : Un État colonial et raciste condamné par l'Afrique du sud et par les forces progressistes du monde.

Un Etat protégé par Bush, l'Union européenne et Sarkosy.

L’attentat qui s’est produit à Jérusalem le jeudi 6 mars dans une école talmudique doit jeter le discrédit sur la politique raciste et coloniale de l’État israélien ! Un jeune homme armé a pénétré le 6 mars dans une école talmudique de Jérusalem et a tiré sur les étudiants : il y a eu 8 morts ( de 18 à 20 ans), une dizaine de blessés. Cet attentat va changer la donne au sein de l’État israélien qui est le seul État colonial et raciste existant actuellement au monde. Personne n’imaginait, au moment où cet attentat a été connu, qu’un arabe israélien en était l’auteur. Tout le monde, même le Conseil de Sécurité qui s’est réuni immédiatement après, ignorait ce « détail »: la Libye pourtant et surtout l’Afrique du sud ont voté contre la résolution proposée par les Etats-Unis visant à condamner les auteurs qui évidemment ne pouvaient être que Palestiniens! Cela apprendra aux Américains, aux Anglais, aux Russes et surtout aux Français à mieux se conduire sur le plan international et à regarder ce qui se passe au Proche Orient avec des yeux un peu plus propres et à penser surtout que l’État israélien traite ses concitoyens arabes d’une manière indigne ...

Bush et surtout Sarkosy ont traité l'acte de "barbare"! En quoi est-ce de la barbarie pour un garçon de 20 ans d'aller dans une "Yeschiva " israélienne (qui apprend à ses élèves la pratique du racisme anti-arabe) et de tuer tous ces cafards pour, ensuite se faire trucider par une armée de policiers? En quoi est-ce un acte barbare d 'essayer de se venger pour l'acte "immoral" commis par le pouvoir israélien qui a tué en trois jours 125 Palestiniens à Gaza et en a blessé plusieurs centaines! Là, à cette occasion on a vu pour la quatre cent ou cinq centième fois en plus de 40 ans les Etats-Unis faire intervenir leur droit de veto... En même temps ce sera l’occasion pour la presse internationale et pour les journalistes de faire un peu plus attention à ce qui se passe réellement en Palestine-Israël. Nous allons voir maintenant à l'œuvre le pouvoir israélien "Juif et démocratique" non pas seulement contre les Palestiniens mais contre les Arabes, citoyens israéliens de seconde zone et méprisés par une grande majorité de Juifs qui retournent contre eux mêmes la politique subie par leurs parents et grands parents méprisés puis exterminés par les bourreaux nazis ! Car le vrai problème, le seul qui se pose vraiment, mais qui est occulté par la politique politicienne, c’est celui posé par l’existence d’un État israélien raciste et colonial ! Le jour ( dans dix, 20 ou 30 ans ...) où les citoyens arabes israéliens auront exactement le même statut que les citoyens juifs nous n’aurons plus besoin de la création d’un État palestinien indépendant à côté de l’État israélien! Jusqu’à quand les Etats-Unis s’opposeront ils au sein de l’ONU à la volonté d’une majorité de pays ? Jusqu’à quand l’Union européenne et la France en particulier s’opposeront-ils à la prise de sanctions internationales fortes contre Israël ? Jusqu’à quand le Boycott ne sera pas exercé contre le dernier pays raciste et colonial dans le monde? il suffira ( sauf si Israël décide d’expulser tous ses habitants arabes- israéliens) d’attendre que les citoyens israéliens-arabes deviennent majoritaires ( dans 25 ou 30 ans) pour qu’Israël se voit doté d’une constitution démocratique lui donnant le statut d’un pays laïque établissant l’égalité des droits entre citoyens d’origine arabe et citoyens d’origine juive. Voici les points principaux pour lesquels chaque citoyen devrait lutter :

- Pour l'arrêt immédiat du droit au retour des citoyens d’origine juive et pour la suppression de ce « droit » .

- Pour la suppression de la mention de religion sur la carte d’identité.

- Pour la reconnaissance du droit au mariage civil .

- Pour la suppression de l’interdiction du service militaire pour les citoyens d’origine arabe.

- Pour la suppression de toutes les restrictions d’ordre économique imposées aux citoyens d’origine arabe. etc. etc. Si de telles lois étaient prises par le pouvoir israélien il est évident qu’elles s’accompagneraient d’un dédommagement alloué à chaque famille palestinienne qu’elle soit d’origine « israélienne » ou «  palestinienne », pour l'expatriation de chaque famille en 1948 puis en 1967. Les deux tiers du budget de ce dédommagement - accompagné du droit au retour pour les réfugiés qui le demanderaient- seraient payés par un fonds émanant des Nations Unies ( auquel contribueraient largement les Etats-Unis et l’Union européenne).

Il est évident qu’à cette occasion il y aurait quelques départs de Juifs israéliens : sans doute près de 20 % soit un million de personnes. Ces personnes seraient compensées par l’arrivée en Israël du même nombre de Palestiniens ...  

Jean Baumgarten.

Auteur notamment de : - En finir avec le sionisme. - Pâle Palestine ( jeu dramatique)


3-2 Point de vue de Francis Wurtz : « En finir avec l'impunité des dirigeants israéliens ».

Massacre à Gaza, attentat à Jérusalem. N’assiste-t-on pas à un échec du processus mis en place lors de la conférence d’Annapolis ?

Francis Wurtz. Je condamne toute attaque visant des innocents. Mais tout le monde savait que quelque chose de grave allait se produire. La question était où, quand et sous quelle forme ? Comme le disait récemment le directeur du Centre palestinien des droits de l’homme, Raji Sourani, adversaire farouche des islamistes et des actions violentes, tant qu’Israël commettra des crimes de guerre, il y aura des gens pour répliquer. La grande pacifiste israélienne Nurit Peled, prix Sakharov, qui a perdu son enfant dans un attentat, avait alors lancé à Netanyahu : « C’est toi qui as tué ma fille », accusant ainsi la politique israélienne. Donc, une chose est la condamnation absolue sur le plan humanitaire, autre chose est cet aveuglement stratégique des dirigeants israéliens. C’est une politique atroce sur le plan humanitaire d’abord pour les Palestiniens, aussi pour la population israélienne, mais en plus elle renforce le Hamas, décrédibilise Mahmoud Abbas, sème l’humiliation, les frustrations, la haine, le désespoir et pousse les gens dans les bras des extrémistes. Cette politique du pire montre chaque jour un peu plus que s’il n’y a pas de l’extérieur des initiatives permettant de l’enrayer, la région va s’embraser et poussera la situation internationale dans une période extrêmement dangereuse.

Les dirigeants français ne semblent pas enclins à prendre des initiatives, pas plus que l’Union européenne. D’où doit venir cette intervention extérieure dont vous parlez ? Ne faut-il pas envisager des sanctions contre Israël ?

Francis Wurtz. En ce qui concerne l’Union européenne, je ferais une distinction entre Conseil des ministres et Parlement européen. Le Parlement a voté à une écrasante majorité, il y a quelques jours, une résolution sur Gaza, qui a eu beaucoup d’effets en Palestine. Tout acte politique est important dans ce contexte. Cela met d’autant plus en relief l’inertie politique du Conseil des ministres européens et du Conseil européen. Sur le plan politique cet alignement sur les positions américaines et cette impunité récurrente des dirigeants israéliens paralyse l’Union européenne. Il faut absolument changer d’attitude. Le simple fait pour les dirigeants européens de dire la vérité sur la responsabilité historique des dirigeants israéliens serait important. Il faut faire beaucoup plus entendre les voix des opposants israéliens. Des voix extrêmement courageuses et lucides qui disent non seulement du point de vue du droit international mais aussi du point de vue de l’intérêt des Israéliens, voire d’Israël en tant que tel, qu’il faut rompre avec la politique irresponsable actuelle.

Avec mon groupe, je préconise depuis longtemps la suspension de l’accord d’association avec Israël qui est scandaleusement violé par la partie israélienne. Le Parlement européen s’était prononcé en ce sens en 2002. Mais que dans un premier temps, au minimum, il y ait un discours de vérité. Ce serait un pas en avant considérable pour l’honneur des Palestiniens et cela modifierait le rapport de forces politiques vis-à-vis des dirigeants israéliens, qui se disent qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent. Il n’y a aucune excuse pour nos chefs d’État et de gouvernement de continuer dans la voie de l’impunité.

Francis Wurtz : Samedi 8 mars 2008      Entretien réalisé par P. B.

Francis Wurtz est président du groupe Gauche unitaire européenne-Gauche verte nordique au Parlement européen. Journal l'Humanité
Publié le 9 mars 2008 avec l'aimable autorisation de l'Humanité
.

Source : Le Web de l'Humanité
http://www.humanite.fr/...



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1  La justice dans ce bas monde.

Christian ALLARD

Bonjour,

Dans le cadre de mon intérêt et mon activité pour la cause palestinienne, cause incluse dans un cadre plus général de recherche de la justice dans ce bas monde, je reçois et lis le plus possible ce que vous écrivez. Mais en divulguant des photos, pensez-vous faire avancer autre chose que de la haine?

Et pensez-vous qu'à la haine, il n'y ait que la haine à opposer?

Personnellement, je ne suis pas choqué par le sang et la mort: je suis médecin; donc ce n'est pas là mon problème. Mais avez-vous pensé que la photo d'un gosse israélien déchiqueté par une bombe artisanale pourrait aussi faire le tour du monde et augmenter la haine des autres.

Et qu'est-ce que l'on fait alors de tout cela? La guerre totale? Et êtes-vous sûr de la gagner, cette guerre totale? Réfléchissez bien, Monsieur.

Amicalement,

christian allard

Ndlr : la référence de la photo devrait être celle-ci : http://libanresistance.blogspot.com/

Réponse :  

Bonjour,

Merci pour votre message et je me permets d'y répondre en diffusant largement ces pages, ceci dans un esprit de résistance.

La haine est de l'autre côté qui n'a pas hésité à construire un mur de plusieurs centaines de kilomètres fragmentant des villages et séparant des familles, dévastant des oliveraies et des surfaces agricoles appartenant à des paysans palestiniens. 

La haine est de l'autre côté qui, depuis plus de 60 ans, nie le droit de retour des réfugiés dans leur pays, la Palestine.

La haine est de l'autre côté qui transforme Gaza en un grand laboratoire d'essai des derniers cris de ses armes à destruction de la vie : la F.A .E.

La haine est de l'autre côté qui, hier, avait jeté ses lames d'acier non seulement pour détruire des habitations palestiniennes, mais aussi pour assassiner des pacifistes étrangers présents pour protéger des populations.

La haine est de l'autre côté qui, à deux reprises, s'était acharné sur les mères et leurs enfants à Qana.

Quant à notre Résistance, elle devait, de par la logique des choses, répondre. Sa réponse fut dans la plume et la voix ainsi que par les armes. Elle le restera et grandira tant que la haine et ses complicités à travers ce monde d'ici bas n'aura pas tiré les leçons de l'histoire. 

Désolés, nous avons très longuement et bien réfléchi depuis plus d'un demi siècle; ainsi, le verbe "Résister", nous l'avons appris de cette vaillante Résistance Française à l'occupation Nazie.

RICHA Raymond -12-03

N° 328 Dossier de Palestine 13-03 Israël : Un État colonial et raciste condamné par l'Afrique du sud et par les forces progressistes du monde.

N°328  Dossier de Palestine  13-03 (Fin)

Par M.Lemaire    


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be
Sommaire(Fin)

5 Annexe - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

5-1 Jean Baumgarten.: Le Mercaz HaRav : un centre d’entraînement à l’occupation illégale, aux assassinats et au principe : « Les Arabes, direction les chambres à gaz! »

5-2 Manuel Talens et Fausto Giudice : Pas besoin de les tuer.

5-3 Avi Issacharoff et Amos Harel : Trêve entre Israël et le Hamas ?

6 Pièce jointe.

6-1 Jean-Marie Muller : Le meurtre est la question posée.


5 Annexe - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

5-1 Jean Baumgarten. : Le Mercaz HaRav : un centre d’entraînement à l’occupation illégale, aux assassinats et au principe : « Les Arabes, direction les chambres à gaz ! »

Un Palestinien (Hisham Abu Dheim, ndt) a abattu huit étudiants israéliens dans un centre de formation d’un mouvement de colonisation. Des centaines d’étudiants de ce séminaire (yéshiva, ndt), quelques instants après, scandaient : « Mort aux Arabes ! » devant le portail de leur centre de formation [1]. Ce détail semble avoir échappé aux cameramen de la BBC.

Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, dans le sillage de Bush, s’empressa de condamner « les assassinats » de ces Israéliens, « perpétrés » dans ce centre de formation de colons [2]. Cela contraste avec le silence de tombeau observé par le gouvernement britannique durant les récents massacres perpétrés par Israël dans la bande de Gaza. La BBC aurait voulu nous faire gober que la yéshiva Mercaz HaRav serait une école ordinaire, où des « étudiants en religion » [3] poursuivraient des études théologiques quelque peu ésotériques. En réalité, le Mercaz HaRav est le principal centre de formation et d’éducation du mouvement israélien fanatique de colonisation Gush Emunim [héb. Armée des Croyants, ndt], que le quotidien britannique The Independent qualifie (observez l’euphémisme) de « mouvement de colons controversé ». Beaucoup de diplômés du Mercaz HaRav viennent grossir les rangs du Gush Emunim [4] qui organise des agressions contre les Palestiniens à partir des colonies réservées aux seuls juifs, dans l’ensemble de la Cisjordanie, dans le cadre de son objectif déclaré de déposséder les Palestiniens des 100 % de la Palestine [5]. L’organisation-mère, le Gush Emunim, est armé jusqu’aux dents, et perpètre les crimes les plus révoltants contre des Palestiniens innocents dans toute la Cisjordanie [6]. J’ai personnellement pu visiter le village palestinien de Yanun après que des colons y aient lavé leurs chiens dans la source d’eau potable alimentant sa population [7]. C’est une idéologie moyenâgeuse, qui marche main dans la main avec des tactiques moyenâgeuses : les colons d’Hébron empoisonnent les puits des villages palestiniens en y balançant des poulets en décomposition avancée. Ils battent les Palestiniens, quand ils ne leur tirent pas dessus, ils empoisonnent leurs moutons [8] et de manière générale, ils se comportent comme les brutes épaisses qu’ils sont. Un diplômé notoire du Mercaz HaRav, le rabbin Moshe Levinger, qui fonda les colonies de fanatiques à Hébron, était un psychopathe tellement vicieux à l’égard des Palestiniens qu’il fut même accusé d’avoir tué un Palestinien par un tribunal israélien, ce qui lui valut une peine de trois mois exécutoires d’emprisonnement [9]. Le rabbin Levinger fut également convaincu d’agressions non-provoquées contre des femmes et des enfants, et c’est là une chose notable, car les colons jouissent ordinairement d’une impunité totale [10] ; il faut savoir que plus d’un Palestinien s’est vu condamner par les autorités israéliennes au motif de « s’être auto-tabassé » à proximité de colonies israéliennes ! La philosophie du Mercaz HaRav, c’est le mépris pour tous les Gentils [les Gentils sont les non-juifs, ndt], et pas seulement pour les Arabes. Cette yéshiva fut fondée par le rabbin A.Y. Kook, puis reprise par son fils, le rabbin T.Y. Kook. La manière dont de jeunes esprits sont formatés par cette yéshiva peut être déduite d’une des illuminations spirituelles d’A.Y. K., selon qui « La différence entre une âme juive et les âmes de non-juifs – de tous les non-juifs, à leurs différents niveaux (inférieurs) – est plus grande et plus profonde que la différence existant entre une âme humaine et les âmes des animaux du cheptel » [11]. La classification opérée par Kook des Palestiniens dans la catégorie des non-humains permet aux diplômés du Mercaz HaRav d’ignorer de manière expédiente ces commandements emmerdants qui prohibent le vol, l’assassinat et la convoitise.Dès lors que les non-juifs sont similaires aux espèces animales, dans la vision du monde de Kook, la notion même de droits de l’homme présidant aux relations entre juifs et non-juifs est tout naturellement répugnante, pour ses émules ; les droits humains ne figurent décidément pas dans le syllabus du Mercaz HaRav. Le dieu primitif des Kook ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de leurs homologues américains chrétiens fondamentalistes. Les deux groupes de fondamentalistes croient dur comme fer que la venue du Messie est imminente (ils s’opposent sur la question de savoir s’il s’agit d’une première ou d’une seconde visite, ainsi que sur celle de savoir qui tuera qui ou qui dominera qui, ce moment fatidique étant arrivé…), mais ils tombent d’accord pour dire que les formes habituelles de la décence humaine n’ont plus cours. Pour des raisons qui n’ont pas à nous préoccuper ici, le commencement de l’ère messianique rend possible l’activation de la Loi, telle que l’a exprimée un autre rabbin labellisé Gush Emunim de triste réputation, Shlomo Aviner, à savoir : « Alors que D.eu requiert des autres nations ordinaires d’obéir à des codes abstraits de justice et de droiture, de telles lois ne s’appliquent pas aux juifs ». [12]
La suspension desdites « telles lois » s’étend jusqu’au droit, pour les non-juifs, de vivre et de respirer. Le rabbin Yitzhak Ginsburgh, autre chef colon, s’est livré pragmatiquement à cette interrogation rhétorique : « Si un juif a besoin d’un foie, peut-on prélever le foie d’un innocent non-juif afin de sauver le juif ? » [13]. Il a répondu, bien sûr, par l’affirmative, corroborant ainsi une théologie israélienne fondamentaliste qui devrait faire réfléchir à deux fois quiconque aurait l’envie d’amener ses gamins en vacances à la mer en Israël. Les Palestiniens se doivent de prendre les théories de Ginsburgh parfaitement au sérieux, toutefois, car ce savant rabbin est à la tête d’un gang de colons lourdement armés [14], anciens élèves de la yéshiva Mercaz HaRav.

Ginsburgh a également justifié un massacre particulièrement réussi de musulmans, à savoir l’assassinat de vingt-neuf fidèles hébronites en prière à la mosquée Al-Ibrahimi, sur le fondement religieux selon lequel il est permis à un juif de tuer n’importe quel non-juif, car cela n’est pas considéré comme un crime. Il a ajouté, au cas où tout le monde n’aurait pas bien compris le message, que le fait de tuer y compris des Palestiniens innocents afin de se venger est une « vertu juive ». Un autre diplômé du Mercaz HaRav, le rabbin Dov Lior, en 2004, enseigna à ses adeptes colons – les parents des jeunes tués à la yéshiva la semaine dernière – que les forces armées israéliennes d’occupation sont autorisées à tuer des Palestiniens innocents [15]. On le constate : c’est à partir d’une unique partition, tous en chœur, que les pensionnaires du Mercaz HaRav entonnent leur hymne à la sauvagerie.

Les diplômés du Mercaz HaRav ne croient pas seulement qu’ils peuvent se servir de votre foie, ou de celui de n’importe quel Palestinien passant par là. Les Gentils peuvent, eux aussi, être amenés à servir la science. Le Procureur général israélien a dû intervenir afin d’empêcher l’élection du rabbin Lior à la plus haute instance religieuse [ top religious body ], à la suite des inquiétudes suscitées par sa proposition publique d’utiliser des « terroristes » arabes capturés à des fins d’expérimentations médicales [16]. (Précisons que le Gush Emunim considère que TOUS les Palestiniens sont des « terroristes »). Lior est connu pour être le premier disciple de Kook fils. Notez que ce Lior a dû être stoppé par des méthodes administratives après qu’il se fut assuré suffisamment de voix de ses partisans en vue de son accession au Conseil Rabbinique Suprême d’Israël.
Lior a reconnu un frère spirituel dans l’Américano-Israélien Baruch Goldstein, qui assassina vingt-neuf fidèles palestiniens (et en blessa cent-cinquante autres) dans la mosquée d’Hébron. Lior prononça l’homélie suivante à la mémoire de ce criminel de masse : « Goldstein était plein d’amour pour ses frères humains. Il s’était consacré à aider autrui. » [17].

L’idée d’utiliser des Arabes comme cobayes pour des expérimentations médicales aurait dû faire tilt. Israel Shahak et Norton Mezvinsky, dans leur ouvrage Jewish Fundamentalism in Israel, suggérèrent une piste : « Les similarités entre la tendance du messianisme politique juif et le nazisme allemand sont aveuglantes. Les Gentils sont, aux yeux des messianistes, ce qu’étaient les juifs, à ceux des nazis » [18]. Si vous pensez que l’idée de piquer les organes des gens est un péché mignon exclusif de l’étudiant de yeshiva moyen, sachez que l’idée que les colons du Gush Emunim se font des loisirs, après leurs études éreintantes à leur yéshiva, consiste à orner les maisons palestiniennes, à Hébron, d’inscriptions : « Les Arabes dans les chambres à gaz ! » [19].
Les colonies israéliennes dans lesquelles le Mercaz HaRav envoie ses diplômés sont des centres de pouvoir militaire et de domination des Palestiniens de Cisjordanie. Etant donné que les juifs laïcs ne sont plus tellement intéressés à construire des colonies dans des zones densément peuplées de Palestiniens, et où existe un risque d’une opposition armée palestinienne, seuls les fanatiques religieux sont préparés à entreprendre cette mission. C’est la raison pour laquelle ils sont aussi incroyablement soutenus par l’armée [20], qui n’en reste pas moins toujours principalement sous le contrôle de sionistes laïcs.
Les colons du Gush Emunim sont des zélotes hautement militarisés, sur lesquels on peut compter pour combattre dans l’armée et pour brutaliser et tabasser le « cheptel » palestinien aux centaines de checkpoints qu’ils contribuent à contrôler. Ces zélotes sont en train d’accroître leur influence dans l’ensemble de l’armée israélienne [21], tandis que le noyau dur sioniste-travailliste de l’Etat israélien est en train de se faire grignoter par la corruption et l’échec à vaincre les Palestiniens et/ou le Hezbollah. Leurs colonies votent à une écrasante majorité pour les partis d’extrême droite, ces formations que le regretté philosophe israélien Yeshayahu Leibowitz qualifia de « judéo-nazis » [22]. Pourquoi certains Gaziotes se sont-ils réjouis bruyamment de l’attentat contre le Markaz HaRav ? Nous pourrons trouver une réponse, si nous nous demandons pourquoi les Etats-Unis ont refusé au Conseil de Sécurité de l’Onu la possibilité de condamner à la fois l’attentat contre la yéshiva de Jérusalem et les massacres de Gaza [23]. Les Etats-Unis mettent la barre très haut, en matière du nombre d’Arabes palestiniens qu’il autorise Israël à massacrer, et ils ne voient nul inconvénient à ce qu’une partie du volume énorme d’armes américaines qu’il perfuse à Israël finissent par aboutir entre les mains des colons. Ces brutes combinent leurs flingues à des méthodes imaginatives permettant de faire du mal aux paysans palestiniens dont ils convoitent les terres. Quand un homme frappe en retour contre le groupe de colons le plus génocidaire, cela ne peut qu’amener une sombre satisfaction de « schadenfreude » chez ceux qui vivent à genoux sous le siège impitoyable qu’Israël impose au stand de tir à vue de Gaza. Bush, Brown, l’Union européenne et l’Onu ont livré ces Gaziotes à la merci d’Israël. Ils se souviennent très bien des colons hideux, dans la bande de Gaza, qui les ont traité, des années durant, comme « du bétail ».

Jérusalem, comme l’ensemble de la Palestine, est saturé de juifs armés, de soldats et de policiers en uniforme, ainsi que de colons portant leur flingue en bandoulière. Les uns et les autres coopèrent pour contrôler la population palestinienne, maintenue strictement désarmée afin de mieux pouvoir la déposséder. La dépossession est menée à mal (oups : à bien…) par une combinaison des moyens « légaux » de l’occupation illégale avec les agissements extrajudiciaires violents des colons. Tout Palestinien en possession d’une arme est abattu sur-le-champ. Jérusalem, comme toute la Palestine, impose le suprématisme et la puissance juive à une population colonisée dont la colère contre leur statut minoré et l’hostilité envers leurs occupants-tortionnaires est à la fois naturelle et saine. Devraient-ils embrasser le fouet brandi au-dessus de leurs têtes ? Les Palestiniens continuent à résister et nous devrions être inspirés par leur courage, leur fortitude et leur endurance face à un ennemi qui les menace ouvertement d’un nouvel « holocauste » [24]. 
Alaa Abu Dheim a tué huit étudiants que l’on formait à l’opprimer et à le déposséder, lui, sa famille, et tout son peuple. Il a lui-même été tué par un étudiant armé. La sœur d’Abu Dheim, Iman, a dit avoir été profondément affectée par les massacres israéliens à Gaza. Elle a déclaré que son frère lui avait dit qu’il « avait perdu totalement le sommeil, à cause de sa douleur ». [25] Rafael Eitan, un ancien chef d’état major de l’armée israélienne, et ancien vice-Premier ministre a expliqué la raison de la brutalité incessante d’Israël : sa volonté d’écraser les Palestiniens. « Quand nous aurons colonisé la terre, tout ce que les Arabes pourront faire à ce sujet, c’est s’agiter en tous sens, comme des cafards ivres pris au piège dans une bouteille ». [26]

La brutalité israélienne envers les Palestiniens est un moyen d’atteindre l’objectif proclamé des sionistes, un objectif partagé par les groupes dominants, tant dans le camp religieux que dans le camp laïc : déshumaniser le « bétail », déshumaniser les « blattes ». En 1948, la Palestine a été vidée de ses habitants au profit de l’immigration sioniste par la terreur, et l’Etat d’Israël est encore, à ce jour, fondé sur la terreur à l’encontre de l’ensemble du peuple palestinien. Gideon Levy [un chroniqueur du quotidien israélien Ha-Aretz, ndt] affirme que « la plupart des criminels manipulateurs de droite et des fomenteurs de haine contre les Arabes venaient de cette mouvance [« religieuse=] » [28], mais les athées qui fondèrent l’Etat d’Israël n’étaient pas particulièrement manchots quand il s’agissait de chasser les indigènes palestiniens [28], pas plus que ne le sont leurs descendants eux aussi laïcs [29].

Mais force est bien de reconnaître que les diplômés du Mercaz HaRav sont bien les champions toutes catégories, de toute l’histoire de la diabolisation et de la dépossession des Palestiniens.

[* Mick Napier est président de la Scottish Palestine Solidarity Campaign (Association Ecosse Palestine Solidarité), affiliée au PSC-UK (Campagne de Solidarité avec la Palestine du Royaume-Uni). Cet article reflète son opinion personnelle, qui n’est pas nécessairement celle de l’Association]

Lundi 10 mars 2008 par Mick Napier * Site ouèbe de la Scottish Palestine Solidarity Campaign (Ecosse – Grande-Bretagne)

http://www.scottishpsc.org.uk/index2.php?option=com_content&task=view&id=2249&pop=1&page=0&Itemid=404 traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier


5-2 Manuel Talens et Fausto Giudice : Pas besoin de les tuer.

Mesures non-létales désorganisant la vie à Gaza sont peut-être la solution.

AUTEUR:  L'Innommable

Introduction pour lecteurs surpris
Pas de panique, lecteur. Tu ne t’es pas trompé de site web en cliquant avec ta souris virtuelle sur l'écran. Le hasard cybernétique ne t'a pas fait échouer dans une poubelle néonazie.

La traduction française du texte que tu t’apprêtes à lire est bien publiée dans ton site favori, un site qui croit dans la fraternité et dans le partage égalitaire des biens matériels ; qui défend sans hésitation les révolutions honorables de ce monde, les zapatistes comme la résistance héroïque du peuple irakien ; qui n’hésite pas à qualifier le sionisme d'idéologie raciste, suprématiste, colonialiste et criminelle ; qui défend les droits inaliénables du peuple palestinien. Pourquoi avons-nous décidé, alors, de t’offrir un texte d’opinion comme celui-ci, qui se disqualifie de lui-même? Pour une raison simple : pour que tu sentes l’odeur de la misère morale, l'absence d'empathie, l'encéphalogramme affectif plat. Et pour qu'une fois terminée la lecture, tandis que tu te retiens de vomir, tu te rappelles ces mots admirables du Che en réponse à une femme portant le nom de Guevara qui lui avait écrit dans l'espoir d’être l'une de ses parentes : "Je ne crois pas que nous soyons des parents très proches, mais si Vous êtes capable de trembler d'indignation chaque fois qu'on commet une injustice dans le monde, nous sommes des compagnons, ce qui est le plus important". Cette injustice que mentionnait le Che est commise jour après jour en Palestine depuis déjà soixante ans et l'auteur de de ce que tu vais lire est le paradigme de tous les bourreaux qui assassinent  les Palestiniens. C'est pourquoi, lecteur, si tu éprouves la même indignation que nous devant les paroles de cet individu innommable [1], alors nous sommes des compagnons, ce qui est le plus important.

Manuel Talens, au nom de Cubadebate, Rébelión et Tlaxcala
Traduit par Fausto Giudice

[1] Nous n’avons pas souhaité faire de la publicité à cet individu, dont on trouvera le nom sur le site ayant publié l’original [voir en bas de page, à Source]

Manuel Talens et Fausto Giudice sont  membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.: http://www.tlaxcala.es/pp.asp?lg=fr&reference=4788


Texte incriminé: " Si le Hamas amène 250.000 Israéliens à se ruer dans les abris anti-bombes, il pense qu’il a gagné.

Et si nous tirons sur le Hamas et que des enfants et des civils sont tués, le Hamas a encore gagné.Enfin, la constitution d’une commission d’enquête sur ces faits serait un troisième échec pour nous.Le Hezbollah a bien compris cette stratégie en trois étapes, et maintenant c’est le Hamas qui y a recours.Comment gagner, alors ? En changeant radicalement notre façon d’appréhender les trois problèmes cités plus haut.

Qui a gagné les guerres du passé ? Ceux qui sont arrivés sur le champ de bataille avec de nouvelles technologies. La poudre à canon, le blindé chenillé, ou encore la bombe atomique, par exemple. Autrement dit, celui qui gagne, c’est celui qui change l’état des lieux et bat les cartes, celui qui introduit un élément nouveau et inconnu dans la guerre.

L’armée israélienne est capable de détruire complètement la bande de Gaza, mais elle ne peut pas le faire, parce qu’on ne peut pas tuer la population civile. Bien sûr, le Hamas en profite, et avec un cynisme cruel, il prend la population de Gaza en otage. Les vieux, les femmes et les enfants, voilà la profondeur stratégique des dirigeants terroristes. Sans la masse palestinienne, le terrorisme ne pourrait pas exister. Alors j’ai une idée, qui pourrait être mise en œuvre parallèlement aux opérations actuelles de l’armée. Chaque fois qu’un missile est tiré, Israël riposte en direction de la population civile, en utilisant des armes non mortelles.

Des canons à gaz lacrymogènes arroseraient la totalité de la bande de Gaza, à un rythme croissant. Des enceintes géantes, diffusant des sons terrifiants –sirènes, hurlements, bruits d’explosions- d’abord pendant 10 minutes, puis 15 minutes, et enfin pendant des heures. On pourrait y ajouter de la musique israélienne, ou des slogans du type « Tout ça, vous le devez au Hamas ». Ce serait une sorte de campagne de lavage de cerveau, sans cesse renouvelée, avec des niveaux sonores interdisant une vie humaine.

Qu’on les peigne en rouge Quand les Palestiniens tiennent des meetings de masse, des avions épandraient de la peinture rouge sur des milliers de partisans du Hamas. « Pourquoi de la peinture rouge ?”, demandera-t-on, et cela permettra de populariser le système d’alerte aux missiles en cours de développement pour nos villes de Sderot et Ashkelon, qui porte le nom de code “Couleur Rouge”. Bien entendu, il faudra accompagner ces mesures d’un désengagement complet de Gaza : au minimum, il faut couper l’approvisionnement en fioul fourni par une société israélienne de droit privé, ainsi que la monnaie en shekels que des camions apportent tous les mois.

D’après moi, après dix jours d’un tel régime, quand les habitants de Gaza auront été privés de sommeil, qu’ils auront eu les yeux brûlés par les lacrymogènes, que leurs oreilles bourdonneront et qu’ils se retrouveront peints en rouge, ils s’emploieront eux-mêmes à empêcher tout tir de roquettes vers Israël.

Ce qu’il y a d’original avec mon idée, c’est que personne ne pourrait accuser Israël, parce que c’est le Hamas qui porterait la responsabilité de déclencher, à chaque fois qu’il tire une roquette, les représailles en question. Et s’il y a des protestations de l’étranger, on pourra répliquer qu’Israël ne tue pas, et ne fait qu’utiliser des matériels bien connus de maintien de l’ordre. Chaque roquette tirée, et actuellement il y en a des dizaines tous les jours, causera des désagréments sans fin aux Palestiniens. Comme cela au moins, les roquettes du Hamas toucheront aussi la population palestinienne."

Traduit par  Présenté par Manuel Talens et traduit par europalestine Article original publié le 6 Mars 2008

Source : http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3515655,00.html 
Traduit par http://www.europalestine.com/spip.php?article3040 


5-3 Avi Issacharoff et Amos Harel : Trêve entre Israël et le Hamas ?

Mahmoud Abbas a annoncé qu'Israël et le Hamas négociaient une trêve, qui interviendrait « dans les prochains jours ». Du côté israélien, on dément. Qu'en est-il ? Il semble que, pour l'instant, l'Egypte fasse office de médiateur et que rien ne soit encore joué. Détails dans l'article.
Les chiffres ne mentent pas : depuis jeudi dernier, il y a une trêve dans les combats dans la bande de Gaza. Il est tout à fait certain qu'il s'agit d'une trêve à très court terme. Mais en même temps, il est difficile de contester les chiffres : dans la journée du 29 février, quelque 50 roquettes ont été tirées, la plupart du temps par des miliciens du Hamas. Au milieu de la semaine, le chiffre était tombé à 10 à 15 roquettes par jour, tirées par des groupes plus extrémistes, bien que, pour une grosse part, les Qassam aient été fournies par le Hamas. Depuis vendredi, seules 1 ou 2 roquettes par jour ont été tirées.

Y a-t-il eu un accord particulier entre Israël et le Hamas ? Il semble que non, même si certains médias affirment le contraire. Plus vraisemblablement, il s'agit d'une initiative du Hamas lui-même, qui répond aux attentes des Egyptiens. Le Hamas a donné l'ordre aux groupes de cesser leurs tirs, et cet ordre est suivi par les membres de son aile armée, et partiellement par les autres groupes.
Cette accalmie relative pourrait permettre à l'Egypte d'accélérer ses efforts en vue d'obtenir un accord de cessez-le-feu à long terme. Cela rendra également difficile pour Israël de prendre l'initiative d'une nouvelle série d'attaques contre le Hamas dans la bande de Gaza. Ces derniers jours, il semble d'ailleurs que l'armée israélienne y réduit ses opérations, en partie à cause du calme qui règne de l'autre côté.
Cette trêve est très fragile, principalement à cause de la complexité sur le terrain. Le massacre des étudiants religieux à Jérusalem n'étant pas directement lié au Hamas, Israël a évité de mener des représailles dans la bande de Gaza. En même temps, Israël ne perdra pas son temps à rechercher qui sera derrière le prochain attentat venu de la bande de Gaza, même si le Hamas n'a pas de responsabilité directe. Et, de toute façon, la trêve n'est pas totale. Jeudi matin, des membres du Jihad islamique ont fait sauter une bombe qui a tué un soldat dans une jeep, près du kibboutz Ein Hashlosha.
Autre problème : le plan égyptien. Le chef des services secrets égyptiens, le général Omar Suleiman, qui devait se rendre en Israël et dans les territoires palestiniens pour faire avancer son plan, a une fois de plus remis son déplacement, pour la deuxième semaine de suite. Le Hamas exige en préalable la réouverture des passages frontaliers, en particulier celui de Ra fah. Or, il est très difficile de parvenir à un accord sur cette question qui soit acceptable à la fois par le Hamas et par Israël. Ces
derniers mois, une idée avait été émise selon laquelle les forces de l'Autorité palestinienne, fidèles à Mahmoud Abbas, représentent les Palestiniens aux passages frontaliers. Mais la méfiance entre le Fatah et le Hamas, surtout depuis le coup de force du Hamas à Gaza en juin dernier, est exceptionnellement forte. Par exemple, où seraient logés ces surveillants palestiniens, une fois leur tout de garde terminé ?
Oseront-ils passer la nuit dans la bande de Gaza, sûrs de l'immunité que le Hamas leur garantirait ?Pour le moment, le Hamas ne souhaite faire aucune concession. Il maintient sa position initiale : les officiers du Fatah s'occuperaient des tâches administratives du côté palestinien, mais une force armée du Hamas serait également postée sur les lieux. Solution acceptable ni par Israël, ni par l'Autorité palestinienne, car cela reviendrait à accorder le dernier mot au Hamas aux passages frontaliers.
Comme souvent, il est compliqué de se faire une idée claire à partir des déclarations des porte-parole du Hamas. Des proches d'Ismaïl Haniyeh tentaient de faire savoir que l'accord était conclu. D'autres membres du Hamas, qui ne font pas partie du gouvernement, démentaient et affirmaient que, pour le moment, il n'y avait pas d'accord, ni avec l'Egypte ni avec Israël.
Du côté de l'armée israélienne, on dit que depuis quelque temps, le vrai décisionnaire au Hamas n'est plus Ismaïl Haniyeh, ni même Khaled Mesh'al depuis Damas, mais Ahmed Jabari, qui dirige l'aile militaire du Hamas. C'est l'homme qui a mené l'opération de la brèche dans la frontière avec l'Egypte à Rafah en janvier dernier, malgré les réserves de Mesh'al. Les positions de Jabari sont dures et sans compromis. Il est peu probable qu'il soit prêt à faire des concessions sur le plan idéologique.

Avi Issacharoff et Amos Harel
Ha’aretz, 10 mars 2008
http://www.haaretz.com/hasen/spages/962405.html

Trad. : Gérard pour (la paix maintenant)  Source : Liste de diffusion La Paix Maintenant


6 Piece jointe

6-1 Jean-Marie Muller : Le meurtre est la question posée.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteus, mais doit être vu comme information 

Les Palestiniens et Israéliens face au défi de la violence

Je viens de lire attentivement les textes qui présentent la campagne de mobilisation en faveur du peuple palestinien décidée par la Plate-forme des ONG françaises pour la Palestine[1][1]. Cette campagne devant culminer par un grand rassemblement qui se tiendra le 17 mai 2008 au Parc des expositions de la porte de Versailles. En dialogue amical avec ces ONG, je voudrais tenter d’exprimer quelle est mon analyse de la situation actuelle au Proche-Orient.

Bien sûr, je partage totalement l’affirmation selon laquelle le peuple palestinien a droit à la solidarité de tous ceux qui ont le souci de la justice. Cette affirmation est le socle sur lequel doit être construite notre analyse.

Á l’évidence, le peuple palestinien est victime de l’occupation et de la colonisation mises en œuvre par l’État d’Israël avec la  complicité de la communauté internationale. Mais, aujourd’hui, notre analyse doit aussi être fondée sur un autre fait non moins incontestable : aucune solution ne pourra être élaborée sans qu’il soit tenu compte de la présence sur cette même terre de Palestine du peuple israélien. Ceci, non pour des raisons de droit, mais pour des raisons de fait. Du point de vue palestinien, le maintien de l’État d’Israël n’est pas fondé sur la légitimité, mais sur la nécessité. Sans la reconnaissance de cette nécessité, aucune paix ne sera jamais possible.

Aussi contestable que soit, en théorie, le principe du « fait accompli », celui-ci est devenu incontestable en pratique. Je n’entre aucunement dans l’argumentation « sioniste », fondée sur des considérants historiques et/ou religieux, pour justifier l’occupation de la Palestine par Israël.

Ce ne sont donc pas les exigences de la justice, mais les contraintes de l’histoire qui doivent nous conduire à accepter le fait accompli de la présence des Israéliens en Palestine. Au demeurant, l’idée même que chacun des deux peuples puisse vivre dans un État libre et souverain suppose d’accepter le fait accompli de cette présence. Dès lors, « le principe de réalité » doit s’imposer et permettre de discerner le désirable, le possible et l’impossible. Le drame, c’est qu’il subsiste encore, parmi les Palestiniens, une forte minorité qui refuse toute co-existence avec Israël. Au demeurant, une minorité analogue subsiste également en Israël qui refuse la coexistence avec la Palestine. Aujourd ’hui, plus que jamais, ces minorités constituent des obstacles difficilement surmontables pour mener à son terme tout processus de paix. La paix ne sera possible que lorsque Israël aura reconnu toutes les injustices et toutes les souffrances que « le fait accompli » de leur présence en Palestine aura causé aux Palestiniens.

Suite pièce jointe (a obtenir en m'envoyant unmail)


12/03/2008

N°327 Journal de la Palestine 07-03 au 11-03 "Hiver chaud": Les derniers soubresauts-

N°327  Journal de la Palestine  07-03 au 11-03(Début)

Par M.Lemaire

Sommaire

Résistance

La lutte pour la libération dans les territoires occupé  

Bande de Gaza - Au jour le jour

Cisjordanie : Au jour le jour

La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25

Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

1 Politique Palestinienne (en Palestine toujours occupée)

2 Politique Israélienne

3 Politique internationale des territoires occupés 

4 La Palestine en chiffre & au jour le jour

Détails par région:

Décompte des pertes humaines 5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos


07-03 au 11-03: Peuple Palestinien : 4 tués   -  2 blessés                             

Occupants             : 2 tués   -   x blessé


Résistance

09-03 Un soldat israélien qui avait été grièvement blessé jeudi dernier dans une attaque palestinienne à l'explosif à la lisière de la bande de Gaza a succombé dimanche, apprend-on de sources hospitalières. (AFP)


La lutte pour la libération dans les  territoires occupé

Bande de Gaza - Au jour le jour

07-03 Trois résistants ont été tués dans des tirs de l’armée d’occupation, a-t-on appris jeudi de sources palestiniennes. Dans ce secteur, des résistants avaient fait sauter au cours de la journée un engin explosif, tuant un soldat des forces d’occupation et détruisant un véhicule de l’armée.

le Jihad islamique qui a diffusé une vidéo de cette opération a précisé avoir actionné une première charge de dix kilos d'explosifs au passage d'une patrouille israélienne à pied et une seconde de 50 kilos lorsque la jeep militaire est arrivée sur le site de la première explosion. (AL-Oufok avec les agences de presse

07-03 Un Résistant a(aurait) été tué par balle dans la bande de Gaza, non loin de la frontière avec Israël, L'homme avait auparavant été présenté comme un paysan. (Reuters)

08-03 Deux résistants ont été blessés vendredi soir, dont l'un grièvement, par un tir israélien dans la bande de Gaza, ont déclaré des sources médicales et des témoins palestiniens.  (AFP)


Cisjordanie : Au jour le jour

Alaa Hicham Abou Dheim, employé d’une entreprise de transports de la ville, a tué huit élèves de la Yeshiva avant d’être tué à son tour par un officier de réserve.

09-03 La police de l’autorité d’occupation était toujours en état d’alerte dimanche alors que l’armée prolongeait d’au moins 24 heures le bouclage total de la Cisjordanie. "La police maintient son état d’alerte, particulièrement à Jérusalem. Des milliers de policiers ont été déployés" pour faire face à toute éventualité, a déclaré auparavant un responsable de la police, le commandant Yoram Ohayoun, à la radio militaire. "Nous ne disposons pas d’informations sur des préparatifs d’attentat spécifiques mais nous devons prendre en considération le risque que l’attentat (de Jérusalem) augmente la motivation à commettre d’autres actions terroristes", a-t-il ajouté. "La police s’est mise après l’attentat au niveau d’alerte C, qui est le plus haut niveau avant le niveau D d’alerte maximale", a déclaré à l’AFP le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.

Une porte-parole militaire a par ailleurs indiqué que le bouclage strict de la Cisjordanie instauré après l’attentat a été prolongé au moins jusqu’à lundi matin. Le Mercaz Harav est un haut lieu du nationalisme religieux en Israël. C’est en son sein qu’est né le mouvement du Bloc de la Foi , le Goush Emounim, fer de lance sionniste de la colonisation en Cisjordanie occupée. (Source : Al-Oufok avec les agences de presse -09 mars 2008)


Action et paroles palestinienne

10-03 Le Premier ministre Haniyeh a  salué les efforts déployés par l'Egypte et s'est dit encouragé par la volonté tacite d'Israël de revenir au calme. Le Hamas est favorable à une trêve plus large, incluant la fin du blocus international imposé à Gaza. AP

10-03  Mahmoud Abbas a expliqué que les principes de base d'une trêve avaient été trouvés, mais que le Hamas et les militants islamistes cherchaient désormais à s'assurer qu'ils ne feraient plus l'objet de chasses à l'homme de la part de l'Etat hébreu. "Je pense que les Israéliens ont compris ce point, et que c'est un accord de ce genre dont nous entendrons parler dans les prochains jours", a-t-il déclaré. AP


Action et paroles Israélienne.

