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06/03/2008

N°338 Journal d'Irak 28/2 au 5/3/08 (FIN) ‘Chant du cygne de l’hégémonie US’(FIN

N° 338 - Journal d'Irak- du 28/02 au 05/03/08

Par M.Lemaire

Sommaire (Fin)

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

8-1 Illizi : Un ancien collabo irakien passe aux aveux sur la stratégie US.

8-2 Le Sniper de 'Anah raconte ses exploits.

1 Interview : par Ali Al Hammam du Sniper de 'Anah


8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 Illizi : Un ancien collabo irakien passe aux aveux sur la stratégie US.

Un Irakien qui a requis l'anonymat a révélé certaines des activités des USA telles que des assassinats et des bombardements sur les marchés qui visent à semer la division en IRAK.

Il a précisé qu'il a travaillé avec les troupes US pendant  environ deux  années et s'est évadé.
L'ancien collaborateur irakien affirme :
« J'étais un soldat dans l'armée irakienne pendant la guerre de 1991 et pendant le retrait du Kowéit j'ai décidé de chercher l'asile en Arabie Saoudite avec des douzaine d'autres comme moi. C'était le début du  processus par lequel j'ai été recruté dans les forces américaines, parce qu'il y avait des comités militaires  US qui ont choisi un certain nombre d'Irakiens qui étaient disposés à collaborer pour les rejoindre et pour être transféré en Amérique. J'étais l'un de ceux-là .En 1992 où j'ai été porté en Amérique, spécifiquement sur une île où la plupart des établissements étaient militaires. J'étais avec un certain nombre d'autres Irakiens, l'un d'entre eux l'ancien gouverneur de Najaf: Adnan CAD-Dharfi. Nous avons reçu la formation militaire et les cours intenses en anglais . L'ancien collaborateur a dit que pendant l'invasion 2003,il a été transféré de nouveau en Irak sous l'ordre des agences US basées en Irak.

Il poursuit son récit:

"J'était avec un groupe de mes camarades qui avaient reçu la formation en Amérique afin de semer le trouble dans les rangs de l'armée irakienne. Nous avons été introduits en Irak à travers la frontière d'Arabie Saoudite. Nous avions habillés  les uniformes de l'armée irakienne et la mission était de propager des rumeurs parmi les Irakiens.
L'objectif était de faire croire que l'armée US avait franchit la périphérie de Baghdad cette rumeur parmis tant d'autres ont servi a l'effondrement rapide de l'armée Irakienne."
Note de Illizi : Ces propos viennent corroborer les éléments que STCOM  avait déjà mis en avant lors du début de l'invasion par les troupe US.
L'ancien collaborateur a continué :
« l'unité dans laquelle j'étais s'était basée dans le palais présidentiel dans la zone d'Al-A'zamiyah.On nous avait  permis de visiter nos parents et les anciennes relations à Bagdad une fois par mois,  j'avais visité ma famille dans Madinat  à Bagdad est. . Mon travail consistait à monter une  garde, mais quelques temps  après  que la situation a évolué  les forces américaines  m'avaient désigné responsable d'un groupe d'une unité qui a effectué des assassinats dans les rues de Bagdad ». « Notre mission était d'effectuer des assassinats des individus: L'armée  US nous fournissait leurs noms, photos, et des cartes de leurs mouvements quotidiens  et de leur domicile. Nous étions censés de tuer les sunnites dans les quartiers shiite et les shiites dans les quartiers sunnites . »
« N'importe qui dans l'unité qui avait commis  une erreur  était exécuté. Trois membres de mon équipe ont été tués par les  US après qu'ils n'aient pas assassiné les figures politiques sunnites à Bagdad. Cela durait deux années, »
L'ancien collaborateur a dit que "
les Américains ont une unité spéciale pour « les crimes crapuleux . » Cette unité est un mélange d' Irakiens, d' Américains, et d' étrangers et des détachements de sécurité qui sont déployés à Bagdad et d'autres villes irakiennes. Cette unité effectue non seulement des assassinats, mais certains d'entre eux se spécialisent en plantant des bombes au passage de convois et des bombes de voitures sur les voisinages et les marchés. Cette unité effectue des opérations dans lesquelles des personnes ciblées ne sont pas tuées mais arrêtées."

L'ancien collaborateur a dit que des « opérations de voitures piégées sur les marchés sont effectuées de diverses manières, la plus connue et la plus célèbre : placer une bombe à l'intérieur des voitures pendant qu'ils sont fouillés aux points de contrôle. Une autre manière est de mettre des bombes dans les voitures pendant les interrogatoires après que la personne désirée soit appelée à une des bases des US, une bombe est déposé dans sa voiture et il est dirigé vers un  commissariat de police ou un marché pour un but précis et là sa voiture explose. »

 Le journaliste britannique Robert Fisk,  avait récemment rencontré des Irakiens en Syrie au sujet de telles « opérations noires » effectuées par les Américains.

L'auteur égyptien et l'ancien rédacteur d'Al-Ahram, Muhammad Hasanayn Haykal,  a également fait remarquer  dans une entrevue avec  Al-Jazeera que des groupes de mercenaires se composent principalement d'une seule armée appelée aussi « chevaliers de Malte »  et ils sont la cause de plusieurs des attaques qui visent les civils irakiens. Haykal a noté qu'il y a des Irakiens et  libanais dans les grades de cet escadron de la mort.
Illizi pour LVO:
Source : Association d'Etudiants Musulmans d'Irak

(article de 2007 restant d’actualité)


8-2 Le Sniper de 'Anah raconte ses exploits.
Le Sniper de 'Anah : ma devise : un peu qui dure est préférable à beaucoup qui s'interrompt, alors je me paie un militaire américain par semaine. Mon combat continue et rien ne m'arrêtera, que la mort. Mon arme a été prise sur l'ennemi et c'est avec elle que je moissonne leurs têtes. Je vise surtout le visage. J'ai raté une seule fois mon coup et j'ai atteint ma cible à l'épaule.
Notre moisson : des tués et des blessés tous les jours et des caravanes de fous sont rapatriés tous les mois en Amérique. J'ai tué des dizaines de militaires américains dont un général. J'essaie de battre lerecord tenu jusqu'ici par le Sniper de Haditha. Nous avons des camps d'entraînement partout en Irak et  d'excellents entraîneurs. Notre expérience a montré que notre action est meilleure dans les villes assiégées.
Allah nous promet la victoire et Bush nous promet la défaite...Qui devons-nous croire ? Je promets à l'occupant un avenir bien plus terrible pour ses soldats. Il cueille les vies et coupe les têtes, il n'est pas l'ange de la mort mais la mort passe par lui. Il a acquis une grande réputation par ses actions et pratique son art préféré qui sème la terreur parmi ses ennemis et dont il espère gagner le paradis.
Il choisit ses victimes qui se comptent par dizaines et préfère les tuer par leurs propres armes.
L'occupant a mis sa tête à prix fort mais notre ami déclare que la mort seule arrêtera son action promettant à l'occupant des lendemains terribles.
Impossible d'obtenir de lui qu'il divulgue son identité. Il se veut simplement mais fermement le
Sniper de 'Anah !

1 Interview : par Ali Al Hammam du Sniper de 'Anah
* Tu es très célèbre maintenant, mais es-tu seul ou êtes-vous plusieurs ?
** Nous sommes à plusieurs et nous travaillons en équipe. Mais un seul fait le Sniper, les autres étant des aides et au cas où j'obtiens le martyr, un autre
me remplace.
*Dans ton esprit, la mort est toujours présente alors?
** Bien sûr, à chaque instant, sinon pourquoi combattrions-nous ? En règle générale, celui quis'engage dans ce combat doit mettre la mort devant ses yeux et la considérer comme une chose acquise d'avance. Mais ce n'est pas comme n'importe quelle mort, c'est une mort qui garantit la vie éternelle, le paradis. Qu'y a-t-il de plus noble que de mourir en combattant poursa foi ?
* Pourquoi y a-t-il un seul sniper et deux ou plusieurs aides ? Pourquoi ne tirent-ils pas tous ?
** L'opération n'est pas simple comme vous pouvez le croire et les conditions actuelles, très complexes, imposent qu'un seul pratique le tir. Cela nous évite
d'être découverts par l'ennemi. Le plus important n'est pas d'être nombreux mais que l'action soit menée sur le long terme.
* Le long terme dont tu parles, ça représente quoi exactement ?
** Grâce à Dieu, nous « chassons » un militaire ennemi par semaine, c'est nettement suffisant et c'est un gain important.
* Quel gain avec une seule opération par semaine ?
** Nous semons la terreur dans les cours des soldats ennemis qui se sentent en permanence menacés, ne sachant ni quand ni comment ils subissent la foudre.
L'autre avantage est que nous agissons dans des conditions de parfaite sécurité.
* Ne crois-tu pas qu'en les attaquant toujours du même côté vous risquez de vous faire repérer et que cela vous expose aux dangers ?
** Nous ne les attaquons pas d'un seul côté. L'une des missions des aides du sniper est d'assurer la sécurité des endroits d'où l'on chasse les ennemis. Après chaque opération, nous choisissons un nouveau site qui n'attire pas l'attention, qui nous met en sécurité pour la prochaine opération et qui nous permet de cacher nos armes en toute sécurité.
* C'était quand ta première opération. ?
** Au début j'étais l'aide d'un sniper. Cela a duré longtemps et je me suis bien entraîné, puis j'ai remplacé mon ancien camarade.
* Ton prédécesseur a-t-il trouvé le martyr ?
** Non, mais les responsables du groupe auquel j'appartiens ont remarqué qu'il était un excellent tireur et lui ont confié une mission de formation des snipers dans de nombreuses régions. Actuellement il assume sa mission de formateur et se déplace à travers le pays. C'est ce qui m'a permis de le remplacer depuis bientôt 18 mois. Mais j'ai dû m'arrêter pendant quelques mois, au vu des conditions difficiles qu'a
connues la ville de 'Anah, alors entièrement occupée par l'ennemi. Quand les choses se sont normalisées et que nous nous sommes réorganisés, j'ai repris mon activité et je la poursuivrais jusqu'au bout In Cha Allah. Je forme aussi mes frères pour que le combat continue au cas où je suis mort ou fait prisonnier.
* Qu'est-ce qui t'arrêterait ?
** Une seule chose, la mort et l'obtention du martyr ou si je suis fait prisonnier et, au cas où je quitterai la prison je reprendrai mon travail si Dieu Le Veut !
* Est-ce que tu appartiens à un groupe déterminé et si oui lequel ?
** Pardon de ne pouvoir te le dire maintenant parce que ce serait enfreindre les règles de la sécurité.
C'est un secret absolu et je dois le garder. Mais un jour, je te le promets, je révélerai tout cela, non seulement le nom de mon groupe mais aussi les enregistrements de toutes les actions que j'ai menées contre les soldats de l'occupation.
* Qu'est-ce qui pourrait t'empêcher de le faire aujourd'hui et de diffuser ton tableau de chasse sur Internet ou par d'autres moyens ?
** Actuellement c'est impossible, ce serait mettre en danger les endroits d'où nous avons chassé les ennemis de notre peuple et c'est un manquement aux règles de
la sécurité.
* Les armes que vous utilisez sont-elles traditionnelles ou automatiques ?
** Nous utilisons des armes automatiques d'origine Hongroise et Russe en plus des armes américaines.
* Et ton arme ?
** J'utilise une arme automatique américaine, elle est plus précise que les autres.
* D'où tu as les armes ?
** Les armes russes et hongroises étaient disponibles bien avant l'occupation ; quant aux américaines, elles sont un butin de guerre, gagnées sur les soldats américains tués ou quand ils fuient terrorisés au cours des combats avec les Moudjahiddines comme des rats qui fuient le navire qui coule. Comme je te l'ai dit, les armes américaines sont les préférées des snipers parce qu'elles leur donnent la fierté de tuer les soldats ennemis avec leurs propres armes et la seconde raison c'est leur haute précision. On rate difficilement sa cible avec ces armes.
* Est-ce qu'il t'est arrivé de rater ta cible ?
** Oui, la première fois. J'étais censé toucher ma cible au visage et je l'ai touchée à l'épaule et c'est l'unique fois où je n'ai pas tué ma cible. Dieu merci, j'ai été récompensé par la suite en me payant un général américain.
* Où est-ce que tu préfères toucher ta cible ?
** Notre entraîneur nous dit toujours que le meilleur endroit pour tuer un ennemi c'est le front, mais personnellement je préfère viser le visage.
* Pourquoi le visage précisément alors qu'un coup sur le front ou le cou est aussi mortel ?
** Un tir sur le visage a plus d'impact sur les compagnons de la victime. Quand ils voient le visage ensanglanté de leur camarade, leur terreur est plus grande et c'est ce que je cherche à provoquer chez eux. Il y a plus d'effet sur eux que de toucher ma
cible au nez ou à l'oil. Je me souviens des effets psychologiques de l'action du sniper de Haditha, tombé en martyr depuis, qui a pris l'habitude de viser la tête de sa cible. A un certain moment les américains lui avaient envoyé un message, par l'intermédiaire d'un chef de tribu, pour lui demander de viser n'importe quelle partie du corps pour leur permettre de quitter l'armée. Mais il refusa et continua à viser
la tête de ses cibles ce qui provoqua une grande terreur dans leurs rangs et leur a interdit de patrouiller en ville.
* Comment il a été découvert ?
** Non, il n'a pas été découvert. Il a trouvé la mort avec un certain nombre de combattants, dans un bombardement de l'aviation américaine.
* Comment peut- tu tirer sans te faire détecter avec le bruit assourdissant du tir ?
** Nous avons le moyen d'éviter cela en utilisant des silencieux. Nous avons deux sortes de silencieux, de provenance étrangère et fabriqués sur place. Nos camarades nous ont fabriqué des merveilles de silencieux.

L'autre moyen d'atténuer le bruit du tir est d'employer une charge explosive pour absorber le son du tir. Nous l'avons souvent utilisé  au début quand les silencieux étaient rares et avant qu'ils ne soient mis en fabrication par la résistance. L'usage
de la charge de plastic pour absorber le bruit du tir était fréquent aussi lors de la guerre irako-iranienne mais actuellement elle devient rare.
* Quel est le grade le plus haut que tu as pu chasser?
** Un jour, il y avait un attroupement de militaires américains autour de l'un d'eux devant la base principale de 'Anah. J'ai choisi tout de suite de le viser sans connaître son grade mais il n'était pas difficile de penser que c'était quelqu'un d'important.
Je l'ai visé entre les yeux. Deux jours après, des informations ont filtré de la base indiquant qu'un général avait été tué par un sniper. J'ai compris ce jour là que je m'étais payé un général, Grâce à Dieu !
* Est-ce qu'il y a une opération qui t'est restée en mémoire ?
** Si. Une fois j'ai atteint deux militaires américains d'un seul coup. J'ai buté le premier et quand son camarade est venu le secourir, je l'ai buté à son tour. Le plus amusant est que les deux tués sont restés plus d'une demi heure au sol, ce qui m'a donné le temps de me retirer et de cacher mon arme et leurs camarades n'ont osé les évacuer que lorsqu'ils ont reçu le secours d'un véhicule blindé.
* Les entraînements exigent des lieux discrets, comment pouvez-vous vous entraîner alors ?
** En général on nous appelle pour les entraînements dans des régions contrôlées totalement par la résistance. Nous nous entraînons dans des espaces ouverts, des régions désertiques et des plans d'eau où il n'y a aucune présence de l'ennemi ou de ses agents.
C'est là que nous nous entraînons. Il y a de nombreux camps de ce genre sous notre contrôle et que l'ennemi ne peut découvrir ou simplement ne peut atteindre.
* Comment choisis-tu ta cachette pour être à l'abri de l'ennemi ?
** Je fais avec mon équipe un long travail de reconnaissance pour choisir l'endroit d'où je tire et la cachette pour l'arme, quelques secondes après l'accomplissement de la mission. L'ennemi a l'habitude d'entreprendre rapidement une fouille systématique des lieux, juste après notre action. Il leur arrive souvent de rentrer dans les lieux d'où nous les avons visés mais ils ne trouvent jamais l'arme. D'où l'importance du choix de la cachette et pour assurer le repli.
* Comment choisis-tu tes cibles ?
** Le choix se fait en fonction de l'importance des individus dans les patrouilles à pied. Quand il s'agit de véhicules blindés, tels les chars ou les Humvee, je choisis toujours l'homme qui se tient en haut de la tourelle. Conscients de cela, les soldats ont toujours la tête baissée ou se cachent derrière un blindage métallique ou en plastic. D'autres facteurs commandent le choix des cibles !!!
* Combien as-tu abattu de militaires jusqu'ici ?
** J'en ai buté quelques dizaines et depuis mon retour à ma chasse préférée, il y a quelques mois, j'en ai buté 23, le dernier il y a juste quatre jours. Un seul blessé par contre. Au fait avant la reprise, je ne tenais pas de comptabilité, mais maintenant j'essaie de battre le record détenu jusqu'ici par le sniper de Haditha, du moins dans les zones occidentales du pays.
* Quelles sont les cibles les plus faciles ?
** Généralement les patrouilles à pied, cela nous donne le temps de choisir l'ennemi à abattre et nous met dans des positions stables et confortables. De plus, la terreur est toujours assurée pour l'ennemi.
Il y a aussi les plantons en garde dans les tours qui jalonnent les remparts autour des bases. De plus en plus l'ennemi place des mannequins habillés en
soldats. Cela aussi est le résultat des effets psychologiques de notre action.
* Pourquoi avoir choisi ce procédé dans ton combat contre les américains ?
** C'est le procédé le plus difficile et le plus complexe dans le combat des ennemis. Il exige une forte personnalité, des nerfs d'acier, une grande confiance en soi et une grande habileté. C'est aussi un moyen sûr de semer la panique et la terreur dans
les rangs ennemis.
* Dans quelles conditions le tir devient-il l'arme la mieux adaptée ?
** C'est l'arme la mieux adaptée et la plus utile dans les villes assiégées. C'est comme une opération chirurgicale qui ne touche que la partie désignée et sans conséquence sur la population civile. J'essaie en tout cas de tout faire pour éviter des dommages à la population.
C'est aussi une arme psychologique comme je l'ai expliqué parce que chaque militaire en patrouille se sent toujours en face de la mort. Le résultat est d'ailleurs bien réel puisque des milliers de soldats repartent dans leur pays à moitié fous, par ce qu'ils ont enduré de nos tireurs d'élite.
* Est-ce que tu suis  un rite particulier avant de dresser ton embuscade ?
** Avant d'exécuter une opération de tir, je fais mes ablutions et je fais deux génuflexions en priant Allah de me faciliter la tâche et d'accepter mon action en don pour Lui, de faire que mon action apporte la joie aux croyants et de m'accorder le martyr au cas où je suis tué. Après l'accomplissement de ma tâche et une
fois ma cible atteinte, je me tourne vers
la Qibla et je me prosterne, à l'endroit même d'où j'ai tiré ma cible, pour rendre grâce à Allah. Au retour chez moi je fais encore une prière de remerciements.
* Les américains ont promis une importante récompense à celui qui leur donnerait des informations sur toi. Tu ne crains pas de tomber dans leurs mains ?
** Cela ne fait que nous encourager à aller de l'avant. Chaque fois qu'ils augmentent le montant de la récompense cela nous prouve que nous leur faisons
mal. En tout cas si je tombe en martyr, d'autres prendront ma place et ils seront meilleurs que moi. Il convient de nous souvenir de ce verset « rien ne nous
arrive s'il n'est voulu par Allah ».
* Un dernier mot ?
** Un mot à  mes frères : Allah nous a promis la victoire alors que Bush nous a promis la défaite ! Qui croire : Allah Le Tout Puissant ou le petit Bush ? Mes
compagnons et moi restons fidèles à notre foi et à notre patrie jusqu'à la dernière goutte de notre sang et aux ennemis ce petit message : nos faits d'armes accomplis jusqu'ici ne sont qu'un début, attendez le reste !
'Anah : ville du nord ouest de l'Irak, située sur l'Euphrate, réputée pour ses norias !

Interview : par Ali Al Hammam
Source : Agence Haq- Journal : la voix 28/02/08

Traduit de l'arabe par Ahmed Manai :
www.tunisitri.net/
http://www.iraqirabita.org/index3.php?do=article&id=1...
http://rsistancedespeuples.blogspot.com/
http://www.tunisitri.net/

Tuesday, March 04, 2008

N°338- Journal d'Irak(Suite) ‘Chant du cygne de l’hégémonie US’

 Chant du cygne de l’hégémonie US’ (Suite)

N° 338  du 28/02 au 05/03/08

Par M.Lemaire

Sommaire (Suite)

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 La machine propagandiste tourne à fond aux Etats-Unis et en Europe

6 Brèves

6-1 Les prisonniers de guerre Irakiens menacés de liquidation.

6-2 Epidémie de leishmaniasis.

6-3 Régime policier au Kurdistan irakien.

6-4 BRÈVES de brèves

7 Dossiers

7-1 Interview de Mohammed Hassan par Emmanuel Katz : Irak : choc des civilisations …ou chant du cygne de l’hégémonie US ?

7-2 Point de vue de Gilles Munier : De la légitimité de la défense.

7-3 Point de vue de Souleiman : Retrait des troupes US ou stratégie pour ouvrir un autre front ?

7-4 Point de vue de Michael Schwartz : Un véritable raz de marée de misère envahit  l’Irak.


5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 La machine propagandiste tourne à fond aux Etats-Unis et en Europe.

03-03 La machine propagandiste tourne à fond aux Etats-Unis et en Europe, montrant presque exclusivement les « attentats terroristes » et les prétendues « divisions ethniques » ; ceci pour faire croire que si les Etats unis se retirent, cela provoquera une guerre civile sanglante entre « chiites » et « sunnites »... Cette propagande conforte les courants politique pro-atlantiste et islamophobes en Europe (Sarkozy, par exemple). ML


6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

6-1 Les prisonniers de guerre Irakiens menacés de liquidation.

La Ligne des diplomates irakiens a lancé, le 24/1/08, un appel urgent à la Croix Rouge internationale (CICR) et aux intellectuels du monde, pour qu’ils interviennent afin de sauver les prisonniers de guerre irakiens. Elle a appris, en effet, que le régime de Bagdad « est sur le point de passer un accord avec l’occupant américain pour la prise en charge des prisonniers de guerre et autres détenus irakiens à la prison de l’aéroport international de Bagdad ». L’administration pénitentiaire américaine a annoncé aux avocats des détenus qu’elle n’assurera plus leur sécurité à partir du 31 mars 2008. « Il n’est pas exclu », a ajouté la Ligue , « que les prisonniers de guerre soient liquidés automatiquement, leurs dépouilles jetées dans les décharges publiques et fichées comme anonymes, comme cela se produit tous les jours pour des personnes jugées hostiles par le gouvernement sectaire et ses milices et comme cela s’est produit pour de nombreux avocats du président légitime de l’Irak ».

La Ligue des diplomates irakiens rappelle que l’article 99 de la 3ème Convention de Genève stipule qu’«aucun prisonnier de guerre ne pourra être poursuivi ou condamné pour un acte qui n'est pas expressément réprimé par la législation de la Puissance détentrice ou par le droit international qui sont en vigueur au jour où cet acte a été commis ». Rédaction et traduction : Gilles Munier, Xavière Jardez Extrait de l’ AFI – Flash N°83


6-2 Epidémie de leishmaniasis.

Après l’épidémie de choléra qui a frappé l’Irak, l’été dernier, une autre maladie, la leishmaniasis, due à la mouche du sable,  est à l’œuvre : 275 cas ont été rapportés dans la province de Qadissiyah à 130 km au sud de Bagdad. Cette maladie plus connue sous le nom de bubon de Badgad, a été identifiée, il y a un siècle, et a toujours été présente dans le pays. Cependant, « avant 2003, une telle propagation était rare » selon les autorités sanitaires de Bagdad qui incriminent  la détérioration du système de santé, l’absence de campagne de désinsectisation rendant possible le retour des virus enfouis dans l’environnement.

Deux types de leishmaniasis se sont déclarés : l’une cutanée et l’autre viscéral ou « fièvre noire » du nom indien de « kalaazar ». La forme cutanée n’est pas mortelle, mais elle peut laisser des lésions faciales qui défigurent le patient. En revanche, kalaazar peut tuer, entraîner de la fièvre, une perte de poids, de l’anémie et le gonflement du foie et de la rate. Les enfants sont particulièrement visés car ils possèdent un système immunitaire plus fragile.

http://www.irinnews.org/Report.aspx?ReportId=76808


6-3 Régime policier au Kurdistan irakien.
Plus de 50 000 Irakiens, non originaires de la Région autonome kurde, sont réfugiés à Erbil. Ils doivent se faire enregistrer au siège de l’Asayech, le service secret du PDK (Parti démocratique du Kurdistan) de Massoud Barzani. Les Kurdes nés et élevés dans les provinces arabes, aussi. Après un interrogatoire serré, ils reçoivent, ou non, une carte d’identité spéciale renouvelable tous les six mois. Ceux qui veulent se rendre dans une autre ville kurde doivent avoir un sponsor local qui témoigne de leur normalité. Tout Kurde soupçonné d’appartenir à un parti « islamiste », c’est à dire qui n’a pas fait allégeance à Barzani ou Talabani, est emprisonné pendant des mois, sinon des années, sans jugement. La torture et les humiliations sont monnaie courante. Lors des visites du Croissant Rouge, les prisonniers mis en isolation sont cachés.

Droits de l’homme au Kurdistan (Human Right Watch) : http://hrw.org/reports/2007/kurdistan0707 http://www.mcclatchydc.com/226/story/28427.html        http://www.mcclatchydc.com/iraq/story/27708.html

Rédaction et traduction : Gilles Munier, Xavière Jardez

Extrait de l’ AFI – Flash N°83


6-4 BRÈVES de brèves.

Halabja - Le Cheikh Jawhar Al-Herki, Secrétaire général du Parti kurde pour la liberté et la justice, accuse l’Iran du bombardement chimique de Halabja. Sinon, dit-il, comment Talabani et Barzani justifient-ils les quatre mois de négociation qu’ils ont mené ensuite avec Saddam Hussein? Comment ont-ils pu lui baiser les mains ? http://www.roadstoiraq.com/2008/02/28/pkk-talabani-is-the-trojan-horse-in-the-kurdish-movement/

Nadjaf - Ryan Crocker, ambassadeur des Etats-Unis en Irak, a annoncé le versement d’une aide de 260 millions de $ pour la reconstruction de Nadjaf. (Azzaman – 18/2/08)

Surge ! – En contradiction avec les discours sur l’amélioration de la situation, on a appris le 23 février que la circulation des motos, des vélos et des charrettes dans les rues de Bagdad était désormais interdite, pour des raisons de sécurité. Rédaction et traduction : Gilles Munier, Xavière Jardez Extrait de l’ AFI – Flash N°83


7 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs  mais doit être vu comme information

7-1 Interview de Mohammed Hassan par Emmanuel Katz : Irak : choc des civilisations …ou chant du cygne de l’hégémonie US ?

« Qui donc représente le peuple Irakien ? C’est la résistance qui lutte pour préserver les ressources naturelles, les réformes agricoles, et pour restaurer les infrastructures, les systèmes d’éducation et de santé qui sont en cours de destruction, du à l’occupation »(Abdul-Illah et Hana Al-Bayati. Al-Ahram Weekly, 10 juin 2005).

Extraits
Emmanuel Katz : Comment comprendre ce qui se passe actuellement en Irak ?
Mohammed Hassan : Pour comprendre ce qui est dissimulé derrière le déluge de désinformation déversé par les grands médias occidentaux, il faut partir de la situation globale créée après la deuxième guerre mondiale. Ou « deuxième guerre mondiale »-car, derrière cette étiquette passe-partout, il y a la lutte contre la tentative d’hégémonie allemande, dont le fer de lance était le national-socialisme. Je rappelle que c’est l’URSS qui a joué un rôle majeur pour « casser les reins » au nazisme.
En effet, les Etats-Unis sont entrés tardivement dans la guerre. Ils étaient en position de force, n’ayant jamais eu (si l’on excepte leur guerre civile) de conflit armé sur leur territoire. Ils ont donc pu imposer la reconstruction du capitalisme européen (Plan Marshall) sous leur tutelle. L’Otan était également placé sous leur contrôle. Ils avaient donc, dès la fin de la guerre et durant les années qui suivirent, une position, de fait, dominante. Avec 60% de la production mondiale, d’immenses réserves d’or et comme seul adversaire l’URSS.

E.K : Néo-cons mais pas bêtes...
M. H : Si les néo-conservateurs ont pris le dessus à Washington, et ont pu faire passer leur politique de « guerre contre le terrorisme », c’est qu’ils représentent les intérêts de l’industrie pétrolière, chimique et d’armement US. Ceci dit, ils ne représentent pas du tout ceux de la majorité des Américains : pauvreté accentuée des plus pauvres (estimés à 35 millions de personnes), des millions de personnes n’ayant pas accès aux soins de santé, une dette extérieure gigantesque, une économie « de casino » qui repose de plus en plus sur la spéculation boursière… Pour préserver les privilèges de la minorité des nantis, pour augmenter encore les profits des multinationales, il faut contrôler les sources de matières premières, les marchés et les pays qui voudraient se libérer de l’étreinte mortelle des Etats-Unis.
En 1999, Dick Cheney , vice-président ultra-conservateur des Etats-Unis, devant un parterre de représentants de l’industrie pétrolière, disait qu’il serait nécessaire, au cours des années suivantes, d’investir massivement dans l’industrie pétrolière. « Investir » : dépenser des milliards de dollars pour tenter d’écraser et d’occuper l’Irak et l’Afghanistan.. Et peu importe le coût en vies humaines, en souffrances, en destruction de l’environnement .Ils n’oublient pas que l’Irak est le deuxième plus grand producteur de pétrole du monde. Et occupe une position stratégique clé pour contrôler tout le Moyen Orient .

E.K : Société-machine contre société-bicyclette
M.H : Dans les années 50, Kissinger a déclaré que les Etats-Unis vaincraient au Vietnam parce qu’il s’agissait de la lutte entre un « pays-machine » (les EU) et un « pays-bicyclette » (le Vietnam). Cette façon de voir chauvine et méprisante oublie totalement que ce sont les hommes qui créent l’Histoire. Et que le facteur humain pèse souvent plus lourd que les machines… et les bombes . Par exemple, en Irak, les Américains , qui veulent semer la discorde entre Chiites et Sunnites oublient que l’Irak est un pays , qui, depuis, Ali, le gendre du prophète, est une terre sainte pour les Chiites. Des Chiites y viennent en pèlerinage du monde entier. Sadam Hussein, qui a eu ses différends avec des Chiites (entre autres, parce qu’il prônait un Etat et des écoles laïcs) avait toujours été très prudent à leur égard. Les Etats-Unis, dans leur arrogance, ont cru qu’ils pourraient utiliser les Chiites non-politisés , et surtout une partie de la bourgeoisie et de la petite bourgeoisie compradore shiite, comme alliés. Ils pensaient pouvoir s’appuyer sur une idéologie shiite « à
la Sistani »(l’ayatollah conciliateur de l’Alliance Irakienne Unie, parti majoritaire au parlement - sous-occupation ndlr) pour lutter contre les Chiites qui optaient plutôt pour la façon de voir de Khomeiny (résistance politique et armée aux Etats Unis). Mais tous les Irakiens, qu’ils soient Chiites ou Sunnites, ont été profondément indignés par les bombardements sur les cibles civiles, la répression violente par l’armée d’occupation, la détérioration des infrastructures (malgré les milliards de dollars alloués aux sociétés américaines censées « reconstruire » l’Irak)…Les Américains espéraient se trouver face à une population divisée, démoralisée, apathique, facilement manipulable . En 2003, ils fanfaronnaient : « Nous pourrons rentrer chez nous dans trois mois ». Ils y sont toujours, face à une résistance qui va chaque jour s’amplifiant.

E.K : Résistance ou résistances ?
M.H : J’estime, d’après des informations concordantes, que la résistance Irakienne compte environ 40.000 combattants. Elle réunit 10 organisations, placées sous un commandement unifié, chapeauté par l’ex-vice-président Baathiste Ized Douri. Cela indique que le Baath est le composant le plus important de la résistance, ce qui est logique, puisque le parti Baath formait la structure étatique- armée, police, administration--de l’Irak d’avant l’occupation .Ceci va tout à fait à l’encontre des affirmations des américains en 2003, qui affirmaient qu’il n’existait plus que des « poches de résistance » du Baath seul. Les occupants ont voulu créer une « nouvelle armée irakienne », qu’ils pourraient diriger et contrôler. C’est un échec . Il y a des désertions massives . Des armes « disparaissent » ; les soldats refusent de combattre . La résistance unifiée s’attaque, avec succès, à l’armée américaine, aux forces de police ou de l’armée irakienne qui collaborent avec l’occupant, aux politiciens inféodés aux américains. Les attentats terroristes contre les civils sont causés par des groupes ou des individus manipulés ou directement contrôlés par les services secrets américains et anglais. Confrontés à cette résistance massive et bien organisée (prévue et préparée, d’ailleurs, par Saddam Hussein avant l’invasion) les américains sont de plus en plus désemparés. Il y a plus de 100.000 mercenaires US en irak. Le mouvement pour le retrait de l’Irak grandit aux Etats-Unis, alimenté par le désespoir des soldats d’occupation, qui protestent, se suicident…ou perdent la raison en nombre toujours croissant.

E.K : « Qui sème la misère.. »
M.H : Au début de l’occupation, les Américains prétendaient que la résistance était le fait, principalement, des « Sunnites ». Maintenant, les « Sunnites » sont devenus… les » terroristes-islamistes » d’Al Qaeda .
Mais la vérité est, qu’en Irak, il y a aujourd’hui une résistance à la fois militaire, politique et sociale, composée d’Irakiens de tendances religieuses sunnite et chiite. Face à cette résistance multiforme, les Américains ont, de plus en plus, recours à une stratégie de guerre de basse intensité : des escadrons de la mort, les mercenaires dont j’ai déjà parlé, un effort intense de propagande, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, pour essayer de faire croire, contre toute évidence, qu’ils sont là pour rétablir la loi et l’ordre - alors que l’occupation du pays, la promulgation d’une constitution et les élections sous occupation, pour ne mentionner que cela, sont autant de façons de bafouer le droit international.
Et cela, c’est l’aspect politique, juridique des choses.
Car, suite à l’occupation, 70% des Irakiens ont un revenu insuffisant pour vivre décemment, il n’y a pas d’approvisionnement fiable en eau ni en électricité, les écoles sont détruites ou fermées, il y a 4 millions de personnes déplacées, 2 millions d’exilés, vers la Syrie ou la Jordanie , où, faute der revenus, les Irakiens doivent vivre d’expédients ou de charité, quand ils ne sont pas forcés de se prostituer (y compris la prostitution enfantine). Pour dissimuler cela, la machine propagandiste tourne à fond aux Etats-Unis et en Europe, montrant presque exclusivement les « attentats terroristes » et les prétendues « divisions ethniques » ; ceci pour faire croire que si les Etats unis se retirent, cela provoquera une guerre civile sanglante entre « chiites » et « sunnites »... Cette propagande conforte les courants politique pro-atlantiste et islamophobes en Europe (Sarkozy, par exemple).

E.K : La fin du monde…unipolaire ?
M. H : La résistance irakienne comporte de nombreux éléments positifs.
Elle a bloqué les plans d’agression US contre l’Iran, la Syrie , la Corée du Nord ; elle a accéléré le regroupement des forces entre la Russie - qui, après l’ère du pillage maffieux sous Eltsine, redevient une puissance nucléaire et économique indépendante - ,l’Inde , la Chine et les pays producteurs de pétrole (Algérie, Libye, Venezuela) lesquels, grâce à l’augmentation du prix du baril de pétrole, ont remboursé leurs dettes et ont accumulé des réserves monétaires et d’or importantes. Face à cette situation nouvelle, les dirigeants américains envisagent une nouvelle stratégie.

Comme l’exprime une formule frappante, il doivent choisir entre trois options : « hold, fold or run » (en Irak, mais cela est valable pour le reste du monde « terroriste »).

« Hold » : imposer la présence US par la force militaire.

« Fold », donner la préférence aux guerres de basse intensité, au soutien à des régimes pro-américains, aussi brutaux et peu démocratiques puissent-ils être, ou

« run »- quitter le terrain.

 En Irak, la première option s’est révélée désastreuses (sauf pour les profits d’une poignées de multinationales US). La troisième équivaut à un aveu de défaite et grand manque à gagner pour l’ »investissement » américain en Irak et en Afghanistan (ou en Palestine, via Israël).

Reste l’option »fold ».Les pays et les peuples qui risquent d’en subir les effets ont intérêt à se préparer, comme le peuple irakien, à une résistance décidée .
Mohammed Hassan
Pour en savoir plus :
- Le monde arabes à la veille d’un tournant » ; A Razak Abdel-Kader.
Maspero. Cahier Libres .
- L’Irak face à l’occupation ; Mohammed Hassan et David Pestieau . EPO
- Irak : le coût humain de l’occupation. Intal. Vrede. BRussels Tribunal, Stop USA, 11.11.11
- Attention Medias. Michel Collon.EPO.
- Les sites Intal, Vrede, Brussels Tribunal, Stop USA,11.11.11, Health Now, Investig’Action, Dahr Jamail, Al-Loufok, Uruk


7-2 Point de vue de Gilles Munier : De la légitimité de la défense.

L’invasion de l’Irak était illégale au regard du droit international.

Les Etats-Unis et leurs alliés – en tant que puissances occupantes - n’avaient le droit ni d’organiser des élections, ni de promulguer une nouvelle constitution, ni de favoriser le sectarisme et la partition. Les conventions de La Haye , de 1907 et de Genève de 1949, sont très claires à ce sujet.
La légitimité de la résistance irakienne s’appuie sur
la Charte de Nations unies et de nombreux textes fondamentaux. Selon la déclaration de Genève sur le terrorisme de 1987, le peuple irakien a le droit de lutter contre l'occupation étrangère et son combat ne peut être confondu avec des actes de terrorisme international.
La résistance irakienne veut être reconnue comme la continuité de l’Etat irakien.

Si elle l’emporte, ceux qui ont collaboré avec l’occupant peuvent être arrêtés, jugés. Des plaintes pour crimes de guerre et contre l’humanité seront déposées contre les dirigeants de la coalition. L’Etat irakien pourrait alors réclamer des compensations pour les destructions et les victimes de guerre. Les contrats signés sous l’occupation – notamment dans le secteur pétrolier – seraient considérés comme illégaux, avec pour conséquence le remboursement des sommes perçues par les sociétés étrangères. Dresser un tableau exhaustif de la résistance armée tient de la gageure car elle regroupe des organisations qui n’existent parfois que le temps d’une revendication, changent de nom, fusionnent, scissionnent.
On peut les classer par appartenance idéologique, quand elles ne la camouflent pas.
Dans ce cas, elles sont baasistes, nationalistes arabes - baasistes dissidents, nassériens, aréfistes -, proches des Frères musulmans, panislamistes, ou communistes du PC-cadres.

Mieux vaut se garder de les étiqueter trop vite, leur couleur changeant parfois au gré de recrutements et d’évènements. En revanche, ce qui est certain, c’est que le gros des combattants n’a aucune filiation politique précise, n’est motivé que par la lutte de libération, et que le nombre des djihadistes étrangers - monté en épingle par les Américains - n’est pas déterminant. Il représente, au plus, 5% des moudjahidin.

« Petits groupes »
Dans les mois qui suivirent la chute de Bagdad, une quarantaine d’organisations a revendiqué des actions armées, parmi lesquelles : le Commandement de la résistance et de la libération de l’Irak, le Front national pour la libération de l’Irak,
la Brigade Farouk , les Organes politiques des médias du parti Baas, Eveil et Guerre sainte, Al Ansar, la Bannière noire, les Cellules du Djihad, l’Armée de libération irakienne, les Combattants de la Secte victorieuse, les Moudjahidin, la Brigade verte, l’Armée de Muhammad, les Drapeaux Blancs, Saraya al-Moudjahidin, le Mouvement Tête de Serpent, le Retour …etc…Les services de renseignement américains étaient incapables de suivre leurs activités autrement qu’en comptabilisant les attentats et les victimes.

Donald Rumsfeld a bien évidement refusé de parler de résistance. Il ne reconnaissait l’existence que de « petits groupes » d’attaquants baasistes, de Feddayin de Saddam ou de formations loyalistes décrites par Paul Wolfowitz comme les « derniers vestiges d’une cause agonisante ».
L’armée US, disait-il, « avait la sympathie de la population, pas les éléments survivants du régime baasiste »… Mais fin 2003, quand le nombre des attaques dépassa officiellement la trentaine par jour, Rumsfeld dû avouer que la guerre serait « longue, dure, difficile, compliquée ».

La résistance irakienne n’a pas été créée par des intellectuels romantiques, mais par l’élite des Moukhabarat (services secrets) et de l’armée. Cela leur a permis de mettre
la CIA en échec quand elle a propulsé Abou Moussab Al-Zarqaoui sur le devant de la scène. Quand les Américains se sont aperçu que les Irakiens rendaient les Forces spéciale US responsables des attentats sauvages et des décapitations filmées, Zarqaoui a été éliminé.
En cinq ans, les Américains n’ont pu percer ni la stratégie, ni démanteler les principales organisations de la résistance. Ils ont tué des centaines de milliers d’Irakiens (un sondage effectué par l’ORB, un institut de sondage qui a pour client l’OTAN estime à plus de 1 200 000 le nombre des victimes de la guerre), ils détiennent officiellement aux camps Bucca et Cropper plus de 26 000 prisonniers politiques - dont 950 enfants – sans réduction conséquente du soutien apporté aux Moudjahidin.
Muwafaq Al-Rubaï, directeur du Conseil de sécurité irakien expliquait sérieusement que Saddam Hussein avait « inoculé un virus incurable » dans l’esprit des Irakiens qui les empêchait d’accepter l’occupation et le gouvernement actuel.

Supplétifs tribaux
S’inspirant des méthodes expérimentées par les colonels Trinquier et Lacheroy pendant la guerre d’Algérie, le Général Petraeus - commandant en chef des forces de la coalition - a créé des corps de supplétifs tribaux pour lutter contre Al-Qaïda.
Le plus connu est celui d’Al-Anbar commandé jusqu’à son assassinat, le 14 septembre 2007, par le Cheikh Abou Risha, arrêté sous Saddam Hussein pour banditisme sur l’autoroute Bagdad-Amman ! Dans les villes sont nés les « Groupes de citoyens locaux concernés ».
Ils auraient dépassé les 70 000 membres, au point d’effrayer Nouri Al Maliki qui sait bien que la majorité d’entre eux l’accuse d’être un agent iranien.

Pire pour lui et les Brigades Badr, une pétition signée par 300 000 chiites, parmi lesquels 14 chefs religieux et 600 chefs de tribu, réclame une commission d’enquête de l’ONU sur les crimes commis en Irak par les Iraniens et leurs agents.
A chaque changement de stratégie américaine, la résistance s’adapte. Des branches des Brigades de
la Révolution de 1920 et de l’Armée islamique en Irak ont infiltré les supplétifs, tandis que d’autres s’emploient à éliminer ceux trop liés aux Etats-Unis. On en est arrivé au point où l’armée américaine laisse des groupes de résistance s’emparer de quartiers sans interférer dans les combats. Au poker menteur, Petraeus est perdant d’avance.

Fronts de libération prépositionnés
L’étape la plus importante franchie ces derniers mois a été la création de fronts de libération prépositionné dans la perspective d’un retrait conséquent des troupes d’occupation. Ils sont quatre d’inégale importance et plus ou moins unis :

§
L’Etat islamique d’Irak, fondé le 15 octobre 2006 sur la base d’un serment prononcé en trempant ses doigts dans une coupe remplie de parfum, une pratique appelée Hilf Al-Moutaîyabin, d’origine pré islamique avalisée par le Prophète Muhammad. Il comprend 7 organisations dont Al Qaïda en Irak, mais n’a rien à voir avec ben Laden. Son chef, Abou Omar Al-Bagdadi, propose de faire de l’Irak un Etat régi par la Charia et de rétablir le califat.

§
Le Front du Djihad et du Changement avec 8 organisations dont les Brigades de la Révolution de 1920. Créé le 7 septembre 2007, il se veut indépendant de tout parti politique, prône l’unification de la résistance et le recours à la Charia pour régler les différents politiques, parfois sanglants.

§
Le Haut commandement du Djihad et de la Libération , constitué le 2 octobre 2007, sous la présidence d’Izzat Ibrahim Al Douri - chef du Baas clandestin - regroupe 22 organisations. Ses membres sont issus des diverses composantes ethniques et religieuses du pays, baasistes ou non. Il propose la formation d’une assemblée consultative qui nommera un gouvernement transitoire. Des élections législatives permettront ensuite aux Irakiens de choisir librement leurs représentants.
 
Dernier né :
le Conseil politique de la Résistance Irakienne composé, en octobre 2007, du Front pour le Jihad et la Réforme - qui comprenait Ansar Al Sunna, l’Armée islamique en Irak, et l’Armée des moudjahidine -, du Front pour la Résistance Islamique en Irak, et du mouvement Hamas – Irak. Il veut un Irak gouverné par des technocrates non sectaires.
Les fronts sont d’accord sur l’essentiel : le départ des Américains, des Iraniens et de leurs alliés. L’Etat islamique d’Irak mis à part, ce qui les divise depuis l’exécution de Saddam Hussein, tient plus à des ambitions personnelles qu’à leur vision de l’avenir de l’Irak.

Les excès sectaires d’Al Qaïda en Irak, à l’origine du basculement de chefs de tribu dans l’orbite américaine, en ont fait la cible des organisations nationalistes et islamiques qui exècrent le wahhabisme.
La constitution attendue d’un « Conseil national de la résistance » n’est pas encore à l’ordre du jour. Qui le reconnaîtrait ? Certains pays arabes aident la résistance, mais cela ne va pas très loin. Hareth Al-Dari – chef du Comité des oulémas musulmans - est réfugié en Jordanie. Damas demeure un lieu de passage privilégié. Izzat Ibrahim aurait été aperçu au Yémen, en Arabie et au Caire.

Quel que soit le scénario choisi par George Bush, Nouri Al-Maliki et ses alliés ont des soucis à se faire. Comme le disait dernièrement un dirigeant de l’Armée islamique en Irak : « L’Irak est doublement occupé. Quand nous en aurons fini avec Al Qaïda et les Américains, nous nous occuperons des Iraniens et de leurs laquais ».
Gilles Munier
(Afrique Asie – janvier 2008)
Rédaction et traduction : Gilles Munier, Xavière Jardez
Courriel : gilmun@club-internet.fr - Fax : 02 23 20 96 58 – Portable : 06 19 74 45 99


7-3 Point de vue de Souleiman : Retrait des troupes US ou stratégie pour ouvrir un autre front ?

Retrait forcé ou alors est-ce que les troupes d’occupation et d’invasion américaines sont en train de battre en retraite ?. That’s the question.  Les discours respectifs du général David PETRAEUS commandant de la force multinationale, et Ryan Crocker, ambassadeur à Bagdad qui relativisent le bilan de 4 années d’occupation sanglante incitent à la prudence et au scepticisme car d’une part ces deux personnalités rejettent implicitement la responsabilité sur le gouvernement irakien qui est pourtant sous les ordres du haut commandement américain en IRAK et en même temps annoncent le retrait des renforts américains pour l’été 2008 sous prétexte que la situation en Irak se serait améliorée. Or, il s’avère que les forces occupantes américaines sont en train de mettre sur pied une nouvelle base militaire près des frontières de l'Irak avec la RII en prévision d’une intervention armée et que l'administration Bush examine la possibilité de frappes aériennes contre l'Iran. Le général David Petraeus, le plus haut gradé américain en Irak, a estimé le 10 septembre devant le Congrès des Etats-Unis que les renforts militaires envoyés dans ce pays avaient engrangé des succès et a recommandé un retrait mesuré des troupes. Ce discours qui est loin d’avoir convaincu la classe politique, le congrès américain, la communauté internationale et les anti-guerres ne met pas en avant les perspectives pourtant largement débattues à l’aube de l’invasion de l’IRAK par l’administration BUSH de reconstruction de ce pays en proie à la guerre civile par les prédateurs US et en même temps ne met pas en exergue si l’exportation de la démocratie sous laquelle tous les va-t-en guerre s’abritaient pour justifier cette guerre illégale avait aboutie ou était reporté sine die.

Le retrait progressif des 30.000 soldats supplémentaires envoyés en IRAK dans l’espoir d’enrayer la spirale de la violence et de stabiliser la situation est, on ne peut mieux dire, un constat d’échec de la politique américaine menée par le président BUSH et le rapport du général PETRAEUS ne changera strictement rien à la situation dans laquelle les militaires américains se sont englués et empêtrés jusqu’au coup au point de ne pas pouvoir s’en sortir sinon à conforter l’opinion publique par l’usage de la duplicité.

Dans son discours, le plus haut gradé de l’armée américaine en IRAK, le général David US semble dire que la situation en IRAK s’est améliorée et c’est donc la raison pour laquelle il envisagerait un retrait des renforts américains d’ici l’été 2008. Il faudrait croire que l’apport supplémentaire en hommes dépêchés à Bagdad aurait réussi à réduire à néant les luttes interconfessionnelles et le terrorisme qui ne fait que s’accroître du fait de l’implication des services américains et du Mossad dans ces actions barbares pour ensuite les attribuer aux Chiites ou aux Sunnites. Doit-on croire que l’envoi de ces renforts aurait réussi à réduire de moitié la liste des victimes qui ne fait qu’exploser de jour en jour ?. Ce discours laconique et stérile est  sans commune mesure avec la réalité qui n’a pas varié d’un iota et il est patent de constater que les problèmes en IRAK qui n’ont pas été réglés ne font qu’empirer et qu’aucun progrès fut-il substantiel n’a été  enregistré malgré l’arrivée des renforts américains dans cette région. Situation déplorable corroborée avec l’implosion de la société irakienne qui n’arrange rien à une situation déjà fortement tendue, endémique et compromettante pour pouvoir entrevoir les prémices d’une stabilité durable avec le concours de tous les courants politico-religieux existants en IRAK.
La commémoration de la mascarade du 11 Septembre 2001 a bel et bien eu lieu en dépit de la version officielle fortement contestée et contestable dans le fond comme dans la forme avec la réapparition du fantôme de Ben Laden pour des besoins stratégiques dont avait justement besoin le Pentagone et qui serviront l’armée des Yankees dans une probable attaque de l’IRAN. Il est clair que la guerre en Irak "continue d'être une erreur désastreuse, que la sécurité dans ce pays n’a jamais été assuré par les forces d’occupation qui se sont préoccupées plutôt de leur propre survie et que les attentats ont redoublé d’intensité  et puis comment concilier les allégations de ce général avec le projet déjà entamé de construction d’une base militaire aux portes de l’IRAN ?. D’ailleurs le rapport du général PETRAEUS est loin d’avoir convaincu les 2/3 de la population américaine opposée à la guerre en IRAK alors que le président BUSH dans sa croisade en solitaire s’acharne dans sa position jusqu’au-boutiste pour continuer la guerre.
Au vu et au su de tout le monde sur la situation chaotique qui prévaut en Irak, force est de constater que ce ne sont sûrement pas les formules rassurantes du général David PETRAEUS qui a annoncé devant le congrès américain, dans un bilan positif que les renforts dépêchés dans le bourbier irakien que les ricains ont creusé seraient rapatriés au bercail dans le courant de l’année 2008. Ce rapport n’est pas au-delà de tout reproches et l’énergumène illuminé de BUSH qui n’a pas daigné se déplacer à New York pour la commémoration des attentats du 11 Septembre 2001, qui gouverne les Etats-Unis doit sans l’ombre d’un doute préparer et concocter en catimini un attentat pour justifier ses bêtises abyssales et ce trublion impénitent ne pense pas que la justice le rattrapera un jour.
La situation qui ne cesse de se dégrader en IRAK pour atteindre le paroxysme devant un certain acquiescement tacite et une lassitude déconcertante de la communauté internationale ne doit pas éclipser que le monde civilisé qui dégénère, frappé de tétanie et sous l’emprise d’une VIGILANCE ANESTHESIEE ( Un monde « civilisé » avec l’ONU qui est pourtant toujours au garde à vous quand il s’agit de défendre l’état sioniste) n’a pas été échaudée par l’assassinat par le Mossad de plus de 1000 scientifiques de renom de l’intelligentsia irakienne et des actes terroristes perpétrés pour la plupart d’entre eux par les forces d’occupation et d’invasion (comme par exemple l'attentat terroriste, il y a quelques mois, contre le saint mausolée de l'Imam Hassan Asgari avec l’implication du Mossad et l’explosion de Samarra).

Le Président vénézuélien Chavez qui a accusé les Etats-Unis de préparer un complot contre le président bolivien a salué les progrès scientifiques enregistrés par les iraniens et qui font frémir leurs détracteurs formés par les tourtereaux israéliens et américains qui ont tout fait depuis 1948 afin de pérenniser le rôle de leadership que représente la chasse gardée du Proche Orient des ricains qui spéculent de plus en plus dans leur politique agressive par la concentration d’une formidable armada aux portes de l’IRAN, en authentifiant un faux Ben Laden, un revenant revenu défier BUSH dans ses songes oniriques par le biais de deux cassettes vidéo successives (la dernière montrant Ben Laden sur une image fixe avec une fausse barbe) et en actionnant la machine à propagande destinée à programmer le compte à rebours. Entre les faux attentats de Londres qui ne sont qu’une vaste manipulation, Ben Laden qui fait ses apparitions alors qu’on disait qu’il reposait à six pied sous terre, le président BUSH réaffirme que c’est une preuve que son engagement en IRAK ne doit pas se desserrer, tel un leitmotiv en attendant l’imminence d’un attentat peaufiné par les faucons de
la Maison blanche qui mise encore sur un 11 septembre fulgurant et spectaculaire ou une toute autre machination dans le même genre qui leur permettrait de foncer droit sur Téhéran. La résurrection de Ben Laden est tout à fait motivée pour des raisons de stratégie militaires afin d’accréditer la thèse de la menace islamiste, de continuer à lutter contre le terrorisme, fut-il sous fausse bannière, peu importe dès lors que les dirigeants américains veulent atteindre rapidement d’autres objectifs stratégique, pénétrer en IRAN et promouvoir les idées patriotiques aux Etats-Unis.
Le mensonge sur la nébuleuse "Al-Qaeda" laisse finalement beaucoup de monde perplexe. Est-ce le prétexte suprême pour préparer l'opinion française à une guerre insensée rien que par des allégations invérifiables et que Sarkozy s’évertue à se mettre sur les mêmes ondes que son acolyte BUSH ?
BUSH, l’illuminé impénitent qui a vu drôlement sa côte de popularité chutée depuis 2003 de façon vertigineuse en vient à entendre des voix menaçantes d’outre-tombe et aurait réagi donc à son corps défendant en martelant que sa politique maintenue en IRAK était la meilleure alors que les renforts dépêchés en IRAK avaient peut-être pour but de créer un couloir en cas d’attaque de l’IRAN car il s’avère que les forces occupantes américaines sont en train de mettre sur pied une nouvelle base militaire près des frontières de l'Irak avec
la RII. (cette base se situerait à six kilomètres des frontières iraniennes et les travaux prendraient fin en novembre 2007).
Des membres de l’administration Bush et d’éminents propagandistes républicains préparent un nouvel événement dans la lignée du 11 septembre 2001 ou bien une série d’événements de ce type et évoquent la possibilité d’un incident naval du type de celui du Golfe du Tonkin pouvant provoquer le déclenchement d’une attaque de l’Iran. Dans un avenir proche, les Américains pourraient s’attendre à une série de fausses opérations terroristes.

Les observateurs ont noté que l’administration Bush avait l’intention de se sauver de sa situation impopulaire par l’intermédiaire de fausses opérations, qui pourraient être utilisées pour propager une guerre en Iran.
En dépit du bourbier irakien ou les troupes d’occupation américaines se sont englués et considérablement enlisés pour envisager un retrait définitif à « long terme », le président BUSH se défend bec et ongle contre les accusations portés contre lui par ses adversaires politiques lui faisant endosser à lui tout seul la responsabilité du fiasco en Irak, de vouloir prolonger la guerre en IRAK et de s’obstiner à vouloir duper l’opinion publique internationale en donnant une vision déformée de la situation qui prévaut dans ce pays conquis en 2003, une situation qui est loin de correspondre à la réalité. Le président BUSH, dans sa stratégie militaire ne peut avouer mordicus son échec total dans l’invasion et l’occupation de l’IRAK afin de ne pas compromettre les plans échafaudés par l’administration BUSH visant à menacer  l’IRAN avec l’arme nucléaire.

Souleiman  Militant des droits De l’homme 

Pour LVO Octobre 2007(article restant d’actualité)


7-4 Point de vue de Michael Schwartz : Un véritable raz de marée de misère envahit  l’Irak.

C’est un véritable raz de marée de misère et de violence qui recouvre l’Irak mais ce n’est pas celui auquel les Américains sont habitués car sa nature est sociale et économique : il chasse les hommes de leur travail, les balaie de leurs foyers, les arrache à leurs biens matériels, et les sépare de leurs familles et de leurs communautés. Les victimes de ce tsunami sont qualifiés de « réfugiés » si elles atterrissent hors des frontières de l’Irak ou Personnes Déplacées à l’Intérieur (PDI) si leur aire d’atterrissage est au sein des frontières de l’Irak. Peu importe, parce que toutes manières, les deux catégories  se retrouvent sans rien, ni domicile fixe, ni moyens de subsistance suffisants, ni aide gouvernementale.

« L’Irak, tel que vous et moi l’avons connu, n’existe plus »

Au cours des quatre dernières années, la guerre en Irak a crée trois vagues de réfugiés et PDI. La première a commencé avec la création de l’Autorité Provisoire de la Coalition ayant à sa tête, L. Paul Bremer III qui s’activa immédiatement à démanteler l’appareil d’Etat irakien par des purges de fonctionnaires baasistes, la fermeture des entreprises industrielles d’Etat, jetant ainsi dans la rue des dizaines de milliers d’ouvriers, le démantèlement de l’armée de Saddam Hussein laissant sur le trottoir des centaines de milliers de militaires. Leur nombre se démultiplia puisque la perte de leur pouvoir d’achat eut un effet avalanche à travers toute l’économie. Sans emploi ou avec un emploi moins bien rémunéré, ils s’exilèrent  vers les pays voisins. Le chaos s’installant après la guerre,  les enlèvements devinrent l’industrie principale du pays, ciblant les familles prospères qui pouvaient payer les rançons. Cela ne fit qu’accélérer le rythme des départs, particulièrement de ceux dont la carrière était brisée. On vit donc un flot de personnel qualifié, techniciens, managers, etc .. partir ailleurs à la recherche de sécurité professionnelle et personnelle.

C’est ce que le décrit un blogger AnaRki13 « Ce ne fut pas vraiment une migration mais plutôt un exode forcé. Scientifiques, ingénieurs, médecins, architectes, écrivains, poètes, entre autres, tout le monde est en train de partir…… sunnites, chiites, chrétiens, tout le monde part ou est parti…Je dis toujours  « l’Irak, tel que vous et moi l’avons connu avant n’existe plus. Ce qu’il en reste, je n’en veux pas ». Les plus grands docteurs et professeurs d’université ne sont déjà plus là parce que beaucoup d’entre eux….ont été assassinés ou tués et le reste a reçu le message ou ont obtenu des emplois à l’Ouest où ils ont été chaleureusement accueillis. Les autres millions d’Irakiens, de pauvres Irakiens, sont partis sans aucun plan et sans beaucoup d’espoir ».

En 2004, les Américains ont engendré une deuxième vague de réfugiés quand ils ont commencé à attaquer, de tout leur poids militaire, et envahir les places fortes des insurgés comme ils le firent à Falluja en novembre 2004. Evacuation ou pas, les habitants fuirent en masse les lieux des combats. Le processus a été résumé par Global Policy Forum et 35 ONG internationales : «  ….beaucoup se sont enfuis dans la campagne où les conditions de vie sont extrêmement difficiles.  Finalement, la Croix Rouge , les agences des Nations Unies ont pu établir des camps. Falluja, comptant 300 000 habitants, plus de 216 000 personnes déplacées durent chercher un abri dans des camps surpeuplés, au cours de mois d’hiver, sans vivres, eau, soins médicaux fournis de manière adéquate. 100 000 personnes fuirent Al Qaim, ville de 150 000 habitants, selon les chiffres du Croissant Rouge Irakien, qui s’ajoutèrent aux 70% de la population de Ramadi de 400 000 habitants qui fuirent devant l’avancée des troupes américaines. Ces évènements marquent le début du déplacement massif de la population ».

Si une grande partie de ces déplacés rentrèrent chez eux après les combats, une minorité importante ne suivit pas parce que maisons, moyens d’existence étaient détruits ou bien qu’elle craignait la persistance de la violence. Comme pour la première vague, les professionnels quittèrent l’Irak parce qu’ils en avaient les moyens.

Nettoyage ethnique, conséquence des attaques US Au début de 2005, la troisième vague commença, pour se poursuivre l’année suivante, avec  le nettoyage ethnique et la guerre civile qui a poussé un flot énorme d’Irakiens hors de chez eux..Les incidents qui l’ont précipité, selon Ali Allawi, alors ministre des finances, furent déclenchés par les réfugiés de la deuxième vague refoulés de Falluja, au cours de l’hiver 2004. «  Les réfugiés en provenance de Falluja convergèrent sur les quartiers ouest sunnites de Bagdad, Amaryia, Ghazaliya qui étaient sous le contrôle des insurgés. Ces derniers, aidés souvent par des parents de réfugiés, se retournèrent contre les résidents chiites du voisinage. Des centaines de familles chiites furent chassés et leurs maisons furent accaparées par les réfugiés. Le ressentiment des arabes sunnites de la « collaboration » chiite avec les forces d’occupation s’était accumulé, exacerbé par l’apparente indifférence des chiites face à l’assaut de Falluja ». « A leur tour, les chiites se cabrèrent devant les attaques quotidiennes sur des policiers et soldats, chiites pauvres pour la plupart. Les sunnites dans les quartiers à majorité chiite devinrent la cible, début 2005….. La mort d’un cheikh de la mouvance sadriste, Chiekh Haitham al Ansari, à Bagdad, quartier Shaab, conduisit à la formation du premier escadron de la mort chiite. Le cycle de massacres, d’assassinats, de bombes et d’expulsions se nourrissait l’un l’autre, et se développa en un nettoyage ethnique sur une grande échelle des environs et des villes ».

Le processus s’intensifia, en 2006, avec l’attaque contre la mosquée de Samara, mausolée révéré par les chiites, et culmina, en 2007, en raison de la présence militaire américaine renforcée dans les rues de Bagdad qui relâcha le contrôle des sunnites sur les quartiers mixtes ou proprement sunnites de la capitale. 25 quartiers environ sur les 200 quartiers mixtes devinrent ethniquement homogènes. Un processus similaire eut lieu dans les quartiers sud de la capitale. A mesure que les groupes minoritaires étaient rejetés des quartiers ou des villes, ils se joignaient au flot des personnes déplacées, s’installant souvent dans des maisons inoccupées dans des quartiers nouvellement purifiés dominés par leur propre communauté ou alors s’en allaient très loin, même hors d’Irak.

Le poids humain Il est difficile d’établir avec certitude le nombre d’Irakiens qui a quitté l’Irak sans parler des personnes déplacées. Mais les chiffres connus dépassent, et de loin, le nombre de ceux qui avaient fui l’Irak sous le régime de Saddam Hussein. Dès 2006, les chiffres officiels du Commissariat aux Réfugiés donnaient 1.7 million de réfugiés irakiens et un nombre équivalent de PDI. L’Organisation Internationale des Migrations estimait que le taux de personnes déplacées se situait en 2006 et 2007 à 60 000 personnes par mois. A la mi-2007, les Nations unies qualifiaient cette crise de «pire déplacement de population que l’Irak moderne ait jamais connu ». Tandis que la Syrie qui n’avait placé, à l’origine, aucune restriction à l’absorption des réfugiés en accueillait 1,25 million début 2007, 150 000 par la suite – soit 10% de sa population- la Jordanie , 500 000, l’Egypte, 70 000, les Etats du Golfe, 200 000,  les Etats-Unis en acceptaient 463 entre le début de la guerre et mi 2007. L’arrivée de troupes US supplémentaires et les expulsions ethniques en masse ont généré un déplacement de population accru, soit 100 000 par mois au cours de la première moitié de 2007. Les personnes déplacées à l’intérieur sont, quant à elles,  selon les Nations unies, estimées à  2,25 millions en septembre 2007 avec pour conséquence directe de peser sur les ressources des provinces où elles s’établissent. La ville de Najaf qui comptait 700 000 habitants dut abriter 400 000 chiites de plus et dans les trois autres provinces du sud, elles constituent plus de la moitié de la population.  L’exode de la Diaspora irakienne a sévèrement appauvri le capital humain du pays. Rédaction e

n°338-Journal d'Irak(début)‘Chant du cygne de l’hégémonie US’ (début)

Journal d'Irak   

 N° 338  du 28/02 au 05/03/08                 Par M.Lemaire


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be
Sommaire (Début)

Tiré à part :

La guerre dans la guerre

1 Analyse

Des résistants

Des occupants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire Détails. L'Irak en chiffre.
Tués Blessés
Peuple irakien x x
Usboys/Autres boys + miliciens 1 x
Policiers, armée et collaborateurs & miliciens 51 66

M.Hassan  : Au début de l’occupation, les Américains prétendaient que la résistance était le fait, principalement, des « Sunnites ». Maintenant, les « Sunnites » sont devenus… les » terroristes-islamistes » d’Al Qaeda .
Tiré à part : 

Explosions de cancers dus à la pollution radioactive.

