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17/02/2008

n°66 – LES Dossiers du Liban 15-02 (Début)

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Roger Naba'a et René Naba LibanChroniques d'un pays en sursis.

2 Les brèves

2-1   Le fascisme montre à nouveau ses griffes au Pays des Cèdres...

2-2   Walid Joumblatt: "Allons-y ... " 

2-3 Raymond RICHA : Joumblatt….ou le Pétain du Liban

3 Dossier

3-1 Point de vue de Abd-ul Bari Atwan: Rapport de Winograd : Un aveu israélien officiel de la défaite.

3-2 Point de vue de 'Amnesty International' : La commission Winograd ne tient pas compte des crimes de guerre commis par Israël.

3-3 Point de vue de Yves Bonnet : Liban : l'ancien directeur des services secrets français accuse les Etats-Unis.

3-4 Point de vue de Marie Nassif-Debs : De l’huile arabe sur le feu libanais.


 1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Roger Naba'a et René Naba LibanChroniques d'un pays en sursis.

Le Liban n’est plus ce qu’il était. Il n’a jamais été ce que son géniteur – la France – s’imaginait qu’il serait ou que les voyagistes en mal d’exotisme en ont propagé l’image : un havre de coexistence et de douceur de vivre. État tampon, il assume avec rudesse sa condition, parfois avec panache comme lors de la dernière guerre destructrice d’Israël contre le Liban, en juillet 2006. Dans une lecture en contrechamps, à contre-courant des idées reçues, Roger Naba’a et son frère cadet René, procèdent à une déconstruction des mythes fondateurs du Liban, un paradis de bonheur, rarement, un purgatoire de larmes et de sang, plus fréquemment, un pays au bord du collapsus, certainement.

 Roger Naba'a et René Naba Liban Chroniques d'un pays en sursis

165 pages - 18,00 €

ISBN : 978-2-84924-066-3



2 Les brèves
2-1 Le fascisme montre à nouveau ses griffes au Pays des Cèdres...
Des éléments armés ont tiré sur une manifestation contre la vie chère et les coupures répétées de l’électricité…
Ces tirs provenaient des toits d’immeubles environnants…
A cette heure-ci, on compte sept tués et plus de vingt blessés parmi les manifestants dont le responsable du Mouvement Amal, une des composantes de notre Résistance, qui intervenait pour soutenir notre Armée à rétablir le calme…
Notre Armée avait immédiatement investi les immeubles d’où étaient partis les tirs, en vue d’arrêter les coupables…
L’Opposition exige dans l'immédiat une enquête exclusivement dirigée par notre Armée…
Beyrouth
27 Janvier 2008 – 22h 34 (heure locale)

2-2 Walid Joumblatt: "Allons-y ... " 

Walid Joumblatt, membre de la coalition au pouvoir à Beyrouth, a agité dimanche le spectre d'une nouvelle guerre civile au Liban au cas où la crise politique se poursuivrait.

L'élection du chef de l'armée Michel Souleïmane à la présidence de la République en remplacement du président Emile Lahoud, dont le mandat a expiré le 23 novembre, a été reportée au 26 février. Ce quatorzième report est dû à l'exigence de l'opposition d'avoir un droit de veto dans le futur gouvernement d'union, une exigence à l'origine de la crise politique dans laquelle le Liban se débat depuis plus d'un an. Joumblatt a prédit que la poursuite des assassinats politiques, de l'armement des milices et du vide à la tête de l'Etat allaient "entraîner tout le monde dans l'anarchie" et il s'en est pris particulièrement au dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah. "Si vous pensez que nous resterons les bras croisés, c'est pure imagination. Vous voulez l'anarchie ? Allons-y. Vous voulez la guerre ? Allons-y. Il n'y a pas de problème pour les armes", s'est exclamé le dirigeant du Parti socialiste progressiste dont le ton s'est récemment durci envers l'opposition. Joumblatt a lancé un appel à une manifestation jeudi 14 février pour marquer le troisième anniversaire de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.Le fils du Premier ministre assassiné, Saad Hariri, chef de la coalition politique au pouvoir, a estimé il y a quelques jours que le Liban était confronté directement à la Syrie et à l'Iran. "Si notre sort est la confrontation, nous y sommes prêts", a-t-il assuré.Le Hezbollah a rétorqué que "l'opposition ne peut pas se laisser entraîner dans la guerre civile". "Ils disent qu'ils sont pour la confrontation et qu'ils y sont prêts. Nous répondons: "Le sort du Liban, c'est la concorde", a dit samedi 9 février le parlementaire du Hezbollah Mohamed Raa

Walid Joumblatt.

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4428

 2-3  Raymond RICHA : Joumblatt….ou le Pétain du Liban

Tous les libanais, appartenances religieuses, idéologies, éducations et générations, toutes confondues, connaissent parfaitement cette page historique de la France qui témoigna de la collaboration de Vichy avec l’occupant nazi.
Une frange de notre peuple sait très bien que la logique joumblattiste s’identifie parfaitement à celle du Maréchal Pétain.
Mais alors qu’en est-il de l’autre frange ? Lui faudra-t-il un effort supplémentaire pour qu’elle en soit convaincue ?
Qu’est-il cet individu qui, à travers les longueurs d’onde, les micros tendus, les pages de journaux et la fibre optique, nous martèle avec ces menaces, tantôt d’une nouvelle guerre civile, tantôt de confiscation de l’arme résistante ou d’anéantir en nous l’esprit et l’acte résistants ? Qui est cet homme si ce n’est une parfaite réplique de Pétain.
Qui est cet homme qui, pas plus qu’hier, en 2006, suppliait l’ennemi de garder à perpétuité nos prisonniers dans les geôles de l’ennemi, si ce n’est encore le copié collé de cet infâme collaborateur avec l’ennemi, donneur d’ordre d’arrêter les résistants, de les fusiller ou de les acheminer tout droit vers les camps de la mort.
Qui est cet homme qui s’acharne avec haine contre le chef de notre Résistance, si ce n’est le même qui, ayant bafoué la souveraineté de son pays, combattait farouchement le Général Résistant.
L’Histoire se répète, mais cette fois-ci sur notre sol, avec toutes ses particularités.

Les jeux sont faits, Joumblatt a depuis longtemps opté pour la collaboration avec l’ennemi ; mais alors qu’attendons-nous pour choisir, à notre tour, notre camp ?
Certes le choix de la résistance, non seulement par l’esprit, mais aussi par l’acte, est difficile ; mais notre Liban ne mérite-t-il pas cet effort d’abnégation et de tous les sacrifices ?
Nous le devons à notre patrie comme l’avaient justement pensé, environ soixante cinq ans en arrière, les résistantes et résistants français face à leur Pétain.

Raymond RICHA

 


3 Dossier
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 
3-1 Point de vue de Abd-ul Bari Atwan: Rapport de Winograd : Un aveu israélien officiel de la défaite.
Le point le plus important dans le rapport de la commission d’enquête israélienne sur la dernière guerre au Liban, c’est l’aveu et sans aucun détour que cette guerre fut un échec total et dangereux dont le gouvernement israélien n’a tiré aucun profit.
Cet aveu limpide de la défaite, et de plus, de la part d’une commission présidée par le juge Winograd et constituée des experts militaires, des experts en sécurité et des députés, est la réponse à beaucoup de monde, dont, hélas, des Arabes, que ce soit des intellectuels ou des responsables politiques, qui ont essayé de minimiser la grande victoire réalisée par les hommes de la résistance du Hezbollah, alors qu’ils ont tenu plus de quarante trois jours en face de l’armée la plus puissante dans la région, et ils ont pu lui affliger des grandes pertes.
La haine aveugle envers la résistance islamique a fait que des vérités aient été volontairement cachées par beaucoup d’écrivains et d’analystes, jusqu’au point de prendre partie pour Israël, et de ridiculiser la plus grande performance jamais réalisée par la Oumma , depuis la création de cet état sur la terre de la Palestine il y a soixante ans.
Ce rapport de Winograd parle des échecs militaires mais il ne parle pas des conséquences destructives, et particulièrement les conséquences psychologiques, sur la société israélienne. Car c’est la première fois, et ceci depuis soixante ans, que des missiles tombent par milliers (quatre milles missiles en totalité) sur les colonies et les communes au nord de la Palestine , à Haïfa, Tabariya, Safad et Al-Hola, en incitant plus de deux millions d’Israéliens à fuir au sud pour se sauver.
Deux victoires ont été accomplies par les Arabes ces deux dernières années. La première est celle au sud du Liban, et la deuxième est à Gaza au sud de la Palestine. Ces deux victoires ont allégé le grand réservoir des défaites du régime officiel arabe, et ont renforcé la possibilité de changer les équilibres des forces qui penchaient toujours du côté des Israéliens.
La victoire au Liban a mis un terme à une époque où les armées israéliennes pénétraient dans les terres des Arabes pour leur affliger des défaites rapides et destructrices en quelques jours. Et la victoire à Gaza a démontré que la volonté populaire est plus forte que le blocus et le silence arabe officiel. Elle a démontré que cette volonté est imbattable et que celui qui arrive à surmonter la faim et l’oppression en détruisant les barrières à Rafah, il pourra un jour, et c’est peut-être pour bientôt, détruire la barrière d’Eretz, les colonies, le mur de l’apartheid et tous les symboles de la colonisation sur les terres palestiniennes.
Le problème qu’on affronte ces jours ci, est qu’en face des signes de faiblesses et le début de la défaite israélienne, on ne voit pas la montée des indicateurs de la force arabe. Car les régimes arabes sont toujours résignés et défaitistes, ils se soumettent aux dictats étatsuniens et veillent à ne pas fâcher l’état israélien.
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Les états respectables et souverains tirent profit de leurs victoires, et savent comment employer les défaites de leurs ennemis pour réaliser des gains politiques et pour changer des équations, voire même des accords régionaux. Sauf nos états arabes qui étaient incapables de profiter de la victoire de la résistance au sud du Liban. Et le plus dangereux fut l’utilisation des médias pour minimiser l’importance de la victoire et pour la déformer, dans une stratégie bien étudiée afin de broyer la résistance sous toutes ses formes, que ce soit chiite au Liban ou sunnite en Palestine.
Le régime officiel arabe a cloné l’initiative de paix arabe dans sa vieille formule, en suppliant les responsables israéliens de l’accepter. Il a envoyé des délégués de la ligue arabe à Al-Quds occupée en tant que messagers de paix, sous prétexte de vouloir expliquer cette initiative. Mais en vérité c’était un pas vers la normalisation afin de satisfaire les exigences du premier ministre israélien, Ehud Olmert. Ce pas a été d’ailleurs confirmé en participant à la conférence d’Annapolis organisée par le président étatsunien George Bush après avoir fait sauter toutes les conditions arabes, l’une après l’autre.
Le gouvernement d’Olmert a peut-être échappé à la démission, mais le tremblement de terre dans la société israélienne provoqué par la défaite au Liban, a des effets qui vont perdurer pour de longues décennies, ceci en supposant que l’état d’Israël va durer sous sa forme actuelle. Les cérémonies du soixantième anniversaire de la création d’Israël, qui seront lancées dans quelques mois, seront mélangés à de l’amertume, de la peur et de l’inquiétude, car l’armée israélienne invincible ne l’est plus, et le soldat israélien qui était la fierté de l’établissement militaire israélienne, s’est enfui abattu de Gaza. Par deux fois il a été humilié au Liban, la première fois quand il a du se retirer en l’an 2000 en reconnaissant l’inutilité de sa présence dans la ceinture de sécurité, et la deuxième fois quand il s’est montré incapable de progresser de quelques kilomètres au sud du Liban pour achever la résistance.
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Les guerres d’Israël ne sont plus contre des armées arabes à la solde des régimes corrompus de dictature et d’oppression, des régimes qui dépensent des centaines de milliards dans leurs contrats d’armes pour toucher les commissions, et pour sauver l’industrie militaire et l’économie occidentales de l’écroulement. Ceci est le changement majeur qui est survenu dans la région et dont l’une des conséquences les plus formidables fut la destruction du mythe du char israélien Merkava.
La sécurité d’Israël est menacée pour la première fois depuis soixante ans, et l’armée mythique israélienne n’est plus une garantie pour cette sécurité, ni toutes les autres pratiques d’occupation, de colonisation ou des punitions collectives. La sécurité d’Israël ne peut être garantie qu’avec la paix vraie, et malheureusement on ne voit aucun signe annonciateur en ce temps.
Cependant, ce grand aveu de la défaite nous procure quelques appréhensions alors que nous voyons la multiplication des complots contre la résistance au Liban, et les tentatives incessantes pour l’attirer dans le piège de la guerre civile. Ce qui vient de se passer ces derniers jours quand on a tiré contre des manifestants dans la banlieue sud, est certainement l’un des épisodes de ces complots.
Nous avons peur que le Liban soit utilisé comme un piège pour impliquer la résistance dans une nouvelle guerre qui sera un prétexte pour l’attaque israélo-étatsunienne contre l’Iran et la Syrie , de la même façon dont le Koweït a été utilisée, de bonne foi [de la part du Koweït] peut-être, pour atteindre le gibier irakien, vider toute signification à sa ténacité dans sa guerre contre l’Iran et détruire ses capacités militaires.
L’Israël d’aujourd’hui, après les deux défaites au Liban et à Gaza, n’est pas le même que l’Israël d’avant. Au mois de mai prochain, il va célébrer le soixantième anniversaire de sa création aux dépens de la dignité arabe et islamique en Palestine. Mais nous doutons fort qu’il pourra célébrer le centième anniversaire s’il insiste à continuer sur la même voie, la voie de mépris, d’arrogance, des punitions collectives et de colonisation des terres d’autrui.
Abd-ul Bari Atwan
31/01/2008

http://www.alquds.co.uk/...

 


3-2 Point de vue de 'Amnesty International' : La commission Winograd ne tient pas compte des crimes de guerre commis par Israël.

31 janvier 2008
Communiqué de presse
Amnesty International considère que le rapport publié ce mercredi 30 janvier 2008 par la commission Winograd sur la conduite d’Israël au cours du conflit qui l’a opposé au Hezbollah en juillet et août 2006 souffre de « graves lacunes ».
Selon l’organisation, ce rapport a omis d’examiner un aspect crucial de la guerre : les politiques gouvernementales et les stratégies militaires qui n’ont pas établi de distinction entre la population civile libanaise et les combattants du Hezbollah, pas plus qu’entre les biens et infrastructures civils et les cibles militaires. 
« Une nouvelle fois, l’occasion a été manquée de se pencher sur les politiques et les décisions qui sous-tendent les graves atteintes au droit international humanitaire commises par les forces israéliennes, notamment les crimes de guerre, a déclaré Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International. 
« La commission n’a prêté qu’une attention toute symbolique aux homicides sans discrimination de nombreux civils libanais qui n’étaient pas impliqués dans les hostilités et aux destructions délibérées et injustifiées de biens et d’infrastructures à caractère civil commises à grande échelle. » 
Bien qu’elle ne soit pas investie des pouvoirs d’une commission d’enquête officielle, la commission Winograd était habilitée à citer des témoins à comparaître et à préconiser l’engagement de poursuites contre des représentants de l’État présumés responsables d’infractions pénales commises délibérément ou par imprudence. 
Toutefois, elle a choisi de limiter son travail à l'examen de la stratégie militaire et des décisions politiques, sans réellement s'attacher à enquêter sur les violations du droit international humanitaire commises par les forces israéliennes, notamment les crimes de guerre, ni vraiment préconiser de mesures obligeant les responsables à rendre compte de leurs actes. La commission prône la mise en place de mécanismes visant à garantir l’efficacité des combats dans le cadre des normes internationales relatives au droit humanitaire, la conduite immédiate d’enquêtes militaires en cas de violation présumée du droit international humanitaire et une meilleure préparation pour faire face aux problèmes humanitaires découlant d’opérations militaires. Toutefois, elle a fondamentalement écarté les éléments disponibles sur les graves violations du droit international, aux motifs que les interprétations du droit international humanitaire prêtent à controverse, qu’elle n’avait pas la capacité de traiter un tel volume d’informations, que d’autres instances enquêtent déjà sur les violations présumées et que ces allégations sont utilisées comme propagande contre Israël – lors même qu’elle a examiné à la loupe les stratégies militaires et la conduite de certaines opérations, y compris dans des affaires faisant déjà l’objet d’enquêtes par ailleurs. 
En se fondant sur ses recherches menées sur le terrain et sur l’analyse de la gestion des hostilités en 2006, Amnesty International a conclu que ce sont les civils libanais – et non les combattants du Hezbollah – qui ont payé le plus lourd tribut s’agissant des attaques de l’armée israélienne. Quelque 1 190 personnes ont été tuées, pour l'immense majorité des civils qui ne prenaient pas part aux hostilités, dont des centaines d’enfants. De même, la plupart des habitations, propriétés et infrastructures visées par les frappes aériennes et les tirs d’artillerie étaient civiles. 
D’autres organisations internationales humanitaires et de défense des droits humains, ainsi que d’autres organes des Nations unies ayant étudié la situation sont parvenus à la même conclusion. Dans son rapport publié le 23 novembre 2006, la commission d’enquête des Nations unies concluait : « [...] les FDI [Forces de défense d'Israël] ont utilisé massivement et systématiquement la force, de manière excessive et disproportionnée et sans discernement contre des civils et des biens de caractère civil libanais, sans faire la distinction entre civils et combattants ni entre les biens de caractère civil et les cibles militaires. » Une autre enquête menée par quatre experts indépendants de l’ONU affirmait en octobre 2006 : « Les informations disponibles donnent fortement à penser que dans de nombreux cas Israël a violé l’obligation juridique lui incombant d’établir une distinction entre objectifs militaires et objectifs civils [et] de pleinement respecter le principe de proportionnalité. 
Par ailleurs, Israël a largué des centaines de milliers de bombes à sous-munitions truffées d’environ quatre millions de petites bombes, alors que le conflit touchait à sa fin, léguant ainsi un héritage meurtrier au sud du Liban. Ces bombes continuent de faire des victimes parmi la population civile, les travailleurs humanitaires et les démineurs, qui mettent littéralement leur vie en jeu pour neutraliser les engins qui n’ont pas explosé.
« Bien que la commission Winograd ait recommandé à l’armée de revoir sa politique concernant le recours aux bombes à sous-munitions afin que l’usage de ces armes ne bafoue pas le droit international humanitaire ni les règlements de l’armée, elle n’a pas proposé de mesures concrètes », a indiqué Malcolm Smart.
Le gouvernement israélien ayant refusé à plusieurs reprises de remettre les informations sur les bombardements et les cartes détaillées des zones sur lesquelles les bombes à sous-munitions avaient été larguées, ce travail de déminage déjà laborieux n’en est que plus long et plus meurtrier. À ce jour, 40 personnes (27 civils et 13 démineurs) ont été tuées et plus de 200 blessées (civils et démineurs) par des munitions qui n’avaient pas explosé. Le Centre de coordination de l’action contre les mines des Nations unies (UNMACC) a recensé plus de 900 sites contaminés par des restes non explosés mais toujours mortels de bombes à sous-munitions et d’autres engins dispersés par les forces israéliennes dans le sud du Liban. 
Amnesty International a appelé le gouvernement israélien à :
– fournir à l’UNMACC les informations sur les frappes ayant utilisé des bombes à sous-munitions et les cartes détaillées des zones sur lesquelles ces bombes ont été larguées ; 
– mener une enquête indépendante et impartiale sur les éléments tendant à prouver que ses forces ont commis de graves violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains durant le conflit, notamment des crimes de guerre, et veiller à ce que les auteurs présumés soient déférés à la justice ;
– revoir son interprétation des règles et des principes relatifs aux notions d'objectif militaire, d'avantage militaire et de proportionnalité afin que ces notions soient en parfait accord avec le droit international humanitaire et faire en sorte que l'armée israélienne respecte pleinement l'obligation qui lui est faite de prendre des mesures de protection dans les opérations d'attaque et de défense, et qu'elle ne lance pas d'attaques à titre de châtiment collectif ;
– annoncer un moratoire sur le recours à toutes les armes à sous-munitions et, en tout état de cause, veiller à ce qu'elles ne soient jamais plus utilisées dans des zones civiles, en aucune circonstance.

Par ailleurs, l’organisation a demandé au Hezbollah, dont les forces ont également commis des crimes de guerre dans le cadre du conflit de 2006, de :

– renoncer à sa pratique illégale qui consiste à tirer des roquettes contre la population civile israélienne à titre de représailles et faire en sorte que ses combattants respectent pleinement l'obligation de prendre des mesures de protection dans les opérations d'attaque et de défense, notamment l'obligation de se différencier des non-combattants dans toute la mesure du possible ; 

– veiller à ce qu’Ehoud Goldwasser et Eldad Regev, les deux soldats israéliens capturés par les combattants du Hezbollah le 12 juillet 2006, soient traités en tout temps avec humanité et soient autorisés immédiatement à entrer en contact avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). 

Source : Amnesty International - Service de presse 31 janvier 2008


3-3 Point de vue de Yves Bonnet : Liban : l'ancien directeur des services secrets français accuse les Etats-Unis.

Extraits d’un entretien avec Yves Bonnet, ancien directeur de la DST (Direction de la Surveillance du Territoire).

- Pourquoi toute cette préoccupation internationale au Liban ?

Trois pays veulent s’ingérer au Liban, les États-Unis, l’Arabie Saoudite et Israël. Leurs intérêts convergent et la coopération américano saoudienne, via le club Welch, est forte au Liban. Les États-Unis souhaitent transformer le Liban en une base à partir de laquelle ils auront à faire pression sur la Syrie et le Hezbollah.

- Que voulez-vous dire par club Welch ?
Il s’agit du groupe Geagea-Joumblatt-Hariri-Sanioura ; ce groupe est totalement sous les ordres de David Welch.

- Pourquoi nommez-vous ce groupe « club Welch » ?
Regarder l’actuelle situation au Liban. La division est grande et une de ses conséquences, la faiblesse des chrétiens dans leur incapacité de choisir un président de la République , sans l’accord des États-Unis, d’Israël et de l’Arabie Saoudite.Lors de ma visite du Liban, j’ai été surpris de l’importance de cette division provoquée par l’ingérence étrangère.
Tout le monde vise à imposer sa volonté aux libanais, en premier, notre ministre Bernard Kouchner qui, à une époque, avait déclaré que l’armée libanaise devait détruire le camp de Nahr Al Bared. Je suis persuadé que, sans aucune ingérence étrangère, les libanais auraient pu former un gouvernement d’unité nationale.

- Qui, d’après vous, a interdit la formation de ce gouvernement ?
Les États-Unis et Israël ; autrement, qui a intérêt à ce que ce gouvernement ne soit pas formé ? La division au Liban sert en priorité l’intérêt d’Israël.Lors de ma visite en août 2006, j’avais constaté que le Liban traversait une période que l’on pouvait qualifier d’unité nationale, ceci grâce aux positions de Michel Aoun et de Hassan Nasrallah. A cette époque, Nasrallah avait été très intelligent en considérant la victoire du Hezbollah comme étant celle de tous les libanais ; simultanément, Aoun était resté fermement solidaire de la Résistance durant toute la période d’agression israélienne. Les États-Unis et Israël s’attèlent aujourd’hui à diviser les libanais selon la formule connue « diviser pour régner ».
- Pourquoi l’armée libanaise mena le combat de Nahr Al Bared ?

Les États-unis exprimaient leur volonté de revenir militairement au Liban. Cependant, la partie Sud du pays étant sous l’influence du Hezbollah, la solution idéale était alors de s’infiltrer par la porte nord en réanimant l’ancien projet de construction d’une base militaire à cet endroit. D’où l’idée de quelques uns aux États-Unis de provoquer des troubles au nord du pays pouvant ainsi fournir le prétexte à une présence militaire au Liban. Sur ce sujet, il faut savoir que les groupuscules connus sous le nom de Fath Al Islam étaient soutenus financièrement par les Hariri, avec un salaire mensuel de sept cent dollars par individu. Il n’est pas nécessaire d’en débattre compte tenu de la véracité de cette information. Ainsi, l’armée libanaise tomba dans ce grand piège qui lui était tendue ; elle fut contrainte à s’engager dans un dur affrontement dont elle n’avait pas besoin.
Quand je vois Monsieur Kouchner se comporter comme un général d’armée et je l’entends appeler à la destruction de Nahr Al Bared, je devine l’importance de l’irresponsabilité avec laquelle ce sujet avait été traité.

- Qui est derrière les attentats au Liban ?
Là se présente à nouveau la question de savoir : à qui profite ces crimes ? Peut-on alors accuser la Syrie ? Les syriens savent parfaitement que leur pays est la principale cible. Je crois que la Syrie est totalement étrangère à ces attentats.

- D’après vous, qui a assassiné Wassam Eid ?
Cet assassinat est l’œuvre de ceux qui étaient proches de lui et qui travaillaient dans son entourage. Ici, l’essentiel n’est pas de connaître les exécutants de ce crime mais plutôt les commanditaires.

- Pourquoi tous ces assassinats ?
A travers ces assassinats, le but recherché est le maintien de la crise et son aggravation. Ces attentats ne ciblent un individu que dans l’unique but d’aggraver cette crise. De là nous nous posons une question au sujet de l’assassinat de Pierre Gemayel et sur l’importance du dérangement que représentait cette personne. En vérité, le but de cet assassinat était la propagation du feu amorcé sur le fil conducteur de la crise.

- D’après vous, pourquoi monsieur Geagea ressent-il tant de force et d’assurance ?
Une seule explication à cela : il est du côté de ceux qui exécutent ces crimes. Toujours à propos des ces assassinats, monsieur Joumblatt accuse le Hezbollah.….Il est certain pour tous que le Hezbollah n’a aucun lien avec tous ces crimes qui servent les intérêts de ses ennemis.

- Vos déclarations se basent-ils sur des faits ou des analyses ?
Les deux à la fois. A propos de l’assassinat du premier ministre Rafic Hariri les enquêteurs affirment qu’ils possèdent des preuves. Mais alors qu’ils les avancent. Pourquoi ne les annoncent-t-ils pas ?

- A propos de l’entente Hezbollah (Courant Patriotique Libre), comment appréciez-vous cette entente ?
D’abord il faudra que l’on signale la modération et le calme qui caractérisent la personnalité de Hassan Nasrallah. A travers cette entente, Michel Aoun a agit en écartant tous les dangers d’une nouvelle guerre civile. Le Hezbollah est un fort garant aux chrétiens et à leur rôle important au Liban et au Moyen Orient. Si j’étais chrétien libanais, je me serais allié à Michel Aoun et aurais soutenu sa politique. Croyez-vous que les chrétiens au Liban, de surcroît minoritaires dans le monde arabe, pourraient vivre sous l’emprise salafiste ?

- A propos de la politique de la France envers le Liban, comment appréciez-vous cette politique ?
Cette politique interpelle la désolation, ceci depuis le règne de Jacques Chirac qui confondait ses intérêts avec ceux de la France. Avec Nicolas Sarkozy, les considérations personnelles ne sont plus comme elles étaient du temps de Chirac ; cependant Sarkozy n’est pas Charles De Gaulle et est très proche des américains.
Quant au ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, il est l’homme des idéologies et agit en s’y référant. Dans la situation libanaise et dans la question iranienne, souvent il agit à partir de ses émotivités juives ; n’était-t-il pas un des rares qui avaient soutenu l’invasion de l’Iraq ?

- Vous avez évoqué le caractère modéré du Hezbollah ; cependant les médias en France disent le contraire ?
Les médias en France tentent de faire croire et admettre que le Liban est divisé en deux parties : le groupe de la démocratie, c’est-à-dire celui au pouvoir et le groupe pro syrien, c’est-à-dire l’opposition.

- Sur quoi vous vous basez pour croire que le groupe au pouvoir est plus démocratique que les autres ?
L’ironie est le fait qu’une bonne majorité des gens actuellement au pouvoir, s’était rassasié depuis longtemps, tout en étant à table, hôte de syriens, et qu’aujourd’hui elle accuse Michel Aoun d’être proche de la Syrie. Enfin , le Hezbollah en 2008 n’est pas celui de 1985. Il est un mouvement de résistance à l’occupation, et son chef, Hassan Nasrallah, agit au Liban comme avait agit De Gaulle en France.

- Avez-vous l’intention de visiter prochainement le Liban ?
Je visite souvent le Liban et mon plus grand souhait est de rencontrer un jour Hassan Nasrallah : cette divine personnalité mérite grand respect
Al Intiquad, 8/02/2008
http://libanresistance.blogspot.com/2008/02/le-miroir-bris.html
Traduction par Raymond RICHA


 3-4 Point de vue de Marie Nassif-Debs : De l’huile arabe sur le feu libanais.

La solution de la crise libanaise est renvoyée aux calendes grecques et, avec elle, les élections présidentielles, ajournées au fil des jours et dont la treizième séance est prévue pour le 11 février prochain ou celui de l’an 2009, c’est-à-dire à la suite de l’investiture du nouveau président des Etats-Unis. Ce que nous disons ne relève pas d’une vision pessimiste de la situation au Liban, mais, plutôt, d’un état de fait qui dit que les problèmes politiques libanais sont très liés à ceux de la région (arabe, en premier lieu) et, par suite, aux intérêts des différents joueurs internationaux et régionaux : les Etats-Unis, Israël et la Syrie... A cela nous ajoutons que rien dans les développements internationaux et régionaux, durant ce premier mois de l’année nouvelle, ne prévoit que ces problèmes seraient mis rapidement sur la voie des solutions adéquates mettant fin aux divisions libanaises. Bien au contraire ! Le statu quo (tacite) entre les deux groupes confessionnaux qui s’affrontent est de plus en plus branlant. Il risque, même, de faire exploser le pays, non seulement sous l’impact des voitures piégées et des heurts sanglants qui deviennent monnaie courante dans certains quartiers de Beyrouth et de sa banlieue, mais aussi à cause des « initiatives » qui nous parviennent de toutes parts et dont la dernière en date est celle de la Ligue arabe. 

 La solution en trois points 

Quel est le contenu de cette initiative ?

Elle prévoit une solution « sans vainqueur ni vaincu », disait fièrement Amro Moussa, le secrétaire général de la Ligue arabe.

Une solution en trois points :

1. Elle commencerait par l’élection d’un nouveau président de la République , dont le nom est déjà connu de tous, puisqu’il s’agit de Michel Souleiman, chef de l’armée.

2. Elle se poursuivrait par la constitution d’un gouvernement dans lequel le groupe ministériel du nouveau président ferait l’équilibre entre la majorité (pro étasunienne) et l’opposition (proche de la Syrie ). Cet équilibre fut exprimé par l’équation suivante : le groupe des ministres du président sera formé de manière à interdire à la majorité de prendre des décisions sans tenir compte de l’avis de l’opposition, tout en empêchant l’opposition de parvenir à la réalisation de sa revendication majeure qui consiste à obtenir le tiers du nombre des ministres lui permettant de paralyser le pouvoir exécutif selon ses convenances.

3. Elle se terminerait par des élections législatives anticipées, selon une loi électorale basée sur le caza (la petite circonscription).

Les explications ambiguës 

Cette solution, qui n’en est pas une en fait, est rapidement tombée sous les coups de ceux qui devaient la mettre en exécution. Ainsi, d’une part, le conflit persistant entre l’Arabie saoudite et la Syrie a empêché les ministres arabes des Affaires étrangères de mettre au point une explication unique de leur initiative et, d’autre part, les « explications » données par Amro Moussa sur la constitution du gouvernement futur furent considérées comme « partisanes » par l’opposition, puisqu’elles donnaient à la majorité 13 ministres contre 10 à l’opposition, tout en laissant 7 au nouveau président. Tandis que l’explication de l’opposition, partant du slogan « ni vainqueur ni vaincu », divisait le gouvernement en trois parties égales... A cela s’ajoutent les déclarations étasuniennes et aussi françaises sur une possible internationalisation de la solution du conflit libanais ; déclarations qui ont facilité la tâche de la majorité (poussée par l’ex ambassadeur étasunien Jeffry Feltman), puisqu’elles lui ont permis d’adresser à la Ligue arabe, mais aussi au Conseil de sécurité, des lettres dans lesquelles elle demandait, une fois de plus, son intervention directe dans les affaires intérieures du Liban, de la même manière qu’il avait déjà intervenu en 2004 (la résolution 1559) et 2006 (la constitution du tribunal à caractère international qui doit statuer sur l’assassinat de Rafic Hariri).

En attendant, la tension qui caractérise la situation politique libanaise ira augmentant.

D’abord, il y a le rapport de la « Commission Vinograd » sur la dernière guerre israélienne contre le Liban qui laisse présager le retour au problème des « armes détenues par la Résistance libanaise », c’est-à-dire par le Hezbollah. Surtout que ce problème est lié directement à un autre tout aussi important pour les Etats-Unis et l’Occident : le problème du nucléaire iranien. Ensuite, il y a le Sommet arabe qui devra se tenir à Damas, durant le mois de mars, et qui aura à son ordre de jour des points explosifs, dont, en premier lieu, le sort de l’Irak et, surtout, de la Palestine. Là aussi, la Ligue arabe, dominée par les amis « modérés » de Georges W. Bush, est et sera incapable de prendre une décision claire et ferme, allant à l’encontre des diktats étasuniens (et israéliens), tant à propos des résolutions de la Conférence d’Annapolis que des déclarations du président étasunien sur Israël « Patrie des juifs dans le monde ». Ce qui va mettre en péril « le droit de retour du peuple palestinien », dont les 350 000 réfugiés vivant dans les camps libanais. Donc, le Liban aura, au moins, quelques mois très difficiles devant lui. Arrivera-t-il à les traverser sans mettre en péril la paix civile reposant sur le statu quo branlant ? 

Marie Nassif-Debs

(Beyrouth, le 27 janvier 2008) Source : Parti communiste libanais 
http://www.lcparty.org/...

Source et traduction : I. A. 

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4403

 

 

 

 

n°66 – LES Dossiers du Liban 15-02 (Suite)

Sommaire (suite): 

3-5 Point de vue de Cirepal  : Un dimanche sanglant : l'exemple de l'ordre américano-sioniste au Liban.

3-6 Point de vue de Marie Nassif-Debs : Le spectre de la guerre civile dans la banlieue sud de Beyrouth.

3-7 Analyse de Raymond Richa : Les leçons à tirer des évènements tragiques.

3-8 Point de vue de Wadîi Aouaoda : Israël traite les prisonniers de guerre du Hezbollah comme des détenus de droit commun.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

4-1 Tribunal pour juger les crimes de guerre au Liban.

4-2 L'homme clé des opérations de résistance Imad Moughnieh assassiné en Syrie.

4-3 RPL 'France' : Extraits de la conférence de presse du Général Michel Aoun.


 3-5 Point de vue de Cirepal  : Un dimanche sanglant : l'exemple de l'ordre américano-sioniste au Liban.
En mémoire des martyrs tombés pour que ce pays, collé à la Palestine , demeure digne dans sa résistance
Le massacre commis dans l'après-midi du dimanche 27 janvier dans la banlieue sud de Beirut, par des éléments de l'armée libanaise, soutenus par des miliciens, contre la population désarmée, descendue dans la rue pour protester contre les fréquentes et incessantes coupures d'électricité, représente un tournant décisif dans la guerre menée par l'alliance américano-sioniste contre la résistance et son public au Liban.
Sept tués (Ahmad Hamzi, Yusuf Chqaïr, Ahmad Al Ajuz, Mahmud Hayek, Hassan Ali Maatuk, Mustafa Ali Amhaz, Mahmud Abdel Amine Mansur) et des dizaines de blessés sont le bilan de cette journée effroyable vécue par les habitants d'un quartier pauvre, sortis dans la rue pour protester contre le gouvernement et ses institutions dont l'insouciance et le mépris sont devenus une marque déposée. Les habitants du quartier Shiyah sont privés de cette source d'énergie qui leur permet de s'éclairer et de se chauffer, en ce rude mois d'hiver. Plus de 10 heures de coupure par jour, c'est plus que ne peut supporter cette population, lorsque la plupart des quartiers de la capitale et les autres régions du pays n'en sont privées que quelques heures, ou pas du tout. C'est le mépris affiché par certains membres du gouvernement Sanioura, gouvernement illégitime maintenu de force par les forces mondiales de l'oppression, qui est responsable de cette tuerie.

Susciter une guerre civile
Les multiples déclarations des responsables de ce gouvernement, qu'il s'agisse du chef lui-même ou des responsables des partis politiques, ne laissent plus aucun doute sur leur volonté de faire de toute revendication sociale, un enjeu confessionnel, prélude à une guerre civile. Il en a été ainsi lors de la grève générale annoncée et exécutée par les syndicats du transport et des agriculteurs, une semaine plus tôt. Dès l'annonce de cette grève, les alliés locaux des forces mondiales de l'oppression se sont dépêchés de mettre en doute la volonté revendicative des syndicats, accusant l'opposition de vouloir susciter des troubles confessionnels, et n'ont pas hésité à lancer des menaces, comme celles du chef milicien Geagea, des Forces libanaises, qui a promis aux manifestants que ses forces étaient prêtes à faire face à tout mouvement populaire de la rue.

Le récent discours de Sheikh Naïm Qassem, vice secrétaire général du Hizbullah, a répondu aux manouvres et menaces de l'équipe au pouvoir :

« Il faut distinguer entre notre position envers le gouvernement illégitime et l'équipe au pouvoir d'une part, et entre les revendications des gens, et leur faim d'autre part. Nous avons maintes fois déclaré que nous avons le courage de dire que nous revendiquons tel ou tel mouvement populaire, lorsque c'est le cas. Nous ne nous cachons pas derrière les revendications des gens. Lorsque nous participons aux revendications, nous disons ce sont les revendications des gens et nous les soutenons. Lorsque nous descendons dans la rue pour des revendications politiques, nous dirons ce qu'il en est.. Nous avons le courage de le proclamer, et grâce à Dieu, nous n'abritons pas parmi nous un menteur qui a menti, pendant 25 ans, à son public (il s'agit de Jumblatt qui a déclaré récemment qu'il a menti pendant 25 ans pour se protéger de la Syrie ).. Cessez vos menaces. et nous disons au monde entier : « Nous sommes là et nous ne nous cachons derrière personne, ni derrière les Nations-Unies, ni derrière les Etats-Unis, ni derrière quelques déshérités, car (lorsque nous décidons de bouger) nous serons aux premiers rangs et nous nous exposerons à toutes les implications d'un affrontement, quels que soient les sacrifices ».

Les buts des alliés locaux sont clairs : face à la misère croissante de la population, il s'agit de lever l'arme de la division confessionnelle, ce qui réduit énormément la portée de ses revendications. Face à la néglicence éhontée de l'Etat envers les quartiers et les régions les plus pauvres du pays, il suffit de menacer par la guerre civile pour entâcher de confessionnalisme toute revendication nationale. Face aux revendications légitimes du public de la résistance dont les maisons et quartiers entiers ont été détruits par l'agression israélienne de juillet et août 2006, le gouvernement illégitime qui a avalé les millions de dollars réservés à ces quartiers lève les slogans confessionnels du genre « quartiers sécurisés du Hizbullah » pour refuser toute contribution à la reconstruction et aux compensations, voulant punir une population entière pour avoir résisté à l'agression sioniste.

La guerre civile à laquelle se préparait Geagea et ses amis consistait à susciter des troubles entre quartiers, shi'ite musulman et chrétien, à partir de l'intervention armée contre la population. C'est d'ailleurs ce qui a été vite mis en relief lorsque les médias de ce sinistre milicien ont commencé à parler de troubles suscités par la population de Shiyah, dans le quartier de Ayn Remmaneh, quartier chrétien, suite à la répression sanglante des manifestants. Or, il s'est vite avéré que ces informations étaient infondées, mettant en échec le plan conçu. La déclaration du chef spirituel maronite va également dans le même sens, lorsque, suite au massacre, il dénonce les manifestants et les troubles dans la rue, au lieu de condamner la tuerie. La classe politique au pouvoir se disputera l'honneur ou plutôt le déshonneur de parler en termes méprisants des manifestants, remettant en cause leurs motivations, soutenant même la tuerie qu'ils ont subie, et que « sans l'intervention de l'armée, tout Beirut se serait embrasé » (selon les termes du sinistre milicien).

L'armée libanaise : une armée nationale ?
Il a été établi, au lendemain de la tuerie, que l'armée libanaise est lourdement impliquée dans les événements. Ce sont des soldats et des officiers de l'armée libanaise qui ont tiré sur les manifestants, à bout portant ou de loin, soutenus cependant par des miliciens, probablement des Forces Libanaises, qui avaient pris position sur les hauteurs de quelques immeubles, dans le quartier voisin de Ayn Remmaneh, comme l'ont montré quelques prises de vue de certains journalistes présents ce jour-là.

Depuis l'intervention de l'armée libanaise contre le camp palestinien de Nahr el-Barid, de nombreuses questions se posent, au sein de la population, sur cette armée dont le rôle national avait été salué lors de l'occupation sioniste du pays, mais qui semble, de plus en plus, impliquée dans un rôle de répression interne beaucoup plus que de rempart national contre les ambitions sionistes.

Il est vrai que l'armée libanaise représente la seule institution nationale du pays, où les soldats et officiers sont recrutés dans les régions les plus pauvres du Liban, le sud, le nord et la Békaa. Elle a réussi à préserver une unité de façade dans un pays éclaté entre plusieurs appartenances, confessionnelles, locales, nationales, régionales et internationales.

Depuis la libération en mai 2000 d'une grande partie du sud du pays, l'armée libanaise est devenue un enjeu international : faut-il maintenir son rôle national ou en faire un outil de répression interne, comme la plupart des armées arabes ? L'armée libanaise est restée une exception dans ce monde arabe, où les armées sont lourdement équipées non pour faire face à l'Etat sioniste, mais pour mener des guerres contre les voisins arabes ou musulmans, et contre les peuples et leurs mouvements de revendication lorsque cela s'avèrerait nécessaire pour la protection des régimes.

Le processus d'américanisation des armées arabes s'est fortement accentué après le onze septembre 2001 et la décision américaine de mener la guerre à ce que les US qualifient de « terrorisme ». C'est ce même processus qui a conduit aux tentatives de refondation des forces palestiniennes de la sécurité, en Cisjordanie (plan Dayton et Quartet), faisant d'elles des supports à l'armée sioniste, contre les résistants palestiniens. L'armée libanaise, elle, a été empêchée de s'équiper, tant qu'elle affirmait une volonté de défense nationale.

Après l'agression israélienne de juillet-août 2006, l'alliance américano-sioniste et ses pions locaux ont cherché à détourner son rôle. Le premier épisode fut la guerre de destruction du camp palestinien de Nahr el-Bârid, où elle a été impliquée, malgré sa direction, dans un conflit auquel elle n'était pas préparée. Rappelons que c'est suite à un massacre perpétré contre des soldats, campés aux alentours du camp, pendant qu'ils dormaient, que l'armée est intervenue. Au lieu de demander des comptes à la classe politique dirigeante et aux forces sécuritaires qui lui sont liées, qui l'ont impliquée dans la guerre contre le camp, l'armée s'est sauvagement vengée sur une population civile, dont le seul tort est d'être composée de réfugiés palestiniens, sans défense. Elle a presque entièrement détruit le camp, laissant jusqu'à présent plus de 30.000 Palestiniens dans des abris de fortune, sous le prétexte de lutter contre Fateh al-Islam. C'est sa capacité à mener ce combat qui va déterminer si les US et ses alliés vont pouvoir s'appuyer ou non sur l'armée libanaise pour un rôle de répression interne, contre la résistance essentiellement. Et le second épisode a eu lieu en ce dimanche sanglant.

La nomination du chef de l'armée à la présidence de la république, en tant que candidat unitaire, par l'équipe au pouvoir et par l'opposition, a lourdement exacerbé la tension autour et dans l'armée. Si son chef est élu président de la république, qui le remplacera à la tête de l'armée ? Quel rôle devra-t-elle jouer ? Quelle instance politique la dirigerait, le président ou le chef de gouvernement ? Comment sera-t-elle équipée, par un armement pour une guerre interne (comme le souhaitent les Etats-Unis) ou un armement capable de défendre le pays contre les incessantes agressions sionistes ?

Les pions américano-sionistes ont voulu précipiter les choses pour couper court à toute discussion : en faisant intervenir l'armée contre les manifestants, en donnant l'ordre (qui ?) de tirer, en voulant provoquer une réaction de la population en direction d'autres quartiers (en tirant à partir de ces quartiers), le tout accompagné d'une campagne médiatique orchestrée remettant en cause l'opposition et soutenant le rôle répressif de l'armée, au détriment de son rôle national.

C'est pourquoi la réaction du Hizbullah, du mouvement Amal, les principaux intéressés, mais aussi de tous les partis de l'opposition est de réclamer une enquête pour déterminer les responsables de cette tuerie, qu'ils soient à l'intérieur ou à l'extérieur de l'armée.
Sheikh Naïm Qassem, vice secrétaire général du Hizbullah, a clairement précisé les revendications du parti et de l'opposition, mettant en garde contre le fait de considérer « cet effroyable massacre » comme un fait ordinaire : le parti réclame « une enquête sérieuse, le dévoilement de tous les assassins et comploteurs, ceux qui ont incité (au massacre) et les responsables, quels qu'ils soient ou quelles que soient leurs positions, car les choses ne sont pas si obscures pour pouvoir être camouflées. Il y a des scènes et des faits qui confirment que certains peuvent être immédiatement dénoncés, et pour les autres, il est nécessaire de mener des recherches. Nous considérons que l'armée libanaise assume l'entière responsabilité pour découvrir la vérité, car elle était sur le terrain. Il y avait des manifestants sans défense, et en face, l'armée libanaise. Est-ce que certains se sont cachés derrière l'armée ou bien est-ce des éléments et des officiers de l'armée qui ont commis certains actes ? Ce sont des questions que nous ne déciderons pas avant les résultats de l'enquête. En face, cependant, il y a des martyrs et des blessés.

Aujourd'hui, nous réclamons quatre choses, liées les unes autres autres : d'abord, une enquête menant à des résultats, c'est-à-dire qui définit les auteurs, les criminels, ceux qui sont cachés et ceux qui sont impliqués. Deuxièmement, que cette enquête soit menée le plus rapidement possible. Troisièmement, que la réalité soit déclarée aux gens, nous ne voulons pas agir dans les coulisses, avec personne. Les gens doivent connaître les responsables. Quatrièmement, nous suivrons cette affaire jusqu'au bout, aux côtés des familles des martyrs et des blessés, nous ne les abandonnerons pas. La question aujourd'hui est devenue de notre ressort et de celui du mouvement Amal, même si les manifestations sont sorties, indépendamment de nos mouvements. Mais après ce qui s'est passé, nous sommes concernés pour donner des réponses aux gens, pour soulager leurs douleurs. »

Au moment même où sheikh Naïm Qassem faisait cette déclaration, le chef de l'armée rencontrait Nabih Berri, président du mouvement Amal et Sayyid Hassan Nasrullah, secrétaire général du Hizbullah, pour présenter ses condoléances et promettre une enquête rapide sur ce dimanche sanglant.
C'est cette enquête et son sérieux qui détermineront si Sulayman, chef de l'armée, restera le candidat unitaire à la présidence de la république, s'il y aura élection ou non, s'il y aura un gouvernement unitaire ou non. Ni les pressions arabes, ni les pressions françaises ou américaines, en faveur de l'équipe au pouvoir ne pourront la sauver, si une enquête sérieuse, indépendante de tous les partis, du pouvoir ou de l'opposition, n'amène une réponse claire aux questions des gens et notamment aux familles des victimes : pourquoi une manifestation revendicative, dans la banlieue sud, a été réprimée dans le sang ? Qui sont les tueurs et qui a donné l'ordre de tuer ?

Ce n'est pas la première fois que les forces sécuritaires du pays tirent sur une population sans défense, et notamment dans la banlieue sud. Il y a an, le ministre de l'intérieur, par intérim, Fatfat, connu pour avoir donné l'ordre d'accueillir et d'offrir le thé aux soldats sionistes dans la caserne de Marjeyoun, en pleine agression de juillet-août 2006, donnait l'ordre aux forces de la sécurité de tirer sur des manifestants qui protestaient contre leur expulsion et la destruction de leurs maisons, dans un quartier déshérité, faisant là aussi plusieurs victimes.

Le choix des petits pions de l'alliance américano-sioniste n'est plus à démontrer : du thé aux sionistes et des balles tueuses aux foules déshéritées qui protègent et soutiennent la résistance.

CIREPAL (Centre d'Information sur la résistance en Palestine)
30 janvier 2008


3-6 Point de vue de Marie Nassif-Debs : Le spectre de la guerre civile dans la banlieue sud de Beyrouth.

Il est clair que les événements sanglants du dimanche 27 janvier 2008, dans la banlieue sud de Beyrouth (qui n’est pas encore tout à fait remise de l’agression israélienne de juillet 2006), constituent la conséquence directe de la tension politique et socio-économique due à la crise qui sévit, depuis un an et demi, c’est-à-dire à la suite de l’agression israélienne contre le Liban.

Sur le plan politique, les accusations entre la majorité au gouvernement et l’opposition avaient envenimé la situation à tel point que la plus petite altercation dégénère vite en accrochage à caractère confessionnel et risque de faire éclater la paix civile, très fragile, à cause de la paralysie qui touchent toutes les institutions du pouvoir. Cette paralysie a eu des répercussions très négatives sur la situation économique et s’est traduite par des faillites d’entreprises, des licenciements et, surtout, une escalade des prix : 7,5% pour le dernier quart de 2007 et 37,4% depuis la guerre israélienne de juillet 2006. A cela s’ajoute le dysfonctionnement des services essentiels, l’électricité et l’eau en premier lieu. Pour donner un exemple concret, disons qu’à l’exception de la ville (administrative) de Beyrouth, où les coupures du courant sont de trois heures toutes les 21 heures, le Liban (qui avait payé 10 milliards de dollars pour restaurer ses centrales et son réseau électriques) vit presque dans le noir et, actuellement, dans le froid exceptionnel ; et les Libanais sont obligés, soit de rester dans le noir et le froid, puisqu’ils n’ont le courant que pendant quelques petites heures, soit de payer un prix exorbitant pour avoir leur maison reliée à un générateur privé. 50 dollars et plus ; ce qui veut dire le quart des salaires minimum gelés depuis dix ans et ne dépassant pas 300 000 livres libanaises (200 dollars). Salaires qui font vivre ( !) quelques 33% des familles du Liban. De plus, le gouvernement actuel (ou ce qui en reste), pressé d’appliquer les accords contractés avec les « donneurs » (dont les Etats-Unis, la France et autres puissances occidentales) lors de la troisième Conférence de Paris, il y a un peu moins d’un an, a décidé de faire les bouchées doubles en ce qui concerne les privatisations de l’électricité, de l’eau et du téléphone portable ; ce qui explique son désintérêt à rechercher des solutions aux problèmes vécus par les secteurs importants dans la vie de la population. Bien au contraire, ses « experts » ont déjà préparé le plan visant à vendre le téléphone cellulaire que certains économistes appellent « l’or noir libanais », puisqu’il permet des rentrées qui dépassent 100 millions de dollars par mois et qui peut en donner beaucoup plus, si on améliore les services rendus par lui. Cette situation de crise généralisée rend la vie étouffante dans un pays détruit par la guerre civile et les agressions israéliennes, un pays endetté à l’extrême (40 milliards de dollars), un pays où le gouvernement contracte toujours des dettes dont les taux d’intérêts perçus dépassent les 11% (d’ailleurs, il prépare une nouvelle dette de 650 millions d’euros afin de payer les intérêts et les échéances de la dette pour le mois de mars prochain). Et ce sont les jeunes qui en pâtissent le plus. C’est pourquoi on les a vus dans la rue à plusieurs reprises. Ce qui veut dire que ce n’est pas la première fois qu’ils aient tenté de couper une rue ou de brûler des pneus, même si certains pensent que la manifestation du dimanche après-midi était liée à ce qui se passait au Caire, dans la conférence tenue par la Ligue arabe pour expliquer « son initiative » vis-à-vis de la situation libanaise et ses propositions concernant la solution de la crise politique vécue par ce pays. Il faut dire que ce dimanche-là, la panne d’électricité était, contrairement à ce que prétend l’EDL, presque continue dans la banlieue sud et les quartiers de la capitale qui y sont à proximité. Des jeunes sont, donc, descendus dans la rue à Chiah et sur l’ancienne route de l’aéroport et ont coupé les routes avec des pneus en feu. L’armée est intervenue pour les disperser. Pendant ce temps, des coups de feu ont éclaté, venant de la rue et, aussi, de certains immeubles qui surplombent les rues concernées, tuant deux manifestants et blessant une dizaine d’autres. Aussitôt, le mouvement s’est renforcé, et la tache d’huile s’est élargie dans la banlieue sud, d’abord, puis à Beyrouth, au Liban Sud et dans la Békaa Nord. Les tueurs ont, eux aussi, poursuivi leur œuvre de la mort. Et les fusillades contre les manifestants non armés se sont soldées par 9 morts et plus de 50 blessés. Tous les morts et la majeure partie des blessés étaient atteints à la tête, au cou et à la poitrine ; ce qui signifie que ceux qui tiraient voulaient tuer... Et, si on parle, aujourd’hui, de la présence de « snippers », de tueurs « inconnus » embusqués dans les immeubles qui dominent, de loin, les lieux, si l’armée libanaise a déclaré avoir fait des perquisitions dans le quartier de Aïn-Remmaneh (connu comme le quartier où la guerre civile fut déclanchée en 1975) et arrêté des personnes, à partir de certaines photos prises lors des accrochages, il n’en reste pas moins que la responsabilité du gouvernement (ou ce qui en reste) et de l’armée est engagée vis-à-vis des familles de ceux qui sont morts, mais aussi du reste de la population qui a vécu la terreur de la guerre civile qui s’est rappelée à son souvenir à travers les noms de Chiah et Aïn-Remmaneh et de la ligne de démarcation qui les avait séparés pendant plus de quinze ans.

Marie NASSIF-DEBS
(Beyrouth, le 27 janvier 2008)

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4401

3-7 Analyse de Raymond Richa : Les leçons à tirer des évènements tragiques.

Le gouvernement et ses alliés rédigent, depuis Juillet 2006 à nos jours, la page la plus tragique dans l’Histoire de notre Pays.

Cette page comporte trois chapitres intitulés :

1-   Tous les moyens sont bons et doivent être mis en œuvre pour étouffer tout souffle de résistance

2-   Saboter toute initiative d’entente nationale visant à amorcer de profondes réformes politiques et économiques souhaitées par au mois soixante dix pour cent du peuple

3-   Répondre dans l’immédiat aux exigences des hautes instances du capitalisme mondial (FMI et Compagnies,…), en mettant en œuvre de réformes économiques et sociales se traduisant par la flambée des prix de premières nécessités et la privation de larges couches populaires du minimum énergétique leur permettant de vivre dignement, par une attaque systématique du service public et les tentatives de privatisation des secteurs clés La clique de l’abandon nationale considère, avec justesse, que sa page est indivisible ; les trois chapitres se tiennent et sont d’un seul tenant ; la preuve en est dans son acharnement permanent pour gagner sur ces trois fronts.

Mais alors par quoi devra répondre l’Opposition Nationale ?

Faudra-t-elle qu’elle dissocie trois dynamiques qui composent la logique globale actuelle de gestion d’un pays ? Devra-t-elle agir selon un calendrier établi sur la base des priorités ?

A mon avis, vouloir dissocier des indissociables, en ignorant les dynamiques internes qui contribuent fondamentalement à cette politique d’abandon national sur tous les fronts, serait une grave erreur, pire encore, une faute que l’Histoire ne pardonnera pas.

Mais alors que faire ?

La grande besogne de l’Opposition Nationale pourrait se résumer en quatre dynamiques fondamentales, à savoir :

1-     Epargner notre peuple d’une nouvelle guerre civile en préservant la nature pacifique de toutes les manifestations ; c’est-à-dire tout simplement, l’esprit et l’acte du grand Gandhi devront régner en permanence, quel que soit le nombre des victimes qui tomberont

2-     Harceler l’ennemi avec détermination, fermeté et lucidité

3-     Les conditions objectives étant ce qu’elles sont aujourd’hui ne doivent pas nous épargner de la tâche, certes difficile, de créer les conditions subjectives manquantes ; ça serait une grave erreur d’attendre qu’elles viennent à nous.
La priorité absolue, en ce moment, est la mise en œuvre d’une logique d’organisation permettant à notre peuple d’acquérir la conscience politique ; cette nouvelle organisation ne doit épargner aucune ville, aucun village, aucun quartier, aucune placette, aucun immeuble et aucun foyer familial

 4-     Nous devrons sans tarder admettre que notre Résistance a plusieurs visages qui se tiennent tous ; certes, elle est dans l’acte armée contre toute future agression israélienne, mais la réduire à sa plus simple expression serait une erreur ; elle devra être multiforme et indivisible dans ses actes.
Le gouvernement Sinioura et ses alliés ont, depuis longtemps, deviné avec justesse l’indivisibilité des trois composantes qui font leur logique de gestion de notre Pays ; aurons-nous l’intelligence de deviner enfin l’indivisibilité des actes qui font notre Résistance ?

Raymond RICHA

28 janvier 2008
Raymond RICHA


3-8 Point de vue de Wadîi Aouaoda : Israël traite les prisonniers de guerre du Hezbollah comme des détenus de droit commun.
01/02/08
Le député arabe de la Knesset ,Taleb Assanâa, a réclamé des ministres de la défense et de la justice
israéliens de faire cesser les vexations des prisonniers de guerre du Hezbollah, considérés et
traités comme des prisonniers de droit commun et de faire respecter leurs droits, garantis par les lois et les conventions internationales.
 Le député a déclaré à Aljazeera.net, que « si les autorités israéliennes ne donnaient pas suite à sa
requête, présentée le vendredi 1 février, il fera saisir la justice. Et d'ajouter « le droit international ne souffre ni ambiguïté, ni manouvre  à ce propos et il oblige Israël à les traiter en leur qualité de prisonniers de guerre ».
Taleb Assanâa, du Parti Démocratique Arabe, a rencontré, à leur demande, ce vendredi, les 3
prisonniers du Hezbollah, Mohamed Serour, Maher Kourani et Hassan Souleymen à la prison Machmouret, et a pris connaissance des conditions de leur capture et du traitement qu'ils subissaient. Il a ainsi appris qu'ils étaient privés de leurs droits fondamentaux en tant que prisonniers de guerre et qu'ils subissaient des brimades, des vexations et des agressions physiques chaque fois qu'ils étaient conduits de la prison au tribunal.
Le député, qui est aussi avocat, a remarqué que les prisonniers libanais étaient isolés des autres
prisonniers arabes, vivaient entre eux dans la même chambre, sans aucun lien avec le monde extérieur à l'exception des lettres qu'ils reçoivent des leurs une fois par trimestre et qu'ils étaient privés de chaînes télévisées d'information et de journaux.
Les 3 prisonniers, jugés par le tribunal central de Natsyret Aliet  pour appartenance au Hezbollah,
qu'Israël considère comme une organisation terroriste, ont déclaré faire l'objet de mauvais traitements de la part des gardiens. Ils expliquent cette attitude par la profonde amertume des gardiens israéliens suite à la victoire du Hezbollah dans la guerre israélienne contre le Liban en 2006.
A propos de l'état de santé des prisonniers, le député a déclaré « qu'ils se portaient bien et que leur moral était très bon », ajoutant : « qu'ils étaient confiants que le secrétaire général du Hezbollah,
Hassen Nasrallah, faisait ce qu'il fallait pour les faire libérer et qu'ils n'attachaient aucun crédit au
rapport final Vinograd, estimant que la guerre s'est terminée sur le terrain par la défaite d'Israël». 
En réponse à une question sur les retombées de la publication d'informations sur l'état des prisonniers
libanais, le député et avocat arabe a démenti que cela puisse servir la guerre psychologique israélienne et que la visite et le suivi des prisonniers sont absolument nécessaires pour leur survie et la défense de leurs droits. Et d'ajouter : «  essayez d'imaginer ce qui pourrait leur arriver au cas où ils sont complètement coupés du monde extérieur et qu'ils ne reçoivent pas de visites de la part de députés arabes ou d'organismes tels que la Croix Rouge internationale ?.
De leur côté les deux prisonniers de guerre, Mohamed Serour et Maher Kourani ont déclaré à Aljazeera.net, qu'ils subissaient au quotidien des traitements avilissants indignes même des animaux.
Censure : A noter qu'un tribunal israélien a ordonné l'année dernière, la remise aux prisonniers (dans un délai de 10 jours et après leur contrôle), des lettres reçues de leurs familles par l'intermédiaire de la Croix rouge internationale et que l'administration pénitentiaire avait confisquées.
Au cours d'une séance récente du tribunal, les deux prisonniers Mohamed Serour et Maher Kourani, interdits de communiquer avec la presse, avaient confié brièvement à Aljazeera.net qu'ils étaient convaincus que les prisonniers du Hezbollah seraient libérés, tôt ou tard !
Et Sourour d'ajouter : « nous avons confiance dans la promesse faite par Hassen Nasrallah et dans l'ensemble de ses orientations ».
L'avocate Ben Nathan a déclaré pour sa part, lors de la séance du tribunal que « la confiscation de la
montre d'un des prisonniers, constituait un acte inacceptable et que cela les empêchait de connaître
les heures de prière, ajoutant que « l'administration pénitentiaire avait pris ces mesures vexatoires en
réaction à la requête, présentée par les prisonniers au tribunal, afin d'améliorer leurs conditions de
détention ».
Traduit de l'arabe par Ahmed Manai :
www.tunisitri.net/
http://www.aljazeera.net/NR/exeres/6C3A14B0-D8CF-4A9A-B5E8-
FD0441CDE80C.htm/
http://rsistancedespeuples.blogspot.com/ 


4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  
4-1 Tribunal pour juger les crimes de guerre au Liban.(à Bruxelles)
Juger les crimes israéliens au Liban : Bruxelles les 22, 23 et 24 février 2008
La conférence de presse du COMITE DE SOUTIEN à l'initiative du 'tribunal de la conscience internationale' a lancé la campagne annonçant la tenue d'un tribunal populaire, le tribunal de la conscience internationale, pour juger les crimes israéliens au Liban, les 22, 23 et 24 février prochain, à Bruxelles.
Au cours de la conférence de presse, le comité de soutien a expliqué que :
Le tribunal est composé de 5 juges reconnus mondialement pour leur probité et leur honnêteté, représentant les cinq continents. La partie accusatrice est composée de la ligue des juristes américains ainsi que des juristes libanais qui ont préparé les dossiers d'accusation.
La partie défendante est l'association belge qui avait défendu Ariel Sharon. Les témoins sont les victimes, les familles et les municipalités ayant subi les agressions au cours de la guerre, les institutions économiques, médicales et médiatiques ayant subi des dommages.
Le dossier d'accusation comporte l'accusation de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité, de crime de génocide ainsi que les crimes d'agression, de terrorisme d'Etat et des crimes contre les droits de l'homme.
Le dossier d'accusation est composé des rapports du comité des droits de l'homme des Nations-Unies, d'Amnesty international, de la Croix-Rouge , de Greenline et Greenpeace, ainsi que des rapports d'experts économiques, des rapports de témoignages de journalistes, des rapports d'experts sur les bombes à fragmentation et les rapports de Human Rights Watch, accompagnés d'une étude critique de ces rapports par le professeur Norman Finkelstein.

