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24/11/2007

N°284 - Les brèves de Palestine-24-11 FIN

2-12 18% des quelque 30.000 cultivateurs de Cisjordanie ont aujourd’hui des permis qui leur permettent d’accéder à leurs champs.

 

 17 novembre 2007.

 

Seuls 18% des quelque 30.000 cultivateurs de Cisjordanie coupés de leurs terres par le "mur" de séparation construit par l’autorité d’occupation ont aujourd’hui des permis qui leur permettent d’accéder à leurs champs, selon un rapport de l’ONU consacré aux Palestiniens dont la vie a changé à cause de ce mur.

 

Ce rapport de l’OCHA (Bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires) se penche sur 15 villages, comptant environ 10.000 habitants, "coincés" désormais entre le "mur" et Israël, et 52 autres, soit 220.000 habitants, qui restent du côté palestinien du "Mur".

 

Ceux qui se sont retrouvés du côté "israélien" doivent désormais avoir des permis de résidence permanents. Quant à ceux qui restent à l’est de la barrière, ils doivent désormais décrocher des autorisations d’entrée pour accéder à leurs terrains ou rendre visite à leur famille...

 

La construction de ce "mur" a débuté en 2002, l’autorité d’occupation affirmant qu’il s’agissait de protéger Israël des incursions de terroristes palestiniens. Mais il empiète sur la Cisjordanie , les Palestiniens affirmant qu’il est un instrument d’annexion de terres.

 

Une fois achevé, il inclurait côté israélien 8,6% de la Cisjordanie , et, selon l’ONU incorporerait 380.000 des 450.000 Israéliens qui vivent sur des terres revendiquées par les Palestiniens.

 

Selon le rapport de l’OCHA, sur les 30.000 Palestiniens qui ont des terres dont ils sont désormais séparés par la barrière, seuls 18% ont des permis qui les laissent y accéder. Et environ 3.000 personnes ont renoncé à demander ces autorisations, après plusieurs refus.

 

Sur les 200 km de barrière en cours de construction, et dont 60% sont achevés, 66 portes ont été construites. Sur ce chiffre, 19 sont ouvertes quotidiennement aux Palestiniens ayant des autorisations, mais ferment le soir. Dix-neuf autres sont ouvertes de manière ciblée pendant les saisons des récoltes, ou une fois par semaine.

 

18-11

 


2-13 Forum économique réunissant des industriels et hommes d’affaires turcs, israéliens et palestiniens….

 

Shimon Peres est arrivé dimanche à Ankara pour une visite d’Etat de trois jours en Turquie, a rapporté l’agence de presse Anatolie.

 

Mahmoud Abbas est également attendu lundi à Ankara, où il s’adressera au parlement le même jour et rencontrera Peres en présence de M. Gül, en marge du Forum économique d’Ankara.

 

Un accord tripartite doit être conclu sur la création d’une zone industrielle entre le territoire israélien et la Cisjordanie , a indiqué samedi l’Union des chambres de commerce et des bourses de Turquie (TOBB) qui est à l’origine de la création du forum d’Ankara qui en est à sa septième édition.

 

Dans des déclarations au journal turc Sabah publiées dimanche, Peres a qualifié sa visite d’"historique", déclarant que la Turquie avait un rôle important à jouer pour l’instauration de la paix au Proche-Orient. "Jamais jusqu’à présent un pays n’a invité des leaders israélien et palestinien à venir s’adressser à son Parlement", a-t-il dit.

 

La Turquie , grand pays musulman mais Etat laïque, est le principal allié stratégique régional d’Israël. Tous deux ont noué des liens économiques étroits depuis qu’ils ont signé un important accord de coopération militaire en 1996, qui a suscité la colère des pays arabes et de l’Iran.

 

(11-11 Al-oufok avec les agences de presse)

 

 

Un milliardaire palestinien fonde un nouveau mouvement politique.

 

Des centaines d’hommes d’affaires et d’entrepreneurs palestiniens, emmenés par Munib al-Masri, 73 ans un milliardaire influent, ont créé le "Forum palestinien" lors de meetings simultanés en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, reliés par vidéoconférence. Selon les partisans du nouveau mouvement, il se dotera du statut de parti politique et devrait présenter des candidats lors des prochaines élections, dont la date n’a pas été arrêtées pour l’heure.

 

Des sondages publiés dernièrement suggèrent qu’un tiers des Palestiniens n’ont confiance en aucun des deux grands partis. Al-Masri a déclaré qu’il allait tenter de s’immiscer dans cette brèche, avec un discours qui mettra l’accent sur l’économie, le social, l’éducation, et la réunification des deux territoires.

 

"Mon inquiétude pour le sort de mon peuple m’a conduit à former un organe national démocratique qui se soucie des gens", a-t-il déclaré à l’Associated Press (AP). "La situation est très difficile, la cause nationale se détériore et les gens sont frustrés".

 

Al-Masri gère une compagnie d’investissements financiers qui contrôle le secteur des télécommunications, et possède également des intérêts dans les secteurs de l’industrie, de l’agriculture, du tourisme et des banques.

 

(Vendredi 16 novembre 2007 - Avec les agences de presse)

 

N°284 - Les brèves de Palestine-24-11 Suite

N°284 - Les brèves de  Palestine-24-11 Début

 

13 La Ligue arabe demande à Washington d'inclure le Golan au menu.

 

Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Meqdad a réaffirmé mardi la nécessité que le Golan, occupé par Israël depuis 1967 et annexé en 1981, figure au menu de la réunion d'Annapolis aux Etats-Unis sur le Proche-Orient, comme condition à la participation de la Syrie.

 

La Ligue arabe a demandé aux Etats-Unis d'inclure "explicitement" le Golan au menu de la réunion sur le conflit israélo-palestinien à Annapolis (Etats-Unis) pour permettre à la Syrie d'y participer, a déclaré un diplomate arabe au Caire.

 

"Les ministres des Affaires étrangères (de la Ligue arabe) ont envoyé un message urgent aux Etats-Unis demandant que le plateau du Golan soit explicitement inclus à l'ordre du jour de façon à ce que la Syrie puisse participer aux discussions", a déclaré ce diplomate, qui assiste à la réunion des chefs de diplomatie de la Ligue arabe qui doit décider de la participation de ses membres à la conférence d'Annapolis.

 

"La Syrie participera si les Etats-Unis acceptent", a-t-il ajouté.

 

Interrogé sur une réponse éventuelle de Washington, le ministre syrien des Affaires étrangères Wallid Mouallem a indiqué que "nous attendons encore".

 

La Syrie exige la restitution totale du Golan mais les négociations de paix syro-israéliennes sont gelées depuis 2000.

 

La secrétaire d'Etat Rice avait exclu en octobre que la réunion d'Annapolis traite de la question, avant de devoir reconnaître que pour obtenir "le plus large soutien arabe possible", les Etats-Unis ont décidé que la conférence ne se limiterait pas au dossier israélo-palestinien.

 

"Il est très clair pour tout le monde que cette réunion est consacrée aux Israéliens et aux Palestiniens. C'est le volet qui est le plus sûr et sur lequel on peut avancer", a-t-elle indiqué mercredi.

 

"Mais personne ne nie qu'il va falloir un jour résoudre le volet israélo-syrien, le volet israélo-libanais, et qu'en fin de compte, il faudra qu'il y ait une normalisation des relations entre Israël et le monde arabe", a-t-elle ajouté.

 

Un volet "paix globale" a ainsi été ajouté à l'agenda, pour intégrer les discussions sur les volets israélo-libanais et israélo-syrien du processus de paix.

 

(AFP - 23 novembre)

 

 

 

14 Manifestation a Gaza contre la conférence d’Annapolis.

 

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté vendredi dans la Bande de Gaza contre la tenue de la conférence sur le Proche-Orient prévue la semaine prochaine à Annapolis, aux Etats-Unis, affirmant que de telles négociations ne pourront pas être profitables pour les Palestiniens.

 

A Khan Younès, les manifestants ont défilé en criant "Mort à Israël" et en brandissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : "Bush est un criminel de guerre, pas un faiseur de paix".

 

La conférence d’Annapolis (Maryland), qui doit débuter le 26 novembre, devrait relancer des pourparlers officiels israélo-palestiniens pour la première fois depuis sept ans.

 

Mahmoud Abbas participera à cette conférence, mais le Hamas, qui dirige la Bande de Gaza, n’y est pas invité.

 

(al-Oufok)

 

23-11

 

15 Le projet du texte commun (Palestine-Israël) l'étendue des divergences entre les deux pays.

 

Un document, présenté jeudi par "Haaretz", un quotidien israélien, comme un projet du texte commun qu'Israéliens et Palestiniens entendent soumettre à la conférence d'Annapolis souligne l'étendue des divergences entre les deux parties.

 

Le journal "Haaretz" publie le texte est daté du 17 novembre qui complété à la main par les négociateurs.

 

Les israéliens évitent les points qui ont fait échouer les précédentes négociations: le statut de Jérusalem, la question du retour des réfugiés palestiniens chassés en 1948 comme les frontières finales entre les deux Etats.

 

Saeb Erekat, le négociateur palestinien qui en serait un des auteurs, a affirmé que le texte n'était pas authentique, tout en reconnaissant que les négociations "sont devenues très difficiles".

 

S'il est authentique, le texte montre en tout cas l'étendue des divergences qui subsistent en coulisses, alors que la conférence doit s'ouvrir lundi.

 

Les Palestiniens revendiquent la souveraineté sur l'ensemble de Jérusalem-est et demande qu'un accord de paix soit signé dans les huit mois. Israël refuse pour l'instant tout calendrier.

 

De leur côté, par exemple, les négociateurs israéliens définissent ainsi Israël comme la "patrie du peuple juif" et la Palestine comme la patrie du peuple palestinien". Une formule que les Palestiniens, qui ne définissent pas Israël, refusent: ils savent qu'elle empêche les réfugiés palestiniens de regagner le territoire israélien.

 

AP

 

16 Les USA fait pression pour que les deux camps parviennent à un texte commun...

 

Les USA fait pression pour que les deux camps parviennent à un texte commun susceptible de servir de base à la conférence de paix ce texte évoquant leurs principaux contentieux - frontières du futur Etat palestinien, statut de Jérusalem et sort des réfugiés du conflit de 1948.

 

"Je ne sais pas si nous pourrons mettre la dernière main au document. Nous nous rencontrerons encore aujourd'hui", a confié le négociateur Erekat

 

Les Palestiniens souhaitent que le document contienne un calendrier de règlement alors qu'Israël se refuse à tout engagement précis, estimant qu'Annapolis doit se borner à donner le coup d'envoi à des négociations illimitées sur le fond.

 

un haut responsable palestinien confie : "On leur a demandé de se rencontrer encore pendant quelques jours pour surmonter leurs désaccords", précisant qu'un projet de texte est sur la table mais que "le fossé reste encore trop important" entre les deux camps.

 

A Washington, un porte-parole du département d'Etat a déclaré que les USA avait confiance qu'"un bon et solide document" serait mis au point avant la réunion d'Annapolis.

 

(Reuters 20-11) 

 

17 Washington a avisé les deux parties que, à défaut d’accord, elles devraient présenter leur dossier chacune de son côté…

 

Dans ce cas, Bush "exposera dans son discours une version nouvelle et détaillée de sa 'vision' des deux Etats (palestinien et israélien) et la façon d'y parvenir", ajoute ce conseiller palestinien.

 

Bush attend de la conférence d'Annapolis qu'elle fasse suffisamment avancer l'idée d'un Etat palestinien avant son départ de la Maison blanche, en janvier 2008, pour que ce succès diplomatique estompe l'aventure irakienne dans le bilan de sa présidence.

 

(Reuters 20-11)

 

 

2-2 Conflit intro-Palestine.

 

1 L’équipe de Dahlan exploite l’occasion de commémoration d’Arafat pour créer des troubles à Gaza.
Le responsable des informations au parti du FPLP (le commandement général), Anwar Raja a insisté sur la nécessité de trouver des solutions aux grands problèmes pour éviter la répétition des événements qui ont eu lieu, le mardi dernier 12/11, dans la bande de Gaza.

 

Raja a dit, hier mardi 13/11, lors d'une déclaration télévisée, que Mohammed Dahlan, l'ancien conseiller sécuritaire du président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, dirige une équipe sécuritaire et politique dans le mouvement du Fatah pour essayer de montrer l'existence d'une crise dans les territoires palestiniens qui ne pourra être résolue que par le soutien du premier ministre sioniste, Ehud Olmert, et le président américain, George Bush.

 

Raja a ajouté que cette équipe détient un programme qui crée les crises et les anarchies internes pour montrer que les Palestiniens sont obligés de se diriger vers la réunion internationale prévue fin novembre à Annapolis.

 

Le responsable du commandement général a poursuivi que l'équipe de Dahlan exécute ses complots sous plusieurs couvertures dont les prières dans les lieux publics lors de certaines occasions comme l'exploitation de la commémoration de l'ancien président de l'autorité palestinienne, Yasser Arafat, pour créer l'anarchie interne et provoquer des agitations contre le mouvement du Hamas qui dirige la résistance, seul moyen pour protéger le peuple palestinien.

 

Il a ajouté que les éléments de Dahlan qui représentent le Fatah dans la bande de Gaza possèdent différentes sortes d'armes et sont liés directement aux services de renseignements sionistes et américains.

 

Raja a appelé toutes les factions palestiniennes à soutenir le mouvement du Hamas qui fait face aux complots des Etats-Unis, de l'entité sioniste et de l'autorité palestinienne.

 

Enfin, Raja a appelé les hommes libres au mouvement du Fatah à déployer tous leurs efforts pour reprendre le dialogue direct avec le mouvement du Hamas et trouver des solutions aux crises palestiniennes internes.
CPI

 

13-11
2Abou Zouhri porte la responsabilité des événements de Gaza sur la direction du Fatah.
Le porte-parole du mouvement du Hamas Sami Abou Zouhri a affirmé que la direction du mouvement du Fatah porte toute la responsabilité des événements qui ont eu lieu hier, le lundi 12/11, à Gaza, en déclarant que le festival organisé par le mouvement du Fatah ne vise qu’à propager l’anarchie dans les villes palestiniennes.

 

Il a dit dans une déclaration de presse : "Nous n'avons pas vu de festival durant les années dernières en Cisjordanie et nous affirmons que la chose la plus dangereuse est la négligence de la direction du mouvement Fatah dans la bande de Gaza et en Cisjordanie envers le sujet de l'enquête sur le dossier de l'assassinat du président Yasser Arafat".

 

Abou Zouhri a affirmé que son mouvement insiste sur l'importance de créer l'atmosphère de la liberté d'expression tout en soulignant qu'il n'est pas permis d'exploiter cette atmosphère pour créer l'anarchie sur la scène palestinienne.

 

Il a souligné que le mouvement du Fatah travaille toujours pour exploiter les bonnes intentions du gouvernement et créer l'anarchie dans la rue et a accusé les groupes du Fatah qui se trouvaient dans les bâtiments de l'université d'Al-Azhar et qui ont ouvert le feu sur les éléments de la police palestinienne.

 

Il a ajouté que le mouvement du Hamas a appuyé la décision de la police palestinienne en soutenant le festival du Fatah à Gaza afin d'instaurer la liberté d'expression et la démocratie à Gaza en indiquant que les télévisions ont diffusé la situation de liberté pratiquée dans la bande de Gaza en échange des pratiques sauvages du Fatah contre les cadres et partisans du Hamas en Cisjordanie.

Abou Zouhri a rappelé que les services de sécurité qui appartiennent au président Abbas ont frappé les participants lors d'une marche organisée par le mouvement du Hamas en solidarité avec les captifs de Neguev, il y a plusieurs semaines, dans la ville d'Al-Khalil en Cisjordanie.

 

De son côté, le secrétaire du bloc parlementaire du Hamas, le député Mouchir Al-Masri, a appelé le gouvernement d'unité nationale dirigé par Ismaïl Haniyeh à poursuivre les criminels des événements d'hier, le mardi 12/11, à Gaza, en faisant porter toute la responsabilité au président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ainsi qu'à la direction de l'autorité qui refuse toujours le dialogue national.

 

CPI

 

12-11

 

3 Al-Yahia reconnaît qu’il combat le mouvement du Hamas en coordination avec l’occupation.
Le ministre de l’intérieur du gouvernement illégal de Salam Fayyad, Abdul-Razak Al-Yahia, a affirmé que le président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, s’est engagé devant l’occupation israélienne à dissoudre toutes les branches militaires des factions palestiniennes.

 

Dans un entretien avec le journal "Al-Rai Al-Am" au Kuweit, Al-Yahia a dit que le président Abbas a publié un décret visant à dissoudre les branches militaires de toutes les factions, de tous les mouvements, et de toutes les forces politiques en disant : "Nous avons commencé à dissoudre ces branches dont les brigades d'Al-Aqsa et d'Al-Qassam".

 

Al-Yahia a attaqué toutes les formes de résistance palestinienne en disant : "L'Intifada est le problème".

 

Il a ajouté que les événements des sept dernières années étaient catastrophiques pour la question palestinienne et il a condamné les opérations de lancement de missiles palestiniens sur des postes militaires de l'armée de l'occupation israélienne, en prétendant que ces opérations représentent une guerre d'usure contre les Palestiniens.

 

Al-Yahia a également considéré que la coordination sécuritaire avec l'occupation sioniste est une nécessité en disant : "On doit coordonner les efforts avec les Sionistes, depuis le début du travail, et l'occupation qui contrôle les territoires palestiniens ne nous empêche pas de faire une coordination sécuritaire".

 

Il a également ajouté : "Nous avons travaillé pour éviter les problèmes avec l'occupation durant notre travail sécuritaire".

 

Al-Yahia a assuré que la coordination sécuritaire vient afin de transporter les forces de sécurité palestinienne entre les villes, villages et camps palestiniens et que les services de sécurité palestinienne ne peuvent pas se déployer dans les villes palestiniennes sauf après une coordination avec l'armée sioniste.
Il a reconnu avoir donné une partie de la responsabilité sécuritaire dans la ville de Naplouse à l'occupation en déclarant que les forces de sécurité palestinienne vont travailler durant la journée alors que les forces occupantes vont diriger la ville la nuit.

 

Al-Yahia a également reconnu avoir lancé une guerre sauvage contre le mouvement du Hamas en Cisjordanie sous prétexte qu'il est illégal.
CPI

 

18-11

 

4 La visite de Solana à la région représente une tournée de complots contre la cause palestinienne.

 

Le porte-parole du bloc parlementaire du mouvement Hamas, Dr. Salah Al-Bardawil a condamné fortement la position du haut représentant des affaires politiques et sécuritaires de l’Union Européenne, Javier Solana qui a exclue la bande de Gaza de sa visite au Proche-Orient .

 

Al-Bardawil a considéré que cette tournée représente un nouveau cycle dans la série de complots contre le peuple palestinien et sa question juste.

 

Al-Bardawil a averti lors de sa déclaration de presse à "Qods Press" que la campagne contre la bande de Gaza et le mouvement du Hamas ne sert pas la sécurité et la paix dans la région.

 

Il a ajouté : "Ce n'est pas la première visite de Solana et il ne peut rien réaliser en écartant Gaza et en se contentant de ses rencontres avec la présidence de l'autorité à Ramallah qui combat le projet de la résistance. Cette visite représente donc une nouvelle tournée pour mettre la pression contre la résistance palestinienne avant la réunion internationale à Annapolis".

 

Solana a entamé, aujourd'hui, le lundi 12/11, une tournée au Proche-Orient pour appeler toutes les parties à participer au congrès prévu fin novembre à Annapolis.

 

CPI
12-11

 

5 Londres promet d’offrir 500 millions de dollars à Fayyad s’il réussit à frapper la résistance.
Le premier ministre britannique, Gordon Brown, a annoncé que son pays offrira 500 millions de dollars au gouvernement de Fayyad s’il réalise des pas avancés dans l’exécution du plan sécuritaire.

 

Un responsable au gouvernement illégal de Salam Fayyad a promis, hier mardi 14/11, de poursuivre son plan sécuritaire qui vise à combattre la résistance en Cisjordanie et dans la bande de Gaza contrôlée par le mouvement de la résistance islamique Hamas.

 

Dans un pas qui affirme le soutien de Washington au plan sécuritaire du gouvernement de Fayyad, qui représente la première étape de la feuille de route, le consul général américain à Al-Qods, Jacoub Wallace, a accompagné le premier ministre du gouvernement illégal Salam Fayyad lors de l'ouverture du nouveau siège des tribunaux dans la ville de Naplouse, qui entre dans la campagne sécuritaire contre la résistance.

 

Lors de l'ouverture de ce festival, Wallace a dit : "M. Fayyad, je te félicite ainsi que ton gouvernement pour les pas pris pour développer la vie des citoyens et je salue également les forces des services de sécurité qui ont instauré la sécurité et l'ordre dans la ville de Naplouse", tout en annonçant que son gouvernement va offrir un million et demi de dollars pour effectuer des projets dans cette ville après les derniers développements sécuritaires.

 

Fayyad a insisté que son gouvernement va poursuivre son plan qui vise à frapper la résistance malgré les incursions sionistes, quotidiennes, en disant que ce plan répond aux exigences de la paix dans la région.

 

Agences

 

6 Les services de sécurité d’Abbas ne pouront jamais exterminer la résistance en Cisjordanie.
La majorité des participants au sondage sur internet ont dit que les services de sécurité du président Abbas ne peuvent jamais mettre fin à la résistance palestinienne en Cisjordanie malgré les coordinations avec l’occupation qui entrent dans le cadre du plan du général américain Dayton chargé de surveiller et d’appuyer le travail de la sécurité d’Abbas.

 

En réponse à la question : "Croyez-vous que les services de la sécurité d'Abbas peuvent exterminer la résistance en Cisjordanie selon le plan de Dayton en collaboration avec les sionistes ?", 2212 personnes, qui représentent 85.77% des participants, ont dit non, alors que 320 seulement (12.41%) ont répondu oui,  et 1.82% sans avis.

 

On note que 2579 personnes ont participé au sondage préparé par le Centre Palestinien d'Information au cours de la première semaine de novembre.

 

15-11 - CPI

 

 

 

2-3 Israël outrepasse la feuille de route.

 

La mise au point d'Olmert laisse toutefois une porte entrouverte à des tractations diplomatiques sur cette question dans la mesure où le Premier ministre israélien a utilisé la formule "Etat du peuple juif" plutôt qu'"Etat juif".

 

Interrogé sur les propos d'Olmert, Erekat a accusé le dirigeant israélien d'exiger des Palestiniens des conditions outrepassant celles figurant dans la "feuille de route" acceptée par les deux parties en 2003.

 

Ce plan de paix concocté par le Quartet des médiateurs internationaux - USA, Onu, UE, Russie - "nous demande de nous engager de façon non équivoque à reconnaître le droit de l'Etat d'Israël à exister", a-t-il souligné.

 

"Il ne fait nulle mention de la nature de la religion", a-t-il précisé en ajoutant: "Les Israéliens peuvent s'appeler comme ils veulent, nous, nous avons reconnu l'Etat d'Israël."

 

Les Palestiniens demandent de leur côté à Israël de remplir ses propres obligations aux termes de la feuille de route, dont le gel des activités de colonisation et le démantèlement des colonies sauvages en Cisjordanie.

 

De source autorisée israélienne, on assure qu'Israël devrait annoncer bientôt une réduction des activités de colonisation, dont on ignore si elle affectera les principales colonies qu'il entend conserver dans le cadre d'un accord de paix.

 

On précise de même source que des collaborateurs d'Olmert se trouvent actuellement à Washington pour discuter de cette question et "voir en détail comment interpréter" la clause de la feuille de route sur le gel des colonies.

 

Si elle est susceptible de braquer un peu plus la droite israélienne contre Olmert, l'annonce de restrictions à la colonisation pourrait en revanche contribuer à convaincre des pays comme l'Arabie saoudite de participer à la conférence d'Annapolis, comme le souhaite Washington.

 

Jeffrey Heller Reuters - Mercredi 14 novembre, 18h25
 

 

2-4 Le centre de retour : Le délégué d’Abbas ne représente pas le peuple palestinien à l’ONU.
Le centre de retour palestinien a fortement condamné l’engagement du délégué de l’autorité palestinienne à l’ONU Riyad Mansour qui a appelé l’ONU à condamner le Hamas et à imposer un blocus sévère contre les Palestiniens à Gaza, après la domination militaire du Hamas sur la Bande.

 

Al-Bardawil a considéré que cette tournée représente un nouveau cycle dans la série de complots contre le peuple palestinien et sa question juste.

 

Al-Bardawil a averti lors de sa déclaration de presse à "Qods Press" que la campagne contre la bande de Gaza et le mouvement du Hamas ne sert pas la sécurité et la paix dans la région.

 

Il a ajouté : "Ce n'est pas la première visite de Solana et il ne peut rien réaliser en écartant Gaza et en se contentant de ses rencontres avec la présidence de l'autorité à Ramallah qui combat le projet de la résistance. Cette visite représente donc une nouvelle tournée pour mettre la pression contre la résistance palestinienne avant la réunion internationale à Annapolis".

 

Solana a entamé, aujourd'hui, le lundi 12/11, une tournée au Proche-Orient pour appeler toutes les parties à participer au congrès prévu fin novembre à Annapolis.

 

CPI

 

 

2-5 Reconnaître l’Entité sioniste comme un Etat juif, prétexte pour liquider le droit au retour.
Haïm Ramoun, le vice premier ministre du gouvernement israélien d’Olmert, a insisté sur la nécessité que les Palestiniens reconnaissent l’Entité sioniste comme étant un Etat juif, pour annuler le droit au retour des réfugiés palestiniens à leur terre et leurs domiciles desquelles ils ont été chassés en 1948.

 

Ramoun a précisé que cette reconnaissance sera une première étape pour qu’ensuite, la solution des réfugiés réside dans leur retour à l’Etat palestinien.

 

Ces déclarations ont été diffusées par la radio israélienne aujourd’hui, le vendredi 16 novembre 2007. Elles avaient été faites hier jeudi devant les ambassades de l’Union Européenne auprès de l’Entité sioniste.

 

« La solution de deux pays pour les deux peuples consiste au retour des réfugiés palestiniens à l’Etat palestinien, comme l’Etat d’"Israël" a été une solution pour les réfugiés juifs », a-t-il ajouté.

 

A noter que la présidence de l’autorité palestinienne et le gouvernement qu’elle avait illégalement mis en place cherchent une solution pour la question des réfugiés palestiniens sans parler du droit au retour. Cela suscite une grande inquiétude chez les Palestiniens, notamment dans ces temps de négociations hâtives.

 

Al-Nassira – CPI

 

15-11

 

 

2-6 Les palestiniens de 48 ne permettent à personne de renoncer à leurs droits et questions.
Le député arabe au parlement sioniste (Knesset), Mohammed Baraka a affirmé, aujourd’hui mercredi 21/11, que les palestiniens qui vivent dans les territoires palestiniens occupés en 1948 ne permettent à personne de renoncer à leurs droits et questions.

 

Baraka a dit lors d'une conférence de presse qui a eu lieu dans le siège de l'agence de Ramatan dans la ville de Ramallah : "Les demandes de l'occupation sioniste de reconnaître l'entité sioniste comme un Etat juif représentent des dangers qui vont frapper la paix".

 

Il a ajouté : "L'occupation ne veut pas arriver à la paix, en imposant de telles conditions".

 

Baraka a affirmé que la reconnaissance d'un Etat juif signifie la continuation de la souffrance des citoyens palestiniens dans les territoires palestiniens occupés en 1948 où l'occupation les classe au troisième ou quatrième rang.
Le slogan de l'Etat juif donne également une couverture internationale aux opérations de transfert et va annuler la possibilité d'organiser des négociations concernant le droit au retour des réfugiés palestiniens, selon Baraka.

 

CPI

 

21-11

 

 

2-7 Mahmoud Abbas n'est même pas capable d'arrêter les voleurs et les trafiquants de drogue.

 

Le Mossad (sécurité extérieure), le Shin Beth (sécurité intérieure), et les Renseignements militaires viennent de remettre un rapport commun au Premier ministre Olmert, l'avertissant que le président Mahmoud Abbas ne pourrait pas appliquer un éventuel accord de paix conclu à Annapolis.

 

"Il n'est même pas capable d'arrêter les voleurs et les trafiquants de drogue", indique ce rapport dont des extraits ont été rendus publics jeudi par la radio militaire.

 

Selon les Renseignements militaires, M. Abbas serait même coupé des divers groupes armés relevant du Fatah, son propre parti, et son rôle se bornerait à verser des salaires à ses fonctionnaires et à son appareil sécuritaire.

 

Interrogé par des journalistes sur ce rapport, le ministre des Infrastructures Binyamin Ben Eliezer a répondu: "Je connais ces estimations, mais nous devons prendre des risques".

 

"Il faut préserver un horizon politique, mais nous devons garder à l'esprit l'état réel de l'Autorité palestinienne", a pour sa part déclaré à la radio militaire le vice-Premier ministre, Shaoul Mofaz, à propos de la réunion prévue le 26 novembre à Annapolis.

 

"Je conseille à toutes les parties impliquées, y compris aux Palestiniens, de se fixer des objectifs raisonnables afin qu'il n'y ait pas de déceptions débouchant sur une dégradation de la situation", a ajouté cet ancien chef d'état-major et ex-ministre de la Défense.

 

Pas moins de 51% des Israéliens partagent ce pessimisme, contre 40% qui pensent que la réunion d'Annapolis (Maryland) augmentera les chances d'un accord permanent avec les Palestiniens, selon un récent sondage.

 

(11 novembre 2007 – Al-oufok avec les agences de presse dont AFP

 

 

 

2-8 Campagne des services de sécurité du gouvernement illégal de Salam Fayyad.

 

Le leader au front populaire pour la libération de la Palestine Jamil Mazhar a considéré que la campagne des services de sécurité du gouvernement illégal de Salam Fayyad, qui ont encerclé le camp d'Eïn, vient dans le cadre des déclarations du ministre de l'intérieur du gouvernement de Fayyad, Abdul-Razak Al-Yahia, qui a promis de dissoudre les branches militaires des factions de la résistance palestinienne.

 

Il a remarqué qu'Al-Yahia répond aux ordres du général américain Keith Dayton qui demande d'effectuer la première étape de la feuille de route qui vise à frapper la résistance palestinienne.

 

Mazhar a dit que la rencontre de Dayton avec les chefs des services de sécurité d'Abbas à Naplouse n'était pas par hasard et que cette campagne vise à frapper les résistants du front populaire avant la rencontre d'Abbas avec le premier ministre de l'occupation israélienne, Ehud Olmert.

 

Il a dit que l'autorité palestinienne n'entend pas les promesses fidèles des forces politiques et des Palestiniens qui ont organisé un sit-in à la porte du camp afin de mettre un terme au blocus et pour que la résistance ne soit pas frappée, affirmant que ces campagnes menacent les relations nationales et servent le projet sioniste.

 

Mazhar a appelé l'autorité à Ramallah à soutenir le choix du peuple palestinien.

 

Enfin, il a appelé à travailler immédiatement pour mettre fin au blocus des services de sécurité d'Abbas contre les résistants dans le camp d'Eïn en avertissant l'autorité palestinienne des tentatives de répétition du complot d'Ariha.

 

CPI

 

21-11

 

2-9 Dr. Bahr appelle les factions palestiniennes à défendre la question des captifs.

 

Le président du conseil législatif palestinien par intérim, Dr. Ahmed Bahr, a affirmé que les pratiques de la direction des prisons sionistes contre les captifs palestiniens visent à frapper leurs volontés, surtout après l’enlèvement de la député Mariam Saleh

 

Lors d'un sit-in organisé aujourd'hui dimanche 18/11 par l'organisation de Wa'id pour les captifs et libérés dans la cour du conseil législatif palestinien dans la ville de Gaza en solidarité avec les captifs qui organisent une grève de la faim, Dr. Bahr a dit que le peuple palestinien n'abandonne pas les droits des captifs et qu'il va travailler pour rendre leur liberté. Il a exprimé son étonnement des agissements des services de sécurité du président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui libèrent les soldats sionistes gratuitement au même moment où l'occupation emprisonne plus de onze mille Palestiniens dont des ministres et députés.

 

Il a insisté qu'il est important pour la nation que toutes les factions et forces palestiniennes défendent la question des captifs et il a appelé toutes les organisations officielles et populaires à être solidaires avec les captifs et à défendre la ville d'Al-Qods et les principes palestiniens.

 

Dr. Bahr a appelé tous les pays arabes et surtout le président égyptien, Mohammed Hosni Moubarak, à faire leur devoir religieux envers leurs voisins, à ouvrir le passage de Rafah, et il a affirmé que le conseil législatif et tous les Palestiniens s'uniront pour leurs captifs.

 

De son côté, le président de l'organisation de Wa'id, Saber Abou Karch, a prévenu la direction des prisons israélienne contre toute attaque allant à l'encontre des captifs qui refusent les campagnes de fouilles durant la nuit, après que les Sionistes ont escaladé leurs mesures oppressives contre les détenus palestiniens.

 

Il a affirmé l'importance de coordonner tous les efforts fidèles pour servir la question des captifs afin de rendre leur liberté.

 

Dans le même contexte, le député Fathi Hamad a salué tous les captifs en leur promettant de poursuivre le chemin de la résistance et de capturer d'autres soldats sionistes pour libérer tous les captifs et détenus palestiniens.

 

CPI

 

18-11

 

 

2-10 Abou Ras appelle les savants de la nation à énoncer une Fatwa condamnant la reconnaissance d’Israël.
Le chef de la ligue des savants musulmans palestiniens dans la ville de Gaza, le Dr. Marwan Abou Ras, a appelé les savants de la nation musulmane à annoncer une Fatwa déterminante qui stipule l’interdiction de reconnaître l’Etat de l’occupation ou la renonciation au droit au retour des réfugiés palestiniens, tout en refusant les négociations du congrès d’Annapolis.

 

Lors de sa participation dans un atelier préparatif organisé le samedi 17/11 par le centre d'études stratégiques "Ibdaa" intitulé "Le congrès d'automne : l'attitude politique et légitime", le Dr. Abou Ras a exhorté tous les savants de la nation à déclarer une Fatwa islamique condamnant celui qui reconnaît l'entité sioniste comme un Etat juif ayant le droit d'exister en Palestine.
Il a  affirmé que la reconnaissance de l'Etat de l'occupation est une violation absolue des verdicts de
la Charia , de ce fait, celui qui la permet sera un impie et sortira de la nation musulmane.

 

"Le droit au retour des  réfugiés palestiniens est un droit légitime et national, il est interdit d'y renoncer", a-t-il dit, ajoutant : "C'est un droit garanti par la Charia d'Allah et non plus celle internationale".

 

Abou Ras a insisté à dire que les savants musulmans doivent prendre leurs responsabilités et se tenir au courant de ce qui se déroule en Palestine, car il est obligatoire de réagir pour cette question.
Il a aussi appelé tous les leaders à s'attacher aux principes patriotiques du peuple palestinien, dont le droit au retour, la ville d'Al-Qods toute entière, et à considérer la résistance comme étant un droit légitime.

 

"La ligue des savants de la Palestine ne donne à personne sa procuration pour aller renoncer à nos droits légitimes qu'Allah nous a offerts", a-t-il également affirmé.

 

De son côté, le rapporteur de la commission d'Al-Qods au conseil législatif et chef de l'association d'Al-Aqsa le député Dr. Ahmed Abou Halbia a souligné que l'occupation s'engage perpétuellement à judaïser plusieurs endroits et quartiers de la ville d'Al-Qods, en les annexant à Al-Qods Est, comme Al-A'izaria, Cha'fasse et Abou Dis.

 

Abou Hilbia a exprimé son refus total des rencontres des leaders palestiniens avec leurs homologues dans la ville occupée d'Al-Qods, en les qualifiant de reconnaissance de l'occupation de cette ville sainte par les Juifs, tout en indiquant que les cimetières des compagnons du prophète Mohammed ont été démolis, transformés en des stations pour les voitures et en bars.

 

Enfin, il a appelé les directions des pays arabes et musulmans à déployer leurs efforts pour faire face aux crimes de judaïsation de la ville d'Al-Qods et pour sauver la mosquée sainte d'Al-Aqsa et pour activer sa question au niveau international.

 

CPI 17-11

 

 

 

2-11 Israël connaîtra la paix s'il cesse l'occupation des "terres arabes".

 

le président Abbas déclare : "S'il y a la paix entre Israël et les Palestiniens et que l'occupation des terres arabes cesse, Israël vivra aussi dans une mer de paix, de sécurité et de stabilité au Proche-Orient", "Si cela se produit, il n'y aura plus de guerres ou d'hostilité et tous les peuples de la région vivront dans la sécurité et la stabilité".

 

M. Abbas s'exprimait lors d'un forum économique, baptisé "forum d'Ankara", dont la septième édition se tenait au palais présidentiel.

 

Les trois présidents ont ensuite signé un accord pour la mise en place d'une zone industrielle conjointe en Cisjordanie.

 

"Cet accord constitue une situation où tout le monde y gagne", s'est félicité M. Peres, indiquant qu'il était appuyé par tous les partis du Parlement israélien.

 

"Sa réussite sera une véritable contribution pour la paix" au Proche-orient, a-t-il ajouté.

 

En janvier 2006, la Turquie a signé un accord avec l'Autorité palestinienne et Israël pour la reconstruction de la Zone industrielle d'Erez, au nord de la bande de Gaza.

 

Mais le projet a été suspendu après la prise de contrôle de Gaza par le Hamas et les trois parties s'efforcent à présent de mettre en oeuvre une initiative similaire en Cisjordanie.

 

 (AFP / 13 novembre 2007)

 

 

 

2-12 18% des quelque 30.000 cultivateurs de Cisjordanie ont aujourd’hui des permis qui leur permettent d’accéder à leurs champs.

 

 17 novembre 2007.

 

Seuls 18% des quelque 30.000 cultivateurs de Cisjordanie coupés de leurs terres par le "mur" de séparation construit par l’autorité d’occupation ont aujourd’hui des permis qui leur permettent d’accéder à leurs champs, selon un rapport de l’ONU consacré aux Palestiniens dont la vie a changé à cause de ce mur.

 

Ce rapport de l’OCHA (Bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires) se penche sur 15 villages, comptant environ 10.000 habitants, "coincés" désormais entre le "mur" et Israël, et 52 autres, soit 220.000 habitants, qui restent du côté palestinien du "Mur".

 

Ceux qui se sont retrouvés du côté "israélien" doivent désormais avoir des permis de résidence permanents. Quant à ceux qui restent à l’est de la barrière, ils doivent désormais décrocher des autorisations d’entrée pour accéder à leurs terrains ou rendre visite à leur famille...

 

La construction de ce "mur" a débuté en 2002, l’autorité d’occupation affirmant qu’il s’agissait de protéger Israël d

N°284 - Les brèves de Palestine- 24-11 Début

1-1        Le Hamas annonce des restrictions à la liberté de presse dans la Bande de Gaza.

 

2 Les Brèves

 

2-1 Annapolis

 

1 George Bush en quête d’un succès proche-oriental.

 

2 Annapolis : Rendez-vous pris pour le 27 novembre (département d’Etat US).

 

3 Le président Abbas a appelé à une "paix réelle" avec Israël.

 

4 Réunion d’Annapolis : un grand pas vers la création d’un Etat palestinien ? (Leonid Ivachov ; expert russe)

 

5 Conférence d’Annapolis : les pays arabes réticents.

 

6 Tendances au Proche-Orient.

 

7 L’UE s’apprête à soutenir la conférence d’Annapolis avec une aide économique.

 

8 Mahmoud Ahmadinejad : la conférence d’Annapolis ne fera que porter préjudice à la Palestine.

 

9 Al-Barghouthi affirme l’échec du congrès d’Annapolis.

 

10 Al-Barghouthi (suite) : L’autorité doit déclarer la vérité au peuple sur le congrès d’Annapolis.

 

11 Le Hamas appelle les pays arabes à ne pas normaliser leurs relations avec Israël.

 

12 Des Pays arabes à Annapolis au niveau ministériel.

 

13 La Ligue arabe demande à Washington d'inclure le Golan au menu.

 

14 Manifestation a Gaza contre la conférence d’Annapolis.

 

15 Le projet du texte commun (Palestine- Israël) l'étendue des divergences entre les deux pays.

 

16 Les USA fait pression pour que les deux camps parviennent à un texte commun...

 

17 Washington a avisé les deux parties que, à défaut d’accord, elles devraient présenter leur dossier chacune de son côté…

 

2-2 Conflit intro-Palestine.

 

1 L’équipe de Dahlan exploite l’occasion de commémoration d’Arafat pour créer des troubles à Gaza.

 

2Abou Zouhri porte la responsabilité des événements de Gaza sur la direction du Fatah.

 

3Al-Yahia reconnaît qu’il combat le mouvement du Hamas en coordination avec l’occupation.

 

4La visite de Solana à la région représente une tournée de complots contre la cause palestinienne.

 

5 Londres promet d’offrir 500 millions de dollars à Fayyad s’il réussit à frapper la résistance.

 

6 Les services de sécurité d’Abbas ne pouront jamais exterminer la résistance en Cisjordanie.

 

2-3 Israël outrepasse la feuille de route.

 

2-4 Le centre de retour : Le délégué d’Abbas ne représente pas le peuple palestinien à l’ONU.

 

2-5 Reconnaître l’Entité sioniste comme un Etat juif, prétexte pour liquider le droit au retour.

 

2-6 Les palestiniens de 48 ne permettent à personne de renoncer à leurs droits et questions.

 

2-7 Mahmoud Abbas n'est même pas capable d'arrêter les voleurs et les trafiquants de drogue.

 

2-8 Campagne des services de sécurité du gouvernement illégal de Salam Fayyad.

 

2-9 Dr. Bahr appelle les factions palestiniennes à défendre la question des captifs.

 

2-10 Abou Ras appelle les savants de la nation à énoncer une Fatwa condamnant la reconnaissance d’Israël.

 

2-11 Israël connaîtra la paix s'il cesse l'occupation des "terres arabes".

 

2-12 18% des quelque 30.000 cultivateurs de Cisjordanie ont aujourd’hui des permis qui leur permettent d’accéder à leurs champs.

 

 

 

 

1 Médias/ Manipulation de l’opinion - Vidéos Vidéos

 

1-1 Le Hamas annonce des restrictions à la liberté de presse dans la Bande de Gaza.

 

Le Hamas a annoncé mercredi de nouvelles restrictions au travail des journalistes dans la bande de Gaza, affirmant que ces mesures sont nécessaires après les violences survenues lundi à Gaza lors du rassemblement à la mémoire de Yasser Arafat.

 

"Le gouvernement n’autorisera aucun journaliste ni photographe à travailler" s’ils ne sont pas titulaires d’une carte de presse délivrée par les autorités, selon le décret publié mercredi. "Cette décision intervient après le rassemblement du mouvement Fatah durant lesquels des dizaines de cameramen et photographes ont été observés, ne travaillant pas pour des organes de presse, mais pour des partis politiques et des raisons personnelles", affirme le Mouvement de la résistance islamique.

 

Peu après la parution du décret, la police a arrêté un caméraman de la chaîne de télévision allemande ARD, Sawwah Abou Sayef. Le journaliste, interpellé alors qu’il filmait à Khan Younès dans le sud du territoire palestinien, a précisé avoir été relâché au bout d’une heure.

 

 (Mercredi, 14 novembre 2007 – Al-oufok avec les agences de presse)

 


2 Les brèves

 

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

Marc
2-1 Annapolis 

 

1 George Bush en quête d’un succès proche-oriental.

 

Après Richard Nixon, Jimmy Carter et Bill Clinton, George Bush Jr est le quatrième président américain à tenter d’arracher un introuvable accord de paix entre Israéliens et Palestiniens.

 

Il espère de la conférence organisée à la fin du mois à Annapolis, dans le Maryland, un succès diplomatique qui éclipserait dans son héritage présidentiel l’affront du 11 septembre 2001 et le bourbier irakien. "Je crois qu’il est conscient que c’est la meilleure chance qui se présente actuellement à lui d’avoir un impact positif avant expiration de son mandat", estime l’universitaire texan Bruce Buchanan.

 

Mais nombre de spécialistes du Moyen-Orient doutent que Bush, qui n’a plus que 14 mois à passer à la Maison blanche, soit en mesure de parvenir à provoquer l’avènement d’un Etat palestinien viable dans ce délai, qu’il s’est fixé lui-même en 2001.

 

L’administration américaine laisse miroiter l’espoir qu’Annapolis débouchera sur des négociations qui se concluront par un accord de paix avant la fin du mandat présidentiel, mais il reste à prouver que les deux parties prenantes soient "partantes". "Le problème, en s’y étant pris si tard, c’est que ceux qui le souhaitent peuvent attendre que Bush s’en aille, et, dès lors, on perd en souplesse", estime l’analyste américain Stephen Hess.

 

Les experts n’en excluent pas pour autant que la réunion d’Annapolis soit féconde. "Les perspectives de paix semblent infimes, mais la plupart des percées dans l’histoire surviennent inopinément, souvent du fait de manifestations surprenantes de leadership", souligne un autre analyste, Shibley Telhami.

 

On ignore encore si Bush a l’intention de s’impliquer lui-même dans les négociations pour amener Ehud Olmert et Mahmoud Abbas à composer.

 

Le scepticisme de Bush devant l’investissement personnel de Bill Clinton dans ce dossier avait été conforté par l’échec de la médiation de son prédécesseur entre l’Israélien Ehud Barak et le Palestinien Yasser Arafat.

 

Clinton avait dû rendre les armes en juillet 2000 à Camp David, la même où vingt ans plus tôt le précédent président démocrate, Jimmy Carter, avait réussi à amener Israéliens et Egyptiens à signer la paix.

 

Le défunt Arafat avait tenu à rendre hommage au "grand homme" qu’était à ses yeux Clinton, mais celui-ci lui avait rétorqué : "Je ne suis pas un grand homme. J’ai échoué, et c’est vous qui m’avez fait échouer."

 

Aujourd’hui, la situation semble encore plus inextricable, estime l’analyste P.J. Crowley, ancien porte-parole du Conseil de sécurité nationale sous la présidence de Clinton. Olmert et Abbas sont tous deux affaiblis sur le plan intérieur et Bush, qui a misé sa présidence sur l’Irak, est discrédité dans une bonne partie du Moyen-Orient. "Est-ce que trois leaders faibles peuvent produire un accord de paix durable ? Il y a de fortes chances que non", juge Crowley.

 

(Jeudi 15 novembre 2007 – Al-oufok avec les agences de presse)

 

 

2 Annapolis : Rendez-vous pris pour le 27 novembre (département d’Etat US).
23-11

 

La conférence d’Annapolis sur le Proche-Orient a été fixée au 27 novembre prochain et les participants ont été formellement invités, a annoncé le porte-parole du département d’Etat américain Sean McCormack.

 

La conférence devrait réunir le premier ministre israélien Ehud Olmert, le président palestinien Mahmoud Abbas, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon ainsi que les délégations de nombreux pays à Annapolis (Etat du Maryland, à 50 km de Washington).

 

Selon M. McCormack, le président américain a invité 49 Etats et organisations internationales, dont les autres pays membres du G8 (Russie, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Canada, Japon et Italie).

 

Des représentants du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM) ont été conviés en qualité d'observateurs. La ligue arabe, l'ONU et l'UE sont attendues pour participer aux négociations.

 

Le représentant du Quartette sur le Proche-Orient et ancien premier ministre britannique Tony Blair sera également présent.

 

M. McCormack a en outre indiqué que George W. Bush mènerait des rencontres bilatérales à la Maison Blanche avec M. Olmert et M. Abbas la veille de la conférence.

 

Le même jour, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice dirigera une réunion du Quartette (Etats-Unis, Russie, ONU, EU), a ajouté M. McCormack.

 

Au terme de la conférence, M. Bush organisera le 28 novembre de nouveaux entretiens bilatéraux avec MM. Olmert et Abbas.

 

Selon la porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino, "Washington est conscient que la conférence ne portera pas ses fruits immédiatement". Elle a dit espérer que les débats "[pourraient] conduire Palestiniens et Israéliens à des négociations menant à un règlement du conflit fondé sur l'existence de deux Etats".

 

RIA Novosti

 

 

3 Le président Abbas a appelé à une "paix réelle" avec Israël.

 

"Je voudrais m'adresser au peuple et au gouvernement israéliens pour leur dire que nous sommes déterminés à parvenir à une paix réelle, dans l'intérêt de nos générations futures", "L'occupation n'apporte la sécurité à personne. La paix et des relations de bon voisinage basées sur l'égalité et le respect sont la recette pour mettre fin à des décennies de guerres, de souffrances et d'effusion de sang","Notre peuple est déterminé à créer son Etat qui, grâce à Dieu, verra le jour sur nos terres, avec Jérusalem comme capitale",.

 

Les déclarations Mahmoud Abbas s'inscriraient dans une stratégie (…)  destinée à préparer la réunion de haut niveau qui se tiendra avant la fin du mois à Annapolis (Maryland).