Le 25 février 2008 s’est tenue une conférence sur l’épidémiologie du cancer à Bassorah au sud de l’Irak. Elle a réuni des médecins irakiens, de nombreux experts en cancérologie et des ONG, coïncidant avec la journée mondiale du cancer de l’Organisation Mondiale de la Santé. Actuellement, selon le Dr Omran Sokar, l’incidence est de 70 pour 100 000 personnes par an dans la région de Bassorah comparée à 45 pour 100 000 en 1995. En outre, la fréquence des cancers s’était notablement accrue en 1994-1995 avec un délai de 3 à 4 ans après la guerre de 1991, ce qui représente une période d’incubation normale après exposition à un agent ionisant.
Comparé à 2005, le nombre des cas de cancer s’est accru de 50-100% à Bassorah, avec comme facteurs favorisant la poussière radioactive, la pollution chimique et des modes de vie incluant le tabagisme.
Un chercheur en pollution environnementale incrimine en premier lieu la pollution radioactive.
Durant l’attaque de
la Coalition en 2003 qui porte le doux nom bien justifié d’Oil acronyme de Operation Iraqi Liberation, des munitions faites d’uranium appauvri ont été utilisées contre des sites militaires au sud de l’Irak. Jusqu’en 2004, plus de 100 sites irradiés ont été recensés autour de Bassorah.
La majorité des cancers diagnostiqués concernent des personnes résident près de zones contaminées, comme AlCheayba, AboulKhassib, AlZoubaïr, Qorna soit qu’elles aient été la cible des attaques des forces de l’invasion, soit qu’elles aient été des lieux de dépôt de matériel militaire irradié.
À l’heure où des menaces pèsent sur l’Iran en raison de sa volonté de développer du nucléaire civil, l’arme nucléaire sous la forme non d’une bombe thermonucléaire explosive patente mais de munitions qui continuent à tuer bien au-delà de leur impact, est employée massivement pour un génocide tout à fait contemporain sans qu’aucun chantre de
la Mémoire en Occident ne puisse s’émouvoir et dire « plus jamais ça ».
Convergence des Causes
1er mars 2008


Turquie ou La guerre dans la guerre

26-02 Les USA qui fournit depuis plusieurs mois des renseignements en temps réel à son allié turc de l'Otan sur les hommes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK)dans le nord de l'Irak, s'inquiète de l'éventualité d'un conflit entre ses deux alliés régionaux, les Turcs et les Kurdes d'Irak, en cas d'enlisement de l'opération turque. (AFP)

27-02 "Le plus vite possible", a répondu M. Bush à la presse qui lui demandait quand, selon lui, l'armée turque devait se retirer du nord de l'Irak. "Les Turcs doivent agir, agir rapidement, atteindre leur objectif et partir", a-t-il dit au cours d'une conférence de presse à Washington. (AFP)

27-02 Dans l'avion le ramenant à Washington, le chef du Pentagone a affirmé que ses interlocuteurs turcs avaient compris le message … "Dans les réunions que j'ai eues, la question d'une date (de retrait) n'a pas été spécifiquement évoquée. Je crois qu'ils ont quand même compris notre message"(…) , a-t-il dit aux journalistes. (AFP)

27-02 Gates, a lancé un appel ou il insistait sur le fait que l'incursion "devait être brève et la plus ciblée possible". Gates, indique n'avoir reçu aucun calendrier précis pour un retrait turc. (AFP)

28-02 Gates a aussi précisé qu'il avait souligné aux Turcs la nécessité d'approfondir leur dialogue avec les Irakiens et d'être plus transparents sur l'ampleur de l'incursion…. Il a aussi souligné que l'action militaire seule ne résoudrait pas le problème du terrorisme.

28-02 La Turquie est restée sourde aux appels de Bush et de son secrétaire à la guerre à quitter l'Irak "le plus vite possible", se refusant à fixer un délai pour mettre un terme à l'offensive contre les kurdes. "La Turquie restera dans le nord de l'Irak le temps qu'il faut", a rétorqué le ministre turc de la guerre Vecdi Gönül. M. Gönül a cependant assuré que son pays "n'avait l'intention d'occuper aucune zone" du Kurdistan irakien. Erdogan a également assuré à M. Gates que "quand les objectifs seraient atteints, les soldats rentreraient", a rapporté l'agence Anatolie. (AFP)

28-02 Gates a rencontré le chef d'état-major général, le général Yasar Büyükanit, qui lui aussi s'est refusé à s'engager à fixer un calendrier de retrait. "Un délai rapide est une notion relative", a dit le général. "Il peut s'agir parfois d'un jour et parfois d'un an". (AFP)

28-02 De violents combats opposaient jeudi troupes turques et les hommes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à Zap, ont indiqué des sources locales kurdes à l'AFP. L'artillerie et l'aviation turques ont pilonné les zones de Zap, Nerva Rekan et Cham Chu, proches de la frontière turque et de la ville irakienne d'Amadiyah, a-t-on précisé de mêmes sources. Des tracts exhortant les rebelles à se rendre ont été largués par les avions turcs sur les zones de combats. Cette localité en territoire irakien, en face de la petite ville turque de Cukurca, aux confins du Sud-Est anatolien. (AFP) Sept combattants ont été abattus mercredi, selon l'armée turque. Elle avait précédemment déclaré qu'une vingtaine de ses soldats et trois gardes payés par le gouvernement avaient été tués dans les affrontements. (AP) Selon le PKK, le bilan actuel est de 108 soldats turcs tués et seulement cinq combattants du côté du PKK.  (AFP)

29 -02 La vaste offensive de l'armée turque s'est achevée et les unités qui y étaient engagées ont regagné vendredi leurs bases, a annoncé l'état-major turc (AFP)

29-02 Erdogan a appelé le PKK à renoncer à la lutte armée. "On ne peut arriver nulle part par la voie de la terreur. Vous ne pouvez rien obtenir de cette manière (...) Abandonnez cette voie erronée (...)", ..(AFP)

29-02 Erdogan a appelé le ‘gouvernement’ irakien à coopérer avec la turquie pour chasser le PKK du nord de l'Irak, "Nous ne devons pas laisser la présence de l'organisation terroriste dans cette région empoisonner nos relations", a déclaré le Premier ministre. Le PKK "n'est pas seulement l'ennemi de la Turquie , mais aussi un ennemi de l'Irak, un facteur de déstabilisation et une menace pour la région", a-t-il dit. "La Turquie et l'Irak doivent travailler ensemble pour se débarrasser de ce problème, il n'y a pas d'autre voie", a-t-il déclaré.

29-02 "Il a été conclu que l'opération avait atteint ses objectifs et nos troupes ont regagné leurs bases dans le pays (...) le 29 février au matin", indique un communiqué mis en ligne par l'état-major de l'armée turque."Cette décision est indépendante d'une quelconque influence étrangère", souligne l'armée. (AFP)

29-02 La Maison Blanche a qualifié de "ciblée et relativement courte" l'offensive turque et a averti que le PKK pourrait être la cible de nouvelles attaques. "Une chose reste certaine, c'est que les Etats-Unis, la Turquie et l'Irak vont continuer à considérer le PKK comme une organisation terroriste dont on a besoin de s'occuper", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche Gordon Johndroe. (AFP)

29-02 Les USA s'inquiétait de l'éventualité d'un conflit … entre ses deux alliés régionaux, les Turcs et les Kurdes d'Irak, en cas d'enlisement de l'opération turque. (AFP)

29-02 L'armée menace en outre de réinvestir le nord de l'Irak. "Les activités dans le nord de l'Irak seront suivies de près et aucune menace depuis ce territoire contre la Turquie ne sera tolérée", précise le texte qui dit : "La lutte anti-terroriste dans le pays et à l'étranger sera poursuivie avec détermination". (AFP)

Un photographe de l'AFP à Cukurca, petite ville stratégique turque située à quelques kilomètres de la frontière irakienne, a constaté le retour des troupes visiblement fatiguées à bord de véhicules militaires. Les convois militaires turcs rentrant en Turquie se poursuivaient en début de soirée.

Au total 272 cibles ont été pilonnées par air et 517 autres ont été attaquées par terre lors de l'offensive qui visait surtout la région de Zap, ajoute le document. La Turquie estimait, à 4.000 le nombre de combattants du PKK retranchés dans les montagnes enneigées du nord de l'Irak.

29-02 Le PKK, qui réclame l'autonomie de la région à majorité kurde du sud-est de la Turquie , mène depuis 1984 une lutte armée contre l'Etat turc. (AFP) –

01-03 Epilogue partiel… le général Buyukanit que ce retrait a été décidé sur la base de données militaires et récuse les critiques des ceux qui regrettent que la guérilla kurde n'ait pas été éradiquée, évoquant, semble-t-il, les conditions météo très rudes des montagnes du nord de l'Irak. Buyukanit nie en outre toute influence étrangère…. (Reuters)


La résistance contre l'agresseur

Résistance :

Analyse & déclaration

01-03 Selon le ‘gouvernement’ irakien  les actes de guérilla (résistance) ont  diminué de 60% depuis le déploiement de 30.000 militaires occupants supplémentaires, en juin. Les forces irakiennes font état de 1.340 arrestations dans les rangs de la résistance. Cette baisse coïncide avec l'augmentation des effectifs des milices de quartier financées par l'US Army, qui comptent désormais 80.000 hommes. (AFP 08h15) Et le sur lendemain la même - Afp - dit ceci : La violence (lire les attaques) en Irak a connu une recrudescence au mois de février mettant fin à six mois de baisse progressive mais continue, attribuée par le gouvernement irakien et le commandement américain à de nouvelles mesures de sécurité….


Occupation de l'Irak

USA & Coalition

28-02 Le chef de l’état-major interarmes d’occupation US a fait part de son inquiétude quant à un retrait rapide et prématuré des forces d’occupation en Irak, qui selon lui pourrait remettre en cause l’amélioration de sur le terrain de renforts. Un tel retrait pourrait "tout simplement renverser tous les bénéfices auxquels nous sommes parvenus au prix de grands efforts". (Al-Oufok avec les agences de presse)

Paroles & actions des bientôt président...

Obama : "Je pense qu'il est important pour nous d'en demander plus à nos alliés européens",

27-02 Barack Obama (en campagne pour obtenir l'investiture démocrate à la présidentielle de novembre.) : a assuré que s'il était élu, il prêterait une attention accrue à l'opinion des alliés des Etats-Unis sur les questions de politique étrangère, afin de resserrer les liens distendus par la guerre en Irak. "Je pense qu'il est important pour nous d'en demander plus à nos alliés européens", a-t-il estimé. "Il est tout aussi important pour nous de leur signaler que nous les écouterons dès lors qu'il s'agira d'actions qu'ils considèrent discutables, au premier rang desquelles l'engagement en Irak." (Reuters : Jeff Mason, version française Gregory Schwartz)

McCain : combattre les extrémistes islamistes.

05-03 McCain, a remporté mardi l'investiture du parti républicain pour la présidentielle en promettant de combattre les extrémistes islamistes. Son discours de victoire a été l'occasion de poser les principes de sa campagne. Irak : "le prochain président doit expliquer comment il ou elle entend mettre fin à cette guerre le plus rapidement possible sans exacerber un conflit confessionnel qui pourrait rapidement dégénérer en génocide, déstabiliser tout le Moyen-Orient, renforcer nos adversaires dans la région (...) et encourager les terroristes à nous attaquer ailleurs avec des armes que nous n'osons pas les laisser posséder".

Il conclu : "Les Américains ne s'intéressent pas à une élection où on leur parle plutôt que de les écouter, une élection qui propose des platitudes au lieu d'idées et des insultes au lieu d'idées". "Ils sont à bout de patience devant des politiciens qui préfèrent l'ambition aux principes et devant un (climat) partisan qui est moins une bataille des idées qu'une bagarre grossière pour les dépouilles du pouvoir". (AFP)


3) Politique

a) des collaborateurs Irakiens

Politique intérieure & extérieure

Sommet- Iran/Irak

01-03 Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad s’est voulu rassurant, réfutant les allégations répétées des Etats-Unis selon lesquelles Téhéran s’immisce dans les affaires du pays et alimente la violence entre milices chiites. "L’Iran n’a aucun besoin d’intervenir en Irak. (L’Iran) est ami avec tous les groupes en Irak. N’est-il pas ridicule que ceux qui ont déployé 160.000 soldats en Irak nous accusent d’y intervenir", a-t-il demandé, selon des propos diffusés par l’agence de presse publique IRNA. (IRNA &  Al-Oufok avec les agences de presse)

02-03 Le président iranien a été reçu en grande pompe tout au long de sa visite qui n'a fait l'objet d'aucun commentaire de la part des responsables américains. Elle intervient alors que les Etats-Unis, puissance dominante en Irak, tentent d'endiguer l'influence iranienne au Moyen-Orient M. Ahmadinejad a notamment été reçu par le président Jalal Talabani et le Premier ministre Nouri al-Maliki, dont le gouvernement est largement tributaire de l'appui des Etats-Unis. La visite de M. Ahmadinejad, est la première d'un président iranien en Irak dans l'histoire contemporaine des deux pays. (AFP)

02-03 Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a affirmé que l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis en 2003 avait favorisé l'apparition de "terroristes" au Moyen-Orient. "Il y a six ans, il n'y avait pas de terroristes dans notre région. Dès que les étrangers y ont mis les pieds, les terroristes sont apparus", a déclaré le président AFP

02-03 Le président Mahmoud Ahmadinejad, a affirmé : "Le président américain George W. Bush "accuse toujours les autres sans preuve et cela accroît les problèmes. Les Américains doivent comprendre que le peuple irakien n'aime pas l'Amérique", rejetant ainsi les accusations de Washington sur un soutien iranien à des combattants chiites en Irak. (AFP)

03-03 Sept protocoles d'accord ont été signés entre l'Irak et l'Iran lors de cette visite qui a marqué un rapprochement sans précédent entre les deux voisins. Ils concernent le développement des relations et la coopération dans les domaines des assurances, des douanes, de l'industrie, de l'éducation et des transports. (AFP)

03-03 Mahmoud Ahmadinejad a appelé depuis Bagdad au retrait des troupes états-unienne d'Irak. "Sans la présence des forces étrangères, la région vivra en paix et fraternité. Nous pensons que les forces venues de l'étranger et qui ont voyagé des milliers de kilomètres doivent quitter la région et doivent rendre aux peuples de la région leur souveraineté",

M. Ahmadinejad a répété: "Les peuples de la région veulent que les troupes étrangères les laissent en paix et qu'elles retournent d'où elles sont venues". En allusion à la présence de quelque 160.000 soldats américains en Irak, il a estimé qu'ils n'avaient "apporté que des destructions", et que le coût des opérations militaires aurait pu financer le développement du pays. "Les forces venues de l'étranger et qui ont voyagé des milliers de kilomètres doivent quitter la région et rendre aux peuples de la région leur souveraineté", a-t-il dit. (AFP)

03-03 Les responsables américains accusent (depuis longtemps) l’Iran d'ingérence dans les affaires irakiennes et de soutenir la résistance. L’Iran a rejeté ces accusations et considère que l'"occupation" de l'Irak est un facteur de déstabilisation. (AFP)

03-03 Ahmadinejad a nié les accusations US affirmant que l'Iran forment des résistants pour les envoyer en Irak, et a exigé que les Etats-Unis se retirent du pays. Le président a affirmé que les accusations américaines n'ont aucune valeur aux yeux de la population iranienne.

"Bien sûr, les autorités américaines font ces remarques et ces déclarations, et on s'en fiche,  parce qu'elles font ces déclarations sur la base de renseignements erronés", a-t-il déclaré. Il a également estimé que la présence de soldats étrangers en Irak était "une insulte aux nations de la région, et une humiliation". "La présence d'étrangers dans la région se fait au détriment des nations de la région", a-t-il affirmé, ajoutant que cette présence ne faisait qu'entretenir "la haine" que se vouent certains pays du Proche-Orient. "Ce n'est rien d'autre qu'une humiliation pour les pays de la région". AP


Prisons, exactions & torture

29-02 Le conseil de la présidence irakienne a approuvé l'exécution d'Ali Hassan al Madjid, pour l'organisation d'une campagne génocidaire contre les Kurdes irakiens dans les années 1980, a annoncé vendredi un conseiller du gouvernement. Cette décision lève le dernier obstacle juridique à son exécution (L’an dernier le conseil de la présidence, constitué du président irakien et de ses deux vice-présidents, y avait mis son veto.) L'ordre d'exécution signé par le président Jalal Talabani et deux vice-présidents est la dernière étape avant l'exécution de la sentence dans les 30 jours. La mise à mort peut désormais intervenir à tout moment dans le mois à venir Il s'agira de la cinquième exécution d'un haut responsable de l'ancien régime irakien, a déclaré un conseiller … du gouvernement.. Le conseil présidentiel est en revanche revenu sur les condamnations pour les mêmes faits de deux autres anciens lieutenants de Saddam Hussein confirmées par la même cour d'appel. Il s’agit de Hashim Ahmad al-Tai, ancien ministre de la Défense , et de Hussein Rashid Mohammed, Ils resterons détenus par les autorités Us d’occupation, mais restent … sous juridiction irakienne, a précisé ce responsable, qui se prononçait également sous le couvert de l'anonymat. (AP & Reuters


B) Politiques des occupants 

3-1 Usa

Bush

01-03 Bush a refusé de réitérer la promesse des retraits anticipés de troupes d’occupation d’Irak . Bush a laissé entendre que des retraits de troupes supplémentaires devraient attendre au moins la fin des élections provinciales prévues en octobre en Irak. D’éventuelles décisions sur le retrait de soldats dépassant les réductions déjà prévues d’ici juillet, devront être basées sur les recommandations des généraux, a déclaré Bush (Al-Oufok avec les agences de presse dont AP)


Faits marquants

01-03 Goeglein, un haut collaborateur de Bush a démissionné, a annoncé la Maison Blanche. Il a reconnu s'être rendu coupable de plagiat dans un journal. Le "News Sentinel" de Fort Wayne, dans l'Indiana, indique sur son site internet que sur 28 contributions examinées par le journal et publiées entre 2000 et 2008, 20 sont entachées de plagiat, d'après des investigations encore en cours. (ats)


Les grandes manoeuvres

28-02 Les Etats-Unis ont annoncé jeudi leur décision d'imposer des sanctions économiques à quatre personnes accusées de faciliter les mouvements d'argent, d'armes, de terroristes et d'autres ressources de la Syrie à l'Irak. Aux termes de cette décision, les avoirs des quatre personnes placés sous juridiction américaine seront gelés et les entreprises américaines ne pourront pas engager de transactions avec ces individus Associated Press


c) Les voisins

 Iran

05-03 Le quatrième round des discussions entre l'Iran et les Etats-Unis sur l’Irak aura lieu jeudi à Bagdad, a déclaré mercredi le chef de la délégation iranienne, Reza Amiri-Moghadam, cité par l'agence iranienne Isna. "La République islamique d'Iran accorde beaucoup d'importance à la sécurité en Irak et utilisera toutes ses capacités dans ce sens", a-t-il ajouté. (AFP / 05-03)


4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes occupants.

01-03  En ce qui concerne les pertes militaires des occupants, 29 soldats US ont été tués en février

Les chiffres des ministères de l'Intérieur, de la Défense et de la Santé , compilés par l'AFP, indiquent que 20 militaires et 65 policiers ont été tué en février. (AFP 08h15)

04-03 Un hélicoptère ‘Mi17’ de l’armée de l’air irakienne porté disparu dans le nord de l’Irak a été retrouvé : il s’est écrasé dans cette région « Nous avons retrouvé la carcasse de l'appareil près d'un village à l'ouest de Baïji (200 kilomètres au nord de Bagdad). Les deux pilotes sont morts" », signale le ministère irakien de la Défense. Les huit militaires qui se trouvaient à bord sont également morts, fait savoir l’armée d’occupation. Un membre des forces US d’occupation se trouvait parmi eux, ajoute-t-elle. (AFP & Reuters)


Pertes de la résistance- Ville non précisée

02-03 L'amiral Gregory Smith de la marine US a déclaré que le haut responsable Al-Saudi, et son adjoint Hamdan, ont été tués mercredi par un missile guidé tiré par un hélicoptère, Selon l'armée US, Al-Saudi est responsable de nombreuses attaques contre les forces américaines et irakiennes, dont un attaque à la bombe qui a tué cinq soldats américains le 28 janvier dernier. Associated Press


Les combats par provinces

Détails autorisés par la censure.

1-1 Bagdad Opération Wolf": et le nouveau plan de sécurité «Ordre et loi» devenant Fardh al-Qanoon ou "Imposing Law", (Imposer la loi),

25-08 Depuis dix-huit heures, heure locale, la circulation de tout véhicule a été proscrite dans Bagdad et l'ensemble de son agglomération. Cette mesure restera en vigueur jusqu'à nouvel ordre. EuroNews

Et à Bagdad. pendant de ce temps..?

03-03 Lundi matin, une voiture garée près d'un bâtiment officiel appartenant au ministère du Travail, dans le quartier Bab al-Mouazam, dans le centre de Bagdad a explosé tuant au moins 15 personnes (des employés du ministère ainsi que des étudiants de l'université de Bagdad sont au nombre des victimes) et faisant 46 blessées, selon des sources au sein des services de sécurité. (AFP)

03-03 Une explosion près d’un barrage de l'armée a fait 4 tués et 12 blessés dans le centre de Bagdad, selon des sources de sécurité et hospitalières. (AFP)

03-03 Au moins deux policiers ont été tués et quatre autres blessés dans l'explosion d'une voiture à un barrage de la police dans le quartier de Zayouna, dans l'est de la capitale irakienne, a annoncé la police irakienne. Les autorités ne disposaient pas d'autres précisions dans l'immédiat … AP


1-3 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar )

La province de Nievah dont Mossoul est le chef-lieu dispose déjà de quelque 18.000 policiers mais seuls environ 3.000 d'entre eux opèrent dans la ville de près de 2 millions d'habitants, selon le porte-parole de la police Saïd al-Jubouri. La grande ville du Nord est en outre situé à un carrefour stratégique, notamment entre Bagdad et la Syrie.  

Tal Afar

02-03 3 résistats ont été tués et huit autres blessés dans des affrontements entre les forces occupantes et irakiennes et les résistants dimanche sur la route menant de Mossoul à la frontière syrienne. Selon le maire de la ville, Najim Abdullah, deux policiers ont également été tués et quatre autres blessés. Associated Press


1-7 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz,   Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb 

(La région de Baaqouba, capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord de Bagdad, est le théâtre d'attaques visant quasi quotidiennement contre  les forces colonialistes et ses acolytes sur le terrain

02-03 Un policier en patrouille a été tué par des résistants. Associated Press


1-10 Bassorah (capitale méridionale de l'Irak, à 550 au sud de Bagdad.- (deuxième ville du pays)

03-03 Le haut responsable de la police irakienne, l'inspecteur général de la province de Dhi Qar (sud), a été tué en plein centre de Bassorah, selon un porte-parole de la police. Le convoi du colonel Qassem Obeid est tombé dans une embuscade à 10H00 (07H00 GMT) sur une rue de Bassorah, et trois de ses gardes du corps ont également été tués, selon le porte-parole, le colonel Karim Zeidi. (AFP)


1-11  Province de Salahedinne : Baïji et Samarra sont situées dans la province de Salaheddine, qui a pour capitale Tikrit,  Cette région est l'un des bastions de la résistance.

Dans Salaheddine, les résistants ont lancé une nouvelle série d'attaques contre les responsables des forces de sécurité et les chef tribaux ralliés à l'armée US.

Samarra

03-03 Le commandement US a annoncé lundi avoir découvert la veille une fosse commune avec 14 cadavres près de la ville de Samarra (125 km au nord de Bagdad). es corps avaient les mains attachées derrière le dos et une balle dans la nuque, a ajouté le communiqué militaire. Selon le commandement américain, les victimes sont des membres des services de sécurité irakiens et des groupes paramilitaires. "Les forces de la coalition considérent qu'Al Qaïda en Irak est responsable de ces exécutions", a indiqué un communiqué militaire. (AFP)


L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003) 
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Peuple
Civils tués (depuis l'occupation) 1.033.098
Civils blessés (depuis l'occupation)  70.579 ( chiffre très très minimum)
Civils violés (par les troupes d'occupations) 2.507     (voir Ibrahim Allousch
Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...) 9012    (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) tués 4.021  (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) blessés 3.893   (chiffre minimum)
En prison 50.268. (chiffre minimum)
Embargo 750.000 enfants (chiffre minimal)

05/03/2008

n°157 Dossiers de l'Afghanistan-du 04-03 (début)

Dossiers de l'Afghanistan 

Sarkozy le nouveau roquet de Bush.

n°157 du 04-03

Par M.Lemaire                                                                                 


Sommaire. (Fin)

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Le monde selon Ben Laden est traversé par une lutte impitoyable entre deux systèmes.

2 Paroles & actions des bientôt président...

2-1 McCain : combattre les extrémistes islamistes.

3 Dossier & Point de vue

3-1 Point de vue de Declan Walsh et Richard Norton Taylor : L’intervention en Afghanistan est proche d’échouer selon les Usa.

3-2 Dossier : Spécial France

1 Une nouvelle politique française sur l’Afghanistan

2 La France va accroître son effort militaire en Afghanistan .

3 Sarkozy devrait faire des annonces sur une extension de l’engagement militaire français.

4 L’ambition affichée par M.Sarkozy de relancer l’Europe de la défense.

5 Conférence internationale sur l’Afghanistan en juin.

6 Point de vue de Guy Poussy :  Sarkozy le nouveau roquet de Bush.

3-3 Entretien de Laurent Zecchini : Le secrétaire général de l'OTAN estime que "la réconciliation avec les talibans est inévitable"

3-4 Point de vue de Laurent Zecchini : Alors que des renforts américains arrivent dans le Sud, la politique de réconciliation s'accentue.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Un gardes du camp de détention de Guantanamo confesse l’horreur de la torture.

4-2 Le journaliste d’Al Jazeera Sami Al Haj est sur le point de mourir à Guantánamo.

5 Annexe Géopolitique et stratégie

5-1 Audiences populaires à Montréal pour le retrait immédiat des troupes canadiennes de l'Afghanistan.



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Le monde selon Ben Laden est traversé par une lutte impitoyable entre deux systèmes.

Le monde selon Ben Laden est traversé par une lutte impitoyable entre deux systèmes. D’un coté le capitalisme - selon lui, le véritable terrorisme - qui par avidité provoque les guerres et le réchauffement climatique menant l’humanité à sa perte. De l’autre l’Islam, ordre indépassable car soumission au maitre et créateur de toutes choses, bienveillant envers les chrétiens et les juifs, à la différence de l’occident qui lui, porte la responsablité de l’holocauste. En un curieux mélange d’analyse marxiste et de théologie moyen-âgeuse, citant Chomsky et sans le nommer, Emmanuel Todd, il prédit à l’empire américain la même fin que l’Union Soviétique, fait l’analogie entre Bush et Brejnev, et appelle au renversement du capitalisme et à la soumission à l’Islam, seuls moyens de sauver l’espèce des menaces que les démocraties - manipulées par le pouvoir économique, dit-il - ne parviennent pas à combattre. Transcription et video. Le message de Ben Laden


2 Paroles & actions des bientôt président...

McCain : combattre les extrémistes islamistes.

05-03 McCain, 71 ans, a remporté mardi l'investiture du parti républicain pour la présidentielle en promettant de combattre les extrémistes islamistes.

Son discours de victoire a été l'occasion de poser les principes de sa campagne.

Irak : "le prochain président doit expliquer comment il ou elle entend mettre fin à cette guerre le plus rapidement possible sans exacerber un conflit confessionnel qui pourrait rapidement dégénérer en génocide, déstabiliser tout le Moyen-Orient, renforcer nos adversaires dans la région (...) et encourager les terroristes à nous attaquer ailleurs avec des armes que nous n'osons pas les laisser posséder".

Afghanistan. : "Le prochain président doit encourager une plus grande participation et coopération de nos alliés dans la lutte contre Al-Qaïda et les talibans en Afghanistan. Le prochain président doit mener l'effort pour réformer (...) toutes les branches du gouvernement pour combattre l'extrémisme islamiste, encourager la vaste majorité des modérés à gagner la bataille pour l'âme de l'islam, et affronter tous les autre défis émergents dans ce monde en évolution", a-t-il ajouté.

Il conclu : "Les Américains ne s'intéressent pas à une élection où on leur parle plutôt que de les écouter, une élection qui propose des platitudes au lieu d'idées et des insultes au lieu d'idées". "Ils sont à bout de patience devant des politiciens qui préfèrent l'ambition aux principes et devant un (climat) partisan qui est moins une bataille des idées qu'une bagarre grossière pour les dépouilles du pouvoir". (AFP)



3  Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Point de vue de Declan Walsh et Richard Norton Taylor : L’intervention en Afghanistan est proche d’échouer selon les Usa.

a) Le président français Nicolas Sarkozy a accepté de déployer un bataillon hors de Kaboul, après que les américains aient critiqué les états européens pour leur refus de rejoindre le combat dans le sud du pays. Un rapport de Oxfam International publié hier affirme qu’aussi bien les forces de sécurité internationales et locales, les criminels et les talibans sont perçus par les afghans ordinaires comme des menaces pour leur sécurité. The Guardian. b) Six ans après le début de l’intervention dirigée par les USA et malgré des milliards de livres de livres sterling [1] dépensés en programmes d’aide, la situation sécuritaire en Afghanistan se « détériore » et le gouvernement du président Hamid Karzaï ne contrôle que moins d’un tiers du pays, déclare un haut responsable du renseignement américain. Mike McConnell a témoigné à Washington que Karzaï contrôle à peu près 30% du territoire, les talibans 10% et le reste est sous le contrôle des tribus. Le gouvernement afghan a vigoureusement démenti hier les évaluations fournies par le directeur du renseignement américain, affirmant qu’il contrôle « plus de 360 » des 365 districts du pays. « C’est très éloigné de la réalité et nous le démentons totalement, » a précisé le ministre de la défense. Mike McConnell

Mais ces sombres constats reprennent ceux qui ont été faits en termes encore plus appuyés par des laboratoires d’idées, y compris celui que dirige l’ancien commandant de l’OTAN, le général James Jones, qui concluait que des « changements urgents » étaient requis dès maintenant pour « empêcher que l’Afghanistan ne devienne un état failli. » Bien que les forces de l’OTAN aient tué des milliers d’insurgés et plusieurs commandants, la poursuite de violences incessantes a affaibli la mainmise de Karzaï sur les provinces, alimentant les critiques de ceux qui le nomment par dérision le « maire de Kabul. »

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Mais les analystes estiment que les talibans adaptent avec succès les tactiques brutales de guérilla qui ont si bien réussi aux insurgés irakiens. Les six soldats britanniques morts au Helmand durant les trois derniers mois ont été victimes de bombes placées le long des routes. Le trafic de drogue remplit les coffres des talibans. Selon les estimations les plus hautes, ce sont 40% des profits soit des dizaines de millions de livres sterling, qui vont aux insurgés. Les attaques ont rendue la principale route allant de Kaboul à Kandahar trop dangereuse pour être empruntée par les étrangers. Les conducteurs de camions afghans voyagent accompagnés d’une escorte armée. L’insécurité a également gagné la capitale. Depuis l’assaut sur l’Hôtel Serena, en janvier dernier, les occidentaux ont disparu des rues de Kaboul. Cette semaine les commandants talibans ont menacé d’intensifier leur campagne d’attentats. La raison majeure des succès , déclare McConnell, réside dans « la possibilité de trouver refuge au Pakistan. » L’augmentation de la violence met l’OTAN à rude épreuve. Le président français Nicolas Sarkozy a accepté de déployer un bataillon hors de Kaboul, après que les américains aient critiqué les états européens pour leur refus de rejoindre le combat dans le sud du pays et que le Canada ait menacé de retirer ses troupes de Kandahar si les renforts n’arrivaient pas.

Un rapport de Oxfam International publié hier affirme qu’aussi bien les forces de sécurité internationales et locales, les criminels et les talibans sont perçus par les afghans ordinaires comme des menaces pour leur sécurité [2]. Declan Walsh à Islamabad et Richard Norton Taylor, The Guardian, 19 février 2008 1er mars 2008

Lire aussi : The Taliban have Kabul in their sights, où Syed Saleem Shahzad, de Asia Times, décrit quelle pourrait être la stratégie de la prochaine offensive de printemps des talibans.


Publication originale The Guardian traduction Contre Info
[1] La livre sterling vaut 1,3 euros au cours du jour [2] Voici quels sont les chiffres du rapport d’Oxfam : Lorsqu’on leur a demandé quelles étaient les menaces les plus importantes envers leur sécurité : -16% ont répondu les Talibans
  14 % ont répondu les seigneurs de guerre
  13 % ont répondu les criminels
  11 % ont répondu les forces internationales

3-2 Dossier : Spécial France

Une nouvelle politique française sur l’Afghanistan

Nicolas Sarkozy élabore avec ses conseillers une nouvelle politique française sur l’Afghanistan. Il serait question d’envoyer des troupes de combat au sol dans les régions orientales bordant le Pakistan, là où la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) commandée par l’OTAN combat des djihadistes de la mouvance Al-Qaida. Paris réfléchit au déploiement de centaines de soldats supplémentaires hors de Kaboul, où est actuellement concentré le contingent français. Leur destination serait des zones de combat potentiellement intense, de préférence la région est de l’Afghanistan, face aux régions tribales pakistanaises, indique-t-on à Paris. La résistance y est constituée de nombreux combattants apparentés à Al-Qaida, et Paris estime que la difficile question de la distinction à établir entre paysans pachtouns et rebelles– une des gageures de cette guerre – se poserait avec moins d’acuité que dans la région sud. L’Elysée semble déterminé à renvoyer en Afghanistan des commandos des forces spéciales françaises. Celles-ci avaient été partiellement retirées en janvier 2007 par Jacques Chirac (sur 200 hommes, seuls 50 étaient restés pour former les forces spéciales afghanes). Ces commandos français avaient, à partir de 2003, affronté les résistants dans les montagnes proches du Pakistan, aux côtés des forces américaines de l’opération "Enduring Freedom". Le Monde - 26.02.08


1 La France va accroître son effort militaire en Afghanistan 

 Sarkozy élabore avec ses conseillers une nouvelle politique française sur l'Afghanistan. Il serait question d'envoyer des troupes de combat au sol dans les régions orientales bordant le Pakistan, là où la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) commandée par l'OTAN combat des djihadistes de la mouvance Al-Qaida.

 Paris réfléchit au déploiement de centaines de soldats supplémentaires hors de Kaboul, où est actuellement concentré le contingent français. Leur destination serait des zones de combat potentiellement intense, de préférence la région est de l'Afghanistan, face aux régions tribales pakistanaises, indique-t-on à Paris. La guérilla y est constituée de nombreux combattants apparentés à Al-Qaida, et Paris estime que la difficile question de la distinction à établir entre paysans pachtouns et rebelles talibans – une des gageures de cette guerre – se poserait avec moins d'acuité que dans la région sud.  L'Elysée semble déterminé à renvoyer en Afghanistan des commandos des forces spéciales françaises. Celles-ci avaient été partiellement retirées en janvier 2007 par Jacques Chirac (sur 200 hommes, seuls 50 étaient restés pour former les forces spéciales afghanes). Ces commandos français avaient, à partir de 2003, affronté les combattants d'Al-Qaida dans les montagnes proches du Pakistan, aux côtés des forces américaines de l'opération "Enduring Freedom". C'est à l'occasion du prochain sommet de l'OTAN, en avril, à Bucarest, que Nicolas Sarkozy devrait faire des annonces sur une extension de l'engagement militaire français, qui s'élève actuellement à près de 1900 hommes si l'on compte les soldats basés au Tadjikistan voisin. Depuis son élection, M.Sarkozy a envoyé des avions de combat supplémentaires à Kandahar, et accru l'effort de formation de l'armée afghane.

L'approche du chef de l'Etat tient à la conviction que l'action des Occidentaux en Afghanistan relève de la défense des valeurs des démocraties face au terrorisme djihadiste. Il entend manifester une forte solidarité avec les Etats-Unis, qui ont demandé aux alliés d'accroître leurs contributions en troupes. L'entourage de M.Sarkozy décrit la France comme un pays pouvant "faire la différence" en Afghanistan en renforçant une opération internationale à un moment critique. Plus de six ans après la chute du régime taliban, c'est la crédibilité de l'Alliance atlantique qui est en jeu en Afghanistan.  " La France est le seul pays qui, s'il le décide, peut apporter l'élément-clé", commente-t-on à Paris en passant en revue les problèmes rencontrés par les autres Etats qui contribuent à l'ISAF.  Les Américains fournissent, de loin, le plus grand effectif de l'ISAF. Les Britanniques sont contraints par leur engagement en Irak. Les Canadiens posent des conditions au maintien de leur présence. Les Allemands entendent rester là où ils sont, dans le nord de l'Afghanistan.

Pour Paris, le dossier afghan s'insère en outre dans une séquence diplomatique plus large, qui met en jeu l'ambition affichée par M.Sarkozy de relancer l'Europe de la défense à l'occasion de la présidence française de l'Union européenne, au second semestre 2008, de même que l'idée, lancée en août 2007, que la France puisse "reprendre toute sa place" au sein d'une Alliance atlantique "rénovée". Ce dernier point pourrait, indiquent des diplomates, faire l'objet d'annonces au printemps 2009, lorsque sera célébré le 60e anniversaire de l'OTAN. Par un affichage fort sur l'Afghanistan, en rehaussant le profil de la contribution française à l'ISAF – faible, en comparaison avec celle d'autres pays européens, et en proportion des capacités de projection françaises –, Paris veut améliorer sa position de négociation face aux Alliés sur les grands chantiers de la sécurité et de la coopération transatlantique.

Pour l'instant, les officiels français ne confirment pas officiellement l'envoi d'un nouveau contingent en Afghanistan : ils se disent juste "prêts" à le faire, soulignant qu'"aucune décision" n'est prise. Outre le souci de ménager un effet d'annonce de M.Sarkozy à Bucarest, Paris veut conserver un levier important dans la discussion sur une réévaluation de la stratégie d'ensemble et des moyens déployés par la communauté internationale auprès de l'Afghanistan. "En Afghanistan, on est à un moment clef. On n'a ni perdu, ni gagné", affirme-t-on côté français. "Mais l'approche générale doit être révisée, sinon la force étrangère sera considérée non pas comme une force de libération, mais comme une force d'occupation." Meilleure coordination des acteurs internationaux, ainsi qu'entre le civil et le militaire, plus forte responsabilisation de l'armée et de la police afghanes ? Les modalités exactes de cet aggiornamento restent vagues, alors que le cauchemar est identifié : "On n'a pas envie d'être les parrains otaniens d'un narco-Etat talibanisé !", résume un diplomate. Pour l'heure, la communauté internationale apparaît absorbée par la recherche d'un "oiseau rare" pour le poste d'émissaire de l'ONU en Afghanistan, après le rejet du diplomate britannique Paddy Ashdown par le président afghan, Hamid Karzaï.

Paris se prépare à accueillir, en juin, une conférence internationale sur l'Afghanistan, décrite à l'Elysée comme un geste de soutien à M. Karzaï, qui en avait formulé la demande lors de la visite à Kaboul de M.Sarkozy, le 22 décembre 2007. L'option d'un déploiement français dans l'Est de l'Afghanistan aurait, selon Paris, l'avantage de faciliter la cohésion du dispositif militaire français, puisque c'est dans ces régions que sont déjà déployées quatre équipes françaises d'instructeurs militaires (Operational Mentoring Liaison Teams, OMLT), chacune comportant 50 soldats insérés dans des unités de l'armée afghane. Cette préférence donne lieu à des discussion vives avec le Canada, qui a conditionné la poursuite, au-delà de 2009, de son effort militaire dans le sud, à Kandahar, à l'envoi de 1000 soldats étrangers en renfort. Toutefois l'arrivée dans l'Est de soldats français pourrait permettre à des troupes américaines actives dans le secteur de basculer au sud pour y prêter main-forte aux Canadiens. 

La composante anti-Al-Qaida de l'effort militaire français en Afghanistan semble importante pour M. Sarkozy. Les services de renseignement ont détecté que les réseaux djihadistes ancrés dans le Waziristan pakistanais et actifs en Afghanistan ont établi des liens avec les groupes se réclamant d'Al-Qaida en Afrique du Nord, qui constituent une menace pour l'Europe. LE MONDE | 26.02.08


2 Sarkozy devrait faire des annonces sur une extension de l’engagement militaire français

C’est à l’occasion du prochain sommet de l’OTAN, en avril, à Bucarest, que Nicolas Sarkozy devrait faire des annonces sur une extension de l’engagement militaire français, qui s’élève actuellement à près de 1900 hommes si l’on compte les soldats basés au Tadjikistan voisin. Depuis son élection, M.Sarkozy a envoyé des avions de combat supplémentaires à Kandahar, et accru l’effort de formation de l’armée afghane. L’approche du chef de l’Etat tient à la conviction que l’action des Occidentaux en Afghanistan relève de la défense des valeurs des démocraties face au terrorisme djihadiste. Il entend manifester une forte solidarité avec les Etats-Unis, qui ont demandé aux alliés d’accroître leurs contributions en troupes.

L’entourage de M.Sarkozy décrit la France comme un pays pouvant "faire la différence" en Afghanistan en renforçant une opération internationale à un moment critique. Plus de six ans après la chute du régime taliban, c’est la crédibilité de l’Alliance atlantique qui est en jeu en Afghanistan. " La France est le seul pays qui, s’il le décide, peut apporter l’élément-clé", commente-t-on à Paris en passant en revue les problèmes rencontrés par les autres Etats qui contribuent à l’ISAF. Les Américains fournissent, de loin, le plus grand effectif de l’ISAF. Les Britanniques sont contraints par leur engagement en Irak. Les Canadiens posent des conditions au maintien de leur présence. Les Allemands entendent rester là où ils sont, dans le nord de l’Afghanistan. Natalie Nougayrède


3 L’ambition affichée par M.Sarkozy de relancer l’Europe de la défense

Pour Paris, le dossier afghan s’insère en outre dans une séquence diplomatique plus large, qui met en jeu l’ambition affichée par M.Sarkozy de relancer l’Europe de la défense à l’occasion de la présidence française de l’Union européenne, au second semestre 2008, de même que l’idée, lancée en août 2007, que la France puisse "reprendre toute sa place" au sein d’une Alliance atlantique "rénovée". Ce dernier point pourrait, indiquent des diplomates, faire l’objet d’annonces au printemps 2009, lorsque sera célébré le 60e anniversaire de l’OTAN. Par un affichage fort sur l’Afghanistan, en rehaussant le profil de la contribution française à l’ISAF – faible, en comparaison avec celle d’autres pays européens, et en proportion des capacités de projection françaises –, Paris veut améliorer sa position de négociation face aux Alliés sur les grands chantiers de la sécurité et de la coopération transatlantique. Pour l’instant, les officiels français ne confirment pas officiellement l’envoi d’un nouveau contingent en Afghanistan : ils se disent juste "prêts" à le faire, soulignant qu’"aucune décision" n’est prise. Outre le souci de ménager un effet d’annonce de M.Sarkozy à Bucarest, Paris veut conserver un levier important dans la discussion sur une réévaluation de la stratégie d’ensemble et des moyens déployés par la communauté internationale auprès de l’Afghanistan. "En Afghanistan, on est à un moment clef. On n’a ni perdu, ni gagné", affirme-t-on côté français. "Mais l’approche générale doit être révisée, sinon la force étrangère sera considérée non pas comme une force de libération, mais comme une force d’occupation." Meilleure coordination des acteurs internationaux, ainsi qu’entre le civil et le militaire, plus forte responsabilisation de l’armée et de la police afghanes ? Les modalités exactes de cet aggiornamento restent vagues, alors que le cauchemar est identifié : "On n’a pas envie d’être les parrains otaniens d’un narco-Etat talibanisé !", résume un diplomate. Pour l’heure, la communauté internationale apparaît absorbée par la recherche d’un "oiseau rare" pour le poste d’émissaire de l’ONU en Afghanistan, après le rejet du diplomate britannique Paddy Ashdown par le président afghan, Hamid Karzaï.  Le Monde


4 Conférence internationale sur l’Afghanistan en juin

Paris se prépare à accueillir, en juin, une conférence internationale sur l’Afghanistan, décrite à l’Elysée comme un geste de soutien à M. Karzaï, qui en avait formulé la demande lors de la visite à Kaboul de M.Sarkozy, le 22 décembre 2007. L’option d’un déploiement français dans l’Est de l’Afghanistan aurait, selon Paris, l’avantage de faciliter la cohésion du dispositif militaire français, puisque c’est dans ces régions que sont déjà déployées quatre équipes françaises d’instructeurs militaires (Operational Mentoring Liaison Teams, OMLT), chacune comportant 50 soldats insérés dans des unités de l’armée afghane. Cette préférence donne lieu à des discussions vives avec le Canada, qui a conditionné la poursuite, au-delà de 2009, de son effort militaire dans le sud, à Kandahar, à l’envoi de 1000 soldats étrangers en renfort. Toutefois l’arrivée dans l’Est de soldats français pourrait permettre à des troupes américaines actives dans le secteur de basculer au sud pour y prêter main-forte aux Canadiens.

La composante anti-Al-Qaida de l’effort militaire français en Afghanistan semble importante pour M. Sarkozy. Les services de renseignement ont détecté que les réseaux djihadistes ancrés dans le Waziristan pakistanais et actifs en Afghanistan ont établi des liens avec les groupes se réclamant d’Al-Qaida en Afrique du Nord, qui constituent une menace pour l’Europe. Natalie Nougayrède Le Monde - 26.02.08


6 Point de vue de Guy Poussy :  Sarkozy le nouveau roquet de Bush.

La presse annonce* que la France va accroître son effort militaire en Afghanistan. Il est question d’envoyer des troupes de combat au sol, hors Kaboul, dans les régions orientales bordant le Pakistan. Il s’agirait de centaines de soldats des commandos des forces spéciales. Celles-ci avaient été partiellement retirées en janvier 2007 par J Chirac Incorporées dans la force internationale d’assistance à la sécurité ( ISAF) le bras armé de l’OTAN, les forces françaises s’élèvent actuellement à 1900 hommes. C’est à Bucarest, en avril prochain, lors du sommet de l’OTAN que Sarkozy annoncera ses décisions.

Au nom de la lutte contre les talibans et le terrorisme les Etats-Unis exigent des pays membres de l’OTAN l’envoi de nouvelles troupes. Paris se prépare à accueillir en juin une conférence internationale de soutien à l’Afghanistan.

Sarkozy le nouveau roquet de Bush obéit donc à son maître.

La présence de 40000 soldats de l’OTAN, que les Afghans considèrent comme une force d’occupation, n’a pas permis de venir à bout des résistants. Sept ans après avoir été chassés du pouvoir il suffit que les forces occidentales quittent une région pour que les talibans en prennent le contrôle. Avec Sarkozy, Fillon, Kouchner, la France officielle approuve la volonté américaine de rénover l’alliance atlantique ce gendarme du monde datant de la guerre froide. Ils entendent voir la France reprendre toute sa place au sein de l’OTAN en effaçant les décisions prises en 1965 par le général De Gaulle. La rénovation de l’OTAN est inscrite à l’ordre du jour du sommet de Belgrade. Elle sera au centre des manifestations qui en 2009 célèbreront le 60e anniversaire de l’alliance atlantique nord.

On parle déjà d’un » directorat »* ou serait représentés au plus haut niveau politique les Etats-Unis, l’union européenne, et l’OTAN. Cette instance serait chargée des décisions stratégiques, pas seulement militaires, et de coordonner les réponses communes lors des crises mettant en danger des intérêts communs.

Le comportement de Sarkozy, ses coups médiatiques, doivent être dénoncés car ils sont souvent l’arbre qui cache la forêt. Son style, ses gesticulations servent de diversion, de camouflage pour mettre en application une politique foncièrement réactionnaire. Au plan international, aux cotés des Etats-Unis, elle contribue à accroître la tension mondiale, elle déconsidère notre pays. Sur ces questions le silence des médias est assourdissant, il est temps de tirer le signal d’alarme. Guy POUSSY COMBAT 

1 le Monde du 27 février 2008

2 Déclaration de cinq anciens chefs d’état major alliés dont l’amiral Lanxade

n°157 dossiers de l'Afghanistan du 04-03(Fin) :

Dossiers de l'Afghanistan 

n°157 du 04-03

Par M.Lemaire                                                                                 


Sommaire.(fin)
3-3 Entretien de Laurent Zecchini : Le secrétaire général de l'OTAN estime que "la réconciliation avec les talibans est inévitable"

3-4 Point de vue de Laurent Zecchini : Alors que des renforts américains arrivent dans le Sud, la politique de réconciliation s'accentue.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Un gardes du camp de détention de Guantanamo confesse l’horreur de la torture.

4-2 Le journaliste d’Al Jazeera Sami Al Haj est sur le point de mourir à Guantánamo.

5 Annexe Géopolitique et stratégie

5-1 Audiences populaires à Montréal pour le retrait immédiat des troupes canadiennes de l'Afghanistan.


3-3 Entretien de Laurent Zecchini : Le secrétaire général de l'OTAN estime que "la réconciliation avec les talibans est inévitable"

Entretien avec Jaap de Hoop Scheffer : LE MONDE | 27.02.08

Le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jaap de Hoop Scheffer, rentre d'une visite dans le sud de l'Afghanistan. Le prochain sommet de l'OTAN, à Bucarest début avril, sera notamment consacré à l'opération militaire en Afghanistan.

Le président afghan Hamid Karzaï veut continuer sa politique de réconciliation avec les talibans, à laquelle les Américains ne semblent pas être favorables. Qu'en pensez-vous ? 

Je n'ai pas d'informations pour dire que les Etats-Unis ne sont pas favorables à ce processus. Mais c'est aux Afghans de le gérer. Dans tout conflit, il faut, à un certain stade, un processus de réconciliation. Si on ne négocie pas avec des gens qui décapitent des otages, incendient les écoles et organisent des attaques-suicides, je crois en revanche qu'un processus de réconciliation est inévitable.

3 200 marines américains arrivent en mars en Afghanistan. Auront-ils un rôle différent de celui de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) ?

Je n'ai pas encore tous les détails de la planification militaire, mais, évidemment, ces unités de marines vont faire une différence. Elles feront partie de l'ISAF, sous les ordres de son commandant, le général Dan McNeil. Je crois qu'elles auront notamment un rôle en ce qui concerne la sécurité des frontières.

Cette décision parait manifester un sentiment d'urgence...

Disons que c'est un "plus". Nous avons fait des progrès considérables en Afghanistan, en augmentant de 8 700 soldats, au cours des sept ou huit derniers mois, les effectifs de l'ISAF. Mais tant que nous n'arriverons pas à atteindre le niveau requis des besoins militaires, je ne serai pas totalement satisfait.

Les marines ne resteront que sept mois. Par qui allez-vous les remplacer, sachant que les Canadiens ont annoncé leur départ du sud en 2011 ?

Nous sommes en train de réfléchir à la meilleure manière d'aider les Canadiens, et de continuer le processus de la génération des forces, mais de préférence pas en public. J'espère qu'à Bucarest on aura trouvé les troupes qui nous manquent. La France a donné des indications en ce sens. La France est déjà un acteur de premier plan en Afghanistan, mais j'espère qu'elle en fera davantage.

Le secrétaire américain à la défense, Robert Gates, a souligné le risque de voir émerger une OTAN "à deux vitesses" avec des pays qui acceptent d'envoyer des troupes dans les zones de combat et d'autres qui refusent. Etes-vous d'accord ?

Non, je crois que, dans la mesure où tous les alliés sont présents en Afghanistan, on ne peut pas dire que nous avons une Alliance à deux vitesses. Je suis contre les "caveats" (les restrictions imposées par certains pays à l'emploi de leurs troupes), et j'essaie en permanence de les réduire au maximum, mais il n'y a pas d'opération sans "caveats". Rappelez-vous au Kosovo, en 2004 : il y en avait beaucoup trop ! Mais je suis réaliste. A choisir, je préfère des forces avec "caveats" que pas de forces du tout ! Robert Gates a raison de plaider, comme moi, pour leur réduction.

Globalement, la lutte contre la drogue est un échec. Ne faut-il pas que l'OTAN y participe ?

Non, je ne crois pas. Je suis aussi convaincu qu'il existe une relation très étroite, trop étroite, entre les insurgés et le narcotrafic. Mais le plan opérationnel de l'ISAF prévoit seulement que celle-ci doit avoir un rôle de soutien vis-à-vis de l'armée afghane dans ce domaine. C'est vrai que ces actions ne suffisent pas, mais n'oubliez pas qu'il existe un grand nombre de provinces en Afghanistan où il n'y a plus de drogue.  Propos recueillis par Laurent Zecchini


3-4 Point de vue de Laurent Zecchini : Alors que des renforts américains arrivent dans le Sud, la politique de réconciliation s'accentue.

Au sud de la piste d'aviation, les "bâtisseurs" du corps des marines s'activent pour monter des dizaines de tentes kaki. Dans moins de huit jours, les premiers contingents des quelque 2200 marines que les Etats-Unis ont décidé d'envoyer en renfort dans le Sud afghan débarqueront des énormes avions C-17 américains. L'endroit ne sera pas une villégiature : en cette fin février, le soleil frappe déjà durement ce camp de toile environné du vacarme des avions.
Les marines ne viennent pas seuls : une quarantaine d'aéronefs (hélicoptères de combat et de transport, avions Harrier AV-83, drones) feront partie des moyens militaires que Washington mettra au service de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), bras armé de l'OTAN en Afghanistan. Mille autres marines seront disséminés dans d'autres régions pour accélérer la formation de l'armée afghane, devenue l'axe prioritaire de l'action internationale.

Les Etats-Unis consacrent 5 milliards de dollars par an à l'armée afghane, un chiffre à comparer aux 800 millions de dollars de revenus annuels de l'Etat afghan. Dans ces conditions, on voit mal comment le gouvernement de Kaboul pourra un jour assumer seul l'entretien d'une armée qui devrait atteindre 80000 hommes… Cet effort américain de plus de 3200 hommes supplémentaires répond à une triple nécessité. Les appels pressants lancés aux pays européens pour qu'ils accroissent leurs contributions militaires n'ont pas suscité la mobilisation escomptée; l'offensive dite "de printemps" des talibans est attendue pour avril, et l'OTAN est peut-être en train de perdre la bataille de la communication : par un effet de loupe, la multiplication des attentats-suicides donne l'impression que les quelque 43300 soldats de l'ISAF, épaulés par environ 16000 soldats de l'opération "Enduring Freedom", sous commandement américain, sont incapables d'annihiler la guérilla des talibans, que l'OTAN appelle les "insurgés". Visite symbolique Si ce constat semble indéniable dans le Sud, la situation s'est nettement améliorée dans la région Est, sous commandement américain, où sont en outre déployés la plupart des éléments d'"Enduring Freedom". "Contrairement au Sud, où la structure tribale est très dégradée, elle est intacte dans l'Est. Les Américains ont su en jouer, tout en mettant le paquet sur le plan militaire", explique un général. 

A l'occasion d'une visite dans les provinces de Kandahar et de Helmand, du 19 au 21 février, le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, s'est efforcé de corriger l'impression d'une détérioration de la situation militaire, tout en reconnaissant que les efforts de la communauté internationale doivent être "mieux coordonnés". Le président Hamid Karzaï a, de son côté, fait preuve d'un optimisme à toute épreuve, estimant que l'essentiel a été accompli : "Ce qu'il reste à faire, c'est à finir le travail en infligeant une défaite finale au terrorisme", a-t-il expliqué. Cette vision est soutenue par les statistiques présentées par les responsables de l'OTAN. "92% des attaques et des combats [en 2007], souligne un document de l'ISAF, ont eu lieu dans 10% des districts; 327 districts, soit 82% du total, n'ont enregistré aucun incident." L'Alliance atlantique diffuse les résultats de "sondages" (un exercice aléatoire en Afghanistan), montrant que 60% des Afghans pensent que la présence des forces étrangères est une "bonne chose", 41% estimant qu'elles ne doivent partir qu'une fois la sécurité restaurée. M. de Hoop Scheffer a effectué une visite hautement symbolique à Musa Qala, localité située dans le nord de la province de Helmand, reprise entre le 10 et le 13 décembre 2007 par l'armée afghane et l'ISAF après avoir constitué un fief des talibans pendant plus de dix mois. Aujourd'hui, un kandak (bataillon) afghan d'environ 300 soldats occupe la ville, et quelque 200 soldats de l'ISAF multiplient les patrouilles dans la région. Le secrétaire général de l'OTAN a rencontré le gouverneur du district, Mullah Salaam, qui n'est autre que l'ancien chef taliban de la région, rallié au gouvernement de Kaboul, dont la "médiation" a permis de limiter les combats avant la chute de la ville.

Sujet sensible Ce personnage controversé symbolise la politique de réconciliation que le président Karzaï veut accélérer. C'est là un sujet sensible entre alliés, et entre ceux-ci et le gouvernement de Kaboul. Même s'ils y ont eu recours, au cas par cas, dans l'Est, les Américains sont hostiles à une politique systématique visant à provoquer des défections dans les rangs des "insurgés", qu'ils préfèrent d'abord vaincre militairement. Ils diffèrent sur ce point des Britanniques, dont l'approche pragmatique s'inspire de leur expérience du Home rule dans l'ex-empire des Indes. Une telle démarche ressemble trop à la politique du président Karzaï pour que celui-ci n'en prenne pas ombrage : les deux diplomates qui ont été expulsés d'Afghanistan à la mi-décembre se livraient précisément à des tractations de ce type avec les talibans. "Hamid Karzaï est un Pachtoune; le Sud est pachtoune, et c'est à travers ce prisme tribal qu'il envisage la réconciliation", commente un spécialiste du renseignement. Les derniers jours de février marquent la fin de l'"opération Pamir" par laquelle l'ISAF s'est efforcée de séparer les "insurgés" du reste de la population afghane. Le général Carlos Martins Branco, porte-parole au quartier général de l'ISAF, explique que son "succès" se mesure au fait que les Afghans sont de plus en plus nombreux à "informer" l'OTAN sur les attentats préparés par les talibans. Comme d'autres responsables militaires, il assure que les auteurs des attentats-suicides ne sont pas des Afghans mais des "combattants étrangers" recrutés par Al-Qaida.

 Dans la région de Kandahar, les montagnes commencent à perdre leur neige, signe avant-coureur d'une recrudescence des combats. Les marines arrivent à point, mais Washington a prévenu qu'ils partiront dans sept mois. Le peu d'empressement manifesté par les Européens pour prendre leur relève semble montrer que la thèse des succès militaires de l'OTAN dans le Sud ne convainc pas tout le monde. Laurent Zecchini LE MONDE | 26.02.08


4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Un gardes du camp de détention de Guantanamo confesse l’horreur de la torture.

Un psychiatre ayant eu pour patients d’anciens gardes du camp de détention de Guantanamo, a recueilli les confessions de ces hommes hantés pas leurs actes et les scènes auxquelles ils ont assisté. Aujourd’hui, il a décidé de rompre le silence en rendant publics ces récits de séances de torture et en décrivant l’angoisse qui habite aujourd’hui les anciens tortionnaires.

 

Un psychiatre ayant eu pour patients des militaires, anciens gardes du camp de détention de Guantánamo, décrit les récits de tortures des prisonniers et de suicide de gardiens qui lui ont été faits par un Garde National affecté à cette prison à son ouverture.

Le Docteur John Smith, âgé de 75 ans, est un psychiatre originaire d’Oklahoma City qui a travaillé pour l’armée durant les dernières années. Il est également consultant auprès du département de Psychiatrie de l’Université d’Oklahoma et associé à l’Administration responsable des anciens combattants à l’Hopital d’Oklahoma City. Il a également eu a expertiser Timothy Mc Veigh, l’auteur de l’attentat visant un immeuble de l’administration en 1995. Il y a de cela quelques années, il a été recruté par l’armée pour exercer auprès des soldats d’active nécessitant une psychothérapie.

M. Smith s’est exprimé le 22 février 2008, à l’occasion du congrès annuel de l’ American Academy of Forensic Sciences, qui s’est tenu à Washington. Son intervention traitait des conséquences psychologiques subies par les gardes affectés à Guantanamo. Elle était centrée sur le cas terrible d’un patient qu’il nomme M. H.

M. Smith décrit M. H comme un ouvrier latino, c’est-à-dire d’origine hispanophone, d’une quarantaine d’année, qui avait normalement effectué ses périodes depuis plusieurs années avant d’être envoyé au Koweït. Puis, peu après le 11 septembre, il a été affecté à Guantanamo. Le camp venait d’ouvrir et M. H y occupait une fonction de gardien.

Sans entraînement pour sa mission, M. H s’est senti déstabilisé par les détenus. Ils jetaient sur lui des matières fécales et de l’urine, raconte M. Smith, et tentaient de lui faire sortir clandestinement des lettres, lui disant qu’en cas de refus, « Ils chercheraient à en faire subir les conséquences à sa famille. » Les prisonniers le raillaient également, disant qu’il était, en tant que militaire, un « traître » aux latinos et aux autres minorités. M. H. en était troublé et terrifié.

Ensuite, selon M. Smith, il a été demandé à « ce bon catholique, père de famille, qui avait pratiquement toujours respecté les règles » de participer à des tortures. L’une de ses tâches consistait à « emmener les détenus en certains lieux, et s’assurer qu’ils soient menottés dans des positions inconfortables, en général nus, en préparation des interrogatoires. M. H assistait souvent à ceux-ci. Il y a vu des prisonniers maltraités jusqu’à ce qu’ils s’affaissent. La torture provoquait des « défécations, vomissements, urinements » et déclenchait des « réactions psychotiques : hurlements étranges et pleurs. »

M. Smith indique que M. H lui a raconté qu’il « devait menotter et plaquer au sol des prisonniers dénudés. » Les prisonniers étaient également contraints à « s’agenouiller sur des cailloux acérés. » Les détenus, lui a dit M. H, tentaient d’échapper aux interrogatoires en écorchant leurs genoux jusqu’au sang, afin d’être conduits à l’hôpital de la prison. »

Le psychiatre décrit le témoignage de M. H comme « poignant et simple » : « c’était mal ce que nous faisions, » lui a-t-il confié. Pendant son séjour à Guantanamo, sa participation à ces séances de tortures provoquera chez lui des « larmes, des sanglots et un sentiment de culpabilité. » Mais il lui était interdit de parler à quiconque de ce qu’il vivait et ressentait. Il devint alors « de plus en plus dépressif, » à l’image d’autres de ses camarades. M. Smith rapporte que M. H lui a fait part de deux suicides de gardiens durant les premiers mois de sa présence à Guantanamo. Lorsque M. Smith a rencontré M. H., celui-ci était devenu « gravement malade. Il était suicidaire, terriblement dépressif et anxieux » et affecté « d’insomnies et de rêves horribles et de réminiscences. » Il avait déjà consulté deux médecins militaires sans résultat. Mais ces praticiens « étaient des médecins militaires et il n’osait pas leur parler » de ce qui s’était passé à Guantanamo. M. Smith n’appartenant pas à l’armée, au bout de deux ou trois séances, M. H a accepté de s’ouvrir à lui. Avec l’aide de médicaments et de la psychothérapie, il devint moins suicidaire, mais cependant trop gravement malade pour assumer son service dans l’armée. Trois ans après avoir traité M. H, M. Smith a eu trois nouveaux patients qui avaient servi à Guantanamo lors de leur dernier déploiement. Ils lui ont dit que les conditions s’y étaient nettement améliorées. « Ils aimaient Guantanamo, et appréciaient de se baigner dans les Caraïbes. » Malgré tout, l’un d’entre eux éprouvait des troubles en relation avec cette mission. Il a raconté comment il avait du « détacher un détenu » qui tentait de se pendre après s’être arraché avec les dents une artère du bras. Il y avait du sang partout. Lorsque ce garde a quitté Guantanamo, il était sujet à des « crises d’angoisse et de panique. »

Smith a déclaré n’avoir jamais fait état en public de ces patients de Guantanamo avant cette intervention au congrès de l’ American Academy of Forensic Sciences. Il a décidé de parler car les vétérans ne peuvent bénéficier d’une pension pour la Maladie du Stress Post Traumatique (PTSD) lorsqu’elle n’a pas été provoquée par les combats. Il estime que les gardes de Guantanamo forment un « groupe de victimes ignorées. » En choisissant de s’exprimer, M. Smith crée une situation sans précédent. Jusqu’à présent, la plupart des témoignages de torture à Guantanamo provenaient d’organisations de défenseurs des droits de l’homme, des détenus ou de leurs avocats, et ils étaient contredits par l’enquête effectuée par le FBI en 2004. M. Smith, un médecin réputé, conforte ces témoignages, de l’intérieur de l’institution militaire elle-même. Par Debbie Nathan, Counter Punch, 26 février 2008

Debbie Nathan est journaliste. Ses articles ont été publiés par The Village Voice, The Nation, MS., Playboy, The Texas Observer, The New York Times, Social Text, Redbook and Counterpunch. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les questions sociétales et l’immigration.

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1754

sélectionné par http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinforma... 27 février 2008

Publication originale Counter Punch traduction Contre Info.


4-2 Le journaliste d’Al Jazeera Sami Al Haj est sur le point de mourir à Guantánamo.