02-03 Olmert a affirmé que l'armée allait poursuivre son opération. "En s'attaquant au Hamas, a précisé Ehud Olmert, nous renforçons les chances de la paix".(…)  EuroNews

10-03 Au cours des derniers jours, des responsables israéliens et du Hamas se sont rendus en Egypte, le pays voisin s'étant proposé comme médiateur pour tenter de trouver un accord de trêve. Mais, s'est défendu  Olmert, "il n'y a aucun accord. Il n'y a pas de négociations, directes ou indirectes". "Nous ne savons pas si l'Egypte a obtenu un accord avec le Hamas. En tout cas, il n'a pas reçu de mandat de notre part pour agir dans ce sens", a poursuivi Olmert.

L'Etat hébreu a ensuite affirmé qu'il se réservait le droit de frapper de nouveau, inquiet que les militants du Hamas profitent du calme pour se réarmer et clamer victoire. AP

09-03 Olmert a estimé que l’auteur de l’attaque "savait pertinemment qu’en attaquant la Yeshiva du Mercaz Harav, il s’attaquait à un symbole du sionisme religieux". La veille, il avait estimé "qu’il y a un lien direct entre les tirs de roquettes et l’attentat", soulignant que, dans les deux cas, "les terroristes, qu’ils appartiennent au Hamas ou à une autre organisation, ont pour but de nous rendre la vie intolérable. Mais ils n’y parviendront pas". (Source : Al-Oufok avec les agences de presse-09 mars 2008)

10-03 Le Ministre de la Défense israélien Ehoud Barak a affirmé qu'il était encore trop tôt pour annoncer la fin de l'offensive israélienne. "A ceux qui pensent que nous en avons terminé avec Gaza et que le calme est revenu, je veux les corriger: nous n'avons encore rien fini. Ce conflit est continu et va se poursuivre. Parfois il croît, parfois il décroît". AP


4-2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)
Civils & résistants tués                                                                            :  6.098   

Palestiniens blessés                                                                               :  52.689

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.147

                                                                                                                ( 369 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6.453

                                                                                                                ( 468  militaires/policiers)


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  


Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

09-03 Les autorités d’occupation ont annoncé un projet de construction de 750 nouveaux logements dans une colonie en Cisjordanie occupée, (Dimanche, 09 mars 2008 – Al-oufok avec les agences de presse)

10-03 La mairie de Jérusalem a annoncé la construction de 400 nouveaux logements dans la partie orientale de la ville sainte, en plus des quelque 1.100 évoqués la veille, qui avaient déjà suscité de vives contestations. Déjà préparé, le projet n'attend plus que l'aval définitif d'une commission régionale de planification avant le début du chantier, a indiqué Ariela Smilinski Deri, porte-parole de la mairie, qui n'a pas pu préciser quand les travaux commenceront.

Neve Yakoov est situé à l'extrémité nord de Jérusalem, où les limites de la ville ont été repoussées après l'invasion de Jérusalem-Est par Israël en 1967. Cette annexion, jamais reconnue par la communauté internationale, est constestée par les Palestiniens qui espèrent faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat. Depuis deux jours, les annonces de projets de colonisation sur des territoires revendiqués par les Palestiniens se succèdent. Le ministre israélien du Logement Zeev Boïm a fait état dimanche de la construction de 350 appartements à Givat Zeev, implantation cisjordanienne en lisière de Jérusalem, et de 750 maisons dans le quartier de Pisgat Zeev, à Jérusalem-Est. AP


Action et paroles Israélienne.

09-03 D'après une radio israelienne, le parti ultraorthodoxe Shass, partenaire influent au sein de la coalition de Ehud Olmert, avait menacé de faire tomber le gouvernement si ce plan de constructions n'était pas approuvé.  (Dimanche, 09 mars 2008 – Al-oufok avec les agences de presse)

09-03 Ehud Olmert a donné son feu vert à des nouvelles constructions à Givat Ze’ev, une colonie qui, contrairement à d’autres sites où des constructions ont été annoncées récemment, est située en-dehors des limites de la ville de Jérusalem telles que définies par l’autorité d’occupation.. Le nouveau projet prévoit la création de 200 unités de logement dans un premier temps, puis par la suite de 550 autres,.. Mark Regev, porte-parole d’Olmert, a expliqué que le projet de constructions remontait à près d’une décennie. "Ce n’est pas une décision nouvelle. Cette décision est antérieure à ce gouvernement", a-t-il dit. "Nous l’avons approuvée. Elle est conforme à notre politique consistant à construire dans les principaux blocs de colonies, qui resteront dans le giron d’Israël dans un accord sur le statut final." (EuroNews & Al-oufok avec les agences de presse)

09-03 L’autorité d’occupation a déjà fait savoir qu’elle entendait conserver Givat Ze’ev, où vivent environ 10.000 colons, dans le cadre d’un futur accord avec les Palestiniens. L’autorité d’occupation veut également conserver plusieurs colonies en Cisjordanie, territoire dont les Palestiniens souhaitent qu’il fasse partie de leur futur Etat. Les restrictions imposées par Olmert aux nouvelles constructions dans les colonies de Cisjordanie ne s’appliquent pas dans les secteurs définis par l’autorité d’occupation comme faisant partie de Jérusalem, dont le territoire municipal a été agrandi après l’annexion de Jérusalem-Est lors de la guerre de 1967. Cette annexion n’est pas reconnue au plan international. (EuroNews & Al-oufok avec les agences de presse)

11-03 Le ministre israélien des Infrastructures, Binyamin Ben Eliezer, a estimé mardi que la relance de la construction dans la colonie de Givat Zeev, en Cisjordanie, ne nuisait pas au processus de paix avec les Palestiniens.  (...) Il y a beaucoup de chantiers qui ont été lancés depuis 6 ou 7 ans et qui ont été stoppés, puis relancés dans des secteurs qui resteront de toutes façons entre nos mains" dans le cadre d'un règlement de paix, a déclaré M. Ben Eliezer à la radio publique. "Il y a un consensus en Israël sur le fait que des secteurs comme le Goush Etzion, Ariel et les quartiers juifs de Jérusalem (édifiés dans la partie annexée en 1967) resteront sous notre contrôle", a-t-il ajouté. Le ministre a ainsi fait allusion au fait qu'Israël entend, dans le cadre d'un arrangement permanent avec les Palestiniens, évacuer des colons de Cisjordanie pour les regrouper dans de grands blocs d'implantations qu'il veut garder sous sa coupe et où il s'estime en droit de construire. (Al-Oufok avec les agences de presse)


Réactions de Palestine

09-03 Les Palestiniens ont condamné cette décision qui intervient au lendemain de l'annonce d'une reprise prochaine des négociations où le contentieux sur les colonies israéliennes occupe une place centrale. (AFP 18h53)

 09-03 La décision est dénoncée par les Palestiniens qui y voient un nouvel obstacle sur la voie de la paix. Le négociateur palestinien Saëb Erekat : "Cela va saper les négociations", a-t-il dit.  (Dimanche, 09 mars 2008 – Al-oufok avec les agences de presse)


Réactions internationale

Le parrain

10-03 Les Etats-Unis se sont abstenus de la condamner, tout en soulignant avoir exprimé leur "préoccupation" à ce sujet par le passé.  (AFP 18h53)

11-03 La relance par l’autorité d’occupation de la colonisation en Cisjordanie a suscité un concert de protestations internationales, les Etats-Unis, son principal allié, la jugeant "inopportune". Condoleezza Rice a rappelé que la suspension de toutes les expansions de colonies figurait parmi les obligations israéliennes de la Feuille de Route, le plan de paix international resté lettre morte.

11-03 "L'annonce du gouvernement israélien est-elle utile au processus" de paix, s'est demandé le porte-parole du département d'Etat américain, Sean McCormack. "Non, elle est inopportune." (Al-Oufok avec les agences de presse)


Les Organisations mondiales

10-03 Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, demande à Israël d'arrêter les constructions de logements en Cisjordanie, soulignant qu'elles sont contraires au droit international, a indiqué son service de presse dans un communiqué. M. Ban "exprime sa préoccupation après l'approbation par le gouvernement israélien de la reprise des constructions" dans une colonie de Cisjordanie, déclare le communiqué. "Toute expansion des colonies de peuplement est contraire aux obligations d'Israël aux termes de la Feuille de route et au droit international", ajoute-t-il. "Le secrétaire général appelle le gouvernement d'Israël à cesser les constructions de logements et réitère que la mise en oeuvre par les deux parties des obligations découlant de la Feuille de route est essentielle au processus de règlement politique", conclut-il. (AFP 18h53)


Les pays arabes

11-03 Le roi jordanien Abdallah II a averti que la relance de la colonisation entravait les efforts de paix. " La Jordanie rejette toute décision ou action unilatérale, notamment en ce qui concerne l’élargissement des activités de colonisation qui font obstacle aux efforts déployés pour la réalisation d’une paix effective", a-t-il dit. 11 mars 2008. L’Egypte a aussi critiqué la décision d’Israël. "L’extension des colonies israéliennes, qui est contraire au droit international et aux résolutions de l’ONU, sape les occasions de réaliser une paix juste", selon le ministère des Affaires étrangères. (Al-Oufok avec les agences de presse)


Les autres Pays

10-03 La France a condamné cette décision, estimant qu'elle portait "atteinte à la viabilité du futur Etat palestinien". AP

10-03 La Grande-Bretagne a exprimé son inquiétude lundi, qualifiant la relance de la construction de logements "d'inopportune" à ce stade des négociations avec les Palestiniens. (AFP 18h53)

11-03 Le gouvernement allemand a jugé que la décision israélienne était un "danger potentiel" pour le processus de paix, tandis que la Grande-Bretagne a exprimé son inquiétude.  (Al-Oufok avec les agences de presse


1  Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh.

Abbas

05-03 "Le processus de paix est un choix stratégique. Nous avons l’intention de reprendre le processus de paix", a confirmé le président Abbas, Un peu plus tôt, pourtant, Abbas, qui avait quitté la table des négociations dimanche, avait exclu d’y revenir en l’absence de trêve à Gaza. AFP

Le Halmas n’a pas manqué de railler le revirement du président Abbas. "Abou Mazen (nom de guerre de M. Abbas) est un homme faible, qui ne pourrait pas protéger le peuple palestinien. L’Amérique et Israël ne le prennent pas au sérieux, ils l’utilisent pour faire passer leurs plans concernant les Palestiniens", a expliqué un porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum. Source : Al-Oufok avec les agences de presse- Mercredi, 05 mars 2008 –)

11-03 M. Abbas a fait état lors d'un "accord de principe", sur le fait qu'une trêve doit se traduire par un arrêt des tirs de roquettes palestiniennes et des attaques israéliennes ainsi que par un allègement des restrictions israéliennes imposées à la bande de Gaza. "C'est le marché qui pourra être annoncé dans les tout prochains jours", a-t-il conclu. (Al-Oufok avec les agences de presse)


1-1 Processus de paix.

08-03 Le négociateur Erekat a annoncé qu'une commission spéciale tripartite (Etats-Unis-Israël-Palestiniens) présidée par le général américain William Fraser se réunirait probablement pour faire le point de la mise en oeuvre des engagements pris par chacun dans le cadre de la "feuille de route" aujourd'hui dans l'impasse. (Reuters)

09--03 Mahmoud Abbas a réitéré sa volonté de dialoguer avec Israël pour parvenir à une paix juste et durable : "Nous condamnons toutes les attaques, nous réclamons la paix et nous sommes résolus à faire la paix. Il n'y a pas d'autre voie que la voie de la paix fondée sur la justice internationale" Mais le président de l'Autorité autonome a clairement fait savoir qu'à ses yeux le calme ne reviendrait que grâce à des négociations de paix sincères et globales. Il a cité à cet égard plusieurs revendications sur des questions de fond touchant aux frontières, au statut de Jérusalem, aux millions de réfugiés palestiniens et à ceux qui sont actuellement détenus dans des prisons israéliennes. "Si nous obtenions (gain de cause) sur tout cela, alors nous serions prêts à signer un accord de paix juste, équitable et global", a affirmé Abbas. (Reuters)


1-4 Les grandes manœuvres.

08-03 Abbas a  apporté son aval aux efforts déployés - jusqu'ici en vain - par l'Egypte pour faciliter une trêve avec le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza.(Reuters)


2  Politique Israélienne

Olmert

09-03  Olmert:"Israël est capable de répondre à toutes les menaces et de faire face à tous les dangers concernant sa sécurité et celle de ses citoyens", "Certes il y a des menaces, des peurs et des dangers, mais le fait que nous en parlions signifie qu'il y a des réponses", a souligné le chef du gouvernement. AFP


2-1 Processus de paix.

11-05 "Israël a conclu un accord avec les Egyptiens en vertu duquel il s'abstiendra de lancer des raids contre la bande de Gaza tant qu'il n'y a pas de tirs de roquettes à partir de ce territoire",, a affirmé mardi un responsable israélien. Israël a transmis cette position à l'Egypte qui mène une médiation entre Israël et les Palestiniens, a affirmé le responsable du ministère de la Défense qui a requis l'anonymat. Ce responsable a cependant précisé qu'Israël se réservait le droit d'intervenir à Gaza pour empêcher toute attaque que des résistants ps'apprêteraient à lancer. "Israël a accepté de ne pas lancer de vaste opération terrestre ou de raids aériens sauf dans des cas ponctuels", a-t-il ajouté. (Al-Oufok avec les agences de presse)


3 Politique Internationale des térritoires occupés

1 Pays Arabes & voisins

Égypte

06-10 L’Egypte a entamé jeudi des discussions avec le Hamas et le Djihad islamique en vue d’un cessez-le-feu. Selon de hauts responsables palestiniens, Le Caire devait soumettre à l’autorité d’occupation et au Hamas une proposition de trêve prévoyant un arrêt mutuel des hostilités et la réouverture des principaux points de passage de la bande de Gaza. AP

06-03 Les négociations se sont ouvertes à El Arich, ville du Sinaï proche de la bande de Gaza, trois jours après l'arrêt de l'offensive de Tsahal dans le nord du territoire qui a coûté la vie à près de 130 Palestiniens, dont une moitié de civils. La délégation du Hamas à El Arich est conduite par Mahmoud al Zahar, a fait savoir le mouvement, tandis que Khader Habib annonçait le départ de représentants du Djihad islamique "pour des pourparlers en vue d'une accalmie". "Les conditions sont claires, l'ennemi sioniste doit mettre fin à toute forme d'agression contre notre peuple dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, et doit lever le siège de Gaza", a-t-il déclaré à Reuters. Le Mouvement de la résistance islamique n'a toutefois pas précisé si l'arrêt des hostilités en Cisjordanie faisait partie de ses exigences. (Reuters)

06-03 L'Egypte a entamé la construction d'un mur en béton de trois mètres de haut le long de sa frontière avec la Bande de Gaza pour éviter que les Palestiniens ne puissent entrer sur son territoire. Des membres des services sécurité ont confirmé les nombreux témoignages sur la construction d'un nouveau mur. Des ouvriers civils ont été vus sur le chantier. Trois kilomètres ont jusqu'à présent été construits, depuis la porte de Saladin dans le centre de Rafah jusqu'à la mer. Le mur vient remplacer l'alternance de fils barbelés, barrières d'acier et murs de ciment qui avait été brisée en plusieurs endroits par des explosifs posés par le Hamas en janvier. AP


2 Le Monde

1 Usa (le parrain)

1 Bush

10-03 Bush a annoncé qu’il envoyait son vice-président Dick Cheney au Proche-Orient pour inciter Israéliens et Palestiniens à respecter les engagements pris en novembre concernant la paix dans la région. Bush a déclaré que Dick Cheney "rassurerait les gens en leur montrant que les Etats-Unis sont attachés à la paix au Proche-Orient".. Aron Heller AP

08-03 Rice a estimé possible de parvenir à un accord de paix entre Israël et les Palestiniens en 2008, appelant à une reprise "le plus tôt possible" des négociations de paix. Washington espère qu'un accord sur l'avènement d'un Etat palestinien viable peut être conclu avant l'expiration du mandat du président George W. Bush, en janvier prochain. (ats / 04 mars 2008 & AFP)


2 Les grandes manœuvres

09-03 Dans quatre jours, un général américain, William Fraser, doit présider la première réunion d’une commission spécialement établie pour vérifier si l’autorité d’occupation et les Palestiniens respectent les obligations édictées par la "feuille de route". La feuille de route requiert de l’autorité d’occupation qu’elle cesse toutes ses activités de colonisation et des Palestiniens qu’ils jugulent la résistance armé. (EuroNews & Al-oufok avec les agences de presse)


2 Les institutions et leurs satellites

2 Otan - 3 Onu - 4 Nations Unies - Banque Mondiale- Mouvement des non-aligné (MNA)

Onu

11-03 Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, exprimant sa "préoccupation", a demandé à Israël d'arrêter les constructions dans les colonies en Cisjordanie, soulignant qu'elles sont "contraires aux obligations d'Israël aux termes de la Feuille de route et au droit international".(Al-Oufok avec les agences de presse)


6 Ue

02-03 Le porte-parole de la diplomatie européenne Javier Solana, qui a rencontré lundi des dirigeants israéliens, a déclaré : "Pour nous, Européens, il est très important dorénavant de maintenir la possibilité d'un processus de paix." "Je sais que cela paraît un peu trop optimiste par les temps que nous vivons", a-t-il reconnu. (Reuters)


5 Médias/Vidéos 

10-03 Peres, sera  l’hôte jeudi du Salon du Livre de Paris, dans un climat de vive polémique. De nombreux pays arabes et musulmans ont décidé de boycotter cette manifestation pour protester contre le fait qu’Israël en est cette année l’invité d’honneur. AP -10-03

N°327 Journal de la Palestine 07-03 au 11-03 "Hiver chaud": Les derniers soubresauts-

N°327  Journal de la Palestine  07-03 au 11-03 (Début)

Par M.Lemaire

Sommaire(suite)

6 Les brèves

6-1 "Hiver chaud"

1 Nasr : la trêve avec l’occupation doit être générale, réciproque et simultanée.

2 Gaza : Trêve tacite mais précaire.

3 Bande de Gaza : la pire situation humanitaire depuis 1967.

4 Le blocus a détruit l’environnement naturel à Gaza.

5 Barak étudie un plan militaire pour déplacer les habitants du nord de la bande de Gaza.

Mahmoud Abbas a réitéré sa volonté de dialoguer avec l’autorité d’occupation.

7 L’autorité palestinienne reprend les rencontres avec les Sionistes juste après les massacres de Gaza.

6-2 Analyses

1 Mahmoud Ahmadinejad : les crimes de guerre israéliens à Gaza traduisent le désespoir de Tel Aviv.

2 La reprise des négociations par Abbas après les massacres représente un crime.

3 Services de renseignement : "Le front le plus actif actuellement est le front de Gaza".

4 L’occupation considère toute création d’un état palestinien comme un vrai danger à sa sécurité.

5 "Si c’est nécessaire, il faudra changer la loi"

6-3 L’armée d’occupation a levé lundi le bouclage total de la Cisjordanie.

6-4 Colonies illégales

1 Les responsables israéliens relance la construction de colonies.

2 Ban Ki-moon appelle Israël à l’arrêt des constructions de logements.

3 La France veut l’arrêt de la colonisation… mais…

4 Shimon Peres en visite d’Etat à Paris.

6-5 Action de la Yeshiva.

6-6 Gaza : Projet pour trouver des travaux à 60 mille chômeurs palestiniens en six mois.

6 -7 Spécial Egypte

1 L’Égypte entame une médiation auprès du Hamas et du Djihad.

2 L’Egypte renforce son mur le long de la frontière avec la Bande de Gaza.


6 Les brèves

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
6-1 "Hiver chaud"

1 Nasr : la trêve avec l’occupation doit être générale, réciproque et simultanée.

Un leader du Hamas a démenti qu’on est arrivé à un accord autour la trêve avec l’entité sioniste en affirmant que la position de son mouvement n’a pas changé et que la trêve doit être générale, réciproque et simultanée.
Le membre du bureau politique du mouvement du Hamas Mohammed Nasr a dévoilé lors de déclarations de presse que le gouvernement égyptien déploie des efforts pour arriver à une trêve acceptée par toutes les parties, mais que l'Etat de l'occupation paralyse tous ces efforts.

Il a dit : "On sait que l'Égypte déploie des efforts pour réaliser une trêve depuis plusieurs années et qu'elle a réussi à réaliser une trêve en 2005, mais l'occupation ne s'est pas engagée à cette trêve ; elle a poursuivi ses crimes et ses agressions contre les Palestiniens dans la bande de Gaza et en Cisjordanie". Maintenant, le peuple palestinien n'accepte aucune trêve tant qu'elle n'est pas générale, réciproque et simultanée en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Nasr a affirmé que son mouvement n'a aucune proposition de  trêve et que si le gouvernement de l'occupation veut un cessez-le-feu, il doit donc s'engager à ses conditions, tout en soulignant que son mouvement remarque que le blocus et la fermeture des passages sont considérés comme des attaques et des agressions des forces sionistes. Il a renouvelé la position de son mouvement qui refuse l'accord des passages de 2005, en disant que l'accord des passages signé par Mohammed Dahlan en 2005 transforme la bande de Gaza en une grande prison et que sa durée légale est terminée.
Le leader du Hamas doute que l'entité sioniste soit sérieuse dans la réalisation d'une trêve avec les Palestiniens. Il a dit : "L'ennemi sioniste veut un partenaire palestinien faible pour qu'il ne respecte pas ses engagements, chose qui montre que l’occupation refuse une trêve générale, réciproque et simultanée, alors que nous affirmons que la trêve réalisée que d'une côté est inacceptable".CPI 1  0-03


2 Gaza : Trêve tacite mais précaire.

L’accalmie observée depuis quelques jours dans la bande de Gaza pourrait conduire à un cessez-le-feu, "Il semble que le Hamas ait décidé de ne pas tirer pour le moment et nous ne tirons pas non plus. Ceci pourrait bien conduire à un cessez-le-feu. Mais la balle est dans le camp du Hamas", a estimé lundi un haut fonctionnaire de l’autorité d’occupation ayant requis l’anonymat.

Gaza n’a été le théâtre d’aucune opération militaire depuis la réunion égyptienne. Trois jours plus tôt, l’armée d’occupation avait mis fin à une vaste agression qui a fait 120 morts côté palestinien. Dans le même temps, les tirs de roquettes se sont faits beaucoup plus rares. Quatre projectiles ont été tirés au cours des trois derniers jours, alors que dix à quinze s’abattaient quotidiennement en territoire israélien, la semaine dernière. L’aile militaire du Hamas n’a, qui plus est, revendiqué aucun de ces tirs depuis la fin de l’agression. En l’absence d’agression israélienne, le mouvement n’a pas de raison de le faire, a souligné Abou Zouhri, au nom du mouvement. AP

3 Bande de Gaza : la pire situation humanitaire depuis 1967.

Des organisations humanitaires britanniques et françaises ont affirmé jeudi que la situation humanitaire dans la bande de Gaza était la pire depuis l’occupation du territoire par Israël en 1967. "La situation des 1,5 million de Palestiniens de la bande de Gaza est la pire depuis le début de l’occupation militaire israélienne de 1967", indiquent le rapport. Le document a été élaboré par Amnesty international GB, Care international GB, l’Organisation Catholique pour le Développement d’Outre-mer (CAFOD), Christian Aid, Médecins du Monde GB, Oxfam, Save The Children GB et l’Agence irlandaise de charité et de Développement (Trocaire). Selon le rapport, le blocus imposé par Israël à Gaza entraînant des pénuries de produits de base et des coupures d’électricité, "constitue une punition collective frappant toute la population de Gaza". En représailles aux tirs de roquettes, l’autorité d’occupation a imposé le 17 janvier un blocus à la bande de Gaza, et y mène des attaques quasi-quotidiennes qui ont fait des dizaines de morts. La bande de Gaza est contrôlée depuis juin par le Hamas, considéré comme une organisation "terroriste" par l’autorité d’occupation, l’Union européenne et Washington. "La politique internationale d’isolement du Hamas n’a débouché sur rien de positif", indiquent les ONG. "La politique de blocus est inacceptable, illégale et n’apporte la sécurité ni aux Israéliens ni aux Palestiniens", ajoutent-elles. Elles demandent au Royaume-Uni et à l’UE de "condamner vivement la poursuite du blocus de Gaza et l’utilisation, par le gouvernement israélien, d’une punition collective, ainsi que les violations du droit humanitaire international" qui en résultent. Les organisations dressent un portrait sombre de la situation dans ce territoire populeux, affirmant que 80% de sa population est dépendante d’une aide alimentaire et 40% au chômage. Selon elles, les équipements cruciaux pour la vie des patients des hôpitaux ne peuvent plus fonctionner, faute de pouvoir importer des pièces détachées. En outre, l’effondrement des infrastructures clés a conduit à l’évacuation quotidienne de quelque 50 millions de tonnes d’eaux usées dans la Méditerranée. "A moins de la fin du blocus maintenant, il sera impossible d’éviter que Gaza ne bascule dans une catastrophe, et tous les espoirs de paix dans la région seront anéantis", a estimé Geoffrey Dennis, un des responsables de Care International UK. Les ONG, qui exhortent Londres à "exercer une plus grande pression sur le gouvernement israélien", appellent à la fin des tirs de roquettes "sans distinction", ainsi qu’à la fin de la réponse "disproportionnée" d’Israël. Les ONG françaises Oxfam France - Agir ici, Amnesty International France et Médecins du Monde ont annoncé dans un communiqué qu’elles souscrivaient aux analyses et recommandations formulées dans ce rapport. Elles en ont appelé au gouvernement français "afin qu’il engage des actes concrets en faveur des habitants de Gaza", notamment en exerçant "davantage de pression sur le gouvernement israélien afin qu’il ouvre les points de passage vers Gaza et mette fin aux coupures d’électricité et de carburant". Réagissant au rapport, un porte-parole du ministère de la Défense de l’autorité d’occupation, Peter Lerner, a imputé la dégradation de la situation à Gaza au Hamas, affirmant qu’Israël veillait à ce que les besoins humanitaires de base de Gaza soient assurés. "La responsabilité pour ce qui se passe à Gaza depuis le retrait israélien et le démantèlement des colonies (en 2005) repose largement sur le Hamas et c’est à lui que toute plainte doit être adressée", a-t-il déclaré dans un communiqué. Source : Al-Oufok 6 mars 2008.
4 Le blocus a détruit l’environnement naturel à Gaza .

Dans un communiqué de presse que le blocus imposé contre la bande de Gaza menace de polluer et d'épuiser des ressources naturelles, en soulignant que les résultats négatifs du blocus sioniste seront très dangereux contre tout élément environnemental vivant dans la bande de Gaza.

Le communiqué a rapporté que les résultats du blocus ont frappé tous les secteurs, sanitaires, humains, économiques et sociaux dans la bande de Gaza. Il a ajouté que les dommages de l'environnement durant la dernière durée du blocus sioniste sont les plus grands et les plus dangereux depuis 1967. L'autorité chargée de la qualité de l'environnement a souligné que le sévère blocus sioniste a frappé tous les secteurs qui présentent des services aux habitants de la bande de Gaza. CPI 10-03

5 Barak étudie un plan militaire pour déplacer les habitants du nord de la bande de Gaza .
Des sources israéliennes ont annoncé, mercredi soir, que le ministre de la guerre Barak est en train d’étudier un plan militaire pour évacuer la population du nord de la bande de Gaza, en la faisant fuir vers le sud.
Selon les mêmes sources, Barak a demandé des conseils juridiques pour évacuer les gens des régions d’où viennent les tirs de roquettes afin que l’armée israélienne envahissent le domaine. Le cabinet israélien a décidé, lors de sa réunion de mercredi, de poursuivre les opérations militaires dans la bande de Gaza et de prendre en cible des institutions du Hamas et du gouvernement palestinien, et de travailler pour saper l’autorité du Hamas, à condition que ces objectifs obtiennent l’approbation du premier ministre, du ministre de la sécurité et du ministre des affaires étrangères. Le Conseil a également décidé de prendre les mesures nécessaires pour empêcher le Hamas de développer ses capacités militaires et de coordonner ses efforts à cet égard avec les autorités égyptiennes. Et de donner toute la liberté d’action à l’armée et aux services de sécurité pour ce qu’il a appelé « la guerre au terrorisme ». En revanche, il a été décidé de poursuivre les négociations avec le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Dans ce contexte, la secrétaire d’état américaine, Condoleezza Rice, à l’issue de sa rencontre avec le ministre de la guerre, Barak, a convenu qu’un cessez-le-feu n’était pas une condition pour la reprise des négociations. La ministre israélien des affaires étrangères, Tzipi Livni, à la fin de sa rencontre avec Rice, a dit que "Israël" continuera à « frapper le Hamas et à négocier avec les modérés ». Al-Manar Traduction : manar-fr.com  08-03


Mahmoud Abbas a réitéré sa volonté de dialoguer avec l’autorité d’occupation. Mahmoud Abbas a réitéré sa volonté de dialoguer avec l’autorité d’occupation pour parvenir à une paix juste et durable malgré l’attaque de jeudi soir contre une "yeshiva" (école talmudique) de Jérusalem qui a tué huit étudiants juifs. "Nous condamnons toutes les attaques, nous réclamons la paix et nous sommes résolus à faire la paix. Il n’y a pas d’autre voie que la voie de la paix fondée sur la justice internationale", a lancé le président. L’orateur, qui avait brièvement suspendu les discussions de paix avec l’autorité d’occupation après la grande offensive militaire contre la bande de Gaza le week-end dernier, a répété son souhait que s’arrêtent les tirs de roquette palestiniens sur Israël à partir de Gaza. Il a également apporté son aval aux efforts déployés - jusqu’ici en vain - par l’Egypte pour faciliter une trêve avec le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza. Mais le président de l’Autorité autonome a clairement fait savoir qu’à ses yeux, le calme ne reviendrait que grâce à des négociations de paix sincères et globales. Il a cité à cet égard plusieurs revendications sur des questions de fond touchant aux frontières, au statut de Jérusalem, aux millions de réfugiés palestiniens et à ceux qui sont actuellement détenus dans des prisons israéliennes. "Si nous obtenions (gain de cause) sur tout cela, alors nous serions prêts à signer un accord de paix juste, équitable et global", a affirmé Abbas.  (Samedi, 08 mars 2008 – Al-oufok avec les agences de presse)
7 L’autorité palestinienne reprend les rencontres avec les Sionistes juste après les massacres de Gaza.
Il est prévu que le groupe de l’autorité palestinienne présidé par Mahmoud Abbas organise de nouvelles rencontres avec les Sionistes à la fin de cette semaine, juste avant la diffusion de sang palestinien lors du dernier holocauste à Gaza, exécuté par le gouvernement criminel de l’entité sioniste contre des civils innocents, enfants, femmes et
personnes âgées.Le chef du bureau des négociations de l'OLP, Saëb Erekat, a dit qu'une commission spéciale israélo-américaine et palestinienne dirigée par le général américain William Friser va se réunir, jeudi prochain, pour discuter de l'engagement maintenu de chaque côté, selon la feuille de route. On note que les forces armées de l'occupation, notamment l'aviation de guerre de l'occupation, ont mené un génocide sans précédent contre d'innocents citoyens à Gaza, massacrant plus de 130 Palestiniens dont la moitié était des bébés, des enfants et des femmes, et blessant plus de 350 personnes dont certains sont dans un état critique.

Dans ce contexte, Abbas a de nouveau condamné le lancement de roquettes de la résistance palestinienne qui viennent dans le cadre de la riposte, et qui est un droit légitime pour répondre aux crimes des autorités sionistes occupantes contre d'innocents civils palestiniens. On note que la ministre américaine des affaires étrangères, Condoleezza Rice a déclaré lors de sa visite à Ramallah et de sa conférence de presse avec Abbas que les négociations avec les Israéliens vont reprendre, après que ce dernier avait annoncé leur suspension, il y a à peine cinq jours, après l'holocauste perpétré par les forces de l'occupation sionistes à Gaza. CPI -09-03


6-2 Analyses

1 Mahmoud Ahmadinejad : les crimes de guerre israéliens à Gaza traduisent le désespoir de Tel Aviv.
Le président iranien a déclaré dimanche que les crimes de guerre commis par le régime israélien dans la bande de Gaza traduisent le désespoir du régime face aux mouvements de résistance.S'adressant aux membres de famille des martyres libanais et palestiniens il a déclaré que« les lâches forces sionistes qui n'osent pas affronter les combattants palestiniens et libanais, utilisent les bombardements aveugles des secteurs résidentiels tuant ainsi des femmes et des enfants innocents».
« Ils devraient savoir, a poursuivi le président iranien que de tels crimes ne les aideront pas à vivre ».
L'Iran a invité le tribunal Pénal Internationale à juger les responsables de Tel Aviv pour les crimes de guerre commis dans la bande de Gaza dans une série de raids aériens sur les secteurs résidentiels depuis le 27 février dernier.
« Les puissances intimidantes n'ont aucun autre message pour les gens du monde si ce n’est celui des armes, des massacres et la logique de l'oppression, » a affirmé Mahmoud Ahmadinejad rappelant que la victoire appartient aux nations opprimées.
Avant le discours du Président Ahmadinejad, plusieurs parents des victimes tombées en martyr ont salué le soutien de l'Iran aux martyres palestiniens et à ceux des nations opprimées de Palestine et du Liban.
Ils ont averti que la nation libanaise continuera sa résistance face aux agresseurs sionistes et aux puissances intimidantes jusqu'à ce qu'elle en ressorte pleinement victorieuse.
I   rna 10-03


2 La reprise des négociations par Abbas après les massacres représente un crime.
Le Hamas a fortement condamné la reprise des négociations par la présidence de l’autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas à Ramallah avec le gouvernement de l’occupation israélienne après ses crimes dans la bande de Gaza, en considérant que cette décision de reprendre les négociations représente un crime contre le peuple palestinien comme ceux de l’occupation.
Le porte-parole du mouvement du Hamas Dr. Sami Abou Zouhri a dit, aujourd'hui dimanche 9/3, dans une déclaration spéciale au Centre Palestinien d'Information, que la rencontre prévue durant les jours prochains entre l'autorité d'Abbas, l'occupation et les Etats-Unis est une tentative américaine et israélienne de garantir le renforcement de la guerre d'Abbas et de son autorité contre les forces de la résistance palestinienne en Cisjordanie et surtout contre le mouvement du Hamas, après l'opération martyre dans la ville occupée d'Al-Qods.
Il a ajouté que ces raisons renforcent le refus de son mouvement de la continuation des négociations entre la direction de l'autorité à Ramallah et l'Etat de l'occupation sioniste, en considérant que ces négociations représentent un crime.

Abou Zouhri a appelé la présidence de l'autorité palestinienne à Ramallah à arrêter ces négociations qui visent à exécuter la question palestinienne et le projet de résistance. Le porte-parole du Hamas a souligné que le président Abbas participe aux négociations avec l'occupation sioniste après le grand nombre de martyrs, surtout des civils et des enfants, au moment où il refuse le dialogue avec le mouvement du Hamas. Il insiste à dire que ces pratiques représentent la vérité du programme de l'autorité qui s'oppose au projet de la résistance et à l'attachement aux principes. Le chef du département des négociations de l'OLP, Saeb Orikat, avait annoncé une rencontre prévue qui va rassembler, jeudi prochain, la direction de l'autorité palestinienne, l'Etat de l'occupation et des Américains pour discuter de l'exécution de la première étape de la feuille de route qui frappe la résistance et confisque ses armes. 09-03CPI


3 Services de renseignement : "Le front le plus actif actuellement est le front de Gaza",

"Le front le plus actif actuellement est le front de Gaza", ont souligné les services de renseignement. "Dans le cas où Israël lancerait une opération d'envergure à Gaza, cela pourrait générer des violences sur d'autres fronts, et particulièrement de la part du Hezbollah", a rapporté le haut responsable. "Le Hamas est encore très puissant en Cisjordanie et il y a un vrai risque qu'il en prenne le contrôle", a par ailleurs déclaré à l'AFP, avant la réunion, un responsable du ministère de la Défense.

"Sans les opérations que mène chaque jour l'armée contre le Hamas, un tel scénario pourrait se produire", a estimé ce responsable qui a requis l'anonymat. Les rapports entendus par le gouvernement ont été présentés par le Mossad (service de renseignement), les Renseignements militaires (Aman), le service d'évaluation des Affaires étrangères, la police et le Shin beth (service de sécurité intérieur). La réunion était prévue avant un attentat jeudi qui a fait huit morts parmi les étudiants d'un séminaire talmudique de Jérusalem-ouest. (AFP / 09 mars 2008)


4 L’occupation considère toute création d’un état palestinien comme un vrai danger à sa sécurité. Le gouvernement de l’entité israélien a violé d’une façon notable ses promesses présentées aux négociateurs palestiniens dirigés par le président de l’autorité, Mahmoud Abbas qui insiste toujours à s’engager aveuglement dans des négociations inutiles. La ministre des affaires étrangères Tzipi Livni  a déclaré  que toute création actuelle d'un Etat palestinien représente un vrai danger à la sécurité de l'entité sioniste.

Lors de sa rencontre avec le délégué américain Gymse Johns, dans la ville occupée d'Al-Qods, elle a affirmé que durant cette situation qui règne à Gaza, toute création d'un tel Etat palestinien  représente un vrai danger à la sécurité de l'entité sioniste. Elle a insisté à dire que la bataille contre le terrorisme va se poursuivre (c'est-à-dire contre la résistance nationale palestinienne). Elle a ajouté : "Tout processus de paix doit répondre aux exigences de la sécurité d'Israël".
On note qu'elle avait annoncé avant la reprise des négociations que l'Etat palestinien prévu doit être dirigé par des gens qui sont capables de toujours combattre le terrorisme (la résistance nationale palestinienne).10-03 CPI


6 "Si c’est nécessaire, il faudra changer la loi"

Le vice-Premier ministre, Eli Yishaï, a proposé dimanche le bannissement de familles d’auteurs d’attaques suite à la mort de huit élèves de cette institution religieuse, la Yeshiva du Mercaz Harav, tués par un résistant de Jérusalem-est. "Il faut que toute personne ayant une carte de résident sache que sa famille pourrait perdre son droit de résidence (à Jérusalem-est) et que sa maison pourrait être détruite" si elle commet un attentat, a déclaré à l’ouverture du Conseil hebdomadaire Yishaï, qui est aussi ministre du Commerce et de l’Industrie. "Si c’est nécessaire, il faudra changer la loi", a poursuivi le chef du parti ultra-orthodoxe Shass, s’exprimant devant la presse. Les quelque 200.000 Palestiniens de Jérusalem-est, annexée par Israël après juin 1967, disposent de permis de résidence leur permettant de se rendre librement (…) en tout lieu en Israël sans être pour autant des ressortissants israéliens. (Source : Al-Oufok avec les agences de presse-09 mars 2008)


6-3 L’armée d’occupation a levé lundi le bouclage total de la Cisjordanie.

"Le bouclage strict a été levé dans la nuit de dimanche à lundi" "Le bouclage strict a été levé dans la nuit de dimanche à lundi" a indiqué à l’AFP une porte-parole militaire. Le bouclage strict qui devait être initialement levé dimanche avait été prolongé de vingt quatre heures. Le bouclage total de la Cisjordanie , avait été imposé après l’attaque palestinienne à Jérusalem-ouest jeudi dernier. Cette mesure n’implique pas la levée de l’ensemble des restrictions imposées à l’entrée de Palestiniens en Israël depuis plusieurs années.

Depuis le déclenchement de l’Intifada en septembre 2000, la Cisjordanie est quasiment bouclée en permanence ce qui a entraîné une forte hausse du chômage et a gravement porté atteinte à l’économie. AP


6-4 Colonies illégales

1 Les responsables israéliens relance la construction de colonies.

Les responsables du régime israélien ont donné leur accord à un projet de construction de 750 nouveaux logements dans une colonie en Palestine occupée, une décision dénoncée par les Palestiniens qui y voient un nouvel obstacle sur la voie de la paix.
Le régime israélien a annoncé hier la relance de la construction de logements dans une colonie de Cisjordanie au risque de nuire aux chances de reprise des négociations de paix plus que compromises après une offensive meurtrière israélienne à Gaza.
Le premier ministre Olmert a donné son feu vert à la construction de centaines de nouveaux logements dans la colonie de Givat Zeev, au nord-ouest de Jérusalem, selon le ministère de l’Habitat.
« La construction de centaines d’unités de nouveaux logements répond à une politique destinée à faire face à une demande de logements suite au développement démographique de Jérusalem », poursuit le ministre qui dit vouloir poursuivre cette politique.
Les Palestiniens ont immédiatement condamné cette décision qui intervient au lendemain de l’annonce d’une reprise prochaine des négociations où le contentieux sur les colonies israéliennes occupe une place centrale.
« Nous condamnons fermement cette décision et considérons qu’avec elle, le régime israélien entend démolir le processus de paix et les efforts en ce sens de la communauté internationale. Nous appelons l’Administration américaine à faire pression sur le régime israélien pour qu’il revienne sur cette décision», a déclaré à l’AFP, Saëb Erakat, principal négociateur palestinien.
«C’est une décision scandaleuse qui va affecter les négociations avec les Palestiniens. Ce gouvernement qui s’est engagé à évacuer des colonies ne fait que les renforcer », a renchéri à l’AFP Yariv Oppenheimer, directeur du mouvement anti colonisation La Paix maintenant.
Des responsables palestiniens et israéliens avaient annoncé samedi une reprise pour cette semaine des négociations suspendues à la suite des opérations militaires particulièrement meurtrières de l’armée israélienne à Gaza.
Irna
12-03


2 Ban Ki-moon appelle Israël à l’arrêt des constructions de logements.

Israël a annoncé la relance de la construction de logements dans la colonie de Givat Zeev en Cisjordanie. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, demande à Israël d’arrêter les constructions de logements en Cisjordanie, soulignant qu’elles sont contraires au droit international, a indiqué lundi son service de presse dans un communiqué. Ban "exprime sa préoccupation après l’approbation par le gouvernement israélien de la reprise des constructions" dans une colonie de Cisjordanie, déclare le communiqué. "Toute expansion des colonies de peuplement est contraire aux obligations d’Israël aux termes de la Feuille de route et au droit international", ajoute-t-il. "Le secrétaire général appelle le gouvernement d’Israël à cesser les constructions de logements et réitère que la mise en oeuvre par les deux parties des obligations découlant de la Feuille de route est essentielle au processus de règlement politique", conclut-il. AP -10-03


3 La France veut l’arrêt de la colonisation… mais…

Le président français a répété lundi soir à son homologue Shimon Peres que la sécurité d’Israël avait pour conditions "l’arrêt de la colonisation" et la "création d’un Etat palestinien démocratique, moderne et viable". Comme ami d’israël, je vous dois le langage de la vérité : la sécurité d’Israël passe par l’arrêt de la colonisation. Je l’affirme devant vous qui en êtes convaincus : la création d’un Etat palestinien démocratique, moderne et viable est une condition de la sécurité à long terme d’Israël", a déclaré Sarkozy lors d’un dîner à l’Elysée en l’honneur de Peres. "Un peuple ne peut vivre sous la menace du terrorisme, ce terrorisme qui vient de frapper Jérusalem et que la France condamne absolument", a poursuivi le chef de l’Etat français, rappelant son "attachement indéfectible à la sécurité d’Israël". " La France sera toujours aux côtés d’Israël quand son existence sera mise en cause. Ceux qui appellent de manière scandaleuse à sa destruction trouveront toujours la France face à eux, pour leur barrer la route", a-t-il prévenu. Sarkozy avait déjà indiqué lundi après-midi à M. Peres, lors d’un entretien d’une heure à l’Elysée, que la "sécurité d’Israël" impliquait "l’arrêt des colonisations", selon le porte-parole de la présidence française David Martinon. Un peu plus tôt dans la journée, la France avait condamné la "poursuite de la colonisation", après la relance de la construction de logements dans une colonie de Cisjordanie. Comme il l’avait fait dans l’après-midi, Peres s’est pour sa part réjoui du resserrement des liens entre la France et Israël avec l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. "Monsieur le président, le peuple d’Israël est fier de vous compter parmi ses amis fidèles", a-t-il dit.  (Al-Oufok avec les agences de presse)


4 Shimon Peres en visite d’Etat à Paris.

Shimon Peres a entamé lundi une visite d’Etat en France. Peres, est le premier dirigeant étranger à être reçu avec le protocole d’une visite d’Etat depuis l’élection de Sarkozy en mai 2007. Peres s’est réjoui d’avoir avec le président français "un ami véritable du peuple juif, et ce depuis la Shoah , et un ami honnête et vrai de l’Etat d’Israël depuis sa création".

Sarkozy, par la voix de son porte-parole David Martinon, a fait savoir de son côté que "la sécurité d’Israël ne se discutait pas et que la France serait toujours à ses côtés". Mais il a aussi demandé "l’arrêt" de la colonisation en Cisjordanie, qu’Israël vient de relancer avec l’annonce de construction de nouveaux logements. "En tant qu’ami, je vous dis que la sécurité d’Israël passe par l’arrêt des colonisations", a dit Sarkozy, cité par Martinon. Sarkozy a aussi souligné, que "la meilleure garantie de sécurité pour Israël c’était la création d’un Etat palestinien moderne, démocratique et viable avant la fin 2008". AP -10-03


6-5 Action de la Yeshiva.