 

Abbas, qui entend en sortir renforcé face au Hamas, a d'ailleurs assuré dans son discours que son gouvernement "travaille sans relâche" pour que ce sommet soit "une rampe de lancement décisive" vers la création d'un Etat palestinien….

 

Sur ce volet, le président a également demandé à l'Etat hébreu de geler toutes les constructions dans les colonies, de libérer les prisonniers palestiniens et de mettre un terme aux "assassinats ciblés" de personnes recherchées.

 

M. Abbas a affirmé que la réunion de paix devrait constituer "un point de départ sérieux et décisif pour parvenir à un règlement juste garantissant les droits de notre peuple qui aspire à la liberté et à l'indépendance".

 

"La colonisation (juive) doit cesser totalement, le siège doit être levé, les prisonniers doivent regagner leurs foyers et les cycles de violence et d'assassinats doivent désormais devenir un chapitre du passé", a-t-il ajouté.

 

(AP - AFP)

 

4 Réunion d’Annapolis : un grand pas vers la création d’un Etat palestinien ? (Leonid Ivachov ; expert russe)
Un Etat palestinien indépendant a de réelles chances d’être créé, a estimé mercredi le président de l’Académie des problèmes géopolitiques (Russie) Leonid Ivachov dans une "table ronde" à RIA Novosti.

 

Cette table ronde était consacrée à la conférence internationale sur la situation au Proche-Orient qui aura lieu à Annapolis (Etats-Unis).

 

"La conférence sur le Proche-Orient peut devenir un point de départ pour la progression des Palestiniens vers leur futur Etat indépendant", a déclaré l'expert.

 

"Tout comme dans une partie d'échecs on peut parfois sacrifier un pion pour protéger la reine, les Etats-Unis peuvent bien céder sur certains intérêts d'Israël en faveur des Palestiniens, afin de parvenir à une situation qui puisse être contrôlée", a poursuivi M. Ivachov.

 

Selon le politologue, le Proche-Orient reste un terrain de rivalités des grandes puissances et un foyer de tension permanent, car cette région est un entrepôt mondial de ressources naturelles et, en premier lieu, d'hydrocarbures. Le Proche-Orient est également un "noeud de communications stratégiques de portée mondiale extrêmement important ", a relevé M. Ivachov.

 

"Enfin, c'est un carrefour de civilisations, et par conséquent un lieu de confrontation entre civilisations. Cela signifie que le contrôle de cette région vitale est la tâche numéro un pour les grandes puissances ou pour leurs alliances", a-t-il souligné.

 

M. Ivachov a rappelé que la création de l'Etat hébreu avait également été une "tentative d'installer la tête de pont la plus stable possible et un instrument militaire pour pouvoir contrôler la situation au Proche-Orient". Néanmoins, la situation est en train de changer, a-t-il noté.

 

"Israël perd progressivement son potentiel d'influence stratégique dans la région, y compris son potentiel de domination militaire stratégique sur chacun des pays arabes", a affirmé l'expert.

 

L'exemple en est, selon M. Ivachov, l'opération militaire ratée d'Israël au Liban où "une force aussi irrégulière qu'est le Hezbollah, s'est avérée capable d'infliger une défaite à l'armée israélienne".

 

De son côté, Boris Dolgov du Centre d'études arabes (Russie) estime que le moment choisi pour la tenue d'une conférence internationale sur le règlement au Proche-Orient "n'est pas le meilleur".

 

"Le mouvement palestinien est divisé, la confrontation entre le Fatah et le Hamas continue, et en l'absence d'une position palestinienne unique, il est tout simplement impossible de parler d'une solution négociée pour toutes ces questions", a relevé l'expert.

 

RIA Novosti

 

5 Conférence d’Annapolis : les pays arabes réticents.

 

Washington se heurte au scepticisme de nombre de ces pays, qui craignent que le gouvernement de George Bush, après des années de réticence à s’impliquer dans le dossier, ne cherche à se mettre en avant en utilisant le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas sans exiger qu’Israël s’engage sur l’exigence centrale des pays arabes : le retrait des territoires occupés par la guerre des Six-Jours en 1967. L’Arabie saoudite exige que cette condition figure dans tout accord

 

L’Arabie saoudite refusait toujours mercredi de dire si elle participerait à la conférence sur la paix au Proche-Orient que les Etats-Unis organisent de lundi à mercredi à Annapolis, dans le Maryland (est des Etats-Unis). La Syrie réservait également sa réponse.

 

Riyad attend apparemment d’obtenir la promesse de ce que cette rencontre relancera les négociations sur les sujets les plus sensibles, tels que les frontières du futur Etat palestinien, le statut de Jérusalem-Est et le sort des millions de réfugiés palestiniens.

 

C’est l’Arabie saoudite qui avait présenté en 2002 un plan de paix, relancé en mars dernier, qui offrait de normaliser les relations avec Israël en échange d’un retrait total des territoires arabes occupées depuis la guerre des Six-Jours de 1967, de la création d’un Etat palestinien et du règlement de la question des réfugiés palestiniens. Israël a fait part de ses réserves envers de nombreux points du plan, notamment sur la question des réfugiés.

 

La participation de la Syrie restait incertaine également mais Damas semblait disposé à plus de souplesse sur les conditions de l’envoi d’une délégation.

 

Les Etats-Unis ont fait savoir qu’ils souhaitaient la présence de délégations de haut niveau des principaux pays arabes afin qu’ils apportent leur soutien à une reprise des négociations israélo-palestiniennes bloquées depuis 2001.

 

Mais.Riyad et les autres pays arabes qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques avec Israël craignent aussi que la conférence ne soit une tentative de leur forcer la main pour qu’ils aient des contacts avec Israel avant que celui-ci n’accepte la proposition d’accord arabe de 2002.

 

Des pays comme l’Egypte demandent aussi des garanties de vérification du respect de toute promesse ou calendrier. Le président Hosni Moubarak, d’abord sceptique, tente désormais de bâtir un consensus arabe autour de la conférence d’Annapolis.

 

Il devait recevoir les dirigeants jordaniens et palestiniens jeudi dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge. Mais selon un diplomate arabe ayant requis l’anonymat, l’Arabie saoudite et la Syrie ont décliné l’invitation, invoquant la crise politique au Liban.

 

Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe devraient adopter une position commune vendredi lors d’une réunion extraordinaire, après laquelle les pays diront s’ils participent, et à quel niveau de représentation, à Annapolis. Pour l’heure, seule l’Egypte et les Emirats arabes unis sont attendus avec certitude mais la Jordanie devrait dire oui. Les réticences arabes ont engendré une certaine tension avec certainsPalestiniens, qui souhaitent se rendre à Annapolis quelle que soit la position de la Ligue arabe.

 

 (Samedi, 17 novembre 2007 - Avec les agences de presse)

 

6 Tendances au Proche-Orient.

 

12-11

 

Le sommet égypto-saoudien de Charm el-Cheikh, entre le roi Abdallah et le président Hosni Moubarak, s’est terminé par un communiqué sur la réunion d’Annapolis, reprenant la terminologie états-unienne pour qualifier cette manifestation de « conférence sur le conflit israélo-palestinien (et non israélo-arabe) ». Le communiqué, lu par le porte-parole de la présidence égyptienne, exprime « le souhait de voir cette conférence couronnée de succès pour permettre de réaliser nos aspirations à des résultats concrets. Des résultats qui paveraient la voie à la réalisation de progrès sur les autres volets du processus de paix de manière à discuter des territoires occupés dans le Golan syrien, et d’avancées similaires vers une paix entre Israël, le Liban et la Syrie  ».
Des sources diplomatiques arabes estiment que le communiqué égypto-saoudien répond totalement aux exigences US sans la moindre modification ou débat, en dépit des résultats plus que modestes qui transparaissent des nombreuses réunions préparatoires entre Mahmoud Abbas et Ehud Olmert. Ces préparatifs montrent que la conférence d’Annapolis produira une déclaration vague, faite de généralités, avec un plafond en-deçà de celui qui avait été fixé par les accords d’Oslo. Cette déclaration ne comprendra aucun engagement israélien clair et précis sur les questions clé du conflit, notamment le retour des réfugiés, les frontières du futur État palestinien, le sort de Jérusalem et le partage des eaux. Ces mêmes sources ajoutent que le communiqué égypto-saoudien viole le concept de paix juste et globale, fixé par l’initiative arabe de Beyrouth (pourtant proposée par le roi Abdallah) et toutes les résolutions des sommets arabes successifs.
C’est dans cet esprit que se déroulent toutes les réunions entre les pays arabes dits « modérés ». Les craintes de voir ces États fléchir devant les pressions états-uniennes et accepter une normalisation totale avec Israël sans contrepartie grandissent.

 

7 L’UE s’apprête à soutenir la conférence d’Annapolis avec une aide économique.

 

L’Union européenne se prépare à appuyer le processus d’Annapolis avec une aide économique aux Palestiniens jugeant que sans amélioration de leurs conditions de vie, un règlement politique du conflit israélo-palestinien ne pourra aboutir.

 

L'Union européenne, membre du Quartette sur le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, UE, Nations unies), est le plus gros contributeur d'aide aux Palestiniens.

 

En 2007, l'UE et ses 27 Etats membres ont donné près d'un milliard d'euros, pour la plupart en aide humanitaire, pour les Palestiniens.

 

 

Reléguée au second plan par les efforts diplomatiques de Washington pour relancer les pourparlers de paix israélo-palestinien, l’UE compte soutenir financièrement le processus. L’Union européenne, membre du Quartette sur le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, UE, Nations unies), est le plus gros contributeur d’aide aux Palestiniens. En 2007, l’UE et ses 27 Etats membres ont donné près d’un milliard d’euros, pour la plupart en aide humanitaire, pour les Palestiniens.

 

D’après la porte-parole de l’UE Christiane Hohmann, "l’élaboration de la future aide européenne dépendra" des résultats de la conférence internationale sur le Proche-Orient organisée la semaine prochaine par les Etats-Unis à Annapolis dans le Maryland.

 

En début de semaine, lors du Conseil affaires générales à Bruxelles, les chefs de la diplomatie des 27 ont réaffirmé leur soutien à la conférence d’Annapolis, promettant d’appuyer les négociations et la mise en oeuvre de tout accord.

 

Les Vingt-Sept ont approuvé la stratégie présentée dans un rapport du Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère Javier Solana et de la commissaire européenne chargée des relations extérieures Benita Ferrero-Waldner. Ils proposent d’aider la sécurité et l’économie palestinienne avec une assistance financière et technique à la police palestinienne et à la réforme des secteurs de la santé, l’éducation et la justice.

 

L’UE prévoit aussi une aide économique encore non précisée pour favoriser la croissance économique tout en poursuivant une aide humanitaire pour les Palestiniens de Cisjordanie comme de la Bande de Gaza, passée depuis juin sous le contrôle du Hamas. Si elle continue de fournir une aide humanitaire à la Bande de Gaza, l’UE boycotte économiquement le Mouvement de la résistance islamique.

 

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a précisé mercredi que les discussions d’Annapolis seraient soutenues par un effort pour débloquer 337 millions d’euros d’aide à la création de nouveaux emplois pour les Palestiniens, si la sécurité peut être améliorée. Cette aide sera liée aux progrès politiques à Annapolis et aux engagements pris lors de la conférence des donateurs qui doit avoir lieu le mois prochain à Paris.

 

"Les niveaux de pauvreté et de chômage dans la Bande de Gaza et en Cisjordanie sont intolérables et nous sommes prêts à faire notre possible pour aider les populations de ces territoires", a déclaré le chef du gouvernement britannique devant la Chambre des communes. Benita Ferrero-Waldner et Javier Solana participeront à la conférence d’Annapolis ainsi que les ministres des Affaires étrangères de plusieurs pays de l’UE.

 

8 Mahmoud Ahmadinejad : la conférence d’Annapolis ne fera que porter préjudice à la Palestine.

 

La rencontre qui se déroulera à Annapolis la semaine prochaine sous le patronage du président américain George W.Bush était censée relancer le processus de paix entre le régime sioniste et le gouvernement palestinien suspendu depuis sept ans.

 

La date de la conférence sur la paix au Moyen-Orient voulue par le président américain George W. Bush reste à confirmer, bien que selon la rumeur, elle doive avoir lieu dans le courant de cette semaine, selon le Washington Post de lundi, mais la Maison Blanche n'a pas confirmé cette date
La prochaine conférence sur la paix au Moyen-Orient qui devrait se tenir à Annapolis aux États-Unis ne fera que porter préjudice à la Palestine , a déclaré mardi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

 

"Les ennemis des peuples de la région, surtout de la Palestine et du Liban, ont des projets de longue haleine, mais les efforts conjoints des pays musulmans de la région, avant tout de la Syrie , saperont les intrigues de leurs ennemis", a noté le président saluant la décision syrienne de ne pas participer à la conférence d'Annapolis si la question du Golan occupé par Israël ne figure pas au menu des entretiens.
"Les États-Unis et le régime sioniste s'acheminent vers la débâcle", a encore déclaré le président iranien cité par son service de presse.
.
Le Président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré ici mardi que les organisateurs de la prétendue conférence de paix dans Annapolis ne veulent que lier des Arabes au régime sioniste.
Il a également déclaré que l'unité et la solidarité parmi les nations syriennes, iraniennes et libanaises restent la seule manière d’aboutir à une victoire dans la région.
La « solidarité et l'unité des nations musulmanes régionales anéantiront toute conspiration ennemie, » a-t-il souligné.
Personne en fait n'est d'accord sur les sujets qu'aborderont les participants à leur arrivée à l'Académie Navale pour la réunion qui doit traiter du plan mort-né de Bush pour la création d'un Etat palestinien", souligne le journal américain.

 

La date de la conférence sur la paix au Moyen-Orient voulue par le président américain George W. Bush reste à confirmer, bien que selon la rumeur, elle doive avoir lieu dans le courant de cette semaine, selon le Washington Post de lundi, mais la Maison Blanche n'a pas confirmé cette date.

 

IRNA

 

9 Al-Barghouthi affirme l’échec du congrès d’Annapolis.
Dr. Mustafa Al-Barghouthi a affirmé l’échec de la réunion d’Annapolis sous les conditions précédentes de l’occupation israélienne et avec sa politique, imposant ses désirs sur le peuple palestinien. Il a prévenu contre la transformation de l’autorité palestinienne en un agent sécuritaire de l’occupation.

 

Al-Barghouthi a dit que les rencontres du président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, avec le premier ministre de l'occupation israélienne, Ehud Olmert, ne peuvent pas changer la position du gouvernement sioniste qui essaye d'annuler les principales questions dans les négociations pour une solution finale à travers ses demandes, dont la reconnaissance de l'état juif ainsi que le renoncement au droit au retour des réfugiés palestiniens dans les territoires occupés en 1948, chez eux, et l'exil de plus d'un million et demi de Palestiniens qui vivent dans les territoires occupés en 1948.

 

Il a ajouté que le gouvernement de l'occupation israélienne tente également de transformer la question d'Al-Qods en une cause de quartiers et d'obliger l'autorité palestinienne à effectuer la première étape de la feuille de route en frappant la résistance et en approfondissant les désaccords palestiniens internes.
Il a déclaré, lors d'une déclaration de presse, que le gouvernement de l'occupation tente de faire échouer le congrès d'Annapolis avant sa tenue dans le but de vider les négociations, de transformer l'autorité palestinienne en un agent sécuritaire et de fixer le régime d'apartheid.

 

Le député Mustafa Al-Barghouthi a affirmé qu'il n'y a pas de partenaire sioniste de paix et que les responsables israéliens veulent imposer leurs désirs aux Palestiniens. 
Il a appelé les responsables palestiniens à être sincères avec le peuple palestinien au sujet des rencontres avec les Sionistes et à mettre des conditions claires pour le congrès d'Annapolis, dont l'arrêt de la construction des colonies et du mur d'apartheid, ainsi que l'annulation de la décision sioniste qui considère la bande de Gaza comme une entité ennemie, la levée du blocus imposé contre Gaza et l'importance de trouver des solutions décivises pour toutes les questions palestiniennes.

 

Il a accusé la partie sioniste de tenter d'approfondir les désaccords palestiniens internes pour liquider la question palestinienne et les droits légaux de notre peuple et d'exploiter ses rencontres avec le président Abbas pour couvrir ses crimes contre le peuple palestinien.

 

CPI- 21-11

 

10 Al-Barghouthi (suite) : L’autorité doit déclarer la vérité au peuple sur le congrès d’Annapolis.
Le député et secrétaire général de l’initiative nationale Dr. Mustafa Al-Barghouthi a dit que les conditions mises par l’occupation israélienne sur les Palestiniens avant le congrès d’Annapolis affirment que l’entité sioniste tente de mettre en échec cette réunion et de vider les négociations de leurs contenus.

 

Dr. Al-Barghouthi a souligné que ces conditions sionistes, dont la reconnaissance d'un Etat juif, le renoncement aux droits des réfugiés palestiniens au retour, la transformation de la question d'Al-Qods en une cause de quartiers en refusant les négociations autour du retrait de la ville occupée d'Al-Qods, visent à approfondir les désaccords palestiniens internes et affirment que l'entité sioniste n'est pas un partenaire de paix avec les Palestiniens.

 

Il a affirmé que les responsables sionistes veulent imposer le langage des demandes et des ordres et il a appelé l'autorité palestinienne à déclarer ouvertement la vérité sur la réunion internationale d'Annapolis et à imposer des conditions sur l'occupation dont l'arrêt des colonies et de la construction du mur d'apartheid, ainsi que l'annulation de la décision qui considère la bande de Gaza comme une entité ennemie. Il a aussi demandé de trouver des solutions à toutes les questions palestiniennes.

 

Al-Barghouthi a ajouté que l'occupation israélienne vise à gagner du temps et à approfondir les désaccords palestiniens internes pour mettre fin à la question palestinienne et aux droits légitimes de notre peuple, et il a appelé tous les Palestiniens à reprendre le dialogue pour protéger leurs intérêts nationaux et poursuivre la résistance contre l'occupation.

 

Il a également affirmé que les droits des réfugiés palestiniens n'acceptent pas de négociations et que personne n'a le droit de renoncer à ces droits, car le droit au retour est un droit individuel selon la décision de l'ONU n°194 et toutes les chartes et lois internationales.

 

CPI

 

11 Le Hamas appelle les pays arabes à ne pas normaliser leurs relations avec Israël.

 

Le Hamas a appelé vendredi les pays arabes, qui ont annoncé leur participation au niveau ministériel à la conférence de paix d'Annapolis du 27 novembre, à ne pas normaliser leurs relations avec Israël et à ne pas faire de "concessions".

 

"Nous espérions que les pays arabes ne participeraient pas à la conférence (d'Annapolis) car une telle présence permettra une normalisation gratuite avec Israël et accroîtra son agression" contre les Palestiniens, a affirmé Aymane Taha, un porte-parole du Hamas à Gaza.

 

"Le Hamas appelle les pays arabes à empêcher toutes concessions, à ne pas normaliser les relations avec Israël ainsi qu'à permettre une levée du siège (contre la bande de Gaza) et oeuvrer dans l'intérêt de la cause palestinienne", a-t-il ajouté.

 

 (AFP - 23 novembre 2007)

 

12 Des Pays arabes à Annapolis au niveau ministériel.

 

Les pays de la Ligue arabe "ont accepté l’invitation à participer à la conférence d’Annapolis au niveau ministériel", indique le communiqué final de la réunion.

 

Treize pays membres du comité chargé de promouvoir l’initiative de paix arabe d’inspiration saoudienne relancée en mars à Ryad participaient à la réunion de vendredi : Jordanie, Bahreïn, Arabie saoudite, Syrie, Autorité palestinienne, Liban, Egypte, Maroc, Yémen, Qatar, Tunisie, Algérie et Soudan.

 

Ce texte ne mentionne pas explicitement la Syrie , dont le ministre des Affaires étrangères Walid Mouallem avait déclaré auparavant que Damas ne participerait à la réunion internationale que si Washington intégrait la question du plateau du Golan annexé par Israël au menu des discussions.

 

La Syrie exige la restitution totale du Golan, occupé par Israël en 1967 puis annexé en 1981. Les négociations de paix syro-israéliennes sont gelées depuis 2000.

 

Rice avait exclu en octobre que la réunion d’Annapolis traite de la question, avant de devoir reconnaître que pour obtenir "le plus large soutien arabe possible", les Etats-Unis avaient décidé que la conférence ne se limiterait pas au dossier israélo-palestinien.

 

De son côté, le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a souligné vendredi que l’Arabie saoudite, qui comme d’autres pays arabes s’interrogeait sur sa participation, craignant que la réunion n’ait aucun résultat tangible, serait bien présente.

 

Bush a invité à Annapolis, près de Washington, des responsables israéliens, palestiniens et de 40 autres pays

 

(Al-Oufok)

 

13 La Ligue arabe demande à Washington d'inclure le Golan au menu.

 

Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Meqdad a réaffirmé mardi la nécessité que le Golan, occupé par Israël depuis 1967 et annexé en 1981, figure au menu de la réunion d'Annapolis aux Etats-Unis sur le Proche-Orient, comme condition à la participation de la Syrie.

 

La Ligue arabe a demandé aux Etats-Unis d'inclure "explicitement" le Golan au menu de la réunion sur le conflit israélo-palestinien à Annapolis (Etats-Unis) pour permettre à la Syrie d'y participer, a déclaré un diplomate arabe au Caire.

 

"Les ministres des Affaires étrangères (de la Ligue arabe) ont envoyé un message urgent aux Etats-Unis demandant que le plateau du Golan soit explicitement inclus à l'ordre du jour de façon à ce que la Syrie puisse participer aux discussions", a déclaré ce diplomate, qui assiste à la réunion des chefs de diplomatie de la Ligue arabe qui doit décider de la participation de ses membres à la conférence d'Annapolis.

 

"La Syrie participera si les Etats-Unis acceptent", a-t-il ajouté.

 

Interrogé sur une réponse éventuelle de Washington, le ministre syrien des Affaires étrangères Wallid Mouallem a indiqué que "nous attendons encore".

 

La Syrie exige la restitution totale du Golan mais les négociations de paix syro-israéliennes sont gelées depuis 2000.

 

N°283 Journal de Palestine au jour le jour FIN

2-6 Pays corrompu cherche …

 

11-11

 

Des policiers ont perquisitionné des locaux gouvernementaux et administratifs, dans le cadre de trois enquêtes touchant Ehud Olmert, dans l’exercice de fonctions antérieures, a déclaré un porte-parole.

 

Les enquêteurs, qui recherchent des preuves de fraudes, ont fouillé 20 locaux, dont ceux du ministère de l’Industrie et du Commerce, de la municipalité de Jérusalem ou encore de la direction des Postes, a déclaré un porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.

 

Olmert, ancien maire de Jérusalem, est soupçonné d’avoir obtenu un rabais illicite sur la résidence qu’il a achetée à Jérusalem. La police enquête aussi sur des accusations de fraude dans l’attribution de marchés et de favoritisme remontant à la période où Olmert était ministre de l’Industrie.

 

(11-11 Al-oufok avec les agences de presse)

 

 

 

2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

 

14-11

 

La Knesset a donné son approbation préalable à un projet de loi visant à rendre plus difficiles d'éventuelles concessions.

 

La partie orientale de Jérusalem, a été conquise durant la guerre de 1967 par Israël, qui a proclamée dans la foulée sa souveraineté sur la ville réunifiée.

 

Le projet de texte adopté mercredi impose une majorité qualifiée des deux tiers des 120 députés de la Knesset - au lieu d'une majorité simple - pour modifier la législation actuelle, qui stipule que l'ensemble de Jérusalem est la capitale éternelle et indivisible de l'Etat juif.

 

Le texte doit encore être approuvé en commission et subir trois lectures - une procédure qui pourrait prendre des mois - mais son initiateur, le Likoud de l'ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, se félicite du "signal clair" qu'il envoie d'ores et déjà à la communauté internationale.

 

Selon le député du Likoud Gideon Saar, rédacteur du projet, il signifie que "l'ensemble du peuple et du parlement d'Israël s'opposent à des concessions à Jérusalem".

 

Olmert, , a laissé entendre récemment qu'Israël devrait restituer aux Palestiniens des quartiers arabes périphériques de Jérusalem dans le cadre d'un accord de paix.

 

Son adjoint Haïm Ramon a même évoqué ouvertement une nouvelle division de la ville.

 

Reuters

 

16-11

 

Un haut responsable israélien a affirmé qu’Olmert devrait annoncer un gel de la colonisation en Cisjordanie à la réunion d'Annapolis.

 

Parlant sous couvert de l'anonymat, il a implicitement reconnu qu'il s'agissait d'un geste largement symbolique en soulignant qu'un gel officiel sur l'expansion des colonies était en vigueur depuis 18 mois.

 

Israël entend également procéder, selon lui, au démantèlement des colonies "sauvages", érigées sans le feu vert du gouvernement, "en coordination avec les colons".

 

Olmert devrait en outre annoncer la libération de "centaines" de prisonniers palestiniens et assouplir les restrictions à la circulation des marchandises à partir de Gaza.

 

(AFP)

 

 19-11

 

Olmert a informé son cabinet de sa décision de fermer tous les postes avancés interdits de colons juifs en Cisjordanie, s'engageant ainsi sur l'un des éléments clé de la "feuille de route", a annoncé une porte-parole du gouvernement.

 

AP

 

 19-11

 

Olmert a dit qu'Israël ne construirait pas de nouvelles colonies de peuplement en territoire palestinien mais a soigneusement évité de parler d'un gel des constructions dans les colonies existantes. Mise en place en 2003, la "feuille de route" du plan de paix appelait à un arrêt de toutes les activités des colons.

 

Les gouvernements israéliens successifs se sont engagés à de multiples reprises, depuis l'adoption de la Feuille route, à démanteler les colonies sauvages et à ne pas créer de nouvelles colonies, mais ses promesses n'ont pas été tenues.

 

"Soyons clairs, nous nous sommes engagés dans la feuille de route à ne pas construire de nouvelles colonies et nous n'en construirons aucune", a dit Olmert cité par sa porte-parole Miri Eisin.

 

Saeb Erekat, le principal négociateur palestinien, a estimé que le geste d'Olmert reste bien en-deça des engagements d'Israël. Il a rappelé que bon nombre de responsables israéliens estiment qu'Israël devrait avoir le droit de construire dans les colonies existantes au motif d'une "croissance naturelle".

 

"Il (Ehoud Olmert) oublie l'obligation israélienne de geler toutes les activités dans les colonies, y compris la croissance naturelle", a souligné Erekat. Soit c'est un gel à 100%, soit aucun gel. Mais il n'y a pas de juste milieu".

 

Par ailleurs, des colons ont établi 105 implantations "sauvages" qu'Israël s'est engagé depuis des années à évacuer auprès de Washington, sans pour autant passer aux actes.

 

AP

 

19-11

 

Selon le Bureau central des statistiques israélien, 267.500 Israéliens vivaient dans les colonies à la fin du premier semestre 2007, ce qui représente une augmentation de 5,8% de la population dans ces implantations par rapport à 2006.

AP

 

19-11

 

La Paix Maintenant , une organisation israélienne opposée à la colonisation, a révélé dans un récent rapport que la construction de logements se poursuivait dans 88 des 121 colonies de Cisjordanie.

 

AP

 

19-11

 

Quelques heures avant le sommet, Israël s’est engagé à ne pas construire de nouvelles colonies en Cisjordanie :"Nous nous sommes engagés dans la Feuille de route à ne pas construire de nouvelles implantations en Cisjordanie et nous n’en construirons aucune", a dit Olmert. "Nous nous sommes engagés à démanteler les points de peuplement illégaux et nous le ferons", a-t-il ajouté tout en laissant entendre que les colonies existantes pourraient être agrandies.

 

Les gouvernements israéliens successifs ont fait de telles promesses depuis l’adoption en 2003 de la Feuille de route, un plan de paix international resté lettre morte. Cependant ils ne les ont pas tenues.

 

"Les propos d’Olmert doivent être inclus dans la déclaration de la réunion d’Annapolis et Israël doit également s’engager à faire cesser la croissance naturelle des colonies", a réagi le porte-parole d’Abbas, Nabil Abou Roudeina.

 

(Al-oufok avec les agences de presse)

 

2-14 Prisons & tortures : Déclaration 

 

12-11

 

L’Etat d’Israël envisage de libérer quelque 400 détenus palestiniens en signe de bonne volonté avant la tenue de la réunion internationale sur le Proche-Orient prévue fin novembre à Annapolis, rapporte lundi le quotidien Haaretz.
Infolive.tv

 


3 Politique Internationale des térritoires occupés

 

2 Le Monde

 

1 Usa (le parrain)

 

2 Les grandes manœuvres

 

17-11

 

Le gouvernement US fait pression sur Israël pour qu'il aille au-delà d'un gel partiel des colonies en Cisjordanie et qu'il libère avant la conférence davantage de prisonniers palestiniens que le nombre évoqué par le gouvernement israélien, ont fait savoir des responsables israéliens et occidentaux.

 

Olmert a voulu exempter les principaux blocs de colonies de la Cisjordanie occupée d'un éventuel gel des constructions, mais Washington a rejeté cette idée, selon des responsables israéliens et occidentaux.

 

Les dirigeants palestiniens ont dit à Washington qu'ils n'accepteraient rien moins qu'un gel total des activités de colonisation d'Israël, conformément aux obligations de la "feuille de route", que les deux camps ont acceptée.

 

(Reuters)

 

17-11

 

Des responsables américains et israéliens ont dit que l'élaboration d'un document commun n'était pas une précondition à la tenue, dans les délais prévus, de la conférence d'Annapolis. Selon eux, le point central de la conférence sera plutôt l'aboutissement d'un accord sur la reprise de négociations officielles sur la création d'un Etat palestinien.

 

(Reuters)

 

20-11

 

Les Usa fait pression pour que les deux camps parviennent à un texte commun évoquant leurs principaux contentieux - frontières du futur Etat palestinien, statut de Jérusalem et sort des réfugiés du conflit de 1948.

 

Les Palestiniens souhaitent que le document contienne un calendrier de règlement alors qu'Israël se refuse à tout engagement précis, estimant qu'Annapolis doit se borner à donner le coup d'envoi à des négociations illimitées sur le fond.

 

Un porte-parole du département d'Etat US a déclaré qu’il avait confiance qu'"un bon et solide document" serait mis au point avant la réunion d'Annapolis.

 

Le département d'Etat a avisé les deux parties que, à défaut, elles devraient présenter leur dossier chacune de son côté, précise un conseiller d’Abbas.

 

Dans ce cas, Bush "exposera dans son discours une version nouvelle et détaillée de sa 'vision' des deux Etats (palestinien et israélien) et la façon d'y parvenir", ajoute ce conseiller palestinien.

 

AP

 

 

20-11

 

Lundi, Ehoud Olmert doit rencontrer le président égyptien Hosni Moubarak à Charm-el-Cheikh, alors que Mahmoud Abbas doit s'entretenir vendredi avec les dirigeants de la Ligue arabe, avant que ceux-ci décident ou non de se rendre à Annapolis.

 

Dans l'attente d'en savoir plus sur la participation des pays arabes, Washington n'a pas encore officiellement envoyé les invitations. Mais, selon les responsables américains, celles-ci pourraient être lancées dès ce mardi aux principaux invités: Israéliens et Palestiniens, Egypte, Jordanie, Arabie saoudite, Syrie et autres acteurs internationaux du processus de paix.

 

AP

 


6 Ue

 

14-11

 

Le haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune, Javier Solana, a estimé le 14 novembre à Jérusalem qu’un accord de paix israélo-palestinien était « faisable » avant la fin 2008.
CRI Online

 

19-11

 

 L’Union européenne a annoncé se préparer à "accompagner" le lancement des négociations à Annapolis, en aidant à améliorer la sécurité et la situation économique des Palestiniens

 

 (Al-oufok avec les agences de presse)

 


 

2 France

 

15-10

 

Pascale Andréani : "c'est à la demande de l'Autorité palestinienne que la France accueillera au mois de décembre la conférence des donateurs dont l'objectif est de soutenir le peuple palestinien et l'Autorité palestinienne et de renforcer le processus de paix".

 

"Au lendemain d'Annapolis (NDLR: la conférence internationale sur le Proche-Orient organisée fin novembre sous les auspices des Etats-Unis à Annapolis dans le Maryland), et dans le cadre du processus visant la création d'un Etat palestinien viable, nous souhaitons une participation la plus large possible de la communauté internationale et des grandes institutions financières internationales afin de renforcer, par leur implication financière, la dynamique de paix".

 

AP

 

18-11

 

Le chef de la diplomatie Kouchner, a affirmé dans un entretien publié dimanche par le quotidien palestinien Al-Ayyam, que la "colonisation" en Cisjordanie constituait "le principal obstacle à la paix" et a appelé Israël à la geler "immédiatement".(en conclusion…) "Je dirai à mes interlocuteurs israéliens ce que je leur ai déjà dit et que la France répète chaque jour: la colonisation est non seulement juridiquement illégale, elle est aussi, politiquement, le principal obstacle à la paix", "Pour avancer vers la paix, Israël doit donc y mettre un terme immédiatement", a-t-il ajouté.

 

"Rien ne justifie le développement des colonies; ni la croissance (démographique) naturelle, ni la sécurité. Au contraire, le développement de la colonisation renforce le sentiment d'injustice et accroît l'insécurité", a poursuivi M. Kouchner.

 

(AFP)

 

18-11

 

 Dans un entretien publié par le journal israélien Haaretz, M. Kouchner a appelé à donner toutes ses "chances" à la rencontre d'Annapolis.

 

"Un processus qui conduit à la création d'un Etat palestinien viable, vivant en paix et en sécurité avec Israël, a été relancé. Il fait lui donner toutes ses chances", a-t-il insisté.

 

"Nous ne pouvons pas nous permettre (...) de rater à nouveau une telle occasion. Annapolis répond à cette demande, même si ce ne devait être qu'un premier pas encore modeste", a encore dit M. Kouchner.

 

(AFP)

 

4 UK

 

17-11

 

Le secrétaire au Foreign Office britannique, David Miliband, dans le cadre de l'effort déployé par les puissances européennes pour soutenir l'initiative de paix américaine, a déclaré: "C'est une véritable opportunité (...). De telles opportunités ne se présentent pas souvent (...). Les dirigeants d'Israël et des territoires palestiniens voient à long terme."

 

(Reuters)

 


2 Les institutions et leurs satellites

 

Organisations Mondiales & régionales

 

17-11

 

Le Human Rights Watch (HRW) (organisation de défense des droits de l'Homme) a accusé le Hamas d'avoir fait usage "d'une force excessive et indiscriminée" lors du rassemblement lundi à la mémoire de Yasser Arafat, et demandé une enquête indépendante.

 

"Il est peut-être impossible de savoir comment les violences armées ont débuté, mais les forces du Hamas ont clairement usé d'une force excessive et indiscriminée après leur déclenchement", a indiqué Sarah Leah Whitson, directrice de la région Moyen-Orient pour Human Rights Watch (HRW).

 

Saluant l'ordre donné par le Premier ministre Ismaïl Haniyeh, de créer une commission d'enquête, HRW a appelé les responsables du mouvement à la conduire de manière "indépendante".

 

"Cette commission doit être réellement indépendante et composée de membres respectés et non partisans", "L'enquête doit donner lieu à des poursuites contre tous les membres des forces de sécurité (du Hamas) ou du Fatah qui ont violé la loi", a ajouté la responsable de HRW.

 

(AFP11h05)

 

17-11.

 

HRW s'est inquiété de la détention de membres du Fatah dans une prison de Gaza, al-Mashtal, contrôlée par le Hamas.

 

"Al-Mashtal est notoirement connue pour les violences et les abus commis contre les détenus, y compris des tortures. Tout membre du Fatah détenu là actuellement court un grand risque", indique Human Rights Watch.

 

Selon le fatah, 400 de ses membres ont été interpellés dans la nuit de lundi à mardi, environ 200 selon le Hamas.

 

 (AFP11h05)

 


La lutte pour la libération dans les  territoires occupé

 

a) Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour 

 

20-11

 

Un colon israélien qui circulait dans le nord de la Cisjordanie a été tué lundi soir par des tirs, a-t-on annoncé de sources médicales et militaires.

 

L'attaque s'est produite dans la région de la ville palestinienne de Naplouse.

 

(ats 00:58)

 

20-11

 

Dans le nord de la Cisjordanie , dix Palestiniens ont été blessés par des balles caoutchoutées tirées par des soldats israéliens lors d'une opération contre le camp de réfugiés de Fara'a.

 

 (AFP 11h03)

 


b) Bande de Gaza - Au jour le jour

 

12-11

 

Au moins neuf Palestiniens ont été tués lundi dans des heurts entre la police du mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza depuis juin, et les manifestants d’opposition rassemblés à Gaza pour marquer le 3e anniversaire de la mort du leader palestinien Yasser Arafat.
RIA Novosti

 

12-11

 

Le rassemblement commémoration du 3e anniversaire de la mort du chef historique des Palestiniens a dégénéré après des tirs qui se sont intensifiés pour se muer en de véritables fusillades. Des policiers et des militants du Hamas, ont ouvert le feu sur les manifestants, dont certains scandaient des slogans contre le Hamas et lançaient des pierres sur sa police, selon des témoins.

 

Le bilan de ce conflit inter palestinien est de 8 tués et 130 blessés.

 

(ats 17:35 - AP)

 

15-11

 

L’armée d’occupation a ouvert le feu jeudi sur une voiture transportant des résistants dans le nord de la Bande de Gaza, tuant deux d’entre eux et en blessant cinq autres, ont annoncé des militants et un responsable hospitalier.

 

Cette attaque est survenue après que des résistants des Brigades des martyrs d’al-Aqsa ont tiré des roquettes sur le sud d’Israël.

 

(Al-oufok avec les agences de presse)

 

 

15-11

 

Des avions israéliens ont mené une frappe contre un transformateur électrique.

 

Cette attaque fait que 5.000 personnes ont été privées de courant aux environs, selon Saïd Hamad, du conseil municipal de Beit Hanoun.

 

AP

 

20-11

 

Attaque des forces israéliennes dans la localité israélienne de Nativ Ha'asara.

 

Un résistant a été tué, tandis que cinq autres ont été blessés, dont un grièvement, lors de l'échange de tirs avec un commando israélien près de Khan Younes dans le sud de la bande de Gaza, a-t-on indiqué de sources militaires israéliennes et médicales palestiniennes.

 

On ne connaît pas les pertes israéliennes.

 

(ats 00:58) (AFP 11h03)

 

20-11

 

Deux résistants ont été tués durant la nuit de lundi à mardi lors d'échange de tirs avec des soldats israéliens.

 

(ats 00:58) (AFP 11h03)

 


4-2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)

 

Civils & résistants tués                                                                            :  5.711          

 

Palestiniens blessés                                                                               :  51.885

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

 

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

 

Arrêtés     :                                                                                            :  47.660

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

 

Journalistes tués                                                                                      : 9

 

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

 

Israéliens  tués                                                                                        : 1.120

                                                                                                                ( 350 militaires/policiers)

 

Israéliens blessés                                                                                     : 6.322

                                                                                                                ( 409  militaires/policiers)

 

N°283-Journal de Palestine-jour le jour 10 au 22-11

Sommaire :

 

Résistance

 

1 Politique Palestinienne (en Palestine toujours occupée)

 

2 Politique Israélienne

 

3 Politique internationale des territoires occupés 

 

4 La Palestine en chiffre & au jour le jour Détails par région:

 

Décompte des pertes humaines

 


Editorial  ou tiré à part :

 

12-11

 

La commémoration du 3e anniversaire de la mort du chef historique des Palestiniens a réuni des centaines de milliers de personnes.

 

(ats 17:35)

 

12-11

 

"Yasser Arafat représente le plus haut symbole du peuple palestinien qui vit et meurt pour ses droits et ses principes", a affirmé le porte-parole du Hamas à Gaza, Fawzi Barhoum.

 

Les causes de la mort de Yasser Arafat restent mystérieuses.

 

(AFP)

 

 

10-11

 

Mahmoud Abbas, a inauguré samedi un mausolée à la gloire de son prédécesseur, Yasser Arafat, sur sa tombe de Ramallah et s’est engagé à poursuivre son combat.

 

"Nous allons continuer sur la voie de la création d’un Etat palestinien avec Jérusalem pour capitale", a-t-il dit en estimant que le souhait du fondateur du Fatah, noyau historique de l’Organisation de libération de la Palestine , de reposer dans la ville sainte pouvait encore être exaucé.

 

AP

 

10-11

 

Depuis un mois, les forces de l’ordre ont ainsi été déployées en nombre à Naplouse, ville de Cisjordanie considérée comme un bastion de la résistance. Elles ont mis la main samedi sur une importante cache d’armes.

 

"La police et d’autres services de sécurité ont saisi plusieurs dizaines d’objets suspects et d’engins explosifs de fabrication artisanale", a dit à Reuters le chef de la police locale, Ahmad Charkaoui.

 

Les autorités d’occupation, qui cherchent à renforcer l’autorité d’Abbas face au Hamas, ont approuvé le déploiement de Naplouse et promettent d’en autoriser d’autres s’il est couronné de succès….

 

AP

 

19-11

 

 Un sondage réalisé par l’université Al-Najah de Cisjordanie montre que seulement 30% des Palestiniens croient au succès de la réunion d’Annapolis, 55% sont de l’avis contraire.

 

(Al-oufok avec les agences de presse)

 

14-11

 

Selon un sondage publié cette semaine par le Centre palestinien des médias et de la communication à Jérusalem, un institut indépendant,(...) 

 

19,7% des personnes interrogées disent soutenir le Hamas, contre 30% l'an dernier.

 

Dans le même temps, le soutien au Fatah passe de 30,7% en 2007 à 40% en 2007, d'après l'enquête menée auprès de 1.200 adultes palestiniens, avec une marge d'erreur de trois points.

 

AP

 

Cathy & M      

 


  10-11 au 21-10: Peuple Palestinien : 22 tués   -  160 blessés 

 

                            Occupants              :  0 tué      -      1 blessé

 


Résistance

 

Au jour le jour

 

21-11

 

Le leader au front populaire pour la libération de la Palestine Jamil Mazhar a affirmé que les services de sécurité du président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, encerclent un groupe de résistants des brigades du martyr Abou Ali Moustafa dans le camp d’Eïn dans la ville de Naplouse, tentant de réaliser des plans des forces occupantes qui ont encerclé le camp sans arrêter aucun résistant.

 

CPI

 

Analyse

 

17-11

 

Le vice-président du bureau politique du Hamas, le Dr. Moussa Abou Marzouk, a affirmé que le Hamas s’attache fortement aux principes palestiniens et insiste qu’il va déployer tous les efforts nécessaires pour surmonter la crise actuelle.

 

Il a dit dans sa déclaration de presse : "Les conditions pour que le Hamas soit accepté au niveaux international exigent de lui qu'il renonce à la résistance, mais le Hamas les refuse absolument, ce qui prouve que la résistance consiste la colonne vertébrale de ce mouvement".

 

CPI

 


1  Politique Palestinienne

 

MM Abbas & Haniyeh.

 

Abbas

 

15-11

 

Le président Abbas a appelé jeudi son peuple à "faire chuter" le Hamas et affirmé que les Palestiniens(…)  étaient prêts à une "paix réelle" avec Israël.

 

M. Abbas, s'exprimait lors d'un discours à l'occasion du 19e anniversaire de la proclamation symbolique de l'Etat palestinien,

 

(AFP 11h20)

 

15-11

 

Abbas s'est adressé aux Israéliens. : "Je voudrais m'adresser au peuple et au gouvernement israéliens pour leur dire que nous sommes déterminés à parvenir à une paix réelle, dans l'intérêt de nos générations futures", a-t-il dit.

 

"L'occupation n'apporte la sécurité à personne. La paix et des relations de bon voisinage basées sur l'égalité et le respect sont la recette pour mettre fin à des décennies de guerres, de souffrances et d'effusion de sang".

 

 (AFP 11h20)

 

 

 

1-1 Processus de paix : Sommet d'Annapolis - au jour le jour

 

11-11

 

Abbas : "Nous voyons (cette conférence prévue à Annapolis aux Etats-Unis avant la fin de l'année) comme une chance historique d'ouvrir un nouveau chapitre dans l'histoire du Proche-Orient, avec principalement la création de notre Etat palestinien indépendant et Jérusalem comme capitale ".

 

(AFP)

 

11-11

 

M. Abbas a souhaité que la conférence permette de "récupérer les terres palestiniennes et arabes occupées en 1967 et d'instaurer la sécurité et la paix pour nous, pour les Israéliens et pour les Etats et les peuples de la région".

 

(AFP)

 

11-11

 

Jibril Rajoub, haut responsable du Fatah, met en garde contre un échec de la réunion internationale.

 

"Rater cette chance historique compromettrait l'équilibre régional et la paix dans le monde", a-t-il dit à l'AFP.

 

Pour Azzam el-Ahmed, président du groupe parlementaire du Fatah, "les Etats-Unis doivent exercer des pressions sur Israël afin que les résolutions internationales et la +Feuille de route+ soient appliquées".

 

(Al-oufok avec les agences de presse dont AFP

 

13-11

 

Mahmoud Abbas a affirmé que l’échec du sommet d’Annapolis prévu fin novembre sera difficile et très dangereux et va frapper le mouvement du Fatah au moment où il va renforcer le Hamas malgré tous nos efforts entrepris pour l’écarter de la scène palestinienne.

 

Abbas a ajouté, lors de sa rencontre avec la député arabe au parlement sioniste (Knesset) Nadia Al-Helo, qui appartient au parti travailliste, que le sommet d'Annapolis représente la première occasion pour Bush pour réaliser un rapprochement entre les Palestiniens et les Sionistes, depuis huit ans.

 

Abbas a appelé les Arabes dans les territoires palestiniens occupés en 1948 à former le pont de la paix entre les deux peuples, palestinien et sioniste.

 

Dans le même contexte, le président Abbas a exprimé sa compréhension sur l'importance de la sécurité des Sionistes en affirmant qu'il est sérieux pour instaurer la sécurité israélienne.

 

CPI

 

15-11
Le porte-parole du bloc "changement et réforme" du Hamas Dr. Salah Al-Bardawil a averti l’autorité palestinienne de la participation au congrès d’Annapolis sur la base de la proposition sioniste de reconnaître un Etat juif en échange d’un autre palestinien en qualifiant cela de complot qui va mettre fin à la question palestinienne.
CPI

 

15-11

 

Abbas a affirmé jeudi à l'adresse des Israéliens que les Palestiniens étaient "déterminés à parvenir à une paix réelle" avec eux, à l'approche de la réunion internationale prévue aux Etats-Unis.

 

(AFP 11h04)

 

16-11

 

Manifestation à Gaza de 10.000 personnes, pour mettre en garde le président Mahmoud Abbas contre les concessions qu'il pourrait faire à Israël dans le cadre de la conférence international d'Annapolis (Maryland).

 

Khalil al-Haya, un des dirigeants du Hamas, : "Nous mettons en garde contre une énorme explosion, dans laquelle les Palestiniens sauteront en tout lieu. Aucune mer de fil barbelé ne pourra l'empêcher", a affirmé Al-Haya, ce qui est interprété comme une menace contre Israël. AP

 

 17-11

 

Le vice-président du bureau politique du Hamas, le Dr. Moussa Abou Marzouk, a renouvelé le refus du Hamas du congrès d'Annapolis auquel le président américain George Bush faisait appel pour qu'il soit organisé dans les prochains jours, et il a affirmé que n'importe quel congrès devra suivre l'entente nationale afin que ce qui représente le peuple palestinien se maintienne sur une  base solide du peuple palestinien.
Il a notamment considéré que le congrès d'Annapolis ne va rien réaliser pour le peuple palestinien, car c'est une exigence américaine.

 

CPI

 

18-11

 

Abbas a dépêché à Washington une délégation emmenée par Yasser Abed Rabbo pour tenter de progresser sur les points de divergences avec Israël et s'assurer de la participation d'un maximum de pays arabes à la conférence de paix d'Annapolis.

 

(Elle doit s'ouvrir le 26 novembre à l'école navale de la capitale du Maryland en présence d'Olmert et Abbas ainsi que des dirigeants du "quartet" international de médiateurs - Onu, Union européenne, Etats-Unis et Russie - et du comité de suivi du plan de paix de la Ligue arabe.)

 

Les préparatifs butent par ailleurs sur des divergences quant au contenu d'un document commun censé d'évoquer en des termes généraux des problèmes tels que le tracé des frontières, l'avenir de Jérusalem et la question du retour des réfugiés palestiniens.

 

(Reuters)

 

19-11

 

Un sommet israélo-palestinien s’est achevé lundi sans l’annonce d’une percée dans les négociations en vue d’un règlement du conflit, à l’approche d’une réunion internationale aux Etats-Unis.

 

La rencontre entre Ehud Olmert et Mahmoud Abbas "a été difficile et des divergences demeurent", selon le négociateur palestinien Saëb Erakat. "Ils ont examiné le travail accompli par les négociateurs qui tentent de parvenir à un document conjoint censé servir de base à la réunion d’Annapolis

 

Un responsable israélien parlant sous le couvert de l’anonymat a assuré que "quelques avancées avaient été réalisées sur certaines questions devant figurer dans le document".