(ancien article)

 19 septembre 2007 Un journaliste d’Al Jazeera capturé en Afghanistan il y a six ans et envoyé à Guantánamo est sur le point de devenir le cinquième détenu à la base navale US à se suicider, selon un rapport médical rédigé par une équipe de psychiatres britanniques et américains.

Sami Al Haj, un ressortissant soudanais, est dans son 250e jour de grève de la faim qu’il a entamé en protestation contre sa détention sans inculpation ni procès en Janvier 2002. Mais des médecins britanniques et américains, qui ont pu avoir un accès exclusif à des procès-verbaux d’interrogatoire, disent qu’il y a de très forts indices qu’il a abandonné son combat pour la vie, subissant ce que les médecins qualifient de « suicide passif », un état éprouvé par des femmes victimes du Darfour. Le Dr. Dan Creson, un psychiatre américain qui a travaillé avec les Nations Unies au Darfour, dit que M. Al Haj souffre d’une dépression sévère et que la détérioration de son état rend sa mort imminente. Il dit que l’état du détenu était similaire à celui des femmes darfouries au Soudan dont l’état mental subit soudain un déclin irréversible après qu’elles ont enduré des mois de famine et d’abus. Il dit : « Entre viol, famine rampante et humiliations abjectes, elles faisaient ce qu’elles pouvaient pour survivre et sauver leurs enfants ; puis, soudain, quelque chose se passait dans leur psychisme, et, sans signes annonciateurs, elles allaient s’asseoir avec leurs petits enfants dans le premier coin d’ombre disponible pour attendre la mort sans émotion apparente ».

En juin de cette année, un Saoudien a été le quatrième prisonnier à se suicider à Guantánamo. Les gardiens l’ont retrouvé mort dans sa cellule. Deux prisonniers saoudiens et un prisonnier yéménite ont été retrouvés pendus dans ce qui apparaissait comme un suicide au mois de juin de l’année dernière à Guantánamo. Un responsable militaire US avait à l’époque provoqué l’indignation en décrivant le suicide des trois hommes comme un acte de guerre unilatéral et opération de relations publiques de la part des suspects de terrorisme. M. Al Haj, 38 ans, a été envoyé en mission par la chaine de télévision Al Jazeera pour couvrir la guerre en Afghanistan en octobre 2001. Le mois suivant, après la chute de Kaboul, M. Al Haj a quitté l’Afghanistan pour le Pakistan avec le reste de son équipe. Début décembre, des visas ont été attribués à l’équipe pour retourner en Afghanistan. Mais quand M. Al Haj a essayé de rentrer en Afghanistan avec ses collègues, il a été arrêté par les autorités pakistanaises - apparemment à la demande de l’administration militaire US. Il a été emprisonné et remis aux autorités US en janvier 2002, emmené au camp militaire US à Bagram en Afghanistan, puis à Kandahar et finalement à Guantánamo en juin 2002. Son avocat, Clive Stafford Smith de l’organisation humanitaire Reprieve , dit que son client a été brutalement nourri de force pendent des mois et a perdu presque le cinquième de son poids durant sa grève de faim.

M. Stafford Smith dit : « L’administration militaire US craint à juste titre qu’un cinquième prisonnier meure sous sa garde. Mais ils réagissent incorrectement en traitant les prisonniers encore plus mal. Les couvertures et les habits sont enlevés pour éviter qu’ils soient utilisés pour commettre un suicide. Les méthodes les plus brutales d’alimentation forcée sont employées - Sami a souffert, à plusieurs reprises, de l’introduction par erreur du tube d’alimentation forcée dans ses poumons ».

L’alerte sur l’état de M. Al Haj coïncide avec la publication de transcriptions de documents de Guantánamo qui décrivent l’hostilité entre les gardiens et leurs prisonniers. Les transcriptions contiennent des détails sur des gardiens interrompant les prisonniers pendant la prière, des détenus lançant leurs excréments sur les gardiens, des interrogateurs suspendant la distribution de médicaments.

Le Dr. Hugh Rickards, un psychiatre britannique, a alerté dans son rapport que l’état de souffrance mentale de M. Al Haj « apparaît si aigu qu’il est de mon devoir de praticien de le signaler par écrit pour garantir une évaluation et un traitement appropriés ».

Le Dr. Mamoun Mobayed, un psychiatre britannique basé en Irlande du Nord, et troisième membre de l’équipe à qui on a donné l’accès à des procès-verbaux d’interrogatoires récents du prisonnier, dit qu’il y régnait aussi une inquiétude à propos de la santé mentale de la femme de M. Al Haj et de son fils âgé de sept ans, qui n’avait qu’un an quand son père a été envoyé en mission en Afghanistan. Sur le Web :

Amnesty International apporte son soutien M. al Hadj et a lancé une pétition réclamant sa libération.


5 Annexe Géopolitique et stratégie

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Audiences populaires à Montréal pour le retrait immédiat des troupes canadiennes de l'Afghanistan.

Samedi le 9 février,

Plus de 200 personnes se sont réunies au Centre St-Pierre dans le centre-ville de Montréal pour tenir aux audiences populaires organisées par le Collectif Échec à la guerre pour exiger le retrait immédiat des troupes canadiennes de l'Afghanistan. Près de 40 organisations communautaires, étudiantes, syndicales, religieuses, politiques et de défense des droits de diverses régions du Québec sont intervenus pour exiger le retrait des troupes canadiennes de l'Afghanistan et dénoncer unanimement le rapport Manley.

Le but des audiences populaires était de donner une voix à la vaste opposition populaire à la participation du Canada à la guerre en Afghanistan, une voix qui a été totalement ignorée par le rapport Manley.

Le mouvement anti-guerre a pris de l'expérience depuis les attentats du 11 septembre et l'invasion barbare de l'Afghanistan à l'automne 2001. Cette expérience est ressortie clairement tout au long de la journée. Les illusions et prétentions d'intervention au nom de la paix et de la lutte contre le terrorisme n'ont plus d'emprise. Aucune des justifications présentées par le gouvernement canadien à la solde de l'impérialisme américain pour la logique de guerre et d'agression, que ce soit au nom d'une mission humanitaire, de la défense de la démocratie, des droits des femmes et de leur libération, et de la lutte au terrorisme n'a trouvé preneur.

Les différents groupes sont intervenus avec tout le sérieux que la situation l'exige dans le contexte des efforts sans précédent du gouvernement conservateur de Stephen Harper de vouloir détourner des milliers de dollars pour la guerre et l'agression et de justifier le maintien des troupes canadiennes en Afghanistan.

Les intervenants ont clairement fait ressortir les points suivants :

- Le rapport Manley est une mise en scène pour justifier l'injustifiable et doit être dénoncé.

- Avec ce rapport et les déclarations du gouvernement canadien, on demande qu'encore plus de ressources financières du pays soient détournées pour la guerre au mépris des besoins croissants du peuple et de ses droits (logement, éducation, santé, etc.). Cela est inacceptable.

- On ne peut apporter la démocratie, l'éducation et la santé par la guerre et l'agression.

- La guerre et la présence militaire d'occupation dans un pays détruisent la culture, le tissu social d'un peuple.

- L'utilisation de la force dans le règlement des conflits entre les peuples doit être bannie.

- Il y a un besoin urgent de renouveler les relations entre les peuples et les pays.

- L'utilisation du prétexte de la défense des droit des femmes, pour légaliser et justifier l'occupation doit été rejetée.

- Tout peuple a le droit de se défendre contre un occupant et de défendre sa terre, son pays, sa dignité et sa souveraineté.

- Le Canada méprise le droit international et agit à l'encontre des nombreuses conventions qu'il a signées dont la déclaration des droits de l'homme et la convention contre la torture.

- Les médias font de la désinformation pour cacher l'information et biaiser la situation et présentent carrément une position pro-guerre au mépris de la volonté populaire, se transformant en courroie de transmission pour la position des élites.

- Il faut être vigilant face aux efforts des médias de démoniser le peuple afghan présenté comme un peuple barbare, « non civilisé », sans histoire, sans culture.

- Il y a un déficit énorme entre la position du gouvernement canadien et la volonté populaire qui demande au Québec et au Canada le retrait immédiat des troupes canadiennes de l'Afghanistan.

- L'OTAN ne peut jouer un rôle humanitaire, car c'est à la base une organisation militaire et guerrière.

- Il faut s'opposer au recrutement de la jeunesse dans les forces armées canadiennes et appuyer le mouvement d'opposition de la jeunesse à ces efforts de recrutement pour de la chair à canon.

- La reconstruction est un échec total. C'est une justification pour l'occupation. La reconstruction doit se faire sur la base de ce que souhaite le peuple afghan.

Plusieurs organisations ont fait part de leur expérience active à s'opposer à la guerre et au gouvernement canadien. Entre autres, des étudiants et des enseignants ont parlé du mouvement grandissant d'opposition aux recrutements de l'armée dans les universités, cégeps et dans les écoles secondaires. D'autres ont parlé des campagnes de pétitions, de la tenue d'assemblées publiques, de l'envoi de lettres par la poste, par courriel et par télécopieur au gouvernement canadien ainsi que l'organisation de manifestations pour signifier leur opposition. Ses actions ont lieu à Québec, au Saguenay, à Trois-Rivières, Montréal et à plusieurs autres endroits.

Le Forum des femmes de Montréal écrit dans son mémoire aux audiences populaires : « Chaque peuple a le droit de décider de son avenir, de régler ses affaires ensemble. Ce n'est pas à un autre pays, grand ou petit, d'utiliser la menace, le chantage, l'ingérence, l'agression, de décider de l'avenir d'un peuple, d'autant plus sur la base de considération médiévale, coloniale, sous le diktat d'une puissance qui aujourd'hui constitue le plus grand danger pour la paix et la sécurité dans le monde, pour la souveraineté des peuples, pour le droit d'être. »

Le Parti marxiste-léniniste du Québec a dit dans son intervention : « Le vrai choix que nous avons est de renouveler les arrangements à la base de la société pour que les forces qui ont usurpé le pouvoir par la force ne puissent priver le peuple de la possibilité d'exercer ses droits. Pour nous, ceux qui se battent pour exiger le retrait des troupes canadiennes de l'Afghanistan, ceux qui se battent à la défense des droits de tous, le droit à la souveraineté des peuples du monde, représentent les meilleurs aspirations du peuple du Québec et des peuples du monde. Ce sont eux qui défendent en pratique le droit de conscience, le droit international, l'État de droit, le droit des peuples à décider de leur avenir et qui élaborent ce que sera un gouvernement anti-guerre. Et c'est ensemble, unis dans l'action, que nous pourrons réaliser notre mot d'ordre : Troupes canadiennes, hors d'Afghanistan ! »

Marcel Duhaime, militant de la Ligue des droits et libertés, a animé la journée. Les audiences se sont déroulées sous la présidence d'honneur de l'écrivaine Antonine Maillet, qui a agi également à titre de commissaire, aux côtés de l'auteur François Avard et de l'avocat et militant altermondialiste Robert Jasmin.

Ceux-ci ont pris la parole pour clôturer la journée. Robert Jasmin a remercié les intervenants et le public et indiqué qu'il ne fallait pas sous-estimé des actions comme celle d'aujourd'hui qui ont un pouvoir moral et réel. La journée a fait ressortir que « la guerre est la mère de toutes les misères » qui prend forme ici par le détournement des fonds publics pour la guerre, par le financement d'une industrie qui a comme seul but de vendre la destruction d'armes massives et de faire le commerce de la mort. Il faut davantage intervenir au niveau politique pour mettre fin à ces catastrophes.

François Avard a parlé de son expérience au Rwanda, au Congo et au Darfour où il a été témoin de ces injustices, de ces massacres et génocides. Il a souligné que des activités comme les audiences populaires pour le retrait des troupes canadiennes de l'Afghanistan donnent confiance et contribuent à briser l'isolement et le sentiment d'impuissance que beaucoup de gens peuvent ressentir individuellement devant de telles tragédies.

Antonine Maillet a parlé de notre responsabilité sociale dans le monde aujourd'hui. Soulignant les grands accomplissements que l'être humain a pu réaliser au fil des siècles : l'élimination de l'esclavagisme, de l'analphabétisme, la reconnaissance des droits, les avances des femmes pour l'égalité, etc., elle a ajouté : « Ce qu'on n'a pas réalisé encore c'est de mettre fin à la guerre et réaliser la paix. » Madame Maillet a lancé l'appel à tous de mettre à contribution leur énergie et leur imagination pour prendre contrôle de la situation et créer cette paix.

Les participants se sont donnés rendez-vous le 15 mars prochain à Montréal pour la Journée d'action internationale à l'occasion du 5e anniversaire de l'occupation de l'Irak. Tous les mémoires présentés et déposés aux audiences seront disponibles sous peu sur le site d'Échec à la guerre : www.echecalaguerre.org.

04/03/2008

n°156 Journal de l'Afghanistan - 25-02 (Début)

Harry "Je ne dirais pas du tout que je suis un héros. Je ne le suis pas plus que n'importe qui d'autre (...)

Journal de l'Afghanistan 

n° 156 du 25-02 au 04-03

Par  M.Lemaire
Sommaire.

Tiré à part :

1 Analyse

Des résistants

Des occupants

2 Occupation de l'Afghanistan

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Afghanistan - La liberté de la presse-  Rapport annuel 2007.

7 Brèves

7-1 Afghanistan et Congo en tête des pays les plus mal lotis.

7-2 Modification de l'ordonnance instituant des mesures à l'encontre d'Al-Qaïda et des Taliban.


Tiré à part :

Les occupants (Usa & Otan) ne contrôle qu'environ 30 pour cent de l'Afghanistan

27-02 Le directeur de la National Intelligence , Michael McConnell,(un expert du service de renseignement US)  a déclaré, devant le comité sénatorial ’Senate Armed Services’, que les occupants (Usa & Otan) ne contrôlait qu'environ 30 pour cent de l'Afghanistan. Selon Michael McConnell , la majorité de la population afghane est sous le contrôle de tribus locales. (…)

Le lieutenant général Michael Maples, le directeur de l'agence de renseignement de la Défense , a déclaré devant ce même comité «On croit que des talibans et des troupes d'Al-Qaïda s'entraîneraient, le long de la frontière qu'il partage avec l'Afghanistan. et qu'ils y lanceraient des attaques contre les occupants Selon lui, il faudra encore de trois à cinq ans pour voir une différence dans leur habileté à combattre dans ces zones tribales. The Associated Press 


L'Afghanistan en chiffre du 25-02 au 04-03-08 

 

tués blessés

Usboys / Autres boys/ milices privees

6

 33

Policiers, armée et collaborateurs

 81

 63
Peuple Afghan  70  8 + x

1 La résistance contre l'agresseur

Résistance :

03-03 Des résistants ont attaqué à l'arme à feu et au camion piégé, dans le district de Sabri, près de la frontière avec le Pakistan, a indiqué un chef local, Lutfullah Babakarkheil, un bâtiment utilisé par les forces de l'Otan et l'armée afghane dans la province de Khost, dans le sud-est du pays, faisant beaucoup de victimes. Les résistants ont ouvert le feu sur des soldats montant la garde et ont ensuite pénétré dans le complexe avec un camion bourré d'explosifs qu'ils ont déclenchés, a précisé le responsable. L'attaque s'est produite dans le district de Sabri, près de la frontière avec le Pakistan, a indiqué un chef local, Lutfullah Babakarkheil, à Reuters. "Je sais qu'il y a des victimes", a-t-il dit. Des habitants de la région ont dit avoir entendu plusieurs explosions sur la base. Plusieurs hélicoptères de l'Otan ont été envoyés sur place, rapportent des témoins, qui affirment avoir vu plusieurs victimes évacuées de la base dans des véhicules.

Trois soldats(…)  de l'Otan ont été blessés, a fait savoir un porte-parole de l'armée US. Un Afghan travaillant sur la base a été tué et plusieurs autres blessés, a ajouté un médecin. Les attaquants ont ouvert le feu sur des soldats montant la garde et ont ensuite pénétré dans le complexe avec un camion bourré d'explosifs qu'ils ont déclenchés, a précisé le responsable. La base est utilisée par des soldats de la coalition sous commandement américain et des forces de sécurité afghanes, a précisé le commandant Christine Nelson-Chung, porte-parole de l'armée américaine dans la province. "Pour l'heure on ne nous a signalé aucun mort (...)", a-t-elle dit.

(Reuters : Sayed Salahuddin, version française Natacha Crnjanski


Occupation de l'Afghanistan 

Analyse & déclaration

Tchéquie

29-02 Le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek a appelé vendredi les partenaires européens de l'Otan à une participation plus "visible" aux efforts communs en Afghanistan, soulignant que son pays allait de son côté "doubler" le nombre de ses soldats dans ce pays. "Comme le Canada, nous appelons les autres pays à assumer leur part de responsabilité et à participer de façon plus visible à l'opération de maintien et de construction de la paix en Afghanistan", a-t-il déclaré, sans toutefois nommer de pays, lors d'une visite à Ottawa après un séjour aux Etats-Unis. (AFP)

29-02 M. Harper et moi sommes d'accord pour dire qu'il ne faut pas abandonner l'Afghanistan (...) nous sommes d'accord pour appeler les autres pays de l'Otan à participer de façon plus visible à cette entreprise", a déclaré le ministre tchèque Mirek Topolanek Il a exprimé l'espoir que le parlement d'Ottawa approuverait la prolongation de la mission canadienne en Afghanistan. Les députés seront appelés à voter dans le courant du mois, à une date non encore précisée, sur la prolongation jusqu'en 2011 de la mission canadienne. (AFP)


Occupation de l'Afghanistan

2-2 Les forces en présence

USA

25-02 Le général Carter Ham, chef des opérations au comité des chefs d’état-major interarmes, a déclaré aux journalistes que le nombre de soldats américains en Afghanistan devrait atteindre le chiffre record de 32.000 d’ici la fin de l’été. Aujourd’hui, ce chiffre est d’environ 28.000, plusieurs milliers de "marines" assumant des missions de combat et de formation dans ce pays. (Al-Oufok avec les agences de presse)

29-02 Selon un haut responsable américain, qui a requis l'anonymat, Bush & de Hoop Scheffer ont parlé du processus du choix d'un envoyé spécial de l'ONU pour coordonner les opérations en Afghanistan. (AFP)


Otan-Isaf

26-02 de Hoop Scheffer(secrétaire général de l'Otan) est rentré ces jours-ci d'une mission dans le sud de l'Afghanistan, où il a appelé à un engagement international accru au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), forte de quelque 50.000 hommes, placée sous commandement de l'Otan.. (AFP)

27-02 Jaap de Hoop Scheffer s'est réjoui du fait que la prochaine arrivée en Afghanistan de 3.200 Marines américains allait "faire une différence" et constituer un "plus" pour l'Isaf. Ces renforts sont prévus en avril pour faire face à une traditionnelle recrudescence des attaques au printemps. (AFP)

 29-02 Bush et de Hoop Scheffer (secrétaire général de l'Otan) ont fait le voeu d'un engagement durable en Afghanistan.. Les deux dirigeants n'ont pas mentionné explicitement les tensions entre alliés nées de l'appel de Washington à envoyer davantage de troupes en Afghanistan. "Les Etats-Unis sont engagés dans la mission de l'Otan en Afghanistan. Nous sommes engagés dans une stratégie globale ", a déclaré  Bush.

"Les 26 alliés de l'Otan sont là-bas et nous sommes là-bas sur le long terme. Nous sommes là-bas pour soutenir le président Karzai et … le peuple afghan. Mais nous sommes aussi là-bas parce que nous combattons le terrorisme", a renchéri de Hoop Scheffer "Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre, nous ne perdons pas et ne perdrons pas", Aucun des deux n'a évoqué les récentes … crispations au sein de l'Otan.

Le secrétaire à la guerre Gates, avait estimé que la réticence de certains membres de l'Otan à envoyer des troupes pour stabiliser le pays générait des difficultés au sein de l'Alliance. (AFP)


Allemagne

28-02 L'Allemagne subit depuis plusieurs semaines la pression de certains de ses alliés de l'Otan, qui souhaitent voir Berlin accroître ses effectifs en Afghanistan et les déplacer du nord du pays vers le Sud, où se déroulent les combats les plus violents. (Reuters : Jeff Mason, version française Gregory Schwartz)


Canada

26-02 Le Canada a accepté la semaine dernière de prolonger la mission afghane au-delà de 2009 à condition que les Forces armées canadiennes obtiennent des hélicoptères et des drones (avions sans pilote), et que l'OTAN déploie environ 1000 soldats pour une rotation à Kandahar d'ici février prochain. The Associated Press


France

1900 soldats français en Afghanistan et à Douchanbé

  • Kaboul. La France assume le commandement de la région Centre, en alternance avec la Turquie et l’Italie. Elle dispose de 1 200 soldats au sein de la brigade multinationale de Kaboul.
  • Kandahar. Le groupe aérien français compte 180 hommes, chargés de mettre en œuvre six avions de combat : 3 Mirage 2000 et, depuis le 8 février, 3 Rafale ; 200 autres soldats sont basés à Douchanbé (Tadjikistan).
  • OMLT. Les "Operational Mentoring Liaison Teams" sont des équipes d’instructeurs. La France en a quatre dans la région Est (chacune d’environ 50 hommes), une cinquième devant être créée cet été dans la province d’Oruzgan.

Une centaine d’autres soldats (notamment 30 appartenant aux commandos des forces spéciales) sont intégrés au sein de l’opération "Enduring Freedom" (OEF). Afp – 26-02

26-02 La France envisage de déployer davantage de troupes de combat dans l'est de l'Afghanistan, mais pas dans le sud du pays, où le Canada souhaite l'envoi de plus de soldats de l'OTAN. C'est ce que rapportait le quotidien Le Monde, dans son édition de mardi.

Le journal français mentionne cependant que cette mesure pourrait permettre aux troupes américaines actuellement stationnées dans l'est de l'Afghanistan, près de la frontière avec le Pakistan, de passer au sud pour venir en appui à leurs homologues canadiens. La France compte environ 1900 soldats en Afghanistan. The Associated Press
Pologne

Le contingent polonais  est de 1.200 militaires déployés a annoncé le ministère.

Le contingent devrait recevoir 400 hommes en renfort cette année. (Reuters)
Tchequie

29-02 Le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek Topolanek, a indiqué que la République tchèque aurait environ 550 soldats en Afghanistan à la fin de l'année si le parlement approuve la proposition du gouvernement d'y envoyer des forces spéciales. En cas d'accord du parlement, le contingent tchèque - actuellement de quelque 300 militaires - serait composé de 435 soldats et 120 membres des forces spéciales, a précisé le Premier ministre lors d'un point de presse.

Mais il n'a pas dit si ces troupes additionnelles seraient envoyées dans la région de Kandahar, ou le Canada réclame un renfort d'un millier de militaires pour prolonger la mission de son contingent de 2.500 soldats au-delà de son échéance actuelle en février 2009. (AFP)


3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Prisons, exactions & torture

01-03 Les forces militaires canadiennes déployées en Afghanistan ont recommencé à transférer des prisonniers aux autorités afghanes. La remise de prisonniers à la police et à l'armée afghane avait été suspendue le 5 novembre dernier par Ottawa, à la suite d'allégations de torture et de mauvais traitements dans les prisons afghanes.

L'armée précise que depuis l'automne, un haut gradé afghan a été congédié à cause de cette affaire et des millions de dollars ont été consacrés à l'amélioration des conditions de détention des prisonniers.

Une reprise contestée : Pour les défenseurs des droits de la personne, cette reprise des transferts de détenus survient un peu trop rapidement….

 Alex Neve, secrétaire général d'Amnistie internationale pour le Canada, estime qu'il est difficile de croire que les autorités afghanes et canadiennes aient réglé tous les problèmes et abus en si peu de temps. Qui plus est, les Forces canadiennes recommencent à transférer des détenus à peine trois semaines après l'identification, par une juge de la Cour fédérale, de problèmes systémiques de torture et d'abus de détenus dans les prisons afghanes. L'organisme Amnistie internationale envisage de son côté de demander de nouveau à la Cour fédérale une injonction interlocutoire pour suspendre les transferts de détenus. Presse Canadienne


b) Les occupants 

1) Usa

Bush 

01-03 Bush a indiqué qu'il exhorterait ses alliés de l'Otan à envoyer davantage de troupes en Afghanistan, lors du prochain sommet de l'Alliance à Bucarest :"Mon administration a été particulièrement claire, nous nous attendons à ce les gens portent un lourd fardeau s'ils vont en Afghanistan", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à son ranch texan, où il reçoit le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen.
Mais Bush a ajouté comprendre que "certains pays aient des contraintes politiques".
(AFP)


2 Paroles & actions des bientôt président...

28-02 Barack Obama (en campagne pour obtenir l'investiture démocrate à la présidentielle de novembre.) : Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ne peuvent pas faire à eux seuls tout le "sale boulot" dans la lutte en Afghanistan…. "Au sujet de nos alliés au sein de l'Otan, j'ai clairement dit que nous avons besoin d'un plus grand soutien de leur part. Nous pourrions également avoir besoin de lever certaines des restrictions qui pèsent là-bas sur leurs conditions d'engagement", "Nous ne pouvons pas admettre une situation dans laquelle on ferait appel aux Etats-Unis pour faire le sale boulot, ou aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne , et où personne d'autre ne voudrait participer aux combats réels contre les taliban." (Reuters : Jeff Mason, version française Gregory Schwartz)


4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants - US & Isaf.

27-02 Deux soldats polonais de l'OTAN ont été tués et un troisième a été blessé mercredi dans l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille dans l'est de l'Afghanistan. La patrouille se trouvait à environ trois km de la base polonaise de Sharana. Un porte-parole de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN a précisé que l'attaque s'est produite dans la circonscription de Sharan, dans la province de Paktika. Associated Press

02-03 Un soldat canadien a été tué dans l'explosion d'une bombe survenue à l'ouest de Kandahar, dans le district de Panjwaii. La déflagration est survenue dans la région de Mushan, quelque 45 kilomètres à l'ouest de Kandahar, où les troupes canadiennes ont connu maintes difficultés.

M. Hayakaze prenait part à une mission de ravitaillement lorsque le véhicule blindé dans lequel il se trouvait a heurté un dispositif explosif, vers 15h45, a indiqué le brigadier-général Guy Laroche lors d'un point de presse sur le terrain d'aviation de Kandahar. Personne d'autre n'a été victime de l'explosion. Presse canadienne & AP & http://www.cyberpresse.ca/article/20080303/CPACTUALITES/8...

04-03 Dans le district de Sabari, également connu sous le nom de Yaqoobi, dans la province de Khost, frontalière avec le Pakistan.Un kamikaze a précipité son camion bourré d'explosifs contre l'entrée d'un complexe de bâtiments du gouvernement, qui abritait une unité de l'armée afghane, sous la protection de l'Isaf.

Deux soldats de l'Otan et deux employés civils afghans ont été tués et une vingtaine de personnes blessées, dont quinze soldats de l'Otan, dans l’attaque kamikaze, selon un nouveau bilan annoncé mardi à l'AFP le porte-parole de la force internationale, le lieutenant-colonel David Accetta. L'Isaf a précisé dans un communiqué que qu'un policier et quatre civils faisait partie des blessés. Dans l'est de l'Afghanistan, la plupart des troupes de l'Otan sont américaines.. (AFP -AP)


Les combats par provinces

Détails autorisés par la censure.

Kaboul

28-02 Selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Zemaraï Bashary, le convoi du ministre de l’Intérieur, Zarar Ahmad Moqbel, a été attaqué mardi à une cinquantaine de kilomètres de Kaboul. « Nous avons été informés que des tirs en provenance des montagnes ont touché un ou deux véhicules », a-t-il expliqué. Mais ne parle pas du bilan humain …. AFP


Province de Farah (sud-ouest),

27-02 Vingt policiers appartenant à une unité affectée à la surveillance des routes de la province occidentale de Farah ont été désarmés et arrêtés, a annoncé le chef de la police pour la zone Ouest. Ils sont accusés d’avoir exigé, parfois violemment, des pots de vin de la part des usagers de la route reliant les districts de Delaram et de Balabolok. Bassirat.net avec Pajhwok


Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan)

25-02 Cinq civils ont été tués lundi par ? dans la région de Helmand, selon la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis Associated Press


Province de Kandahar (sud) 

26-02 Deux soldats afghans ont été tués dans une attaque à la roquette a annoncé  le ministère afghan de la Défense. Associated Press

27-02 La police afghane a(urait) tué 25 résistants, dont le commandant Naqibullah, mercredi après une embuscade tendue dans le district de Nadi Ali à un véhicule de police., a annoncé jeudi le ministère de l'Intérieur Helmand est un fief la résistance. Toutefois, un porte-parole de la résistance cité par l'agence de presse pakistanaise Afghan Islamic Press a confirmé l'accrochage mais démenti la mort de Naqibullah et affirmé qu'un seul homme avait été tué. Tandis que les forces de polices a perdu 24 hommes. (Reuters)


Province de Khost (sud-est)

26 février : Le ministère de l’Intérieur a annoncé mardi la mort de 5 policiers dans une explosion au passage d’un véhicule de police, dans le district de Yakoubi Parmi les tués, figurent un officier de police, deux de ses fils et deux de ses neveux qu’il employait comme gardes du corps. Reuters et Xinhua

04-03 Un policier afghan a été tué et quatre autres blessés dans une action kamikaze, annoncent les autorités locales. L'attaque s'est produite dans le secteur de Tani, à l'intérieur d'un bâtiment public. (Reuters)


Province non spécifiée

29-02 Un kamikaze a visé vendredi un convoi paramilitaire près de Khar, principale localité de la zone tribale de Bajaur, ont annoncé samedi les forces de sécurité. L’attaque a fait un mort et dix-sept blessés, ont-elles précisé. Reuters


Enlèvement

26-02 Des informations laissaient craindre la mort du ressortissant américain Cyd Mizell et de son chauffeur Abdul Hadi, enlevés par un groupe inconnu dans un quartier résidentiel de Kandahar (sud) le 26 janvier. Mizell, 50 ans, travaillait sur des programmes humanitaires pour la Fondation pour le développement de la vie rurale en Asie (ARLDF)."Bien que nous n'ayons pas eu confirmation de leur mort, nous avons reçu des informations ces derniers jours indiquant que nos deux employés humanitaires ont été tués", souligne l'organisation dans un communiqué publié sur son site Internet. Un responsable de l'ARLDF(Fondation pour le développement de la vie rurale en Asie (ARLDF). à Kandahar a précisé sous couvert d'anonymat que l'organisation a reçu des informations ces derniers jours de "deux sources afghanes crédibles" indiquant que la mort du ressortissant américain Cyd Mizell et de son chauffeur Abdul Hadi, enlevés par un groupe inconnu dans un quartier résidentiel de Kandahar (sud) le 26 janvier. Associated Press


4-1 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 : "Force combinée 82 "


Civils tués ou morts                                          : ? +  3.678

Civils blessés                                                   : ? +  2.100 (chiffres trop bas) 


Résistants afghan tués :                                   : ?  +  6582

Résistances afghans blessés                         :?  +  1.585 (chiffres trop bas)

Résistances afghans arrêtés :                        : ?  + 2.320
Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1199

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?   + 1254 (chiffre invraisemblablement bas...)

Suicides                                                           : ?  +  20

CIA tués :                                                         :          4


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 3.952

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?   + 3.889 (chiffre trop bas)

Collabo   tués                                                      :   1.072

Collabo   blessés                                               :?  +  564 ( chiffre trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ? +   3 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

26-02 L’armée d’occupation US a annoncé que le journaliste afghan Jawed Ahmad, 22 ans, qui travaillait pour la chaîne de télévision canadienne CTV, a été déclaré "ennemi combattant". Ahmad est détenu depuis octobre sans inculpation sur la base militaire américaine de Bagram, à 50 kilomètres au nord de Kaboul.AP

6-1 Afghanistan - La liberté de la presse-  Rapport annuel 2007.
La liberté de la presse reste une réalité bien fragile, tant la dégradation de la situation et d’un pouvoir de plus en plus aux abois, pèsent sur les journalistes.
En octobre 2006, un écrivain qui collaborait régulièrement à l’hebdomadaire Payame Mojahed, a été arrêté suite à une plainte déposée par le ministre des relations avec le Parlement. “La liberté de la presse s’arrête dès que vous parlez d’un chef de guerre ou d’un haut officiel”, affirme Mohammad Hassan Wolesmal, rédacteur en chef du Afghan Milli Jarida, dont le domicile a été attaqué en mars après la publication d’un article critique envers le président Hamid Karzaï.

Selon le responsable de l’Association afghane des journalistes indépendants, les chefs de guerre et tous ceux qui sont protégés par des milices privées ne croient pas à la liberté de la parole et tentent d’imposer censure et autocensure aux journalistes.
La situation volatile et la multiplication des attaques kamikaze dans l’Est et le Sud ont rendu de plus en plus risqué le travail d’information.
En juillet, Abdul Qodus, cameraman et chauffeur de la chaîne Aryana, a été tué dans un double attentat-suicide. Le photographe italien Gabriele Torsello a été kidnappé pendant trois semaines par des hommes armés près de Kandahar. Deux journalistes allemands, Karen Fischer et Christian Struwe, ont par ailleurs été tués au nord de Kaboul en octobre. Il est impossible d’affirmer qu’ils l’ont été en raison de leur activité professionnelle. Derrière les chiffres officiels rassurants - 400 publications, 50 radios privées, cinq agences de presse et six chaînes de télévision nationales - la réalité est beaucoup plus contrastée. La majorité des titres sont des hebdomadaires au tirage très limité. En novembre, l’une des publications les plus indépendantes, Kabul Weekly, a cessé de paraître par manque de revenus publicitaires. De même, à Mazar-e-Sharif, le quotidien Baztab a fermé, incapable d’augmenter sa diffusion. En revanche, le boom des radios et des télévisions privées a un effet réel sur la manière dont les Afghans sont informés. Ce qui fait dire à la journaliste Zarghona Saber : “Les médias sont les vainqueurs de cette partie. Les médias deviennent de plus en plus puissants.” Les télévisions privées sont les premières visées par les conservateurs. En janvier, la chaîne Afghan TV a été condamnée à plus de mille euros d’amendes. Son directeur, Ahmad Shah Afghanzai, fustige la nouvelle loi sur les médias qui prévoit la création d’une commission pouvant infliger des amendes sans passer par une cour de justice. En août, des députés conservateurs ont agressé une équipe de Tolo TV et demandé son expulsion du parlement après que celle-ci avait retransmis des images d’élus somnolents. Le mois précédent, le chef de guerre Abul Sayyaf avait envoyé ses hommes de main attaquer une équipe de Tolo TV près de Kaboul. Au moins vingt journalistes ont été agressés ou menacés de mort en 2006 par des politiciens ou leurs proches. En début d’année, un chef militaire de la résistance avait averti : “Je veux dire aux journalistes que si, dans le futur, ils utilisent des informations erronées de l’OTAN, nous les viserons. Nous avons le droit islamique de les tuer.” Pourtant, les étudiants en théologie ont multiplié en 2006 leurs contacts avec la presse. “Ils ont besoin de quelqu’un qui diffuse leurs critiques contre le gouvernement. Ils savent que la propagande a un rôle majeur dans cette guerre”, analyse le présentateur de Tolo TV, Massod Qiam. La présence accrue des rebelles dans les médias a conduit les services secrets à tenter d’imposer une certaine censure. En juin, les principaux directeurs de médias ont été convoqués pour recevoir une liste de 24 points relatifs aux informations interdites. Tout de suite rejeté par la presse, ce document interdisait notamment les contacts avec la résistance la diffusion d’informations contraires à la politique étrangère du pays ou aux forces de la Coalition internationale. Les services secrets ordonnaient aux journalistes de ne plus utiliser l’expression “chef de guerre”, mais au contraire de soutenir les efforts de l’armée afghane. Malgré le tollé provoqué, Hamid Karzaï a confirmé avoir été consulté par les auteurs de cette directive. L’adoption par le gouvernement d’une troisième loi sur la presse a donné un cadre relativement libéral au développement des médias, dans un pays régi par la loi islamique. Mais le Parlement, notamment la Wolesi Jirga dominée par les conservateurs, a préparé une série d’amendements liberticides. Ainsi, sa Commission des affaires religieuses et culturelles a multiplié les références aux principes islamiques et interdit la diffusion d’informations contraires à la “stabilité, la sécurité nationale et l’intégrité territoriale”. Le texte qui pourrait être présenté devant le Parlement début 2007 interdit notamment de faire la promotion par voie de presse d’une autre religion que l’islam.

7 Les brèves

7-1 Afghanistan et Congo en tête des pays les plus mal lotis.

La Brookings Institution et le Center for Global Development ont classé 141 pays selon leurs performances dans quatre domaines: économie, politique, sécurité et protection sociale.

D'après ces indicateurs, la Somalie , l'Afghanistan, et la République démocratique du Congo sont les plus mal lotis, suivis de l'Irak, du Burundi, du Soudan, de la République centrafricaine, du Zimbabwe, du Liberia et de la Côte d'Ivoire. Le rapport souligne que "étant donné les rôles d'incubateur et de terreau pour les atteintes à la sécurité internationale que peuvent jouer les pays faibles", leur renforcement devrait constituer une priorité plus élevée pour les Etats-Unis.Un Etat faible est défini comme un Etat n'ayant pas la capacité de mettre en place et de maintenir des institutions politiques, de protéger sa population contre des conflits violents, de contrôler son territoire ou de répondre aux besoins fondamentaux de la population.

Après le 11 septembre 2001, l'administration Bush a estimé que s'occuper de ces pays fragiles, qui risquent davantage que d'autres de menacer la sécurité mondiale, devait être une sécurité nationale…

Mais pour Susan Rice, de la prestigieuse Brookings Institution , co-auteur de l'indice, on ne s'est pas assez préoccupé de ces pays. Le rapport établit un lien direct entre les bas revenus et la faiblesse d'un Etat et conclut que les pays développés devraient donner davantage la priorité à des programmes de lutte contre la pauvreté.

Sue Pleming : Reuters Version française Nicole Dupont


7-2 Modification de l'ordonnance instituant des mesures à l'encontre d'Al-Qaïda et des Taliban.

Le 21 février 2008, le Département fédéral de l’économie a modifié l'annexe 2 de l'Ordonnance instituant des mesures à l’encontre de personnes et entités liées à Oussama ben Laden, au groupe « Al-Qaïda » ou aux Taliban. Cette modification fait suite à une décision de l'ONU et entre en vigueur le 4 mars 2008.

La modification a pour effet de mettre à jour des informations concernant huit individus mentionnés à l'annexe 2 de l'ordonnance.

Les textes des ordonnances et des annexes précitées sont disponibles sur le site Internet du SECO (www.seco.admin.ch > Politique économique extérieure > Sanctions / Embargos > Sanctions de la Suisse ).
Adresse pour renseignements

n°156 Journal de l'Afghanistan - 25-02 (Fin)

Journal de l'Afghanistan 

n° 156 du 25-02 au 04-03

Par  M.Lemaire


Sommaire. 8 Dossiers

8-1Point de vue de Ali Khan* : Au regard du droit international, l’OTAN perpètre un crime de « génocide » en Afghanistan.

8-2 Motion du parti Marxiste-Léniniste canadien : Troupes canadiennes, hors d'Afghanistan maintenant!.

8-3 Dossier ML : On ne choisit pas ses voisins.

8-4 Dossier ML : Harry "Je ne dirais pas du tout que je suis un héros. Je ne le suis pas plus que n'importe qui d'autre... (...)

1 "Je ne dirais pas que je suis un héros",

2 Le prince Harry, troisième dans l'ordre de succession au trône d'Angleterre...

3 Point de vue de R.Marounek.

9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

9-1 La méthode d'interrogation de noyade simulée ("waterboarding") est inhumaine.

10 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse

10-1 Des soldats revenant d'afghanistan souffres du syndrome du stress post-traumatique.


8  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

8-1 Point de vue de Ali Khan* : Au regard du droit international, l’OTAN perpètre un crime de « génocide » en Afghanistan.

Les opérations de l’OTAN en Afghanistan ne visent pas à vaincre les talibans, mais à les « détruire », c’est-à-dire à les exterminer en tant que groupe de population. Ainsi que le démontre ici le professeur Ali Khan, cette stratégie peut être qualifiée de « génocide », au regard des Conventions internationales pertinentes ; une qualification qui ne désigne pas l’ampleur du massacre, mais sa planification en vue d’éradiquer un groupe humain déterminé. C’est la raison pour laquelle certains États belligérants ont longtemps refusé de placer leurs troupes en Afghanistan sous un commandement OTAN intégré ; une réserve qui ne devrait plus avoir cours après le sommet de l’Alliance début avril. Les amateurs de slogans, les propagandistes et les politiciens utilisent souvent le terme de « génocide » dans un sens non conforme au droit, mais rarement le crime de génocide est évoqué lorsque des soldats occidentaux tuent des groupes de musulmans. Dans cet article, nous affirmons que la notion de crime de génocide, reconnue par le droit international, s’applique aux tueries intentionnelles commises de semaine en semaine par les ­troupes de l’OTAN dans les villages pauvres et les montagnes d’Afghanistan pour anéantir les ­Talibans, groupe islamique puritain. Les troupes de l’OTAN bombardent et tuent des personnes dans les enclaves talibanes et les lieux de réunion. Elles tuent également des civils afghans sans défense. L’étiquette déshumanisante de « Taliban » est utilisée pour stigmatiser les victimes anonymes des opérations de l’OTAN. Une certaine opposition poli­tique à cette pratique commence à se faire jour dans des pays membres de l’OTAN comme le Canada où sont lancés des appels demandant que l’on retire les troupes d’Afghanistan ou qu’on leur confie des missions pacifiques.

Déshumanisation

Dans presque tous les pays membre de l’OTAN, les Talibans ont été complètement déshumanisés, signe – déjà observé dans l’histoire – lorsque l’on s’apprête à commettre un crime de génocide. Les politiques, les ­forces armées, les médias et même l’opinion publique d’Occident, font des Talibans des fanatiques, des fondamentalistes intolérants, des assassins brutaux, des individus qui ­décapitent des femmes, des extrémistes barbus et des terroristes. Le caractère absolument négatif de ce portrait prépare le terrain à l’agression, aux opérations militaires et au génocide. En propageant la doctrine prédatrice de la légitime défense collective, on célèbre le fait de tuer des Talibans comme une vertu légitime. Selon l’OTAN, laisser le contrôle de l’Afghanistan aux Talibans reviendrait à laisser subsister un refuge pour les terroristes. Une déshumanisation analogue a eu lieu aux XVIe et XVIIe siècles lorsque les précurseurs de l’OTAN occupèrent les Amériques pour s’y emparer des terres et des ressources. On a tué massivement et brutalement les habitants. Thomas Jefferson, le magnanime auteur de la Déclaration d’indépendance, qualifia les Indiens de « sauvages impi­toyables ». Le président Andrew Jackson pontifiait ainsi : « Quel brave homme préférerait un pays couvert de forêts et parcouru par quelques milliers de sau­vages à notre République étendue, parsemée de villes et de fermes prospères ? » En promouvant plus tard la prédatrice doctrine de la découverte, la Cour suprême des États-Unis a entériné les crimes des Pères pèlerins, estimant que la « découverte donnait le droit exclusif d’abolir le droit des Indiens [à posséder des terres]. Les Indiens étaient de féroces sauvages … les laisser en possession de leur pays revenait à faire que celui-ci reste une région sauvage. » Les prédateurs actuels n’ont absolument pas un autre comportement : ils arrivent, diabolisent et anéantissent, et cela au nom d’une civilisation supérieure.

Les faits

Le site de l’OTAN dresse la liste des tueries en Afghanistan, lesquelles sont propagées par les média, souvent sur un ton éhonté de reconnaissance comme si les forces armées exterminaient des cannibales. Dans la seule année 2007, les hélicoptères et les munitions guidées de précision ont bombardé et tué plus de 6 000 « Talibans ». Lisez ce qui suit sur des attaques récentes de l’OTAN et respirez l’odeur de génocide :
 Le 19 janvier 2008, l’OTAN a mené une attaque préventive fondée sur des « renseignements crédibles » selon lesquels les Talibans étaient sur le point de s’approcher en masse d’une base de l’OTAN. L’attaque a tué deux douzaines d’« insurgés » dans le district de Watapoor (province de Kunar), mais le nombre exact de victimes n’a pas pu être confirmé à cause du caractère très rocailleux de cette région montagneuse. Selon les médias, de nombreux civils ont été tués et 25 corps ont été enterrés dans une fosse commune.
 Le 12 janvier 2008, les forces de l’OTAN ont effectué ce qu’elles appellent une « frappe précise » sur un camp de la province de Kapsia, ciblant des chefs talibans. L’OTAN affirme avoir évacué les civils avant l’attaque, ce qui est absurde car cette opération aurait alerté les Talibans aguerris de l’imminence de l’attaque.
 Le 20 septembre 2007, les forces de l’OTAN ont lancé ­l’« Opération Palk Wahel » afin de chasser les Talibans de la Vallée de Gereshk. De nombreux civils ont été tués. Le génocide était si évident que l’OTAN a admis qu’« il ignorait la présence de civils dans le voisinage de la cible et que, malheureusement, il semble qu’un certain nombre de non-combattants aient été tués. » Le droit

La Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide (entrée en vigueur en 1951) est contraignante pour tous les États, dont les 26 membres de l’OTAN [1]. Elle relève du jus cogens qui n’autorise aucune dérogation, aucune exception. Ainsi, aucun pays, ou groupe de pays comme les Nations Unies ou l’OTAN, ne peut commettre de génocide, que ce soit « en temps de paix ou en temps de guerre ». Même la légitime défense classique – sans parler de la légitime défense préventive, terme trompeur qui désigne l’« agression » – ne peut pas être invoquée pour justifier ou excuser le crime de génocide.

En tuant les Talibans, les forces armées de l’OTAN commettent systématiquement et continuellement un crime de génocide constitué ici de trois éléments : l’acte, l’intention de détruire et le groupe religieux. Voici l’analyse de ce crime défini dans cette Convention :

1. L’acte. La Convention ­énumère 5 actes qualifiés de génocide [2]. Les forces de l’OTAN commettent 3 de ces 5 actes en Afghanistan : Il tuent des Talibans, causent des atteintes graves à leur intégrité physique et les soumettent délibérément à des conditions d’existence visant à entraîner leur destruction physique totale ou partielle. Chacun de ces actes, perpétré ne serait-ce qu’une seule fois, constitue un crime de génocide. Les troupes de l’OTAN ont commis ces actes et continuent de le faire par divers moyens et avec des armes diverses.

2. L’intention de détruire. Le crime de génocide est un crime intentionnel. Il faut montrer que les troupes de l’OTAN et leur haut commandement ont bien l’intention de détruire les Talibans. L’homicide involontaire ne relève pas du génocide. Or les déclarations du Secrétaire général de l’OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, et celles des porte-parole de l’Alliance ne laissent aucun doute quant au fait que l’OTAN mène des opérations visant à « chasser et à détruire » les Talibans. Les frappes préventives visant à tuer des Talibans prouvent suffisamment que les troupes et les généraux ont l’intention précise d’exterminer le plus grand nombre possible de Talibans. Les projets meurtriers hebdomadaires et la collecte du renseignement permettant de localiser et d’éliminer les chefs et les autres Talibans apportent une preuve supplémentaire de ce que les meurtres ne sont pas dus à l’imprudence, à l’erreur ou à des accidents. Les meurtres incessants et délibérés des Talibans par l’OTAN sont motivés par l’intention d’exterminer un groupe religieux.

3. Groupe religieux. La Convention est loin d’être universelle car elle ne protège pas tous les groupes du génocide. Elle ne protège que 4 entités : les groupes nationaux, ethniques, raciaux et religieux. (Les ­groupes politiques ne sont pas envisagés [3].) Pour qu’il y ait génocide, il n’est pas nécessaire que le groupe protégé soit complètement éradiqué. Ce n’est un secret pour personne que les Talibans sont un groupe religieux. (On peut également les considérer comme un groupe national [afghan] ou ethnique [pachtoune]). Ils professent et pratiquent une conception puritaine de l’islam. La Convention n’exige pas que le groupe protégé professe et pratique une forme de religion acceptable par l’Occident ou par le monde entier. Les croyances et pratiques discutables d’un groupe religieux ne sont pas une raison de le détruire. Le fait que les Talibans soient armés, soutiennent le terrorisme ou oppriment les femmes ne sont pas des excuses légales pour com­mettre un génocide. […]

Conclusion : On peut donc conclure sans risque de se tromper que les troupes de l’OTAN et leurs commandants sont en train de tuer les Talibans, groupe protégé par la Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide dans l’intention précise de détruire physiquement et mentalement le groupe totalement ou en partie. Il s’agit là d’un crime de génocide.

Ali Khan
Docteur en droit de l’université de Lahore (Pundjab, Pakistan).

Professeur à la Washburn University School of Law (Kansas, USA).

Chercheur à l’Organisation de la conférence islamique (Jeddah, Arabie soudite).

Avocat au barreau de New York (USA)

Texte publié en anglais par Information Clearing House.
Version française : Horizons et débats.


[1] Le définition du génocide précisée par la Convention de 1951 a été reprise dans l’article 6 du Statut de Rome (17 juillet 1998), l’acte fondateur de la Cour pénale internationale. Elle a été reprise en droit national par chaque État contractant. On la retrouve par exemple en droit français, dans l’article 211 du Nouveau Code pénal. [2] Convention de l’ONU pour la prévention et la répression du crime de génocide (extrait) : Les Parties contractantes
Considérant que l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, par sa ­résolution 96 (I) en date du 11 décembre 1946, a déclaré que le génocide est un crime du droit des gens, en contradiction avec l’esprit et les fins des Nations Unies et que le monde civilisé condamne ;
Reconnaissant qu’à toutes les périodes de l’histoire le génocide a infligé de grandes pertes à l’humanité ;
Convaincues que, pour libérer l’humanité d’un fléau aussi odieux, la coopération internationale est nécessaire ;
Conviennent de ce qui suit :
Article premier
Les Parties contractantes confirment que le génocide, qu’il soit commis en temps de paix ou en temps de guerre, est un crime du droit des gens, qu’elles s’engagent à prévenir et à punir.
Article II
Dans la présente Convention le génocide s’entend de l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
a) Meurtre de membres du groupe ;
b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe.
[3] Les groupes politiques figuraient dans la première définition onusienne du génocide, le 11 décembre 1946. Ils ont été retirés en 1948 de la définition actuellement en vigueur.

8-2 Motion du parti Marxiste-Léniniste canadien : Troupes canadiennes, hors d'Afghanistan maintenant! .
Non au gouvernement pro-guerre du Canada!

Le débat à la Chambre des communes sur la motion du gouvernement Harper ne laisse aucun doute sur l'intention du gouvernement de prolonger la participation du Canada à l'occupation militaire au moins jusqu'à la fin de 2011. Il montre aussi que le refus de faciliter l'expression de la voix du peuple et de lui donner suite ne fait qu'aggraver la crise du système dit de « démocratie représentative », le système de gouvernement par les partis. On cherche à faire croire que le « compromis » avec les libéraux, qui ont annoncé leur intention d'appuyer la motion des conservateurs lorsque le vote aura lieu, est l'expression de la volonté populaire. Cette motion, dit le ministre de la Défense Peter MacKay, « n'est pas une motion conservatrice ni une motion libérale. C'est une motion canadienne. » LML condamne fermement le gouvernement pro-guerre formé par cette prétendue coopération bi-partisane qui fait du Canada un belligérant aux côtés et sous le diktat de l'impérialisme américain. LML dénonce en particulier l'effort qui est mis à convaincre les gens que l'adoption de la motion par le parlement canadien en fera « une motion du Canada pour une mission du Canada ». Le rapport Manley, sur lequel est basée la motion dite « bi-partisane », n'est pas crédible parce qu'il fait abstraction de la vaste opposition à la « mission afghane » au Canada. Couramment, dans les débats télévisés, on présente « différents points de vue » mais pas celui de la majorité, qui s'oppose résolument à la mission et à la militarisation des affaires publiques. Le climat est plutôt caractérisé par des interventions comme celle du chef d'état-major de l'armée, Rick Hillier, qui déclare que le débat parlementaire sur la mission et le manque de consensus à son sujet « aident l'ennemi ». Le gouvernement pro-guerre du Canada croit qu'il peut agir avec impunité du côté de l'impérialisme américain et de la réaction mondiale. Il prétend que le seul problème est qu'il doit convaincre les Canadiens de la nécessité de la mission, leur faire « comprendre ». En effet, une des recommandations du rapport Manley était : « Que le gouvernement présente plus fréquemment à la population des rapports plus francs sur les événements qui se déroulent en Afghanistan, qu'il fournisse d'autres évaluations du rôle du Canada et qu'il se concentre davantage sur les démarches diplomatiques et les efforts de reconstruction, parallèlement au volet militaire. » Ainsi, le dernier sondage de la firme Angus-Reid fait état des réponses à la question : « Le gouvernement Harper a effectivement expliqué la mission en Afghanistan » :
Février 2008
D'accord : 32 % ;
Désaccord : 62 %
Indécis : 8 %
Décembre 2007
D'accord : 31 %
Désaccord : 60 %
Indécis : 9 %
Juillet 2007
D'accord : 19 %
Désaccord : 60 %
Indécis : 21 %
Ces résultats sont utilisés pour essayer de prouver que l'opposition des Canadiens à la prolongation de la mission s'affaiblit et pour tenter de décourager et de désarticuler le mouvement du peuple contre un gouvernement pro-guerre sur lequel il n'exerce aucun contrôle. Cela ne doit pas passer ! Le « compromis » des libéraux et conservateurs en faveur de la prolongation de la participation du Canada à l'occupation militaire de l'Afghanistan sous commandement américain ne fera qu'approfondir la crise de légitimité et de crédibilité du parlement canadien. L'implication du Canada dans les guerres d'agression et d'occupation des États-Unis pour la domination du monde sous le commandement de l'OTAN, dirigée par les États-Unis, accroît le danger d'une nouvelle guerre inter-impérialiste mondiale et les Canadiens n'acceptent pas que le Canada joue ce rôle. LML appelle les travailleurs et le peuple du Canada à être très actifs dans leur opposition à ce gouvernement de guerre, à dénoncer ces efforts pour impliquer davantage le Canada dans les guerres d'agression des États-Unis, à participer en grand nombre à la journée d'action contre la guerre impérialiste et l'occupation le 15 mars et à s'organiser pour élire un gouvernement anti-guerre. http://www.cpcml.ca/francais/index.html

8-3 Dossier ML : On ne choisit pas ses voisins.

À intervalle régulier, la presse anglo-saxonne s’inquiète du rôle joué en Afghanistan par la République islamique d’Iran. Le dernier article sur cette question a été publié par l’hebdomadaire américain Time Magazine. Il passe en revue les thèmes régulièrement abordés Extraits. « Nous n’avons pas choisi ces voisins », plaisante l’ambassadeur d’Afghanistan aux États-Unis, Sayyid Tayeb Jawad. Mercredi dernier, lorsqu’il a été interrogé sur l’influence dont jouit aujourd’hui l’Iran en Afghanistan, il n’a plus plaisanté. «  L’Iran est devenu une puissance de plus en plus hostile », a-t-il affirmé.

Téhéran de retour dans sa zone d’influence traditionnelle

Les agents des services de renseignements iraniens achètent l’allégeance de chefs tribaux dans l’ouest de l’Afghanistan, selon un responsable du Département d’État qui s’est confié, sous le couvert de l’anonymat, à l’hebdomadaire américain. Ils entendent rappeler aux chefs coutumiers que « les Américains pourraient être (en Afghanistan) pour 10 ou 20 ans alors qu’ils sont là pour l’éternité », a-t-il déclaré.

Livraison d’armes a la résistance.

En 2007, « les troupes de l’Otan et l’armée américains ont intercepté des livraisons d’armes de conception iranienne en Afghanistan, dont des mortiers, des pains de plastique et des explosifs à charge creuse qui ont été utilisés avec des effets meurtriers contre des véhicules blindés en Irak », déclarait en janvier dernier l’ambassadeur américain en Afghanistan, William Wood. « Il ne fait aucun doute que des éléments aient reçu des armes d’Iran », estime le responsable du Département d’État. « La première cache d’armes fabriquées en Iran remonte au mois d’avril. L’Iran fait plus que ramener l’ouest de l’Afghanistan dans sa sphère d’influence », ajoute-t-il.

Le retour forcé des réfugiés

Karzaï, a demandé à son homologue iranien de mettre un terme aux expulsions. Mahmoud Ahmadinejad a répondu favorablement à cette requête. Mais, il a « rappelé au gouvernement du président Hamid Karzaï l’ampleur du chaos qui pouvait venir de son puissant voisin occidental », estime Time Magazine. Le retour forcé des réfugiés « était clairement destiné à envoyer un message aux Afghans de mécontentement en raison de leur relation avec les États-Unis », selon le diplomate du Département d’État.

Source : Bassirat.net avec TIME mardi 26 février 2008


8-4 Dossier ML : Harry "Je ne dirais pas du tout que je suis un héros. Je ne le suis pas plus que n'importe qui d'autre... (...)

1 "Je ne dirais pas que je suis un héros",

"Je ne dirais pas que je suis un héros","Je ne dirais pas que je suis un héros", a assuré le prince Harry en rentrant samedi au Royaume-Uni après une … mission de dix semaines en Afghanistan "il y a des milliers et des milliers de soldats là-bas", …a conclu le sous-lieutenant Wales, du régiment de cavalerie "Blues and Royals", nom sous lequel il est connu dans l'armée

Harry a estimé que "les vrais héros" étaient les blessés présents dans l'avion qui le ramenait en Angleterre. "Leur courage force l'humilité" (..) l'un d'eux avait perdu un bras gauche et une jambe droite. Un autre a été sauvé par son copain qui a fait barrage mais il a pris des débris dans le cou. Ceux-là sont des héros, ce sont des gars qui ont été soufflés par une mine... tout en servant leur pays", a dit le prince.

Note je n’ai jamais parlé de pertes Uk cette dernière semaine … ce qui montre une fois encore la manipulation et la rétention d’information. 

Voir détail des pertes divulguées

17-02

Un soldat britannique du 2e bataillon du Yorkshire Regiment a été tué dans une explosion, lors d’une patrouille,  qui s'est produite dans le district de Kadjaki ( province de Helmand ) a annoncé  le ministère de la Défense. Le militaire du 2e bataillon du Yorkshire Regiment est mort dimanche dans la déflagration alors qu'il participait à une patrouille près de Kajaki dans la province d'Helmand. Un autre soldat a été blessé dans l'attaque. AP Avec AFP

21-01 Un soldat britannique  de la Force internationale (ISAF) de l'OTAN a été tué lors d'une explosion au cours d'une patrouille qu'il effectuait dans le sud de l'Afghanistan. La patrouille appartenait au deuxième bataillon du régiment du Yorkshire, sous commandement de l'Otan. Cinq militaires ont été blessés, a annoncé l'ISAF.

Il a précisé dans un communiqué que le véhicule avait heurté une mine dimanche à trois kilomètres au nord-est de Moussa Qala, une localité de la province d'Helmand (ats 09:03)

Interrogé sur sa mission, il a déclaré: "Vous faites ce que vous avez à faire, il faut le faire pour sauver vos propres gars... S'il faut larguer une bombe, le scénario le pire, vous le faites. C'est tout simplement comme ça". (AFP)


2 Le prince Harry , troisième dans l'ordre de succession au trône d'Angleterre...

29-02 Le prince Harry , troisième dans l'ordre de succession au trône d'Angleterre, était depuis le 14 décembre dans la province d'Helmand, dans le sud de l'Afghanistan,où il a combattu sur le front…  dans le plus grand secret. Un accord avait été passé avec des médias britanniques et internationaux pour qu'ils conservent le secret jusqu'à son retour afin d'assurer sa sécurité et celle de ses camarades pendant les quatre mois de son déploiement. En échange, plusieurs journalistes avaient pu lui rendre visite sur place. Mais le MoD a été contraint d'annoncer officiellement son déploiement après que "des sites internet étrangers", dont le Drudge Report américain, eurent diffusé l'information. En mai 2007, le déploiement en Irak du régiment de cavalerie de la maison royale des "Blues and Royals", dans lequel sert le sous-lieutenant Harry, avait été annulé en raison des risques que l'armée jugeait trop élevés pour sa sécurité. Le prince aurait dû y diriger une unité blindée de douze hommes pour des opérations de reconnaissance.

En Afghanistan, le prince opèrait comme contrôleur aérien, sous son nom de code "Widow six seven". Il est notamment chargé d'assurer la couverture aérienne des troupes au sol dans la province d'Helmand --où sont stationnés la quasi-totalité des 7.800 soldats britanniques et où se déroulent les combats les plus meurtriers-- et de donner le feu vert aux bombardements aériens. Le prince a donné le 31 décembre son premier ordre de bombardement d'un réseau de bunkers. Il a également tiré avec une mitrailleuse lourde alors qu'il se trouvait à quelque 500 mètres du front. (Reuters & (AFP)


3 Point de vue de R.Marounek.

....a-t'il pu porter son beau costume SS au moins?
«S'il faut larguer une bombe, vous le faites. C'est tout simplement comme ça» Au sol, ils règleront "la difficile question de la distinction à établir entre paysans pachtouns et rebelles talibans" (Le Monde)

«Ceux-là sont des héros, ce sont des gars qui ont été soufflés par une mine... tout en servant leur pays»:

Les Afghans, qui n'ont pas d'avions, qui se font arracher bras et jambes par les bombes larguées par un prince ou non, et qui résistent à l'occupation ...en ne servant pas la Grande-Bretagne , ceux-là ne sont pas des héros...



9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage 9-1 La méthode d'interrogation de noyade simulée ("waterboarding") est inhumaine.

27-02  Le lieutenant général Michael Maples a déclaré qu'il considérait la méthode d'interrogation de noyade simulée ("waterboarding") comme étant inhumaine. Ceci rendrait donc cette technique illégale, puisque depuis 2005, les lois américaines interdisent le traitement cruel, inhumain et dégradant des détenus. L'administration de George W. Bush a refusé de légiférer sur la noyade simulée, ne statuant pas s'il s'agissait de torture ou non. Lorsque cette technique est utilisée, la personne interrogée est attachée tête vers le bas et son visage est recouvert d'un tissu. On y verse alors de l'eau pour créer une sensation de noyade. Son utilisation remonte à plusieurs siècles - dont par l'Inquisition espagnole - et elle est condamnée par plusieurs pays. La noyade simulée peut être utilisée comme technique d'interrogation par la CIA , mais son utilisation doit être approuvée au préalable par le secrétaire à la Justice et le président. The Associated Press



10 Annexe - Géopolitique , stratégie et analyse

Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

10-1 Des soldats revenant d'afghanistan souffres du syndrome du stress post-traumatique.

Le nombre d'anciens soldats qui souffrent du syndrome du stress post-traumatique a plus que triplé depuis que le Canada a commencé à déployer ses troupes en Afghanistan, révèle une nouvelle étude du ministère des Anciens combattants.

Alors que le pays pourrait poursuivre sa mission jusqu'en 2011, la situation pourrait se détériorer. Selon le ministre Greg Thompson en entrevue à La Presse Canadienne , la vague de désordres psychiatriques parmi les hommes et les femmes relativement jeunes devient l'un des plus gros défis auxquels fait face le système d'aide aux vétérans, autrefois orienté vers des problématiques gériatriques. Parmi les 10 252 vétérans qui souffrent de problèmes psychiatriques, 63 pour cent seraient atteints du syndrome de stress post-traumatique (TSPT). "Au cours des cinq dernières années, le nombre de clients souffrant de problèmes psychiatriques a triplé, passant de 3501 à 10 252, alors que ceux touchés par le syndrome de stress post-traumatique a plus que triplé, grimpant de 102 à 6504 en date du 31 mars dernier", affirme le ministre. Ces statistiques font état de la condition de ceux qui ne servent plus dans l'armée canadienne, le ministère de la Défense établissant ses propres statistiques séparément. Les chiffres obtenus par La Presse Canadienne l'été dernier démontraient que sur 1300 soldats canadiens ayant servi dans les Forces armées en Afghanistan depuis 2005, 28 pour cent avaient des symptômes liés à au moins un type de maladie mentale. ou plus. Parmi ceux-là, six pour cent auraient possiblement souffert du TSPT, et cinq pour cent, d'une dépression majeure. Les symptômes du stress post-traumatique sont les cauchemars, les flashbacks, les souvenirs accaparants, les troubles du sommeil, la colère et l'abus d'alcool et de drogues. Mardi, le comité de la défense aux Communes a voté pour la tenue d'audiences sur l'impact du TSPT dans l'armée, mais elles auront lieu derrière des portes closes, à la demande des députés conservateurs. Dans leur budget de 2007, les conservateurs avaient injecté 9 millions de dollars destinés à ouvrir cinq cliniques pour les vétérans souffrant de stress post-traumatique à travers le pays. Elles s'ajoutent au cinq cliniques déjà existantes, qui sont apparues à la fin des années 1990. Selon le porte-parole néo-démocrate en matière de défense, Dawn Black, les mesures prises jusqu'à présent n'ont pas été concluantes. "Lorsque que l'on parle de soutenir nos troupes, l'aide mentale et l'aide sociale dont elles ont besoin ne sont clairement pas là", estime-t-elle. Selon le ministre Thompson, plusieurs types d'interventions précoces sont tentées, mais il est ardu de briser la barrière émotionnelle que dressent une majorité de soldats. "Plusieurs d'entre eux souffrent en silence", explique M. Thomson. Il existe par ailleurs une pénurie de psychiatres et de personnel compétent formé sur la maladie mentale à l'intérieur de l'armée, une situation soulevée par la vérificatrice générale à l'automne dernier.