La Yeshiva du Merkaz Harav, a annoncé son refus de recevoir une visite d’Ehud Olmert à cause de ses positions politiques.(…) "Nous ne pouvons recevoir un Premier ministre qui agit contre l’esprit de la Torah et accepte qu’Israël se retire d’une partie de la Terre d’Israël", La Bible "nous interdit formellement de livrer à des étrangers un seule pouce de la Terre d’Israël" (aux frontières bibliques), a poursuivi le rabbin qui a accusé Olmert de transgresser les commandements divins, exigeant qu’il relance la colonisation en Cisjordanie. La veille, la ministre de l’Education de l’autorité d’occupation, Youli Tamir, avait été violemment prise à partie par des étudiants de l’institution lors d’une visite de condoléances à ce séminaire talmudique. Tamir une ancienne militante du mouvement anti-annexioniste, " la Paix Maintenant ", avait été accueillie aux cris de "criminelle", "meurtrière" et " traître", alors qu’un étudiant tentait de la frapper. "Je n’ai jamais été confrontée à une telle haine. Cela me rappelle les incitations au meurtre qui avaient précédé l’assassinat d’Yitzhak Rabin", a-t-elle déclaré lundi à la radio. Rabin avait été assassiné le 4 novembre 1995 par un religieux extrémiste de droite  qui l’accusait de "brader la Terre d’Israël", aux frontières bibliques, en oeuvrant pour un compromis avec les Palestiniens.

La Yeshiva, créée en 1924 par le premier grand rabbin d’Israël, Avraham Yitzhak Kook, est devenue au fil des ans le bastion du sionisme religieux, virant après 1967 à l’ultra nationalisme.AP - Lundi 10 mars, 19h01


6-7 Gaza : Projet pour trouver des travaux à 60 mille chômeurs palestiniens en six mois
L’assemblée des organisations de bienfaisance dans la bande de Gaza a lancé un programme pour trouver des travaux aux chômeurs palestiniens, en affirmant que ce programme vise à réduire la pauvreté dans la bande de Gaza et à renforcer l’économie palestinienne.
Le coordinateur général du projet, Dr. Ahmed Al-Karad, a dit, aujourd'hui dimanche 9/3, dans une conférence de presse dans la ville de Gaza : "Le peuple palestinien vit dans des conditions très difficiles dans la bande de Gaza à cause de l'injuste blocus sioniste qui frappe tous les secteurs de la vie palestinienne".

Il a souligné que les organisations de bienfaisance dans la bande de Gaza remarquent qu'il doit faire face à toutes les campagnes de la pauvreté et au chômage qui menace notre peuple palestinien, en annonçant le lancement de ce projet qui vise à créer des travaux pour les chômeurs palestiniens. Al-Karad a ajouté que les associations de bienfaisance prévoient de trouver des travaux à 60 mille chômeurs palestiniens en six mois. Il a remercié toutes les organisations de bienfaisance et humaines dans les pays arabes et islamiques qui ont participé à créer ce projet, en appelant toutes les organisations et tous les hommes libres dans la monde à participer à développer ce projet pour sauver les habitants de la bande de Gaza.  CPI 09-03


Des sources égyptiennes dévoilent un plan d’une trêve, la fin du blocus et l’ouverture des passages
Des sources diplomatiques égyptiennes ont dévoilé que l’Égypte a préparé un plan complet pour réaliser la trêve dans les territoires palestiniens, l’ouverture des passages et la levée du blocus, tout en soulignant que ce plan est encouragé par les Etats-Unis et l’Union Européenne.Les sources ont dit dans un rapport publié, aujourd'hui dimanche 9/3, par le journal d'Al-Hayet que l'Égypte travaille pour réaliser une trêve dans la bande de Gaza en vue de prendre des mesures qui permettent la fin du blocus sioniste imposé contre la bande de Gaza, en ajoutant que les américains et les européens comprennent ces tentatives égyptiennes.

Elles ont déclaré que le rôle égyptien entame plus d'une méditation entre le mouvement du Hamas et l'état de l'occupation parce qu'il vise à réaliser la trêve, finir le blocus et trouver des solutions aux problèmes palestiniens internes ainsi que la reprise des négociations. Les sources ont expliqué que la direction égyptienne a vu après l'incursion dans ses frontières, l'importance de finir la situation actuelle dans la bande de Gaza en attirant l'attention que la continuation du blocus frappe les habitants de la bande de Gaza. Elles ont poursuivi que les égyptiens ont reçu de hauts responsables de l'état de l'occupation, du mouvement du Hamas et de l'autorité palestinienne ainsi que des responsables américains et européens pour réaliser cette trêve. CPI 09-03


6 -8 Spécial Egypte

1 L’Égypte entame une médiation auprès du Hamas et du Djihad.

L’Egypte a entamé des discussions avec des représentants du Hamas et du Djihad islamique en vue d’une trêve avec les forces israéliennes, apprend-on auprès des deux mouvements palestiniens. Les négociations se sont ouvertes à El Arich, ville du Sinaï proche de la bande de Gaza, trois jours après l’arrêt de l’offensive de Tsahal dans le nord du territoire qui a coûté la vie à près de 130 Palestiniens, dont une moitié de civils. Bien qu’hostile au Hamas Mahmoud Abbas a suspendu dimanche les négociations de paix avec l’autorité d’occupation pour dénoncer cette offensive mais … s’est dit prêt à les reprendre une fois qu’un cessez-le-feu aura été conclu.

Rice, en visite dans la région, a toutefois annoncé mercredi qu’il ne s’agissait plus d’un préalable. La délégation du Hamas à El Arich est conduite par Mahmoud al Zahar, a fait savoir le mouvement, tandis que Khader Habib annonçait le départ de représentants du Djihad islamique "pour des pourparlers en vue d’une accalmie". "Les conditions sont claires, l’ennemi sioniste doit mettre fin à toute forme d’agression contre notre peuple dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, et doit lever le siège de Gaza", a-t-il déclaré à Reuters. Le Hamas n’a toutefois pas précisé si l’arrêt des hostilités en Cisjordanie faisait partie de ses exigences. Selon de hauts responsables palestiniens, Le Caire doit soumettre à Israël et au Hamas une proposition de trêve prévoyant un arrêt mutuel des hostilités et la réouverture des principaux points de passage de la bande de Gaza et de Cisjordanie. Ehud Olmert s’est dit prêt à ordonner un arrêt des opérations militaires dans la bande de Gaza, à condition que cessent les tirs de roquettes, mais rien n’indique qu’il soit disposé à rouvrir les points de passage.

Les Etats-Unis lui ont toutefois fait savoir qu’ils y étaient favorables. "Nous aimerions que la situation à Gaza ne soit pas exclusivement un problème humanitaire et qu’il puisse y avoir une certaine activité commerciale, pour faire en sorte que les gens puissent subsister, et cela demande une discussion sur les moyens de rouvrir certains points de passage", a déclaré un représentant américain dans la région, qui a souhaité conserver l’anonymat.

Les autorités d’occupation ont fermé les points de passage lorsque le Hamas s’est emparé du territoire en juin 2007 et les organisations non gouvernementales parlent d’une crise humanitaire sans précédent depuis 1967.  (Source :  06 mars 2008 – Al-oufok avec les agences de presse


2 L’Egypte renforce son mur le long de la frontière avec la Bande de Gaza. L’Egypte a entamé la construction d’un mur en béton de trois mètres de haut le long de sa frontière avec la Bande de Gaza pour éviter que les Palestiniens ne puissent à nouveau entrer sur son territoire, comme ce fut le cas en janvier. Des membres des services sécurité ont confirmé les nombreux témoignages sur la construction d’un nouveau mur. Des ouvriers civils ont été vus sur le chantier.

Trois kilomètres ont jusqu’à présents été construits, depuis la porte de Saladin dans le centre de Rafah jusqu’à la mer. La construction empêchera toute nouvelle incursion des Palestiniens en Egypte, ont ajouté les responsables. Le mur vient remplacer l’alternance de fils barbelés, barrières d’acier et murs de ciment qui avait été brisée en plusieurs endroits par des explosifs posés par le Hamas en janvier, laissant les habitants de la Bande de Gaza pénétrer en nombre en Egypte, notamment dans l’espoir de trouver de la nourriture.

Source : Al-Oufok 06-03 

11/03/2008

N° 338 - Journal d'Irak (Fin) ‘L'Irak, une guerre à trois mille milliards de dollars

N° 338 -  Journal d'Irak   ‘L'Irak, une guerre à trois mille milliards de dollars (Fin)

Par M.Lemaire

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse :fa032881@skynet.be 

Sommaire :

Tiré à part :

L'Irak, une guerre à trois mille milliards de dollars

Bush oppose son veto à l'interdiction du "waterboarding"

La méthode d'interrogation de noyade simulée ("waterboarding") est inhumaine.

Turquie

La guerre dans la guerre

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

Des occupants 

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

3) Les voisins

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Invitation à lire ... 5-1 Irak, retrait immédiat

6 Brèves

6-1 Les Usa veulent que l’Irak double presque sa production de pétrole en deux ans.

6-2 Le gouvernement irakien nie la validité des contrats pétroliers signés par les Kurdes d'Irak.


L'Irak en chiffre: du 05-03 au 10/03/08
Tués Blessés
Peuple irakien 13 x
Usboys/Autres boys + miliciens 10 4
Policiers, armée et collaborateurs & miliciens 40 53

Tiré à part :

L'Irak, une guerre à trois mille milliards de dollars

La guerre en Irak va coûter au moins trois mille milliards de dollars aux Américains, selon le Prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz. Son coût dépasse déjà celui de la guerre du Vietnam, longue de douze ans, et représente plus du double de celle de Corée. Cette estimation ne prend pas en compte les dépenses à long terme comme les soins aux vétérans, précise le prestigieux économiste américain dans un livre écrit avec Linda Bilmes, professeur à Harvard. Elle est nettement supérieure à celle du bureau du budget du Congrès américain (CBO), qui estime que les dépenses liées aux guerres menées par les Etats-Unis atteindront entre 1200 et 1700 milliards d'ici 2017. Après cinq ans de guerre en Irak, les dépenses courantes américaines consacrées à la guerre devraient s'élever à plus de 12,5 milliards par mois en 2008, contre 4,4 milliards en 2003. Avec la guerre en Afghanistan, ce total atteint 16 milliards mensuels, soit le budget annuel de l'ONU, font valoir les auteurs.

Joseph Stiglitz et Linda Bilmes calculent que mille milliards de dollars, soit un tiers du coût total estimé de la guerre auraient pu : financer la construction de huit millions de logements, le recrutement de quinze millions de professeurs, les soins de 530 millions d'enfants, des bourses d'études pour 43 millions d'étudiants, et une couverture sociale aux Américains sur les cinquante prochaines années. (ats / 11 mars 2008 )

Bush oppose son veto à l'interdiction du "waterboarding"

Le Congrès a adopté en février un texte de financement dont une disposition contraindrait les services de renseignement à se conformer au manuel des règles d'interrogatoire imposées aux militaires et proscrivant le recours à la force en interrogatoire. Les agents de la CIA vont pouvoir continuer de recourir à des méthodes d'interrogatoire assimilées à de la torture, comme la simulation de noyade. Bush estimant que cette loi saperait le programme de détention et d'interrogatoire de la CIA a opposé son veto à un projet de loi interdisant de telles méthodes.

PS : il semble improbable que le Congrès puisse réunir les deux tiers de voix nécessaires dans les deux chambres pour que le texte entre dans la loi sans la signature du président. (ats / 08 mars 2008 19:39)

La méthode d'interrogation de noyade simulée ("waterboarding") est inhumaine.

Le lieutenant général Michael Maples a déclaré qu'il considérait la méthode d'interrogation de noyade simulée ("waterboarding") comme étant inhumaine. Ceci rendrait donc cette technique illégale, puisque depuis 2005, les lois américaines interdisent le traitement cruel, inhumain et dégradant des détenus. Lorsque cette technique est utilisée, la personne interrogée est attachée tête vers le bas et son visage est recouvert d'un tissu. On y verse alors de l'eau pour créer une sensation de noyade. Son utilisation remonte à plusieurs siècles - dont par l'Inquisition espagnole - et elle est condamnée par plusieurs pays. La noyade simulée peut être utilisée comme technique d'interrogation par la CIA , et son utilisation doit être approuvée au préalable par le secrétaire à la Justice et le président. L'administration Bush a refusé de légiférer sur la noyade simulée, ne statuant pas s'il s'agissait de torture ou non. The Associated Press 27-02


Turquie ou La guerre dans la guerre

05-03 Les avions turcs ont bombardé Dashti Barzji dans la province d'Irbil, à quelque 25 km de la frontière, a précisé le capitaine Saleh Ali à l'Associated Press. La zone est inhabitée et aucune victime ou destruction n'a été rapportée, a indiqué un représentant des forces de sécurité irakiennes. La chaîne de télévision privée turque NTV, citant des représentants de l'Union patriotique du Kurdistan, avait annoncé un peu plus tôt que des hélicoptères turcs avaient bombardé la région de Sidekan, à 40 km au sud de la frontière entre la Turquie et l'Irak. L'armée turque n'a pas encore confirmé l'information. (AP & Al Oufok)

05-03 Les militaires turcs ont rejeté mardi les critiques portant sur la manière dont ils ont géré une offensive terrestre contre les kurdes du PKK dans le nord de l'Irak. Le chef du parti nationaliste MHP, Devlet Bahceli,  avait peu auparavant reproché aux militaires d'avoir contribué à renforcer l'image kurdes du PKK en publiant des communiqués les dépeignant comme une force régulière. "Pour la première fois dans notre lutte de 24 ans contre le terrorisme, les forces armées turques sont devenues la cible d'attaques gratuites", "Ces attaques portent encore plus atteinte à la détermination des forces armées turques ", répond l'état-major sur son site internet. Les militaires turcs sont sur la défensive depuis la décision prise vendredi, de retirer toutes les forces turques d'Irak après huit jours de combats dans les montagnes enneigées du Kurdistan irakien. (Reuters)

10-03 L'armée turque a ouvert le feu depuis la ville frontalière de Cukurca,  selon l'agence de presse privée Dogan. Les tirs ont duré un quart d'heure, a précisé l'agence.L'armée turque n'a pas confirmé ces opérations. (Reuters)


La résistance contre l'agresseur

Résistance :

10-03 Un haut gradé US, le général John Kelly, a affirmé qu'Al-Qaïda pourrait essayer de changer de tactique en Irak en recommençant à organiser des attaques spectaculaires "susceptible d'attirer l'attention des médias". (AFP)

08-03 A Basra, jusqu’à 5.000 personnes se sont rassemblées dans les rues contre des conditions de sécurité détériorées. Selon de nombreux habitants, les meurtres, les enlèvements et autres crimes sont en hausse depuis le transfert de l’autorité des troupes britanniques aux forces irakiennes à la fin de l’année dernière. Les manifestants se sont rendus devant le siège de la police de Basra, exigeant la démission de son chef, le général Abdul-Jalil Khalaf et du commandant des opérations conjointes armée-police, le général Mohan al-Fireji. (AL-Oufok avec les agences de presse) 

Analyse & déclaration

07-03 La violence (lire les attaques due a la résistance) a augmenté en février de 33% par rapport à janvier, selon des chiffres officiels. L'administration US et le gouvernement irakien s'étaient félicités de la baisse des vattaqueqs à la suite de la mise en place du plan de sécurité(Imposer la loi), lancée le 14 février 2007 à Bagdad et d'un renforcement des opérations de l'armée américaine. AFP)


2-1Occupation de l'Irak

2-2 Les forces en présence

USA

06-03 L’armée d’occupation a annoncé jeudi que 2.000 soldats de 82e division aéroportée, « ne seront pas remplacés »", La deuxième brigade de combat, 82e division aéroportée, faisait partie des 30.000 soldats envoyés en Irak en renfort en 2007, (AFP)

06-03 Il y a actuellement 34.500 militaires déployés dans la capitale. (Reuters)

07-03 159.000 militaires américains sont actuellement déployés en Irak, et il devrait en rester plus de 100.000 quand le successeur de Bush prendra ses fonctions à la Maison Blanche en janvier 2009. (AL-Oufok avec les agences de presse)

06-03 L’armée d’occupation a annoncé jeudi que 2.000 soldats de 82e division aéroportée, « ne seront pas remplacés »", La deuxième brigade de combat, 82e division aéroportée, faisait partie des 30.000 soldats envoyés en Irak en renfort en 2007, (AFP)


3) Politique

a) des collaborateurs Irakiens

Sur le terrain

07-03 Moqtada Sadr a reconnu vendredi que l'armée du Mahdi, était traversé par des divisions qui expliquaient son retrait depuis plusieurs mois. Moqtada Sadr "Les nombreuses personnes qui n'ont pas regagné leur Hawza (l'école religieuse) s'en sont séparées (...)". Elles "se sont plongées dans les méandres de la vie politique, alors que nous les croyions loyales, ce qui m'a convaincu de m'isoler.

Se montrant presque désenchanté, il a expliqué son retrait de la vie politique par les "réelles divisions" régnant au sein de la classe politique irakienne. Moqtada Sadr, qui semble avoir modéré ses positions, a reconduit pour une nouvelle période de six mois la trêve des opérations de l'armée du Mahdi, (AFP)


Politique intérieure & extérieure

07-03 Le président (…) Talabani s’est prononcé pour l’établissement de liens "stratégiques et solides" avec la Turquie voisin. Talabani a souhaité la promotion des relations politiques, économiques, culturelles et énergétiques afin que la coopération turco-irakienne puisse constituer un modèle au Proche-Orient.

Talabani a indiqué que la constitution irakienne ne permettait pas l’établissement sur le sol irakien d’organisations pouvant nuire aux pays voisins. "Nous sommes évidemment opposés à une organisation qui lance des attaques contre un pays voisin et nous le permettrons pas", a souligné M. Talabani, indiquant que les Kurdes qui administrent le nord de son pays avaient été sommés d’exercer des pressions sur le PKK pour qu’il quitte cette zone où il dispose de plusieurs camps. A la question de savoir si la Turquie envisageait une ouverture politique en faveur du PKK, le président Erdogan a indiquait qu’il n’était "pas question de tolérer une organisation impliquée dans le terrorisme".(…)

L’Irak a reconnu la menace que représente le PKK pour la Turquie ""Les relations entre la Turquie et l’Irak gagneront un nouvel élan. Nous entrerons dans une nouvelle période et une nouvelle page sera tournée", a-t-il encore dit. (AP & Al Oufok) 


B) Politiques des occupants 

07-03 Plus d'un million d'Irakiens ont été tués depuis mars 2003, selon une étude publiée le mois dernier à Londres par la société de sondages Opinion Research Business (ORB). Entre mars 2003 et juin 2006, 120 Irakiens, en moyenne, sont décédés chaque jour "de mort violente", selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). (AFP)


c) Les voisins

Turquie

08-03 Le ministre d'Etat turc chargé du Commerce extérieur, Kürsad Tüzmen, a indiqué, après avoir reçu le ministre irakien du pétrole, Hussein Chahristani, que leurs deux pays allaient finaliser fin mai un "accord de partenariat économique renforcé". Cet accord aura pour "objectif d'intégrer les économies des deux pays autant que possible pour former une zone commune de prospérité", a-t-il dit, ajoutant que "la priorité de la Turquie était d'investir dans le développement des champs de gaz irakiens, pour l'importation et pour servir de lien vers l'Europe". Le ministre turc de l'Energie, Hilmi Güler, a évoqué un projet à long terme de construction d'un second oléoduc entre l'Irak et la Turquie.

Les exportations turques en Irak ont atteint 2,82 milliards de dollars (1,83 milliard d'euros) en 2007 et les importations irakiennes en Turquie 650 millions de dollars (422 millions d'euros), selon les statistiques officielles turques. M. Tüzmen a évalué à 6 milliards de dollars le volume des échanges bilatéraux attendu en 2008 et affirmé que l'objectif pour 2010 était de 20 milliards de dollars. Les entreprises turques sont particulièrement actives en Irak dans le domaine du bâtiment. Depuis 2003, elles y ont engrangé des contrats d'une valeur de 4,2 milliards de dollars, selon ces statistiques. (AFP)


4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes occupants.

07-03 Un soldat américain a été tué lors d’opérations qui ont également blessé un autre GI, dans province de Diyala au nord-est de Bagdad, a fait savoir l’armée US. (AL-Oufok avec les agences de presse)

 10-03 Attaque kamikaze dans le quartier Mansour, dans l'ouest de la capitale, a précisé le général Qassem Ata, porte-parole de l'armée irakienne, sans donner de bilan précis. Selon des témoins, interrogés sur place par un journaliste de l'AFP, au moins cinq soldats américains ont été tués. Six Américains ont été tués,", selon ce témoin. "Trois autres soldats et un interprète irakien ont été blessés", a ajouté un porte-parole US.

 "Un convoi de véhicules américains s'est arrêté et des militaires en sont descendus pour patrouiller à pied le long de l'avenue Mansour", a raconté un policier de la circulation,."Cela arrive presque tous les jours, ils viennent faire des achats dans les magasins ou prennent une glace", a expliqué ce policier, sous couvert de l'anonymat, et qui a assisté à l'attaque. "Environ dix minutes plus tard, un kamikaze s'est fait exploser au milieu d'eux. "Par peur d'une embuscade, leurs soldats ont tiré en l'air pendant quelques minutes, apparemment sans faire de victimes irakiennes. Les morts et les blessés américains ont été embarqués dans les véhicules américains et évacués par la route", a expliqué le policier.

Un soldat irakien, également témoin de l'attaque, a confirmé cette version des faits, "Nous étions en patrouille dans la zone quand nous avons entendu une explosion. Un kamikaze s'est fait exploser au milieu d'un groupe de militaires américains en train de faire du shopping", a dit ce soldat. Très nerveux, tenant en joue les passants, les soldats irakiens menaçaient d'ouvrir le feu sur quiconque se risquait à approcher ou qui n'obéissait pas immédiatement à leurs injonctions. (AFP)

10-03 Un haut gradé US, le général John Kelly, a affirmé qu'Al-Qaïda pourrait essayer de changer de tactique en Irak en recommençant à organiser des attaques spectaculaires "susceptible d'attirer l'attention des médias". (AFP)

11-03 "Trois militaires et leur interprète ont été tués par une bombe à l'est de la province de Diyala", a indiqué l'armée américaine."Un quatrième soldat a été blessé", ajoute simplement ce communiqué, qui ne donne aucune autre précision sur l'incident.  (AFP)


Pertes de la résistance- Ville non précisée

08-03 Les forces de sécurité irakiennes ont trouvé une centaine de corps en décomposition dans un charnier au nord de Bagdad, a déclaré un porte-parole de l’armée, le commandant Winfield Danielson. Les forces américaines et irakiennes ont dit ignorer pour l’heure qui avait creusé cette fosse commune près de Khalis, à 80 kilomètres au nord de Bagdad, et quand les victimes ont été tuées.(…) (AL-Oufok avec les agences de presse)


Les combats par provinces

Détails autorisés par la censure.

1-1 Bagdad Opération Wolf": et le nouveau plan de sécurité «Ordre et loi» devanant Fardh al-Qanoon ou "Imposing Law", (Imposer la loi),

25-08 Depuis dix-huit heures, heure locale, la circulation de tout véhicule a été proscrite dans Bagdad et l'ensemble de son agglomération. Cette mesure restera en vigueur jusqu'à nouvel ordre. EuroNews

Et à Bagdad. pendant de ce temps..?

10-03 Au nord-est de Bagdad, une femme kamikaze a tué le chef d’un groupe local de combattants qui s’était retourné contre la résistance, a indiqué un officier de police. Associated Press.


1-3 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar )

 La province de Nievah dont Mossoul est le chef-lieu dispose déjà de quelque 18.000 policiers mais seuls environ 3.000 d'entre eux opèrent dans la ville de près de 2 millions d'habitants, selon le porte-parole de la police Saïd al-Jubouri. La grande ville du Nord est en outre situé à un carrefour stratégique, notamment entre Bagdad et la Syrie.  

Mossoul Mossoul est considérée par les militaires US comme l'épicentre de la résistance.

07-03  Au moins quatre policiers ont été tués et 17 autres  blessées vendredi dans une attaque kamikaze contre le poste d'al-Waqas, dans le quartier Ras al-Jada, dans le centre de Mossoul, a-t-on appris de source policière et hospitalières locales. Le poste de police est voisin d'un bâtiment de l'administration civile et d'une caserne de pompiers. AFP)


1-9 Province du Ninevah,

Tal-Afar  (située à quelque 420km au nord-ouest de Bagdad)

06-03 Les forces spéciales Tal-Afar américaines et irakiennes auraient tué onze résistants présumés dans un raid dans le nord de l'Irak, a annoncé le commandement Us. Trois soldats irakiens ont été tués et trois autres blessés dans l'opération. Les Américains tentent de reprendre le contrôle de la région de Ninevah. AP


1-13 Les autres villes de l'Irak occupée

Souleimanya ( Kurdistan irakien)

10-03 Une attaque kamikaze a fait trois morts et une trentaine de blessés, a annoncé un médecin de la ville. L'explosion s'est produite devant l'hôtel Sulaimaniya Palace, le plus grand de la région, qui accueille les hauts fonctionnaires et étrangers, ainsi que les réunions de l'Union patriotique du Kurdistan, l'un des deux principales formations de la province autonome, dont le chef de l'Etat, Djalal Talabani, est issu. (Reuters



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

08-03Une journaliste française a été poignardée samedi dans un hôtel de la ville d'Erbil, au Kurdistan irakien, selon la police. Elle a été légèrement blessée. La journaliste, dont on ignorait dans l'immédiat l'identité et pour quel média elle travaillait, a été hospitalisée pour des blessures légères au bras, selon le chef de la police d'Erbil, Abdul-Khaliq Talat. On ignorait la raison pour laquelle elle a été attaquée. La police a précisé que le gérant de l'hôtel et dix employés ont été arrêtés, et l'établissement fermé. Aucun autre détail n'a été divulgué. AP


Invitation à lire ...

5-1 Irak, retrait immédiat

Ecrit par un des pionniers du mouvement contre la guerre aux Etats-Unis, ce livre est un plaidoyer clair, précis, argumenté et convaincant pour un retrait immédiat des forces américaines de l’Irak. Incluant une histoire des occupations de ce pays depuis 1917, et une critique impitoyable de l’idéologie coloniale de Washington, il analyse les motivations de M. George W. Bush en mars 2003.

Contrairement à ce que prétend l’administration Bush, l’occupation a alimenté les courants politiques réactionnaires en Irak, accru la probabilité d’attaques terroristes sur le sol américain ou dans les pays alliés des Etats-Unis, et sapé le potentiel de développement démocratique au Proche-Orient. Le célèbre historien américain dissident Howard Zinn a rédigé une belle postface, qui raconte, en quelques pages, l’histoire de l’« exceptionnalisme américain », cette idéologie cherchant à justifier l’expansionisme – depuis le massacre des Indiens du Far West jusqu’aux guerres actuelles – par une « mission divine » ou par une prétendue « promotion de la liberté » dans le monde.   --  Michaël Löwy - Le Monde diplomatique de janvier 2008

Irak, retrait immédiat d'Anthony Arnove Demopolis, Paris, 2007, 186 pages, 19,50 euros Al-Oufok


6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

6-1 Les Usa veulent que l’Irak double presque sa production de pétrole en deux ans. Le ministre du pétrole Hussein Chahristani a confirmé  jeudi que l'Irak allait doubler sa production de pétrole d'ici deux ans en la faisant passer à 4,5 millions de barils par jour (mbj). Chahristani a expliqué que cet objectif pourra être atteint grâce aux appels d'offres pour les contrats de soutien techniques et s'est dit optimiste quant aux résultats du premier appel d'offres lancé par le gouvernement.

Selon lui, plus de cent compagnies pétrolières ont répondu à la première étape du plan de soutien technique et les résultats de la première phase de cet appel d'offres devraient être connus dans le courant du mois. Ces premiers contrats devraient permettre à l'Irak d'augmenter sa production de 0,5 mbj la première année et concernent cinq champs dont le gisement géant de Rumaila dans le sud du pays. M. Chahristani a ajouté que le gouvernement irakien va lancer le deuxième appel d'offres d'ici un mois, ce qui va permettre à l'Irak d'augmenter sa production à 4,5 mbj dans deux ans. Les compagnies sélectionnées seront privilégiées pour la recherche et l'exploitation de nouveaux champs. Selon le ministre, le pétrole extrait ne sera pas partagé.

Les ambitions de Bagdad sont ensuite d'augmenter sa production à 6 mbj pour les cinq à dix ans à venir, a ajouté le ministre. Selon les statistiques de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), l'Irak produit actuellement environ 2,2 mbj. Source : AFP / 06 mars 2008)


6-2 Le gouvernement irakien nie la validité des contrats pétroliers signés par les Kurdes d'Irak.

Le gouvernement irakien empêchera l'application des contrats signés entre des compagnies pétrolières étrangères et des autorités régionales irakiennes, a déclaré samedi le ministre irakien du pétrole Hussein Chahristani, faisant référence aux Kurdes d'Irak.

"Tous les contrats seront gérés par le gouvernement central", a déclaré M. Chahristani lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue turc Hilmi Güler. "Aucun des contrats signés par des régions de l'Irak ne sera reconnu par le gouvernement de l'Irak". "Les compagnies ne seront pas autorisées à travailler sur le territoire irakien à moins que leur contrat ait été approuvé par le gouvernement central à Bagdad", a-t-il poursuivi. Les déclarations de M. Chahristani interviennent alors qu'une controverse fait rage entre le gouvernement central irakien et les autorités de la région autonome kurde du nord de l'Irak. En novembre, le ministre a affirmé avoir annulé une quinzaine de contrats pétroliers signés récemment par les autorités du Kurdistan irakien. En réaction, le Premier ministre kurde Nechirvan Barzani a affirmé que les contrats seraient mis en oeuvre, estimant que "personne ne peut annuler des contrats signés par le Kurdistan". Le même mois, les autorités du Kurdistan irakien ont approuvé la signature de sept nouveaux contrats pétroliers. Au total, quinze blocs ont été attribués à ce jour par le gouvernement kurde depuis l'adoption en août 2007 par la région d'une loi sur le pétrole et le gaz. Une vingtaine de compagnies étrangères opèrent désormais au Kurdistan. Le ministre Chahristani a déjà déclaré à plusieurs reprises considérer ces contrats comme "illégaux", menaçant les compagnies concernées de ne plus avoir "l'opportunité de travailler avec le gouvernement irakien". Ces menaces sont restées sans effet à ce jour. (AFP / 08 mars 2008)

N° 338 - Journal d'Irak (Fin) ‘L'Irak, une guerre à trois mille milliards de dollars

Par M.Lemaire

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Sommaire (suite):

7 Dossiers

7-1 Dossier M.Lemaire : Donner un cadre légal à la présence des troupes US d’occupation…

7-2 Dossier M.Lemaire : le système sanitaire irakien se trouve aujourd'hui au bord de l'effondrement.

9 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse

9-1 La soif de pétrole irakien d'Israël.

9-2 La transformation de la guerre et le droit international - Entretien de Jean-Marc Flükiger avec Mohammad Mahmoud Ould Mohamedou.


7 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 Dossier M.Lemaire : Donner un cadre légal à la présence des troupes US d’occupation… 08-03

Les Etats-Unis et l’Irak entamaient samedi à Bagdad des négociations pour définir leurs relations à long terme et donner un cadre légal à la présence des troupes US d’occupation. La situation complexe car les Etats-Unis voudraient continuer à lutter contre la résistance dans ce pays. Je ne pense pas qu’Al-Qaïda aura disparu l’an prochain. Les Irakiens et nous allons essayer de nous assurer que nous pouvons poursuivre (ces insurgés)", expliquait Ryan Crocker dans un entretien accordé à l’Associated Press le 1er mars, ajoutant que "cet accord n’empiètera aucunement sur les prérogatives du pouvoir exécutif" du président, présent ou futur.

Selon le ministère américain de la guerre Les Etats-unis espère un accord d’ici décembre.

Une partie du Congrès américain, dominé par les démocrates, a critiqué ces négociations, craignant que les Etats-Unis ne s’engagent à maintenir un nombre spécifique de militaires en Irak et reprochant au gouvernement de ne pas avoir l’intention de soumettre l’éventuel accord au Parlement. M. Morrel s’est limité à dire que l’accord final "ne prévoit pas de bases permanentes et ne stipulera en aucune façon le nombre de soldats qui resteront en Irak". "Il ne liera pas les mains du futur chef des armées, il ne nécessitera pas la ratification du Sénat, mais nous déploierons tous les efforts pour tenir le Congrès informé des discussions",

M. Bush, qui s'est réuni vendredi au Pentagone avec Robert Gates et des membres de l'état-major interarmes pour discuter notamment du financement à long terme, aura d'autres entretiens avec ces responsables avant que Ryan Cocker et le général David Petraeus, commandant des forces américaines en Irak, ne viennent présenter leur rapport sur la situation en Irak à Washington en avril. (AL-Oufok avec les agences de presse)

Analyse

07-03 Les Etats-Unis voudrait parvenir à deux accords parallèles. L’un de cadre stratégique, qui déterminerait les bases de la relation bilatérale dans les domaines de la politique, de l’économie et de la sécurité; l’autre porterait sur le statut des forces américaines sur le territoire irakien, leurs droits et leurs obligations, sur le modèle des textes régissant déjà ces aspects dans les relations entre les Etats-Unis et des dizaines d’autres pays.

Même si les textes ne mentionnent pas de nombre de soldats précis, les autorités américaines n’excluent pas d’introduire des objectifs larges reflétant le transfert progressif aux forces irakiennes des responsabilités en matière de sécurité.

Washington compte bien aussi inscrire dans les accords l’autorisation pour l’armée américaine de poursuivre son travail de renseignement et ses activités antiterroristes, ainsi que les missions de combat. (AL-Oufok avec les agences de presse)

Réactions

07-03 Le conseiller principal pour l’Irak au Département d’Etat, David Satterfield, déclarait cette semaine au Congrès que l’accord sur le statut des forces conférerait aux troupes "toute l’autorité légale ainsi que les protections nécessaires pour continuer d’opérer en Irak". Quant à l’accord sur un cadre stratégique, il "affirmera la souveraineté irakienne et permettra de maintenir l’assistance des forces américaines et de la coalition dans la progression de ce pays vers une sécurité et une paix entières". (AL-Oufok avec les agences de presse)

07-03 Le ministre de la guerre Gates table sur un accord qui maintienne la présence militaire américaine "à l’invitation du gouvernement irakien souverain, pour une période de temps considérable", tout en réduisant la part des combats dans la mission, au profit de la formation des forces irakiennes pour "protéger leurs frontières, traquer Al-Qaïda, etc.". (Source : AL-Oufok avec les agences de presse)


7-2 Dossier M.Lemaire : le système sanitaire irakien se trouve aujourd'hui au bord de l'effondrement.

Déjà en mauvais état (a cause du blocus) avant l'invasion il y a cinq ans, le système sanitaire irakien se trouve aujourd'hui au bord de l'effondrement. Des médecins spécialistes difficiles à trouver, un corps médical décimé par la guerre, des malades condamnés à se procurer eux-mêmes leurs médicaments: Selon les chiffres communiqués en début d'année par le ministre de la Santé irakien, 618 personnels médicaux, dont 132 médecins, ont été tués dans le pays depuis 2003. Par ailleurs, des centaines, peut-être des milliers de personnes du monde médical ont sans doute fui vers le nord de l'Irak, au Kurdistan, et vers les régions voisines.

Bagdad, une ville de cinq millions d'habitants, ne dispose pas d'un neurochirurgien, déplore le Dr Hussein al-Hilli, directeur de l'hôpital Ibn Albitar de Bagdad. "C'est quelque chose de terrible, parce qu'il y a énormément de lésions, notamment de la moelle épinière", ajoute ce responsable qui décrit "une pénurie importante de médicaments, un manque de tout", comme du soluté intraveineux. "Cette simple chose, nous ne l'avons pas."

Comme beaucoup d'autres domaines, la crise que traverse le système de santé irakien est vaste et complexe, et il n'existe pas de solution rapide pour améliorer les conditions de travail des médecins et la prise en charge de patients. Les médicaments mettent si longtemps à arriver que les Irakiens hospitalisés pour des maladies aussi graves qu'un cancer doivent fournir les leurs. "Quand vous avez besoin d'un traitement, vous allez directement à la pharmacie. On sait qu'on n'obtiendra rien à l'hôpital", déplore Ahmed Khalil, 38 ans, propriétaire d'un garage à Fallujah. Et quand les étagères des pharmacies sont vides, les Irakiens se tournent vers le marché noir. "Avant l'invasion, nous avions notre part des médicaments provenant de l'entrepôt du gouvernement", raconte un pharmacien bagdadi, que la peur des représailles oblige à parler sous le couvert de l'anonymat. Les hôpitaux et cliniques obtiennent des médicaments, mais rarement en quantité suffisante, ajoute-t-il.

"Quelquefois, nous obtenons des médicaments volés par les employés qui travaillent à l'entrepôt ou dans les hôpitaux", poursuit-il. Au pire, les médicaments de marché noir sont des contrefaçons, ajoutent les patients, les médecins et les pharmaciens. Il y a trois mois, Jassim Nasif, 52 ans, a conduit sa femme dans une clinique privée pour accoucher, payant vingt fois le prix d'un hôpital public: 247 dollars (160 euros), au lieu de 12 (€7,8). "J'ai choisi le secteur très cher du privé, pour m'assurer que ma femme et mon fils reçoivent les meilleurs soins", mais les salles étaient sales et sans électricité, observe-t-il.

L'armée d’occupation et les organisations non gouvernementales (ONG), notamment le Croissant-Rouge irakien, tentent d'apporter leur aide, souligne le Dr al-Hilli. Le gouvernement irakien s'est même engagé à construire de nouveaux hôpitaux, selon le médecin.

Mais les problèmes sont loin d'être résolus. : Les ministres de la Santé défilent, constate le Dr Hilli. Il y a un an, un ancien vice-ministre de la Santé irakien et le chef des forces de sécurité du ministère de l'Intérieur ont été arrêtés, accusés d'avoir laissé les escadrons de la mort (commanditer par les Usa) utiliser des ambulances et les hôpitaux publics pour commettre des enlèvements et des massacres. Ils ont été acquittés ce mois-ci. Les responsables US  se sont plaints que les partisans deMoqtada Al-Sadr, aient transformé les hôpitaux en bases pour leurs milices et aient détourné des médicaments des cliniques publiques vers des installations médicales du mouvement religieux. Et récemment, l'armée américaine a arrêté le directeur par intérim de l'hôpital psychiatrique d'Al-Rashad, dans le cadre de l'enquête sur le possible recrutement par Al-Qaïda en Irak de kamikazes . Pour terminer ce tour d’horizon :  Fallujah, à l'ouest de Bagdad, où a eu lieu les bombardements les plus meurtriers,  se reconstruit lentement, mais les souvenirs restent vifs dans le plus grand hôpital de la ville. "Les médecins passaient la plupart de leur temps à soigner les gens blessés au cours des bombardements américains ou des batailles contre les forces américaines. En négligeant les autres patients", se souvient l'un des médecins de l'hôpital ayant également requis l'anonymat. (Source Lori Hinnant   AP)



9 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

9-1 La soif de pétrole irakien d'Israël.

2 mars 2008 Israël est, avec le Japon, un des pays dépendant le plus de l’extérieur pour ses approvisionnements pétroliers. Les milliards de barils qui dormiraient au pied du Mont Carmel, ou sous Jéricho, ne sont pour l’instant que rêveries d’évangélistes américains.

La Bible , carte aux trésors pour évangélistes… Golda Meir plaisantait que Moïse s’était trompé en quittant l’Egypte pour le seul endroit du Proche-Orient sans pétrole… Ce n’est pas l’avis des évangélistes américains qui, depuis la parution en 1981 de « La grande chasse au trésor » du Révérend Spillman, croient que la Bible évoque une mer de naphte sous Israël. Question d’interprétation. Ils déduisent de la bénédiction donnée par Moïse mourant à Asher, fils de Jacob : « Béni soit Asherqu’il (…) plonge ses pieds dans l’huile »- qu’il y a du pétrole au pied du mont Carmel. Résultat : la région détient le record mondial de forages ! Autre zone visée : la Mer Morte. L’évangéliste Harold Stephens affirmera que Dieu lui est apparu, deux heures après avoir prié avec Menahem Begin en 1982, pour lui révéler qu’une veine de pétrole coure sous la Mer Morte. Récemment est apparu John Brown « à qui Dieu a ordonné de rendre le peuple israélien indépendant économiquement ». Il se dit convaincu de découvrir un immense champ pétrolifère avant le retour du Messie. Zion Oil and Gaz, sa société israélo-texane, est cotée à la bourse de Chicago.

Le renchérissement du prix du brut stimule l’exaltation des évangélistes américains et les recherches pétrolières en Israël. En septembre 2007, Benyamin Ben Eliezer, ministre des Infrastructures, a octroyé une licence d’exploration à une dizaine de compagnies. Le ravitaillement du pays est un véritable casse-tête, d’autant que la consommation par habitant, en perpétuelle augmentation, dépasse 7 litres par jour (8ème rang mondial). Grâce à l’entregent d’hommes comme Zvi Alexander, « Monsieur pétrole » israélien, Israël a pu diversifier ses sources d’approvisionnement.

La famille Alexander : pétrole et… 11 septembre Dans « Israel’s covert efforts to secure oil supplies », Zvi Alexander raconte 40 ans de combat pour approvisionner l’Etat hébreu en hydrocarbures. Ancien de la Haganah , la milice sioniste de Ben Gourion dans les années 40, il a foré partout dans le monde pour l’Israël National Oil Company et des sociétés écrans créées pour échapper au boycott arabe. Il a fait fortune avec le pétrole égyptien du Sinaï, grâce à Jack Bitton, agent double égypto-israélien responsable, dit-on, de l’arrestation d’Eli Cohen, agent du Mossad pendu à Damas en 1965… Son fils « Kobi » Akexander, ancien du renseignement militaire, dirigeait Comverse Technologie - société israélo-américaine spécialisée dans les logiciels d’écoute téléphonique et convertisseurs de voix - et… Odigo, leader israélien des messageries électroniques connu depuis le 11 septembre 2001 pour avoir reçu deux heures avant l’attaque du World Trade Center, un message annonçant l’imminence d’une catastrophe. 
Aujourdhui, l’Etat hébreu est ravitaillé par
la Russie , les anciennes républiques soviétiques, la Norvège , le Mexique, des pays d’Afrique de l’Ouest et, fait moins connu… l’Egypte. Mais, les livraisons prévues par le Traité israélo-égyptien de 1979 – qui ont couvert jusqu’au tiers des besoins d’Israël – s’avèrent insuffisantes.

Un rêve israélien Israël rêve de pétrole irakien depuis 1948, date de la fermeture du pipeline Kirkouk - Haïfa, pour protester contre la création d’un Etat juif en Palestine. Seul le Koweït, alors principauté sous tutelle britannique, continua jusqu’en 1950 à lui livrer du brut. L’Iran pahlévi prit le relais, clandestinement, jusqu’à la révolution khomeyniste. Les Israéliens - travaillistes ou likoudniks - ont tout essayé pour amadouer Bagdad, y compris traiter avec Saddam Hussein. Sans succès.

Saddam refuse les propositions israéliennes La fermeture de l’oléoduc Kirkouk-Banyas par la Syrie en 1982 donna l’occasion à Yitzhak Shamir de proposer à l’Irak d’exporter son pétrole via Haïfa. Saddam Hussein refusa. Hanan Bar-On, sous-directeur au ministère des Affaires étrangères israélien, revint à la charge avec le projet de Bechtel de construire un pipeline Kirkouk-Aqaba qu’un certain Donald Rumsfeld alla « vendre » à Bagdad en décembre 1983 et mars 1984. En 1985, Shimon Pérès, Yitzhak Shamir et Yitzhak Rabin confirmèrent par écrit à Robert MacFarlane, conseiller pour la sécurité du Président Reagan, qu’Israël ne bombarderait pas le pipeline, « sauf provocation ». Pères demandait en plus du pétrole, 10% moins cher, le versement royalties… au Parti travailliste. Nouveau refus du Président irakien. En 1987, Moshe Shahal - ministre israélien de l’Energie – fit étudier à nouveau le transport de pétrole irakien via le Golan, projet mis à mal par la guerre du Golfe de 1991. Avec les guerres du Golfe, les Israéliens sont passés à l’action. Les Kurdes, qu’ils soutenaient depuis les années 50, arguant d’intérêts géostratégiques et d’ancêtres communs, étaient quasi indépendants grâce à la zone d’exclusion aérienne imposée par la coalition. Le Mossad en profita pour renforcer ses positions dans l’appareil sécuritaire kurde et participer, avec Massoud Barzani, à la contrebande de pétrole générée par l’embargo des Nations unies. Parallèlement, Ahmed Chalabi – chef du Conseil national irakien – fut invité à Tel-Aviv où il promit d’ouvrir des relations diplomatiques avec Israël et le pipeline Kirkouk-Haïfa.