 

(Al-oufok avec les agences de presse)

 

 

 

1-2 Les analyses (conflit inter palestinien).

 

15-11

 

Mahmoud Abbas a déclaré : "Nous devons faire chuter cette clique qui a pris Gaza par la force armée et qui inflige souffrance et douleur à notre peuple".

 

Mahmoud Abbas "a rompu avec la réalité", a commenté le porte-parole du Hamas Taher Nounou.

 

Pour Taher Nounou, la situation "ne peut se résoudre de cette façon, mais seulement par le dialogue".

 

AP

 

 

 

 

1-3 Sur le terrain.

 

11-11

 

Le ministère de l’intérieur au gouvernement d’unité nationale dirigé par Ismaïl Haniyeh a condamné l’entrée des dizaines de milliers de flyers de propagandes du mouvement Fatah à travers le passage de Karm Abou Salem vers la bande de Gaza au moment où les forces de l’occupation refusent l’entrée des aliments nécessaires dans la bande de Gaza.
CPI

 

11-11
Des centaines de citoyens palestiniens ont organisé, dimanche soir 11/11, un Sit -in dans la ville de Kan Younès, au sud de Gaza pour protester contre la poursuite des rencontres entre l’autorité palestinienne et les occupants sionistes, tout en refusant la réunion internationale d’automne aux Etats Unis.
CPI

 

17-11

 

Les forces d'Abbas ont pénétré dimanche dans un camp de réfugiés proche de Naplouse, en Cisjordanie, encerclant des maisons qu'ils soupçonnaient d'abriter des résistants.

 

(Reuters)

 

18-11

 

Les conséquences désastreuses du blocus imposé contre les citoyens de Gaza sont devenues clairement remarquables, surtout au sein des malades qui attendent attentivement d’avoir un soin convenable à l’extérieur de Gaza.
CPI

 

 

 

1-4 Les grandes manifestations

 

19-11

 

Manifestation hebdomadaire du vendredi contre le mur de séparation au village de Bi’lin, prés de la ville de Ramallah au centre de la Cisjordanie occupée.
Une délégation française du haut rang comprenant des politiciens et les maires des villes françaises ont également assisté à la démonstration, y compris la tête de la partie de gauche européenne Francis Meriros et la tête du programme Français-Palestinien de jumelage, Ferno Tweil.
Pendant que le rassemblement venait près du mur de séparation, les forces israéliennes ont tirés sur les démonstrateurs avec les balles et le gaz lacrymogène caoutchouc-enduits.

 

Neuf personnes ont été blessées, y compris un journaliste japonais, et le journaliste palestinien Muheeb Barghouthi qui travaille pour le journal d'Al-Hayat Al-Jadida et douzaines de d'autres a souffert les effets de l'inhalation de gaz lacrymogène, selon l’agence de Ma’an,
Quatre ont été arrêtés, y compris un activiste israélien et un américain de paix. Les soldats israéliens ont battu prétendument les détenus.
 IPC+ maannews

 

 

 

1-5 Négociations.

 

11-11

 

Un incident mineur, mais significatif aux yeux des Palestiniens, a entraîné l'annulation d'une réunion prévue dimanche à Tel Aviv, le chef de l'équipe de négociateurs palestiniens, Ahmed Qoreï, ayant rebroussé chemin après avoir été retenu à un barrage militaire, à la sortie de la Cisjordanie.

 

La ministre des Affaires étrangères, Livni a présenté ses regrets à M. Qoreï et souligné que "l'incident n'aurait jamais dû arriver", selon le porte-parole des Affaires étrangères.

 

(AFP)

 

14-11

 

Olmert a énoncé publiquement une nouvelle condition préalable à des pourparlers de paix avec les Palestiniens: que ceux-ci reconnaissent Israël comme "l'Etat du peuple juif".

 

"Nous n'acceptons aucunement des conditions de ce type", a aussitôt rétorqué Salam Fayyad, Premier ministre du président palestinien Mahmoud Abbas.

 

Le principal négociateur palestinien, Saëb Erekat, a lui aussi rejeté l'exigence israélienne, qui complique encore les préparatifs de la conférence de paix que les Etats-Unis s'efforcent d'organiser à la fin du mois.

 

(Reuters)

 

20-11

 

Négociateurs israéliens et palestiniens s'efforcent de trouver un compromis de dernière minute …

 

"Je ne sais pas si nous pourrons mettre la dernière main au document. Nous nous rencontrerons encore aujourd'hui", a confié le négociateur Erekat au lendemain d'une ultime rencontre entre Olmert, et Abbas.

 

 

 

 

1-7 Des Canons ... pas du beurre.

 

21-11

 

Un porte-parole du Hamas Sami Aou Zouhri, a estimé que la décision israélienne (livraison de 25 véhicules blindés p et de 1.000 fusils) prouve que Mahmoud Abbas travaille "main dans la main avec l'occupation contre la résistance palestinienne". "Le Hamas restera engagé dans le combat contre l'occupation et ne renoncera pas", a-t-il ajouté.

 

AP

 

 

 

1-8 Violations colonialiste et action contre le Mur de la Honte

 

 

21-11

 

Le ministre chargé de la santé au gouvernement d’unité nationale Dr. Bassem Naïm a averti de la détérioration du secteur sanitaire dans la bande de Gaza et de la fermeture des hôpitaux à cause de la continuation du blocus sioniste sévère. Il a déclaré que des centaines de malades palestiniens sont menacés de mort à cause des politiques oppressives de l’occupation qui prennent en cible le secteur sanitaire dans la Bande.
CPI


 

1-9 Action & déclaration palestinienne contre la politique colonialiste en général

 

11-11

 

Rafiq Husseini, directeur du cabinet de M. Abbas, considère que "la question fondamentale, c'est Jérusalem. Nous n'accepterons jamais de faire d'une autre ville la capitale d'un Etat palestinien".

 

(Al-oufok avec les agences de presse dont AFP)

 

12-11

 

Moussa : Des négociations avec Israël devrait être précédées d’une déclaration d’engagement clair à un calendrier précis

 

Le secrétaire général de la Ligue Arabe , M. Amr Moussa, a affirmé que la situation dangereuse dans les territoires palestiniens occupés et la poursuite par Israël de construire les colonies et le mur de séparation sur la terre palestinienne occupée et de confisquer les propriétés du peuple palestinien, sont des signaux extrêmement mauvais de ses intentions envers la paix.
Sana

 

14-11

 

Les agriculteurs ont appelé, le mercredi 14/11, lors d’un sit-in, le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas ainsi que les pays arabes et européens à mettre la pression sur l’entité sioniste pour ouvrir les passages de Gaza, afin qu’ils puissent exporter leurs produits.
 CPI.

 

16-11

 

Dans une lettre transmise vendredi au consul américain à Jérusalem, Jacob Wallace, les Palestiniens ont demandé "un gel total de l'expansion des colonies dans les territoires palestiniens", a indiqué samedi Saëb Erakat, le négociateur en chef palestinien.

 

(AFP)

 

20-11

 

 "Soyons clairs: nous nous sommes engagés dans la 'feuille de route' à ne pas construire de nouvelles colonies et nous n'en construirons aucune", a déclaré Olmert qui n'entend toutefois faire cesser "sous aucun prétexte" les constructions dans les implantations existantes, comme le demandaient les Etats-Unis.

 

Les responsables palestiniens ont réagi fraîchement à l'annonce israélienne concernant les implantations. "On gèle toutes les colonies, ou aucune. Il n'y a pas de voie médiane", a lâché Saeb Erekat.

 

AP

 

 

 

1-10 Politique extérieure & économique.

 

14-11
Le syndicat des fonctionnaires gouvernementaux dans la bande de Gaza a affirmé que le gouvernement illégal de Fayyad a décidé de ne pas inclure 17 mille fonctionnaires dans le budget de l’année prochaine après avoir arrêté les salaires de plus de 35 mille fonctionnaires, il y a plusieurs mois.
CPI

 

18-11

 

Le négociateur Erekat a déclaré avoir écrit au gouvernement américain pour lui rappeler qu'Israël était tenu de suspendre "toutes les activités de colonisation", y compris l'extension des implantations existantes, aux termes de la "feuille de route" pour la paix que les deux camps ont accepté en 2003.

 

270.000 colons juifs vivent parmi 2,5 millions de Palestiniens en Cisjordanie.

 

La Cour internationale de justice a qualifié d'illégales les colonies sises sur des territoires pris par Israël aux Palestiniens lors de la guerre de 1967.

 

(Reuters)

 

 

 

1-13 Déclaration et situation dans les geôles israéliennes - Prisons & tortures

 

13-11

 

Les députés du bloc "changement et réforme" du Hamas au conseil législatif palestinien, qui ont été enlevés et détenus dans la prison sioniste de Majdo, ont appelé les institutions judiciaires et législatives palestiniennes à la création de nouveaux moyens de résistance capables de faire échouer les plans de l’occupation israélienne visant à paralyser le conseil législatif palestinien à cause du symbole de légitimité palestinienne qu’il représente.
CPI

 

13-11

 

L’Autorité nationale palestinienne (ANP) a appelé mercredi Israël à relâcher Marwan al- Barghouti, un des dirigeants du Fatah, avant la tenue du sommet de la paix d’Annapolis parrainé par les Etats-Unis, qui devrait avoir lieu fin novembre. Ashraf al-Ajrami, ministre palestinien des Prisonniers, a déclaré dans un communiqué que le côté palestinien demande à Israël de libérer d’importants prisonniers sélectionnés, dont Marwan al-Barghouti.
CRI Online

 

20-11

 

Le ministère des affaires des captifs et des libérés au gouvernement de l’entente nationale a affirmé que les autorités de l’occupation ont accentué, dernièrement, leurs mesures et pratiques oppressives dont les tortures contre les captives et captifs palestiniens, tout en soulignant que leur nombre a dépassé 11700 détenus dans les prisons de l’occupation.
CPI

 

20-11

 

Le porte-parole du mouvement Hamas, Dr. Sami Abou Zouhri a averti d’utiliser la question des captifs palestiniens dans les prisons de l’occupation en échange des droits du peuple palestinien, en affirmant que les palestiniens attendent la reconnaissance de leurs droits légitimes.
 CPI.

 


2  Politique Israélienne

 

Olmert

 

17-11

 

Olmert a confié avoir eu l'"esprit torturé" tard samedi soir par "ce qu'il fallait faire et décider" pour la paix dans la période qui s'ouvre.

 

Olmert devrait annoncer un gel partiel des activités de colonisation en Cisjordanie occupée ainsi que la libération de 450 des 2.000 détenus dont les Palestiniens réclament l'élargissement en prélude à la conférence d'Annapolis.

 

La "feuille de route" adoptée en 2003 préconise le gel des activités liées aux colonies et la neutralisation des résistants côté palestinien.

 

(Reuters)

 

14-11

 

Olmert a énoncé publiquement une nouvelle condition préalable à des pourparlers de paix avec les Palestiniens: que ceux-ci reconnaissent Israël comme "l'Etat du peuple juif".

 

Olmert a formulé son nouveau préalable lors d'une entrevue avec le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, ont fait savoir les services du Premier ministre israélien.

 

Il a insisté devant le diplomate espagnol pour que "le fondement des négociations d'après-Annapolis avec les Palestiniens soit la reconnaissance de l'Etat d'Israël comme l'Etat du peuple juif".

 

Cette controverse a émergé lundi lorsque Saëb Erekat a déclaré que les Palestiniens n'acceptaient pas Israël en tant qu'"Etat juif", définition susceptible de permettre à Israël d'évacuer la question du retour des réfugiés de 1948 dans leurs foyers d'origine.

 

(Reuters)

 

17-11

 

Pour Olmert, la conférence d'Annapolis "ne saurait être un échec car sa tenue même est un succès". Olmert a souligné qu'elle permettait de relancer un processus en panne depuis sept ans.

 

(Reuters)

 

 

 

2-1 Processus de paix.

 

12-11

 

Le président Peres déclare : "Je pense que nous pouvons maintenant faire la paix avec les Palestiniens".

 

Toutefois, Peres a souligné que le processus pourrait ne pas être rapide. "Il faut du temps pour faire la paix", a-t-il insisté.

 

AP

 

 

 

2-2 Des Canons ... pas du beurre.

 

12-11

 

Des sources palestiniennes ont dit que le gouvernement de l’occupation a informé la direction de l’autorité palestinienne à Ramallah de son intention de réoccuper l’axe de Salah Eddine entre les territoires égyptiens et la bande de Gaza pour soi-disant empêcher la contrebande d’armes et l’arrivée de sommes d’argents au mouvement du Hamas qui contrôle la bande de Gaza, depuis juin dernier.
CPI

 

13-11

 

L'armée israélienne va effectuer un exercice en Cisjordanie simulant ses réponses à une vague d'attaques palestiniennes. "L'armée va procéder à un exercice le 18 novembre dans le cadre de ses préparatifs courants en vue de faire face à toute éventualité" a déclaré un porte parole militaire à l'AFP.

 

Il a précisé que cet exercice allait impliquer "les postes de commandement" en Cisjordanie, sans manoeuvres sur le terrain.

 

Selon le quotidien Haaretz, le scénario envisagé consiste en des manifestations violentes accompagnées d'attaques contre l'armée ou des colons en Cisjordanie, ainsi qu'en des attentats en Israël.

 

 (AFP 08h25)

 

21-11

 

Israël a donné son accord pour la livraison de 25 véhicules blindés provenant de Russie et de 1.000 fusils aux forces de sécurité palestiniennes engagées en Cisjordanie, a-t-on appris mercredi de sources israéliennes et palestiniennes.

 

Il s'agit d'un nouveau geste en direction du président Abbas.

 

La Russie avait proposé de livrer les véhicules blindés il y a déjà deux ans, mais l'armée et les services de renseignement militaires israéliens s'y étaient opposés.

 

D'après des responsables israéliens s'exprimant sous couvert d'anonymat, Israël a autorisé non seulement la livraison des 25 véhicules blindés mais également deux millions de cartouches de munitions.

 

Israël approuvera la livraison de 25 autres véhicules blindés aux forces de Mahmoud Abbas, une fois qu'elles auront pris le contrôle de nouvelles zones en Cisjordanie, ont ajouté des représentants du gouvernement israélien. Des policiers palestiniens ont été déployés en grand nombre dans les villes de Ramallah et de Naplouse.

 

AP

 

 

 

2-3 Sur le terrain .

 

11-11

 

Pour le ministre israélien de la guerre Barak, la priorité est de mettre un terme aux incessants tirs de roquettes depuis la bande de Gaza, .

 

M. Barak répète à l'envi que "chaque jour qui passe nous rapproche inéluctablement d'une vaste opération (militaire) à Gaza". Sous la pression de ses camarades travaillistes, il a du bout des lèvres souhaité le succès de la réunion d'Annapolis, et indiqué vouloir y associer Damas.

 

Selon les médias israéliens, il espère en fait troquer ainsi les pourparlers avec les Palestiniens contre un dialogue direct avec la Syrie qui permettrait de dissocier ce pays de l'Iran, "principal ennemi stratégique" d'Israël.

 

(Al-oufok avec les agences de presse dont AFP

 

 

 

2-4 Les grandes manœuvres

 

21-11

 

Israël va commencer à autoriser les exportations de fleurs et de fraises en provenance de la Bande de Gaza, pour améliorer la situation économique des 1,5 millions de Palestiniens vivant dans le territoire, a annoncé le ministre israélien de l'Agriculture Shalom Simchon.

 

AP

 

 

 

2-6 Pays corrompu cherche …

 

11-11

 

Des policiers ont perquisitionné des locaux gouvernementaux et administratifs, dans le cadre de trois enquêtes touchant Ehud Olmert, dans l’exercice de fonctions antérieures, a déclaré un porte-parole.

 

Les enquêteurs, qui recherchent des preuves de fraudes, ont fouillé 20 locaux, dont ceux du ministère de l’Industrie et du Commerce, de la municipalité de Jérusalem ou encore de la direction des Postes, a déclaré un porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.

 

Olmert, ancien maire de Jérusalem, est soupçonné d’avoir obtenu un rabais illicite sur la résidence qu’il a achetée à Jérusalem. La police enquête aussi sur des accusations de fraude dans l’attribution de marchés et de favoritisme remontant à la période où Olmert était ministre de l’Industrie.

 

23/11/2007

N° 314 - Journal d'Irak KURDISTAN 22-11

Sommaire :

 

Au jour le jour.

 

1  Dossier & Point de vue

 

1-1 Les Turkmènes irakiens entre le marteau et l'enclume.

 

Commentaires de
a) Hamurabi 

 

b) Merry Fitzgerald

 

1-2 Analyse de illizi : Bluff à la frontière Turque?

 

 

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net

 

2-1 De editor@info-turk.be : Carte scandaleuse: Ambitions expansionnistes de l'ultranationalisme turc

 

Au jour le jour

 

21-10

 

Le PKK a affirmé être disposé à respecter un cessez-le-feu si l'armée turque renonçait à ses projets d'incursion et si l'Etat turc respectait les droits politiques et culturels de la minorité kurde en Turquie.

 

Ce cessez-le-feu conditionnel avait été rejeté dès le lendemain par Ankara.

 

(AFP)

 

06-11

 

Le commandant militaire du PKK, Murat Karayilan, a lancé un nouvel appel pour la paix à la Turquie , tout en menaçant de poursuivre le combat. "Opérations et attaques ne viendront pas à bout de la guérilla (...). N'assombrissez pas le siècle nouveau en affrontant les Kurdes", a-t-il déclaré à l'agence de presse pro-PKK Firat News.

 

(AFP)

 

06-11

 

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, a exprimé l'espoir que le nouvel accord avec les USA sur le partage de renseignements, annoncé lundi par Bush, permette "de mettre fin à la présence" des kurdes en Irak.

 

(AFP)

 

07-11

 

Le gouvernement du Kurdistan irakien (entité de facto indépendante par rapport au gouvernement central de Bagdad),) a appelé les séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), à un "cessez-le-feu illimité et inconditionnel"…

 

"Si les chefs du PKK continuent dans cette voie, ils s'infligeront de graves dommages""Le PKK devrait prendre en considération nos intérêts (du Kurdistan irakien, ndlr), privilégier une solution pacifique et annoncer un cessez-le-feu inconditionnel et illimité",a déclaré Nechirvan Barzani.(1er ministre du gouvernement kurde autonome)

 

"Nous avons pris des mesures contre le PKK", a souligné M. Nechirvan Barzani.

 

Les membres présumés du PKK ne peuvent plus désormais voyager en utilisant des aéroports du Kurdistan, a-t-il expliqué.

 

Les accès au camp de réfugiés kurdes turcs à Makhmor (au sud d'Erbil, capitale du Kurdistan irakien, à 330 km au nord de Bagdad) ont été bouclés par les forces de sécurité pour prévenir tout mouvement du PKK qui y compte de nombreux sympathisants.

 

La surveillance sur les axes donnant accès au massif du Qandil a également été renforcée. Les locaux d'un parti pro-PKK à Erbil et Soulaimaniyeh ont été fermés.

 

(AFP)

 

07-11

 

La Turquie qui accuse le Kurdistan irakien, allié des Américains et entité de facto indépendante par rapport au gouvernement central de Bagdad, de soutenir le PKK.

 

(AFP)

 

07-11

 

Huit soldats turcs, faits prisonniers le 21 octobre dans une attaque du PKK, ont par ailleurs été libérés dimanche par les séparatistes, grâce notamment à la médiation des autorités kurdes irakiennes, selon le gouvernement kurde.

 

Reuters

 

07-11

 

Erdogan, évoquant son entretien avec Bush, s'est dit ravi qu'Ankara et Washington considèrent le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) comme un ennemi commun.

 

"Maintenant, qu'est-ce qu'un ennemi ? Un ennemi est un élément à éliminer", a-t-il dit à l'issue d'un entretien avec le président du Conseil italien, Romano Prodi.

 

Interrogé quant à une future opération militaire turque dans le nord de l'Irak, Erdogan a laissé entendre qu'elle serait fonction du partage des renseignements avec les Etats-Unis.

 

"Il est important que le partage des renseignements ait lieu en temps voulu, et cela débouchera certainement sur toutes les autres contre-mesures éventuelles", a-t-il dit.

 

De source diplomatique turque, on indique que Washington devrait fournir aux Turcs des renseignements en temps réel, qui permettraient à Ankara de mener des opérations militaires contre le PKK, lequel compte dans les 3.000 combattants dans le nord de l'Irak.

 

Ce soutien affiché Bush est interprété par des analystes comme une approbation tacite des Etats-Unis à des frappes contre le PKK.

 

(Reuters)

 

13-11

 

Des avions de combats turcs ont pilonné une position située à quelques kilomètres de profondeur de la frontière irakienne, ont rapporté les chaînes d'information NTV et CNN-Türk.

 

Le poste visé a été détruit, a ajouté CNN-Türk. L'état-major turc des armées n'était pas joignable dans l'immédiat..

 

(ats -12:51)

 

13-11

 

 L'aviation turque a bombardé dans la nuit de lundi à mardi trois villages du Kurdistan irakien, dans le nord de l'Irak, a indiqué un responsable local. à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, qui a requis l'anonymat.

 

Nous ignorons si le PKK a subi des pertes", a précisé le même responsable.

 

"Ce matin vers 10H00 (7H00 GMT), au nord de Zakho, il y a eu des bombardements turcs sur un point de contrôle frontalier, inutilisé depuis des années", a-t-il ajouté..

 

(AFP 13h38)

 

AP

 

14-11

 

Les Etats-Unis ont commencé mercredi à partager avec la Turquie des informations en temps réel sur les positions des séparatistes du PKK, a annoncé le ministre turc des Affaires étrangères Ali Babacan, cité par les chaînes NTV et CNN-Turk.

 

AP

 

14-11

 

Le gouvernement turc a reçu le feu vert du parlement turc pour lancer si nécessaire une offensive de l'autre côté de la frontière contre les séparatistes du PKK dans le nord de l'Irak.

 

AP

 


1 Dossier & Point de vue.

 

1-1 Les Turkmènes irakiens entre le marteau et l'enclume.

 

Commentaires de
a) Hamurabi :

 

Les Turkmènes irakiens représentent la deuxième ethnie principale dans le nord de l'Irak, ils représentent 12% de la population de l'Irak.

 

Pour des raisons économiques et géopolitiques, étant donné que leur région TURKMENELI est riche en pétrole et en gaz, leur nombre a toujours été minoré, d'abord par les Britanniques, ensuite par les régimes irakiens successifs et depuis 2003 (depuis l'occupation de l'Irak par les troupes anglo-saxonnes) par les partis des chefs de guerre kurdes MM Talabani et Barzani.

 

21-11

 

voir le blog Amitiés euro-turkmènes:

 

http://turkmenfriendship.blogspot.com/

 

voir les rapports et articles sur le site SOITM:

 

http://www.turkmen.nl/

 

voir l'article HOLD-UP A BABA GURGUR de Gilles Munier paru dans Afrique-Asie, octobre 2007

 

http://www.gmunier.blogspot.com/

 

 

b) Merry Fitzgerald

 

Il est important d’expliquer COMMENT les Kurdes sont RECEMMENT devenus majoritaires à Kirkouk, ville historiquement turkmène: depuis le 10 avril 2003, lendemain de la chute de Bagdad les américains ont permis à leurs collaborateurs kurdes, les peshmergas, d’imposer leur hégémonie sur les territoires turkmènes dans le nord de l’Irak et de contrôler Kirkouk.

 

 

Kirkouk (Kerkuk) n’a jamais été une ville kurde comme ceux-ci le prétendent. Les archives ottomanes, les récits de voyageurs, les rapports des diplomates en poste en Mésopotamie et des espions, notamment de l'Intelligence Service au début du XXe siècle, attestent sans exception que Kirkouk et sa région sont turkmènes.

 

Depuis 2003 on assiste à Kirkouk à une véritable invasion kurde, les partis de Massoud Barzani (PDK) et Jalal Talabani (UPK) ont organisé l’immigration massive de plus de 600.000 Kurdes vers la région turkmène, appelée TURKMENELI, afin de changer la démographie de la région en vue du référendum qui est censé avoir lieu avant le 31 décembre 2007 et dans le but d’annexer Kirkouk à la région autonome kurde.

 

La majorité de ces ‘nouveaux arrivants’ kurdes ne sont pas originaires de la province de Kirkouk, ils ont été amenés  par les partis kurdes de Syrie, d’Iran et de Turquie, ils sont bien plus que le nombre d’habitants expulsés sous le régime baasiste !

 

 

Depuis 2003, avec l’aide des américains, les Kurdes sont parvenus à changer la démographie de la région turkmène, ce que le régime baasiste n’avait pas pu réaliser pendant ses 35 années au pouvoir !

 

Depuis 2003, la situation de la communauté turkmène (12% de la population de l’Irak) s’est fortement détériorée. Etant donné qu’ils ne possèdent pas de milices armées, les Turkmènes sont très vulnérables et la survie de leur communauté est gravement menacée. Ils sont victimes de menaces, d’enlèvements, d’arrestations, d’emprisonnements et d’assassinats.

 

 

Les Turkmènes dénoncent l’hégémonie kurde dans le nord de l’Irak, ils rejettent l’Article 140 et ils sont contre l’annexion de Kirkouk et des autres villes et villages turkmènes à la région autonome kurde.  Ils demandent la révision de la nouvelle constitution irakienne afin d’être reconnus comme la troisième communauté ethnique principale en Irak avec des droits égaux à ceux de leurs compatriotes arabes et kurdes.

 

Pour plus d'infos sur les turkmènes

 

http://turkmenfriendship.blogspot.com/

 

http://www.turkmen.nl/

 

http://www.gmunier.blogspot.com/

 

 

 

1-2 Analyse de illizi : Bluff à la frontière Turque?

 

L’éventualité d’une intervention des troupes turques sur le sol irakien pour mener la chasse aux miliciens indépendantistes kurdes du PKK a propulsé le baril de pétrole au-delà de 90 dollars. Les menaces d’Ankara doivent-elles être prises au sérieux ou ne sont-elles que des gesticulations destinées à provoquer une réaction de la part des USA ? Sami Moubayed, analyste syrien, propose sur Asia Times sa lecture des enjeux pour les parties en présence.

 

Nous donnons ci-dessous un résumé de l’analyse du syrien Sami Moubayed, qui illustre la préoccupation des nations frontalières du kurdistan irakien devant la revendication autonomiste kurde qui met en cause leur souveraineté nationale.

 

Mercredi, une impressionnante majorité de 526 députés turcs sur 550 s’est prononcée en faveur d’une intervention en Irak. La Turquie reproche au gouvernement de la province kurde d’Irak et aux USA de ne pas agir contre les miliciens du PKK. Les forces américaines confrontées en Irak à une tâche qui excède leurs capacités sont incapables de réduire les repaires abritant les combattants kurdes réfugiés dans des montagnes difficiles d’accès, bien que l’organisation ait été inscrite sur la liste des organisations terroristes par les USA. L’armée turque elle-même n’y est pas parvenue depuis 1984.

 

En Turquie, deux lignes s’affrontent. Les uns sont résolument partisans de l’intervention et estiment que le PKK, qui mène des attaques sur le sol turc depuis 20 ans, doit être éliminé, que les USA en soient d’accord ou pas. Les autres s’inquiètent de voir la Turquie tomber dans le piège posé par le PKK. Ils font valoir que le mouvement a perdu ses soutiens dans les provinces du kurdistan turc. Le parti au pouvoir, le Parti pour la Justice et le Développement, l’APK, a remporté les élections dans 12 provinces sur 15, et même dans les régions majoritairement peuplées de kurdes il a atteint des scores de 70%, alors que son score national n’est que de 47%.

 

Depuis son arrivée au pouvoir il y a cinq ans, il a largement contribué au développement des régions kurdes, en construisant des routes, des logements, et en amenant l’eau et l’électricité dans les villages.

 

Si l’APK poursuit cette politique, estime Sami Moubayed, le PKK verrait ses appels aux armes rester sans écho, et avoir du mal à justifier ses positions radicales face à une population que le pouvoir central parvient à se réconcilier.

 

Le PKK pourrait donc être amené à considérer qu’une intervention militaire turque renforcerait ses positions en attirant l’attention et la sympathie internationale.

 

 

Le vote du Congrès américain sur le génocide arménien

 

Bien que les USA aient intérêt à conserver de bonnes relations avec la Turquie , les élus américains ont pourtant apportés leurs voix à une résolution qualifiant les massacres d’arméniens de génocide. Les principaux soutiens de cette résolution étaient la présidente Démocrate de la Chambre , Nancy Pelosi, et l’élu Démocrate de Californie Adam Schiff, et les pressions du président Bush, préoccupé par d’éventuelles représailles turques ne sont pas parvenues à contrecarrer ce vote, qui selon Sami Moubayed aurait été influencé par le lobby arménien aux USA.

 

La Turquie pourrait riposter en déclenchant une action militaire en Irak ou en interdisant aux américains d’utiliser les bases aériennes en Turquie par lesquelles transitent le ravitaillement du corps expéditionnaire américain occupant le nord de l’Irak. La Turquie pourrait aussi manifester son mécontentement sur le terrain diplomatique en faisant de l’obstruction à l’occasion d’une conférence internationale sur la situation irakienne qu’elle doit accueillir en Novembre, ou en annulant une visite prévue d’Erdogan aux USA.

 

Sami Moubayed estime qu’en dernier ressort, la Turquie peut effectivement décider de défier les USA par une opération militaire, ou à tout le moins jouer de son influence auprès des alliés américains en Irak.

 

 

Le facteur iranien

 

Les turcs sont alliés à l’Iran dans la lutte contre l’irrédentisme kurde. Moins les USA se préoccuperont de la menace que représente le PKK pour la Turquie , et plus celle-ci se rapprochera de l’Iran. L’année dernière Ankara avait accueilli chaleureusement Ali Larijani, le responsable des négociations iranien sur le dossier du nucléaire, lors de discussions sur la lutte contre le PKK. En mai 2006, Erdogan avait également reçu Ahmadinejad. Lors de sa visite, Larijani avait déclaré être en possession de documents prouvant l’existence de réunions entre le PKK et les américains ayant eu lieu à Mossoul et Kirkourk.

 

 

L’indifférence américaine

 

La tension latente entre la Turquie et les Etats-Unis est alimentée par l’absence de réaction - voulue ou contingente - de ceux-ci contre le PKK. Depuis l’invasion de 2003 les forces américaines ont toléré ou ignoré les activités du PKK en Irak. Du côté américain, le refus de la Turquie d’autoriser l’usage de son territoire lors de l’invasion de 2003 n’a pas été oublié. En 2005, Rumsfeld se plaignait du fait que cette absence de coopération avait empêché les USA de capturer bon nombre de dignitaires du régime irakien.

 

Sami Moubayed juge que les américains auraient pu jouer de leur influence sur les dirigeants kurdes comme Massoud Barzani qui, selon lui, fournissent assistance au PKK, et affirme qu’ils auraient pu protéger la frontière turque et arrêter les chefs du PKK.

 

Il pointe aussi la faiblesse du gouvernement Maliki, confronté à une opposition grandissante des chiites et des sunnites, qui a cherché à assurer son pouvoir en négociant avec les dirigeants kurdes et en soutenant leur revendication d’un referendum en vue de rattacher Kirkourk au kurdistan.

 

 

Enjeux régionaux

 

Plus les kurdes gagnent d’influence en Irak et plus leurs frères en Turquie, en Iran et en Syrie seront motivés à affirmer leurs revendications note M. Moubayed, qui voit là la raison pour laquelle le président syrien Bachar el Assad a apporté son soutien à Erdogan.

 

« De nombreux observateurs pensent que la Turquie se livre à un bluff. C’est faux, car si les turcs ne souhaitent sûrement pas la guerre, ils veulent se protéger. La classe politique turque est convaincue que seule une guerre mettra le PKK à genoux, et les turcs feront tout le nécessaire, y compris défier la seule superpuissance mondiale, si c’est nécessaire pour assurer leur sécurité nationale, » conclut Sami Moubayed.

 

Contreinfo traduit du site: asiatimesonline  Sami Moubayed

 

 

 

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net

 

2-1 De editor@info-turk.be : Carte scandaleuse: Ambitions expansionnistes de l'ultranationalisme turc.

 

La frénésie ultranationaliste qui menace d'un rythme accéléré le peuple kurde ainsi que les minorités ethniques et religieuses de la Turquie , s'accompagne maintenant d'une nouvelle campagne expansionniste visant l'occupation turque de l'entièreté des républiques d'Arménie et de Chypre ainsi que d'une partie des territoires des pays voisins comme la Grèce , la Syrie et l'Irak.

 

Un des quotidiens turcs à grand tirage, Günes, publie à la une de ce 21 novembre 2007, une nouvelle carte de la Turquie montrant l'annexions de ces pays et territoires avoisinants.  

 

Sous le titre, "Tu dis carte? Voici la carte!", le journal annonce que cette carte de la "Turquie élargie" circule actuellement sur Internet en riposte aux cartes montrant la Turquie divisée.

 

Dans cette nouvelle carte de la Turquie , la région pétrolifère de Mossoul et de Kirkuk ainsi que toutes les îles grecques y compris la Crète font parties de la future "Turquie élargie". 

 

http://www.info-turk.be

 

 

 

22/11/2007

N°313 Journal d'Irak- Dossiers 22-11 FIN

2-3 Action urgente en appui aux Résistants à la guerre.

 

Benoit Renaud : Je n'ai pas l'habitude d'utiliser la liste de mon blogue pour des annonces. Mais cette fois-ci, le facteur temps est crucial et le nombre de lettres envoyées aux députés, surtout les libéraux, pourrait faire la différence et nous donner une victoire d'importance stratégique.

 

Benoit Renaud
benwareno@yahoo.ca
(819)777-5831

 

Action urgente en appui aux Résistants à la guerre

 

Le 15 novembre, la Cour suprême du Canada a refusé d’entendre la cause de Jeremy Hinzman et Brandon Hughey, les deux premiers soldats étasuniens à avoir officiellement demandé l’'asile politique pour leur refus de participer aux guerres en Irak et en Afghanistan.

 

La question est maintenant dans le camp des législateurs. Olivia Chow, députée du NDP, a déposé une motion au comité de l'’Immigration de la Chambre des communes demandant au gouvernement de créer une mesure spéciale permettant aux soldats objecteurs de conscience de demeurer au Canada. Le Bloc Québécois a annoncé récemment son appui à une telle mesure. Quelques députés libéraux sont sympathiques à la cause.

 

La motion sera débattue en comité ce mardi 20 novembre. Si on peut obtenir l'’appui de Stéphane Dion et du caucus libéral, cette motion sera adoptée par le comité et le gouvernement va devoir réagir. Les mesures de déportations auxquelles font face les quelques dizaines de soldats qui ont suivi l'’exemple de Brandon et de Jeremy pourraient être bloquées par une telle avancée sur le terrain politique.

 

Écrivez dès maintenant à votre député à la Chambre des communes (www.parl.gc.ca ) et à Stéphane Dion (Dion.S@parl.gc.ca) pour leur demander de laisser les soldats objecteurs de conscience s'’établir au Canada.

 

On vient d’'apprendre par le réseau CBS que le taux de suicide chez les jeunes vétérans de la « guerre contre le terrorisme » est quatre fois supérieur à celui du reste de leur génération.

 

Les soldats qui refusent de participer à cette guerre font face à la possibilité d'’une lourde peine de prison pour désertion et à une vie très difficile dans un pays où ils seront considérés comme des parias.

 

Pour en savoir plus sur la campagne, visitez www.resisters.ca/index_fr.html
Benoit Renaud
benwareno@yahoo.ca
(819)777-5831

 

 

 

2-4 "Opération Marne Courageous",

 

Déployées par hélicoptères au beau milieu de la nuit, 600 militaires américains de la 3e brigade de la 101e division aéroportée et des soldats irakiens ont pris le contrôle, sans combat, vendredi de deux villages - al-Awsat et d'al-Batra - à 25 km au sud-ouest de Bagdad, qui abritent quelques 4.500 habitants, soupçonnés de détenir depuis des mois deux soldats, selon des journalistes de l'AFP accompagnant les troupes.

 

Deux bombes de 225 kg chacune ont été largués aux entrées du village pour couper les routes de retrait des insurgés. Puis les soldats irakiens ont pénétré les premiers dans les villages et procédé à l'inspection des maisons, demandant aux occupants -essentiellement des femmes et des enfants- s'ils connaissaient des personnes affiliées à Al-Qaïda ….

 

Par la suite, des militaires américains ont pris des informations sur chaque famille et enregistré les données biométriques des hommes encore présents….

 

Selon les officiers américains, ce déploiement dans le secteur d'Al-Awsat marque le début de l'offensive baptisée "Operation Marne Courageous", qui permet d'établir une ligne de postes de combat et de bases afin de sécuriser (…)  le flanc sud de Bagdad.

 

Selon le lieutenant Janis, six engins piégés ont été découverts lors de l'opération, mais pas d'armes...

 

AFP - Vendredi 16 novembre,

 

 

 

3 Annexe- Réflexion

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

3-1 Leonard Doyle : L'industrie militaire lâche-t-elle Bush pour Clinton ?
L'industrie de l'armement des USA soutient Hillary Clinton comme présidente et a complètement abandonné ses alliés traditionnels au sein du parti républicain. Mrs Clinton est aussi apparue comme la favorite de Wall Street. Un nombre jamais atteint jusqu'ici de banquiers d'investissement ont ouvert leurs portefeuilles pour la sénatrice de New York, et, en même temps, ont largué leur précédent favori, Barak Obama.
Présidentielle USA : L'industrie de l'armement US a complètement abandonné ses alliés traditionnels au sein du parti républicain et place son argent sur Hillary Clinton
Le fait que Mrs Clinton courtise l'industrie de la défense est d'autant plus surprenant étant donné les relations glaciales entre Bill Clinton et l'armée pendant sa présidence. Une analyse des contributions financières de la campagne montre que les cadres de l'industrie de la défense versent un flot d'argent dans sa cagnotte dans l'espoir que leur générosité sera largement récompensée par des contrats pour la défense dans le futur.
Les employés des 5 plus importants fabricants d'armes des US - - Lockheed Martin, Boeing, Northrop –Grumman, General Dynamics et Raytheon - - ont donné à la candidate démocrate 103 000$, ne donnant que 86 800$ aux républicains. « Les contributions montrent clairement que l'industrie de l'armement a conclu que les chances des Démocrates pour 2008 étaient en fait excellentes » selon Thomas Edsall, un universitaire de l'Université Colombia à New York.

Les administrations républicaines par tradition soutiennent bien plus les programmes d'armement des US, et les budgets de dépense du Pentagone que les gouvernements démocrates. Les relations entre l'industrie de l'armement et Bill Clinton se sont détériorées quand il a réduit le budget après la fin de
la Guerre Froide. Sa femme cependant, a fait attention de ne pas commettre la même erreur.
Après son élection au Sénat, elle est devenue la première sénatrice de New York faisant partie du comité sur les services des armées, où elle a révélé ses tendances faucon en soutenant l'invasion de l'Irak. Bien que maintenant elle est en faveur d'un retrait des troupes US, sa position sur l'Iran est parmi les plus guerrières de tous les candidats - - Démocrates et Républicains.

Cette semaine, elle a dit que s'il elle était élue présidente, elle n'écarterait pas des attaques militaires contre l'Iran pour détruire les installations nucléaires iraniennes. En participant
au comité sur les services des armées, Mrs Clinton s'est liée d'amitié avec des généraux clés et a obtenu le soutien du général Wesley Clark, qui a dirigé la guerre au Kosovo. Lui-même est un ancien candidat à la présidentielle, et on parle de lui comme d'un possible vice président.
Mrs Clinton a visité régulièrement l'Irak et l'Afghanistan, et concentre prudemment sa critique de la guerre en Irak sur le président Bush plutôt que sur l'armée. L'industrie de l'armement en a pris bonne note.
Jusqu'à maintenant, Mrs Clinton a reçu 52 600$ de contributions des employés de l'industrie de l'armement, à titre individuel. C'est plus que la moitié de la somme donnée à tous les
candidats démocrates, 60 % du total allant aux candidats républicains. Les lois sur le financement des candidats à l'élection interdit aux individus de donner plus de 4000$, mais les
contributions sont souvent « offertes » pour obtenir une influence sur un candidat.
L'industrie de l'armement a même lâché le plus grand supporter de la guerre en Irak, le sénateur John Mac Cain, qui est aussi membre du comité des services aux armées et un
vétéran décoré de la guerre du Vietnam. Il a seulement reçu 19 2000$. Les fabricants d'armes sont de même peu impressionnés par l'ancien maire de New York Rudolph Giuliani.
Malgré une campagne largement construite sur la nécessité d'avoir une armée forte, et la détermination de maintenir la pression en Irak, il est derrière Mrs Clinton pour ce qui est de
l'affection des directeurs des industries de l'armement. Mr Giuliani pâtit peut être de son association étroite avec les politiques du président Bush qui ont échoué, et le fait qu'il est
connu comme un socio libéral.
Le compétiteur le plus proche de Mrs Clinton pour obtenir de l'argent de l'industrie de l'armement c'est l'ancien gouverneur du Massachusetts, Mitt Romney, qui a reçu 32 000$.
Les profits de l'industrie de l'armement dépendent tellement des contrats gouvernementaux que les entreprises dans ce domaine veulent être sûres de ne pas avoir de relations
hostiles avec
la Maison Blanche » a ajouté Mr Edsall.
Le soutien fort de l'industrie de l'armement à Hillary Clinton indique qu'elle est leur favorite sûre pour remporter la nomination à la tête des Démocrates au printemps, et l'élection
présidentielle de novembre 2008. Lors de la dernière course à la présidentielle, George W. Bush a obtenu plus de 800 000$ - - deux fois la somme récoltée par son rival Démocrate John Kerry.
L'analyse des chiffres par Mr Edsall révèle que ces dix dernières années l'industrie de l'armement a favorisé les Républicains plutôt que les Démocrates, avec une marge de 3 -2, ce qui  rend la position de Mrs Clinton encore plus remarquable.

 

31 octobre 2007 – The Independent UK www.independent.co.uk
Traduction Mireille Delamarre pour
www.planetenonviolence.org

Note : Hillary Clinton est membre du Groupe Bilderberg.

 

N°313 Journal d'Irak- Dossiers 22-11 suite

1-4 Enquête de Al-Oufok : "Epidémie de suicides" chez les vétérans américains des guerres d'Afghanistan et d'Irak. 

 

Une véritable "épidémie de suicides" sévit chez les anciens militaires américains, avec 120 morts par semaine, révèle une enquête de la chaîne de télévision américaine CBS. Au moins 6 256 personnes ayant servi dans l'armée ont mis fin à leurs jours en 2005 – soit une moyenne de 17 par jour –, rapporte la chaîne dans son enquête diffusée mercredi soir, 14 novembre 2007.

 

Alors que le taux de suicide dans la population est de 8,9 pour 100 000, la proportion chez les anciens militaires est de 18,7 à 20,8 pour 100 000. Le chiffre est encore plus élevé chez les jeunes âgés de 20 à 24 ans, où la proportion atteint 22,9 à 31,9 suicides pour une population de 100 000, soit quatre fois le taux de suicide enregistré chez les non militaires pour cette même tranche d'âge.

 

"Ces chiffres montrent clairement une épidémie de problèmes de santé mentale", estime, dans l'émission de CBS, un militant des droits des anciens combattants, Paul Sullivan. La chaîne cite aussi le père d'un soldat de 23 ans ayant mis fin à ses jours en 2005, qui affirme que les dirigeants du pays et l'état-major ne veulent pas que la véritable ampleur du problème soit connue. Le gouvernement "ne veut pas de chiffres", il "ne veut pas que le nombre des morts soit diffusé", estime ainsi Mike Bowman.
Les Etats-Unis comptent 25 millions d'anciens militaires, dont 1,6 million ont combattu en Afghanistan et en Irak, selon CBS. Cette enquête ne porte pas seulement sur les militaires ayant été au combat, en Irak, en Afghanistan, au Vietnam ou durant la deuxième guerre mondiale, mais sur tous les anciens soldats.

 

"Tout le monde ne revient pas de la guerre blessé, mais au bout du compte personne ne revient égal à lui-même", souligne sur la chaîne Paul Rieckhoff, un ancien combattant dans les marines, fondateur de l'association Anciens combattants en Irak et Afghanistan pour l'Amérique.

 

CBS souligne qu'il s'agit du premier calcul du nombre de suicidés chez les anciens militaires conduit à l'échelle des Etats-Unis. Le département des anciens combattants dépense quelque 3 milliards de dollars par an pour des services spécialisés dans la santé mentale, selon CBS.

 

Une étude publiée la semaine dernière montre que les anciens combattants représentent un quart des sans-abri aux Etats-Unis, alors qu'ils ne représentent que 11 % de la population adulte. Selon l'étude, citée par le Times, au moins 1 500 anciens combattants des guerres d'Afghanistan et d'Irak auraient déjà été identifiés comme sans-abri. L'organisme chargé d'aider cette population (The National Alliance to End Homelessness) estime qu'en 2006 il y avait 195 827 vétérans sans-abri.

 

Al-Oufok

 

 (17 novembre 2007)

 

 http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4270

 

 Le site sur
http://www.aloufok.net/

 

 

 

1-5 La libre : Attaque antiaméricaine aux portes du sanctuaire de la "zone verte".

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
14-11

 

Un militaire américain a trouvé la mort dans une explosion a annoncé plus tard dans la journée le commandement US.
"Reculez! Reculez!": un policier irakien dépenaillé tente sans succès de faire reculer les badauds. Un engin piégé vient d'exploser, mercredi matin, au milieu d'un convoi de l'armée américaine, à quelques dizaines de mètres de la "zone verte" ultra-fortifiée de Bagdad. Trois véhicules de transport de troupes Stryker, énormes engins blindés à roue, sont immobilisés au milieu de la route. L'explosion a touché de plein fouet l'avant du dernier Stryker, dont des morceaux de carrosserie jonchent la
chaussée noircie.
L'armature de fer qui entoure et protège habituellement ces véhicules des tirs de roquettes et autres charges creuses a été en grande partie arrachée. Assis à quelques mètres de là, un soldat américain, l'arme au pied, se tient la tête visiblement sonné. Ses collègues inspectent les dégâts. Deux d'entre eux s'affairent à décharger du blindé sacs à dos et munitions, sous les yeux de militaires irakiens.
D'autres GI's ont pris position autour des lieux de l'attaque et tiennent la foule en joue avec leurs armes automatiques, visant les passants avec leurs lunettes de précision.

 

En ce début de matinée, fonctionnaires et employés de la "zone verte" sont toujours très nombreux à se presser vers leurs bureaux de ce quartier central de Bagdad, où sont installées de nombreuses
administrations et les locaux du ministère des Affaires étrangères.
L'attaque a eu lieu juste à côté de l'une des entrées principales de la "zone verte", qui abrite notamment l'ambassade des Etats-Unis et les principales institutions irakiennes.

 

L'endroit est en théorie l'un des mieux protégés de Bagdad. Le long d'une imposante muraille de blocs de bêton, la bombe avait été posée au pied d'un mirador protégeant un poste de police irakien voisin, dont l'entrée n'est située qu'à quelques pas.
La situation ne semble guère embarrasser la dizaine de policiers et militaires irakiens présents qui, certains le sourire en coin, font mine d'éloigner les curieux. Indifférents, comme totalement blasés, les
passants cherchent à contourner ce barrage pour se rendre à temps à leur travail. Dans la foule, quelques-uns se réjouissent ouvertement de l'attaque. Sirènes hurlantes, deux ambulances du Croissant rouge arrivent en trombe sur les lieux mais ralentissent prudemment à quelques
dizaines de mètres des trois blindés. Les infirmiers irakiens ont à peine le temps de passer leurs gants chirurgicaux en plastique qu'ils sont refoulés sans ménagement par les militaires américains.
Plus de vingt minutes après l'attentat, un grondement au loin, ponctué de grands coups de klaxons: trois autres véhicules Stryker viennent enfin porter secours à leurs ‘camarades’. Fusils automatiques M-4 à la main, des GI's vociférants en descendent et déploient immédiatement des cordons de fils de fer barbelés, chassant à grands coups de "foutez le camp" les quelques téméraires qui n'ont pas encore décampé. Dans le ciel, deux petits hélicoptères noirs OH-6A "little bird" de la compagnie de sécurité privée américaine Blackwater ont déjà fait leur apparition, et tournoient comme des abeilles au dessus du lieu de l'attentat.

 

AFP
Mis en ligne le 14/11/2007
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=83&art_id=383231


 



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

 

 

 

2-1 Pétition pour l'ouverture d'une enquête internationale sur les attentats du 11 septembre 2001.

 

http://www.reopen911.info/11-septembre/petition-pour-l%e2...

 

Posté par Kyja le 18/9/2007

 

Le collectif ReOpen911.info lance une pétition appelant à la mise en place d'une commission d'enquête internationale et indépendante afin de faire la lumière sur ce qui s'est réellement passé le 11 septembre 2001.