 

"Les militaires sont ainsi référés à des praticiens civils privés, qui ont du mal à répondre à leur besoin", avait expliqué Sheila Fraser en octobre dernier.

 

L'armée espère doubler le nombre de personnel formé en maladies mentales d'ici 2009, passant de 229 à 447, une opération estimée à 98 millions de dollars.

 

jeudi 28 fév, 20 h 34

 

La Presse Canadienne

 

03/03/2008

n°67– Le Journal du Liban 15-02 (Début)

n°67 – Le Journal du Liban 15-02 (Début)

Journal du Liban   

n° 67 14-02 au 03-03

Par  M.Lemaire


Tiré à part :

USS Cole au Liban...

01-03 L’envoi du navire de guerre américain USS Cole au large des côtes libanaises constitue une menace pour la stabilité régionale, déclare un député Hassan Fadlallah, dénonçant une intimidation militaire. Hassan Fadlallah. "Nous ne cédons pas aux menaces et à l’intimidation militaire exercée par les Etats-Unis pour imposer leur hégémonie sur le Liban",

Le soutien manifeste des Etats-Unis à la majorité démontre que l’opposition est bel et bien engagée dans un bras de fer avec l’administration Bush, a poursuivi Fadlallah. "L’Amérique répète l’aventure de 1982", titre par ailleurs le quotidien Al Akhbar, évoquant le déploiement de l’US Army au Liban après l’invasion israélienne. (Samedi 1er mars 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse)


61%........OUI MAIS…

Le Centre des Recherches et des Informations de Beyrouth a procédé à un sondage auprès de l’opinion publique sur les questions suivantes :
1- Soutenez-vous l’action permettant la chute de l’entité sioniste ?
2- Soutenez-vous le droit légitime de
la Résistance de réponse à l’assassinat de Moughnieh ?
3- Pensez-vous que cette réponse ne ciblera pas les populations civiles ?
4- Pensez-vous que l’actuel gouvernement ne soutiendra pas
la Résistance , dans le cas d’une nouvelle agression ?
Les résultats de ce sondage :
1- 85%
2- 61%
3- 61%
4- 53%
Permettez-moi de réagir à ce sondage et à ses résultats.
1- La chute de l’entité sioniste est un processus historique, certes lent, mais inéluctable d’abord du fait des conditions objectives nécessaires et non suffisantes dans lesquelles ce processus se développe.
A supposer donc que 99,99% de nos compatriotes ne soutiennent pas l’effort en vue de la chute de cette entité, ça serait alors, de notre part, une faute grave de ne pas admettre ce processus.
2-
La Résistance ne cherche pas la moindre légitimité de ses actes ; elle est historiquement naturelle et logique, et donc, nécessaire.
A supposer que 99,99% de nos compatriotes ne reconnaissent pas son supposé « droit légitime » de répondre à l’agression, croiriez-vous qu’un tel résultat modifierait la marche l’Histoire ?
A titre d’exemple,
la Résistance Française , pendant l’occupation nazie, n’a jamais eu à son crédit 61% de français la soutenant. Pourtant sa victoire était inéluctable…
3- L’authenticité d’une résistance se mesure, entre autre, par sa capacité d’identifier l’ennemi, de bien viser avant de frapper là où il le faut et quand il le faut.
4- Jamais un gouvernement de nature vichyste ne soutiendrait concrètement
la Résistance.
Un tel gouvernement agira toujours selon sa logique de collaboration.  

Raymond RICHA
26 février 2008
Liban Résistance

 


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

1 Lutte pour la libération du territoire

2  Politique Libanaise 

2  Politique Israelienne

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

b) Usa

c) Institutions internationales

d) Autres Pays

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 "L’Amérique répète l’aventure de 1982".

6-2 Norman Finkelstein : “Israël va connaître la défaite” (Vidéo)

7 Brèves

7-1 Les Etats-Unis positionne l’USS Cole devant les côtes libanaises.

USA : Notre sentiment est que la nervosité s’accroît...

USS Cole au Liban.

7-2 La définition du terrorisme reste au centre des négociations sur une convention générale.

7-3 Al-Mouallem : Le sommet arabe se tiendra à Damas à sa date fixée.

7-4 Premier sommet à Damas depuis la création de la ligue arabe.

7-5 L’ambassade saoudienne au Liban exhorte ses ressortissants à quitter le pays.

7-6 Moubarak : La Syrie fait partie du problème libanais.


Résistance

Analyse

03-03 Nouvelles violation de l’espace aérien libanais hier soir : Dans un communiqué, le commandement de l’armée libanaise a indiqué que 2 hélicoptères israéliens de reconnaissances ont une nouvelle fois violé l’espace aérien libanais en survolant les localités de Damour, Saïda entre 18h35 et 20h25. Libnanews – 3 mars –
Politique Libanaise

27-02 Le soutien manifeste des Etats-Unis à la majorité démontre que l’opposition est bel et bien engagée dans un bras de fer avec l’administration Bush Al-Oufok avec les agences de presse)


2-1 La crise gouvernementale Au jour le jour

25-10 La persistance des désaccords entre la majorité et l'opposition sur la composition d'un futur gouvernement d'union a entraîné un nouveau report de l'élection d'un nouveau chef de l'État au Liban, a annoncé le président du parlement, Naibh Berri. Le vote de la Chambre des députés qui devait consacrer le choix du chef de l'armée, le général Michel Souleïmane, comme candidat consensuel à la succession du président Emile Lahoud, dont le mandat a expiré le 23 novembre, était prévu ce mardi 25 février. Il est désormais programmé pour le 11 mars. Mais il a été reporté pour la quinzième fois car il faut plus de "plus de temps" aux deux camps rivaux pour s'entendre sur un document politique "global", a expliqué le médiateur Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, en exprimant sa déception de ne pas avoir réussi à les y aider. Il a fait cette déclaration après avoir présidé une rencontre entre Saad Hariri et Amine Gemayel, d'une part, et Michel Aoun d'autre part. Al Faraby

26-02  Aoun lors de la réunion du CPL : La Majorité refuse tout projet de solution à la crise au Liban
A l’issue de la réunion hebdomadaire du bloc parlementaire de
la Réforme et du Changement présidée par le général Michel Aoun, un communiqué articulé en trois points a été publié et lu par le député du bloc M. Ibrahim Kanaan.
Libnanews

01-03 La persistance des désaccords entre la majorité et l’opposition sur la composition d’un futur gouvernement d’union a entraîné lundi un 15e report de l’élection du chef de l’Etat. Le vote de la Chambre des députés qui devait consacrer le choix du chef de l’armée, le général Michel Souleïman, pour succéder à Emile Lahoud, dont le mandat a expiré le 23 novembre, était prévu mardi. Il est désormais reprogrammé le 11 mars. "En accord avec l'initiative de la Ligue arabe et pour donner plus de chances aux efforts de M. Moussa, la séance a été reportée à une date fixée avant le sommet arabe" prévu les 29 et 30 mars à Damas, a pour sa part déclaré à la presse M. Berri. (Samedi 1er mars 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse1 ap)


2-2 Election du nouveau chef d’état

27-02 15e report de l’élection du chef de l’Etat.

Le vote de la Chambre des députés qui devait consacrer le choix du chef de l’armée, le général Michel Souleïman, pour succéder à Emile Lahoud, dont le mandat a expiré le 23 novembre, était prévu mardi. Il est désormais programmé le 11 mars. Al-Oufok avec les agences de presse)


2-3 Sur le terrain

15-02 Le Hezbollah et le gouvernement Iranien ont mis en cause Israël dans la mort de l'un des résistants les plus traqués par le Mossad et les services secrets occidentaux, Moughnieh (Reuters)

15-02 Par ailleurs, le Hezbollah déclare que l’enquête sur les circonstances de l’assassinat de Moughnieh est menée conjointement par la Syrie , l’Iran et le Hezbollah, et qu’elle a donné des résultats.. Le Hezbollah a mis en cause Israël dans la mort de l’un des résistants les plus détesté par le Mossad et les services secrets occidentaux.. ( ML  & Al-oufok avec les agences de presse dont l’ AP)


2-4 Des Canons ... pas du beurre

29-07 Le Hezbollah a dénoncé le déploiement annoncé de navires de guerres US au large du Liban, affirmant qu'il s'agissait d'une menace à la souveraineté libanaise, mais refusant de se laisser impressionner.Le député Hassan Fadlallah a dénoncé une "menace US sur le Liban". "Il est clair que cette menace et cette intimidation ne nous affecteront pas", a-t-il ajouté sur la chaîne de télévision Aljadid.

"De telles démonstrations militaires n'affectent pas nos choix et nos décisions", a ajouté Fadlallah, jugeant que "la souveraineté et l'indépendance du Liban sont clairement menacées par ce genre d'actions américaines directes". Montrer ses muscles ainsi est "le signe d'un échec" de la part des Etats-Unis, a-t-il estimé. AP

29-07 Hassan Fadlallah a exhorté le gouvernement Siniora à rejeter ce déploiement. M. Siniora a répondu qu'il n'avait pas demandé le soutien des Etats-Unis. "Nous n'avons demandé aucun navire de guerre d'aucune partie", a-t-il déclaré à des diplomates arabes à Beyrouth. "J'aimerais souligner qu'il n'y a aucun navire de guerre étranger dans les eaux territoriales libanaises. Seule la marine libanaise et ceux de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL, ndlr) qui aident le Liban à sécuriser ses eaux dans le cadre de la résolution 1710" du Conseil de sécurité, a-t-il déclaré. AFP


2-5 Les grandes manoeuvres

03-03 Le ministère de la Culture au Liban ne participera pas au Salon du Livre à Paris.Le ministre de la Culture M.  Tarek Mitri a publié un communiqué dans lequel il fait part de la non-participation du ministère libanais de la Culture au Salon du livre à Paris qui fait partie de la liste des participants à cet évènement culturel annuel, et ceci en raison du choix effectué par les organisateurs faisant du ministère israélien l’invité d’honneur de ce salon.
Libnanews


2  Politique Israélienne

Olmert

2-1 Processus de paix.

2-2 Des Canons ... pas du beurre.

15-02 Israël, prenait vendredi très au sérieux les menaces du Hezbollah de venger l'assassinat d'un de ses chefs. Israël, accusé d'avoir tué Imad Moughnieh, a mis son armée en état d'alerte surtout sur la frontière nord, avec le Liban, lancé des appels à ses ressortissants à l'étranger à prendre des précautions exceptionnelles et renforcé la sécurité de ses représentations diplomatiques. L'Etat hébreu, selon les médias, s'inquiète particulièrement du risque d'enlèvements de généraux de réserve et autres personnalités en voyage à l'étranger.

le général de réserve Nissan Uriel, a recommandé de ne pas se rendre "dans des pays arabes et musulmans", d'éviter où qu'ils soient de se retrouver en groupe. Il a appelé les familles en Israël "d'avertir immédiatement leurs proches à l'étranger des risques". "Ces consignes de caractère général sont nécessaires car le Hezbollah a prouvé dans le passé ses capacités de frapper", a-t-il dit à la radio. Pour leur part, les forces terrestres, aériennes et navales d'Israël ont été mises en alerte. Selon des sources militaires, les permissions ont été annulées pour les forces déployées à la frontière syrienne et libanaise, des unités ont été envoyées en renfort, et la défense passive a examiné l'état des abris. AP


2-4 Les grandes manœuvres

13-02 Israël nie son implication dans l’assassinat du leader du mouvement  libanais Hezbollah, Imad Moughnieh dans la nuit de mardi à mercredi à Damas, est-il indiqué dans une déclaration diffusée mercredi par la chancellerie du premier ministre israélien. RIA Novosti

14-02 Pour Haaretz, "l'assassinat du numéro deux du Hezbollah a permis de se débarrasser d'un maître d'oeuvre du terrorisme international, mais rend Israël vulnérable à une escalade militaire". "Trop tôt pour sabler le champagne", écrit-il en Une, signifiant qu'Israël ne devrait pas se réjouir prématurément.AFP



 3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

Ligue arabe

25-02 Nouvel échec de la médiation du chef de la Ligue arabe Amr Moussa.

M. Moussa, disant qu'il repartait de Beyrouth sans être parvenu à aplanir les divergences entre l'opposition et la majorité appuyée par l'Occident et la plupart des pays arabes, sur la répartition des portefeuilles au sein du futur gouvernement. "Nous avons réussi à nous entendre sur certains points mais il y en a d'autres pour lesquels nous avons besoin de plus de temps", a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion entre deux représentants de la majorité, le député Saad Hariri et l'ancien président Amine Gemayel, et un autre de l'opposition, le chrétien Michel Aoun. Une nouvelle rencontre doit être selon lui organisée à une date qui n'a pas encore été fixée. (AFP)

02-03 Suite à une réunion avec le président égyptien Hosni Moubarak, le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a indiqué que le Liban sera représenté au  Sommet arabe qui se tiendra à Damas les 29 et 30 mars prochain.Il n’a pas cependant indiqué qui pourrait représenter le pays des cèdres lors de ce sommet. Libnanews


Egypte

02-03 Le président égyptien aurait reçu du représentant du secrétaire général de l’ONU, Terje Roed Larsen une lettre personnelle évoquant la situation du Liban. Il se serait également entretenu à ce sujet avec ce dernier et abordé la question des efforts mené par l’Egypte pour mettre fin à la crise libanaise. Libnanews


 iran

02-03 Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a affirmé : "Il y a six ans, il n'y avait pas de terroristes dans notre région. Dès que les étrangers y ont mis les pieds, les terroristes sont apparus", "Les Américains doivent changer leur position sur ces questions", a conlu M. Ahmadinejad  (AFP)


Syrie

01-03 La Syrie a lancé une violente attaque contre les Etats-Unis, qui ont déployé le navire de guerre USS Cole au large du Liban. La Syrie accuse Washington de vouloir imposer par la force une solution américaine à la crise politique de ce voisin. "La présence du navire de guerre USS Cole au large du Liban montre que les Etats-Unis oeuvrent pour entraver toutes les solutions politiques" au Liban, a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem. (ats) 


Les Pays 

a) Usa (le parrain)

Bush  28-02 "Le président est préoccupé par la situation au Liban et évoque régulièrement le sujet avec son équipe", a indiqué Gordon Johndroe, porte-parole du Conseil national de sécurité.

Les Etats-Unis ont décidé de positionner le destroyer USS Cole devant les côtes libanaises, a-t-on appris jeudi de source officielle : "Les Etats-Unis estiment qu’un signe de soutien est important pour la stabilité régionale. Nous sommes très préoccupés par la situation au Liban. Elle dure depuis trop longtemps", a déclaré un haut responsable de l’administration Bush ayant requis l’anonymat.  (Jeudi, 28 février 2008 – Al-oufok avec les agences de presse)


Les grandes manœuvres

28-02 Les Etats-Unis ont décidé de positionner le destroyer USS Cole devant les côtes libanaises, a-t-on appris jeudi de source officielle."Les Etats-Unis estiment qu’un signe de soutien est important pour la stabilité régionale", a déclaré un haut responsable de l’administration Bush ayant requis l’anonymat. "Notre sentiment est que la nervosité s’accroît, avec les menaces du Hezbollah et l’impression générale qu’on ne va pas vers une solution", a poursuivi le responsable américain. (Al-oufok avec les agences de presse dont AP)


Organisations mondiales

ONU

2 Processus de paix

02-03 Terje Roed Larsen a indiqué que la situation actuelle du Liban reste difficile et pourrait avoir des répercussions sur la stabilité du Moyen Orient.     Libnanews


Nations Unies

22-02 L’Agence des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) indique aujourd’hui avoir achevé deux opérations au Liban, afin de reconstruire et rénover des milliers de maisons touchées par les bombardements de l’aviation israélienne en juillet 2006.
Le projet est venu en aide à près de 3.600 familles à Beyrouth, au Sud-Liban et dans la vallée de
la Bekaa , a rapporté aujourd’hui un porte-parole du Secrétaire général.

L’Union européenne a financé ce projet, d’un montant de 1,2 millions d’euros, précise un communiqué publié à Beyrouth.Centre de nouvelles ONU
22-02


Europe

Allemagne

01-03 L’Allemagne a transféré la responsabilité de la mission navale des Nations unies au large de la côte libanaise à un commandement européen composé notamment de l’Italie, de la France , de l’Espagne et du Portugal, a annoncé l’ONU. Elle comptera désormais quatre navires allemands, deux navires italiens, deux navires grecs, ainsi qu’un navire turc, un français et un espagnol, qui devrait arriver sur place à la mi-mars. AP


France

21-02 La France et le Liban ont signé jeudi une convention de 375 millions d'euros d'aide budgétaire au gouvernement libanais.Cette convention de prêt d'une durée de 15 ans, signée à l'Elysée par les ministres français et libanais des Finances était prévue par la conférence "Paris III" du 25 janvier 2007 sur l'aide à la reconstruction (…) du Liban. Une première tranche de 150 millions d'euros doit être versée immédiatement, selon un communiqué de l'Elysée. La France avait promis en janvier 2007 une aide financière d'un montant total de 500 millions d'euros: 375 millions d'euros d'aide budgétaire et 125 millions d'euros de prêts aux banques libanaises. AP

21-02 Nicolas Sarkozy a réaffirmé le "soutien indéfectible" de la France au Liban, selon son porte-parole David Martinon. Alors que le Liban est toujours plongé dans la crise institutionnelle, le président français a appelé à "l'élection sans délai de Michel Sleimane à la présidence de la République du Liban avant le sommet arabe de Damas", le 29 mars prochain. AP


4 Italie

L’assassinat de Moghniyeh est un acte de terreur, selon le ministre italien des affaires étrangères
Le ministre italien des affaires étrangères Massimo D’Alema a qualifié l’assassinat du commandant militaire du Hezbollah Haj Imad Moghniyeh de « terreur » dans une interview publiée ce samedi dans l’hebdomadaire italien L’espresso.
Il a dit au sujet de l’assassinat de Moghniyeh : « Selon ma définition, l’attaque à la voiture piégée au milieu de Damas était du terrorisme ».  « Les assassinats ciblés n’ont pas redoré l’image de l’occident, et ils servent d’alibi au terrorisme », a-t-il dit. Al-Manar
20-02
Traduction : manar-fr.com


Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 "L’Amérique répète l’aventure de 1982".

29-07 Ce déploiement annoncé faisait vendredi la Une de la presse à Beyrouth. "As-Safir", proche de l'opposition, parlait d'une "provocation", titrant: "le destroyer Cole dans les eaux libanaise pour terroriser la résistance, la Syrie et le sommet" (de la Ligue arabe, prévu en mars à Damas, NDLR).

L'Arabie saoudite et l'Egypte agiteraient en effet la menace de boycotter ce sommet en terre syrienne si d'ici là le Liban n'a pas élu son président. "L'Amérique réitère l'aventure de 1982", titrait pour sa part le quotidien "Al-Akhbar". L'arrivée de la flotille américaine rappelle en effet les années sanglantes de l'implication des Etats-Unis au Liban, dans la décennie 80. En 1983, au plus fort de la présence américaine, une flotte de 17 navires patrouillait les côtes libanaises, dont deux porte-avions, alors qu'un contingent de Marines étaient déployé à l'aéroport de Beyrouth.

Des marines avaient alors pris position à Beyrouth, tandis que des bâtiments américains mouillaient devant la côte en signe de soutien au gouvernement libanais qui négociait avec les autorités israéliennes. Le corps expéditionnaire américain avait fini par battre en retraite.

Le Liban a alors été contraint de dénoncer l’accord conclu avec Israël.

En octobre 1983, une attaque kamikaze détruisit la base des Marines, faisant 241 morts, un autre détruisant un bâtiment de l'ambassade américaine. Aujourd'hui, les eaux territoriales libanaises sont patrouillées par une force navale onusienne, qui assiste les autorités libanaises dans le cadre de la résolution qui mit fin à la guerre de l'été 2006 entre Israël et le Liban.. AP & Al-Oufok avec les agences de presse)


6-2 Norman Finkelstein : “Israël va connaître la défaite” (Vidéo)
Le 20 janvier 2008, Future TV diffuse une interview de Finkelstein : les questions sont en arabe et les réponses en anglais.

Extraits :  
“Peu m’importe le Hezbollah en tant qu’organisation politique. Je ne sais pas grand-chose de sa politique et ce n’est pas un sujet pertinent” ; “Qui n’a pas soutenu l’Union soviétique quand elle a vaincu les Nazis ? Qui a droit à tous les honneurs ?

La résistance.” ; “J’ai envie d’exprimer ma solidarité envers [le Hezbollah] et je ne vais pas être lâche ou hypocrite [en me privant de le faire]” ; “Je vais faire honneur au Hezbollah : ils font preuve de courage et de discipline, et je respecte cela.”

Norman Finkelstein Norman Finkelstein est chercheur US en sciences politiques

VIDEO: http://www.youtube.com/watch?v=Bqs-OPK7VaE&eurl=http://mecanopolis.wo... Source : MEMRI http://mecanopolis.wordpress.com/2008/02/20/le-chercheur-...


7 Les brèves

Ndlr :  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

7-1 Les Etats-Unis positionne l’USS Cole devant les côtes libanaises.

USA : Notre sentiment est que la nervosité s’accroît... Les Etats-Unis ont décidé de positionner le destroyer USS Cole devant les côtes libanaises, a-t-on appris jeudi de source officielle.

"Les Etats-Unis estiment qu’un signe de soutien est important pour la stabilité régionale ", a déclaré un haut responsable de l’administration Bush ayant requis l’anonymat.. "Notre sentiment est que la nervosité s’accroît, avec l’impression générale qu’on ne va pas vers une solution", a poursuivi le responsable américain. L’envoi de l’USS Cole, a-t-il poursuivi, "fait partie d’une série de mesures de notre part et de la part d’autres membres de la communauté internationale pour exprimer notre inquiétude au sujet du comportement des Syriens". Selon un représentant du département de la guerre US  : "Il s’agit de contribuer à la stabilité pendant une période potentiellement critique", a-t-il poursuivi, précisant que le bâtiment pourrait être remplacé par l’USS Nassau, un navire de débarquement qui croisait jusqu’ici dans l’Atlantique, mais qui a mis le cap sur la Méditerranée. La décision a été prise cette semaine par George Bush, qui en a informé ses plus proches alliés, a-t-il ajouté.

(Jeudi, 28 février 2008 – Al-oufok avec les agences de presse)

USS Cole au Liban.

La Syrie a accuse les USA de vouloir imposer par la force LEUR solution à la crise politique au Liban. Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a indiqué :  "La présence du navire de guerre au large du Liban montre que les Etats-Unis oeuvrent pour entraver toutes les solutions politiques" au Liban. Les Etats-Unis ne peuvent pas imposer une solution au Liban",.

Le ministre a soutenu que Washington n’appuyait pas le plan de la Ligue arabe pour l’élection d’un président au Liban, sans chef d’Etat depuis le 24 novembre. L’envoi de l’USS Cole est un "message en premier lieu à la mission d’Amr Moussa, au plan arabe et à la Ligue arabe", a encore estimé Walid Mouallemt.

(Samedi 1er mars 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse)


7-2 La définition du terrorisme reste au centre des négociations sur une convention générale.
Le Comité spécial chargé d’élaborer une convention générale sur le terrorisme international a entamé hier les travaux de sa douzième session, centrée sur le principal point d’achoppement, une définition consensuelle de la notion de terrorisme.Le Comité spécial créé par la résolution 51/210 de l'Assemblée générale, établi le 17 décembre 1996, a pour mandat actuel de poursuivre l'élaboration d'une convention générale sur le terrorisme international et d'examiner la question de la convocation, sous les auspices de l'ONU, d'une conférence de haut niveau chargée de définir une riposte de la communauté internationale face au terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, rappelle un communiqué de l'ONU publié hier à New York.
Le Groupe de Rio, s’est prononcé en faveur d'une finalisation rapide du texte de la convention générale et de la tenue d'une conférence de haut niveau sur le thème du terrorisme.  Mais sur cette question, des pays ont jugé comme les années précédentes indispensable que la future convention se donne aussi pour objectif de mettre fin au « terrorisme d'État ». 26-02 Centre de nouvelles ONU
7-3 Al-Mouallem : Le sommet arabe se tiendra à Damas à sa date fixée.

M.Walid al-Mouallem, ministre des affaires étrangères, a affirmé que le sommet arabe se tiendra à Damas à sa date fixée, soulignant que le sommet se tiendra en vertu d’une résolution prise au sommet de Riyad en 2007 "Nous prévoyons que les dirigeants arabes respectent leur résolution".
Dans une interview accordée ce soir à la chaîne de télévision satellitaire /al-Jazeera/, M.al-Mouallem a souligné que le sommet n'est pas consacré à l'examen d'une seule question, étant la solution au Liban, "mais il y a d'autres questions importantes à discuter comme par exemple: la situation dangereuse à Gaza à cause des massacres israéliens quotidiens, le processus de paix et la lutte contre le terrorisme.

Concernant la situation au Liban, M.al-Mouallem a souligné que celui qui entrave l'élection d'un président de compromis au Liban est connu par tous, affirmant que la Syrie n'est pas la seule qui a des amis au Liban "mais il y a d'autres parties qui ont une influence au Liban". M.al-Mouallem a insisté sur le fait que la solution au Liban doit être reposée sur le principe /ni vainqueur ni vaincu/, soulignant que la Syrie tend les mains pour coopérer avec les frères arabes pour l'encouragement des parties libanaises à parvenir à une solution. M.al-Mouallem a affirmé que la solution au Liban est une affaire intérieure et la clé de la solution de la crise libanaise n'est pas syrienne.

M.al-Mouallem a critiqué vivement le fait que certains des Arabes visitent des capitales étrangères pour exercer des pressions sur la Syrie et susciter contre elle, soulignant que la Syrie ne se pliera pas devant ces pressions. R.Jorf Damas - Sana
28-02


7-4 Premier sommet à Damas depuis la création de la ligue arabe.

Amr Moussa a déjà effectué plusieurs missions de médiation à Beyrouth pour tenter de faire adopter un plan arabe qui prévoit l’élection immédiate du chef de l’armée, le général Michel Sleimane, à la présidence, suivie de la formation d’un gouvernement d’union nationale, mais sans minorité de blocage comme le réclame l’opposition, et de l’élaboration d’une nouvelle loi électorale.

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a assuré que "tous les pays arabes" seraient invités au prochain sommet de l’organisation, fin mars à Damas, qui s’annonce délicat du fait de tensions internes.

"Tous les pays arabes seront invités au sommet de Damas. Le Liban y sera représenté", a signalé M. Mouallem, dont le pays avait jusqu’ici lancé des invitations aux Etats arabes à l’exception de l’Arabie saoudite et du Liban. "Tout le monde veut qu’un président soit élu au Liban. L’élection d’un président au Liban est une question importante, de nombreux dirigeants arabes la considèrent comme nécessaire", a lancé M. Moussa.

Il s’agira du "premier sommet à Damas depuis la création de la ligue arabe", a avancé Amr Moussa.

Selon des médias arabes, l’Arabie saoudite et d’autres pays satellites des USA pourraient boycotter le sommet de Damas, ou envoyer des délégations de bas niveau.

Le chef de la Ligue arabe Amr Moussa a évoqué "ces problèmes dangereux qui provoquent les tensions entre pays arabes".

(Samedi 1er mars 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse)


7-5 L’ambassade saoudienne au Liban exhorte ses ressortissants à quitter le pays.

Les responsables de l’ambassade ont confirmé qu’ils demandaient aux ressortissants saoudiens d’être vigilants lorsqu’ils voyageaient au Liban ou de quitter le pays si possible", a fait savoir un responsable libanais, qui se prononçait sous le couvert de l’anonymat.

Aucun responsable n’a souhaité préciser les raisons pour ces recommandations.

Selon un ressortissant saoudien, l’ambassade lui a expliqué que les femmes et les enfants étaient tout particulièrement incités à quitter le Liban dans les 48 heures. "Les responsables de l’ambassade ont confirmé qu’ils demandaient aux ressortissants saoudiens d’être vigilants lorsqu’ils voyageaient au Liban ou de quitter le pays si possible", a fait savoir un responsable libanais, qui se prononçait sous le couvert de l’anonymat.

Un responsable du ministère saoudien des Affaires étrangères a de son côté confirmé les recommandations de l’ambassade à Beyrouth, mais n’a pas souhaité se prononcer sur les raisons qui ont incité Riyad à recourir à une telle mesure. (Samedi 1er mars 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse)


7-6 Moubarak : La Syrie fait partie du problème libanais.

Le président égyptien Hosni Moubarak a insisté à Manama sur la nécessité d’un compromis pour l’élection du président du Liban avant le sommet arabe de Damas.
Moubarak, qui a rencontré le roi de Bahreïn Hamad bin Isa Al-Khalifa, a indiqué que l’initiative du secrétaire général de la ligue arabe au Liban sera la dernière. Il a appelé
la Syrie à résoudre le problème libanais qui est une condition nécessaire pour la réussite de ce sommet.

"Le problème du Liban est fondamental, et comme le sommet se tiendra en Syrie, et que cette dernière est liée à ce problème, je souhaite qu’elle résolve son problème avant le sommet". Il a ajouté que le secrétaire général de la ligue arabe est au Liban et qu’il tente une initiative arabe qui sera la dernière en date. Il s’est demandé : "Jusqu’à quand le Liban restera divisé et déchiré ? Est-ce que cela satisfait le monde arabe, les dirigeants et les peuples ?". Moubarak considère que le succès du sommet dépend de la résolution du problème au Liban et en Palestine. Al-Manar
26-02 Traduction : manar-fr.com 

n°67 – Le Journal du Liban 15-02 (FIN) Par M.Lemaire

Journal du Liban    (suite)

n° 67 14-02 au 03-03

Par  M.Lemaire

8 Dossiers

8-1 Point de vue de Raymond Richa.: Du 5 de Richter au BASM, Sinioura a toujours répondu présent…

8-2 Point de vue de Raymond Richa: Quoi de neuf sur la scène ?

8-3 Point de vue de Marie Nassif-Debs : Préparatifs d’une nouvelle guerre israélienne & Dangereuses tergiversations au Liban.

8-4 Point de vue de Tony Karon : Chéri, j’ai rétréci la superpuissance.   

8-5 Point de vue de IRIN : Une lueur d’espoir pour un squat de Beyrouth, aux portes du camp de réfugiés de Chatila.

 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

9-2 Allah ou Akbar : Pourquoi le Prophète ?

9-3 J’extériorise cette colère qui boue en moi!!!

10 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse

10-1 Des statistiques….au … pouvoir démocratique du peuple.

10-2 Michel Muller : L’OTAN prépare un « nouveau siècle atlantique . 


8  Dossier Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

8-1 Point de vue de Raymond Richa: Du 5 de Richter au BASM, Sinioura a toujours répondu présent…

Notre Liban et tout particulièrement le Sud ont récemment subi une série de secousses sismiques dont la plus inquiétante fut celle d’hier qui atteignit le chiffre 5 sur l’échelle de Richter.
Cette dernière provoqua dix blessés, heureusement légers, parmi la population sudiste ainsi que des dégâts dans les localités de Srifa, Jouayah, Chehabiyé, Meiss Al Jabal : murs fissurés, balcons ou terrasses et maisons abandonnées effondrés…
Cette dernière secousse dont l’épicentre se situait à quelques dix sept kilomètres au nord-est de Tyr, fut également ressentie en Israël et dans la bande de Gaza, sans faire de victimes et de dégâts.
Il faut savoir que la côte méditerranéenne de
la Palestine et du Liban est sur une faille active importante.
Les scientifiques s’attendent à une nouvelle secousse de la même magnitude ou plus forte encore.
Ceci dit, les dégâts causés par cette série de secousses qui risquent de se reproduire viennent s’ajouter au bilan de ceux causés par l’agression israélienne de juillet 2006.

Mais grâce au Bon Dieu, heureusement que Fouad Sinioura et son gouvernement répondent présents, pour faire face à cette nouvelle situation : entre autre, ils ont eu l’idée géniale de
bloquer quelques dizaines de millions comme don aux populations victimes du Sud fourni par l’Europe.
………………………………………………………………………………………………….
Plus loin, mais encore au Sud, et pas plus qu’hier, un berger libanais, Ali Hussein Chebli, 40 ans, fut blessé par l’explosion d’une des bombes à sous munitions larguées par l’armée israélienne en juillet - août 2006.
Son fils, âgé de vingt ans, avait été tué par un de ces engins, l’an dernier.
Savez-vous que nos bergers sudistes sont traités par les forces armées israéliennes, tantôt de
terroristes, tantôt de  trafiquants de drogue, et que sais-je encore…
Bref, cette parenthèse étant fermée, l’Organisation des Nations Unies affirme qu’environ
un million de ces sous munitions ont été déversées par Israël sur notre sol, entre le 12 juillet et le 14 août 2006.

Les quelques
40% d’entre elles n’ont pas explosé en touchant le sol et se sont dispersées aux environs des villages et à travers les vergers de notre Sud.
Le bilan de ces bombes, à nos jours :
une trentaine de personnes tuées, 218 de personnes blessées et mutilées

Également sur ce chapitre, nous ne pouvons que remercier le locataire de notre Sérail pour
avoir éradiqué de notre sol les séquelles de toutes les haines, préservant ainsi la vie de nos bergers et de nos petits écoliers sur leur chemin menant à l’école ; en effet, la même idée était venue à sa tête : bloquer le moindre centime d’euro solidaire
Tous les adjectifs de tous les dictionnaires de toutes les langues sont et resteront impuissants à pouvoir décrire ce personnage hors du commun, ce génie de son siècle quant à servir ses maîtres de toutes les races…
  

Raymond Richa. 16 février 2008


8-2 Point de vue de Raymond Richa: Quoi de neuf sur la scène ? En ce moment, la scène de toutes les hypocrisies envers les deux peuples palestinien et libanais s’active intensément. Il faut absolument que la crise perdure afin qu’à leur tour, les dirigeants américains, puissent prétexter, montrer du doigt la Syrie et enfin justifier une présence militaire au large des côtes méditerranéennes, prête à intervenir.

Quant aux régimes arabes « modérés », bien connus pour leur lourd silence lors des trente trois jours d’agression sioniste contre le Liban, à la fois ils s’attèlent à faire pression sur la Syrie afin qu’elle divorce avec les résistances palestinienne et libanaise et ils affichent indifférence et silence parfait vis-à-vis du blocus contre Gaza et des massacres perpétrés par les criminels de Tel Aviv.
Malheureusement, le Président Abbas et son autorité sont également présents sur la scène.
Ils ont fait leur choix entre deux thèses : celle de résister et de réaffirmer avec détermination le droit au retour des réfugiés dans leur pays et la seconde qui se résume par un seul mot : collaboration ; cependant, ils l’ont fait en camouflant la principale contradiction par une prétendue défense de la démocratie…
Drôle de scène où chacun a un rôle précis qui lui a été assigné par le maître du monde Georges W. Bush et par son fidèle, le criminel Ehud Olmert.
Chacun des acteurs devra fortement contribuer à la réussite de la pièce, celle qui devra conclure par la liquidation physique des deux résistances au Liban et en Palestine.
De son côté, Israël poursuit son blocus, l’accompagnant de crimes et de massacres qui se répètent et qui n’épargnent même plus nos bébés. Mais aussi, elle s’active sur terre et au ciel, contre le Liban, avec évidemment le rôle assigné aux forces de
la F.I .N.U.L sur cette même scène.
Printemps ou été 2008 s’annonce par des moments difficiles et décisifs que traverseront le Liban et
la Palestine.
Su
r la scène de toutes les hypocrisies, les acteurs motivés par leur collaboration avec l’ennemi, s’activent intensément…
Quant au metteur en scène, entouré de ses techniciens spécialistes en crimes contre l’Humanité et en guerres d’extermination des peuples, il leur crie : « J’arrive,… ».
De loin, à l’horizon méditerranéen, se dessine déjà une silhouette, celle de COLE, à la fois symbole de puissance, de domination et des « valeurs universelles » de l’Occident…Et sur scène, les acteurs applaudissent pendant qu’un bébé palestinien tombe, le corps déchiqueté par un missile, bourré de toutes les technologies et téléguidé par la haine des haines : le Sionisme
QUE COLE FRAPPE POUR QUE BUSH RECONNAISSE SON ERREUR FATALE D’AVOIR OUBLIE QU’IL MANQUAIT LA LETTRE « U »QUELQUE PART DANS « COLE »

 Raymond RICHA  Liban Résistance jeudi 28 février 2008


8-3 Point de vue de Marie Nassif-Debs : Préparatifs d’une nouvelle guerre israélienne & Dangereuses tergiversations au Liban 

Tergiverser » est le verbe qui se conjugue le plus, depuis quatre mois, dans les hautes sphères de la politique libanaise. Il est, en quelque sorte, le mot d’ordre des leaders du « 14 mars » mais aussi de ceux du « 8 mars », c’est-à-dire ceux qui se prénomment « la majorité parlementaire » et ceux qui ont pour titre « l’opposition ». Les premiers, poussés par les Etats-Unis (secondés par l’Arabie saoudite et les pays arabes dits « modérés »), veulent boucler la boucle des « victoires » enregistrées dans les instances du pouvoir à la suite de l’assassinat de l’ex Premier ministre Rafic Hariri, en élisant un président de la République qui leur soit acquis corps et âme sans pour autant céder aux revendications de leurs protagonistes sur le futur gouvernement. Les autres, épaulés par la Syrie et l’Iran, veulent récupérer des points perdus lors des élections législatives de 2005, à travers un gouvernement qui leur garantirait le tiers des voix (ce qui constitue, disent-ils, moins que « la part de 45% » qu’ils détiennent au sein du parlement) et une plus grande part aux décisions. Au milieu de ce chaos, où pointent, de temps en temps, des attentats à la voiture piégée ou des événements sanglants vite réprimés, le peuple libanais, tiraillé de toutes parts, ne sait plus où donner de la tête. Surtout que l’avenir proche, qui coïncide avec la dernière année du second mandat de G. W. Bush à la Maison blanche, s’annonce fermé devant les solutions au Moyen Orient et, aussi, que l’alliance politique au pouvoir depuis 2005 ne détient plus des clés du pouvoir que celles que les Etats-Unis ont bien voulu leur laisser. D’où les tergiversations… 

Mais, tergiverser pour aboutir à quoi et dans quel but ?

Là, les attentes sont, paraît-il, nombreuses et diversifiées. Certains considèrent avec intérêt ce qui se passe dans la bande de Gaza, avec l’aide du gouvernement de Mahmoud Abbas et de l’Egypte. Ils espèrent que les violations par l’aviation israélienne du territoire libanais et les préparatifs de l’armée israélienne sur la frontière Sud du Liban ne sont que les préludes d’une nouvelle offensive, généralisée, contre le Hezbollah et tous ceux qui veulent poursuivre la résistance dans le but de libérer les territoires toujours occupés dans les fermes de Chebaa et les hauteurs de Kfarchouba. Pour eux, le rapport de la « Commission Winograd » est très explicite à ce sujet, puisqu’il souligne bien clairement la nécessité pour Israël de réorganiser sa « force de frappe politique et militaire », ce qui lui permettrait de dissuader ses voisins de penser à mener « une attaque quelconque » et lui rendrait, par suite, « sa position de leadership tout en obligeant ses ennemis à accepter la pais qu’il leur propose ». Surtout que le rapport ajoute expressément que « l’armée [israélienne] doit se préparer à la guerre qui sera en se basant sur les enseignements de celle qui fut [entendre l’agression de l’été 2006 contre le Liban] » et qu’il saura, comme en 1982 et en 2006, trouver l’alibi nécessaire à son agression.

D’autres attendent les résultats concrets (et prochains) des pressions saoudiennes et égyptiennes contre la Syrie , à la veille du  Sommet arabe qui se prépare (pour la fin du mois de mars) à Damas. Ce qui veut dire que les menaces saoudiennes de boycotter le Sommet pourraient être mises en exécution si la Syrie refuserait de faire pression sur ses alliés libanais afin de les obliger à accepter l’initiative de la Ligue arabe et que ce boycottage, lié à une situation explosive au Liban, aurait ses répercussions sur la stabilité politique de ce pays… On cite, dans ce sens, les déclarations du secrétaire général de la Ligue arabe, Amro Moussa, concernant « les dangers de la situation au Liban et ses répercussions sur la région arabe. Parce que le Liban est un modèle réduit de ce qui se passe dans la région ; et, il est possible d’appliquer ce modèle dans tout le monde arabe. Ce qui veut dire que les fissures, déjà présentes [entre Sunnites et Chiites], peuvent représenter, si elles ne sont pas contrées, une menace directe contre tous les pays arabes. Voilà pourquoi, nous appelons tous ceux qui ont une relation quelconque avec la situation libanaise de se montrer responsables avant qu’il ne soit trop tard »…

D’autres, enfin, mais cette fois du côté de l’opposition, parlent de nouvelles explosions, dans Beyrouth notamment. Ils disent que des « cellules militaires » ont été formées par « des officiers appartenant à un service de renseignements arabe » dans le but de déstabiliser la situation intérieure libanaise au moment où Israël commencerait son attaque généralisée contre le Hezbollah et ses alliés. Ce qui annonce, à la lumière des déclarations d’un des leaders de la majorité, ancien ami d’Israël, que des événements (venant de l’intérieur et de l’extérieur) se préparent dans un avenir proche (deux mois, dit cet ami d’Israël) dont le but sera de neutraliser, en même temps, la Résistance libanaise et la Syrie. Ce leader a, parait-il, précisé que l’attaque aura pour premier objectif l’occupation de la région de la Békaa Ouest , région stratégique pour le Hezbollah et, aussi, à quelques kilomètres de Damas.

Et, tandis que l’administration étasunienne réitérait ses directives à « la majorité » libanaise de faire fi de la Constitution et de procéder à l’élection d’un nouveau président de la République à la majorité simple, tandis que le Secrétaire d’Etat britannique aux Affaires moyen-orientales déclarait « avoir entendu, de sources différentes », qu’il a omis de nommer, « que le Hezbollah a construit des fortifications au nord du fleuve Litani et refuse toute avancée vers l’élection d’un nouveau président », et que le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, exprimait, dans une interview à la chaîne de télévision « Al Arabiyah », son inquiétude de ce que le « vide constitutionnel » puisse se prolonger au Liban, le chef du service de renseignement de l’armée israélienne déclarait, le mardi 26 février, devant la commission des affaires étrangères à la Knesset , que le Hezbollah tenterait prochainement  de venger l’assassinat d’un de ses leaders, Imad Moghniah, tué à Damas par des « amis d’Israël ».

Est-ce, là, « l’alibi » dont Israël usera pour légaliser sa nouvelle guerre contre le Liban ? Y aura-t-il un nouvel ambassadeur israélien trucidé, comme en 1982 à Londres 

Marie NASSIF-DEBS  (Beyrouth, le 27 février 2008) Source : Parti communiste libanais http://www.lcparty.org/...


8-4 Point de vue de Tony Karon : Chéri, j’ai rétréci la superpuissance.   

(Partie acceptable politiquement …)

 « La disparition de la Pax Americana dans le grand Moyen Orient provient en partie de la confiance excessive de Bush dans l’emploi de la force et de la menace. Mais elle est également le symptôme de transformations profondes d’origine économique : la montée en puissance de la Chine et de l’Inde, la renaissance de la Russie , l’élargissement soutenu de l’Europe, qui ont redéfini l’équilibre mondial des puissances. » Tony Karon,

Barack Obama a récemment ironisé sur ce que selon lui Hillary Clinton propose réellement ; « un pont vers le 20e siècle, » faisant ainsi une référence insidieuse à la promesse de Bill Clinton en 1992 de “construire le pont vers le 21e siècle”, Pourtant, un pont vers le siècle précédent semble bien être ce que tous les candidats majeurs proposent lorsqu’il promettent de restaurer la primauté et le leadership américain.

Les Républicains promettent de restaurer la puissance américaine en restant dans la course en Irak, en menaçant l’Iran et en faisant céder le “terrorisme radical islamique”, que John McCain appelle “la question transcendante du 21ème siècle”.

Les démocrates envisagent de revenir 8 ans en arrière, en rétablissant la suprématie américaine post-guerre froide, simplement en adoptant un style plus sobre et consensuel. Le problème, alors que les expéditions hasardeuses de Bush ont accéléré le déclin de l’influence stratégique américaine, c’est qu’il y a peu de raison de croire que ce déclin puisse s’inverser avec l’arrivée d’un nouveau locataire dans le bureau ovale qui mène une politique soit semblable, soit moins rugueuse.

Le film de gangster Miller’s Crossing proposait une réflexion profonde sur la nature du pouvoir avec l’avertissement d’un second couteau à son patron : “vous ne dirigez cette ville que parce que les gens pensent que vous la dirigez.” Les erreurs catastrophiques de Bush ont révélé par inadvertance les limites du pouvoir US, rendant tout-à-fait clair aux amis et ennemis que Washington n’est plus aux commandes.

Ce n’est nulle part plus évident qu’au Moyen-orient, où la plupart des efforts de l’administration Bush se sont concentrés.

Les USA demeurent dans l’immédiat embourbés en Irak, les renforts de troupes récents - le « surge » - mobilisant la capacité maximale de combat disponible de son armée, ont obtenu quelques résultats tactiques mais échoué à résoudre le conflit politique qui nourrit la violence. D’autres pays désignés comme des « méchants », tels que la Syrie et en particulier l’Iran, ont de fait accru leur force et leur influence après l’invasion irakienne supposée les intimider et les conduire à capituler.

Bush a échoué à vaincre la résistance dont le Hezbollah était le fer de lance, et ses efforts pour marginaliser le Hamas de la politique palestinienne se sont aussi manifestement embourbés. Ces insuccès, ainsi que d’autres échecs ont démontré, même à des alliés de longue date dans la région comme la Turquie et l’Arabie Saoudite, que Washington pour le moment n’a ni les muscles, ni la vision pour sécuriser leurs intérêts communs, les incitant tous les deux à refuser la politique américaine qu’ils considèrent impraticable, comme les efforts pour isoler l’Iran et le Hamas.

La disparition de la Pax Americana dans le grand Moyen Orient résulte en partie de la confiance excessive de Bush dans l’emploi de la force et de la menace. Mais elle est également le symptôme de transformations profondes d’origine économique  Tony Karon  Rootless Cosmopolitan, 18 février 2008

Tony Karon est journaliste au Time magazine.

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1752 sélectionné par http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinformation  28 février 2008


8-4 Point de vue de IRIN : Une lueur d’espoir pour un squat de Beyrouth, aux portes du camp de réfugiés de Chatila.

Mirna Abou Nader s’est réveillée juste à temps. « Nous avions remarqué que les poutres en fer commençaient à se tordre sous l’énorme pression du toit », a indiqué la jeune femme, âgée de 24 ans et mère de deux très jeunes enfants. « Je dormais, puis j’ai entendu un grincement, et une immense plaque de béton est tombée dans notre chambre. J’ai réussi à prendre le bébé à temps ».
Bienvenue dans l’univers des immeubles Gaza : un bidonville dans un bidonville ; cet ancien hôpital palestinien, construit en dehors du camp de réfugiés de Chatila, au sud de Beyrouth, a été transformé en squat pour les familles pauvres et indigentes.
Construits dans les années 1970 par l’Organisation pour la libération de
la Palestine (OLP), les immeubles Gaza étaient censés améliorer les conditions de vie des réfugiés palestiniens. Le complexe, composé de quatre tours disposées autour d’une cour centrale, abritait à l’origine un hôpital géré par la Société du Croissant-Rouge palestinien (SCRP), une garderie, des bureaux et un hôpital militaire.

L’immeuble a partiellement été détruit par les forces armées israéliennes lors de leur invasion du Liban en 1982. Et lorsqu’à la fin des années 1980, la « guerre des camps » a éclaté entre les milices libanaises et les militants palestiniens, à l’intérieur des camps voisins de Sabra et Chatila, les immeubles Gaza, en ruine, sont devenus le dernier refuge de ceux qui avaient perdu leurs maisons et leurs familles durant les affrontements.

Aujourd’hui, d’après une étude du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), les quatre tours abritent plus de 900 personnes, des Palestiniens, pour la plupart, mais aussi des Libanais, des Syriens, des Egyptiens et des Jordaniens, parmi lesquels on compte de nombreux célibataires et personnes âgées.
Deux enfants sur trois sont déscolarisés ; un enfant sur trois souffre de maladies chroniques, et selon un article de recherche publié en 2003 par l’université de Glasgow, les conditions de vie dans les immeubles Gaza « sont semblables à celles des taudis britanniques du siècle dernier ».
Les habitants se trouvent dans un vide juridique, vivent dans des locaux non
officiels, qui ne sont pas sous la responsabilité de l’Agence de Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), sans eau courante et parfois sans électricité ; bon nombre d’entre eux se retrouvent dans des appartements d’une pièce, sans fenêtre, sans évier ni cuisine.

Dans une des tours, la cage d’ascenseur est remplie de détritus ; dans une autre, la cave inondée par des eaux résiduaires brutes, tandis que dans une autre encore, les veuves âgées défèquent dans des seaux en plastique, faute de toilettes.
« Je suis une femme propre qui souhaite tout simplement vivre deux ou trois jours dans la propreté avant de mourir », a dit Fawziyé Ali Serhan, une femme de 65 ans, en montrant du doigt la chaise dont le siège troué fait office de toilettes dans sa minuscule chambre encombrée. « Je ne vis pas dans la brousse. Je veux juste un réservoir d’eau et une petite cuisine équipée d’un évier ».

Des travaux de réfection à compter du 19 février
Bientôt, grâce à une initiative du NRC, appuyée par l’Office d’aide humanitaire de
la Communauté européenne (ECHO), Fawziyé Ali Serhan aura l’évier qu’elle demande.
Bénéficiant d’un budget de 1,4 million de dollars américains, financé à peu près à part égale par ECHO et le ministère norvégien des Affaires étrangères, le NRC a embauché des entreprises de construction locales pour refaire entièrement les installations électriques et la plomberie des quatre immeubles, en veillant au respect des normes sanitaires et des conditions de vie les plus élémentaires. Les murs des chambres seront plâtrés et les toits recouverts de tuiles pour empêcher les fuites. Les travaux devraient commencer le 19 février.

Richard Evans, responsable de l’hébergement au NRC Liban, pense que son agence peut réussir – là où d’autres ont échoué – à améliorer les conditions de vie dans les immeubles Gaza.  « Aucune restriction d’accès ne nous a été imposée et notre comité d’organisation est composé de représentants des municipalités locales et du SCRP », a affirmé M. Evans. « Nous entretenons de bonnes relations avec les comités d’habitants de chacune des tours des immeubles Gaza et nous travaillons sur le volet social pour assurer la pérennité du projet ».
Pour Mirna Abou Nader, toutefois, même si les entreprises de construction parvenaient à réparer son toit et à empêcher la chute de plaques de béton qui ont failli écraser ses jeunes enfants, les immeubles Gaza ne seront jamais l’environnement dans lequel elle souhaiterait élever ses enfants.
« On ne respecte personne ici », a-t-elle déploré. « J’aimerais bien m’installer dans un bon quartier où les voisins sont respectueux et où je pourrais mieux élever mes enfants ».

BEYROUTH, 14 février 2008  Copyright © IRIN 2008
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9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

9-1 Communique du

Aux hommes libres du Liban et de la Terre

Le président des Etats-Unis, George W. Bush, se prépare à poursuivre son agression barbare, commencée en Irak, contre les peuples arabes et dont le résultat fut, jusqu’à ce jour, plus d’un demi million de morts, des millions de blessés et de mutilés et la destruction systématique et organisée des institutions et des villes irakiennes.
En effet, au moment où son allié stratégique israélien noie la bande de Gaza dans un bain de sang, après avoir tenté, à l’aide de l’Egypte, de l’étrangler par le blocus, au moment où ses bombardiers, made in USA, assassinent les enfants en bas âge et détruisent les maisons sur la tête de ses occupants, et tandis que les chefs de l’armée israélienne concentrent leurs troupes près des frontières libanaises et que leurs avions violent l’espace aérien libanais, au vu et au su des représentants des Nations unies, George W. Bush axe son agression contre le Liban : ses destroyers se dirigent, l’un à la suite de l’autre, vers nos côtes, sous prétexte qu’il veut soutenir le gouvernement du Liban « élu légalement » contre ce qu’il appelle « la menace syrienne contre le Liban ».

Cet acte agressif ne nous a pas surpris, surtout que, durant les dernières semaines, les discours guerriers s’étaient multipliés et des responsables étasuniens, ainsi que certains de leurs alliés libanais, avaient annoncé des changements imminents. Sans oublier la déclaration de David Saturnienne concernant le refus étasunien de l’initiative de
la Ligue arabe pour mettre fin à la crise présidentielle libanaise. Cependant, et vu la scission intérieure aiguë et, aussi, les divisions inter arabes, qui annoncent la fin même de la Ligue arabe, cet acte guerrier risque de provoquer une explosion qui aboutirait à pousser le Liban dans les flammes d’une guerre civile recherchée par Israël et les Etats-Unis qui ne pardonnent pas la défaite subie pendant l’été 2006.




mots manquants....  afin de libérer son pays et de défendre sa souveraineté et son indépendance. Beyrouth, le 29 février 2008
Le Bureau politique du Parti Communiste libanais

Liban Résistance


En ce moment, une vaste campagne contre le Prophète et l’Islam est menée sur des territoires de la Communauté européenne par des milieux ultras soutenus par le Sionisme et son allié américain.
Cette campagne n’est pas neutre ; elle prépare l’opinion publique européenne à pouvoir digérer l’offensive américano sioniste qui se dessine au Moyen Orient.
Cole s’est fixé aux horizons de
la Méditerranée , face au Liban et à la Syrie ; d’autres bâtiments de guerre vont bientôt le rejoindre. Les hommes, les derniers cris de la technologie militaire ainsi que la logistique se préparent pour la solution finale.
Tout cela est nécessaire mais n’est pas suffisant : il leur reste à conditionner les cervelles européennes…
1er mars 2008
Raymond RICHA


Bonjour M. El Cheikh,
Ce qui m'exaspère, m'énerve et me met hors de moi, c'est ce "je m'enfoutisme" effronté des Usa qui font ce qu'ils veulent, quand cette bande de lâches et de vendus que sont les  dirigeants arabes ne pipent pas un mot...
Au contraire, ils approuvent!!
Mais où est ce qu'on va?
Comment peut on encore croire dans un gouvernement comme celui de Sanioura??
Ceux qui soutiennent ce gouvernement qui se plie en 4 pour la volonté de Bush, ont vu ce que les Usa ont fait en Irak, en Afghanistan et partout ailleurs quand ils ont envoyé leurs marines ou soldats pour soit disant mettre de l'ordre....
Quand est ce que vont ils se reveiller ces libanais qui approuvent un gouvernement pareil!!!
Un gouvernement libanais qui ne s'en fout de rien sauf des libanais!!!!!!!!!
En envoyant  ce message, je déduis que vous devez être aussi révolté que moi, mais il fallait que j'extériorise cette colère qui boue en moi!!!
Parceque, vraiment, 3anjad Bi kafeh!!!... Ça suffit!!
Rima Charara



10 Annexe - Géopolitique et stratégie - Analyse

Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

10-1 Des statistiques….au … pouvoir démocratique du peuple.

67% des israéliens sont favorables à une opération militaire d’envergure contre la résistance à Gaza, selon un sondage publié vendredi par le quotidien "Maariv".
Toujours d’après cette enquête, ce pourcentage redescend à 51% des personnes interrogées quand elles apprennent que l’armée n’écarte pas, dans ce cas, d’importantes pertes dans les rangs israéliens.
Seuls 25% des personnes interrogées se déclarent opposées à une telle opération et ce pourcentage passe à 38% quand les pertes importantes sont annoncées.
Enfin cette enquête conclut par ce constat : malgré leur soutien à une vaste offensive militaire, les israéliens restent très sceptiques sur les chances de succès de cette opération ; 53% d’entre eux ne pensent pas qu’une telle opération permettrait de faire cesser les tirs de roquettes.
Ce sondage a été réalisé par Teleseker auprès de 500 personnes et comporte une marge d’erreur de 4,4 points de pourcentage.

(Vendredi, 15 février 2008 - Avec les agences de presse)
Ce sondage montre bien que la seule priorité des populations israéliennes est de vivre enfin en paix.
Mais il faudra que ce peuple comprenne enfin que la paix tant souhaitée par tous les peuples ne sera possible que par le renoncement au sionisme, idéologie initiant en permanence l’occupation des terres d’autrui et les logiques de haine raciale et d’extermination des populations et par l’édification d’un état démocratique soucieux des siens, qu’ils soient juifs, musulmans ou chrétiens.
La clé de la solution à cette crise, qui a tant duré et qui n’a apporté que massacres, destructions, souffrances et inquiétudes, réside dans cet acte courageux de renoncement définitif à cette idéologie, acte résistant par excellence.
Il est encore temps que ce peuple, dans toute sa diversité, s’accapare enfin du pouvoir politique en vue d’édifier sa nouvelle société reconnaissant à chacun son droit à la justice et à la paix, brassant avec fierté les apports de trois civilisations qui, à travers l’Histoire, avaient apporté au monde, non seulement un message d’amour et d’espoir dans la croyance, mais aussi l’alphabet, l’art du discours ainsi que la connaissance et la pratique des sciences.
Ce pouvoir là aura de grands chantiers à initier. Il abolira à jamais l’idéologie du racisme et de la colonisation des espaces et reconnaîtra enfin l’espace historique de
la Palestine , toute la Palestine.
I
l démolira tous les murs matériels et immatériels aujourd’hui séparant les siens.
Il ouvrira ses frontières aux siens, palestiniens réfugiées à travers le monde, depuis la promesse de Belfour.
Il renoncera à l’occupation des territoires des pays voisins et tendra la main pour qu’enfin la paix règne pour toujours parmi tous les peuples sémites, sans aucune exception.
Il initiera l’égalité sociale qui conditionne le bien être de tous par celui de chacun.
Il tendra la main aux pays voisins par souci de relations de voisinage et de solidarité en s’appuyant sur les intelligences et les compétences des siens.
Il initiera des relations de solidarité réciproque en vue du bien être de tous les peuples de ce Moyen Orient.
Sur l’arène internationale, il rejoindra les résistances des pays et de leurs peuples à la mondialisation du Capital et de ses conséquences dans tous les domaines et apportera sa solidarité envers les peuples souffrant de famine, de soif et d’épidémies.
Il dénoncera toutes les formes de racisme et de fascisme à travers le monde.
La lutte pour ce pouvoir commence aujourd’hui par l’acte résistant du « non, ça suffit et plus jamais » de toutes les logiques de haine, de souffrances, de massacres et de sang versé, initiées, depuis l’hypocrisie de Belfour, par les Olmert d’hier et d’aujourd’hui.

17 février 2008
Raymond RICHA


10-02 Michel Muller : L’OTAN prépare un « nouveau siècle atlantique . Un nouvel avatar du « Projet pour un nouveau siècle américain » a été élaboré pour l’OTAN par cinq généraux à la retraite, tous anciens dirigeants militaires de l’Alliance atlantique ou chefs d’état-major de ses pays membres. Attention danger. « Les armes nucléaires - y compris l’option de leur utilisation - sont indispensables puisqu’il n’y a tout simplement pas de perspective d’un monde sans armes nucléaires »… « L’utilisation en premier d’armes nucléaires doit demeurer dans les carquois de l’escalade comme instrument destiné à empêcher l’utilisation d’armes de destruction massive, afin d’éviter des risques véritablement
existentiels. »
Ce véritable appel à violer la charte des Nations unies au profit de la guerre préventive a été lancé par cinq anciens chefs d’état-major européens et états-unien - prétendant, sans honte aucune, que leur « point d’ancrage est
la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations unies » - dans un manifeste pompeusement intitulé Vers une grande stratégie pour un monde incertain. Ce document de 150 pages a été rendu public le 10 janvier dernier, à Washington, et a été rédigé sous l’égide de l’Institut international d’études stratégiques de Londres (IISS) et de la fondation néerlandaise Noaber, proche de l’intégrisme chrétien. Il est destiné à être l’un des éléments idéologiques et politiques essentiels de la « réflexion » actuellement menée dans les capitales occidentales en vue de la transformation de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en bras politique et militaire de l’hégémonisme états-unien sur la planète.
Les auteurs en sont le général américain John Shalikashvili, ex-chef d’état-major américain sous Bill Clinton et ex-commandant en chef de l’OTAN en Europe, le maréchal britannique lord Peter Inge, le général allemand Klaus Naumann, ancien président du comité militaire de
l’OTAN, le général néerlandais Henk Van den Breemen et l’amiral français Jacques Lanxade, ex-chef d’état-major (d’avril 1991 à septembre 1995) sous François Mitterrand.
La logique de la proclamation est fondée sur deux concepts doctrinaires essentiels : le monde issu de la victoire occidentale dans la guerre froide est aujourd’hui plein de dangers et d’incertitudes menaçant les « démocraties occidentales », alors que ces dernières ont, seules, la capacité d’instaurer un monde fondé sur les « valeurs de démocratie et de liberté ». Partant de là, affirment ces théoriciens d’une nouvelle et multiforme guerre planétaire, les États-Unis
doivent pouvoir compter sur le « couple transatlantique » , dans l’optique de la constitution d’un « directoire » à trois pôles. Cette trinité qui partage « des buts, des valeurs et des intérêts
communs » serait composée des États-Unis, une alliance militaire dominée par Washington, de l’OTAN « rénovée » - expression de la « double influence effective » des USA - et de l’Union européenne élargie.
L’objectif final à atteindre serait le remplacement du « concept binaire d’une Europe en coopération avec les États-Unis » au profit d’une « alliance de démocraties allant de
la Finlande à l’Alaska ». « La certitude est aujourd’hui érodée dans notre monde par une
prolifération d’informations, de savoirs et de choix. L’érosion de la certitude est accélérée par un rapide changement technologique, social et culturel. Et il arrive que ces changements aient lieu trop rapidement pour que certaines de nos institutions majeures puissent
y faire face. »
L’idée d’un monde en pleine transformation est insupportable aux auteurs. Ah, que la guerre était belle à l’époque de l’équilibre de
la Terreur ! Pourrait-on dire…
La première menace serait « la démographie » car, d’ici à 2050, la population mondiale « dépassera les 9 milliards » et celle de l’Europe, qui compte aujourd’hui pour 11 % de la totalité, ne sera plus que de 7 %… Est-ce un hasard si, la veille de la publication du document, le ministre français de
la Défense , Hervé Morin, déclarait à la tribune de la 44e Conférence de l’OTAN sur la sécurité, à Munich, le 9 janvier : « Face à un monde qu’on appelait, souvenez-vous, il y a moins de vingt ans, le tiers-monde et vers lequel le pouvoir bascule irrésistiblement, nous aurons besoin de nouvelles solidarités pour porter notre communauté de valeurs. Ce sont ces éléments déterminants qui nous rassemblent et doivent guider notre politique à venir. » Le rapport des généraux cite ensuite le « changement
climatique », la « sécurité énergétique », la « montée de l’irrationnel » et « l’affaiblissement de l’Etat nation ». Mais le problème le plus fondamental, selon ces penseurs de la guerre
préventive, est « la face obscure de la mondialisation », c’est-à-dire, en vrac, une « interconnexion » qui porte « en revers » « le terrorisme international, le crime organisé et la prolifération d’armes de destruction massive, mais aussi les menaces asymétriquesd’acteurs par procuration ou l’abus des pressions financières et énergétiques. Les migrations continuent à lancer des défis au monde, ainsi que des maladies dramatiques comme le sida ».
« Toutes ensemble, ces menaces mondialisées sont à grande échelle et d’une complexité sans précédent. »
Une « défense soutenue » sera exercée « dans nombre de scènes et recouvrira nombre de domaines traditionnellement séparés ». Elle exigera « une volonté de frapper dur avec la force militaire quand ce sera nécessaire ». L’« asymétrie (des forces mises en oeuvre - NDLR) sera utilisée par toutes les parties en conflit, ce qui signifie que, nous aussi, nous devons être bien mieux préparés à l’inattendu et faire en sorte que la partie opposée ne sache jamais comment, où et quand nous agirons. (…) L’escalade nucléaire est le pas ultime d’une réponse asymétrique (du fort au faible - NDLR) et, dans le même temps, c’est le moyen le plus puissant d’induire l’incertitude dans l’esprit d’un opposant ».

Face à ce monde dont les hordes barbares assiégeraient l’Occident « civilisé », il ne peut y avoir d’autre solution que la « prévention », mais pas n’importe laquelle. Celle de l’« anticipation des menaces » et du « maintien à l’écart des risques ». Et, pour bien montrer qu’en fin de compte, l’arme nucléaire n’est qu’un instrument d’action préventive banale, les généraux affirment qu’il est « essentiel de maintenir cette dimension de guerre psychologique pour avoir le dessus sur la capacité de l’opposant à calculer les risques ». Notons au passage que le concept d’« ennemi » est remplacé par celui d’« opposant », un terme bien plus large et imprécis permettant toutes sortes d’interprétations…
Ce concept délétère de frappe « préventive » est directement issu de la doctrine bushienne d’« invulnérabilité préventive ». Une doctrine largement défendue par l’ancien premier ministre britannique Tony Blair, et adoptée également par le pouvoir français.
Déjà, en janvier 2006, Jacques Chirac avait affirmé être disposé à lancer - notamment en cas de contestation de nos « sources d’approvisionnement » ou de « menace terroriste » de la part d’un État - une attaque nucléaire préventive, même contre un pays non
nucléaire. Dans le même temps, Washington, comme Londres et Paris, procède au perfectionnement de l’arme nucléaire, contrairement au principe même du traité de non-prolifération (TNP). « Les opérations en cours en Irak et en Afghanistan ont montré que
les structures actuelles des forces de la plupart des États occidentaux ne sont pas pleinement capables de répondre aux défis militaires présents. Tandis que les membres de l’OTAN investissent dans de nouvelles capacités (d’armement - NDLR), nombre de ces dernières ne sont prévues que pour l’ère géographique de défense de l’OTAN. (…) Les membres de l’OTAN (européens, bien sûr - NDLR) n’ont pas la volonté d’investir dans des capacités exigées aujourd’hui et leurs budgets

02/03/2008

n°324 Dossier de Palestine 02-03 (Début)

Un génocide dans le silence assourdissant des médias  - au jour le jour

N°324                                                                                                02-03

Par M.Lemaire

Sommaire

Tiré à part - Dernières nouvelles de Gaza.