Début avril 2003, un commando des forces spéciales de la coalition s’empara des stations de pompage de l’oléoduc vers Haïfa – Opération Sekhina (Présence de Dieu, en hébreu) – entre Haditha et la frontière jordanienne et Benyamin Nétanyahou affirma que le pétrole irakien coulerait vers Israël, « que c’était une question de temps ». En août 2003, Yosef Paritzky - ministre des Infrastructures - fut convoqué à Washington pour étudier la remise en état du pipeline. Espoir déçu, car Chalabi a été écarté du pouvoir. Avec la montée en puissance de la résistance dans la région d’Al-Anbar, le tracé actuel semble définitivement abandonné.

Un « Grand Kurdistan » Pour que le pipeline Kirkouk- Banyas, en Syrie, soit une solution de rechange, encore fallait-il éliminer les foyers de résistances entre Kirkouk et la frontière syrienne, créer un « Grand Kurdistan » et renverser Bachar Al-Assad. En juin 2005, les Américains lancèrent l’opération «Matador » pour dompter les Turcomans hostiles à la main mise kurde sur leurs terres et le pétrole irakien. Sous prétexte de chasser Zarqaoui d’un de ses bastions, Tel Afar fut assiégé. Comme à Falloujah, les bombardements firent des milliers de victimes civiles. Les habitants qui se sont enfui ont été remplacés par des Kurdes.

La constitution de 2005, illégitime pour de nombreux Irakiens, permettrait à la Région autonome kurde d’annexer après référendum la région de Kirkouk (*), une partie de celles de Ninive et de Diyala, et le Sindjar. La résistance a fait échouer le projet, pour l’instant. Mais, en août 2007, l’attentat terroriste du Sindjar avec ses 500 morts – attribué au Parastin, le service secret kurde - a jeté les Yézidis qui y sont majoritaires dans les bras de Barzani - c’était son objectif - ; et la bataille engagée actuellement à Mossoul, sous prétexte de guerre contre Al-Qaïda, « nettoie » un peu plus les « territoires disputés » de leurs habitants ancestraux arabes, turcomans et assyro-chaldéens.

La Syrie résistant aux essais de déstabilisation étasuniennes et françaises, le projet de bretelle Homs – Haïfa sur le pipeline existant a été abandonné, ne laissant à ses partisans que la signature d’un hypothétique traité de paix entre Israël et la Syrie avec échange du Golan contre passage d’un oléoduc vers Haïfa. Un remake, en quelque sorte, de l’accord négocié avec Anouar Al-Sadate.

Un Israélien nommé Fouad A Tel-Aviv, Binyanin Ben-Eliezer, ministre des Infrastructures plus pragmatique que ses prédécesseurs, étudie la faisabilité d’un oléoduc qui traverserait le Sindjar, longerait la Syrie et l’Euphrate et pénétrerait en Jordanie; et parallèlement celle d’un quadruple pipeline sous-marin qui acheminerait vers Ashkelon, via le port turc de Ceyhan, du pétrole et du gaz géorgiens ou azerbaïdjanais - voir kazakhs - de l’eau, de l’électricité et des câbles en fibres optiques.

Israël, l’Iran et le Tipline Un pipeline Eilat- Ashkelon (Trans-Israël Pipeline ou Tipeline), financé par Edmond de Rothschild, fut construit avec du matériel volé durant la campagne du Sinaï de 1956 sur les chantiers de sociétés belges et italiennes, et modernisé après un voyage secret de Golda Meir en Iran en 1965, pour rencontrer le Chah et la NIOC (National Iranian Oil Company). Le 23 mai 1967, la fermeture du Tipeline provoquée par le blocus du détroit de Tiran coupa l’approvisionnement d’Israël en pétrole iranien. Elle fut l’un des prétextes de l’agression israélienne de 1967 contre l’Egypte. Depuis la révolution khomeyniste, l’Iran réclame le remboursement de ses investissements et des trois derniers mois de livraison. Aujourd’hui, les Israéliens se disent prêts à acheminer du pétrole venu d’Asie centrale et d’Irak, via la Turquie , vers l’Inde par le Tipline.

Né à Bassora, le Général Ben-Eliezer, dit Fouad, se présente comme un « ami des Arabes », mais sa réputation de boucher n’a rien à envier à celle d’Ariel Sharon. Il n’est pas seulement mêlé au massacre de Tal Al-Zaatar par les Phalangistes libanais en 1976 et de Jénine en 2002, ou à l’invasion du Liban en juin 1982, il est accusé d’avoir fait liquider 250 prisonniers pendant la guerre de juin 1967. On attend toujours l’ouverture d’une enquête du Tribunal pénal international à son encontre, comme l’a demandé au Caire en 2007 le président de la commission des Affaires étrangères. Détail important du projet Ben Eliezer : selon Haaretz (16/1/07), l’oléoduc sous-marin pourrait être connecté à celui venant d’Irak. Le Kurde Hoshyar Zebari - ministre irakien des Affaires étrangères – avec qui il s’est congratulé devant les caméras au World Economic Forum de 2005 en Jordanie, ne demandent qu’à coopérer. Le succès de cette opération dépend des exigences de la Turquie. En cas d’entente, le boycott pétrolier arabe perdrait tout son sens.

Publié le 4 mars 2008 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

Source : Blog de Gilles Munier  
http://gmunier.blogspot.com/...

9-2 La transformation de la guerre et le droit international - Entretien de Jean-Marc Flükiger avec Mohammad Mahmoud Ould Mohamedou. Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information (Extraits)

Ancien directeur de recherche auprès du Conseil sur la politique des droits de l'homme à Genève, Mohammad Mahmoud Ould Mohamedou est directeur associé du programme de politique humanitaire et de recherche sur les conflits de l'université d'Harvard (Etats-Unis). Il est notamment l'auteur de l'ouvrage Understanding Al Qaeda - The Transformation of War (Pluto Press, 2007) qui a fait l'objet d'une recension sur Terrorisme.net. Spécialiste du droit humanitaire, il nous livre ici plusieurs éléments d'analyse sur Al Qaida et l'impact de la transformation de la guerre sur le droit des conflits armés.
La transformation de la guerre et le droit humanitaire international

Terrorisme.net – Dans votre ouvrage, vous soulignez le déclin du monopole de la violence par les Etats et les différentes caractéristiques des nouvelles guerres, incarnées par des nouveaux acteurs tels qu'Al Qaida. Selon vous, en tant que juriste, quelle forme faudrait-il donner à une législation internationale qui prendrait en considération cette évolution?

Mohammad Mahmoud Ould Mohamedou – En guise d'introduction, je pense qu'il est important de séparer les différents éléments du débat dont vous parlez: les nouvelles guerres, le déclin du monopole de la violence par les Etats et la législation internationale. J'ai constaté que souvent, ces éléments sont indistinctement entremêlés, ce qui est scientifiquement peu utile pour approcher ces problèmes. Selon moi, la discussion autour de la transformation de la guerre a des implications particulières dans le sens où il faut tout d'abord établir un diagnostic de la réalité sur lequel il soit possible de s'entendre, pour ensuite pouvoir tirer des conclusions sur ce que nous pouvons apprendre de ce diagnostic. Il s'agit là d'une question séparée de celle de la loi et des mesures à prendre par rapport aux lacunes qui se trouvent dans cette dernière, dans la mesure où on peut admettre que celle-ci comporte des lacunes. Comme vous le savez, il s'agit là d'une question très disputée. De plus, j'émettrais quelques réserves à mêler les questions qui concernent le diagnostic du problème et les questions de «remède». En principe, on devrait être en mesure de déterminer l'existence d'un problème sans pour autant devoir immédiatement proposer une solution à celui-ci.

Et c'est une des objections auxquelles je suis souvent confronté: si le problème est tel que vous le décrivez, quelles sont vos recommandations? En fait, cette réponse brûle une étape qui est celle du diagnostic propre sur lequel j'aimerais maintenant me concentrer.

Pour moi, toute la question autour de la transformation de la guerre est basée sur un déroulement «évolutionnaire» plutôt que révolutionnaire. En effet, durant ces dernières décennies, nous avons assisté à une transition assez lente (mais qui va parfois en s'accélérant) du paradigme des «anciennes guerres» - centrées autour des Etats - à des «nouvelles guerres» (appelées par exemple «guerres de la 4ème génération») - moins centrées autour des Etats et de plus en plus privatisées. Je crois qu'il n'est pas difficile d'apporter des preuves à cette transformation. La privatisation revêt différentes formes, en particulier celle de groupes armés non-étatiques, c'est-à-dire des groupes de guérilla classiques qui ont maintenant adopté une nouvelle forme dont l'exemple paradigmatique est Al Qaida. Cependant, comme on l'a vu récemment avec les entreprises militaires privées (par exemple en Irak), on a également assisté à une privatisation venant d'une direction opposée, celle des Etats, avec l'émergence de compagnies privées sous-traitantes. Celles-ci représentent plus qu'une simple évolution du mercenariat, plus qu'une sorte d'appendice des forces armées. En effet, cette évolution est liée à une perception et une vision toujours plus privatisée de la conduite de la guerre par les militaires eux-mêmes. Dans cette perspective, observez comme l'armée américaine envisage (ou a envisagé) le conflit en Afghanistan: celle-ci a adopté une approche «privée» qui reflète la manière dont les groupes locaux eux-mêmes se battent. En effet, les militaires ont déclaré dès le départ que les stratégies classiques faisant usage de tanks ou de bombardements massifs n'étaient pas adaptées pour gagner cette guerre. La dernière preuve de cette évolution (outre celles que je viens de mentionner) est le «6ème conflit israélo-arabe» qui a eu lieu en juillet 2006 entre un groupe armé privé, le Hezbollah et l'armée israélienne. Ce conflit a opposé un acteur étatique et un acteur non-étatique et c'est la première fois dans cette région que c'est un tel acteur qui gagne ce conflit.

Si l'on s'intéresse maintenant à une autre question de votre énoncé - celle du droit humanitaire international - on constate qu'au niveau de sa configuration et de sa formulation, celui-ci offre une marge extrêmement restreinte aux groupes armés non-étatiques. Il s'agit là d'un problème dans la mesure où ces groupes jouent un rôle de plus en plus important - voire dominant - tant au niveau qualitatif que quantitatif dans les conflits armés de notre époque. Vous avez ici un ensemble de lois qui codifient et sont basées sur une certaine vision et une certaine pratique de la guerre qui a prévalu pendant plus de 150 ans. Si maintenant on considère que ces pratiques se sont modifiées, alors que la loi est restée prisonnière de cette vision de la guerre, vous aurez nécessairement une lacune. Ceci a été en partie reconnu, mais fait toujours l'objet de résistances. Par exemple, certains juristes vous diront qu'il s'agit simplement d'un problème d'implémentation et que si le droit était appliqué correctement, vous n'auriez pas tous ces problèmes. Un autre argument qui est parfois invoqué - mais qui ne me semble pas pertinent - est qu'une modification du DHI (Droit Humanitaire International) abaisserait le niveau de protection dont bénéficient les civils à l'heure actuelle. Même si j'ai de la sympathie pour cet argument, je suis quelque peu ennuyé en tant que chercheur dans la mesure où la loi, dès lors, ne prend en considération que de manière minimale ce qui se passe sur le terrain. Pourtant, plus les années passent, plus ces groupes non-étatiques prennent de l'importance et, en réaction à cela, on observe que les armées «improvisent» et prennent des libertés en interprétant les lois existantes (on l'a vu dans le débat sur la torture etc.). De ce fait, c'est en refusant de mener ce débat que l'on affaiblit la loi existante.

Terrorisme.net – La loi, qui codifie certaines pratiques, vise également à établir certaines distinctions entre les soldats et les civils. Cette distinction est fondée sur un ensemble de critères qui dépendent d'une certaine vision de la guerre. A l'aune de la disparition de ces critères, ne serait-il pas nécessaire de redéfinir cette distinction?

Mohammad Mahmoud Ould Mohamedou – Il s'agit là d'un véritable défi dans la mesure où ces nouveaux groupes ont acquis un tel pouvoir qu'ils entreprennent maintenant des actions sans aucune considération pour les règles existantes, encore plus qu'avant. Les groupes de guérilla n'avaient certes pas beaucoup de considération pour la loi, mais parfois ils respectaient certains codes et on pouvait parfois même rencontrer des émissaires de ces groupes dans des conférences. Dans cette perspective, ces groupes partageaient avec les Etats une volonté (même si elle était parfois très limitée) de prendre en considération la loi existante.

Si l'on observe l'évolution scientifique de la guerre, les événements importants de cette dernière décennie - sans parler uniquement des attentats du 11 septembre et de leurs implications pour l'Afghanistan et l'Irak - et la fin de ce que j'appelle «l'immunité des métropoles» (c'est-à-dire les attaques à New York, Washington, Madrid, Londres), ces éléments nous conduisent à une réalité totalement différente qui pose de nouvelles questions qu'il faut prendre en considération.

Je pense qu'à moins d'avoir un véritable réexamen international qui prenne en considération ces nouveaux éléments afin de renforcer les piliers existants de la loi - dont 98 % pourraient être simplement reformulés et 2 % devraient être peut être mis à jour par exemple au niveau de la question des groupes armés sub-étatiques - et d'insister sur l'universalité de celle-ci, il n'y a aucune raison de penser que ces questions seront prises en considération.

Dans ce cas, on aboutit à la situation actuelle que l'on peut interpréter soit comme un déni («la guerre n'est pas en train de changer», «tout va bien», «il faut simplement appliquer la loi»), très présent entre 2002 et 2005 et défendu par de nombreux chercheurs, soit une situation où l'on refuse de faire quoi que ce soit dans la mesure où une quelconque modification de la loi serait considérée comme politique.

Dans ce dernier cas, on entre dans le débat politique. Or le droit humanitaire international ne vise pas à faire progresser la cause politique de certains Etats au détriment d'autres, mais à réguler les conflits armés et offrir une protection aux civils. Je pense que dans cette dernière perspective, au niveau de «l'esprit» de la loi, de sa mise en avant de l'aspect humanitaire, celle-ci est parfaitement adaptée. Cependant, la loi doit également prendre en considération de nouveaux phénomènes et en laisser de côté. Quand avez-vous entendu parler pour la dernière fois de la «levée en masse»? On n'en a même pas observé en Irak où l'on aurait pu s'y attendre lors de l'avancée des Américains en direction de Basra. Certains concepts sont simplement en train de tomber en désuétude et, dans cette perspective, le spectre de la non-pertinence menace le DHI si certaines questions ne sont pas abordées, comme celles des nouvelles technologies, des attaques dans le cyber-espace, des nouveaux types de missiles, du recours aux attentats-suicides ou de la référence à d'autres corps de loi (comme le rapport entre DHI et la loi islamique).

Nous avons assisté à une discussion du DHI environ tous les 25 ans, en 1977 avec les Protocoles additionnels, en 1949, avec les Conventions de Genève (dans les années 1930 on a assisté à des discussions concernant la guerre civile espagnole qui ont constitué le travail préparatoire pour les conventions de 1949). Au début du XXème siècle, les discussions tournaient autour des nouvelles armes, ce qui a mené aux conventions de
la Haye de 1907, et on peut remonter pour aboutir à la fondation de la Croix-Rouge qui fut une réaction de Dunant à la bataille de Solferino. Pourquoi au début du XXIème siècle, après un événement aussi important que les attentats du 11 septembre et l'émergence d'un nouvel acteur comme Al Qaida, n'est-il pas possible de mettre ces problèmes sur la table et de les discuter de manière prospective et compréhensive?

La dimension politique d'Al Qaida

Terrorisme.net – Dans votre ouvrage, vous mettez en avant la rationalité presque «clausewitzienne» d'Al Qaida et vous remarquez qu'une réponse politique à l'organisation d'Oussama Ben Laden (fin de la présence de troupes américaines au Moyen-Orient, fin de l'occupation en Palestine, fin du soutien aux régimes musulmans dictatoriaux) conduirait probablement à un arrêt des attentats. Qu'en est-il cependant des attaques qui suggèrent une autre rationalité, celles contre d'autres Musulmans (en Irak ou en Algérie) et l'utilisation de la doctrine du «takfirisme» qui considère le chiisme comme apostat ? Ne devrait-on pas parler dans ces cas-là de différentes rationalités ? Quelle serait la solution «politique» à la stratégie takfiri?

Mohammad Mahmoud Ould Mohamedou – Pour répondre à cette question, il est important de ne pas rester dans une vision statique du conflit et des acteurs en présence. En effet, Al Qaida a subi des changements très rapides durant ces dix dernières années. Même si l'organisation a différentes identités, nous pouvons ici toujours parler d'une seule Al Qaida dans la mesure où il existe une organisation centrale, c'est-à-dire une Al Qaida «mère» (Al Qaida al Oum), composée de Ben Laden, d'Ayman al Zawahiri et différents lieutenants que nous ne connaissons pas tous du fait que ceux-ci restent anonymes pour des raisons de sécurité. Malgré l'apparition de nouvelles figures (comme Adam Gadahn, bien connu pour ses «demandes légitimes» adressées au Président Bush en mai 2007), cette Al Qaida-mère a répétée de manière cohérente les mêmes exigences depuis à peu près 1996. Au contraire de certains critiques, on ne peut donc pas dire que l'on ne sait pas ce que veut Al Qaida puisque son message a été articulé à maintes reprises. Il est intéressant de constater que la phraséologie «politique» (fin du soutien à l'occupation israélienne, de l'occupation en Irak, du soutien aux régimes autoritaires arabes) a été utilisée bien plus souvent que la phraséologie religieuse. En fait, je dirais que cette dernière a joué un rôle plus important seulement à partir de 2003 et le début de la situation irakienne.

Pour ma part, je pense que même si elle va contre les intérêts de beaucoup de gens et notamment du gouvernement américain, la prise en considération sur le terrain du message politique d'Al Qaida aurait ici un certain impact en termes d'attaques dans la mesure où l'on peut considérer que les actions de l'organisation correspondent aux déclarations faites.

Comme celle-ci a eu de succès dans sa guerre globale, Al Qaida s'est fragmentée en différents types de groupes ces dernières années: certains se sont simplement inspirés, d'autres se sont affiliés, alors que certains sont sous le commandement tactique de l'organisation. Pour les groupes qu'Al Qaida considère sous sa tutelle, on peut parler de «cellules régionales» qui bénéficient du nom officiel de l'organisation, comme dans le cas d'«al Tawhid wal Jihad» d'Al Zarqawi qui est devenu, en 2004, «Al Qaida en Mésopotamie».

Dans ce dernier cas, on observe que non seulement l'organisation mère influence le groupe, mais à son tour la branche régionale a essayé d'influencer l'organisation mère par la doctrine du takfirisme. Pourtant cette influence a été rejetée - comme l'a révélée la lettre interceptée de Zawahiri à Zarqawi (même si j'ai des doutes quant à son authenticité, elle fait logiquement sens dans la mesure où Al Qaida n'avait jamais opéré selon la distinction sunnite-chiite) - du fait qu'il s'agit d'une doctrine qui pourrait se retourner contre l'organisation, ce qui a effectivement été le cas sur le terrain.

D'autres types de groupes comme le GSPC (Groupe Salafiste pour
la Prédication et le Combat) algérien ont eu recours à une procédure identique en faisant la requête d'affiliation à Al Qaida pour devenir une branche locale, ce qui a donné une nouvelle vigueur au conflit contre le gouvernement algérien. Pourtant, le groupe «Al Qaida dans le Maghreb Islamique» reste pour l'instant un groupe aux visées locales, même s'il se considère comme régional, qu'il serait impliqué dans les attentats déjoués du début de cette année au Maroc et qu'il aurait menacé cinq pays du Nord de l'Afrique.

Cette fragmentation est dans une certaine partie contrôlée par Al Qaida al Oum. De ce fait, si on assistait maintenant à un changement de politique extérieure de certains Etats, il est probable que l'organisation mère réagirait en émettant un message fort qui serait probablement suivi par la plupart des groupes, même ceux qui ne sont pas nécessairement affiliés (par exemple le groupe libanais Fath Al Islam qui a déclaré se soumettre aux volontés de l'organisation de Ben Laden, même si le groupe n'est pas encore affilié).

Mais il est possible que la mère Al Qaida ait un impact moins important sur certains groupes, plus locaux, plus «improvisés» et impliqués dans des conflits plus typiques dans lesquels la distinction entre sunnisme et chiisme est plus forte, et qui font donc écho à cette doctrine du takfirisme dont vous parlez. Cet impact réduit s'explique par le fait que ces groupes ne sont pas nécessairement motivés par le même modus operandi politique qu'Al Qaida.

Nous ne pouvons ici nous attendre à une situation parfaite où en s'engageant sur la voie politique, il sera possible de trouver une solution à tous les problèmes. En effet, vous pourrez peut-être résoudre une partie des difficultés, tout en étant confronté à des problèmes «résiduels» importants, c'est-à-dire des groupes qui ne se soumettent pas. C'est justement mon argument sur l'émergence de «l'Al Qaida réelle».

Terrorisme.net – Dans votre ouvrage, vous écrivez que «le concept d'une légion panarabe/musulmane qui mènerait la lutte contre les Etats-Unis a probablement été élaborée à la fin 1989 lors d'une rencontre à Kost, en Afghanistan» (p. 46). Pourtant, le changement de paradigme entre un «ennemi proche» (les régimes arabes) et un «ennemi éloigné» (les Etats-Unis) n'a-t-il pas été élaboré beaucoup plus tard (au milieu des années 1990) en réaction a) au rejet par la famille royale de la proposition de Ben Laden de défendre l'Arabie Saoudite avec ses mujahidins, b) à la présence des troupes américaines pendant et après la guerre du Golfe de 1991 sur le territoire saoudien et c) la révolte égyptienne manquée de 1992?

Mohammad Mahmoud Ould Mohamedou – Votre argument est intéressant et ma réponse ira dans votre sens. Je dirais qu'il est difficile de déterminer un moment précis de cristallisation de cette stratégie. Je pense que la réunion de la fin 1989 fut un moment déterminant pour Al Qaida dans la mesure où il s'agissait de combler un vide: les Soviétiques vaincus, le sentiment de succès des groupes impliqués, l'apparition de la concurrence au sein du leadership entre Abdallah Azzam, Ben Laden et l'émergence de Zawahiri ainsi que «l'errance» des mujahidins qui n'avaient pas forcément d'endroit où retourner, tous ces éléments ont déclenché une réflexion qui aboutit à la reconnaissance du fait que c'était l'ennemi éloigné, les Etats-Unis qui permettait l'existence des régimes despotiques musulmans. De plus, ces combattants avaient également échoué dans leur tentative de renverser ces régimes. Et je pense que c'est lors de cette réunion que l'idée de combattre l'ennemi éloigné a commencé à se développer. Tous les éléments que vous citez et qui apparaîtront après cette fameuse rencontre ne feront que cristalliser les Etats-Unis comme ennemi. Je pense qu'un des éléments déterminants pour cette cristallisation fut
la Guerre du Golfe de 1991: le fait que les Américains interviennent directement au Moyen-Orient en bombardant Bagdad a provoqué une prise de conscience accrue, renforcée par la suite par d'autres événements. Pour ma part, je n'accorderai pas une trop grande importance au rejet de la proposition de Ben Laden par les Saoudiens. Je crois qu'il s'agissait d'un élément propre à Ben Laden et pas nécessairement à son entourage.

Je pense que vous avez raison concernant les événements du début des années 1990, mais aucun de ceux-ci n'auraient pu mener à attaquer les Etats-Unis s'il n'y avait pas eu déjà une prédisposition mentale à interpréter d'une certaine manière les événements.
….
Al Qaida et la guerre juste

Terrorisme.net – Comme d'autres auteurs, vous semblez impliquer dans votre argument que le cadre théorique de la guerre juste est radicalement «biaisé» en faveur des Etats, dans la mesure où il considère les actions de ces derniers comme justes, alors qu'il refuse la justice à ses opposants (groupes terroristes etc.). Votre argument est-il pertinent dès le moment où l'on considère que certains théoriciens de la guerre juste considérés comme «classiques» (comme Michael Walzer) ont utilisé ce cadre théorique pour justifier l'action d'acteurs non-étatiques (comme la première Intifada) ou ont accordé à certains groupes sub-étatiques le droit à la violence (dans certaines conditions)?

Mohammad Mahmoud Ould Mohamedou – Même si les auteurs que vous citez rationalisent effectivement l'action d'acteurs sub-étatiques, ils ne font que renforcer une approche basée sur la centralité des les Etats, dans la mesure où ces acteurs non-étatiques se battent pour obtenir un Etat. Si vous prenez les mouvements de libération nationale (le FLN ou l'ANC, par exemple), ceux-ci luttaient pour obtenir un Etat ou la reconnaissance par celui-ci. Si maintenant vous prenez en considération les leaders de ces groupes sub-étatiques, on remarque que ceux-ci sont devenus des personnalités politiques de premier plan dans les nouveaux Etats. Ainsi, si on reprend l'exemple du FLN, on remarque que 15 ans après la conférence d'Evian, ses leaders participaient à des conférences internationales à Genève ou ailleurs. On ne s'éloigne donc pas fondamentalement d'une approche basée sur les Etats, même si cette approche de la guerre juste prend effectivement en considération des acteurs sub-étatiques.

Au-delà de cela, je pense que malgré le fait que nous restions liés à ces concepts, ceux-ci sont de plus en plus déconnectés de la manière dont le monde fonctionne, si je peux m'exprimer ainsi. Si vous prenez la théorie de la guerre juste, je conçois qu'elle soit basée sur une approche étatique avérée. Mais je me pose la question de savoir si cette approche est encore pertinente pour comprendre ce qu'est devenue la guerre, dans la mesure où Al Qaida et d'autres (malgré son caractère exceptionnel, il ne faut pas simplement ici se focaliser sur cette organisation) fonctionnent de plus en plus en dehors ou au-delà de cette approche. Ce que l'on peut observer, c'est que le monopole de la violence des Etats est contesté, alors que les Etats eux-mêmes délèguent certains éléments de la guerre à des entités privées, motivées par le profit et non des idéaux (on a pu en voir les conséquences à Abu Ghraib ou Guantanamo).

De ce fait, le concept théorique de la guerre juste qui a été utilisé à maintes reprises après le 11 septembre est de moins en moins pertinent dans la mesure où l'on observe que les Etats eux-mêmes s'éloignent d'une justification de ces conflits simplement par la manière de mener ces guerres. C'est pour cette raison que je parle d'une configuration internationale «néo-hobbesienne» de plus en plus dangereuse. Regardez ce qui s'est passé ces cinq dernières années: on a assisté à trois nouveaux conflits armés internationaux (Afghanistan 2001, Irak 2003, Liban 2006), à une prolifération des attaques contre des capitales qui n'avaient jamais été confrontées à un tel niveau de violence et au déclin de certains Etats (comme en Irak). Pour moi, cette prolifération et ce regain de violence sont le résultat de l'état de décrépitude de la discussion autour des valeurs qui permettent à un Etat d'entrer légitimement et légalement en guerre.

Terrorisme.net – Pourtant, ne vous semble-t-il pas que l'on pourrait continuer à utiliser - même si celle-ci n'est pas fiable à 100 % - cette théorie en l'étendant à ces nouvelles situations dans la mesure où c'est justement elle qui nous permet de réfléchir en termes moraux sur les conflits armés?

Mohammad Mahmoud Ould Mohamedou – Le problème auquel nous sommes confrontés est celui de la subjectivité de cette justice, comme par exemple dans le cas où des guerres considérées par certains comme justes sont décriées dans une grande partie du monde. De plus, comment réconcilier la «justice» de la guerre de certains Etats avec le fait que certains groupes se réclament de cette même justice dans leur lutte? Il y a ici un véritable danger à s'engager dans cette rhétorique de justice puisqu'elle est contredite dans les faits.

Il n'y a rien de fondamentalement faux dans la théorie de la guerre juste dans la mesure où elle a donné une justification aux Alliés pour stopper l'Allemagne nazie pendant la
Seconde Guerre Mondiale. Pourtant, regardez les conflits récents, regardez comment les autorités locales ont justifié ces guerres en termes de justice et comment celles-ci sont déconnectées de leur population. Ceci discrédite l'essence de la théorie. Il y a ici une divergence entre la rhétorique et la pratique, ce qui permet à Ben Laden de «marquer des points» auprès des populations arabes en se réclamant d'une certaine justice.

Terrorisme.net – Ne vous semble-t-il pas qu'il faille ici faire une distinction entre la théorie de la guerre juste et la rhétorique de la guerre juste, qui serait en fait une perversion par la politique de la théorie de la guerre juste?

Mohammad Mahmoud Ould Mohamedou – Oui, mais il faut ici prendre en considération que c'est justement ce que vous appelez la «rhétorique de la guerre juste», l'application de la théorie qui met les choses en mouvements. Au niveau du début du 21ème siècle, c'est le recours à la rhétorique en 2002-2003 par les Américains et les Britanniques dont les gens vont se souvenir et qui aura (et a) des conséquences bien concrètes pour certaines populations autour du globe. Et c'est pourquoi, je pense qu'investir la théorie avec de telles contradictions est dangereux et c'est pour cette raison qu'elle manque cruellement de légitimité à l'heure actuelle.

Terrorisme.net – Votre ouvrage met en évidence le fait qu'Al Qaida a rendu les gouvernements des régimes arabes et musulmans superflus et vise à s'adresser directement aux populations des Etats en question. Vous affirmez que les révolutionnaires islamiques d'Al Qaida se sont arrogés le droit de déclarer la guerre, ce qui constitue un défi pour la notion traditionnelle d'autorité légitime généralement conçue comme la capacité des Etats et de leurs représentants à déclarer la guerre. Dans quel sens cette appropriation de la notion d'autorité légitime ne constitue-t-elle pas simplement une violation plutôt qu'un défi si l'on considère que la popularité de Ben Laden a largement baissé, notamment depuis les attentats d'Amman en 2004?

Mohammad Mahmoud Ould Mohamedou – Je pense que ce que j'appelle le «contournement» des Etats va probablement entrer dans l'histoire comme la differencia specifica d'Al Qaida. Nous n'avons pas observé ce contournement avec d'autres groupes, que ce soit des groupes de guérilla, révolutionnaires et même certains groupes transnationaux dans les années 1970 qui se rebellaient contre les Etats.
Dans le cas d'Al Qaida, vous avez un groupe d'acteurs qui se sont réunis autour d'une cause et d'une exigence communeselon laquelle les gouvernements de leur pays ne font pas le travail qui consiste à protéger leur propre population. Pour eux, le premier élément de l'équation est de ne pas continuer à se battre contre ces régimes, dans la mesure où il s'agit d'un effort contre-productif. Il s'agissait ici plutôt d'un changement tactique.

D'un point de vue stratégique, il s'agit donc d'aller «au-delà» de ces Etats, de les rendre ainsi dire obsolètes et de trouver ce qui leur permet d'adresser les problèmes à la base. Pour ces nouveaux acteurs, ce changement stratégique s'est transformé en un appel à prendre les armes qui a pris des proportions globales pour aboutir aux attentats du 11 septembre.

Du fait de l'obsolescence des régimes dans les pays arabes, ces acteurs revendiquent le droit à l'autorité. Bien sûr, ceux-ci sont juges et parties mais dans la mesure où ils réagissent contre des Etats corrompus et oppresseurs et contre la politique des Etats-Unis et de certains autres Etats. Pourtant, ces acteurs ont été en mesure de s'attirer une large sympathie dans le monde musulman et arabe, et même au-delà. Le discours que l'on a beaucoup entendu au début des années 2000 de la part de ces populations consiste d'une part à condamner le meurtre de civils et également d'affirmer qu'il n'y a pas une réelle volonté de vivre sous un régime dirigé par Al Qaida, mais d'autre part également de faire preuve de compréhension vis-à-vis de la logique de l'organisation contre ces régimes et la politique étrangère des Etats-Unis. Il est évidemment difficile de déterminer ce que pensent réellement ces populations et même si l'on a constaté ces dernières années une certaine fatigue, Ben Laden, Al Qaida bénéficient toujours d'un certain respect. Pourtant, je pense que beaucoup de gens regrettent que ce conflit soit devenu si violent et il est vrai les nombreuses attaques en Arabie Saoudite ou en Jordanie (par exemple) ont incité les populations à réévaluer la situation, sans pour autant rejeter Ben Laden ou Al Qaida. Preuve en est, l'effervescence qui règne à chaque fois qu'un nouveau message est retransmis. Il est vrai que le niveau de soutien a baissé même si, sur le long terme, Ben Laden pourrait devenir une «figure iconique» comme Che Guevara. Dans cette perspective, le contenu de la vidéo du début septembre 2007 avec ses accents tiers-mondistes semble aller dans cette direction.


L'entretien (en anglais) a eu lieu le 8 octobre 2007 à l'université d'Harvard (Etats-Unis). - Entretien et traduction: Jean-Marc Flükiger.

10/03/2008

° 158 journal de l'Afghanistan -04/09-03 (Début)

n° 158 journal de l'Afghanistan du 04/09-03  

Par M.Lemaire

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse fa032881@skynet.be


Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance . idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes
Sommaire.

Tiré à part : Bush (ne reconnaissant pas les injonction du peuple des Usa) oppose son veto à l'interdiction du "waterboarding"

1 Analyse

Des résistants

La résistance démontre sa capacité à mener des opérations complexes.

2 Occupation de l'Afghanistan 

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre.

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Vivas Maxime : Reporters sans frontières : Du pilori humanitaire à l’éloge de la torture.


Tiré à part :

Bush (ne reconnaissant pas les injonction du peuple des Usa) oppose son veto à l'interdiction du "waterboarding"

Les agents de la CIA vont pouvoir continuer de recourir à des méthodes d'interrogatoire assimilées à de la torture, comme la simulation de noyade. George W. Bush a opposé son veto à un projet de loi interdisant de telles méthodes. Le président américain estime que cette loi saperait le programme de détention et d'interrogatoire de la CIA.

Le Congrès a adopté en février un texte de financement dont une disposition contraindrait les services de renseignement à se conformer au manuel des règles d'interrogatoire imposées aux militaires et proscrivant le recours à la force en interrogatoire.

Le texte a été approuvé que par une petite majorité du Sénat  (ats / 08 mars 2008 )



L'Afghanistan en chiffre   du 04-03 au 0-03-08 
tués blessés
Usboys / Autres boys/ milices privees  3  2
Policiers, armée et collaborateurs  13  3
Peuple Afghan  12   x

 

 

 

 

 

 

 


 1 


 La résistance contre l'agresseur

Résistance :

La résistance démontre sa capacité à mener des opérations complexes.

Depuis le début de l’année, la résistance a montré son potentiel.

Lundi (03-03), ils ont attaqué un complexe gouvernemental abritant une base de l’Otan en deux temps, combinant un assaut conventionnel pour éliminer les gardes avant de lancer une attaque kamikaze à l’aide d’un camion bourré d’explosifs. La première phase de l’attaque a consisté à prendre pour cibles les gardes afghans situés à l’entrée du complexe. Des combattants ont ainsi ouvert le feu sur les soldats qui montaient la garde. Puis, le camion piégé conduit par un volontaire de la mort s’est engouffré dans la base avant d’exploser. Il contenait cinq tonnes d’explosifs, selon le porte-parole des résistants qui a revendiqué l’attaque. Le bilan est à la hauteur de la complexité de l’opération. Deux soldats de la Force internationale d’assistance à la sécurité dirigée par l’Otan ont été tués quatre autres ont été blessés. Deux civils afghans ont également péri dans l’attaque et trois policiers ont été blessés, selon un porte-parole américain et le gouverneur de la province, Asrsala Jamal. Dans un nouveau bilan publié mardi, l’Isaf a également fait état de quinze blessés dans ses rangs.

L’attaque s’est produite dans le district de Yakoubi (ou Sabri selon les sources), dans la province de Khôst. Frontalière du Pakistan, cette province a enregistré, depuis le 26 février, trois autres attaques kamikazes qui ont fait onze morts et plus d’une dizaine de blessés.

Mardi(04-03), un policier a péri dans un attentat-suicide à l’intérieur d’un bâtiment public dans le district de Tanaï. Quatre policiers ont, en outre, été blessés par l’explosion.

Cette opération ressemble à celle qui s’est produite en début d’année dans l’un des lieux les mieux protégés de Kaboul. Le 14 janvier, vers 18h00 heure locale, un commando de quatre hommes a tué huit personnes dans un hôtel de luxe, le Serena Hotel, fréquenté par des étrangers et des Afghans fortunés. L’un des assaillants, qui avait revêtu un uniforme de la police afghane, a d’abord fait exploser la veste remplie d’explosifs qu’il portait sur lui à l’entrée du Serena Hotel, ouvrant ainsi la voie à ses compagnons. Un autre a fait exploser sa charge près du hall de l’hôtel et un troisième a fait irruption dans la salle de gymnastique en ouvrant le feu, tuant une Française, trois Américains et un journaliste norvégien. Un employé philippin du spa a succombé à ses blessures.

Par ailleurs, des troupes étrangères et afghanes ont affronté dimanche des résistants dans le district de Sangin. Selon un communiqué du ministère de la Défense , vingt résistants ont été tués ou blessés. Toujours dans cette province insoumise, plusieurs résistants ont été tués lors d’une opération de la coalition antiterroriste internationale dans le district de Garmser, selon un communiqué de la coalition rendu public dimanche soir. Bassirat.net : mardi 4 mars 2008  avec AP, Pajhwok et Reuters


Occupation de l'Afghanistan 

Analyse & déclaration

USA & Coalition

06-03

Trois ans après avoir été évincée d’Ouzbékistan, l’armée US a obtenu des autorités ouzbèkes de pouvoir utiliser à nouveau des installations militaires dans cette ancienne république soviétique d’Asie centrale pour ses opérations en Afghanistan. « Les ressortissants américains rattachés à l’Otan peuvent utiliser le pont aérien allemand reliant Termez à l’Afghanistan au coup par coup », a indiqué à l’AFP un responsable de l’ambassade américaine à Tachkent.

Cette information a été confirmée par l’envoyé spécial de l’Otan pour le Caucase et l’Asie centrale, Robert Simmons, qui a déclaré au cours d’un point de presse à Moscou mercredi que « les alliés, dont les États-Unis, pouvaient utiliser les installations en Ouzbékistan ». AFP


Occupation de l'Afghanistan

2-2 Les forces en présence

08-03 Quelque 60.000 militaires, dont plus de 40.000 de l'Otan, sont déployés dans le pays. (AFP)


Troupes Afghane

Une armée forte de 74.000 soldats contre zéro à la fin 2001 …. (source : Afp)


3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Les grandes manoeuvres

03-03 Remaniements au sein du Cabinet Karzaï et dans les provinces. Samedi, le Parlement afghan a approuvé la nomination du général Khodaidad au poste de ministre en charge de la lutte contre les narcotiques.

Le ministre des Transports, Nehmatôllah Ehsan Jawid, a été limogé, en raison notamment de la corruption qui règne au sein de la compagnie aérienne nationale, Ariana Airlines. Il est remplacé par un homme d’affaires, Hamidôllah Qaderi

Assadôllah Wafa a quitté à sa demande le poste de gouverneur de la province de Helmand (Sud). Il est remplacé par Golab Mangal, ancien gouverneur de la province du Laghman.

Le remaniement touche également les provinces de Ghazni et du Laghman.

Sher Khosti quitte Ariana TV, où il dirigeait un département, pour la direction de la province de Ghazni (Sud). Lotfollah Mashal abandonne, quant à lui, la direction de la stratégie au sein du Conseil de sécurité nationale pour prendre en main la province du Laghman (Est). Avec AFP, Ariana TV


Sur le terrain

Samedi 8 mars 2008

Une centaine de résistants a attaqué un poste de police, tuant huit policiers et en blessant deux, selon un officiel en poste dans la province.Cette attaque est la dernière d’une longue série dans cette province frontalière du Pakistan.( Province de Zabol) Fin juillet, le vice-gouverneur de la province tirait la sonnette d’alarme et demandait à l’armée d’occupation d’intervenir pour chasser les résistants qui avaient pris le contrôle du district de Day Chopan, au nord de la province. Toutefois, le gouverneur démentait les propos de son adjoint alors que d’autres sources faisaient état de la nomination par les résistants d’une administration parallèle.

Néanmoins, quelques semaines plus tard, le gouverneur était remplacé et les Américains lançaient une importante opération militaire qui ne semble pas avoir permis de chasser la résistance de la province, comme le prouve l’attaque de dimanche. La région montagneuse de DAy Chopan servait de lieu de transit pour la résistance qui avait aménagé des grottes pour permettre à leurs combattants de se reposer avant de mener des attaques dans toutes les provinces voisines et au-delà. Source: Bassirat.net  & Reuters,


Les alliés (des Usa) dans le monde

Organisation

1 Onu

 06-03 Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a désigné jeudi le diplomate norvégien Kai Eide pour le poste d'envoyé spécial de l'organisation en Afghanistan, indique une lettre obtenue par Reuters. Ancien ambassadeur de Norvège auprès de l'Otan, Kai Eide remplace l'Allemand Tom Koenigs qui a achevé ses fonctions en décembre 2007. Selon des diplomates, Eide devrait jouer un rôle plus "visible" dans la coordination des efforts internationaux pour la reconstruction de l'Afghanistan face à la résistance de tout un peuple. (Xinhua)


Action (ou paroles) internationales

07-03 Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé le lancement d’une campagne de distribution d’une ad’urgence destinée aux Afghans précarisés par la flambée des prix de leurs aliments de base, essentiellement blé et farine. « Elles ont besoin de nourriture de toute urgence pour faire face à la hausse des prix du blé qui a augmenté de plus de 70% au cours de ces 12 derniers mois », « D’ici au milieu de l’année, le PAM prévoit de venir en aide à 2,5 millions de personnes dans les régions urbaines et rurales d’Afghanistan », indique le représentant du PAM en Afghanistan, Rick Corsino. Bassirat.net avec AFP


Paroles & action dans le monde

Russie

29-02 L’opération de l’OTAN en Afghanistan échouera sans collaboration avec l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC), a estimé l’ambassadeur russe auprès de l’OTAN, Dmitri Rogozine, dans une interview publiée vendredi par le quotidien Vremia Novosteï. "Les contacts avec un Etat sont une chose, mais les problèmes de transit non militaire pour le compte des forces de l’OTAN en Afghanistan, par exemple, dont le règlement exige des négociations multilatérales en sont une autre", a constaté M. Rogozine, avant d’estimer que l’Alliance atlantique serait de toute façon "amenée à reconnaître l’OTSC". L’OTSC regroupe l’Arménie, la Biélorussie , le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, la Russie et le Tadjikistan. Ria Novisti


4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants - US & Isaf.

08-03 Dans province de Khôst une explosion d'une bombe a fait un mort dans les rangs de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF). Un autre soldat de cette force sous commandement de l'Otan a été blessé. Hamid Shalizi, pour AP version française Henri-Pierre André

Province de Paktia (sud-est) - 08-03 : Des soldats faisaient une patrouille de routine quand ils ont heurté l'engin explosif sur une route du district de Waza Khwa,

Un soldat de l'Otan à été tué samedi par l'explosion, ont annoncé des responsables. Un soldat a également été blessé , a précisé la Force internationale (Isaf) dans un communiqué. Un autre soldat, qui avait été blessé et évacué vers un hôpital de l'Isaf, "est mort des suites de ses blessures dues à l'explosion", a ajouté l'Isaf, sans préciser la nationalité des victimes. AFP


Pertes des Résistants        - Province non précisée

07-03  Vendredi, un tribunal militaire de Hérât, dans l’ouest de l’Afghanistan, a condamné à mort le soldat afghan qui, en juillet dernier, qui avait retourné son ame contre les occupants : il avait abattu un soldat de la coalition internationale et quatre militaires afghans. Trois autres militaires afghans avaient également été blessés lors de cette attaque AFP


Les combats par provinces

Détails autorisés par la censure.

Province de Badghis

04-03 Trois résistants, dont un commandant, ont été tués lors de l’attaque d’un poste de contrôle établi par la police dans le district de Bala Morghab,ont annoncé lundi les autorités locales. Bassirat.net avec Pajhwok


Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan)

08-03 Une bombe a tué un homme et ses deux enfants a annoncé le ministère afghan de l'Intérieur. Tous trois étaient à bord d'une camionnette qui a heurté un engin explosif, visant vraisembablement les forces afghanes ou étrangères, a précisé le ministère dans un communiqué. (AFP)


Province d'Herat (ouest de l'Afghanistan)

04-03  Sher Ahmad, ancien commandant des moudjahiddine, a été gravement blessé par des hommes qui ont tenté de l’exécuter. L’attaque  s’est produite dans le district d’Ingil.    Bassirat.net avec Pajhwok


Province de Kunar (est de l'Afghanistan)

03-03 Dans le district de Ghaziabad, des résistants ont attaqués lundi un convoi de logistique destiné aux forces étrangères de l’est de l’Afghanistan. Un policier a été blessé lors des combats.   Bassirat.net avec Pajhwok


Province de Khost (sud-est)

08-03 Habib Khan, responsable afghan du renseignement a été tué . La fusillade s'est produite au moment où le chef du renseignement pour le district de Mandozai, quittait son domicile pour se rendre au travail, a déclaré dimanche le responsable des autorités locales. AP


Province de Logar,(sud de Kaboul.)