Le tribunal de la conscience internationale débutera par une conférence de presse à Bruxelles, avec la participation des délégués des plusieurs pays et de l'Union européenne, des organismes juridiques internationaux, à laquelle seront conviés les ambassadeurs arabes et les missions internationales à Bruxelles. Les travaux du tribunal seront retransmis en direct par al-Jazeera direct (mubâshar) et une télévision d'Amérique Latine.
Pour rappel :  les crimes israéliens au Liban, lors de la guerre de juillet-août 2006
Les principaux massacres commis lors de l'agression de 2006 contre le  Liban

- 13 juillet 2006 : massacre de Doueir où M. Adil Akkâsh, son épouse Rabâb Yassine et leurs dix enfants ont été tués.
- 16 juillet 2006 : massacre de Aytarûn: les attaques israéliennes du 16/7 ont détruit les maisons de Ali et Hassan al-Akhras, onze personnes ont été tuées.
- 13 et 19 juillet 2006 : massacres de Srifa.
Au cours de la première attaque, 4 membres d'une même famille sont tués alors qu'ils fuyaient les bombardements.
La seconde attaque a fait 27 victimes et plus de 30 blessés.
- 19 juillet 2006: massacre de Nabi Shît: Un immeuble de quatre étages est bombardé, sept personnes sont tuées.
- 30 juillet 2006 : massacre de Kana: 29 personnes sont tuées, dont 17 enfants. L'attaque fait aussi 10 blessés.
- 4 août 2006 : massacre d'al-Qâ': 23 ouvriers sont tués lors d'une attaque israélienne sur un hangar, où ils se reposaient. 13 ouvriers furent blessés. La majorité sont kurdes.
- 7 août 2006 : massacre de Shiyah. Les avions israéliens ont attaqué un immeuble, faisant 29 tués et 75 blessés, en majorité des femmes et des enfants.
- 7 août 2006 : massacre de Brital (région de Baalbeck), les attaques israéliennes ont tué 9 personnes en majorité des femmes et des enfants, et blessé 30 personnes.
- 7 et 8 août 2006: massacres de Ghaziye: 16 tués et 18 blessés pendant le premier jour, et le cortège funèbre le lendemain est attaqué par l'aviation israélienne: bilan 14 morts et 24 blessés.
- 11 août : massacre de Jisr al-Hisa : l'aviation israélienne cause la mort de 11 personnes.
- 24 juillet 2006 : massacre de Aynâtha : l'aviation israélienne attaque un immeuble de deux étages au centre du village: 18 personnes sont tués parmi les familles Kanafir et Fadlallah, dont 7 enfants.
- 13 juillet : massacre de Zibqyn : L'aviation israélienne tue 12 membres de la famille Bazigh, dont 6 enfants.
 
Pour toute information complémentaire sur la tenue du tribunal et les possibilités d'y participer, veuillez contacter :
Email:raoul.jennar@wanadoo.fr
Email:contact.tribunal@yahoo.fr
Tel France 06 32 16 65 52
Tel Belgique 00322283043

Pour contacter le comité de soutien au Liban
Email: mohakama@hotmail.com

Si vous souhaitez soutenir l'initiative du Tribunal pour juger les crimes de guerre au Liban, envoyez un mail à :
Email:raoul.jennar@wanadoo.fr
Email:contact.tribunal@yahoo.fr
        mohakama@hotmail.com

Juger les crimes israéliens au Liban : Bruxelles les 22, 23 et 24 février 2008
A la Maison des Associations internationales, 40 rue de Washington


4-2 L'homme clé des opérations de résistance Imad Moughnieh assassiné en Syrie.  
Un homme clé des opérations de résistance du Hezbollah libanais, Imad Moughnieh, recherché par Interpol et les Etats-Unis, a été assassiné mardi à Damas, a indiqué le puissant mouvement de la résistance lbanaise qui a pointé du doigt Israël.
Le gouvernement israélien a démenti toute implication dans l'assassinat de Moughnieh, dans la clandestinité depuis la fin des années 1980, et les autorités syriennes ont seulement fait état d'un mort non identifié dans l'explosion d'une voiture à Damas.
Selon un responsable du Hezbollah, Moughnieh, la cinquantaine, a été tué dans l'explosion d'une voiture piégée dans la capitale syrienne.
La télévision du Hezbollah, Al-Manar, a annoncé l'assassinat mais sans préciser le lieu du meurtre.
"Un grand jihadiste de la résistance islamique au Liban a rejoint les grands martyrs. Le leader Imad Moughnieh est mort en martyr assassiné par les Israéliens sionistes", a-t-elle indiqué.
Moughnieh, l'un des fondateurs en 1983 du bras armé du Hezbollah, la Résistance islamique, face à Israël qui occupait à l'époque le sud du Liban, "était la cible des sionistes depuis 20 ans".
"Israël rejette une quelconque implication dans cette affaire. Nous n'avons rien d'autre à ajouter", a déclaré le bureau d'Ehud Olmert dans un communiqué.
Mais des anciens de la communauté du renseignement et des ministres israéliens n'ont pas caché leur satisfaction après la mort de Moughnieh. Dany Yatom, ex-patron des services secrets, a affirmé "ne pas savoir qui a liquidé Moughnieh. Mais c'est un succès pour la communauté du renseignement. C'était un des plus grands terroristes du monde au même titre qu'Oussama ben Laden", chef du réseau Al-Qaïda.
Les médias israéliens ont considéré dans leur ensemble que le Hezbollah risque de vouloir se venger.
Dans le village natal d'Imad Moughniyeh, à Tayr Dibba, dans le sud du Liban, toute activité a cessé et les habitants se sont rassemblés pour suivre les informations à la télévision. Sa maison est désertée depuis qu'il a pris le maquis.
Le maire de la ville, Hussein Saad, a déclaré à l'AFP avoir "reçu des appels (l') informant que Imad Moughnieh a été assassiné à Damas dans une voiture piégée. Il appartenait à une grande famille, très religieuse".
Le Hezbollah a annoncé que ses obsèques se tiendraient jeudi 14 février, journée qui coïncide avec la commémoration de l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri il y a trois ans, pour laquelle la majorité parlementaire organise un rassemblement au centre de Beyrouth.
L'assassinat de Moughnieh intervient dans un climat politique et sécuritaire très tendu au Liban, un pays sans chef d'Etat et plongé dans sa plus grave crise depuis la guerre civile (1975-1990), la majorité et l'opposition ne pouvant s'entendre sur le partage du pouvoir.
Inscrit sur la liste "des terroristes les plus dangereux" recherchés par les Etats-Unis, Moughnieh est accusé d'avoir dirigé la plupart des enlèvements d'otages occidentaux dans les années 1980 au Liban.
Il est soupçonné d'avoir été l'auteur du rapt en 1984 de William Buckley, chef de l'antenne de la CIA à Beyrouth qui a été tué et du détournement à Beyrouth d'un avion de la TWA en 1985.
Il est aussi recherché par Interpol pour sa participation présumée à un attentat contre l'Association mutuelle israélite argentine (AMIA) qui avait fait 85 morts en 1994 à Buenos Aires.
A Damas, la télévision d'Etat syrienne a indiqué, citant une source au ministère de l'Intérieur, qu'une voiture avait explosé mardi soir dans le quartier résidentiel de Kafar Soussé dans la capitale syrienne, faisant un mort. Elle n'a donné aucune autre précision.
Selon des témoins, l'arrière de la voiture, une Mitsubishi Pajero grise métallique, a été entièrement soufflée par l'explosion qui s'est produite vers 23HOO locales (21H00 GMT).
Les mouvements palestiniens, Hamas et le Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG, de Ahmad Jibril) ont aussi accusé Israël de l'attentat.

 


4-3 RPL 'France' : Extraits de la conférence de presse du Général Michel Aoun.

Le chef du Courant patriotique libre, le député Michel Aoun, a tenu hier, à Rabieh, une conférence de presse afin de clarifier « certains points » de la dernière médiation effectuée par le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, en vue de paver la voie à l’élection présidentielle au Liban.
Le général Aoun a souligné qu’il avait tenu à apporter certaines précisions « après avoir entendu et lu ce qui a été publié dans les médias ». Il a affirmé dans ce cadre que les médias sont en train de déformer « ce qui est en train d’être dit », de sorte que « certains journaux sont devenus subjectifs et politisés et ne sont plus indépendants ». Aucun pays ne peut nous influencer

- "Je négocie et personne ne se mêle de cela, ni la Syrie ni l’Iran. Nous avons la même position à l’égard de la Syrie , quand d’autres n’avaient pas de problèmes avec ce pays. Ni la France , ni les États-Unis, ni n’importe quel autre pays arabe ne peut nous influencer, il est du devoir de l’opposition libanaise elle-même de résoudre le problème de la présidentielle."

L'initiative arabe : feuille de route de la Ligue arabe

Le député du Kesrouan a évoqué ensuite, en détail, la feuille de route de la Ligue arabe. Cette initiative, a-t-il souligné, « comprend trois articles principaux et trois articles supplémentaires qui ont été ajoutés lors de la dernière conférence des ministres arabes des Affaires étrangères ». L’initiative comprend « l’élection immédiate du président de la République, la mise en place immédiate d’un gouvernement puis le vote d’une loi électorale », a relevé M. Aoun. « Elle aborde aussi le programme ministériel et la répartition des portefeuilles », a-t-il indiqué, avant de relever que « les forces de la majorité veulent dissocier les éléments de cette feuille de route, et soutiennent que puisque tout le monde est d’accord pour élire un président de la République, il faut donc procéder uniquement à l’élection du président ».
Cette attitude est une attitude politique « primaire » parce que la feuille de route est en fait « complète, même s’il existe une chronologie dans son application ». « Il faut se mettre d’accord sur l’ensemble des dates tout de suite, dans 6 mois ou dans un an », a affirmé M. Aoun, mais « nous ne devons pas appliquer une seule clause de la feuille de route sans nous être mis d’accord sur l’application des autres clauses ».

La participation au gouvernement

Revenant d’autre part sur les différentes formules de partage des portefeuilles, il a stigmatisé ce partage tel que voulu par la majorité « parce que le but est clair, il est interdit qu’il y ait une véritable participation au sein du gouvernement. Mais l’opposition n’acceptera pas cela ». L’un des membres de la majorité, « plus précisément Amine Gemayel, m’a dit que je voulais intégrer le gouvernement afin de le paralyser. Tout cela veut dire que l’on présume que mon intention est mauvaise », a indiqué M. Aoun, avant d’ajouter qu’il avait répondu à M. Gemayel : « Doucement cheikh Amine. D’abord c’est vous qui avez paralysé la présidence de la République. N ’est-ce pas vous qui l’avez marginalisée ? N’est-ce pas vous qui avez paralysé le Conseil constitutionnel ? Malgré tout cela nous avons continué à nous rendre au Parlement. N’est-ce pas vous qui avez fait perdre au gouvernement son caractère légitime et qui l’avez malgré tout maintenu au pouvoir, foulant aux pieds l’article 95 de la Constitution  ? »

Négociation au nom de l'Opposition Revenant sur le mandat qui lui a été donné par l’opposition pour négocier en son nom, il a relevé que les médias se sont empressés de dire que « le général Aoun n’est pas réellement mandaté ». M. Aoun a indiqué à cet égard qu’il était « très fier de respecter les termes de l’entente que j’ai signée avec mes partenaires ». « Je ne veux pas faire ce que les autres font, ils vendent leurs partenaires à la première occasion », a martelé le député, soulignant que « le réel problème de la crise est le manque de confiance » entre les parties. Il n'y a pas eu d'attaque à Aïn el-Remmané Le général Aoun a, par ailleurs, affirmé qu’il n’y avait pas eu d’attaque contre Aïn el-Remmané de la part de miliciens venant de la banlieue sud lors des émeutes du 27 janvier dernier. Il a accusé à ce propos la LBC d’avoir déformé la réalité concernant cette affaire. Concernant le rassemblement du 14 février En ce qui concerne le rassemblement prévu le 14 février à la place des Martyrs pour la commémoration de l’assassinat de Rafic Hariri, le général Aoun s’est élevé contre le fait que les partisans du 14 Mars soient « entraînés à participer à ce rassemblement comme s’ils étaient des moutons de Panurge qui sont emmenés à l’abattoir ». RPL-  général Michel Aoun Source : RPL / L'Orient Le Jour http://www.rplfrance.org/index.php?content=presse/080212r...
http://www.rplfrance.org/...

 

12 février 2008

n°66 – LES Dossiers du Liban 15-02 (Fin)

5 Annexe - Géopolitique et stratégie - Analyse

5-1 René Naba : Assassinat Hariri : En guise d'épitaphe pour une hécatombe: Sic transit Gloria Mundi ... Ainsi passent les gloires de ce Monde.
1-Saad Hariri, «le planqué de Beyrouth»,
2-Walid Joumblatt «le derviche tourneur» de la politique libanaise,
3-Jacques Chirac, une retraite confortable mais non paisible
4- Ariel Sharon dans le coma
5-George Bush, le parfait contre-exemple de gouvernement
Neuf personnalités libanaises, civiles et militaires, chrétiennes et musulmanes, parlementaires ou journalistes, ainsi que six «casques bleus» de l’ONU ont été tués et 273 blessées au cours des dix sept (17) attentats dont le Liban a été le théâtre depuis 2005, date de l’assassinat de l’ancien premier ministre Libanais Rafic Hariri, alors que trois personnalités figurent parmi les rescapés de cette vague de violence: deux membres du gouvernement, -le ministre de la Défense Elias Murr et le ministre des Communications Marwane Hamadé-, ainsi que la journaliste May Chidiac.
La disparition de Rafic Hariri a été suivie de la décapitation de ses principaux supports médiatiques sur la scène occidentale, les journalistes Gébrane Tuéni, Directeur du journal An-Nahar et son adjoint Samir Kassir, ainsi que du décès de son protecteur, le Roi Fahd d’Arabie, mort six mois plus tard en Août 2005, au moment même où Mohamad Ahmadi-Nijad, le représentant de l’aile dure du régime islamique était élu à la présidence de la République iranienne.
Au Liban même, le successeur de Rafic Hariri, son fils puîné Saad Hariri, grand vainqueur des éléctions législatives qui ont suivi le retrait syrien du Liban, en juin 2005, pâtit de sa désertion du champ de bataille durant la guerre destructrice d’Israël contre son pays, en juillet 2006. L’homme sans relief est affublé du sobriquet de «planqué de Beyrouth» par allusion à son exil de six semaines hors du Liban durant les bombardements aériens israéliens, alors qu’en sa triple qualité de député, chef de la principale formation politique de Beyrouth et héritier du rénovateur de la capitale libanaise, sa présence sous les bombes aux côtés de ses électeurs et néanmoins compatriotes aurait eu valeur d’exemple, l’exemple du courage dans l’adversité. Son retour à bord d’un appareil de l’armée française a accrédité l’idée d’un homme revenu au pouvoir dans «les fourgons de l’étranger». Son partenaire en affaires, le socialiste Walid Joumblatt est, quant à lui, gratifié du qualificatif désobligeant de «derviche tourneur» de la vie politique libanaise en raison de ses retournements fréquents et son parti, le Parti socialiste Progressiste (PSP), le «Parti du Saltimbanque Permanent» en raison de la désorientation que ce chef féodal a imposée à ce parti fondé par un prestigieux père, Kamal Joumblatt.
Le rapport Vinograd pointant les défaillances israéliennes au Liban, publié le 30 janvier, a retenti comme un camouflet pour la coalition pro-américaine du Liban et accentué le discrédit des anciens de chefs de guerre, Saad Hariri, Walid Joumblatt et leur allié maronite Samir Geagea, l’ancien compagnon de route d’Israël de la guerre civile inter-libanaise, qui avaient parié implicitement sur une défaite du Hezbollah. Au-delà de toute décence, le trio s’est en effet lancé, dès la fin des hostilités, dans le procès de la milice chiite aux cris «Al-Haqiqa» (la vérité), plutôt que de rechercher
la condamnation d’Israël pour sa violation du Droit Humanitaire International et sa destruction des infrastructures libanaises.
Un cri de guerre curieusement popularisé par la nouvelle pasionaria de la scène libanaise, la ministre maronite Nayla Mouawad, paradoxalement, plus soucieuse de démasquer les assassins de Rafic Hariri que ceux de son propre époux, l’ancien Président René Mouawad, tué dans un attentat le 22 novembre 1990, le jour anniversaire de l’Indépendance libanaise.
A tous égards, le rapport Vinograd a été malvenu pour le camp pro-américain après la série de revers électoraux que leur a infligés dans leur fief maronite du Metn, le principal allié du Hezbollah, le Général Michel Aoun, chef du «Courant Patriotique Libanais». Le rapport a douché leur enthousiasme ainsi que celui de leur mentor, Jacques Chirac, qui se proposait d’imposer des «mesures coercitives» à l’encontre du Hezbollah, rétrospectivement le véritable vainqueur moral de la confrontation, ainsi que son allié politique, le Général Aoun , le grand vainqueur de la compétititon électorale du camp chrétien, dont le trio pro-américain était supposé en monopoliser la représentation.
L’opposant à la guerre d’Irak mais rallié à l’aventure américaine du Liban, jouît désormais, pour sa part, d’une retraite confortable mais non paisible dans la résidence précaire de son bienfaiteur libanais. L’ancien président français qui menaçait des foudres de la Justice Internationale les assassins de son milliardaire ami, est, à son tour, en délicatesse avec la justice de son propre pays pour des affaires ayant trait à l’argent illicite dans des responsabilités fictives pour d’emplois fictifs financés pourtant par l’argent bien réel du contribuable français. Son proconsul acariâtre au Liban, Bernard Emié, a été prestement évacué vers les profondeurs de l’Asie mineure.
Dans la configuration régionale de l’époque, le parrain idéologique du président américain, le premier ministre israélien Ariel Sharon, l’artisan de l’invasion du Liban, en 1982, le plus ferme partisan de l’invasion américaine de l’Irak, le tortionnaire de Yasser Arafat, connaissait, lui, tel un intersigne du destin, le sort funeste d’un «mort-vivant». Le promoteur de la colonisation rampante de Jérusalem et de la Cisjordanie , celui-là même dont la presse occidentale tressait continuellement les louanges pour ses qualités de «visionnaire de la paix» a sombré dans un coma prolongé en janvier 2006, près d’un an après l’assassinat de Rafic Hariri, dans ce qui apparaît comme une illustration symptomatique du naufrage de la politique israélo-américaine au Moyen-Orient.
Deux ans après son accident de santé, Sharon demeure toujours plongé dans le coma, à l’image de sa politique, dans l’anonymat le plus complet, alors que le vieux chef palestinien, transfiguré par sa mort, était promu au rang de «symbole» du combat national palestinien, sa sépulture transformé en un lieu de recueillement. Confiné dans son complexe de Ramallah pendant trois ans, dans des conditions de vie rudimentaire, sur ordre du Général Sharon et la complicité de George Bush, Arafat est décédé à Paris des suites de maladie, en novembre 2004. Sa mort a été vécue comme une délivrance par une large fraction des pays du tiers monde, car elle mettait un terme, au delà de sa souffrance physique et morale, au delà de sa personne, à l’humiliation du peuple palestinien et de leurs sympathisants dans le Monde
La détention dans des conditions hideuses du Président démocratiquement élu de la Palestine et Prix Nobel de la Paix du fait de dirigeants de pays se réclamant de la démocratie, a accéléré en l’amplifiant la radicalisation du combat palestinien propulsant à la succession de Yasser Arafat, la frange radicale du mouvement palestinien, les Islamistes du Hamas, vainqueur des premières élections législatives post-arafat, substituant au «Fatahland» démantelé au sud-Liban, un «Hamasland» planté aux confins du désert du Sinaï à la jonction d’Israël et de l’Egypte .
Le grand ordonnateur de ce «chaos constructeur», George Bush, à moins d’un an de la fin de son mandat, fait déjà précocement l‘objet d’un enseignement dans les académies diplomatiques et militaires comme le parfait contre-exemple de gouvernement. Au crépuscule de son pouvoir, l’homme est déjà assuré de décrocher le titre peu envieux de «pire président de l’histoire américaine
Au-delà de cet épisode substantiel de l’histoire contemporaine, trente quatre «Faiseurs de guerre» de l’aventure irakienne tombaient dans les oubliettes de l’Histoire:
-Tony Blair, l’ancien premier ministre britannique, nouveau propagateur de la «Pax Americana» en Palestine,
-Donald Rumsfeld, l’ancien secrétaire à la défense américain,
-Paul Wolfowitz, l’ancien président de la Banque Mondiale éclaboussé par un scandale,
-L’ultra faucon John Bolton, représentant américain aux Nations Unies, le grand vaincu de la guerre destructrice israélienne contre le Liban, en juillet 2006,
-Les duettistes de la «Nouvelle Europe», Silvio Berlusconi (Italie) et José Marie Aznar (Espagne), ainsi qu’Ahmad Chalabi, l’instrument de la propagande américaine sur «les armes de destruction massive» et son relais au sein de l’opinion américaine via le New York Times, la journaliste Judith Miller.
La guerre anglo-américaine contre l’Irak a provoqué la destruction d’un des rares états laïcs du monde arabe, et le duo diplomatique franco-américain sur le Liban, la vacance du pouvoir présidentiel du seul pays arabe dirigé par un Président chrétien. Un précédent lourd de conséquences pour l’avenir.
Sic Transit Gloria Mundi. Ainsi passent les gloires de ce Monde (1)
Pour mémoire, voici les principaux attentats au Liban depuis l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri en 2005
-2005-
-14 février: Rafic Hariri est assassiné dans un attentat à Beyrouth, qui fait au total 23 morts, dont le député et ancien ministre Bassel Fleyhane, et 220 blessés.
-23 mars: Attentat à l'explosif dans un centre commercial de Kaslik (nord de Beyrouth): trois morts.
-2 juin: Le journaliste chrétien anti-syrien Samir Kassir est tué dans un attentat à la voiture piégée dans le quartier chrétien d'Achrafieh à Beyrouth.
-21 juin: L'ancien secrétaire général du Parti communiste Georges Haoui est tué dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth.
-12 juillet: Le ministre chrétien de la Défense Elias Murr est blessé dans un attentat à la voiture piégée dans la banlieue nord-est de Beyrouth qui fait un mort et neuf blessés.
-16 septembre: Explosion d'un engin piégé à Jeitaoui, un quartier chrétien de Beyrouth: un mort, 28 blessés.
-25 septembre: La journaliste libanaise chrétienne May Chidiac est grièvement blessée dans l'explosion d'une bombe placée dans sa voiture, au nord de Beyrouth.
-12 décembre: Le député et journaliste chrétien antisyrien Gebrane Tuéni est tué, avec ses deux gardes du corps, dans un attentat à la voiture piégée près de Beyrouth.
-2006-
-5 septembre: Le lieutenant-colonel Samir Chéhadé, un haut responsable de la sécurité lié à l'enquête sur l'assassinat de Hariri, est blessé et quatre de ses gardes du corps tués dans un attentat à l'explosif au sud de Beyrouth.
- 21 novembre: Le député chrétien antisyrien et ministre de l'Industrie, Pierre Gemayel, est tué par balles ainsi que son garde du corps à Jdeideh, au nord de Beyrouth.
-2007-
-13 février: Trois morts dans un double attentat à la bombe qui souffle deux bus à Aïn Alak, au nord de Beyrouth.
-13 juin: Le député de la majorité parlementaire antisyrienne Walid Eido (musulman sunnite) et son fils ainsi que huit autres personnes sont tuées dans un attentat à l'explosif sur le front de mer de Beyrouth-ouest.
-24 juin: Six membres du contingent espagnol de la force de l'ONU (Finul) sont tués dans l'explosion d'une voiture piégée au Liban sud.
-19 septembre: Le député chrétien antisyrien Antoine Ghanem et cinq autres personnes tués dans un attentat à la voiture piégée, dans la banlieue chrétienne de Beyrouth.
-12 décembre: Le général François el-Hajj, chef des opérations de l'armée, est tué avec son garde du corps dans un attentat à la voiture piégée dans le quartier chrétien de Baabda à Beyrouth. Première personnalité militaire assassinée.
-2008-
-15 janvier: Trois civils sont tués et 26 blessés, au nord de Beyrouth, dans un attentat à la bombe contre une voiture de
l'ambassade des Etats-Unis.
-25 janvier: Un responsable de la sécurité libanaise, Wissam Eid, et neuf autres personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe contre un convoi des forces de sécurité dans une banlieue chrétienne de Beyrouth.
René Naba
Paris le, 9 février 2008
_____________________________________
1- Sic transit gloria mundi est une locution latine signifiant en français «Ainsi passe la gloire du monde». Lors de la cérémonie d'intronisation d'un nouveau Pape, il est de coutume qu'un moine se présente par trois fois devant lui pour brûler à ses pieds une mèche d'étoupe et lui annoncer «Sancte Pater, sic transit gloria mundi».
Les premières mentions de ce rituel au Vatican remontent au XIIIe siècle dans les écrits du dominicain Étienne de Bourbon. Le prêtre et chroniqueur Adam de Usk en parle également dans son Chronicon lors du couronnement d'Innocent VII (en 1404). Le rituel a cessé avec le pape Jean-Paul Ier, qui a renoncé à la tiare et au couronnement.
Ce rite d'inspiration byzantine (à l'Empereur on apportait également des ossements humains et des cendres) est pour rappeler au Souverain Pontife qu'il n'est qu'un homme, et de fait devrait se garder
de tout orgueil ou vanité.
Cela est également à rapprocher de l'antique pratique romaine où, lors du triomphe (parade) d'un général, un esclave se tenait à ses côtés pour lui murmurer «Hominem te esse», «Toi aussi tu es mortel» ou «Memento mori», «Rappelle-toi que tu es mortel».
Belle leçon de modestie à méditer pour les puissants de ce monde
Source : Blog René Naba  
http://renenaba.blog.fr/...
© Toute reproduction intégrale ou partielle de cette page faite sans le consentement écrit de René Naba serait illicite (Art L.122-4), et serait sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code.
Publié le 3 février 2008 avec l'aimable autorisation de René Naba

 

Nasrullah :
Nous avons empêché l’exécution du plan américain au Liban.
Dans une longue interview accordée à la chaîne NBN, le secrétaire général du Hizbullah a longuement décrit la situation libanaise en la rattachant à la situation régionale et internationale. Nous traduisons ici une partie de cette interview. Nous avons mis entre parenthèses les explications nécessaires à la compréhension de certains passages, et avons résumé certains autres.
Le plan américain
Question : Les gens sont de plus en plus perdus, au Liban, ils ne savent plus qui croire, ne savent plus quel est le fond du problème. Est-ce que l’opposition a manqué dans sa tâche d’éclaircir la situation ?
Sayyid Nasrullah : Concernant le projet américain, nous avons toujours besoin de rappeler aux gens, ce que soit au public du (groupe du) 14 mars (les partis du pouvoir, nommé également 14 février), à l’ensemble du peuple libanais et tous les peuples de la région, qui suivent l’évolution de la situation et des événements au Liban, pour faire connaître la réalité de ce qui se déroule au Liban. Le projet américain au Liban fait partie du projet américain dans la région. Au Liban, tels que nous le voyons, il signifie quatre points qu’il nous faut connaître au moment où nous lui faisons face. Ces points sont :

1 – L’administration américaine veut qu’il y ait au Liban un pouvoir qui lui soit inféodé, qui exécute ses ordres et réalise ses objectifs dans la région.
Ce qui veut dire que si les Etats-Unis souhaitent y avoir des bases (militaires), ce pouvoir leur faciliteront la tâche, comme ce qui existe dans les Etats de la région.
Mais s’il y a un pouvoir qui refuse la présence de ces bases américaines au Liban, il sera un obstacle au projet américain.
Par conséquent, s’il y a des forces politiques ayant une dimension nationale, qui font passer les intérêts nationaux avant les intérêts américains et qui ne sont pas prêts à être les outils du projet américain, elles n’ont aucune place dans ce pouvoir.

2 – Le projet américain au Liban est dépourvu de toute résistance, ni le Hizbullah, ni autre que le Hizbullah. Quiconque pense affronter les ambitions israéliennes et les agressions israéliennes, sa présence sera interdite au Liban, que ce soit au niveau de la pensée, de la culture ou des armes.

3 – L’installation définitive des Palestiniens, non pas pour résoudre la dimension humaine, mais pour liquider le droit au retour, pour supprimer la question palestinienne au profit de l’entité sioniste.

4 – Utilisation du Liban pour faire pression sur la Syrie , exercer un chantage sur ce pays et le pousser à se plier aux exigences des Etats-Unis, au niveau régional, au niveau du règlement global et au niveau du projet du nouveau moyen-orient.

La preuve de ce que j’avance :
1 – la résolution 1559 qui stipule l’élection d’un président sans intervention étrangère, sauf américaine, ce qui signifie que les Etats-Unis veulent recomposer le pouvoir qui lui est inféodé, c’est pourquoi les Américains ont refusé de donner un délai, même deux mois, pour légiférer sur une nouvelle loi électorale, ils ont insisté sur la date des élections (législatives) parce que George Bush avait déclaré qu’il fallait que les élections aient lieu avant telle date, et c’est pourquoi ils ont accepté une loi électorale dont ils disaient qu’elle est injuste et non équitable, l’ayant même nommé la loi de Ghazi Kanaan (renseignements syriens), car ils étaient pressés de mener ces élections, et d’être un pouvoir qui réalise ce but.
2 – Désarmer la résistance sous le prétexte de désarmer les milices.
3 – La question palestinienne devant conduire à l’installation définitve (tawtîn).
4 – La pratique depuis deux ou trois ans, en ce qui concerne l’attitude envers la Syrie. Personne au Liban ne souhaite que la Syrie dirige ou administre le Liban, ce sont les Libanais qui doivent administrer le Liban, ni la Syrie ni les Etats-Unis, ni la France , ni l’Arabie Saoudite, ni l’Iran, ni personne.
Mais il n’est pas de l’intérêt du Liban qu’il devienne un ennemi ou un adversaire de la Syrie , mais dès le début, cela est allé dans cette direction.

C’est le projet américain qui se résume en : pouvoir inféodé, pas de résistance au Liban, pas de forces nationales refusant de prendre le train du projet américain, et il y a des forces nationales autres que le Hizbullah qui refusent et insistent à mettre en avant l’intérêt national, qui refusent l’installation définitive des Palestiniens, bien que certains présentent cette question dans sa dimension religieuse, soit l’augmentation du nombre des musulmans par rapport au chrétiens, ou dans le cadre confessionnel, l’augmentation des sunnites par rapport aux autres musulmans. Nous considérons, par contre, qu’il s’agit d’une liquidation du droit au retour en préalable de la liquidation de la question palestinienne. Car l’un des nœuds les plus complexes posés dans les négociations palestino-israéliennes est celui du droit au retour. Les Américains agissent pour réaliser ce but, soit par leurs activités politiques soit par les assassinats qu’ils commettent, selon mon explication et mon analyse, et je suis prêt à discuter de ce sujet, ces assassinats derrière lesquels se trouve, le plus probablement, Israël, ou soit par la guerre de juillet (2006) et toutes les pratiques des Etats-Unis.

En face, la résistance, dans sa dimension militaire ou l’opposition nationale dans sa dimension politique intérieure, mènent une lutte non pas contre ce courant ou ce parti appartenant au 14 mars, mais contre George Bush qui déclare suffoquer, ces jours-ci, et contre l’administration américaine, avec Abrams, Welsh, Condolizza Rice, et contre le projet américain qu’ils veulent imposer aux Libanais. C’est notre vision, nous devons l’expliquer et la clarifier. Les forces de l’opposition en sont conscientes, mais pour les forces du 14 mars, une partie est convaincue du projet américain, considérant que c’est pour l’intérêt du Liban, et une autre partie n’écoute pas, d’autres ont déjà écrit leur réponse à cette interview avant même d’en connaître le contenu, ou des communiqués d’insultes…

Le gouvernement d’union nationale
Question : les forces du pouvoir affirment que l’opposition ne veulent pas l’Etat tel qu’il est conçu ?
Sayyid Hassan Nasrullah : Ceci n’est pas vrai, la preuve étant qu’en 2005, lors des élections électorales, bien que nous n’étions pas convaincus de la loi électorale qui a été appliquée, nous avions accepté d’y participer, et nous n’étions pas convaincus de la date mais nous y sommes allés car au Liban, le début correct pour former un nouveau pouvoir part des élections législatives. Si les élections avaient eu lieu selon une loi électorale correcte, les résultats des élections auraient été sains, et le pouvoir aurait été sain également, mais nous avions accepté cela car nous voulons qu’il y ait un pouvoir au Liban et nous ne voulons pas le vide, notamment après le départ de la Syrie dont la présence était voulue au niveau international et arabe. Nous avions accepté le règlement, comme nous avions accepté l’accord quadripartite et sommes allés vers les élections au moment où nous n’étions pas convaincus, ni pour la date, ni pour la loi électorale, et pour prouver notre sérieux, nous sommes allés au gouvernement, et c’était la première fois où nous participions directement. Au début, nous avions soutenus le gouvernement, mais lorsque nous y sommes rentrés, ce n’était pas sur la base du tiers garant, nous y avions participé sur la base d’un accord politique, pour construire un pouvoir et un Etat et surmonter le vide existant.
Mais lorsque nous y sommes allés, nous nous sommes aperçus qu’il y a un projet qui se réalise par le biais du gouvernement et par le biais du pouvoir, et que nous étions uniquement des témoins incapables, ne pouvant rien changer ni au niveau politique ni au niveau administratif et économique.

Au début, nous sommes allés vers tout ce qui consolide l’Etat et forme le pouvoir, malgré les dangers, et lorsqu’il y a eu crise politique, nous sommes allés vers le dialogue, nous avions essayé, par le dialogue, de régler les questions essentielles en suspens, mais il y a une partie qui veut réaliser certains objectifs et se diriger sans les autres partenaires du pays, ce qui a conduit à la crise politique actuelle.


Question : est-ce qu’à votre avis, les Etats-Unis ont besoin d’une base au Liban ?
Sayyid Nasrullah : Les Américains ont besoin de bases n’importe où, car cela fait partie des priorités du projet américain, surtout après l’effondrement de l’Union soviétique, ils ont besoin d’une présence directe dans la région, ils ont besoin de tenir le pouvoir au Liban, les appareils sécuritaires et l’armée. C’est le projet réel pour que le Liban soit soumis à la politique américaine, qu’il fasse la concorde avec Israël, mette fin à l’état de résistance, installe définitivement les Palestiniens et que le Liban devienne un outil du projet américain dans la région.

Question : Est-ce que l’accord de Taëf manque d’un mécanisme pour régler les dissensions entre les Libanais ?
Sayyid Hassan Nasrullah : Cela exige de longues discussions, est-ce que le problème se situe au niveau des mécanismes ? Je ne le crois pas, le problème est qu’il y a un groupe au pouvoir qui veut s’en accaparer et qui refuse la participation de l’autre partie. C’est pourquoi nous considérons que ceux qui disent que le tiers garant, ou annulateur ou qui fait tomber le gouvernement soit, accorder le tiers du gouvernement à l’opposition est un suicide politique, que c’est étrange. Dans tous les Etats du monde, lorsqu’il y a une crise interne, ou aux lendemains d’une guerre, ou dans le cadre de défis au niveau régional, ou international, ces Etats forment un gouvernement d’union nationale. Mais ici, au Liban, le gouvernement d’union nationale devient un suicide politique. Certains parlent de suicide politique, d’autres disent que cela est impossible et non envisageable, pendant qu’un troisième parle de cadavres….. Aujourd’hui, le problème réel, c’est que le principe de la participation, soit le tiers garant, veut dire que l’opposition devient associée dans la formation du pouvoir et dans l’administration du pays, cela veut dire qu’il n’y aura pas d’installation définitive des Palestiniens (tawtîn).

Question : est-il possible qu’ils dilapident le pays à ce point ?
Sayyid Hassan Nasrullah : Oui, et lors de la guerre de juillet (2006), ils l’ont fait : est-ce qu’il y a un Libanais qui demande aux Etats-Unis qu’Israël déclenche une guerre contre le Liban, qu’il détruite des régions entières ?

Question : En êtes-vous certains ?
Sayyid Nasrullah : Oui, nous en sommes certains et j’en fais serment. La pratique au cours de la guerre confirme les accusations que nous portons. S’il y a une opposition, un tiers garant, cela veut dure qu’il y a un effort libanais officiel pour traiter les dossiers en suspens avec la Syrie , et de ce fait, ne pas utiliser le Liban pour la guerre et les pressions sur la Syrie. S ’il y a une opposition et un tiers garant, cela signifie que la question de la résistance se traite dans le cadre d’une stratégie de défense nationale qui consolide la force du Liban et non sur la base de la suppression de la résistance pour le profit d’Israël. S’il y a une opposition et un tiers garant, cela signifie qu’il y a une politique économique nationale non soumise aux conditions du Fonds monéraire international et de la Banque mondiale. S’il y a une opposition et un tiers garant, cela signifie qu’il y a des institutions militaires et sécuritaires nationales et non une armée et des appareils sécuritaires refondées et dont l’idéologie est refondée pour être, en fin de compte, des appareils de renseignements au service du FBI et de la CIA. C ’est cela, le tiers garant.
Ils nous voulaient comme décor

Question : Vous étiez au pouvoir. Pourquoi n’êtes-vous pas restés et gardé le tiers garant ?
Sayyid Nasrullah : Il est d’abord important de rappeler que lorsque nous sommes entrés au gouvernement, il n’y avait aucune discussion sur le tiers garant, et nous ne sommes intervenus ni par une part, ni dans des négociations menées par le parti al-Mustaqbal (Harîrî) avec le courant national libre (Aoun), ni dans les négociations entre le président (gouvernement) Sanioura et le président (république) Lahoud autour du nombre des ministres….
Amal et le Hizbullah sont entrés au gouvernement sur la base d’un accord politique qui avait commencé avant les élections législatives. Ils ont rompu cet accord. De quoi parlait-il ? Un accord politique sur les armes de la résistance et sur la participation. Ce furent les points essentiels….
 

Mais lorsque nous sommes entrés au gouvernement, les questions essentielles n’étaient plus discutées, ni dans le cadre de l’alliance quadripartite des partis, ni dans le gouvernement. Par exemple, la question de l’énergie, qui est un des principaux dossiers du pays (eau, électricité et pétrole). Le ministre de l’énergie est l’un des nôtres, il découvre que le chef du gouvernement a constitué un groupe de travail qui met les plans, les programmes et les politiques dépendant du ministère de l’énergie, sans qu’il en soit au courant, alors qu’il avait également constitué un groupe de travail.
Les ministres de Amal et du Hizbullah découvrent aussi que le plan économique et financier du gouvernement était prêt, sans qu’ils ne soient consultés. L’équipe de la majorité avait même fait un plan pour l’agriculture, alors que le ministre de l’agriculture n’était pas au courant. Pour la question de la sécurité, il a été décidé, et le texte a été montré par le ministre Fneish qu’il sera constitué un bureau de renseignements avec la présence d’officiers internationaux, ce bureau aura pour tâche le contrôle des appareils sécuritaires libanais et la discussion de ses plans, de ses programmes, de son développement, de son équipement et financement. Au temps des Syriens, cela n’existait pas !....
Il s’est donc avéré que nous étions là pour le décor, afin de dire que toutes les confessions sont représentées dans le gouvernement, et c’est pourquoi nous avons préféré le quitter.
Nous ne leur accorderons pas la légitimité de gouverner seuls

Question : il leur reste un an et demi au pouvoir. Pourquoi ne pas les laisser gouverner jusqu’aux prochaines élections électorales ?
Sayyid Nasrullah : S’ils gouvernent pendant un an et demi sans l’opposition, ce sera un grave danger sur le liban… Le problème n’est pas dans la présidence de la république, que ce soit Michel Sulayman ou Michel Aoun, la situation sera la même et sans le tiers garant, le général Aoun ne pourra rien faire non plus. Vous dites que la situation antérieure était stable, oui, parce que le Liban, pendant 15 ans, a été tenu par un ordre régional et international. Maintenant, on nous dit : vous les Libanais, réglez vos problèmes vous-mêmes, quelle que soit l’intervention américaine ou étrangère.  Nous nous sommes retrouvés confrontés aux problèmes réels, lors de notre présence au gouvernement… Il y a un groupe qui emmène le pays vers une voie dangereuse… Et je m’adresse aux Libanais, leur disant : la question est posée, est-ce que nous les laissons gouverner encore, est-ce que nous leur facilitons la tâche, par notre générosité ? L’opposition a facilité beaucoup de choses, à tel point que la base reproche beaucoup et je comprends ce reproche, mais c’est un autre problème. On nous dit : pourquoi insistez-vous sur le tiers garant, laissez élire le général Sulaiman, qu’ils forment leur gouvernement, et dans un an et demi, ce seront les élections législatives. De mon point de vie, s’ils prennent le pouvoir sans faire participer l’opposition avec le tiers garant, et quel que soit le président de la république, cela constituera un danger sur le pays, dans différents domaines : politique, juridique, économique, et même sécuritaire. Cela exige évidemment quelques explications.
Nous savons que le gouvernement fait la loi électorale. Qu’est-ce qui nous garantit que ce gouvernement que nous allons laisser gouverner pendant un an et demi, ne reviendra pas avec la nouvelle loi électorale, renouvelant la crise pour quatre ans supplémentaires ? La majorité veut une loi électorale qui lui permette de revenir, elle fera une loi lui garantissant la majorité au parlement, pour quatre ans.
Pour la question économique, les lois qui seront appliquées pendant un an et demi comportent de graves dangers pour les paysans, les industriels, la main d’œuvre et les fonctionnaires de l’Etat, avec l’augmentation des impôts et des taxes. Le programme économique de ce gouvernement est la conséquence de la conférence de Paris 3, et les conditions du Fonds monétaire international. La présence de l’opposition au gouvernement avec le tiers garant limite les effets de ce plan. Concernant la sécurité, en un an et demi, les appareils sécuritaires et l’armée seront recomposés et reformés de manière à constituer un danger sur le pays. Même si nous avons confiance dans la présence de Michel Sulayman à la présidence, le gouvernement, dans sa majorité écrasante (sans tiers garant), peut prendre des décisions relatives aux appareils sécuritaires et militaires, et si le président n’est pas d’accord, il sera isolé comme l’a été le président Emile Lahoud, le gouvernement pourra prendre des décisions concernant la refondation de l’appareil judiciaire. Il peut le faire en un an et demi. Ils peuvent organiser l’Etat pour garantir leurs propres intérêts et les intérêts de ceux qui sont derrière eux…

De notre côté, nous considérons le gouvernement actuel comme illégal, et ce qu’il fait est illégal. Cela est très dangereux, mais reste beaucoup moins dangereux que si nous leur remettons le pouvoir, car quand nous leur remettons le pouvoir, nous reconnaissons son caractère constitutionnel, légal, ce qui veut dire que nous lui donnons la possibilité de gouverner le pays d’une manière très dangereuse, et je ne parle pas ici du parti, car ils ne peuvent rien faire à ce niveau, mais il s’agit du pays en entier ; la situation actuelle reste beaucoup moins dangereuse que si le gouvernement gouverne sans opposition et sans tiers garant.
Par ailleurs, nous étions prêts à agir si jamais le pouvoir avait procédé à l’élection du président avec la formule de la moitié + 1 (nombre de députés, et non des deux tiers comme le réclame l’opposition et des députés de la majorité). Mais la période des fêtes est venue, nous avons donné le temps aux négociations. Nous avons la patience, nous avons attendu jusqu’à la fin de la période des fêtes. A notre avis, la médiation française n’est pas finie, malgré les déclarations de Sarkozy, et des efforts arabes sont en cours. Nous attendons de voir si ces médiations amèneront quelque chose de nouveau. Si ces médiations s’achèvent, et si le gouvernement persiste à vouloir exercer les responsabilités de la présidence, et s’il n’y a plus rien à l’horizon, nous prendrons le temps, une semaine ou dix jours, pour la consultation et la discussion entre les forces de l’opposition pour trancher. Qu’allons-nous faire ? Aujourd’hui, je ne peux rien dire, le parti n’est pas le seul dans l’opposition. Ce qu’adoptera la direction de l’opposition sera annoncé, sera fixé et par conséquent, mis en route. Mais que l’Mais que l’opposition garde son silence et ne bouge pas ? Non, si l’opposition est calme, c’est parce qu’il y a des médiations, et nous tenons à donner une chance à ces médiations.

Question : Nous avions déjà entendu cela il y a un an. Les forces du pouvoir affirment que votre capacité ne va pas au-delà ce ce qui est, puisque vous ne déclarez que la guerre interne est interdite ?
Sayyid Nasrullah : J’affirme une fois encore qu’il s’agit d’un point de force pour l’opposition, cela montre son honnêteté, elle ne veut ni guerre civile ni guerre interne, elle tient à la paix civile, à la stabilité… En réalité, c’est ce souci qui a empêché l’opposition à aller vers l’avant, et les médiations étaient encore actives. Nous avons attendu jusqu’aux élections présidentielles.
L’opposition a offert de grandes facilités, comme l’initiative du président (de l’assemblée nationale) Nabih Berri, où elle a abandonné sa condition de formation d’un gouvernement d’unité nationale avant les élections présidentielles.

Question : et pourquoi n’a-t-il pas élu ?
Sayyid Nasrullah : parce qu’ils disent nous voulons un président qui forme son propre gouvernement, et non un gouvernement d’unité nationale, ils ont pris une partie de la proposition et ont laissé l’autre, qui est aussi important que le premier. Il y aura un président s’il y a un gouvernement d’unité nationale, c’est ce qui résoudra le problème au Liban.
Ils ont arrêté le dialogue interne, ne voulant pas discuter avec le général Aoun, qui représente l’opposition. Quand ils discutaient avec Nabih Berri, représentant l’opposition, ils disaient que le chrétien dans l’opposition n’était qu’une annexe, et quand Nabih Berri a remis la responsabilité des négociations au général Aoun, ils ont dit qu’il est un outil utilisé par l’opposition et ont refusé de poursuivre les négociations avec lui. Il y a un problème de moralité au Liban : ils ont arrêté les négociations internes, les médiations arabes ont été arrêtées, et aussi les médiations internationales. Alors, l’opposition est contrainte de prendre des mesures, des moyens civils et légaux, pour y faire face.

La position syrienne
Question : qu’en est-il de la Syrie ? Est-ce que la communauté internationale souhaite ou non l’intervention de la Syrie au Liban ?
Sayyid Nasrullah : une grande pression était exercée sur la Syrie pour qu’elle n’intervienne pas, elle était accusée d’intervenir, et aujourd’hui, il y a une demande de la communauté internationale pour qu’elle intervienne. Tantôt, on veut punir la Syrie parce qu’elle intervient au Liban et tantôt, il lui est demandé d’intervenir. Cela montre d’abord l’échec de la politique américaine, qui voulait décider seule au Liban. Qu’est-il demandé de la Syrie ? Ils lui demandent de faire pression sur l’opposition pour que cette dernière abandonne sa revendication naturelle et logique, concernant le gouvernement d’unité nationale et la loi électorale. Les Européens sont intervenus, à plusieurs reprises, et notamment le président Sarkozy. Les Français ont voulu alléché la Syrie par plusieurs propositions : les relations normales avec la Syrie , les relations euro-syriennes. Mais les dernières paroles du président Sarkozy, menaçant au sujet du tribunal international, signifient la politique de la menace aux côtés de la promesse.

En tant qu’opposition libanaise, il faudrait témoigner devant l’histoire : la Syrie qui a un intérêt certain dans la reprise des relations syro-françaises, et la reprise des relations arabo-syriennes, qui a un intérêt certain dans la reprise des relations syro-européennes, et éloigner la menace d’un tribunal qui la vise.
Si la Syrie veut considérer ses propres intérêts, elle fait pression sur l’opposition, lui parlant d’intérêts régionaux. Mais, en fin de compte, est-ce que la Syrie peut exercer une pression ?
Est-ce que l’opposition se soumet à une telle pression ?
Elle le peut et l’opposition peut la refuser, mais les Syriens sont venus et ont discuté avec l’opposition, nous disant que les propositions sont telles et telles, qu’acceptez-vous et que refusez-vous ?
En tant qu’opposition, nous avons dit, nous acceptons tel et tel points, ce dont nous parlons aujourd’hui. Ce que nous recherchons, c’est l’intérêt du Liban, un Liban indépendant et libre, non soumis à l’administration américaine, un Liban qui refuse la guerre civile. Nous avons accepté l’élection d’un président de concorde, mais accompagnée d’un groupe de revendications, qui sont le gouvernement d’unité nationale, etc…
  La Syrie a mis en avant les intérêts de l’opposition nationale libanaise avant ses propres intérêts, prouvant qu’il s’agit d’une relation de respect et non de dépendance, car l’intérêt de la Syrie était de faire passer toute proposition, au détriment de l’opposition, afin de récupérer sa situation régionale et internationale, remettant à plus tard la question du Liban. Il y a de fortes pressions actuelles sur la Syrie , des menaces contre elle, une résolution du conseil de sécurité, ou ce dont a parlé Sarkozy, aucun président ne parle ainsi. Malgré tout, la Syrie n’a aucunement fait pression sur nous. Elle a les moyens de le faire, elle peut fermer les frontières, etc… mais elle a considéré que son rôle n’est pas de faire pression, mais de discuter avec l’opposition, car la décision est finalement celle de l’opposition.

Question : comment le problème syro-saoudien sera résolu ?
Sayyid Nasrullah : La réconciliation syro-saoudienne aidera à résoudre la crise libanaise, mais c’est surtout le facteur américain qui est principal, ce ne sont ni le facteur syrien, ni le facteur saoudien. Ce sont surtout les Etats-Unis qui empêchent une entente entre les Libanais.

Pas de victoire décisive, mais nous avons empêché l’application du plan américain
Avant de clore le dossier interne, une conclusion :
Ni le pouvoir ni l’opposition n’ont remporté de victoire décisive ou subi de défaite décisive, même si certains du pouvoir considèrent que donner le tiers garant à l’opposition signifie une victoire de celle-ci. Nous ne recherchons pas de victoire morale ou politique, nous recherchons une solution sérieuse à la crise actuelle du Liban, qui ne peut être résolue que par la participation.
Mais d’autre part, je voudrai m’adresser au peuple libanais, et plus spécifiquement au public de l’opposition : la chose dangereuse qui devait être accomplie au cours de ces trois dernières années, nous l’avons empêchée dans une grande mesure, le projet américain, qui menace le Liban. Au cours de ces trois années, ce projet n’a pu voir le jour, la résistance est toujours là, elle était visée par le projet américain et la résolution 1559, la résistance a été ciblée pour l’isoler politique, elle a été visée pendant la guerre de juillet, qui était une guerre à cent pour cent américaine, et par décision américaine.
Ensuite, il n’y a aucune chance, à cause de la présence d’une opposition forte, pour exécuter le plan de l’installation définitive des Palestiniens, qui sera appliqué s’ils prennent le pouvoir, selon un marchandage précis : nous vous accordons 40 milliards de dollars, et peut-être maintenant 60 milliards de dollars, donnez la nationalité à 250.000 Palestiniens, et trouvons une solution pour les 50.000 autres. Ils considèrent cette question à partir du salut national. Troisième point, l’opposition a empêché que le Liban devienne une partie du camp américain, jusqu’à présent. Est-ce que nous pouvons donc affirmer que les Etats-Unis ont échoué à réaliser leur projet ? Oui, il a échoué, et c’est la réalisation de l’opposition. Mais l’opposition n’a pas réalisé son objectif, parce qu’elle est en situation défensive. Le problème n’est pas les forces du 14 février (14 mars, les deux sont utilisés, ce sont les forces du pouvoir), car l’opposition mène une lutte politique mondiale, comme la résistance a mené au cours de la guerre de juillet une guerre mondiale. Il y a une guerre mondiale (menée par) les Etats-Unis et la communauté internationale qui veulent imposer une formule précise sur les Libanais.
….
Nahr el-Bared et les plans de liquidation du droit au retour des réfugiés
Question : est-ce que vous craignez une autre (guerre) de Nahr el-Bared, au Liban ?
Sayyid Nasrullah : Je suis inquiet au sujet de la situation dans les camps.
Dans quel sens ?
Dans celui où l’ensemble de la question de la (présence) palestinienne est en discussion, et par conséquent, nous ne pouvons pas dire que le sujet est loin de tout projet dans la région. Je ne parle pas selon la logique d’un complot, mais je dis qu’il y a un effort concernant le sujet palestinien dont ils veulent finir, ils veulent finir avec le conflit israélo-palestinien.
Le problème essentiel est celui des réfugiés, et le projet de l’installation définitive des Palestiniens au Liban est un projet très sérieux, très très sérieux, et je possède des indices et des éléments.
Le problème, c’est si on fait intervenir dans des conflits les camps palestiniens, à l’intérieur des camps ou avec son entourage, ou avec l’armée libanaise, par le biais de groupes inflitrés ici ou là. Je n’aborde pas ce problème pour faire peur, mais pour dire aux organisations palestiniennes, celles de l’OLP ou de l’alliance, aux habitants des camps et de l’entourage, à l’Etat libanais et à l’armée libanaise : le dossier palestinien, le dossier des camps, doit être notre souci à tous, afin qu’on ne soit pas entraîné vers l’erreur.

Question : vous aviez considéré à l’époque que le camp est une ligne rouge. L’armée a cependant réussi à dominer et à trancher le conflit ?
Sayyid Nasrullah : A quel prix ? Des pertes importantes, pour l’armée et les Palestiniens. Il y avait une possibilité de régler le problème sans payer ce prix et c’est ce que nous cherchions. Jusqu’à présent, les conséquences de Nahr el-Bared ne sont pas finies, ni ses conséquences humaines et sociales, la souffrance des habitants du camp de Nahr el-Bared, qui s’en aperçoit ? Mais également les souffrances des soldats qui ont offert tous ces grands sacrifices, et les conséquences sécuritaires. Qui a dit que ce dossier est clos ? Il était possible de régler cette question avec moins de coût, et tout ce que nous avions voulu dire à l’époque, était notre souci envers l’armée et envers les palestiniens, et le peuple palestinien dans les camps, c’est ce qui nous a fait dire que c’est une ligne rouge.

Une autre guerre israélienne ?
Question : est-ce qu’Israël peut lancer une attaque, à partir du rapport de la knesset disant que son armée a été impuissante ?
Sayyid Nasrullah : Du point de vue théorique, tout est possible, mais dans les faits, un mois, deux, trois, quatre ou cinq, cela exige une longue discussion.
Les Israéliens parlent de guerre, Ashkinazî parle de la guerre prochaine contre le Liban qui serait victorieuse, mais aussi Ehud Barak.
Les manœuvres menées dans la région nord, mais aussi les manœuvres partielles qui se mènent toutes les semaines, certains Libanais n’en entendent pas parler.
Les Israéliens font également l’effort de recomposer leur armée, tous ces faits disent, et c’est normal vu sa nature agressive et expansionniste, qu’il pense à reprendre une guerre un jour ou l’autre, mais quand ?
On ne le sait pas. De plus, ce n’est pas une question locale ou régionale. Est-ce que la guerre de juillet avait des considérations israélo-libanaises ? Non, elle était essentiellement américaine, et sa décision américaine. Par conséquent, les Etats-Unis peuvent donner l’ordre à tout moment à une attaque. Nous, par contre, nous sommes concernés en étant attentifs, à nous y préparer, à ne pas dormir sur l’idée que les israéliens ne feront rien. Nous faisons en sorte d’empêcher la guerre, et le moyen de l’empêcher consiste à s’y préparer, soit dire aux Israéliens que nous sommes prêts.
Quand nous disons aux Israéliens que nous sommes capables de toucher tout point en Palestine occupée, nous ne faisons pas seulement de la guerre psychologique, mais nous disons : la guerre coûtera très cher.
Ils ont dit beaucoup de choses pendant la guerre, nous n’avions pas répondu, mais aujourd’hui, tout se dévoile avec les enquêtes, comme lorsqu’ils ont dit, au début de la guerre, qu’ils avaient touché la capacité de lancement des fusées du Hizbullah, ce n’était pas vrai.
Actuellement, les officiers supérieurs reconnaissent qu’ils avaient prétendu faussement avoir remporté une victoire au début de la guerre.
Donc, nous nous préparons tous les jours, pour empêcher la guerre, mais si elle est déclenchée, nous y sommes prêts.

Question : qu’en sera-t-il des résolutions internationales ?
Sayyid Nasrullah : Que ceux qui les violent en supportent les conséquences. Nous de notre côté, nous ne déclencherons pas la guerre. Nous serons critiqués, comme nous sommes critiqués quand nous disons que nous ne voulons pas déclencher une guerre, ou critiqués quand nous disons que nous ferons la guerre. Cela nous est égal, nous assumerons notre responsabilité et défendrons notre pays et sa dignité. Nous ne voulons pas la guerre, mais si elle est déclenchée, nous défendrons notre pays.
Question : Vous vous défendrez ou bien laisserez ce soin à l’UNIFIL et à l’armée libanaise ?
Sayyid Nasrullah : L’UNIFIL n’est pas dans une position de défendre le pays, d’ailleurs il ne considère pas que telle est sa mission. Ils écrivent des rapports, comme sur les violations aériennes actuelles. Quant à l’armée libanaise, toute seule, (elle en est incapable), elle a besoin de toutes les forces, sécuritaires, résistance populaire, etc.
Personne ne peut imposer quoi que ce soit à l’opposition

Question : quelle est votre position aujourd’hui ?
Sayyid Nasrullah : Si le monde entier se coalise pour imposer quoi que ce soit à l’opposition, comme en juillet 2006, qui ne soit pas de l’intérêt du Liban, ils ne peuvent l’imposer à l’opposition.
Le monde entier, le conseil de sécurité, les Etats-Unis, la France , tous les Arabes, l’Iran et la Syrie , l’opposition est solide et certaine de ses droits, elle a confiance dans sa base populaire et dans sa force, et n’a peur de rien, sauf de Dieu. Ses revendications sont justes, modestes, elle ne veut supprimer personne. De ce fait, la menace de faire intervenir le conseil de sécurité, ou les décisions internationales, ne change rien. Nous n’affronterons pas pire que ce qui est arrivé en juillet 2006.
Pour les Libanais, nous leur disons que malgré la situation difficile, nous n’abandonnerons pas le pays pour ce qui est pire et plus dangereux.
Les Libanais doivent savoir que malgré la situation que nous vivons, nous sommes en meilleure situation que la Palestine , que l’Irak, que l’Afghanistan, et même si nous comparons notre situation à celle du Pakistan, si nous voulons comparer notre situation à celle de tous les lieux où les Etats-Unis sont intervenus et voulu prendre en main les affaires. Jusqu’à présent, l’opposition a réussi à diriger la crise politique et le conflit politique avec le moindre dégât.

Question : Où en est-on quant au problème des prisonniers ?
Sayyid Nasrullah : Nous sommes toujours en négociations, il est possible d’avoir des surprises positives ou négatives. Après l’échange partiel qui a eu lieu, nous faisions des pas de façon positive et avancée, mais il semble qu’il y ait eu intervention sur la ligne.
Vous êtes au courant des cris émis par certains : que faites-vous ?
Vous négociez avec le Hizbullah et leur accordez une victoire. J’ai personnellement insisté pour tempérer cette question, et c’est une réalisation partielle et limitée, mais plus d’une voix se sont élevées, alors que le dossier était en cours. Mais nous avons été surpris plus tard par la lenteur des négociations. Elles sont toujours là, mais certaines choses positives qui étaient fixées ont été remises en cause par les Israéliens.

Question : pourquoi ? Est-ce sous la pression des Américains ?
Sayyid Nasrullah : Je n’ai pas d’explications claire, mais ce que je peux dire, c’est qu’à un moment, nous avons senti que les Israéliens étaient sérieux, mais aujourd’hui, nous sentons qu’ils ne sont pas intéressés, ni d’avoir des renseignements sur les soldats, ni sur autre chose, car nous avons des parties de corps de soldats.
voulons proposé, lors des négociations, de les remettre, mais la partie israélienne n’était pas intéressée, sachant qu’auparavant, tout a été négocié, comme lors de l’opération d’Ansariyyé. Dans tous les cas, tout est possible, les négociations sont en cours, et il est possible que d’ici quelques semaines, des résultats apparaissent pour savoir si les négociations auront des conséquences positives ou négatives.
Traduction CIREPAL (Centre d’Information sur la Résistance en Palestine)
4 janvier 2008

16/02/2008

n°65 - Journal du Liban - 23-01 au 14-02 (Début)

Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

1 Lutte pour la libération du territoire

2  Politique Libanaise 

3 Politique internationale

Pays Arabes & voisins

7 Brèves

7-1 Rapport 'Winograd' : La guerre lancée contre le Liban est un ratage pour le régime israélien.

7-2 Le rapport 'Winograd' montre que la déroute de l’armée sioniste au Liban est un échec dangereux.

7-3 Le chef de l’armée libanaise déclare que le rapport israélien est une victoire.

7-4 Michel Sleimane : Winograd est une victoire pour le Liban, le Hezbollah et l’armée libanaise.

7-5 "Israël" doit être prête à recevoir des missiles.

7-6 La Ligue Arabe appelle à l’élection du Général Sleimane


1 Liban occupé :

Lutte pour la libération du territoire

a) Liban

25-01 Une explosion a secoué ce matin le quartier commercial et résidentiel de Hazmiyé dans la banlieue est de Beyrouth, visant un convoi d’officier des Forces de Sécurité Intérieure, entraînant la mort du capitaine Wissam Eid et de ses deux garde de corps, ainsi que de quatre civils libanais se trouvant les parages. Des informations concordantes faisant état 7 victimes en tout.Le bilan final de cet attentat n’est cependant toujours pas final. Des sources médiatiques ont indiqué que le capitaine Wissam Eid qui a été visé dans cet attentat revenait d'une réunion avec la commission d'enquête internationale, information démentie par le ministre de l’Intérieur Hassan Sabaa. Le capitaine Wissam Eid, originaire de la localité de Deir Ammar dans le caza de Deniyé au Nord Liban, faisait partie de l’unité technique des services de renseignement qui s’occupaient notamment de l’affaire de Nahr el-Bared et du dossier Hariri. Libnanews

25-01 Quatre personnes ont été tuées dans l'attentat dans la banlieue chrétienne de Hazmieh, près de Beyrouth. selon un nouveau bilan de la Croix-Rouge libanaise. Parmi les victimes figure un officier de haut rang de la sécurité libanaise. Le capitaine Eid, âgé d'une trentaine d'années, était officier des FSI depuis près de 8 ans. Il était un haut responsable des services de renseignement au sein des FSI qui dépendent du ministère de l'Intérieur et qui sont réputées proches de Saad Hariri, chef de file de la majorité antisyrienne. Par ailleurs, trente-six personnes ont été blessées, dont neuf ont été transportées à l'hôpital, a précisé Georges Kettané, directeur des équipes d'urgence à la Croix-Rouge .

 (ats / 25 janvier 2008 14:01)

27-01

Des manifestations à Beyrouth et dans le sud du Liban pour protester contre les coupures d’électricité ont dégénéré dimanche 27 janvier en affrontements avec les forces de sécurité, faisant au moins huit morts et plusieurs blessés. 7 personnes ont été tués et plus d’une quarantaine blessés au cours de la manifestation qui a dégénéré en émeute après l’assassinat d’un responsable du parti Amal. "Sept personnes ont été tuées dans les manifestations, dont un membre d’Amal et trois autres du Hezbollah", deux partis de l’opposition, a affirmé un responsable d’Amal qui a requis l’anonymat. Les violences ont éclaté lorsque des manifestants ont coupé en plusieurs endroits des routes dans la banlieue sud de Beyrouth et la principale route menant à l’aéroport international. Les soldats ont riposté… (Al-oufok avec les agences de presse)

27-01 Le député Ali Hassan Khalil, du mouvement Amal, a démenti tout lien de son mouvement avec les rassemblements. "La situation doit être contrôlée, nous appelons tous les gens à rentrer chez eux", a déclaré à la télévision le député. (Al-oufok avec les agences de presse)

27-01 Un porte-parole du Hezbollah a indiqué à l’AFP que son mouvement avait aussi appelé les manifestants au calme. Un responsable des services de sécurité a affirmé que les manifestations pourraient s’étendre dans les jours à venir. "Seuls les hommes politiques peuvent décider de retenir leurs partisans ou de leur donner le feu vert pour semer le chaos, a-t-il dit sous le couvert d’anonymat. Tout porte à croire qu’il y aura une escalade et que ces manifestations seront notre pain quotidien". (Al-oufok avec les agences de presse)

27-01 Le commandement de l’armée libanaise a indiqué avoir mis les troupes en état d’alerte suite aux émeutes ayant ravagé la banlieue sud de Beyrouth dimanche après midi et soir, notamment sur les lieux de l’ancienne ligne de démarcation de la guerre civile de 1975 à 1990. L’armée libanaise, sur ordre du juge militaire Jean Fahd a procédé à l’arrestation d’11 membres de l’armée libanais dont 5 officiers et de 6 civils. Libnanews

28-01 Berri indique au quotidien Assafir que viser des civils non armés est une affaire dangereuse qui ne devrait pas être négligée. "Le sang qui a été répandu à Mar Mekhayel est un sang précieux. Nous allons suivre cette affaire jusqu’à la fin."

Ce message s’adressait-il à l’opposition ?