Nouvelles en vrac

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1  Le bloc du journaliste appelle à boycotter les activités de l’autorité

2 Les brèves

2-1 La définition du terrorisme reste au centre des négociations sur une convention générale.

2-2 Olmert doute d’un accord de paix avec les Palestiniens en 2008.

2-3 Mohammad-Ali Hosseini :"le soutien au peuple palestinien est un principe constant de l’OCI."

2-4 La ligue arabe appelle les palestiniens à serrer leur rang pour confronter les projets sionistes.

2-5 La Ligue arabe réclame la levée de l’oppression imposée au peuple palestinien.

2-6 Ban Ki-moon condamne l’escalade de la violence au Moyen-Orient.

2-7 Moscou exhorte Israéliens et Palestiniens à mettre fin à une confrontation désastreuse.

2-8 Des personnalités palestiniennes préparent un document populaire pour la réforme de l’OLP.

2-9 Les dépenses militaires de la planète, elles se sont élevées à 1.204 milliards de dollars, en 2006.

Tiré à part - Dernières nouvelles de Gaza.

02-03 Le ministre israélien de la guerre Barak a déclaré que l'opération militaire israélienne contre les palestiniens va s'intensifier, et qu'une vaste opération terrestre était "réelle et tangible". Il s'exprimait à la radio israélienne. "Le Hamas est entièrement responsable de ce qui se passe et il en paiera le prix", a Barak, qui par la voix de son porte-parole a fait savoir qu'Israël ne s'était "pas fixé de limite de temps pour mettre fin à l'opération". AP

01-03 Un régiment entier, soit environ 2.000 soldats, de l'armée israélienne opérait samedi dans la bande de Gaza, a rapporté la télévision publique israélienne. (AFP)

01-03 Soixante-et-un Palestiniens dont 7 femmes et 4 enfants, ont été tués et quelque 150 blessés samedi lors d'une vaste opération de l'armée israélienne dans le nord de la bande de Gaza. L'armée israélienne a annoncé de son côté avoir perdu deux soldats et sept blessés, lors de l'opération d’extermination. AFP.

01-03 Le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, a accusé Israël de "se servir de l'Holocauste" comme prétexte pour lancer ses attaques contre la palestine. "Israël exagère l'Holocauste" et "se sert de l'Holocauste comme prétexte pour faire ce qu'il veut". Khaled Mechaal, a qualifié les opérations israéliennes en cours dans la bande de Gaza de "véritable Holocauste". (AFP)

01-03 Le Conseil de Sécurité de l'ONU s'est réuni samedi en urgence à la demande des autorités palestiniennes et des membres de la Ligue Arabe qui demandent à la communauté internationale de condamner les attaques israéliennes dans la Bande de Gaza. Les représentants de la plus haute instance onusienne se sont réunis à huis clos. L'observateur de la Ligue Arabe aux Nations Unies, Yahya Mahmassani, a indiqué à l'Associated Press que les membres de son institution préparaient un projet de résolution condamnant les attaques israéliennes et réclamant un cessez-le-feu. "Nous souhaitons une condamnation des massacres et un appel au cessez-le-feu du Conseil de sécurité", a-t-il dit, ajoutant que les événements de ces derniers jours "mettent en danger le processus de paix". "Je pense que le Conseil doit désormais assumer ses responsabilités et s'élever pour dire qu'il est temps que tout le monde arrête de se tirer dessus", a-t-il poursuivi. AFP

01-03 La Libye , seul pays arabe parmi les 15 pays du Conseil de sécurité, a émis un projet de résolution au nom des Etats arabes qui "condamne fermement le meurtre de civils innocents, y compris d'enfants", par les forces israéliennes. Le texte appelle également à "un arrêt immédiat des violences, y compris les opérations militaires et les tirs de roquettes, et appelle toutes les parties au respect du cessez-le-feu". Toutefois, plusieurs diplomates ont indiqué que ce texte ferait vraisemblablement l'objet d'un veto américain. Les membres du Conseil se sont mis d'accord pour que ce projet soir examiné lundi par leurs experts afin d'aplanir les divergences. AP

01-03 Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné les opérations à Gaza et dans le sud d'Israël, Les membres du Conseil "soulignent la nécessité pour toutes les parties de mettre fin immédiatement à tout acte de violence", affirme la déclaration lue à l'issue de la réunion par l'ambassadeur de Russie aux Nations unies, Vitali Chourkine.

Les membres du Conseil "sont profondément préoccupés par les pertes de vies humaines dans le sud d'Israël et à Gaza et condamnent l'escalade de la violence", a ajouté M. Chourkine.

Le Conseil de sécurité a également souligné que la violence "ne doit pas être autorisée pour porter atteinte au processus de paix entre Israël et l'Autorité palestinienne visant à établir deux Etats - Israël et la Palestine - vivant côte à côte dans la paix et la sécurité". AP

01-03 Erekat, l'un des principaux négociateurs palestiniens, avait lui affirmé que les négociations de paix avec Israël étaient, pour l'heure, "enterrées sous les maisons détruites de Gaza". "Il est impensable que la réaction israélienne à des tirs de roquettes palestiniens, que nous condamnons, soit aussi terrible et effroyable", a déclaré pour sa part M. Abbas.  (AFP)

01-03 Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait auparavant qualifié les derniers développements d'"escalade profondément alarmante de la violence à Gaza et dans le sud d'Israël, avec un terrible bilan des victimes civiles M. Ban s'était auparavant entretenu avec M. Abbas, le ministre israélien des Affaires étrangères Tzipi Livni et le chef de la Ligue arabe Amr Moussa, afin d'encourager toutes les parties prenantes au conflit à "concentrer de nouveau leurs efforts sur le processus de paix". Tout en reconnaissant à Israël le droit de se défendre(…), il a fustigé "l'usage disproportionné et excessif de la force qui tué et blessé tant de civils, y compris des enfants". AP

02-03 Le président de l'Autorité palestinienne Abbas a décidé de suspendre les négociations de paix avec Israël. Le président a annulé une rencontre prévue cette semaine avec Olmert. Il a annulé également des entretiens entre les équipes de négociateurs israéliens et palestiniens. "Il est impensable que la réaction israélienne à des tirs de roquettes palestiniens, que nous condamnons, soit aussi terrible et effroyable", a déclaré auparavant M. Abbas.  l'armée israélienne mène depuis mercredi une offensive dans la bande de Gaza qui a fait près de 100 morts.  (ats )


Nouvelles en vrac

24-02 Les forces des services sécuritaires d’Abbas ont agressé, aujourd’hui dimanche 24/2, les citoyens qui participaient dans une marche pour les funérailles de Majd Al-Barghouthi, tué dans les prisons des services de renseignements d’Abbas après des tortures sauvages.CPI

28-02 Nabil Abou Rdaïnah, conseiller de Mahmoud Abbas, a accusé le gouvernement israélien de chercher à torpiller le processus de paix dans lequel le président palestinien s'est engagé en novembre avec Olmert sous les auspices des Etats-Unis. (Reuters)


28-02
Une jeune fille de quatorze ans a été atteinte par des balles tirées par des soldats israéliens, confirment des Egyptiens et des sources médicales. La fille atteinte sur un point de passage frontalier,  a succombé à ses blessures. Samah Nayef jouait devant sa maison familialeà Karam Abou Moslih, à 700 mètres du passage de Karam Abou Salem dominé par les forces israéliennes. Samah Nayef a été transportée d'urgence à l'hôpital d'Ariche, mais tous les soins n'ont pu sauver sa vie. Elle est allée rejoindre un parent à elle tué il y a un mois de cela, lui aussi par les forces de l'occupation israélienne. CPI

28-02 Omri Sharon, (fils du premier ministre Sharon) a commencé mercredi à purger une peine de prison de sept mois pour corruption et fraude, en liaison avec la campagne de son père pour des primaires au sein du Likoud (droite). Omri Sharon avait été condamné en février 2006 à neuf mois de prison et à une amende de 65.000 dollars pour violations de la loi sur le financement des campagnes électorales. Cependant, il n'avait jamais purgé sa peine, Omri Sharon avait fait appel mais le tribunal de district de Tel-Aviv avait réduit sa peine de deux mois. En janvier dernier, la Cour suprême avait jugé qu'il devait la purger.

En 1999, il avait créé une société qui avait recueilli des contributions de compagnies basées en Israël et à l'étranger d'une valeur de quelque six millions de shekels (1,4 M de dollars), soit six fois plus que le maximum autorisé par la loi. Ces fonds avaient servi à financer la campagne de son père pour des primaires au sein du Likoud, le grand parti de la droite, en 1999. Sharon avait ensuite été désigné par le Likoud candidat pour l'élection au poste de Premier ministre, qu'il devait remporter en février 2001. (AFP

29-02 L’Organisation islamique pour l’éducation et la culture (ISESCO) a appelé tous ses Etats membres à boycotter le Salon du livre à Paris dont l’invité d’honneur est le régime sioniste, à l’occasion du 60ème anniversaire de sa création.
CPI


1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Le bloc du journaliste appelle à boycotter les activités de l’autorité.
Le bloc du journaliste a condamné fortement les agressions des services de la sécurité qui appartiennent au président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, contre les journalistes et les photographes des agences de presse et des chaînes lors de la couverture d’une marche pour faire les funérailles du martyr, Cheikh Majd Al-Barghouthi dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie.

Hier dimanche 24/2, le bloc a appelé les journalistes à boycotter les activités officielles de l'autorité ou toute organisation qui interdit les couvertures médiatiques. Le bloc a condamné le silence du conseil du syndicat des journalistes palestiniens envers les violations pratiquées contre les journalistes en Cisjordanie et a rappelé que les services de sécurité d'Abbas ont enlevé le journaliste Khalil Mabrouk, à Naplouse, depuis cinq jours. Le bloc a appelé toutes les organisations concernées à intervenir immédiatement pour libérer le journaliste Khalil Mabrouk qui est exposé à des tortures. Enfin, le bloc du journaliste a appelé, dans son communiqué, les journalistes palestiniens à pratiquer leurs rôles et leurs droits en couvrant les activités palestiniennes. CPI
24-02
2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
2-1 La définition du terrorisme reste au centre des négociations sur une convention générale.
Le Comité spécial chargé d’élaborer une convention générale sur le terrorisme international a entamé hier les travaux de sa douzième session, centrée sur le principal point d’achoppement, une définition consensuelle de la notion de terrorisme.

Le Comité spécial créé par la résolution 51/210 de l'Assemblée générale, établi le 17 décembre 1996, a pour mandat actuel de poursuivre l'élaboration d'une convention générale sur le terrorisme international et d'examiner la question de la convocation, sous les auspices de l'ONU, d'une conférence de haut niveau chargée de définir une riposte de la communauté internationale face au terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, rappelle un communiqué de l'ONU publié hier à New York.

Une vingtaine d'États Membres ont pris la parole pour faire connaître leurs vues dans la perspective des deux semaines de travaux du Comité. La majorité des délégations, au premier rang desquelles la Slovénie , au nom de l'Union européenne, et la République dominicaine, au nom du Groupe de Rio, se sont prononcées en faveur d'une finalisation rapide du texte de la convention générale et de la tenue d'une conférence de haut niveau sur le thème du terrorisme.  Mais sur cette question, des pays ont jugé comme les années précédentes indispensable que la future convention se donne aussi pour objectif de mettre fin au « terrorisme d'État ». Centre de nouvelles ONU
28-02

2-2 Olmert doute d’un accord de paix avec les Palestiniens en 2008. Olmert a réaffirmé sa détermination à parvenir à une solution à deux Etats avec les Palestiniens, mais … s’est montré sceptique sur les chances d’un accord en 2008. Cette échéance de la fin 2008 a été fixée par Bush lors de la récente conférence d’Annapolis. Olmert : Il n’y a pas aujourd’hui de "meilleure opportunité","Nous voulons faire tous les efforts possibles pour saisir cette opportunité"."Nous sommes déterminés à faire un pas de géant pour mettre fin à ce conflit une fois pour toutes", "Ces derniers jours, nous faisons des efforts exceptionnels pour résoudre les divergences avec nos voisins palestiniens. Nous espérons conclure un accord qui conduira à une solution à deux Etats, un Etat palestinien et l’Etat d’Israël". "Nous considérons le Japon comme un partenaire non seulement économique mais aussi politique, et qui peut donc avoir son rôle à jouer dans le processus engagé avec les Palestiniens", a expliqué à l’AFP un conseiller d’Olmert sous couvert de l’anonymat.  (Mardi 26 février 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse dont AFP)

2-3 Mohammad-Ali Hosseini :"le soutien au peuple palestinien est un principe constant de l’OCI."
« Le soutien au droit du peuple palestinien, a rappelé le porte parole du ministère iranien des Affaires étrangères, reste la position de principe et une constante de tous les membres de l’Organisation de
la Conférence islamique ».
Mohammad-Ali Hosseini, interrogé mercredi soir, sur la position du ministère iranien des Affaires étrangères après les propos du porte-parole de la diplomatie turque, qui avait dit regretté les déclarations des responsables iraniens sur le régime sioniste, a répondu : « si cela est vrai, de tels propos, de la part du porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, sont surprenants.(…) défendre le droit du peuple palestinien à l'autodétermination et à sa résistance légitime, face à l'occupant sioniste, est un des principes constants de tous les pays membres de l'Organisation de
la Conférence Islamique , dont l’ensemble des pays arabes et des responsables de la Turquie , et va à l’encontre des propos tenus par le porte-parole de la diplomatie turque. » a souligné Mohammad-Ali Hosseini.
« Rétablir les droits du peuple Palestinien, assurer le droit à sa souveraineté intégrale sur ses territoires ont toujours été la priorité essentielle des pays musulmans», a ajouté le porte-parole de la diplomatie iranienne.
« Nous sommes sûrs que
la Turquie , tout comme dans le passé, grâce à sa juste perception des situations conjoncturelles de la région et des développements internationaux, ne renoncera pas aux revendications du peuple palestinien face à certaines considérations politiques. »a conclu Mohammad-Ali Hosseini.
Irna 29-02


2-4 La ligue arabe appelle les palestiniens à serrer leur rang pour confronter les projets sionistes.

Le secrétaire général de la ligue arabe, Amr Moussa a affirmé que tout engagement ou projet pour activer les décisions de la ligue, briser le blocus sévère imposé illégalement contre la bande de Gaza et faire face aux projet sionistes, ne serait efficace que si les palestiniens reprendraient leur entente nationale.
Lors de sa lettre envoyée au premier ministre palestinien Ismail Haniyeh, Moussa a souligné que la ligue arabe déploie tous les efforts nécessaires pour que les Palestiniens reprennent leur entente sur la base de leur projet national palestinien qui vise à établir un Etat palestinien indépendant libre dont la capitale éternelle sera la ville d'Al-Qods.
Moussa a affirmé que la ligue arabe s'intéresse fortement aux derniers évènements en Palestine, notamment dans la bande de Gaza, tout en confirmant que des contacts de hauts niveaux ont été effectués avec les dirigeants de la communauté internationale, de l'Union Européenne, de l'ONU, du conseil international des droits de l'homme et du conseil international de sécurité pour empêcher les criminels sionistes d'envahir la bande de Gaza. Il a souligné que les dirigeants arabes poursuivent attentivement ces dernières escalades sionistes, tout en condamnant les projets sionistes qui visent à judaïser Al-Qods et les projets de colonialisme, en plus des tentatives sionistes visant à s'emparer des parties essentielles de la Cisjordanie. Il a ajouté que les pays arabes portent l'entité sioniste responsable des crimes perpétuels contre les Palestiniens, tout en déclarant qu'il a appelé personnellement les institutions et les pays arabes à soutenir le peuple palestinien avec tous les moyens nécessaires et à présenter de façon directe et immédiate des aides financières. CPI 24-02


2-5 La Ligue arabe réclame la levée de l’oppression imposée au peuple palestinien.

La Ligue arabe a réclamé à la Communauté internationale de lever l’oppression imposée au peuple palestrinien et à sortir de son mutisme devant le grand nombre des crimes et tueries commis contre les civils palestiniens.
Dans un communiqué publié aujourd'hui en mémoire du massacre du sanctuaire de la mosquée al-Ibrahimi commis par un colon terroriste israélien en 1994,
la Ligue arabe a appelé l'Opinion publique internationale et toutes les institutions du droits de l'Homme à œuvrer pour la levée du blocus imposé aux Palestiniens et l'arrêt des attaques armée lancées par les forces d'occupation israéliennes à Gaza et al-Qods.
    Le communiqué a souligné l'escalade des déclarations israéliennes menaçant de faire des agressions de large envergure contre les Palestiniens, notamment à Gaza, pendant les prochains jours, réclamant à la Communauté internationale de prendre une position ferme refusant de telles politiques.   Le terroriste sioniste Baruch Goldstein avait tiré le 25 février 1994 contre un groupe en prière dans le sanctuaire d'Abraham, /29/ Palestiniens avaient été tués et /150/ sont blessés, dans le cadre de la série des massacres sionistes odieux perpétrés contre les Palestiniens.
Raghda Bittar Sana- 28-02


2-6 Ban Ki-moon condamne l’escalade de la violence au Moyen-Orient.

Le Secrétaire général s’est déclaré hier « profondément préoccupé par les pertes en vies humaines dans le sud d’Israël et à Gaza, ainsi que par l’escalade de la violence ».
Dans un message transmis hier soir par sa porte-parole, le Secrétaire général a « condamné les tirs de roquettes du Hamas contre Israël, qui se sont intensifiés » et ont tué [hier] un civil israélien à Sderot.

« Il appelle le Hamas et d'autres groupes de militants à cesser de tels actes terroristes », a-t-il déclaré. Le Secrétaire général a condamné « également les meurtres de quatre enfants palestiniens, y compris un nourrisson, à Gaza, lors de raids des Forces de défense israéliennes ». Il a appelé Israël à « faire preuve d'un maximum de retenue et à assurer le respect du droit international humanitaire afin de ne pas mettre les civils en danger ». « Ces événements soulignent le besoin urgent de ramener le calme, et ne doivent pas permettre d'empêcher la poursuite du processus politique », souligne le message.

Centre de nouvelles ONU 28-02


2-7 Moscou exhorte Israéliens et Palestiniens à mettre fin à une confrontation désastreuse.

La Russie exhorte Israéliens et Palestiniens à mettre fin à leur confrontation, désastreuse pour les deux parties, lit-on dans la réponse du porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères (MID) Mikhaïl Kamynine à la question des médias sur l’aggravation actuelle de la situation au Proche-Orient.
Plus de 40 roquettes ont été tirées mercredi à partir de la bande de Gaza par des commandos palestiniens du côté du territoire israélien, ce qui a coûté la vie à un collégien. L'armée israélienne a riposté, faisant des dizaines de tués et de blessés parmi les Palestiniens, dont des enfants et des adolescents.

"Moscou est vivement préoccupé par ce nouveau regain de violence... Nous exhortons les parties à déployer le maximum d'efforts pour mettre fin à cette confrontation désastreuse", indique le document, publié sur le site de la diplomatie russe. "Nous estimons que la poursuite du processus de négociations répond aux intérêts vitaux tant des Israéliens que des Palestiniens", a ajouté M. Kamynine. Le porte-parole de la diplomatie russe a exprimé de profondes condoléances aux parents et proches des victimes et une vive compassion pour les blessés. "Nous réaffirmons notre ferme condamnation des tires de roquettes contre Israël", a déclaré M. Kamynine. "Mais une riposte disproportionnée qui affecte des civils palestiniens et revêt un caractère de punition collective est tout aussi inadmissible", a indiqué le diplomate.    RIA Novosti 28-02

2-8 Des personnalités palestiniennes préparent un document populaire pour la réforme de l’OLP.
Un grand nombre de personnalités palestiniennes dans les territoires palestiniens et à l’étranger préparent un document qui représente les Palestiniens partout dans le monde pour sauver l’OLP et confirmer le droit au retour des réfugiés palestiniens.
Le correspondant du Centre Palestinien d'Information (CPI) a été informé que les signataires de ce document demandent la réforme de l'OLP sur la base d'élections libres et souhaitent former un conseil national élu pour représenter toutes les forces palestiniennes et s'attachant à tous les droits nationaux du peuple palestinien dont le droit au retour des réfugiés palestiniens et l'indépendance nationale.
Le document menace de ne pas reconnaître l'OLP comme le seul représentant légal du peuple palestinien si la direction de l'organisation poursuit son travail selon un programme qui impose des conditions pour devenir un membre du conseil national palestinien. Le document a mis en garde contre la continuation des négociations inutiles avec l'occupation sioniste et la soumission de la direction de l'autorité palestinienne dirigée par le président Mahmoud Abbas aux pressions sionistes et américaines qui refusent le retour au dialogue national interne. Il est à noter que le membre du conseil national palestinien et représentant de l'OLP au Liban Shafiq Al-Hout et l'écrivain Biala Al-Hassan font partie des personnalités qui préparent ce document. CPI24-02


2-9 Les dépenses militaires de la planète, elles se sont élevées à 1.204 milliards de dollars, en 2006.

Extraits

La plupart des pays de la planète augmentent à vue d’œil leurs dépenses militaires. Tous, sauf les pays de l’Union Européenne (UE), dont la France. En 2006, elles se sont élevées à 1.204 milliards de dollars, selon le SPIRI (Stockholm International Peace Research Institute), qui fait référence en la matière. Soit 2,5% du produit intérieur brut (PIB) mondial. Au Moyen-Orient, tous les pays à l’exception du Qatar, profitent de la manne pétrolière et gazière pour renforcer leurs forces armées. Dans ce contexte d’escalade, les ventes d’arme se sont envolées. Entre 1996 et 2005, les livraisons mondiales d’arme s’étaient stabilisées autour de 55 milliards d’euros. En 2006, le volume des livraisons a grimpé à 67 milliards.  Soit un bond de 21,8%”"cette progression correspond à des acquisitions d’armements de nouvelles générations qui sont des matériels plus sophistiqués et donc plus chers qu’auparavant”, expliquent-on à Paris (1). Hautes technologies Seul un petit cercle de pays se partagent aujourd’hui encore le marché de l’armement à l’exportation. Entre 1996 et 2006, cinq grands pays exportateurs réalisaient 90% des ventes mondiales : Etats-Unis, Royaume-Uni, Russie, France et israël. En 2006, ils ont accaparé 88% des exportations mondiales. Les États-Unis se sont taillés la parti du lion avec 55% des exportations mondiales, suivis de leur fidèle allié le Royaume Uni (14%) et de la Russie (9,6% et 8% sur la période 1995-2006), dont les ventes d’armes progressent régulièrement depuis 2000. Au quatrième rang la France (5,9%), est talonnée par Israël (5,3%). très présente dans le domaine de l’électronique, des drones et des missiles tactiques, l’industrie israêlienne est un concurrent actif, en particulier en asie, notamment à Singapour et en Inde, où il est le deuxième fournisseur des forces armées, et en Europe de l’Est Parallèlement, cinq pays ont acheté un tiers des armes exportés (Arabie saoudite, Emirats arabes unis, inde, Grèce et Turquie). Tous les observateurs prédisent que le marché de l’armement va rester sur une pente ascendante. Notamment avec le renouvellement de certains grands équipements, dont les flottes d’avions de combat. mais aussi en raison de nouvelles stratégies. Les états-majors ont repensé leurs équipements à la suite des conflits, en Afghanistan et en irak. A la place des chars, des hélicoptères d’attaques, les stratèges privilégient aujourd’hui “des matériels beaucoup plus mobiles et aérotransportables”.

Michel cabrol

pour la tribune J économie   mardi 19 février

(1) Cet article qui est dans la page business et stratégie et qui n’est pas ouverte au lecteur de l’édition digitale mais aux seuls abonnés semble avoir été produit en réponse à un livre blanc sur la défense à paraître en france. Ce livre blanc refète la nouvelle position du président et qui était à l’origine de son conflit avec Chirac. Sarkozy exige depuis son passage à bercy des économies budgétaires sur la défense. L’article de la tribune est destiné à faire comprendre que nous sommes dans un monde dangerux où des conflits à haute intensité peuvent intervenir. Ensuite qu’avec la rigueur budgétaire prévue lors de la prochaine loi de programmation nous risquons de perdre définitivement par rapport au Royaume-Uni et de surcroît il risque d’y avoir tout un nouveau matériel performant que nous ne pourrions atteindre. Donc cet article insiste sur certains aspects dangereux de la rigueur budgétaire pour l’industrie de l’armement, il n’en demeure pas moins intéressant. (Note de Danielle Bleitrach) http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinforma...

n°324 Dossier de Palestine 02-03 (Fin)

Un génocide dans le silence assourdissant des médias  - au jour le jour

N°324                                                                                                02-03

Par M.Lemaire

Sommaire(fin)

3 Dossier

3-1 Point de vue de Ziad Medoukh : Masacres,crimes et génocide à Gaza.

3-2 Point de vue de Nicolas Sayegh : La retraite, la seule issue pour « Israël ».

3-3 Point de vue de Raymond Richa : Femmes et Hommes libres d’Egypte.

3-4 Point de vue de Jadoun Livi : Tuer les Palestiniens en excès n'arrête guère les missiles d'Al-Qassam


4 Courrier des lecteurs &
trouvé sur le net & témoignage

4-1 Témoignage de Mehdi Ferouach, photographe à l’AFP¨, de retour de Gaza.

4-2   350 enfants vivent des conditions très difficiles dans les prisons de l’occupation.

4-3 Les députés captifs appellent à présenter leur question au tribunal de La Haye pour les libérer.

3 Dossier Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Point de vue de Ziad Medoukh : Masacres,crimes et génocide à Gaza.
Cent martyrs palestiniens dans
la Bande de Gaza en trois jours,sans oublier les 250 blessés et les maisons détruites par les attaques et les frappes israéliennes poursuivies contre la Bande de Gaza.
Nous sommes au début de l'opération militaire israélienne qui a commencé aujourd'hui à Jabalya et qui touche toutes
la Bande de Gaza.
Les avions militaires ainsi que les chars israéliens ont lancé depuis ce matin plus de 45 missiles contre presque toutes les régions de Gaza:ses camps,ses villes et ses villages.
C'est la journée la plus sanglante et la plus meurtrière dans
la Bande de Gaza depuis le début de la deuxième Intifada en 2000.
Je ne sais pas quoi dire et comment réagir devant cette situation catastrophique vécue par notre peuple palestinien dans
la Bande de Gaza avec les massacres voir les génocides de l'armée de l'occupation israélienne contre un peuple isolé,un peuple enfermé,un peuple qui souffre du blocus et du silence international et qui a choisi la vie mais la mort forcée l'a suivie même dans sa grande prison à ciel ouvert dont il y vit..
Devant les corps déchirés des enfants palestiniens assassinés et massacrés par les chars et les missiles israéliens je ne trouve les mots pour exprimer notre colère ou notre indignation .
Devant les larmes des mères palestiniennes qui ont perdu leurs enfants
Je ne sais pas comment qualifier ces crimes israéliens poursuivis contre la population civile dans
la Bande de Gaza.
Je ne sais pas quand le monde entier va se réveiller pour dire au moins non ou même dénoncer qu'est ce que se passe chez nous actuellement.
Dans le seul jour de samedi 1 mars , les Gazouis ont donné plus de 60 martyrs pour
la Palestine et pour la liberté de la Palestine ,parmi eux il y a 20 enfants et 9 femmes,
Le bilan bien sur est provisoire vu le nombre considérable des blessés .
Un génocide israélien contre notre peuple avec la complicité internationale et devant le silence officiel
Devant cette nouvelle tragédie palestinienne il ne reste nous les Palestiniens que continuer notre résistance sur notre terre et d'essayer de s'attacher à cet espoir
Votre solidarité restera un élément très important dans ces moments difficiles vécus par notre peuple résistant.
Un dernier mot aux Israéliens: malgré le blocus et malgré les attaques et les massacres de votre armée, notre résistance sur notre terre va continuer et nous resterons toujours attachés à Gaza,à
la Palestine et à la paix.

Nous sommes en train d'être massacrés,
Allumez votre poste de télévision et
Regardez comment ils nous massacrent !
S'il vous plait, aidez-nous !
Abu Ayoub

3-2 Point de vue de Nicolas Sayegh : La retraite, la seule issue pour « Israël ».

On dit du côté palestinien que les négociations ne connaissent aucun avancement. Les Israéliens ne veulent entendre parler d'Al-Quds Ach-Charqia (Jérusalem Est). Notons que la ville sainte ne connaissait pas une telle division avant 1948. Elle a été déchirée en deux après la guerre de 1967. Par ailleurs, les négociations n'avancent pas du fait que "Israël" continue l'installation de colonies sur les territoires palestiniens occupés. Ainsi, elle entrave toute avancée réelle de ces négociations, déjà tant difficiles !

J'ai alors posé, à une personnalité palestinienne, une question sur l'intérêt de ces négociations. C'est seulement pour que l'Occident, l'Amérique en tête, ne nous accuse pas de refuser les efforts donnés pour la paix et pour l'installation d'un Etat palestinien, avec Al-Qods comme capitale ! Bien évidemment, cette réponse n'est pas convaincante, surtout pour moi. Je sais bien que l'équipe israélienne ne fait que retirer plus de profit. Elle oublie que la retraite des territoires reste la condition principale et pour l'initiative arabe et pour la loi internationale... Les indications de la région arabe entourant l'Entité israélienne montrent qu'il y a de grands mouvements. De la part de l'ennemi. De la part la résistance arabe libre refusant toute concession et toute fausse paix. Ces mouvements pourraient obliger d’autres pays arabes qui gardent des relations diplomatiques avec l'ennemi israélien à réagir au moment d'un affrontement. Dans ces conditions, la solidarité arabe sera la seule solution... L'Entité israélienne n'a pu digéré sa défaite dans sa guerre menée contre le Liban. Elle ne peut surtout oublier l'assiduité de la résistance qui l'avait défié, malgré ses avions et ses canons à longue portée fournis par l'administration américaine. Cette administration, en dépit de son alignement total avec "Israël", ne cesse de brandir les slogans de la justice, de la démocratie et des droits de l'homme. Des slogans mensongers. Si la guerre n'est pas pour demain, elle sera certainement pour après-demain. Elle devra venir, malheureusement. Cependant, à ce moment-là, les traîtres et les espions seront anéantis. Seront aussi anéantis les faibles d'esprit qui laissent tomber les droits légitimes pour assurer leurs propres intérêts. Ils collaborent avec l'ennemi afin d'imposer sur la région le projet américano-sioniste destiné à priver les peuples de leur identité, de leur dignité, de leur résistance, de leur endurance ! Il est clair désormais que le Mossad et la CIA sont responsables de tous ces assassinats et complots qui rongent la région. C'est leur style. Ce sont des organisations qui pratiquent le terrorisme, non seulement dans notre région arabe, mais partout où il y a des refus de la dominance étrangère et de la colonisation. Il est alors préférable de ne pas perdre de temps et de ne pas dépenser nos énergies en l'utilisant entre nous. Il y a un ennemi commun qui guette sa proie pour la dévorer, sans avis préalables ! "Israël", bien qu'elle avance l'idée qu'elle est la plus forte au Moyen-Orient, doit savoir qu'elle n'aura pas la paix et qu’elle ne pourra être tranquille, face à la résistance et aux peuples libres, que par une retraite totale de tous les territoires palestiniens et arabes occupés. Qu'elle sache qu’en dépit de toutes ses forces et tous ses équipements sophistiqués, sa perte et son humiliation seront encore plus fortes que lors de sa dernière guerre contre le Liban. La guerre froide que connaît le monde actuel n'est qu'une tentative d'éloigner une véritable guerre. Mais cette guerre ne peut être évitée que par l'application d'une vraie justice et qu’en rendant les droits à leurs propriétaires, les vrais. Le président défunt avait bien dit : ce qui avait été pris par la force ne revient que par la force. Ce propos est confirmé par l'attente de 60 ans qui n'a rien donné. Disons enfin qu'il devient clair qu'on ne peut compter sur l'organisation des Nations Unies, ni sur la ligue arabe ; autant compter sur un mur déjà bien penché. Ce sont les grandes puissances qui les contrôlent et contrôlent leurs décisions... Toute participation à ces organisations n’est qu’un gaspillage de temps.

 Source : CPI
http://www.palestine-info.cc/... Article paru dans le journal londonien Al-Quds Al-Arabi, traduit par le CPI 27 février 2008


3-3 Point de vue de Raymond Richa : Femmes et Hommes libres d’Egypte.

Les hôpitaux et les centres de secours sont complètement débordés du fait de l’ampleur des pertes humaines causées par l’holocauste perpétré par le sionisme. Premières nécessités en soin, médicaments, sang et matériels font défaut. Les ambulances, en manque de carburant, ne peuvent plus intervenir pour porter les premiers secours aux blessés qui, parmi eux, on compte des femmes, des enfants et des bébés. Le temps n’est plus aux sentiments et à la solidarité dans les discours, ni même à la solidarité des rues ; le peuple frère d’Egypte devra dans l’immédiat agir en vue de l’ouverture de la frontière à Rafah. Ouvriers, paysans, étudiants, médecins, techniciens et ingénieurs, intellectuels et soldats de tout rang,…bref toutes les femmes et tous les hommes libres d’Egypte devront sans tarder imposer la chute du blocus sur la façade séparant l’Egypte de Gaza. Ils devront contribuer à l’organisation des secours et des convois humanitaires devant dans l’urgence transiter par cette frontière en vue de porter secours aux blessés et de porter main forte aux personnels médicaux gazaouis. La fluidité de toutes les énergies, tout particulièrement l’essence, de tous les types de matériels médicaux manquants à Gaza, les médicaments, le sang,…, la fluidité de toutes les grandes nécessités faisant défaut à Gaza, devront être assurées dans l’immédiat et sans aucune condition préalable. Face au silence et à la complicité des régimes arabes, face à la résignation et à la peur, face au néo nazisme des dirigeants d’Israël et de leurs protecteurs à travers le monde, le peuple d’Egypte, dans toute sa diversité, dans toutes ses franges sociales, devra dans l’immédiat écrire la plus belle page de solidarité envers un peuple meurtri jusqu’à son enfance et son innocence. Le sionisme et l’Occident ont promis la Shoah au peuple frère de Gaza ; le peuple d’Egypte ne devra pas se taire ou pire, se contenter de mots ou de rues bondées de monde, solidaires 2 mars 2008
Raymond RICHA 


3-4 Point de vue de Jadoun Livi : Tuer les Palestiniens en excès n'arrête guère les missiles d'Al-Qassam. 

 L'Etat de l'occupation et ses dirigeants se montrent fiers de l'importance du nombre de tués parmi les Palestiniens, quoiqu'ils sachent que cela est inutile. Il ne fait qu'envenimer la situation. Pour eux, la réussite sécuritaire est mesurée avec le nombre de Palestiniens tués. Maintenant, comme à l'époque des anciennes guerres, les chefs de la machine de guerre se montrent fiers par le nombre de personnes tuées par l'Etat d'occupation. Ceux-là, ils ont pour devoir d'assurer la sécurité et la protection de la population. Mais cette protection est non existante pour la région de « la couverture de Gaza ». C'est pour cette raison qu'ils font de la tuerie un critère de leur réussite.

Le chef de la Chabak (service de sécurité israélien) informe le gouvernement d'une grande réussite de son appareil : 810 Palestiniens ont été tués dans ces deux dernières années. Son prédécesseur Avi Dikhter s'est montré une fois avec son ordinateur portable. Il exposait des courbes en couleurs correspondant au nombre de Palestiniens tués. Et le général réserviste Rone Asroub a considéré l'opération du quartier d'Az-Zaytoun comme une « grande réussite » ; pourquoi ? Tout simplement, parce qu'en un seul jour, ses forces avaient réussi à tuer 19 Palestiniens et avaient mis à feu tout le Sud. Combien il est triste, concrètement et moralement, que tout cela devient le critère d’une réussite ! A Gaza, les assassinats collectifs ont-ils contribué à l'amélioration de la sécurité ? Pas du tout. La situation ne cesse de s'envenimer. Ont-ils contribué à une baisse des missiles d'Al-Qassam ? Non ! Loin de là, ils ont augmenté en nombre. Pourquoi tuent-ils alors ? Parce qu'ils doivent, tout simplement, faire quelque chose ? Et parce qu'il doit y avoir un critère ? Ce ne sont que des paroles en l'air, vide de sens. Un regard sur les journaux donne une image claire. Par exemple, lorsque Bush était dans notre pays, Tel Aviv s'est un peu retenue dans ses opérations d'assassinat. Par conséquent, le nombre de missiles Qassam s'est vu en baisse. Et dès que Bush était parti, nous avons repris les opérations d'assassinats, et le lancement de missiles a repris. Et Sdérot a connu les plus difficiles de ses jours. La question se pose d'elle-même et de façon pertinente : Pourquoi nous tuons les Palestiniens ? Y a-t-il quelqu'un pour répondre à cela ? Et pour ce qui est de l'argument donné par Diskine et ses collègues de l'appareil de sécurité, consistant à dire qu'ils font une distinction entre les hommes armés et non armés, nous leur disons que cela ne change rien du tout. Il y a 600 tués parmi les hommes armés selon le Chabak, ou 455 selon une enquête réalisée par Haaretz. Ce nombre indique qu'il n'y aura aucun intérêt derrière ces assassinats. En fait, ce n'est pas tout homme armé qui mérite d'être tué. Les assassinats des hommes armés ou non ne fait que pousser la situation vers l'escalade. Chaque fois qu'un personnage important ou un lanceur de missile Qassam est tué, il y a quelque sept personnes tuées sans raison. Ces assassinats inutiles, dont l'appareil de défense se montre fier, ne sont pratiqués que pour satisfaire l'opinion publique, pas plus. Ehud Barak est le mieux positionné pour comprendre cela. Il a lu au moins un ou deux livres sur l'Histoire. Il doit savoir que la longue lutte assidue pour la liberté ne peut jamais être battue par la force. C'est lui-même qui m'avait une fois dit, dans une interview télévisée, courageusement et directement : « Si j'avais été moi-même un Palestinien, j'aurais rejoint une organisation palestinienne ». Mais c'est lui-même aussi qui supervise les opérations d'assassinats à Gaza. Le coeur se brise pour les habitants de Sdérot. Mais ils doivent savoir qu'ils assument la responsabilité de la situation, au même niveau que tous les Israéliens. Si nous réalisons un sondage dans cette ville blessée, nous remarquerons que la majorité est avec la continuation de l'occupation et du blocus, comme partout ailleurs dans le pays. Ils souffrent. Toutefois, leur voisin du sud souffre tant et plus. Haaretz a publié en première page l'image d'un enfant de Sdérot pleurant. Et une autre de Gaza. Les deux sont étendus sur les bras de leur père. Cependant, les autres journaux ont publié de telles images venant uniquement de Sdérot, sans prendre en compte que des dizaines d'habitants de Gaza avaient été tués ces dernières semaines... Gaza est assiégée. Vivant dans le noir. Affamée par "Israël". On ne pourra pas négliger toutes ces données, pour qu'on soit solidaires avec Sdérot ! En quelques mots, continuer à tuer à Gaza ne fera qu'envenimer la situation à Sdérot. Cela n'affaiblira guère la volonté des Palestiniens de lutter pour leur liberté, et n’apportera pas la sécurité pour "Israël". Et les propos d'une « opération de grande envergure » à Gaza lancés par des généraux et analystes sont un sujet d'envenimement. En réalité, ladite opération a commencé depuis longtemps. Diskine et ses collègues avancent des données consistant à dire qu'ils avaient tué plus de 800 Palestiniens en deux ans. Il est vraiment affreux et regrettable qu'il y ait ceux qui se trouvent fiers devant ces propos. Si nous voulons écouter ces propos, qu'est-ce que nous avons résolus ?

Jadoun Livi :

Jadoun Livi, spécialiste des droits de l'homme du journal israélien Haaretz.
Article traduit par le CPI
  25 février 2008 Source : CPI
http://www.palestine-info.cc/...

Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 Témoignage de Mehdi Ferouach, photographe à l’AFP¨, de retour de Gaza.

Je ne suis, de part ma fonction, qu'un petit témoin des souffrances de ce monde avec pour compagnon... mon appareil photo. Des Balkans à l'Irak, du Liban à l'Afghanistan, de la Somalie à la Palestine , je traîne mes espoirs avec mes convictions face à l'horreur des hommes. Je refuse de me contenter du moindre fatalisme pour me consoler au passage d'un " That's Life". Car après toutes ces terres foulées, je ne peux et je ne dois me résigner. Et puis, comment pourrais-je laver mes semelles du sang et des odeurs de tous lieux? Sans parler des bruits et des images qui ont pris place dans mon esprit sans y être invités.... Je suis otage de tout ça et franchement au final je demande de ne pas m'en libérer. Il y a ainsi des Syndromes de Stockholm dont on ne veut pas guérir. Face aux batailles des silences, l'absence est lâcheté et l'action vérité!  

            Alors comme d'autres, je vais tenter d'être l'écho, le temps d'un récit, de ce cri sans retour pour ... la Palestine.

Le 30 janvier dernier, je me suis envolé pour la plus grande prison à ciel ouvert au monde... Gaza! Je suis venu renforcer le bureau et permettre aux photographes locaux de lever le pied. Dès le 2 février, j'arrive à Rafah pour couvrir l'ouverture sauvage de la frontière avec l'Égypte par le Hamas. Des milliers de palestiniens et d'Egyptiens tentent encore de passer d'un côté et de l'autre de la frontière. Mais la veille, le Hamas et les autorités égyptiennes ont décidé en commun la fermeture de la frontière. On fait passer encore au compte goutte. Je remonte à Gaza pour m'installer pour 3 semaines à l'hôtel El Aïda. Le lendemain matin départ de nouveau pour Rafah et sa frontière. Je découvre que dans la nuit les Égyptiens ont commencé à placer des conteneurs derrière les fils barbelés. Plus rien ne passe. Des centaines de gens sont déjà là, "ils vont rouvrir?", demande une femme à un policier du Hamas, "ils ont dit qu'ils le feront. Soyez patient", lui répond t-il tout en continuant à pousser du bout de son bâton les personnes qui s'approchent trop près de la clôture. Et il leur en faudra de la patience. Durant toute la journée et sous un soleil de plomb, femmes, bébés et vieillards attendront en vain. Et à la tombée de la nuit, je prends discrètement des photos d'une discussion d'un responsable du Hamas avec un policier Égyptien. L'entretien est côté Egyptien. Le ton semble monter et là je comprends que les Égyptiens ont demandé au gens d'attendre juste pour pouvoir clôturer tranquillement leur frontière. L'homme du Hamas repasse dans son pays et annonce la mauvaise nouvelle. Des cris surgissent de toute part, tout le monde s'éloigne et je vois enfants et des grands s'attaquer aux Égyptiens à coup de pierres. Je m'approche pour faire des photos et le temps de trois clichés me voilà la cible à coups de bâton d'un membre du Hamas et de cris haineux d'enfants qui l'accompagnent, "Ne fais pas de photos. Tu n'as pas à montrer ça", me menacent-ils. Je cours et ils me poursuivent avant que des gens prennent ma défense. Je fais un petit tour et je tente encore quelques clichés. Un homme me dénonce à un policier, j'ai juste le temps de baisser mon appareil avant d'assurer que je ne faisais que regarder. Les pierres volent et les Égyptiens finissent par lancer des grenades lacrymogènes. La nuit s installe un peu plus et soudain, le ciel noir est percé par les tirs du Hamas et des Égyptiens. C'est le drame, un mort palestinien et quatre blessés. Je pars transmettre mes images avant de donner de la couleur au rédacteur qui est à Jérusalem.

Un peu plus loin, l'armée Israélienne vient de lancer un missile. Il y a des morts.

Le lendemain, je vais couvrir les obsèques. Rendez-vous à la morgue. Des centaines de gens sont déjà là et une sono du Hamas installée sur une camionnette débite les mérites de la résistance à mener face à Israël. Un premier corps est en berne sur une civière. Les gens le portent dès la sortie de la morgue. Des cris et des prières s'élèvent et les Kalach crachent l'extériorisation des combattants du Hamas. Le corps est au-dessus de centaines de têtes qui avancent à grands pas. La sono donne le rythme et les hommes se bousculent pour porter le martyr. On essaie de le toucher. Des enfants ramassent les douilles que les armes abandonnent à chaque coup. Je cours un boîtier sur chaque épaule. Le corps fait un passage chez la famille qui l'attend depuis l'annonce de la mort. Les familles sont là. On entend déjà les pleurs et les hurlements de douleur qui s'échappent de la maison. Une fille s'arrache des bras qui la retiennent. C'est la soeur. "Mon frère, mon frère!" lance-t-elle en sanglots. Le corps s'approche, elle se jette dessus et l'embrasse sans retenue. Personne ne peut calmer sa souffrance. Des femmes et des enfants ont les yeux noyés de tristesse. Des hommes relèvent le corps pour le sortir. Elle s'agrippe à son frère sans vie comme pour le retenir. Elle est finalement dégagée. Elle le poursuit à l'extérieur pour continuer à le suivre du regard. Le corps est déjà loin. Et au loin, elle lance "Va mon frère, va! Va, mon frère bien aimé", avant de conclure, "je ne t'oublierai jamais". Puis, elle s'écroule d'épuisement. Je la photographie encore et encore. Je pars et je l'entends toujours...  

            Retour à Rafah, le calme semble revenu et la raison aussi. L'Egypte finit par rouvrir en fin d'après-midi dans le sens Palestine-Egypte. On assiste à une scène de cohue. Les gens sont fatigués et les esprits s'échauffent. Le Hamas rejoue du bâton et en vient même aux mains. Je commence à lever mon appareil et un chef m'interpelle violemment et me prend mon boîtier. Je lui fais la courbette et l'assure qu'il est face à un imbécile qui va se soumettre. Et le menton relevé, il me le rend comme une faveur. Je le contourne et continue mon travail. Et comme chaque soir 45 min de trajet pour que je puisse remonter passer la nuit à mon hôtel de Gaza. 

            Au matin, le téléphone sonne, c'est l'agence, "Il faut que tu repartes dans le sud", me signale-t-on, "les Israéliens ont de nouveau frappé et il y a de nouveaux morts". Je prends par les lanières mes boîtiers au sol et je me dirige à l'extérieur de l'hôtel pour retrouver le chauffeur Youssef. Arrivée sur place, des gens du Hamas et autres attendent. L'ambulance arrive, je me dirige devant la morgue de l'établissement hospitalier. Et dès que la porte s'ouvre le silence est très vite chassé par des prières et des louanges au nouveau martyr. Un nouveau rituel vient de recommencer à travers les rues de Rafah. Les membres du Hamas tout en accompagnant le défunt tirent en l'air. Je m'approche trop près de l'un d'entre eux et une douille qui s'échappe de la Kalach vient s'écraser sur mon arcade et me l'ouvrir de 3 cm. Je soigne comme je peux, et continue de suivre le cortège. Le corps drapé aux couleurs du Hamas arrive dans une maison. Les larmes ne résistent pas à la vue du mort. Une petite fille pleure derrière les gens qui encerclent la civière pour un dernier baiser d'adieu. C'est l'enfant du défunt. Un homme la prend par les bras pour l'amener à son père. Elle refuse. Il insiste, elle aussi. Elle préfère peut-être garder une autre image de son papa. Le corps sort de la maison et sous les armes qui hurlent, le doigt au ciel, les gens lancent, "par notre sang et par notre âme nous te vengerons". Ce qui ne rassure pas la paix.

            Du côté de la frontière de Rafah, tout est rentré dans l'ordre. L'histoire est terminée. Je remonte à Gaza. Ici aussi, les morts ont de nouveaux repris le chemin de la ville. Le 16 février dans le camp de réfugiés d'al Boureidj dans la bande de Gaza, un dirigeant du Djihad islamique, Ayman Fayed, mieux connu sous le nom d'Abou Abdallah est tué. Mais la violente explosion qui l'a éliminé, emportera avec lui son fils Ayoub 10ans et 6 autres Palestiniens. La bombe sera si puissante qu'elle soufflera pratiquement tout un quartier. On dénombrera des dizaines de blessés parmi lesquels de nombreux enfants. Plusieurs centaines d'habitants se retrouveront sans toit et sans rien. Israël rejettera toute responsabilité dans cette explosion qui a aussi fait une quarantaine de blessés dans le camp de réfugiés d'al Boureidj. 

Les Comités de résistance populaire, groupe allié au Djihad islamique et au Hamas, tireront 10 roquettes en riposte.

            Les coeurs pleurent et les ventres crient. Les poches des palestiniens sont aussi légères qu'une plume. L'économie est au plus bas. Le prix du lait pour nouveau né a triplé. Les denrées les plus courantes ont triplé et plus encore. La majorité du peuple de la bande de Gaza ne peut accéder à la viande qu'à de rares occasions. Lors du mois de février, le sous-secrétaire général des Nations Unies chargé des affaires humanitaires, John Holmes, lors d'une visite à Gaza, déclarera lors d'une conférence de presse "J'ai été choqué par les choses sinistres et misérables que j'ai vues et dont j'ai entendu parler aujourd'hui". Avant de poursuivre, "elles sont le résultat des restrictions actuelles aux frontières de Gaza et de la très faible quantité de nourriture et d'autres biens dont l'importation est autorisée".Il confirmera "que ne passe dans le territoire palestinien que seul 10% de ce qui est passé il y a encore 1 an". Il conclura par ce constat, "tout cela provoque une situation sinistre du point de vue humain et humanitaire, ce qui veut dire que les gens ne peuvent pas vivre avec le minimum de dignité auquel ils ont droit". 

            Ces dernières semaines, Israël a de plus accru la pression en réduisant les livraisons de carburant et d'électricité. Le quotidien des Gazaouis s'est encore plus effondré. Les enfants font leurs devoirs à la bougie. Les commerces qui ne peuvent dépenser plus de 700$ pour un générateur électrique sont obligés de fermer. Et plus grave les hôpitaux. Les malades qui ont besoin de dialyse pour leur survie ont dû voir leurs séances passer de 3 à 2 par semaine. L'hôpital a perdu plusieurs machines qui ne résistent pas aux coupures quotidiennes. De plus pour faire face, les dialyses doivent tourner 24/24 pour palier ce manque. Les malades qui ne peuvent être opérés sur place n'ont plus la possibilité de partir le faire en Egypte, en Jordanie ou même en Israël. Alors certains d’entre eux meurent inévitablement.

        Le 20 février, je quitte la Palestine. Ma mission est finie. J'aurai enterré près de 30 personnes et vu bien trop de souffrances... encore.

Mehdi Fedouach 

Association France Palestine Solidarité http://www.france-palestine.org/

Campagnes civiles pour la protection du peuple palestinien http://www.protection-palestine.org/ Pour tout contact Jean-Pierre Bouché – Bulletin-Palestine-proprietaire@yahoogroupes.fr


4-2   350 enfants vivent des conditions très difficiles dans les prisons de l’occupation.
Le ministre des affaires des captifs et des libérés au gouvernement de l’unité nationale dirigé par Ismaïl Haniyeh à Gaza a affirmé que plus de 350 enfants palestiniens de moins de 18 ans vivent des conditions très difficiles dans les prisons de l’occupation et que la direction des prisons confisque leurs droits légaux.

Le directeur du département de l'information au ministère, Riad Al-Ashkar, a dit que les autorités de l'occupation israéliennes perpètrent des crimes contre les enfants captifs, s'opposant à la loi internationale, notamment à l'article 16 concernant la protection des enfants.

Selon les statistiques du ministère, 99% des enfants palestiniens arrêtés par les forces de l'occupation israéliennes ont été exposés à des tortures dans les prisons sionistes. Al-Achkar a dévoilé que les enfants palestiniens captifs sont détenus dans plusieurs prisons et centres d'enquête et d'arrestation. 70 enfants se trouvent dans la prison d'Ofer, 45 autres dans la prison sioniste de Majdo, 25 au Néguev et 130 dans la prison sioniste de Hasharon, alors que les autres enfants captifs sont incarcérés dans les centres d'enquête et d'arrestation. 318 enfants captifs sont des habitants de la Cisjordanie , dont 25 de la ville occupée d'Al-Qods, alors que les sept autres sont des habitants de la bande de Gaza. Les tribunaux sionistes ont jugé et condamné 155 enfants captifs alors que 187 autres attendent leurs jugements et 8 purgent des peines de détentions administratives sans aucune accusation. Le ministère a souligné que 90 enfants captifs souffrent de différentes maladies et ont besoin de soins, en soulignant qu'ils sont exposés à la négligence médicale dans ces prisons sionistes. Le ministère a appelé les organisations internationales, notamment celles qui sont chargées des affaires des enfants, à pratiquer des pressions sur l'occupation israélienne pour appliquer les lois internationales concernant ces enfants captifs et à travailler pour les libérer.
4-3 Les députés captifs appellent à présenter leur question au tribunal de La Haye pour les libérer.

Les députés palestiniens emprisonnés dans la prison sioniste d’Ofer ont appelé les organisations juridiques et toutes les parties concernées par ce dossier à aller au tribunal international de La Haye en coordination avec les parlements arabes et islamiques ainsi que la ligue arabe pour appeler à leur liberté.
Le député captif Hatem Qafisha a déclaré qu'on doit adopter la méthode juridique à travers la formation d'un comité juridique international pour discuter de ce sujet et sauver les députés captifs des pratiques de l'occupation.

De son côté, le député enlevé Ahmed Moubarak a souligné que le peuple palestinien et son autorité doivent travailler pour libérer les députés, et il a appelé tous les Palestiniens à adopter une seule position à travers le dialogue pour reprendre l'unité nationale. Il a affirmé que l'arrêt des campagnes médiatiques de provocation et la libération des captifs politiques dans les prisons de l'autorité doivent être le début du dialogue. Ces déclarations sont venues lors de la visite de l'avocat de l'organisation de Nafha qui a rencontré les députés Hatem Qafisha, Ahmed Moubarak et Mahmoud Mosleh. CPI
24-02

01/03/2008

n°323 Journal de Palestine 01-03 (Début)

Un génocide dans le silence assourdissant des médias  - au jour le jour

N°323                                                                                                23-02 au 01-03

Par M.Lemaire


Sommaire

Résistance

1 Politique Palestinienne (en Palestine toujours occupée)

2 Politique Israélienne

3 Politique internationale des territoires occupés 

4 La Palestine en chiffre & au jour le jour

Détails par région:

Décompte des pertes humaines


Tiré à part : "Levez le siège de Gaza maintenant" - "Votre siège ne brisera pas notre détermination".

A l’appel du mouvement, plus de 5.000 personnes, dont de nombreux étudiants, ont formé une chaîne humaine à la sortie de la ville de Beit Hanoun. Djamal al Khoudari, président du Comité populaire contre le siège, organisation proche du gouvernement du Hamas, a précisé que les manifestants avaient reçu pour instruction de rester à un kilomètre de la frontière avec Israël. Israël craignait que la chaîne humaine ne se mue en une marche vers le territoire israélien. Le vice-ministre de la Défense , Mathan Vilnaï, a averti qu'Israël «utiliserait tous les moyens nécessaires pour empêcher des infiltrations sur notre territoire souverain». La police a été mise «en état d'alerte avancé» et des renforts ont été déployés dans le sud d'Israël.
L'armée et la police israéliennes se tenaient prêtes pour faire face à tout débordement à la frontière, laissant entendre qu'elles n'hésiteraient pas à tirer des balles réelles .
«L'armée est prête, quel que soit le scénario choisi par les Palestiniens», a dit un porte-parole militaire.

La foule brandissait des banderoles en anglais et en arabe sur lesquelles on pouvait lire : "Levez le siège de Gaza maintenant" ou encore "Votre siège ne brisera pas notre détermination". "Nous appelons les esprits généreux du monde entier à sortir la bande de Gaza de l'obscurité", pouvait-on lire sur l'une des banderoles des manifestants. Maram Maarouf affirme être «venue dire au monde qu'il faut lever le siège imposé au peuple palestinien. Ne nous privez pas de nourriture et de médicaments».
«Il s'agit d'une activité pacifiste et civilisée qui permet aux gens d'exprimer leur rejet du siège et de la punition collective», a déclaré M. Khoudari. Nous poussons un cri d'alarme pour que le monde réagisse».
«C'est un message adressé à la communauté internationale et à l'occupation israélienne et j'espère qu'ils le saisiront en levant le siège», a renchéri Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas.
Le député du Hamas Ismaïl Al-Ashqar a averti que «si le siège n'est pas levé, il y aura un ouragan qui inondera toute la région».
Sami Abou Zouhri, un porte-parole du Hamas, a déclaré que la chaîne humaine était un message adressé à Israël et à de nombreuses autres parties leur signifiant que la bande de Gaza était devenue une bombe à retardement menaçant d'exploser à tout moment si le siège n'était pas levé.

Cette manifestation était "destinée à envoyer un message : la nécessité de briser l’embargo", a expliqué le député indépendant Jamal al-Khoudary, qui organisait l’événement. "Nous entreprenons des manifestations pacifiques et des activités locales." Ses organisateurs ont qualifié cette chaîne humaine de succès. Les organisateurs ont assuré que d'autres manifestations de plus grande ampleur seraient organisées pour mettre fin à l'emprisonnement du million et demi d'habitants de la bande de Gaza. Au cours de ce rassemblement, deux enfants ont été blessés par des tirs de soldats des forces d’occupation, selon des sources médicales palestiniennes.

A la fin de la manifestation, quelque 2.000 sympathisants ont marché en direction d’un barrage situé à quelques kilomètres du point de passage d’Erez. Toutefois, la police avait bloqué la route principale menant à ce point de contrôle et a appelé à respecter la loi. Une cinquantaine de jeunes se sont brièvement approché d’Erez et ont lancé des pierres et brûlé des pneus près du point de passage, selon des témoins. La police aux frontières a tiré des coups de feu en l’air et a dispersé ces manifestants. L’autorité d’occupation a déployé des milliers de soldats et policiers le long de la frontière avec Gaza et menacé de tiré dans la foule. Malgré l’absence d’incidents notoires, les quelque 5.000 hommes envoyés en renfort à la frontière par l’autorité d’occupation, ainsi que des pièces d’artillerie et des tireurs d’élite, restaient en état d’alerte. Marc Lemaire  25-02 Source : AFP- Reuters-Euronews

29-02 Des dizaines de milliers de Palestiniens ont marché dans les rues des différentes villes de la bande de Gaza sous une multitude de drapeaux verts, couleur du Hamas, contre les attaques israéliennes qui ont fait 31 morts depuis mercredi. "Nous ne reconnaîtrons jamais Israël, même s'il assassine tous nos dirigeants et tue nos enfants", a expliqué l'un des chefs du Hamas, Khalil Al-Hayyah, dont l'un des fils a été tué dans les raids israéliens. Des enfants portant des draps blancs maculés de peinture rouge ont paradé en signe de protestation contre la mort de cinq enfants et d'un bébé de six mois dans les raids. "Ils m'ont tué parce que j'aime la Palestine", "Ils m'ont tué avec des roquettes américaines", pouvait-on lire sur des pancartes qu'ils portaient.

A Jabaliya (nord), un responsable du Hamas, Fathi Hammad, a affirmé que "160.000 Israéliens sont menacés par les roquettes de la résistance". Il se référait aux habitants des villes israéliennes de Sdérot, la plus touchée, et d'Ashkélon, situées respectivement à près de 5 et 10 km au nord de la bande de Gaza. "Sdérot s'est effondrée, Ashkélon est en train de s'effondrer", proclamait un calicot. Le chef du gouvernement Ismaïl Haniyeh, a dénoncé une "vraie guerre" menée par Israël,. "Gaza fait face aujourd'hui à une vraie guerre, une guerre folle, menée par l'ennemi contre notre peuple et contre Gaza", a déclaré M. Haniyeh, qui a fait une apparition publique en dépit de menaces israéliennes de prendre pour cible la direction politique du Hamas. Il s'en est aussi violemment pris aux Etats-Unis, les accusant de "cautionner" les attaques israéliennes et a déploré "le silence arabe (qui) encourage l'agression israélienne". AFP


 23-02 au 01-03: Peuple Palestinien : 34 tués   -  86 blessés 

                            Occupants              :   1 tué     -   11 blessé


Résistance

Au jour le jour

25-02  Une imposante marche a eu lieu hier soir dans le camp de Yarmouk, près de Damas, en signe de protestation contre la poursuite du blocus israélien contre la bande de Gaza. La marche exprime son appui à la résistance du peuple palestinien face aux agressions et crimes commis en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
Sana

25-02 Les dirigeants du Hamas ont proposé une trêve de longue durée à Israël si celui-ci levait son blocus de Gaza et cessait "toutes les formes d'agression" contre les Palestiniens. "La paix et le dialogue ne sont pas une option pour eux (le Hamas)", a déclaré Mekel, qui a appelé au maintien de l'isolement du Hamas AFP

27-02 Une pluie de roquettes palestiniennes sur Sdérot.Une usine a également été touché, aucun blessé n'est à déplorer. La branche militaire du Hamas a revendiqué la responsabilité de ces tirs, une riposte dit-elle aux raids aériens meurtriers menés plus tôt par Tsahal dans la bande de Gaza. EuroNews - Al-Oufok avec les agences de presse)

27-02 Une roquette a fait un mort dans le sud d'Israël.- Un étudiant israélien a été tué aujourd’hui, et deux autres grièvement blessés dans l’explosion d’une roquette Kassam tirée depuis la bande de Gaza, qui s’est abattue sur le Collège Universitaire de Sapir dans le Néguev Occidental.Infolive.tv - AFP)

27-02"Le tir (de roquette) répondait au massacre sioniste perpétré ce matin à Khan Younès, qui a entraîné le martyre de cinq de nos meilleurs combattants", dit un communiqué du Hamas. Reuters

27-02 Un Israélien a  été tué et un autre blessé dans l'après-midi par une roquettequi c'est abattu sur collège Sapir, à la limite nord de la ville de Sdérot, selon les services de secours israéliens.

Il s'agit de la quatorzième personne tuée par des roquettes palestiniennes dans le sud d'Israël en sept ans, et la première depuis que le Hamas est à Gaza en juin. Ces tirs "sont une réponse au massacre sioniste commis par l'aviation israélienne ce matin à Khan Younès", a affirmé le Hamas dans un communiqué. Au total plus de 40 roquettes ont été tirées mercredi sur le sud d'Israël, visant notamment Sdérot, ainsi qu'Ashkélon, et l'un de ces engins a explosé sur l'aire de parking de l'hôpital Barzilaï, à l'entrée de la ville. Reuters 28-02

En dépit des attaques des forces d’occupation, " De fait, le Hamas a déclaré jeudi soir avoir tiré 82 roquettes depuis mercredi, dont 51 visant Sderot.  faisant deux blessés, dont un garde du corps du ministre de la Sécurité publique Avi Dichter. notamment à Sdérot et à Ashkélon, selon la police.

 (Jeudi, 28 février 2008 – Al-oufok avec les agences de presse)

28-02 Selon l'armée israélienne,.3 Israéliens ont été blessés et le ministre de la Sécurité , en visite à Sderot, a dû courir aux abris. (Reuters)

28-02 Deux roquettes ont atteint Ashkelon, une grande ville de 109.000 habitants située à 17km au nord de la Bande de Gaza, selon la police. Les roquettes tirées jusqu'à présent sur Ashkelon sont d'une portée de 22km, selon un haut responsable israélien de la sécurité. Le Hamas, poursuit ce responsable, ne dispose pas de stocks importants et améliore ses propres roquettes Qassam, qui peuvent être produites en masse à Gaza. Le Hamas, ajoute-t-il, en possède plusieurs centaines en réserve. Les nouveaux modèles pourraient avoir d'ici la fin de l'année une portée de 20km, contre 16 aujourd'hui, ce qui permettrait d'atteindre Ashkelon. AP 29-02 Une nouvelle journée marquée par les tirs de roquettes contre le Sud d’Israël. Cinq roquettes Katioushas de type Graad se sont ecrasées dans l’après midi sur la vile d’Ashkélon. L’un des missile s’est abattu de plein fouet sur une habitation, tandis qu’une salve de roquettes se sont écrasées quelques instants plus tard en plein centre-ville, à quelques mètres de la Station Centrale d’Autobus, à Ashkélon.
Infolive.tv

29-02 En dépit des attaques israéliennes, vingt roquettes palestiniennes tirées de Gaza se sont abattues jeudi dans le sud d'Israël, faisant deux blessés, notamment à Sdérot et à Ashkélon, selon la police, causant des dommages matériels à Sdérot. Le Hamas a revendiqué trois des tirs. (AFP)

29-02 Malgré l'intensification des opérations israéliennes, huit roquettes ont été encore tirées vendredi à partir de la bande de Gaza en direction d'Israël causant des dommages matériels à Sdérot. Le Hamas a revendiqué trois des tirs. AFP

01-03.Selon Tsahal, trois missiles sont tombés sur la ville d'Ashkelon, située à 17 kilomètres au nord de Gaza, blessant légèrement deux enfants et une femme. AP

01-03 Après les tirs massifs hier de roquettes Katioushas en provenance de Gaza sur la ville israélienne d’Ahskélon , le ministre de la Défense Ehoud Barak a ordonné que soit activée dès aujourd’hui l’alerte "Couleur Rouge" sur d’Ashkélon. Infolive.tv


 La lutte pour la libération dans les  territoires occupé

Bande de Gaza - Au jour le jour

24-02 Le Hamas a fait savoir que deux de ses membres avaient été tués dimanche et deux autres blessés par un tir de missile des forces d’occupation dans le nord de la bande de Gaza, rapportent les services médicaux et le Hamas. (Al-Oufok avec les agences de presse- (Reuters)

26-02 Quatre résistants, dont trois membres de la branche militaire du mouvement islamiste Hamas, ont été tués par l'armée israélienne dans la nuit de dimanche à lundi dans la bande de Gaza, ont indiqué des sources médicales(Afp)

26-02 Des soldats des forces d’occupation ont tué mardi un agriculteur palestinien qui labourait son terrain près de la frontière, annoncent son entourage et des responsables médicaux. (Al-Oufok avec les agences de presse)

27-02 Dix Palestiniens ont été tués mercredi dans des attaques israéliennes dans la bande de Gaza

27-02 Dans la nuit, un résistant du Jihad islamique avait été tué et deux autres Palestiniens blessés dans un raid aérien des forces d’occupation dans le centre de la bande de Gaza. (27 février 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse dont AFP)

27-02 Dans la bande de Gaza, un raid aérien des forces d’occupation a visé dans la matinée un minibus transportant des résistants du Hamas à Khan Younès (sud), tuant cinq d’entre eux et blessant un sixième, selon des sources médicales et des témoins.