04-03 Quatre commandants ont déposé les armes dans le cadre du programme de désarmement des milices qui soutiennent la résistance, a annoncé lundi la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan. Bassirat.net avec Pajhwok


Province de Nimroz (ouest)

04-03 Trois policiers ont été tués mardi soir lors de combats dans le district de Khashrod, a annoncé le chef du district, Mohammad Hashim Nawrozi. Avec Pajhwok


Province de Zabol (sud-est)

Samedi 8 mars 2008

Fin juillet, le vice-gouverneur de la province tirait la sonnette d’alarme et demandait à l’armée d’occupation d’intervenir pour chasser les résistants qui avaient pris le contrôle du district de Day Chopan, au nord de la province et les Américains lançaient une importante opération militaire qui ne semble pas avoir permis de chasser la résistance de la province, comme le prouve l’attaque de dimanche. Source: Bassirat.net  & Reuters

 05-03 Mercredi soir, la Force internationale a mené un raid aérien dans le district de Shah Joy, tuant trois personnes (quelle prétend être des résistants). Bassirat.net avec Pajhwok

09-03 Une centaine de résistants a attaqué un poste de police, tuant huit policiers et en blessant deux, selon un officiel en poste dans la province. L’attaque s’est produite vers deux heures du matin dans le district d’Arghandab, au nord de la province. L’officiel, Hâdji Qudratôllah, a déclaré à l’agence Reuters que les résistants ont brûlé des locaux administratifs et ont détruit quatre véhicules. Selon les villageois, les résistants ont perdu quelques hommes dont ils ont emporté les corps. Bassirat.net


4-1 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 :  "Force combinée 82 "


Civils tués ou morts                                          : ? +  3.684

Civils blessés                                                   : ? +  2.100 (chiffres trop bas) 


Résistants afghan tués :                                   : ?  +  6588

Résistances afghans blessés                         :?  +  1.585 (chiffres trop bas)

Résistances afghans arrêtés :                        : ?  + 2.320


Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1202

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?   + 1256 (chiffre invraisemblablement bas...)

Suicides                                                           : ?  +  20

CIA tués :                                                         :          4


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 3.963

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?   + 3.892 (chiffre trop bas)

Collabo   tués                                                      :   1.074

Collabo   blessés                                               :?  +  564 ( chiffre trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ? +   3 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.
6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

05-03 La police du district de Shar-e Safa. a annoncé qu’un pylône de télécommunications appartenant à la société Areeba a été attaqué mercredi soir. Un générateur et la salle de surveillance ont été détruits. (troisième pylône de télécommunications en 1 semaine) Trois agents de sécurité ont également été kidnappés. Bassirat.net avec Xinhua et Pajhwok

6-1 Vivas Maxime : Reporters sans frontières : Du pilori humanitaire à l’éloge de la torture.

Hillary Clinton, Barack Obama et John McCain, candidats à la présidence des Etats-Unis, se prononcent contre toute forme de torture.

Bush souhaite seulement qu’elle ne tue pas.

Le patron d’un quotidien français explique quand elle doit être appliquée « sans limite » et il réinvente le supplice du pilori.

« Cette populace, disciplinée à l’attente des exécutions publiques, ne manifestait pas trop d’impatience. Elle se divertissait à regarder le pilori. » Victor Hugo, Notre Dame de Paris.

Jadis, le Seigneur disposait dans son fief d’un « droit seigneurial de justice ». Il pouvait faire dresser un pilori sur la place des villages. Le mot « Pilori » vient de « pilier ». Le plus souvent, il s’agissait donc d’un poteau auquel était attaché un condamné désigné à l’infamie et à la vindicte de la foule. Une variante du pilori était le carcan, une planche percée de trois trous où l’on bloquait la tête et les mains du supplicié. Chacun savait que ce dernier était coupable puisqu’il était puni. Il était donc logique de l’humilier, de l’injurier, de lui cracher dessus. Le condamné, immobilisé, ne pouvait que subir. Le pilori était réservé aux petits délinquants (voleurs à la tire…), aux gueux manifestant un esprit rebelle, aux soldats insoumis et accessoirement à toutes sortes d’innocents. Jamais on n’y vit un Noble. Bien entendu, si le Seigneur pouvait publiquement dénoncer la faute l’ayant conduit à sévir, le condamné, lui, n’avait aucun droit d’en appeler à l’opinion publique sur les lieux où il était exhibé. Bref, outil de torture physique et psychologique qui flattait les plus bas instincts de la populace, le pilori était l’instrument inique d’une sentence discrétionnaire décidée par le Seigneur contre des pauvres. Une loi du 28 avril 1832 en a interdit l’usage dans notre pays. Les innocents n’ont plus à craindre d’y être soumis et les punitions appliquées aux coupables respectent la dignité humaine.

Aujourd’hui, l’expression « clouer au pilori » est une métaphore qui signifie : désigner quelqu’un au mépris de tous. Le procédé est à ce point odieux que tout ce qui s’en rapproche a été banni de nos sociétés civilisées. Ainsi, les écoles de la République en ont fini avec le bonnet d’âne, avec la mise au piquet et même avec le classement qui exposait le dernier de la classe à la risée, à la honte et aux mauvais traitements dans la cour de récréation.

Cependant, cette pratique est en vigueur dans un média français qui dresse chaque jour un nouveau pilori. Sa première page désigne le coupable qu’il faut mépriser et huer. Sa photo est affichée, adornée d’un qualificatif déshonorant. La sentence est prise en application de règles établies par des jurés dont les noms sont tenus secrets. Ne sont jamais affichées les portraits des amis du journal et de ses financiers, même s’ils ont commis des crimes plus graves que ceux dont on accuse les pauvres soumis au tourment du pilori moderne. Les condamnés, coupables ou décrétés tels, n’ont jamais le droit de contester. Dans son fief, seul le Seigneur-Rédacteur en chef peut parler. Si un adversaire de la torture prétend discuter du procédé ou s’étonner de parti pris, le Seigneur-Rédacteur en chef lui refuse la parole. Si l’entêté s’avise de parler dans une autre province, le Seigneur réclame et obtient un droit de réponse. S’il persiste, le Seigneur menace d’en appeler à la Justice du Roy.

Ce quotidien éprouve des sympathies notoires pour George W. Bush.

On sait que, depuis le déclenchement des guerres en Afghanistan et en Irak, l’armée états-unienne pratique la torture dans les bagnes de Bagram, Abou Ghraib, Guantanamo et dispose de sous-traitants dans des prisons secrètes disséminés sur des territoires de pays amis où les droits de l’Homme restent à découvrir. Ces atrocités ayant été éventées, elles ont été en partie légalisées ces dernières années. Les dirigeants US ont plaidé pour le recours aux « interrogatoires poussés » qui provoquent d’horribles souffrances mais qui doivent éviter des lésions irrémédiables et la mort. Le patron du quotidien français a voulu profiter du vent permissif soufflant d’Outre-Atlantique mais, emporté par son élan dans le soutien à un pays qui l’alimente en dollars depuis 2002, il a doublé Bush sur sa droite (extrême). En effet, les dirigeants US, eux, persistent à fixer (en public tout au moins) un seuil à ne pas dépasser. Le 6 février 2008, la Maison Blanche a annoncé que, si les Etats-Unis peuvent désormais utiliser le « waterboarding » (supplice de la baignoire), la suffocation provoquée doit s’interrompre avant la noyade. Hélas, notre plagiaire, fâché avec la nuance, a tenu des propos que la classe politico-médiatique française n’aurait pas pardonnés à Le Pen (ou à quiconque, d’ailleurs). En effet, lors de l’émission de radio « Contre-expertise » présentée par Xavier de la Porte sur France Culture le 16 août 2007 de 12h45 à 13h30, évoquant l’enlèvement du journaliste états-unien Daniel Pearl, il a refusé de condamner la torture infligée par les policiers pakistanais à la famille d’un suspect (c’est-à-dire à des innocents) : « … je ne dis pas, je ne dirai pas qu’ils ont eu tort de le faire … ». Puis, il a franchi le Rubicon sanglant en personnalisant : « Si c’était ma fille que l’on prenait en otage, il n’y aurait aucune limite, je vous le dis, je vous le dis, il n’y aurait aucune limite pour la torture ». Dans le quotidien qui fait sa une avec un pilori partial où sont symboliquement ligotés des « prédateurs », on aura reconnu le site Internet de Reporters sans frontières(1) et, dans le rôle de l’adepte de la torture, son secrétaire général Robert Ménard. Les inconditionnels de RSF diront qu’il s’agit, pour le Français, de maladresses et, pour les Etats-uniens, de promesses de campagne. Il n’empêche : les mots peuvent être indifféremment des pistolets chargés ou des gilets pare-balles. Les discours des « leaders de pensée » influent sur l’évolution des moeurs et sur les pratiques. Ceux s’adressent à un public nombreux doivent mesurer la responsabilité qui est la leur.

George Bush, Hillary Clinton, Barack Obama John McCain et Robert Ménard ont parlé.

Ô paradoxe ! le patron de l’ONG française apparaît comme plus cruel que le président et le futur président d’un pays qui torture un peu partout dans le monde. Il faut sonner le tocsin. Quiconque se tait devant l’éloge de la torture en ayant les moyens d’y répondre, devrait méditer ce mot de Jean Rostand : « L’humanité aura à répondre un jour, non seulement des actes des hommes malfaisants, mais aussi du silence des gens de bien ».

Maxime Vivas http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6120

sélectionné par http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinformation

(1) Notons que le site de RSF, qui distribue les bons points et les blâmes, qui multiplie les « analyses », qui sollicite en permanence le soutien du lecteur, est le seul grand site français de ce type qui n’ouvre pas d’espace au dialogue. Le lecteur est ainsi muselé sur le site même d’une association censée défendre la liberté d’expression. Si des remarques relatives à RSF trouvent à s’exprimer ailleurs, RSF exige un droit de réponse (cela m’est arrivé trois fois déjà), fustige l’auteur, voire le menace d’un procès pour le faire taire (j’ai aussi subi cela).

Maxime Vivas sera à Paris le 8 mars pour présenter son nouveau livre "La face cachée de Reporters Sans Frontières, de la CIA aux faucons du Pentagone" - sélectionné pour le prix "Lire la Politique " 2008 : http://www.legrandsoir.info/spip.ph... 

n° 158 journal de l'Afghanistan -04/09-03 (Fin)

n° 158 journal de l'Afghanistan du 04/09-03  

Par M.Lemaire

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse fa032881@skynet.be

Sommaire.(Fin)

7 Brèves

7-1 Chinook CH-47 de Boeing : six hélicoptères de combat pour la guerre en Afghanistan.

7-2 La vie a repris dans le district afghan de Panjwaii.

7-3 Kai Eide

1 Nouveau envoyé spécial de l'Onu.

Coordonner les tâches de l'ONU et de ... l'Otan  sous le mandat de Kai Eide.

7-4 Manifestations en Afghanistan.

7-5 Guantanamo : Les Brèves.

1 Transferts de détenus.

2 Les algériens de Guantanamo vont pouvoir rentrer...

3 La justice espagnole classe une enquête sur deux ex-détenus à Guantanamo.

4 Réflexion : On dérive tout droit  vers l'industrie pénitentiaire à l'américaine! 

8 Dossiers

8-1 Dossier de ' La Presse Canadienne' : Le nombre d'anciens soldats qui souffrent du syndrome du stress post-traumatique a plus que triplé.

9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

9-1 Sayyid Tayeb Jawad. : « Nous n’avons pas choisi ces voisins ».

9-2 Les garçons perdus de Kandahâr.

10 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse

10-1 La production d'héroïne bat tous les records en Afghanistan.


7 Les brèves

Ndlr :  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

7-1 Chinook CH-47 de Boeing : six hélicoptères de combat pour la guerre en Afghanistan.

Le Canada est arrivé dans les derniers milles des négociations avec les États-Unis pour l'obtention de six hélicoptères de combat pour les opérations en Afghanistan, a révélé mardi le ministre de la Défense , Peter MacKay. M. Mackay a affirmé en entrevue à La Presse Canadienne qu'il n'y avait pas encore d'entente mais qu'on serait prêt à faire une annonce très bientôt. L'obtention d'un support aérien pour sortir les soldats des routes minées de Kandahar est l'une des principales conditions qui avaient été énoncées par le comité Manley chargé d'évaluer l'implication militaire canadienne en Afghanistan. Le comité indépendant avait établi comme échéancier le mois de février 2009 pour l'acquisition des hélicoptères, qui devraient servir aux mouvements des troupes et au revitaillement.

Dans cette première entrevue détaillée accordée par M. MacKay sur ces négociations avec les États-Unis, le ministre a affirmé que le ministère de la Défense disposait de trois options, toutes trois portant sur des variantes du Chinook CH-47 de Boeing. La première option, et celle qui risque le plus de réussir, implique de persuader l'armée américaine de rendre prioritaire dans la ligne de production le support aérien aux forces canadiennes en Afghanistan. Il est possible cependant que le Canada n'obtienne pas le modèle spécifique d'hélicoptère réclamé depuis deux ans, soit le CH-47-F. "Ce qu'on obtiendra de l'armée américaine ne sera peut-être pas exactement ce qu'on avait en tête, et c'est pourquoi les négociations se poursuivent", a déclaré M. Mackay. mardi 4 mars, La Presse Canadienne


7-2 La vie a repris dans le district afghan de Panjwaii.

Le district de Panjwaii constitue le coeur de la province de Kandahar. Au bout de deux ans, le marché situé au centre de Panjwaii commence à peine à reprendre vie. "Pendant les combats, Panjwaii était désert", a affirmé le chef du district, Haji Baran Shah. "Il y avait un boulanger, un boucher. Et peu à peu, les gens ont commencé à revenir. Mais le moment est venu de commencer à faire davantage." Le district de Panjwaii est adossé au fleuve Arghandab, important cours d'eau de la province. Il est le lieu d'origine du mouvement de résistance. Le dirigeant Mohammad Omar, est d'ailleurs de là, tout comme plusieurs autres.

Le district est également le lieu de domicile de 80 000 Afghans, soit la concentration de population la plus élevée à l'extérieur de Kandahar.

La vie a repris le dessus dans le district afghan de Panjwaii, à quelque 35 kilomètres de Kandahar. Mais cela n'a pas été facile. De l'autre côté de l'autoroute, dans les nombreux cimetières qui se suivent l'un après l'autre, des poteaux desquels pendent des drapeaux poussiéreux marquent l'emplacement de centaines de tombes de personnes ayant perdu la vie lors des combats ayant eu lieu pour cet important territoire. A environ 90 minutes de route de là, au milieu du camp canadien du terrain d'aviation de Kandahar, se trouve un site commémoratif similaire, un monument de marbre couvert de plaques gravées du nom et portant le visage de chacun des 79 soldats canadiens tombés en Afghanistan, parmi lesquels au moins 22 à Panjwaii. Le soldat Michael Hayakaze a été tué dans ce secteur, dimanche dernier, à la suite de l'explosion d'une bombe artisanale. Stephanie Levitz, La Presse Canadienne - 09-03


7-3 Kai Eide

1 Nouveau envoyé spécial de l'Onu.

06-03 Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a désigné jeudi le diplomate norvégien Kai Eide pour le poste d'envoyé spécial de l'organisation en Afghanistan, indique une lettre obtenue par Reuters. Ancien ambassadeur de Norvège auprès de l'Otan, Kai Eide remplace l'Allemand Tom Koenigs qui a achevé ses fonctions en décembre 2007. Selon des diplomates, Eide devrait jouer un rôle plus "visible" dans la coordination des efforts internationaux pour la reconstruction de l'Afghanistan face à la résistance de tout un peuple. La nomination est par principe soumise à l'approbation du Conseil, mais elle prend effet en pratique si elle ne soulève pas d'objections.

Agé de 59 ans, Eide est un diplomate de carrière qui a été représentant permanent de l'Onu auprès de l'Otan entre 2002 et 2006. Eide a été ambassadeur norvégien à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de 1998 à 2002, et à l’OTAN, de 2002 à 2006. (ndlr) Il a aussi travaillé à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), dont il a notamment présidé le conseil permanent en 1999.

Il a occupé différents postes aux Nations unies, principalement dans les Balkans.

Dans sa plus récente affectation onusienne, il était envoyé spécial du secrétaire général au Kosovo. Auparavant, il avait été représentant spécial de l'Onu en Bosnie-Herzégovine. Eide a siégé au sein de la "Commission Mitchell" et contribué à son rapport sur le soulèvement palestinien déclenché en 2000. Dernièrement, il était directeur politique au ministère norvégien des Affaires étrangères. Sur le Web Source : (Reuters)

Post Scriptum : Le nom de M. Eide circulait depuis déjà un certain temps, au même titre que celui de l’ancien ministre canadien des Affaires étrangères, John Manley ; ce dernier avait toutefois indiqué n’être pas intéressé par le poste. Xinhua - 7 mars 2008


Coordonner les tâches de l'ONU et de ... l'Otan  sous le mandat de Kai Eide.

M. Eide devrait coordonner les tâches de l'ONU et de l'Otan, qui a quelque 40.000 soldats dans ce pays, et de l'Union européenne..

La mission d'aide (…) de l'ONU en Afghanistan (Unama) renforcera et accélérera son soutien au gouvernement et à la population durant le prochain mandat du nouveau représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, a déclaré lundi à Kaboul un de ses hauts représentants. "Sous cette nouvelle direction, l'Unama renforcera son (aide au peuple afghan)  et son soutien aux institutions gouvernementales sous la direction du président Karzaï", a déclaré le numéro deux de l'ONU en Afghanistan, Christopher Alexander, lors d'une conférence de presse. L'Unama entend renforcer "les institutions nationales", a-t-il insisté, notant que le degré d'implication internationale durant les six derniers mois n'avait cessé d'augmenter.

Rappelant que plus de 40 pays apportent un soutien militaire et/ou ont dépêché des troupes en Afghanistan et qu'une soixantaine contribuent à la l’occupation du pays dévasté la guerre, le haut diplomate a été critique envers les pessimistes.. M. Alexander a appelé la presse à montrer une image plus conforme, selon lui, à la réalité afghane: une armée forte de 74.000 soldats contre zéro à la fin 2001 …

M. Alexander a reconnu des faiblesses dans la sécurité, jugeant qu'elle dépendait du nécessaire renforcement des institutions de l'Etat.

Mais les acteurs présents en Afghanistan doivent aller vite: "Nous devons accélérer notre travail et avons besoin de coordonner un effort plus important et complexe que jamais et nous devons nous concentrer sur sa concrétisation", a-t-il conclu. (Source : AFP / 10 mars 2008 - Relecture : ML


7-4 Manifestations en Afghanistan.

02-03 Dimanche, environ 1 000 personnes, dont une majorité de dignitaires religieux, ont manifesté à Mazâr-e Sharif, principale ville du nord de l’Afghanistan, Reuters

05-03 Environ 5 000 Afghans, ont manifesté mercredi à Pol-e Alam, chef-lieu de la province du Logar, au sud de Kaboul. Scandant "Mort au Danemark, mort aux Pays-Bas", les manifestants ont brûlé des drapeaux des deux pays, a constaté un journaliste de l'AFP à Herat, principale ville de l'ouest du pays. Les protestataires ont aussi demandé au gouvernement de rompre les liens avec le Danemark et les Pays-Bas et d'expulser leurs troupes déployées en Afghanistan dans la force de l'Otan pour aider le gouvernement afghan à lutter contre les talibans. Dans la province est de Kunar, environ un millier d'hommes ont manifesté, brûlant également des drapeaux des deux pays, selon Sayed Mahboob, le chef du district de Khas Kunar

Lors de cette manifestation, la plus importante de ces derniers jours, un manifestant a lancé une grenade dans les locaux du gouverneur de la province, faisant peu de dégâts, selon le chef de la police locale, Juma Khan Adeel. D'autres ont attaqué une voiture de police au bâton.

Depuis une semaine, des manifestations ont lieu dans plusieurs grandes villes afghanes pour protester contre la publication dans des journaux danois de caricatures du prophète Mahomet et contre la diffusion prochaine par un député d'extrême-droite néerlandais d'un film fustigeant l'islam. Reuters & AFP


7-5 Guantanamo : Les Brèves.

1 Transferts de détenus.

06-03 Les forces canadiennes ont annoncé la semaine dernière qu'ils reprenaient les transferts de détenus après une suspension de quatre mois qui avait débuté au début novembre. Le moratoire avait suivi la découverte par des enquêteurs canadiens du cas d'un détenu qui aurait été battu avec un câble électrique et un tuyau de caoutchouc. Au moins deux autres cas de mauvais traitements avaient été rapportés ensuite et sont présentement sous enquête. Les tribunaux canadiens devraient faire en sorte de bloquer tout transfert de prisonniers militaires aux autorités afghanes tant qu'on ne pourra pas garantir qu'ils ne seront pas maltraités, ont déclaré jeudi deux groupes de défense des droits humains. L'avocat Paul Champ a déclaré à la Cour fédérale, jeudi, que ses clients, Amnistie Internationale et l'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique , n'étaient pas rassurés quant au risque de torture dans les prisons en Afghanistan. Les deux groupes réclament une injonction temporaire pour geler le transfert de prisonniers pour 14 jours, espérant en savoir un peu plus long d'ici là sur les conditions de détention. Me Champ a argué à la juge Anne Mactavish que lorsqu'il s'agit de torture, "il vaudrait peut-être mieux faire preuve de patience et de prudence".

Les avocats fédéraux ont rétorqué qu'il n'y avait pas urgence et qu'un délai de deux semaines représenterait un premier pas sur une route glissante. La prochaine étape, selon le conseiller du gouvernement Brian Evernden, serait inévitablement une demande pour une interruption de transfert plus longue et plus large. "Ce genre de requête revient continuellement, a déclaré M. Evernden. Dire que c'est seulement pour 14 jours est quelque peu trompeur." Les groupes de défense des droits humains avaient déjà échoué une première fois à obtenir une telle injonction, mais au moment de leur demande, aucun transfert de prisonniers n'était effectué. La juge Mactavish avait donné aux deux groupes la permission de revenir à la charge si d'autres transferts survenaient.

Le dossier fait partie d'une plus large action montée par Amnistie et par l'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique alléguant que le Canada a violé sa propre charte des droits en échouant à obtenir de véritables garanties que les prisonniers transférés ne seraient pas torturés.

La question centrale constitutionnelle doit déterminer si la charte, en effet, peut être appliqué aux troupes canadiennes servant outre-mer dans des situations de combat. Les porte-parole du gouvernement affirment que, avant d'annoncer la reprise des transferts, celui-ci s'est assuré d'avoir de nouvelles garanties en main. Ces garanties comprendraient un meilleur entraînement de la police afghane et des employés dans les prisons, un inventaire amélioré, un meilleur accès aux prisons pour les autorités canadiennes, davantage de visites de médecins pour évaluer la condition des détenus, et l'enregistrement vidéo des interrogatoires. Jim Brown, 06-03 La Presse Canadienne


2 Les algériens de Guantanamo vont pouvoir rentrer...

Les Algériens détenus à la prison américaine de Guantanamo peuvent regagner leur pays mais ceux qui font l’objet de poursuites en Algérie devront y être jugés, a fait savoir le ministre de la Justice , Tayeb Belaïz, cité par des journaux algériens. "Ceux qui ne sont pas poursuivis par la justice algérienne retourneront auprès de leurs familles", a dit Belaïz, dont les propos sont repris par El Watan, Le Quotidien d’Oran et El Khabar. Une délégation algérienne qui s’est rendue récemment à Guantanamo a confirmé que 17 Algériens y étaient détenus, a précisé le ministre. "Si ces Algériens veulent rentrer au pays, ils seront les bienvenus", a indiqué Belaïz, ajoutant que ceux qui sont poursuivis en Algérie seraient jugés "selon le code pénal algérien". Mercredi dernier, le secrétaire d’Etat adjoint US David Welch avait laissé entendre que les Etats-Unis et l’Algérie pourraient "bientôt" signer un accord sur le rapatriement des ressortissants algériens détenus en tant qu’"ennemis combattants" dans le camp de Guantanamo. Toutefois, Belaïz n’a pas confirmé la conclusion éventuelle d’un tel accord de rapatriement, se bornant à indiquer qu’il s’agissait actuellement d’une "simple demande" de Washington.

Les 17 Algériens figurent parmi quelque 275 prisonniers encore détenus sans statut légal sur la base américaine de l’île de Cuba, que Bush a présentée comme étant un outil nécessaire dans la guerre mondiale contre le terrorisme…. (Source : Al-oufok avec les agences de presse- Lundi, 03 mars 2008 -)


3 La justice espagnole classe une enquête sur deux ex-détenus à Guantanamo .

Le juge espagnol Baltasar Garzon, qui avait réclamé l'extradition vers l'Espagne de deux anciens détenus de Guantanamo résidant en Grande-Bretagne, a décidé jeudi de classer l'enquête, compte tenu des conclusions des examens médicaux effectués sur les deux accusés. La justice espagnole soupçonnait Jamil el-Banna, 45 ans, et Omar Deghayes, 38 ans, d'avoir appartenu à une cellule d'Al-Qaïda, Alliance islamique, active en Espagne. Le juge de l'Audience nationale, principale instance pénale espagnole, a décidé "d'annuler les mandats d'arrêts européens datant du 19 décembre 2007", selon le texte de sa décision remis à l'AFP. Dès leur arrivée sur le sol britannique en décembre, en provenance de la base américaine de Guantanamo, M. El-Banna et M. Deghayes avaient été placés en détention dans le cadre d'un mandat d'arrêt européen lancé à leur encontre par les autorités espagnoles. Un tribunal britannique les avait ensuite placés en liberté sous caution. Les deux hommes devaient respecter un couvre-feu et porter un bracelet électronique.

Les examens médicaux réalisés en Grande-Bretagne ont conclu que les années passées à Guantanamo ont laissé aux deux hommes d'importantes séquelles physiques et psychologiques. Ces séjours "ont entraîné une grave détérioration de l'état mental des accusés et aujourd'hui, malgré le fait que les faits (pour lesquels ils sont poursuivis en Espagne, ndlr) sont antérieurs et non liés à cette détention, il est impossible, car inhumain, de maintenir les mandats d'arrêts européens" et "leur placement en détention doit être annulé", poursuit le juge Garzon.

"C'est la fin d'un triste chapitre d'une très longue histoire", a réagi jeudi leur avocate Gareth Peirce. Cette procédure "n'aurait jamais, jamais dû arriver", elle "a provoqué une dose d'angoisse supplémentaire énorme pour ces hommes et leurs familles", a-t-elle ajouté. "Je suis très heureux. Ils sont très contents et reconnaissants. Je n'ai pas parlé avec eux mais ils m'ont envoyé un message", a déclaré Clive Stafford Smith, fondateur de l'organisation de soutien aux détenus Reprieve. "Ils sont marqués psychologiquement par tout ce qui leur est arrivé à Guantanamo", a-t-il poursuivi, saluant "une réponse humaine et sensible, bien que tardive, de la part des autorités espagnoles". (Source : AFP / 06 mars 2008 18h55)
4 Réflexion : On dérive tout droit  vers l'industrie pénitentiaire à l'américaine! 

"LE GOULAG AMERICAIN" Le travail forcé aux USA
"Comment la population carcérale des États-Unis, l'une des plus importantes du monde, est exploitée par une véritable industrie pénitentiaire mais aussi par certaines grandes entreprises du pays. Avec 1,7 million de détenus, la population carcérale des États-Unis, en constante augmentation, est l'une des plus importantes du monde.
Ce que l'on sait moins est que les prisonniers américains sont une main-d'oeuvre taillable et corvéable à merci pour le plus grand profit non seulement d'une véritable industrie carcérale, mais aussi des grandes entreprises du pays.
Ce recueil d'articles du magazine Prison Legal News dénonce un système de travail forcé à la limite de l'esclavage avec des exemples précis.

Fondé en 1990, le mensuel Prison Legal News est une publication indépendante rédigée par les prisonniers eux-mêmes." Recueil d'articles de prisonniers, rassemblés par Daniel Burton-Rose. : "LE GOULAG AMERICAIN" Le travail forcé aux USA édité chez L'Esprit Frappeur

Que la publication patronale L'USINE NOUVELLE s'empresse d'annoncer les projets pénitentaires BOUYGUES, voilà qui donne à  réfléchir sur les TAULES D'AVENIR DU CAPITALISME: les prisons!!!!!!!!!!!


8  Dossier Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

8-1 Dossier de ' La Presse Canadienne' : Le nombre d'anciens soldats qui souffrent du syndrome du stress post-traumatique a plus que triplé.

Le nombre d'anciens soldats qui souffrent du syndrome du stress post-traumatique a plus que triplé depuis que le Canada a commencé à déployer ses troupes en Afghanistan, révèle une nouvelle étude du ministère des Anciens combattants. Alors que le pays pourrait poursuivre sa mission jusqu'en 2011, la situation pourrait se détériorer. Selon le ministre Greg Thompson en entrevue à La Presse Canadienne , la vague de désordres psychiatriques parmi les hommes et les femmes relativement jeunes devient l'un des plus gros défis auxquels fait face le système d'aide aux vétérans, autrefois orienté vers des problématiques gériatriques.

Parmi les 10 252 vétérans qui souffrent de problèmes psychiatriques, 63 pour cent seraient atteints du syndrome de stress post-traumatique (TSPT). "Au cours des cinq dernières années, le nombre de clients souffrant de problèmes psychiatriques a triplé, passant de 3501 à 10 252, alors que ceux touchés par le syndrome de stress post-traumatique a plus que triplé, grimpant de 102 à 6504 en date du 31 mars dernier", affirme le ministre.

Ces statistiques font état de la condition de ceux qui ne servent plus dans l'armée canadienne, le ministère de la Défense établissant ses propres statistiques séparément. Les chiffres obtenus par La Presse Canadienne l'été dernier démontraient que sur 1300 soldats canadiens ayant servi dans les Forces armées en Afghanistan depuis 2005, 28 pour cent avaient des symptômes liés à au moins un type de maladie mentale. ou plus. Parmi ceux-là, six pour cent auraient possiblement souffert du TSPT, et cinq pour cent, d'une dépression majeure. Les symptômes du stress post-traumatique sont les cauchemars, les flashbacks, les souvenirs accaparants, les troubles du sommeil, la colère et l'abus d'alcool et de drogues. Mardi, le comité de la défense aux Communes a voté pour la tenue d'audiences sur l'impact du TSPT dans l'armée, mais elles auront lieu derrière des portes closes, à la demande des députés conservateurs. Dans leur budget de 2007, les conservateurs avaient injecté 9 millions de dollars destinés à ouvrir cinq cliniques pour les vétérans souffrant de stress post-traumatique à travers le pays. Elles s'ajoutent au cinq cliniques déjà existantes, qui sont apparues à la fin des années 1990. Selon le porte-parole néo-démocrate en matière de défense, Dawn Black, les mesures prises jusqu'à présent n'ont pas été concluantes. "Lorsque que l'on parle de soutenir nos troupes, l'aide mentale et l'aide sociale dont elles ont besoin ne sont clairement pas là", estime-t-elle. Selon le ministre Thompson, plusieurs types d'interventions précoces sont tentées, mais il est ardu de briser la barrière émotionnelle que dressent une majorité de soldats.

"Plusieurs d'entre eux souffrent en silence", explique M. Thomson.

Il existe par ailleurs une pénurie de psychiatres et de personnel compétent formé sur la maladie mentale à l'intérieur de l'armée, une situation soulevée par la vérificatrice générale à l'automne dernier. "Les militaires sont ainsi référés à des praticiens civils privés, qui ont du mal à répondre à leur besoin", avait expliqué Sheila Fraser en octobre dernier. L'armée espère doubler le nombre de personnel formé en maladies mentales d'ici 2009, passant de 229 à 447, une opération estimée à 98 millions de dollars. Afghanistan – Ingérences jeudi 28 fév, 20 h 34 La Presse Canadienne


9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage 

9-1 Sayyid Tayeb Jawad. : « Nous n’avons pas choisi ces voisins ».

À intervalle régulier, la presse anglo-saxonne s’inquiète du rôle joué en Afghanistan par la République islamique d’Iran. Le dernier article sur cette question a été publié par l’hebdomadaire américain Time Magazine. Il passe en revue les thèmes régulièrement abordés

Extraits. L’ambassadeur d’Afghanistan aux États-Unis, Sayyid Tayeb Jawad s’est adressé, mercredi dernier, à une assemblée composée d’officiels, d’universitaires et de journalistes. Lorsqu’il a été interrogé sur l’influence dont jouit aujourd’hui l’Iran en Afghanistan, il n’a plus plaisanté. «  L’Iran est devenu une puissance de plus en plus hostile », a-t-il affirmé.

Téhéran de retour dans sa zone d’influence traditionnelle : Les agents des services de renseignements iraniens achètent l’allégeance de chefs tribaux dans l’ouest de l’Afghanistan, selon un responsable du Département d’État qui s’est confié, sous le couvert de l’anonymat, à l’hebdomadaire américain. Ils entendent rappeler aux chefs coutumiers que « les Américains pourraient être (en Afghanistan) pour 10 ou 20 ans alors qu’ils sont là pour l’éternité », a-t-il déclaré.

Livraison d’armes : « Il ne fait aucun doute que des éléments de l’insurrection aient reçu des armes d’Iran », estime le responsable du Département d’État En 2007, « les troupes de l’Otan et l’armée américains ont intercepté des livraisons d’armes de conception iranienne en Afghanistan, dont des mortiers, des pains de plastique et des explosifs à charge creuse qui ont été utilisés avec des effets meurtriers contre des véhicules blindés en Irak », déclarait en janvier dernier l’ambassadeur américain en Afghanistan, William Wood.

. Le retour forcé des réfugiés : Au cours des derniers mois, l’Iran a expulsé 130 000 réfugiés afghans. Ce retour, a « provoqué une pénurie de logements et de nourriture au moment où l’hiver rigoureux s’installait ». Cette crise a également coûté son poste au ministre des Réfugiés et a affaibli le ministre des Affaires étrangères, Rangin Dadfar Spanta. Le retour forcé des réfugiés « était clairement destiné à envoyer un message aux Afghans de mécontentement en raison de leur relation avec les États-Unis », selon le diplomate du Département d’État. Bassirat.net   mardi 26 février 2008   Avec TIME Afghanistan - rapport annuel 2007 

9-2 Les garçons perdus de Kandahâr.

09-03 L’enlèvement d’enfants est courant dans Kandahar (ville dangereuse et presque sans loi). Toutefois, la presse s’en fait rarement l’écho.

L’enlèvement d’enfants en Afghanistan n’a pas été abordé depuis un certain temps dans les médias. Dans un article publié le 16 février dernier par le National Post, le journaliste Brian Hutchinson revient sur cette question Par contraste, l’enlèvement d’étrangers est rare bien qu’il provoque un tumulte, comme le montre l’enlèvement le mois dernier d’une humanitaire américaine à Kandahâr. On est toujours sans nouvelle de Cyd Mizell, 49 ans, qui a été enlevée en compagnie de son chauffeur sur le chemin de son bureau le 26 janvier.

Les enfants afghans sont considérés comme moins importants. Mais une augmentation perceptible du nombre d’enfants enlevés cette année intervient au moment où les la habitants de Kandahâr critiquent ouvertement la police et les représentants gouvernementaux qui, selon eux, n’essayent pas de résoudre les crimes, sans parler de les empêcher. Certains, à l’image du père de Zalal, soupçonnent des officiers de police de collaborer avec des ravisseurs. « Je me suis retourné vers la police lorsque mon garçon a été enlevé », affirme M. Malal « et le chef de la police en personne m’a dit de payer la rançon. « À plusieurs reprises, j’étais assis avec le chef de la police lorsque les ravisseurs m’ont appelé pour me dire qu’ils allaient couper les oreilles ou les jambes de l’enfant », dit-il. Bassirat.net dimanche 9 mars 2008


10 Annexe - Géopolitique , stratégie et analyse

Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

10-1 La production d'héroïne bat tous les records en Afghanistan.

l'Organe international de contrôle des stupéfiants : L'Afghanistan a produit une "quantité exceptionnelle" de 8.200 tonnes d'opium l'an passé, soit 34% de plus qu'en 2006, et approvisionne désormais le marché mondial des opiacés à hauteur de 93%. La production d'héroïne a battu tous les records en Afghanistan en 2007 s'alarme l’OICS dans son rapport annuel publiable mercredi.. La culture du pavot en Afghanistan, qui a progressé de 17% à 193.000 hectares en 2007 après une augmentation de 59% l'année précédente, s'est en outre accompagnée d'une hausse des rendements à 42,5 kg/ha contre 37,0 kg/ha précédemment. En comparaison, seuls 19.000 hectares ont été éradiqués durant cette période dans ce pays, selon l'OICS, qui rappelle que l'héroïne afghane est ensuite acheminée dans le monde entier, en particulier en Europe, où le nombre d'héroïnomanes est évalué à 3,3 millions..

Pour combattre le trafic de drogues, l'Organe préconise une meilleure coopération internationale, axée en priorité sur la lutte contre les réseaux plutôt que sur les petits consommateurs.

L'OICS, un organisme indépendant de 13 membres - médecins, pharmacologues et experts - crée en 1968, est chargé de suivre l'application des conventions internationales de l'ONU sur le contrôle des drogues.

(Source : AFP / 05 mars 2008 01h01)

09/03/2008

n°326 Dossier de la Palestine 07-03 (Début) Israël extermine, le monde se tait...

n°326 Dossier de la Palestine  07-03 (Début) Israël extermine, le monde se tait...

Par M.Lemaire

Sommaire

Tiré a part

Faut-il gazer Gaza ? C’est à la « une » de la presse israélienne.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Rania Adel : Israël extermine, le monde se tait

2 Les brèves

2-1 Les Etats-Unis ont créé le terrorisme au Moyen-Orient

2-2 Rice, appelle à une reprise des négociations de paix.

2-3 Rice: Palestiniens et Israël "ont l'intention" de reprendre les négociations.

2-4 Un projet de résolution sur la Palestine présenté à Genève sous l’égide du MNA.

2-5 La visite de Rice soutient l'occupation pour perpétrer d'autres massacres contre les Palestiniens.

2-6 Manouchehr Mottaki : l’AIEA devrait inspecter l’arsenal nucléaire du régime israélien.


Tiré a part

Faut-il gazer Gaza ? C’est à la « une » de la presse israélienne
Publié le 7-03-2008
Dans la section « Opinions » du premier quotidien israélien, le Yediot Aharonot, un dément nommé Guy Bechor propose de gazer l’entière population de Gaza, avec des lacrymogènes et pas du cyanure, bien sûr, l’Etat israélien étant par définition le plus moral du monde comme chacun sait.
Voici la version en langue française de cette obscénité (pour la version en langue anglaise : http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3515655,00.html

"Pas besoin de les tuer
Des mesures non-létales désorganisant la vie à Gaza sont peut-être la solution"
Par Guy Bechor, Yediot Aharonot

Si le Hamas amène 250.000 Israéliens à se ruer dans les abris anti-bombes, il pense qu’il a gagné. Et si nous tirons sur le Hamas et que des enfants et des civils sont tués, le Hamas a encore gagné. Enfin, la constitution d’une commission d’enquête sur ces faits serait un troisième échec pour nous.
Le Hezbollah a bien compris cette stratégie en trois étapes, et maintenant c’est le Hamas qui y a recours.
Comment gagner, alors ?
En changeant radicalement notre façon d’appréhender les trois problèmes cités plus haut.
Qui a gagné les guerres du passé ? Ceux qui sont arrivés sur le champ de bataille avec de nouvelles technologies. La poudre à canon, le blindé chenillé, ou encore la bombe atomique, par exemple. Autrement dit, celui qui gagne, c’est celui qui change l’état des lieux et bat les cartes, celui qui introduit un élément nouveau et inconnu dans la guerre.
L’armée israélienne est capable de détruire complètement la bande de Gaza, mais elle ne peut pas le faire, parce
qu’on ne peut pas tuer la population civile. Bien sûr, le Hamas en profite, et avec un cynisme cruel, il prend la population de Gaza en otage. Les vieux, les femmes et les enfants, voilà la profondeur stratégique des dirigeants terroristes. Sans la masse palestinienne, le terrorisme ne pourrait pas exister.
Alors j’ai une idée, qui pourrait être mise en œuvre
parallèlement aux opérations actuelles de l’armée. Chaque fois qu’un missile est tiré, Israël riposte en direction de la population civile, en utilisant des armes non mortelles.
Des canons à gaz lacrymogènes arroseraient la totalité de la bande de Gaza, à un rythme croissant. Des enceintes géantes, diffusant des sons terrifiants –sirènes, hurlements, bruits d’explosions- d’abord pendant 10 minutes, puis 15 minutes, et enfin pendant des heures. On pourrait y ajouter de la musique israélienne, ou des slogans du type « Tout ça, vous le devez au Hamas ». Ce serait une sorte de campagne de lavage de cerveau, sans cesse renouvelée, avec des niveaux sonores interdisant une vie humaine.

Qu’on les peigne en rouge
Quand les Palestiniens tiennent des meetings de masse, des avions épandraient de la peinture rouge sur des milliers de partisans du Hamas. « Pourquoi de la peinture rouge ?”, demandera-t-on, et cela permettra de populariser le système d’alerte aux missiles en cours de développement pour nos villes de Sderot et Ashkelon, qui porte le nom de code “Couleur Rouge”.
Bien entendu, il faudra accompagner ces mesures d’un désengagement complet de Gaza : au minimum, il faut couper l’approvisionnement en fioul fourni par une société israélienne de droit privé, ainsi que la monnaie en shekels que des camions apportent tous les mois.
D’après moi, après dix jours d’un tel régime, quand les habitants de Gaza auront été privés de sommeil, qu’ils auront eu les yeux brûlés par les lacrymogènes, que leurs oreilles bourdonneront et qu’ils se retrouveront peints en rouge, ils s’emploieront eux-mêmes à empêcher tout tir de roquettes vers Israël.

Ce qu’il y a d’original avec mon idée, c’est que personne ne pourrait accuser Israël, parce que c’est le Hamas qui porterait la responsabilité de déclencher, à chaque fois qu’il tire une roquette, les représailles en question. Et s’il y a des protestations de l’étranger, on pourra répliquer quIsraël ne tue pas, et ne fait qu’utiliser des matériels bien connus de maintien de l’ordre.
Chaque roquette tirée, et actuellement il y en a des dizaines tous les jours, causera des désagréments sans fin aux Palestiniens. Comme cela au moins, les roquettes du Hamas toucheront aussi la population palestinienne.

Traduction CAPJPO-EuroPalestine

http://libanresistance.blogspot.com/2008/03/gazons-gaza-e...


1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Rania Adel : Israël extermine, le monde se tait 
Palestine. Après plusieurs tentatives pour se débarrasser du Hamas, Israël a opté pour la manière forte, faisant un usage excessif de la violence et ne faisant aucune distinction entre activistes et civils.

Mercredi 5 mars 2008

Les négociations de paix entre l’Autorité palestinienne et Israël ne sont plus. Le président palestinien Mahmoud Abbass a en effet décidé de suspendre les pourparlers avec Tel-Aviv en réponse à l’offensive en cours dans la bande de Gaza qui a entraîné la mort de plus d’une centaine de Palestiniens, dont de nombreux civils, en cinq jours. Après avoir proclamé dimanche jour de deuil national, M. Abbass a ordonné « la suspension des négociations (...) jusqu’à l’arrêt de l’agression (israélienne) », a déclaré un collaborateur du président palestinien à Ramallah, en Cisjordanie. Dénonçant un « holocauste », il n’est néanmoins pas allé jusqu’à proclamer la rupture des négociations menées sous l’égide des Etats-Unis et auxquelles le Hamas, qui a pris le contrôle de la bande de Gaza en juin, est hostile. Saëb Eraqat, chef des négociateurs palestiniens, a affirmé que les négociations de paix avec Israël étaient, pour l’heure, « enterrées sous les maisons détruites de Gaza ». En brouille avec M. Abbass, le Hamas a appelé à la formation d’un cabinet d’union nationale d’urgence. Côté israélien, Arye Mekel, porte-parole de la ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Levni, qui conduit les négociations, a déclaré que la décision des Palestiniens était « une erreur » et a exprimé l’espoir que les discussions reprennent « dans un très proche avenir ». Mais Israël est loin d’arrêter ses incursions pour faire cesser les tirs de roquettes sur son territoire qui ont provoqué la mort, mercredi dernier, d’un habitant de Sderot, dans le sud du pays. Bien qu’accusé de faire un usage excessif de la force, il a menacé d’intensifier son offensive terrestre et aérienne. « Israël n’a pas l’intention d’arrêter le combat contre les organisations terroristes, ne serait-ce qu’une seule minute », a dit le premier ministre Ehud Olmert lors du conseil des ministres. « Cela ne se fera pas dans les deux jours, mais nous poursuivrons nos activités de toutes nos forces et nous devons nous préparer à l’escalade, parce que la grande opération terrestre est une réalité tangible », a de son côté assuré le ministre de la Défense Ehud Barak. M. Barak a avisé des pays amis qu’Israël préparait une offensive contre les activistes palestiniens à Gaza et son adjoint Matan Vilnaï a prévenu ces derniers qu’ils s’exposaient à une « shoah » s’ils poursuivaient leurs tirs de roquettes contre l’Etat hébreu.