 

 

 

Par ailleurs, il semblerait que les critiques de la version gouvernementale sur le 11 septembre soient de plus en plus repris dans les grands médias :

 

En France :

 

Et aussi dans l'actualité :

 

 

" Les attentats du 11 septembre furent une tragédie pour les 3 000 victimes directes et le sont toujours pour toutes les victimes indirectes présentes et à venir (plus de 1.000 000 morts en Irak).

 

Ce drame sur-médiatisé a servi de prétexte à :

 

  • la promulgation, dans de nombreux pays dont les nôtres, de lois liberticides prises au nom de notre protection contre le "terrorisme",

     

  • à l'intensification sans précédent d'une prétendue <> menée par l'administration US et ses alliés contre des pays dont les liens avec ces attentats sont loin d'être clairement prouvés.

     

Le rapport final de la commission d'enquête sur le 11 septembre censée faire toute la lumière sur ces attentats a laissé de nombreuses questions cruciales sans réponses. Il comporte, de l'avis même du président de la commission d'enquête, de nombreux mensonges, invraisemblances et omissions d'ordre militaire (sur les procédures d'interceptions par exemple) et également scientifique (effondrement de la troisième tour WTC7).

 

Pour toutes ces raisons, les signataires se joignent :

 

  • aux familles des victimes des attentats du 11 septembre 2001,

     

  • à un nombre toujours croissant de représentants de l'administration, des services de renseignements, des armées, des médias et de citoyens Etats-uniens, - aux scientifiques et experts civils ou militaires de toutes nationalités, qui, à travers le monde, remettent en question la version officielle du 11 septembre et réclament l'instauration d'une commission d'enquête internationale et indépendante sur ces attentats.

     

Afin que ce soutien se traduise dans les faits, nous demandons :

 

  • d'une part à nos mandataires locaux, nationaux et européens d'interpeller leurs assemblées respective sur le sujet,

     

  • d'autre part à nos chefs d'Etat et/ou de gouvernement respectifs de proposer devant le Conseil de Sécurité de l'ONU une résolution appelant à l'instauration d'une commission d'enquête internationale indépendante sur les attentats du 11 septembre - à l'image de la commission d'enquête internationale sur l'attentat perpétré contre le premier ministre libanais, Rafic Hariri.

     

Enfin, nous invitons tous les journalistes à jouer pleinement le rôle que tout citoyen est en droit d'attendre d'eux dans une démocratie, en les informant des enjeux en question."

 

http://www.reopen911.info/petition/

 

 

2-2 Vols secrets de la CIA  : le gouvernement espagnol a menti aux enquêteurs européens.

 

L’AENA - l’organisme chargée du contrôle des aéroports espagnols et de la navigation aérienne sur l’Espagne - a documenté le passage de 47 vols secrets de la CIA , en provenance ou à destination de la base états-unienne de Guantanamo, dans l’espace aérien de l’Espagne, révèle ce lundi 12 novembre 2007 le quotidien espagnol El Pais.

 

Selon le quotidien espagnol, les documents remis par l’AENA au juge chargé de l’enquête sur les vols secrets de la CIA prouvent que les avions de l’agence US d’espionnage ont emprunté l’espace aérien de l’Espagne 22 fois sous le mandat de l’ex président du gouvernement espagnol José Maria Aznar et au moins 25 fois sous celui de son successeur José Luis Zapatero.

 

La documentation de l’organisme espagnol qui contrôle les aéroports et la navigation aérienne sur l’Espagne prouve également qu’au moins 11 de ces vols secrets de la CIA ont fait escale dans les bases aériennes espagnoles de Rota et Torrejon de Ardoz, près de Madrid, et dans celle de Moron, dans la région de Séville.

 

Toujours selon le quotidien El Pais, en 2002 l’AENA avait recensé 8 vols secrets de la CIA provenant de la base US de Guantanamo ou à destination de celle-ci et ayant survolé l’Espagne. Elle fait état aussi de 7 vols similaires en 2003, de 12 en 2004, de 9 en 2005 et de 9 autres en 2006.

 

Ces mêmes documents montrent que même en 2007, il y a eu encore 2 vols secrets de la CIA sur l’Espagne, avant le mois de février.

 

Les premières révélations sur les vols secrets de la CIA , ayant pour but le transfert de personnes détenues ou même enlevées dans divers pays dans le cadre de la guerre au terrorisme proclamée par l’administration Bush, avaient donné lieu à l’ouverture d’enquêtes sur la question de la part du Parlement européen et par le Conseil de l’Europe.

 

Pourtant, les rapports que le gouvernement espagnol avait remis à ces deux instances européennes en 2006 ne mentionnaient nullement les vols de la CIA révélés maintenant.

 

http://www.voltairenet.org/article152932.html

 

 

 

N°313 Journal d'Irak- Dossiers 22-11 Début

Sommaire :

 

1 Dossier & Point de vue

 

1-1 Point de vue de Marco D’eramo : Guerre en Irak : assez ! L’essence coûte trop cher.

 

1-2 Point de vue de Nermeen Al-Mufti: Irak : descente aux enfers.

 

1-3 Point de vue de 'Le Monde' : La guerre en Irak : "un cauchemar sans fin".

 

1-4 Enquête de Al-Oufok : "Epidémie de suicides" chez les vétérans américains des guerres d'Afghanistan et d'Irak. 

 

1-5 La libre : Attaque antiaméricaine aux portes du sanctuaire de la "zone verte".

 

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

 

2-1 Pétition pour l'ouverture d'une enquête internationale sur les attentats du 11 septembre 2001.

 

2-2 Vols secrets de la CIA  : le gouvernement espagnol a menti aux enquêteurs européens.

 

2-3 Action urgente en appui aux Résistants à la guerre.

 

2-4 "Opération Marne Courageous".

 

3 Annexe Géopolitique et stratégie – Réflexion.

 

3-1 Leonard Doyle : L'industrie militaire lâche-t-elle Bush pour Clinton ?

 

1 Dossier & Point de vue

 

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

Marc.

 

 

 

1-1 Point de vue de Marco D’eramo : Guerre en Irak : assez ! L’essence coûte trop cher.

 

 « L’opposition  à la guerre en Irak est très ample, mais elle n’est pas profonde », me dit Katrina Van den Heuvel, directrice de The Nation, mettant ainsi le doigt sur une des touches les plus délicates de la période politique étasunienne. Le problème est en fait que jusqu’à présent  la guerre n’a pas demandé de sacrifices à la population en général. Tout en coûtant 300 millions de dollars par jour (sans compter les 1,3 milliard de dollars quotidien de budget du Pentagone), c’est-à-dire l’équivalent de 7.500 dollars annuels par famille étasunienne, la guerre jusqu’à présent  n’a pas demandé de sacrifices particuliers  à la population, il n’y a pas eu de rationnement.

 

 

La seule conséquence due (mais en partie seulement) à la guerre est le coût du pétrole, à plus de 90 dollars le baril, l’essence à plus de 3 dollars le gallon, somme impensable il y a quelques années encore. Mais pour la plus grande part, les soldats tués appartiennent à des minorités (latinos ou noirs), ils viennent de villages perdus du sud, Géorgie, Mississipi, Alabama. Et la politique de l’administration pour cacher les cercueils rapatriés a été très efficace. Le nombre des invalides de guerre, bien qu’assez élevé, n’a pas encore franchi le seuil d’une visibilité inquiétante dans les rues (grâce aussi à des  prothèses de plus en plus sophistiquées). Tout cela  fait que le pays est contre la guerre mais ne se sent pas en guerre.

 

Bien sûr la situation changerait immédiatement si l’on devait reprogrammer la conscription, comme certains généraux le proposent pour compenser le déclin des engagements volontaires. Mais pour le moment nous n’en sommes pas là. Et même, pendant toute une période, la guerre n’était même pas perçue comme une guerre, mais somme une rafle de police dans un gangland (l’Irak), comme un action contre un criminel (Saddam Hussein) et sa bande. La Garde   républicaine en Crips ou en Bloods.

 

Mais d’où vient alors l’opposition ? Bien sûr il existe une minorité pacifiste dans le pays, celle qui descend dans la rue, qui s’organise en réseau par Move On, lit toujours la page web  Common Dreams, se réunit chaque année au meeting de Take Back America, admire Cindy Sheenan,  la mère d’un soldat tué devenue militante contre la guerre, et voudrait voir à la Maison Blanche quelqu’un comme Dennis Kucinich, le député de Cleveland (Ohio) qui incarne le mieux  la gauche de classe à l’intérieur du parti démocrate. Pour cette (petite) partie  du pays, l’opposition à la guerre est de nature morale, contre une guerre injuste, motivée par des mensonges, qui –au nom de la « guerre à la terreur » motivée par la mort de 3.000 civils innocents dans les Twin Towers- à causé la mort de 600.000 civils innocents en Irak (voir chiffres plus précis sur http://www.iraqbodycount.org/, ndt). Mais même en regroupant 5 millions de personnes, cette opposition, n’est pas arrivée, loin de là, à toucher l’opinion publique, ni à devenir dominante dans un pays de 300 millions d’habitants.

 

 

Oubliant le 11 septembre

 

Non, le pays est désormais contre la guerre parce qu’il sent que les Etats-Unis sont en train de la perdre. De ce point de vue, il ressemble au Vietnam après l’offensive du Têt (1968) : « Il y a un sentiment profond –dit Victoria de Grazia, historienne de Columbia University- à l’époque la guerre commença en brandissant l’épouvantail du communisme, mais à la fin, la guerre menée par ces petits bonhommes maigres se détacha complètement du cauchemar nucléaire soviétique. A présent, la guerre est déclenchée en brandissant l’épouvantail du terrorisme islamique, mais aujourd’hui elle s’est complètement détachée du 11 septembre ». Même en ce qui concerne les proportions, l’Irak rappelle  le Vietnam (avec cette nuance notable qu’il n’y a aucune Urss pour fournir des armes à la résistance irakienne) : depuis l’invasion, cinq années sont passées et la plus puissante armée du monde n’est pas encore arrivée à pacifier un pays qui a une superficie 22 fois plus petite et une population 12 fois moins grande, et un PIB équivalent à 1/141ème de celui des Etats-Unis. La plus grande machine de guerre du monde (les USA dépensent  en budget militaire plus que tout le reste du monde réuni) s’est laissé piéger dans un suintement de pertes infligées par une guérilla de va-nu-pieds d’un pays à la dérive. Même le président Georges Bush  compare l’Irak au Vietnam, mais seulement pour servir une vision révisionniste élaborée par la droite étasunienne : les Etats-Unis auraient perdu au Vietnam non pas à cause de la résistance du viet-cong  et de l’armée de Ho Chi Min, mais parce qu’ils étaient minés par le défaitisme interne des pacifistes étasuniens. La conséquence logique est qu’en Irak « nous gagnerons si nous ne laissons pas les traîtres à la patrie prendre le dessus ». En réalité, bien que significative sous de nombreux aspects, la comparaison avec le Vietnam n’est pas la plus adéquate. En fait le problème de la guerre en Irak c’est que, si elle était gagnée, on ne comprend pas en quoi pourrait désormais consister la victoire.  De ce point de vue, elle ressemble davantage à la guerre de Corée (1950-1953) qui coûta 410.000 morts à l’armée sud-coréenne, entre 200 et 400.000 à l’armée nord-coréenne, et 145.000 à l’armée chinoise. 54.000 soldats étasuniens et un million et demi de civils coréens moururent. Toutes ces innombrables vies perdues finirent dans une impasse, dans la division en deux du pays (qui dure encore aujourd’hui) et en énormes bases militaires Us en Corée du sud : aujourd’hui encore, 54 ans après la fin du conflit, 37.000 soldats étasuniens y sont basés.

 

En Irak, même quand, et si, on arrivera à une pacification, une perspective similaire se profile : la partition  du pays en trois et une présence Usa constante pour garantir le statut quo. L’opposition, de ce fait, ne vient pas tant du fait d’être opposé à la guerre que du désappointement  sur la façon dont elle a été menée et du manque d’objectifs stratégiques clairs. D’autant plus aujourd’hui, alors que sur le coup d’état du président Musharraf au Pakistan, la réaction de la Maison Blanche n’a consisté qu’en faibles plaintes : l’objectif déclaré à l’époque d’exporter avec les armes la démocratie au Moyen Orient apparaît comme une énorme plaisanterie. Mais la nature même, pour ainsi dire instrumentale, de l’opposition à la guerre, la rend volubile. Ceci explique par exemple l’embarras général de la vague de films vaguement en rapport avec le sujet qu’Hollywood a fournis cette année.

 

 

La fausse victoire

 

En outre,  il semble que ces jours ci l’offensive médiatique de Bush et du général en chef en Irak, David Petraeus, qui –en extrapolant les chiffres des morts étasuniens en Irak pendant les trois derniers mois- concluent qu’avec le Surge, c’est-à-dire l’envoi à Bagdad de 25.000 soldats supplémentaires  pendant l’hiver 2006-2007, les Etats-Unis sont sur le chemin de la victoire.  Les militaires blessés en Irak  ont de fait été plus de 100 par mois  en moyenne au printemps, pour tomber à 88 en août, 69 e septembre, et 40 en octobre. Bien sûr Bush et Petraeus omettent de dire que cette chute est due aussi à d’autres facteurs : à l’arrivée d’un plus grand nombre de blindés renforcés, pouvant résister  aux mines de rue (la plus grande cause  de mort pour les soldats étasuniens en Irak), à la trêve déclarée par le chiite Moqtada al Sadr en septembre, et surtout, dans la province d’Anbar, au fait d’avoir signé une sorte d’armistice –voire parfois d’alliances- avec les chefs  sunnites contre l’aile irakienne d’Al Qaeda : c’est-à-dire, d’en être venu à des pactes avec l’ennemi. Mais Bush et Petraeus ne nous disent rien de ce qui arrivera quand les renforts du Surge devront être retirés et envoyés sur d’autres terrains d’opérations ou dans le cycle vers l’arrière du front.

 

 

Dans tous les cas, le graphique des pertes étasuniennes en Irak est destiné à peser sur la campagne présidentielle en laissant  tous les candidats  pendus à ses variations. On le voit aujourd’hui déjà, aux hésitations des démocrates et aux silences des républicains. Des trois candidats démocrates les plus forts, en 2002 John Edwards et Hillary Clinton avaient voté au Sénat en faveur de la guerre, et le troisième (Barak Obama) n’avait pas voté parce qu’il n’était pas encore sénateur.  Mais Obama à la même époque avait tenu un discours contre la guerre à Chicago. Edwards a ensuite publiquement  demandé des excuses au peuple étasunien pour ce vote. Hillary Clinton ne s’est jamais excusée, mais elle est progressivement devenue plus critique  par rapport à la conduite de la guerre, s’exposant  cependant au même genre d’attaque que celles que les républicains avaient lancé contre Kerry en 2004, en l’accusant  de soutenir d’abord ce qu’il allait combattre ensuite : c’est-à-dire d’être une girouette. Mais le facteur commun à tous les trois est que leur critique est surtout adressée au passé, à l’origine du conflit, aux mensonges sur les armes de destruction massive (jamais trouvées), aux liens de Saddam Hussein avec Al Qaeda (inexistants).

 

 

Irak, la patate chaude

 

Sur l’avenir, les candidats sont bien moins explicites, sur quelles décisions ils prendraient s’ils étaient élus, sur la façon dont ils se tireraient du guêpier irakien. Le seul démocrate à s’engager pour le retrait des troupes dans sa première année de présidence est Bill Richardson,  gouverneur du Nouveau Mexique, qui, par contre, est derrière dans les sondages. Tous les autres s’engagent, au mieux et pas de façon non équivoque, à un retrait dans les quatre années de leur mandat. Cette réticence augmenterait encore plus dans le cas où les pertes Us continueraient à décliner dans les mois qui viennent. On pourrait arriver alors à une situation  qui nous ramènerait de la Corée au Vietnam. La Corée fut une guerre démocrate (Harry Truman) à laquelle mit fin un président républicain (Dwight Eisanhower). Par contre la guerre du Vietnam fut lancée par des démocrates (John Kennedy et Lyndon Johnson), mais devint  une guerre républicaine (Richard Nixon). Dans le cas de l’Irak, la guerre, déclenchée par les républicains, pourrait, à partir de 2008, devenir une guerre démocrate.

 

Marco D’eramo 

 

Edition de jeudi 15 novembre 2007 de il manifesto

 

http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/15-Novembre-2007/art12.html

 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

 

1-2 Point de vue de Nermeen Al-Mufti: Irak : descente aux enfers.

 

L’administration kurde dans le nord s’est félicitée du vote du sénat américain en faveur de la division de l’Irak, estimant ce vote conforme à la constitution irakienne.

 

L’Irak est encore et toujours sous la botte de l’occupant américain.

 

Des foules d’Irakiens se pressaient à la porte de l’ambassade syrienne dans le quartier d’Al Mansour, autrefois élégant, à Bagdad, continuant malgré tout à espérer. L’ONU a demandé à la Syrie de lever les restrictions à l’attribution des visas pour les Irakiens, mais elle n’a pas demandé aux forces américaines d’occupation d’améliorer les conditions de vie en Irak ou de respecter le droit international ; elle n’a pas demandé non plus au gouvernement irakien de cesser de trouver des excuses pour la constante détérioration des conditions de vie dans le pays.

 

Des centaines d’Irakiens se rassemblent chaque jour devant l’ambassade, espérant trouver un refuge pour leurs familles. La Syrie recevait environ 30 000 réfugiés Irakiens chaque mois jusqu’à ce que des restrictions sur les visas aient été décidées début octobre. Beaucoup d’Irakiens affirment que le premier ministre Nuri Al-Maliki a demandé aux Syriens d’imposer des restrictions sur l’attribution des visas lors de sa visite à Damas en août dernier. Le gouvernement ne répond pas à cette accusation. Il est trop occupé à se dégager des accusations faites par le juriste Radi Al-Radi, le président du Comité Irakien pour la Probité [Iraqi Probity Committee].

 

Al-Radi a été élu à la tête du Comité pour la Probité en 2004, mais il s’est réfugié aux USA il y a deux mois après avoir reçu des menaces de mort, semble-t-il en provenance d’officiels irakiens. Il a déclaré devant des membres du congrès des Etats-Unis qu’Al-Maliki protégeait ses alliés contre les poursuites dans des cas avérés de corruption. « Al-Maliki a protégé d’une enquête des parents à lui et a permis à des ministres de protéger des employés suspectés d’être impliqués dans des cas de corruption, » a déclaré Al-Radi. Il a également affirmé devant des membres du Congrès que l’Irak avait dilapidé 18 milliards de dollars en raison de la corruption.

 

Le bureau d’Al-Maliki’s a repoussé les accusations comme étant autant « d’accusations fausses faites pour favoriser les intérêts d’individus bien connus impliqués dans une campagne de presse menée contre le premier ministre. » Le communiqué du bureau du premier ministre est encore allé plus loin, alléguant que « le Président du Comité de Probité a été invité à assister à une réunion du cabinet oùil lui a été demandé de s’attaquer avec force à la corruption, mais [Al-Radi] s’est concentré sur des cas mineurs de corruption et des questions administratives en dehors de sa juridiction, tout en refusant de voir les principaux cas d’irrégularités financières, ceci en faveur de quelques cercles et figures politiques. »

 

Le communiqué poursuit : « les critiques formulées par le président du Comité pour la Probité constituent seulement une petite partie de la campagne de presse dans laquelle il s’est engagé. La campagne est financée par certaines figures politiques qui louent les services de compagnies de relations publiques pour salir la réputation d’Al-Maliki. » Il y a quelques semaines, la pression irakienne locale a publié un rapport, d’abord édité par le Washington Post selon lequel l’ancien premier ministre Iyad Allawi avait loué les services d’une des principales agences américaines de relations publiques avec comme objectif de discréditer Al-Maliki.

 

Alors qu’un rapport publié par l’Office américain de Responsabilité Gouvernementale [US Government Accountability Office] explique que la capacité des ministères irakiens à se construire connait des difficultés liées au manque de personnel compétent et à l’infiltration des milices dans les principaux ministères, Al-Radi a indiqué au congrès que 31 employés de son comité avaient été assassinés. Le représentant californien Henry Waxman qui présidait la session s’est demandé si le gouvernement de Maliki n’était pas trop corrompu pour réussir. Waxman a estimé que les efforts des Etats-Unis pour résoudre la crise étaient inefficaces, suggérant que le gouvernement américain pouvait vouloir dissimuler les actes de Maliki.

 

Les différents entre Al-Radi et Maliki ont fait surface après qu’Al-Radi ait accusé Qais Al-Saidi, un allié de Moqtada Al-Sadr et président du Comité Parlementaire de Probité, de participation dans des marches pétroliers douteux. Al-Saidi a exercé des représailles, accusant Al-Radi de corruption et exigeant sa parution devant le parlement pour être interrogé. Bien qu’Al-Radi ait fait savoir que parmi les 31 enquêteurs assassinés au sein de son comité 21 étaient de ses parents, la police n’a pris aucune mesure pour enquêter sur les meurtres.

 

En attendant, une crise s’est déclenchée suite à l’arrestation par les forces américaines, à Al-Suleimaniya début septembre, de Mahmoud Ferhadi présenté par Téhéran comme un homme d’affaires iranien. L’Iran a exercé des représailles en fermant ses passages frontaliers avec l’Irak du nord, un geste qui a n’a fait qu’empirer les pénuries alimentaires en Irak.

 

Le parlementaire irakien Mohamed Al-Deini a expliqué à Al-Ahram Weekly que l’homme arrêté par les forces américaines en Irak le 3 septembre était un général important dans la garde révolutionnaire iranienne. « Son nom est Mahmoud Farhadi et il est le commandant du camp de Zafar utilisé par les brigades iraniennes Al Quds. Il a été arrêté dans son bureau privé de Darbandakhan à Al-Suleimaniya, un bureau qu’il a mis en place il y a quatre ans. Le bureau est situé à proximité du service des valeurs mobilières de l’Union Patriotique du Kurdistan, l’organisation de Talabani. » Al-Deini a indiqué que Farhadi a été arrêté après que les Américains aient conclu un accord avec les Kurdes qui leur ont promis « plus d’appui dans leurs secteurs ».

 

David Petraeus, le commandant des forces américaines en Irak, a accusé l’ambassadeur iranien en Irak, Hassan Kazemi-Qomi, d’être un membre des brigades Al Quds. Parlant à partir d’une base américaine à la frontière iranienne, Petraeus a indiqué que l’immunité diplomatique de Kazemi-Qomi ne permettait pas qu’il soit interrogé par les Américains. Kazemi-Qomi, qui a été nommé ambassadeur en Irak en mai 2006, est le premier à représenter l’Iran en Irak depuis 1980.

 

En attendant, l’armée des Etats-Unis affirme avoir tué 25 membres de la garde révolutionnaire iranienne lors d’une incursion dans le village de Jizan dans Diyala à la frontière iranienne la semaine dernière. La police irakienne a révélé de son côté qu’il y avait des civils parmi les victimes.

 

Alors que les Etats-Unis continuent d’accuser l’Iran de fournir les milices irakiennes en armes et en explosifs, Mowaffaq Al-Robeie, conseiller national de sécurité en Irak, estime que les Américains devraient cesser de provoquer l’Iran car ces tensions rendaient la vie plus difficile aux Irakiens.

 

Un jour après que les Américains aient affirmé que Moqtada Al-Sadr était rentré d’Iran (les partisans d’Al-Sadr nient le fait qu’il ait jamais quitté l’Irak), Sadr a signé un accord avec Abdul- Aziz Al-Hakim, chef du Conseil Suprême pour la Révolution Islamique en Irak (SCIRI). L’accord appelle « à épargner » le sang irakien et à préserver les intérêts nationaux.

 

Signé le 23e jour du Ramadan, le communiqué indiquait que « en accord avec la tradition sacrée du Ramadan, afin de renforcer nos relations, sauvegarder les intérêts islamiques et nationaux plus élevés, et ramener le pays vers des rivages plus sûrs, nous avons convenus d’épargner le sang irakien et de nous abstenir de le verser en n’importe quelle circonstance, et indépendamment de la foi, parce que les carnages violent tous les codes religieux et moraux. » Toujours selon le communiqué, un comité de niveau plus élevé et ayant des représentants dans tous les gouvernorats sera formé « afin d’éviter la sedition et pouvoir contrôler n’importe quel trouble possible ».

 

Cheik Hamid Al-Saeidi du SCIRI a déclaré que l’accord intervenait après « une escalade significative » dans diverses régions d’Irak et particulièrement dans le sud. Cheik Salah Al-Obeidi du groupe de Sadr a dit de son côté que l’accord apportait la preuve de la « sagesse de Moqtada Al-Sadr et de son désir d’éviter des différents avec d’autres groupes. »

 

Parmi d’autres nouvelles, l’administration kurde dans le nord s’est félicitée du vote du sénat américain en faveur de la division de l’Irak, disant que ce vote était en accord avec la constitution irakienne. Les Kurdes réclament maintenant une conférence dans Irbil pour discuter du fédéralisme tout en accusant ceux qui se sont opposés au vote du sénat d’être chauvins et mal inspirés. Les partis Arabes et Turkmènes ont appelé au boycott de ladite conférence.

 

Des sources proches du Front Irakien de Kirkuk, une alliance de partis et de personnalités opposés à l’annexation de Kirkuk par les Kurdes, déclarent que « les discussions à propos du partitionnement sont une étape vers la division du pays. » Anwar Biraqdar, président du Parti Turkmène de la Justice , a mis en garde contre « tout accord reprenant un plan de partitionnement ».

 

Après la publication de rapports faisant état de tortures et de viols dans les prisons, Tareq Al-Hashemi, vice-président et responsable du Parti Islamique d’Irak a entamé un tour des centres de détention dans le pays. Il a visité la prison des femmes à Bagdad où il a fait part du choc qu’il a éprouvé en constatant le manque de service médical approprié.

 

« La visite a révélé une situation complexe, épineuse et tragique, en commençant par le type appliqué de détention et en finissant avec les conditions qui se dégradent dans la prison en ce qui concerne la santé et les autres services, » dit un communiqué publié par le bureau d’Al-Hashemi.

 

Deux femmes sont mortes en prison suite à l’absence de service de santé, ajoute le rapport. Quelques détenus sont retenus comme otages afin que des pressions soient exercées sur leurs conjoints pour qu’ils se livrent aux autorités. Une prisonnière a dit avoir été condamnée à mort sans même avoir été interrogée. Une autre qui est directrice d’école a dit avoir été arrêtée alors qu’elle recherchait son fils qui a disparu depuis un an.

 

Nermeen Al-Mufti –

 

Al Ahram Weekly -vendredi 26 octobre 2007

 

 

 

1-3 Point de vue de 'Le Monde' : La guerre en Irak : "un cauchemar sans fin".

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

Le général Ricardo Sanchez, ancien commandant des forces américaines en Irak, a violemment attaqué la stratégie de la Maison Blanche , vendredi 12 octobre, la qualifiant notamment d’"échec catastrophique". Quant à la guerre que mène Washington depuis quatre ans et demi, elle s’apparente, à ses yeux, à un "cauchemar sans fin".

 

Dans un exposé sans concession de la part d’un ancien haut responsable du Pentagone, le général Sanchez a également qualifié les leaders politiques américains, sans jamais les nommer, d’"incompétents", "corrompus" et "négligents dans l’accomplissement de leurs devoirs", à tel point qu’ils auraient, selon lui, été traduits en cour martiale s’ils avaient agi ainsi en étant militaires. "Nos dirigeants ont fait étalage d’une incompétence stratégique patente", a-t-il lancé à Arlington, en Virginie, devant des journalistes.

 

"L’Amérique continue son combat désespéré en Irak, sans être capable d’élaborer une stratégie permettant d’aboutir à une ’victoire’ (...) ni même dans la lutte contre l’extrémisme", a-t-il poursuivi, critiquant la stratégie de renforcement militaire menée par George Bush. Cette "tentative désespérée menée par une administration qui n’a pas pris en compte la portée politique et militaire de cette guerre", faut dire à M. Sanchez que, désormais,"le mieux que nous puissions faire (...) est de conjurer la défaite". "Il ne fait aucun doute que l’Amérique vit un cauchemar dont on ne voit pas la fin", a-t-il déploré.

 

Au-delà de l’administration Bush, Ricardo Sanchez a également critiqué l’attitude du Congrès et de l’ensemble de la classe politique américaine, qu’il accuse de ne pas avoir fourni les efforts nécessaires pour remporter cette guerre. "Les querelles partisanes ont entravé l’effort de guerre", note-t-il.

 

"Ce qui se passe à Washington ne me donne aucun espoir"

 

Pour M. Sanchez, à la retraite depuis 2006, la solution en Irak, "étant donnée l’absence de stratégie", passe par une réduction des effectifs, même s’il a reconnu que les Etats-Unis resteraient encore longtemps en Irak, car un retrait précipité ajouterait à l’instabilité régionale. "Ce qui se passe aujourd’hui à Washington ne me donne aucun espoir", a-t-il affirmé, ajoutant qu’en absence de changement, les militaires continueraient à mourir sur place.

 

Après avoir servi lors de la première Guerre du Golfe comme commandant de bataillon, le général Sanchez a dirigé les forces de la coalition en Irak de juin 2003 à juillet 2004 avant de démissionner dans le cadre du scandale d’Abou Ghraib. Il avait déjà formulé auparavant des critiques sévères à l’encontre de la stratégie américaine en Irak.

 

Le Monde

 

mardi 16 octobre 2007

 

21/11/2007

N°312 - Journal d'Irak brèves 21-11- 20-11 Fin

5 Les contrats de sous-traitance US s'envolent, leur contrôle baisse.

 

Les contrats de sous-traitance alloués par les Etats-Unis en Irak et en Afghanistan ont plus que doublé en valeur de 2004 à 2006, pour atteindre 25 milliards de dollars l'an dernier, mais ce marché est de moins en moins surveillé, selon un rapport indépendant publié lundi.

 

"De 2004 à 2006, les contrats alloués par le gouvernement américain en Irak et en Afghanistan ont progressé de 130% en valeur, de 11 milliards de dollars en 2004 à plus de 25 milliards en 2006", note cette étude menée par le Centre pour l'intégrité publique, basé à Washington.

 

Le groupe américain KBR (ingénierie, construction et services), anciennement dénommé Kellogg, Brown and Root Services Inc. et filiale jusqu'en avril 2007 du géant des services pétroliers Halliburton, reste le principal fournisseur de l'armée américaine, avec "plus de 16 milliards de contrats gouvernementaux de 2004 à 2006", note le rapport.

 

Halliburton a été dirigée de 1995 à 2000 par l'actuel vice-président américain, Dick Cheney, l'un des principaux artisans de l'intervention militaire américaine en Irak en 2003.

 

Le soupçon de favoritisme de la part de l'administration Bush pèse depuis cette date sur Halliburton, à la suite de l'attribution à KBR par le Pentagone de plusieurs énormes contrats, dont l'un, sans appel d'offres, pour la reconstruction du secteur pétrolier irakien.

 

D'après le classement publié lundi, le groupe américain Dyncorp International arrive second, avec un total de 1,8 milliard de dollars de contrats sur la période.

 

Le groupe américain de sécurité Blackwater, impliqué dans une fusillade meurtrière en septembre à Bagdad, arrive en douzième position avec un total de 485 millions de dollars de contrats de 2004 à fin 2006, selon cette étude, qui s'appuie notamment sur les données du service fédéral des appels d'offre de l'administration américaine.

 

Or, "alors que les milliards de dollars en jeu et la complexité de ces contrats liés à la guerre n'ont cessé d'augmenter, le manque de surveillance est stupéfiant", commente le directeur du Centre, Bill Buzenberg, dont l'institut dénonce "les entreprises inconnues" ou encore "le manque d'appels d'offres".

 

D'après l'étude, "plus de 20 milliards de dollars de contrats ont été attribués à des entreprises non identifiées" de 2004 à 2006.

 

Par ailleurs, 31 des 100 sous-traitants les plus importants du gouvernement américain en Irak et en Afghanistan sont des groupes étrangers, constate le Centre. "Parmi eux, 12 sont basés en Turquie, soit plus que tous les autres pays" représentés dans la liste.

 

(AFP / 20 novembre 2007)

 

 

 

2-4 Entreprises suisses impliquées dans la vente d'armes à des pays en guerre.

 

Un marchand d'armes de Bâle-Campagne est soupçonné d'avoir fait passer illégalement des milliers d'armes et une grande quantité de munitions de Bosnie en Irak. Le ministère public fédéral (MPC) suisse a confirmé l'information du "SonntagsZeitung" selon laquelle il a chargé la police fédérale d'ouvrir une enquête préliminaire.

 

Une enquête pénale ne sera ouverte que si l'enquête préliminaire montre qu'il y a des soupçons sérieux. Le MPC a confirmé que le marchand d'armes est soupçonné d'avoir livré directement des armes au gouvernement irakien, en 2004 et 2005, grâce à des autorisations d'importation octroyée par le secrétariat à l'économie.

 

Selon l'hebdomadaire zurichois, le marchand a utilisé ces autorisations pour sortir les armes de Bosnie et les faire transporter en Irak par un trafiquant serbe. Le marchand d'armes affirme pour sa part n'avoir rien vendu en Irak.

 

Amnesty International a affirmé en 2006 que des entreprises suisses étaient impliquées dans la vente d'armes à des pays en guerre. Le marchand d'armes bâlois avait été cité parmi d'autres.

 

Le MPC n'a pas dit si des tiers étaient impliqués.

 

AP

 

 

2-5 Adam Habib, universitaire sud-africain critique envers la politique irakienne des Etats-Unis débouté de sa demande de visa.

 

15-11

 

Les autorités américaines ont refusé la demande de visa à la fin du mois dernier effectuée à la fin du mois dernier par un universitaire sud-africain qui a vivement critiqué la guerre en Irak et la détention de prisonniers à Guantanamo Bay, affirmant que Adam Habib était "impliqué dans des activités terroristes".

 

Les autorités n’ont cependant donné aucun détail sur ces activités dans une lettre adressée à M. Habib, datée du 26 octobre.

 

Adam Habib, de l’Université de Johannesburg, réfute catégoriquement ces accusations.

 

L’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) a intenté un procès aux autorités, les accusant d’avoir ralenti le traitement du dossier de M. Habib en raison de ses opinions politiques.

 

"Nous exigeons vraiment que le gouvernement avance les bases factuelles pour ses actions ou sinon, accordez-lui un visa", a déclaré Melissa Goodman, avocate d’ACLU.

 

La porte-parole du Département d’Etat Nicole Thompson a refusé de fournir des détails sur le refus opposé à la demande de visa de M. Habib, déclarant que les services ne commentent pas les cas individuels.

 

 

2-6 Les démocrates US dénoncent les tactiques de "la peur" du Pentagone.

 

Le secrétaire à la guerre Gates a averti la semaine dernière que quelque 200.000 employés civils et fournisseurs de l'armée américaine risquaient de se retrouver au chômage technique début 2008, et que plusieurs bases militaires pourraient fermer si le Congrès n'accordait pas l'intégralité du budget requis par l'administration Bush pour les guerres en Irak et en Afghanistan

 

Les parlementaires démocrates ont qualifié de tactiques "de la peur" les menaces de chômage technique de l'armée américaine évoquées par le Pentagone, si le Congrès n'accordait pas le budget requis par l'administration Bush pour les guerres en Irak et en Afghanistan.

 

"Ils font peur aux gens, ils font peur aux familles des soldats, c'est tellement méprisable", a déclaré l'influent représentant démocrate, John Murtha, un ancien Marine.

 

Mardi, le porte-parole du Pentagone, Geof Morrell, a enfoncé le clou en soulignant que "l'Armée n'aura plus d'argent d'ici mi-février, et les Marines d'ici mi-mars, et nous n'aurons plus d'argent pour payer les employés civils et les fournisseurs".

 

"Le secrétaire à la Défense pense que le Congrès devrait voter le budget sans essayer de micro-gérer la guerre depuis le Capitole", et "sans restrictions", a-t-il ajouté.

 

Un financement partiel de 50 milliards de dollars pour ces opérations militaires lié un calendrier de retrait des troupes américaines d'Irak a été voté par la Chambre des représentants la semaine dernière mais rejeté par le Sénat.

 

Les républicains estiment toutefois que les parlementaires démocrates seront forcés d'affronter à nouveau la question du financement de la guerre en décembre, après leur retour des congés de Thanksgiving.

 

David Obey, président d'une commission budgétaire de la Chambre des représentants, évoquant les 50 milliards, a quant à lui indiqué que des fonds avaient déjà été votés.

 

"Nous avons déjà procuré l'argent qui a été demandé. En ce qui me concerne la balle est dans leur camp", a déclaré M. Obey.

 

 (Source : AFP / 20 novembre 2007)

 

 

2-7 Les troubles mentaux des soldats américains revenant d'Irak sous-estimés.

 

Les problèmes psychologiques affectant les soldats américains sont largement sous-estimés lors du premier examen médical effectué dès leur retour d'Irak aux Etats-Unis. C'est ce que révèle une étude signée par le Dr Charles Milliken du service de psychiatrie et de neurologie de l'Institut Walter Reed de l'armée, publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) daté de mercredi 14 novembre.

 

Ces travaux démontrent que les soldats font part de davantage de problèmes mentaux – états de stress post-traumatique, dépressions graves ou abus d'alcool –, lors de la deuxième évaluation faite de trois à six mois après leur retour. Sur les 88 235 combattants examinés, 3 925 prescriptions de soins psychiatriques (4,4 % des cas) ont été délivrées lors du premier examen médical, et 10 288 (11,7 %) lors d'examens effectués plusieurs mois après. Un autre chiffre est encore plus frappant  : au total, ce sont 20,3 % des soldats d'active et 42,4 % de ceux appartenant aux unités de réserve qui sont diagnostiqués comme souffrant de problèmes mentaux liés à leur expérience de combat en Irak.

 

LES RÉSERVISTES PLUS TOUCHÉS QUE LES MILITAIRES D'ACTIVE

 

L'évolution de ces troubles se manifeste par la fréquence des conflits relationnels, notamment familiaux, multipliée par quatre entre le premier et le deuxième examen médical. Très fréquemment, les anciens combattants en Irak font aussi part de problèmes d'alcoolisme mais très peu se sont vu prescrire des traitements.

 

Le Dr Milliken souligne par ailleurs que les résultats de cette recherche montre l'importance pour le système de soins militaire de disposer de davantage de ressources afin d'intervenir plus tôt. La situation pourrait même être pire, relève ce psychiatre, déplorant la difficulté à apprécier l'efficacité du système médical de l'armée pour détecter les troubles psychologiques des soldats revenant du combat. Un groupe d'enquête nommé par le Congrès a récemment conclu que le système de soin du département de la défense souffrait d'un manque chronique de personnel et était doté d'un budget insuffisant.

 

Source : LEMONDE.FR avec AFP | 14.11.07
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-977991@51-943359,0.html

 

 

2-8 Usa : des militants contre la guerre en Irak essuient les plâtres …

 

15 militants anti-guerre ont été arrêtés en fin de semaine dernière alors qu’ils tentaient de bloquer un convoi militaire transportant des véhicules Stryker destinés à être embarqués pour l’Irak dans la ville d’Olympia, état de Waschington, US(a).

 

Des manifestations avaient été organisés par l’association « Olympia Port Militarization Resistance »  qui voudrait empêcher que  le port de la ville ne soit le lieu d’embarquement des armes contre l’Irak.
La police a brutalisé nombre de manifestants et de journalistes ce samedi 10 novembre avec armes de poing et usage de gaz lacrymogène.
Convergence des Causes
14 novembre 2007

 

http://www.convergencedescauses.com/index.php?option=com_content&task=view&id=1076

 

N°312 - Journal d'Irak brèves 21-11- 20-11 Début

Sommaire :

 

Tiré à part

 

L’institut de sondage britannique ORB estime à plus de 1.200.000 le nombre d’irakiens victimes de la guerre.

 

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

1-1   Ahmed Mansour : La bataille de Fallouja, ou la défaite américaine en Irak ! 

 

1-2 "Simulacre de procédure" contre le photographe Bilal Hussein.

 

2 Brèves

 

2-1  La Cour suprême du Canada refuse d'entendre la cause de deux héros états-unien qui refusaient d'être envoyés en Irak, jugeant cette guerre illégale et immorale.

 

2-2 Un regroupement de collaborateurs allié aux Etats-Unis, a fait état de la mort de 45 de ses hommes tués par l'aviation US.

 

2-3 Bavures, quand tu nous tient…

 

1 Le 10 novembre, la société DynCorp International a informé l'ambassade d'un ‘incident’ de sécurité

 

2 Et encore une …. Un gouverneur irakien dénonce une nouvelle … bavure.

 

3 Suite des bavures....

 

4 Pour le FBI, Blackwater a tué au moins 14 Irakiens sans raison, selon la presse.

 

5 Les contrats de sous-traitance US s'envolent, leur contrôle baisse.

 

2-4 Entreprises suisses impliquées dans la vente d'armes à des pays en guerre.

 

2-5 Adam Habib, universitaire sud-africain critique envers la politique irakienne des Etats-Unis débouté de sa demande de visa.

 

2-6 Les démocrates US dénoncent les tactiques de "la peur" du Pentagone.

 

2-7 Les troubles mentaux des soldats américains revenant d'Irak sous-estimés.

 

2-8 Usa : des militants contre la guerre en Irak essuient les plâtres …

 

 

Tiré à part

 

L’institut de sondage britannique ORB estime à plus de 1.200.000 le nombre d’irakiens victimes de la guerre.

 

Sur les quatre millions de familles irakiennes, près d’un quart a perdu au moins l’un de ses membres. 9% des tués auraient été victimes des bombardements aériens américains.

 

Durant l’étude, qui s’est déroulée du 12 au 19 août 2007, les enquêteurs de l’institut ORB ont demandé aux Irakiens interrogés quel était le nombre de personnes décédées pour cause de violence depuis 2003 dans leur famille, c’est à dire vivant sous le même toit qu’eux.

 

22% des sondés ont déclaré avoir perdu au moins l’un des membres de leur famille.

 

Le dernier recensement a estimé à 4 050 597 le nombre de foyers irakiens.

 


Près d’une famille sur deux à Bagdad a perdu l’un de ses membres. Les provinces de Diyala et de Ninive sont également parmi celles où le nombre de victimes est le plus grand.

 

43% des tués l’ont été par balle, 20% par une explosion de voiture piégée et 9% par un bombardement aérien de la coalition.

 

ORB note que le nombre de victimes en, Irak excède désormais celui du Rwanda, estimé à 800 000.

 

L’année dernière une étude publiée par la revue médicale Lancet, appliquant la méthodologie utilisée par l’ONU pour l’estimation des catastrophes humanitaires, avait estimé le nombre de décès à 650 000.

 

Méthodologie :

 

  Entretiens individuels sur un échantillon représentatif de 1720 personnes.

 

  Marge d’erreur 2,4%

 

  L’enquête a été conduite dans 15 des 18 régions irakiennes. Pour des raisons de sécurité les provinces de Kerbala et d’Anbar ont été exclues, et les autorité d’Erbil ont refusé d’accorder une autorisation.

 

Opinion Research Business est un institut de sondage qui est membre du British Polling Council et compte la BBC parmi ses clients.

 


1) Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

 

Marc

 

1-1 Ahmed Mansour: La bataille de Fallouja, ou la défaite américaine en Irak ! 

 

Il est de plus en plus fréquent que des journalistes et des grands reporters arabes qui suivent des mouvements de résistance sur le terrain ou couvrent des guerres et des batailles pour leurs journaux ou leurs chaînes télévisées, couronnent leur travail de terrain par un livre. C’est le cas récemment de Ahmed Mansour, une vedette de la chaîne Al Jazeera, qui s’est révélé à cette occasion, davantage un écrivain et un conteur de talent, au style fluide et attachant, qu’un simple journaliste en mission de reportage (1). Ahmed Mansour avait couvert les deux batailles meurtrières de Fallouja, en avril et novembre 2004, et vient d’en tirer un pavé de  448 pages (en arabe), avec un titre prémonitoire sur le sort de l’aventure étasunienne en Irak :

 

 

 

La bataille de Fallouja, ou la défaite américaine en Irak (2) !

 

Les millions de téléspectateurs arabes et arabophones qui ont suivi les reportages quotidiens de Ahmed Mansour à la télévision Al Jazeera, au cours des deux batailles de Fallouja, se souviendront longtemps de cet homme et se demanderont toujours, qui, du courage physique, du verbe et de la verve ou du professionnalisme l’emportait chez cet homme. Il faut croire qu’il y a chez lui tout cela à la fois, avec, pour ceux qui connaissent sa grande émission hebdomadaire Bila-Houdoud (Sans Frontières), une culture encyclopédique, une aisance et une maîtrise des sujets débattus et même un brin de perfectionnisme dans la manière dont il dirige les débats. On ne compte pas ses prestigieux invités, notamment le Général Mark Kimmit, porte parole des forces d’occupation en Irak, qui en ont fait les frais. Ce  même Général, qui ne s’est pas gêné de s’étaler sur « les allégations mensongères et le parti pris » du reporter d’Al Jazeera, et exigé même sa sortie et celle  de son équipe de Fallouja, pour ordonner un cesse-le- feu, sera en effet l’invité de Ahmed Mansour dans son émission Bila Houdoud du 26 avril 2006, soit deux ans après la première bataille de Fallouja. Le face à face, souhaité par le Général et ses services de propagande et destiné à rehausser le prestige des forces d’occupation et celui de leur porte-parole, tourna au net avantage du journaliste.

 

 

 

Avant de passer au studio le général Kimmit  tint à rendre hommage à son adversaire dans ces termes «  Je voudrais vous dire quelque chose avant de commencer l’entretien. Je suis toujours en désaccord avec vous et je l’étais toujours avec tous les reportages que vous faisiez lors de la bataille de Fallouja, mais je vous prie de me permettre de vous exprimer mon profond respect et ma considération pour votre personne et pour votre courage, surtout lors de votre présence à Fallouja ».

 

 

 

« La bataille de Fallouja »  est avant tout le récit empoignant de la tragédie, vécue à chaque instant des semaines qu’ont duré  les deux batailles de Fallouja, par une population civile, soumise aux horreurs qui lui furent infligées par la plus puissante armée du monde mais si  dédaigneuse et méprisante des simples lois de la guerre.

 

C’est aussi le récit, non moins saisissant, du courage, du mépris de la mort et de la bravoure de quelques centaines de résistants, légèrement armés, qui ont arrêté net l’avancée des divisions blindées américaines lors de la première bataille et leur ont interdit l’accès et l’occupation de leur ville.

 

La deuxième bataille de Fallouja, au mois de novembre 2004, ne fut en fait qu’une revanche des vaincus de la première et où tout leur semblait permis.

 

Les chapitres du livre relatant les faits d’armes de ces deux batailles et la volonté de l’occupant d’écraser la ville, mériteraient de s’intituler «  Delenda Fallouja »,  pour reprendre le leitmotiv de Caton le censeur (234 av.J.C.) à propos de Carthage, ou aussi, « il faut brûler Fallouja », tant les militaires américains en « brûlaient » de désir. N’avaient-ils pas d’ailleurs bombardé la ville au phosphore blanc, prétendant que cela leur servait surtout à éclairer le champ de bataille, alors que dans un magazine militaire interne, ils parlent de "shake and bake missions": « secouer et rôtir »!

 

 

 

Le livre, « La bataille de Fallouja » est aussi l’histoire de la destruction systématique d’un pays, de sa société, de son Etat national, de son histoire, de son patrimoine culturel qui se trouve être  aussi celui de l’humanité, mais aussi de son industrie et des moyens matériels de sa reconstruction. On a beaucoup parlé et écrit sur le pillage du pétrole et du patrimoine culturel de l’Irak, tant cela avait commencé dès les premières heures de l’occupation et sous l’œil des caméras de télévision. Mais que savons-nous de la destruction méthodique et planifiée du tissu industriel de l’Irak, du démantèlement de ses usines et du pillage de ses équipements modernes, achetés à grands frais au cours des années qui ont précédé la guerre, stockés dans des magasins s’étalant sur des dizaines de milliers d’hectares et destinés à moderniser l’industrie et l’armée  irakiennes ?

 

Dès les premières heures de l’occupation, des équipes spécialisées, munies de moyens sophistiqués, s’en sont occupées. A l’aide de tronçonneuses géantes, elles ont réduit en amas de ferraille ce qui allait équiper l’Irak de demain. Tout passait : des avions, aux équipements informatiques, aux pièces de rechange de l’industrie pétrolière, aux laboratoires dans tous les domaines de la recherche scientifique, vendu à 1,  dollar $ la tonne, par des sergents de l’armée américaine à des clients inconnus et transportés hors du pays par une noria incessante de camions géants !

 

 

 

Ce livre est aussi le récit de la descente aux enfers de l’administration de la superpuissance américaine, imbue de son droit naturel à imposer sa loi au monde et à défier cette loi simple de la nature qui veut qu’un peuple agressé, si faible soit-il, trouvera toujours dans les profondeurs de son être, de son histoire et de sa volonté de survivre, les moyens de résister à un occupant, quelque soit la puissance de feu de son armée et la capacité de corruption de sa monnaie.