Un second raid mené sur le même site quelques minutes plus tard a fait trois blessés.

 (27 février 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse dont AFP)

27-02 Deux autres Palestiniens ont été tués et deux blessés dans un nouveau raid aérien mené dans un quartier du nord-est de Gaza ville. Des témoins ont précisé, qu’au moins un des tués et les deux blessés étaient des civils.  (27 février 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse dont AFP)

27-02 Deux autres résistants ont été tués dans la journée dans une nouvelle frappe aérienne sur le nord de la Bande de Gaza. (Mercredi, 27 février 2008 – (Al-Oufok avec les agences de presse)

27-02 En soirée, un hélicoptère a tiré trois missiles contre le ministère palestinien de l'Intérieur à Gaza, un bâtiment de cinq étages, proche du bureau du Premier ministre Ismaïl Haniyeh, qui a été sérieusement endommagé. Cette attaque a tué un bébé de six mois et blessé au moins vingt Palestiniens.

28-02 Les raids, se sont intensifiés. L’aviation de l’occupation israélienne a escaladé ses compagnes criminelles et agressives contre les palestiniens, L'armée sioniste a procédé depuis mercredi soir à une quinzaine de raids aériens dans le centre et le nord de la bande de Gaza, visant des "militants et tireurs de roquettes". 20 Palestiniens, dont 4 enfants, ont été tués jeudi dans des raids des forces d’occupation, portant à 31 le nombre de tués en 48 heures dans la bande de Gaza

Après avoir attaqué plusieurs cibles à Gaza dans la nuit, l’armée d’occupation a mené de nouveaux raids jeudi dans la journée, tuant huit résistants du Hamas, deux d’un autre groupe résistant, quatre enfants et un civil. (Selon le Hamas, Hamza al-Haya, fils du parlementaire du Mouvement de la résistance islamique Khalil al-Haya, fait partie des personnes tuées jeudi. Son organisation a affirmé qu'il commandait un groupe d'hommes tirant des roquettes depuis le nord de la Bande de Gaza. Khalil al-Haya "C'est le dixième membre de ma famille à recevoir l'honneur du martyre.") Dans la soirée, l’aviation a effectué deux raids : l’un contre une voiture circulant dans le nord de la bande de Gaza, tuant deux Palestiniens, l’autre contre une voiture de la compagnie d’électricité, faisant un mort, selon des sources médicales. Les quatre enfants palestiniens tués, âgés respectivement de 10, 12, 13 et 15 ans, jouaient au football près de Djabalia, au nord de la ville de Gaza, ont rapporté les services médicaux.  (Reuters- Al-oufok avec les agences de presse - AP)

28-02 En fin d’après-midi, un raid a visé une position de la "police" du Hamas dans le camp de réfugiés de Chati, à Gaza, à quelque centaines de mètres de la maison de M. Haniyeh, tuant un policier et faisant cinq blessés, selon des témoins et des sources médicales.

Devant les menaces, la plupart des locaux relevant du Hamas ont été évacués et les militants appelés à ne pas se servir de téléphones portables et à éviter les déplacements en groupe, selon un responsable du groupe.

 (Jeudi, 28 février 2008 – Al-oufok avec les agences de presse- (Reuters)

29-02 L’armée israélienne a poursuivi ses raids aériens dans le nord de la bande de Gaza, selon les témoins. Six Palestiniens, trois civils et trois enfants, ont été blessés dans la matinée. Dans l'après-midi, cinq autres Palestiniens, dont trois enfants, ont également été blessés lors d'une attaque israélienne dans le même secteur, a-t-on indiqué de sources médicales, en précisant qu'une fillette de deux ans avaient été grièvement blessée.  AFP

29-02 Dans la soirée, l'aviation israélienne a effectué deux raids: l'un contre une voiture circulant dans le nord de la bande de Gaza, tuant deux Palestiniens, l'autre contre une voiture de la compagnie d'électricité, faisant un mort et un blessé, qui est ensuite décédé, selon des sources médicales.  Les enfants, âgés de 7 à 12 ans, ont été tués dans un raid aérien à Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, alors qu'ils jouaient sur un terrain vague, selon des sources médicales.  (AFP)

01-03 Dans la soirée, des Palestiniens vivant dans le sud de la bande de Gaza ont rapporté que des soldats israéliens avaient pénétré dans le territoire après la tombée de la nuit. Il semblait s'agir d'une incursion limitée à partir du poste frontière de Soufa.  (Reuters)

28-02 Jeudi, une autre attaque visant une camionnette transportant des boissons et des en-cas a tué un artificier d'un groupe allié au Hamas. (Reuters) Un hélicoptère a ensuite attaqué et complètement détruit deux annexes du ministère de l'Intérieur à El-Daraj à Gaza, tandis que d'autres hélicoptères visaient des ateliers métallurgiques respectivement à Gaza et Khan Younès. AFP

 27-02 Les raids, qui avaient fait onze morts mercredi à Gaza (cinq  du Hamas, quatre civils, un enfant de douze ans et un bébé de six mois), se sont intensifiés après le décès d'un Israélien, tué par la chute d'une roquette tirée par le Hamas près de Sdérot, dans le sud d'Israël.

28-02 Quatre Palestiniens, ont été tués dans une incursion de l'armée israélienne dans le camp de réfugiés de Jabaliya dans la bande de Gaza, portant 13 le nombre de Palestiniens tués samedi, 1 bébé et deux adolescents figurent parmi les victimes.Le bébé, Malak Karfaneh, a été tué au cours d'une frappe de l'aviation israélienne sur la ville de Beit Hanoun, localité proche de la frontière.  6 Palestiniens, dont deux enfants, ont été tués auparavant lors d'un raid aérien israélien également à Jabaliya, où une incursion israélienne lancée avant l'aube était toujours en cours.  Parmi les six civils morts figurent les enfants Jacqueline Abou Chbak, 12 ans, et son frère Iyad, 11 ans, tués dans la chute d'une roquette sur leur maison, ont précisé des habitants.  Un résistant et une jeune fille de 17 ans ont été tués aussi dans un raid aérien israélien à Jabaliya, selon les mêmes sources. 

 Une trentaine d'autres Palestiniens dont plusieurs civils y compris des enfants ont été blessés par l'armée israélienne qui menait dans le même temps une incursion impliquant une trentaine de chars dans le camp de réfugiés palestiniens de Jabaliya, selon les sources médicales et les témoins.  L'armée a mené depuis avant l'aube au moins dix raids aériens contre le camp de Jabaliya et le quartier voisin d'Al-Touffah, dans la ville de Gaza, ont précisé les témoins. (AFP & AP)


Action et paroles Israelienne.27-02 "Israël prendra toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à ces tirs de roquettes mortels. Ceux qui nous attaquent trouveront face à eux un Israël contraint à se défendre et c'est ce que nous allons faire", a déclaré David Baker, porte-parole du gouvernement israélien. Reuters

27-02 "Les tirs du Hamas contre des civils israéliens à partir de secteurs habités par des civils palestiniens constituent un crime de guerre qui porte atteinte tant aux Israéliens qu'aux Palestiniens (...). Cela menace la paix et l'équilibre de toute la région", a indiqué le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Arye Mekel. Reuters

 28-02Olmert a affiché sa détermination à poursuivre les opérations. "J’ai expliqué à Rice que nous ne cesserons pas notre bataille", a déclaré Olmert après une rencontre avec Condoleezza Rice, également présente au Japon. "Nous obligerons les terroristes à payer un prix très élevé", a-t-il assuré. (Jeudi, 28 février 2008 – Al-oufok avec les agences de presse)

28-02 Israël a fait savoir qu'il n'excluait plus de s'en prendre directement aux dirigeants politiques du Hamas pour faire cesser les tirs de roquettes contre son territoire, qui ont fait trois morts en un an - contre 700 Palestiniens tués dans des raids israéliens durant le même laps de temps. "Nous sommes au plus fort de la bataille", a averti jeudi le Premier ministre israélien Ehud Olmert, en visite à Tokyo. "Nous recevons des coups douloureux et nous ripostons encore plus fort. Nous ferons en sorte que les terroristes payent un prix très douloureux", a-t-il dit. (Reuters)

28-02Le ministre de l’Intérieur de l’autorité d’occupation, Méir Sheetrit, a appelé à "l’élimination" de la direction politique du Hamas, alors que son collègue à la Défense .(Jeudi, 28 février 2008 – Al-oufok avec les agences de presse)

28-02 Ehud Barak, brandit la menace d’une opération terrestre de grande envergure dans la bande de Gaza. "Il faut se préparer à une escalade sur le front sud. Une opération terrestre de grande envergure est d’actualité", a-t-il dit. (Jeudi, 28 février 2008 – Al-oufok avec les agences de presse)

28-02 Le ministre palestinien des Affaires étrangères Ryad al Malki a condamné "clairement, ouvertement et sans détour" les "stupides attaques à la roquette", mais aussi "tous les raids israéliens à Gaza qui tuent des civils palestiniens, détruisent leurs maisons et les empêchent d'avoir une vie normale". (Reuters)

29-02 Le ministre israélien de la guerre Barak a avisé des pays amis qu'Israël préparait une offensive contre Gaza et son adjoint Matan Vilnaï a prévenu ces derniers qu'ils s'exposaient à une "shoah". "Plus les tirs de roquettes Kassam s'intensifieront, plus les roquettes augmenteront de portée, plus la shoah à laquelle ils s'exposeront sera importante, parce que nous emploierons toute notre puissance pour nous défendre", a dit Vilnaï à la radio de l'armée israélienne". "Shoah" est un mot hébreu le plus souvent utilisé pour signifier holocauste, et plus particulièrement le génocide des Juifs durant par le régime nazi.

Le porte-parole de Vilnaï et le ministère des Affaires étrangères se sont empressés de préciser qu'il avait employé le mot "shoah" dans le sens de désastre … (Reuters)

29-02 Après les tirs massifs hier de roquettes Katioushas en provenance de Gaza sur la ville israélienne d'Ahskélon , le ministre Barak a ordonné que soit activée dès aujourd'hui l'alerte "Couleur Rouge" sur d'Ashkélon. Déjà instaurée depuis quelques années à Sdérot, cette sirène d'alarme annonce l'imminence d'un bombardement de roquettes sur la ville mise en alerte. Infolive.tv

29-02 Le ministre de l'Intérieur Méir Sheetrit a appelé à "l'élimination" de la direction politique du Hamas, alors que son collègue le sionniste Barak, brandissait la menace d'une opération terrestre de grande envergure dans la bande de Gaza. "Il faut se préparer à une escalade sur le front sud. Une opération terrestre de grande envergure est d'actualité", a-t-il dit. (AFP)
Action et paroles des parrains Rice, attendue la semaine prochaine au Proche-Orient, a pour sa part rendu responsable le Hamas de "ce qui se passe". "Les attaques de roquettes doivent cesser", a-t-elle déclaré. Elle a, en outre, exprimé sa "préoccupation" sur le sort des "personnes innocentes et la situation humanitaire à Gaza" Et a appelé à une trêve dans la région……. (Jeudi, 28 février 2008 – Al-oufok avec les agences de presse & AP)

29-02. Rice, a rendu responsable le Hamas de "ce qui se passe". "Les attaques de roquettes doivent cesser", a-t-elle déclaré. Elle a, en outre, exprimé sa "préoccupation" sur le sort des "personnes innocentes et la situation humanitaire à Gaza"… (AFP


Réactions de Gaza

27-02 Le Hamas, par la voix de son porte-parole Sami Abou Zouhri, a dénoncé "une grave escalade", affirmant que son mouvement se réservait le droit d’y "riposter par tous les moyens". Cette riposte ne s’est pas faite attendre. Un Israélien a été tué en début d’après-midi dans le sud d’Israël par une roquette tirée depuis le nord de Gaza. Ces tirs "sont une réponse au massacre sioniste commis par l’aviation israélienne ce matin à Khan Younès", a affirmé le Hamas dans un communiqué. Au total 26 roquettes ont été tirées mercredi, visant notamment Sdérot, cible régulière de ces tirs, selon l’armée d’occupation. (27 février 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse dont AFP)

28-02 A Ismaïl Haniyeh a condamné "les crimes successifs commis par l’occupation sioniste" Ces raids "n'affaibliront pas la résolution et la détermination du peuple palestinien".et appelé les pays arabes à "sortir de leur silence regrettable et à agir d’urgence pour faire cesser l’agression". (Jeudi, 28 février 2008 – Al-oufok avec les agences de presse)

29-02 Haniyeh, a prédit l'échec d'une éventuelle offensive d'envergure de Tsahal. "C'est la preuve des intentions agressives planifiées d'Israël contre notre peuple", a-t-il dit. "Ils veulent que le monde condamne ce qu'ils appellent l'Holocauste et aujourd'hui ils menacent notre peuple d'un holocauste".

(Reuters)

29-02 Ismaïl Haniyeh, a condamné "les crimes successifs commis par l'occupation sioniste" et appelé les pays arabes à "sortir de leur silence regrettable et à agir d'urgence pour faire cesser l'agression". (AFP)

29-02 Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas, a réagi en affirmant: "Nous sommes confrontés à de nouveaux nazis qui veulent massacrer et brûler le peuple palestinien".

35 Palestiniens, dont six enfants, ont été tués depuis mercredi (27-02) dans des raids israéliens à Gaza. Vendredi, Malak Al Kafarna un petite fille de un an et un expert en munitions du Hamas ont été tués lors de deux frappes distinctes dans la bande de Gaza, ont rapporté des sources médicales et des responsables du Hamas. Des responsables du Hamas ont déclaré que l'explosion, qui a également fait quatre blessés, avait été provoquée par un missile sol-sol israélien. Il s'agit du deuxième bébé tué cette semaine. Le résistant Eyad al Achram a été tué par un missile israélien après la tombée de la nuit. (Reuters)
Réaction d'Abbas

29-02 Abbas, a jugé "dangereuses" les menaces israéliennes. "Même les Palestiniens qui veulent voir le Hamas défait sont scandalisés par le fait que 15 civils palestiniens dont des enfants et un bébé fassent partie des 33 victimes", a-t-il dit. Son cabinet a publié un communiqué dans lequel le président palestinien demande à Israël "de cesser ses attaques et demande à tous les groupes de revenir immédiatement au calme et de cesser les tirs de roquettes." (Reuters)


Réactions internationale

26-02 Le coordinateur spécial de l’ONU pour le processus de paix au Proche-Orient, Robert Serry, a appelé mardi à la fin des violences dans la bande de Gaza. "Les attaques à la roquette et les attentats suicide doivent cesser, ainsi que tous les actes de violence, afin que s’installe une atmosphère calme" et "les besoins humanitaires de la population civile doivent être satisfaits", a déclaré à la presse M. Serry à New York après avoir rendu compte de la situation au Conseil de sécurité. (27 février 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse dont AFP)

27-02 Le coordinateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au Proche-Orient, Robert Serry, a appelé mardi à la fin des violences dans la bande de Gaza, "afin que s'installe une atmosphère calme". "Les besoins humanitaires de la population civile doivent être satisfaits", a déclaré à la presse M. Serry à New York, après avoir rendu compte de la situation au Conseil de sécurité. Reuters

27-02 Le responsable pour le Proche Orient du Foreign Office britannique Kim Howells a condamné "sans réserve" les tirs de roquettes. "Nous appelons les groupes palestiniens à stopper ces attaques contre des civils innocents, et j'espère qu'Israël fera preuve de retenue", a ajouté M. Howells.

28-02 Le porte-parole de l’Agence de l’ONU d’aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa), Christopher Gunness, a "vivement condamné" la mort des enfants et appelé Israël à "ne pas mettre les civils en danger". 

 (Jeudi, 28 février 2008 – Al-oufok avec les agences de presse)

 29-02 Le porte-parole de l'Agence de l'ONU d'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa), Christopher Gunness, a "vivement condamné" la mort des enfants et appelé Israël à "ne pas mettre les civils en danger". (AFP)
Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 : Au jour le jour  27-02

En Cisjordanie, un résistant  été tué et trois autres ont été blessés par des soldats d’une unité spéciale de l’armée d’occupation opérant en civil à Naplouse, ont indiqué des sources médicales et des témoins, Ces hommes avaient quitté le QG des forces de sécurité palestiniennes où ils étaient consignés dans le cadre d'une amnistie israélienne.

Reuters&  Al-Oufok avec les agences de presse dont AFP)

28-02 Trois résistants ont été tués par des tirs depuis mercredi à Naplouse, en Cisjordanie. Des témoins oculaires ont souligné que deux résistants qui appartiennent aux brigades des martyrs d'Al Aqsa sont tombés, aujourd'hui à l'aube, en martyrs dans le camp de Balata à Naplouse lors d'un accrochage avec les forces armées sionistes.

(Jeudi, 28 février 2008 – Al-oufok avec les agences de presse- CPI

28-02 Les  palestiniens, notamment les citoyens de Naplouse ont condamné fortement ce nouveau crime contre les résistants des martyrs d'Al Aqsa après que l'occupation leurs avait promis de garantir leur sûreté en coopération avec les services sécuritaires de l'autorité palestinienne, tout en portant ces services sécuritaires d'Abbas responsables de ce crime d'assassinat. CPI


1  Politique Palestinienne MM Abbas & Haniyeh

27-02 Le président Abbas, a provoqué, de nouveau, la bande de Gaza en prétendant que l'organisation d'Al-Qaïda dirigé se trouve dans la bande de Gaza et en accusant le mouvement du Hamas de permettre à cette organisation d'entrer et de sortir de la bande de Gaza de façon continuelle.

CPI


2  Politique Israélienne

27-02 Selon une enquête réalisée auprès de 500 personnes, par le quotidien israélien Haaretz

64% des sondés sont favorables à des négociations et engager un dialogue direct entre leur gouvernement et le Hamas en vue d'un cessez-le-feu et … pour que soit libéré le sergent Gilad Shalit.

28%  des sondés se disent opposés à un dialogue avec le Hamas

8%  sont sans opinion.

(Reuters


4-2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)

Civils & résistants tués                                                                            :  6.008   

Palestiniens blessés                                                                               :  52.267

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                             

n°323 Journal de Palestine 01-03 (Suite) GENOCIDE

Un génocide dans le silence assourdissant des médias  - au jour le jour

N°323                                                                                                23-02 au 01-03

Par M.Lemaire

Sommaire

6 Les brèves

6-1 Abbas lie la fin du blocus imposé contre Gaza à l’arrêt du lancement des roquettes.

6-2 Hamas : les déclarations d’Abbas encouragent les crimes et les massacres sionistes.

6-3 Le Hamas appelle les arabes à intervenir pour arrêter les crimes de la sécurité du président Abbas.

6-4 Un ministre au gouvernement de Fayyad présente sa démission.

6-5 Gaza : Le nombre de palestiniens victimes du blocus atteint les 101 morts.

6-6 70% des tués et des blessés sont des enfants et des femmes.

6-8 Haniyeh condamne les agressions sionistes et appelle à une intervention arabe.

6-9 Le Hamas affirme qu’Abbas continue à paralyser toute initiative pour briser le blocus et ouvrir Rafah.

6-10 Le jeune Al-Harbawi, dans le chemin de la résistance.

6-11 L’occupation israélienne met en garde contre la chaîne que forment les Palestiniens.

6-12 Le Maire de Sdérot se déclare prêt à négocier directement avec le Hamas.

6-12 Charaa - Ficher, la paix nécessite une volonté politique de la part d’Israël.

6-13 Bombardement par les forces d’occupation contre le bâtiment abritant les bureaux, inoccupés d’Ismaïl Haniyeh.

6-14 L’Égypte renforce ses effectifs à la frontière avec Gaza.

6-15 L’Egypte double les effectifs de ses troupes le long de sa frontière avec la bande de Gaza (Israël).


6 Les brèves

 

Ndlr : PS : La publication des articles ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6-1 Abbas lie la fin du blocus imposé contre Gaza à l’arrêt du lancement des roquettes.

Le président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas a lié la fin du blocus sioniste imposé contre la bande de Gaza et l’arrêt des roquettes de la résistance palestinienne sur les colonies situées proches de la bande en riposte aux crimes des forces de l’occupation.
Lors d'une conférence de presse qui a eu lieu, aujourd'hui mardi 26/2, Abbas a dit après sa rencontre avec le président égyptien, Mohammed Hosni Moubarak, que l'occupation considère que les missiles palestiniens sont les raisons de ces agressions, en conséquence on doit arrêter ces roquettes, premièrement, pour faire tomber ces raisons et puis on va appeler l'occupation à finir le blocus et arrêter ses agressions contre Gaza.

Il a répété ses déclarations en disant qu'on doit arrêter les missiles pour finir le blocus et ouvrir les passages. Les observateurs ont vu que le président Abbas se place pour défendre l'occupation israélienne et justifier ses crimes. Dans le même contexte, ces déclarations d'Abbas ont rencontré des condamnations directes par des observateurs et des hommes concernés par la question palestinienne en considérant que ces déclarations sont responsabilité du blocus sioniste contre le peuple palestinien et sa résistance au lieu de le défendre.

Ils ont ajouté que l'occupation qui a annoncé clairement le renforcement de son blocus contre les citoyens de la bande de Gaza qui ont choisi le mouvement Hamas et pour faire chuter le gouvernement de l'unité nationale, doit porter toute la responsabilité de ce injuste blocus. Ils ont montré que les déclarations d'Abbas s'opposent à tous les appels arabes et internationaux pour finir le blocus contre la bande de Gaza sans imposer des conditions. Le Caire - CPI
26-02


6-2 Hamas : les déclarations d’Abbas encouragent les crimes et les massacres sionistes. Le Hamas a accusé Mahmoud Abbas, de présenter une couverture aux crimes, quotidiens, de l’occupation sioniste contre les palestiniens en soulignant que les dernières déclarations d’Abbas représentent une annonce pour une nouvelle guerre sioniste contre le peuple palestinien. Le porte-parole du mouvement du Hamas, Dr. Sami Abou Zouhri, a affirmé dans une déclaration de presse que le président Abbas ne veut pas de dialogue palestinien interne et que son but principal est la provocation contre le mouvement du Hamas où il lie entre le blocus ainsi que les agressions sionistes avec les roquettes fabriqués localement de la résistance palestinienne.

Abou Zouhri a dit que son mouvement ne trouve aucune différence entre les déclarations d'Abbas ainsi que les agressions, les massacres, les assassinats et les arrestations des forces de l'occupation israéliennes avec le massacre sioniste qui a tué, ce matin mercredi 27/2, plus de cinq résistants d'Al-Qassam et blessé plusieurs autres, alors qu'Abbas a déclaré, hier au Caire que les missiles fabriqués localement de la résistance palestinienne sont la raison des agressions et du blocus sioniste.
Il a déclaré que ces déclarations représentent une annonce pour encourager l'occupation à lancer une nouvelle guerre contre le peuple palestinien.

De son côté, le ministère de l'intérieur au gouvernement d'unité nationale dirigé par Ismaïl Haniyeh à Gaza a exprimé son étonnement envers l'accord entre les déclarations d'Abbas et les mesures de l'occupation sioniste contre la bande de Gaza, après que le président Abbas a prétendu que l'organisation d'Al Qaïda se trouve dans la bande de Gaza. Le ministère a appelé le président Abbas à arrêter ces déclarations qui s'opposent à l'intérêt national et à soutenir son peuple palestinien encerclé dans la bande de Gaza et travailler pour finir le blocus sioniste qui a frappé tous les secteurs dans la bande en tuant plus de 100 malades palestiniens jusqu'à maintenant. Abbas a imposé de nouveau ses conditions rédhibitoires dans le but de faire échouer l'initiative yéménite pour reprendre le dialogue entre le mouvement du Hamas et du Fatah. Abbas a imposé de nouveau ses conditions rédhibitoires dans le but de faire échouer l'initiative yéménite pour reprendre le dialogue entre le mouvement du Hamas et du Fatah. CPI   27-02


6-3 Le Hamas appelle les arabes à intervenir pour arrêter les crimes de la sécurité du président Abbas.
Le Hamas a appelé les pays arabes à intervenir, immédiatement, pour finir les crimes pratiqués contre ses membres dans les prisons des services de la sécurité du président Abbas en soulignant que le Cheikh Majd Al-Barghouthi a trouvé la mort à cause des tortures dans ses prisons.
Le mouvement du Hamas a appelé les pays arabes à intervenir, immédiatement, pour que finissent  les crimes pratiqués contre ses membres dans les prisons des services de la sécurité du président Abbas en soulignant que le Cheikh Majd Al-Barghouthi a trouvé la mort à cause des tortures dans ses prisons.
Le porte-parole du mouvement, Dr. Sami Abou Zouhri, a dit dans un communiqué de presse que la question de Majd Al-Barghouthi montre le genre de crimes pratiqués contre les palestiniens et surtout les cadres et les partisans du Hamas dans les prisons de l'autorité palestinienne à Ramallah à travers les campagnes d'arrestation et les différentes sortes de tortures qui mettent en danger la vie des captifs. Il a souligné que son mouvement avertit toujours de ces crimes pratiqués loin des masses médias et des organisations juridiques et sans que personne n'intervienne pour arrêter cette série de crimes. Abou Zouhri a considéré que ces pratiques dans les prisons de l'autorité palestinienne à Ramallah représentent un crime national et humain inacceptable et pour cela le du Hamas appelle à une intervention arabe pour finir ces crimes et garantir l'arrêt des campagnes d'arrestation politique. 26-08 CPI
6-4 Un ministre au gouvernement de Fayyad présente sa démission.

Le ministre de la culture au gouvernement illégal de Fayyad, Ibrahim Abrash a affirmé qu’il a présenté sa démission en protestation contre la détérioration de la situation palestinienne sous l’ombre de la continuation de la séparation entre la bande de Gaza et la Cisjordanie ainsi que le blocus imposé contre plus d’un million et demi dans la bande et l’absence d’un horizon de négociation. Dans une déclaration de presse Abrash a déclaré, hier lundi 25/2, qu'il a présenté sa démission depuis deux semaines au président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, parce qu'il ne peut pas poursuivre sa fonction sous l'ombre de la détérioration du projet national au moment où les autorités de l'occupation poursuivent leurs politiques criminelles et escaladent leurs opérations de colonisation.

Il a démenti que sa démission est due à la position de certaines personnalités au Fatah envers le gouvernement illégal de Fayyad et de son travail. Abrash a ajouté que la position du gouvernement de Fayyad est faible parce qu'il a été négligé par certaines forces palestiniennes. Il a vu que la réforme du régime politique palestinien dont l'OLP et l'autorité palestinienne sur de vraies bases est la seule solution pour sortir de la crise palestinienne interne en insistant sur l'importance de former un seul gouvernement dans la bande de Gaza et  la Cisjordanie. Le ministre Abrash a appelé au dialogue en déclarant que le président Abbas n'a pas répondu à sa démission alors que le gouvernement de Fayyad l'a refusé.

De son côté, le président du comité des négociations chargé du dossier des captifs, Kadoura Fares, a présenté sa démission au président Abbas en soulignant qu'il a présenté sa démission à cause de la façon de diriger ce dossier important. CPI 26-02


6-5 Gaza : Le nombre de palestiniens victimes du blocus atteint les 101 morts. Des sources médicales palestiniennes ont annoncé la mort du malade Ahmed Mohammed Loubad (47 ans) qui souffrait d'un cancer, après le manque de médicaments à cause du

blocus.  La mort de Loubad durant la journée mondiale pour la levée du blocus contre Gaza a monté le nombre de victimes de ce blocus sioniste à 101 morts après le décès d'un autre citoyen palestinien dans la ville de Khan Younès, quelques heures plus tôt.

Le comité populaire pour la lutte contre le blocus a dit que le blocus sioniste menace la vie d'un million et demi de Palestiniens qui habitent dans la bande de Gaza. Le comité a ajouté que la bande de Gaza est exposée à un sévère blocus depuis plus de deux ans pour des raisons politiques et que l'occupation a renforcé ce blocus, il y a neuf mois, en fermant les passages, interdisant l'entrée de matières premières et de produits médicaux ainsi que de besoins nécessaires des citoyens palestiniens.  CPI23-02


6-6 70% des tués et des blessés sont des enfants et des femmes.
Khaled Radi, porte-parole du ministère palestinien de la santé, a catégoriquement condamné les attaques sionistes systématiques contre le peuple palestinien.
Leurs engins de guerre continuent à pratiquer toutes sortes de crimes contre ce peuple sans arme.
Dans un communiqué de presse il affirme que l'occupation israélienne pratique le crime organisé contre les civils palestiniens. Parmi les tués et les blessés de ses crimes se trouvent plus de 70% de femmes et d’enfants. Ce qui signifie qu’elle déclare une guerre ouverte contre le peuple palestinien tout entier.
Le problème, ajoute-t-il, est que tous ces crimes sont pratiqués dans un silence total de la part des Arabes et du monde entier. Ils sont aussi pratiqués au moment où la bande de Gaza vit dans un blocus des plus étouffants. Les médicaments sont interdits d'y pénétrer. Et faute de carburant, plus de 50% des ambulances se trouvent bloquées dans leurs hangars de la bande de Gaza. CPI 28-02
6-8 Haniyeh condamne les agressions sionistes et appelle à une intervention arabe.
Le premier ministre au gouvernement d’unité nationale, Ismaïl Haniyeh a exprimé sa condamnation aux crimes continuels des forces de l’occupation israéliennes contre le peuple palestinien, en soulignant que le ciblage des enfants affirme l’hystérie qui frappe les responsables de l’occupation.
Dans une déclaration de presse, le premier ministre a affirmé, que les assassinats et bombardement contre les sièges gouvernementaux et les organisations civiles ne peuvent pas casser la volonté du peuple palestinien ou obliger le gouvernement de renoncer aux droits et principes du peuple palestinien.

Haniyeh a appelé les palestiniens à s'attacher à l'unité nationale pour renforcer ses leur rang face aux attaques sionistes, tout en affirmant que la victoire serait l'intérêt des musulmans fidèles et des hommes libres dans les territoires palestiniens.

Le premier ministre a renouvelé son appel aux pays arabes à sortir de leur silence et intervenir immédiatement pour arrêter les agressions israéliennes et finir le blocus imposé contre le peuple palestinien.
Gaza - CPI28-02
 


6-9 Le Hamas affirme qu’Abbas continue à paralyser toute initiative pour briser le blocus et ouvrir Rafah.
Le mouvement du Hamas a condamné, hier soir 26/2, les obstacles mis par le président Mahmoud Abbas devant toute initiative pour briser le blocus et ouvrir le passage de Rafah.
Le porte–parole du Hamas, Fawzi Barhoum a dit dans son communiqué de presse que le président Abbas insiste toujours à paralyser tous les efforts qui se déploient pour lever le blocus et l'ouverture du passage de Rafah.
Il a affirmé qu'Abbas se maintient encore à l'accord sécuritaire des passages de 2005 qui donne la domination à l'occupation. "Nous voyons dans les déclarations d'Abbas qu'il s'engage fortement au profit des agendas dangereux des occupants sionistes, en imposant un blocus sévère et criminel contre les palestiniens et en tentant d'annuler le droit légitime de la résistance contre l'occupation", a t-il ajouté.

Barhoum a souligné que les déclarations d'Abbas représentent un refus flagrant aux souffrances et sacrifices des palestiniens et s'opposent clairement aux tentatives, activités et appels arabes, musulmans et internationaux, y compris les décisions du parlement européen, des organisations juridiques, du rapporteur de l'ONU des droits de l'homme ainsi que les décisions de la ligue arabe qui a appelé à la nécessité de parvenir à une position immédiate et urgente pour lever le blocus raciste imposé injustement à Gaza et arrêter les crimes sionistes, notamment après avoir considéré Gaza comme une région sinistrée.

Le porte-parole du Hamas a condamné fortement les déclarations d'Abbas qui offrent aux autorités sionistes de perpétrer plus de crimes contre les palestiniens, tout en soulignant que les observateurs ont vu que la position d'Abbas qui s'oppose à la résistance palestinienne, renforce les objectifs criminels de l'occupation.

26-02 Gaza - CPI


6-10 Le jeune Al-Harbawi, dans le chemin de la résistance. La ville israélienne de Dimona ne pourra oublier de sitôt l’opération effectuée par deux jeunes d’Al- Qassam. Dans cette ville nucléaire hautement sécurisée, les jeunes Mohammed Al-Harbawi et Chadi Zaghaïr ont pu affirmé la capacité de la résistance palestinienne à frapper où bon lui semble.
Djihad prématuré

Le jeune membre des brigades d'Al-Qassam Mohammed Salim Al-Harbawi est né dans la ville d'Al-Khalil (Hébron), le 22 novembre 1987. Comme la plupart des familles palestiniennes vivant sous l'occupation israélienne, la sienne vit dans des conditions difficiles. Al-Harbawi se trouve obligé de quitter son collège pour travailler et venir en aide à sa famille. Mais sans laisser tomber pour autant les stages éducatifs de la mosquée du quartier. Il avait à peine seize ans lorsque les autorités de l'occupation l'enferment dans leurs prisons pour plus de vingt sept mois, sous prétexte de ses activités religieuses.

Défit aux renseignements de l'occupant

L'officier israélien voulait tout savoir sur le martyr Mohammed Al-Harbawi. Comment ce jeune homme avait pu défier les services de renseignements israéliens, tant vantés ? Comment avait-il pu dépasser tous ces barrages de sécurité, tant nombreux ?

L'officier demande à sa mère une photo du héros et commence à poser tas de questions. Pourquoi porte-t-il une barbe ? Est-il du Hamas ? Où est son lit ? Où est Mohammed ? Et quand la mère répond qu'il est au travail, l'officier rit de toutes ses dents et dit : Es-tu sûre ?

Et puis, les trois heures et demi de l'après-midi étaient à peine passées lorsque des centaines de soldats de l'occupation israélienne ont investi la ville d'Al-Khalil. C'est à ce moment que les habitants comprennent qu'il y a un événement et que les soldats cherchent quelqu'un. Plus tard, les brigades du martyr Ezzidine Al-Qassam, branche militaire du mouvement de la résistance islamique Hamas, portent la totale responsabilité de l'opération de qualité de Dimona. Elles déclarent aussi que les deux martyrs, exécuteurs de l'opération héroïque, Mohammed Al-Harbawi et son collègue Chadi Zghaïr, sont des leurs. Une bande vidéo montre plus tard les deux martyrs lisant leur testament. Ils confirment que l'opération est effectuée pour venger les martyrs de Gaza et de la Cisjordanie , et en solidarité avec les assiégés de la Bande. Les gens sont venus par milliers rendre hommage au martyr de la liberté. Tout le monde se montre fier de cette opération héroïque de qualité.

Extraits de l’Article publié par les brigades du martyr Ezzidine Al- Qassam –
Bureau d’informations, traduit et adapté par le CPI CPI26-02


6-11 L’occupation israélienne met en garde contre la chaîne que forment les Palestiniens.

Le vice-ministre israélien de la guerre Matan Vilnaï a averti les Palestiniens, ce lundi, de tous dépassements au niveau des frontières des territoires occupés, en raison de l’intention des Palestiniens de former des chaînes humaines dans la bande de Gaza pour protester contre le siège imposé sur le secteur.
Vilnai a averti les manifestants que la police aurait recours à "tous les moyens nécessaires pour empêcher des infiltrations sur notre territoire".
Pour sa part, un porte-parole de la police d’occupation, Mickey Rosenfeld, a dit que la police s’est mise "en état d’alerte avancé" : « Nous avons déployé dans le sud d’"Israël" une très grande force placée sous la supervision de l’armée, et elle est prête à répondre à toute éventualité ».

Une déclaration conjointe de la ministre des affaires étrangères, Tzipi Livni, et du ministre de la guerre, Ehoud Barak, a averti que le Hamas doit assumer l’entière responsabilité de tout ce qui pouvait résulter de ces manifestations.

Selon des rapports israéliens, il y aura si nécessaire des tirs d’artilleries d’avertissements en direction des zones ouvertes. Dans le cas où les manifestants se dirigent vers la clôture de la frontière, il y aura mise en oeuvre des moyens pour disperser les manifestants. En dernier ressort, des tireurs viseront les jambes des manifestants.

Rami Abdou, coordonnateur médiatique du front populaire, a dit : « Notre activité dans le front populaire est pacifique, mais tout le monde doit être conscient et savoir qu’il y a des gens qui sont en train de mourir et d’être tués par le silence envers l’embargo qui leur est impos".

Il a insisté sur la nécessité de respecter le citoyen palestinien et de le traiter comme tous les autres citoyens du monde, et de klui offrir la possibilité de vivre dans le respect et la liberté, comme l’indiquent toutes les chartes des droits de l’homme. Traduction : manar-fr.com


6-12 Le Maire de Sdérot se déclare prêt à négocier directement avec le Hamas.
Le maire de la ville israélienne de Sdérot, Elie Moyal, s’est déclaré prêt à discuter directement avec le Hamas afin de tenter d’obtenir un cessez-le-feu et de mettre fin aux tirs incessants de roquettes Kassam contre sa ville. "Je dirais au Hamas: accordons nous sur un cessez-le-feu, finissons en avec les tirs de roquettes pour les 10 prochaines années, et nous verrons se qu'il se passera par la suite".

Interrogé par le quotidien Britannique "The Guardian", Elie Moyal s'est notamment déclaré prêt à "parler avec le diable". "Pour moi, en tant qu'individu, la chose la plus importante est la vie, et je suis prêt à faire tout ce qu'il faudra pour cela". Le maire de Sdérot, bien que membre du Likoud, un parti réputé pour sa fermeté face au terrorisme, a de plus ajouté qu'un dialogue avec le Hamas représentait la meilleure alternative à une offensive militaire israélienne de grande envergure dans la bande de Gaza. Mr Moyal a ensuite affirmé au quotidien qu'il avait déjà été invité à prendre part à des négociations avec le Hamas en Egypte, une initiative qui ne s'était finalement pas concrétisée. Il a cependant ajouté être disposé à participer à de telles négociations si l'Egypte lui en refaisait la proposition. Infolive.tv 23/02/2008


 6-12 Charaa - Ficher, la paix nécessite une volonté politique de la part d’Israël.
Le vice président de la république /Farouk Charaa/ a affirmé que la paix au Moyen-Orient ne peut se réaliser tant qu’il n’y a pas de volonté politique chez Israël et qu’il ne renonce pas à la logique de la force pour imposer le fait accompli sur le terrain.
Lors de l'audience accordée à l'ex. Ministre allemand des AE /Joschka Fisher/, M. Charaa a affirmé que les déclarations occidentales et les pratiques israéliennes dans la Bande de Gaza comme le blocus, la famine du peuple palestinien bloquent toutes perspectives pour concrétiser une paix dans la région.

Commentant la situation critique dans la Bande de Gaza, M. Fisher a mis l'accent sur l'impératif de parvenir à la paix dans la région, car elle est capable de stopper ce conflit et stopper cette souffrance. 25-02 Sana T. Slimani


6-13 Bombardement par les forces d’occupation contre le bâtiment abritant les bureaux, inoccupés d’Ismaïl Haniyeh. 27-02  L’aviation des forces d’occupation a bombardé mercredi soir à Gaza le bâtiment abritant les bureaux, inoccupés, du Premier ministre Ismaïl Haniyeh.

Le Hamas confirme que des hélicoptères ont tiré des missiles qui ont touché le bâtiment du gouvernement et du ministère de l’Intérieur, blessant 25 habitants du quartier et deux gardes de sécurité patrouillant dans la rue. L’armée d’occupation n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat sur le raid à Gaza.

(Al-Oufok avec les agences de presse -27-02 )


6-14 L’Égypte renforce ses effectifs à la frontière avec Gaza. Sans soulever d’objection de la part de l’autorité d’occupation, l’Egypte a procédé discrètement à un renforcement de troupes à la frontière avec la bande de Gaza, l’étroit territoire palestinien contrôlé par le Hamas et soumis au bouclage, a-t-on appris mardi de source d’occupation autorisée. "Nous n’estimons pas que le niveau actuel (des effectifs de sécurité égyptiens) présente pour le moment une menace", a expliqué un haut responsable de l’autorité d’occupation. "Nous n’avons pas élevé d’objection mais il faudrait parvenir à un accord à long terme".

Un responsable de la défense a ajouté que l’autorité d’occupation était au courant de ces renforts, présentés comme faisant partie d’un accord tacite visant à réduire le risque d’un nouveau franchissement de la frontière. De sources autorisées d’occupation, on estime à 1.500 le nombre de gardes-frontières égyptiens actuellement déployés face à la bande de Gaza - soit le double du chiffre convenu lors de l’accord de paix israélo-égyptien d’il y a 20 ans. Au Caire, le ministère des Affaires étrangères n’a, pour le moment, pas commenté l’information. (Al-Oufok avec les agences de presse -26-02)


6-16 L’Egypte double les effectifs de ses troupes le long de sa frontière avec la bande de Gaza (Israël).

Quelque 1,500 gardes-frontières égyptiens se trouvent actuellement le long de la frontière avec la bande de Gaza, soit le double du nombre de 750 soldats déployés entre le Sinai égyptien et la bande de Gaza conformément à l’accord conclu en 1979 entre Israël et l’Egypte, ont révélé les sources officielles sous le couvert de l’anonymat.
Les renforts égyptiens interviennent peu après que les militants du Hamas eut forcé le 23 janvier une percée sur le mur frontalier séparant l'Egypte de la bande de Gaza, en autorisant des centaines de milliers de Palestiniens à pénétrer du côté égyptien à la recherche de produits de première nécessité.

 Les frontières ont été fermées de nouveau au début de ce mois en vertu d'un accord conclu entre le Hamas et l'Egypte. L'Egypte a cherché une approbation formelle de la part israélienne pour doubler les effectifs de ses troupes à sa frontière, en les portant à 1,500, a indiqué le journal.  CRI Online27-02


7 Dossier Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

7-1 Point de vue de Jadoun Livi : Y a-t-il quelqu'un pour dire pourquoi nous tuons les Palestiniens ?

L'Etat de l'occupation et ses dirigeants se montrent fiers de l'importance du nombre de tués parmi les Palestiniens, quoiqu'ils sachent que cela est inutile. Il ne fait qu'envenimer la situation. Pour eux, la réussite sécuritaire est mesurée avec le nombre de Palestiniens tués.

Maintenant, comme à l'époque des anciennes guerres, les chefs de la machine de guerre se montrent fiers du nombre de personnes tuées par l'Etat d'occupation. Ces gens-là ont pour devoir d'assurer la sécurité et la protection de la population. Mais cette protection est inexistante pour la région de « la couverture de Gaza ». C'est pour cette raison qu'ils font de la tuerie un critère de leur réussite.

Le chef de la Chabak (service de sécurité israélien) informe le gouvernement d'une grande réussite de son appareil : 810 Palestiniens ont été tués dans ces deux dernières années. Son prédécesseur Avi Dikhter s'est montré une fois avec son ordinateur portable. Il exposait des courbes en couleurs correspondant au nombre de Palestiniens tués. Et le général réserviste Rone Asroub a considéré l'opération du quartier d'Az-Zaytoun comme une « gra

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n°323 Journal de Palestine 01-03 (Fin) Par M.Lemaire

Un génocide dans le silence assourdissant des médias  - au jour le jour N°323                                                                                                23-02 au 01-03

Par M.Lemaire

Sommaire

7 Dossier

7-1 Point de vue de Jadoun Livi : Y a-t-il quelqu'un pour dire pourquoi nous tuons les Palestiniens ?

7-2 Point de vue de Pierre Stambul : Chronique d’un crime annoncé.

7-3 Point de vue de Adam Entous et Joseph Nasr : Un ministre israélien menace le Hamas d'une "shoah".

7-4 Point de vue de Amira Hass : L’irruption qui n’a pas eu lieu.

7-5 Bnat Nsoumer : Une chaîne humaine comme dernier recours à Gaza.

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 La situation à Gaza intenable, affirme l’Envoyé de l’ONU pour le Moyen-Orient.

9 Annexe - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

9-1  Echanges de mails : «Génocide, dites-vous?»

1 Paul Delmotte

2 Marc Deroover



7 Dossier Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

7-1 Point de vue de Jadoun Livi : Y a-t-il quelqu'un pour dire pourquoi nous tuons les Palestiniens ?

L'Etat de l'occupation et ses dirigeants se montrent fiers de l'importance du nombre de tués parmi les Palestiniens, quoiqu'ils sachent que cela est inutile. Il ne fait qu'envenimer la situation. Pour eux, la réussite sécuritaire est mesurée avec le nombre de Palestiniens tués.

Maintenant, comme à l'époque des anciennes guerres, les chefs de la machine de guerre se montrent fiers du nombre de personnes tuées par l'Etat d'occupation. Ces gens-là ont pour devoir d'assurer la sécurité et la protection de la population. Mais cette protection est inexistante pour la région de « la couverture de Gaza ». C'est pour cette raison qu'ils font de la tuerie un critère de leur réussite.

Le chef de la Chabak (service de sécurité israélien) informe le gouvernement d'une grande réussite de son appareil : 810 Palestiniens ont été tués dans ces deux dernières années. Son prédécesseur Avi Dikhter s'est montré une fois avec son ordinateur portable. Il exposait des courbes en couleurs correspondant au nombre de Palestiniens tués. Et le général réserviste Rone Asroub a considéré l'opération du quartier d'Az-Zaytoun comme une « grande réussite » ; pourquoi ? Tout simplement, parce qu'en un seul jour, ses forces avaient réussi à tuer 19 Palestiniens et avaient mis à feu tout le Sud. Combien il est triste, concrètement et moralement, que tout cela devient le critère d’une réussite !
A Gaza, les assassinats collectifs ont-ils contribué à l'amélioration de la sécurité ?

Pas du tout. La situation ne cesse de s'envenimer. Ont-ils contribué à une baisse des missiles d'Al-Qassam ?

Non ! Loin de là, ils ont augmenté en nombre.

Pourquoi tuent-ils alors ?

Parce qu'ils doivent, tout simplement, faire quelque chose ?

Et parce qu'il doit y avoir un critère ?

 Ce ne sont que des paroles en l'air, vides de sens. Un regard sur les journaux donne une image claire. Par exemple, lorsque Bush était dans notre pays, Tel Aviv s'est un peu retenue dans ses opérations d'assassinat. Par conséquent, le nombre de missiles Qassama alors baissé. Et dès que Bush a été parti, nous avons repris les opérations d'assassinats et le lancement de missiles a repris. Et Sdérot a connu ses jours les plus difficiles. La question se pose d'elle-même et de façon pertinente : pourquoi nous tuons les Palestiniens ?

Y a-t-il quelqu'un pour répondre à cela ?
Et pour ce qui est de l'argument donné par Diskine et ses collègues de l'appareil de sécurité, consistant à dire qu'ils font une distinction entre les hommes armés et non armés, nous leur disons que cela ne change rien du tout. Il y a 600 tués parmi les hommes armés selon le Chabak, ou 455 selon une enquête réalisée par Haaretz. Ce nombre indique qu'il n'y aura aucun intérêt derrière ces assassinats.

En fait, ce n'est pas tout homme armé qui mérite d'être tué. Les assassinats des hommes armés ou non ne font que pousser vers l'escalade. Chaque fois qu'un personnage important ou un lanceur de missile Qassam est tué, il y a quelque sept personnes tuées sans raison. Ces assassinats, dont l'appareil de défense se montre fier, ne sont pratiqués que pour satisfaire l'opinion publique, pas plus.
Ehud Barak est le mieux positionné pour comprendre cela. Il a lu au moins un ou deux livres sur l'Histoire. Il doit savoir que la longue lutte assidue pour la liberté ne peut jamais être battue par la force. C'est lui-même qui m'avait une fois dit, dans une interview télévisée, courageusement et directement : « Si j'avais été moi-même un Palestinien, j'aurais rejoint une organisation palestinienne ». Mais c'est lui-même aussi qui supervise les opérations d'assassinats à Gaza.
Le coeur se brise pour les habitants de Sdérot. Mais ils doivent savoir qu'ils assument la responsabilité de la situation, au même titre que tous les Israéliens. Si nous réalisons un sondage dans cette ville blessée, nous remarquerons que la majorité est pour la continuation de l'occupation et du blocus, comme partout ailleurs dans le pays. Ils souffrent. Toutefois, leur voisin du sud souffre encore plus.
Haaretz a publié en première page l'image d'un enfant de Sdérot pleurant. Et une autre d'un enfant de Gaza. Les deux sont étendus sur les bras de leur père. Cependant, les autres journaux ont publié des images venant uniquement de Sdérot, sans prendre en compte que des dizaines d'habitants de Gaza avaient été tués ces dernières semaines... Gaza est assiégée. Vivant dans le noir. Affamée par Israël. On ne peut pas négliger toutes ces données, même si on est solidaire avec Sdérot !
En quelques mots, continuer à tuer à Gaza ne fera qu'envenimer la situation à Sdérot. Cela n'affaiblira guère la volonté des Palestiniens de lutter pour leur liberté et n’apportera pas la sécurité à Israël. Et les propos d'une « opération de grande envergure » à Gaza lancés par des généraux et analystes ne font qu' envenimer les choses. En réalité, cette opération a commencé depuis longtemps. Diskine et ses collègues avancent des données consistant à dire qu'ils ont tué plus de 800 Palestiniens en deux ans. Il est vraiment affreux et regrettable qu'il y ait des gens fiers de cela. Et si nous écoutons ces propos, qu' avons-nous résolu?
Jadoun Livi

Jadoun Livi, spécialiste des droits de l'homme du journal israélien Haaretz.
Article traduit par le CPI

Source : CPI25/02/2008, Centre Palestinien d’Information (CPI)  http://www.palestine-info.cc/...

 


7-2 Point de vue de Pierre Stambul : Chronique d’un crime annoncé.
Le gouvernement israélien prépare l’opinion publique mondiale à une nouvelle invasion de Gaza. Il explique que la situation est devenue « insupportable ».
Ce qui est insupportable, ce ne sont pas les centaines d’exécutions extrajudiciaires effectuées depuis des années à Gaza. Ce ne sont pas les milliers de morts civils (dommages collatéraux, 5000 morts en 7 ans). Ce ne sont pas les malades qui meurent à Gaza, déclaré « entité hostile » parce qu’on n’y trouve plus de médicaments. Ce ne sont pas ces gens qui vivent au milieu des eaux usées parce qu’il n’y a plus de station d’épuration. Ce ne sont pas les immeubles démolis, les maisons éventrées, les coupures de courant incessantes. Ce ne sont pas les 15 camions qui rentrent chaque jour au lieu des 400 nécessaires.

Non, ce qui est insupportable pour le gouvernement israélien, c’est que ces maudits palestiniens ont mal voté. C’est que les Palestiniens n’acceptent pas leur sort comme les Amérindiens des Etats-Unis ou les Aborigènes d’Australie ont fini par le faire. Ils refusent de vivre dans une réserve. Ils n’acceptent pas que la Bande de Gaza soit devenu un laboratoire pour politiciens psychopathes qui expérimentent l’enfermement de tout un peuple. Ils ruent dans les brancards. Ils cassent à Rafah la belle prison qui les enfermait, ils vont se ressourcer dans le Sinaï et ils balancent quelques Qassams sur Sdérot ou Ashkélon pour rappeler qu’il peut être dangereux d’affamer ou de tuer.

Ce qui est insupportable, c’est l’impunité d’Israël, c’est l’absence d’indignation des opinions publiques et des gouvernements pour dire Basta ! C’est l’absence de sanctions, c’est le fait que tout le monde ne sort pas dans la rue pour hurler aux dirigeants israéliens : « Ca suffit, nous ne vous laisserons pas faire ».
Pierre Stambul
(Union Juive Française pour la Paix ) Vendredi, 29 février 2008

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4489

 


7-3 Point de vue de Adam Entous et Joseph Nasr : Un ministre israélien menace le Hamas d'une "shoah".

 Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a avisé des pays amis qu'Israël préparait une offensive contre les activistes palestiniens à Gaza et son adjoint Matan Vilnaï a prévenu ces derniers qu'ils s'exposaient à une "shoah" s'ils poursuivaient leurs tirs de roquettes contre l'Etat juif.

Plus d'une trentaine de Palestiniens, dont cinq enfants, ont été tués depuis mercredi dans des raids israéliens à Gaza, tandis qu'un civil israélien a été victime d'un recrudescence des tirs de roquettes sur Israël, dont certaines ont atteint la grande ville d'Ashekelon, à 10 km du territoire aux mains du Hamas.

"Plus les tirs de roquettes Kassam s'intensifieront, plus les roquettes augmenteront de portée, plus la shoah à laquelle il s'exposeront sera importante, parce que nous emploierons toute notre puissance pour nous défendre", a dit Vilnaï à la radio de l'armée israélienne.

"Shoah" est un mot hébreu le plus souvent utilisé pour signifier holocauste, et plus particulièrement le génocide des Juifs durant par le régime nazi, mais il peut vouloir dire aussi désastre ou conflagration.

Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas, a réagi aussitôt en affirmant: "Nous sommes confrontés à de nouveaux nazis qui veulent massacrer et brûler le peuple palestinien".

"PAS D'AUTRE CHOIX"

Le porte-parole de Vilnaï a toutefois assuré qu'il n'avait aucunement voulu faire allusion à un génocide et qu'il avait employé le mot "shoah" dans le sens de désastre. Le ministère des Affaires étrangères a fait une mise au point analogue.

Le Premier ministre Ehud Olmert répugne à ordonner une opération terrestre d'envergure à Gaza, susceptible de causer la mort de nombreux civils palestiniens et des pertes sérieuses dans les rangs de Tsahal, mais il y est incité de plus en plus fortement.

Le ministère des Affaires étrangères a averti jeudi soir que la poursuite des tirs de roquettes pourrait "ne pas laisser d'autre choix à Israël" que de renvoyer son armée à Gaza, d'où elle s'était retirée à l'été 2005 après 38 ans d'occupation.

Un haut responsable du parti centriste Kadima d'Ehud Olmert, Tzachi Hanegbi, a estimé pour sa part que l'armée devait se préparer à renverser le Hamas et à réoccuper les zone de Gaza d'où les activistes tirent des missiles sur Israël.

Ehud Barak a adressé à des dirigeants étrangers, dont la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, des messages les préparant à cette éventualité, qualifiée de "folie" et d'"hystérie" par Ismaïl Haniyeh, le chef du Hamas à Gaza.

"Israël ne souhaite pas une offensive, mais le Hamas ne nous laisse pas d'autre choix", écrit le dirigeant travailliste, selon le quotidien Yedioth Ahronoth. De source militaire, on dément toutefois qu'une telle opération soit imminente. Adam Entous et Joseph Nasr Reuters - Vendredi 29 février, 14h42

 http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080229/twl-israel-gaza-38cfb6d.html Version française Marc Delteil


7-4 Point de vue de Amira Hass : L’irruption qui n’a pas eu lieu.

Durant toute une journée, l’armée israélienne a haussé le niveau d’hystérie en Israël, en annonçant qu’elle se préparait à la possibilité que des milliers de Gazaouis tentent de faire irruption à travers les points de passage [entre Gaza et Israël]. Il est maintenant facile pour l’armée de dire que cette irruption ne s’est pas produite, par le simple fait de son avertissement que la responsabilité du sang versé retomberait sur le Hamas. Mais toute personne attentive aux Palestiniens comme peuple sous occupation et non pas comme « cible du renseignement » (qui avait d’ailleurs ouvertement fourni l’information que des femmes et des enfants manifesteraient lundi contre le blocus) savait qu’il ne s’agissait pas d’un plan visant à faire tomber les checkpoints d’Erez et de Karni.

Le « déploiement » militaire médiatisé avait, implicitement, un sens raciste : voyez comment le Hamas est prêt à envoyer des enfants et des femmes s’exposer aux balles. Autrement dit : le Hamas fait bon marché de la vie de ses gens et peut aussi les faire agir comme des pions. Mais même les jeunes gens qui ont lancé des pierres, avant-hier, contre les murs, prenant le risque que les soldats de l’armée israélienne tirent sur eux et les atteignent et qui ont même été arrêtés, ne l’ont pas fait parce que quelqu'un les avait « envoyés ». Contrairement à Israël, il n’y a pas, chez les Palestiniens, de service militaire obligatoire. Chacun de ceux qui mettent leur vie en danger, dans ce qui leur apparaît, à eux et à leur société, comme une lutte nationale contre l’occupation, ne le fait pas parce que « l’Etat » l’y oblige et l’envoie, mais parce qu’il le choisit.

Un jeune homme de Beit Hanoun m’a dit, la veille de « l’irruption » qui n’a pas eu lieu : « Nous savons que l’armée ouvrira le feu sur nous pour tuer. Alors, personne ne prendra de risque ». Pas plus tard que samedi, un de ses proches, Mohamed Za’anin, 22 ans, et deux autres de ses amis, ont été tués par un missile de l’armée israélienne. L’armée prétend bien sûr qu’ils étaient armés. Une enquête indépendante révèle que les trois jeunes hommes, anciens amis de l’école secondaire – l’un était étudiant, le second policier et le troisième employé de banque – étaient partis fumer ensemble le narguilé et préparer un repas de midi décalé, pour eux-mêmes et d’autres amis, dans la cabane d’un champ d’oignons, à 1,2 km de la frontière.

Les événements de lundi ne sont pas les seuls à démontrer que l’hystérie était prématurée. Jour après jour, les barrages implantés au cœur de la Cisjordanie occupée prouvent que les Palestiniens renoncent, entre-temps, à l’option de la lutte populaire non armée contre le blocus. Ils attendent, docilement, en foule, leur tour pour passer – quoiqu’avec une colère contenue et qui s’accumule. Ils n’enlèvent pas les centaines de barrages que l’armée israélienne a établis entre les villages et à la sortie des routes. Et cela, parce qu’ils ne sont pas suicidaires. Les Palestiniens n’ont pas besoin des mises en garde ni des rapports tardifs pour savoir que des soldats israéliens tirent aussi sur celui qui n’est pas armé et qu’ils tuent aussi des enfants et des femmes.

La bonne question n’est pas de savoir si ni comment les Palestiniens sont prêts à se faire tuer, mais de savoir jusqu’à quel point nous [Israéliens] sommes prêts à tuer. La question à poser est : si des Palestiniens devaient décider de revendiquer leur droit à la liberté de mouvement et décider de déborder en masse des checkpoints, l’ordre serait-il donné d’ouvrir le feu sur eux, avec des fusils ? D’abord dans les jambes, puis à la tête ? Femmes, vieillards et petits enfants ? Ou peut-être au canon ? Et combien de soldats refuseraient-ils d’obéir ? Deux ? Trois ? Des centaines ? Y a-t-il une limite au nombre de gens tués en une fois aux checkpoints, et qui sortirait la société israélienne de l’apathie, de l’indifférence et du déni ? Cinq ? Six ? Des centaines de tués ?

 Amira Hass

Haaretz, 27 février 2008Version anglaise : The breakthrough that did not happen (Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)


7-5 Bnat Nsoumer : Une chaîne humaine comme dernier recours à Gaza.

"La chaîne humaine qui s'est formée sur la longueur de la bande de Gaza hier est un message criant que les Gazaouis sont amenés à des manifestations désespérées afin de rendre leurs vies moins misérables", a déclaré Kyriacos Triantaphyllides, président au nom du GUE/NGL de la délégation du PE pour les relations avec le CLP, suite au siège continu mené par les autorités israéliennes sur la bande de Gaza.

"Des slogans tels que "le monde a condamné à mort Gaza" qu'on a vus sur des banderoles à Gaza, devraient être un signal d'alarme aux États membres de l'UE d'agir tant qu'il est encore temps. Autrement, cette situation va mener prochainement à une crise aux conséquences désastreuses, et qui seront évidemment irréversibles", a-t-il déclaré.

"Enfin, le fait qu'Israël accuse le Hamas d'orchestrer par un acte prémédité la manœuvre de placer des civils en premières lignes est profondément consternant et ne peut qu'être respects
BNAT NSOUMER
D.ZEKAL


Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

8-1 La situation à Gaza intenable, affirme l’Envoyé de l’ONU pour le Moyen-Orient.

Robert Serry, le nouveau Coordonnateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient et John Holmes, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU ont présenté aujourd’hui devant le Conseil de sécurité un bilan de la situation politique et humanitaire en Israël et dans le Territoire palestinien.

 

« Les enjeux sont très importants cette année », a rappelé Robert Serry devant la presse à l'issue de la séance publique du Conseil, en référence aux accords d'Annapolis qui prévoient la conclusion d'un accord global de paix d'ici à la fin de 2008.

 

Il s'agissait du premier exposé mensuel sur le Moyen-Orient pour Robert Serry, depuis sa nomination à ce poste

 

« Le Secrétaire général continue de soutenir pleinement les négociations bilatérales en cours entre le président Abbas et le Premier ministre Olmert et espère vivement qu'elles conduiront à des résultats significatifs sur toutes les questions fondamentales », a expliqué Robert Serry.

 

En parallèle, j'ai informé le Conseil de sécurité qu'il existe un « décalage de plus en plus important entre ce qui se passe sur le terrain et ces négociations politiques ».

 

« Ayant participé à plusieurs reprises au processus de paix au Moyen-Orient et étant maintenant à ce nouveau poste, j'ai été frappé par ce que j'ai vu sur le terrain concernant les limitations imposées aux Palestiniens et restreignant le cours normal de la vie en Cisjordanie », a-t-il ajouté.

 

Toutes les parties se sont engagées à mettre en oeuvre la Feuille de route, a-t-il rappelé, espérant que cela arriverait rapidement. « Si cela ne se produit pas, de nombreux Israéliens et Palestiniens vont commencer à se demander ce que leur apporteront ces négociations de paix », a affirmé Robert Serry.

 

« Quant à la situation à Gaza », l'Envoyé spécial a souligné qu'elle était « intenable et inacceptable » et qu'il fallait « y répondre ».

 

« Il faut adopter des stratégies différentes et plus positives », a-t-il dit, évoquant les réflexions sur la question au sein du Quatuor pour le Moyen-Orient, composé des États-Unis, de la Fédération de Russie, de l'ONU et de l'Union européenne, avec l'Autorité palestinienne, Israël et l'Egypte, « pour parvenir à une situation où les frontières seront rouvertes, en sécurité, où il sera mis fin aux tirs de roquettes et bien sûr aux attaques suicide, qui doivent s'arrêter ».

 

« Et si le Hamas est aussi intéressé au bien-être de la population, j'espère qu'il coopérera également », a conclu Robert Serry. John Holmes, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU a présenté pour sa part un exposé de la situation à Gaza, en Cisjordanie et à Sderot, dans le sud d'Israël, suite à une récente visite sur le terrain.

 

« J'ai clairement indiqué au Conseil de sécurité les graves conséquences humanitaires pour la population de Gaza de la crise politique et sécuritaire », « notamment depuis la prise du pouvoir par le Hamas en mars 2007 », a dit John Holmes.

 

Ainsi, la quantité de biens entrés dans Gaza au mois de janvier 2008, représente 1/10ème seulement du trafic en janvier 2007, a-t-il noté. Le Coordonnateur des Nations Unies a pressé pour la réouverture des points de passage. « En Cisjordanie, la situation est différente. Les conditions sont meilleures, mais la combinaison de l'expansion de la barrière, des colonies et des entraves à la circulation a des effets graves en ce qu'elles isolent les populations entre elles, les populations et les services, les terres », a-t-il dit.

 

John Holmes a appelé aussi à l'allègement de ces restrictions, afin d'offrir un meilleur espoir de paix.

 

« Nous voulons tous que les négociations de paix soient un succès, parce qu'un autre cas de figure est trop affreux à envisager », a-t-il souligné.

 

En réponse à une question, Robert Serry a confirmé, sans « souhaiter s'étendre sur la question », la présence de « groupes étrangers entrés à Gaza » qui soulèvent une préoccupation.

 

Il a aussi souligné l'appui du Quatuor à la proposition de l'Autorité palestinienne de gérer la réouverture des points de passages entre Gaza et Israël, notamment celui de Karni.

 

« Mais sans une période de calme, et si les militants du Hamas et d'autres groupes continuent de tirer des roquettes, cela sera très difficile », a expliqué Robert Serry. « Cela doit être clair pour tous ».