Le député du Hezbollah Hussein Hajj Hassan exige que le général Suleiman donne une position claire quant au crime de Mar Mekhayel. Hajj Hassan se demande si l’effusion de sang était un message au Hezbollah, à Amal ou à l’opposition dans son ensemble. Al-manar

28-01 Le leader des Forces libanaises Samir Geagea a accusé l’opposition de chercher à "paralyser l’armée après avoir créé un vide dans la présidence et paralysé le gouvernement". Il a précisé que l’armée ne devrait pas être tenue pour responsable de ce qui s’est passé, parce que sa mission ne consiste pas à rester les bras croisés et à regarder. Répondant à une question concernant le feu que les partisans des Forces libanaises ont ouvert sur les manifestants, Geagea a déclaré : "S’il y avait eu des tireurs d’élite dans les Forces de l’armée libanaise, ils auraient été arrêtés". Al-manar

28-01 Le Hezbollah exige de connaître les responsables des tirs qui ont tué huit militants de l’opposition dimanche à Beyrouth, au cours de violences qui comptent parmi les plus graves depuis la fin de la guerre civile libanaise en 1990. Il a estimé que toute dissimulation des faits serait une "menace à la stabilité et à la paix civile" au Liban. Selon une source, les victimes étaient membres soit du Hezbollah, soit du mouvement Amal. En outre, au moins 29 personnes ont été blessées.  (Al-oufok avec les agences de presse)

28-01 Le commentateur Sateh Noureddine souligne que toute indication selon laquelle l'armée aurait une responsabilité dans la mort des militants tués dimanche menacerait sa réputation de neutralité qui a permis de garantir la paix civile depuis 1990. "Dans notre histoire, le premier signal d'une nouvelle guerre civile est la perte de confiance dans l'armée libanaise", a-t-il dit à Reuters. Reuters.

28-01 Les funérailles pour les tués ont eu lieu Au milieu des chants "Saniora est l’ennemi d’Allah", et "mort à Saniora", des résidents en colère de Chiyah enterrent deux de leurs concitoyens tués par des tireurs d’élite. Al-manar

29-01 Une source sécuritaire a indiqué que l’armée libanaise aurait procédé à l’arrestation de 23 personnes suite aux émeutes qui ont eu lieu dimanche dernier, alors que 7 personnes, dont 4 membres du Hezbollah et un responsable du mouvement Amal, auraient été tuées dans des tirs dont l’origine reste pour l’heure indéterminée.  Libnanews

29-01 Souleïmane, candidat de compromis à la présidence de la République , toujours vacante depuis l’expiration fin novembre du mandat du président Emile Lahoud, est pressé d’identifier les responsables des violences. Hassan a mis en cause un officier présent sur le terrain qui "mérite la médaille de guerre". Souleïmane a ouvert une enquête sur les violences et a reçu le chef d’Amal Nabih Berri, qui est aussi président de la Chambre des députés, et le dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah. "Cette enquête et le châtiment ultérieur des responsables de ce crime, qui qu’ils soient, est la seule manière de faire justice aux martyrs et d’asseoir dans le pays les principes de sécurité, stabilité et de sûreté", a affirmé Nasrallah dans un communiqué publié lundi soir après sa rencontre avec Souleïmane". L’accession de Souleïmane à la présidence est retardée depuis plusieurs semaines par un désaccord entre la majorité et l’opposition sur la composition d’un future gouvernement d’unité nationale. Certains commentateurs libanais considèrent qu’elle est maintenant compromise. "Souleïmane, n’est plus un candidat à la présidence acceptable par l’opposition. Et l’armée elle-même n’est plus une institution dans laquelle l’opinion d’opposition a confiance pour préserver la sécurité et la stabilité", affirme ainsi Sateh Nourredine dans le quotidien As Safir (Mardi, 29 janvier 2008 – AL-oufok avec les agences de presse)

02-02 Des hommes armés ont ouvert le feu sur un poste de l'armée libanaise dans un quartier du sud de Beyrouth vendredi soir, blessant deux soldats, ont annoncé des responsables de la sécurité. Les responsables, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, étaient dans l'incapacité de préciser si les tirs provenaient d'une voiture roulant à vive allure ou de tireurs isolés. AP

03-02 Un Libanais a été tué et un autre grièvement blessé par des tirs de soldats israéliens dimanche à la frontière israélo-libanaise, a-t-on appris auprès des services de sécurité libanais. De source proche des services de sécurité libanais, on affirment qu'aucun coup de feu n'a été tiré du Liban. "Les Israéliens ont ouvert le feu unilatéralement", a-t-on dit.  (Reuters

04-02Le quotidien As Safir a indiqué ce lundi que les forces de sécurité libanaises rechercheraient actuellement un homme qui pourrait être responsable de la mort du responsable d’Amal le 27 janvier dernier, mort qui a entraîné les violences lors des manifestations dans la banlieue sud de Beyrouth.
Cet homme armé d’une kalachnikov équipée d’un système de tir laser aurait effectué son tir depuis l’appartement d’une personne âgé habitant Ein Remmeneh.
Selon les enquêteurs, la personne âgée occupant l’appartement aurait été mise hors de cause. Cette information intervient alors que le juge militaire Jean Fahd a procédé à l’arrestation d’11 militaires dont 5 officiers et 6 civils pour leur implication supposée dans les tirs ayant visés les manifestants. Libnanews

04-02 Les services sécuritaires au Liban ont indiqué que deux ressortissants libanais ont été tués par des tirs israéliens au niveau de la localité disputée de Ghajar au Sud Liban.
Les forces israéliennes ont indiqué avoir riposté à des tirs tandis que les autorités libanaises ont indiqué qu’aucun coup de feu n’a été tiré du Liban.
Libnanews

05-02 Le premier ministre Fouad Saniora a estimé ce mardi que les manifestations contre les coupures du courant électrique dans la banlieue sud de Beyrouth qui ont eu lieu fin janvier avaient comme objectif de faire tomber son gouvernement avant de réitéré son soutien à l’armée libanaise.
« Il y a ceux qui essayent de casser l’armée libanaise, d’inciter à la suspicion », a déclaré le premier ministre libanais avant d’indiquer que douter du rôle de l’armée libanaise « n’est pas acceptable ».
Libnanews

13-02 La chaîne de télévision libanaise Al Manar a indiqué qu’Imad Moughniyeh a été tué dans un attentat organisé par les services de renseignements israéliens hier soir à Damas à proximité de l’école iranienne.
Né en 1962, Imad Moughnieh est considéré comme l’un des organisateurs des attentats ayant visé l’ambassade américaine à Beyrouth ainsi que les troupes  américaines et française de
la Force multinationale stationnée au Liban et de l’enlèvement de ressortissants occidentaux durant les années 80. Les services de renseignements israéliens l’ont également accusé d’être à l’origine de l’attentat ayant visé une institution juive à Buenos Aires en 1992. Il serait un des fondateurs du Hezbollah en 1986. Il était entré en clandestinité depuis de nombreuses années et figurait sur la liste américaine et européenne des personnes les plus recherchées. Certaines sources ont également estimé qu’il était le commandant de la branche militaire du Hezbollah et aurait été en charge des relations du mouvement avec l'Iran. Les autorités israéliennes n'ont pour le moment fait aucun commentaire au sujet de cet assassinat.  Al Manar

13-02 L’homme clé des opérations de résistance du Hezbollah, Imad Moughnieh, a été assassiné mardi à Damas, a indiqué le Hezbollah qui a pointé du doigt Israël. Moughnieh, l’un des fondateurs en 1983 du bras armé du Hezbollah, la Résistance islamique, face à Israël qui occupait à l’époque le sud du Liban.

- La communauté du renseignement sioniste et des ministres israéliens n’ont pas caché leur satisfaction et se félicité chaleureusement  après la mort de Moughnieh.

- Les Etats-Unis, se sont également réjouis de sa mort.

Nb : - Les mouvements palestiniens, Hamas et le Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG, de Ahmad Jibril) ont aussi accusé Israël de l’attentat.

- En Iran où Moughnieh passe pour avoir été basé une grande partie des années 1990, a lui aussi attribué au "terrorisme d'Etat" israélien l'élimination de l'activiste, qui, selon le ministère iranien des Affaires étrangères, a "écrit en lettres d'or une page de la lutte contre les agresseurs et occupants sionistes". La Syrie a réagi officiellement mercredi soir, par la voix de son ministre de l'Intérieur Bassam Abdel Madjid, qui a dénoncé un "acte terroriste" et annoncé l'ouverture d'une enquête. (AFP -Reuters  & Al-Oufok)

14-01. Le cercueil de Moughnieh, recouvert du drapeau du Hezbollah, a été transporté au milieu de la foule, sous les slogans "Mort à Israël !" et "Mort à l’Amérique !". "Si les sionistes veulent une guerre ouverte, ils l'auront", a déclaré Nasrallah dans un discours retransmis sur écran géant lors des obsèques d'Imad Moughnieh, "Vous avez assassiné en dehors du territoire naturel, vous avez dépassé les frontières", "Avec ce meurtre, le moment choisi, l’endroit et la méthode, sionistes, si vous voulez ce genre de guerre ouverte, que le monde entier l’entende : que cette guerre soit ouverte." a-t-il dit. AFP

14-01 En soirée, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a affirmé que la Syrie présenterait prochainement des "preuves tangibles" sur les auteurs du "crime lâche". AFP

14-01 Manifestation de la majorité parlementaire antisyrienne rassemblant, selon cette dernière, des centaines de milliers de personnes. "Nous voulons un président de la République et nous vous assurons que nous (l') aurons", a lancé à la foule Saad Hariri, un des piliers de la majorité, accusant l'opposition de prévenir l'élection du chef de l'armée Michel Sleimane, pourtant considéré comme un candidat "consensuel". AFP

14-02 Ban Ki-moon, a réaffirmé la volonté des Nations unies d'aider le Liban à établir la vérité sur l'assassinat et de traduire les responsables devant le tribunal international. AFP


b) Israël

 31-01 Rapport 'Winograd' Malgré sa dénonciation d'un "grave cafouillage", la commission d'enquête sur l'aventure israélienne de l'été 2006 au Liban a renforcé la volonté d'Ehud Olmert de rester au pouvoir et conforté sa position politique, en l'épargnant personnellement. Olmert "peut pousser un soupir de soulagement", convient un éditorialiste Olmert a promis d'appliquer scrupuleusement les recommandations pour éviter le renouvellement du "grave et immense cafouillage" déploré par Winograd. (Reuters) 31-01 Hussein Haj Hassan (député du Hezbollah,) , a déclaré à l'Associated Press que ce rapport soulignait la victoire du Hezbollah. "Le rapport Winograd reconnaît la responsabilité d'Israël dans la guerre et sa défaite". AP 13-02 Israël nie son implication dans l’assassinat du leader du mouvement  libanais Hezbollah, Imad Moughnieh dans la nuit de mardi à mercredi à Damas, est-il indiqué dans une déclaration diffusée mercredi par la chancellerie du premier ministre israélien. RIA Novosti


Politique Libanaise

 2-1 La crise gouvernementale

Au jour le jour

24-01 Le Liban se trouve sans président de la république depuis les échecs successifs des scrutins présidentielles dont le premier étant initialement prévu le 23 octobre 2007 et alors que le mandat du président Emile Lahoud s’est achevé le 22 novembre dernier. La prochaine tentative pour réunir majorité et opposition et élire le prochain locataire du Palais de Baabda aura lieu le 11 février prochain. Libnanews 09-02Le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, qui a quitté Beyrouth tôt samedi matin après avoir prolongé son séjour pour continuer sa médiation, assurait avant son départ qu’il restait encore "de l’espoir" qu’une initiative arabe puisse aider à résoudre la crise politique libanaise.  (Al-oufok avec les agences de presse)


2-2 Election du nouveau chef d’état

24-01 Le président égyptien Hosni Moubarak a qualifié le plan de la Ligue Arabe présenté par les ministres des Affaires Etrangères des pays membres, le 6 janvier dernier, comme juste, et a exprimé son inquiétude au sujet du Liban.
Hosni Moubarak, a qualifié le plan de
la Ligue Arabe comme  la meilleure initiative actuellement disponible suite à l’échec des plans américains et européens de règlement de la crise politique libanaise.
Moubarak a cependant critiqué la classe politique libanaise, indiquant que la polémique en cours entre majorité et opposition est de nature personnelle. Libnanews 08-02 Selon certaines sources proches du président du parlement Nabih Berri, le scrutin présidentiel initialement prévu le 23 octobre 2007 et remis pour au 11 février 2008 a été reporté pour la 14ème fois consécutive au 3 mars 2008, en l’absence de tout accord entre majorité et opposition qui butent sur la formule selon laquelle sera composé le prochain gouvernement d’union nationale.
Libnanews
09-02 La séance du parlement libanais destinée à élire le président, qui était prévue lundi, a été reportée jusqu’au 26 février, a annoncé samedi le président du parlement libanais Nabih Berri. C’est le 14e report en trois mois. Les institutions sont paralysées depuis plus d'un an après la démission de tous les ministres de l'opposition qui réclame plus de pouvoir. Le pays est sans président depuis le 24 novembre. (Al-oufok avec les agences de presse)


2-4 Des Canons ... pas du beurre

 Rapport 'Winograd' 31-01 Le Premier ministre Siniora s'est indigné que le rapport ait présenté la guerre lancée au Sud-Liban par Israël comme une "occasion manquée" de casser les reins au Hezbollah. Cette présentation fait, selon lui, le lit d'une nouvelle agression israélienne et ignore les "crimes" commis par l'Etat juif à l'été 2006. (Reuters) Rapport 'Winograd' 31-01 Amnesty International juge le rapport "biaisé" parce qu'il est centré sur les erreurs stratégiques d'Israël et non pas sur les "meurtres aveugles" de civils libanais, dont 900 ont trouvé la mort en 33 jours de conflit, contre 159 Israéliens, des soldats pour la plupart. (Reuters) Version française Marc Delteil


2-6 Rafic Hariri.:  tribunal international de l'ONU

11-02 Le président du conseil exécutif des Forces Libanaises M. Samir Geagea a assuré que le tribunal international est devenu réalité, qui amplifiera les affrontements au cours de cette période, parce que certains veulent soumettre le peuple libanais, et d’ajouter que les Libanais ne seront aucunement soumis, ne perdront pas espoir, et participeront massivement ce jeudi à la place de l’étoile pour prouver que rien ne les fatigue ou leur fait peur.
Appelant les FL et les partisans du 14 mars à participer à la manifestation qui aura lieu pour la 3ème commémoration de l’assassinat de l’ancien Premier ministre feu Rafic Hariri, Geagea a indiqué que les Libanais doivent poursuivre ce qu’ils ont entamé le 14 mars 2005, pour prouver qu’une lutte pacifique peut triompher sur les attentats et les crimes.
Estimant qu’il reste un long chemin à faire, le chef des FL a signalé que la manifestation du 14 février est pacifique et ne sera pas orpheline pour aboutir "au Liban désiré par tous". Enfin, commentant les propos de la veille du député Walid Joumblatt, M. Geagea a souligné que le seul choix est la paix civile et la nation libanaise. Libnanews



3 Politique internationale

 a) Pays Arabes & voisins

 Ligue arabe

08-02 Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe: "Un accord est possible mais il y a aussi des problèmes qui méritent de plus amples discussions (Reuters)


Arabie Saoudite 08-02 Le quotidien An Nahar a indiqué que le royaume saoudien effectuera prochainement un dépôt d’un milliard de dollars pour soutenir l’économie du Liban. Cette somme s’ajouterait au 1.5 milliards de dollars déjà déposé dans le cadre de la conférence de Stockholm et de la conférence d’aide au Liban Paris III.
Libnanews

Egypte 30-01 Le ministre des Affaires Etrangères égyptien, Ahmed Aboul Gheit a réitéré le soutien de son pays au plan de la Ligue Arabe et indiqué que son pays continuera ses efforts pour parvenir au règlement de la crise politique que traverse le Liban.
Le plan de
la Ligue Arabe appelle à l’élection immédiate du général Michel Souleiman à la présidence de la république, à la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale et à l’adoption d’une nouvelle loi électorale. Les discussions actuelles achoppent sur la question de la composition du prochain gouvernement.
Libnanews
30-01

7 Les brèves

Ndlr :  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

7-1 Rapport 'Winograd' : La guerre lancée contre le Liban est un ratage pour le régime israélien. "Cette guerre a été un grand et grave ratage. Nous avons relevé des manquements graves au plus haut niveau de l’échelon politique et militaire", affirme le rapport présenté par le juge à la retraite, Eliahou Winograd, qui a présidé la commission d’enquête, lors d’une conférence de presse à Jérusalem.
La commission d’enquête estime que l’opération terrestre lancée aux derniers jours de la guerre contre le parti de la résistance libanaise le « Hezbollah » entre le12 juillet et 14 août 2006 n’a "pas atteint ses objectifs".
"L’entrée en guerre sans une stratégie de sortie était une grave défaillance", selon le rapport qui insiste sur la gestion "déficiente" de l’échelon politique et militaire. "La conduite de la guerre a été défaillante au niveau de l’échelon politique et au niveau opérationnel, et en particulier au sein des forces terrestres". "La commission a évité de faire assumer des responsabilités personnelles mais cela ne signifie pas qu’il n’en existe pas", souligne la commission dans son rapport.
M. Winograd a remis au Premier ministre israélien Ehud Olmert une copie de ce document de plus de 600 pages rédigé sur la base de 74 témoignages de responsables politiques et militaires.
La responsabilité de M. Olmert dans les ratés de la guerre du Liban a déjà été mise en avant dans un rapport intérimaire de la commission publié en 2007. M. Olmert n’a cessé d’afficher, ces derniers jours, sa détermination de rester aux commandes.
L’armée du régime israélien n’a pas rempli ses objectifs. Celle-ci n’est pas parvenue à briser l’appareil militaire du parti de la résistance libanaise le « Hezbollah », stopper ses tirs de roquettes et obtenir la libération des deux soldats capturés.
Le conflit, côté libanais, a fait plus de 1.200 tués, civils pour la plupart, et 160 tués, côté israélien, en majorité des militaires.
Irna
30-01


7-2 Le rapport 'Winograd' montre que la déroute de l’armée sioniste au Liban est un échec dangereux.
Le rapport final de la commission gouvernementale qui a enquêté sur les agressions israéliennes contre le Liban a considéré que cette guerre était un dangereux échec.
Le président de la commission, le juge Alyaho Winograd, a dévoilé dans une conférence de presse qui a eu lieu hier soir, le mercredi 30/1, dans la ville occupée d'Al-Qods, que de grandes déroutes et de grands échecs ont été commis suite aux décisions prises aux niveaux militaire et politique.
Selon le rapport, la responsabilité était partagée entre les deux niveaux, politique et militaire, sans souligner le nom du premier ministre sioniste, Ehud Olmert.
Le rapport a justifié la décision de la guerre prise par Olmert et son ministre de guerre, Amir Peretz, en considérant qu'ils ont pris cette décision pour les intérêts d'"Israël".
Le rapport a appelé à prendre des leçons de cette guerre, en considérant que l'Etat de l'occupation n'a réalisé aucune réussite politique ou militaire durant cette guerre qui n'a pas atteint ses  objectifs.
Les forces occupantes ont tué, durant cette guerre qui a été lancée le 12 juillet 2006 contre le Liban, plus de 1191 Libanais dont la plupart sont des civils, alors que le Hezbollah a tué 159 personnes dont la majorité sont des soldats.
Les milieux politique et militaire israelien ont reçu ‘un grand coup’ après la lecture du rapport officiel interne qui a discuté des raisons de la déroute de l’armée de l’occupation israélienne lors de sa dernière agression contre le Liban en juillet 2006.
Le rapport à considéré que cette déroute représente un grand échec. 31-01 CPI

7-3 Le chef de l’armée libanaise déclare que le rapport israélien est une victoire. Le chef de l’armée libanaise, le Général Michel Sleiman, a indiqué que le rapport Winograd est une victoire pour l’armée libanaise et le Hezbollah.
Nous ne nous attendions pas à ce qu’un fonctionnaire israélien condamne publiquement le gouvernement et son armée", a déclaré au journal As-Safir le général Michel Sleiman, qui est amené à devenir président. "
Le rapport Winograd confirme qu’Israël est celle qui a pris la décision de lancer la guerre contre le Liban, sans aucune raison". "L’aveu public que l’armée d’Israël a échoué au Liban renforce notre confiance en nous-mêmes en tant que Libanais... et confirme la victoire conjointe de l’armée et de la résistance", a t-il ajouté. Pendant ce temps, le gouvernement de Fouad Saniora a publié une déclaration dans laquelle il a averti qu’Israël "n’a pas tiré de leçons et se prépare à une nouvelle guerre contre le Liban". Al-Manar
01-02
Traduction : manar-fr.com

7-4 Michel Sleimane : Winograd est une victoire pour le Liban, le Hezbollah et l’armée libanaise. Dans une interview accordée au quotidien As-Safir, le commandant de l’armée libanaise a estimé que le rapport Winograd publié par les autorités israéliennes et mettant en cause Tsahal et divers échelons des autorités politiques de l’état hébreu pour leur conduite durant le conflit de juillet 2006, constitue une victoire conjointe pour le Hezbollah et l’armée libanaise.
« Israël reconnaît que l’opération militaire contre le Liban a subit un échec et à renforcé notre fierté », a déclaré le commandant de l’armée libanaise avant de souligner que le Liban sera toujours visé.
« L’armée, la Résistance et le peuple doivent rester en alerte pour rejeter les dangers destructifs, prévenir et bloquer toute tentative que vise à semer la discorde entre l’armée et la résistance », a déclaré le général Michel Sleimane. Le conflit de juillet 2006 a éclaté suite à l’enlèvement par l’aile militaire du Hezbollah de 2 soldats israéliens pour obtenir la libération des prisonniers libanais actuellement emprisonnés par l’état hébreu. Le conflit qui a duré 34 jours s’est soldé par la mort de 1200 morts dont 30 pourcent d’enfants côté libanais et 159 israéliens pour la majorité des militaires dont 33 les 3 derniers jours de l’offensive. Le conflit s’est achevé par l’adoption de la résolution 1701 du conseil de sécurité appelant au respect de la souveraineté et au renforcement de la FINUL. Celle-ci compte désormais plus de 13 000 hommes et comprend une composante maritime. Libnanews
31-01

7-5 "Israël" doit être prête à recevoir des missiles.
Le général Oudi Chani a annoncé que "Israël" doit être prête pour des frappes de missiles contre elle, si une nouvelle guerre éclate, et qu’elle doit prendre les mesures nécessaires pour se protéger.
Le général Oudi Chani a dit que " la prochaine guerre connaîtra l’utilisation intensive d’armes balistiques sur l’ensemble du territoire israélien".
Il a ajouté que "les simples citoyens attendent de l’armée qu’elle gagne dans les 48 heures et peut-être en une semaine, mais la nature de la guerre a changé, et à l’avenir, il doit y avoir une prise en compte des tirs sur nos arrières. Nous devons nous adapter et nous préparer différemment à cette possibilité". Al-Manar
02-02
Traduction : manar-fr.com

7-6 La Ligue Arabe appelle à l’élection du Général Sleimane. Les ministres des Affaires Etrangères de la Ligue Arabe réunis ce dimanche au Caire ont appelé les factions libanaises à conclure un accord pour permettre la fin de la crise politique que traverse le Liban depuis novembre 2006 aggravée par le vide à la tête de l’état depuis la fin du mandat du président Emile Lahoud le 24 novembre dernier.
Ce plan appelle à l’élection du commandant de l’armée libanaise à la tête de l’état, à la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale et à l’adoption d’une nouvelle loi électorale.
L’application de ce plan bute cependant sur la formule gouvernementale du prochain cabinet ministériel à former, alors que la majorité réclame la formule accordant 14+10+7 et l’opposition demande un tiers de véto. Amr Moussa appelle les pays arabes à continuer leurs efforts pour assainir et apaiser les fronts arabes, régionaux et internationaux pour soutenir les efforts de la Ligue Arabe au Liban. « Les efforts doivent prendre en considération les peurs politiques et sécuritaires et les suspicions des 2 côtés et leur place dans la scène politique libanaise ainsi que des dimensions arabes, régionales et internationales. Les différences entre les 2 côtés au sujet de la formation du gouvernement reflète le manque de confiance entre eux et a des implications au delà des chiffres », a déclaré Amr Moussa Les ministres réunis ont indiqué que le secrétaire général de la Ligue Arabe se rendra de nouveau à Beyrouth pour tenter de convaincre majorité et opposition. Libnanews
24-01

n°65 - Journal du Liban - 23-01 au 14-02 (Fin)

Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.(suite)

7-7 Moussa ne s’oppose pas à un gouvernement des 3 tiers.

7-8 Joumblatt entre guerre et paix.

7-9 Walid Joumblatt s’en prend à nouveau au Hezbollah, à la Syrie et l’Iran.

7-10 La guerre dépend de plusieurs facteurs ainsi que de circonstances régionales et internationales.

7-11 Le Hezbollah ne s’effondrera pas.

7-12 Barak "conseille" le Hezbollah et la résistance palestinienne.

7-13 Le Hezbollah : "Malheureusement, le comportement de l’armée n’a pas été conforme aux normes requises".

8 Dossiers

8-1 Point de vue de Richa Raymond : Un pas de plus vers la création du Tribunal Spécial pour le Liban.

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

9-1 Le porte-parole d'Olmert au Pays des Cèdres vous parle...

9-2 1559...ultime objectif.

9-3 A qui veut bien nous écouter

10 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse

10-1 Discours de Nasrallah lors des obsèques de Moughnieh.


7-7 Moussa ne s’oppose pas à un gouvernement des 3 tiers.

Le secrétaire général de la Ligue Arabe , Amr Moussa, a indiqué aujourd’hui au quotidien As-Safir ne pas être opposé à la formation d’un prochain gouvernement d’union nationale accordant un tiers respectivement à la majorité, à l’opposition et aux ministres nommés par le prochain locataire du palais de Baabda.
 L’élection d’un nouveau président de la république par les députés libanais est notre problème comme la formation d’un gouvernement où seraient représentés tous les partis », a déclaré le secrétaire général de
la Ligue Arabe avant de reconnaître l’existence d’intérêts syriens au Liban.
« Nous ne démentons pas que la Syrie a de grands intérêts au Liban, mais nous avons à plusieurs reprises mis en garde les Libanais que tout délais supplémentaire pour le sauvetage de leur pays pourra transformer le Liban en champ de bataille international et régional », a estimé Amr Moussa et d’ajouter ne pas être « biaisé» ni vis-à-vis du Hezbollah ou du mouvement du Futur, rejetant ainsi les critiques formulées par certaines factions libanaises. Libnanews
06-02


7-8 Joumblatt entre guerre et paix.

Le chef du Rassemblement Démocratique et chef du PSP druze M. Walid Joumblatt a mis en garde contre une nouvelle guerre civile qui toucherait le Liban si la crise politique se maintient.
Estimant que le vide à la présidence libanaise, les assassinats politiques qui se poursuivent, et le réarmement des milices risqueraient de conduire le pays dans le chaos total, le chef du PSP s'en est pris au secrétaire général du Hezbollah, lui lançant que le 14 mars est prêt à saisir les roquettes du Hezbollah parce qu'il n'a pas peur non plus du martyr pour le pays.
Mettant en garde contre des groupes armés disposés à perpétrer des attaques terroristes contre l'armée dans la montagne, Joumblatt a indiqué que le problème actuel au Liban est entre la milice du Hezbollah et le gouvernement.

S'adressant au chef du Hezbollah, Joumblatt lui a di : "Rejoins-nous si tu l'oses, afin de bâtir un Liban libre et indépendant". Faisant allusion au QG du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le député du Chouf a affirmé que tout le pays se transformera en quartiers généraux, assurant ceux qui désirent le retour de la tutelle syrienne au Liban que les Libanais ne succomberont pas.  

"Si vous pensez que nous resterons les bras croisés, vous vous trompez. Vous voulez le chaos ? Vous voulez la guerre ? Allons-y." a-t-il menacé le camp opposé, déclarant que si les autres veulent la confrontation, son camp est prêt pour la confrontation, et que s'ils veulent la paix, le 14 mars est également prêt pour la paix. S'exprimant au sujet du TI, Joumblatt a assuré que la juridiction se tiendra, et sera financée par l'Arabie Saoudite, insistant que les coupables auront leur châtiment, et que les masques vont tomber.
Enfin, Joumblatt a appelé à une participation massive à la manifestation pacifique du 14 février, jour de la 3ème commémoration de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, exhortant les participants à ne brandir que le drapeau libanais.
Libnanews
10-02


7-9 Walid Joumblatt s’en prend à nouveau au Hezbollah, à la Syrie et l’Iran.

Au cours d’une interview télévisée, le député Walid Joumblatt a indiqué avoir tenté d’améliorer sa relation en compagnie de l’ancien premier ministre Rafic Hariri avec le président syrien Bacha Assad, avant de déclaré avoir failli et d’estimer que « renverser les tyrans est nécessaire » et d’accuser le responsable des services secrets Rustom Ghazalé d’avoir menacé de « mettre Beyrouth à feu ».
Le député a indiqué que tant que le régime de Damas existera, le cycle d’assassinat et d’attentats continuera.
Walid Joumblatt a également estimé avoir divorcé avec le Hezbollah : « Il est impossible de coexister avec un parti totalitaire (…) la coexistence est un mensonge » a-t-il déclaré et d’indiquer ne bas vouloir vivre avec un régime terroriste « qui ne croit qu’à la mort », pour accuser indirectement le Hezbollah d’être impliquer dans les différents attentats, « ils peuvent ramener une voiture piégée de la banlieue sud ou de Naameh », fief du mouvement. Le dirigeant druze a ensuite estimé ne pas vouloir de guerre avec l’état hébreu, préférant un armistice, et revenant sur la question de l’armement de la milice chiite : « ils peuvent garder leur armes pour combattre Israël tant qu’ils veulent, à condition que nous ne payons pas pour çà » avant de s’en prendre à nouveau au secrétaire général du Hezbollah. « un état légal ne peut coexister au coté d’un état illégal », a-t-il ajouté. Il a ensuite déclaré ne pas vouloir que le Liban ne soit le champ de bataille avec Israël

Le député druze a ensuite estimé ne pas vouloir vivre dans une province iranienne ou syrienne, et d’accuser ces 2 pays d’avoir envoyé des instructions « pour effacer le Liban » avant de déclare que le seul intérêt de l’Arabie Saoudite est le Liban et d’appeler à une partition théorique des services. Il a également décrit le président iranien Mahmoud Ahmadinejad comme un fou se prenant pour Dieu et d’estimer le conflit avec la Syrie lié à son existence même.

« Assad ne peut tolérer le Tribunal International (en charge du jugement des suspects de l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri), le régime s’effondrera si Ghazalé (le responsable des services secrets du régime de Damas) est impliqué ».

Il décrit ce tribunal comme une court politique et indique que la contribution financière russe à cette institution est un message politique au président syrien. Abordant la question de la présidence, Walid Joumblatt a décrit que le commandant en chef de l’armée libanaise comme un homme sage avant d’indiquer que le mouvement chiite Hezbollah a exclu le président de la chambre, Nabih Berri, des négociations pour nommer le dirigeant du CPL, le général Michel Aoun afin de bloquer le parlement libanais et la tenue du scrutin. Le députe druze a ensuite abordé la question de la 3ème commémoration de l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri prévu le 14 février prochain, la décrivant comme un test, appelant à une participation populaire, estimant que le président syrien ne peut assassiner tous les libanais.

Walid Joumblatt a conclu l’interview télévisée en appelant à venger l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri.    Libnanews
12-02


7-10 La guerre dépend de plusieurs facteurs ainsi que de circonstances régionales et internationales.

Dans une interview spéciale, mercredi soir, sur Orange TV, le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a dit qu’aller à la guerre dépendait de plusieurs facteurs ainsi que de circonstances régionales et internationales. « C’est aussi sujet à la capacité de l’armée israélienne à avancer dans une autre guerre et à l’existence d’une direction politique en Israël qui prendrait la décision d’aller à la guerre », a dit Sayyed Nasrallah. Nasrallah a rappelé un de ses discours dans lequel il avait annoncé la possession de roquettes qui peuvent viser tout point en Palestine occupée, et il a dit que ceci venait pour exprimer l’état de préparation ainsi que pour empêcher la guerre. « Après la publication du rapport de Winograd, plusieurs officiers seniors israéliens disent que si Israël décidait d’aller à la guerre, elle prendrait en compte non seulement le déplacement des résidents de Haïfa, Akko et Tiberias, mais aussi le manque de tout point sûr en Israël. Israël a besoin d’améliorer sa capacité de dissuasion. Elle ne se lancera pas dans une guerre dont elle n’est pas sûre des résultats. C’est le domaine que nous devons employer pour empêcher une telle guerre contre le Liban et son peuple », a-t-il ajouté.


7-11 Le Hezbollah ne s’effondrera pas.

Selon les estimations d’un haut fonctionnaire militaire israélien, le Hezbollah ne s’effondrera pas et poursuivra le chemin de Mughniyah, et il y aura des remplaçants. Dans ce contexte, l’analyste politique Yossi Malmn a écrit dans le journal Ha’aretz, à propos de la réponse du Hezbollah à l’assassinat du leader Mughniyah, que la question n’était pas de savoir si le Hezbollah répondra, mais de savoir comment. Cet analyste a considéré que le meurtre d’un "terroriste" - comme il le prétend - n’aura pas d’impact significatif sur l’organisation (du Hezbollah), il saura trouver une autre manière, et peut même choisir son successeur. Il continue en donnant l’exemple de ce que l’assassinat de l’ancien secrétaire général du Hezbollah Abbas Musawi par le ministère israélien de la défense, par des hélicoptères, avait eu pour résultat. Il a été à l’origine de l’apparition de Sayed Hassan Nasrallah.

Al-Manar 2008-02-14    Traduction : manar-fr.com


7-12 Barak "conseille" le Hezbollah et la résistance palestinienne.

Le ministre de la défense israélienne Ehud Barak a mis en garde le Hezbollah contre la plongée dans ce qu’il a décrit être « une nouvelle aventure » contre l’armée d’occupation israélienne. Interrogé sur ce qu’Israël peut faire dans le cas où le Hezbollah capture un soldat israélien, Barak a dit : « Je leur conseille de ne pas me tester, je suis différent des autres. Je parle de victoires décisives. C’est pourquoi ils doivent être prudents et qu’ils ne doivent pas plonger dans une nouvelle aventure contre l’armée israélienne ».

En 2000, Barak, alors premier ministre, a ordonné aux forces israéliennes de quitter le Liban sans préavis ou conditions. C’était le 25 mai, un jour marqué au Liban comme étant le Jour de la Résistance et de la Libération. Al-Manar
07-02
Traduction :manar-fr.com


7-13 Le Hezbollah : "Malheureusement, le comportement de l’armée n’a pas été conforme aux normes requises".Le Hezbollah affirme que l’armée libanaise a mal géré la manifestation de dimanche à Beyrouth, qui a dégénéré en bain de sang, et réclame le châtiment des responsables des tirs qui ont tué six militants de l’opposition. Le mouvement considère depuis de nombreuses années l’armée comme une alliée proche dans son combat contre Israël, mais les incidents de dimanche semblent avoir porté un coup à sa confiance. Selon certains analystes, les vives critiques du Hezbollah contre l’armée pourraient aussi compromettre l’accession de son chef, le général Michel Souleïmane, à la présidence du Liban, affaiblir l’institution militaire et ouvrir la voie à de nouvelles violences de rues. Les émeutes de dimanche, qui ont éclaté lorsque des manifestants ont brûlé des pneus et bloqué la circulation dans un quartier de Beyrouth pour protester contre des coupures de courant, comptent parmi les pires violences au Liban depuis la guerre civile de 1975-90.

Six militants du Hezbollah et d’Amal ont été tués et plus d’une vingtaine d’autres blessés lorsque l’armée a ouvert le feu pour disperser les émeutiers. "Malheureusement, le comportement de l’armée n’a pas été conforme aux normes requises. Ils étaient nerveux et affolés. Je vous le dis clairement, l’armée n’a pas été à la hauteur de la tâche consistant à gérer l’affaire avec sagesse, a déclaré le député hezbollahi Hussein Hadj Hassan, lors d’un débat à la télévision.   Al-oufok



8  Dossier Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

8-1 Point de vue de Richa Raymond : Un pas de plus vers la création du Tribunal Spécial pour le Liban.

Les enchères sont ouvertes…, mais aussi, l’appel à candidature pour un procès parfaitement politique Le Secrétaire général de l'ONU a créé le Comité de gestion du Tribunal spécial pour le Liban, qui sera chargé, entre autres choses, de fournir des conseils et des orientations sur tous les aspects non judiciaires du travail du Tribunal Le Comité de gestion, composé des principaux donateurs, sera également chargé d'examiner et d'approuver le budget…
Est ce pour cette raison que les États-unis de G
WBush ont augmenté, aujourd’hui même, leur contribution de 7000.000 à 10.000.000 de dollars très américaines ?
La course au « plus grand donateur » serait-elle lancée ?
Dites nous, Monsieur Ki-Moon, comptent-ils, en raflant le 1er prix, augmenter, entre autres choses, leurs conseils et leurs orientations sur tous les aspects du travail du Tribunal, non judiciaires bien entendu !?
Même elle s’y met ; Madame Rice a par ailleurs annoncé le doublement de la participation américaine au financement du tribunal international qui doit juger les auteurs de l'assassinat de Rafic Hariri.
"Pour montrer notre résolution à promouvoir la justice au Liban, je suis heureuse d'annoncer que les États-unis ont l'intention de doubler leur promesse de financement pour la première année de fonctionnement du tribunal, de 7 à 14 millions de dollars", a-t-elle indiqué.
Quel Gâchis…De 7 à 10 ou 14 millions de dollars pour étouffer la vérité…, et dans la foulée, pour condamner politiquement tous ceux qui osent dire NON à G.W.BUSH
10 ou 14 millions de dollars qui auraient pu contribuer au recul de la famine de millions d’enfants à travers le monde
Que voulez-vous ? La logique du Grand Capital, par son acte mondialiste, est d’une autre nature.

15 Février 2008



9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme

9-1 Le porte-parole d'Olmert au Pays des Cèdres vous parle...

Une fois encore le porte-parole des criminels au pouvoir en Israël a de nouveau menacé son peuple et s’est acharné sur la Résistance.
Dan
s ses dernier propos et déclarations, il s’était exercé à son habituelle acrobatie intellectuelle pour chercher un lien entre les derniers mouvements de grève et une prétendue volonté de mettre en échec son tribunal international.
Comme d’habitude, plongé dans son monde
virtuel, il finit par y croire et s’acharne à démontrer une espèce de quadrature du cercle.
Plus loin, il déclara que les attentats au Liban se poursuivront en n’écartant pas le kidnapping de ressortissants étrangers… Il est bien placé pour prédire de tels actes puisqu’il est le porte-parole du Mossad : à la fois seul acteur, initiateur et soutien direct ou indirect aux groupuscules terroristes qui jouent son jeu.
Encore plus loin, il s’acharna contre notre Résistance en l’accusant de préparer une nouvelle guerre, reprenant ainsi à son compte les mêmes accusations de criminels comme Olmert…
Enfin, avec
cynisme et hypocrisie, il s’était permis à appeler au respect des droits des réfugiés palestiniens, dans l’attente de leur retour dans leur pays.
Quoi répondre à cette collaboration avec l’ennemi clairement affichée ?
Quoi dire d’un chef du prétendu parti progressiste socialiste qui, au lieu de soutenir son peuple dans sa lutte pour le pain, le chauffage et la lumière pour tous les foyers, s’acharne à démontrer que ce vaste mouvement populaire de protestation n’est qu’une tentative de faire échec à son tribunal ?
Une nation qui se respecte et attachée à sa souveraineté nationale, une nation qui se soucie de ses sujets aurait depuis longtemps traduit en justice Monsieur Walid Joumblatt, pour collaboration avec l’ennemi.
25 janvier 2008
Raymond RICHA


9-2 1559...ultime objectif.

Toutes leurs tentatives de faire appliquer 1559 ont échoué.
Par le biais de
la FINUL , en passant par notre Armée…
Par les manœuvres gouvernementales facilitant l’implantation sur notre territoire de groupuscules fascistes et terroristes, croyant, par ce biais, pouvoir provoquer une hémorragie de nos forces résistantes au sud du pays, préalablement à leur liquidation définitive…
Que reste-t-il encore pour eux comme marge de manœuvre si ce n’est
d’exacerber notre peuple en réactivant de temps à autre le bras terroriste, l’ultime objectif étant toujours : une adhésion populaire à la nécessité de l’application du 1559, comme unique solution à la sortie de la crise et à l’internationalisation de cet acte par l’occupation étrangère de notre pays et dont les forces multinationales auront pour unique mission d’éradiquer définitivement toute forme de résistance sur notre sol.
A leurs yeux, le XXIème siècle de l’Humanité étant celui de
la soumission des peuples à la volonté du grand maître impérialiste, toute résistance devra donc être liquidée et le Liban ne devra pas être une exception

Pour eux, s’il y a un mot à bannir et à supprimer de tous les dictionnaires de toutes les langues, c’est le mot : RESISTANCE
Nous, peuple de la Résistance , nous ne cèderons pas
Ils pourront tuer encore plus ; peu importe, puisque nous avons, depuis le 12 juillet 2006, prêté sermon à notre Pays : mourir debout que vivre à genoux
Nous crions haut et fort avec Lucie Aubrac : le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent

26 janvier 2008 Raymond RICHA


9-3 A qui veut bien nous écouter.(1ère Partie)La vérité sur les évènements tragiques du 27 janvier 2008 sera-t-elle dévoilée ?
Mais aussi, aurons-nous
assez de lucidité et de recul pour constater les préparatifs qui avaient précédé les massacres ?
Malgré la bonne volonté de Michel Sleimane et de Georges Khoury, malgré leur détermination à mener une enquête
censée être objective, le Peuple ne connaîtra jamais la vérité.
Notre Peuple, et particulièrement les familles de nos martyrs tombés, ne connaîtrons jamais cette vérité ;
l’Histoire l’a malheureusement voulu ainsi depuis les premiers assassinats qui avaient secoué notre pays à ce jour.
Cependant, le
recul par rapport aux évènements de ce 27 janvier 2008 nous permet de constater les faits suivants :
1- Le caractère
spontané des manifestations du fait de l’exacerbation de couches populaires d’une coupure d’électricité qui a assez perduré, surtout en période d’intense froid qui règne dans notre pays
2-
Tous nos martyrs tombés, indépendamment de leurs couleurs politiques, appartenaient à la Défense Civile ou intervenaient espérant une coordination avec notre Armée, en vue de ramener le calme
Quelques uns tentaient de secourir les blessés ou de dégager, sous les rafales de balles, les corps de leurs camarades déjà tombés ; d’autres intervenaient tentant de ramener le calme
Il s’agit de :
Ahmad Hamzi
Youssef ChkaïrAhmad Al Ajouz
Mahmoud Hayek
Hassan Ali Maatouk
Moustafa Ali Amhaz
Mahmoud Abdel Amine Mansour

N.B. Les noms des martyrs tombés ailleurs qu’à Beyrouth sont également mentionnés dans cette liste
3- Une rapide mobilisation de miliciens armés sur les toits des immeubles environnants et des rafales de balles provenant de ces toit 4- Notre Armée a également tiré sur les manifestants 1ère conclusion :
Nous avons assassiné des hommes de la Défense Civile et d’autres voués à étouffer rapidement une amorce d’une nouvelle guerre civile 29 janvier 2008
Raymond RICHA


(2ème Partie)

Les préparatifs

La journée de mardi 22 janvier 2008 fut celle des préparatifs.

Le refus de Sinioura d’apporter une solution à la dégradation de la situation économique et sociale dans le pays, sa détermination à imposer au peuple tout un ensemble de réformes antisociales, à brader notre économie nationale, ne peuvent avoir pour conséquence que l’exacerbation populaire et les dérives de la rue qui en découlent.

Parallèlement, lui et ses alliés avaient depuis longtemps compris que l’heure n’était pas venue pour imposer ces réformes et que le combat devait être mené sur un autre front : mettre à contribution tous les moyens pour provoquer une rupture définitive entre notre Résistance et notre Armée.

L’exacerbation populaire n’étant même pas leur dernier souci, ils devaient par contre, et sans tarder, l’attiser jusqu’au point de non retour : la dérive.

Ainsi furent leurs manœuvres de ce mardi 22 juillet 2008.

Ce jour là, les déclarations dans ce sens abondent…

Leur porte parole, Farès Souaïd, déclara : « les dirigeants du 14 mars préviennent du danger que représentent les provocations de la rue car la violence interpelle la violence et la provocation génère l’explosion… »

Parallèlement, le Maître absolu du Sérail, ayant également un rôle à jouer, menaçait directement les populations.Le même jour, cet homme ayant maintes fois montré son incapacité à gérer un pays, déclara : « ces provocations génèrent une aggravation de la situation…Nous jouons au feu, nous jouons avec les éléments du feu. »

En même temps, le grand « humaniste » Amine Gemayel annonça que les forces du 14 mars se préparaient à faire face à l’éventuelle descente dans la rue des masses populaires de l’Opposition pour ses revendications »
Plus loin, il poursuivait en déclarant : « Nous ne considérons pas ces manifestations comme étant innocentes ou à caractère revendicatif ; en conséquence, le mouvement de 14 mars se prépare à toutes les éventualités. »

La journée du 26 janvier 2008 fut celle de la conclusion ; ils ne leur restait qu’à désigner la cible principale et c’était Antoine Andraos, l’ami fidèle du chef du parti socialiste et progressiste, qui devait le faire en déclarant : « il n’est plus permis de se taire et d’ignorer l’atteinte de Hezbollah à la sécurité, à travers les manifestations et les pneus brûlés. »

Ajoutons à tout cela, les préparatifs opérant en douce, au sein de notre Armée, ainsi que la mobilisation de miliciens armés, qui accompagnèrent cette logique cherchant à attiser les hainesA leurs yeux, le grand rendez-vous avec le divorce entre notre Résistance et notre Armée s’approchait inéluctablement.
En ce dimanche, 27 janvier 2008, le moindre cri de révolte, le moindre pneu brûlé, devaient donner le signal.
30 janvier 2008
Raymond RICHA


(3ème Partie - Fin)

(3ème Partie - Fin) Le piège du pneu brûlé ou la responsabilité de l’Opposition
En ce maudit crépuscule de dimanche 27 janvier 2008, la jeunesse s’apprêtait à descendre dans la rue en quittant la bougie, seule source de lumière et de chaleur au foyer soumis au froid qui règne sur le pays.
La bougie, celle qui éclairait dans le froid les pages de nos innocents écoliers, celle qui rassemblait autour d’elle des visages et des mains cherchant la moindre chaleur réconfortante, fut pour un instant abandonnée et le pneu brûlé était interpellé
La rue, investie par la colère et le pneu brûlé, s’apprêtait à être témoin du massacre…
L’instant zéro du crime étant atteint, le signal était donné.
Les balles de la haine devaient suivre le parcours intelligent : la cible identifiée, il ne restait plus qu’à bien viser…
L’acte qui se dépêchait à apaiser les tensions, ce même acte qui, sous les rafales de balles, tentait de dégager les premiers blessés et de leur porter les premiers secours et soins, cet acte là était la cible recherchée :
1- Tous nos martyrs étaient des militants de la Résistance
2- Tous nos martyrs furent atteints à la tête, le cou et la poitrine
La balle de toutes les haines était pourvue de toutes les intelligences : Ils identifièrent la cible et visaient parfaitement, là où il fallait.
Mais leur objectif ne fut pas atteint : l’instant de rupture qui, d’après leur calcul, devait générer un affrontement direct et armé entre notre Résistance et notre Armée n’a pas eu lieu, grâce à l’acte non violent de nos martyrs.
Cet acte, universel, généreux en sacrifices, follement amoureux de son pays et de son peuple, venait de mettre en échec le complot qui consistait à provoquer la rupture et l’affrontement armé, et par là, à déclencher la guerre civile.
A cet instant, le Liban témoigna d’une deuxième victoire de notre Résistance, aussi importante que celle de juillet – août 2006.

En Juillet 2006, trente trois jours durant, notre Résistance a montré son visage armé face à la barbarie sioniste et a vaincu la première puissance armée de la région.
Dimanche 27 janvier 2008, elle venait de montrer son second visage non violent face à la haine et au complot qui se tramaient.
Avons-nous la moindre intelligence dans nos cervelles pour qu’enfin saisir et assimiler cette formidable dualité de notre Résistance qui seule peut nous garantir, à la fois, la souveraineté de notre Liban et la paix civile ?
Ceci dit, devons-nous conclure et tourner rapidement cette page ? Non.
Trois petits points nous interpellent en permanence et méritent d’être soulignés et soumis à la critique :
1- Le pouvoir et ses alliés s’acharnent désespérément à mettre en œuvre leur programme qui n’ignore aucun de ses chapitres ; la souveraineté à bafouer, l’économie à soumettre aux exigences planétaires du grand capital et, par conséquent, une politique antisocial à imposer.
Bref, rien n’est ignoré, le moindre aspect économique et social est y est intégré.
Quelle est alors notre réponse, si ce n’est une réponse, certes primordiale, mais uniquement politique ? Les grands chapitres sur l’économie et la politique sociale alternatives sont à peine abordés, voire incomplets ou inexistants ; les quelques propositions, si elles existent, sont timides, frileuses, voire contradictoires.

Bref, notre réponse, loin d’embrasser tous les aspects touchant à notre société, ne pouvait pas nous permettre de maîtriser les mouvements spontanés et de mettre en échec toutes les tentatives visant à donner une couleur confessionnelle à la moindre revendication légitime.

2- Démunis d’un projet global de société, nous étions incapables et nous le sommes encore, d’initier la moindre action permettant à notre Peuple d’acquérir la conscience politique, c’est-à-dire de saisir et d’assimiler la complexité des liens entre toutes les composantes qui font le mouvement général de libération nationale.
Nous n’étions pas au rendez-vous avec le foyer, autour de la bougie, pour aborder les vraies questions, proposer un projet, convaincre et motiver.
Nous n’avions pas pu promouvoir l’idée de créer, partout, du Nord au Sud, d’Est en Ouest, des associations de quartier ayant le statut de syndicat et capables de prendre en charge l’organisation et l’encadrement des rassemblements ou manifestations populaires à caractère social, pourtant garantis par notre Constitution.

3- Avions-nous suffisamment expliqué, à travers nos médias, la dualité de notre Résistance ?
Etions-nous réellement convaincus de son appartenance à un large mouvement international de résistance contre la mondialisation des effets du grand capital, tels que l’occupation de territoires d’autrui, voire même de pays, les massacres, le pillage des richesses et ressources des pays pauvres, les ingérences flanquées de discours hypocrites sur la liberté et la démocratie, les guerres et la destruction systématique de notre environnement à l’échelle planétaire ?
Et à partir de là, avions-nous assez expliqué que nous n’étions pas les seuls à résister et que seule la solidarité des peuples pourra concrètement faire pression sur les dirigeants ?
La fragilité et la timidité de notre réponse, sa réduction à sa plus simple expression, et par là, notre incapacité de convaincre, de motiver et de maîtriser tout mouvement revendicatif social spontané, devaient inéluctablement conduire à ce dimanche noir du 27 janvier 2008.

Aurons-nous tout au moins le courage d’admettre que nous n’étions pas, avant ce maudit dimanche noir, à la hauteur de l’acte non violent et généreux en sacrifices de notre Résistance ?
Aurons-nous l’intelligence de saisir et d’assimiler la portée de cet acte d’amour ?
Le devenir de notre Pays défiant les incertitudes des jours, des mois, voire des années à venir, en dépendra.

Les préparatifs
La journée de mardi 22 janvier 2008 fut celle des préparatifs.
Le refus de Sinioura d’apporter une solution à la dégradation de la situation économique et sociale dans le pays, sa détermination à imposer au peuple tout un ensemble de réformes antisociales, à brader notre économie nationale, ne peuvent avoir pour conséquence que l’exacerbation populaire et les dérives de la rue qui en découlent.
Parallèlement, lui et ses alliés avaient depuis longtemps compris que l’heure n’était pas venue pour imposer ces réformes et que le combat devait être mené sur un autre front : mettre à contribution tous les moyens pour provoquer une rupture définitive entre notre Résistance et notre Armée.
L’exacerbation populaire n’étant même pas leur dernier souci, ils devaient par contre, et sans tarder, l’attiser jusqu’au point de non retour : la dérive.
Ainsi furent leurs manœuvres de ce mardi 22 juillet 2008.
31 janvier 2008

Raymond Richa  Liban Résistance

10 Annexe - Géopolitique et stratégie - Analyse

 

Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

Marc

 

10-1 Discours de Nasrallah lors des obsèques de Moughnieh.

 

Au sein d'une foule formée de milliers de partisans de l'opposition réunis dans la banlieue sud de Beyrouth pour les obsèques du haut responsable de la Résistance Imad Moughnieh, le secrétaire général du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah a assurer qu'il existe des dizaines de milliers de Imad Moughieh au Liban prêt à périr pour la Résistance libanaise contre Israël.
Nasrallah a déclaré que son parti effectuera une partie du devoir qu'il faut faire pour dévoiler la vérité, assurant que le Hezbollah est prêt à faire face à tous les défis et les menaces posés par Israël.
Expliquant que l'état hébreu voit dans l'assassinat de Moughnieh un grand exploit, le chef du Hezbollah a estimé que la mort de Moughnieh est une preuve de la grande victoire qui viendra bientôt.
Annonçant la fin prochaine d'Israël, Nasrallah a cité des paroles de David Ben Gourion qui avait dit que la chute de l'état sioniste adviendra le jour de la première défaite militaire à laquelle il fera face, précisant que le rapport Winograd a confirmé l'échec d'Israël connue pour avoir une armée intrépide avec des équipements de pointe, ce qui augure de l'effondrement de l'état hébreu dans un proche futur.
Le chef de
la Résistance a cependant indiqué que la guerre de juillet 2006 n'est pas encore achevée et que l'assassinat de Moughnieh en fait partie, mettant l'accent sur la série des défaites israéliennes dans le conflit israélo-libanais parce que Imad Moughnieh, ses disciples et ses frères ont fait face à Israël.

 

S'adressant à ses ennemis et à ses alliés, Nasrallah a attesté que le meurtre de Moughnié renforce le Hezbollah qui est prêt depuis le 14 août 2006 à effectuer une deuxième ronde contre l'état hébreu dans l'espoir d'une prochaine guerre, soulignant que le Hezbollah est entièrement prêt et équipé au cas où les sionistes s'attaqueront au Liban, et d'ajouter : "Je m'adresse aux Sionistes et leur dit que s'ils veulent une guerre ouverte, que cette guerre soit".
Critiquant les discours empreint d'attaques et d'offenses inutiles de l'alliance du 14 mars lors de la 3ème commémoration de l'assassinat de Rafic Hariri, Nasrallah a salué l'âme de l'ancien Premier ministre martyr, faisant par de son regret que les deux rassemblements de ce 14 février ne soient pas unifiés en un seul rassemblement pour le Liban.  
Précisant que le Liban qu'il aime ne sera jamais israélien ni américain, Sayyed Nasrallah a assuré que le Liban ne sera ni divisé, ni fédéralisé, et que ceux qui désirent le "divorce" qu'ils partent, certifiant que le Liban restera le pays de la paix civile et de la coexistence.
Source : Libnanews
14 février 2008

 

15/02/2008

n°319 Dossier de Palestine 14-02 (début)

Sommaire

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1  Gilles Lestrade: Diaboliser le Net pour mieux le contrôler.

1-2   Fériel Berraies Guigny  interview Agnès Levallois: « Le propre d'une chaîne de télévision aujourd'hui, est d'être indépendante » !

1-3 Nicolas Guillaume : Télécoms : des câbles sous-marins au Moyen-Orient sectionnés volontairement ?

3 Dossier

3-1 Point de vue de Convergence des Causes : Israël n’est ni un Etat juif ni l’Etat des Juifs.

3-2 Point de vue de Pierre Barbancey Avis de tempête sur le mouvement national palestinien.

3-3 Intal /  Palestine : Des Sous, mais pas de Droits.


 1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Gilles Lestrade: Diaboliser le Net pour mieux le contrôler.