 

Merci à Ahmed Mansour d’avoir écrit ce livre pour rappeler aux hommes, si souvent distraits ou oublieux, qu’en ce début de siècle, une armée américaine est venue mettre «  A mort l’Irak (3) » au prétexte fallacieux de libérer son peuple !

 

 

 

1) L’auteur, a écrit dix huit livres, en arabe, dont :

 

Sous le feu en Afghanistan

 

Une femme d’Afghanistan

 

L’infiltration israélienne dans le monde arabe

 

Sous le feu à Sarajevo

 

Le récit de la chute de Bagdad

 

 

 

2) La bataille de Fallouja, ou la défaite américaine en Irak (Arabe) 448 pages

 

Editions: Dar Al Kitab Al Arabi, Beyrouth: Liban, 2007.

 

 

 

1-2 "Simulacre de procédure" contre le photographe Bilal Hussein,

 

L'armée américaine a annoncé son intention de porter plainte devant une juridiction criminelle irakienne contre un photographe de l'agence de presse Associated Press, Bilal Hussein, détenu dans ce pays depuis 19 mois, mais refuse toujours de rendre publiques les accusations portées contre lui.

 

Lundi, un des avocats de l'agence américaine Associated Press, Dave Tomlin, a protesté vigoureusement contre cette décision, qualifiant l'initiative de l'armée américaine de "simulacre de procédure".

 

Le journaliste-photographe irakien Bilal Hussein, 36 ans, co-lauréat en 2005 du Prix Pulitzer photo, est déjà détenu sans charges par l'armée américaine en Irak depuis le 12 avril 2006, date à laquelle il a été arrêté dans la ville de Ramadi, dans l'ouest de l'Irak.

 

Un officier de relations publiques de l'armée américaine a informé dimanche l'Associated Press que l'armée avait l'intention de déposer une plainte au pénal contre Bilal Hussein dès le 29 novembre devant la justice irakienne.

 

Selon le code de procédure pénal irakien, un juge d'instruction décidera, après enquête, s'il y a lieu ou non d'engager des poursuites contre le photographe.

 

L'avocat d'AP a dénoncé l'attitude de l'armée américaine qui oblige la défense de Bilal Hussein à travailler "totalement dans le noir". "Ils ne nous disent rien", a déploré Dave Tomlin, en soulignant que c'est "l'avenir d'un homme, et peut-être sa vie" qui sont en jeu dans cette affaire.

 

L'armée américaine n'a pas encore rendu publiques les charges que ses procureurs militaires à Bagdad entendaient retenir contre le photographe d'AP, ni les éléments de preuve ni les témoins. Toutefois, dans les mois qui ont suivi l'arrestation de Bilal Hussein, l'armée avait évoqué diverses suspicions qui visaient à lier le journaliste à des activités de la résistance -. Le chef d'accusation d'assistance aux insurgés est passible de la peine de mort en Irak.

 

L'Associated Press a rejeté toutes les allégations à l'encontre de son photographe et estime avoir été empêchée par l'armée d'organiser une défense adéquate et complète au bénéfice de Bilal Hussein, qui fait partie de l'équipe de photographes d'AP ayant obtenu collectivement en 2005 le Prix Pulitzer dans l'une des catégories photo.

 

Bilal Hussein est détenu par l'armée américaine dans le centre de détention de Camp Cropper à Bagdad.

 

"Tout en étant optimistes sur une possible résolution à la longue détention de Bilal Hussein, nous sommes gravement préoccupés de ce que ses droits en vertu de la loi continuent à être ignorés et même enfreints", a déclaré le PDG de l'Associated Press, Tom Curley.

 

"Le traitement réservé à Bilal constitue une entorse à cette justice et à cet état de droit que les Etats-Unis affirment aider l'Irak à instaurer. A ce stade, nous pensons que le recours adéquat est la libération immédiate de Bilal", a ajouté Tom Curley.

 

En Irak, les responsables militaires américains, joints par l'Associated Press, ne répondaient pas dans l'immédiat aux questions relatives aux accusations précises retenues contre Bilal Hussein.

 

Brian Murphy AP - Mardi 20 novembre

 

17-11

 

Le  journaliste de télévision irakien Mountadhar al-Zaidi, a été enlevé dans le centre de Bagdad alors qu’il se rendait sur son lieu de travail, a annoncé samedi la chaîne al-Baghdadiyah, qui l’emploie.

 

La chaîne Al-Baghdadiyah émet depuis Le Caire en Egypte, et est critique à l’égard du gouvernement irakien et de la présence militaire américaine dans le pays.

 

La chaîne a déjà perdu deux reporters.

 

Les dernières en date remontent à septembre : des hommes armés avaient tué un correspondant, Jaouad Saadoun al-Daami, dans l’ouest de Bagdad.

 

(Al-Oufok avec les agences de presse)

 

17-11

 

D’après le CPJ (Committee to Protect Journalists) basé à New York, au moins 123 journalistes et 42 personnes travaillant avec des représentants des médias (traducteurs, chauffeurs, et gardes) ont été tués en Irak depuis le début de la guerre en 2003. Environ 85% des victimes étaient irakiennes, selon l’organisation. Le CPJ affirme par ailleurs qu’au moins 51 journalistes ont été enlevés en Irak depuis 2004.

 

(Al-Oufok avec les agences de presse)

 


2 Les brèves

 

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

 

Marc

 

2-1  La Cour suprême du Canada refuse d'entendre la cause de deux héros états-unien qui refusaient d'être envoyés en Irak, jugeant cette guerre illégale et immorale.

 

La Cour suprême du Canada refuse d'entendre la cause de deux déserteurs américains qui tentaient d'obtenir le statut de réfugiés.

 

Les deux soldats, Brandon Hughey et Jeremy Hinzman, qui est venu au Canada accompagné de sa femme et de son fils, ont quitté l'armée américaine en 2004 pour se réfugier au Canada. Ils refusaient d'être envoyés en Irak, jugeant cette guerre illégale et immorale.

 

Ils ont maintenant épuisé tous les recours légaux.

 

La Commission de l'immigration et du statut de réfugié avait été la première instance judiciaire à rejeter leurs demandes en 2005. Puis, la Cour fédérale et la Cour d'appel fédérale ont, à leur tour, écarté leurs requêtes.

 

Leur dernier espoir est une intervention du ministre de l'Immigration.

 

Une coalition de soutien aux objecteurs de conscience, la War Resisters Support Campaign, a l'intention d'exercer des pressions sur le gouvernement pour que les deux hommes puissent demeurer au pays.

 

S'ils sont renvoyés aux États-Unis, ils pourraient être traduits en cour martiale et emprisonnés pour désertion en temps de guerre.

 

jeudi 15 nov, 12 h 00

 

Source : Presse Canadienne

 

 

 

2-2 Un regroupement de collaborateurs allié aux Etats-Unis, a fait état de la mort de 45 de ses hommes tués par l'aviation US.

 

18-11 : Djassem, l'un des chefs du "conseil de réveil" local, un regroupement collaborateurs allié aux Etats-Unis, a fait état de la mort de 45 de ses hommes tués par l'aviation américaine lors d'une opération aéroterrestre

 

Un officier américain a confirmé que l'US Army avait commis une ‘bavure’ la semaine dernière en frappant des collaborateurs irakiens amis pris à tort pour des résistants....

 

L'armée américaine avait annoncé jeudi avoir tué 25 résistants l'avant-veille lors d'une opération aéroterrestre contre des positions d'Al Qaïda à Tadji, près de Bagdad.

 

Djassem : "Les Américains sont nos amis. Si l'attaque était une erreur, nous voulons en connaître les raisons. S'ils nous ont attaqués délibérément, alors nous allons aviser", avait-il ajouté.

 

Un autre dirigeant Chassir Abid Salim, dont le frère a été tué dans le bombardement, a pareillement menacé de se retirer du "conseil de réveil" et de "laisser revenir la résistance" dans la zone si le commandement US ne fournissait pas des "explications satisfaisantes".

 

Une enquête est en cours localement pour éclaircir les circonstances de l'incident, mais le contre-amiral Greg Smith, porte-parole de l'US Army à Bagdad, a maintenu que l'armée avait pris pour cible "des terroristes".

 

Il a jugé "malencontreux" que le conseil tribal ait pu être impliqué dans l'incident mais a souligné que son action exacte ce jour-là restait à déterminer.

 

Sous le sceau de l'anonymat, un officier américain a révélé que le commandement avait pris contact depuis avec les dirigeants tribaux locaux pour exprimer ses regrets pour cette bavure due à "une confusion".Les volontaires du "conseil de réveil" de Tadji et les hommes du cheikh Chassir ont été pris pour des combattants ennemis parce qu'ils s'étaient aventurés ce jour-là hors de leur zone d'opération convenue avec les forces américaines locales, a-t-il expliqué.

 

(Reuters)

 

 

 

2-3 Bavures, quand tu nous tient…

 

1 Le 10 novembre, la société DynCorp International a informé l'ambassade d'un ‘incident’ de sécurité ...

 

10-11

 

La porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad, Mirembe Nantongo, a commenté la fusillade.

 

"Le 10 novembre, la société DynCorp International a informé l'ambassade d'un ‘incident’ de sécurité à la mi-journée à Bagdad impliquant un véhicule privé et une équipe de DynCorp", a indiqué Mme Nantongo dans un courriel adressé à l'AFP.

 

L'ambassade n'a cependant donné aucun bilan, faisant état "d'informations contradictoires" sur de possibles victimes. "DynCorp enquête sur l'incident et est en contact direct avec le ministère de l'Intérieur", a dit Mme Nantongo.

 

Selon un témoin, un policier, interrogé sur les lieux par l'AFP, la victime est un chauffeur de taxi.

 

Le mitrailleur du dernier véhicule d'un convoi de six voitures 4X4 a ouvert le feu à trois reprises sur le taxi, blessant le conducteur à la poitrine. Transporté par des policiers, il est mort peu après son arrivée à l'hôpital.

 

(AFP 11h46)

 

10-11

 

DynCorp International, qui protège des ‘dignitaires’ en Irak, a confirmé que ses employés avaient ouvert le feu sur une voiture qui s'approchait trop d'un convoi…

 

 

2 Et encore une …. Un gouverneur irakien dénonce une nouvelle … bavure

 

Des responsables Us ont affirmé qu'un convoi militaire avait été impliqué dans un "incident" qui a entraîné la mort de deux Irakiens et en a blessé quatre autres, mais ils n'ont pas fourni plus de précisions.

 

Le conducteur d'un minibus a signalé : "Nous roulions d'un côté de la route et quand ils sont arrivés nous nous sommes garés, mais ils ont ouvert le feu", a déclaré le chauffeur, qui a requis l'anonymat, à Reuters.

 

Le gouverneur Ahmed Marzok de la province de Moussanna  (sud de l'Irak) a accusé les forces américaines d'avoir ‘réussi’ une bavure dimanche. Les soldats ont tiré sur un véhicule transportant des civils, faisant deux morts. Marzok, avait indiqué auparavant que six personnes avaient été blessées dans l'attaque, dont deux policiers, près de Roumaïssa, au nord de Samaoua, la capitale de la province.

 

M.Marzok a qualifié l'incident de "barbare, brutal et illégal" et a convoqué des responsables provinciaux à une réunion où il a exigé qu'une enquête approfondie soit menée sur cet incident par le gouvernement irakien.

 

Il a également appelé les responsables de la province de Moussanna à suspendre leur collaboration avec les forces multinationales dans la province, et notamment avec les ingénieurs militaires et une équipe américaine de reconstruction dans les provinces.

 

 (ats / 19 novembre 2007 )

 

 

 

3 Suite des bavures....

 

Selon la source du ministère irakien de la Défense , "un convoi d'une société de sécurité a tenté de se frayer un passage dans la circulation. Ils ont ouvert le feu et blessé une femme".

 

La foule a entouré le convoi, a expliqué cette source, empêchant la fuite des véhicules jusqu'à l'arrivée quelques minutes plus tard de militaires irakiens.

 

Des employés étrangers d'une compagnie de sécurité privée ont été appréhendés lundi par les autorités irakiennes après avoir ouvert le feu dans un quartier de Bagdad et blessé une passante, ont indiqué des sources officielles irakiennes.

 

Il s'agit de la première arrestation par les Irakiens de gardes étrangers depuis que des compagnies de sécurité privées, qui comptent des milliers d'employés en Irak, ont été mises en cause dans une série d'incidents meurtriers.

 

Une source au sein du ministère irakien de la Défense a précisé que les gardes arrêtés étaient au nombre de trois et qu'une enquête avait été ouverte.

 

AFP 19-11

 

 

 

4  Pour le FBI, Blackwater a tué au moins 14 Irakiens sans raison, selon la presse.

 

Le 16 septembre, des agents de Blackwater qui escortaient un convoi diplomatique avaient ouvert le feu à un carrefour très fréquenté, tuant 17 civils.

 

Les premières conclusions de la police fédérale (FBI) américaine sur la fusillade impliquant la société de sécurité privée Blackwater en septembre à Bagdad relèvent qu’au moins 14 irakiens ont été tués sans raison.

 

L’information a été révélée mercredi par le New York Times, qui cite des sources civiles et militaires auxquelles le rapport préliminaire du FBI, transmis au ministère de la Justice , a été communiqué.

 

Début octobre, le gouvernement irakien, qui réclame le départ de Blackwater, a annoncé qu’une enquête irakienne avait conclu que le convoi n’avait été la cible d’aucun tir, pas même d’un jet de pierre, et que les agents de sécurité avaient ouvert le feu sans raison.

 

Selon le New York Times, leurs premières conclusions indiquent que seulement trois des victimes, les deux passagers d’une voiture qui ne s’est pas arrêtée suffisamment vite et un passant, ont pu sembler représenter une menace.

 

Les 14 autres victimes ont été tuées en violation des règles qui régissent les agissements des gardes de sécurité privés en Irak, certaines atteintes alors qu’elles fuyaient les lieux. Les porte-parole du FBI et du ministère de la Justice ont refusé de s’exprimer sur une enquête en cours. Aucun commentaire n’a pu être obtenu mercredi matin auprès de la porte-parole de Blackwater.

 

Selon le New York Times, les enquêteurs du FBI n’ont trouvé aucune preuve que le convoi ait essuyé des tirs, et estiment que la plupart des agents ont commencé à tirer parce qu’ils se sont crus visés après avoir entendu les tirs de leurs collègues. "Je n’appellerais pas ça un massacre", a affirmé un responsable gouvernemental au New York Times, "mais dire que c’était injustifié est un euphémisme".

 

Selon le quotidien, la tâche est ardue pour les enquêteurs, arrivés deux semaines après les faits. Ils n’ont pas pu reconstituer la scène, examiner les corps, compter les douilles... ni même avoir accès aux témoignages des agents eux-mêmes, qui ont coopéré à l’enquête du département d’Etat à la condition que leurs dépositions ne soient pas utilisées dans une enquête criminelle.

 

Dans l’une de ces dépositions, publiée mercredi par la chaîne ABC News, un agent dénommé "Paul", ancien militaire de 29 ans, explique avoir craint pour sa vie et avoir dû "neutraliser la menace" en tirant sur une voiture qui refusait de s’arrêter et sur une autre signalée suspect, sur une cahute d’où provenaient des coups de feu, sur un passant armé d’une mitraillette...

 

Une fois l’enquête du FBI terminée, il reviendra au ministère de la Justice de décider ou non d’engager des poursuites. Mais si des familles de victimes ont déjà déposé plainte au civil contre la société, il n’est pas établi que les agents puissent faire l’objet d’une procédure criminelle.

 

La loi américaine qui permet de traduire les sous-traitants devant un tribunal fédéral ne concerne que ceux qui opèrent sous l’égide du ministère de la Défense , pas forcément ceux qui, comme Blackwater, travaillent pour le département d’Etat. Le Congrès envisage d’élargir la loi, mais sans effet rétroactif.

 

Reuters - 15-11

 

20/11/2007

N°311 Journal d'Irak au jour le jour-19-11 FIN

4 Lutte pour la libération du territoire

 

Pertes occupants.

 

08-11

 

Un soldat américain a été tué dans l’explosion d’une bombe en bord de route dans le sud de Bagdad, a annoncé l’armée américaine d’occupation, jeudi.

 

Le soldat qui appartenait à la Division multinationale pour le centre est mort des suites de blessures infligées mercredi, a précisé le commandement américain avant d’ajouter que le soldat était à pied et marchait au côté d’un véhicule militaire au moment de la déflagration.

 

 (Al-Oufok avec les agences de presseé& AP

 

10-11

 

Au moins un soldat américain à été tué samedi matin par l'explosion de bombes placées en bordure de routes, a annoncé la police.

 

AP

 

10-11

 

Dans la province de Diyala, un soldat américain, un militaire irakien et deux policiers ont été tués par l'explosion de bombes.

 

AP

 

14-11

 

Une attaque a visé mercredi matin une patrouille américaine près du secteur fortifié de la "zone verte" au coeur de Bagdad, endommageant 3 véhicules blindés Strykers, dont l'un fortement et et autre entièrement détruit selon un journaliste de l'AFP. Un épais nuage de fumée s'est élevé au dessus de la "zone verte"

 

Aucun bilan de cette explosion (qui a fait des victimes) n'était immédiatement disponible.

 

Les débris d'un des véhicules semblaient indiquer que l'explosion a été provoquée par une voiture piégée.

 

L'attaque s'est déroulé à quelques dizaines de mètres d'une des entrées principales de la "zone verte", et non loin du bâtiment du ministère des Affaires étrangères, à une heure où les employés se pressent vers leurs bureaux.

 

Un porte-parole militaire, le commandement Winfield Danielson, interrogé par l'AFP, a indiqué que l'armée américaine était en train de vérifier la nature de cette déflagration. Elle a été suffisamment forte pour faire trembler les portes et les fenêtres de bâtiments distants de plusieurs centaines de mètres.

 

(AFP)

 

14-11

 

"Il a eu au moins une victime américaine", dans l’attaque mercredi près de la "zone verte" de Bagdad, où se tenait une conférence sur la ‘reconstruction’ de la capitale irakienne ; a déclaré le contre-amiral Smith...

 

AFP

 

14-11

 

Le commandement Us a annoncé la mort de trois soldats tués dans le nord de l'Irak.

 

Un des soldat a été tué lors d'une opération près de la ville de Mossoul, et, la veille (13-11)  deux autres ont été tués dans la province de Diyala. Quatre militaires ont été blessés dans cette attaque.

 

 (AFP 07h36)

 

15-11

 

Un soldat américain a été tué dans une explosion dans la province de Diyala, au nord-est de Bagdad, a annoncé jeudi le commandement militaire américain qui ajoute que quatre autres soldats ont été blessés dans la déflagration qui s’est produite mercredi.

 

Située au nord-est de la capitale irakienne, la province de Diyala est un secteur dangereux connu pour une forte présence des résistants.

 

AP

 

18-11

 

Trois soldats ont été tués dimanche dans un attaque kamikaze à Bakouba, a annoncé l'armée dans un communiqué.

 

On ignore encore s'il s'agit de la même attaque que celui dont a fait état auparavant la police irakienne à Bakouba.

 

Des policiers ont dit qu'une bombe avait explosé sur une route, qu'elle visait une patrouille à pied de l'armée US et qu'elle avait tué ou au moins blessé sept soldats

 

(Reuters)

 


Pertes résistantes et civiles - Ville non précisée

 

09-11

 

Les forces irakiennes et américaines ont tué 14 résistants présumés au cours des dernières 48 heures dans le nord de l'Irak, a déclaré l'armée d’occupation.

 

Certains affrontements ont nécessité le recours à des hélicoptères de combat, a ajouté l'armée américaine.

 

(Reuters)

 


1-1 Bagdad

 

Opération Wolf": et le nouveau plan de sécurité «Ordre et loi» devanant Fardh al-Qanoon ou "Imposing Law", (Imposer la loi),

 

25-08

 

Depuis dix-huit heures, heure locale, la circulation de tout véhicule a été proscrite dans Bagdad et l'ensemble de son agglomération. Cette mesure restera en vigueur jusqu'à nouvel ordre.

 

EuroNews

 

12-11

 

"Imposer la Loi ",

 

Le ‘gouvernement’ irakien espère pouvoir bientôt mettre un terme à l'opération lancée en février à Bagdad par les soldats Us et irakiens.

 

Le général Kassim Moussaoui, porte-parole irakien de cette opération, a ajouté

 

"Nous sommes dans la dernière phase de l'opération (...).

 

La réouverture des routes, , "aidera à réduire les embouteillages et les citoyens auront le sentiment que la vie reprend son cours normal" a-t-il souligné.

 

Le général n'a toutefois pas spécifié que cela marquerait également la fin des opérations militaires menées conjointement par les deux armées dans la capitale irakienne.

 

La fin de cette opération, lancée à la mi-février, aurait surtout valeur de symbole, puisque des dizaines de milliers de soldats américains et irakiens resteront vraisemblablement stationnés à Bagdad.

 

L'armée américaine n'a pas commenté les propos de Moussaoui.

 

Oualid Ibrahim et Dean Yates Reuters

 

14-11

 

Les dernières semaines ont été marquées par une baisse des attaques, notamment dans le secteur de la "zone verte", entouré de hauts murs de protection et gardés par des postes de contrôle.000

 

"Il y a eu des progrès significatifs et des succès obtenus mais ce processus est fragile et loin d'être irréversible", a déclaré le contre-amiral Smith.

 

"L'ennemi a la volonté et la capacité de provoquer des dommages significatifs en terme de vies humaines et de destructions", a souligné l'officier américain.

 

 (AFP 15h36)

 

 

Et à Bagdad. pendant de ce temps..?

 

18-11

 

Au moins cinq personnes ont été tuées et neuf autres blessées dans l'explosion d'une voiture qui visait, place al Hourria dans le quartier de Karrada (centre de Bagdad), un conseiller du ministère des Finances, a rapporté la police irakienne.

 

Salman al Mougotar, le conseiller visé par la bombe, est sorti indemne…, a-t-on déclaré de source proche du ministère des Finances.

 

(Reuters)

 

 

 

1-7 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz,   Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb 

 

(La région de Baaqouba, capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord de Bagdad, est le théâtre d'attaques visant quasi quotidiennement contre  les forces colonialistes et ses acolytes sur le terrain

 

 

 

Baaqouba (60 km au nord de Bagdad)

 

19-11

 

Trois policiers ont été tués lundi dans une embuscade tendue contre leur barrage au nord-est de Bagdad, a annoncé la police irakienne.

 

Un quatrième policier et deux civils ont été blessés dans cette attaque qui s'est produite à l'aube dans la région de Zaghinya près de Bakouba, la capitale de la province Diyala.

 

 

Dodjemah

 

09-11

 

Une attaque kamikaze a coûté la vie à cinq chefs de tribus ‘collaboratrices’ et fait trois blessés, vendredi à Dodjemah, fait savoir la police

 

Ces hommes qui assistaient à une réunion appartenaient au Conseil du salut de Diyala,.

 

(Reuters)

 

 

 

Khalès

 

07-11

 

"Un kamikaze a déclenché la veste d'explosifs qu'il portait sur lui dans la maison du cheikh Fayez Lafta" près de la ville de Khalis, a dit le lieutenant-colonel Mohammed al-Obeidi.

 

"De nombreuses personnes se trouvaient sur place au moment de l'attentat. L'explosion a tué quatre chefs tribaux", tous alliés des Américains, a précisé l'officier.

 

Deux autres collaborateurs irakiens ont été tués et un troisième a été blessé dans l'attaque, selon l'armée américaine.

 

Sur le modèle déjà mis en oeuvre dans la province d'al-Anbar (ouest), le commandement US tente d'y mobiliser, des tribus locales.

 

Plusieurs de ces chefs tribaux, ont déjà été tués à Diyala et ailleurs dans le pays où cette stratégie est déjà à l'oeuvre.

 

(AFP 08h09)

 

 

Mossoul (environ 360km au nord-ouest de Bagdad),

 

18-11

 

Des explosifs dissimulés dans un véhicule en stationnement ont sauté vers 11h locales près d'une patrouille de police à Mossoul (environ 360km au nord-ouest de Bagdad), tuant 3 personnes et en blessant au moins 16 autres, dont cinq policiers, a rapporté Mohammed al-Wagga des forces de police.

 

AP

 

 

 

1-11  Province de Salahedinne : Baïji et Samarra sont situées dans la province de Salaheddine, qui a pour capitale Tikrit, Cette région est encore l'un des bastions de la résistance.

 

Dans Salaheddine, les résistants ont lancé une nouvelle série d'attaques contre les responsables des forces de sécurité et les chef tribaux ralliés à l'armée US.

 

 

 

village d'Albu-Jawari, dans les faubourgs nord de Beiji, à environ 250km au nord de Bagdad.

 

19-11

 

Une voiture piégée a explosé devant la maison d'un officier de police, blessant dix personnes. Le lieutenant de police n'était pas chez lui au moment de la déflagration qui s'est produite vers 7h15

 

AP

 

 

Samarra,

 

11-11

 

Sept résistants auraient été tués dimanche lors des combats menée par les occupants et les ‘forces’ collaboratrices irakiennes près de Samarra (nord de Bagdad), a annoncé le commandement Us dans un communiqué.

 

Abdallah Hussein Jabara, le vice-gouverneur de la province de Salaheddine, où se trouve Samarra, a confirmé ces combats mais n'a pas fourni de bilan.

 

 (AFP 16h55)

 

 

Takrit,( à quelque 130km au nord de Bagdad.)

 

18-11

 

Une bombe a explosé dans un poste de police, tuant un policier et en blessant deux autres, a-t-on appris de sources policières et hospitalières.

 

Les forces de l'ordre avaient découvert la bombe dans une rue du centre-ville et pensaient l'avoir désamorcée, a précisé la police…

 

L'engin a explosé après avoir été apporté au poste pour des examens complémentaires.

 

AP

 


 

L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)))

 

 

Peuple

 

 

Civils tués (depuis l'occupation)

 

1.085.176

 

Civils blessés (depuis l'occupation) 

 

70.869 (chiffre très très minimum)

 

Civils violés (par les troupes d'occupations)

 

2.507     (voir Ibrahim Allousch

 

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

 

9200    (chiffre minimum)

 

Résistants (décrit tel quel ) tués

 

4.098 (chiffre minimum)

 

Résistants (décrit tel quel ) blessés

 

3.885   (chiffre minimum)

 

En prison

 

44'325. (chiffre minimum)

 

Embargo

 

750.000 enfants (chiffre minimal)

 

Embargo

 

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

 

45.595 (chiffre minimal)

 

Civils tués pendant l'invasion

 

120.190 (chiffre minimal)

 

 

 

Coalition

 

 

Nombre de Soldats tués (ou décédés...) 

 

34.636

 

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

 

52.939(chiffre très minimal)

 

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

 

Disparus (dans la nature)

 

1.014

 

Désertions

 

13.698

 

Mutinerie

 

2 corps + 25

 

Aide psychologique

 

66.108***

 

Suicides

 

Mercenaires tues                                                                                 

 

79

 

933

 

non-combattants blesses

 

27 103

 

Policiers/soldats irakiens  tués

 

12.105

 

Policiers /soldats irakiens blessés

 

26.323 (chiffre minimal)

 

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

 

13.854

 

 

 

Autres tués (collaborateur  & mercenaires & autres)

 

5.445

 

Autres blessés ( collaborateur & mercenaires & autres)

 

9.220

 

 

 

Oléoducs,les infrastructures pétrolières & d'electricité

 

464 attaques (grand minimum)

 

Infrastructures du rail

 

195 attaques (idem)

 

Hélicopteres

 

99 ++              (idem)

 

Avions (& drone)

 

29 ++

 

N°311 Journal d'Irak au jour le jour-19-11 Début

Tiré a part :

 

07-11

 

Le guide de la révolution islamique Khameneï  à tenu les Etats-Unis pour responsables de l’insécurité incessante et du « terrorisme aveugle » en Irak.

 

« Les Etats-Unis ne veulent pas ou sont incapables de sécuriser l’Irak et ils sont donc les principaux responsables de la catastrophe en Irak et du malheur du peuple irakien », a-t-il dit.

 

Al-Manar

 

2007-10-13 13:28:45

 

Traduction : manar-fr.com

 

 

"Que faudra-t-il pour mettre fin à cette guerre ? Combien de vies, combien de membres, combien de familles brisées, combien de victimes innocentes ?", a demandé le vice-président du groupe démocrate au Sénat, Dick Durbin

 

13-11

 

Les guerres en Irak et en Afghanistan ont coûté 1.600 milliards de dollars (1.100 milliards d'euros), selon un rapport publié mardi par les élus démocrates de la Commission économique paritaire du Congrès américain.

 

Cette estimation, dont le montant représente environ deux fois la somme réclamée jusqu'à présent par l'administration Bush, prend en compte les coûts "cachés" des conflits: remboursement des intérêts de l'argent emprunté pour les financer, dépenses de santé à long terme pour les combattants blessés, investissements perdus, perturbations sur les marchés pétroliers notamment.

 

Le chiffre de 1.600 milliards de dollars pour la période 2002-2008 se traduit par un coût de 20.900 dollars (14.310 euros) pour une famille de quatre personnes, selon le rapport. L'administration Bush a jusqu'à présent réclamé 804 milliards de dollars (550,4 milliards d'euros) pour les guerres en Irak et en Afghanistan.

 

Pour le seul Irak les coûts sont estimés à 1,3 milliard de dollars (890 milliards d'euros) pour la période 2002-2008.

 

AP- Reuters

 

 

 

Les désertions dans l’armée américaine en hausse de 80% depuis 2003

 

17-11

 

Le taux de désertion dans les rangs de l’armée US est en hausse de 80% depuis l’invasion de l’Irak en 2003.

 

Les chiffres, montrent une hausse régulière au cours des quatre dernières années et un bond de 42% depuis l’an dernier.

 

Selon l’armée, environ neuf soldats sur 1.000 ont déserté au cours de l’année fiscale 2007, qui a pris fin le 30 septembre, soit au total 4.698 déserteurs, contre près de sept pour 1.000 l’année précédente (3.301).

 

Cette augmentation survient alors que l’armée de terre supporte l’essentiel de l’effort de guerre, nombre de ses hommes effectuant des missions longues et répétées en Irak et en Afghanistan.

 

(Al-oufok avec les agences de presse)

 

Marc

 

 

Sommaire :

 

Avant-propos

 

Tirer à part

 

1 La résistance contre l'agresseur

 

2 Politique des collaborateurs afghans

 

3 Politiques des occupants

 

4 Lutte pour la libération du territoire

 

Détails

 

L'Irak en chiffres  

 

 

L'Irak: du 18-10 au 31/11/07

 


 

 

 

Tués

 

Blessés

 

 

 

 

 

 

Peuple irakien

 

20

 

30

 

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys

 

11

 

11

 

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 

15

 

21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Occupation de l'Irak  Analyse & déclaration

 

Les colonisteurs

 

Les collabos

 

12-11

 

Les responsables irakiens ont souligné d'autre part que le contrôle des provinces continuait d'être transféré des troupes américaines aux forces irakiennes.

 

La sécurité dans la province de Babel, au sud de Bagdad, passera ainsi le mois prochain aux mains des Irakiens. La moitié des 18 provinces du pays sera alors sous contrôle local.

 

Oualid Ibrahim et Dean Yates Reuters

 

 

 

Etats-Unis

 

 

12-11

 

L'armée US a déclaré que les attaques au mortier et au lance-roquettes en Irak avaient baissé en octobre à leur plus bas niveau depuis février 2006.

 

L'un des facteurs de cette accalmie est la décision prise en août par Moktada al Sadr de geler les activités de sa redoutée Armée du Mehdi.

 

Oualid Ibrahim et Dean Yates Reuters

 

 

 

Grande Bretagne

 

18-11

 

Manquant de moyens (???), les militaires britanniques se sentent déconsidérés… et ont de plus en plus de mal à cacher leur colère face à l'ampleur des missions à mener en Irak et en Afghanistan, selon un rapport interne du chef d'état-major des forces armées, le général Richard Dannat.

 

Richard, rapporte dimanche le Sunday Telegraph, estime dans ce document que la charge imposée à ses troupes n'est plus supportable, en raison notamment des sous-effectifs.

 

Il réclame pour ses hommes une meilleure solde et plus de moyens, afin qu'ils puissent remplir correctement leurs tâches.

 

La situation actuelle, selon le rapport, a par exemple forcé l'état-major à confier la garde des îles Malouines, théâtre d'une guerre avec l'Argentine en 1982, à des soldats parfois blessés ou en mauvais état de santé, afin de libérer les meilleurs éléments pour des missions en Irak & Afghanistan.

 

Nombre de militaires envisagent de démissionner, avertit dans ce rapport le général Dannat.

 

(Reuters)

 


2 Les forces en présence

 

Pologne

 

17-10

 

La Pologne "achèvera en 2008" la mission de ses soldats en Irak où sont déployés dans la région de Diwaniyah, contre quelque 900 militaires actuellement, a annoncé samedi le nouveau ministre polonais de la Défense Bogdan Klich.

 

(2.600 ont été déployés en 2003.)

 


2) Politique des collaborateurs Irakiens

 

Les grandes manoeuvres

 

14-11

 

Les forces irakiennes ont pris possession mercredi du siège de l'Association des oulémas musulmans dans l'ouest de Bagdad, accusé par les autorités de soutenir les résistants.

 

Les employés ont reçu l'ordre de prendre tous leurs effets personnels et d'emporter même du mobilier, les troupes prévenant qu'elles détruiraient tout ce qui serait laissé, selon l'association.

 

L'Association des oulémas s'oppose à la présence militaire américaine en Irak et a souvent été en conflit avec le gouvernement irakien soutenu par les chiites.

 

L'association avait supervisé le boycottage des élections de janvier 2005.

 

AP

 

Sur le terrain

 

07-11

 

Retour au Pays : Le général Qassim al-Moussaoui, porte-parole irakien de l’opération militaire irako-américaine à Bagdad a affirmé que 46.030 réfugiés avaient été comptabilisés par les autorités chargées de surveiller les frontières.

 

Il n’a pas précisé quels étaient les chiffres auparavant mais l’afflux d’octobre coïncide avec un durcissement des conditions d’entrée aux frontières syrienne et jordanienne.

 

La Syrie accueille au moins 1,2 million de réfugiés irakiens et la Jordanie environ 750.000.

 

(Al-Oufok avec les agences de presse)

 


3 Politiques des occupants 

 

3-1 Usa

 

Sénat & Congrès  

 

05-11

 

Depuis l'invasion de l'Irak en mars 2003, le Congrès a voté 412 milliards de dollars (283,2 mds) de cridits pour la guerre, selon le Bureau du budget du Congrès, sans affiliation politique. La majeure partie de l'argent a financé les opérations militaires.

 

 Associated Press

 

06-11Les négociateurs du Sénat et de la Chambre des représentants aux Etats-Unis sont tombés d'accord mardi pour allouer 460 milliards de dollars au Pentagone.

 

L'enveloppe couvre les frais engagés pour la modernisation de l'équipement militaire mais pas les opérations de combat en Irak et en Afghanistan.

 

"Nous avancerons pas à pas. L'opinion publique veut que cette guerre finisse", a déclaré le représentant John Murtha, président d'une sous-commission à la chambre basse.

 

Associated Press

 

07-11

 

Les démocrates à la Chambre des représentants ont précisé qu'ils étudiaient un projet de loi séparé réservant quelque 50 milliards de dollars (34,4 mds) pour les dipenses de guerre, avec sans doute des conditions, telles que le départ d'Irak des troupes américaines dans le courant de l'année 2008. Cette somme permettra de continuer les opérations en Irak et en Afghanistan pendant quelques mois mais ne représente qu'un quart environ des 196 milliards (134,7 mds) demandés par Bush.

 

Associated Press

 

08-11

 

Les députés démocrates vont soumettre une nouvelle proposition de loi visant à un retrait partiel des troupes en Irak, a annoncé jeudi la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi.

 

Le texte, semblable à un autre auquel Bush avait opposé son veto cette année, "se fait l'écho des inquiétudes du peuple américain" à propos d'une guerre qui dure depuis plus de quatre ans et dans laquelle "aucun espoir de sortie n'est apparu", a indiqué Pelosi.

 

(Reuters)

 

09-11

 

A partir de vendredi, les parlementaires débattront du projet, qui propose un financement de 50 milliards de dollars pour les conflits en Irak et en Afghanistan, au lieu des 196 milliards que demandait Bush, à condition que des soldats soient rapatriés.

 

La Chambre des représentants, majoritairement démocrate, a voté plusieurs lois destinées à mettre fin à la guerre en Irak, mais toutes ont été rejetées par Bush ou par le Sénat à majorité républicaine.

 

(Reuters)

 

15-11

 

La Chambre des représentants américaine, a adopté par 218 voix contre 203 le texte de loi débloquant 50 milliards de dollars (34 milliards d'euros) pour la guerre en Irak (ce qui obligerait Bush a commencer le retrait des troupes dans les semaines à venir, avec l'objectif de mettre fin aux opérations armées d'ici décembre 2008.)

 

Le texte de loi alloue environ un quart des 196 milliards de dollars (133 milliards d'euros) sollicités par Bush pour les opérations de combat dans le budget pour l'année 2008, débutée officiellement le 1er octobre.

 

La proposition de loi ne survivrait pas, quoi qu'il en soit, à un veto présidentiel.

 

AP

 

16-11

 

Le Sénat n'a pu adopter vendredi une proposition républicaine visant à accorder au Pentagone une rallonge 70 milliards de dollars (48 milliards d'euros) pour financer les opérations militaires en Irak et en Afghanistan.

 

Cette mesure était destinée à contrer une autre proposition, venue du camp démocrate, visant à lier le paiement de cette rallonge à un calendrier imposant un début de retrait des troupes dans les trente jours.

 

Le président des sénateurs démocrates, Harry Reid, ainsi que la présidente du sénat Nancy Pelosi ont assuré que si le Congrès n'est pas en mesure de lier le financement de la guerre au retrait des troupes, ils n'accorderont aucune rallonge au Pentagone cette année.

 

Le Pentagone affirme qu'il serait obligé de procéder à des licenciements s'il n'obtient pas les moyens de financer les opérations militaires.

 

AP

 

17-11

 

Les républicains ont bloqué au Sénat la proposition de loi de 50 milliards de dollars intégrant un plan de retrait des troupes américaines d’occupation d’Irak, ce qui enterre une tentative démocrate pour mettre fin à la guerre …

 

Malgré l’insistance des démocrates, qui ont fait valoir que 2007 avait été l’année la plus meurtrière pour l’armée américaine d’occupation en Irak, les sénateurs républicains ont fait table rase de la proposition adoptée mercredi dernier par la Chambre des représentants grâce à des voix venues des deux camps.

 

(Al-oufok avec les agences de presse)

 

 

Faits marquants

 

13-11

 

Le coût réel de l'engagement américain en Irak et en Afghanistan va atteindre un montant deux fois plus élevé que les chiffres annoncés par l'administration Bush, ont mis en garde mardi les démocrates.

 

Selon un rapport cité dans le Washington Post et réalisé par les démocrates d'une commission économique du Congrès (JEC), le coût de la guerre en Irak et en Afghanistan atteint, 2008 compris, 1.600 milliards de dollars, soit deux fois plus que les 804 milliards avancés par le gouvernement.

 

Le rapport du JEC table sur un retrait des troupes américaines d'Irak mais prévoit aussi que de gros contingents restent stationnés dans ce pays.

 

Il inclût le paiements d'intérêts de prêts contractés à l'étranger pour financer la guerre et la baisse de la production de pétrole par l'Irak.

 

Il prend également en compte, la coût de la maintenance et du renouvellement du matériel militaire, de l'augmentation des effectifs militaires et les conséquences pour l'économie du recours à des soldats de réserve.

 

(AFP -19h46)

 

 

Occupation de l'Irak

 

13-11

 

Selon le rapport, intitulé "La guerre à tout prix", le coût réel de ces deux guerres atteindra d'ici 2017, 3.500 milliards de dollars, une estimation largement au dessus des chiffres avancés précédemment par diverses sources.

 

"Les coûts à couper le souffle de la guerre pour les familles américaines, le budget fédéral et l'économie dans son ensemble sont difficilement chiffrables à plusieurs titres", a commenté le sénateur démocrate Chuck Schumer.

 

"Et ce rapport fait clairement apparaître que le coût pour notre pays en terme de vies perdues et de dollars dépensés est inacceptable", a-t-il ajouté.

 

 (AFP -19h46)

 

 

Prisons, exactions & torture

 

08-11

 

L'armée américaine a libéré près de 500 prisonniers détenus dans ses prisons en Irak.

 

Ces prisonniers ont été élargis dans le cadre d'un programme mis en place par le commandement militaire américain et le vice-président irakien Tarek al-Hachémi pour rendre leur liberté aux prisonniers détenus depuis longtemps sans inculpation dans les centres de détention américains.

 

Près de 20'000 personnes sont détenues par les forces américaines en Irak, principalement à Camp Bucca, près de la ville de Bassorah (sud), et à Camp Cropper, près de Bagdad. La plupart n'ont pas été formellement accusées. L'armée américaine a affirmé que la durée moyenne de détention dans les deux camps était d'environ un an.

 

(ats / 10:47)

 

09-11

 

L'armée américaine a libéré neuf Iraniens arrêtés en Irak pour leur soutien présumé à la résistance irakienne (certains étaient détenus depuis 2004) et parmi lesquels figurent deux des cinq Iraniens arrêtés en janvier 2007 à Erbil (nord)

 

Onze Iraniens restent encore détenus par l'armée américaine qui les considère "toujours comme une menace pour l'Irak".

 

La libération des onze Iraniens reflète néanmoins une tendance à atténuer les fortes tensions entre Selon ATS les deux pays, se livrent depuis des mois à une véritable guerre par procuration sur le territoire irakien.

 

(ats 17:29)

 


Les alliés (des Usa) dans le monde

 

Pologne

 

17-10

 

Selon un sondage réalisé en juin, 81% des Polonais sont opposés à la présence de leurs soldats en Irak aux côtés des Etats-Unis, alors que 15% y sont favorables.

 

(AFP)

 

18/11/2007

JOURNAUX

 

Pour des raisons techniques,  il se pourrait que vous ne receviez plus ou éditions irrégulières

 

de journaux-  pendant, au moins, 14 jours.

 

Mais ne vous inquiétez pas, nous sortions le prochain journal régulier fin de ce mois encore.

 

Merci pour votre patience.

 

Marc

 

Dossiers de l'Afghanistan n°131 au 17-11 Début

Dossiers de l'Afghanistan n°131 au 17-11 Début

 

8 Dossiers

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

 

 

1-1 Rapport "Afghanistan"-

 

1 Point de vue de  Murray Brewster : Amnesty affirme : Les forces de l'Otan  violent leurs propres règlements.

 

Le nouveau rapport d'Amnistie internationale soulève des doutes au sujet de la réelle volonté du Canada de faire la lumière sur les allégations de torture de prisonniers afghans.

 

Lundi, le groupe de défense des droits humains a dit craindre que l'enquête lancée au printemps dernier par les autorités canadiennes sur les allégations de torture n'ait été ni "compétente", ni "impartiale".

 

Cette critique sévère fait partie du rapport de 51 pages sur le traitement des détenus capturés par l'OTAN en Afghanistan. On y accuse aussi le Canada d'entretenir le flou sur le nombre de résistants capturés et confiés aux autorités afghanes locales.

 

Au printemps dernier, on a appris, selon des allégations rapportés dans les médias, qu'une trentaine de prisonniers remis aux autorités locales par des troupes canadiennes pourraient avoir été torturés, en dépit du fait qu'Ottawa avait signé une note garantissant leur sécurité. Ces révélations avaient amené le gouvernement conservateur à signer un accord amélioré sur les transferts avec le gouvernement afghan en mai, permettant aux Canadiens de suivre le sort fait aux prisonniers qu'ils capturent.

 

Mais selon Amnistie, cet accord ne protège pas véritablement les prisonniers contre la torture puisque la surveillance s'effectue après les faits.

 

Ni le ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier, ni des membres de son personnel n'étaient disponibles pour des commentaires.

 

Les demandes faites en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, relativement aux détenus afghans, ont été rejetées pour cause de sécurité nationale.

 

L'été dernier, des avocats fédéraux ont invoqué une disposition rarement utilisée pour empêcher des avocats d'Amnistie et de l'Association des libertés civiles de Colombie-Britannique de voir des documents de la Défense et des Affaires étrangères au sujet des captifs afghans. Ces deux organisations sont en Cour fédérale pour tenter de stopper les transferts de prisonniers.

 

Amnistie internationale demeure très préoccupé par le sort des détenus remis par l'OTAN aux autorités afghanes et craint qu'ils ne courent actuellement un risque élevé de torture et de mauvais traitements, mentionne le document rendu public lundi en Europe et en Amérique du Nord.

 

L'expert canadien d'Amnistie sur l'Afghanistan a expliqué la sévérité de cette évaluation par les efforts persistants du gouvernement conservateur pour garder secrets les documents gouvernementaux sur les transferts de détenus.

 

D'autres pays, dont la Grande-Bretagne , les Pays-Bas, la Norvège et la Belgique , ont aussi été critiqués, notamment pour avoir perdu la trace de prisonniers remis aux services de sécurité afghans.

 

Amnistie demande au Canada et aux autres pays de l'OTAN présents en Afghanistan de cesser de transférer leurs prisonniers aux autorités du pays, particulièrement à leurs services de renseignements. 

 

Murray Brewster, La Presse Canadienne

 

12-11

 

2 Article de Reuters.

 

Dans un rapport de 40 pages Amnesty affirme que les forces de l'Otan en Afghanistan violent leurs propres règlements en confiant des prisonniers aux services de sécurité afghans malgré les soupçons de tortures sur des détenus dont ils font l'objet, affirme Amnesty International.

 

Amnesty précise que les informations faisant état de tortures et de mauvais traitements commise par les forces de sécurité afghanes sont si persistantes que les membres de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) dirigée par l'Otan se rendent de facto complices de ces mauvais traitements en leur remettant des prisonniers.

 

Ces déclarations de tortures concernent particulièrement la Direction nationale de la sécurité (DNS), souligne l'ONG de défense des droits de l'homme dans un rapport intitulé "Afghanistan.

 

"Les pays qui participent à l'Isaf sont tenus au regard du droit international de ne pas transférer des détenus aux autorités afghanes lorsqu'ils risquent d'être torturés ou maltraités", souligne Claudio Cordone, directeur général de la recherche d'Amnesty International.

 

Dans ce rapport Amnesty affirme que les soldats belges, britanniques, canadiens, néerlandais et norvégiens de l'Isaf sont particulièrement concernés.

 

L'ONG exclut spécifiquement le système de détention mis en place par les Etats-Unis dans le cadre d'"Operation Enduring Freedom".

 

Elle ajoute que cinq Etats membres de l'Isaf ont signé des protocoles d'accord avec le gouvernement afghan sur les transferts et le suivi des prisonniers, et que quatre autres pays ont exprimé le désir de le faire.

 

Quatre des 14 autres Etats de l'Isaf comptant plus de 100 soldats en Afghanistan ont dit à Amnesty qu'ils n'avaient pas de protocole d'accord et les dix derniers ont soit refusé de s'exprimer à ce sujet soit affirmé qu'ils ne pouvaient pas vérifier l'existence d'un protocole d'accord, précise l'ONG.

 

Le rapport mentionne en détail des accusations de tortures, par les forces afghanes, sur plusieurs détenus remis par les forces canadiennes au DNS.

 

"Les pays membres de l'Isaf ne peuvent se dégager de leur obligation de protéger les individus contre ces traitements en s'en remettant à des accords bilatéraux", estime Cordone.

 

"Ces instruments, qui sont censés garantir que les détenus seront traités conformément aux normes internationales, se sont révélés insuffisants."

 

Amnesty appelle l'Isaf à "suspendre tous les transferts de prisonniers aux autorités afghanes" et à "se charger de les détenir jusqu'à ce que des garanties efficaces soient introduites".

 

"Les pays qui fournissent des troupes à la FIAS doivent oeuvrer pour la réforme du système pénitentiaire afghan et étudier la possibilité d'envoyer des observateurs internationaux dans les centres de détention afghans afin qu'ils forment et surveillent les nouveaux agents de l'administration pénitentiaire", préconise encore Amnesty International.

 

(Reuters) 12-11

 


1-2 Asaf Durakovic : Maladies non diagnostiquées et guerre radiologique.

 

L’expérimentation et l’usage de la bombe atomique, puis des munitions et blindages à l’uranium appauvri, ont irradié les lieux d’expérimentation et les théâtres d’opération. Des maladies nouvelles ont atteint aussi bien les soldats de l’Alliance atlantique qui maniaient ces armes, que leurs ennemis, ou que les populations civiles. Longtemps après le retour de la paix, les radiations continuent à contaminer ceux qui y sont exposés. Bien que les gouvernements « occidentaux » aient volontairement entravé le plus longtemps possible la recherche médicale en cette matière, une abondante documentation a été amassée au cours des ans. Nous publions une longue synthèse dans laquelle Asaf Durakovic dresse le bilan des connaissances actuelles de cette catastrophe sanitaire. Désormais, la manière dont les pays de l’OTAN font la guerre peut aussi tuer leurs propres ressortissants en temps de paix.