 

Centre de nouvelles ONU

 

28-02


9 Annexe - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

9-1  Echanges de mails : «Génocide, dites-vous?»

1 Paul Delmotte

Les récents échanges de mails concernant l’utilisation ou non du terme «génocide» pour décrire ce qu’endure le peuple palestinien m’interpellent au plus haut point. Comme me hérissent ceux qui utilisent de plus en plus souvent ce terme dans des manifestations de soutien à la cause palestinienne.

Permettez-moi donc d’y ajouter mon «grain de sel» Je me réjouis de ce que Daniel Van Hove ait réussi, quant à lui, à dépasser comme il semble nous l’annoncer son «aliénation» ou sa «culpabilité» vis-à-vis de l’usage dudit mot. Et puisque Daniel a choisi d’emblée l’angle «psy» pour traiter de la question, je me permettrai de lui rappeler qu’il existe d’autres attitudes possibles face à cette culpabilité liée au judéocide. Bien réelle et que nombre d’instances nous inculquent délibérément, c’est vrai.

Parmi ces attitudes, il en est une de fort fréquente et qui, à mon avis relève d’une rébellion ou d’un dépit de type adolescent, voire infantile: «j’peux pas dire ‘génocide’? Et ben, j’le dis quand même, na!». La question est que, comme l’indique la psychologie transactionnelle, un «rebelle» de ce type reste un «enfant». Et qu’il me semble qu’une attitude responsable, «adulte» face aux culpabilisations de toutes sortes consiste à ne pas céder à la «concurrence des victimes», au sujet de laquelle Jean-Michel Chaumont à écrit un ouvrage remarquable voici quelques années et qui me paraît indiqué de lire dans le cadre du «débat» en question[1][1]. Car c’est souvent de cela aussi qu’il s’agit, me semble-t-il. Aujourd’hui, nombre de Bosniaques et de Serbes, de Khmers, de Timorais et de Tibétains, d’Ukrainiens etc. se revendiquent, aux côtés des Palestiniens, comme «génocidés». Et la réaction peut-être compréhensible dans la mesure où les atrocités nazies sont devenues, dans le cadre de la mondialisation culturelle que diffuse l’Occident, l’aune à laquelle l’on mesure partout tous les crimes de masse. Il reste cependant que l’indignation et la révolte que suscitent les pratiques israéliennes n’autorisent pas tout. En, effet, je me demande dans quelle mesure la vraie question n’est pas: «pourquoi d’aucuns parmi nous tiennent-ils à utiliser le mot génocide dans le cas palestinien?» Les réticences face à d’autres termes qui me semblent coller davantage à la réalité palestinienne – comme sociocide (terme, je crois, pourtant forgé par un Palestinien: le Professeur Abdel Jawad Saleh), épuration ethnique, crime contre l’Humanité, crime de guerre – m’étonnent

Venons-en maintenant à la fameuse définition de l’ONU[2][2]. L’on peut en effet indubitablement constater parmi les actes commis par les Israéliens à l’encontre de Palestiniens des «meurtres» et des «atteintes graves à l'intégrité physique ou mentale» de ceux-ci. Et même une «soumis-sion intentionnelle» des Palestiniens «à des conditions d'existence» risquant d’«entraîner (leur) destruction physique totale ou partielle». Voire considérer les problèmes rencontrés par des Palestiniennes en passe d’accoucher aux check-points comme des «mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe». Et nous savons qu’un seul de ces actes peut être susceptible de parler de génocide. Mais à la condition – et ce n’est pas rien – que celui-ci soit «commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie» le «groupe» palestinien «comme tel». Or quoiqu’on dise, depuis quelque trente ans que je «suis» le conflit israélo-palestinien, je ne m’avancerais pas à dire que les Israéliens entendent détruire – physiquement et comme tel – le peuple palestinien. Quelles que soient par ailleurs les pratiques d’épuration ethnique, de destruction de la société palestinienne (sociocide), les crimes de guerre et les crimes contre l’Humanité perpétrés dans les territoires et contre les camps de la diaspora. Et je ne m’attarde-rai pas, ici sur l’«argument», franchement vicelard, consistant à  demander «faut-il attendre que le dernier Palestinien soit mort pour oser parler de génocide?» Une telle question relève en effet d’une volonté culpabilisatrice et équivaut à soupçonner de «trahison» des gens dont le dévouement à la cause palestinienne n’est plus à démontrer.Restons sérieux: les quelque 150.000 Palestiniens restés à portée de mains si l’on peut dire, des «génocidaires» israéliens sont aujourd’hui plus d’un million!

 

Quoiqu’en pense Daniel et d’autres, je ne pense pas, quant à moi, que face au matraquage culpabilisant subi au sujet du judéocide (et générateur de cette «rébellion» infantile déjà évoquée), l’attitude correcte consiste à ne considérer la commémoration de celui-ci que comme une «ruse du lobby sioniste» ou à hausser les épaules à la moindre évocation de cette tragédie. Et je pense qu’en tant qu’Européens et qu’héritiers (conscients ou inconscients) d’une civilisation chrétienne et si nous nous voulons «citoyens du monde», il ne s’agit pas de permettre que la «concurrence des victimes» mène certains à refuser cette mémoire. Ou à l’oublier. Et donc qu’il s’agit – à la fois et à parts égales – de rejeter l’antisémitisme (comme tout racisme) et de dénoncer la politique sioniste. C’est pourquoi je ne me limiterai pas comme Marianne Blume à émettre un constat uniquement tactique à ce sujet[3][3]: pour moi, même si «l’emploi du terme» s’avérait «rentable», il n’est pas question de l’utiliser ni de frayer avec des antisémites ou des négationnistes. Je

 

 voudrais conclure en citant l’historien franco-italien Enzo Traverso et un de ses ouvrages que je recommande également à tous ceux que le sujet intéresse[4][4]. Et rappeler que nos diri-geants ont «organisé» un certain type de mémoire du judéocide «sacralisé», faisant de celle-ci une sorte de nouvelle religion civile, en vue d’en faire «un usage apologétique de l’actuel ordre du monde», c. à d. de faire de la commémoration du nazisme et de ses crimes un instrument de légitimation en négatif de l’Occident libéral. En bref, plus nous commémorons pour le dénoncer le judéocide, plus nous apparaissons – nous, Occidentaux, (et tous les leaders qui se rendent avec fracas à Auschwitz, comme Bush, Cheney, Blair, Poutine etc.) –, plus nous apparaissons comme porteurs de valeurs contraires à celles qui ont mené au génocide nazi, plus notre image ressort «lavée» des fautes du passé. Plus on commémore – de la façon par laquelle nous le faisons actuellement – le judéocide, plus on rivalise dans la commémoration dénonciatrice de l’événement, plus on désigne celui qui commémore et dénonce ce «Mal absolu» comme celui qui incarne le «Bien absolu». La question de la mémoire du génocide commis contre les Juifs d’Europe dépasse ainsi et de loin celle d’une action culpabilisante de «lobbys» juifs ou pro-israéliens. Elle dépasse aussi une simple problématique de culpabilité, ce que semble voir uniquement Daniel. Une telle «religion civile» a aussi pour effet de faire un mauvais usage de la mémoire du génocide et d’en neutraliser le potentiel critique.

La question donc, nous dit Traverso, n’est pas de «mettre un trait d’égalité entre Auschwitz et Guantanamo», entre Auschwitz et Abou Ghraïb ou Gaza, mais «de se demander si, après Auschwitz, nous pouvons encore tolérer Guantanamo et Abou-Ghraïb». Et Gaza.

Paul, Delmotte

2 Marc Deroover

Paul( Delmotte) tu nous écris :

« Mais à la condition – et ce n’est pas rien – que celui-ci soit «commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie» le «groupe» palestinien «comme tel». Or quoiqu’on dise, depuis quelque trente ans que je «suis» le conflit israélo-palestinien, je ne m’avancerais pas à dire que les Israéliens entendent détruire – physiquement et comme tel – le peuple palestinien. » Moi je pense au contraire de toi que les israéliens ne veulent pas la paix mais les territoires, et que l’entreprise israélienne est bien une entreprise de destruction « en tout ou en partie, mais une partie la plus grande possible » du peuple palestinien.  C’est d’ailleurs facile à comprendre : si tu veux voler des terres habitées par d’autres, il faut bien virer ses habitants…

L’histoire devra sans doute trouver un nouveau mot pour désigner l’enfermement de 1.5 millions de personnes affamées et la destruction de leur société,  mais en attendant le terme « génocide » est pour un public non intellectuel le terme le plus proche de ce qui se passe en Palestine, et donc le plus apte à faire réagir les gens.

A ce titre il est utile. 


[5][1] La concurrence des victimes. Génocide, identité, reconnaissance, La Découverte , coll. Textes à l’appui, 2004

[6][2] Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide adoptée par l'AG des Nations unies, le 1948, art. 2


[3][3] La concurrence des victimes. Génocide, identité, reconnaissance, La Découverte , coll. Textes à l’appui, 2004
[3][3] Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide adoptée par l'AG des Nations unies, le 1948, art. 2
[3][3] «Il faut mesurer ce que peut apporter l’emploi du terme et ce que le combat peut perdre si on l’utilise»
[4][4] Le passé, modes d’emploi. Histoire, mémoire, politique, La Fabrique , 2005

28/02/2008

N° 337 - Journal d'Irak' La guerre dans la guerre' du 22 au 28/02(début)

Sommaire (début)

Tiré à part : La guerre dans la guerre

Au jour le jour

1 Presse Suisse : Lundi 25 février 2008.

2 Les communautés kurdes et turques s'unissent en une seule voix contre les attaques militaires.

3 La Turquie accueille six blessés turkmènes du nord de l'Irak pour les soigner.


L'Irak en chiffre: du 22 au 28/02/08
Tués Blessés
Peuple irakien  1+ x x
Usboys/Autres boys + miliciens X X
Policiers, armée et collaborateurs & miliciens 23 12

Tiré à part :  La guerre dans la guerre

Au jour le jour

22-02 Le PKK, qui se bat depuis plusieurs décennies pour la création d'un État kurde dans le sud-est de la Turquie. (Reuters)

22-02 La Turquie se dit contraint de lancer une offensive sur le sol irakien parce que les autorités irakiennes n'ont pas empêché quelque 3.000 membres du PKK de se servir du nord de l'Irak comme tremplin pour lancer des attaques contre des militaires et des civils en territoire turc. (Reuters)

22-02 La Maison Blanche s'est gardée vendredi de toute objection à l'opération terrestre turque contre les séparatistes kurdes, affirmant en avoir été informée par avance et avoir pressé Ankara de faire preuve de retenue. Elle a souligné que les Etats-Unis, comme la Turquie , considéraient le PKK comme une organisation terroriste, et a laissé entendre qu’ils avaient partagé le renseignement avant le lancement de l'opération. (Afp)

23-02 Les forces turques ont intensifié samedi leur offensive contre les combattants kurdes du PKK dans le nord de l'Irak, deux jours après avoir franchi la frontière pour attaquer les bases arrière de la guérilla kurde. Appuyés par des avions, des pièces d'artillerie et des hélicoptères de combat, les soldats turcs ont tué samedi 35 combattants dans une zone montagneuse reculée, a annoncé l'état-major turc Un porte-parole du PKK a dit à Reuters qu’ils avaient récupéré les corps de 15 des 22 soldats turcs tués et avait repoussé une attaque turque pour les récupérer. Il s'est refusé à tout commentaire sur les pertes du PKK. (Reuters)

23-02 L'état-major turc n'a pas dit combien de soldats y participaient, mais il a indiqué samedi que les combats faisaient rage dans quatre régions différentes du nord de l'Irak, ce qui donne à penser qu'il s'agit d'une opération de grande ampleur. Selon une source militaire turque, deux brigades composées d'environ 8.000 hommes y prennent part. Les médias turcs ont parlé de 10.000 hommes mais un officier supérieur servant dans les forces sous commandement américain en Irak a déclaré que le nombre était inférieur à 1.000.( ?) (AF )

23-02 "Si la Turquie poursuit ses attaques, nous mènerons des opérations de guérilla dans les villes turques, sans viser les populations civiles", a affirmé à l'AFP Ahmad Danis, un porte-parole des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Ankara doit "cesser ses attaques contre le Kurdistan sinon nous déplacerons le théâtre des combats à l'intérieur des villes turques", a-t-il ajouté. (AFP)

23-02 Le gouvernement de la région autonome du Kurdistan a de son côté annoncé qu'il appellerait à une "résistance générale" si des civils étaient tués par l'armée turque.

"La région du Kurdistan n'est pas partie dans les combats entre la Turquie et le PKK sauf si des civils ou des zones peuplées sont attaqués", a-t-il indiqué le communiqué. Dans une telle éventualité, "le gouvernement a donné des ordres en vue d'une résistance générale et a effectué tous les préparatifs nécessaires". Aucun détail n'a été fourni sur ces mesures. AFP)

23-02 Le gouvernement du Kurdistan irakien a également fait porter la "responsabilité" de l'opération turque dans le nord de l'Irak aux Etats-Unis, accusés d'avoir donné leur feu vert à la Turquie. (Reuters)

23-02 Le gouvernement régional a souligné qu'il n'apportait "aucun soutien au PKK et a pris une série de mesures pour limiter ses activités dans la région", et a appelé à un "dialogue direct entre Ankara, Washington et Erbil". (Afp)

23-02 Les médias turcs ont rapporté qu'un important oléoduc irakien qui traverse la Turquie n'avait pas été affecté par les opérations militaires. (Reuters)

23-02 L'Irak a tenté pour sa part de rassurer le marché mondial du pétrole en indiquant que l'opération turque n'avait pas affecté les exportations de pétrole à travers le terminal turc de Ceyhan. Le prix du pétrole brut à New York, qui avait atteint mercredi un record de 101,32 dollars, avaient reculé avant de reprendre 58 cents, atteignant 98.81 dollars vendredi en raison des craintes sur les livraisons irakiennes. Sur le plan économique, le gouvernement irakien s'est efforcé de rassurer le marché mondial du pétrole, qui a atteint cette semaine des niveaux records. "Les exportations de pétrole irakien continuent normalement vers le port de Ceyhan et les opérations militaires (dans le nord du pays) ne les affectent pas", a indiqué Asim Jihad, le porte-parole du ministère du Pétrole. "L'Irak et la Turquie souhaitent que les exportations de pétrole irakien se poursuivent, au rythme d'environ 300.000 barils de brut par jour", a-t-il dit.

L'oléoduc qui rejoint le port turc de Ceyhan traverse le Kurdistan irakien. L'Irak dispose des troisièmes réserves de brut au monde, soit 115 milliards de barils, et exporte actuellement 2 millions de barils par jour.  (Afp) 2

23-02 Les États-Unis et l'Union européenne redoutent qu'une campagne militaire prolongée en Irak débouche sur de graves affrontements entre forces turques et forces kurdes irakiennes et fragilise encore davantage le gouvernement de Bagdad.(AFP

23-02 Washington partage avec la Turquie , son alliée au sein de l'Otan, ses renseignements sur les mouvements du PKK en Irak. Il a invité la Turquie à limiter sa campagne à des cibles précises de la rébellion et à la boucler rapidement.

23-02 Le ministre irakien des Affaires étrangères, Hoshiyar Zebari, a critiqué le bombardement de plusieurs ponts et a fait savoir que Bagdad désapprouvait l'offensive turque. Les dirigeants de la région kurde du nord de l'Irak, qui jouit d'une large autonomie, ont prévenu que toute attaque de civils ou de régions peuplées se heurterait à une vive résistance. (AFP.

23-02 Le PKK affirme avoir abattu un hélicoptère turc Cobra, près de la ville irakienne d'Amadiyah.  (ats)

24-02 Sur le terrain, les combats se sont intensifiés…

Des membres des "peshmerga", les forces armées kurdes du nord de l'Irak, ont déclaré avoir entendu des explosions et des tirs dans la région d'Hakurk, un bastion du PKK à une vingtaine de kilomètres de la frontière turque, et avoir vu des hélicoptères déposer des troupes dans cette zone. Un correspondant de l'AFP a vu passer plus d'une dizaine d'avions de chasse se dirigeant dans cette direction. L'artillerie turque a pilonné pendant une heure plusieurs objectifs en territoire irakien depuis la localité turque de Cukurca, selon les peshmerga. Firat News a fait état de raids aériens et de combats dans la zone de Zap.

24-02 Vingt-cinq chars turcs supplémentaires ont pénétré dimanche dans le nord de l'Irak, apprend-on de source militaire, tandis que les médias turcs font état du parachutage au Kurdistan de troupes spéciales. Les bombardements de F-16, d'hélicoptères et d'artillerie se sont également intensifiés. "Les affrontements deviennent plus violents", a confié à Reuters un responsable militaire turc. Le chargé des relations extérieures du PKK, Ahmed Danees, a confirmé à l'agence que "les combats sont durs en six endroits". Ankara parle de son côté de trois principaux théâtres d'opération. (Reuters)

24-02 Les combats dans les montagnes du nord de l'Irak ont fait dimanche 33 morts du côté du PKK et huit du côté de l'armée, selon l'état-major turc. Les membres du PKK tués dans les bombardements ne figurent pas dans le décompte, a précisé l'état-major, qui indique qu'un de ses hélicoptères a été "détruit dans une zone proche de la frontière pour une raison inconnue".(…) Le PKK ont fourni un bilan de 47 soldats et trois membres du PKK  tués, selon l'agence de presse Firat News, considérée comme leur porte-parole. (AFP)

24-02 L'Irak a réclamé dimanche à la Turquie un arrêt "au plus vite" de son offensive dans le nord du pays, affirmant qu'elle "menace (sa) souveraineté Tout en assurant comprendre les "préoccupations légitimes" de la Turquie , le gouvernement irakien a appelé à la Turquie "à retirer ses troupes du sol irakien au plus vite", estimant que "l'opération est une menace pour la souveraineté de l'Irak" ainsi que pour "la sécurité et la stabilité de la région". (AFP)

24-02 Le gouvernement et des responsables kurdes irakien  ont déploré samedi l’incursion terrestre lancée vendredi par l’armée turque. Le porte-parole du gouvernement irakien Ali al-Dabbagh a reconnu que la Turquie était confrontée à des menaces du PKK. "Mais les opérations militaires ne régleront pas le problème du PKK", a-t-il souligné lors d’une conférence de presse consacrée à la reconstruction. " La Turquie devrait adopter un autre type de solution". Selon lui, les commandants turcs ont assuré que "l’opération sera limitée et ne violera pas" des critères qu’ils ont fixés. (Al-Oufok avec les agences de presse)

24-02 Un porte-parole de l’Assemblée nationale du Kurdistan, Tarik Jawhar, a souhaité que "le gouvernement fédéral irakien et les Etats-Unis (...) travaillent dur pour mettre fin à cette agression et demandent des négociations pacifiques pour régler le problème". "De telles opérations militaires sont considérées comme une violation évidente du territoire fédéral irakien", a-t-il observé. (Al-Oufok avec les agences de presse)

24-02 Les membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) retranchés dans le nord de l'Irak "essaient de fuir vers le sud dans la panique", "Il est attendu des groupes locaux irakiens qu'ils empêchent les membres de l'organisation du PKK - d'entrer dans leur région et de s'y voir offrir une protection", a a affirmé l'état-major de l'armée turque. (AFP)

24-02 Le chef de l'aile militaire du PKK, Bahoz Erdal, a appelé les jeunes Kurdes de Turquie à des actions en représailles à l'offensive. "S'ils (l'Etat turc) veulent nous détruire, nos jeunes doivent rendre la vie dans les grandes métropoles insupportable. ", a-t-il déclaré. Erdal a également accusé les Etats-Unis de jouer un rôle actif dans l'offensive turque. Les Etats-Unis, qui, comme l'Union européenne, considèrent le PKK comme un groupe terroriste, fournissent à la Turquie depuis plusieurs mois des renseignements en temps réel sur leurs mouvements en Irak. (AFP)

24-02 Le secrétaire américain à la Défense , Robert Gates, qui doit se rendre à Ankara la semaine prochaine, a appelé la Turquie à trouver des réponses autres que militaires pour résoudre le problème kurde. "Les mesures économiques et politiques sont réellement importantes car, passé un certain seuil, les gens deviennent insensibles aux attaques militaires", a-t-il estimé. (AFP)

24-02 Les États-Unis, qui partagent avec leur partenaire turc de l'Otan les renseignements sur les mouvements du PKK, avaient conseillé à la Turquie de limiter son intervention à des cibles précises et à une durée minimale. (Reuters)

24-02 Les États-Unis, et les européens  craignent les risques d'affrontements entre l'armée turque et les peshmergas, ces anciens guérilleros kurdes irakiens qui forment l'ossature des forces de sécurité du Kurdistan autonome irakien.Les peshmergas se tiennent pour le moment à l'écart des combats turco-turcs au Kurdistan mais ils ont mis en garde ce week-end Ankara contre tout empiètement sur leurs positions et toute bavure à l'encontre de la population civile. "Les peshmergas sont en état d'alerte et se défendront si les forces turques lancent une incursion dans les territoires sous le contrôle du gouvernement régional du Kurdistan", a prévenu leur porte-parole, Jabba Yawar. (Reuters)

24-02 L'Iran, où opèrent des séparatistes kurdes alliés du PKK également basés au Kurdistan irakien, a pour sa part annoncé le renforcement de la sécurité à sa frontière avec l'Irak.(Reuters)

25-02 L'armée turque a affirmé avoir tué lundi 41 kurdes supplémentaires au cours de l'opération qu'elle mène depuis jeudi soir. "Les terroristes en tentant de fuir la région sous le contrôle de nos troupes ont été pris sous des tirs à courte portée et ont subi de lourdes pertes" dans la nuit de dimanche à lundi, a affirmé l'état-major dans un communiqué diffusé sur son site internet. L'aviation a frappé une trentaine d'objectifs dans le nord de l'Irak sur la ligne de progression des troupes turques et les hélicoptères ont effectué des raids toute la journée, a-t-il ajouté. (AFP)

25-02 Le dernier bilan fourni par le PKK faisait état d'au moins 81 soldats turque tués. Des membres des forces armées kurdes de la région autonome du nord de l'Irak ont déclaré que des raids aériens avaient commencé vers 20H00 GMT dimanche et avaient continué jusqu'à 11H00 GMT lundi dans le secteur de Hakurk, un bastion du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), à 20 kilomètres de la frontière turque. (AFP)

25-02 La Maison Blanche a dit espérer que l'opération serait courte et se bornerait à viser les séparatistes du PKK sans faire de victime civile.(…) "Nous espérons que ceci sera simplement une incursion à court terme", a dit devant la presse la porte-parole de la Maison Blanche , Dana Perino. (AFP)

25-02 A Diyarbakir, la principale ville du sud-est de la Turquie , peuplée en majorité de Kurdes, plusieurs milliers de personnes ont manifesté pour réclamer la fin de l'opération, scandant des slogans hostiles au Premier ministre tels que "Erdogan terroriste" et "Erdogan hypocrite". "Il faut écraser la main qui tente de s'emparer des monts Qandil", ont crié les manifestants, faisant référence au massif montagneux du nord de l'Irak abritant le quartier général du PKK, près de la frontière iranienne. (AFP)

25-02 La prolongation de l'opération militaire turque fait craindre au gouvernement irakien des affrontements graves entre soldats turques et les peshmergas du Kurdistan autonome irakien. Mouaffak al Roubaïe, conseiller à la sécurité nationale du gouvernement irakien, a déclaré lundi que de tels heurts pourraient avoir des "conséquences très graves" pour cette région de l'Irak.

"Plus les soldats turcs resteront longtemps et étendront leur offensive à l'intérieur du territoire irakien et plus cette hypothèse risquera de devenir réalité", a déclaré Roubaïe à la presse à Bagdad, en réponse à une question sur le risque d'affrontements entre les militaires turcs et les peshmergas. "Nous devons éviter cela à tout prix. Cela aura de très graves conséquences même si cela se produit accidentellement", a-t-il ajouté. (Reuters)

25-02 La présidence du Kurdistan irakien a prévenu que toute attaque contre des civils déclencherait une "résistance massive" des combattants peshmergas, qui ont été placés en état d'alerte. Aucune victime civile n'a pour l'instant été signalée mais les habitants de villages situés près de la frontière entre la Turquie et l'Irak disent avoir été la cible de frappes aériennes et de tirs de barrage de l'artillerie turque. Elément inquiétant, les forces terrestres turques se sont retrouvées face à face avec des peshmergas à deux reprises ces derniers jours. Selon un responsable kurde irakien, des peshmergas ont notamment empêché des blindés turcs de quitter une base dans le nord de l'Irak. (Reuters)

26-02 Les affrontements se poursuivaient aussi depuis lundi soir dans la région montagneuse de Hakurk, plus à l’est, où l’armée turque a déposé des troupes par hélicoptère tandis que des hélicoptères d’attaque bombardaient des positions du PKK, selon ces sources. L’attaque avait été précédée lundi par des bombardements du camp de Hakurk, un des principaux bastions du PKK, proche de la frontière iranienne et à une vingtaine de kilomètres de la frontière turque. (Al-Oufok avec les agences de presse)

26-02 Des membres des forces armées kurdes de la région autonome du nord de l’Irak ont déclaré que des combats intenses se poursuivaient sans interruption depuis dimanche soir autour du camp de Zap, que les troupes turques soutenues par des tirs d’artillerie et une couverture aérienne s’efforçaient de conquérir. Le camp, situé dans une profonde vallée à six kilomètres de la frontière turque, est un des principaux points de passage utilisés par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) pour s’infiltrer en Turquie et y mener des actions. (Al-Oufok avec les agences de presse)

26-02 La Turquie , en lançant une opération militaire dans le nord de l’Irak, a fait usage de son "droit légitime à l’autodéfense" "L’opération transfrontalière menée par la Turquie est le résultat de son droit légitime à l’autodéfense", " La Turquie mène un combat juste contre une organisation terroriste qui menace la paix et la stabilité régionales (...) La Turquie a le droit de se défendre elle-même, d’éliminer ceux qui portent atteinte à la paix, l’unité et la solidarité de ses citoyens", a déclaré mardi le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. (Al-Oufok avec les agences de presse)

26-02 Plusieurs pays ont appelé Ankara à la modération et à mettre rapidement un terme à l’opération qu’elle mène depuis jeudi soir dans le nord de l’Irak (Al-Oufok avec les agences de presse)

26-02 Les Etats Unis vont dépêcher le Secrétaire américain à la guerre Gates. Il sera en Turquie demain pour parler de la situation. EuroNews

26-02 Peu avant son arrivée en Turquie prévue dans la soirée, Gates, a déclaré qu'il allait insister auprès des dirigeants turcs sur la nécessité d'achever rapidement leurs opérations militaires dans le nord de l'Irak. "Il est très important que les Turcs fassent aussi vite que possible avant de partir. Ils doivent garder à l'esprit la souveraineté de l'Irak", a dit Gates avant de préciser: "Quand je dis vite, je parle en termes de jours, d'une semaine ou deux, quelque chose comme ça, mais pas en mois".AP

27-02 L'aviation, l'artillerie et des troupes au sol sont engagés dans des combats très intenses destinés à déloger le PKK retranchée dans les montagnes du Kurdistan Irakien. EuroNews

27-02 Mercredi, une amélioration sensible des conditions météorologiques a permis à l'armée turque d'acheminer plus d'une quarantaine de camions de transport de troupes à la frontière irako-turque après d'importantes chutes de neige. Des F16 et des hélicoptères de combat étaient également visibles de la ville frontalière turque de Cukurca au-dessus du territoire irakien. AP

27-02 Les soldats turcs ont tué 77 kurdes au cours de plusieurs accrochages dans la nuit de mardi à mercredi dans le nord de l'Irak.AP

27-02 La Turquie a intensifié mercredi son offensive militaire au cours des "plus lourds combats" Cinq soldats turcs et trois miliciens kurdes supplétifs de l’armée turque ont péri dans les combats, a ajouté l’état-major. ( Al-oufok avec les agences de presse)

27-02 Un dernier bilan fourni mercredi par le PKK faisait état de 108 soldats tués. ( Al-oufok avec les agences de presse))

27-02 Alors que l’aviation turque continuait de bombarder des positions du PKK, un conseiller du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan dépêché mercredi à Bagdad pour discuter de l’incursion a affirmé que la Turquie ne fixerait pas de calendrier de retrait de ses soldats tant qu’ils n’auraient pas éradiqué les rebelles. "Il n’y aura pas de calendrier de retrait des troupes turques du nord de l’Irak tant que la présence de l’organisation n’est pas éliminée", a déclaré Ahmet Davutoglu, le principal conseiller de politique étrangère de M. Erdogan,  Al-oufok avec les agences de presse)

27-02 Le ministre irakien des Affaires étrangères, Hoshyar Zebari. "Nous condamnons le terrorisme. Nous condamnons le PKK, mais en même temps nous condamnons toute violation de la souveraineté de l’Irak", a affirmé celui-ci. Le gouvernement irakien a sévèrement condamné mardi l’opération militaire, la qualifiant d’"unilatérale et inacceptable". (Al-oufok avec les agences de presse)

27-02 Gates, a indiqué qu’il s’efforcerait de les convaincre que "l’action militaire seule ne résoudra pas le problème du terrorisme pour la Turquie (...) ". "Il y a une place pour les opérations de sécurité, mais elles doivent être accompagnées d’initiatives économiques et politiques (...) Il faut répondre aux problèmes et aux plaintes des Kurdes dans le cadre d’initiatives pas seulement militaires afin de trouver une solution sur le long terme", a-t-il dit. (Al-oufok avec les agences de presse)

27-02 Les Etats-Unis, qui fournissent depuis plusieurs mois des renseignements en temps réel sur les déplacements des rebelles dans le nord de l’Irak, s’inquiètent de l’éventualité d’un conflit entre leurs deux alliés régionaux, les Turcs et les Kurdes d’Irak, en cas d’enlisement de l’opération turque. (Al-oufok avec les agences de presse)

27-02 A Dogubeyazit ( nord-est) peuplée majoritairement de Kurdes, une manifestation contre l’opération a dégénéré en heurts avec la police, a rapporté l’agence Anatolie, qui a fait état de trois policiers blessés et de 55 manifestants interpellés. (Al-oufok avec les agences de presse)


Dossier

1 Presse Suisse : Lundi 25 février 2008

Trois jours après le lancement de l'opération terrestre par l'armée turque dans le nord de l'Irak contre les activistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), les informations restent confuses. Les zones de combat sont inaccessibles à la presse, les zones frontalières de l'Irak bouclées et la frontière actuellement fermée. Quant aux bilans, très lourds, fournis par les diverses parties, ils dressent deux tableaux très différents de la situation.
L'armée turque, tout d'abord, affirme avoir tué depuis jeudi soir 112 membres du PKK et perdu 15 de ses hommes, dont 8 dimanche. Elle a confirmé dimanche la perte d'un hélicoptère abattu par le PKK et assure avoir découvert de nombreuses caches d'armes et d'explosifs. Quant au nombre de troupes déployées dans le nord de l'Irak, aucune information officielle n'a été diffusée. Ankara a uniquement démenti les chiffres fournis par les médias, vendredi, évoquant la présence en Irak de 10000 soldats dont 3000 d'élite. Les autorités irakiennes évoquent un petit millier d'hommes.
Quelle durée?

Hier, le journal Hürriyet évoquait une «débandade» du PKK et félicitait l'armée pour avoir pris le contrôle du camp de Cemco dans lequel ont été séquestrés en octobre dernier, durant trois semaines, huit soldats turcs. Les clichés de ces militaires posant devant le portrait du leader kurde Abdullah Öcalan avaient ébranlé la Turquie. Cette fois, c'est au tour de l'état-major de publier ses propres clichés, révélant la présence de ses soldats en haute montagne.
Si l'on en croit en revanche le PKK, Bruxelles et Washington, c'est l'armée turque qui serait en difficulté avec au moins 47 soldats tués contre trois morts parmi les activistes kurdes. Selon le chef militaire, Bahoz Erdal, les combats seraient violents mais la «résistance intense». Ce responsable kurde a menacé
la Turquie de représailles urbaines et appelé «nos jeunes gens» à «rendre les villes (de Turquie) inhabitables». Un autre chef du PKK souhaitait hier que les villes turques deviennent «l'enfer».
Le flou règne également quant à la durée de cette opération. L'état-major affirme vouloir rester en Irak le temps «d'atteindre ses cibles» et souhaite rentrer au pays «dans les plus brefs délais». La presse évoque une opération de quinze jours, peu crédible selon Bahoz Erdal. Celui-ci affirme que
la Turquie tente «d'envahir» le Kurdistan irakien et pourrait rester plusieurs mois voire un an. Les autorités kurdes d'Irak assurent ne pas vouloir intervenir dans ces combats entre le PKK et l'armée turque mais donneront l'ordre d'intervenir en cas de pertes civiles.
Au niveau intérieur, cette opération terrestre fait quasiment l'unanimité en Turquie, notamment au sein de l'opposition. Le parti laïc kémaliste du CHP évoque une «étape importante». «Dans une opération chirurgicale, on ne doit rien laisser à l'intérieur», a déclaré son leader, Deniz Baykal. Même jusqu'au-boutisme du côté des nationalistes du MHP, qui appellent l'armée à se déployer et à établir une zone tampon dans le nord de l'Irak. Seuls les 20 députés d'origine kurde du DTP exigent un arrêt de cette opération qui risque, selon eux, de créer le chaos dans la région.
Appel à la modération
Les médias turcs se satisfont par ailleurs du soutien implicite obtenu par Ankara de la part de la communauté internationale. L'Union européenne, bien qu'inquiète, a appelé
la Turquie à la modération. Les Etats-Unis, coincés entre deux alliés stratégiques, les Kurdes et les Turcs, ont fait part de leur «entier soutien» dans la lutte contre le terrorisme kurde, par la voix de la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, même si, hier, son homologue de la Défense , Robert Gates, a jugé l'option militaire insuffisante. «Les mesures économiques et politiques sont réellement importantes car, passé un certain seuil, les gens deviennent insensibles aux attaques militaires», a-t-il déclaré. Le gouvernement irakien a, de son côté, haussé le ton hier, exigeant le «retrait» des troupes turques «le plus tôt possible».
(Source : Ats)


2 Les communautés kurdes et turques s'unissent en une seule voix contre les attaques militaires.

D'importants secteurs des communautés kurdes et turques de Londres ont uni leurs forces pour condamner l'incursion militaire turque dans le Kurdistan irakien contre les guérilleros du PKK kurde basés à cet endroit. Dans une déclaration commune publiée lors d'une conférence de presse tenue au centre communaire kurde, situé à Green Lanes, au nord de Londres, dimanche soir, les organisations ont également dénoncé fermement le silence des gouvernements du monde entier face aux nouvelles diffusées relativement à cette attaque et à l'invasion et ont déclaré que cette invasion est le résultat d'une «conspiration internationale». Le silence du Foreign Office (Ministère des Affaires étrangères) britannique, du Département d'État états-unien et de l'Union européenne est en effet remarquable et contraste clairement avec la réaction que ces organismes ont face à des événements tels que ceux du Soudan, du Kosovo et du Zimbabwe.
Ces secteurs des communautés kurdes et turques de Londres demandent instamment une action unie pour faire échec à l'attaque turque.  Ils craignaient que celle-ci vise à saper tous les acquis obtenus par les Kurdes au cours des dernières années, y compris en Iraq même.  Ils ont lancé un appel à toutes et à tous les démocrates et humanistes à «prendre position contre ces attaques».
La conférence de presse a indiqué qu'en Turquie le grand public aussi bien kurde que turc est, dans sa grande majorité, opposé à cette escalade du conflit entre l'Etat turc et le peuple kurde.
Les groupes qui se sont unis demandent une solution du conflit au moyen de négociations pacifiques et affirment qu'il n'est pas encore trop tard pour que la communauté internationale persuade
la Turquie de changer de cap. Les troupes turques ont pendant des années fait des incursions dans le nord de l'Irak (Kurdistan du Sud) à la poursuite des forces du PKK, mais les dernières manoeuvres sont réalisées sur une échelle beaucoup plus grande et impliquent des milliers de soldats engagées dans les combats autour des monts Qandil.
Bien que les États-Unis, principal allié militaire et économique de
la Turquie , aient exhorté les Turcs à ne pas prolonger leurs actions, l'ampleur des opérations du gouvernement turc indique qu'il est en train de se préparer à une présence à long terme.

En réponse à cette situation, les activités prévues par les communautés turque et kurde de Londres au cours des prochains jours comprendra des protestations devant les ambassades des É.-U., de Turquie et d'Israël à Londres et une autre protestation devant le siège de la BBC exigeant une couverture plus équilibrée sur la télévision et la radio. Les signataires de la déclaration conjointe sont FED-BIR, le Centre culturel des travailleurs réfugiés (GIK-DER), le Centre culturel Tohum, le Centre culturel des Cent Fleurs (YCKM), le Centre communautaire kurde (KCC), le Groupe d'éducation (BIE), la Gazette «A World to Live» (Un monde à vivre) et le groupe Halkevi. DAVID EDWARD MORGAN 24-0


3 La Turquie accueille six blessés turkmènes du nord de l'Irak pour les soigner.

Six Turkmènes qui ont été blessés dans une attaque suicide à Talafar dans le nord d'Irak ont été transférés mercredi en Turquie pour recevoir des traitements, a rapporté l'agence de presse Anatolie.
Les Turkmènes blessés, dans un état critique, sont entrés en Turquie par la porte frontalière Habur à Silopi dans la province sud-est de Sirnak, selon le reportage.
Les six Turkmènes ont été blessés la semaine dernière lors d'un attentat suicide à Talafar et transférés de Zakho pour
la Turquie. Ils ont été transportés par trois ambulances à l'Hôpital 29 Mayis de la capitale turque. (Xinhua)

2008-02-28

http://turkmenfriendship.blogspot.com/

N° 337- Journal d'Irak' La guerre dans la guerre'-22 au 28/02(suite)

Sommaire (suite) :

2 Occupation de l'Irak

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vivas Maxime : La face cachée de ‘Reporters sans frontières’.

6 Brèves

6-1 Un appareil B-2 de l'US Air Force s'écrase…

6-2 Harry Reid : "Nous ne pouvons pas dépenser un demi milliard de dollars chaque jour en Irak".

6-3 USA 2008 : la présidentielle …


La résistance contre l'agresseur

2-1 Les forces en présence

USA

25-02 Le Pentagone a annoncé que les effectifs du contingent déployé en Irak atteindraient 140.000 militaires en juillet, à l’issue du retrait de cinq brigades de combat.(plus de 20.000 troupes combattante ) (Al-Oufok avec les agences de press


4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes milices collaboratrices

24-02  L'Armée d'Ansar al Sunna, a annoncé avoir exécuté douze Népalais présentés comme des employés d'une compagnie américaine. (Reuters)


Les combats par provinces

Détails autorisés par la censure.

1-1 Bagdad

Opération Wolf": et le nouveau plan de sécurité «Ordre et loi» devanant Fardh al-Qanoon ou "Imposing Law", (Imposer la loi),

25-08 Depuis dix-huit heures, heure locale, la circulation de tout véhicule a été proscrite dans Bagdad et l'ensemble de son agglomération. Cette mesure restera en vigueur jusqu'à nouvel ordre. EuroNews

Et à Bagdad. pendant de ce temps..?

22-02 Plusieurs obus de mortier ont touché vendredi la zone verte de Bagdad où sont basés le gouvernement irakien et l’ambassade américaine, sans qu’aucun bilan humain ou matériel ne soit annoncé. "Je confirme que nous avons été sous le feu de tirs indirects à plusieurs reprises", a déclaré le major Brad Leighton, porte-parole de l’armée américaine d’occupation. Elle attribue cette attaque à des "groupes spéciaux", composés de membres de l’armée du Mahdi de Moktada al Sadr qui refuseraient la trêve qu’a déclaré al Sadr. (Al-Oufok avec les agences de presse)

23-02 L’armée irakienne a interdit samedi la circulation des motos, des vélos et des charrettes dans les rues de Bagdad, a-t-on appris de source militaire. La décision d’interdire les charrettes a été prise après une attaque vendredi qui a fait trois morts. L’engin était dissimulé sous une charrette tiré par un cheval.

On ignorait la raison pour laquelle l’interdiction a été étendue aux motos et aux vélos. Elle entrera en vigueur dimanche à l’aube pour ces deux véhicules. Elle est appliquée depuis midi pour les charrettes, a précisé le général Qassim al-Moussawi, porte-parole de l’armée pour le secteur de Bagdad. (Al-Oufok avec les agences de presse)

26-02 Selon des journalistes de Reuters, une dizaine d'explosions se sont succédé dans le quartier et une sirène a retenti pour inviter les habitants à se protéger. "Je confirme que nous avons été sous le feu de tirs indirects à plusieurs reprises", a déclaré le major Brad Leighton, porte-parole de l'armée américaine.

Mirembe Nantongo, porte-parole de l'ambassade américaine, a refusé de dire si les explosions avaient fait des victimes ou provoqué des dégâts. "Pour maintenir la sécurité des opérations, nous ne faisons pas de commentaires sur des tirs indirects sur la Zone internationale", a-t-elle dit. Par le passé, l'armée américaine a attribué les tirs de missile sur la "Zone verte" à des "groupes spéciaux", composés de membres de l'armée du Mahdi de Moktada al Sadr qui refuseraient la trêve. (Reuters)


1-7 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz,   Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb 

Buhrouz, un faubourg de Baqouba.

25-02 La résistance a  tendu une embuscade contre une  patrouille à Bohrouz, au nord-est de Bagdad. "La patrouille, composée de deux véhicules, a été attaquée par des assaillants utilisant des lance-roquettes RPG et des fusils d'assaut. Le commandant de la patrouille et sept soldats figurent parmi les personnes tuées dans l'attaque", selon le général Ragheb al-Omairi.(AFP)


1-11  Province de Salahedinne : Baïji et Samarra sont situées dans la province de Salaheddine, qui a pour capitale Tikrit, Cette région est l'un des bastions de la résistance. Dans Salaheddine, les résistants ont lancé une nouvelle série d'attaques contre les responsables des forces de sécurité et les chef tribaux ralliés à l'armée US.

25-02 Des soldats américains et irakiens ont lancé une série d'opérations contre les résistants qui s’y sont retranchés (Reuters)

Samarra

25-02 Un homme en fauteuil roulant s'est fait exploser dans les locaux de la police tuant un général et deux policiers, et blessé quatre autres selon les services de sécurité. Le kamikaze a dit vouloir rencontrer le général Abdel Jabbar Saleh Rabia et s'est fait exploser alors qu'il se trouvait en sa présence, le tuant. (AFP& Reuters)


1-13 Les autres villes de l'Irak occupée

Kerbala

24-02 Pour tenter de prévenir toute attaque à Kerbala, la sécurité irakienne a déployé plus de 40.000 membres des forces de sécurité. Le pèlerinage draine des foules immenses de fidèles. "Nos forces sont prêtes à faire face à toute menace ", a indiqué le général Raëd Chaker Jawdat. Les pèlerins se rendent à Kerbala pour célébrer l’imam Hussein, une des figures les plus révérées de l’islam. (Al-Oufok avec les agences de presse)

25-02 L'armée d’occupation a indiqué que ses troupes et les soldats irakiens avaient augmenté le nombre de leurs patrouilles et installaient des barrages supplémentaires afin d'assurer la protection des pèlerins. (AFP)

26-02 Cinq millions de pèlerins sont attendus jeudi pour un pèlerinage à Kerbala placée en état d’alerte maximum.

Plus de 40.000 soldats et policiers irakiens ont été déployés dans et aux alentours de la ville, située à 110 km au sud de Bagdad, de même que 10.000 membres de la force d’intervention rapide, selon le chef de la police de Kerbala, Raëd Jawdat. "Le dispositif de sécurité est très large et à son plus haut niveau pour accueillir l’immense nombre de pèlerins qui se rendront à Kerbala", a affirmé le ministre d’Etat pour la sécurité nationale, Chirwane Al-Waëli. Le gouverneur de la province de Kerbala, Khamis al-Khazali, a précisé qu’au moins cinq millions de pèlerins étaient attendus dans la ville sainte, qui sera transformée en place fortifiée, encadrée de trois cordons de sécurité, survolée par des hélicoptères et surveillée par 750 tireurs d’élite. Aucun véhicule ne pourra y pénétrer et les pèlerins seront fouillés à des barrages, équipés de portiques électroniques pour détecter les métaux. ( Al-oufok avec les agences de presse 26-02)


Enlèvements

26-02 Al-Arabiya a diffusé des extraits d'un enregistrement vidéo sur lequel un ressortissant britannique enlevé en mai 2007 en Irak expose les revendications de ses ravisseurs en faveur de la libération de neuf de leurs hommes détenus par les forces britanniques.L'otage Peter Moore ( ?) demande à  Gordon brown, de relâcher neuf Irakiens, détenus par les forces d’occupation en échange de sa libération et de celle de ses compatriotes. Sur les images, on le voit appeler le Premier ministre britannique Gordon Brown à accéder aux demandes des ravisseurs de procéder à un échange. "C'est aussi simple que cela, c'est un simple échange de personnes", dit le ressortissant..

Peter Moore (un informaticien) a été enlevé en mai 2007 au ministère irakien des Finances avec quatre de ses agents de sécurité britanniques. Le groupe a été emmené en direction de Sadr City. "Je suis détenu ici depuis près de huit mois maintenant", explique le Britannique qui travaillait pour la firme BearingPoint. EuroNews & AP

27-02  Un journaliste Britannique travaillant pour la télévision américaine CBS a été enlevé le 10 février à Bassorah, au sud de Bagdad. EuroNews


L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)
 
Peuple
Civils tués (depuis l'occupation) 1.033.098
Civils blessés (depuis l'occupation)  70.579 ( chiffre très très minimum)
Civils violés (par les troupes d'occupations) 2.507     (voir Ibrahim Allousch
Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...) 9012    (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) tués 4.018  (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) blessés 3.885   (chiffre minimum)
En prison 50.268. (chiffre minimum)
Embargo 750.000 enfants (chiffre minimal)
Embargo 750.000 adultes (chiffre moyen)
Militaires irakiens tués pendant l'invasion 45.595 (chiffre minimal)
Civils tués pendant l'invasion 120.190 (chiffre minimal)
Coalition
Nombre de soldats occupants  tués (ou morts...)  34.723  
Soldats occupants blessés (ou malades) 52.717 (chiffre très minimal)
(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)
Disparus (dans la nature) 1.014
Désertions 5.501
Mutinerie 2 corps + 25
Aide psychologique 66.108***
Suicides Tentatives de suicide et d’automutilations                                       Mercenaires tues                                                                                                                                            3.650 933  
Soldats non-combattants accidentés, 27 103
Policiers/soldats irakiens  tués 12.088
Policiers /soldats irakiens blessés 26.110 (chiffre minimal)
Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature) 13.854
Autres tués (collaborateur  & mercenaires & autres miliciens) 5.372
Autres blessés ( collaborateur & mercenaires & autres miliciens) 9.168
Oléoducs,les infrastructures pétrolières & d'electricité   464 attaques (grand minimum)
Infrastructures du rail 195 attaques (idem)
Hélicopteres 98 ++              (idem)
Avions (& drone) 28 ++
Ces totaux sont obtenu par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET 
5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

23-02 Chihab al-Timimi , le chef du syndicat irakien des journalistes a été grièvement blessé par balles samedi à Bagdad, a-t-on appris de sources policières et syndicales. Son fils âgé de 22 ans, qui se trouvait également dans le véhicule, n'a pas été touché. AP

5-1 Vivas Maxime : La face cachée de Reporters sans frontières.

Le livre est arrivé  (De la CIA aux Faucons du pentagone)

Des années de travail et d’investigations (menées ici et sur le continent américain) portant sur 5 ans de fonctionnement de RSF (2002 à novembre 2007) et le livre est là.

Le 6 avril 2006, parce que j’avais, au détour d’une phrase, évoqué ses sources de financements US, RSF m’avait menacé dans le journal Métro : " Reporters sans frontières se réserve le droit de poursuivre Maxime Vivas en justice". Au nom de la liberté d’expression ? m’étonné-je.

Quoi qu’il en soit, j’offre aujourd’hui au libre débat ces 272 pages (36 chapitres et 6 annexes) de preuves sur la vraie nature de cette drôle d’ONG...

La face cachée de Reporters sans frontières (De la CIA aux Faucons du pentagone).

Quand on voit dans un champ une grande chose blanche, avec des taches noires, avec des cornes, qui mange de l’herbe, qui donne du lait et qui fait MEUUUH, on peut raisonnablement en conclure qu’il s’agit d’une vache. Ajoutons que si un cow-boy traîne dans les parages, lui caresse l’échine et vante ses mérites, la tentation est grande de classer l’animal dans la famille des bovinés, surtout quand on le surprend à brouter son foin au râtelier d’un ranch. Reporters sans frontières est-elle une fausse ONG qui égare les médias par ses informations choisies ?

Voici les paravents à peine opaques de la CIA qui alimentent RSF en dollars :

le Center for a Free Cuba

 et la National Endowment for Democracy (NED) via l’United States Agency for International Development (USAID).

Voici deux personnages qui ont occupé des hautes fonctions dans ces généreuses officines : l’activiste Otto Reich qui travailla à la direction de la CIA et John Negroponte, ex-ambassadeur en Irak occupé, qui fut, jusqu’au début de 2007, patron de l’ensemble des services de renseignements US.

Voici un autre sponsor : l’Open Society Institute du milliardaire et magnat international de la presse George Soros, ami personnel de Bush, qui s’agite partout où peut être mis en place un gouvernement pro-états-unien.

Voici, détaillés dans ces pages, les fréquentations douteuses, les financements honteux, les hargnes sélectives, les indulgences infondées, les tentatives de dissimulations, les manipulations des chiffres, les vérités évolutives, les mensonges réitérés de RSF, le tout au service d’une cause sans rapport avec les objectifs affichés.

Observons son ardeur au travail contre les pays pauvres que l’Empire veut soumettre et son silence sur les effets de la financiarisation de la presse dans les pays riches.

Notons sa mansuétude envers les « bavures » de l’US Army, ses « oublis » dans la comptabilisation de journalistes qui en sont victimes et posons la dernière pièce : le clin d’œil appuyé de Colin Powell à cette ONG (et à elle seule) dans un volumineux rapport qui détaille les modalités prévisionnelles de gestion, sous protectorat US, d’un pays d’Amérique latine prioritairement ciblé par RSF.

Alors, association humanitaire ou bras médiatique européen de la CIA et des faucons du Pentagone ?

Au lecteur de dire si le puzzle ici assemblé fait MEUUUH !

Maxime Vivas

Mardi 27 novembre 2007.

La face cachée de Reporters sans frontières (De la CIA aux Faucons du pentagone), en librairie depuis le 24 novembre 2007 (Aden Editions), préface de Thierry Deronne, 272 pages (36 chapitres, six annexes), 20 euros.

Ecrivain et cyberjournaliste, ex-référent littéraire d’Attac-France, Maxime Vivas (prix Roger Vailland 1997) a publié plusieurs livres (romans, polars, humour, essai), des nouvelles et des centaines d’articles traduits en plusieurs langues sur des dizaines de sites Internet. Il écrit également pour la presse quotidienne et assure chaque semaine une chronique littéraire sur Radio Mon Païs à Toulouse.

- Licencié en Communications Sociales (IHECS, Bruxelles), le journaliste vénézuélien Thierry Deronne a fondé plusieurs télévisions associatives (Teletambores, Camunare Rojo TV), l’Ecole Populaire et Latinoaméricaine de Cinéma (Caracas), le Journal International de Quartier. Il est vice-président de la Télévision Publique nationale du Venezuela Vive TV.

Autres titres

Les USA financent Reporters Sans Frontières, par Diana Barahona. Les subventions versées à Reporters sans frontières par l’Union européenne intrigue le Médiateur, par Maxime Vivas.

Le livre est arrivé : La face cachée de Reporters sans frontières (De la CIA aux Faucons du pentagone), par Maxime Vivas. 28 novembre 2007

Deux meurtres et un mensonge. 

 (Extraits du chapitre VIII).

Le 8 avril 2003, un tir de l’armée états-unienne sur l’hôtel Palestine à Bagdad, lieu où résidaient des dizaines des reporters couvrant la guerre provoque la mort de deux journalistes (Taras Protsyuk de l’agence britannique Reuters et José Couso de la télévision espagnole Telecinco) alors que le monde entier savait que cet hôtel était le Q.G. des journalistes non « embedded « . Le jour même, le Syndicat National des Journalistes (SNJ) publiait un communiqué approuvant la démarche de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) qui demandait une enquête indépendante pour faire toute la lumière sur ces attaques par les troupes états-uniennes. On y lisait : « La FIJ qualifiait de « crime de guerre »l’attaque de ce jour contre l’hôtel « Palestine »dans lequel la plupart des journalistes internationaux résident à Bagdad. Il en est de même avec la destruction des locaux d’Al Jazira et ceux de la télévision d’Abu Dhabi, ainsi que la canonnade du véhicule de l’équipe d’ITN, le 22 mars dernier. Au moins 13 journalistes ont, à ce jour, perdu la vie au cours de ce conflit. Les journalistes ne sont pas des combattants et ne doivent pas être pris pour cible. Pas plus qu’ils ne doivent être manipulés ou utilisés comme « boucliers humains »par les autorités des pays en guerre. »

Le 15 janvier 2004, RSF revient sur le drame dans un communiqué(www.rsf.org/article.php3 ?id_article=9043 - 49k-) où elle acquitte les militaires tireurs : Elle prétend qu’ils ignoraient qui se trouvait dans l’hôtel Palestine et elle regrette « cette erreur criminelle » cette « bavure » ou « erreur de jugement » qui constitue « l’élément essentiel à l’origine du drame. » « L’enquête de Reporters sans frontières établit que les militaires sur le terrain n’ont jamais été informés de la présence massive de journalistes dans l’hôtel Palestine. » Il s’agit donc pas d’un un « tir délibéré ». « Au niveau inférieur, le capitaine Philip Wolford et le sergent Shawn Gibson ont réagi en militaires agressifs sur le champ de bataille [mais] ils ne semblent pas devoir […] être tenus pour responsables étant donné qu’ils ne disposaient pas des informations qui leur auraient permis de prendre conscience des conséquences du tir sur l’hôtel Palestine. Leurs supérieurs immédiats . […] le lieutenant-colonel Philip Decamp, chef de bataillon, et le colonel David Perkins, chef de brigade - ne semblent également pas devoir être tenus pour responsables. »

CQFD. Laissons donc la FIJ et le SNJ parler de « crimes de guerre ». Qui les écoute quand les micros sont dirigés vers RSF ?

Et RSF de s’interroger : « La question est de savoir pourquoi cette information a été retenue. Volontairement, par mépris, ou par négligence ? » Après avoir posé cette vraie question, et comme effrayée de son audace, elle s’empresse d’écarter les deux premières hypothèses : « Il s’agit [...] d’une négligence criminelle » suivie (car les états-uniens n’ont pas tout dit sur les « négligences ») d’un « mensonge par omission. » Puis, RSF publie les états de services flatteurs, fournis par l’US Army, semble-t-il, de ces braves militaires, héros au cœur au tendre. Mais, quatre ans plus tard, c’est la tuile. La justice s’abat sur les anges en uniforme. Voici comment RSF en rend compte (www.rsf.org/article.php3 ?id_article=20438 - 39k) : « Le 16 janvier 2007, le juge madrilène Santiago Pedraz a émis un mandat d’arrêt international à l’encontre de trois militaires américains, pour l’« assassinat » de José Couso, cameraman de la chaîne privée Telecinco, tué le 8 avril 2003 dans l’attaque de l’Hôtel Palestine de Bagdad. Cette mesure concerne le sergent Thomas Gibson, le capitaine Philip Wolford et le lieutenant-colonel Philip de Camp. » !

Passons sur l’obstination de RSF à apposer des guillemets à « assassinat ». Le fait important est que la Justice lance en 2007 un mandat d’arrêt international contre trois militaires états-uniens que RSF s’était empressé de blanchir en 2004.

Le traitement de cette affaire par RSF s’est avéré dès le début à ce point partial que la famille d’une des victimes, le caméraman espagnol José Couso, est révoltée. Elle lui a demandé de se retirer du dossier car ses conclusions « exonèrent les auteurs matériels et reconnus du tir sur l’Hôtel Palestine en se basant sur la douteuse impartialité des personnes impliquées, et sur le propre témoignage des auteurs et responsables du tir… » Cette attitude de RSF, si manifestement contraire à la sécurité des journalistes, si conciliante envers l’Armée des Etats-Unis (malgré quelques rodomontades, admonestations platoniques qui ressemblent à des diversions sans lesquelles la connivence serait trop visible) représente un réel danger pour la vie de ceux que l’association prétend défendre. Du coup, on s’interroge : les journalistes de guerre qui tiennent à leur peau peuvent-ils compter sur Robert Ménard ? Quant aux autres, qui écrivent depuis leurs bureaux dans l’Hexagone, ne devraient-ils pas s’inquiéter, en toute confraternité, pour ceux que leur journal envoie au front et réclamer des comptes à RSF dans leurs éditoriaux ? Enfin, les rédacteurs en chef, les responsables des rubriques courrier, débats, rebonds, libres expression, points de vue, ne seraient-ils pas bien avisés de s’empresser d’ouvrir leurs colonnes aux citoyens qui prétendent que l’information nécessite des journalistes vivants et qui s’alarment de la dérive d’une association qui porte (et qui peut-être galvaude) un si beau nom ?

Car, derrière les spectaculaires gesticulations humanitaro-publicitaires de Reporters Sans Frontières, derrière sa capacité à afficher des portraits géants de journalistes, derrière ses montages de campagnes médiatico-émotionnelles puissamment relayées, l’ombre noire de sa proximité avec le plus puissant pays que le monde ait jamais connu enveloppe comme un linceul les corps raidis de journalistes mis en terre avec le droit des populations à connaître la vérité sur les crimes de guerre.

Même le lecteur le moins sagace détectera un grand mystère dans le manque de suspicion de RSF. Quand l’Armée US tire sur le siège de la radiotélévision yougoslave, sur le QG des journalistes à Bagdad, sur les journalistes non incorporés un peu partout, il ne vient pas à l’idée de RSF qu’il s’agit d’attaques délibérées contre la presse. Simples bavures, erreurs, maladresses, défaut d’information. On peut comprendre que, sur les champs de bataille, des bavures se produisent. Mais chaque journaliste tué par l’armée d’occupation a-t-il été victime d’un accident ? A l’évidence, si l’on en croit les témoins des cas que nous venons de citer, cette thèse est insoutenable pour un esprit de bonne foi.

Que pas une seule fois l’armée des Etats-Unis n’ait bombardé par erreur un ministère du pétrole, le siège d’une banque, un gazoduc ou un oléoduc, les locaux de médias amis, une ambassade d’un allié, ne suscite pas la moindre question sur le point commun de toutes les bavures : semblables à des actions volontaires mûrement réfléchies, elles n’affectent jamais les intérêts des Etats-Unis mais châtient les gêneurs réels ou potentiels.

Maxime Vivas

La face cachée de Reporters sans frontières (De la CIA aux Faucons du pentagone), par Maxime Vivas, (Aden Editions).


6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

6-1 Un appareil B-2 de l'US Air Force s'écrase…

Un bombardier stratégique B-2 de l'US Air Force s'est écrasé vendredi juste après son décollage, à Guam. Ses deux pilotes sont parvenus à s'éjecter de l'avion, a annoncé l'armée américaine. Les bombardiers stratégiques B-2 sont eux indétectables par la plupart des radars. Ils ont une autonomie de près de 11 000 kilomètres et coûtent près d'1,2 milliard de dollars l'unité. Ces appareils ont eux été utilisés lors de missions effectuées en Afghanistan, en Irak et en Serbie. (ats / 23 février 2008)


6-2 Harry Reid : "Nous ne pouvons pas dépenser un demi milliard de dollars chaque jour en Irak".

Les républicains du Sénat américain ont accepté de débattre d’un texte législatif qui couperait les fonds pour la guerre en Irak, estimant que ces discussions leur fourniront l’occasion de mettre en avant les progrès réalisés ces derniers mois sur le terrain. Ce débat "nous donnerait une chance de parler du progrès extraordinaire qui a été enregistré en Irak au cours des six derniers mois, pas seulement sur le plan militaire" mais aussi en ce qui concerne "la réconciliation civile" dans le pays, a avancé mardi le chef des républicains au Sénat Mitch McConnell. Les sénateurs se sont prononcés par 70 voix contre 24 pour entamer un débat sur le texte. Un vote définitif est attendu cette semaine ou la semaine prochaine.

Le chef de la majorité démocrate au Sénat Harry Reid s’est félicité de la tenue de ce débat. "En Irak, une guerre fait rage", a-t-il dit. Et d’ajouter : "les Américains doivent commencer à s’occuper des Américains", "nous ne pouvons pas dépenser un demi milliard de dollars chaque jour en Irak". Mardi 26 février 2008 – Al-oufok avec les agences de presse)


6-3 USA 2008 : la présidentielle....

McCain(républicain ) et Barack Obama(démocrate) se sont affrontés par meetings interposés sur la stratégie à adopter en Irak, en prélude à ce qui sera peut-être le duel de l'élection présidentielle américaine.L'impopulaire guerre en Irak, qui approche de son cinquième anniversaire, est l'un des principaux sujets de la campagne qui divisent les candidats. Les démocrates sont favorables à un retrait rapide des troupes tandis que le sénateur de l'Arizona martèle que cela reviendrait à une reddition et offrirait une victoire aux extrémistes islamistes.

Obama a déclaré lors du dernier débat télévisé avec Hillary Clinton que si Al Qaïda implantait une base en Irak après le départ des troupes américaines, "alors nous devrions agir de façon à protéger la patrie américaine et nos intérêts à l'étranger".

"J'ai des informations", a lancé McCain lors d'une réunion électorale dans une mairie au Texas. "Al Qaïda est en Irak. Cela s'appelle Al Qaïda en Irak. Mes amis, si nous partons, ils n'établiront pas une base, ils prendront le pays et je ne permettrai pas que cela se produise", a-t-il ajouté.

Il a toutefois été quelque peu contredit par le directeur du renseignement national, Michael McConnell, qui a déclaré mercredi devant les parlementaires américains qu'Al Qaïda en Irak avait subi de sérieux revers l'année dernière. L'organisation est toujours capable de "lancer des attaques meurtrières", mais elle a perdu des centaines de combattants qui ont été tués ou arrêtés, a-t-il dit.

Obama a riposté aux déclarations de McCain lors d'un meeting à Columbus dans l'Ohio en déclarant que le vétéran de la guerre du Viêtnam avait soutenu une guerre "qui n'aurait jamais dû être autorisée et qui n'aurait jamais dû être engagée". "J'ai des informations pour John McCain, il n'y avait rien qui ressemblait à Al Qaïda en Irak jusqu'à ce que George Bush et John McCain décident d'envahir l'Irak", a-t-il dit, déclenchant une salve d'applaudissements. Il a ensuite ironisé sur les déclarations du sénateur de 71 ans, qui a promis de retrouver Oussama ben Laden même s'il devait le suivre jusqu'aux "portes de l'enfer". "Pour l'instant, tout ce qu'il a fait c'est suivre George Bush dans une guerre malencontreuse en Irak", s'est moqué le jeune sénateur métis. Reuters - Andy Sullivan, version française Gwénaelle Barzic 27 février,

N° 337 - Journal d'Irak' La guerre dans la guerre'-22 au 28/02 (fin)

Sommaire (Fin) :

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

8-1 Il y a 17 ans : Le massacre d’Al-Amira à Bagdad ! Qui s’en souvent ?

9 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse

9-1 De Guernica à Arab Jabour : la banalisation de la guerre aérienne.

9-2 Samah Jabr : La torture se distingue des autres formes de traumas car elle est infligée par des humains et délibérée


8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 Il y a 17 ans : Le massacre d’Al-Amira à Bagdad ! Qui s’en souvent ?

Le 13 février 1991, il y a tout juste 17 ans, une bombe anti-bunker, « à l’intelligence moyenne, qui tue et enterre en même temps », selon l’expression du tunisien Omar Khayyam, a fait plus de 400 victimes civiles dans l’abri d’Al-Amiria à Bagdad.

Qui s’en souvient ?

Le moteur de recherche Google, le plus performant d’entre tous, ne reconnaît même pas le nom d’Al-Amiria et suggère aux curieux d’essayer avec l’orthographe « al hamra » à Bagdad et c’est à peine qu’il évoque ce massacre à deux ou trois reprises dans des textes récents. Il est vrai que depuis le massacre d’Al Amiria, des millions d’irakiens, enfants, femmes et vieillards, civils et combattants, ont trouvé la mort sous des bombes plus intelligentes, à fragmentation, à l’uranium appauvri, au napalm et au phosphore, ou d’une façon moins brutale et plus lente, par la malnutrition, la faim ou le cancer occasionné par l’uranium appauvri qui pollue l’eau, le sol et l’atmosphère pour des générations. En juin 1995, Le Monde diplomatique a publié un article indiquant que l'Institut pour la science et la sécurité internationale de Washington avait estimé à 300 tonnes le poids total de l'uranium contenu dans les obus tirés en Iraq. Les irakiens meurent de plus en plus aussi par le nouveau cancer des luttes interconfessionnelles, avec leur lot quotidien de voitures piégées, de massacres perpétrés par les escadrons de la mort et des assassinats ciblés…. ! Qu’est-ce donc que 400 morts dans un pays qui a enterré près de trois millions de ses enfants en 16 ans et où les vivants se sentent déjà en sursis? Il est tout de même utile de rappeler les faits tels que relatés dans ce papier, traduit de l’arabe, de l’irakien Mohamed Bessam Youssef.