Tiré a part

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Gilles Lestrade : Diaboliser le Net pour mieux le contrôler.
Depuis le 11 septembre 2001 - où l'inquisition s'ait faite plus prégnante - rares sont les médias traditionnels / officiels qui ne joignent pas leur voix au concert déjà bien fourni des pourfendeurs de l'Internet. La prophétie est en phase d'accomplissement.
Carré blanc pour pré carré
La toile serait devenue, si l'on en croit ces scribouillards ou aboyeurs, c'est selon, un véritable coupe-gorge où il ne fait pas bon se promener à toute heure du jour et de la nuit. Slalomer entre les pédophiles, les fachos, les négationnistes, les intégristes, al Quaida et autre joyeusetés, vous donne vraiment envie de résilier votre abonnement, « connexion illimitée », de chez « Tartampion-online & Co ».
 Eloignez vos enfants de la proximité malsaine du micro familial et ne vous laissez pas tenter par le dernier mail reçu qui vous vantait la qualité pictographique d'une éjaculation faciale inédite, donc unique.
Il pourrait s'agir du dernier message crypto-crypté de Ben Laden au mollah Omar, encapsulé dans une image subliminale dont vous deviendrez l'involontaire messager, tenté que vous serez, d'en faire profiter vos amis les plus proches.
Vade retro Satanas et les autres, les mauvais garçons sont entrés dans la toile.
De Libération à l'Express en passant par le Monde, et j'en oublie, voilà le Credo des pourfendeurs crétins, voire imbéciles.
Personne dans ce concert bien huilé n'avance l'idée que l'on n'est pas contraint d'aller se perdre sur l'Internet. Il y a, me semble t'il une démarche volontaire à ne pas négliger, si l'on veut vraiment être objectif. Or, à la lecture de la presse, on pourrait être fondé de penser que, sur l'Internet, tout se passerait sous la contrainte de je ne sais quelles forces obscures auxquelles personne ne pourrait résister.
Collecte sélective
Il en est qui n'hésitent pas à affirmer : « La « poubelle aux rumeurs » qu'est devenu Internet commence à faire douter des principes d'ouverture et de laisser-faire voulus par les pionniers du réseau, qui ont toujours refusé la mise en place de contrôles et de règlements. »
Sous-entendu : « quand est ce que l'on va mettre en place un contrôle efficace de la pensée sur Internet » Et voilà l'Express qui se range, sournoisement, sous la frappe de Gilbert Charles et Gildas des Roseaux, dans le camp de ceux qui attendent le flicage de la toile pour mieux préserver leur pré carré et modeler la pensée.
Chacun a en mémoire le lynchage médiatique [1] dont a été l'objet Thierry Meyssan, qui avait eu l'outrecuidance de douter de la version officielle distillée par l'administration américaine et reprise - quasi, à la virgule près - par l'ensemble des médias traditionnels.
Combien de « vrais » journalistes copient méthodiquement les dépêches de l'AFP, Reuters, A.P. et autres agences de presse sans les vérifier ?
Le « copier coller » est dans le camp de la presse « d'en haut » qui en use et en abuse, en toute honnêteté, cela va de soi. La presse d'« en bas », elle, celle aux mains de voyous qui hantent les méandres de la « Toile » propage des rumeurs, forcément puisqu'elle ne reproduit pas ces mêmes informations insipides passées aux filtres des administrations et des communicants de la-voix-de-son-maître.
Mais n'en déplaise aux moutons d' « en haut » les médias qui se développent sur Internet, à l'instar d'Indymedia, accomplissent un travail de recherche poussé et relayé par des centaines de correspondants et de traducteurs bénévoles à l'affût de toute information susceptible d'intérêt. L'information y est donc tout aussi pertinente car contrôlée et recoupée. Je n'ai pas souvenance d'avoir vu circuler quelque démenti officiel sur telle ou telle information, de portée nationale ou internationale, publiée sur les sites dédiés à l'information alternative.
La pensée cotée en bourse
Sur ce net, dont il est question ici, pas de concurrence, pas d'hégémonie, pas de recherche du plus fort tirage, pas de scoop. La plupart des webzine ou e-zine sont administrés, gérés et alimentés par des bénévoles qui le font par passion, par conviction et engagement militant. Le copyleft a remplcé le traditionel et protectioniste copyright. L'information devient libre et ouverte donc potentiellement gênante et suspecte. Dans un mode d'affairiste tout ce qui est gratuit est forcément à combattre et à dénigrer sous peine de concurrence déloyale. Nous sommes bien loin, pour ce qui nous concerne, (permettez que je m'englobe dans le nous), de l'aspect alimentaire qui prévaut dans les grandes rédactions parisiennes ou de province. Oui, le web alternatif est engagé et cela nous change d'un autre engagement, commercial et boursicoteur celui-là, qui a saisi l'ensemble de la presse marchande. Je ne connais pas de liberté cotée en bourse !
Le réseau, c'est nous
Et si la virulence des détracteurs était proportionnelle à la qualité de ces nouveaux médias ? C'est peut être bien ce qui dérange les Colombani et autres July : la qualité, le sérieux et l'engouement que suscitent ces nouveau médias interactifs.
Car sur le Net, l'auteur n'impose pas sa vision des choses, il la soumet à la discussion. L'auteur ne se pose pas en détenteur de « La » vérité, il donne modestement son point de vue qui peut être amendé ou contesté. Et là, nous entrons de plain-pied dans un autre monde, celui de la participation, du respect du lecteur, de la prise en compte de son opinion et de son analyse. La parole du lecteur est aussi importante que celle du rédacteur, et ça, c'est une chose que n'est pas prête d'accepter la fine fleur du journalisme parisiano-parisienne.
La soudaine prise de conscience de ce contre pouvoir qui est en train de s'installer sur la toile fait s'emballer les neurones des adeptes de l'uniformité et de la pensée unique. Soyons persuadés que tous les prétextes seront bons pour tenter d'affaiblir cette « autre parole » en la discréditant, comme évoqué ci-dessus et, en dernier lieu, en la muselant si nécessaire.
Le flicage [2]des internautes est en train de s'installer [3] en France comme en Europe.
C'est une mesure qui va dans le sens d'une appropriation étatique du réseau.
Il nous appartient de la contrer comme il nous appartiendra de contrer, avec nos moyens, qui sont nombreux, toutes les tentatives d'affaiblissement de la liberté d'expression.
Gilles Lestrade
20 juin 2002

1-2 Fériel Berraies Guigny  intervieuw Agnès Levallois: « Le propre d'une chaîne de télévision aujourd'hui, est d'être indépendante » !
Les médias au sein des sociétés contemporaines, sont à la fois un miroir et une lentille déformante. Ils sont des outils de connaissance mais ils mettent aussi en œuvre, par facilité ou conformisme, des caricatures et des simplifications.
Dans le cas de l'image du monde arabe dans les médias occidentaux, l’idée qui ressort est qu’il y a plusieurs mondes arabes.
Un Monde qui ne présente pas une façade unie et dont la diversité ajoute à sa complexité.
Les rapports entre les nations constitutives du monde arabe et l’Occident et les lignes politico-diplomatiques de ces derniers, ont contribué à certaines déformations, creusant le fossé des incompréhensions entre Orient et Occident.
Les médias occidentaux n'offrent pas tous la même lecture des réalités politiques ou sociales arabes.
L’Expression a rencontré Agnès Levallois, Directrice adjointe de rédaction pour le contenu en arabe de France 24. Auparavant elle fut directrice de l’information de RMC-MO (filiale en langue arabe de RFI) de février 2005 à septembre 2006. Elle est l’auteur de Moyen-Orient mode d'emploi (Stock), a co-écrit plusieurs ouvrages : Jérusalem de la division au partage ? (éditions Michalon), Dico rebelles (éditions Michalon), Perspectives Égypte, Les États-Unis et la Méditerranée. Elle a également apporté sa contribution à différentes publications telles que Télérama, les Cahiers de l’Orient, Sciences po magazine ou le Bilan du monde.
France 24 avait officiellement lancé l’ouverture de son canal en langue arabe, en avril 2007. Un souci de proximité par rapport à cette population et un rappel des liens privilégiés que la France a avec le monde arabo-musulman, selon les termes de la Directrice.
France 24 est la première télévision occidentale à émettre dans cette langue, à l'exception de l'américaine Al-Hurra, créée en 2004 et financée directement par Washington. La chaîne française est accessible par satellite à l'ensemble des populations arabophones d'Europe, d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient.
À l'antenne, trois présentateurs incarnent cette version arabe, dont deux Tunisiens :
Taoufik Mjaied — vingt ans de journalisme, dont six à RMC Moyen-Orient, qui apporte son expérience et un riche carnet d'adresses — et Hakim Beltifa, 29 ans, passé par plusieurs télévisions du monde arabe. Aziza Nait Sibaha, jeune trilingue de 30 ans, a commencé sa carrière il y a neuf ans au Maroc. Elle est le visage féminin du canal.
Entretien : (extraits)
Que pensez vous du paysage médiatique arabe actuel ?
C’est un paysage qui s’est énormément évolué avec l’émergence de chaînes de télévisions satellitaires à travers le Monde arabe, depuis une dizaine d’années. Cela a commencé avec Al Jazira qui a permis l’ouverture à un paysage médiatique très diversifié. Ceci a bouleversé les habitudes des téléspectateurs qui étaient auparavant habitués aux chaînes nationales. Cela impliquait un conformisme certain dans le traitement de l’actualité. Aujourd’hui ces téléspectateurs sont devenus très friands et très exigeants par rapport à cette information. Cette diversité des choix de chaînes qu’elles soient nationales ou internationales, arabes ou occidentales, font qu’ils deviennent demandeurs par rapport à des points de vue plus diversifiés . Le téléspectateur aujourd’hui, avec la pluralité médiatique veut forger son propre point de vue, en regardant toutes ces différentes chaînes.
On parle d'un déclin de l'audiovisuel français au Maghreb, qu'en pensez vous ? la Francophonie est en perte de vitesse à quoi attribuez vous cela ?
Aujourd’hui il est certain que le public par rapport à ces chaînes, est moins important. Notamment depuis la concurrence des chaînes satellitaires arabes. Effectivement il y aussi une perte d’influence de la francophonie d’une certaine façon. Ceci renvoie aussi à la politique française, je ne m’avancerai donc pas sur la question. Bien sur les élites au Maghreb et au Moyen Orient continuent à avoir un certain intérêt pour la langue française, mais cela reste une minorité. La chaîne francophone TV5 continue toujours à être présente dans le paysage médiatique de ces pays là.
Beaucoup pensent que depuis le 11 septembre, l'arabisation du paysage audiovisuel est une forme de protestation contre l'agressivité médiatique de l'Occident vis-à-vis du Monde arabe, quel est votre sentiment ?
Il est vrai que le 11 septembre a été un tournant crucial dans la perception du monde arabe et ce, des deux côtés. L’arrivée des chaînes satellitaires arabes a permis de rééquilibrer l’information, mais également les perceptions réciproques. De plus, ces chaînes arabes ont un staff très professionnel, formé la plupart dans les chaînes occidentales comme la BBC. C ’est la diversité et la pluralité des chaînes d’information qui ont instauré un climat sain de l’information. Il est important que le monde arabe puisse avoir « ses propres images » à savoir son propre regard dans le traitement de l’information. Par ailleurs, les pays occidentaux doivent aussi « voir et entendre » ce qui se fait dans les pays arabes.
On reproche au journalisme français, un certain traitement médiatique de la Guerre du Golfe, dans les rédactions des télévisions françaises : occultation de certains faits, non-suivi et suivi de l'information, information en direct (quand "l'Histoire en train de se faire"), censure militaire et autocensure, manipulations réciproques, désinformations, et propagande à la télévision ?
Je ne suis pas d’accord avec cette approche de la situation, s’agissant du traitement de l’information. Il est vrai que la guerre du Golfe est un tournant d’un point de vue journalistique. Suivre la guerre « en direct » est une nouvelle donne, un exploit technologique. Il n’y a par conséquent aucun recul dans ce que l’on donne au téléspectateur. On peut penser alors qu’il y a quelques manipulations, il est vrai qu’il y a eu quelques cas. L’information spectacle peut entraîner ce genre de dérive. Mais s’agissant du journalisme français durant la guerre du Golfe je suis pas tout à fait d’accord pour dire qu’il y ait eu uniquement manipulation. Bien sûr ce que l’on a pu reprocher, c’est peut être en rapport avec certaines personnes qui s’autoproclament expert de la région ou du conflit en tant que tel. Ce qui est cause dans la question que vous posez, serait de savoir comment devrions nous réagir face à un événement direct, quand on est une chaine d’information continue. Ce robinet ouvert en permanence ne permet pas toujours le recul nécessaire pour digérer l’information.
On sent également s'agissant de certaines chaînes francophones, qu'il y a un véritable parti pris favorable, en faveur d'Israël, votre sentiment ?
Je ne suis pas d’accord avec ça, car je trouve qu’il y a quand même en France, des médias qui sont très nuancés et on arrive à entendre différents points de vue. C’est vrai aussi que la radicalisation du conflit, fait qu’il est de plus en plus difficile de pouvoir organiser des débats constructifs sur le fond. On est de plus en plus, dans des positions radicales des deux côtés. La presse peut refléter par conséquent la situation d’impasse politique. Il y a dix ans en arrière après les Accords d’Oslo, il y a eu une grande ouverture avec beaucoup de débats et des points de vue très complémentaires qui s’exprimaient. Mais je ne dirais pas pour autant que la prise de position médiatique qui ressort, est pour autant, une prise de position israélienne.
On dit qu’Al Jazeera est une entreprise idéologique, est ce un cliché venu de l’Occident?
Les Etats-Unis, qui la voyaient comme une menace, on créé Al Hurra en 2004, est ce une manière pour eux de légitimer leurs actions dans la région ?
Il est vrai que la création d’Al Hurra a correspondu à un véritable besoin pour les américains d’expliquer et de légitimer leur politique dans la région. C’est une façon de contrer l’influence d’al Jazeera. Mais Al Hurra est tellement marquée comme étant issue de la propagande américaine, que du coup c’est une chaîne qui n’a aucune crédibilité. Le propre d’une chaîne de télévision aujourd’hui, c’est d’être indépendante.
Crédits Presse : Courtesy of F.B.G Communication
www.fbg-communication.com
fbgcommunication@yahoo.fr
Source : Fériel Berraies Guigny

Ils couperont le net de toute façon dès que la troisième guerre mondiale éclatera. Et on n'en est plus loin...
Après la coupure de plusieurs câbles, des experts avancent que ces interruptions ne relèvent pas du simple accident mais d’espionnage voire de terrorisme.
La coupure délibérée des liaisons de communications transcontinentales ou l’émergence d’une nouvelle menace mondiale ?
La semaine dernière, plusieurs liaisons de télécommunications sous-marines situées dans les profondeurs de la Méditerranée ont été coupées, la série d’incidents a rapidement été attribuée à un navire dont l’ancre aurait sectionné ces mêmes câbles (voir notamment la contribution sur TheInquirer en date du 30 janvier).
Le vendredi 31 janvier, nouvel écho en provenance de la BBC cette fois-ci : un autre câble, reliant l’Europe au Moyen-Orient via l’Egypte a été signalé comme endommagé.
La série noire continue : dimanche 3 février, un câble aurait été coupé cette fois-ci au large du Qatar (Emirats Arabes Unis). La cause officielle de ce nouvel incident n’est pas encore connue.
Mais, selon Arabianbusiness.com, le problème serait lié à la puissance du système d’alimentation et non à un navire qui aurait coupé le câble à cause de son ancre (explication souvent avancée dans les autres cas).
Selon un décompte effectué par le portail canadien Canoë en date du 4 février, c’est un total de cinq câbles : un en Malaisie, deux près du port d’Alexandrie en Égypte, un quatrième au large des côtes de Dubaï, et un cinquième au large de l’Iran.
"La troisième est l’action de l’ennemi"
Autant d’évènements dans une période aussi courte qui commencent à éveiller des soupçons : ces pannes ne seraient pas une simple coïncidence, elles serviraient à des actions terroristes. La guerre numérique se déplace-t-elle dans les fonds marins ?
L’un des premiers experts à tirer la sonnette d’alarme est Steve Bellovin, professeur en sciences informatiques à l’université de Columbia, à travers une contribution sur le Nanog, une mailing list du North American Network Operators Group. "Je suis un expert en sécurité, et donc par nature suspecte (...) Le vieil adage vient à l’esprit : la première fois est le fruit du hasard, la seconde est une coïncidence, mais la troisième est l’action de l’ennemi", a déclaré le professeur.
Analyse alarmiste tempérée par d’autres responsables en charge de la gestion de câbles télécoms sous-marins membres de cette lettre de diffusion professionnelle : de telles pannes se produisent assez souvent et ne sont généralement pas remarquées en raison des systèmes de redondance qui permettent aux opérateurs d’acheminer les données via un autre circuit.
"Si vous connaissez l’industrie des câbles sous-marin, vous savez que plusieurs câbles peuvent être hors service en même temps sans que cela ait un impact", répond Rod Beck de Hibernia Atlantic, un opérateur de câbles sous-marins qui exploite un réseau de télécommunications trans-atlantique.
"Cela arrive fréquemment. Les terroristes recherchent une plus grande visibilité que les actions perturbant des réseaux de câbles sous-marins. Elle ne fait pas partie des actions pouvant être captées par les chaînes de télévision... C’est vraiment difficile d’obtenir les images d’un câble sous-marin coupé", poursuit le représentant d’Hibernia Atlantic.
Espionnage à 20 000 lieux sous les mers ?
Après les attaques terroristes, d’autres envisagent des théories "complotistes". C’est le cas de Jessy Robbins du O’Reilly Radar qui pense que ces coupures résulteraient de la mise sous surveillance de ces liaisons stratégiques.
"L’explication selon laquelle les coupures seraient provoquées par les ancres de navires en mer agitée est en fait une diversion pour couvrir l’installation de systèmes de mise sur écoutes par un sous-marin spécialement équipé à des centaines de kilomètres de là", estime Jessy Robbins.
Ainsi, le sous-marin américain USS Jimmy Carter serait équipé pour ce type de mission spéciale, photo sur FlickR à l’appui... mais qui ne montre rien. Sur Nanog, Rod Beck réfûte ces allégations en qualifiant ce type de propos "d’exagération" de la part des spécialistes en sécurité.
Nicolas Guillaume
VNUnet.fr
Mercredi 13 Février 2008
Sources Spy world
Posté par Adriana Evangelizt

3 Dossier
3-1 Point de vue de Convergence des Causes :Israël n’est ni un Etat juif ni l’Etat des Juifs.
Israël n’est pas un État juif, puisque la proportion des non Juifs est croissante selon deux mécanismes. L’immigration de travailleurs en particulier venant du Sud Est asiatique précaires et sans droits est facilitée, substitut confortable aux Palestiniens des Territoires. La baisse de la natalité chez les Israéliens s’est accentuée, aggravée par les récentes dispositions de Netanyahu alors ministre des Finances de Sharon qui mettent un terme aux programmes sociaux d’aide à la famille.
La tendance a été enregistrée chez les ultra-orthodoxes qui se sont révélés sensibles aux incitations financières négatives du gouvernement.
La prétention de la pureté à plus de 80% d’Israël est plus que  démentie par les faits.

Israël n’est pas non plus l’État des Juifs.
Le découplage très net entre les Juifs de la Diaspora et Israël est de plus en plus marqué. L’Institut pour la Planification d’une politique du Peuple Juif en convient.
La dérive entre les deux entités, monde juif et Israël, constante, a des causes nombreuses. Parmi elles, la disparition progressive et inéluctable da la génération contemporaine du génocide par les nazis, le sentiment croissant que les attaques antisémites sont liées à la culpabilité d’Israël ainsi que le déclin de la perception de ce pays comme un havre de paix pour s’y réfugier.
D’être l’allié ou l’ami de cet État ne procure plus aucune fierté. 
La jeunesse juive pratiquante désapprouve qu’un État laïc se revendique comme juif tandis que la jeunesse laïque est désappointée que le fait  religieux puisse être au centre des institutions politiques.  
Cet État est aux prises avec une véritable question existentielle, celle de la définition de la judéité. Les récentes recommandations de faciliter l’admission de nouveaux convertis brouillent davantage le problème.

Que les Juifs du monde non Israélien soient de moins en moins fiers d’Israël est une résultante logique des crimes continus de cet État. Depuis au moins la seconde Intifada, les systèmes de propagande très élaborés qui doivent vendre à l’opinion publique mondiale le vieux mythe éculé du petit David devant lutter contre le Goliath arabe sont impuissants à effacer la réalité de la quatrième armée du monde, arrogante, qui martyrise un peuple sans armée et emprisonné.

Enfermés dans la logique des annexions progressives et continues avec des expulsions et des expropriations, elles aussi progressives, les responsables politiques et militaires ne veulent pas comprendre la détérioration de leur image comme l’effet immanquable de leurs crimes mais comme un déguisement insuffisant de leurs méfaits.

Israël n’est ni un État juif ni l’État des Juifs  et ce qui affaiblit l’idéologie sioniste est un regain de vigueur pour la Palestine.
Convergen ce des Causes
26 janvier 2008


3-2 Point de vue de Pierre Barbancey Avis de tempête sur le mouvement national palestinien.
Palestine. Le coup de force du Hamas dans la bande de Gaza a entériné une cassure géographique et politique.
L’unité peut-elle être retrouvée ?
Enquête auprès des principaux acteurs.
Pour la première fois dans leur histoire, les Palestiniens sont séparés géographiquement et politiquement. D’un côté la bande de Gaza, dominée par le Hamas, de l’autre, la Cisjordanie , où règnent Mahmoud Abbas et ce qu’il reste de l’Autorité palestinienne, avec Salam Fayyad comme premier ministre. Une division qui arrange évidemment les affaires d’Israël.
la question des deux États
Tel-Aviv poursuit et aggrave son occupation des territoires palestiniens, tout en montrant un visage de négociateurs à une « communauté internationale » qui veut bien se laisser duper. L’unité du mouvement palestinien est-elle possible ? « Ce qui s’est passé au mois de juin montre que le Hamas est incapable de vivre dans une société démocratique avec des idées différentes, des partis différents », estime Ayman Shahine, professeur de sciences politiques à Gaza. Pour ce chercheur, « si le Hamas voulait vraiment l’unité, il s’appuierait sur l’embargo imposé par Israël pour discuter avec Mahmoud Abbas, sur la base des intérêts nationaux palestiniens. Il y avait là la possibilité de reconstruire une véritable Autorité palestinienne. Mais en fait le Hamas est content de diriger seul la bande de Gaza ».
Pour Hanna Amireh, membre du comité exécutif (CE) de l’OLP où il représente les communistes du PPP, « Hamas parle de résistance mais il s’agit d’un suicide.
Le problème est qu’en utilisant la force à Gaza, il a permis au Fatah de faire de même en Cisjordanie. Aussi longtemps que le mouvement islamiste n’est pas sur la ligne de deux États, la division géographique lui importe peu. À partir d’un bout de terre, il compte libérer l’ensemble du territoire ! ».
Mustapha Barghouti, qui dirige l’Initiative nationale palestinienne, dénonce « ces forces extérieures qui ont mis leurs mains dans le problème palestinien ».
Zakaryia Al Aga, responsable du Fatah pour la bande de Gaza et membre du CE de l’OLP, explique que toutes les factions palestiniennes, à l’exception du Hamas, veulent un retour à la situation d’avant juin 2007, c’est-à-dire avant le « coup d’État » des islamistes. « Si le Hamas accepte, alors tout est possible, dit-il. S’il n’y a pas d’accord politique alors il faut organiser des élections anticipées. »
Là est le problème. Comment renouer le dialogue alors que l’organisation islamiste campe sur ses positions du mois de juin ? Comment organiser des élections dans la bande de Gaza si le Hamas refuse ? Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas, explique : « La solution ne dépend pas des Palestiniens car les Israéliens et les Américains font pression sur Mahmoud Abbas pour qu’il ne s’assoie pas avec nous pour négocier. Si Abbas continue cette attitude, cela voudra dire qu’il est d’accord pour que le siège imposé par Israël se poursuive. Et ça, nous ne l’accepterons pas. »
Quant aux élections, la position du Hamas est difficile à cerner. Abou Zouhri affirme que son mouvement « est prêt à en discuter mais pour cela il faut entamer des négociations », tout en dénonçant « le coup d’État d’Abou Mazen (Abbas - NDLR) contre le Hamas qui avait gagné les élections ».
Autre son de cloche avec Ahmed Youssef, conseiller politique d’Ismaïl Haniyeh et de Mahmoud Zahar, les chefs de l’organisation, pour qui « les élections ne sont pas la réponse pour le moment ». Il a cette formule elliptique : « Avec les élections, il n’y aura pas la lumière au bout du tunnel parce que les tunnels se succèdent. »
faire pression des deux côtés
Abou Leïla, député du Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP), membre de l’OLP, condamne l’attitude du Hamas mais estime que « le Fatah doit se dégager des pressions israéliennes et américaines et initier un dialogue national avec toutes les factions palestiniennes pour trouver une voie pacifique et résoudre les problèmes internes ». Peu optimiste, il dit ne pas penser « qu’il puisse y avoir des discussions fructueuses dans l’immédiat. C’est pour cela qu’il faut faire pression des deux côtés, afin qu’un dialogue s’engage ».
Qadoura Fares, du Fatah, penche, comme Marwan Barghouti, toujours emprisonné mais dont il est très proche, pour l’organisation d’élection « en octobre ou en novembre ».
Pour Fares comme pour Barghouti, le cadre idéal de débat c’est l’initiative arabe élaborée en 2002 et réinitialisée en 2007. Hanna Amireh regrette l’attitude du Fatah. « Lors du comité exécutif de l’OLP il a été proposé la création d’un comité qui ouvrirait le dialogue avec une idée essentielle : revenir à avant juin 2007 n’est pas une précondition pour le dialogue, mais une précondition pour une solution. Mais le Fatah a refusé alors que le Hamas a accepté. »
Les islamistes palestiniens, qui cherchent avant tout une reconnaissance arabe et internationale, souhaitent l’intervention d’une tierce partie non palestinienne. On parle de la Confédération helvétique. Ahmed Youssef, pour qui « la région dépend des réalités établies sur le terrain » assure de son côté que le Hamas « a des contacts avec les pays européens, d’une manière ou d’une autre ».
Le Hamas est cependant isolé sur la scène politique palestinienne. Khaled Albatash, patron du Djihad islamique dans la bande de Gaza, « refuse ce qui s’est passé en juin. Il faut un seul gouvernement sous l’autorité de Mahmoud Abbas ». Lui-même joue l’entremetteur pour tenter de renouer un dialogue entre le Fatah, le Hamas en impliquant l’Égypte. « Hamas veut faire de Gaza un modèle et se fiche du reste », dénonce Rabah Mohanna, membre du bureau politique du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). « De l’autre côté, Mahmoud Abbas s’en tient à l’agenda américain, sans prendre en compte le fait que Washington soutient totalement Israël ».
Personne ne se fait d’illusion sur un règlement rapide du conflit interne. Ce qui est peut-être encore pire, c’est la désillusion des Palestiniens eux-mêmes. La conférence d’Annapolis apparaît maintenant pour ce qu’elle est : une farce. Les Palestiniens continuent à tomber comme des mouches sous le feu israélien, les check-points sont toujours en place, le mur de l’apartheid poursuit son sillon dans la Cisjordanie , les colonies s’agrandissent et Jérusalem se judaïse par l’expulsion de fait des Palestiniens de l’est de la ville.
Même au sein de la direction de l’OLP, des voix de plus en plus nombreuses se font entendre pour que Mahmoud Abbas boycotte les discussions avec les Israéliens tant que ces derniers ne se conforment pas réellement à la « feuille de route ». Mais le président ne veut rien entendre. Pour Israël, tout baigne, la question palestinienne redevient un problème humanitaire comme avant 1965 (et non plus des droits d’un peuple) et les gouvernements occidentaux ne parlent plus de l’occupation.
Pierre Barbancey

 


3-3 Point de vue d’Intal : Des Sous… mais pas de Droits.
En décembre 2007, nous avons eu droit à une primeur mondiale : la conférence internationale des donateurs pour la Palestine - qui s'est tenue à Paris - a donné plus d'argent aux autorités palestiniennes qu'elles n'en avaient préalablement demandé.
Au total, 7,5 milliards de dollars leur ont été octroyés sur une période de trois ans. Cette manne représente beaucoup d'argent, mais ce don implique des contreparties. Alors qu'elle donne généreusement d'une main, la communauté internationale permet simultanément que Gaza soit affamée et que les besoins fondamentaux de la population palestinienne (accès à l'énergie, au médicaments ...) soient niés.
Le plan de Paris a aussi quelques objectifs explicites: continuer à isoler le Hamas en soutenant uniquement les Palestiniens qui adhèrent à une politique de "normalisation avec Israël" et prévoir plus de moyens pour assurer le maintien de l'ordre.
Pour vendre « cette camelote », les donateurs ont parlé de l'avènement d'un Etat propre aux Palestiniens. Il est intéressant d'analyser très concrètement cette perspective, alors qu'en Palestine et ailleurs, certains s'apprêtent à commémorer la Nakba ou à fêter le 60ème anniversaire de la naissance d'Israël.
La politique de normalisation avec Israël vise à atténuer les effets de l'occupation, sans remettre cette dernière en cause.
Si ce plan se réalisait et si un mini-Etat palestinien voyait le jour, ce dernier serait-il à même d'améliorer notablement le quotidien des Palestiniens, leur permettrait-il d'accéder à la santé, au bien-être, au développement? Le doute est permis. Examinons par exemple le projet de développement économique de la vallée du Jourdain, en Cisjordanie occupée.
Ce projet baptisé « Couloir de la Paix et de la Prospérité » préconise que les Palestiniens habitant la vallée travaillent dans les colonies israéliennes - dont certaines sont illégales, même au regard des lois israéliennes.Il prévoit aussi la création d'un centre moderne de gestion des déchets qui pourra être utilisé par les entreprises israéliennes. Enfin, il envisage la construction - en territoire palestinien - d'une nouvelle route reliant Jérusalem à Jéricho, un axe qui demeurerait sous le contrôle de l'armée israélienne.
Un tel projet pourrait apporter quelques shekels à certains Palestiniens de la région, mais il bénéficiera surtout aux industries israéliennes. Il entraînera la « normalisation » des relations entre l'occupant israélien et une population palestinienne brimée et assiégée. Cette politique vise à installer durablement une relation coloniale qui - même en se limitant à des aspects strictement humanitaires - sera néfaste pour le bien-être de la population palestinienne.
Alors que la communauté internationale pousse de plus en plus les autorités palestiniennes à abandonner les droits nationaux des Palestiniens, Israël continue - sans rencontrer le moindre obstacle - sa politique d'annexion et d'expulsions. Qu'adviendra-t-il de la bande de Gaza et de son 1,5 million d'habitants? Depuis la mi-janvier, les Palestiniens de ce territoire on pris leur destin en main en brisant le siège illégal qui leur était imposé. Cette action d'éclat, nous rappelle qu'ils ne sont pas prêts à courber l'échine, à accepter leur sort.
Mais cette bulle d'oxygène suffira-t-elle à les soulager?
Et Israël a-t-il maintenant refilé « la patate chaude » à l'Egypte, et au président palestinien Abbas, sommé de se débarrasser du Hamas?
En Cisjordanie, sous le prétexte d'une extension de Jérusalem, de nouvelles colonies voient régulièrement le jour.
 Dans la capitale, même les Palestiniens peuvent se rendre compte que le fameux plan "Jérusalem 2025" - dont l'objectif à terme est de conférer à la ville un caractère strictement juif - progresse sans encombre. Il s'agit donc bien de pousser les Palestiniens à la fuite, rendre leur vie difficile, les exproprier en espérant qu'ainsi leur nombre décroisse et qu'ils finissent par former une « minorité invisible », dans leur propre capitale.
Sur le terrain Au sein de la société civile et du peuple palestiniens, nombreux sont ceux qui se cherchent un second souffle. Chacun veut trouver une sortie à la crise, sans pour autant céder à un marché de dupes. L'appel en vue de former une nouvelle unité basée sur la défense des droits fondamentaux des Palestiniens bénéficie d'un écho de plus en plus large. En décembre 2007, intal a participé à une conférence, organisée par notre partenaire les Health Work Committees, portant sur la lutte pour le droit à la santé. Cette conférence voulait rappeler que ce combat pour l'accès au bien-être, au développement passe nécessairement, en Palestine, par une lutte contre l'occupation et la colonisation israéliennes. Au sein même du secteur des soins de santé, la conscience - qu'aucun développement durable n'est possible sans droits - croît de jour en jour. Il ne s'agit pas d'atténuer les effets de l'occupation et de la répression, mais de se battre pour un futur sans occupation et lutter pour qu'un jour, chaque personne jouisse de tous les droits démocratiques fondamentaux. Les Health Work Committees se sont définis comme objectif - pour les années à venir – d'organiser la jeunesse de Jérusalem, pour qu'elle participe à cette lutte. Par son action, notre partenaire participe à l'édification, face au mur de la honte à Jérusalem, d'un mur de la résistance. En Belgique, Intal soutient pleinement les Health Work Committees, entre autre en facilitant les contacts entre des écoles belges et des écoles palestiniennes de Jérusalem. Mais - et nos amis Palestiniens nous le demandent avec insistance - nous devons aussi solliciter nos dirigeants belges et les confronter à la question des droits du peuple palestinien. Les Palestiniens ont-ils droit à un Etat, à une capitale? Les réfugiés palestiniens ont-ils le droit de revenir dans leur région natale et d'exiger la restituion de leurs terres? ... Dans les mois à venir, nous comptons interpeller nos dirigeants et les amener à se positionner. Alors, au boulot!

n°319 Dossier de Palestine 14-02 (suite)

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 David Kretzmer : Ce que la Cour suprême a avalé.

4-2 Gideon Lévy : Une moisson de larmes.

Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 David Kretzmer : Ce que la Cour suprême a avalé.

Comment, dans les Territoires, une route déclarée construite pour le bien de la population locale est-elle devenue une route sur laquelle il lui est interdit de circuler ? Le cas de la route 443 est exemplaire de la « logique » de l’hypocrisie juridique qui caractérise le pouvoir israélien dans les Territoires depuis des années. Depuis le jour de l’entrée des forces de l’armée israélienne dans les Territoires, les autorités appuient de nombreuses opérations réalisées là-bas – comme la saisie de terres, le fait de décréter des sols terres d’Etat ou les restrictions sévères imposées aux déplacements – sur le pouvoir d’un commandement militaire en territoire occupé. La Cour suprême a établi, et établi des dizaines de fois, que le cadre juridique en vigueur dans les Territoires était celui d’une occupation ou occupatio bellica. Dans ce cadre juridique, le commandement militaire est censé baser ses décisions sur deux considérations exclusivement : les nécessités militaires et le bien de la population locale.

Comme l’a établi la Cour suprême, dans ce qui constitue un précédent instructif : « Les considérations du commandement militaire portent sur la manière de garantir ses propres intérêts sécuritaires dans la région, d’une part, et de garantir les intérêts de la population civile dans la région, d’autre part… Le commandement militaire n’est pas autorisé à prendre en considération les intérêts nationaux, économiques et sociaux de son propre Etat, pour autant que ceux-ci n’ont pas de répercutions sur ses propres intérêts sécuritaires dans la région ou sur les intérêts de la population locale. Et même les besoins de l’armée, ce sont ses besoins militaires et non pas les besoins de la sécurité nationale au sens large… Une zone d’occupatio bellica n’est pas un champ ouvert à l’exploitation économique ou autre. »

Tous ceux qui ont les yeux en face des trous savent qu’il n’y a, entre ces propos et la manière dont les autorités se comportent dans les faits, aucun rapport. Du fait des limitations du cadre juridique de la Cour suprême (dans lequel on s’appuie sur les déclarations sous serment des parties et sans examen de témoins), et peut-être à cause d’une certaine propension à fermer les yeux, il n’y a que dans de rares cas que se trouve exposé au tribunal le fossé qui sépare le cadre annoncé et la réalité sur le terrain. Dans l’affaire d’Alon Moreh, ce fossé a été mis à nu quand il est apparu au tribunal que, contrairement à ce qui lui avait été présenté dans la déclaration sous serment originale du chef d’état-major, l’objectif pour lequel on s’emparait de terres privées – sur lesquelles on demandait à établir la localité – n’était pas militaire mais politique. Il en fut de même dans un cas qui touchait à la clôture de séparation, lorsqu’il fut prouvé que, contrairement à la déclaration sous serment introduite lors d’une requête antérieure, le tracé de la clôture, sur un certain tronçon, n’avait pas été fixé sur base de considérations sécuritaires mais pour se conformer à un projet, non encore approuvé, d’expansion d’une localité juive dans la région.

Il n’y a pas de meilleur exemple de la méthode selon laquelle les arguments sont adaptés au cadre juridique formel – qui mérite le titre d’ « hypocrisie juridique » – que le cas de la route 443.

Pour les besoins de la construction d’une partie de cette route, qui relie Jérusalem à l’échangeur de Ben Shemen, des terres palestiniennes privées ont été expropriées. Les autorités savaient qu’elles ne pourraient pas défendre cette expropriation si elles annonçaient que la route était construite comme partie intégrante d’un projet routier d’Israël même. Alors, quand les propriétaires des terres se sont adressés à la Cour suprême, les autorités ont introduit une déclaration sous serment disant que le réseau routier existant était obsolète et que la population palestinienne des Territoires – Ramallah, Bir-Naballah, Judeira, Nabi-Samuel, Bei Iksa, Beit Hanina, Biddu, Rafat et Bethléem étaient cités dans le document – avait besoin de nouvelles routes. La route projetée venant répondre à ce besoin.

La Cour suprême a gobé l’argument et en est arrivée à la conclusion que « nous n’avons aucun doute ni hésitation quant au fait que les considérations d’Israël et ses besoins civils n’étaient pas à la base du projet routier en cours de réalisation ».

Les années ont passé et la situation sécuritaire a changé. Les officiers de l’armée sont arrivés à la conclusion qu’il n’y avait pas à autoriser à la fois aux Israéliens et aux Palestiniens de circuler sur la route. A la lumière de la déclaration sous serment que l’on avait présentée à la Cour suprême, et de la décision de justice prise par la Cour elle-même, il est évident que la conclusion qui s’impose, avec les désagréments qui l’accompagnent, c’est qu’il ne faut pas permettre aux Israéliens de circuler sur cette route qui a été construite, rappelons-le, pour le bien de la population locale. Le commandement militaire en a bien sûr décidé autrement : les Israéliens ont été autorisés à circuler sur cette route, tandis que les Palestiniens, pour qui elle a été construite – c’est ce qu’avait établi la Cour suprême – ne sont pas autorisés à y circuler. Et à cette fin, l’accès à la route à partir des villages de la région sera lui aussi barré. Mais il y a une difficulté. Cette fois encore, il y a la Cour suprême et il faut revenir sur l’exercice de « l’hypocrisie juridique ». Non pas que nous prétendrons – le ciel nous en préserve – que l’on a menti lorsqu’on a déclaré, en son temps, que l’objectif principal du projet de construction de la route était de servir la population locale, mais on s’appuie sur cette note [de la Cour ] que le projet routier « servira non seulement les habitants de la région mais aussi les habitants d’Israël, et au trafic entre la Judée-Samarie [Cisjordanie] et Israël ». Il est écrit « aussi », pas « seulement ».

Un jour, quand s’écrira l’histoire de l’occupation, la route 443 constituera un symbole et un exemple. Pas seulement de la manière dont le pouvoir d’occupation aura maltraité, dans sa vie, le simple civil palestinien, qui demande à pouvoir jouir de la liberté de mouvement et d’autres droits que nous tenons pour évidents, mais aussi de l’hypocrisie qui accompagne ce pouvoir depuis son instauration.

David Kretzmer

* L’auteur enseigne le droit constitutionnel et le droit international à l’Université Hébraïque et à l’Ecole de Droit de Ramat Gan                                     Haaretz, mardi 22 janvier 2008  www.haaretz.co.il/hasite/spages/947038.html Version anglaise : Tyranny in tar - www.haaretz.com/hasen/spages/948033.html

(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)


4-2 Gideon Lévy : Une moisson de larmes.

L’Union Européenne a investi, les agriculteurs de Beit Oula ont construit.

Résultat : de magnifiques terrasses, des vergers et des champs de blé et de fèves florissants. Jusqu’à ce qu’arrive l’Administration civile et qu’elle détruise tout. Deux ans de travail réduits à rien en moins de deux heures.

Cet agriculteur, Sami Al-Adam, voudrait en appeler aux agriculteurs israéliens ; peut-être comprendront-ils, eux : « Ils connaissent l’agriculture et ils accordent de la valeur à l’agriculture. Le peuple israélien tout entier valorise l’agriculture. Israël est le premier ou le second dans le monde pour l’agriculture. Un arbre que vous faites grandir est comme un fils, une partie de vous. Ils savent combien il est douloureux de voir un arbre déraciné ».

Sami Al-Adam voudrait aussi s’adresser aux mères des soldats israéliens et aux épouses de leurs officiers : « Je voulais que vous sachiez que lorsque vos fils et vos maris viennent en Cisjordanie, ils n’y viennent pas pour veiller à la sécurité de l’Etat d’Israël. Je voulais dire à la mère du soldat, qu’il exécute ici les ordres de la partie extrémiste de votre gouvernement. Je ne dis pas qu’il n’y a pas d’extrémistes chez nous, il y en a chez vous aussi mais on ne peut pas permettre de les laisser décider de notre vie. Je n’ai rien contre les soldats, seulement contre les commandants qui leur donnent l’ordre de déraciner et de détruire les terres, dans l’intention de déraciner les gens de leur terre. Vos fils n’ont pas reçu un entraînement de trois ans pour déraciner et détruire, mais pour protéger le pays. »

Et à tous les Israéliens aussi, Sami Al-Adam adresse cet appel : « Nos voisins, ce ne sont pas les Européens, ni les Américains. C’est vous, nos voisins, et nous devons veiller les uns sur les autres. Nous vivons ici et ne faisons de tort à personne. Pendant des années, j’ai enseigné à mes enfants à vivre ensemble, que nous devons être ensemble, et maintenant ils ne me croient plus ».

Ses paroles de remontrance Sami Al-Adam, le fermier, les lance depuis sa terre dévastée, cette terre qu’il avait travaillée, soignée, bâtie, semée, plantée, creusée, retournée, désempierrée, fertilisée, abreuvée durant deux ans, jusqu’à ce que ce terrain rocailleux devienne un potager, des vergers, des vignes et des champs de blé, d’orge et de fèves, pour l’éternité. Mais l’éternité a été de très courte durée : le bûcheron de l’Administration civile est passé, il y a quelques semaines, sur ses champs et ses plantations, ainsi que sur celles de ses voisins, et il a tout détruit. Finie la vigne, finis l’olivier, la grenade, la figue, la pêche, le citron, l’amande : les sept espèces ont toutes été arrachées et détruites les impressionnantes terrasses qu’il avait construites et démolis aussi les huit puits d’eau creusés dans la terre dure – tout a été foulé au pied. Quelques jours avant la fête de Tou BiChevat [Tombant le 15e jour du mois de Chevat, c’est le « nouvel an des arbres » - ndt], Israël leur a montré ce qu’était son véritable rapport à l’arbre.

L’Union Européenne avait apporté un soutien généreux aux fermiers de Beit Oula dans un vaste projet de développement agricole, sur près de 100 dounams [10 ha]. Les fermiers eux-mêmes ont investi de leur argent et le meilleur de leur travail, et tout a disparu en quelques heures de travail des bulldozers de l’Administration civile, accompagnés de travailleurs étrangers recrutés pour servir de force de destruction d’Israël, ses salariés de la bêche. Au diable l’Union Européenne, au diable le travail de la terre de ces fermiers travailleurs et industrieux auxquels Israël refuse aussi de trouver du travail en Israël, et au diable l’heureux état d’esprit qui a toujours régné à Beit Oula, un village paisible et tranquille qui n’a jamais pris part à la lutte violente du peuple palestinien. Le « village de la paix », comme l’appelaient certains, ajoutant même « le village des collabos ».

C’est ici que sont nées les « associations des villages » qu’Israël avait en son temps essayé d’établir. Ici, n’est tombé aucun martyr. Mais il est tout de même parvenu jusqu’ici aussi, le vent mauvais et destructeur de l’occupation israélienne, dévastant tout. Que dira l’Administration civile aux gouvernements européens qui ont investi dans ces champs et ces plantations le meilleur de leur argent ? Que dira-t-on à ces fermiers qui avaient fait fleurir le désert ? Tous les arguments de l’Administration civile volent en éclat devant la carrière établie par un colon israélien aux limites de Beit Oula. Elle est légale, celle-là, elle est juste, et personne n’y sera visé – exactement comme dans tous les avant-postes illégaux qui poussent comme des champignons. Mais les champs de Beit Oula, détruisons-les et avec eux, l’esprit qui régnait dans le village. La route d’Hébron est parsemée de taches blanches. La neige qui est tombée ici la semaine passée n’a pas encore totalement fondu, donnant un frileux aspect alpin à ce paysage biblique. Même dans les rues bruyantes d’Hébron, il y a encore ici et là des paquets de neige qui tournent en une eau sale sous les roues des voitures nombreuses. Quand on descend des hauteurs d’Hébron en direction de Beit Oula, on ne voit plus trace de la neige.

Il y a 13 000 habitants dans ce village-bourgade. Seuls 500 d’entre eux parviennent encore à aller travailler en Israël où, pendant des années, la plupart d’entre eux gagnaient leur vie. Dans le bâtiment du conseil du village, nous sommes attendus par plusieurs de ces fermiers dépossédés : Sami, Suleiman et Mahmoud Al-Adam, tous chefs de famille. Sami est leur porte-parole, lui qui parle couramment un hébreu coloré : « Nous sommes ici avec nos voisins de l’autre côté de la bande verte. Nous sommes ici un village paisible, un moshav paisible. Nous n’avons pas de problèmes avec l’Etat. »

Et il poursuit : « Dans les années 76 à 81, l’armée s’entraînait ici deux ou trois mois par an, pas plus. Ils avertissaient les habitants et ils ne touchaient pas à nos cultures. En 2005, ils ont érigé la clôture et il y a des terres qui se trouvaient dans son chemin, alors ils se sont assis avec le conseil municipal : ils se sont arrangés sur les frontières et se sont mis d’accord sur la carte. Il y a deux ans, l’Union Européenne, qui aide le peuple palestinien, a décidé de nous aider par le biais d’une amélioration de nos terres ». Les Européens ont offert leur appui via le « PARC », les Comités palestiniens d’aide à l’agriculture.

Les Européens ont donné 36 000 livres israéliennes [~ 6 800 €] pour chaque parcelle d’une dizaine de dounams, neuf parcelles au total, et les fermiers ont encore ajouté chacun l’équivalent de cette somme environ. Sami y est allé de sa poche pour un montant de 45 000 livres israéliennes [~ 8 500 €], Mahmoud 20 000 livres israéliennes [~ 3 800 €] et Suleiman 36 000. Chacun d’entre eux a en outre associé plusieurs de leurs frères à ce projet agricole. « Nous avons construit des terrasses, creusé des puits, nous avons planté et semé. Nous avons travaillé et tout allait bien, nous n’avons reçu aucun avertissement, à l’exception d’un fermier mais au bout du compte, tout s’était arrangé pour lui aussi. L’Union Européenne ne donne pas d’aide avant d’avoir reçu l’approbation du gouvernement israélien permettant les travaux. D’après ce que j’ai compris, ils reçoivent une autorisation de l’Administration civile à Beit El, pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une terre confisquée. « Nous avons travaillé cette terre, aplani le terrain, érigé des clôtures de pierre, creusé des puits, huit puits, chacun fournissant environ 80 à 100 m³ d’eau de pluie par an, selon les précipitations. Et nous avions 3 400 plants d’oliviers, de vignes, de pêchers, de citronniers, de grenadiers, de figuiers et d’amandiers. Tout allait à merveille. »

Le 15 janvier, à la première lueur du soleil, Sami a reçu un appel téléphonique d’un des villageois qui habite près des parcelles cultivées : des forces de l’armée israélienne et l’Administration civile étaient dans les champs et les vergers. D’importantes forces de l’armée israélienne avaient fermé toutes les routes d’accès depuis le village vers les parcelles et une armée de bulldozers et de pelleteuses y montait, accompagnée de travailleurs étrangers. Sami raconte : « 25 jeeps de l’armée, de l’Administration civile et de la Préservation de la Nature , et d’énormes tractopelles, vraiment énormes, qui étaient occupés à dévaster notre terre. Et nous regardions ça de loin, avec nos yeux, sans pouvoir rien faire. Nous voulions aller avec nos enfants sur nos terres, et on ne nous le permettait pas. Nous ne sommes pas habitués à discuter avec les soldats, ni à lancer des pierres. Nous ne sommes pas faits pour ça. J’ai parlé aux soldats et ils m’ont dit : vous n’irez pas sur votre terre. Aujourd’hui, c’est notre terre. Demain, quand nous aurons tout détruit, elle sera à vous. J’ai demandé : pourquoi détruisez-vous ? Ils ont dit : c’est l’Etat d’Israël. Si vous ne vous en allez pas d’ici, ils ont dit, vous recevrez des coups devant vos enfants. Ce que nous avions fait pendant deux ans, ils l’ont détruit en deux heures. Tout ce que j’ai enseigné à mes enfants pendant toute ma vie, ils l’ont détruit en deux heures. »

Sami dit avoir demandé à voir l’ordre écrit. Les officiers l’auraient renvoyé de tous côtés et ne lui auraient rien montré. Ses amis et lui disent n’avoir reçu aucune mise en garde préalable. Les officiers lui ont dit que les ordres écrits avaient été éparpillés sur les parcelles mais personne à Beit Oula ne les a vus. « Ils nous raconteront des histoires jusqu’au prochain communiqué », dit-il maintenant. Les grands arbres, ce sont les gens de l’Administration civile qui les ont pris, et les plants ont été arrachés au sécateur et à la houe par les travailleurs thaïlandais. Les bulldozers ont démoli les terrasses et les puits. Presque 100 dounams [10 ha].

Les représentants de l’Union Européenne sont venus le lendemain. Sami dit qu’ils avaient des regards noirs. Le représentant de B’Tselem, Moussa Abou-Hash’hash, est venu lui aussi, pour photographier et faire son rapport. Il a fallu un mois aux représentants de l’Autorité Palestinienne avant de venir.

Le porte-parole de l’Administration civile, le capitaine Tzadki Maman, a fait savoir que « l’événement dont il est question était une opération de l’unité d’inspection de l’Administration civile en Judée et Samarie [Cisjordanie] visant à appliquer la loi à l’encontre d’intrusions sur des terres d’Etat, après avoir épuisé l’ensemble des procédures obligatoires, en ce compris la communication des ordres (en hébreu et en arabe) et leur publication sur le terrain dès le courant de 2006 avec possibilité de faire part d’objections. Je noterai qu’à la lumière de la poursuite des travaux après la distribution des ordres [de démolition], une seconde distribution des ordres avait été opérées en septembre 2007.

« Le ‘projet’ n’a pas été réalisé par l’Union Européenne et, sur le terrain, ne se trouvait même aucune indication qu’il en fût ainsi. D’après une information parvenue à l’Administration civile, il apparaît que les travaux ont été réalisés sous l’égide de l’ "Association pour la Promotion de l’Agriculture" (association palestinienne) qui subsidie des projets agricoles, si bien qu’il est possible qu’elle ait reçu de l’argent de l’Union Européenne et qu’elle en ait fait usage en aidant des agriculteurs locaux à violer la loi. Soulignons que l’association, dans la mesure où elle existe bien, est tenue de coordonner une activité réglementée en Territoire C, avec l’Administration civile. Incidemment, nous remarquerons que l’espace dont ont été expulsés les intrus touche au terrain d’un futur site de dépôt d’immondices. »

Un porte-parole du Commissariat européen a déclaré que le Commissariat était très préoccupé et discutait actuellement à ce propos avec les autorités israéliennes. Le Commissariat espère trouver le plus rapidement possible une solution à la situation afin d’empêcher la répétition de cas semblables à l’avenir. Nous roulons dans la Subaru Justy hoquetante de Sami, et qui porte un autocollant : « On se joint à la chaîne israélienne – Goush Katif ». Nous nous rendons aux parcelles dévastées qui se trouvent à l’ouest du village. En chemin, Sami me dit qu’il aime les Israéliens. Pendant la guerre des Six Jours, alors qu’il était petit, un avion est tombé sur les terres du village, et son père, me raconte Sami, avait sauvé le pilote. « Je me souviens de mon père, son souvenir soit une bénédiction, donnant de l’eau au pilote, cherchant à apaiser son inquiétude et lui montrant par où aller pour qu’il ne lui arrive rien. On n’oublie pas ça. » Sami aimerait savoir si le pilote vit toujours. Il avait aussi un ami d’origine yéménite et qui s’appelait Gideon, d’un des moshav des environs, et quand il est décédé, il n’y a pas longtemps, il avait demandé à pouvoir aller à son enterrement : « Ils m’ont ri au nez, à l’Administration civile, quand j’ai demandé un permis d’entrer », raconte-t-il.

« Union Européenne, Comités palestiniens d’aide à l’agriculture », est-il écrit sur le grand panneau dressé à l’entrée des terres avec le drapeau de l’UE et ses étoiles dorées sur fond bleu, « Projet 2005 / 106-391 ». La Justy grimpe dans les collines rocailleuses. Sur leurs flancs s’étendent les tapis verts et bruns des champs cultivés sur lesquels le bûcheron n’est pas passé. Un soleil printanier donne au paysage des couleurs vives. Au bout du chemin, le spectacle apparaît, déchirant : rien que ruine et destruction. Les terrasses de pierre qui avaient nécessité tant de travail sont démolies, transformées en vagues de pierres. Les puits sont détruits, les clôtures en fil de fer sont détachées, et d’innombrables plants sont déracinés, arrachés, et traînent par terre. Ici, Sami avait 40 plants de citronniers, et là il avait planté des grenadiers. Il ne reste rien.

Comme un père fier de ses enfants, il montre l’excellence de son agriculture, se saisit d’un plant arraché et dit : « N’importe quel conseiller agronome vous dirait qu’on dirait un plant de quatre ans, alors qu’il n’a que deux ans. C’est de la culture sèche, mais en été je donnais un peu d’eau ». Et voilà un petit potager semé pour les besoins de la maison. Fève, oignon, chou, chou fleur : tout a été écrasé. Ici, il y avait un olivier, là un citronnier et ici des figues. Il ne reste rien. Autour de nous se sont rassemblés ses amis fermiers, ses compagnons de misère, chacun voulant montrer sa parcelle détruite. Depuis plusieurs générations dans le village, le vieux fermier Ahmed Abou-Habtan, avec son keffieh rouge, voudrait que nous voyions ce qui reste de son puits.

« Je ne digère pas cela. Je ne comprends pas le pourquoi », dit Sami Al-Adam. « Jamais ils n’ont dit qu’ils voulaient la terre. S’ils veulent installer ici un moshav israélien, OK. Nous vivrons ensemble. Mais pourquoi se débarrasser de nous ? »

Gideon Lévy

Haaretz, 8 février 2008

www.haaretz.co.il/hasite/spages/952230.html

Version anglaise : Cut short (sans la réponse de l’Administration civile)

(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)

 

 

n°319 Dossier de Palestine 14-02 (Fin)

Sommaire (Fin)

 5-1 Mahdi Darius Nazemroaya L'OTAN et Israël : Instruments des guerres de l'Amérique au Moyen-Orient
Le rôle de l'OTAN sur le Théâtre de Guerre au Moyen Orient
L'initiative de paix Arabe de 2002 : enfermer les Palestiniens à la Mecque et via une séparation entre Gaza la Cisjordanie
Le sommet de Paix d'Annapolis : annonce d'évènements encore à venir
Déjà vu au Liban : Internationalisation de
la Bande de Gaza par l'OTAN ?
Israël : De Facto un Bras Armé de l'OTAN
Créer des Barrières dans les territoires de Palestine : avancées calculées pour le futur ?
Créer des barrières supplémentaires entre le Liban et Israël.
Scénario de guerre régionale : préparations israéliennes pour une tempête de représailles par missiles
Existe-t-il un lien entre les discussions sur un état Palestinien et
la Guerre ?
Consultation de guerre OTAN-Israel aux Quartiers Généraux de l'OTAN à Bruxelles.
Israël sera protégé par l'OTAN dans un scénario de guerre contre l'Iran et la Syrie
 

 Israël : un instrument de la politique étrangère US au Moyen Orient

5-2 Initiative de Genève : Sondage simultané en Israël et en Palestine sur les paramètres Clinton et l'Initiative de Genève.

 


5 Annexe - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

5-1 Mahdi Darius Nazemroaya L'OTAN et Israël : Instruments des guerres de l'Amérique au Moyen-Orient
Le rôle de l'OTAN sur le Théâtre de Guerre au Moyen Orient
L'Organisation du Traité Nord Atlantique (OTAN) est devenue un instrument pour soutenir les objectifs étrangers et sécuritaires anglo-américains et franco-allemands. Bien qu'il existe des différences internes au sein de l'OTAN, les intérêts des US, de l'UE et d'Israël – qui depuis 2005 est traité comme un membre de facto de l'OTAN – sont intimement liés dans l'alliance militaire atlantique.

Deux zones au Moyen Orient ont été militarisées par des puissances étrangères : le Golfe Persique et le Levant.

Pour cela, il y a eu deux phases distinctes de militarisation au Moyen Orient depuis la fin des années 70, la première étant distinctement anglo-américaine, et remontant à la guerre Irak Iran et la suivante étant un effort unifié de l'OTAN impliquant la France et l'Allemagne comme acteurs clés.

Bien que le processus de militarisation au Levant ait commencé après la Seconde Guerre Mondiale avec la création d'Israël, le rôle distinct de l'OTAN dans ce processus a pris forme depuis le lancement de la « Guerre Mondiale contre le Terrorisme » en 2001.

Paris et Berlin révèlent leurs fonctions dans la « Guerre Mondiale contre le Terrorisme »

L'UE menée par la France et l'Allemagne, a effectivement soutenu la politique étrangère anglo-américaine depuis le lancement de la « Guerre Mondiale contre le Terrorisme ». La conséquence c'est l'expansion illimitée de l'OTAN au Moyen Orient et en Asie Centrale.

Il est prévu qu'à la fois l'OTAN et Israël prennent des responsabilités majeures dans les conflits régionaux à venir avec l'Iran et la Syrie , s'ils devaient éclater. C'est évident quand on observe les positionnements des troupes de l'OTAN et des navires de guerre au Moyen Orient, Afghanistan, et aux frontières à la fois de l'Iran et de la Syrie.

L'initiative de paix Arabe de 2002 : enfermer les Palestiniens à la Mecque et via une séparation entre Gaza la Cisjordanie
En ce qui concerne la Palestine , la chaîne des évènements qui seront discutés mènera finalement à Annapolis. Ces évènements ont commencé avec l'initiative Arabe de 2002 qui a été proposée par l'Arabie Saoudite à Beyrouth pendant la conférence de la Ligue Arabe au Liban. La conférence d'Annapolis a seulement été une réponse extravagante à la proposition saoudienne prudemment élaborée, qui en fait a été fournie par Londres et Washington en 2002 aux Saoudiens comme faisant partie de leur feuille de route pour le Moyen Orient.

Pour comprendre où la voie tracée à Annapolis conduit les Palestiniens et le Levant, on doit aussi comprendre ce qui s'est passé en Palestine depuis 2001. Pour aboutir à Annapolis on doit reconnaître ce qui s'est passé entre le Hamas et le Fatah, la tromperie calculée du rôle de l'Arabie Saoudite dans l'Accord de la Mecque , et les objectifs à long terme de l'Amérique et de ses alliés au Moyen Orient et sur le littoral Méditerranéen.

D'abord, l'Amérique et l'UE ont réalisé que le Fatah ne représentait pas la volonté populaire de la nation palestinienne et que les autres partis politiques pourraient prendre le pouvoir d'entre les mains du Fatah. C'était un problème pour Israël, l'UE et l'Amérique car ils avaient besoin des dirigeants corrompus du Fatah pour appliquer leurs objectifs à long terme dans les territoires occupés palestiniens, l'Est Méditerranéen et le Moyen Orient.

En 2005, le Département d'Etat US, la Maison Blanche , et Israël ont commencé à se préparer à la victoire du Hamas lors des élections générales palestiniennes. Alors une stratégie a été mise au point pour neutraliser non seulement le Hamas, mais toutes les formes légitimes de résistance palestinienne aux agendas étrangers qui ont maintenu en otage les palestiniens depuis la « Nakba. »

Israël, l'Amérique, et leurs alliés, qui incluaient l'UE, avaient bien conscience que le Hamas ne serait jamais partie prenante de ce que Washington programmait pour les Palestiniens et le Moyen Orient. Simplement dit, le Hamas s'opposerait au projet du « Nouveau Moyen Orient » et ce qui devrait être l'une de ses conséquences au Levant, l'Union Méditerranéenne. Pendant tout ce temps, l'initiative de Paix Arabe de 2002 a été le portail pour la matérialisation à la fois du Nouveau Moyen Orient et de l'Union Méditerranéenne.

Tandis que les Saoudiens ont joué leur part dans l'initiative de l'Amérique du « Nouveau Moyen Orient », le Fatah a été manipulé, pour ne pas employer d'autres mots, afin de combattre le Hamas de sorte qu'un accord serait requis entre le Hamas et le Fatah. Cela a été fait sachant que la première réaction du Hamas en tant que parti palestinien gouvernant, serait de maintenir l'intégrité de l'unité palestinienne. C'est là que l'Arabie Saoudite entre de nouveau en scène, à travers son rôle dans l'arrangement de l'Accord de la Mecque. L'Arabie Saoudite n'a pas reconnu diplomatiquement le Hamas avant l'accord de la Mecque.

L'Accord de la Mecque était un traquenard pour prendre le Hamas au piège. La trêve entre le Hamas et le Fatah, et par la suite le gouvernement d'unité palestinien établi, n'a jamais été conçu pour durer, dés le jour ou le Hamas a été trompé pour signer l'Accord de la Mecque. L'Accord de la Mecque avait été conçu à l'avance pour légitimer ce qui allait se passer ensuite, une mini guerre civile palestinienne à Gaza.

C'est après la signature de l'Accord de la Mecque que des éléments au sein du Fatah et dirigés par Mohammed Dahlan (supervisé par le lieutenant général US Keith Dayton) ont reçu l'ordre des US et d'Israël de renverser le gouvernement palestinien dirigé par le Hamas.

Il existait probablement deux plans en réserve, l'un dans le cas d'une victoire possible du Fatah et l'autre plan en réserve (le plus probable des deux) dans le cas d'un échec du Fatah. Ce dernier plan était une préparation de deux gouvernements palestiniens parallèles, l'un à Gaza dirigé par le premier ministre Haniyeh et le Hamas, et l'autre en Cisjordanie contrôlé par Mahmoud Abbas et le Fatah. Mahmoud Abbas et ses associés ont également appelé à la création d'un parlement palestinien parallèle en Cisjordanie, sans substance et n'en ayant que le nom. (1)

L'Accord de la Mecque autorisait effectivement le Fatah à diriger la Cisjordanie en deux coups. Puisque le gouvernement a été formé à la suite de l'Accord de la Mecque , un retrait du Fatah du gouvernement a été utilisé par le Fatah pour décrire le gouvernement dirigé par le Hamas comme illégitime. Ceci se passait alors qu'un regain de luttes à Gaza rendait de nouvelles élections palestiniennes non envisageables. Mahmoud Abbas a aussi été mis en position de pouvoir affirmer la légitimité de former sa propre administration en Cisjordanie, ce qui aurait été perçu mondialement comme ce que c'est vraiment, un régime illégal sans l'Accord. Ce n'est pas non plus une coïncidence si l'homme choisi pour diriger le gouvernement de Mahmoud Abbas le Dc Salam Fayyad, est un ancien employé de la Banque Mondiale.

Le Hamas étant effectivement neutralisé, et coupé du pouvoir en Cisjordanie, la scène était dressée pour deux choses ; des propositions pour une force militaire internationale dans les territoires palestiniens et la Conférence d'Annapolis. (2)

Le sommet de Paix d'Annapolis : annonce d'évènements encore à venir

Selon Al Jazeera, avant la conférence d'Annapolis, des accords rédigés par Mahmoud Abbas et Israël appelés Accord de Principes, garantissaient que les palestiniens n'auront pas de force militaire quand il sera octroyé à la Cisjordanie une certaine forme d'auto détermination

Les accords appellent également à l'intégration des économies du monde Arabe avec Israël, et le positionnement d'une force internationale, similaire à celle qu'il y a en Bosnie et au Kosovo, pour superviser l'application de ces accords dans les territoires Palestiniens. Cela devient aussi plus clair avec la révélation de cette information, pourquoi il fallait neutraliser le Hamas et légitimer Mahmoud Abbas.

C'est là ou la France et la création de l'Union Méditerranéenne re-rentre en scène. Pendant des années, bien avant la « guerre Mondiale contre le Terrorisme » Paris avait appelé au déploiement d'un contingent de soldats soit de l'UE soit de l'OTAN au Liban et dans les territoires occupés palestiniens. Les gens au Moyen Orient doivent ouvrir les yeux sur ce qui a été planifié pour leurs terres.

Le 19 février 2004, Dominique de Villepin a déclaré qu'une fois que les israéliens auront quitté la bande de Gaza, des troupes étrangères pourraient être envoyées là bas et une conférence internationale pourrait légitimer leur présence comme faisant partie de la deuxième phase de la feuille de route israélo palestinienne et comme faisant partie d'une initiative pour « Le Plus Grand Moyen Orient » ou le « Nouveau Moyen Orient ». (3) Cette déclaration a été faite avant que le Hamas arrive au gouvernement et avant l'Accord de Principes de Mahmoud Abbas. Cependant cela a suivi l'initiative Arabe proposée par les Saoudiens.

Considérant les choses sous cet aspect, c'est clair que les évènements qui se passent au Moyen Orient font partie d'une feuille de route militaire avant la « Guerre Mondiale contre le Terrorisme ».

Cela nous amène aux propositions de Nicolas Sarkozy pour une Union Méditerranéenne. L'intégration économique de l'économie israélienne avec les économies du Monde Arabe développerait le réseau de relations mondiales qui sont étroitement tissés par les agents mondiaux du Consensus de Washington. L'initiative de paix Arabe proposée par les Saoudiens, l'Accord de Principes, et Annapolis sont toutes des étapes de la création d'une intégration économique Monde Arabe Israël, via le projet pour le « Nouveau Moyen Orient » et l'intégration de tout le pourtour Méditerranéen dans l'Union Européenne via l'Union Méditerranéenne. La présence de troupes à la fois de l'OTAN et de pays de l'UE au Liban fait aussi partie de cet objectif.

Déjà vu au Liban : Internationalisation de la Bande de Gaza par l'OTAN ?
Il y a suffisamment de preuves que la guerre israélienne de 2006 contre le Liban a été planifiée par Israël, les US et l'OTAN. (4)
Après son déploiement à l'intérieur du Liban en 2006 sous la bannière de l'UNIFIL, il était aussi prévu que l'OTAN entre dans la Bande de Gaza à un moment donné dans le futur proche. Coïncidant avec la guerre de 2006 contre le Liban, Israël devait également lancer une importante campagne contre les Palestiniens dans la Bande de Gaza. Les responsables israéliens disaient qu'après les combats entre l'armée israélienne et les palestiniens, l'OTAN serait désignée pour rentrer dans la Bande de Gaza. La Bande de Gaza était vue comme la nouvelle destination pour les « opérations de maintien de la paix » de l'OTAN par Avigdor Lieberman, l'ancien ministre des affaires stratégiques israélien (à la tête du parti d'extrême droite sioniste Israël Beitenou ndlt). Avigdor Lieberman était aussi le vice premier ministre d'Israël à cette époque.
Avigdor Lieberman a même insisté, en présence de Condoleezza Rice, et de responsables US, qu'une opération militaire contre les Palestiniens dans la Bande de Gaza était « inévitable » et que « les résultats d'une telle action devraient être l'entrée de 30 000 forces (soldats) de l'OTAN pour se déployer à Gaza » pour empêcher plus de concentration armée (palestinienne). (5) Amir Peretz, alors qu'il occupait le poste de ministre de la défense israélien, a aussi déclaré en mars 2007, que l'armée israélienne avait l'autorisation de mener de nouvelles opérations militaires dans la Bande de Gaza. (6)

Les combats prédits par les responsables israéliens et les commandants militaires ont eu lieu, mais, pas en premier entre les israéliens et les palestiniens. Les affrontements ont eu lieu entre les Palestiniens dans Gaza et puis les Israéliens ont commencé leurs opérations. Les Israéliens ont simplement fait sous traiter leur sale boulot par des collaborateurs palestiniens dans Gaza, tels que Mohammed Dahlan. Même les Israéliens ont appelé à l'internationalisation de la situation à Gaza, comme la situation au Liban. Mahmoud Abbas, le dirigeant du Fatah, s'est compromis en suivant le script US, israélien à la lettre.

Israël : De Facto un Bras Armé de l'OTAN
« L'objectif diplomatique et sécuritaire d'Israël…doit être clair : rejoindre l'OTAN et entrer dans l'Union Européenne. » Avigdor Lieberman, (ex ndlt) ministre des affaires stratégiques d'Israël.
Israël a établi un accord de coopération militaire de haut niveau avec l'OTAN. Avigdor Lieberman a déclaré qu'Israël est destiné à devenir un avant poste de l'UE et un membre effectif de l'OTAN. (7) L'ancien ministre israélien a aussi dirigé les contacts israéliens de haut niveau avec l'OTAN et le dossier de guerre contre l'Iran. Il a été impliqué avec les US et l'OTAN en ce qui concerne les préparations coordonnées contre la Syrie et l'Iran.

Depuis la création de l'état juif, Israël a été perçu comme un avant poste de ce que l'on appelle « l'Occident » et de ses intérêts au Moyen Orient et dans le Monde Arabe. Israël est un membre actif de l' »Operation Active Endeavour in the Eastern Mediterranean” (Opération Effort Actif dans l'Est Méditerranéen) de l'OTAN. Bien qu'Israël ne soit pas un membre de l'OTAN, Israël ensemble avec la Turquie , constitue l'épine dorsale de la force de l'OTAN au Moyen Orient. La Turquie et Israël sont tous deux destinés dans le futur à jouer un rôle militaire de premier plan dans la région Méditerranéenne.

A la fin de 2007, Israël a commencé à affirmer qu'il avait reçu le « feu vert » des US, de l'UE, et de leur corps militaire mutuel, l'OTAN, pour lancer une attaque contre l'Iran. Cela provoquerait l'embrasement du Moyen Orient. L'armée israélienne s'est entraînée en continu et leurs supérieurs ont dit aux soldats israéliens de se préparer pour une « guerre totale ».

Créer des Barrières dans les territoires de Palestine : avancées calculées pour le futur ?
La Bande de Gaza a été comparée par beaucoup en Palestine et Israël à un vaste centre de détention ou prison. Les mouvements y sont restreints, les droits à la mobilité violés, et toute la zone est entourée de barrières et barbelés. Des morceaux sont également toujours occupées par l'armée israélienne et utilisés comme zones tampon.

La Cisjordanie est une immense zone comparée à la Bande de Gaza. Celle-ci est aussi en taille une fraction de celle de la Cisjordanie. Elle fait environ 360 km2 au total et partage avec Israël une frontière de 51 km. La Cisjordanie d'un autre côté à une superficie totale officielle de 5.949 Km2. C'est beaucoup plus facile pour l'armée israélienne de contrôler et fermer hermétiquement la plus petite frontière de Gaza que celle de la Cisjordanie. Du point de vue du nombre de soldats israéliens et ressources humaines israéliennes, c'est la même chose. Des deux zones, c'est donc Gaza qui est la plus facile à boucler hermétiquement et à gérer.

En Cisjordanie, ce sera le Fatah avec l'aide des armées étrangères qui sera utilisé pour contenir les combattants palestiniens au cas ou une guerre plus étendue éclaterait au Moyen Orient. Le projet d'internationaliser la situation dans la Bande de Gaza et la Cisjordanie avec la présence de troupes étrangères de l'OTAN et de pays Arabes, peut aussi être vu comme faisant partie de l'effort pour créer une barrière militaire pour protéger Israël.

Gabi Ashkenazi, un général israélien, d'origine mixte bulgare et syrienne, avec une expérience de terrain au Liban où il y a supervisé la SLA , South Lebanon Army (Armée du Sud Liban) a succédé à Daniel Halutz à la tête de l'armée israélienne. Ashkénazi a été chargé de construire la barrière qu'on appelle communément le « Mur de l'Apartheid », entre la Cisjordanie et Israël. Bien qu'il ne soit pas terminé, le mur de l'Apartheid, en cas de guerre régionale, servirait à empêcher les combattants palestiniens à passer de Cisjordanie en Israël pour combattre les forces israéliennes.

Créer des barrières supplémentaires entre le Liban et Israël.
L'UNIFIL post 2006 qui s'est déployée au Sud Liban après le bombardement du Liban n'est pas la même que l'UNIFIL pré 2006. C'est une entité plus robuste et prête au combat, et elle aussi peut être utilisée pour protéger Israël contre les Libanais en cas de guerre régionale lancée par Israël.
Un autre point important, c'est le largage de 3 millions (voire plus) par l'armée israélienne de bombes à fragmentations, fournies par les US, dans le Sud Liban pendant la guerre de 2006 contre le Liban. Ce qui s'est révélé comme extrêmement sinistre c'est la précipitation israélienne pour saturer le Sud Liban de ces bombes à fragmentation alors que les attaques israéliennes contre le Liban tiraient à leur fin. La géographie du Sud Liban en donne une explication partielle ; c'est la région du Liban qui a des frontières avec Israël.