 

Une contamination interne par des isotopes d’uranium appauvri (UA) a été constatée parmi les anciens combattants britanniques, canadiens et états-uniens de la guerre du Golfe neuf ans encore après leur exposition à de la poussière radioactive lors de la première guerre du Golfe. Des isotopes d’UA ont été également observés dans des échantillons d’autopsie de poumons, de foie, de reins et d’os prélevés sur des vétérans canadiens. Dans des échantillons de sol prélevés au Kosovo, on a trouvé des centaines de particules de diamètre généralement inférieur à 5 _m pesant des milligrammes. La première guerre du Golfe a laissé dans l’environnement 350 tonnes d’UA et dans l’atmosphère 3 à 6 millions de grammes d’aérosols d’UA. Ses conséquences, le syndrome de la guerre du Golfe, consistent en troubles complexes multiorganiques, progressifs et invalidants : fatigue invalidante, douleurs musculo-squelettiques et articulaires, maux de tête, troubles neuropsychiatriques, changements de l’humeur, confusion mentale, problèmes visuels, troubles de la démarche, pertes de mémoire, lymphadénopathies, déficience respiratoire, impuissance et altérations morphologiques et fonctionnelles du système urinaire.

 

Ce que l’on sait actuellement sur les causes est totalement insuffisant. Après l’Opération Anaconda menée en Afghanistan (2002), notre équipe a examiné la population dans les régions de Jalalabad, Spin Gar, Tora Bora et Kaboul et a constaté que les civils présentaient des symptômes semblables à ceux du syndrome de la guerre du Golfe. Des échantillons d’urine de 24 heures ont été prélevés sur 8 sujets symptomatiques choisis selon les critères suivants :
1. Les symptômes ont commencé juste après le largage des bombes.
2. Les sujets étaient présents dans la région bombardée.
3. Manifestations cliniques.
Des prélèvements ont été effectués sur un groupe témoin d’habitants asymptomatiques de régions non bombardées. Tous les prélèvements ont été examinés quant à la concentration et au ratio de quatre isotopes U234, U235, U236 et U238. À cet effet, nous avons utilisé un spectromètre de masse multicollecteur à source d’ionisation par plasma à couplage inductif. Les premiers résultats de la province de Jalalabad ont prouvé que l’élimination d’uranium total dans l’urine était significativement plus importante chez toutes les personnes exposées que dans la population non exposée. L’analyse des ratios isotopiques d’uranium a révélé la présence d’uranium non appauvri. L’étude de prélèvements effectués en 2002 a révélé, dans les districts de Tora Bora, Yaka Toot, Lal Mal, Makam Khan Farm, Arda Farm, Bibi Mahre, Poli Cherki et à l’aéroport de Kaboul des concentrations d’uranium 200 fois plus fortes que celles de la population témoin. Les taux d’uranium dans les échantillons de sol des sites bombardés sont deux à trois fois plus élevés que les valeurs limites mondiales de concentration de 2 à 3 mg/kg et les concentrations dans l’eau sont significativement supérieures aux taux maximums tolérables fixés par l’OMS. Ces preuves toujours plus nombreuses font de la question de la prévention et de la réponse à la contamination par l’UA une priorité.

 

« Rien ne protège de cette force fondamentale de l’univers. »
Albert Einstein

 

 

 

Extrait

 

Études menées en Afghanistan

 

Bien que les études de l’UMRC portant sur l’analyse de l’urine des anciens combattants de la première guerre du Golfe aient été effectuées plusieurs années après l’exposition, les recherches les plus récentes fondées sur l’examen d’échantillons biologiques et environnementaux ont coïncidé avec l’Opération Liberté immuable (OEF) menée en Afghanistan depuis 2001. Ce pays offrait une occasion de mener une étude à un moment proche de celui du conflit. L’Opération Anaconda prit fin juste au moment où la première équipe de l’UMRC entrait à l’Est de l’Afghanistan (fig. 1). Elle a eu accès aux installations stationnaires car les équipements militaires mobiles n’avaient été ni déplacés ni mis en sécurité. Les études de l’IMRC portant sur la population des zones de Jalalabad, de Spin Gar, de Tora Bora et à l’aéroport de de Kaboul ont identifi é des civils souffrant des mêmes symptômes multiorganiques non spécifiques observés pendant la première guerre du Golfe et celle

 

des Balkans : faiblesse physique, maux de tête, douleurs musculaires et osseuses, modifi cations respiratoires, toux sèche persistante, douleurs thoraciques, troubles gastro-intestinaux, symptômes neurologiques, pertes de mémoire, anxiété et dépression. Des échantillons d’urine de 24 heures des sujets symptomatiques et de sujets témoins asymptomatiques ont été recueillis selon les critères suivants :
1) Apparition des symptômes coïncidant avec les bombardements,
2) Sujets présents dans la zone des bombardements ;
3) Manifestations cliniques.
Les sujets du groupe témoin ont été choisis parmi les résidents asymptomatiques de zones non bombardées. Une estimation de la contamination environnementale avait été effectuée grâce à une analyse d’échantillons de sol, de poussière [91], de décombres et d’eau Potable [92] selon des critères établis pour l’évaluation de la dispersion, des dangers des actinides et de la collecte après impact d’échantillons environnementaux (fig. 2 et 3). Tous les sujets, y compris ceux du groupe témoin, ont été informés à propos du protocole et de la collecte d’échantillons dans les langues locales, le dari et le pachto, et ont signé un formulaire de consentement. Tous les échantillons ont fait l’objet d’une analyse de la concentration et du ratio de quatre isotopes d’uranium : U234, U235, U236 et U238 au moyen d’un spectromètre de masse multicollecteur à source d’ionisation par plasma à couplage inductif, dans les laboratoires du British Geological Survey de Nottingham (Angleterre).

 

Les premiers résultats concernant la province du Nangarhar ont révélé une augmentation significative d’élimination urinaire d’uranium totale chez la totalité des sujets, en moyenne plus de 20 fois plus élevée que chez les sujets non exposés. L’analyse des ratios isotopiques a révélé la présence d’UA [93]. Des analyses d’échantillons effectuées au cours d’un second voyage scientifique, en 2002, ont révélé des concentrations d’uranium jusqu’à 200 fois plus élevées que chez les sujets témoins. Ces taux élevés d’élimination d’uranium total ont été mesurés dans les districts de Tora Bora, de Yaka Toot, de Lal Mal, de Makam Khan Farm, d’Arda Farm, de Bibi Mahro, de Poli Cherki et à l’aéroport de Kaboul. Les deux voyages ont révélé des signatures identiques d’uranium non appauvri (UNA) dans toutes les zones de l’Est de l’Afghanistan étudiées (tableaux 2 et 3, figure 4). Les taux d’uranium enregistrés dans les échantillons de sol prélevés sur des sites bombardés au cours de l’Opération Liberté immuable étaient 2 à 3 fois plus élevés que les taux de concentration de 2-3 mg/kg observés dans le monde. Les concentrations dans l’eau étaient significativement plus élevées que les taux maximaux tolérés par l’OMS (cf. nos documents non publiés). Les recherches de l’UMRC s’étendent au Centre, à l’Ouest et au Nord de l’Afghanistan. Outre la poursuite des études sur l’analyse des urines pour mesurer les isotopes d’uranium, une collaboration interdisciplinaire consacrée à l’examen clinique approfondi des fonctions rénales et pulmonaires, des études cytogéniques des aberrations chromosomiques dans le sang périphérique de sujets contaminés, des études au microscope électronique et nanopathologiques d’échantillons de tissus provenant de biopsies et d’autopsies ont été mises en œuvre. Des études longitudinales d’anciens combattants de la première guerre du Golfe et de la population de l’Est de l’Afghanistan vont se poursuivre de même que des recherches sur les maladies inexpliquées de vétérans de la seconde guerre du Golfe. Des études cliniques organisées dans des centres médicaux universitaires internationaux et des institutions de recherches vont évaluer les effets de l’UA et de l’UNA sur les systèmes rénal et respiratoire en recourant aux méthodes modernes de morphologie fonctionnelle et d’imagerie informatique. Les recherches porteront notamment sur la transformation néoplastique [94] l’apoptose cellulaire, la mutagénèse [95] et le risque cancérogène [96]. Des études de contamination environnementale et de biodistribution porteront sur les effets aigus et chroniques de composés d’isotopes d’uranium et évalueront les doses cumulatives de radiations et leurs effets biologiques depuis l’introduction de la guerre radioactive. Les études sur le terrain sont actuellement étendues à la population civile d’Irak, de la bande de Gaza, des Balkans et de nouvelles zones d’Afghanistan. Nos études confi rment la découverte d’U236 dans des échantillons de sol des sites bombardés du Kosovo et la présence de particules d’UA. Ces échantillons contenaient des centaines de particules par milligramme de sol contaminé, dont 50 % de particules de diamètre inférieur à 1,5 _m et la plupart de diamètre inférieur à 5 _m [97]. Nous essay ons d’évaluer ces résultats lors de nos voyages scientifiques dans les zones où des combats ont eu lieu.

 

Asaf Durakovic

 

17 09 2007
Uranium Medical Research Center (Washington D.C., États-Unis)
Traduction Horizons et débats

 

 

 


1-3 Position de Mohamed Najjar : Ahmed Hassan Soliman, ancien détenu à Guantanamo, confirme l’assassinat de détenus.

 

Sami El Hadj a été torturé parce qu'’il travaillait avec Al Jazzera.
« Je priais Allah pour que je ne me réveille pas de mon sommeil (…) et si le suicide n'’était pas interdit en Islam, je me serais suicidé depuis longtemps », ainsi a parlé à son retour dans son pays, la Jordanie , Ahmed Hassan Soliman, l'’ancien détenu qui a passé près de 6 ans de détention, trimballé entre les camps américains du Pakistan, d’'Afghanistan et de Guantanamo.
Soliman est arrivé en Jordanie il y a quelques jours. Il a été détenu pendant une semaine par les autorités Jordaniennes puis relâché le dimanche dernier. Dans un entretien avec Al Jazzera, il a fait le récit  des supplices et des mauvais traitements qu’il a subis depuis son arrestation à Peshawar au Pakistan, au début de 2002, son transfert à la prison de Begram en Afghanistan, puis à une autre prison américaine à Kandahar, dans le sud de l'’Afghanistan, et enfin à Guantanamo, à Cuba.
Soliman a raconté à Al Jazzera que « son plus mauvais souvenir du camp de Guantanamo c’'était quand les militaires américains avaient piétiné le Saint Coran et l’'avaient jeté dans les toilettes et quand ils attaquaient les détenus alors qu'’ils étaient en pleine prière ».
Il raconta que les interrogatoires n'’étaient que de simples étapes dans le parcours «  de la torture, des traitements avilissants et des agressions verbales à l'’encontre de l'’Islam, d’'Allah et de son Prophète (…) et, tout ce qui se passait au cours des interrogatoires nous confirmait que le problème n’'avait rien à voir avec Ben Laden ou les Talibans, mais simplement de 'a haine envers l’'Islam et les musulmans ».
Soliman a révélé à Al Jazzera la vérité sur les suicides auxquels se sont acculés les détenus musulmans, selon les allégations des autorités de Guantanamo. Il a accusé les forces américaines d’'avoir prémédité l’'assassinat de ces «  prétendus suicidés », pour s'’être entêtés à continuer la grève de la faim.
Ils ne se sont pas suicidés mais ont été suicidés !
Il a ajouté que les quatre personnes dont on avait annoncé le suicide, ont été en grève de la faim durant deux ans  et étaient alimentés par force. C’'étaient des gens qui avaient appris le Coran par cœoeur et savaient parfaitement que le suicide est illicite et que celui qui le faisait était destiné au feu éternel.
Soliman a ajouté qu’'aucun détenu ne s’'est suicidé mais que ce sont les américains qui les ont assassinés, ajoutant : « j’ai vu ceux qu'’ont a prétendu qu'’ils se sont suicidés, juste avant qu’'ils ne soient liquidés. J’ai vu Mani’i Al Outeibi, originaire de la presqu’'île arabique, Yasser Zahrani et Ali Salah, du Yémen et un autre appelé Abou Talha, (au fait je ne me rappelle pas de son vrai nom). Tous ces gens ont été assassinés par les américains parce qu’'ils faisaient la grève de la faim.
A propos du détenu Yéménite Ali Salah, déclaré suicidé, Soliman raconte : « J’ai vu Ali Salah avant l'’annonce de son suicide. Il avait les mains enchaînées derrière le dos. Comment pouvait-il se suicider » ?
L'’ancien détenu, de retour de l'’enfer de Guantanamo, a raconté par ailleurs que « chaque détenu était gardé 24 heures sur 24, par 6 ou 7 militaires. Il était en permanence enchaîné et contrôlé à longueur du jour et de la nuit par des caméras. Comment peut-il se suicider dans ces conditions »?
L'’ancien détenu Jordanien a déclaré enfin: « qu’'il espérait pouvoir porter plainte contre le président Américain Georges Bush et le président Pakistanais Parvis Musharraf, s’'il était convaincu qu’'une telle procédure avait des chances d’'aboutir » !
Mohamed Najjar- Amman
13/11/2007 
Traduit de l’'arabe par Ahmed Manai : www.tunisitri.net/
http://www.aljazeera.net/NR/exeres/C75ECBF4-C79E-49D3-BAD0-C1B6869E685B.htm/

 

 


1-4 Point de vue de Matteo Bosco Bortolaso : Usa, la facture de la guerre a doublé.

 

Une facture de plus de 20 mille dollars, plus de 14 mille euros. C’est ce que chaque famille étasunienne doit payer pour  les guerres en Irak et Afghanistan. Selon un rapport présenté hier (13 novembre 2007) au Congrès des Etats-Unis, le coût des interventions militaires voulues par l’administration Bush est le double de ce qui était prévu : au total environ 1.600 milliards  de dollars en regard des 804 prévus. La commission finances qui a fait l’estimation, composée de membres de la chambre et du sénat, a calculé le prix des deux guerres pour une famille de quatre personnes : 20.900 dollars, équivalents à 14.300 euros. La facture couvre six ans, de 2002 à 2008. Dans la prochaine décennie, le compte que les familles devront régler pourrait encore gonfler, et dépasser les 46 mille dollars" (par famille).

 

Marie-Ange Patrizio 

 

Une facture de plus de 20 mille dollars, plus de 14 mille euros. C’est ce que chaque famille étasunienne doit payer pour  les guerres en Irak et Afghanistan. Selon un rapport présenté hier (13 novembre 2007) au Congrès des Etats-Unis, le coût des interventions militaires voulues par l’administration Bush est le double de ce qui était prévu : au total environ 1.600 milliards  de dollars en regard des 804 prévus. La commission finances qui a fait l’estimation, composée de membres de la chambre et du sénat, a calculé le prix des deux guerres pour une famille de quatre personnes : 20.900 dollars, équivalents à 14.300 euros. La facture couvre six ans, de 2002 à 2008. Dans la prochaine décennie, le compte que les familles devront régler pourrait encore gonfler, et dépasser les 46 mille dollars. Si l’on prend en considération une période plus ample, de 2003 à 2017, les deux guerre pourraient coûter en tout 3.500 milliards de dollars.

 

A elle seule, l’intervention en Irak aurait coûté 1.200 milliards de dollars, par rapport à un coût prévu de 609 milliards. Des chiffres qui, selon d’autres estimations du Congrès, dépassent de très loin les dépenses pour le Vietnam (600 milliards de dollars actuels) et la première guerre du Golfe (80 milliards).

 

Le rapport expose que les coûts les plus grands sont dus, entre autres, aux soins pour les anciens combattants qui reviennent d’Irak et d’Afghanistan, handicapés ou victimes des fameux « troubles du stress post-traumatique ». Le coût des anciens combattants, fêtés dimanche dernier au cours du « Veterans day » se monterait à lui seul à 30 milliards de dollars. Le document tient aussi compte des  intérêts des emprunts  contractés pour partir en  guerre et souligne comment le prix du pétrole a grimpé de façon vertigineuse, même si l’augmentation  n’est pas due qu’à la guerre en Irak. Les estimations indiquent que dans les quatre dernières années, environ 123 milliards de dollars sont passés des mains des consommateurs étasuniens à celles des producteurs de pétrole étrangers. Les intérêts  des emprunts, par contre, dépassent les 550 milliards de dollars.

 

Selon les démocrates qui ont préparé le rapport, les « coûts masqués » de la guerre ont ôté des ressources à des « investissements plus productifs ». Les interventions en Afghanistan et Irak, en outre, auraient  éloigné de leur travail les réservistes de la Garde Nationale. Cela aurait causé des dommages à l’économie étasunienne pour un montant allant de 1 à 2 milliards de dollars.

 

« Le rapport fait apparaître de façon cristalline que le coût de la guerre en termes de vies perdues et dollars dépensés est tragiquement inacceptable », a déclaré le président de la commission concernée, le démocrate Charles Schummer. La contrepartie républicaine n’a pas participé à la rédaction du rapport.

 

Pendant ce temps, le Pentagone annonçait que trois mille soldats environ de la première division de cavalerie, basés dans la province irakienne de Dyala, allaient rentrer chez eux. C’est la seconde coupe depuis celle de septembre, quand 2.200 marines de la province de Anbar sont rentrés aux Etats-Unis. Le Pentagone affirme que la guerre va poursuit bien et que l’augmentation de 30 mille soldats pendant les 6 premiers mois de cette année a servi. Le ministère de la défense a souligné qu’en octobre, les morts étasuniens n’ont été que 38 et que le nombre des victimes civiles serait descendu sous le quota de mille.

 

Les vingt et une pages  rendues par la commission parlementaire et les chiffres égrainés par le Pentagone offrent aux candidats à la Maison Blanche de nouveaux arguments  pour débattre des guerres en Irak et Afghanistan.

 

Sur le front démocrate, à part Bill Richardson et Dennis Kucinich, qui sont sur des positions  plus radicales, les autres candidats demandent un retrait progressif des troupes, accompagné d’interventions destinées à la reconstruction du pays et à la lutte contre le terrorisme. Les républicains comme l’ancien maire de New York Rudy Giuliani, l’ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney et le vétéran du Vietnam John McCain soutiennent par contre les plans de l’administration Bush. Depuis que le Congrès est passé sous le contrôle des démocrates, après les élections de mi-mandat de l’automne dernier, leur parti a perdu ses 40 tentatives d’imposer par une loi quelque limite que ce soit à la liberté de manœuvre du président sur l’Irak.

 

Matteo Bosco Bortolaso

 

correspondant aux Etats-Unis de il manifesto.

 

Edition de mercredi 14 novembre 2007 de il manifesto

 

http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/14-Novembre...

 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

 

1-5 Point de vue de Renaud Delaporte : Le coût de la guerre au Moyen-Orient remet en cause le fonctionnement de la démocratie Etats-unienne.

 

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

 

Extraits

 

Deux mille quatre cents milliards de dollars. C’est le coût pour les citoyens étasuniens, à l’échéance de 2017, de la guerre menée en Irak et en Afghanistan compte tenu des intérêts des emprunts. Ce montant ne tient pas compte des dépenses supportées par les pays de la coalition.

 

Il représente le cinquième du PIB des USA, 8 000 dollars par Etasunien ou 24 000 dollars par Irakien et par Afghan. Face aux objectifs proclamés et aux résultats atteints, il convient de s’interroger sur les véritables bénéficiaires de cette somme. Ce ne sont pas les citoyens américains….

 

Les sommes engagées dans le conflit au Moyen-Orient, plus que tout autre indicateur, attestent que les objectifs réels divergent radicalement de ceux qui ont été proclamés.

 

 

Afin de faire face à ces dépenses, l’équipe au pouvoir aux Etats-Unis a refusé d’accorder le minimum de protection sociale demandée par les plus démunis de ses électeurs. Elle creuse les déficits publics, ce qui met en péril sa monnaie. Elle endette lourdement sa population. Asphyxiés par une économie de guerre et par l’augmentation des coûts de l’énergie qui en résulte, les Etats-Unis s’apprêtent à faire face à un accroissement important du nombre de faillites et donc du chômage.

 

Les libertés individuelles sont en recul. L’habeas corpus a été supprimé. Les citoyens peuvent être séquestrés sans jugement. Quarante-cinq mille personnes sont interdites de vol aux USA - pour nous, Français, comprendre TGV - et un nombre plus grand encore figure sur une liste des personnes à surveiller pour avoir mis en cause la politique actuelle. Une recherche sur Google avec les mots "watch list" est proprement édifiante. Il faut que la notion de démocratie américaine soit profondément gravée dans les esprits pour que l’idée de la mise en place d’une dictature ne puisse encore paraître acceptable. Comment appeler autrement cette dérive ? Qu’en serait-il de l’image d’un Chavez ou d’un Poutine si leur police interdisait le déplacement de ses citoyens et fouillait régulièrement les élus de l’opposition ?

 

Le mandat des électeurs américains à ses dirigeants comportait-il ces clauses ?

 

Le conflit au Moyen-Orient a déplacé et ruiné des millions d’Irakiens, provoqué une guerre civile qui a coûté la vie à des centaines de milliers de personnes.

 

Il a relancé la production d’opium en Afghanistan jusqu’à constituer 60 % du PNB de ce pays. Cet opium revient en Occident détruire la santé mentale et physique de milliers de personnes. Les revenus qu’ils procurent sont considérables. À qui profitent-ils ?

 

Les électeurs américains étaient persuadés que l’intervention au Moyen-Orient ramènerait la démocratie et témoignerait de ses valeurs auprès des populations concernées. Le résultat obtenu est exactement inverse. Jamais l’image des Etats-Unis n’a été aussi basse dans la région occupée, et dans le monde en général.

 

Deux réunions internationales entre les pays limitrophes de la Caspienne puis les pays limitrophes de l’Irak les ont amenés à se prononcer contre l’utilisation de leur territoire pour la poursuite de cette offensive. Elles ont constitué un front anti-américain auquel Nasser lui-même n’aurait jamais rêvé. Cette coalition d’intérêts régionaux procure à la Russie et à la Chine , qui la favorisent, un poids diplomatique que ni la puissance soviétique, ni Mao Zedung n’ont pu obtenir dans cette partie du monde.
Chacun des 200 millions d’électeurs américains va payer 12 000 dollars pour entraîner sa nation dans un recul diplomatique sans précédent. Qui peut accepter que le produit de son travail soit dévolu à dévaloriser les valeurs qu’il tient pour essentielles ? Est-ce pour parvenir à ce résultat qu’ils ont porté l’équipe Bush au pouvoir ?

 

Sur le plan militaire, la déroute est totale. Des officiers généraux avouent en privé que l’Afghanistan est perdu. L’armée américaine subit l’humiliation de voir ses GI refuser de façon fréquente d’obéir aux instructions qu’ils reçoivent, réduisant leurs patrouilles à un stationnement dans un endroit tranquille.

 

La vulnérabilité des États-Unis en tant qu’hyperpuissance apparaît de jour en jour.

 

En Irak, tuer du GI est devenu un sport national. Aux USA même, la révolte des états-majors ne cesse de s’amplifier. On leur attribue la destruction d’un satellite d’observation nécessaire aux opérations en Iran et l’échec du transfert de missiles armés de bombes nucléaires vers le théâtre des opérations. Le gouvernement des États-Unis a perdu la confiance de ses propres forces armées. Doit-on se réjouir que, par ces actes de désobéissance, l’armée américaine s’honore de répondre à l’aspiration du plus grand nombre de ses habitants de mettre fin à cette guerre absurde ? Elle témoigne de l’intervention nécessaire de l’armée dans le fonctionnement même de la démocratie !

 

Rares sont les précédents dans l’histoire où un aussi petit nombre d’hommes aura utilisé une aussi grande quantité d’argent pour des conséquences aussi déplorables !

 


Pour quel objectif ?

 

Si l’enjeu de ce conflit était de détruire des armes de destruction massive, ce à quoi plus personne ne croit, un renforcement des inspections ou le contrôle de forces de l’ONU n’aurait pas coûté plus du millième des sommes investies dans le conflit. Pourtant, l’argument a été repris envers l’Iran et justifie encore des menaces de guerre. (Notons en passant que l’opinion publique va devoir modifier ses croyances : cette rhétorique est de nouveau abandonnée.)

 

La lutte contre le terrorisme ne serait-elle pas infiniment plus efficace et moins coûteuse si elle s’employait à mettre hors d’état de nuire toutes les personnes et les organismes qui en assurent le financement ? À l’heure où toutes les transactions bancaires peuvent être suivies à la trace, remontant les filières du financement des attentats du 11 Septembre, la première des choses ne consisterait-elle pas à vérifier sérieusement pourquoi les services secrets d’un État effectuent des virements importants à d’obscurs étudiants ? L’efficacité de l’action des services spéciaux, infiniment moins gratifiante pour un gouvernement que des déclarations tonitruantes d’un président sur le pont d’un porte-avion, l’emporte sur le terrain à tout déploiement massif de forces armées. Les crédits affectés dans ce domaine sont autrement efficaces que l’emploi de troupes blindées ou de chasseurs supersoniques.

 

N’est-il pas également urgent de contraindre les paradis fiscaux, chambres officielles de blanchiment, à rendre des comptes ? Alors qu’aucune démocratie ne peut faire l’économie d’une surveillance efficiente des sommes circulant illégalement, jamais ces sommes n’ont été aussi importantes. En suivre le fil conduirait à dévoiler les collusions entre les services de renseignements engagés dans la déstabilisation des gouvernements, les trafics de drogue, les trafics d’armes et la corruption des hauts personnages des États dont l’Irangate représente l’archétype. L’absence de volonté à entreprendre un grand nettoyage dans ces écuries d’Augias mesure de façon certaine et inquiétante l’écart qui sépare l’idée que nous nous faisons d’une démocratie et la glauque réalité sur laquelle nous surnageons, faussement innocents. Le terrorisme armé est l’enfant caché du terrorisme financier qui règne en maître sur les transactions économiques.

 

Si l’enjeu de ce conflit est la maîtrise des sources et de l’approvisionnement de pétrole, nous sommes en droit de nous poser la question de la fonction même des traités internationaux. Qui peut prétendre honnêtement qu’un traité international coûte 2 500 milliards de dollars ? Pour négocier, il faut venir en position de force. À tout vouloir, les Américains se sont affaiblis au point de risquer maintenant de perdre leur prééminence au profit de la Russie et de la Chine qui se seraient contentées, il y a quelques années encore, d’une part du gâteau. Les dernières sanctions financières contre l’Iran amplifient encore ce risque.

 

Les Seigneurs de la guerre

 

Le dollar ne tient que par sa position de monnaie des transactions des matières premières. Le pouvoir US est tombé dans les mains des propriétaires des banques émettrices de dollars qui s’enrichissent de toutes les transactions, légales et illégales, effectuées dans cette monnaie. Les sommes englouties dans la guerre au Moyen-Orient ne sont pas perdues pour elles. Elles contrôlent le système militaro-industriel, et ne s’en cachent pas. Leur aventurisme militaire augmente notablement leur fortune, leur puissance, élargit leur influence dans la sphère politique. Qu’importe le chaos : il produit bien plus de richesses qu’un moulin à farine ! Le coût exorbitant de la guerre au Moyen-Orient n’est justifié qu’à travers l’appropriation de ces sommes par un très petit nombre de Seigneurs de la guerre.

 

Malgré les avertissements d’Eisenhower, le système électoral américain ne parviendrait-il plus qu’à porter au pouvoir tel ou tel chargé de représentation de leur commerce ? Dans ce cas, ces 2 400 milliards de dollars sont une taxe prélevée sur notre indigence, sur notre faiblesse, sur notre incapacité à admettre que ceux qui prétendent nous représenter nous utilisent pour assouvir leur volonté de puissance et sanctionnent notre aveuglement à ne pas le reconnaître.

 

Ne jetons pas la pierre aux électeurs d’outre-Atlantique : nous allons entériner un traité européen liant de façon irrémédiable notre diplomatie à celle de Washington par le biais de l’OTAN.

 

Avons-nous encore le courage de la démocratie ?

 

Renaud Delaporte

 

 

1-6 Point de vue de Azmi Bishara : De l’insanité de la guerre US.

 

Un général du Pentagone qui reprendrait de l’active, ne serait-ce que vingt ans après son départ à la retraite, serait très très surpris. Voici deux décennies de cela, son pays venait d’émerger, victorieux, sur l’ordre communiste international, après quelque quarante années et des poussières de guerre politique, culturelle, économique et informationnelle, qui se manifesta par l’éruption d’innombrables conflits régionaux, de révolutions et de coups d’état dans diverses régions du globe, et dans lesquels son organisation avait investi toutes son énergie et toutes ses ressources. Ainsi, il allait connaître ses années dorées, confiant que l’Amérique était plus sure et plus confiante, puisqu’elle avait désormais vaincu ce que Ronald Reagan avait qualifié d’ « Empire du Mal »… Sa confiance aurait encore été renforcée par el fait que le dernier projet de loi sur l’acquisition de nouveaux armements que le président eût soumis au vote du Congrès s’élevait à un demi trillion de dollars en dollars d’aujourd’hui, à l’effet d’entraîner l’économie soviétique en haillons dans une nouvelle course aux armements. Imaginez la surprise de notre général américain à la retraite, vingt ans après que son gouvernement en eut fini avec cet ennemi de la liberté et de l’ « American way of life », en voyant que son président, aujourd’hui, en 2008, a demandé au Congrès d’approuver un budget militaire, durant cette ère de paix, équivalent, en dollars actuels, au total du budget de 1987, c’est-à-dire quelque chose d’approchant les 505 milliards de dollars…

 

 

Le budget militaire des Etats-Unis équivaut à l’ensemble des budgets militaires de tout le reste du monde, et il représente le quintuple de l’ensemble des budgets militaires des pays que les Etats-Unis ont identifiés comme ses ennemis potentiels (d’après un article de Richard Betts, directeur du Saltzman Institute of War and Peace Studies, qui a été publiée dans le Chicago Sun Times du 28 octobre).

 

 

Certes, un sceptique peut arguer que cette comparaison est injuste, car elle ne prend pas en compte le besoin de coûts exceptionnels afin de couvrir les guerres en cours en Irak et en Afghanistan. Je répondrai à ce sceptique que, premièrement, l’Irak et l’Afghanistan ne sont en rien des « exceptions ». Tout octogénaire américain aurait bien du mal à se souvenir d’un moment où son pays n’aurait été ni en guerre, ni en train d’en préparer une nouvelle ! Contrairement aux cent cinquante premières années de l’histoire des Etats-Unis, les quatre-vingt dernières ne sont qu’une litanie interminable de passage d’un conflit à l’autre ou d’une intervention militaire à la suivante, au cours de ce qu’on peut qualifier de déploiement de l’émergence de l’Empire américain tel que nous le voyons aujourd’hui. Ensuite, les invasions de l’Irak et de l’Afghanistan sont financées par des budgets supplémentaires votés hors le budget fédéral. Si vous ajoutez les 142 milliards de dollars injectés dans ces guerres au budget militaire de 2008, vous arrivez à 650 milliards de dollars, soit 25 % de plus que le budget militaire américain pour l’année 1968, au plus fort de la Guerre froide et de la course aux armements, et à une époque où les Etats-Unis étaient engagés dans la plus féroce des interventions militaires de toute leur histoire, la guerre au Vietnam.

 

 

A l’évidence, le budget de la défense américain est déterminé par d’autres motifs que le seul besoin de financer l’armée et les guerres du moment. Un des déterminants, puissants, est la recherche-développement scientifique et technologique, en particulier dans les secteurs transférables entre les industries militaires et les industries civiles, et sans tenir compte des commandes en sous-traitance, sans lesquelles la plupart des grandes firmes américaines seraient incapables de se tenir hors de l’eau dans la lutte capitaliste pour la survie. Sans égard pour l’existence ni pour la nature des menaces perçues à la sécurité nationale des Etats-Unis, le budget militaire et le complexe de la recherche / production technologique constituent la base de l’économie impériale. Il crée des emplois, permet le développement d’industries civiles, et de manière générale injecte de la vie dans l’ensemble du mécanisme. Autrement dit, contrairement aux allégations des tenants de l’économie de marché, selon lesquels ce développement industriel, scientifique et technologique fonctionnerait par lui-même, sans l’intervention de l’Etat, l’Etat, en réalité, met tout son poids sur l’infrastructure de la recherche, du développement et de la production. C’est même, là, un des facteurs qui ont conféré aux Etats-Unis un avantage sur les autres pays, dans nombre de domaines.

 

 

Le budget militaire américain ne se contente pas de financer des recherches sur des boucliers anti-missiles balistiques, ou contre les syndromes de choc psychologiques relatifs au champ de bataille, pour ne pas parler du développement de la propagande d’Etat et de la machine médiatique. Avec le développement des technologies du commandement par internet, la recherche sophistiquée en matière de cybernétique a reçu une telle part des dépenses relatives à la défense que les villes américaines se livrent entre elles une concurrence acharnée afin d’être retenues comme base pour des centres de recherche et des QG destinés à protéger les ordinateurs et les réseaux de donnée appartenant à des agences gouvernementales, à des banques, voire même au Pentagone contre des virus et des hackers [il s’agit de spécialistes, capables de déchiffrer des codes secrets et de s’introduire sur des sites ultraconfidentiels afin de les espionner, de les « mettre sur écoute », de les endommager ou de les détruire, ndt], qui sont en passe, dit on, de devenir les prochaines armes de destruction massive à la disposition du « terrorisme mondialisé » contre l’Occident. Comme c’est le cas avec tous les sauts technologiques majeurs, les conséquences de l’investissement dans la recherche et le développement des techniques cybernétiques ne manqueront pas d’apporter à la fois des bénéfices et d

15/11/2007

N° 59- Journal du Liban-13-11 – FIN

2 Michel Aoun : La question des armes du Hezbollah et de la majorité.

 

Dénonçant les partis libanais qui l’on menacé suite à la signature du mémorandum du 6 février 2006 signé avec le Hezbollah, le général Michel Aoun a réitéré son soutien à l’application des différentes résolutions de l’ONU, notamment celles qui réclament le désarmement du Hezbollah mais considère que la solution aux armes du mouvement doit se faire par un processus, processus qui débuterait par l’élimination des causes à leur apparition, et impliquant toute la communauté internationale suite à la libération des fermes de Chébaa et a également réclamé la libération de tous les prisonniers détenus par l’état hébreu et par la Syrie.

 

Le candidat à la présidence a rappelé que l’état hébreu peut conduire à tout moment des opérations militaires au Liban et viole quasi quotidiennement l’espace aérien du pays des cèdres.

 

Le général a également révélé que le député druze Walid Joumblatt possèderait des camps d’entraînements au maniement d’armes dans la région de l’Eklim el Kharroub.

 

Discussion au sujet de la Présidence
Qualifiant
les discussions avec le député du mouvement du Futur Saad Hariri de positive, le Général Michel Aoun a estimé ne pas avoir avec lui de points de divergence notamment sur la question du tribunal international et a fait part de ses solutions pour désarmer le mouvement du Hezbollah. Il a également qualifié sa rencontre avec l’ancien président de la république Amine Gemayel de sérieuse et jetant les bases d’une compréhension mutuelle entre les 2 hommes.

 

Le général Michel Aoun a remercié le patriarche Nasrallah Sfeir pour son initiative visant à résoudre la crise politique et à élire un président de consensus avec l’assentiment des partis chrétiens. Il a cependant déclaré que le patriarche maronite sait pourquoi cette initiative est un échec avant d’appeler au recours à de nouvelles élections populaires avant la fin du mandat du parlement actuel.

 

Il s’est cependant interrogé sur les motivations de certains partis de la majorité à refuser sa candidature à la présidence. Il a estimé que son principal souci n’est pas le poste de président mais la fonction présidentielle.

 

Le candidat à la présidence a estimé que certains partis ne veulent pas de l’application de la loi au Liban et ne veulent pas reconstruire les services de sécurité ni réformer l’administration de l’état afin d’établir un Liban féodal qui leur soit acquis.

 

Rappelant que ces partis ont formé une alliance avec le mouvement Hezbollah au cours des dernières élections pour éliminer politiquement le CPL et ensuite ont formé un gouvernement avec le mouvement chiite pour aujourd’hui le considéré comme organisation terroriste,  il considère cependant qu’un consensus au sujet de la présidence reste toujours possible. Il estime par ailleurs ceux qui refusent aujourd’hui ce consensus de vouloir éliminer les chrétiens de la scène politique libanaise, de vouloir persécuter les chrétiens et donc de détruire le Liban.

 

Le dirigeant du CPL a déclaré que toute élection à la majorité simple ou prolongation du mandat du gouvernement Saniora et un coup d’état contre la constitution qu’il estime déjà constitutionnel et annonce que l’opposition prendra les mesures nécessaires pour contrer ces mesures qualifiées de non-constitutionnelles.

 

 

 

Relations avec la Syrie

 

Le Général Michel Aoun a appelé à l’instauration de relations normales entre les 2 pays sur la base de la souveraineté et de l’indépendance des 2 pays. Faisant une différence entre l’état syrien et le régime de Damas, il a également appelé, si des dirigeants syriens sont jugés coupables par le tribunal international du cycle de violence que connaît le Liban depuis l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri le 14 février 2005, à ce qu’ils se rendent à ce tribunal international.

 



 


3 Aoun se prononce pour un candidat consensuel.
Libnanews
A l’issue d’une rencontre imprévue du bloc de
la Réforme et du Changement, le général Aoun, chef du courant patriotique libre et candidat à la présidentielle, a déclaré que s’il n’y a pas d’accord sur un président consensuel, le quorum des deux tiers ne sera pas assuré et ses députés ne prendront pas part à la session électorale.

 

S'exprimant sur son éventuelle rencontre avec le président du conseil exécutif des FL M. Samir Geagea, le général Aoun a indiqué qu'il n'a pas encore été informé de discussions à ce sujet et que cette rencontre n'est qu'un souhait de la part du chef des FL qui semblerait disposé à une telle rencontre.

 

Indiquant qu'il n'est plus aussi sûr que la session du 12 se tienne, le chef du CPL a déclaré qu'il ne considère pas que c'est lui le prochain président ou personne, mais qu'il est pour toute solution bénéficiant d'un accord commun à tous les partis.

 

Affirmant qu'il n'est pas prêt à annuler le rôle des autres ni que les autres supprime le sien, le chef du bloc de la Réforme et du Changement a souligné qu'il se sent le premier concerné par la nomination du présidentiable consensuel, et c'est pour cette raison que toute personne désirant discuter ou proposer un candidat, devrait se concerter avec lui, ajoutant que tous les sondages sur le terrain lui ont donné la primauté au niveau de la représentation chrétienne.

 

Faisant allusion à l'ancien député Nassib Lahoud sans pour autant le nommer, le député du Kesrwane a estimé que celui qui n'a pas gagné les élections parlementaires n'a pas le droit de se présenter en tant que candidat à la présidence.

 

Interrogé sur les manœuvres du Hezbollah, le député de l'opposition a répondu qu'il aurait préféré qu'on lui pose une question sur les violations aériennes israéliennes répétées durant cette semaine, et il donnerait par la suite son avis sur les manœuvres de la résistance libanaise.

 

S'articulant sur l'application des résolutions internationales, le général Aoun a signalé que son camp n'est pas le seul concerné par la mise en application de ces résolutions, mais que le gouvernement, le Conseil de sécurité et les états membres, ainsi qu'Israël en sont également concernés.

 

Quant à sa rencontre avec le commandant en chef de l'armée le général Michel Sleimane, le général Aoun a indiqué que cette rencontre est juste celle d'un chef de l'armée actuel et de son prédécesseur, assurant que le général Sleimane tient à préserver de son mieux l'ordre dans le pays et de défendre l'institution militaire.

 


10-2 La Syrie pas invitée à une réunion multilatérale sur le Liban à Istanbul.

 

Les Etats-Unis ont décidé de ne pas inviter la Syrie à la réunion multilatérale sur le Liban prévue samedi à Istanbul en marge d`une réunion ministérielle des voisins de l`Irak à laquelle Damas participe pourtant, a appris l`AFP auprès de la délégation américaine.
Organisée à l`initiative de la secrétaire d`Etat américaine Condoleezza Rice, cette réunion devrait compter son homologue français Bernard Kouchner, saoudien Saud al-Fayçal, jordanien Abdel Ilah Khatib, égyptien Ahmed Aboul Gheit et émirati Abdallah ben Zayed, ainsi que le secrétaire général de
la Ligue Arabe , Amr Moussa, selon une liste préliminaire des invités.
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a participé vendredi soir au dîner organisé par
la Turquie pour l`ensemble des ministres des pays voisins de l`Irak.
Mme Rice, qui était assise à proximité, a évité soigneusement tout contact visuel avec lui au début du repas, lorsque les caméras ont été autorisées à filmer l`évènement.

 

Sources Angola Press

 

03 Novembre 2007

 

N° 59- Journal du Liban-13-11 – Suite

2 Kouchner, D’Alema et Moratinos exhortent les factions libanaises à se mettre d’accord sur un nouveau président.

 

Si les différentes factions ne parviennent pas à élire un nouveau président, le Liban pourrait connaître une vacance du pouvoir, ou la création de deux gouvernements rivaux, ce qui pourrait menacer la mission de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban) au Sud-Liban.

 

Les trois hommes, dont les pays sont les principaux contributeurs de la FINUL , qui compte 13.600 hommes.

 

Massimo d’Alema a affirmé que c’était la première fois que les trois ministres se trouvaient ensemble au Liban. "Je veux insister sur l’importance de ce message en matière d’engagement et d’unité. Notre présence ici témoigne de notre soutien", a-t-il affirmé.

 

Bernard Kouchner a également souligné que cette visite visait à renforcer le soutien apporté à la FINUL.

 

M. Moratinos a ajouté qu’ils étaient venus pour saluer les troupes, saluer la FINUL qui "oeuvre pour stabiliser la situation".

 

(Source AL-Oufok avec les agences de presse 20-10 )

 

3 Cri d’alarme des évêques maronites face à la situation politique dramatique au Liban.
Extaits :

 

Un cri d’alarme et d’amertume a été lancé aujourd’hui par le Mgr Youssef Tawk qui s'est articulé autour des six points ci-dessous :

 

Décrivant la situation politique d'alarmante au seuil de l'échéance présidentielle, l'assemblée des évêques a indiqué que l'ambiance générale est très tendue et préoccupante, et qu'il faudrait que l'élection d'un nouveau chef d'état se produise pour calmer les tensions.

 

Les prélats maronites ont indiqué qu'il n'y aura pas d'issue à cette crise si les deux camps rivaux vont demeurer obstinés tels qu'ils le sont actuellement, et ont affirmé que la responsabilité repose sur les députés du Parlement, notamment sur les deux blocs opposés : sur ceux qui veulent s'abstenir et ceux qui veulent avoir à eux seuls le dernier mot, appelant ces parlementaires à se mettre face à leur conscience et à Dieu et de trouver une solution à la situation inextricable.

 

Les évêques se sont attardés sur la situation économique, particulièrement la remarquable montée des prix au cours de ces derniers trois mois, qui pousse le peuple libanais à ne se soucier que de l'argent qu'il doit gagner pour pouvoir vivre dignement, devenant de la sorte non concernés par ce qui se déroule sur la scène politique.

 

Libnanews

 


7-6 Tsahal et le Hezbollah organisent des manœuvres militaires de part et d’autre de la frontière.

 

Les vastes manœuvres organisées par le Hezbollah au Sud du fleuve Litani, en fin de semaine dernière, ont été largement commentées au Liban et l’étranger. Le Premier ministre Fouad Siniora a démenti ces manœuvres, affirmant qu’il s’agissait d’une simulation sur papier. Sur le plan externe, le silence israélien était très éloquent, tandis que sur le terrain, les forces israéliennes, terrestres, aériennes et navales, étaient placées en état d’alerte. Concernant la présidentielle, diverses sources prévoient le report, une nouvelle fois, de la séance de l’élection présidentielle prévue le 12 novembre.

 

Libnanews

 


7-7 Israël prépare-t-il le terrain à des frappes aériennes préventives contre des cibles appartenant à des militants du Hezbollah au Liban ?
Des manœuvres en ce sens ont été effectuées au long de la frontière israélo-libanaise au cours des derniers jours. L’armée israélienne a engagé la semaine dernière des exercices militaires dans le Nord d’Israël à grande échelle, près de la frontière avec le Liban, en mettant en pratique les enseignements tirés des 34 jours de guerre de l’année dernière contre le Hezbollah. En parallèle, des avions israéliens ont effectué un nombre croissant de raids aériens fictifs et de survols dans l’espace aérien libanais. L’aviation israélienne viole cet espace de manière quasi-quotidiennement, mais la semaine dernière, les unités de défense anti-aériennes de l’armée libanaise ont tiré pour la première fois depuis la fin de la guerre.
Le Hezbollah, aussi, aurait effectué au cours du week-end, ses plus importantes manœuvres militaires dans le sud du Liban. En réponse à l’armée israélienne, le Hezbollah a effectué trois jours d’exercice destinés, selon lui, à « dissuader l’ennemi de toute nouvelle entreprise sur le sol libanais ».

 

TIME MAGAZINE (HEBDOMADAIRE ÉTATS-UNIEN)
 Nicholas Blandford, correspondant à Beyrouth

 


7-8 La conférence d’Annapolis a peu de chance de réussir en raison de l’impopularité deOlmert,
La conférence d’Annapolis a peu de chance de réussir en raison de l’impopularité du Premier ministre israélien Ehud Olmert, qui continue de souffrir des retombées de sa dernière guerre au Liban, et de la faiblesse du président palestinien, Mahmoud Abbas, qui a perdu le contrôle d’une partie de son territoire et qui ne bénéficie pas d’un fort soutien arabe. Mais la secrétaire d’État Condoleezza Rice reste très enthousiaste. Elle espère que la conférence réunira Israéliens et Palestiniens ainsi que d’autres dirigeants arabes pour mettre au point un document contraignant toutes les parties à créer un État palestinien. Mme Rice a réussi à convaincre les deux parties à accepter une première mouture de ce document. Toutefois, si elle exerce des pressions supplémentaires à Annapolis afin que les participants présentent de nouvelles concessions, c’est tout le processus de paix qui risque d’exploser.

 

07-11

 

WASHINGTON POST (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN)
 David Ignatius (WASHINGTON POST (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN)
 

 


8  Dossier

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

 

Marc

 

8-1 Question de Thierry Meyssan : Les États-Unis doivent-ils cesser de bloquer l’élection présidentielle libanaise ?

 

Le Sénat des États-Unis a conduit des auditions pour évaluer la politique de containment de la Syrie et de ses alliés qui conduit à provoquer une crise institutionnelle au Liban. Le débat a montré que Washington aurait tout intérêt à faire preuve de souplesse, mais il est peu probable que le département d’État abandonne une politique réclamée par le lobby pro-israélien.

 

Exigeant un arrêt immédiat du soutien syrien aux organisations de la Résistance palestinienne et le départ de son armée du Liban, les États-Unis ont adopté en décembre 2003 le Syria Accountability and Lebanese Sovereignty Restoration Act, mis en place des sanctions économiques et instauré un isolement diplomatique (containement) de Damas et de ses alliés libanais. Cependant cette politique n’avait plus de raison d’être après le retrait militaire du Liban et l’arrivée du Hamas au pouvoir en Palestine occupée. Elle a été remise en cause par l’Iraq Study Group (dit « Commission Baker-Hamilton »), en décembre 2006. Les sages estimaient que la stabilisation de l’Irak et le retrait partiel des GI’s supposaient une collaboration avec les États riverains, dont la Syrie. Bien que leur rapport ait retenti comme un coup de tonnerre dans le ciel de Washington, il ne fut pas suivi d’effet, hormis la nomination de l’un de ses rédacteurs, Robert Gates, au département de la Défense en remplacement de Donald Rumsfeld.

 

Or, la tactique du containement de la Syrie et de ses alliés bloque aujourd’hui l’élection du président de la République du Liban, qui devrait intervenir au plus tard le 24 novembre : Washington fait barrage à tout candidat « pro-Syrien » et tente en vain d’imposer une personnalité à sa convenance.

 

Le maintien de la politique actuelle et du blocage qu’elle implique au Liban, pourrait conduire à l’installation de deux gouvernements parallèles à Beyrouth, ce qui serait préjudiciable aux intérêts états-uniens et conduirait le Liban vers une nouvelle guerre civile. Faut-il alors rompre avec le containement et laisser un ami de Damas s’installer au palais Baabda ? Telle était la question à laquelle devaient répondre les experts convoqués, le jeudi 8 novembre 2007, par la Commission des relations internationales du Sénat des États-Unis.