Ahmed Manai

Origine :http://www.iraqirabita.org/index3.php?do=article&id=7474/

« Il y a 17 ans, le mardi 13 février 1991 à 4 heures 30, avec les premières lueurs de l’aurore, deux violentes explosions se firent entendre à l’intérieur de l’abri al-amiria à Bagdad, faisant 408 morts, des enfants, des femmes et des vieillards, victimes d’un bombardement prémédité et bien calculé de l’aviation de la superpuissance américaine. Tous les martyrs étaient des civils. Ils avaient fui les bombardements sauvages de leurs quartiers, des ponts, des routes et des voitures en circulation, par l’armée du pays qui se gargarise de défendre les droits de l’homme, de protéger les civils innocents et de respecter les lois de la guerre et de la paix, pour se réfugier dans cet abri supposé à l’épreuve des bombes. Tous ont péri par traîtrise : 260 femmes, 52 bébés dont le plus jeune avait à peine 7 jours et 90 enfants et vieillards entre 3 ans (le cas de l’enfant Ahmed Alamr), et 93 ans (le cas de Dhoul Fikar). On ne retrouva que 314 cadavres, passablement reconnaissables et des lambeaux de chair, des flaques de sang des 94 autres victimes.

L’abri d’Al Amiria était conçu pour protéger les fugitifs, enfants et femmes notamment, des armes non conventionnelles, chimiques, bactériologiques et des radiations nucléaires. Ses murs, en béton armé, avaient une épaisseur de 1,50 m et sa porte principale, en acier, pesait 5 tonnes. Il était censé protéger aussi contre les effets de la terreur des bombes et des bruits assourdissants de la guerre, si bien, qu’après le bombardement, l’abri a rendu inaudible les cris et les plaintes des suppliciés. Le massacre fut à la mesure de la sauvagerie des agresseurs américains » !

« Le 13 février 1991, à l’heure où le Muezzin appelait à la prière de l’aurore à Bagdad et où « le monde libre », c’est ainsi qu’il s’est autoproclamé, dormait d’un sommeil paisible, bercé par la certitude de la victoire du loup sur l’agneau, des centaines d’enfants et de femmes agonisaient et mouraient par suffocation ou par le feu, sans même pouvoir faire entendre leurs cris et leur douleur. Des familles entières furent ainsi décimées, des familles irakiennes bien sûr, mais aussi des syriennes et des palestiniennes. L’abri Al Amiria était un modèle réduit de ce qu’était Bagdad à l’époque, une ville ouverte à tous les arabes et où chacun avait les mêmes droits et les mêmes devoirs. C’est ainsi que Oummou Aymen, la syrienne, y trouva la mort avec 9 de ses enfants et petits enfants, à côté de Adiba, la palestinienne et les siens et toute la descendance de Oummou Ghaïdâa, l’irakienne et tant d’autres.

Cette dernière raconte : « j’ai perdu dans l’abri Al Amiria mes 9 enfants, garçons et filles. Je croyais qu’en les y amenant, ils seraient à l’abri des bombardements sauvages des américains. Depuis, j’ai perdu jusqu’au souvenir de mon nom, lui aussi a trouvé le martyr. Depuis, on m’appelle la mère de Ghaïdâa, la martyre. C’était ma fille aînée, âgée de moins de 13 ans. Le jour du massacre, on m’avait déconseillé d’y aller parce qu’il n’y avait rien à reconnaître. Mais je suis passée outre leurs conseils, leur rétorquant que j’étais une mère et que si je n’arrivais pas à distinguer leurs traits, j’arriverai quand même à les sentir. Ce sont mes enfants, une part de moi-même, mon cœur …je les reconnaîtrais sûrement !

Une autre mère irakienne raconte: « j’ai cherché vainement ma fille et puis soudain, j’ai aperçu son oreiller calciné. Je n’ai rien trouvé d’autre d’elle. J’avais espéré trouver d’elle une chaussure, un cahier ou même un lambeau de chair, n’importe quoi, qui me renvoie son odeur. Elle s’était simplement volatilisée ».

Une troisième mère raconte : « je cherchais mon enfant comme une folle. Mon fils n’était ni officier, ni conducteur de char, ni combattant. Il n’était même pas sur un site militaire ou au front. Il était dans un abri…à Al Amiria !

Abdel Krim Abdallah qui était dans les équipes de secours, raconte: « au troisième jour après le massacre et alors que nous étions en train d’enlever les débris et de nettoyer les murs du sang, des lambeaux de chair et d’organes humains (des yeux, des oreilles …) qui collaient, nous avons trouvé le cadavre calciné d’une femme auquel collait celui de son nourrisson, lui aussi calciné, surpris par la mort alors qu’il tétait le sein de sa mère » !

« Qu’aurai-je à ajouter, sinon que, si les arabes et les musulmans n’avaient pas gardé le silence sur ce massacre, perpétré il y a 16 ans, les américains n’auraient jamais eu l’audace d’essayer de transformer tout l’Irak, aujourd’hui, en une sorte d’abri Al Amiria et leurs agents et milices criminelles n’auraient jamais tenté de se déchaîner sur Bagdad et l’ensemble de l’Irak, avec toute la barbarie qui est la leur ».

Mohamed Bessam Youssef

Publié par femmirakiennes

Monday, February 18, 2008


 9 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

9-1 De Guernica à Arab Jabour : la banalisation de la guerre aérienne.

Tom Engelhardt :

Peut-être le moment est-il venu pour Seymour Hersh d’aller y voir à nouveau.

Ou pour la communauté mondiale de l’Internet de se saisir du sujet.

Peut-être, tôt ou tard, les journalistes des grands médias américains en Irak (et leurs rédacteurs en chefs aux États-Unis) finiront effectivement par tourner leurs regards vers le ciel, y remarqueront ces traînées laissées par les jets, constateront l’impact de ces bombes et de ces missiles de « précision », et se demanderont si l’on a réellement à faire à une période monotone et routinière lorsque l’US Air Force lâche 50 tonnes d’explosifs sur une zone agricole aux portes de Bagdad. Peut-être des artistes commenceront à nouveau à exprimer leur indignation sur la vraie nature de la guerre aérienne dans des oeuvres d’art, dont une au moins deviendra iconique et voyagera à travers le monde pour nous rappeler simplement ce que la « libération » d’Irak, après 5 ans, a vraiment signifié pour les irakiens.

Extraits

L’abc de la guerre aérienne en Irak

Considérons un instant la puissance aérienne américaine en Irak et rassemblons quelques informations rarement rapprochées. Ces dernières années, le Pentagone a investi des milliards de dollars pour construire les infrastructures nécessaires au déploiement de sa puissance aérienne en Irak et alentour. Pour commencer, il a construit l’une de ses plus grosses bases de toute la planète hors États-Unis à environ 80 kilomètres au nord de Bagdad.

La base aérienne de Balad a été décrite par Newsweek « comme une mini-ville rectangulaire de 10 kilomètre de côté avec des milliers de remorques et de dépôts de véhicule », dont l’aéroport accueille 27 500 décollages et atterrissages par mois. Réputée venir en « seconde place seulement sur l’échelle du trafic mondial après l’aéroport Heathrow de Londres », elle pourrait supporter un trafic semblable à l’aéroport international O’Hare de Chicago. Avec environ 140 000 tonnes de marchandises par an, la base est l’aéroportle plus fréquenté parmi ceux relevant de par le monde du Département de la Défense. C’est également la résidence d’environ 40 000 personnels militaires, contractuels privés et employés civils du Pentagone. Elle possède ses propres lignes de bus, ses établissements de restauration rapide, ses rues, ainsi que deux « PX », ces supermarchés réservés aux militaires qui ont la taille des implantations de K-Marts, la chaîne de grande distribution américaine. Selon Thomas Ricks du Washington Post, elle possède également des quartiers résidentiels comme “KBR-land’ pour les contractuels civils et “CJSOTF” (Force d’opération spécial combinée), « résidence d’une unité d’opérations spéciales, dissimulée par des murs particulièrement hauts ». Les contrôleurs aériens de la base voient gèrent quotidiennement « plus de 550 opérations aériennes pour un seul jour ». Pour un montant qui se chiffre en milliards de dollars, les pistes de Balad et les autres équipements ont été modernisés - et continuent de l’être, pour plusieurs années d’utilisation intensives. Selon la presse militaire, la rénovation devrait commencer ce mois-ci avec un système ultra-moderne de contrôle et de commandement du champs de bataille qui intégrera toute la gestion du trafic aérien au-dessus de l’Irak. Le correspondant à la Défense de la National Public Radio, Guy Raz a effectué une visite de la base l’année dernière et l’a qualifiée en ces termes : « un immense site de construction..., les bruits des chantiers et les vrombissements des générateurs accompagnent partout les visiteurs. Vue de nuit depuis le ciel, la base ressemble à Las Vegas : Alors que les villages aux alentours ne reçoivent que 10 heures d’électricité par jour, les lumières ne s’éteignent jamais sur la Base aérienne de Balad ». Cette construction aux dimensions gigantesques a été conçue pour un usage à long terme.

Au même moment, les unités aériennes étaient de plus en plus concentrées dans et autour de l’Irak. Par exemple, à la mi-2007, Associated Press rapportait déjà : « Des escadrilles d’attaque sont venues s’ajouter à la flotte déjà basée dans le pays. La force de reconnaissance aérienne a été pratiquement doublée depuis l’année dernière. De puissants bombardiers B1-B ont été rappelés au combat sur l’Irak... Plus tôt cette année, l’Air Force a envoyé discrètement une escadrille d’avions d’attaque A10 “Warthog”, soit une douzaine ou plus d’appareils, qui seront déployés à la base aérienne d’Asad dans l’ouest de l’Irak. Dans le même temps, elle a ajouté une escadrille de F-16C Fighting Falcon... à Balad ».

Dans le même temps, l’an passé, des porte-avions accompagnés des navires de leurs groupes de combat on été stationnés dans le Golf Persique et les équipements des sites proches de Bagdad comme l’énorme base d’Al-Udeid au Qatar continuent d’être modernisés. La description de cet accroissement des forces ne dit pourtant pas tout sur l’intensification de la guerre aérienne. Lolita Baldor de Associated Press a récemment rapporté que « L’utilisation par les militaires des drones qui savent espionner, chasser et parfois tuer des insurgés a dépassé les 500 000 heures de vol, la plupart au dessus de l’Irak. » L’utilisation de ces « engins aériens sans pilote » (UAV), incluant des Predators armés de missile Hellfire, a doublé au cours des dix premiers mois de 2007- les heures de vol des Predators augmentant de 2000 à 4300. selon Baldo. L’armée de terre à elle seule dispose maintenant de 361 drônes actifs en Irak. A l’avenir, ils devraient être beaucoup plus nombreux. Les portes parole militaires américains et les membres du gouvernement ont pendant des années stigmatisé les insurgés irakiens et afghans, leur reprochant de se cacher derrière les populations civiles, et les accusant à la fois d’immoralité et de lâcheté. Quand de tels portes parole admettent infliger des « dommages collatéraux » sur les populations civiles, ils reprochent aux combattants d’utiliser les civils en « boucliers ». Et tout cela est régulièrement et consciencieusement relaté par notre presse. Par contre, personne ici ne considère l’utilisation de drones de la même façon, tandis que les UAVs comme les Predators ou le plus récent Reapers, beaucoup plus lourdement armé, sont généralement pilotés par des opérateurs stationnés sur des consoles informatiques situés par exemple à la base Nellis de l’Air Force à proximité de Las Vegas. C’est de là qu’ils lancent leurs missiles contre des « force anti-irakiennes » ou contre des talibans, entraînant des morts civiles en Irak comme en Afghanistan.

Ainsi que le disait un pilote américain qui a tiré des missiles de Predator de Nellis : « Je reviens de la gym et je pénètre en Afghanistan, ou en Irak... Ça prend du temps de s’y habituer. A Nellis, vous devez vous rappeler constamment, “je ne suis pas à Nellis. Quoi que ce soit ce que je faisais il y a 30 minutes, comme parler à ma banque, ça n’est plus important. »

Au reporters américains, cela ne semble n’être ni lâche, ni en aucun cas barbare, juste tout ce qu’il y a de plus normal. Personne ne dit que ces pilotes se cachent dans des déserts éloignés ou parmi la population civile des joueurs du Caesar’s Palace. Quoi qu’il en soit, l’équation qui sous tend cette situation est celle-ci : militairement, les forces américaines, utilisées à l’excès, ne peuvent pas soutenir l’effort de l’escalade sur le terrain beaucoup plus longtemps. La plupart des 30 000 hommes, si ce n’est tous, qui ont déferlé en Irak dans la première moitié de 2007 vont bientôt rentrer au pays. Mais la force aérienne restera. Le personnel de l’Air Force dans la région est déployé selon un planning de rotations courtes. Au Vietnam, à la fin des années 60 et au début des années 70, au moment où les troupes au sol étaient évacuées, la puissance aérienne augmentait. Il semble que ce soit le même schéma à nouveau. Il y a toutes les raisons de croire que ce schéma décrive le futur de la présence américaine en Irak.

De la Barbarie à la Norme

La guerre aérienne n’est tout simplement pas visible pour la plupart des américains qui dépendent des médias de masse. C’est en partie parce que les reporters américains qui couvrent tous les autres types d’engagements en Irak refusent simplement de lever le nez.

Il ne faut donc pas être surpris que la possibilité d’une escalade de la guerre aérienne ait été évoquée en premier par un journaliste qui n’avait jamais mis les pieds en Irak ni de ce fait s’être interdit de tourner son regard vers le ciel. Dans un article de décembre 2005, titré « Haut dans le ciel », le journaliste d’investigation Seymour Hersh suggéra qu’un « élément clé de tout plan de désengagement, pourtant ignoré dans les déclarations publiques du Président, était que le départ des troupes américaines serait compensé par la puissance aérienne américaine... Le danger , me disaient des experts militaires, était que tandis que le nombre des pertes américaines se réduirait avec le retrait des troupes au sol, le degré général de violence et le nombre de pertes irakiennes augmenterait, à moins qu’il y ait un contrôle rigoureux de qui bombarde quoi. » Après que Hersh ait publié son article, le silence fut assourdissant. Que je sache, un seul reporter, est allé à bord d’un avion - David S. Cloud du New York Times, qui a volé dans un B-1 d’un « aéroport du Moyen-Orient » non identifié, lors d’une mission en Afghanistan. Thomas Ricks s’est rendu dans la base aérienne de Balad et fit un excellent rapport en 2006, mais aucun reporter ne semble avoir pris la peine de discuter avec des pilotes américains, et aucun des résultats des bombardements, tirs de missile, mitraillages à basse altitude n’a vraiment été enregistré dans la presse. La guerre aérienne est encore largement reléguée à des évocations sommaires de raids, basées sur les communiqués de presse et les annonces du Pentagone dans des résumés des nouvelles quotidiennes en provenance d’Irak.

Au vu de l’histoire militaire américaine depuis 1941, il y a là quelque chose d’étrange. Une patrouille de marine saccageant un village irakien peut en effet faire un titre ; mais des bombes américaines ou des missiles mettant une partie de la ville en ruine ou les mitrailleuses d’un hélicoptère dévastant un village est, au mieux, un sujet noyé dans la masse — un paragraphe ou deux comme dans ce reportage AP sur les récents combats dans une partie indubitablement dense de la ville de Mosul : « Un officier, s’exprimant sous anonymat car il n’a pas été autorisé à divulguer cette information, déclare que trois civils ont été blessés et que des hélicoptères ont bombardé des immeubles dans le quartier Sumar au sud-est, lieu de fréquentes attaques contre les forces US et irakiennes, ce qui les a amené à y conduire une série de raids ».

Les résultats dévastateurs et prévisibles d’hélicoptères « bombardant » un quartier urbain dans une grande ville irakienne, si ils sont rapportés, seront traités simplement comme un « dommage collatéral, » allant de soi durant la guerre telle que nous la connaissons. Chez nous, ce qui était auparavant la barbarie de la guerre aérienne, sa véritable horreur, a été transformé en une monotonie ordinaire (ceci à condition bien entendu de n’être ni afghan ni irakien pris sous ces bombes), qui ne fait l’objet que de communiqués de presse de l’Air Force largement ignorés. C’est tout aussi insignifiant (et tout aussi américain) qu’une tarte au pomme, et ne mérite certainement pas d’être raconté à maman et aux enfants.

Peut-être le moment est-il venu pour Seymour Hersh d’aller y voir à nouveau. Ou pour la communauté mondiale de l’Internet de se saisir du sujet. Peut-être, tôt ou tard, les journalistes des grands médias américains en Irak (et leurs rédacteurs en chefs aux États-Unis) finiront effectivement par tourner leurs regards vers le ciel, y remarqueront ces traînées laissées par les jets, constateront l’impact de ces bombes et de ces missiles de « précision », et se demanderont si l’on a réellement à faire à une période monotone et routinière lorsque l’Air Force US lâche 50 tonnes d’explosifs sur une zone agricole aux portes de Bagdad. Peut-être des artistes commenceront à nouveau à exprimer leur indignation sur la vraie nature de la guerre aérienne dans des oeuvres d’art, dont une au moins deviendra iconique et voyagera à travers le monde pour nous rappeler simplement ce que la « libération » d’Irak, après 5 ans, a vraiment signifié pour les irakiens. D’ici là, accrochez vous. La guerre aérienne continue.

Tom Engelhardt, Tom Dispatch, 29 janvier 2008


9-2 Samah Jabr : La torture se distingue des autres formes de traumas car elle est infligée par des humains et délibérée
 Extraits

Tortures et psychopathologie

L’exposé ci-dessus traite d’un cas de début tardif de psychose affective, avec une idéation délirante paranoïaque et les symptômes d’une dépression majeure. C’est une maladie que nous rencontrons souvent chez les anciens prisonniers politiques qui furent soumis à des tortures physiques et psychologiques. Kaplan et Sadock (2003) indiquent que « la torture se distingue des autres formes de traumas car elle est infligée par des humains et délibérée ». Les recherches de Kaplan et Sadock ont révélé une fréquence de 36 % d’ESPT (état de stress post-traumatique) chez les survivants à la torture, ainsi qu’un taux élevé de dépression et d’angoisse. Comme autres maladies psychologiques communes, il y a la somatisation, les symptômes obsessionnels compulsifs, l’hostilité, la phobie, l’idéation paranoïaque et des épisodes psychotiques.

La torture a pour but d’accroître la suggestibilité de la personne torturée, d’altérer son jugement et sa capacité à s’opposer par des arguments logiques à ceux qui l’interrogent, et de semer la confusion dans ce qu’elle admet et ce qu’elle nie. Dans son livre Problème de la torture : les interrogatoires de la CIA , de la Guerre froide à la guerre contre le terrorisme, McCoy analyse une recherche commanditée par la CIA auprès de l’université McGill [Montréal] et réalisée par le Dr Donald Hebb. Pour cette étude, 22 étudiants de la faculté ont été placés dans des petites cabines insonorisées, portant des lunettes protectrices translucides, des gants épais, avec un oreiller en forme de U autour de la tête. La plupart des sujets se sont retirés de l’étude dans les deux jours, tous ont eu des hallucinations et subi « une dégradation de leur capacité à penser avec méthode ; les sujets étaient tellement affamés qu’ils étaient prêts même à une interaction avec leur interrogateur. » rapporte McCoy. Quoique la torture institutionnalisée tende à être subtile et facilement dissimulable, elle n’en vise pas moins à troubler les besoins psychologiques, à provoquer des dommages profonds aux structures psychologiques et à briser les bases des fonctions intellectuelles normales.

La torture peut pénétrer et détruire la conviction des sujets à être autonomes en tant qu’êtres humains, elle peut anéantir leurs présomptions d’intériorité, de vie privée, d’intimité. Dans Ethique de l’indicible : les survivants à la torture en traitement psychanalytique, Beatrice Patsalides décrit comment, à la suite de tortures, le décalage entre le « je » et le « moi » s’accentue, et comment l’épaisseur entre le « moi » et le « toi » disparaît.

La torture implique l’usage délibéré d’agressions extrêmes, notamment de fortes douleurs physiques, conduisant à des douleurs psychologiques telles que la peur paralysante de la douleur et de la mort, la confusion par une envie non satisfaite, la transgression des normes sociales ou sexuelles et l’isolement prolongé. Des techniques telles que la cagoule pour la désorientation sensorielle, la nudité forcée, la position debout forcée, les douches froides et le bandage des yeux, ou impressionner les détenus avec des chiens de l’armée, leur refuser la nourriture et l’eau, les asperger d’urine ou de matières fécales, sont fréquemment signalées. Parfois, ces traitements dégradants se retrouvent en contradiction nette avec la gentillesse simulée, le faux favoritisme et le traitement spécial royal qui visent à abuser davantage le sujet et à l’amener à la construction d’une personnalité et d’une conviction aliénées, incohérentes ou discréditées. Quand les besoins physiologiques de la personne torturée sont maîtrisés par le tortionnaire et autorisés à ne s’exprimer que de façon auto-dégradante et déshumanisante, quand un sentiment de honte, de nullité et de dépendance est injecté par un tiers condescendant, cruel, alors, cela peut provoquer chez le sujet une régression psychologique du fait de l’apport d’une force extérieure supérieure pesant sur sa volonté - à lui ou à elle - de résister.

Dans son évaluation sur les victimes de la torture et d’autres mauvais traitements pendant les guerres du Balkan, Basoglu a établi que la torture psychologique était aussi néfaste que la torture physique, et qu’elle conduisait de la même manière à des taux élevés de dépression et d’ESPT. Ce qui importait surtout était le degré à partir duquel la victime ressentait une perte de contrôle. La perte du contrôle de sa propre vie et de son propre corps, causée par la torture, est souvent exacerbée par l’incrédulité que ressentent de nombreux sujets ayant été soumis à la torture, quand ils essaient d’exprimer ce qu’il leur a fallu traverser, surtout s’ils sont incapables de montrer des cicatrices ou d’autres preuves « objectives » de leur expérience personnelle de la douleur. La torture peut aussi modifier le type de leur relation avec la réalité et le sens d’eux-mêmes. Longtemps même après que la torture réelle ait cessé, certaines victimes se sentent mises à l’écart, incapables de communiquer, d’établir une relation, de s’attacher ou de s’identifier à d’autres. Leur confiance s’est érodée, leurs relations les plus proches et le réseau de toute une vie de ceux qui les ont soutenues sont bouleversés.

Comme nous l’avons vu, un certain nombre de dysfonctionnements sont attribués à la torture, tels l’ESPT, la psychose, la dépression et l’angoisse. Dans l’exercice de ma profession, la psychopathologie déclanchée par la torture peut varier dans un large spectre, depuis des symptômes plus imperceptibles - comme la fadeur émotionnelle, le repli social, les micro-épisodes psychotiques, le disfonctionnement sexuel et les souvenirs d’évènements traumatiques qui s’immiscent sous la forme de cauchemars, de flash-back, ou d’associations pénibles - jusquà des symptômes graves - comme les troubles de mémoire, les hallucinations, l’incapacité à garder des relations de longue durée ou même simplement intimes, et les changements persistants dans la sensibilité et l’affect.

J’espère que mes observations pourront servir de précurseur à une étude pilote qui permettrait d’évaluer la fréquence de la psychopathologie chez les anciens prisonniers palestiniens, comparés à une population qui n’a pas connu la prison et à des populations d’anciens prisonniers dans d’autres contextes conflictuels.

Samah Jabr

vendredi 22 février 2008.

Impuls Journal of Psychology
La psychopathologie suite à emprisonnements et tortures vendredi 22 février 2008
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Samah Jabr est médecin psychiatre palestinienne, elle vit dans Jérusalem occupée et y travaille au sein d’une clinique psychiatrique qu’elle a créée.

Elle est francophone et donne des conférences pour envisager d’autres perspectives et sortir de la situation actuelle de la Palestine.

Cet article est paru en version anglaise dans le dernier numéro de Impuls Journal of Psychology, la plus ancienne revue de psychologie des pays nordiques. –

Traduction : JPP

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Références :

Basoglu, M. et al. (2005). Psychiatric and cognitive effects of war in former Yugoslavia  : Association of Lack of Redress for Trauma and Posttraumatic Stress Reactions : JAMA 294 (5), pp. 580-590.

Gelder, M. et al. (2000). Oxford Textbook of Psychiatry, Third Edition. Oxford University .

Press : New York .. Kaplan & Sadock, (2003). Synopsis of psychiatry, Behavioral sciences, and Clinical Psychiatry, Ninth Edition. Philadelphia  : Lippincott Williams & Wilkins.

McCoy A., (2006) A Question of Torture : CIA Interrogation, from the Cold War to the War on Terror. Owl Books.

Patsalides, B. M. (1999). Ethics of the Un speakable : Torture Survivors in Analytic Treatment. The Journal of the Northern California Society for Psychoanalytic Psychology, Vol. 5 (1).

Vaknin. S. (2005). The Psychology of Torture : Global Politician - (5 June)

N° 337 - Journal d'Irak' La guerre dans la guerre'-22 au 28/02 (fin)

Sommaire (2eme suite) :

6-4 La lutte contre Al-Qaeda en Irak.

6-5 Le soldat israélien ayant brandi le drapeau de son pays en Irak  trouve la mort dans l'explosion de sa Jeep.

6-6 Tom Engelhardt : 2008 a débuté de façon retentissante, littéralement, avec ces 50 tonnes de bombes lâchées au sud-est de Bagdad.

6-7 Marché de l’armement : Les dépenses militaires de la planète ont explosés.

6-8 Michel cabrol : La plupart des pays de la planète augmentent à vue d’œil leurs dépenses militaires

7 Dossiers

7-1 Point de vue de Joseph Stiglitz et Linda Bilmes : La guerre de trois billions de dollars.

7-2 Point de vue de Tony Karon : Chéri, j’ai rétréci la superpuissance.

7-3 Point de vue de Joëlle Pénochet : L’agriculture millénaire irakienne détruite par les transnationales agro-alimentaires étatsuniennes.


 6-4 La lutte contre Al-Qaeda en Irak.

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants ….

Les services secrets iraniens «sabotent» le travail des groupes qui luttent contre les opérations de la branche irakienne d'Al-Qaeda, a affirmé mercredi le chef du renseignement irakien.

Les «forces du réveil», ou encore les «fils de l'Irak», sont des groupes mobilisés depuis septembre 2006 avec le soutien financier américain pour lutter contre les affiliés d'Al-Qaeda en Irak.
Au nombre de 130, ils regroupent 80 000 combattants, selon les estimations américaines.

Le premier de ces groupes, dont les membres sont payés 300 dollars par mois, avait été lancé par des chefs tribaux de la province d'Al-Anbar (ouest), en septembre 2006.
Dans son communiqué, M. Chahwani «souligne la nécessité pour le peuple irakien de faire preuve de vigilance par rapport à ces activités» incriminées. Il appelle les forces irakiennes «à consolider les gains de sécurité réalisés en Irak et qui bénéficient à tous les citoyens».
   Le mercredi 27 février 2008 Agence France-Presse Bagdad


6-5 Le soldat israélien ayant brandi le drapeau de son pays en Irak  trouve la mort dans l'explosion de sa Jeep.
Selon le journal israélien, Mâariv, le premier soldat israélien ayant brandi le drapeau de son pays en Irak,lors de l'occupation, a trouvé la mort quand sa Jeep a
percuté une charge explosive à Bagdad, la semaine dernière.
Le soldat, Ami Haï Bitoun est mort sur le coup. Selon le journal, le soldat s'était porté volontaire pour combattre dans les rangs américains en Irak, précisant qu'il fut le premier à brandir le drapeau d'Israël en Irak.
Il convient de rappeler qu'Israël a été l'un des premiers pays à participer à l'occupation de l'Irak mais d'une manière discrète. Après l'occupation du pays, des flots d'israéliens arrivèrent en Irak. Se fondant sur des indiscrétions de leur ministère des affaires étrangères, les médias israéliens ont souvent signalé que des israéliens d'origine irakienne et des hommes d'affaires font souvent le voyage à Bagdad et
que cela est devenu un phénomène relativement courant.
http://islammemo.cc/article1.aspx?id=60118/
http://rsistancedespeuples.blogspot.com/


6-6 Tom Engelhardt : 2008 a débuté de façon retentissante, littéralement, avec ces 50 tonnes de bombes lâchées au sud-est de Bagdad.

Comme Josh White du Washington Post l’écrivait récemment dans l’un des articles relativement rares (et peu incisifs) traitant de l’utilisation de la puissance aérienne en Irak, il y a eu 5 fois plus de frappes en 2007 qu’en 2006 ; et 2008 a débuté de façon retentissante, littéralement, avec ces 50 tonnes de bombes lâchées au sud-est de Bagdad. Ce chiffre semble inclure les 20 tonnes de bombes qui ont fait les gros titres pour avoir été larguées en à peu près 10 minutes sur la zone d’Arab Jabour la semaine précédente, mais pas les 8 tonnes de bombes que White déclare avoir été utilisées au nord de Bagdad à la même période environ ; ni évidemment les 7,5 tonnes de bombes visant Arab Jabour plus récemment. (Et aucun de ces chiffres ne semble inclure ceux qui relèvent des opérations menées par les Marines [1], qui n’ont évidemment pas été publiés.) Comment pourrait-on oublier l’attention extrême qui a été portée sur la stratégie d’escalade du Président au début de l’année dernière ? Mais quel média a, ne serait-ce que noté, même récemment, ce que Bob Deans du Cox News Service a qualifié d’ “escalade aérienne” qui a accompagné les 30 000 troupes en renfort dans la capitale irakienne et alentour ?


6-7 Marché de l’armement : Les dépenses militaires de la planète ont explosés.

Seul un petit cercle de pays se partagent aujourd’hui le marché de l’armement à l’exportation. Entre 1996 et 2006, cinq grands pays exportateurs réalisaient 90% des ventes mondiales : Etats-Unis, Royaume-Uni, Russie, France et israël. En 2006, ils ont accaparé 88% des exportations mondiales.

Les États-Unis se sont taillés la parti du lion avec 55% des exportations mondiales, suivis de leurs fidèles alliés le Royaume Uni (14%) et de la Russie (9,6% et 8% sur la période 1995-2006), dont les ventes d’armes progressent régulièrement depuis 2000. Au quatrième rang la France (5,9%), est talonnée par Israël (5,3%). très présente dans le domaine de l’électronique, des drones et des missiles tactiques, l’industrie israélienne est un concurrent actif, en particulier en asie, notamment à Singapour et en Inde, où il est le deuxième fournisseur des forces armées, et en Europe de l’Est. Mais des nouveaux venus comme l’Afrique du Sud, le brésil, la Chine , la Corée du Sud, le Pakistan et l’inde commencent à marcher sur leur plates-bandes et à grignoter leur part de marché.

Parallèlement, cinq pays ont acheté un tiers des armes exportés (Arabie saoudite, Emirats arabes unis, inde, Grèce et Turquie). Tous les observateurs prédisent que le marché de l’armement va rester sur une pente ascendante. Notamment avec le renouvellement de certains grands équipements, dont les flottes d’avions de combat.

Mais aussi en raison de nouvelles stratégies. Les états-majors ont repensé leurs équipements à la suite des guerres au Kosovo, en Afghanistan et en irak. A la place des chars, des hélicoptères d’attaques, les stratèges privilègient aujourd’hui “des matériels beaucoup plus mobiles et aérotransportables”.

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6063


6-8 Michel cabrol : La plupart des pays de la planète augmentent à vue d’œil leurs dépenses militaires.

La plupart des pays de la planète augmentent à vue d’œil leurs dépenses militaires. Tous, sauf les pays de l’Union Européenne (UE), dont la France. En 2006, elles se sont élevées à 1.204 milliards de dollars, selon le SPIRI (Stockholm International Peace Research Institute), qui fait référence en la matière.

Soit 2,5% du produit intérieur brut (PIB) mondial.

Ce montant n’avait pas été atteint depuis 1988, époque de la fin de la guerre froide. Cela représente une hausse des dépenses de 3,5% par rapport à 2005, et de 37% entre 1997 et 2006. Dans la région Asie-pacifique, l’Inde, la Chine le Japon, l’Australie rivalisent dans leurs dépenses militaires.  Au Moyen-Orient, tous les pays à l’exception du Qatar, profitent de la manne pétrolière et gazière pour renforcer leurs forces armées.

C’est aussi le cas au Maghreb, où l’Algérie, la Libye et le Maroc sont les principaux artisans de l’envolée des dépenses dans la région. Les pays d’Amérique du Sud augmentent également leurs dépenses militaires, même si cela est de façon plus modeste. Dans ce contexte d’escalade, les ventes d’arme se sont envolées. Entre 1996 et 2005, les livraisons mondiales d’arme s’étaient stabilisées autour de 55 milliards d’euros. En 2006, le volume des livraisons a grimpé à 67 milliards. Soit un bond de 21,8%”"cette progression correspond à des acquisitions d’armements de nouvelles générations qui sont des matériels plus sophistiqués et donc plus chers qu’auparavent”, expliquet-on à Paris (1).

En 2006, le marché s’est essoufflé alors qu’il a été soutenu pendant la période 1996-2005″.

Pour 2007, la tendance reste toujours à la hausse. Thales confirme le grand retour de l’exportation dans le domaine de la défense “2007 a été une bonne année, a affirmé en janvier Denis ranque son PDG. Toutes les régions du monde accroissent leur effort, à l’exception de l’Europe. Michel cabrol (pour la tribune mardi 19 février)  Publié 2008 février J économie.

Cet article qui est dans la page business et stratégie et qui n’est pas ouverte au lecteur de l’édition digitale mais aux seuls abonnés semble avoir été produit en réponse à un livre blanc sur la défense à paraître en france. Ce livre blanc reflète la nouvelle position du président et qui était à l’origine de son conflit avec Chirac. Sarkozy exige depuis son passage à bercy des économies budgétaires sur la défense. L’article de la tribune est destiné à faire comprendre que nous sommes dans un monde dangereux où des conflits à haute intensité peuvent intervenir. Ensuite qu’avec la rigueur budgétaire prévue lors de la prochaine loi de programmation nous risquons de perdre définitivement par rapport au Royaume-Uni et de surcroît il risque d’y avoir tout un nouveau matériel performant que nous ne pourrions atteindre. Donc cet article insiste sur certains aspects dangereux de la rigueur budgétaire pour l’industrie de l’armement, il n’en demeure pas moins intéressant. (Note de Danielle Bleitrach)

20 février 2008



7 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteursmais doit être vu comme information

7-1 Point de vue de Joseph Stiglitz et Linda Bilmes : La guerre de trois billions de dollars.
Le coût des conflits d'Irak et d'Afghanistan,ont augmenté dans de proportions stupéfiantes
The three trillion dollar war The cost of the Iraq and Afghanistan conflicts have grown to staggering proportions Joseph Stiglitz and Linda Bilmes
Traduction : Google.
L'administration Bush a eu tort au sujet des avantages de la guerre et qu'il était erroné quant aux coûts de la guerre. Le président et ses conseillers ont attendu un rapide, peu coûteux conflit. Au lieu de cela, nous avons une guerre qui coûte plus que quiconque ne l'aurait imaginé.
Le coût direct des opérations militaires américaines - pas même y compris les coûts à long terme tels que la prise en charge des anciens combattants blessés - le coût dépasse déjà les 12 ans de guerre au Vietnam et représente plus du double du coût de la guerre de Corée.
Et, même dans le meilleur des cas, ces coûts sont projetés à près de dix fois le coût de la première guerre du Golfe, près d'un tiers de plus que le coût de la guerre du Vietnam, et deux fois celle de
la Première Guerre mondiale. La seule guerre dans notre histoire, dont le coût a été la Seconde Guerre mondiale, lorsque 16,3 millions ont combattu les troupes américaines dans une campagne de durée de quatre ans, pour un coût total (en dollars de 2007, après ajustement pour l'inflation) d'environ 5 milliards de dollars (soit 5 millions de dollars Millions de dollars, soit 2,5 millions de millions de livres sterling). Avec pratiquement la totalité des forces armées engagé dans la lutte contre les Allemands et les Japonais, le coût par homme (en dollars d'aujourd'hui) était inférieur à 100000 $ en dollars de 2007. En revanche, la guerre en Irak coûte à la hausse de 400000 $ par homme.
La plupart des Américains n'ont pas encore sentir ces coûts. Le prix en sang a été payé par nos militaires et volontaires embauchés par des entrepreneurs. Le prix en trésor est, en un sens, été entièrement financée par l'emprunt. Les taxes n'ont pas été soulevées à payer pour cela - en fait, les impôts sur les riches ont effectivement baissé. Déficit budgétaire donne l'illusion que les lois de l'économie peut être abrogée, que nous pouvons avoir les deux fusils et du beurre. Mais bien sûr, les lois ne sont pas abrogées. Les coûts de la guerre sont réelles, même si elles ont été reportées, peut-être à une autre génération.

A la veille de la guerre, il y avait des discussions des coûts probables. Larry Lindsey, le président Bush et le conseiller économique du chef du Conseil national de l'économie, a suggéré qu'ils pourraient atteindre 200 milliards de dollars. Mais cette estimation a été rejetée comme «baloney» par le secrétaire à la Défense , Donald Rumsfeld. Son adjoint, Paul Wolfowitz, a estimé que la reconstruction d'après-guerre pourrait payer pour lui-même grâce à un accroissement des recettes pétrolières. Mitch Daniels, le Bureau de la gestion et du budget directeur et du secrétaire Rumsfeld, les coûts estimés de l'ordre de $ 50 à $ 60 milliards, dont une partie qu'ils croyaient être financés par d'autres pays. (Ajustement pour tenir compte de l'inflation, en dollars de 2007, ils étaient de la projection des coûts entre $ 57 et $ 69 milliards.) Le ton de l'ensemble de l'administration était cavalière, comme si les sommes en jeu étaient minimes.
Même Lindsey, après avoir noté que la guerre pourrait coûter 200 milliards de dollars, a ajouté: "Le succès de la poursuite de la guerre serait bon pour l'économie." Rétrospectivement, Lindsey grossièrement sous-estimé les coûts de la guerre elle-même et les frais de L'économie. En supposant que le Congrès approuve le reste de la guerre $ 200 milliards supplémentaires demandés pour l'exercice 2008, tel que ce livre est mis sous presse le Congrès aura ouvert des crédits d'un montant total de plus de $ 845 milliards pour les opérations militaires, la reconstruction, l'ambassade des coûts, l'amélioration de la sécurité dans les bases américaines, et Les programmes d'aide étrangère en Iraq et en Afghanistan.
Comme la cinquième année de la guerre tire à sa fin, les frais de fonctionnement (dépenses de la guerre elle-même, ce qu'on pourrait appeler "frais de fonctionnement") pour 2008 devrait dépasser les 12,5 milliards de dollars par mois pour l'Irak seulement, comparativement à 4,4 milliards de dollars en 2003 , Et avec l'Afghanistan, le total est de $ 16 milliards par mois. Seize milliards de dollars est égal au budget annuel de l'Organisation des Nations Unies ou de l'ensemble, mais 13 des États américains. Même ainsi, il ne comprend pas les 500 milliards de dollars que nous avons déjà dépenser par an sur les dépenses ordinaires de
la Défense Ministère. Et cela ne doit pas inclure d'autres dépenses cachées, telles que la collecte de renseignements, ou mélangés à des fonds avec les budgets des autres ministères.

Parce qu'il ya tellement de coûts que l'administration ne compte pas, le coût total de la guerre est plus élevé que le chiffre officiel. Par exemple, des fonctionnaires fréquemment parler de la vie de nos soldats comme inestimable. Mais, de point de vue du coût, ces «inestimable» vit apparaître sur le Pentagone grand livre simplement comme 500000 $ - le montant des indemnités versées aux survivants en prestations de décès et d'assurance-vie. Après le début de la guerre, ils ont été augmenté, passant de $ 12240 à $ 100000 (capital-décès) et de $ 250000 à $ 400000 (assurance-vie). Même augmenté ces montants sont une fraction de ce que les survivants pourraient avoir reçu ces personnes avaient perdu la vie dans un accident d'automobile insensée. Dans des domaines tels que la santé et la réglementation de la sécurité, le gouvernement américain les valeurs d'une vie d'un jeune homme au sommet de sa capacité de gains futurs au-delà de
7 millions de dollars - ce qui est bien supérieur au montant que le militaire verse en prestations de décès. En utilisant ce chiffre, le coût de près de 4000 soldats américains tués en Irak s'élève à quelque 28 milliards de dollars.
Les coûts pour la société sont évidemment bien plus importante que les numéros qui apparaissent sur le budget du gouvernement. Un autre exemple de coûts cachés est la sous-estimation du nombre de victimes militaires américaines. Le Département de la défense des victimes de se concentrer sur les statistiques des pertes qui résultent de l'hostilité d'action (de combat) - tel que déterminé par les militaires. Pourtant, si un soldat est blessé ou meurt dans la nuit à temps accident de voiture, il s'agit officiellement intitulé «combattre non liés" - même si elle est peut-être trop dangereux pour les soldats de se déplacer durant la journée.
En fait, le Pentagone tient deux séries de livres.

La première est la liste officielle des victimes affichées sur le site Web du DOD. Le second, difficiles à trouver, ensemble de données est uniquement disponible sur un autre site Web et peuvent être obtenus en vertu de la Freedom of Information Act. Ces données montrent que le nombre total de soldats qui ont été blessés ou blessés, ou souffert de la maladie est le double du nombre de blessés dans les combats. Certains feront valoir que le pourcentage de ces non-combattantes blessures qui aurait pu se passer, même si les soldats ne sont pas en Iraq. Notre nouvelle étude montre que la majorité de ces blessures et maladies peuvent être liées directement au service de la guerre.
De l'insalubrité de brasser des fonds d'urgence, plusieurs séries de livres et de chroniques sous-estime les ressources nécessaires pour poursuivre la guerre, nous avons tenté de déterminer combien nous avons été les dépenses - et combien il sera, à la fin, probablement à Dépenser. Le chiffre est on arrive à plus de 3 billions de dollars. Nos calculs sont basés sur des hypothèses conservatrices. Ils sont conceptuellement simple, même si parfois techniquement complexe. A $ 3 billion de chiffre pour le coût total nous semble judicieux, et probablement une erreur sur le bas côté. Inutile de dire que ce chiffre représente le coût pour les seuls États-Unis. Il ne reflète pas le coût énorme pour le reste du monde, ou à l'Irak. Original :http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/columnists/guest_contributors/article3419840.ece


7-2  Point de vue de  Tony Karon : Chéri, j’ai rétréci la superpuissance.  « La disparition de la Pax Americana dans le grand Moyen Orient provient en partie de la confiance excessive de Bush dans l’emploi de la force et de la menace. Mais elle est également le symptôme de transformations profondes d’origine économique : la montée en puissance de la Chine et de l’Inde, la renaissance de la Russie , l’élargissement soutenu de l’Europe, qui ont redéfini l’équilibre mondial des puissances. »

Tony Karon,

Extraits ….(correct…)

Barack Obama a récemment ironisé sur ce que selon lui Hillary Clinton propose réellement ; « un pont vers le 20e siècle, » faisant ainsi une référence insidieuse à la promesse de Bill Clinton en 1992 de “construire le pont vers le 21e siècle”, Pourtant, un pont vers le siècle précédent semble bien être ce que tous les candidats majeurs proposent lorsqu’il promettent de restaurer la primauté et le leadership américain. Les Républicains promettent de restaurer la puissance américaine en restant dans la course en Irak, en menaçant l’Iran et en faisant céder le “terrorisme radical islamique”, que John McCain appelle “la question transcendante du 21ème siècle”.

Les démocrates envisagent de revenir 8 ans en arrière, en rétablissant la suprématie américaine post-guerre froide, simplement en adoptant un style plus sobre et consensuel. Le problème, alors que les expéditions hasardeuses de Bush ont accéléré le déclin de l’influence stratégique américaine, c’est qu’il y a peu de raison de croire que ce déclin puisse s’inverser avec l’arrivée d’un nouveau locataire dans le bureau ovale qui mène une politique soit semblable, soit moins rugueuse.

Le film de gangster Miller’s Crossing proposait une réflexion profonde sur la nature du pouvoir avec l’avertissement d’un second couteau à son patron : “vous ne dirigez cette ville que parce que les gens pensent que vous la dirigez.” Les erreurs catastrophiques de Bush ont révélé par inadvertance les limites du pouvoir US, rendant tout-à-fait clair aux amis et ennemis que Washington n’est plus aux commandes.

Ce n’est nulle part plus évident qu’au Moyen-orient, où la plupart des efforts de l’administration Bush se sont concentrés.

Les USA demeurent dans l’immédiat embourbés en Irak, les renforts de troupes récents - le « surge » - mobilisant la capacité maximale de combat disponible de son armée, ont obtenu quelques résultats tactiques mais échoué à résoudre le conflit politique qui nourrit la violence.

D’autres pays désignés comme des « méchants », tels que la Syrie et en particulier l’Iran, ont de fait accru leur force et leur influence après l’invasion irakienne supposée les intimider et les conduire à capituler. Le tableau n’est pas plus encourageant sur les autres fronts de la “guerre contre la terreur” de Bush.

La disparition de la Pax Americana dans le grand Moyen Orient résulte en partie de la confiance excessive de Bush dans l’emploi de la force et de la menace. Mais elle est également le symptôme de transformations profondes d’origine économique : la montée en puissance de la Chine et de l’Inde, la renaissance de la Russie , l’élargissement soutenu de l’Europe, qui ont redéfini l’équilibre mondial des puissances. Au regard de ce contexte plus large, la position de McCain affirmant que le radicalisme islamiste est le “problème transcendant du 21ème siècle” montre à quel point Washington s’est égaré - jusqu’à l’obsession - avec la provocation du 11 septembre. Tony Karon

Rootless Cosmopolitan, 18 février 2008

Tony Karon est journaliste au Time magazine. http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1752 sélectionné par http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinformation

28 février 2008


7-3 Point de vue de Joëlle Pénochet : L’agriculture millénaire irakienne détruite par les transnationales agro-alimentaires étatsuniennes.
“Contrôlez le pétrole, et vous contrôlez des nations entières ; contrôlez le système alimentaire, et vous contrôlez les populations. » Henry Kissinger
C’est au cœur de la Mésopotamie qu’a été inventée l’agriculture - avec un système d’irrigation sophistiqué -, voici plus de dix mille ans. La plaine alluviale exceptionnellement fertile située entre le Tigre et l’Euphrate offre des conditions idéales pour la culture des céréales. C’est là qu’est apparu le blé sauvage dans l’Antiquité. On y faisait pousser presque toutes les variétés connues aujourd’hui dans le monde (plus de 200 000). Les palmiers dattiers, qui fournissaient l’autre ressource vitale du pays, abritaient des plantes potagères très variées.

Les « semences de la démocratie » *
Depuis son invasion en 2003, l’Iraq n’a pas été seulement spoliée par ses agresseurs de sa souveraineté politique, de son patrimoine archéologique, de ses ressources pétrolières, mais aussi de sa souveraineté alimentaire.
En violation de
la Constitution irakienne, et des conventions de la Haye et de Genève qui stipulent que l’occupant doit respecter la juridiction du pays occupé, l’administrateur provisoire Paul Bremer (un ancien collaborateur de Kissinger) a édicté, avant l’installation d’un gouvernement fantoche par Washington, cent ordonnances scélérates qui ont force de loi et qui ne peuvent être abolies ni modifiées par aucun gouvernement irakien (article 26 de la nouvelle constitution). Le pays tombait ainsi sous le joug économique total de l’Occupant, qui avait décidé de réformer drastiquement son économie sur le modèle économique néo-libéral américain.
L’ordonnance 81 du 26 avril 2004 a livré le pays en pâture aux nécro-entreprises géantes qui contrôlent le commerce mondial des graines, comme Monsanto (le fabriquant de l’agent Orange), Syngenta et Dow Chemicals. Elle conduit à la destruction irréversible de l’agriculture Iraqienne. L’Afghanistan avait subi le même sort en 2002.

Biopiratage dans le jardin d’Eden
Cette ordonnance, rédigée de façon très perverse, a institué de fait une obligation pour les fermiers irakiens d’acheter chaque année une licence et des semences transgéniques aux multinationales américaines - alors que la juridiction irakienne interdisait toute privatisation des ressources biologiques.
La règle de« Protection des variétés des plantes » (PVP), au centre de cette loi, ne traite pas de conservation de la biodiversité, mais de la protection des intérêts des transnationales semencières américaines (qui, en vertu des ordonnances Bremer, sont exonérées d’impôts, ne sont pas obligées de réinvestir dans le pays et possèdent le droit de rapatrier tous leurs profits). Pour être qualifiées, les plantes doivent être « nouvelles, distinctes, uniformes et stables », des critères que les plantes traditionnelles ne peuvent pas remplir.
Ces sociétés étrangères détiennent un droit de propriété intellectuelle (semblable à ceux que Washington a introduit dans les règles de l’OMC- dont l’Iraq ne fait pas partie) qui leur concède pendant vingt ans le monopole sur la production, la reproduction, la vente, l’exportation, l’importation et le stockage de toutes les semences génétiquement modifiées et les variétés de plantes «similaires».

Monsanto a fait un hold-up sur les semences millénaires de l’Iraq pour les modifier génétiquement et les breveter. Et les agriculteurs sont maintenant contraints de payer pour pouvoir les cultiver (1).
Dans un premier temps, pour faciliter l’introduction de l’agriculture transgénique, le « ministère » irakien de l'Agriculture, à la façon d’un dealer de drogue dure, a distribuées quasi gratuitement les « nouvelles semences » aux fermiers irakiens. Sans leur dire qu’ils entraient ainsi dans un système infernal dont ils ne pourraient plus sortir.

Les fermiers iraqiens rançonnés par les géants semenciers
L’ordonnance 81 a rendu illégales les traditions antiques de sélection des meilleures semences par les agriculteurs pour les réutiliser d’une année sur l’autre, et les échanges entre voisins. (Selon
la FAO , 97% des fermiers irakiens réutilisaient encore leurs graines, ou les achetaient sur le marché local en 2002). Par croisements, au fil des générations, ils avaient créé des variétés hybrides adaptées au dur climat de la région.
Les agriculteurs « coupables » d’avoir semé des graines non achetées, ou dont le champ aurait été contaminé accidentellement, encourent de fortes amendes, voire des peines d’emprisonnement, la destruction de leurs récoltes, de leurs outils et de leurs installations!
Le terrorisme alimentaire pratiqué par les multinationales comme Monsanto dans les pays qu’elles colonisent a conduit au suicide de dizaines de milliers paysans du Tiers Monde - ruinés par l’achat annuel de semences transgéniques et des pesticides, herbicides et fongicides très toxiques qui leur sont nécessairement associés. Ainsi, pour la seule année 2003, 17 000 agriculteurs indiens auxquels les banques ne voulaient plus prêter d’argent pour acheter les semences de Monsanto se sont suicidés.

Vers le contrôle total de la chaîne alimentaire par les transnationales américaines
Les bombardements incessants depuis 1991 avec des armes à l’uranium appauvri - qui ont transformé le pays en une vaste déchetterie radioactive - et l’embargo de treize ans, avaient déjà commencé de détruire l’agriculture irakienne - anéantissement du système d’irrigation, du matériel agricole et des palmiers dattiers (2). De 1990 (date de l’instauration des sanctions) à 2003, le volume de la production de céréales avait diminué de moitié. Les troupeaux d’animaux d’élevage ont été décimés.
En plus de subir les exactions quotidiennes des occupants, les fermiers iraqiens, devenus des serfs, sont désormais condamnés à produire des plantes artificielles, destinées pour moitié à l’exportation mondiale (ou aux troupes d’occupation, comme les variétés de blé réservées à la fabrication de pâtes, étrangères au régime alimentaire irakien), au seul bénéfice de Monsanto et consorts. Ceci alors même que la population irakienne meurt de faim (3). C’est pourquoi, à l'instar de leurs homologues afghans, de plus en plus de fermiers désespérés abandonnent la culture des céréales pour celle de l’opium.
Les chimères issues des nécro-technologies représentent un très grave danger sur les plans environnemental, sanitaire, économique et éthique. Elles entraînent une pollution environnementale aussi irréversible que celle qui est provoquée par l’uranium appauvri. Par ailleurs, elles peuvent être utilisées dans le cadre de guerres biologiques ou bactériologiques silencieuses (3).
Les OGM constituent l’une des principales armes des instigateurs du Nouvel Ordre Mondial pour asservir l’une après l’autre les populations du monde entier. L’Iraq est devenue le nouveau laboratoire en grandeur réelle de cet instrument de domination diabolique, et les Irakiens les cobayes.

* Allusion à la phrase de Bush peu après l’invasion : « Nous sommes en Irak pour y répandre les semences de la démocratie de façon à ce qu'elles y prospèrent et se propagent dans toute la région où règne l'autoritarisme." (George Bush).
Joëlle Pénochet
Le 13 fevrier 2008

Notes
(1) Des échantillons de chacune de leurs variétés avaient été conservés dans la Banque nationale de semences… d’Abu Ghraib, qui a été détruite par l’Occupant.
(2) Cf. http://www.planetenonviolence.org/
Non-violence-ecologie-Une-catastrophe-ecologique-passee-sous-silence-la-destruction-des-palmeraies-en-Iraq_a225.html .
(3) En 2004, la police militaire américaine a fermé le journal al Hawza, qui avait publié un article affirmant que Bremer "menait une politique visant à affamer le peuple irakien afin, qu'entièrement occupé à se procurer son pain quotidien, il n'ait aucune chance de réclamer des libertés politiques et individuelles."
(4) Cf. les articles de Mae Wang Ho et Joe Cumming, de l’Institute of Science in Society (ISIS).

Joëlle Pénochet
Sources
Michel Chossudovky: Sowing the Seeds of Famine in
Ethiopia ,www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=366..., 10 septembre 2001.

William Engdhal:WTO, GMO and Total Spectrum Dominance , 29 mars 2006.

Le pillage «libéral» de l'Irak, 14 novembre 2005.

Ghali Hassan:Iraq’s New Constitution , 17août 2005.

Biopiracy and GMOs: The Fate of Iraq's Agriculture, 12 décembre 2005.

Stephen Lendman:Unleashing GMO Seeds: "Food is Power"
Reviewing F. William Engdahl's Seeds of Destruction, Part 3. 19 janvier 2008.
Agribusiness Giants seek to gain Worldwide Control over our Food Supply, 7 janvier 2008.

Arun Shrivastava:Suicides en masse de fermiers indiens : ce qui se profile à l’horizon , 14 novembre 2006. Jeffrey Smith:Genetically Modified Foods Unsafe? Evidence that Links GM Foods to Allergic Responses Mounts, 8 novembre 2007.

ORDER 81: Re-engineering Iraqi agriculture, 27 août 2005.

Autres documents et articles consultés :L'ordonnance n° 81:http://www.mindfully.org/Farm/2004/Iraq-Plant-Variety-Law...

William Engdahl, Iraq and Washington’s ‘seeds of democracy, http://www.engdahl.oilgeopolitics.net/GMO/Iraq_and_seeds_of_democracy/iraq_and_seeds_of_democracy.HTMChristopher D. Cook, Plowing for Profits U.S. Agribusiness Eyes Iraq’s Fledgling Markets, In These Times 15mar2005 : ***http://www.mindfully.org/GE/2005/Iraq-US-Agribusiness-Profit15mar05.htmIraq's New Patent Law: A Declaration of War Against Farmers Focus on the Global South and GRAIN 15oct04 :http://www.mindfully.org/Farm/2004/Iraq-Patent-Law-CPA15oct04.htm
Iraq's Crop Patent Law A Threat To Food Security By GM Free Cymru03 March 2005 ***
http://www.countercurrents.org/iraq-cymru030305.htm
Patrick Cockburn, Desesperate Iraqi Farmers Turn to Opium, 24 janvier 2008:
http://www.counterpunch.org/patrick01242008.html
Voir également le dernier livre de William Enghdal:
Seeds of Destruction
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27/02/2008

n°155 dossier de l'Afghanistan - 25-02

Sommaire.

1 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

1-1 Les écoliers traumatisés de Baghlan.

1-2 Michel cabrol : La plupart des pays de la planète augmentent à vue d’œil leurs dépenses militaires.

2 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse

2-1 Paul Joseph Watson : Les procès truqués à Guantanamo démontrent la tartufferie de l'histoire officielle du 9-11(qui a permis l'invasion de l'Afghanistan).

2-2 Thierry Meyssan : Comment « L’État profond » survit aux alternances partisane ou 'La continuité du pouvoir US, derrière la Maison-Blanche .'

2-3 Propaganda : Où comment manipuler l'opinion.

2-4 A la TV , personne n'écoute, tout le monde regarde les images


1 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses mais doit être vu comme infomation

1-1 Les écoliers traumatisés de Baghlan

Les centaines d'écoliers qui ont assisté à l'explosion mortelle du 6 novembre dernier, dans la province de Baghlan (Nord), et qui ont vu ses conséquences, souffrent aujourd'hui de traumatismes mentaux et psychologiques, selon certains experts médicaux et habitants de la région frappée par l'attentat. 

 Plus de 48 personnes, dont au moins 18 enfants, sont mortes dans l'explosion de la bombe ou ont été abattues à l'aveugle par les gardes du corps armés d'éminents députés, au cours de la fusillade qui s'est ensuivie ; les députés se trouvaient dans la ville de Baghlan pour visiter une usine de canne à sucre, selon le ministère de l'Education. Plusieurs dizaines d'enfants et d'adultes ont également été blessés au cours de cet attentat. 

 Plus de 1 000 écoliers et écolières s'étaient déplacés pour participer à la cérémonie d'accueil, selon les services provinciaux de l'éducation. 

 « Depuis l'explosion, mon fils crie souvent dans ses rêves et il maigrit de plus en plus », a affirmé le père de Mohammed Nawab, un garçon de 12 ans. 

 « Je vois des scènes horribles et j'entends des bruits d'explosion cacophoniques pendant mon sommeil », a affirmé, sous le couvert de l'anonymat, un élève de 13 ans, légèrement blessé pendant l'explosion. 

 Bon nombre d'écoliers et leurs parents ont été traumatisés et souffrent de paranoïa, de vertiges, de stress et de troubles du sommeil, a expliqué à IRIN Frozan Esmati, spécialiste de la santé mentale à la Coopération technique allemande (GTZ), qui a réalisé les premières évaluations de l'impact de l'explosion sur les populations affectées. « Quelques-uns d'entre eux auront besoin de soins et de traitements médicaux prolongés pour s'en remettre complètement », a ajouté M. Esmati. 



Suivi psychologique 



Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a prévu de débloquer environ 50 000 dollars américains pour financer un programme de suivi psychologique et de traitement d'une durée de quatre mois pour les écoliers traumatisés de Baghlan. 

 « Les agents de santé locaux recevront une formation en psychologie et des médicaments appropriés seront également fournis dans le cadre de ce programme », a indiqué Ahmed Javid Siddiqi, expert de l'UNICEF à Kaboul. 

 Le programme de l'UNICEF sera mis en œuvre en étroite collaboration avec HealthNet International, une organisation non-gouvernementale (ONG) qui gère plusieurs projets d'assistance médicale en Afghanistan. 

 À l'issue de ce programme, un rapport, remis au ministère de la Santé publique et à l'UNICEF, indiquera si les enfants souffrant de traumatisme ont besoin ou non d'une assistance médicale supplémentaire, a indiqué HealthNet.

Un problème répandu 



L'impact psychologique des conflits armés sur la santé mentale des individus ne se limite pas à une seule région d'Afghanistan, un pays ravagé par la guerre. 

 Selon certains spécialistes de la santé mentale, bon nombre d'enfants dans les provinces du sud et du sud-est, frappées par le conflit, pourraient souffrir de profonds traumatismes de guerre. 

 Toutefois, contrairement aux provinces relativement sûres du nord de l'Afghanistan, à Kandahar et dans les autres régions du sud du pays, l'insécurité et la violence ont entravé la prestation et l'accessibilité des services humanitaires et des soins de santé, ce qui a aggravé les problèmes des populations locales, ont indiqué des travailleurs humanitaires à Kaboul. IRIN  Yolv  endredi 22 février 2008 ur le Web Source I


1-2 Michel Cabrol : La plupart des pays de la planète augmentent à vue d’œil leurs dépenses militaires.

La plupart des pays de la planète augmentent à vue d’œil leurs dépenses militaires. Tous, sauf les pays de l’Union Européenne (UE), dont la France. En 2006, elles se sont élevées à 1.204 milliards de dollars, selon le SPIRI (Stockholm International Peace Research Institute), qui fait référence en la matière.

Soit 2,5% du produit intérieur brut (PIB) mondial.

Ce montant n’avait pas été atteint depuis 1988, époque de la fin de la guerre froide. Cela représente une hausse des dépenses de 3,5% par rapport à 2005, et de 37% entre 1997 et 2006.

Dans la région Asie-pacifique, l’Inde, la Chine le Japon, l’Australie rivalisent dans leurs dépenses militaires.  Au Moyen-Orient, tous les pays à l’exception du Qatar, profitent de la manne pétrolière et gazière pour renforcer leurs forces armées. C’est aussi le cas au Maghreb, où l’Algérie, la Libye et le Maroc sont les principaux artisans de l’envolée des dépenses dans la région. Les pays d’Amérique du Sud augmentent également leurs dépenses militaires, même si cela est de façon plus modeste.

Dans ce contexte d’escalade, les ventes d’arme se sont envolées. Entre 1996 et 2005, les livraisons mondiales d’arme s’étaient stabilisées autour de 55 milliards d’euros. En 2006, le volume des livraisons a grimpé à 67 milliards. Soit un bond de 21,8%”"cette progression correspond à des acquisitions d’armements de nouvelles générations qui sont des matériels plus sophistiqués et donc plus chers qu’auparavent”, expliquet-on à Paris (1).

En 2006, le marché s’est essoufflé alors qu’il a été soutenu pendant la période 1996-2005″.

Pour 2007, la tendance reste toujours à la hausse. Thales confirme le grand retour de l’exportation dans le domaine de la défense “2007 a été une bonne année, a affirmé en janvier Denis ranque son PDG. Toutes les régions du monde accroissent leur effort, à l’exception de l’Europe. Michel Cabrol (pour la tribune mardi 19 février) - Publié 2008 février J économie.

Cet article qui est dans la page business et stratégie et qui n’est pas ouverte au lecteur de l’édition digitale mais aux seuls abonnés semble avoir été produit en réponse à un livre blanc sur la défense à paraître en france. Ce livre blanc reflète la nouvelle position du président et qui était à l’origine de son conflit avec Chirac. Sarkozy exige depuis son passage à bercy des économies budgétaires sur la défense. L’article de la tribune est destiné à faire comprendre que nous sommes dans un monde dangereux où des conflits à haute intensité peuvent intervenir. Ensuite qu’avec la rigueur budgétaire prévue lors de la prochaine loi de programmation nous risquons de perdre définitivement par rapport au Royaume-Uni et de surcroît il risque d’y avoir tout un nouveau matériel performant que nous ne pourrions atteindre. Donc cet article insiste sur certains aspects dangereux de la rigueur budgétaire pour l’industrie de l’armement, il n’en demeure pas moins intéressant. (Note de Danielle Bleitrach) 20 février 2008


2 Annexe - Géopolitique et stratégie - Analyse

Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Paul Joseph Watson : Les procès truqués à Guantanamo démontrent la tartufferie de l'histoire officielle du 9-11(qui a permis l'invasion de l'Afghanistan).

Guantanamo Les procès truqués de Gitmo démontrent la tartufferie de l'histoire officielle du 9-11a lire dans Prison Planet’, de Paul Joseph Watson.

Quatre procureurs de l'affaire de Guantanamo Bay affirment que les procès sont truqués et que les condamnations sont déjà certaines, en dépit du fait que les chefs d'inculpation sont insuffisants pour relier Khalid Sheik Mohammed et ses acolytes au 9-11. Cela prouve que l'histoire officielle est une fable et que les véritables auteurs sont protégés.

Comme nous l'avons souligné précédemment, après une demi-douzaine d'années de baignoire, de torture génitale, de privation de sommeil et de lavage de cerveau, le Pentagone a enfin trouvé six jobards qui vont de bonne grâce accueillir leurs 72 vierges et endosser la responsabilité du 9-11. Ce qui fournira suffisamment d'arguments de discrédit pour écarter le problème des trous béants dans l'histoire officielle des attentats terroristes, et permettra au gouvernement de clore l'affaire.

On trouve parmi eux Khalid Sheik Mohammed, le présumé cerveau du 9-11, qui a aussi reconnu une flopée d'autres attentats et de complots terroristes, dont certains ne peuvent pas le concerner puisqu'ils sont arrivés après sa capture ou touchent à des objectifs qui n'existaient même pas avant son incarcération.

Comme l'a signalé The Nation cette semaine, le colonel Morris Davis, ex-procureur général des commissions militaires de Guantánamo, a été directement informé, par William Haynes, conseiller général du Pentagone, que le verdict final du procès avait déjà été prononcé avant même de commencer. Haynes a dit à Davis :

Attendez une minute, il ne peut y avoir d'acquittement. Si nous avons détenu ces types pendant si longtemps, comment pourrions-nous expliquer que nous les laissons partir ? Il ne peut y avoir d'acquittement, nous obtiendrons des condamnations.

Par ailleurs, Harper's Magazine rapporte que, « Trois des plus anciens procureurs de Guantánamo, le major Robert Preston, le capitaine John Carr et le capitaine Carrie Wolf, ont demandé à être relevé de leur fonction après avoir déclaré qu'ils s'inquiètent du fait que les procès sont truqués.