Ce largage massif des bombes à fragmentation au Sud Liban était une action délibérée pour créer une autre barrière israélienne contre des potentiels combattants lors d'une future guerre au Moyen Orient. Ces bombes à fragmentation sont en fait devenues des mines terriennes qui empêcheraient des vagues de combattants libanais de pénétrer en Israël en cas de guerre contre l'Iran, la Syrie , les Palestiniens, et le Liban.

Scénario de guerre régionale : préparations israéliennes pour une tempête de représailles par missiles
Le projet pour un « Nouveau Moyen Orient » coûtera très cher, et le prix en sera une guerre. La militarisation de la Bande de Gaza comporte plusieurs volets et est liée aux préparatifs d'un conflit plus large au Moyen Orient. Le déploiement de troupes étrangères dans la Bande de Gaza et la Cisjordanie , comme au Liban, et l'emmurement de la Cisjordanie servent aussi les mêmes objectifs pour contenir les Palestiniens si une guerre éclatait au Moyen Orient entre Israël, l'Amérique, et l'OTAN d'un côté, et la Syrie , l'Iran et leurs alliés de l'autre.
Le raisonnement qui fonde cette analyse c'est qu'une guerre contre l'Iran et la Syrie réduirait et affaiblirait l'armée israélienne : les forces israéliennes seraient exposées aux missiles balistiques de l'Iran et les différents groupes de résistance palestiniens en ont bien conscience. Si une guerre régionale éclate entre Israël et l'Iran et la Syrie , les Palestiniens pourraient se voir élever en tant que combattants pratiquement à égalité avec les Israéliens dans les territoires occupés palestiniens. La dynamique du conflit entre Israéliens et Palestiniens serait immédiatement transformée.

Des divisions entre les Libanais et les Palestiniens feraient obstacle à l'efficacité d'un effort combiné militaire contre Israël dans le cas d'une guerre plus étendue. La situation est la même que celle en Irak : plus les irakiens sont divisés, plus faible est leur effort de guerre contre les US et leurs alliés occupant l'Irak. En dehors de la Palestine , la Nakba a été répétée en Irak. Il n'y a pas d'erreur là-dessus, les occupations de la Palestine et de l'Irak sont de même nature, et ont les mêmes architectes. Bilad Al-Sham, l'Irak, et leurs peuples souffrent de la même source.

Existe-t-il un lien entre les discussions sur un état Palestinien et la Guerre ?
« La guerre que nous (Israël) menons au Moyen Orient ce n'est pas seulement la guerre de l'état d'Israël… et nous (Israël) sommes sur les lignes de front. »

2                Avigdor Lieberman, (ex) ministre des affaires stratégiques.
Suite à l'assassinat d'Hariri, la France et l'Allemagne sont devenues plus actives dans la valse diplomatique au Moyen Orient. Les ressources franco allemandes sont totalement activées et alignées sur les intérêts anglo américains sur le front diplomatique. Avant de se rendre en Egypte pour une visite d'état, la chancelière Angela Merkel a déclaré que l'Allemagne et l'UE redémarreraient le processus de paix arabo israélien. (8) Des diplomates franco allemands et l'UE ont aussi harmonisés leurs efforts avec l'Arabie Saoudite pour ce qui est de calmer les Palestiniens. (9)

On peut dresser de nombreux parallèles entre la marche vers la guerre de 2002 et 2003, en relation avec l'Irak et l'actuelle marche vers la guerre contre la Syrie et l'Iran. L'un de ses parallèles c'était l'initiative de la Maison Blanche pour ranimer le « processus de paix arabo israélien » ainsi nommé, et aider à l'établissement d'un état palestinien indépendant avant l'invasion anglo américaine de l'Irak.

Il y a un lien étroit entre les guerres américaines au Moyen Orient et les ouvertures faites en direction des Arabes pour la création d'un état palestinien. Les Accords d'Oslo ont également été liés à la défaite de l'Irak en 1991 lors de la Guerre du Golfe. Est-ce pour cela que George W. Bush a plus parlé de la menace de l'Iran que de paix lors de sa tournée présidentielle au Moyen Orient et sa visite en Israël ?

L'une des explications pour les déclarations US concernant l'état pour les Palestiniens, une façade, c'était de s'assurer qu'aucun des gouvernements clients dans le Monde Arabe serait renversé par des révoltes de populations arabes et remplacé. La Question Palestinienne et le soutien aux palestiniens sont un problème qui peut faire gagner ou perdre les cœurs et les esprits dans le Monde Arabe et avec beaucoup de populations musulmanes. L'idée c'est tant qu'il y a un silence temporaire sur le front palestinien, des nouveaux fronts peuvent être ouverts sans créer une révolte de masse au Moyen Orient et ailleurs.

Consultation de guerre OTAN-Israel aux Quartiers Généraux de l'OTAN à Bruxelles.
Une trame consistante se construit impliquant l'OTAN, l'Est Méditerranéen, et la « Guerre Mondiale Contre le Terrorisme ». Fin juin 2007, Avigdor Lieberman et des responsables israéliens ont eu des rencontres de haut niveau avec des responsables de l'OTAN aux Quartiers Généraux de l'OTAN à Bruxelles. (10) Le vice secrétaire général de l'OTAN, Alessandro Minuto Rizzo d'Italie, et une délégation israélienne conduite par Avigdor Lieberman ont discuté le déploiement anticipé d'unités et forces de l'OTAN dans la Bande de Gaza (11)

Le vice secrétaire général de l'OTAN et le côté israélien ont aussi discuté du déploiement d'une force internationale à Gaza pour maintenir l'ordre et empêcher les Palestiniens de s'armer. (12) Les rencontres ont aussi porté sur l'Iran et la question des défenses aériennes d'Israël, et l'approfondissement de la coopération des services secrets entre l'OTAN et Israël. (13) Avigdor Lieberman est rentré en Israël après ses rencontres en Europe Occidentale, en affirmant à la radio de l'armée d'Israël que les US, l'UE, et l'OTAN avaient donné le « feu vert » à Israël pour initier une guerre au Moyen Orient en lançant une attaque contre l'Iran à une date non révélée. (14)

En 2004 l'OTAN a donné à Israël le « feu vert » pour commencer une guerre contre l'Iran à une date non révélée.

« L'Iran est un pays compliqué et il ne semble pas qu'Israël ait le pouvoir de le contrer (défier). » Javier Solana responsable de la politique étrangère et de la sécurité pour l'UE et ancien secrétaire général de l'OTAN (Der Tagesspiegel)

Après son retour de voyage en Europe de l'Ouest et suite aux entretiens qu'il y avait eu aux Quartiers Généraux de l'OTAN, l'ancien ministre israélien des affaires stratégiques, Avigdor Lieberman, a dit début juillet 2007 qu'il avait reçu l'accord tacite de l'UE, les US et l'OTAN pour initier une attaque militaire israélienne contre l'Iran. « Si nous commençons des opérations militaires seul contre l'Iran, alors l'Europe et les US nous soutiendrons » a dit Avigdor Lieberman à la radio de l'armée israélienne dans un message à destination des soldats, suite à son voyage et à ses rencontres avec des responsables de l'UE, José Maria Aznar d'Espagne, et le vice secrétaire général de l'OTAN.
Avigdor Lieberman a aussi affirmé qu'à cause des guerres en Afghanistan et en Irak, les US, la Grande Bretagne et leurs alliés européens étaient dans l'impossibilité d'initier une guerre contre l'Iran et ses alliés, mais étaient d'accord pour autoriser Israël à attaquer l'Iran.
Avigdor Lieberman a aussi affirmé que les US et l'OTAN interviendraient au côté d'Israël une fois que la guerre contre l'Iran et ses alliés aurait démarré. Le message transmis à Lieberman par l'OTAN et les responsables de l'UE c'était qu'Israël devait «empêcher lui-même la menace » ce qui veut dire qu'Israël doit lancer une guerre contre l'Iran et ses alliés régionaux. (15)

Israël sera protégé par l'OTAN dans un scénario de guerre contre l'Iran et la Syrie

« La meilleure façon de fournir à Israël ce supplément de sécurité c'est d'actualiser sa relation avec le bras armé collectif de l'Occident : l'OTAN. Que cette actualisation de la relation culmine avec Israël devenant membre de l'OTAN ou simplement une garantie d'une relation stratégique et opérationnelle (défense) bien plus étroite, cela peut être discuté. Après tout, une garantie classique sécuritaire exige des frontières reconnues pour être défendues, quelque chose qu'Israël n'a pas aujourd'hui. Arranger une actualisation de la relation Israel-OTAN nécessitera une diplomatie prudente et une planification. » Ronald D. Asmus, directeur exécutif du German Marshall Fund's Transatlantic Center à Bruxelles (21 Février 2006) »
Israël ne peut pas défier l'Iran militairement. Le Téhéran militaire est au-dessus des capacités d'Israël, malgré l'illusion de la puissance d'Israël. Tel Aviv ne lancera pas une guerre contre l'Iran si les US et l'OTAN ne sont pas partenaires dans l'opération militaire.
Dans un tel scénario, les US, la Grande Bretagne , et l'OTAN rallieront immédiatement, ou presque immédiatement Israël, comme l'a déclaré Avigdor Lieberman.
C'est un arrangement prémédité. Les dirigeants de l'OTAN diront à leurs citoyens qu'Israël a été obligé d'attaquer l'Iran par peur et à cause de « son droit d'exister ». Puis ils resserreront les rangs autour d'Israël. Il faut également déclaré que quand le « droit d'exister » d'un organisme vivant s'impose au dépend du droit d'exister de tout ce qui se trouve autour, alors cela devient une menace comme le cancer.

En mars 2006, on a rapporté en Grande Bretagne que des responsables de l'OTAN avaient sous entendu qu'ils joueraient un rôle dans une attaque US-Israel contre l'Iran.

Sarah Baxter et Uzi Mahnaimi ont rapporté que le général en chef Axel Tüttelmann, le commandant de l'AWAC (Airborne Early Warning and Control Force – Force Aérienne d'Alerte Précoce et de Contrôle) de l'OTAN a affirmé aux responsables israéliens que l'OTAN serait impliquée dans une future campagne contre les Iraniens. (16)

« Les commentaires du Général en chef Tüttelmann ont révélé que l'alliance militaire (l'OTAN) pourrait joué un rôle de soutien si l'Amérique (et Israël) lance des attaques aériennes. » Le rapport a aussi révélé que le général en chef avait présenté aux Israéliens une démonstration de l'avion de surveillance d'alerte précoce de l'AWAC. (17) Les démonstrations des avions de surveillance de l'OTAN suggérent l'existence de préparations conjointes Israel-OTAN de guerre.

L'analyste en études stratégiques Patrick Cronin de l' International Institute for Strategic Studies (Institut International d'Etudes Stratégiques) a dit au Guardian (GB) en 2007, que si Israël insistait pour frapper l'Iran, les US devraient mener« une action décisive », insinuant par là que l'Amérique entrerait dans la guerre initiée par Israël, au côté d'Israël. (18)
Israël travaille à créer une atmosphère et un environnement stratégiques : mais pour qui ?
Napoléon Bonaparte une fois a dit : « on ne doit pas laisser les incidents internationaux façonner la politique étrangère, la politique étrangère doit façonner les incidents ». Quelque soit ce qui est affirmé et dit sur ce personnage historique, c'était un génie militaire et un grand homme d'état. Au cours de sa vie, l'officier Corse s'est élevé lui-même au grade de général et est devenu l'Empereur de France, roi d'Italie, protecteur de la Confédération du Rhin, et Médiateur de la Confédération Helvétique (Suisse). Ses campagnes l'ont mené des pyramides d'Egypte et ses collines de la Péninsule Ibérique jusqu'aux plaines de Pologne et les bords de fleuve à Moscou. C'était un homme de tête qui connaissait très bien la profondeur des relations internationales et la politique des incidents.

Si Napoléon était encore en vie, il n'aurait pas été surpris des évènements qui secouent l'environnement mondial, spécialement au Moyen Orient. Aujourd'hui, la politique étrangère façonne encore les incidents internationaux. Israël a été une entité combattant et luttant pour sculpter et façonner son environnement stratégique.

Si les US ou la Grande Bretagne devaient prendre l'initiative de lancer une guerre, leurs dirigeants politiques devraient faire face à une violente opposition de l'opinion publique qui pourrait menacer l'establishment anglo américain et même créer une instabilité nationale. Mais si Israël lançait une guerre la situation serait différente.
Si Israël devait lancer une guerre au prétexte de se défendre d'une menace croissante iranienne, les US et l'OTAN interviendraient pour « protéger Israël » des représailles iraniennes sans avoir l'air d'avoir commencer une guerre internationale illégale.
Le blâme serait porté sur les israéliens pour la guerre plutôt que sur l'administration US et son indéfectible allié britannique. Les dirigeants politiques occidentaux avanceraient comme argument que c'est le devoir national de protéger Israël quelque soit les violations israéliennes du droit international.

Israël : un instrument de la politique étrangère US au Moyen Orient
Tel Aviv a fourni des preuves aux affirmations de ses opposants qu'il est un outil des projets coloniaux au Moyen Orient. La majorité des Israéliens eux-mêmes sont manipulés par un système complexe incluant la désinformation par les médias, susciter la peur, et un conditionnement psychologique de longue date. Le sang israélien est utilisé pour opprimer, tuer, s'approprier, et alimenter les machines des empires économiques. Le Mercantilisme est toujours très vivant, mais sa forme a muté.
Israël, par le biais de ses responsables et de ses dirigeants gouvernementaux, est utilisé pour maintenir la tension au Moyen Orient. Israël est un instrument qui justifie l'intervention anglo américaine et franco allemande. Pourquoi les US se sont –t-ils mis en colère contre Israël parce que Tel Aviv ne mettait pas en danger ses propres intérêts en attaquant la Syrie pendant la guerre d'Israël contre le Liban en 2006 en refusant d'affronter la colère de l'Iran et de la Syrie dans une guerre régionale étendue ? (29)
Malgré les demandes et opinions d'une majorité de la population israélienne, Ehud Olmert, un homme qui est connu pour sa corruption alors qu'il était maire de Jérusalem Ouest, est toujours au poste de premier ministre. Tout comme la volonté démocratique du peuple américain a été ignorée en ce qui concerne l'Irak, la volonté démocratique des Israéliens a été ignorée pour ce qui est de faire partir Ehud Olmert. Comme dans bien d'autres endroits, les intérêts de la population d'Israël n'ont aucune importance pour les échelons supérieurs du pouvoir. Les dirigeants israéliens ne servent pas les intérêts des Israéliens, ils sont au service du i(« Consensus de Washington ».]i

La coalition d'Ehud Olmert peut durer suffisamment longtemps pour commencer une guerre régionale. La carrière politique du premier ministre Ehud Olmert est pratiquement terminée et il n'a rien à perdre en démarrant une autre guerre. Avigdor Lieberman, l'homme qui a conduit les consultations de haut niveau avec l'OTAN de la part de Tel Aviv, a quitté le cabinet israélien pendant la visite de G.W.Bush en Israël lors du voyage présidentiel récent de ce dernier au Moyen Orient. Lieberman a déclaré que son départ était à cause des « pourparlers de paix » avec les palestiniens, mais en réalité il a pris la décision à cause de la Commission Winograd et comme tactique pour maintenir le parti Travailliste d'Israël dans le gouvernement de coalition d'Ehud Olmert. C'est une tactique pour donner suffisamment de vie et de temps au gouvernement d'Ehud Olmert pour lancer une guerre régionale en essayant d'attaquer l'Iran.

Même les ennemis d'Israël sont d'accord pour reconnaître que Tel Aviv est un proxy des intérêts étrangers anglo-américains. Le Contre Amiral Ali Shamkhani, ministre de la défense d'Iran en 2004, a prévenu le gouvernement US qu'en cas d'attaque par Israël, les représailles militaires iraniennes seraient dirigées à la fois contre les US et lsrael. On admet sur ce point que si Tel Aviv lançait une guerre, il devrait recevoir le feu vert des US avant de commencer les attaques. (30) La Maison Blanche a aussi été complètement impliquée dans tous les tests de missiles israéliens et les préparations de guerre israéliennes ont impliqué une coordination israélo américaine via de tels institutions comme le Israeli-U.S. Joint Political Military Group- Groupe Conjoint Politico Militaire Israelo-US. (31)

Suite à la guerre de 2006 contre le Liban, le vice secrétaire général du Hezbollah Sheikh Naim Qassam (Kassam) a déclaré dans une interview à la TV Al Manar : « qui a commencé la guerre ? Israël. Il se trouve qu'Israël n'a pas répondu de façon proportionnée, mais plutôt pour exécuter des décisions pré planifiées américaines. L'agression a été planifiée d'avance. » (32) Sheikh Naim Qassam a de plus accusé « Israël de fonctionner comme le bras armé des Etats-Unis ». Sheikh Naim Qassam a expliqué que «tout le monde a toujours dit qu'Israël tire les ficelles de l'Amérique, mais actuellement il se trouve que c'est l'Amérique qui dirige Israël. Israël est devenu un bras armé de l'Amérique » (33)
Mahdi Darius Nazemroaya
Mondialisation.ca, Le 1 fevrier 2008
http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=7970
sélectionné par http://groups.google.be/group/medias-mensonges-desinforma...

Article original en anglais, « NATO and Israel: Instruments of America's Wars in the Middle East », publié le 29 janvier 2008.
Copyright Global Research/Mondialisation.
Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org  
NOTES
[1] Khaled Abu Toameh, PLO to form separate W. Bank parliament, The Jerusalem Post, January 14, 2008.
[2] Emine Kart, Ankara cool towards Palestine troops, Today's Zaman, July 3, 2007.
[3] Dominique René de Villepin, Déclarations de Dominique de Villepin à propos du Grand Moyen-Orient, interview with Pierre Rousselin, Le Figaro, February 19, 2004.
[4] Mahdi Darius Nazemroaya, The Premeditated Nature of the War on Lebanon : A Stage of the Broader Middle East Military Roadmap, Centre for Research on Globalization (CRG), September 10, 2007.
[5] Israeli action in Gaza ‘inevitable,' Al Jazeera, January 14, 2007.
[6] Tom Spender, Israel ‘planning Gaza invasion,' Al Jazeera, April 4, 2007.
[7] Avigdor Lieberman: Israel should press to join NATO, EU, Haaretz, January 1, 2007.
[8] Germany to help renew Mideast peace efforts: Chancellor, Xinhua News Agency, December 10, 2006.
[9] Angela Merkel sets off to Middle East , Associated Press, March 31, 2007.
[10] Ronny Sofer, Lieberman wants NATO troops in Gaza , Yedioth Ahronoth, June 28, 2007.
[11] Ibid.
[12] Ibid.
[13] Ibid.
[14] NATO: The US and Europe can not suspend Iran 's nuclear program, Azeri Press Agency (APA), July 11, 2007.
[15] Ibid.
[16] Sarah Baxter and Uzi Mahnaimi, NATO may help US strikes on Iran , The Times (U.K.), March 5, 2006.
[17] Ibid.
[18] Julian Borger and Ewen MacAskill, Cheney pushes Bush to act on Iran , The Guardian (U.K.), July 16, 2007.
[19] Pakistan President arrives in Belgium for Europe tour, The Times of India, January 2008.
[20] Ibid.
[21] Indel Ersan, NATO chief urges cooperation with Gulf over Iran , ed. Andrew Roche, Reuters, January 24, 2008.
[22] Jamal Al-Majaida, NATO chief discusses alliance's role in Gulf, Khaleej Times, January 27, 2008.
[23] Yuval Azoulay and Barak Ravid, Bolton: ‘Near zero chace' Pres. Bush will strike Iran, Haaretz, January 24, 2008; Israeli Transportation Minister, Shaul Mofaz, also indicated at the Herzilya Conference that the years 2008 and 2009 will also see the last diplomatic efforts against Tehran before an implied military option (attack) against the Iranians. The Israeli Transportation Minister also made similar threats before saying that sanctions had till the end of 2007 to work against Iran until the military option would be prepaired. This prior threat was made as he led the Israeli delegation of the Israeli-U.S. Joint Political Military Group, which focuses on Iran, Syria, Palestine, and Lebanon . Shaul Mofaz was also the former commander of the Israeli military, a former Israeli defence minister, and hereto is one of the individuals in charge of the Iran file in Tel Aviv.
[24] Iran may be working on nuclear warheads: Israeli Defence Minister, The Times of India, January 26, 2008; Israel suspects Iranians already working on nuclear warhead, Agence France-Presse (AFP), January 16, 2008; Lally Weymouth, A Conversation With Ehud Barak, The Washington Post, January 26, 2008, p.A17.
[25] Sarkozy: France worried by Iran-Israel tension, Associated Press, December 12, 2007.
[26] U.S. will not attack Iran , Russian News and Information Agency (RIA Novosti), January 25, 2008.
[27] Bush trying to foment discord in Mideast, Tehran Times, January 28, 2008, p.A1+; Mahdi Darius Nazemroaya, America's “Divide and Rule” Strategies in the Middle East, Centre for Research on Globalization (CRG), January 17, 2008; Nir Magal, Syrian VP: We'll retaliate for Israeli aggression, Yedioth Ahronoth, September 8, 2007.
[28] Hezbollah chief scoffs at Israel at rare public appearance, Agence France-Presse (AFP), January 19, 2008.
[29] Yitzhak Benhorin, Neocons: We expected Israel to attack Syria , Yedioth Aharonot, December 16, 2006.
[30] Anthon La Guardia , Iran wars Israel on pre-emptive strike, The Telegraph (U.K.), August 19, 2004.
[31] Mahdi Darius Nazemroaya, Israel's Nuclear Missile Threat against Iran, Centre for Research on Globalization (CRG), January 19, 2008; Hilary Leila Krieger, Mofaz warns sanction on Iran must bite by year's end, The Jerusalem Post, June 7, 2007.
[32] Hanan Awarekeh, Kassem: If Israel attacks, we'll show them surprise, Al-Manar, July 12, 2007.
[33] Ibid.
Mahdi Darius Nazemroaya est un auteur indépendant basé à Ottawa et spécialisé dans les affaires du Moyen-Orient. Il est chercheur associé au Centre de recherches sur la mondialisation.
 
Articles de Mahdi Darius Nazemroaya publiés par Mondialisation.ca

 


5-2 Initiative de Genève : Sondage simultané en Israël et en Palestine sur les paramètres Clinton et l'Initiative de Genève .

Bien qu’un peu ancien (un peu moins de 2 mois), ce sondage est intéressant. Non seulement il aborde les questions de fond et les tendances lourdes des deux côtés, mais il traite aussi des perceptions qu’a chacun des côtés de l’opinion publique de l’autre.

NdT Initiative de Genève, 25 décembre 2007

http://www.geneva-accord.org/...

Bien qu’un peu ancien (un peu moins de 2 mois), ce sondage est intéressant. Non seulement il aborde les questions de fond et les tendances lourdes des deux côtés, mais il traite aussi des perceptions qu’a chacun des côtés de l’opinion publique de l’autre. NdT Initiative de Genève, 25 décembre 2007

http://www.geneva-accord.org/...

Ce sondage indique que, malgré la déception qui a suivi la réunion d’Annapolis, environ la moitié des Israéliens et des Palestiniens sont en faveur d’un accord sur les principes de l’Initiative de Genève, et que deux tiers des deux côtés un processus de réconciliation pleine et entière si un accord de paix était signé. Voici les résultats d’un sondage effectué conjointement, entre le 11 et le 19 décembre 2007, par le Harry S. Truman Research Institute for the Advancement of Peace (université Hébraïque de Jérusalem) et le PSR (Palestinian Center for Policy and Survey Research de Ramallah). Ce sondage simultané a étudié l’opinion des Israéliens et des Palestiniens sur la conférence d’Annapolis, et ce qu’ils en attendaient. Les résultats indiquent une extrême déception et un grand scepticisme concernant la capacité de leurs dirigeants à tenir leurs engagements, y compris sur le plan du calendrier. Le sondage a également étudié les attitudes des Palestiniens et des Israéliens à l’égard d’un accord de paix définitif sur les principes des paramètres Clinton et de l’Initiative de Genève.

Les résultats indiquent globalement une stabilité favorable à ces solutions chez les Palestiniens, et un déclin en Israël depuis 2005. Toutefois, malgré ce déclin, il y a toujours une majorité de 53% qui soutient ce type d’accord. Chez les Palestiniens, ce chiffre est de 47%. Méthodologie : l’échantillon palestinien est composé de 1270 adultes de Cisjordanie et de Gaza. Interviews en face-à-face. Marge d’erreur : 3%.

Du côté israélien : 570 adultes interviewés par téléphone en hébreu, arabe ou russe.

Marge d’erreur : 4%.

Sondage conçu et supervisé par le Dr Yaakov Shamir (Truman Institute) et le Dr Khalil Shikaki (PSR).

Principaux résultats

(A) La conférence d’Annapolis   Seuls 16% des Israéliens et 11% des Palestiniens considèrent qu’Annapolis a été un succès, et 74% et 59% respectivement la considèrent comme un échec.
   Les espoirs des deux côtés mis dans la capacité potentielle de la conférence à tempérer la violence du conflit sont très faibles.

 3% des Israéliens et

18% des Palestiniens pensent qu’après Annapolis, des négociations vont se mettre en place et les confrontations armées s’arrêter.

39% des Israéliens et

42% des Palestiniens pensent que des négociations vont débuter, mais que les confrontations armées ne vont pas s’arrêter.

 55% des Israéliens et

32% des Palestiniens pensent qu’il n’y aura ni négociations ni arrêt des confrontations.
   Les opinions des deux côtés sont également sceptiques à l’égard de la capacité de leurs dirigeants à respecter leurs engagements pris lors de la déclaration commune. Dans leur déclaration conjointe, Olmert et Abbas ont déclaré que les deux côtés chercheraient à conclure les négociations de pax avant la fin de l’année 2008.

Mais seuls 23% des Palestiniens et 8% des Israéliens pensent qu’ils ne réussiront pas à tenir ce calendrier.


   Dans leur déclaration commune, Olmert et Abbas s’étaient également engagés à mettre immédiatement en œuvre leurs obligations respectives dans le cadre de
la Feuille de route. Mais seuls

18% des Palestiniens et

21% des Israéliens pensent que l’autre côté remplira ses obligations.

D’autre part,

67% des Palestiniens et

59% des Israéliens pensent que leurs propres dirigeants les rempliront si, de l’autre côté, elle sont également remplies.

(B) Paramètres Clinton, Genève

Les paramètres Clinton relatifs à un accord israélo-palestinien définitif ont été présentés par le président Clinton lors d’une réunion avec des représentants israéliens et palestiniens le 23 décembre 2000 [à Taba], après l’échec du sommet de Camp David en juillet 2000.

L’Initiative de Genève, qui reprend globalement les mêmes idées, a été rendue publique fin 2003. Ces paramètres traitent des questions les plus essentielles du conflit : frontières et échanges de territoires, réfugiés, Jérusalem, une Palestine démilitarisée, dispositifs de sécurité et fin du conflit.

Depuis décembre 2003, nous avons traité à plusieurs reprises de ces questions cruciales, et le présent sondage les aborde à la suite de la conférence d’Annapolis et de la reprise des pourparlers entre les parties.

Les résultats obtenus indiquent une stabilité du soutien à un accord global (« package deal ») chez les Israéliens par rapport à 2006, avec une légère majorité (53%) en faveur de cet accord.

2006 marquait un fort déclin par rapport aux années 2005 et 2004, où ce soutien approchait les 2/3.

Chez les Palestiniens, on constate une même stabilité, avec une minorité (47%) en faveur de cet accord.

Depuis 2003, année où nous avons commencé à suivre ces questions, nous n’avons constaté une majorité favorable des deux côtés qu’en décembre 2004, peu après le décès d’Arafat, qui avait donné lieu à un sursaut d’optimisme et de modération dans les deux opinions publiques.

Chez les Israéliens, il y a toujours eu une majorité en faveur des paramètres Clinton depuis 2004, mais cette majorité se réduit peu à peu.

Chez les Palestiniens, le soutien à ces propositions semble avoir été davantage affecté par le désengagement et la déception qui a suivi que par l’arrivée du Hamas au pouvoir.

Le soutien des Israéliens a décliné à la suite des événements politiques intérieurs palestiniens, et ne semble pas avoir été affecté par le désengagement. Ci-dessous, nous revenons en détail sur les attitudes à l’égard de chacun des paramètres Clinton

1. Frontières définitives et échanges de territoires

56% des Palestiniens sont très favorables ou favorables (42% défavorables) à un retrait israélien de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, à l’exception d’un certain nombre de colonies dont la superficie représenterait moins de 3% de la Cisjordanie , superficie échangée contre une superficie équivalente en Israël, en accord avec une carte présentée aux personnes palestiniennes interrogées.

Cette carte était identique à celle qui était présentée en décembre 2006, alors que le soutien à cette solution de compromis, avec cette carte, s’établissait 61% (37% d’opposition).

14/02/2008

n°318 Journal de la Palestine -07/13-02 (Début)

Sommaire

Résistance

1 Politique Palestinienne (en Palestine toujours occupée)

2 Politique Israélienne

3 Politique internationale des territoires occupés 


Tiré à part : Le 23 février sera la journée mondiale de solidarité pour la fin du blocus imposé contre Gaza.

Al-Khoudri a dit que le 23 février sera la journée mondiale de solidarité avec la bande de Gaza pour mettre fin au blocus en pratiquant des pressions contre l’occupation.

Il a insisté sur l'importance d'activer ce slogan pour mettre la pression sur l'occupation afin de mettre fin au sévère blocus imposé contre Gaza. Il a dit : "Nous renouvelons notre remerciement aux positions de l'Égypte et à son soutien aux Palestiniens et nous l'appelons à ouvrir le passage frontalier de Rafah". CPI
12-02
 

Le député Ghoul appelle Abbas à présenter sa démission pour protéger les intérêts des Palestiniens.
Le député Mohammed Faraj Al-Ghoul a fortement condamné les déclarations du président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui a appelé lors de sa rencontre avec la délégation européenne à Ramallah, dernièrement, à reconnaître l’entité sioniste.

Le député l’a appelé à présenter sa démission pour protéger les hauts intérêts du peuple palestinien. Le député Al-Ghoul a dit lors d'une déclaration de presse que les déclarations d'Abbas sont irresponsables. Enfin, Al-Ghoul a appelé le président Abbas à présenter sa démission pour sauvegarder l'unité de la nation arabe et islamique et réaliser les hauts intérêts du peuple palestinien. 10-02- CPI


 08-02 au 13-02 : Peuple Palestinien : 4 tués -  16 blessés  

                              Occupants              : 0 tué   -   3  blessés


Résistance

Au jour le jour

08-02 En dépit des attaques des forces d’occupation, des résistants ont tiré de nouvelles roquettes artisanales jeudi sur le sud d’Israël, selon de sources militaires. Le Hamas a revendiqué quatorze tirs.

09-02 Deux Israéliens dont un garçon âgé de huit ans ont été grièvement blessés par un tir de roquette palestinien sur le sud d’Israël, rapportent la police et les services médicaux.

Au total, selon une porte-parole de l’armée d’occupation, neuf roquettes ont été tirées samedi (Al-Oufok avec les agences de presse)

09-02 Au total, 11 roquettes ont été tirées samedi sur le sud d'Israël, selon la police. AP

10-02 La tension reste permanente dans cette zone où le Hamas fait peser une menace de tous les instants sur la population de Sderot. .

11-02 Les formations armées opérant à Gaza ont tiré plusieurs centaines de roquettes en direction du sud d'Israël la semaine dernière.
RIA Novosti


 Les forces en présence

12-02 Les brigades d’Al-Qassam, la branche militaire du Hamas, ont mené de violents combats, aujourd’hui mardi 12/2, face à une incursion sauvage des troupes armées dans le quartier de Zeitoun, à l’est de la bande de Gaza.

Dans leur communiqué, les brigades ont annoncé que leurs résistants ont affronté avec une grande ténacité les forces armées de l'occupation, tirant 73 obus de mortier et 7 missiles d'Al-Qassam.

Les brigades d'Al-Qassam ont également confirmé que leurs unités ont frappé durement les troupes armées, notamment un escadron de chars militaires sur le poste militaire de Nahel Oz qui ont tenté d'avancer davantage dans cette région. "Les forces armées envahissantes étaient très perturbées lors du combat acharné mené par les brigades d'Al-Qassam." "Les militaires cachent toujours leurs pertes, car ces forces ennemies ont été visées directement et les accrochages se poursuivent toujours", affirment les brigades d'Al-Qassam. CPI
1  Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh.

Abbas

07-02

"Le président Abbas est prêt à travailler en vue de la conclusion d'un cessez-le-feu avec Israël dans la bande de Gaza pour mettre fin au massacre quotidien dont le peuple palestinien est victime", a déclaré à l'AFP son porte-parole Nabil Abou Roudeina.

AFP


1-1 Processus de paix.

11-02 Le, faisant office de premier ministre, Fayyad n'a pas caché son scepticisme en évoquant les négociations de paix avec Israël, censées être relancées depuis le sommet d'Annapolis, estimant : "A moins qu'il y ait des progrès tangibles dans l'avenir immédiat" sur plusieurs engagements pris par Israël, "je pense, honnêtement, qu'il faudra que nous commencions à appeler ceci par son nom".

Il a souligné ne pas vouloir renoncer aux pourparlers, mais a estimé qu'il existait de bonnes raisons de douter des chances d'aboutir du processus amorcé à Annapolis

Nous ne pouvons tout simplement pas continuer à avancer comme si les choses marchaient ou avançaient conformément aux attentes, car jusqu'ici ce n'est pas le cas, pour vous dire la vérité", a conclu l’homme des USA Fayyad.

AP

10-02 les responsables palestiniens &  israéliens commencent à émettre publiquement des doutes sur la possibilité d'arracher un accord avant la fin du mandat de M. Bush, dans moins d'un an. AP
1-4 Les grandes manœuvres.(Blocus)

07-02

Selon M. Abou Roudeina, M. Abbas est aussi "prêt à prendre immédiatement le contrôle des points de passage de la bande de Gaza", tenus fermés quasiment en permanence par Israël depuis l'arrivée du Hamas au pouvoir. "C'est une initiative du président Abbas dans l'intérêt du peuple palestinien", a-t-il ajouté. AFP

07-02  "Il est clair que la proposition du président Abbas est une tentative de chantage contre le peuple palestinien qu'il a laissé se faire massacrer", a déclaré à l'AFP le porte-parole du Hamas Fawzi Barhoum. "Le président Abbas ne croit pas en la résistance contre l'occupant et cherche à promouvoir un projet défaitiste sous le faux slogan de vouloir protéger le peuple palestinien", a-t-il ajouté. AFP 

 12-02 Al-Khoudri a aussi affirmé que la décision du haut tribunal de réduire la quantité de carburant de la bande de Gaza menace d'une catastrophe à tous les niveaux de vie. Lors d'une conférence de presse, hier lundi 11/2, Al-Khoudri a dit que la décision du tribunal s'oppose à toutes les lois internationales et représente une violation des droits de l'homme, pratiquant une punition collective contre les Palestiniens.

Il a ajouté que ces mesures augmentent encore la souffrance des citoyens palestiniens dans la bande de Gaza qui vivent sous un blocus injuste et très sévère. CPI


1-7 Des Canons ... pas du beurre.

Ce qu’en pense la résistance, le Hamas, et Abbas.

11-02 Prédisant que l’intensification des raids israéliens à Gaza ne manquerait pas de provoquer des représailles et de menacer le processus de paix, l’Autorité palestinienne d’Abbas a toutefois invité les Etats-Unis à pressé l’autorité d’occupation de faire preuve de retenue...

Le président palestinien est engagé depuis novembre dernier dans des négociations avec Israël dont George Bush souhaite qu’elles aboutissent dans l’année qui vient à un traité de paix. 

11-02 Le Hamas a réagi aux déclarations des dirigeants de l’autorité d’occupation en qualifiant de "voeu pieux" leur volonté de le mettre à genoux et en dénonçant leur complicité avec le président Abbas, qui veut reprendre le contrôle de Gaza.

11-02  "Parier sur le siège et l’agression pour renverser le Hamas se soldera par un échec", a rétorqué Sami Abou Zouhri, un des porte-parole à Gaza du mouvement.

(Al-Oufok avec les agences de presse AP)

10-02 Des responsables israéliens ont menacé lundi de "liquider" des chefs du mouvement islamiste palestinien Hamas qui contrôle la bande de Gaza au moment où Israël hésite à y lancer une vaste offensive de crainte d'un enlisement. AFP

11-02  Réagissant à cette menace, le Hamas a affirmé qu'Israël "paiera un prix sans précédent" si elle venait à être mise à exécution. "Ces menaces ne font pas peur au Hamas ou au peuple palestinien. L'occupant israélien doit savoir qu'il aura à payer un prix sans précédent s'il commet une telle stupidité", a déclaré Sami Abou Zouhri, le porte-parole du Hamas à Gaza.

Il a affirmé que la poursuite des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza, était liée à l'"escalade" israélienne."Si cette escalade continue, les roquettes continueront", a-t-il dit.


2  Politique Israélienne

2-2 Des Canons ... pas du beurre.

07-02

Israël multiplie les attaques meurtrières dans la bande de Gaza et la soumet à un blocus.

07-02

Israël a encore renforcé les restrictions sur la bande de Gaza en imposant le 17 janvier un blocus contre le territoire palestinien dans le cadre de sa riposte aux tirs de roquettes. Ce blocus s'est notamment traduit par une baisse des fournitures de carburants et de courant électrique.

Une réduction supplémentaire d'1,5 mégawatt de l'électricité vendue à Gaza par Israël est appliquée à partir de jeudi, selon des organisations de défense des droits de l'Homme israéliennes. AFP

09-02 Israël a menacé d'exercer des représailles. "Israël prendra des mesures décisives" pour "protéger nos citoyens", a déclaré David Baker, porte-parole du gouvernement. AP

10-2 Les habitants de Sderot ont hué dimanche matin Ehud Barak, venu les rencontrer. Ils réclament des actions plus fermes de la part d'Israël.

Mais Olmert n'a(urait) pas l'intention d'ordonner une opération terrestre de grande envergure dans la bande de Gaza. ... Pour le moment en tout cas.

EuroNews

10-02 "L'armée s'est préparée et est prête à élargir ses actions conformément aux décisions qui seront prises", a déclaré lundi le chef d'état-major israélien Gaby Ashkenazi lors d'une réunion du commandement supérieur. AFP

10-02 Des responsables israéliens ont menacé lundi de "liquider" des chefs du mouvement islamiste palestinien Hamas qui contrôle la bande de Gaza au moment où Israël hésite à y lancer une vaste offensive de crainte d'un enlisement. AFP

11-02 La stratégie des troupes israéliennes consiste à riposter aux tirs de roquettes palestiniens en effectuant des raids aériens et terrestres dans les localités frontalières. La presse israélienne souligne, se référant à l'establishment militaire, que cette méthode devrait être maintenue à l'avenir. RIA Novosti

Olmert

10-02 Olmert, malgré des pressions croissantes de plusieurs membres du gouvernement et de l'opposition de droite et d’extrême droite, a rejeté le lancement d'une opération militaire terrestre de grande envergure contre le territoire palestinien.

"Nous ne pouvons pas ignorer les sentiments et les frustrations des habitants de Sdérot et des localités voisines (...) Leur colère est compréhensible et naturelle. Mais la colère ne peut constituer un plan d'action. Nous devons agir de manière ordonnée et systématique sur une longue période de temps. C'est ce que nous faisons et que nous continuerons à faire", a affirmé M. Olmert.  (AFP)

11-02 En conseil des ministres, M. Olmert n'a pas exclu la reprise des "liquidations ciblées". "Nous continuerons à attaquer tous les terroristes. Ceux qui les envoient et les utilisent. Nous n'excluerons personne", a-t-il prévenu. Il a toutefois indiqué qu'il n'envisageait pas pour le moment d'opération terrestre de grande envergure. AFP

11-02 Olmert rechigne à ordonner une offensive d'envergure à Gaza, en raison des risques de pertes élevées de part et d'autre, mais il a admis que le pays était "en guerre" et a laissé entendre dimanche plus clairement que jamais que les chefs politiques du Hamas n'étaient plus à l'abri. "Nos forces de sécurité ont carte blanche pour prendre toutes les mesures qu'elles jugeront nécessaires, avec notre feu vert, pour changer la situation", a précisé lundi le Premier ministre israélien en marge d'une visite à Berlin.      (Reuters) 11-02 Olmert a admis que le pays était "en guerre" et a laissé entendre dimanche plus clairement que jamais que les chefs politiques du Hamas n’étaient plus à l’abri. "Nos forces de sécurité ont carte blanche pour prendre toutes les mesures qu’elles jugeront nécessaires, avec notre feu vert, pour changer la situation", a-t-il précisé lundi en marge d’une visite à Berlin.  (Al-Oufok)

11-02 Les responsables israéliens ont multiplié dimanche les menaces de liquidation contre les dirigeants du Hamas dans la bande de Gaza.

Voici ce qu’en pense ces ministres….

Des données du recensement publié samedi ont montré que le nombre de Palestiniens de la Cisjordanie et de la bande de Gaza et à Jérusalem est a augmenté d’environ 30% au cours des dix dernières années. L’augmentation significative du nombre de Palestiniens de 2,89 millions à 3,76 millions peut appeler en Israël à abandonner le territoire occupé face à « la menace démographique des Arabes d’Israël ».   Les facteurs démographiques constituent une question épineuse pour Israël.   La préoccupation au sujet du nombre de Palestiniens qui peut excéder le nombre de juifs si elle conserve le contrôle des territoires occupés est une partie de la réflexion qui sous-tend sa décision de se retirer de Gaza en 2005.   Le premier Olmert s’est basé sur cette préoccupation en faveur d’un retrait sélectif de la Cisjordanie dans le cadre d’un accord de paix à l’avenir.   Un demi million d’Israéliens vivent dans des colonies dans le secteur oriental de Jérusalem et en Cisjordanie, ce que la cour de justice internationale a décrit d’illégal.   Environ 5,4 millions de juifs vivent en Israël et le taux de natalité est plus faible que celui des Arabes d’Israël et des Palestiniens.   Et 1,4 millions d’Arabes vivent en Palestine occupée (Israël).   Le département central palestinien de statistiques, qui est soumis au président palestinien Mahmoud Abbas, a déclaré que le recensement a été effectué dans l’ensemble des trois régions après qu’Israël et le Hamas sont revenus sur leur objection.   Le recensement, auquel ont participé l’Australie, la Norvège , le Fonds de population des Nations Unies, les Pays-Bas, la Suisse et l’Arabie Saoudite a coûté 8,6 millions de dollars.   Haïm Ramon   11-02   Le vice-Premier ministre sioniste Haïm Ramon a déclaré qu’une "série de mesures", dont un renforcement du blocus de Gaza et des raids ciblés, amèneraient "la fin de ce régime" d’ici "quelques mois, peut-être un an". "Le Hamas en tant qu’organisation terroriste à Gaza ne durera pas", a dit Ramon.   Ramon, a confirmé l’intention de l’autorité d’occupation d’étendre sa campagne d’assassinats ciblés à des chefs politiques du Hamas.   Il a enfin réaffirmé qu’Israël était prêt à une trêve avec le Hamas si celui-ci faisait cesser tous les tirs de roquettes contre Israël.   Le Hamas déclare que les tirs de roquettes cesseront le jour où l’autorité d’occupation stoppera ses agressions.   (Al-Oufok avec les agences de presse)   11-02   Le numéro deux du gouvernement Haïm Ramon a affirmé à la radio militaire que tous ceux qui sont "impliqués de façon directe ou indirecte dans des crimes de guerre contre des civils (israéliens) se trouvent dans la ligne de mire de l'armée israélienne".   AFP   Zeev Boïm   11-02   Un proche d'Olmert, le ministre sioniste de l'Habitat Zeev Boïm, a évoqué la possibilité de l'élimination d'Ismaïl Haniyeh, Premier ministre du gouvernement islamiste.   "A la guerre comme à la guerre, à Gaza il faut parler un langage plus guerrier pour se faire comprendre, tous les membres de la direction politique et militaires du Hamas sont impliqués dans le terrorisme", a affirmé M. Boïm.   Il faut, selon lui, s'attaquer à la "tête du serpent, en partant d'Haniyeh, et tous ceux qui sont en dessous de lui".   "Dans le passé, nous avons accordé un moment une immunité à la direction politique, avant de la retirer à Yassine et Rantissi, Haniyeh et ses camarades ne sont pas différents de ce point de vue", a ajouté ce ministre.   Ahmad Yassine, et son successeur à la tête du mouvement à Gaza, Abdelaziz Rantissi, ont été assassinés en 2004 par l'armée israélienne.   AFP     Meïr Sheetrit,   11-02   Le ministre de l'Intérieur, Meïr Sheetrit, a carrément affirmé pour sa part qu'Israël "devait raser tout secteur de Gaza d'où proviennent les tirs de roquettes".   "Il faut prévenir les habitants à l'avance pour qu'ils quittent les lieux, entrer et raser totalement le quartier. Ils réfléchiront alors à deux fois avant de tirer des roquettes", a-t-il déclaré à la radio militaire.     Barak 07-02   Le ministre de la guerre Barak a répété que son pays entendait maintenir la pression sur la bande de Gaza pour obtenir l'arrêt des tirs de roquettes.   "Si les tirs de roquettes continuent, nous renforcerons nos opérations jusqu'à ce qu'ils cessent", a déclaré M. Barak lors d'une visite sur une base de l'armée dans le sud d'Israël.   "Cela ne s'arrêtera pas aujourd'hui ou demain mais le recours parallèle à des opérations militaires et à des sanctions finira par faire cesser les tirs de roquettes", a-t-il ajouté.   AFP   11-02  

Barak : "Les opérations se poursuivent jour et nuit et vont encore s’intensifier"

Ehud Barak, a confirmé sa volonté d’intensifier les raids aériens ou terrestres contre les résistants de Gaza, décrétée "entité ennemie" en septembre dernier.   L’armée d’occupation recourra, a-t-il dit, à "tous les moyens" pour faire cesser les tirs de roquettes Kassam. "Les opérations se poursuivent jour et nuit et vont encore s’intensifier", a promis Barak. "Nous réglerons ce problème des tirs de Kassam, même si cela doit prendre plus de deux jours ou deux semaines", a-t-il ajouté.   S’adressant à la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset , Barak n’a pas exclu à terme une "opération d’envergure" dans le territoire, évacué en 2005 par Israël après 38 ans d’occupation.   (Al-Oufok) 11-02   L’armée israélienne a reçu l’ordre de se préparer à accomplir une opération terrestre de grande ampleur dans la bande de Gaza, destinée à faire cesser les tirs de roquettes depuis le territoire palestinien, a annoncé le ministre israélien de la Défense Ehud Barak.   "L'armée israélienne se prépare à une opération massive à Gaza, à ses possibles alternatives et à ses conséquences. Nous n'écartons aucune méthode susceptible de restaurer la paix à Sderota ainsi que dans d'autres villes situées près de la frontière", a déclaré M. Barak, au cours d'une allocution devant la Commission des Affaires étrangères et de la Défense du parlement israélien.     11-02   Le ministre de la guerre Barak s'est rendu dimanche matin à Sdérot, où il a été accueilli par des huées d'habitants.   Une centaine d'habitants de Sdérot,, ont bloqué momentanément dimanche l'une des entrées de Jérusalem pour exiger un durcissement des représailles dans la bande de Gaza.   Les manifestants ont ensuite installé un piquet de protestation aux abords des bureaux de M. Olmert.   "Nous allons continuer à attaquer", a-t-il dit, sans préciser ce qu'il entendait par là….   AFP   11-02   Barak a affirmé avoir donné ordre a l'armée de se préparer à l'éventualité d'une opération d'envergure a Gaza et "d'envisager ses conséquences".   Il a aussi demandé à l'armée d'élaborer "d'autres moyens d'action",   11-02   M. Barak a annoncé qu'au cours des quatre derniers mois, l'armée avait tué près de 200 activistes palestiniens, dont 16 ces derniers jours.   RIA Novosti    Tzahi Hanegbi.   11-02   "Il faut renverser le régime du Hamas, pulvériser sa force militaire et liquider tous ses dirigeants, sans faire de distinction artificielle entre ceux portant des ceintures d'explosifs et ceux portant le costume de diplomate", a affirmé le sioniste chef de la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la guerre  Tzahi Hanegbi.   "Un important développement stratégique est survenu ces dernières années. A notre frontière sud a surgi une entité terroriste fanatique, force d'avant-garde de l'Iran, déterminée et entraînée, dont l'objectif est de nous rendre exsangue", selon lui.   Partisan d'une offensive terrestre de grande envergure, M. Hanegbi a estimé sans qu'une force internationale pourrait se déployer à Gaza après l’opération israélienne.   (AFP)   Amos Harel et Avi Isscharov 09-02   Amos Harel et Avi Isscharov ont écrit dans le journal Haaretz que l’opération militaire dont on a parlé longuement, est concentrée sur trois fronts : d’abord, au nord de la bande de Gaza, où des roquettes sont lancées, ensuite, dans le sud, où les armes proviennent de la contrebande du Sinaï, et pour finir, dans la ville de Gaza elle-même pour attaquer la direction du Hamas et renverser son autorité. Dans les trois cas mentionnés, les autorités israéliennes ont reconnu qu’il n’y a pas de progrès concrets, ce qui les amène à réfléchir à accepter les plans de l’armée et à mener à bien une opération militaire.   Al-Manar
09-02
  Traduction : manar-fr.com     RIA Novosti     Changement de Cap ?   12-02   l'Etat juif semblerait maintenant réticent à lancer une offensive terrestre dans la bande de Gaza qui risque de causer de lourdes pertes dans les rangs de l'armée israélienne.   (AFP)   12-02   "Il faudrait tendre vers une telle solution, mais ses chances ne sont pas grandes", a-t-il dit.   Le ministre des Infrastructures Binyamin Ben Eliezer s'est en revanche montré réservé sur le bien-fondé d'une opération terrestre.   "L'armée israélienne est prête depuis longtemps à passer à une offensive terrestre. Cette option demeure en dernier recours. Il n'est pas question ici d'hésitation mais de savoir si une telle opération ramènera le calme pour les habitants de Sdérot",   (AFP)   12-02   "Les décisions à prendre ne sont pas faciles", a déclaré à l'AFP un haut responsable israélien pour expliquer l'hésitation apparente du gouvernement.   "Il y a, d'un côté, le sentiment pressant que la situation ne peut plus durer et qu'il faut agir. De l'autre, la crainte d'un enlisement de l'armée dans le bourbier de Gaza,

n°318 Journal de la Palestine -07/13-02 (Suite)

Sommaire (Suite)

3 Politique internationale des territoires occupés 

4 La Palestine en chiffre & au jour le jour Détails par région:

Décompte des pertes humaines

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Infolive.tv : Opération militaire d’envergure sur Gaza : le compte à rebours a commencé.

6 Les brèves

6-1 L’autorité d’occupation a renforcé les restrictions sur la bande de Gaza.

6-2 Israël" échoue à arrêter les tirs de roquettes et proteste devant l’ONU...

6-3 Meïr Sheetrit : "La force est le seul langage que l’on comprenne de l’autre côté"

6-4 Les opérations visent à frapper le Hamas à la tête, dévoilant les volontés politiques de l’occupant.

6-5 Oubliez (la libération de) Gilad Shalit si des leaders du Hamas sont tués.

6-6 Le Hamas et le FPLP : L’appel à la reprise des séances du conseil national renforce les désaccords.

6-7 Le Hamas appelle l’Egypte à transférer les membres du Fatah.

6-8 Les hôpitaux de Gaza n’ont plus de stocks de médicaments et prédisent une catastrophe humanitaire.

6-9 Sit-in de femmes dénonçant l’agression israélienne contre le peuple palestinien.

6-10 La conférence des Partis Arabes condamnent le siège israélien imposé à Gaza.

6-11 La population palestinienne a augmenté de 30 pourcent en dix ans.



4  La lutte pour la libération dans les  territoires occupé

Bande de Gaza - Au jour le jour  

09-02

Un résistant a été tué et trois autres ont été blessés  samedi soir dans un raid aérien israélien visant un véhicule dans la Bande de Gaza, selon des médecins. Un autre raid a visé un terrain d'entraînement de militants du Hamas. AP

09-02 Un raid aérien a fait un blessé grave, a-t-on appris de sources médicales. AP

 10-02 Dans la bande de Gaza, l'aviation israélienne a mené deux attaques, ciblant des résistants et un poste de sécurité palestinien.

A Rafa, un responsable local du Hamas a été tué par l'armée israélienne, lors du raid aérien.  EuroNews

10-02 4 Raid en une heure seulement,…

10-02 a) Un avion israélien de type F16 a lancé un missile sur un bâtiment résidentiel dans le quartier surpeuplé de Zeitoun, à Gaza. Des sources médicales palestiniennes ont affirmé que dix citoyens palestiniens, dont la majorité sont des femmes et des enfants, ont été blessés. Il est à noter que cette attaque sauvage de l'aviation israélienne est le quatrième raid CPI

10-02 b) Dans l'autre raid aérien à Rafah,  le dirigeant d'Al-Qassam Mohammed Mater à été tué CPI

11-02 Un résistant à été tué par des tirs de soldats israéliens dans la bande de Gaza, où l'armée israélienne avait mené deux raids aériens, l'un à Rafah (sud) et le second a été tué à Beit Lahya (nord), selon des témoins. AFP

12-02 Lors d'échanges de tirs, avant l'aube dans l'est de la ville de Gaza, avec une unité d'infanterie de l'armée israélienne, appuyée par des hélicoptères d'assaut, alignant une vingtaine de blindés, 7 résistants et un soldat israélien ont été blessés, selon des sources palestiniennes et israéliennes.

AFP

4-2 La Palestine en chiffre(Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)

Civils & résistants tués                                                                            :  5.958      

Palestiniens blessés                                                                               :  52.136 Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal) (balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.126

                                                                                                                  ( 355 militaires/policiers) Israéliens blessés                                                                                     : 6.367 

                                                                                                                 ( 436  militaires/policiers)

Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)

10-02 De source gazaouie, on dénombre 700 Palestiniens tués dans les raids israéliens menés à Gaza au cours de l’année écoulée.

Dans le même temps, on n’a dénombré que deux morts israéliens victimes de tirs de roquettes.

Janvier 2008 : 96 Palestiniens assassinés dont 10 enfants et 10 femmes,
540 arrêtés dont 50 enfants et 3 femmes.
Source : Cirepal

 

5 Médias/Vidéos 

 5-1 Infolive.tv :Opération militaire d’envergure sur Gaza : le compte à rebours a commencé.

Israël est prêt à lancer une opération de grande envergure dans la bande de Gaza selon Ehoud Barak. Le ministre de la Défense a déclaré qu’il avait signifié à l’armée de se préparer à une telle opération qui semble désormais apparaître comme inévitable.

http://www.infolive.tv/fr/infolive.tv-17948-israelnews-operation-militaire-denvergure-sur-gaza-le-compte-rebours-commence


6 Les brèves

6-1 L’autorité d’occupation a renforcé les restrictions sur la bande de Gaza.

6-2 Israël" échoue à arrêter les tirs de roquettes et proteste devant l’ONU...

 

Le ministère des affaires étrangères a annoncé que "Israël" a envoyé une lettre de protestation à l’ONU pour les tirs des roquettes sur les territoires palestiniens occupés en 48, qui se sont poursuivis samedi.
Dans la lettre adressée au secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon et au conseil de sécurité de l’organisation internationale, l’ambassadeur de l’entité ennemie Danny Gillerman a décrit le tir de ces missiles comme étant un "des actes dangereux de terrorisme contre Israël".

 

L’ambassadeur a rajouté que "les tirs de roquettes viennent suite à la campagne lancée par les dirigeants du Hamas, qui a pour objectif principal de tuer des Israéliens".

Les Israéliens reconnaissent l’échec des opérations militaires menées par l’occupation dans la bande de Gaza depuis longtemps. Selon des sources politiques et sécuritaires israéliennes, la politique israélienne qui met en garde contre la résistance palestinienne dans le secteur s’est révélée vaine, car les missiles sont toujours actifs, et la plus grande preuve en est que la résistance lance des dizaines de roquettes par jour dans le sud des territoires occupés. Al-Manar
09-02

Traduction : manar-fr.com


 

 

 

 

6-3 Meïr Sheetrit : "La force est le seul langage que l’on comprenne de l’autre côté" 

 

Mahmoud Abbas a offert d’intervenir pour favoriser un cessez-le-feu mettant fin au cycle des violences à Gaza, où sept Palestiniens ont été tués par l’armée d’occupation, mais le Hamas a rejeté son initiative. "Le président Abbas est prêt à travailler en vue de la conclusion d’un cessez-le-feu avec Israël dans la bande de Gaza pour mettre fin au massacre quotidien dont le peuple palestinien est victime", a déclaré à l’AFP son porte-parole, Nabil Abou Roudeina.

 

 

 

Il n’a pas précisé si M. Abbas, basé à Ramallah, en Cisjordanie, était prêt à parler directement au Hamas, qui a chassé par la force l’Autorité palestinienne du pouvoir à Gaza en juin.

 

 

 

Selon M. Abou Roudeina, M. Abbas est aussi "prêt à prendre immédiatement le contrôle des points de passage de la bande de Gaza", tenus fermés quasiment en permanence par l’autorité d’occupation depuis l’arrivée du Hamas au pouvoir.

 

 

 

Le Hamas a promptement rejeté l’offre. "Il est clair que la proposition du président Abbas est une tentative de chantage contre le peuple palestinien qu’il a laissé se faire massacrer", a déclaré à l’AFP le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum.

 

 

 

Il a accusé M. Abbas de "promouvoir un projet défaitiste sous le faux slogan de vouloir protéger le peuple palestinien".

 

 

 

Un porte-parole du gouvernement de l’autorité d’occupation, Avi Pazner, interrogé sur l’offre de M. Abbas, a affirmé qu’Israël "n’a pas été approché à ce sujet". "Mais la chose la plus simple est que le Hamas cesse ses attaques contre Israël et nous n’aurons pas à prendre des mesures pour y répondre", a-t-il ajouté.

 

 

 

(Al-Oufok avec les agences de presse- 07-02)


6-4 Les opérations visent à frapper le Hamas à la tête, dévoilant les volontés politiques de l’occupant. 

 

Les déclarations du vice-premier ministre Ramon qui affirme que son gouvernement tente de frapper le gouvernement dirigé par le mouvement du Hamas à Gaza,  démontrent les objectifs politiques de la guerre lancée par l’occupation sioniste contre la bande de Gaza.

 

Le porte-parole du mouvement du Hamas Sami Abou Zouhri a dit que ces déclarations de Ramon confirment que la guerre contre le peuple palestinien n'est pas liée au lancement des roquettes, mais qu'elle suit des objectifs politiques sionistes visant à frapper le mouvement du Hamas et son gouvernement formé après sa victoire aux dernières élections législatives palestiniennes en janvier 2006.
Sami Abou Zouhri insiste sur le fait que ces déclarations affirment la coordination entre le gouvernement de l'occupation israélienne et la direction de l'autorité palestinienne à Ramallah, car ils ont le même but en prenant en cible la légitimité palestinienne. Abou Zouhri a déclaré que ces déclarations expliquent la provocation du président Abbas contre Gaza et le mouvement du Hamas, au moment où il garde le silence devant les menaces continuelles. Le mouvement du Hamas a affirmé que ni les agressions, ni le blocus contre Gaza ne peuvent frapper le mouvement du Hamas et son gouvernement légal, tout en soulignant que les tentatives d'Abbas et de l'occupation pour arriver à leurs objectifs ne sont qu'une illusion.
Abou Zouhri a ajouté : "Ramon tente de tromper son peuple à travers ses déclarations".
On note que Ramon, avait déclaré aux journalistes, lundi passé, qu'il croit que les mesures contre le Hamas dans la bande de Gaza vont mettre fin au régime du Hamas à Gaza, en pressentant que cela ne va pas durer longtemps, mais quelques mois seulement ou peut-être un an.

 

 

 

CPI
12-02 


6-5 Oubliez (la libération de) Gilad Shalit si des leaders du Hamas sont tués.
Israël peut oublier pour toujours le soldat israélien d’occupation capturé Gilad Shalit si elle se dirige sur le chemin de ses menaces en assassinat les leaders politiques du Hamas, a averti lundi un officiel du Hamas dans la bande de Gaza.

 

Selon The Jerusalem Post, l’officiel a dit qu’il était sûr que la branche armée du Hamas, Ezzeddine al-Qassam, ne « resterait pas oisive » si Israël venait à assassiner Ismail Haniyeh ou Mahmoud Zahar. « L’assassinat de nos leaders politiques aura de graves répercussions sur l’affaire Shalit », a-t-il dit.

Mushir al-Masri, un député et porte-parole du Hamas, a dit que son mouvement prenait les menaces au sérieux. « Nous prenons très au sérieux les menaces parlant de tuer nos leaders, et c’est pourquoi nous avons pris un certain nombre de mesures de précaution, a-t-il dit. En même temps, nous mettons en garde l’ennemi contre l’exécution d’une telle mesure, car cela préparait la voie à une confrontation générale. » Masri a ajouté, cependant, que le Hamas n’avait pas peur des menaces, « car nous aimons le martyre et la victoire, et nous sommes conscients des risques ». Il a dit que de toute façon, il ne pensait pas que l’assassinat des grands leaders du Hamas affecterait le travail du gouvernement du Hamas. Ismail Radwan, un autre officiel du Hamas, a averti que l’assassinat de leaders du Hamas mènerait à l’« éruption d’un volcan » dans toute la région. « La terre brûlera en dessous des pieds des Sionistes », a-t-il dit. « Dans le passé, l’ennemi a assassiné plusieurs leaders du Hamas, dont Sheikh Ahmed Yassin, mais ceci n’a pas affectué le Hamas. » Said Siam, un des grands leaders du Hamas dont le nom a été mentionné comme une cible potentielle, a dit que le Hamas était prêt à diriger la bande de Gaza dans des tentes, des maisons et dans les rues si Israël détruit les installations sécuritaires dirigées par le Hamas et tue ses leaders. « Si nous devons mourir tués par les Sionistes, alors ceci est un grand honneur pour nous tous », a-t-il dit. « Bien que ces menaces ne soient pas nouvelles, nous les prenons au sérieux. »

Al-Manar
12-02


6-6 Le Hamas et le FPLP : L’appel à la reprise des séances du conseil national renforce les désaccords.
Le Hamas et le FPLP (le commandement général) ont considéré que l’appel à la reprise des séances du conseil national palestinien renforce les désaccords palestiniens internes et représente un dépassement de l’accord du Caire entre les factions palestiniennes. 
Le porte-parole du mouvement Hamas Dr. Sami Abou Zouhri a dit que son mouvement affirme que cet appel est illégal car il représente un dépassement de l'accord du Caire où toutes les factions palestiniennes se sont accordées à réformer et activer l'OLP sur de nouvelles bases.

Il a ajouté que le conseil national palestinien a été formé il y a plus de 17 ans.

En conséquence, le mouvement du Hamas considère que cet appel est illégal et que les institutions de ce conseil ne sont pas légales.

De son côté, le secrétaire général du front populaire pour la libération (le commandement général), Ahmed Jebril, a refusé l'appel du président du conseil national palestinien, Salim Al-Zanoun, qui a appelé à effectuer des réunions du conseil, en considérant que cet appel renforce les désaccords et la crise palestinienne interne.

La commission qui prépare les séances du conseil national palestinien avait tenu, samedi dernier 9/2, une réunion au siège de la présidence de l'autorité à Ramallah en Cisjordanie en présence du président Abbas et en l'absence de plusieurs factions palestiniennes dont le Hamas, le Djihad islamique, le FPLP (le commandement général), le front de la résistance populaire, le front palestinien pour la libération ainsi que plusieurs autres factions.

CPI
12-02


6-7 Le Hamas appelle l’Egypte à transférer les membres du Fatah.

Le Hamas a appelé l’Egypte à transférer les membres du Fatah, qui se sont enfuis en juin dernier en Egypte au moment où le Hamas a occupé la bande de Gaza après des combats, a fait savoir mercredi un leader supérieur du Hamas.