 

Le co-président de la Commission , le républicain Richard Lugar, avait choisi d’introduire le débat, mais d’en laisser l’organisation au démocrate John Kerry. Le président de la Sous-commission du Moyen-Orient, le démocrate Gary Ackerman, a tenu à cadrer le débat en qualité de président de l’Assemblée internationale des parlementaires juifs (International Council of Jewish Parliamentarians - ICJP). David Welch représentant Condoleezza Rice a donné le point de vue du département d’État. Robert Mailley de l’International Crisis Group a présenté les arguments en faveur du dialogue, tandis qu’Emile El-Hokayem du Henry L. Stimson Center a plaidé pour la poursuite du containment. Voici une synthèse des débats.

 

 

 

La position du lobby pro-israélien

 

Du point de vue sioniste, la révolution colorée qui a secoué le Liban après l’assassinat de Rafik Hariri a ouvert un processus de normalisation des États arabes de la région. A contrario, laisser la présidence du Liban à l’actuelle opposition mettrait un terme à cette évolution. Selon le désormais fameux sophisme néoconservateur, il faut donc « imposer un démocrate » à la tête du Liban, même si l’on déplore que l’on ait trouvé que des personnalités « violentes, corrompues et versatiles » pour tenir ce rôle.
C’est pourquoi, non seulement il ne faut pas abandonner le containement, mais il faut y ajouter des initiatives offensives par pays arabes interposés.

 

 1. Le président Bush devrait solennellement déclarer qu’aucune ingérence syrienne ou iranienne ne sera tolérée au Liban, que les assassinats politiques y seront considérés comme des agressions étrangères (donc autorisant une réplique militaire) ; et que le tribunal international instruisant l’assassinat de Rafik Hariri ira à son terme.

 

 2. Des sanctions économiques supplémentaires devraient être prises contre le président Bachar el-Assad, sa famille et son entourage.

 

 3. Le département d’État devrait transformer les contacts informels qu’il a noué à Istanbul à propos du Liban avec la France , l’Égypte, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Jordanie et la Ligue arabe en un groupe constitué chargé de garantir la souveraineté du Liban, conformémement à la doctrine Cheney de réalignement arabe autour d’un axe sunnite dirigé contre l’Iran, la Syrie et le Hezbollah libanais. Ce groupe devrait être présidé par un émissaire spécial, qui pourrait être David Welch, déjà très impliqué dans le soutien au gouvernement Siniora au Liban et au président Abbas dans les Territoires palestiniens.

 

 4. Le Congrès devrait débloquer les fonds nécessaires au financement de ce groupe international.

 

 

 

La position du département d’État

 

Pour le département d’État, la question de la poursuite ou non du containment ne se pose pas car, en application des recommandations de la Commission Baker-Hamilton , des contacts ont été noués avec Damas sur les sujets humanitaires. L’administration Bush n’ignore pas que la Syrie a accueilli 1,4 millions de réfugiés irakiens et leur a offert un accès gratuit aux services de santé et d’éducation. Elle a dépêché un assistant de Mme Rice pour évaluer les besoins sur place et a accordé 11,7 millions de dollars à des organisations humanitaires notamment présentes en Syrie. En outre, elle accueillera prochainement 4 000 réfugiés sur le sol états-unien.

 

Toutefois ce dialogue ne va pas au-delà car le département d’État se tient aux côtés du peuple syrien contre le régime qui ne cesse de violer les droits de l’homme. Un opposant, Kemal Lebwani, a été condamné à 12 ans de réclusion, tandis que l’ancien député Riad Seif, n’est pas autorisé à se rendre à l’étranger pour faire soigner son cancer. Le président Bachar el-Assad prétend avoir gagné un plébiciste en mai, avec 98 % des suffrages exprimés et 96 % de votants, mais la réalité est que la participation n’a pas atteint les 50 %.

 

Les États-Unis ont trois litiges importants avec la Syrie  :
 la porosité de la frontière syro-irakienne laisse entrer des jihadistes qui combattent les GI’s sur place. Madame Rice a demandé, lors du sommet de Charm-el-Cheikh en mai 2007, que
la Syrie instaure des visas pour les arabes étrangers transitant sur son territoire, de manière à les surveiller, ce qui n’a toujours pas été fait.
 l’ingérence syrienne au Liban n’a jamais cessé. Les derniers épisodes en date étant la démission de six ministres dans le but de faire tomber le gouvernement Siniora et le refus de Nabih Berri de convoquer le parlement pour ratifier le traité instituant le tribunal international, sans parler des assassinats politiques.
 l’asile accordé aux organisations palestiniennes (Hamas, Jihad islamique et FPLP-CG).

 

C’est pourquoi les États-Unis poursuivent leurs pressions sur la Syrie , notamment en interdisant les liaisons aériennes directes, et les commerce — hormis pour l’alimentation et la santé—. À cela s’ajoutent le décret présidentiel 13338 (11 mai 2004) gelant des avoirs syriens, et le décret présidentiel 13441 (1er août 2007) gelant les avoirs des personnes et organisations soutenant l’ingérence syrienne au Liban.

 

 

Les arguments états-uniens en faveur du « containement » de la Syrie et de ses alliésAvant toute chose, les partisans de l’isolement de la Syrie assurent qu’il n’y a pas d’alternative. En effet ce containement ne serait pas une volonté particulière de Washington, puisqu’il est également mis en œuvre par l’Union européenne et l’Arabie saoudite, mais le fait de la Syrie qui, par son maximalisme anti-isralien, s’isole elle-même.

 

D’autre part, à quoi servirait de renouer avec la Syrie car elle n’est pas en mesure d’apporter une aide précise en Irak, et n’abandonnera jamais les organisations palestiniennes et libanaises qu’elle abrite car elle n’a aucune autonomie et prend ses ordres à Téhéran.

 

Surtout, dialoguer avec Damas remettrait en cause tout le dispositif états-unien au Levant notamment les résolutions onusiennes exigeant le désarmement du Hezbollah et créant le tribunal international pour l’affaire Hariri.

 

En définitive, la suspension du containement devrait être subordonnée à plusieurs engagements tels que la délimitation des frontières syro-libanaises, l’échange d’ambassadeurs entre les deux pays etc. C’est-à-dire la reconnaissance du partage effectué en 1916 par les puissances coloniales dans la perspective de la création du foyer national juif, prédécesseur de l’État d’Israël.

 

 

 

Les arguments états-uniens en faveur du dialogue avec la Syrie et ses alliés

 

Comme l’a mis en évidence la Commission Baker-Hamilton , la Syrie craint la partition de l’Irak qui ouvrirait chez elle des revendications séparatistes kurdes. Elle ne demande qu’à aider à la stabilisation de ce pays en utilisant ses liens historiques avec les anciens bassistes et avec les tribus frontalières, mais se refuse à le faire tant qu’on présente cette éventualité comme une approbation de l’invasion anglo-saxonne. Cette réalité est confirmée par le fait que Damas reste neutre dans les conflits internes irakiens.

 

Il est ridicule de présenter la Syrie comme un sujet de l’Iran. Bien que Téhéran ait été le seul allié indéfectible de Damas depuis 25 ans, leurs relations ne sont pas éternelles. Plutôt que de les pousser dans les bras l’un de l’autre, il vaudrait mieux œuvrer à les disjoindre. S’il est peu probable que le clivage confessionnel chiite/sunnite puisse être utilisé pour les séparer, leur alliance ne résisterait pas à un accord de paix israelo-syrien.

 

Faire condamner la Syrie par un tribunal international dans l’affaire Hariri serait contre-productif : le régime ne manquerait pas de se retourner contre un bouc-émissaire et de le juger pour haute trahison. Il en sortirait durci au lieu d’être amendé. Il serait préférable de chercher sa coopération de manière à le contraindre à s’épurer.

 

C’est une erreur de penser que la Syrie espère réinvestir militairement le Liban. Depuis son retrait, elle a fait le bilan de 15 ans de présence et a conclu que si celle-ci a enrichi quelques généraux, elle a été coûteuse pour le pays et dommageable à son image. Exiger la fixation des frontières et un échange d’ambassadeurs, c’est ignorer que la vision syro-libanaise« un peuple, deux États » est historiquement légitime et encore vivace. Il vaut mieux laisser le temps faire son œuvre.

 

Enfin, c’est une erreur de croire que le régime se maintient en profitant de l’occupation israélienne du Golan et ne souhaite donc pas sincèrement le récupérer. Bachar el-Assad a fait son possible pour faire évoluer la Syrie de la dictature dont il a hérité vers un pays ouvert et moderne, il trouverait une nouvelle légitimité pour poursuivre son action s’il parvenait à régler la question du Golan.

 

 

 

Que conclure ?

 

À l’issue de ce débat, il est clair que les arguments en faveur de la reprise du dialogue sont les plus forts. Mais c’était déjà le constat de la Commission Baker-Hamilton et il n’a pas eu de conséquence. On ne voit pas pourquoi le changement de cap qui était impossible à mettre en œuvre il y a un an le serait aujourd’hui.

 

Contrairement à la présentation des faits par le département d’État, il n’y a aucun litige sérieux entre Washington et Damas :
 
La Syrie n’alimente pas l’insurrection irakienne, mais au contraire s’inquiète d’un conflit qui précipite chez elle un flot de réfugiés. La Syrie n’a aucune prétention de se réinstaller militairement au Liban et elle ne tire pas les ficelles du Hezbollah qui est une armée populaire, comme l’a montré sa victoire de l’été 2006.
 L’asile accordé par
la Syrie aux organisations palestinienne n’a aucune importance aujourd’hui, d’autant que le Hamas dispose désormais de son propre sanctuaire à Gaza.

 

Le vrai problème, c’est le plateau du Golan, occupé par Israël depuis 1967 et illégalement annexé depuis 1981. Tel-Aviv estime que le temps joue en sa faveur car la Syrie n’est pas en mesure de récupérer militairement son territoire. Dès lors, le containement n’a d’autre but que d’éviter la réouverture de cette question sur la scène internationale.

 

Le problème diplomatique n’est donc pas en Syrie, il est dans la contradiction de Washington, partagé entre les intérêts évidents des États-Unis et le rêve de domination que pousse le lobby sioniste et que les néoconservateurs théorisent ; une contradiction qui ne trouvera pas de solution d’ici le 24 novembre.

 

Dans ces conditions, il est plus que jamais urgent d’attendre et le dossier libanais pourrait être sous-traité à la diplomatie française, laquelle pourrait faire preuve de la souplesse qui manque aux États-Unis.

 

Thierry Meyssan
Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire.
Les articles de cet auteur

 


8-2 Point de vue de RIA Novosti : Le déploiement d'une base militaire américaine au Liban perçu comme un "acte hostile" .

 

Le déploiement d'une base militaire des Etats-Unis sur le territoire du Liban sera considéré comme un "acte hostile" à l'égard de ce pays, a déclaré le secrétaire général adjoint du mouvement Hezbollah, Naïm Qassem, rapporte lundi le journal libanais Ad-Diyar

 

"Nous considérons toute base américaine au Liban comme un acte hostile", a dit Naïm Qassem, intervenant la veille devant un groupe de sympathisants du Hezbollah.

 

Cette mise en garde du Hezbollah a été diffusée quelques jours à peine après la déclaration du sous-secrétaire américain à la Défense Eric Edelman, chargé des affaires politiques, sur l'intention de Washington d'établir des rapports de "partenariat stratégique" avec l'armée libanaise afin de la renforcer. Le Hezbollah n'aurait plus aucun motif de garder les armes, indispensables dans sa lutte pour libérer les terres libanaises occupées par Israël.

 

Intervenant à la télévision libanaise, le sous-secrétaire américain à la Défense , qui a eu la semaine dernière des négociations sur la coopération militaire avec le premier ministre du Liban Fouad Siniora, n'a pas déclaré que les Etats-Unis voulaient installer une base militaire dans ce pays. Quoi qu'il en soit, le Hezbollah a évalué ses propos sur le "partenariat stratégique" comme la confirmation implicite d'une information publiée auparavant à ce sujet dans la presse d'opposition libanaise.

 

Ainsi, selon le journal libanais As-Safir, Eric Edelman aurait discuté à Beyrouth du déploiement sur le territoire du Liban par les Etats-Unis d'ouvrages de l'Armée de terre, de la Marine et de l'Armée de l'air. D'après cette même publication, Washington a subordonné sa promesse d'augmentation considérable de l'assistance militaire au Liban - jusqu'à un milliard de dollars - à la nécessité de modifier l'actuelle doctrine défensive du Liban qui considère Israël comme un ennemi et soutient la résistance libanaise.

 

Au cours de l'année qui s'est écoulée depuis la fin de la guerre entre Israël et le Hezbollah, les Etats-Unis ont augmenté de plus de cinq fois leur assistance militaire au Liban, en portant son volume à quelque 270 millions de dollars.

 

Les leaders de l'opposition libanaise avertissent que les Etats-Unis entendent faire du Liban une nouvelle base US au Proche-Orient pour "faire pression sur les forces régionales et internationales qui n'obéissent pas aux ordres de Washington et ne suivent pas sa politique". Et si ces plans sont contrecarrés, les Etats-Unis n'hésiteront pas à attiser le conflit interlibanais, font-ils remarquer.

 

"L'administration américaine met les Libanais en demeure de choisir: soit leur pays se transforme en base militaire et politique des Etats-Unis, soit ils doivent se préparer à un nouveau conflit intestin", a déclaré à cette occasion le leader spirituel des chiites libanais le cheikh Mohammed Hussein Fadlallah.

 

Sources Ria Novosti

 

22 octobre -

 

Posté par Adriana Evangelizt

 


9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

 

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

 

Marc

 

9-1 Pour la troisième fois, les Libanais ont reporté la séance de l’élection présidentielle.
Pour la troisième fois, les Libanais ont reporté la séance de l’élection présidentielle en respectant les délais constitutionnels. Cette décision a été prise après l’échec de l’entente sur un candidat consensuel à la présidence. C’était l’option la plus convenable, et elle a permis de gagner un peu de temps. Les indices montrent que les nuages de la crise libanaise commencent à se dissiper. Cette probabilité est renforcée par la prochaine venue à Beyrouth d’« architectes » de haut niveau qui vont mettre en place le mécanisme de sélection des candidats consensuels, en prévision de l’élection d’un président de compromis lors de la prochaine séance parlementaire, le 21 novembre. Si les choses se déroulent selon ce scénario, la crise libanaise sera alors entrée dans son dernier épisode. Mais cela dépend à quel point les Libanais sont prêts à satisfaire les conditions du sauvetage. Les acteurs locaux sont invités à faire primer le sauvetage sur toutes autres considérations. Les médiateurs sont fatigués. Le moment actuel est décisif.

 

AL-BAYAN (QUOTIDIEN EMIRATI)

 


9-2 Raymond Richa : Une douzaine d'avions israéliens d'espionnage de types « Dragone » et « Scot » survolent notre Sud jusqu'à englober également Beyrouth ceci depuis vendredi 2 novembre.
Plus particulièrement, une trentaine de villes et villages des deux Qadaa's de Nabatiyeh et de Marjaayoun sont survolés en permanence.
Ces deux types d'avions sont munis des derniers cris de la technologie d'espionnage occidentale.
Il faut surtout noter la permanence de ce survol qui, pour la première fois, opère dans notre espace aérien.
Je pose deux questions à Messieurs Walid Joumblatt et Fouad Sanioura :

Qu'aurait fait Bush si, du temps de l'Union Soviétique, cette dernière s'amusait à étaler sur le ciel des Etats-Unis ses technologies d'espionnage ?
Que ferait Nicolas Sarkosy, garant de la souveraineté de
la France , si la Russie de Poutine s'amuserait à faire pareil ?

Je n'attendrai pas trop longtemps à recevoir une réponse de leur part.
Le premier a prouvé très récemment sa parfaite collaboration non seulement avec l'administration Bush, mais pire encore, avec l'ennemi.
Quant au second, de notre Sérail, avec sa baguette magique et anticonstitutionnelle, orchestre la plus macabre de toutes les symphonies de l'abandon national et de l'indifférence au regard des aspirations de notre Peuple pour le vrai changement.
Dire que parmi nos députés, il y a ceux qui adhèrent à
la Collaboration et d'autres qui dansent sous cette macabre Symphonie !!!
L'ennemi, depuis notre ciel, balaie notre territoire et enregistre le moindre mouvement d'hommes et de femmes libres..Et pendant ce temps là, tout ce beau monde de
la Collaboration , tout en dansant la plus macabre des symphonies, se masturbe intellectuellement au point d'émettre une idée géniale : nous imposer son président, en dehors de notre parlement et par son vote « démocratique ».
L'Histoire ne pardonnera pas
5 novembre 2007
Raymond RICHA

 


9-3 Philippe Bolopion : Pour Israël, le Hezbollah peut frapper Tel-Aviv.

 

Nous pensons réellement qu'on a rarement des gens aussi dénués de scrupules que ces sionistes.

 

Alors que c'est eux qui ont pilonné et ruiné le Liban, ils osent aller à l'ONU accuser le Hezbollah d'hypothétiques allégations selon lesquelles il s'est réarmé et pourrait frapper Tel Aviv.

 

Toujours à se plaindre et à geindre alors que ce sont eux les criminels. Ils osent dirent en plus que cela menacerait la population israélienne alors que c'est eux qui la mettent en danger depuis 60 ans avec leur haine, leurs crimes perpétuels et leurs exactions.

 

Depuis que le Sionisme a mis son pied en Palestine, le malheur est sur le monde. Et tant qu'une troisième guerre mondiale n'aura pas éclaté, ils emmerderont le monde entier.

 

C'est intolérable et insupportable autant de mépris et autant de haine. Qu'ils nous foutent la paix, c'est tout ce qu'on leur demande. Une fois pour toutes. Que cela cesse. Qui serait assez courageux pour faire cesser cela ? 

 

Adriana Evangelizt

 

Selon un rapport de l'ONU, remis mercredi 31 octobre au Conseil de sécurité, Israël considère que le réarmement du Hezbollah, qui serait désormais capable de frapper Tel-Aviv, "constitue une menace stratégique à sa sécurité et à celle de ses citoyens". Selon ces informations, "le Hezbollah s'est réarmé à un niveau supérieur à ce qu'il était avant le conflit de 2006".

 

D'après ce document du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, Israël affirme que le Hezbollah s'est doté de "nouvelles fournitures de missiles, y compris des centaines de missiles de génération Zelzal et Fajr (de fabrication iranienne), qui ont une portée de 250 km", leur permettant désormais "d'atteindre Tel-Aviv et des secteurs plus au sud".

 

Selon l'Etat juif, "la force de missiles à longue portée du Hezbollah est stationnée dans des secteurs au nord du fleuve Litani", hors de la zone de déploiement de la force de l'ONU au Liban (Finul). Le Hezbollah aurait aussi "triplé le nombre de ses missiles antinavire C-802 (de fabrication chinoise) et établi une unité de défense antiaérienne armée de missiles sol-air".

 

L'ONU n'est pas en mesure de confirmer ces informations, mais selon M. Ban, "plusieurs discours prononcés par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ces derniers mois, semblent confirmer les allégations israéliennes".

 

Le Hezbollah "ne nie pas" non plus la présence "d'éléments armés construisant de nouvelles installations au nord du fleuve Litani et dans la vallée de la Bekaa ", relève le rapport.

 

Sources Le Monde

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 



10 Annexe - Géopolitique et stratégie

 

Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

Marc

 

10-1 Spécial opposition

 

La presse libanaise a intégralement reproduit le discours du secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, prononcé dimanche à l’occasion de la journée du martyr. En voici de larges extraits :

 

1 Discours & Analyse du discours de Hassan Nasrallah.

 

Tout président qui serait élu par la majorité en dehors du quorum des deux tiers serait considéré par l’opposition comme un usurpateur de pouvoir et un imposteur.
J’exhorte le président Émile Lahoud à prendre une initiative de salut public afin d’éviter au pays de sombrer dans le vide politique et institutionnel, au cas où un président était élu à la majorité simple. Nous invitons le président Lahoud à agir conformément à sa conscience et conformément à
la Constitution. Nous l’invitons à prendre une initiative de salut public pour préserver tout le pays et empêcher les bandes de brigands et de criminels, agents d’Israël, de prendre le contrôle du pays.
Une élection à la majorité simple ou le maintien au pouvoir du gouvernement actuel, après la fin du mandat, serait pire que le vide politique.
Les manœuvres militaires effectuées par
la Résistance ont constitué un message au monde et surtout à l’ennemi israélien afin que celui-ci réalise le niveau de nos capacités et de notre potentiel. Nous avons les moyens, les armes et le savoir-faire qui nous permettent non seulement de défendre le pays, mais aussi de réaliser la victoire historique qui pourrait changer la face de la région. Que chacun comprenne ces manœuvres comme il le voudra.
L’équipe au pouvoir n’a pas réussi non pas à obtenir la libération des fermes de Chebaa, mais elle n’a rien fait pour tenter d’aboutir à cet objectif. Ils disent qu’ils veulent récupérer la décision de guerre et de paix et qu’ils veulent rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, mais ils n’ont même pas été capables de tirer profit de leurs amitiés internationales pour tenter au moins de libérer Chebaa et Kfarchouba, à défaut de les libérer réellement. Quant au dossier des prisonniers, ils n’ont pas été capables aussi de le traiter, et c’est
la Résistance qui l’a pris en charge. Ils n’ont pas pris la peine de réagir aux manœuvres effectuées par Israël mettant en jeu près de 50 000 officiers ou soldats. Il a fallu que la Résistance mène ses manœuvres pour qu’ils songent à réagir, et un seul responsable a réagi, alors que les autres ont observé le mutisme. Ils adressent des lettres à l’Onu pour dénoncer l’armement de la Résistance , mais ils n’ont pas cru bon adresser une lettre au Conseil de sécurité pour condamner les manœuvres israéliennes. Une partie de l’équipe au pouvoir a même été contente de ces manœuvres israéliennes car d’aucuns misent à nouveau sur une attaque de l’ennemi contre le Liban. La Résistance continuera donc à assumer ses responsabilités car le pouvoir n’est pas en mesure de défendre le pays.
Les informations sur la réédition du scénario de Nahr al-Bared dans les camps de Beyrouth sont très probablement fausses. Toutefois, des contacts sont entrepris loin des feux de la rampe afin d’éviter un éventuel dérapage dans la région. Nous misons sur les bonnes relations entre la population palestinienne et les habitants dans le voisinage des camps. Les habitants à la périphérie des camps n’ont aucun sentiment d’hostilité à l’égard de leurs voisins. Nous misons aussi sur nos bonnes relations avec les diverses organisations palestiniennes. Nous invitons l’État et les services de sécurité à assumer leurs responsabilités sur ce plan.
Le profil et la personnalité du nouveau président constitueront un indice de la prochaine phase dans laquelle s’engagera le pays. Le tout est de savoir si le nouveau président sera favorable à l’entente et à la participation (des diverses parties) au pouvoir ou s’il sera en faveur de la prédominance d’une seule faction au sein du pouvoir. Au début de chaque régime, un nouveau commandant en chef de l’armée ainsi que de nouveaux chefs des services de sécurité sont nommés. La politique sage suivie par l’actuel commandement de l’armée a contribué à la stabilité. Nous voulons donc savoir si le nouveau commandant de l’armée modifiera ou non cette politique. C’est pour cette raison que nous ne pouvons pas nous permettre de faire preuve de laxisme dans le choix du président. Des efforts sont effectivement déployés actuellement afin d’aboutir à un consensus. Mais nous devons discuter non seulement du profil du président, mais également de tous les problèmes, tels que le futur gouvernement, le commandement de l’armée et la ligne de conduite du nouveau régime.
Tout ce qui importe aux États-Unis en ce qui concerne la présidentielle c’est la résolution 1559. Ils veulent un président de confrontation. Mais comme je l’ai déjà dit, même si le monde entier se met de la partie au Liban, nul ne pourra toucher aux armes de
la Résistance. Nous voulons un président qui rassemble les Libanais, qui s’occupe des dossiers économiques, qui lutte contre la corruption, qui renforce l’armée en matériel. L’armée s’est déployée le long de la frontière, mais le pouvoir actuel n’a rien fait pour renforcer la troupe et lui fournir l’équipement nécessaire.
Nous ferons face au pillage du secteur public par tous les moyens, d’autant que les sociétés achèteront le réseau des télécommunications de quelqu’un qui n’a pas le droit de le vendre.

 

 

Analyse de Hassan Nasrallah qui rappelle les règles de l’élection présidentielle libanaise par la Presse libanaise

 

Les médias libanais et arabes étaient partagés, ce lundi, sur l’interprétation du discours

 

Les médias libanais et arabes étaient partagés, ce lundi, sur l’interprétation du discours du chef du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, dimanche. Certains y ont vu une tentative de torpillage de l’initiative française visant à trouver un compromis sur un candidat consensuel à la présidence. D’autres estiment que le secrétaire général du Hezbollah a voulu remettre les pendules à l’heure pour éviter « des compromis inutiles ». La presse est cependant unanime à dire que la balle est désormais dans le camp du patriarche maronite Nasrallah Sfeir pour établir une liste de candidats consensuels.

 

 

Le discours prononcé dimanche par le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, a suscité l’intérêt des milieux politiques au Liban et à l’étranger vu l’importance des positions qui y ont été énoncées. Il a été accueilli par une campagne de dénigrement de la part des loyalistes libanais qui, au lieu de débattre des questions politiques exprimées par un des leaders les plus populaires du Liban et du monde arabe, se sont livrés à un spectacle d’hystérie collective, dépassant toutes les limites de la courtoisie et de la politesse.
Le choc provoqué par le discours de sayyed Nasrallah dans les rangs du 14-mars est dû au fait qu’il a montré que l’opposition refusait catégoriquement d’être mise devant un fait accompli ou devant une solution boiteuse qui aura de graves répercussions sur l’avenir du pays. Si le 14-mars se livre à des manœuvres, à travers une répartition des rôles, dans le but de gagner du temps pour fomenter, à la dernière minute, un coup d’État constitutionnel, il est maintenant sûr que l’opposition y fera face avec force et détermination. Une source dirigeante de l’opposition affirme que de nombreux indices montrent que les craintes de sayyed Nasrallah sont justifiées :
 1. En dépit du mandat accordé —selon diverses sources— par les États-Unis aux Français afin de trouver une solution consensuelle à la crise libanaise, les responsables US continuent d’inciter leurs protégés et leurs marionnettes au Liban à choisir la voie de la confrontation.
 2. Les extrémistes du 14-mars, notamment Walid Joumblatt et Samir Geagea, poursuivent leur campagne plaidant en faveur de l’élection d’un président à la majorité simple, c’est-à-dire sans le consentement de plus de la moitié des Libanais. Cette campagne fait fi de l’attitude positive exprimée par les chefs chrétiens de l’opposition, Michel Aoun et Sleimane Frangié, à l’égard de l’initiative du patriarcat maronite.
 3. Le député Saad Hariri a démenti les informations selon lesquelles il aurait informé Nabih Berr qu’il avait définitivement abandonné l’option de l’élection à la majorité simple.
 4. La multiplication des indices montrant que le maintien du gouvernement de Fouad Siniora après l’échec de l’élection présidentielle reste l’option première des États-uniens. Ceux-ci espèrent voir les prérogatives du président de
la République transférées au Premier ministre.
Les sources dirigeantes de l’opposition estiment que le discours fort de sayyed Nasrallah vise en réalité à protéger l’initiative française des pièges dressés par l’Administration Bush et par ses agents libanais., et non pas à la torpiller.

 


2 Michel Aoun : La question des armes du Hezbollah et de la majorité.

 

Dénonçant les partis libanais qui l’on menacé suite à la signature du mémorandum du 6 février 2006 signé avec le Hezbollah, le général Michel Aoun a réitéré son soutien à l’application des différentes résolutions de l’ONU, notamment celles qui réclament le désarmement du Hezbollah mais considère que la solution aux armes du mouvement doit se faire par un processus, processus qui débuterait par l’élimination des causes à leur apparition, et impliquant toute la communauté internationale suite à la libération des fermes de Chébaa et a également réclamé la libération de tous les prisonniers détenus par l’état hébreu et par la Syrie.

 

N° 59- Journal du Liban- 13-11 – Début

Tiré à part :

 

« La Résistance n’est plus une option pour les Libanais, c’est leur destin »
Dans un communiqué publié au terme de sa réunion, hier, le Bloc parlementaire de la loyauté à
la Résistance a souligné que « la Résistance n’est plus une option pour les Libanais. Elle est leur destin ».
Le Bloc de la loyauté à
la Résistance a dénoncé « les ingérences américaines dans la politique intérieure du Liban » et fustigé « le comportement de l’ambassadeur des États-Unis qui fait fi des règles de la bienséance diplomatique », rappelant que « l’instabilité au Liban et dans le monde arabe est le fait de l’impérialisme américain ».
Les députés ont cependant salué « le rôle positif joué par le patriarcat maronite, le Vatican, la troïka européenne et par le président de
la Chambre Nabih Berry afin de parvenir à une solution de la crise ».

 

http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=355860

 

 

 

25-10

 

La communauté internationale a critiqué l'Etat hébreu pour avoir poursuivi le survol du territoire libanais au terme du conflit de l'été dernier entre l'armée israélienne et le Hezbollah chiite libanais.

 

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, a demandé en mars à Israël de "revoir sa politique de survol de l'espace aérien libanais, qui constitue une violation continue de la (résolution) 1701" ayant mis fin à la guerre de 2006.

 

Pour les Nations unies, ces survols minent notamment la crédibilité de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul), déployée dans le sud.

 

(AFP)

 

Marc

 

Sommaire de la lutte pour la libération du territoire..

 

1 Résistance

 

2 Les forces en présence

 

3 Politique Libanaise  

 

4 Politique Israélienne

 

5 Politique internationale

 

7 Brèves

 

7-1 Benoît XVI refuse de recevoir Condoleezza Rice.

 

7-2 Le Hezbollah s’est renforcé, assure Hassan Nasrallah.

 

7-3 Spécial Ban Ki-moon.

 

1 Ban Ki-moon appelle les partis politiques à ne pas se réarmer.

 

2 Ban Ki-moon déplore le réarmement du Hezbollah.

 

7-4 L’ONU demande des élections libres sans ingérence étrangère…

 

7-5 Spécial présidentielles.

 

1 Le pro Us Aboul Gheit appelle à la non-ingérence.

 

2 Kouchner, D’Alema et Moratinos exhortent les factions libanaises à se mettre d’accord sur un nouveau président.

 

3 Cri d’alarme des évêques maronites face à la situation politique dramatique au Liban.

 

7-6 Tsahal et le Hezbollah organisent des manœuvres militaires de part et d’autre de la frontière.

 

7-7 Israël prépare-t-il le terrain à des frappes aériennes préventives contre des cibles appartenant à des militants du Hezbollah au Liban ?

 

7-8 La conférence d’Annapolis a peu de chance de réussir en raison de l’impopularité d’Olmert,

 

8 Dossiers

 

8-1 Question de Thierry Meyssan : Les États-Unis doivent-ils cesser de bloquer l’élection présidentielle libanaise ?

 

8-2 Point de vue de RIA Novosti : Le déploiement d'une base militaire américaine au Liban perçu comme un "acte hostile".

 

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

 

9-1 Pour la troisième fois, les Libanais ont reporté la séance de l’élection présidentielle.

 

9-2 Raymond Richa : Une douzaine d'avions israéliens d'espionnage de types « Dragone » et « Scot » survolent notre Sud …

 

9-3 Philippe Bolopion : Pour Israël, le Hezbollah peut frapper Tel-Aviv.

 

10 Annexe - Géopolitique et stratégie

 

10-1 Spécial opposition

 

1 Discours & Analyse du discours de Hassan Nasrallah.

 

2 Michel Aoun : La question des armes du Hezbollah et de la majorité.

 

3 Aoun se prononce pour un candidat consensuel.

 

10-2 La Syrie pas invitée à une réunion multilatérale sur le Liban à Istanbul

 


1 Liban occupé :

 

Lutte pour la libération du territoire

 

a) Liban

 

25-10

 

Les forces libanaises ont fait usage de mitrailleuses et d’armes antiaériennes légères montées sur des véhicules blindés en direction de deux avions de la chasse israélienne qui survolaient le secteur de l’est de Marjayoun près de la frontière libano-israélienne à la mi-journée.

 

"La défense antiaérienne libanaise a tiré sur deux avions militaires israéliens qui survolaient à basse altitude la région de Marjayoune, dans le sud du Liban".

 

Les deux avions ont rebroussé chemin en direction d'Israël vers 11H10 a indiqué un porte-parole militaire.

 

(AFP & Al-Oufok avec les agences de presse & AP)

 

02-11

 

L’armée libanaise a tiré jeudi sur six avions israéliens qui ont pénétré l’espace aérien libanais au Sud Liban. Cette réplique de l’armée libanaise contre les avions de l’état hébreu est la deuxième en moins de deux semaines.

 

Les survols effectués par l'armée israélienne à l'intérieur de l'espace aérien libanais constituent une violation de la résolution1701 du Conseil de Sécurité.

 

Les Nations-Unies avaient à maintes reprises appelé Israël à mettre fin à ces violations qui amoindrissent le pouvoir de la mission des casques bleus ONUsiens déployés au Sud Liban dans le but de faire respecter la résolution 1701.

 

Libnanews
05-11

 

Selon un article publié par les journaux libanais As Safir et Al Akhbar, l’aile militaire du Hezbollah aurait conduite pour la première fois de vastes manœuvres militaires dans la vallée de la Békaa et au sud de la rivière Litani à proximité de la frontière avec l’état hébreu.

 

Ces manœuvres interviennent alors que se sont déroulées de vastes manœuvres militaires israéliennes à proximité du Sud Liban la semaine dernière entraînant la mise en alerte des troupes de l’armée libanaise qui a pour la première fois tiré et notamment à proximité des localités de Marjayoun et de Tyr  sur des avions de chasses israéliens ayant violé à de nombreuses reprises l’espace aérien libanais.

 

Libnanews

 

05-11

 

Selon le quotidien "Al-Akhbar", Hassan Nasrallah, supervisait personnellement les manoeuvres militaires sans armes ni uniformes près de la frontière israélienne, (dans le sud du Liban) qui se seraient déroulées pendant trois jours et seraient les plus importantes jamais menées par Hezbollah dans cette région.

 

Des responsables du Hezbollah se sont refusés à tout commentaire mais un député hezbollah, Hassan Fadlallah, a jugé "naturel" sur la chaîne de télévision LBC que le groupe se prépare, dans l'éventualité d'une attaque de l'Etat sioniste puisque celui-ci a accru la fréquence de ses survols militaires du Liban-Sud, près de sa frontière nord, ces derniers jours.

 

AP

 


c) Finul

 

05-11

 

Selon le journal "As-Safir", (proche du Hezbollah,) le général Claudio Graziano, commandant de la FINUL , a prévenu les dirigeants libanais que la tension dans le Sud et la crise politique pourraient inciter les pays européens à "se retirer de la FINUL d'ici moins de quatre mois".

 

L'Italie, la France , l'Espagne et l'Allemagne ont fourni le plus gros des troupes.

 

AP

 


Les forces en présence.

 

a)  Finul

 

12-12

 

La Finul , créée en 1978 après l'invasion du Liban sud par les troupes israéliennes, a vu sa mission étendue par la résolution 1701 après l'invasion du Liban sud par les troupes israéliennes en été 2006 .

 

Elle compte quelque 13.000 hommes, dont 1.600 Français.

 

La France en est le deuxième pays contributeur, derrière l'Italie.

 

(AFP -17h52)

 

12-11

 

"Deux soldats du contingent français ont été blessés par balle lorsqu'une arme s'est déclenchée accidentellement", selon Yasmina Bouziane.

 

"Un soldat a succombé à ses blessures alors qu'il était évacué par hélicoptère vers l'hôpital de Hammoud à Saïda", (la grande ville du sud du Liban), "L'autre soldat a été atteint de blessures légères et évacué vers l'hôpital rattaché au contingent belge à Tebnine", (plus au sud), a poursuivi la porte-parole, précisant qu'il se trouvait dans un état stable.

 

(AFP -17h52)

 


Politique Libanaise

 

Emile Lahoud et Fouad Siniora

 

Fouad Siniora

 

05-11

 

Manoeuvres militaires sans armes ni uniformes près de la frontière israélienne, (dans le sud du Liban) menées par Hezbollah.

 

Le Premier ministre Fouad Siniora a déclaré à l'Associated Press Television News (APTN) que les informations avaient été vérifiées par les autorités, avec des unités de l'armée et de la police ainsi que la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), et que tous avaient "confirmé qu'il ne s'était pas vraiment passé quoi que ce soit au sol".

 

"C'était, disons, probablement une simulation, dans un bureau. Cela a été confirmé par toutes les sources", a-t-il ajouté.

 

AP

 

2-1 Au jour le jour à Nahr al-Bared

 

09-11

 

Une centaine de réfugiés palestiniens du camp de Nahr Bared ont aujourd’hui manifesté devant les bureaux de l’UNRWA situés à proximité du camp de Beddawi au nord Liban pour dénoncer les conditions dans lesquels ils vivent depuis leur départ et réclamé l’asile politique des pays européens.
Libnanews...

 

2-3 Sur le terrain

 

05-11

 

3 personnes ont été blessées suite à l’explosion d’une sous-munition israélienne du conflit de juillet 2006 dans le village de Tallousah au Sud Liban alors qu’ils travaillaient dans un champ agricole.

 

Plus de 170 personnes, dont 30% d’enfants ont été blessés depuis la fin de ce conflit suite à l’explosion de bombes à fragmentation. Les autorités israéliennes ont refusé de transmettre les cartes de localisation des 4 millions qui ont été dispersés sur le territoire libanais à l’ONU.

 

1 millions d’entre elles ont été dispersées lors des derniers jours du conflit.

 

Libnanews

 

2-4 Confection d'un gouvernement...

 

24-10

 

Les négociations entre le gouvernement et l’opposition sont dans l’impasse.

 

L’élection du président libanais par le Parlement, prévue pour mardi, a été reportée au 12 novembre. Un premier vote prévu le 25 septembre avait déjà été reporté.

 

(Al-oufok avec les agences de presse)

 

07-11

 

Au cours d’une interview le candidat à la présidence de la république Michel Aoun a déploré les ingérences extérieures permises par les partis libanais, notamment celles de l’ambassadeur US à l’ONU qui s’était hier déclaré pour la tenue d’un scrutin à la majorité simple.

 

Revenant sur l’histoire récente du Liban, le général Michel Aoun a rappelé que l’occupation syrienne du pays des cèdres s’est faite avec l’accord de Washington et s’est achevée par l’application de la résolution 520 du Conseil de Sécurité dont il a toujours réclamé l’application.

 

Il a rappelé avoir mis en garde l’administration américaine dès novembre 2005 au cours d’un de ses séjours aux USA, au sujet de l’impasse de la situation libanaise et déclare que celle-ci n’aurait pas prise au sérieux cette mise en garde.

 

Libnanews

 

05-11

 

Des milieux du Courant du futur de Saad Hariri ont laissé filtrer que le gouvernement de Fouad Siniora n’est pas disposé à prendre possession des prérogatives du président en cas d’échec de l’élection.

 

Ces mêmes milieux ont donné la priorité à la poursuite du dialogue avec Nabih Berri pour tenter de dégager un compromis

 

10-11

 

Le président Emile Lahoud, a fait reporté samedi le scrutin prévu pour lundi.

 

Les 128 députés du parlement auraient dû se retrouver lundi pour tenter de trouver un successeur à Emile Lahoud, dont le mandat expire le 24 novembre.

 

Mais Nabih Berri, a décidé de reporter le vote au 21 novembre, "pour donner plus de temps aux consultations en vue d’obtenir un accord". Un premier vote avait manqué le quorum en septembre pour cause de boycott, et une nouvelle tentative en octobre avait été reportée, faute d’accord de compromis.

 

(AFP)

 


3 Politique Israélienne

 

L'agression Israélienne au jour le jour

 

3-3 Des Canons ... pas du beurre

 

Israël estime que le Hezbollah s'est réarmé avec des roquettes longue-portée capables d'atteindre Tel-Aviv et qu'il a triplé son arsenal de missiles sol-mer de type C-802 depuis la guerre de l'été 2006, a indiqué mercredi le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon.

 

"Israël a conclu que la nature et le nombre des armes dans les mains du Hezbollah constituent une menace stratégique à sa sécurité et à celle de ses citoyens", a affirmé Ban Ki-moon dans son rapport.

 

Même si Israël n'a pas fourni à l'ONU des renseignements précis en raison de la sensibilité de ses sources, le secrétaire général a estimé que les discours au cours des derniers mois de Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, "semblent confirmer les affirmations israéliennes".

 

Selon Ban Ki-moon, l'Etat sioniste affirme que "la force de roquettes à longue-portée du Hezbollah est stationnée dans les zones au nord du fleuve Litani, et que la plupart de ces nouvelles roquettes, dont plusieurs centaines de roquettes de générations Zilzal et Fajr, ont une porté de 250km qui leur permettrait d'atteindre Tel-Aviv et des cibles plus au sud".

 

Edith Lederer - AP 01-11

 


4  Politique internationale 

 

Les alliés d'Israël. 

 

a) Usa (le parrain)

 

Les grandes manœuvres

 

05-11

 

L'ambassadeur US à l'ONU, Zalmay Khalilzad, a déclaré qu'aux yeux de Washington, "dans les démocraties, les présidents peuvent être élus par la majorité", semblant renoncer au principe du compromis.

 

"Nous espérons que le président qui sera élu (au Liban) aura le soutien le plus large possible, mais l'élection doit se tenir dans les délais et sans ingérence" étrangère, a-t-il dit à la presse.

 

Vendredi, la secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice, s'était opposée à des initiatives diplomatiques en cours pour résoudre la crise libanaise, en rejetant les "compromis" avec l'opposition libanaise.

 

Khalilzad a ajouté que les Etats-Unis partageaient l'inquiétude exprimée par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, que "M. Lahoud pourrait ne pas quitter son poste quand il le devrait (à la fin de son mandat) ou qu'un gouvernement distinct et illégitime soit formé."

 

(AFP 22h03)

 

06-11

 

L’ambassadeur des États-Unis au Conseil de sécurité, Zalmay Khalizad, a assuré que le 14-mars a le droit d’élire un président à la majorité simple.

 

Ces propos renforcent la thèse de la confrontation au Liban et s’inscrivent dans le prolongement des déclarations de la secrétaire d’État Condoleezza Rice à Istanbul. Pourtant, ce sont les États-uniens qui ont rendu publics les détails de la rencontre entre Rice et Moallem, alors que les Syriens ne lui ont pas accordé un grande importance dans leurs médias.

 


b) Otan - 3 Onu - 4 Nations Unies - Autres organisations

 

ONU

 

24-10

 

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a appelé à la fin de l’"interférence étrangère" au Liban et a exhorté les différents partis politiques à s’entendre pour élire un nouveau président.

 

(Al-oufok avec les agences de presse)

 

24-10

 

"Un retour au dialogue politique entre les parties libanaises est absolument impératif au regard des conditions actuelles, et le seul moyen de résoudre tous les problèmes importants", a estimé mercredi Ban Ki-moon. "Il ne doit pas y avoir de vide constitutionnel au niveau de la présidence, ni deux gouvernements rivaux".

 

(Al-oufok avec les agences de presse)

 

24-10

 

Ban Ki-moon a renouvelé son "appel urgent à toutes les parties libanaises à cesser immédiatement tous leurs efforts de réarmement et d’engagement dans le maniement des armes, et à revenir au dialogue et à la conciliation, seule méthode viable pour régler les problèmes et résoudre la crise politique actuelle".

 

Toutes les parties doivent également exprimer leur engagement au désarmement des milices, y compris le Hezbollah et la Syrie , a-t-il souligné.

 

(Al-oufok avec les agences de presse)

 

24-10

 

Ban Ki-moon a indiqué que le Hezbollah "a reformé et accru sa capacité militaire" à un niveau aujourd’hui supérieur à ce qu’il était avant l’agression Israélienne de l’été 2006.

 

01-11

 

Le secrétaire général de l'ONU a(urait) critique Israël pour ne pas avoir fourni au Liban "les lieux, quantités et types exacts de munitions à fragmentation utilisés lors du conflit de l'été dernier". "J'appelle le gouvernement d'Israël à fournir de manière urgente ces informations humanitaires vitales", a-t-il déclaré.

 

Ban Ki-moon a par ailleurs estimé que les "violations continues de l'espace aérien libanais par Israël constituent non seulement des violations répétées des résolutions des Nations unies, mais décrédibilisent l'ONU et sapent les efforts visant à réduire la tension, à bâtir la confiance et à stabiliser la situation au Sud-Liban".

 

AP

 

01-11

 

Ban Ki-moon fournit pour la première une "définition" provisoire, établie par un cartographe onusien, des Fermes de Chebaa, territoire annexé par Israël après la guerre de 1967, mais que l'ONU considère comme appartenant à la Syrie.

 

Le Liban considère les Fermes de Chebaa comme partie de son territoire.

 

Ban Ki-moon a affirmé que la question des Fermes de Chebaa "reste un enjeu principal" dans l'application de la résolution 1701 qui a mis fin au conflit de l'été 2006. Il a indiqué qu'il allait consulter "toutes les parties concernées et les membres du Conseil de sécurité sur de nouveaux développements" relatifs à cette question.

 

 05-11

 

Manoeuvres militaires sans armes ni uniformes près de la frontière israélienne, (dans le sud du Liban) menées par Hezbollah.

 

L'ONU, dont les 13.500 militaires patrouillent dans la zone tampon près de la frontière israélienne, avec quelque 15.000 soldats libanais, n'a pas fait de commentaire.

 

AP

 


Nations Unies

 

05-11

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a entendu un compte-rendu de l'émissaire spécial de l'ONU pour la mise en oeuvre de la résolution 1559, Terje Roed-Larsen.

 

Cette résolution de septembre 2004 exige le désarmement et le démantèlement de toutes les milices libanaises et étrangères, ainsi que la restauration de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'indépendance politique du Liban.

 

(AFP 22h03)

 

 08-11

 

A un peu plus de deux semaines de la fin du mandat d’Emile Lahoud, le 24 novembre, le Conseil de sécurité des Nations unies a réitéré son "appel à l’organisation d’une élection présidentielle libre et équitable conformément à la constitution libanaise, et hors de toute influence étrangère".

 

(AFP)

 


7 Les brèves

 

Ndlr :  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme

 

information

 

Marc

 

7-1 Benoît XVI refuse de recevoir Condoleezza Rice.

 

Benoît XVI a décliné une demande d’audience de Condoleezza Rice, pour cause de « vacances ».

 

Rice, espérait faire escale à Rome le 18 septembre et rencontrer le pape avant de se rendre au Proche-Orient.

 

L’audience aurait porté sur deux points :
 
l’élection du prochain président de la République du Liban qui, constitutionnellement, est nécessairement un chrétien maronite (a contrario, le pape peut donc bloquer un candidat en l’excommuniant)
 la préparation de la conférence sur la paix au Proche-Orient que le président Bush appelle de ses vœux (laquelle devrait trancher le statut de Jérusalem et ne peut le faire sans l’approbation du chef de la principale Église chrétienne).

 

Or, sur ces deux sujets —comme d’ailleurs sur l’ensemble des questions internationales— rien ne va plus entre le Saint-Siège et les États-Unis. Rome tient à se démarquer de Washington et a condamné théologiquement l’idéologie des néoconservateurs.

 

Le refus opposé à Rice est d’autant plus cuisant pour Rice car les principaux acteurs de la vie libanaise et de la Palestine se succédent actuellement à la Curie

 


7-2 Le Hezbollah s’est renforcé, assure Hassan Nasrallah.

 

Hassan Nasrallah, a affirmé jeudi que son mouvement s’était renforcé depuis l’agression israélienne de l’été 2006.

 

"La résistance aujourd’hui est plus forte qu’auparavant et Israël est plus faible", a-t-il déclaré dans un discours diffusé lors de l’ouverture d’une fête agricole organisée par le Hezbollah dans un quartier du sud de la capitale Beyrouth.

 

"Nous ne voulons la guerre avec personne, mais en même temps nous ne laisserons personne attaquer nos villages, notre peuple et notre pays", a-t-il ajouté.

 

Ces propos interviennent alors que le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a indiqué mercredi qu’Israël accuse le Hezbollah d’avoir réarmé avec des roquettes longue-portée capables d’atteindre Tel-Aviv et qu’il a triplé son arsenal de missiles sol-mer de type C-802 depuis la guerre de l’été 2006.

 

 (Jeudi 02 novembre 2007 – Al-Oufok avec les agences de presse & AP)

 


7-3 Spécial Ban Ki-moon.

 

1 Ban Ki-moon appelle les partis politiques à ne pas se réarmer.

 

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, appelle les partis politiques libanais à cesser de se réarmer en vue d'une possible détérioration de la situation politique.

 

"Il est inquiétant de constater que la plupart des partis politiques au Liban semblent se préparer à l'éventualité d'une nouvelle détérioration de la situation", déclare M. Ban dans ce rapport au Conseil de sécurité.

 

"Je répète mon appel urgent à tous les partis politiques libanais à cesser immédiatement tout effort de réarmement et tout entraînement au maniement des armes et à recourir plutôt au dialogue et à la conciliation comme seule méthode viable de résoudre l'actuelle crise politique", ajoute-t-il.