Les agressions israéliennes ont été dénoncées par presque toute la communauté internationale. A New York, Ban Ki-moon, secrétaire général de l’Onu, avait déploré un usage « excessif » de la force et réclamé l’arrêt de l’offensive de Tsahal. Dans une déclaration adoptée après cinq heures de débats, les membres du Conseil de sécurité ont, quant à eux, exprimé leur profonde inquiétude au sujet des pertes civiles et réclamé l’arrêt des violences. La Slovénie , qui assure la présidence de l’Union européenne, a condamné l’offensive israélienne jugée disproportionnée et contraire au droit international. Un communiqué de la présidence réclame aussi l’arrêt immédiat des tirs de roquettes. « La présidence (européenne) rejette la punition collective de la population de Gaza », dit notamment un communiqué publié peu avant le départ précipité du porte-parole de la diplomatie européenne, Javier Solana, pour Israël et la Cisjordanie.

Le processus de paix menacé

Devant la dégradation de la situation et les menaces pesant sur un processus relancé sous l’égide du président George W. Bush, la Maison Blanche a appelé dimanche à la fin des violences. La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, arrivée mardi dans la région, tâche pour sa part d’arrêter un engrenage qui pourrait broyer les nouvelles négociations de paix lancées en grande pompe à Annapolis (Etats-Unis) fin novembreProfitant de sa visite, des voix se sont élevées pour demander à Mme Rice de s’impliquer davantage dans les pourparlers de paix, comme celle du roi Abdallah II de Jordanie. « Le temps presse et nous avons besoin que les Etats-Unis soient complètement impliqués, qu’ils influencent le cours des discussions, qu’ils surveillent les progrès et qu’ils aident à réduire les divergences afin de parvenir à un accord final avant fin 2008 », a-t-il déclaré vendredi.

Mais les Etats-Unis ont-ils vraiment l’intention de s’engager davantage ? Pour Scott Lasensky, un expert du Proche-Orient à l’USIP (United States Institute of Peace), la réponse est à la négative. « Sur le terrain, nous apparaissons n’offrir aucune idée utile pour résoudre le problème de Gaza. Et aux plus hauts niveaux, en termes de diplomatie, nous ne sommes même pas dans la même pièce », explique-t-il. Selon lui, « l’une des principales leçons des négociations passées est qu’Israéliens et Palestiniens ne peuvent pas être livrés à eux-mêmes, parce qu’il y a trop d’asymétries de pouvoir. Ça ne fonctionne tout simplement pas ». Les analystes s’accordent sur le fait qu’aucune pression ne sera vraiment exercée sur Israël pour qu’il arrête son opération « hiver chaud ». Reste à savoir pour combien de temps durera cette agression israélienne ? De nombreuses raisons conduisent à penser que l’escalade actuelle entre Israël et le Hamas à Gaza va perdurer. L’Etat hébreu poursuivant des objectifs politiques à la fois à court et à long termes dans cette escalade. Séparer Gaza de la Cisjordanie , à la fois de facto et de jure, constitue l’élément majeur de la stratégie unilatérale israélienne, qui avait débuté avec l’évacuation de Gaza. Israël espère ainsi miner les aspirations palestiniennes quant à la constitution d’un Etat sur tous les territoires palestiniens occupés y compris en Cisjordanie et à Jérusalem. Cet objectif était derrière le blocus imposé dès l’accession au pouvoir du Hamas ; mais lorsqu’une brèche a été ouverte sur la frontière avec l’Egypte, la visée d’Israël a échoué, ce qui a contraint les Israéliens à repenser les choses, d’où l’escalade actuelle d’Israël sur Gaza. Mais le dilemme dans lequel se retrouvera bientôt Israël, c’est que s’il veut écraser le Hamas, le prix à payer sera une réoccupation complète de la totalité de la bande de Gaza, ce dont Israël a déjà une longue et amère expérience.  Source : Al-Ahram hebdo
http://hebdo.ahram.org.eg/...


2 Les brèves

 Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2-1 Les Etats-Unis ont créé le terrorisme au Moyen-Orient.

Le président iranien, Ahmadinejad, a affirmé dimanche que l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis en 2003 avait favorisé l'apparition de "terroristes" au Moyen-Orient. "Il y a six ans, il n'y avait pas de terroristes dans notre région. Dès que les étrangers y ont mis les pieds, les terroristes sont apparus", a déclaré le président iranien lors d'une conférence de presse avec Abdel Aziz Hakim, le chef du puissant parti chiite, le Conseil suprême islamique d'Irak (CSII).  (AFP -02-03)


2-2 Rice, appelle à une reprise des négociations de paix.

Condoleezza Rice, qui a appelé à une reprise des négociations de paix suspendues."Nous sommes très préoccupés par les récentes violences qui ont soumis au feu trop de personnes innocentes", a-t-elle dit appelant Israël à "faire des efforts très sérieux pour épargner les vies innocentes".

Négociations de paix :

"Je pense que nous pouvons encore y parvenir", a-t-elle affirmé lors de cette conférence de presse. "Nous espérons une reprise de ces négociations le plus tôt possible", a-t-elle dit. M. Abbas a cependant laissé planer le doute sur une éventuelle reprise des pourparlers, reprenant à son compte des déclarations de Mme Rice sur "les trois piliers" du processus de paix, à savoir, outre les négociations, une amélioration de la situation sur le terrain et l'application de la première phase de plan de paix international dit "La feuille de route" qui prévoit la fin des violences et l'arrêt de la colonisation.

"Les négociations sont importantes et nous y sommes attachés. Mme Rice à parlé de trois piliers, dont les négociations, mais les trois doivent aller ensemble", a-t-il dit.

Le chef de négociateurs palestiniens, Ahmad Qoreï a été plus clair. "Les raisons pour lesquelles les négociations ont été suspendues tiennent toujours. Lorsque elles seront levées, les négociations reprendront", a-t-il dit en se référant aux attaques à Gaza et à la poursuite de la colonisation juive en Cisjordanie, notamment dans la région de Jérusalem.

A propos de Gaza, Mme Rice, qui a rendu le Hamas responsable de l'escalade de la violence, a répété que "les Israéliens ont le droit de se défendre" et insisté sur "l'importance de mettre un terme aux tirs de roquettes contre des civils israéliens". (04 mars 2008  AFP)  

2-3 Rice: Palestiniens et Israël "ont l'intention" de reprendre les négociations.

Palestiniens et Israël "ont l'intention" de reprendre les négociations de paix suspendues en raison des violences à Gaza, a annoncé mercredi la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice en affirmant que la conclusion d'une trêve "n'était pas une condition" à leur reprise. "J'ai été informée par les parties qu'elles avaient l'intention de reprendre les négociations et qu'elles étaient en contact pour y parvenir", a déclaré la chef de la diplomatie américaine lors d'une conférence de presse à Jérusalem avec son homologue israélienne Tzipi Livni. Elle a affirmé que la conclusion d'une trêve "n'était pas une condition" pour la reprise des négociations, contrairement à ce qu'avait affirmé plus tôt le président palestinien Mahmoud Abbas. "Les négociations doivent reprendre mais après l'instauration d'une trêve", avait dit quelques heures plus tôt le président palestinien. Rice a en outre annoncé la réunion la semaine prochaine, "probablement jeudi", d'une commission tripartite israélo-palestino-américaine chargée de superviser l'application de la Feuille de route, sous la direction de l'émissaire américain William Fraser.

M. Abbas a réclamé mercredi la tenue d'une telle rencontre.

La Feuille de route est un plan de paix international qui prévoit dans sa première phase l'arrêt des violences et le gel de la colonisation juive. (Source : AFP / 05 mars 2008 14h11)
2-4 Un projet de résolution sur la Palestine présenté à Genève sous l’égide du MNA.

Un projet de résolution qui condamne avec fermeté l’escalade des agressions d’Israël contre la Bande de Gaza circule aujourd’hui au Conseil des droits de l’Homme dans cette ville. Le texte sera présenté sous l’égide du Mouvement des pays non alignés, présidé par Cuba en ce moment, la Ligue arabe, la Conférence islamique présidée par le Pakistan et le groupe africain, selon PL.

Ce sera une seconde tentative pour placer Israël sur le banc des accusés, maintenant lors de la septième session du CDH, qui a débuté cette semaine et qui s’étendra jusqu’au 28 mars prochain. Il se base sur la constante agression des droits de l’homme du gouvernement de Tel Aviv, avec des attaques et des incursions militaires dans les territoires palestiniens occupés, et plus spécialement sur les massacres perpétrés

dans la Bande de Gaza.

Cuba, par l’intermédiaire de son ambassadeur à Genève, Juan Antonio Fernandez, en qualité d’actuel président des Non alignés, a impulsé des démarches, pour avancer le débat d’abord programmé pour la troisième semaine de mars. GENEVE, le 5 mars. –


2-5 La visite de Rice soutient l'occupation pour perpétrer d'autres massacres contre les Palestiniens.

Hamas appelle à une enquête internationale autour des préparations américaines à une guerre civile

Le membre du bureau politique du mouvement Hamas, Ezzat Al-Rachaq, a appelé à l'ouverture d'une enquête internationale sur les compromissions de la direction américaine avec certains responsables de la présidence de l'autorité palestinienne et du mouvement Fatah pour déclencher une guerre civile dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, en soulignant que des dizaines de palestiniens sont morts depuis le début de l'exécution de ce plan, en mai dernier.

Il a dit que des milliers de palestiniens étaient menacés de mort par les tirs des putschistes dirigés par Mohammed Dahlan si le mouvement du Hamas n'avait pas agi pour faire échouer ce plan dans la bande de Gaza. Al-Rachaq a exprimé son regret envers la position du président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui poursuit les demandes américaines et n'a pas joué son rôle en tant que président pour empêcher ce plan après l'avoir connu. Il a ajouté dans une déclaration spéciale au centre Palestinien d'Information, aujourd'hui 5/3, que le rapport publié par le magazine américain n'a pas donné d'autres informations mais il s'est contenté de documenter les événements après que nous  avions dévoilés à l'opinion générale palestinienne, arabe et islamique le plan terroriste pour créer une guerre civile dans la bande de Gaza et en Cisjordanie sous la direction du coordinateur sécuritaire américain, le général, Keith Dayton. Al-Rachaq a poursuivi que son mouvement appelle la communauté internationale, la nation arabe et islamique ainsi que les organisations juridiques et humaines à intervenir, immédiatement, pour ouvrir une enquête internationale et dévoiler ce complot.

Le membre du bureau politique du Hamas a affirmé également que ce document américain a démenti toutes les accusations du président Abbas contre le mouvement du Hamas en soulignant qu'il doit adopter des agendas nationaux et servir les intérêts du peuple palestinien en instaurant un dialogue responsable.

Le leader du Hamas a appelé le sommet arabe à adopter un plan pour unifier les palestiniens en insistant sur l'importance que le président Abbas répond aux demandes populaires, nationales et morales en reprenant l'unité nationale palestinienne.

D'autre part, Al-Rachaq a considéré que les déclarations de la ministre américaine des affaires étrangères, Condolezza Rice, qui a justifié les crimes et les massacres sionistes dans la bande de Gaza, ont donné une couverture à l'occupation pour poursuivre ses crimes contre les civils palestiniens dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.Il a déclaré que les roquettes de la résistance palestinienne fabriquées localement viennent dans le cadre de la riposte aux crimes et agressions sionistes, en précisant que les forces occupantes ont tué plus de 140 citoyens palestiniens dont la plupart sont des enfants et des femmes, durant moins d'une semaine.

Source : CPI http://www.palestine-info.cc/...
2-6 Manouchehr Mottaki : l’AIEA devrait inspecter l’arsenal nucléaire du régime israélien. Téhéran - Irna
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki a déclaré que l’AIEA devrait inspecter l’arsenal nucléaire d'israel, mettant cette question à l’ordre du jour.
Selon le bureau de presse du ministère des affaires étrangères, le chef de la diplomatie iranienne a fait cete déclaration dans une conférence sur le désarmement organisée à Genève.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a réclamé également dans le monde entier le démantèlement des armes nucléaires. Evoquant les défis auxquels la communauté internationale doit faire face en organisant la sécurité dans le monde, il a dit que les moyens militaires plutôt qu’une approche pacifique des problèmes basée sur la charte de l'ONU constitue une méthode dangereuse qu’il convient d’ éviter. « Les doctrines militaires qui sont basées sur l’agression ne sont pas justifiées à l'opposé de l'esprit et de la charte de l'ONU, » a-t-il déclaré.
Les sanctions économique illégales et injustifiables imposées à d'autres pays, l'abus des organismes internationaux pour répondre aux intérêts de certaines puissances, qui n’hésitent pas à utiliser des allégations sans fondement contre d'autres pays sous de prétendus prétextes concernant la prolifération des armes nucléaires, mentant sur la réalité et trompant l'opinion publique mondiale constituent quelques-uns des défis qui se posent actuellement à la communauté internationale, a poursuivi Manouchehr Mottaki.
La communauté internationale s’inquiète de l'existence de milliers de têtes nucléaires stockées dans les arsenaux de quelques puissances nucléaires, a-t-il rappelé, et n’hésitent pas à utiliser leur veto pour les droits illégitimes de certaines puissances, a dénoncé Manouchehr Mottaki.
« Les armes nucléaires sont aussi illégales que des armes chimiques et microbiologiques et leur illégitimité devraient être confirmées par des conventions interdisant la prolifération des armes nucléaires, » a t’il dit.

Le régime sioniste dispose en toute illégalité d’ armes à destructions massive qui doit être désormais considéré comme une source de menace et d’insécurité dans la région du Moyen-Orient, a affirmé le chef de la diplomatie iranienne, dénonçant la politique du deux poids deux mesures face à la politique illégale du régime sioniste en matière d’activités nucléaires.
«Pourquoi le gouvernement français en collaboration avec un autre pays a t’il équipé le régime sioniste des armes nucléaires, » a dit Manouchehr Mottaki.
L'Iran avec d'autres pays qui sont conscient de cela souhaite poser la question à la communauté internationale, a t’il encore dit
.

04-03 Pour le ministre iranien, "il faut commencer des négociations pour parvenir à une convention sur l'interdiction des stocks et de la production d'arme nucléaire et d'armes de destruction massive". evant la Conférence du désarmement, il a remis en question la possession d'armes nucléaires par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU.

"Les vainqueurs de la deuxième guerre mondiale se sont arrogés ce droit et l'ont imposé à la communauté internationale", selon M. Mottaki. "Aujourd'hui, le droit de veto et le droit de détenir des armes nucléaires est devenu une monnaie d'échange pour obtenir des droits illégitimes", a-t-il soutenu.

L'Iran, qui affirme avoir lancé une première fusée spatiale le 4 février, a également soutenu la proposition russo-chinoise d'interdire les armes dans l'espace.

Le projet, présenté le 12 février par la Russie devant la Conférence du désarmement, vise à interdire le déploiement de tout type d'arme dans l'espace ainsi que le recours à la force et la menace de recourir à la force contre des objets spatiaux. Les Etats-Unis se sont opposés à l'élaboration d'un tel traité. AFP

n°326 Dossier de la Palestine 07-03 (Fin ) Israël extermine, le monde se tait...

n°326 Dossier de la Palestine 07-03 (Fin ) Israël extermine, le monde se tait...

 

n°326 Dossier de la Palestine  07-03 (Fin ) Israël extermine, le monde se tait...

07-03

Par M.Lemaire

Sommaire (Fin)

5 Annexe - Géopolitique et stratégie – Réfexion.

5 -1 Le sionisme : un projet politique explicite et sans changement.

5-2 Aviram Zino : augmentation du racisme en Israël.

5-3 Jean-François Goulon : Les crimes de l'Etat juif : après le Liban, Gaza.



5 Annexe - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

5 -1 Le sionisme : un projet politique explicite et sans changement.
Depuis la création de l'Etat d'Israël, les dirigeants, qu'ils soient de gauche ou de droite, ont toujours exprimé avec beaucoup de clarté leur projet.
Il suffit pour s'en convaincre de lire les propos tenus par les premiers ministres successifs. Ils montrent à la fois une grande continuité dans la pensée et une évolution de la situation sur le terrain.

DAVID BEN GOURION
Premier Ministre 49-54 et 55-63
« Nous devons expulser les Arabes et prendre leur place »
(1937 ­ Ben Gourion et les Arabes palestiniens ­ Oxford University Press 1985)
Ne nous cachons pas à nous-mêmes la vérité. Politiquement nous sommes les agresseurs et ils se défendent. Ce pays est le leur, parce qu'ils y habitent, alors que nous venons pour nous y installer et de leur point de vue nous voulons les chasser de leur propre pays.
(Dans un discours de 1938 cité dans «Le Sionisme et les palestiniens » de Simha Flapan)
Nous devons utiliser la terreur, l'assassinat, l'intimidation la confiscation des terres et la suppression des services sociaux pour débarrasser
la Galilée de sa population arabe.
(Mai 48 ­ Ben Gourion, une biographie, de Michael Ben-Zohar, Delacorte, New-York 1978
Il y a eu l'antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu'une chose, nous sommes venus et nous leur avons volé leur pays. Pourquoi l'accepteraient-ils ?
(Cité par Nahum Goldmann dans le Paradoxe juif)
Des villages juifs ont été construits à la place de villages arabes. Vous ne connaissez même pas les noms de ces villages arabes et je ne vous le reproche pas parce que les livres de géographie n'existent plus. Non seulement les livres n'existent plus mais les villages arabes non plus. Nahlal a été bâti à la place de Mahlul, le kibboutz Gvat à la place de Jibta, le kibboutz Sarid à la place de Huneifis et Kafar Yehushua à la place de Tal al Shuman. Il n'y a pas u n seul espace bâti dans ce pays où il n'y avait pas auparavant une population arabe.
(Dans le Paradoxe juif ­ Weidenfeld et Nicolson- 1978)
Si je savais qu'il était possible de sauver tous les enfants d'Allemagne en les transportant en Angleterre ou seulement la moitié d'entre eux en les transférant sur la terre d'Israël, je choisirais la seconde solution, car ce à quoi nous sommes confrontés n'est pas seulement le nombre de ces enfants mais la renaissance historique du peuple d'Israël
 (Dans « Ben Gourion » de Shabtai Teveth)

GOLDA MEIR
Premier Ministre 69-74
Il n'y a pas quelque chose comme le peuple palestinien... Ce n'est pas comme si nous arrivions et les chassions de leur propre pays. Ils n'existent pas !
(Sunday Times ­ 15 Juin 1969)
Comment pouvons-nous rendre les territoires occupés ? Il n'y a personne à qui les rendre !
(8 Mars 1969)
Quiconque s'exprime en faveur du retour des réfugiés arabes doit aussi dire comment il envisage de prendre cette responsabilité, s'il est intéressé par l'Etat d'Israël. Mieux vaut que les choses soient dites clairement et pleinement : « Nous ne laisserons pas faire ça !)
(Discours devant
la Knesset ­ 1961)
Ce pays existe comme accomplissement d'une promesse de Dieu lui-même. Il serait ridicule d'en demander la légitimité.

(Le Monde ­ 15 Octobre 1971)

YITZHAK RABIN
Premier Ministre 74-77 et 92-95
« Nous sommes sortis et Ben Gourion nous accompagnait. Allon répétait sa question « Que faut-il faire de la population palestinienne ? » Ben Gourion fit un geste de la main « Mettons les dehors ! »
 (Mémoires de Rabin ­ New York Times ­ 23 Octobre 1979)
« Dans les 10 ou 20 ans qui viennent, Israël va créer les conditions qui devraient susciter l¹émigration des réfugiés de la bande de Gaza et de la rive Ouest du Jourdain. Pour y parvenir nous devons trouver un accord avec le roi Hussein et pas avec Yasser Arafat »
(New York Times 4 Avril 83)

MENAHEM BEGIN
Premier Ministre 77-83
« Les palestiniens sont des bêtes marchant sur deux jambes. »
(Amnon Kapeliouk « Begin et les bêtes » New Statesman ­ 25 juin 82)
« Le partage de
la Palestine est illégal. Il ne sera jamais reconnu. Jérusalem était et sera pour toujours notre capitale. Le grand Israël sera restauré et rendu au peuple d'Israël. »
(Begin commentant le vote d'une résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies)

YIZHAK SHAMIR
Premier Ministre 83-84 et 86-92
« Les précédents dirigeants de notre mouvement nous ont laissé le message clair de conserver le grand Israel de la mer au Jourdain pour l'immigration juive te pour le peuple juif qui se rassemblera en totalité sur cette terre. »
(Novembre 90- commémoration des anciens dirigeants du Likoud)
«La colonisation de la terre d'Israël est l'essence du sionisme. Sans colonisation nous ne réussirons pas le sionisme. C'est aussi simple que ça ! »
(Interview dans Maariv ­ 21 Février 97)
Les palestiniens devraient être écrasés comme des sauterelles ... leurs têtes écrasées contre les murs. »
(New York Times ­ 1 Avril 88)


BENJAMIN NETANYAHU
Premier Ministre 96-99
« Israël aurait du exploiter la répression des manifestations en Chine, quand l'attention du monde était concentrée sur ce pays, pour mettre en œuvre des expulsions massives d'Arabes des territoires occupés. »
(Devant les étudiants de L'université de Bar Ilan ­ dans Hotam ­ 24 Novembre 89)

EHUD BARAK
Premier Ministre 1999-2001
« Les Palestiniens sont comme des crocodiles. Plus vous leur donnez de viande, plus ils en veulent... »
(Jérusalem Post ­ 30 août 2000)

« Si nous pensions qu'au lieu de 200 morts palestiniens, 2000 morts amènerait à la fin de la lutte nous frapperions plus fort »
« Associated Press- 16 Novembre 2000)

A une question posée par un journaliste de Haaretz « si vous étiez né palestinien, qu'auriez vous fait ?" il répond : "J'aurais rejoint une organisation terroriste »

ARIEL SHARON
Premier Ministre 2001 .....
« Il appartient aux dirigeants d'expliquer à l'opinion publique, avec clarté et courage, un certain nombre de faits que l'on oublie avec le temps. Le premier est qu'il n'y a ni Sionisme, ni colonisation ni Etat juif sans l'éviction des Arabes et sans l'expropriation de leurs terres »
(Ariel Sharon s'adressant aux militants du parti d'extrême droite, Tsomet, 15 Novembre 98- rapporté par AFP)

« Tout le monde doit bouger, courir et s'emparer des collines palestiniennes pour pouvoir agrandir les colonies parce que tout ce que nous prenons maintenant restera nôtre. Tout ce que nous n'accaparons pas leur restera. »
(Même occasion que le précédent)
« Chaque fois que nous faisons quelques chose, vous me dites que l'Amérique fera ceci.. ou fera cela ... Je vais vous dire une chose très claire : Nous, peuple juif, contrôlons l'Amérique et les Américains le savent. »
(Ariel Sharon répond à Shimon Pères le 3 Octobre 2001 sur Kol Yisraël Radio)
« Israël a le droit de faire des procès aux autres, mais il est certain que personne n'a le droit de faire un procès au peuple juif et à l'Etat d'Israël »
(Ariel Sharon le 25 Mars 2001 sur BBC news on line)

La continuité est visible mais l'évolution du langage aussi.
Ainsi, Ben Gourion peut-il, avant la création de l'Etat, reconnaître avec une froide lucidité qu'il s'agit de mettre à la porte les Palestiniens lesquels n'ont aucune responsabilité dans le malheur du peuple juif. Il laisse donc entendre, sans que cela n'entame en rien sa détermination, que l'affaire sera délicate, mais il ne diabolise pas les Palestiniens. Ses successeurs, confrontés eux à la difficulté réelle de l'expulsion, basculent assez vite dans le discours raciste (Begin, l'ancien terroriste, sans doute le plus dangereux de tous) ou carrément dans la paranoïa (dernière citation de Sharon).

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Wednesday, February 20, 2008


5-2 Aviram Zino : augmentation du racisme en Israël.

L’Association des Droits Civiques israélienne publie un rapport annuel : celui-ci révèle que le pays est submergé par le racisme, les restrictions aux libertés individuelles, la discrimination, en particulier à l’encontre des Arabes israéliens. « Ce rapport ne nous surprend absolument pas », réagissent les députés arabes à la Knesset.

Le rapport de l’Association des Droits Civiques en Israël (Association for Civil Rights in Israel – ACRI) dresse un tableau sinistre : augmentation du racisme, restrictions aux libertés individuelles et discrimination s’exerçant jusqu’au sein de la Knesset  : et encore, il se contente d’enlever la couche de venir, sans creuser plus profondément.

Publié samedi, ce rapport révèle que les jeunes israéliens sont bombardés d’images racistes et stéréotypées, et que leurs opinions se sont développées en conséquence : plus de deux-tiers des adolescents israéliens sont persuadés que les Arabes sont moins intelligents (qu’eux), ne sont pas cultivés et sont violents. Plus d’un tiers des adolescents israéliens ont carrément peur d’eux.

Le rapport devient encore plus sombre lorsqu’il cite un sondage sur le racisme, commandité par l’ACRI, et effectué en mars 2007. Ce sondage a montré que 50 % des Israéliens ayant accepté de répondre aux questions ont indiqué qu’ils n’accepteraient pas d’habiter dans un immeuble où vivraient des Arabes, ne se lieraient pas d’amitié avec des Arabes, ni ne laisseraient leurs enfants le faire, et ne permettraient pas à un Arabe d’entrer chez eux.

50 % des répondants ont également indiqué qu’ils pensaient qu’Israël devrait encourager ses citoyens arabes à émigrer.

Le racisme augmente, en Israël, indique le rapport : en 2006, il y a eu une augmentation de 26% des agressions racistes contre des Arabes, tandis que le sentiment général de haine à leur encontre avait redoublé.

Le renforcement d’une image négative (des Arabes)

L’ACRI affirme que les médias ont joué un rôle essentiel en attisant les flammes, intensifiant le caractère négatif et terrorisant de l’image de l’Arabe.

La Knesset elle-même n’est pas à l’abri des foudres du rapport, puisqu’elle adopte des lois qui nient les droits des citoyens arabes d’Israël devant l’Assemblée, conditionne certains droits sociaux au service militaire, et exige de ses parlementaires arabes qu’ils prêtent serment en jurant allégeance à un Etat « juif ». Le rapport consacre un chapitre spécial à la loi JNF, récemment adoptée, qui n’autorise la location de terres du Fonds National Juif [Jewish National Fund – JNF] – qui représentent 13 % de toutes les terres appartenant à l’Etat israélien – qu’aux seuls juifs. D’après le rapport, les Arabes israéliens sont en butte à des contrôles au faciès incessants, qui font d’eux des menaces pour la sécurité ; ils génèrent des traitements dégradants et humiliants dans les aéroports et dans tous les lieux publics. De plus, durant la Deuxième guerre du Liban, quelque 40 % des citoyens israéliens tués étaient des Arabes israéliens ; nombre de ces décès étant dus à un très grave manque d’abris. Néanmoins, la restauration et la fortification des villes arabes restent, d’après le rapport, ridiculement indigentes. « Ce rapport ne m’a nullement surpris », nous a indiqué samedi dernier le parlementaire Mohammad Barakeh, secrétaire du parti Hadash. « Personne ne peut jouer la surprise. Ces constats ne sont qu’un résultat naturel des ragots racistes des dirigeants politiques, ainsi que de la politique raciste mise en place et appliquée par les gouvernements israéliens successifs à l’encontre de la population arabe, tout au long des soixante années passées. »

« Un tel racisme », a ajouté M. Barakeh, « ne peut être soigné qu’en changeant la mentalité raciste du gouvernement israélien. » « Le racisme est désormais la norme, dans la société israélienne », a indiqué le député à la Knesset Ahmad Tibi (du Ta’al, Liste Arabe Unie), qui a conclu : « Israël est pourri de racisme, jusqu’au trognon ! » par Aviram Zino traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier http://www.ynet.co.il/english/Ext/Comp/ArticleLayout/CdaA...
5-3 Jean-François Goulon : Les crimes de l'Etat juif : après le Liban, Gaza.

02-03- 2008 A l'heure où le Président Nicolas Sarkozy veut perpétuer la mémoire des petits Juifs français déportés et exécutés dans les camps Nazis — noble idée, mais totalement injuste au regard de toutes les autres victimes françaises de l'histoire —, où la télévision publique nous ressasse à l'envi les idées néofascistes ou néosionistes des néocons français, où le lavage des cerveaux est déjà entré dans sa phase d'essorage, l'Etat juif — Israël — commet sous nos yeux un nouveau massacre. Gaza se meurt dans l'indifférence générale.

Contrairement à ce qu'il est généralement enseigné dans les établissements scolaires français, l'Etat d'Israël n'a pas été reconnu par la Communauté Internationale en 1948, il a été autoproclamé par David ben Gourion le 14 mai 1948. Ce n'est que le 11 mai 1949 qu'Israël est devenu le 59ème membre des Nations-Unies. Certes, le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations-Unies avait adopté la résolution 181 prévoyant la création d'un Etat juif indépendant, dont les frontières étaient fixées ainsi (Projet de Partition) :

Mais ce territoire attribué au futur Etat juif ne satisfaisait pas les sionistes, en guerre pour la création d'Eretz-Israel (littéralement : le Pays d'Israël, mais il faut lire le "Grand Israël" — intégrant la Palestine , le sud du Liban, une partie de la Syrie , la Jordanie et une grande partie de l'Irak, jusqu'à l'Euphrate). Comme toujours, la conquête territoriale s'est faite par la guerre et il était nécessaire de provoquer les Arabes pour déclencher les combats permettant de conquérir plus de territoire. Le mandat britannique devant prendre fin, les Britanniques annoncèrent, en décembre 1947, qu’ils se retireraient de Palestine à compter du 15 mai 1948. Les Juifs, forts de leur supériorité militaire et de leur organisation, occupèrent la plupart des villes arabes de Palestine : Tibériade le 19 avril 1948, Haïfa le 22 avril, Jaffa le 28 avril, les quartiers arabes de la ville nouvelle de Jérusalem le 30 avril, Beit Shean le 8 mai, Safed le 10 mai et Saint-Jean d’Acre le 14 mai 1948… jour de l'autoproclamation de l'Etat juif.

Le terrorisme juif et le massacre de Deir Yassin

Pendant toute cette période, les Juifs ont expulsé, exproprié, massacré et terrorisé les populations arabes de Palestine. Le bras armé sioniste était constitué de la Haganah (l'armée de conquête) et de l'Irgoun et du LEHI (les branches terroristes de l'entreprise sioniste, dirigées respectivement par Ménahem Begin et Yitzhak Shamir, tous deux futurs premiers ministres d'Iraël). Voici ce que Ménahim Begin a révélé dans ses mémoires : "...à Jérusalem, comme ailleurs, nous fûmes les premiers à passer de la défensive à l’offensive… Les Arabes qui étaient terrorisés s’enfuyaient… la Haganah remportait d’autres victoires à l’occasion d’attaques sur d’autres fronts, tandis que les forces juives continuaient d’avancer à travers Haïfa comme un couteau dans du beurre…"Le massacre de Deir Yassin : "Pendant toute la journée du 9 avril 1948, l’Irgoun et les soldats du LEHI, de façon froide et préméditée, exécutèrent ce carnage … Les attaquants ‘alignèrent les hommes, les femmes et les enfants le long des murs et les fusillèrent,’… Le caractère impitoyable de l’attaque de Deir Yassin choqua autant l’opinion juive que l’opinion mondiale ; ce massacre sema la terreur et la panique parmi la population arabe ; et, dans tout le pays, ces populations civiles désarmées s’enfuirent de leurs maisons. Simha Flapan, auteur israélien, " La Naissance d'Israël".

La provocation pour conquérir plus de territoire : la guerre d'indépendance

Les balivernes colportées par les "nettoyeurs de cerveaux" de tout poil visés plus haut prétendent que les Juifs durent repouser les hordes gigantesques de cinq pays arabes. Rien n'est plus faux ! En réalité, les pays arabes voisins sont entrés en guerre contre les Juifs dès la proclamation de leur indépendance, parce que ces derniers occupaient déjà les principales villes palestiniennes fixées par la partition et terrorisaient leurs populations. Qui plus est, le roi Abdallah de Jordanie avait fait la promesse aux Israéliens et aux Britanniques que ses troupes ( la Légion Arabe , seule véritable force de combat parmi les armées arabes) éviteraient de se battre contre les colonies juives dans les territoires nouvellement occupés.

En 1948, l'entreprise sioniste a commis, en Palestine, des atrocités à grande échelle. Selon l’ancien directeur des archives militaires israéliennes, "Dans presque tous les villages que nous occupions pendant la guerre d’indépendance, des actes, définis comme crimes de guerre, tels que meurtres, massacres et viols, furent commis…" De son côté, l’historien israélien Uri Milstein, spécialiste de la guerre de 1948 et qui fait autorité, va plus loin en affirmant encore aujourd’hui : "chaque accrochage se terminait par un massacre d’Arabes". Propos rapportés par Norman Finkelstein, "Image et Réalité du Conflit Israélo-Palestinien".Cette période de l'histoire est connu par les Palestiniens sous le nom de "Nakba" [la catastrophe], l'équivalent de la Shoah pour les Juifs.
[1]

Aussi incroyable que cela est absolument véridique, les (ultra)sionistes se sont comportés en Palestine presque aussi horriblement que les Nazis en Europe, à l'exception des chambres à gaz et des fours crématoires. 750.000 Palestiniens ont dû fuir leurs terres et se sont réfugiés, qui au Liban, qui en Jordanie ou qui en Syrie.

La reconnaissance d'Israël par l'ONU

La conférence de Lausanne débuta officiellement le 27 avril 1949. Le 12 mai, le Comité de Conciliation de la Palestine des Nations-Unies n’obtint son unique succès que lorsqu’il arriva à persuader les parties de signer un protocole sur une feuille de route en vue d’une paix complète… Pour la première fois, Israël acceptait le principe du rapatriement des réfugiés palestiniens et l’internationalisation de Jérusalem, mais, en fait, il ne s’agissait de leur part que d’un pur exercice de relations publiques dans le seul but de restaurer leur image internationale. Walter Eytan, le chef de la délégation israélienne, dit ceci : "Ma décision principale était de saboter le protocole du 12 mai, que nous n’avions signé que dans le seul but d’être admis à l’Onu. Si nous avions refusé de signer, cela aurait été immédiatement rapporté au Secrétaire Général et aux Etats membres". rapporté par Illan Pappé, historien israélien, dans " La Fabrication du Conflit Israélo-Arabe, 1947-1951."

Le préambule de cette résolution d’admission stipulait la clause de sauvegarde suivante : "Rappelant la résolution du 29 novembre 1947 (sur la partition) et celle du 11 décembre 1948 (sur les réparations et les indemnités), et prenant note des déclarations et des explications faites par le représentant du gouvernement israélien devant le Comité Politique ad hoc au sujet de l’exécution des dites résolutions, l’Assemblée Générale décide d’admettre Israël en tant qu’Etat membre des Nations-Unies".

Il faut bien comprendre qu’il s’agit là d’une condition, ainsi que d’une promesse d’exécuter les résolutions mentionnées. En aucune manière, il n’y était question que de telles exécutions soient assujetties à la conclusion d’une paix aux conditions fixées par Israël, ainsi que les Israéliens le revendiquèrent plus tard pour justifier leur refus de se plier à l’exécution de ces résolutions.

La guerre de 1967 ou "Guerre des Six Jours"

Les terres conquises en 1948 ne suffisaient toujours pas aux sionistes, avides d'accaparer les terres des Palestiniens et d'autres peuples voisins. Les frontières d'avant 1967, désormais connues sous le nom de "ligne verte" allaient bientôt être enfoncées.

En six jours, Israël va conquérir le Sinaï (égyptien), Gaza, la Cisjordanie , le Plateau du Golan (Syrie), les fermes de Chebaa (Liban) et la Transjordanie (Jordanie). Selon les peroquets sionistes, Israël n'a fait que se défendre à l'attaque de ses voisins. Ecoutons un peu les acteurs israéliens de l'époque :

Ezer Weitzman, ancien commandant de l’armée de l’air, général et faucon réputé, affirma qu’il n’y avait pas de "menace de destruction", mais que l’attaque de l’Egypte, de la Syrie et de la Jordanie était néanmoins justifiée pour permettre à Israël "d’exister par rapport à la taille, l’esprit et la qualité qu’il incarne"’

Menahem Begin fit la remarque suivante : "En juin 1967, nous étions de nouveau face à un choix. Les concentrations militaires égyptiennes dans les voies d’accès au Sinaï ne prouvaient pas que Nasser allait vraiment nous attaquer. Soyons honnêtes avec nous-mêmes : C’est nous qui avons décidé de les attaquer".

Yitzhak Shamir : "Je ne crois pas que Nasser voulait la guerre. Les deux divisions qu’il avait envoyée dans le Sinaï n’auraient pas été suffisantes pour lancer une offensive. Il le savait et nous le savions".

Moshé Dayan, le célèbre chef militaire qui donna l’ordre, en 1967, en tant que ministre de la défense, de conquérir le Golan rapporta que de nombreuses escarmouches avec les Syriens furent provoquées par Israël. Et les habitants des Kibboutzim, qui faisaient pression sur le gouvernement pour prendre le plateau du Golan, étaient moins motivés par des raisons de sécurité que par l’extension de leurs exploitations "Ils n’essayèrent même pas de cacher leur convoitise des terrains… Dans la zone démilitarisée où nous ne pouvions rien faire, nous avions prévu d’envoyer un tracteur pour labourer quelque endroit sachant d’avance que les Syriens se mettraient à tirer. S’ils ne tiraient pas, nous disions au conducteur d’avancer plus loin jusqu’à ce que les Syriens finissent par être énervés et tirent. Et après, nous utilisions l’artillerie et, encore plus tard, nous y ajoutions la force aérienne, et c’est ce qui c’est passé… Les Syriens, au quatrième jour de la guerre, ne constituaient plus une menace pour nous".The New York Times, 11 mai 1997.

Moshé Dayan, cité par le Premier ministre israélien Moshé Sharatt en 1955, "[Iraël] doit considérer l’épée comme instrument principal, sinon unique, avec lequel il peut maintenir son enthousiasme à son plus haut et contenir ses tensions morales. Pour ce faire, il peut – non! il doit – inventer des dangers et, pour y parvenir, il doit adopter la méthode provocations/représailles… Et surtout, espérons une nouvelle guerre avec les pays arabes pour que nous puissions enfin régler nos problèmes et acquérir notre espace.

David ben Gourion : "Accepter la partition ne nous oblige pas à renoncer à
la Transjordanie ; on ne demande à personne de renoncer à ses idées. Nous sommes obligés d’accepter un Etat dans les limites territoriales fixées aujourd’hui. Mais ces frontières, selon les aspirations sionistes, concernent le peuple juif et aucun facteur extérieur ne pourra les limiter"

On Connaît la suite : Israël s'est retiré de la Transjordanie , puis du Sinaï à la suite des Accords de Camp David. En violation de la loi internationale, Israël a confisqué plus de 52% du territoire de la Cisjordanie et 30% de la bande de Gaza pour un usage militaire ou pour implanter des colonies juive. De 1967 à 1982, Le gouvernement militaire d’Israël a démoli en Cisjordanie 1.338 maisons palestiniennes. Pendant cette période, plus de 300.000 Palestiniens ont été détenus sans procès, pour des durées variables, par les forces de sécurité israéliennes.

Depuis, la situation s'est encore agravée et la colonisation progresse, notamment avec la construction du "Mur de la Honte ", qui coupe nombre de Palestiniens de leurs terres.

Israël : Une verrue au Proche-Orient qui déstabilise la planète

Le Lobby d'Israël contrôle non seulement Washington, mais aussi les principales capitales européennes. La France , qui maintenait jusqu'à l'année dernière quelques disctances avec l'ultrasionisme, est passée dans l'autre camp.

On parle souvent de Lobby juif. Cette appellation, reprise par les sionistes pour faire valoir l'équation fallacieuse : antisionisme = antisémitisme, doit être écartée de tout débat. Le lobby qui tente de gangréner la pensée occidentale (et qui y parvient le plus souvent) est le Lobby d'Israël. C'est le lobby des politiciens de la droite israélienne (en général du Likoud) et des hommes d'affaires sans scrupules qui représentent les Barons Pillards d'aujourd'hui.

Ne comptez pas sur moi pour excuser les sales attentats terroristes perpétués partout dans le monde par les fondamentalistes islamistes ou des excités "arabes" ! Mais mon propos, ici, est de condamner les exactions commises par Israël ou en son nom et elles sont suffisamment légion pour que l'on s'y attarde.

Les néosionistes ont des langues de vipères. Le mensonge est pour eux une quasi-religion d'Etat ... puisque les non-Juifs ne valent pas plus que du bétail ! Ne hurlent-ils pas à la ronde qu'Ahmadinejad (l'Islamiste fondamentaliste, approximativement élu démocratiquement à la tête de l'Iran) a dit qu'il fallait "rayer Israël de la carte" et qu'il cherche à obtenir l'arme nucléaire pour atomiser l'Etat hébreu ? Ce mensonge a été dévoilé et confirmé par des experts en farsi (la langue des Perses), dont quelques sionistes de poids.
[2] Les menteurs sionistes ne prétendent-ils pas que les crimes antisémites progressent en France alors que cela est bien souvent un montage de toute pièce ? Par exemple, le Rabbin qui se poignarde lui-même (schizophrénie ?) ou la jeune femme du RER qui se tague elle-même des croix gammées sur le ventre...

Et le Hamas ! Régulièrement élu aux législatives palestiniennes, Ismail Haniyeh a été correctement appelé par Mahmoud Abbas à former un gouvernement. Malgré les nombreuses propositions de trêve de longue durée pour régulariser la situation entre la Palestine et Israël, émises tant par les plus radicaux (Khaled Meshal) que les plus modérés (Ismail Haniyeh)
[3], les dirigeants israéliens ont arrêté arbitrairement un grand nombre d'élus du Hamas et renforcé l'Arpatheid[4] contre les Palestiniens. Comme Moshé Dayan le disait déjà en 1955, Israël doit provoquer les Arabes pour conquérir in fine plus de terres...

Les criminels de guerre, Ehoud Barak, Ehoud Olmert, Matan Vilnai et consorts, n'attendent que cela pour, comme ils disent, faire subir une Shoah aux Palestiniens.

Que les Israéliens, dont le programme ne concerne que les seuls Juifs, se comportent ainsi, ne nous étonne plus ! Mais quid des Tony Blair, Nicolas Sarkozy, et autres Angela Merkel ? Nous cacheraient-ils quelque chose ? Certes, L'Union Européenne a condamné la "réaction disproportionnée" d'Israël aux provocations palestiniennes, en compagnie de l'artefact onusien Ban Ki Moon (en ommettant de rappeler que ce sont les Israéliens qui ont, comme toujours, provoqué la situation).

Pétitions

104 députés de l'Assemblée Nationale française et 33 Sénateurs ont signé une pétition réclamant la libération du soldat israélien enlevé par le Hamas, Gilad Shalit. Mais ces grands moralisateurs ont-ils jugé bon de signer une autre pétition, qui est en cours pour demander à Ban Ki Moon d'intervenir et de faire cesser les massacres perpétrés par Israël ? Le lien est Jean-François Goulon

[1] Lire :
-
La Catastrophe Palestinienne, Hier et Aujourd'hui, par Sandy Tolan, TomDispatch.com
-
Qui donc a peur du lobby israélien ?, par Ray McGovern
-
Apporter la Mort et la Destruction aux Musulmans, par Paul Craig Roberts
-
Comment Israël manigance le Clash des Civilisations, par Jonathan Cook
-
Le Roi George, par Youri Avneri
-
Les Victimes de Rupert Murdoch, par Richard Neville
-
La connivence de l'Europe avec le lent génocide israélien, par Omar Barghouti
-
Les Palestiniens Doivent Payer le Prix de leur Choix, par Kathleen Christison

[2]
- Perdus dans la traduction, par Jonathan Steele
-
DISCOURS DE MAHMOUD AHMADI-NEJAD, 61ème assemblée générale des Nations-Unies

[3]
- Parlez au Hamas !, interview de Oussama Hamdan par Alastair Crooke
-
Le Hamas ramasse les armes dans le Nord de la Bande de Gaza, par Arnon Regular
-
Khaled Meshal : L'Occident ne nous comprend pas
- Nous ne vendrons pas notre peuple ou nos principes contre l'aide étrangère, par Khaled Meshal

[4] - La politique d'Apartheid d'Israël est pire que celle de l'Afrique du Sud, par Jimmy Carter
-
Le consensus juif qui émerge en Israël : L'Apartheid, par Jonathan Cook

Publié le 4 mars 2008 avec l'aimable autorisation de Questions Critiques Source : Questions Critiques 
http://questionscritiques.free.fr/...

 

n°326 Dossier de la Palestine 07-03 (Suite1 )

n°326 Dossier de la Palestine  07-03 (Suite1 ) Israël extermine, le monde se tait...