Lors d'une récente visite au Caire, une délégation du Hamas a présenté un document complet aux autorités égyptiennes avec les confessions de membres du Fatah du président Abbas, a indiqué Said Siam, qui est également l'ancien ministre de l'Intérieur du cabinet du Hamas. Selon M.Siam, les documents comprennent les épreuves d'un complot d'assassiner Ismail Haneya, un autre leader supérieur du Hamas qui dirigeait le cabinet du Hamas, limogé par M.Abbas après les combats en juin dernier. "Les Egyptiens ont promis d'étudier le dossier"

CRI Online
13-02


6-8 Les hôpitaux de Gaza n’ont plus de stocks de médicaments et prédisent une catastrophe humanitaire. 

 


Des sources médicales palestiniennes ont averti que les stocks de médicaments sont épuisés dans les hôpitaux et les centres médicaux à cause du blocus imposé par les forces occupantes contre la bande de Gaza, depuis plus de huit mois, en soulignant que les autorités de l’occupation interdisent l’entrée des médicaments pour les Palestiniens qui souffrent de maladies dangereuses et chroniques dans la Bande.

 

Les sources ont rapporté, lors des déclarations de presse, aujourd'hui samedi 9/2, que les chambres d'opérations et de soins dans certains hôpitaux ont presque fini de travailler à cause du manque de médicaments, menaçant la vie de dizaines de malades palestiniens, au moment où les forces sionistes escaladent leurs opérations militaires contre la bande de Gaza.
Les sources ont ajouté que plus de 150 sortes de médicaments vont être épuisées prochainement dans les dépôts des hôpitaux et que ce manque va mettre la vie des malades palestiniens en danger. Les sources ont ajouté que les appareils médicaux sont tombés en panne à cause de l'arrêt des travaux de réparation et du manque de pièces de rechange et à cause des mesures sionistes inhumaines contre le secteur sanitaire dans la bande de Gaza, qui ont conduit à des résultats négatifs contre les services médicaux. Les sources ont ajouté que certains départements de l'hôpital de Chifa à Gaza ont arrêté leur travail à cause de la panne d'appareils. Il est à noter que 91 malades palestiniens sont morts à cause du blocus sioniste imposé contre la bande de Gaza.   CPI-09-02
6-9 Sit-in de femmes dénonçant l’agression israélienne contre le peuple palestinien. Des représentantes de l’union générale des femmes en Syrie, des organisations arabes de femmes se trouvant en Syrie, de différentes associations de femmes ont tenu aujourd’hui un sit-in devant le siège des NU à Damas en signe de protestation contre les pratiques inhumaines des autorités d’occupation israélienne à l’encontre du peuple palestinien surtout dans la Bande de Gaza.

 

 

 

Dans un appel remis par la présidente de l’union des femmes syriennes /Souad Bakkour/ à la représentante résidante des NU par intérim /Léna Moussa/, les contestataires ont exprimé leur refus au feuilleton des crimes qui sont perpétrés contre les arabes en général et le peuple palestinien en particulier, en se demandant où sont les organisations onusiennes et des droits de l’homme devant cette barbarie sans précédent.

 

 

 

Les femmes dans leur appel ont exhorté la conscience humaine, les agences de presse et les médias à démasquer avec insistance les méthodes sauvages et inhumaines employées par l’occupant israélien, tout en appelant la communauté internationale à exiger d’Israël l’application des résolutions de la légalité internationale.

 

 

 

Sana
11-02


6-10 La conférence des Partis Arabes condamnent le siège israélien imposé à Gaza.
Le Congrès des Partis arabes a condamné vivement le siège israélien injuste imposé au peuple palestinien à Gaza et les pratiques israéliennes inhumaines exercées contre le peuple palestinien désarmé.
Au terme de ses réunions de trois jours à Rabat sous la présidence de M. Safwane Qodsi, membre du commandement central du Front National Progressiste syrien, président du Congrès des Partis arabes, le Congrès a dénoncé la poursuite par Israël de la construction de la clôture de séparation et des colonies et de ses agressions contre Gaza.
     Il a affirmé, en outre, son soutien absolu au dialogue interpalestinien, à l'unité nationale palestinienne et à la résistance en Palestine, au Liban et dans tous les territoires arabes occupés.      Le congrès a appelé, enfin, le prochain sommet arabe à adopter un projet arabe complémentaire de nature à sauvegarder l'identité et l'unité arabe.

     Le congrès, auquel ont participé 40 délégués de 120 Partis arabes, a pris, au terme de ses travaux, plusieurs recommandations, notamment sur la solidarité avec la Syrie face aux défis et aux menaces qui la visent.

Rabat - Sana
13-02

L.A.


6-11 La population palestinienne a augmenté de 30 pourcent en dix ans.
11-02

 

 

En septembre 2007, la population d’Israël se composait de 5,45 millions de Juifs, 1,4 million d’Arabes et 310.000 individus d’autres groupes, selon les chiffres du gouvernement de l’autorité d’occupation.

 

 

 

Seuls 208.000 Palestiniens ont été dénombrés à Jérusalem-Est, revendiquée par les Palestiniens comme capitale de leur futur Etat, contre 210.000 en 1997.

 

 

 

Les statistiques démographiques jouent un rôle crucial dans les négociations israélo-palestiniennes. Les chiffres en hausse de la population palestinienne peuvent en effet peser en faveur des revendications territoriales des Palestiniens. La baisse inattendue de la population palestinienne de Jérusalem-Est a d'ailleurs immédiatement été contestée par les responsables politiques palestiniens.

 

 

 

En 1997, les agents du recensement se sont vu interdire par Israël de faire du porte-à-porte. Les résultats ont donc été basés sur de simples projections.

 

 

 

Hatem Abdel Kader, conseiller auprès du Premier ministre palestinien Salam Fayyad sur les affaires de Jérusalem, reste sceptique. "Nous doutons de la fiabilité de ces chiffres", a-t-il déclaré. Selon lui, de nombreux foyers de Jérusalem n'ont reçu la visite d'aucun agent du recensement.

 

 

 

 (Al-Oufok avec les agences de presse dont AP - Dimanche 10 février 2008 –)


6-12 Des offres pour la construction de 1100 unités coloniales dans la ville occupée d’Al-Qods.
Le ministre de la colonisation et de la construction, Zeiv Bouim, a annoncé que son gouvernement va présenter des offres pour la construction de 360 nouvelles unités coloniales dans la région de la montagne d’Abou Ghouneim, près de la mosquée d’Al-Aqsa, ainsi que des projets pour la construction de 750 unités coloniales dans la colonie sioniste de Besghat Zeiv, au nord de la ville occupée d’Al-Qods.

 

Bouim, il a dit, ce matin, le mardi 12/2, que la construction dans la municipalité d'Al-Qods n'est pas interdite, tout en soulignant que le premier ministre Olmert a ordonné de prendre des autorisations pour toute construction de colonies dans cette région et que ces ordres ne concernent pas seulement la ville occupée d'Al-Qods, mais aussi la Cisjordanie , selon ses allégations.
De son côté, le président de la municipalité de l'occupation dans la ville occupée d'Al-Qods a dit qu'il soutient les opérations de construction de dix mille nouvelles unités coloniales dans tous les quartiers de la ville occupée d'Al-Qods pour faciliter la tâche aux Juifs souhaitant séjourner dans la ville. Al-Qods occupée - CPI
12-02

 

 

      L’autorité d’occupation a renforcé les restrictions sur la bande de Gaza en y imposant le 17 janvier un blocus, qui s’est notamment traduit par une baisse des fournitures de carburants et de courant électrique.       Une réduction supplémentaire de l’électricité vendue à Gaza par l’autorité d’occupation a été appliquée jeudi, selon des organisations israéliennes de défense des droits de l’Homme.       Human Rights Watch (HRW), basé à New York, a affirmé jeudi que les réductions des quantités de carburants et d’électricité fournis à Gaza constituaient une "punition collective" contre le territoire d’1,5 million d’habitants.       Selon l’organisation, les sanctions ont eu "un grave impact sur les hôpitaux de Gaza, les stations de pompage d’eau, le réseau de traitement des eaux usées et d’autres infrastructures essentielles pour le bien-être de la population de Gaza".        (Al-Oufok avec les agences de presse- Jeudi, 07 février 2008 –)       

n°318 Journal de la Palestine -07/13-02 (Fin)

Sommaire (FIN)

6-12 Des offres pour la construction de 1100 unités coloniales dans la ville occupée d’Al-Qods.

7 Dossier

7-1 Point de vue de Raja : Les positions politique d’Abbas permettent à Abou Al-Ghit de s’attaquer aux Palestiniens et à leur résistance.

7-2 Point de vue de Convergence des Causes : Les Palestiniens de Gaza refusent de se laisser mourir de faim et de soif.


6-12 Des offres pour la construction de 1100 unités coloniales dans la ville occupée d’Al-Qods.
Le ministre de la colonisation et de la construction, Zeiv Bouim, a annoncé que son gouvernement va présenter des offres pour la construction de 360 nouvelles unités coloniales dans la région de la montagne d’Abou Ghouneim, près de la mosquée d’Al-Aqsa, ainsi que des projets pour la construction de 750 unités coloniales dans la colonie sioniste de Besghat Zeiv, au nord de la ville occupée d’Al-Qods.

Bouim, il a dit, ce matin, le mardi 12/2, que la construction dans la municipalité d'Al-Qods n'est pas interdite, tout en soulignant que le premier ministre Olmert a ordonné de prendre des autorisations pour toute construction de colonies dans cette région et que ces ordres ne concernent pas seulement la ville occupée d'Al-Qods, mais aussi la Cisjordanie , selon ses allégations.

De son côté, le président de la municipalité de l'occupation dans la ville occupée d'Al-Qods a dit qu'il soutient les opérations de construction de dix mille nouvelles unités coloniales dans tous les quartiers de la ville occupée d'Al-Qods pour faciliter la tâche aux Juifs souhaitant séjourner dans la ville.

Al-Qods occupée - CPI
12-02


7 Dossier

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 



7-1 Point de vue de Raja : Les positions politique d’Abbas permettent à Abou Al-Ghit de s’attaquer aux Palestiniens et à leur résistance.
Raja a considéré que les positions de l'autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas et de son premier ministre Salam Fayyad ont permis à Abou Al-Ghit d'attaquer son peuple palestinien et sa résistance nationale. Lors d'une déclaration spéciale au Centre Palestinien d'Information, Raja a dit que les relations entre les deux pays obligent Abou Al-Ghit à être à la hauteur de ses  responsabilités lors des déclarations, en ajoutant qu'on a constaté qu'Abou Al-Ghit était en colère lorsqu'il menaçait les Palestiniens. Raja a fortement condamné les déclarations du ministre des affaires étrangères égyptien, Ahmed Abou Al-Ghit, qui a menacé de casser les pieds des Palestiniens qui passeront à travers les frontières égyptiennes et qui s’est moqué de la résistance palestinienne.

De plus, Raja a exprimé son mécontentement devant le mépris d'Abou Al-Ghit qui a négligé les souffrances et les douleurs du peuple palestinien exposé à une guerre d'extermination par les forces occupantes.

Il a refusé les déclarations du ministre égyptien des affaires étrangères qui a prétendu que la résistance palestinienne porte la responsabilité de la souffrance du peuple palestinien. Raja a dit : "Je crois qu'Abou Al-Ghit a oublié ou a fait semblant d'oublier que l'occupation ne cherche pas des raisons pour poursuivre son terrorisme et ses crimes contre le peuple palestinien", tout en indiquant que la Cisjordanie est exposée aux agressions continuelles et quotidiennes malgré la coordination sécuritaire entre les éléments d'Abbas et les forces occupantes. Raja a poursuivi : "Abou Al-Ghit s'est aussi moqué de la volonté du peuple palestinien et de sa résistance en qualifiant ses accrochages avec l'ennemi sioniste d'inutiles". Il a ajouté qu'Ahmed Abou Al-Ghit doit annuler ses déclarations et présenter ses excuses au peuple palestinien et égyptien. Enfin, il a appelé à l'ouverture du passage de Rafah à travers des moyens qui peuvent garantir la liberté de passage aux citoyens palestiniens et de transport de marchandises, sans des interventions sionistes, en précisant que les Palestiniens à Gaza ont annulé tous les accords du passage de Rafah, qui servaient l'ennemi sioniste.    Damas – CPI 10-02

7-2 Point de vue de Convergence des Causes : Les Palestiniens de Gaza refusent de se laisser mourir de faim et de soif.
Est-ce de l’héroïsme ?
Est-ce du terrorisme ?

La volonté de survie malgré le prononcé d’une condamnation à mort par l’occupant est le moins que l’on puisse attendre d’un peuple assiégé.
Le retrait des observateurs européens du poste frontière entre Gaza et l’Égypte mis en place depuis le l’évacuation des 7500 colons l’été 2005, a laissé l’Égypte seule co-responsable de l’étranglement par les sionistes de près d’un million et demi de personnes.
Le gouvernement Moubarak a permis l’entraînement sur son sol des milices collaborationnistes de Mahmoud Abbas et de leur passage vers Gaza pour remettre dans le droit chemin de la soumission aux volontés sionistes une population qui a eu l’outrecuidance de voter selon ses propres critères ses représentants. Moubarak a des désirs dynastiques qui risquent fort d’être contrecarrés par une opposition certes muselée mais forte de l’appui de plus de 70% de la population égyptienne.
Il ne peut se permettre un massacre manifeste de centaines de milliers de civils coupables de chercher pitance quand leurs geôliers s’acharnent sur eux et que mêmes les instances les plus lâches politiquement comme la Ligue arabe condamne à juste titre comme une violation manifeste des droits humains.
Le glissement presque imperceptible de la position égyptienne vers une nouvelle direction imposée par le fiasco des US(a) en Irak est une nouvelle donne que les Israéliens ont vite compris mais qu’ils sont incapables de dévier. Le séjour de Bush le deuxième de seulement trois heures en Égypte à la fin de son inutile périple en est une bonne traduction.
Israël n’est ni un État juif ni l’État des Juifs  et ce qui affaiblit l’idéologie sioniste est un regain de vigueur pour la Palestine.
Convergen c e des Causes
26 janvier 2008

13/02/2008

n°332- Dossier d'Irak - 05 au 11-02 Début

Sommaire :

1 Dossiers

7-1 Point de vue de Convergence des Causes : La Résistance irakienne  fait savoir qu’elle sait détruire les MRAP.

7-2 Point de vue de Felicity Arbuthnot : Opération "Boucherie dans le Désert", Méditation pour une Journée de l'Holocauste.

7-3 Point de vue de Dirk Adriaensens du Brussels Tribunal: Un million d'enfants privés d'écoles en Irak.

7-4 Point de vue de Convergence des Causes : Les crimes de l’Occident contre l’Irak continuent.

7-5 Point de vue de Convergence des Causes : Perplexité devant l’Empire en dislocation.

2 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse

9-1 Stephen J. Morgan : Les États-Unis ont utilisé la bombe à neutrons pour s'emparer de Bagdad.


Dossier & Point de vue

7-1 Point de vue de Convergence des Causes : La Résistance irakienne  fait savoir qu’elle sait détruire les MRAP.

La Résistance irakienne  est fière d’avoir fait savoir qu’elle est capable de détruire les MRAP, Mine  Resistant Ambush Protected, nouveaux blindés conçus pour résister mieux que les Humvee aux petites bombes artisanales. Les forces d’occupation ont reconnu avoir perdu un soldat mitrailleur le 19 janvier lors d’une explosion au passage d’un MRAP. Le programme de remplacement des chars en Irak coûtera la bagatelle d’une vingtaine de milliards.

La Résistance s’affronte d’abord aux collaborateurs autochtones car l’ennemi a enrôlé des supplétifs locaux derrière lesquels il se tapit. Ses actes sont toujours audacieux, et sans limitation sur tout le territoire national.
Les récentes attaques sur des chefs de police irakienne en témoignent.
Les nouveaux collaborateurs sont en train d’apprendre que le salaire de 300 dollars par mois est largement insuffisant pour le risque encouru car la guérilla peut fondre avec célérité et disparaître tout aussitôt. Ce salaire est très inférieur à celui des contractants étasuniens qui sont beaucoup moins exposés.
Comme pour les soldats de la nouvelle armée que les occupants tentent de former depuis 2003, les instructeurs US dénombrent déjà de nombreuses défections dans cette unité de mercenaires irakiens.
Par ailleurs, huit hommes armés de la résistance irakienne ont attaqué un check point tenu par une unité du corps de mercenaires irakiens nouvellement formé par le Général Petraeus, le Conseil du Réveil, au Nord Est de Fallouja, dans la région de Zeraa Dagla.
Ce lundi 21 janvier, ils ont tué quatre membres de l’unité et en ont blessé deux, perdant deux des leurs.
Convergence des Causes
26 janvier 2008


7-2 Point de vue de Felicity Arbuthnot : Opération "Boucherie dans le Désert", Méditation pour une Journée de l'Holocauste.

Extraits Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne bombardèrent l’Irak (illégalement) jusqu’à l’invasion (illégale) de 2003. En 2002, ils mirent en œuvre leur destruction de toute vie, de tout être et de quartiers d’habitations entiers, avec les familles à l’intérieur, les enfants en train de jouer, les enfants en train de faire leurs devoirs, les troupeaux de moutons et de chèvres, avec leurs pâtres, bien souvent, là encore, des enfants. Cela, un an, environ, avant que les Etats-Unis n’entament leur opération Southern Focus, histoire de changer de sa stratégie de représailles, en augmentant le nombre global des missions et en sélectionnant des objectifs dans l’ensemble des zones interdites de survol aérien, afin de casser la structure du commandement militaire irakien. Le poids des bombes lancées augmenta, passant de zéro, en mars 2002 et 0,3 en avril 2002 jusqu’à entre 8 et 14 tonnes par mois, en mai-août, et atteignant un pic de 54,6 tonnes, préparatoire à la guerre de l’année suivante, en septembre 2002 (source : Wikipedia) »
Une étude récente du Center for Public Integrity a, lui aussi, découvert des bobards de l’administration Bush, d’une stature telle qu’ils auraient dû provoquer la mise sur la touche de George Deubeuliou (impeachment), conduisant à l’invasion.

Cette étude a recensé 935 fausses déclarations, sur deux années. Elle avait trouvé ces déclarations fallacieuses dans des discours, dans des briefings, des interviews et autres circonstances. Bush et les responsables de son administration ont ainsi affirmé, de manière non équivoque, à au moins 532 reprises, que l’Irak possédait des armes de destruction massive, ou qu’il essayait d’en construire ou de s’en procurer, ou encore qu’il était lié à Al-Qa’ida, ou les deux. « Bush arrive en tête, avec 259 mensonges, dont 231 sur les armes de destruction massive en Irak, et 28 au sujet des liens prétendument entretenus par l’Irak avec Al-Qa’ida, a constaté l’étude. Il n’était coiffé au poteau que par le seul Powell, avec ses 244 assertions fallacieuses quant aux armes de destruction massive irakiennes, et ses 10 au sujet des liens fantasmatiques entre l’Irak et Al-Qa’ida. (
Public integrity)
L’excès des enfants en bas âge (moins de cinq ans) morts en Irak, dans la période consécutive à l’invasion (2003-2007) dépasse le million. En Afghanistan, après l’invasion, à un million neuf cents milles (2001-2007).


7-3 Point de vue de Dirk Adriaensens du Brussels Tribunal: Un million d'enfants privés d'écoles en Irak.

Le Brussels Tribunal examine les crimes de guerre commis en Irak. Nous avons demandé à Dirk Adriaensens, son porte-parole, quelle était la situation en Irak.

Ludo Keersmaekers
06-02-2008

Cinq ans après le début de la seconde guerre contre l’Irak, il semblerait que ce conflit ait été relégué au second plan. Il n’était d’ailleurs pas un thème principal lors de la dernière campagne électorale américaine. Pourquoi ?   Dirk Adriaensens. Le pétrin dans lequel sont plongés les Etats-Unis est bien pire qu’à l’époque du Vietnam. Excepté Kucinich, le candidat démocrate en faveur d’un retrait immédiat (qui s’est d’ailleurs retiré la semaine dernière NDLR), aucun candidat n’a de solution honorable. On a donc préféré un peu escamoter le sujet.   Bush a affirmé la semaine dernière lors de sa dernière allocution devant le congrès que les Etats-Unis étaient en train de gagner la guerre en Irak...   Dirk Adriaensens. L’an dernier, 30 000 soldats américains ont été envoyés en renfort. L’armée américaine compte donc à présent 160 000 hommes en Irak. Si on y ajoute les 180 000 mercenaires, cela fait 340 000 soldats pour réprimer l’opposition et malgré cela ils n’y parviennent toujours pas. L’an dernier le chiffre record de 901 soldats américains tués a été atteint. Au total, cette guerre illégale a déjà fait 3 904 tués parmi les troupes américaines. Dans le Sud, à Bassora, les Britanniques ont officiellement cédé le commandement à l’armée irakienne. En réalité, ils ont dû prendre la fuite. L’approvisionnement de leurs garnisons dans la ville était qualifié « d’action suicide ». La Grande-Bretagne , la Pologne et l’Australie ont annoncé le départ de leurs troupes. Les Etats-Unis sont face à une impasse.   Dans le Sud, à Bassora, les Britanniques ont officiellement cédé le commandement à l’armée irakienne. En réalité, ils ont dû prendre la fuite. L’approvisionnement de leurs garnisons dans la ville était qualifié « d’action suicide ».   Dans nos médias, la guerre en Irak est surtout présentée comme un conflit entre les ailes sunnites et chiites de l’Islam.   Dirk Adriaensens. Dès le début de la guerre, les Etats-Unis ont tout fait pour exacerber les dissensions religieuses. Les postes administratifs ont été répartis selon une clé de répartition Sunnite - Chiite. A Bagdad, on a procédé à des épurations pour obtenir des quartiers sectaires homogènes, jusqu’à l’aménagement de murs autour des quartiers militants. Les groupes irakiens qui coopèrent avec les Américains ont créé des milices sur base des convictions religieuses. Al-Sahwa est une milice sunnite de 77 000 hommes, supposée lutter contre Al Qaeda. Les membres de cette milice gagnent 300 dollars par mois, soit dix fois plus qu’un salaire irakien moyen.   Et pourtant l’opposition irakienne continue de bloquer la plus grande puissance du monde !   Dirk Adriaensens. L’unification de l’opposition irakienne se poursuit malgré toutes les tentatives de division. Tous les groupes d’opposition sont d’accord avec les trois conditions requises à l’engagement de pourparlers avec les USA.   1. Une déclaration américaine de retrait inconditionnel comme condition préalable aux pourparlers.   2. Des compensations pour tous les dommages causés.   3. L’annulation de toutes les décisions et lois prises sous l’occupation.   L’opposition irakienne a coincé le géant nord-américain. En Amérique latine, les forces de gauche ont pris le pouvoir dans plusieurs pays sans intervention des Etats-Unis. D’autre part, l’opposition en Irak a rendu la perspective d’une nouvelle guerre contre l’Iran très difficile.   Quelle est la situation pour la population irakienne et que pouvons-nous faire ?   Dirk Adriaensens. L’an dernier, un million de personnes ont fui les violences intolérables organisées par les Américains. Selon les statistiques publiées par l’UNICEF le 21 décembre 2007, un million d’enfants n’ont pu suivre les cours de l’enseignement primaire pour des raisons de sécurité. Le système éducatif est au bord du gouffre. Mais par-dessus tout, cette guerre est synonyme de terreur permanente pour la population. Cette guerre est injuste et nous devons réagir. Le 16 mars prochain, des actions anti-guerre seront organisées dans le monde entier. J’invite tous ceux qui peuvent à y participer car le peuple irakien a besoin de notre solidarité.   Interview reprise de www.brusselstribunal.org

7-4 Point de vue de Convergence des Causes : Les crimes de l’Occident contre l’Irak continuent.
En Irak, des négociations cruciales pour le pays occupé se dérouleront ce 31 janvier 2008 à Amman, sans doute faute d’espace « sécurisé » à offrir aux partenaires économiques.
En effet,
la Jordanie depuis Septembre Noir 1971 au cours duquel l’essentiel des Palestiniens patriotes a été expulsé et plus encore depuis septembre 2001, constitue plus qu’Israël un îlot de stabilité encadré par les services de renseignement étasuniens fonctionnant comme une base à la fois militaire et politique dans l’Orient arabe.
Le porte-parole du ministère irakien du Pétrole ne précise pas les compagnies étrangères représentées dans le marchandage pour l’exploitation de cinq champ pétrolifères actuels, mais tout porte à croire qu’il s’agit de BP, Royal Dutch Shell, Exxon Mobil, Chevron et Total. Sous couvert de soutien technique à apporter aux sites déjà répertoriés et plus ou moins actifs, ce sont cinq nouvelles régions qui seraient proposées à l’exploration et l’exploitation par ces multinationales prédatrices. Une première rencontre a eu lieu en décembre qui a initié ces cycles de ventes aux sociétés privées occidentales, sans que le simulacre de Parlement élu sous les auspices de la puissance militaire occupante n’en soit saisi.

Dans le sillage de la préparation de cette immense forfaiture et dépossession d’un peuple de ses ressources, lors de l’examen de la situation en Irak par le Conseil de Sécurité de l’ONU,
la Russie , puissance énergétique qui travaille avec assiduité et quelque succès à organiser un consortium gazier et pétrolier, et qui fait pièce aux firmes occidentales, est intervenue en exigeant, le terme est précis, le retrait des sociétés mercenaires privées d’Irak. Estimés à plus de 100 000 individus, les soldats privés payés par le contribuable étasunien ont un statut diplomatique d’immunité qui les autorise à semer la terreur, viols, vols, assassinats perpétrés sur la population. Ils sont en réalité l’élément majeur du dispositif de l’oppression coloniale.  Ce sont eux qui assurent la « sécurisation » des convois militaires et qui auraient en charge la surveillance des points stratégiques d’exploitation du pétrole.
Sans ces bandes de tueurs fous, anciens soldats pour la plupart, convaincus de crimes innombrables, et certains de leur impunité, la domination étasunienne sur le terrain serait une pure fiction, car la seule autonomie dont se prévaut l’armée régulière est réduite à des attaques aériennes massives, aveugles, tellement non discriminantes que l’on se demande si elles ne se font pas aléatoirement. Des centaines de tonnes de bombes sont larguées par semaine.

L’Irak détient un certain nombre de records dans les items de la destruction d’une nation par la coalition des nations occidentales prédatrices.
Parmi eux, le nombre de mines anti-personnelles qui ont été semées par les démocraties promotrices des droits de l’homme est impressionnant. Il est dénombré plus de mines que d’Irakiens soit une trentaine de millions, une belle performance qui rend impossible l’agriculture dans un pays envahi depuis bientôt cinq années.
Tuer, terroriser, affamer, les constantes de l’impérialisme européen de l’extermination des peuples indigènes sont transposées ad integrum par les US(a).

Convergence des Causes
26 janvier 2008


7-5 Point de vue de Convergence des Causes : Perplexité devant l’Empire en dislocation. Le gouvernement étasunien travaille activement à une formulation qui lui permette de poursuivre son occupation militaire en Irak, au-delà de la date de décembre 2008, terme accordé par l’ONU au mandat de la « Coalition » pour stabiliser l’Irak car une fois l’invasion illégitime réalisée, le Conseil de Sécurité l’avait entérinée quelques semaines plus tard.
Le porte-parole de l’exécutif irakien, Ali Dabbagh, interrogé sur les conditions de cette prolongation, ne trouve pas de limite à l’intervention étasunienne ni pour la durée ni pour la sphère d’activité, l’arrestation et la mise en détention des nationaux dans des geôles exclusivement gérées par les troupes étrangères par exemple continuera d’être une prérogative laissée à disposition de la puissance colonisatrice.
La justice aux mains des étrangers plus encore que l’exploitation des ressources du pays signe la perte de souveraineté.

Une seule réserve est apportée au champ d’activité du Pentagone, Dabbagh insiste sur le fait que l’Irak ne doive pas être un terrain de lancement d’une attaque sur un pays voisin.
La réponse iranienne, en cas d’ouverture des hostilités depuis l’Irak, serait encore plus foudroyante et dévastatrice que ce qui prévaut actuellement.
La baisse, toute relative, des attaques de
la Résistance Irakienne ces derniers mois est à mettre sur le compte non du fameux renforcement de la présence militaire voulue par Bush, qui reste furtive car les soldats ne se déploient pas sur le terrain, mais aux techniques d’enrôlement d’une partie des groupes armés de résistance, moyennant de grosses quantités de dollars.
Il n’existe pas de chiffres officiels, mais ils seraient entre 16 000 et 80 000 de Citoyens Impliqués Localement répartis en une centaine de groupes.

Cette dénomination veut faire passer ces mercenaires indigènes nouvelle manière pour des brigades spontanées de lutte contre un ennemi sinon imaginaire du moins largement secondaire à l’intrusion de l’armée occidentale.
Le Contre Amiral Gregory Smith a annoncé en fin de semaine l’intégration très prochaine de 9000 d’entre eux dans des Académies militaires ou des Écoles de police.
Ainsi, seule une partie des faux volontaires qui assistent au sol les opérations aériennes étasuniennes et qui surtout ont momentanément suspendu la lutte armée contre les US(a) va être entraînée pour être versée dans l’armée irakienne en formation, sans succès encore décelable, depuis 2003.
Au même moment, Abou Marouf le commandant d’une formation de 13 000 hommes, combattant contre les US(a) jusqu’en 2007, date où il fut contacté puis payé ainsi que ses hommes pour renoncer à se battre contre l’occupant menace de rompre son alliance avec les services du général Petraeus. Cet homme de 40 ans appartient à la puissante tribu des  Zubaï tient sous son autorité une zone étendue depuis Fallouja jusqu’à Baghdad, lieu de résistance féroce jusqu’à il y a peu.
Il refuse d’être écarté du futur commandement de l’Armée et veut l’intégrer avec ses unités pour contrebalancer son actuelle prépondérance shiite.
Toute méprise sur la volonté de nombre de ces anciens Baathistes à revenir au pouvoir de la part de l’équipe qui prétend avoir gagner la guerre ramènera la résistance armée à un niveau encore jamais vu jusque là.
Des vidéos circulent sur Internet montrant des Résistants accueillant avec bienveillance d’anciens « collaborateurs »repentis.
C’est bien la première fois dans l’histoire des conquêtes militaires qu’une armée étrangère paie des résistants à son invasion en monnaie sonnante et trébuchante contre une trêve relative qui ne dit pas son nom. La première fois aussi que ceux qui sont censés avoir été conquis veulent partager le pouvoir avec les conquérants.
Au total, la victoire des US(a) sera la restitution du pouvoir au parti honni du Baath (du terme qui veut dire Renaissance et ici  la renaissance de l’identité arabe) qu’ils sont venus destituer.
Les historiens qui se pencheront sur le mode de désagrégement de la puissance étasunienne risquent de rester médusés devant de telles boucles d’absurdités entretenues par le seul souci de la communication.
Une fois achevé le sacrifice de Mme Benazir Bhutto sur l’autel des Médias toujours en manque de figur(in)es promouvant la démocratie à l’occidentale, les choses sérieuses s’entretiennent mezzo vocce. Musharaf rejette les offres répétées de Robert Gates qui lui propose avec insistance une aide pour l’entraînement de l’armée pakistanaise et pour mener des opérations conjointes, menace à peine déguisée de faire débarquer les troupes US au Pakistan.
Il est d’autant plus enclin à braver l’autorité de tutelle qu’il se sait appuyé par l’autre puissance émergente. Le journal « China’s People Daily » a titré : Aucun autre désordre politique ne sera tolérable au Pakistan.
Alors, qui fait la loi ?
Convergence des Causes
29 janvier 2008


8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 Une part des revenus pétroliers irakiens pour les réfugies.
Plus de 4,5 millions d’Irakiens — un cinquième de la population — ont été déplacés à l’intérieur et à l’extérieur de leur pays, en raison des politiques sectaires menées par l’occupation et les gouvernements qu’elle a installés depuis l’invasion illégale de l’Iraq en 2003
La communauté internationale, les forces d’occupation et le gouvernement en Irak, sont légalement tenus de soutenir et de protéger les réfugiés irakiens
Les réfugiés irakiens sont des citoyens irakiens. Ils ont les pleins droits de vivre dans la dignité, de bénéficier équitablement des ressources nationales, ainsi que de rentrer dans leurs foyers
Le Conseil de sécurité de l’ONU, en tant que plus haut organe des Nations Unies, a le pouvoir et l’obligation légale, d’assurer les besoins des réfugiés irakiens, en adoptant une résolution qui exige de l’Etat irakien de répartir proportionnellement les revenus nationaux aux agences responsables et aux pays d’accueil
vendredi 8 février 2008

L’humanité est en détresse en Iraq. Notre responsabilité morale est de la sauvegarder. Rejoignez-nous.
Initiative Irakienne Internationale pour les réfugiés irakiens
1153 signatures à ce jour
Pour signer la pétition, prière de cliquer sur le lien ci-dessous :
http://3iii.org/proposal/une-part-des-revenus-petroliers-irakiens


9 Annexe - Géopolitique et stratégie - Analyse Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

9-1 Stephen J. Morgan : Les États-Unis ont utilisé la bombe à neutrons pour s'emparer de Bagdad.

Dans sa guerre d'info intox, en 2003, l'armée américaine a fait croire à une victoire facile sur l'armée irakienne. Faux : face à une contre offensive irakienne et une résistance acharnée, notamment à l'aéroport de Bagdad, les américains ont lâchement utilisé une bombe thermonucléaire et des armes chimiques.
De nouvelles informations font surface sur l'éventualité que les US aient expérimenté des armes tactiques nucléaires contre les forces armées irakiennes il y a quatre ans lors des derniers jours de l'invasion.

Lors d'une récente interview avec The Iconoclast intitulée « Battle of Bagdad Cover-up Four Years Later² (Dissimulation sur
la Bataille de Bagdad- 4 ans plus tard), le capitaine Eric H.May, un ancien officier des services secrets et des affaires publiques au sein de l'armée US, a déclaré :

« la vérité c'est que la bataille a commencé le 5 avril, la nuit où on a dit qu'ils avaient contre attaqué à l'aéroport de Bagdad et qu'il y avait des combats intenses qui ont duré pendant plusieurs heures. La meilleur preuve que j'ai venant de sources internationales, de sources scientifiques, c'est que la position devenait intenable à l'aéroport de Bagdad et nous avons utilisé une tête nucléaire à neutron, au moins une. C'est le grand secret de l'aéroport de Bagdad. »

La veille du 4ème anniversaire, le 8 avril, aux informations sur Al Jazeera a aussi été diffusée une interview de l'ancien chef de
la Garde Républicaine irakienne, Saifeddin Al-Rawi, au cours de laquelle il affirmait que les US avaient utilisé à la fois des bombes à neutron et au phosphore pour s'emparer de l'aéroport de Bagdad il y a 4 ans. Cette affirmation édifiante peut d'une certaine façon expliquer l'effondrement soudain et surprenant du Corps d'Elite de la Garde Républicaine , dont les soldats survivants constituent actuellement certains des éléments les plus tenaces et dangereux de la résistance.

Lors de l'interview Al-Rawi racontaient comment les bombes larguées « avaient annihilé les soldats mais laissé les bâtiments et les infrastructures de l'aéroport intacts ». Environ 2000 soldats irakiens ont menée une résistance acharnée avant d'être brusquement désintégrés.

Les bombes à neutron sont des bombes thermonucléaires dont la détonation se fait avec une explosion minimum, mais elles émettent des radiations qui pénètrent dans les bâtiments et les blindés et sont instantanément mortelles pour les êtres humains.

L'accusation d'Al-Rawi n'est pas sans fondement, puisque les américains et les britanniques ont utilisé des bombes à l'UA et des armes chimiques telle que le Napalm lors de la première guerre du Golfe. L'UA est un sous produit de l'uranium enrichi dans des réacteurs nucléaires ou lors de la fabrication d'armes nucléaires. Les US actuellement le fixent sur les têtes de missiles car à cause de sa radioactivité il peut pénétrer les cibles en brûlant. Simon Helweg Larsen sur Znet a expliqué que « le 28 mars .2003 une unité de tanks a tiré deux salves d'armes à l'UA de 120mm en lisière de la route principale de la zone urbaine de Kifi, créant un effet de vide qui a littéralement aspiré les résistants de leurs cachettes les projetant dans les rues, où ils ont été abattus avec de petites armes à feu, où écrasés par des tanks. »

Ces informations concernant l'utilisation de ces armes sont également plausibles étant donné qu'on sait que pendant la première guerre du Golfe les US ont tiré 14 000 obus à l'Uranium Appauvri et largué 940 000 bombes à l'UA d'avions visant des tanks. Helweg Larsen a calculé que 280 tonnes d'UA s'est vaporisé ou n'a pas explosé. « 70% des bombes est vaporisée sous forme de fines particules qui peuvent être transportées par les vents sur de grandes distancesŠ » Depuis les irakiens sont touchés par des taux anormaux de cancers, malformations et fausses couchesŠ Surtout autour de Basra. »

De plus, malgré les affirmations de l'armée US qu'elle a arrêté d'utiliser du Napalm et détruit ses stocks en 2001, il existe des preuves sûres qu'il a été utilisé en Irak. Des reporters de CNN et du Sydney Moring Herald/Melbourne Age intégrés au 1er bataillon de la 7 ème Marines près de Basra, ont rapporté que le Napalm avait été utilisé contre des combattants de la résistance. Lyndsay Murdoch a rapporté dans le Sydney que « l'artillerie des Marines était soutenue par les avions de
la Flotte US qui ont largué 20 tonnes d'explosifs et de Napalm. « Martin Savidge reporter de CNN a parlé lui d'un assaut où « on estime maintenant que la colline a été touchée par des missiles, de l'artillerie et l'aviation et qu'ils en ont rasé quelques mètres. Et tout ce qui se trouvait au sommet a été touché par le Napalm. Et cela a pratiquement mis fin à toute opération irakienne sur cette colline. »

Ces dires correspondent aussi avec le fait que l'administration Bush a une politique d'attaque nucléaire préventive. Etant donné le fait que les forces armées US ont été amenées à croire que Saddam Hussein possédait des armes chimiques et biologiques de destruction massive, Washington et le Pentagone ont probablement donné le feu vert pour expérimenter les bombes à neutron et l'utilisation d'armes chimiques contre les troupes de Saddam. Après tout, ce sont les Britanniques qui avaient utilisé en premier le gaz moutarde sur les irakiens dans les années 20 et 30. Pourquoi ne pas expérimenté les armes de destructions massives les plus récentes sur les irakiens d'aujourd'hui ?

Stephen J. Morgan

Article original., « Us Used Neutron Bomb to Take Baghdad »,
http://www.freearticlesarchive.com/article/US_Used_Neutron_Bomb_
to_Take_Baghdad/99938/0/ , 23/09/2007.
Introduction et Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org
Mondialisation, 05/02/2008
 

n°332- Dossier d'Irak - 05 au 11-02 Fin

2 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse (suite)

9-2 Felicity Arbuthnot : Opération "Boucherie dans le Désert", Méditation pour une Journée de l'Holocauste. (complet)

9-3 Mahdi Darius Nazemroaya : L'OTAN et Israël : Instruments des guerres de l'Amérique au Moyen-Orient.

9-4 Géographie de l'Irak


9-2 Felicity Arbuthnot : Opération "Boucherie dans le Désert", Méditation pour une Journée de l'Holocauste.(complet)

Voilà dix-sept ans, aujourd’hui, que l’Amérique et la Grande-Bretagne se sont embringuées dans leur « Solution Finale » de la population irakienne.
Les quarante-deux journées de bombardements en tapis, réjouissance à laquelle s’étaient joints trente-deux autres pays, contre un pays comptant tout juste vingt-cinq millions d’âmes, doté d’une armée de jeunes conscrits, une moitié de la population, en gros, âgée de moins de seize ans, et pas d’aviation, n’étaient que le début d’un siège total, sous l’égide de l’Onu, d’une férocité toute médiévale. Ayant réduit, comme James Baker s’étaient vanté qu’il le ferait, réduit l’Irak à l’« ère préindustrielle », ce pays se vit dénier toute normalité : ni commerce, ni aides, ni télécommunications, ni énergie, ni traitement des eaux usées, ni réparations de canalisations d’eau potable, ni semences, ni nourriture, ni médicaments, ni équipement médical…

Dix-sept ans avant la date où j’écris ceci, l’Irak entrait dans la deuxième semaine de bombardements en tapis barbares, quasiment vingt-quatre heures sur vingt-quatre, qui, à l’époque, comme c’est toujours le cas aujourd’hui (je le rappelle, de crainte que nous ne l’oublions, à nouveau), violaient le protocole additionnel numéro 1 à
la Convention de Genève de 1977, dont voici le texte :
« Il est interdit d’attaquer, de détruire, d’enlever ou de mettre hors d’usage des objets indispensables à la survie de la population civile, tels les aliments, les récoltes, le bétail, les installations de traitement de l’eau potable ou d’irrigation, afin d’en priver la population civile ou
la Partie adverse au conflit… ce, quelque soit le motif. »

Le blitzkrieg contre l’Irak visait délibérément tout ce qui était « indispensable à la survie ».

En l’espace de vingt-quatre heures, la plus grande partie avait été détruite. L’électricité fut coupée au bout de deux heures de bombardement, entraînant la mort des patients branchés à des machines de respiration assistée et tous les équipements vitaux, les bébés en couveuse, ou les personnes nécessitant une assistance respiratoire sous oxygène. Les réfrigérateurs se mirent à dégeler, tous les médicaments nécessitant d’être réfrigérés, ainsi que les poches de transfusion sanguine ou de solutions salines destinées aux blessés furent détruits. La nourriture commença à pourrir, et, entre bombardements et fermetures des banques (un peu plus tard, par crainte des pillages et mises à sac), les pièces de rechange se raréfièrent, jusqu’à devenir tout-à-fait introuvables.

A Najaf, soixante-dix patients sous dyalise, « des amis de longue date », déclara l’infirmière responsable de ce service, moururent en raison de la coupure du courant électrique. Le réseau d’adduction d’eau potable fut délibérément détruit, les pièces de rechange étant, par la suite, refusées par le lamentable comité des sanctions dominé par les Anglo-Américains – un comité dans lequel aucun des responsables n’avait de colonne vertébrale – et l’eau du robinet est encore mortelle, à ce jour.

C’était là le plan du commandement central US, semble-t-il, depuis le début. La destruction du réseau d’eau potable de l’Irak a été décrite par le professeur Nagy et Stéphanei Miller comme suit : « un Holocauste au ralenti ». Rares sont les témoins qui auraient pu mieux caractériser la situation.

(voir : Comment les Etats-Unis ont délibérément détruit le réseau d’adduction d’eau de l’Irak [
How the US deliberately destroyed Iraq's water], par Thomas J. Nagy.)

La tour des télécommunications de Bagdad fut, elle aussi, une des toutes premières victimes. C’était une structure élégante, élancée, en bordure du quartier Mansûr. Elle gît, brisée et tordue, comme gisèrent les corps de ceux qui y travaillaient. L’Irak fut ainsi coupé du monde, l’étendue et les atrocités des bombardements restant ainsi très largement ignorées, durant un temps considérable. Les Irakiens vivant dans le monde entier n’avaient plus aucun moyen qui leur permît de savoir si leurs familles, leurs amis, leurs êtres chers, leurs fiancés et fiancées, leurs conjoints, étaient toujours vivants, ou déjà morts. Les stations de radio et de télévision, dans tout l’Irak, avaient été bombardés afin que nul avertissement ne puisse être donné aux civils (les journalistes, eux aussi, sont normalement couverts par des mesures spécifiques de protection, mais les décideurs, apparemment, non seulement sont des illettrés, mais ils ignorent les lois.)

Les hôpitaux, les dispensaires, les écoles et les jardins d’enfants furent bombardés, l’éducation fut éradiquée si totalement que les stocks de matériel éducatif, se trouvant dans des immeubles séparés des écoles (habituellement dans un point central de distribution, à quelques kilomètres des villes) furent, eux aussi, bombardés. L’agriculture, sous toutes ses formes, fut délibérément prise pour cible. Les élevages de poulets furent bombardés, les troupeaux de moutons et de chèvres furent mitraillés, environ la moitié de tous les buffles furent tués, et les produits de la ferme disparurent de la circulation. Les silos, les hangars agricoles, les usines agro-alimentaires furent réduits en ruines. Un crime guerre d’une immensité stupéfiante, pour lequel nul décideur, ni nul pilote assassin, génocidaire et infanticide n’a jamais été traîné devant un quelconque tribunal…

Les usines pharmaceutiques y passèrent, les usines produisant des seringues furent laminées. Et, du fait une politique particulièrement psychotique, les pays qui étaient les partenaires commerciaux de l’Iark, et qui avaient construit des usines et des infrastructures dans ce pays, bombardèrent, chacun, essentiellement celles qu’ils avaient eux-mêmes construites ! Les de l’Amérique se mirent en piqué, pour bombarder les usines Pepsi et Coca-Cola. La « bravoure » militaire n’avait jamais atteint, jusqu’ici, un tel point de déviance, de débilité et d’arriération mentale.

Le napalm et les défoliants ayant été utilisés abondamment, la moitié des arbres de l’Irak, y compris les immenses palmiers ancestraux, moururent. Les palmiers survivant ne portèrent aucun de leurs fruits succulents durant près de cinq ans. Dans les fermes paisibles, familiales, au milieu des palmiers, les femmes et les bestiaux avortaient et, souvent, mouraient en couches. Les survivants décrivent tous une « vapeur », sortant des avions, puis les conséquences – horribles – affectant les gens vivant à l’ombre des palmeraies ou des bosquets, où des estivants s’installaient afin de goûter la fraîcheur toute relative, mais appréciable durant l’enfer des étés irakiens. Et, bien entendu, cette décimation venue d’en-haut, plus de bombes ayant été lancées, quotidiennement, que celles qui furent lâchées durant une journée moyenne de
la Seconde guerre mondiale, c’est, au total, une puissance explosive cinq fois supérieure à celle d’Hiroshima qui dévasta l’Irak.
Les armes utilisées comportaient de l’uranium appauvri, qui continue à irradier l’Irak et, au-delà de l’Irak, la région, les gens, la faune et la flore – et continuera à le faire durant quatre milliards d’annés et demi ! … « la protection de l’environnement naturel contre des dommages étendus, prolongés et sévères » est une autre stipulation absolue de
la Convention de Genève. Elle proscrit absolument … « tout dommage à l’environnement naturel, au préjudice de la santé de la population et de sa survie. »

Les contraventions ne peuvent pas être pires que le fait de condamner d’inestimables générations encore à naître à la mort et à la difformité. Les principes de Nuremberg sont dépassée, par la manière dont sont traités tant les civils que les soldats : « … assassinat ou mauvais traitements… de prisonniers de guerre… de plus, l’extermination… et autres agissements inhumains à l’encontre de toute population civile. »

Les ‘agissements inhumains’ commis contre le peuple irakien en 1991 sont constitutifs de crimes de guerre dont ont ne peut qu’espérer, du fait que personne n’a été traîné en justice, qu’ils hanteront leurs perpétrateurs jusqu’à leur mort.

Le massacre de l’autoroute de Basrah, perpétré après le cessez-le-feu, contre des civils en fuite et des troupes en déroute et se retirant, découpés en morceaux ou incinérés par le « tir au pigeons » du Général Schwarkopf. Mais toute la guerre, bien entendu, ne fut nullement différente. Saddam Husseïn avait proposé, et même, de fait, avait commencé de se retirer du Koweït avant que le carnage ne commence, maiss, comme tuojours, pour les Etats-Unis, il était « trop tard » pour une conciliation. Les autobus, les camions, les voitures particulières furent eux aussi pris pour cibles durant la totalité des quarante-deux jours de massacre non-stop. Des camions transportant des médicaments, de la viande, des produits de première nécessité, furent brûlés, avec leur conducteur. Des soldats occidentaux prirent leurs « photos de tableaux de chasse », horribles, avec les restes pitoyables des victimes calcinées et démembrées.

Quand l’Observer (un journal britannique) imprima, portons ça à son crédit, la photo qui devint le symbole des atrocités de l’an de disgrâce 1991 – ce soldat irakien, avec son visage comme fondu sur le pare-brise de son véhicule, il y eu un cri d’horreur. La sensibilité des lecteurs ne pouvait être confrontée à de telles atrocités. Maggie O’Krane, dans un article du Guardian Weekly (16 décembre 1995), décrit la réalité. Insupportable. Des parents, suppliant, espoir pour espoir, que ceux qu’ils avaient aimés avaient pu, on ne sait pas trop comment, survivre à l’enfer, à l’Hadès, que fut le massacre de l’autoroute de Bassorah. « Le jour où la guerre prit fin, à une station d’autobus, au Sud de Bagdad, la nuit tombait, et la route était pleine de femmes éplorées.

Les survivants irakiens du « tir au pigeons » sur l’Autoroute de Bassorah se traînaient, rentrant chez eux, avec des plaies ouvertes et purulantes. Leurs épouses se jetaient littéralement sur les minibus et les camions cabossés, tirant des manches, suppliant, implorant : « Où est-il ? L’avez-vous vu ? Il n’est pas avec vous ? » Certaines d’entre elles tombaient, à genoux, sur l’asphalte de la chaussée, en entendant l’insupportable nouvelle.

D’autres ne cessaient de courir, d’un bus à un camion, d’un camion à un bus, d’un bus à une voiture, dans l’espoir d’entrevoir leurs fils ou leurs compagnons – les 37 000 soldats irakiens qui n’allaient jamais rentrer chez eux. Cela continua, toute la nuit, et ce fut la scène la plus désespérante et la plus navrante à laquelle je n’eusse jusqu’alors encore jamais assisté. » Il y eut pire. Pensez à ces excès d’horreur dont les médias occidentaux avaient littéralement bassiné leurs lecteurs, depuis des années, ces horreurs perpétrées par des gens d’autres cultures, présentant d’autres traits : Staline, Pol Pot, et bien sûr Saddam Husseïn, et prenez connaissance de ce passage, dans l’article de Maggie O’Kane :

Retournant chez lui, dans sa ville natale de Bryson, en Caroline du Nord, après la guerre du Golfe, la première chose que vit le sergent Joe Queen, ce fut un grand calicot, devant le restaurant Hardees Burger, où l’on pouvait lire : « Bienvenue à la maison, Joe Queen ! » Joe Queen, qui avait reçu une étoile de bronze, voulait décompresser, après la guerre, mais la ville de Bryson ne l’entendait pas ainsi. Joe, dix-neuf ans, avait été, immédiatement après Tempête dans le Désert, le premier fantassin américain à franchir la frontière saoudienne à bord d’un bulldozer blindé. Son boulot consistait à enterrer vivants des Irakiens dans leurs tranchées, puis à bien combler lesdites tranchées, afin que le reste de
la Grosse Rouge (the Big Red One), comme est surnommée la Première Brigade Blindée Mécanisée, puisse suivre, gentiment et aisément, derrière lui. Joe Queen ne sait pas combien de soldats irakiens il a ainsi enterrés vivants, sur le front.

Mais, cinq ans après, dans sa base militaire, en Géorgie, il se souvient très bien de la façon dont cela fonctionnait :

« Le sable était si fin qu’une fois entamé par la lame du bull, il s’écartait immédiatement sur les côtés, si bien que nous n’avions jamais à faire des va-et-vient. Alors comme ça ; t’avances, à vingt-cinq, trente, trente-cinq kilomètres à l’heure, juste en longeant la tranchée… Tu les vois pas. T’as du sable jusqu’au-dessus des yeux, mais tu sais ç’que t’as à faire. Tu l’as fait tellement souvent qu’tu pourrais l’faire les yeux fermés… J’pense pas qu’y z’aient eu la moindre idée d’ç’qui leur arrivait, pacequ’la tronche qu’y faisaient quand on passait au-dessus d’la banquette d’la tranchée était rien qu’un air stupéfait. Tandis que je me retirais, j’ai vu certains des troufions qu’essayaient de se rendre, mais y z’y sont passés aussi : ils s’sont fait enterrer ! Y avait deux sortes de bull, des vrais, des classiques, quoi, et pis y’avait aussi des tanks, et y foutaient un truc dans l’genre lamed’bull devant. Y’avait des mecs qui marchaient à la rencontre des nôtres en tenant leurs armes en l’air, pour se rendre ; et les tanks les renversaient comm’des quilles pour les bousiller… Y z’ont creusé un gros trou dans l’sabl’ ; y z’y ont foutu les bougnoules, et y z’ont aplani… » Un combattant irakien survivant a décrit la façon dont ses camarades ont été ainsi enterrés vivants, ses amis, qui avaient mangé avec lui, qui avaient plaisanté avec lui… « Je suis incapable de décrire ça. Nous étions amis. J’avais partagé des repas avec certains d’entre eux. Je parlais avec certains d’entre eux. Je ne puis dire ce que je ressens, en ce moment… J’ai vu un gars, il avait été coupé en deux par un bulldozer. Une moitié de son corps était d’un côté, et l’autre, de l’autre, à plusieurs mètres. »

J’espère que vos cauchemars et que ceux de vos collègues hanteront à jamais Joe Queen. Puisse le spectre de ceux que vous avez ensevelis vivants, vous et vos collègues, vous suivent partout où vous irez, pour les siècles des siècles. Amen !

Les fosses communes portent d’ailleurs les noms des commandants qui ont ordonné la décimation de l’Irak en 1991, avec leurs commandants et leurs soldats – chacune d’entre elles est identifiée ainsi. Ironie de l’Histoire, les « fosses communes » de Saddam Hussein semblent, jusqu’ici, du bidon. On n’a trouvé seulement des cimetières militaires, et les tombes des insurgés encouragés par les Etats-Unis et
la Grande-Bretagne , à la fin de la décimation des Irakiens, en 1991. La guerre, bien entendu, ne s’est jamais terminée. Les treize années d’embargo qui suivirent ont vraisemblablement causé la mort d’un million deux-cent-cinquante mille personnes.

De plus, les Etats-Unis et
la Grande-Bretagne bombardèrent l’Irak (illégalement) jusqu’à l’invasion (illégale) de 2003. En 2002, ils mirent en œuvre leur destruction de toute vie, de tout être et de quartiers d’habitations entiers, avec les familles à l’intérieur, les enfants en train de jouer, les enfants en train de faire leurs devoirs, les troupeaux de moutons et de chèvres, avec leurs pâtres, bien souvent, là encore, des enfants. Cela, un an, environ, avant que les Etats-Unis n’entament leur opération Southern Focus, histoire de changer de sa stratégie de représailles, en augmentant le nombre global des missions et en sélectionnant des objectifs dans l’ensemble des zones interdites de survol aérien, afin de casser la structure du commandement militaire irakien. Le poids des bombes lancées augmenta, passant de zéro, en mars 2002 et 0,3 en avril 2002 jusqu’à entre 8 et 14 tonnes par mois, en mai-août, et atteignant un pic de 54,6 tonnes, préparatoire à la guerre de l’année suivante, en septembre 2002 (source : Wikipedia) »
Une étude récente du Center for Public Integrity a, lui aussi, découvert des bobards de l’administration Bush, d’une stature telle qu’ils auraient dû provoquer la mise sur la touche de George Deubeuliou (impeachment), conduisant à l’invasion.

Cette étude a recensé 935 fausses déclarations, sur deux années. Elle avait trouvé ces déclarations fallacieuses dans des discours, dans des briefings, des interviews et autres circonstances. Bush et les responsables de son administration ont ainsi affirmé, de manière non équivoque, à au moins 532 reprises, que l’Irak possédait des armes de destruction massive, ou qu’il essayait d’en construire ou de s’en procurer, ou encore qu’il était lié à Al-Qa’ida, ou les deux. « Bush arrive en tête, avec 259 mensonges, dont 231 sur les armes de destruction massive en Irak, et 28 au sujet des liens prétendument entretenus par l’Irak avec Al-Qa’ida, a constaté l’étude. Il n’était coiffé au poteau que par le seul Powell, avec ses 244 assertions fallacieuses quant aux armes de destruction massive irakiennes, et ses 10 au sujet des liens fantasmatiques entre l’Irak et Al-Qa’ida. (
Public integrity)
L’excès des enfants en bas âge (moins de cinq ans) morts en Irak, dans la période consécutive à l’invasion (2003-2007) dépasse le million. En Afghanistan, après l’invasion, à un million neuf cents milles (2001-2007).

Mentionnons une autre abomination de notre époque : le siège, par Israël, de la bande de Gaza (depuis juin 2007, toujours en cours) ; les chiffres totaux des morts sont peu clairs. Les chiffres de
la CIA en matière de mortalité infantile, toutefois, sont effrayants : en 2004, le taux des enfants morts en bas âge s’établit à 23,54 pour mille. En Suède (en 2007), c’est tout juste 2,76 pour mille. Etant donné la suppression des fournitures d’électricité et de la quasi-totalité de tous les produits de première nécessité depuis juin 2007, des données statistiques sérieuses font cruellement défaut – et des exigences incessantes et absolues que soient respectés les droits humains de nos voisins en mondialisation à Gaza, en Irak et en Afghanistan, ainsi que les oubliés de la décimation de l’opération « Pluie brûlante » au Liban. Respectés par ‘nous, le peuple’, ‘we the people’… Commem les agissements génocidaires de Joe Queen, les atrocités perpétrées dans ces pays sont commises en notre nom. « Se taire, c’est être complice »

(Pour plus d’information sur une complicité encore bien plus honteuse – depuis 1950 – voir
« Body Count », du Dr Gideon Polya ; une étude académique, cruciale, indipensable).


« Il n’y avait plus personne à tuer », déclara le Général Norman Schwartzkopf après le bain de sang de l’autoroute Koweït-Bassorah, où même les blessés agitant des drapeaux blancs et les médecins qui les accompagnaient furent liquidés.

« Moralement, nous avons vaincu », m’a dit un médecin irakien, peu après. « Nous sommes les nouveaux juifs », est un propos que l’on entend souvent tenir par des Arabes, désormais.

Au moment où j’écris ceci, en une Journée de commémoration de l’Holocauste, il est impossible de se dire qu’il n’est nul besoin de camps de travaux forcés, ni de déportations, ni de Zyklon B, pour faire un holocauste. Quand le chiffre des morts, en Irak, en Afghanistan et à Gaza atteindra les six millions, tandis que le monde reste sur la touche, à regarder, auront-ils aussi leur propre Journée du Mémorial de l’Holocauste ?

Allons nous, nous tous, quelle que soient la couleur de notre peau ou notre religion, jamais retenir une quelconque leçon, avant qu’il ne soit trop tard ?

Felicity Arbuthnot
Article original en anglais, «
Operation Desert Slaughter -Thoughts on Holocaust Memorial Day ». publié le 28 janvier 2008.
Traduction Marcel Charbonnier
Le 8 fevrier 2008

Mondialisation.ca

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Please also read following article by Felicity Arbuthnot:

http://turkmenfriendship.blogspot.com/2008/02/felicity-arbuthnot-united-nations.html

BLUE WOMAN


9-3 Mahdi Darius Nazemroaya : L'OTAN et Israël : Instruments des guerres de l'Amérique au Moyen-Orient.

Extraits…

Le rôle de l'OTAN sur le Théâtre de Guerre au Moyen Orient
L'Organisation du Traité Nord Atlantique (OTAN) est devenue un instrument pour soutenir les objectifs étrangers et sécuritaires anglo-américains et franco-allemands. Bien qu'il existe des différences internes au sein de l'OTAN, les intérêts des US, de l'UE et d'Israël – qui depuis 2005 est traité comme un membre de facto de l'OTAN – sont intimement liés dans l'alliance militaire atlantique.

Deux zones au Moyen Orient ont été militarisées par des puissances étrangères : le Golfe Persique et le Levant.
Pour cela, il y a eu deux phases distinctes de militarisation au Moyen Orient depuis la fin des années 70, la première étant distinctement anglo-américaine, et remontant à la guerre Irak Iran et la suivante étant un effort unifié de l'OTAN impliquant
la France et l'Allemagne comme acteurs clés.

Bien que le processus de militarisation au Levant ait commencé après
la Seconde Guerre Mondiale avec la création d'Israël, le rôle distinct de l'OTAN dans ce processus a pris forme depuis le lancement de la « Guerre Mondiale contre le Terrorisme » en 2001.

Paris et Berlin révèlent leurs fonctions dans la « Guerre Mondiale contre le Terrorisme »

L'UE menée par
la France et l'Allemagne, a effectivement soutenu la politique étrangère anglo-américaine depuis le lancement de la « Guerre Mondiale contre le Terrorisme ». La conséquence c'est l'expansion illimitée de l'OTAN au Moyen Orient et en Asie Centrale.

Il est prévu qu'à la fois l'OTAN et Israël prennent des responsabilités majeures dans les conflits régionaux à venir avec l'Iran et
la Syrie , s'ils devaient éclater. C'est évident quand on observe les positionnements des troupes de l'OTAN et des navires de guerre au Moyen Orient, Afghanistan, et aux frontières à la fois de l'Iran et de la Syrie.
Israël
: De Facto un Bras Armé de l'OTAN
« L'objectif diplomatique et sécuritaire d'Israël…doit être clair : rejoindre l'OTAN et entrer dans l'Union Européenne. » Avigdor Lieberman, (ex ndlt) ministre des affaires stratégiques d'Israël.

Israël a établi un accord de coopération militaire de haut niveau avec l'OTAN. Avigdor Lieberman a déclaré qu'Israël est destiné à devenir un avant poste de l'UE et un membre effectif de l'OTAN. (7) L'ancien ministre israélien a aussi dirigé les contacts israéliens de haut niveau avec l'OTAN et le dossier de guerre contre l'Iran. Il a été impliqué avec les US et l'OTAN en ce qui concerne les préparations coordonnées contre la Syrie et l'Iran.

Depuis la création de l'état juif, Israël a été perçu comme un avant poste de ce que l'on appelle « l'Occident » et de ses intérêts au Moyen Orient et dans le Monde Arabe. Israël est un membre actif de l' »Operation Active Endeavour in the Eastern Mediterranean” (Opération Effort Actif dans l'Est Méditerranéen) de l'OTAN. Bien qu'Israël ne soit pas un membre de l'OTAN, Israël ensemble avec
la Turquie , constitue l'épine dorsale de la force de l'OTAN au Moyen Orient. La Turquie et Israël sont tous deux destinés dans le futur à jouer un rôle militaire de premier plan dans la région Méditerranéenne.

A la fin de 2007, Israël a commencé à affirmer qu'il avait reçu le « feu vert » des US, de l'UE, et de leur corps militaire mutuel, l'OTAN, pour lancer une attaque contre l'Iran. Cela provoquerait l'embrasement du Moyen Orient. L'armée israélienne s'est entraînée en continu et leurs supérieurs ont dit aux soldats israéliens de se préparer pour une « guerre totale ».

Scénario de guerre régionale : préparations israéliennes pour une tempête de représailles par missiles
Le projet pour un « Nouveau Moyen Orient » coûtera très cher, et le prix en sera une guerre. La militarisation de
la Bande de Gaza comporte plusieurs volets et est liée aux préparatifs d'un conflit plus large au Moyen Orient. Le déploiement de troupes étrangères dans la Bande de Gaza et la Cisjordanie , comme au Liban, et l'emmurement de la Cisjordanie servent aussi les mêmes objectifs pour contenir les Palestiniens si une guerre éclatait au Moyen Orient entre Israël, l'Amérique, et l'OTAN d'un côté, et la Syrie , l'Iran et leurs alliés de l'autre.
Le raisonnement qui fonde cette analyse c'est qu'une guerre contre l'Iran et
la Syrie réduirait et affaiblirait l'armée israélienne : les forces israéliennes seraient exposées aux missiles balistiques de l'Iran et les différents groupes de résistance palestiniens en ont bien conscience. Si une guerre régionale éclate entre Israël et l'Iran et la Syrie , les Palestiniens pourraient se voir élever en tant que combattants pratiquement à égalité avec les Israéliens dans les territoires occupés palestiniens. La dynamique du conflit entre Israéliens et Palestiniens serait immédiatement transformée.
Des divisions entre les Libanais et les Palestiniens feraient obstacle à l'efficacité d'un effort combiné militaire contre Israël dans le cas d'une guerre plus étendue. La situation est la même que celle en Irak : plus les irakiens sont divisés, plus faible est leur effort de guerre contre les US et leurs alliés occupant l'Irak. En dehors de la Palestine , la Nakba a été répétée en Irak. Il n'y a pas d'erreur là-dessus, les occupations de la Palestine et de l'Irak sont de même nature, et ont les mêmes architectes. Bilad Al-Sham, l'Irak, et leurs peuples souffrent de la même source.
Existe-t-il un lien entre les discussions sur un état Palestinien et
la Guerre ?