 

Il précise que tout réarmement contrevient aux dispositions de la résolution 1559 du Conseil de sécurité, dont la mise en oeuvre est l'objet de son rapport. Cette résolution, de septembre 2004, exige entre autre le désarmement et le démantèlement de toutes les milices libanaises ou étrangères opérant au Liban.

 

"Un retour au dialogue politique entre les partis est absolument impératif dans les circonstances actuelles", insiste Ki-moon

 

(Source : AFP / 24 octobre 2007)

 

2 Ban Ki-moon déplore le réarmement du Hezbollah.

 

Dans son rapport, M. Ban déplore le réarmement du Hezbollah, en contravention avec la 1559, et demande la coopération de la Syrie et de l'Iran pour obtenir son désarmement.(...)

 

"Les informations que je continue de recevoir, selon lesquelles le Hezbollah a reconstruit et même accru sa capacité militaire par rapport à la période d'avant la guerre de juillet-août 2006, sont très troublantes", écrit-il.

 

Réitérant sa conviction que la transformation du Hezbollah en "un parti uniquement politique" est essentielle, il réclame l'engagement de tous les Libanais pour le faire désarmer. "J'attends également la coopération sans équivoque des parties régionales qui ont la possibilité de soutenir un tel processus, en particulier la Syrie et l'Iran", dit-il.

 

(Source : AFP / 24 octobre 2007)

 


7-4 L’ONU demande des élections libres sans ingérence étrangère

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a réclamé qu'une élection présidentielle libre et équitable se tienne ce mois-ci au Liban, sans ingérence étrangère.

 

A l'issue de consultations sur le sujet, le Conseil a adopté une déclaration non contraignante, réaffirmant "la nécessité de tenir une élection présidentielle libre et équitable, conforme à la Constitution libanaise et sans ingérence ou influence étrangère".

 

Lue par l'ambassadeur d'Indonésie à l'ONU, Marty Natalegawa, qui préside le Conseil en novembre, la déclaration réaffirme "la nécessité que toutes les parties résolvent tous les problèmes politiques sur la base de la réconciliation et du dialogue national."

 

Elle a été adoptée, à l'unanimité des quinze membres,

 

Deux tentatives de convoquer le parlement libanais pour trouver un successeur au président Emile Lahoud, dont le mandat expire le 24 novembre, ont échoué faute de consensus entre la majorité parlementaire, appuyée par les Occidentaux, et l'opposition.

 

La prochaine tentative d'élire un président au Parlement est prévue pour le 12 novembre, mais dépend en principe d'un compromis sur un candidat entre majorité et opposition.

 

(AFP 22h03)

 


7-5 Spécial présidentielles.

 

1 Le pro Us Aboul Gheit appelle à la non-ingérence.

 

Le ministre égyptien des Affaires étrangères A.A Gheit, a appelé à l'élection d'un nouveau président libanais sans ingérence étrangère.

 

"Il revient aux Libanais de décider eux-mêmes de leur sort. Il ne faut plus qu'il y ait une mainmise sur leur pays", a déclaré le ministre égyptien

 

Ces propos viseraient en particulier la Syrie , selon un membre de la majorité parlementaire soutenue par l'Occident.

 

"Les déclarations de M. Aboul Gheit s'inscrivent dans le cadre des pressions exercées sur la Syrie pour qu'elle cesse son ingérence à travers ses alliés libanais afin d'entraver la présidentielle", a précisé cette source à l'AFP sous couvert de l'anonymat.

 

M. Aboul Gheit a déclaré : "Nous ne pouvons pas dire que nous sommes porteurs de points de vue ou de directives mais nous tenterons aujourd'hui d'aider à transmettre la vision égyptienne aux dirigeants" libanais…

 

 (Source - AFP / 25 octobre 2007)

 

2 Kouchner, D’Alema et Moratinos exhortent les factions libanaises à se mettre d’accord sur un nouveau président.

 

Si les différentes factions ne parviennent pas à élire un nouveau président, le Liban pourrait connaître une vacance du pouvoir, ou la création de deux gouvernements rivaux, ce qui pourrait menacer la mission de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban) au Sud-Liban.

 

14/11/2007

N° 283 Les dossiers de Palestine courrier- annexe 14-11 FIN

3-4 Mesdames Lemesre et Teitelbaum,(Belgique)

 

"Marion Lemesre et Viviane Teitelbaum demandent que dans un souhait de favoriser une paix dans la Région , le Parlement Francophone bruxellois organise, en plus de la semaine palestinienne, une semaine israélienne pour célébrer l’anniversaire des 60 ans de l’Etat hébreu, qui aura lieu en mai 2008.

 

(www.mr.be/News/news.php?id=3240)

 

 

Mesdames Lemesre et Teitelbaum,

 

Bonjour.

 

S'il m'est permis d'apporter ma modeste contribution à cette célébration que vous envisagez, je vous proposerais d'inviter la famille Al-Qa'abneh à venir sinon vider une flûte de champagne, du moins prendre le thé au Parlement bruxellois et y raconter le sort qui est le sien. Pour l'envoi des invitations, cela ne devrait pas être trop compliqué : la famille Al-Qa'abneh vit du côté 'israélien' du Mur même si ce n'est pas Israël. Mais il y a bien longtemps que la question de savoir où s'arrête Israël n'a plus d'importance, ni même de sens.

 

Pour une fois, dans l'article de Gideon Lévy par lequel je vous propose de faire connaissance avec cette famille de Bédouins, il ne s'agira pas d'enfants tués par un tireur d'élite israélien (on met l'élitisme où l'on peut), éclatés ou amputés par un obus de char israélien, affamés par le blocus israélien, ni de jeunes gens empêchés de fréquenter une université (le boycott académique n'est chose odieuse que lorsque c'est l'université israélienne qui est visée) ou battus à mort par les services de sécurité israéliens...

 

 

 

Ne serait-il pas normal que l'oppresseur ait, lui aussi, chez nous, sa semaine à lui, festive si possible ? Comment pourrais-je ne pas vous louer, Mesdames, d'en avoir eu l'idée généreuse et propre à favoriser "une paix dans la Région ", ainsi que vous le dites.

 

Pour rester au plus près des réjouissances que vous nous proposez, je joins également ma traduction d'un court texte du député Jamal Zahalka qui, réagissant à une vraie fausse blague officielle énorme et triste, nous donne déjà à voir de quoi aura l'air le cotillon.

 

J'énoncerai une nouvelle fois la question que j'avais, naguère, vainement adressée à Madame Teitelbaum : "Comment est-il possible, au sein d'un parti démocratique, d'appuyer en sous-main une politique comme celle d'Israël, faite de meurtres, de destructions, de spoliations, de discriminations, d'étranglements économiques, d'atteintes aux droits humains fondamentaux de tout un peuple ?"

 

 

 

Je vous prie de croire, Mesdames Lemesre et Teitelbaum, en ma parfaite considération.

 

Michel Ghys

 


4  Annexe Géopolitique et stratégie

 

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

4-1 La nouvelle extase amoureuse de SAR Cözy.

 

À l’issue du transport amoureux auquel se sont adonnés sans retenue ni pudeur  Lihoudi Olmert et SAR  Cözy, les déclarations des deux parties entérinent la victoire des sionistes en France, imposant leur vision et leurs intérêts dans les orientations de la politique étrangère française.

 

Pour Olmert sous le coup d’inculpations de corruption nombreuses dans son pays sans compter son incompétence notoire au cours de l’agression faite au Liban l’été 2006, ce qu’il a entendu de la part de son compère à propos de l’Iran a été ce qu’il y a de meilleur possible à son goût. Sachant que c’est Israël qui par l’intermédiaire de ses néoconsionistes étasuniens orchestre depuis 3 années la campagne contre le prétendu nucléaire iranien pour parvenir à la destruction d’une entité économique à peu près autonome dans la région, SAR Cözy a dû engager la France dans le rang des futurs agresseurs de l’Iran.

Cözy de son côté qualifiant la création d’Israël du seul miracle du 20ième siècle fait table rase de
la Palestine et des droits des Palestiniens.  La France ne fera plus mention de la résolution 194 de l’ONU qui a été réaffirmée par le droit international depuis 1948.

Durant son séjour au Maroc, « magnifique visite d’État » évaluée selon le poids des marchés conquis en euros, SAR Cözy a annoncé triomphalement avoir décroché des contrats juteux pour
la France de trois milliards d’euros et qu’ils soient payés par des Arabes qu’il se propose de nettoyer au Kärcher dans les banlieues françaises n’indispose pas le raciste qu’il est. L’on voit mal de quoi pourra débattre la prochaine conférence euro-africaine sur le contrôle des flux migratoires qu’il espère organiser en 2008, sans même en avoir référé à la Commission européenne.
 
La loi sur l’immigration votée par le Parlement français par une majorité de 282 contre 235 rend encore plus difficile une immigration légale par le regroupement familial.
Les conditions de ressource sont encore durcies et indexées à la taille de la famille.
Une personne de plus de seize ans désireuse de venir en France au titre du regroupement familial devra se soumettre à des épreuves de langue française et sera évaluée sur son degré de connaissance des « valeurs de
la République ». (Nous sommes tentés de demander laquelle, celle de Vichy ou la première sous le pouvoir des Jacobins lors de la Terreur ou quand la République est devenu Empire napoléonien ?)
Les tests ADN sont entérinés pour authentifier la filiation, transformant l’humain d’être culturel en pur animal biologique. Cette atteinte faite à l’étranger est un déni et une offense faite à la dimension symbolique des groupes humains. Au Royaume-Uni, déjà quatre millions de Britanniques ont été fichés par leur empreinte génétique et le régime tsar coziste veut emboîter le pas au plus conservateur des gouvernements travaillistes de l’ex Blair. La multiplication des caméras de surveillance que la ministre de l’Intérieur veut au moins doubler procède de la même extension à
la France des moyens de mise en équation policière du citoyen qui n’est plus vu que sous l’angle de la permissivité répressive.

L’Office des Réfugiés et des Apatrides n’est plus sous le contrôle  des Affaires Étrangères et passe  sous autorité de l’ignominieux ministère de l’Identité nationale. La très récente mesure qui n’accorde plus au demandeur d’asile que quinze jours pour contester une décision au lieu du délai déjà court d’un mois préalablement autorisé revient à rendre impossible la formulation d’un recours.

Une dernière disposition de cette nouvelle loi validée par le Sénat  a été trop peu souvent citée. Or elle pulvérise un tabou au sens noble du terme, un interdit qui garantissait au citoyen français d’être tout simplement citoyen sans référence à  son ethnie ou sa religion.
Il s’agit de la mesure qui se propose de légaliser la collecte de données ethniques pour de prétendues études statistiques et qui aurait été recommandée par
la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).
Déjà dans nombre d’établissements scolaires, des fiches de renseignement  remplies par les élèves comportent des rubriques où doivent être mentionnées de telles données liées aux ascendants.
Convergence des Causes
10 novembre 2007

 

http://www.convergencedescauses.com/index.php?option=com_content&task=view&id=1068

 

 


4-2 Israël tel qu’il se juge.

 

L’État sioniste a en commun avec les pays de la région dirigés par des Émirs, dont la seule légitimité est leur soutien par l’Empire des US(a), d’être en état de corruption si avancée qu’il est plus une mafiocratie que la seule prétendue démocratie de l’Orient Arabe.
Un sondage publié le premier novembre par l’Institut Dahaf  et mené en collaboration avec le Consortium International des journalistes d’investigation montre bien que l’écrasante majorité des Israéliens, 84%, ne croient pas en l’intégrité morale des dirigeants des différents partis politiques.
52% ne croient pas qu’il existe de parti politique « propre », indemne de corruption. 85% pensent que les leaders israéliens sont tout simplement des hommes corrompus.La majorité des personnes interrogées sont persuadées que les fonctionnaires de l’administration fiscale sont à juste titre soupçonnés de participation dans un scandale largement ébruité de corruption.
Par ailleurs, l’enquête d’opinion menée en août 2007 lors de la réunion des experts de
la Sderot Conférence avait indiqué qu’Ehud Olmert est ressenti comme le plus corrompu des membres du Parlement et du gouvernement à 56%. L’ancien ministre des Finances issu des rangs de la section Kadima-Likoud Abraham Hirchson le talonne dans le hit-parade de la corruption à 55%. Avigdor Lieberman, le raciste d’extrême droite du parti Yisrael Beiteinu  partage la troisième place avec un autre ministre Kadima Haim Ramon.

 

Arcadi Gaïdamak, l’homme aux cinq passeports, russe, français, israélien, canadien et angolais, trafiquant d’armes entre la France et l’Angola, compagnon d’armes justement dans cette vocation illégale et juteuse de Pasqua et le fils Mitterrand, sous mandat d’arrêt français a tranquillement construit son empire merdiatique en ayant acquis des parts dans une chaîne télévisuelle israélienne et a racheté le football club Bétar de Jérusalem. Il détient déjà un hebdomadaire russe, Moskoskie  Novoti , et avait voulu acquérir le journal France-Soir en 2006 alors en butte à des difficultés financières pour être arbitre dans les élections présidentielles françaises, pas moins. La quintessence de ce qu’il représente a néanmoins joué ce rôle dans la manipulation de l’opinion française fascinée jusqu’à l’absurde par un histrion vibrionesque récitant un discours vide d’avenir à la rhétorique ampoulée et creuse construit par un Guéno ne méritant pas le passage en khâgne.
Ses médiocres techniques oratoires, fondées sur la répétition, ont  été répétitives jusqu’à l’écoeurement et le contenu une simple collection de clichés rassurant le téléspectateur-consommateur flatté dans son inculture. 
Poursuivi pour fraude fiscale en France trafic d’influence, corruption et trafic illégal d’armes, blanchiment d’argent en Israël, le prétendant à
la Mairie de Jérusalem-Ouest va compléter le tableau des leaders politiques hébreux.
Gaïdamak, mafieux russe sans fard et immodeste, arrogant et arborant
la Shutzpah très prononcée à l’israélienne, est à coup sûr le plus pur représentant de la classe politique de l’État du colonialisme raciste.
Convergence des Causes
10 novembre 2007

 


4-3 La Grande-Bretagne doit s’excuser et dédommager le peuple palestinien.
Lors de la première conférence culturelle organisée hier, le samedi 3/11, dans la salle du Croissant Rouge à Gaza, sous le titre "Former l'union pour sauver
la Palestine ", à l'occasion du 90ème anniversaire du pacte de Belfort", les politiciens et des académiciens palestiniens ont insisté sur l’importance de réaliser l’unité nationale en avertissant du pacte de Belfort et d’autres pactes semblables qui complotent contre le peuple palestinien.

 

Ils ont appelé le gouvernement britannique à présenter des excuses officielles au peuple palestinien et à le dédommager car ce pacte a mis les bases pour l'occupation israélienne.

 

le représentant du bloc islamique à l'université du Dr. Ramadhan Al-Zayan a dit que la commémoration du pacte de Belfort coïncide avec le blocus contre le peuple palestinien en plus de ses grandes souffrances à tous les niveaux et il a appelé tous les Palestiniens à l'unité, en affirmant que le pacte de Belfort ne peut jamais changer la vérité que la Palestine est le territoire des Palestiniens.

 

Il a appelé à l'union de tous les Palestiniens pour faire face à d'autres pactes plus dangereux, durant les jours prochains.

 

Tayssir Nachwan a affirmé que ce pacte est illégal parce que les Britanniques n'ont aucun droit sur les territoires palestiniens.

 

Il a ajouté que Belfort a réalisé les intérêts de la Grande-Bretagne  en trouvant une solution à la cause des Juifs en Europe tout en renforçant les désaccords entres les pays arabes.

 

Nachwan a appelé toutes les forces palestiniennes à travailler sérieusement pour réaliser l'intérêt national et faire face aux complots qui se trament contre le peuple palestinien.

 

Pour sa part, le président du conseil législatif palestinien par intérim, Dr. Ahmed Bahr, a dit que la réunion d'automne ne cherche pas la paix et il a appelé tous les Palestiniens et surtout le mouvement du Hamas et du Fatah à l'union et à la reprise du dialogue pour discuter de toutes les questions pour pouvoir faire face à l'occupation.

 

CPI

 


4-4 Affaire d'espionnage mettant en cause des lobbyistes pro-israéliens.

 

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice et d'autres hauts responsables peuvent être convoqués pour déposer devant un tribunal dans une affaire d'espionnage mettant en cause des lobbyistes pro-israéliens, selon la décision prise vendredi par T. S. Ellis, juge fédéral américain.

 

T. S. Ellis, du tribunal fédéral d'Alexandria (Virginie, est) a autorisé les avocats de Steven Rosen et Keith Weissman, d'anciens lobbyistes de l'American Israeli Public Affairs Committee (AIPAC), le principal lobby juif à Washington, à convoquer Rice, le conseiller présidentiel américain à la sécurité nationale, Stephen Hadley. ainsi que 13 autres actuels ou anciens hauts responsables gouvernementaux, dont l'ancien numéro deux du Pentagone, Paul Wolfowitz,

 

Ces actuels ou anciens hauts responsables gouvernementaux, pourraient être appelés à déposer dans ce procès qui pourrait avoir lieu à partir de janvier, selon des documents de justice.

 

Pour ces 15 personnes, sur les 20 convocations demandées, le juge Ellis a rejeté les arguments du gouvernement selon lesquels leurs témoignages n'apporteraient rien et seraient défavorables à la défense.

 

Steven Rosen et Keith Weissman sont accusés d'avoir transmis à des personnes non autorisées des informations classées secret défense par les autorités américaines alors qu'ils travaillaient pour l'AIPAC.

 

Ils espèrent que le témoignage des hauts responsables appelés à déposer soutiendra leur ligne de défense, selon laquelle ils n'étaient pas impliqués dans des activités d'espionnage.

 

"Les accusés estiment que le témoignage de ces responsables actuels ou passés tendront à montrer que leurs actions ne reflètent rien d'autre que la pratique officielle des discussions par des canaux officieux, bien connue à Washington", indique le document.

 

MM. Rosen et Weissman ont été accusés en 2005 aux côtés d'un responsable du département de la Défense , Lawrence Franklin, de conspiration en vue de communiquer des informations relevant de la défense nationale, à la suite d'une longue enquête du FBI (police fédérale) montrant qu'ils avaient échangé des renseignements sensibles entre eux et avec Israël.

 

Selon des responsables du gouvernement, M. Franklin a transmis des informations secrètes à Israël entre 1999 et 2004 en utilisant le couvert de l'AIPAC, au moment où Rosen était le directeur politique du lobby et où Weissman y travaillait comme spécialiste de l'Iran.

 

Franklin, qui a été l'assistant de l'ancien sous-secrétaire à la Défense Douglas Feith, a plaidé coupable après une série d'audiences à huis-clos et a été condamné en janvier 2006 à 12 ans et 7 mois de prison, ainsi qu'à 10.000 dollars d'amende.

 

(AFP)

 


4-5 Ban Ki-moon préconise l’adhésion universelle à l’instrument prévoyant l’élimination des mines terrestres.
Neuvième conférence annuelle des États parties au Protocole II amendé sur les mines de la Convention sur les armes classiques

 

Le Secrétaire général Ban Ki-moon, a souligné le caractère indispensable de l’adhésion universelle à cet instrument, encourageant les États qui ne l’ont pas encore fait à signer et ratifier le protocole amendé.

 

Le message, lu par Serguei Ordzhonikidze, directeur général de l'Office des Nations dénonce la nature pernicieuse des mines terrestres et des pièges explosifs utilisés pendant et après les conflits armés, qui provoquent la mort et la mutilation des combattants et des civils et dont les retombées humanitaires et économiques dans les sociétés post-conflit risquent d'affecter gravement le développement des générations futures.

 

À la veille du 10e anniversaire de l'entrée en vigueur du Protocole II amendé, le Secrétaire général encourage les participants à revoir le statut et les opérations menées en son nom, à aborder les sujets de préoccupation concernant ce type d'armes, et à échanger des informations relatives aux nouvelles méthodes et technologies visant à protéger les populations civiles des effets intrinsèquement aléatoires des mines terrestres.

 

Le Protocole II a été amendé le 3 mai 1996 lors de la première conférence des États parties chargée de l'examen de la Convention sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi de certaines armes classiques. À l'heure actuelle, 88 États ont signifié leur adhésion au Protocole II amendé.

 

La Convention comprend cinq protocoles, qui interdisent ou limitent l'utilisation de certaines armes qui peuvent frapper des combattants ou des civils sans discrimination et provoquer des souffrances inutiles. Les mines, les pièges explosifs et autres explosifs de ce type figurent dans le Protocole II.

 

À l'issue de la conférence, les participants devraient adopter un document final qui inclurait les décisions de fond et l'ordre du jour provisoire de la conférence de 2008, ainsi que les noms des représentants qui dirigeront ses travaux. La conférence de cette année est placée sous la direction de l'ambassadeur jordanien Mousa Burayzat.

 

Centre de nouvelles ONU
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4-6 Armement: la France en quête de succès commerciaux dans le Golfe.

 

La France , qui entend faire fructifier d'étroites relations diplomatiques avec les richissimes monarchies pétrolières du Golfe, est en quête de nouveaux succès commerciaux pour son industrie de la Défense dans cette région, premier importateur mondial d'armement.

 

Dernière personnalité en date à faire le voyage, le ministre de la Défense Hervé Morin a succédé ce weekend en Arabie saoudite à l'influent secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, venu une semaine plus tôt préparer une visite officielle du président Nicolas Sarkozy prévue à la mi-janvier.

 

M. Morin a annoncé à cette occasion les visites dans le royaume, d'ici à la fin de l'année, de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie et du chef de la diplomatie Bernard Kouchner.

 

Après l'Arabie, M. Morin effectuait lundi une visite d'une journée à Abou Dhabi, capitale des Emirats arabes unis, autre gros client de l'industrie française d'armement.

 

Dans une région qui a connu trois guerres au cours du dernier quart de siècle, les dirigeants des dynasties du Golfe craignent un quatrième conflit avec la montée en puissance de l'Iran et la crise provoquée par son programme nucléaire, que les pays occidentaux soupçonnent d'avoir des objectifs militaires.

 

Dépourvus d'une industrie de la défense, mais forts des revenus du pétrole, les six monarchies arabes du Golfe, qui détiennent la moitié des réserves connues de brut dans le monde, représentent un véritable eldorado pour l'industrie de l'armement.

 

Sur les trente dernières années, l'Arabie saoudite a été le premier client de la France dans ce secteur avec, en moyenne, 1,5 milliard d'euros de commandes annuelles.

 

Une société, la SOFRESA , a d'ailleurs été créée tout spécialement en 1974 pour négocier les contrats d'Etat à Etat avec le ministère saoudien de la Défense.

 

Le dernier contrat d'envergure avec Ryad remonte cependant à 1997 et la vente d'une frégate Lafayette. Depuis, les commandes saoudiennes ont enregistré un net fléchissement, alors qu'Américains et Britanniques continuent de dominer le marché et que les Russes commencent à tirer leur épingle du jeu.

 

"Depuis 7 à 8 ans, les parts de marché de l'industrie française de l'armement ont faibli dans un contexte pourtant porteur, puisque le monde entier se réarme, à l'exception du continent européen", a observé M. Morin devant la communauté française de Djeddah (ouest de l'Arabie saoudite).

 

Le ministre, qui ne dédaigne pas de se présenter en "VRP de l'industrie de défense française", a rappelé que celle-ci représentait "250.000 emplois en France" où, selon lui, "un effort colossal a été consenti pour en faire la pointe du diamant de l'industrie du pays".

 

M. Morin a donc tenté de convaincre ses interlocuteurs, à Djeddah comme à Abou Dhabi, des qualités des programmes d'armement français.

 

En Arabie saoudite, les discussions ont porté sur la vente d'avions ravitailleurs dérivés de l'Airbus A330, de frégates et d'hélicoptères, ainsi que de deux satellites d'observation qui seraient partagés avec les Emirats arabes unis et le Qatar.

 

Samedi soir, après une rencontre avec le roi Abdallah, M. Morin affirmait nourrir "de très beaux espoirs" de parvenir à conclure plusieurs de ces contrats.

 

Mais la compétition est féroce. L'armée de l'air saoudienne, restée fidèle à son fournisseur britannique, vient ainsi de signer un méga-contrat pour l'acquisition de 72 exemplaires de l'avion de chasse Eurofighter, le préférant au Rafale de Dassault, que la France n'a pas encore réussi à vendre à un seul pays étranger.

 

Il est vrai que la France ne se bat pas à armes égales sur ce marché saoudien, où les Français ne sont que 4.000, contre 40.000 Américains et 30.000 Britanniques.

 

Le rapport de force est encore plus inégal sur le plan militaire, puisque plusieurs centaines de militaires américains et une centaine de britanniques sont présents dans le pays.

 

(©AFP / 29 octobre 2007 09h50

 

N° 283 Les dossiers de Palestine courrier 14-11 Début

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

 

3-1 Kawther Salam : Condoleezza, s'il te plaît, ferme-la !

 

3-2 Al-Haq : Lettre Ouverte aux membres du Quartet : Les récentes confiscations de terre par Israel à l'Est de Jérusalem Occupée.

 

3-3 Communiqué de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP).

 

3-4 Mesdames Lemesre et Teitelbaum,(Belgique)

 

4 Annexe - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

 

4-1 La nouvelle extase amoureuse de SAR Cözy.

 

4-2 Israël tel qu’il se juge.

 

4-3 La Grande-Bretagne doit s’excuser et dédommager le peuple palestinien.

 

4-4 Affaire d'espionnage mettant en cause des lobbyistes pro-israéliens.

 

4-5 Ban Ki-moon préconise l’adhésion universelle à l’instrument prévoyant l’élimination des mines terrestres.

 

4-6 Armement: la France en quête de succès commerciaux dans le Golfe

 

 

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

 

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

3-1 Kawther Salam : Condoleezza, s'il te plaît, ferme-la !

 

Selon les médias, mercredi dernier 17 octobre, ta réunion à Ramallah, avec le Président Abbas et son équipe de "négociateurs", les marionnettes traîtresses généralement connues comme les "déchets d'Oslo", a échoué. D'abord, il n'y a rien à "négocier", et ensuite, Abbas n'a ni mandat ni légitimité pour "négocier" quoique ce soit.

 

La situation est très claire : lorsqu'un voleur entre chez toi, tu ne négocies pas, tu le fous dehors, tu appelles la police, le voleur va en prison, et c'est terminé.
Dans cet exemple, les voleurs sont les Juifs américains et européens qui interprètent leur religion d'une façon que beaucoup d'autres juifs, et une majorité de chrétiens et de musulmans, considèrent comme une hérésie. Même sans autre raison, l'hérésie de leur interprétation de
la Torah réside dans le fait qu'elle cause de la souffrance et engendre le crime, et tout ceci est dit dans les préceptes de la religion de leurs pères. Et tu t'interroges sur "des difficultés", là où tout le monde voit que tu soutiens et incites au crime contre l'humanité ?
Lire ce que tu essaies de faire à mon peuple et à mon pays est incroyablement répugnant, mais le dégoût que j'éprouve, alors que j'assiste à ton étalage sordide et dévoyé, va même bien au-delà de ce je ressens sur tes intentions criminelles. Je me sens insultée dans ma dignité en tant que femme par ton évident manque de respect pour toi-même. Tu n'as donc pas honte, à venir dans mon pays brandir avec insolence la menace du terrorisme d'"Al-Qaeda", l'organisation de terreur américaine, et de l'Iran (je n'ai jamais vu un Iranien dans mon pays), si les traîtres que tu paies et que tu armes ne renoncent pas à ce qui ne leur appartient pas ? S'il te plaît, arrête ton show dégoûtant et ferme-la !
J'essaie de comprendre les raisons pour lesquelles quiconque d'un peu sensé voudrait s'embarquer dans une entreprise criminelle aussi abjecte et immorale que d'essayer d'engager Abbas (qui a la légitimité d'une poupée de chiffon) et son gang d'escrocs dans des "négociations" destinées à leur faire signer l'abandon des droits fondamentaux de tous les Palestiniens, et je lis ta biographie avec beaucoup d'intérêt.
Et c'est même encore plus intéressant quand on lit que ton père était pasteur de l'un des courants du christianisme, le presbytérianisme, que beaucoup d'Américains honnêtes ont choisi comme religion. Je lis que l'Eglise presbytérienne dit explicitement dans ses préceptes que la loi morale est "résumée" dans les 10 commandements transmis par le prophète Moïse (que la paix et les prières soient avec lui). Après avoir lu sur toi, et en comparant ce qui semble avoir été les principes de tes parents avec tes actions criminelles, il semble bien que tu couvres de honte la mémoire de tes parents. Sachant cela, ne serait-il pas plus prudent que tu la fermes, au lieu de t'exposer davantage ?
Selon ta biographie, la vie et tes parents, probablement de braves gens, t'ont donné toutes les chances, en fait, tu as été privilégiée bien au-delà des rêves de la plupart des afro-américaines de ton Alabama natal, mais ça n'a pas fait de toi, pour autant, une femme bien. Tu as préféré te servir de ta chance pour tourner le dos à ton peuple et tu t'es vendue à ces mêmes groupes qui continuent d'opprimer les Américains noirs, et pour tous tes privilèges et ta veine, aujourd'hui tu n'es rien moins qu'un "larbin" pour des "amis" trop couards pour revendiquer leurs propres crimes, et qui voient simplement en toi une domestique noire coûteuse mais jetable qui se prête à leurs crimes atroces contre l'humanité.

Pour ces "amis" qui violent ton pays et boivent ses ressources jusqu'à la dernière goutte, tu viens dans mon pays et tu essaies d'impliquer tes marionnettes illégitimes dans des crimes d'une immoralité tellement abjecte qu'ils renâclent, et ensuite on dit que tu as "eu des difficultés" ? Fais-toi une fleur et ferme-là, avant que tes "amis" très spéciaux ne commencent à rire ouvertement à tes dépens, juste comme ils ricanent dans ton dos en planifiant ta disparition.
Contrairement à toi, je viens d'une famille simple, et je n'ai jamais, en aucune façon, fait honte à la mémoire de mes parents. Mon grand-père était un fermier qui possédait une terre près de ce qui est maintenant Haifa. Les squatters venus d'Europe et des USA la lui ont volée et l'ont expulsé de sa propriété, lui et sa famille, en 1948.
Mon père possédait une terre près de ce qui est maintenant Ashqelon. Les Juifs la lui ont volée en 1967 et nous avons été obligés de fuir vers Hébron.
J'ai été obligée de fuir Hébron en 2002, sous les menaces de mort des Forces israéliennes d'occupation.
Mais ni mon grand-père ni mon père n'ont jamais "renoncé" à un pouce de ce qui leur a été volé par la force. Toute la puissance et la force des Juifs n'ont pas réussi à lui faire "renoncer" à quoi que ce soit. Pas plus que moi, qui ne "renonce" à mon droit inaliénable à revenir et à ne pas abandonner ce qui m'appartient à mes voisins criminels et terroristes.
L'histoire de ma famille est semblable à celles de millions d'autres palestiniens. Beaucoup d'entre nous ont toujours les clés et les titres de propriété de ce qu'on nous a volé, et personne n'a le droit de brader nos propriétés et nos droits. Le faire serait profondément immoral, ça déshonorerait la mémoire de nos parents, et légitimerait le génocide partout. Mais toi, une misérable éhontée qui déshonore la mémoire et la religion de tes parents comme tu respires, tu arrives dans mon pays avec l'étrange "notion" que, juste parce que tu n'as aucun respect pour la mémoire de tes parents et que tu organises des crimes contre l'humanité à une échelle industrielle, tout un peuple devrait lui aussi insulter la mémoire de ses propres parents et grands-parents, et se soumettre à des criminels ? Ne serait-il pas prudent que tu la fermes, de peur que les gens commencent à sérieusement penser que tu es complètement folle ?
D'une façon ou d'une autre, tu veux que les dirigeants arabes aillent à Annapolis parce que tes "amis" ont décidé que quelqu'un, d'une façon ou d'une autre, devait résoudre leur "problème palestinien" à leur place, mais ils ne veulent pas qu'on les voit en train de commettre le génocide (on les voit le faire de toutes façons). C'est là que toi, leur domestique noire cher payée, tu entres en scène : tu organises une conférence où des voleurs se mettent d'accord pour se partager ce qui appartient à un autre peuple, tout comme Sikes et Picot et Lord Balfour et autres psychopathes que nous connaissons par l'histoire. Comme tu n'es ni plus intelligente ni plus victorieuse que tes prédécesseurs historiques, tu convoques le vieux show-épouvantail "Al-Qaeda" : "Si nous ne résolvons pas le problème palestinien, la région tout entière sera pleine d'Al-Qaeda", comme te citent les médias.

Pour ta gouverne, sache qu'il n'y a pas de "problème palestinien". Le problème, c'est la criminalité d'Israël et les traîtres qui soutiennent Israël dans ton pays, Condoleezza, et toi avec.
Pourquoi une femme qui fut professeur en sciences politiques, dans une université américaine renommée, nous menace-t-elle des actes de terrorisme d'une organisation dont on sait qu'elle est contrôlée par des organisations au sein du gouvernement américain ?
Nous savons tous qui est, en réalité, "Al-Qaeda" : les terroristes de
la CIA , du Shin Bet, des services secrets jordaniens et égyptiens, les brutes étrangères qui travaillent pour Abbas et Erekat, et quelques ados palestiniens capturés par les Forces israéliennes d'occupation complètement dopés et équipés d'explosifs. Tout le monde sait ça. Alors, pourquoi tu ne la fermes pas, Condoleezza, avant que davantage de gens ne remarquent ton ignorance et ton mépris pour les lois mêmes de ton propre pays, qui sont tellement strictes sur le terrorisme ?
Tous ensemble, tes "amis" particuliers t'ont envoyée faire les courses et légitimer le génocide en leurs noms, une course si immorale que même les lèche-bottes les plus vils dans la région ont rejeté tes "offres" et tes menaces, et ce fut la cause de tes "difficultés", mais d'une manière ou d'une autre, tu continues à vouloir que tout le monde aille à Annapolis.
Tu méprises les lois et traités internationaux dont ton pays est signataire, tu méprises les plus de 60 résolutions de l'ONU sur mon pays et les crimes qu'y commet Israël, tu méprises la moindre parcelle de décence humaine, tu méprises les droits inaliénables de tous les Palestiniens et tu te sers du terrorisme et du génocide et des escadrons de la mort (en plus de ce que font déjà les Israéliens) pour essayer de tordre les choses dans un sens favorable à tes "amis" particuliers, tu te sers de ta position dans le gouvernement pour fêter et aider et encourager et financer et soutenir le génocide et le terrorisme et le nettoyage ethnique et le vol à grande échelle, tu as le culot de mentionner la mort de ton copain de classe par la violence raciste alors que tu accordes ton soutien total au régime le plus raciste et le plus criminel de l'histoire de l'humanité, et après, tu veux que je dise que je suis d'accord pour être expulsée de chez moi et voir tout ce pourquoi j'ai travaillé volé et détruit par tes "amis" ?
Et tu penses que tu mérites respect et admiration parce que tu portes une robe rouge très chère, faite par Oscar de
la Renta , c'est ça ?
Condi, une seule chose, ferme-la.

Emmène avec toi tous ces déchets criminels qui viennent de ton pays, ceux qui ont entrepris un génocide contre nous, les Palestiniens, ces Américains cinglés qui se livrent chaque jour à des crimes et des atrocités partout dans mon pays.
Emmène avec toi les psychopathes du FBI et autres organisations criminelles américaines qui torturent les nombreux Palestiniens injustement enfermés dans le goulag israélien, emmène avec toi ton envoyé pour le génocide des Palestiniens, Keith Dayton, emmène le caniche et aussi les lèche-bottes corrompus et traîtres, ceux que tu appelles "les excellents partenaires de négociation", et puis dégage, espèce de ..., que le monde n'entende plus jamais parler de toi !

 

Source : Kawther Salam

 

Palestine - 25-10-2007

 

Traduction : MR pour ISM

 

http://www.ism-suisse.org/news/article.php?id=7666&ty...

 


3-2 Al-Haq : Lettre Ouverte aux membres du Quartet : Les récentes confiscations de terre par Israel à l'Est de Jérusalem Occupée.

 

Chers membres du Quartet,
En tant qu'organisation non gouvernementale palestinienne qui se consacre à la protection et la promotion des droits de l'homme et du droit humanitaire dans les Territoires Palestiniens Occupés (TPO), Al-Haq est gravement préoccupée par les confiscations de terres prévues dans la région de Jérusalem-Est, et demande que le Quartet s'affirme en tant qu'acteur dans la défense des droits fondamentaux du peuple palestinien.

 

Le 24 septembre 2007, le commandant de l'armée israélienne en Cisjordanie a signé un ordre d'expropriation de terres visant des terres palestiniennes occupées à l'est de Jérusalem, en Cisjordanie.
L'objectif immédiat de ces expropriations est de commencer la construction d'une route à l'usage des Palestiniens reliant les régions sud, est et nord de
la Cisjordanie au détriment des droits à la propriété, d'une contiguité territoriale et en fin de compte de l'autodétermination des Palestiniens.
Conformément à la carte jointe à l'ordre d'expropriation de l'armée, la nouvelle route contournera la colonie israélienne de Ma'ale Adumim et d'autres colonies adjacentes, et passera près des limites sud et est du tracé prévu pour le Mur d'Annexion autour de ces colonies.
Les récentes confiscations de terres ne peuvent donc pas être vues de façon isolée, mais comme faisant partie intégrante à la fois de l'infrastructure liée au Mur et des ambitions territoriales d'Israël autour de Jérusalem-Est Occupée.
Quand il sera construit, le mur autour du "bloc d'Adumim" enfermera environ
61 kilomètres carrés de la Cisjordanie occupée, et s'enfoncera sur à peu près 45% de la largeur de la Cisjordanie à son point le plus étroit.
Dans le cadre d'un vieux plan de développement israélien, la terre entre Ma'ale Adumim et à Jérusalem-Est occupée, une zone appelée "E-1" par les autorités israéliennes, sera utilisée pour la construction de quelques 3.500 logements israéliens, menant ainsi à la création d'un ensemble contigu de colonies illégales et de leurs infrastructures dans le centre de
la Cisjordanie.

L
es principaux axes routiers utilisés par les Palestiniens pour se rendre à Jérusalem-Est et se déplacer entre le nord, le sud et l'est de la Cisjordanie passent actuellement à proximité immédiate de la zone "E-1".
La récente confiscation de terres et la route prévue représentent une claire intention de limiter et d'empêcher l'accès des Palestiniens à cette région, en renforçant ainsi le contrôle d'Israël sur Jérusalem-Est et ses environs immédiats et en divisant en deux
la Cisjordanie.

Confiscati
on de terres
Israël, en tant que puissance occupante de
la Cisjordanie , y compris Jérusalem-Est, et de la Bande de Gaza, a l'interdiction en vertu du droit international humanitaire de détruire des biens privés ou publics, sauf si ces destructions sont "rendues absolument nécessaires par des opérations militaires."
En outre, "la destruction et l'appropriation de biens non justifiées par des nécessités militaires et exécutées sur une grande échelle de façon illicite et arbitraire" équivaut à une "grave violation" de
la Quatrième Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre (Quatrième Convention de Genève), entraînant une responsabilité pénale individuelle à ceux qui commettent, ordonnent ou permettent sciemment qu'une telle violation soit commise.
L'exigence de "nécessité militaire" accorde à une puissance occupante une importante liberté d'appréciation pour déterminer une ligne d'action. Toutefois, cette discrétion n'est pas illimitée.
Premièrement, l'action doit servir un but militaire. Deuxièmement, la nécessité militaire ne peut justifier la violation des autres règles du droit international humanitaire, et troisièmement, le bénéfice militaire escompté découlant de l'action ne doit pas être disproportionné par rapport au préjudice causé à la population civile
Comme nous l'avons déjà noté, la route prévue fournira aux Palestiniens une alternative à l'utilisation du réseau routier dans "E-1".
En combinaison avec les restrictions d'accès imposées par le tracé du mur et ses infrastructures, les déplacements des Palestiniens en Cisjordanie devront se faire autour du "bloc" de colonies de Ma'ale Adumim afin de faciliter la construction de nouvelles colonies de peuplement dans E-1, dont 3.500 nouveaux logements. Ces futurs développements et les colonies déjà présentes sont en violation flagrante du Droit humanitaire.

L'article 49 (6) de
la Quatrième Convention de Genève stipule que la puissance occupante "ne pourra procéder à la déportation ou au transfert d'une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle."
En outre, la fragmentation de
la Cisjordanie inhérente aux ambitions territoriales d'Israël qui se manifestent clairement par la construction de colonies de peuplement et la confiscation de terres à Jérusalem-Est et dans ses environs, rendent impossible l'exercice du droit inaliénable des Palestiniens à l'autodétermination.
Comme l'a noté le Rapporteur Spécial de l'ONU sur
la Situation des Droits de l'Homme dans les Territoires Palestiniens Occupés en 1967,
Le droit à l'autodétermination est étroitement lié à la notion de souveraineté territoriale. Un peuple ne peut exercer son droit à l''autodétermination qu'à l'intérieur d'un territoire.
L'amputation des territoires palestiniens par le Mur interfère gravement le droit à l'autodétermination du peuple palestinien puisqu'elle réduit substantiellement la taille de l'élément de l'autodétermination (déjà petit) sur lequel ce droit peut être exercé.
Israël a déclaré à plusieurs reprises son intention de garder le contrôle sur les colonies les plus peuplées dans toute future solution négociée. Cela reviendrait non seulement à une violation du droit à l'autodétermination tel que décrit ci-dessus, mais cela constituerait également l'annexion du territoire par la force, une pratique absolument interdite en vertu du droit international contemporain.
D'après ce qui précède, il est clair qu'Israël ne peut pas se prévaloir de la "nécessité militaire" comme une justification à sa récente confiscation de terres et aux destructions prévues. La confiscation et la destruction de la terre ne poursuivent pas un objectif militaire, mais plutôt font partie intégrante de la politique israélienne d'implantation de colonies illégales et de la construction du Mur d'Annexion.
Le déni du droit à l'autodétermination du peuple palestinien et l'annexion de facto des territoires par la force causent des préjudices massifs et disproportionnés à la population civile occupée.

À ce titre, la confiscation des terres et la route prévue constituent non seulement une violation du droit international humanitaire, mais sert aussi à dissimuler d'autres graves violations du droit international.

Obligations juridiques internationales
En vertu de l'article 1 de
la Quatrième Convention de Genève, "les Hautes Parties contractantes s'engagent à respecter et à faire respecter la présente Convention en toutes circonstances."
Cela exige que les Etats doivent non seulement éviter de prendre des mesures de nature à contribuer ou à reconnaître les situations résultant de
la Violation de la Quatrième Convention de Genève, mais qu'ils doivent aussi s'employer activement à mettre fin aux violations commises par d'autres Etats.
En outre, selon les termes de la résolution 2625 (XXV) de l'Assemblée Générale,
Chaque État a le devoir de promouvoir, par une action conjointe et individuelle, la réalisation du principe de l'égalité des droits et de l'autodétermination des peuples, conformément aux dispositions de
la Charte , et de fournir une assistance à l'Organisation des Nations Unies dans l'acquittement des responsabilités qui lui ont été confiées par la Charte
Bien
que cela ne soit pas l'objet spécifique des ses obligations juridiques internationales, le Quartet, s'il ne sert pas un tout autre but que de fournir un consentement tacite aux violations du droit international par Israël, doit affirmer explicitement les normes juridiques internationales de base, y compris le droit à l'autodétermination, l'interdiction d'annexion de territoires par la force et l'illégalité de la politique de colonisation d'Israël.
En tant que première étape immédiate dans ce sens, le Quatuet doit exiger l'annulation immédiate du plus récent ordre de confiscation, l'arrêt de la construction de toutes les colonies et du mur d'annexion dans les Territoires Palestiniens Occupés, et le démantèlement de ces structures.
Comme cela a déjà été reconnu par le Quartet, les colonies et le Mur d'Annexion mur sont de sérieux obstacles à l'instauration d'une paix juste et durable.
En outre, une participation au Quartet ne protège pas ses membres de leurs obligations juridiques internationales.

Al-Haq demande donc :
• Que l'Union Européenne mette en oeuvre ses propres directives pour favoriser sa mise en conformité avec le droit international humanitaire (2005 / C 327/04), y compris l'imposition de sanctions et de mesures restrictives;
• Que l'Organisation des Nations Unies, et en particulier le Secrétaire général Ban Ki-moon, demandent explicitement à Israël de respecter les principes fondamentaux des Nations Unies, en en particulier l'autodétermination, et l'interdiction d'annexion de territoires par la force.
• Que les États-Unis et
la Fédération de Russie respectent les obligations qui leur incombent en vertu de l'article 1 de la Quatrième Convention de Genève, et adoptent immédiatement des mesures diplomatiques et autres visant à garantir le respect par Israël des dispositions de la Quatrième Convention de Genève
Sincèrement,
Sh
awan Jabarin
Directeur Général

 

 08 Novembre 2007
* Pour une carte de la route prévue, des colonies et du tracé du mur d'annexion mentionnée dans le document ci-dessus, cliquez ici
Sources ISM

 

Posté par Adriana Evangelizt

 


3-3 Communiqué de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP).
Paris, le 30 octobre 2007

 

En 1988, la direction Palestinienne a proposé un énorme compromis : limiter le futur Etat palestinien aux territoires conquis par Israël en 1967. La Ligue Arabe a établi un plan qui repose sur les mêmes principes. Les normes du droit international et les résolutions de l’ONU, ainsi que la décision de la cour de justice de 2004 n’ont jamais légitimé les conquêtes ou les annexions israéliennes basées sur la politique du fait accompli. Donc un accord pour une paix juste et durable devrait être basé sur le refus de ces conquêtes.

 

Pourtant tout indique que la conférence d’Annapolis ne va pas suivre cette voie. Cette conférence se dit internationale, mais elle ne l’est pas. Les Etats-Unis et leurs alliés européens trient leurs invités sur des critères tendancieux (invitation des « modérés », pas de ceux qui sont qualifiés de « terroristes » ...). Le Hamas qui a remporté les dernières élections palestiniennes au terme d’un processus démocratique incontestable n’est pas invité.

 

Cette conférence va se dérouler alors que la bande de Gaza subit une « punition » collective et un blocus. L’occupant organise l’asphyxie et la pénurie généralisée. Aucune paix n’a de sens quand on divise et quand on affame un peuple.

 

Le gouvernement américain, comme c’était le cas à Taba et Camp David, est à l’initiative de cette conférence. Les dirigeants américains qui ont envahi et détruit l’Irak, qui menacent l’Iran et qui ont toujours apporté un soutien inconditionnel politique et militaire aux gouvernements israéliens ne sont pas intéressés par le respect du droit des peuples. Ils veulent avant tout que règne leur hégémonie sur toute la région.

 

Plus de 450000 Israéliens sont installés dans les territoires palestiniens illégalement acquis depuis 1967. La moitié vivent dans le « Grand Jérusalem » dont les frontières actuelles vont de Ramallah à Bethléem. Plusieurs colonies sont devenues de véritables villes. Toute trace de la frontière de 1967 a disparu et tout est fait pour rendre les annexions irréversibles.

 

Il faudrait une volonté politique et une pression sur les dirigeants israéliens pour que l’occupation illégale et la colonisation cessent et pour que les colonies soient démantelées.

 

Or les mesures récentes (construction du Mur, tramway de Jérusalem, expropriations incessantes, prolifération des check-points, construction de routes spéciales ... ) indiquent bien que la colonisation et la politique du fait accompli sont plus que jamais à l’oeuvre.

 

Une conférence de paix qui se déroule quand l’occupation violente, la colonisation et les annexions se poursuivent à grande échelle n’en est pas une. Le gouvernement israélien n’a démantelé aucun check-point, contrairement aux pré requis définis par l’administration Bush et il définit le travail de cette conférence comme un « processus provisoire de longue durée ».

 

Dans ces conditions, le pire est à prévoir. On proposera à Mahmoud Abbas une aide contre le Hamas et un territoire morcelé et non-viable baptisé Etat Palestinien. On le sommera d’accepter. On préparera l’opinion internationale à faire porter sur les Palestiniens toute la responsabilité d’un échec déjà programmé de ces négociations. Les dirigeants israéliens martèleront comme ils l’ont déjà fait « qu’ils n’ont pas de partenaire pour la paix » et qu’il n’y a pas d’alternative à leur politique.

 

Et après l’échec prévisible des discussions, les bruits de bottes contre l’Iran se feront plus pressants. Déjà les armes affluent au Proche-Orient et l’opinion est préparée à une guerre régionale. L’UJFP met en garde l’opinion à propos d’une conférence qui n’est pas vraiment une conférence de paix mais bien plutôt un leurre. Aucune négociation, aucune démarche pour une paix juste et durable ne peuvent faire l’économie des droits inaliénables du peuple palestinien et d’une égalité totale entre les peuples de la région.

 

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Transmis par Stambul Pierre
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