Par M.Lemaire

Sommaire (Suite)

3 Dossier

3-1 Point de vue de Pierre Barbancey : L'armée d'Olmert toujours prête à tuer.

3-2 Point de vue du Centre Palestinien d'Information : L'échec de l'opération « hiver chaud », vu par des Israéliens.

 4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Affaire Mohammed al-Doura.

4-2 Daniel Vanhove :  Sur le terme Genocide (suite)- Pour Vincents, François et bien d’autres…

4-3 Kifâh Zeboun : Les femmes du Hamas


3 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Point de vue de Pierre Barbancey : L'armée d'Olmert toujours prête à tuer .

Mardi 4 mars 2008 Bande de Gaza . Les chars israéliens ont laissé derrière eux plus d’une centaine de morts palestiniens. La responsabilité de la communauté internationale est directement engagée.

« Ce n’est pas l’enfer, c’est la fin du monde. » De son village d’Abassan, dans le sud de la bande de Gaza, Zoher explique ainsi à l’Humanité ces terribles derniers jours. Près de chez lui une bombe a dévasté la maison d’un des chefs militaires du Hamas. À Rafah, c’est la mosquée qui a été endommagée par les tirs israéliens.

Un massacre planifié

« Il est impossible de décrire l’angoisse qui a saisi les femmes et les enfants », dit-il en parlant des survols incessants des avions F16, des hélicoptères Apache et autres drones, tous aussi meurtriers les uns que les autres. « On n’arrête pas d’enterrer les morts. » Dimanche, il est allé manifester avec les militants du Fatah, à Khan Younes. « Nous avons exigé de Hanniyeh et de Zahar (deux dirigeants de l’organisation islamique - NDLR) qu’ils nous rendent les armes qui nous ont été prises en juin dernier. Nous aussi nous allons défendre notre terre contre l’occupant israélien. » Un même défilé se déroulait, hier, cette fois à Gaza City. Le calme était en partie revenu lundi, marquant ainsi une accalmie dans l’opération « Hiver chaud » (sic). Les blindés israéliens avaient totalement évacué le camp de réfugiés de Jabaliya (au nord) où une trentaine de maisons ont été détruites. Les chars se sont redéployés au voisinage immédiat de la frontière avec Israël ou du côté israélien. Personne ne se fait d’illusion. « Après avoir détruit le nord de la bande de Gaza, est-ce qu’ils ne vont pas entrer par le sud ? » se demande Zoher. Surtout, le premier ministre israélien, Ehud Olmert, a affirmé que l’armée allait continuer ses opérations contre le Hamas dans la bande de Gaza après la fin d’une offensive meurtrière de deux jours où plus de 70 Palestiniens ont été tués (plus de 100 depuis mercredi, dont de nombreux femmes et enfants. « Nous sommes toujours au coeur de la bataille et il ne s’agit pas d’une frappe ponctuelle », a-t-il déclaré devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Parlement. Il a ajouté que « ce qui s’est passé ces derniers jours n’est pas un incident isolé. » Il a souligné que « tout est possible », évoquant d’éventuels « raids aériens, incursions terrestres, et opérations de commandos. Le Hamas doit encore s’attendre à subir ce que nous allons faire et avec quelle ampleur », a-t-il insisté. Comme l’indique Olmert, tout est maintenant en place pour une opération de plus grande envergure. Il a d’ailleurs réaffirmé que l’objectif des opérations israéliennes était « une réduction radicale des tirs de roquettes (contre Israël), un affaiblissement du régime du Hamas au point qu’il sera incapable de contrôler la bande de Gaza ». Toujours selon Olmert, un tel résultat ne pourra être atteint que par une campagne « systématique mettant en oeuvre une gamme élargie de moyens » sur le terrain.

L’europe coupable ferme les yeux

En réalité, cette suspension de l’offensive israélienne doit beaucoup à la venue dans la région de la secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice. Non pas qu’elle se soit élevée avec véhémence contre le massacre de civils perpétré par Israël. Mis à part le secrétaire général de l’ONU, les réactions internationales ont d’ailleurs été assez réservées, voire discrètes, à l’image de la France qui, avec Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner, est habituellement donneuse de leçon. L’argument est toujours le même : il y a égalité entre les tirs de roquettes partant de la bande de Gaza et les offensives israéliennes. En termes humains, il n’y a aucune comparaison et dans le domaine politique encore moins puisque Israël est une force occupante, considérée comme telle par les résolutions de l’ONU et qu’à ce titre il devrait se conformer aux conventions de Genève. Ce qui n’est pas le cas. Pour Rice, il n’était évidemment pas question d’être poussé dans ses retranchements alors qu’après la guerre en Irak sa diplomatie parvient à renforcer les liens distendus avec l’Égypte et l’Arabie saoudite. Washington a pourtant les moyens de faire pression sur Israël. Olmert peut bien se prononcer pour une reprise des négociations avec l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas (ce dernier les a suspendues au moment de l’offensive israélienne), estimant que, faute d’une perspective de paix, « il n’y aura pas moyen d’empêcher que la Cisjordanie se transforme en un nouveau Gaza ». Il ne saurait faire oublier que les négociations initiées à Annapolis (États-Unis), au mois de novembre, achoppent sur la poursuite de la colonisation, non pas à Gaza mais en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. D’autre part, les tirs de roquettes ne seront pas arrêtés par la répression militaire mais par le renforcement des acteurs de paix et l’unité retrouvée du peuple palestinien. Alors qu’il faut s’attendre, dans les prochains jours, voire les prochaines semaines, à une reprise des incursions militaires israéliennes dans la bande de Gaza, la responsabilité de la communauté internationale est posée. L’Union européenne et le Conseil de sécurité de l’ONU, si prompts à voter des sanctions contre l’Iran, n’ose même pas imaginer faire de même vis-à-vis d’Israël. Pourtant Tel-Aviv bafoue le droit international et empêche la création d’un État palestinien, condition pour que les Israéliens puissent vivre en paix et que les familles palestiniennes ne comptent pas chaque jour un mort de plus en leur sein.

Pierre Barbancey Source : Le Web de l'Humanité   05-03 http://www.humanite.fr/...


3-2 Point de vue du Centre Palestinien d'Information : L'échec de l'opération « hiver chaud », vu par des Israéliens.

5 mars 2008 Al-Quds – CPI

« L'opération de l'armée menée au nord de Gaza était un échec. Mettez le mot ECHEC devant vous. Elle n'a réalisé un seul vrai objectif ».

Ce texte n'est pas écrit par un Palestinien ou par un Arabe, mais tout simplement, il fait partie des critiques données par des responsables politiques et militaires israéliens.

Les critiques vont bon train. Elle est faible, incapable, cette armée israélienne. Elle n'est pas prête à s’engager dans de vrais combats, notamment dans des zones densément peuplées. Elle s'est engagée dans un combat sans but, sans une vision stratégique, enfin, sans résultats. Pire, après tout, l'initiative reste entre les mains du Hamas. C'est lui qui « dicte les règles du jeu de la guerre d'usure actuelle ». Certains résument la situation en disant « qu'il n'existe pas de solution pour le problème autrement que par un dialogue avec le Hamas ».

Entrer et sortir pour rien !

Amir Tsouria écrit dans la presse israélienne, commentant la retraite des forces de l'occupation de Djabalia, au nord de la bande de Gaza : « Ils sont sortis comme ils étaient entrés ». Les missiles continuent à pleuvoir sur Israël, 40 à 50 missiles par jour. « De nos jours, l'armée n'est pas prête à mener un combat de longue halène », ajoute cet écrivant israélien.

De son côté, Ben Casbet écrit, dans le journal hébreu Maariv : « La résistance palestinienne découvre l'efficacité de l'arme "sauterelle". Elle a goûté la possibilité de paralyser une ville entière en Israël. C'est très dangereux de prendre goût à une telle pratique. On peut s’y habituer ».

L'initiative

L'écrivain Cobi Nivali insiste, dans le journal Maariv, que l'initiative est désormais aux mains de la résistance palestinienne. C'est elle qui impose les règles de la guerre actuelle d'usure. Il constate que l'armée israélienne n'a réussi aucun des quatre objectifs déclarés par le ministre de la guerre Ehud Barak. Stopper le feu d'Al-Qassam. Mettre fin à la contrebande dans l’axe de Philadelphie. Affaiblir, et même faire tomber le gouvernement du Hamas. Se détacher totalement de Gaza.

En tout cas, ils sont irréalisables, ces objectifs. « Nous faisons un seul corps avec les Palestiniens ».

Il se moque du ministre de la guerre en disant : « Il est impossible de se détacher de Gaza, sinon par une tranchée, si profonde qu'elle coupe la bande de Gaza du globe terrestre... »

La vision stratégique

Pour sa part, Ménahem Clayn, professeur universitaire à Tel Aviv, fait partie de ceux qui croient qu'il n'y a aucun sujet de joie ou de quoi crier victoire. Il insiste sur l'absence de toute vision stratégique. Egalement, il insiste sur les conséquences désastreuses de l'opération sur les intérêts vitaux de l'Entité sioniste. « Israël est un géant aveugle qui frappe sans aucun but politique », écrit-il dans le journal hébreu Yadiot Ahranot. « Cette opération n'a pas stoppé les missiles. Elle a affaibli Mahmoud Abbas de façon considérable. Elle montre encore une fois qu'Israël ne comprend pas les Palestiniens », exprime cet académicien sioniste spécialiste du conflit arabo-sioniste. Quant au général réserviste Yacof Amidor, il constate que le gouvernement d'Olmert n’a qu’à faire comprendre aux habitants de Gaza, au Hamas et au monde entier qu'il y aurait une opération plus sanguinaire, s'il n'a pas eu un autre choix. Toutefois, le gouvernement continuera ses opérations, ajoute-t-il, jusqu'à ce qu'il comprenne, lui-même, qu'il faut « engager des négociations avec le Hamas, sinon réoccuper Gaza ».

Les missiles de la résistance

De son côté, Emanuelle Sivan, chercheuse orientaliste, croit en la nécessité de négocier avec le Hamas, du moins en ce qui concerne les missiles qui sèment la terreur dans les colonies sionistes. Au sein même du gouvernement d'Olmert, il y a des voix qui s'élèvent contre cette affreuse campagne militaire. Elle a laissé plus de 120 tués et plus de 350 blessés, en majorité des civils. Elle n'a pas réussi à créer une nouvelle réalité politique, croit Ami Aylon, ministre sans portefeuille. Il appelle à un rapide dialogue avec la résistance palestinienne pour pouvoir stopper les missiles qui frappent de plein fouet les villes de Sdérot, Asqalan et d’autres localités israéliennes. La ministre israélienne de l'éducation a sollicité son gouvernement pour qu’il entame immédiatement des négociations avec la résistance palestinienne. La situation devient insupportable au sud de l'Entité sioniste. Ces critiques et appels ne viennent pas de rien. Ils sont basés sur des données politiques, militaires et sécuritaires. Les forces de l'occupation israélienne arrivent à un point dangereux d'incapacité et de déprime. En définitive, ces critiques représentent un aveu bien explicite de l'impossibilité d'anéantir le Hamas, de bâillonner la résistance, de stopper les missiles, même en utilisant au long du temps les armes les plus sophistiquées. Il faut savoir que le Hamas est une organisation politique et religieuse engendrée par la résistance palestinienne. Une résistance qui défend la terre, les droits, les lieux saints palestiniens… Le Hamas est enraciné dans la conscience du peuple palestinien qui croit en lui, en sa vision, en ses programmes...

Source : CPI http://www.palestine-info.cc/...


Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 Affaire Mohammed al-Doura.

L’avocat du journaliste et de France-2, Me Francis Szpiner, a demandé à la cour d’appel de confirmer le jugement prononcé par le tribunal correctionnel.

L’avocat général de la cour d’appel de Paris a requis mercredi soir la confirmation de la peine prononcée contre Philippe Karsenty, directeur de l’agence Media Rating, condamné à 1.000 euros d’amende en octobre 2006 pour diffamation contre le correspondant de France-2 à Jérusalem Charles Enderlin.

Outre les 1.000 euros d’amende, Philippe Karsenty avait été condamné à verser un euro de dommages et intérêts à Charles Enderlin et à la chaîne publique.

L’avocat général, Antoine Bartoli, a lui aussi demandé cette confirmation, estimant qu’il n’y avait pas eu "d’enquête sérieuse" du directeur de Media Rating.

La décision a été mise en délibéré au 21 mai.

Le prévenu Karsenty avait accusé le journaliste Charles Enderlin d’avoir "mis en scène" la mort d’un petit Palestinien sous les balles israéliennes en 2000.

Les images de France-2 diffusées le 30 septembre 2000 au journal de 20h avaient fait le tour du monde. On y voyait le jeune Mohammed al-Doura, 12 ans, mourir dans les bras de son père sous une rafale de balles.

Le garçon est vite devenu un martyr dans le monde.

Sur le site web de son "agence de notation des médias", Philippe Karsenty avait exigé en novembre 2004 la démission de Charles Enderlin et de la directrice de l’information de France-2, Arlette Chabot. Il affirmait que le journaliste avait diffusé "un faux reportage" dans lequel on aperçoit "une série de scènes jouées". Philippe Karsenty en concluait que le reportage sur la mort du petit Mohammed était "une pure fiction" et une "imposture médiatique".

Il a campé sur sa position mercredi à l’audience, affirmant que ce jour-là à Gaza s’était déroulé "le tournage d’une mise en scène". Il a cependant estimé que le correspondant de France-2, qui se trouvait à Ramallah au moment des faits, avait été trompé par son cameraman présent sur place. "Il y a une industrie du faux reportage", a-t-il également accusé, insinuant que les agences de presse présentes sur les lieux avaient couvert l’affaire. Il s’agit de "l’accusation la plus grave qu’on peut proférer à l’encontre d’un journaliste, celle de bidonnage", a lancé Charles Enderlin, réitérant sa "confiance totale" en son cameraman. Il a noté que ce dernier n’avait jamais été mis en cause par Israël.

Une enquête réalisée par Tsahal sur les conditions du décès du petit Mohammed a conclu à la probabilité que l’enfant ait été victime d’une balle perdue palestinienne.

Une thèse que Charles Enderlin avait relayée quelques jours après le reportage initial. L’audience a également été consacrée au visionnage des rushes de France-2, ces images qui n’ont pas été exploitées dans le reportage, et d’autres chaînes ou agences d’images, comme l’Associated Press Television News (APTN).

Sur les rushes de la chaîne publique, l’enfant, allongé à côté de son père, relève le bras alors que le reportage se terminait sur la scène du petit Mohammed, sans vie dans les bras de son père.

 (27 février 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse)


4-2  Daniel Vanhove : Sur le terme Genocide (suite)- Pour Vincents, François et bien d’autres…

Merci à Paul Delmotte pour son grain de sel apporté au débat sur l’opportunité d’utiliser ou non le terme « génocide » dans le conflit israélo-palestinien. En citant mon nom dans son commentaire, il me permet d’y ajouter un peu de poivre, au risque d’épicer le débat…

D’emblée, je voudrais rectifier une chose : je ne m’autorise le terme « génocide » (cela figure en toutes lettres dans mon texte initial), qu’accompagné de la nuance qu’y apporte Ilan Pappé, le qualifiant de génocide lent.

Dans une société surmédiatisée comme la nôtre où la caricature grossière l’emporte souvent sur la finesse du trait, et où il est devenu fréquent de se faire réduire voire enfermer dans l’interprétation de ses propres propos, je pense que cette nuance n’est pas rien. Particulièrement quand il s’agit d’un sujet d’une telle gravité. Ensuite, plutôt que d’estimer vicelard de demander si l’on attendra que le dernier Palestinien ait été assassiné pour utiliser le mot « génocide », ne faudrait-il pas saisir l’occasion pour pointer que dans l’évolution souvent agitée de l’histoire des peuples, cette définition arrive toujours « après » les drames ? Soulignant par-là même, notre incapacité à les prévoir ! Si certains semblent dès lors très compétents dans leur analyse des faits qu’ils commentent a posteriori, ils paraissent dans le même temps bien incapables d’éclairer de leur science les évènements qui se préparent… Ressentir cette question comme vicelarde, ne renvoie-t-il pas à cette part de nous-mêmes dont je parlais, quand j’évoquais le non règlement d’une certaine culpabilité de ceux-là tellement attachés à la cause qu’ils servent ? Et renvoyer la question à ceux qui l’ont formulée sous forme de métaphore en les chargeant de soupçonner de trahison tous ces dévoués à la cause qu’ils défendent, n’est-il pas précisément un moyen subtil de l’esquiver ? Penser que cette question ne relèverait que d’une simple problématique de culpabilité me paraît quelque peu léger voire sommaire dans l’approche…quand on sait le travail complexe à produire sur soi parfois pendant de longues années, pour résoudre ces questions à tiroirs, et que beaucoup n’ont probablement jamais effectué, ni même entamé… Lors des préparations des candidats aux Missions d’observation dans les Territoires palestiniens, la première démarche que je leur proposais était de s’interroger sur leurs motivations profondes d’un tel choix. Et de ne pas se satisfaire de réponses toutes faites… En outre, il ne suffit pas de suivre une cause (et le terme suivre, mis entre guillemets dans le texte, me laisse perplexe), même depuis 30 ans, pour se penser à l’abri de tout sentiment de culpabilité, quand on sait comment celle-ci peut parfois se nicher en des endroits insoupçonnés de l’individu. De même, le recours à un tel argument, serait-il LE critère de référence, quand il est régulièrement repris dans tout débat où l’expérience le dispute au changement, un peu comme entre H. Clinton et B. Obama aujourd’hui ? N’illustrerait-il pas plutôt l’ultime argutie… quand l’on manque d’éléments probants ? Pas davantage, me semble-t-il, cette durée n’autorise-t-elle à se penser exonéré de toute responsabilité quant aux résultats que l’on peut vérifier sur le terrain, de l’amélioration ou non de la cause que l’on défend… Evidemment, une telle démarche nous renvoie une nouvelle fois à nous-mêmes, et à notre aptitude à remettre certains de nos choix en question. Mais devant la dégradation continuelle de la situation palestinienne, n’est-il pas temps de se demander si les formes de soutiens actuels y sont encore adaptées, et particulièrement face à l’adversité qui ne lésine pas sur les moyens ? Autrement dit, n’est-il pas urgent de reconsidérer nos manières de penser, d’agir et nos protestations… souvent sans lendemains ?

Par ailleurs, Paul Delmotte s’appuie bien sur des chiffres (150.000 devenus plus d’un million) pour justifier son choix de ne pas utiliser le terme « génocide ». Il y a donc bien une notion quantitative qui s’insinue dans cette approche, comme je l’évoquais aussi dans mon texte original. Je reviens donc à la question posée alors : combien de victimes faut-il aux yeux des plus frileux quant à son utilisation pour « accéder » à ce terme, voire pour le « mériter » ? Ou encore, si l’usage de ce mot n’est pas lié à une question de nombre de victimes, le serait-il à une question de moyens utilisés ? Et dans ce cas, à partir de l’emploi de quelles sordides techniques osera-t-on utiliser ce mot réservé, voire tabou au vu des réactions qu’il suscite ? Faut-il nécessairement des chambres à gaz ou des fosses communes ? Quand celles-ci prennent les formes insidieuses d’une asphyxie organisée d’un peuple à genoux par privation progressive de tout (et aujourd’hui, eau, énergies, médicaments compris), négation identitaire et transferts de populations, usage de technologies militaires sophistiquées pour massacrer délibérément des civils exténués dont nombre de femmes et d’enfants, cela n’est-il pas suffisant pour craindre qu’un « lent génocide » se déroule sous nos yeux ?

Et dès lors, pourquoi la vraie question à se poser serait-elle de s’interroger sur les raisons qui poussent certains à l’utilisation du terme « génocide », et ne serait-elle pas de se demander pourquoi d’autres s’en interdisent l’usage ? Ce n’est pas parce que ce terme est utilisé qu’il empêche de parler dans le même temps de nettoyage ethnique, de crime contre l’humanité, d’extermination d’innocents préalablement emprisonnés collectivement dans un camp géant ou encore de sociocide… Une nouvelle fois, dans mon texte initial j’utilise avec prudence certains de ces termes pour marquer l’escalade dans la répression imposée aux Palestiniens. Mais pourquoi s’arrêter en chemin ? L’armée et le gouvernement d’Israël s’arrêtent-ils dans leurs techniques toujours plus mortifères infligées aux populations occupées ? Si certains en doutent, je les renvoie aux statistiques macabres du nombre de victimes dont la liste n’a de cesse de s’allonger furieusement… et particulièrement, ces derniers mois (l’Etat major israélien vient de se féliciter de l’augmentation du nombre de victimes palestiniennes d’une année à l’autre !) D’autre part, et pour répondre plus directement à la question, si certains utilisent le terme de « génocide », c’est peut-être pour tenter de réveiller une Communauté internationale apathique depuis 60 ans que dure une Naqba dont beaucoup (même chez les militants) ne comprennent pas qu’elle n’a jamais cessé ! Et pour ainsi, en alerter l’opinion… Le rappel cette année de ce lugubre 60è anniversaire risque bien d’oblitérer le fait que cette catastrophe, même si elle a connu quelques plages de rémission toute relative, n’a jamais quitté l’esprit de l’administration israélienne qui entend bien la poursuivre, puisque justement, le manque de courage (y compris dans la sémantique) et l’indifférence de cette même Communauté internationale lui ont démontré à maintes reprises, la totale impunité dont elle bénéficiait ! Dès lors, appréhendée sur une aussi longue période, peut-être que le terme arabe Naqba pourrait-il s’enrichir d’une signification supplémentaire, genre génocide Ainsi, nonobstant quelques remarques judicieuses dans la réflexion de Paul Delmotte, et avec les réserves que l’on peut émettre sur certaines positions de l’ONU, je ne peux m’empêcher de souligner que les références onusiennes auxquelles je renvoie permettent un consensus sur la question, en lieu et place de l’avis d’untel ou d’un autre sur un sujet aussi grave que délicat. Et si je me permets d’insister autant sur la chose, c’est pour rappeler que ces références ont pour objet non seulement la Répression du Crime de génocide, mais aussi sa Prévention. Ce qui me paraît tout à fait essentiel. * Dans une société de plus en plus infantilisée (et infantilisante) où nombre de parents et  d’éducateurs ont souvent démissionné face aux jeunes dont ils sont pourtant responsables, l’on assiste aujourd’hui à la généralisation (et bientôt la banalisation) d’une seule forme d’attitude (bien misérable) quant à son organisation : la répression. Il n’est de semaine ou de mois qui passe sans subir de nouvelles mesures répressives censées apporter plus de sécurité à une population… dépassée sur bien des fronts par le résultat des démissions successives des adultes qui la constitue. Mais dans le même temps, ne conviendrait-il pas d’expliquer que toute nouvelle répression en guise de solution sécuritaire comporte en elle son propre aveu d’échec ? Et qu’il est regrettable qu’en lieu et place d’une société qui multiplie les lois liberticides, elle ne soit plus capable d’initier des politiques de prévention, à tous niveaux… Cela nous renvoie une fois encore à nous-mêmes… et à notre incapacité de plus en plus avérée d’assumer nos responsabilités, dans tous les domaines, y compris semble-t-il, dans celui du vocabulaire utilisé dans certaines des circonstances de la vie… Ne préfère-t-on pas « demandeurs d’emploi » à chômeurs, « mal entendants » à sourds, « pays en voie de développement » à tiers-monde, « collaborateurs » à salariés, et ainsi de suite… dans cette sémantique aseptisante, mielleuse et combien démagogique.

En outre, s’il me paraît évident qu’il faille refuser tout rapprochement avec une quelconque forme de racisme et de négationnisme, et s’il me paraît tout aussi évident qu’il faille poursuivre le travail d’un vrai devoir de mémoire par rapport aux multiples tragédies qui balisent la marche du monde, il convient dans le même temps de refuser de se prêter à une quelconque hiérarchisation des victimes, même et y compris dans la stratégie utilisée pour en parler. Ce que la dernière initiative du Président Sarkozy en terme de mémoire, risque bien de provoquer… Et s’il est hors de question de mettre un signe d’égalité entre Auschwitz et Abou Ghraïb, cela devrait valoir également entre la machine de guerre israélienne et la résistance palestinienne que chaque déclaration officielle, même de la part de ces fervents défenseurs de la cause, n’oublie jamais de condamner au nom d’une équidistance de salon, à travers l’une ou l’autre petite phrase empreinte de repentir. L’aliénation (consciente ou non) dont je parlais n’est peut-être pas si éloignée que d’aucuns l’affirment !

Enfin, à la question posée par Enzo Traverso à travers le texte de Paul Delmotte de «…se demander si, après Auschwitz, nous pouvons encore tolérer Guantanamo et Abou-Ghraïb », il conviendrait surtout de concéder la seule réponse dont nous sommes encore capables : l’amer constat que ces lieux existent, perdurent, et sont l’antre de déshumanisations et de tortures dont certains de nos gouvernements légalisent aujourd’hui l’usage ! Retour à la case départ, ou en d’autres mots, encore et toujours à nous-mêmes et à notre incapacité actuelle à empêcher ce genre de dérive…

Pour terminer, restons sérieux en effet, et devant le constat de tels échecs, réduisons quelque peu nos prétentions à nous présenter aux yeux du monde comme modèles d’Etats démocratiques (en avouant qu’ils sont bien malades) ; arrêtons de donner des leçons d’éthique aux différents pays dont nous persistons à garder le contrôle (les exemples sont multiples) ; reconnaissons qu’après 60 ans d’inefficacité à améliorer le sort du peuple palestinien, nous sommes vraiment mal placés pour leur accorder ou non le droit à se défendre comme ils l’entendent (même par l’usage de roquettes Qassam faisant plus de peur que de mal) ; travaillons plus et mieux à dénoncer et empêcher que perdure encore ces 60 années de meurtrière Naqba (qui, avec ce recul s’apparente bien à un lent génocide) ; apprenons à anticiper au lieu de suivre (ce qui permettrait peut-être d’agir avant et non de  ré-agir après) ; et en attendant, évitons définitivement le genre de formule plus jamais ça (aussi simplistes qu’inopérantes) !

Enfin, je voudrais rappeler que tout non-violent qu’il fut, lorsqu’un journaliste demanda un jour à Gandhi quelle eut été sa position face à la seule alternative possible entre la violence et la lâcheté, celui-ci répondit : « La violence, sans hésiter ! »

* Dans la Convention des Nations Unies du 9 décembre 1948 pour la Prévention et la Répression du Crime de génocide, celui-ci s'entend lorsque l'un des actes ci-après est commis dans l'intention de détruire, tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel : 
a - Meurtre de membres du groupe ;

b - Atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;

c - Soumission intentionnelle  du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction   physique totale ou partielle ;

d - Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;

e - Transfert forcé d'enfants du groupe à un autre groupe.

Daniel Vanhove – Observateur civil

07.03.03


4-3 Kifâh Zeboun : Les femmes du Hamas.

Nous le savons. Depuis toujours, la femme musulmane est, pour beaucoup (mais pas tous heureusement) de nos intellectuels occidentaux, nos orientalistes et nos hommes ou femmes politiques, le nerf de guerre qui permettrait de « moderniser » et de « civiliser » les musulmans et d´en faire des gens mondains et raffinés.

C´est pour cela il ne se passe pas une occasion sans que ces grands esprits héritiers des Lumières ne nous chantent les louanges d´une héroïne nouvelle, ou remise à neuve, présentée comme une femme musulmane émancipée, ni pute ni soumise, et qui lutte contre « l´obscurantisme » de l´Islam et le machisme de ces hommes. Et voilà qu´un autre type de femmes musulmanes se montre au grand jour. Elles sont convaincues, cultivées, et elles se battent à côté des hommes. Elles dérangent alors beaucoup. Voici le portrait de ces femmes « soumises ». Le mouvement de la résistance islamique (Hamas) a largement réussi à gagner ses derniers combats (politique et militaire), voire à briser le blocus imposé à Gaza en détruisant les barrières aux frontières avec l´Egypte. Les hommes du mouvement, qualifiés de durs par leurs adversaires, n´étaient pas les seuls à être derrière ces succès, bien au contraire, le mérite revenait souvent à une « armée » organisée qui, parfois, était en tête de ces batailles, ou qui se battait comme un soldat inconnu, ou qui, d´autres fois, était la tête de lance du Hamas. C´est « l´armée des femmes du Hamas ».

Nous n´exagérons pas en disant « l´armée des femmes du Hamas », car c´est une armée bien organisée dont le rôle s´est révélé fort et important dans son soutien au mouvement, lui permettant de gagner les dernières élections législatives en 2006.

Et c´est cette même armée qui a forcé le passage frontalier à Rafah le mois dernier, en sensibilisant l´opinion publique et en gagnant sa sympathie avant l´arrivée des hommes avec les explosifs.  

Aussi, dans les festivals « islamiques » du Hamas, contrairement à ceux du Fatah le « laïc », dans les campagnes électorales, dans les universités et les écoles, et dans les villes, les villages et les rues, on trouve les femmes du Hamas assurant une présence forte, remarquable, et apportant un grand support.

Elles lèvent les drapeaux, elles sortent dans les manifestations, elles lancent les cris d´Allahu-Akbar, elles apportent leur soutien, elles forment des délégations pour rendre visite, pour encourager et pour appuyer, et elles organisent des cercles de discussion dans les maisons et les mosquées. Beaucoup de ces femmes dirigent des associations, des écoles, et des institutions caritatives islamiques.

Ceci est, pour beaucoup d´observateurs, un paradoxe qu´ils n´arrivent pas à expliquer, car ils supposent, comme prétendent les adversaires du Hamas, que ce mouvement est « plus dur et plus fermé » en comparaison avec la liberté présumée donnée aux femmes du Fatah, un mouvement qui a toujours insisté sur les droits des femmes dans l´égalité et dans les rôles de direction.

Il est probable que la divergence entre le Fatah et le Hamas soit apparue profonde depuis le début du deuxième Intifada, où le Fatah avait autorisé à ses femmes de participer activement dans la résistance contre l´occupation. Ce n´était alors ni un sujet d´étonnement ni un sujet de polémique pour personne, car le Fatah avait déjà envoyé Dalâl Al-Maghribi en 1978 avec 11 autres fidayîn à travers la mer, pour réaliser l´une des opérations les plus célèbres où 36 israéliens furent tués. Et en 2002, les brigades des martyrs d´Al-Aqsa, le bras armé du Fatah, ont envoyé, au début du deuxième Intifada, la première fille à se faire exploser pendant l´Intifada.

Wafaa´ Idrîss était une militante dans le mouvement Fatah, elle était belle et elle travaillait au croissant rouge palestinien. Elle s´était fait explosée le 27 janvier 2002 en touchant plus de 70 Israéliens à Jérusalem-Ouest. Le 30 janvier 2002, les brigades des martyrs d´Al-Aqsa ont revendiqué l´opération en déclarant : « C´est la femme martyre héroïque, et fille fière des brigades, Wafaa´ Ali Idrîss, âgée de 26 ans et habitante la citadelle d´endurance du camp Al-Amaari, département de RamAllah, qui a accompli l´opération ».

A l´époque, le Hamas freinait la participation des femmes à la résistance, notamment la réalisation des opérations martyres. Des dirigeants du mouvement avançaient alors comme prétexte la nature traditionnelle conservatrice de la société palestinienne, et des recommandations religieuses qui interdisaient l´éloignement de la femme ou son voyage sans la compagnie d´un homme `mouhram´ (son mari ou un homme qui ne peut se marier avec cette femme comme le père, l´oncle, le frère, etc., afin d´assurer sa protection, ndt). Mais ceci n´était pas la position de tous les mouvements islamiques. A titre d´exemple, le mouvement du Djihad Islamique envoyait ses femmes pour accomplir ce genre d´opérations.  

Cette position du Hamas n´a pas duré longtemps, et la première opération martyre féminine pour le Hamas fut accomplie par Rîm Rayâshi en janvier 2004. Ce fut une surprise, et feu le cheikh Ahmad Yassine, le fondateur du Hamas et son chef spirituel, déclara alors : « le temps du djihad de la femme palestinienne vient de commencer ». Des proches du cheikh Yassine affirmèrent qu´il voulait exercer de la pression sur les Israéliens en leur disant que même nos femmes pouvaient se faire exploser dans vos figures. Dans la littérature du Hamas, la femme joue un rôle de support dans le djihad, elle est considérée comme responsable de l´éducation de la jeune génération, elle a un rôle de soutien et d´encouragement, et aussi un rôle dans l´enseignement et dans les soins médicaux durant les batailles et les guerres, entre autres.

Mais le rôle des femmes du Hamas s´est élargi et a pris d´autres dimensions plus profondes et plus globales. L´analyste politique Abdussatar Qassim dit à Ash-Sharq Al-Awsat : « Ils se basent sur les enseignements islamiques, et ce sont des enseignements qui incitent au travail pour l´intérêt public ». Selon Qassim, le mouvement du Hamas « est plus engagé et plus organisé que le mouvement du Fatah. Et il réussit mieux dans l´exploitation de toutes ses capacités ». Qassim souligne aussi que le Hamas est un mouvement dogmatique et discipliné, et qu´il a réussi à faire jouer à ses femmes un rôle axial et important. Il poursuit : « Elles ont redoublé d´efforts durant les dernières élections législatives. Elles ont animé des cercles d´études et d´orientation dans les mosquées et les différentes institutions, elles ont organisé des visites de terrain dans les communes, les villages et les camps ». Qassim insiste sur l´existence de deux raisons principales qui expliquent le succès des femmes du Hamas : le respect des enseignements de l´Islam, et le respect des consignes du mouvement. Et il ajoute qu´on ne peut pas comparer entre le Hamas et le Fatah, car le premier est un `tanzim´ (un système organisé et discipliné, ndt), et le deuxième ne l´est pas. Djamila Ash-Shanti, l´une des plus remarquables dirigeantes de la mouvance féminine du Hamas, et membre de l´assemblée législative, révèle l´existence d´un tanzim féminin dans le tanzim [du Hamas]. Elle déclare à Ash-Sharq Al-Awsat : « Nous avons notre tanzim, nous ne sommes pas des suiveuses au sein du Hamas, nous avons nos propres positions, nous nous opposons souvent aux hommes, nous n´acceptons pas tout, nous proposons, nous planifions, nous décidons, nous débattons, et nous disons non et nous réalisons ce que nous considérons comme le plus adéquat ». Selon Ash-Shanti, ce sont les femmes du Hamas qui ont fait évoluer le concept de « la mosquée ». Elle dit : « Toutes les femmes de tous les groupes viennent à la mosquée. La mosquée n´est pas qu´un lieu de prière et de prêche religieux, c´est aussi un centre pour organiser les réunions sur les questions politiques, culturelles, sociales et de santé, et aussi pour projeter des films vidéos. Nous l´avons transformé en un concept de `club´ ». Ash-Shanti parle avec beaucoup de fierté de l´expérience de l´aile féminine à l´intérieur du Hamas et de leur capacité à former un « tanzim capable de faire changer les choses ». Il est manifeste que la participation des femmes du Hamas ne se limite pas au travail populaire de mobilisation et d´orientation. Les femmes du mouvement suivent tout autant que les hommes, des entraînements militaires avancés dans les arts de combat. Il y´en a parmi elles des combattantes dans les brigades d´Al-Qassâm, le bras militaire du Hamas. Cependant, Ash-Shanti nie l´existence d´une armée militaire féminine comme on prétend, mais elle reconnaît que les femmes reçoivent des entraînements militaires pour être prêtes à affronter des situations imprévues, et elle affirme qu´il y a des familles entières qui suivent les entraînements, l´homme, son épouse, ses soeurs et ses filles, mais volontairement sans aucune contrainte. C´est un constat que le Hamas insiste à affirmer qu´il estime, qu´il honore et qu´il se sent concerné par le rôle de la femme. Bien avant les élections législatives, le mouvement a sorti un communiqué à l´adresse de la population où il a déclaré : « Il est temps que la femme palestinienne joue son vrai rôle, et que la société reconnaisse l´importance de ses sacrifices et de ses efforts. Elle est la mère, la soeur, l´épouse et la fille qui forme les créateurs, les héros, les martyrs et les générations du futur. Le Hamas oeuvrera à ce que la femme ait sont rôle dans l´assemblée législative, qu´elle soit à côté de l´homme dans la direction du combat contre l´ennemi, et qu´elle légifère les lois qui protégeront la femme et ses droits. Le Hamas combattra toutes les tentatives de marginalisation du rôle de la femme ou de le rendre superficiel ». Et c´est effectivement ce qui s´est passé. Car le Hamas a veillé, avec beaucoup d´intelligence, à présenter comme candidates des personnalités académiques et influentes, et des épouses des dirigeants « martyrs » du mouvement, ce que les Palestiniens ont alors considéré comme un acte de loyauté et d´honneur du mouvement envers ses hommes et ses femmes qui se sont sacrifiés. Il était difficile d´entrer en compétition contre une femme comme Mariam Farhât, alors qu´elle était la mère de trois combattants du Hamas qui avaient été tués par les Israéliens, et alors que son fils lui avait laissé une vidéo d´adieu avant d´attaquer une colonie israélienne en tuant cinq israéliens. Le Hamas se plait à l´appeler « Al-Khansaa´ de la Palestine » ou la « mère des martyrs » (Al-Khansaa´ bint Omar est une poétesse de la période pré-islamique convertie à l´Islam au temps du Prophète Mohammad. Elle est considérée comme la mère des martyrs, car après la mort de son quatrième enfant lors de la bataille d´Al-Qadissiyya, elle ne porta pas le deuil, remerciant plutôt Allah de l´avoir honorée de la mort martyre de ses quatre enfants, ndt). Elle a d´ailleurs été filmée pour annoncer sa candidature aux élections en portant une arme. Six femmes du Hamas ont gagné dans les élections. Quelques unes ont été désignées comme ministres, comme Mariam Sâleh qui était devenue ministre des affaires féminines avant que le gouvernement du Hamas n´ait été destitué suite aux combats à Gaza. Elle est aujourd´hui détenue en Israël avec d´autres collègues députés. Mais malgré la destitution du gouvernement et le contrôle du Fatah sur la Cisjordanie , le rôle des femmes du Hamas n´a pas régressé, mais a pris la forme des protestations contre l´autorité du Fatah. Elles se sont même accrochées avec les appareils de sécurité à Ramallah et à Nablous plus qu´une fois. Ces appareils de sécurité voient dans une femme comme Mouna Mansour, l´épouse de Djamâl Mansour, un important dirigeant du Hamas assassiné par Israël, une femme provocatrice qui oeuvre contre la stabilité en Cisjordanie. Des femmes du Fatah reconnaissent qu´elles ne se sont rendues compte que tardivement du rôle de la mosquée dans la mobilisation des gens. Le Fatah était probablement confiant, comme le confirmaient certains de ses membres, qu´il allait gagner les voix des femmes, en considérant qu´il portait le drapeau de la libération. Mais les voix sont allées pour le Hamas qui a une attitude plus stricte et qui respecte des recommandations plus contraignantes en ce qui concerne la tenue vestimentaire par exemple. Ainsi, il n´est pas possible de voir une femme du Hamas sans le foulard et sans la tenu officielle `al-djilbâb´ (une sorte de manteau qui couvre tout le corps de la femme, ndt). Quelques unes portent aussi `al-niqâb´ (une couverture du visage, ndt), et aucune ne serre pas la main aux hommes. Ash-Shanti dit que les laïc ne comprennent pas l´Islam, il n´est pas dur et notre rôle devient de plus en plus important, et nous allons donner une vraie image de l´Islam. Ils [les laïcs] ne respectent pas leurs femmes comme le Hamas respecte ses femmes. Nous partons avant tout des convictions religieuses, dont la plus importante est de suivre la voie médiane, ce qui est une question que même des gens religieux peuvent ne pas comprendre.

Kifâh Zeboun Vendredi 01 février 2008

Ash-sharq Al-Awsat

http://www.aawsat. com/details. asp?section= 45&article=456489&issue=10657

08/03/2008

n°325 Journal de la Palestine 07-03 (Début)

Journal  de la Palestine  "Hiver chaud":                              

N°325     01-03 au 07-03

Par M.Lemaire

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire

Tiré à part :

Résistance a "Hiver chaud",

Bande de Gaza - Au jour le jour


Tiré à part :

 06-03 Une attaque s'est produite dans un institut d'études juives du quartier de Kyriat Mosher à àJérusalem-ouest. Selon les premiers éléments distillés par la police, par les services de secours et par des témoins, deux hommes sont entrés dans l'établissement et ont ouvert le feu dans toutes les directions. "Nous décomptons huit morts et au moins 35 blessés", a affirmé à la radio de l'armée israélienne le responsable des services de secours, le Magen David Adom, Eli Bin. Trois des blessés sont dans un état grave, a-t-on indiqué de sources médicales. Selon la police israélienne, les deux auteurs de l'attaque, dont l'identité n'était pas connue à ce stade, ont été tués lors d'un échange de tirs. Al Manar a affirmé jeudi soir qu'un groupe jusqu'à présent inconnu, les "Kataëb Ahrar el-Jalil (Brigades des hommes libres de la Galilée )-Groupe du Martyr Imad Moughnieh et les martyrs de Gaza", avait revendiqué l'attaque à Jérusalem-ouest. Le groupe porte le nom du dirigeant militaire principal du Hezbollah, Imad Mougnieh, assassiné le 12 février à Damas. (ats / 06 mars 2008 21:01 & AFP

  C'est choquant:

Mélusine nous dit : Nos médias hurlent suite à la fusillade du kamikaze palestinien dans la bibliothèque de Jérusalem qui a tué entre autres 8 étudiants du Talmud suite aux massacres perpétrés par l'armée israélienne dans la prison à ciel ouvert de  Gaza. Ils emploient le mot "carnage" pour ces huit israéliens Nos médias se taisent sur le massacre de centaines et centaines de morts (hommes, femmes, enfants, bébés, vieillards) du fait de l'armée israélienne dans la bande de Gaza Ils évitent tout gros mot (massacre, carnage, ces mots ne sont pas employés en ce qui concerne Gaza)

 La question est:  

Combien un Israélien vaut-il de Palestiniens?

Combien un occupant vaut-il d'occupés?

 Combien  un colon vaut-il de colonisés?

C'est choquant.

Nos médias se discréditent. Leur silence total ou partiel permet l'horreur, perpétue l'horreur

Melusine

03-03

Il y a dans l'air désormais un parfum d'Intifada qui se répand à travers les territoires. Le Hamas a annoncé la tenue d'une marche à 09H00 GMT à Gaza pour fêter "la déroute" israélienne dans le nord de la bande de Gaza.

EuroNews


01-03 au 07-03: Peuple Palestinien : 86 tués   -  320 blessés                                  Occupants              : 20 tués   -    72 blessés
Résistance

"Hiver chaud",

01-03 Samedi, les groupes résistants ont tiré plus de 50 roquettes contre Israël, où sept personnes, dont deux enfants et une femme, ont été blessées dans la ville d’Ashkélon (sud), distante de 10 km de la bande de Gaza, selon l’armée d’occupation.(Al-oufok avec les agences de presse- AFP.)

02-03 Les forces de l’occupation poursuivent leurs agressions sauvages contre les citoyens palestiniens dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Deux soldats et un civil israéliens ont également perdu la vie. (ats- CPI AP).

 03-03 Malgré l’ampleur de l’agression israélienne, la plus meurtrière depuis 2000, 24 roquettes se sont abattues dimanche sur le sud d’Israël. La police a fait état d’un blessé, et indiqué qu’en soirée un autre engin avait frappé une maison à Ashkelon, dans le sud d’Israel. (Al-oufok avec les agences de presse)

03-03 Dans la matinée, peu de temps après le départ des soldats israéliens, un projectile s'est abattu sur la ville d'Ashkelon, faisant un blessé. Reuters

03-03 Le Hamas a annoncé la mort de 37 de ses combattants dans l’agression, et celle d’une dizaine d’autres résistants. Deux soldats israéliens y ont été tués samedi, et deux autres blessés dimanche. (Al-oufok avec les agences de presse

 03-03 Gaza à  crié "victoire" Le Hamas a salué le retrait des troupes israéliennes du nord du territoire comme une victoire de ses combattants. "Les envahisseurs ont fui et l'armée des juifs a été vaincue." Ce chant du Hamas résonnait lundi dans les rues de la ville de Gaza, relayé par des haut-parleurs, alors que plusieurs milliers de sympathisants du Mouvement de la résistance islamique participaient aux célébrations. "L'ennemi a été vaincu", a assuré un porte-parole du Hamas. "Ce retrait est l'expression de l'échec des soldats israéliens face aux combattants d'Ezzedine Al-Qassam (la branche armée du Hamas) et le début de l'échec de la campagne terrestre sioniste", a déclaré le porte-parole du Hamas Sami Abou Zouhri.

Affirmant que les menaces israéliennes "ne nous font pas peur", il a averti Israël qu'il commettrait "une stupidité" s'il venait à prendre pour cible les chefs du Hamas. "Les envahisseurs ont fui et l'armée des juifs a été vaincue." Ce chant du Hamas résonnait lundi dans les rues de la ville de Gaza, relayé par des haut-parleurs, alors que plusieurs milliers de sympathisants du Mouvement de la résistance islamique participaient aux célébrations.