« La guerre que nous (Israël) menons au Moyen Orient ce n'est pas seulement la guerre de l'état d'Israël… et nous (Israël) sommes sur les lignes de front. » Avigdor Lieberman, (ex) ministre des affaires stratégiques.
Suite à l'assassinat d'Hariri,
la France et l'Allemagne sont devenues plus actives dans la valse diplomatique au Moyen Orient. Les ressources franco allemandes sont totalement activées et alignées sur les intérêts anglo américains sur le front diplomatique. Avant de se rendre en Egypte pour une visite d'état, la chancelière Angela Merkel a déclaré que l'Allemagne et l'UE redémarreraient le processus de paix arabo israélien. (8) Des diplomates franco allemands et l'UE ont aussi harmonisés leurs efforts avec l'Arabie Saoudite pour ce qui est de calmer les Palestiniens. (9)

On peut dresser de nombreux parallèles entre la marche vers la guerre de 2002 et 2003, en relation avec l'Irak et l'actuelle marche vers la guerre contre
la Syrie et l'Iran. L'un de ses parallèles c'était l'initiative de la Maison Blanche pour ranimer le « processus de paix arabo israélien » ainsi nommé, et aider à l'établissement d'un état palestinien indépendant avant l'invasion anglo américaine de l'Irak.

Il y a un lien étroit entre les guerres américaines au Moyen Orient et les ouvertures faites en direction des Arabes pour la création d'un état palestinien. Les Accords d'Oslo ont également été liés à la défaite de l'Irak en 1991 lors de
la Guerre du Golfe. Est-ce pour cela que George W. Bush a plus parlé de la menace de l'Iran que de paix lors de sa tournée présidentielle au Moyen Orient et sa visite en Israël ?

L'une des explications pour les déclarations US concernant l'état pour les Palestiniens, une façade, c'était de s'assurer qu'aucun des gouvernements clients dans le Monde Arabe serait renversé par des révoltes de populations arabes et remplacé.
La Question Palestinienne et le soutien aux palestiniens sont un problème qui peut faire gagner ou perdre les cœurs et les esprits dans le Monde Arabe et avec beaucoup de populations musulmanes. L'idée c'est tant qu'il y a un silence temporaire sur le front palestinien, des nouveaux fronts peuvent être ouverts sans créer une révolte de masse au Moyen Orient et ailleurs.

Si Napoléon était encore en vie, il n'aurait pas été surpris des évènements qui secouent l'environnement mondial, spécialement au Moyen Orient. Aujourd'hui, la politique étrangère façonne encore les incidents internationaux. Israël a été une entité combattant et luttant pour sculpter et façonner son environnement stratégique.

Si les US ou
la Grande Bretagne devaient prendre l'initiative de lancer une guerre, leurs dirigeants politiques devraient faire face à une violente opposition de l'opinion publique qui pourrait menacer l'establishment anglo américain et même créer une instabilité nationale. Mais si Israël lançait une guerre la situation serait différente.

Si Israël devait lancer une guerre au prétexte de se défendre d'une menace croissante iranienne, les US et l'OTAN interviendraient pour « protéger Israël » des représailles iraniennes sans avoir l'air d'avoir commencer une guerre internationale illégale.

Le blâme serait porté sur les israéliens pour la guerre plutôt que sur l'administration US et son indéfectible allié britannique. Les dirigeants politiques occidentaux avanceraient comme argument que c'est le devoir national de protéger Israël quelque soit les violations israéliennes du droit international.

Mahdi Darius Nazemroaya

Dimanche 10 Février 2008

Article original en anglais, « NATO and Israel: Instruments of America's Wars in the Middle East », publié le 29 janvier 2008.
Copyright Global Research/Mondialisation.

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org  

NOTES 
[1] Khaled Abu Toameh, PLO to form separate W. Bank parliament, The Jerusalem Post, January 14, 2008.
[2] Emine Kart,
Ankara cool towards Palestine troops, Today's Zaman, July 3, 2007.
[3] Dominique René de Villepin, Déclarations de Dominique de Villepin à propos du Grand Moyen-Orient, interview with Pierre Rousselin, Le Figaro, February 19, 2004.
[4] Mahdi Darius Nazemroaya, The Premeditated Nature of the War on Lebanon : A Stage of the Broader Middle East Military Roadmap, Centre for Research on Globalization (CRG), September 10, 2007.
[5] Israeli action in
Gaza ‘inevitable,' Al Jazeera, January 14, 2007.
[6]
Tom Spender, Israel ‘planning Gaza invasion,' Al Jazeera, April 4, 2007.
[7] Avigdor Lieberman:
Israel should press to join NATO, EU, Haaretz, January 1, 2007.
[8]
Germany to help renew Mideast peace efforts: Chancellor, Xinhua News Agency, December 10, 2006.
[9] Angela Merkel sets off to
Middle East , Associated Press, March 31, 2007.
[10] Ronny Sofer, Lieberman wants NATO troops in
Gaza , Yedioth Ahronoth, June 28, 2007.
[11] Ibid.
[12] Ibid.
[13] Ibid.
[14] NATO: The US and Europe can not suspend
Iran 's nuclear program, Azeri Press Agency (APA), July 11, 2007.
[15] Ibid.
[16] Sarah Baxter and Uzi Mahnaimi, NATO may help US strikes on
Iran , The Times (U.K.), March 5, 2006.
[17] Ibid.
[18] Julian Borger and Ewen MacAskill, Cheney pushes Bush to act on
Iran , The Guardian (U.K.), July 16, 2007.
[19]
Pakistan President arrives in Belgium for Europe tour, The Times of India, January 2008.
[20] Ibid.
[21] Indel Ersan, NATO chief urges cooperation with Gulf over
Iran , ed. Andrew Roche, Reuters, January 24, 2008.
[22] Jamal Al-Majaida, NATO chief discusses alliance's role in Gulf, Khaleej Times, January 27, 2008.
[23] Yuval Azoulay and Barak Ravid, Bolton: ‘Near zero chace' Pres. Bush will strike Iran, Haaretz, January 24, 2008; Israeli Transportation Minister, Shaul Mofaz, also indicated at the Herzilya Conference that the years 2008 and 2009 will also see the last diplomatic efforts against Tehran before an implied military option (attack) against the Iranians. The Israeli Transportation Minister also made similar threats before saying that sanctions had till the end of 2007 to work against
Iran until the military option would be prepaired. This prior threat was made as he led the Israeli delegation of the Israeli-U.S. Joint Political Military Group, which focuses on Iran, Syria, Palestine, and Lebanon . Shaul Mofaz was also the former commander of the Israeli military, a former Israeli defence minister, and hereto is one of the individuals in charge of the Iran file in Tel Aviv.
[24] Iran may be working on nuclear warheads: Israeli Defence Minister, The Times of India, January 26, 2008; Israel suspects Iranians already working on nuclear warhead, Agence France-Presse (AFP), January 16, 2008; Lally Weymouth, A Conversation With Ehud Barak, The Washington Post, January 26, 2008, p.A17.
[25] Sarkozy:
France worried by Iran-Israel tension, Associated Press, December 12, 2007.
[26]
U.S. will not attack Iran , Russian News and Information Agency (RIA Novosti), January 25, 2008.
[27] Bush trying to foment discord in Mideast, Tehran Times, January 28, 2008, p.A1+; Mahdi Darius Nazemroaya, America's “Divide and Rule” Strategies in the Middle East, Centre for Research on Globalization (CRG), January 17, 2008; Nir Magal, Syrian VP: We'll retaliate for Israeli aggression, Yedioth Ahronoth, September 8, 2007.
[28] Hezbollah chief scoffs at
Israel at rare public appearance, Agence France-Presse (AFP), January 19, 2008.
[29] Yitzhak Benhorin, Neocons: We expected
Israel to attack Syria , Yedioth Aharonot, December 16, 2006.
[30]
Anthon La Guardia , Iran wars Israel on pre-emptive strike, The Telegraph (U.K.), August 19, 2004.
[31] Mahdi Darius Nazemroaya, Israel's Nuclear Missile Threat against Iran, Centre for Research on Globalization (CRG), January 19, 2008; Hilary Leila Krieger, Mofaz warns sanction on Iran must bite by year's end, The Jerusalem Post, June 7, 2007.
[32] Hanan Awarekeh, Kassem: If Israel attacks, we'll show them surprise, Al-Manar, July 12, 2007.
[33] Ibid.

Mahdi Darius Nazemroaya est un auteur indépendant basé à Ottawa et spécialisé dans les affaires du Moyen-Orient. Il est chercheur associé au Centre de recherches sur la mondialisation.

Sources Global Research Posté par Adriana Evangelizt

12/02/2008

n°331-Journal d'Irak - 02 au 05-08 – Début

Sommaire :

Tiré à part :

Comment lire le budget de la défense des États-Unis ?

1 Analyse

Des résistants

Des occupants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 


L'Irak en chiffre: du 05-02 au 11/02/08

Tués Blessés
Peuple irakien 8 + x x
Usboys/Autres boys 7 x + 5
Policiers, armée et collaborateurs & miliciens 104 52

Tiré à part : Sondage 10-02

Question: Croyez-vous que la fin du mandat de George W. Bush va améliorer la situation en Irak?

Oui 8%
Non 92%
Nombre total de votes: 458

Comment lire le budget de la défense des États-Unis ?

Le département US de la Défense a présenté, le 4 février, son budget prévisionnel pour l’année fiscale à venir (qui débute en avril) à hauteur de 515,4 milliards d’US dollars.      Cependant ce chiffre est loin de la réalité.

 Le Bureau du Budget de la Maison-Blanche a en réalité transmis au Congrès une demande légèrement supérieure de 518,3 milliards ;
 Il conviendra d’y ajouter en cours d’année une enveloppe spéciale pour les guerres d’Irak et d’Afghanistan qui atteindra, selon les besoins, entre 70 et 200 milliards supplémentaires ;
 Les armes nucléaires sont imputées sur le budget du département de l’Énergie à hauteur de 17 milliards ;
 L’administration générale des services de
la Défense se réserve 3,2 milliards
 Le département de
la Sécurité de la Patrie requiert 40,1 milliards
 Les programmes de coopération militaire du département d’État (essentiellement des dons en armement) représentent 38,4 milliards
 Les soldes des Anciens combattants sont provisionnées sur le budget du département des Vétérans pour 91,3 milliards (somme qui devra par la force des choses être augmentée en cours d’année selon l’intensité des combats)
 Enfin les retraites versées aux officiers de réserve sont imputées sur le budget du département du Trésor à hauteur de 12,1 milliards.

Le budget de la Défense US 2009 devrait donc, selon toute probabilité, dépasser les 800 milliards de dollars.

Source : Réseau Voltaire


07-02 Un civil a été tué jeudi dans un bombardement américain de Bagdad après l'ouverture du feu par erreur par la "police de proximité" irakienne sur un patrouilleur américain croisant sur le Tigre, au sud de la capitale. Les soldats ont riposté et demandé du renfort aérien. Un bâtiment à proximité du point de contrôle de la police de proximité a été touché par le bombardement et un civil a été tué. (Reuters)
USA & Coalition

10-02 Le secrétaire US à la guerre Gates est arrivé dimanche à Bagdad, pour s’entretenir à Bagdad avec le chef des forces d’occupation, le général David Petraeus, qui doit émettre en avril une recommandation quant à une éventuelle poursuite du retrait de troupes après juillet. "Je souhaite bien-sûr entendre l’évaluation du général Petraeus, savoir où il en est et ce qui lui reste à faire avant de présenter ses recommandations", a-t-il dit (10 -2 – Al-oufok avec des agences de presse)

11-02 Gates a félicité ces soldats  pour avoir "mis en déroute" les insurgés d'Al Qaïda, … tout en soulignant que ce succès restait fragile. Car ils (les résistants) se sont regroupés plus au nord. Dimanche encore, des attaques de la résistance ont fait une cinquantaine de morts parmi les collaborateurs. (Reuters)

12-02 Les présidentiables Barack Obama et Hillary Clinton, ont annoncés : "Au lieu de fausses promesses et d'une stratégie erronée, les Américains ont besoin d'un retrait rapide et responsable de nos brigades de combat qui allège la pression sur notre armée, pousse les Irakiens à la réconciliation, et nous permette d'enfin nous concentrer sur les priorités négligées par Bush", AFP


2-1 Sur le terrain

2-2 Les forces en présence

 USA

10-02 L’armée américaine d’occupation compte environ 160.000 militaires en Irak, et compte retirer 30.000 soldats avant le mois de juillet 2008. (10 -2 – Al-oufok avec des agences de presse)

11-02. D'ici juillet, et si une amélioration sur le terrain se dessine, l'armée d’occupation US prévoit de retirer cinq brigades, ramenant le nombre de GI's à 130.000, soit le niveau d'avant l'hiver 2006-2007. Gates a précisé :"Je pense que l'idée d'une brève période de consolidation et d'évaluation est probablement raisonnable", a-t-il dit aux journalistes. Interrogé sur la durée de cette "période de consolidation", il a répondu: "C'est l'une des choses que nous sommes en train d'évaluer"…. (Reuters)


Milice

07-02 La police de proximité, est officiellement composée de "citoyens vigilants" (CLC), … (Reuters)

10-02 Constitués principalement d’anciens résistants les groupe des "Réveils" ont été formés à partir de 2006 pour lutter contre les islamistes aux côtés des forces d’occupation. Au nombre de 130 groupes, ils regroupent actuellement 80.000 jaunes.  (10 -2 – Al-oufok avec des agences de presse)


3) Politique a) des collaborateurs Irakiens

Les grandes manoeuvres

07-02 "Moktada al Sadr et son Conseil déclarent que tout membre coupable d'actions violentes malgré le cessez-le-feu sera exclu de l'Armée du Mahdi",

Moktada al Sadr va prolonger jusqu'à nouvel ordre le cessez-le-feu. Le cessez-le-feu, décrété en août pour une durée de six mois, expire dans quelques jours Il doit continuer à être observé jusqu'à ce que la milice décide d'y mettre fin ou de le reconduire, a déclaré un porte-parole d'Al-Sadr. (Reuters)

06-02 Des membres de l'Armée du Mahdi et des soldats irakiens et américains se sont affrontés dans l'immense banlieue chiite du nord-est de Bagdad : Sadr-City, Trois personnes, dont une femme et un enfant, ont été blessées, a-t-on appris de source policière. Une personne a été tuée et une autre blessée, a précisé de son côté un porte-parole de l'armée d’occupation. (Reuters)


Occupation de l'Irak 

 Analyse & déclaration

B) Politiques des occupants 

3-1 Usa

Prisons, exactions & torture

10-02 Devant le tribunal de Camp Victory, la principale base américaine en Irak, près de l'aéroport international de Bagdad, le sergent Evan Vela a été jugé coupable de meurtre et de fausses déclarations par une cour martiale.

Le soldat à  été condamné par une cour martiale à dix ans de prison pour le meurtre d'un Irakien, sur le corps duquel il avait placé ensuite une Kalachnikov, annonce l'armée américaine. Le fait de placer une arme sur le cadavre constitue une violation de l'article 134 du code uniforme de justice militaire, et d'une conduite préjudiciable au bon ordre et à la discipline, a relevé le tribunal. Le meurtre était survenu en mai 2007 durant une opération près de la ville d'Iskandariya, à 40 km au sud de Bagdad. L'avocat de Vela a souligné que son client souffrait de privation de sommeil et d'épuisement. Pour Reuters : Michael Holden, version française Jean-Stéphane Brosse

Dans le monde

Pays

Russie

11-02 La Russie va annuler 12 milliards de dollars (8,25 milliards d'euros), soit 93% de la dette globale, a indiqué Alexeï Koudrin, ministre russe des Finances, à l'issue de la signature de l'accord avec le ministre irakien des Affaires étrangères Hoshyar Zebari, en visite à Moscou.

"L'Irak paiera le restant de la dette sur les dix-sept prochaines années", a jouté Alexeï Koudrin, précisant qu'avec les intérêts la dette restante s'élèverait à 1,13 milliards de dollars (780 millions d'euros). Un geste visiblement destiné à encourager la signature de contrats entre les entreprises russes et irakiennes…. La Russie et d'autres nations créditrices se sont accordées en 2004 pour annuler 80% de la dette irakienne. AP


Turquie

09-02

Erdogan(Premier ministre) a assuré, lors de la conférence internationale sur la sécurité de Munich, que son pays continuerait à combattre les séparatistes kurdes basés dans le nord de l'Irak Erdogan qui a placé l'action turque dans le cadre de la lutte mondiale contre le terrorisme (…) a déclaré : "Laissez-moi dire les choses très clairement", a-t-il dit, "nous allons continuer jusqu'à ce que nous gagnions". Il a toutefois ajouté qu'il n'avait pas l'intention d'occuper le nord de l'Irak .....

AP


Les Organisations de contrôle  

Human Rights Watch (HRW)

31-01 Dans le rapport mondial 2008 qu'elle vient de publier, Human Rights Watch (HRW) passe en revue la situation des droits de l'homme dans plus de 75 pays. Le Moyen-Orient fait partie des zones où les droits de la personne ont subit les violations les plus graves, les plus apparentes ou les plus régulières.

En Irak, selon HRW :

a) « L'armée américaine poursuit ses opérations contre les résistants partout dans le pays, faisant un nombre indéterminé de victimes civiles ».

b) « Les attaques contre les civils se poursuivent ».

Selon HRW, c'est une véritable stratégie de la terreur qui a été mise en place. Des attaques ont été organisées dans l'unique but de causer le plus grand nombre de victimes civiles possible et de créer un climat de peur, souligne le rapport. Une autre conséquence de l'offensive américaine de février 2007 est l'accroissement du nombre de prisonniers qui engorge la machine judiciaire irakienne.

« Les prisons irakiennes surpeuplées reçoivent ces nouveaux prisonniers avec difficulté, le système judiciaire croule sous les dossiers, entraînant un retour en arrière dans les prisons où les cas d'abus et de torture sont communs », déplore HRW. HRW ne manque pas d'épingler l'impunité dont jouissent certaines entreprises de sécurité privées actives en Irak, à l'instar de la compagnie Blackwater responsable de la mort de 17 civils en septembre à Bagdad.

Haut-Commissariat pour les Réfugiés de l’ONU

L’ambassadrice de bonne volonté des Nations unies Angelina Jolie à Bagdad pour faciliter les démarches des réfugiés irakiens

L’actrice Angelina Jolie a dit qu’il y avait besoin de mettre en place un plan plus cohérent pour que ces déplacés commencent à récupérer leurs maisons. "Il y a beaucoup de volonté et de nombreuses discussions, mais il semble qu’il y ait seulement beaucoup des paroles en ce moment, et il y a beaucoup de morceaux qui doivent être recollés", "Ce qui se passe en Irak et comment l’Irak va s’en remettre dans les années à venir va affecter tout le Proche-Orient", Beaucoup de choses dépendent de "la manière dont ces gens vont revenir dans leurs foyers et leur communauté" et dont ils réussiront à revivre ensemble, a-t-elle jugé. Depuis 2001, l’actrice travaille avec le Haut-Commissariat pour les Réfugiés de l’ONU. En mai, la fondation qu’elle a fondée avec son compagnon Brad Pitt a donné un million de dollars aux victimes du conflit du Darfour, au Soudan et au Tchad. CNN

 07-02 Selon le HCR, plus de quatre millions d’Irakiens ont été déplacés depuis l’invasion en mars 2003.

Deux millions ont fui dans les pays voisins et 2,2 millions sont déplacés à l’intérieur du pays. Des milliers sont retournés chez eux ces derniers mois. Mais selon un nouveau rapport de l’Organisation internationale des migrations (OMI) et du ministère irakien des Déplacés et Migrants, 31% des plus de deux millions de déplacés affirmant que leur maison a été occupée, alors qu’il n’existe pas de mécanisme juridique efficace pour remédier au problème. AP

n°331-Journal d'Irak - 02 au 05-08 – Suite

Suite sommaire

4 Lutte pour la libération du territoire


4 Lutte pour la libération du territoire

08-02 Le rythme des attaques contre les troupes américaines à Bagdad s'est notablement accru au cours des dernières maines. Depuis le début de l'année, les soldats de la coalition y sont en moyenne la cible d'un engin piégé tous les trois jours, selon le commandement américain.

Ces engins piégés, ou IED (improvised explosive devices - engins explosifs de fabrication artisanale), sont la cause principale de décès des GI's en Irak.

(AFP)

Pertes occupants.

08-02 Soixante militaires états-uniens ont trouvé la mort en Irak en janvier, contre 23 en décembre. (AFP)

06-02 Un soldat a été tué dans l'explosion d'une bombe au passage de son véhicule militaire dans l'ouest de Bagdad, a annoncé l'armée. Le soldat appartenait à la Division multinationale Bagdad, précise simplement le communiqué…

AP

08-02 "Quatre militaires de la Division Bagdad de la Force Multinationale ont été tués lorsque leur véhicule a été détruit pas un engin explosif alors qu'ils étaient engagés dans une opération de combat dans un quartier du nord-ouest de Bagdad", indique un communiqué. AFP

08-02 "Un soldat de la Division Nord de la Force Multinationale est mort des suites de ses blessures causées par une explosion près de son véhicules alors qu'il était en opération dans la province d'At Tamim", au nord de Bagdad. Trois autres militaires ont été blessés dans cette attaque, ajoute le communiqué. AFP

10-02 Un militaire Us a été tué et deux autres ont été blessés dimanche dans l'explosion d'une bombe dans la province de Diyala, dans le centre de l'Irak, a annoncé lundi l'armée américaine dans un communiqué. AFP



Pertes de la résistance- Ville non précisée

08-02 Des troupes US auraient tué huit résistants présumés et en ont capturé 26 -dont le chef présumé d'une milice - a annoncé l'armée d’occupation. Tous les huit ont été tués lors d'attaques séparées dans les régions du nord et du centre du pays. AP


Pertes milices collaboratrices 10-02

Des combats entre la résistance et des membres collaboratrice d’un "Réveil", groupe mobilisé par le commandement US d’occupation, ont fait 15 tués dans le nord de l’Irak.

10 -2 – Al-oufok avec des agences de presse)

10-02

Dimanche encore, des attaques de la résistance ont fait une cinquantaine de morts parmi les collaborateurs.

(Reuters)


Les combats par provinces

Détails autorisés par la censure.

1-1 Bagdad

Opération Wolf": et le nouveau plan de sécurité «Ordre et loi» devanant Fardh al-Qanoon ou "Imposing Law", (Imposer la loi),

12-02 Le général Jeffrey Hammond, commandant du secteur de Bagdad, a assuré que "presque 70% de la capitale irakienne était sous le contrôle" des forces irakiennes et américaines.(…) AFP

Et à Bagdad. pendant de ce temps..?

08-02 Le rythme des attaques contre les troupes américaines à Bagdad s'est notablement accru au cours des dernières semaines.

Depuis le début de l'année, les soldats de la coalition y sont en moyenne la cible d'un engin piégé tous les trois jours, selon le commandement américain. Ces engins piégés, ou IED (improvised explosive devices - engins explosifs de fabrication artisanale), sont la cause principale de décès des GI's en Irak. (AFP)

11-02 Deux explosions près des bureaux d'Abdul-Aziz al-Hakim, le chef du ‘Conseil suprême islamique irakien’ (CSII). Le porte-parole en chef de l'armée à Bagdad a précisé qu'un bâtiment proche où se rencontraient des dirigeants du CSII de la province d'Anbar semblait être la cible des auteurs des attaques. Le bilan est d’au moins 22 morts et 42 blessés, selon la police irakienne et des sources hospitalières. AP & Al-oufok
1-3 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul), Tall Afar & Sinjar)  

La province de Nievah dont Mossoul est le chef-lieu dispose déjà de quelque 18.000 policiers mais seuls environ 3.000 d'entre eux opèrent dans la ville de près de 2 millions d'habitants, selon le porte-parole de la police Saïd al-Jubouri.

La grande ville du Nord est en outre situé à un carrefour stratégique, notamment entre Bagdad et la Syrie.   Mossoul 10-02 La ville de Mossoul, capitale de la province de Ninive, est considérée par le commandement américain comme l’épicentre de l’activité des résistance en Irak. et est devenue ces derniers mois un "dangereux centre de gravité" selon la coalition.

(10 -2 – Al-oufok avec des agences de presse)

11-02 Un millier de soldats des troupes US et irakiennes sont passés à l'action à Mossoul, dans le nord de l'Irak, a annoncé lundi l'état-major militaire d’occupation

Mossoul, la troisième ville du pays est considérée par les Américains comme le dernier grand bastion urbain de la résistance.

Des renforts en hommes, appuyés par des hélicoptères et des blindés, ont été envoyés dans cette ville "Il s'agit de préparatifs d'une opération militaire qui va être lancée prochainement pour prendre le contrôle des secteurs volatils", a précisé de son côté le responsable de la province de Ninive, où Mossoul est situé, Ouathik al Hamadani. (Reuters)

08-02 Capitale de la province de Ninive, Mossoul (370 km au nord de Bagdad) est devenue ces derniers mois un "dangereux centre de gravité" selon la coalition.

 (AFP)

Sinjar

10-02 Des affrontements ont eu lieu à la suite de l’attaque par des résistance d’une base d’un "Réveil" local.

Cinq membres de ce groupe ont été tués en ripostant à l’attaque de leurs locaux, et cinq autres ont été blessés. (10 -2 – Al-oufok avec des agences de presse)


1-7 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz,   Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb 

(La région de Baaqouba, capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord de Bagdad, est le théâtre d'attaques visant quasi quotidiennement contre  les forces colonialistes et ses acolytes sur le terrain

08-02 Dans le centre nord et le nord du pays, dans les province de Dyala, Tamim, Salaheddine, et Ninive, des confrontations régulières opposent les troupes d’occupations et irakiennes aux résistants. (AFP) Baaqouba (60 km au nord de Bagdad) 12-02  L’état d'alerte a été décrété dans la ville de Baqouba au nord de Bagdad, à la suite de tensions entre la police et des groupes de collaborateurs payer par l'armée américaine. AFP

12-02   3.500 personnes ont manifesté dans les rues pour appuyer les exigences des groupes de vigilance locaux, qui demandent notamment la démission du chef de la police.

AFP 

  Balad Rooz, à 80 km au nord-est de Bagdad.

10-02  Deux policiers ont été tués, et dix autres blessés, ainsi que sept collaborateurs civils, par des tirs de mortiers contre un poste de police .

 

(10 -2 – Al-oufok avec des agences de presse)
1-11  Province de Salahedinne : (dans le nord de l'Irak) Balad, Baïji et Samarra sont situées dans la province de Salaheddine, qui a pour capitale Tikrit, Cette région est l'un des bastions de la résistance. Dans Salaheddine, les résistants ont lancé une nouvelle série d'attaques contre les responsables des forces de sécurité et les chef tribaux ralliés à l'armée US. 10-02 L’armée américaine d’occupation conduit dans la province de Salahedine une opération baptisée Phantom Phenix . Trois autres provinces sont concernées par cette opération dans le nord de l’Irak, Diyala, Ninive et Tamim.

(10 -2 – Al-oufok avec des agences de presse)

Balad

10-02 Une porte-parole US le commandant Peggy Kageleiry, a indiqué que l’attaque dans le secteur de Balad, dans la province de Salahedine, avait eu lieu près d’un poste de police. "Une voiture piégée a explosé sur un marché de Balad près d’un barrage de la police. 23 personnes ont été tuées et 25 ont été blessées", a indiqué le commandant Kageleiry.

(10 -2 – Al-oufok avec des agences de presse)
Enlèvements 11-02 Deux journalistes travaillant pour CBS ont disparu dans la ville de Bassorah, dans le sud de l'Irak, a annoncé lundi la chaîne de télévision US

 

La chaîne n'a pas communiqué leur identité. La police irakienne et des témoins ont parlé d'enlèvement, déclarant qu'environ huit hommes armés et masqués avaient fait irruption dimanche matin dans l'enceinte du Sultan Palace Hotel. AP

n°331-Journal d'Irak - 02 au 05-08 – Fin

Suite sommaire

4 Lutte pour la libération du territoire

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Une "vidéo de propagande"

6 Brèves

 6-1 L'armée US fragilisée par le poids des guerres en Irak et Afghanistan.

6-2 Pentagone : « Nous devons combattre le Net » 6-3 McCain, "Je pense qu'Al Qaïda claironnerait au monde entier qu'elle a battu les Etats-Unis d'Amérique "

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

8-1 Une part des revenus pétroliers irakiens pour les réfugies.

9 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse 9-1 Géographie de l'Irak  


L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)
Peuple
Civils tués (depuis l'occupation) 1.033.091
Civils blessés (depuis l'occupation)  70.579 ( chiffre très très minimum)
Civils violés (par les troupes d'occupations) 2.507     (voir Ibrahim Allousch
Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...) 8.938    (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) tués 4.008   (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) blessés 3.885   (chiffre minimum)
En prison 40.268. (chiffre minimum)
Embargo 750.000 enfants (chiffre minimal)
Embargo 750.000 adultes (chiffre moyen)
Militaires irakiens tués pendant l'invasion 45.595 (chiffre minimal)
Civils tués pendant l'invasion 120.190 (chiffre minimal)
Coalition
Nombre de soldats occupants  tués (ou morts...)  34.718  
Soldats occupants blessés (ou malades) 52.711 (chiffre très minimal)
(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)
Disparus (dans la nature) 1.014
Désertions 5.501
Mutinerie 2 corps + 25
Aide psychologique 66.108***
Suicides Tentatives de suicide et d’automutilations                                       Mercenaires tues                                                                                                                                            3.650 933  
Soldats non-combattants accidentés, 27 103
Policiers/soldats irakiens  tués 12.036
Policiers /soldats irakiens blessés 26.040 (chiffre minimal)
Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature) 13.854
Autres tués (collaborateur  & mercenaires & autres miliciens) 5.329
Autres blessés (collaborateur & mercenaires & autres miliciens) 9.106
Oléoducs,les infrastructures pétrolières & d'electricité   464 attaques (grand minimum)
Infrastructures du rail 195 attaques (idem)
Hélicopteres 98 ++              (idem)
Avions (& drone) 28 ++
Ces totaux sont obtenu par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET 


5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  Marc 5-1 Une "vidéo de propagande" Cinq vidéos ont été saisies le 4 décembre par l'armée américaine lors d'une dans la localité de Khan Bani Saad, au nord de Bagdad (province de Diyala), a déclaré un porte-parole de la coalition, le contre-amiral G.Smith… Ps : Ces déclarations n'ont pas été confirmées de source indépendante. Tandis que le commandement US en Irak a présenté mercredi ce qu'il affirme être une "vidéo de propagande" montrant des enfants en armes en train de s'entraîner à des opérations dans une province du centre-nord du pays. Ces scènes se déroulent dans un environnement champêtre, plusieurs séquences ont été tournées dans les rues d'un village non identifié…. (Afp)


6 Les brèves

6-1 L'armée US 'fragilisée' par le poids des guerres en Irak et Afghanistan. La guerre prolongée sur les fronts irakien et afghan, la poursuite des attaques et la persistance d'autres menaces empêchent l'armée US d'améliorer sa capacité de réaction en cas de nouvelles crises, selon un rapport confidentiel du Pentagone. Malgré un léger mieux observé l'an dernier en Irak dans le domaine de la sécurité, il existe toujours un risque "significatif" de voir une armée, déjà très sollicitée, être dans l'incapacité de réagir rapidement et pleinement à une crise qui surviendrait ailleurs dans le monde, selon ce rapport confidentiel qui doit être communiqué au Congrès dans le courant du mois mais dont l'Associated Press a eu connaissance du contenu.(…) L'an dernier, le Pentagone a fait passer ce risque de "modéré" à "significatif". Cette année, le rapport maintiendra le niveau de risque au stade "significatif", en soulignant que l'armée devra poursuivre sa lutte contre la résistance en Irak et continuer à jouer le premier rôle dans la guerre en Afghanistan.(…) Dans ce document, le Pentagone préconise d'augmenter les effectifs de l'armée, de renouveler l'équipement et d'encourager les partenariats multinationaux pour faire baisser le niveau de risque, ont révélé vendredi des responsables de la défense s'exprimant sous le couvert de l'anonymat. En raison du maintien du risque au niveau significatif, le rapport contiendra une lettre du secrétaire américain à la Défense Robert Gates dans laquelle ce dernier tracera les grandes lignes des mesures prises par le Pentagone pour y répondre. L'an dernier, lorsque le risque avait été relevé d'un cran, M. Gates avait prévenu que, même si l'armée travaillait à améliorer ses capacités de combat, il "pourrait falloir plusieurs années pour ramener ce risque à des niveaux acceptables". Lors d'une intervention devant le Congrès cette semaine, l'amiral Mike Mullen, chef d'état-major des forces américaines, a laissé entrevoir les conclusions de ce rapport. "Le risque est resté fondamentalement important, stable", a déclaré l'amiral Mullen à la commission des forces armées de la Chambre des représentants. "Il est significatif." Selon lui, les "tours d'opération" de 15 mois en Irak et en Afghanistan sont trop longues et devraient être réduites à 12 mois, avec de plus longues périodes de repos au pays. Lors de sa prochaine intervention devant le Congrès, M. Gates devrait souligner que, si le but principal du Pentagone est d'accroître la taille de l'armée, il est également crucial d'intensifier les efforts pour coopérer avec les autres pays et les autres agences américaines afin de renforcer les gouvernements fragiles via le soutien au développement économique. AP Par Lolita Baldor Sur Internet: Le département américain de la Défense : http://www.defenselink.mil

Seconde version…

 

La guerre prolongée sur les fronts irakien et afghan empêche l'armée américaine d'améliorer sa capacité à réagir à toute nouvelle crise, selon un rapport confidentiel du Pentagone. Malgré une certaine amélioration de la sécurité en Irak l'année dernière, l'armée n'a pas réusi à faire baisser significativement le niveau de risque en ce qui concerne l'activité de la résistance persistante dans le monde et divers types de menaces hors des Etats-Unis. Ce niveau est même passé de modéré à sensible l'année dernière et restera sensible cette année, selon ce rapport confidentiel qui doit être communiqué au Congrès mi-février et au contenu duquel l'Associated Press a eu accès. Dans ce document, le Pentagone préconise d'augmenter les effectifs de l'armée, de renouveler l'équipement et d'encourager les partenariats multinationaux pour faire baisser le niveau de risque, ont révélé des responsables de la Défense vendredi. Ils s'exprimaient sous le couvert de l'anonymat. Le rapport inclura une lettre dans laquelle le ministre de la Défense Robert Gates, devrait esquisser les mesures prises par le Pentagone pour réduire le risque. AP 09-02


6-2 Pentagone : « Nous devons combattre le Net » Dans son document Information Operations Roadmap [feuille de route des opérations sur l'information], le Pentagone est franc sur le fait qu'Internet, avec son potentiel à la liberté d'expression, s'oppose directement à ses objectifs.

Internet doit être traité comme s'il s'agissait d'un « système d'armement » ennemi.
Information Operation Roadmap - Partie 3
Le document de 2003 du Pentagone, intitulé Information Operation Roadmap, a été divulgué au public suite à une demande, faite sous la loi de
la Liberté de l'Information, aux Archives de la Sécurité Nationale de l'Université George Washington en 2006. L'explication détaillée de l'idée maîtresse de ce document, et l'importance de l'information ou des opérations de guerre de l'information, a été décrite dans le premier article de cette série (1).
Attaque du réseau informatique
Tiré du document Information Operation Roadmap :
Dès que les recommandations de ce rapport seront mises en œuvre, elles serviront de point de départ à l'amélioration rapide des capacités d'attaque du réseau informatique.
L'amélioration des possibilités des opérations militaires sur l'information, incluent : ... Une série d'offensives vigoureuses incluant la gamme complète de moyens électroniques et les attaques contre le réseau informatique...
Le Pentagone se servira-t-il de ses capacités d'attaque des réseaux informatiques contre Internet ?
Combattre le Net
Nous devons combattre le Net. Le Ministère de
la Défense est en train de construire une force focalisée sur l'information. Les réseaux deviennent de plus en plus le centre de gravité opérationnel et le Ministère doit être prêt à « combattre le Net. »
La stratégie de « défense en profondeur » du Ministère de
la Défense devra fonctionner sur le principe de « combattre le Net » comme s'il s'agissait d'un système d'armement. - 13
On ne devrait donc pas s'étonner de voir le Pentagone s'attaquer énergiquement aux « autoroutes de l'information » pour tenter d'obtenir la suprématie dans la guerre de l'information. L'implication de Donald Rumsfeld dans le Projet pour un Nouveau Siècle Américain [Project for a New American Century - abréviation anglaise : PNAC] jette davantage de lumière sur le besoin et le désir de contrôler l'information.
Le PNAC souhaite dominer le cyberespace
Le Projet pour un Nouveau Siècle Américain (PNAC) a été établi en 1997 avec un nombre imposant de membres qui sont devenus plus tard le noyau de l'administration de George W. Bush. Parmi beaucoup d'autres puissants, mais dont les noms sont moins connus, la liste comprend : Jeb Bush, Dick Cheney, I. Lewis Libby, Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz. Leur objectif déclaré est d'utiliser une énorme expansion militaire étasunienne dans le plan de « domination mondiale des États-Unis. » En septembre 2000, le PNAC a publié le désormais tristement célèbre document intitulé Reconstruire les Défenses des États-Unis [Rebuilding America's Défenses]. Ce document a un thème très similaire à « Information Operation Roadmap » du Pentagone, qui fut signé par le Ministre de
la Défense Donald Rumsfeld.
Tiré du document Reconstruire les Défenses des États-Unis :
Il est maintenant communément admis que l'information et les autres nouvelles technologies... créent une dynamique pouvant menacer la capacité des États-Unis à user de leur puissance militaire dominante.
Le contrôle de l'espace et du cyberespace, tout comme le contrôle de la haute mer, et la protection du commerce international, permettait dans le passé de définir les puissances mondiales, le contrôle des « biens communaux internationaux » sera la clé du pouvoir mondial dans l'avenir. Si les États-Unis sont incapables de protéger leurs intérêts ou ceux de leurs alliés dans l'espace ou dans la sphère de l'information (infosphère) ils auront du mal à exercer le leadership dans la politique mondiale.

Même s'il faut des dizaines d'années avant que le processus de transformation se déploie, avec le temps, l'art de la guerre dans les airs, sur terre et sur mer, sera très différent de ce qu'il est aujourd'hui, et le « combat » se déroulera probablement dans de nouvelles dimensions : dans l'espace, dans le « cyberespace, » et peut-être dans le monde microbien.
Internet 2
Dans le document Information Operations Roadmap, la partie des plans relatifs à Internet consiste à assurer « la dégradation subtile du réseau plutôt que son effondrement. » (Page 45) C'est présenté en termes « défensifs, » mais il est probable que ce soit aussi exclusivement défensif que le Ministère de
la Défense.
Qu
e le Pentagone s'inquiète d'Internet n'est pas un mal en soi. C'est après tout le Ministère de la défense, par l'intermédiaire du DARPA, qui nous a donné Internet à l'origine. Parmi de nombreux autres point positifs pour le Pentagone, Internet est utile, non seulement comme outil d'affaires, mais aussi comme excellent moyen de surveillance et de suivi des utilisateurs, pour l'acclimater les gens au monde virtuel, et pour élaborer le profil psychologique de chaque utilisateur. Mais l'un des problèmes avec Internet tel qu'il est conçu actuellement, est son potentiel à la dissémination d'idées et d'informations en désaccord avec les thèmes et les messages du gouvernement étasunien, à ce que l'on appelle communément la liberté d'expression. Bien entendu, puisque le plan consiste à dominer totalement l'infosphère, Internet devrait être adapté ou remplacé par une version améliorée et encore plus sympathique pour le Pentagone.
Dans un article de Paul Joseph Watson du site Prison Planet.com, l'émergence d'Internet 2 est décrite.
Le développement d'« Internet 2 » est également conçu pour créer un système de castes en ligne, par lequel les anciens concentrateurs Internet seraient laissés se détériorer et mourir, forçant les gens à utiliser le nouvel Internet, taxable, censuré et réglementé. Si vous tentez de comprendre à quoi ressemblera exactement Internet dans cinq ans, à moins que nous n'y résistions, jetez juste un coup d'œil sur les derniers efforts de
la Chine pour éliminer complètement la dissidence et l'anonymat sur le web. Brent Jessop : Original : http://www.knowledgedrivenrevolution.com/Articles/200711/20071119_IOR_3_Fight_Net.htm
Traduit au mieux par Dany Quirion et Pétrus Lombard pour Alter Info
02/02/2008


6-3 McCain, "Je pense qu'Al Qaïda claironnerait au monde entier qu'elle a battu les Etats-Unis d'Amérique " La guerre en Irak est donc revenue au coeur de la campagne après plusieurs semaines de débats… Le sénateur de droite (pure & dure) McCain, quasiment assuré de porter les couleurs du Parti républicain lors de la présidentielle, a commencé vendredi 09-02 à attaquer ses possibles adversaires démocrates, les jugeant trop mous en matière de sécurité nationale et affirmant que leur position sur l'Irak revenait à laisser gagner Al Qaïda. S'adressant à des journalistes après une table ronde sur la sécurité à Norfolk, en Virginie, Etat abritant une importante base navale, McCain a reproché à Barack Obama et Hillary Clinton de vouloir fixer une date pour le retrait des forces américaines d'Irak. "Je pense que cela aurait des conséquences catastrophiques", "Je pense qu'Al Qaïda claironnerait au monde entier qu'elle a battu les Etats-Unis d'Amérique." Selon lui, les deux démocrates, qui se sont engagés à entamer rapidement le retrait des forces américaines d'Irak s'ils sont élus, souffrent d'une "incompréhension fondamentale" des enjeux de ce dossier et ne veulent pas reconnaître que la stratégie du gouvernement américain est efficace. "Ils refusent même de reconnaître cela. Cela va être, je crois, un problème majeur de cette campagne", a déclaré McCain, qui a critiqué les réductions des effectifs militaires opérées sous les deux dernières administrations et a dit qu'ils devaient au contraire être fortement augmentés pour alléger le fardeau des militaires actuellement en service. Source : Reuters)  Caren Bohan et Jeff Mason, version française Natacha Crnjanski.


8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 Une part des revenus pétroliers irakiens pour les réfugies.
Plus de 4,5 millions d’Irakiens — un cinquième de la population — ont été déplacés à l’intérieur et à l’extérieur de leur pays, en raison des politiques sectaires menées par l’occupation et les gouvernements qu’elle a installés depuis l’invasion illégale de l’Iraq en 2003
La communauté internationale, les forces d’occupation et le gouvernement en Irak, sont légalement tenus de soutenir et de protéger les réfugiés irakiens
Les réfugiés irakiens sont des citoyens irakiens. Ils ont les pleins droits de vivre dans la dignité, de bénéficier équitablement des ressources nationales, ainsi que de rentrer dans leurs foyers
Le Conseil de sécurité de l’ONU, en tant que plus haut organe des Nations Unies, a le pouvoir et l’obligation légale, d’assurer les besoins des réfugiés irakiens, en adoptant une résolution qui exige de l’Etat irakien de répartir proportionnellement les revenus nationaux aux agences responsables et aux pays d’accueil
vendredi 8 février 2008

L’humanité est en détresse en Iraq. Notre responsabilité morale est de la sauvegarder. Rejoignez-nous.
Initiative Irakienne Internationale pour les réfugiés irakiens

1153 signatures à ce jour
Pour signer la pétition, prière de cliquer sur le lien ci-dessous :
http://3iii.org/proposal/une-part-des-revenus-petroliers-irakiens

 

11/02/2008

n°150 dossiers de l'Afghanistan-Otan-11-02-début

Sommaire (début)

1-1     Point de vue de  Marcus Pistor : L’engagement de l’Europe en Afghanistan.


Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Point de vue de  Marcus Pistor : L’engagement de l’Europe en Afghanistan.

Alors que les États-Unis et le Royaume-Uni —qui ont envahit l’Afghanistan en 2001 au prétexte fallacieux des attentats du 11 septembre— font pression sur leurs alliés pour qu’ils prennent leur part de cette entreprise, le Parlement canadien a dressé un état de l’engagement des Européens dans ce pays. Nous reproduisons ce document qui rend compte avec précision des différentes approches et des niveaux d’engagement

 

 

 

8 février 2008Union européenne [1]

 

 

 

L’UE, contrairement à ses États membres, n’a pas actuellement le mandat ni la capacité de contribuer aux opérations militaires en Afghanistan. Elle a établi des liens étroits avec l’OTAN dans le but d’éviter un dédoublement des efforts et toute concurrence entre l’Alliance et la toujours changeante Politique européenne de sécurité et de défense (PESD). Ainsi, dans les endroits où l’OTAN n’a pas ou n’a plus d’effectifs militaires, l’UE se charge d’assurer la conduite des opérations en étroite coordination et collaboration avec elle. S’appuyant sur les ressources et les plans de l’OTAN, l’UE a succédé notamment à cette dernière en 2004 à la tête de l’opération militaire internationale en Bosnie-Herzégovine.

 

 

 

La contribution militaire des États membres de l’UE en Afghanistan est loin d’être négligeable : 25 des 27 pays de l’UE sont au nombre des 39 nations participant à la mission de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) commandée par l’OTAN, et 21 682 (52 p. 100) des 41 741 soldats déployés en décembre 2007 viennent de ces pays. L’UE et ses membres font aussi des efforts considérables sur d’autres plans. On leur doit en effet 30 p. 100 des 12,5 milliards de dollars que la communauté internationale a promis d’investir dans la reconstruction de l’Afghanistan au cours des conférences internationales de Tokyo, en 2002, et de Berlin, en 2004. Lors de la Conférence de Londres, au printemps 2006, l’UE et ses pays membres se sont engagés à investir une somme supplémentaire de 2,4 milliards de dollars US pour aider à la reconstruction de l’Afghanistan au cours des prochaines années [2]. La Commission européenne (CE) a elle-même dépensé à cette fin près de 290 millions de dollars canadiens par an entre 2002 et 2006. En 2004-2005, elle a été le deuxième fournisseur en importance d’aide publique au développement (APD) à l’Afghanistan, qui devenait ainsi le quatrième bénéficiaire d’aide de la CE , après la Turquie , la Serbie-Monténégro et le Maroc.

 

 

 

En 2007, la CE a adopté un nouveau document de stratégie d’aide au pays pour 2007-2013, où l’on privilégie le recours aux structures gouvernementales pour mettre en œuvre des programmes d’aide et garantir un appui soutenu aux programmes nationaux existants. L’aide de la CE sera ainsi concentrée dans les domaines dans lesquels la CE a acquis un certain savoir-faire et une certaine expérience ou dans lesquels elle constitue le donateur exclusif. On parle ici, au premier chef, d’aménagement rural, de gouvernance et de santé et, au second chef, de protection sociale, de déminage et de coopération régionale. La CE s’occupera aussi de questions de portée plus générale, telles que les droits de la personne et la société civile (notamment la place des femmes et des médias) et les préoccupations relatives à l’environnement [3]. En juin 2007, l’UE a organisé une nouvelle mission policière en Afghanistan (EUPOL) s’inspirant des programmes de formation policière en Allemagne. Le Canada a accepté de participer à cette mission en juin 2007.

 

 

 

Royaume-Uni [4]

 

 

 

Le gouvernement britannique est résolument en faveur de la mission de la FIAS et d’une action plus ferme pour stabiliser la situation en Afghanistan. Passant de la parole aux actes, il a déployé de nombreux effectifs et fourni une aide financière appréciable au développement. Sous bien des rapports, la position adoptée par le gouvernement britannique ressemble à celle de son homologue canadien : les deux croient que démocratisation, saine gouvernance et développement sont impensables en l’absence de sécurité et que pour établir un bon climat de sécurité, il faut pouvoir compter sur de solides capacités militaires et de combat. Ils ont donc engagé beaucoup de ressources tous les deux tant sur le plan militaire que dans les domaines du développement, de la gouvernance et de la diplomatie. Comme le Canada, le Royaume-Uni (R.-U.) n’est pas tenu par sa Constitution ou une loi quelconque de solliciter un mandat du Parlement pour envoyer des troupes à l’étranger.

 

 

 

Le contingent britannique est le deuxième en nombre, après celui des États-Unis, au sein de la FIAS. Les effectifs de la FIAS déployés en Afghanistan comptent actuellement 7 700 Britanniques, comparativement à 4 600 en mai 2006. Selon un reportage diffusé par la BBC en octobre 2007, le gouvernement britannique envisagerait l’envoi de renforts en Afghanistan. La majorité des troupes britanniques faisant partie de la FIAS sont des unités de combat à pied d’œuvre dans la province méridionale d’Helmand, la principale zone de culture du pavot en Afghanistan. Le R.‑U. mène la lutte antidrogue et l’équipe provinciale de reconstruction (EPR) d’Helmand depuis mai 2006. Il a déjà été à la tête des EPR de Mazar-e-Charif (de 2002 à 2006) et de Meymana (de 2002 à 2005), deux villes du nord du pays. Le R.‑U. a aussi du personnel qui travaille au quartier général de la FIAS et à celui de l’OEF, les deux situés à Kaboul. Quatre-vingt-six soldats et fonctionnaires britanniques sont morts en service en Afghanistan depuis octobre 2001.

 

 

 

Le R.-U. a joué un rôle de premier plan dans les efforts internationaux de stabilisation et de reconstruction de l’Afghanistan. Selon le Foreign and Commonwealth Office, il aurait consacré plus de 2,2 milliards de dollars canadiens à l’Afghanistan depuis 2001. Une somme totale de 1,03 milliard de dollars canadiens a été engagée au titre de l’aide au développement entre 2002 et 2007 et le R.-U. s’est révélé le plus important contributeur bilatéral au Fonds d’affectation spéciale pour la reconstruction de l’Afghanistan. Le R.-U. a aussi dépensé au-delà de 695 millions de dollars canadiens en soutien militaire à l’Afghanistan, plus de 138 millions de dollars pour la réforme du secteur de la sécurité et plus de 41 millions de dollars pour garantir la bonne marche des élections [5]. Il est, après les États-Unis, le deuxième fournisseur en importance d’aide bilatérale. En 2004-2005, l’Afghanistan a reçu 2,3 p. 100 de toute l’APD prodiguée par le R.-U., ce qui le plaçait au sixième rang des bénéficiaires d’aide bilatérale de ce pays [6].

 

 

 

Pays-Bas [7]

 

 

 

En optant pour une approche intégrée à l’égard de l’Afghanistan, le gouvernement néerlandais a aussi adopté des politiques semblables sous bien des rapports à celles adoptées par le gouvernement canadien. Les Pays-Bas sont d’avis que la sécurité et la stabilité sont des conditions essentielles au développement et que, dans les régions sujettes à des conflits, les programmes de développement ne suffisent pas. Ceux-ci doivent s’accompagner de mesures fermes sur les plans politique, militaire et économique. Cette approche intégrée (défense, développement et diplomatie) est indispensable à l’accomplissement d’une paix, d’une sécurité et d’un développement durables [8]. Démontrant son inclination en faveur d’un engagement plus ferme, le gouvernement néerlandais a décidé, au début de 2006, d’envoyer 1 700 soldats dans la province méridionale d’Ourouzgan, pour faire partie de la FIAS , pour une période initiale de deux ans. Il n’a pas besoin d’un mandat officiel du Parlement pour déployer des forces armées à l’étranger, mais il doit l’en informer.

 

 

 

Lorsque le gouvernement a envisagé le déploiement d’unités de combat, au sein de la FIAS , dans le sud de l’Afghanistan en 2005-2006, de nombreux politiciens ont dit craindre sérieusement que la participation à des opérations de combat diminue les chances des forces néerlandaises de s’assurer l’appui de la population afghane dans ses efforts de reconstruction. On s’inquiétait aussi du traitement des prisonniers faits par les membres de l’Opération Enduring Freedom (OEF) et ceux de la FIAS , le gouvernement néerlandais étant l’un des alliés européens ayant critiqué le plus ouvertement la façon dont les prisonniers capturés en Afghanistan étaient traités par les forces états-uniennes. Avant l’envoi de troupes en 2006, les ministres de la Défense néerlandais et afghan ont établi un protocole d’entente à ce sujet, qu’ils ont signé à la fin de 2005.

 

 

 

À la fin de novembre 2007, malgré une vive opposition publique, le gouvernement a décidé de prolonger d’environ deux ans la mission néerlandaise en Afghanistan. Avant d’annoncer cette décision, prise après que plusieurs pays européens membres de l’OTAN eurent offert leur assistance, le ministre néerlandais de la Défense a indiqué que les 1 500 soldats néerlandais déjà sur place resteraient en Afghanistan jusqu’à ce que ce pays puisse constituer ses propres forces pour assurer lui-même sa défense [9].

 

 

 

En date du 5 décembre 2007, les Pays-Bas comptaient 1 512 soldats en Afghanistan, la plupart réunis au sein de l’EPR de la FIAS en Ourouzgan, passée sous la responsabilité des Pays-Bas en août 2006. Le Canada, le Royaume-Uni et les Pays-Bas assurent à tour de rôle la direction du Commandement régional Sud de la FIAS à Kandahar, dont ils fournissent le commandant et le gros du personnel. Le contingent militaire néerlandais comprend, outre une force terrestre, un détachement d’hélicoptères Apache et un détachement d’appareils Chinook et F-16 dans le sud de l’Afghanistan. Basé à Kandahar, ce détachement offre un soutien tant aux éléments de la FIAS qu’à ceux de l’OEF. Il y a aussi 250 militaires néerlandais qui servent à Kaboul et dans le nord de l’Afghanistan. Selon les médias, 12 soldats néerlandais auraient trouvé la mort en Afghanistan depuis octobre 2001.

 

 

 

Sur le plan diplomatique, le gouvernement néerlandais a privilégié une approche stratégique régionale préconisant l’ouverture, par l’Alliance, d’un dialogue avec les principaux pays de la région, à savoir le Pakistan, l’Inde et l’Iran. Les Pays-Bas ont consacré beaucoup de ressources à la reconstruction et au développement en Afghanistan. L’aide au développement fournie à l’Afghanistan a atteint 74 millions de dollars canadiens en 2005 et 107 millions de dollars canadiens en 2006, et des dépenses de l’ordre de 113 millions de dollars canadiens sont prévues à ce chapitre en 2007. L’Afghanistan a reçu 1,7 p. 100 de toute l’ADP fournie par les Pays-Bas en 2004-2005, ce qui a fait de lui le septième bénéficiaire en importance de l’aide bilatérale néerlandaise. Depuis 2001, les Pays-Bas offrent leur appui et une aide d’urgence au gouvernement afghan en participant au Fonds d’affectation spéciale pour la reconstruction de l’Afghanistan. Ils ont aussi aidé à l’organisation des élections parlementaires et présidentielles et contribué à la lutte contre la production et le trafic d’opium, ainsi qu’au travail de déminage accompli par les organismes d’aide.

 

 

 

Allemagne [10]

 

 

 

En plus de jouer un rôle important sur le plan diplomatique, l’Allemagne a été un des principaux fournisseurs de personnel militaire et d’aide au développement en Afghanistan. Dans la mesure où le gouvernement allemand a lui aussi adopté une approche civilo-militaire globale, en soutenant que l’intervention de ces deux éléments complémentaires est nécessaire à la reconstruction et au développement de l’Afghanistan, on peut dire que la position de l’Allemagne concernant la nature des mesures que doit prendre la communauté internationale pour garantir la sécurité, la saine gouvernance et le développement s’apparente à celle de ses principaux alliés. Cependant, beaucoup ont reproché à l’Allemagne sa réticence à participer aux missions de combat de la FIAS , notamment dans l’est et le sud de l’Afghanistan, les piètres capacités de ses forces au sein de la FIAS et les réserves nationales parmi les plus restrictives de toutes celles imposées par des pays membres de la FIAS.

 

 

 

Contrairement au Canada, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, l’Allemagne doit obtenir un mandat explicite de la Chambre basse de son Parlement, le Bundestag, avant d’envoyer des troupes participer à des missions militaires à l’étranger, si bien que la contribution de l’Allemagne à la FIAS et à l’OEF est généralement vue comme étant particulièrement sensible aux pressions politiques exercées au pays. Les politiciens et le public allemands s’inquiètent évidemment de l’incidence des opérations de combat sur les efforts de stabilisation et de reconstruction, ainsi que des risques importants que courent les soldats allemands, mais ils ont aussi bien du mal à accepter que les opérations de combat menées par la FIAS et l’OEF fassent des victimes au sein de la population civile. En octobre 2007, après un long débat public, le mandat des troupes allemandes au sein de la FIAS , dont celui des six aéronefs de reconnaissance et du personnel de soutien au sol, a été prolongé d’un an. Toutefois, le gouvernement a décliné les demandes de l’OTAN, qui voulait que l’Allemagne envoie des troupes participer à des missions de combat dans le sud. La participation de l’Allemagne à l’OEF, prolongée en novembre 2007, se résume au déploiement de 1 400 militaires, dont 100 membres des Forces spéciales et 1 000 marines. Quelque 300 marines sont déployés actuellement en Méditerranée et à la Corne de l’Afrique. Les Forces spéciales allemandes ont déjà participé à des combats au cours de l’OEF en Afghanistan.

 

 

 

Avec ses 3 140 soldats en poste en Afghanistan, l’Allemagne était, le 1er novembre 2007, le troisième principal fournisseur de personnel militaire de la FIAS. Ses troupes, équipées et formées pour des opérations de stabilisation, et non pour des missions de combat, sont déployées dans le nord de l’Afghanistan, où elles dirigent deux EPR, celles de Kunduz (depuis octobre 2003) et de Feyazad (depuis septembre 2004). L’Allemagne a aussi été à la tête du Commandement régional Nord de la FIAS , qui regroupe cinq EPR. Elle dispose de six appareils de reconnaissance Tornado basés à Mazar-e-Charif et a prêté au Canada 20 chars Leopard 2A6M. Vingt-deux Allemands ont trouvé la mort en Afghanistan jusqu’à présent.

 

 

 

En s’engageant à investir 1,3 milliard de dollars canadiens d’ici 2010 dans la reconstruction et le développement et en renonçant au remboursement d’une dette de 107 millions de dollars canadiens, l’Allemagne s’est classée quatrième sur la liste des fournisseurs d’aide bilatérale à l’Afghanistan. Avec une part de 0,8 p. 100, l’Afghanistan était, en 2004-2005, au 14e rang des bénéficiaires de toute l’ADP fournie par l’Allemagne dans le monde. Au chapitre du développement, l’Allemagne s’est surtout employée à établir et à renforcer les structures de gouvernance et les capacités de dotation en ressources humaines de l’Afghanistan dans quatre secteurs en particulier : l’énergie (principalement l’énergie renouvelable), l’eau potable, le développement économique durable et l’enseignement au niveau primaire. Elle a aussi contribué aux efforts de développement dans les domaines suivants : la primauté du droit, le respect des droits de la personne, l’amélioration de la condition des femmes et des jeunes filles et les mécanismes de règlement des conflits. L’Allemagne a été un partenaire clé de l’Afghanistan en matière de formation et de développement de ressources policières, mais on a trouvé que ses efforts s’étaient avérés inefficaces. Au milieu de 2007, l’UE a pris les choses en main dans ce domaine et c’est la Mission policière de l’UE en Afghanistan qui a hérité du projet allemand.

 

 

 

France [11]

 

 

 

Contrairement au Canada, aux Pays-Bas et aux autres intervenants qui préconisent des stratégies pluridimensionnelles axées à la fois sur la sécurité, la saine gouvernance, la reconstruction et le développement, les Français sont moins enclins à intégrer tous ces éléments dans leur politique concernant l’Afghanistan. Ils préfèrent se concentrer sur la sécurité. La France a adopté une attitude ferme à l’égard de la FIAS et de l’OEF, soutenant que les deux sont étroitement liées et que l’Alliance devrait consacrer toutes ses énergies à stabiliser le pays et à combattre le terrorisme et le trafic de stupéfiants. Si elle soutient les efforts de la communauté internationale dans les domaines de la reconstruction, de la gouvernance et du développement, et si elle est elle-même active dans ces domaines, elle ne pense pas que l’OTAN doive ou puisse être efficace sur tous ces plans. La France n’a pas d’EPR et ne croit pas que ces équipes jouent un rôle important en Afghanistan [12].

 

 

 

Pour envoyer des troupes à l’étranger, le gouvernement français n’a pas besoin de débattre de la question au Parlement ni d’obtenir un mandat de ce dernier. L’Assemblée nationale exerce tout de même une certaine influence, puisque c’est elle qui contrôle les dépenses budgétaires.

 

 

 

La France compte environ 1 300 soldats au sein de la FIAS , y compris quelque 280 militaires chargés d’entraîner membres des Forces armées et des contingents spéciaux de l’Afghanistan (une priorité pour la France ) et 540 militaires déployés au sein du Commandement régional de la capitale de la FIAS à Kaboul. En 2007, la France a transféré à Kandahar quatre chasseurs-bombardiers Mirage basés jusque-là au Tadjikistan. Ces appareils sont affectés à des missions de renseignement et de soutien aérien rapproché [13], y compris l’appui aux forces terrestres canadiennes. Environ 400 militaires français sont déployés dans le cadre de l’OEF en Afghanistan et dans la région. Le nombre de militaires français tués en Afghanistan s’élève à 12.

 

 

 

La mission en Afghanistan a largement contribué à la redéfinition de la politique française à l’égard de l’OTAN. Depuis 2001, le changement d’orientation de l’Alliance, en faveur des responsabilités hors zone, gagne en popularité en France [14]. En septembre 2007, le président Sarkozy a même annoncé que son pays était prêt à réintégrer la structure de commandement militaire de l’OTAN, dont il s’était retiré en 1966 [15], et préconisé l’adoption par l’UE d’une politique de sécurité et de défense plus ferme. La France demeure fermement résolue à appuyer les efforts de la FIAS et de l’OEF en Afghanistan. Au cours de sa visite à Washington, en novembre 2007, le président Sarkozy a déclaré que «  la France restera engagée en Afghanistan aussi longtemps qu’il le faudra, car ce qui est en cause dans ce pays, c’est l’avenir de nos valeurs et celui de l’Alliance Atlantique ».

 

 

 

La quantité d’ADP fournie par la France rend bien compte de l’accent mis par cette dernière sur la sécurité en Afghanistan. Treizième principal fournisseur d’aide bilatérale à l’Afghanistan, la France se classe dernière à ce chapitre parmi tous les pays dont il est question dans le présent document, auxquels s’ajoutent les États-Unis et le Canada. En 2004-2005, l’Afghanistan ne figurait même pas parmi les 15 premiers bénéficiaires de l’ADP fournie par la France  [16]. Celle-ci préfère accorder ce genre d’aide à l’Afrique, où se trouvent 12 de ses 15 premiers bénéficiaires. N’empêche qu’elle a fait des contributions appréciables à la reconstruction et au développement dans divers secteurs, dont l’assistance humanitaire, la lutte antidrogue, la formation de juges et la création du Parlement afghan, ainsi que la santé et l’agriculture.

 

 

 

Italie [17]

 

 

 

Si on fait abstraction du nombre très important de soldats italiens qui sont venus grossir les rangs de la FIAS , la participation de l’Italie aux efforts internationaux en Afghanistan est plus limitée et plus modérée que celle du Canada et du Royaume-Uni. Le gouvernement italien reconnaît la nécessité de redoubler d’efforts dans tous les secteurs, qu’il s’agisse de la sécurité, de la gouvernance, du développement socioéconomique, de la coopération régionale, de la protection des droits de la personne ou de la lutte antidrogue [18], mais il ne semble pas avoir adopté une approche intégrée ou pangouvernementale pour son intervention en Afghanistan, se concentrant plutôt sur sa mission militaire dans l’ouest du pays et sur sa participation à la refonte et au renforcement du système judiciaire.

 

 

 

De 2001 à 2006, la contribution financière de l’Italie au développement en Afghanistan s’est établie à près de 420 millions de dollars canadiens. Une somme supplémentaire de 225 millions de dollars canadiens est prévue pour 2007 à 2009. Avec une part de 0,8 p. 100, l’Afghanistan était, en 2004-2005, au huitième rang des bénéficiaires de l’ADP de l’Italie. Celle-ci a concentré ses efforts de reconstruction et de développement sur la gouvernance, principalement le système judiciaire, et les projets d’infrastructure. L’Italie est le pays donateur qui a donné le ton aux efforts de refonte et de renforcement du système judiciaire en Afghanistan. En juillet 2007, elle a tenu une Conférence sur la primauté du droit en Afghanistan, au cours de laquelle des donneurs internationaux ont annoncé des contributions de 360 millions de dollars US.

 

 

 

On dénombre environ 2 358 soldats italiens en Afghanistan, dont des membres de l’Armée de terre, de l’Armée de l’air et des Forces spéciales. L’Italie est la nation-pilote du Commandement régional Ouest et c’est d’elle que relève l’EPR de la province d’Hérat. Dix soldats italiens ont été tués jusqu’à présent en Afghanistan.

 

 

 

Depuis les élections d’avril 2006 qui ont porté au pouvoir la coalition de centre-gauche du premier ministre Romano Prodi, la politique italienne à l’égard de l’Afghanistan a beaucoup souffert de l’instabilité politique en Italie. En février 2007, M. Prodi a remis sa démission après avoir perdu un vote au Sénat sur la politique étrangère de l’Italie et le rôle de celle-ci au sein de l’OTAN, y compris sur sa mission militaire en Afghanistan. Ayant conservé ses fonctions de premier ministre, il a remporté par la suite un vote de confiance et un nouveau vote sur la mission en Afghanistan, sans cependant faire taire, au sein même de la coalition qu’il dirige, les adversaires d’une intervention militaire de l’Italie en Afghanistan, ni mettre un terme aux pressions en faveur d’un retrait complet des forces italiennes dans ce pays.

 

 

 

M. Prodi a renouvelé la promesse de l’Italie de rester en Afghanistan, en réclamant cependant l’adoption d’une nouvelle stratégie à long terme pour la mission internationale. Son ministre des Affaires étrangères a aussi demandé qu’on mette fin à la mission séparée de l’OEF en Afghanistan, faisant ainsi écho aux préoccupations exprimées par certains alliés européens à propos de la coordination des actions de la FIAS et de l’OEF. Le gouvernement italien a aussi continué de résister aux pressions de certains alliés de l’OTAN qui voulaient que l’Italie renonce à limiter ses forces aux tâches qu’elles effectuent actuellement et les autorise à participer aux opérations de combat de la FIAS dans le sud du pays. Enfin, l’Italie s’est attiré les foudres de ses principaux alliés de l’OTAN pour avoir accepté, en mars 2007, de libérer cinq militants talibans en retour d’un journaliste italien

 

 

 

Marcus Pistor
Expert à la Division des affaires politiques et sociales du Service d’information et de recherche parlementaires du Parlement du Canada

 

 

 

1] Sources au sein de l’UE : Commission européenne, « The EU’s relations with Afghanistan », et « Country Strategy Paper for Afghanistan » ; Délégation de la Commission européenne en Afghanistan.

 

 

 

[2] Commission européenne, « The EU’s relations with Afghanistan  ».

 

 

 

[3] Commission européenne, « Country Strategy Paper for Afghanistan

 

 

 

[4] Sites Web du gouvernement du Royaume-Uni et autres documents : Foreign and Commonwealth Office, Ministère de la Défense , Ministère du Développement international, Comité de la défense de la Chambre des communes, UK operations in Afghanistan (PDF ; 14 pages), juillet 2007

 

 

 

[5] Foreign and Commonwealth Office, « UK assistance to Afghanistan

 

 

 

[6] On a exclu ici l’ADP fournie à l’Afghanistan par des voies multilatérales.

 

 

 

[7] Sites Web du gouvernement néerlandais : Ministère des Affaires étrangères et Ministère de la Défense.

 

 

 

[8] Ministère des Affaires étrangères, « The Netherlands in Afghanistan », Bulletin no 10, 1er septembre 2007.

 

 

 

[9] « Dutch troops to stay until Afghan forces independent : minister », AFP, 14 novembre 2007.

 

 

 

[10] Sites Web du gouvernement allemand : Site général, Ministère des Affaires extérieures et Ministère de la Coopération économique et du Développement.

 

 

 

[11] Sites Web du gouvernement français : Ministère des Affaires étrangères, Ambassade de France à Kaboul, Ministère de la Défense , Agence française de développement et Ambassade de France à Ottawa.

 

 

 

[12] Gallis (2007), p. 18.

 

 

 

[13] Ibid., p. 17.

 

 

 

[14] Ibid., p. 18.

 

 

 

[15] « Sarkozy sets French terms for return to NATO command », Reuters, 24 septembre 2007.

 

 

 

[16] OCDE, CAD, Rapport sur l’aide au développement en 2006 (2007), tableau 32.

 

 

 

[17] Sites du gouvernement italien : Ministère des Affaires étrangères, Ministère de la Défense , Coopération au développement et Le rôle de l’Italie dans la réforme judiciaire

 

 

 

[18] Déclaration de Massimo D’Alema, vice premier ministre et ministre des Affaires étrangères de l’Italie, à une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, le 20 mars 2007.

 

n°150 dossiers de l'Afghanistan-Otan-11-02-Suite

Sommaire

1-2 Spécial Belgique : La Belgique , l'OTAN  & L'aghanistan.

1 Pol De Vos : Des F-16 belges en route pour la guerre.

2 Alain Lallemand : Ni céder ni concéder », assène De Crem.

3 Un ministre de la défense vient de gagner ses galons.

4 Roger Romain : Les alliés saluent les efforts accrus de la Belgique.

5 Ecolo & Groen! regrettent les choix du Gouvernement : l’Afghanistan a besoin d’une solution humanitaire, pas militaire !

6 Observation de Ernest Glinne.



1-2 Spécial Belgique : La Belgique , l'OTAN  & L'aghanistan.

1 Pol De Vos : Des F-16 belges en route pour la guerre

Pieter De Crem met le doigt dans l'engrenage de la guerre

 

 De Crem, le ministre de la Défense , veut renforcer la présence militaire belge en Afghanistan et faire participer de façon effective nos « p’tits gars » aux opérations de combat..

 

 

Troupes belges stationnées en Afghanistan. Aujourd'hui, le nouveau ministre de la Défense , Pieter De Crem, veut également envoyer des troupes dans le dangereux Sud du pays.

 

 

 

 

Une réponse à la demande américaine déjà repoussée par l'Allemagne, la France , l'Italie et la Turquie.

 

 

 

 

 

 

 

Pour l’instant, 368 soldats belges sont opérationnels en Afghanistan, surtout pour assurer la sécurité de l’aéroport de Kaboul. L’un dans l’autre, un boulot peinard. Mais, sous la pression des USA et des autres pays de l’OTAN, De Crem a désormais décidé d’envoyer des F-16 belges dans les zones de conflit de la province afghane d’Uruzgan, où ils doivent assurer un appui aérien aux 1 665 combattants hollandais qui s’y trouvent déjà.

 

 

 

 

 

 

 

Ceux-ci y sont prétendument là pour aider à la reconstruction. En fait, ils sont constamment impliqués dans de lourds combats contre les Talibans et autres rebelles. Le 12 janvier, un soldat de 20 ans et un caporal de 22 ans ont encore perdu la vie au cours d’un long échange de tirs à Deh Rawod. On en est actuellement à 14 tués chez les Hollandais1, sur un total de 710 militaires étrangers, et 8.600 victimes afghanes. Le nombre de victimes civiles avoisine les 3 500. Dimanche dernier, une dizaine d’habitants ont encore perdu la vie au cours d’un bombardement de l’OTAN.

 

 

 

 

 

 

 

Le mouvement hollandais pour la paix qualifie d’entièrement irresponsable la « mission Uruzgan ». Une mission impossible qui ne se justifie ni à l’égard des militaires hollandais ou de la population afghane. Mais le gouvernement réfute systématiquement tous les rapports montrant l’échec de la mission de l’ISAF et l’insécurité croissante en Afghanistan.

 

 

 

 

 

 

 

De son côté, le mouvement belge pour la paix s’oppose depuis pas mal d’années déjà à toute participation à l’occupation de l’Afghanistan. Si nous considérons les trois grandes interventions militaires de ces dernières années (Yougoslavie-Kosovo, Afghanistan et Irak), il s’avère qu’il y a plus que lieu d’être méfiant à l’égard de ce genre de « solutions » par la force. Sans solution politique sur le terrain, une intervention militaire ne fait qu’accroître encore le risque de faire souffrir des civils.

 

 

 

 

 

 

 

De Crem attelle la Belgique à la charrette américaine

 

 

 

 

 

 

 

Voici vingt ans que les USA manoeuvrent et complotent en Afghanistan. Ils ont commencé par armer les milices fondamentalistes contre l’URSS. Ensuite, ils ont soutenu les Talibans, malgré les protestations véhémentes des organisations des droits de l’homme. Les intérêts de l’Unocal, une multinationale pétrolière, ont joué un rôle crucial. Celle-ci avait même invité les Talibans pour un séjour princier au Texas.

 

 

 

 

 

 

 

Quand les Talibans ne sont plus parvenus à stabiliser le pays en pleine scission, les USA ont changé leur fusil d’épaule. Les attentats du 11 septembre ont été l’occasion rêvée d’entamer une guerre qui avait était décidée bien longtemps auparavant.

 

 

 

 

 

 

 

Les USA aimeraient également utiliser l’Afghanistan comme base de leurs éventuelles actions contre les pays voisins, la Russie , l’Iran et la Chine. La guerre en Irak leur a permis d’installer des bases dans le Golfe persique et celle en Yougoslavie de prendre pied en Bosnie, au Kosovo et en Macédoine. Maintenant, ils espèrent également s’incruster en Géorgie, en Azerbaïdjan, au Turkménistan et en Ouzbékistan.

 

 

 

 

 

 

 

Mais les USA et l’OTAN ont de plus en plus de mal à maintenir cette stratégie. Vu l’absence d’alternative, ils n’ont qu’une seule « solution » : continuer encore un peu plus.

 

 

 

 

 

 

 

1 De Standaard, 13 janvier 2008.

 

 

 

 

 

 

 

Pol De Vos
06-02-2008

 


2 Alain Lallemand : Ni céder ni concéder », assène De Crem.
Le ministre de la Défense défend une implication militaire accrue, courageuse mais non dénuée de risque.
En fin de séance, Pieter De Crem (CD&V) martèle sa petite phrase dans les deux langues : « En Afghanistan, la solution ne sera ni civile ni militaire : elle sera civilo-militaire. Ou il n’y en aura pas… »
Concluant ainsi son adresse ce jeudi matin devant les commissions réunies de la Défense nationale (Chambre) et des Relations extérieures et de la Défense (Sénat), le jeune ministre de la Défense vient de passer lui-même avec succès son premier baptême du feu, mais il tente un peu tard d’adoucir un exposé qui aura eu, durant plus de deux heures, une coloration strictement militaire.
« Compte tenu des demandes répétées de l’Otan et de pays partenaires, notamment les Pays- Bas », la Belgique va effectivement engager quatre chasseurs F-16 et une centaine de militaires à Kandahar, au Sud de l’Afghanistan, et ils participeront si nécessaire aux bombardements.
« Observer et ne rien faire, cela ne va pas : quand il nous est demandé de faire notre travail – non pas d’aller à la guerre mais d’assurer la paix – nous ne pouvons détourner la tête. La décision prise par le gouvernement est importante », elle reflète« un grand consensus des trois partis traditionnels et au-delà, pour dire que la situation en Afghanistan est sérieuse mais que nous devons également prendre nos responsabilités. »
Face aux réserves de ses interlocuteurs, les propos du ministre sont limpides : «
Je veux rappeler que la Belgique , de mars à juin 1999, avait déjà pris une part active dans la guerre aérienne au-dessus du Kosovo, une guerre durant laquelle il y a eu des accidents au sol. Cela s’est produit alors qu’un socialiste était aux Affaires étrangères… »

La pique ne s’adresse pas au député André Flahaut – ce jeudi, De Crem et Flahaut se sont plutôt échangé des fleurs – mais à un SP.A qui, par la voix du député Dirk Van der Maelen, a résolument rejoint les rangs d’une opposition dogmatique : « Vous inscrivez notre pays dans une logique de guerre qui est à la base de la politique étrangère américaine, que ce soit en Irak ou en Afghanistan », avait lancé le socialiste flamand. Avant de se faire moucher par le jeune sénateur Wouter Beke (CD&V), qui lui rappela que « le 23 novembre 2007, lorsqu’a été votée la prolongation de la mission belge en Afghanistan, le SP.A avait les deux pieds dans le gouvernement. »
Avec des accents distincts, les élus du PS (Flahaut veut une « stratégie de sortie »), du CDH (Brigitte Wiaux rappelle l’obligation de stricte protection des populations civiles), du VLD et du CD&V vont dans les faits laisser agir le rouleau compresseur De Crem, d’autant plus aisément que le ministre promet une information continue des assemblées.
Les missions belges seront effectuées à moyenne et haute altitude (entre 3.000 et 4.000 mètres). Il est exact que les Pays-Bas ont perdu ces derniers mois un homme et un avion, reconnaît le ministre, mais cela « était dû à une erreur humaine, pas à une action de l’ennemi ».
Visiblement fasciné par le fait militaire, De Crem livre une série de précisions techniques qui démontrent l’étendue de sa détermination : il a envisagé les pertes d’avions et/ou d’hommes. Ainsi, les F-16 seront équipés de flares (leurres) aptes à « contrer la majorité des fusées les plus modernes guidées par infrarouge ou par la chaleur (…) Tous les appareils ont été mis à jour contre ces risques. Quand bien même la couverture radar en Afghanistan serait défaillante, chacun de nos avions est sécurisé par un système passif d’alerte (« Carapace ») qui avertit l’avion lorsqu’il est visé par un radar ennemi. Un système de protection se déploie automatiquement. »
André Flahaut ayant relevé que les Néerlandais avaient « bombardé par accident, à un certain moment, des cibles civiles », le vrai débat moral a été soulevé par le CDH : les dommages collatéraux. Les équipements de précision, le dispositif « carte rouge », ne suffisent pas. La charge morale repose sur les procédures mises en oeuvre par cet homme que les militaires appellent un « FAC » (Forward Air Controller) : l’homme qui, au sol, en position avancée, identifie la cible et ordonne à l’avion de tirer. « Un pilote doit, sans doute possible, identifier son objectif avant de pouvoir lever la sécurité de son armement, rassure Pieter de Crem. Au moindre doute, il doit annuler l’opération. C’est la procédure établie. »
Reste un point qui tient à coeur au PS : la « stratégie de sortie ». Selon Flahaut, « il n’y en a pas » M. De Crem s’engage à « y consacrer une attention spéciale » tant lors des sommets de Vilnius que de Bucarest, et à avoir sur le sujet, ces jeudi et vendredi à Vilnius, un « échange d’idées avec tous les ministres de la Défense de l’Otan ». Mais il ajoute : « Nous nous inscrivons dans la stratégie de sortie de l’Otan pour l’Afghanistan. Cette stratégie de sortie Otan-Afghanistan existe déjà : elle se trouve dans le plan opérationnel. » Dont acte.
Le Soir, 8 février 2008
Alain Lallemand


3 Un ministre de la défense vient de gagner ses galons.
« Niet opgeven, niet toegeven. »

Cette posture de tranchée, courageuse, qui se refuse à l’amalgame entre guerres d’Afghanistan et d’Irak, qui maintient intacte l’indignation de 2001 et nous donne l’impulsion requise pour aller de l’avant, nous livre plusieurs indications majeures sur notre pays.
Primo, finie l’« armée de paix » des socialistes francophones, la Flandres avance son propre projet militaro- civil, un nouveau tome de Guerre et paix revu et corrigé avec un oeil mouillé sur La Haye.

Et ce n’est pas de l’intérimaire.

 

  Nous n’avions pas perçu les contacts directs noués entre nos Premiers respectifs, MM. Verhofstadt et Balkenende, preuve que notre culture nous aveugle : pendant que nous dissertions sur le premier couple de France, des soldats néerlandais trouvaient la mort en Afghanistan. Ce monde réel vient de nous rattraper : la Flandre se veut solidaire, la Belgique le sera en son nom.
Et cela n’a rien de scandaleux, car telle est la deuxième leçon, la plus inattendue :
il existe en Belgique une vaste majorité pour quelque chose.

 

 

 

 Quelque chose qui parle à toute la Flandre (sauf le SP.A et Groen), quelque chose qu’avalisent PS et CDH, et qui laisse le MR sans voix. Dans ce pays, l’Afghanistan vaut encore une messe. L’homme qui se charge de colporter le message, Pieter De Crem, n’est pas précédé dans le monde francophone d’une réputation qui suscite l’enthousiasme pétillant. On pouvait penser que l’épreuve allait l’atomiser. Au contraire, ce jeudi, l’homme a tombé les défenses, largué sa charge au laser, investi la place. Le poste est, disons, occupé.
Cinq Belges à Kandahar
M. De Crem a révélé que cinq militaires belges se trouvaient déjà à Kandahar, en appui du quartier général Sud. Deux autres sont à Mazar-I-Sharif (Nord), 24 à Kunduz (Nord).
Carte rouge
Pour éviter d’engager les avions belges dans des opérations trop dangereuses ou dont la cible serait mal identifiée, la Belgique déploiera au QG des opérations aériennes un « M. Carte rouge » : un officier- pilote rompu aux procédures Otan et habilité à annuler les opérations.
Siège éjectable

Si un pilote belge devait actionner son siège éjectable au-dessus des lignes insurgées, c’est une unité de l’armée américaine basée à Kandahar, le CSAR (Combat Search And Rescue), qui aurait pour mission de le récupérer.
Bombes lasers

La précision des armes belges a été grandement améliorée, plaide M. De Crem : dotés de targeting pods modernes, nos F-16 peuvent se « verrouiller » sur une cible par laser, et les bombes belges sont elles-mêmes guidées par laser et GPS.
Mission parlementaire

Sur proposition du sénateur Josy Dubié (Ecolo), le ministre a avalisé l’idée de la visite en Afghanistan d’une délégation parlementaire mixte (commissions du Sénat et de la Chambre ) pour estimer le travail déjà accompli et les perspectives à venir.
 

 


4 Roger Romain : Les alliés saluent les efforts accrus de la Belgique.

 

 

 

 

Commentaires(ndlr : de l'article ci-dessous)

 

 

 

 a) Les alliés ricano-otaniens sont satisfaits: la Belgique , sous gouvernement provisoire de 3 mois, à participations Mr, Ps et Cdh, s'enferre dans la sale guerre d' occupation Us en Afghanistan, qui reprend de plus belle.

 

 

 

 

 

 

 

L' IRAK ne leur suffit plus. La raclée finale sera d' autant plus cuisante. Mais l'aventure est d' autant plus dangereuse et les contribuables belges vont casquer de plus en plus pour les folies aventurières et impérialistes ricano-otano-occidentales. Nous élisons des "démocrates" ...
Il est de plus en plus clair que l' Otan n' est rien d' autre, depuis ses origines, qu' une alliance de fauteurs de guerre qui devrait être dissoute au plus tôt ..., comme l' a été l' ex-Pacte de Varsovie.
RoRo
b) Rappelons quels arguments Paul Bremer avaient présenté aux Pays Bas pour passer de l'officiel 'Peace-keeping'" onusien à un engagement actif dans la "War on Terror" : "Une décision de ne pas envoyer d'avantage de troupes en Afghanistan porterait préjudice aux intérêts des Pays-Bas aux États-Unis" (janvier 2006). Bilan provisoire : 14 morts chez les Hollandais.

 

 

 

 

 

 

 

On ne sait pas encore quels d'arguments ont convaincu le gouvernement belge. N'est-ce pas Flahaut qui disait que ' La Belgique paye encore le prix de son opposition à la guerre en Irak'"?

 

 

 

 

 

 

 

RM

 

 

 

 

 

 

 Article : OTAN: les alliés saluent les efforts accrus de la Belgique (De Crem)

 

 Les pays de l'OTAN, et en particulier les Pays-Bas, ont exprimé vendredi leur satisfaction face à la décision du gouvernement belge de renforcer sa présence militaire en Afghanistan cette année, en envoyant notamment des avions de combat F-16, a indiqué le ministre belge de la Défense , Pieter De Crem.

 

 

 

 

 

 

 

"J'ai communiqué la décision du gouvernement" aux autres ministres de la Défense de l'OTAN réunis à Vilnius, a-t-il affirmé en soulignant qu'elle avait été bien reçue. Le ministre néerlandais, Eimert van Middelkoop, s'est en particulier déclaré "content", a ajouté M. De Crem après s'être entretenu avec lui. Le gouvernement Verhofstadt III a décidé vendredi dernier de dépêcher quatre chasseurs-bombardiers F-16, qui seront mis en oeuvre par une centaine de personnes, "en coopération avec les Pays-Bas" depuis l'aéroport de Kandahar (sud de l'Afghanistan) à partir du 1er septembre.

 

 

 

 

 

 

 

La durée initiale de cette mission est de quatre mois, mais pourrait être prolongée après évaluation, a souligné vendredi M. De Crem à Vilnius, confirmant que la Belgique avait répondu à  une demande formulée voici plusieurs mois par l'OTAN et ses partenaires. (VVA)

 

 

 


5 Ecolo & Groen! regrettent les choix du Gouvernement : l’Afghanistan a besoin d’une solution humanitaire, pas militaire !

 

 

 

 

 

  A la sortie de la réunion conjointe du Sénat et de la Chambre , les élus « Ecolo-Groen! » déplorent la décision du gouvernement intérimaire de renforcer la présence militaire belge en Afghanistan par l’envoi de militaires supplémentaires et de 4 F16 dans les zones de combat.

 

 

 

 

 

  A nouveau, l’Afghanistan est en train de sombrer dans une guerre civile (Ndlr ????) que les forces militaires internationales présentes sur place ne peuvent endiguer.

 

 

 

 

 

  En effet, de nombreuses études telles qu’Oxfam international ou l’International Crisis Group mettent en évidence l’échec des opérations militaires internationales en Afghanistan et la nécessité de venir en aide à la population afghane par des voies diplomatiques et humanitaires.

 

 

 

 

 

 Pour Ecolo et Groen !, il n’y a pas de solutions militaires à ce conflit comme le montre la dégradation accélérée de la sécurité dans l’ensemble du pays.

 

 

 

 

 

 

 

L’accent de la communauté internationale doit donc être mis, au contraire, massivement sur la reconstruction de ce pays ravagé par plus de 20 années de guerre.

 

 

 

 

 

 

 

Gagner le cœur des populations afghanes est plus important que de participer à l’escalade militaire et son lot de bavures inévitables contre des civils, qui renforcent le sentiment de rejet par les populations contre la présence des forces de l’OTAN.

 

 

 

   

 

 

 

 

 

Josy DUBIE

 

 

 

 

 

 

 

Juliette BOULET

 

 

 

 

 

 

 

Sénateur

 

 

 

 

 

 

 

Députée fédérale

 

 

 

 

 

 

 


6 Observation de Ernest Glinne
Objet : Quand la Belgique s'aligne sur Bush et le Pentagone...

 

 

 

 

 

 Bonjour,

 

 

 

 

 

 J'apprends par l'assistante de Josy que la commission des affaires étrangères du Sénat a été réunie ce matin et suppose que la visite en cours de Condi Rice en Europe et ses pressions sur l'OTAN en vue d'obtenir des Européens des unités et du matériel sophistiqué supplémentaires pour les zones de combat de l'Afghanistan/Sud ont été débattus.

 

 

 

 

 

 Le gouvernement belge intérimaire, comme Sarkosy, a déjà décidé et annoncé voici quelques jours l'envoi d'avions et de militaires d'infanterie. Gordon Brown se joint à Rice et Merkel , a contrario ,refuse de faire plus. La position belge, déjà moche sous Degucht-Flahaut, s'aggrave sous Degucht-De Crem et la zône d'action de l'OTAN ne cesse de s'étendre.

 

 

 

 

 

 Le débat parlementaire et public sur l'engagement de l'armée belge en Afghanistan, où les problèmes sont à maints égards similaires à ceux de l'Irak auxquels ils se lient, est sous extincteur depuis des années.

 

 

 

 

 

 En plus du malaise créé dans l'opinion publique consciente en Belgique, l'atlantisme sans frontières autres que l'expansionisme du Pentagone favorise Mac Kain au détriment d'Obama dans la campagne électorale des Etats-Unis..

 

 

 

 

 

 La nausée m'écoeure et c'est le cas de beaucoup...

 

 

 

 

 

 Incidemment, qu'ont fait les sénateurs PS?

 

 

 

 

 

 ECOLO DOIT A MON AVIS AFFIRMER SPECTACULAIREMENT SON DESACCORD...IL FAUT  EN DEFINIR LES MOYENS LES PLUS APPROPRIES, ce qui dépasse ma compétence d'indignation et de disponibilité.

 

 

 

 

 

 Amitiés 

 


 

n°150 dossiers de l'Afghanistan -Otan-11-02 – suite 2

Sommaire(Suite 2 ).

1-4 Mark John : Pression accrue sur les Alliés peu présents dans le Sud afghan.

2-1 Appel du Comité surveillance Otan (Belgique)

3-1 Tortures en Afghanistan ou a Guantanamo. 

1 La torture est endémique dans les prisons afghanes,

2 Le Canada place les É.-U. et Israël sur une liste de surveillance des pays soupçonnés de torturer.


1-4 Mark John :  Pression accrue sur les Alliés peu présents dans le Sud afghan.
Un appel conjoint va être lancé ce jeudi à l'Allemagne, à la France et à d'autres membres de l'Otan, à l'initiative des Etats-Unis, pour qu'ils envoient des soldats supplémentaires dans le sud de l'Afghanistan, région la plus instable du pays.
Washington a pris la tête d'une campagne visant, selon ses termes, à obtenir une répartition plus équitable parmi les Alliés du fardeau militaire de la lutte contre les taliban. La Grande-Bretagne , le Canada, la Pologne et d'autres pays se sont associés à cette initiative avant une réunion de l'Otan à Vilnius, en Lituanie.
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a une nouvelle fois évoqué la question mercredi, soulignant que seul un petit nombre de pays de l'Otan disposaient de soldats dans les secteurs où les insurgés sont les plus actifs.
"Nous croyons très fortement que ce fardeau devrait être plus équitablement partagé au sein de l'Alliance atlantique", a-t-elle dit à l'issue de discussions sur la stratégie à suivre en Afghanistan avec les dirigeants britanniques.
Sans doute pour enfoncer le clou, elle est d'ailleurs arrivée jeudi en Afghanistan pour une visite non annoncée avec le secrétaire britannique au Foreign Office, David Miliband.
Peu de responsables de l'Otan s'attendent à ce que d'importantes contributions soient annoncées pendant la réunion, qui doit durer deux jours, mais les Etats-Unis comptent bien, dans les semaines à venir, obtenir des promesses d'engagement supplémentaire dans le Sud pour cette année.
RISQUE D'UNE "ALLIANCE À DEUX VITESSES", DIT GATES
Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a causé des remous la semaine dernière en envoyant des lettres à des capitales européennes où il les priait d'envoyer des soldats dans le Sud afghan. Il a fait savoir qu'il continuerait à "jouer la mouche du coche" sur ce sujet lors de la réunion des ministres de la Défense de l'Otan en Lituanie.
"Je m'inquiète beaucoup de l'évolution de notre organisation vers une alliance à deux vitesses dans laquelle vous avez certains membres qui sont d'accord pour de battre et mourir afin de protéger la sécurité d'autres peuples, et ceux qui ne le sont pas", a déclaré le chef du Pentagone devant une commission du Congrès.
Conformément au mandat voté par le Bundestag, l'Allemagne ne peut envoyer que 3.500 soldats dans le nord, où la situation est moins dangereuse. Ils contribuent à la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf). Dans des circonstances exceptionnelles, les forces allemandes peuvent être déployées dans d'autres endroits.
Mercredi, Berlin a annoncé qu'il ajouterait environ 200 soldats à une force de réaction rapide dans le Nord.
Le président français Nicolas Sarkozy a dit pour sa part en décembre que la France pourrait renforcer sa présence militaire en Afghanistan pour aider la police et l'armée afghanes.
Comme l'Espagne et l'Italie, la France souligne qu'elle assume déjà beaucoup d'engagements militaires dans le reste du monde. Le Canada a, quant à lui, menacé de retirer ses 2.500 hommes d'Afghanistan au début de l'an prochain si l'Otan n'envoie pas de renforts.
GARANTIES RECHERCHÉES
Washington souhaite obtenir des garanties que les Alliés combleront le vide que laissera le départ du Sud de 3.200 "Marines", cette année à l'issue d'un déploiement temporaire.
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a déclaré mercredi au parlement qu'il souhaitait que les Alliés, lors d'un sommet de l'Otan à Bucarest en avril, s'engagent à mieux se répartir la tâche.
"Nous représentons 15% des soldats en Afghanistan (...). Nous devons répartir convenablement le fardeau, non seulement en termes d'effectifs mais aussi en termes d'hélicoptères et autres équipements", a-t-il dit.
La France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne soulignent qu'elles ont proposé des troupes au début de la mission, quand elle était confinée au centre, au nord et à l'ouest du pays, et jugent qu'il ne rimerait à rien qu'elles redéploient leurs soldats à présent.
Depuis 2003, l'Isaf a plus que quadruplé ses effectifs pour atteindre 43.000 hommes et un porte-parole de l'Otan, James Appathurai, a dit le mois dernier que l'Isaf était à présent "proche de ce qui, selon notre armée, serait notre effectif complet". Mais face à la recrudescence des violences, des experts estiment qu'elle doit encore être renforcée.
"Il n'y a pas de signes clairs que les pays de l'Otan, et notamment les Etats-Unis, sont prêts à fournir des forces de combat à un niveau qui permettrait un succès dans le sud de l'Afghanistan", estime Sean Kay, directeur des Etudes internationales à l'Université Wesleyan de l'Ohio.
Selon lui, il faudrait au moins doubler les effectifs actuellement déployés dans le Sud - 12.000 soldats - pour venir à bout de la guérilla des taliban.
Mark John

Dernière version française Natacha Crnjanski Reuters - Jeudi 7 février,


2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

2-1 Appel du Comité surveillance Otan :

 

POUR UN RETRAIT IMMEDIAT ET INCONDITIONNEL  DES TROUPES BELGES D’AFGHANISTAN !

 

 

 

  Le gouvernement belge vient de prendre une décision très grave. Avec l’envoi de plus d’une centaine de militaires supplémentaires et d’avions F-16 dans le sud afghan, où les combats font rage,  la vérité de la guerre de l’Otan présentée comme une intervention humanitaire, éclate. Le nouveau ministre de la Défense , Pieter De Crem déclare ouvertement que la Belgique doit prendre ses responsabilités et s’engager directement dans les opérations de combat, comme seul moyen « d’assurer la paix ».

 

 

 

Ce glissement de la participation belge d’une mission de la paix vers une mission de combat n’a été débattu ni voté par le parlement. Seule une commission de la Défense en a reçu la communication. L’intervention belge en Afghanistan, qui est déjà contestable, change totalement de nature : la Belgique entre en guerre, sans débat. Au cours des négociations pour former un nouveau gouvernement, nos responsables politiques avaient annoncé que la Belgique   serait un partenaire actif dans la cause de la paix en Europe et dans le monde : c’est le contraire qui se passe.

 

 

 

Jusqu’à quand pourra-t-on éluder  le débat politique sur la raison d’être et la légitimité de cette invasion ?

 

 

 

« Guerre à la terreur » nous a-t-on dit, mais les attentats terroristes n’ont évidemment pas disparu avec les bombardements massifs de l’Afghanistan et de l’Irak. Combien de massacres faudra-t-il encore pour s’en apercevoir ?

 

 

 

« Intervention humanitaire » nous a-t-on prétendu, mais la population afghane croupit dans la misère sous la coupe des chefs de guerre et narco-trafiquants alliés au pouvoir.

 

 

 

« Liberté, éducation, libération de la femme dans la nouvelle République Islamique d’Afghanistan » ?  Cela prêterait à rire si la situation n'était aussi tragique. Par exemple, il y a seulement quelques jours, un étudiant afghan a été condamné à mort pour avoir défendu les droits de la femme. Les USA se sont déclarés "troublés". Et c'est ça que nous allons défendre ?

 

 

 

Selon les chiffres officiels, forcément en-dessous de la réalité, les bombardements alliés ont tué en 2007 plus de civils que les attentats attribués aux talibans. Dans plusieurs cas, il s’est avéré qu’il ne s’agissait pas de bavures, mais d’une stratégie délibérée visant à terroriser la population soupçonnée d’aide aux insurgés. Par l'envoi de chasseurs-bombardiers F-16, nos dirigeants entraînent la Belgique à être directement complice de crimes de guerre.

 

 

 

Ces avions pourraient aussi participer à l’extension de la guerre aux pays voisins, Iran et Pakistan. Il ne faut pas oublier les fonctions que ces F-16 sont capables de remplir : transport de bombes conventionnelles, d’armes radiologiques et d’armes atomiques comme celles qui sont stationnées à Kleine Brogel. Ceci est particulièrement inquiétant, au moment où l’OTAN, à la suite des Etats-Unis, banalise l’idée de recourir à la guerre préventive atomique contre des « ennemis terroristes ». (déclarations de G.W.Bush et manifeste des 5 ex-généraux de l’Otan).

 

 

 

Dans ces conditions, que peut signifier « une stratégie de sortie de l’Afghanistan » ? Pour le ministre De Crem, le « plan opérationnel »  présenté par le gouvernement, tient lieu de stratégie de sortie. Pour nous, la stratégie de sortie ne consiste pas à s'enfoncer davantage dans le bourbier afghan. La seule stratégie de sortie possible, c'est de retirer les troupes belges d'Afghanistan sans conditions, et tout de suite.

 

 

 

Nous invitons le mouvement de la paix et toutes les associations progressistes à réclamer ce retrait immédiat et inconditionnel des troupes belges. Nous proposons aux organisateurs de la marche pour la paix du 16 mars de faire de ce slogan un des principaux mots d’ordre de la manifestation.

 

 

 

Le Comité Surveillance Otan

 

 

 

8 février 2008...


2-2 Communiqué du Parti Communiste belge : La Belgique s'enfonce dans le bourbier afghan.
Alors que les partis de la majorité s’empoignent sur le front intérieur, ils viennent d’afficher un remarquable consensus sur une dangereuse ligne de feu extérieure.
Le conseil des ministres a décidé ce vendredi 1er décembre d’élargir la présence de l’armée belge en Afghanistan. Qui plus est, dans le sud, la zone la moins « sécurisée » du pays où les Pays-Bas ont déjà perdu 12 soldats.
Notre armée est ainsi appelée à opérer un redoutable « bond qualitatif  en passant d’une présence de soutien à une mission offensive que notre pays - comme l’Allemagne- refusait jusqu’ici ; Elle s’engage encore plus aux côtés des Etats-Unis dans le cadre des opérations de bombardements de l’OTAN critiquées par le président Karzaï lui-même parce qu’elles ont déjà fait beaucoup de victimes innocentes.
Chez nous, le ministre de la Défense , Pieter De Crem, a reconnu que la Belgique avait cédé à de fortes pressions atlantistes alors que l’OTAN n’a défini aucune stratégie sérieuse de sortie de l’Afghanistan.
La pentapartite implique donc plus encore notre pays dans le chaos afghan, dans une politique de guerre qui ne fait que contribuer à la dégradation de la situation dans une  région où sont déjà morts des centaines de militaires occidentaux. On est bien loin de la pacification promise et de toute perspective politique tant attendue par le peuple afghan.
Mais en assumant son rôle d’allié empressé au sein de l’Alliance atlantique, la Belgique renonce aussi à aider à trouver des solutions justes dans le cadre de l’ONU. C’est enfin la prétention de l’Europe à se donner une politique étrangère autonome qui s’en trouve un peu plus dérisoire.
Les progressistes et les pacifistes ne peuvent que condamner une telle dérive.
Ecrit par Bureau Politique du PC 
http://www.particommuniste.be/politique-internationale/asie/communique-du-1-fevrier-2008--la-belgique-s-enfonce-dans-le-bourbier-afghan.html
02 février 2008


3 Annexe Géopolitique et stratégie- Analyse Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

 

3-1 Tortures en Afghanistan ou a Guantanamo. 

 

 

 

1 La torture est endémique dans les prisons afghanes,

 

Les avocats d'Amnistie internationale et de l'Association des libertés civiles de Colombie-Britannique affirment, dans un document déposé en cour mercredi, que la torture est endémique dans les prisons afghanes, que ce n'est pas près de changer, et que la vie d'innombrables captifs ennemis serait mise en danger si le gouvernement remporte la cause par laquelle ces groupes espèrent bloquer les transferts. "Combien de personnes seraient transférées et torturées avant que (les groupes de droits humains) apprennent que les transferts ont repris?" ont-ils demandé.

 

 

 

Les deux organismes prient la Cour fédérale de mettre un terme aux transferts de détenus des militaires canadiens aux autorités afghanes jusqu'à ce que les Forces armées puissent prouver au tribunal que les détenus ne risquent plus la torture.

 

 

 

Les avocats de deux groupes de défense des droits de la personne avertissent un juge du danger de créer un précédent en déchargeant le gouvernement fédéral de la responsabilité de révéler si et quand reprennent les transferts de prisonniers de guerre afghans aux autorités locales.

 

 

 

Un commandant des Forces canadiennes sur le terrain a décidé de suspendre les transferts le 6 novembre après que des représentants canadiens eurent constaté des preuves crédibles de torture en visitant une prison afghane.

 

 

 

Une porte-parole du premier ministre Stephen Harper aurait irrité les dirigeants militaires quand elle a affirmé que les Forces armées avaient tenu le gouvernement dans l'ignorance de la décision de suspendre les transferts. Dans une mise au point ultérieure, elle a indiqué qu'elle retirait ses propos et qu'elle n'aurait pas dû faire ce commentaire.

 

 

 

Mais on a appris par la suite que le ministre de la Défense , Peter MacKay, a exprimé sa préoccupation à l'égard du traitement des prisonniers au cours d'une visite en Afganistan, le 6 novembre, dans les heures qui ont suivi la découverte des preuves de sévices.

 

 

 

Cependant, le gouverneur de Kandahar a récemment affirmé à La Presse Canadienne qu'il ne se rappelait pas avoir rencontré M. MacKay en novembre.

 

 

 

Les avocats du gouvernement soutiennent que la requête des deux groupes de défense des droits est sans objet, puisque les transferts ont cessé, même s'ils reconnaissent qu'ils pourraient reprendre à tout moment.

 

 

 

Afghanistan – Forces centrifuges

 

 

 

Par Steve Rennie, La Presse Canadienne

 

 

 

mercredi 6 fév, 16 h 54

 

 

 


2 Le Canada place les É.-U. et Israël sur une liste de surveillance des pays soupçonnés de torturer.

 

 

 

Le ministère des Affaires étrangères a mis les États-Unis et d'Israël sur la liste de surveillance des pays où les détenus risquent d'être torturés.

 

 

 

D'autre part il considère que certaines techniques d'interrogatoire utilisés par les États-Unis constituent des actes de torture.

 

 

 

C'est ce qu'indique un document obtenu par Reuters jeudi.
La révélation est de nature à embarrasser le gouvernement conservateur minoritaire, qui est un allié indéfectible des États-Unis et d'Israël.

 

Les deux pays ont nié qu'ils permettaient l'utilisation d'actes de torture dans leurs prisons.
Le document fait partie du matériel de formation d'un cours de sensibilisation des diplomates sur l'utilisation de la torture, mentionne la prison américaine de Guantanamo Bay à Cuba, où un Canadien est détenu.
L'homme, Omar Khadr, est le seul Canadien à Guantanamo. Ses défenseurs affirment que le document montre combien sont ridicules les affirmations d'Ottawa selon lesquelles Khadr n'a pas été maltraité.
Sous la rubrique «définition de la torture», le document énumère les techniques états-uniennes d'interrogatoire telles que la nudité forcée, l'isolement, la privation de sommeil et l'utilisation d'un bandeau sur les yeux des détenus.
«Les États-Unis ne le permet pas, tolérer ou tolérer la torture en aucune circonstance", a indiqué un porte-parole de l'ambassade américaine à Ottawa.
Un porte-parole du ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier a tenté de distancer Ottawa du document.
«Ce manuel de formation n'est pas un document de politique et ne reflète pas les vues ou les politiques de ce gouvernement», at-il dit.

Le gouvernement a tort, à condition que le document d'Amnesty International Canada dans le cadre d'une affaire judiciaire aux droits organisation a lancé contre Ottawa au cours du traitement des détenus en Afghanistan.
Le secrétaire général d'Amnesty, Alex Neve, a déclaré à Reuters que son groupe avait des preuves très claires de violation des droits de la personne dans les prisons israéliennes et états-uniennes.
«Il est donc rassurant et réconfortant de voir que ... deux de ces pays ont été répertoriés et que les considérations de politique étrangère ne l'ont pas emporter sur le souci des droits de l'homme et leur mise à la liste», a-t-il dit.
Khadr est détenu à Guantanamo Bay depuis cinq ans. Il est accusé d'avoir tué un soldat états-unien lors d'un affrontement en Afghanistan en 2002, quand il avait 15 ans.
Des groupes de défense des droits de la personne affirment que Khadr devrait être rapatrié au Canada, idée que le premier ministre Stephen Harper rejette en alléguant que l'homme doit répondre à de graves accusations.
«À un moment donné au cours de la détention d'Omar Khadr, le gouvernement canadien commencé à soupçonner qu'il était soumis à des actes de torture»", a déclaré William Kuebler, avocat états-unien de Khadr.
«Le gouvernement canadien n'a cependant rien fait pour obtenir la libération de Khadr de la prison de Guantanamo et pour protéger ses droits, contrairement à tous les autres pays du monde occidental qui ont eu des ressortissants détenus à Guantanamo, a déclaré l'avocat à la chaîne de télévision CTV.
La liste de surveillance comprend  la Syrie , la Chine , l'Iran, l'Afghanistan, le Mexique et l'Arabie Saoudite.
«Si Israël est inclus dans la liste en question, l'ambassadeur d'Israël s'attendrait à sa suppression», a déclaré le porte-parole de l'ambassade israélienne, Michael Mendel.
Le cours de sensibilisation a commencé après qu'Ottawa a été critiqué pour la façon dont il a traité le cas du Canadien Maher Arar, qui avait été déporté des États-Unis vers la Syrie en 2002.
Arar affirme avoir été torturé à plusieurs reprises au cours de l'année qu'il a passé dans les prisons de Damas. Une enquête sur cette affaire a révélé que des diplomates canadiens n'avaient pas reçu de formation officielle leur permettant de détecter si les détenus sont maltraités.
(Rapport fait par David Ljunggren et rédigé par Rob Wilson)

 (Reuters) - Traduction - Antonio Artuso - pueblo@sympatico.ca

 

 

n°149 journal de l'Afghanistan-Panique à l'Otan...10-02 - Début

Sommaire.

Tiré à part :

 La preuve par l’Afghanistan. Comment lire le budget de la défense des États-Unis ?

1 Analyse

Des résistants

Des occupants

2 Occupation de l'Afghanistan

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 


Tiré à part :

La preuve par l’Afghanistan

Plus de sept années après l’invasion de l’Afghanistan présentée sous le prétexte de toutes les façons hideuses d’une vengeance américano-occidentale de la destruction des deux tours jumelles du World Trade Center, théorie du complot admise ou pas, les US(a) se posent la question de cette guerre impossible à gagner.
Conçu sur le modèle de l’Iraqi Study Group, un think tank a élaboré une stratégie nouvelle en partant du constat que la Résistance afghane, appelée par l’envahisseur les Talibans reprennent l’offensive sur le terrain depuis deux années.
Ce rapport remis par l’Afghanistan Study Group la semaine dernière commençait par cette mise en garde : ‘Ne pas faire d’erreur’.
Le Sénateur John Kerry, l’un de ses membres, a rappelé qu’au Vietnam d’avoir remporté toutes les batailles n’a pas conduit à la victoire finale.
L’essentiel des recommandations repose sur un nécessaire découplage entre l’Irak et l’Afghanistan et l’amélioration du système bureaucratique qui régit actuellement les affaires militaires et civiles.
Après un petit couplet sur la nécessaire guerre contre la culture du pavot qui représente aujourd’hui 60% du PIB de ce pays ramené à l’âge de pierre par le pilonnage ennemi, les Étasuniens envisagent un commandement unifié des forces de l’Otan et de l’ONU présentes en principe pour aider à la reconstruction, étant entendu bien sûr que son contrôle reviendrait aux Étas-Unis.
Les exhortations de Robert Gates à l’endroit de ses alliés les plus fidèles et obéissants comme l’Allemagne, la Norvège , le Canada pour qu’ils envoient plus de troupes à exposer dans les zones Sud contrôlées largement par la Résistance afghane restent sans effet.
La visite cette semaine de Mme Condoleezza Rice à Londres souligne l’importance de la crise ouverte au sein de l’Otan quant aux stratégies divergentes des différents atlantistes entraînés malgré eux dans une guerre absurde.
Hamid Karzaï a refusé que Lord Ashdowns ne soit le coordonnateur de l’action otanesque, arguant des piètres performances britanniques dans la zone du Helmand.
En réalité, ni Gordon Brown, ni Angela Merkell, ni Stephen Harper ne veulent engager des troupes dans un combat douteux et perdu d’avance. Ils ne souhaitent pas non plus déployer davantage de technologie rutilante mais inopérante dans ces guerres asymétriques.
La réunion des ministres de la défense des pays de l’Otan se tient cette semaine à Vilnius et sera peut-être l’occasion d’exposer ses différends.
L’Afghanistan démontre une nouvelle fois que les armées des envahisseurs tout au long des siècles sont toujours venues s’échouer sur ses contreforts.
L ‘armée étasunienne a été créditée de nombreuses incursions dans le Pakistan limitrophe exerçant un ‘droit de poursuite’ qu’elle s’est arrogée, bombardant et assassinant de nombreux civils.
Cette intrusion n’est du goût ni de Pervez Musharaf ni de son nouvel allié chinois.
Convergence des Causes
4 février 2008

02-02 Devant la recrudescence des attaques depuis deux ans, les effectifs de la force internationale commandée par l'Otan, l'Isaf, auxquels contribuent 40 pays, sont passés de 16.000 à 43.000 hommes. AFP) 

 07-02 L'année 2007 a été la plus meurtrière depuis fin 2001.

Il y a eu plus de 6.000 morts l'an dernier, dont des centaines de civils et il a été rendu public la mort de 218 soldats étrangers. La multiplication des attaques kamikaze et autres explosions, en même temps, ont refroidi les opinions publiques en Europe et au Canada, qui pressent leur gouvernement de retirer leurs soldats. (Reuters)


Comment lire le budget de la défense des États-Unis ?

Le département US de la Défense a présenté, le 4 février, son budget prévisionnel pour l’année fiscale à venir (qui débute en avril) à hauteur de 515,4 milliards d’US dollars. Cependant ce chiffre est loin de la réalité.

 Le Bureau du Budget de la Maison-Blanche a en réalité transmis au Congrès une demande légèrement supérieure de 518,3 milliards ;
 Il conviendra d’y ajouter en cours d’année une enveloppe spéciale pour les guerres d’Irak et d’Afghanistan qui atteindra, selon les besoins, entre 70 et 200 milliards supplémentaires ;
 Les armes nucléaires sont imputées sur le budget du département de l’Énergie à hauteur de 17 milliards ;
 L’administration générale des services de la Défense se réserve 3,2 milliards
 Le département de la Sécurité de la Patrie requiert 40,1 milliards
 Les programmes de coopération militaire du département d’État (essentiellement des dons en armement) représentent 38,4 milliards
 Les soldes des Anciens combattants sont provisionnées sur le budget du département des Vétérans pour 91,3 milliards (somme qui devra par la force des choses être augmentée en cours d’année selon l’intensité des combats)
 Enfin les retraites versées aux officiers de réserve sont imputées sur le budget du département du Trésor à hauteur de 12,1 milliards.
Le budget de la Défense US 2009 devrait donc, selon toute probabilité, dépasser les 800 milliards de dollars.

Source : Réseau Voltaire


L'Afghanistan en chiffre du 05 au 10-02-08 
tués blessés
Usboys / Autres boys  1  4
Policiers, armée et collaborateurs  3 11
Peuple Afghan  x+2  x

Panique à l'Otan au jour le jour

02-02 Le soutien à la présence de troupes en Afghanistan dans les opinions publiques de certains des pays contributeurs s'est effondré, alors que le nombre des militaires de l'Isaf tués augmente et que l'escalade de la résistance se poursuit dans le pays. (AFP)

03-02 L’Afghanistan devrait redevenir la priorité…. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne pressent leurs alliés de l'Otan de "partager le fardeau" de la guerre en Afghanistan en envoyant davantage de troupes, d'hélicoptères et d'autres matériels militaires pour vaincre les talibans(...) .(AFP)

05-02 L'ensemble des 26 pays de l'Alliance participent à la Force internationale (ISAF), la force de l'OTAN en Afghanistan, mais des Etats importants comme l'Allemagne, la France , l'Espagne, la Turquie et l'Italie ont refusé d'envoyer un nombre significatif de soldats dans le sud du pays..(AFP)

03-02 Fin janvier, les Etats-Unis ont adressé une lettre à l'Allemagne et à d'autres membres de l'Otan pour leur demander d'envoyer des troupes dans des zones dangereuses du sud de l'Afghanistan. Robert Gates a écrit la semaine dernière à ses homologues de l'Otan pour demander 3.200 hommes supplémentaires. Dans sa lettre, Gates mettait en garde contre les risques de division et de perte de crédibilité de l'alliance et se plaignait en termes vifs du lourd fardeau supporté par les forces américaines. (Reuters)

05-02 Le secrétaire à la guerre Gates, a déclaré mercredi que l'Otan risquait de se diviser entre ceux qui sont prêts à se battre et ceux qui ne le sont pas en raison du refus de certains pays européens d'envoyer des renforts en Afghanistan. "Je m'inquiète beaucoup de l'évolution de notre organisation vers une alliance à deux vitesses dans laquelle vous avez certains membres qui sont d'accord pour de battre et mourir afin de protéger la sécurité d'autres peuples, et ceux qui ne le sont pas","Et je pense que cela risque de jeter un voile noir sur l'avenir de notre alliance si cet état de fait est amené à perdurer, voire à empirer a déclaré le chef du Pentagone devant une commission du Congrès.

Les Etats-Unis disposent quant à eux de 29.000 soldats en Afghanistan et ils ont annoncé cette année qu'ils enverraient 3.200 "marines" supplémentaires. (Reuters

05-02 Le Conseil recommande notamment de doubler les effectifs à 80.000 hommes, et "de lever les restrictions nationales qui empêchent l'envoi de troupes dans le sud".

Il recommande également que des forces spéciales de l'Otan soient déployées au Pakistan en soutien à l'armée de ce pays afin de lancer "des raids systématiques contre les talibans" qui y sont retranchés le long de la frontière avec l'Afghanistan. AP

05-02 Washington a annoncé l'envoi, en avril, de 3.200 Marines.

06-02 L'incapacité de l'Otan de contrôler l'Afghanistan rend "totalement irréaliste" l'organisation de la prochaine élection présidentielle sera impossible, ce qui reviendrait à concéder le contrôle du sud de l'Afghanistan a la résistance", a déclaré le directeur canadien du ‘Conseil de Senlis’, Almas Bawar Zakhiwal. Or les pays de l'Otan dans leur ensemble n'ont pas la volonté politique pour résoudre les multiples problèmes de sécurité auxquels fait face l'Afghanistan, a-t-il dit lors de la présentation à Ottawa de ce rapport.

Affirmant qu'"il n'y a que quatre pays qui se frottent aux résistants en Afghanistan: le Canada, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et les Pays-Bas". (Source : AFP / 06 février 2008)

06-02 Face à cette situation, il recommande que la question de l'Afghanistan et du soutien au gouvernement Karzai soit à nouveau soumise au Conseil de sécurité de l'ONU avec pour objectif d'augmenter les forces de la communauté internationale dans le pays. (Source : AFP / 06 février 2008)

06-02 Rice a démenti que la stratégie des alliés pour stabiliser l'Afghanistan soit en train d'échouer, estimant qu'elle était seulement incomplète et avait besoin d'innovation pour écraser la résistance. Elle a estimé que la Force internationale commandée par l'Otan devrait se concentrer davantage sur la lutte contre les nouvelles tactiques, comme les attaque kamikaze. " Nous devrons également nous adapter. Le gouvernement afghan, les forces afghanes devront s'adapter", a-t-elle dit. (AFP)

06-02 Rice : "Vous avez des ennemis déterminés. Nous le savons. Ils continuent à rendre la vie difficile" a déclaré Mme Rice à M. Karzai dans le palais présidentiel fortifié couvert de neige. Rice et M. Karzai se sont félicités de la construction de nouvelles routes. Ils ont également mentionné des améliorations dans le système d'éducation et le système de santé…. (AFP)

06-02 L’Allemagne a annoncé mercredi qu'elle enverrait 200 hommes de plus dans le nord du pays, mais elle entend les cantonner dans cette zone calme en vertu du mandat voté par le Bundestag, sauf circonstances exceptionnelles. "Je crois que nous faisons pleinement notre part du travail en Afghanistan", a estime le ministre allemand de la Défense , Franz Josef Jung, en rappelant que le contingent allemand était le troisième en importance au sein de l'Isaf. Reuters

06-02 La France a déjà renforcé sa présence grâce à l'envoi d'officiers chargés de l'armée afghane dans le sud du pays et une réflexion a été entamée pour aller plus loin, mais certainement pas dans les proportions demandées par Washington. Le ministre français de la Défense , Hervé Morin, a ainsi démenti les rumeurs faisant état de l'envoi de 700 parachutistes français dans le Sud, en plus du contingent actuel.

Comme l'Espagne et l'Italie, la France estime qu'elle est présente sur de nombreux théâtres d'opérations dans le reste du monde, notamment en Afrique et au Kosovo.Reuters

06-02 L’Allemagne a rejeté publiquement les appels américains, ce qui a suscité à Washington et Londres la crainte que l'Afghanistan ne soit abandonné par la communauté internationale…. (AFP)

06-02 le Canada a posé comme condition "non négociable" à la prolongation de la mission de ses troupes en Afghanistan que les alliés envoient un millier d'hommes et du matériel militaire dans le sud pour les soutenir.(AFP)

07-02 Le soutien à la présence de troupes en Afghanistan dans les opinions publiques de certains des pays contributeurs s'est effondré, alors que le nombre des militaires de l'Isaf tués augmente et que l'escalade de la résistance se poursuit dans le pays. (AFP)

07-02 Rice et son homologue britannique Miliband ont effectué une brève visite à Kaboul, ils se sont rendus à la base aérienne de Kandahar, dans le sud du pays. Les chefs des diplomaties des deux pays les plus présents militairement dans ce pays ont répété, dans l'avion les emmenant de Londres à Kaboul, que leurs alliés devraient envoyer davantage de soldats au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan. "Ce dont on a besoin, ce n'est pas d'un nombre écrasant de soldats mais plutôt d'une contribution en fonction de l'effort que l'Otan peut et doit fournir", a souligné Rice.

"Franchement, j'espère qu'il y aura davantage de contributions en termes de troupes et il faut également une plus grande contribution de l'Afghanistan dans ces effectifs","Dans tous les cas, vous verrez qu'il y aura davantage de contributions en termes d'effectifs", "Le problème, c'est que nous devons nous assurer qu'il s'agira des bons effectifs au bon endroit", a déclaré Mme Rice, en référence aux demandes répétées de certains membres d'un partage plus équitable du "fardeau" des combats, essentiellement concentrés dans le sud.  Source : Lachlan CARMICHAEL AFP

 08-02 De nouveaux renforts sont demandés et la plupart des pays européens présents dans le nord et l'ouest de l'Afghanistan comme l'Allemagne, mais aussi l'Espagne et l'Italie, sont réticents à envoyer des renforts dans le sud.( Pologne a emboîté le pas vendredi.) Mais sous la pression accrue des Etats-Unis qui demandent aux Européens plus de troupes en Afghanistan, l'Allemagne a donné samedi les premiers signes qu'elle pourrait accroître son effort de guerre. Washington va néanmoins insister pour que les Alliés, y compris l'Allemagne, contribuent à l'effort en Afghanistan, "soldat pour soldat, euro pour dollar", a déclaré l'ambassadrice des Etats-Unis auprès de l'Otan, Victoria Nuland. Aussi, Gates a-t-il poursuivi samedi ses efforts de persuasion auprès des alliés dans une série d'entretiens bilatéraux en marge de la conférence à Munich, après une réunion de deux jours avec ses homologues de l'Otan à Vilnius. (AFP)

08-02 Revirement : La France envisage de déployer des soldats dans le sud de l'Afghanistan pour renforcer les troupes de l'OTAN  Ce revirement permettrait d'apaiser les tensions au sein de l'OTAN Des responsables français ont toutefois précisé qu'il y a peu de chances que Paris fournisse l'ensemble des renforts demandés par le Canada et qu'une décision sur un éventuel déploiement était peu probable avant le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des pays de l'OTAN prévu début avril à Bucarest. AP & AFP

 09-02 Le porte-parole de la présidence afghane, Homayun Hamidzada, a averti jeudi qu'un retrait des 43.000 hommes de l'Isaf aurait des conséquences "catastrophiques pour la région et pour le monde", AP

09-02. Karzai : "Comme toujours, (les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ) ont réitéré qu'ils resteraient en Afghanistan jusqu'à ce que le pays puisse tenir debout et soit en mesure de vaincre conjointement le terrorisme international",(…) AP


Occupation de l'Afghanistan

2-2 Les forces en présence

Les occupants

07-02

L'ISAF dirigée par l'OTAN est passée de 16.000 à 43.000 soldats en moins de deux ans. Reuters

07-02 Les Etats-Unis ont envoyé 26.000 hommes en Afghanistan, dont environ 15.000 au sein de l'Isaf, et le reste dans la coalition internationale de l'Opération Enduring Freedom (OEF), qu'ils dirigent.

Les Britanniques en ont dépêché 7.700.

En tout, l'Isaf compte 43.000 soldats et l'OEF environ 20.000. (Reuters)

07-02 L'Isaf compte 15.000 soldats des Etats-Unis , (Etats-Unis qui disposent également de 14.000 hommes dans le cadre de l'opération "Liberté immuable" )

07-02 Le Royaume-Uni est en Afghanistan avec 7.800 hommes dans le sud du pays, la région la plus dangereuse et est considérée comme un des pays européens possédant les forces les plus efficaces .

AP & AFP

Le Canada a 2.500 hommes déployés dans le Sud Presse canadienne.

08-02 La Norvège a confirmé l'envoi de forces spéciales et d'hélicoptères en Afghanistan, soit au total 200 hommes, en plus de son contingent de 500 soldats déjà basé dans le pays. AP & AFP

07-02 La Belgique a annoncé la semaine dernière l'envoi de quatre avions de combat F-16, qui rejoindront les forces de l'OTAN à Kandahar. Il s'agit de son premier déploiement dans cette région. AP

07-02 La France , a 1500 soldats basés à Kaboul, La France est considérée comme un des pays européens possédant les forces les plus efficaces pour mener de lointaines missions militaires. AP & AFP Natacha Crnjanski

07-02 Trois Rafale (des F2 monoplaces) de l’escadron de chasse 1/7 Provence s’envolent jeudi matin de leur base de Saint-Dizier à destination de Kandahar, en Afghanistan. Il s’agit du deuxième déploiement de cet appareil sur le théâtre afghan. Ils y seront engagés dans des missions de Close Air Support (appui aérien) au profit des troupes de l’Otan contre les talibans. Les trois appareils, des F2 monoplaces, feront une escale d’une journée à Athènes. La Grèce fait partie des clients potentiels de l’avion de Dassault. … Contrairement à ce qui avait été annoncé initialement (notre post du 18/12/2007), les Rafale n’emporteront pas avec eux d’AASM (Armement air-sol modulaire), la nouvelle bombe de l’Armée de l’air. Ces trois Rafale remplacent trois Mirage F1 CR, a Kandahar, ils retrouveront trois Mirage 2000D, indispensables pour éclairer les cibles puisque le Rafale n’est toujours pas équipé d’un désignateur laser.

L’envoi, dans les prochains mois, de Super Etendard de la Marine nationale est toujours à l’étude. par YolSur le Web Source Secret Défense - 06/02/2008

07-02 L'Allemagne, a 3.100 soldats présents dans le Nord, ils sont concentré dans des régions relativement calmes et sont particulièrement - mais pas seulement - visées. Natacha Crnjanski

07-02 L'Allemagne va envoyer cet été 200 soldats supplémentaires dans le nord de l'Afghanistan, Ce renfort allemand prendra la relève d'une unité norvégienne. (Reuters) 


La résistance contre l'agresseur

Résistance :

Analyse & déclaration

05-02 Les bombes sont largement utilisées par la résistance. Ces bombes font de très nombreuses ‘victimes’ parmi les forces de sécurité. De récentes statistiques rendues publiques par la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) laissent entendre que les attaques a la bombe ont été en hausse de 64 pour cent en 2007.

La Presse Canadienne


Occupation de l'Afghanistan 

Analyse & déclaration

USA & Coalition

01-02 Le commandant des Marines Conway, a estimé que l’administration US allait se concentrer sur l’Afghanistan. « L’Irak a toujours été au centre de l’attention », mais « désormais, je pense que la discussion va s’orienter vers la question suivante : à quel moment tournons-nous notre attention sur l’Afghanistan pour tenter de créer les mêmes marges de succès là-bas (Irak…) ? »Avec AFP

09-02 La guerre prolongée sur les fronts irakien et afghan empêche l'armée US d'améliorer sa capacité à réagir à toute nouvelle crise.(...)

Malgré une certaine amélioration en Irak l'année dernière, l'armée n'a pas réussi à faire baisser significativement le niveau de risque en ce qui concerne l'activité ‘terroriste’ persistante dans le monde et divers types de menaces hors des Etats-Unis. Ce niveau est même passé de modéré à sensible l'année dernière et restera sensible cette année, selon ce rapport confidentiel qui doit être communiqué au Congrès mi-février et au contenu duquel l'Associated Press a eu accès.

Dans ce document, le Pentagone préconise d'augmenter les effectifs de l'armée, de renouveler l'équipement et d'encourager les partenariats multinationaux pour faire baisser le niveau de risque, ont révélé des responsables de la Défense vendredi. Ils s'exprimaient sous le couvert de l'anonymat.

Le rapport inclura une lettre dans laquelle le ministre de la Défense Robert Gates, devrait esquisser les mesures prises par le Pentagone pour réduire le risque.

AP


Allemagne

06-02 L'Allemagne refuse toujours de déployer des troupes dans le sud du pays… (Reuters)


Canada 

01-02  À la Chambre des communes, le gouvernement Harper a déposé vendredi la motion portant sur le prolongement de la mission de combat à Kandahar, en Afghanistan, qui fera l'objet d'un vote de confiance.

Le texte de la motion reprend l'essentiel des recommandations formulées le mois dernier par le comité d'experts dirigé par l'ancien ministre libéral des Affaires étrangères John Manley.

Une nouveauté toutefois: la motion, si elle est acceptée, prévoit la poursuite de la mission jusqu'à la fin de 2011. Le rapport Manley s'était abstenu de fixer une échéance. Les 2500 militaires canadiens actuellement en Afghanistan doivent y rester jusqu'en février 2009, jusqu'à nouvel ordre. La motion stipule concrètement que le Canada poursuivra sa mission en conformité avec le mandat des Nations unies, mais en mettant de plus en plus l'accent sur la formation de l'Armée nationale afghane, afin qu'elle puisse assurer l’occupation du pays et que l'implication des Forces canadiennes dans les combats soit réduite d'autant.

La poursuite de la mission est toutefois conditionnelle, tel que le proposait le rapport Manley, au déploiement, d'ici février 2009, de 1000 militaires supplémentaires par un autre pays et à l'envoi d'hélicoptères de transport de moyen tonnage et de drones (avions sans pilotes) pour des opérations de renseignement, de surveillance et de reconnaissance. Le vote sur cette motion de confiance aura vraisemblablement lieu au mois de mars. Si le gouvernement minoritaire perd ce vote, des élections seront déclenchées.

Presse canadienne

02-02 Les efforts déployés par le Canada pour trouver un partenaire susceptible d'envoyer des troupes supplémentaires dans le sud de l'Afghanistan semblent être en voie de porter leurs fruits.

Le chef de cabinet du premier ministre Stephen Harper, Ian Brodie, dirige une délégation de hauts responsables canadiens actuellement à Paris pour discuter du déploiement, dans le sud de l'Afghanistan, de 700 militaires français. Presse canadienne 


France.

07-02 Le ministre français de la guerre Morin a laissé entendre jeudi que Sarkozy pourrait annoncer un renforcement du rôle de la France en Afghanistan avec un redéploiement du contingent français -environ 1.500 soldats- actuellement placée principalement dans la région de Kaboul.

Morin ajoutant que l'information rapportée dans la presse selon laquelle M. Sarkozy envisagerait l'envoi de 700 parachutistes français dans le sud de l'Afghanistan était prématurée.

AP & AF