"L'ennemi a été vaincu", a assuré un porte-parole du Hamas. Le Hamas a annoncé la mort de 37 de ses combattants dans l'offensive, et une dizaine de résistants non inscrit au Hamas.

(AFP & Reuters)

03-03 L'armée israélienne se retire avec dans son registre de nombreuses pertes humaines. Cette armée est choquée par le nombre de blessés et de blessés graves. Quelques sites parlent de la perte de six soldats en seul coup. D'autres parlent de 22 blessés dans deux accrochages seulement.

04-03 D'après la radio militaire israélienne, deux roquettes palestiniennes s'étaient abattues peu avant ces raids aériens sur la ville israélienne de Sdérot, faisant des dégâts matériels. "Aucune décision n'a été prise de stopper les tirs de roquette", a dit Abou Oubaïda, porte-parole de la branche armée du Hamas interrogé sur la diminution du nombre de roquettes tirées contre Israël constatée depuis le retrait des forces israéliennes. "Si réduction il y a, c'est une question tactique sans lien avec quelque décision politique que ce soit", a-t-il expliqué. (Reuters)

05-03 Un Israélien a été blessé mercredi soir en Cisjordanie, apparemment dans une rixe portant sur une vente de voiture, selon des témoignages palestiniens et les services de secours israéliens. AFP

06-03 Une attaque s'est produite dans un institut d'études juives du quartier de Kyriat Mosher à àJérusalem-ouest. Selon les premiers éléments distillés par la police, par les services de secours et par des témoins, deux hommes sont entrés dans l'établissement et ont ouvert le feu dans toutes les directions. "Nous décomptons huit morts et au moins 35 blessés", a affirmé à la radio de l'armée israélienne le responsable des services de secours, le Magen David Adom, Eli Bin. Trois des blessés sont dans un état grave, a-t-on indiqué de sources médicales. Selon la police israélienne, les deux auteurs de l'attaque, dont l'identité n'était pas connue à ce stade, ont été tués lors d'un échange de tirs. Al Manar a affirmé jeudi soir qu'un groupe jusqu'à présent inconnu, les "Kataëb Ahrar el-Jalil (Brigades des hommes libres de la Galilée )-Groupe du Martyr Imad Moughnieh et les martyrs de Gaza", avait revendiqué l'attaque à Jérusalem-ouest. Le groupe porte le nom du dirigeant militaire principal du Hezbollah, Imad Mougnieh, assassiné le 12 février à Damas.  (ats / 06 mars 2008 21:01 & AFP)

06-03 Un soldat israélien a trouvé la mort dans une explosion à la frontière avec le territoire palestinien, selon la chaîne de télévision Al Arabia. Selon des témoins, une forte explosion s'est produite au passage d'une Jeep de Tsahal, provoquant un incendie. Plusieurs autres véhicules de l'armée ainsi qu'un hélicoptère israélien se sont précipités sur les lieux. Le Djihad islamique a revendiqué l'attaque qui a tué le soldat israélien. L'armée israélienne a confirmé qu'un soldat a été tué et trois autres ont été blessés lorsqu'une bombe a explosé au passage de leur jeep au terminal de Kissoufim, point de passage entre Israël et le centre de la bande de Gaza. (Reuters)

06-03 Plusieurs roquettes tirées de la bande de Gaza se sont abattues dans le sud d'Israël. Une autre roquette tirée de Gaza après la tombée de la nuit est tombée sur plusieurs maisons de Sderot, faisant au moins une blessée, a indiqué la police. (Reuters) 
Protestations

01-03 En Israël, une centaine d’habitants de la ville d’Ashkelon ont manifesté leur colère, scandant des slogans anti-arabes et exigeant des frappes plus dures à Gaza pour stopper les tirs. Les derniers décès portent à 6.256 le nombre de personnes tuées depuis 2000, pour la plupart des Palestiniens, selon un bilan établi par l’AFP. (Al-oufok avec les agences de presse)


Bande de Gaza - Au jour le jour

Offensive israélienne baptisée "Hiver chaud".

01-03 Un régiment entier de l’armée d’occupation, soit environ 2.000 soldats, opérait samedi dans la bande de Gaza, a rapporté la télévision publique israélienne. Il s’agit de soldats d’infanterie d’une unité d’élite, appuyés par des blindés et des hélicoptères d’assaut, selon cette source, qui précise qu’ils se sont heurtés à une vive résistance.

01-03 Soixante Palestiniens ont été tués samedi dans la bande de Gaza lors d’une des opérations les plus meurtrières de l’armée d’occupation depuis le déclenchement de l’Intifada en 2000. L’armée d’occupation a annoncé que deux de ses soldats avaient été tués et six blessés. Un régiment entier de l’armée d’occupation, soit environ 2.000 soldats, opérait samedi dans la bande de Gaza, a rapporté la télévision publique israélienne. Il s’agit de soldats d’infanterie d’une unité d’élite, appuyés par des blindés et des hélicoptères d’assaut, selon cette source, qui précise qu’ils se sont heurtés à une vive résistance. Cinquante-quatre Palestiniens, des résistants mais aussi des femmes et des enfants, ont été tués et quelque 150 blessés samedi lors d’une vaste opération de l’armée d’occupation dans le nord de la bande de Gaza, où les habitants de Jabaliya sont restés terrés chez eux tandis que les imams des mosquées récitaient des versets du Coran par haut-parleurs. "Nous ne pouvons pas nous déplacer facilement, 12 de nos ambulances sont bloquées faute de carburant et les autres doivent coordonner au préalable avec l’armée israélienne", a déploré le Dr Mouawiya Hassanein, chef des urgences à Gaza. Deux autres Palestiniens ont été tués dans une attaque aérienne contre un poste de police à Khan Younès (sud), et quatre membres de la police. Parmi les victimes palestiniennes, au moins 13 morts sont des civils, dont quatre jeunes et sept femmes. Vingt-et-un tués ont été identifiés comme des membres de groupes résistants. L’armée d’occupation a annoncé de son côté avoir perdu deux soldats lors de violents combats dans le nord de la bande de Gaza. (Al-oufok avec les agences de presse- AFP.)

02-03 Les forces de l’occupation poursuivent leurs agressions sauvages contre les citoyens palestiniens dans la bande de Gaza et en Cisjordanie ont tué, hier dimanche 2/3, 11 citoyens palestiniens dont Mohammad Saleh Shreiteh, 15 ans, a été mortellement touché d'une balle à la tdans la bande de Gaza et un autre dans la ville d’Al Khalil, en Cisjordanie. En 48 heures, au moins 70 Palestiniens, dont beaucoup de civils, ont été tués lors de cette offensive israélienne". Deux soldats et un civil israéliens ont également perdu la vie. (ats- CPI AP). AFP

 03-03 L’aviation de l’occupation a poursuivi, aujourd’hui à l’aube, lundi 3/3, l’exécution d’un génocide, sans précédent, contre les palestiniens, au su et vu du monde entier, en menant d’une manière sauvage une série de raids aériens (plus d’une dizaine) contre plusieurs régions dans la bande de Gaza.
CPI.

03-03 Lundi, aux premières heures du jour, les Palestiniens ont dénombré neuf raids israéliens séparés sur Gaza dans lesquels cinq militants du Hamas ont été tués. Ces décès portaient à 11 morts le bilan de dimanche. Avant minuit, Israël a déployé davantage de troupes et de blindés dans le nord de la Bande de Gaza, élargissant le théâtre des opérations à environ un kilomètre et demi, selon des témoins et des membres des services de sécurité palestiniens. L'aviation israélienne a également frappé deux ateliers de métaux dans le nord du territoire, blessant dix personnes, a-t-on appris de mêmes sources. AP

03-03 Après plusieurs accrochages avec les résistants et des arrestations dimanche, l'infanterie israélienne a commencé à se retirer peu après minuit, a annoncé Tsahal, AP

03-03 Des sources médicales palestiniennes ont annoncé, hier soir, lundi 3/3, la mort de quatre citoyens palestiniens dans les hôpitaux égyptiens suite à leurs graves blessures après le génocide perpétré par les forces occupantes contre les habitants de la bande de Gaza, élevant le nombre de morts palestiniens dans les hôpitaux égyptiens à sept depuis hier, lundi CPI

03-03 Des heurts, ont eu lieu à Bethléem et Hébron, dans le sud de la Cisjordanie , entre soldats israéliens et manifestants palestiniens protestant contre les attaques meurtrières menées par l'armée israélienne depuis mercredi dans la bande de Gaza. AFP

03-03 L'armée sioniste a mis fin lundi matin à leur opération de carnage dans la bande de Gaza Les blindés israéliens avaient totalement évacué lundi le camp de réfugiés de Jabaliya, un haut-lieu de l'Intifada, où une trentaine de maisons ont été détruites, a constaté un correspondant de l'AFP. Les chars se sont redéployés au voisinage immédiat de la frontière avec Israël ou du côté israélien. (AFP)

03-03 Au total, selon le ministère palestinien de la Santé , 116 personnes ont péri depuis mercredi, dont 39 enfants et une dizaine de femmes.. Des groupes  précisent que les civils représentent plus de la moitié des victimes. Reuters

04-03 Une colonne de blindés israéliens qui venait de passer la frontière dans le centre de la bande de Gaza a été la cible de tirs de mortiers et de mitrailleuses, selon les témoignages et le Hamas. Les résistants ont ouvert le feu avec des armes légères et lancé des obus de mortiers en direction de l'armée israélienne qui était entrée dans le sud de la bande de Gaza, près du point de passage de Kissoufim, entre Israël et le territoire palestinien, contrôlé par le Hamas, ont indiqué les témoins. Amira Abou Asr (une petite fille qui n’avait que 20 jours,, a été tuée dans sa maison dans le village d’Al-Karara, lors d’échanges de tirs entre soldats des forces d’occupation et résistants, après une incursion dans le sud de la bande de Gaza, selon des sources médicales. Selon des témoins, dix personnes ont été blessées, dont trois résistants des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa (un groupe armé lié au Fatah du président Mahmoud Abbas), grièvement atteints. L’armée d’occupation s’est retirée du secteur au bout de quelques heures, (AFP - Reuters)

05-03 Mhamed Soulaniyeh, 40 ans, a été tué et un Israélien a été blessé mercredi soir en Cisjordanie, apparemment dans une rixe portant sur une vente de voiture, selon des témoignages palestiniens et les services de secours israéliens. AFP

05-03 Les opérations de l’armée d’occupation ont coûté la vie à plus de 120 Palestiniens. AFP

06-03 Une frappe aérienne israélienne a tué un résistant dans la bande de Gaza (Reuters)

06-03 Quatre résistants ont été tués jeudi soir dans un raid aérien israélien contre la bande de Gaza, a-t-on appris de source médicale palestinienne. Les quatre tués, tous des membres des Brigades d'Al-Qods, la branche armée du Jihad islamique, ont été tués lorsque l'aviation israélienne a lancé un raid contre la ville de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.  (AFP )

07-03 Un paysan palestinien a été tué par balle dans la bande de Gaza, non loin de la frontière avec Israël, apprend-on de sources médicales palestiniennes. L'homme aurait été tué par des soldats israéliens, ajoute-t-on de même source. (Reuters) 


Action de protestation

01-03 Des centaines de Palestiniens ont manifesté en Cisjordanie et dans les camps de réfugiés au Liban pour dénoncer l’agression. De nombreux pays arabes ont condamné l’agression, ainsi que la France , qui a également condamné les tirs de roquettes palestiniennes. Le Canada a déploré l’escalade de la violence. (Al-oufok avec les agences de presse- AFP.)

02-03 Plus de 10.000 Palestiniens manifestaient dimanche dans plusieurs villes et camps de réfugiés de Cisjordanie pour dénoncer l'opération israélienne dans la bande de Gaza, qui a fait 68 morts palestiniens depuis samedi, selon des correspondants de l'AFP. Lors de ces défilés, trois autres palestiniens ont été blessés par des tirs de militaires israéliens, à Bethléem. Dans cette ville, un millier de Palestiniens se sont rassemblés sur la place de la Mangeoire , devant l'église de la Nativité , où est né Jésus selon la tradition chrétienne. Ils ont appelé Mahmoud Abbas et Ismaïl Haniyeh, le Premier ministre du gouvernement islamique à Gaza, limogé par l'Autorité palestinienne, à s'entendre et à nouer "une union nationale".

A Naplouse, quelque 4.000 personnes, dont une bonne partie d'étudiants, ont défilé en criant "Unité nationale! Unité nationale!".

A Ramallah, quelque 2.000 manifestants ont défilé en brandissant des drapeaux verts du Hamas, le mouvement islamique qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, et jaunes du Fatah, le mouvement du président Mahmoud Abbas.

A Jéricho, prés de la frontière jordanienne, quelque 500 écoliers ont défilé en arborant des drapeaux palestiniens. De leur côté, les commerçants de Jérusalem-est --et notamment de la Vieille ville-- ont laissé leurs magasins fermés en signe de solidarité avec les habitants de la bande de Gaza. Trois jours de deuil ont été décrétés.

Dans le sud de la bande de Gaza, à Khan Younès, un millier de partisans du Fatah ont manifesté en signe de solidarité avec la population. AFP


Réactions de Gaza

03-03 Dans la ville de Gaza, des milliers de sympathisants du Hamas sont descendus dans les rues pour fêter le retrait des troupes israéliennes. "Les envahisseurs ont fui et l'armée des Juifs a été vaincue", scandait la foule. (Reuters)

06-03 Abou Ahmad, un porte-parole du Djihad islamique, a déclaré ; "Nous envoyons un message à tous les criminels sionistes", a-t-il dit. "Vos menaces visant les chefs de la résistance  ne nous font pas peur. Nous poursuivrons notre résistance, et nous continuerons à faire pleuvoir des roquettes sur vos colonies jusqu'à en faire des villes fantômes". (Reuters)


Réaction d'Abbas

02-03 Abbas a suspendu les pourparlers de paix avec l'Etat hébreu en raison de ces opérations, AP


Gouvernement

01-03 Saëb Erekat, l’un des principaux négociateurs palestiniens, a affirmé que les négociations de paix avec l’autorité d’occupation étaient, pour l’heure, "enterrées sous les maisons détruites de Gaza", alors que le Mahmoud Abbas a renouvelé son appel à "une protection internationale du peuple palestinien". (Al-oufok avec les agences de presse- AFP.)

03-03 Le négociateur (…) Erekat a déclaré que les négociations palestino-israéliennes, resteraient gelées pour le moment. "Nous travaillons d'arrache-pied pour obtenir un calme total, une cessation complète des hostilités. Nous voulons nous assurer que ce qui s'est produit ne recommencera pas", a-t-il dit. (Reuters)

03-03 Le Premier ministre auto- désigné Salam Fayyad a affirmé que la campagne militaire de l'armée israélienne contre Gaza constituait "une agression sans précédent depuis 1967", date de l'occupation des territoires palestiniens par Israël."Nous sommes dans une situation extrêmement dangereuse. L'agression israélienne est sans précédent depuis 1967 et dépasse même ce qui s'était passé alors", a ajouté M. Fayyad. AFP


Action et paroles Israélienne. Olmert

03-03 Olmert, : Nous n'entendons pas faire preuve de tolérance, un point c'est tout. Nous riposterons", a dit Olmert. (Reuters)

02-03 Olmert a déclaré que les opérations de Tsahal allaient se poursuivre.  (ats)

03-03 Olmert  s'est prononcé pour une reprise des négociations avec l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, estimant que faute d'une perspective de paix "il n'y aura pas moyen d'empêcher que la Cisjordanie se transforme en un nouveau Gaza’ CRI Online

03-03 Ehud Olmert a affirmé lundi que l’armée allait continuer ses opérations dans la bande de. "Nous sommes toujours au coeur de la bataille et il ne s’agit pas d’une frappe ponctuelle", a déclaré Olmert devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense du parlement. Il a ajouté : "Ce qui s’est passé ces derniers jours, n’est pas un incident isolé." "Tout est possible", a-t-il souligné évoquant d’éventuels "raids aériens, incursions terrestres, et opérations de commandos". "Le Hamas doit encore s’attendre à subir ce que nous allons faire et avec quelle ampleur", a insisté Olmert. Il a réaffirmé que l’objectif des opérations israéliennes était : "Une réduction radicale des tirs de roquettes (contre Israël), un affaiblissement du régime du Hamas au point qu’il sera incapable de contrôler la bande de Gaza". Selon Olmert, un tel résultat ne pourra être atteint que par une campagne "systématique mettant en oeuvre une gamme élargie de moyens" sur le terrain. (Al-oufok avec les agences de presse)

 06-03 Olmert, s'est dit prêt à ordonner un arrêt des opérations militaires dans la bande de Gaza, à condition que cessent les tirs de roquettes sur le sud de l'Etat juif, mais rien n'indique qu'il soit disposé à rouvrir les points de passage. Les Etats-Unis lui ont toutefois fait savoir qu'ils y étaient favorables. "Nous aimerions que la situation à Gaza ne soit pas exclusivement un problème humanitaire et qu'il puisse y avoir une certaine activité commerciale, pour faire en sorte que les gens puissent subsister, et cela demande une discussion sur les moyens de rouvrir certains points de passage", a déclaré un représentant américain dans la région, qui a souhaité conserver l'anonymat. (Reuters) 


Gouvernement & instances 01-03 "Le Hamas est entièrement responsable de ce qui se passe et il en paiera le prix", a affirmé Ehud Barak, qui par la voix de son porte-parole a fait savoir qu’Israël ne s’était "pas fixé de limite de temps pour mettre fin à l’opération". (Al-oufok avec les agences de presse)

01-03Un conseil de sécurité est prévu mercredi en Israël pour définir les prochaines décisions du gouvernement Olmert. (Reuters)

03-03 Un porte-parole militaire israélien a affirmé que l'opération avait pour objectif "de frapper les infrastructures des groupes terroristes qui tirent des roquettes contre les agglomérations israéliennes". Il a fait état de la destruction par les forces terrestres ou aériennes d'un certain nombre d'ateliers de fabrication de roquettes et de la prise d'importantes quantités d'armes. L'armée israélienne a indiqué avoir arrêté en outre plus de cinquante palestiniens. (AFP)

03-03 Le ministre de la guerre Barak a affirmé qu'une invasion de Gaza par les troupes israéliennes restait une option possible et qu'Israël essaierait de renverser le régime du Hamas. "Nous utiliserons la force pour changer la situation", a déclaré Barak lors d'une réunion avec les responsables de la sécurité, selon un communiqué publié par son cabinet.AP

03-03 Le vice-Premier ministre Ramon, a affirmé que l'opération militaire avait porté ses fruits et que "les dizaines de morts parmi les terroristes du Hamas" serviraient à l'avenir d'élément de dissuasion pour les tireurs de roquette. Tandis que "Cette opération très limitée visait à montrer au Hamas ce qui pourrait se passer, on pourrait parler d'une 'bande annonce'", a dit ce haut responsable israélien. Reuters

03-03 De source gouvernementale israélienne, on évoque une "pause de deux jours" coïncidant avec la venue de la secrétaire américaine d'Etat, Condoleezza Rice, attendue mardi à Jérusalem et Ramallah pour de nouveaux entretiens sur les négociations israélo-palestiniennes. Reuters

03-03 Un porte-parole militaire des forces d’occupation a indiqué à l’AFP que l’opération baptisée "Hiver chaud", menée à Gaza depuis samedi, touchait à sa fin lundi. L’armée d’occupation avait poursuivi dimanche et dans la nuit une agression meurtrière lancée la veille. Si l’on compte les morts depuis mercredi, où un Israélien a été tué par une roquette, plus d’une centaine de Palestiniens ont été tués. (Al-oufok avec les agences de presse)

03-03  De source gouvernementale israélienne, on évoque désormais une "pause de deux jours" coïncidant avec la venue de la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, attendue mardi et mercredi à Jérusalem et Ramallah pour de nouveaux entretiens sur les négociations israélo-palestiniennes. (Reuters) 

 

04-03La police de l’occupation israélienne a annoncé, mardi 4/3, à travers la radio hébreu, qu’elle a renforcé ses mesures sécuritaires et a déployé ses éléments aux alentours de la ville pour interdire les marches et les manifestations dans les rues à Al-Qods après les massacres sionistes dans la bande de Gaza.
Al-Qods occupée - CPI

05-03 Olmert a réuni son cabinet de sécurité mercredi et, selon son bureau, ces hauts responsables ont réaffirmé leur détermination à continuer de combattre le Hamas dans la Bande de Gaza, tout en discutant avec Mahmoud Abbas. Toutefois, "s’il n’y a pas de tir de roquette sur Israël, il n’y aura pas d’attaque israélienne à Gaza", a assuré M. Olmert.Source : Al-Oufok avec les agences de presse- Mercredi, 05 mars 2008 –)

06-03 Olmert, s'est dit prêt à ordonner un arrêt des opérations militaires dans la bande de Gaza, à condition que cessent les tirs de roquettes sur le sud de l'Etat juif, mais rien n'indique qu'il soit disposé à rouvrir les points de passage. Les Etats-Unis lui ont toutefois fait savoir qu'ils y étaient favorables. "Nous aimerions que la situation à Gaza ne soit pas exclusivement un problème humanitaire et qu'il puisse y avoir une certaine activité commerciale, pour faire en sorte que les gens puissent subsister, et cela demande une discussion sur les moyens de rouvrir certains points de passage", a déclaré un représentant américain dans la région, qui a souhaité conserver l'anonymat.(reuters)


Action et paroles des parrains US

04-03 Bush s’est dit "aussi optimiste" qu’avant la conférence d’Annapolis quant aux chances d’un accord de paix avant fin 2008, mais a pressé Palestiniens et Israéliens de tenir leurs engagements. (AFP)

04-03 Entretien de Rice avec Abbas : "J’insiste sur la nécessité de faire instaurer une trêve globale dans la bande de Gaza et en Cisjordanie pour que nous puissions atteindre notre but qui est de faire de 2008 l’année de la paix", avait déclaré Abbas en référence aux engagements formulés lors de la conférence d’Annapolis (Etats-Unis) sur le Proche-Orient, en novembre.

M. Abbas, a estimé que "le Hamas doit cesser les tirs de roquettes et Israël doit mettre fin à toutes ses attaques à Gaza mais aussi en Cisjordanie". M. Abbas a cependant laissé planer le doute sur une éventuelle reprise des pourparlers, reprenant à son compte des déclarations de Rice sur "les trois piliers" du processus de paix, à savoir, outre les négociations, une amélioration de la situation sur le terrain et l’application de la première phase de plan de paix international dit "La feuille de route" qui prévoit la fin des violences et l’arrêt de la colonisation. De son côté, Rice a estimé possible de parvenir à un accord de paix en 2008, appelant à une reprise "le plus tôt possible" des négociations de paix. "Je pense que nous pouvons encore y parvenir", a-t-elle affirmé.

A propos de Gaza, Rice, qui a rendu le Hamas responsable de l’escalade des opérations sionistes, a répété que "les Israéliens ont le droit de se défendre" et insisté sur "l’importance de mettre un terme aux tirs de roquettes contre des civils israéliens". Elle a par ailleurs appelé Israël à "faire des efforts très sérieux pour épargner les vies innocentes". (AFP)

04-03 Le Hamas a dénoncé les déclarations de Rice, l’accusant par la voix de son porte-parole Sami Abou Zouhri de "chercher à justifier les crimes de l’occupation". Quant à l’appel de M. Abbas à une trêve, M. Abou Zouhri l’a qualifié de "déséquilibré". "Le problème, c’est l’occupation et non pas le peuple palestinien". (AFP)


Actions

05-03Environ 5 000 Afghans, ont manifesté mercredi à Pol-e Alam, chef-lieu de la province du Logar, au sud de Kaboul, contre les raids israéliens dans la bande de Gaza (Reuters)

n°325 Journal de la Palestine 07-03 (suite 1) "Hiver chaud":

Journal de la Palestine                                   

N°325     01-03 au 07-03 (suite 1)

Par M.Lemaire

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Bande de Gaza - Au jour le jour (Suite1)

4 La Palestine en chiffre

Décompte des pertes humaines

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Les médias israéliens parlent de l’efficacité et de l’habilité des combattants d’'Al-Qassam.

6 Les brèves

6-1 Le pourquoi
1 Barak affirme publiquement que le but de ces massacres à Gaza est de faire chuter le Hamas.

2 Les agressions contre Gaza sont les résultats d’Annapolis et non pas une riposte aux roquettes.

3 Chronique d’un crime annoncé.

6-2 Le jour après jour

1 L’occupation effectue une guerre d’extermination contre le peuple palestinien à Gaza.

2 Les brigades d’Al-Qassam effectuent plusieurs opérations contre les forces occupantes.

2 Les troupes terrestres israéliennes se retirent du nord de Gaza.

3 Abu Zuhri : Les déclarations de Rice incitent à la poursuite de la guerre.

4 Gaza : fin de l’opération de Tsahal, 118 morts et 400 blessés.

5 Les nuages de l’’hiver chaud’ se retirent de Gaza après avoir fauché 116 palestiniens.

6-3 Le Parrain

1 Rice : rappelle le droit d'Israël à se défendre.

2 Condoleezza Rice, s’est gardé d’appeler à une trêve.

3 Rice : Les négociations israélo-palestiniennes reprendraient.

Réactions des Instances internationales

02-03 Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'Onu, a condamné Israël pour un recours à une "force excessive" et appelé les Palestiniens à cesser les tirs de roquette. (Reuters)

03-03 Centre de nouvelles ONU
Devant les membres du Conseil de sécurité réunis samedi soir en urgence afin d’examiner la situation dans la bande de Gaza et dans le sud d’Israël, le Secrétaire général de l’ONU a condamné à la fois les attaques à la roquette lancées par des Palestiniens, demandant la « cessation immédiate de tels actes de terrorisme », et l’usage « disproportionné et excessif de la force » par les Forces de défense d’Israël.

03-03 Le président slovène de l’Union Européenne a critiqué « l’emploi disproportionné de la force » d’Israël contre la population palestinienne à Gaza, appelant toutes les parties à limiter l’escalade de la violenceLe Conseil de Sécurité de l’ONU a aussi condamné l’escalade de la violence dans la bande de Gaza et dans les territoires occupés dans un communiqué qui a appelé toutes les parties à respecter leurs obligations sous la loi internationale. CPI 

 04-03 La haut-Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l'homme, Mme Louise Arbour, a condamné, lundi, les crimes barbares du régime sioniste, dans la Bande de Gaza, où plus de 120 Palestiniens dont 39 enfants et une dizaine de femmes ont été tués depuis mercredi dernier.
Mme Arbour a déclaré que le gouvernement de Tel-Aviv devrait répondre de ses crimes commis contre la population civile de la Bande de Gaza.
39 enfants et une dizaine de femmes figurent parmi les victimes des atrocités commises par les soldats sionistes. Irna

06-03 Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a condamné jeudi l'attaque militaire d'Israël dans la Bande de Gaza. Plus de 130 Palestiniens, dont une moitié de civils ont été tués.

Selon les termes d'une résolution, parrainée par le Pakistan et des pays musulmans, les incursions de Tsahal en territoire palestinien constituent une punition collective pour la population civile. Le texte demande l'arrêt des tirs de roquettes palestiniens sur Israël. La résolution a été approuvée par 33 voix contre une à l'issue d'un débat au sein du Conseil -composé de 47 membres- sur la situation dans la Bande de Gaza. 13 pays 13 abstentions, en majorité des pays européens.

La Russie, la Chine la Suiise et l'Inde soutiennent la résolution, les pays européens se sont abstenus et le Canada a voté contre. AP & ATS

06-03 Pénurie alimentaire, services de santé défaillants, égouts qui débordent sont le quotidien des 1 million et demi d'habitants de ce territoire palestinien contrôlé par le Hamas et isolé par Israël. L'agence des Nations-Unies à gaza confirme : " 80% des gens ici dépendent de l'aide alimentaire des Nations-Unies. Ils n'ont pas d'autre moyen de survivre. L'économie s'est complètement effondrée. On leur a enlevé leur dignité, et on les a laissé dans une situation encore plus misérable et désespérée." Israël a restreint les déplacements des personnes et marchandises en juin dernier après la prise du pouvoir par le Hamas. Le blocus a été renforcé en janvier en représailles à des tirs de roquettes sur son territoire. Le rapport des ONG parmi lesquelles figurent Amnesty International, Care et Oxfam décrit une enclave prise en otage. "On a plus rien pour allumer le feu, dit une vieille femme, plus d'huile, plus de gaz. On a besoin d'aide. On a plus rien depuis deux mois"  Euronews.

06-03 Le Conseil des droits de l'homme a condamné à Genève les attaques israéliennes dans les territoires palestiniens. (ats / 06 mars 2008 22:05)


Réactions internationales

02-03 Face aux condamnations internationales, Israël a fait valoir son droit à se défendre, et même laissé entendre que ses interventions pourraient s'intensifier. AP

02-03 L'opération israélienne a déclenché les vives protestations des Etats arabes ainsi que plusieurs condamnations de la communauté internationale. "Il n'y a pas de solution militaire et il faut de la sagesse et des pourparlers", a déclaré de son côté le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. (Reuters)

03-03 En termes diplomatiques, l’opération s’est soldée par des critiques dans le monde contre Israël pour un usage jugé disproportionné de la force et de lourdes pertes dans la population civile de Gaza, même si les tirs de roquettes palestiniennes ont également été condamnés.

Surtout, elle s’est soldée par une suspension par l’Autorité palestinienne de tout contact et négociations de paix avec Israel, à quelques jours d’une nouvelle tournée dans la région de Condoleezza Rice destinée à relancer le processus initié à Annapolis en novembre. (Al-oufok avec les agences de presse)

03-03"L'Algérie appelle la communauté internationale à agir pour mettre un terme à la barbarie israélienne et pour protéger le peuple palestinien contre ces actes criminels qui empêchent la réalisation de progrès dans les négociations de paix globale et durable dans la région", "Face à ces crimes abominables, ajoute le communiqué, l'Algérie réaffirme sa ferme condamnation et son indignation devant ces pratiques israéliennes contre un peuple meurtri, spolié de ses terres et de ses symboles et lieux sacrés." indique un communiqué du porte-parole officiel du ministère des Affaires étrangères. Tout en exprimant sa "grande préoccupation" à propos de la situation dans la Bande de Gaza, le communiqué dénonce également "le blocus inique" et ses conséquences sur le plan humanitaire. AP

03-03 La Tunisie a exprimé lundi sa "profonde préoccupation" face à l'offensive militaire israélienne dans la Bande de Gaza, déplorant le nombre croissant de victimes parmi la population civile palestinienne, dont des enfants et des femmes. Dans un communiqué, le ministère tunisien des Affaires étrangères lance un appel pressant à la communauté internationale à "agir avec célérité et efficacité" pour mettre un terme à "cette escalade dangereuse" qui "constitue une violation flagrante des droits de l'Homme les plus élémentaires".

Tout en réitérant sa condamnation et son rejet de la violence, sous toutes ses formes, Tunis "met en garde contre les conséquences de ces développements qui sont de nature à compromettre les efforts visant à relancer le processus de paix, à détériorer la situation dans la région et à la compliquer davantage". AP

06-03 Selon des organisations humanitaires britanniques la situation vécue par les Palestiniens de la bande de Gaza est la pire depuis 1967. Elles ont appelé l'Union européenne (UE) à discuter avec le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle ce territoire. Les organisations dressent un portrait noir de la situation dans ce territoire. Elles affirment que 80% de sa population est dépendante d'une aide alimentaire et 40% au chômage.

06-03 La Suisse a réclamé la fin immédiate des hostilités, tant des opérations israéliennes que des tirs de roquettes palestiniennes. Elle a déploré le fait que les civils paient le plus lourd tribut de cette escalade de la violence.


Analyse finale

03-03 En termes diplomatiques, l'opération s'est soldée par des critiques dans le monde contre Israël pour un usage jugé disproportionné de la force et de lourdes pertes dans la population civile de Gaza, même si les tirs de roquettes palestiniennes ont également été condamnés. Surtout, elle a entraîné une suspension par l'Autorité palestinienne de toutes négociations de paix avec Israël, à quelques jours d'une nouvelle tournée dans la région de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice AFP)

03-03 Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner dénonce "un acharnement" contre la Bande de Gaza. "Cet acharnement n'aura aucun résultat, il n'y a pas de solution militaire", "Il faut de la sagesse et des pourparlers" face au "redoublement de violences inspirées par souvent le nationalisme, et des idéologies périmées". "A Gaza, il n'y aura pas de solution militaire, nous l'avons dit depuis deux jours", "C'est un cercle vicieux dont on ne peut pas sortir", a martelé le chef de la diplomatie française. Le ministre des Affaires étrangères a estimé qu'"il n'y a qu'une solution, c'est la reprise, l'achèvement des pourparlers, la paix avec la création d'un Etat palestinien", jugé "indispensable". "Il faut que cessent les tirs de fusée sur Israël; il y a des fusées GRAD ce qui est beaucoup plus dangereux, de plus longue portée, c'est pour cela qu'Ashkelon a été visée",


4-2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)

Civils & résistants tués                                                                            :  6.094   

Palestiniens blessés                                                                               :  52.687

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9 Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        :1.145                                                                                                                ( 367 militaires/policiers) Israéliens blessés                                                                                     : 6.453 

   ( 468  militaires/policiers)


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine) 
5 Médias/Vidéos 

5-1 Les médias israéliens parlent de l’efficacité et de l’habilité des combattants d’'Al-Qassam.

Les brigades d'Al-Qassam, branche armée du mouvement de la résistance islamique Hamas, deviennent quasiment une vraie armée, dit la presse israélienne, notamment des sites internet. Les membres d'Al-Qassam sont désormais des combattants habiles et très efficaces. Ils maîtrisent des tactiques bien calculées. Ils ont pu mettre en désordre l'armée israélienne.

Une armée en état de choc

Ce qui s'est passé à Gaza ces derniers jours représente une guerre réelle, dit la presse sioniste. L'armée israélienne s'est heurtée à des combattants des plus efficaces, ajoute la presse en faisant allusion aux membres des brigades d'Al-Qassam. « A plusieurs reprises, notre armée se trouve désorientée, sur le champ de bataille, au nord de la bande de Gaza ». « Notre armée a été énormément surprise et choquée, par la nature et la dureté des combats qui se sont déroulés dans les rues du nord de la bande de Gaza. Les habiles combattants d'Al-Qassam montrent une ténacité jamais vue auparavant », continue la presse israélienne.

Les Israéliens avouent leurs pertes

Les services de contrôle de l'armée de l'occupation sioniste n'avaient pas permis aux médias de publier tous les détails de la guerre du nord de la bande de Gaza. Malgré cette restriction, les nouvelles parlant de grandes pertes imprévues de l'armée israélienne se sont succédées. L'armée israélienne se retire avec dans son registre de nombreuses pertes humaines. Cette armée est choquée par le nombre de blessés et de blessés graves. Quelques sites parlent de la perte de six soldats en seul coup. D'autres parlent de 22 blessés dans deux accrochages seulement.

Enlisement

Toutes ces données indiquent de façon sans équivoque que les forces d'occupation sioniste se sont bien enlisées. Elles se trouvent dans un vrai bourbier. Des journalistes et des analystes accusent déjà les chefs de l'armée qui supervisent les combats du nord de Gaza. Ils portent au ministre de la guerre Ehud Barak et au premier ministre Ehud Olmert la responsabilité de ce qui se passe à Gaza. Le premier ministre, lui-même, a exprimé son choc devant la forte résistance du Hamas face à ses soldats.

Foi contre peur

Des sites internet sionistes consacrent des pages à l'’analyse psychologique des combattants d'Al-Qassam. Ces combattants sont « des hommes croyant en leur travail ; leur foi est inébranlable ». « A plusieurs endroits, les combattants dépassent nos soldats... C'est pour cette raison que ces soldats commencent à tuer des civils. Ils sont incapables d’'atteindre les combattants ». Les sites détaillent l'état de peur qui règne parmi les soldats israéliens.

Enlèvement de soldats

Les chaînes de télévision israélienne confirment la supériorité des combattants d'Al-Qassam sur les soldats de l'occupation. De façon détaillée, elles présentent et analysent les nouvelles venant du terrain des combats. Si l'aviation n'avait pas intervenue, les combattants du Hamas auraient capturé plusieurs soldats israéliens, avouent ces chaînes. L'armée de l'air a commencé à tirer ses missiles d’'une façon des plus hystériques, sans prendre en compte les habitations civiles. Ces bombardements ont causé la tombée en martyre d'un grand nombre de citoyens civils de la bande de Gaza.

Commissions d'enquête

Il n'est pas impossible que les jours à venir connaîtront des enquêtes dans les rangs des responsables politiques et militaires sionistes. Ils seraient questionnés sur l'incapacité et la faiblesse de leurs soldats devant les combattants d'Al-Qassam. Il n'est pas impossible que l'Entité sioniste connaisse une nouvelle commission d'enquête, à l'instar de celle constituée après la défaite de l'armée de l'occupation israélienne face à la résistance libanaise en 2006. Source : CPI
http://www.palestine-info.cc/...


6 Les brèves

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6-1 Le pourquoi
1 Barak affirme publiquement que le but de ces massacres à Gaza est de faire chuter le Hamas
Le ministre sioniste de la guerre, Ehud Barak, a affirmé publiquement et pour la première fois que le but des opérations militaires sauvages qui se poursuivent depuis le mercredi contre Gaza, est de faire chuter le gouvernement du Hamas et planifier pour faire retourner les éléments de la sécurité d’Abbas à Gaza.

Lors d'une question concernant les objectifs de ces vastes opérations sauvages qui préparent l'invasion de Gaza, Barak a dit : "Lorsqu'on donnera le feu vert à l'armée d'agir avec toute sa force, on exigera de cela 4 objectifs :
1- L'arrêt définitif des roquettes palestiniennes.
2- L'arrêt de la circulation des armes clandestines.
3- Affaiblir le pouvoir du Hamas et le faire disparaître pour une longue durée.
4- Isoler complètement le Hamas de Gaza".
En ce qui concerne le temps de cette vaste incursion contre Gaza, ce dirigeant criminel (Barak) a souligné que cela ne doit pas être publié à l'opinion publique, mais que cette opération  nécessite un calendrier fixe et bien déterminé.

Dans ce contexte, le raciste Barak a affirmé lors d'une question concernant ses menaces d'assassiner les dirigeants du Hamas, notamment le premier ministre Ismail Haniyeh, il a répondu : "C'est le moment de travailler et non pas de discourir, il ne faut donc pas offrir des nouvelles gratuites au Hamas, car ce sont les missions qui prouvent les résultats et non pas les déclarations". Ce criminel sioniste a également affirmé qu'il avait discuté avec plusieurs dirigeants du monde, leur soulignant que son gouvernement sioniste n'accepte plus cette situation, et que sa réponse est devenue bien exigeante, tout en faisant allusion à une vaste incursion sauvage contre Gaza et le Hamas. 03-03 CPI


2 Les agressions contre Gaza sont les résultats d’Annapolis et non pas une riposte aux roquettes.
Le député Dr Moustafa Al Barghouthi a dit que les agressions sauvages et criminelles contre les habitants civils de la bande de Gaza sont les résultas catastrophiques du congrès d’Annapolis et non des ripostes aux roquettes de la résistance palestinienne. Lors de sa conférence de presse à Ramallah, le secrétaire général de l'initiative nationale palestinienne Al-Barghouthi a condamné l'entité sioniste qui tente d'exécuter son projet pour isoler la Cisjordanie de la bande de Gaza, pour transformer Gaza en une entité complètement sinistrée, afin de jeter sa responsabilité sur l'Égypte et d'annexer la Cisjordanie à la Jordanie afin de paralyser l'idée de la création d'un Etat palestinien. Il a montré que l'occupation a utilisé dans sa guerre ouverte contre les citoyens de Gaza tous les moyens d'armement, comme les avions de guerre Apache, les avions F16, les cuirassés et les chars militaires. Al-Barghouthi a affirmé que les crimes sauvages des occupants sionistes ont fait, en cinq jours, plus de 120 martyrs et plus de 300 blessés graves dont 220 ont été blessés le samedi 1/3, parmi eux 25 enfants et 20 personnes dans un état critique. Al-Barghouthi a ajouté : "Est-ce que le vice-ministre sioniste de la guerre Vilnaïe va se contenter de ce qu'il a réalisé dans un nouvel holocauste contre les bébés et les enfants palestiniens ?". Il a poursuivi que l'armement des forces criminelles sionistes n'a pas cesser un moment de prendre en cible les citoyens civils innocents, tout en continuant à bombarder les infrastructures de la société, notamment les institutions du secteur sanitaire, les hôpitaux qui traitent plus de 120 mille citoyens malades et blessés. Al-Barghouthi a réaffirmé que le génocide perpétré à Gaza représente un vrai désastre humain, et que cet holocauste représente une partie d'un projet sioniste général qui n'est pas venu pour riposter aux roquettes mais pour liquider la question palestinienne. Finalement, Al-Barghouthi a souligné que la guerre de l'occupation israélienne est ouverte contre tous les pays arabes et les pays de la région, et qu'il est donc devenu clair que les Arabes doivent se réveiller de leur profond sommeil pour protéger leur sécurité nationale menacée par l'occupation sioniste. 03-03 CPI
3 Chronique d’un crime annoncé.

Le gouvernement israélien prépare l’opinion publique mondiale à une nouvelle invasion de Gaza. Il explique que la situation est devenue « insupportable ». Ce qui est insupportable, ce ne sont pas les centaines d’exécutions extrajudiciaires effectuées depuis des années à Gaza. Ce ne sont pas les milliers de morts civils (dommages collatéraux, 5000 morts en 7 ans). Ce ne sont pas les malades qui meurent à Gaza, déclaré « entité hostile » parce qu’on n’y trouve plus de médicaments. Ce ne sont pas ces gens qui vivent au milieu des eaux usées parce qu’il n’y a plus de station d’épuration. Ce ne sont pas les immeubles démolis, les maisons éventrées, les coupures de courant incessantes. Ce ne sont pas les 15 camions qui rentrent chaque jour au lieu des 400 nécessaires.

Non, ce qui est insupportable pour le gouvernement israélien, c’est que ces maudits palestiniens ont mal voté. C’est que les Palestiniens n’acceptent pas leur sort comme les Amérindiens des Etats-Unis ou les Aborigènes d’Australie ont fini par le faire. Ils refusent de vivre dans une réserve. Ils n’acceptent pas que la Bande de Gaza soit devenu un laboratoire pour politiciens psychopathes qui expérimentent l’enfermement de tout un peuple. Ils ruent dans les brancards. Ils cassent à Rafah la belle prison qui les enfermait, ils vont se ressourcer dans le Sinaï et ils balancent quelques Qassams sur Sdérot ou Ashkélon pour rappeler qu’il peut être dangereux d’affamer ou de tuer. Ce qui est insupportable, c’est l’impunité d’Israël, c’est l’absence d’indignation des opinions publiques et des gouvernements pour dire Basta ! C’est l’absence de sanctions, c’est le fait que tout le monde ne sort pas dans la rue pour hurler aux dirigeants israéliens : « Ca suffit, nous ne vous laisserons pas faire ».

Pierre Stambul (Union Juive Française pour la Paix )
Vendredi, 29 février 2008


6-2 Le jour après jour

1 L’occupation effectue une guerre d’extermination contre le peuple palestinien à Gaza.
Le conseil des ministres au gouvernement d’unité nationale dirigé par Ismaïl Haniyeh à Gaza a dit que l’occupation sioniste effectue une réelle guerre d’extermination contre le peuple palestinien à travers ses agressions et massacres contre les citoyens palestiniens civils, depuis mercredi dernier.Le bureau d'information du gouvernement a montré, aujourd'hui dimanche 2/3, dans un communiqué de presse dont le Centre Palestinien d'Information a reçu une copie, que les massacres sionistes visent à casser la volonté du peuple palestinien pour l'obliger à se soumettre et à lever le drapeau blanc, tout en soulignant que les Sionistes ne peuvent jamais affaiblir la volonté et la résistance du peuple palestinien.

Il a affirmé que le gouvernement palestinien va porter ses responsabilités envers les fils de son peuple palestinien malgré les massacres et les crimes affreux sionistes, en poursuivant ses services à tous les niveaux. Il a ajouté que les menaces sionistes de prendre en cible les sièges des ministères et du gouvernement "ne nous effrayent pas, mais elles nous obligent à présenter nos services aux citoyens, malgré tous ces dangers". Il a appelé à mettre fin au blocus sioniste imposé contre la bande de Gaza à travers l'ouverture du passage de Rafah, notamment après les massacres sionistes contre les habitants de Gaza.

Le communiqué a appelé la nation arabe et islamique ainsi que la communauté internationale à prendre leurs responsabilités envers les Palestiniens et à les protéger des opérations criminelles sionistes sauvages qui visent les civils, les enfants, les vieux et les femmes, en indiquant que les forces occupantes ont tué plus de 110 Palestiniens depuis le début de ces massacres. 03-03 CPI


2 Les brigades d’Al-Qassam effectuent plusieurs opérations contre les forces occupantes.